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Full text of "Papyrus Grecs"

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PAPYRUS DE LILLE 



i-^O-Y" ' '_ 



INSTITUT l'APYROLOdlQlJH DE L'UNIVERSITE DE LILLE 



PAPYRUS GRECS 



PUBLIES SOUS LA DIRECTION DE 



PIERRE .TOUGUET 

PROFESSEUR A I.A SORBONNE, 

PROFESSEUR HONORAIRE A I.'l'MVERSITF DE LILLE, 

MEMBRE DE LINSTITUT, 



AVEC LA COLLABORATION DE 



Paii COLLAHT .Il an lesquier 

PROFESSEUR AU LÏCÉE PASTEUR CHARGÉ DE COURS A l'uNIVERSITÉ d'aIX-MARSEILLE 



TOiME PREMIER 



^^- 



PARIS 
LIBBAIRII-: Eli.XKSr LEHOIX 

28, BUE BONAPARTE, Vl' 
1928 



LIL 



PRÉFACE 



Deux campagnes de reclierelies en l']g-vpte, entreprises sur I ini- 
tiative et aux frais du Ministère de rinstruction [)ul)li(pie et de 
FEcole d'Atiiènes, ont fourni la matière de la présente pul)liea- 
tion. Les papvrus g-rees ((ue nous éditons sont extraits de car- 
tonnages de momies trouvées dans les antiques nécropoles du 
Fayoum. Ils proviennent de Glioràn, de Médinet-en-Nehas et d'El- 
Lahoùn. 

Les Bédouins et les felhdis de la région appellent Glioràn le 
petit I<u/n situé au N. 0. du bassin de Gharaq à trois (]uarts d'heure 
de marche environ vers l'ouest des ruines plus considérables de 
Medinet Ma'adi. On trouNcra des détails sur le cimetière et les ves- 
tiges da ce hameau dans le tome XXV (1901) du Bulletin de eor- 
respoiulance liellciiKjue Ipp. .'!S0-^é11), où j'ai donné un rapport assez 
étendu sur mes fouilles de l'hiver de 1901. Ce sont des momies de 
Ghoràn qui contenaient les fragments de Comédies publiés en 190C 
dans la même revue (pp. '103-l^i9). 

Le kôin de Médinet-en-Nehas s'élève, à deux heures de marche 
vers le sud de Ghoràn, à l'extrême ouest du Ijassin de Gharaq. 
D'après une inscription grecque trouvée sur le pylône d'un tenq)le 
que nous avons déblayé, J\L Gustave Lofel)vre et moi, au cours de 
nos fouilles de l'hiver 1902, les débris que ce médiocre monticule 
recouvre seraient ceux de Magdola, bourg souvent mentionné dans 

Fasc. I 1 



± PAI'YIIIS 1)K LILLI'] 

les textes et qui lirait sans doute son nom des tours de garde ou 
niigdols destinées à surveiller les abords du désert. J'ai signalé à 
rAeadiMtiie des lns( ri[)tions et Belles-Lettres les résultats de notre 
exploration de Magdola dans un rapport imprimé en 1902 dans les 
(>omptes icndus des séances (pp. ?y'A et s([({.). Au retour de notre 
campagne, nous avons publié dans le Bulletin de correspoiuldiue 
hellénique (I9()i, pp. 94-1^8, et 19():3, pp. \~J^-±Or^] (piaranle et une 
])étitions tirées des momies de la néero[)ole. Nous en avons l'ait 
eonnattre une quarante-deuxième dans les Méluns^es \i<ole (pp. :2(S|- 
2S.S). Magdola et ses antiquités doivent faire Tobjet d'une pul)li- 
cation spc'eiaie momentanément retardi'e par Ic^ séjour de M. (1. 
Lel'ebvre en l']gy[)te. On trouvera [)Ourtant ici cpielcpies textes de 
cette prt)venane(\ 

Quant aux papyrus d'Ijl-Lalioùn, village bien connu, situé sur 
le Halii- ^Ousef et <pie Ton identilie générab^nent avec Ptob'-maïs 
llormou, ils ne proviennent |)as de nos foudies, mais ils sont 
extraits de cartonnages dont M. (1. Mas[)ero nous a confié lélude. 

Les papyrus de Magdola et de (llnn'an, apiès conqilet dérou- 
lement, seront ])arlagés (Mitre la l'rance et l'LgypIe. deux d'Id- 
Laboun apparliennent au musée du Caire et doivoit y revenir. l]n 
attendant, pour rendre possible; raccomplisscment de ma tàcbe 
d'éditeur, M. Maspcu'o a bien voulu m'autoriser à les conserver 
il la l'acuité des lettres de l'I ni\('rsilé (b; Ldl(\ 

Le séjour de ces documents à Lille m'imposait un double 
devoir : il bdiait les biire connaîii'c au public, il bdiait aussi (pie 
celte collection momenlanémcnt réunie entre nos nuiins put s(>r- 
vir à initier des lra\ailleurs à ccWc discipline encori; nouvelb; et 
(pu coin|)le en brance [)eu de représentants. I',tudier ces papyi'us 
avec mes élèves, c'était d'ailbnirs accoi'der les obligations de 
renseignement avec celles de mes missions et travailler à la publi- 
cation des textes tout en me |)réparant pour un ■.wvn'w |)rocliain 
des collaborateurs. La l'aeullé des lettres et b^ (Conseil de l'ini- 
versité de Lille sont entrés dans ces vues avec un empressement 



pui;iA(:i<] .3 

i^('ii('ic'ii\ ; un ciH'tlil me lut accordi' pour insl;ill<M" mes collec- 
lioiis ol (U'i>;iuis('r les coiifV'rcuccs |);i|)\ r()I()f^'i(|ues. Sans doulo 
elles ne s 'adi'essaient dahord ([u'à <les déhulauls, mais le mou- 
vement naluicl des carrières universitaires aidé j)ar une admi- 
nistration hienveillante à nos projets amena bientôt à Lille les 
collajjoraleurs cpie j(^ souhaitais. .M. l'aul Collart, mon aneien élève 
à la Faculté, fut iiommé professeur au K eée de Douai, puis ;i ((dni 
(le Lille, et l'an <lernier d^nw de mes jeunes camarades, tous deux 
aujourd'hui professeurs au Ivcée de Douai, vinrent noips rejoindre : 
M. Jean Lesquier, connu de nos lecteurs pour la part ([u'il a prise 
à l'édition des papvrus de Deiliii et pour les travaux (ju'il a 
publiés dans la Revue de Philologie, et M. Maurice Xoual, ancien 
membre de ll'^cole d'Athènes. C'est notre œuvre commune (]uo 
nous soumettons aujourd'hui au publie. 

Si les conditions de notre collaboration nous l'avaient permis, 
nous aurions préféré à l'exemple de MM. (ireiifell et llunt donner 
en une fois un volume. Mais sans parler de l'expérienec sans égale 
des savants d'Oxford, ■ — elle seule peut suilire à la lourde tache que 
leur impose le succès habituel de leurs fouilles, — nous n'avons 
pas en France la même liberté de travail. Pour nous, la préparation 
d'un volume, trop souvent interrompue par nos obligations pro- 
fessionnelles, risquait d'être particulièrement longue, et, puisque le 
temps que nous pouvions donner à ces études était morcelé, il 
nous a paru préférable de publier par fascicules, à mesure qu'ils 
étaient acquis, les résultats de notre travail. Nous avions d'ailleurs 
l'exemple des Berliner Griec/iisc/ie Urhuixlen . Toutefois nous ne 
pouvions nous y conformer tout à fait; devant la masse de leurs 
papyrus, les éditeurs de Berlin se sont contentés de donner du 
texte une transcription presque sans notes, et ils ont sans doute 
choisi la seule méthode possible ; il nous a semblé que pour nos 
textes, moins nombreux, d'interprétation souvent difficile, on était 
en droit d'exiger de nous autre chose qu'une simple copie et f[ue 
le lecteur non spécialiste pouvait avoir le légitime tiésir d'être 



4 PAPYUl S ])i: LUAJ'] 

guidé. Nous avons a(lo[)t;'' la couihiiialson suivante : aux éditeurs 
de Berlin, nous empruntons !;• système des fascicules; pour le 
détail nous avons pris pour uu)dMes les volumes de MM. Grenfell et 
llunt; chaque texte sera donc précédé d'une introduction et suivi 
d'une traduction et d'un commentaire. 

Quant à l'impression du texte même, nous avions le choix entre 
deux méthodes. Dans l'édition des papyrus Fiindcrs Pétrie, sou- 
cieux de rendre autant que [)ossihli' l'aspect de l'original et de 
laisser la plus granrh^ liberté d'interprétation, M.M. .1. P. Malially 
et J. G. Smvlv s'interdisent les signes de ponctuation et les accents. 
C'est un parti qui a ses avantages; il a été suivi en Angleterre 
par M. l'\ G. Keuyon, en Autriche par M. C. WCssely, et chez 
iu)us par M. Tli. Reinach. Nous nous sommes pcMirtant décidés à 
ponctuer et à accentuer nos texti^s sekin l'usage de MM. (îrenfell 
et Iluut et d(^ M. U. Wilcken dans \'A?'(/in' fur Papi/riisforsc/iu/iif. 
Séparer les mots, c'est d(''jà inler[)réter le texte; il nous a paru 
plus logique d'aller juscpi'au bout du système, |)lus avantageux 
aussi pour un iccued cpion désirerait voir sortir du cercle un peu 
étroit des j)a[)vrologues : l'expérience a montré cpie des textes 
ponctués et accentués étaient plus aisés à consulter. Quant au 
préjugé ([ue l'accentuation et la ponctuation mettraient dans l'es- 
prit du lecteur en faveur de l'interprétiilion [)roposée par l'édi- 
teur, on ue conçoit guère (|ue points et aci'cnts aient ainsi le 
pouvoir <Ie pai'alvsiu' la crilupu* et, en lail, on ne voit pas (ju'ils 
aieul jamais em|)èehé les corrections. 

La [)art de chacun de nous dans l'ccuvre commune est parfois 
ditlicile ;i dé-terminer. Nous a\<)ns voulu c('[)eii(lant signaler le 
nom (le ceux (pii ont d ''clnnVé les textes et rédigé le comnuMi- 
taire. Ge n'est pas à dire (pic poui' bien des dcUails ils n'ai(Mit 
prolité de l'avis des aiilres. Mais on doit Iciiir (pi;' la eollaix)- 
l'atioii de ceux ([iii ne sont pas nommi's n'a alors porté (pie 
sur des détails. Pour moi j'aviiis à diriger le lia\ail et à r(ni- 
ser l'ensemble, trauscri[)li()iis et commi'utaires, et mou nom ne 



PRKFACE n 

sera particJilièreiiuMit inenliomu'' (|ue lor.s(|ue j'aurai pris une 
part plus actiNc à l'ctablissenuMil du texte et à la rédaction des 
notes. 

Malgré nos soins, cette pid)lication donnera lieu sans doute 
à bien des remarques. Nous serons heureux de pouvoir réunir 
à la lin du volume, après vérification sur les originaux, les 
corrections et conjectures que nos lecteurs voudront bien nous 
communi(pier. 

Nous exprimons noire reconnaissance aux personnes dont le 
concours a rendu noire oeuvre possible ou moins imparfaite. J'ai 
dit ailleurs (/i. C. IL, 1901, p. -380, n. 1) ce que les fouilles d'où 
provi^^nncnt nos papyrus doivent à MM. llomolle, Maspero, Liard 
et Bayct. Depuis, M, llomolle a toujours suivi les progrès de 
notre Institut papyrologique qu'il avait tenu îi inaugurer. Quant h 
cette publication, si elle a pu être enlreprise, c'est grâce au Con- 
seil de l'Université de Lille. Nous en remercions les membres et 
tout particulièrement le président, .M. G. Lyon, recteur de l'Aca- 
démie, (|ui nous a soutenu de ses encouragements les j)lus éclairés. 
Le doyen de la l'acuité des lettres, M. G. Lefèvre, a bien voulu pré- 
senter nos v(eux au Conseil et n'a cessé de nous prêter un appui 
quotidien. Enfin, on me permettra de rappeler le souvenir du 
regretté doyen Paul Dupont; bien que nos recherches fussent 
éloignées de ses études pr-rsonnelles, il fut le premier à Lille à 
s'intéresser à leur avenir avec l'ardeur d'une amitié clairvoyante, 
dont je ressens douloureusement la perte. 

Quelques-unes de nos copies ont bénéficié de plusieurs indi- 
cations précises de MM. B. P. Grenfell, A. S. Ilunt, et F. G. Kenvon; 
mais nous sommes tout particulièrement obligés à M. Gilbart 
J. Smyly, professeur ;i l'Université de Dublin; pendant un séjour à 
Lille, il a revu une grande partu! des originaux et nous a fait pro- 
fiter de son expérience, de sa science et de sa méthode avec nne 
libéralité dont je lui garde une affectueuse gratitude. Nous avons 
marqué dans nos notes les principales leçons que nous lui devons ; 



6 PAPYRUS DE LILLE 

mais nous n'avons pu in(li([uer tous les progTt'S du texte ou du 
commentaire ((ui ont eu leur orig-iue dans cette amicale colla- 
l)oration. 



PlEHKE JOUGUET. 



LiLi.K, 20 décembre 190G. 



NOTE SUR LA METHODE DE TRANSCRIPTION 

ET LISTE DES ABRÉVIATIONS 



Ai.Nsi (|iril (>.st cx[)li([ué clans la préface, les textes contenus dans 
celte pul)licalion sont transcrits avec ponctuation et accentuation. 
Les abréviations et les sigles sont i'ésf)lus, saut' deux exceptions : 
a) quanti il y a doute ou anibiguité sur la signification d'un sigle; 
h) pour les sigles représentant les divisions et subdivisions moné- 
taires, afin di' laisser les lettres à valeur nuniérifpie aussi groupées 
que possible, comme les chill'res dans nos nombi'es modernes; 
on trouvera une tabh^ des sigles résolus dans les index qui paraî- 
tront ;ivec le quatrième t'ascicide. Les additions et les corrections 
faites soit par la première main, soit par une ou des mains posté- 
rieures sont généralement transcrites à Fendroit où on les ren- 
contre dans le texte (en caractères plus petits, dans les intei'lignes), 
avec l'indication de la main, lorsqu'il n'en résulte pas d'obscurité 
dans le texte imprimé ; dans le cas contraire, on les trouvera dans 
les notes criticpu's. Les fautes d'orthographe et de grammaire sont 
corrigées dans ces mêmes notes. L'iola a été adscrit partout où il 
l'était dans les originaux; de niènie, dans les restitutions et les 
résolutions (ral)r(''Vialinns, eu égai'd aux habitudes des scribes pto- 
lémaïques. Lt>s restilulions oui ('[;'• ineoriiorées au texte, toutes les 
fois (pu^ h'ur degn'' de probabilile la permis; anircunent, on les 
li'ou\'(M"a prop()S(''es et discuti'';'s dans le-; notes. 

Les crochets i , indi<puMil une lacune, les j)arenlhèses ( ) la 
résolution d'une aI)réviation ou d'un sii>le, les crochets < > 



8 PAPYRUS DE LILLE 

embrassent les lettres omises par mégardc dans l'original ; les 
doubles crochets | | indiquent des lettres c|ui y sont billees ; les 
petites accolades \ \, des lettres écrites par inadvertance qui doivent 
être omises. Les points placés entre les crochets donnent approxi- 
mativement le nombre de lettres perdues ou biifées ; les points 
placés en dehors des crochets, celui des lettres illisibles pour 
qnel([ue cause que ce soit; les parenthèses vides signalent une 
abréviation non résolue; les points placés sous les lettres indicpicnt 
une lecture incertaine; les tirets placés sous les lettres ou les 
points avertissent (pi'un fragment de la lettre, lisible ou illisil)le, 
subsiste encore. 

Les chiirres [)Iacés ;i la droite du lieu d'origine de chaque texte 
donnent le numéro de; la momie où il fut trouvé; les chitfres placés 
au dessons mesurent en centimètres l'original on les fragments (pii, 
réunis, le composent; les chillres gras renvoient aux textes de la 
présente publication. 

Pour les références aux ditlérentes éilitions, revues, etc., nous 
avons employé et emploierons les abréviations proposées par 
M. \\'ilcken dans ÏA/c/iiv fur Paj)ijriisforsr/iiui<^\ 1, p[). i3-28 et 
passii?i : 

P. Anili. = The Amhcrst Papyri (Greek), Vols. 1 and 11, by 

P. P. Greiiléll and A. S. Ilunt. 
Arrliiv = Arcliiv fiii' l'iqni'nsforschnng, herausgegeben von 

IJ. Wilcken. 
IL C. II. = Bulletin <le corres[)ondance hcllénicpie. 
P. Cairo := Catalogue of Greek papyri in the Cairo Muséum, 

by P. P. Grenieil and A. S. Muni. 
P, Faij. = Faynm Towiis ;uid tlicir Papyri, by P. P. Grenfcll, 

.V. S. llunl and I). G. llogarth. 
P. Fior. = Paj)iri riorenliiii, pcr cuia di G. \ itclli. 
J\ Crc/if. = Greek Papyri, Séries 1, l)y Vk P. GihmiIcII. aud 

Séries 11, bv P. P. Grenfcll and A. S. Ilunt. 



MÉTHODE DE THANSGHII^TION ET ABREVIATIONS 9 

P. Goodsp. = Crcek Papyii froin tho Cairo Muséum , by 

E. J. (loo(ls[)0('(l {T/ie Universitij of Chicago : 
tlic (Iccciiiiidl publications, vol. \). 

Ifccnvcscn --- P. M. IMeyer, das Ilccrwcseu (1er Ptolenirt'er uiid 
(1er Rœuier in yEgy[)leii. 

]\ Jlihcli ^ The Ilibch Papyri, Part I, by 13. P. Grenfell and 

A. S. Ilunt. 

/■*. Leid. ^= Papyri (iraeci Musci antiquarii Lugduui-Batavi, 

par G. Leenians. 
P. Lond. = Greck papyri in tlie Britisli Muséum, catalogue 

witli lexts. N'ois. 1 and II, by F. G. Kenyon. 
P. Magd. = Papyrus de Magdola, P*' et 2" séries, par P. .Jou- 

guet et G. Lefebvre [D. C. //., 1902 et 1903). 
Mél. Nie. = McUanges Nicole. M{5moires de philologie classique 

et d'arcli(3ologie. 
Ostr. = Grieehische Ostraka aus .Egypten und Nubien, 

Bde. I und II, von U. Wilcken. 
P. Oxij. = The Oxyrynchus Papyri, Parts I-IV, by B. P. Gren- 
fell and A. S. Ilunt. 
P. Paris = Les papyrus grecs du Musc'e du Louvre, Notices 

et Extraits des manuscrits de la liUdiothcque 

impériale, t. W'III, 2, par W. Brunet de Presle 

et E. Egger. 
P. Petr. = The Flinders Pétrie Papyri, Parts I and II, by tlie 

Pvev. J. P. Mahaffy; part III, by the Rcv. 

J. P. Mahaffy and .1. G. Smyly '. 
Pei'. Laivs = Revenue Laws of Ptolemy Pliiladelphus, by 

B. P. Grenfell, with introduction by the 
Rev. .1. P. Mahaffy. 



1. Quand un loxte publié dans l'un des deux premiers volumes est reproduit dans le troisième, 
nous donnons les deux références en les séparant par le signe = ; quand le troisième volume 
y apporte des corrections, sans réimpression, ce signe est remplacé par l'abréviation cf. 
Fasc. t 2 



10 PAPYRUS DE LILLE 

Hev. Arc/i. = Revue archéologique, publiée sous la direction 
(l'A. Bertrand et G. Perrot (aujourd'hui : 
G. Perrot et S. Reinach). 

P. Tebt. = The Tebtunis Papyri, Part I, by B. P. Grenfell, 
A. S. Hunt and J. G- Smyly. 



PREMIER FASCICULE 



TABLE DES PAPYRUS 



Av. J.-C. 

1. Plan et devis de travaux 259-8 

2. Arpentage de terres m" s" 

3. Correspondance du basilicogramniate ap. 241-0 

4. Correspondance relative aux clérouques 218-7 

5. Ordre de distribution de semences 260-59 

6. Déclaration relative à un vol m" s'' 

7. Pétition au roi m" s' 

8. Mémoire d'un cidlivateur royal m" s* 

9. Mémoire d'un fermier du monopole de l'huile .... iii' s'' 



Page 

13 
23 
26 
36 

47 
56 
59 
62 
64 



Ce fascicule est édité par MM. Pierre Jouguet et Jean Lesquier. 



\^ 



PAPYRUS DE LILLE 



1. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX 



GiiORÂN 9. 259-8 av. J.-C. 

16 X 31. 

Ce texte, qui provient duii cartonnage auquel nous devons déjà 
un fragment de comédie [B. C. IL, 1906, pp. 123 et suiv.), est écrit 
au recto et au verso; d'après l'écriture, il date du règne de Plii- 
ladelphe, et cette vue est confirmée par la date L x'C, I. 1 ; la 
27* année de Pliiladelphe correspond à 259-8 av. J.-C. ; si le mois 
de Phaophi (1. 2) représente l'époque précise oh fut écrit le papy- 
rus, celui-ci remonte à 259, puisque Phaophi en 259-8 tombe en 
novembre-décembre du calendrier julien '. 



1. Nous n'avons pas employé le système de doubles dates, année de règne et année financière 
difTérant d'une unité, qu'ont adopté dans P. lllbeh, I, MM. Grenfcll et Hunt; cf. ibid., p. vi, et 
app. II, pp. 359 sqq. M. Sniyly a proposé (Ilermathena, 1906, pp. 106-116) une nouvelle théorie 
de la relation qui existait entre les deux sortes d'années. La question reste pendante; et nous 
avons converti en années juliennes celles que nous donnaient nos textes, en nous en tenant 
à titre provisoire à la double conjecture traditionnelle : 1. les années do règne commencent au 
1" Thoth de Vannus vagus ; 2. l'intervalle entre l'avènement et le l" Thoth suivant est compte pour 



une année. 



14 PAPYRUS DE LILLE 

Il contient un devis de travaux, accompagné d'un plan au recto; 
ces travaux sont des travaux de terrassement, destinés à remettre 
en état les digues et les canaux d'un terrain de dix mille aroures, 
négligés sans doute ou abandonnés pendant un certain temps. Le 
devis se divise en trois parties : a) métrage et cubage des travaux 
(/?», 11. 4-15) ; h) calcul des fraies [R\ 1. lo — T», 1. 26), où deux cas 
sont considérés : 1. celui où les travaux sont achevés avant l'été 
[R", 1. 45 — F», 1. 0); 2. celui où ils ne Iq sont pas (F«, IL 9-26); 
6') vo3'age d'enquête sur les travaux (F", 11. 26-lln), dont le lien avec 
les deux premières parties n'apparaît pas nettement par suite 
d'une mutilation du papyrus (F", 1. 26), et du mauvais état du début 
(/?», 11. 1-2). 

La première partie [a) nous permet de fixer la valeur du nauhlon. 
M. Smyly, le dernier critique qui se soit occupé de cette question 
[P. Petr., 111, App., notammen»^ pp. 346 sqq.), est arrivé à cette 
conclusion que le nauhioii était une mesure employée dans les tra- 
vaux de terrassement pour évaluer une quantité définie de terres 
travaillées : ce résultat est absolument confirmé par notre texte, 
11. 10 sqq. Mais il n'a [)u fixer la valeur de cette mesure : tout 
au plus un papyrus d'Oxyrynchus (IV, 669) lui suggérait-il l'idée 
f|u'à l'époque romaine le nauhioa égalait 27 coudées cubiques, 
soit un cube ayant 3 coudées d'arête. Nous avons ici toutes les 
données nécessaires pour déterminer cette valeur (11. 8-11). La 
quantité de terres évaluée à 86 iiaubia (1. 11) forme un volume 
dont les dimensions sont : longueur, 1 schœne ; largeur, 4 coudées; 
profondeur, 2 coudées : le produit de ces trois dim-ensions don- 
nera la valeur en coudées cubiques de 86 naubia, — si nous 
savons à cond)ien de coudées nous devons estimer le schœne. Il 
peut être égal à 100 coudées, — et alors nous avons affaire cà des 
coudées vulgaires de; 6 palmes ; — ou bien, comme pour les calculs 
cYaoUia (Smyly, loc hnid., p. 3'i7), il s'agit de coudées royales de 
7 palmes, dont 85 5/7 valent 100 coudées vulgaires; notons que 
dans la pratique le chiffre 86, (pii n'entraîne (pi'unc; différence de 



4. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX d5 

1 pour 300, remplace celui de 85 5/7 [ibid., p. 3^i7). De quelle 
sorte sont les coudées de notre texte ? Dans la première hypo- 
thèse, nous obtenons comme chiffre du volume évalué H. 10-11 le 

produit 100 X 4 X 2 = 800 coudées cubiques; — ;- donne pour 

le naubioii la valeur de 9,302..., extrêmement peu Vraisemblable; 

— dans la seconde hypothèse, nous avons : 86 x 4 x 2 = 688 ; 

688 

-7-r = 8 coudées cubiques royales. Telle est, selon toute proba- 
bilité, la valeur du nauhion ; c'est le cube qui a pour arête 2 cou- 
dées royales; il égale Vaoilion (Smyly, loc laucL, p. 347). Si on 
conclut de P. Oxy., IV, 669 qu'il égalait, à l'époque romaine, un 
cube de 3 coudées d'arête, il faut admettre que depuis le m* siècle 
sa valeur avait augmenté ou que celle de la coudée avait diminué. 
La seconde partie du texte [b) nous renseigne sur les condi- 
tions dans lesquelles se faisaient ces travaux de terrassement. 
On fixe le nombre de naubia f({\x on remuera pour 4 drachmes, 
puis on mentionne les suppléments de travail et de dépenses, de 
même que les réductions, auxquels donnera lieu telle ou telle 
partie des terrassements. Le point essentiel à noter, c'est que le 
nombre de naubia travaillés pour le prix de 4 drachmes varie sui- 
vant les saisons; si l'ouvrage est terminé pendant l'hiver, le taux 
est de 70 naubia pour 4 dr. ; sinon, il monte à 50 naubia. C'est 
là vraisemblablement une conséquence des chaleurs qui rendent 
le travail plus pénible et plus lent : de même aujourd'hui les 
chantiers de fouilles arrêtent leurs travaux avant lété. Les entre- 
preneurs, désignés par le nom de [ji.i<70ouui£vo[, sont aussi appelés 
en un endroit y^^PÏ?' {'^^rso, I. 17) : les cultivateurs étaient donc 
chargés de ce travail, qui d'ailleurs leur était payé. 



16 



PAPYRUS DE LILLE 



Becto. 

S-roOsr- àv-iYpa^lsùç) 'AttoA^wvîwi. L x( x. 
TO a'JTo u:r,vbç 'I*aw©i^ ^ 



. ..u-n: — V. 



àvrtypaçouLÉvou Aïoowpou. 



VOTOÎ 



X(-|; 



Poppâ^ 



ài:(rjXtcÔTOu) 



'EcT'.v Yj reptuLcTpo? tôJv uupiojv apoupwv cyoïvia u, ycoaaTa Oî o, 
à-ô voTOj £'.; Qoppâv 
5 xai Èv llÉtw. /wuiaTa y à-£yov"^" àz' àXXï;Xwv a/otvia x£, 

fj ' 
xal aXXoi SiauXsupiauLol àub àzr,Aiaj-:ou si; Xi^a , à-s/ov 

sv -ratï; M àpoûpai? TTîpiywixaTa [x àv(à) (ipoûpot;) 
à-::' àXXrjXcov a/otvîa ûéxa, fw^TS Etvat Ta TiâvTa /(ôua-ra t^ 2 

wv Y, lAî-pv.ï'.; x£ £-■ ',, û; S'.avivpa-Ta-. Èv tw'. -AlvOs'W'. / yw^aTa 
àvà ayoi(vîa)' p / A-/_, wv 0£ï T/jV àvaTxa^YjV yevécjOa'. ' irAàTo; [xàv toû 



d. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX M 

10 ôotJY[ji.aTo; yevéaOai Ta ù-KOX£([ji.£va [xÉTpa twv /wp-iTcov ' yivexai cjv £E; -b 
ayoï-^lo-^ va'jota tç, eE^ Se xà Ay_^ vauÇfcov M Zy, [Icîç v twv S I7I 

I / A a I" Er,]] ■ xal ùopaycoy^v îi' cov osï yevéaOat up&ç TaT; ÙT.y.pyoû'jc/A^ 

S àXXaç S, àvà lyrA^iy. p / d/otvta u àv(à) z; / vauota M Au/ M 1{. 

'Eàv p.àv xatà y£t[ji.wva auvTE^rJTat Ta £pya, TtOeuEV È'aECjOat 

9 
15 îE; Toù (JTaT/ïpc;, coctte eivai A a h TcoXo • £-tÇ7.XX£i t^. (àio'Jiat) 

I- a pAâÇoî, 



Verso 



j(_wpl; Twv xot.TXCftpS)'^ TieStcov, div 0£T TipoTOEivat Ta uXeico È'pya toiv 
jrw[jL7.Ta)v, £7i£torj duvey^ Ta ywaaTa 6£ï Y£V£a-Oau TaùTa [xàv oùv 
iiil T^; (j-iaOcÔTtCo^ Èirt'ryjaavoup.EOa Ta T£ uATjGyj [t]^ç y^ç 
xal To àvï;Xa)[i.a to Tiks-ibi £t6[jl£Vov. Twv oà TipO'JTzapyôv-.cov ^coijiâ- 
5 Tcov £V Toï; ^ly.Ti'kE.vpi'JiJioXc; toutoiç, oo-a àv èvutuT"/]! ypqi^cc GVTa -lo; 
TTjv 6TîOX£[ui.fv"/jV OItiv TÔJv yojaa.Tcov, ûûoXoyyjQ^tjîTat toi:; [ji.[TOouu.£vot^ 
£t; TO Oirox£Î(ji.£Vov àv/;Xa)[;ia " côo-a'JTwç oà xal èâv T'.Vî-; otwpuyE; t'jv- 
a-Tcoatv Toïç yoii^xii xaTa TaÙTa. 

Eàv ôà Hri ~.pO TOO 0£piTULOJ i7UVT£A-?ÎTat, 7'JVT£XrJTai £',; TO ÙT.O- 

10 X£ÎuL£vov £'.; V / A p I- A'];^ / àv(à] h = -<i. Kat TÔJv y.y.-y.zizCo^j 

TÔ-cov 0£rj7£t -TrpoaOeïvat T"^v oix^opàv tcov aûv£y^"j:; vcoaàTOJV " 

TOÙTO Sk £TTa'. £-1 T^; (JL'.iOwazco,;, £Ti£!oàv dor^iMaiv Ta ûXr,- 

xal Ta ur|Xr| TÔJv rj'/o'y'M'/ 
Ov] T^; y?j; twv £v toïç /^cupîot; to'jtoi; ' È'crovTat 0£ Ttv£; TÔ-ot 

TOioOTOt xal xoïXot wa-T£ àv(à) À . ■::£piyw!7<;0rjV>a[ û-' aOr^ç T'^ç 

15 àvâyxrjÇ tcO totiou, £c; l'aTat ^poiyli to àvàXcouLa, wo-t£ kvt' £X£l- 

vou ToO -X£ovâ'CovToç È'pyou wOc xou.(Ç£(TOat. TôJv Sa -oo'jTtao- 

/ovTOJV y<j)'j.yr.(i)v, oaa àv £V-î-Tr,[ toIç y£copyoï;, ù-oXoyyiOrjTcTat 

Etç TO y[v6p.£Vov aÙTOïç ■ àxoXouOT^TOuat oè toïç TipouTtâpyouai 

/co(j.aa'., o-rrco; àv [j(,TjO£V aÙTwv à^_p£tov t^i ■ coTa'JTw; oà xal tcuv 

20 O'.ajp'jycov twv èvztûTÔVTCov el; Taç iztpiyjîxjnç, èâv ><':';> y.cf.-.y. O'j^cv 

Fasc. I. 3 



18 PAPYKUS DE LILLE 

tic, Ta; -po'Juapyo'Jo-aç Stwpuya; xal /waaTwv twv èv èOei 
ovtcov xaTaa-xeuyZecifku xsct' âviauTov ^it^tv. ÈTieXôcviaç 
èT:tŒX£'];aa-Oai p.£Tà twv àpyiTîxTovwv xal twv flao-tXr/.(ôv 
25 Y5a[jLp.aT£wv xal àvaypâ^avxaç àoOvat ' zk [xèv yàp aÙTwv 

XoyOV. . . 1 (JT£pOV 0£ 

èT:taxo7tou[A£V&; xb 7:£pî/coaa a-uv£xp[V£V Ta y_w[jt.aTa -o^^Tat 

uXaTOç TOû opuypLaTo; vauÇi( ) • • / ^"'î "^«^ a/otvîov ^S^ , 

£tç ^ TÔiv h. 'A':i£(>Y]ij.Y]T£V AiioXXwvto; AOùo Ç, xal auv- 
30 £uX£uaa aÙTÔJt iw; ^uXaxyjç xàx£ï è^i^r^v, 'zr^i oà -^ TjXOov 
£l; To'j^tv, Tïji £t; S'jpojv xcoa/jv, t £iç nToA£[ji.aioa, ta £iç 
TÔv AaSûpuvOov xal £X£ï £upov loùc, ypa[j.p.aT£aç xal èxojxlo-aVTO 
TY]V è-icTToXfjV xal à:i"/]XO&L(.£V £l; zoXtv. 



Plan. Aux endroits indiqués par les points, quelques traces d'écriture 
démotique; — à7T(f,X'.(JTou), lâl pop. 

Reclo. L. 0:1. y-v/oy-i-, L. 7 : aji' a),),y|).uv ; le Tt sur un ). ; — iii fine : iÇ* 
subsiste seul de la lin de la ligne, hiflée par le scribe, et doit être lu après 
ycoi^i'/Ta de l'interligne ; — Sv, doit être lu après (appupa;) de l'interligne 
précédent. L. 8 : avo. Ty&',(vi.a), ava sur ~/, corr. jicip. L. 15 : au dessous de 
pAaÇo; quebjues traces d'écriture. 

Veiso. Ll. 1-9 : une accolade en marge de ces huit liirnos. L. 1 : 7T£5'.ojv uv, 
un trait incurvé au-dessus de ces deux mots. L. 9 : Tjv:£A/,Ta', £•.; ..., 1. (tjvtî- 
'/.v.'.T.'.. L. 14 : après av(a) À, un sigle ; peut-être (y.pojpa;). L. 2G : peut-être : 

f7-<:/ TzpuTa a.T.r}-i:/. Oa'. vau^'.oiv ),oyov (?), Sniyli/. L. 2\\, iiite/'L, marge gauche, 

une paragraphos. 



[Recto] 

Le périmètre des 10.000 aroures est de 400 schœnes; les dig-ues 
sont au nombre de 4; et au milieu il y a 3 digues allant du Sud au 
Nord, distantes entre elles de 2o schœnes, et en outre 9 levées 
transversales allant de l'Ouest à l'Est, distantes entre elles de 
10 schœnes. Il y a donc dans les 10.000 aroures 40 subdivisions, 



1. PLAN ET DKVIS DE TRAVAUX 1!) 

de 250 arourcs chacune, dont les (liiiiensions sont 25 sur 10, comme 
le montre le plan; les digues sont au noud)re total de IG, chacune a 
100 schœnes de long, soit 1.600 schœnes, qu'il faut creuser; la 
largeur du fossé est de 4 coudées, la profondeur en est de 2 ; car 
nous supposons qu'un fossé de cette grandeur donnera les digues 
de la dimension projetée; soit au total 86 naubia au schœne et 
137.600 naubia pour les 1.600 schœnes. Il devra être fait 4 autres 
aqueducs, en sus des 4 existants, et de 100 schœnes cliacun, soit au 
total 400 schœnes de 86 naubia chacun, au total 3''i.400 naubia. 
Total (général) des naubia : 172.000. 

Si les travaux sont terminés pendant l'hiver, nous les estimons à 
raison de 70 (naubia) au statère, soit au prix total de 1 tal. 3.83'i dr.; 
plus 1 drachme de dommages (?) par aroure, [verso] non compris 
les terrains en pente, pour lesquels il doit y avoir un supplément 
de travail aux digues, car il faut qu'elles soient de niveau. C'est ce 
que nous indiquerons sur le contrat en évaluant la masse des 
terres et la dépense supplémentaire. Quant aux digues déjà exis- 
tantes dans les sections transversales, toutes celles qui se trou- 
veront être utilisables pour l'établissement projeté des digues 
seront déduites aux fermiers dans le devis ; de même et dans la 
même proportion, s il y a des canaux qui s'adaptent aux digues. 

Si les travaux ne sont pas terminés avant la moisson, ils s'exécu- 
teront à raison de 50 (naubia au statère), soit 2 tal. 1.760 dr., soit 

1 dr. 2 -^b. 1/2 par Pour les terrains en pente, il faudra 

ajouter la différence (en sus) pour les digues qui les avoisinent; 
cela s'ajoutera sur le contrat, lorsque nous saurons la masse des 
terres et la longueur en schœnes dans ces endroits ; d'ailleurs cer- 
tains d'entre eux seront en contre-bas, si bien qu'ils se trouveront 

parle relief même du sol entourés de digues naturelles ; la 

dépense sera donc peu élevée et de la sorte on balancera le supplé- 
ment de travail indiqué plus haut. Quant aux digues déjà existantes, 
toutes celles qui pourront être utilisées par les fermiers seront 
déduites du prix à leur payer; ils suivront les digues existantes, 



20 PAPYRUS DE LILLE 

pour que rien ne soit inutilisé ; de même pour les canaux qui se trou- 
veront dans les subdivisions, s'ils s'adaptent aux digues. Quant aux 
dépenses relatives aux canaux préexistants et aux digues qu'il est 
d'usage de remettre en état chaque année, il faudra que l'on se 
rende sur les lieux, qu'on les examine avec les architectes et les 
basilicogrammates, qu'on en fasse un état et qu'on le remette, 

car les uns 

— Plus tard, après inspection, il (?) a décidé de faire les digues .... 

largeur .... fossé soit ô'j naubia 1/2 par schœne; au prix 

de 4 drachmes les 60 (naubia). Apollonios est parti le 7 Athjr, j'ai 
navigué avec lui jusqu'au Poste (Phylakè) et là j'ai débarqué; le 8, 
je fus à Touphis; le 9, au Bourg des Syriens; le 10, à Ptolémaïs; le 
11, au Labyrinthe; là je trouvai les scribes, ils reçurent la lettre et 
nous partîmes pour la ville. 



Recto. 1. S-:o9o7)T àvT'.ysa3(£'j^) ; — cf. H", 1. 3 : àvT'.-'sa-jojjiivo'j A'.ooiopov. — Sur 
la place de rantigra|)he |)arnH les Ibnclionnaires el sur ses fonctions, cf. Hev. 
Lmvs, 3, 1. 2 et la note; ce titre était porté par des auxiliaires de fonctionnaires 
ou uiènie de fermiers d'impôts ou de monopoles ; le plus important était l'àv:'.- 
Ypa-i£J; placé auprès de Féconome. 

ATToAAwviw. ; la lecture n'est pas certaine; et on peut objecter qu'il est 
étrange de voir Stothoèt adresser un rapport à Apollonios, s'il a voyagé avec 
lui à l'occasion de ces travaux i.y.ï. verso, 11. 29-30). Mais la mention de Dio- 
doros il. .{ , la présence iVunv/niragraphos [verso, 1. 26, inlerl.) nous incline à 
penser qu'Apollonios fut accompagné non de Stothoèt, mais de Diodoros, 
dont le récit a été ajouté plus lard (par la prenu'ère main) au devis primitif de 
Stothoèt. Un diœcète du nom d'.Vpollonios est connu en 258-7 — 253-2 
(/>. Ilibch, I, 44, 1. 3 et la note). 

4. Première partie : mesure des travaux. 

.\wa7.Ta os 5 : le plan indique que la surface est un carré, chacun des quatre 
■/Mli-y-y. extérieurs mesure 100 schumes de longueur, et le périmètre 'lOO. 

5. Kal £v uiTio'. à-ô votoj d; Soiiàv vwaaTa v : ce sont les trois /(JuaTx trans- 
versaux indicpiés sur le plan par un double trait; pour le double trait tracé 
de l'ouest à l'est, cf. n. (J. 



4. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX 21 

'ATïiyovta au" à/.AyJAwv T/o'.vix x£ : nous avons ainsi l'une des dimensions, 
la longueur, de chaque irîp'lywjAa (cf. 1. 6, iitteii.). 

G. Kav à).)>o'. oia-A£j:'.Tij.ol àrô à7:7iA'.o>-:o'j £'.î Vfjn. h : ce sont des levées de 
terre, qui coupent les yùfjiaTa transversaux (1. 5) à angle droit; cf. le plan; 
elles pourraient sembler moins importantes que les -y^ù[xa-a, puisque le plan 
ne les représente que par un trait simple, à l'exception d'une cependant qui 
partage les 10,000 aroures en deux parties égales; toutefois, le texte les 
réunit aux ywaaTa proprement dits dans le total : yû[j.aTa \Ç (1. 7, inteii. et 1. 7, 
in fine) ; on ne parait faire aucune distinction entre les dimensions des uns et 
des autres (1. 10). 

6-7. 'A7:iyov('rc;) h.Tz àA).y,).uv ayo'.v'a oéxa : c'est la seconde dimension, la lar- 
geur, de chaque Tr£p'lyti)ji.a; cf. 1. 5 et 1. 6 inlerl. 

6 interl. riîp'lywjjia-ra u. àv(à) (àpoûpa;) Sv; ils sont 40, puisque les trois ycôua-ca 
transversaux en déterminent 4 séries, dont chacune, divisée par 9 owtiÀsu- 
p'.T[ji.oî, comprend 10 7i£p'.yo)ti.aTa; la surperficie de chacun est égale au produit 
des deux dimensions (cf. 1'. 5 et 6-7), 25 X 10 = 250 schœnes carrés (cf. 1. 7 
interl.); l'aroure est le nom du schœne carré; 10,000 aroures divisées par 
250 = 40. 

7 interl. et 6, i/i fine. Xco^ara iÇ, cf. notes critiques; soit 4 y^coixaTa du péri- 
mètre, 3 y(otji.aTa transversaux, 9 S'.aTîÀsupiTfAO'l; cf. n. 6. 

8. T/iV àvaTxas/v; le mot s'applique évidemment aux terres creusées pour 
établir les opûyjaata (11. 9 et 10) et les Oopavwyoi (1. 12) et qui serviront à édifier 
les yûaaTa [11. 9-10). 

9. ri/iys!,;; coudées royales de 7 ])almes, cf. introd. 

9-10. Ta ÛTToxîiaîva [j.lxpa tojv ywjjiàTwv; ce ne sont pas celles qui viennent 
d'être données et qui sont celles des fossés; elles devaient être inférieures, 
car la terre des levées était vraisemblablement tassée et roulée ; à ces dimen- 
sions pouvaient avoir trait les 11. mutilées V, II. 26-8. 

10-11. T'IvîTa'. oyv....va!jê'.a ttç; sur la valeur du naubion, cf. introd. M. Smyly 
[P. Petr., 111, App. p. 345) suggère que le naubion était employé pour la 
mesure des constructions, Vaoilion (qui lui était égal, cf. introd.) pour celle 
des terrassements. Cette explication ne convient pas parfaitement à ce pas- 
sage : il semble bien qu'on calcule le volume des terres remuées (cf. notes 8 
et 9-10), non celui des ytôua-ra. 

11. ItU '' "<')v l-| : le scribe avait commencé le calcul du prix de revient, 
oubliant les aqueducs; il l'a biffé et la lecture n'est pas certaine. 

12-13. Les dimensions des aqueducs sont les mêmes que celles des fossés. 

15. Pour ce procédé d'évaluation, cf. /■•. Petr., 111, 37 («), ii, 1. 9; (i), i, 1. 9. 
Un antre taux, 50 au statère, se rencontre ici-même : Recto, 1. 11 (?) ; Verso, 
1. 10; cf. P. Petr., III, 40 [n) et [b], passim. Le calcul n'est d'ailleurs pas exact : 



22 ' PAPYRUS DE LILLE 

172.000 juïubin, au taux Je 70 iiaubia au statère, coûteraient à peu près 
1 tal. 3.828 dr. 3 ob. 1/3, soit 5 clr. 2 ob. 2/3 de moins; le prix indiqué corres- 
pond à un travail de 172.095 iiaiibia. 

BAaêo; : la lecture est incertaine; peut-être s'agit-il de dommages causés 
aux cultures. 

Verso. 2. Sjvî-/-^, proprement : continues; mais des digues le sont toujours; 
nous proposons : de niveau; elles sont plus élevées dans la partie basse des 
terrains en pente et le travail est plus considérable. 

9. Cr. iiitrod. 

10. / àv(7.) H = ^ ; soit 1 dr. 2 ol). 1/2 par On pense iiaturelleuient à 

l'aroure, sans voir l'intérêt de ce calcul, qui serait d'ailleurs inexact 
[= 2 tal. 21()G dr. 'i ob. pour les 10.000 aroures). La place occupée par cette 
indication correspond au calcul du [3Aàoo:, Recto, 1. 15, ce qui suggère l'h}'- 
pothèse d'une cslinialion semblable; il serait naturel que les dommages 
causés aux cultures fussent plus élevés pendant l'été. 

20. 3° pallie du texte, commençant probablement par les mots 'jttîoov oé et 
distinguée par la paragrapJios, 1. 20, interl. Elle est de la même main que le 
reste du texte, mais doit avoir été écrite postérieurement; c[\ 1. 23-4 : oi-r\7t'. 
iizz'jM'j-y.; || zr:'.7xi'ly.i^%'...., et ici : 'jtt^oov 5s || ÈTr'.Txoro'Jjxjvo; to izzolyM^y. o-jvixpwsv 
X. T. A.; cl', aussi, note l. 

27. Tô ^Tîpiywaa; les 10.000 aroures, limitées par les yw'jLaTa extérieurs. 
S'jvîxpwsv : sans sujet; on ne peut voir aucun nom propre dans les lettres 

efTacées de la 1. 20; cf. notes critiques; probablement Apollonios, ci'. 1. 29. 

28. Cf. recio 1. 10. Le volume des ■/îù^n.xy. est inférieur à celui des terres 

creusées pour élablir les fossés, G4 naubia 1/2 au schœne au lieu de 86 ou 

516 coudées cubiques au lieu de 688; la longueur ne varie pas; si la largeur 

reste la même que celle des fossés, nous pouvons trouver facilement la hau- 

516 , ,.79 . ,, , . , 

leur : ^= 1 coudée envu'on ; 1 emi)loi tle cette dimension reste 

86X4 100 ' 

peu probable; — si la hauteur égale la |)rofondeur des fossés, nous avons 

516 
coniiiie largeur des digues : ;- = 3 coutlées, soit une coiulée tle moins 

que les fossés. 

29-30. Cf. noie 1. 

30-rin. On connaît des <I>uAaxa'l dans le nome llermoupolite, non dans le 
l'ayoum; — Touphis ligure dans une liste alphal)élique des villages du 
Fayoum i\n vu' siècle, conservée dans un papyrus Rainer, que M. Wessely 
désigne jiar l'abréviation R. AN. 422, 423 [Topogr. des Faijtini, p. 1*49) ; — 
IJîwv xwayi : /'. l.ond. II, 254 (pp. 225 sqq.) el P . Petr. III, .56 («), 1. 8 et (i), 
verso; — quant à Ptoléinaïs, les localités de ce nom étaient si nombreuses 



2. ARPENTAGE DE TERRES 23 

tlans TArsinoïte ([ii'il est difficile de dire de laquelle il s'agit ici : si on la sup- 
pose voisine du Bourg des Syriens, il semblera que ce soit Ptolémaïs Néa ; si 
on la place dans le voisinage du Labyrinthe, il s'agira de Ptolémaïs Hormou 
ou de Ptolémaïs Evergétis, à supposer qu'elles aient été distinctes; — Tr,v 
■Tzôliy : Alexandrie ou peut-être la métropole du nome. 



2. ARPENTAGE DE TERRES 



GhorAn 9. m" SIÈCLE. 

14X21. 



Fragment d'arpentage dont récriture est une cursive du 
ni« siècle et probablement du règne de Philadelphe. Il comprend 
dans ses deux premières lignes la fin de la p.£Tpy](7tç d'une terre 
et indique la distance qui la sépare d'un bourg; le reste est 
consacré à la [j.£Tpj(Tt; d'une autre terre, située à l'est du même 
bourg, et divisée entre plusieurs possesseurs. 

Le texte a été revisé et une deuxième main a corrigé certains 
noms de personnes et des cbiffres; peut-être cette revision a-t- 
elle été opérée par des yewaéTpat, vérifiant soit une déclaration, 
soit une première i^hp-ri'y.^; cf., à l'époque ptolémaïque, P. Leid. L, 
à l'époque romaine, P. Am/i., II, 68, notamment 11. 25-32. 



ffiiota i£ 



24 PAPYRUS DE LILLE 

Kal TZpoÇ àlTYlXtcÔTYjV TYJ:^ X(x)iJ.r^^ iv ".Coi 
aT:...Y|À)vaT(i)', 

5 |i:uAa)V[|, riv Ttuato:; ^ [ }>.'l[--] (àpoupwv) Sp.£ 

'Ovvwcspwi 
"Qpou l'Epdw; xai Ilâo-iTOçl (àpoupwv) tv] ^I I» 

(une ligne ar radiée) 

Aâ(ji.tSoç xal 'Et£7.p^ou ; ; ; [2" m.:) uta, 

10 [ ]v[.-]Tiptoc; xal Ik-rsOpt; Ap^fu^J (5''m.:)v, 

[ ]v^^:l^J9'''I !• (fipO'Jptî'v)! • / TO'JTWV Cl) . 

[r{]v£Tat ■/] [j.£Tpr,a-tç 
y. al 

aTzo auYjAtwTOU xo 

15 àub Atêbç i.^. 

ai uàTat Aw ^ '/aXiyiJ-aTOi; t , X(oti:ov) A^. 



L. 1, interl. : une paragraphos. — L. 5 : a7i...T|).>,a-:G)i, l" main. — L. 6 : 
Ovvw'^pio,-, 1" main; — Z, wv (?). — L. 8 : ..., peut-être S^a. — L. 9, /«/<'/■/. : 
la correction de la l""" main. — L. 11 : toutcov w, après u un trou dans 
le papyrus, oii un chillre a pu disparaître; cf. note ad loc. — L. 13 : £'.; corrigé 
en xa-. par la 1" main; — popp^i '• ,3cp3â^. — L..1G : l, wv, puisqu'il est suivi de 
X(o'.-ov) ; — yaAavjjiaTOç, 1. yapâyijia-ro,;, peut-être yaAaTaaTO.;, avec un 7 très 
voisin du v; cf. notes. 



« (Dimensions) du sud au nord : IV) (schœnes?) 
« Distance de celle terre au Ijourg- : l.'i stades. 

« Et à l'est du bourg (au pylône, corrige en :) 
, (la terre) que Timaios. 245 arourcs 



2. A1{PJ':NTAGE de terres 2o 

lot tl'Iloros, fils (d'Erioiis et do Pa.sis, cor- 
rigé en :) (rOmiojilu'is : 18 arourfs 
(lont(?) 



lot (lo Daiiiis l't (ri*]tL'aiX'lios [corr. en :l. . 'î 11 arômes 

loi (le Phauèsis, fils de Pages S^ aroures 

lot de ...siris, et de Péteuris, fils tlo Arpli- 

m.sis .. aroures [corrigé en :) 50 aroures 

Total de ces lots 80'.^ aroures 

« Les dimensions sont : 

au nord et au suil, '4'j scliœnes (corr. en :) . . . . ''lO 

à l'est â^i 

à l'ouest 10 1/2 

« Total de toutes les terres 1800 aroures 

dont 300 de ravins |?) 



reste l.jOO. 



i. Kî : dimension (lonn<!'c ])rol)al)lemont en schu-nes; cf. il. 12 s(|q. 

7. Il n'y avait pas de chillVc dans cette ligne; cf. le total, I. 10. 

11. ToJTwv u : ce total est ou incomplet (cf. notes critiques) ou inexact; il 
faudrait uÇ", 80G; Aw, à la 1. 10, eon(!orderait Ijien avec la seconde hypollièse. 

IC. A', -à^a', : total de toutes les terres mesurées dans le village. 

Xa),à-'aa-o;, pour yapàyaaToç, de ya;7.77co, cf. -/apàoia : ravins [?• — ; si l'on 
adopte la lecture yaAàa-aaTo;, le sens n'apparaît pas plus clairement; cf. Spie- 
gelherg, dans : Arc/iiv, l\, p. 1G9, qui traduit : « Ackerrain », chemin entre des 
terres cultivées ; le rapprochement avec l'usage militaire du mot dans le sens 
d'intervalle ne paraît pas décisif; en grec moilerne, y%Ay.-j'xx signifie « ruine, 
ilestriu'tion, cassure », yaAàoj « briser »; ici 300 ;iroures de chemins sur 1800 
au total, semble une proportion bien forte ; la largeur de pareils sentiers est 
généralement négligeable et l'enijjloi d'une mesure de superficie à leur propos 
ne se comprendrait guère. 

Fasc. I 



2G PAl'YPxUS DE LILLE 



3. CORRESPONDANCE DU BASILICOGRAMMATE 



Magdola w. Après 241-0 av. J.-G. 

29X11—28X18 — 28X18. 



Ce texte est formé par la réunion de troi.s fragments. Le pre- 
mier contient la iin des lignes d'une colonne écrite en cursive 
et les initiales de celles d'une seconde colonne écrite en une 
onciale très soignée. Le deuxième nous donne onze fins de 
lignes de cette dernière main, correspondant aux II. 27-34 du 
premier fragment, et une troisième colonne, mutilée en haut, en 
bas et ;i droite. Le dernier complète à gauche cette troisième 
colonne (une à quatre lettres, suivant les lignes, sont tombées 
entre les deux fragments) et en ajoute une quatrième, incomplète 
en haut, en bas et à droite. 

Les quatre colonnes faisaient partie d'un, registre de correspon- 
dance et sont rempli(>s par des copies de lettres expédiées, sauf 
p(Mit-èlrc la seconde; : l'onciale qu'on y a employée servait sans 
doute à distinguer une leltre impor(anl(\ [)eut-ètre écrite par le 
diœcète; au total, douze lettres on IVagments de lettres. Le fonc- 
tH)nnaire (pu les a eiivoyé(?s appartenait au corps des scribes 
(cf. 1. 45 et la note); la dernière lettre n(Mis h; montre surveil- 
lant la gestion des lopogrammales ; il reste donc (|ue ce soit le 
basilicogrammate. La dale à hupielle il ('cril |)eul èlre assez pré- 
cisément fixée : le diœcète Théogénès, (pii est ici j)lusieurs fois 



3. C01lRi:SP0NDAN(:i: 1)1' BASIIJCOGIÎAMMATE 27 

mentionné (II. I, GO et 80), nous est tlt'ià connu par P. Pétrir, 
II, 38 {(>]. I. (), rf. m, o3 [e], en l'an 5 d'Évergète (2^i3-2 av. J.-C); 
notre texte, où il est question do sommes dont l'emploi a été 
réservé en l'an 7 (1. 18), appartient au même règ-ne, et date au plus 
do 2'! 1-0 av. J.-G. Enfin, la personne même du l)asilicogranimate 
nous est peut-être connue : le pc/'. Peine, II, 38 {h), est une letlre 
d'un certain Horos, adressée à Harmais, son subordonné, vraisem- 
blablement un topogrammate, et concernant la vente de l'iiuile 
à un prix majoré par les marchands au détail (cf. ici-mème, 
H. 55-62); Horos parle dans cette lettre de son fds Imoulhès; or 
notre basilicogrammate a un fds du même nom (1. ^t^]; Imoutliès 
sans doute est un nom répandu; mais si l'on considère que les 
deux textes sont presque contemporains, ([u'IIoros peut foit bien 
être un basilicogrammate, on est tenté de croire que cette ren- 
contre n'est pas due au hasard et que notre correspondance émane 
du Horos des papyrus Pétrie. 

Les lettres ici contenues sont copiées comme à l'ordinaire : 
la formule de salutation y est remplacée par le nom seul du des- 
tinataire; il faut cependant mettre à part deux d'entre elles qui 
répondent exactement à ce que nous appelons les circulaires et 
qui paraissent avoir été désignées par le nom d'èvToXaî (II. oo-62 et 
70-85, et note de la 1. 55) : elles concernent [)lusicurs personnes 
appartenant à une même profession ou plusieurs fonctionnaires 
qui sont énumérés au début comme dans les -zo'j-y.^'j.y-y. rovaux; 
le mot /aîps'.v n'est pas employé; mais peut-être existait-il sur les 
originaux. Les sujets traités dans ces lettres sont des plus 
divers : les unes ont trait au basilicogrammate, à son traitement 
et à ses dépenses (11. 40-48); une autre an contrôle financier d'une 
toparchie (II. 70-fin); d'autres ordonnent des paiements, soit pour 
des (7uvT7.^£t; (11. 35-40; 62-70), soit pour des travaux puldics 
(11. 17-23), soit pour des impôts (11. 48-55); une dernière enfin 
traite de la vente de l'huile Jiu détail (II. 55-62). Toutes nous 
montrent le basilicogrammate dans son rôle de contrôleur des 



28 PAPYRUS DE LILLE 

finances du nome, intervenant particulièrement toutes les fois 
(ju'il l'aul allectcr à une dépense spéciale le produit d'une recette 
spéciale. 



f- fret g., col. /.) 



10 



Col. I. 

Fpi'jiavJTo; [1.0'. BsoY^vou; 
.....cVOVTa è'p '6zu.vj Ta 
KjAoïa xal ~bv v.c, Ta|_. .la 
]toî aOTÔJt, ïùOÉcDÇ ôà 
].Xr/. Te xal à-o-Ae'Jar/. 
].£0X-/) T'r,V à-OYpapTjV 
j.oûVTa Ntxàvopo^ x£p(7.aia) 
](ov ■ ■ o' ÈTTEaapTUpSTO 
]. -Epi aÙToO oà Ypa- 
]tov âpwpuTjXÉv^'- rjULÉpa; x^ 
jojv aÏTOV rjVayxàa-OTjV 

Xjal TSpl TO'JTtOV è[JLOtW;. 

]iàv ouv !T0! çaîv/jTat, 

£T:][a'T£ïXat £ÙTOVCÔT£pOV 

£]i; Tov (TÏTOv o-'JVToaco; 
Jiiïi tïAeïov xaT£/r,Tai. 



20 



TôJt ScîVa. 'vV-b TÔJVJ V h TCÎJV OtC/'AEI^OcITCOV 

£V ] TÔJt 'Ç L £t; àvaxâOapcTiv 
jrrp'.av ÙA..;, oo:; 
Sjoxvouaîou vr^70u xal Twi 

:' ]Ypaa_u.aT£Coç £Î? oyûpcoatv 

]x..av — V 



:ojt.. 

-a?à 



3. CORRESPONDyVNCE DU BASIMCOC.RAMMATE 20 



Col. II. 

( /"■ fragm . , col. II.) [2" fra^m., col. /.) 

IXAIPeiN. 
]XONTCON 
25 ]TI AOTe 

]y TOY OIKO- 
NiOMOY--- environ IG lettres ...lie eniCnOY- 
a[aZ.-. environ 17 lettres ...]ka0 ' AYTON 
k[... environ 17 lettres ...eniAGlIATe 

30 a[ id JNAfKA- 

l\... environ 18 lettres ...]tON BACIAIKON 

en[ itl IKTA nANTA 

t[... environ 20 lettres ...]eiGOC 
H[... 

Col. III. 
[2' fragm. , col. II.) [S' fragm. , col. I. 

35 ].... TT,t £tT^[ T^ ] 

xaO' rjULcpav -/.ptOyjç r?jc; [i}/. ToO (^ L ...[ ].£[ el^ 

'TY-jV yivotxévYiv (TuvTa^'.v Kt/jo-covi £i; rju-spa:; Ç 

xp'.Owv (àp~âÇa;) 0, yjotvtxaç) 5, (Tuvyp-ri[/.àTtî^£ Sf^ajç àv vîjaÉpa? 

è-tSwTjt KtTjTcov, xal (Tua[€o]Aciv iioltet) T^pfci;) ajÙTov. 

40 Xa[p-/;ui.ovi. KaXco; TCo(rr](Tctç) [<7u]vTà^aç àp[t]:0[jL-?]crai 

_ "AXA'f]. Tô xaO-?jxov •/^u.ïv o'j/wvtov à~[&J jAûatpo'j 

£0); navr,[JLO'j xalwç 'i:orr;act[ç o-|uvT7.^ai; 
àpiOir/^Tat 'I[ji.o'JOY]t Tcoi ukot, ô'tko? [IJ/wlilcV 
45 -/opTjYïïv £Ï; Te Tr^v] ypap.[ji.aT£([av] j xal yipTaç " 
£Î 8é ':tva...x[ ];; y^^âpTa; • [.••|o, 5 Slowxa; 



30 



PAPYBUS DE LILLE 



50 



■Koa 



î^ 

II-:oA£u.atcot. Tbv ~tùi[ — ]£to(v) tyjç 'Hp(ax>£Îoou) p.£p(too(;) .[..] 

Z£'pupou 
TO'j a-'.ToAoyou iJ.£Tp[y;TOv] . .ytco'. ':oj[[ -jiapà Iloxpo'jptci; 
TO'j oty-ovou-oûvroç tov A.[ïi':o?]TTo(ÀbYjv) xat nTo[A£|aa{(i)i tw'. -apà 
'Apaa/ôpou ToO [3acrtXix[oO Y]p(a[jLij(.aT£CDç) d£:[T]YjV 'CuTy;pà[v] 

ToO vo[JL&a, xp(tOy^ç) (àptc/.Çaç) F, crrj'7('7.[j.ou) T xal a-'J|jLÇc[Àov 7:o(ÎY]a-ov) 

[~?r^î) a'j(T6v).] 

T£a)i, OpuLOu ïl'jpwv •/.w([ji. ), iaoïcj;. 



55 'EvlToAr,) Toï; £Xatoxa7:r,yVo^ 1^?% ^JV £7rt[j.£X£tav 

ToO 'ûwAo'j[j.£VO'j [iXaîJou xat xi[xt]. : 'A7t£!TTàXxa[A£V 
'HpaxX£Î6r,v, Tuv-:7.^avT£; [aJOTcot, èâfv Ttjvaç 
xaTaAa[7.€âv'r,t otaT[0£ij.£Vouç [tiJXeiovcov T[[[x]iôJv TÔJv 
G-'jv':£TaYu.£VOJV, •;rapaStâ[6]vat aù[To]iù^ toïç çfuJXaxÎTai?, 

60 [t']ya xaTaTTOTTtXXcovTat £t; 'AX£^avop£t[av Tip|o; 6£[o]YévY)v 

TCiV OtOtXTjTrjV. 



Col. IV. 

[S'' fragni., col. II.) 

[xaO T^ajipav 

l^làpTaiSaç)] vÇ, -/(otvixa;) Ç", auv/_p(-/](/.aTt ), xat !ti)(u.ÇoXov) 



^-ot( 



oc a ij: 



£Trt- 



xat 



'Oo'JtV'J'jZ'l'-- 'A-b TOO £V aOt 0^£tXoiJL£v[o'J 

65 [îJaXXov ui£po; o' (jt-ÉTpr^TOV AySu[ 

at/u.aXojToiç et; 'rr^v yivouivr^v ^ij[vTa?tv? 

T-Pjç [i.£v £x -.00 L xpJtO-^;;) (àpTâêaç) p9[ï f}', ty]? oà [àx toù . L xpItOï]?) 

[(àpTà€a;) pa,j 
Ta; zaTaç ^97 '^', àpoupojv poçç', xat o-[iJul€oXov Ttoltyjaov) Trp(bç) aCi(TO'jç)] 

£Îç 'I^acôyt xO. 



3. COrxRKSl>ONDANCE DU BASlLICUCilUMMATE IH 

70 Mtuo-ioç ToiioYp(a[jL[/.a':£wç) 

'Ev(ToXy]) Toïç ~y.z7. M-/jTpooa)pou to'j oi)c[o(vô[xou) xal toi? TOTiOYp(aau.aTcaT'.]] 

xal TOtç xco[ji.0Yp(apLU(.aT£0o-t) xal àpyjçu(Xaxba',(;) xal ;puXa2t[tTatçj. 
'EtieiSy) IleTEap/YjÇt;, ô TO-oypaixiJLaTfeùç twv tottwv] 
[tôv Tïjept <lHXaSeX^£Îav, t/jv 7ïpoo-o££[tAo[JL£VY]v ], 

75 lîpfJÇ "iiv £a£u.{TOa)To yr^v £x toû p[a(TtXixoij). ... 

[.j^iTOU îxavà -nATjOY), àvax£;/a)pYix£[v 

tJSy] 0, (TUV':£T7yauL£V Miija-£t Twi ':o7i[oYp(apL[jLaT£î) £7rlj 

TOUTOUÇ £7imop£Û£a-0ai TO'j; TÔ7ICi[uÇ, 

X6yous àxxoarC^TOat [Jt-£/pt [toO 

80 [.]... 6£0Y£vy]v Tov StotxrjTyjv, £-£l x[ 

y[ç] 'AX£^avopîav ■ £-tO[OOTa>Tav Jùv 

oi x[a)]u.0Ypap.uLaT£ïç Toùç Aoy^u; Û[ 

[.?] oTTw; xal aÙTÔc; O'JvYjTai ':^[... To] 

XoYlfTTTjptOV xal ÇPOVTÎ'Ce'.V 7t[£pl TWV xaOY]-l 

85 xovTcov . 



L. 19 : peiil-ètre...] yp'.av. — L. 35 : î'.t.[..., £',ts[..., ou £'.t'.[.... — L. 49 : 

Tov TOpi [..., peut-être : ;ji£pi[ ; — ..]î!.", /^^V'- — L. 63 : y.p'.f)to]v S.Ç", Smyly. 

— L. 64 : £v o-oL, 1. TO'. (?). — L. 66 : et; tyiv vwoaîvriv i'j['i-o.^<:/ . — i-j et t', sont 
seuls possibles. — L. 70 : le papjrus est arraché devant M-.yT'.o;. 



Col. III. 

pour la si/iito-vis échue, à Klèsôn pour six jours, soit 

4 artabes, 4 chœuices d'orge, joius le montant d'autant de jours 
qu'il pourrait ajouter, et fais-lui donner un reru. 

(Le 27] A (Iliairèniôn. Tu feras bien de nous payer le traitement 
échu du mois de Lôios. 

(Le 2^)) Au même. Tu feras bien de payer à Imouthès, mon lîls, 
le traitement qui nous revient de Djstros à Panèmos, pour que 



32 PAPYRUS DE LILLE 

nous soyons en mesure de nous procurer tout ce qui concerne 

notre bureau et des papiei's; si , déduis ce que tu nous 

as donné jusqu'à ce jour. 
Le 11 : 

A Ptolémaios. Mesure le , du district d'IIèracleidès, 

venant de Zépliyros, le sitologiic, à nios, l'agent de Pocrouiis, 

économe du Lètopolite (?), et à Ptolémaios, l'agent de Harmaclioros, 
le basilicograïuuuite, en paicmcul du monopole de la bière dans 
le nome, soit 3,000 arlabes d'orge, 900 de sésame; et fais-lui donner 
un l'cçu. 

A Téôs, com du Port des Syriens, même ordre. 

(■^i) Circulaire aux revendeurs, relative à l'exercice de la vente de 
l'huile et du ricin. Nous avons envové en tournée Ilèracleidès, avec 
l'ordre, s'il prenait des revendeurs en llagrant délit de vente à des 
prix plus élevés que les prix fixés, de les livrer aux phylacites, pour 
qu'ils soient envoyés à Alexandrie devant Tliéogénès le diœcète. 



Col. IV. 

fournis à ... 56 artabes, 6 chocnices de , et fais-lui 

donner reçu. 

A Orsénoupliis. Sur le fpii t'est dû, mesure la jiart (pii 

t'incondje, soil l/^'i, ;i Andy... (et à ), prisonniers, [)Our la 

sijiita.vis échue, soit sur l'orge do l'an 4, 192 artabes 2/3, sur celle 
(de l'an ., 101 arta]K>s), au total 293 2/3, pour 17() aroures J/G ; 
et fais-lui doniu3r reçu pour le 29 Pliaophi. 

I\Iiiisi.s le topogramuKite. 
(S) Circulaire aux agents de .Mètrodoros réc()n()in(\ (aux lopo- 
graniniates) et aux coinogrammales, aux archiphylacites cl aux phy- 
lacites. Piiiscpie Pél('-ai('hèbis, le loj)ogi ainniate de Pliila(lel[)hie 

le (?) dû en outre, .... pour la terre (pTil avait prise à bail 



:i. CUURKSPONDANCi: DU p,asilicogra:\imatk :vi 

(lu Trésor roval..., soninics considéral)los, osl parli , nous avons 

ordoniK- à Miusis le lopog-raniniatc de se rendre dans celle 

toi)areliie, prendre les comptes jnsqn'à ce (jue Tliéogénès 

le diœcète , puiscpie à Alexandrie; ([ne les coniogramniates 

donnent donc aussi les comptes à , pour (pi'il (?) puisse 

lui aussi au bureau de vérilicalion et réllécliir sur la décision 

convenable. 



1. eto-^ho-Ji [-oa S.o'.-/y,TOj Cf. 11. 60 et 80 et P. Pelrie, II, 38, [Ij) 1. G, 

cf. III, 53 ((') : 242 av. J. C. 

1-17. Première lettre, qiril est impossible de restituer; elle ti'aitait vrai- 
semblablement du transport par eau (sf' op;-to'j, 1. 2; -jaow, 1. 3; à-07:A£J7//., 
1. 4) du TÏTo; (11. il et 15) de quelque région. 

17-23. Seconde lettre, concernant comme celles des 11. 48-55 et C)'i-70 un 
paiement à faire ; la somme qui y servira s'élève à 50 drachmes, reliquat en 
l'an 7 d'Évcrgète dune somme prévue ou réservée plus tard pour une 
àva/àBaoT',;. Ce mot se rencontre dans P. Pelrie, II, 23 (1), cf. III, 53 [(i), 
à propos de grains, ce qui suggère le rapprochement de ce texte et de la 
i'ormide txjiÔv viov, c-rsosôv, y.yJiy.^oy, dans certains contrats de prêts, en nature, 
ou de transporis de grains (cf. e. g. P. Hiheh, I, 98, 1. 19). ]\Iais les mots s'.; 
oyûpwT'.v, à la ligne suivante, font plutôt penser à un ciu'agc de canaux. 

22. VM oyJpuT'.v . 'OyuDOJv est employé dans P. Pelrie, II, 9, 1, cf. III, 43, (8) 
1. 9, et II, 37, cf. III, 44 (2), verso, col. I, 1. 15, dans le sens de renforcer les 
digues menacées par l'inondation. 

23-35. Sur cette lettre, cf. introduction. 

35-40. Quatrième lettre, incomplète au début. Il y est question de l'orge 
récoltée dans la septième année et destinée à une o-JvTa;'.;, et l'ordre y est 
donné à un l'orutionnaire inconnu de verser à Ktèson 4 arlabes, 4 chœnices 
d'orge; ce versement représente-t-il une ^JvTa;'.;? ou doit-il être pris sur 
l'orge réservée h cet usage? l'état du texte ne permet pas de le savoir certai- 
nement. Si l'on rapproche les mots [tyj;] xa9' r^'xizy.y y.p'Slr,^ (11. 35-6) et £'.; 
T|U.£pa; Ç, on est porté à croire (juc Klésôn l)énél:ciait d'une aJvTa;'.;. 

36-7. Iv.^ Il TYiV yi.vûuîvA,v o-JvTaqw; cf. 4, n. 16. 

38. "0['7y.]i av r,jjiïpa^ || £-i.o(.'>r|i. KtyJtuv. Sur cette forme d'optatif, cf. E. INIayser, 
Gramm. d. griech. Pap., I, pp. 326-7. 

40. inlerl. (et 42, inleii.). Ces deux chiffres marginaux sont probablement 
Fasc. I & 



3'j PA1>V11L'S DE LILLE 

des dates, Ijicn qu'on attende l'ordre inverse; mais le traitement du mois de 
Lùios qui l'ail l'oljjel de la lethe des 11. 40-42 n'est dû qu'après celui des 
mois Dystros-Panèmos, dont |)arlc la lettre suivante; vi'. n. '18. 

44. 'I'/ojO/-.'. -h)', j'.oj: : sur une ideiililicalion possible de ee personnage, 
cl', iiili'ddiicl ion . 

'1."). Iv.-: -; TYil^v] ''z'j.ix'iy-i'.7.-j : expression générale pour désigner l'olTice des 
scribes et lout ce cpii les concerne; ri'. P. Teht, I, .'iO, I. IS; .îl, I. 18; /'. }libeli, 
1, 82, 1. 20. ('.elle correspondance provient donc du buicau du basilico- 
grammalc^; cl', iiilroduclion. 

K-y.'. yàvT7.; : pareille dépense ligure dans les comptes du comogrammate 
Clenches, /'. 'l'cbl^ I, 112, I. 2.") : v.k-tz-^^vj yaoTwv. 

48. la. Ce cliillre, à pareille place dans un r(\gislre d(^ correspondance, 
diiil cire une date; il rend tlillicile à explicpier ceux des interlignes 4(1 el 42 
(voy. siij/i7t) ; pcul-éire les deux lellres des II. 40- '»2 el 42-48, daljord oubliées, 
ont-elles élé ajoutées dans le cours du nu)is suivant ; d"(ni la mcntidii iiiar- 
ginahî lie leur liate. 

49-.'')."'). Sepliénu^ lettre, relative au paiement de la v^'Api du nonu'. Les bras- 
seurs ne sont |)as des i'onctionnaires, bien (pi en piincipe leurs manul'aelures 
|)()rlent le nom de nianulactures royales; l'iiltal lève sur la bière l'abricpiéc ou 
vendue un -^Oio; mensutd, tiès probabIem<'nl allernié sous le nom de vjTy,oà 
(ovy] ; il V a la un vi'M'itable nu)n(^pole de l'ail; cl'. Wilcken, Osl/\, I, p[). 3()9-78 
el (Irenl'ell el lliinl, /'. 'J'cbf, I, .">. pp. 48-0; le 'fo:o; était payé en nu)nnaic 
de bron/.e, sans change : l'I'. J'. l'aris. (12, col. \ , I. !!•, ré(''(l. dans licv. Lfhrs, 
App. 1, et /'. //i/j., 1, p. 282. Ici, le j)i'oduil de la 'Ç'j-r^zy. du nome (.Irsinoïle) 
est versé à l'ccononu' el au basilicogrammate du Lèlopolite sous forme d'orge 
et de sésanu! livrés pai- [in des sitologues de l'Arsinoile, et de deux (dioses 
1 une : ou la v-iT/,sà était, au m'' siècle, paxce en naliu'c ; ou dans les |)aiemeiils 
d'agent ;i agenl du gouvernement, l'argent était parfois i-emj)lacé par des 
produils de la •'/, T'.To-ioso;. .Nous ne pouvons explicpier la raison <le ce 
paienu'nt à l'économe du nonu; Lèlopolite. 

40. Tov -:;-. [ jî'.o'v) •/. T. À. Ces nuils, malheurcusenuMit très mutilés, 

inditpujnt sans tloutc l'origine fiscale cl locale d(!s recettes cpii sei'vcnl à payer 
la î^'JT/isi. Ci', notes criti<pies. 

■^2. ' .\z'i.-j:/'j-j'jj. \'\\ scribe de ce nom se rencontre dans /'. Pc/r., 111, 40 [a), 
col. .'{, I. 1 ; une lettre d'un Harmaeiioros, le même sans doute, est copiée dans 
y. /'('//■., Il, (2), rf. III, V.], (;{), préciséiiuMil en l'an 7 d'Lvcrgèle. 

.^4. "Op;A0j l'jowv xui'a ). On peut penser à x(,')(ay,) ou à l'un de ses cas, 

à y.u)['xi.y/r^;) ou à xw(|AO*'pa|j.ui.a-:£Û;) ; cette dernière rcslilulion serait la meil- 
leure; mais l'abréviation est d'ordinaire dans c(> cas : y.(.)fy.oV/o(aaua-:£jiç). 

55. 'Ev(-:oAyî). Nous proposons cette résolution de l'abiéviation îv, sur la 



3. CORnRSPONDAXCi: DU BASILICOGRAMMATi: :V.\ 

K'cliifc (le l:u|iR'lle il n'y a aiicnii duiili'. La InrniiilL' ilu (lcl)til iiKliijiic le ou 
les ileslinataires, an dalif, sans eniplui du mot ■ / y}.'.i':i . 
IiitcrI. : 0, vï. ncili' 1. 71. 

r>r>-G2. IN'ouvii'ine k-ttre, adressée aux revendeurs (riuiile sur les prix de? 
vente, qu'ils majoraient (cf. P. Pel/\, 11, ,'!8, {0), cf. III, 5,'!, [c] 1. (ii. Ce prix 
étail fixé pai- un accord entre le gouvernement et les fermiers (tjv— Ta-'ué/wv, 
1. 5'J) ; et nous le connaissons |)our l'an 27 de Philadelplie, soil environ 18 ans 
avant notre texte, ])ar //ce. Lchvs, col. 40, 11. 9 s(|q. 

62-G4. Fin d'une dixième lettre, analogue à celle des II. 3.1-40. 

64-70. Onzième lettre, comparable à la deuxième et à la septième j)our le 
mouvement de |)roduits d'impôt eu naluie (|u'elle suppose. Le nom de la 
recette est perdu; la dépense, qui in('ond)e pour un cpiart au deslinalaire de 
la lettre, consiste en un versement d'orge à des prisonniers; cl', n. suiv. 

()6. Aïyaa/.wTOi.;. Il est (pieslion des prisonniers ramenés d'Asie par Pliila- 
delphe dans /'. Pclric, 11, 29 (c) 2, = 111, lO-î, 1, 2; certains d'entre eux 
(àvoaaTiûoa) étaient atliii)ués à des paiticuliers qui versaient d'abord iwi prix 
d'achat, puis payaient régulièrement un impôt spécial (/'. /fibc/i, I, 29); mais 
le texte même du papyrus Pétrie montre (|ue d'autres étaient établis comme 
clérouques : Toj A'/.y.hoj -Cyj -j-'j -.r,; ['A]7''.y.; ylyj.y.){io]-ioy y."/.(y]pi'j) to'j àvî'.ÀY,a- 
uîvo'j tU -0 jSa^T'.A'.xo/) X. T. A. ; et si l'fjn doit restituer ici TjvTy.ç'.v, certains 
auraient même reçu une pension ; cL G8. 

G8. 'Apo'jj:ùv poÇ Ç'. La mention de la contenance fait penser à une distri- 
bution de semences; mais cf. n. G6 et notes critiques, iùid. 

G9. Iv,^ *I>aw3'. y.h. Seule mention d'un mois égvptien dans tout le jiapvrus. 

70 M'.JT'.oî TCi-OYî^aauy.Tîco;). Le [)aj)yrus est arraché devant Mvj-'.oç; peut-être : 
TSali M'.'jT'.o; -ro-ovp^aixaaTÉu);). 

70-lin. Douzième lettre, svtoa/,, comme 11. r),'i-G2, concernant la mission de 
Miusis, un topogrammate. Le texte ne peut être restitué; mais on voit que 
l'absence et peut-être la fuite après prévarication de Péléarchébis, topogram- 
mate de Philadelphie, rend nécessaire l'envoi de ^liusis ilans celte toparchie 
pour une vérification financière [11. 78-8.5), vraisemblablenu'nt celle des 
comptes de Péléarchébis et certainement celle des livres des comogrammates 
(11. 81 sqq.) ; le ditecète Théogénès est nommé à ce propos, sans que nous 
sachions exactement dans quelles circonstances. 

71. [ xal To^; '707:oyp(a[jiuaT£jT'.). Cette restitution semble nécessaire, 

puisque les topogrammates sont les chefs de service des comogrammates dans 
les toparchies et qu'ils sont directement intéressés dans cette affaire; d'autre 
part, si cette h-oh/^ était adressée à des administrateurs du domaine, ils figu- 
reraient avant les agents de l'économe ; cf. Jiei'. Lcn\'s, col. 37, 11. 2-5. 

71, inleii. : r, ; cf. oh, iiiterl. : o. Ces deux chiffres peuvent être des dates, 



36 PAPYRUS DE LILLE 

cf. 11. 40, iiilerl. et 42, iiiteii. et les notes; dans ce cas, il est diilîcile de les 
concilier avec la, 1. 48; cf. note ad loc: Peut-être indiquent-ils le nombre des 
exemplaires de chaque vnoXr, (jui ont été envoyés. 

72. Kal y.zy vi'jQ.y.yJ.-y-:;) xal <i'jKy.y.[''.-y.:;]. Les archiphylai'iles et les phylacites 
ont en outre de leurs fonctions de police d'importants devoirs financiers, 
surtout i)our la Y£vr,;jtaT03jAax'a; cf. P. Teb/., I, 5, II. 188-92, et les notes; 27, 
notamment 11. 4 et 29; et 159 (description). Ils pouvaient donc figurer ici à un 

double titre. 

7.3-77. 11 est difficile de voir comment les choses se sont passées: une accu- 
sation portée dans P. Tcbl., 1, 24, 11. 50 sqq.) contre un fonctionnaire peut 

cependant y aider : xal h toJto-.,- o'.aAà;j.67.vov £a'jTo';[?] |] xJv.TTopoavTs; Ta 

-Av/Jr, Twv û-o"cAAo;j.£vuv Y.y^-'. ~ç^r,^[iy-.iù'y.iy \\ à::o<y.t>y_wpy,x:va'. tv. i^...., 

74 -^îoi. ^ÙMt\-iv.y.J : Roubayyat, dans le N.-E. du P'ayouni ; cf. 

P.Foij.. p. 11. 

76. '\/.y:rj. -a/Ot, « des sommes considérables »; pour ce sens, cf. P. Tebt., 

1, 24, cité n. 7.'3 ci-dessus. 

77. "Hor, : peut-être un intervalle de temps écoulé depuis le départ de 
Péléarchébis, ..y,|i£pav] |] r^ori (T£TàpTr,v). 

84. Aoyi.TT/;p'.ov : bureau de vérification; cf. P. Petr. 11, 10, il' cf. 111, 32, 
{a\ 1. 23 i et (2), cf. III, .32, [h), H. 4 et 7. 



4. CORRESPONDANCE REL.\TIVE AUX CLÉROUQUES 



El-lahoCn. 1. 218-7 av. J.-G. 

33 X 21. 



Ce texte, dont lécriliire est une cursive voisine de l'onciale, 
contient l'enregistrement de la correspondance reçue et expédiée 
par Lamiscos, 6 è-l ajvTâHew; (cf. note i-:}). H ajoute de nouvelles 



3. CORRESPONDANCE RELATIVE AUX CLEROUQUES 37 

correspoiulauccs de mois iiitieédoiiiciis cl (\i;y|)litMi.s à roll(>s (|iii 
oui été réunies par MM. Grenfcll el lliinl dans P. Jliheli, I, A[)[). ], 
tables des pj). 336-7; elles concordent pour les mois, sinon pour 
les (pianlièmes, avec celle qui ligure ;i la col. 17 (an \ de Pliilo- 
pator) de ces tables : L o AatTÎou -/^ 'AOùp xO (cf. les notes dans 
P. Iliheli, 1, pp. 345-6); elles se placent entre \e 16 Tybi et le 
13 Paclion d'un an V) (la disposition de la correspondance et le con- 
tenu d'une des lettres (11. 24 sqq.) montrent que le 16 Tybi de l'an 5 
a bien précédé le 13 Pachôn de la même année); d'autre part, la 
nature de celte correspondance rend tout à fait vraisend)lable 
rh3q)otlièsc qu'il s'agit ici d'années de règne et non d'années finan- 
cières ; enlln nous savons par /-*. Pétrie, 111, 141 (cf. note ad loc, 
p. 331), que l'origine des années de règne de Pliilopator se place 
après Choiak. Le mois d'Atliyr, an 4, donné par les sources de 
la col. 17 de P. I/ibe/i, I, p. 34o, a donc pu précéder immédiatement 
le 16 Tybi, an 5, de notre texte; de là plusieurs conséquences 
intéressantes. 

a) Notre papyrus peut être daté, sans grand risque d'erreur, de 
l'an de Pliilopator. Si nous utilisons la concordance précise qu'il 
nous donne 1. 23 : Le 'Ar.ikkot.iou r; Ila/œv ty ^t remontons en 
arrière jusqu'à Ath^r, nous trouvons la nouvelle concordance : 
Daisios 1 = Athyr 4 ; P. Magd. 7, 8, 13 «t 26-32 (sources de la 
col. 47 des tables de P. Hibeli, I, p. 336) sont datés : L S Aawîou x'C 
'AOùp xO, ce qui équivaut à : Daisios 1 = Athyr 3; la différence 
n'est donc que d'un jour; on peut l'attribuer à une erreur commise 
par les bureaux où furent écrites soit les pétitions de Magdola, 
soit notre correspondance ; elle ne saurait en tout cas empêcher 
de dater notre texte de l'an 5 de Philopator : 218-7 av. J.-C. 

bj Les dates de P. Magd. 7, 8, 13 et 26-32 : L l Aa-.crîou -/( 'AO-Jp 
xO, tl'uue part, — 12, 1. 14 et verso 1. 1; et 39, verso 1. 1 : L S Aîo; 
Y <I'ap.£vwO XO, d'autre part, ont été rapprochées et discutées par 
MM. Grenfell et Hunt dans les notes (17) et (18) de leurs tables 
[P. Ilibeli, 1, app. I, p. 346). L'exactitude de la première de ces 



38 l'Al'YULS Di: LILLE 

séries est étal)lie par raccord presque al)solii avec la nouvelle 
correspondance fpi'apporte notre texte; et c'est la seconde qui peut 
maintenant prêter au doute; mais, vérification faite sur les origi- 
naux, la lecture est aussi sûre que dans la première série. On 
n'est donc pas Ibiulé à rejeter l'une plutôt que l'autre; et mieux 
vaul les acce{)ter toutes les deux en essayant de les expliquer. On 
se trouve aussitôt en présence d'une difficulté : Daisios-Atliyr 
a-t-il précédé Dios-Phaménoth, ou réciproquement, en l'an 4 
de Philopalor? Les deux livpothèses semblent possibles (cf. Gren- 
fell et lluul, /^. Ilihcli L, p. VS). Eu réalité, la première doit être 
écartée. Supposons en ell'et que le "i Athyr ait précédé le 24 Plia- 
uu^uolli; nous fondant sur ce fait que ;> Alhyr = 1 Daisios et 
admellanl pai- principe ([u'il n'y a pas eu d'intercalation dans l(\s 
mois uKicédouicus entre Daisios de l'an \ et le nu>is de Dios sui- 
vant, calculons la correspondance macédonienne du 24 Phamé- 
nolli; nous trouvons (pi'au 24 Phaménoth devait correspondre le 
24 llyperbérétaios ', et non le -3 Dios; pendant les 9 jours qui 
sé{)arent le 24 llyperbérétaios du )i Dios, l'année égyptienne serait 
donc restée au 24 Pliaménoth, autrement dit elle aurait admis une 
intercalation; or, elle n'eu connaît pas d'autre que l'intercalation 
régulière des TJ jours é[)ag-omènes. 11 faut donc admettre (|u'en 
Pan ^ de PliiI()|)alor Dios-Plianu'uotli précède Daisios-Alhyr. Mais 
si nous comparons alors les correspondances 24 Pliaménoth = 
.'^ Dios et ;> Allivr = 1 Daisios : nous trouvons 223 jours de 
dislaucc du 2^i Phauu'uolli au 3 Atliyr, 203 seulement du 3 Dios 
au 1 Daisios. On peut donc conjecturer une inlcrcalution de 
20 jours cuire Dios et Daisios de l'an 'i de Pliilopator. 

<■) Si l'on suppose que les années de n-i^iic sont des années 
égyptiennes de ;')()") jours, l'origine de celles de Pliilopator jieut 
être lixéc avec plus di' précision (pi'cllc ne l'a été jusqu'à ce jour. 
J\ Pitr. 111, \'\\ moiilre (|u'elle doit cire cherchée entr(> Choiak de 

1. C'est ce qui se produit en I':mi '>, cf. les dalos fie noire texte, avec corrcclion criin jour : (a). 



fy. CORRESPONDANXE PaELATIVR AUX CLEIIOIÎQUES -3!) 

l'an 'L\ tri^V(>r<>vl(' ol le iiio's de l'auiii siiivaiii ; |)iiis(|ii(' la période 
IG T}'I>i — 1-) Pac'hùn a{)[)arli<-Mil (Taprè-s notre texte à une même 
année de règne, elle ne peut plus se trouver ([ue dans lune des deux 
{x'riodes suivantes : Choiak — 10 Tybi, ou 13 Paeliôn — Pauni; les 
papyrus de Magdola écrits, selon toute vraisemblance, dans la 
première année de règne de Philopator, diminuent même la première 
période de 4 jours (n"^ IG, 20, 21, 22, 23 et 33 : L a Pop-ta'Vyj xv] 
Tooi t^); enfin, si nous nous reportons aux o])scrvatioiis précé- 
dentes [h) sur l'ordre des mois en l'an \ de Philopator, nous 
voA'ons que le mois de Pliaménoth qui précède le mois d'Atliyr de 
l'an \ a[)[)artient également à Tan '\; l'origine des années l'ég-nales 
de Philopator se place donc entre Athyr et Pliaménoth; la période : 
13 Pachôn — Pauni se trouve exclue; et l'intervalle Choiak — 
12 Tybi est le seul où l'origine des années de règne puisse être 
désormais cherchée. Ce résultat doit être rapproché de celui 
que donne P. MagiL, 35, 1. 2 : toO yàp t L, w; ai -pocrooo'., «l'auîvojO, 
lorsqu'on l'interprète à l'aide de la théorie de M. Smvlv sur les 
années de règne (Ifcrinatlicna, 1899, p. 432; et 'Irenfell et lluiit, 
P. Iliheli., 1, app. 11, p[). 3()2 sqq.) ; dans celte h3'pothèse, ce 
passage indique que l'avènement, origine îles années de règne, 
aurait eu lieu entre Pliaménoth et Thoth, ce qui ne concorde pas 
avec notre conclusion; mais si l'on explique ce même texte à l'aide 
du nouveau système proposé par M. Smyly [Ilermatliena, 19U6, 
pp. 106-1 K) et notamment p. \\h) pour la relation des années de 
règne et des années financières, l'accord reparaît : les années 
étant dilférentes en Phaménoth, l'origine des années de rè^ne se 
place entre le l*"'" Thoth et le l""'' Mecheir suivant; il est vrai qu'un 
papyrus bilingue publié par MM. Revillout [Proc. Soc. Bibl. 
ArcliaeoL, 1891) et Griiïîth [iJ)i(l., 1901) donne l'indication 
contraire (cf. Smyly, loc. laud., pp. 115 et 116). 

Ce papyrus complète aussi nos connaissances sur la condition 
des lots de terres donnés par la couronne aux soldats, les /.Ay^coi. 



40 PAPYRUS DE LILLE 

On savait déjà qu'au ni*" siècle le xXi^po; faisait retour à la cou- 
ronne lors de la mort tle son possesseur; le fait, conclu d'abord de? 
l'étude des testaments de soldats, où les xXYJpot ne sont jainîiis 
légués, est pleinement établi par/*. Hiheh, I, 81, de l'an 9 d'Lver- 
gète (239-8 av. J.-C.) ; mais à la lin du ii'' siècle les xÀv^pot passaient 
généralement des pères aux fds, sous certaines réserves dont on 
trouvera l'exposé dans/*. Teht. I, app. I, p. 256; notre texte montre 
que cette transmission béréditaire était déjà la règle à l'époque de 
Pbilopator ; 11. 26-27 : wt ûu^p-/£V 1| r\ y-^ aÙTwt xal ix^iôvji.q,. Toutefois, 
elle ne s'accomplit pas sans une reprise, au moins teuqioraire, du 
xX^ooç par le ^ol'jCkv/.ôv , ni sans formalités : il faut une inscription des 
fils du clérouque, appelée sans doute èutypa^r; (1. 32 : £co; toO... È-tyca- 
orvai), dans un délai (ixé par un décret : iv Taï; xa-à to -^ôi-a^i^xy. rii^i- 
pai; (1. 33), sur lequel nous n'avons pas d'autres renseignements. 
Tant que ces formalités, à tout le moins, ne sont pas remplies, le 
xArisoc fait retour à la couronne : cf. la locution xaTÉvsiv àv Soi Sa-ri- 
A'.xwt (IL 30-1); il est, pour reprendre l'expression des P. Teht, I, 
Èv x7.To/?;i, xa-ro'/tuLoç. Si l'on rapprocbe cette phrase de celle de 
P. llib. I, 81 : àvaXafAÎÎâvEtv £tç xo [3ac7LXix6v, qui indique une reprise 
définitive, (parfois une confiscation du xArjpoç, P. Petnc,\\\, lO'l, 1. ^i, 
et 105, 1. 6), il semble qu'entre l'an 9 d'Kvergète et l'an 5 de 
Pbilopator un cbangement se soit produit dans la condition des 
terres des clérouqucs : le retour de leur terre au [iSacnAixov après 
leur mort, d'abord définitif, n'est pbis que temporaire et condi- 
tionnel. Mais il est toujours effectif : i)eut-ètre le délai d'inscrip- 
liou (l(>s fils comnu! tenanciers était-il assez long et la couronne 
avait-(dle chance de bénéficier des fVuils du xXrjpo; avant f[ne 
la transmission en fut opérée; et surtout, le clérouciue décédé 
pouvait ne pas a\<)ii' de fils (I. 32 : sw; to'j, è à v O-ap/ôJ^iv 
aÙTÔJt uiol, £-[ypa9r,v7i x. -.. >..i; dans ce cas, le ^aiiAtxov affirmait 
par la reprise du xA-^po; son droit éuiineut de propriété et pré- 
parait l'attribution de la Icirc à de nouveaux 'cléroucpies. C'est 
une attribution semblable ou une confiscation définitive que con- 



\. CORRESPONDANCE RELATIVE Al'X CLEROUQIIES W 

cernait sans doult' la K'Ilrc des II. 8-13, Icnninôc! par les noms de 
deux lioinnics doiil le père est dilIV-rent. 

Les f'onetionnaires intéressés dans ces niulations des xArjoot étaient 
iialurellenienf de (Xvxw ordres : niililaire d'uni' part (Siraloclès, \\\\ 
tactoniisthe (?), et Laniiseos, eliari>é de l'établissement des elérou- 
cpies), eivil et linaneier de l'anlre (llèraeleidès^ léconome, et Iloros, 
le basilicogrammate) ; aussi les leHres ([ue Marsjas et Stratôn 
adressent à Tliéogénès, à (|ui llèraeleidès et Iloros seml)Ient su- 
bordonnés, sont-elles rég-ulièrement communiquées à Str;itoclès et 
à Lamiscos. 



[ ]ii:: — ^i'^''!^ Trapà Mapo-uou Ypa(!p£Îa-ï]ç) r,aïv ï-K['^-.Ckrfi, 

L £ 'A7:£ÀXa(oij ["Cj riaywv L. 

Ma[p'7'j]aç ^■r[pa]':o>cA£T jaxTOjJt.îa-Ofwi yjaîpetv. Ty^; ufpo]; 



5 OEoyévTjV £7!:(ta":oX-;ï;) 67:oY£Ypâ!pa[;i£v |rjL«.ïv to àvriypasov, i'-o); 

ga( ).... £7:u[aTa]xoXouO&Qv':£ç -oi'/JTt xarà TaO'a. 

