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Toronto
llBRARY
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PAPYRUS DE LILLE
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INSTITUT l'APYROLOdlQlJH DE L'UNIVERSITE DE LILLE
PAPYRUS GRECS
PUBLIES SOUS LA DIRECTION DE
PIERRE .TOUGUET
PROFESSEUR A I.A SORBONNE,
PROFESSEUR HONORAIRE A I.'l'MVERSITF DE LILLE,
MEMBRE DE LINSTITUT,
AVEC LA COLLABORATION DE
Paii COLLAHT .Il an lesquier
PROFESSEUR AU LÏCÉE PASTEUR CHARGÉ DE COURS A l'uNIVERSITÉ d'aIX-MARSEILLE
TOiME PREMIER
^^-
PARIS
LIBBAIRII-: Eli.XKSr LEHOIX
28, BUE BONAPARTE, Vl'
1928
LIL
PRÉFACE
Deux campagnes de reclierelies en l']g-vpte, entreprises sur I ini-
tiative et aux frais du Ministère de rinstruction [)ul)li(pie et de
FEcole d'Atiiènes, ont fourni la matière de la présente pul)liea-
tion. Les papvrus g-rees ((ue nous éditons sont extraits de car-
tonnages de momies trouvées dans les antiques nécropoles du
Fayoum. Ils proviennent de Glioràn, de Médinet-en-Nehas et d'El-
Lahoùn.
Les Bédouins et les felhdis de la région appellent Glioràn le
petit I<u/n situé au N. 0. du bassin de Gharaq à trois (]uarts d'heure
de marche environ vers l'ouest des ruines plus considérables de
Medinet Ma'adi. On trouNcra des détails sur le cimetière et les ves-
tiges da ce hameau dans le tome XXV (1901) du Bulletin de eor-
respoiulance liellciiKjue Ipp. .'!S0-^é11), où j'ai donné un rapport assez
étendu sur mes fouilles de l'hiver de 1901. Ce sont des momies de
Ghoràn qui contenaient les fragments de Comédies publiés en 190C
dans la même revue (pp. '103-l^i9).
Le kôin de Médinet-en-Nehas s'élève, à deux heures de marche
vers le sud de Ghoràn, à l'extrême ouest du Ijassin de Gharaq.
D'après une inscription grecque trouvée sur le pylône d'un tenq)le
que nous avons déblayé, J\L Gustave Lofel)vre et moi, au cours de
nos fouilles de l'hiver 1902, les débris que ce médiocre monticule
recouvre seraient ceux de Magdola, bourg souvent mentionné dans
Fasc. I 1
± PAI'YIIIS 1)K LILLI']
les textes et qui lirait sans doute son nom des tours de garde ou
niigdols destinées à surveiller les abords du désert. J'ai signalé à
rAeadiMtiie des lns( ri[)tions et Belles-Lettres les résultats de notre
exploration de Magdola dans un rapport imprimé en 1902 dans les
(>omptes icndus des séances (pp. ?y'A et s([({.). Au retour de notre
campagne, nous avons publié dans le Bulletin de correspoiuldiue
hellénique (I9()i, pp. 94-1^8, et 19():3, pp. \~J^-±Or^] (piaranle et une
])étitions tirées des momies de la néero[)ole. Nous en avons l'ait
eonnattre une quarante-deuxième dans les Méluns^es \i<ole (pp. :2(S|-
2S.S). Magdola et ses antiquités doivent faire Tobjet d'une pul)li-
cation spc'eiaie momentanément retardi'e par Ic^ séjour de M. (1.
Lel'ebvre en l']gy[)te. On trouvera [)Ourtant ici cpielcpies textes de
cette prt)venane(\
Quant aux papyrus d'Ijl-Lalioùn, village bien connu, situé sur
le Halii- ^Ousef et <pie Ton identilie générab^nent avec Ptob'-maïs
llormou, ils ne proviennent |)as de nos foudies, mais ils sont
extraits de cartonnages dont M. (1. Mas[)ero nous a confié lélude.
Les papyrus de Magdola et de (llnn'an, apiès conqilet dérou-
lement, seront ])arlagés (Mitre la l'rance et l'LgypIe. deux d'Id-
Laboun apparliennent au musée du Caire et doivoit y revenir. l]n
attendant, pour rendre possible; raccomplisscment de ma tàcbe
d'éditeur, M. Maspcu'o a bien voulu m'autoriser à les conserver
il la l'acuité des lettres de l'I ni\('rsilé (b; Ldl(\
Le séjour de ces documents à Lille m'imposait un double
devoir : il bdiait les biire connaîii'c au public, il bdiait aussi (pie
celte collection momenlanémcnt réunie entre nos nuiins put s(>r-
vir à initier des lra\ailleurs à ccWc discipline encori; nouvelb; et
(pu coin|)le en brance [)eu de représentants. I',tudier ces papyi'us
avec mes élèves, c'était d'ailbnirs accoi'der les obligations de
renseignement avec celles de mes missions et travailler à la publi-
cation des textes tout en me |)réparant pour un ■.wvn'w |)rocliain
des collaborateurs. La l'aeullé des lettres et b^ (Conseil de l'ini-
versité de Lille sont entrés dans ces vues avec un empressement
pui;iA(:i<] .3
i^('ii('ic'ii\ ; un ciH'tlil me lut accordi' pour insl;ill<M" mes collec-
lioiis ol (U'i>;iuis('r les coiifV'rcuccs |);i|)\ r()I()f^'i(|ues. Sans doulo
elles ne s 'adi'essaient dahord ([u'à <les déhulauls, mais le mou-
vement naluicl des carrières universitaires aidé j)ar une admi-
nistration hienveillante à nos projets amena bientôt à Lille les
collajjoraleurs cpie j(^ souhaitais. .M. l'aul Collart, mon aneien élève
à la Faculté, fut iiommé professeur au K eée de Douai, puis ;i ((dni
(le Lille, et l'an <lernier d^nw de mes jeunes camarades, tous deux
aujourd'hui professeurs au Ivcée de Douai, vinrent noips rejoindre :
M. Jean Lesquier, connu de nos lecteurs pour la part ([u'il a prise
à l'édition des papvrus de Deiliii et pour les travaux (ju'il a
publiés dans la Revue de Philologie, et M. Maurice Xoual, ancien
membre de ll'^cole d'Athènes. C'est notre œuvre commune (]uo
nous soumettons aujourd'hui au publie.
Si les conditions de notre collaboration nous l'avaient permis,
nous aurions préféré à l'exemple de MM. (ireiifell et llunt donner
en une fois un volume. Mais sans parler de l'expérienec sans égale
des savants d'Oxford, ■ — elle seule peut suilire à la lourde tache que
leur impose le succès habituel de leurs fouilles, — nous n'avons
pas en France la même liberté de travail. Pour nous, la préparation
d'un volume, trop souvent interrompue par nos obligations pro-
fessionnelles, risquait d'être particulièrement longue, et, puisque le
temps que nous pouvions donner à ces études était morcelé, il
nous a paru préférable de publier par fascicules, à mesure qu'ils
étaient acquis, les résultats de notre travail. Nous avions d'ailleurs
l'exemple des Berliner Griec/iisc/ie Urhuixlen . Toutefois nous ne
pouvions nous y conformer tout à fait; devant la masse de leurs
papyrus, les éditeurs de Berlin se sont contentés de donner du
texte une transcription presque sans notes, et ils ont sans doute
choisi la seule méthode possible ; il nous a semblé que pour nos
textes, moins nombreux, d'interprétation souvent difficile, on était
en droit d'exiger de nous autre chose qu'une simple copie et f[ue
le lecteur non spécialiste pouvait avoir le légitime tiésir d'être
4 PAPYUl S ])i: LUAJ']
guidé. Nous avons a(lo[)t;'' la couihiiialson suivante : aux éditeurs
de Berlin, nous empruntons !;• système des fascicules; pour le
détail nous avons pris pour uu)dMes les volumes de MM. Grenfell et
llunt; chaque texte sera donc précédé d'une introduction et suivi
d'une traduction et d'un commentaire.
Quant à l'impression du texte même, nous avions le choix entre
deux méthodes. Dans l'édition des papyrus Fiindcrs Pétrie, sou-
cieux de rendre autant que [)ossihli' l'aspect de l'original et de
laisser la plus granrh^ liberté d'interprétation, M.M. .1. P. Malially
et J. G. Smvlv s'interdisent les signes de ponctuation et les accents.
C'est un parti qui a ses avantages; il a été suivi en Angleterre
par M. l'\ G. Keuyon, en Autriche par M. C. WCssely, et chez
iu)us par M. Tli. Reinach. Nous nous sommes pcMirtant décidés à
ponctuer et à accentuer nos texti^s sekin l'usage de MM. (îrenfell
et Iluut et d(^ M. U. Wilcken dans \'A?'(/in' fur Papi/riisforsc/iu/iif.
Séparer les mots, c'est d(''jà inler[)réter le texte; il nous a paru
plus logique d'aller juscpi'au bout du système, |)lus avantageux
aussi pour un iccued cpion désirerait voir sortir du cercle un peu
étroit des j)a[)vrologues : l'expérience a montré cpie des textes
ponctués et accentués étaient plus aisés à consulter. Quant au
préjugé ([ue l'accentuation et la ponctuation mettraient dans l'es-
prit du lecteur en faveur de l'interprétiilion [)roposée par l'édi-
teur, on ue conçoit guère (|ue points et aci'cnts aient ainsi le
pouvoir <Ie pai'alvsiu' la crilupu* et, en lail, on ne voit pas (ju'ils
aieul jamais em|)èehé les corrections.
La [)art de chacun de nous dans l'ccuvre commune est parfois
ditlicile ;i dé-terminer. Nous a\<)ns voulu c('[)eii(lant signaler le
nom (le ceux (pii ont d ''clnnVé les textes et rédigé le comnuMi-
taire. Ge n'est pas à dire (pic poui' bien des dcUails ils n'ai(Mit
prolité de l'avis des aiilres. Mais on doit Iciiir (pi;' la eollaix)-
l'atioii de ceux ([iii ne sont pas nommi's n'a alors porté (pie
sur des détails. Pour moi j'aviiis à diriger le lia\ail et à r(ni-
ser l'ensemble, trauscri[)li()iis et commi'utaires, et mou nom ne
PRKFACE n
sera particJilièreiiuMit inenliomu'' (|ue lor.s(|ue j'aurai pris une
part plus actiNc à l'ctablissenuMil du texte et à la rédaction des
notes.
Malgré nos soins, cette pid)lication donnera lieu sans doute
à bien des remarques. Nous serons heureux de pouvoir réunir
à la lin du volume, après vérification sur les originaux, les
corrections et conjectures que nos lecteurs voudront bien nous
communi(pier.
Nous exprimons noire reconnaissance aux personnes dont le
concours a rendu noire oeuvre possible ou moins imparfaite. J'ai
dit ailleurs (/i. C. IL, 1901, p. -380, n. 1) ce que les fouilles d'où
provi^^nncnt nos papyrus doivent à MM. llomolle, Maspero, Liard
et Bayct. Depuis, M, llomolle a toujours suivi les progrès de
notre Institut papyrologique qu'il avait tenu îi inaugurer. Quant h
cette publication, si elle a pu être enlreprise, c'est grâce au Con-
seil de l'Université de Lille. Nous en remercions les membres et
tout particulièrement le président, .M. G. Lyon, recteur de l'Aca-
démie, (|ui nous a soutenu de ses encouragements les j)lus éclairés.
Le doyen de la l'acuité des lettres, M. G. Lefèvre, a bien voulu pré-
senter nos v(eux au Conseil et n'a cessé de nous prêter un appui
quotidien. Enfin, on me permettra de rappeler le souvenir du
regretté doyen Paul Dupont; bien que nos recherches fussent
éloignées de ses études pr-rsonnelles, il fut le premier à Lille à
s'intéresser à leur avenir avec l'ardeur d'une amitié clairvoyante,
dont je ressens douloureusement la perte.
Quelques-unes de nos copies ont bénéficié de plusieurs indi-
cations précises de MM. B. P. Grenfell, A. S. Ilunt, et F. G. Kenvon;
mais nous sommes tout particulièrement obligés à M. Gilbart
J. Smyly, professeur ;i l'Université de Dublin; pendant un séjour à
Lille, il a revu une grande partu! des originaux et nous a fait pro-
fiter de son expérience, de sa science et de sa méthode avec nne
libéralité dont je lui garde une affectueuse gratitude. Nous avons
marqué dans nos notes les principales leçons que nous lui devons ;
6 PAPYRUS DE LILLE
mais nous n'avons pu in(li([uer tous les progTt'S du texte ou du
commentaire ((ui ont eu leur orig-iue dans cette amicale colla-
l)oration.
PlEHKE JOUGUET.
LiLi.K, 20 décembre 190G.
NOTE SUR LA METHODE DE TRANSCRIPTION
ET LISTE DES ABRÉVIATIONS
Ai.Nsi (|iril (>.st cx[)li([ué clans la préface, les textes contenus dans
celte pul)licalion sont transcrits avec ponctuation et accentuation.
Les abréviations et les sigles sont i'ésf)lus, saut' deux exceptions :
a) quanti il y a doute ou anibiguité sur la signification d'un sigle;
h) pour les sigles représentant les divisions et subdivisions moné-
taires, afin di' laisser les lettres à valeur nuniérifpie aussi groupées
que possible, comme les chill'res dans nos nombi'es modernes;
on trouvera une tabh^ des sigles résolus dans les index qui paraî-
tront ;ivec le quatrième t'ascicide. Les additions et les corrections
faites soit par la première main, soit par une ou des mains posté-
rieures sont généralement transcrites à Fendroit où on les ren-
contre dans le texte (en caractères plus petits, dans les intei'lignes),
avec l'indication de la main, lorsqu'il n'en résulte pas d'obscurité
dans le texte imprimé ; dans le cas contraire, on les trouvera dans
les notes criticpu's. Les fautes d'orthographe et de grammaire sont
corrigées dans ces mêmes notes. L'iola a été adscrit partout où il
l'était dans les originaux; de niènie, dans les restitutions et les
résolutions (ral)r(''Vialinns, eu égai'd aux habitudes des scribes pto-
lémaïques. Lt>s restilulions oui ('[;'• ineoriiorées au texte, toutes les
fois (pu^ h'ur degn'' de probabilile la permis; anircunent, on les
li'ou\'(M"a prop()S(''es et discuti'';'s dans le-; notes.
Les crochets i , indi<puMil une lacune, les j)arenlhèses ( ) la
résolution d'une aI)réviation ou d'un sii>le, les crochets < >
8 PAPYRUS DE LILLE
embrassent les lettres omises par mégardc dans l'original ; les
doubles crochets | | indiquent des lettres c|ui y sont billees ; les
petites accolades \ \, des lettres écrites par inadvertance qui doivent
être omises. Les points placés entre les crochets donnent approxi-
mativement le nombre de lettres perdues ou biifées ; les points
placés en dehors des crochets, celui des lettres illisibles pour
qnel([ue cause que ce soit; les parenthèses vides signalent une
abréviation non résolue; les points placés sous les lettres indicpicnt
une lecture incertaine; les tirets placés sous les lettres ou les
points avertissent (pi'un fragment de la lettre, lisible ou illisil)le,
subsiste encore.
Les chiirres [)Iacés ;i la droite du lieu d'origine de chaque texte
donnent le numéro de; la momie où il fut trouvé; les chitfres placés
au dessons mesurent en centimètres l'original on les fragments (pii,
réunis, le composent; les chillres gras renvoient aux textes de la
présente publication.
Pour les références aux ditlérentes éilitions, revues, etc., nous
avons employé et emploierons les abréviations proposées par
M. \\'ilcken dans ÏA/c/iiv fur Paj)ijriisforsr/iiui<^\ 1, p[). i3-28 et
passii?i :
P. Anili. = The Amhcrst Papyri (Greek), Vols. 1 and 11, by
P. P. Greiiléll and A. S. Ilunt.
Arrliiv = Arcliiv fiii' l'iqni'nsforschnng, herausgegeben von
IJ. Wilcken.
IL C. II. = Bulletin <le corres[)ondance hcllénicpie.
P. Cairo := Catalogue of Greek papyri in the Cairo Muséum,
by P. P. Grenieil and A. S. Muni.
P, Faij. = Faynm Towiis ;uid tlicir Papyri, by P. P. Grenfcll,
.V. S. llunl and I). G. llogarth.
P. Fior. = Paj)iri riorenliiii, pcr cuia di G. \ itclli.
J\ Crc/if. = Greek Papyri, Séries 1, l)y Vk P. GihmiIcII. aud
Séries 11, bv P. P. Grenfcll and A. S. Ilunt.
MÉTHODE DE THANSGHII^TION ET ABREVIATIONS 9
P. Goodsp. = Crcek Papyii froin tho Cairo Muséum , by
E. J. (loo(ls[)0('(l {T/ie Universitij of Chicago :
tlic (Iccciiiiidl publications, vol. \).
Ifccnvcscn --- P. M. IMeyer, das Ilccrwcseu (1er Ptolenirt'er uiid
(1er Rœuier in yEgy[)leii.
]\ Jlihcli ^ The Ilibch Papyri, Part I, by 13. P. Grenfell and
A. S. Ilunt.
/■*. Leid. ^= Papyri (iraeci Musci antiquarii Lugduui-Batavi,
par G. Leenians.
P. Lond. = Greck papyri in tlie Britisli Muséum, catalogue
witli lexts. N'ois. 1 and II, by F. G. Kenyon.
P. Magd. = Papyrus de Magdola, P*' et 2" séries, par P. .Jou-
guet et G. Lefebvre [D. C. //., 1902 et 1903).
Mél. Nie. = McUanges Nicole. M{5moires de philologie classique
et d'arcli(3ologie.
Ostr. = Grieehische Ostraka aus .Egypten und Nubien,
Bde. I und II, von U. Wilcken.
P. Oxij. = The Oxyrynchus Papyri, Parts I-IV, by B. P. Gren-
fell and A. S. Ilunt.
P. Paris = Les papyrus grecs du Musc'e du Louvre, Notices
et Extraits des manuscrits de la liUdiothcque
impériale, t. W'III, 2, par W. Brunet de Presle
et E. Egger.
P. Petr. = The Flinders Pétrie Papyri, Parts I and II, by tlie
Pvev. J. P. Mahaffy; part III, by the Rcv.
J. P. Mahaffy and .1. G. Smyly '.
Pei'. Laivs = Revenue Laws of Ptolemy Pliiladelphus, by
B. P. Grenfell, with introduction by the
Rev. .1. P. Mahaffy.
1. Quand un loxte publié dans l'un des deux premiers volumes est reproduit dans le troisième,
nous donnons les deux références en les séparant par le signe = ; quand le troisième volume
y apporte des corrections, sans réimpression, ce signe est remplacé par l'abréviation cf.
Fasc. t 2
10 PAPYRUS DE LILLE
Hev. Arc/i. = Revue archéologique, publiée sous la direction
(l'A. Bertrand et G. Perrot (aujourd'hui :
G. Perrot et S. Reinach).
P. Tebt. = The Tebtunis Papyri, Part I, by B. P. Grenfell,
A. S. Hunt and J. G- Smyly.
PREMIER FASCICULE
TABLE DES PAPYRUS
Av. J.-C.
1. Plan et devis de travaux 259-8
2. Arpentage de terres m" s"
3. Correspondance du basilicogramniate ap. 241-0
4. Correspondance relative aux clérouques 218-7
5. Ordre de distribution de semences 260-59
6. Déclaration relative à un vol m" s''
7. Pétition au roi m" s'
8. Mémoire d'un cidlivateur royal m" s*
9. Mémoire d'un fermier du monopole de l'huile .... iii' s''
Page
13
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64
Ce fascicule est édité par MM. Pierre Jouguet et Jean Lesquier.
\^
PAPYRUS DE LILLE
1. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX
GiiORÂN 9. 259-8 av. J.-C.
16 X 31.
Ce texte, qui provient duii cartonnage auquel nous devons déjà
un fragment de comédie [B. C. IL, 1906, pp. 123 et suiv.), est écrit
au recto et au verso; d'après l'écriture, il date du règne de Plii-
ladelphe, et cette vue est confirmée par la date L x'C, I. 1 ; la
27* année de Pliiladelphe correspond à 259-8 av. J.-C. ; si le mois
de Phaophi (1. 2) représente l'époque précise oh fut écrit le papy-
rus, celui-ci remonte à 259, puisque Phaophi en 259-8 tombe en
novembre-décembre du calendrier julien '.
1. Nous n'avons pas employé le système de doubles dates, année de règne et année financière
difTérant d'une unité, qu'ont adopté dans P. lllbeh, I, MM. Grenfcll et Hunt; cf. ibid., p. vi, et
app. II, pp. 359 sqq. M. Sniyly a proposé (Ilermathena, 1906, pp. 106-116) une nouvelle théorie
de la relation qui existait entre les deux sortes d'années. La question reste pendante; et nous
avons converti en années juliennes celles que nous donnaient nos textes, en nous en tenant
à titre provisoire à la double conjecture traditionnelle : 1. les années do règne commencent au
1" Thoth de Vannus vagus ; 2. l'intervalle entre l'avènement et le l" Thoth suivant est compte pour
une année.
14 PAPYRUS DE LILLE
Il contient un devis de travaux, accompagné d'un plan au recto;
ces travaux sont des travaux de terrassement, destinés à remettre
en état les digues et les canaux d'un terrain de dix mille aroures,
négligés sans doute ou abandonnés pendant un certain temps. Le
devis se divise en trois parties : a) métrage et cubage des travaux
(/?», 11. 4-15) ; h) calcul des fraies [R\ 1. lo — T», 1. 26), où deux cas
sont considérés : 1. celui où les travaux sont achevés avant l'été
[R", 1. 45 — F», 1. 0); 2. celui où ils ne Iq sont pas (F«, IL 9-26);
6') vo3'age d'enquête sur les travaux (F", 11. 26-lln), dont le lien avec
les deux premières parties n'apparaît pas nettement par suite
d'une mutilation du papyrus (F", 1. 26), et du mauvais état du début
(/?», 11. 1-2).
La première partie [a) nous permet de fixer la valeur du nauhlon.
M. Smyly, le dernier critique qui se soit occupé de cette question
[P. Petr., 111, App., notammen»^ pp. 346 sqq.), est arrivé à cette
conclusion que le nauhioii était une mesure employée dans les tra-
vaux de terrassement pour évaluer une quantité définie de terres
travaillées : ce résultat est absolument confirmé par notre texte,
11. 10 sqq. Mais il n'a [)u fixer la valeur de cette mesure : tout
au plus un papyrus d'Oxyrynchus (IV, 669) lui suggérait-il l'idée
f|u'à l'époque romaine le nauhioa égalait 27 coudées cubiques,
soit un cube ayant 3 coudées d'arête. Nous avons ici toutes les
données nécessaires pour déterminer cette valeur (11. 8-11). La
quantité de terres évaluée à 86 iiaubia (1. 11) forme un volume
dont les dimensions sont : longueur, 1 schœne ; largeur, 4 coudées;
profondeur, 2 coudées : le produit de ces trois dim-ensions don-
nera la valeur en coudées cubiques de 86 naubia, — si nous
savons à cond)ien de coudées nous devons estimer le schœne. Il
peut être égal à 100 coudées, — et alors nous avons affaire cà des
coudées vulgaires de; 6 palmes ; — ou bien, comme pour les calculs
cYaoUia (Smyly, loc hnid., p. 3'i7), il s'agit de coudées royales de
7 palmes, dont 85 5/7 valent 100 coudées vulgaires; notons que
dans la pratique le chiffre 86, (pii n'entraîne (pi'unc; différence de
4. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX d5
1 pour 300, remplace celui de 85 5/7 [ibid., p. 3^i7). De quelle
sorte sont les coudées de notre texte ? Dans la première hypo-
thèse, nous obtenons comme chiffre du volume évalué H. 10-11 le
produit 100 X 4 X 2 = 800 coudées cubiques; — ;- donne pour
le naubioii la valeur de 9,302..., extrêmement peu Vraisemblable;
— dans la seconde hypothèse, nous avons : 86 x 4 x 2 = 688 ;
688
-7-r = 8 coudées cubiques royales. Telle est, selon toute proba-
bilité, la valeur du nauhion ; c'est le cube qui a pour arête 2 cou-
dées royales; il égale Vaoilion (Smyly, loc laucL, p. 347). Si on
conclut de P. Oxy., IV, 669 qu'il égalait, à l'époque romaine, un
cube de 3 coudées d'arête, il faut admettre que depuis le m* siècle
sa valeur avait augmenté ou que celle de la coudée avait diminué.
La seconde partie du texte [b) nous renseigne sur les condi-
tions dans lesquelles se faisaient ces travaux de terrassement.
On fixe le nombre de naubia f({\x on remuera pour 4 drachmes,
puis on mentionne les suppléments de travail et de dépenses, de
même que les réductions, auxquels donnera lieu telle ou telle
partie des terrassements. Le point essentiel à noter, c'est que le
nombre de naubia travaillés pour le prix de 4 drachmes varie sui-
vant les saisons; si l'ouvrage est terminé pendant l'hiver, le taux
est de 70 naubia pour 4 dr. ; sinon, il monte à 50 naubia. C'est
là vraisemblablement une conséquence des chaleurs qui rendent
le travail plus pénible et plus lent : de même aujourd'hui les
chantiers de fouilles arrêtent leurs travaux avant lété. Les entre-
preneurs, désignés par le nom de [ji.i<70ouui£vo[, sont aussi appelés
en un endroit y^^PÏ?' {'^^rso, I. 17) : les cultivateurs étaient donc
chargés de ce travail, qui d'ailleurs leur était payé.
16
PAPYRUS DE LILLE
Becto.
S-roOsr- àv-iYpa^lsùç) 'AttoA^wvîwi. L x( x.
TO a'JTo u:r,vbç 'I*aw©i^ ^
. ..u-n: — V.
àvrtypaçouLÉvou Aïoowpou.
VOTOÎ
X(-|;
Poppâ^
ài:(rjXtcÔTOu)
'EcT'.v Yj reptuLcTpo? tôJv uupiojv apoupwv cyoïvia u, ycoaaTa Oî o,
à-ô voTOj £'.; Qoppâv
5 xai Èv llÉtw. /wuiaTa y à-£yov"^" àz' àXXï;Xwv a/otvia x£,
fj '
xal aXXoi SiauXsupiauLol àub àzr,Aiaj-:ou si; Xi^a , à-s/ov
sv -ratï; M àpoûpai? TTîpiywixaTa [x àv(à) (ipoûpot;)
à-::' àXXrjXcov a/otvîa ûéxa, fw^TS Etvat Ta TiâvTa /(ôua-ra t^ 2
wv Y, lAî-pv.ï'.; x£ £-■ ',, û; S'.avivpa-Ta-. Èv tw'. -AlvOs'W'. / yw^aTa
àvà ayoi(vîa)' p / A-/_, wv 0£ï T/jV àvaTxa^YjV yevécjOa'. ' irAàTo; [xàv toû
d. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX M
10 ôotJY[ji.aTo; yevéaOai Ta ù-KOX£([ji.£va [xÉTpa twv /wp-iTcov ' yivexai cjv £E; -b
ayoï-^lo-^ va'jota tç, eE^ Se xà Ay_^ vauÇfcov M Zy, [Icîç v twv S I7I
I / A a I" Er,]] ■ xal ùopaycoy^v îi' cov osï yevéaOat up&ç TaT; ÙT.y.pyoû'jc/A^
S àXXaç S, àvà lyrA^iy. p / d/otvta u àv(à) z; / vauota M Au/ M 1{.
'Eàv p.àv xatà y£t[ji.wva auvTE^rJTat Ta £pya, TtOeuEV È'aECjOat
9
15 îE; Toù (JTaT/ïpc;, coctte eivai A a h TcoXo • £-tÇ7.XX£i t^. (àio'Jiat)
I- a pAâÇoî,
Verso
j(_wpl; Twv xot.TXCftpS)'^ TieStcov, div 0£T TipoTOEivat Ta uXeico È'pya toiv
jrw[jL7.Ta)v, £7i£torj duvey^ Ta ywaaTa 6£ï Y£V£a-Oau TaùTa [xàv oùv
iiil T^; (j-iaOcÔTtCo^ Èirt'ryjaavoup.EOa Ta T£ uATjGyj [t]^ç y^ç
xal To àvï;Xa)[i.a to Tiks-ibi £t6[jl£Vov. Twv oà TipO'JTzapyôv-.cov ^coijiâ-
5 Tcov £V Toï; ^ly.Ti'kE.vpi'JiJioXc; toutoiç, oo-a àv èvutuT"/]! ypqi^cc GVTa -lo;
TTjv 6TîOX£[ui.fv"/jV OItiv TÔJv yojaa.Tcov, ûûoXoyyjQ^tjîTat toi:; [ji.[TOouu.£vot^
£t; TO Oirox£Î(ji.£Vov àv/;Xa)[;ia " côo-a'JTwç oà xal èâv T'.Vî-; otwpuyE; t'jv-
a-Tcoatv Toïç yoii^xii xaTa TaÙTa.