L £ 'Ï7i£pÇ£p£':a(ou [xy] <I»atjL£v]wO x6. 
0£OY£V£',. 'Y7ioy£y[?*9°''^ — -...JTjt aot a.[...].v [...] TOO y^vol;.£vo'j 

È7ria£A[y]ToO L] £ rop7ri[a]!ou .Ç" av..aj...]v to'j; xÀfr^pouç) 

10 otTuœvTaç ct[ù]v toï;; £V£C7Tr,xi'7'.v âx'iopioi?. L £ 'r7:£pÇ(£p£Taîo'j) yJ^ 

'l'a'/îvcoO [xri. 

i L 1 j 

'Ho'jXoç 'Ho'JAOLi, 

Aé^avopo; Nixwvo;. 

Opcou Tyjç T^p'o;; pioxTE'.oojvtovjj tov oïxsvoulov àvT^'tYpxî/Ov). 
'HpaxAîior,'.. 
15 |IIa)a£[ScDVtcoi|. Ty]V 7rpoa-£xx£tuL£VY]V à-YOpàv toO orvou O'.à 

. „. V ,, t^oO ToO Tiapa OsoYtVou? £tç tyiv 8(aa-tXtxr,v) C7(ijv)-:(aitv) 'roO £ L 

t6v o;xov(i(;j.ov) p.à(Aic7-:a) (Tij(vTa^ov) 

Fuse. I 



42 PAPYRUS DE LILLE 

■/.al a'J':U.ÇoX&v) -oirjTaaOat "pb; aÙTov. 

i^ 

20 ^TpaTtov il-rpaTOxAEt xal x\aii.{(jxa)t yaîpetv. Ty^ç ~pb; 

0£OY£vr,v i-'.cT-olkr^z 'j~Ci'{iypy.^o(. ùaïv to àvTtypa^ov, 

OTTouç £7:axoAc.uOoOvT£; TOi^TE xa^à [Ta}jTa. 

L z ' A~tXka.i.ou ly Oay'wv ty. 

0£oy£V£t. Fpà'JyavTo; tîulïv Aaui.îaxou ToCi i-l auvTà- 
25 ^îw;, 6TrY]p£Tou -rwv èv ':wt 'ApaivotTr/, Trjv c-opt- 

aov x£xAY]pouy/ja£va)v (TptaxovTapoupoJv) Max£o6vcov, wi ÛT.r^pytv 

•/] y^ xal Ixyôvot^, ':£A£'j':r,a-av':o; L £ [TjOoi t£, 

— -axi T6(xiJa-6o! V xkr^\po6[y(x)•^ ?j 
£7:£a":aAx£vat lloaxXîtOîi oîxovctji.cot ... "Ûobii 
30 flaaiXtxôJt ypaaaa':£ï iv Tôii aÙTcot ypovcot '/.OLziyi'y 

SX. TO'J 

"bv xA"^p[ojv £V TÔii [îaa'iX'.xtot aùv ^oTç £V£TT"r)x6T0^ a'-6po[u] 
èx^oplot; £co^ ToO, èàv O-âpyto^iv aÙTO)'. 'jIoI, àTriypasYJvat 
èv Taï; xatà ".h -pOTTayaa r^uiipa'.;, èypâ^-rj ao'. L £ l-Ep^EpsTaî- 

[ou ta] 
<I*aa£vcoO '/^ 7'JVT7.;ai 'Aa.~iytiv tov xAyjpov £V tojî ^aTLAtxôJt 
35 C7'jv Toï; èx^optoi; xaOoTi £y£yp'7.^-/]. EtieI oOv jJ-E'à TaOTa 

yiypa^£v H-rpa-roxXrjç ô Tax[T6[ji.|w0o:; xal o Aatti^xo? èûtyiypa^r; 



Ll. 1-3 : Smijiij. — L. 1 : [STp7.To]xAr„- (?) 5«/. — L. 9 : pciit-clro : rop-'.[alwu .Ç" 
Mîy_£'.3 Ç" £v.. av.. — L. J() : s-.; r^iV p(aT'.À'.xT,v) <T('jv)-:(a;'.v), Sin.\ iAa(A'.crTaj 

try^v7a;ov) : u, />c//». — L. 29 : O'.xovouu)'. . w, iJpw., pop. 



/i. CORRESPONDANCE TiELATIVE AUX CLEROUQUES 4:5 



« Ci-joinl la copie de la lettre à nous écrite [)ar Mars^as, 

pour coninuinication. 

An 5, le 7 Apellaios et 7 Pacliôn. 
Marsyas à Stratoclès, lactoniistlie, salut. Ci-joint la copie de la 
lettre adressée à Théogénès, pour que vous vous y conformiez. 

An 5, le 28 Hyperbérétaios et 29 Pliaménoth. 

A Théogénès. Ci-joint (pii a été épiniélète.. l'an 5, 

le . Gorpiaios,.... tous les lots de terres avec les fruits de la 

présente année. 

An 0, le 22 Hyperbérétaios et 23 Phaménoth. 
Ilèdulos, fils d'Ilèdulos ; 
Dexandros, fils de Nicôn. » 

Du 17 : 

« A lloros. Ci-joint la copie de ma lettre à (Poseidônios) Hèra- 
cleidès l'économe. 

A (Poseidônios) Hèracleidès. Fais verser le produit de la vente 
supplémentaire (?) du vin, faite par Toutli, l'agent de Théogénès, 
pour la sijnfa.ris royale de l'an 5, à Métalleus, liegcnwn, soit 
42 drachmes, ; et fais lui-en donner reçu. 

(En marge : « Mis au nom d'IIèracleidès l'économe »). 

Du 18 : 

« Stratôn à Stratoclès et à Lamiscos, salut. Ci-joint la copie de 
nui lettre à Théogénès, pour que vous vous y conformiez. 

An 0, le 13 Apellaios et 13 Pachon. 

A Théogénès. Lamiscos, l'i liv. a'jvTà^ew;, nous a écrit que, un 
hypèréte des Macédoniens à lots de trente aroures, établis en 
clérouchies dans les terres cultivables du nome Arsinoïte, auquel et 
aux descendants duquel appartient la terre, étant mort le 16 Tybi 



e 



44 PAPYRUS DE LILLE 

de la 5*^ année, le tactoniistlie des cléroiiques (?) avait 

ordonné à la fois à llèracleidès l'économe (et) à lloi'os le basilico- 
graniniate de réserver le lot (de l'iiypèréte) à l'I^tat avec les fruits 
des semailles de l'année, jusqu'à ce que, pour le cas où il aurait 
des fils, ceux-ci se fissent inscrire dans le délai conforme au 
décret; il t'a été écrit le 11 lIyi)er])érétaios et 12 Phaménoth d 
Vnn o d'ordonner que le lot avec ses fruits fût réservé au trésor 
roval, ainsi (jue je l'avais écrit. Puis(|ue dans la suite Stratoclès le 
tactoniistlie m'a écrit et Lamiscos a ajouté » 



1. Le c|iiantième du mois (IG (r.\|)rliiiios-Pachôn ?) figurait clans la colonne 
prccédent;'. 

1-3. La lettre est évidemment écrite par Stratoclès, puisqu'elle sert de 
lettre tl'envoi à la suivante (pii lui est adressée; c'est une lettre reçue par le 
bureau dont nous avons ici la correspondance, puis(|ue la date ligure à la (in 
(1. .'] i ; cl'. 11. 14-19; ce bureau n'est donc pas celui de Stratoclès; si l'on 
com[)are à la 1. 2 ), on voit que c'est c(dui de Lamiscos; sur la lecture du début 
de la ligne, cf. notes criticjues: sur Stratoclès, cf. n. 4; sur Lamiscos, cC. n. 24-5. 

'A. Le cliill're restitué est caii nb' d'api'ès la 1. 23 ; cf. note rtd /oc. 

4. Ma'oTJja; : ses l'onctions sont iiu-onnues, ainsi que celles de Straton (1. 20), 
c(ui devaient èlre analogues : tous deux donnent des ordres au taetonùsthe 
Slraloclès et à Lamiscos ; ils correspondent avec Tliéogénès (cf. n. 5) ; ils 
appartenaient peut-èlre à l'admiiiislration supérieure de^. ( lérinu'liies. 

yi-:[zy.]-oy'j.sl -:'j.-<-rj'x':7^i(ù: : d'après M. P. ]\1. }ileyer, Ilcej-ivescii, pp. 26 et 66, les 
ToczToa'.TQo'. étaient des otliciers payeurs ; d'aj)rès M. Scdiubart, Aichiv, II, p. 149, 
c'étaient vraisemblablement des soldats, qui recevaient en plus du yCk7\oo^ une 
S(d(b' délcrmiiiée ; cette correspondance donne à croire cjue c'étaient des 
otliciers, et cpiils s'occupaient de l'administration des terres des clérouques, 
cf. n. 28. 

,0. (-):fj-'iv/,v : ses fonctions ne sont |)as indicpu'es; d'après les 11. l.j sqq., il 
pourrait cire un économe ou \\n (iiiligrapliciis \ mais récononie est Hèra- 
clcidès ; daulie pari Siralon semble lui rendre conipte d(> ce tpii a été prescrit 
il l'économe llèracleidès et au basilicogronumUe Iloros 11. 2i-lin'! : serait-ce le 
did'cèle Tliéogénès, qui nous est connu en 2'i2 et 2'iO a\. .I.-C, cL 3, introd.? 

7 . Cf. n . .3. 

8-13. Lettre concernant deux x/.YJpo'., et les fruits de l'année. 

9. '.\v[aÂja[êîî]v ? Ce serait alors une contiscation. 



4. CORRESPONDANCE RELATIVE AUX CLEROUQUES 45 

9. 'E-'.aïA[T,-:oj. . . Ce ionolinniiairc, im'oiiiiii dans les listes les plus 
anciennes [Ftev. Laws, 37, 2-5; P. Pr/r., II, 42, [a], cf. III, 43 (1), II. 1-4), n'ap- 
paraît (iii'à la lin du m' siècle et ne devient important qu'an ii''. 

10. lî/'iopio'.;. Les revenus touchés par le clérouque ; ceux-ci ne paient pas 
de loyer, mais des droits spéciaux; cl'. P. Tebt, App. I, p. 555; cf. d'ailleurs, 
11. 31-2. 

L £ 'V7i:îp6(£p£Taiou) x^ ^ajjiEvwQ [xv] ; cf. n. 3. 
14-19. Lettre envoyée par le bureau de Lamiscos, cf. 1-3, à la date du 17 
du mois d'Apellaios-Pachon de l'an 5 de Philopalor, cf. 11. 19 et 23. 

14. 'iîpu'.. Basilicogranunate du nome Arsinoïte, cf. 11. 29-30. Ce passage 
confirmerait notre hypothèse relative au basilicogrammate dont nous possé- 
dons dans 3 la correspondance (cf. ad loc, introd.), s'il n'y avait plus de 20 ans 
d'intervalle entre les deux textes. 

llpô; [;ntoT£'.owv'.civ]J, corrigé en 'HpaxÀswTiV, cf. 1. 15; la correction est 
expliquée par la note marginale. Sur les fonctions de l'économe, qui con- 
sistent à surveiller les fermiers de l'impôt au m° siècle, le texte essentiel 
est Rei'. Lnn'S, dans de nombreux passages des colonnes 11-57; à la fin du 
II* siècle, l'extension de la compétence de l'épimélète et le changement des 
fonctions du stratège en diminuent l'importance. Cf. P. Tebt., I, notamment 
5, 1. 159; 27, 11. 21 et 29; et ci-après. 

15. Tr,v -po-£xx:',Li.£vy,v à-'ûpàv tccj ol'vou. Le roi possédait le monopole de 
l'achat en gros et de la vente du vin : liev. Lnws, 24-35, et jouait le rôle d'in- 
termédiaire entre le producteur et le consommateur; c'est l'économe qui 
procède à la vente avec Yantigrapheiis et le fermier de l'impôt : Rev. Lan's, 
33, 11. 2-8; et Théogénès, dont Toulh est ici l'agent, pourrait être un économe 
ou un anligiripheiis, mais cf. n. 5. Certains paiements étaient effectués avec le 
produit de cette vente; cf. P. Petr. I, 24 (3), cf. III, 52 [h], 3 1. 3; II, 13 (17), 
cf. III, 42, D (3), 1. 6; et surtout, II, 15, 2, cf III, 43 (7), 1. 6, si bien que 
nous trouvons l'expression àyopâj.., r,v ojx sO.r/jy., employée en parlant d'un 
è']/wv',ov ; de même ici, Théogénès met une somme provenant de cette origine, 
à la disposition d'Hèracleidès : c'est ce qu'indi([ue peut-être le mot -poTcx- 
x£i.a£VT,v, dont le sens précis n'apparaît pas tout à fait clairement. Pour la 
coutume générale d'employer des recettes spéciales à des dépenses spé- 
ciales, et pour des paiements en nature, cf. 3, 11. 49-54 : £•.; rr,v ^•jr/-,oàv; 
11. (i4-69 : £'.; v^,v vr.voaîv7,v (Ty[vTaç',v?; cf. ci-dessons, n. 16. — L'intervention 
de Lamiscos s'explique facilement : il veille à ce que l'hègémôn Métalleus, 
probablement un des clérouques établis sous sa direction (cf. n. 24-25), 
reçoive 42 drachmes qui lui sont dues; et il écrit dans ce sens à l'économe 
Hèracleidès; puis il communique sa lettre, pour contrôle, à Horos, le basi- 
licogrammate, cf. n. 14. 



/i6 PAPYRUS DE LILLE 

IG. E".; r/,v [î aT'.),',x/|V) a-(yv]Tia;'.v). Le Sens du mot : pension servie par le 
roi, a été donné par M. Smyly : P. Petr., III, 86, qui a joint à son expli- 
cation la liste des professions qui en bénéficiaient; ce passage doit être ajouté 
à ceux lie Diodore, ^', 46, et de Lucien, Dial. des Courtisanes, 15, 3, qu'il a 
cités pour les soldats; dans 3, 1. 66, des prisonniers reçoivent pareille 
pension ; elle y est payée en nature, comme dans P. Petr. III, 86. 

17. MsTaAÀî^ Tw'. Y,-'£;jLovi.. 'Hyîawv signifie ofîlcier en général, et plus parti- 
culièrement, dans certains cas, oUicier d'infanterie : /?ei'. Lan's, col. 37. 

-/„- [i : o'.-Aï,; dans l'interligne semble être l'interprétation du |j de 

la ligne. 

20-rin. Pour l'interprétalion de tout ce passage, cf. l'introd. 

20. ÏToaTuv, cf. n. 4. 

23. Sur l'imporlance de cette double date, cf. introd. 

24-5. ToJ £-• crjvTi||;cto,-. — Cf. P. Tebl., I, 79, 1. 89; 32, 11. 1, 9, 13; 31, 11. 6, 
10, 15 ; 30, 11. 6, 10, 15; règnes de Philopator, Evergète II et Sôter II. Le titre 
est alors -pi; ■r7^'. TjvTà;^',. Ce fonctionnaire a donc existé dès la fin du 
m" siècle. 11 s'ofcupait des mutations des terres clérouchiques : P. Tebt., 
I, 30 et .31; ici, il intervient dans le retour à l'État du x).r|po- d'un triacon- 
taroure décédé. 

25. 'Y—c.zi-o'j. On connaît des hypèrétes des hipparcbies [P. Pelr., III, 
112, col. 1, 11. 25 et 34) au m' siècle; des TayaaTixol ÛTrrjpsTa-, des cavaliers 
mercenaires à l'épocpie d'Evergète II (d'après M. P. M. Meyer, Ueeiwesen, 
pp. 81-2.) ()uant à leurs l'onctions, c'étaient celles d'ofliciers-payeurs (id. 
Und.\ 

Ttôv VI Tw', ApT'.vo'lT//. Maxîoovcov. Le dernier et le plus clair exposé 

de loul ce (jui concerne les clérouques et les catœcpies a été donné par 
MM. Grenfell et 11 uni, P. Trbl., I, App. 1, pp. 545-558. 

25-6. Tï,v 3'-6p'.||;j.ov. A la fin du \i' siècle, quand on établissait de nouveaux 
<dérouques, sans en ilépossi'der d'anciens, on leur donnait des terres jus- 
qu'alors non cultivées. ]\Iais il y avait des exceptions et des abus : cf. 
P. Tchl., I, A|)|). I, pp. 554-5, qui renvoie aux textes. 

2(1-7. il; jzY.py:-/ y, --yj tj-.w. xal $x.--ovo'.;. Le pléonasme s'explic|ue facile- 
ment ; cf. introd. 

28. Tax^-:oy.'.]7fJo[v x),Y,;poj'ywv? — On connaît des t7.xtoul'.t'Jo'. xAY,soùyo'. (e. g. 
/'. l'cir., III, 6 [(i), I. 40 : Evergète 1); — des tactomistlies attachés à un 
corps : Tojv }.\'j:.'j.wj T7XTO;i.'.Tf)o^ (P. Peir., II, 'i7, cf. III, 55 [O], 1. 7 : Philo- 
pator , ou : -:à;£(o; tti^wv TaxToa',7%.; [P. (Jreiif., I, 10, 1. 9 : Philometor) ; mais 
non des TaxTÔm'.^fio'. xAr,poyyuv; peut-être doit-on restituer XAY,poùyov; quelle 
(|ue soit la restitution adoptée, c'est toujours en (jualilé de Ta/.TojjL'.a-Oo; que 
ce personnage (Stratoclès, vraisemblablement) intervient dans l'affaire. 



h. ORDRH DI] DISTRIBUTION DK SEMENCES 47 

31-2. -ùv -o'.; Èx TOJ £vîTr/-,xoto; t-o5o['j] || zx.-soz\o'.;, cf. u. 10. 

33. KaTa tÔ 7:vÔTTa-.'.ji,a. La sitiialion dos cloroiiqiies olait réglée par des 
décrets royaux, T.ooT:7.-nj.-x-y.. dont (niel(|iies-uns ont été conservés : P. Pe/rie, 
II, 8 (1) (2) (3) = III, 20, Ji", col. 4; P, col. 1, 2, 3, sur les r^-yJi'j.oi; 
P. Tebl., I, 5, passiiii, et 124. Aucun n'indique le délai auquel il est l'ait ici 
allusion. 

.33-4. L £ 'Y-ipëz^t-y.!.[o'j w] || <i>9.'^VHo'i ?ï, cf. n. 3. 

.36 'E^T'.ysypaaîv. Lamiscos a probablement ajouté une note, è-'.ypa-i-/-, à la 
lettre du tactoinisthe. 



5. ORDRE DE DISTRIBUTION DE SEMENCES 



Ghoràx 9. 260-59 av. J.-G. 

55 X 17. 



Deux ordres de distribution de semences, écrits à la suite l'un 
de l'autre par la même main, sans qu'on puisse affirmer qu'ils 
poient absolument identiques (cf. n. l-o). L'écriture est une cursive 
droite assez ramassée, d'après laquelle l'an 26, date du texte, doit 
appartenir au règ-ne de Pliiladelplie. 

Il faut rapprocher de ce texte P. Petr., II, 39 («), cf. III, 88, dont 
on ne peut dire à la vérité s'il est un ordre ou un rapport relatif 
aux distributions. Au contraire, le début de notre texte ne laisse 

à cet égard aucun doute : E^apa [ Ntxoo-ToâJTCot yatp£iv. SuvTa^ov 

[Kt-.pq^iLi... Nicostratos est apparemment un sitolog-ue (cf. d'ailleurs 
P. Hibeli, I, 87), et probablement supérieur au sitologue d'une 
xcôar,, puisque les cultivateurs appartiennent à plusieurs villages 



48 PAPYRUS DE LILLE 

(cf. L 6) ; Epharm... peut être un des agents Je l'économe. Les cul- 
tivateurs, qui reçoivent les semences, étaient pour [)artie tout au 
moins des Paa-tAtxol ytdipyoi; plusieurs distributions se foui à i-aisou 
de 1 artabe par aroure fWilckcn, (b/r., I, p. 777; .l/r7//i', 1, p. l'iO 
n. 2). Il n'est pas possible de voir pour cluKpu- distiibutiou si elle 
est faite à litre de don ou de j)rèt :cf. P. Teht., I, pp. 22G-7) ; nous 
rencontrons bien ici plusieurs fois les mots £i; (j-iona, mais ils 
s'opposent à si; -woÀoyiav. Cette dernière expression reste obscure. 
Les grains distribués sont du blé, du blé inclé d'orge (le seul 
donné sï; -toc-AoYiav, de la gesse, de l'herbe; nuiis l'indication de 
la nature des grains est parfois omise. — Sauf les cas assez 
rares auxquels il a été fait allusion, la contenance des terres 
n'est pas- mentionnée et nous ne connaissons pas le taux de la 
distribution. Les greniers qui doivent fournir les grains ne 
semblent indiqués qu'à titre exceptionnel ; l'année des récoltes sur 
lesquelles ils doivent être prélevés ligure souvent au contraire. 
Enfin, bien que les cultivateurs ne semblent pas rigoureusement 
répartis par divisions administratives et localités, on rencontre 
quelques renseignements géographiques (cf. n. 6 et 13.) 



Recto 



[EçapjJi.... NixoaTpâ^Twt ya(p[£!V. X'Jv-xço-j [xt~.c.r^c!on j 

[5 lctti-cs\..rj J 

èx [toO] X. L i £ . [5 lettres].^ y.oà._._[10 lettres] ._ ti^ ■::ci)oXo'>{tav 

xp!'tOo)-up(ou) (àpTaÇaç) X ^ '^^'^ ^"'^ "<50] 
xî L/...0; IleTîpiicoç, v.^ (àpo'jpa;) ^, xpftO&liriJplo'j) toO ix toO x^ L 

^àpTàSa;) Ç' ■■■ ïVTTjL ïlîawv[oç...J. Kal toï? -apà 
5 [ttiV Aipi]v[Y]]v ■ <I'av/;7£i Ilaptiou yzy.au.oi.ztX, zoù èx tou x. L (xp-âÇaç) x ■ 

ll£-:o7(p£'. 'IixGtj[0jO'j Ypau.jj.aT£î, x, 
xal iy Arizoùz r6X£wç, x ' xal toï^ Bou^aaTiTatç, ^ " Oeo^îXçoi 'Av-ctc- 

Oivou; xal 'AtcoXXcovîco'. 



i). oiU)Ri: ni: nisTr.iiirTioN m: si-:mi:n(:rs 



^•!) 



£•/. KpoxooO.wv -o/.:wç 
Kspxicovo; /.at TlâcuTt 'M^.. Oicuç , u. • Acoptojvt A-oX"Aojv(o'j, ci; 'j-icj.x, 

-zh: ai; ^l'^j'^t'v £/îiv -up(oO) tty, 
aXXa; àTo toO [O koXeAc'. y.ivo'j. (àsT7.€aç) l'C, xal ci; -cuoAoYiav xsl'.Ool- 

K'jp'O'j) X • Aajj.covîoj'. A '.ov'JO'ic'j 
xat [rT..O..joj! '^Vy^côpio;, (àp-rioa;) x • lIsojTâp/ojt KpaTÉpo'j xal A-oA- 

Acovî^ojtj riagiojvo;, a ■ KsoTcoi 

10 <I*iXcovo; xal Xâpij.wt Xapu.î-7:o'J, (àp-rc/.Çaçl ; • Ily.Ttu M , "Llzto'. 

Ap'jwTO'j, HcUC/Otot llà-j'-To;, 
[làoTa.Çacl t ' Aoxâot rsvr.Tr/.o'/TO'j; xal K'.... Agx7.ooc, t.zo: al; c-A'j'.v 

î'/c'.v 'j-izu.y.-.z: 

\y.z àpo'jpa;^ x'(, 'ÎT-apxivai oà [^j.z'-Jjz':/.:^ \.\ àjAjAa;j £i; (àpo'joa;) r, 

■::up(oa) Ç", xal îi; zw^oAG^Y'-y-V xp(tOo;TC'Jp(ou) toO èx toO 

Xc L, t ■ II-oA£aa£wi 'A[v]âv[ioj;, \ût Tr,v èvj toj', op'j[j.oj'., otà to -soTOclTOat 

!^£?^? 7S -^? 
Y"^; aÙTC'j TTCDOAC/Yis!?) h^'J ^'f- '^Ciû xÇ L, (àp-:7.oa;) \i\ • 'l'ari^'t IIc/.TiTo;, 

^■jptot, TOO £X TOO xÇ" L, u. ■ 
15 Aicot IlcUiirjV'tlo; xal IIsxojl Mcar^vto;, (àpTàoac) v, /, Tcû àx t'oO xc L 

Xc ■ 'A^xAr^-! âoc '. 
Aiov'j^is'j ci; 7-£pu.a, -'jplcji '. ' Ï1l70'j/co'. XcyOcL/.'.pwT'oiç, IJa'cT'.-! 

lla'jrJTor, luz/Jh'. MascrTOC, 
HoTcï —'.iz'jyo'j , ToO jx ToO x; L, (y.pTaoa; ; ' IvJxpaTc'. ^^t^ivo'j, ci; -r^v 

cv Tw. cc'j'j.oj; , 
TO'j £x ToO x£ L, (àpT'/oa; p. Kal toï; £v t?/. Maty.7.yc.'j u.cptoi ' Aa;£Îoj', 

IcovàTo; xal llio-Tco; 
McVcAac'j, ToO £x TO'j x£ L, il " ("Uootopojt IIîoj'.oo'j, ci; ff^vj £7T:a;x£v 

èv T?/. llpa- 

20 xAsioo'j ueplo!, xal ci; H'jAIt'.v, r,|j. fj.cu.t^OcoTat -pb; 'l'ap^'aiOr/, tjv Tr^t 

'jr^o-aaiTtat, 
i^r, av r/. £v toj'. tî-coi TCJTcot, r, •■h^'j^jt ^'jAiti;, r,; xaT£7-apx£v vjv £-1 

(àpc/'Jpa;) 9, Ta; 0£. 



Xo'.zà; xzTa7-cb£i 



l'.isc. 1 



:à; p£op£Y[J.£va; (àpo'jpa;) i, çipcu Tr^v (àpo-Jpav) 

(àpTaÇïjv) ao' • (■)£7Tcvr,TT0U, 

7 



:i() 



PAl'YltlS I)H LILLI' 



fç iu.'.-y'ito'jy.-'i -api Ilc.Aiij.ojvo; à;c/'j:wvl ^ àv(y.) [il/., ar.izu.y. cl; 

ivArs-r^v -'jz{oO] (àpTaor^v) a, io' eut 

i"/. ToO '.cio'j Ç'jÂoy-o-rTî'. /.xi -r^Y yV'' ''•^•''•'^-,-i^ "'jcIo'j a, xal à-ô tcj 

I^uio'j (àp-ràoî:;) o ' lli7Tcoi 
2.") MivôA'/o'j, Hcoocôcto'. IIsoj'.co'j, ZojTT'jsicov. A'.oooj:ou àvT'. àsv.xo'j àpTaÇcîiv) 

XT, , WV £Y?^-'-p'^[-'-^^ 

xOtoIc ocoOrva'. ci; ir.iou.y., iv. Kco/.ooi/.tov ttsAeoj; •/sdto'j T-isaaToc to • 
Ar/j.rTC'/oi 'A-c-/,).ojv'!o'j îic Tr.a -aià Tr.v Aiavr.v iv ":?i'. MaLaayo'j 

aîpîo'., ToO ix - oOj 
xî L (xoT'/C:<cl • Yly.'jr,'., iyu.tahf)M-.y<. aïv (àoo'Jsac) ur., £■/£'. oà cr-Éoaa 

r.uzio'j) — VT), xof'.Oo)z'joio'j) ov, 

aîTprj^ai aOrw'., ico; âv t-'.'7X£'j/oj;j.cOa, -ucloO) x, xai £Îç -cooÀOYiav 

Xp(iOo'-'Jc(0'j) TO'J ix TO'J 

.'10 x~ L {y.z-y.^jy.; v * Aiovv^icot Xo'jar|Vi o v, £'.; Tr^v iv Toï; ~ip'.yL'ju.y.7VJ. 

(àoTàÇaç) V, ^ TO'j ix toO xî L 

Xî • Az'7<:r^'7z<. ilzr,'j, toO ix toO xÇ" L làpTâox; A • llào-iTt Kù.fjziz: /.y.\ 

'l'avr^'Tî'. Wy.-j'.-oz 
v.y.\ I (ooOt'. I1-/7'.to;, toO ix tov xÇ L X. 

EppoJTC. L xÇ", \z'.y./ y.. 

K^aiu . . . . XiX0|7TS7.-:cot -/y.'.zzv/. — vvTacov aîTorTy.'. .VAîHâvoowi 

X ^'i lettres], 
.'{.") îiç Tr^Y Y'V''i ''il-'- [J-ïy- '-^0 foTa'. r.yzy. lIoAîufovoç -aix "v-iV Ai|j:vr,v iv "?,; 
X tel Ires., u.tzio'., •jvAzu.y. v.z ~.zv ttiooov t'ov iv Twt xC L xrrb toO 

Icriîio'J 
.'^Z lettres... xal ix KcoxoofA to v -ôAîco; îi; -coo/.oYtav xpiOo-'jpo'j 

(àpT7.Çaç| A ^ -roO 

ix TOO X. L xxl.. . . .] 

ii'J ...îvTr/. — i acov o; L Kal ItoT;! ûao à Tr.v At'j.vr,v x. t. A. 



/.r\ //. ■')'.)-'JS reproduisent le texte des li<^nes ■')-^ I , ineiiie les c/iiffres. 



5. OlîDKE l)i; DISTIIIIUTIOX 1)K SH.MENCES 51 



IIoAsacovoç (àpoupôJv) 1! (àpo'jprovl y.v\y.) 3^, 



-y;7a X7i Tr,v V^'^ 



xaOapîI [ /i' Ic/Ircs , iv. kpoxs of/.cuv ttsAîco; a xx'. à-b toO Iz'.iWj 

(àpTv.oaç 
£~'.y.£ v.:T:y,V77.'. tv.- 
nîatcot McVcAao^j, fUoocG^ojt IIpojioo'J, Zoj-'jpicovL A'.oocôoo'j, y.vTi y.zy./.vj 

(àpTaêaç") ai 
(àpTaÇaç) XY], |ojv] Èypà'lxuLîV aÙToTç ocoOrjvxi île i-isaa, Èx KpsxoorAcov 

zsÀîcoç /iz-.vj 
64 (j-ipuaTo; 10 • x. t. X. 

Zc.s" //. H'i-fu) rrpi-oduisciil i/itri^ralc/iic/it /es II. '^7--i^i. 



1 



tV.s'O 



C/VV7.... x NIKOCTPATGOI. 

o'j oîoojxxaôv. 



L. 3, cf. 1. .17 : l. (ov. — L. 4 (apo'jia;\ ■/.z\'Jio~'Jz(o'j), lapTxSaç^ : sigles usuels. 
— L. ."j : -roj îx Toj x: ou xÇ" L. — L. 14 : <^a'.r,'. ou «Pa'jY/.. — L. 21, in fin., 

et 1. 58, iTJ. (aoo'Jia;) <p, : p := '.o '.oj ?, Sinj/Ii) ; nuiis le cliiUrc dos ;irour(^s 

sorail oul)lié dans les deux rns. — • L. .18, pli du pnpv rus. — L. (i3 : {■j.-^'.-i.Z-ii\ xr, 
nurail sans doule dû (Mre bille. 



Recto 

« Ephann à Nicoslralos, salut. Fais mesurer 

pour poologia, Idé-ori^-e : -)() ;ii'tabes, dout sur les t^Taius de Tau 



52 PAPYIU S I)i: L1LL1-] 

2"), .; à , lils (le Pctéiicus, pour 200 aroiires, Ijlé-or^t" de 

l'ail 2 .1, G artahes; à eiilès i?), liis tie Sinioii |-][ à ceux (jui 

hahilent près du Lac : à l'iianc'-sis, lils de l'aricos, scril)e, sur les 
grains de Tau 2[.], 20 artahes ; à Pétosiris, lils d'Imoulliès, scril)e, 
20 (ai'lal)es', et sur les grains de Létopolis, 20 autres; et aux gens 
de B()ul)aste, 60 artal)es ; à Tlicopliilos, lils (rAntisthénès et à 

A[)()llouii)s, nis de l\ei'i<i(Mi, cl à Pasis, lils de M théès (?), sur 

les grains de Crocodilopolis, ''lO artahes; à Dorion, lils d'Aninionios, 
pour semence, en plus des H'4 artahes de hlé ([uil dit avoir, 
17 autres prises sur le hlé restant, et \)onr poologia, blé-orge : 
20 artahes; à Annnonios, lils de Dion3'sios, et à P.. th.. os, lils 
(rAncli(')pliis, 20 artahes; à Protarclios, lils de Crateros, et à Apol- 
lonios, lils de Pasi(Mi, ^lO artahes; à Crotos, lils de Philôn, et à 

Cliarnios, lils de Gharniippos, (10 artahes; à Pasis, tils de M , à 

Iloros, lils d'IIarvotès, à Seniplithos, lils de Pasis, 10 artahes; à 

Arcas, lils de Cienèsicratès, et ;i Ki , lils d'Areas, en plus de celles 

fpiil dit avoir pour enseniencer 27 aroures, avec les([uelles il a 
ensenienc»'" . aroures, G autres ai'tahes de hlé pour () aroures, et, pour 
poologia, hlé-orge pris sur cekri de l'an 23, 10 artahes; à Ploléniaios, 
lils d'Aiumis, pour sa terre située dans le hois, parce ([u'une partie 
de celte Icri'e a encore hesoin (\o poologia, sur les grains de l'an 26, 
''lO artahes; à Pliaiès, lils de Pasis, Svrien, sur les gr;iins de l'an 26, 
^lO artahes; à Déos, lils de Péniènis, et à Pocos, fils de Mémènis, 
1)0 artahes, dont 2") sur les grains de l'an 2^); à Asclépiadès, lils de 
DioiiN sios, pour semcM', 10 artahes de hlé;. à Sisouclios, fils de 
Neclillh''niir(')s, à Pasis, lils de Panes, ;i linoutliès, lils de Marres, à 
Tliotens, lils de Sisouclios, sur les grains de l'an 26, 60 artahes; à 
I.uciales, lils de Sisinos, pour sa terre située dans le hois, sur les 
grains de Tan :26, 100 artahes. Pt aux cuit i\ aleu is du district de .Mai- 
inaelios ; à Darcios, lils de louas, et à Pislos, lils de Mc'nélas, sur les 
grains de l'an 2"), 200 aiiah(>s ; ;i rii('M)doros, lils de lléi'(')(lès, pour 
la terre (piil a ensenicncée dans le district d'I léracleidès, PiO 
artahes, c| pour la partie hoisée ipiil a prise à hail près de 



:>. ORDRE DE DISTRIBUTION DE SEMENCES 53 

IMiiiiltaila, avec les ciilliiii s de s(''saiiu', ([lU'hjiic ^-raiidcs (|ircll<'s 
soiciil dans ccllo rég-ioii, (jiii soiil (levoiuies dos hois, leric doiil 
il a cMisi'iiHMict' à I heure actuelle DO aroures, ot dont il cnsemciirc 
les 10 aulies (jiii ont été roeoiivertes par 1 inondation, revenu |)ar 
aroure, 1 arlabc l/'i ; à Thestonestos, pour les âOO arourcs qu'il a 
prises à bail de Poleniôn, à i-aison de 2 (artabcs?) 1/2 ide loyer) 
par (aroure!'), semences pour eliacpie (aroure), blé : 1 artabe, à 
condilion (|u il coupera le bois et sarclera à ses frais, blé venant 
de Crocodilopolis, 1 artabe, et venant de l'isieion, 70 artabes ; à 
Pistos, iils de Ménélas, à Tliéodoros, ills de Hérôdès, à Zopjrion, 
fils de Diodoros, au li(Mi de 28 artabes de gesse, que nous avons 
écrit de leur donner comme semences, graines de fourrage venant 
de Crocodilopolis : W (artabes); à Démétrios, fils d'ApoUonios, 
pour sa terre sitnée près du Lac dans le district de Maimachos, 
sur les grains de l'an 2o, 100 artabes; à Pauès, il a pris à bail 
408 aroures, il a comme semences en blé 2o8 artabes, en ])lé-ore'e 
loO, mesure-lui en outre, jusqu'à notre enquête, 20 artabes de blé, 
et \\o\\Y poologia sur le blé-orge de l'an 26 50 artabes; à Dionysios, 
fils de Nouménios, pour sa terre située dans les parties entourées 
de digues, oO artabes, dont 25 sur les grains de l'an 25; à Har- 
siésis, fils de Iloros, sur les grains de l'an 26, 30 artabes; à Pasis, 
fils de Kéleuris, et à Phanésis, fils de Pasis, et à Tôous, fils de 
Pasis, sur les grains de l'an 26, 30 artabes. 

Adieu. L'an ±^, le l'''' ClioiaU. 

Epharni à Nicostratos, salut. Fais mesurera Alexandros, fils 

de N — , pour la terre ([u'il a piise ;i bail de Polémôn près du Lac 

dans le district de , grains pour les semences de l'an i(), pris 

à l'isieion . artabes, et à Crocodilopolis, pour poologia, blé-orge 
30 artabes, dont... sur les grains de l'an.., etc 

(à Tliéodoros terre) dont il a ensemencé à l'heure présente 

90 aroures, dont il ensenuMice le reste, 10 aroures, revenu par 



54 



PAPYlîl S DE LILLE 



arourc, i arlahe l/''i ; à Tlieslouestos, jxnir les 200 arouros (ju'il 
a prises à ])ail de Poléiiiôn, à raison do 2 (artal)es ?) 1/2 (do loyer) 
par (aroure), senienees pour eluapic (aroui'ej, hh'-, I arlalx^ à eon- 

dilioii (pi'il coupera le bois et sarelera à ses Irais, sur les 

i^raius de Croeodilopolis, 1 (arlal)r), sur ceux de l'Isieion, 70 ar- 
lahes; à Pislos, lils de Ménélas, à Théodoros, Hls (rHér(Mlès, à 
Zopvrion, lils de Diodoros, on leur a mesuré les artabes, qiu' 
nous avons éeril de leur donn(»r comme semences, sur les g-rains 
de Croeodilopolis, graines de fourrage : \\ (artabes), etc... 



\ 'e/'.s'o 



1. Nous n'avons A Nieostralos. 

pas donné les 



I. N'.y.oTTià^Tto'. ; l'c^litiU' (JMpiH's le rcv.vo. 

l-."). 1^'rlal (lu lexlc de ces II. et de cclh^s ciui leur eori'espoiideiit (.Ti-O) ne 
])erinel |)as de dire si elles el;iieiil i(leiili(|ues. 

3. Iv.; -w//,o-'i-y.v; cl'. II. l.'i-'i : o'.7. -ryj -ocitoi'.tOz'. [J-ipo; t'. ty,; || yÀ^ avTO'j -(oo/.o- 
"iy-i. .M(il nouveau. 

I-."). \\y.\ ToL: -y.z'y.W [-■},■/ A(;;.]7|y,]v ; f\'. 1. IS : y.yX t'j'; iv T//. M-/'.;j.ày_o'J ;j.îî'/v, ; 
est-ce nui' dixisioll i;'iM>^i':i|)lii(| Ile de la liste des eu 1 1 1 \ aleiiis .' la I. 27 sui^'i^'ere 
le eonti'aire : £>.; t/,;j. -y.-A tï.v Ava7ï,v iv ri,: Mj.'.'xy.yyj 'j.ipvj'.. I) autre |)arl : /.'/'. to'.; 
Urj'jfjy.T-.'.-y.::, 1. (ii ne |ieul (Mre |)la((' sur le même plan (|iie l'iiid ieatinii [ire- 
cédenle. |)uis(|ue le idlillVe i|ui la suit ; ^^ GO n'est nulle part cL^al au Intal 
d'un L;riMi|ie (|uelc()n(|ue de d isl ri Initions : ']'li(Mi|iliil()s el A|iiillniiios [W. h-7], 
'lO arlahes; Durimi 11. 7 s(|(|.), 37 artabes, etc.; les distribulions laites aux 
eulli\ ateurs (le liouhaste ont dû ('Ire indiijiK'es en Moc. 

(i. \\y.': -'y.; Wryj'ôy --'.-. y.:; \ ci', note |)r(''cedeiile : l'aiil-il entendre (jue Honbasie 
était siliiee ii rc|)(i(|iie |)t()k'maï(|iu^ -apà T/,v .\vj.vr.v .' On a (los raison.s d'en rher- 
(dn'r reiii|dacemeiil dans !<> voisinage de la moderne Itoubayyàt (/'. /V///., 
|). Il , dans le .\.-i;. du l'ayoï'nn ; mais jus(|u'()ù s'étendait alors vers l'est le, 
i!ii-ket(d-l\.aroùn .' La V(''rilieatioii de l'ideii lilicatioii l'senuris ^= Senoùres, 



onDHi: i)i: i)isTiîip,rTioN de skmences m 



pi'dposre par MM. (IriMifcll cl lliiiil /'. /'('//.. p. IV, serait <rini i;raii(l iiilcriM à 
cet ('H'artl : juscpi'ii |iliis ani|ili' iiilnriiu', clli- rcsU' pr()lial)l(' ; cl la iiiciitinii d'uii 
7l'''.yjjji dans cçllc rcn'iou ,l>. '/'ch/.,\, 7l>, 11. (il), (iS, T'i-.") <■! p. .'l'iDi iii(li(|ucrail 
l'exlonsiuii dn lac Miciis iiis(pra l'sciiiiris; noire; IcxU; cléplari'i'ail encore Ncrs 
Icsl la ri\c nrienlale du lac. La mciilion d'im a'.y.aÀo; à ^[agdola (ci'. P. Tchl.^ 
loc. I((ii(l.'] Mcsl pciil-cire |)as une ohjeclion <l(''cisive : une pelite nappe d'eau 
s(''paré<> a sul)sislé longlenips dans la (l(''|)ression du (lliarak iCl". .Jouguet, 
]}. C. //., 1901, pp. 380 sqq.) 

r>. 'E-' A/,ToCi; ™),£(o;; cf. 1. G, interl. el passi/n, sx KcoxoorAwv ttoa- w; ; I. 2» : 
à-o TO'j 'It'.î'Io'j ; ce sont des greniers, O/.Ta'jpoi, que l'on met à rontrihulion j)our 
compléter certaines distributions ; le grenier du village de l'Isieion est déjà 
cité dans P. Pctr., III, lOG, recio, 1. 'i, et en bas de la |)age ; il est naturel que 
l'on ait recours à celui de Crocodilopolis, la métropole du nome ; enfin les 
rapports économiques entre l'Arsinoïtc et les nomes voisins étaient trè.g 
suivis; cf. Hcv. L(M\s, col. G9, et la noie. 

13. E'.; TY.v Èv] TÔJ'. op'j;i.cô'.; 6 Arjao,- est enq)loyé comme nom propre dans /*. 
Pelr., 111, 83, 11. G-7, -sol 'U-A-j Ny>ov || û-jp toj Apjaoj ; il y avait deux Hiera 
.Xèsos dans l'Arsinoïle. l'une dans le district de Polémôn, l'autre dans celui 
d'IIèralvleidcs ; la mention de Boubaste .}. G) semble écarter la première; cer- 
taines listes des Pctr. pap. JII, 117, (/), (y), (/.•)) permettent de croire que la 
seconde était située non loin de Philadelphie et de Karanis; on peut conjec- 
turer que noire oo'jaô; est le même que celui des P. Pelrie. 

18. Ky.l To^- h -V. Ma'.aàyoj uîp.». ; cf. P. Pelr., II, 23, (2) l. 2 : Ksp/î'jcripîco; 
TÔ; Ma'.aàyoj yrj^xy.z/'.y.; \ et d'autre part, P. Pelr., III, 37 (a) col. l, 11.3-4 (=^ II, 
22, (2 1 : îv TV. K-/A},'.!|j;àvoj; I-^-?'-""'- "^-^ N'->'-wvo; vo|jLapyb/;, (an 28 de Philadelphe) ; 
il est dillicile d'admettre dans ces conditions que [J-^'y-i soit un terme technique. 

20. Kxl tU ;y/.'.T'v; cf. P. Pelrie, II, 39 (a), 11. 7 sqq. (cf. III, 88) : IliT-.T'. 
KoÀoJvd'.oç £',; TY,v ;'jMT',v II Tf,v Tîpl 'A—ivou 'It'.ùov Tf^i a.[\jTr,;?]\\yO[xy.T/'.y.; zU \y-yrj- 
pa;) X, xporuvo.; a[.ii] ; cette dernière indication est à rapprocher de : tJv ty/. 7Y,7a- 
;j.'.-:ia', || ..y, yiYov: çjA'.t'.; ; ce sont dans les deux cas des [liantes oléagineuses. 

22. l-j.i |ï:Çp3Yaiva; àpojpa; ; ces mois se rencontrent dans plusieurs des 
J'. Tcùl.. 1, notamment P. Tebl., I, 71; l'indication de l'sxj^ipwv y suit celle des 
aroures. Noter que le montant de la distribution faite à Théodoros pour sa 
çjmt'.; a été omis. 

2.3-4. Ej' oji. '1 £x TOJ '.oloj cj),oxo-/-7:'. x-/l ty," - y,v xy/Jxoi';... ; il s'auit donc de la 
mise en état d'une terre encore inculte ou ahantlonuée temporairement; les 
mots SX Toj '.o'>jj donneraient à croire <(u à l'ordinaire ces travaux étaient payes 
au cidtivateur. 

25. Pistos, fils de Mémdas, cl 'rheodorejs, lils d'ib-n'idès, reçoi\enl iléjà 
200 et l.")() artabes res|)ectivemeiit, l. 19; ici il s'agit de rem|)lacer des graines 



50 PAPYRIS DI-: LILLH 

(le gesse par des graines d'iierlje ; 11. GG-"^, les graines d'herbe semblent 
avoir été donnc-es déjà en supplément; (•\'. la correetion a|)portée au ti'xte par 
le scribe. 

28. Pour 408 arourcs cpi'il a piises ;i bail, l'aués a tléjà 408 arlal)es de 
semences : 258 de blé, 150 do blé mêlé d'orge ; on lui l'ait cependant une 
(lislril)ution supplémentaire, » justju'après enquête », sans que nou-; en 
voyions la raison. 

30. 'Ev To'ï; T:£p'.ytoaaT'.v ; cl'. 1, notan)nient verso 1. 27, et la note. 



6. DÉGLAR.VTION REL.VTIVE .\ UN VOL 



Ghoràx. 12. III'" siÈcr.E. 

Ce texte, (|iii est iin -poTâyYsAiJ.a, et les deux suivants, uu ''j~iu.- 
Y(]fj.v. et une hivj^iç, représentent les trois formels de re([U(M(> en 
usaj^e dans l'I^g-yple j)l()l(''niaï<|iie. — Uzo'jy.yyzAu.y., (l(''j;i eni|)l()yé 
dans /'. Pr/r., III, i .'^1 {al p. x et dans /\ llihch, I, I Vi (ef. ;](i et 
371, esl sans doute synonvnie de -poTaYYîAAia (/'. (ii'cii[. I, 17, I. I ■') ; 
J*. l'cir., m, ijl, I. (i) ; les -po^y.YyiAy.aTa connus son! adressés au 
eonH)^iainuuile l/'. Pctr., III, p. x : il s'agit de eullures hiùb'-es sur 
raii'e) ou aux ollieiers d(> police, arcliipln laeite (cl'. I\ l'cir., III, 2(S 
(H, 1. \?)) ou phylacile \l\ llihfh, I, :]() cl 1 Vi ; '■]']. — La (pH'slion des 
ÈvrE'jÇctç et des (j-ou.Yr^ij.y-7. a été al)ordé(> déjà par M. l'oucarl /l'ci'. 
arr/i.^ W (liKlV, p. ICrl) pour le m'' siècle et M. Lacpunir f (^^//ac.s7. 
epi^r. cl papijrolo^-. sel., 1'''' inéinoire) pour le ii'' : les h-vjçv.ç ne 
sontjanuus adressées ((u'au roi on aux clirénialisl(>s ; dans le pie- 
mier cas, elles s'arrêtent souveni aux bureaux Au stialè^(î 



(). DKGLARATIOX IIKLATIVI-: A l'N \'()L 



0/ 



[P. Magd., l'*' .séri(>, p. IMi); — r67iôp.vr,[jLa, destiné sculemciit aux 
fonctionnaires, y compris les chrématistes, suit Ircipicninient une 
hzt\j^\q pour la rappeler ou la conn)léter; cf. 8, 11. 5-0. 

Ici Pétésouchos, iils de Pasis, informe Grèsilaos qu'il a été vic- 
time de violences et de vol sur la route de Téhetnou à Corplio- 
toun (?). On peut penser par analogie avec les i)apyrus ci-dessus 
cités que Grèsilaos est un phylacite. C'est vraisend>lablement le 
personnage nommé dans 8 : les deux textes proviennent du 
môme cartonnage. 

La déclaration est répétée, de même que dans P. Ilihcli, I, ,3G 
et 37. 



L 'Ç Tûoi -poa-ayYiXXç'. 
KpY]atXâct)[ Wt-tnoijy oc, 
IlâTiTo; . Ata^'âvToç (jLoy 
£■/. It^ji-VO'J dç Kop^pcTouv 

a-'JvavTfcçj [xoi £^w ir^:; 

içÉouaav •/iTcuva 
a£',ov h Ç", tij.7-[ov 
10 Tpt^axôv a^'.ov I- Ç" 

w a 
■/.al à:p£ÎAov:o ao'j 

ô),/./,V 

uva; TpcT; xp'jcrôj-. 



1.5 



ikv.rjrnii à;i(av) h ■/;, 
xx'. u.y.ziiz.T.i.ov èv w; 
•/aX/.oO h '( / h x'( 



r.i^c. I 



b8 PAPYRUS DE LILLE 

L X, Toot TcpoTayy£XX£t 

KpTjTtXàcjt (5" main :) risTîTcù/ci; 

TlàdlTOî X. T. X.... 

(l'une main beaucoup plus soignée^ sans ratures et sans autre 
variante que : 



L. 23 (cf. L 7) : e^CO T-^; XWtJLY]; 0'j/£ £^£- 

2''i : Su^av ytTwva x. t. A. 



L. 10, inlcrl. : u a, 1res douteux. — L. 2,']. -rr/. v) : première main. 



« L'an 7, Tybi. Déclaration adressée à Grèsilàos par Pétésouchos, 
fils (le Pasis. Comme j'allais de Tébetnou à Corphotoun [)Our visiter 
ma sœur, des g-ens m'ont abordé en debors du village à la lin du 
jour, m'ont dépouillé d'une tunique valant six draclimes, d'un man- 
teau usagé valant six drachmes et m'ont enlevé un poids de laine 

pour trame et chaîne de 3 mines d'une valeur de 

8 drachmes, et une bourse contenant 7 drachmes en monnaie de 
bronze; total : 27 drachmes. » 



L. l-.'î. La rcdaclion du début peut varier ; P. llibclt, I, 37, 11. 2-4 : -poTaLv]- 
■'k'Ù.v. iTpà-'.Oî SxpàTWVO; 0pâ'.; t?|; tr^'^^OTr^i n-:o).îaaiu'. aulax'!"//. ; P. lliljelt, I, 
144 (descriptions) : TrpoTàYVîApta Tzotpà "Ajisvviuf^] 'Apa'.JTî'. ■^•jAax'lTr,'. (même fornuile 
dans /'. Pétrie, III, [.34 [a], 11. 1-2], p. x). 

L. 4. TsêÎTvou (cf. /'. IIU)e)i, I, 81, 1. 9), village connu du Fayoum qui, 
d'après ^I. Ainelineau, (k-ographie^ 487, et M. C. Wessely, 'l'opograpliie des 
Faijtiin, doit être cherché |)i'ès du village moderne de Dal'adnou. Il ferait 
donc partie du district de Polémôn. Koosoto'jv ne nous est pas connu. 



7. i»i:tition au roi 59 

L. 7, cf. I. 23. \'0>li] rcsliliH' d'après la ligne 23; — -rv. 7,, celle indioa- 
tion manque au ilrbul. 

L. 12. Kpix-vî- /.al tty;[j.ovo,-. Cf. P. Tcbt, I, IIG, 11. 26-27; 117, I. .").'!. 

L. 13-14. Xp'jTW'. ÈAiTs-w reste obscur. M. Smyly suggère, sous toulos 
réserves ; « un poids de trois mines, moins un /lyTO.; >:, en supposant tpie 
ypuTÔs désigne un poids. 



7. PETITION AU ROI 



Ghorân, 43. 

13 X 18. 



Brouillon d'une è'vteu^iç, adressée au roi (cf. P. Ma^d.., l'*" série, 
introd.) par la victime d'un emprisonnement arbitraire. Le texte est 
écrit sur deux colonnes, au recto (au verso., un texte démotique), 
avec des blancs et des corrections ; l'écriture est une cursive 
assez négligée cpii peut dater du règne de Philadelphe. Il est donc 
analogue à tous égards à /-*. Uibeli, I, 34 et 73; si l'on en rap- 
proche encore le pap3'rus de Magdola, publié dans les Mél. Nicole., 
pp. 281 sqq., P. Pétrie, III, 36 (o), P. Goods., 5, P. Cairo, 10.374, 
P. Grenf., 1, 41 (cf. Wilcken, Arc/iiv, II, p. 578), on aura une 
image assez complète des mœurs policières dans l'Egypte 
ptolémaïque. 



60 PAPYRUS DE LILLE 



Coi. I 

BaTtÀtî W-.o\t\j.7.'uM ycfÂpti'j. 

Aiov. .ôocoso; y.'j'.y.oOu.y.i 

vj KïpxsTO'Jy. 

5 'AzoAAoJviou JLtO'j o'.'av.o'j 

^ufiXâptà TCVX, à £0£OCL)X£tV £V 

xovTo;, -co7-r/.savOîtc l/.o'. 

10 lauvÉTa^svl X!uivO-?jpa, 

TC/V r; Ktp7.î70'J^o'.; ç.u(Xa7.(Tr,v), auv- 



<7o/. // 

à-fjYayîv as £tç to a'jOt S£T[j.co- 
Tr^piov, tl~vi -Sji lîTascpijlAaxt) 
15 Cl ry aÎTtav cruv£C7/r,jj.at, 

xal l'va, av 'A-o7.Xwvio; auv-cà^/ji, 
à^.-?,!. [Kl . |"0 oà] N'jvt ûï àvEvr,- 
voyîv U.£ £Î^ TÔ £V Kpoxo- 

oiXtOV 7:6(A£'.) 0£'7U.WTfjp[0V, 

20 çâaxcov £lva( [jle xaxouo- 

ysv ■ 0£Ouat xal to'j 'AttoX- 
Xwvtou "f,^£iv xal i'J-'y\'-y. qfV- 
':bv oUaOai [X£, où TtpOTÉ?- 
yr^/,tv . Asouat oùv aôv 

25 [... 



7. iM<:TrnoN au roi lU 



L. 2. A'.ov. .oo<opo;; |)ciit-èlrc A'.ovjtoouoo;; u est possil)le; t serait d'une 
forme tout à lait imisilée à réj)0(|iie ptolémaïque. — L. 3 : V-o toj 

5£Taoi'j()vaxo;), sic, pfip- — Kîpy.sTO'jy,, 1. KîpxîTOJyo'.^. — L. 'i, inlcrl. : kjtoj 
corrige £[7.0'j en sixauToy. — L. 9, inlcrl. : a^iwTîv; peut-être : r,;'.wTîv, mais a 
est plus probable. 



« Au roi Ptoléniée, salut. Moi, Dionysodoros, je suis lésé pai" 

, geôlier de Kerkésoucha. Comme je m'entretenais 

avec ApoUonios, mon parent, il me réclama de petits livres qu'il 
m'avait donnés en garde; je ne les retrouvai pas, et lui, s'aigris- 
-sant contre moi, demanda à S[)inther, un phylacite de Kerké- 
soucha, de m'arrèter. Celui-ci me conduisit dans la prison du 
village, et dit au geôlier pourquoi j'étais arrêté, afin qu'il me 
relâchât, si ApoUonios l'ordonnait. Mais maintenant il m'a trans- 
féré à la prison de Crocodilopolis, prétendant que je suis un 
malfaiteur; je demande à ApoUonios de venir et de permettre de 
me relâcher, il n'}^ a pas prêté attention. Je supplie donc t » 



3. y-o Tw X. T. ).. : il ignore le nom du geôlier de Kerkesouka ; d'où ce 

blanc sur ce brouillon. 

11. Tôv £7 KspxEToJyo'.; 'jjfAaxiTT,v); et non : 'iJ(Xc.xa) ; ce ne peut être le geôlier, 
puisqu'il ignore son nom; la phrase suivante serait d'ailleurs incompré- 
hensible. 

17-21. Transfert de la prison du bourg à celle de la métropole. 



62 PAPYRUS DE LILLE 



8. MEMOIRE D'UN CULTIVATEUR ROYAL 



GhORÂX. 12. III'' SIÈCLE 

33 X 16. 



Un ù7io[j.vy][xa adressé à Nicanor, qui est peut-être un stratège, 
par Phibi.s, cultivateur royal, contre Grèsilaos (cf. note 7), qui lui 
a pris, dit-il, plusieurs bêtes de sommes nécessaires aux travaux 
de sa terre. Le texte n'est pas daté; d'après l'écriture, on peut 
l'attribuer au milieu du m*" siècle. 11 est écrit au recto et dans le 
sens des libres. 

Sur la forme de rû7rci[jt.vY]u.a, comparée à celle du irpo(TàYY£Xjji.a et 
de l'È'vTeu^iç, cf. 6, introd. 



'TTîéavraa Ntxàvoo'. -napà iH^io^ 

(Il i t 

ToO 'ApatvoiTO'j . FcwpYw y^v 
jîlac7iAr/CYiv (àpoupôJv) p^, '/.où Tj yrj 



T.oôztpOV ïVTE'JÇ'.V O-.l 



'Cz'j\'r^ Ta'jp'.y.à [^ xal ovou; 
OTjXcîa; [î /.al -ojXou; [i, 



8. MlvMOiRK DLN CULTIVATEUR ROYAL 63 

xaXwç ouv Tror/;[!j£]tç u.vy](t9£Iç 
0£oowpojt, l'va -npoTTà^T]' [aÙTOv] 
àuoooOvaî |xot Ta XTrjv[ir], ôjitco; 
0'jvti)tji.ai àvazXyjpoùv Ta i[x-] 
15 çipta TY^ç y?!?. 

EùT'J/£l. 



L. 7. I. à»YÎ'.07iTat,. 



« Mémoire adressé à Nicanor par Phibis, fils de Pasis, culti- 
vateur d'Oxyr^'uchos daus le nome Arsinoïte. Je cultive un lot de 

terre royale d'une contenance de 160 aroures, et ; je t'ai 

déjà fait savoir par une requête que Crèsilaos m'a enlevé deux 
paires de taureaux, deux ànesses et deux ànons, bien que je no 
lui doive rien; tu feras bien de rappeler à Théodoros (pi'il lui 
ordonne de me rendre mes betes pour que je puisse acquitter le 
loyer de ma terre. Adieu. » 



2. 'Oçyp'jyya ou '0;ôpuvxa (cf. P. Magd., 21) esl un village ilii district do 
Polémôn . 

4-5. Kai. T, yri -api-rr.xîv. Cf. P. Pétrie, III, 43 (3), II. 14-15 : ï-.'. oj ojx. àyvo:^; w.; 
ffo'. S'-sÀiv/jv ~iz,\ T-/-,[T]âaou x.a'. x.poTcavo^ [oJt'. TrapiTrriXîv. Le mot doit être un terme 
technique de la langue de Tagriculture; mais nous n'en voyons pas le sens. 

5-C). 'Eowxi TO'. xal II TcpoTspov ïvtïu^'.v; cf. P. Peir., II, 12 (3), lettre adressée à 
un stratège, qui a déjà reçu de l'envoyeur une è'vTSj;-..;; le cas est exactement 
le même qu'ici; les mots : èowzà toi. montrent que le stratège servait d'intermé- 
diaire pour la transmission (cf. 6, introd.). 

7. KpyiT'lÀao; : cf. 6, introd.; il a donc pu intervenir ici à raison de ses fonc- 
tions de phylacite. 

12. 0£o5o)p&)!. : Dans les P. Mogd., c'est l'épistate qui est chargé par le stra- 
tège de régler pareilles affaires; peut-être Nicanor est-il un stratège et Théo- 
doros un épistate. 



64 PAPYRUS Dl'] LILLK 



9. MEMOIRE D'UN FERMIER DU MONOPOLE DE L'HUILE 



GhORÂN. 9. III*^ SIÈCLE. 

21 X 8. 



Mémoire adressé par yVpollon, fermier du monopole de riuiile 
dans une localité inconnue, à l'économe Asclèpiadès. L'écriture 
est une cursive qui date du règne de Philadelphe. 

L'objet du nuMuoire est le paiement d'un fourneau et de ses 
accessoires qui ont dû servir à la fabrication de l'iuiile dans un 
iXaio'jpyiov ; renq)loi de ce procédé, justpi'ici connu par le seul 
témoignage d'Hérodote (H, O-^i), était expliqué dans une phrase 
malheureusement mutilée. Le fermier adresse à l'économe, en vue 
de ce paiement, une proposition dont tous les détails n'ap[)a- 
raissent pas clairement, surtout à cause de l'état du papyrus; 
et, pour l'interprétation générale, il reste à expliquer ponr(pioi le 
fermier, agent du monopole, doit rend)ourser le prix du fourneau 
et de ses accessoires (11. 12 et l'i, cf. 1. G), apj)aremment fournis 
par VVAiû nuutre de tous les instruments nécessaires à la fabri- 
cation : cf. /icv. L(nvs, col. -^d), II. 8-12. 



OTji o'.x.o[vjôij.a)t [~Jap 'A-oA- 



9. MEMOIRE D'UN FERMIEll DU MONOPOLE DE L'HUILE 60 



10 



15 



20 



25 



povTa •RpO(T(o^îXr//.a 

-pb; TYjV CTUVTa^tV TOO 

^'aôio', èXaîo'j, a£(TpYj':àç) 
oix TO Tov ô'Xaov TcXr,o- 

vai £v 'z[(â]i Arajoupuvôojt 
ei; oà ToùTO ùizipyti 

■:•?]? aXw [ejiç àsTa- 
êa^ . , à? à-oui.£- 
Tprj<TCo TÔJi ^a.'JiAiX î- 
(oç 'AOùp À • Èàv O'jv 
CTOt cpa(v/]Tat, Ypi'j/at 'Ao- 
/•/;€t TÔJt otxov6[J.a)t t. 

TO GT^iaiJ.O'J 'TOOTOV, ç 

ù-ipy. [AOi, xal fjic- 
Gèv Ô^îXtV TOÏÇ xupto'.ç 

;.]j..j.v[...]v.Yi. 

. àTrou.£TpY^crai 
[...] Tb tTTjÇrafxov 
TÔJi ^aatA£ï. 

E'J-:'j/£'.. 



i ' 



L. G : 1. r.po7iô-^d'j:r,y.x. — Ll. 9-10 : 1. -Xsiovo;. — Ll. 10- 1 ; I. -t-o:rr/.hxi.. - 
L. 13 : 1. s-l. — Ll. 14-5 : [c]?.,- àoTàêa,- ^ ou :;. — L. 20 : 1. tq;^to. — Ll. 21-2 
L iJLrfiïy. — L. 22 : 1. o'svlv.v. 



« Mémoire adressé à Asclèpiadès, économe, par Apollon, 
entrepreneur de la vente de l'iuiile. J'ai à payer le prix d'un lour- 



Fasc. I 



GO PAPYRUS DE LILLE 

iicau et de ses accessoires pour la fourniture d'huile de Phaophi, 

qui est de 3 métrètes, parce que le mortier a dans le 

labyrinthe; en vue de ce paiement, il me reste sur l'aire . artabes 
de sésame, que je verserai au roi avant le 30 Athyr ; si tu le juges 
bon, écris à Archèbis l'économe — ce sésame qui me reste et dis- 
lui que je ne dois rien aux souverains verser le sésame 

au roi. Adieu. » 



3-4. Cl'. P. Teht., I, 38, 1. 10 et .39, 11. 2-3 : toG È^s'.AvfÔTO,- ttiv S'.àesT-.v xal to 
•réÀo; Toù ÈÀaw'j; et poiu" lé commentaire, ibid., 38, introcl., et n. 10. 

.^). Kà'ji'.vov ; très proliablement un procédé analogue à celui f(ue nous fait 
connaître Ilr/odo/r, II, 94 (pour le -/.'Ix'.) ; il n'en est pas fait mention clans les 
liev. Lrnrs. 

(i-7. Tr,v o-J'-Ta^'.v -o'j <l»awcî'. £).a'lo'j ; le fermier du monopole vendait l'huile, 
sous la surveillance de l'économe et de l'antigraplie, aux revendeurs au détail 
(iAa'.o/.àrr.Ao'., u.i-zJ.Sr,'/.o: ou TaA'.a-paTOjvTî;, selon les endroits, cf. licv. La^vs, 
col. 47, note 11); la quantité à vendre chaque jour par chacun d'eux, et par 
conséquent à fournir par le fermier, était fixée par un contrat, mensuel dans 
la ■//■'i/î'-, d'une durée inconnue à Alexandrie; cf. Jiew Z,r/u'5, 47, 11. 10 sqcp ; 
les mots Totj *aws', se réfèrent évidemment à cet usage. 

9 s(p[. Os lignes expliquaient vraiseml)lal)lement l'emploi du fourneau. 

13-4. 'K-l r^ç aÀ(,>; cf. /?fc. Lrnrs, col. .19, 1. 9; 41, 1. 19. 

16-7. "E[[(.); '.AO'jp 7. : avant la lin du mois ([ui suit Phaophi (1. 8), par 
conséqucnl. 



SECOND FASCICULE 



TABLE DES PAPYRUS 



Av. J.-C. 

10. Dénombrements el Comptes in° s" 

11. Lettre relative aux Pastophores mil. m" s" 

12. Lettre à Aristarclios 250-49 

13. Lettre d'Aristarchos à Clirysippos 244-3 

14. Lettre d'Ammonios à Aristarchos 243-2 

15. Lettre d'Aristandros à Aristarchos 242-1 

16. Lettre à Aristarclios Pliilad. ou Everg. 

17. Lettre du père d'Aristarchos Philad. ou Everg. 

18. Ordre de paiement en nature Évei'g. ou Philop. 

19. Reçu de sitologue mil. m'' s' 

20. Comptes d'iin sitologue m" s" 

21. Reçu d'un nauclère 221 

22. Reçu de nauclère 221 

23. Reçu de nauclère 221 

24. Reçu de nauclère m" s' 

25. Comptes de transport par eau ni" s° 

26. Lettre d'Apollonios à son père m"^ s' 

27. Liste de noms propres Éverg. ou Philop. 

28. Registre judiciaire in° s* 

29. Fragment d'un code m'' s"* 



r.9 

75 

77 

79 

81 

83 

85 

87 

89 

90 

92 

99 

102 

104 

106 

110 

IIG 

118 

120 

124 



Ce fascicule est édile par Paul Collart et Jean Lcsquiei'. 



Vase. II 



10 



10. di':nombiu-:miv\ts et comptes 09 



10. DENOMBREMENTS ET COMPTES 



El-Laiioù.\ 12. 



Six petits fragments do la inènic main, provenant sans aucnn 
doute de la môme pièce. L'écriture est une cursive Une et nette, qui 
semble dater du règne de Pliilopator. 

De ces fragments, seuls les deux derniers se raccordent. On peut 
néanmoins les classer en deux groupes : 1" Les fraginenls 1 et 2 
contiennent un dénombrement on les individus devaient être raneés 
par catégorie de population, par circonscription (cf. I, 1. ."i, xxt -rr^ç 
TIpaxAsEoou ixipico^; 2, 1. 1, £v toT; -îpl X([j.v(r,v)) et par sexe; nuiis on ne 
sait s'il s'ao-it d'hommes ou d'aninuuix. La mention des u.ii(}'joizoi 
',z-£î; (1,1. 1.) et le nu)t y.yyzou (t), 1. 7) donnent à [)enser ([ne nous 
avons là un dénombrement militaire et peut-être un n^'cMiscinent de 
chevaux (cf. en ce cas P. Petr. II, ?A, [a], (A), [d] cf. 111, .'i^i, (a) {/>) et 
P. IIU)cli 1, 1()2); nuiis le sexe est ici indicpié au neutre, ce qui n'est 
pas favorable ;i cette hypothèse et rapproche luitre texte de 
P. Pctr., 111, l)-"'), lui-même très obscur. Le fragment 2 contient dans 
ses dernières lignes un c()nq)te récapitulatif, cpii (''tait vraisem- 
blablement la fin du dénond>rement (cf. le mot "Aoyoç, fras^/ii. 2, 
11. 1-3); les sommes sont indiquées en drachmes, au taux d'une 
drachme par individu mâle, et d'une demie drachme [lar femelle 
(cL P. Petr. m, 93, col Vil, 11. 11-13 où le taux est diilcrenl). 2" Les 



70 PAPYRUS DE LILLE 

fragments 3, 'i, 5, 0, qui appartiennent évidemment tous les quatre 
à la même partie du document ne contiennent pas il'autres distinc- 
tions que celle des sexes; d'après ^i, 5 et G cha(|ue ligne donne un 
cliiirre de mâles et un chitîre de femelles qui sont ensuite additionnés 
ensemble. Certains de ces chiffres sont très peu élevés, d'autres 
au contraire sont si importants qu'ils doivent représenter des totaux 
généraux. 

L'ensemble paraît avoir été un Aoyoç ayant sans doutc^ pour base 
le dénombrement dont les IVagnients 1 et 2 représentent une 
partie. 



Fra^in. I 8 1/2x8 

Trie HoaxXîioo'j y.îstooç T 

àoTîvcl/.à) 'j/.O "/.ai Aa'.xà ~\i()z7.[j.- 
[j.h)7. I uAYj Or,"/Ju7.à ... / ...] 

Tvj; rioAlacovc»; v.Z'jV) i.v.y. ...] 

-/.al Aa'.y.à .. / '/[J-Z-, Or,/.'jxà ... / ...] 



j i,i)Z..[. 



« Et dans la cavalerie inercenair(\.. llermocratès, scribe (des 
cavaliers nu>rcenairesl. .. : dans le district d'Iléracleidès, mâles ^i2!l, 
j)jiis ... ^i; total : \'-V-\: femelles...; (total :...); — dans le district 

de l'olémAn, mâles , plus ..; total : (i^i.'); fenu-lles... 

(total : ...I total : 837 (?)... » 



10. DKNOMIÎIÎEMENTS ET COMPTES 



1. L'emploi des jx'.TOo-^opo!. ÏTiics^ dans l'armée ptolémaïtnie est connu par de 
nombreux textes; ils formaient la plus grande partie, sinon la totalité de la 
cavalerie active; cf. Rouché-Leclercq, Hist. des Lagidcs, IV, pp. 4-1,']. Mais 
il n'y avait pas tic l'ortcs garnisons dans les disiricis de l'Arsinoïlo el^ d'ai)rès 
les cliifTres donnés ici il s'agit très vraisemblablement de jji-.TOoa'ipo', x.Ay,;oCiyo'.. 
dont P. Pclr., III, 112 (/') et (g), entre autres textes, ont déjà lait connaître 
l'existence à la fin du règne d'Évergète et au début de celui de Pliilopator. 

2. Ce scribe est ])robablement l'un de ceux (pii étaient attachés soit aux 
différentes armes dans les garnisons (vîa;ji|jiaT£'j; -rtôv ;jL'.::0'i-iootov '.-nicov, Acle/ist. 
.^i; G; 7; Ttôv u'.TOo-iôpwv -sî^wv, ibid., Il), soit aux dillérentes catégories de 
clérouques et catœques (-wv xaTOÎxuv 1--îuv, c. g. P. Tebt., I, 32, 1. 15); ils 
tenaient les rôles de ces corps et catégories. 

4-5. 'ApTcvi.(x.a), Àaixà, Gri(),'jxà). Nous sous-entendons TwijiaTa, cf. P. Pclr., III, 
93, col. VU, H. 11-13. L'abréviation 9r| () pour Ori(X'J;) ou 6ri().uxà) se retrouve 
dans ce texte et dans P. Pelr. Il, 35 (<7) cf. III, 54 [h] [a). Quant au terme 
Àa'.xà, nous ne ])ouvons en déterminer le sens. 

4-5. T[sOoaij.] '[j.iva. Le mot revient dans les fragments suivants; il désio-nerait 
des enfants, s'il s'agit de personnes ou d'esclaves; des poidains, s'il s'aint de 
chevaux. 

9. 0"a!^ : vraisemblablement l'un des totaux relatifs au district de Théniistès ; 
TYJ; ©îuiTTO'j se lisait probablement au début de la ligne 8, oii il ne subsiste 
que quelque traits illisibles. 



Frcigm. 2 18x4 



0]-^Xu(xà) \y\ I {\.[ 
TîOipaaaîva àpTîv.f/.à) [ 

W: 

Y;, O-^Xu(xà) -/jxc/ V.. 

]àc:r£Vi(xà) Y^ 



72 PAPYRUS DE LILLE 

Au. ? ]£, 0-riX..(-/.à) COOS / ATtÇ 

jàpT£Vt(xà) ÀVY] 
9 

10 TeOpa auLîva vo / 'l''J<^[|î 

I- ho^ 
Yplaù àv(à) ./" f- ^^?^-? 



« Dans la région du lac et... femelles 1630, total -33.. mâles... 

707... 13, femelles 043, total 1 mâles 707... 1045, femelles 

872, total 1917... mâles 1058... 3418... 42, total 3^i72, drachmes 
3^172... 3144 à raison de 3 oholes par individu, drachmes 1572... 
draclimes 5()Vi, p/ii/lacio/i, drachmes 9 ». 



I. To'î -£pl Alav(y|v), cf. 5 1.2": zU t/.u -api tt.v A';i.vy,v. 

a. ïv. Fin d'un nomlire. On trouve un trait sur les totaux, fragnt. 1, 1. 4 
et frasm. 2, 1. 7. 

9-12. Lai. 12 nous donne le total des f)/,),jy.à avec une l'aute de calcul l'pj^o 
pour rp;JLÎ^. A la 1. 11 nous devons avoir le total des non OY,/.j/.à (apTîv.xa, 
Tî'Jaauaéva etc.). On remarciuera (|uc la sonnue payée par liiàle est la moitié de 
la somme payée par femelle. Dans P. Pctr., 111. col. \\\ 11. 11-12 on trouve 
4 oboles par mâle 1 1/2 obole par remellc. 

14. <I>uAàx'.ov, est pour nous obscur. Peut-être erreur |)0ur 'i'j).a>'.'.<T'.x>6v, 
impùl déjà connu. Wilcken, Gr. Osl, I, p. 402; P. Pctr. 111 31 (H 11. 2, 9 etc. 



\o. di':no:\ibrements et comptes 



Fragm. s 17x2 1/2 

àp(7]£V[(xà) / M.[ 
]... Xôyov . [ 
]... àpaefvtxx) a)[ 
5 àpa-£v('.xà) [ 

àp!7£(vixà).. [ 

àpa-£(vixà) [ 

àpaifvtxà) [ 
10 àpa-£(vtxà) [ 

àpc7£(v'.xà) [ 

àp(7£(v[xà). [ 

àpa£(vtxà). [ 

àpa£(vtxà). [ 
15 ]•.. 'lav-- [ 



Au ^/o5, d'une autre main : 

XpuafizTTO^ 
7a{p£iv 



V'i 



PAPYRUS DE LILLE 



Fragm 


4 




9x6 




àpa £v(ty.à) 










P^ 


Orj(Xuxà) 


ç [• A 




àiÇ,'7tv(lX0i) 


ux 


Orj(Auxà) 


u.[/. 




àp!TE(vtxà) 


1 








àp(Tc(vtxà) 


'C 


OTj(Auxà) 


^ [/ 


'?] 


àpo-£v(txà) 


Su 


Oy](Aux7.) 


S. / 


?? 


àp(T£Vt(xà) 


!^ 


OTifAuxà) 


1^ / 






L. 2 : pÇ", Ç" corrige'' sur u. 'J/i(Xuxà), 0, pap. 



L. 4 : Y corrigé sur Ç. 



Fraffin. 5 àp[(7£v(ixà) 

/i X 3 4/2 àpa£V[(xà) 

OY](X'jxà) ASxa j — 
àp(7£]v(txà) M BSp.a Orj(X.jxà) M 
5 àpa£v(txà)] f T"C OTj(Auxà) [AJl 



A'^aO / M Ç ? f[ 

'C /ZTiS 

£ / p[Aa 
p / wvo 
?/// hlonc 



Fragm. 
10x5 



M. LETTRl^ RELATIVE AUX PASTOPIIORES 75 



11. LETTRE RELATIVE AUX PASTOPHORES 



GhORÂN, 214. MILIEU DU IIl'' SIÈCLE. 

20 X 10. 



Fin d'une lettre relative aux pastophorcs du district de Thémistès 
(H. 9 sqq et note), écrite vraisemblablement par un sitolog-ue, à une 
date qui n'est pas précisément connue; l'écriture, une cursive 
épaisse et large, peut dater du milieu du m'" siècle, cf. P. Pétrie, 
II, pi. IV (1). Le versement en nature fait par les pastophores ne 
peut être expliqué d'une manière tout à fait satisfaisante. Au point 
de vue géographique, il faut noter la réunion de BouxoXojv xw[7.y] à 
d'autres bourgs du district de Thémistès, et la mention d'une 
localité jusqu'ici inconnue, «l'i-pr,. 



£71 



H. 

KpoxoS£'!Xcov uôXetof;; Sapa-] 
7:[£tou, olaOa Su EtTa; 
T^ULtv o-/.£'^aaOai -otov 
Ttvà àv£vr,v6ya7tv oi Xot- 

TTOl i:OL(JtO'^6ç,rA aÏTOV ■ £(7TtV 

0£ TO xa'J £V • 
Fasc. II H 



7() PAin'RUS DE LILLE 

10 *\}i-zrfi y.o, 'AA£;âvopo'j 

NrcjO'j xo, Kssxcosisîwc ij.u, 
i ' i t • i - 

riuppîta; oji, Aaytocrç v'i A, 
AuTi'j.aytoo:; xal (Tp! xtouiaç oO " 

/ -•jp(oO) -^£ ■/■/. 
EùT'jycU 



L. 13 : (Tv.>.(o;jLt.-/;, /wy;. : IV.oju'.a,-, rf. P. Pc/r., III, 58, (c), i, 1. 11 1' y.. 
L. 14 : ;: au-dessus de aÇ", c|ni ont élé hillées. 



« — pastopliores du Srrapc'ion ilo Crocodilopolis ; lu sais que 
lu iu)us as (lit (le voir comljit'n à peu près les autres [)aslo[)hores 
ont versL! de t^raiii; voici la liste en détail : 



Bourg des Bouviers, frouieut, 

1 M K't re- 
lie d'Alexandre 
Kerk('osiris 
]*yrrlieia 

Lagis 

Lvsiiiiaclus cl Les Trois-Bouri>-s 

o 

Soil au total, IVouieut 
Adieu. 1) 



2. Sur les paslophorcs on ^riu'ial, ri'. (UId, Pri<-slci' ii. Tcmpcl, pp. 9'i-98, 
(|ni icMVoic aux sources, cl /'. Tchl., li, 2MS, inliod. cl ii. OS, cl 600 {(léser.). 

3-1. I^c .St'rapcinn d'Arsiiux' i^sl cnniiu à lcpo(|U(î roiiiaiiie; cf. ^VcsscI\■, 
Die SifiiU Arsinoi-, p. 'il. cxirail des Sil z.uiigsb, dcr. Akad. d. ]\iss. in ]Vicii, 
l. CXLW 



Gl (art. 


'1 


1 

8 


24 






24 






47 






72 






57 


1 

2 




70 






3G5 




1 
8 



c 



1:>. LKTTRi: A A m ST A KG il OS 77 

5-7. On ne voit pas à quel lilre est pnyé ce ct^to:; on connaît, il est vrai, des 
paslopliores qui étaient Dac-./.'.xol vjuoYf''-. 

9 sq([. — Le Bourg des Houvicrs se trouve dans des listes <le villages 
apparlenanl au district de Théiuislès, et est rruni dans d'aiitii^s à des bourgs 
du district de l'oléniôn ; cl'. P. Tch/., II, .\|i|). II, |). 'iT'i ; toutes les autres 
localités ici citées scuildeiit ;i|)[)arlenir au district de Tlcniistés. — llitiié 
était jusqu'à |)résent inconnue. — I/ile d'Alexandre, dans h; disui< l d 
Thémistès, ri'. P. Trùt., II, App. II, p. 3Gli. — Kerkéosiris, cf. /'. TrO/., H, 
app. II, p. .'iS;) : il est prohahle (|u"il faut distinguer deux Ki'iiu'osiris, l'une 
dans le district de Poléniôn, connue par les papyrus de Tebtynis, peut-être 
le village moderne de Gliara(|; l'autre dans celui de 'l'iK-niistès ; il s'agit 
vraisemblablement de celle-ci. — Pyri-hcia, dans le district de Tliémistès; 
cf. ibid., p. 'i(lO. — Lagis, dans le même district; ihiil., p. 380; Lysiniaclîis, 
de même, ibid., p. 387; Les-Trois-Bourgs, de même, cl', ibid., p. 'lO."). — Les 
mots 0'. Ao'.-c/i, 11. 0-7, tloivent donc s'entendre des [laslophores tlu tlisirict tie 
Thémistès. 



12. LETTRE A ARISTARCIIOS 



GiiOHÀx 201. 250-21!) w. .I.-C 

22 X 8. 



Cii: texte est le pi^einier d'une série de six lettres, envoyées ou 
reçues par un fonelioniuiire noinnié Arislarelios. Toutes datent du 
III'' siècle, la plus aneienne remonte à l'an -'50 de Pliiladelplu" (2.')0- 
219 av. J.-C), la plus récvnle à l'an (i d'Kvergéte (212-211 av. J.-C); 
deux d'entre elles ne sont [)as datées. Pendant toute cette période, 
Aristarchos semble avoir rempli le même ofllce; son r(')le en matière 
financière montre cjue c'était certainement un scribe et probable- 



78 PAPYRUS DE LILLE 

ment un topogrammate dn district d'IIéracleidès; cf. 13. Deux 
lettres sont privées, quatre sont officielles. On a trouvé avec elles 
quelques fragments de correspondance, appartenant peut-être à la 
môme série, et on n'y rencontre aucun trait notable. 

Ce premier texte est donné par un fragment incomplet à gauche; 
c'est une lettre adressée à Aristarchos par un fonctionnaire de rang 
plus élevé. Elle concerne une terre de 100 aroures dont le revenu 
appartient à l'Etat, vraisemblablement un xX^poç militaire; peut-être 
s'agissait-il d'une confiscation après décès; cf. 4 H. 2''i et suiv. et 14. 



'AftTTocpywji -/^aîpetv. 'E^rr^aOr^v nv. xal TrapovTi 7:£pl twv p (àpo'jpwv) 



OTÎOJC av 



è-ÉcyJTaXxa "ouv -po? ciè U.oi7.^fjj'.v T.tfi toutcov. îlvaJAdJç [o\jv r.o]ii^'jti^ 
]Ow(j'.v T,[JLÎv TTEpl \-:o Mt/j 'tô MïjTpoûcôpo'j è-:r[oî]/.tov ':[ — ] ypr^'^i- 

"Eppcoo-o. L XÇ", MsTOpY] Ç" 

Au dos : APICTAPXWI 



« à Aristarchos, salut. Je t'ai rappelé verbalement l'afTairc 

des cent aroures, pour que... Je t'ai donc envoyé Paaboïs à ce 
propos. Tu feras donc bien... au hameau de Métrodôros... le 
revenu est propriété royale. 

Adieu. An 36, le G Mésoré. 



1. P li-.ojjwv) : On poiin-ail penser à la résolution sxaTovTapoJpwv : la mention 
de i'txiop'.ov rend tùv p (àpoupwv) |)ré('éral)le. 

3. Tô M/.Tpooo'jpo'j î-rA-Aw/ : il est connu déjà par /'. /'('//■. III, 65 {a), 1. 3; 66 (fl) 
VI, 1.24; 68 (6)', 1. 5; 112 !>), 1. 9. 



13. LETTRE D'ARISTARCIIOS A CHRYSIPPOS 79 



13. LETTRE D'ARISTARCIIOS A CHRYSIPPOS 



Ghoràn 201. 244-243 av. J.-C 

35 X 9. 

Lettre d'Aristarchos à Chrysippos, son égal ou son subordonné. 
Elle signale la négligence de l'agent d'un sitologue : son absence à 
empêché de recevoir le blé des cultivateurs dans un thésauros. 



'ApÎTTapyoç Xp'jaîuuwi yœîpetv. Yivo^Vio 

6 Trapà Nîxcovo; atioXoyo; où auvavTÔJv, àXXà a-uu.ÇatV£t, 'JTTo'^'jytwv 

TtEVTTQXOVTa 

È^eaTYjxoTwv xal toO aîxou xaOapoO ovto<; Eut iwv âXwvàJv, [X-/] tia-Sé- 

y£70ai • xaXdi; oOv 
TiotrjTE',; p.£Ta-cU.'];7jJL£vo; Nîxcova /.al o'UVTa;?;; aÙTtôt àzoïTcïAat Tov 



ÙTIYlpiTrjV 



xat Tva uy] ei; to Aot-ov toûto àv yivr^Tat [o>oov]TÏ7a[. 

EppooTO. L 'PapuLoCiOt ti^. 



L. 1 : Après rivoas/o... traces de lettres très efTacées. — L. 2 : 1. t'.toaovoj. 



« Aristarchos à Chrysippos, salut l'agent de Nicôn le Sito- 



80 PAPYRUS DE LILLE 

log-iie ne so trouvant pas là; voiri co qui se produit : cinquante 
Lctes de somme sont là, le hic se trouve nettové sur les aires, et la 
rentrée ne se fait pas. Tu feras donc bien de faire clierclier Nicôn et 
de lui ordonner d'envoyer sou livpcrcte et de faire eu sorte que 
pai'cil fait ne se renouvelle pas à l'avenir. Adieu. An 4, le 17 Pliar- 
nioutlii. » 



1. Cln'ysij)|ios : il est l'égal ou le suboinloimé crAristarchos, le supérieur île 
Nicôn (11. 4-5); peut-être est-il silologue d'iuie toparchie. 

2. 7:aoà Nîxuvo; : le sitologiie ou son agent reçoit le blé transporU- sur 
l'aire et donne un reçu aux cultivateurs; e. g. J'. Aiiih., Il, 5!); et iii 19 et 20. 

3. To-j <j'-ryj /ï/iapoj GvTo; : d'après M. Rostowzew (.l/'cA/r, 111, p. 20'*, n. .'!. cl 
p. 20il\ le blé aurait été nettoyé deux fois : d'al)ord grossièrement à l'arrivée 
au //icsnitros, avant toute intervention du silologue; puis plus tard par les 
soins du silologue. M. Roslowzew infère l'existence de la première opération 
du paiement du xot/.'.vîjt'.xov; il ne donne pas de référence pour la seconde. 
Celte explication pi-ésente l'inconvénient de no pas faire de place à la 
xiOasT'.^, à moins que ce ne soit dans la pensée de jSI. Rostowzew le second 
nettoyage; mais les deux taxes xaOijjsto; et xotx'.vsut'.xoO sont toujours men- 
tionnées dans l'ordre inverse dans les textes. Il est probable qu'il n'y avait 
qu'iuie seule opération, comportant nettoyage et criblage, avant la réception 
j)ar le silologue. 

Mr, e'.TOïyETOa'., CA'. P. Trbt.. 1, 159 [descr.) : v.-jw/r,. C'est le lei-me technique 
pour le transport du tïto^ de l'aire au thésaiiros. 

4. Tov 6— r,p£-:r,v. L'hypérète du silologue est déjà connu par /'. Tcbt., I, 186 
[descr.). 



1^1. LKTTllE D'A.MMOXIOS A ARISTARCIIOS 81 



14. LETTRE D'AMMONIOS A ARISTARCIIOS 



GiiORÀN 201. 24.3-2 av. J.-G. 

16 X 12 et 1G X 12. 



Deux fragments, qui se complètent sans lacune importante, sauf à 
la dernière ligne, datés d'un an 5 qui est celui d'Evergète ; cf. 12 
introd. C'est une lettre d'un certain Ammonios à Aristarchos sur 
la confiscation par l'Etat du /A^po; d'un épilarque décédé; par son 
objet comme par certaines formules, elle est très voisine de 
P. IlibeJi, I, 81, de quatre ans postérieur; elle est cependant moins 
concise. P. IIiJ>eli^ I, 81, notifie toute une série de décès survenus 
parmi les cavaliers clérouques dans différents districts de l'Arsi- 
noïte ; ici on annonce la mort d'un clérouque de Pliarbailha en 
ajoutant à son nom et à son grade son origine ; c'est une excel- 
lente illustration des 11. 20-27 de 4. Ce texte contient en outre, 
comme P. Hiheh^ I, 81, l'ordre de confiscation du y.X^po; et 3' joint un 
avertissement relatif à la rentrée des ix^opta; sur ces deux points, 
cf. l'introd. et le commentaire de P. Hiheh^ I, 81 et de 4. 



'AauLcôvtoc Aoi^TTacycot /yAloiiv. 1 ivcasîv r.aïv 
'ApTEtAÎocopo; b Tiapà ^■zoiy.-'.'-yj TîTsXsuTTjXÎvat 



82 PAPYRUS DE LILLE 

[jLiaOo^ôpcov tTriréwv ÈTttXfâpyïjv) GUçScopov i'avox/iou; 2Y]Xy[ji.Çp',«vbv, 
5 TÔJv EtewvÉcoç ■ àvâXaSe o' :[o'jv alO'oO tiv xXy^pov eîç to 

Pao-tXtxov, xat Tïepl twv èxooilpîcov çpJovTto-ov 6-::coç cuvâyO-^t 
7:âv:a £t; tô flacnXixbv, w; 7J[ ] . Xoyoj ovto^. 

'Eipa)C70. L £, <î'aouoGO'. iri. 



L. 4 : £m)v(âpy7iv), Tfî i'rt^. — L. 7 : probablement ..ÈJvÀôyov. 



« Ammonios à Aristarchos, salut. Artémidoros, l'agent de Stratios 
m'a annoncé la mort d'un des cavaliers mercenaires dotés de terres 
à Pharbaitha, l'épilarque Théodoros, fds de Phanoclès,de Sélymbria, 
du détachement d'Etéoneus; confisque donc sa tenure au profit du 
Trésor, et, pour les fruits, veille à ce que tout rentre au Trésor, 
Adieu. L'an 5, le 18 Pharmouthi. » 



1-2. A en juger d'après 4, Slralios peut être un £-1 suvri^îu; des cléroiiques, 
ou encore un tactomisthe (?); Aristarchos appartient certainement au corps des 
scribes; cf. 12, introd.; Ammonios est un scribe supérieur à Aristarchos, 
cf. pour ces transmissions de notifications et d'ordres, P. Tebt., I, 30-2, où le 
fonctionnaire militaire le plus élevé est Vô iroo; -r?it, 3"jv:â;£'. ; un Artémidoros est 
connu par P. Ilibeh, 1, 81, en Tan 9 d'Éyergète; mais il parait être un scri])e. 

3. *ao6a'.0a, <I>ap6f,9a ou «tapêa^Oo; Kûu/i, village connu à l'époque ptoléniaïque 
et à l'époque romaine dans le district d'Héracleidès et probablement dans sa 
partie méridionale, près de Perséa; cf. P. Tebl.^ II. p. 406. 

4. MiTfJoiCipwv l-TÀ(i>^K Cf. 10, introd. et n. 1. — E-ri'.Aâpyr,;. Grade de la cava- 
lerie supérieur à Tilarque; cf. Wilcken, (î. G. A., 1895, p. 132 sqq. Trois sont 
déjà connus : .\mmonios, P. Pe/r., III, 11, I. 13 (an 12 d'Évergète) ; Ergodatès, 
P. Peu:, III, 112 {g), 1. 17 (an 26 d'Éverg.), Polémaios, P. Magd., 1, 1. 1, cf. Wil- 
cken, Archiv IV, p. 47 (m' siècle). 

i;T.)/j;j,Çv.avôv : de Sélymbria, ville de Thraco, sur la Propontide, aujourd'hui 
Silivria. La proportion des Thraces dans les efl'ectifs de l'armée ptolémaïquc 



\o. LETTliK D'AlUSTANDPxOS A ARISTARGIIOS 83 

était relativement élevée; cl', sur les relations ciilro la Tliraie et l'ICgvple, 
Perdrizet, dans /fcc. /•'/. Ane. l'JO'i, p. 158. 

5. Tûv 'KTJo)vi(o;. Éponynu! niililaire, connu déjà par/*. Pclr., I\', il, 11. 1.") 
et 33 (an 12 d'Évergète) ; 21 {d), 1. 4 (an 21 d'Évergète); 112 [g), 11. 17-18, i;)-2(), 
23, (an 2G d'Évergète); le détachement (lu'il commandait conij)renait vraisem- 
blal)iement des régidiers et des mercenaires, des cavaliers et des fantassins. 

'AvàXaSe. Cf. pour la i'ormuie, I'. Hibeh, I, 81 ; et, pour la question de la con- 
fiscation, 4, notamment inlrod. 

6. rissl T(ôv ly.-ùrj-j':M/. ()uand les yj.f^poi font retour temporairemoiil au Trésor 
les Èx-iop'.a de ces tenures sont perçus par l'Etat, à plus forte raison, quand il 
s'agit d'une confiscation; il semble cependant que ces fruits n'aient pas tou- 
jours été versés tout entiers au Trésor. 



15. LETTRE D'ARISTANDROS A ARISTARGIIOS 



Ghoràx 201. 242-1 av. .J.-G. 

17 X tOct 13 X 10. 

Deux frugments entre Ies([ucl.s il peut manquer au moins vingt 
lettres. — Ge texte concerne le paiement de G ix^/y.uïy. (piArislamlros 
devait à Aristarchos et qu'il n'a pu lui payer, paiee ([u'il les avait 
prêtés à un tiers. 



'Apio-TavSpo; 'AptTTàp/wt yy.'.^v.v. 'Ht r^u.ipv.['. i-i'j]-[o\Xr^v T:ip\ tôjv Ç 

[jLvautiwv', 

i/c'.v, /. ava- 
Fasc. u \i 



84 PAPYRUS T)E LILLE 

uïa -•jvOsïvat aO-wt, v.y.l oO/. È'^r, ~zô-.toov. [ ] (V-Y) xoaÎTr.-at ' OTav 

&UV aÙTo; ~7.zy.- 

vîvojiJ.a!, -apa/.oa'.cj aoi y.ù~y.. 
5 "EsiojTO. L Ç", *l*au.£và)0 A. 

Au dos : APICTAPXCOI. 



« Aristaiidros h Aristarclios, salut. Le jour où lellrc au sujet 

des six iniues, je te les préparais. Le lendemain, Herniaphilos (nie 
demanda?) de lui fournir vingt mines parce qu'il en avait besoin 

Quand donc je pourrai moi-même aller vers toi, je te les 

porterai. Adieu. An 6, le 30 Phaménoth. » 



1. PeiU-clre : v. i[J-i?y-['. èû5;àar,v ty.v -y.-A toj è-'.T]-[o]A7;v. 

Mva'.îitov. Le [jLvai.r.ov (ou paîw/), ocladraclune d'or équivalait à la mine 
d'aro-ent, cf. Bouché-Leclercti, Ifist. des Lag., 111, p. 277; IhiUscli, Griech. u. 
Rœm. Métrologie, p. 646-7. Sous Domilicn, en 93, on voit un gage de 7 p.va-.a'ia 1/2 
d'or garantir un prêt de 2160 dracliines d'argent, ce qui donne le rapport 
i avau^ov = 288 draclnncs cf. C. P. P». xu et le commentaire de G. AVessely, 
p. 42. 

2. 'V.pn[ . Un certain llermaphilos était en qiu^lqne manière en relation 
avec Aristarclios, cl". 16 I. 1. 



1(). LKTTRK A AKlSTAl'vCllOS 8b 



16. LETTRE A ARISTARCIIOS 



Ghoràn 201. Pmi.ADEi.PHE ou Éyergète. 

15 1/2 X 12 1/2. 



Brouillon d'imc letlre adressée à Aristarclios. Elle concerne le 
paiement d'une taxe de trois chalques (-^iyyj.y,iy.) par les indigènes 
de Sébennvtos. On peut songer à l'explication suivante. Ilernia- 
philos, sans doute un fonctionnaire, aurait fait Tavancc des 
-GO drachmes de l'impôt. Aristarclios, pour une raison qui nous 
échappe, aurait demandé que les ^jO drachmes fussent versées au 
Trésor; mais Ctésiclès, qui semble être le banquier royal, a déclaré 
que pour régulariser la silnatit)n, il était nécessaire que la somme 
fut versée à la banque au conq)le dllermaphilos. 11 prie même 
(pï'on l'avertisse, dès f[uc Comôn aura levé la somme. Peut-être 
faut-il établir un rapport entre celte lettre et la précédente, où se 
lisait sans doute le nom d'IIermaphilos, qui y ligure comme em- 
prunteur de 6 txvatsïa. 



j'Apt^Tasy^wt yaîps'.v. EvîTÔ/oaïv IvTq'j'.yi^t]'. 

oùj'f EOT, o-jv O'jvaTov elvai v.^ to ^aTtXcxbv ota- 

^yo^yzr.vy.'. -y.c u. [ozy/ay.:), àAAx 0£ïv tl: "C/V 'EouaoiXoj 



8(; PAPYRUS DE LILLE 

5 AÔyc-v iixT.i'jV.v, a-o( ts où [io'JAîa-Oai O'.a^is£70at 

"îpl TO'JTO'j ■ y.ï'.o'î oà Y:y.,}/ai kùtwl Kouiwva 
iyoïyô'xivo'j T7.; u. lopa/aàç', è-£Wr, xal à-îcyâ- 
CovTxi oi Aaol To xîpijLa toOto eîç àpiTTOv. Ilscl oà 
TciJv Ao'.-wv cïi^ av O'.or/r,0i^'. i-'.TtsAoOu.év dOt. 
10 Egowg-o. 

Au dos : 
APICTAPXCa)!. 



L. 2 : j.eiit-èlre ~]îp\ t(Ôv Îj — x> Pop. 



« à Aristarchos, salut. Nous avons eu une entrevue avec Cté- 

siclès au sujet des indig-ènes de Sébennytos à propos de la taxe 
des trois chalques. Il m'a dit qu'il était impossible que les 40 
drachmes fussent payées au Trésor, mais qu'il fallait les verser au 
compte d'ilermapliilos, et qu'il ne voulait pas entrer en désaccord 
là-dessus avec toi; il demande que Comôn lui écrive quand il aura 
les 40 di'aclunes, puisque précisément les indigènes accpiittent (?) 
au mieux cette petite taxe. Quant aux autres alfaires, nous te ferons 
savoir comment elles auront été réglées. Adieu. » 



2. 'Ev SïoîvvJTw. : bourg du district d'IIéracicidè-s ; cf. P. Tcbl.. Il, p. 401. 
Arislarclios exerçait donc dos (onctions dans ce district et seniljlc avoir plii- 
sieiu's v.Cyx-ji'. dans son ressort. 

T7,; î-ç,'.]y[yj.y.''a;). Ij"al)réviation x désigne généralement le Tv.yo'.v.xov. On 
poiiri-ait supposer, à cause de l'arliide féminin, une double forme du mot : 
T_:',yo'.v'.xia ; mais cet impôt était habituellement payé en nature, cf. /'. Tcbl., I, 
Gl {/j], 11. .107, p. 227; 89, I. .37. .\ous [)roposons une autre résoltilion de laijré- 

viation il', iiilrod.), comme dans /*. Ilihch, I, 112, 1. 8, où X est transcrit j)ar 
les édileiirs ouoî/.ayaA/.ia. Il s'agirait alors d'un petit impôt nouveau (1. 8 x^pi^^a) 



17. LETTRE DU PERE D'ARISTARCHOS 87 

de 3 chalques. Le calcul montre que 40 drachmes est la somme payée par 
640 contribuables. 

7. Eyoîyôaîvov : ce verl)e nous parait indiquer l'opération du percepteur; 
Comôn serait peut-être un fermier. 



17. LETTRE DU PERE D'ARISTARCMOS 



GhORÀN 201, PHir.AUELPIIE ou ÉVERGÈTE. 

19 X n 



Lettre privée, adressée à .\rislarchos et à Miccalè par leur père. 
L'écriture est une belle onciale, malheureusement très effacée, qu'on 
peut assez précisément dater par le reste de la correspondance. Le 
texte est écrit perpendiculairement aux fibres. Au point de vue 
paléograpliique, le document est particulièrement intéressant ; on 
doit noter la forme de l'E, du 0, du K, du r, du Z, qui rappelle 
les inscriptions, et de Vci très apparenté à celui du Timothée, cf. 
aussi P. Iliheli, I, 26 fpl. III) et 88 (pi. X). L'ensemble fait songer 
au papyrus d'Artémisia. 



..0.. iVoiTTao/w. TùJi uioji xat 
otvi. AirÉTTaXixli aoi *I'iAwva 



88 PAPYRUS DE LILLE 

5 PL'P^ ûX-Taj àptaowv, cov v.y.~y.- 

VaTpi L/.CU ■ /.aTaTtXeï y«o sic 
'AXe^âvûpEav. KaXàii; (3uv 

10 PoXoV TûU 

. . Çt xa aXÀa èta 

. Xcoc ua 

ULT^aV- •• COI TÉXVOV 

TTOirjarjt ' è'aTiv ôè cb 

15 — apiov e.i^a..r,[ 0£.. 
Trao ùaôJv è'yeiv 

àlTTogttXov aÙTwi 
civa , i'va oiaaçô- 



Au clos : A[P]IÇ[TJAPX0I 



« à son fils Arislarc'lios et à sa fille Miccalè, salut. Je t'ai 

envoyé Philoii porlenr dune leltrc relative à un peu de grain, 
8 artaljcs, qu'il laisse en dépôt à Gorgonion, ma fille; car il s'en va 
à Alexandrie. Tu ferais donc bien de lui donner un reçu du 



18. OHOrvI-: DE PAIEMENT EN NATURE 89 



18. ORDRE DE PAIEMENT EN NATURE 



Ei.-Lahoûn 2. ÉvERG. ou Philop. 

15 X 6. 

Ordre sous forme de lettre, comme il est habituel pour les 
paiements en nature (cf. P. Anili. Il, 61, P. Petr. 111, 86 et 89, 
P. HibcJi, 1, 7''i, P. Faif. 46, 48 a et 18 h), adressée sans doute 
par un scribe à un sitologue (cf. P. Faif. 16, 18 a et b.). A signa- 
ler, comme particularité paléographique, l'extrême petitesse de 
ïomicron, réduit à un point. L'écriture permet de placer le docu- 
ment dans la deuxième moitié du m" siècle, en l'an 15 d'Ever- 
gète ou de Philopator. 



îit p'... 

X. yat.. M|v- 

yzX ['H]paxA-/][...J 
-/_a{p£[V. Mé[t]p(-/]C70v) 
5 ScÔtco {r.vpoO àoTaÇaç). 

':£C7<^'7>apàxciVTa 
i-.-.y. /aZ, 
xal [XY] xa-c/.Tyr,; 
aÙTcv. 

10 "EppCo(To) 

L II X&(|^ax]. 



90 PAPYRUS DE LILLE 



L. 6 : Le T semble corrigé sur un <j. 



« Di fils de... à Menchès, fils d'Héraclei.. salut. Verse à 

Sôsos 47 artabes de froment et ne le retiens pas. Adieu. An 15, 
le ... de Ghoiac. » 



8. ij-f^ x7.Ti3y/,; . xa-ri'/ctv est employé assez souvent dans le sens de retenir 
un débiteur qui ne paie pas ses dettes. Cf. P. Amh II, 144, 4 et 5. — 
P. Fior. Gl, GO. — P. Fay 109, 11 : [/.à, xaTàayyi; KÂsuva. 



19. REÇU DE SITOLOGUE 



El-LaHoC'N, 2. MILIEU DU Ht'' SIÈCLE. 

18 X 12. 

Reçu de HM arlahes 1/^ de froment, délivré par le silologue du 
dépôt de Pyrrlieia. Pour des reçus analogues, cf., pour l'époque 
ptolémaïque P. Ani/i, H, 59 el 60; pour l'époque romaine, 
P. Fai/. 81-85. Notre reçu est rédigé plus simplement que ceux 
de /\ Antli.; ce n'est pas une oaoXoyta. L'écriture permet de pla- 
cer le document au milieu du m'' siècle; c'est une eursive voisine 
de l'onciale, large au début des lignes, tassée à la lin. 



19. REÇU DE SITOLOOUE 91 



"Etou; tÇ", <I*a'o9 i. llapà 

To TTEpi nupp£[{]a[v] èpyaTrfjptov. 

SÎTOU TOÛ £iCT[. . .]. (JLÎVOU Otà 

5 'AaxXrj['rr]i.7.[5o]u [tou] -rrapà 

âv K£px£roTb£'., Tilaoà 
^apa-îcovoç toO '(Lpci£a'TY)y.ô':o^ 

T'?]; KaAXiHîrvouç] ûCL)p£a;. 

10 .... ■^^poo IJ^u-'C A 



'HpaxX£(2r/ç àv':!Ypa^£Ùç] 
•7:ap[à ^oLiikiy-oO Ypa[i.aaT£wç] 
[auvp.£u.£TpY]f;.at xtA ] 



L. 4 : peiil-ètre sî.a-[»£po]a3vo'j on c'.T[aYo]uivo'j. — L. 9. y\près owoîa;, pciit-élre T. 



« An dC, le 10 de Pliaoplii. Délivré par Pétobastis, silologue du 
dépôt de Pyrrheia. Blé versé par riiilerinédiaire d'Asklépiadès, 
agent d'Apollonios l'épiniélète, à Kerkéosiris, an nom de Sarapion, 
ancien l'égisseur du bénéfice de Kallixénès... l'roment 22''i7 1/â. » 



^. rivppîîa : dans le dislrict de Tliémistès; cf. nolaninienl, /'. Pelr. Ill, 
117 (/<) col. Il, 1. 4; Kerkéosiris, dont lépimélète intervient ici, est sans 
doute celle du district de Thêmistès. 

9. TtI; K3tAl',4s[vo'j;] Supîâ;. Le caractère commun des terres èv owpcâ, c'est la 
franchise de l'impùl, ce qui est contradictoire avec l'existence même du reçu 

Fn.c.U 13 



92 PAPYRUS DE LILLE 

ici conservé. Si le versement en nature était ici le montant d'un impôt, il 
i'audrait donc admettre que la SuîEà (qu'elle ait été la simple jouissance des 
revenus ou la propriété du sol) n'était pas nécessairement héréditaire et 
imprescriptible, qu'elle pouvait être viagère ou être confisquée et (ju'enfin la 
yr, èv o(op£â conservait le nom d'un [)remier bénédciaire, comme certains 
grands y.'/:ftOO'. de P. Ilibcli; même après avoir fait retour au Trésor, elle 
aurait encore formé un tout, administré par un agent particulier, qui serait 
ici le r.-jrjtz-zT^vMi r?j^ owosâ;, Sarapion. 

11. sqq. Contreseing du contrôleur. Cf. P. Ainh., II, 60 11. G sqq. 



20. COMPTES D'UN SITOLOGUE 



GiiORÀx 9. m'' sii'CLn:. 

2'. X 11. 

Di:ix colonnes de comples; il manque à la première deux ou 
trois leltres à gauche; la seconde est très mutilée à droite. Les 
versements sont quotidiens; l'indication d'une localité suit celle 
du jour: les versements sont faits en nature : ce sont les pro- 
duits de la TiTixr, aîcrOcod;;, froment (11. IT), 18, 20), lentilles (1. -^1), 
évalués par conséquent en artabes de blé. Dans la plupart des 
cas, on dc'duit du versement Ijrut le montant de deux taxes, 
pour obtenir le produit net; ces deux taxes sont les droits pour 
le netloyag(; et le criblage des produits : xàOasa-t; et xoTy.iv£'JT'.y.ôv; c'est 
donc l'opération indiquée dans P. Teht /, (il (Al, 11. 390 s(p{. : 
àp ojv •J-oAoycïTa'. — £'.; ta? xaOâpTst; xal tô xctx'.vî'jt'.x'ov. . . ; cl. 72, 
IL ;)9'i S(|<|.; elle est elVectuée, pour la x/Oxp^'.; sc'ule, ihid, 9.'L 
11. ^ et sarpr; O^i, 11. ."i, lo, 1(), .'iOO, 13, 1. -l Toutefois les deux 



20. COMPTES D'LN SITOLOGUE 93 

textes les plus voisins de celui-ci sont P. Tcbt, I, !)I et /-*. Pc/r., 
III, 83; ici comme là nous avons un frjigmcnl du journal dun 
sitolog-iie. Le village de Psya, déjà connu par 7^. A/a^(/., 24, 1. 2. 
P. Petr., II, 28, VI, I. 30 : cf. III [a] était situé dans le district 
d'Héracleidès. 



Col. T. 

•••] ::ii / 1 i?' ^(oî'^^"') Vf' 
['A]pua)TY]ç 'ApuwTou Tiav A[3 ^y' i^' ^ 

[xa(0àp7£coç)] iLy', •/.OT(-/.tv£UTix&û) y' / a Ç"', A(otT:bv) [Xa Z-y'] 

['AJYyôJptç "Qpou xal Mapp^ç ৣX^6; 

5 [-a]v TïT i^' 2 [/.«(Oâpaewç)] a ^o', •/.o7(xiV£U-:'.xoCi) y- j ^ l S', a(oi-c<v) tiy y' 

['Ep]ij.â^tÀoç uav Ç" o' 

[ JtoO Oy]((TaupoO) aireppLa Tav pcpO 

[ ]^^^ Tq^'ç ^av . p-z 7 

[xa(Oâpo-£w;)] y ■^y'' >'-^'^(>^'Vcutuoû) ^ / e. /-y', X(ot-bv) poo p' 

10 [ ] ^^ ^i t^'''' '^1?^? '^?'J ôpupioO 

['Ayj'/tuîptç "Qpou p.'.c7(0a)T-i]ç) uav u.£ Z. ^ 

[xa(Gâp(T£wç)] a, •/.oa(xtv£UTtxoù) L j y.L, X(ot7:bv) u.o 

[Mapjp^ç IlaTLTo; xal n£6ptyi:; xal 

[Map]p^; <DavY^TOç Tiav 7r£ Ç" ^ 

15 [xa(Oapo-£()jç)] a Z-y', xoo-(x'.vîuTtxoO) /.y' /fi P', A(o[7tc/v) -,3 A 

[UtoJto^ç StotoTiTioç T:up(où) '^?'Z 

[xa(Oâpa£(i)ç)] y'> xoo-(xtV£UTixoû) Ç' / ^, X(oi7iôv) t? Ç" 

[StoJtoyjt'.ç Mev/iulôctoç Tiup(oCi) va Ç" ^ 

[xa(Gàpa£w<;) a] Ç", xoa(xtV£UTtxc.o) z. t^' / a z. o', A(o[-c,v) txO y' '?' 
20 ['OvvjôJ^pti; IlEToSâo-Tioç Tiup(oO) ^^ Z-y' t[i' Z 

[xa(6âpa£w;) a y' '?'j xoa-(x[V£UTtxoû) f / ? 'f^'' A(o;-c.v| H z. y' 

[Ovvôijppi^ IlâaiTo; xai $av^'^'.ç àbEA-poç 

[xal ] [/.£ z. 

[ .., .-] /S^, A(ot-ôv) Xy jl. 



94 PAPYRUS DE LILLE 



Col. II. 

25 'Opo,' n£T£e[ i\ 

xalOâf^coç) /.y', xoa-l/.'.VcU-r'.xoOy y' '?' [/ ^- ^'^ X(ot-bv)...] 
'Qpo; 'I>a>aJ 
'ApuLiDTi; ^[ 

TO'JTO'J Cp'.^ l 



30 [j.ta(Ow-: ) (-'jpoû) TA-/) LÇ" [ 

GaxoO 9Y 1 { 
x^ riaXetxwv 

xy £v T'jai [ 
nsTcTCiOyo; [ 
35 0oToy.(i.o[iç [ 

Teôjç Ovvwîçpto; 
$avY;a-toç ... [ 

'Ep[xàip'.XoÇ :^[ 

Teve-JOy)? <I> [ 
40 ToO ^^[ 

xo £V 1 Lia'. [ 
MecTTaaCiTu.tç [ 

ToOoYÎTO? [ 

.. iTCOTt; ... (T:upoO) [ 

45 Tev/jatç 6oto^[to? ? . . ^J 

xa(07pcr£w;) a y' i[ï', x(oc;x!V£'jtixoû?) y' ijî' / a T^ y', Xlomôv)..] 
n£y07tç ^totoItjT'.o; ..^] 

xa(Oâpa-£toç) [i Ç', xoa-(xiV£'j-:txoO) a tfl' / y [o', X(o[-bv) ..] 
'I(ji.otjOy]i; Utotot/tioç ..] 

50 *I^?'-5"'jÇ SiTC-'J/ou [ ..] 

ToOo-r|Ç "Gpo'j [/.'TlOcor/i;) T .. ^ xa(0âpT£OJç) Ay' ^] 

xc-7(x'.viUT'.xoO) y' ',^'/ao', A(oiT:bv) [..] 



20. COMPTES D'UN SITOLOGUE 95 

Ij. 2 : r.x'/; cf. II. 5, H, 7, 8, II, 14, abrûvialion non ré.soluc ; — l, sif^nifie 
probablement : ai" (ov. — L. 28, iii/crl. : adJilion de la 1''' main. — L. 32 : 
2° main. 

Col. L 

[N ] 

à déduire : pour le nettoyage [....] 
pour le criblage [....] 

reste : 
Haryôtès, f. d'IIaryôtès 

> 1-, • . 11 

a déduire : pour le nettoyage - - 

pour le criblage 
total : 
reste : 



Anchôphis, f. de lloros, et Marrés son frère 

a deiluire : pour le nettoyage 1 ;;; 7 
pour le criblage 1 



total : 


3À 


3^ 




33 

1 1 1 
32 - - — 






2 3 12 



1 

3 




^\ 


4 


son frère. 


i3' \ ï 

«s'a 



^ 1 1 1 1 

total : 2 - - 2 - - 

reste : 83 - 

o 



96 PAPYRUS DE LILLE 

Ilermnphilos ... 6 - 

.... du trésor, semences ... 199 

1 
êsis 180 - 



1 1 
à déduire : pour le nettoyage 3 ^ - 

pour le criblage 2 



1 1 1 1 
total : 5 i - 5 i i 

2 3 2 3 



2 
reste : '^^'^ 3 



[Le..], à Psya-le-marais 



1 

Anchôphis, f. de Horos, fermier 45 ^ 

à déduire : pour le nettoyage 1 

1 

pour le criblage - 



1 . 1 

total : 1 2 2 



reste : 44 

Marrés, f. de Pasis, Pébricliis et Marrés, 

1 
f. de Phancs 85 ^ 

1 1 
à déduire : i)our l(v nettoyage ^ ^ "ï 



reste : 



pour le criblage 


1 1 

2 3 




total : 


-: 


^3 




1 

82 ^ 



20. COMPTES D'UN SITOLOGIJK 97 

2 
Slotocs, 1". de Stotoètis, froment 14 - 

o 

1 

à déduire : pour le nettoyage ~ 

4 

pour le criblage ^ 



total 



reste 



Stotoètis, f. de Ménemas, froment 

1 
à déduire : pour le nettoyage 4 - 

4 4 
pour le criblage - — 



4 


4 


2 


2 




4 




44 - 




b 




4 




51 ^ 




G 



total : '^ 9 7 



reste 



Onnophris, f. de Pétobastis, froment : 

4 1 
à déduire : pour le nettoyage '^ ô 79 





4 


1 




i 










2 


4 




49 


4 


4 






:i 


12 






4 


1 


1 


()"> 










2 


:j 


12 



reste 



pour le criblage 


2 

3 




total : 


^À 


^é 




-H 



98 PAPYKUS DE LILLE 

Onnophris, f. de Pasis, et Phaiièsis, son frère et 

total : 4 [.] 
reste : 





1 


45 






2 


4 




88 


]_ 




2 



2. l : «à doiliiire » : indiqiio le montant dos droits retranchés du versement. 
Uav, cf. 11. 5, G, 7, 8, 11, 14; rt'. notes eriliques; peut-être l'indication de la 
nature du versement. 

10. 'Ev WÙ7.'.; cf. II. 33 et 41; P. Peir. 11, 28, VI, 1. 30, cf. III, {a) et P. Magd., 
24, 1. 2 ont fait connaître cette localité, mais non son emplacement; peut-être 
n'était-elle pas éloignée de l'Ile d'Alexandre; cf. ibid. et/'. Tebt^ ]\, app. 11, 
p. 412. 

'V-Î3 TO'j opjaoj, cette qualification est donnée à tliéra Nêsos dans P. Petr.^ III, 
83, 1. 8. Pour le sens de opjfxô.;, cf. P. Tcht. Il, 308, 1. 4 et la note d'oii il résulte 
que ce mot désigne un fourré marécageux qui à ré]ioque de l'inondation peut 
contenir du poisson, et en d'autres temps produit du papyrus, cf. d'ailleurs, 
P. Tebt. Il, app. II, pp. 380-38i et p. 375-6. 

11. M'.^ew-/,;) se. opyjjLO'J. Cf. P. Tebt., II, 308, \. 4. 

23. La restitution [-/.y}.... suppose un troisième nom; cf. II. 13-4. On peut 
penser aussi à : -av ( ) ou à : ;i.'.7B(toTyi;) ; cf. 11. 2 et 11. 

2,5. Les chiffres des 11. 2'i-5 prouvent (pi'il y avait ici un nouveau versement. 

29. Cf. 40; I -o-j... On s'attendrait à trouver ici uti total c|uotidien : -7,^ Y,;jiipa; 
est imposible ; tcJ to-o'j ne peut davantage être lu. 



'21. UEœ D'UN NAUCLERE 99 



21. REÇU D'UN NAUGLERE 



El-LahoOn, 3. 221 AY. J.-C. 

16 X 5. 18 X 5. 



Ce texte est le premier d'une série de quatre reçus donnés par 
les nauclères dont les bateaux transportent les grains. Trois 
d'entre eux datent d'une 20'" année qui, d'a[)rès l'écriture, est 
celle d'Evergète ; le quatrième est du m'' siècle. Un document 
analogue a été publié dans P. Ilibeli I, 98, cf. il>i(l., l.'jG; aux 
références données par les éditeurs, on peut ajouter : P. Lond . 
[II], 2o6 (15 ap. J.-C.) P. Cairo 10,520 (31o ap. J.-C), P. Goods. 
14 (-343 ap. J.-C); P. Cairo 10,520 étant iiK'dit, nous le donnons 
ci-dessous, d'après une copie déjà ancienne de 1'. Jouguet et une 
photographie. 

Trois des reçus confirment par leur provenance l'identification 
de Ptolémaïs llormou avec la moderne El-Lahoùn ; cf. P. Tcht. 
11, app. II, p. 400. 

La question des transports de blé en général a été traitée par 
M. Rostowzew, dans : Arvliiv., 111, p. 201 sqq., Konilichiuig u. 
— transport u. s. u-. Ces textes semblent montrer que, contraire- 
ment à sou opinion, le va'JxA/jpoç n'est pas un entrepreneur de 
trans[)()rts par eau; 22, II. 5-9 et 23, II. 5-8, prouvent que le vaîj- 
•/Xr^zr,:, et le ac^OcoT/jç sont en principe des personnes tliirérentes. 
D'autre pari, 24 1. 4 confirme la lecture et la restitution io' o'j| 

Fasc. U li 



4Ô0 PAPYRUS DE LILLE 

y.['j(o£pvr,-Tjç)j dans P. Iliheli. I, 98, L 13 et établit que le xuoEpv/;-:-/];; 
et le nauclère doivent être également distinguiés. Les noms d'Ilé- 
racleilos, 21, 1. 7, de Xénodocos et d'Alexandros, dans P. Ilihch, 
I, 98, 1. 13, sont sans doute ceux de jjitcrOcoTat. Le nauclère n'est 
pas toujours un armateur; il n'est souvent que l'agent de l'ar- 
mateur; le y.<j(jipr^'.r^^ est le capitaine et pilote à la fois du bateau. 

Ces textes donnent aussi l'explication de l'expression ulé-owi 
TÔJ'. -p"o; -h yy.A'A.oùv. Elle n'est pas synonyme de -/aAxwi (/-*. //ibe/i, 
L 74, I. et n. 2, avec réserve d'ailleurs); c'est l'abrégé de la 
locution ai-pojt -ÔJt -pb; -.o yy'Kv.ryjv G'ju.^tÇk-t]it.vmi, « à la mesure 
vérifiée sur l'étalon de bronze », qui est ici complète, 21, H. 23- 
25, 23, 11. 23-2o. Les mots tw'. -pbç -rb -/aX/.oOv sont joints dans le 
premier de ces passages à ai-poji ooyiv.Co'., ce qui donne à coy/AÔi; 
le sens de « conforme à la mesure oflicielle »; cf. F. Tebt. 
I, b, n. 85 et P. Paris, G(), 1. 20. 

Deux fragments bien conservés, sauf le début. Le reçu, comme 
les suivants, est précédé d'un résumé, plus court que celui de 
P. Ilibeh, 1. 98. 



(Fragm. I). 



[("Etou;) xÇ", M£/_£ipj /,£, 
{(àpTâÇa;) TETpa/ioTJîîa; ^ii-] 
[aapâxovTa ôJxto / ui/-/] 

eTO'J^ Y.Ç, ^iïiytiù 
5 x£. Oao^.oyEï llpa- 

xXeîot,; va'jxAr,- 
poç T^Ç IlpaxÀEtTGU 

9 

-poTayoysÎTOç (àp-raSôJv) 1'^ 
èu.ÇîÇX/^'jOai £-£'. ToO 
10 zy.~.y. W-.'jhtii.y.vr.'j. 



21. RRCU D'UN NAUCLERE 101 

Oju.ov ôJizi tic AAe- 

YevY]w.àTa)v tou 
4,5 >'•£ (sTOu;) Sstà Hpa- 

xXyjO'côpou TO'j àv- 
[T]'.Ypaço[ji.évo(u) Tia- 
[pjà paaetXEtxoO Ypa[^-- 

[jJLaJTÉCt); UEpEt 

20 [to] èpYaa[Trjptov?] 



[Frag. i*.) [àpTaÇaç T£Tpaxoo-{-] 

[a]5 T[£crcra]p[7.]/{ovTa] 

[i-^Tpcp SoyElXCJt 
TO CTUU.Ç£Ç-^[Jl.iVa) 

25 ~pô tô y v.Xy.oO') 

xal a/uTaArj OEtxaîa 
xai oùOàv iv.y'kijj. 

au verso : uu-y] 



L. 8 : I. -^iOTxywvioo;. — L. 10 : 1. y.y.-y. Tlto/.îîjia'.oa. — L. 11 : 1. c'paoj. — 
L. 24 : 1. -rw Tj^SsêA/iuivio. — L. 25 : 1. -oô;. — L. 26 : 1. (7/.jTiAY,'. o:y.7.':y.<.. — 
L. 27 : 1. ÈvxaAw. 



« L'an 26, le 2o Mcclieir, 448 artabes de... Total : 448. 

— L'an 26, le 2o Méchcir. Iléracleitlès, patron du transport 
d'IIéracleitos, f[ui jauge 3,bOO artabes, reconnaît avoir chargé au 
port de Ptolcmaïs, pour les transporter à .Vlexandric, au grenier 



102 PAPYRUS DE LILLE 

roval, quatre-cent-quarante-liuit artabes de..., provenant des 
récoltes de l'an 2.^), par rinterniédiaire de Héracléodoros, l'aiiti- 
giaplie du basilicog-ranimate.... total 4'i8, mesurées à la mesure 
ollicielle, vérifiée sur l'étalon de bronze, et à la règle juste, et je 
ne réclame rien. » 



.1. Il manque la désignation du grain. 

7. Iléracleidès, agent an service de Iléracleitos, entrepreneur. 

8. noocravoyE-TO,-, cf. P. Petr. III, 107 («), 1. 2 et (rf), I. I. 
10. Ta-rà ï\-tj'Kt<j.y.v.-.% : El-Lahoùn, cf. introduction. 

l,')-6. Héracléodoros figure avec le môme titre dans les deux reçus 
suivants. 

2.'5. Sur les mesures, cf. introduction. 

24. Cf. Arcliiv . II, p. 80, I. 11 où il faut restituer : 3-j;j.Ç=S).r,]|l;jiÉvu',. 



22. PiEÇU DE N.\UGLERE 



Ei.-LahoC.n, 3. 221 av. .L-C. 






(I'to'jç) xÇ", 'I*au.£vcoO o. 



22. REÇU DE NAUCLERE 103 

5 vaûxA/jpo? ■/.£p/.0Up&!7- 

v.7.^v]î àyap'/XTO'j 
BaatXîcra-rj;, 6 [xitOo)- 

r/]ç ô 7.ùzh[q II]ap£[i.- 

«P'.Ç, èvÇ£oÀ-?JTOat £Tl[l] 

10 ToO xaTa IIjo[A]£aa- 

i'oa opfJLOu [w]tt£ d^ 
'AXî^âvSpeiav et; 
To PafTiÀtxbv à-b TWV 

YtV"/l[/.7.TÇi)V 

15 ToO (etouç) x£ Gtà 

HpaxXEoOwpo'j 

ToO àvitypa^otAÉ- 

vou Tiapà ^afo-jiXtxo- 
Ypa[j.[/.aT[£]coç 
20 u'jpoO cpoptxoÇi 

àpT[àÇaç Tp'.axoTÎaç] 

au verso : vay.. T — 1. . t. 



L. 15 : xc, s corrigé sur Ç. 



a L'an 26, le 4 Phaméiiolli, oOO artabes de froment. — L'an 
20, le 4 Phaménoth. Paremphis, nauclère du navire « Reine », 
sans emblème, (entrepreneur, ce même Paremphis) reconnaît avoir 
charg-é au port de Ptolémaïs, pour les transporter à Alexandrie, 
au grenier royal, trois cents artabes de froment , prove- 
nant des récolles de l'an 23, par l'intermédiaire de lléi'acléodo- 
ros, l'anligraplie du basilicogranimate .... 



104 PAPYRUS DE LILLE 



5. K£pxojpoTità,sy,i;, mot nouveau régulièrement formé de xio/ojjo;, P. Hibeh 
I, 82 I. G et 98 11. 4 et 12 et P. Magd., 37 1. 2 et de T/à.p/, /'. Loitd., II, 256, 
1. 1. 

6. Ayapà/.TO'j. On trouve au contraire un vaisseau porteur d'emblème 
P. Lond. II, 256 [a) 2 : r|< ua3àrr,aoi; lê-.;. 

20. Sur le sens de (fov./.o.; t-.to;, opposé à àvosaTTÔ; s^^'o;, cf. Rostowzew. 
.l/ï7;/c, III, p. 211, n. .3. 



23. REÇU DE NAUGLERE 



El Laiioun. 221 av. J.-C. 

6 X 8. 6 X 8. 6 X '. 

Trois fragments assez endommagés, qui se raccordent. La fin 
manque. 



<I'a[/cvà)0 ex[Tou], -d^où 



'^rVjP,i 



'■W 2 



T-^fxjovTa / ^v 

IIscôoïjç v[âjuxX-/]poç xtp- 

xoucoTxâorc RaTiXta- 

1 _i, t^ 



23. nnCU DE NAUCLKRI-: 40o 



lu tÀ toO xa-rà nToX£[Jia- 

toa S:ij.o'j w^T£ £Î; AXs 
^'/vopsav £tç ^r^ j3ajTtA'.- 
x[ô]v à-b Twv -Y'£Jv/]aâ- 

[t](OV TO'J TTÉp-fTITOij] "/.«l 

15 IxoTToû £TO'jç ny-^y- 11- 

paxXîcoowpou TCû àv- 
[T]iypa^O[/.£Vou -apà ^a- 
[(7iXt]xoO YpatxiJLaTÉ- 
Fragm. 3. w; çô 7:£pl <l'u — i_p- 

TiÇa; ooptxoCi [o]i[a]xo- 
a[t]aç T.iv~r/.(,v-.y. 

I Sv ULiTpW TCO aUV- 
^£[Ç]X-/^a£VW Tipbç TO 

25 ■^oà.y.ouv xal [o-jxfuj-:'/- 

[Xjïj [oijxata. ["EJYÉ.'^^'l'f 
[.... 'AJTïoXÀwvfo^u 



L. Il : U7TÎ, w corrigé sur s, le scrilie commençait à écrire £'.;. 
L. 23 : Le signe / est corrigé sur un trait vertical. 



« L'an âC), le 5 Phainriiolli. Froment 250 artabes. Total 250 ». 
Ilérodès, nauclère d'un navire « Reine », sans emblème, dont 
l'entrepreneur est ce même Ilérodès, reconnaît avoir chargé au 
port de Ptolèmaïs, pour les Iransporler ;i Alexandrie, au grenier 

royal, deux cent cinquanle arlabcs de fi-oment [)rovenant des 

récoltes de l'an 25, reçues de lléracléodoros, préposé par le jjasi- 
licogrammate au conlrôledu grenier do Phy , total 250, mesurées 



d06 PAPYRUS DE LILLE 

à la luosurc vérifiéo sur l'étalon de bronze et à la règle juste. Ecrit 
(pour lui, illellrc) par , (ils d'Apollonios — 



5-8. Cf. 22 il. 5-9. 
19-20. Cf. 21 11. 19-20. 
2L Cf. 22 I. 20 et noie. 



24. REÇU DE NAUCLERE 



GlIOR.\\, m'' SIÈCLE 

4X8. 3X7. 2,5 X 9. 10 X 9. 



Quatre IVag-iiicnls, dont un est iiuitiK', datant d(* l'an 2'i d'un 
règne inconnu. La formule est voisine do celle de P. llibcli.^ I, 98. 



Fragin. 1. (è'-rouç) xo, Mî/ïio Ç. 'Oia.oXoyii 'A-oAAoâoTo; Fragin. 2. 

BaTiAs'JovTo; lÎToAîy.aic'j x. t. A ] 

[ ' ] 

[ iv ...] 

[(îTO'j;) xo, y\v/v.z Ç. 'OaoAoyîï A-oAAdoo-oç] 



Vx. TxEÇU DE NAUCLÈRE i07 

Fragni. S. vaûxXYjp[o]£ zoù ^^ [ — 

èy' o'j y.u6io\T^Tr^!; [b ostva... 
5 àu.€tÇAY)rjOa'. •nÀo[tco! otà... 

TtÔAEOJÇ (Tl-roXoYOU £'/. t[wV YEViqaâTOJV i . . . 

Fragm. h. àpTa^aç 'StT/iAÎaç [wo-ie eU AXe^âvipstav 

£i; 70 Pa^tXr/.bv xaOap[àç, àooAo-j;, •/.£/.07-/.iv£uu.£va;] 
[xÉTpcot ot/.a(cot xal gxy^TàXrii oixatai. .. 

10 Twt (TUui€-ÇXr;ii.£vw. '^"oô; To -/aXxoùv 



(2« M. 



L. 10 : Dans la marge, les restes de 4 ou 5 leltres devant tw. 



« L'an 2'i, le 6 Mécheir. ApoUodotos, nauclère, déclare détenir 
deux mille artabes de lentilles. 

(Sous le règne de Ptolémée à l'an 24, le 6 Mécheir. 

ApoUodotos) nauclère du (navire, le « .... »), dont le pilote est 
(X...., déclare) avoir chargé sur ce navire (par l'ordre de N...) 
sitologue de (....) deux mille artabes de lentilles provenant des 
récoltes de (... (pi'il transportera à Alexandrie), au grenier royal, 
pures de tout mélange, (sans fraude, criblées), jaugées à la juste 
mesure et à la règle juste vérifiée (sur l'étalon de bronze).... » 



3-4. N7.J/.Aï,i[o]; Toj..., manque la désignation du vaisseau. 

G. S'.ToXôvryj^ cT. -P. Pclv. II, 48, cf. III, 116, 11. 5 sqq : -[a^à Ajwoicovo,- toO 
ff'.ToXoyoùvTfo;.... 'M'i -s?'.] Il BoûêaTT[ov] TÔ-cov, àffl' oj -ap£[iÀyJ-i£v ? || si; tov àyo- 

parrôv Dans P. Iliheh I, 98 et dans 21, 22, 23, le blé est embarqué par les 

soins de Tagent du basilioogranimate. 

Fasc. II 15 



lus PAPYRUS DE LILLE 

12-13. Los traces créc-riture scniljlent ôtre d'une seconde main; ici coin- 
niençn.'l vi-aison;I)lal>lcmcnt la seconde partie (j-oYpa-ir,, siiljscrij>lio^ du contrat. 



Appoiulice : P. Cairo, 10,5:20. 

Qii(d([iie.s passag-es Je ce toxU; ont tL'jà été pulilié.s dans liev. cri- 
//(/uc, IDO'!, S*" Scni. 11. i(S, p. '^Ç). Il coiilieiil L'S Irag'iiuMils (]c trois 
reru.s; le preinier, dont il ne subsiste qu'une ligne, donné pent-ètre 
par un a'.^Ofo-:/;^, se réfère an second, donn(' par \c nanclèrc, (pii Ini- 
niènie se réfère an troisiènn?, donné par le pilote. Date : 315 ap. J.-Cl. 



ce.... [ 

àxoXouOoj^ t-fj èy.ooO£(o"rj û-' [a]ù[T]oO à-o/r,. 

Aùpr;X'.o; Aaixcovac; Vrr^TOf.p'MVO^, ap(?aç) ri , vau-] 

■/.Arjpo; -Xoîo'j 07,1X0 jÎou t'^; Ma;'.ui.tàvoT:ôX[ccoç, xal AOr/jÀtoi ] 

5 f;jv, Atov'j^o; xal StA^avo? àzô xaju.-/]:; IU'Cax [Aùpr^Xtotç I^'ï"] 

XI xal IooIti xal Iltwvt xal Eouxia, à-atrrjTatç «[vvwvtj;, yoâpv.v. ITaps-] 
Aaoov -ap' ùijifov xal àvî€aA6[jL-/]V £iç to zpoxfstui.îvov -Xoïov à-o xâvovo;] 

lO (s'-o'j;) lvO[X':î[co]vo; ty îtâ-You à/jjpou [ ] 

TcîJv Xif-rpôJv) p (o-/ivap(wv) piy • à-£7/;/;xaiJ.£v oà -rà vaOXi^a ] 

10 av V apY(uptc.u) ("râXaVTa) o ■ xal â-£po-)Tr/J(£VTî;) cbu.oX(oYr,'7au.£v). 

['iTraTïla; TÔJv oît-otwvJ 
•/i[j.a)v KœvTtavTÎvo'j xal A'.xiviou — eSaaTÔJv [to TSTap-ov, mois, joiir. 

A'jp-/]X(ot 'A-J 

ii.i7.ojva; BrjTaptoJVo; -[apjiXsÇov xal rapaçÉocoxa AOprjXlcoi 'A-] 

vtxr^TCp r-oi A-oXXcovîw H'.XÇâvou iylûpo'J Xi(-p ) p J 

àxoXo'jO(.o[çj TTj iXôoOj^sijTTj 'J-' aÙToO y-.oy't^. 

15 AùpYjX'.o; 'A-oXXwvto; ^tXÇavo'j Mt^ea'j/otTo;, àr/ô xu^sp-J 

yr^~r^^ -Xolo'j Txa^ps-Xcôpo'j àycoY'^i; (àpTaowv) 9, .| Aùp-/;Xtov] 

"Avixr^Tov va'jxX/jpov, à-' aÙT?,; <":■?,;> ij.r,(Tpo-ôXxcL);), AOpy;|X{ot; 'iÇoiTt 

xal ILôJvi xal 



2^1. WIXV 1)1'] NALÇLKI5K 



10!) 



'EpiJLcîa y.y.\ Vy?^/.'., à.-y.i-.r-y.i^ '■}_y^H<rjr^; xojar,;..' -/yj.zivj. \\y.z{Ly.wi\ 

[îcja^'^p]' ÙIJ.CJV xa[l] ÈVçÇaÀôar|V £j[ç -&] -pc/X£ia£vov -Ào^ïov à-o xv.vovoç] 

20 [r^ç tO (îTO'j;) '.voixJtÎwvoç à/ij[pou ^[(tsôjv).]... xal toO .1 ] 



L. 12 : I. -ypi),7.Çov. — L. 10 : 1. o-/a'io-o(.'iîO'j ; — (àîtaÇtôv' : Pap : ~. 



« confonnénioiil au reçu donné par lui. 

Aur. Aninionas, fils de Bésarion, ancien magistral de , armateur 

iX'ww navire ])ul)Ii(' de Maximianopolis, et Aui- un, Dionysos et 

Silbanos, du l)()uri^- de Pe/.la, aux Aur , lièkis, Iboïs, l'i(')n et 

Hermias, colleeteurs de l'annoue, salut. J'ai reçu de vous et charaé 
sur le susdit bateau, sur l(>s taxes de la 19'' année de rindicliou 

dans le V^'^ pa^us, (livres) d(> paille, 100 livres valant 11-3 (?) 

deniers; nous avons reçu le fret soit \ talents d'ari^cMit ; et 

interrogés nous en sommes convenus. 

SoHS le consulat de nos maîtres Constantin et Licinius, Augustes, 

le Aur. Ainnionas, fils de Bésarion, j'ai reV.'u et j'ai li\ré à 

Aur. Anikétos et à .\pollonios, iils de Silbanos.... livres de 
paille , conformément au reçu donné })ar lui. 

Aur. Apollonios, Iils de Silbanos Mécliempsoïs, pilote dn bateau 

scopJioprorc d'un tonnage de îiOO artabes, d(> (représentant?), 

l'armateur Aur. .Vnikétos, de la même métropole, aux Aiir.... 
Iboïs, Pion, Hermias et Békis, collecteurs de l'annone du bourg 

de...., salut. J'ai reçu de vous et cbargé sur le susdit balean , 

sur les taxes de la 19'' année de l'indiction, livres de paille 



8. Cf. 11. 10-11; et sur riiiiporlancc de celle date, \\'ilrken, dans : Archiv. H, 
pp. 1.35-6. 

IG. Cf. II. 12-13 : '.4]||v'/.r;T(,) l-.o: W-oUwvù.) X.."/.Ç7.7o:. 



110 PAPYRLS DE LILLE 



25. COMPTES DE TRANSPORTS PAR EAU 



Ghorax. iii^ siècle. 

15X20 — 15X21 — 5 X 8. 



Trois fragments assez mutilés flun compte datant d'un mois de 
Mésorè. L'écriture est une belle cursive du m'' siècle, voisine de 
l'onciale ; les deux premiers, contenant deux colonnes, se font suite 
sans interruption dans la seconde colonne; le troisième complète les 
lignes 21-30 du second fragment, col. I. — Le compte est relatif à 
des transports par eau et se divise inégalement en recettes (11. 1-8) 
et dépenses (11. 8-fin). Les dépenses sont celles de deux séries de 
transports (11. 13-''i2 et ''i2-61). La première série comprend le 
voyage de Ptolémaïs à Iléracléopolis, d'Héracléopolis à Oxyrynchus 
et retour, et autour du nome Héracléopolile; les dépenses se répar- 
tissent en deux catégories : les prix de fret (11. 13^34) et les frais 
d'entretien (11. 35-42); ces voyages commencent entre le 2 (1. 5) et le 
4 (1. 2o) Mésorè et finissent le 11. La seconde série de transports 
va du 23 Mésorè au T)'" jour épagomène, en deux périodes, l'une 
dc! ("), l'autre (U; 7 jours; la division est chronologique, non géo- 
graphique comme dans la première série; les dépenses semblent 
y être classées en frais d'entretien (11. 43-54) et oj/tûviov et ç'jXaxiTtz.ov 
(II. 54-00). Los personnes à bord sont désignées par le nom général 
de 'Tojaatît (cf. P. Pctr. III, \{)1 , passini) ; dans les 11. 13-67, ce sont 
des passagers, pécheurs et calfats; aux autres endroits du texte, ils 



25. COMPTES DE TRANSPORTS PAR EAU \\\ 

ont dû être employés par le coinplable, qui pourvoit à leur (Mitre- 
tien; dans la seconde série de voyag-es, preuiière j)ériode, un calfat 
et un soldat indigcMu; sont disting-ués de 18 autres o-ùjax-a, dont 
la qualité n'est pas donnée; il ne faut doue pas penser au sens 
d' « esclaves » qui ne conviendrait pas à tous; ce devaient être des 
malelols ou des « dockers » employés au chargement des bois 
dont il est question 1. -3. 



(l"-frag., col./.) 

[xal TlOlIp' 'Avopovtxou 
[ ]u iyo) liç T'fjV 

[tcôv] d? z-qv uyioiyy 

5 [..M£>op-;]"p 

[xaV Ttapà] 'Au.£vv£CiT[o]; 

[TpaTTEjCtTOU h p/. 

[iizh touJtou àvTjXwjjia 

10 [. . . Toja 'Apy'tTtU.OU 

[vaOAov] TiXoîo'j Toii àvx- 
[/.0[ji.(a-av]T[_ Toù? àA'.v.^ -/,al 
15 [toù; vajyirvjYOÙ; ix IIto- 

[Xerxaiojo; £iç 'Hpa/Zio-j; 
[uôX]tv ■ aw[ji.[a]Ta lo ha-c 

[èv 'HpaxXéjou; T^ôXtt 
1-2 lignes 
20 [xal TÔii àva-XîovTi] 

{S' frag.) £? "HpajixXÉou; -i>£oj; [2' frag.,. col I .] 



112 PAPYRUS DE LILLE 

xai xaTaTp|A£]ovTi ci? 
'Hpax:[X£Ciu; •âjéXtv r?,; Yjf^épa; H 5, 
25 «710 0:;£ £]w; Tj ria£pôJv £ h x 



xal £V Tcoi : i'HpaxAJîOTroAÎTiqt 

vaOXoj[v TilXoiou Tcoi 
■î:£pn:A[iovTi] Tiepl Tov 'IlpaxXe- 
30 [oiï]'i^i[">l'^ £lTcta-xoT:o'j[J.£vot 
[ £jv Ttcrlv xcôijiaiç 

[ ] ^-^i; ^j1J-^?5'-î ^■ [^' 

[àiib Sa] d uoç '.y. rj[/£pwv y •" ^• 
/ H x'C-c. 
35 [Kai £'.; 'y. i~,izr^^t'.çi toïç •jtou.y.ivj 

[.0...] £XC/.C7tC0t TV]; TjlJ.îpa; = 

[j \- oj -\, auo 0£ £COÇ Y] 
[YÎuL£pcov e] h xy = 

[èv TÔJt 'l{p7.y.]ktoûo'/J.rqi d; a-w[xa(Ta) y 
40 [•/i(X£pâ)v y] I- y 

/ h xÇ =. 



{rfroir., roi. II.) 



r-T 

£i; Pai[o£JX iv £X7.7TY]'. [arcûjaaTa Ç" 

/ f^, xal v[a]u-rjyc/; a, 

_ 'Il -, -^ 
45 y.'.:'. ~y.zy. to'j oaxAîtoou 

[jL7.-/t[j.o; a / crcoaaTa x 

èxâo-TOJi 7?,? yjjjipa; = / \- 7 j - 

àîib 0£ xy £0); xTj 

Yj(/.£pa»v Ç" H [A 

50 Ô 

àAAot; [0 àv'à) = / irfi r^ij.i^'j.^ h /- 

à-ô 0£ xO £(oç â-ayoaj'fvwv] 

£ Tjaspôjv s h A ^|i J-j 



GO 

(t>/'/Y/o-. col. IL 

65 



2;i. COMI>Ti:s Di: TPxANSPOHTS PAU KAU 

/ ^- '^? /- 

55 [~]y'- 'Avoooviy.tot àj/wviov f- v. 

[xajl O'jAax'.Ti/.ov Èv Twi T.[ — 

i 
èuL IltXîoy.ouoI ) xal iv .... 

|..|£U( ) h fi 

/ ^'4 

...Jv-rat 

...J.t[j.O'j Twt -apà 
'npaxAlsiocu aayi[ACo[t 

/ h A -C 



ll:>> 



h pa^ [- é] 



Ll. i-20 : les lignes devaioiil ôtrc iuéoales [yK. 11. 20 srjq,) et la longueur des 
lacunes de gauche peut varier. — Ll. 8-9 : [Àoyo;] toj àvr,Awtji.c.||-:o;, Siinjli/. Mais 
linterligne est assez étroit; peiil-èlrc tout simplement un blanc. — Ll. 20-2! : 
[vajAov t:Ào'1o'j||tw àviyrjvT'.] Sinijhj, qui suppose une lacune d'au moins deux 
lignes.' — L. 23 : y.:i.-'j.'-v/-i Sniijli/. — L. 2(") : s ou Ç". — ■ L. 4.3 : pa',[o£]A Snnjlij. 
cl', la note. — L. G.'5 ]y.<x.rjj Siui/lij ou jT'.aoj. 



« ... J";ii reru (rAndroiiicos pour le transport des l)ois destinés 
au pont (}] le 2 Mésorè et du ban([uier Anienneus 120 dr. Sur cette 

somme, il a été dépensé compte d'Architimos vers Iléracléo- 

pt)lis : fret du bateau payé à celui qui a transporté les pécheurs et 
les calfals de Ptolémaïs à lléracléopolis, soit l'i personnes : 1 dr. 

1 ob. 1/2 à lléracléopolis.... et à celui qui a remonté le fleuve 

d'Héracléopolis à Oxyrynclius, et retour à lléracléopolis, par jour, 
4 dr., du 4 (JMésorè) au <S, soit o jours, 20 dr...; et dans le nome 
lléraeléopolite, fret du bateau, à celui qui a navi<;iié autour du 

nome lléraeléopolite ceux (pii inspectaient dans certains 

villag-es... par jour, 2 dr., du 9 (Mésorè) au 11, soit o jours, G dr. ; 



114 PAPYRUS DE LILLE 

total : 27 <li'. 1 oh. 1/2. — Et pour l'entretien de 14 personnes par 
homme et par jour 2 oj)., en tout 4 dv. 4 oh , du 4 (Mésorè) au 8, 
[soit jours], 2o (h". 2 ol). ; dans l'Héracléopolite, pour 3 per- 
sonnes : 3 [jours :], 3 dr. ; total : 20 dr. 2 oh. 

« 23. — Pour 3 harques, de chacune G hommes, total : 48 hommes, 
plus i calfat, plus le inncliinios d'Iléracleidès, total : 20 hommes; 
par homme et par jour, 2 oh., total : 6 dr. 4 oh., du 23 (Mésorè) 
au 28, soit G jours, 40 dr. — 9. — Pour 14 autres, à raison de 
2 oh. chacun, par jour (4 dr. 4 oh.), du 29 (Mésorè) au S'' jour 
épag-omène, soit 7 jours, 3(2 dr. 4 oh.); total : 72 dr. 4 oh. — A 
Andronicos, sa solde : 20 dr. ; plus, le droit de garde sur le 
fleuve.... à Pékerkourf ) et à ...pseu( ) : 2 dr.; total : 22 dr. 



3. [npoTy.ojjL]'.5-/-v serait sans iloiite trop long; poiil-ôtrc [y.ojji]iS-/îv. 

4. E'.; rÀ,v T/tZlm ; nous y voyons un nom commun à cause de la présence des 
calCats; peut-être est-ce une ville du nom de Schedia, comme celle du Delta; 
cf. P. Ilibeh, I, liO, 1. 25. 

13-7. Premier voyage; les pécheurs et les calfals sont des passagers; il faut 
noter (|u'ici rien n'est payé pour leur entretien; (cf. les dates, 1. 25 et 1. 37). 

15-6. Ptolémaïs Horniou, selon toute vraisemblance. Aujourd'hui El- 
Lahoun, cf. P. Faij, p. 12 et P. Tcht., 1, p. 411 ; 11, p. 400 et suiv. et 21 inlrod. 

16-7. Iléradéopolis, aujourd'hui Ahnas-el-!\Iedineh. 

17. I- 7.-C, 1 dr. 1 oh. 1/2; le prix n'est pas en relation avec le nombre des 
personnes à l)ord, non plus que ceux des 11. 25 (14 personnes, cf. 11. 35 S(|(|.) et 
33 (3 personnes, vX. II. 39-40); il ne varie pas davantage de façon régulière avec 
le nombre de jours, (qui n'est pas indi(|ué ici d'ailleurs) : le prix de la journée 
est plus élevé pour le voyage de Iléradéopolis à Oxyrynchus et retour (1. 24) 
f|ue pour le tour du nome Iléracléopolitc (11. 29-32). Nous n'avons donc pas ici 
un prix de passage, mais de fret. 

19. r^Mit-ètrc le lieu du paiement; cf. 1. 34. 

20-2G. Deuxième voyage; cf. il. 35-8 : 14 personnes à bord. 
22. Oxyrynchus, aujourd'hui Behneseh; plutôt qu' '0;Jvjvya, qui est un 
village du Fayoum. 

25. 'H;jicO(7)v F, le premier cl le dernier jour sont tous les deux inclus. 

20. Cf. notes critiques; à rapproclicr de la 1. 50; cf. ad. loc. 



â5. COMPTAS DE TRANSPORTS PAR EAU 115 

27-35. Troisième voyage; cl'. II. 39-41 : 3 personnes à hord. 

27. Ploléincc, IV, 5, 26 : el^a xxO" S uiio; iy'<.'C,i-i<. 6 -oTap.o; -ouôv vrJTOVTÔv 'Hd».- 
xXc07:oX'!ta,v vouÔv ^S' xQ a" o", xal sv r/j v/Îtu NîÎ)>oi» ttô/.sw^ u£<7Ô"/£!.o; ;S' xo a". De 
intime Slrabon, XVIF, C. 80!); et Pline, II. N., 5, 50. — Cf. 1. 5(5. 

30. 'E-'.7zo-oJa£vo', : on ne peiil rendre eonipte de la plirase an poiiil de vue 
giamniatical; peul-èire |)oiir l-'.^y.oTzo-j'j.hiù'.. 

34. / 1- x^-e; oc total est ecliii des cliifl'res préeédenis, II. 17, 25 et 33; il n'y 
en avait donc aucun autre dans les lignes perdues. 

35-41. Frais d'entretien de 14, puis de 3 personnes dans les deuxième et 
troisième voyages. 

36-40. Les chiffres sont restitués d'après ceux des 11. 25-33 et 36-40. 

42-50. Nouvelle série de transports, première période. 

42. Ky; sans doute le chill'rc de la colonne du registre de comples. 

43. B7.:[rjî]l, probablement ^j7.:[oi]A[u-:.o-j) cf. P. Pe/r., III, 129, 1. 11, cl les 
observations de M. Smyly. Ce mot désignerait une sorle de navire. 

45-6. '0 Tiaoà TO'j 'Hpazî.sioo'j || uâyiao;; sur les [i.â/i;j.o'. en général, cf. Schubart, 
Quaesliones, pp. 58 sqq: P. Tcbt. I, App. I, p. 522; sur les fonctions auprès de 
certains agents de rElat./>. Tebl, 1,112, 1.81; 116, 1. 57; 121,1. 34 ; Iléracleidès 
aurait été un de ces agents et aurait employé un aàyiao,- à la surveillance des 
transports dont il s'agit ici; les II. 02-05 pourraient concerner la solde de ce 
uày.ao;^ qui aurait été distincte du ouî.y.x'.TWÔv ; cf. I. 56. 

50-55. Deuxième période. 

50. W, et cf. 1. 26; il est difficile d'expliquer ces chid'res; si ce sont des 
quantièmes, on ne sait à quel mois les rapporter. 

51 et 53. Les chiiTres sont restitués d'après les autres données des mêmes 
lignes ; cf. note suivante. 

54. / h oS /- : Total des 11. 49 et 54. 

55. '0']/wv.ov : ce mot est employé spécialement pour la solile des cor))s de 
police dans P. Peir., III, 64, [b], 1. 10; (c), 1. 9; 93, reclo, col. \\\, I. 22; 128, 

I. 11 ; cf. note ci-après. 

,50. <î>u),ax'.-:'.xôv : il s'agit ici, comme dans P. Ilibe/i., I, 110, I. 81 de |)aienienls 
pour les ajlaxvta'. chargés de surveiller les bateaux; ci'. P. I/ibe/i., I, 54, 

II. 30 sqq. : £[AêaXoG Ss ay-à xal ç'j-]|Xax'l-:a; o'-l '7'jvoi.axoui'.o'j-||7'.v tÔ :tXûw[v]. 

56-7. 'Ev TÔJi -:[...] Il Tîo-auLw-, ; peut-être manque-t-il un nom de lieu; cf. P. Peir., 

III. 43, f°, col. III, 1. 22 : èv tw'. [BJîosvw/,; r/j; via; -oTauiôi; peut-éire le mot 
désignait-il un des bras du Nil, formés par l'HéracIéopolite, cf. 1. 27. Les loca- 
lités inconnues des 11. 58-9 ne permettent même pas de savoir s'il s'agit du 
bras oriental, du bras occidental ou d'un canal secondaire. 

60. Total des II. 55 et .59. 

01. Total général, dont les derniers chiffres à droite sont mal conservés; 

Fasc. II 16 



116 PAPYRUS DE LlLLK 

les totaux partiels montrent qu'aucun chiflYe n'est tombé dans les lacunes du 
papyrus; si le bas de la col. I est complet, nous devrions trouver ici le chillre 
h p;-Av,-c, 148 dr. 1 ob. 1/2, total de tous les frais. Ce total peut être regardé 
comme celui du mois de Mésorè ou celui d'une affaire particulière : le trans- 
port des bois. 

02-65. cf. 11. 4.5-6 ; peut-être le compte de sa solde. 



26. LETTRE D'APOLLONIOS A SON PERE 



GhORÂN 12. IIl^ SIÈCLE. 

28 X 12. 

I^p:ttre relative à de.s arrangements concernant la terre à sésame 
et peut-être aussi (les lacunes de la 1. S empêchent de préciser 
ce point) des terrains d'une autre sorte. Le très mauvais état du 
papyrus rend difficile l'établissement du texte. 



'A-oXAwvto? TOJt zaTol yoûoiiv. Eypa^j/à; p.ot r.ifi r^; £t; Tqv (7Tja-aiji.£Îav y^^;, 
[xâXtaTa 0£ ~ip\ T'^; èv IlatojvTi ' aÙTï) [xàv o'jv èttiv -avTcXw^ v.vqç- 
[ylp-Évr, y.y.\ rj xojur] ïpT^ao^ ocà zo -itXîîo) yz6vo^ aq [iiopr/Oa'. * t/jv ok Xoi- 

[àTojtaâçto, V. [jLfj àxoAouOcï; %-'j:r.y. xaOcu? icTTtv â-l T'^; otaycao^.; t[o]o 
5 [tU "'^-^ '^ L ^"opotJ usaiTÛtoTOai toï? yscopyoïç ' ày Se toO ...sp.. ui£30'j[ç] 
[ '70V .... {3ouÀ£i /.aï £v al? /.(ûua'.; i^ÉTTat r,|-«.a; Xao£ïv xa't ypr^aaTt- 

rO[ai] 



ffao-'J 



20. LETTRE D'APOLLONIOS A SON PERE 117 

[ew; âv] |xâOa)[jL£v itepl tôjv aufvwv £t; tov vcijj.dv. 

"Eopwcjo. L 10, TuSl ^. 

/Iw f/o5 : AnOAAWNICOI. 



« ApoUonios à son père salut. Tu m'as écrit au sujet Je la 
terre à sésame, celle de Patôntis en particulier. Elle est tout à fait 
en friche et le village déserté parce qu'il n'y a pas eu d'inondation 
depuis trop longtemps. Quant au reste, je vais le mettre en état, 
à moins que tu ne te conformes entièrement aux prescriptions de 
la S'.aYpaçvi des semailles pour l'an 13 qui porte location aux cul- 
tivateurs. Pour ce qui est de tu veux et dans quels bourgs il 

nous sera possible de prendre et d'enregistrer ce qui est fourni par 
le Trésor. Au sujet de cette partie d'ailleurs il conviendra d'at- 
tendre que nous soyons renseignés sur les — pour le nome. 
Adieu. An 14, le 7 Tyl)i. » 

Au dos : A ApoUonios. 



i. Tw~. Tratp'. : le père s'appelle aussi ApoUonios, cf. l'adresse au vcr?o; ce 
doit être un fonclionnaire. cf. 1. 4. 

2. nxTwvT'. : l'orthographe du nom varie : ITaTTwvT',;, ny-TwvO'.ç, IIxttwvt'.;, 
IlaBwvT'.;, village c|ue Grenfell et Hunt placent entre Caranis et Philadelpliie, 
non loin de Bacchias, cl'. P. Tebt., II, App. II, p. 391. 

3. A'.à TÔ TTAsUo xt)... Cf. l'emploi des mots î[ji.<5poyo;et aêpoyo;, notamment celui 
du dernier dans les rapports du cômogrammate Menchès pour Kerkéosiris 
[P. Tebt. I); ce risque était prévu dans les baux à ferme et était une cause de 
dégrèvement (cf. P. Magd. 3. 11. 4-5 et Waszynski, die Bodenpachi, pp. 132-135 
S(]H). Il y a là un témoignage intéressant siu- la décadence des bourgs. 

.Vov-v' : le reste, par opposition à la terre de Patonlis, dans les limites d'une 



118 PAPYRUS DE LILLE 

rirconsrription territoriale inconnue, mais administrée à un litre quelconque 
par ApoUonios le père. 

4. A'.av3a.sYi : dans le sens général de liste; c'est sans doute en même temps 
un ordre de distribution ; peut-être en a-t-on un exemple dans 5. 



27. LISTE DE NOMS PROPRES 



Ghoràn Z. Éverg. ou Philop. 

13 X 17. 

Liste do noms propres, ceux des membres d'une famille et de 
leurs esclaves. On ne sait à quelle occasion elle est dressée; mais 
le fragment de code concernant les esclaves, 29, a été trouvé dans 
le même plastron et l'on est tenté de supposer que notre liste de 
noms est une pièce d'un procès ii'.tenté à un des esclaves nommés, 
dans lequel Le,ptinès, son maître, se serait trouvé impliqué. D'après 
l'écriture, une cursive nette et large, le papyrus peut être daté de 
la deuxième moitié du iii^ siècle; on lit sur un frag-ment trouvé 
avec lui et écrit de la même main : L u, M[ .11 faut sans doute 
placer le document en Mécheir ou Mésoré de l'an \lj d'Evergète 
ou de Philopalor. 



A£-TtV/)Ç, IltTtûrjÇ, tWV KpaT£30U, 



27. LISTE DE NOMS PROPRES 

xaî ùol rXauxîa;, Moipîxwv, NîxavSpoç, 
5 Oîô^tAoç xal OuyaTrip Baia. /. Ç" 
xai -Kotïti' 



119 



Ae'jxojv 






Aâfvt? 


Xp'jtjtinroç 






'EauoptCiV 


Siuinra^ 






'AÇp6v/iY/Ç"/<ie> 


10 Apîaaxo^ 






xal âv TOJÏ Hptowt 


'AllâpTWV 






TÔJt irpbç T^t uôAsi 


riuppia; 






Tiat^e; 


'Ap-:£[i.îSa>poç 






ToToyjç 


.j.aêSato; 






S£(JlO£Ù,- 


15 [...,.]v-. 






àXXoÇ ll£[J.O£Ù; 


manque une 


ligne 


traces d'une ligne sui 


Fragm. voisin. 










L 


t£, 


M[ 






St> 


^t\ 



h. 5 : /Ç", négligence du scribe. La famille est composée de sept membres. 
L. 9 : Après le signe , le total i.O a été oublié. 



« Leptinès, Pisidien, du corps de Cratéros, double-solde et sa 
femme Hédylé, et ses fils Glaucias, Moirieôn, Nicandros, Théo- 
philos, et sa fille Baia, soit... six personnes. 

Et ses esclaves 

Leucôn Daphiiis 

Chrysippos Emporion 

Styppax Abron 

Drimacos soit 13, soit G, soit <19> personnes. 

Apartôn Et dans l'ilérôon 



dâo 



P3rrhias 
Artémidoros 
. . . bdaios 



PAPYRUS DE LILLE 

voisin de la ville, 

esclaves 

Totoès 

Semtheus 

un autre Semtheus, 



3. A'.;j.oip.'Tr,;. Pour le sens du mot, cf. Arrien, Anab. 6, 9, 3; 7, 23, 3; et sur- 
tout P. 0x1/, III, 409, I. 28, (fragment du Ko/a^ de Ménandre) avec la glose : 
Si|Ji.oipîr/',î • 6 S'.Tt)»o'Jv )>ajxêàv(i)v twv 0TpaTi<i)T(wv) [i.'.T6ôv ; cf. aussi O'.uo'.oia, double 
solde, Xén. Lac. 15.4; Hell. 6,14. 

T(ôv KoiTspou : éponynie, chef de détachement militaire, jusqu'ici inconnu. 



28. REGISTRE JUDICIAIRE 



Ghoràn Z. 

20 X 12. 



IIl^ SIÈCLE. 



Registre d'affaires judiciaires sous forme do journal; cf. P. Fou- 
cart, /?ef. Arc/,. IV (lOO^i), pp. 157-171. 

Le fragment provient du nirine plastron rpie les extraits de 
code 29. 

L'écriture est la même, une eiirsivc rég-ulière et déliée. On peut 
comparer P. Pefr., 111, 21 et P. Iliheh, I, 30 qui sont rédigés d'une 
manière plus explicite. Nous ne saurions dire si les affaires dont il 
s'agit ici sont portées devant un fonctionnaire ou dcvanl un liibu- 



28. REGISTRE JUDICIAIRE 121 

uni. Dans le premier cas, ce fonctionnaire ayant une compétence 
judiciaire serait le stratège (cf. R. Taubensclilag, Arcinv, IV, 
pp. 2-36 ; Bouclié-Leclercq, //<"?/. des Lagides, IV, p. 200, n. 2) ou 
l'épistate du nome (cf. R. Taubensclilag, loc. cit., pp. 28-31 ; 
Bouché-Leclercq, loc. cit., p. 233) ou l'épistate du bourg ou un des 
fonctionnaires du bourg (cf. R. Taubenschlag, loc. cit., pp. 3S-40; 
Bouché-Leclercq, loc. cit., p. 346, n. 2). Le fait qu'il donne un 
arbitre, I. 11 : èScôxaaev iiizizr^v (au cas où le pluriel serait empha- 
tique) semble exclure les fonctionnaires du bourg et en particulier 
répistate, simple juge de paix, dont le rôle semble se borner à 
une tentative de conciliation des parties (cf. L. Boulard, Ze.ç ins- 
tructions écrites du magistrat au juge-commissaire, ch. v, pp. 93-96, 
//. 2). Si au contraire le journal émane d'un tribunal, ce qu'on 
peut être tenté de croire d'après les pluriels, à^' v^fjLÔJv 1. 7, èocûxafAsv 
I. 11 et èç' riiKOLç, 1. 16, il ne nous est pas possible, vu le très mauvais 
état du texte, de préciser si c'est celui des chrématistes ou des 
laocrites, ou encore le tribunal des dix, connu depuis P. Petr., Ill, 
21. (cf. R. Taubenschlag, loc. cit., p. 12, n. 2; Bouché-Leclercq, 
Hist. des Lagides, IV, pp.-238 sqq.). A gauche, traces insignifiantes 
d'une colonne précédente, d'une écriture plus appuyée. 



..]v -/.Oi-AOÙpyOV. [JLEV....[ 

. . ]lJL£VOvf ] Tj ~'rj àv[ 

o'. rà; 
Ty]! aÙTÏjt. EX66vT£^ £Ç rjU.âJV oz\t...[ 



122 PAPYRUS DE LILLE 

.£... iyy.oLko07i\ à>.X-/]Xo[;, [7r]apaY£[v/;] 
aovtat iv r;;i.Épai; t • MiyuOo; Mtv.sf 
10 '^Ûpo; Aa....Oî... KXeoxpârr,; KaT9[ 

aÙToï; £Ocjxa;j.£v uL£a-trrjV Awcfijwvfaj 
[....>.ou. 

Ty]î aOtrjï. KaTaa-:à^ XpûatTiuo.; Tcp'ixTftup à-] 

viyxaaOai xaTaÇaAïîv Tàpyuptxà 'Ac7-/.>JrjK[7.SY]v] ? 
15 ['AJTxATj-irtâorjV Acoptcuvoç. 

xO lY] 

Av/JAGov ZwTcupoç xal Kpâ-:t7:-o; oi ipyjâ-j 

— Tt âv TÎjt 'HpaxXEÎôou. [ ôvé-] 

20 [xaia Naua-(p.a^oç Taa-£|j{0a)OTo; ? xa'i] 

['Epa]oY£VT,ç Bau-^TOÇ àvTt[ 
Ta! £Op£0-^Vat TYjV X£(av[ 
ÈXeyEV .V .£v .av tvjV àv[ 



L. 3 : Traces de lettres qui ne semblent pas avoir été -:&[v. 
Ll. 14-15 : A<jx.lr,Tz:7.ci]-j, écrit deux fois par négligence probablement. 
L. 16 : K9, 9 corrigé sur /,. 

L. 21 : D'après les traces de lettres qui affleurent, il semble qu'il faut restituer 
['Epa]oyivr,; plutôt que [A'.]oy£VT,;. 

Ll. 21-22 : Faut-il restituer owvlIlTa'. ? 



« Le 2., 

A clé t'uiilioiiiié Nectatiiiul) niiilfaitcur... 

L(3 iiH-'iiic jour sV'laiil prrsonté, Sta... eoinparaîlra, ou bien 

paver. .. ou ])i(>ii. . . 

Le iiiruu' jour, iltaul venus devant nous, les... s'accusent réei- 



-28. REGISTRE JUDICIAIRE 123 

proquement, ils comparaîtront clans les dix jours; ce sont : iMichy- 
thos, fils de Men..., Hùros, fds do Da..., Gléocratés, fils de..., 
nous leur avons donné pour arbitre Doriôn, fils de ....cos. 

Le même jour. S'étant présenté, Ghrysippos, practôt^ (demande) 
qu'on force à verser l'arg-ent Asklépiadès, fils de Doriôn. 

Le 29/18 

Sont venus devant nous Zopyros et Gratippos, manœuvres, au 
sujet du pillage commis à ... Noms : Nausimachos, fils de Tascm- 
thous (?) et Ilermogène, fils de Thaues... que le pillage a été 
découvert. 



2-3. Première affaire relative à une caution. Pour les cautions, cf. P. Ilibeli, 
I, 41, 52, 92 et 93. 

4. KaTa7-:à;, c'est le terme employé pour dire : se présenter devant les juges ; 
cf. P. Pelr., III, 30, U. 2-3, où il s'agit d'une comparution devant le stratège; 
Gradenwitz, Archn-, II, p. 576 et la remarque de Taubenschlag, ibid., IV. 
p. 15. 

7. Contestation entre plusieurs personnes; comme il y a accusation réci- 
proque, on décide de la terminer par un arbitrage. 

13. 11 y a des 7:;ây.Tops; au service des particuliers (cf. entre autres P. Nibe/i, 
34, 1. 7 et la /i.) et au service de l'Etat {ibid. et Wilcken; Gr. Ostraka, I, 
pp. 5G4 sqq. Mais l'expression -ràayjp'.xà nous fait penser qu'il s'agit ici d'un 
impôt. 

16. Peut-être une double date, d'après le calendrier macédonien et le calen- 
drier égyptien. 

18 Sur le sens de Aîîa, cf. L. Wenger, il/'c/^ù', II, p. 487. 

19. 'Ev ■ri^•. 'H3ax)vEÎôoy.[ On pense à la restitution ^[spio'., mais d'habitude, 
après le nom du bourg, on trouve la i'ormule xy,; 'Hpazlswou pisp-loo;. D'autre 
part, nous ne connaissons pas de xûuyi de ce nom et la présence de l'article 
féminin empêche de songer à l'i-oixiov "Hpax),£i;ooj. 



Fasc. II il 



124 PAPYRUS DE LILLE 



29. FRAGMENT D'UN CODE 



GlIORÂN Z. III* SIÈCLE. 

26 X 12. 



Ce fragment nous donne les restes de deux colonnes écrites de 
la môme main que 28. L'écriture est parallèle aux fd>res. La pre- 
mière colonne est complète, sauf aux endroits où le papyrus a été 
arraché. De la deuxième colonne manquent le haut et toute la par- 
tie droite. J^a partie gauche va en s'élargissant vers le ])-aH, où 
l'on peut faire avec une vraisemblance voisine de la certitiule, les 
restitutions qui comblent les lacunes. Les lignes devaient avoir 
dans cette colonne 22 à 24 lettres en movenne. 

Le document se compose d'une série de paragraphes, tous rela- 
tifs à un même sujet : un procès intenté par un homme libre à 
resclav(! d'un autre homme libre. Tout y est prévu : premier pro- 
cès intenté à l'esclave hii-mème {Col. /, //. /-■')),• a|)p(>l iutcijcMé 
pai' le maître et pénalité, s'il est condanuié (//. ^i-l''J); limitation 
des di'oils du maître sur l'esclave, (//. l-i-JS;] témoignage des 
esclaves (//. 19-^û); marche à suivre dans riiitroduction d'une; 
plainte contre le maître (l'un esclave; coupable {Col. /, ////. 
Col. //, /////,• moyens (rcxériitioii, au cas oii le maître; de 
l'esclave accusé perd h; procès [Col. //, ////). Le fait (pic la marche 
de l'alfaire est suivie dans tous ses (h'tails, (juc ions les cas sont 
envisagés, les pénalités spéciales indi(pu''es, le rcloui- de la l'or- 



2î). FHAC.MENT D'UN GODI-] U^ 

mule âàv oà et des iin[)('ralirs, seini)lenl l)i('n iiKircjiicr (pic notre 
texte est une suite île dispositions légales, un exlrail d iiii codo 
en vig;ueur en l-lgyple. 

Une ehose est remarquable d'abord, c'est ([u'il existe entre ces 
dispositions et les lois athéniennes des ressemblances tout à l'ait 
frappantes. En Egypte et à Athènes, les péripéties de l'all'aire 
sont les mêmes, les mômes démarches sont nécessaires pour 
riiitroductioM de la plainte, le témoignage des esclaves est admis 
sous les mêmes conditions, le juge prononce les mêmes péna- 
lités. Bien plus, nous trouvons ici les voao^jXaxeç, mag-istrats 
bien connus en Atti(|ue. Ils s'apj)elaicnt les Onze au iv*" siècle et 
ne prirent ce nom de nomophylaques qu'à partir de Démétrios 
de Phalère, et peut-être sur sa proposition. Cf. Meier-Schœmann, 
(/cr atftsc/ic Process., pp. SI sqq. Vax somme, sauf quelques diver- 
g-ences de détail, relevées en note, nous pourrions croire que ce 
fragment contient des extraits de code athénien, si nous ne con- 
naissions sa provenance et si nous ne lisions au bas de la 
Col. 11 : v.z 'AAc^âv'5p£tav. 11 paraît du moins bien certain que, 
sinon le code, du moins les dispositions particulières i-elalives 
aux esclaves, que nous avons ici, sont d'origine grecque et, plus 
précisément, athénienne. Cette inlluence d'Athènes sur la ci\ilisa- 
tioH hellénistique n'a rien en soi que de naturel; et, en ce (\\\'\ 
concerne particulièrement les Lagides, les règlements de la colo- 
nisation militaire en l'^gy[)le semblent bien avoir été ciiq)riinlés 
aux clérouchies athéniennes; cf. Bouché-Lcclercq., llist. des 
Lagides, 111, pp. 231 sqq. 

Peut-on préciser davantage la nature de notre texte? Nous 
croyons la chose possible. Les lois en vigueur sous les Lagides 
sont en eifet de deux sortes : il y a oi t?,; /tôpa; viaot et oi -oAi-t/.o'i 
v6;j.o[. Les premières sont les anciennes lois indigènes, restées en 
vigueur après la conquête pour toutes les dispositions ([ue les 
zoAtTtx.cl vi;jLot et les ordonnances n'abrogeaient pas. Les secondes, 
ce sont les lois gouvernementales établies par les Lagides, elles 



126 PAPYRUS DE LILLE 

peuvent être complétées par des ordonnances et des règlements : 
TrpofrTâyfJiaTà, oiaypâfJLfjLaTa ; cf. Boiiché-Leclercq., Histoire des 
Lagides, IV, pp. 75-76- Or, il n'y a pas apparence que notre 
code, avec ses imitations si frappantes de la loi athénienne, soit 
un extrait des t-^; /cipa; vôu-oi ; nous sommes donc autorisés à y 
voir un frag-mont des ttdA'.t'.a'/i vsji-y',. M. Bouché-Leclercq croit 
même qu'il est possible d'attribuer notre fragment à Démétrios 
de Phalère. Selon lui, l'influence d'Athènes n'aurait pas été seu- 
lement une action à distance; elle se serait incorporée dans un 
homme d'Etat qui, venu d'Attique en Egypte, aurait continué 
auprès de Ptolémée Soter son rôle de législateur, comme l'atlirme 
Élien, l'ar. Nist.j III, 17 : voaoOîTÎa; f^plz (cf. Comptes-rendus de 
VAcad. des Inscr. 1008, séance du 17 janvier). Voici d'ailleurs ce 
qu'il a bien voulu nous écrire au sujet de cette très pénétrante et 
très séduisante attribution : « L'indice le plus significatif me paraît 
être la mention des vo[Jiop'jXa/.c?, titre et fonction empruntés a la 
Politique d'Aristote, dont Démétrios de Phalère, disciple et ami 
de Théophraste, peut-être auditeur d'Aristote lui-même (jusqu'en 
323 av. J.-C), devait admirer la doctrine. Cette doctrine, il fut à 
même de l'appliquer à Athènes et à Alexandrie. A Alexandrie, il 
y av-ait urgence à régler la condition des esclaves, les mœurs 
grecques ne s'accomniodant pas sur ce point des coutumes indi- 
gènes. Ptolémée Soter, ayant sous la main un homme d'Etat et 
l'honorant de sa confiance, a dû l'utiliser, ce me semble, pour cet 
office. Que Démétrios ait pu légiférer au nom de Ptolémée, je n'en 
doute pas; qu'il l'ai fait, là est l'hypothèse. En somme, cela revient 
à dire que je considère le transfert des voaop'JXaxcç d'Athènes à 
Alexandrie, comme la signature de Démétrios de Phalère, — d'au- 
tant qu'à mon sens, les vo[xopuXax£ç différaient des Onze, non seu- 
lement par le titre, mais par les attributions. » Enfin,. M. Bouché- 
Lecleroq nous signale aussi que Phanostrate, père de Démétrios, 
passait pour avoir été l'esclave de Timothée. Ce détail expliquerait 
alors que Démétrios se fut particulièrement intéressé aux esclaves. 



29. FRAGMENT D'UN GODE 127 



Col. I. 

'Eàv Zi T'.; 7t£pl àSurjUiaToç è[Té]po[u] 
oixÉTT)'. SvTî oi/.TjV ypa-];âa£Vo;, 
w; èXsuOipcoi, xaTaot/.â!Ty]Tat, 
â^ÎTTw Twt xupîoji àvaStx^aai 

5 £v vîaépai; £, àçi ï;ç âv iq stazpa^t? 

yîvvi'rai, /.al âv xaTaO'.xaaOyjt 
■y] ôixTp TOTE è7r[0£xà~tjjv ■»] èiit- 
■jrsvxexatSsxâTCov àiroTivéTco 
ô x'jptoç, xal Y] -iTpa^tc TuvreAciTOo) 

10 xaTà Toù? v6[xou; toù; iiEpt twv 

otxETciJv ovTa;, -Xy]v wv to O'.à- 
ypaw.p.a àTrayope'JE',. 



MrjOsvi âqÉaTCO acôaaTa ttcoXeTv 

[èiî'] È^aywyv-i [^"Oûà c:-tî^£.tv, [j.t,- 
15 S[è] uLa[c7T]i[C£]t[v arraché. 

£-r/copï;(jy]t. 

arraché ] îixao-TYj; 

i<//e //^//e arrachée 

è^éaTOJ xal TOt; ôO'jXotç 
20 [JcapTup£Ïv.- 

Twv oà ôouAcov Ttliv (jLapTupriG-àvTwv, 
&i ôixa^Tal TTjV j^âo^avov èx TÔJv 
aco[JLâTwv TiOEÎa-ôaiaav, zapôvTOJV 
TÔiv àvTtoixcov, âà[/, u.y] ix twv 
25 TiOïVTcov Stxatwixâ-wv oyvojv- 

Tai xp(v£tv. 



128 PAPYRUS DE LILLE 

Ao'jXwv i~'vAkr^'7ic /al toï; /.a-:«6t/.a- 

30 \h-MV xb à5r/.r,tj.a xwi xup(wi 

evavTiov uly] eAaTTOv Tj O'jo (-«-y-p- 
T'jpcov, àTioYpa-j/éaôo) Tîpb; lob:; 
[vo][J.ocpOAa/.aç y.al àTtayopEUcTW 



ivdiiqucnt 3 ou 4 lignes. 

Ypa^OÎ 

ÇOJV Ï][JI.[ 

5 xXY]|j.aT[ 

■:rpoi7"','pap£(T[0w 

y.a-à Tov vô[[j.ov 

■jTpaa-aéa-Oto io\ 
10 " Ypa^pévTa âul t[ 

àa^tTSy] . . , J. . i . . . Toù /.upt-] 

o'j, ixr,' •/,ôAc'Jov[ts; aÙTOù, [i.Y]-] 

Sa elûoTo; to [àvûpâT:ooov] 

àoiy.'?îaat • "èav S[à 
15 10 ûixa[ 

....] pOV;:: ::L 
.... x]£X£UOv[t 

arrache oia-] 

YVtoaOfjt â/. o'.x[ 
20 àor/.yj7ai, -.-(^v ^rr,aiav 1^] 



29. FRAGMENT D'UN CODE 129 

xat Tx otxaTOTjTav £-[ 

6 ôyXcov xat •7Tpo(T[a-;roTtViTOj] 

^•^ç xaTaStxa'7[0£tTT,ç z<s>i] 
25 àvTtStxcut, xaTà Itov v6[/.ovJ 

Sti àfA^ia-oYirr,<j[ oia-] 

YVwaOï^t, p.rj £tOô[To; aÙToO [A"/]0£j 

xeXeuovtoç £^£[a":aj... 'rwt o-] 

oAôv"'. Tï]V oiATiv, [lîapaoovTt] 
30 To àv^paTioûov ^[wi xaTaotxa-] 

aa(ji.£vwt £vavTÎ[ov TÔiv voijlo-] 

çuXâxwv, àç£T76a[[ T^ç xaTa-] 

ii•Ar^^ • ô 0£ -apa){a€ojv ih àvopâ-] 

TtOOCV [Jl.a!7TlYùja[àTC0 p^-î] £-] 

35 Xaa-uov èxKTC-v '!i[Xy]Ya)v xal] 

aiî^aTo' To [xÉTwfirov, co? Ta ota-] 

YpàuLULaTa àY00£Ûl£t 

. av av£ ïk 'AX£Hâvràoiav 



60/. /. L. : 15 après uaTT'.î^s'.v, on penl proposer ly.[x a/) o o'.v.y.T-r,;], à moins 
d'une autorisation du jugo. 

Col. II. L. 21 : xa'. Tx o'./aTQvjTav, négligence du scribe pour ■/.y.-xZ'.v.xiHi'.Ti:/ . 



Col. I. 

« Si qiicl(|irun en raison d'un (loinina<>-o a intenté nne action à 
l'esclave d'un autre, connue à un lioiniiu> lil)re, et Ta fait con- 
damner, qu'il soit permis an maître de l'esclave d'inlerjetcr appel 
dans lin délai de cinq jours, à conq)ter de celui de l'exécution 



130 PAPYRUS DE LILLE 

du jugement; et s'il perd son procès, qu'il paie une amende du 
dixième ou du quinzième en sus, et que l'exécution se fasse 
selon les lois relatives aux esclaves, sauf les exceptions prévues 
par le règlement. 

Qu'il ne soit permis à personne de vendre des esclaves en vue 
de l'exportation, ni de les marquer, ni de les fouetter 

Qu'il soit permis môme aux esclaves de témoigner. 

Quand les esclaves ont témoigné, que les juges leur fassent 
appliquer la torture, en présence des parties, si les pièces du 
procès ne leur permettent pas de juger. 

Recours contre les esclaves et moyens d'exécution pour ceux 
qui les ont fait condamner. Quiconque se plaint d'être lésé par 
un esclave ou par une esclave, doit, en dénonçant le délit au 
maître de l'esclave, en présence au moins de deux témoins, faire 
une déclaration écrite aux nomopliylaques; qu'il soit interdit — » 



Col. IL 

Ll. ^tV sqq. : « Qu'il soit permis au défendeur qui a perdu son 
procès de livrer son esclave, en présence des nomophylaques, au 
demandeur qui l'a fait condamner et d'échapper ainsi à la condam- 
nation. Que celui qui a reçu l'esclave le fasse fouetter d'au moins 
cent coups et marquer au front, conformément aux termes du 
règlement... 



Col. T. 

\. l'uiir (les rciiseigiienieiils généraux sur la coiulitiiHi des esclaves en 
Égypie, cf. lîoiuhé-Loclcr((|. Ilist. des Logides, IV, pp. 1IS-I2G. 

3 '». A Alhènes, l'csclas <■ ne peut intenter un procès. Quant à la question de 



29. FRAGMENT D'UN CODE 131 

savoir si un j>rocés peut lui rtre iiitonti', on y répond en génrral nav In n(''<)a- 
tive. On cite cependant un cas du contraire dans le CoiUie Cdlliclès de Démos- 
thène ; cf. Attisclic Proccss, p. 750, ////. 56 et 57 qui renvoient aux textes. Il 
est naturel que le maître do l'esclave condamné ait le droit d'interjeter appel, 
mais nous ne connaissons pas d'exemple de ce cas dans les procès atliques. 

4. 'Avxo'.xY.ya'. : ce verbe ne fait pas partie du vocabulaire juridi(jue alli<pie. 
Le terme usité à Athènes est àvao-.xàî^sTOz'. ; le procès jugé en appel csl dit 
avao'.x'la. 

6-7. T.-'.oî/à-rwv T, £T:'.-:v:Jx7.'.0£xàT6jv, « une amende en sus », d'oi'i il faut 
conclure (pic le maître paie aussi la première amende, ce qui est conforme à 
la loi atliénienne ; cW Alti.sclie Proccss, p. 7GG, n. 58. 

11-12. A'.ày:aa;j.a, dans cette acception le mot ne fait pas partie du vocabu- 
laire des orateurs altiques. Au i" et au n" siècle de l'ère chrétienne, Plutarque 
et .\ppien remp](jiiiit dans le sens de édit, décret. Ce terme est frécpient 
dans les j)apyrus et ne doit pas être confondu a\ec Tr^os-Taraa; cf. P. Tebt. I, 
5, 1. 204 v.v-'-x Ta -po-Ti-'aaTa xal ta 0'.ayîâu;j.aTz, et la note. npô^Tayua, c'est 
un édit rédigé le plus souvent sous forme de lettre adressée à tous les fonc- 
tionnaires ou h un fonctionnaire iiarliculicr; S'.à-'oa'jLua, c'est un rètrlement 

l 'Mit' O 

introduit directement dans les lois i)oiir les modifier ou les compléter. Cf. 
Bouché-Leclercq, Ilist. des Lag., \\\ p. 70 et P. Pclr. III, 21, 11. 45-40 où 
les û'.av3i[^u7.-:a sont opposés aux ttoÀ^tuo'. vo;jio'.. Pour un exemple de O'.â- 
ypauaa, cf. P. Pelr. III, 30, (^r/), verso, 11. 11 sqq. 

19-20. En ce qui concerne le témoignage des esclaves, il faut noter une 
divergence avec la loi athénienne. A Athènes, le témoisïnar'c libre des 
esclaves, c'est-à-dire sans application de la torture, n'était admis que contre 
un homme accusé de meurtre, cf. Atlisclic Prorcss, p. 875, n. 300. Nous 
voyons ici que la torture n'est appliquée que si les [>ièces du procès ne 
mettent pas les magistrats h même, de juger. Quant aux i'ormalités de ce 
sup|)lice, elles paraissent être les mêmes en Égvpte qu'à Athènes; cl'. 
Altische Process, p. 870, /;. 307; p. 889, n. 345; pp. 883 sqq. 

27. 'E-ixA7,-7'.,-. Le mot ne fait pas partie, dans ce sens, du vocabulaire 
attique. 

39. To àoîxYia-/. C'est ce qu'on appelait en Attique la ,3/,ào7, àvo:ia-6oo)v, pour 
laquelle les Quarante, tribunal ambidant, élaient com])étents. 

30-32. Toutes ces formalités, la tlerlaration, la présence de témoins se 
retrouvent à Atliènes ; Cjuant au sens de à-o-paii-Oo), il est courant dans les 
orateurs attiques, cf A/lische P/-orcss, p. 31)3, //. 3J5 qui r.Mivoie aux textes. 



FaiC. u 



132 TAPYRUS DE LILLE 



Col. If. 



10 sqq. Quelle que soit la tlifllciilté de donner ici des restitutions pro- 
bables, le sens général du passage ne fait pas de doute : on envisage la 
double éventualité d'un dommage causé par l'esclave à un tiers sur Tordre 
ou au su de son maître, c'est-ànlire en somme avec sa complicité, ou sans 
son ordre et à son insu. Ce point pouvait donner lieu à des contestations 
c[ui étaient ici prévues, 11. JI et 26 : àai'.TSr, — [ et oLa-çii-ror-riTl . Les lacunes 
des 11. 14-19 et 2G rendent impossibles des conjectures plus précises et 
même une ponctuation sûre du texte; les mots ot'. x'j.-^'.7^r-r^7[ et suiv. 1. 26 
ne peuvent se rattacher étroitement à la phrase précédente que si une 
négation est tombée dans la lacune de la 1. 2(3; autrement, le maître de 
l'esclave condamné aurait jiayé une amende supplémentaire (7:poT[a-oT'.vîTti) ) 
1. 22), sans avoir été complice (11. 27-S) ; si l'on suppose au contraire une 
ponctuation forte après xy.-y. tov vov.iv, 1. 25, et si l'on explique les mots ô't'. 
à;xj'.7Sr,TT,T[ en relation avec tli[--M, 1. 28, il faut, d'une part, restituer un 
Èàv ùï après ■/.y.-'y. ■zh-i vo'jt,ov et compter les lignes à 26 lettres, d'autre part, 
supposer que l'abandon de l'esclave par son maître condamné n'était pos- 
sible (ju'en cas de non complicité; mais sur ce point, cf. n. suiv. 

28-33. Même disposition relative h l'abandon noxal existait à Athènes dans 
le cas d'une ,3Àà6r, ivopa-oouv et dans celui d'une Ci/àoYi TîTpa-oouv : le maître 
de l'esclave ou de l'animal avait la faculté de rembourser le dommage causé 
ou d'abandonner au demandeur l'esclave ou l'animal. Cf. Atlische Process . , 
p. G53, lin. 472 et 473. 



TROISIEME FASCICULE 

TABLE DES PAPYRUS 

30-38. ('.niii|il(s (l'('\|)l(>iliilioii (le U'iiures clérouchif|ues. . l^^vergèlc V. 135 

30. Tciiurc (le l)iii|)iUès l'i.'î 

31. Tenuic di' ril;ii(|uc Aiilipliaiiès Y'iO 

32. Teiuiic tle l'lii|)|):ii(|iic Sôsillos l.^.'> 

33. Teiuirf d'iiii lii|)|);ir(|iu' l-i'J 

34. l'en MIC (le 1 lii|i|)(ii(|iir .Miu'hatas 164 

35. Tenu ri' d un i nciuinu 16(3 

36. Fin d un coniplc I6'J 

37. Opérations sur les y/.oisai 17.'{ 

38. Fragments 180 

39-51. Ordres de |>rèts en nature Philadelphe an .1"). 186 

39. Prêt à des épigones clëi'ou(|ues 197 

40. Prêt à des é|)igones clérouqnes 200 

41. Prêt à un éjiigone eléroiK|ue 202 

42. Prêt à un épigone clérou(|iie 204 

43. Prêt il un cultivateur 20.'3 

44. Prêt à un cultivateur 207 

45. Prêt à deux cultivateurs 209 

46. Prêt à un cultivateur 210 

47. Prêt à des cultivateurs 212 

48. Prêt à des cultivateurs 214 

49. Assignation de terre et prêt ... 215 

50. Assignation de terre et prêt 219 

51. Ordre de prêt 220 

52. Ordre de versement en nature Pliihulelplie. 221 

53. Frais de transport de ràyopao-ro^ t^to; m'" siècle. 222 

54-57. Résumés d'actes 225 

54. Reçu de -oo-^v.ol Evergète 1. an .3. 226 

55. Contrat alimentaire m' siècle.. 227 

56. Prêt Evergète I ? an 8. 229 

57. Reçu Evergète I ? an 8. 2.30 

58. Comptes m' siècle. 231 

59. Versements pour la ZYTHPA Evergète I, an 11. 237 

60. Lettre île Dôrothéos Philadelphe ou Evergète. 254 

Additions et Corrections 257 

Fasc. m 19 



Prépare par Paul Collart et Jean Lescjuier, ce fascicule était à l'impression 
dès 11)14. Les circonstances en ont retarde la j)iil)lication, et, au moment où 
nous allions la reprendre, la mort nous a ravi le plus actif de nos collabora- 
teurs. En poursuivant l'œuvre commencée, nous n'entendons pas seulement 
tenir nos engagements, nous voulons aussi rendre hommage à la mémoire de 
Jean Lesquier, le principal auteur de cette édition. 

A[)rés de si longs délais, il est inévitable ([ue notre travail ait eu à subir 
quel(|ues l'emaniements. .Si nous avons pu laisser sans changements les 
n'" 30-38 déjà imprimés en 1914, pour le reste, nous avons modifié, Paul 
Collart et moi, le plan ]MMmilif. Nous avons réservé trois ivcsyçe'.; de Magdôla, 
dont [.csipiier a\;nt luoiuiré l'édition, pour les réunir dans une prochaine 
[jublication à de nouveaux textes du même genre, et nous les avons remplacées 
par 58, 59 et 60. Au groupe d'abord l'ornié par les seuls 39, 40, 43, 51, 
nous avons ajouté dix textes (41, 42, 44-50. 52) que des déroulements récents 
nous ont fournis et (|ui nous ont suggéré des vues différentes sur cet ensemble 
de documents. Nous y avons été aidés par le zèle perspicace d'un jeune 
pensionnaire de l'Ecole Normale Supérieure, Octave Guéraud, mon élève à la 
Sorbonne et à l'Ecole des Hautes-Études. C'est lui qui a eu le mérite de 
reconstituer ces papyrus et d'en établir les copies. 

Nos lecteurs remercieront avec nous le Ministère de l'Instruction Publique 
et surtout l'Université de Lille, dont la générosité nous a permis de pour- 
suivre notre tâche, malgré les difficultés de l'heure présente. Bien que, pour 
la commodité du travail, les textes soient maintenant déposés à la Sorbonne, 
nous continuerons à les désigner sous la dénomination de Plapyrus de) Lille. 