Eàv ôà Hri ~.pO TOO 0£piTULOJ i7UVT£A-?ÎTat, 7'JVT£XrJTai £',; TO ÙT.O-
10 X£ÎuL£vov £'.; V / A p I- A'];^ / àv(à] h = -<i. Kat TÔJv y.y.-y.zizCo^j
TÔ-cov 0£rj7£t -TrpoaOeïvat T"^v oix^opàv tcov aûv£y^"j:; vcoaàTOJV "
TOÙTO Sk £TTa'. £-1 T^; (JL'.iOwazco,;, £Ti£!oàv dor^iMaiv Ta ûXr,-
xal Ta ur|Xr| TÔJv rj'/o'y'M'/
Ov] T^; y?j; twv £v toïç /^cupîot; to'jtoi; ' È'crovTat 0£ Ttv£; TÔ-ot
TOioOTOt xal xoïXot wa-T£ àv(à) À . ■::£piyw!7<;0rjV>a[ û-' aOr^ç T'^ç
15 àvâyxrjÇ tcO totiou, £c; l'aTat ^poiyli to àvàXcouLa, wo-t£ kvt' £X£l-
vou ToO -X£ovâ'CovToç È'pyou wOc xou.(Ç£(TOat. TôJv Sa -oo'jTtao-
/ovTOJV y<j)'j.yr.(i)v, oaa àv £V-î-Tr,[ toIç y£copyoï;, ù-oXoyyiOrjTcTat
Etç TO y[v6p.£Vov aÙTOïç ■ àxoXouOT^TOuat oè toïç TipouTtâpyouai
/co(j.aa'., o-rrco; àv [j(,TjO£V aÙTwv à^_p£tov t^i ■ coTa'JTw; oà xal tcuv
20 O'.ajp'jycov twv èvztûTÔVTCov el; Taç iztpiyjîxjnç, èâv ><':';> y.cf.-.y. O'j^cv
Fasc. I. 3
18 PAPYKUS DE LILLE
tic, Ta; -po'Juapyo'Jo-aç Stwpuya; xal /waaTwv twv èv èOei
ovtcov xaTaa-xeuyZecifku xsct' âviauTov ^it^tv. ÈTieXôcviaç
èT:tŒX£'];aa-Oai p.£Tà twv àpyiTîxTovwv xal twv flao-tXr/.(ôv
25 Y5a[jLp.aT£wv xal àvaypâ^avxaç àoOvat ' zk [xèv yàp aÙTwv
XoyOV. . . 1 (JT£pOV 0£
èT:taxo7tou[A£V&; xb 7:£pî/coaa a-uv£xp[V£V Ta y_w[jt.aTa -o^^Tat
uXaTOç TOû opuypLaTo; vauÇi( ) • • / ^"'î "^«^ a/otvîov ^S^ ,
£tç ^ TÔiv h. 'A':i£(>Y]ij.Y]T£V AiioXXwvto; AOùo Ç, xal auv-
30 £uX£uaa aÙTÔJt iw; ^uXaxyjç xàx£ï è^i^r^v, 'zr^i oà -^ TjXOov
£l; To'j^tv, Tïji £t; S'jpojv xcoa/jv, t £iç nToA£[ji.aioa, ta £iç
TÔv AaSûpuvOov xal £X£ï £upov loùc, ypa[j.p.aT£aç xal èxojxlo-aVTO
TY]V è-icTToXfjV xal à:i"/]XO&L(.£V £l; zoXtv.
Plan. Aux endroits indiqués par les points, quelques traces d'écriture
démotique; — à7T(f,X'.(JTou), lâl pop.
Reclo. L. 0:1. y-v/oy-i-, L. 7 : aji' a),),y|).uv ; le Tt sur un ). ; — iii fine : iÇ*
subsiste seul de la lin de la ligne, hiflée par le scribe, et doit être lu après
ycoi^i'/Ta de l'interligne ; — Sv, doit être lu après (appupa;) de l'interligne
précédent. L. 8 : avo. Ty&',(vi.a), ava sur ~/, corr. jicip. L. 15 : au dessous de
pAaÇo; quebjues traces d'écriture.
Veiso. Ll. 1-9 : une accolade en marge de ces huit liirnos. L. 1 : 7T£5'.ojv uv,
un trait incurvé au-dessus de ces deux mots. L. 9 : Tjv:£A/,Ta', £•.; ..., 1. (tjvtî-
'/.v.'.T.'.. L. 14 : après av(a) À, un sigle ; peut-être (y.pojpa;). L. 2G : peut-être :
f7-<:/ TzpuTa a.T.r}-i:/. Oa'. vau^'.oiv ),oyov (?), Sniyli/. L. 2\\, iiite/'L, marge gauche,
une paragraphos.
[Recto]
Le périmètre des 10.000 aroures est de 400 schœnes; les dig-ues
sont au nombre de 4; et au milieu il y a 3 digues allant du Sud au
Nord, distantes entre elles de 2o schœnes, et en outre 9 levées
transversales allant de l'Ouest à l'Est, distantes entre elles de
10 schœnes. Il y a donc dans les 10.000 aroures 40 subdivisions,
1. PLAN ET DKVIS DE TRAVAUX 1!)
de 250 arourcs chacune, dont les (liiiiensions sont 25 sur 10, comme
le montre le plan; les digues sont au noud)re total de IG, chacune a
100 schœnes de long, soit 1.600 schœnes, qu'il faut creuser; la
largeur du fossé est de 4 coudées, la profondeur en est de 2 ; car
nous supposons qu'un fossé de cette grandeur donnera les digues
de la dimension projetée; soit au total 86 naubia au schœne et
137.600 naubia pour les 1.600 schœnes. Il devra être fait 4 autres
aqueducs, en sus des 4 existants, et de 100 schœnes cliacun, soit au
total 400 schœnes de 86 naubia chacun, au total 3''i.400 naubia.
Total (général) des naubia : 172.000.
Si les travaux sont terminés pendant l'hiver, nous les estimons à
raison de 70 (naubia) au statère, soit au prix total de 1 tal. 3.83'i dr.;
plus 1 drachme de dommages (?) par aroure, [verso] non compris
les terrains en pente, pour lesquels il doit y avoir un supplément
de travail aux digues, car il faut qu'elles soient de niveau. C'est ce
que nous indiquerons sur le contrat en évaluant la masse des
terres et la dépense supplémentaire. Quant aux digues déjà exis-
tantes dans les sections transversales, toutes celles qui se trou-
veront être utilisables pour l'établissement projeté des digues
seront déduites aux fermiers dans le devis ; de même et dans la
même proportion, s il y a des canaux qui s'adaptent aux digues.
Si les travaux ne sont pas terminés avant la moisson, ils s'exécu-
teront à raison de 50 (naubia au statère), soit 2 tal. 1.760 dr., soit
1 dr. 2 -^b. 1/2 par Pour les terrains en pente, il faudra
ajouter la différence (en sus) pour les digues qui les avoisinent;
cela s'ajoutera sur le contrat, lorsque nous saurons la masse des
terres et la longueur en schœnes dans ces endroits ; d'ailleurs cer-
tains d'entre eux seront en contre-bas, si bien qu'ils se trouveront
parle relief même du sol entourés de digues naturelles ; la
dépense sera donc peu élevée et de la sorte on balancera le supplé-
ment de travail indiqué plus haut. Quant aux digues déjà existantes,
toutes celles qui pourront être utilisées par les fermiers seront
déduites du prix à leur payer; ils suivront les digues existantes,
20 PAPYRUS DE LILLE
pour que rien ne soit inutilisé ; de même pour les canaux qui se trou-
veront dans les subdivisions, s'ils s'adaptent aux digues. Quant aux
dépenses relatives aux canaux préexistants et aux digues qu'il est
d'usage de remettre en état chaque année, il faudra que l'on se
rende sur les lieux, qu'on les examine avec les architectes et les
basilicogrammates, qu'on en fasse un état et qu'on le remette,
car les uns
— Plus tard, après inspection, il (?) a décidé de faire les digues ....
largeur .... fossé soit ô'j naubia 1/2 par schœne; au prix
de 4 drachmes les 60 (naubia). Apollonios est parti le 7 Athjr, j'ai
navigué avec lui jusqu'au Poste (Phylakè) et là j'ai débarqué; le 8,
je fus à Touphis; le 9, au Bourg des Syriens; le 10, à Ptolémaïs; le
11, au Labyrinthe; là je trouvai les scribes, ils reçurent la lettre et
nous partîmes pour la ville.
Recto. 1. S-:o9o7)T àvT'.ysa3(£'j^) ; — cf. H", 1. 3 : àvT'.-'sa-jojjiivo'j A'.ooiopov. — Sur
la place de rantigra|)he |)arnH les Ibnclionnaires el sur ses fonctions, cf. Hev.
Lmvs, 3, 1. 2 et la note; ce titre était porté par des auxiliaires de fonctionnaires
ou uiènie de fermiers d'impôts ou de monopoles ; le plus important était l'àv:'.-
Ypa-i£J; placé auprès de Féconome.
ATToAAwviw. ; la lecture n'est pas certaine; et on peut objecter qu'il est
étrange de voir Stothoèt adresser un rapport à Apollonios, s'il a voyagé avec
lui à l'occasion de ces travaux i.y.ï. verso, 11. 29-30). Mais la mention de Dio-
doros il. .{ , la présence iVunv/niragraphos [verso, 1. 26, inlerl.) nous incline à
penser qu'Apollonios fut accompagné non de Stothoèt, mais de Diodoros,
dont le récit a été ajouté plus lard (par la prenu'ère main) au devis primitif de
Stothoèt. Un diœcète du nom d'.Vpollonios est connu en 258-7 — 253-2
(/>. Ilibch, I, 44, 1. 3 et la note).
4. Première partie : mesure des travaux.
.\wa7.Ta os 5 : le plan indique que la surface est un carré, chacun des quatre
■/Mli-y-y. extérieurs mesure 100 schumes de longueur, et le périmètre 'lOO.
5. Kal £v uiTio'. à-ô votoj d; Soiiàv vwaaTa v : ce sont les trois /(JuaTx trans-
versaux indicpiés sur le plan par un double trait; pour le double trait tracé
de l'ouest à l'est, cf. n. (J.
4. PLAN ET DEVIS DE TRAVAUX 21
'ATïiyovta au" à/.AyJAwv T/o'.vix x£ : nous avons ainsi l'une des dimensions,
la longueur, de chaque irîp'lywjAa (cf. 1. 6, iitteii.).
G. Kav à).)>o'. oia-A£j:'.Tij.ol àrô à7:7iA'.o>-:o'j £'.î Vfjn. h : ce sont des levées de
terre, qui coupent les yùfjiaTa transversaux (1. 5) à angle droit; cf. le plan;
elles pourraient sembler moins importantes que les -y^ù[xa-a, puisque le plan
ne les représente que par un trait simple, à l'exception d'une cependant qui
partage les 10,000 aroures en deux parties égales; toutefois, le texte les
réunit aux ywaaTa proprement dits dans le total : yû[j.aTa \Ç (1. 7, inteii. et 1. 7,
in fine) ; on ne parait faire aucune distinction entre les dimensions des uns et
des autres (1. 10).
6-7. 'A7:iyov('rc;) h.Tz àA).y,).uv ayo'.v'a oéxa : c'est la seconde dimension, la lar-
geur, de chaque Tr£p'lyti)ji.a; cf. 1. 5 et 1. 6 inlerl.
6 interl. riîp'lywjjia-ra u. àv(à) (àpoûpa;) Sv; ils sont 40, puisque les trois ycôua-ca
transversaux en déterminent 4 séries, dont chacune, divisée par 9 owtiÀsu-
p'.T[ji.oî, comprend 10 7i£p'.yo)ti.aTa; la surperficie de chacun est égale au produit
des deux dimensions (cf. 1'. 5 et 6-7), 25 X 10 = 250 schœnes carrés (cf. 1. 7
interl.); l'aroure est le nom du schœne carré; 10,000 aroures divisées par
250 = 40.
7 interl. et 6, i/i fine. Xco^ara iÇ, cf. notes critiques; soit 4 y^coixaTa du péri-
mètre, 3 y(otji.aTa transversaux, 9 S'.aTîÀsupiTfAO'l; cf. n. 6.
8. T/iV àvaTxas/v; le mot s'applique évidemment aux terres creusées pour
établir les opûyjaata (11. 9 et 10) et les Oopavwyoi (1. 12) et qui serviront à édifier
les yûaaTa [11. 9-10).
9. ri/iys!,;; coudées royales de 7 ])almes, cf. introd.
9-10. Ta ÛTToxîiaîva [j.lxpa tojv ywjjiàTwv; ce ne sont pas celles qui viennent
d'être données et qui sont celles des fossés; elles devaient être inférieures,
car la terre des levées était vraisemblablement tassée et roulée ; à ces dimen-
sions pouvaient avoir trait les 11. mutilées V, II. 26-8.
10-11. T'IvîTa'. oyv....va!jê'.a ttç; sur la valeur du naubion, cf. introd. M. Smyly
[P. Petr., 111, App. p. 345) suggère que le naubion était employé pour la
mesure des constructions, Vaoilion (qui lui était égal, cf. introd.) pour celle
des terrassements. Cette explication ne convient pas parfaitement à ce pas-
sage : il semble bien qu'on calcule le volume des terres remuées (cf. notes 8
et 9-10), non celui des ytôua-ra.
11. ItU '' "<')v l-| : le scribe avait commencé le calcul du prix de revient,
oubliant les aqueducs; il l'a biffé et la lecture n'est pas certaine.
12-13. Les dimensions des aqueducs sont les mêmes que celles des fossés.
15. Pour ce procédé d'évaluation, cf. /■•. Petr., 111, 37 («), ii, 1. 9; (i), i, 1. 9.
Un antre taux, 50 au statère, se rencontre ici-même : Recto, 1. 11 (?) ; Verso,
1. 10; cf. P. Petr., III, 40 [n) et [b], passim. Le calcul n'est d'ailleurs pas exact :
22 ' PAPYRUS DE LILLE
172.000 juïubin, au taux Je 70 iiaubia au statère, coûteraient à peu près
1 tal. 3.828 dr. 3 ob. 1/3, soit 5 clr. 2 ob. 2/3 de moins; le prix indiqué corres-
pond à un travail de 172.095 iiaiibia.
BAaêo; : la lecture est incertaine; peut-être s'agit-il de dommages causés
aux cultures.
Verso. 2. Sjvî-/-^, proprement : continues; mais des digues le sont toujours;
nous proposons : de niveau; elles sont plus élevées dans la partie basse des
terrains en pente et le travail est plus considérable.
9. Cr. iiitrod.
10. / àv(7.) H = ^ ; soit 1 dr. 2 ol). 1/2 par On pense iiaturelleuient à
l'aroure, sans voir l'intérêt de ce calcul, qui serait d'ailleurs inexact
[= 2 tal. 21()G dr. 'i ob. pour les 10.000 aroures). La place occupée par cette
indication correspond au calcul du [3Aàoo:, Recto, 1. 15, ce qui suggère l'h}'-
pothèse d'une cslinialion semblable; il serait naturel que les dommages
causés aux cultures fussent plus élevés pendant l'été.
20. 3° pallie du texte, commençant probablement par les mots 'jttîoov oé et
distinguée par la paragrapJios, 1. 20, interl. Elle est de la même main que le
reste du texte, mais doit avoir été écrite postérieurement; c[\ 1. 23-4 : oi-r\7t'.
iizz'jM'j-y.; || zr:'.7xi'ly.i^%'...., et ici : 'jtt^oov 5s || ÈTr'.Txoro'Jjxjvo; to izzolyM^y. o-jvixpwsv
X. T. A.; cl', aussi, note l.
27. Tô ^Tîpiywaa; les 10.000 aroures, limitées par les yw'jLaTa extérieurs.
S'jvîxpwsv : sans sujet; on ne peut voir aucun nom propre dans les lettres
efTacées de la 1. 20; cf. notes critiques; probablement Apollonios, ci'. 1. 29.
28. Cf. recio 1. 10. Le volume des ■/îù^n.xy. est inférieur à celui des terres
creusées pour élablir les fossés, G4 naubia 1/2 au schœne au lieu de 86 ou
516 coudées cubiques au lieu de 688; la longueur ne varie pas; si la largeur
reste la même que celle des fossés, nous pouvons trouver facilement la hau-
516 , ,.79 . ,, , . ,
leur : ^= 1 coudée envu'on ; 1 emi)loi tle cette dimension reste
86X4 100 '
peu probable; — si la hauteur égale la |)rofondeur des fossés, nous avons
516
coniiiie largeur des digues : ;- = 3 coutlées, soit une coiulée tle moins
que les fossés.
29-30. Cf. noie 1.
30-rin. On connaît des <I>uAaxa'l dans le nome llermoupolite, non dans le
l'ayoum; — Touphis ligure dans une liste alphal)élique des villages du
Fayoum i\n vu' siècle, conservée dans un papyrus Rainer, que M. Wessely
désigne jiar l'abréviation R. AN. 422, 423 [Topogr. des Faijtini, p. 1*49) ; —
IJîwv xwayi : /'. l.ond. II, 254 (pp. 225 sqq.) el P . Petr. III, .56 («), 1. 8 et (i),
verso; — quant à Ptoléinaïs, les localités de ce nom étaient si nombreuses
2. ARPENTAGE DE TERRES 23
tlans TArsinoïte ([ii'il est difficile de dire de laquelle il s'agit ici : si on la sup-
pose voisine du Bourg des Syriens, il semblera que ce soit Ptolémaïs Néa ; si
on la place dans le voisinage du Labyrinthe, il s'agira de Ptolémaïs Hormou
ou de Ptolémaïs Evergétis, à supposer qu'elles aient été distinctes; — Tr,v
■Tzôliy : Alexandrie ou peut-être la métropole du nome.
2. ARPENTAGE DE TERRES
GhorAn 9. m" SIÈCLE.
14X21.
Fragment d'arpentage dont récriture est une cursive du
ni« siècle et probablement du règne de Philadelphe. Il comprend
dans ses deux premières lignes la fin de la p.£Tpy](7tç d'une terre
et indique la distance qui la sépare d'un bourg; le reste est
consacré à la [j.£Tpj(Tt; d'une autre terre, située à l'est du même
bourg, et divisée entre plusieurs possesseurs.
Le texte a été revisé et une deuxième main a corrigé certains
noms de personnes et des cbiffres; peut-être cette revision a-t-
elle été opérée par des yewaéTpat, vérifiant soit une déclaration,
soit une première i^hp-ri'y.^; cf., à l'époque ptolémaïque, P. Leid. L,
à l'époque romaine, P. Am/i., II, 68, notamment 11. 25-32.
ffiiota i£
24 PAPYRUS DE LILLE
Kal TZpoÇ àlTYlXtcÔTYjV TYJ:^ X(x)iJ.r^^ iv ".Coi
aT:...Y|À)vaT(i)',
5 |i:uAa)V[|, riv Ttuato:; ^ [ }>.'l[--] (àpoupwv) Sp.£
'Ovvwcspwi
"Qpou l'Epdw; xai Ilâo-iTOçl (àpoupwv) tv] ^I I»
(une ligne ar radiée)
Aâ(ji.tSoç xal 'Et£7.p^ou ; ; ; [2" m.:) uta,
10 [ ]v[.-]Tiptoc; xal Ik-rsOpt; Ap^fu^J (5''m.:)v,
[ ]v^^:l^J9'''I !• (fipO'Jptî'v)! • / TO'JTWV Cl) .
[r{]v£Tat ■/] [j.£Tpr,a-tç
y. al
aTzo auYjAtwTOU xo
15 àub Atêbç i.^.
ai uàTat Aw ^ '/aXiyiJ-aTOi; t , X(oti:ov) A^.
L. 1, interl. : une paragraphos. — L. 5 : a7i...T|).>,a-:G)i, l" main. — L. 6 :
Ovvw'^pio,-, 1" main; — Z, wv (?). — L. 8 : ..., peut-être S^a. — L. 9, /«/<'/■/. :
la correction de la l""" main. — L. 11 : toutcov w, après u un trou dans
le papyrus, oii un chillre a pu disparaître; cf. note ad loc. — L. 13 : £'.; corrigé
en xa-. par la 1" main; — popp^i '• ,3cp3â^. — L..1G : l, wv, puisqu'il est suivi de
X(o'.-ov) ; — yaAavjjiaTOç, 1. yapâyijia-ro,;, peut-être yaAaTaaTO.;, avec un 7 très
voisin du v; cf. notes.
« (Dimensions) du sud au nord : IV) (schœnes?)
« Distance de celle terre au Ijourg- : l.'i stades.
« Et à l'est du bourg (au pylône, corrige en :)
, (la terre) que Timaios. 245 arourcs
2. A1{PJ':NTAGE de terres 2o
lot tl'Iloros, fils (d'Erioiis et do Pa.sis, cor-
rigé en :) (rOmiojilu'is : 18 arourfs
(lont(?)
lot (lo Daiiiis l't (ri*]tL'aiX'lios [corr. en :l. . 'î 11 arômes
loi (le Phauèsis, fils de Pages S^ aroures
lot de ...siris, et de Péteuris, fils tlo Arpli-
m.sis .. aroures [corrigé en :) 50 aroures
Total de ces lots 80'.^ aroures
« Les dimensions sont :
au nord et au suil, '4'j scliœnes (corr. en :) . . . . ''lO
à l'est â^i
à l'ouest 10 1/2
« Total de toutes les terres 1800 aroures
dont 300 de ravins |?)
reste l.jOO.
i. Kî : dimension (lonn<!'c ])rol)al)lemont en schu-nes; cf. il. 12 s(|q.
7. Il n'y avait pas de chillVc dans cette ligne; cf. le total, I. 10.
11. ToJTwv u : ce total est ou incomplet (cf. notes critiques) ou inexact; il
faudrait uÇ", 80G; Aw, à la 1. 10, eon(!orderait Ijien avec la seconde hypollièse.
IC. A', -à^a', : total de toutes les terres mesurées dans le village.
Xa),à-'aa-o;, pour yapàyaaToç, de ya;7.77co, cf. -/apàoia : ravins [?• — ; si l'on
adopte la lecture yaAàa-aaTo;, le sens n'apparaît pas plus clairement; cf. Spie-
gelherg, dans : Arc/iiv, l\, p. 1G9, qui traduit : « Ackerrain », chemin entre des
terres cultivées ; le rapprochement avec l'usage militaire du mot dans le sens
d'intervalle ne paraît pas décisif; en grec moilerne, y%Ay.-j'xx signifie « ruine,
ilestriu'tion, cassure », yaAàoj « briser »; ici 300 ;iroures de chemins sur 1800
au total, semble une proportion bien forte ; la largeur de pareils sentiers est
généralement négligeable et l'enijjloi d'une mesure de superficie à leur propos
ne se comprendrait guère.
Fasc. I
2G PAl'YPxUS DE LILLE
3. CORRESPONDANCE DU BASILICOGRAMMATE
Magdola w. Après 241-0 av. J.-G.
29X11—28X18 — 28X18.
Ce texte est formé par la réunion de troi.s fragments. Le pre-
mier contient la iin des lignes d'une colonne écrite en cursive
et les initiales de celles d'une seconde colonne écrite en une
onciale très soignée. Le deuxième nous donne onze fins de
lignes de cette dernière main, correspondant aux II. 27-34 du
premier fragment, et une troisième colonne, mutilée en haut, en
bas et ;i droite. Le dernier complète à gauche cette troisième
colonne (une à quatre lettres, suivant les lignes, sont tombées
entre les deux fragments) et en ajoute une quatrième, incomplète
en haut, en bas et à droite.
Les quatre colonnes faisaient partie d'un, registre de correspon-
dance et sont rempli(>s par des copies de lettres expédiées, sauf
p(Mit-èlrc la seconde; : l'onciale qu'on y a employée servait sans
doute à distinguer une leltre impor(anl(\ [)eut-ètre écrite par le
diœcète; au total, douze lettres on IVagments de lettres. Le fonc-
tH)nnaire (pu les a eiivoyé(?s appartenait au corps des scribes
(cf. 1. 45 et la note); la dernière lettre n(Mis h; montre surveil-
lant la gestion des lopogrammales ; il reste donc (|ue ce soit le
basilicogrammate. La dale à hupielle il ('cril |)eul èlre assez pré-
cisément fixée : le diœcète Théogénès, (pii est ici j)lusieurs fois
3. C01lRi:SP0NDAN(:i: 1)1' BASIIJCOGIÎAMMATE 27
mentionné (II. I, GO et 80), nous est tlt'ià connu par P. Pétrir,
II, 38 {(>]. I. (), rf. m, o3 [e], en l'an 5 d'Évergète (2^i3-2 av. J.-C);
notre texte, où il est question do sommes dont l'emploi a été
réservé en l'an 7 (1. 18), appartient au même règ-ne, et date au plus
do 2'! 1-0 av. J.-G. Enfin, la personne même du l)asilicogranimate
nous est peut-être connue : le pc/'. Peine, II, 38 {h), est une letlre
d'un certain Horos, adressée à Harmais, son subordonné, vraisem-
blablement un topogrammate, et concernant la vente de l'iiuile
à un prix majoré par les marchands au détail (cf. ici-mème,
H. 55-62); Horos parle dans cette lettre de son fds Imoulhès; or
notre basilicogrammate a un fds du même nom (1. ^t^]; Imoutliès
sans doute est un nom répandu; mais si l'on considère que les
deux textes sont presque contemporains, ([u'IIoros peut foit bien
être un basilicogrammate, on est tenté de croire que cette ren-
contre n'est pas due au hasard et que notre correspondance émane
du Horos des papyrus Pétrie.
Les lettres ici contenues sont copiées comme à l'ordinaire :
la formule de salutation y est remplacée par le nom seul du des-
tinataire; il faut cependant mettre à part deux d'entre elles qui
répondent exactement à ce que nous appelons les circulaires et
qui paraissent avoir été désignées par le nom d'èvToXaî (II. oo-62 et
70-85, et note de la 1. 55) : elles concernent [)lusicurs personnes
appartenant à une même profession ou plusieurs fonctionnaires
qui sont énumérés au début comme dans les -zo'j-y.^'j.y-y. rovaux;
le mot /aîps'.v n'est pas employé; mais peut-être existait-il sur les
originaux. Les sujets traités dans ces lettres sont des plus
divers : les unes ont trait au basilicogrammate, à son traitement
et à ses dépenses (11. 40-48); une autre an contrôle financier d'une
toparchie (II. 70-fin); d'autres ordonnent des paiements, soit pour
des (7uvT7.^£t; (11. 35-40; 62-70), soit pour des travaux puldics
(11. 17-23), soit pour des impôts (11. 48-55); une dernière enfin
traite de la vente de l'huile Jiu détail (II. 55-62). Toutes nous
montrent le basilicogrammate dans son rôle de contrôleur des
28 PAPYRUS DE LILLE
finances du nome, intervenant particulièrement toutes les fois
(ju'il l'aul allectcr à une dépense spéciale le produit d'une recette
spéciale.
f- fret g., col. /.)
10
Col. I.
Fpi'jiavJTo; [1.0'. BsoY^vou;
.....cVOVTa è'p '6zu.vj Ta
KjAoïa xal ~bv v.c, Ta|_. .la
]toî aOTÔJt, ïùOÉcDÇ ôà
].Xr/. Te xal à-o-Ae'Jar/.
].£0X-/) T'r,V à-OYpapTjV
j.oûVTa Ntxàvopo^ x£p(7.aia)
](ov ■ ■ o' ÈTTEaapTUpSTO
]. -Epi aÙToO oà Ypa-
]tov âpwpuTjXÉv^'- rjULÉpa; x^
jojv aÏTOV rjVayxàa-OTjV
Xjal TSpl TO'JTtOV è[JLOtW;.
]iàv ouv !T0! çaîv/jTat,
£T:][a'T£ïXat £ÙTOVCÔT£pOV
£]i; Tov (TÏTOv o-'JVToaco;
Jiiïi tïAeïov xaT£/r,Tai.
20
TôJt ScîVa. 'vV-b TÔJVJ V h TCÎJV OtC/'AEI^OcITCOV
£V ] TÔJt 'Ç L £t; àvaxâOapcTiv
jrrp'.av ÙA..;, oo:;
Sjoxvouaîou vr^70u xal Twi
:' ]Ypaa_u.aT£Coç £Î? oyûpcoatv
]x..av — V
:ojt..
-a?à
3. CORRESPONDyVNCE DU BASIMCOC.RAMMATE 20
Col. II.
( /"■ fragm . , col. II.) [2" fra^m., col. /.)
IXAIPeiN.
]XONTCON
25 ]TI AOTe
]y TOY OIKO-
NiOMOY--- environ IG lettres ...lie eniCnOY-
a[aZ.-. environ 17 lettres ...]ka0 ' AYTON
k[... environ 17 lettres ...eniAGlIATe
30 a[ id JNAfKA-
l\... environ 18 lettres ...]tON BACIAIKON
en[ itl IKTA nANTA
t[... environ 20 lettres ...]eiGOC
H[...
Col. III.
[2' fragm. , col. II.) [S' fragm. , col. I.
35 ].... TT,t £tT^[ T^ ]
xaO' rjULcpav -/.ptOyjç r?jc; [i}/. ToO (^ L ...[ ].£[ el^
'TY-jV yivotxévYiv (TuvTa^'.v Kt/jo-covi £i; rju-spa:; Ç
xp'.Owv (àp~âÇa;) 0, yjotvtxaç) 5, (Tuvyp-ri[/.àTtî^£ Sf^ajç àv vîjaÉpa?
è-tSwTjt KtTjTcov, xal (Tua[€o]Aciv iioltet) T^pfci;) ajÙTov.
40 Xa[p-/;ui.ovi. KaXco; TCo(rr](Tctç) [<7u]vTà^aç àp[t]:0[jL-?]crai
_ "AXA'f]. Tô xaO-?jxov •/^u.ïv o'j/wvtov à~[&J jAûatpo'j
£0); navr,[JLO'j xalwç 'i:orr;act[ç o-|uvT7.^ai;
àpiOir/^Tat 'I[ji.o'JOY]t Tcoi ukot, ô'tko? [IJ/wlilcV
45 -/opTjYïïv £Ï; Te Tr^v] ypap.[ji.aT£([av] j xal yipTaç "
£Î 8é ':tva...x[ ];; y^^âpTa; • [.••|o, 5 Slowxa;
30
PAPYBUS DE LILLE
50
■Koa
î^
II-:oA£u.atcot. Tbv ~tùi[ — ]£to(v) tyjç 'Hp(ax>£Îoou) p.£p(too(;) .[..]
Z£'pupou
TO'j a-'.ToAoyou iJ.£Tp[y;TOv] . .ytco'. ':oj[[ -jiapà Iloxpo'jptci;
TO'j oty-ovou-oûvroç tov A.[ïi':o?]TTo(ÀbYjv) xat nTo[A£|aa{(i)i tw'. -apà
'Apaa/ôpou ToO [3acrtXix[oO Y]p(a[jLij(.aT£CDç) d£:[T]YjV 'CuTy;pà[v]
ToO vo[JL&a, xp(tOy^ç) (àptc/.Çaç) F, crrj'7('7.[j.ou) T xal a-'J|jLÇc[Àov 7:o(ÎY]a-ov)
[~?r^î) a'j(T6v).]