P. J. 

:ii jiiilici vyii. 



80-;^,S. COMPTES DE TENURES CLEROUCIIIQIJES l3o 



30-38. COMPTES D'EXIM.OITATION DE TENURES 
CLÉROUCMIQUES 



Ghôrax W. Evergète I". 

Bien que pour })lus de coinniodité nous ayons attribué un numéro 
il chacun des textes suivants, ils appartiennent au recto d un seul 
et même papyrus, dont le verso était occupé partielleuicul [)ar 
d'autres documents. C'était dans son intégrité un rouleau d'une 
hauteur de ^^1 centimètres, et d'une longueur qui égalait et dépas- 
sait probablement l lu. ')(). Aujouid'hui il ne sujjsiste plus que 
les huit grands textes et les fragments que l'on trouvera ci-après, 
plus de nombreux petits morceaux illisibles ou portant quelques 
chifîres sans intérêt. L'écriture est une cursive du milieu du 
m'' siècle, parfois très elfacée et toujours diiïicile. l'n au 8 est 
mentionné au cer.s'O, un au 9 au recto : certains des textes n'ont 
pas pu être écrits avant l'an \ [)récédent ; ce fait, la mention au 
verso de la yyj d'Aiulriscos, épouyme militaire connu en 23()-5 
(P. Petr., I, 1 1 = III, 12, 1. 13) et un rapprochement avec P. Petr., 
III, 104, lOo et 1()() (cf. 30, n. 2) nous autorisent à dater l'ensemble 
du début du règne d 'Evergète I*"''. 

Le texte était relatif aux tenures de certains olliciers cléronques 
et chacune de ses parties concerne l'une d'entre elles. .\ux colonnes 
du rouleau correspondent parfois les divisions du texte (30, 32) : 
mais elles pouvaient aussi occuper plusieurs colonnes (37"; de 



l;u') PAPYRUS DE LILLE 

nliis, (les iiulications ajoutées évidemniciil apirs coni) oui lioiivé 
i)lii(;e entre les colonnes du texte priniit il' : tel est le cas de la col. II 
de 31. inséi-ée entre la col. I et 32, et celui de la col. II de 36. 

Les /.ATipo'. étaient classés pai" I)()ni'<>-s : 31 el 32. <|iii se l'onl suite, 
sont lelatifs le premier ii la tenui'e d un darqne, le second à celle 
(l'un hipparque; il n'y avait don(^ pas de classement jiar grade; 
dans 38 rt se lit le total : yivovTat -r,ç yMu.r^^; et dans 31 nous avons 
le début de l'original ou dune de ses parties, meutionnanl une 

Les huit textes donnés sous les nunu'-ros 30 à 37 ne sont pas tous 
complets. En principe, chacpie partie du texte était essentiellement 
composée des sections suivantes : 

a) nom de Lodicier clérou(pie, contenance totale de sa tenure, 
su[)erlicie de la terre cultivable, détail des ensemencements et 
superficie de la terre non irriguée ou submerg-ée ; 

h) noms des fermiers, total des redevances dues par eux, chifï'rc! 
des prêts île semences, total des redevances et des prêts; 

<•) versements en nature effectués par les fermiers, par ordre 
clironologique ; total; 

c/) j)roduit des yXwpaî, qui sont vendues, avec la date des encais- 
sements on versements ; conversion en froment (/.ai 7-0 />.w;wv 

-£7lTWX£v); 

e) déduction pour les terres non irrig-uées ou submerg-ées (/.al 
i^pôyou ùuÔAoyoç) ; 

/) balance entre le total des redevances et prêts d'une part, et 
celui des versements, produit des yXwpai et (b'dnctions, de l'antre; 

g) détail des opérations sur les yXojpaî ; 

A) inqxH (\ti y Mixa.'cvA.ôv . 

Dans leur (Uat actuel, les huit g-rands textes conq)rennent les 
sections suivantes : 



30-38. COMPTES l)l'; TKNURES GLEROUGHIQUES 137 



30 


(i h ( 


■ <l r /•- // 


34 


f/ h (■ (1 c 1" 


31 


il h ( 


•,//■-.'// 


35 


<i h V (1 e / ji,'' 


32 


(1 h c 


,/./• 


36 


r /■ .'• h 


33 


a h 1 


•./<•/■..■ 


37 


(y 



Dans 31 l'ahsciicc <le e est i\i\i' au fait ((iie toute la teuurc a été 
attciutc |»ai' liuondat ion ; 32 l'sl lioucjué à sa partie inférieure; 
inéiuc r('uiar(|ii<' pour la paitic sup('Ti<'ure de 36 ; dans 37, i; 
remplit à lui seul une colonne entière et foi'ine tout le texte 
conservé. 

L'analyse qui vient d'être donnée comporte naturellement une 
part d'interprét;dion ; dans ces textes les cliillres sont très abon- 
dants, les autres indications sommaires; leur explication g-énérale 
n'est assurée que par 30, on il ne manque aucun chitl're essentiel 
et où il ne se rencontre pas de fautes de calcul aux endroits décisifs. 
Cf. le commentaire, n. l^. Grâce à ce texte, on [)eut adirmer que 
nous avons ici des comptes d exploitation des tenures clérou- 
cliiques, accompagnés parfois, et en principe toujours, du compte 
du ywaaTtxov. Les redevances et les prêts sont portés en débit, les 
versements effectués par les fermiers, le produit de la vente des 
yAwpaJ, les déductions, en recette; suit la balance. Le détail des 
ventes de /Awpaî et le compte fiscal sont des sections accessoires. 

Les officiers clérouques ne sont pas ici plus qu'ailleurs classés 
dans les catég-ories clérouchiques connues, mais ces textes apportent 
de nouveaux renseig-nements sur la contenance des tenures 
d'officiers : 

Coiilciiancc en aroures. Gradi-. Obscivalions. 

30 plus de 100 ? chiffre <le la a-ôptaoc 

31 153 1/2 1/8 1/1 G ilarque 

32 314 1/â hipparque 

33 341 1/2 1/4 1/8 — 

34 222 1/2 1/8 — 



i;i8 PAPYRUS DE LILLE 

35 plus (le 1^1 ? eliilVre de la 7-ipi;j.o; 

36 — — 110 ? (Paprès le /coaa-rr/.sv 

37 - — 10. 00(1 ? col. I, cf. introd. 

38 /' plus (le 120 ? chiil're de la 7-6p'.ao; 
<l IC/iO l/â ? 

// i±\ ? 

i 2SS ? 

/ plus do 14;) 1/2 1/4 ? chillVe de la T-ict;j.oç 

Tous ces cliiirres, sauf ceux de 30, 33, 38 h. ont été corrigés; les 
correctious de 31 et 32 sont sans importance : lo -/.Xv^poc; de 38 d est 
aug-nienté de 9!* ar. ; cidui de Machatas, dans 34, contenait d'abord 
312 ar. 1/4 1/8, et nous serions portés à croire que cette tennrc 
avait à l'origine cette contenance supérieure, sensiblement égale 
à celle de 32; cf. au ii'' siècle la dissolution progressive d'un xAv^po;, 
Lesquier, //?.s7. mil., p. 187. Les hipparques auraient reyu au début 
du règne d'Evergète, des tenures de oOO ;i '-WA) ar. ; l'ilarque, moins 
élevé dans la hiérarchie, aurait eu un /.Xrîpo; moindre. Mais le cas 
de Polémaios, dans P. Magd., 1, ne se concilie pas avec cette vue. 
Il se peut toutefois que la valeur des terres ait été prise en consi- 
<lération dans la détermination de la contenance des tenures, au 
moins de celles des officiers. 

Un caractère commun à plusieurs de ces /.Xr^pci, c'est (fue, à la 
date oii nous les connaissons (ou ne pi'ut duc (picl en ('lail I état à 
l'origine; cf. le papyrus 7 de Friboni^g eu Brisgaul, ils sont prcs((ue 
entièreuicul couslihK'-s de terres cultivables; les chifires sont les 
suivants : 

(>)iiten;inic lotalc S-ôpiijio; (Xepso;) 

31 t:;:'. 1/2 1/8 1/10 14:; 1/2 1/8 ni) 8 

32 ;-{n 1/2 i/4 1/8 l/lt> 288 2() lo/l(i 

33 :rill/2 1/4 1/8 32i) 1;2 1,8 1/1() 12 :i/l(î 



30-38. COMPTKS \)E Th:NlIRES CLÉROUCIIIQIÎKS I3i> 

Le yû.r^po;; où la yip'joç est le plus étendue est aussi celui dont 
le lover est le moins rlcvi' à l'aronre; c'est probahleniciil la cons(''- 
(|U('ni'e (l'un seul cl nicnic l'ail, la mise en valeur plus rcccntc ou 
moins avancée di' la Icuuic. Ou ne voit cpiune seule l'ois la /ip'^o; 
donnei' (pu'lque produil (37, I. I3|. 

La Icii'c cultivable est plus ou im^ins ensemencée selon la hauteur 
de la crue du Nil et des canaux et, |)ai' conséquent, selon les années ; 
l'inondation peut cti'c iiisuiïisante ou excessive, cf. ce dernier cas 
dans 34 I. '2{]. Il en est lenu compte, non seulement dans la balance 
de l'exploitation agricole, nuiis encore [)onr le calcul du ■/toii.a-rtxôv, 
cf. 30, n. 22-4. 

Les ensemencements sont donnés d'après les rapports d un même 
personnage, .\clioapis, sui' le(pud cf. 30, n. 2. On sait (pian u*^ siècle 
ces indications pouvaient èlre de deux sortes : F. Tch. I, (17 et les 
textes aiuilogues (c-f. ad /oc, n. Ij) nous ont appris à distinguer deux 
Y£vi7;j.oî ou classemeuls des cultures, l'un hypothétique, l'antre 
d'après les semences (iy u.àv ùr.'-Jir^y.r^ç ■ . . , ây oà toO a-opo'j....) Ici il s'agit 
du dernier; d'ailleurs, le premier ne s'explique (|ue par l'existence 
d'un calcul théorique des revenus du Domaine, dont ne font pas 
partie les tenures militaires. 

Les cultures qui se renconli'cnt dans nos textes sont : le froment, 
l'orge, les lentilles, la gesse, le lin, le fenugrec, l'oignon, la 
citrouille, la dourrah, sans compter le /ip-roç. Mais il faut remarquer 
que les unes sont mentionnées comme grain, une autre comme 
yAwpà, d'autres à la fois comme l'un et comme l'autre. Parmi les pre- 
mières se classent le froment, les lentilles, l'orge et la dourrah, à 
moins qu'il ne faille voir la paille des céréales dans le /îpTo; de 37 ; 
le fenugrec forme la seconde catégorie; les autres espèces se placent 
dans la troisième classe. La distinction est expresse entre la graine 
et le fourrage de gesse dans 31, II. 12 et 22, cf. 37, II. 3-^i ; pour les 
autres plantes elle se déduit de leur mention dans la section des ver- 
sements effectués par les fermiers ou dans celle des opérations sur 
les yXojpat. Il est évident ([ue par yXcopai il ne faut pas entendre dans 



1^,0 PAPYllLS l)K ULLE 

ces textes les plantes fourragères seuleineiil, mais encore toutes les 
tiges iierbacées. Le lin, les lentilles, l'oignon, la citrouille n'ap- 
paraissent d'ailleurs comme grains ([ue dans des mélanges où le 
froment est évidemment très prc-dominaiit, puisque dans les totaux 
ils sont toujours comptés comme froments: ce sont des grains mal 
criblés, leur mélange est dû })roljal)lenuMit ii la rotation des cultures, 
dont nous relevons une autre conséquence dans l'existence du fro- 
ment et [)ent-èlr(^ de l'orge des-/ Acopaî 36, I. il, grain de l'année [)ré- 
cédente ([ui a levé dans les soles plus récemment ensemencées en 
yXwpat. La classilication des cultures que l'on trouve ici est assez dif- 
férente de celle qu'ont fait connaître les P. Teb. L oii tout ce qui 
n'est pas gesse et yooTo; est placé parmi U's -/'klozol'.^ s'il ne l'est pas 
parmi les grains réunis sous le terme de crT-ro; \ihi(l., p. 3t)3). Le mot 
■l'LbiZ'j. est restreint aloi-s au sens de fourrage ou de priture. 

Les indications c[ue donnent nos textes sur les ensemencements 
ne se référant (pi'à une seule année ne permettent [)as de parler de la 
rotation des cultures; tout ce que l'on peut rechercher, c'est la i)ro- 
portion des surfaces encemencées en tIto; et en /Xwpat. Trois textes 
donnent les cliiifres suivants : 

StTOi XXtijpat donl : lin 

30 près (le 60 0/0 i)rès de ^lO 0/0 

31 j.lus de :J5 0/0 plus de :i8 0/0 plus de 8 0/0 

32 près <le <;7 0/0 environ :i2 0/0 

Il n'y a pas déterre en jachère. 

Les fermiers qui cultivent les tenures sont en uoudjre variable et 
assez indépcndaul de la siqierficie (lu xAvjpo; : 

('oiilciKiiirc cil ai-oui-cs. l'iTiiiinrs. ConliMiaiicc moyenne des fermes. 

30 [)lus de 100 'y plus de 2.j ar. 

31 15;n/2 1/8 l/lf) ^) ;iO ou un peu plus 

32 .'i Kl 1/2 1/8 1/1 () <> on 7 50 ou ''iM environ 

33 '^.Vl 1/2 1/^1 1/8 10 Vy — 



•M)--4S. COMPTES DE TENLIRES GLEROIJCIIIQUES K.i 

Le taux dos redevances à laroiire est le inèine [)oiir tous les fermiers 
(111111' teiuire; et d'après 37, I. '2'>, il semble que les dillerentes par- 
celles louées aux fermiers aient en une ég-ale superficie. 

Les versemeuts en nature eifectn(''S [)ar les fermiers ont lieu de 
Phaménôth à Thotli, après la moisson, comme il est naturel. Il n'est 
fait mention d'aucune année entre ces deux mois. D'autre part, les 
encaissements sur les ventes de y^Xwpat montrent qu'en l'an :2 l'ordre 
des mois était Choiak-Tybi; en l'an -3, Epeipli-Thôth ; en une année 
inconnue, Pauni (?j-épagomènes. L'année employée ici doit être 
l'an fiscal, dont il faut alors chercher le premier jour entre Tvhi et 
Phaménôth. 

Parmi les renseignements d ordre économique que nous devons à 
ces textes, se trouvent des conversions, qui traduisent en valeur de 
froment les versements faits en une autre nature ou en espèces, et 
les prix de vente des yÀwpaî. Les taux de conversion des céréales et 
fourrages sont les taux accoutumés : le rapport du froment à la 
gesse et à l'orge est de 1:1, 6ti, sauf clans 37, I. l-i, où l'on trouve 

1 : 1, 7; l'orge est venue sur la /^pTo;. Les conversions de drachmes 
et oboles en froment se font toujours au pair, mais seulement quand 
il s'agit de la monnaie de cuivre (30, 1. et n. lo). Des autres textes 
qui nous renseignent sur cette importante question, il faut retenir 
avant tout P. Flib. I, 99 (279 av. .J.-G.) et 100 (267 av. .I.-G.) et 
P. Petr. III, 80 a, col. ii, I. 1(), où l'artabe de froment est comptée à 

2 dr. ou 2 dr. l ob. Le prix de l'artabe de froment aurait donc passé 
du double au simple entre 270 et 245 environ. 

Les ventes de /Àcopaî se font soit -pb; rslzov, soit contre espèces ; 
mais puisque la drachme de cuivre et l'artabe de froment sont au 
pair, l'équivalent en froment doit être majoré de 10 0/0 ou environ 
(à^ay-rj lorsque la vente est -p'o; àpyJptov. Sous cette réserve, voici les 
prix réunis dans le même tableau : 



Fasc. ni 30 



142 PAPYRUS DE LILLE 





Gesse. 


Lin, 


Xopto;. 


Citr. 


Oignon. 


Feuug 






(art.) 


(art.) 


(art.) 


(arl.l 


(art. 


30 


3 dr. 

2 3 ob. 

2 












33 


4 dr. 

3 — 

6 art. 1/2 

4 1/2 


10 










35 


4 art. \j±1 


10? 










36 


4 dr. 1/2 


16 




16 


16? 




37 


4 dr. arg-. 

2 3 

8 art. 

6 

6 1/2 


18 

Ol). 


10 

8 1/4 1/8 






6 



La seule taxe qui fîgfure au compte est, on le sait, le ya)Li.a-:ix5V, 
dont ces textes permettent une définition plus précise (30, n. 22) ; ils 
apportent aussi des détails sur les conditions de son paiement. 

Vient enfin la question essentielle posée par ces textes. Leur carac- 
tère officiel paraît indéniable ; il est difficile d'admettre que l'Etat ait 
été comptable sans avoir dirigé l'exploitation des tenures. On pour- 
rait penser que le fait est normal et habituel dans les clérouchies, 
de même que Rostowzew, Kolonat, p. 43, l'a suggéré pour les 
ocjpeai ; mais cette hypothèse ne s'appuie sur rien 11 faut supposer 
ou que ces tenures ont fait retour au Domaine sans perdre le nom de 
leur possesseur antérieur, cf. P. Hib., 1, 7.j, que ce sont des jîaa-tXixoi 
xX^poi ; ou tenir l'exploitation par l'Etat pour temporaire. Il se serait 
substitué au clérouque défaillant, comme dans P. Magd. 1 ; mais l'ab- 
sence du clérouque est susceptible de causes diverses : il peut être 
éloigné de sa tenure non par ses voyages d'affaires seulement, mais 
aussi et surtout par les campagnes; et les années mentionnées dans 
nos textes sont précisément celles de la troisième guerre de Syrie. 



30. TENURE DE DAIPATES 



143 



30. TENURE DE DAIPATES 



Ghùrax 30, 3. 

31 X 23. 



288. 



ÉVERGÈTE I". 



Ce texte, qui ne se trouvait sans cloute ni au commencement du 
rouleau, ni au début d'une des sections, est reproduit le premier, 
parce qu'il donne aisément une idée exacte de tous les documents 
de cette série; cf. n. 14. Il se compose de quatre fragments qui 
se raccordent immédiatement à presque toutes les lignes. 



Fr. 1. 



Fr. 9. 



Fr. 3. 



Aai-aTOu j [ ] cr— op£[xou 



àç) div 



Yp7.0£[ 'Ayoy.]~i^ io-Tiàpôai irupôiv veî^jj-/^ îC", xpLÔ(ï^ç) o , àpà-/.(ou; Xy] / q'C ^ -q îC 

[à6]p6[/ou p S' (C] / p 



['Ojivvwypt; Ïl£ui0[£joj;, (:)oOopTato[ç] 'Ap[fjL][tJo-:£a)[c;], Ilayyïç 6oGopTaîou, 
*I>ja'j;ôJ'ut; SîulOÉojç - , i-ixa( ) y , 

Kal Ta SscouiÉva (7~ipit.<x.-:a. na'lâJTT'. [SjkaOécû; -'jpwv o[3, 
àpàx(ou) A-/] y' ai.' (T:upwv) xy / qe / Tqjs 



144 



PAPYRUS DE LILLE 



$[au.£]vwO . , -/-pîOlïiç) V 



I I ' 



tjT.ioaot. -'jploij 



-upltov) vo / l'Ttupcov) po , xp|iO-^ç) vy y' 



<I>apu.GO0i t, -'jpfôJvl a • xO, 7:up(a)v) o , o--£ptxa -['j]p(oO) 



'- / 



-iiupcov ?x 



10 'EtïeIîp xy, /Xlcjpwv) (TTUpoOl X ■ xO, yXlcopcôv) (-'jpoO) xji ^ / uji ^ 



;r/. 



ir.Z. 



/ -UGÔJV ^ !v ^;: , xo'.Ocov 



., A? / ïluCA 



Kal à-0 /Xw'pôJ)v -î-Twxcv ■ (£TO'j;l J3, To!3t, £ ' (ItO'jçl o, I [M£]/_lp, 'Çf / ;^/, àAayi] a: / ty/: 
aï T.up[(xiv\ 



ty /: y 



Kal àopiyo'j 0-6Xoyo; ' ^ îT' (àvà) 



lOv' 



r/iTÇyi (AoiTTbv) Itt^ i^'. rQv) 

45 -£(-T(>JX£v). (£Touç) 0, 'AOùp, /X(wpà!)v) Tia'/^ç î oiî ■/y.Xiy.o'j) ;C - c : at (-upwv) ?C S'. 

(Aombv) G y' ijî'. 



?r = 



Xacusôjv cio'.y.r.nic. Aoixo'j ao, 



wvl 



^ , (Ào--iv) a[Jij 



wv -paatc 



[x]C (àvà) y 0-/) , |S1 (àvà) p/ |a-cl, (i 2. (àvà) ^ k / WF ?«/-c ' (^v) 

■:î£(tI':(UX£v) (eTOUç) P, ToSt, [£l, M£y_lp, ■(/ / iji/', xa'l 0-UVJIJ.£[JL£TpY]Tai 

20 EtteIç, •;iup^(ôiv) iJi^^ xaOàp(T£Co;. . , 



£tç To [ixa'tAtxbv 



I-?/ / 



V£ 



|Aot-ov 



a^ / - c 



Xcou-aT'.xbv (àpo'jpwv) p , (wv) àÇpoyo'j [3 , lAora'ov q-r^ , xo/' " (wv àlp)y(upîou) i^-c j i/aX(xoO) 

(^Qv?1 

. a lo'j '.ji ■/».( ) ••• : [ j l/^'-*"' /'/"'f'*»' ••>'^>/'/ arrachées] 

Fr. i. ...a. Ta E-ci^, /^aX(xoO) . y] / • [...] (Itou;) = C . (Aombv) c 



L. 1 iii/rr/. : iÇ' $. (wv) /. — L. 7 : (-jpwv) 1^. — L. 8 fin : xp('.Orl,-) &. — L. 14 : 
(àvà) /<, Z corrigé sur Ç, (Ào'.tiôv) /r\. — L. 15, inil. : -£(tit(ox£v) TE. — L. 17, après 
(ov : y ^, cf. n. ci-dessous. — L. 18, iiiit. : 7C£(7i-:w/£v) >. (Dans un fragment non 
édile on trouve la ligature ^ (wv) ttétttuxev)) — L. 20, après 7:'jp(wv) 'j.pi. : tf, 



30 . TENU HE DE DM PATES K,5 

cf. n. ci-tlessoiis. — L. 22 : (àpoupùv) )j, assez effacé ; après le second (wv) /;;, 

à(p)Y('jpr:oi.). 



1-4. Première partie du texte : nom du ciéroutiue ; contenance de In Iciiure, 
de la T7r6pi|jLo; ; résumé du rapport d'Achoapis, cf. n. 2, sur l'ensemencemenl ; 
contenance des terres non inomlées. 

1. Dai|)atès, clérouque et probablement ollicier, cf. les textes suivants, au 
même endroit, bien que sa tenure ne soit peut-être pas très supérieure à 
100 aroures, ci', cette même ligne, in fine, et le rapport de la CTTTÔpifjio; à la con- 
tenance totale dans les autres textes, cf. p. 140. Daipatès est im nom iranien. 

Inteii. La superficie totale de la tenure est ajoutée après coup; de même 
dans 31, 33. 

2. "Aa' fov vpâsîi 'AyoâTii.i; xtA. Ce personnage était peut-être identique à celui 
qui avait donné son nom à une vopiapy'la, d'après P. Petr. II, 89 {a), l. 4, cf. III, 
88, qui est relatif à une distribution à des fermiers ou possesseurs de xXyipot. ; 
et c'est probablement le même que le destinataire de P. Petr. III, 104, 105 
et 106, qui concernent des tenures confisquées par le ^xt'.aixov. Ces trois der- 
niers textes datent sans doute de Tan 4 d'Évergète I"; notre papyrus fait men- 
tion des années 2, 3, 4 et 9 d'un règne inconnu et porte au verso la date 
(eto'j^) -1] ; il remonte vraisemblablement aux premières années d'Evergète. 

On trouve de fréquentes indications sur l'ensemencement dans les rapports 
de Tebtynis, P. Tebf. I, 60 et suiv. ; cf. notamment iôtrf., 71, 1. 10 et suiv., qui 
est contemporain des semailles et non postérieur d'un an. 

2-3. L'état de la tenure de Daipatès se résume ainsi : 

Contenance totale [..]. 1/2 1/4 1/16 

— cultivable 100 

— ensemencée en froment 55 1/2 1/8 1/16 ) 

— orge 4 [ 97 1/2 1/8 1/10 

— gesse 38 ) 

— non atteinte par la crue 2 1/4 1/16 

100 = 100 

Le premier chiffre étant mutilé, il est impossible de calculer la superficie 
de la y spo-o;, partie non cultivable, qui n'est jamais considérée dans ces comptes 
d'exploitation, sauf une fois, 37, 1. 13. L'â^poyo;, au contraire, fait l'objet 
d'une déduction sur les redevances, cf. plus bas, 1. 14. .Noter que la gesse 
occupe près des 2/5 de la surface productive. 

4-8. Deuxième partie : calcul des redevances dues par les fermiers ; noms 



14() PAPYRUS DE LILLE 

des feiniiciF, redevance totale, taux de la redevance à Taroure, prêts de 
semences, total de la redevance et des prêts. 
Le nombre des fermiers est ici de quatre. 

5. Le chifl're - est un chifire d'artabes, calculé en froment, suivant l'usage 
et comme le montrent au surplus les nombreuses conversions de ces textes. 

'ETzixa( ) y. Cette abréviation se rencontre au même endroit dans 33, 
sous la même Ibrme, et dans 37, col. 1 (cf. introd. à ce texte), sous la forme 
£-'.xa. ( ), soit avec une lettre de plus qui n'est pas un p, sans quoi l'on pour- 
rait pensera ÈTt'.xapTcia ; il n'est pas douteux en effet que ce chiffre ne repré- 
sente le produit à l'aroure de la tenurc : 100 aroures de iTTOp'.;.j.o; à .3 art. 
donnent les 300 artabes ici indiquées ; et la déduction de l'à^poyo; est calculée 
au même taux de trois artabes à l'aroure, cf. 1. et n. l'i. 

Le taux est le même pour toute la tenure et tous les fermiers. 

6. Kal Ta SiSouÉva 0Trlp[j.aTa . Ces « dons » sont en réalité des prêts, puisqu'ils 
sont ajoutés aux redevances et portés au débit des fermiers ; cf. la balance ci- 
après, n. 14. Ici les semences sont prêtées h un seul fermier, peut-être sur sa 
propre récolte, comme le fait soupçonner 37, I. 3-4 : xaU'.^ a-Tispaa SavET-yBai. Sur 
l'emploi des mots S'.Sovat. et !77:ép[ji.a-:a pour les prêts, cf. P. Magd. 12. 1. 5. Noter la 
variante du nom du fermier Phapsôtis. 

8-11. Troisième partie : état des versements en nature faits par les fermiers, 
sans distinction entre ceux-ci, par ordre chronologique. La graine de froment 
(TTOpfAa Ti'jpoù est distinguée du froment proprement dit; il y a aussi du yAwpàJv 
Truaô;, c'est-à-dire du blé quia levé parmi les fourrages, ici la gesse, par suite 
delà rotation des cultures. Ces versements sont ceux des grains uniquement : 
froment et orge, cf. les ensemencements, 1. 3; les fourrages font l'objet d'une 
autre section, cf. n. 12. Le détail des livraisons se résume ainsi : 

Froments Orge 

Phaménôth, le . ! ^4 | ^04 53 1/3 

Pharmouthi, le 10 40 , 

. ^, Il '•' 120 

Épeiph, le 23 20 ; 

— , le 2<J 22 1/2 S 

Totaux 26() 1/2 53 1/3 

Conversion de l'orge en froment 

l'otal général 298 1/2 

Les versements ont lieu ilans tous nos textes ii partir île l'hamcnolh ; on 



42 


1/2 


26() 
32 


1/2 



.30. TENURE DE DAIPATES 147 

sait (|ue sur la tin du règne d'Evergète la moisson avait lieu en Mécheir et 
Pliaménôth (/". .l/r/^y/. 12. n. 3); la date extrême des livraisons est le mois de 
Thùth, dans 37, 1. 20. 

12-13. Quatrième partie : produits de la vente des yÀupai . Cette section a 
un caractère assez particulier ; t'est ce que nous appelons un compte de caisse; 
seul le produit touché, en espèces ou en nature, sur la vente des ^Xtopal y est 
porté. On revient plus bas, dans la section: yÂwpwv 5'.2ixï)Tw (ici, 11. 17-22), 
sur le détail des opérations. Bien que le compte d'exploitation ne concerne 
t|u'une année, la vente des fourrages se répartit sur plusieurs : ici il n'y a 
de versement qu'en l'an 2 et en l'an 4. Les chiffres se rapportent à des 
drachmes et oboles, converties finalement en froment pour permettre le 
compte général. 

/ <.pf àAayr, a = / '.-;/=. Les versements ont eu lieu en monnaie de bronze, 
d'où l'agio bien connu, d'environ 10 0. \'ersements : 5 -f- 7. 3 = 12» 3; 
agio 1. 2 =: 13. .r>; conversion : 13 art. 1/2 13. 

14. Cinquième partie : déduction pour la superficie non inondée. Noter 
l'emploi du genre uTtoAovo.;. La déduction se fait ici au taux de 3 art. à l'aroure; 
cf. 11. 3 et 5. 

P 3' îÇ"' (àvà) y ^. Le produit est exactement 6,9375 pour lequel le scribe 
a écrit 7, Si d'ailleurs corrigé sur Ç. 

/ '.9 y'. Ce total ne s'explique pas par une faute de calcul; dans l'addition 
du produit de la vente des fourrages au montant de la déduction, 13 1/2 1/3 
-|- 7 donne bien 20 1/2 1/3, mais cette erreur de 1 1/2 ne se retrouve pas dans 
le ÀoiTvôv suivant ; comme on va le voir, le chiflre à porter ici était en réalité 
319 1/3, T'.9 y'. 

(AoiTOv) o£ ,8'. Ce reste, qui fait corps avec le calcul de l'à^poyoy û-6),oyo;^ 
constitue en réalité la sixième partie du comjite et une première balance. 

Il signifie : reste dû sur les redevances et prêts ; le compte suivant l'établit : 

Compte des fermiers. 

Avoir 

Redevances versées 298 1/2 

^'ente des fourrages 13 1/2 1/3 

rp . ' „^,„ Déduction de râ,3poyo; 7 

319 1/3 319 1/3 



Doit 




ledevances 


300 


rets 


9.'i 



Reste dû 75 2/3 

Si nous revenons sur les chiffres corrigés, mais encore lisibles, nous 
voyons, pour nous en tenir au plus intéressant, que le total qui précède (Xowôv) 
était -sZ. y' et comprenait le chitfre (inexact) des redevances livrées plus celui 



l/i8 PAPYRUS DE LILLE 

des veilles tle y/wfai et celui de la déduction pour appoyo; : [[286 1/2] | + 13 1/2 
1/3 -[- 7 = [[307 1/3]]. II devait être corrigé en un total voisin : 319 1/3; mais 
(le ce nonii)re seuls les trois derniers chiffres <.H y' ont été reportés par le 
scribe du brouillon sur le compte. 

J.VKl... (wv) Il 7t£(T:-:(ox£vj... La première balance du compte est suivie d'une 
seconde, postérieure à Alliyr an 4, (|ui réduit encore le aoitov. On touche 
pnur vente supplémentaire de yXojpai 60 dr. versées en argent puisqu'elles 
sont converties par la formule y.". /a),(xoj); l'àXav/î les porte à 66.1 1/2; puis 
elles sont reconverties en 66 art. 1/4 de froment et déduites du premier ao'.tiov 
75 2/3; elles laissent iin reste de 9 art. 1/3 1/12. 

Les barèmes de conversion d'espèces en fromiMil ou récipro(|uement étaient 
sans doute dressés pour la monnaie de cuivre. 

17-22. Septième partie : opérations sur les yî.upai; elle donne le détail des 
ventes, dont les encaissements ont déjà été indicjués 11. 12-3 et 15. L'expres- 
sion yAtoîtôv v,oiy.r;7'.; est connue par Z-". Trbt. 1. 

La seule yAtooà est ici un fourrage, la gesse, cf. n. 2-3; voir 31, n. 20. La 
quantité disponible, sinon récoltée, est de 44 art., la (piantité à vendre de 
4|2]; 2 art. sont déduites pour y ^ ( ). 

Cette abréviation reparaît sous la même l'orme dans 35, I. l.'>. 36, 1. 7 et 
37, I. 3; elle send)k^ |irécé(Iée tie y),w(pwv) dans 33, I. 23, et dans 31, col. ii, 
1. 21 (yX..). Il est probable (|u'il s'agit d'une taxe levée en nature sur les 
yXtopai; elle est versée en gesse dans presque tous les cas, en gesse et en 
foin dans 37 (on ne peut faire état de 31). Le montant est de 2 art. sur 44 (30), 
5 1/2 1/4 1/8 sur 91 1/8 (33), 2 1/4 sur 20 1/2 1/4 1/8(36; les chiffres sont 
mal conservés dans 35), 14 1/8 sur 141 1/2 1/4 1/8 1/16 (gesse) et 4 sur 42 1/2 
1/4 1/8 (foin) (37); dans le premier cas, le taux serait donc aux environs de 4 
1/2 0/0; dans le second, de (! O'O; dans les trois dei'niers, de 10 0/0; si le 
taux est relatif à la (|uaiililf disponible, il n'est donc pas constant. Considère- 
Idii la superficie ensemencée en yXwoaî, elle n'est connue (|ue dans 30, 31, 
33, ou elle est respectivement de 38 aroures, 71 ar. 1/8, 91 ar. 1/2 1/8 ; la taxe 
est de : 2, 2 1 '2 1/4 1/., r-> 1 '2 1/4 1/8; cette recherche ne donne pas plus de 
résultat (|iir la prcccdcnlc ()r, l'abréviation est formée de deux pallies : y, 
MctliMucnt sé|)ai(' du sigle suivant, cl ce sigio, dont la |)reniière lettre pai'ait 
bien éli't; un j ; et l'on pense natmcllcnicnt à une taxe nommée Toirr,... ou 

17 liM-20. V(!ntes de yXupal, introduites |)ar les mots wv -pàT-,,; : 

[2|6 art. à 3 dr. 78 

7 1/2 2 .3 18 .4 1/2 

2 1/2 2 5 

Totaux [3]6 101 .4 1/2 



:',(). TENLIRE DE DAIIVVTES 149 

19-21. C()iii|)le (le caisse «iiii i'('|iioiluil (I'mI)()I'(1 la I. I.î, avec iiiie léi^ère (lill'é- 
rence (la dale (Ètou;) o, (levant Msylp est omise); siiil I iridicalioii d'uiie livraison 
qui n'est pas irob; àpyûp'.ov, mais Trpôç t'-q-j : v.'j). l'rj'j.ztxi-^y/.-y.:... i^lle se monte 
à 42 art. 1/2 de froment encaisst'es pour 42 dr. .i ob Le total des versements 
s'élève donc à 12. 3 + 'i2. 3 = ,5."), et sur 101. ^ 12 il r(!sle à encaisser 40. 
4 1/2; on peut donc suppléer (/.o'.-ov) dans la lacune (pii pn-cède ce derniei- 
chifl're. 

20. La y.yJly.j7i.^ est encore mentionnée dans 31, ani/o/a/iini /lun-i^iiia/i', et 
dans 38 c, (pii a le ni(''me caractère. C'est donc ici le seul passade de toute 
cette série, où elle intervienne normalement dans le curps du texte; le mot 
est précédé d'un autre, n(Mi décliillré, et celui-ci d'un sigle, cl'. N. (]., dans 
la composition du(piel semble bien entrer -£(-t(j/.îv), mais dont nous n'iden- 
tilions pas les autres éléments; en fait les 42 art. 1/2 sont comptées au pair 
pour 42 dr. 3 ol). ; on pourrait supposer (|ue rien n'en élait déduit pour 
y.àOapT'.; et que le texte mentionnait ce détail; mais partout ailleurs la con- 
version a eu lieu au même taux, sans que l'on rencontre aucune indication 
relative à la xà9apT'.;. 

22-4. Huitième partie, relative à rimp(ît du y(oy.a-:'.x.6v. Il n'excluait pas 
certains versements pour les travaux faits aux digues, cf. 36, col. ii, l. 18. et 
peut-être ici même, I. 24, init., faut-il lire -/upiaTa : [jl est possil)le; le déliut 
du mot est illisible. Payé en espèces, le ytùfjta-rtxôv était calculé ici, non sur la 
contenance des tenures [P. Petr., III, lO'J, p. 273), mais sur celle des terres 
atteintes effectivement par la crue, ce qui explique les variations annuelles 
signalées ibid.; cf. 36, 1. 10, 38 //, l. 4, et k, 11. 2-3; ici des 100 aroures 
de la a--6p'.LLo; on déduit 2 aroures (pour 2 1/4 1/16) d'àSpoyo;. Le taux, qui 
était d' 1 ob. à l'aroure en l'an 34 de Philadelphe {P. Peir., III, 108) est ici 
d' 1 ojj. 1,2. Il est probable que le yojaaT'./ov est une taxe d'entretien des 
digues et de réparation après l'inondation ; des expressions comme -y. ï'pya 
Ttôv yjjijiàTtov (36, col. 11, I. 18) désigneraient des travaux plus importants. 

Le yto[ji.a-ïi.x6v est payé en espèces, partie en argent, partie en cuivre; la 
division se fait souvent par moitié, ici, par ex., mais il n'en est pas toujours 
ainsi (38, h, \. 4) ; le paiement en cuivre entraîne naturellement une àXay/,, 
du taux habituel de 10 0/0 environ; cf. 36, I. 20. 

23. Le yio[j.aTi.x6v étant calculé, les paiements sont enregistrés et la balance 
faite dans les lignes suivantes. Les paiements pour le y(o;j.a-:'.xov d'une année 
s'échelonnaient sur plusieurs : ici, le compte d'exploitation concerne l'an 2 
d'Evergète au plus lard (l. 12); le premier (Ao'.ttov) est postérieur à Mécheir, 
an 4 [ibid.]; mais le dernier paiement pour ywijiaTî.xov est de l'an 9 (l. 24). 



Fasc. m 



loO PAPYRUS DE LILLE 



31. TENURE DE L'ILARQUE ANTIPHANÈS 



(lllÔKAA ;U), L Inv. 289. EVERGÉTE P''. 

31 X -il 



Ce texte est constiliu' |)ar la rt-uiiion de einq frag-ments; les frag- 
ments I, :2, 'i et se raccordent iininédiatenieiit ; le fragment o ne 
se joint aux autres qu'à la 1. '■> par une lettre incomplète qui était 
pres([ue eerlainenient un t, mais le gronpemenl di's 11. \-'2, ■]-S, 
l.'i-lS, est rigoureusement identique dans les fragments de gauche 
cl le fragment o et les totaux de la 1. lo prouv(>nt absolument ([ue 
celui-ci doit être réuni aux autres. 

Cette colonne commençait une section du texte complet, sinon le 
rouleau même. 

Col. I. 

br. I N'.7î'jç y.y). TépTov lIîTîywjvç rjj .1 7.foij.7.iy/]î f^r. -V. 

et V. As'jwTO'j /.al y.dnx'j^^'cyjj.tj.y.'ivj^ . :! . liooo. 



AvT'.vV.vo'JC rA'/syo'j l7':c/'jsx'.| 3a3..i Tio'JTwv 'j-cziu. yj zu-t l- r {Cl 

1 1 / * I k II»-. __• Il t i t J 

/'/•. L àç.' wv Ypv.cf.î'. 'Ayo'y.-'.; i7-7.sOjat [t: 'jp(côvlj i oo ^ iT , àpâx(o'J)j 



41. TENl'RE DE L'ILARQUE ANTIPIIANÈS 451 



$aOo£0'j;, '\'yj(o-TÇ n£TCoO|y|oç w i 



Kal ~y. oîooaiva 



j 1. va ao. 



^!-^^ 



ur,v) . 



pt|i , as7.7.lo'jl Oc a'. 

(-'JSWVl t».£ 



Fr. 0. <ï>a!/£vco0 
10 



15 



<l>aput.O'jOt 0, -'jpcov ^-^ ^ ■ t , -'jpojv 

T-i3aa -'j:IcovI T / -ijpwv ^J 
llaOv. 7.3, 7-£pua àpàx.ou a3. 



o-l-ipaa -'jpicovl p / .i^ ^y , 



'Er.t^ ^, A'.lvol-'jplàivl Y ^ • '.? , At(vo)7iu(pwv) a /■_ o 
Mccrop->i ^Xtvo^aly-oOl -upioO) a A , A-.vo^la/.oO) -up(o'j) a / [|î^: ] 
/ fTiupcovl fAT, o', àpàxlo-j) a3 ar j ' (-upÔiv)] tO C / 'Ivi: y'i^i'. 



Kal à-b -/Altopôjv) -£--:co7£v ' Iîtsuç) [3, Toj^i, h r; - 

(ÏTouç) Y, Mî/îp, A . 'E-sb, AY = '/ o^A H' ^=?T^ l^./" =1 ^: 



/ -s /•- 



(Aot-bv).. oj'i !i'- 



To/. //. 



20 



25 



X|w|j.aTr/.iv5 i.JY^'^ '■' -i 

ik.'.'y^'ii^o: Yi-^. 

(Aot-ov) àsàxo'j Ao ^ o'r,, AÎvou ["i^o t,. 



Ttpoç ap'Y'-'jp'-2'^' 



..^or^ ■[ 



TZpOÇ TITOV "7' 'I 

Ji ôr, (àvà) (-upwv) 



CLÏy) -?âTt;)i 



152 



30 



PAPYRUS DE LILLE 



/ àpY'jplio'ji s 



'.. L ... 

'E-£lO, Z'jp(OJV) t- o' [ 



. CQv) (-£--:w/.cv) 



'ETlcb ? / 



X 



wuy.Ti/.ov laoousojv 



soij',/ri>jl r. ij 



i- L" 



WV 



'EtieIç., /.[ 

/aX('/.oO?j 

(Ao'.-ivl ,/' = <", à/JaY'r, ? 



£"/? IkiuI, à (li-oilf, lin /)t'ii ohlu/iu'infiil cf f/'/iissti/if sur 32 



KâOapatç ' $apaoO0'. o, (û'jpcov) 'C ^' "/. (-'jpfuvl a! ^^^ 



i • 



L. 2, après y.(^<j.o'^^y.ii.'j.v-î\Ji : - ou -. — L. .'! : (apojpa',) "fc . — L. 13 : X'.Jvoi- 
7t'jp(wv) X T.-jo . — L. 1(5 : lîTO'jç) ,3, |j corrigé sur v- — L. 10 : (ac.-ôv) est peut- 
être écrit «TNOv. 

L. 20, //« : peut-être Aiv[o'j. — L. 21 : y--, probablement le même sigle que 
dans 30, I. Il), mais très mutilé. ■ — L. .î'i : (tov)] || ■n:s(Ti7a)X£v) /v-. 



1-2. TîOTOv lU-reywvi; est un nom >\r lieu; cl'. /{. (i. U. II 5."'>2 ii, 9: et 
503 II, 10 : TipTOV ris-royvciûj'iîw;; .").")" ii, (i : TipTov IhYl-iwîuî ; r>r>7 ir, 10 : TépTOv 
»r£x/.y;; ô."î3 lî ii[ l(i : TÉpTov M'î;;.?/;; et /'. A/ii/i. Il 107 : TîpTOv "E-à, tous clans 
l'Héracléopolite, sauf Ir (leniicr, situe dans l'Ile iiii(i|)(dile. N'.tî'J; est alors un 
nom géographi(|ue, lui aussi. Après r,! . , I. I, il u y a pas place pour plus d'une 
lettre; a|)i'es xwuoYpauv.aTî'j^, 1. 2, on peut placer un nom de 4 on même 5 
lettres. Xou^ pruposons de resliluer : y, ;; en siippusanl (|ue Nisens et TtM'lon 



31. TENURE DE L'ILARQUE ANTIPMANÈS 153 

Pétéchôns SM.il deux ÈTtoixw .l'uno seul.- et môino xwfxr, ; le nom du cuiiiarque 
aurait été omis : Niseus et TeHon Pétéchôns, dont le comarque est (X.l, fils 
d'Haryôtès et le cômogi-ammatc [Y.J, fils d'Hôros. 

3-4. Indications générales sur la tenure : c'est celle de l'ilarque Antiphanès. 

Contenance totale : I53 1/2 1/8 1/lG 

^^i?<-l^o; 145 1/2 1/8 1/16 



yspo-o; (non mentionnée) 8 aroures. 

Il n'y a pas d'àêpo-^^Oi;, cf. n. 19. 

Ensemencement : 

Froment [74 1/3 1/16] 

[Gesse] 43 1/2 1/4 

Lentilles j5 

Lin 12 1/4 1/8 



''^'^''''' 145 1/2 1/8 1/16 

4. [...àpàx(o'j)j lAv ^ 0', suppléé d'après les 11. 12 et 15. 

5-9. Mention des fermiers et indication des redevances et prêts de semences 
Le total des redevances est de 800 artabes ; le taux est un peu supérieur à 
5 1/3 à l'aroure ; il n'est pas indiqué dans le texte tel qu'il nous est parvenu. Le 
nombre des fermiers est de cinq. 

7. Il faut évidemment entendre, bien qu'il soit impossible de le lire : xi 
SsSofxsva TTTspi^aTa. Les semences prêtées étaient de deux espèces. Leur total 
était sans doute de 157 et c'est bien 7 en effet qu'on lit au début de la I. 8. 

8. Noter la dédiuUion, unique dans toute cette série de textes ; elle a dimi- 
nué peut-être la somme due par les fermiers. 

9-16. Versements opérés par les fermiers : 

Froments Gesse 

Phaménôth p • 

Pharmouthi, le 9 286 1/2 



? 



le 10 ) 100 



} 



6 



Pauni, le 22 

Épeiph, le 11 3 1/2 

— 'e 12 1 1/2 1/4 

Mésorè, le 15 2 1/2 



32 



Les lacunes du texte sont considérables; si nous savons par les totaux qu'il 



i:)4 PAPYRUS DE LILLE 

ny a pas eu d'autre versement de gesse, nous devons accepter sans pouvoir 
le vérifier le total des froments : 738 1/4 

C.onvcrsioTi de la gesse 19 1/6 



Total 757 1/3 1/12 

12. S-îoaa àoàxou. On i-ecueillait une [laitic des grains de gesse, évidemment 
pour les ensemencements: le reste était récolté comme y'/.wpà.. 

13-1 4. A'.i'vo)-uof(ôv), A'.vo-.ia xo'j) -up;o'j\ froment mélangé de lin et de lentilles 
et de lin ;i la fois. 

16-19. Encaissement du prix des y/.topa'! vendues. Le détail n'en est pas tout 
à fait ( lair. Avant loute correction par le scrihe, la différence entre les totaux 
de -upo; des 11. 18 et 15 e.st de 842 1/12 — 757 1/3 1/12 = 84 2/3; on doit 
donc avoir, 1. 18, puisque le taux de conversion est constant, 84 dr. 4 oh., ce (pii 
se vérifie, et 84 art. 2/3 : le o de ce dernier nombre est lisible, les traces sub- 
sistantes conviennent à - et nous jiouvons supjiléer 2/3, 3', dans la laeiuK" (|ui 
suit les unités. Le total des encaissements successifs est de 76 dr. 4 ob. et la 
diflerence de ce cbilTre et de 84.4 représente l'àXav-rj : 8; le cbilfre biffé de 
l'àXa-'yi, (]ui paraît avoir été 5.5, représente donc une erreur indépendante et 
antérieure: mais le chilfre rectifié est 8 dr. 1/2 ob. IVautre part, après cor- 
rection, le total de la 1. 18, qui se lit 845 1/4, doit élr(> 845 2/3 qui donne avec 
757 1/3 1/12 une diflerence de 88 1/4; or le total des encaissements, àAayr, 
comprise, corrigé, est de 88 dr. 1 ol). 1/2 et on lit bien aussi la correction de 
4 en 8 dans le cliiflVe de la conversion en froment. L'origine des corrections 
parait être une addiliou de 3 dr. l ob. ou plus dans l'interligne I(i-17; d'après 
les différences entre les chiffres corrigés et non corrigés de la ligne 18, elle 
doit être de 3 dr. 3 oh. t/2, moins l'àXaW, ; or l'aAayT] de pareille addition est 
sensiblemcTil de 2 oh. et c'est exactement d'autant (|ue le ciiiffre de i'àXavTÎ 
nous semblait trop l'oi'l. 

10. La section /.%'. àSpoyou û-oAo-.'o; disparaît faute d'a?poyoç. Il reste dû 
72 art. 2/3; ajoutées au total 845 1/4, elles donnent une somme tie reiievances 
et prêts égale à!)l7.1/2 1/3 1/12. Le chilfre probable était cependant 957, cf. 
n. 7 et 8. Mais il ne faut pas oublier (|u'il \' a une déiluclion ;i la I. 8. La 
balance ne s'établit cpi'à 40 art. |)rès. 

'20-fiii. La col. ii insérée entre 31 et 32. à la liauleur de la I. 1(1 de la col. i, 
n'a pu v être placée <|u'après coup; v\'. 36, col. ii. Dans les textes oii les sec- 
tions analogues figurent au bas d'une colonne, il v a |)arfois une légère diffé- 
rence dans l'encre et le volume de l'écriture, sinon la main. INfais ce n'est pas 
le cas pour 37, ou la y/.ojpwv o'.ov/.r.T-.; occupe toute une colonne. 

2'). I'eul-èlr(> faut-il lire yXtopwv corrigé sur ytoa'/t'.y.ov. Du moins n'est-il |)as 
douteux (|ue l(uite la s(M'lion 20-33 concerne lesyAupai; nous y voyons figurer 
non seuleiiHMif la gesse, mais aussi le lin, (|iii n"('tail pas récnlte uniquement 



;]2. TENURE DE L'IIIPPAHQUE S0S1LL08 15o 

pour sa graine I cl', plus haut les 11. l;i-L4). el doiil les tiges étaieiil classées 
parmi les /Acopal conuiio les loiirrages ; cl', encore sur ce ()oint 37; le même 
lait se remar(|ue pour la gesse, cf. 1. 12. Au ii" siècle, les yAwpal ne compren- 
neiil (puî la gesse et le foin {P. Tchl. I, p. oG.!) ; mais à Tebtynis le terroir ne 
portait pas de lin et surtout les terres pi'oduisanl la gesse et le loin sont réu- 
nies dans une même catégorie, parce (pi'on en usait comme |)àturages. 

22-27. Toutes ces lignes sont extrêmement ellacées, et l'on n'y retrouve 
guère (pie le squelette tlu compte (cf. 30). iN'oter toutefois le paiement en 
argent, (pii u'enlraine pas d'à/.a-'/j ix[. 37). 

27. Cr. ci-tlessus I. l(i-7. 

31-2. Il a dû y avoir des paiements complémentaires après le calcul du pre- 
mier (aoitov) ; (''est |)eut-être l'origine de la correction, interl. 17-8. 

'■VA /il/. Dernière section. Calcul très mutile du ywaaT'./.ov (cf. 30). Il n'a pu y 
avoiiele déduction pour aSp'y/o; ; cf. ci-dessus n. ,!-4. 

Aiuiolti/io/i iiKiigiiiale. Sur la xàfjapo-'.^, vL 30, n. 2U. iJn ne sait si celte men- 
tion se réfère à 31 ou à 32. Les jours tie versements ne correspondent à 
aucun de <-i-u\ (pii sont conservés dans ces textes. 



32. TENURE DE L'IIIPPARQUE SOSILLOS 



GHÙt!A> yo, :2. i.iv. 290. ÉvEKGint: I'''". 

19 X 16 



Cii texte fait iiiiiiK'diateiiieiit suite au précédent; cf. 31, annot. 
iiiarg. 11 est lies eiulomiiiagé à ciroile, incomplet à sa partie 
inférieure. 



156 PAI'YKLS DE LILLE 

t. 

ào' wv roâo£[ 'Ayoà-'.c iu-àcOa'. -'jowv — v, — [ 



5 EAt-(DV Ovvcôcppioç, Hot 

Kal Ta o£Ôou.£va (T-ÉpuLaTa J... Opou -'jpoO pu. — 

àpâx(ou) .. a'....î 



$aui.cVwO X£, 7.pl9(àiV; p^'T [ï 

iO *l'a:jj.O'jO'. v, -uplwvl uta ^ , xpiOàJv /Z, itÂoixt. -uploQ) p " xC, a-r:.[ 

lla^cov; 0, T-épaa -'jplo'j) vO , //.wpwv TT'jploO) vTj / pi'C / z'jp((ùvl 0[J.a ^ ...] 
'E-ïb , xp'.0(wv ^ 

xpiO(wv) p(|Y 3' ai' -up(ôv) ïpqîC: C'/ 'j/i-/] ^' 



Kal £'.; T/jV lIpaxXîiTO'j Tpa-él^r^v ■::î-~a)X£v à7i[b] y Acoo 



cov 



T06..), |e=^:i 

15 IlaOvt, ; , £irayo([j.£va)v) .[ J aï' (Tïupûv?)... ! ...[ 



Y M 



Kal T?;; à!5p6-/o'j O-ôXoyoç ).£ ^ àvlà) j3..!' cja.!'/ ... 

lAoï-ov) ■?'-?' / .... 



Si 

L. 1.3 : |pq|Ç" Ç', Ç' esl un y' corrigé à l'aide d'un Irait liorizoïilal inférieur. 



32. TENLRE DE L'HIPPARQUE SOSILLOS 1;J7 

1-4. Teniire de rhi|)par(|iie Sùsillos. 

Contenance lolale : 314 1/2 

cr-ôpvxoi 288 



yipffo; (non incli<iiu'e) 26 1/2 

Le délail lies ensemencements nian(|ue; xpi.f)-/- doit être suppléé I. 2 d'après les 
11. 9 et sniv. ; la gesse, 1. 7, était parmi les yXwpai. L'àppo/o; s'élève à 35 ar. 1/2, 
cf. I. 17, la superficie ensemencée est donc de 252 ar. 1/2. 

4-9. Indications relatives aux redevances et aux prêts, très incomplètes; le 
texte est très mutilé ; de la I. 17 on peut déduire que le faux du lèrmaoe était 
de plus tie 2 art. 1/2 à l'aroure. Nombre des l'erniiers : 6, peut-être 7. 

O-l'i. ^'e^senlents faits par les fermiers. Le texte est mutilé à la fin de la I. lO; 
la fin de la I. 11, incomplète, soulève même dans l'état actuel des didicultés 
arithmétiques : si le total des froments égale, comme nous croyons le lire, 
f]j-a. A, 541 1/2, il est déjà inexact rien qu'avec les chiffres conservés 11. 10 et 
11; s'il faut lire ^jj.a L, ce qui est moins probable, il y a une faute de calcul 
dans le tolal général des versements, déjà corrigé. Écartons provisoirement 
le total partiel 541 1/2, les versements sont : 

Orges 



Phaménôth, 


le 25 


166 2/3 


Pharmouthi 


, le 7 


27 





le 26 




Pâchôns, 


le 9 





Epeiph 200 



Froments 


411 1/2 


100 


[30] 


59 


58 


(658 1/2) 


236 1/6 



Totaux 393 2/3 

Conversion en froment 

Total général 894 2/3 

Il faut donc suppléer à la fin de la 1. 10 ff-Éfpua irupoù ), ; et l'on peut faire une 
contre-épreuve : si l'on additionne tous les chiflVes de froment de la 1. 10, y 
compris ce supplément, on obtient 541 1/2. le total insuffisant de la fin de la 
1. 11; le scribe avait d'abord oublié, le total partiel 117, 1. 11; l'erreur devait 
être corrigée dans la lin de la ligne, qui est perdue. 

11. XXwpwv Ttup(où). Blé de l'année précédente qui a levé parmi les yÀcopaL. 

13. Le versement de l'orge en Épeiph avait d'abord été omis dans le total; 
les chiffres ont été corrigés dans l'interligne; mais la conversion des orges n'a 
pas été faite au même taux, sans que nous voyions la raison de ce fait. La 
différence entre les deux produits de la conversion n'est (|ue de 40, celle du 

Fasc. III 2î 



158 PAPYRUS DE LILLE 

total général corrigé et du total général primitif est de 126; on ne retrouve pas 
les éléments du total erroné 768 2/3, même en supposant une omission ; c'est 
sans doute une pure et simple faute. Dans le total définitif, les chiffres qS sont 
écrits sur un autre, qui est un y,, et répétés pour plus de clarté immédiatement 
à droite, ainsi que celui de la fraction, qui semble d'ailleurs ici être plutôt L 
que p'. Le scribe s'était borné à ajouter après le calcul de la conversion 40 
à 768 2/3, ce qui donnait 808 2/3, wo 3'; puis, il a corrigé l'erreur contenue 
dans le premier total, égale à 86; d'où 894 2/3. 

14-17. Encaissements des ventes de fourrages. La mention de la banque 
d'Hcracleitos, et d'une banque en général, est unique dans cette série de 
textes. 

16. Xi reste incompréhensible dans l'état du texte. 

17. Déduction pour à^ooyo;, cf. I. 3 et n. 4-'J. Les chiffres sont en partie peu 
lisibles, en partie efl'acés ; ils permettent de voir que la redevance h l'aroure 
était supérieure à 2 1/2, inférieure à 2 1/2 1/8. 

Le total de la tin de la ligne commence peut-être par un f; la vente des 
yXwpa- aurait alors produit moins de 999 — (894 -\- 91 =) 985 = 14 drachmes. 

18 (Ao'.TOv). Le premier chiffre '■& gauche peut être un t, ce qui est invraisem- 
blable, ou un ;. On ne peut reconstituer le compte, mais le total des verse- 
ments et des déductions dépasse déjà le montant des redevances, si on calcule 
celui-ci à 3 art. à l'aroure, ce qui est certainement exagéré (n. 17); il faudrait 
([ue les prêts de semences eussent été considérables, ce qu'ils ne sont jamais, 
et les quantités dues par les fermiers au moins supérieures à 985 + 302 1/2 = 
1287 art. 1/2, pour que le Xo'.-ov fût de 302 art. 1/2. Le chiftre probable du 
).Ô!.nc)v est donc 62 1/12. Les lacunes des 11. 5-8 et 14-15 empêchent de recons- 
tituer le compte. 

19. Quelques lettres illisibles, qui commençaient probablement les y).uj(ôv 
o'.oix-riT'.;. Le papyrus est tronqué. 



33. TENURE D'UN HIPPARQUE 



159 



33. TENURE D'UN HIPPARQUE 



Ghôra.n, -30, ^. 

31 X 15 



Inv. 291. 



ÉVERGÈTE V . 



Frao-. I Fr. :2 

o 

.. iû-àpyou a-Tropt[i.ou 
cç' ojv Yp^-9ï' 'A^oîcirtç iTTràpOat TiupôJi 



Fr. S. 



;v p([Y ^ o' , àp7.7.(ou) qajr] , 



Xivou ^ / Sue or, , à^poyou [ji.o o' îC j / txO ^ rj iC 



riâo-tc; ApuwTou, ApuLiOo-tç "ApuwTou, T!a-|£)j^oOTttç iipou, 'Ujpo; nà-riTOÇ, 
5 ôoTOfxijLoOc; $ap£[j.çioç, ITatç 0ot£WÇ, S£pi.[G£jùç SîtiOÉcoç, Ylzo'ktayÀo:; 
$ — 9'.oç, TfjLaaôJç 'AtoÉwç, IlayYJç ©oôopjiraîou Aco , é-ix:a( ) £ y *! 



Kai Tx Oiiou.bjy. ij-ioay.-y. IlâatTt 'Aj'oluw'ou -uol 



(OV _jÀ , a07.X ou TI' 



,/' 



2-r. 



OLÎ (TTUpôJvl V / £[; TYjV CT/.. .r^XO. . . TI'jpjWjVl?) X / T j / Bp 1. 
TCOVT.... t£ I |1).0 



Hp- 



10 [$ap.£và)0 XY), -^luplôJv) tAs ■ A, af-lépaa 7:up(o0) So[3 ^ 

f^^aplaoOOt ^, Tïupfàiv) ^ly ' i, -'jplwvl tIut, S' ' xO, Trup(ôjv) qja o' 

A, -up(t)jv) Svo /- i / Af^ri S' 



I (■)() 



PAPYRUS DE LILLE 



''■!-, 



/ -upwv i l'j/o^ [fil 



•!• ^ ^ 



I •) Kx'. à-b •/Acopwv Tzi-TOJXcV j ' Ùto'jçI [i, Xoiay, : -ô ' ToSt, Aï ' px 
(e-ouçI y, 'Eiiîb, A' Hw'jO,: [X /o /pq , àXjxyrj <..f-cj[ 
£'.ç TO A( l.îu-r'.xov OîC j / :. Ao_/'- : 



a['. TiJ'jpiwv) 



pÀî' ^' i /AT; 



20 



Ut,vl ïa 



(Xoi-bv?).. Bpxa y' •'j~o-.... 






jcov oioixrjÇ7iç. Apây.(o'j) (Ja r, , Aivo'j ^ . ('--v) 

yAco(oôJv?) : Y ( I £ -^ 'î'rj. (Aornovl • Àtvo'j ^, àpv.xo'j ti£ o . "Qv -pSatç ■f'^. '* 
àp[ây.o|'J V (àvà) o S , i làvà) y A / (àpTajïlâJv) ^ , HSX- 
..: TTib; o-îTOv, î (àvà) (T'jpôiv) CA AJ3 ^ , x o' (aval o A qa •/] j / 
2o j Aivo'j L làvx) |-ijpôJv| t £ / (àpTa^wv) pj""'."?tlv) (-ÉttcoxevI • (îtobcl 3, 

XoÎK-/, -£ ■ Tûjiii, [Xe / px] • 
j (îTO'j;! y, ['E]7:£l9, X • 6(oCiO, ui. / o /pq * 
: xa'i |X£u.£Tp"^~5:'. Ilzycovç (--jpcov) a3 ^ .. .. .[ 

j àvaTAr^poï tTjV ij-iTOw^iv. 

Fragm . fi. 



Les sii^li^s sont les iiièines (pie (l.iiis les lexles |)i-('(é(IeMls. — L. G init., 
devant le seeoiitl » peiil-ètre w. — I,. !• : nprés t peiil-èlre -. — L. 1.") : Tùjîi 
T corrii^é sur Ç. — Ij. 17 : au lieu do ..îjt'./.ov, |j.ït'.xov est possible, rrxT'.xov 

aussi; yuaxT'.y.ov impossible. — L. l!) : ... |y /,, r, (>st lui-rnèiue corrigé sur 
une autre fraction; (wv), lise/. /, cf. ii. ci-dessous", dans ïa, . ]|j ,) ce dernier 



3:^. TENURE D'UN HIPPARQUE 161 

si'>-ne ressemble ;i la IVarlion 1/8 des textes de l'épociue romaine. — L. 20 
marge: après ti, •., p on ;. — L. 20, iiiit., le sigle est O (Ao'.ttÔv), mais il parait 
suivi d'une lettre ou deux. 



1-4. Indications générales : 

Contenance totale : 341 1/2 1/4 1/8 

TTTÔpipLOî 329 1/2 1/8 1/lG 

ysoTo; (non calculée) 

Ensemencements : 

Froment 

Gesse 

Lin 

285 1/4 1/8 
"A^po7;o; 44 1/4 1/10 



12 1/4 


1/16 




193 1/2 


1/4 




91 




1/8 


1/2 







I) 



Total égal 3291/21/81/16 

4-10. Indication des redevances et des prêts de semences. Les fermiers sont 
au nombre de 10. Les redevances sont de 1800 art., r£7r',xa( ), ou produit 

à l'aroure, de 5 1/3 1/8 (cf. 1. 19) ce qui donne sensiblement 1,795 artabes. Les 
prêts de semences se montent à 280 art. Suit un premier versement supplé- 
mentaire : bien que les traces de l'une des lettres suggèrent un [3 autant qu'un 
7t il semble bien qu'on doive lire à la fin xonouv; ce versement est de 20 art., 
ce qui porte les prêts à 300 art. et ce qui est dû par les fermiers à 2100 art. 
Ce dernier chiffre semble corrigé immédiatement à droite. Vient enfin, I. 9, 
une nouvelle addition de 15 (ou 19) artabes, qui donne le total définitif ; 
(2105 ou) 2109 art. 

Cette dernière addition, si on la compare à celle de 34, I. 9, suggère une 
lecture cntopuv ou analogue du dernier mot ; il parait impossible de lire npô 
devant twv et les traces du dernier mot conviennent à oTtopou, non à o-TOpuv; 
Toû est hors de cause. 
* 10-15. Versements des fermiers. Le total, I. 12, 1047 1/4, est celui des 11. 11 
et 12. La fin de la 1. 13 est difficile à lire; le premier nombre après TX'jpwv 
semble être |3xo'. écrit à la manière syrienne, dont il y a un exemple 1. 11, 
inteti. (cf. P. Magd. 3). On ne tiendra compte ci-après que du total général, 
1772 1. 14; il a pu être accompagné d'une fraction disparue dans la lacune 

qui le suit. 

15-19. Encaissenients sur les ventes de y/wpaL Cette section comprend : 



85 
35 


) 


120 




30 
40 


} 
) 


70 
190 








1» 


. 3 1/2 




[20 » 


. 3 1/2] 



102 PAPYRUS DE LILLE 

les indications ordinaires, en drachmes et oboles ; une déduction ; la conver- 
sion ordinaire en froment. Les premières occupent les 11. 15 et 16 : 

An 2, Choiak 

— , Tybi 
An 3, Epeipii 

— , ThMi 

Total 
Majoration pour le cuivre 

Total. 

Le chiffre des unités de rà).avvi peut être s, Ç ou 'J; cf. n. suiv. 

17. Eî; -zb a( ).euT!.x6v. Probablement une taxe. 

Le nombre oe c, porté e-.? tô eut'.xov, est en déduction. Ajouté au chiffre 

suivant, il égale le total 190 (1. 16), plus ràî^ayr,. Ce chiffre comporte des 
centaines, à, es ou p, des dizaines et unités, /o, et une fraction : /-. La con- 
version en froment de la 1. suivante, 134 art. 2/3, prouve (|ue c'était 134 dr. 
4 ob., puisque le taux est constant (cf. ci-dessus, p. 141 . — 134.4 + 75. 12 = 
209 dr. 4 1/2, qui doit être suppléé à la fin de la 1. 16; si l'on en retranche 190, 
rà/.avri ressort à 19. 4 1/2, iB./'-i'. 

18. Le produit de la conversion est suivi d'un nombre effacé, traversé par/, 
et qui commençait par S. Le total AT* [... est évidemment celui de la 1. 14, 1772, 
augmenté du produit des yÀwpal, évalué en froment, 134 2/3, soit 1906 2/3, 
réserve faite pour le chiffre fractionnaire et par suite sur le chiffre de l'unité 
(cf. n. 10-15). 

19. Calcul de la déduction pour a|jpoyo;, cf. 11. 3 et 6. Le produit de 44 1/4 
1/16 par 5 1/3 1/8 est 241,725 sensiblement; il faut restituer [a] entre Sa et fî'o. 
('Qv) est évidemment une méprise pour /; cf. n. 20. 

Le nombre S-.o qui suit Sufa]^,) est une correction de celui-ci ; cf. la correc- 
tion Ç' au-dessus de y' yi' : elle ne sullil pas cependant à rendre compte du 
produit corrigé; c'est sur ce dernier qu'est calculé le Àomov, cf. n. suiv. 

20. Bien qu'il faille sans doute lire (actov) au début de cette ligne, le chiffre 
qui suit est un total; 19[06 2,3], 1. IS, et 214, I. 19. donnent 2120 2 3, Box fd' ; 
ce nombre ne dilfère ((lie de 2/3 de lîpxa y'; et nous avons signale (|iril pouvait 
y avoir une fracliou dans l(> total. I. l'i, et par suite une légère addition à 
l9r062/3], 1. 18; ou |)<Mil-rlre 21'i élait-ii accompagné d'une IVaclion, perdue 
à la fin de la I. 19. 

Si nous estimons le total des redevances el prêts à 2105 ou 2109 (I. et n. 9), 
la somnu! dt^s versements, encaissements el deduclions le dépassi! de 16 1/3 
ou de 12 1/3; d'où l'indication noiivtdle j-o-... et le nombre '...... ((ui parait la 

suivre. Pour la lecture, ri'. 35, 1. 13. 



33. TENLIRE D'UN HIPPARQUE ^63 

21-iin. Opérations sur les yÀupai. Le détail en est le suivant : 

Gesse. Lin. 

Quantité disponible 91 1/8 1/2 

Déduction pour y . ( ) 5 1/2 1/4 1/8 



Reste 8.5 1/4 1/2 

Ventes : contre espèces 50 à 4 ^ 200 

10 3 30 



Totaux 60 230 

contre o-Tto; 5 à G 1/2 = 32 1/2 1/2 à 10 = 

20 1/4 à 4 1/2= 91 1/8 
5 



b 



Total 128 1/2 1/8 

Le p... seul est lisible. 

Encaissements : 

(En argent) an 2. Choiak 85 ^ 

Tybi [35] ) ^^-^^ 

an 3, Épeiph 30 , ^ 

— , Thôth 40 



Total 190 

(En nature) (an 3?) Pachùns 32 1/2 

Pour le lin, qui est compté parmi les yXwpal, cf. 31, n. 20. 

28. Cf. 37, 1. 24 : twv.... àvaTO7tÀ-/ipuxÔT(ov -a s-iT'.xà Èxœopw. Mais ici rix'.Dop!.ov 
est payé et au-delà. 



164 PAPYRUS DE, LILLE 



34. TENURE DE L'IIIPPARQUE MAGHATAS 



GhÔRAN. 30, 5 (nv. 292. " EVERGÈTE I". 

24 X )8 



Ce texte, où les versements opérés par les fermiers sont seuls 
bien conservés, est surtout intéressant par la mention de la 



Fragiii. t. Fragni. 2. 

Mayy.Tou i-irjàp/ou TiPor,[ 
àîi' wv Ypà9£[ 'Ay^ofâjuiç èauàpOa'. ~up[.]_^ _^[ 
fftxuou Y ^ t^', y.pj[o][j.[/.ûou a^r, , C7iT. 

.[.]..[..]couç 'Apu.^1 ij(T£w; : 

[ jvwaipi 

[x]al [là] S£ôo[A£va oTiipjl aaia] J 

à.^é.Y.{ou) 1.. [ai' TTJuplw) : .[ 

■/.al TO'j -po Twv (TTi... : Ç^[ 

40 <l>[a]jjL£VwO a, Tiuplôiv) pO j A[ivo]Tiup(oO) v / "upciJv £ V jï 



Vx. TENURE DE L'IllI'l'AUni E MACIEVTAS 



i(i;i 



$a[pj[^[oO0L ].[..].'.ouT. 



r . 



/.i'/oj 

[ ] •K^uploOlj. Y ^J'Î'sy' ■ "uploOl LL^ A'.vo'f(7.y.o'j) (iiupoO) ^^ " 

t, Ai[vo|u -'jp(ou) ^yip', Èxjsôptov rriTwv -up(oO) to^o' o , xp'.0(rj;| ■/., 
'7rup(oOI ta, xpiO(-?j; yY? • ~'^p(oOl "C. ■''-p'■0^r;ç) t, Xivou T:ijp(oO) ty, 

l'i crr/.'jjo'j -'jp(oO [Jï, o-iJTtuv -up(oOI '^L, Xivou -'jp(oo) [|0^]] S, 

nv/j'jvj ■:T:upj(oOl[.ja , gÎ:T(ov -'jp(ci'j) yA, «rixvou TiupjoO) laJiA, 

/w-. •'). xp'.0(-?jç) V(i , .... TijuploO) y , criTfov xpiO-^]?) ^A, v.z, Tr,v 

'AAîH'/vopo'j £yyÛY]v -/Xjrojpjcov o-yrcipaa 7:up(oO) x ' (i y_A(copâ)v) -up(oO) T, 

o-iTfov û'jplo'jl aA, xp'.Otov • jiZ. / H Uq. y']] , xptOlrjç) ay. 
20 llayojv; p, Aivou -'jploO) £ j 

'ETistcp [3, i/A| y~k(x>pLûV i-upoO] fi : a y i) L y. j if, L ■ . -/Aicupcov) (z'jpoQ 

pilx[:iao\ 

5(_X(ùJpojv) [-upoO; y.L ;3 y^o'r, ' xT y A(cupôJv) j | 1 o / ? / . . ao'. 

Mc'jopr, ',, Aivoçlàxou) |Tî'jp(oO) v[ 

/ TÎ'jptOV 'JTl[ 



m 



Kal 



K«Tap.[.]x..[ 



(ÀOtTIC 



ov 



L. 9 ^rt : ijiy y corrigé sur 9. — L. 26 : xaTaÇp[o]you prohal^le. 



1. Tenure de rhipparque Machatas; pour le nom, cf. P. Magd. 2. Contenance 
totale 222 aroures 1/2 1/8. Le reste du passaji-e, et de même celLii de la sec- 
tion suivante est dans un état désespéré; noter seulement, 1. 9, la mention : 
xal Toù T^pô Tiôv TTT...., ct cl'. 33, 1. 9, n. 4-10. 

10-2.'i. Versements des fermiers, avec totaux mensuels, 11. 10, 19, 22. La fin 

Fasc. in 23 



166 PAPYRUS DE LILLE 

de la 1. 2.3 et celle du Idlal <;(''iipral. 1. 24, sont perdues; ce dernier n'était 
|)as moindre de \S0 arlahes. 

10. Le premier cliillre de itupcôv est pliilùt oO <|iie p,3, le second, v, est sur, 
mais le total se termine plulnl |)ar 3 que par h; les traces de chiffres con- 
viennent à V. 

11-2U. Versements du mois de l'iiarmoutlii, opérés les ?, 8,9, 10. 17, et le 
7, ajouté à tort 1. 18 iiUcrl.\ sauf ce dernier, ils sont tous de peu d'importance, 
el très divers ; à côté de l'orge et des espèces de froment déjà connues par 
les textes précédents, on voit apparaître le [...]. loi; tzq^ôi;, le xpoaa'jo-iaxos Tijpo.; 
iou xîouu.uo'.paxou:iuoô;), le tuùou Tfjpô,-, mélanges l'omparables au A'.vo-jso:, 31, 
11. 1.3 et 14, le yAwpcôv Tiupo^ et le y/.copwv T-nspaa 7rup(où), poussés dans la partie 
ensemencée en foui-i'ages. La mention ix-iôowv devant «ri-ruv tt'j^iojI, 1. l.i, 
reste énigniatique. .\ol(>r enfin le versement £■.; t>,v 'AAîçàvopov hç.;\jf:/\ il est 
dillicile d'explirpier pourcpioi il est porté en com|)te. 

Le détail des calculs oll're (pielques didicidtés. 

12. sy pourrait être un total des nombres précédents, si devant le v il n'y 
avait les traces d'un autre cliidre et si, après, y' n'était d'une iorme insolite. 
[)resr|ue voisine de (àvi) ; à la 1. 13, même répétition : \Zl^j o. 

16, iiiit. le chiffre des dizaines jiianque. 

2.5. La lettre qui suit xai peut-être a, donc àiri yXwptôv -nrï-TwxEv. 

2(). KaTa,3.[.]y..[.... Ces deux dernières sections étaient donc d'une brièveté 
inusitée. Mais cette indication, où il faut prescpie certainement reconnaître 
xaTaêpoyo'j, est tout à fait intéressante; il y avait, comme il est naturel, 
déduction pour les terres où la crue avait été excessive; cf. P. Magd. .3. 



35. TENIKE I) UN INCONNU 



GhôraN 'M), 6. inv. 2;>:{. Évergète T'''. 

31 X 18 



/''■• 'i Fr. i) F ras m. I 



f 



j>-| ]àpâx[ou) xa[ 



35. TENURE D'UN INCONNU 



467 



]••[ 



/ pxa 



!.. vq /.ot.'. Toi. .. i 

Ila[yàjv? -I^r^v' • ^^i T'îpp-ja -upjoO) p / -upoO //(^ 
IlaOvi I I. !' il ... - .... -'jpioo] j . / A 

Eti£'.o '.a, -/lAcopcov? ...Ijs 



YY 



•/.- Lr/ Fr. S. 



ç 



10 McTopri [£, ..£p. [ /] i Tiup(wv) ■];ijLÎj3/.{C:'j}, 7.p(0f^ç)i .ai'] (uupÔJv) y/'j/uir,-' /^r. 2- 

Kal à-'o yXtolpôJW -£-Tw/,£v " (eto'jç) [Ï, i tû^'. 0/ j ai' -uplôJvl Xo /'-c ..[ 



U)XY1 



Ka'iT"^; àop6/0'j O-sAoyo; ' j (àpouptov) '-^^è' (àvà) [..] o' î^' / |'.|/qy)^i5']. 



: ^TZC/'cni 



'C4- 



[XXjcoptov [i5jt[o(/.Yia-jt[çl. 



. àpyxiou) a^-/; / x.o' ('Uv) ... 



15 



•20 



-upwv i I jiAy |Ao'.-"ov) àpâx(ou) tj j — : . .[ii àv 



ir^^o (àvà; 0,/' -o/' . j ... j A (àvà) (Ti'jpoù) i (àpTaÇtov) £, ... i / tO^ /.... 
Eiç toOto Tri-Tojy.cv ' (ixo'jz) i p, /&:ta/ xS./' ' ToÇt 
Ka['[j UL£':p£ï Oa/covi xa : llaOvt, -up(oO) 

A. : : £ ai' -'jp(o'j) ../... a (àvà?) . [ 



■:a 



[ ]l 



;xa 



Frag. 6. 



L. 1 : devant av -[, p ou i. — L. 6 in fine : y.yZ.o y corrigé sur L. — L. 11 in 
fine : peut-être une somme en espèces. /[ . — L. 18 //«/V., K[aîJ très douteux, 
de même le second e de tjicTps".. 



1-9. De ces lignes, on ne peut tirer (|ue l'indication de la a-op'.uo,-, 1. ^ : 
121 aroures. 



KhS PAI'YRl'S l)i: LILLE 

s ////. (»ii |)()iii-i:iit être tenté de lire i devaiil -, mais les traces de lellres qui 
suivent nt» s'accordent pas avec T-io'j.y. et celles ijiii précédent suggèrent un 
mot plus long. 

10. î;7:î::u.ja -•jp(o'j) . /] est possible. 

11. Le scribe n'avait (Tahortl écrit (pie !<■ versement de Tyhi. 1) drachmes, 
(pi il avait immedialtMiieiil converti en l'romenl : a|>rès laddilion du versement 
de (vhoiai-, il a t'ait le lolai ; !> X 22..'? = .!l dr. .'< oh. Le nombre suivant 34 dr. 
4 [/2 doit être la somme tie ce derniei', plus r-y.Aayrî, dont le montant nest pas 
porté et (|ui serait do 3 dr. 1 L''2. On attend ensuite la conversion en froment; 
mais cf. noies crili(pies. Indicpiée ici ou |)lus loin, elle a dû élre S(d(iu le taux 
constant, de 34 art. 1/2 1/4. 

12. .Si du total corrigé S27 on soustrait 74(i i/3 -\- 34 1/2 1/4 == 781 1 12, on 
obtient 45 art. 1/2 i/3 J/12: si du total avant correction 778 1/2 1/4 on retranche 
7/,(; [/;} _|_ i) = 7r)r) l'3, il vient 43 art. 1/3 12. Il y a eu sans doute quelque 
faute de cah-ul ; mais la déduction pour lïêpoyo.; est voisine de ces chllFres, et 
im|)licpn' une redevance de .") art. à l'aroure. 

13. Le mot est plus abrégé ijue ilans 33, I. 20; mais la lecturi' 'j-o-y.T[ ) 
est aussi probable ; si nous interprétons ce passage comme nous l'avons fait 
33. n. 20, nous obtenons 81!) 1/2 comme total des redevances et prêts. La 
oTios'.ao; est il. 3j de 120 aroui'es. le xXripo; était loué à plus de .'i art. à l'aroure 
(n. 12), l'àSpoyo; n'était que de 7 art. 1/2 1/4 (1. 12) ; les redevances pouvaient 
donc s'élever à 600 artabes environ, les prêts à 220. Tous ces chilIVes sont 
vraisend)lables. 

.Noter l'absence du sigle (Xo'.tcov) et le mot non lu après toxli^, 1. 12, r(datil' :i la 
balance et à l'excédent, selon toute vraisemblance. 

14 et suiv. Section de la yAwpwv oioixTiTi.;, très endommagée; la laciunî de la 
1. Il est particidi(''i-emenl regretlable; I. 1."). on supplée aisément («ovi ou wv) 
Ttoâ-T'.; -îô; àpvùcwv, 1. 16. Tîpoî t'.tov. L. 17 : coni|)le décaisse, ci'. 1. IL L. IS. 
versements en nature, comme le prouve la lin de la ligne, même avec la dilli- 
culté (jue [)résente le début, cl', notes critiques; ils entraînaient évidemment 
une noiiV(dle ])alance du compte. 



.!»;. riN D'IN COMPTE IGl) 



36. l'IN D'IN COMPTI^] 



GhÔRAN, 30, 7. I"v. 2^»',. ÉVERGÈTE I''". 

16 X 17 



Texte formé par la réunion <lc deux fragments ; le second [)orte les 
derniers chiffres de la 1. 4 et la col. II. 



Col. I. 

/xp. i 

jp..[ ] (àpTa^ôJv) U£^i5'-r] / qNXYj-rj. 

(Aotubv) xrjr, (liv) zÉItitcoxev) (Itouç) <$, No'jaévto; ÙTiàp FXau- 

xtou )^X(a)pcov) "[[j-v];; vIyj^'-, 
[àXaJyr] C c / H^J'-c al' 7iup(ôv) ^^^o' , 0-àp AfT^r,. 

[)r_X(a)pûv) otoixTjT'.;.] 'Apâx(ou) x^âV^, Atvou ta^o', !Tr/,û(ou) yAo' iC, xpoa- 

u.'J(ou) -r], 
Ija^îC" , (covl y. ( ) ^^l' , (Ao'-bv) xpàx(ou) r/jA-/j, \iwj '.a.L^\ 

aixu(ou) yA ^' (C", 
[xpo[i.[Ji.'j(oul r,, [-«•t^i'^' ■ 0}}/ Tcpaaiç àpàx(ou) to (àvà) ùf ^y 



170 PAPYRUS DE LILLE 

] Xtvou la^o' làvà) (TiupoO) iT ç,~r^, otx'jo'j yAo' iC" (àvà) 

tC (àpTa^ôJvl ^a, 
10 [ aA-r, làvàjj [iiupwv) tC xC , (Titcov 2 (àvà) (-rrupàiv) x^ ti-^ / y^y 

£'. . TTjV /....a£TpOU 

][0A , -/.p'.O^-^;) a Tcup . 7.p_tO(Yi;) a?' 

] / -up(wv) ïxo/.. . , xptO(-?(;) . .eA al (ûupwv ?) xs^o' / ï . OA 



45 



Col. II. 



yco[j.a-:txôv .. o^S' Iwv) a..[.|/_ou[ 

y. 

(XoiTOv) pi x'C/ G ... 1 /^afAxoO) /-yj"-c[ 
xal £'.; Ta £pya •/_w[i.7.-wv >^il^[ 
(Xo'.irbv) y_aA(xoO) ^ [ 

20 (îTou;) 0, <ta[j.£vco[0j yaÇkxoO) J'-c àX[ayri? 



x^A 



/ -^-o 



L. .3 : (io7a[îlwv), le sigio parait èlre iiiui ligature d'un a et (Fiin p. — L. 7 : 
pour le sigle, voir 30, 1. 17, n. o. — L. 9 iii fine : (àoTapwv), ç donne à peu près 
l'idée du sigle. — L. Il : peut-être s-..;; tomto ne paraît pas possible; tiati, au 
lieu de t/,v serait admissible, mais après vient une lettre à haute liaste (|ui 
semble être un >t; -/.a.': est compatible avec les traees de lettres; une lettre le 
séparerait de [>.^~o. 



1-3. il est (lillicile de dii'c a (pmi correspondent ces lins di' ligne. 'pxy,rl, I. ,'i, 
précédant le Aoitov est eerlainrment un tolal général; ■js/.o'v préeèdé du sigle 



36. FIN D'UN COMPTE 171 

(les artabes, suggère une comorsioii et un aTio yXcdowv TtîTiTwxev, exigé d'ail- 
leurs par les 11. 6 et suiv. Il n'y aufail pas de tléduction pour àfipoyo?, et la 
col. 11, 11. lG-17, montre (pie toute la superllcie n'a pas été l"rap[)ée du y(di;ia- 
Tixov. D'autre partsi/xp., I. 1. signilie, comme nous le croyons, y X(dp(iv) x^^OT[s), 
le total cp'.xyo', 1. 2, est celui des versements et il n'y aurait pas de place pour la 
déduction. 

4-5. Le ÀoiTOv est coninu! dans 30 un(^ première balance, suivie d'une série 
de versements qui se terminent par une nouvelle balance. Mais ici il y a un 
excédent de recettes : ÛTisp, 1. 4, fin, La tin du compte tout entière se résume 
ainsi : 

l" total ia[)rès les ventes de fourrages) 523 1/4 

;Déduclion pour rà,3poyo;! 405 1/2 1/4 1/8 

2" total 929 1/8 

(Il ya donc une l'aule de calcul ; la retenue de l'addition des l'ractions a été 
omise). 

Reste dû 28 1/8 

Touché en l'an 4, Athyr 59 dr. 4 

Majoration 6 1/2 



Total 64 4 1/2 

Conversion en l'roment 64 1/2 1/4 



Excédent 36 1/2 1/8 

Il semljle bien (pie le versement de Nouménios doive être lu y).((dp(ôv) TiarJ.; ; 
aucun doute sur la lecture de l'ajjréviation ; le second mot |)oiirrait au premier 
abord paraître terminé par -xoj, mais le - est très net, yA { j txo'j ne donne 

rien et la lecture ixr,,; est aussi vi'aisemblable (jue -xoj. Il y avait ici une addition 
postérieure à l'aTto yXdjpôiv TOitTtjxsv ; cf. 30, 1. 15, oii elle est exprimée par les 

êmes mots y),((jp(i"Jv) x'.a-rj;. 

5. Opérations sur les yXojpaL. 

Gesse Un Cilioiiille Oignon ? 

Quantités disponibles 20 1/2 1/4 \/S 11 1/2 1/4 3 1/2 1/4 1/16 8 42 1/16 
Déduction pour y ( ) 2 1/4 

Reste à vendre 18 1/2 l'S 



m 



17^ PAI'VlirS 1)1-: LILLE 

Ventes : 

coiili-e espèces l-i à 4 = 04 dr. 

«•outre .T'Tov lin I I 1/2 14 à IG = 188. 
3 1/2 1/4 1/lGà 10 1/2 =61. 

? [11/2 1/8] à 16= 26. 

o-ÏToç 4 à 22 = 88. 



Total : 363. 

Reni;ir([ii(M' la |iroseiicp de la citroiiille et de roignon panui les y),upat el 
«•r. 30, 11. 20. 

il. Il latil pr-oliablt'iiicnl suppléer au déhut : Tzzh; tItov], mais non [àpàzoj . . 
(àvà) . . . .] ; Noir le total ii la n. ci-dessus. 1. lô, lin. 

16 et siiiv. Pour cette seconde colonne, cf. 31, 1. et n. 20. A la fin de la 1. 16, 
àjjpoyou est très possible; on ne peut lire le chili're de la contenance; il était 
supérieur à MO (Ào'.tîov 1. I7i et sans doute tl'iine manière notable puisque 
l'on a, 1. 3, pour la déduclioii le cliillVc élevé de 305 art. 1/2 1/4 1/8. 

17. Le calcul dn ytojjiaTi/.ov est sensiblement le même que dans 30; 111 aroures 
à 1 ob. 1/2 donnent 27 dr 4 ob. 1/.5 ; le texte porte xÇ/ et, semble-t-il, c • 
3 ob. 1/2, ce (|ui n'est pas assez; il est vrai que — a pu disparaître entre / et c, 
mais 4 ob. 1/2 seraient un peu supérieures au chilîre exact; de plus, le chiflre 
est, ici comme dans 30, divise par 2 cl le (piotient donné esl I.! dr. \ ob. I '2, 
(lui sup|)i)si' un dividende de 27 dr. •> ob. seulement. 

18. es. 30, n. 22-4. La mention d'un (loirJr/' à la ligne suivante peut se 
rappoilcr soil a une première série de paiements aiilciicurs à l'an 4, soit à 
ces lr-a\au\; dans c(» dernier cas. il v aurail peut-être une déduction analogue 
à (!clli' <lu /M'j.y.-'.y.oy. 



:]7. OPÉRATIONS SLR LES XAOPAI 173 



37. Ol^ÉRATlONS SLR LES XAOrAI 



GhÔRAN 30, 8. I>'v. 295. EVI'RGKTI' V. 

30 X 23 



Nous n'imiirimons que la deuxième coloune de ce eoiupte, tout 
entière remplie par une /AwpôJv StsixT,c7'.;; de la col. I il ne reste en 
elTet que la fin de deux lignes, les premières sans doute : 

].. Ukyi iru-A.. 

Le premier chiffre, précédant celui de la redevance à l'aroure, est 
le total des versements qui incombent aux fermiers : 104.610 artabes. 
Même en supposant la redevance égale à 10 artabes à l'aroure, la 
tenure aurait compté plus de 10.000 aroures de superficie, son pos- 
sesseur serait encore supérieur aux aupiâpoupoi connus par P. Petr. 
II 42 fl, et encore inexpliqués, cf. 47, n. 2-3; s'agirait-il ici d'une 
Scupsà ? 

Après è-t/..., on lit aa ou Xa sans aucun espace entre ces deux 
lettres; il n'y a pas de chiifre entre i-v/... et la col. II. 



Col. II. 



XXwpôJv ototx-/^aiç. 'Apâxou puLa^ûV) (C, '/opTOu \i.^Lo'r^, 

Tt.... 

Xîvou Î^Ao'îC", TYiX'.[o]; ^S'r,, tîtwv ^o ' ('ùv) 

Fasc. III 2* 



ojuva-cî'ït 0£ 



17^1 PAPYRUS DE LILLE 

Y . ( I '/opTou |aop, àpy./o'j lùr^, xal îi; i-ipaa 



SaVtÏTÔai àûâxiou) ty ' lAotTiovl àpixou pi|u|^ oiC", yôp'o'j ^r^i-or^, 
• ) Atvo'j w^o iC, ty;X'.oç ^^'v-J, aiToiv /-o . l'-iv) -pôcai!; 

-pC/Ç àpY'iptov . ipày.ou [^il] (àvà) o t, £ (àvà) [i/ i[3/ / xpj' ' 
Ttpoi opY(-jpiov) -- ^ _^.^, rj-lTov /.ri (àvà) (-ugwv)-/i tLic, v-iT' (àvà) (-upcùvl C làsTaowv) -:a3û'-/i 

làvàl (-'jpwv) '~,i- vf~,, y.^ir^ (àvà) [(-upwv)] y ^C/.y't^' / (àpTaêcôv) 

pia.r^'.^ làpTaoôJvl yx 

(àpxaêùjv ) E XooTO'j X-/i^SVj, (wv) y (àvà) (TtupôJv) 1 (àpTaÇôJv) X, i (àvà) ^(-'jpôJv) y]]S'[ï]] 

• >'6^2'i', (àpTaÇôiv) -y^S, 

• •Y r,/. làvà) C va, flS'ir^ (àvà)j (-ypwv) ■/) tO J (aval (-upôJv).. i6l / S^^S', 

Aîvou "(/o'iC", (cov) [3^ i(àvà)j r/j [ ]C" (àpTaêôjv) -y^ / piC 

Tr^Xto; At_ (àvà) C (àpTaSôiv) yi^û' [ ]^ xjii J 

TiuLY) yiz'jO'j, xptO(-;ïçl 0^ ai' (Tiupcov) [j-ji / àpyupt(ou) yJ^J', iiupfwv) J 
Etc zoO'o u.e-.oti ' <l*auL£Vtoô, -up(wv| iC^. 
(Xoi-ôv)'. A IS <I>apixoO0!, -uplwvl pi'^^, xptÔ(-?iç) puCC", àplâ]x(ou) A • 

na/àjvç, -up^wv) vT, xpiO(%) £, àpàxjou) xC^ ' 
IlaOvi, ■::up(âJvl x^ ' 
'Eiiel'p, 'nup(â)v) p'ny^y' î?'. xpiO^rjç) to^S', èÀ'Jpja;) u • 

MsTOpY], irupfôivi [J1.C ■ 

20 6wuO, -up(àjvl r/]y' / -•jp(a)v) uvy^b', 

xptOoiv Xc^y' î^', àpàx(oO) vC^ / S^Sy ij3 vyZ-S 

aï -upcùv pv(^^, ôAijpa; '.£ ai.' (TT:upcov)C / yZo . 

••••'■••''' 

(Aom'ov) àpyjpio'j x3/\ a-iTOu tûo^o' ' ('Qv).. ..[ 

'Ett'.v TÔJv àva-î-A'ripcoxoTwv yîwpycov 

2^) Ta ai'ixà ixoopia Nixoa-Tpà-rcoi ■TCup(àiv) A 

'Ayetpwv, àpîip-/ia£VO'J toO rp'o; Ta èxpopta làpTaScov) '.^y', to (Aot-ôv) x^C , 

'OSpaTOU, à^etpTjaÉvou toO -rrpo; Ta ixî/ôpia f^, TC. (Aot-ov) (àpTaoôJvl i^ ... 

Btvvéou, ày£tp-/)aévou toO -p'o; Ta èx-popia i^, to (Aoitiôv) t[ï^. 
Nixoa-TpaTou, t^ / ^TZ-o', 'AvTi-aTpou, àseipyjaivou 
30 ToO Tipô; Ta âx^opia 'Ci,3', t'o (Xotrbv) x^y'i^ 



.37. OPERATIONS SUR LES XAQPAI 17b 

/ àsyl'jp(ou) y-%f , t.'joCov -uZL/.'o'. 
"Eté (Aoiûbv) -upwv '/ZH /. o', 
xat TOJV -.ca..v I / ao'T'/.'o' 



L. 3 «'«//. : V. ), même siglc que clans 30, 1. 17. — L. 4 : (aq'.tov) à peine 

lisible, mais cf. noies ci-dessous. — L. 6 in fine, intorl. : (àpxaêwv), variante du 
sigle Ç". — L. 7 : (le\ant la lacune -:[ ou Tt[. — De\ant Taêo'r], sigle de l'artabe, 
différent de celui de la 1. 6; abrégé d'une ligature d'à et p. — • Marge : iÇ', un i 
suivi d'un Ç" barré? — (àoTaêtôv), sigle dillerent de celui de la ligne 6. Dans la 
suite du texte, les sigles pour Varlobe sont des variantes de l'un ou l'autre 
type. — L. S //; fine : y/., y corrigé sur '^. — L. II, in fine : dans le lotal Ç" 
corrigé sur o. — L. \'i marge : (XoiTtôv), sigle ordinaire; '.Z., peut-èlie i/,. — 
L. 24 init. : peut-être s'tt'.v twv é'w; vjv... — L. 26. Cette ligne semiîle intercalée 
postérieurement. — L. 27 ('// fine : 'X très collés, peut être l'un corrigé sur 
l'autre ; puis peut-être .a/. — L. 29 : On serait tenté de lire, après N'.xrjTToàTOLi, 
(SoayaôJv); '.jj corrigé sur un autre nombre xfl/', dont subsite nettement une 
partie du /.. la haste du |j et / sous / — L. .31 : àpy(upiou), même sigle que dans 
30 1. 22. 