T£a)i, OpuLOu ïl'jpwv •/.w([ji. ), iaoïcj;.
55 'EvlToAr,) Toï; £Xatoxa7:r,yVo^ 1^?% ^JV £7rt[j.£X£tav
ToO 'ûwAo'j[j.£VO'j [iXaîJou xat xi[xt]. : 'A7t£!TTàXxa[A£V
'HpaxX£Î6r,v, Tuv-:7.^avT£; [aJOTcot, èâfv Ttjvaç
xaTaAa[7.€âv'r,t otaT[0£ij.£Vouç [tiJXeiovcov T[[[x]iôJv TÔJv
G-'jv':£TaYu.£VOJV, •;rapaStâ[6]vat aù[To]iù^ toïç çfuJXaxÎTai?,
60 [t']ya xaTaTTOTTtXXcovTat £t; 'AX£^avop£t[av Tip|o; 6£[o]YévY)v
TCiV OtOtXTjTrjV.
Col. IV.
[S'' fragni., col. II.)
[xaO T^ajipav
l^làpTaiSaç)] vÇ, -/(otvixa;) Ç", auv/_p(-/](/.aTt ), xat !ti)(u.ÇoXov)
^-ot(
oc a ij:
£Trt-
xat
'Oo'JtV'J'jZ'l'-- 'A-b TOO £V aOt 0^£tXoiJL£v[o'J
65 [îJaXXov ui£po; o' (jt-ÉTpr^TOV AySu[
at/u.aXojToiç et; 'rr^v yivouivr^v ^ij[vTa?tv?
T-Pjç [i.£v £x -.00 L xpJtO-^;;) (àpTâêaç) p9[ï f}', ty]? oà [àx toù . L xpItOï]?)
[(àpTà€a;) pa,j
Ta; zaTaç ^97 '^', àpoupojv poçç', xat o-[iJul€oXov Ttoltyjaov) Trp(bç) aCi(TO'jç)]
£Îç 'I^acôyt xO.
3. COrxRKSl>ONDANCE DU BASlLICUCilUMMATE IH
70 Mtuo-ioç ToiioYp(a[jL[/.a':£wç)
'Ev(ToXy]) Toïç ~y.z7. M-/jTpooa)pou to'j oi)c[o(vô[xou) xal toi? TOTiOYp(aau.aTcaT'.]]
xal TOtç xco[ji.0Yp(apLU(.aT£0o-t) xal àpyjçu(Xaxba',(;) xal ;puXa2t[tTatçj.
'EtieiSy) IleTEap/YjÇt;, ô TO-oypaixiJLaTfeùç twv tottwv]
[tôv Tïjept <lHXaSeX^£Îav, t/jv 7ïpoo-o££[tAo[JL£VY]v ],
75 lîpfJÇ "iiv £a£u.{TOa)To yr^v £x toû p[a(TtXixoij). ...
[.j^iTOU îxavà -nATjOY), àvax£;/a)pYix£[v
tJSy] 0, (TUV':£T7yauL£V Miija-£t Twi ':o7i[oYp(apL[jLaT£î) £7rlj
TOUTOUÇ £7imop£Û£a-0ai TO'j; TÔ7ICi[uÇ,
X6yous àxxoarC^TOat [Jt-£/pt [toO
80 [.]... 6£0Y£vy]v Tov StotxrjTyjv, £-£l x[
y[ç] 'AX£^avopîav ■ £-tO[OOTa>Tav Jùv
oi x[a)]u.0Ypap.uLaT£ïç Toùç Aoy^u; Û[
[.?] oTTw; xal aÙTÔc; O'JvYjTai ':^[... To]
XoYlfTTTjptOV xal ÇPOVTÎ'Ce'.V 7t[£pl TWV xaOY]-l
85 xovTcov .
L. 19 : peiil-ètre...] yp'.av. — L. 35 : î'.t.[..., £',ts[..., ou £'.t'.[.... — L. 49 :
Tov TOpi [..., peut-être : ;ji£pi[ ; — ..]î!.", /^^V'- — L. 63 : y.p'.f)to]v S.Ç", Smyly.
— L. 64 : £v o-oL, 1. TO'. (?). — L. 66 : et; tyiv vwoaîvriv i'j['i-o.^<:/ . — i-j et t', sont
seuls possibles. — L. 70 : le papjrus est arraché devant M-.yT'.o;.
Col. III.
pour la si/iito-vis échue, à Klèsôn pour six jours, soit
4 artabes, 4 chœuices d'orge, joius le montant d'autant de jours
qu'il pourrait ajouter, et fais-lui donner un reru.
(Le 27] A (Iliairèniôn. Tu feras bien de nous payer le traitement
échu du mois de Lôios.
(Le 2^)) Au même. Tu feras bien de payer à Imouthès, mon lîls,
le traitement qui nous revient de Djstros à Panèmos, pour que
32 PAPYRUS DE LILLE
nous soyons en mesure de nous procurer tout ce qui concerne
notre bureau et des papiei's; si , déduis ce que tu nous
as donné jusqu'à ce jour.
Le 11 :
A Ptolémaios. Mesure le , du district d'IIèracleidès,
venant de Zépliyros, le sitologiic, à nios, l'agent de Pocrouiis,
économe du Lètopolite (?), et à Ptolémaios, l'agent de Harmaclioros,
le basilicograïuuuite, en paicmcul du monopole de la bière dans
le nome, soit 3,000 arlabes d'orge, 900 de sésame; et fais-lui donner
un l'cçu.
A Téôs, com du Port des Syriens, même ordre.
(■^i) Circulaire aux revendeurs, relative à l'exercice de la vente de
l'huile et du ricin. Nous avons envové en tournée Ilèracleidès, avec
l'ordre, s'il prenait des revendeurs en llagrant délit de vente à des
prix plus élevés que les prix fixés, de les livrer aux phylacites, pour
qu'ils soient envoyés à Alexandrie devant Tliéogénès le diœcète.
Col. IV.
fournis à ... 56 artabes, 6 chocnices de , et fais-lui
donner reçu.
A Orsénoupliis. Sur le fpii t'est dû, mesure la jiart (pii
t'incondje, soil l/^'i, ;i Andy... (et à ), prisonniers, [)Our la
sijiita.vis échue, soit sur l'orge do l'an 4, 192 artabes 2/3, sur celle
(de l'an ., 101 arta]K>s), au total 293 2/3, pour 17() aroures J/G ;
et fais-lui doniu3r reçu pour le 29 Pliaophi.
I\Iiiisi.s le topogramuKite.
(S) Circulaire aux agents de .Mètrodoros réc()n()in(\ (aux lopo-
graniniates) et aux coinogrammales, aux archiphylacites cl aux phy-
lacites. Piiiscpie Pél('-ai('hèbis, le loj)ogi ainniate de Pliila(lel[)hie
le (?) dû en outre, .... pour la terre (pTil avait prise à bail
:i. CUURKSPONDANCi: DU p,asilicogra:\imatk :vi
(lu Trésor roval..., soninics considéral)los, osl parli , nous avons
ordoniK- à Miusis le lopog-raniniatc de se rendre dans celle
toi)areliie, prendre les comptes jnsqn'à ce (jue Tliéogénès
le diœcète , puiscpie à Alexandrie; ([ne les coniogramniates
donnent donc aussi les comptes à , pour (pi'il (?) puisse
lui aussi au bureau de vérilicalion et réllécliir sur la décision
convenable.
1. eto-^ho-Ji [-oa S.o'.-/y,TOj Cf. 11. 60 et 80 et P. Pelrie, II, 38, [Ij) 1. G,
cf. III, 53 ((') : 242 av. J. C.
1-17. Première lettre, qiril est impossible de restituer; elle ti'aitait vrai-
semblablement du transport par eau (sf' op;-to'j, 1. 2; -jaow, 1. 3; à-07:A£J7//.,
1. 4) du TÏTo; (11. il et 15) de quelque région.
17-23. Seconde lettre, concernant comme celles des 11. 48-55 et C)'i-70 un
paiement à faire ; la somme qui y servira s'élève à 50 drachmes, reliquat en
l'an 7 d'Évcrgète dune somme prévue ou réservée plus tard pour une
àva/àBaoT',;. Ce mot se rencontre dans P. Pelrie, II, 23 (1), cf. III, 53 [(i),
à propos de grains, ce qui suggère le rapprochement de ce texte et de la
i'ormide txjiÔv viov, c-rsosôv, y.yJiy.^oy, dans certains contrats de prêts, en nature,
ou de transporis de grains (cf. e. g. P. Hiheh, I, 98, 1. 19). ]\Iais les mots s'.;
oyûpwT'.v, à la ligne suivante, font plutôt penser à un ciu'agc de canaux.
22. VM oyJpuT'.v . 'OyuDOJv est employé dans P. Pelrie, II, 9, 1, cf. III, 43, (8)
1. 9, et II, 37, cf. III, 44 (2), verso, col. I, 1. 15, dans le sens de renforcer les
digues menacées par l'inondation.
23-35. Sur cette lettre, cf. introduction.
35-40. Quatrième lettre, incomplète au début. Il y est question de l'orge
récoltée dans la septième année et destinée à une o-JvTa;'.;, et l'ordre y est
donné à un l'orutionnaire inconnu de verser à Ktèson 4 arlabes, 4 chœnices
d'orge; ce versement représente-t-il une ^JvTa;'.;? ou doit-il être pris sur
l'orge réservée h cet usage? l'état du texte ne permet pas de le savoir certai-
nement. Si l'on rapproche les mots [tyj;] xa9' r^'xizy.y y.p'Slr,^ (11. 35-6) et £'.;
T|U.£pa; Ç, on est porté à croire (juc Klésôn l)énél:ciait d'une aJvTa;'.;.
36-7. Iv.^ Il TYiV yi.vûuîvA,v o-JvTaqw; cf. 4, n. 16.
38. "0['7y.]i av r,jjiïpa^ || £-i.o(.'>r|i. KtyJtuv. Sur cette forme d'optatif, cf. E. INIayser,
Gramm. d. griech. Pap., I, pp. 326-7.
40. inlerl. (et 42, inleii.). Ces deux chiffres marginaux sont probablement
Fasc. I &
3'j PA1>V11L'S DE LILLE
des dates, Ijicn qu'on attende l'ordre inverse; mais le traitement du mois de
Lùios qui l'ail l'oljjel de la lethe des 11. 40-42 n'est dû qu'après celui des
mois Dystros-Panèmos, dont |)arlc la lettre suivante; vi'. n. '18.
44. 'I'/ojO/-.'. -h)', j'.oj: : sur une ideiililicalion possible de ee personnage,
cl', iiili'ddiicl ion .
'1."). Iv.-: -; TYil^v] ''z'j.ix'iy-i'.7.-j : expression générale pour désigner l'olTice des
scribes et lout ce cpii les concerne; ri'. P. Teht, I, .'iO, I. IS; .îl, I. 18; /'. }libeli,
1, 82, 1. 20. ('.elle correspondance provient donc du buicau du basilico-
grammalc^; cl', iiilroduclion.
K-y.'. yàvT7.; : pareille dépense ligure dans les comptes du comogrammate
Clenches, /'. 'l'cbl^ I, 112, I. 2.") : v.k-tz-^^vj yaoTwv.
48. la. Ce cliillre, à pareille place dans un r(\gislre d(^ correspondance,
diiil cire une date; il rend tlillicile à explicpier ceux des interlignes 4(1 el 42
(voy. siij/i7t) ; pcul-éire les deux lellres des II. 40- '»2 el 42-48, daljord oubliées,
ont-elles élé ajoutées dans le cours du nu)is suivant ; d"(ni la mcntidii iiiar-
ginahî lie leur liate.
49-.'')."'). Sepliénu^ lettre, relative au paiement de la v^'Api du nonu'. Les bras-
seurs ne sont |)as des i'onctionnaires, bien (pi en piincipe leurs manul'aelures
|)()rlent le nom de nianulactures royales; l'iiltal lève sur la bière l'abricpiéc ou
vendue un -^Oio; mensutd, tiès probabIem<'nl allernié sous le nom de vjTy,oà
(ovy] ; il V a la un vi'M'itable nu)n(^pole de l'ail; cl'. Wilcken, Osl/\, I, p[). 3()9-78
el (Irenl'ell el lliinl, /'. 'J'cbf, I, .">. pp. 48-0; le 'fo:o; était payé en nu)nnaic
de bron/.e, sans change : l'I'. J'. l'aris. (12, col. \ , I. !!•, ré(''(l. dans licv. Lfhrs,
App. 1, et /'. //i/j., 1, p. 282. Ici, le j)i'oduil de la 'Ç'j-r^zy. du nome (.Irsinoïle)
est versé à l'ccononu' el au basilicogrammate du Lèlopolite sous forme d'orge
et de sésanu! livrés pai- [in des sitologues de l'Arsinoile, et de deux (dioses
1 une : ou la v-iT/,sà était, au m'' siècle, paxce en naliu'c ; ou dans les |)aiemeiils
d'agent ;i agenl du gouvernement, l'argent était parfois i-emj)lacé par des
produils de la •'/, T'.To-ioso;. .Nous ne pouvons explicpier la raison <le ce
paienu'nt à l'économe du nonu; Lèlopolite.
40. Tov -:;-. [ jî'.o'v) •/. T. À. Ces nuils, malheurcusenuMit très mutilés,
inditpujnt sans tloutc l'origine fiscale cl locale d(!s recettes cpii sei'vcnl à payer
la î^'JT/isi. Ci', notes criti<pies.
■^2. ' .\z'i.-j:/'j-j'jj. \'\\ scribe de ce nom se rencontre dans /'. Pc/r., 111, 40 [a),
col. .'{, I. 1 ; une lettre d'un Harmaeiioros, le même sans doute, est copiée dans
y. /'('//■., Il, (2), rf. III, V.], (;{), préciséiiuMil en l'an 7 d'Lvcrgèle.
.^4. "Op;A0j l'jowv xui'a ). On peut penser à x(,')(ay,) ou à l'un de ses cas,
à y.u)['xi.y/r^;) ou à xw(|AO*'pa|j.ui.a-:£Û;) ; cette dernière rcslilulion serait la meil-
leure; mais l'abréviation est d'ordinaire dans c(> cas : y.(.)fy.oV/o(aaua-:£jiç).
55. 'Ev(-:oAyî). Nous proposons cette résolution de l'abiéviation îv, sur la
3. CORnRSPONDAXCi: DU BASILICOGRAMMATi: :V.\
K'cliifc (le l:u|iR'lle il n'y a aiicnii duiili'. La InrniiilL' ilu (lcl)til iiKliijiic le ou
les ileslinataires, an dalif, sans eniplui du mot ■ / y}.'.i':i .
IiitcrI. : 0, vï. ncili' 1. 71.
r>r>-G2. IN'ouvii'ine k-ttre, adressée aux revendeurs (riuiile sur les prix de?
vente, qu'ils majoraient (cf. P. Pel/\, 11, ,'!8, {0), cf. III, 5,'!, [c] 1. (ii. Ce prix
étail fixé pai- un accord entre le gouvernement et les fermiers (tjv— Ta-'ué/wv,
1. 5'J) ; et nous le connaissons |)our l'an 27 de Philadelplie, soil environ 18 ans
avant notre texte, ])ar //ce. Lchvs, col. 40, 11. 9 s(|q.
62-G4. Fin d'une dixième lettre, analogue à celle des II. 3.1-40.
64-70. Onzième lettre, comparable à la deuxième et à la septième j)our le
mouvement de |)roduits d'impôt eu naluie (|u'elle suppose. Le nom de la
recette est perdu; la dépense, qui in('ond)e pour un cpiart au deslinalaire de
la lettre, consiste en un versement d'orge à des prisonniers; cl', n. suiv.
()6. Aïyaa/.wTOi.;. Il est (pieslion des prisonniers ramenés d'Asie par Pliila-
delphe dans /'. Pclric, 11, 29 (c) 2, = 111, lO-î, 1, 2; certains d'entre eux
(àvoaaTiûoa) étaient atliii)ués à des paiticuliers qui versaient d'abord iwi prix
d'achat, puis payaient régulièrement un impôt spécial (/'. /fibc/i, I, 29); mais
le texte même du papyrus Pétrie montre (|ue d'autres étaient établis comme
clérouques : Toj A'/.y.hoj -Cyj -j-'j -.r,; ['A]7''.y.; ylyj.y.){io]-ioy y."/.(y]pi'j) to'j àvî'.ÀY,a-
uîvo'j tU -0 jSa^T'.A'.xo/) X. T. A. ; et si l'fjn doit restituer ici TjvTy.ç'.v, certains
auraient même reçu une pension ; cL G8.
G8. 'Apo'jj:ùv poÇ Ç'. La mention de la contenance fait penser à une distri-
bution de semences; mais cf. n. G6 et notes critiques, iùid.
G9. Iv,^ *I>aw3'. y.h. Seule mention d'un mois égvptien dans tout le jiapvrus.
70 M'.JT'.oî TCi-OYî^aauy.Tîco;). Le [)aj)yrus est arraché devant Mvj-'.oç; peut-être :
TSali M'.'jT'.o; -ro-ovp^aixaaTÉu);).
70-lin. Douzième lettre, svtoa/,, comme 11. r),'i-G2, concernant la mission de
Miusis, un topogrammate. Le texte ne peut être restitué; mais on voit que
l'absence et peut-être la fuite après prévarication de Péléarchébis, topogram-
mate de Philadelphie, rend nécessaire l'envoi de ^liusis ilans celte toparchie
pour une vérification financière [11. 78-8.5), vraisemblablenu'nt celle des
comptes de Péléarchébis et certainement celle des livres des comogrammates
(11. 81 sqq.) ; le ditecète Théogénès est nommé à ce propos, sans que nous
sachions exactement dans quelles circonstances.
71. [ xal To^; '707:oyp(a[jiuaT£jT'.). Cette restitution semble nécessaire,
puisque les topogrammates sont les chefs de service des comogrammates dans
les toparchies et qu'ils sont directement intéressés dans cette affaire; d'autre
part, si cette h-oh/^ était adressée à des administrateurs du domaine, ils figu-
reraient avant les agents de l'économe ; cf. Jiei'. Lcn\'s, col. 37, 11. 2-5.
71, inleii. : r, ; cf. oh, iiiterl. : o. Ces deux chiffres peuvent être des dates,
36 PAPYRUS DE LILLE
cf. 11. 40, iiilerl. et 42, iiiteii. et les notes; dans ce cas, il est diilîcile de les
concilier avec la, 1. 48; cf. note ad loc: Peut-être indiquent-ils le nombre des
exemplaires de chaque vnoXr, (jui ont été envoyés.
72. Kal y.zy vi'jQ.y.yJ.-y-:;) xal <i'jKy.y.[''.-y.:;]. Les archiphylai'iles et les phylacites
ont en outre de leurs fonctions de police d'importants devoirs financiers,
surtout i)our la Y£vr,;jtaT03jAax'a; cf. P. Teb/., I, 5, II. 188-92, et les notes; 27,
notamment 11. 4 et 29; et 159 (description). Ils pouvaient donc figurer ici à un
double titre.
7.3-77. 11 est difficile de voir comment les choses se sont passées: une accu-
sation portée dans P. Tcbl., 1, 24, 11. 50 sqq.) contre un fonctionnaire peut
cependant y aider : xal h toJto-.,- o'.aAà;j.67.vov £a'jTo';[?] |] xJv.TTopoavTs; Ta
-Av/Jr, Twv û-o"cAAo;j.£vuv Y.y^-'. ~ç^r,^[iy-.iù'y.iy \\ à::o<y.t>y_wpy,x:va'. tv. i^....,
74 -^îoi. ^ÙMt\-iv.y.J : Roubayyat, dans le N.-E. du P'ayouni ; cf.
P.Foij.. p. 11.
76. '\/.y:rj. -a/Ot, « des sommes considérables »; pour ce sens, cf. P. Tebt.,
1, 24, cité n. 7.'3 ci-dessus.
77. "Hor, : peut-être un intervalle de temps écoulé depuis le départ de
Péléarchébis, ..y,|i£pav] |] r^ori (T£TàpTr,v).
84. Aoyi.TT/;p'.ov : bureau de vérification; cf. P. Petr. 11, 10, il' cf. 111, 32,
{a\ 1. 23 i et (2), cf. III, .32, [h), H. 4 et 7.
4. CORRESPONDANCE REL.\TIVE AUX CLÉROUQUES
El-lahoCn. 1. 218-7 av. J.-G.
33 X 21.
Ce texte, dont lécriliire est une cursive voisine de l'onciale,
contient l'enregistrement de la correspondance reçue et expédiée
par Lamiscos, 6 è-l ajvTâHew; (cf. note i-:}). H ajoute de nouvelles
3. CORRESPONDANCE RELATIVE AUX CLEROUQUES 37
correspoiulauccs de mois iiitieédoiiiciis cl (\i;y|)litMi.s à roll(>s (|iii
oui été réunies par MM. Grenfcll el lliinl dans P. Jliheli, I, A[)[). ],
tables des pj). 336-7; elles concordent pour les mois, sinon pour
les (pianlièmes, avec celle qui ligure ;i la col. 17 (an \ de Pliilo-
pator) de ces tables : L o AatTÎou -/^ 'AOùp xO (cf. les notes dans
P. Iliheli, 1, pp. 345-6); elles se placent entre \e 16 Tybi et le
13 Paclion d'un an V) (la disposition de la correspondance et le con-
tenu d'une des lettres (11. 24 sqq.) montrent que le 16 Tybi de l'an 5
a bien précédé le 13 Pachôn de la même année); d'autre part, la
nature de celte correspondance rend tout à fait vraisend)lable
rh3q)otlièsc qu'il s'agit ici d'années de règne et non d'années finan-
cières ; enlln nous savons par /-*. Pétrie, 111, 141 (cf. note ad loc,
p. 331), que l'origine des années de règne de Pliilopator se place
après Choiak. Le mois d'Atliyr, an 4, donné par les sources de
la col. 17 de P. I/ibe/i, I, p. 34o, a donc pu précéder immédiatement
le 16 Tybi, an 5, de notre texte; de là plusieurs conséquences
intéressantes.
a) Notre papyrus peut être daté, sans grand risque d'erreur, de
l'an de Pliilopator. Si nous utilisons la concordance précise qu'il
nous donne 1. 23 : Le 'Ar.ikkot.iou r; Ila/œv ty ^t remontons en
arrière jusqu'à Ath^r, nous trouvons la nouvelle concordance :
Daisios 1 = Athyr 4 ; P. Magd. 7, 8, 13 «t 26-32 (sources de la
col. 47 des tables de P. Hibeli, I, p. 336) sont datés : L S Aawîou x'C
'AOùp xO, ce qui équivaut à : Daisios 1 = Athyr 3; la différence
n'est donc que d'un jour; on peut l'attribuer à une erreur commise
par les bureaux où furent écrites soit les pétitions de Magdola,
soit notre correspondance ; elle ne saurait en tout cas empêcher
de dater notre texte de l'an 5 de Philopator : 218-7 av. J.-C.
bj Les dates de P. Magd. 7, 8, 13 et 26-32 : L l Aa-.crîou -/( 'AO-Jp
xO, tl'uue part, — 12, 1. 14 et verso 1. 1; et 39, verso 1. 1 : L S Aîo;
Y <I'ap.£vwO XO, d'autre part, ont été rapprochées et discutées par
MM. Grenfell et Hunt dans les notes (17) et (18) de leurs tables
[P. Ilibeli, 1, app. I, p. 346). L'exactitude de la première de ces
38 l'Al'YULS Di: LILLE
séries est étal)lie par raccord presque al)solii avec la nouvelle
correspondance fpi'apporte notre texte; et c'est la seconde qui peut
maintenant prêter au doute; mais, vérification faite sur les origi-
naux, la lecture est aussi sûre que dans la première série. On
n'est donc pas Ibiulé à rejeter l'une plutôt que l'autre; et mieux
vaul les acce{)ter toutes les deux en essayant de les expliquer. On
se trouve aussitôt en présence d'une difficulté : Daisios-Atliyr
a-t-il précédé Dios-Phaménoth, ou réciproquement, en l'an 4
de Philopalor? Les deux livpothèses semblent possibles (cf. Gren-
fell et lluul, /^. Ilihcli L, p. VS). Eu réalité, la première doit être
écartée. Supposons en ell'et que le "i Athyr ait précédé le 24 Plia-
uu^uolli; nous fondant sur ce fait que ;> Alhyr = 1 Daisios et
admellanl pai- principe ([u'il n'y a pas eu d'intercalation dans l(\s
mois uKicédouicus entre Daisios de l'an \ et le nu>is de Dios sui-
vant, calculons la correspondance macédonienne du 24 Phamé-
nolli; nous trouvons (pi'au 24 Phaménoth devait correspondre le
24 llyperbérétaios ', et non le -3 Dios; pendant les 9 jours qui
sé{)arent le 24 llyperbérétaios du )i Dios, l'année égyptienne serait
donc restée au 24 Pliaménoth, autrement dit elle aurait admis une
intercalation; or, elle n'eu connaît pas d'autre que l'intercalation
régulière des TJ jours é[)ag-omènes. 11 faut donc admettre (|u'en
Pan ^ de PliiI()|)alor Dios-Plianu'uotli précède Daisios-Alhyr. Mais
si nous comparons alors les correspondances 24 Pliaménoth =
.'^ Dios et ;> Allivr = 1 Daisios : nous trouvons 223 jours de
dislaucc du 2^i Phauu'uolli au 3 Atliyr, 203 seulement du 3 Dios
au 1 Daisios. On peut donc conjecturer une inlcrcalution de
20 jours cuire Dios et Daisios de l'an 'i de Pliilopator.
<■) Si l'on suppose que les années de n-i^iic sont des années
égyptiennes de ;')()") jours, l'origine de celles de Pliilopator jieut
être lixéc avec plus di' précision (pi'cllc ne l'a été jusqu'à ce jour.
J\ Pitr. 111, \'\\ moiilre (|u'elle doit cire cherchée entr(> Choiak de
1. C'est ce qui se produit en I':mi '>, cf. les dalos fie noire texte, avec corrcclion criin jour : (a).
fy. CORRESPONDANXE PaELATIVR AUX CLEIIOIÎQUES -3!)
l'an 'L\ tri^V(>r<>vl(' ol le iiio's de l'auiii siiivaiii ; |)iiis(|ii(' la période
IG T}'I>i — 1-) Pac'hùn a{)[)arli<-Mil (Taprè-s notre texte à une même
année de règne, elle ne peut plus se trouver ([ue dans lune des deux
{x'riodes suivantes : Choiak — 10 Tybi, ou 13 Paeliôn — Pauni; les
papyrus de Magdola écrits, selon toute vraisemblance, dans la
première année de règne de Philopator, diminuent même la première
période de 4 jours (n"^ IG, 20, 21, 22, 23 et 33 : L a Pop-ta'Vyj xv]
Tooi t^); enfin, si nous nous reportons aux o])scrvatioiis précé-
dentes [h) sur l'ordre des mois en l'an \ de Philopator, nous
voA'ons que le mois de Pliaménoth qui précède le mois d'Atliyr de
l'an \ a[)[)artient également à Tan '\; l'origine des années l'ég-nales
de Philopator se place donc entre Athyr et Pliaménoth; la période :
13 Pachôn — Pauni se trouve exclue; et l'intervalle Choiak —
12 Tybi est le seul où l'origine des années de règne puisse être
désormais cherchée. Ce résultat doit être rapproché de celui
que donne P. MagiL, 35, 1. 2 : toO yàp t L, w; ai -pocrooo'., «l'auîvojO,
lorsqu'on l'interprète à l'aide de la théorie de M. Smvlv sur les
années de règne (Ifcrinatlicna, 1899, p. 432; et 'Irenfell et lluiit,
P. Iliheli., 1, app. 11, p[). 3()2 sqq.) ; dans celte h3'pothèse, ce
passage indique que l'avènement, origine îles années de règne,
aurait eu lieu entre Pliaménoth et Thoth, ce qui ne concorde pas
avec notre conclusion; mais si l'on explique ce même texte à l'aide
du nouveau système proposé par M. Smyly [Ilermatliena, 19U6,
pp. 106-1 K) et notamment p. \\h) pour la relation des années de
règne et des années financières, l'accord reparaît : les années
étant dilférentes en Phaménoth, l'origine des années de rè^ne se
place entre le l*"'" Thoth et le l""'' Mecheir suivant; il est vrai qu'un
papyrus bilingue publié par MM. Revillout [Proc. Soc. Bibl.
ArcliaeoL, 1891) et Griiïîth [iJ)i(l., 1901) donne l'indication
contraire (cf. Smyly, loc. laud., pp. 115 et 116).
Ce papyrus complète aussi nos connaissances sur la condition
des lots de terres donnés par la couronne aux soldats, les /.Ay^coi.
40 PAPYRUS DE LILLE
On savait déjà qu'au ni*" siècle le xXi^po; faisait retour à la cou-
ronne lors de la mort tle son possesseur; le fait, conclu d'abord de?
l'étude des testaments de soldats, où les xXYJpot ne sont jainîiis
légués, est pleinement établi par/*. Hiheh, I, 81, de l'an 9 d'Lver-
gète (239-8 av. J.-C.) ; mais à la lin du ii'' siècle les xÀv^pot passaient
généralement des pères aux fds, sous certaines réserves dont on
trouvera l'exposé dans/*. Teht. I, app. I, p. 256; notre texte montre
que cette transmission béréditaire était déjà la règle à l'époque de
Pbilopator ; 11. 26-27 : wt ûu^p-/£V 1| r\ y-^ aÙTwt xal ix^iôvji.q,. Toutefois,
elle ne s'accomplit pas sans une reprise, au moins teuqioraire, du
xX^ooç par le ^ol'jCkv/.ôv , ni sans formalités : il faut une inscription des
fils du clérouque, appelée sans doute èutypa^r; (1. 32 : £co; toO... È-tyca-
orvai), dans un délai (ixé par un décret : iv Taï; xa-à to -^ôi-a^i^xy. rii^i-
pai; (1. 33), sur lequel nous n'avons pas d'autres renseignements.
Tant que ces formalités, à tout le moins, ne sont pas remplies, le
xArisoc fait retour à la couronne : cf. la locution xaTÉvsiv àv Soi Sa-ri-
A'.xwt (IL 30-1); il est, pour reprendre l'expression des P. Teht, I,
Èv x7.To/?;i, xa-ro'/tuLoç. Si l'on rapprocbe cette phrase de celle de
P. llib. I, 81 : àvaXafAÎÎâvEtv £tç xo [3ac7LXix6v, qui indique une reprise
définitive, (parfois une confiscation du xArjpoç, P. Petnc,\\\, lO'l, 1. ^i,
et 105, 1. 6), il semble qu'entre l'an 9 d'Kvergète et l'an 5 de
Pbilopator un cbangement se soit produit dans la condition des
terres des clérouqucs : le retour de leur terre au [iSacnAixov après
leur mort, d'abord définitif, n'est pbis que temporaire et condi-
tionnel. Mais il est toujours effectif : i)eut-ètre le délai d'inscrip-
liou (l(>s fils comnu! tenanciers était-il assez long et la couronne
avait-(dle chance de bénéficier des fVuils du xXrjpo; avant f[ne
la transmission en fut opérée; et surtout, le clérouciue décédé
pouvait ne pas a\<)ii' de fils (I. 32 : sw; to'j, è à v O-ap/ôJ^iv
aÙTÔJt uiol, £-[ypa9r,v7i x. -.. >..i; dans ce cas, le ^aiiAtxov affirmait
par la reprise du xA-^po; son droit éuiineut de propriété et pré-
parait l'attribution de la Icirc à de nouveaux 'cléroucpies. C'est
une attribution semblable ou une confiscation définitive que con-
\. CORRESPONDANCE RELATIVE Al'X CLEROUQIIES W
cernait sans doult' la K'Ilrc des II. 8-13, Icnninôc! par les noms de
deux lioinnics doiil le père est dilIV-rent.
Les f'onetionnaires intéressés dans ces niulations des xArjoot étaient
iialurellenienf de (Xvxw ordres : niililaire d'uni' part (Siraloclès, \\\\
tactoniisthe (?), et Laniiseos, eliari>é de l'établissement des elérou-
cpies), eivil et linaneier de l'anlre (llèraeleidès^ léconome, et Iloros,
le basilicogrammate) ; aussi les leHres ([ue Marsjas et Stratôn
adressent à Tliéogénès, à (|ui llèraeleidès et Iloros seml)Ient su-
bordonnés, sont-elles rég-ulièrement communiquées à Str;itoclès et
à Lamiscos.
[ ]ii:: — ^i'^''!^ Trapà Mapo-uou Ypa(!p£Îa-ï]ç) r,aïv ï-K['^-.Ckrfi,
L £ 'A7:£ÀXa(oij ["Cj riaywv L.
Ma[p'7'j]aç ^■r[pa]':o>cA£T jaxTOjJt.îa-Ofwi yjaîpetv. Ty^; ufpo];
5 OEoyévTjV £7!:(ta":oX-;ï;) 67:oY£Ypâ!pa[;i£v |rjL«.ïv to àvriypasov, i'-o);
ga( ).... £7:u[aTa]xoXouO&Qv':£ç -oi'/JTt xarà TaO'a.
L £ 'Ï7i£pÇ£p£':a(ou [xy] <I»atjL£v]wO x6.
0£OY£V£',. 'Y7ioy£y[?*9°''^ — -...JTjt aot a.[...].v [...] TOO y^vol;.£vo'j
È7ria£A[y]ToO L] £ rop7ri[a]!ou .Ç" av..aj...]v to'j; xÀfr^pouç)
10 otTuœvTaç ct[ù]v toï;; £V£C7Tr,xi'7'.v âx'iopioi?. L £ 'r7:£pÇ(£p£Taîo'j) yJ^
'l'a'/îvcoO [xri.
i L 1 j
'Ho'jXoç 'Ho'JAOLi,
Aé^avopo; Nixwvo;.
Opcou Tyjç T^p'o;; pioxTE'.oojvtovjj tov oïxsvoulov àvT^'tYpxî/Ov).
'HpaxAîior,'..
15 |IIa)a£[ScDVtcoi|. Ty]V 7rpoa-£xx£tuL£VY]V à-YOpàv toO orvou O'.à
. „. V ,, t^oO ToO Tiapa OsoYtVou? £tç tyiv 8(aa-tXtxr,v) C7(ijv)-:(aitv) 'roO £ L
t6v o;xov(i(;j.ov) p.à(Aic7-:a) (Tij(vTa^ov)
Fuse. I
42 PAPYRUS DE LILLE
■/.al a'J':U.ÇoX&v) -oirjTaaOat "pb; aÙTov.
i^
20 ^TpaTtov il-rpaTOxAEt xal x\aii.{(jxa)t yaîpetv. Ty^ç ~pb;
0£OY£vr,v i-'.cT-olkr^z 'j~Ci'{iypy.^o(. ùaïv to àvTtypa^ov,
OTTouç £7:axoAc.uOoOvT£; TOi^TE xa^à [Ta}jTa.
L z ' A~tXka.i.ou ly Oay'wv ty.
0£oy£V£t. Fpà'JyavTo; tîulïv Aaui.îaxou ToCi i-l auvTà-
25 ^îw;, 6TrY]p£Tou -rwv èv ':wt 'ApaivotTr/, Trjv c-opt-
aov x£xAY]pouy/ja£va)v (TptaxovTapoupoJv) Max£o6vcov, wi ÛT.r^pytv
•/] y^ xal Ixyôvot^, ':£A£'j':r,a-av':o; L £ [TjOoi t£,
— -axi T6(xiJa-6o! V xkr^\po6[y(x)•^ ?j
£7:£a":aAx£vat lloaxXîtOîi oîxovctji.cot ... "Ûobii
30 flaaiXtxôJt ypaaaa':£ï iv Tôii aÙTcot ypovcot '/.OLziyi'y
SX. TO'J
"bv xA"^p[ojv £V TÔii [îaa'iX'.xtot aùv ^oTç £V£TT"r)x6T0^ a'-6po[u]
èx^oplot; £co^ ToO, èàv O-âpyto^iv aÙTO)'. 'jIoI, àTriypasYJvat
èv Taï; xatà ".h -pOTTayaa r^uiipa'.;, èypâ^-rj ao'. L £ l-Ep^EpsTaî-
[ou ta]
<I*aa£vcoO '/^ 7'JVT7.;ai 'Aa.~iytiv tov xAyjpov £V tojî ^aTLAtxôJt
35 C7'jv Toï; èx^optoi; xaOoTi £y£yp'7.^-/]. EtieI oOv jJ-E'à TaOTa
yiypa^£v H-rpa-roxXrjç ô Tax[T6[ji.|w0o:; xal o Aatti^xo? èûtyiypa^r;
Ll. 1-3 : Smijiij. — L. 1 : [STp7.To]xAr„- (?) 5«/. — L. 9 : pciit-clro : rop-'.[alwu .Ç"
Mîy_£'.3 Ç" £v.. av.. — L. J() : s-.; r^iV p(aT'.À'.xT,v) <T('jv)-:(a;'.v), Sin.\ iAa(A'.crTaj
try^v7a;ov) : u, />c//». — L. 29 : O'.xovouu)'. . w, iJpw., pop.
/i. CORRESPONDANCE TiELATIVE AUX CLEROUQUES 4:5
« Ci-joinl la copie de la lettre à nous écrite [)ar Mars^as,
pour coninuinication.
An 5, le 7 Apellaios et 7 Pacliôn.
Marsyas à Stratoclès, lactoniistlie, salut. Ci-joint la copie de la
lettre adressée à Théogénès, pour que vous vous y conformiez.
An 5, le 28 Hyperbérétaios et 29 Pliaménoth.
A Théogénès. Ci-joint (pii a été épiniélète.. l'an 5,
le . Gorpiaios,.... tous les lots de terres avec les fruits de la
présente année.
An 0, le 22 Hyperbérétaios et 23 Phaménoth.
Ilèdulos, fils d'Ilèdulos ;
Dexandros, fils de Nicôn. »
Du 17 :
« A lloros. Ci-joint la copie de ma lettre à (Poseidônios) Hèra-
cleidès l'économe.
A (Poseidônios) Hèracleidès. Fais verser le produit de la vente
supplémentaire (?) du vin, faite par Toutli, l'agent de Théogénès,
pour la sijnfa.ris royale de l'an 5, à Métalleus, liegcnwn, soit
42 drachmes, ; et fais lui-en donner reçu.
(En marge : « Mis au nom d'IIèracleidès l'économe »).
Du 18 :
« Stratôn à Stratoclès et à Lamiscos, salut. Ci-joint la copie de
nui lettre à Théogénès, pour que vous vous y conformiez.
An 0, le 13 Apellaios et 13 Pachon.
A Théogénès. Lamiscos, l'i liv. a'jvTà^ew;, nous a écrit que, un
hypèréte des Macédoniens à lots de trente aroures, établis en
clérouchies dans les terres cultivables du nome Arsinoïte, auquel et
aux descendants duquel appartient la terre, étant mort le 16 Tybi
e
44 PAPYRUS DE LILLE
de la 5*^ année, le tactoniistlie des cléroiiques (?) avait
ordonné à la fois à llèracleidès l'économe (et) à lloi'os le basilico-
graniniate de réserver le lot (de l'iiypèréte) à l'I^tat avec les fruits
des semailles de l'année, jusqu'à ce que, pour le cas où il aurait
des fils, ceux-ci se fissent inscrire dans le délai conforme au
décret; il t'a été écrit le 11 lIyi)er])érétaios et 12 Phaménoth d
Vnn o d'ordonner que le lot avec ses fruits fût réservé au trésor
roval, ainsi (jue je l'avais écrit. Puis(|ue dans la suite Stratoclès le
tactoniistlie m'a écrit et Lamiscos a ajouté »
1. Le c|iiantième du mois (IG (r.\|)rliiiios-Pachôn ?) figurait clans la colonne
prccédent;'.
1-3. La lettre est évidemment écrite par Stratoclès, puisqu'elle sert de
lettre tl'envoi à la suivante (pii lui est adressée; c'est une lettre reçue par le
bureau dont nous avons ici la correspondance, puis(|ue la date ligure à la (in
(1. .'] i ; cl'. 11. 14-19; ce bureau n'est donc pas celui de Stratoclès; si l'on
com[)are à la 1. 2 ), on voit que c'est c(dui de Lamiscos; sur la lecture du début
de la ligne, cf. notes criticjues: sur Stratoclès, cf. n. 4; sur Lamiscos, cC. n. 24-5.
'A. Le cliill're restitué est caii nb' d'api'ès la 1. 23 ; cf. note rtd /oc.
4. Ma'oTJja; : ses l'onctions sont iiu-onnues, ainsi que celles de Straton (1. 20),
c(ui devaient èlre analogues : tous deux donnent des ordres au taetonùsthe
Slraloclès et à Lamiscos ; ils correspondent avec Tliéogénès (cf. n. 5) ; ils
appartenaient peut-èlre à l'admiiiislration supérieure de^. ( lérinu'liies.
yi-:[zy.]-oy'j.sl -:'j.-<-rj'x':7^i(ù: : d'après M. P. ]\1. }ileyer, Ilcej-ivescii, pp. 26 et 66, les
ToczToa'.TQo'. étaient des otliciers payeurs ; d'aj)rès M. Scdiubart, Aichiv, II, p. 149,
c'étaient vraisemblablement des soldats, qui recevaient en plus du yCk7\oo^ une
S(d(b' délcrmiiiée ; cette correspondance donne à croire cjue c'étaient des
otliciers, et cpiils s'occupaient de l'administration des terres des clérouques,
cf. n. 28.
,0. (-):fj-'iv/,v : ses fonctions ne sont |)as indicpu'es; d'après les 11. l.j sqq., il
pourrait cire un économe ou \\n (iiiligrapliciis \ mais récononie est Hèra-
clcidès ; daulie pari Siralon semble lui rendre conipte d(> ce tpii a été prescrit
il l'économe llèracleidès et au basilicogronumUe Iloros 11. 2i-lin'! : serait-ce le
did'cèle Tliéogénès, qui nous est connu en 2'i2 et 2'iO a\. .I.-C, cL 3, introd.?
7 . Cf. n . .3.
8-13. Lettre concernant deux x/.YJpo'., et les fruits de l'année.
9. '.\v[aÂja[êîî]v ? Ce serait alors une contiscation.
4. CORRESPONDANCE RELATIVE AUX CLEROUQUES 45
9. 'E-'.aïA[T,-:oj. . . Ce ionolinniiairc, im'oiiiiii dans les listes les plus
anciennes [Ftev. Laws, 37, 2-5; P. Pr/r., II, 42, [a], cf. III, 43 (1), II. 1-4), n'ap-
paraît (iii'à la lin du m' siècle et ne devient important qu'an ii''.
10. lî/'iopio'.;. Les revenus touchés par le clérouque ; ceux-ci ne paient pas
de loyer, mais des droits spéciaux; cl'. P. Tebt, App. I, p. 555; cf. d'ailleurs,
11. 31-2.
L £ 'V7i:îp6(£p£Taiou) x^ ^ajjiEvwQ [xv] ; cf. n. 3.
14-19. Lettre envoyée par le bureau de Lamiscos, cf. 1-3, à la date du 17
du mois d'Apellaios-Pachon de l'an 5 de Philopalor, cf. 11. 19 et 23.
14. 'iîpu'.. Basilicogranunate du nome Arsinoïte, cf. 11. 29-30. Ce passage
confirmerait notre hypothèse relative au basilicogrammate dont nous possé-
dons dans 3 la correspondance (cf. ad loc, introd.), s'il n'y avait plus de 20 ans
d'intervalle entre les deux textes.
llpô; [;ntoT£'.owv'.civ]J, corrigé en 'HpaxÀswTiV, cf. 1. 15; la correction est
expliquée par la note marginale. Sur les fonctions de l'économe, qui con-
sistent à surveiller les fermiers de l'impôt au m° siècle, le texte essentiel
est Rei'. Lnn'S, dans de nombreux passages des colonnes 11-57; à la fin du
II* siècle, l'extension de la compétence de l'épimélète et le changement des
fonctions du stratège en diminuent l'importance. Cf. P. Tebt., I, notamment
5, 1. 159; 27, 11. 21 et 29; et ci-après.
15. Tr,v -po-£xx:',Li.£vy,v à-'ûpàv tccj ol'vou. Le roi possédait le monopole de
l'achat en gros et de la vente du vin : liev. Lnws, 24-35, et jouait le rôle d'in-
termédiaire entre le producteur et le consommateur; c'est l'économe qui
procède à la vente avec Yantigrapheiis et le fermier de l'impôt : Rev. Lan's,
33, 11. 2-8; et Théogénès, dont Toulh est ici l'agent, pourrait être un économe
ou un anligiripheiis, mais cf. n. 5. Certains paiements étaient effectués avec le
produit de cette vente; cf. P. Petr. I, 24 (3), cf. III, 52 [h], 3 1. 3; II, 13 (17),
cf. III, 42, D (3), 1. 6; et surtout, II, 15, 2, cf III, 43 (7), 1. 6, si bien que
nous trouvons l'expression àyopâj.., r,v ojx sO.r/jy., employée en parlant d'un
è']/wv',ov ; de même ici, Théogénès met une somme provenant de cette origine,
à la disposition d'Hèracleidès : c'est ce qu'indi([ue peut-être le mot -poTcx-
x£i.a£VT,v, dont le sens précis n'apparaît pas tout à fait clairement. Pour la
coutume générale d'employer des recettes spéciales à des dépenses spé-
ciales, et pour des paiements en nature, cf. 3, 11. 49-54 : £•.; rr,v ^•jr/-,oàv;
11. (i4-69 : £'.; v^,v vr.voaîv7,v (Ty[vTaç',v?; cf. ci-dessons, n. 16. — L'intervention
de Lamiscos s'explique facilement : il veille à ce que l'hègémôn Métalleus,
probablement un des clérouques établis sous sa direction (cf. n. 24-25),
reçoive 42 drachmes qui lui sont dues; et il écrit dans ce sens à l'économe
Hèracleidès; puis il communique sa lettre, pour contrôle, à Horos, le basi-
licogrammate, cf. n. 14.
/i6 PAPYRUS DE LILLE
IG. E".; r/,v [î aT'.),',x/|V) a-(yv]Tia;'.v). Le Sens du mot : pension servie par le
roi, a été donné par M. Smyly : P. Petr., III, 86, qui a joint à son expli-
cation la liste des professions qui en bénéficiaient; ce passage doit être ajouté
à ceux lie Diodore, ^', 46, et de Lucien, Dial. des Courtisanes, 15, 3, qu'il a
cités pour les soldats; dans 3, 1. 66, des prisonniers reçoivent pareille
pension ; elle y est payée en nature, comme dans P. Petr. III, 86.
17. MsTaAÀî^ Tw'. Y,-'£;jLovi.. 'Hyîawv signifie ofîlcier en général, et plus parti-
culièrement, dans certains cas, oUicier d'infanterie : /?ei'. Lan's, col. 37.
-/„- [i : o'.-Aï,; dans l'interligne semble être l'interprétation du |j de
la ligne.
20-rin. Pour l'interprétalion de tout ce passage, cf. l'introd.
20. ÏToaTuv, cf. n. 4.
23. Sur l'imporlance de cette double date, cf. introd.
24-5. ToJ £-• crjvTi||;cto,-. — Cf. P. Tebl., I, 79, 1. 89; 32, 11. 1, 9, 13; 31, 11. 6,
10, 15 ; 30, 11. 6, 10, 15; règnes de Philopator, Evergète II et Sôter II. Le titre
est alors -pi; ■r7^'. TjvTà;^',. Ce fonctionnaire a donc existé dès la fin du
m" siècle. 11 s'ofcupait des mutations des terres clérouchiques : P. Tebt.,
I, 30 et .31; ici, il intervient dans le retour à l'État du x).r|po- d'un triacon-
taroure décédé.
25. 'Y—c.zi-o'j. On connaît des hypèrétes des hipparcbies [P. Pelr., III,
112, col. 1, 11. 25 et 34) au m' siècle; des TayaaTixol ÛTrrjpsTa-, des cavaliers
mercenaires à l'épocpie d'Evergète II (d'après M. P. M. Meyer, Ueeiwesen,
pp. 81-2.) ()uant à leurs l'onctions, c'étaient celles d'ofliciers-payeurs (id.
Und.\
Ttôv VI Tw', ApT'.vo'lT//. Maxîoovcov. Le dernier et le plus clair exposé
de loul ce (jui concerne les clérouques et les catœcpies a été donné par
MM. Grenfell et 11 uni, P. Trbl., I, App. 1, pp. 545-558.
25-6. Tï,v 3'-6p'.||;j.ov. A la fin du \i' siècle, quand on établissait de nouveaux
<dérouques, sans en ilépossi'der d'anciens, on leur donnait des terres jus-
qu'alors non cultivées. ]\Iais il y avait des exceptions et des abus : cf.
P. Tchl., I, A|)|). I, pp. 554-5, qui renvoie aux textes.
2(1-7. il; jzY.py:-/ y, --yj tj-.w. xal $x.--ovo'.;. Le pléonasme s'explic|ue facile-
ment ; cf. introd.
28. Tax^-:oy.'.]7fJo[v x),Y,;poj'ywv? — On connaît des t7.xtoul'.t'Jo'. xAY,soùyo'. (e. g.
/'. l'cir., III, 6 [(i), I. 40 : Evergète 1); — des tactomistlies attachés à un
corps : Tojv }.\'j:.'j.wj T7XTO;i.'.Tf)o^ (P. Peir., II, 'i7, cf. III, 55 [O], 1. 7 : Philo-
pator , ou : -:à;£(o; tti^wv TaxToa',7%.; [P. (Jreiif., I, 10, 1. 9 : Philometor) ; mais
non des TaxTÔm'.^fio'. xAr,poyyuv; peut-être doit-on restituer XAY,poùyov; quelle
(|ue soit la restitution adoptée, c'est toujours en (jualilé de Ta/.TojjL'.a-Oo; que
ce personnage (Stratoclès, vraisemblablement) intervient dans l'affaire.
h. ORDRH DI] DISTRIBUTION DK SEMENCES 47
31-2. -ùv -o'.; Èx TOJ £vîTr/-,xoto; t-o5o['j] || zx.-soz\o'.;, cf. u. 10.
33. KaTa tÔ 7:vÔTTa-.'.ji,a. La sitiialion dos cloroiiqiies olait réglée par des
décrets royaux, T.ooT:7.-nj.-x-y.. dont (niel(|iies-uns ont été conservés : P. Pe/rie,
II, 8 (1) (2) (3) = III, 20, Ji", col. 4; P, col. 1, 2, 3, sur les r^-yJi'j.oi;
P. Tebl., I, 5, passiiii, et 124. Aucun n'indique le délai auquel il est l'ait ici
allusion.
.33-4. L £ 'Y-ipëz^t-y.!.[o'j w] || <i>9.'^VHo'i ?ï, cf. n. 3.
.36 'E^T'.ysypaaîv. Lamiscos a probablement ajouté une note, è-'.ypa-i-/-, à la
lettre du tactoinisthe.
5. ORDRE DE DISTRIBUTION DE SEMENCES
Ghoràx 9. 260-59 av. J.-G.
55 X 17.
Deux ordres de distribution de semences, écrits à la suite l'un
de l'autre par la même main, sans qu'on puisse affirmer qu'ils
poient absolument identiques (cf. n. l-o). L'écriture est une cursive
droite assez ramassée, d'après laquelle l'an 26, date du texte, doit
appartenir au règ-ne de Pliiladelplie.
Il faut rapprocher de ce texte P. Petr., II, 39 («), cf. III, 88, dont
on ne peut dire à la vérité s'il est un ordre ou un rapport relatif
aux distributions. Au contraire, le début de notre texte ne laisse
à cet égard aucun doute : E^apa [ Ntxoo-ToâJTCot yatp£iv. SuvTa^ov
[Kt-.pq^iLi... Nicostratos est apparemment un sitolog-ue (cf. d'ailleurs
P. Hibeli, I, 87), et probablement supérieur au sitologue d'une
xcôar,, puisque les cultivateurs appartiennent à plusieurs villages
48 PAPYRUS DE LILLE
(cf. L 6) ; Epharm... peut être un des agents Je l'économe. Les cul-
tivateurs, qui reçoivent les semences, étaient pour [)artie tout au
moins des Paa-tAtxol ytdipyoi; plusieurs distributions se foui à i-aisou
de 1 artabe par aroure fWilckcn, (b/r., I, p. 777; .l/r7//i', 1, p. l'iO
n. 2). Il n'est pas possible de voir pour cluKpu- distiibutiou si elle
est faite à litre de don ou de j)rèt :cf. P. Teht., I, pp. 22G-7) ; nous
rencontrons bien ici plusieurs fois les mots £i; (j-iona, mais ils
s'opposent à si; -woÀoyiav. Cette dernière expression reste obscure.
Les grains distribués sont du blé, du blé inclé d'orge (le seul
donné sï; -toc-AoYiav, de la gesse, de l'herbe; nuiis l'indication de
la nature des grains est parfois omise. — Sauf les cas assez
rares auxquels il a été fait allusion, la contenance des terres
n'est pas- mentionnée et nous ne connaissons pas le taux de la
distribution. Les greniers qui doivent fournir les grains ne
semblent indiqués qu'à titre exceptionnel ; l'année des récoltes sur
lesquelles ils doivent être prélevés ligure souvent au contraire.
Enfin, bien que les cultivateurs ne semblent pas rigoureusement
répartis par divisions administratives et localités, on rencontre
quelques renseignements géographiques (cf. n. 6 et 13.)
Recto
[EçapjJi.... NixoaTpâ^Twt ya(p[£!V. X'Jv-xço-j [xt~.c.r^c!on j
[5 lctti-cs\..rj J
èx [toO] X. L i £ . [5 lettres].^ y.oà._._[10 lettres] ._ ti^ ■::ci)oXo'>{tav
xp!'tOo)-up(ou) (àpTaÇaç) X ^ '^^'^ ^"'^ "<50]
xî L/...0; IleTîpiicoç, v.^ (àpo'jpa;) ^, xpftO&liriJplo'j) toO ix toO x^ L
^àpTàSa;) Ç' ■■■ ïVTTjL ïlîawv[oç...J. Kal toï? -apà
5 [ttiV Aipi]v[Y]]v ■ <I'av/;7£i Ilaptiou yzy.au.oi.ztX, zoù èx tou x. L (xp-âÇaç) x ■
ll£-:o7(p£'. 'IixGtj[0jO'j Ypau.jj.aT£î, x,
xal iy Arizoùz r6X£wç, x ' xal toï^ Bou^aaTiTatç, ^ " Oeo^îXçoi 'Av-ctc-
Oivou; xal 'AtcoXXcovîco'.
i). oiU)Ri: ni: nisTr.iiirTioN m: si-:mi:n(:rs
^•!)
£•/. KpoxooO.wv -o/.:wç
Kspxicovo; /.at TlâcuTt 'M^.. Oicuç , u. • Acoptojvt A-oX"Aojv(o'j, ci; 'j-icj.x,
-zh: ai; ^l'^j'^t'v £/îiv -up(oO) tty,
aXXa; àTo toO [O koXeAc'. y.ivo'j. (àsT7.€aç) l'C, xal ci; -cuoAoYiav xsl'.Ool-
K'jp'O'j) X • Aajj.covîoj'. A '.ov'JO'ic'j
xat [rT..O..joj! '^Vy^côpio;, (àp-rioa;) x • lIsojTâp/ojt KpaTÉpo'j xal A-oA-
Acovî^ojtj riagiojvo;, a ■ KsoTcoi
10 <I*iXcovo; xal Xâpij.wt Xapu.î-7:o'J, (àp-rc/.Çaçl ; • Ily.Ttu M , "Llzto'.
Ap'jwTO'j, HcUC/Otot llà-j'-To;,
[làoTa.Çacl t ' Aoxâot rsvr.Tr/.o'/TO'j; xal K'.... Agx7.ooc, t.zo: al; c-A'j'.v
î'/c'.v 'j-izu.y.-.z:
\y.z àpo'jpa;^ x'(, 'ÎT-apxivai oà [^j.z'-Jjz':/.:^ \.\ àjAjAa;j £i; (àpo'joa;) r,
■::up(oa) Ç", xal îi; zw^oAG^Y'-y-V xp(tOo;TC'Jp(ou) toO èx toO
Xc L, t ■ II-oA£aa£wi 'A[v]âv[ioj;, \ût Tr,v èvj toj', op'j[j.oj'., otà to -soTOclTOat
!^£?^? 7S -^?
Y"^; aÙTC'j TTCDOAC/Yis!?) h^'J ^'f- '^Ciû xÇ L, (àp-:7.oa;) \i\ • 'l'ari^'t IIc/.TiTo;,
^■jptot, TOO £X TOO xÇ" L, u. ■
15 Aicot IlcUiirjV'tlo; xal IIsxojl Mcar^vto;, (àpTàoac) v, /, Tcû àx t'oO xc L
Xc ■ 'A^xAr^-! âoc '.
Aiov'j^is'j ci; 7-£pu.a, -'jplcji '. ' Ï1l70'j/co'. XcyOcL/.'.pwT'oiç, IJa'cT'.-!
lla'jrJTor, luz/Jh'. MascrTOC,
HoTcï —'.iz'jyo'j , ToO jx ToO x; L, (y.pTaoa; ; ' IvJxpaTc'. ^^t^ivo'j, ci; -r^v
cv Tw. cc'j'j.oj; ,
TO'j £x ToO x£ L, (àpT'/oa; p. Kal toï; £v t?/. Maty.7.yc.'j u.cptoi ' Aa;£Îoj',
IcovàTo; xal llio-Tco;
McVcAac'j, ToO £x TO'j x£ L, il " ("Uootopojt IIîoj'.oo'j, ci; ff^vj £7T:a;x£v
èv T?/. llpa-
20 xAsioo'j ueplo!, xal ci; H'jAIt'.v, r,|j. fj.cu.t^OcoTat -pb; 'l'ap^'aiOr/, tjv Tr^t
'jr^o-aaiTtat,
i^r, av r/. £v toj'. tî-coi TCJTcot, r, •■h^'j^jt ^'jAiti;, r,; xaT£7-apx£v vjv £-1
(àpc/'Jpa;) 9, Ta; 0£.
Xo'.zà; xzTa7-cb£i
l'.isc. 1
:à; p£op£Y[J.£va; (àpo'jpa;) i, çipcu Tr^v (àpo-Jpav)
(àpTaÇïjv) ao' • (■)£7Tcvr,TT0U,
7
:i()
PAl'YltlS I)H LILLI'
fç iu.'.-y'ito'jy.-'i -api Ilc.Aiij.ojvo; à;c/'j:wvl ^ àv(y.) [il/., ar.izu.y. cl;
ivArs-r^v -'jz{oO] (àpTaor^v) a, io' eut
i"/. ToO '.cio'j Ç'jÂoy-o-rTî'. /.xi -r^Y yV'' ''•^•''•'^-,-i^ "'jcIo'j a, xal à-ô tcj
I^uio'j (àp-ràoî:;) o ' lli7Tcoi
2.") MivôA'/o'j, Hcoocôcto'. IIsoj'.co'j, ZojTT'jsicov. A'.oooj:ou àvT'. àsv.xo'j àpTaÇcîiv)
XT, , WV £Y?^-'-p'^[-'-^^
xOtoIc ocoOrva'. ci; ir.iou.y., iv. Kco/.ooi/.tov ttsAeoj; •/sdto'j T-isaaToc to •
Ar/j.rTC'/oi 'A-c-/,).ojv'!o'j îic Tr.a -aià Tr.v Aiavr.v iv ":?i'. MaLaayo'j
aîpîo'., ToO ix - oOj
xî L (xoT'/C:<cl • Yly.'jr,'., iyu.tahf)M-.y<. aïv (àoo'Jsac) ur., £■/£'. oà cr-Éoaa
r.uzio'j) — VT), xof'.Oo)z'joio'j) ov,
aîTprj^ai aOrw'., ico; âv t-'.'7X£'j/oj;j.cOa, -ucloO) x, xai £Îç -cooÀOYiav
Xp(iOo'-'Jc(0'j) TO'J ix TO'J
.'10 x~ L {y.z-y.^jy.; v * Aiovv^icot Xo'jar|Vi o v, £'.; Tr^v iv Toï; ~ip'.yL'ju.y.7VJ.