1-14. Première partie : o[)érations sur les yXtopai. Elle se subdivise elle-même 
en deux sections : l-.S, état des yAupat disponi])les; 5-13, vente de ces yXupaî. 

1-5. Sont considérés comme yAwpai, non seulement la gesse et le foin, mais 
aussi le fenugrec et le lin. Le fenugrec est encore employé en Egypte comme 
plante fourragère (helbeh) ; il a la propriété de faire engraisser rapidement le 
bétail. Sur la culture de cette plante et son usage dans l'antiquité, voyez St. 
Witkowski, Epistnlae pri>.'at(ie Graeeae ... 2" éd. .')3 n. <S cl les auteurs <|ii'il 
cite. Sur la forme du mot, cl', ti-dessous, n. 5. Huant au lin, vl'. 31, n. 20, et 
36, n. 5. 

L'état des yXupai disponibles est obtenu en déduisant de leur total les 
quantités employées a) pour y. ( ). b) en prêts de semence ; c'est le premier 
et seul texte de cette série, où apparaisse cette destination des yÀwpai ; cf. 
toutefois 31, 1. 12. Le tableau suivant reproduit ces déductions : 

Gesse Foin 

141 1/2 1/4 1/8 1/16 42 1/2 1/4 1/8 

y.( ) 14 1/8 4 

Prêt de semences 13 27 1/8 



Reste 114 1/2 1/4 1/16 38 1/2 1/4 1/8 



17(; PAPYRUS DE LILLE 

Il n'y a aiifiino dcdiicUon sur le lin, le reiiu<;rcc, ni le t^to,-. 

2. inlerl. - Ilupoû n'est probable ni tra])i-ès les traees de lettres, ni d'après 

la suite du texte, 1. II. 

.'i. yopToj |apllo. Le scribe avait coniniencé |)ar écrire àpàx'-/j, le mol suivant. 
La correction [>., qui donne ao, est inexacte, cf. 1. I et 1. \. les chidres du foin; 
il a sans doute été ajouté au cours d'une révisiuii rapide par analogie avec le 
tolal de la 1. 1, lin. 

4. ôa/î^Ba'., prdhalili'iiieiil inlinitif futur se raltacliant au l'utui- dit aUi(|ue, 
ddiil des formes sont attestées pour ce verbe dans les LXX. 

l.Vo'.TOv). Les traces de lettres sont à peine visibles. Le sens n'est aucunement 
douteux. 

'Aoixou p'.5Z.S'îÇ"'. Correction exacte, i-^. les clulfres de la gesse 11. i, 'A et 4. 

,5. T/iXtoç [/.S'-/]]. Le chiffre est donné par la 1. 2, puisqu'il n'y a pas de déduc- 
tion. Xolez le génitif r/iX'.oc. La forme ordinaire est t/z-eu; Mayser, Gram- 
iiialik... p. 266) ; (pielquefois on trouve t/Ia'.oo; \Vitkowski, Epistidae privatae, 
/oc. laud.). 

ïiTwv. Cf. 34. II. 11-12. et ci-dessous n. 7-S. 

.'i. 'SJv -pàT',; — l.!. N'entes de y/.upai, divisées en deux sections : ti^o^ 
ào"'vo'.ov, 1. 6, et npo; t'.-ûv, U. 7-13. Il n'y a (ju'une partie de la gesse qui soit 
vendue contre espè(;es ; toutes les auti'cs yAupaC le sont contre livraison de 
grains en nature ; cf. cependant l'annotation marginale et n. 7 ci-dessous. 

6. Ventes de gesse ::pô; àpytipiov : 

2 art. 1/2 ii 4 dr. = 10 dr. 



o 



2 .{ob. = 12 dr. 3ob. 



Vendu 7 1/2 Produit 22 3 

7-8. Ventes de gesse Tioh:, o-Ttov. Le produit est, comme toujours, calculé en 
artabes de froment ; il est livré en grains divers, compris sous rap|)i'llalion 
générale de tTto^, comme le montrent les II. 14-23. 

7-8. Le texte contient des erreurs. Le produit de la première vente est 
d'après lui 8.") ou 3\j.') art. de fi'oment ; en réalité, il est de 224 art. (28x8); 
x'o ne peut-être une mé|)rise poui- •/./,, le total (1. 8) p'-ar/lÇ" l'établit. — La der- 
nière v(>nte paraît bien faite au pr'ix de 3 art. de froment, ce (pii donne en 
effet un produit de (')6 art., mais les fractions ne devaient pas être supérieures 
à 1/4 1/8; les ciiiffres Ay i[i , «pii sont sûrs, sont inexacts. Lutin le total d'artabes 
de froment à encaisser, 620, est faux; t;n additioimaiit les trois dernières ven- 
tes, on obtient 43.') art. 1/4 1 2'i ; si l'on adopte le cbili'rc de 8.") |)Our le produit 
de la première vente, on (jbtient .')2() art. 1/4 I 2'i. Or, dans 620. y est corrigé 
sur o. .Nous nous trouvons donc sans doute eu présence d'un total dont la 



;',7. OPKRATIONS SUR LES XAQPAI 177 

correction esl inaclievc'o ; le lolal exact serait de 65'J art. 1/4 1/24, 658 1/2 1/4 
si l'on corrige le produit de la dernière vente. 

7 marge. Aildition d'iirie vente de (i art. 1/16 rpo; àoyûp'.ov, elle est ajoutée au 
total de la vente de gesse ttoô^ a-îi-rov (1 1 1 I /S 1/16), sous le cliinVe de 1 17 1/4 1/16, 
avec une erreur de calcul de 1/16. 

'J-IO. Ventes (itpo; tItov) d»; loin : 

= 30 art. 

83 1/2 1/4 

51 

19 

[19] 



3 art. 


à 10 art. from. 


10 


[8] 1/4 [1/8] 


8 1/2 


6 


2 1/4 [1/8] 


8 


■) 


? 



202 1/2 1/4 
Le total des ventes opérées est supérieur à 23 art. 1/2 1/4 1/8. 

11. \'entes (ttoo; t^-:ov) de lin. Te.xte mutilé. La première vente implique un 
produit de 45 art.; on ne parvient pas à lire les chiffres. Total des produits 
116 art. 

12. Ventes de l'enugrec (ttoô; tïtov). Texte mutilé. 11 n'y avail probablement 
que deux ventes, puisqu'a|ircs la première il ne reste j)lus ([ue 1/4 d'art, de 
disponible; peut-être n'y avait-il (pi'une vente, d'ailleurs. La lin de la ligne 
était peut-être occupée par la mention d'une vente de u^TOi;, cf. 1. 2. 

13. TtwTi yspo-ou . La '/épw; est la partie de la tenure non défrichée ou rede- 
venue incidte. C'est la première fois que cette catégorie foncière apparaît dans 
cette série de textes. On se souviendra que la '/J-P'^'^^ peut produire à la rigueur, 
si elle est convenablement cultivée, sans que l'on en exige la même rente que 
de la iT7top'.[j.o;; tel était sans doute ici le cas ; remarquer le rapport de l'orge au 
froment dans ce passage, introd.; p. 141. 

La fin de la ligne contient les totaux des ventes : àpyupLou x^/', 22 dr. 3 ob., 
le même que 1. 6 naturellement; le total des ventes, 7:pô; tïtov n'est pas 
conservé. Si Ton additionne les totaux partiels, on obtient : 

Gesse 620 (en supposant le chill're exact). 

Foin 202 1/2 1/4. 

Lin 116 

Fenugrec 3 1/2 1/4 (première vente ou vente unique). 
42 



yÉpTo; 



984 1/2 (qui est un minimum). Manque le vi-oi. 



La note marginale : auvâysTai Se sx xïl^ 0!,a(Tuv( ), quel qu'en soit le sens, 
donne le chiffre de 999 1/2, TqG/., et un reste de 10 1/2 ; si l'on interprète ce 



178 PAPYRUS DE LILLR 

Ào'.TOv coiiuuf celui de la I. 23, et c'est ce que l'on doit l'aire selon nous, pai- : 
reste dû, on obtient un total de iOlO arlaiies. (]ehii des deux 11. 23 à 24 ne 
donne (|iie IU02; il y a une différence de 8 art. entre le cliill're do notre compte 
et celui de la oiaTuv( i. 

l'i-24. Seconde partie, qui correspond à l'wv -É-twx£v y.-)., et aux : xal asal- 
TOTjTai et formules semblables des textes précédents; mais la fornude est : 
eU To'j-co asTpE'., parce que les 22 dr. 3 ob., (|ui sont dues, ne sont pas versées, 
et que la plupart des ventes ont été faites -pô; o-ï-ov, cf. n. 7. 

Les livraisons ont lieu de Pharmouthi à Tbôth, ci'. 30. n. 8-12; le texte ne 
présente aucune difliculté; le texte donne pour le froment un total inexact 
(453 1/2 1/4). 







Froment. 


Orge. 


Ges.^e. 


O/i/r 


Pbaméni" 


.Ih 


16 1/2. 








Pharmou 


thi 


112 1/2 


186 1/6 


30. 




Fâchons 




56 


5 


26 J/2. 




Pauni 




26 








Epeiph 




183 1/2 1/3 1/12 


14 1/21/4 




15. 


Mesorè 




46 








Thôfh 




18 1/3 








Totaux 


459 1/4 


203 1/2 1/3 1/12 


56 1/2 


15. 



Ij'orge et la gesse, (|ui font au total 262 1,3 1/2, sont converties au même 
taux (sensiblement 3/4 art.) en 157 1/2 art. de froment, l'olyra en 6 art. de 
froment. Le total des livraisons évalué en froment, ressort à (i!7 art. 14. 

23. Ce Ao'.Ttov signifie : reste dû, comme 1 indique àoyjsio'j x3/', ces espèces 
n'ayant pas été versées. Mais il s'agit seidement du c()m|)te de la y),(o;wv owi- 
•/.ri3-w puisque le total des livraisons, 1. 22, 617 1/4 elle reste des jv^uv, 1. 23, 
384 12 1/4, additionnés donnent 1002 1/2; et que le total des opérations, 1. 1.3, 
était supérieur à 984 1/2, ci', n. c/d /oc. 

2/ liu. Troisième partie, relative à des livraisons et paiements complémen- 
taires. 

D'après les 11. 31 et 33, leur total est : en argent, de 22 dr. ,'i ob., celles qui 
restaient dues, 1. 23; en nature, et calculées en froment, 347 art. 1/2 1/24, à 
valoir sur les .'584 1/2 1/4 de la I. 23; si l'on additionne 317 art. 1/2 1/24 et 
le Xo'.novi de la 1. 32, on obtient celui de la I. 23. 

Dans le détail, le texte, tel qu'il nous est parvenu, est incomplet; pour les 
espèces, cf. n. 29; pour le t'tos, les seuls versements ici mentionnés, 11. 26- 
29 (avec total 1. 29) et 1. 30, (AoiTtrV, donnent 87 art. 2/3; relranclu's du total 
,347 1/2 1/24, il reste 259 art. 1/2 1/3 1/24, dont nous ne savons quand et 
comment elles ont été versées ; mais cf. 1. 23, fin. 



•37. 0PKI^\TIONS SUR LES XAQPAI 179 

24-31. La leclure NwoTTpà-ciot, est la plus probable. Les fermiers de la tenure 
doivent à Nicostratos, dont la qualité n'est pas donnée, mais (|iii fait lui-inème 
lin paiement pour /Auoai, 1. 29, un complément pour èxjop'.a et des versements 
pour achat de yAwoai. Leurs redevances en nature, aiTixà Èx'pôpia, s'élèvent à 
30 art.; ce chillre atteint, le surplus versé est imputé au compte des yAupai : 

"Kt-:'.v -tfôv yeiopywv — xo Aoi-ov, avec le sens non de : reste dû, mais : reste 

pour les yAiopaL C'est ainsi que l'on procède pour ((uatre l'ermiers qui versent 
comjjlètement eu; vjv àvïTrîTi^YipcoxoTco/) leurs èx-^op'.a : 

Pour compléter 

les 30 arl. Reste à verser au compte des yXwpai. 

AgeirAn, [34 1/2 1/61 7 art. 1/2 27 1/6. 

Obratos, [35 ?J 18 17 (?) 

Binnéos, [24 1/2?] 12 12 1/2 (?) 

Antipalros [27 1/3 1/6] 7 1/12 20 1/3 1/12 

Les versements pour yXwpai (des trois premiers) sont seuls totalisés 1. 29, 
car seuls ils intéressent ici : 66 1/2 1/4, est peut-être une faute de calcul pour 
56 1/2 1/8. Le versement d'Antipatros est ajouté après le total. 

Il est intéressant de trouver une location au prix uniforme pour quatre 
fermiers de 30 art. de froment; au taux de 6 art. à l'aroure, (|ui est presque un 
maximum [P. Magd. 1, n. 11), les parcelles sontde 5 aroures; au taux de 1 art., 
de .30. On sait parles mentions d"£7t'.xa( ) que le taux était uniforme dans 
tout le xlf.po;; les parcelles étaient donc égales, ou tenues pour telles prati- 
quement. 

Il faut aussi remarquer que les y/wpai étaient, partiellement au moins, 
achetées par les fermiers du xAr,po;. 

29. Dans la répartition des versements des trois fermiers et le total, s'intercale 
ici un versement de Nicostratos. On pourrait croire qu'il s'agit d'artabes de 
froment et se demander pourquoi il prend place ici sans plus d'explications. 
En réalité le chiffre i.|3 recouvre le chiffre d'espèces 22 dr. 3 ob., tpii restaient 
dues, I. 23, et sont portées comme encaissées. 1.31; Nicostratos les a versées ; 
le chiffre a été corrigé par la suite, à tort ou à raison ; mais il n'est pas tenu 
compte de la correction dans les lignes suivantes. 

32. En fin de compte, il ne reste dû sur toutes les yAupa-l que 37 art. 1/6 1/24; 
plus 7 art. complémentaires, dont la mention reste inexpliquée. 



180 PAPYRUS DE LILLE 



38. FRAGMENTS 



GnÔRAN, 30. . Inv. 29C.. EVERGÈTE P'" 



Du recto cjiii a donné les sept textes précédents subsistent encore 
un certain nombre de fragments, qui ne présentent pas d'intérêt 
et que nous n'avons pas réussi à replacer eu un endroit quelconque 
des grands textes. D'autres, avec lescpiels nous n'avons pas été 
plus heureux, complètent dans une certaine mesure notre con- 
naissance de l'original. Le numéro à gauche du titre des fragments 
est un numéro d'inventaire. 



e 



35) a. Fin d'une section du rouleau, et restes d'un compte (?! 
6 X is 

JyîvovTat r^ç >'.w[j.y)[; 
[àcs' wv YpâsEï 'Ay_oâ-iç £Tu[âp6at 
...[ /cpii'ôyjç) '.' a[ï TTupôiv? 






38. FRAGMENTS 181 



10 ] $afX£[v]wO 

] $ap[xo[oO> 
I Tlaycov? 

1, Cf. iiitrod., [). i:î(i. 



27) b. Début d'un compte : 

5 X 15 



. 0£aTaXoO a^y.a ... px[..]<iVj Aa 



T, / ptyo' 2 c. a. TX'7..[ 

jtoç' NeyouO [ 

S IIetwùtoç u[ ]... ria/w; ApuwTou A. 



3. P'.yo'. Superficie de la aTzopi^oi; la '/J-^i'^'Ji était an moins de 7 aroures 1/8. 



22) c. Début d'un compte 

7 X 3 

Il':oAiu.!xiou[ 

_L _ _ il i L 



Nom du clérouque, probal)lemenl un oflicier. 



Fasc. m 25 



182 PAPYRUS DE LILLE 



liO) d. Début d'ln compte : 

'' X 5 

Nom du clérouque .. (àco'jowv) iXciu-a^ 



Siiperfîrip du yj.r,zoi 1640 aroures 12. 



9) e. Annotations marginales 

10 X 7 

xâOapat; <I>apij.(ooOi) Z (-'jpa)v)[ 
riayojvç àpy.x(G'j)[ 



Sur le bord supérieur du rouleau, cf., 31. 11 reste du compte de gauche les 
chiffres ]pL'{. 



H) xà[0]apaiç <I>apij.oOÛt (zupwvl 

:i X 10 



■18) f. Versement ue ainokpiwh 

« X '. 



/ .. At(vo)xpi(Or,ç) lay'i 



vy.. 
^XY] A.... ? 



38. FRAGMENTS 183 



'.ay', y' l'orrigé sur L. 

Nouvel exemple de mélange de grains. 



16) g. Fin i-t bala.nce d'un compte : 

14 X 8 

JÀpvay'iJÎ' àpâx(oû) r.L j \y;Ç.\ 
jt£ Xi(vo)-uploCi) C / \'-.L 
jiC^S't Àpvytji' 

]. vCy'i^' / :\Ï0A 

3 JC (Xoraov; . r.oW^' 

Remarquer le chiffre élevé des totaux; la tenure devait être considérable. 

3. Apvyî,3', y corrigé sur ifi'. 



15) h. XtiMATIKON 

11 X 4 

Xw[i.]aT:txbv (àpoupôJv) oxa (wv) .[ 

[[SsXe-:xou v^— c]] ' 
XY]] = (cov) à(p)y(Kpîo'j| to-, y_aA(xoO)[ 
xjoCi SeXîtjxou V [p - c 
1 (tov) à(p)y(upîou) a = C, y_aX(x&o)[ 
5 njayojv;, TOû IlToXsylaïou 



1-2. Le chifl're du ywj^aT'.xov est le double du versement en argent, cl'. 30, 
1. et n. 22 ; en estimant le taux h 1 ob. 1/2 par aroure, comme dans 30, 36, 38 



184 PAPYRUS DE LILLE 

i, j, on obtieni une superticie irriguée de 113 aroures 1/3, une superficie 
d" àêpoyo; de 7 aroures 2/3. 

2. XaÀ(xoû) (avec àÀayyî) perdu dans la lacune. 

3. Sans doute ûnsp t]o'j... ou : yudiat'.xôv) t]o'j..., ou simplement t]où.., 
comme 1. 5. La fin est restituée d'après la 1. 2 interl. Cf. k, 1. et n. 2-3. 

4. .\oter que le versement en argent est de près des 4/.5 du ywaaTuôv. 



'4\)) i. XliMATlKON 

•2. 1/2 X 5 

A oauc/ie, restes d'une col. I. 
Col. IL 

V 

I^XcuaaTt/.ov (àpo'jpwv) ^]^ï], (wv) àSpô/oj AîA, (AotTibvl S|y.|j3/. ^yc, (wv) 
à(p)yfi»piou) ka./^, y'x'k(y.oQ) AoJ'^ ' (wvl TTé(7rTa)X£v) Oa/wv . X 



1. Le yujxaT'.xàv est calculé à 1 obole 1/2 par aroure; il semble qu'il y ait une 
fraction d'obole après ^vc ; cependant c'est déjà un peu trop élevé ; la fraction 
exacte serait i/8 d'obole. 

2. Cf. 30, n. 22-4. Il y a une àXav/j de 3 dr. sur le cuivre. X = ^/^ ob. 
Ilaywv à(pyupîou) ? 



M) j. XiiMATIKON 

6 X i 

[Xfoay.T'./.ov làpo'jpàJv) .. Iwvi àÇpsyou .. (Aoiubv) pjp.£^o aT = c, 

((ovi iipVfi'jz'.O'j) t'^y- 
]"C, yoi.Ù.y.cÙ 'i 

/ àlplyi'jpioul ta; 



38. FRAGMENTS 185 

1. Le yufiaT'.xov est calcule au laiix de 1 obole 1/5 à l'aroure irriguée ; il faut 
restituer ptji.eZ.5'. 

l-'i. Dans la lacune : (mv Ttéi'nxtoxsv) et sans doute deux dates et deux verse- 
ments. 



13) k. XUMATIKON 

2 12 X 9 

J . y.-.y.... 

£'.; To -/foaaT'.y.ov toO ^îAeuxo'^u 
/ vy.-c yaA(x.où; A [ 
(AciTov) -/aAly-oOi [3 = e 

1. u. est possible devant a-ra; y u ] [ji.aTa ? cl'. 30, 1. 25 et 36, 1. 18. 

2-3. Cf. ci-dessus h, avec la différence d'une drachme; sur ces variations 
30, n. 22-4 : il s'agit d'années différentes. Il est impossible de voir si les deux 
fragments appartiennent à la même colonne. 

3-4. Le / et le (Xowov) montrent qu'il s'agit ici du paiement, non du calcul 
du yuaaTuov. 



10) 1. Taxes. 

12 X ■J 

y.yÀ ci; Ta ycoaaTja 

2. Cf. 30, 1. 25 et 36. 1. 18. 

3. X, 1/4 ob. 



10) m. Taxes ou Ano xaqpqn nenTiiKEN. 

" X 4 



("Etouç) 0, <l*a(JL£vcoO y^a(Ày.oO) C/ àX^ayr) 
/ ...tp i6 /X 



186 PAPYRUS DE LILLE 

Il est plus vraiseml)lal)le que ce fragment appartienne à une section à™ 
y/.wpàJv TCîTtTcoxcv, cf. l'àA[ay/i et peiil-èlrc I. 3 : 'jTiip, F'j corrigé sur une autre 
lettre et précédé d'une troisième un peu ell'acée. 



3. X, 1/4 ob. 



36) n. Totaux 

13 X - 



....çÔAy 


'(CT' . 


L 







(Xomov) Vw 








iTixyy'tfi' 




xotOcov 


7.q 




Aco^aC 




xpiOwv 


uA^y'./^'[ 




l^'^^ 




XpiO(â)V; 


Tjy' àpy//o'j 




SqS. 




XptO(CL)v) 


-/?jL'}!^' ôA'jpla;) 


,^ 


l^ 




xptO(cov) 


^lï' 





39-51. ORDRES DE PRETS EN NATURE 



Ghôhan, l'iT-lo'J. An V.^ ue PniLADKf.i'iiE. 



Dix au moins des docuinenls (|iie nous groupons ici apparlicinuMil 
à la catégorie des textes en double expédition sur une seule et même 



39-r)l, ORDRES DE PRETS EN NATURE 187 

feuille (le [)a])vrus. l/rtiidc des documents de ce type, abordée par 
G. A. Gelirard, /.cilsclirilt (1er Samgntj-Sfiftung, Rom. Aht. XXV 
(lyO^i)p. ;^82 el riulologns, LXIll, I9(r. p. :i()l), a été continuée par 
M. WilcUen, .\rrlii\\ \', p. i()i-±{)l à propos des P. Elcph, \-\; puis 
par M. Sehônbauer, Zur Enhyickeluiig der Doppei-Urkmide In pfole- 
maisclicr Zeit, dans la /eitscin-ift der Savignij-Stlfluiig, Rom. Aht 
( l!)18) p. 22'. cl siiivaiilcs (cf. Wilckcn, Arrhiv VI, p. ;j()7). M. Wilcken 
est encore revenu sur cette (piestion à propos de P. S. /. , .3o7 dans 
VArrliiv, VI, p. -}87. Aux ti>xtcs énuniérés par M. Wilcken, Arrhiv., V, 
p. 20''t, à celui (pic M. Sehônbauer a publié {Berl. P. 11773) et à ceux 
qu'il a cités [Berlin. P. \V\'-\'-\-W\'\\) ainsi (pi'aux reyiis analogaies à 
P. S. I. 337, publiés dans le même recueil (IV, 323, 536, 338, 339, 
379, 381 ; \\ .')()(), ')()7; \'I, ofiO) et à l'eng-ao-ement sous serment de 
P. S. /.. \ , ylo, nous sommes en mesure d'ajouter aujourd'liui, sans 
parler des textes démotiques, une nouvelle catégorie, celle des ordres 
de prêts en nature, représentée par dix au moins des textes ci-après 
(39-48), probablement aussi par 51 (jui en dillère à certains égards, 
enfin par 5, dont le caractère apparaît complètement par comparai- 
son avec les nouveaux textes. Quanta 49 et 50, on ne peut dire s'ils 
étaient rédigés en double expédition. 

Les autres documents sont écrits au recto de feuilles dont la lar- 
geur ne dépasse pas 17 centimètres (40, 48) tandis que leur hauteur 
varie, quand les textes sont complets, de 20 centimètres (40) à 55 (5). 
Le texte est disposé tant(')t transversd c/iartà (39, 40,41, 42, 43, 46, 
47, 48, 51, 52), tant(jt dans le sens des fibres (44, 45 (cf. Wilcken, 
Arc/iiv, \, p. 202-203). Entre les deux parties du texte, il n'y a 
vraiment de différences (|ue dans 51. Sans doute nous n'avons pu 
affirmer que les deux scriplurae de 5 étaient identiques, mais l'in- 
certitude ne porte que sur les lignes '1-5 = 34-39 et s'il y a une 
différence de texte entre les 11. 25-6 et 61-3, elle est due à une 
correction interlinéaire dans la seconde partie ^ nous sommes portés 
à croire que dans 5 les deux textes étaient en principe identiques. 
Dans la première partie de 40, 44, 45, 48, il faut noter l'omission 



188 PAPYRUS DE LILLE 

Je la proposition relative o àiioowTï'. /..t. A., mais elle ne sutîit pas à 
donner à la première partie le caractère d'un résumé. Il en est de 
même des dilîérences extérieures que l'on constate ailleurs (nombres 
écrits en chiffre, xp'.0o-!:u(poO) abrégé dans la première partie). L'écri- 
ture de la première partie est parfois plus tassée, bien que la main 
soit la même : c'est là tout ce qui manifeste la tendance à resserrer 
le premier texte qui se transformera plus tard en résumé. 

Le cer.so de ces textes conserve des traces de plis très nettes dans 
la partie supérieure; l'adresse et le résumé qui s'y trouvent sont la 
tète en bas par rapport au recto; mais le papyrus roulé, ces indica- 
tions viennent se placer au-dessus de la partie inférieure du texte 
<it se lisent normalement. 

Entre les deux scripluiae se remarque un petit trou régulièrement 
percé qui servait au passage d'un lien ; il est analogue à ceux de P. 
Elepli., p. '■>, fig. 3. c, mais il est unicpie, et d'autre part la largeur 
du papyrus n'était pas sulïisante pour rcndie nécessaire la section 
horizontale ni le repli de la partie droite que l'on remarque dans 
les /-*• Eleph. Les plis de bipartie inférieure de nos textes sont moins 
apparents que ceux de la partie supérieure, sauf dans 43 ; l'inter- 
valle qui sépare les deux scripturae a partout une hauteur sensible- 
ment égale et l'enroulement était probablement semblable à celui 
des P. Eleph. {ihid. p. 7, fig. fi), exception faite pour la moitié 
repliée dont nous venons de parler. Les annotations du verso de 43, 
dans sa partie inférieure, n'ont pu être portées que sur un texte au 
moins en jiartie ouvert et déroulé ; et il n'y a aucune raison de croire 
que la partie supérieure n'était pas la srriptura interior. On ne trouve 
pas trace de sceaux ; mais ces textes provienneni de cartonnages. 

Nos documents, on le voit, appartiennent à un temps oii la 
.scripturd i/iterior, cesse d'être la plus soignée et considérée comme 
l'original, mais elle n'est pas encore un simple résumé de la 
scriptura crterior. La découverte des parchemins d'Avroman, dans 
le Kurdistan, a montré que l'usage <les deux scripturae, aussi bien 
<Mic le mode d'enroulement et de scellement était analogue en Asie 



:]9-n\. oiiDiiKs DE i>i{i:ts en nature 



IS!) 



et en I'^^'n |ik'. CI'. Vj. Minus, Pdichtiiciits oj llif Faiiliuiii Pcriod j'iom 
AvroiiKiii III Ixiinlisldii , JouiikiI of I Icllciiic Stiulics \W\ (l'.)l;i) p. 
22-65, plates i-m e{ \c^v P(il(ieo^v<ipliH(il Soviet ij, séries n, jxirt . III, 
])1. Vi\--\1: Mitteis, Xeitselirift (1er S(ivis;iii/-.Sti/tii/ig\ Ixoiii . .\/>t. 
XXX\'I p. -iil) et suivantes; Ct". les remarques de A\ ilcken, Are/u\\ 

VI, j). :m. 

Nos (locnnienls sont des ordres (-rrpoTTc/.YaaTa, cf. 43 c") de verse- 
ments en nalnre, à titre de prêts (oivEiov) et, ])onr la elarté, nous 
pouvons résumer les renseignements cpi'ils nous apporteni dans 
le tableau suivant : 



lio^^'ivriÇ t)py.'j<jtj:r^oti 



Noms 
des bcnoficiaires 


Qualité 
des bénoliciaii-cs 


Objet du pièl 


Quaulité ct qualité c 
prêtées 


es gi'aiiies 


Date du prêt, 
an 35 


39 Seôowoo;, 
Niy.dvtop. 


Er/.03!TrEVTipo'jpoi 


oi>Eiciv e!^ /.i-TEpYOV 


XpiflOT'jpO'J ï] 

xpiflïic TtaXaià; 


20 art. 


.30 Thôth. 


40 AsTTtîvr,; '[i- 
aovoî 


zXrjoou; EÎxoamev- 
xapo'jpwv ÈTTfC'Jvw/ 


îivEiO'/ e'; xocTip-pv 


xprOo-iTupoù 


110 arl. 


21 Phaoplii 


41 Mev?,,- 


EixoaiTCEvxipo'jpo; 


oivEiov et; y.àTspY'iv 
xat auvavwyV' tp6'.- 
voTTwpixo'j Tr,ai;i.O'j 


xpi6ri; TirïXîttâ; t, xpc6o 

TTUOOÙ 


30 arl. 


Cl AtliN r 


Bpojxevo; 


[id?] 


[id.] ((ôtraÛTto;) 


id. 


10 art. 




42 e£o/pr,ffTo; 


E'.XÛ'JfTIEVTipO'jpO- 

ETTtYOvo; 


oivEtOV £■; XÏTEpYOV 

xa'. a'jvxYojYT,'^ o6i- 
voTCwpixoù ar,<ià[jtoj 


xpteoitupoô r] xp'.9ri; 
TtaXatâi; 


200 art. 


.30 Thotii 


43 nsd!? nàat- 

T0« 


Et; YjY y^'^'^Y^^' ^-P* 
'EÀE'jaTva 


oivE'.ov e!; xiiEpYOv 
au v° Sav/wv TtotoXo- 
Yta; T:poaTsiY|Ji.axa 


xptÔOTiuooO r] xotOri; 
TiaXaià; 


30 art. 


'i Athyr 



Kasc. 111 



36 



!tO 



PAPYRUS DE LILLi: 



ties lj(''ii(''(ifi;iiros 


(les liiMK'dciaîi'i's 


Objol ilii |)iTl 


(hiaiililé et qualilo des graines 
prêtées 


Date du prêt, 
an 35 


44 S'jy.ixr^j'.rji 




oivîio-/ £■; y.i-.ipyo'i 


Ttjpoù ir2).a'.o\> ixoTx;- 120 art. 

VE JTO-J 


26 Choiak 


1 45 Zo/.'io'jy:: 


■cûv Ai/.aioj 


oâvs'.ov £•.; y.zTEpYOv 


zp'.9o7;jp'j0 00 art. 


.3 TylM 


risxsso'jyo; 




tbaa'jTiu? 


40 art. 




46 \r,u.r-o:^Ji 




oâvïiov eU "/.aTEpYOv 


xpcOo-'jpo'j r] xpiOr,; 4(1 art. 


24 Choiak 


47 oià S£v6£(o; 

jji'jp'.apojpo'j ' 

Y(pot,a[J.otxéu);) 
riaiotf'.o; 


TOT; ÈV 6£OYOv!8'. 

Y^topYO^,- 


SivEiov eU xàTEpYO'/ 
xa'. TTO'.oXoYta-; 


xpiftoTTupoù t] xp!6r|î 594 an. 

ra).a'.i; 

387 art. 1/4 
;528 art. 1/4 


1 Athyr 


48 


■ïoïî Èv 'EpjAOumXet 
YeupYo'ï; S'.i Ssv- 
ÔÉo); (i'jp'.ajo jpo'j 
xa! x(i)jjifjYpa|ji[jia- 


SàvEtov eU xàTEpYov 


xpiOonupoù y; xpiôii? 70 art. 


30 Thôtl. 


49 A'jJiç 1?) 


YT,V 


To eU ç'jXoxoTtîav 
xiTEpY^v 


7ÎUpoO[ 

TtaXaioj 500 
à défaut : 

XOtflOTT'jpÔv t] Xpi9f,V 

xï-à XoYOv 


19 Mesorè 


50 aOj.,- 


id. 


xô a-ripiia xx: tô 
xixEpYO'' 







Nous ne penson.s pas ([u'il faille confondre nos textes avec des 
prêts de semences. .\ l'éxceplioii de 50 <|ni nuMilioiiiie les semences 



39-rjl. OrîDl^lîS DE PRETS EN NATIJHE 191 

(o-â^pjji.a) à cùl('' (lu /.7.T£pYov, lo but du prri csl [)re.S((ue toujours 
désig-né jtaf rcxpressiou îi; to x'/Tîpyov. Ce mol pcul (Mic piis dans 
(ItHix ou nuMiic Irois acceptions. Tb /.xtco^'ov si<>'nili(' d'aljoid h; 
travail, l'ouviagc d'un ouvrier. (Test ainsi (|u'ii l'aul l'entendre dans 
LXX, £'.(■., '-'A), 1(); ;};). "El et Maludl'y lui altrihnail le même sens dans 
un passage muliK'' des Pieveinie L'uvs, col. M), I. 2. (''est peut être 
aussi ce sens ou un sens voisin (pi'il faut lui donner dans /-*. Pétrie, 
II, ^ (2), I. S, oii il s'agit des carriers : xal 'iyoa'\/y. cro'. o oiï ooOr,vai z'.ç 
'iy.oi.a-0^ àcroO xat to x7.T£0Yov. 

kl xi 

Mais à ce passag-e on a proposé des traductions hien dill'érentes. 
M. Ortel, Lltitrgie, p. 19 rend -h vAzi^Yjv par c< qiuiiilité de //-(ivail, 
Arheitsqiuuituni ». M. \\'ilcken, (lottiiigiscln- (icieliile Aiizeigeii, 
1890, p. l'j", a proposé de voir dans v.v-izyjv un mot formé comme 
xaT' àvopa et interprété « état des travaux effeetiu's, Ùbersirlit iiher 
die festoestellte/i Arbeitcii », traduction ado|)lée par M. Fitzier 
[Stei/ihriie/ie u. Berg^verke ini ptole/iuiïsc/ien a. roiiiisclieii Aoijpte/i , 
p. ;^)1). M. Bouché-Leclercq, opposant, comme ^\'ilcken, àpyoD à 
x7.T£pyov, donne au premier mot le sens de pierre brute et à t'o vA- 
-ip^{ov, celui de façon [Revue des Etudes grecques, XXI, 1908, p. 138). 
En vérité, àpyoO nous paraît une leçon très suspecte et nous corri- 
gerions volontiers, avec M. Adolf Wilhehn, en àpY<up{>ou (voir 
A. Wilhehn, Zeitsclirift fiir de/i Osterreichischeii (rijnuiasieii, \h\ , 
189^, p. 910, cf. p. 912 et Joug-uet [Recueil Chanipollion, p. 2^i9, 
n. 5). 

Quant à xâxEpyov, nous ne saurions décider s'il faut (dioisir entre le 
sens proposé par M. Ôrtel, et celui qui est proposé par M. Wilcken, 
ou s'il faut lui attribuer une signification ditféi-ente qu'on ti'ouve 
ailleurs sûrement et fréquemment. 

Car dans nos documents xâTspyov a presque toujours le sens de 
salaire; par exenq)le dans la Loi sur le Monopole de l'huile, où il 
désigne le salaire des ouvriers des huileries, Rev. Laws, 45, 7; 33, 
25; 55, 13; de même peut-être à propos des brasseries (frag- 
ment 6% 1. 14) et sans doute aussi dans le titre de la col. 21 du 



192 PAPYRUS DE LILLE 

RéaleiiKMil sur les Fermes. Dans Cn-. Ost. I, p. 677, M. ^^'ilckeM 
traduit le mot par Arheltslohu . Le même sens paraît assiir(' dans 
P. Pétrie 111, 0:i, 1. :i et dans P. S. /., IV, ;U):i, 1. :]. 11 est manifeste 
dans li. (,. l'., \\\ \\i\. 1. 17, où le locataire d'un T/.o; -a-upr/.ov 
s'eng-aj^-e ;i ne pas donner à ses ou\ l'iers un salaire supérieur à 
celui cpii aura cours dans la localité, -Actov -ôjv O'.ocouivwv èv -Sn 

11 est dillicile de dire si dans nos textes le sens se rapproche 
i)lus de celui d'ouviage ou de eehii de salaire, s'il désigne le travail 
des ouvriers [)our la mise en état d'une terre, on les frais d(^ main 
d'œnvre pour rémum-rer ce travail. Le P. Hambourg, ±\ de la 
2''i'' année d'Évergète, appelle to ■av.-.izyjv la somme prêtée à un héca- 
ionlaroure (pii s'(Migage à ensemencer <S0 aroures avec du sésame 
d'été, ce (pii |)ourrait incliner à penser <pic dans nos textes xà-rîpyov 
désigne plutôt le montant des frais de main d'œuvre que l'activité des 
ouvriers. Peu importe que la somme soit ici vt-rsée en nature, tandis 
(pie dans le pa|)\ rus d(^ ILunbourg elle est comptée en argent. 

Mais d'autre i)ait, dans plusieurs de nos textes, le mot xà-rïpyov 
n'est pas seul; il est souvent associé par un /.ai ii l'indication d'une 
opération agricole, telle, par exemple, ([ue la ijvaYwyr, aT,cr7.aoj (41 et 
42); les deux expressions sont plus naturellement nnii's, si l'on 
donne à •/.-/tîo^'ov le sens de travail pour la mise en état, la pré|)a- 
ration d'une terre. D'après 43 dont le rerto porl(> ov.vî'.ov £"t; ■/A-t'-,Y-''i , 
tandis que le verso nous oil're Savr/ov -oioXoYia; -poTTiYaaTx, il send)le^ 
bien (pi<> vA-i^Y^v et -otoAoYta dc'signent la même chose; or, à en 
)Ug(îr par les roiiuules des autres textes (41, 42, 49), la -otoAoYia 
doil èlic une opi'i'alioii agricole, comme la ■juvy.yoj^r^ TTjTàao'j ou 
l'écolle du si''sanic et la ;'jAo-/.o-ix (pu coiisisle à (h'harrasser le sol, 
des arhiisseaux pour le (h'fi'iehei' ici'. 5, 1. 2:!-2'i cl n. cl 49, I. 'i et u\ 

Quelle (pie soil la Iraduclion adoptée pour x7.t£cyov, la [)rocédure 
<le l'institution est claiic. 1 ne somme soit en nature soit l'ii argent 
est mise à la disposition (\\\ ciiltixalciir pour couvrir les frais de 
main d'(eiivre. Cette soiiime, comine hîs ^zésua-ra, es! rendue au 



33-yi. ORDRES DR PRETS EN NATURE 193 

moment de la i(''C()ltc. Mais le I'. Ilihcli |, II!) montre Jjicn (luu les 
g-raiiics ici versées nedoiNcnt pas èlrc eonfondiics avec les semences. 
Il nous donne, I. l-'i, le montant îles renies payées pai' un certain 
Apollùnios ( E^Ttv -ô ixsoptov toO 'A-oÀAtovtou) qui verse poni' le xÀyjooç 
(xX-/]poul -viO ai'taix's de iVoment (c'est là V iy.zip'.o^j proprement dilu 
puis 10 arlahes au titre de 'j-ioay. (c'est l'éf[uivalent des g-i'aines 
prêtées [»onr les semailles , 10 artabes encore au titre y.y.'îtpyju, pi'èt 
pour les frais Ar. main d'cenvre. Nos te.\t(;s sont le meilleur coni- 
mcnlairc de cet article. 

Reste à expliquer le mot zo-.oAoyia ; il s'vst rencontré sous la forme 
-woXoyîa dans 5, 11. S, \Û, Ki, etc., où nous ne l'avons pas traduit. 
M. W. Cr(")nert (/.//6'/Y//7'.s-cAe.s Xciifra/h/aff, 1907, oS, p. 1121) a pro- 
posé de le rendre par Gri'inernte ; mais nos textes montrent (lu'il 
désigne une opération plutôt qu'un produit, il est formé comme 
o-t'oXoYta, ivOcAoYia, oopoAoYÎa. La -otoAc/yta serait soit le sarclage des 
mauvaises herbes, soit la récolte des fourrages; mais la date de 
nos textes n'est pas favorable à cette seconde explication, et avec la 
première on comprend mieux une expression comme celle de 5, 
1.13 : Sià To -poa-Oïîa-fJa'. aépoç ii t1]Ç, y/jç ■K(aoko''([oL^. 

Les quantités de graines prêtées (orge mêlée de froment, vieille 
orge, vieux froment non criblé) doivent être rendues sur les fruits 
de l'année suiv'ante, en même temps que l'on paiera la rente du 
sol, S à-iïoowa-o'jG-tv èy vlcov àaa toï; èx-poptoîç. Il en est ainsi, on le sait, 
des graines prêtées pour les semailles, et nos textes sont tous datés 
d'une époque où l'on peut ensemencer, puis qu'ils se placent à des 
dates diverses entre le 30 Thôth (23 ou 22 novembre) et le 3 Tvbi 
(23 ou 24 Février). 11 n'y a d'exception apparente ([ue pour 49 (pii 
serait du 19 Mésorè (7 octobre} de l'année suivante, si l'on admettait 
que l'année est conq)tée de Tliôtli à Tliôth Mais il est probable qu'il 
n'en est rien. On peut faire sur l'année employée dans nos textes au 
moins deux hypothèses. C'était soit une année régnale comptée 
sur le calendrier macédonien, à partir d'un jour situé entre le 
24 Dystros et le 2 Xandicos — et il est difficile de déterminer à (piel 



194 PAPYRUS DE LILLE 

mois L'<4vpticn ces (I;il(>s répondent (cf. J. L('S([uicr, Les nnuveUes 
études sur le Culeiidrier ptoléinuique. Revue Egfiptoiogique, H, p. 146), 
soit dIus probabloniciit iiiio année liscale comptée à pai'tir de ré([ui- 
noxe de |)rinliMnps, de Méchir en Mécdiir, environ, en sorte qne le 
mois de Mésorè dans l'an fiscal -^o précède le mois de TluHh (cf. 
39, n. 4-5). 

5 est un texte apparenté ;uix suivants. Les g-raines dont il est 
question dans ce docninent st)nt disti'ihuées à titre de prêt, soit 
comme semences, soit v.z -Mr^'/.oyiyy (cf. 43 verso et 47l. Quant aux 
textes suivants, on peut les partag-er en plusieurs groupes : 49 et 
50 se distinguent de 39-48 Ici les prêts sont accordés à des culti- 
vateurs (pii sont déjà en possession de leur terre. Là, la terre est 
attribuée pour la première fois h un tenancier qui en fait la 
demande et propose les conditions du bail dans un O-savr^aa repro- 
duit sous l'ordre de prêt. 51 émane d'un fonctionnaire différent et, 
semble-t-il, de rang- inférieur. 

Car le TiOÔi'za.yit.y. descend plusieurs deg'i'és de la hiérarchie. Dans 
39-50, il émane de Diogénès, qui est probablement le nomarque de 
ce nom, connu en l'an 35 de Philadelphe (cf. 39, n. 1); celui <pii est 
cité dans 51, vient d'Aristandros ; ce nom est porté par un économe 
qui est peut-être celui de l'Aphroditopolite; mais il n'est pas 
vraisemblable que nous a3'ons affaire ici à ce personnage (cf. 49, 
n. 2); Diogénès et Aristandros l'envoient à Thrasymèdès dont les 
fonctions nous sont inconnues; mais ce n'est pas celui-ci ipii 
opère les versements ; c est ce ([iie prouve dans 39-50 la formule : 
S'jvTaHov LteTOTjda'. ; 51 est un ordre de versement donné |)ar Thra- 
symèdès à llèrakieitos (cf. aussi 52); ce drinicr csl en contact 
immédiat avec les béiiéliciaires des prêts. (le pourrait être un 
silologue. Dans 5, (pii est de l'an "Hk l'pharmostos jonc le r(Me tcuiu 
ici par Diog-énès. C'est donc, peut-être, un nomaicpu". Ce nom est 
porté par le frère de Zenon, (pi'il faut |)eul-être ideutilier avec 
Épharmostos de 5. 

Les personnes (|ui reeoiV(;nl les prêts appart lenuenl à des classes 



89-r51. OHDni-S' DE PIU>TS EN NATURK 193 

(riiii iiilt''i(M bien in(''o-al : de simples cullivalciirs, soil isolés (43-46), 
soil LMi i^Toiipcs (47-48), Mil [xM'soiiiiai^c, peut-être un cUM'OLupio à 
(Hii ou assidue une lerre (49-50), ciiliu, cpiils cuilivenl ou uoii leurs 
leiiMies, (les cixoTt-cVTàpoupot èTiiyovoi. Nous voilà doue eu présence 
(l'une ciitégorie de clérouques d(''jà soupeonnée (39, u. 5), celle des 
possesseurs de 21) aroures; elle ('lail i'orniée siii- la iiii du règ-ne de 
Philadelplie par des ir.rfry/oi. Que des ou les ÈTiÎYovot fussent clé- 
roucpies, c'étiiil pis(priei un l'ail ignore', bien ([ue Polybe \', G.'i, 10 
ait réuni des épigones aux catoeques thraces et galates de 218. Le 
/''. Z?«/-/m publié par M. Sclionbauer (/oc. laud .] nous a fait connaître 
aussi des tyjç È-r,'ov?iç dotés de -/.Av^po'. dans rOxvrhviicliite (M£V£oy]u.oç 
QeaaaAo; t/î; i-tY^''''^î '^'^J'-' xîxArjpo'j^^Yjaévwv t/jÇ y.âTw TOTiapyiaç t/jç ùtio 
Tr|A[£(X7.-/ou ?) Ces faits obligent à reviser les hypothèses jusqu'ici 
reçues sur les iT.'vi'j-io<. et les 'rvj; i-'.yov?];;. Ceux-ci étaient considérés 
comme des fds de clérouques; 1 un d'entre eux, au moins, entrait 
dans l'ai'niée et recevais un xAï^po; ii la mort de son père, cessant 
alors d'être -:?;? i-LY'^'^'j?- -^biis puisque nous voyons maintenant ({ue 
les mots Tfj; è-iYov?i; ne préjug-ent rien touchant le xT^yjpo;, on serait 
tenté d'admettre qu'ils ne marquent aucun rapport nécessaire avec 
le clérouque. C'est l'idée de M. Schonbauer, qui voit dans les tv]; 
èTCiyovriç non pas les lîls de clérouques, bien qu'il puisse y en avoir 
parmi eux, mais les descendants des mendîres des -oXtTS'JuaTa 
ethniques et qui en font eux-mêmes partie. Au contraire s'appuyant 
sur l'expression démotique qui traduit ':/^; èuiyov^ç dans P. lii/l. III, 
21, 1. 6 et suivantes : 1 l'y//// nis ii Qnii/ //// // lirl.w ii srtifts, î^rec né 
en Egijpte, descendant des soldats (srtyts = o-TpaTicÔTYjç), M. Wilcken 
[Arcliiv, VI, p. 368) maintient c[ue t-^; i-'.Y<>v-^; signifie fils de soldats ; 
les Tfj; à-tYov7j; peuvent recevoir des xX^pot avant d'entrer dans 
l'armée, mais ils cessent d'être -:•?]; iTiiYovrjç au moment de leur 
enrôlement. Que seraient alors les iuiYovo',? des militaires certai- 
nement, le texte de Pohbe le prouve. D'autre part, on ne peut aisé- 
ment renoncer à chercher un rapport entre les ty]? iTAyjvri;; et les 
èTitYovoi. Les i-b(ovA seraient-ils, eux aussi, des lils de clérouques, 



196 l'APYRLS DE LILLE 

mais (les fils de clrroiuiiios servant en iiièiuc U'iii[)s (juc leurs pères ? 
C'est possil)le, l)ieii (|ue, [)()iir le ii* siècle, rexetii[)le tr.Vpolh'mios, 
fils de (Ihnieias, no soit pas favorable à cette livpothèse : Giaucias 
était décédé quand Apolléiiios est admis parmi les It.'.'^'ova. Mais le 
11* siècli' n'est pas le iii'\ et d'ailleurs esl-il nécessaire d admettre 
que les è-r;ovot aient tous servi du vivant de leur père? L'État 
a dû user volontiers de tout ce cpie la descendance des clérouques 
pouvait fournil- au recrutement de lai'inée; il a pu pi"()vo((uer des 
enrôlements parmi les t?,? i-iyov?;; en à^-e de porter les aimes. 
Ceux-ci devenaient alors des irJ.yovji. A la mort du père, son iils ou 
l'un des fils, s'il v en a plusieurs, prend, selon riiypotlièse de 
Lesquier. la place de son père et reçoit son /.'/.r^p: ou un y.Aripoç 
équivalent; les autres peuvent s'enrôler ou demeurer, s'ils y étaient 
déjà, dans le corps des i-iyovoi, et, h ce titre, posséder aussi un /.Ar^po;. 
Mais ce ne sont là (pie des conjectures, suj" les([uelles il ne convient 
pas d'insister. 

Depuis les études de M. Rostovtzeif et partii ulièreinent depuis 
son dernit'r ouvrage [a Large Estate in Egijpt in the tliird ccnlury 
B. C, Universiti/ of Wisconsin Stitdies in llie Social Sciences and 
Historij, imnihci- 6, Madison, 1922), il est possible d'entrevoir le 
sens et la ])ortée de la mesure révélée par nos textes. Ils datent 
tous de I an '.\V) de Pliihulelphe et nous éclairent sur la politique 
agraire de ce Roi. M. Rostovtzeif a montré comment cette politique 
avait associé à l'Etal, pour la reconstitution et l'exploitation des 
richesses égy|)liennes, 1 activité et les ressources des particuliers, 
surtout celles de la population hellénique. En concédant, proba- 
blemenl à titre \ iager, à ses hauts fonctionnaires et à ses favoris, 
tels (pie le diieeète Aj)olh')nios, de grands (loinaines (owpsai) dont 
une; pai'tie, au moins, était encore à défricher, il faisait contribuer 
rintér(M et l'initiative privés au d(^veloppein(Mit du sol cultivable, 
.sans aliéner (h'finitivemeut la moindre })arcelle du domaine royal. 
Le môme esprit a dû présider aux concessions de terres moins 
importantes, comme hîs assignations de lots clérouchi(pies (v. 40, 



-39. PHKT A DES EPIGONES GLEROUQUES 197 

11. '4) et iiièiiic les baux eonsentis à de simples yccopYoi, soit isolés 
(cf. 43-46) soit en groupes (ef. 47-48). G est sans cloute parce que 
Ton attendait d'eux un cllort exceptionnel [)Our la mise en état de 
la terre qui leur ('tail louée ou concédée, terre qui d(wait donc 
être, au moins pour partie, prise sur les régions improductives du 
<lomaine, qu'on leur avançait, soit en argent, soit en nature, en 
même temps qui' des semences, des sommes assez impoitantes pour 
leur permettre d'entreprendre ce travail (etç /.à-cEpYov) . Notre nu- 
méro 49, s'il était mieux conservé, serait exceptionnellement inté- 
ressant à cet égard. 



39. DIOGENES A THRASYMEDES 
PRÊT A DES EPIGONES GLEROUQUES 



Ghôran 159 Plastron. inv. 299. An 35 de Philadelphe. 

23 X «6, 5. 

Recto. 

AtoyÉvrjç Hpa(Tuaï;i£'. /aipetv. S'jvraçov 
u.£Tp^a-at BEoûcôpwt xal ('UuyÉvEt /.al N'.xâ- 
voot (E'.xoatzîvTapo'Jpotçl i-Kiyo^o'.z 6âv£tov £tç xâTïpyov 
àTioocÔTO'jaiv èy véwv aaa toïç ix^opîotç 
Èv Tcôt XC (etei) xptOoT:up(c/0) -q xptô^ç uaXatâç (àpTaÇaç) /■ 
"Eppûjao. (Etouç) Xe, OtîiuO X. 

Fasc. m K 



498 PAPYRUS DE LILLE 







AïoyévY]? 6pao-u[jiYiO£[ yuiptiy. 
Suvxa^ov, U.£Tpf,<Tai HEoocopcoi 

xal HîuyÉvci xai Nr/.àvopi (£'./.oa'.-£V-:apo'jpo'.;) è-i- 
10 Y'^"*''^'? ûivïtov îiç xàTtpyov o à-noôco- 

ffouaiv èy v£(uv àpia toïç iz-^opiotç £v 
TÔJi XC (ete'.) JtptOoTTupoO ■"(] xpiOvï; 
•Ka^aiâç (àpTaSai;) efxoat. 'EppcoTO. ( Etouç) Xc 

BwuO A 



Verso . 
15 Beoocôpcot 6paauar,0£i. 



L. 3-4, interl. : xôXXriaa. Les sigles sont les sigles habituels. 
Verso : Même main (|ue le recto, moins appuyée, plus ramassée clans le 
résumé, plus large dans l'adresse. 

Recto. 

Diogénès à ThrasyintMlés salut. Fais mesurer à Tliéodoros, à Theugénès et 
à Nicanôr, épigoncs à vingt amures, à litre de pr'èt pour frais de travaux sur 
leurs terres, prêt qu'ils restitueront sur la moisson en versant les redevances 
en l'an .36, en orge-froment ou en vieille orge 20 artabes. .\dieu. An 3,5, 
.30 ïhùth. 

Vei'.so. 

(Prêt fait à) Théodoros .A Tlu'asymf'dès. 



l. On connaît un nomaripie de ce nom : cf. Ludwik Piolrowicz, Stano\i'isko 
nomarkow m- adniinistracji egiplu w okresie grecko-rzy inskim , Poznan 1922, 



39. PRÊT A DES KPIGONES CLÉROUQUES 199 

p. 25 et p. 72 (oiivrau;e (loiil nous n'avons pu prendre connaissance que par 
le résumé en français cpii le suit). Sa vouap/io est noniuiée dans P. Pétrie II, 13, 
(20), 1. 8, et l'on voit par P. dém. Lille 12-20 (|u'il exerçait ses fonctions sous 
Philadelphe « on l'an .îl (piiest l'an ■^:^ ... Il est bien probable que nous avons 
aiVaire ici au même personnage. 

On a beaucoup discuté sur les nomarchies et les nomarques : cf M. Enoers 
Miiemosyiie, XLN'II, 2; Piotrowicz, op. laud.) et Rostovtzefl', .1 Large 
Estdle in Kgijpt in ihc Third rcnlunj U. C. pp. l.")l-l,")7. il est certain (pie le 
mot vouàpyTi; désigne un administrateur de district, et (pi'il est dérivé de 
vofio; : (voir Rostovlzelf, op. laud. p. 156; Piotrowicz. op. land. p. 79-80) non 
de v£[Atd ((irenfell, Revenue Laa:s\ p. 133); mais pourtant, au Fayoum, sa 
province n'est pas le -n<x6;, mais la voj^apyia, et Sottas a remarqué (pie le titre 
égyptien sljii /' (pii dans /'. <leni. Lill,\2-2,0 i(q)ond à vo^àpy-r,.; n'est pas le 
titre de l'ancien nomanpie [l/tj-''). Ailleurs pourtant la nomarchie parait se 
confondre avec le nome ^cf. flec. Z-rtH'.s-, 31 et 43). L. Piotrowicz a étudié les 
nomarchies du Fayoum au iii'^ siècle dans l'ouvrage cité plus haut et dans une 
dissertation latine intitulée : De nomi Arsinoitiv tertio a. Clir. n. Sivculo ptirti- 
tione (e Symbolis Philologoruni Posnaniensiiun, Posnania\ 1920, pp. 56-61). 
D'après ce dernier travail, la division en trois nomarchies sous Philadelphe et 
au début du règne d'Evergète aurait précédé la division connue en trois 
grandes [asows,-. On remarquera (pie [)res(pie tous les villages menlionnés 
dans le présent groupe de documents nous sont donnés ailleurs comme 
appartenant à la ,u£pU de Polémon, ce qui place la nomarchie de Diogénès 
dans la partie S. 0. du Fayoum. Mais les aspics,- ont pu succéder aux nomarchies 
sans en épouser exactement les limites : ainsi 'EpaoÙTcoX'.;, mentionnée dans 48, 
fera partie de la [^spU" de Thémistès, Tsvapjo,, mentionnée dans 46 de In uspU 
d'Hérakleidès. Les nomarchies sont subdivisées en petites uïp''os;. Voir, sur 
les dimensions de la nomarchie, Jouguet, lievite des Etitdes (incienne.s, XXI\' 
(1912), p. 341. Piotrowicz considère le nomarque comme l'administrateur civil 
de la nomarchie. Il est surtout occu|)é à l'exploitation agricole (Rostovlzelf, 
toc. laud.). Il n'est donc pas étonnant que nos itpoTTàvijiaTa émanent de lui. 

2. 0soS(dp(oi xai ©suysvsi.. Notez la forme ionienne ; cf. I'. .Magd. 8, 1. 2; 13, 
1. 2, .., et Mayser, Grammalik, p. 1.53. Il y a là sans doute l'indice d'une 
différence d'origine. 

3. (E'.xoT'.-svTapoîipo'.;). Cette catégorie clérouchique n'apparaît pas ici abso- 
lument pour la première fois; cf. P. Pétrie, III, 105, 11.5 et suiv. : le bail 
d'une tenure de 24 aroures et la note de Lesquier, Inst. milit., p. 175, n. 1. 
On connaît dans la région le village 'lêitov e'.y.oa'.Tcsv-:apoiJp(ov ; P. Tebt. Il, 
app. II, s. V. 

4-5. sy v£{ov. C'est, en effet, à l'époque des nouveaux fruits que l'on paie les 



200 PAl'YRUS DE LILLE 

redevances. Il s'agit ici delà première récolte qui suivra la période de culture 
et de semailles (Thùth-Tybi, d'après nos textes^ A cette époque, la moisson 
a lieu en Egypte vers .Mécliir-l'haménùth ; or, à ce moment, au témoignage de 
nos documents datés de l'an .'^5, on sera en l'an 36. L'origine de l'année doit 
donc être placée vers Méchir, après Tylji, c'est-à-dire probablement aux 
environs de l'équinoxe de printemps, et il est très probable <|u'il s'agit d'une 
année fiscale, selon la définition de Smyly (cf. .1. Les(|uier, Les nouvelles 
éludes sur le calendrier ptoh'iiKihjiii'. lievue Egi/ptologique, n.s. II, pp. 149-151. 
Verso. La rédaction du verso varie. Outre certaines indications exception- 
nelles, comme dans 43, il donne parfois le nom du bénéficiaire, la qualité et 
la (juantilé des grains ])rètés (40, 43, 44), parfois avec le nom du bénéficiaire, 
la mention zaTÉp-j'ou (41, 47), parfois seulement le montant du prêt (51). Ici 
nous avons le nom d'un seul bénéficiaire. Le prêt de vingt artabes était sans 
doute collectif; rien dans le lexte n'indique que chacun des clérouques ait 
di'i recevoir 20 artabes. 



40. LE MÊME AU MÊME. PRET A DES EPIGONES CLEROUQUES 



GnôrîAiN' Uit) Plastron. inv. :ioo. An 35 w. Philauelphe. 

Recto. 

AtoY^VY); Hp«a-uij.rjOî'. yy.izt'.v. ll'jv- 
-raçov u-ETp-i^dat Ai--:ivr/. I7.70V0; 

TÔJv (îixoT'.-îVTaso'Jocov) i-'.vdvcuv oàvîiov d: 
x.'/TîÇYCv y.pl'JOo-'jploû) (àp-iâÇaç) pt. 

Eppojo-o . ( Eto'jç) Ai, 'l'acôoi /.y.. 



W. IMîl'lT A DKS I:PIG0NES GLimOUQUES 20i 



SiJVTa^ov [AîTp^aai AcTTivr/. 
'lâaovoç ît; to'j; iYAEAî'.aaivo'j; 
10 xX^/ipouç TcTjv (ti"/Coc7'.~£V'ïapo^jpwv) i-rj'ôvojv 

oàvîtov î'.ç xT.TSpY'JV 6 à-oOcô- 
Tct ây vÉojv àaa toî; i/.soptotç 
£v Ttoi XC (£T£'.l xptOo-'jpoO (àpT7.€açl ÉxaTÔv 
6£xa. EppwTo. (Etou;) Aï, 'l'awçi'. xa. 



lo A£t:t[ 



vr,'. 



} erso. 



'i 



xp('.)Oo-up(oQ) (àpTà^Kç) pt 



L. 3-4, interl . : un /.oXXïijjLa. Les sigles sont les sigles habituels. 
Verso L. 15, même remarque (|iu' pour 39. — TOOI^t [= xpiGoTtuooù) 



1. AwylvY,;. Cf. 39 n. 1. 

3. £'.; Toù? £yA£Xst.u.iA£vou; xX/ipoj;;. (>!'. i. 9-10, Leptinès est sans doute ofïieiel- 
lement chargé de veiller à la eullure des x),ôpot en l'absence de leurs posses- 
seurs. (Cf. supra p. 142). .\ quel titre ? nous l'ignorons. Les épigones ont 
abandonné leur x/.r;po;; l'e-xpression que le texte emploie ne permet pas de 
décider si l'abandon a été volontaire ou imposé, délinitif ou momentané. En 
l'an 3."5, il a pu y avoir une mobilisation parmi les clérouques militaires, bien 
que la guerre de Syrie paraisse avoir été terminée à cette date, si du moins 
on admet les conclusions que C. G. Edgar a tiré du P. Zenon, Edgar, 
Annales du Service, 42, t. XIX, p. 93 sur l'époque du mariage de Bérénice et 
d'Antiochus II, conséquence du traité de paix. Ce texte est en effet de l'an 33 
(sur les divergences d'opinion relatives à la fin de la guerre syrienne, v. 



202 PAPYRUS DE LILLE 

Bouché-Loclerq, Histoire des Lagides, I, p. 209; Histoire des Sé/eucides, p. 90, 
et les a iiteiu-s (|iril cite, notamment, Jî. Haiissoiillier, Etudes sur l'histoire de 
Milet et du Didi/uwion, p. 85 et suivantes^. En tout cas, il serait exagéré de 
trouver ici un argument décisif en i'nveur de la théorie exposée par Mathias 
Gelzer, sur les y.Aï,poi militaires au m' siècle [Ptoleniaisclie Kleruclteiiurlinnde, 
dans les Sitziingsberirlite dcr llcidellicrger Akadciiiie der ]\'isse/isc/ia/teii, p/ii/. 
hist. Kl. 191 4 pp. 61-70). Rien ne dit que les i-fhù.v.^ii.é'w. y.lr.po'. dont il est ici 
question aient été pris sur la ttooii^o;, ni (ju'ils aient été concédés pour un 
temps limité, sans aucune inlcntioii de faire participer les clérouques au défri- 
chement des terres incultes et pour leur permettre seulement de vivre sur le 
produit de leur xAvipoç. II n'y a rien à tirer d'un te.xte isolé comme 40. Mais 
rim[)ression que laisse la série de nos upoorayijiaTa est plutôt contraire à la 
thèse de Gelzer. Ces prêts sU xàTspvov — si nous avons bien compris le sens 
<le l'expression — nous paraissent surtout explicables si les bénéficiaires 
avaient à s'imposer des sacrifices et des eil'orts pour l'aménagement de leur 
domaine et les idées de Rostovtzefi' sur la politique agraire de Philadelphe 
(v. iiitrod.) pourraient bien trouver un appui dans nos documents. Sur la 
thèse de Gelzer, voyez Lesquier, lieviie des Jîtiides grcc(/ues, XXXII (1919). 
pp. 3."i9-.37r,). 



41. LE MEME .\U MÊME. PRET A UN EPIGONE GLEROUQUE 



Ghôra>\ i.")7. • inv. :j9:{. An 35 de Philadelphe. 

2.5,5 X 22,5 



SÛVTa^OV U.£Tp'?)Tat .MtV^Tl U'.XOT'.-EVTapO'JpCO'.) 

Acni TuvaYOjyV'' 'p^^ivorojp'./.oO tt,- 
aâaou 6 àTioOcûasi èy vÉwv 7aa 
TOT; àxçopioi; £V TÔJl aC [t-.ii] 



41. PRKT A UN EPIGONE GLEROUQUE 203 

xptOr,; TiaXaiâ; r^ xptOo-u(poO) (àoTàjia;) v xa't 
Bpouiévtoi (bcra'JTw; (àpTaflaç) t 

ïppGJTO (STTOUÇl A£ ['Aôj'jp C 





Atoyivï]? HoaTutArjOst /aï- 10 

p£iv • ^'jvxa^ov jjLETpyja-ai 

Mevï^Ti (stxoîTt-EVTapoiJpajt) è-tyôvo)'. oàvst- 

ov et; xv.TEpyov xal auvayo)- 

yr]v oOtvo-ojpixoO (rrjfràuo'j 

Ô àTcoèajT£t èy vîcov àu.a 15 

TOÏ; âxSOptOtÇ £V TWl aT (£T£t) 

xptô-^ç raXatà; 7] xp[tôoTrup]oa 
àpTa^a; v xa[i BpoaÉvcot wa- 
a'jTco; [âpT7.paç) OÉhxa] 

[sppwacj (îTou;) Xe 'Aôùp C] 20 

Verso. 

MeVYJTOÇ 

xaT£p(you] B p a a 'j p. r^ £ t 



Copie de Giiéraïul. Ecriture Irausversa cliarla. Deux iragineiits ; encre par 
endroits pàlie, texte sur; sigles habituels. — L. 6 : un xoÀAYijjia. — L. 9 : peut- 
être un chiffre de dizaines devant Ç. 

Verso : Même main que le recto, comme dans 39. 



Diogènès à Thrasymèdès, salut. Fais mesurer à Menés épigone à vingt 
aroures, à titre de prêt pour frais de travaux et pour la récolte du sésame 
d'automne, prêt qu'il rendra sur les nouveaux fruits en même temps que l'on 
paie les rentes, dans la 36' année, 50 artabes de vieille orge ou d'orge froment 
et à Bromenos 10. 

, Porte-toi bien. An 35 Athyr 6. 



1. AwyîVYis. Cf. 39, n. 1. 



204 PAPYRUS DE LILLE 



42. LE MÊME AU MEME. PRÊT A UN ÉPIGONE GLÉROUQUE 



Ghôran, 157. i"v. :!y',. An 35 de Philadelphe 

15 X l'.i 



[Atoyév}/]; 0pacT'j[jir,Oî_t ya.îps.iv. [SuvjJTa^ov 

[u.i-.pr^rjo.i] Ô^oJyp-ricrTwt . . . oxpi . . jou {dy.oanztwot.ooûpm) liïiyo- 

[vwi oâ]v£iov £[içj xâhîpY''''' "''•*'^ (Tiuvaywyrjv 

[œO]'.vio-a)<Cp>t>^'^û (TYjTàaou 6 à-rolècûo-Et iy vi- 

[(ov a[xa] Toîç è/.^opiotç èv Twi aC (ejTEi) y.piOo7:'jpoO 

[■/^ xptO^]ç TiaXatâç (àpTa^aç) S 



EpûWTCi (ïTOUç) X:£ 0a)uO A 







[AïoYÉjvyi; 6pa(TU[r/iÔ£t 1 [•/_]a'!| peiv 

[SûvTa^OV [JL£TpY,Tai : 6£[o]y_p-/j(TT[tl)]t 

. . .0X01. .ou (£ty.oT'.T£VTapoùpa)t) èutYOVtot] : Sâveiov lO 



H a T u u. r £ t 



'.-3. PRET A UN CULTIVATEUR 205 

Copie de Guéraucl. Quatre l'ragments. Ecriture transversa charta. L. 2 : 
9s. yprÎTTui cf. 1. 9. La lettre qui suit Hs. n'est pas o; elle ressemble à un tt ou à 
y. Sur un autre fragment, nous lisons OîoypTio-Tou. — L. 4 : fflOivoitwp'.xoù, le v en 
surcharge sur la ligne, <:/. liés. — L. 2, f), 6-7 : sigles habituels 

Verso. L'indication de gauche man(|ue, probablement perdue dans la lacune. 



1. A'.oysvr,,-. Cf. 39, n. 1. 



43. LE MEME AU MEME. PRET A UN CULTIVATEUR 



Ghôran 1o9, Plastron. inv. soi. An 3o de Philadelphe. 

19 X 16. 



Revto. 

Atoyév/]; 6paa'ju.r,0£t yoiizv.v. 
ïlûvTa^ov tj.i-zr^rjxi riàa'.Ti Ilà- 

atTo; ûc, ï]y yEojpysï izi^X EAî'jŒïva 
ûâvctov cl; x7.T£pyov ô àiioocôact 
èy viwv àaa Toî; âx.^opiotç Èv "wt XC l£T£i) 
xp'.OouupoO ■?] xptG^ç TtaXata; àptâpaç) X) 

"Eppojo-o. ( Etou;) Xe, 'AOùp o. 







AïoyÉvy); 0pa<TUui-r;S£t y^a(p£[v. 

Fasc. III 28 



206 PAPYRUS DE LILLE 

10 (itTo; ci; -i^y YEOjpyeï itEpl 'EA£'jTÏva 

Sâvetov et; xàTspyov 6 ir.oàwTi'. 
èy vécov à[j.a toï; àx^opiot; èv Tcôt 
XC (exet) xptOoirupoO 7^ xpiOyj; -aXatâ; (àpTâpa;,! X 
Eppcoao. (ïTou;) Xe, 'A6ùp o 

15 nâaiTi 6pa(Tujj.Y;0£i. 

xptGl^î) X 

£'f au-dessus : 

20 5»)yl0V0''01I- 05 

17 (^'^'^^^l X2 ^t 



L. 3 : yeupyEÎ, -yî". corrigé sur y.. — L. 3-4, inlerl. : un xoXXYiiJ.a. 

Fer50. Ll. 15-16 : même main que le /-ecto. — L. 15 : Il corrigé sur une 
autre lettre ([a?); le second -'. corrigé sur -o;. — L. 16 : TC xp(i,9^î). — Ll. 17 et 
suiv. : 2* main. L. 19 : 1. Savîiuv. 



1. AïoyévTi;, cl". 39, n. 1. 

3. Cf. 1. 10. 'EXïuTÎva, Eleusis est un village de la iaso-I; de Polémon. Cf. 
C. Wessely, Topographie des Faljums. Arsinoites nornus, s. v. Grenfell, Hunt, 
Godspeed, Tebtanis Pnpyri, II, p. 364 et app. II, s. c, p. 376. Ce nom de 
village suggère l'idée d'une acclimatation du culte de Démèter et de Corè. 
Rappelons que dans P. Giirob, I, on trouve un fragment de rituel des Mystères. 

Verso. Ll. 17 et suivantes. Notes mises au dos de cette lettre parThrasymèdès 
probablement. Celles des 11. 17 et 19-21 ont le caractère d'un classement; la 
première date, 1. 17, écrite à la manière syrienne, est erronée ; mais la seconde 



44. PRET A IN CULTIVATEUR 



207 



est celle de toute la série de ces textes. Sur Sav/,iov ro'.oXoylas TtpoffTàyjxaxa, 
V. introd. Quant à yéypajAjjLa'. bifl'é, 1. 18, ne signifierait-il pas que Thrasymèdès 
a écrit, en conformité au Ttpôa-Tayi^ia contenu dans 43, un ordre de distribution 
à l'un de ses subordonnés identique ou analogue à 51 et 52? Ce serait une 
note mise par un homme d'ordre à sa correspondance passive. 



44. LE MEME AU MEME. PRET A UN CULTIVATEUR 



Ghôran, 1.57. 

24 X 12. 



!nv. o*•^%>• 



An -35 DE Philadelphe. 



SuvTaÇov fj-fz^f^nui Sox[ji-/]V£t 
KoAAo'JOou ci; Tiy yjcopye'ï TTEpl tùjv 
Ai/.aîou oivïiov £iç xaTEloyiv iiupoo] 
•naXaioCi àxoaxiVcÛTOu (àpTaSa:) p/. 

EppcoTO. (Eto'jç) Xc, Xoiay^ xC 







10 






AtoyévYiç 6paa-UL«.r,0£t "/a[(-] 

[SoxuL-rjVEt KoXXo'JOou £i]; T]y y£- 



cupyeï -t^\ Tcôv Atxaiou 



oavîîov ctç xaTcpyov o a-o- 



ocÛTEt ây v^écDjV aijLa toi; 



208 PAPYRUS DE LILLE 






•û'jooo T.y.KoL'.'j'j y.y.oi/.'.vvj- 

EpcojTO. ( Eto'jç) Aï, Xoia/ y.T 
2. M. To^^i ^ 'OpOayopat. 



1 C/'.SO. 

-ijpoO) -iralXatoO) (àpT7.êa;)px H p a cr 'j a r, o £ '. . ] 



Soxii.r;/ 10? 



Copie (le Giiéraud. ÉcriLuro dans le sens des libres. (Quatre fragments. 
KôX).Tijji.a an bord el à droite. 
Sigle liahituel pour l'arlalje. 
Ve/so, l. 2. (rupo'j) et (àp-:à6a^), sigles haijituels; 7i:a(Xa'.oij), 2;. 



1. Atoysvr,;- Cl'. 39, n. L 

4. Cf. 1. 10. A'.xaLou. A'.xaîou (Yt^To;) \ cl'. Grenl'ell, Hiint, Goodspeed, Tebt. 
Pap.U, app. II, p. 275; village de lai^spîçde Polémon, id., ibid., et C. Wessely, 
Topographie des Faijiini p. .56. Voir aussi C. Wessely, Stiidien f. Palaeo- 
grapkie u. Papyruslaindc, X, 112, 1. 5, 138, 1. 22, 166, 1. 4. On trouve aussi 
'ETtoîxiov A'.xaio'j, ibid., 24.5, 1. 10, 260, 1. .5. A l'époque romaine, une oÙTta de ce 
nom ; tooI twv A'.xaiou suggère Trspl twv A'./aiou (totcgjv), ou une expression 
analogue. 

17. 'OpQayopa'.. VA. 45, 1, IS. Cette indication paraît de seconde main. Est-ce 
le nom d'un fonctionnaire à (|iii la pièce a été transmise le 2 Tybi, et à quel 
titre interviendrait-il ? nous l'ignorons. 



45. PRÊT A DEUX CULTIVATEURS 200 



45. LE MEME AU MEME. PRET A DEUX CULTIVATEURS 



Ghôran, 157 I..V. 3%. An 35 de Philadelphe. 

2'i X 11 



StivTa^ov ashpyJTai Soxvooyst 
îi; f,Y yscopYj cï -jïpt TÔJv Auatou 
ôàvEiQV îi; xjà-rcpYov (xpiôoTiupoû) ^ 
xal n£T£ao'J/Jwt coTX'JTw; (àpTaÇaç) ul. 

'Eppwao ("Etou;) A£, T'jÇî y, 



[0] 



10 



Aî^oyîvrjÇ 6j|pa(7ij(xr;^£t /at- 

psiv • SiJv^Talj^ov u.£Tp^aa[t] 
Soxvouyji £jiç -/îy yewpysî 
TC£pt TÔJV [A][jxa(ou oâv£iov 
£lç x[àT£py]:ov s à-:roooja-£[t] 
ây v£wv àj[j.a toï; £xçiopto[tç] 
èv TW', XjC (hzi\ xpiOo-y[poei] 
àpTàêaç iHI/;xovTa xal 
lo n£T£a-o'j/:a)'. coo-a'j-rwc; 

àpTaSaç '::£a'TapâxciVTa. 

"EppoJTO. ("Etou;) Ac, ToÇi y 

2. m. OpOayô^at ta 



210 PAPYRUS DE LILLE 

Copie de Guéraud. Écriture dans le sens des fibres. Six fragments; un 
y.o/Xr,^a. traversait le texte du haut en bas, les deux feuillets réunis par ce 
■/.o/Xr,^ai se sont séparés, celui de gauche donnant les deux fragments de 
gauche, celui de droite donnant la partie droite de la scriptura exterior en un 
seul morceau, et la partie droite de la scriptura interior en trois petits 
fragments, dont nous n'avons pas marqué ici les limites. De cette portion du 
papyrus il ne reste que les fibres du recto. 

L. 4. TCeOT^. — L. 5, Ç" = (àpTàêai;). — 2° M. OgGa-j^opai. La seconde partie 
du mot très effacée, mais cf. 44, 1. 17. 

Verso. Pas de traces. 



L Aïoyévr,,-, cf. 39, n. 1. 

3. Cf. 1. 10. nepl Twv A'.xaioj, cf. 44, n. 4. 

18. 'OpSayôpa-., cf. 44, 1. 17. 



46. LE MÊME AU MÊME. PRÊT A UN CULTIVATEUR 



Ghôran 137. luv. :i97. An 35 de Philadelphe. 

23 X 11 

Ai&y£vyj[; :3a[a]uij.T|0£t /_a[t-] 
peiv ■ S'JVTjaçio}; (jLSTprjO-at 

AY]jJLY]Tp[Î0JtlJ£i; YJY YEOjpyîï 

uepl Teva[pjiû(o oàvstov ei; xâ- 

Tep'|{o]v ô àiijooojTîi iy véojv 

aaa Toï? âx'Oooioïc iv tùj'. XC (etei) 

x(pi)0(oiiupoO) (àpTaÇaç) it..\ 

: Eppwo-o. (Etouç) Xe, Xoîay_ xo. 



4(). PRET A UN CULTIVATEUR 211 



[0] 



A[[]oy£v/]; [0p]aa-u[JLïiâ£i yjat- 
10 p£iv ■ SûvT[a^?ov u.£TprJTai 

AY]jji.YjTpîco'. £Ï; TJY yi(iip^;iï 
Ttep'. ^Evaptjoj âàv£iov 
elç xàT£pYov 6 à-::oSoj(T£i 
èy v£cov àaa Toï; èx^optoi; 

Ib âv TÔJt XC (£T£[) XpcGoTlUpOÙ 

T^ xptO'^; TtaAaiaç (àpTàSaç) ix. 

"Eppcoao. ("Etouç) Xe, 
Xota/ xà. 

Verso. 

AyjarjTpîou 6pa(TU[JLYjS£t 



Copie de Guéraud. Ecriture Iransversa charta K6XXr,[jia entre la seconde et 
la troisième ligne. Deux grands fragments formant l'un presque toute la scrip- 
tura exterior, moins la 1. 9, l'autre comprenant la partie droite de cette ligne 
et la partie droite de la scriptuni interior; un petit fragment se rattache à ce 
côté de la scriptura interior, dont la partie gauche est formée de 8 petits 
fragments : de ceux-ci, nous n'avons pu marquer les limites. Pour la scriptura 
interior, il ne reste que les fibres du recto. Cependant voir n. c. 

Verso. Sur une fibre détachée qui a pu appartenir au verso de la scriptura 
interior. 



1. AïoyévYis. Cf. 39, n. 1. 

4. nep'i <Fevapù(o. C. Wessely, Topographie des Faijum, p. 161. D'après 
Grenfell, Hunt, Goodspeed, Tebt. Pap. Il, app. II, p. 410. ce serait un village 
de la [AspU d'Héracleidès, qu'il faudrait peut-être retrouver dans le moderne 
Senhùr. 



212 l'APYRUS DE LILLE 



47. LE MÊME AL MÊME. PRET A DES CULTIVATEURS 



Ghôran, rj7. inv. 3'.)8. An 35 de Philadelphe. 

25 X-J6 

Aioy£vr,ç 6pa(T'jujr,os'. ya.'.c,v.v " Sîjv- 
-raçov i^ETp^aat otà ^£vOéco; (a'jptapo'Jpou) xal 
•/.cou.oyIpaij.iji.aTÉax;) Hacôçto; toi; èv HsoyovtOt yscop- 
yoTç ôvjvE'.ovJ t'.ç xâTîpyov -/.aï -otoAoyîav 
5 àTtoiiwTO'JTtv iy viojv 7.[j.a TOlç èxçopioiç 

èv TÛt );C" (îTïi) xptOoTiupoO T, xpiO'^ç uaAai- 

ôcç (àpT7.Ça;) <Pqo xal toi; èv TaA(6£i (àpTaSocç) tti^ d xal 

y. _ 

-oïç iy K£px£oatp£'. (ipTaÇaç) t|-J-/] (1. "EppwTO (stou;) Ae, 'Aôùp a 

[0] 

AïoyÉvr,; Hpa7'jur;0î'. yxipii-^ ' 
[SûvTa^ov asTp-y^aai oià IIevOÉwç] 
10 [[X'jpiapoûpo'j xal xa)ii.oy(pau.ij.aTiCoç) Ilacô^toç toïç èv] 

[6]£oyovîO'. ystopyoïç 07.v£'.ov îl; xâ- 
Tcoyov xal "oioÀoyîav i à-oocÔTou- 
Tiv ây v£cov y.aa toïç èxoopiotç âv 

15 Ton AC (£T£t) XplôOTIUpoO •?] Xp[0-/]Ç 

■TiaAatâ; àpTaÇa; 'I*qo xal 
TOt; iv TaAiO£t tocraÔTco; (àpTaÇaç) 'zr.'Ç (1 
xal TOtç èy KEpxEocrîpEi (àpTafia;) Txr^ d 
Eppcoao (etokçI A£, AOùp ta 



M. PRET A DES CULTIVATEURS ^i:} 



ciso. 



ÏIevOÉojç h 

xaTépyou 



z y. '7 'j IX r 1 1 



Êcritiiii» lidiisvrrsa vhaïUt. Pns de x6XAri;j.7. appnreiil. Deux grands IVagnieiils 
séparés par la lacune des 11. 10-11 et un petit, 1. I. L. 2-.'{ : (iji'jp'.apoijoou) xal 
(xco[jioy)pa[X(AaTsto^), cf. 48. — L. 7-8 : sigle habituel. — L. S : la lecture du 
quantième est sûre; cf. cependant 1. 19 ou in. est assuré. — L. 17-18 : sigles 
habituels. 



1. AtoyÉv-o;. Cf. 39, n. 1. 

2-3. O'.à SevOstoç (uL'JOia:oJ:.oj) xa'. xwuovfoauaaTsioç) flaws'.oç. Kcoaovoaui'jiaTib)^ est 
entièrement écrit dans 48, 1. 'J. Flaticp'.^ doit être un nom de village. Il nous est 
inconnu. En même temps que comogrammate, Sentheus est tji'jpwpoupo;. Les 
myriaroures figurent parmi les fonctionnaires à qui des circulaires royales 
sont adressées; voir P. Pétrie, II, 42 («) ; mais on ne sait pas quelles sont 
exactement leurs fonctions. Ce mot est formé comme sxaTovTâpo'jpo;, oyoorixov- 
-ripojpo?, etc., qui désignent des clérouques. Aussi RostovtzelTa-t-il pensé que 
les myriaroures étaient des clérouques (.4 Large Estale in l''gypl in tlie third 
Century B. C, p. 47 et suivantes). Ce seraient les détenteurs de ces grands 
domaines dits otopeai, que les premiers Lagides, tout au moins Philadelphe, 
concédaient à de grands personnages qui devaient les cultiver et même les 
conquérir en partie sur le désert (cf. ad. 49:. La owpsà du diœcète Apollônios 
en est le plus illustre exemple. 1 nous tlonnerait le devis de travaux à exé- 
cuter sur ce domaine et nous voyons que sa superficie est de 10,000 aroures. 
Ces tenanciers peuvent figurer au milieu de fonctionnaires parce qu'ils 
sont en etîet chargés de certaines ionctions et qu'ils ont des pouvoirs admi- 
nistratifs. Telle est l'hypothèse très séduisante de Rostovtzeff. Mais peut-on 
imaginer un aussigrand personnage (|u"un tenancier de ouosà revêtant, comme 
nous le voyons ici, les modestes fonctions de scribe d'un bourg, et placé 
dans la hiérarchie entre les Phylacites et les Comarques, comme dans 
P. Peirie, II, 43 [a) ? 



Fasc. ni 29 



21^^ PAPYRUS DE LILLE 



48. Li: MÊME AU MÊME. PRET A DES CULTIVATEURS 



Ghôraa UJ7. inv. 3M. An 33 de Philauelphe. 

23 X 17 

AtoyivTjÇ 6paa-'jiJ.rjO£L yxizv.v ' Ijijv-a^ov 

u-izoT^noLi Stà ÏIevOÉcd; (ijL'jpiapo'Jpou) xal xw|j.ioYlpaa[j.a-:£a);) 

llawç/toç ToT; âv 'EptxouTroAî'. YîcopYijï; 

oivïtov ci; xàTEpYov xp('.)Go(TiupoO) •/] /CptOr^i; 
iraXaiâ; (àp-àÇa;) o. 

"Eoowo-o. i"E-:g'jç) Xï, 6to'j6:A. 







AtoyévY]; 02a(7U[JiY;O£'. yatpjEtv " 
Suvxa^cv uETp^cra'. oià li£vOjîti)ç 
(fjL'jptapoûpcu) xai x(oijLOYpaa[fji. aTswç njacii- 

10 [?'°]? '°fe ^''' ['Ep[JLOU-ôX£[t Y^]^pT:^'? 

[oàvciov ciç xà-TEpYov o àTcoôjcôaou- 

[atv iy V£ojv aui.a toïç âxoopîjOt; iv 

[cà)'. aC (ETEtl -/.c'.OoTr'jpoO r, xptOjYÏ; 

[lîaAa'.aç àpTaÇaç o, 
l.j ["Eppwao. ("Etou;| Aï, Bôijuô A. 

T ^erso . 
SevOÉw; p a 7 u a v; o £ i 

xû(t)0o(T:'jooO) 0. 



49. ASSIGNATION DE TERRE ET PRET 215 

Copie de Guéraiul. Et-ritiire /irnisrcrsa charUi. Doux l'iaoïiKnils. l'n yoX'/.riUa 
au-dessous de la 1. 10. 

L. 2 : M (apouGou), ])our lapoupou) le sigle habituel de l'arourc : xwuov-. 



1. A'.oyévY,,-. Cf. 39, n. 1. 

2. ([A'jp'.apoùpo'j) xa'. xujj.oy(pa[ji.aaTitoç). Cf. 47 n 2-.1. 



49. LE MEME AL MEME. ASSICNATION DE TERRE ET PRET 



Ghôrax 157. inv. 400. An 35 ni- Phii.adI'I-phe. 

•22 X 16 

Un personnage dont le nom n'est pas assuré, mais qui pourrait 
bien être le Lysis qui figure dans 50, a adressé à Aristandros un 
mémoire pour lui proposer de prendre à bail une terre appartenant 
probablement au Domaine Royal, et fixer les conditions de ce bail. 
Le nomarque Diogénès transmet à Tbrasymèdès l'ordre qu'Aristan- 
dros a donné d'assigner la terre au requérant et de lui faire mesurer 
un certain nombre d'artabes de grains, à titre de prêt, pour l'aider 
à couvrir les frais de déboisement n. 4). Nous n'avons qu'une seule 
expédition de l'ordre de Diogénès; au-dessous était transcrit le 
mémoire (0-;rou.vrju(.a) de Lysis à Aristandios. Le texte en est uuilheu- 
reusement mal conservé, et nous ne ])t)uv()iis déterminer ni la durée 
du bail, (pii est peut-être de 7 ans (u. 12-14), ni le nu)nlant du loyer, 
qui est peut-être pour la première année de 4 artabcs par aroures 
(1. 46). Une partie au moins du lot doit être piisc sur la /îp^oç, et le 
fermier a l'obligation de défricber (v. liitrocl., p. 197). 



216 PAPYRUS DK LILLE 

AtoyévYjç Bpa7uiji.ï;0£t ■/y.izv.v ' oiv-oz A'jtiooç ? 

ipi 

'Apt(7-:avo;oc -xGaoiiHxv-a y/j-loi -.ry -/rv •yjy/ zr'j.y.,-.'.'jVA 
[/.ETOï^cra'. aOTÔJ! to îtç T/^v Su1a[^o xo-iav oàvciov 

5 ô àTio6coT£'. ây vÉwv àua toïç âx^opto'.ç iv tôji aT Iîtî'.I, |-'jpoO) 

àzo<r/'.c(vE'jxou) 
•naXaiO'j lipT'/Çaç) 9 ' iàv oî y.r, OTîâpyr/. "'jpi; /.piOo-upov 1^7^] 



■/.ptOv-jV xaTà Aôyov 



EsGOJTO. McTOir, '.0 



'r7r6[Av[yi[i.,a 'ApitTTavoptofti 7uap[à A'j Pjt'.ooç ' ïît'.v iv 'O^op'jyyotfç] 

40 za)|4. .]j| |j[. .]^r. .] J. .J_^io ;^£pTov iv ivl -tov/Mixoc-i] 

..7.t coTa xwy. . V 'T'v Tibj [/.£70v ycoixo. Aaoo'jTXl. 

/.j/.Xw. 

]v I . . . TTY]!?!? xo'j . Tt . i/'-'p • Or/, xai suAàyO'/it co' 
. . . po'/o; Twv . . .[•IW'' . y.i . . . . 'f^p^; ^-vj-Li^h.'. r,; £[ 
jj.at 70'. î'.ç i'T'r] 'C . . wp . £iv tùv d-ÉpuiaT'. xj^ajl tojl [ 
15 PoTaviîTjxbv .... o-rcoofEJi (ii'jpoo) (àpT7.€açl <| • ooOr^7£Tai oà [xo^t 

ETOç . [oàv]£cov £'.ç ivÂiTc^v àpo'Jpav -'jpwv |àpT7.6'a?) 

1 x TO'j ixiiosio'j iv Tcot — pcôrw. î'te'. o[ 

Ixat £'.; . YY . . .V Tr,ç . . i . . utAAr,; £'.; Tr,v /_co[ 

] . ati\ £[.]^£. . . . [ 

20 ]....[.] r.. £xaTTy]; 5 [ ] £aâ[ 



Doux fVnuiiu'iils ; l;i coiipuro est sur l;i I. 10. Ilciiliiic Iraiisvcrsa rJuirlti. 
Pi-einière copie de (jiK-raud. I.a partie gniiclic siiiloul dans le second Iragnieiil, 
est mal conservée, et les ledures sont douleiises. 

L. 3: aii-dessns (le TyovoYiu.a[ deux courtes iiojnes eu siirclinrire efl'acées et 
non déchid'rées V. n. — !.. (> : (apTaêac), sigie un |)eu dill'érent du sigle ordi- 
naire. — L. 10 : ysoTov, la lettre mutilée ~ ou une autre. — L. Il ///// : peut- 
être !r:wT7., mais les lettres seraient très écartées. — iii fine; s'il y a une lacune 
à droite, elle est peu considcialile. — L. 12 inil : xjy.).(.)'.. Le second /. l'ait avec 



49. ASSIGNATION DK TERRK HT PHKT 217 

lin y. — L. 12 et stiivniilcs, la laciiiii' a di'oitt', s'il y on a une, ne doil pas être 
étendiio; an plus une ou deux lettres. — L. 21 : Cette iiniie illisihie était 
peut-être la dernière du texte. 



Diogénès à TlirasN nièdès salut. Lysis (?) a remis à Arislandros le inéiiioire 
ci-dessous : Aristandros a écrit de lui assigner la terre et de lui l'aire 
mesurer à titre de prêt, poui- les Irais de déboisement, prêt (pi'il rendra sur 
les nouveaux fruits au moment du paiement des loyers, dans la .jtJ" année, en 
vieux froment non criblé : artabes .^00; s'il n'y n pas de froment, en orge 
mêlée de froment ou en orge en propoi'tion. 

Porte toi bien. 19 Mesoré. 

Mémoire remis par Lysis Ç) à Aristandros... il y a dans le bourg d'Oxo- 
ryncha, etc. 



1. A'.oyév/i,-. Cf. 39, n. 1. 

56vt[o; AÛTtoos. Cf. I. U et 50 1. 1. La restitution reste toutefois un peu dou- 
teuse ; à la 1. 9 |t'.oo^ est certain; nous ignorons la qualité de ce personnage, 
cf. n. 2 et iiitrod. 

2. 'ApiTTavopw.. Cf. I. 3 et 9. Un personnage de ce nom revient assez souvent 
dans la correspondance de Zenon, et à des dates voisines de celles de notre 
texte (voir PSI, 344 ; 361 ; 383 ; 425 ; P. Lond. iiiv. 2097) et Rostovtzeff {op. Imid., 
p. 102; 150, n. 105; 151, n. 106) en fait l'économe de l'Aphroditopolite. On 
s'expliquerait peut-être l'intervention de ce fonctionnaire dans la nomarchie 
de Diogénès, si l'hypothétique Lysis venait de l'Aphroditopolite; mais nou» 
ignorons tout de Lysis. Etait-ce un clérou((ue militaire ? alors on serait tenté 
de comparer le rôle d'Aristandros dans 49 et 50 à celui d'Antipatros dans le 
P. Fribourg, 7, sans conclure d'ailleurs que comme Antipatros (Lesquier, Revue 
des Études grecques, XXXII (1919), p. 359-37.5) Aristandros fût un vsavixxo;, un 
élève ollicier faisant l'apjjrentissage d'une fonction militaire et administi'ative ; 
il peut avoir occupé régulièrement cette fonction. Mais rien ne dit (|ue Lysis 
fût un clèroucjue militaire et Aristandros peut avoir fait partie de la hiérarchie 
des fonctionnaires civils du nome Arsinoïte, et plus particidièrenient des fonc- 
tionnaires linanciers ; et ce ne sont pas là les seules liy|)othèses que l'on 
puisse faire à son sujet. 

3. o-uvyprijAaTiTa'.. Le mot n'a certainement pas ici le sens (ju'il a ailleurs [mil 
jemaiideu eiiic Rechlsverbindliche llaiidlung (lusfithreii, Preisigke, /Vicha'iirter, 
s. c); il faut le rapprocher du simple /pr,[jLaTivw, dans le sens d'acconiplii- un 



21<S PAPYRUS DE LILLE 

acte d'administiation. Id. s. v. j. La yn-éposition tÙv indi{|iie que Thiasymèdès 
n'agissait pas seul et la surcharge nous donnait peut-être le nom du fonction- 
naire dont il devait avoir le concours. Il est difiicile de dire, l'interligne n'étant 
pas lu, si a£-:pY,Ta'. dépend directement de o-uyypriaaTiTa'. ; mais c'est une cons- 
truction, à la rigueur, possiijle. 

4. £'.; TT|V ç'j/.oxo-'.av « pour le déboisement », déhoisement s'entendant non 
seulement des grands arbres, mais encore et surtout des arbrisseaux, buissons 
el taillis qui empêchent une terre d'être cultivalile. Nous avons des reçus de 
salaires pour iuXoxoTtiaet sar.jp'.Ty.o; [P. S. /., IV, H33 ; 338; 339; VI. 560); cf. le 
commentaire des éditeurs à 33S, p. 74-7.")). L'èa-jp'.Tuo; est très vraisembla- 
blement l'opération (pii consiste à brûler les tiges, branches et broussailles 
qu'il serait tro|) diilicile ou trop long de couper. La terre assignée ici est en 
partie encore en friche. 

7. y.i-h. y.ôvov. La valeur relative des diverses espèces de graines était fixée 
dans des barèmes qui d'ailleurs devaient varier avec les cours. .\u début du 
règne d'Évergète, le rapport du i'roment à la gesse et à l'orge est de 1,60, 
cf. p. 141. 

i). Ici commence r'j-oiji.vr,uia adressé par Ljsis à Aristandros. 

9-10. îv "Oçopù-'yo'-lç: /.tou Probablement èv ■O;op'jyyo'.[ç] y.(jjji[r|i] bien que 

cette expression ne soit pas fréquente. 

10. ]o yspaov îv k'i\ 7C£p'//<o[aaT'.. Probablement la terre cultivable et la partie 
aride sont dans la même enceinte de digues. Dans l'état actuel tlu texte les 
participes féminins singuliers à la 1. l! sont ditliciles à expliquer. 1 nous 
montre clairement ce que l'on entend par Trsp'lywaa. Cf. 1, '"> interl. et n. 