(àoTàÇaç) V, ^ TO'j ix toO xî L
Xî • Az'7<:r^'7z<. ilzr,'j, toO ix toO xÇ" L làpTâox; A • llào-iTt Kù.fjziz: /.y.\
'l'avr^'Tî'. Wy.-j'.-oz
v.y.\ I (ooOt'. I1-/7'.to;, toO ix tov xÇ L X.
EppoJTC. L xÇ", \z'.y./ y..
K^aiu . . . . XiX0|7TS7.-:cot -/y.'.zzv/. — vvTacov aîTorTy.'. .VAîHâvoowi
X ^'i lettres],
.'{.") îiç Tr^Y Y'V''i ''il-'- [J-ïy- '-^0 foTa'. r.yzy. lIoAîufovoç -aix "v-iV Ai|j:vr,v iv "?,;
X tel Ires., u.tzio'., •jvAzu.y. v.z ~.zv ttiooov t'ov iv Twt xC L xrrb toO
Icriîio'J
.'^Z lettres... xal ix KcoxoofA to v -ôAîco; îi; -coo/.oYtav xpiOo-'jpo'j
(àpT7.Çaç| A ^ -roO
ix TOO X. L xxl.. . . .]
ii'J ...îvTr/. — i acov o; L Kal ItoT;! ûao à Tr.v At'j.vr,v x. t. A.
/.r\ //. ■')'.)-'JS reproduisent le texte des li<^nes ■')-^ I , ineiiie les c/iiffres.
5. OlîDKE l)i; DISTIIIIUTIOX 1)K SH.MENCES 51
IIoAsacovoç (àpoupôJv) 1! (àpo'jprovl y.v\y.) 3^,
-y;7a X7i Tr,v V^'^
xaOapîI [ /i' Ic/Ircs , iv. kpoxs of/.cuv ttsAîco; a xx'. à-b toO Iz'.iWj
(àpTv.oaç
£~'.y.£ v.:T:y,V77.'. tv.-
nîatcot McVcAao^j, fUoocG^ojt IIpojioo'J, Zoj-'jpicovL A'.oocôoo'j, y.vTi y.zy./.vj
(àpTaêaç") ai
(àpTaÇaç) XY], |ojv] Èypà'lxuLîV aÙToTç ocoOrjvxi île i-isaa, Èx KpsxoorAcov
zsÀîcoç /iz-.vj
64 (j-ipuaTo; 10 • x. t. X.
Zc.s" //. H'i-fu) rrpi-oduisciil i/itri^ralc/iic/it /es II. '^7--i^i.
1
tV.s'O
C/VV7.... x NIKOCTPATGOI.
o'j oîoojxxaôv.
L. 3, cf. 1. .17 : l. (ov. — L. 4 (apo'jia;\ ■/.z\'Jio~'Jz(o'j), lapTxSaç^ : sigles usuels.
— L. ."j : -roj îx Toj x: ou xÇ" L. — L. 14 : <^a'.r,'. ou «Pa'jY/.. — L. 21, in fin.,
et 1. 58, iTJ. (aoo'Jia;) <p, : p := '.o '.oj ?, Sinj/Ii) ; nuiis le cliiUrc dos ;irour(^s
sorail oul)lié dans les deux rns. — • L. .18, pli du pnpv rus. — L. (i3 : {■j.-^'.-i.Z-ii\ xr,
nurail sans doule dû (Mre bille.
Recto
« Ephann à Nicoslralos, salut. Fais mesurer
pour poologia, Idé-ori^-e : -)() ;ii'tabes, dout sur les t^Taius de Tau
52 PAPYIU S I)i: L1LL1-]
2"), .; à , lils (le Pctéiicus, pour 200 aroiires, Ijlé-or^t" de
l'ail 2 .1, G artahes; à eiilès i?), liis tie Sinioii |-][ à ceux (jui
hahilent près du Lac : à l'iianc'-sis, lils de l'aricos, scril)e, sur les
grains de Tau 2[.], 20 artahes ; à Pétosiris, lils d'Imoulliès, scril)e,
20 (ai'lal)es', et sur les grains de Létopolis, 20 autres; et aux gens
de B()ul)aste, 60 artal)es ; à Tlicopliilos, lils (rAntisthénès et à
A[)()llouii)s, nis de l\ei'i<i(Mi, cl à Pasis, lils de M théès (?), sur
les grains de Crocodilopolis, ''lO artahes; à Dorion, lils d'Aninionios,
pour semence, en plus des H'4 artahes de hlé ([uil dit avoir,
17 autres prises sur le hlé restant, et \)onr poologia, blé-orge :
20 artahes; à Annnonios, lils de Dion3'sios, et à P.. th.. os, lils
(rAncli(')pliis, 20 artahes; à Protarclios, lils de Crateros, et à Apol-
lonios, lils de Pasi(Mi, ^lO artahes; à Crotos, lils de Philôn, et à
Cliarnios, lils de Gharniippos, (10 artahes; à Pasis, tils de M , à
Iloros, lils d'IIarvotès, à Seniplithos, lils de Pasis, 10 artahes; à
Arcas, lils de Cienèsicratès, et ;i Ki , lils d'Areas, en plus de celles
fpiil dit avoir pour enseniencer 27 aroures, avec les([uelles il a
ensenienc»'" . aroures, G autres ai'tahes de hlé pour () aroures, et, pour
poologia, hlé-orge pris sur cekri de l'an 23, 10 artahes; à Ploléniaios,
lils d'Aiumis, pour sa terre située dans le hois, parce ([u'une partie
de celte Icri'e a encore hesoin (\o poologia, sur les grains de l'an 26,
''lO artahes; à Pliaiès, lils de Pasis, Svrien, sur les gr;iins de l'an 26,
^lO artahes; à Déos, lils de Péniènis, et à Pocos, fils de Mémènis,
1)0 artahes, dont 2") sur les grains de l'an 2^); à Asclépiadès, lils de
DioiiN sios, pour semcM', 10 artahes de hlé;. à Sisouclios, fils de
Neclillh''niir(')s, à Pasis, lils de Panes, ;i linoutliès, lils de Marres, à
Tliotens, lils de Sisouclios, sur les grains de l'an 26, 60 artahes; à
I.uciales, lils de Sisinos, pour sa terre située dans le hois, sur les
grains de Tan :26, 100 artahes. Pt aux cuit i\ aleu is du district de .Mai-
inaelios ; à Darcios, lils de louas, et à Pislos, lils de Mc'nélas, sur les
grains de l'an 2"), 200 aiiah(>s ; ;i rii('M)doros, lils de lléi'(')(lès, pour
la terre (piil a ensenicncée dans le district d'I léracleidès, PiO
artahes, c| pour la partie hoisée ipiil a prise à hail près de
:>. ORDRE DE DISTRIBUTION DE SEMENCES 53
IMiiiiltaila, avec les ciilliiii s de s(''saiiu', ([lU'hjiic ^-raiidcs (|ircll<'s
soiciil dans ccllo rég-ioii, (jiii soiil (levoiuies dos hois, leric doiil
il a cMisi'iiHMict' à I heure actuelle DO aroures, ot dont il cnsemciirc
les 10 aulies (jiii ont été roeoiivertes par 1 inondation, revenu |)ar
aroure, 1 arlabc l/'i ; à Thestonestos, pour les âOO arourcs qu'il a
prises à bail de Poleniôn, à i-aison de 2 (artabcs?) 1/2 ide loyer)
par (aroure!'), semences pour eliacpie (aroure), blé : 1 artabe, à
condilion (|u il coupera le bois et sarclera à ses frais, blé venant
de Crocodilopolis, 1 artabe, et venant de l'isieion, 70 artabes ; à
Pistos, iils de Ménélas, à Tliéodoros, ills de Hérôdès, à Zopjrion,
fils de Diodoros, au li(Mi de 28 artabes de gesse, que nous avons
écrit de leur donner comme semences, graines de fourrage venant
de Crocodilopolis : W (artabes); à Démétrios, fils d'ApoUonios,
pour sa terre sitnée près du Lac dans le district de Maimachos,
sur les grains de l'an 2o, 100 artabes; à Pauès, il a pris à bail
408 aroures, il a comme semences en blé 2o8 artabes, en ])lé-ore'e
loO, mesure-lui en outre, jusqu'à notre enquête, 20 artabes de blé,
et \\o\\Y poologia sur le blé-orge de l'an 26 50 artabes; à Dionysios,
fils de Nouménios, pour sa terre située dans les parties entourées
de digues, oO artabes, dont 25 sur les grains de l'an 25; à Har-
siésis, fils de Iloros, sur les grains de l'an 26, 30 artabes; à Pasis,
fils de Kéleuris, et à Phanésis, fils de Pasis, et à Tôous, fils de
Pasis, sur les grains de l'an 26, 30 artabes.
Adieu. L'an ±^, le l'''' ClioiaU.
Epharni à Nicostratos, salut. Fais mesurera Alexandros, fils
de N — , pour la terre ([u'il a piise ;i bail de Polémôn près du Lac
dans le district de , grains pour les semences de l'an i(), pris
à l'isieion . artabes, et à Crocodilopolis, pour poologia, blé-orge
30 artabes, dont... sur les grains de l'an.., etc
(à Tliéodoros terre) dont il a ensemencé à l'heure présente
90 aroures, dont il ensenuMice le reste, 10 aroures, revenu par
54
PAPYlîl S DE LILLE
arourc, i arlahe l/''i ; à Tlieslouestos, jxnir les 200 arouros (ju'il
a prises à ])ail de Poléiiiôn, à raison do 2 (artal)es ?) 1/2 (do loyer)
par (aroure), senienees pour eluapic (aroui'ej, hh'-, I arlalx^ à eon-
dilioii (pi'il coupera le bois et sarelera à ses Irais, sur les
i^raius de Croeodilopolis, 1 (arlal)r), sur ceux de l'Isieion, 70 ar-
lahes; à Pislos, lils de Ménélas, à Théodoros, Hls (rHér(Mlès, à
Zopvrion, lils de Diodoros, on leur a mesuré les artabes, qiu'
nous avons éeril de leur donn(»r comme semences, sur les g-rains
de Croeodilopolis, graines de fourrage : \\ (artabes), etc...
\ 'e/'.s'o
1. Nous n'avons A Nieostralos.
pas donné les
I. N'.y.oTTià^Tto'. ; l'c^litiU' (JMpiH's le rcv.vo.
l-."). 1^'rlal (lu lexlc de ces II. et de cclh^s ciui leur eori'espoiideiit (.Ti-O) ne
])erinel |)as de dire si elles el;iieiil i(leiili(|ues.
3. Iv.; -w//,o-'i-y.v; cl'. II. l.'i-'i : o'.7. -ryj -ocitoi'.tOz'. [J-ipo; t'. ty,; || yÀ^ avTO'j -(oo/.o-
"iy-i. .M(il nouveau.
I-."). \\y.\ ToL: -y.z'y.W [-■},■/ A(;;.]7|y,]v ; f\'. 1. IS : y.yX t'j'; iv T//. M-/'.;j.ày_o'J ;j.îî'/v, ;
est-ce nui' dixisioll i;'iM>^i':i|)lii(| Ile de la liste des eu 1 1 1 \ aleiiis .' la I. 27 sui^'i^'ere
le eonti'aire : £>.; t/,;j. -y.-A tï.v Ava7ï,v iv ri,: Mj.'.'xy.yyj 'j.ipvj'.. I) autre |)arl : /.'/'. to'.;
Urj'jfjy.T-.'.-y.::, 1. (ii ne |ieul (Mre |)la((' sur le même plan (|iie l'iiid ieatinii [ire-
cédenle. |)uis(|ue le idlillVe i|ui la suit ; ^^ GO n'est nulle part cL^al au Intal
d'un L;riMi|ie (|uelc()n(|ue de d isl ri Initions : ']'li(Mi|iliil()s el A|iiillniiios [W. h-7],
'lO arlahes; Durimi 11. 7 s(|(|.), 37 artabes, etc.; les distribulions laites aux
eulli\ ateurs (le liouhaste ont dû ('Ire indiijiK'es en Moc.
(i. \\y.': -'y.; Wryj'ôy --'.-. y.:; \ ci', note |)r(''cedeiile : l'aiil-il entendre (jue Honbasie
était siliiee ii rc|)(i(|iie |)t()k'maï(|iu^ -apà T/,v .\vj.vr.v .' On a (los raison.s d'en rher-
(dn'r reiii|dacemeiil dans !<> voisinage de la moderne Itoubayyàt (/'. /V///.,
|). Il , dans le .\.-i;. du l'ayoï'nn ; mais jus(|u'()ù s'étendait alors vers l'est le,
i!ii-ket(d-l\.aroùn .' La V(''rilieatioii de l'ideii lilicatioii l'senuris ^= Senoùres,
onDHi: i)i: i)isTiîip,rTioN de skmences m
pi'dposre par MM. (IriMifcll cl lliiiil /'. /'('//.. p. IV, serait <rini i;raii(l iiilcriM à
cet ('H'artl : juscpi'ii |iliis ani|ili' iiilnriiu', clli- rcsU' pr()lial)l(' ; cl la iiiciitinii d'uii
7l'''.yjjji dans cçllc rcn'iou ,l>. '/'ch/.,\, 7l>, 11. (il), (iS, T'i-.") <■! p. .'l'iDi iii(li(|ucrail
l'exlonsiuii dn lac Miciis iiis(pra l'sciiiiris; noire; IcxU; cléplari'i'ail encore Ncrs
Icsl la ri\c nrienlale du lac. La mciilion d'im a'.y.aÀo; à ^[agdola (ci'. P. Tchl.^
loc. I((ii(l.'] Mcsl pciil-cire |)as une ohjeclion <l(''cisive : une pelite nappe d'eau
s(''paré<> a sul)sislé longlenips dans la (l(''|)ression du (lliarak iCl". .Jouguet,
]}. C. //., 1901, pp. 380 sqq.)
r>. 'E-' A/,ToCi; ™),£(o;; cf. 1. G, interl. el passi/n, sx KcoxoorAwv ttoa- w; ; I. 2» :
à-o TO'j 'It'.î'Io'j ; ce sont des greniers, O/.Ta'jpoi, que l'on met à rontrihulion j)our
compléter certaines distributions ; le grenier du village de l'Isieion est déjà
cité dans P. Pctr., III, lOG, recio, 1. 'i, et en bas de la |)age ; il est naturel que
l'on ait recours à celui de Crocodilopolis, la métropole du nome ; enfin les
rapports économiques entre l'Arsinoïtc et les nomes voisins étaient trè.g
suivis; cf. Hcv. L(M\s, col. G9, et la noie.
13. E'.; TY.v Èv] TÔJ'. op'j;i.cô'.; 6 Arjao,- est enq)loyé comme nom propre dans /*.
Pelr., 111, 83, 11. G-7, -sol 'U-A-j Ny>ov || û-jp toj Apjaoj ; il y avait deux Hiera
.Xèsos dans l'Arsinoïle. l'une dans le district de Polémôn, l'autre dans celui
d'IIèralvleidcs ; la mention de Boubaste .}. G) semble écarter la première; cer-
taines listes des Pctr. pap. JII, 117, (/), (y), (/.•)) permettent de croire que la
seconde était située non loin de Philadelphie et de Karanis; on peut conjec-
turer que noire oo'jaô; est le même que celui des P. Pelrie.
18. Ky.l To^- h -V. Ma'.aàyoj uîp.». ; cf. P. Pelr., II, 23, (2) l. 2 : Ksp/î'jcripîco;
TÔ; Ma'.aàyoj yrj^xy.z/'.y.; \ et d'autre part, P. Pelr., III, 37 (a) col. l, 11.3-4 (=^ II,
22, (2 1 : îv TV. K-/A},'.!|j;àvoj; I-^-?'-""'- "^-^ N'->'-wvo; vo|jLapyb/;, (an 28 de Philadelphe) ;
il est dillicile d'admettre dans ces conditions que [J-^'y-i soit un terme technique.
20. Kxl tU ;y/.'.T'v; cf. P. Pelrie, II, 39 (a), 11. 7 sqq. (cf. III, 88) : IliT-.T'.
KoÀoJvd'.oç £',; TY,v ;'jMT',v II Tf,v Tîpl 'A—ivou 'It'.ùov Tf^i a.[\jTr,;?]\\yO[xy.T/'.y.; zU \y-yrj-
pa;) X, xporuvo.; a[.ii] ; cette dernière indication est à rapprocher de : tJv ty/. 7Y,7a-
;j.'.-:ia', || ..y, yiYov: çjA'.t'.; ; ce sont dans les deux cas des [liantes oléagineuses.
22. l-j.i |ï:Çp3Yaiva; àpojpa; ; ces mois se rencontrent dans plusieurs des
J'. Tcùl.. 1, notamment P. Tebl., I, 71; l'indication de l'sxj^ipwv y suit celle des
aroures. Noter que le montant de la distribution faite à Théodoros pour sa
çjmt'.; a été omis.
2.3-4. Ej' oji. '1 £x TOJ '.oloj cj),oxo-/-7:'. x-/l ty," - y,v xy/Jxoi';... ; il s'auit donc de la
mise en état d'une terre encore inculte ou ahantlonuée temporairement; les
mots SX Toj '.o'>jj donneraient à croire <(u à l'ordinaire ces travaux étaient payes
au cidtivateur.
25. Pistos, fils de Mémdas, cl 'rheodorejs, lils d'ib-n'idès, reçoi\enl iléjà
200 et l.")() artabes res|)ectivemeiit, l. 19; ici il s'agit de rem|)lacer des graines
50 PAPYRIS DI-: LILLH
(le gesse par des graines d'iierlje ; 11. GG-"^, les graines d'herbe semblent
avoir été donnc-es déjà en supplément; (•\'. la correetion a|)portée au ti'xte par
le scribe.
28. Pour 408 arourcs cpi'il a piises ;i bail, l'aués a tléjà 408 arlal)es de
semences : 258 de blé, 150 do blé mêlé d'orge ; on lui l'ait cependant une
(lislril)ution supplémentaire, » justju'après enquête », sans que nou-; en
voyions la raison.
30. 'Ev To'ï; T:£p'.ytoaaT'.v ; cl'. 1, notan)nient verso 1. 27, et la note.
6. DÉGLAR.VTION REL.VTIVE .\ UN VOL
Ghoràx. 12. III'" siÈcr.E.
Ce texte, (|iii est iin -poTâyYsAiJ.a, et les deux suivants, uu ''j~iu.-
Y(]fj.v. et une hivj^iç, représentent les trois formels de re([U(M(> en
usaj^e dans l'I^g-yple j)l()l(''niaï<|iie. — Uzo'jy.yyzAu.y., (l(''j;i eni|)l()yé
dans /'. Pr/r., III, i .'^1 {al p. x et dans /\ llihch, I, I Vi (ef. ;](i et
371, esl sans doute synonvnie de -poTaYYîAAia (/'. (ii'cii[. I, 17, I. I ■') ;
J*. l'cir., m, ijl, I. (i) ; les -po^y.YyiAy.aTa connus son! adressés au
eonH)^iainuuile l/'. Pctr., III, p. x : il s'agit de eullures hiùb'-es sur
raii'e) ou aux ollieiers d(> police, arcliipln laeite (cl'. I\ l'cir., III, 2(S
(H, 1. \?)) ou phylacile \l\ llihfh, I, :]() cl 1 Vi ; '■]']. — La (pH'slion des
ÈvrE'jÇctç et des (j-ou.Yr^ij.y-7. a été al)ordé(> déjà par M. l'oucarl /l'ci'.
arr/i.^ W (liKlV, p. ICrl) pour le m'' siècle et M. Lacpunir f (^^//ac.s7.
epi^r. cl papijrolo^-. sel., 1'''' inéinoire) pour le ii'' : les h-vjçv.ç ne
sontjanuus adressées ((u'au roi on aux clirénialisl(>s ; dans le pie-
mier cas, elles s'arrêtent souveni aux bureaux Au stialè^(î
(). DKGLARATIOX IIKLATIVI-: A l'N \'()L
0/
[P. Magd., l'*' .séri(>, p. IMi); — r67iôp.vr,[jLa, destiné sculemciit aux
fonctionnaires, y compris les chrématistes, suit Ircipicninient une
hzt\j^\q pour la rappeler ou la conn)léter; cf. 8, 11. 5-0.
Ici Pétésouchos, iils de Pasis, informe Grèsilaos qu'il a été vic-
time de violences et de vol sur la route de Téhetnou à Corplio-
toun (?). On peut penser par analogie avec les i)apyrus ci-dessus
cités que Grèsilaos est un phylacite. C'est vraisend>lablement le
personnage nommé dans 8 : les deux textes proviennent du
môme cartonnage.
La déclaration est répétée, de même que dans P. Ilihcli, I, ,3G
et 37.
L 'Ç Tûoi -poa-ayYiXXç'.
KpY]atXâct)[ Wt-tnoijy oc,
IlâTiTo; . Ata^'âvToç (jLoy
£■/. It^ji-VO'J dç Kop^pcTouv
a-'JvavTfcçj [xoi £^w ir^:;
içÉouaav •/iTcuva
a£',ov h Ç", tij.7-[ov
10 Tpt^axôv a^'.ov I- Ç"
w a
■/.al à:p£ÎAov:o ao'j
ô),/./,V
uva; TpcT; xp'jcrôj-.
1.5
ikv.rjrnii à;i(av) h ■/;,
xx'. u.y.ziiz.T.i.ov èv w;
•/aX/.oO h '( / h x'(
r.i^c. I
b8 PAPYRUS DE LILLE
L X, Toot TcpoTayy£XX£t
KpTjTtXàcjt (5" main :) risTîTcù/ci;
TlàdlTOî X. T. X....
(l'une main beaucoup plus soignée^ sans ratures et sans autre
variante que :
L. 23 (cf. L 7) : e^CO T-^; XWtJLY]; 0'j/£ £^£-
2''i : Su^av ytTwva x. t. A.
L. 10, inlcrl. : u a, 1res douteux. — L. 2,']. -rr/. v) : première main.
« L'an 7, Tybi. Déclaration adressée à Grèsilàos par Pétésouchos,
fils (le Pasis. Comme j'allais de Tébetnou à Corphotoun [)Our visiter
ma sœur, des g-ens m'ont abordé en debors du village à la lin du
jour, m'ont dépouillé d'une tunique valant six draclimes, d'un man-
teau usagé valant six drachmes et m'ont enlevé un poids de laine
pour trame et chaîne de 3 mines d'une valeur de
8 drachmes, et une bourse contenant 7 drachmes en monnaie de
bronze; total : 27 drachmes. »
L. l-.'î. La rcdaclion du début peut varier ; P. llibclt, I, 37, 11. 2-4 : -poTaLv]-
■'k'Ù.v. iTpà-'.Oî SxpàTWVO; 0pâ'.; t?|; tr^'^^OTr^i n-:o).îaaiu'. aulax'!"//. ; P. lliljelt, I,
144 (descriptions) : TrpoTàYVîApta Tzotpà "Ajisvviuf^] 'Apa'.JTî'. ■^•jAax'lTr,'. (même fornuile
dans /'. Pétrie, III, [.34 [a], 11. 1-2], p. x).
L. 4. TsêÎTvou (cf. /'. IIU)e)i, I, 81, 1. 9), village connu du Fayoum qui,
d'après ^I. Ainelineau, (k-ographie^ 487, et M. C. Wessely, 'l'opograpliie des
Faijtiin, doit être cherché |)i'ès du village moderne de Dal'adnou. Il ferait
donc partie du district de Polémôn. Koosoto'jv ne nous est pas connu.
7. i»i:tition au roi 59
L. 7, cf. I. 23. \'0>li] rcsliliH' d'après la ligne 23; — -rv. 7,, celle indioa-
tion manque au ilrbul.
L. 12. Kpix-vî- /.al tty;[j.ovo,-. Cf. P. Tcbt, I, IIG, 11. 26-27; 117, I. .").'!.
L. 13-14. Xp'jTW'. ÈAiTs-w reste obscur. M. Smyly suggère, sous toulos
réserves ; « un poids de trois mines, moins un /lyTO.; >:, en supposant tpie
ypuTÔs désigne un poids.
7. PETITION AU ROI
Ghorân, 43.
13 X 18.
Brouillon d'une è'vteu^iç, adressée au roi (cf. P. Ma^d.., l'*" série,
introd.) par la victime d'un emprisonnement arbitraire. Le texte est
écrit sur deux colonnes, au recto (au verso., un texte démotique),
avec des blancs et des corrections ; l'écriture est une cursive
assez négligée cpii peut dater du règne de Philadelphe. Il est donc
analogue à tous égards à /-*. Uibeli, I, 34 et 73; si l'on en rap-
proche encore le pap3'rus de Magdola, publié dans les Mél. Nicole.,
pp. 281 sqq., P. Pétrie, III, 36 (o), P. Goods., 5, P. Cairo, 10.374,
P. Grenf., 1, 41 (cf. Wilcken, Arc/iiv, II, p. 578), on aura une
image assez complète des mœurs policières dans l'Egypte
ptolémaïque.
60 PAPYRUS DE LILLE
Coi. I
BaTtÀtî W-.o\t\j.7.'uM ycfÂpti'j.
Aiov. .ôocoso; y.'j'.y.oOu.y.i
vj KïpxsTO'Jy.
5 'AzoAAoJviou JLtO'j o'.'av.o'j
^ufiXâptà TCVX, à £0£OCL)X£tV £V
xovTo;, -co7-r/.savOîtc l/.o'.
10 lauvÉTa^svl X!uivO-?jpa,
TC/V r; Ktp7.î70'J^o'.; ç.u(Xa7.(Tr,v), auv-
<7o/. //
à-fjYayîv as £tç to a'jOt S£T[j.co-
Tr^piov, tl~vi -Sji lîTascpijlAaxt)
15 Cl ry aÎTtav cruv£C7/r,jj.at,
xal l'va, av 'A-o7.Xwvio; auv-cà^/ji,
à^.-?,!. [Kl . |"0 oà] N'jvt ûï àvEvr,-
voyîv U.£ £Î^ TÔ £V Kpoxo-
oiXtOV 7:6(A£'.) 0£'7U.WTfjp[0V,
20 çâaxcov £lva( [jle xaxouo-
ysv ■ 0£Ouat xal to'j 'AttoX-
Xwvtou "f,^£iv xal i'J-'y\'-y. qfV-
':bv oUaOai [X£, où TtpOTÉ?-
yr^/,tv . Asouat oùv aôv
25 [...
7. iM<:TrnoN au roi lU
L. 2. A'.ov. .oo<opo;; |)ciit-èlrc A'.ovjtoouoo;; u est possil)le; t serait d'une
forme tout à lait imisilée à réj)0(|iie ptolémaïque. — L. 3 : V-o toj
5£Taoi'j()vaxo;), sic, pfip- — Kîpy.sTO'jy,, 1. KîpxîTOJyo'.^. — L. 'i, inlcrl. : kjtoj
corrige £[7.0'j en sixauToy. — L. 9, inlcrl. : a^iwTîv; peut-être : r,;'.wTîv, mais a
est plus probable.
« Au roi Ptoléniée, salut. Moi, Dionysodoros, je suis lésé pai"
, geôlier de Kerkésoucha. Comme je m'entretenais
avec ApoUonios, mon parent, il me réclama de petits livres qu'il
m'avait donnés en garde; je ne les retrouvai pas, et lui, s'aigris-
-sant contre moi, demanda à S[)inther, un phylacite de Kerké-
soucha, de m'arrèter. Celui-ci me conduisit dans la prison du
village, et dit au geôlier pourquoi j'étais arrêté, afin qu'il me
relâchât, si ApoUonios l'ordonnait. Mais maintenant il m'a trans-
féré à la prison de Crocodilopolis, prétendant que je suis un
malfaiteur; je demande à ApoUonios de venir et de permettre de
me relâcher, il n'}^ a pas prêté attention. Je supplie donc t »
3. y-o Tw X. T. ).. : il ignore le nom du geôlier de Kerkesouka ; d'où ce
blanc sur ce brouillon.
11. Tôv £7 KspxEToJyo'.; 'jjfAaxiTT,v); et non : 'iJ(Xc.xa) ; ce ne peut être le geôlier,
puisqu'il ignore son nom; la phrase suivante serait d'ailleurs incompré-
hensible.
17-21. Transfert de la prison du bourg à celle de la métropole.
62 PAPYRUS DE LILLE
8. MEMOIRE D'UN CULTIVATEUR ROYAL
GhORÂX. 12. III'' SIÈCLE
33 X 16.
Un ù7io[j.vy][xa adressé à Nicanor, qui est peut-être un stratège,
par Phibi.s, cultivateur royal, contre Grèsilaos (cf. note 7), qui lui
a pris, dit-il, plusieurs bêtes de sommes nécessaires aux travaux
de sa terre. Le texte n'est pas daté; d'après l'écriture, on peut
l'attribuer au milieu du m*" siècle. 11 est écrit au recto et dans le
sens des libres.
Sur la forme de rû7rci[jt.vY]u.a, comparée à celle du irpo(TàYY£Xjji.a et
de l'È'vTeu^iç, cf. 6, introd.
'TTîéavraa Ntxàvoo'. -napà iH^io^
(Il i t
ToO 'ApatvoiTO'j . FcwpYw y^v
jîlac7iAr/CYiv (àpoupôJv) p^, '/.où Tj yrj
T.oôztpOV ïVTE'JÇ'.V O-.l
'Cz'j\'r^ Ta'jp'.y.à [^ xal ovou;
OTjXcîa; [î /.al -ojXou; [i,
8. MlvMOiRK DLN CULTIVATEUR ROYAL 63
xaXwç ouv Tror/;[!j£]tç u.vy](t9£Iç
0£oowpojt, l'va -npoTTà^T]' [aÙTOv]
àuoooOvaî |xot Ta XTrjv[ir], ôjitco;
0'jvti)tji.ai àvazXyjpoùv Ta i[x-]
15 çipta TY^ç y?!?.
EùT'J/£l.
L. 7. I. à»YÎ'.07iTat,.
« Mémoire adressé à Nicanor par Phibis, fils de Pasis, culti-
vateur d'Oxyr^'uchos daus le nome Arsinoïte. Je cultive un lot de
terre royale d'une contenance de 160 aroures, et ; je t'ai
déjà fait savoir par une requête que Crèsilaos m'a enlevé deux
paires de taureaux, deux ànesses et deux ànons, bien que je no
lui doive rien; tu feras bien de rappeler à Théodoros (pi'il lui
ordonne de me rendre mes betes pour que je puisse acquitter le
loyer de ma terre. Adieu. »
2. 'Oçyp'jyya ou '0;ôpuvxa (cf. P. Magd., 21) esl un village ilii district do
Polémôn .
4-5. Kai. T, yri -api-rr.xîv. Cf. P. Pétrie, III, 43 (3), II. 14-15 : ï-.'. oj ojx. àyvo:^; w.;
ffo'. S'-sÀiv/jv ~iz,\ T-/-,[T]âaou x.a'. x.poTcavo^ [oJt'. TrapiTrriXîv. Le mot doit être un terme
technique de la langue de Tagriculture; mais nous n'en voyons pas le sens.
5-C). 'Eowxi TO'. xal II TcpoTspov ïvtïu^'.v; cf. P. Peir., II, 12 (3), lettre adressée à
un stratège, qui a déjà reçu de l'envoyeur une è'vTSj;-..;; le cas est exactement
le même qu'ici; les mots : èowzà toi. montrent que le stratège servait d'intermé-
diaire pour la transmission (cf. 6, introd.).
7. KpyiT'lÀao; : cf. 6, introd.; il a donc pu intervenir ici à raison de ses fonc-
tions de phylacite.
12. 0£o5o)p&)!. : Dans les P. Mogd., c'est l'épistate qui est chargé par le stra-
tège de régler pareilles affaires; peut-être Nicanor est-il un stratège et Théo-
doros un épistate.
64 PAPYRUS Dl'] LILLK
9. MEMOIRE D'UN FERMIER DU MONOPOLE DE L'HUILE
GhORÂN. 9. III*^ SIÈCLE.
21 X 8.
Mémoire adressé par yVpollon, fermier du monopole de riuiile
dans une localité inconnue, à l'économe Asclèpiadès. L'écriture
est une cursive qui date du règne de Philadelphe.
L'objet du nuMuoire est le paiement d'un fourneau et de ses
accessoires qui ont dû servir à la fabrication de l'iuiile dans un
iXaio'jpyiov ; renq)loi de ce procédé, justpi'ici connu par le seul
témoignage d'Hérodote (H, O-^i), était expliqué dans une phrase
malheureusement mutilée. Le fermier adresse à l'économe, en vue
de ce paiement, une proposition dont tous les détails n'ap[)a-
raissent pas clairement, surtout à cause de l'état du papyrus;
et, pour l'interprétation générale, il reste à expliquer ponr(pioi le
fermier, agent du monopole, doit rend)ourser le prix du fourneau
et de ses accessoires (11. 12 et l'i, cf. 1. G), apj)aremment fournis
par VVAiû nuutre de tous les instruments nécessaires à la fabri-
cation : cf. /icv. L(nvs, col. -^d), II. 8-12.
OTji o'.x.o[vjôij.a)t [~Jap 'A-oA-
9. MEMOIRE D'UN FERMIEll DU MONOPOLE DE L'HUILE 60
10
15
20
25
povTa •RpO(T(o^îXr//.a
-pb; TYjV CTUVTa^tV TOO
^'aôio', èXaîo'j, a£(TpYj':àç)
oix TO Tov ô'Xaov TcXr,o-
vai £v 'z[(â]i Arajoupuvôojt
ei; oà ToùTO ùizipyti
■:•?]? aXw [ejiç àsTa-
êa^ . , à? à-oui.£-
Tprj<TCo TÔJi ^a.'JiAiX î-
(oç 'AOùp À • Èàv O'jv
CTOt cpa(v/]Tat, Ypi'j/at 'Ao-
/•/;€t TÔJt otxov6[J.a)t t.
TO GT^iaiJ.O'J 'TOOTOV, ç
ù-ipy. [AOi, xal fjic-
Gèv Ô^îXtV TOÏÇ xupto'.ç
;.]j..j.v[...]v.Yi.
. àTrou.£TpY^crai
[...] Tb tTTjÇrafxov
TÔJi ^aatA£ï.
E'J-:'j/£'..
i '
L. G : 1. r.po7iô-^d'j:r,y.x. — Ll. 9-10 : 1. -Xsiovo;. — Ll. 10- 1 ; I. -t-o:rr/.hxi.. -
L. 13 : 1. s-l. — Ll. 14-5 : [c]?.,- àoTàêa,- ^ ou :;. — L. 20 : 1. tq;^to. — Ll. 21-2
L iJLrfiïy. — L. 22 : 1. o'svlv.v.
« Mémoire adressé à Asclèpiadès, économe, par Apollon,
entrepreneur de la vente de l'iuiile. J'ai à payer le prix d'un lour-
Fasc. I
GO PAPYRUS DE LILLE
iicau et de ses accessoires pour la fourniture d'huile de Phaophi,
qui est de 3 métrètes, parce que le mortier a dans le
labyrinthe; en vue de ce paiement, il me reste sur l'aire . artabes
de sésame, que je verserai au roi avant le 30 Athyr ; si tu le juges
bon, écris à Archèbis l'économe — ce sésame qui me reste et dis-
lui que je ne dois rien aux souverains verser le sésame
au roi. Adieu. »
3-4. Cl'. P. Teht., I, 38, 1. 10 et .39, 11. 2-3 : toG È^s'.AvfÔTO,- ttiv S'.àesT-.v xal to
•réÀo; Toù ÈÀaw'j; et poiu" lé commentaire, ibid., 38, introcl., et n. 10.
.^). Kà'ji'.vov ; très proliablement un procédé analogue à celui f(ue nous fait
connaître Ilr/odo/r, II, 94 (pour le -/.'Ix'.) ; il n'en est pas fait mention clans les
liev. Lrnrs.
(i-7. Tr,v o-J'-Ta^'.v -o'j <l»awcî'. £).a'lo'j ; le fermier du monopole vendait l'huile,
sous la surveillance de l'économe et de l'antigraplie, aux revendeurs au détail
(iAa'.o/.àrr.Ao'., u.i-zJ.Sr,'/.o: ou TaA'.a-paTOjvTî;, selon les endroits, cf. licv. La^vs,
col. 47, note 11); la quantité à vendre chaque jour par chacun d'eux, et par
conséquent à fournir par le fermier, était fixée par un contrat, mensuel dans
la ■//■'i/î'-, d'une durée inconnue à Alexandrie; cf. Jiew Z,r/u'5, 47, 11. 10 sqcp ;
les mots Totj *aws', se réfèrent évidemment à cet usage.
9 s(p[. Os lignes expliquaient vraiseml)lal)lement l'emploi du fourneau.
13-4. 'K-l r^ç aÀ(,>; cf. /?fc. Lrnrs, col. .19, 1. 9; 41, 1. 19.
16-7. "E[[(.); '.AO'jp 7. : avant la lin du mois ([ui suit Phaophi (1. 8), par
conséqucnl.
SECOND FASCICULE
TABLE DES PAPYRUS
Av. J.-C.
10. Dénombrements el Comptes in° s"
11. Lettre relative aux Pastophores mil. m" s"
12. Lettre à Aristarclios 250-49
13. Lettre d'Aristarchos à Clirysippos 244-3
14. Lettre d'Ammonios à Aristarchos 243-2
15. Lettre d'Aristandros à Aristarchos 242-1
16. Lettre à Aristarclios Pliilad. ou Everg.
17. Lettre du père d'Aristarchos Philad. ou Everg.
18. Ordre de paiement en nature Évei'g. ou Philop.
19. Reçu de sitologue mil. m'' s'
20. Comptes d'iin sitologue m" s"
21. Reçu d'un nauclère 221
22. Reçu de nauclère 221
23. Reçu de nauclère 221
24. Reçu de nauclère m" s'
25. Comptes de transport par eau ni" s°
26. Lettre d'Apollonios à son père m"^ s'
27. Liste de noms propres Éverg. ou Philop.
28. Registre judiciaire in° s*
29. Fragment d'un code m'' s"*
r.9
75
77
79
81
83
85
87
89
90
92
99
102
104
106
110
IIG
118
120
124
Ce fascicule est édile par Paul Collart et Jean Lcsquiei'.
Vase. II
10
10. di':nombiu-:miv\ts et comptes 09
10. DENOMBREMENTS ET COMPTES
El-Laiioù.\ 12.
Six petits fragments do la inènic main, provenant sans aucnn
doute de la môme pièce. L'écriture est une cursive Une et nette, qui
semble dater du règne de Pliilopator.
De ces fragments, seuls les deux derniers se raccordent. On peut
néanmoins les classer en deux groupes : 1" Les fraginenls 1 et 2
contiennent un dénombrement on les individus devaient être raneés
par catégorie de population, par circonscription (cf. I, 1. ."i, xxt -rr^ç
TIpaxAsEoou ixipico^; 2, 1. 1, £v toT; -îpl X([j.v(r,v)) et par sexe; nuiis on ne
sait s'il s'ao-it d'hommes ou d'aninuuix. La mention des u.ii(}'joizoi
',z-£î; (1,1. 1.) et le nu)t y.yyzou (t), 1. 7) donnent à [)enser ([ne nous
avons là un dénombrement militaire et peut-être un n^'cMiscinent de
chevaux (cf. en ce cas P. Petr. II, ?A, [a], (A), [d] cf. 111, .'i^i, (a) {/>) et
P. IIU)cli 1, 1()2); nuiis le sexe est ici indicpié au neutre, ce qui n'est
pas favorable ;i cette hypothèse et rapproche luitre texte de
P. Pctr., 111, l)-"'), lui-même très obscur. Le fragment 2 contient dans
ses dernières lignes un c()nq)te récapitulatif, cpii (''tait vraisem-
blablement la fin du dénond>rement (cf. le mot "Aoyoç, fras^/ii. 2,
11. 1-3); les sommes sont indiquées en drachmes, au taux d'une
drachme par individu mâle, et d'une demie drachme [lar femelle
(cL P. Petr. m, 93, col Vil, 11. 11-13 où le taux est diilcrenl). 2" Les
70 PAPYRUS DE LILLE
fragments 3, 'i, 5, 0, qui appartiennent évidemment tous les quatre
à la même partie du document ne contiennent pas il'autres distinc-
tions que celle des sexes; d'après ^i, 5 et G cha(|ue ligne donne un
cliiirre de mâles et un chitîre de femelles qui sont ensuite additionnés
ensemble. Certains de ces chiffres sont très peu élevés, d'autres
au contraire sont si importants qu'ils doivent représenter des totaux
généraux.
L'ensemble paraît avoir été un Aoyoç ayant sans doutc^ pour base
le dénombrement dont les IVagnients 1 et 2 représentent une
partie.
Fra^in. I 8 1/2x8
Trie HoaxXîioo'j y.îstooç T
àoTîvcl/.à) 'j/.O "/.ai Aa'.xà ~\i()z7.[j.-
[j.h)7. I uAYj Or,"/Ju7.à ... / ...]
Tvj; rioAlacovc»; v.Z'jV) i.v.y. ...]
-/.al Aa'.y.à .. / '/[J-Z-, Or,/.'jxà ... / ...]
j i,i)Z..[.
« Et dans la cavalerie inercenair(\.. llermocratès, scribe (des
cavaliers nu>rcenairesl. .. : dans le district d'Iléracleidès, mâles ^i2!l,
j)jiis ... ^i; total : \'-V-\: femelles...; (total :...); — dans le district
de l'olémAn, mâles , plus ..; total : (i^i.'); fenu-lles...
(total : ...I total : 837 (?)... »
10. DKNOMIÎIÎEMENTS ET COMPTES
1. L'emploi des jx'.TOo-^opo!. ÏTiics^ dans l'armée ptolémaïtnie est connu par de
nombreux textes; ils formaient la plus grande partie, sinon la totalité de la
cavalerie active; cf. Rouché-Leclercq, Hist. des Lagidcs, IV, pp. 4-1,']. Mais
il n'y avait pas tic l'ortcs garnisons dans les disiricis de l'Arsinoïlo el^ d'ai)rès
les cliifTres donnés ici il s'agit très vraisemblablement de jji-.TOoa'ipo', x.Ay,;oCiyo'..
dont P. Pclr., III, 112 (/') et (g), entre autres textes, ont déjà lait connaître
l'existence à la fin du règne d'Évergète et au début de celui de Pliilopator.
2. Ce scribe est ])robablement l'un de ceux (pii étaient attachés soit aux
différentes armes dans les garnisons (vîa;ji|jiaT£'j; -rtôv ;jL'.::0'i-iootov '.-nicov, Acle/ist.
.^i; G; 7; Ttôv u'.TOo-iôpwv -sî^wv, ibid., Il), soit aux dillérentes catégories de
clérouques et catœques (-wv xaTOÎxuv 1--îuv, c. g. P. Tebt., I, 32, 1. 15); ils
tenaient les rôles de ces corps et catégories.
4-5. 'ApTcvi.(x.a), Àaixà, Gri(),'jxà). Nous sous-entendons TwijiaTa, cf. P. Pclr., III,
93, col. VU, H. 11-13. L'abréviation 9r| () pour Ori(X'J;) ou 6ri().uxà) se retrouve
dans ce texte et dans P. Pelr. Il, 35 (<7) cf. III, 54 [h] [a). Quant au terme
Àa'.xà, nous ne ])ouvons en déterminer le sens.
4-5. T[sOoaij.] '[j.iva. Le mot revient dans les fragments suivants; il désio-nerait
des enfants, s'il s'agit de personnes ou d'esclaves; des poidains, s'il s'aint de
chevaux.
9. 0"a!^ : vraisemblablement l'un des totaux relatifs au district de Théniistès ;
TYJ; ©îuiTTO'j se lisait probablement au début de la ligne 8, oii il ne subsiste
que quelque traits illisibles.
Frcigm. 2 18x4
0]-^Xu(xà) \y\ I {\.[
TîOipaaaîva àpTîv.f/.à) [
W:
Y;, O-^Xu(xà) -/jxc/ V..
]àc:r£Vi(xà) Y^
72 PAPYRUS DE LILLE
Au. ? ]£, 0-riX..(-/.à) COOS / ATtÇ
jàpT£Vt(xà) ÀVY]
9
10 TeOpa auLîva vo / 'l''J<^[|î
I- ho^
Yplaù àv(à) ./" f- ^^?^-?
« Dans la région du lac et... femelles 1630, total -33.. mâles...
707... 13, femelles 043, total 1 mâles 707... 1045, femelles
872, total 1917... mâles 1058... 3418... 42, total 3^i72, drachmes
3^172... 3144 à raison de 3 oholes par individu, drachmes 1572...
draclimes 5()Vi, p/ii/lacio/i, drachmes 9 ».
I. To'î -£pl Alav(y|v), cf. 5 1.2": zU t/.u -api tt.v A';i.vy,v.
a. ïv. Fin d'un nomlire. On trouve un trait sur les totaux, fragnt. 1, 1. 4
et frasm. 2, 1. 7.
9-12. Lai. 12 nous donne le total des f)/,),jy.à avec une l'aute de calcul l'pj^o
pour rp;JLÎ^. A la 1. 11 nous devons avoir le total des non OY,/.j/.à (apTîv.xa,
Tî'Jaauaéva etc.). On remarciuera (|uc la sonnue payée par liiàle est la moitié de
la somme payée par femelle. Dans P. Pctr., 111. col. \\\ 11. 11-12 on trouve
4 oboles par mâle 1 1/2 obole par remellc.
14. <I>uAàx'.ov, est pour nous obscur. Peut-être erreur |)0ur 'i'j).a>'.'.<T'.x>6v,
impùl déjà connu. Wilcken, Gr. Osl, I, p. 402; P. Pctr. 111 31 (H 11. 2, 9 etc.
\o. di':no:\ibrements et comptes
Fragm. s 17x2 1/2
àp(7]£V[(xà) / M.[
]... Xôyov . [
]... àpaefvtxx) a)[
5 àpa-£v('.xà) [
àp!7£(vixà).. [
àpa-£(vixà) [
àpaifvtxà) [
10 àpa-£(vtxà) [
àpc7£(v'.xà) [
àp(7£(v[xà). [
àpa£(vtxà). [
àpa£(vtxà). [
15 ]•.. 'lav-- [
Au ^/o5, d'une autre main :
XpuafizTTO^
7a{p£iv
V'i
PAPYRUS DE LILLE
Fragm
4
9x6
àpa £v(ty.à)
P^
Orj(Xuxà)
ç [• A
àiÇ,'7tv(lX0i)
ux
Orj(Auxà)
u.[/.
àp!TE(vtxà)
1
àp(Tc(vtxà)
'C
OTj(Auxà)
^ [/
'?]
àpo-£v(txà)
Su
Oy](Aux7.)
S. /
??
àp(T£Vt(xà)
!^
OTifAuxà)
1^ /
L. 2 : pÇ", Ç" corrige'' sur u. 'J/i(Xuxà), 0, pap.
L. 4 : Y corrigé sur Ç.
Fraffin. 5 àp[(7£v(ixà)
/i X 3 4/2 àpa£V[(xà)
OY](X'jxà) ASxa j —
àp(7£]v(txà) M BSp.a Orj(X.jxà) M
5 àpa£v(txà)] f T"C OTj(Auxà) [AJl
A'^aO / M Ç ? f[
'C /ZTiS
£ / p[Aa
p / wvo
?/// hlonc
Fragm.
10x5
M. LETTRl^ RELATIVE AUX PASTOPIIORES 75
11. LETTRE RELATIVE AUX PASTOPHORES
GhORÂN, 214. MILIEU DU IIl'' SIÈCLE.
20 X 10.
Fin d'une lettre relative aux pastophorcs du district de Thémistès
(H. 9 sqq et note), écrite vraisemblablement par un sitolog-ue, à une
date qui n'est pas précisément connue; l'écriture, une cursive
épaisse et large, peut dater du milieu du m'" siècle, cf. P. Pétrie,
II, pi. IV (1). Le versement en nature fait par les pastophores ne
peut être expliqué d'une manière tout à fait satisfaisante. Au point
de vue géographique, il faut noter la réunion de BouxoXojv xw[7.y] à
d'autres bourgs du district de Thémistès, et la mention d'une
localité jusqu'ici inconnue, «l'i-pr,.
£71
H.
KpoxoS£'!Xcov uôXetof;; Sapa-]
7:[£tou, olaOa Su EtTa;
T^ULtv o-/.£'^aaOai -otov
Ttvà àv£vr,v6ya7tv oi Xot-
TTOl i:OL(JtO'^6ç,rA aÏTOV ■ £(7TtV
0£ TO xa'J £V •
Fasc. II H
7() PAin'RUS DE LILLE
10 *\}i-zrfi y.o, 'AA£;âvopo'j
NrcjO'j xo, Kssxcosisîwc ij.u,
i ' i t • i -
riuppîta; oji, Aaytocrç v'i A,
AuTi'j.aytoo:; xal (Tp! xtouiaç oO "
/ -•jp(oO) -^£ ■/■/.
EùT'jycU
L. 13 : (Tv.>.(o;jLt.-/;, /wy;. : IV.oju'.a,-, rf. P. Pc/r., III, 58, (c), i, 1. 11 1' y..
L. 14 : ;: au-dessus de aÇ", c|ni ont élé hillées.
« — pastopliores du Srrapc'ion ilo Crocodilopolis ; lu sais que
lu iu)us as (lit (le voir comljit'n à peu près les autres [)aslo[)hores
ont versL! de t^raiii; voici la liste en détail :
Bourg des Bouviers, frouieut,
1 M K't re-
lie d'Alexandre
Kerk('osiris
]*yrrlieia
Lagis
Lvsiiiiaclus cl Les Trois-Bouri>-s
o
Soil au total, IVouieut
Adieu. 1)
2. Sur les paslophorcs on ^riu'ial, ri'. (UId, Pri<-slci' ii. Tcmpcl, pp. 9'i-98,
(|ni icMVoic aux sources, cl /'. Tchl., li, 2MS, inliod. cl ii. OS, cl 600 {(léser.).
3-1. I^c .St'rapcinn d'Arsiiux' i^sl cnniiu à lcpo(|U(î roiiiaiiie; cf. ^VcsscI\■,
Die SifiiU Arsinoi-, p. 'il. cxirail des Sil z.uiigsb, dcr. Akad. d. ]\iss. in ]Vicii,
l. CXLW
Gl (art.
'1
1
8
24
24
47
72
57
1
2
70
3G5
1
8
c
1:>. LKTTRi: A A m ST A KG il OS 77
5-7. On ne voit pas à quel lilre est pnyé ce ct^to:; on connaît, il est vrai, des
paslopliores qui étaient Dac-./.'.xol vjuoYf''-.
9 sq([. — Le Bourg des Houvicrs se trouve dans des listes <le villages
apparlenanl au district de Théiuislès, et est rruni dans d'aiitii^s à des bourgs
du district de l'oléniôn ; cl'. P. Tch/., II, .\|i|). II, |). 'iT'i ; toutes les autres
localités ici citées scuildeiit ;i|)[)arlenir au district de Tlcniistés. — llitiié
était jusqu'à |)résent inconnue. — I/ile d'Alexandre, dans h; disui< l d
Thémistès, ri'. P. Trùt., II, App. II, p. 3Gli. — Kerkéosiris, cf. /'. TrO/., H,
app. II, p. .'iS;) : il est prohahle (|u"il faut distinguer deux Ki'iiu'osiris, l'une
dans le district de Poléniôn, connue par les papyrus de Tebtynis, peut-être
le village moderne de Gliara(|; l'autre dans celui de 'l'iK-niistès ; il s'agit
vraisemblablement de celle-ci. — Pyri-hcia, dans le district de Tliémistès;
cf. ibid., p. 'i(lO. — Lagis, dans le même district; ihiil., p. 380; Lysiniaclîis,
de même, ibid., p. 387; Les-Trois-Bourgs, de même, cl', ibid., p. 'lO."). — Les
mots 0'. Ao'.-c/i, 11. 0-7, tloivent donc s'entendre des [laslophores tlu tlisirict tie
Thémistès.
12. LETTRE A ARISTARCIIOS
GiiOHÀx 201. 250-21!) w. .I.-C
22 X 8.
Cii: texte est le pi^einier d'une série de six lettres, envoyées ou
reçues par un fonelioniuiire noinnié Arislarelios. Toutes datent du
III'' siècle, la plus aneienne remonte à l'an -'50 de Pliiladelplu" (2.')0-
219 av. J.-C), la plus récvnle à l'an (i d'Kvergéte (212-211 av. J.-C);
deux d'entre elles ne sont [)as datées. Pendant toute cette période,
Aristarchos semble avoir rempli le même ofllce; son r(')le en matière
financière montre cjue c'était certainement un scribe et probable-
78 PAPYRUS DE LILLE
ment un topogrammate dn district d'IIéracleidès; cf. 13. Deux
lettres sont privées, quatre sont officielles. On a trouvé avec elles
quelques fragments de correspondance, appartenant peut-être à la
môme série, et on n'y rencontre aucun trait notable.
Ce premier texte est donné par un fragment incomplet à gauche;
c'est une lettre adressée à Aristarchos par un fonctionnaire de rang
plus élevé. Elle concerne une terre de 100 aroures dont le revenu
appartient à l'Etat, vraisemblablement un xX^poç militaire; peut-être
s'agissait-il d'une confiscation après décès; cf. 4 H. 2''i et suiv. et 14.
'AftTTocpywji -/^aîpetv. 'E^rr^aOr^v nv. xal TrapovTi 7:£pl twv p (àpo'jpwv)
OTÎOJC av
è-ÉcyJTaXxa "ouv -po? ciè U.oi7.^fjj'.v T.tfi toutcov. îlvaJAdJç [o\jv r.o]ii^'jti^
]Ow(j'.v T,[JLÎv TTEpl \-:o Mt/j 'tô MïjTpoûcôpo'j è-:r[oî]/.tov ':[ — ] ypr^'^i-
"Eppcoo-o. L XÇ", MsTOpY] Ç"
Au dos : APICTAPXWI
« à Aristarchos, salut. Je t'ai rappelé verbalement l'afTairc
des cent aroures, pour que... Je t'ai donc envoyé Paaboïs à ce
propos. Tu feras donc bien... au hameau de Métrodôros... le
revenu est propriété royale.
Adieu. An 36, le G Mésoré.
1. P li-.ojjwv) : On poiin-ail penser à la résolution sxaTovTapoJpwv : la mention
de i'txiop'.ov rend tùv p (àpoupwv) |)ré('éral)le.
3. Tô M/.Tpooo'jpo'j î-rA-Aw/ : il est connu déjà par /'. /'('//■. III, 65 {a), 1. 3; 66 (fl)
VI, 1.24; 68 (6)', 1. 5; 112 !>), 1. 9.
13. LETTRE D'ARISTARCIIOS A CHRYSIPPOS 79
13. LETTRE D'ARISTARCIIOS A CHRYSIPPOS
Ghoràn 201. 244-243 av. J.-C
35 X 9.
Lettre d'Aristarchos à Chrysippos, son égal ou son subordonné.
Elle signale la négligence de l'agent d'un sitologue : son absence à
empêché de recevoir le blé des cultivateurs dans un thésauros.
'ApÎTTapyoç Xp'jaîuuwi yœîpetv. Yivo^Vio
6 Trapà Nîxcovo; atioXoyo; où auvavTÔJv, àXXà a-uu.ÇatV£t, 'JTTo'^'jytwv
TtEVTTQXOVTa
È^eaTYjxoTwv xal toO aîxou xaOapoO ovto<; Eut iwv âXwvàJv, [X-/] tia-Sé-
y£70ai • xaXdi; oOv
TiotrjTE',; p.£Ta-cU.'];7jJL£vo; Nîxcova /.al o'UVTa;?;; aÙTtôt àzoïTcïAat Tov
ÙTIYlpiTrjV
xat Tva uy] ei; to Aot-ov toûto àv yivr^Tat [o>oov]TÏ7a[.
EppooTO. L 'PapuLoCiOt ti^.
L. 1 : Après rivoas/o... traces de lettres très efTacées. — L. 2 : 1. t'.toaovoj.
« Aristarchos à Chrysippos, salut l'agent de Nicôn le Sito-
80 PAPYRUS DE LILLE
log-iie ne so trouvant pas là; voiri co qui se produit : cinquante
Lctes de somme sont là, le hic se trouve nettové sur les aires, et la
rentrée ne se fait pas. Tu feras donc bien de faire clierclier Nicôn et
de lui ordonner d'envoyer sou livpcrcte et de faire eu sorte que
pai'cil fait ne se renouvelle pas à l'avenir. Adieu. An 4, le 17 Pliar-
nioutlii. »
1. Cln'ysij)|ios : il est l'égal ou le suboinloimé crAristarchos, le supérieur île
Nicôn (11. 4-5); peut-être est-il silologue d'iuie toparchie.
2. 7:aoà Nîxuvo; : le sitologiie ou son agent reçoit le blé transporU- sur
l'aire et donne un reçu aux cultivateurs; e. g. J'. Aiiih., Il, 5!); et iii 19 et 20.
3. To-j <j'-ryj /ï/iapoj GvTo; : d'après M. Rostowzew (.l/'cA/r, 111, p. 20'*, n. .'!. cl
p. 20il\ le blé aurait été nettoyé deux fois : d'al)ord grossièrement à l'arrivée
au //icsnitros, avant toute intervention du silologue; puis plus tard par les
soins du silologue. M. Roslowzew infère l'existence de la première opération
du paiement du xot/.'.vîjt'.xov; il ne donne pas de référence pour la seconde.
Celte explication pi-ésente l'inconvénient de no pas faire de place à la
xiOasT'.^, à moins que ce ne soit dans la pensée de jSI. Rostowzew le second
nettoyage; mais les deux taxes xaOijjsto; et xotx'.vsut'.xoO sont toujours men-
tionnées dans l'ordre inverse dans les textes. Il est probable qu'il n'y avait
qu'iuie seule opération, comportant nettoyage et criblage, avant la réception
j)ar le silologue.
Mr, e'.TOïyETOa'., CA'. P. Trbt.. 1, 159 [descr.) : v.-jw/r,. C'est le lei-me technique
pour le transport du tïto^ de l'aire au thésaiiros.
4. Tov 6— r,p£-:r,v. L'hypérète du silologue est déjà connu par /'. Tcbt., I, 186
[descr.).
1^1. LKTTllE D'A.MMOXIOS A ARISTARCIIOS 81
14. LETTRE D'AMMONIOS A ARISTARCIIOS
GiiORÀN 201. 24.3-2 av. J.-G.