11. <!*•/. C'est sans doute l'intlication d'une superlicie. 

12-14. On songe à ... èyup[<d]f|T|'. (1. lyj^ù>^-i\<., mais l'w est tout à fait incertain) 
xal œuAayGyji o!)[<;8' ÛTzéJpoyo; twv [OSaTjUv [xjai. [TiToJ'iôpo; ysviTÇla'. t,; i[ ]ji.a', to'. si? 

è'-CT, X, [Y£j(op[Y]£lv <7Ùv ff-ÉpuaT'. Pour le verbe à restituer 1. 13-14 £|voiyo]uai., 

£[v£yo]ijLa'. paraissent trop longs. Sùv cr-spixa-:', fait sans doute allusion aux prêts 
de semences. Le chifl're indiquant la dui-ée du bail est malheureusement très 
mutilé et de lecture tout ii l'ail douteuse. 

\h. Bo-aviffj/ov. Ce mot désigne sans doute le sar(dage de l'herbe, opération 
plus analogue à la rro'.oAoyva, (pi'à la çj/.ozo-ia. cpi'on s'étonne de ne pns trouver 
mentionnée ici. 

16. [oàvj£'.ov, très douteux. 

17. £v TuT TTpwTu'. £7£'. 0. Lc lovcr Variait dotic si'lmi les périodes. 
IS. £'.; •■";•••'''• '■''•' [^JTïi"'^' '■'•!"' i'!"":<it long. 



50. ASSIGNATION DE TERRE ET PRET 219 



50. LE MÊME AU MÊME. ASSIGNATION DE TERRE ET PRÊT 



Ghoran 1o7. inv 401. An 35 de Philadelphe. 

a| 12 X 10, b) 9 X 10. 



DiOGÉNÈs, obéissant à Aristaiulros qui a reçu de Lysis un mémoire 
(ûuo[j.vriaa), ordonne à Thrasymèdès d'assigner une terre à Lysis et de 
lui verser une certaine somme en nature, à titre de prêt de semences 
et d'avance pour irais de travaux. Le mémoire qui devait être ana- 
logue à celui qui nous est en partie conservé dans 49, était joint à 
l'ordre de Diogènès, mais il n'en reste rien. Les deux fragments qui 
suivent sont identiques, mais on ne peut ailirmer que ce soient les 
deux scripturie d'un même document. 

a) AtoyivT,; 0paau[jL-/]i5£î yxipziv. 

Aov-o; A.6(7>.Boq 'AptTTavOocot 
To ÙTroY£Ypatj.u.£VC/v 67:6uiv/]ij.a, 
£ypa'j;£V 'Apîa-Tavopo; irapaoîtçav- 
O Ta aOTco'. TïjY yriv T'j^vypfj^aaTÎ- 

aat To (j-izipaoc y.y.l zo y.y.'ztpyjv ' 

T'JVTa^OV [où]lX [XSTpYJTai 

aOTÔj! c îTTCîptxa] t[iç] to [.••]•■ 



b) S6v]to; AijftrtSo?] 'Apfta-TàvSpojil 
10 To] ù-!Z(jyiy[pa.ij.ii.i]\iov ù-kô [fxvYj^aa], 



220 PAPYRUS DE LILLE 

è'Jypa'j/cV 'A[pt(TTaJvopo<; 7ia[pa-j 

y pr^aaT'] 7X1 To] TûÉppLa [xalj 

tJû xy-c^pY&v • o-jJvTa^Gv [oujjl] 
'lo aj£':p^a-a[t aOjTÔ)'. !nr[£p[/.a 



rt) Six fragments. Copie de Guéraiid. Large ciirsive élégante et nette. 

b) Trois fragments. Copie de Giiéraiid. Même écriture un peu plus épaisse. 

Des deux feuillets, il ne reste que les fibres du recto. Ecriture /lo/isi'ersa 
charta. 

L. 8 : .Vprès i:;, to. dans la lacune le cliifl're de l'année; ce f|ui suit : K (abré- 
viation?) ou it = îTo;. 

L. 16 : (àp-râÇa^), sigle ordinaire. 



10. (7-£p[Jia xal tô /.àTïpyov. Les prêts de semence et les avances pour frais de 
main-dd'uvre sont nettement distingués ici, comme dans P. Jlibeh., I, 119, 
cf. inlrod., p. 193. 



51. TllRASYMEDES A IIERACLEITOS 



(JHUKAN l.'i!). Inv. :!Û2. An 35 DE PlllLADELPHE. 

15 X 15 

/i<-cfO. 



7.piO(-^<;) (àpT7.^a;) Tofi. 



52. OHDPaE de \ERSEi\IENT EN NATURE 221 







6paa-utjirj0ï); "HpaxXstTwi yaîpEtv. 
MéTpyjaov xaTa to uapà 'Apia":âvSpou 
[■irp6a"ïaYp.a ? ] . ivao. . . o . [ 



La main est beaiu'oii|i plus rursive clans les trois premières lignes subsis- 
tantes (|iie dans les suivantes. 

L. 1 : traces de lettres illisibles. — L. 8 K( ) ou plutôt &( ). 

1-5. On n'a aucune raison de supposer cjue celte première partie du docu- 
ment ait été essentiellement diflèrente de la seconde ; mais, de quelque façon 
que la 1. 1 ait été libellée, la forme de ce passage était abrégée; cf. au contraire 
les endroits correspondants des textes précédents. Sur les swoTwtsvràpoupo!., 
cf. introd. gcnérale, p. 195. 

2. La date, à cette place, doit être celle de la livraison à effectuer. Celle de 
la lettre manque dans ce résumé. 

5. 'HpaxXeiTwi, cf. introd. générale, p. 194. 

6. 'Apiorâvâpou, cf. 49, n. 2. 



52. ORDRE DE VERSEMENT EN NATURE 
Ghôran 157. inv. 402. Philadelphe. 

10 X 8 

Ce texte qui, comme le précédent, est adressé à Hèracleitos par 
Thras3'mèdès est aussi un ordre de versement en nature ; mais il 

Fasc. ni 30 



^222 PAPYRUS DE LILLE 

est d'un caractère dilférent. II s'ag-it ici non pas d'avances faites à 
des cultivateurs, mais de ^JvTaHi;. Ce mot désigne probablement 
ici la fourniture de matière première par l'Etat aux personnes à ({ui 
est concédé l'exercice de certaines industries. Comme les graines 
versées sont de l'orge, il est probable qu'il s'agit de brasseries. 
Cf. 59 iiitrod. et comuiciitaire. 



6pa(TU[jLr,o-/]ç npaxA£Î':[(jJt yaipî'.v. 

MÉxpVjdov xaTa zo Tiapfà 

t;oû izy.zy. ^coa-py.Tou ù[ii6[xvy][i.a 

.... <I*a-:p£Ou; il^ to iv 'O^Jup'jyyî'.ç 

xal xà o-'jy/.'JpovTa '/.[ 

TfjV (jiJVTaEiv 7.(p iOy^ç) (àpTaSaç) 0£ [xal a'jjj.- 



Même écriture (|iie 51. L. x.pi'.Oriç), x ; (apxaêaç) Ç". 



53. FRAIS DE TRANSPORT DE L'AroPAi:TO^ SITOS 



CllÔRA.N 12. luv. 303. m» SIÈCLE. 

32 X ai 

Fragment d'un registre de corresjxjudancc passive. La partie 
supérieure est en lambeaux. L'écrifui'e est une cui'sive du ili^ siècle, 
lâche et pAteuse au début, tassée à la (in. 

Le texte se compose de deux lettres adressées à un certain Hèdy- 
los, (pii recevait sui' les ports le blé livre' par les vendeurs et avait 
à le payer. Toutes les deux sont relatives aux frais de transport du 



r)3. FRAIS DF. TRANSPORT DE L'AFOPAÏTOS ÏITOS 223 

blé aclielt'' par l'Flat. Ils sont supportés par l(;s veiuleiirs et évalués 
à 3 dr. 2 ol). [)ar 100 artabes de fronieiil ; la prciuiére lettre, autant 
qu'on peut eu reconstituer le sons, avertissait Mèdylos de retenir 
les frais de transport aux vendeurs sui' les sommes à eux payées ; 
la seconde, plus récente de vingt et un jours, lui faisait connaître 
que ces frais, à partir d'une certaine date, devaient être pereus non 
par lui, nuiis par le sitologue ? Quel sitologue ? très probablement 
celui du l)ourg ou du district des vendeurs. Ou ne peut juger du 
caractère réel de ces décisions et ce texte ne complète que dans une 
faible mesure ce qui a été résumi'- par Rostowzew, Arcliiv III, p. 210 
et suiv., et Pauly-]]'isso{\'(i \\\, s. e. Frumentum. Sur làYopacrToç 
tTtoç, voir encore G. Plaumaun, /^ (iradcmvitz, 5 [Sitzuiigshericlite 
d. Heidelherger. Aluni, d. 11 /.vx., /;////. hist. /,/., 1914, ITi Ahhcwdl., 
p. ol et suivantes). 



e 



'HSijXw![ ]Ty]!T . Tîo-a 



tic To-ov . oa . . TO'.Tu toi: 



t'ini£0[at 'zov 

Toù; 6'paouç, /.aOi-rt y?^-?'' ^ otoixyiTY]? 
6£ïv TGV àyopacTTov tïto[v] âuixaOïtr- 
Tc/.vat i~î Toù; 6'pjjt.ouç to auvxsxpt- 
10 [jlÉvov £7:1 ToO aTpaT^/]iyo'J x 



Tou 1^ I . . açi . . . . xa', y.'JTO'j to'j 

Xoyou TÔJv p (àpTaÇôJv) tcôv îi; ~upcôv 
Xôyov )raX(xoO) I" y =, xaî tsOto àva^£p£TOco 
£V X^yw!, 6-aj; à-o to'jtou o àyopaaToç 
15 o-tTOç xaTaa-T7.0Tjt £-1 TO'jç ïpuo'j;, xaOé- 

Tt ypà9£'. ô ^ioixrj-:r|i;. 

("Etou;) 0, M£Tcp-^ ë. 



a-iT[o]- 



224 PAPYRUS DE LILLE 



Ho'jXwI. McTa TO Ypâ'I/K'. TOI 'J-OAOYîTv TOÏÇ 



20 



i - t • ( kl .1 

TITO'J (OTT tic TO OOOîTSOV TtOV 3 i^àpTaÇtôv) TCÙV 

île -'jpôJv 'ki^^^jv /aA(x.oO) f"Y =, •yrJV/.o'Jlr^ 

i~\ "oO TToaTT^^'oO "/.al twv YjYîi-'-f^vwv 

'ToO ai'OO'jixvryj tIto'j à-o Tr'c xv to'j Mîtoit, -sot- 
i t 1 * - j lit 

TÔJv oùv ypy.foiJ.é'Jwv croi t'ju.Ç6"Awv tcôv aîij.î'rcT,- 
XOTCOV i^àj-b T"^; XY ~oO MïTopr, ij-Tj OttoAoyî'-tOw 

il? TC, oipcTpOV. 

("Etou?) 0, MîTopr, X. 



fj. /N (7 .s7?/r. Du .{0. A lli'(l\'los. Après l'avoir ('crit de déduire à ceux qui 
touchent le prix du l)ié nchoté (par l'État), à titre de Irais de transport 3 dr. 
2 ob. en monnaie de cuivre par 101) artabes à valoir sur le froment, il a été 
décidé par le stratège et les olficiers que, pour le orî-o; livré à dater du 23 
Mésorè, c'est le sitologue cpii touchera aussi le prix de transport ; sur les 
reçus qui te sont tlonnés par ceux qui ont li\ré à dater du 23 ^lésorè, que rien 
ne soit donc déduit pour Irais de transport. An 9, le 30 Mésorè. 



2. 'HôûÀtoi.. C'est vraisemblablement un olliciei' ou un sous-odicier à (jui est 
livré le blé acheté. 

.5. 'riroî.oysw ÉxàTTwi.. (>!'. 11. l!)-21 et 2G et suiv. Ce sont les vendeurs ou leurs 
représentants. II en faut concdure (pi'ils n'étaient pas «diargés du transport; 
on a d'autres exemples de |)ai('iuent du lrans[)orl des céréales par l'Etat, en 
nature dans J'. Fay, 18 b, |)our du t'Ito.; qui n'est pas àvopao-xô; (les entrepre- 
neurs tlu transport sont des /.rriVOToo'^o'.), en espèces dans P. Petr. II 30 a, 
cf. III, 1,31, pour du tItoç aY&paTTo;. 

f>-7. El.; To sopsTpov... ôpuo'j;. /*. f\'/j. I, 1)2 iiupli(|U(' (|uc les frais étaient calcu- 
lés sui- la distance, comme il est nalur(d. Pour les livraisons dans les ports, 
cf. P.PcIr., Il, .39 ^^'■. cf. III,.'i3/. 

14. 'Ottu^ à-ô ToJTO'j .. Cf. plus haut, 1.7: x.aOoT'. 'fzx's-: ; il v a eu éviilein- 
ment des ordres du dicecète, d()nl le détail nous échappe, relatifs a la livrai- 



54-S7. RESUME D'ACTES 225 

son dans los ports cl sans tloiile ù sa date; et peut-être sont-ils la cause des 
mesures prises par le stratège sur la déduction en argent. 

22 et suiv. Le conseil tenu par le sti-atège et les ofliciers rapporte la mesure 
annoncée dans la lettre du 'J, mais seulement à dater du 23. Si le sitologue 
touche désormais les irais de transport, ils sont payés en nature, mais toujours 
à la charge des vendeurs ; il n'intervient de changement ((ue dans les caisses 
et la comptabilité de l'Etat. 

20. Twv t'j|j.Ç6auv. Ce sont les reçus pour paiement de blé acheté donnés à 
llèdylos par les vendeurs. 



54-57. RESUMES D ACTES 



Ces quatre textes, analogues dans leur forme, sont des résumés 
de contrats ou de quittances, ((ui, au lieu d'être inscrits sur des 
registres, comme dans P. Pétrie, II, 27 (1), (2), cf. III, 69 a et 6'i d 
(car (1) est analogue à (2)), B. G. C, II, 567 (époque romaine) sont 
écrits sur des feuilles de papyrus de dimensions exiguës, ce que 
nous appellerions des fiches, destinées peut être à la confection d'un 
registre. Leur formule est de deux types; dans l'un, elle commence 
par la date, suivie du nom de l'acte et de ceux des contractants ; 
dans l'autre, c'est le nom de l'acte qui est d'abord donné; la date 
est rejetée au verso, et le nom des parties ou de l'intéressé y est 
répété ; 54 et 56 appartiennent au premier type, 55 et 57 au second. 

Chacun de ces résumés se termine par un chiffre d'ailleurs peu 
élevé (de 1 dr. 2 oh. à 2 ob ); c'est le montant d'un salaire ou d'une 
taxe, peut-être d'un -.iko- d'enregistrement ; cf. P. Pétrie, lor. laiul., 
les restes de la colonne de gauche de (2) ci B. G. U., II, 567. 

Le catalogue de P. Caire signale aussi des extraits de contrats 
sous les n"" 10380, — 81, — 82, — 83, datant de la seconde moitié 
du II* siècle av. .I.-C. et sous les numéros 10526 et 10527 qui sont 
de l'époque romaine. 



226 PAPYRUS DE LILLE 



54 REÇU DE TPOMIA 



Ghùrax, 22''i. inv. 304. An 3 d'Évergèïe 

3,5 X « ou PhILOPATOR. 



L'écriture est une cursive assez inclinée. 

On connaît déjà des reçus d'entretien alimentaire appelés du même 
nom technique que ci-dessous, ^-vfr^ z'^ozii^a-^ : B. G. l., I, 297; 
P. (îrenf., n, 7i); on les voit cités dans B. G. L., II, S67 et P. Oxi/., 
I, 37; ils sont donnés chaque année par des nourrices eng-agées par 
o-'jyYpa^Y] TpcsiTiç (l'. Wilcken, Ari/u\>, I, p. 128-4); cf. ci-après 55. 
Mais ce n'est pas toujours le cas ; en principe, il n'y a pas lieu de 
restreindre le sens de Tpo:pcïa à l'entretien d'une nourrice ; dans 
B. G. Z7., II, 587. 1. 9, le reçu est donné par un homme, et ici 'Eptcûç 
peut être un homme. 

CSStûJV 'EotloJC XcZVÔJSt 

Tlau-JÎOY^TOÇ, M£vo-/]a-tùJi, liTwv) X^ 
(èxâiv) V a = 

L. l, in fine : -po. — o correction sur (.). — L. A : a^, le "^ est sous le ),. 



An !^. 10 TIkiIIi. i'oiii- le reçu crenirelien alimentaire d'Érieus, donn«' à 
Nepnôpliis, lilsde l'anii)oès, ile Mendès. âgé de 37 ans (et) à Petamoniiis. fils de 
l'hatrès, à(rv. d'environ 50 ans, 1 drachme 2 oboles. 



m. CONTRAT ALIMENTAIRE 227 

1. 'ATio/f,;. Le génitif est employé de même (éixoXoyia^) dans /?. G. U., II, 567. 

1-2. Cf. Iiitroi/. Cf. P. Êleph. 2 et .3 et les interprétations si dilTérenles 
données par Riibensohn, ad. loc. et J. Partsch, Griechisclies Burgscka/ Isrecht , 
2, p. 37 n. .^. 

3. Msvorjffiw. — Mendès dans le Delta, aujourd'hui Tell Roba, près de Sin- 
bellaouin, sur la ligne du Caire à Mansourah. Il y avait une Mévoyi.; xÛ[ayi dans 
l'Arsinoïte [Teblunis Papi/ri, II, p. 389) ; mais il ne s'agit pas d'elle ici; 
l'adjectif etlmi(|ue n'est généralement pas employé pour les xwfjiai.. U faut tra- 
duire soit : « de Mendès », ou « du nome Mendésien ». 



55. CONTRAT ALIMENTAIRE 



GhÔRAN 24^1. Inv. 305. 

4,5 X 8 



Texte bien conservé écrit en cursive. 

II s'agit ici d'une cjjyypî'^'^i '^pî?^'^^;, c'est-à-dire d'un contrat par 
lequel une personne s'engag-e à en nourrir {■zpi'stiv) une autre, à lui 
donner les ipoçâa (Wilcken, Arcliiv., I, p. 128). Cette autre personne 
peut être une nourrice (cf. P. O.ri/. l, 37, époque romaine); ce peut 
être aussi une autre femme (P. Tor 13 = Mitteis, Chrest. 29 ; 
P. Tebt. I, ;il; P. Pétrie, III, 133). — Dans P. Tebt., Il, 279, 
P. Caire, 102(V2, P. Basel, 6 [Ahliandlungeii dei- Konigliclien Gesei- 
Iscliaft der ]Vissensc/iaffen zu Gottingen, t. X\'l w" 3, p. 33), il est 
impossible de savoir eu quelle qualité la femme contracte. L'oblig-a- 
tion alimentaire a été une forme de l'aYpa^oç yc/.aoç (Mitteis, Gruiid- 
z-ïige, p. 206). 



228 PAPYRUS DE LILLE 



Rerto. 



Tp&çitTiv I- 3 lla0(7'.; 'AavÉcoç, Ep- 

xbç OtiÔ 0£?tbv GCsOaXfJLOV IIcTOCÏ- 
pt; AcopîwVOÇ, (ÈTCÔv) lï], i).ikoivyptl 
ll£-£7aijt.fJi; 1- 

naOv[i] i. IlaOo-i; 'AuvÉwç 

irpôç IlîTOatptv 



L. 5 : l'eiil-ètre IlETîTauTTi; 



Hecto. Contrat alimentaire de 2 flrachiiies. Pausis, fils d'Anineiis, Hermo- 
politain, âgé de 40 ans, teint foncé, lentille au-dessus de l'œil droit, à Pétosiris, 
fils de Dôriôn, âgé de 18 ans, teint foncé ; Pétésambis, reçu 4 oboles. 

\'('rso. 10 Paiini. Contrai de Pausis, fils d'Amneus, avec Pétosiris. 



1. TpowÎTW I- ,8. Sous-entendu : au- ypa-^/jv. Dans P. Tor., 13, le père delà 
f'einme verse à un nommé Psintaés une somme de 500 drachmes, à charge de 
servir à sa fille une rente annuelle de GO artabes d'olyre et de 72 drachmes 
d'argent. Le chifi're ne (igui-ait pas dans/*. Tebl., I, .51, ni dans les fragments 
conservés de /'. Pétrie III, l.'!3. Dans P. Eleph., 3 et 4, Kla|)hinn verse .300 et 
400 drachmes pour Tpo'.p£w. au.\ <( protecteurs » qu'elle quitte, selon Rubensohn, 
aux jjersonnes qu'elle a dû promettre d'entretenir pour être ad'ranchie, selon 
.1. Partsch. 

2. 'RpjjioTioAiroç, d'Hermoupolis, ou du nome llermopolite. 11 n'est pas probable 
(pi'il s'agisse d' 'IÎ5[jioÛ7roAi.;, xw[jLr| Av. l'Arsinoïte, vK. 54, n. 3. 

',\-'i. IleToo-ôpii;. Probablement pour flsTca-'lpsi.. (>f. 1. 5 X\z-t<srL\}fj'.s et verso 11. 1-2. 
D'après le verso, c'est Pétosiris (jui contracte; le nom de Pétésambis n'est 
accompagné d'aïuiin signalement. (^)ucl est lo rôle de ce personnage ?0n serait 



5fi. PRET 



220 



tenté ck' croire ((iic c'est la lillc ilo l'ausis, Ijénéliciaire dos Tpossïa, et qui, 
n'étant pas intervenue au conlral. serait noninK'e i<i j^our plus de précision. 
Mais le nom doit être un nom d'Iiomme. 



56. PRET 



Ghôkax ±'\\. 
■2 x: 



Inv. o06. 



An 8 U'EVERGI'TE OU 

Philopator 



L'ÉCHiTURi-: e.st une ciirsive élégante. 



("EtOU;) Y], E-£tCp '.. 'Eo7.V',(T£V Ïlo/W- 

TYjç 'Auûyyto;, 'ApatvoiT/];, 6(DT0p- 
Taîwi TccoTo;, HpaxAco-oAî- 

tY]t = 



An 8, 10 Èpeiph. Prêt par Sochùlès, fils d'Apunchis, d'Arsinoé (ou du nome 
Arsinoïte) à Thùtortaios, fils de Téôs, d'Hèracléopolis (ou du nom Hèracléopo- 
lite) reçu 2 oboles. 



2. 'Aûo-'.vo'.TY,;. Cf. 54, 1. et n. 3 ; 55, 1. 1-2, n. 2. La capitale du nome Arsinoïte 
n'est jamais nommée que r, KpoxoSsiÀuv toX'.^, à l'époque ptolémaïque. Il faut en 
conclure qu' 'AsT'.votTTii; doit s'entendre plutôt du nome que de son chef-lieu. 

3-4. 'HpaxÀeoTToAiTyii.. Cf. n. 2, et P. Mogd. 42, n. 1. 

Fasc. lU 31 



^2-M) PAPYRIS DE LILLE 



57. REÇU 



CiiiÔKAX 2<i0. i"^ -^o"- An <S d'Evergète 



'. X <i 



OU Philopator. 



L'écriture est une cursive empâtée. 

/{ecfo. 

H'Ja^^oAov aîlTprj-wv) i àv(à) i 1" p ÏIto- 
TO/jTt; '•Jvvcôç'ptoç. Ap^ivot- 
T/j? (ÈTÔiv) •/.£, uay-po-pi^w-o;; 
... Tri . V T (■ ^>^'^; 

("Eto'j;! t,, Tla'jv. '.. "^-ozvr-.t. 
aoTOV 



L. 1 : as(-:pT,-:(ov) hE. — L. 4 : aTtoTc,. £v — c Smyly. La pi'einière lettre est un a ou 
un A ; nous m; lisons |)as le t: ; o ou p ; après ty,;, peut-être un t un peu au-dessus 
(le la ligne, un c. ou un A iinni('(lial(>ment au-dessous du t. 

Bfclo. Reçu de 10 métrètes à 10 dr., soit 100 dr. Slotoi'tis, (ils d'(^nnr)phi'is, 

Arsinoïle, âgé de '1^^ ans, (igui'e allongée, (reçu) 2 ob. 

Verso. An 8, 10 Pauni. A Sloloélis. Pain. 

2. AccT'.vol-r,,-!'!' 56 n. 2. 



58. COMPTES 231 



58. COiMPTES 



GhÔRAN 12. Inv. 309. uf SIÈCLE. 

16 X 16. 



Fragment d'un papyrus d'un brun clair, incomplet à droite et à 
gauche. Au rccfo Técriture perpendiculaire aux fibres est très effacée : 
c'est une cursive très rapide et très Une. Il y a trois colonnes : la 
première offre la fin de 7 lignes, au-dessous desquelles le |)apyrus 
reste vide; bien que tout le texte soit de la même main, on ne saurait 
affirmer que ces sept lignes, très malaisées à lire et suivies d'un blanc, 
appartiennent au même document que la suite. Cette suite, c'est-à- 
dire les colonnes II et III du Recto, et le Verso tout entier — soit 
trois colonnes complètes et une quatrième qui affleure — contient, 
après l'indication d'une somme en caisse, un compte journalier de 
dépenses allant du 4 au \'\ d'un mois inconnu. Si les colonnes pré- 
cédentes faisaient partie du même document, l'indication de ce mois 
devait s'y trouver. Chaque jour l'auteur du compte consigne minu- 
tieusement les dépenses faites pour les provisions de bouche (pain, 

légumes, vin, etc ), pour le chauffage et l'éclairage (bois, lampes) 

et la nourriture des bêtes. Après plusieurs totaux partiels, il fait un 
total général quotidien et vérifie, par une soustraction, la somme qui 
reste disponible sur les 39 drachmes 2 oboles qu'il avait en caisse 
le jour où commencent les comptes. Les achats sont payés tantôt par 
lui-même, tantôt par l'intermédiaire de personnages, dont le nom 
n'est suivi d'aucune indication de profession; ce sont Boèthos, Pété- 
minis, Drimylos et Zoïlos. Sauf ce dernier trait, nos comptes offrent 
une grande ressemblance avec P. Saklicikini, Remie Égijptologique, 



232 PAPYRUS DE LILLE 

m, p. 118-12:iet7^. Pétrie. \\\, l?vi, i:J7-Ki(), \^±. Il nVst pas vrai- 
semblable ([iTils aiciil \v mèiiu' iiih-i^'l que ce dernier texte qui a 
sugg'éré àd. (liolz iiii rapprochement si fécond avec les fêtes d'Ado- 
nis décrites dans les Sijracusdlnes de TlK'ocrilc (cf. d. (llotz, Les 
fêtes d'Adniiis sous l^toléniée //, dans la Revue des Etudes Creccjues, 
:^:3, 1920, p. l()9-222). Cf. aussi P. Teht. I. Ilfi, 117. 

Les conq)tes de cette nature ont soux'ent ('■l('' appelés comptes de 
ménag-e. Pour notri> texte, an moins, une autre interprétation s'im- 
pose. M. (j. (jlotz nous l'ait remarquer ([ue l'inlervention des inter- 
médiaires dans les achats porte à snp[)Oser que notre document 
concerne non un individu ou une famille, mais un groupement plus 
large; ce fait et la présence d\\ a7.y'.;i.o; lui donnent à croire que nous 
avons les comptes d'un ollicier commandant un détachement. Sur le 
premier point M. (i. (llolz a certainement raison : mais la présence 
du ai/^ao; ne prouve pas rigoureusement le caractère militaire du 
groupement et les noms propres pourraient bien nous ramener au 
cercle de Zenon, qui administrait an luwonni la oojoîà d'Apollônios, 
le diœeète. Le nom Pétéminis est porté par un Arabe, dépendant de 
Zenon, et ([ui dirige une plantation de ricin, pour laquelle il emploie 
trente esclaves; Zôïlos revient plusieurs fois dans les papiers de 
Zenon; Sôstratos, Boèthos, Drimylos, Amôs s'y rencontrent. La pré- 
sence du ixà/tao; ne contrarie pas cette hypothèse et peut s'expliquer 
par la nécessité de maintenir l'ordre (cf. les notes). 

Recto. Col. Il 

lyui h A 7 / /. = 

O'.x l>or,Oo'j 
A .Vu.(ôt aayirj.oj'. — 

oçouç y.c(pâ[ji.tov y. 
5 'K'y/y.rjZ t ,/' = L 

t'jxo-oVaî'. b(^t'Cki[xy. C L 

•//:pT'>,- — / -.-: = 



58. COMPTES 233 



■/.7.'. O'.a llcTîa'.vioç 
àpTOi O'.à l^ojo-rpàTou [lJ 

10 £? 'EpltOUTTOASOJ; 

[S]^o; C L 

T[à]pf/o; C JAa'.ov L 

Bo"/;Ocoi àpTO'. C L 

Avyavx L oHfoJ; L 
15 H'iÀa / vSkô-/.\iy[za) y 

côià = / ./ = L / lî — L 

Xlo'.-bv'l xo C L 
P] O'.y. Bo/;Go'j Au-wi aayt([ji.tot) — 

yô^io^ — £X(aiov) xal [3a(Xavcïl Sià 
20 Ap'.a'JXo'j ïl'jpo('j^ xa'. TjmiKo'j — 

ôiuOu[y.ov L / ,/■ L 



Col. ///. 


*- / / .' "^ 


xal 017. Ile' 


:î[jLÎv(to;| 


'6'\i[o]v 


Z 


apTO'. 


C L 


A7.'/ava 


C 


5 'rpwyp-a 


J:Z 


0ap£UWL 


L/H 


/ / = 


CL/. 


Xjot-'ovl xy 


ÇLZ 


otà Boy;Oou 




lu Ç" '7'jy.y. xal oH 


;'jOu[x ov 


T'JObv A (7.0) 


i— f 



[xa/iaw. y 

xa'. a'jTwi OîOVT[i 

xal Olà IIîTELllv'.OC 

15 àpTOt C oivo? i_^ 

oçoç L Aâyava; 



234 PAPYRUS DE LILLE 

^iavov L ï'k{ot.'.ov) xal paXa[v£l -] 
■/.iy.i y TpôJyf^a [ 
20 Bov-Ocoi C L / .y = C L / 

/a- CL]-/, 

Verso. To/. ///. 

Xà/avx / 





^pcoyixa -/_ 




/y,f=y/,.:LylL 


, e 


rj.Ç,^OÇ l C 




T.. vu. a = 




K.. OLVV.L l c 




lAatov 




TAatov . . 


10 


o<];(C/v] C Xà-/_ava ■/_ 




ÇijAa ■/ 




/ a ./• C y. Z - C 




/ tfJ-Z-CL 


1 


oùOèv 


15 lA £v Kpo/.oorA(ov -otXsi) 




o'}ov C L 




x'Jajj.oç 




Xi/ava •/ 




... etc.. 



flec^o, Co/. II. L. 'i : x£(pa;jL'.ov), |^ . _ L. G. 1. ossO/^aa (?). — L. 19 : 5X(aiov) 

3tai |5a{Xavei), £ xal 3- 

Col. III. L.21 : p. e. la, mnis i)!ulùl /a. 
Verso, col. III. L. 1.''' -0 iXe'.), /r\. 



58. COMPTES 235 

Recto. Jai 36 di-.; total : 39 dr. 2 ob. 

Du 4. Par rinterniédiaire de Boèthos, au inachimos Ainùs, 1 ob. 1 keraniion 
de vinaigre, 3 dr. ; lampe (?) 10 dr. 5 ob. 1/4; dû au marchand de figues, 3/4 ob.; 
foin 1 ob. ; total : 14 dr. 2 ob. Et par l'intermédiaire de Pétéminis, pains, par 
l'intermédiaire de Sùstratos 1/4 ob.; d'Hermoupolis, vinaigre, 3/4 ob. ; salai- 
son, 1/2 ob; huile, 1/4 ob.; à Boèthos, pains, 3/4 ob.; légumes, 1/4 ob. ; 
vinaigre, 1/4 ob.; bois, 1 chalque; concombres, 1 chal(|ue; (inifs, 2 ob . ; 
total : 15 dr. 1 ob. 1/4; Reste : 24 dr. 3/4 ob. etc.. 



R° II, 2. Boo^o;, plutôt que ^oyiSo;. Ce n'est pas ce nom qui nous eût suggéré 
notre hypothèse, car il n'est pas fré<|uent dans les Archives de Zenon; il s'y 
rencontre, pourtant, au moins une Ibis, cf. P. Jouguet, Bibliothèque de VÉcole 
des Hautes-Études, fasc. 232 (1921), p. 235, n" 4, II, 1. 5. 

'A[jiwi [jLayîu.(o'., cf. 1. 18 et III, I. 11. Sur les aàyvj.o'., cf. 25, 11. 45-6 note. Le 
nom de 'AaôJ^ se rencontre dans Jouguet, loc, laud., p. 234, n" 4, II, 1. 1.^ et 
dans P. Zenon, Edgar, Amia/es XIX, p. 25, n" 30, 11. 10, 22, .30; dans ce dernier 
texte, c'est un Xaaço,;. 

4. Cf. II, I. Il; 14; III, 1. Ki. Si, comme il est probable, le y.£pàp.'.ov, unité du 
gros, est d'un demi-métrète, 1/4 d'obole est le prix de la cotyle de vinaio-re et 
alors, à la même époque (P. Pétrie, III, 137, col. I, I. 10; 140, c, I. 2; d, 1. 5) 
1 chalque est le prix du double oxybaphe ou demi-cotyle (G. Glotz). 

6. o-fdliiko. désigne peut-être une qualité de ligues; cf N. C. 

8. o\.7. IIsTejx'lvio;. Un Pétéminis figure dans les papiers de Zenon, cf. M. Ros- 
tovtzeff, .4 Large Eslatc in Egijpt in the third cenlurij. B. C. p. 178, 180. C'est 
un Arabe, P. S. I, 519; il dirige une plantation de kiki et emploie une trentaine 
d'esclaves (Rostovtzell', loc. laad. p. 178, d'après P. Lond. inv. 2312); il s'oc- 
cupe aussi de bétail, particulièrement de chèvres, P. S. I. 368 et 596. 

9. S'.à Iwa-Toà-roj. Sôstrate a fait partie du cercle de Zenon au Fayoum, même 
quand il se fut retiré à Philadelphie; Rostovtzelf, op. laud., p. 57, 85, 114, 151, 
160, etc.. 

20. ApiaÙAo'j S'jpo(y) xal ZutÀo'j. Ap^ij-yAo; n'est pas un nom très répandu. Cf. 
P. Hibeh, 90, l. 2, et la note. Un Ap';;j.uÀo; ligure une seule fois dans les archives 
de Zenon, P. S. /., 406, d'après lequel, associé à un certain Dionysios, il se 
livre à toutes sortes de méfaits que le o-uv(op!,o-:y;,- Hèracleidès dénonce à Zenon 
en un très mauvais grec fort embarrassant pour les interprètes. D'après 
Wilcken, Archiv.; VI, p. 393, Dionysios et Drimylos seraient des agents de 
Zenon, pour le commerce des esclaves (-a'.oi Txa'.) . Mais d'après Rostovtzeft", 
loc. laud. p. 25 et 26 et p. 26, n. ,35, c'est précisément l'achat et la vente d'es- 
claves qu'entre autres crimes leur reproche Hèracleidès, et il en fait des 



236 1>APYRUS DE LILLE 

éciiyers ('.Tntox6[xoi) dcpendant du tjvwv.tt/]; lliTacleidès. ()iioi (|iril en soil, les 
scènes de P. S. I. 406 se passent en Syrie (VViIcken, Inc. laïuf.) et le document 
semble appartenir à Tépocpie syrienne de la carrière de Zenon (cf. Rostovlzefî, 
/oc. laud. p. 23 et snivanles). Drimylos a pu rester au service de Zenon, venir 
plus tard à Philadelphie, et garder le qualilicatilcle ÏJpo;, soit qu'il lût vraiment 
originaire de Syrie, soit en souvenii- d'un long séjour dans ce pays. 

Il y a plusieurs Zoïle mentionnés dans les Archives de Zenon; l'un d'entre 
eux est déjà célèbre parmi les érudits : c'est l'Aspendien, qui se propose 
d'élever un temph; à Sérapis (/'. Zrnoii, Edgar, Annales, XMIl, n" 7). Un autre 
est économe du nome, d'après Rostovtzell', loc. Iniid. p. 149, jusqu'en l'an 30; 
(cf. P. S. /, '.84; 4«JS; :)02; .'jO'J; .538 et 7'. Zenon, Edgar, Annales, XVIII, n° 18 
et n° 20 p. 242). lii autre est un agent d'Apollùnios en Syrie (Rostovtzell', loc. 
laud. p. 3;^. cl'. P. S. l. .330, et p. e. J\ Zenon. Edgai-, Annales, n° 2. 

Il y en a probablement d'autres encore. Le nom revient trop souvent pour 
qu'on puisse toujours les distinguer, et ris.pier <les identifications. Cf. P. S. /, 
409; 4,3."); 494; 49;'); .■')48: (;27, (ySl . 

R" col. III, II. l.")-20. .M. (i. (îlotz nous l'ait l'eniaripier que les chillres man- 
quiinl il In lin des lignes ]ieuvent être restitués avec la plus grande probabilité. 
Le prix du vin étant d'ordinaire 2 oboles, la somme payée au baigneiir 1 obole, 
le total de .5 oboles 3/4 1 /8, il nous reste 1/2 obole à partager entre les légumes 
elle dessert. Or on trouve pour les légumes cpiaire prix : 1/2 obole, et 1/2 1/4 
1/8 sont impossibles ici; restent 1/4 ou 1/8 d'obole. Le dessert monte tantôt 
à 1/4, tantôt à 1/8 d'obole. Le total de la 1. 21, 1 dr., 1 ob., 3/4, 1 chalque est 
probalilement celui de la journée du 6, comprenant les dépenses faites par 
Boèlhos et celles de Pétéminis. Celles-ci s'élèvent à .") ob. 3/4, 1/8; restent 
])<)ur les dépenses de Hoèthos 2 oboles; sur ces 2 ob., 1/8 a été donné à Amôs 
pour du fromage; le reste est à partager entre un autre versement à Amôs, et 
le prix des figues et du thym. 

17. x)v'l^javo;, mot d'origine peut-être sémiticpie ; la forme attiijue est xpi j^avo,;; 
les papyrus emploient les forines avei' A, <pii se li'ouvent en dorien et en ionien. 
Cf. Mayser, (Irannnalik, y. 7, 41, 188. 

\° col. 111. 4. On ne peut se rendre compte de l'exactitude des chillres. La 
surcharge £ /' (.'')dr., 3 i^b.) reste inintelligible. A cette ligne paraît une indica- 
tion nouvelle, le signe 1 = à» 'wv(j'). Mais nous ne comprenons pas l'intérêt de 
ces soustractions, si ce sont bien des soustractions dont il s'agit. Peut-être ce 
signe introduit-il une somme ([ui reste à payer. 

7. .Nous ne lisons pas ['j[aA]av£Î. 

14. oOBév. forme courante (six fois H contre une fois o au m" s.) cf. iNIayser, op. 
laud., p. 181 et suivantes. 



■)9. VERSEMENTS POUR LA ZlTHPA 237 



59. VERSEMENTS POUR LA ZÏTHPA 



Magdola. ii.v. 101. An H d'Éverg-ète P''. 

a) 16 X 11 
16,5 X 13 



On ne peut pas douler que les tleux morceaux de papyrus, qui 
constituent ce document, ne doivent se placer l'un sous l'autre. Nous 
obtenons ainsi deux colonnes complètes en haut et en bas; mais il y 
a certainement entre les deux fragments une courte lacune dans la 
colonne II (entre les lignes 96 et 97), et peut-être une autre, mais 
moins étendue, entre les lignes o 1 et 32 de la colonne I. La colonne II 
est mutilée à droite et il est impossible de savoir s'il y avait de ce 
côté une ou plusieurs autres colonnes. Le titre nous fait pourtant 
supposer que la pièce n'est pas loin d'être complète, cependant il 
manque au moins après la ligne 126 des noms de contribuables et 
un total général. 

Ce titre nous indique : I" la date : 11'' année d'Évergète P'', mois 
de Choiak; 2" la personne de qui émane le document, Tiapà [6]écovo;; 
3° la nature de ce document qui est un compte des sommes versées, 
au titre de la 'Çu-ripy., à la perception de Bousiris, pour la 1 P année, 
TÔJv T.tT.zojy.i-MV [fn-À to âv Boixjipii AoyeuTripiov £iç to ta' [tzoç] '(uTrjoâç (voir 
n. o). 

Le compte est divisé en trois parties; la première qui va de la 
ligne 8 jusqu'au total général de la ligne oi, nous donne, par vil- 
lages, une série de versements en argent, effectués par des per- 
sonnes dont la qualité n'est pas spécifiée. Cette partie peut être 
résumée par le tableau suivant : 

Fasc. ni 32 



238 



PAPYRUS DE LILLE 
A 



Dates 


Sommes payées 
en drachmes 


Villages 


Payeurs 


.\v:a/. 


160 


UiE-i-onô-j-:- 


Au)7;6r,ç za; ©otOfjLO'Jî 


^-t 


100 


Kof,ziî 


'lëoti; xa! Ne^OoJtpK; 


- 


125 


Ilsiveil/u 


KaXXtzXfç zh Trapà IlaTEiojyoj 




300 


Ti^yJAi 


Ap'j'j'jTr,:; xô T.OLpi AT,ijLr,-:p(o'j 




300 


Bouaïsiî 


AT|ijir]-:p;o; 


"^ 


320 


TiXtofic? 


— 


Tolal 


1505 




12 


180 


'Ov/r,4 


'IvaptoO; To T:apà '.Apfxayopoj xo 7:apà 'Upo'j 


15 


300 


Bouaïoi; 


AïiJATÎxptO; 


22 


1 2 ob. 


BojtToiî 


'A6£iji|X£'JC Bpjxoj; 


< Total > 


<.481 2 ob.> 


Ce total n'a pas été effectué par le scribe. 1 


23 


600 


Koua 


'tipoç 'Ap-^-/;6io? xô -Trapà «fapiTOj 




100 


'Ovvf,; 


'ilpo; TôysSoéw; 




300 


'Ov/r-;; 


'Upoî 'Apyrioio; xo irapi xoô ocjxoù 




215 


Too'j 


SajjKoù^ 


Total 


1215 




24 


87 


XyvôjijiÔi; 


tJa[jiO'jv;< 


27 


100 


Too-j 


Sa[X(0'jî 


28 


[23] 


'qw-^i; 


'iipoî za! NsyBsv'iê'.; [ 




1040 


BoutrTpiî 


Ar,[ji-/;xpio; 




160 


DeEvTtàsêuTi; 


AT,|ji/;xpiOî xô T^xpk A(0!Ji6iou xx! 6ox0[jioûxo? 


Total 


1410 




[••] 


163 


Tiv/.).,; 


'Ap'JWXT.Î 




53 


Kpï,y.t< 


'lëoiî /.al NsyOoTÎpt; 




5 


i)-/vô)ix6i^ 


8a|JL8C)V!; 




298 4 ob. 


Bo'jjTpt; 


AT,urixpto< 




123 


Iliéveiî/u 


AT,|AT|Xpio; xô Ttapi fliXEjoJyoj 




320 


TiÀÔjO'.; 


AT^|A/;xp!o; 




160 


"Ow?;; 


'<>po< 




40 


Tôo'j 


iixofxtî xô -api iiaiiioOxo? 




100 


K')ijia 


<l>apàxr,; 




160 


'Ov/f, ; 


'ilpo;; 


Toliil 


1626 4 ob. 


Total général 


<6238> 


Le texte don 


ne 6425. Différence : 18" lir. 



ot). VERSEMENTS POUR LA ZÏTHPA 



239 



Connue on voil, nous avons ici la liste des soninies versées à des 
dates diverses, pendaiil la durée d'un mois, qui, d'après le titres ne 
peut être que le mois de Clioiak. Le mois est divisé en périodes mar- 
quées par des totaux partiels, <pii n'atteig-nent jamais 2000 drachmes. 

Des dix villages (pii ligurent dans notre texte, plusieurs sont 
connus. Bousiris est le nom de deux villages, l'un dans l'Arsinoïte 
(cf. Grenfell-Ilunt-Goodspeed, Tebtunis Papijri 11, appendice II, 
.s\ ('.), l'autre dans l'IIéracléopolite (G. Wessely, Studien zur Palaeo- 
graphie utid Papi/rus/iu/ide, t. X, 13-3, I, 1. 11). Gomme K6p.a, IIeïv- 



s 

M 3 

11 


'fi 

O 

n 

300 


M 

•o 


100 


o 


's 

p 


3 

c 
123 


b 

c 
160 


>3 

> 


300 


•3 
r< 

320 


3 

O 

■o 


.T3 

1 
1303 


12 








180 










180 


lo 

22 

23 

24 

27 
28 

[■] 
Total 


300 


1 














300 


l,2ob. 




















l,2ob. 




600 




(100) 

(+300) 










215 

100 


1213 


(=400) 
















87 






87 


















100 


1040 








[23] 




160 


3 






40 
333 


1223 


298,4ob. 


100 


33 


(160) 
(+ 160) 


123 




163 


320 


1626, 4ob. 


(=320) 


2140 


700 


153 


néant 


923 230 


320 


92 


463 


810 


6238 



2^i0 PAPYRUS DE LILLE 

-âaSuTiç, Tôo'j, Ovvr,; se trouvent aussi dans l'HéracléopoIite, il est 
vraiseml)lable que notre document concerne ce nome. Bonsiris, 
où est le Aoyi'jTr^pi.ov, doit être le chef-lieu (lu II district financier, et 
probablement, à en juger par Tanalogie de Plicbichis, où se trouve 
le Xc-YcUTïjp'.ov du KwtV/];, le chef-lieu d'une to[)archie (voir P. Hibeli, 
1061. Le tableau B permettra de juger d'un coup d'œil l'importance 
des versements par périodes et [)ar villages. 



La seconde partie commence à la l. o2 et finit an total gc'néral de 
la l. 9(k Le titre, x-b 5'.îYY'jr;T£toç, indique que les sommes versées 
proviennent de cautions, et c est ce que confirme le détail du compte, 
où nous trouvons des formules comme : v.;, rr^v Qpou ÈyY'-^'l^''^- 
Malheureusement les mutilations de la col. Il nous dérobent, entre 
autres notices, l'indication des sommes versées. On remarquera que 
dans ce chapitre, figure un village que l'on ne trouve pas dans la 
première partie, celui de IMachor. Le total des sommes versées par 
les cautions n'est pas de beaucoup inférieur à celui des paiements 
réguliers de la première partie : 1 talent contre 1 talent 
'G25 drachmes. Ces cautionnements pour la Zu-.r^py. sont aussi connus 
par des textes démotiques de la même époque cf. IL Sottas, P. déni. 
Lille., 6 et 7, et la n. 10 de la p. 26. Les renseignements fournis par 
cette seconde partie sont, autant que possible, résumés dans le 
tableau C : 



•J9. VERSEMENTS POUR LA ZVTIIPA 



24d 





Dnics 


Sommes versérs 

LMl cllMchini's 


l'ersoiiiu's 
qui font les versemciils 


p4'rs(»iiiics pour 

qui le verscnicnl 

est l-iil 




jusqu'au 20? 


21 

20 


'Ovvî;- 

Too'j 


Xsx,esvT6t; 
A(ià)î 'Atpjy^io; 


'lipo; 
'Ipxvojtpiî 




Total 


44 








[20?] 














20 
20 
20 

[ ] 


Miyop 

id.' 
id. 


KïtpaXr,v 

IvapwOç nETewjToç 
Ar,[jirÎTptOî AtoSwpo'j 

AîOVJTOOUJOO, 

<I>a[jLOjvtoo [ 

Kaa8to [ 

't>a;jtO'jv!oo [ 
ricTOïîoi, 

nsTt? riij[..To,-] 

Ililtî TTÔTOTlOtOC 

•i2po,- -Apg.: [-^..0, 


'/pxvoiTTlC 










'iipos 'Ap-:£fz[ 
ir,|x/^Tpto; 






24 


[ ] 
[ ] 


Tôou 
Kpv;/.'.; 


'AOsfx.uLEJ; n[ 

[.Jfxox; A[ 
'HXto<>[ ] TitâSou 


'Ipavoùtpi; 
X 




27 
28 


[ ] 
[ ] 


Too'j 
Mayop 


N'0[AtY-cr,; [ ] oo'j 
'Ap'jdJtr,; [ ][0î 
'ApiiaTo; [ 
[ ] 'Opv/toc 


X 

'lpav[oClT:i; 

[pour le même?] 

c 




Total partiel 


388 








__ 


Total général 


1 talent 





















La Lacune entre les ligne.s 96 et 97 a peut-être emporté le titre de 
la troisième partie. Celle-ci est à peu près construite comme la pre- 
mière. Les versements ont lieu à peu près aux mêmes quantièmes; 



242 



PAPYRUS DE LILLE 



les personnes qui les effectuent sont généralement les mêmes,- la 
plus grande différence est dans l'importance des sommes versées 
qui, autant qu'on on peut juger par les chiffres conservés, sont tout 
à fait minimes. Nous ne savons pas dans quel mois ces sommes ont 
été payées. Le tableau D résume la troisième partie : 



Dates 
Xotax (?) 


Sommes versées 
en drachmes 


A'illages 


Payeurs 


i ^ 

5 1 

11 
15 
23 


[ ] 
[ 1 

[ ] 

[ ] 
i[ ] 

1 ob. 1/i 
■i 12 ob. 

3 ob. 3/4 
3 
4 
4 
2 i ol). 


Kpr, ■/.'.; 
nsÉvet}'" 

'Ov';ï,i; 

BouoTois 

TiXioO;; 

Tôou 

Màyop 

Boualpi? 

Kô[jia 

'Ovvt;i; 

Toou 


KoiÀ>,!/.Xf,; TO Tiapà Ileteao'jyou 

'Ap'J!i>T-/-|î [ 

[' ] 

XTiixr'^tpio; 
'Ipïv[oOot?j 

iï.JJLÏ^TptO; 

ilpos Ap^r]6iOî 
ô aÙTÔî 


24 


1 ob. 1/4 
1 ob. 1/4 
1 ob. 1/4 
1 ob. 

3 3 ob. 1/2 


Kpr,-/.i< 


'A|xù)i; TÔ Ttapà 'Ipï-jo'jtpio? 

Aïoowpoc 

Nojjti-,"f?;? 

6a|J.oùv'.; 

•ni 1?) V. n. ad locum j 


Total du 24 


4 2 ob. 1/4 


Le texte donne 4 dr. 1 ob. 14 


27 


3 ob. 3/4 
1 


Miyop 

Too'j 


'IpavoÙTTt; 
Sajjnoù; 


Total du 27 


1 3 ob. 3/4 




28 
29 


2[ 1 

1 ob. 1/4 

[ ] 
1 3 ob. 1/2 [ 

[ ] 
1 ob. [ 

[ ] 
[ 1 


id. 

Bo'jdïpi; 

lUEvTriaê'jTt; 

Ti-;/./t; 

KpY.Xl? 

Bouaîpi; 


'llpo; 

NsyÔEvtêtc 

ArjuLYÎTp'.Oî 

ArijjiTÎTpt'K "0 ~apà AwiiOÉou 

'.\p'J(i')TT,î 

'lêoûc [ 

Aïj.a-fÎTpio; [ 
[ ] 



59. VERSEMENTS POUR LA ZYTHPA 2^i3 

Four apprécier le sens et la portée de notre document, il faudrait 
pouvoir se représenter le rég-inie fiscal au([Liel était soumise dans 
l'Eg-ypte ptolémaï(|U(' la fabrication de la bière (^Otoç, cf. G. Wessely, 
Zijthos uud Zytltera,x\n'' Julireshericht l<\ />. Sta (i tsgy iniiasiums iii. Her- 
nals) ; c'est à quoi se sont efforcés les commentateurs, dont quelques 
uns ont été cités ici même, cf. ad 3. n. 49-oo; il faut ajouter Henri 
Maspero, Les Finances de CEi^'ijpte sous les Lagides, p. 85 ; W. Otto, Die 
Priester iiiid Tenipel in Hellenistisehen Agijpten, 1, p. 298, 301 II, p. GO, 
287; Bouché- Leclercq//i.ç/o/re des Lagides,\\\,\i. 2'i8-249;lJ.Wilcken, 
Griindziige, p. 251 et Clirestoniatliie, -'{lO; G. G. Edgar, P. Zenon 
Edgar, ;>2 (Annales du seri'ice des Anti(/uitt's, XIX, p. 28-29). Mais 
depuis, des documents nouveaux, ceux de la correspondance de 
Zenon, et aussi ceux du troisiènie volume encore inédit des Tehtunis 
Papijri, ont suggéré des vues plus précises sur l'organisation des 
industries dans l'Egypte ptolémaïque; (voyez M. RostovtzefI', Tlie 
Foundations of social and économie Life in Egi/pt in liellenistic 
tintes, dans \e Journal of Egijptian Arehaelogij , vol. W, p. 175-176), 
et, pour ce qui est particulièrement de la 'CuTripâ, M. Rostovtzeff en a 
tracé une esquisse générale dans l'étude qu'il a consacrée à la owpjv. 
d'ApoIIônios au Fayoum [A Large Estate in Egijpt in tlie third 
century B. C, Universitij of }\ isconsin Studies, n" 6, p. 118-119). 

Toutes les brasseries sont sous le contrôle ro3'al (Edgar, loc. 
laud ; Rostovtzeff, [loc. laud.]. La fabrication et la vente de la bière, 
unies généralement dans les mêmes mains (Rostovtzeff, loc. laud.), 
ne peuvent être exercées qu'à condition de paver une licence 
(serait-ce le 'CuTUTCcoAtxiv?) et de verser une granile part du produit à 
l'Etat: ce versement constitue le 9500:, et la perception de ce 9600; 
est affermée — comme peut-être aussi celle de la licence, — • selon 
les principes généraux réglant les fermes égyptiennes, tels que 
nous les ont fait connaître les Revenue La<vs et le P. Paris 6^. La 
ferme du cpopo; des brasseries est ce que l'on appelle la "ÇuTïjpà (se. 
wvrj, cf. II. Wilcken, Gr. Ost., p. 370). Rostovtzeff pense que la 
matière première, c'est à dire [)rincipalement l'orge, était fournie 



VA PAPYRUS DE LILLE 

par 1 Etat au brasseur; pI c'est en ce sens qu'il faudrait interprêter 3, 
L ''i9-5-'], 52, et /-'. Pétrie lil, S7 oîi le terme a'jv-a^t; désignerait cette 
fourniture (pour ce (leniier h^xte cf. Sinyly, (ul. loc. et ^\'ilcken, 
Areliir. 111, p. TM)). Mais Ton tloit avouer que le F. Zenon Editai-, 
32, — un des docunients (piiont pourtant le plus contribué à fixer 
les vues de RostovtzeiV — n'est pas très favorable à cette interpréta- 
tion et l'on conqirend le parti suivi pai' l']dgar, cpii voit dans aiivTa^t; 
un synonyme de r:iiô^o^ : aûv-raçiç peut signifier aussi bien un paiement 
fait à PÉtat (cf. /*. Teht, 10:|) qu'un paiement fait par l'État. 11 en 
résulterait donc (piele^ôpo; pourrait être payé en nature, conclusion 
qui semble un peu en contradiction avec la plupart des textes, et 
notamment avec P. Paris (Î2, \', 1. l!) (|ui range la 'Oj-r^py. parmi les 
fermes dont b' revenu esl payable en bronze au paii-, fait confirmé 
pour le m'' siècle par P. Iliheli, 106, 107 etc. 

Or le P. Zenon Edgar 32 est mutilé à la seconde ligne, l'expression 
<pii paraîtrait décisive, owo-civ ciç to ^aa-tA'.-/.6v, est ajoutée en surcharge, 
il n'est pas sur ({ue crJvTa;'.; soit le conq)lément de ocÎxte-.v; le sens de 
cette partie du texte est donc mal établi et la mention de la aJvTaHi; 
s'explique, si l'on admet avec Rostovtzeff que le ^6poç est propor- 
tionnel à la (puintité d'orge fournie par l'Etat. C'est peut-être une 
idée analogue qu'il faut appliquer à l'interprétation de 9, 1. 7-8, 
<\\\\ reste pour nous très obscur (cf. Rostovtzeff, op. hnid., [). 92, 
p. 150, n. 105). 

Quoi (lu'il ou soit, il l'st probable que nous avons ici, dans la 
première paiiie de notre <locument, un compte du 'iiooç,, payé par 
les brasseries d(^s villages mentionnés pour le mois de Clioiak. 
Ces versements constituent ce <(ue les textes appellent l'àvaipopâ 
mensuelle (cf. Revenue Lruvs, XVI, 1. 10; P. Paris, 02, IV, 1. il. 
Mais il peut y avoir deux inanièics de payer ces àva^opa-. Ou bien le 
contribuable verse une somme globale à la fin du mois, comme 
nous le voyons ])Our le ii'" siècle dans J\ (irenfeU, 11, ."59 (= Wiloken, 
C/irest., 310), ou bien le produit de la vente est versé à mesure 
aux Xo^'i'j-.y.'. ou à la bancpu-, et le départ fait par le percepteur entre 



'i!t. VKUSKMI'NTS POUli LA ZiTlll'A ±'ùi 



les sommes (|ui icvicimciit. aux I)rasseurs cl celles (|iii rciviennent 
à rÉtat (Rostovtzeff, d/j. hiud., p. II',)). 

C'est [)eiil-èli'e la deiiiière méthode c[iii (!st suivie dans iiot re lextc. 
Mais nous lu' poiixoiis pas dii-e si les sommes versées ici repré- 
sentent le produit iutég-ral des ventes ou, <'e cpii nous [)arait plus 
probable, seulement le oipo; [)rélevé sur ce prix. 

P. lliheli, lOC», 107, loli-Ki^ nous renseignent un peu sur la 
manière donl ces versiMuents étaient elfectués; les sommes sont 
remises au l)an([uier (Tpa^s'Ctr/];) et au ooxiM-ao-Tr;;, (pii, selon (Irent'ell 
et Ilunt, joue, auprès du ban([uier, un rôle analogue à celui de 
ràvTPj'pa^îO; aupi'ès de l'économe. Celui-ci, ainsi (pi'iiii autre per- 
sonnage, qui est peut-être l'épistate. sont |)résenls au '/.oyiu-r^ziov. 
Les documents de llibeli sont des reçus pour des versements ana- 
logues à ceux (pii sont relevés dans notre conipte. 

La deuxième partie nous présente des paiements faits pai' des 
cautions, sans doute par suite de déficit ou de défaillances. Il est 
plus dilïicile de déterminer ce que sont les paiements de la troisième 
partie. Les payeurs sont généralement les mêmes que dans la pre- 
mière et différents de ceux de la deuxième (v. tableau E). On peut 
se demander si nous n'avons j)as là le compte du sopo; pour un 
autre mois que Choiak. Mais les chiffres conservés sont bien petits 
et peut-être faut il y voir, pour Choiak encore, non pas le prin- 
cipal du cpopoç, mais des taxes supplémentaires. Que la CuTyjpâ ait 
donné lieu à la perception de taxes supplémentaires, c'est ce que 
nous prouve P. Paris, 02, V, 1. 19-21 : -/wpî; tv^; Û7i&x£t(A£vr(Ç ik ':viv 
£-iita-X£U-}]V ùpy.yiJ.r^ç a xal etç to xy.'zocy ojyi'-jy àXXaç [ ] p mtz' thy.i ^'. (Wil- 
cken, Gr. Ost., I, p. 181). 

Resterait à déterminer la (jualité des personnes qui figurent dans 
notre texte. Q]zb}y ((ui l'a rédigé est soit un comptable du Aoytu-.-i]piov, 
et par conséquent un employé de la Ferme (cf. Revenue Laws, 
col. 10 et suiv. = Wilcken, C/inst., 238), soit le 'rpaTrErir/,; ou le 
coxiixaiT-r,;. Il est plus malaisé de déterminer les autres. Le tableau 
E résume les indications que l'on peut tirer du texte : 



33 



246 



PAPYRUS DE LILLE 



Villages 



BoutToi; 



Ko|jia 



Kof,/.'. 



Mayop 



'Ov/f,; 



ïlzviv^'j 



Payeurs régulit-TS 



[ ir,i^f-p:':i, 11. 1(). iO, 34, 'r2, 102, 106, 
\ 120, 125. 



'AftsaiJis'j; Bp:-:ou;. 11. 21-22. 

'i2;o; 'Apyr,SiOi. 1. 107. 

'iipo; Ap/r]ê'.o; xô zapà •l'api-oj, 11. 23-24. 

•l'apixf,;, 1. 49. 



'ISot; y.a" Nr/OoîTpu-, il. 1011, 39. 

"lêoj,-, 11. 9", 124. 

A'.oSwpoc, 1 . 112. 



'Ipa[vo':iri;, 11. 105, 116. 



Cautions 



Personnes 
cautionnées 



■hXco8[ ] Ttiàôoj, 11. 85-86, 

No|j.iY7f,î 1- 88. 



/nsToaTpis N£y(^6o((ji6io'j;, 11. 5" 
\ 58. 

KttfaXrjv, 1 . 59. 
f'Ivaptoô; nEXtojTo;, 1. 60. 
\'Ap|J.xîo?, 1. 92. 



'IvaKoO^ -ô Ttapà 'Apaa/opoj tô 7:apà 
"tipou, 11. 18-19. 
'iipoi; Ts^ESpiw;, 1. 25. 
'lisoî'ApYT^SiOî -ïo -apà TQj ajTOÙ, 11. 26-27. 
\ 'iipo? 'Apy-/,è:oc, 1. 100. 
'Upo< ■/.»! Ns/GsvTSiî tô r.%p7.[ 11. 32-33, 
118-119, 

"iipo,-, 11. tC), .•;i). 

0^, 1. 101. 

KaX).i-/.XT,;TÔ T:apà lUTêioj/oj, 11. 12-13,98. 
Ar, [jiyÎ-cs'.o; to rapi IlîTôaoj^oj, 11. 43-44. 

T. 1. 126. 



i AtojiOr^; (= AotIOeo;?) «tstî Botoijloj;, 11. 8-9. 
ii-t, ^ ■,'', .,,* Ar^iAv^xpio; TÔ nïpà AtojtOÉou /.a'. floxoixoÙTO;, 
'/ 11. 35-37. 

AY,|ji/,Tp'.oc xo Tiapà iojT'.OÉo'j. 11. 121-122 



NïyÔsvïoi; {'Opv/io;), 11. 53-54. 
'Opï^vio;, 1. 95. 



Ipavoùmî, 11. 57-58 



iipo;, 11. 53-54. 
X, 1. 95. 



59. VERSEMENTS POUR LA ZITHPA 



247 



Villages 


Payeurs réguliers 


Cautions 


Personnes 
cautionnées 


l^viôijiOi; 


eajjLoOv.;, 11. -29, 41, 114. 


AT,|j.r;-p'.o; Atootupou, 11. 61-62. 
Atov'j3Ô3(opo;, 11. 64-63. 
<l>afxouvt0'.f[ 11. 66, 70. 
SaiJiwi;, 1. 67. 
?Ka<jeio[ 1. 68. 
SEfiOsù;, 1. 69. 

nsToiTpt;, 1. 71. 

nâdi; ni-r[cTO,-], 1. 72. 
na6f,(jt;ji;; na[ ], 1. 73. 
nàii; riExoaîpio;, 1. 74. 
'iipoî 'Apêi/io;, 1. 73. 
Te(;)î*a[jt[ ], 1. 76. 
'apo; 'Ap-:=[ji[ , 1. 77. 
Ar, [Aï^tp'.'/;, 1. 78. 
<l>a|af, n£T[ , 1. 79. 
niTu- .\E/9[ , 1. 80. 
'A9e;jL(jiE'j? n[ ,1.81. 


/., H. 61-62. 


Ti-(y.l'.i 


'ApucÙTT,; TÔ rapi AT,ijiT,-:p(ou, 11. 14-13. 
'Apjtixr;;, 11. 38, 100, 123. 






TiXtoSi; 


AT,,jir;Tpto,-, 1. 17, 43, 103 (?). 






Tôou 


SïiKoô,-, 11. 28, 31, 109, 117. 


'A,MÛ); "A-iJY7'o;, 11. .33-56, 
83-84. 


'IpïvoO'ii;, 11. 35-56. 




Itoï,-::; -:o -api lïaw^iTo;, 11. 47-48. 


/Apji.jTr,;. 1. 90. 


'Ipav[o0o'.;, 1. 90. 




'Ajj.û)î 'Aç^i'yio;, 1. 104. 








'A[X(ô; tô Tapi 'Ipavo'jo'.o;, 1. 110. 







On remarquera (|ue, dans la première et la troisième parties, 
chaque village a son payeur ou ses payeurs attitrés. Nous avons 
déjà noté que les paiements àuè otcyyuYjo-ECjç émanent, comme il est 
naturel, d'autres personnes. Il y a des exceptions : Ar,u.ï;Tpioç, qui 
dans la première et la troisième parties figure pour Bousiris et Tilô- 
this, à Péénepsy fait un versement pour Pétésouchos, et à Péen- 
pasbutis, en fait un j)our Dosithéos, se trouve peut être parmi les 



248 l'APYUlS 1)1-: l.lLLl'] 

cautions du village de Scliii(')intliis. Iiinr(\iis, caution ;i Maclior, fait 
un versement rég'ulier, à Onnès, ponr I lainiacliôros ; Neclithenibis, 
caution |)()ni- lloiiis, ii Onnès, est associe à lloriis dans le nicnie 
villagv pour un \cisctncnt r(''guli('i'; .\in('>s lils d 'A[)hyncliis et No- 
mingès lig-urcnl connue payeurs et connue cautions l'un à Toou, 
l'autre à Kickis. Sauf pour ces derniers, il l'aul uolci' cpu' les per- 
sonnes, (pii versent connue cautions, ne soûl paycins réguliers 
que poni' des villages aulres f(uc l'cux oii ils sont cautions, et (pic 
généralcnuMil ils V font un versement poin- le compte d'un autre. Il 
n'y a là rien (pic de tr(^'s naturel. 

Mais quels sont les payeurs (pu' nous avons a|)pcl('s réguliers, 
c'est-à-dire ceux de la première et de la lioisième [larties? Plusieurs 
hypothèses sont possibles 1" ce sont les ^j-:o-otoi eux-mêmes 2" les 
trésoriers (-:aij.(at) et contr('')leurs placés auprès d 'eux (/^ /.. E(lg(u\ 
32et.Jr3); -i" Les fermiers, ou sous-fermiers (sin- les sous-fermes, 
àTzo-pâaa-ra, cf. Revenue Lan's, IS, I. Il», cl /'. i*iiris, ()2, I. 18) ou 
enqilovés de la l'cruu- tels (pie XoYî'jTai, -in-oko^iiu-.y.i (sur ce dernier 
terme, v. P. Zenon, Edgar, 32 (Cf. aussi, (i. Plaumann, P. Gra- 
(lenwitz, ;j, p. '-W). 

Les textes connus ne mentionnenl guère que les cautions des 
fermiers et celles des sous-fermiers ; cette considération devrait 
peut-être nous incliner vers la seconde hypothèse. Mais il n'est pas 
impossible que les vUToroiof aient dû aussi fournir des cautions, et la 
première n'est pas tout à fait exclue. Les fragments des Revenue 
Lfnvs (fgt f) (I et A). <pii traitent de la 'Cuz-qpy. et où des ^Yy-joi sont 
iiieiitiounés, sont ti()|i mutilés pour permettre des conclusions. 

I^n derni(>rc aual\sc 1 ai'gent vient des luTo-oi^i, vl nous inclinons 
à \(ùv un Z\j-:o~o'.6:; dans le pcrsounagi» dont des iiitei'UK'diaires trans- 
mettent les contributions, c Cst-à-diic ceux dont le iiniu est au génilil 
après la formule -o -açà ; ([). c. 'hy.yj.-r^ç aux 11. 2.')-2''i, 'Hzo: et peut- 
être 'Apaà/opo; à la I. ID: IIcTï^oO/oç aux 11. 12-|:î cl ".I8-99). Dans les 
reçus (rilibcli. 'raeudx'S, coiuukî radmetteut les éditeurs serait aussi 
un "^jto-o'.o;. (^c sont aussi, a\i moins pour partie, des "«^uTozoiof 



i9. VERSEMENTS POUR LA ZVTMPA 



249 



(|iii vcrsiMil (liiecteinent, sans intei'iuédiuiro. Qiuuil jmx inUïmié- 
diaires ce scraliMil soil des Tatx'lat, soit des cinplovôs de la Forme. 
P. (riirob, 7 nous montre un exemple des transaelioiis (|ui iicuxcul 
intéresseï' plusieurs personnes au |)aienn'nl des l'edevaiu'es cl nous 
avons déià eité P. déni. Lille ()-7. 



Frgt I. Col. I. 

Bao-'.Xs'JovToç llTCiX£iJ.aiciu 
ToO IlToXîaaîou xal Bsps 
vîy.yjç HeàJv E'jepyîTtov, 
à']-ouç ta, Xoiax, Tiapà 

5 BJÉOJVO? ■ ':àiv TÏETCTCDXOTCOV 

èJTil TÔ iv BouTipsi XoycUTrj- 
p'.]ov £tç TG ta (è'to;) "(uTYipâ? • 
nsJcVTraaê'JTECo; AwtiOy]? 
/.al BoToaoûf?! p^ 

10 K pïixîojç l€s[; xal NsyOoTt- 
?]tç p 

n]£ÉV£'j/'J KaAXtxXïjÇ TO 

uapà neTEffoij/ou px£ 
TàyxXEwç ApucÔTY]; -b 

15 Tiapà AY]fjiY]':p{ou t 
BoUTÎpEùJÇ AY)a-/jTptoç ç 
xal TtXcôOeto; tx / Aje 
[€ 'Ovvy;o'j; Ivapwû? To -apà 
Apui.a-/6pci'j TibJ irapà "Qpo'j pT: 

20 f,£ Bouo-îpîw; AyjjjLrjTpio? -: 

x6 BouaipcCO? 'AOcULU.£'J:; 

BpUTO'jç a = 

xy Kéaa't^po; ApyrjÇ'.o; to -rrapà 
<I>ap7.':ou / 

25 "OvvTjO'j; 'lipo; T£y£0p£oj;; p 



xal 'lipoç 'Ap/TjÇto; to -apà 

ToO a'jToO -: 

Toou lilaato'j; !;',£ / A^t£ 
xo -lyyôj'jJjtto: HaaoOv.c 

;io vt; ' ' '^-^ 

Xw Too'j ^a acolOç s 



F/-0/ 9. Co/. y. 

xr, 'Ovvr,ou; iJpo,- [ ] 

xal N£/Ô£vïêL[]ç • • ■n:ap . ^^ . 
[BjouaîpcTto;] [AYi]jx-/^Tpto; ïiji. 
35 n££v-ac7Ç'JT£(o; AY)aj^Tpio[;] 

— To Trapà AcoT'.OÉou xal Ôotoul- 

— ^Ji^'O? p? / x\ut 

— X. TâyxX£()j; 'ApuwTV]? p;£ 

— rKp]ï]X£OJi; 'iÇoi; xal N£/OocrTic; 

40 

— -uy_vci)[/.0£a)ç 6a[/.oOviç £ 

— Bjouo-îpEojç Ay]fjL-/iTpioç l!q-/] ,/'- 

— n££V£'j/'j Aïia-ii^Tptoç Tc. -apà 

— Tlixictoùyou px£ 
45 T£X(t)6£ûj; Ar,ar^-:p'.o; ox 

— '<)vvy;&uç 'tipo; p^ 
Tiou HcoYJT'.; To -aoà llaaoiO- 

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2o0 



PAPYRLS DE LILLE 



— Kôtxa 'l'apaTri? p 

— - / 7C s: -jxî 

'Op/vio; 



Lipo'j èYY'^'''i '^'•"^'J 



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— Ipavoûsi'.G; y. / ao 
X . Mâ/op ric-OTÏpiç Xî/Oaa- 

— Çéo'j; £lç TfjV Ipavs'j-toç •/. 

— xal IvEç^aATjV /. 
(")() /.al IvapwOç IIîtcuOto; /. 

— HyvîaOewç Ar^uri-rpio; 

T^r^/ /. Co/. //. 



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Aiciowpo'j £t: 



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A'.ovu(TÔSa)p[oç 



'l'aao'jvtoç [ 
Sa[j.coùç [..](!':[ 
KaaOùJ. . a [ 

<I>a[xouvtoi|i [ 
ITEToaïpftç 
IIâc7'.; nàafiTo; 
llaOvïafjL'.; Ha' 
TlàT'.Ç TTîTOT'^fpio: 
'Lisoc AcÇ( yioc 
TîôJ; •l'aa 

'tisoC 'AûTSU. [ 

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80 xat riâT'.ç Xï^O [ 
— xal AO£au.£'jç n [ 



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xo '1 60U [^ 'AjuLCiiç A[ç'jyytc.; dc^Tq^] 
'Ipavoûçf'.joç [ 

KpY,X£(OÇ HXtoS [ 
-iioO'J £iç TYjV [ 

^ ^ [ 

xal Xoa'.yyrjç [ 

Xv Toou "Ap'ja)Trj[ç 

10; £iç -ïjv Ipav [ouçtoç? 

Mâyop Ap[/.aïoî [ 



[ 



95 



OJ^a'jTtoç 
xTj <_)vvï;ou; 

'OpTjVtO; £U TYJV 

/ TTTY] I 7\ a. 



Frgt 2. Col. IL 

KpY;x£co; 'lêoûç 

— ri[£!£V£.|/u KaÀX(xX^ç TÔ] ira- 

pà Il£T£(TOUyOU . [ 

100 'rây2;/£(o£ Apuoj-rvj; ^ [ 

— '< )vvr;o'j; [ 

— Roujipcwç A-/][jL[rjTpioçJ a [ 
X xal TrAa)0£co; | ] - ■^ [ 

— Tco'j 'Aaô); ['Açtijyyjtoç) £C 
lOo ta Mi/oz 'Ipa[v .. /' r Z. ' 

— t£ Bou^i iccoc Ayiar.Toioc r 

— xy K6u.a 'Ujîoç "A^piy;/jStol_(;J 

— 'Ovvr,0'j? 6 aÙTÔç 



rjp. VERSEMENTS POUR LA ZYTHPA 2S4 

110 xo Toou 'Aaûc Tozapà loa- — >^ai NEyÔEVïei; -L 

— voûor.ç - L i^' Boucripîoj; Ayj,(j./iTpio; [ 

— Kpr,x£wç At6ocoûo; - A — n££V7îaTÇÛT£a>ç A-/iar,-|pto; 

— xal NofxiYYïi; - '^ ~ !! "°'^'' Awa-.OÉou a 7' c [ 

— Ï/_vcÔ(jlO£Coç 0a[JLoOvu - " '"-^^ Tày/AEw; 'ApucoT/j; [ 
115 v'.; y ./■ c I i- L — Kp/iX£co; 'iÇoO; - [ 
~ ^ Màyop 'Ipavoû-i; ./' c [L\ IM Bour7ip£wç A-^fx-/iTpio; [ 

— ïôou :Caawaç a / a J v L — '''•«î n££V£(|/u [ 

— xTj 'Ovv/)ou; 'L*po; ^ [ 



L. 33 : TOTiapa paraît |)rol)able ; aprôs, traces du bas de deux lettres; place 
insuflisante pour un nom propre. Le total de la 1. 37 montre que les chiffres 
perdus II. 32-33 devaient s'élever ensemble à 23 drachmes. — L. 35 : A partir 
de cette ligne, on commence à trouver à gauche des traits oblicjues, indi- 
quant une révision. — L. .'i5 : au lieu du trait oiilique, deux traits croisés 
en X ; de même 11. .">7, 62, 83, 103. — • L. 107 : le chiffre 5, correction sur un 
y. — L. 109 :?[]/, dans la lacune quelques traits d'encre, fibres supérieures 
arrachées; peut-être |j ' •./'- — L. 1L4 : après 0au.ojv'.ç, le scribe semblerait 
avoir mis 1 ob.; mais ce n'est probablement pas ainsi qu'il faut interpréter 
cette trace. Cf. 1. 29 oii après Waaojv.; il n'y a aucun chiffre. D'ailleurs le 
total à la 1. 115 n'admet |)as de facteur à la 1. 114. Si on additionne en effet les 
chiffres des lignes fil, If 2. 113, If.'i on a : l ob. 1/4 + 1 ob. 1/4 + 1 ob. 1/4 
-f- 3 dr., 3 ob. 1/2 = 4 dr. 1 ob. 1/4 qui est le total général de la ligne ll.i. 



1-6. Date et titre du document : « Sous le règne de Ptolémée, fils de Pto- 
léniée, et de Bérénice, Dieux Evergètes, Ghoiak. De la part de Théon : Compte 
des sommes versées au bureau de perception, à Bousiris, pour la IL" année 
au titre de la Ferme de la bière. » 

Dans l'ignorance où nous sommes de la marche des calendriers et des com- 
puts adoptés au m'' siècle avant J.-C, il est difficile de préciser la date de 
notre texte. Les hypothèses que l'on peut faire semblent nous reporter aux 
années 236 et 235 : 

1° La date est donnée en années régnâtes. Supposons ces années comptées 
d'après le calendrier macédonien, et à partir de l'avènement. On admet que 
celui d'Evergète est de 24G ^Bouché-Leclercq, Histoire des Lagiiles, II , p. 388); 



'liVl lUin'RlJS DE LILLE 

la onzième année coniinencerait donc en 236; mais nous no savons pas si 
Clioiaii (à cheval sur Janvier et Février) se place avant on après la date de 
l'avènement, ni. par suite, si notre texte est de janvier-février 235 ou de janvier- 
lévrier 236. 

Le décret de r.ano|ie muis apprenti (|ue le 2,5 Dios est le jour oii Evei'gète a 
reçu la couronne de son père. Nous pouvons l'aire état de ce renseignement, 
en admettant soit que le jour du couronnement est identique à celui de lavè- 
nement, soit (|ue l'année réguule a son origine le jour du couronnement. Or, 
si nous l'alculons la date julienne du 25 Dios d'après la correspondance 
7 Apellaios = 17 Tyhl et sans tenir compte des intercalations possibles dans 
le calendrier macédonien, nous verrons que le 25 Dios tomberait le 5 Tybi, 
donc après Clioiak ; notre texte serait donc de 235. 

2° La date est donnée d'après l'année fiscale. Nous tenons cette hypothèse 
pouT' plus probable, à cause de la nature même du texte, et parce (pTil n'est 
fait aucune mention du mois macédonien. Mais qu est-ce que l'année fiscale? 
Admettons, avec Lesquier, que c'est une année de 365 jours, comptée de 
Méchirà IMéchir, en partant de Mécliir (pii ])récède l'avènement. L'origine du 
comput des années fiscales d'Evergète serait vraisemblablement en Mars- 
Avril 247; la onzième année commencerait en mars-avril 2.37, et Clioiak de 
cette année tomberait en janvier-février 236. 

.3" La date est donnée ])ar une année vague égyptienne commençant en 
Thôlh. Si l'origine du conipul est Tlintli précédant l'avènement, Choiak nous 
amène à janvier-février 2;?6; s'il faul partir de Tliôth qui suit l'avènement, en 
janvier-février 2.35. 

5. îtt'. -h Èv BouT'lasi /,ov£j--r,p'.ov. (S. Revenue Lrtir.v, XI, 1. 10. ("/est un local 
différent du tsAùv.ov u'/;/V/., IX, 1. 3): tandis qu'au tîAÙv.ov, on alfiche le voijio; 
Tî/.uv'.y-o;, il semble ipiau Aoys'jT/îp'.ov on ait adiché la liste des fermiers, de leurs 
associés, des cautions, des logeutes, des hypérètes attachés à la Ferme. Le 
sens de AoyeuT/ipwvest clair, c'est le bureau de perception. Dans P. J/ibe/i, 106, 
107, etc;..., on y voit siéger le TpaTiEÇitT,; et le oox'.[ji.aa"r/-j.; et Grenfell et Hunt ne 
le distinguent |)as di^ la l!;iii(|ue Royale. Sur le Ko-^zurr^aw/ et les XoysuTai, voy. 
aussi G. iMaumann, /'. (,iadcinvitz, 5, dans Sitziiiigberichte der Hcidelberger 
Akadeinic der Wissenscluiften, phil.-hist. kl,, 1914, 16 Abhandl., p. .32 et sui- 
vantes. Il ne faudrait jias conclure de notre texte (|uc Iknisiris et les bourgs 
cités aicMl constitue tout le district d'une ferme. 

6. î'.; To '.a Èto;) l^uTT|îàî. Faut-il inférer de ces termes f|ue les comptes (jui 
suivent sont ceux des vei'semenls de l'année entière et non pas une àvacpopà 
mensuelle ? Nous no. le croyons pas, à cause de la mention, dans l'intitule, du 
mois de Choiak, sans (|uanti<'nie. 

8-51. Première |)artie. N'ersemcnts par villages, dans le cours du mois de 
( ',li<)i;ii<. 



5!). VEI{SI*:MENTS pour la ZVTHPA 2o3 

8-17. NtMsciiicrils par villaj;os ii des dates i|iii ne sont |)as données, mais qui 
doivent être l'orcénient coiniJrises entre le i et le 12 Choiak. I^e total de la I. 17 
semble indiquer la lin <riine période, (|iii |)oiirrait èti'e de I I jours. 

S. AtoT''')/,;. Ce |)eisoiinage doit être identitiiie à celui qui est a|)pelé Acoffiflso; 
aux H. ;u; et 122. 

12-13. KaAXixÂvi; to -apà nsTSToûyou. (]{'. 11. i)S-'J9. Le mot neutre sous-entendu 
est diflicile h deviner ; mais le sens paraît bien être (jue KaAA'.xXô? verse la 
somme qu'il a lui-même reçue de [IsTîToùyo;. Cf. introd. Aux 11. 43-44, c'est 
Ar,ur]Tp'.o; (|ui lecoil l'aruciil de IIsTEToùyo;. A la 1. 126, il faut vraisemblable- 
ment restituer uti de ces trois noms. Dans les reçus de Hibeli nous rotromous 
la même t'ormide : -apà '.Aosvoûtoj tô Trapà Ta=ij.êiou; î/TaÀâfi vUTr,pâ;, etc... « reçu 
d'Harend('>trs le versement de Taembès de Talaè pour la î^uT-zipi. » (ïi-enlVdl et 
Hunt lisaient : ~o(ù) ■Jiapà, et traduisaient c< l'agent de Taembès ». Mais ici le 
premier nom propre est au nominatil' et l'on voit (|u Une pareille inlei-prclalion 
€St impossible. 

14-15. '.^o'jûr/is 'ô -apà AYi[jir,TpioL<. Cf. n. 12-13. 

17. y.7.\ T'.XùSew^. a la 1. 4.'), nous voyons figurer pour ce même village, yr^y-r,- 
-cpio.;. Ce doit être aussi Arjurj-rpio; (|ui agit ici. S'il n'est pas nommé c'est que 
c'est lui (|ui, à la ligne précédente, verse pour BouT^p'.^. Le xai devant Ti"/-w9ew; 
s'explique bien dans c(>lte by|)otlièse. 

18-22. Nouvelle période de 11 jours. Le scribe a oublié le total à la 1. 22. Il 
s'élève à la somme de 481 dr. 2 oboles. Nous sommes assurés que la 1. 22 
marque bien la fin d'une période, par le fait que le total de la 1. 26 (1215 dra- 
chmes) est obtenu |iar l'addition des versements efl'ectués à partir du 23 seu- 
lement. 

18-19. Ivapwù; ih -apà 'Aptxayopou to Tiapà 'Qpou. Inarous a reçu la somme 
<l'Harmaclioros, qui la tient lui-même d'Horus. 

22. Bp JTOu;. Ce nom dont la lecture n'est pas douteuse, et dont le nominatif 
doit être Bpurfi; nous est inconnu. On est étonné de l'insigniliance de la somme 
versée. 

23-24. Ici Pharatés fait verser |iar Hoius ; il verse en p^'rsonnc à la ligne 49. 
Au contraire Samôus verse lui-même aux 11. 28 et 31 et se sert de l'inlermé- 
<liaire de Stoètis à la 1. 46. 

23-28. Versements du 23. Ce jour forme à lui seul un(^ période. 

29-37. Nouvelle période du 24 au 28 inclus. 

30. V',.;. dittographie probablement intenliounellc, puisi|Li'ellc icvicnt à la 
1. 115 (voir N. C.) et dans les mêmes c(mditions, c'est-à-dire (punid la place 
manque à la ligne précédente pour l'indication du versement. 

31-32. Nous ne pouvons afllrmer qu'il y ait ici une lacune entre les deux 
fragments. Le total de la ligne 36 montre cpiil nian(|ue 2.! drachmes en un ou 
plusieurs versements. 

Fasc. lU J4 



254 PAPYRUS DE LILLE , 

35. A partir de cette ligne, nous aperc-evons à gauche des traits obliques, 
signes de vérification. Ces signes devaient exister dans les lignes précédentes, 
une mutilation de la marge les a emportés. 

38-5L Dernière période. A la 1. 38 la date est plutôt /h cpie ).. Les dates de 
versements connues par /'. Itibeh. 106, 107, L36-141 sont le 16, le 24, et le 
30 Atliyr |)()iir l'an H d'Evergète, le 1.3, le 22 t'achùn et le 30 Pauni pour 
l'an III. 

.'>2-96. Deuxième partie. Le titre •/.-/'. i-ô o'.£V"uylT£(i); indi([ue iju'il s'agit de 
versements efîectués par des cautions. 

53. Le iu)m 'Opvr.o; qui est en surcharge, revient comme nom de caution à 
la 1. 95. 

57. La date devant Màyop est diUicile à lire nous hésitons entre ^(([ui paraît 
impossible) et a ou •/.. 

96-126. Troisième partie. Si dans la lacune entre les deux fragments, il y 
avait outre l'intitulé, un versement de Pcenpasbutis au nom de Dosithéos, on 
retrouverait la série complète de la première partie, plus le versement de 
Machor. Les dates mentionnées, 11, 15, 23,24,27,28,29 qui répondent à peu 
près à celles tle la première (12, 15, 22, 23, 24, 27, 28 et une date inconnue) 
montrent que les ver.sements s'échelonnent dans toute la durée d'un mois, 
f|ui reste inconnu. On pourrait supposer que c'est Tybi, peut-être le dernier 
mois de l'année fiscale : les versements seraient bien minimes pour ce mois. 
Nous croyons ([u'il s'agit plutôt de versements supplémentaires, se référant 
encore au mois de Choiak. 

97 et 124. 'lêo'J? est peut-être identique à 'i66i.;, des 11. 10 et 39. 



60. LETTRE DE DOROTHEOS A SON ASSOCIÉ 



El. LaHOUN, (M. Inv. 100. PlIII. ADELPHE OU ÉvERGÈTE. 

15 X 9,5 



Le (locument est constitué par deux l'ragmcnls ; la déchirure s'est 
produite au milieu du texte, dan.s le sens de la hauteur, par suite de 



CA). LEÏTRK 1)K DOROTIIKOS A SON ASSOCIÉ ^n 

l'usure (lu pli inédiau. La Iclli-e était en cllcl [)iiée eu (|uali-(;, et 
l'adresse doul on voit l(>s traces était iiisci'ilc à rexléricui- sur le 
deruier collènid à droite, collèma suivi d'un |)li. Texte au rrcfo dans 
le sens desfd^res. Ce(|iii nous (»ni>aj^e à donner ce docunuMil (î'estsa 
ressemblance avec A A'/z/c 11, W, h, et pi. 10, conservé à Trinity 
Colleg-e il Dublin, réédil(' par Stanislas Witkowski, Episfulae priva- 
tae graecac (juae m pdpjjris aetalis La i^uldium servanlur, cditio altéra 
«iic^/or, Lipsiae, 191 I n" 22 et reproduità la planche <pii termine cet 
ouvrag-e ; on trouvera une troisième bonne rc|)rodncti()u plus 
réduite dausJ. P. MaliallV, The Plolemaïr Dijuashi (Flinders l'etrie, 
A Ilislorijoj E^jjpt, vol. IV p. 'J'ij. La cuisive de notre texte et celle 
du /''. Pétrie pr(''seutent à peu près les mêmes caraclèi-es : celle de 60 
est peut-être un peuplas récente. 11 est bien probable (pie les deux 
lettres émanent du même Dôrotliéos.Théodôros à qui le P. Pétrie est 
adressé est peut-être identique à celui qui figure ici 1. 4. 



yjxiptiv ■ xaAôiç -otr;T£tç 

■âp0£[J.£V0[ç] Toù; Tiapà 
Atootôpou t'oJq 0£o5a)pou 

s zSil y.Ocl CpcpOVTl '701 Z-h\ £-t- 

(Tzô'kiov ri [tJo (7'jij.^oXov 
Tcov qo^ . "?] oTat iàv watv 
èv TCO'. -poj^Twt à^fyiAu.oi.Ti. 
xôii-iTat ok y.y.l -y.p' cii.ù~oO 
10 ix SàOpoJV To ui£Tp(oijii.£VOv) Tru(poO àpTàjBaç) ^S 

xai -pÔTOïç -pbç To Ao- 
Yip'.ov 

"Eppco(a-o) [{hou:)] xa HûuO il 



L. 7. Lecliiftre des unil(?s a l'aspect tl'une taelie, en ibriiie de o ou d'à. La 
fraction L est peut-(ître suivie d'une autre traction. 



2;)6 PAPYRUS DE LILLE 

L. 10. ;astc). Pap. —-■j'z'y'j àc-:à|3aç). ^ l'tip. 



Dùrothéos à sou iissocié Siiliil. Tu IVims l)ifii dclivicr .' les mociiIs de Dio- 
dùi'os iils (le Théo(l('ii(is :ni ixtrlciii- iiK'iiic du liillil ou diiiccii des il'i ;ir-lal)es et 
demie,., ou (|iielle (in'cii soil l.i soniiiic i iidi(| mi' d;iiis le pieiiiici- message 
el reçois de lui les (54 nrtal)es de IVnmeul en |ini\eiianoe de Sallu'i) cl ajoute 
les au compte. Poilc-tni bien. Au 21 l'Iinlli 17. 



I.AupoOso,-. /'. Pétrir, ll,'i(). b esl adress(' a TUcodoius. .M;diall\ lait di' 
l)<")i-othéos un fermier d'iiiipôl ijii'i'ciiur Lan's, |). xi.i); et de uièiiic Malially et 
Smyly, Fliiiders Pétrie Papyri III, p. 140). Wilkowski préfèic voir eu lui un 
intendant ou un fermier de Théodoios. .\olr(> lexle n'apporte rien de liécisif. 
Un "ewî-'o; aussi bien (lu'iin fermier d'imp(')t peut avoir un '^hoyo^. 

\. A'.ooÙGOj TOJ Hîoouooj. 0£6ou;oç esl peul-clre le même (pie celui de 
P. Pétrie, II, 40 b ; maison hésite à l'identilier avec Tingénieur qui a succédé 
à Cléon. Le sens du document tout entier est d'ailleurs obscur et Tiiosaîvo; -:oj; 
Tiasà Awowioj ... tw^ xal sïoovt'. parait étrange. Mais dans notre ignorance, 
mieux vaut s'abstenir de toute conjecture. 



ADDITIONS ET CORUECITOXS 



Dans lo (|ualri<'nu' l'asciciilo, ddiil nous esprioiiN ii<' |)as Irop l'aire allciidic la 
iiiililication, (Ui Iroiixcra la liste ties corrections et restitutions |)ro|)osees aux 
Icxtes de ce volnnie, et (|ue nous aurons pu vérilier sur les originaux. Mous 
regrettons c|ue plusieurs pul)lications étrangères ne nous aient pas ét('' acces- 
sil)les. Nous serons reconnaissants à ceux de nos lecteurs (pii Noudront hien 
nous coninniniquer leui's oljservations et nous signaler' celles ipi'ils auraient 
déjà publiées. 

P. 138, 1. 22 et suivantes. Sur le papyrus 7 de l<"ril)ourg voir les commen- 
taires de Mallliias Gelzer et de .Fean Lesquier cités dans la note 3, p. 201-202. 

P. 142, I. 22-23. Sur radministrali<ui des oiopsa-l, voir maintenant le livi'e de 
Rostovtzeff', .4 Large Estate... cit(' ici même |). HKi. 

P. 145, n. 2. L'identité de notre Achoàpis avec celui des /'. Pétrie ne (ait pas 
de doute. Sur ce nomarque et les nomarques en général, voir le travail de 
L. Piotrowicz, cité dans la note 1, p. 198-199. 

P. 146, n. 6. Voir la correction apportée ci-dessous au texte de la p. 174. 

P. 147, n. 14. Lire « genre masculin : OîîôXovoi; « au lieu de « genre •juo)>o'-o; ». 

P. 148, n. 17-22 fin. Lire « l\ Tebt. I, 61^ , I. 200 et passim >>. 

P. 154, n. 16-19, I. 16 de la page. Lire « la ditrérence entre ce chiirre et 84,4 
représente >>. 

P. 160,1. 26. Lire « 0^j9 ». 

P. 162, n. 18, 1. 22 de la page. Lire « pour le tliitli'e de l'unité » au lieu de 
« sur le chiil're de l'unité ». 

P. 164, 34, I. 1, surcharge. Lire » Sy.6z.yi " î>" lif" «'t" " 'i.vfji.i, ». 

P. 1()5, 1. 1-2 et passim. C'est par inadvertance (|ue nous n'a\ ons pas suivi, 
dans ce texte, pour les mots composés comme À'.vosaxoj, xpci;/.;ji.josazo'j, le parti 
que nous avons ailleurs adopté de les accentuer sui' la dernière. 

P. 165, notes critiques. Lire : « L. [9 fin : » au lieu de « L. 9 /in ». 

P. 171, 1. 5. Lire << 'jxyo' » au lieu de « cp^yo' ». 

P. 173, in/rod. à 37, I. 10. Sur les ;.iyp'.à:^jpo'„ voir p. 21.3, n. 2-3 et l'obser- 
vation ci-dessous. 

P. 173, I. 11. Il s'agit probablement d'iuie oojpsà. llostovtzell.t Large Lslale... 



238 PAPYRUS DE LILLE 

p. 57-60 rapporte 1 à la ocopsà d'ApoUônios. Certains personnages mentionnés 
dans 58 peuvent être rapprochés de f|iiplqiies-iins de ceux qui entourent Zenon. 
\'oir ici-inènie p. 232. Sur les [jL'jp'.àpoupo'. voir p. 213, n. 2-3 et loljservation ci- 
dessous. 

P. 174,37, I. 'i. Au lieu de Sav^^T^la'., (jui faisait d'ailleurs dilliculté ivoir 
p. 176, n. 4), nous lisons àvsÎTBa'.. Les restes d'encre encore visibles de\anl Fa 
ne sont pas des traces de h^tti'e, mais sont dus à une tache. Le premier a du 
mot àveîffSai est tout a l'ait à l'alignement de la |)remière lettre des autres lignes. 
Le sens doit être (|uc certaines (juantités tie graines sont laissées en dehors 
des opérations relatées dans le document, parce que ces graines sont réservées 
comme semences. Corriger en consc(pience la n. 6, p. 146, et la n. 4, p. 176. 
Pour l'emploi du veri)e, cï. P. Tfbt, I, 72, 1. 36 : à->£^.Tf|a'. sï; voua;. 

P. 174, 37, 1. 21). iCi'. p. 179, n. 24-31) '.^ysiptov nous est inconnu. Si c'est un 
nominatif singulier, il esl (frange (|ue ce personnage soit le seul de la série 
(cf. 1. 27, 28, 29: dont le nom soit au nominatif. Est-ce un génitif pluriel 
désignant deux personnages qui aui-aient porté le même nom (".\vE(.po;i? 