16 X 12 et 1G X 12.
Deux fragments, qui se complètent sans lacune importante, sauf à
la dernière ligne, datés d'un an 5 qui est celui d'Evergète ; cf. 12
introd. C'est une lettre d'un certain Ammonios à Aristarchos sur
la confiscation par l'Etat du /A^po; d'un épilarque décédé; par son
objet comme par certaines formules, elle est très voisine de
P. IlibeJi, I, 81, de quatre ans postérieur; elle est cependant moins
concise. P. IIiJ>eli^ I, 81, notifie toute une série de décès survenus
parmi les cavaliers clérouques dans différents districts de l'Arsi-
noïte ; ici on annonce la mort d'un clérouque de Pliarbailha en
ajoutant à son nom et à son grade son origine ; c'est une excel-
lente illustration des 11. 20-27 de 4. Ce texte contient en outre,
comme P. Hiheh^ I, 81, l'ordre de confiscation du y.X^po; et 3' joint un
avertissement relatif à la rentrée des ix^opta; sur ces deux points,
cf. l'introd. et le commentaire de P. Hiheh^ I, 81 et de 4.
'AauLcôvtoc Aoi^TTacycot /yAloiiv. 1 ivcasîv r.aïv
'ApTEtAÎocopo; b Tiapà ^■zoiy.-'.'-yj TîTsXsuTTjXÎvat
82 PAPYRUS DE LILLE
[jLiaOo^ôpcov tTriréwv ÈTttXfâpyïjv) GUçScopov i'avox/iou; 2Y]Xy[ji.Çp',«vbv,
5 TÔJv EtewvÉcoç ■ àvâXaSe o' :[o'jv alO'oO tiv xXy^pov eîç to
Pao-tXtxov, xat Tïepl twv èxooilpîcov çpJovTto-ov 6-::coç cuvâyO-^t
7:âv:a £t; tô flacnXixbv, w; 7J[ ] . Xoyoj ovto^.
'Eipa)C70. L £, <î'aouoGO'. iri.
L. 4 : £m)v(âpy7iv), Tfî i'rt^. — L. 7 : probablement ..ÈJvÀôyov.
« Ammonios à Aristarchos, salut. Artémidoros, l'agent de Stratios
m'a annoncé la mort d'un des cavaliers mercenaires dotés de terres
à Pharbaitha, l'épilarque Théodoros, fds de Phanoclès,de Sélymbria,
du détachement d'Etéoneus; confisque donc sa tenure au profit du
Trésor, et, pour les fruits, veille à ce que tout rentre au Trésor,
Adieu. L'an 5, le 18 Pharmouthi. »
1-2. A en juger d'après 4, Slralios peut être un £-1 suvri^îu; des cléroiiques,
ou encore un tactomisthe (?); Aristarchos appartient certainement au corps des
scribes; cf. 12, introd.; Ammonios est un scribe supérieur à Aristarchos,
cf. pour ces transmissions de notifications et d'ordres, P. Tebt., I, 30-2, où le
fonctionnaire militaire le plus élevé est Vô iroo; -r?it, 3"jv:â;£'. ; un Artémidoros est
connu par P. Ilibeh, 1, 81, en Tan 9 d'Éyergète; mais il parait être un scri])e.
3. *ao6a'.0a, <I>ap6f,9a ou «tapêa^Oo; Kûu/i, village connu à l'époque ptoléniaïque
et à l'époque romaine dans le district d'Héracleidès et probablement dans sa
partie méridionale, près de Perséa; cf. P. Tebl.^ II. p. 406.
4. MiTfJoiCipwv l-TÀ(i>^K Cf. 10, introd. et n. 1. — E-ri'.Aâpyr,;. Grade de la cava-
lerie supérieur à Tilarque; cf. Wilcken, (î. G. A., 1895, p. 132 sqq. Trois sont
déjà connus : .\mmonios, P. Pe/r., III, 11, I. 13 (an 12 d'Évergète) ; Ergodatès,
P. Peu:, III, 112 {g), 1. 17 (an 26 d'Éverg.), Polémaios, P. Magd., 1, 1. 1, cf. Wil-
cken, Archiv IV, p. 47 (m' siècle).
i;T.)/j;j,Çv.avôv : de Sélymbria, ville de Thraco, sur la Propontide, aujourd'hui
Silivria. La proportion des Thraces dans les efl'ectifs de l'armée ptolémaïquc
\o. LETTliK D'AlUSTANDPxOS A ARISTARGIIOS 83
était relativement élevée; cl', sur les relations ciilro la Tliraie et l'ICgvple,
Perdrizet, dans /fcc. /•'/. Ane. l'JO'i, p. 158.
5. Tûv 'KTJo)vi(o;. Éponynu! niililaire, connu déjà par/*. Pclr., I\', il, 11. 1.")
et 33 (an 12 d'Évergète) ; 21 {d), 1. 4 (an 21 d'Évergète); 112 [g), 11. 17-18, i;)-2(),
23, (an 2G d'Évergète); le détachement (lu'il commandait conij)renait vraisem-
blal)iement des régidiers et des mercenaires, des cavaliers et des fantassins.
'AvàXaSe. Cf. pour la i'ormuie, I'. Hibeh, I, 81 ; et, pour la question de la con-
fiscation, 4, notamment inlrod.
6. rissl T(ôv ly.-ùrj-j':M/. ()uand les yj.f^poi font retour temporairemoiil au Trésor
les Èx-iop'.a de ces tenures sont perçus par l'Etat, à plus forte raison, quand il
s'agit d'une confiscation; il semble cependant que ces fruits n'aient pas tou-
jours été versés tout entiers au Trésor.
15. LETTRE D'ARISTANDROS A ARISTARGIIOS
Ghoràx 201. 242-1 av. .J.-G.
17 X tOct 13 X 10.
Deux frugments entre Ies([ucl.s il peut manquer au moins vingt
lettres. — Ge texte concerne le paiement de G ix^/y.uïy. (piArislamlros
devait à Aristarchos et qu'il n'a pu lui payer, paiee ([u'il les avait
prêtés à un tiers.
'Apio-TavSpo; 'AptTTàp/wt yy.'.^v.v. 'Ht r^u.ipv.['. i-i'j]-[o\Xr^v T:ip\ tôjv Ç
[jLvautiwv',
i/c'.v, /. ava-
Fasc. u \i
84 PAPYRUS T)E LILLE
uïa -•jvOsïvat aO-wt, v.y.l oO/. È'^r, ~zô-.toov. [ ] (V-Y) xoaÎTr.-at ' OTav
&UV aÙTo; ~7.zy.-
vîvojiJ.a!, -apa/.oa'.cj aoi y.ù~y..
5 "EsiojTO. L Ç", *l*au.£và)0 A.
Au dos : APICTAPXCOI.
« Aristaiidros h Aristarclios, salut. Le jour où lellrc au sujet
des six iniues, je te les préparais. Le lendemain, Herniaphilos (nie
demanda?) de lui fournir vingt mines parce qu'il en avait besoin
Quand donc je pourrai moi-même aller vers toi, je te les
porterai. Adieu. An 6, le 30 Phaménoth. »
1. PeiU-clre : v. i[J-i?y-['. èû5;àar,v ty.v -y.-A toj è-'.T]-[o]A7;v.
Mva'.îitov. Le [jLvai.r.ov (ou paîw/), ocladraclune d'or équivalait à la mine
d'aro-ent, cf. Bouché-Leclercti, Ifist. des Lag., 111, p. 277; IhiUscli, Griech. u.
Rœm. Métrologie, p. 646-7. Sous Domilicn, en 93, on voit un gage de 7 p.va-.a'ia 1/2
d'or garantir un prêt de 2160 dracliines d'argent, ce qui donne le rapport
i avau^ov = 288 draclnncs cf. C. P. P». xu et le commentaire de G. AVessely,
p. 42.
2. 'V.pn[ . Un certain llermaphilos était en qiu^lqne manière en relation
avec Aristarclios, cl". 16 I. 1.
1(). LKTTRK A AKlSTAl'vCllOS 8b
16. LETTRE A ARISTARCIIOS
Ghoràn 201. Pmi.ADEi.PHE ou Éyergète.
15 1/2 X 12 1/2.
Brouillon d'imc letlre adressée à Aristarclios. Elle concerne le
paiement d'une taxe de trois chalques (-^iyyj.y,iy.) par les indigènes
de Sébennvtos. On peut songer à l'explication suivante. Ilernia-
philos, sans doute un fonctionnaire, aurait fait Tavancc des
-GO drachmes de l'impôt. Aristarclios, pour une raison qui nous
échappe, aurait demandé que les ^jO drachmes fussent versées au
Trésor; mais Ctésiclès, qui semble être le banquier royal, a déclaré
que pour régulariser la silnatit)n, il était nécessaire que la somme
fut versée à la banque au conq)le dllermaphilos. 11 prie même
(pï'on l'avertisse, dès f[uc Comôn aura levé la somme. Peut-être
faut-il établir un rapport entre celte lettre et la précédente, où se
lisait sans doute le nom d'IIermaphilos, qui y ligure comme em-
prunteur de 6 txvatsïa.
j'Apt^Tasy^wt yaîps'.v. EvîTÔ/oaïv IvTq'j'.yi^t]'.
oùj'f EOT, o-jv O'jvaTov elvai v.^ to ^aTtXcxbv ota-
^yo^yzr.vy.'. -y.c u. [ozy/ay.:), àAAx 0£ïv tl: "C/V 'EouaoiXoj
8(; PAPYRUS DE LILLE
5 AÔyc-v iixT.i'jV.v, a-o( ts où [io'JAîa-Oai O'.a^is£70at
"îpl TO'JTO'j ■ y.ï'.o'î oà Y:y.,}/ai kùtwl Kouiwva
iyoïyô'xivo'j T7.; u. lopa/aàç', è-£Wr, xal à-îcyâ-
CovTxi oi Aaol To xîpijLa toOto eîç àpiTTOv. Ilscl oà
TciJv Ao'.-wv cïi^ av O'.or/r,0i^'. i-'.TtsAoOu.év dOt.
10 Egowg-o.
Au dos :
APICTAPXCa)!.
L. 2 : j.eiit-èlre ~]îp\ t(Ôv Îj — x> Pop.
« à Aristarchos, salut. Nous avons eu une entrevue avec Cté-
siclès au sujet des indig-ènes de Sébennytos à propos de la taxe
des trois chalques. Il m'a dit qu'il était impossible que les 40
drachmes fussent payées au Trésor, mais qu'il fallait les verser au
compte d'ilermapliilos, et qu'il ne voulait pas entrer en désaccord
là-dessus avec toi; il demande que Comôn lui écrive quand il aura
les 40 di'aclunes, puisque précisément les indigènes accpiittent (?)
au mieux cette petite taxe. Quant aux autres alfaires, nous te ferons
savoir comment elles auront été réglées. Adieu. »
2. 'Ev SïoîvvJTw. : bourg du district d'IIéracicidè-s ; cf. P. Tcbl.. Il, p. 401.
Arislarclios exerçait donc dos (onctions dans ce district et seniljlc avoir plii-
sieiu's v.Cyx-ji'. dans son ressort.
T7,; î-ç,'.]y[yj.y.''a;). Ij"al)réviation x désigne généralement le Tv.yo'.v.xov. On
poiiri-ait supposer, à cause de l'arliide féminin, une double forme du mot :
T_:',yo'.v'.xia ; mais cet impôt était habituellement payé en nature, cf. /'. Tcbl., I,
Gl {/j], 11. .107, p. 227; 89, I. .37. .\ous [)roposons une autre résoltilion de laijré-
viation il', iiilrod.), comme dans /*. Ilihch, I, 112, 1. 8, où X est transcrit j)ar
les édileiirs ouoî/.ayaA/.ia. Il s'agirait alors d'un petit impôt nouveau (1. 8 x^pi^^a)
17. LETTRE DU PERE D'ARISTARCHOS 87
de 3 chalques. Le calcul montre que 40 drachmes est la somme payée par
640 contribuables.
7. Eyoîyôaîvov : ce verl)e nous parait indiquer l'opération du percepteur;
Comôn serait peut-être un fermier.
17. LETTRE DU PERE D'ARISTARCMOS
GhORÀN 201, PHir.AUELPIIE ou ÉVERGÈTE.
19 X n
Lettre privée, adressée à .\rislarchos et à Miccalè par leur père.
L'écriture est une belle onciale, malheureusement très effacée, qu'on
peut assez précisément dater par le reste de la correspondance. Le
texte est écrit perpendiculairement aux fibres. Au point de vue
paléograpliique, le document est particulièrement intéressant ; on
doit noter la forme de l'E, du 0, du K, du r, du Z, qui rappelle
les inscriptions, et de Vci très apparenté à celui du Timothée, cf.
aussi P. Iliheli, I, 26 fpl. III) et 88 (pi. X). L'ensemble fait songer
au papyrus d'Artémisia.
..0.. iVoiTTao/w. TùJi uioji xat
otvi. AirÉTTaXixli aoi *I'iAwva
88 PAPYRUS DE LILLE
5 PL'P^ ûX-Taj àptaowv, cov v.y.~y.-
VaTpi L/.CU ■ /.aTaTtXeï y«o sic
'AXe^âvûpEav. KaXàii; (3uv
10 PoXoV TûU
. . Çt xa aXÀa èta
. Xcoc ua
ULT^aV- •• COI TÉXVOV
TTOirjarjt ' è'aTiv ôè cb
15 — apiov e.i^a..r,[ 0£..
Trao ùaôJv è'yeiv
àlTTogttXov aÙTwi
civa , i'va oiaaçô-
Au clos : A[P]IÇ[TJAPX0I
« à son fils Arislarc'lios et à sa fille Miccalè, salut. Je t'ai
envoyé Philoii porlenr dune leltrc relative à un peu de grain,
8 artaljcs, qu'il laisse en dépôt à Gorgonion, ma fille; car il s'en va
à Alexandrie. Tu ferais donc bien de lui donner un reçu du
18. OHOrvI-: DE PAIEMENT EN NATURE 89
18. ORDRE DE PAIEMENT EN NATURE
Ei.-Lahoûn 2. ÉvERG. ou Philop.
15 X 6.
Ordre sous forme de lettre, comme il est habituel pour les
paiements en nature (cf. P. Anili. Il, 61, P. Petr. 111, 86 et 89,
P. HibcJi, 1, 7''i, P. Faif. 46, 48 a et 18 h), adressée sans doute
par un scribe à un sitologue (cf. P. Faif. 16, 18 a et b.). A signa-
ler, comme particularité paléographique, l'extrême petitesse de
ïomicron, réduit à un point. L'écriture permet de placer le docu-
ment dans la deuxième moitié du m" siècle, en l'an 15 d'Ever-
gète ou de Philopator.
îit p'...
X. yat.. M|v-
yzX ['H]paxA-/][...J
-/_a{p£[V. Mé[t]p(-/]C70v)
5 ScÔtco {r.vpoO àoTaÇaç).
':£C7<^'7>apàxciVTa
i-.-.y. /aZ,
xal [XY] xa-c/.Tyr,;
aÙTcv.
10 "EppCo(To)
L II X&(|^ax].
90 PAPYRUS DE LILLE
L. 6 : Le T semble corrigé sur un <j.
« Di fils de... à Menchès, fils d'Héraclei.. salut. Verse à
Sôsos 47 artabes de froment et ne le retiens pas. Adieu. An 15,
le ... de Ghoiac. »
8. ij-f^ x7.Ti3y/,; . xa-ri'/ctv est employé assez souvent dans le sens de retenir
un débiteur qui ne paie pas ses dettes. Cf. P. Amh II, 144, 4 et 5. —
P. Fior. Gl, GO. — P. Fay 109, 11 : [/.à, xaTàayyi; KÂsuva.
19. REÇU DE SITOLOGUE
El-LaHoC'N, 2. MILIEU DU Ht'' SIÈCLE.
18 X 12.
Reçu de HM arlahes 1/^ de froment, délivré par le silologue du
dépôt de Pyrrlieia. Pour des reçus analogues, cf., pour l'époque
ptolémaïque P. Ani/i, H, 59 el 60; pour l'époque romaine,
P. Fai/. 81-85. Notre reçu est rédigé plus simplement que ceux
de /\ Antli.; ce n'est pas une oaoXoyta. L'écriture permet de pla-
cer le document au milieu du m'' siècle; c'est une eursive voisine
de l'onciale, large au début des lignes, tassée à la lin.
19. REÇU DE SITOLOOUE 91
"Etou; tÇ", <I*a'o9 i. llapà
To TTEpi nupp£[{]a[v] èpyaTrfjptov.
SÎTOU TOÛ £iCT[. . .]. (JLÎVOU Otà
5 'AaxXrj['rr]i.7.[5o]u [tou] -rrapà
âv K£px£roTb£'., Tilaoà
^apa-îcovoç toO '(Lpci£a'TY)y.ô':o^
T'?]; KaAXiHîrvouç] ûCL)p£a;.
10 .... ■^^poo IJ^u-'C A
'HpaxX£(2r/ç àv':!Ypa^£Ùç]
•7:ap[à ^oLiikiy-oO Ypa[i.aaT£wç]
[auvp.£u.£TpY]f;.at xtA ]
L. 4 : peiil-ètre sî.a-[»£po]a3vo'j on c'.T[aYo]uivo'j. — L. 9. y\près owoîa;, pciit-élre T.
« An dC, le 10 de Pliaoplii. Délivré par Pétobastis, silologue du
dépôt de Pyrrheia. Blé versé par riiilerinédiaire d'Asklépiadès,
agent d'Apollonios l'épiniélète, à Kerkéosiris, an nom de Sarapion,
ancien l'égisseur du bénéfice de Kallixénès... l'roment 22''i7 1/â. »
^. rivppîîa : dans le dislrict de Tliémistès; cf. nolaninienl, /'. Pelr. Ill,
117 (/<) col. Il, 1. 4; Kerkéosiris, dont lépimélète intervient ici, est sans
doute celle du district de Thêmistès.
9. TtI; K3tAl',4s[vo'j;] Supîâ;. Le caractère commun des terres èv owpcâ, c'est la
franchise de l'impùl, ce qui est contradictoire avec l'existence même du reçu
Fn.c.U 13
92 PAPYRUS DE LILLE
ici conservé. Si le versement en nature était ici le montant d'un impôt, il
i'audrait donc admettre que la SuîEà (qu'elle ait été la simple jouissance des
revenus ou la propriété du sol) n'était pas nécessairement héréditaire et
imprescriptible, qu'elle pouvait être viagère ou être confisquée et (ju'enfin la
yr, èv o(op£â conservait le nom d'un [)remier bénédciaire, comme certains
grands y.'/:ftOO'. de P. Ilibcli; même après avoir fait retour au Trésor, elle
aurait encore formé un tout, administré par un agent particulier, qui serait
ici le r.-jrjtz-zT^vMi r?j^ owosâ;, Sarapion.
11. sqq. Contreseing du contrôleur. Cf. P. Ainh., II, 60 11. G sqq.
20. COMPTES D'UN SITOLOGUE
GiiORÀx 9. m'' sii'CLn:.
2'. X 11.
Di:ix colonnes de comples; il manque à la première deux ou
trois leltres à gauche; la seconde est très mutilée à droite. Les
versements sont quotidiens; l'indication d'une localité suit celle
du jour: les versements sont faits en nature : ce sont les pro-
duits de la TiTixr, aîcrOcod;;, froment (11. IT), 18, 20), lentilles (1. -^1),
évalués par conséquent en artabes de blé. Dans la plupart des
cas, on dc'duit du versement Ijrut le montant de deux taxes,
pour obtenir le produit net; ces deux taxes sont les droits pour
le netloyag(; et le criblage des produits : xàOasa-t; et xoTy.iv£'JT'.y.ôv; c'est
donc l'opération indiquée dans P. Teht /, (il (Al, 11. 390 s(p{. :
àp ojv •J-oAoycïTa'. — £'.; ta? xaOâpTst; xal tô xctx'.vî'jt'.x'ov. . . ; cl. 72,
IL ;)9'i S(|<|.; elle est elVectuée, pour la x/Oxp^'.; sc'ule, ihid, 9.'L
11. ^ et sarpr; O^i, 11. ."i, lo, 1(), .'iOO, 13, 1. -l Toutefois les deux
20. COMPTES D'LN SITOLOGUE 93
textes les plus voisins de celui-ci sont P. Tcbt, I, !)I et /-*. Pc/r.,
III, 83; ici comme là nous avons un frjigmcnl du journal dun
sitolog-iie. Le village de Psya, déjà connu par 7^. A/a^(/., 24, 1. 2.
P. Petr., II, 28, VI, I. 30 : cf. III [a] était situé dans le district
d'Héracleidès.
Col. T.
•••] ::ii / 1 i?' ^(oî'^^"') Vf'
['A]pua)TY]ç 'ApuwTou Tiav A[3 ^y' i^' ^
[xa(0àp7£coç)] iLy', •/.OT(-/.tv£UTix&û) y' / a Ç"', A(otT:bv) [Xa Z-y']
['AJYyôJptç "Qpou xal Mapp^ç à§£X^6;
5 [-a]v TïT i^' 2 [/.«(Oâpaewç)] a ^o', •/.o7(xiV£U-:'.xoCi) y- j ^ l S', a(oi-c<v) tiy y'
['Ep]ij.â^tÀoç uav Ç" o'
[ JtoO Oy]((TaupoO) aireppLa Tav pcpO
[ ]^^^ Tq^'ç ^av . p-z 7
[xa(Oâpo-£w;)] y ■^y'' >'-^'^(>^'Vcutuoû) ^ / e. /-y', X(ot-bv) poo p'
10 [ ] ^^ ^i t^'''' '^1?^? '^?'J ôpupioO
['Ayj'/tuîptç "Qpou p.'.c7(0a)T-i]ç) uav u.£ Z. ^
[xa(Gâp(T£wç)] a, •/.oa(xtv£UTtxoù) L j y.L, X(ot7:bv) u.o
[Mapjp^ç IlaTLTo; xal n£6ptyi:; xal
[Map]p^; <DavY^TOç Tiav 7r£ Ç" ^
15 [xa(Oapo-£()jç)] a Z-y', xoo-(x'.vîuTtxoO) /.y' /fi P', A(o[7tc/v) -,3 A
[UtoJto^ç StotoTiTioç T:up(où) '^?'Z
[xa(Oâpa£(i)ç)] y'> xoo-(xtV£UTixoû) Ç' / ^, X(oi7iôv) t? Ç"
[StoJtoyjt'.ç Mev/iulôctoç Tiup(oCi) va Ç" ^
[xa(Gàpa£w<;) a] Ç", xoa(xtV£UTtxc.o) z. t^' / a z. o', A(o[-c,v) txO y' '?'
20 ['OvvjôJ^pti; IlEToSâo-Tioç Tiup(oO) ^^ Z-y' t[i' Z
[xa(6âpa£w;) a y' '?'j xoa-(x[V£UTtxoû) f / ? 'f^'' A(o;-c.v| H z. y'
[Ovvôijppi^ IlâaiTo; xai $av^'^'.ç àbEA-poç
[xal ] [/.£ z.
[ .., .-] /S^, A(ot-ôv) Xy jl.
94 PAPYRUS DE LILLE
Col. II.
25 'Opo,' n£T£e[ i\
xalOâf^coç) /.y', xoa-l/.'.VcU-r'.xoOy y' '?' [/ ^- ^'^ X(ot-bv)...]
'Qpo; 'I>a>aJ
'ApuLiDTi; ^[
TO'JTO'J Cp'.^ l
30 [j.ta(Ow-: ) (-'jpoû) TA-/) LÇ" [
GaxoO 9Y 1 {
x^ riaXetxwv
xy £v T'jai [
nsTcTCiOyo; [
35 0oToy.(i.o[iç [
Teôjç Ovvwîçpto;
$avY;a-toç ... [
'Ep[xàip'.XoÇ :^[
Teve-JOy)? <I> [
40 ToO ^^[
xo £V 1 Lia'. [
MecTTaaCiTu.tç [
ToOoYÎTO? [
.. iTCOTt; ... (T:upoO) [
45 Tev/jatç 6oto^[to? ? . . ^J
xa(07pcr£w;) a y' i[ï', x(oc;x!V£'jtixoû?) y' ijî' / a T^ y', Xlomôv)..]
n£y07tç ^totoItjT'.o; ..^]
xa(Oâpa-£toç) [i Ç', xoa-(xiV£'j-:txoO) a tfl' / y [o', X(o[-bv) ..]
'I(ji.otjOy]i; Utotot/tioç ..]
50 *I^?'-5"'jÇ SiTC-'J/ou [ ..]
ToOo-r|Ç "Gpo'j [/.'TlOcor/i;) T .. ^ xa(0âpT£OJç) Ay' ^]
xc-7(x'.viUT'.xoO) y' ',^'/ao', A(oiT:bv) [..]
20. COMPTES D'UN SITOLOGUE 95
Ij. 2 : r.x'/; cf. II. 5, H, 7, 8, II, 14, abrûvialion non ré.soluc ; — l, sif^nifie
probablement : ai" (ov. — L. 28, iii/crl. : adJilion de la 1''' main. — L. 32 :
2° main.
Col. L
[N ]
à déduire : pour le nettoyage [....]
pour le criblage [....]
reste :
Haryôtès, f. d'IIaryôtès
> 1-, • . 11
a déduire : pour le nettoyage - -
pour le criblage
total :
reste :
Anchôphis, f. de lloros, et Marrés son frère
a deiluire : pour le nettoyage 1 ;;; 7
pour le criblage 1
total :
3À
3^
33
1 1 1
32 - - —
2 3 12
1
3
^\
4
son frère.
i3' \ ï
«s'a
^ 1 1 1 1
total : 2 - - 2 - -
reste : 83 -
o
96 PAPYRUS DE LILLE
Ilermnphilos ... 6 -
.... du trésor, semences ... 199
1
êsis 180 -
1 1
à déduire : pour le nettoyage 3 ^ -
pour le criblage 2
1 1 1 1
total : 5 i - 5 i i
2 3 2 3
2
reste : '^^'^ 3
[Le..], à Psya-le-marais
1
Anchôphis, f. de Horos, fermier 45 ^
à déduire : pour le nettoyage 1
1
pour le criblage -
1 . 1
total : 1 2 2
reste : 44
Marrés, f. de Pasis, Pébricliis et Marrés,
1
f. de Phancs 85 ^
1 1
à déduire : i)our l(v nettoyage ^ ^ "ï
reste :
pour le criblage
1 1
2 3
total :
-:
^3
1
82 ^
20. COMPTES D'UN SITOLOGIJK 97
2
Slotocs, 1". de Stotoètis, froment 14 -
o
1
à déduire : pour le nettoyage ~
4
pour le criblage ^
total
reste
Stotoètis, f. de Ménemas, froment
1
à déduire : pour le nettoyage 4 -
4 4
pour le criblage - —
4
4
2
2
4
44 -
b
4
51 ^
G
total : '^ 9 7
reste
Onnophris, f. de Pétobastis, froment :
4 1
à déduire : pour le nettoyage '^ ô 79
4
1
i
2
4
49
4
4
:i
12
4
1
1
()">
2
:j
12
reste
pour le criblage
2
3
total :
^À
^é
-H
98 PAPYKUS DE LILLE
Onnophris, f. de Pasis, et Phaiièsis, son frère et
total : 4 [.]
reste :
1
45
2
4
88
]_
2
2. l : «à doiliiire » : indiqiio le montant dos droits retranchés du versement.
Uav, cf. 11. 5, G, 7, 8, 11, 14; rt'. notes eriliques; peut-être l'indication de la
nature du versement.
10. 'Ev WÙ7.'.; cf. II. 33 et 41; P. Peir. 11, 28, VI, 1. 30, cf. III, {a) et P. Magd.,
24, 1. 2 ont fait connaître cette localité, mais non son emplacement; peut-être
n'était-elle pas éloignée de l'Ile d'Alexandre; cf. ibid. et/'. Tebt^ ]\, app. 11,
p. 412.
'V-Î3 TO'j opjaoj, cette qualification est donnée à tliéra Nêsos dans P. Petr.^ III,
83, 1. 8. Pour le sens de opjfxô.;, cf. P. Tcht. Il, 308, 1. 4 et la note d'oii il résulte
que ce mot désigne un fourré marécageux qui à ré]ioque de l'inondation peut
contenir du poisson, et en d'autres temps produit du papyrus, cf. d'ailleurs,
P. Tebt. Il, app. II, pp. 380-38i et p. 375-6.
11. M'.^ew-/,;) se. opyjjLO'J. Cf. P. Tebt., II, 308, \. 4.
23. La restitution [-/.y}.... suppose un troisième nom; cf. II. 13-4. On peut
penser aussi à : -av ( ) ou à : ;i.'.7B(toTyi;) ; cf. 11. 2 et 11.
2,5. Les chiffres des 11. 2'i-5 prouvent (pi'il y avait ici un nouveau versement.
29. Cf. 40; I -o-j... On s'attendrait à trouver ici uti total c|uotidien : -7,^ Y,;jiipa;
est imposible ; tcJ to-o'j ne peut davantage être lu.
'21. UEœ D'UN NAUCLERE 99
21. REÇU D'UN NAUGLERE
El-LahoOn, 3. 221 AY. J.-C.
16 X 5. 18 X 5.
Ce texte est le premier d'une série de quatre reçus donnés par
les nauclères dont les bateaux transportent les grains. Trois
d'entre eux datent d'une 20'" année qui, d'a[)rès l'écriture, est
celle d'Evergète ; le quatrième est du m'' siècle. Un document
analogue a été publié dans P. Ilibeli I, 98, cf. il>i(l., l.'jG; aux
références données par les éditeurs, on peut ajouter : P. Lond .
[II], 2o6 (15 ap. J.-C.) P. Cairo 10,520 (31o ap. J.-C), P. Goods.
14 (-343 ap. J.-C); P. Cairo 10,520 étant iiK'dit, nous le donnons
ci-dessous, d'après une copie déjà ancienne de 1'. Jouguet et une
photographie.
Trois des reçus confirment par leur provenance l'identification
de Ptolémaïs llormou avec la moderne El-Lahoùn ; cf. P. Tcht.
11, app. II, p. 400.
La question des transports de blé en général a été traitée par
M. Rostowzew, dans : Arvliiv., 111, p. 201 sqq., Konilichiuig u.
— transport u. s. u-. Ces textes semblent montrer que, contraire-
ment à sou opinion, le va'JxA/jpoç n'est pas un entrepreneur de
trans[)()rts par eau; 22, II. 5-9 et 23, II. 5-8, prouvent que le vaîj-
•/Xr^zr,:, et le ac^OcoT/jç sont en principe des personnes tliirérentes.