P. 181, fragment b, 1. 3. Le sigle de cette ligne signifie peut-être wv ou àa' wv. 

V. 18() et suivantes. Dans une note présentées l'Association pour l'Encou- 
ragement des Etudes Grecques, dans la séance du l" mars 1923, et dont un 
résumé figurera aux actes de l'Association (pie publie la Meviie des Etudes 
Grecques, Jouguet a tenté de définir la portée historique de 39-51 et l'intérêt 
de ces documents au point de vue de la colonisation hellénique de la x*^?^- ^^ 
cette étude et des observations cprelle a suggérées nous extrayons les 
remarques suivantes : 

Sens de xaTêpyov (p. 191-192). Qu'il désigne un travail ou le salaire pour le 
rémunérer, la possibilité de voir dans ce terme une allusion à la mise en état 
d'une terre semble assurée par l'épithète àxaTspyaaTo; qui s'applique à une terre 
redevenue désertique. Cf. P. Tebt. I, 61, b, 1. 31 : rÀ,v 5s y.syepo-wo-Sai sv rr,T 
àu'.çia'. xal ïz>. o'Jtt.ç k/.-j.-îz-'i.i-zrju. G. Glotz pourtant pense que nos textes ne 
peuvent viser un vérilable dél'riclienient, puis(|ue les terres sont productrices 
dès l'année suivante. 11 est possible que le mot tléfrichement soit trop fort. 
Mais il s'agit i)ien de la mise en cullure de certaines terres arides, opération 
qui peut en Egypte avoir sts etl'ets dune année à l'autre, grâce surtout à une 
irrigation appropriée. 

On peut compare^' l'usage de ces |)rêts pour Irais de mise en état ou Irais de 
main-d'ii'uvrc a une mesure (|ui nous est révélée par un document, d'aulhen- 
licité d'ailleurs douteuse, attribue'' par Josèphe à Antiochus 111. 11 s'agit de 
.luifs de Babylone, qu'avant de partir pour l'Orient, le roi, sûr de leur loya- 
lisme, établit en Phrygie. province; d'une fidélité chancelante. Paiiiii les ins- 
tructions que le roi donne à son stratège Zeuxis pour linslallalion des colons. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 259 

(jiii doivent recevoir en même temps (\[io. des emplacements à bâtir, des terres 
à céréales et des vignoliles, jouissant d'ininiiiriité pendant dix ans, on lit : 
aî-rpîisOwTav os xal âypi, âv Toù^ Tcapà ty|; yyi; xapTîO'J; AaLiêàvwT'., tÏtov v^ tx; twv 
OspaTTovTwv o'.aTpofflà; (.1. /. (éd. Naber) XII, § 152). Il s'agit ici non d'un prêt, mais 
d'un don; toutefois le texte est propre à nous faire entendre comment le 
xàTîpyov peut èlr(> payé eu nature. 

Pour le sens île -o'.oAoyia p. 193), (|ue nous a\ons proposé de traduire par 
« sarclage des mauvaises herbes », E. Bourguet nous fait observer que le mot 
Tcoia, rôa désigne plutôt le gazon, l'herbe ti'uue prairie : « Dans l'inscription 
de Thespie qu'il a publiée liiil/. Co/t. Iiell. XXI, p. .553, G. Colin traduit très 
justement (p. .5()0) le mot -Ja'. (dat. masculin), transcription de uoiai. en béotien, 
i^av prés. 11 ajoute n'avoir |)as trouvé d'exemple du nominatif masculin Ttùa;. 
Mais R. Meisler [Berichte Akrid. Leipzig 189!), 141) croit découvrir le mot 
Tioia; dans Xén. //<'//. I\ , 1, 30 et Plut. Agés. 36, 5. Le même Meister, ibid., a 
reconnu que Colin s'était trompé dans l'explication du mot TOit'.-rsuôv-êTo-r., 1. 7 
et àTT'.TEjTa ïwv6'. 1. 9. Il y a vu, avec raison, le verbe iî'.tîJw, arroser, qu'il rattache 
à la famille de Ttivu, -'.Tciyxto. Je me permets d'ajouter un rapprochement plus 
étroit à cause de la dentale : Tt'.oJio jaillir (source^ TioÀ'jTîioa;, tiïto; (tzIotbo.) 
prairies. L'idée d'arroser et l'idée de pré, de gazon, sont inséparables 
Dès lors, je me demande si -o'.o/.ovia ne voudrait pas dire « récolte du gazon », 
plutôt qu' « enlèvement, sarclage des mauvaises herbes » — ÀoyÉw — ).o-ia 
indiquent un travail réfléchi et soigné, cf. yp/iujjLoXoyo;, TTtîpjjiaToÂoyo;, o-Tîîpao- 
Xôyo;, àpyupo).oys(o etc.. » Ces intéressantes remarques nous obligent donc à 
revenir pour 7:0 '.oÀoyia à un sens voisin de celui que proposait W. Cronert. Mais 
nous ne renonçons pas à voir dans la TOioAoyia une opération préparatoire à la 
culture des terres à céréales. En Egypte, peu après le retrait des eaux d'inon- 
dation, certaines terres se couvrent de gazon qu'il faut enlever avant de 
semer les grains. Ce gazon (Tioa) n'est pas de la mauvaise herbe, et peut servir 
à la nourriture du bétail; il n'est pas sarclé, mais ramassé avec soin (ttoioaovsw). 
Cf. Fernande Hartmann, V Agriculture dans l'ancienne Egypte, p. 46. Pour le 
sarclage des mauvaises herbes, voir le même ouvrage, p. 9S. 

P. 187. Sur les deux scripturae, exlerior et interior. voir les observations de 
H. Sottas, P. dem. Lille, p. 32. 

P. 188, 1. 8 et suivantes. Sur le verso des pièces administratives, voir les 
remarques de G. Plaumann, à P. Gradena'itz, 2, dans les Sitzungsberichte der 
Heidelberger Akademie der Wissenschaften, pliil. hist. kl. 15 Abhandlung (1914) 
p. 25-26. Cf. I. Lesquier, Introduction générale aux Papi/rns de Magdala, 
p 4 et p. 10. 

P. 190, tableau, col. 2, 44. Lire « Soxay'v'.; » au lieu de « Soxa/jv.o; ». 

P. 193, I. 28. Lire « l'automne suivant » au lieu de " l'année suivante ». 



m) l'APYRUS DK L1LL1-: 

P. I'jr)-I9ii. Sur Ifs -■?,: ÏTc-ovr,; voir iiuiiiitciiaiit Angelo Segrè. Xo/c su/ -r//.!.- 
-zj<xj. r l'i-'.-'j-rr, in /-'.i^il/o, dans .Egi/p/ns. \ . III. ]). 143-155. Il pense que 
\^^^ ..f. :-,_..rj.,.f. ne soiil |);is seiilenient les lils, mais aussi les descendants des 
<-lérou(|iies. et (|ue la qualité «le rr,? sTc-'ovri; est héréditaire. Ainsi s'explique le 
iTrand nombre des -7.; j-'.yovY,,: au ii-^ siècle et |)lus tard. Si Ion trouve tant de 
llîOTa', t7,; ï-'.-'ov/,.; à la llii de la |)ériode ptoléniaï(|ue et jusqu'à l'époque impé- 
riale, ce sérail qu'au ii' siècle beaucoup de p.â/!.[j.o'. indigènes, dotés de petites 
tenurcs, auraienl de pronuis Perses, el inscrits au T.o'/J.-z'Jii-a des riÉptrat.. 
A. Seo-rè tient lu (|ualil(' de t^; ÈTtivovri; pour exclusive <le celle de soldat et 
de celle de clerou(|uc. il u'eiivisagc pas les rajipor'ls possibles entre les ttjç 
£7Ti,Y0vfi; et les s-'lyovo'.. l'our nous, nous serions assez |)ortés à voir dans les 
^.j. î-,../ovr;; du m" siècle, non pas exclusivement des fils de soldats-clérouques, 
mais des fils, nés en Egypte, n'ii dis n Kiiii/, de Grecs ou au moins de certains 
o-recs. citoyens des cités grecques d'Egypte, ou de membres des T.rA'.-iù'j.x-3. 
ethniques, et les -<-J/^.-.i'ji.%-:r ne nous apparaissent pas comme composés uni- 
(Hiement de mililaii-es [vW Sch(iubauer). Si le papyrus déniotique cité par 
Wilcken spécifie la (jualité de fils de soldat, c'est (|u'elle n'était pas nécessai- 
remenl impliipiee dans celle de t/',; i-r-ovyl,-. Les fils de clèrouques sont naturel- 
lement TT,; £-'.-'ov7,; et ces ty,; iTiivovr;; peuvent servir dans des corps d'ÈTOyovov, 
comme ils ont |)u recevoir des lenures pour des raisons (|ui nous échappent 
(rappelons-nous l'exlraordinaire développement de la colonisation à la fin du 
rèo-ne de Philadeiphe}. Il est aussi possilile cpie la qualité de tT;.; è-'.vov?,; ait été 
héréditaire, comme le veut Segrè. Mais nous reconnaissons volontiers que ce 
ne sont encore là que des hypothèses. Voir aussi l'article de Woess, Die iyùyi- 
^oi-h'/ausel miel die HéoTa'. -.le ï r. <.^; o yr, <; [Zeitsch. der Savigiuj Stiftung 
Ru/Il. Abt. XMII, j). 176-197) cl la critique de Segrè, loc. laud. p. 152-155. 

P. 197-205,39-42. On lit avec surprise que les épigones à 25 aroures devront, 
pour s'acquitter, verser le montant des prêts reçus « en même temps que les 
rentes, î'ja toI; r/.œovlo'.; ». Les tenures clérouchiques ne payaient pas de rentes 
à l'Élal. Faut-il en con<-lure (|ue ce n'est pas pour leur xatIoo; que les épigones 
recevaient uiu' avance, mais pi)ur une parcelle de ferre royale cpi'ils auraient 
louée .'Nous n'oserions l'iillirnuM-. D'abord nous renvoyons à P. Uibeh, 119, 
ou il est «|uestion des r/.-iop'.a «l'un /Xr^ooi. De plus a[xa w; sy.aop'lo'.; est peut-être 
une expression desivie jxuir désigner la période où les fermiers du Domaine 
paient les rentes ; un dev rail alors Iraduire, non <'o m me nous I avons fait p. 198, 
1. 22. « <'n \i-rsanl les rt-nles » mais « au temps ou l'on |)aie les renies ». 
P. I9S, 39. 1. 7. Lire " i;'Jv:a;ov ;j.£-pf,Ta'. ». 
P. 199. I. 2ti. Lire « M'jvap'jw ». 
!'. 202, I. i. Lir<' - Mallhias ». 
!'. 211. 46. I. 9-10. Pire .••/»■- | p£'.v. 



ADDITIONS ET CORKECTIONS 201 

P. 2i;5. n. 2-,'}. L'objection soulevée contre riiypotlièse de lioslovtzed" n'est 
peut-être pas aussi grave ([u'elle le paraît au premier abord. Feul-èlre aussi 
Semtheus n'est-il pas le titulaire de la oupsà, mais un simple intendant. Peut- 
être s'agit-il d'une owpsâ ayant l'ait retour à l'Etat et administré par un cômo- 
grammate, (|ui preiul en même temps le titre de myriaroure. Serait-il possible 
que naûs'.oç, au lieu d'être un nom de village, fût le nom du eômogrammate ? 
Le fait (|ue le nom propre serait à deux reprises (p. 212 et p. 214) et contraire- 
ment à l'usage placé après le titre, n'est pas l'avorable à cette hypothèse. 

P. 217, n. 2. Aristandros. Si l'on identifiait notre Aristandros avec celui (pii, 
selon Rostovtzefl', fut économe de l'Aphroditopolite, on pourrait peut être 
concevoir c|ue, doté pour une raison inconnue d'un x/.-^po; dans le nome Arsi- 
noite, x"/,y|vOç assez vaste d'après 49 et 50. .\ristandros aurait reçu de Lvsis 
une proposition de défrichement et île bail •j7r6|j.vT,aa1 qu'il aurait acceptée. 
N'étant pas sur les lieux il aurait prié Diogénès de verser les avances pour 
ç'jAoxo-'la à Lvsis. Dans son ordre de versement à Thrasyniètlès, Diogénès 
citerait rJT:ôu.vr,ua de Lysis comme pièce justificative. Ce qui nous l'ait hésitera 
proposer fermeinent cette hypothèse, c'est que l'exiiression -apaSsi^avra semble 
indiquer une assignation de la tenure, et qu'il est plus naturel que cette assi- 
gnation soit faite au titulaire qu'au locataire du xÀ-^po;. 

P. 218, n. 12-14. Lire « I. peut-être àyupiôOr/. au lieu de « 1. syupù'lT,'. ». 

P. 225, dernières lignes. P. Caire, 1052(") et l().'S27 sont probablement des 
àvavpatsa'i (yuu.êo).a''wv comme P. Reinach, 42, P. Fior., ."il, etc... cf. Iiilrod. a 
P. Fior., 24. 



Fasc. m 3b 



LE PUY-EN-VELAY 



IMPRIMERIE PEYRILLER, ROUCHON ET GAMON 



ADDITIONS KT CORRECTIONS 



Nous ne donnons ici qno les leçons, conjectures et restitutions 
qu'une nouvelle collation a reconnues vraies ou vraisemblables. 
Elles sont suivies du nom de leurs auteurs. Nous y joig-nons sans 
nom d'auteur nos nouvelles lectures. Nous ne reproduisons ni les 
suppléments que, vérification faite, nous ne })ouvons approuver, ni 
ceux qui, même vraisemblables, restent purement li\ potliétiques et 
ne peuvent être contrôlés par l'aspect du document. Nous excluons 
également les corrections qui se bornent à reprendre nos premières 
lectures (comme Fr. Preisigke, Beric/itigungsliste der Griechischen 
Papyrusurkuudev oiis Aegi/pten, p. 200, ad 7^ Lille I, ;^), 1. ''iS : 
Tov T.iùï [...] tio(y>]), ainsi que celles qui ne portent que sur la 
ponctuation. Nous nous abstenons généralement de discuter et 
même de mentionner les diverses interprétations qui ont été pro- 
posées pour ces textes depuis la première publication et nous 
bornons notre rôle d'éditeurs à donner le plus sincèrement possible 
ce que nous lisons sur le papyrus. L'ouvrage cité de Fr. Preisigke 
a beaucoup facilité notre tâche. 



Pasc. IV 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 20^ 



1. /?». 

1-2. L yX fi> A'.v'jTTT'.wv 8e 

-0 auTO iJ./,vo; <l>aio»i. . . iwc .... uiv x 

Sm(yly) et Lesq(uier). 

15. TwaS certain, h a traces de correction sur la. Un nouvel examen de 
l'original et d'une photographie confirmerait plutôt la leçon ya/,xou, conjecturée 
par Bruno Keil {Bulletin de Correspondance hellénique. XXXII (1908), p. 192), 
ce qui donne à penser que le i'acsimile envoyé par Jouguet à ^\'ilcken était 
inexact (voir Archiv. V, p. 220). Cf. ci-dessous, la note à v°, 1. 10. Au-dessous 
de y T.'/.y.oj , peut-être 2uo. Mais la lecture est très douteuse. Il ne semble pas 
que ce soit une abréviation du mot oéouTa, postulé par B. Keil. 

V\ 

10. Y(i.vovTa'.) av(a) a = Z. au lieu de yi'.vovTat) av^a) h = A, conjecture de B. Keil, 
confirmée par Smyly. La forme de l'a est assez singulière. Dans la traduction 
du passage (p. 19), il faut corriger 1 dr. 2 ob. 1/2 en 1 dr. 2 ob. 1/4. Smyly, 
Schubart (par lettres), B. Keil, /. c, p. J90-191. 

21. fin. avTiXujjiaTuv Sm. 

26. Au lieu de la lecture de Smyly donnée p. 18, N. C. L. 26, nous voyons : 
£TTi.v TipaTa auoTaxT .... zHv. '■nxD^'.uf/ y.oyov 
a-cTexTui îôsi est possible. Mais le passage n'est pas clair. 

Entre Xo^ov et uTTepov un vide, pas de lacune. 

28. auTou irXaTo; TO'j opuyfxaToç vau6'.(wv) y avTi 5 y(ivovTai,) sic ffy^ow.ov etc. It is 
not well expressed : but I think it means that the architect reduce the vvidth 
of the opyyua from 4 to 3, thus also reducing the number of vauS'.a in a ayoïvov 
to 3/4 of 86 =1 64 1/2. Sm. Sur la place de vau6i(wv), cf. Wilcken, Archiv, V, 
p. 220. 



2. 

I. £'.; po[ppa] Sm. 

.5. La lecture a-r:. .■rjXa.-z(i><. est douteuse. — Ivxi'.o^ ... [. . .]vv[. .] 

10. AptpuQ. . .]] ou Ap(fu[[. . .]]. Au lieu de ijl'.uo-'.; dans l'interligne, Smyly 
lit ■rtyjT'.;. 

II. [. . . .jv'.TTOv au lieu de [ ]v ... .'.ov]]. — A la fin de la ligne to'jtwv w^ 

(= 810) est probable. On attendrait uÇ" (= 806). 

15. fin. peut-être '.a au lieu de iZ.. 



266 PAPYRUS DE LILLE 



3. Col. I. 
1-'i. lire : ]£vov t« eaopaouvTa 

£v rjÀoia xa'i tov ei; Ta[u-:Ja 

eaSsêAïiijLïvov t'.tov JTai auTW. etc. Smyly. 

6. KïpxT, \Vilcken. 

7. îsoojaouvTa Siii. — xspixo'jpov) Sm. au lieu de x£p(ajji'.a). 
9. ]'. :«p'. aiTou etc.. 

11. TOV £V aVT](i)'. TITOV Sui. 

19. Peut-être j^p'-»"' »" li«" •J*' j^?'.*v . ]r,p'.av paraît impossible, ce «jui anuu- 
lerait la conjecture de \V. Cronert dans Literarisches Zentralblatt, 1907, 1122. 
— Au lieu de j).. .ç. peut-être uMî. 

20. SjoxvoTca'.o'j vr.TOv xx'. tw.. 

ro/. //. 

23. ]i yaips'.v Sni. 

24. t[ jyovTcov. 

25. JTWoTE ou TîiôoTE. La lettre mutilée est sur le x6)."Ar,[a.a. 
27. STi'.TTtoj-. L'e est un u corrigé. 

30. inil. A ou .\. 

31. Le T de tov a disparu. 

32. ETC [ \ aTa TtavTa Sm. 

33. fin. oJTtb); Sm. 

34. Peut-être un I dans la marge de gauche, devant r,. En tout cas, traces 
de lettres ou tache. 

Col. III. 

3,"). devant T-//., traces confuses (séio;, eto^, ;-iJîp«';, ~po; ?)- 

41. O'io)[vl'.ov. 

40. £'. Oc x'.va|; Jouguet. Mais après Tiva on voit les traces de la partie infé- 
rieure dune haste droite, qui ne semble pas pouvoir appartenir à un a-. 
Peut-être un t. — 7:poo£0o>xa; (.louguet) au lieu de o o osouxa; est possible. 

49. £[av o]'. Ttapa Zs'ijpou Sm. 

50. !A£Tp[r|3'ov .\J-oX).a)v.(o'. Siu. ^^'il(■ken. 

51. .\vi[T]07l0f/,'.T-/|V). 

54. ï'jptov xw(|jL-/j;) W'ilcken. L o) ;ui-dossus du x. 

55. £/a'.oxaTrr;).o[w «?o; TJ/jv. Les lettres entre crochets, autrefois lisibles, 
ont été perdues. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 267 

56. [Ùmiou xa'. x'.xi.\ .Même remar(|iie. 

57. (TuvT[a$avTes] i<l. 

58. o!.aTi9e[[jievouç] id. 
511. 7tapa5'.S[ova'. a'jTo]'j; ici. 

toi; '^[uXax'.Tai.;] id. 

Les lignes 56-61 ont ôté rééditées par U. Wilcken, Chrestomathie, n" 301. 

Col. IV. 

62. xa^l rijjisjpav O'jv. 

63. T'jpiê(oXov). 

64. £v TOI est sûr (st'., Crônert est impossible. Cf. Wilcken, Archiv f. 
Pnpjjrnsforschung V, p. 222). 

65. Avàu[ sûr (sv oyj^Tt. Sm.). 

60. ^'/i. Ti.[Tap^iav Wilcken, possible. 

67. Peut-être tyis 5 exf. 

73-74. ■:oiïoypaiJt;-«.a-:[s'js] | "wv Tcspt, <ï>!,XaocX»£'.«v -ottgiv T:pOTO»£[i,X£'.] Sm. 

76. /rti/. ]£t,Tou ou ]t'.to'j — ^/(. avaxEytoprjxe [oe îji.Yivas] | Sm. 

78. fin. TO'j; iro7to['j; xa-. tou?] | Sm. 

80. x[aTeXïiXu9£] I Cronert. 

81. AlsÇavàpEiav s7ri.Q'.5o-cwTav o[uv auxu] | .Sm. 
8.3. ouvriTai. T!,[9£va', £(,; to] | Sm. 

Dans le bas de la colonne, à deux centimètres de la ligne 85 on lit : 

MiuTt. . , 



Sur la date de ce papyrus, voir les éditeurs de P. S. I. VI, p. 70, n, l, qui 
placent le diœcète Théogénès sous Evergète I"", comme nous l'avons fait ici 
même, et C. C. Edgar, Annales du Service des Antiquités, XX (1920), p. 198 , 
n. 1, (jui le place sous Philopator. C'est cette dernière date que nous serions 
tentés d'adopter tant pour 3 que pour 4 (cf. P. Collart et P. Jouguet, dans 
Raccollà di Scritti in onore di Gincomo Lurnbroso, p. 128). 



4. Réédité par \Vilcken, Chrestomathie, n° 336. 

3. dele [^\ Sm . 

4. ST[pa]ToxX£', xai Aa[a.!,(TX[wv] Sm. 

5. (■Jeo[y]evYiv. 



268 PAPYRUS DE LILLE 

Anuotation marginale, 2. an.T ou a/..T ou ztz- ou îxt. 

X 

3. ^aT( ) au lieu de |ia( ). Le a-, correction sur y. 
Le mot ainsi abrégé pourrait être une forme de paffi.XixoYpa[A[JiaTeuç. 

9. £Tt'.[A£A[T,Tou L] £ ropr'.a'.ou Mcysip <7uvTa$&v avaÀaÇ[£'.Vj, conformément aux 
lectures de Smyly et aux l)rillantes restitutions de Wilcken. 

14. -ov o!.xovo([ji.ov) (o'.xsv P) Sni. 
av(T(.ypa^ov) Sni. 

16- TO'J 'J Tou, = -OU (Tu(iAêo).ou) Tou Sni., W'ih'ken. 

18. Peut-être rr,? ^ tyi; ly. 

28. ÎS'ous lisons avec beaucoup d'hésitation : 

.... TT, L • • • •1'^^'' ■ • • • P^"^ 

TaxTOfAiT^o; paraît impossible. 

29. o'.xovojjLt)'. xai iîpw. Sm. 

A gauche, en face des 11. 19-22, fin des lignes dune colonne précédente. 
On voit : ]. ^itto 

]av exaTTCi)'. 
]|j.iuAT,; 
]. a'rto 
36. •:ax[TO|jL]t.(79os très douteux. 

Pour la date de ce texte, voir ci-dessus, ad 3. 



5. /?•. 

4. x£ L . . .o.i^Lei. Epieu; Sm., mais il semble bien qu'on puisse lire : 

xe L . . .TO; flETep'.Eu;. 
5 et 39. Mappeouî au lieu de Ilapuoj Sm. 

7. IlaTiT'. Moppsou; u. et TC-,' au lieu de tt/ Sm. 

8. [u]t:o).£A£'.[u[jl£vo'j] au lieu de jTToXfXEijjiîvoii, comme on le voit 1. 43 et 
A'.[ovu(nou] au lieu de A['.ov'j9".ou]. 

9. Le nom propre mutilé devant .Ayyws'.o; se lit 1. 4'» Il.ô'. ou 11. w.. 

10. llaT'.Ti Mappfeo'j;] au lieu de FIxt'.t'. M . 

H, MvriT'.xpaTou; au lieu de r£vï,!T'.xpaTou;, cf. 1. 40. Sm. 
14. [tou £]x t[oi> au lieu de [xou sx -cou x. t. X.]. 

1,5. napivioç au lieu de ^ift-ivj:, Sm. (cf. 1. \S\) et Hajjir.v'.o.; au lieu de M£u.t,v!.o;. 
1 7. xÇ" au lieu de x^. 

20. T-f.Tau'.T'.o'. au lieu de 7r,Ta;A'.T'.a'., (".ronert, Z,//. Zentralbl., 1907, col. H22, 
cf. 1.57. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 269 

21 et 58. xaTETiiapxE vuv au lieu tle xaTsmtaaxîv vjv Hombert. 

2.3. av(a ,3^, le ,3 l'ait coiiiine un /ô/r/, mais très clair 1. .'î9. 

24. intei'l. peut-être Kpoxoo'.Xwv au lieu de Kpoxoot'.Xuv. 

26 et 6.3. peut-être 3oQr,va!. au lieu de ow^rivai. Mumbert ; otu'iYiva'. parait plus 
probable. 

28. £y[ji£u.'.Tf|uTa'., certain; o; ^jteu'.TOwTa'. Crônert, impossible; xp(i.9riî) au lieu 
xp(i9o)Ttup(ou) : ft. 

30. usp'.ytotjiaT'. apTaêasi ijî ^ au lieu de itsp'.y tou.aT!,v (apTa|3a;) v. l est peut- 
être 1/2. 

31. .4p»'.r,T£'., sûr. 

33. Xo'.ax T, possible. 

34. E'^papaoTTo; ^N'.^xOT-;paTw'., p. e. le frère de Zenon, l'agent du diœcète, 
ApoUônios. 

35. aï|i.'.(T[OwT*'. Tcapa] IIoAsutovoi. 

36. [8 lettres jas o'.O', T7:fjpaa s'.ç T ov TTiopov. 

37. [xï'. SX Kpoxooî'.A(ov 7r]o"A£(i)^. 

38. ~o xa'. TO. 

39. £jv Tr;i [£i][xwveç. 

40. Au lieu de ypapiLiaTE'. x, comme 1. 5, on a ici ypaj^aaTsi (apTaSaç) x. 
43. Au lieu de Ti'j(poj) ity, comme à la 1. 7, on a ici «f* /< uv. 

65. Répondant à la 1. 28, au-dessus de naur,t sy^î^^.vHiù-::/.'., on a dans l'in- 
terligne, peu lisible : 'roA£[A £pjJ.£i, peut-être : n]':o£[Ji(aia)'.) Ep[ji£'.vou. 

-pOff 

66. npoïpisTpYiTa'. répond à [ji.£Tp/)Tai de la 1. 29. 

71. Après la date, en plus petite écriture, et peut-être d'une autre main, 
on lit difficilement et avec des doutes : £-'.TTOAy,v yo'.ax a. 

P. 
lia'., yo'.x/ îyo'jT'. yo'.ax a tx î'.i £p','3' O'J 0£ocoxa[i.£v et plus loin N'.xoirpxTo)'.. 

6. 

7. o'k Tri'. yI" £[[...]] Sm. .Nous lisons comme Smyly, sauf à la (in, oii, au 
lieu de £[[...]], nous verrions : £[[;jo-av]], ? refait sur o. 
9. Peut-être xa-. très effacé devant '.aaTwv, cf. 1. 24-25. 

11. uioj, pas de traces de rature sur aoj, malgré (]ronert. Les lettres dans 
l'interligne sont peut-être de simples taches. 

12. xpoxr,[[vl], Crônert, cf. 1. 26. 

L'écriture change au début de la seconde rédaction, à la 1. 17. 
A partir de Uîzîroj/o;, le calame a été retaillé. 



270 PAPYRUS DE LILLE 

23. î;s5u|Tav. 

'24-2.">. y.Tuva a;'.ov |- Ç" xa-.. 
ijjLaT'.ov Tp'.Saxov x. t. a. 

26. xpoxT,;, sans correction, cf. 1. 12. 

27. uva; ■:;£'.; y. Les lignes 27-29 sont très effacées. 

Note L. 13-14. Au lieu de yojTÔ; lire ypuffoùî. Dans son cours de Numisma- 
tique au Collège de France année l'J27), Th. Reinach a démontré que la 
pièce dor appelée TpîypuTov est le pentadrachme et vaut 60 drachmes d'argent. 
Le yp'jTOj; vaut donc 20 drachmes. Quand le mot désigne un poids, il s'agirait 
d'un poids de 20 drachmes. Il en résulte que la laine dérobée à Petesouchos 
pesait trois mines, moins 20 drachmes soit 280 drachmes, évaluées à 
8 drachmes d'argent. 



7. Réédité dans ]\Iitleis, Chrestomalhie 48. 

2. A'.ovujooopù); certain. .Ne pas tenir compte de la remarque sur le t, N. G. 
ad. loc. Sm. 

.5. Dans l'interligne auT au lieu de ajTou Sm. 

7. êSiSioxei [jLOi I '.pLi(),aTT£v/ Sm. 

13. aTtayavwv. Sm. si; to auto^'. Sm. (mais douteux). 

17-18. avayyjycxev Sm. 

22-23. '^osojjia'.]] xai toi» AîioAp.uv.ou ïi^igjxoto^ a^l-rov. Sm. 

23. oeo|j.a'. oyv t[ou, SaT'.Xsu .Sm. 



8. 

10. ou^îv ou lieu de ouoev .Sm. 

9. 

3. TÎoju. 

5. Kaui'.vwv Sm. Hunl, yV/e Classivcd (^uaiterly, 1, p. 324. \iereck, BerL p/iil. 
Woc/>., 1008, p. 294. La lettre entre les deux v est douteuse. Ponctuez non 
avant Kx^'/w/ mais après tï. Tj-'x'jsovTa. 

14-15. apTa|?a; ^. Sm. 

19. o'.x&vo[ji(i)'., sit'. (=^ e::e'. Sm. On \oit seulement à la lin de la ligne un s et 
une haste droite qui pourrait être aussi bien un '.. 

20. TOJTo, au lieu de tojtov Sm. Il semble bien qu'après to'jto il y ait la 
place et la trace de deux lettres, dont la première est v. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 271 

23. iitit. aTO t[o)}^ . . .v. Ensuite Smyly lit [ae aÇii^ | a, (|ui paraît possible, 
plutôt que [X6 aç | 8[ei] aiio[ji. proposé aussi par lui. 

25. Il ne man(|ue rien devant to a-Y,TapLov, qui est peut-('tre une addition en 
interligne. Sni. 



10. 

Frgl 2, 7. «r,(>vi;xa), 9 Pap. 

Frgt .3. Traces de lignes avant la première. 

14. Peut-être ]£va apffe(v!.xa). Faut-il lire Te9pa[ji[AJ£va ap«(vixa) ? 

1.1. Peut-être juoij/av.. 

Frgt 4, 4. apo-e(v'.xa) y, le chifl're peut être Ç" sur y ou inversement. 

Frgt 5, 3. [ap<Tevi.(xa) /oOj 9ri(Àuxa) ÂSxa [, ] .\ T, 

7 j«i<. ]X8. 



11. 

6. avev/iyjoiao-iv, Po, après le y, est peut-être un Irait involontaire du calame. 
Au verso, dans le sens des fibres, de la même écriture que le recto, mais 

plus menue : 

]. Tuêi i. 

i|; ]a[j.[j.'.8wLi 

12. 

J. G. Smyly pense qu'Aristarchos est un nomarque et rappelle P'Ap'.iTTàpyou 
vofjiapyia des Papyrus Pétrie. 

1. Tuv p (apo'jpwv). Interprétez : tcôv éxaTovxapoûpwv. Smyly-Hunt. 



13. 

Au verso., dans le sens des fibres : XPYlinnOI. 



14. Réédité par W'ilcken, Chrestomathie, n° 335. 

3-4. Avec èT:i),(àpyY|v) on attendrait tôv devant le twv de la 1. 3. L'abréviation 
est peut-être celle d'un génitif qualifiant iTt-éwv. Smyly. — Peut-être eitO^exTuv. 
7. w; 7t[apa o-oi. tou] î.oyou ovtoç. Hunt. 
Au verso, dans le sens des fibres : APIlTAPXni. 

Fasc. IV J7 



272 PAPYRUS DE LILLE 

15. Réédité par Witkowski, Epistulae privatae. n" 17. 

2. v-"0'-[J-*sc>"'' et non T,!.TO',u.avOv. 

3. Après upoTspov haste certaine diin /. qui justifierait la conjecture xo|jL!.£~.o-9ai 
de Witkowski. 



16. 



1. AjpiTTapyi 



2 



71 sot. TCOV. 



17. Réédité par Witkowski, Epistitlae privatae, n° 16. 

l /////. Peut-être Hpa; au lieu de ..S.. — Ap'.TTapyo'. P. uw!. au lieu de u'.w. P. 

11. Oîxa xojji.-fi(7Ti aXXa oia. 

11-12. Dans l'interligne, commençant au-dessous de oexqc de la ligne pré- 
cédente : o'.T!, . .v'.a. . . v'.ov. T. 

12. [....].. TE.pw; xja/.cj; 'J[Ji[i.v, (;!". Witko\vski. 

13. x[aX'.Jij.7iav, possible, 1. xa<Ta>'),i[ji.7rav, cf. Witkowski. 

15. a-[ei.]Tap!.ov, possible, cf. Witkowski — sv. œaxvYi 8$, après s, on voit x, $ 
ou y ou l'une de ces trois lettres corrigée sur une autre ; puis s ou o. 

16. La lacune du début est peut-être de cinq lettres. 

17. aKoo-TS'.Aov, s corrigé sur -.. 
18-19. vuva['.]xa aTuytç ['.Jva S'.aTw | 9y,. 

18. 

1. A-/iix-/;-oio[ç]. 

19. Réédité par U. Wilcken, dans Chresthomathie, n° 164. 

4. £!.T5iE5Xy|J[Aîvoj Sni.. ou un mot analogue. £i;[oe5£lyji.îvoj. 
y. KaX),t.Ç£[v]ou Oupîa; t Wilcken. Dans la Iraduclion, corriger Fvallixénès en 
Kaliixénos. 

20. 

.\ous avons retrouvé sept nouveaux Craginenls a, b, c, r/, f, g, h). .Nous 
désignons par e le fragmeat déjà publié. Les fragments g et h sont tout 
petits et nous ne savons où les placer, (aï sont : 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



273 



g) ]io-/;i,- nacruyj 

h) JOÇ TTrEpfJLa 7tUp[ 

]pio; [a'.t( ) [ 

Le raccord de d est assuré. La place de / est iiicerlaine, mais il nous 
semlîle qu'il devait être à la droite de e. Quant à a b c nous leur avons assigné 
une place en nous guidant sur les dates mentionnées. Si notre reconstitution 
du texte est exacte, la hauteur du rouleau est donnée par la juxtaposition de 
c, b, d (col. III). Elle serait d'au moins 28 centimètres. 



a 

{nouveau) 



Col. I. 

risTïTO'jyOÇ .Avyw^i.o; ^ ;t6 /. y' 1 

xa(9apT£(i)s) p' xofuxwsuTtxou) y' e( ) [3/. / yZ. X(on:ov) xÇ" y' 

[...]i(i); UTie Tou 6Yi((jaupou) r{i iiupiov !fç|5 3 

xa(9apTe(ds) '■\-> xoa(x',veuT'.xou) Ç" e( ) ayZ.d / Ç a Z. d A(o'.7:ov) tp d 

..jsv '^I^uai uTtsp TOU s<T(i) «Leuo 

(i)!,s y'"£vaëa(T[-7]!.0s ouspua t:'j(û(i>v) <Ly 



[Mappri ?]? KutX'.Os irupdiv pxY^y'J 
L. 2 YTÎ P = uue(p) ? 

Col. II. 



a 10 


'.£ ev[ 


(noMceaz/) 


•[ 




■[ 




xa(8ap(TECùç) [ 




•[ 


15 


xa(9ap!7eio;) Z. [ 




naT[ 




<I)av[ 




nETe[ 




av[ 



{nouveau) 



20 



(cf. VI, 1. 106). 



va 

]vad 

lydZ 



(HOJiceflî^) 



to/. /y/. 

[ . . ] ev ^"]ua'. 'J7:£p tou opufxou 

OvV(i)]tpp'.^ OvVWtfp'.OÇ TTTJplJLa Tru[p(i)V] [A^ 



274t PAPYRUS DE LILLE 

25 . .v-iT'.Os Ovvw^pi; 'j'.o; 7ij(puv) [xyd] l [xa(f|apT£a);) 
|3' xo3-|>.i.v£'jT!.xotj) à I L •(' ip' X(o'.TîOv') x!3y' 
ii'-ff.^ S'.TO'jyo'j Trupwv X[Ç'y'Ç"' ^ xai^^apTeoj^) a] 
xot(x'.v£'jt'.xo'j) y' / ay' [X(o'.Ttov) XsÇ"'] 
.(Os Ovv(d-jp',o< \"'l xa(8xpTeii);) Ay' xot(x'.v£jt'.xoj'| Y''?' / [""^ 

X(oMrov) x9i[î'] 
3U . .jT'.; HaT'.oî fxÇ" AZ xï(9ap!T£u.;) a zo7(x!,v£ut'.xou) i^/ [a/, /«(o'.ttov) jaî] 
[S]i,ixouyo; ilpou As Z.Z xx(9apïs<i)^) Ay' xoa-(x'.VÊUT'.xou) y'îj3' [/ otd 

X(ot.itov) X3d] 

{nouveau) Ayy_{ù»'.î[ 

35 h'.tO[ 

t^ ['.js- Ovvorpp'.o; Xad Z xa(9apT£w; Ad x[ot(x'.v£'jt'.xou) 

{nouveau) [Epjia'^l'.Xo? Mr^Tpoowpov r.jpio'^ >'-T'-? 

TîTEpLia rupuv 01.9. 

[.qÇ'Z xa(OapT£w^) y, xotixive'jt'.xo'j) 5 /t,jâ ).(ot.KOv) ïî[o] 

40 'JTUîp TO'J Op'JUO'J 

S]i.T[o]uy_ou [ji'.T^OuTou) n'j(pwv 9d [xa(Qap3-£(i);)d xot(x!,v£U-:uou) Ç'/ï']'-?' 

)v(o'.::ov) YiA y' 
[ija- <I>avYiT'.o; 3-T:£p|j.[a] pHe 

.(JT'.^ ^((puv) p'.!^ AZ xa(^apT£a);) |id x[ot(x!,v£jt!.xou) Ay Ç 

v] Ç"' /(o'.Ttov) pw y' 
0]oou T:D(oti)v) -^dZ xa/Qapa-su;) d xoT(x'.ve'jTi.xou) Ç" / y' -.(î' [),(oiitov) 

Ut'] 

45 '.T *F£V£'.Ç|o'j •n:u(ouv) r^dZ xa(9apTe(i);) d xot(xi.v£'jt!.xou) Ç"'/y'îj3' ^(o'.uov) 
'.3- Ovv(i)(pp'.o.; xo.'. <t>avr,; Owiocspio? ['. Ç' ijî Z] [sJAy' 

TTUpO'J 

xa(9apT£tiJî'i a xo3-(x'.v£yT'.xo'j) Ç" / <xÇ a(o'.i:ov) 6 iji' 0- 

vw^p'.o; 3Tî£p|ji.a 7r'jp(ii)v) [.]ioA 

iT Ttup(ti)v) Ç" '151' z xa(Bap!T£ti)î) Ç"' xo7(xi.v£j-:'.xo'j) 13'/ d X(o'.:îov) £ Ay' 
50 Ovvu'^p'.o; 7:y(p(i)v) ay Z xafOxpusoj;) a x[o3-(x'.v£u-:!.xou) A] X(o'.itov) [xaA 
'.T <^avr,T'.o; TTU^owv) ',3Ç"' Z xx'^lapTSw;) v' xot'x'.vî'JT'.xou) Ç"' / A 

Â(o'.:tov) la^' 
S'.TO'jyO'J Tfj(p(ov) Ç" A '13 Z xo((f)apT£co;) Ç"' XOT(x'.V£yT'.XOu) (.p' I d 

'.3- .MrjTpoiîcopou Ttyi'pwv) £d [X(o'.itov) sy' 

L. 28. y' P. La lecture est sûre, mais le chilTre est suspect. 
L. 46 fin. Il n'est pas sùi- (|u'il man(|ue un cliidre à la fin. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



275 



Col. IV. 



{déjà édité p. 93) ]. .£ y '-3' "/.(o'.tov) . Ay 

55 Ap]u(i)Tiri^ Ap'jwTou tt'jpwv X|3Z.y' '.|b' ^ 

[xa(9apT£(i);l] Ay' xot(x>.v£L(-uou) y' / aÇ"' )>(o',irov) A«Z.d 

Ajyyu»'.; Sipou xa'. Mappr,^ aO£A',po; 

uupujv tcÇ" '.fi' Z xa^'JapTSoj;) aAd', xot(xi,vsu-:'.xou) a/^Ad, X(oi.uov) ity y' 

[EpJjjia'^'.Xo^ itupuv Ç"d 

60 [. .] TOU 5Y|((TaUpO'j) ÏTCSptJ.« -'jpojv p(|B 

[xa(9ap(T£(i);)l yAy' xot(x'.v£uti,xûu) |3 / s Ay' X(oi.7tov) po5 [3' 

[. . .]£V *l"ua'. UTt£p TOU 5pU[JlOU 

[Ayjjywcp'.; Upcj [jl'.t(0&»tti;) -ïi'jpwv [J-^^l 

65 xa(9apT£(i);) : a xoo-(xi.vsu-'.xo'j) z. /a/. X(o'.tiov) uo 

M[a]jppr,.; Flao-iTo; xa'. Fleêp'.y.î xa'. 

Ma[p]jpr,; «tav/iT'.Os Tcupuv ''^sÇZ 

[xa(6ap(7£(oç)] a Z. y' xot(x'.v£ut!.xo'j) /.y' / ^^' X(ot,Ttov) tC|3A 
ST:[o]TO-ri; Stotoyit'.o; :tup(a)v) w[37 

70 xa^9aoa-£(di;) : y' xoo'(x'.veu-:'.xo'j) Ç' j l. ^(oitïov) '.oÇ"' 
St[o]-:o-/ix'.<; .Mev^[AaTOs Ttu(pa)v) vaÇ"' Z 

xa(9apa£(0i) a Ç" xot(x'.vï'jt'.xou) Z. '.'3' /.^«Z.d X(o'.Ttov) [x9y' '!|5' 
Ovv[w]'jip'.î n£-:oêaa-r'.Os n'jpuv ^j3 Z. y' '.,3' ^ 
xa(9ap(T£(i)s) a y' <.^' xo!T(xt.v£UT!.xou) (3' / i^ S^' X(&i.7tov) $ Z. y' 
75 Ovvcocso'.s riaT'.TO? xa'. <I>avriT'.; aOEXcpo^ 
!JTT£[paa T:u(pti>v) ] [jt£ Z. 

Iji'.tQuti; [TTufoGiv ?) ] /5 Xo'.TOV ),yZ. 



L. 64-69. Les débuts de lignes sont sur le tVaginent d (nouveau). 



Col. V. 

e Opo," nîT£g[ l] 

{déjà édité p. 9 'i) xa(OapT£oj,-) z.y'. xoTix'.v£'jr'.xo'j) y' \}' [/a o', X(o'.tov)...] 
80 ûpo; <I>av7i[ 

AppiiuT'.; . [ 
jispoj i'.!; z. 
/ -cou ]Xt^\t[ 

[jl!.!t(9(0(ti;) •Ky(pu)v) tXt,Z.Ç" [ 
cpaxo'J f|Ç" Z [ 
85 x^ naX£'.x4Jv f 



276 PAPYRUS DE LILLE 






rieTSTOuyo; [ 

T£(i)î OvV(0[!fpl0Ç 

90 <I>avri(T'.o; . . . [ 

Eo[j.a«6iXoi; N[ 

TOU [JL£[ 

xJ ev Wuai,[ 

95 MeaTaauTij.is [ 

<ï>avTjO-',ç OoTO'ri[TOs Z] 

xa(6ap(7£(o;) Z. y' '.^', x(0!7X'.v£U-:wou) y' iji' / a [y', X(oi.irov). .] 
100 nEyjTi; S-:oTo[-/iT!.o; 

xaC^aipTew;) |3Ç"', xoT(xiv£u-:'.xot;) a îfi' / Y [^' À{on:ov)..] 
|iji.&'j9/|Ç Stotoyi [-'.o; 

ToQo/js iipou [jiw(Qwrr,;) [ l xa(6ap«(i)i;) A y'] 

105 xoa(x'.v£'jTi.xou") y' '.p' / ad, /.(o'.Ttov) [..J 

, To/:. F/. 

f xa(Gap(7£(i);) jj^' xot(x'.veutixou) ay' / S 

(nouveau) Mappr,; Kut).!.o; tîuowv [ (Cf. I, 1. 9) 

xa(6ap!Te<o?) z.y' x(otxiv£ut!.xoi») y' i^'. / ad ).(ot:tov) [ 

M'EVE'.Qr,; <I>avYi3-io; -^([puv 
110 xa((laoT£coç) a x(otxiv£uti,xou) Z. / a Z. ),(oinev) [ 

nve»£pco; X£V£euToç [ 

xa(9ap(T£<i)ç) Z. d x(offX!.v£UT'.xou) y' / * -^' ^^(oi'ïov) [ 

Tecoî Ovvwcppio; xai [ 

^a.Y/]^io; Trup[((ov) 

115 xa(OapiTEti)s) a Ç' x(oTxiv£ut!,xou) Z. / a^' A(oi.nov) [ 

[nejyuTiç $avY,a".Os Tcup [ 

xa(9apo'£uç) A. i^i' xoo-(xiv£ut'.xou) d / Z. y' )>(ontov) x[ 

Ovvwccp'.; Ovv(i)tsp'.oç apa.[ 

. vy iji' l xa(()apT£to;) aÇ"' xo(X(^xiv£U-ixou) [3' / a Z. Ç"' [X(ontov) 
120 Mappos Ovvwppwç . ._[ 

xa(9ap(jeioç) A y' '-P' [x(oax'.vEyr'.xou)] y' / a d )>(ontov) [ 

L. 119. Le total parait faux : on attend y' au lieu de Ç'. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 277 

$av7iî OvvbJîppLOç ■raj(pwv) [ 

xa(9apiT£(i)^) a Ç' xo»(xivc'jt'.xou) A i3' / a Z. cl X(oit:ov) v [ 

riaiT',; «tav/iTOç Ovvcotppi,^ [ 

125 xa(9ap!T£(o; A. d xoT(xiv£UTt.xou) y' / a '-[î' X(oi,'nov) [ 
Ep[i.a',piAo? MriTpoowpou TTu(pti)v) [ 

[ . ]t£UÎ X [i.t.T( ) TtUpUV »l[ 

xa(9apff£Ws) '.ot xo(T(xi.veuT'.xou) ed / iÇ" d X(oî.Trov) » [ 
[.JUTO au£pij.a 7tu(pwv) Çy ui.ff( ) !p [r.-/i ^ ^ 
[xa(9ap(T£Ui;) ] la xo3-(xiv£utî,xou) sd / iÇ" d ),(oi.7tov) cp(3 d 



21. 

11-12. AX£Ç[a]v7p£av, le p corrigé sur £, vraisemblablement. 

H. I. Bell compare les rôles du vaûxXïipo; et du xuSEpv/ÎTri,- ptolémaïques et 
ceux du vaûxAripoi; et du ttittixos byzantins. Il nous renvoie à Heimbach, 
Basilic. 53, 1 : vaiixXripo; £tt!, Ttpô; ôv av/îx;', ô Ttôpo; xoû irXoîoy xal Ta Tuaêaîvovua, 

£Ît£ 6 3£T7r6Trji; ETIIV, £'.'t£ Tiapà OSTTOtO'J TO TtXoWV £|Jl.l(T9ÛTaT0 £V 0[Vl.àSl.. OlTT'.xii; 

Ètt'-v Ô ■reâo-av ÈTnjjiÉXs'.av Toù TtXoîou Èu'.Tpa-KE^. 

22. 

7. Lire probablement ^affiXiTo-ri;. Navire de la reine, non navire « Reine » . 
Hunt, Wilcken, Archiv, V, p. 226. 

ou [jn-T^uTYi;. M(ondr)y (-Beaudoin) ; Wilcken. Il semble que le papyrus 
donne : o-j sio-Ôcotti.;. 

Verso. vaij..[.].. pa^X peut-être vau[xX7i(po;)] Pa(j(i,)X((.(Ta-Yi;); mais très douteux. 

23. Réédité par U. Wilcken, Chrestornathie, 189. 

19. To n£p!, cpu., la lettre (|ui suit u est o ou ^ ou v. 

Le texte de la p. 108 a été réédité par F. Preisigke, Griechlsche Urkunden 
des Aegypdschen Muséums zii Kniro (Strassburg, 1911), p. 34-36. Malgré les 
améliorations apportées par Preisigke à notre copie, une révision de l'original 
ne serait peut-être pas inutile. A la ligne 10 tvjTzs.^Tn^:, de Preisigke nous 
est inintelligible. Nous signalons sur ce passage une conjecture qu'a bien 
voulu nous communiquer H. I. Bell; il proposait de lire, 1. 9 et 10 : xà vaLiX[a 
jjisTà TcâvTtovJ àvaXa)[ji.àT(ov. Preisigke a lu to va'jX[ov. Mais l'hypothèse de Bell 
mériterait une vérification. Cf. P. Loiid. 1152, 995, 996. 



278 PAPYRUS DE LILLE 

25. 

Nous avons retrouvé un petit fragment qui comble à peu près la lacune 
entre le fragment 2 et le fragment 3. En conséquence il faut lire : 

L. 24. Hpa[x).£ou;! t:oÀi.v x.t.).. 

L. 25. aito S[e ô] eu; ti x.t.A. 

L. 26. Peut-être Ç( 

L. 27. xai ev xw. [H]oax)v£o:To)>'.rr;i. 

L. 28. vau),o[v] xuê.'.5r.o'j. Vraisemblablement xuêaioioy, iliminulif de xùêaïa. 
Cf. P. S. I, ^■f, .'i94;T'3. 

26. Réédité par Witkowski, Episliilne privatae\ n° 31. 
2. 1. ajTT|. 

5. ey 0£ Tou TipoTepou, possible. Le tz serait fait sur une autre lettre. 

ou eySs -rou Jxoui sTepoj. Le - du deuxième xou serait fait sur une autre lettre. 

6. [8iaTatpr,]Tov o<tov j3ou£'. Sm., Witkowski. Possible, mais le s- de crov pré- 
sente une forme et une ligature avec o inusitées. 

8. 7cep>, Twv x£ypri[j.aTW[jL£vwv, Witkowski; lettres très évanides, un peu plus 
apparentes dans pviaaT'.TULEvwv. 

27. Ce texte a été réédité par Wilcken, Chreslomalhie, n" 199. 

Entre les lignes 1-2 et ,5-6, l'interligne est un peu plus large. 

1. Il ne reste que l'extrémité inférieure des lettres; cependant la brillante 
conjecture de Wilcken, dans H. Lewald, Pap. Frankf. 5. Einl., Sitz. Heidelberg, 
1920) paraît très vraisemblable. On lirait volontiers : 

ATT[o]yp[a]œ7^ [e]i; T[a al'.xa] 

2. KpaxEpou. 

6. 6uyaxT|p pava, [ia'.a = piippa , Domazev^ski. Bien qu'il y ait une trace 
d'encre devant Ç", nous pensons que le total est bien 6, et qu'il ne comprend 
que les grandes personnes ; la fillette en bas âge ne compte pas. 

9. Aêpov / i.y / Ç" /. Supprimez <ib>>. Les esclaves ne sont comptés que pour 
des demi-personnes 

28. 

2. Mev/e^iou; conj. Bell. Cf. P. Loiul. III. 1170, p. 100, I. 5.39. 

10. £2po; Aa. . .vo£. . . x.t.),. 

12. [. . . 1 xou ou [....] oou ou [....] Àcu. 

13. |Tr,Ji auTY,!,. 

19. CTO. .T ev X.T.),. Peut-être ïtoOc/yj (pour Sto^/iTei.) ev. 

22. r/'iv Xeiav. [ 

23. EAevEv uvYi^i. .av ty.v av [ 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 279 

29. Réédité dans IMitleis, ChrestomcitIu<\ n" 'M\{). Restitutions de 
B. IJaussoiiUier, Revue de Philologie, 1910, p. 125 et suivantes, 
et de Partsoh, Arc/iiv. \ I, p. 72. 

Col. l. 

7-8. TO T£ cTT'.OîxaTOV rj ÎTÏI.- 

TOVT£xai2exaTov, Wilcken, Archh; \, p. 228. 
15. [^a[TTlt.[!;£]i.[v très douteux. Xous n'arrivons pas à juxtaposer aaTriyouv 
aux traces de lettres que nous voyons. 
17. ]_.\^._ ouacrroî. (apy'.JowadT/iç, Schubart). 

25. TsSsVTWV. 

33. [voJi^ocpuXaxaç semble décidément mieux convenir à la lacune que [6e<7l|AO(pu- 
Xaxa.;. 

Col. IL 

6. oou'jmi. \j(f[, certainement une lettre longue après u. 

11. a|i(p'.<T6-^jr|^£TT[iT-.ji.a SmXa?, cf. Partsch, Archiv, VI, p. 72, n. 2. 

15. TO O'.xaa-tTjioi.ov ? 1 

16. TcpoTepov 8. xai. 

21. eTt[, douteux; peut-être ev[ ou £cp[. 

39. £Cay[, probalement erreur pour s^a-fl ; on peut lire avec v. Wilamowitz- 
Mœllendorff £Tïi B^cLyltù'crii. 



30. 

5. 1. $a'}ioa-:i,;. 
10. x£ au lieu de xB. 

14 et n. 14. Pour le genre de Otoî.ovoî, voir P. Hibe/i, 29 1. 26; 85, 1. 24. 
Dittenberger, Si/ll. 517, 1. 14. Smyly. Cf. ci-dessous p. 282. 
16. Début : 5u(t[. . .] r,x. t. X. 



31. 

18. Au lieu de .£...lire .£. -c. Hombert. 

19. Après (Ao'.TOv), les points indiquent non une lacune, mais une tache du 
papyrus. 



82. 

4. Début : lire Aa-(p£u«; au lieu de ITaa'.;, Hombert. 

Fasc. IV 



280 PAPYRUS DE LILLE 

10. Fin : p xÇ", T-re[ 

17. Fin : peut-être /.S-.f. 



33. 

I. Peut-être A'.uvo;, nom de l'hipparque. Ce nom est court et semble 
commencer par un A. 

6. <I>aps[jL'pw;, Homl)ert, possible, mais douteux. * 

8. Au lieu de s',? r/iv tx. ./ixo.p. . , nous lisons: ei; Tr,v TxoATfixoêpo)-:. . ; lire : 

ffXOÀTlXoêpCJTOV. 

II. c£aZ, au lieu de cj^ao'. Hombert. 



34. 

10. ^pauevcof) A, Hombert. 

11. Peut-être : .[. .]v.oj. 

12. Peut-être tc[up(ou)]XyZ. o^y'. 
14. ^'«, peut-être : ly'. 

16. /?/i, sans doute : '.aê'Z., mais le trait de fraction manque. 

17. Après ox', peut-être t'.twv -jp(ou). 

19. S[[qÇ"y']], Hombert. 

22. a/, fiy /./,, (supprimer le S'). 

36. 

6 et 8. xpoiAfjL'jo'j ïiAv Hombert. 

38. 

Fgt g, 1. 3. ['XLoiÇ', Hombert. 

41. 

2 et 12. .\ccentuer MÉv/iT'. au lieu de Msvfi-:'., \\'n. 

18. xa^'. HpoiASvw. ojT-j. 

42. 

2 et 10. AT,[XjOxp'.[T]oy Witkowski. Possible. 



ADDITIONS KT CORRECTIONS 284 

43. 

6. Lire ^apxaêasj X. 

44. 

1. ////. yx'^e'.v, sans crochets. 



49. 

Jl. Les huit premières lettres, très douteuses. 

12. ('////., ev xuxAtoi, Wilkowski. Possible. 

13. xajToêfoyoç Witkowski. Possible. 

15. ?«//., . [îoTaviTjj.ov. 

16. î'/hV., 01 xaO eTOs. 

18. Peut-être et.,- -rij yuTjv t/iç. Pour yù-r\ (lém.) v. P. 7ei/, l, 152. 

19. . ffO'. £a)s STSp . . . ïio[ .]....[ 



51. 

1. SuvLT]a[5ov x.T.X. 

2-3. TO'.ç (E'.xod'.uevTaooupo'.a) £av unap- 

ywff'.v 
7. (^7?) ..£ixai.OY[, peut-être ..£'. xai Toyl 



52. 

7. Lire 7ro'/f|Tai. Wilcken, Witkowski. 

53. 

2. Hou).ui.[ ]t£|.o-. te aou.. (jLEta to ypatte'.v, Iraces devant HSuÀwi., comme 

une note marginale. 

4. -:0V de la lin de la ligne est douteux, peut-être xat. 

10-11. TO'J a[vTi]ypa»s(j)i; 

14. Traces dans l'interligne au-dessus de ot^w;. 

Nous devons à J. G. Smyly les observations sui\antes (|ui nous paraissent 
justifiées et qu'on nous saura gré de reproduire : 

I am not sure that I understand this document. The difficulty lies in the 



282 PAPYRUS DE LILLE 

expression ûnoXovew. In financial dociiinents OitoXoyETv tl; and JTîoXoyîîJeT^a', s'.; 
mean « to deducl f'ro ni the aniount of a particular; the person f'rom account 
whom the déduction is made jjeing in the dalive ». Since this meaning does not 
seem to be generally appreciated, and since, in my opinion, thèse expressions 
hâve often been wrongly trauslaled, perhaps ovving to thi; lact that, in some 
cases, the translation « to dediict for a particular purpose » seenis to give a 
good sensé, it may be well to give a l'ew examples. 

1. Ditt. S)/!L 536. 26. sàv os ol |j.',T9(0Tal e'.tevévxuti (se. Tr,v s'.Taopàv) ÛTCoXoyL^£o-9ai. 
iU ~ô~'' [AwQuTiv. This means « if the lA'.TBwTai pay the slo-Bopà, it shall l)e deducted 
froni the amount of the rent », and is équivalent to the expression in 1. 37. 
tÔv Ti'ji'.T'Jv àïiîXs'.v à-o Tf]; 'j.'.t*J(ot£wç y-y.': vr^'pi'lx'. £v Ta'.ç <7Tr,'/.y.:i totojtw, è'/.iTTU Tr,v 
|;ii5-Q(0Ti.v. 

2. ib. ■'i\l . 14. y.x: ultj sVtco •j-oÀoyo; tt,'. ttoXe'. tojto to àpyjv.ov s',.; to oiviiov, àX).' 
àîtoSo-o) 'h TtoX'.; TOV Toxov « Thls money niust not be deducted froni the loan ». 

3. Ditt. O. G. J. 266. 14. ûnèp toû è'Wvlou ou ûiJioXoyriTîv tt^; TeTpaix/îvoj, ïva 
SoQrii TÔ ôji.oXoyov xal |j.yi unoXoyîs^'yÔat s'.; TÔ o'itoviov. There must be no déduction 
from the aniount of the oiioviov. 

4. Rev. L. 34. 7. oto; o'âv XrjtpQyii Ttap' aJTwv o'.v[o; £'.; to ^aT'.Xj'.xôv uTioXoys'.T^ri- 
(TETai T, Ti,ij.-r, îU Ta; [yivoixéva,- àvajcpopà;. 

5. /Jfi'. L. 53. 23. x[al •j]TroXoy'.Tf)rl7£Ta'. r, T[ip.-ô] ToT; syo'jT'. Ta: wvà; £'.[; ijà; 
àvacsopâç . 

In 4 and 5 « The price shall be deducted from the amount of the monthly 
instalments. 

6. PP. II. xii. 4. eU Se toûto ÛTroXoy/ÏTOv Ç Trpoiyoust. 5'.à 'I>!.X''TrTv0'j « from this 
deduct what they hâve already received from Philip ». 

7. PP. II. iv. 11. 3. unoÀoyric-a'. £'.; ta aXwa « to subtract from the amount of 
the sait tax. [so also in P. Lille I. 6 and 17]. Now in this Lille papyrus it seems 
to me, the bill presented to Hedylus would hâve consisted of three parts : 

A. The lixed price for the corn, to be paid to the growers. 

B. The cost of carriage of the corn from the farm to the oppioi. 

C. The cost of carriage from ihe opao'. to its final destination. B and C together 
constiluted the ts6p£Tpov. 

Tho question al issue was : » Wlio is to pay l'or B? ». 

In ihe fii-st lellcr ihe décision of the stralegus was that, since the dioiketes 
had writton that the corn should be dclivered at the opac. (ÈTt'.xa^'.TTàva'. èttI toù; 
ooao'j;) i. e what a modem shipper would call « free on board », the cost of 
carriage to the opjj.0'. (B) must be subtracted from the total amount of the cost 
of carriage (ÛTtoXoys'.v £•.; to -.p6p£Tpov). In this case B would b(> |)aid by the 
TiToXôyo;. Accordinly liedylus is directed to subtract B from tiie aiuount of the 

tp6p£TpOV. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 283 

By a later décision ol tlie slrategus the TtxoXôyoç is to reoeive the cost of such 
carriage, and accordingly Hedylus id directed in the second letter not to 
dediict, after Mesore 2'.\. this pari of the cost of carriage froin the total amount 
of the '^opj-pov. 



54. 

3. Chiffre de la fin, le s sous le X, n'est peut-être pas tout à fait certain. 
L. 4 sur TtîTaa. de TtiTaoïouv'., trait ou fibre noircie. 



57. 

L. 2. Supprimez le point après 'Ovvcoapw;. 

L. 4. Avant îx-rr,.;, nous voyons : aTio-rr, .vu;. Après Ivi, on croit voir un X 
surmonté d'un ;. 



58. 

R' Col. fil, L. 19. Au lieu de 8eovt[i, lire Scovxa (= rà Séovra). Witkowski. 

V" Col. in, L. 6. PaXavs^ au lieu de t. .vu. .a. 
L. 7. |3aXav£i. au lieu de x.avei. 

A propos de notre note 4 p. 2.33, J. G. Smyly nous écrit qu'à son avis 
xêpà[j.i.ov n'est pas une mesure de capacité définie. Cf. P. Pétrie, III, 70, où il 
est question de quatre xîpàjjLia de capacités différentes. 

59. 

8. TOSvTCairêuTsu;, complet sur le P. 

9. xai,. 

39. Nr/BoTip'.,-. 

57. La date pourrait être a ou a. 

59. KesaXTiv = Ks-^alX/îv. Witkowski. 

66, 70, 76. <t>aaouv'.oïi[i.o?. Witkowski. 

100. Le chiffre est peut-être L- 

J. G. Smyly a bien voulu nous communiquer la remarque suivante, qui 
corrige notre commentaire : 

I do not think that the division of the month into irregular periods, as 
adopted in your cominentary, is right. The only period recognised is the day, 
and totals are only given when more than one payinent is made on the same 
day. Thus the total in 1. 28 refers to the 23rd day of the month, and the total 



284 PAPYRUS DE LILLE 

in 1. 37reiers to the 28th day only. The nuniberslost in 11. 32-33 amoimted to 
210 dr. [1410-1200 = 210J. 1 think tlie number of a day ol' the moiith is lost at 
the beginning oll. 8. The list olpaynients is thiis : 

[x] 1505 
12 180 

15 300 

22 1 •■2 

23 1215 

24 87 

27 100 

28 1410 

29 1626 -i 



Total 6425 

Thus the total given in 1. r>l is quite correct. 

Comme l'a fait remarquer Wilken, Archiv, YIl, p. 298, ce texte est plus 
probablement de la 11' année de Philopator que delà 11' année d'Evergète. 



60. 

3. Touç -oia. La lecture est sûre. C. C. Edgar pense que c'est une faute du 
scribe pour tui râpa. 



INDEX 



CHRONOLOGIE 



ROIS, EMPEREURS, CONSULS 

Philopator fils d'Eoergète 1" el Ihh-enice II. Constantin et Licinius. 



B«7t)£uôvx(.)v dtoXcjjmiou xoô DtoXejjixIoj y.il 
Btp£v[xT|î Sstov EÙEpYEXiov, Itouî [a Xoi«x, 
59, 1-4. 



y.a! Aixivviou SsêaTTÛv, (315 ap . J.-C), 
p. 108, 10-11. 



ANNÉES DE RÈGNE 



Roi indéterminé, fil" s. av. J.-C. 

8 (etouî), 3, 66. 

(etouî) e, 4, 27 ; — tô t (îT^oc), 4, 16. 

XÛ.I Ç(£T£t), 3, 18, 36 • — (£Wj,')Ç, 6, 1, 17. 

["Exouc;] T„ 54, 36. 

C'Exou?) 6, 53. 

i8 (exou?), 26, 9. 

te (È'xouç), 26. 3. 

'Exo-x, Ç", 19, 1. 

x[-] (è'xou;), 5, 2, .3 et passirn. 

(è'xo'j?j /.8, 24, 1. 

xe (êxo'j;), 5, 13, 13 et passim. 

xÇ"(£xojci, 5, 14, 17 el passim. 

Ptoléméf II Philadelphe . 

("Exoj; 11, 39 : 40 : 41 ; 42 : 43 ; 44 ; 45 ; 
46 ; 47 ; 48 ; 50 (?) ; 51 . 



XÇ- (?T£t), 12 : 35 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42 ; 43 ; 
44 ; 45 : 46 ; 47 ; 48 ; 49 ; 51 . 

Ptolémée II Philadelphe ou Ptolémée III 
Evergèle I. 

"Exo'j; /.a, 60. 

Ptolémée III Evergéte I. 

"Exouî 0, 13, 6. 

(exouî) £, 14, 8, 

(l'xo'j;) Ç", 15, 3. 

ïxojîxÇ-, 21, 1, 4; 22. 1, 3. 

EZTO'J ■/.%'. t/.OTCO'j, 23, 1. 

Ptolémée III Enefgète I ou Ptolémée IV 
Philopator. 

(Ixo'j;) £, 4, 9. 
(Ixoo; la, 59, 4. 



286 PAPYRUS DE LILLE 

(exouî) le, 18, 11. Indicllon. 

T?,î T6 (etouç) '.v3ixt(u)Vov, p. 109. 20. 

MOIS ÉGYPTIENS 

eruuB, 37, 20: 39, 6, 14; 42, 7; 48, 6, .{8; 32, 10; 38, 11 : 34, 11 : 37, 15; 

15; 60, 13. 38, a, 11 ; e (9), (11). 

<I>aû)<j.i, 1, 2 ; 3, 69 ; 19, 1 ; 40, 6, 11, Ila/wv,-, na/<iv, 4, 3, 23 ; 32, Il ; 33, 12, 

'Aeip, 1, v" 29 ; 9, 1" ; 30, 15 ; 41, 9, 20 ; 27 : 34, 20 ; 35, 7, 18 ; 37, 16 ; 88, a, 

43, 7, 14; 47, 8, 19. 12 ; /i, 5. 

Xoiax, 5, 33; 18, 11 ; 44. 6, 16 ; 46, 8, HaOvt, 31, 12 ; 32, 15 : 35, 8, 18: 37, 17; 

17 ; 59. 57, 5. 

Tù6.., 4, 27 ; 6, 1 ; 26, 9 ; 45, 7, 17. 'ETteio, 30, 10. 20; 31, 13, 29, 32, 35; 32, 

Meyetp, 21, 1, 4 ; 24, 1 : 31, 17. 12 ; 33, 16, 26 ; 34, 21 ; 35, 9; 37, 18 ; 

*a|Aev(ie, 4, 7, 10, 33-34 : 15, 5 ; 22, 1, 3 ; 56, 1. 

23, 2; 30, 8; 31, 9. 37; 32,9; 33, 10; Mecopr;, 12, 5; 31, 14; 34, 23; 35, 10; 

34, 10 ; 38, a, 10 ; m (19 , 1. 37, 19 ; 53, 17, 28. 
■I-apHioOei, 13, 6; 14, 8; 30, 9: 81,10, 

MOIS MACÉDONIENS 

'AiteXXaTo;, 4, 3, 23. Awioh, 3, 41. 

A'jOTpoc, 3, 42. ropiiia'.o;, 4, 9. 

nàvïjjjioî, 3, 43. 'rTrEpêepETot'ïo;, 4, 7, 10, 33, 34. 



DOUBLES DATES 

Ptolémée 11 Philadelphe. Pluléméi' III Evergi'lr I ou Piolnnée IV 

Philopalor. 

[k-'rji) e 'A-îXÀatO'j Ç Ux/ùn ^, 4, 3. 
(ETO'j!;) E ' ATii/.loi'.o\i ly Ila^^wv 1^, 4, 23. 
(Èto'jçi £ 'VTiepêîpETaîO'j ta <I>ajj.Ev(jj6 i6, 4, 33-34. 
(È'îouçl E 'VTrEpêEpexaiou x6 4>a[ji£vàj6 y.y, 4, 10. 
("Etou;) e 'VTrEpêtpETodou xr| •I'«[JlevÙ)6 x6, 4, 7. 

II 

NOMS DE PERSONNES 

'ASpdv, 27, 9. frère de Mappr,?, 20, (p; 274), 58, (= p. 

"Ayeipo?, cf. 'Ayeipwv, 37, 26. 93, 4); 64 (= p. 93, H), (jLiaOoxr;?. — 

' AyEipiuv ou 'A-j-Eipo'/, 37, 26. père de n..9..o<, 5, 9. 

'AYyûxf!,-, 20, p. 273), 33. — père de 'Adiit-ixt-k, 59, 25. 

nETEToôyo;, 20, (p. 272i, 1. — "iipou, — II[...]oc, 59, 81-82. 



("Etouç) xt XKT A'YunTiwv TÔ aÙTCi piTjvôi; <l>otô)!i', 
1, 1 (cf. additions et corrections). 



INDEX 



287 



'AXéÇavSpo;, 34, 18. 
'AXiÇavSpoç N[, 5, 34, 
'A[xevv^j; TpaiTEÇàr,?, 25, 6. 
'A|J.|Ji(ovi(;; — Bï,aa3'!<ovo^, AJo. — lînjaxjiwvo; 
P. Cairo, p. 108, 3, 11-12. 

'A|X(ji(ovioi;, 19, 1 ; — A'.ovjtJt'oj, 5, 8. 

'Ajivê'ji;, p. de Ilaùai.;, 55, 1- 

'Ajjiwi;. 59, IKt; 'A[ji(o< 'AtpJYX'^^i 59,55, 

83, lUi;— |jii/.t[J:o,-, 58, 11,3, 18, III, 

H. 
"Avavt; (?j, p. de llTo).:;jiaïo;, 5, 13. 
'Avôpôvtxo;, 25, I, 55. 

Av8u[, 8, 65. 

'Av(xr,T'j;, AJo. '.\v!xr,T'j; rixrji '.AnoXXwvio; S;),- 
êivou ; P. Cairo, p. 108, 12-13 : 'Avî/.r.To; 

vâuxXr.po^; (le même) : P. Cairo, p. 108, 
16-17. 

'AvTi'iratpo;, 37, 29. 
'Avxt'iâvr,; îXipyr,;, 31, 3. 

'ATiâpTtov, esclave, 27, 11. 

'ATtoXXôSoto; va'jxXr,poc, 24, 1. 

'AttoXXojv 6 È^EiXr.tpios TT,'; StàOeuiv toù ÈXatou, 

9, 2-3. 
'AiroXXtôvio; p. de Arjfir^Tpio;, 5, 27 ; p. de 

Awpdov, 5, 7. 
'AnoXXwv!o<:, 7, 5, 16, 21 ; 23,27; 26, 1.9; 

— cf. 'Avixr.To;, p. Cairo, p. 108, 12-13; 

— Kepxiwvoî, 5, 6; — Flaaiwvoî, 5, 9. 
'AttoXXojvioî, le diœcète (?), 1, 1, 29. 
'AtioXaiÔvio; ô st:i[jleXï,tvîç, 19, 6. 
'AirùY/t? p. de So)(û)-T|<, 56, 2. 
'Ap!(îTav3po;, 15, 1 ; 49, 2, 3, 9; 50, 2, -i, 

9, H. 
'Apid-capyoc, 12, 1,6; 13, 1 ; 14, 1 ; 15, 1, 

6; 16, 1, 11 ; 17, 1, 20. 
'Apzà; revr^ai/.pàTOjc, 5. 11 ; père de Ki[, 5, 

il. 

'ApiJiaTo;, 59, 92. 

'ApjjiàyopOi;, 59, 19; — h ^aaiXtxô; YpaajJLa- 

Tt:?, 3, 52. 
•ApfxiOcjiî, 20, 28; p. 275, 81 ; 34, 4; — 

'ApjtÔToj, 33,4; — p. de ©oOopxaloç, 30, 

4. 
'Apjiï,(ji; "tipou, 5, .31. 
Fasc. IV 



'ApTEjifoiopo; i -ïpà i;TpïTioj, 14, 2: — escla- 
ve, 27, 13. 
'Apjwxr,,-, 30, 2: 59, li, 37, !tO, 123; — 

— 'Apjwxoj, 20, 2; p. 275, 56; — \\t- 
xiojxo;, 31, (i; — p. d" 'ApiJ.tJitî, 33, 
4; — p. d" 'Apj-.iTr,s-, 20, 2; p. 274, 56 ; 

— p. de riiTt,-, 33, 4 ; — p. de na^^^ôx;, 
38, b, .5; — p. de nsnoiç, 31, 5, d; — 
p. d"l2po;, 5, 10. 

'Apcp|ji.a!î p, de IUxt;ùpiî, 2, 10. 

'Ap/rjêt;, 59, 23, 26, 107; - 6 o'/.ovôao-^ 
9. 19. 

'Ap;(^îxi|jio«, 25, 10. 

"AraXT,7rid(0T(;, 28, 14; — Aiov'jtioj, 5, 15; — 
AwpiiDvo;. 28, 15 ; — é otzovipioi, 9, 1 ; — 
é Ttapà 'AtioXXiuv'O'j xoO È7:!|jieXy,xoO, 19, 5. 

'AacpE'Jî, p. de BoxopxaToç, 32, 4 ; p. de 
T[ji.a|jiôj«, 33, 6. 

Aipr'XiOî, cf. 'A|Ji|JHi)vâi;, 'Avixï,xo?, Urjxi;, Atovj- 
aïoî, 'Epjjistod;, 'lêôiç, Il'a)-/, SiXêo(v(i;, ]wv. 

'AcpÙYX''- P- d' Aaô),', 59, 55, 83, 104. 
A^oàirtc, 30, 2; 31, 4 ; 32, 2 ; 33, 2; 34, 

2 ; 38, a, 2, b, 2. 
Uï;xi;, Aùp. B?ixiî. P. Cairo, p. 108, 5-6, 18 

(àiTaix"/;xr,^ àvvoivr^;). 
B7,(jap!ojv, p. d' A'jprjXio; 'A|ji|ji.iov-i;. P. Cairo, 

p. 108, I. 3, 12. 
BivvErj.j (gén.), (Btvvéa.-?), 37, 28. 
Borieo?, 58, II, 2, 13, 18, III, 9,20. 
BpdjjtEvos-, 41, 8, 18. 
BpùxT,;, 59, 22. 

revTiaixpixï,,-, p. d' 'Apxis, 5, 1 1 . 
rXauztaç, 36, 4; — f. de Leptinès, 27, 4. 
ropYÔvtov, 17,6. 
AorraixTjc;, 30, 1 . 

Aifxiî, 2, 8. 

AapsTo; 'lojvàxo;, 5, 18. 

Aàifvii;, esclave, 27, 7. 

Aé^avopoi; Nîxtovoî, 4, 12. 
Aéo< [lE|jt7(vio;, 5, 15. 

Ar,[X7;xpio,-, 46, 3, 11, 19; — 59, 15, 16, 
20, 34, 35, 42, 43, 78, 102, 106, 120, 
121, 125 ; — 'ATtoXXiovîou, 5, 27; — Aïo- 
ôcopou, 59, 61. 

39 



288 



PAPYRUS DE LILLE 



Al [, 18, 1 

AioY£vr„-, 39, l, ': 40, I, 7; 41, I, 10: 
42, 1, 8: 43, 1, 8; 44, 1, 1 : 45, I, 7 : 
46, !,!•; 47. 1. s. 48, 1. 7; 49, I ; 50, 
1, 

iiô8(i>30? (àvT'.Ypotç'Jaïvi; , 1, '.i; — SsciOci- 
poj, 60, ï: — p. de \-r,\x.i,-p:o;, 59, 62, 
112; — p. de ZwTijp'wv, 5, 25, 62. 

A'.ovJato^, Ajp, Atovja'.Oî, P. CairO, p, 108, 

5; — Noj|jir,v!oj, 5, 30; — p. d' "A.ufxio- 
vio;, 5, 8 ; — p d"AT/.\r,Tziior,i, 5, 16. 

A'.ov['j7/'.owpo;, 7, 2 ; 59, 6'(. 

Ap;,a»/.o;, esclave, 27, 10. 

ApifiuXoî Zûpou, 58, 11, 20. 

Atop'wv, 28, 11; — 'A-o),X(Ov'0'j, 5, 7; — 

p. d"AT/:/:r-.:Pyr,;, 28, l-ï ; — p, de 

IleTOiTpt;, 55, 4. 
A(opôO£o;, 60, 1 . 

AwTÎO^o,-, 59, 36, 122; cf. Aw^'Or,;. 
Awatflr,?, 59, 8. 
'EXiitcov 'Ovvw-ip'.o;, 32. 5 . 
'EiATÔptov, esclave, 27, 8. 
'Epiêi?, 2, 6 ; 54, 2. 

;ephl[, 14, 2. 

'EpiiàytXo,-, 16, 't; 20, 6, 38; p. 274, 59, 
91 ; — M»;-po5(opo'j, 20, p. 273, 38; p. 
274, 59, 91 : p. 276, 126. 

'Ep(ie!a«, Aip. 'Epjjiiiï,- ; P. Cairo, p. 108, 
6, 18 (àira'.-:/^-/.? àwiovr,!;) . 

'Ep|xûYivT,<; Oïjf.-o;, 28, 21. 

'Epjjtoy-pixï,;, 6 Ypï.uiti»"' J?> 10, f'gl, 1,2. 

'Exsapyo;, 2, 8. 

'E-TEtovêx, chef de corps. 14, .5. 

E'Jzpo(Tr,; S'.Ttv'ju, 5, 17. 
'E(pàp[x[oaTo; , 5, 1, 34. 
Zéîf'jpoç, 6 (TixoX'jyo;, 3, "lO. 
ZoV'.Ào.;, 58, II, 20. 
Z(o:rjs!ii)v AioSoJooo, 5, 2.0, 62. 
ZtoTtupoç, èpYixr,;. 28, 17. 
'Hoû/r,, 27, 3. 

"UojÀo;, 53, I, 19; — 'll<;;),o., 4, 1 1 . 
'HX[o8[, 59, 83. 

'Hpay.'ÂE'OTiC 3, o7 ; 25, 45, 64; — vx>/.>T,po;, 
21,5-6; — o'./.ovoiAo;, 4, 14, 13 el n. 



marginale, 29 ; — 'Hpa/.X^îoou i^jp!;, 3, 
49; 5, 19-20 ; 10, f^t ., 1, 3 ; 28. 19 . 
■Hpâx),£'.xo;, 21 . 7 ; 32. 1 '. ; 51 , 5 ; 52, 1 . 

'Hpax),EOOtopoî, ô àvTi-j'pï'iouîvo; iraoà toO 
jJa-j'.Xf/.o-j -j-pï.'JilJ-ï-éi»?, 21, 15-16 ('Hpay./.T,o- 
Topo; , 22, 16; 23, 13-16. 

'Hpwior,,-, p. de «sôoiopo,-, 5, 19, 25, 62; — 

vajy.Xr,po;, 23, 5-8. 

««(jioOvt;, 59. 29, 41, 114 

eipEjo?, 58. III, 6, ou 8ap£jï; . 

«EOY^''^'i 4, 3,8, 16, 21, 23 ; — o O'.O'.y.r.tr;;, 

3, 1, 60-61,80; - cf. Sv.yhr,;. 

©E'Jocopo;, 8, 12; — î"zoTi~£v:ipo'jpoi È7î'!y^''0î, 

39, 2, 8, 15 ; — 'Hpwîîoj, 5, 19, 23, 62 ; 

— *xvo/.),ioj;, £-;Ààp/r,;, 14, 4 ; — p. de 
Aiôôwpoî, 60, 4 . 

esôoiXoî, 27, 5 ; — 'AvTiTe;vo'j,-, 5, 6, 

Biôypr^ti-rj-, E'zoTirEvTipo'jpoî èTt!Y'>''Oî, 42, 2, 
9. 

eescrïXôc (?i, 38, b, 1. 
e;7Tovr,<no;, 5, 22, 59. 

6£'JY^'"K (''■''•o'"^-'''^?''^'-',^^'îl, ^'ti'Yovoc, 39, 2, 

9. 
eiw/, 59, 3. 
eo-[, 32, 3. 
eoT=j; Staoj/oj, 5, 17; — p. de rii'.;, 33, 

3 . 
Orj-rtf,s, p. de «tavï;?:;, 20, 45; cf. p. 275, 

98. 
eoTorjt[20, p. 273, 34. 
8oTOjXjjioy<, 20, 33 ; p. 273, 88 ; — '^ïp£lxo•.o;, 

33,3. 
«oxo[jLoO;, 59, 9-37, 38, 
©OTopta^o;, — 'Apiji.fj3£ii);, 30, 4; — 'AjcpÉio;, 

32, '( ; — *a-:pioj,-, 31, 6; — p. de 

Ilï/r,,-, 30, 4; 33, 6 ; — ewToptaTo; T-w- 

To,-, 56,2-3. 
epxTU(jir;8r);, 39, 1, 7, 13: 40, 1, 7, 13; 41. 

1, 10, 22: 42. I. 8, II; 43, I, 8. 13; 

44 I, 7, 19:45. I, 7: 46, I, 9. 19; 47, 

I, 8, 20: 48, I, 7, 16: 49, I ; 50, 1 ; 

51, 3; 52, 1, 
HwTopxa'.o; Tewto;, 56, 2-3; cf. SoTop-aTo;. 
'iiatv',, 40, 2, 9. 



INDEX 



289 



'lgot<;, 59, lu, 39; — Aiû. 'lêoi;, P. Cairo, 

p. 108, t), 17 (à-3C'.-f,-r,î ivvtôvT.;), — cf. 

■i8o-j,-, 59, !t", 1-24. 

'l(jLoJOr,î, 3, 44 ; — MappfiTo;, 5, lli; — -To- 
ToriTioc, 20, 49; p. 275. 102 ; - p. de 

IlETOSiO'.? ■^ÙOl^X^I.'X-.fJi, 5, 3. 

'IvxpwGi;, 59, 18; — ni-M~j-oi:, 59, HO. 
'Ipa[v59. lO.'i. 

'Ipavoj-ic;, 59, .J7, 116; cF. 'loïvoûoi?. 
'Ipïvoùo'î, 59, 36, 84, 91, 110-111; cf. 

'ipavo'Jitii;. 
'Icovâi; i?), p. de Aïpi'o;. 5, 18. 

KïXXizX^,', 59, 12, 98. 

Ka).>,i;£vo; (owpEi), 19, 9. 

Kaj()io[..]a|;,59, 68. 

KaTo[, 28, 10 

K£),eùpiî (?), p. de Ilici'.,-, 5,31. 

KEoy.'!(ov, p d' 'A7:o/Àtt'jv:o;, 5, 6. 

K£<paXr;v, 59, 39. 

Ki[ 'Ap/.ioo,-, 5, Il . 

KXso/.pi-CT,; KïTo , 28, 10. 

K'iÀ)ojfloc;, p. de ioz [«>'.<;, 44, :2, 9. 

K0[JL(OV, 16, 6 . 

KpaTEpoî, chef de corps, 27, 2 ; — p. de 

Dpwxapyoî, 5, 9. 
Kpi-crcitoç, spYïXT,!;, 28, 17. 
KpTjuîXaoî, 6, 2, 18; 8, 7. 
Kpô-ïoç <I>lX{i)voî, 5, 9. 
K-T,aix)v?;;, 16, 1 . 

Ktï^tojv, 3, 37, 39. 

KujvttïvtTvo.;, empereur, P. Cairo, p. 108, 

11. 
KwtXi?. p. de ilappv.r, 20, p. 272, 9, 106. 
Aajiîinto; ô Èit'. tjjvti^sojî, 4, 20, 24, 36. 
.\eitt(vt,<;, UtaiSr,!;, Ttov KpoTÉpou, 27, 2 ; — 

"liaovo;, 40, 2, 8. 13. 

.\£jzu)v, esclave, 27, 6. 

Atxîvto;, empereur, P. Cairo, p. 108, 11. 

-VOî..,-, 49, 1,9; 50, 2, 9. 

M[, p. de niatî, 5, 10. 

M. . 6r,<;, p. de nà5i<;, 5, 7. 
Malpayoç, &lï![Jii/oj jjisp;;, 5, 18, 27. 
Mapp^ç, KwtX'.oç, 20, p. 273, 107 ; — "Ovvw- 



spto;, 20, p. 276, 120; — UiT.xo;, 20, 
13; p. 274, G6; — l-avÀaio;, 20, 14; 
p. 274, 67 ; — "ilpou, frrre d' 'Aj/woii, 
20, 4; p. 274, 58 ; — p. d"l|jioiOT,;, 5, 
16. 

.MapTJa;, 4, 1,4. 

■Mayi-ï; "-rapyo;, 34, 1. 

i\Ujjif,vn;, p. de nd/.Os, 5 13. 

Mev. e[, p. de MÎ/oÔo;, 28, 9. 

MevéXoco;;, p. de niixo,-, 5, 19, 23, 62. 

MEVfjjia;, p. de STOTo?iTi,-, 20, 18; p. 274, 71. 

Mev^î [E".y.'j'xt7rE-«ipo-jpo;) È-îri-pvo;, 41, 2, 12, 
22. 

iUa-as^Ttji!;, 20, 42 ; p. 273, 93. 

iMsTaXXî'J.;. o ï.yejjK'V/, 4, 18. 

i\lsyE[ji'V;i;, P. Cairo, p. 108, 13, p. de 
S'.Xêïvo;, ou second coijnomfn . 

MT|TOÔ8(oooî, ô oizov'jjjio;, 3, 71; — Mr^xpo- 
oojpo'j ÈTtO'Ztov, 12, 3; — p. d" 'EpixitsiXo;, 

20, p. 273, 38, 33 ; p. 276, 126. 

Mr/.x.ïXr,, 17, 2. 

Mfj-JlÇ XOTtO-i'P^t.'J-l-'.ÏXE'Jî, 3. 70, 77. 

M'X'.-eo,- Mev. e[, 28, 9. 

Moipt/.tov, f. de Leptinès, 27, 4. 
Nauuifjiayoc Ta(rE(i.[6w'j-:oç, 28, 20. 
N£xxaxu(iê[, 28, 2. 
NETtvôxpts na[j.êoï,xo4, 54, 2. 
^Vf^^i^or^i, 59, 37-38. 

N£5(^6£|jicp(ô;, p. de 2iuoÙ5(^o4, 5, 16. 
NE-/6EvTg!ç, 59, 33, 53, 119. 

Nc/eoaTp;,-, 59, 10, 39. 

N£;<;ouO[, 38, b, 4. 

Nr/.avSpoc;, 27, 4. 

NizàvoDO, 3, 7 ; 8. 1; — E'.y.ciuiTTevxâp'jupoc; 

ÈTI'VGVO,;, 39, 2. 

.\./.oaxpaxo,-, 5, 1, 34; 37, 23, 29. 

Nixwv, 13, 2, 4. 

No (ji 1-17?; s', 59, 83, 113. 

No'jjjlÉv'.o;, 36, 4 . 

NoujjiT^viOî, p. de A'.ovûiio;, 5, 30. 

'Oêpâxr,; (ou "Oêpaxoç), 37, 27. 

'Ovvûxfp'.ç, 2, 6 interl.; 34, 6; 20, p. 273, 
25, 27, 46; p. 274, 46-47, 30; — 
Ovvwupio,-, 20, p. 273, 24; 20, p. 276, 



290 



PAPYRUS DE LILLE 



117 ; — iHcT'To,-, 20, -22, p. "274, 73 ; — 
nsToSiaT'o,-, 20, -20; p. 274, 73 : — Ssa- 
Oé(o;, 30, 4; — p. d"El'-M-', 32. 3: — 
p. de Mappr.î, 20. p. 276, 120 ; — p. de 
Stotoï.t'.,-, 57, 1-2, 3; — p. de Tew,-, 20, 
p. 273, 89 ; p. 276, 112 ; — p. de *»•//,;, 
20, p. 276, 122. 

'()p'>%-;',pyi;, 44. 17; 45, 18. 

'Opv/;;, 59, 33, interl., 93. 

'OpuEvoô^f i;, 3, 64. 

II., e.. on(dal.) 'A-,7j.J-i..o,-, 5, 9. 

riï[, pure de HaOriuia!,-, 59, 78. 

HaaSôv.,-, 12, 2. 

Ilaêpy;.,-, 20, p. 274, 66. 

na-f?;?, père de 'l'ï/l-y.^, 2. 9. 

notÔT.iJia- lIa-[, 59, 73. 

niiî QoTEdj;, 33, 3. 

naXeîy.iov, 20, 32. 

nafxêo'^;, p. de Netivwo';, 54, 3. 

napi|xoi; vaj/.),ï]po;, 22, 4, 8-9. 

riaptio-j (gén.s 5, 5. 

nij..:;, 2, 6; 5, 7; 32, 4; — Apjono., 33, 

4, 7; — KsXEjpto,-, 5, 31; — M[, 5, 10; 

- N£ye[, 59, 80; — nijiToc, 43, 2, 9^, 15; 

59, 72; — nTrî-.Oi, 5, 16; — <l>av?;To;, 

20, p. 276, 124 ; — "iipoo, 32, 4 ; p. de 

Mappr,;, 20, 13;— p. d"Ovvôr{.p;,-, 20, 

22 ; p. 274, 73 ; — p. de Uî-ctoô/o;, 6, 3, 
19; — p. de sé;jii)()o; (? i , 5, lO; — p. de 
TwoOî, 5, 32; — p. de *»•.?,;, 5, 14; — 
p. de 'Pr/f.Ti;, 5. 31; — p. de 'P\ôi;, 8, 
2; — p. d"U?o;, 33, 4; — p. de ]7!;, 
20, p. 273, 30. 

riaTÎto-;, p. d' AiroXX'ov'.oî, 5, 9. 

naT[, 20, p. 273, 16. 

llauï.r;, 5, 28; — p. de lliîi,-, 5. 16. 

^a^iIl; Aa/id);, 55, 1. 

Ila/7,; HoOopTïfoj, 30, 4; 33, 6. 

ITayôji; '.ApjioTO'j, 38, I), 3. 

n^t'^MTZii SîijtBÉw;, 30, 6, cf. 'PrUor::;. 

^aù)!f^-•.> h , village? 47. 3, 10; 48, 3, 9-10. 

lUSpT/;.; -l'avr-TOs-, 20, 13. 
ri£|j./,v!;, p. de Aéo.;, 5, 13. 

Ilïtf,p. de-ha^i;, 59,79. 



[lïTajjiojvt; <I>aTpéo'j;, 54, 4. 
ne-îap^T,6tc 6 TOito-cpa;jL|xaT5J;, 3, 73. 

n:T;S[àT:!,'?], 20, p. 273, 78. 

n=-£e[, p. d' 'lipo,-, 20, 23. 

nsTsiiTv!;, 58, II, 8, III. 1, 14. 

[k-ipitx, 5. 4. 

n-.ts7o>/oc, 20, 3'i ; p 273, 87 ; 45, 3, 13; 

59, 13, 44, 99 ; — ■Ay/>oio,-, 20, p. 272, 

1 ; — nàaiTo,-, 6, 2, 18. 
risTeOp'.; 'AptpiJL.itc, 2, 10. 
nôToêia-'.î, 20, 20: — ô ï'.TO/.ovwv -ô Ttsa; 

IJ'jppsiïv èp-faarrîp'.ov, 19, 3. 

riETOTTpi,-, 59, 71; — i(op((.)v'j;, 55, 3; — 
'luo'JSo'j, Yp5<|JiH.*"^'^;. 5, 3 ; — Nî;/6aaDéou;, 
59, 37 . 

llit'.rj;, 38, L), .3 ; — '.\pjioToj, 31, 3, 6; — 

1». d"lvap'jO;, 59. 61»; — p. d"'t>po;, 31, 

5. 
IU/jj!î Sioto/t'.o;, 20. 17 : p. 273, 100; — 

<t>ïv/;5ioi;, p. 276, 116. 
nio.v, AOp. n(w/, p. Cairo, p. 108, 6, 17 

n'TTo,- MsvEXào'j, 5, 18, 24, 62. 

nvscpîpù),- XeveeOxo,-, 20, p. 276, 111. 

Dv/o; Ms[jii^\('.o;, 5, 13. 

Doxpoôpi; ô o'.zovo'jicôv tov .V[7;to] zii A'Tf.vl, 3, 

30. 

noXI|ji(ov, 5, 23, 33, 39 ; — rioXiijitovo; ijispl,-, 
10, f|;l, 1, 6. 

npi.'jTïp^/o; KpaTipo'j, 5. 9. 

n-:oX£[jiaTo;, 3, 49; 38, c, 1; h, 3; — 'A-^à- 
v.o:,, 5, 13: — •f>....'f.o,-, 33. 6 : — ^ïji- 
Xe'j;, jîaj'.XeJiov, 7, 1; 24, 3; — • ô irapà 
'Apixa/opoj xoô Sïj'.Xixoô YpafXjjiaTéto;, 3, 
31. 

n-jpp'x;, esclave, 27, 12. 

lliuTeiOwvto; 6 0"./.0V0jjl0; (?!, 4. 14, 15. 

ijix.oô;, 59.28,31,47-18, t;7, 109, 117. 

Sa:o(-!wv, ô irposii/,/.!'.):; tt,; K«XX'.;évo'j îiopsii;, 

19, 8. 

SéXej/.o;, 38, h, 2 interl., 3 ; 38. U, 2. 

SîfjitpOêj;, 27, 13 ; 59, 69; — esclave, 27, 
1 '( ; — S:;jiOà(o,-, 33, 3 ; — p. d' 'Ov'/(ocpp!;, 
30. 4; — p. de 't>%'U'.>i-:;, 30, 3, 6; cf. 



INDEX 



291 



SéjJicpeo; (?1 nâT'-o;, 5. 10: S;;Jt<fOâ)i, corr. 

S;vO-ù,- iJLup'.oipv.po;, 47, ±, 9, '20 ; 48, 2, 8, 
16. 

StXSavo;, p. li" AJp. 'Av(xf,TOî T^xo! 'AtcoXXc')- 

vt'.,-, P. Cairo. p. 108, 12-13 ; - "Aip. 
SiXêavôî, P. Cairo, p. 108, 3. 
Sl,uojv,5, 4, :{9. 

SttroOyo;;, 20, p. 271, 32 ; — |Jiiaf)io-/,s-, 30, 

p. 273, 41 : — N£/6£[jitp(oTo,-, 5, 16 ; — 
"iipoj, 20, p. 273, 31 ; — p. d' E'j/.pâxr,î, 
5, 17; — p. de eoTïj;, 5, 17; — p. de 
<i>avr„-, 20, 30: p. :273, 103. 

Xoxfjtf.vt,-, 44, 2, 9, 18. 

Sojcvoô/ic, 45, 2, 9. 

So^^ÛTï,; 'Ait-jy/to?, 56, 1-2. 

StuivÔTiP à h K-p/.îTOJyoi; »'j(Xxy.iT)r)î), 7, 10. 

Stïi, 28, i. 

STo6or,T àv:!Ypoctp(E'J; ,1,1. 

Stotoï-; STOTOr;x'.o,-, 20, 10 : p. 274, 69. 

Sxo-ofixt,- Msvr.iiiTo,-, 20. 18; p. 274, 71; 
'Ov'/oJijipto;, 57, 1-2, 3; — p. d' 'l,uo'J6f,.;, 
20. 49 : p. 273, 102 ; — p . de atyy^a^, 
20, 47; p. 275, 100, — p. de Stoto?;;, 
20, 16 ; p. 274, 69. 

Stpâxto,;, 14, 2. 

ETpaxoxXrl;, 4, 20, 36 ; — xxxxôjji'.dSoî, 4, 4. 

Sxpàxiov, 4, 20 

Sx'jitita;, esclave, 27, 9. 

S'jpoi;, nom propre ou ethnique, 58, 20. 

StûsiXXo; "-Kitxpyo;, 32, 1 . 

Stosoç, 18, 3. 

Swoxpaxo;, 52, 3; 58, II, 9. 

TaasiJiflwj;, M. de N'xjTiîjtayo; (?;, 28, 20. 

Ttytdp'.j;, 59,23. 

Teôj; (?) dat. Tïwi, 3, 31 ; — 'Owojtsp'.o;, 20, 
36; p. 273, 89; p. 276, 112; — *arx[, 
59, 76; — p. de Sm-oo-zx-.oh, 56, 3. 

TijiaTo;, 2, 3. 

ToeoT,r, 31, 3. 

To9of,;, 20, 43; p. 273, 96; - "tipoj, 20, 

31; p. 273, 104 ; cf. Toxo/,;. 
ToxoT,?, esclave, 27, 13. 



Toj6 ô itapà Oeoy^vo'j?, 4, 16. 

Tijiïjxôjs; 'AacpÉWs, 33, 6. 

Tas/oCTTt;, f. d' 'ii?');, 33, 4. 

Tioûj; Ilàiixo;, 5, 32. 

*[, père de U'evEiOr,?, 20, 39; p. 273, 92. 

<l>....'fi,-, 33, 6. 

<l>xiT,!; niatxo; l'Jpo;, 5, 14; — StJOJ/oj, 

20, 30. 

'l>aXi[, corr. "iJavr, [ ; cf. "tïVTJdi;. 

<t>a;ji[, père de TstTK, 59, 76. 

•t^riyni, n-x[, 59, 79. 

<f>ïijiojvioçi[, 59, 66, 70. 

<J>xvfi;, père de Mappr,? et de neopT/iî, 20, 
li; — ov/wop.os-, 20, p. 273, 46; p. 276, 
122 ; — p. de riiî.,-, 20, p. 276, 124 . 

<t>xv/;ai,-, 20, 37; p. 273, 43, .30; p. 273, 90 ; 
p. 276, 114; — eoxof,xo,-, 20, p. 273, 98; 

— n7.^(ï,-co;, 2, 9; — napiéou, Ypa[jtij.axsij(;, 

5, 3; — nâjtxo;, 5, 31; 20, 22 ; — p. de 
Mïppr,;, 20, p. 274, 67 ; - p. de lU/Ocrt,-, 
20, p. 276, 116 ; — p. de Ufeveifh,,-, 20, 
p. 273, 109 ; — p. d' 'Upoç, p. 273, 80. 

<l>avozXf;c, p. de ee'iSwpoî, l'épilarque, 14, 
4. 

<J>apd(xr,,-, 59, 24, 49. 

<t>api,aïic;, p. de 6oxo|jiji0\)î, 33, 3. 

*aTpï,,-, 31, 6 ; 52, 4 ; — p. de Ha-jiojvii;, 
54, 4. 

<i>a4/(0Txtî S£;ji9£(o;, 30, 3, 6; cf. Fla'^/cô'Txt;. 
<l>Toi; nàiiTOî, Y'WpY'J'i 8, 1. 
•P'iwi, 17, 3, 8 inlerl., — p. de Kpôxo,-, 5, 
10. 

Xa:pT,|ji(ov, 3, 40. 

\ip[Xf!ZT.OA, p. de Xàp|ioç, 5, 10. 

Xî(p;jio; \-jipix'.Ttr.rjj, 5, 10. 

XfjtE-Ji, p. de llvç'i-.pôj,-, 20, p. 276, 111. 
XpiafOTTto,-, 10, fgi., 3, 16; 12, «; — itpi/.- 

xwp, 28, 13 ; — esclave, 27, 8. 
WEvsfOr.,-, 20, p. 273, 43; p. 273, 92.— 

•tavr^ro;, 20, p. 275, 109. 
>r£V£jer,; *[, 20, 39. 
M"ivï;titi; eoxof,[To;, 20, 43. 
•<>po;, 2, 0: 4, li; 20, p. 273, 44 : 30, 2 ; 

32, 4, 6; 59, 19, 32, 46, 30, 34, 118 ; — 



292 



PAPYRUS DE LILLE 



'ApS'yiOi;, 59, "o; — 'ApTeiJi[, 59, " ; — 
'Apud'nou, 5, 10;— Apyrîêio;, 59, -3, 

HG, 107; — Aa...o£[, 28, 10; — nitnxo,-, 
38, '<; - D£i:Ep[, 20, 25; p. 273, 78 ; — 
Ilïxwùxo;, 31, 5; — TeysOpstoç, 59, 25; — 
*avv^aio?, 20, 27 ; p. 273, 80 ; — p. 
d"AY/^w<piç, 20, 4, 10; p. 274, 37, 64; — 
p. d'"ApaîïiiTi?, 5, 31 ; — p. de Hàaiç, 32, 
4 ; — p. de S'.toO/o;, 20, p. 273, 31 ; — 
p. de Toeoï,;, 20, 31 ; p. 275, 104 ; — p. 
de Tsz/o'j-K'.i, 33, 4. 

'iipo;. pi7tXty.ôi; '(Ç;!X\xhiivj;, 4, 29. 



JaêSatûî, esclave, 27, 4. 
]8ou(gén.:i. 59,89. 
]T,aioc, 20, p. 273, 23. 
]r,c7t<;, 20, p. 274, 61. 
|io,-, 38, b, 4. 
]v, esclave, 27, 13. 
]o/.pi ... ou, gén., 42, 2, 10. 
Juiâiou, 59, 86. 

JaTp.c, 2, 10. 

]û)i; iJfEvoSâoTto^-, 20, p. 272, 6. 

](.ov, Aùp.[ ](.ov, P. Cairo, p. 108, 3. 

](oùs-, 34, 4. 



m 

NOMS KT EXPRESSIONS GÉOGRAPHIQUES ET TOPOGRAPHIQUES 



'AXsJàvSpf.a, 3, 60, 80 l'AÀeçàvcptav) ; 17, 8 

('A),£?ivcpio(v) ; 21, 11-12 ('.AXE^ivTpEoc/) ; 

22, 12; 23, 11-12; 24, 7. 
'AXtSâvopou vf|aoî, 11, 10. 
•Apa'.vokT,<:, 8, 3 ; 4, 23 ; 56, 2 ; 57, 2-3 
Bouêasx'tTïi, 5, 6. 
BouxôXwv -/Miii), 11, 9. 
Bojjïpic, 59, 6, 16, 20, 21, 34, 42, 102, 104, 

120, 125. 
Spu|ji';;, 5, 13; 20, 10; p. 272 el suiv., 

7, 40. 
oiopeà (•?! KaXXtÇlvo^j), 19, 9. 
Atxaiou (Ta), 44, 3-4, 10; 45, 3, 10. 
'EXeualc, 43, 3, 10. 

'Ep(X01T'jXixTjs, 55, 1-2. 

'EpixojixoXts, 48, 3, 11 ; 58, 10. 
'llpot/.X-.'oou lAtpts, 3, 49; 5, 19-20; 10, fgl., 

1,3. 
•UpaxXEOTtoXixr,;, 25, 27, 29, 39; 56, 3-4. 
'HpaxXiùu; -oXi,-, 25, 11, 16-17, 18, 21, 24. 

'npwtov, 27, 10. 

eedffaXô? (?), 38, b, 1. 

'lïiEïov, 5, 36, 61 . 

Kcpx.e';(xcpi;, 11, 11; 19, 7 (li; 47, 8, 18. 



K£p/.:a'rjya, Kep/.Eioj/ 1 (dal.j, 7,3 (inlerl.), 
Kîp/.Eaojyoi; (dat. plur.), 7, 11. 

Kopia, 59, 23, 49, 107. 

KopitoxoOv, ace, 6,4. 

Kp?,/.t,-, 59, 10, 39, 83, 97, 112, 124. 

Kpo/.ooîiXojv tioXk, 5, 7 (-SiXwv), 24, 26 {-il- 
X<ov, 36 (-Saiov), 61 (-StXwv), 63 (-StXwv), 
7, 18-19 (-o!Xu)v), 11, 2 (-SelXiov). 

Kio|j.ï, , 6, 7, 23. 

Aag:pjvOo;, 1, 32; 9, 11. 

Aa-^U-, 11, 12. 

AT.XOTToXfxT)?, 3, 31. 

A7,xo!ji; TTÔXt;, 5, 6. 

AijivTj, 5, 3, 27, 35, 39; 10, fgl., 2, 1. 
A'jTi|jia/(;, 11, 13. 
[ ] iJiep's, 5, 36. 

.\lai|j.àyoj [jiEpîoo;, 5, 17, 26. 
MaxEOiov, 4, 26. 

Ma;.,u:xvo7roXi,-, P. Cairo, p. 108, 4. 
.M«/op, 59, 37. 92, 103, 116. 
ME/S/îaio;, 54, 3. 
MYiXpooiopo'j ÎTtoix'.ov, 12, 3. 
ur.xpoTToXi;, P. Cairo, p. 108, 7. 
NteÀ-, 31, 1. 



il) Dans 19, ■;, Wilnkeii u proposé iv Kiy/L'j[-Joa\.i. 



INDEX 



293 



'OvvTjî, 59, 18, 23, 32, 46, 50, 53, 94, 101, 

108, 118. 
'0;oTJ-,7.a, 49, i>: 52, t. 
'0?ûpuY'<ï, 8, 2. 
'O^jojYX.'""' TtoXc?, 25, --. 
"Oaijioî Sjoiov xtoixTjî, 3, 54. 
llx-rovTi;, 26, 2 (n.|. 
na<ooi,', 47, 3, 10 ; 48, 3, 9-10. 
mî;t'l'j, 59. 11, 4-2. 98, 126. 

nSEVTcirrPjTlÇ, 59. 8, 3.">, 121. 

ntxEp)toup( ), 25, o8. 

TZtp'.yiù^^, 5, 30. 
DiaiSr,,-, 27, 1. 

noXéjAwvoi; ([i.sp'!;), 10. fgl. 1, 6. 
nxoXc.uia;?, 1, 31 ; 21, 10 (n-oXejias'.-a) ; 22, 
10-11; 23, 10-11; 25, 13-16. 

Ouppeia, 11, 12; 19, 3. 

sàOpwv (gen.j, 60, m. 

SïSÉvvjto;, 16, 2 . 
£7)Xj;jiêptr/6,-, 14, 4. 
2oxvo:Ta!ou v?iTOî, 3, 20. 



^■'■>?o::, 5, 14, 16. 

X'Joiov X('')|JLT, 1, 31 : — oo]JLO; Zjoiov Ktô|j.r,;, 3, 

34. 
2-^vù)(xet,-, 59, 29, 41, 61, 114. 
TdiY>'X'^, 59, 14, 38, 100, 123. 

ToiXieis-, 47, 7, 17. 

TsêÉ-rvou, gén, 6, 4. 

TspxOM rh-CE/ùjv;, 81, 1. 

TiXô.ei,-, 59, 17, 43, 103. 

Tooj, 59, 28, 31, 47, 33, 83, 90, 104, 109, 

110, 117. 
ToOœi?, 1, 31. 
Tpixtoixlï, 11, 13. 
<I>ap^aT6a, 14, 3. 
*ap3a!er,t, dal. 5, 20. 
«t'.XaoeXtfïîï, 3, 7'». 
•ï>u[ 23, 19. 

«t-jXaxr;, 1, 30. 

«Tevapjw. 46, 4, 12. 

Wsup, 20, 3. 

Wûa, 20, 10; p. 272 et suiv. 3, 23, 33, 63. 



IV 



FONCTIONS CIVILES ET MILIT.\IRES 



'AvTi-|'pa<fs.'J;, '£Jpay.A£!o/;;. 19, 11. — Zzozrirfi^ 
1, 1. — àvTiYpxtpo|ji.évo'j Ttapà paaiXetxoù 
Ypa(ji(jiaTéu)i;, 'Hpa/.XT,oTopo;, 21, 13-19; 
'HpaxXeôSwpo; (le même), 22, 17; 23, 16. 

'AitaiTT|i:T|i; àvxivr)?, Aùp/jXtoî B^ixti;, Aùp. 
"lëôtî, A'jp. nlojv, Aùp. 'EpijLStaî, app. 
p. 108, 1. 3-6. 

'Apyto'jXr/ti-cTj;, 3, 72. 

BaiiXi/.oYpaij.jji.aTEjç, 19, 12 ; 22, 18. Voir 
rpaijLaaTî Js. 

HaaiXta-ja, 22, 7 . 

FpafiaaTeia, 3, 43. 

rpct[i.ixT.ztJ;, 1, v", 32; 3, 21 ; — 'Epiio/.pà- 
■cTiî, 10; fgl. 1, /. 2; — pajiXtxô;, 1, u» 
24-23; 19, 12; 21, 18; 23, 18; — 

paatXixô; 'Apfiâ^opo;;, 3, 32. — • lipo;, 4, 

29, 30. 

AijfioçjXaî, 7, 3, 14. 



'Eif-Xâp^r,;, ©eoowpoi; <I>avoxXéou; SrjX'jjjiêpiit- 
vôî, 14, 4. C/. additions et corrections. 

'Em[jieXr,xrîî, 4, 9. — 'ATtoXXtovioç, 19, 6. 
'Hye|ji(Ov, 53, 23. — M^txXXeJî, 4, 17. 
'lXàpyr)<;, 'AvTUfivï);, 31, 3. 
"Imiap/oc;, 33, 1. — ZwjtXXoî, 32, 1. — 

Ma/àTK,-, 34. 1. 
K.Xr,po^i;/o;, 4, 28. 
K'jSîpvr]-:»]?, 24, 4 ; — A-jp. 'A^ToXXtovtOs SiX- 

5o!voj MEy_î|j.i|/o!-:oc, «p/J. p. 108, 1. 43. 
]i.M^ipy-i)i (de Nt7;j; et Tipxov llExe^wVi;) . — 

a; Aputixoj, 31, 1 . 
KwaoYpxjxpiaTEj,-, 3, 34, 72, 82 ; 47, 3, 10 

{cf. M'jpiàpo'jpo;). 
Xïo,-, 16, 48. 
M'jpiipo'jpoî, xo('. x(,)[jiOYpajJi[xaTî'js, Ilaûxpt;, 

47, 2-3, 10; 48, 29. 

.NaJxXT,poî, -A'jp. 'A;ji(Jitovâ; BT,Tap!ojvo;, app. 



294 



PAPYRUS DE LILLE 



p. 108, 1. 2. — Aùp. 'Avixr,To;, ibid., 
]. 17. _ ■AitoUoîùTo;, 24, 2-3. — 'Hpï- 

x>,E(8r,s', 21, 6. — 'Hpwor,;, 23, 5. — 

napÉjj.ipi(;, 22, 3-4. 
No|jio(sj).ot5, 29, I, 23; II, 31. 
Oixovojjio?, 3, 2(5. — 'Ap/.?,ê;;, 9, 18-1». — 

'AffxXrjinâSï,!;, 9, 1-2. — [[niotjEtîiiv.Oi;]] 

'Hpax),£(5ï,i;, 4, 14, 16 marge, 29 Mr-cpooco- 

pO'J, 3, "îl. O'.XOVOJJKUV TÔV ATjTOTtoXtTr,'/, 

riaxpoùpiç. 
IIpâxTOjp, Xp'jofiriTOç, 28, 13. 
SiToXô-co;, 24, fi. — n;/.->v, 13, 2. — ZÉï-j- 



poc, 3, 'i9-o0. 
STpïrvf'iî, 53, 10, 23. 

ilJvTaçi;, £-'. j'jvTaÇtio;, .\i[X'.T/'.o;, 4, 20. 

TaxTo-jL'.seo;, 4, 28 (?), 36 {cf. additions el 
correcUons) ; — Z-.px-oy.lT,^, 4, 4. 

To:TOYpa|ji|jt3CT£Ôç, 3, '1. — M'.Oit?, 3, '0, 77. 
— IlETEïpy f,fli;, 3, 73. 

-i>'jlT/A'.r,A, 3, 59, 72 ; 7, 4. 
'r7rï,céxT,ç, Tôjv âv T(oi 'Aoitvo'iTji Tr.v a:idpt[jLOv 
XExXnipouyïijjiéviov (TpiaxovTapo-jpo)-/), 4, 2o 
13, 14).' 



SIGLES ET .\BRÉVIAT1U.NS 



Fractions. 
/,=z 1/2, 1, «», 28 ; 5, o3, 39 ; 11, 9, 12 ; 

19, 10; 12, 9, 12; 18, 10; 20, 2, 

passim; 30, 1, 2, pas.'<itn; 31, 1, 2, 3, 

passim; 32, 1, pa.':sim ; 33, 1, 2, ;jflÂ- 

.«im ; 34, 3, passim ; 35, G, passim ; 

36, 2, 3, passim, 37, 1, 2, passim ; 38, 

rf, 1 ; /, 1 (c/". N. C); g, passim; i, 

passim ; /, 1 : etc. . . 
B =2,3, 3, 68; 20, lo, 21; 30, 14; 

31, 19; 32, 9, 12; 33, 19 ; 34, 16. 
r' = 1/3, 20, 3, passim ; 30, 7. 8, 12 ; 

31, 10, 38; 32, 2; 33, 6. 7 ; 34. 12, 

14, 19; 35, 10, 12; 38, /, 1. 
d = 1/4, 5, 22, 39; 20, 5, passim ; 30, 

1, 3. l.n; 31, 13, ^,^, passim; 32, 1; 

33, 2, 3, prt.'^sitn ; 34, 14 ; 35, 6, paxsim ; 

Z6, 2, passim : 37, 1, 2, ]jassitn ; 38. 

*, 1,3;./. 1. 
Ç' = 1/6, 20, 3, passim ; 33, 19; 37, 15, 

26, 32, 33. 
y,' = 1/8, 11, 9, 14; 20, passim; 30, 

2; 31, 3, 4 pas.'.im; 32, 1 ; 38, 1. 2, 

passivi, 19 cf. N. C. nd loc.i ; 34. 3; 

36, 3, ]!a.^sim: 37, I. 'i. passim; 3B, 

b, 1,3. 
l'j (!p') = 1/12, 20, 5, passim ; 31, 15, 18 ; 



32, 17; 34, 14; 37, 18, 21; 38, a, 6; 

y, 3, 5. 
çt = 1/16, 30, 3, 14 ; 31, 3, 4; 32, 1 ; 

33, 1,2; 34, 3; 35, 10: 36, 6. 7, 8, 

passim ; 37, 1, 2, 4, passim. 

Monnaies. 

A, talent, 1, 15, i" 10; 59,31, 96. 
h, drachme, 1, 11, 12, 15, v° 10, pas- 
sim ; 3, 17; 4, 18; 6, 9 38. 1. 3, 

etc 

^, drachme, 6, 14. 

/=, 5 oboles, 30, 12; 31, 16. 

/-, 4 oboles ; 30, 17; 31, 16; 33, 16, 

17; 34, 11; 36, 1, 3, 17; 55, ..; 59, 

30, passim. 
J\ 3 oboles, 30, 12, 17, 19 21, 22; 87, 

6, 13, 29 ((/. N. C), 31; 38 /, 3; 

m, 3 ; 58, 4, passitn ; 59. 103. passim. 
= , 2 oboles, 30, 24; 31, 16, passim; 

32, 13; 38, a. 4; //, 4 ; j, I : k, 4; 

/, 3. 
-, 1 obole, 31, 37; 38, h, 3, passim; 

k, 3. 
C, 1/2 obole, 25, 17. 31, 63, passim ; 30, 

18, 24 ; 33. 16 ; 34, 11 ; 36, 3, 17; 38, 



INDEX 



295 



i, l: j,l; li,% :J, 4: k. a, i : 58, ti, 

passim: 59, lOo, pn.ixim. 
L, 1/4 d'obole, 1 y", 10 ; 38. (, 2 ; /, ;t ; 

58, a, passim ; 59, 10;{, passim. 
>, 1/i d'obole. 32, l.'i ; 38, /, ii ; m, :i. 
)f, clialque, 58, 1.5, pussini. 

Mesures. 

^ = aroure, 1, l> (mal fait), 4. -26 ; 5, '.\, 
-22, passnn ; 8, 4 ; 12, 1 ; 31, 1 ; 39. H, 
9; 40, 4. 10:41, 2, 12. 

Ç" ^ arlabe, 3, -"îS, ."ji; 5, ^i l't passim; 
18, i; ol(.'., 36, 9 (v. N. C. ad loc); 
37, 6, 7 ^mème sit;ne, bien que tracé 
un peu différemment c/i, v. N. C. ad 
/oc); 39, 6, 13: 40. 5, 13; 41, 7, 
8, 19; 42, (J; 43, 6, 14; 44, 3, 15; 
45, 3; 46, 7, 16; 47, 7, 17, 18; 48, 
i: 49, 6 (v. N. C. ad locum), 15; 50, 
16; 51, 3; 52, C; 53, 12; 60, 10. 

/;^= (artabe), 21, 8. 

K€ = métrète 9, 8. 

A 

X = 4 chœnices, 3, 36. 
1 = 6 chœnices, 3, 63. 

Divers 

/( =^ àvi 1, 6, v° 10; 3, 39, etc.. 30, 14, 
18, passim, etc. . . etc.. 

^ = àv(TiYpa'fov), 4, 14. 

ç- = àpfY'jpîou), 30, 22 (voir N. C, ad. 
/oc); 38, /(, 2, 4. 

B = pa^XavîT), 58, II, 19; III, 18. 
B = Pa(<ji),i/.ôv), 4, 16. 
/ ^ •^litzm (total) passim. 
KG)3 ^ eîxoutiTEvTipoupoi, 39, 3, 9; 40, 4, 
10; 41, 2, 12; 42,2, 10; 51, 2. 

ê = £),(nov), 58, II, 19; III, 18. 

g^ ^ Èv(ToXri), 3, 33, 71 ; È(-:ti6o).ï(), £(m- 



Ypa-fr;), 20, p. 272, I. 2,4. 
L, A = "Ci<;. I'touî, îTEt, passim. 

^ = ÈTiX.ipyj,;?) OU i7:tX(e/.T0(;), 14, 4. 

e =- 6ï,(crajp';;), 20, 7; p. 272, 1. 3; p. 274, 
1. 60. 

1^ = XE(pâ[Jl!Ov), 58, 4. 

n 

K = xp(i9/;, zoiOt;,-), 3. .33 : 5, 28 (corrigez 

xp(i6oiiT'jp(o'j en y.pi6r,ç). 

•/.piOo^ : xpi9o-'jpô;, 39, 3; 40, 3 il) et )j° 

(voir N. C. ad. loc). 

KBo*^ ^ xpi6o7Tupo?, y.pcftoTT'jpoï, 48. 4. 

Kf)"^ = XptfloTT'JpOÇ, X.piOoTTUOO'J, 46, 7. 

^"^ = /.p'.fio-'jpoç, -/.p'.Ooz'jpoO, 5, 4, 8, ;jci.v- 
A =^ )-■:•«,-, Xîvov, 31, 12. 

I 

ATCUp( ) = XlV07Iu(pOÔ), 31, 12. 

r~). X(ontovj passiin. e. g. 20, 3, 3, 9...; 

31, 19 ; 58, III, 8.... 

O = X(o[Ttov), 30, 13. 

O = eu-ix-ov ? 33, 17. 

Pl = |jiàXi3Ta, 4, 16. 

rf^ = lj.:c![t)wz-ii), 20, II, 30, 31; (p. 274-5), 
1. 64, 77, 83. 

jsû^ = |jiupiapoupoç, 47, 2; 48, 2, 9. 

Tt = m(TtTU)y.Ev), 30, 15 ; 31, 34; 33, 23. 

f- = ■né(TtTW/tev), 36, 4. 

^ =Trplo,-l, 3, 39. 

^ = TT'jpos, iT'-ipo'j, r.-jpùjy, 5, 7, passim, 
etc. . .: 20, p. 272 et suiv. 1, 6, 24, pas- 
sim; 49, 15; ... 60, 10, etc.. 

^ ^ ifjpo«, -'jpoO, TT'jptôv, 18, 4, 18, 20; 
passim, 30, 8. 9, 11 ; 31, 7. 

O = to(!£'.), •:ioftr>et,-), etc.. 3, 39, 40. 

/f>, ^ toXk;,... 58, la (KpoxoSelXtov ■jtô(Xet). 

X = Cxô^fJLêoXov), 3, 62. 

Y = aô([Ji6oXovi, 4. 19. 

Y = Tj(vTaÇov), 4, 16. 



(1) L'i est visible contre le p. 
Fasc, IV 



296 



PAPYRUS DE LILLE 



X = (xpijyjaXKia), 16, i. 
A 

X = /).(u>pâ)v), 30, 10; 31, 10. 

l = wv, à!f' (ov, 2, 6, 16 ; 5, -2, 15, m, 36, 
paMî'm; 20, 2, passim.... 30,17; 31, 
8 ; 38 6, 3 ;1); 58, m u", 4 et passim. 

1^ = (wv) Tté(Trc<ox£v), 30, 18 (voir N. C. ad 
locum], 39, i, -. 



Abvév'mliotn. 

«tc = àÇ((av), 6, l-'«. 

apax = àpày.(ou), 30,3, passim; 31, 13, 

pasiim; 32, 7 

apïEvt = àpTEviUi) 10 Tgl, 1 1. 4; fgt, 2 1. 

2, 3.... 
Ypa = Y?ï(f'!"iî), 4, 1. 
SîUjjiot^'^ = oej|jiocp'j(XaÇ -Xay.o;, -Xa/.'.), 7, 3, 

14. 
e( ) = ?, 20, p. 222. 1. 2, 4. 
t7riy.a=? 30, 5 ; 33, 6. 
ïTttxa = ? 37 inlrod. 
em = iiri((rToXTj;), 4, 1, 3. 
6t)Xu= eif)Xu()tà) 10 fgt 2, 1. 2-3, passim. 
XKTsp = y.aT£p(YOv), 41, V. 
y.X = xX(T^poî, xXr'po'j;), 4, 10. 



y. := xâ(8apTtç), 20, II, 24, passim: cf. p. 272 

et suiv. 
y., y.OT = y.O(T(y.:v£jT'.y.ôv). 20, 3 passim; cf. 

p. 272 et suiv. 
y.ptS = y-pie;?;;), 30, 3, /jaMim : 32, 'J. 
y.pojjtiji'joipay. =: y.poijifji'jooïy.:[o'j'i, 34, 11. 

x = x(oiJ.( ), 20, 126 p. 273) , 

y.tojjLOY = y.a>|j.OY(pa(jtj.iaxi(i);), 47, 3. 
Xtvotpay. = Xivotpay.foù), 31, 14 ; 34, II, 23. 

(JiSTp = (Jlîtp(o'JfXÎVOv), 60, 10. 
O'.y.ov =: 0'.xovo([ji.ov), 4, 14. 

• IC = •', 20, p. 273, 36, 42, 43, 46, 49 . 

O'h = oij/ov), 58, III, v", lu. 

TTjp = iTup(a)vj, 30, 8, 0; 31, 10, passim. 
TT,j = (iYÎ5(a[io;), 3, 34. 
UT .■= <r('jv)T(a5iv), 4, 16. 
ts'j-jyo = (juvyp(Y;jji.axiaov), 3, 63. 
urt( ) = iirip'» ou ■?, 20, p. 272, 1. 2; 
p. 276, 1. 107. 

UTIOTaî = ?, 35, 13. 

U7:=p]j = ÙTiepl'liepexïfo'j), 4, 10. 

(pïx = tpix(o'j), 81, 4. 

/.« = 7, 30, 23. 

yjx\ = y_oil{y.o-j), 30, 15, 24. 

yXwv ^ yXtopôjv, 30, 13. 



VI 
INDEX GËNÉRAL 



«5po/o;, 30, 3, 14, 22; 32, 3, 17 ; 33, 3, 

19; 35, 12; 36, 16; 38i. 1; i, 1. 
aYY'X.ua, 60, 8. 
àyopi, 4, 13. 
iyiitfr,, 24. app. 16. 
àfopt'ji'.i, 25, 11, 37. 
iyop%r:6i, 53, 3, 8, 14, 20 
àSeXç/], 6, 5. 
àoeXtfo;, 20, 4, 22. 
««ixï'v, 7. 2; 29, I, 29 ; ii, 14, 20 



à8iy.r,jjia, 29, I, 1, 30. 

à'aoXo;, 24, 8. 

Wjp, 1, vfirso 29 ; 9 17 ; 30, 13 ; 41, 9, 

20; 43, 7, 14 ; 47, H. 18. 
alxla, 7, 13, 
a'iyjjiiXojx'j;, 3, 66. 
àxoXo'jOsiv, 1, verso 18; 26. 4. 
àxoXoJBio;, 24, app. 2, 14. 
àxoîT/.ivEj-o;, 44, 3,14; 49, 6 interl. 
«X..£À-, 25, 14. 



(11 I,e f.ic-aimili- iloiiiié dans le texte est iDexail, 



INDEX 



297 



à{l)U-!r„ 30, l;2: 31, 17, M : 33, Ki ; 86, 

5, 20; 38 m, 2. 
iXXâ, 13, 2; 16, 4. 
oÀXy.Xiov, 1, .1, " ; 28, H. 
aXoç, 1, 6. 1.3 ; 3, l-l ; 5, 8, 12 ; 25, SI ; 

26, 15. 
âXwv, 13, 3. 
âXioc, 9, H. 
à>a, 39, i, 11 : 40, 12 ; 41, 3, 13 ; 42, o ; 

43, 3, 12 ; 44, 12, 45, 12; 46, H, 14; 

47, o, 14: 48, 12. 
à(x(fia6T,TeTv. 29. II. Il, 2K. 
iv, 1,9, ivno, .■;. 17, I!): 3, ."W; 5.21, 

29 ; 7, Iti; 12, 1 ; 13, 3; 16, 9; 17, 9; 

26, 8 ; 28, 3 : 29, i, 5, 6, 28. 
i/i, 1. 7, 8 13, verso 10, M; 5. 33, 59; 

10,11, 12; 25, 51 ; 30, 14, 18; 31,23; 

32, 16; 33, 23, 24, 23 ; 35, 12, 16, 19 ; 

36, 8, 13, 1 a; 37, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 

i2;57, 1. 
àvafxiÇe.v, 3, 11, 30; 28, 13. 
àyi-iY.r^, 1, verso 13. 
ûvaiYpàifEtv, 1, verso 25. 
AvïStxtTv, 29, I, 4. 

àviïvai, 28, 17. 

àvxxiOapui.;, 3, 18. 
àva/.0|jL'Ç£iv, 25, 13. 
à/ïXa|Ji6i-/E'./, 14, 3. 
ivsTrXeTv. 25, 20. 

iva7iXT,po-jv, 8, 14 ; 33, 28: 87, 24. 

àvaay.aar], 1. 8. 

«va<fÉpe.v, 7, 17; 11, 6 ; 53, 13. 

âva^iopETv, 3, 76 . 

àv8pd'no8ov, 29, 11, 13, 30, 33. 

àv/Xwjjia, 1, verso 4, 7, 15, 21 ; 25, 8. 

ivvcôva, 24, app. 6, 18. 

àvTt, 1, verso 13; 5, 25, 61. 

à-m-ipiotn, 1, 3 ; 21, 16 ; 22, 17 ; 23, 16. 

àvTi-j-papEJî, 1. 1 ; 19, 11. 

àvT(Ypa(fov, 4, 2, 5, 14, 21. 

i-nîSizoî, 29. T, 24; ii, 23. 

ahoi, 6, 9. 10, 14. 

«îioùv, 7, 10 wterl.: 16, 6. 

àTiàvEiv, 7, 13. 



àTT^YopeJEiv, 29, I, 12, 33. 

àmiL'.-.i -./,(;, 24, (ij)}). 6, 18. 

omip/E'.v, 26 2. 

ÎTraç, 4, 10; 26.4. 

àTtiÀXaloç, 4, 3, 23. 

àiTEpYjÇEjOai, 16, 7. 

kni-^ti^, 1, 3, 6 ; 3, 2 ; 24, a/'//. 9. 

à7tr,XKi)Tï)i;, 1, 6 ; 2, 4, 1 4. 

àTiiévii, 1, yfi/'io, 33. 

<i:t^, 1, 5, 6, 7; 2, 1, 13, 14, 15; 3, 17 
43, 64 ; 5, 8, 24, 36, 61 ; 21, 13 ; 22 
13: 23. 13 : 24. app. 5, 7, 15, 17, 19 
25, 8. 25, 33, 37, 48, 32; 29, i. 3 
30, 2, 12 ; 31, 4, 16 : 32, 2, 1 i ; 33, 2 
34, 2; 35, 11; 38 «, 2; h, 2; c , 2 
53, 14, 24, 27 ; 59, 52. 

àTiOYpïttïî, 3, 6. 

à-TioYpiifEiv, 29, I. 32. 

KTioor.fjiETv, 1, verso 29. 

àTioStSo/a:. 4, 17; 8, 13; 39,4, 10; 40, 
11 ; 41, 3, 15; 42, 4; 43, 4,11; 44, 
11 ; 45, 11 ; 46, 3, 13 ; 47, 3, 13; 48, 
11; 49, 3; 51, 3. 

àlTOJJlETOETv, 9, 13, 24. 

à-jroTcXs'tv, 8, 3. 

à^oréXXsiv, 3, ,56; 13, 4; 17, 3, 17. 

àitoTr/Eiv, 28, 5 ; 29, i, 8. 

àcTzayrr]^ 24, upp. 2, 14. 

ipaxo^, 5, 25, 61 ; 30, 2, 7, 17; 31, 4, 7, 
12, 13, 22 ; 32, 7 ; 33, 2, 7, 8, 21, 22, 
23; 34, 8; 35, 2, 14, 13; 36, 6, 7, 8 ; 
37, 1, 3, 4, 6, 13, 16, 21 ; 38 e, 2; gr, 1. 

àpyuptxoç, 28, 14. 

ip-pptov, 24, app. 10; 30, 22 ; 31, 23, 26, 
30; 37, 6, 13, 23, 31; 38 b, 2, 4; i, 

2;i, 2, 4. 
ipieiJLtr/, 3, 40, 44. 
apiOTOi;, 16, 8. 

apoupa, 1, 47, 68; 5. 12; 49, 16. 
àpffsvtx'^;?. 10, 1,4,6; II. 3, 6, 8 ; m, 2, 4, 

3,6, 8-14; IV, 1-7; v, 1, 2,45. 
àptâpr,, 5, 20 inierL, 9, 14; 17,5; 21, 

21; 22, 21; 23, 3, 20; 24. 2. 7; 41, 

18; 45, 14, 16; 47, 16. 



298 



PAPYRUS DE LILLE 



isToç, 57, 6 ; 58, S», 13; m, 3, 13. rrrsu. 5. 

ip/£iv, 24, app . 3. 

àpy iTé/.Ti.j /, 1, verso 24. 

àpyi-i'jXr/.ixr,?, 3. "2. 

a^j8i, 7, 13. 

àœa'.pcTv, 6, Il , 8, 7 ; 37. 2G, 27, 28, 29. 

àwcéva!. 7, 17 : 29,11, 32. 

àyo(pa>tTo,-, 22, t); 23. 7. 

ày^peTos, 1, Wî'.ïo 10. 

ayopoî, 10, III, 7 ; 24, «/(/). fi, 13, 20. 

pifloî, 1,9. 

pai[oEJX, 25, -43. 

pxXaveiî, 58, 19; m, l«. 

pàjOTo;, 29. I, 22. 

PaaiXeJsiv, 59, 1 . 

PajfAe:.-, 7, 1; 9, 10, 2(). 

^oîiXi/.OYpajjtjAaTEJ;, 22, 18. 

p«cr!Àiy.ov, 3, 7.5 ; 4, 31, 34 ; 14, 6, 7 ; 16, 

3; 21, 13; 22, 13: 23, 12; 24, S; 26, 

7; 30,21. 
pairiXixôç, 1, verso 24; 3, 31, 32: 4, 16, 

30; 8, 1'.: 12, 4 ; 19, 12; 21, IH ; 23. 

17. 
^ïaiXiaia, 22, 7; 23, 6. 
pXiêo,-, 1, 13 (?'. 
^oiiii, 1,3; 2, 1,13. 

pOTÎlVllJIJlO?, 49, 13. 
jîoiXEaea'.. 16, 3: 26, <). 
Ppa/'j;, 1, verso 13. 
?p£/stv, 5, 22 : 26, 3. 

3'jêXipiov, 7, 7. 

yi?, 17,7. 

févr,a«, 21, 14 ; 22, l'i: 23, 13. 

YEtopYEîv, 8, 3 : 43, 3, 10 ; 44, 3, 9 ; 45, 3, 

9; 46, 3. Il : 49 I '« 
YEiopY''.:, 1, vn-.so 17 ; 8, 2 ; 26, ."l ; 37. 24 ; 

47, 3, 12: 48, 3, 10. 
Y?;, 1, verso 3. 13 ; 2. 2; 3, 73 ; 4. 27 ; 

5. 14, 24, 33, 00; 8, 3, 4, 13 ; 26. 1. 3: 

49. 3 ; 50, 3, 12. 
Yi(YivE'ft^'-, 1. 8. 10. l'-i. "«••«" -. '^; 2. 12; 

3. 37, 41, lit) ; 4. H; 5, 21: 13, 1.3; 

28. 18; 29, I, 0; 38 ", I : 49, 13; 53. 

0, 23. 



YopiT'.aToc, 4, 9. 

YpïjJ-iJiïTeîx, 3, 43. 

Ypa;j.iio(TE'J;, 1, vprso 23, 32 ; 3, 21, 32 ; 4, 

30; 5, 3; 10,1, 2; 19, 12; 21, 18 ; 23, 

18. 
Yp%tv, 3, 1 ; 4, I, 24, 33, 33, 36 ; 5, 23, 

63 ; 9, 18 ; 14, 1 : 16, 6 ; 23, 27 ; 26, 

1 ; 29, I, 2, II, 10 ; 30, 2 ; 31, 4 : 32, 

2 ; 33. 2 ; 34, 2 ; 38 a, 2 ; 38 é, 2 : c, 
2 ; 43, 18 ; 49, 2 ; 50, 4, 11 ; 53, 2, 7, 
16, 19, 20. 

Y'jvT, , 27, 3 . 

oivE.ov, 39, 3. 10; 40, 4. 11 ; 41, 3, 12 ; 

42, 3, 10; 43, 4, 11, 19: 44,4, 11 ; 

45, 4, 10; 46, 4, 12 ; 47, 4, 12 ; 48, 4, 

Il ; 49, 4, 16. 
SaviÇciv, 37, 4 (?i ; 56, l. 
oeTv, 58, III, 13 
05-v (falloii-j, 1, 8, 12, rn:io 1, 2, 11, 23; 

16, 4 ; 26, 7 ; 53, 8. 
oeTsOïi, 7, 21, 24. 
Séxa, 1, 7 ; 40, 14, 19. 
Se^fj;, 55, 3. 
8£(T|jto(p'jXai, 7, 3, 14. 

SE5[J.to-crîpiov, 7, 13, 19. 
SEaitotr,;, 24, app. 10. 
OYjrjioaioî, 24, (ipi>- 4. 

o:i, 4, 13 ; 5. 13 : 7. 13 : 9. 9 ; 15, 2 ; 19, 
4 ; 21, 13:22, 13; 26, 3; 47. 2, 10; 
48, 2, 8 : 58, 2, 8, 9, 18, 19, 22 ; III, 1, 
9, 14. 

S'.XDoeivEiv, 6, 3. 

SiaYiYvwoxE'.v, 29. 11, 18, 26. 
M-(p%iJ.iJ.^, 29, I, 11 : 11,36. 
St^YpiçEiv, 1, H; 16. 3. 
o'.aYpï'i'i, 26, 'i . 
o'.iOïT'.,-, 9, 4, 
oia'AOïJiiS/, , 25, S. 
O'.azoï'.oi, 23, 3, 21. 
o'.a-ÀEjp'.aijio;, 1, 0, verso 3. 
oiMJY ) S'''- •'' i^inrge. 

«•.aaioÇî'.v, 17, 18. 
StxT'.Oiva'., 3, -38. 
5..a-5;6E..v, 7, 4. 



INDEX 



299 



SiaipÉpEiv, 16, 5. 

Siatpopi, 1, verso 11. 

oiSovai, 1, verso 25; 3, 19, 23, Ki ; 5, 26, 

(;;{, verso 3 ; 7, 7 ; 8, o : 17, !t ; 28. 1 1 ; 

30, 6; 31. 7; 32, f. : 33, 7 : 34, 7 ; 

49, i, 15; 50, 2. 
SiEYY'jâv, 28, 2. 
8ieYYÛT,ai?, 59, 32. 
SiiÉvoii, 7, 2.3. 

Sîxïioî, 21, 27; 23, 2ti; 24, !». 
ol/.r|,29, I. 2, 7 ; II, 29. 
OtxaiioiJLa, 29, 1, 23. 

oixasTY;;, 29, 1, 17, 22. 

otfiOipiTï,;, 27, 3. 

SlOIXEÏV, 16, '.•. 

«..oV.r.tric, 30, 17 ; 33, 21 ; 35, lî ; 36, C ; 
37, I. 

iioiy.r,zrU, 3, 2, 61, 79 ; 53, 7, Iti. 

SmXoù;, 4, 17 iiUerl. 

oiaylXiot, 24, 2, 7. 

Stwpuç. 1, vfr.iû 7, 20, 22. 

So'Jlr,, 29. I, 29. 

8or,),o,-, 29, I, 19, 21, 27, 29, il, 6. 

8o-j(_imi, 21, 2i. 

Spuii-Jî, 5, 13, 17 ; 20, 10. 

Sivacext, 3, 8a ; 8, 14 ; 29, I, 23. 

ôuvaToî, 16,3. 

o'io, 29, I, 31. 

S'jorpo;, 3, -42. 

owpei, 19, 9 . 

Èiv, 1, 14, verso 7, 9, 20 ; 3, 13, 37 ; 4, 

32 ; 9, 17 ; 29, 1, 1, 24 : II, 14 ; 49. H; 

60, 7 
£àv, 7, 22- 

irr-r,, 34, 18. 

â-fpr,at;, 49, 18 f?) ; 59, 34. 

iyiiyi^^oi:, 16. 7. 

âYxaXsTv, 21, 28 ; 28, 8 ; 29, 1, 28 . 
h(l'J.m.>, 40, 3, 9. 
îYjjhoôojv, 5, 28. 
=6oç, 1, verso 22. 
e!, 3, 4() ; 26. '.. 

e^Sévai. 1, verso 12 ; 4, 2 ; 11, 't ; 29, il, 
13, 27. 



eî'y.o(ri, 39, 13 ; 44, 13. 

Et/.OTfîî, 23. 1, 13. 

eTvï'., 1, 4, 14, 16, verso 4, 3, 12, 13, 13, 
19, 21, 22; 5, 21 ; 7, 20; 10, III, 1 ; 
11, 7 ; 12. i ; 13, 3 ; 14, 7 ; 16, 3 ; 17, 
14 ; 26, 2, 4 ; 29, 1, 2, 1 1 ; 37. 24 ; 49, 
9; 60, 7. 

eîç, 11, 8; 49, 10. 

eU, 1, 5, 6, 10, 11, 13, verso. 7, 9, 10, 13, 
18, 22, 28, 29, 31, 33; 2,1, 13; 3,3, 13, 
18, 21, 36, 43, 32, 60, 66. 68, 81 ; 4, 16 
5, 3, 4, 7, 12, 13, 16, 17, 19, 20. 23 
26, 27, 29 30, 33, 36, 37, 60, 63 ; 6, 4 

7, 18; 9, 12, 14; 13, 4; 14, 3, 7; 16 
3, 4, 8; 17, 7; 21, 11, 12; 22, 11, 12 
23, 11, 12 ; 24, 7, 8, app. 7, 19 ; 26 

2, 4, 11, 16, 22, 23, 33, 39, 43, 61 ; 26 
1, 3, 8 ; 29, II, 38 ; 30, 21 ; 32, 14 ; 33 

8, 17 ; 34, 17 ; 35, 17 ; 36, 18 ; 37, 3 
14; 38 fl, 7, 9; /,-, 2; /, 2 ; 39, 3, 10 
40, 3, 4, 9, Il ; 41, 3, 14; 42, 3; 43 

3, 4, 10, 11 ; 44, 3, 4, 9, 1 1 ; 45, 3, 4, 9 
Il ; 46, 3, 4, 11, 13 ; 47, 4, 12; 48, 4 
11 ; 49, 4, 14, 16, 18; 50, 8, 16 ; 52 
4; 53, 2, 7, 12, 21,22, 28; 58, III, 17 
59, 7, 53, 33, 38, 62, 83, 86, 91, 93. 

siïctYEiv, 19, 4 (?). 
EÎdSé/EirBxi, 13, 3. 
ElWpa^w, 29, I, 3. 

EÎstpipElV, 19, 4 (?). 

EX, 1, 9; 3, 36, 67, 73 ; 4, 31 inlerl.; 5 
3, 4, 3, 6, 12, 14, 13, 17, 18, 19, 24, 27 
29, 30, 31, 32, 37, 38, 60, 63 ; 6, 4 ; 8 
2 ; 24, 6 ; 25, 13, 21 ; 26, 3 ; 29, I. 22 
24; II, 19; 39, 1, 11; 40, 12; 41, 3 
13 ; 42, 4 ; 43, 3, 12 ; 44, 12 ; 45, 12 
46, 3, 14 ; 47. 3, 14 ; 48, 12 ; 49, 3 
58, 10; 60, U). 

E/.xaTOî, 5, 23, 60 ; 25, 36, 43, 47 ; 49, 16 
53, 3. 

UaTov, 5, 20 Inlerl. ; 29, II, 34 : 40, 13 
44. 13. 

ÈxêaivË'.v, 1, verso 30. 

ïy.fo-ioi, 4, 27. 



300 



PAPYRUS DE LILLE 



èxStSovxi, 24, app. 2, il. 
ixSjEiv,6, 8, -23. 
ExtT, 1, verso 30. 3:2. 
âxxojjLiteiv, 3. "9. 

ixXï[JL6ivE'.V, 9. 3. 

'ÉxTOî. 23, 1, 2; 57, •'». 
ixcpoptov, 4, 10, 3-2, 35 : 8, 14; 12, 4; 14, 
6 : 34, 13 ; 37, '2r>, 2fi. 27, 28. 30: 39, 

4, 11 ; 40, 12; 41, 6, 16; 42. o; 43, 
3, 12 ; 44, 13 ; 45, 12 ; 46, 6, 14 ; 47, 

5, 14; 48, 12;49, .•;, 17. 
i)vaioxârT,),oc. 3, 3.5. 

D.aiov. 3, 36 ; 9, 4, 8 ; 58, 12, 19 ; 111, 18, 
verso 8, 9. 

iÀâauojv. 6, 14: 29. I, 31 ; II, 34. 

IXtjbiaoç, 29, 1,3. 

ê(jiêàUei7, 21, 9; 22, 9; 23, 9; 24,3, 
app. 7, 19. 

i^LTtimevj, 1, verso 3, 17, 20; 16, 3, 

iv, 1, 3, 7, verso 3, 22 ; 2, 4 ; 3, 18, 64 ; 4, 
25, 30, 31, 33; 5, 13, 17, 18, 19, 27, 
.30, .35, 36 ; 6, 13; 7, 3 iiilrr/.. 7, 11, 
18; 9, 11; 10, II, 1; 16,2; 19, 7; 20, 
10, 33, 41 : 25, 18, 27, 31, 39, 43, 36, 
58 ; 26, 2, 6 ; 27, 10 ; 28, 19 ; 29, 1, 3 ; 
39, H ; 40, 13; 41, 6, 16 ; 42, 3 : 43, 
5, 12; 44, 13; 45, 13; 46, 6, 13; 47, 
3, 6, 7,8, 11, 14, 17, 18 ; 48, 3, 10, 12; 
49,3,9,10,17,51,3:52, 4:53,14; 
58, III verso, 13: 59, 6; 60, 6. 

âvavTi'ov, 29; I, 31 ; II, 31. 

èviauToç, 1, verso 23. 

êvtoTàvat, 4, 10, 31 . 

ëvTEuî:?, 8, 6. 

ÈvToX/, 3, 33, 71. 

t'/fj'iy i'itr/ . 16, 1 . 
è{aviuY';,29, I, 14 
UEv'ai, 26, 6; 29, I, 4, 13, 19 ; 11, 28. 



i^// 



45. U 



àîw. 6, 6, 23. 

iiioL'iiixvtai, 25, 32 ; 32, 13. 

ETtaxo/.ouSeïv, 4, 22. 

iitaùpiov, 15, 2. 

iitEi, 3, 80; 4,33 ; 9. 13. 



£ue;Sàv, 1, verso 12. 

âTtetOT,, 1, verso 2; 3, 73 : 16, 7. 

l-ntiii, 30, 10, 20, 24 : 31, 13, 17, 29, 32, 

35 ; 32, 12 ; 33, 16, 26 ; 34, 21 : 35, 

9: 37, 18 : 38 /. 1 ; 56, 1. 
iTtEponiv, 24, app. 10. 
ÈTIt/ElV, 26, 7. 

i~i, 1, 8, verso 3, 12 ; 3, 2, 77 ; 4, 24 ; 5, 

21,23,38, 60; 13, 3; 21,9; 22,9; 

23, 9; 24, 4; 26, 4 ; 28, 17 inlerl.; 

29, I, 14 ; II, 10, 39 ; 53, 6, 9, 10, 13, 

23 ; 59, 6 . 
ETtiêiÀÀEi/, 1, l.'J; 3, 64. 
{Tti'yovos-, 39. 3, 9; 40. 4, 10; 41, 3, 12; 

42, 2, 10. 
ÈTtiYpi'fEiv, 4. 32, 36. 

êmôeix'/ jvai, 3, 29. 
imSÉxaToc;, 29, I, 7. 
ÈmSiîovïi, 3, 81. 

ETtiévï!, 1, verso 23. 
èTriÇr)Tsïv, 7, 6. 

ETtr/a! ,, 30, 5 ; 33, 6 ; 37, inirod. 
ÈTrixsÔtgràvai, 53, 8. 
inixBTaxoXo'jOETv, 4, 6. 
ÈTn'xXr.oi;, 29, I, 27. 
£TrtXipy_T,î, 14, 4 (?). 
è-iXextoî C), 14,4. 
ÈTïtjxapxjps76ai, 3, 8. 
ÈtiiijicXe'.», 3, 35 . 
iTZiyiù.r,-:/,i, 4, 9; 19, 6. 

imjjUTptïv, 5, 62 inlerl. 

Èltl7tEVTEX3('8éxaTO«, 29, I, 7. 

iitmopfjtiH-x'. . 3, 78. 
ÈTTisr, [jiaivEiv, 1, verso 3. 
ÈTTiaxéTtTcaeï!, 1, verso 24 ; 5, 29; 6, 3 
iTziT/.oT.t'.'i , 1. verso 27 ; 25, 30. 
iiziaixo'joittvi . 3. 27. 

iiîcoTÉXXE'.v, 3, 1 i ; 4, 29; 12. 2; 16, 9. 
i-iTjoX/. 1, ri-rso .33; 4, 1, 3, 21, 15, 1; 
17, 4. 

ÈTriTtoXtov. 60, ."j. 
È:T[-»î8£ia, 25, 33. 

ÈTIiy(.)p£lv, 29, I, 16. 
èTtoixiov. 12, 3. 



INDEX 



301 



lirti, 18, 7. 

èpYarcriptov, 19, ,{ ; 21, HO : 23, l'J. 

Èpfâxv.î, 28, 17. 

epYOv, 1, |/(, vi-rso. 1, !(> ; 36, IS. 

tpTjijioç, 26, 15. 

Èppwjea.., 5. 33 ; 13. ; 14 , 8 : 15, S ; 16, 
10 ; 18, 10 ; 26, 9 ; 39, fi, 13 ; 40, fi, 
14: 41,9, 20; 42,7 ; 43, 7, 14: 44, 6, 
Ifi; 45, 6, 17; 46, 8, 17; 47, 8, 18; 
48, 6, IS; 49,8; 60, 13. 

ÏTSpO,-, 29, I, I. 

ïxi, 37, 3-2. 

àToi|xi^£tv, 15, -2; 26, 4. 

È'xo,-, 19, 1 ; 21, 4, 23, 1, 13 ; 49. 14, 17 ; 

59,4. 
fMuii, 3, 4. 
eûpîiy.etv, 1, verso 32 ; 7, 8 ; 28, 22. 

tiTOVlOs, 3, 14. 

tÛTuyeTv, 8, 16; 9. 27 : 11, 14. 

ètpiŒTiva'., 13, 3. 

Ètfopjis'ïv, 3, 10. 

i'xetv, 3, 44 ; 5, 7, 11, 28, verso 2 ; 15, 2, 

17, 16; 24, 2; 25,2; 58, 1. 
èj^upoùv, 49, 12. 
ïoç, 1, ver.s'O, 30 ; 3, 43, 47 ; 4, 32 ; 5, 29 ; 

9, 16; 25, 25, 33, 37, 48, 32; 26, 8. 
Çeùfo,', 8, 8. 
ÇT)[x!a, 29, II, 20, 23. 
Çutr.pà, 3, .ï2 ; 59, 8. 
+;, 28, 5, 6; 29; I, 7, 29, 31. 
ii'(i\xi.o'j, 4, 17; 53, 23. 
fM, 3, 77. 
T>-£'-', 7, 22. 
■f.fxipa, 3, 10, 36, .37, 38, 47, 62; 4, 33 ; 6, 

7; 15, 1,2: 25, 24. 2.^, 32, .36, 38. 40, 

47, 49, .51, .Ï3; 28, 9. 
■«(•COI, 24, a pp. 13. 
ôepiTiioî, 1, .verso 9. 
Séii;, 1, verso 6. 
bT,l^y.6i, 10. i, o, 7 ; II, 2, 3, 7 ; IV, 2, 3, 

5-7; V, 3-5. 
6t,Xu;, 8. 9. 

6Tjiaupo;, 20, 7 el passim. 
euYâT>)p, 17, 2, 6; 27, 3. 



6.0Ù9, 33, 16, 26; 37, 20 ; 39, fi. 1 1 ; 42, 
7; 48, fi, 15; 51, 2; 54, 1; 60, 13. 

rS'.r-,-, 5,2'*, fio. 

tivai, 1, verso 30, 28, 7. 

l/.av'j;, 3, 76. 
r/ip/r,;, 31, 3. 

'.|jid(Ti')/, 6, 9. 

■va, 3, 60; 7, Ifi; 8. 12; 13, 4; 17, 18. 

'vS'.y.TÙov, 24, "pp- 8, 20. 

■Ttirapyoc;, 32, I; 33. 1; 34, 1. 

ît:-ï:;, 10, I, 1 ; 14, 4; 53, 4. 

xaOaîoEcv, 5, 25, 61. 
y-aSapo,-, 13, 3; 24, 8. 
/.it)a-7;, 20, passim; 30, 20; 31 39; 
38^-, 1. 3. 

xa6r>.i./, 3, 42. 84. 

xaO'.aTàvït, 28, 4. 13; 53, 15. 
xae6-ci,4, 35; 53, 7, 13. 
xaBiis, 26, 4. 
/.x/.oOpYoc, 7, 20; 28, 3. 
/.«ÀÔK, 3, 40, 43 ; 8, 11; 12, 2. 13, 3; 17, 
8: 60, 2 

xàpi'.vo;, 9, 3. 

xï'/wv, 24, n;j/>. 7, 19. 

xïTï, 1, 14, verso 8, 20, 23; 3, 28, 36, 62 ; 

4, 6, 22, 33 ; 11, 8; 21, 10; 22, 10; 

23, 10; 29, I, 10; 11,8,25; 49, 7; 51, 

6; 52, 2. 
xït«6iXXe'.v, 28, 14. 
xaxâ6po/o;, 34, 26. 

xaTiSixiÎE!/, 29, I, 3, 6, 27; II, 21, 24, 30. 
xaTaSîzT,. 29, II, 32. 
xaTa),o(fiSiveiv, 3, 37. 
xaxaXtvTtivsiv, 17, 3. 
xaxaijLïTDî''/, 14, 3. 
xaxïTiÀiTv, 17, 7; 25. 23. 
xaxaTtOTxlXXî'.v, 3, 60. 

y.i-.T.T/.fji'^i:'/, 1, verso 23. 

xaxaTTCElpe'./. 5, 21, 22, 58. 
XïxaoEpr];, 1, versO, 1, 10. 

xfepYov, 39, 3 10; 40, 5, 11 ; 41, 3, 13, 
22; 42 3; 43, 4, U; 44, 4, 11 ; 45, 
4, 11 : 46, 4. 13 ; 47, 4, 12, 20 ; 48, 
4, U ; 50, i>, 14. 



302 



PAPYRUS DE LILLE 



xaxéxeiv, 3, 16; 4, 30 3i ; 18, «. 
xeTaexi, 1, verso 21. 
xeXeôeiv, 29, II, 1-2, n,28. 
xepiato'/, 3, 7 ; 58, 4. 
xep/-ojsùT/i-iT, , 22, o ; 23. 3. 
xlpfJLa, 16. 8. 

xlx!. 3 .56; 58, m, 19. 

xXï.po,-, 4, 9, 31, 3i ; 14, .^ : 40. 3. 

xXï,pouyev/, 4, 2(). 
x).r,poO/o;. 4, 28(?:. 
xXiêavo,-. 58, m, 1". 
xot),o;, 1, verso 14. 

XoXÔXUMTÏ, 58, 13. 

xo(ji(:£iv. 1, rem» 10. 32; 15, 3: 53. 20, 

60. 0. 
xoaxivîje'.v, 24, 8. 
xoox'.vcuxtxov, 20, passim. 
xpiOX, 3, 36, 38, 33, 6"; ; 30, 2, 8, 1 1 ; 32, 

9, 10, 12, 13; 34, 13, 14, 17, 19. 35, 

10 ; 36, 12, 13 : 37, 13, 13, 16, 18, 21 ; 

38 a, 4 ; H, .3-10; 39. G, 12; 41, 7, 17; 

42. r, : 43. ti. 13. IC, . 46, 1(V, 47. 6, 
13; 48, 4, 13 ; 49, 7 ; 51, 4 8 ; 52, 6. 

xpieoiTupôc, 5, 3, 4, 8, 12, 28, 29, 37 ; 39, 
3, 12; 40, 3, 13, 16; 41. 7, 17; 42, 3; 

43. 6, 13; 45, 4, 13; 46. 7, 15; 47, 6, 
15; 48, 4, 13, 13; 49, 6. 

xpivstv, 29, I, 26. 

XpOXT,, 6, 12. 

xpô|jijjiJov, 34, 3 ; 36. 6, 8. 

xpo|jt[jL'joœaxô?, 34, II. 

xip'.o,-, 9, 22 ; 29, I, 4, 9, 30; II, 11. 

XXfjVT,, 8, 13. 

xja|xo;, 58, III rrrso, 17. 

X'jêepv/^Tï,;, 24, '(, 'ipp- 13. 

■Ati>}iio/r,<:, 31, 1 . 

x<.')|jiT., 1. nerso 31 ; 2, 2, 4 ; 6, 7. 23 ; 11. 

9; 24, upp. .3, 18; 25. 31 ; 26, 3, 6; 

38 fl. I : 49, 10 
/.<o;iOY?a;i!JLï-ï';, 3, 54 (?i, 72, 82; 31, 2; 

47, 3, Il ; 48, 2. 9. 
Ith/Ai;, 10. 1, i. 7. 
XïaSiv-.v, 26, 6; 49, 11. 
Xao', 16, 2, 8. 



),i/a/ov, 58, 14; III, 4, IQ, verso, 1, 10, 

18. 
XéfE'.v, 7, 14; 11, 4; 88, 23; 29, I, .30. 
XeÎï, 28, 18, 22. 
),'.voxpi9/, 38 f, 1. 
X!vov. 31. 4, 22; 33, 3, 21, 22, 23; 34, 

13. 14, 15, 20; 36, 6, 7, 9 ; 37, 2, 5, 

11. 
XtvoTijpôî, 31, 13 ; 34, 10, 38 .9, 2. 
Xivoœaxriç 31, 14; 34, 12, 23. 
Xhpa, 24, app. 9, 13, 20. 
X(^/, 1,6;2, 13. 
lo-fioio-i, 60, 1 1. 
XOYE'JT/psOV, 59, 6. 

XoY'sxVipiov, 3, 84. 

Uyoç, 1, verso 23; 3, 79, 82; 10, III, 1, 

3; 16, 3; 25, 11; 49, 7 ; 53, 13, 14, 

22. 
Xomo,-, 5, 22, 38; 11,6; 13, 3; 16, 9; 

26,3. 

X'jyvio; 58, 3. 

Xônoc, 3, 41. 

[laxpoTtpoatoTtCK;, 57, 3. 

(xàXiiTa, 4, 16; 26, 2. 

[iavOàvetv, 26, 8. 

IxapT'-T'.ov, 6. 13. 

.uapTupsTv, 29, I, 20, 21. 

[jiàpxu.;, 29. I, 31. 

Hau-i^oiv, 29, I, 13; II, 34. 

(xàyijxoî, 25, '«6, 64 ; 58, 3, 18 ; 111, 12. 

(jisXavyp-/;?. 55, 2, 4. 

ixtpiç, 3, 49 : 5, 18, 20, 27, 33; 9, I, 3. 
,uÉpo;. 3, 65 ; 5, 13 ; 26, 3, 7 ; 29, II, 23. 

iJ.ti'--r,;, 28 II 

(iscropr;. 25, 5; 31, l'<; 34, 23; 35, 10; 

37. 19 ; 49, S : 53. 17, 24, 27, 29. 
aiîo;, 1, 3; 49, 11. 
HLE-ri, 1. verso 24; 4. 35; 7. 4 ; 53, 19. 

[XctaTTÉlJlTIt'.V, 13, 4. 

[ji=-ca-i6éva!, 4, 15 marge. 
|jiko;^o;, 60, I . 

(lexpEÎv, 3. 30, 63; 5, 1, 34; 18, 4; 31, 
29; 33, 27; 35, 18: 37, 14; 39,2,8; 
40, 2, 8; 41, 2, 11 ; 42, 2, 8; 43, 2, 



INDEX 



303 



9 : 44, 2. K ; 45, 2. 8 ; 46. 2, 10 ; 47, 

2, 10; 48, 2, H: 49, 'i ; 50, 7, l'i; 51, 

(•) ; 52, i: 53, i'i. 20; 60, 10. 
|jtÉTpr,ot;, 1, H; 2, 12. 
|j.ETpT,T/;s, 9. S ; 57, 1 . 
[xÉTpov, 1, 10, 21, 2i; 23, 23; 24, '■». 
[xixwsov, 29. II, .'iO. 
HLE/JEjlp, 21, 1, '. : 24, I : 30, 12, lit ; 31, 

17, 27. 
(j£/pi, 3, 79. 
pr;, 1, rrrso 9; 13, 3, 4; 15, 3; 18, 8; 

26, 3, '. ; 29, I, 2't. 31 ; II, 12, 27, 3'<; 

49, (1: 53, 27. 
(iY,oé,29, I, 14: II. 12, 27. 
lxr,eEfc, 1, verso 19 ; 9, 21 ; 29, I, 13. 
(jL^xo;, 1, oer.so 13. 
[iT.v, 1, 2; 3, 41. 
fir,TpÔTto),u, 24, ('/'/''■ !"• 
iJLijjLVïÎjxE'.v, 8, 11 ; 12, 1. 
fjiiaOoûv, 1, rerso G ; 3, 7a ; 5, 20, 23, 35, 

59; 26, 5. 

Ijuafloffôpoi;, 10, 1, 1 : 14, 4. 
(ji(o9wai<;, 1, verso 3, 12; 33, 28. 
[jLioflajtv:?, 20, 11, 30, 51 ; 22, 7; 23, 8. 
|JLvà, 6, 13. 
fjLvaisTov, 15, 1, 2. 
|j.upiàooupo;, 47, II. 
|jiup(oi, 1,4. 

vau. . [ , 22, verso. 

vauêi ( ), 1, verso 28. 

vaJê'.ov, 1,11, 13. 

vajxXr,po;, 21, fi ; 22, 5 ; 23, o; 24, 2, 3, 

app. 3, 17. 
vaGXov, 24, f//jp. 9 ; 25, 13, 28. 
vau-rrr/coî, 25, 15, 44. 
-noi, 39, 4, 11; 40, 12; 41, 5, i..; 42, 4; 

43, 5, 12; 44, 12 ; 45, 12; 46, 3, 14; 

47, 3, 14; 48, 12; 49, o. 
vfjffoç, 3, 20; 11, 11. 
v'Vo- 29, 1, 10; II, 8, 25. 
vo(i.oç, 3, 53 ; 26, 8. 
voiiotpiXa^, 29, 1, 33; II, 31. 
vÔToc, 1, .3 ; 2, 1, 13. 
viv, 5, 21, 58. 

Fasc. IV 



vuv:, 7, 17. 

\ul\zii, 5, 20, 21, ,■18. 

^uXoy.OTtEÎv, 5, 24, tiO. 

?:Xov, 25, 3 ; 58, 15; III, 17, verso 11. 

Ç'jÀoy.oitta, 49, 4. 

olxeToç, 7, 5. 

olxÉTr,; 29, I, 2, 11. 

o".XOVO|J.E'.v, 3, 31 . 

o!y.ovô|jio;, 3, 20, 7! ; 4, l 'i, l(i mnrcjc. 29; 

9, 2, 19. 
oTvo;, 4, 15 ; 58, 111, 13, verso, 2. 
o/.Tw, 17, 5; 21, 3, 23. 
6),-/.-/,, 6 13 ùj/t'f/. 
«.[xo,-, 9, 9. 
oXupa, 37, 18, 22. 
èpoùoç, 3, 12, 54. 
èfxoXoYETv, 21. 5 ; 22, 4 ; 23, 8 ; 24 1 app. 

10. 
ovo|jic(, 28, 19. 
ovo,-, 8,8. 

ï^os-, 58, 4, 11, 14; III, 16. 
i?ueu|j:ov, 58, 21 ; III, 10. 
i'Tiojç, 1, vrrso 19 ; 3, 44, 83; 4, 2, 5, 22; 

8, 13; 12, 1; 14,6; 53, 14. 
û'piJLOs-, 3, 2, 54 ; 21, 11 ; 22, H ; 23, 11 ; 

53, 7. 9. 15. 
opuY|jia, 1, 9, 10, verso 28. 
6'ooç, 1, verso 3, 17 ; 3, 38 ; 5, 21 ; 60, 7. 

OTav, 15, 3. 

6x1, 8,0; 11, 4; 29, 11,26. 

oi(x), 7, 8, 23 ; 18, 2; 15, 3 ; 16, 3, 5. 

oùSe!;, 8, 10. 

oiesic, 21, 28 ; 58, III, verso 14. 

oôv, 1, 10, verso 2 ; 3, 13, 8J ; 4, 33 ; 8, 

Il ; 9, 17; 10. III, 1 ; 12. 2; 13, 3; 

14, 3; 15, 3; 16. 3; 17. S; 26, 2; 

50, 7, 14. 
ôo£Î>,Etv, 3, 64 ; 8, 10; 9, 22 
6(pî(Xr;|j.a, 58, 6 (?). 
i5(f6aX|j.oç, 55, 3. 
ôcfXoiv, 29 II, 22, 28. 

ojy^ioiic,, 3, 21. 

L^ï, 6, 7, 23. 

oJ>ov, 58, III, 2, 17, verso 10, 16. 



304 



PAPYRUS DE LILLE 



ô.iiôviov, 3, il, 4-2; 25, S5. 

-i-(o;, 24, (ipp. 8. 

■KO.U, 27. (;, 1-2. 

TtotXa.oç, 39. :i, i;{ : 44. T. 17 ; 42. (î: 43, 

G, 13, 44, .j. 1'*, li"; 46. Ui; 47, C, 

Iti; 48. 3, 14; 49, tl. 

■KZ-iT-lÙK, 26, - 

Ttoi'/r,ao;. 3. '<3. 

izxpi, 3. -21, 49, M) .jl. '1 ; 4, I, Mi ; 5, 
4, 23, 2", 33. ,30, .'if); 8, 1:9, 2 ; 13, 
2 ; 14, 2; 17, iti, l'.t ; 19. 1. 3, ", 12 ; 
21, 17 ; 22. IH: 23 13, 17 ; 24 app. 
7, l'J ; 25, I , fi. 43 (i3 ; 26. 7 , 49. '•» ; 
31, «; 52, 2, 3; 59, 4. 13. 13. 18. 19, 
23, 20, 3(). 43. 47, 98, III) 122: 60, 3, 
9. 

T:aai-i'.[ymafiï:. 15. i ; 28, 3, 8. 

itapao; ■./.•.->. a;, 49. 3 ; 50, 'i. 1 1 - 

irapaSiS'ivï.., 3, 39; 24, '(/'//. 12; 29, II. 
29. 

Tiapaxo[jLij£'.v, 15. 4. 

■KnpuloLaêi-iifi, 24, app. 7, 12. 18; 29, H, 
33. 

itapsTva... 12, I : 29. 1. 23. 

•irap'.Trâvat. 8, -3. 

Tià;, 1,7; 2, 16 ; 3, .32, 08 : 14, 7 . 

TraTTOsopoi, 11, 2, 7. 

uaDvi. 31. 12: 32, 13; 35, H, IH ; 37, 
17; 55, (i ; 57. 3. 

■na-:r]p, 26, 1 . 

■itï7<ov(î), 4, 3, 23: 31, 3'.; 32, 11: 33, 

13, 27 ; 34. 20; 35, 7, 18; 37. 16; 

38 a, 12;(>, 2; /(. 3; ;, 2. 
neoiov, 1. vfrso 1 . 
«jjiTTTo;, 23, l'i: 29. Il, 23. 
Ttivxv/.ov-a, 5, 20 inlerl. ; 13, 2 ; 23, 3, 22, 
Ttep!. 1, verso 21 ; 3. 9, 12, 74. 8'i ; 10. II. 

1; 12. 1.3: 14. 3, t; ; 15. 1 : 16. 2, G, 

8; 17. 4, 19. 3; 21. 19; 23. 19 ; 25. 

29: 26, I. 2. 7 : 26. 8 ; 28. 18; 29. 1. 

1. Il); 43. 3, 10: 44. 3. 10; 45, 3, 10; 

46. 'i. 12. 
nepifiîipo;, 1,4. 
itip'.z/.aTv, 25, 29. 



Ttepl/oiaï, 1, 7, rerso 27; 5, .30 ; 49, 10. 
Tjtptyiuv/ jvai, 1, vei'so 14. 
•it£p(/i.)c;;i;, 1 VPJSO 20. 
T.r,yj^^, 1,9. 

TOTtroi, 30, 12, 13, 19; 31, 16. 26, 34; 32, 
14; 33, 13; 35. 11, 17; 36, 4; 38 a, 

7; i, 2; 59, 3. 

irXiTo;, 1, 8, verso 28. 
TTÀEovï^E'./, 1, verso 16. 
uÀT,-,'/, 29, 11, 33. 
wÀf.Ooî. 1, versai, 12; 3. 76. 

-).r;v, 29, I, 11. 

ITÀivOe'OV, 1,8. 

uXoTov, 3, 3; 24, o, app. 4. 7, 16, 19; 25, 

13, 28. 
■Ko-.ivj, 1, verso 27 ; 3, 39, 40, 43, 34, 63, 

68; 4, 6, 18.22; 8. 11: 9, 10; 12, 2; 

13, 3; 17, 9; 29. I. 23; 52. 7 ; 60, 2. 
TîotoXoYλ, 43. 80; 47, i, 13. 
•n'IXt;, 1, verso 33 : 5. 6, 7 interl., 24 int''rl., 

26, 37, 61, 63 ; 7, 19 : 11, 3 ; 24, 6 ; 

25 11, 17, 18, 21, 22. 24; 27, 11. 
TtoX:,-, 1 oerso 1,4; 3, 16. 38 ; 26, 3. 
TC'/iioi;, 11, o. 
TtoTïiJto;, 25, ,37. 
TtpizT'tjp, 28, 13 . 

itpi^t;, 29, I, 9. 28. 

Ttpia.;, 30. 17; 31. 22: 33. 22: 36. 8; 
37, 3; 88 a, 9. 

TipiTjeiv, 29, II, 9. 

Ttpô, 1. verso 9; 34, 9. 

Ttpoiivoi'., 60. 3 . 

irooÏTcivat, 19, 8. 

irpoxE'.aOai, 24, "/'/'■ ''• 1^- 

■npo;, 1, 12, verso 3 ; 2. 4 ; 3, 39, 34, 33, 
60, 63, 68. 73 ; 4, 4, I i. 18. 20 ; 5, 7, 1 1 , 
20 ; 9, 7; 12. 2: 21, 23; 23, 24 : 27, 
1 1 ; 29, I, 32 ; 31, 23, 24 : 33, 24 ; 37, 
6. 7. 26. 27, 28 30: 52 7: 54. 7; 60, 
11. 

T.eotsx-i-fï/.lf.'' , 6, I, 17. 

Ttooffa-f'^Y''^, 21, 8. 

■jtpoaaitoTtv-.v, 29, 11. 22. 

T.p'i^fpiifi:-/, 29, II, 7. 



INDEX 



305 



TtpoaSeTaÔai, 5, 13. 
TtpooxsTaSai, 4, 15. 
Ttpoffi^Eiv. 7, 23. 

Ttp05X0|X'Ç£l'/, 53, "li ■ 

upocjjxexpïTv, 5, 20. 
::po(jo!fî(Xsiv, 3, 74 ; 9, t>. 
■npotxTttxpaivEtv, 7, 9. 

itpoaraYf^ia, 4. 33; 43, il; 51, 7 (?). 

irpooriTTsiv,, 8. 1-. 

TtpouTiftéva'. , 1 verso, 1,11; 60, 11. 

■itpoTîpov, 8, l) ; 15, 3. 

Tiponr.ip/eii , 1, verso 4, 11», 18, 22. 

Ttpwxo,-, 49, 17 : 60, 8. 

Tt'jXtov, 2, 5. 

itupoc, 5, 7, 12, 16, 23, 24, 28, 29, 60; 11, 
9, 14; 19. 10; 20, 16, 18, 20; 22, 2, 
20; 23, 2, 20; 30, 2, 6, 8, 9, 11, 13, 20; 
31, 4, 10, 11, 14. 29: 32, 2, 6, 10, 11, 
13; 33, 2, 7, lU, 11, 12, 13, 14, 18; 34, 
2, 8, 10, 11, 12. 13. 14, 13. 16, 17, 18, 
19, 20, 22, 23, 24, 35, o, 7, 8, 10, 11, 
18, 19; 36, 3, 13; 37, 13, 14, 13, 16, 
17, 18, 19, 20, 22, 23, 31, 32; 38a, 4; 
b, 2; 44, 4, 14, 19; 49, 6, 16; 50, 16; 
53, 12, 22. 

TtwAEïv, 3, 53; 29, I, 13. 

TtioXo;, 8, 9. 

xwoXoyIï, 5, 3, 8, 12, 14, 29, 37. 

»T|jjitpov, 3, 47. 

<n,ii3.fj.tia, 26, 1. 

»r|(ja(jLiTia, 5, 20. 

cr>aiJ.ov, 3, 34 : 9, 13, 20, 24; 41, 4, 14 ; 
42, 4. 

olxjo,-, 34, 3, 13, 16; 36, 6, 7, 9. 

oixàpiov, 17, 4. 
a:-:y.'K, 37, 23. 
ÏITOXOYE'V, 19, 2. 

acToXo^o,-, 3, 30; lo , 2 ; 24, 6; 53, 11, 23. 

c^To;, 3, 11, 15; 11, 7; 13, 3 ; 17, 19; 
19, A; 31, 24, 28; 33,24; 34, 13, 13, 
16, 17, 19; 36, 10; 37, 2, 3, 7, 23; 53, 
S, 8, 13, 21, 24. 

•itoffi'ipo;, 49, 13. 

ffxa<ji6itp(opo;, 24, app. 16. 



oxÉTiTeaOxi, 11 . 3. 

oxjTaÀr,, 21, 27 : 23, 2:i : 24. 9. 

UTteipeiv, 5, 12, 19; 30, 2; 31, i; 32, 2; 

33, 2; 34, 2: 38'(. 2: 38 A, 2. 
(j-ép,aï, 5, 7, 11, 16, 23, 26, 28, 36, 60, 63, 

6i; 20, 7; 30, 6, 8, 9; 31. 10, Il 12; 

32, 6 10. Il; 33, 7, 10, 11, 13 ; 34, 
7, 18; 35, 7; 37, 3; 49, 14; 59, 6, 8, 
13, 13. 

cTZ',p:^'j;. 4, 23; 30, 1; 31, 3; 32, 1; 

33, I 

ïiTopo,-, 4. 31 : 5, 36; 26, 8. 

OTaoïO'/, 2, 3. 
sTX-rip, 1, 13 . 
TT-/;|jnov, 6, 12. 
aTir^iv, 29, I. 14; 11,36. 

ŒTpXTTjYOÎ, 53, 10, 23. 

ojvy.pJvEf/, 1, ceiso 27; 53, 9, 22. 

cjj-C'/.JpE'-v, 9, 3; 52. 3. 

ajYX?r,(JL«:ÇEiv, 3, 38, 63; 49,3; 50,3, 

12. 
a-jy.o',, 58, III, 10. 
ffjzordjXr,;, 58, 6. 
a'jjjtêai'/îtv, 13, 2. 

T,ix.&iXlv.^. 21, 23; 23. 23 ; 24, 10. 
aù.uSoXov, 3, .39, 53, 63,68; 4, 18; 17, 

9: 52, 6; 53, 26; 57, 1; 60, 6. 
a';(.i(ji£Tp£.v, 19, 13: 30, 19. 
(j'jfjLTtXEÏv, 1, verso 30. 
ai',, 4, 10, 31; 5, 20; 49, 14. 
ouvdt-ceiv, 14, 6; 37, 13 marge. 
tj-x,iyw;r,, 41, 4, 13; 42, 3. 

l'jvavxâv, 13, 2. 

a'JV3tVT£ÏV , 6 , 6 . 

uj'/i-xt'.v, 1, verso 1 . 

aûvEYYUî, 1, verso 11. 

(TuvÉ^e'.v, 7, 11, 13. 

(Tu'/syT^;. 1, verso 2. 

ff>/T3(Çc,-, 3, 37, 66; 4, 16, 24: 9, 7; 52, 6. 

cruvxaxTEiv, 3, 40, 43, 37, 39, 77; 4, 16, 34 
5, 1, 34; 7, 10, 16; 13, 4; 39, 1, 8 
40, 1,8; 41.2, 11; 42, 1,9; 43, 2,9 
44, 2. 8; 45. 2, 8: 46, 2, 10; 47, 1, 
10; 48, 1, 8; 50, 7,14. 



306 



PAPYRUS DE LILLE 



uuvxeXôTv, 1, 14, vei-so 9; 29, I, 0. 

ffuvxtôivai, 15, 3. 

B'JVTOjJtio;, 3, 13. 

oy^o■a, 25. i. 

tryo'.v'o;, 1, i, 3, ', 8, 11, 13; cf-mj. 13, :i8 ; 

2, 13. 
a.ofxa, 25, 17. 3.^, 39, «, It); 29, 1, 13, 

23. 
tx/.t:o|jiiij6c/î, 4, -i, 28, 36. 
■^ip'.yoi, 58, 12. 
Tajp!y.o.;, 8, 8. 
■r=y.vov, 17, 13. 
Te).£j-iv, 4, 27; 14, -2. 
T.îjapi/.ovTï, 18. (•>: 21, 2,22 ; 45. IC. 
xitapToç, 24, (ipp. il. 
xsTor/.omot, 21, 1, 2, 21. 
xf,Xtç. 37,2, 5, 12. 
TtOÉvïi. 1. 14; 29, 1. 23. 
xiljir;, 3,38; 30, 13; 36. i; 37, 13; 53. 

20. 
x!î, 1, verxo 7, 13, 20; 3, 4(), 37; 5, 13 ; 

6, 6 h>i,-rl., 7, 7; 11, O ; 17. 18; 25, 

31; 29, 1, 1. 
xoioùxo;, 1, verso 14. 
xoitos, 1 uervo, 11, 13, 13; 3, 73, 78 ; 5, 21 ; 

53,3. 
zoTzo'ip'X'j.iiT.-.iJi, 3, 70, 71, 73, / /. 
xojoOxo?, 1,9. 
xoxe. 29, 1,7. 
xpiT::;», 32, li. 
xoarE^ixr,;, 25, 7. 
xoeTc, 6, 18. 
xpé'fe-.v, 10, I, i; 11,3. 10. 

xpiay.'laio'.. 22, 21 . 

xpt?r/.';,-, 6, 10. 

xptyaX/.'a, 16, 2. 

Tpoçîîa, 54. 1 . 

xpotpTxii;, 55, 1 . 

xOêi, 4, 27;6, l, 17; 26, 9; 30. 12,19; 

31, 16, 27; 33, 13; 35, 11, 17; 44, 

17; 45,6, 17. 
xap-ic (xjpôv?,, 58, III. 11. 
xpioYiJia, 58, m, 3, 19, verso, 3. 
û8paY'''"(''^, 1, 12. 



uO(op, 49, 13. 

u\k, 3, 44 ; 4, 32; 17, 1 ; 27, 4; 32, 4. 
ÛTTip/Eiv 1, 12; 4, 26, 32; 9, 12, 21 ; 49, 
6. 

■JTraTE'ï, 24, Il pp. 10 

ÛTtép, 20, 10; 36, 4, 3. 

jirtpêEpExaTo;. 4, 7, 10, 33. 

ûitipo/o;, 49, 13. 

'jitrjpÉxTjî, 4. 23; 13, 4. 

6-0, 1, verso 14: 7, 3; 29, I, 29. 

ûitoYpiçEiv, 4, 3. 8, 21 ; 49, 2 ; 50, 3, 10. 

ûitoÇ'jYto'/, 13, 2. 

ÛTro-/.=ïa6ai, 1, ce»'.?') 6, 7, 9. 

uTToXei'xE'.v . 3. 17; 5, 8 

ûtïoXoyeTv, 1, r(?Mci 6, 17; 3. 47; 53, 3, 

19, 27. 
ù-iWfo;, 30, 14; 32, 17; 35, 12; 38 o, 

8. 
■:rô;xrvj.ï. 8, l; 9, 1; 49, 2, 9; 50, 3, 10; 

52. 3. 

■jroxaTi ), 35, 13. 

iTro-teévai. 1, 9; 4, 2. 

■jTXEpov, 1, verso 26. 

çafveiv, 3,13; 9, 18. 

oï/.o;, 20, 31 ; 7 inlerl. ; 31, 4; 55, 2. 

<f.aiJiEvw9, 4, 7, 10, 34; 15, 3; 22, 1, 3; 

23, 2; 30, 8; 31, 9, 38; 32, 9; 33, 

10; 34. 10; 36. 20; 37, 14; 38 a, 10; 

m, 2. 
<sàvai, 5, 7, 11; 7, 20, 15, 3; 16, 3. 
<j,ap[^oOO., 13,6; 14, 8; 30, 9; 31,10, 

39; 32, 10; 33, 11; 34, 11 ; 37, 13; 

38 «, 11; e, 1,3. 
cfawçt, 1, 2, 3, 69; 9, 7 ; 19, 1 ; 40, 6, 14. 
oépEf/, 17, 4; 60, 3. 
lyOfvoTtwp'.xôi;, 41, 4. 14; 42, 4. 
çopExpov, 53, 6. 21, 23, 28. 
<pop'./.o,-, 22, 20; 23, 21. 
.p'Ipoc, 5, 22, 39. 
opov-(!;£..v, 3, 84; 13, 5; 14, 6. 
!pjXa/.f|, 7,8. 
(S'jX>âxtov, 10, 11, 14. 
!j)uXxy.îxr,;, 3, 59, 72; 7, 11. 

<pjXi/.ixi/.ôv, 25, 36. 



INDEX 



307 



^uXâtxîcM, 49, 12. 

v'jjt?, 1, verso 20. 

^ïipe'.v. 3, 2;{; 4. i, 20; 5, 1, •.il; 7, 1; 10, 
III, 17; 12, l; 13, 1; 14, I ; 15, I 
16, 1; 17, 2; 18, 4; 24, ''/»/'• •). •» 
26, 1: 39, l, 7; 40, l, 7; 41. 1, 10 
42, 1, 8; 43, I, 8; 44, 1, 7; 45, 1, 7 
46, 1, 9 ; 47, 1 , 9 ; 48, l , 7 : 49, 1 : 50, 
3; 51, ô; 52, 1; 60, 2. 

j^àXaafjia, 2. K) ('■>■ 

XaXxoî, 6, Itl; 30, 13, 22, 2t; 31, .Ui, 38; 
36, 17, 19, 20 ; 38 h, 2, 4; i, 2 ; j, 3 ; 
it, 3, i; m, 2; 53,13, 22. 

j^oXxoOv, 21, 26; 23, 23; 24, 10. 

yip'x-lixit., 2, 16 (?). 

j^ipTT).;, 3, 45, 46. 

J(^S1(JH0V, 1, 14. 

Xéfjtjoî, 37, 13; 49, 10. 

yi-c(.)v, 6, 8, "24. 

i(Xtopa(, 30, 10, 12, 13, 17; 31, 16; 32, 

11, 14; 33, 13, 22 ; 34, 18, 21, 22 ; 35, 

9, 11,14; 36, 4, 5; 37, 1. 
y^oia/, 5, 34; 18, Il ; 33, 13; 35, 11, 17; 

44,6, 16; 46, 8, 18; 59, 4. 
XOpr.ftTv, 3, 43. 



X°P1T''«, 26, 7. 

y/'?xoi, 5, 26, 63; 37, 1, 3, 4, 9; 58, 7, 

19. 
/pé«, 15, 2. 

^p-r,|jtx-:t^£'.v, 26, 6. 

^^pïjiji-, 12, 3. 
-yfpr|OTo;, 1, verso o. 
yoovo,-, 4, 30; 26, 3. 

y^p.jjo,-, 6, 13 (?). 

•/;w[ia, 1, 4, 3, 7, 8, 10, vfrso 2, 4, 6, 8, 1 1, 

17, 19, 21, 22, 27; 36, 18; 38 /, 2 ; 49, 

il. 
■/_wix%ziy.iy, 30,22; 31, 20, 33; 36,16; 

38 A, I; ;, l;.y, 1 ; k. 2. 
^u)p(o/, 1, verso 13. 
yiop!ç, 1, verso, 1. 
io8î, 1, yj'^o 16. 
liiov, 58, 16. 
<o;. 1. 8: 14, 7; 16, 9; 29, 1, 3; H, 36; 

54, 4. 
t'ocraiirco,-, 1, verso 7, 19; 31, 8, 18; 35, 3, 

13; 37, 17; 59, 93. 
105TS, 1, 7, 13, verso 14, 13; 21, 11; 22, 

11;23, 11;24, 7; 49, 12; 53,21. 



TABLE DES MATIERES 



Préface 

Note sur la méthode de transcription 
et Liste des abréviations. 



Date 



Pages Flanche» 



Table des Papyrus du premier fascicule 

1. Plan et Devis de Travaux 

2. Arpentage de terres 

3. Correspondance du Basilicogram- 

mate 

4. Correspondance relative aux Clé- 

rouques 

5. Ordre de distribution de semences. 

6. Déclaration relative à un vol. 

7. Pétition au Roi 

8. Mémoire d'un cultivateur royal 

9. Mémoire d'un fermier du monopole 

de 1 huile 



11 



259-8 av. J.-C. 


13 


letll 


m' s. av. .J.-C. 


23 




241-0 av. .J.-C. 


26 


III 


218-7 av. J.-C. 


36 


IV 


260-59 av. J.-C. 


47 




III» s. av. J.-C. 


56 




III* s. av. J.-C. 


59 




III* s. av. J.-C. 


62 




ni" s. av. J.-C. 


64 





Table des Papyrus du second fascicule 

10. Dénombrements et comptes 

11. Lettre relative aux Pastophores 

12. Lettre à Aristarchos 

13. Lettre d'Aristarchos à Chrysippos 

14. Lettre d'Ammonios à Aristarchos 

15. Lettre d'Aristandros à Aristarchos 

16. Lettre à Aristarchos 

17. Lettre du père d'Aristarchos 

18. Ordre de paiement en nature 

19. Reçu de sitologue 



66 

m* s. av. J.-C. 69 

milieu du iii° s. av. J.-C. 75 

250-49 av. J.-C. 77 

244-3 av. J.-C. 79 

243-2 av. J.-C. 81 

242-1 av. J.-C. 83 

PhiladelpheouEvergète 85 

PhiladelpheouEvergète 87 

Everg. ou Philop. 89 

milieu du m" s. av. J.-C. 90 



VI 



340 



PAPYRUS DE LILLE 



20. Compte dun Sitologue 

21. Reçu d'un iVauclère 

22. Reçu d'un Nauclère 

23. Reçu d'un Nauclère 

24. Reçu d'un Nauclère 

P. Cairo ]().'S2() 

25. Comptes de transport par eau 

26. Lettre d'ApolIonios à son père 

27. Listes de noms propres 

28. Registre judiciaire 
29 Fragment diin code 

Table des Papyrus du troisième fasci- 
cule 

30-38. Comptes d'exploitation de te- 
nures clérouchiques. 

30. Tenure de Daipatès 

31. Tenure de l'ilarque Antiphanès 

32. Tenure de rhipparque Sôsiilos 

33. Tenure d'un hipparque 

34. Tenure de riiipjjarque Machatas 

36. Fin dun compte 

37. Opération sur les XAliP.AI 

38. Fragments. 

39-51. Ordres de prôts en nature. 
89. Diogénès à Thrasymédès. Prêt à des 
épigones clérouques 

40. Le même au même. Prêt à des 
épig(;n(!S clérouc|ues 

41. Le même au même. Prêt à un épi- 
gone clérouque 

42. Le même au même. Prêt à un épi- 
gone clérouque 

43. Le même au mêiuv'. Prêt à un cul- 
tivateur 

44 Le même au même. Prêt a un < iil- 

tivateur 
45. Le même au même. Prêt ii deux 

cultivateurs 



0>te 


f'agrs 


m' s. av. J.-C. 


92 


221 av. J.C. 


99 


221 av. J.-C. 


102 


221 av. J.-C. 


104 


lu' s. av. J.-C. 


106 


3L5 ap. J.-C. 


108 


iii« s. av. J.-C. 


MO 


iiT s. av. J.-C. 


116 


Everg. ou Philop. 


118 


m' s. av. J.-C. 


120 


m' s. av. J.-C. 


124 



Evergéte I 
Evergète I 
Evergéte I 
Evergète I 
Evergète I 
Evergète I 
Evergète I 
Evergète I 
Evergète I 
Philadelphe an 3.5 



Planches 



XII 



133 

135 
143 
150 
1,55 
L59 
164 
169 
173 
180 
186 

197 

220 

202 

204 

205 

207 

209 



YII 



VHI 



IX 



X 



TABLE DES MATIERES 311 

Dale Page^ l'Ianrtief 

46. Le même an même. Prêt à un cul- 
tivateur 210 

47. Le même au même. Prêt à des cul- 
tivateurs 212 

48. Le même au même. Prêt à des cul- 
tivateurs 214 

49. Le même au même Assignation de 

terre et prêt 215 

50. Le même au même. Assignation de 

terre et prêt 219 

51. Thrasymédès à Hérakleitos 220 

52. Ordre de versement en nature 221 

53. Frais de transport de ràyopaTTÔi; aÎTOi; 222 
54-57. Résumés d'actes 225 

54. Reçu de Tpo-fsïa an 3 d'Evergète ou de 

Philopator 226 

55. Contrat alimentaire m" s. av. J.-G. 227 

56. Prêt an 8 d'Evergète ou de 

Philopator 229 

67. Reçu an 8 d'Evergète ou de 

Philopator 230 

58. Comptes m' s. av. J.-C. 231 

59. Versements pour la i^ur/ipà an II de Philopator (1) 237 XII 

60. Lettre de Dorothéos à son associé PhiladelpheouEvergète 254 

Additions et corrections au fascicule III 257-261 

Additions et corrections au tome I 263-284 

Index 285-307 

(1) Corrigez la date, d'après U. Wilekcn. 



43 



^'^ 



LE PUY-EN-VELAY 



IMPRIMERIE LA HAUTE-LOIRE 



Papijras grecs de Lille, 



PI. 







-l^'^- 




i. - * .. i -■ f .. 

^ ^^ ^ i II' 

s 1 'i' - I *■ -à 

1- '^ 






. I ATM*. -se ««^'^ •*"''■ . . •«fï^Tλ''-" 



V- 



1. Plan et devis de travaux (recto). 



Pnptjnis c/recs de Lille, I. 



PI. II 









''^h/cruVf 



1. Plan et devis de travaux I verso). 



l'apijnis ijrecs de Lille, I. 



PI. III 



^rf-r- 











fit 









^-.t^: 






^W^r^^ 



-Wi ' 














'^'T'^'f'^*, 




-^-:*-s:.: 



> ^ 




- - » 



ô^£_«Jk 











3. Correspondance du Dasilicograminate (col. llll. 



Papyrus grecs de Lille, 



PI. IV 



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<.;.■•■-,;»"}. 







;^ ^^c.r'ïv^^..;;^:^;,.^^^ 



K»."^ 






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^}^Sjr^lfcj^V^:', 



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^■'î'^ 



4. Correspondance relative aux cléroiiques . 



Papyrus grecs de Lille, 1. 



PI. V 


























£>. Mémoire d un fermier du Monopole de l'huile. 



Papunis f/recx de Lille. I. 



PI. V 












* •^^'■i 
















^ '■t^}i^-h^. 






I ■*■ .yl 



77. Lettre du père (TArislarchos 



u 






V.-; 









4 

















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15 






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.».■•■'■ 



Papyrus grecs de Lille, 1. 



Pi. Vlll 











^klfH^ i^'^t^^*^ tirWïV^^ Jîf^:t;#^ 






#jtc/-rr-'^,§?f^fc:">».r'f, ^j 



j^,. 













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29- Fragment d'un code. 



l'apijrus ijrecs de Lille, I. 



PI. IX 



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54. Tetiure de VHipparque Machatas. 



Papyrus grecs de Lille, I. 



PI. X 



^i ■ f ' > 



'■^ -> 









^■■fl y*^"-' 










45. P/v'/ (i un cultivateur. 



Papyrus grecs lie Lille. !. 



PI. XI 







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5* 









l 







■afîï 






.VT '.ï^et-^ 






% 















'M 






"iP. Assignation de terre et prêt. 



pré 



X 







g- 



BINDING LIST UCI 1 1933 



PA 

3318 

L56 

1928 

t.l 



Jouguet, Pierre (éd.) 
Papyrus Grecs 



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