D'autre pari, 24 1. 4 confirme la lecture et la restitution io' o'j|
Fasc. U li
4Ô0 PAPYRUS DE LILLE
y.['j(o£pvr,-Tjç)j dans P. Iliheli. I, 98, L 13 et établit que le xuoEpv/;-:-/];;
et le nauclère doivent être également distinguiés. Les noms d'Ilé-
racleilos, 21, 1. 7, de Xénodocos et d'Alexandros, dans P. Ilihch,
I, 98, 1. 13, sont sans doute ceux de jjitcrOcoTat. Le nauclère n'est
pas toujours un armateur; il n'est souvent que l'agent de l'ar-
mateur; le y.<j(jipr^'.r^^ est le capitaine et pilote à la fois du bateau.
Ces textes donnent aussi l'explication de l'expression ulé-owi
TÔJ'. -p"o; -h yy.A'A.oùv. Elle n'est pas synonyme de -/aAxwi (/-*. //ibe/i,
L 74, I. et n. 2, avec réserve d'ailleurs); c'est l'abrégé de la
locution ai-pojt -ÔJt -pb; -.o yy'Kv.ryjv G'ju.^tÇk-t]it.vmi, « à la mesure
vérifiée sur l'étalon de bronze », qui est ici complète, 21, H. 23-
25, 23, 11. 23-2o. Les mots tw'. -pbç -rb -/aX/.oOv sont joints dans le
premier de ces passages à ai-poji ooyiv.Co'., ce qui donne à coy/AÔi;
le sens de « conforme à la mesure oflicielle »; cf. F. Tebt.
I, b, n. 85 et P. Paris, G(), 1. 20.
Deux fragments bien conservés, sauf le début. Le reçu, comme
les suivants, est précédé d'un résumé, plus court que celui de
P. Ilibeh, 1. 98.
(Fragm. I).
[("Etou;) xÇ", M£/_£ipj /,£,
{(àpTâÇa;) TETpa/ioTJîîa; ^ii-]
[aapâxovTa ôJxto / ui/-/]
eTO'J^ Y.Ç, ^iïiytiù
5 x£. Oao^.oyEï llpa-
xXeîot,; va'jxAr,-
poç T^Ç IlpaxÀEtTGU
9
-poTayoysÎTOç (àp-raSôJv) 1'^
èu.ÇîÇX/^'jOai £-£'. ToO
10 zy.~.y. W-.'jhtii.y.vr.'j.
21. RRCU D'UN NAUCLERE 101
Oju.ov ôJizi tic AAe-
YevY]w.àTa)v tou
4,5 >'•£ (sTOu;) Sstà Hpa-
xXyjO'côpou TO'j àv-
[T]'.Ypaço[ji.évo(u) Tia-
[pjà paaetXEtxoO Ypa[^--
[jJLaJTÉCt); UEpEt
20 [to] èpYaa[Trjptov?]
[Frag. i*.) [àpTaÇaç T£Tpaxoo-{-]
[a]5 T[£crcra]p[7.]/{ovTa]
[i-^Tpcp SoyElXCJt
TO CTUU.Ç£Ç-^[Jl.iVa)
25 ~pô tô y v.Xy.oO')
xal a/uTaArj OEtxaîa
xai oùOàv iv.y'kijj.
au verso : uu-y]
L. 8 : I. -^iOTxywvioo;. — L. 10 : 1. y.y.-y. Tlto/.îîjia'.oa. — L. 11 : 1. c'paoj. —
L. 24 : 1. -rw Tj^SsêA/iuivio. — L. 25 : 1. -oô;. — L. 26 : 1. (7/.jTiAY,'. o:y.7.':y.<.. —
L. 27 : 1. ÈvxaAw.
« L'an 26, le 2o Mcclieir, 448 artabes de... Total : 448.
— L'an 26, le 2o Méchcir. Iléracleitlès, patron du transport
d'IIéracleitos, f[ui jauge 3,bOO artabes, reconnaît avoir chargé au
port de Ptolcmaïs, pour les transporter à .Vlexandric, au grenier
102 PAPYRUS DE LILLE
roval, quatre-cent-quarante-liuit artabes de..., provenant des
récoltes de l'an 2.^), par rinterniédiaire de Héracléodoros, l'aiiti-
giaplie du basilicog-ranimate.... total 4'i8, mesurées à la mesure
ollicielle, vérifiée sur l'étalon de bronze, et à la règle juste, et je
ne réclame rien. »
.1. Il manque la désignation du grain.
7. Iléracleidès, agent an service de Iléracleitos, entrepreneur.
8. noocravoyE-TO,-, cf. P. Petr. III, 107 («), 1. 2 et (rf), I. I.
10. Ta-rà ï\-tj'Kt<j.y.v.-.% : El-Lahoùn, cf. introduction.
l,')-6. Héracléodoros figure avec le môme titre dans les deux reçus
suivants.
2.'5. Sur les mesures, cf. introduction.
24. Cf. Arcliiv . II, p. 80, I. 11 où il faut restituer : 3-j;j.Ç=S).r,]|l;jiÉvu',.
22. PiEÇU DE N.\UGLERE
Ei.-LahoC.n, 3. 221 av. .L-C.
(I'to'jç) xÇ", 'I*au.£vcoO o.
22. REÇU DE NAUCLERE 103
5 vaûxA/jpo? ■/.£p/.0Up&!7-
v.7.^v]î àyap'/XTO'j
BaatXîcra-rj;, 6 [xitOo)-
r/]ç ô 7.ùzh[q II]ap£[i.-
«P'.Ç, èvÇ£oÀ-?JTOat £Tl[l]
10 ToO xaTa IIjo[A]£aa-
i'oa opfJLOu [w]tt£ d^
'AXî^âvSpeiav et;
To PafTiÀtxbv à-b TWV
YtV"/l[/.7.TÇi)V
15 ToO (etouç) x£ Gtà
HpaxXEoOwpo'j
ToO àvitypa^otAÉ-
vou Tiapà ^afo-jiXtxo-
Ypa[j.[/.aT[£]coç
20 u'jpoO cpoptxoÇi
àpT[àÇaç Tp'.axoTÎaç]
au verso : vay.. T — 1. . t.
L. 15 : xc, s corrigé sur Ç.
a L'an 26, le 4 Phaméiiolli, oOO artabes de froment. — L'an
20, le 4 Phaménoth. Paremphis, nauclère du navire « Reine »,
sans emblème, (entrepreneur, ce même Paremphis) reconnaît avoir
charg-é au port de Ptolémaïs, pour les transporter à Alexandrie,
au grenier royal, trois cents artabes de froment , prove-
nant des récolles de l'an 23, par l'intermédiaire de lléi'acléodo-
ros, l'anligraplie du basilicogranimate ....
104 PAPYRUS DE LILLE
5. K£pxojpoTità,sy,i;, mot nouveau régulièrement formé de xio/ojjo;, P. Hibeh
I, 82 I. G et 98 11. 4 et 12 et P. Magd., 37 1. 2 et de T/à.p/, /'. Loitd., II, 256,
1. 1.
6. Ayapà/.TO'j. On trouve au contraire un vaisseau porteur d'emblème
P. Lond. II, 256 [a) 2 : r|< ua3àrr,aoi; lê-.;.
20. Sur le sens de (fov./.o.; t-.to;, opposé à àvosaTTÔ; s^^'o;, cf. Rostowzew.
.l/ï7;/c, III, p. 211, n. .3.
23. REÇU DE NAUGLERE
El Laiioun. 221 av. J.-C.
6 X 8. 6 X 8. 6 X '.
Trois fragments assez endommagés, qui se raccordent. La fin
manque.
<I'a[/cvà)0 ex[Tou], -d^où
'^rVjP,i
'■W 2
T-^fxjovTa / ^v
IIscôoïjç v[âjuxX-/]poç xtp-
xoucoTxâorc RaTiXta-
1 _i, t^
23. nnCU DE NAUCLKRI-: 40o
lu tÀ toO xa-rà nToX£[Jia-
toa S:ij.o'j w^T£ £Î; AXs
^'/vopsav £tç ^r^ j3ajTtA'.-
x[ô]v à-b Twv -Y'£Jv/]aâ-
[t](OV TO'J TTÉp-fTITOij] "/.«l
15 IxoTToû £TO'jç ny-^y- 11-
paxXîcoowpou TCû àv-
[T]iypa^O[/.£Vou -apà ^a-
[(7iXt]xoO YpatxiJLaTÉ-
Fragm. 3. w; çô 7:£pl <l'u — i_p-
TiÇa; ooptxoCi [o]i[a]xo-
a[t]aç T.iv~r/.(,v-.y.
I Sv ULiTpW TCO aUV-
^£[Ç]X-/^a£VW Tipbç TO
25 ■^oà.y.ouv xal [o-jxfuj-:'/-
[Xjïj [oijxata. ["EJYÉ.'^^'l'f
[.... 'AJTïoXÀwvfo^u
L. Il : U7TÎ, w corrigé sur s, le scrilie commençait à écrire £'.;.
L. 23 : Le signe / est corrigé sur un trait vertical.
« L'an âC), le 5 Phainriiolli. Froment 250 artabes. Total 250 ».
Ilérodès, nauclère d'un navire « Reine », sans emblème, dont
l'entrepreneur est ce même Ilérodès, reconnaît avoir chargé au
port de Ptolèmaïs, pour les Iransporler ;i Alexandrie, au grenier
royal, deux cent cinquanle arlabcs de fi-oment [)rovenant des
récoltes de l'an 25, reçues de lléracléodoros, préposé par le jjasi-
licogrammate au conlrôledu grenier do Phy , total 250, mesurées
d06 PAPYRUS DE LILLE
à la luosurc vérifiéo sur l'étalon de bronze et à la règle juste. Ecrit
(pour lui, illellrc) par , (ils d'Apollonios —
5-8. Cf. 22 il. 5-9.
19-20. Cf. 21 11. 19-20.
2L Cf. 22 I. 20 et noie.
24. REÇU DE NAUCLERE
GlIOR.\\, m'' SIÈCLE
4X8. 3X7. 2,5 X 9. 10 X 9.
Quatre IVag-iiicnls, dont un est iiuitiK', datant d(* l'an 2'i d'un
règne inconnu. La formule est voisine do celle de P. llibcli.^ I, 98.
Fragin. 1. (è'-rouç) xo, Mî/ïio Ç. 'Oia.oXoyii 'A-oAAoâoTo; Fragin. 2.
BaTiAs'JovTo; lÎToAîy.aic'j x. t. A ]
[ ' ]
[ iv ...]
[(îTO'j;) xo, y\v/v.z Ç. 'OaoAoyîï A-oAAdoo-oç]
Vx. TxEÇU DE NAUCLÈRE i07
Fragni. S. vaûxXYjp[o]£ zoù ^^ [ —
èy' o'j y.u6io\T^Tr^!; [b ostva...
5 àu.€tÇAY)rjOa'. •nÀo[tco! otà...
TtÔAEOJÇ (Tl-roXoYOU £'/. t[wV YEViqaâTOJV i . . .
Fragm. h. àpTa^aç 'StT/iAÎaç [wo-ie eU AXe^âvipstav
£i; 70 Pa^tXr/.bv xaOap[àç, àooAo-j;, •/.£/.07-/.iv£uu.£va;]
[xÉTpcot ot/.a(cot xal gxy^TàXrii oixatai. ..
10 Twt (TUui€-ÇXr;ii.£vw. '^"oô; To -/aXxoùv
(2« M.
L. 10 : Dans la marge, les restes de 4 ou 5 leltres devant tw.
« L'an 2'i, le 6 Mécheir. ApoUodotos, nauclère, déclare détenir
deux mille artabes de lentilles.
(Sous le règne de Ptolémée à l'an 24, le 6 Mécheir.
ApoUodotos) nauclère du (navire, le « .... »), dont le pilote est
(X...., déclare) avoir chargé sur ce navire (par l'ordre de N...)
sitologue de (....) deux mille artabes de lentilles provenant des
récoltes de (... (pi'il transportera à Alexandrie), au grenier royal,
pures de tout mélange, (sans fraude, criblées), jaugées à la juste
mesure et à la règle juste vérifiée (sur l'étalon de bronze).... »
3-4. N7.J/.Aï,i[o]; Toj..., manque la désignation du vaisseau.
G. S'.ToXôvryj^ cT. -P. Pclv. II, 48, cf. III, 116, 11. 5 sqq : -[a^à Ajwoicovo,- toO
ff'.ToXoyoùvTfo;.... 'M'i -s?'.] Il BoûêaTT[ov] TÔ-cov, àffl' oj -ap£[iÀyJ-i£v ? || si; tov àyo-
parrôv Dans P. Iliheh I, 98 et dans 21, 22, 23, le blé est embarqué par les
soins de Tagent du basilioogranimate.
Fasc. II 15
lus PAPYRUS DE LILLE
12-13. Los traces créc-riture scniljlent ôtre d'une seconde main; ici coin-
niençn.'l vi-aison;I)lal>lcmcnt la seconde partie (j-oYpa-ir,, siiljscrij>lio^ du contrat.
Appoiulice : P. Cairo, 10,5:20.
Qii(d([iie.s passag-es Je ce toxU; ont tL'jà été pulilié.s dans liev. cri-
//(/uc, IDO'!, S*" Scni. 11. i(S, p. '^Ç). Il coiilieiil L'S Irag'iiuMils (]c trois
reru.s; le preinier, dont il ne subsiste qu'une ligne, donné pent-ètre
par un a'.^Ofo-:/;^, se réfère an second, donn(' par \c nanclèrc, (pii Ini-
niènie se réfère an troisiènn?, donné par le pilote. Date : 315 ap. J.-Cl.
ce.... [
àxoXouOoj^ t-fj èy.ooO£(o"rj û-' [a]ù[T]oO à-o/r,.
Aùpr;X'.o; Aaixcovac; Vrr^TOf.p'MVO^, ap(?aç) ri , vau-]
■/.Arjpo; -Xoîo'j 07,1X0 jÎou t'^; Ma;'.ui.tàvoT:ôX[ccoç, xal AOr/jÀtoi ]
5 f;jv, Atov'j^o; xal StA^avo? àzô xaju.-/]:; IU'Cax [Aùpr^Xtotç I^'ï"]
XI xal IooIti xal Iltwvt xal Eouxia, à-atrrjTatç «[vvwvtj;, yoâpv.v. ITaps-]
Aaoov -ap' ùijifov xal àvî€aA6[jL-/]V £iç to zpoxfstui.îvov -Xoïov à-o xâvovo;]
lO (s'-o'j;) lvO[X':î[co]vo; ty îtâ-You à/jjpou [ ]
TcîJv Xif-rpôJv) p (o-/ivap(wv) piy • à-£7/;/;xaiJ.£v oà -rà vaOXi^a ]
10 av V apY(uptc.u) ("râXaVTa) o ■ xal â-£po-)Tr/J(£VTî;) cbu.oX(oYr,'7au.£v).
['iTraTïla; TÔJv oît-otwvJ
•/i[j.a)v KœvTtavTÎvo'j xal A'.xiviou — eSaaTÔJv [to TSTap-ov, mois, joiir.
A'jp-/]X(ot 'A-J
ii.i7.ojva; BrjTaptoJVo; -[apjiXsÇov xal rapaçÉocoxa AOprjXlcoi 'A-]
vtxr^TCp r-oi A-oXXcovîw H'.XÇâvou iylûpo'J Xi(-p ) p J
àxoXo'jO(.o[çj TTj iXôoOj^sijTTj 'J-' aÙToO y-.oy't^.
15 AùpYjX'.o; 'A-oXXwvto; ^tXÇavo'j Mt^ea'j/otTo;, àr/ô xu^sp-J
yr^~r^^ -Xolo'j Txa^ps-Xcôpo'j àycoY'^i; (àpTaowv) 9, .| Aùp-/;Xtov]
"Avixr^Tov va'jxX/jpov, à-' aÙT?,; <":■?,;> ij.r,(Tpo-ôXxcL);), AOpy;|X{ot; 'iÇoiTt
xal ILôJvi xal
2^1. WIXV 1)1'] NALÇLKI5K
10!)
'EpiJLcîa y.y.\ Vy?^/.'., à.-y.i-.r-y.i^ '■}_y^H<rjr^; xojar,;..' -/yj.zivj. \\y.z{Ly.wi\
[îcja^'^p]' ÙIJ.CJV xa[l] ÈVçÇaÀôar|V £j[ç -&] -pc/X£ia£vov -Ào^ïov à-o xv.vovoç]
20 [r^ç tO (îTO'j;) '.voixJtÎwvoç à/ij[pou ^[(tsôjv).]... xal toO .1 ]
L. 12 : I. -ypi),7.Çov. — L. 10 : 1. o-/a'io-o(.'iîO'j ; — (àîtaÇtôv' : Pap : ~.
« confonnénioiil au reçu donné par lui.
Aur. Aninionas, fils de Bésarion, ancien magistral de , armateur
iX'ww navire ])ul)Ii(' de Maximianopolis, et Aui- un, Dionysos et
Silbanos, du l)()uri^- de Pe/.la, aux Aur , lièkis, Iboïs, l'i(')n et
Hermias, colleeteurs de l'annoue, salut. J'ai reçu de vous et charaé
sur le susdit bateau, sur l(>s taxes de la 19'' année de rindicliou
dans le V^'^ pa^us, (livres) d(> paille, 100 livres valant 11-3 (?)
deniers; nous avons reçu le fret soit \ talents d'ari^cMit ; et
interrogés nous en sommes convenus.
SoHS le consulat de nos maîtres Constantin et Licinius, Augustes,
le Aur. Ainnionas, fils de Bésarion, j'ai reV.'u et j'ai li\ré à
Aur. Anikétos et à .\pollonios, iils de Silbanos.... livres de
paille , conformément au reçu donné })ar lui.
Aur. Apollonios, Iils de Silbanos Mécliempsoïs, pilote dn bateau
scopJioprorc d'un tonnage de îiOO artabes, d(> (représentant?),
l'armateur Aur. .Vnikétos, de la même métropole, aux Aiir....
Iboïs, Pion, Hermias et Békis, collecteurs de l'annone du bourg
de...., salut. J'ai reçu de vous et cbargé sur le susdit balean ,
sur les taxes de la 19'' année de l'indiction, livres de paille
8. Cf. 11. 10-11; et sur riiiiporlancc de celle date, \\'ilrken, dans : Archiv. H,
pp. 1.35-6.
IG. Cf. II. 12-13 : '.4]||v'/.r;T(,) l-.o: W-oUwvù.) X.."/.Ç7.7o:.
110 PAPYRLS DE LILLE
25. COMPTES DE TRANSPORTS PAR EAU
Ghorax. iii^ siècle.
15X20 — 15X21 — 5 X 8.
Trois fragments assez mutilés flun compte datant d'un mois de
Mésorè. L'écriture est une belle cursive du m'' siècle, voisine de
l'onciale ; les deux premiers, contenant deux colonnes, se font suite
sans interruption dans la seconde colonne; le troisième complète les
lignes 21-30 du second fragment, col. I. — Le compte est relatif à
des transports par eau et se divise inégalement en recettes (11. 1-8)
et dépenses (11. 8-fin). Les dépenses sont celles de deux séries de
transports (11. 13-''i2 et ''i2-61). La première série comprend le
voyage de Ptolémaïs à Iléracléopolis, d'Héracléopolis à Oxyrynchus
et retour, et autour du nome Héracléopolile; les dépenses se répar-
tissent en deux catégories : les prix de fret (11. 13^34) et les frais
d'entretien (11. 35-42); ces voyages commencent entre le 2 (1. 5) et le
4 (1. 2o) Mésorè et finissent le 11. La seconde série de transports
va du 23 Mésorè au T)'" jour épagomène, en deux périodes, l'une
dc! ("), l'autre (U; 7 jours; la division est chronologique, non géo-
graphique comme dans la première série; les dépenses semblent
y être classées en frais d'entretien (11. 43-54) et oj/tûviov et ç'jXaxiTtz.ov
(II. 54-00). Los personnes à bord sont désignées par le nom général
de 'Tojaatît (cf. P. Pctr. III, \{)1 , passini) ; dans les 11. 13-67, ce sont
des passagers, pécheurs et calfats; aux autres endroits du texte, ils
25. COMPTES DE TRANSPORTS PAR EAU \\\
ont dû être employés par le coinplable, qui pourvoit à leur (Mitre-
tien; dans la seconde série de voyag-es, preuiière j)ériode, un calfat
et un soldat indigcMu; sont disting-ués de 18 autres o-ùjax-a, dont
la qualité n'est pas donnée; il ne faut doue pas penser au sens
d' « esclaves » qui ne conviendrait pas à tous; ce devaient être des
malelols ou des « dockers » employés au chargement des bois
dont il est question 1. -3.
(l"-frag., col./.)
[xal TlOlIp' 'Avopovtxou
[ ]u iyo) liç T'fjV
[tcôv] d? z-qv uyioiyy
5 [..M£>op-;]"p
[xaV Ttapà] 'Au.£vv£CiT[o];
[TpaTTEjCtTOU h p/.
[iizh touJtou àvTjXwjjia
10 [. . . Toja 'Apy'tTtU.OU
[vaOAov] TiXoîo'j Toii àvx-
[/.0[ji.(a-av]T[_ Toù? àA'.v.^ -/,al
15 [toù; vajyirvjYOÙ; ix IIto-
[Xerxaiojo; £iç 'Hpa/Zio-j;
[uôX]tv ■ aw[ji.[a]Ta lo ha-c
[èv 'HpaxXéjou; T^ôXtt
1-2 lignes
20 [xal TÔii àva-XîovTi]
{S' frag.) £? "HpajixXÉou; -i>£oj; [2' frag.,. col I .]
112 PAPYRUS DE LILLE
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25 «710 0:;£ £]w; Tj ria£pôJv £ h x
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■î:£pn:A[iovTi] Tiepl Tov 'IlpaxXe-
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Ll. i-20 : les lignes devaioiil ôtrc iuéoales [yK. 11. 20 srjq,) et la longueur des
lacunes de gauche peut varier. — Ll. 8-9 : [Àoyo;] toj àvr,Awtji.c.||-:o;, Siinjli/. Mais
linterligne est assez étroit; peiil-èlrc tout simplement un blanc. — Ll. 20-2! :
[vajAov t:Ào'1o'j||tw àviyrjvT'.] Sinijhj, qui suppose une lacune d'au moins deux
lignes.' — L. 23 : y.:i.-'j.'-v/-i Sniijli/. — L. 2(") : s ou Ç". — ■ L. 4.3 : pa',[o£]A Snnjlij.
cl', la note. — L. G.'5 ]y.<x.rjj Siui/lij ou jT'.aoj.
« ... J";ii reru (rAndroiiicos pour le transport des l)ois destinés
au pont (}] le 2 Mésorè et du ban([uier Anienneus 120 dr. Sur cette
somme, il a été dépensé compte d'Architimos vers Iléracléo-
pt)lis : fret du bateau payé à celui qui a transporté les pécheurs et
les calfals de Ptolémaïs à lléracléopolis, soit l'i personnes : 1 dr.
1 ob. 1/2 à lléracléopolis.... et à celui qui a remonté le fleuve
d'Héracléopolis à Oxyrynclius, et retour à lléracléopolis, par jour,
4 dr., du 4 (JMésorè) au <S, soit o jours, 20 dr...; et dans le nome
lléraeléopolite, fret du bateau, à celui qui a navi<;iié autour du
nome lléraeléopolite ceux (pii inspectaient dans certains
villag-es... par jour, 2 dr., du 9 (Mésorè) au 11, soit o jours, G dr. ;
114 PAPYRUS DE LILLE
total : 27 <li'. 1 oh. 1/2. — Et pour l'entretien de 14 personnes par
homme et par jour 2 oj)., en tout 4 dv. 4 oh , du 4 (Mésorè) au 8,
[soit jours], 2o (h". 2 ol). ; dans l'Héracléopolite, pour 3 per-
sonnes : 3 [jours :], 3 dr. ; total : 20 dr. 2 oh.
« 23. — Pour 3 harques, de chacune G hommes, total : 48 hommes,
plus i calfat, plus le inncliinios d'Iléracleidès, total : 20 hommes;
par homme et par jour, 2 oh., total : 6 dr. 4 oh., du 23 (Mésorè)
au 28, soit G jours, 40 dr. — 9. — Pour 14 autres, à raison de
2 oh. chacun, par jour (4 dr. 4 oh.), du 29 (Mésorè) au S'' jour
épag-omène, soit 7 jours, 3(2 dr. 4 oh.); total : 72 dr. 4 oh. — A
Andronicos, sa solde : 20 dr. ; plus, le droit de garde sur le
fleuve.... à Pékerkourf ) et à ...pseu( ) : 2 dr.; total : 22 dr.
3. [npoTy.ojjL]'.5-/-v serait sans iloiite trop long; poiil-ôtrc [y.ojji]iS-/îv.
4. E'.; rÀ,v T/tZlm ; nous y voyons un nom commun à cause de la présence des
calCats; peut-être est-ce une ville du nom de Schedia, comme celle du Delta;
cf. P. Ilibeh, I, liO, 1. 25.
13-7. Premier voyage; les pécheurs et les calfals sont des passagers; il faut
noter (|u'ici rien n'est payé pour leur entretien; (cf. les dates, 1. 25 et 1. 37).
15-6. Ptolémaïs Horniou, selon toute vraisemblance. Aujourd'hui El-
Lahoun, cf. P. Faij, p. 12 et P. Tcht., 1, p. 411 ; 11, p. 400 et suiv. et 21 inlrod.
16-7. Iléradéopolis, aujourd'hui Ahnas-el-!\Iedineh.
17. I- 7.-C, 1 dr. 1 oh. 1/2; le prix n'est pas en relation avec le nombre des
personnes à l)ord, non plus que ceux des 11. 25 (14 personnes, cf. 11. 35 S(|(|.) et
33 (3 personnes, vX. II. 39-40); il ne varie pas davantage de façon régulière avec
le nombre de jours, (qui n'est pas indi(|ué ici d'ailleurs) : le prix de la journée
est plus élevé pour le voyage de Iléradéopolis à Oxyrynchus et retour (1. 24)
f|ue pour le tour du nome Iléracléopolitc (11. 29-32). Nous n'avons donc pas ici
un prix de passage, mais de fret.
19. r^Mit-ètrc le lieu du paiement; cf. 1. 34.
20-2G. Deuxième voyage; cf. il. 35-8 : 14 personnes à bord.
22. Oxyrynchus, aujourd'hui Behneseh; plutôt qu' '0;Jvjvya, qui est un
village du Fayoum.
25. 'H;jicO(7)v F, le premier cl le dernier jour sont tous les deux inclus.
20. Cf. notes critiques; à rapproclicr de la 1. 50; cf. ad. loc.
â5. COMPTAS DE TRANSPORTS PAR EAU 115
27-35. Troisième voyage; cl'. II. 39-41 : 3 personnes à hord.
27. Ploléincc, IV, 5, 26 : el^a xxO" S uiio; iy'<.'C,i-i<. 6 -oTap.o; -ouôv vrJTOVTÔv 'Hd».-
xXc07:oX'!ta,v vouÔv ^S' xQ a" o", xal sv r/j v/Îtu NîÎ)>oi» ttô/.sw^ u£<7Ô"/£!.o; ;S' xo a". De
intime Slrabon, XVIF, C. 80!); et Pline, II. N., 5, 50. — Cf. 1. 5(5.
30. 'E-'.7zo-oJa£vo', : on ne peiil rendre eonipte de la plirase an poiiil de vue
giamniatical; peul-èire |)oiir l-'.^y.oTzo-j'j.hiù'..
34. / 1- x^-e; oc total est ecliii des cliifl'res préeédenis, II. 17, 25 et 33; il n'y
en avait donc aucun autre dans les lignes perdues.
35-41. Frais d'entretien de 14, puis de 3 personnes dans les deuxième et
troisième voyages.
36-40. Les chiffres sont restitués d'après ceux des 11. 25-33 et 36-40.
42-50. Nouvelle série de transports, première période.
42. Ky; sans doute le chill'rc de la colonne du registre de comples.
43. B7.:[rjî]l, probablement ^j7.:[oi]A[u-:.o-j) cf. P. Pe/r., III, 129, 1. 11, cl les
observations de M. Smyly. Ce mot désignerait une sorle de navire.
45-6. '0 Tiaoà TO'j 'Hpazî.sioo'j || uâyiao;; sur les [i.â/i;j.o'. en général, cf. Schubart,
Quaesliones, pp. 58 sqq: P. Tcbt. I, App. I, p. 522; sur les fonctions auprès de
certains agents de rElat./>. Tebl, 1,112, 1.81; 116, 1. 57; 121,1. 34 ; Iléracleidès
aurait été un de ces agents et aurait employé un aàyiao,- à la surveillance des
transports dont il s'agit ici; les II. 02-05 pourraient concerner la solde de ce
uày.ao;^ qui aurait été distincte du ouî.y.x'.TWÔv ; cf. I. 56.
50-55. Deuxième période.
50. W, et cf. 1. 26; il est difficile d'expliquer ces chid'res; si ce sont des
quantièmes, on ne sait à quel mois les rapporter.
51 et 53. Les chiiTres sont restitués d'après les autres données des mêmes
lignes ; cf. note suivante.
54. / h oS /- : Total des 11. 49 et 54.
55. '0']/wv.ov : ce mot est employé spécialement pour la solile des cor))s de
police dans P. Peir., III, 64, [b], 1. 10; (c), 1. 9; 93, reclo, col. \\\, I. 22; 128,
I. 11 ; cf. note ci-après.
,50. <î>u),ax'.-:'.xôv : il s'agit ici, comme dans P. Ilibe/i., I, 110, I. 81 de |)aienienls
pour les ajlaxvta'. chargés de surveiller les bateaux; ci'. P. I/ibe/i., I, 54,
II. 30 sqq. : £[AêaXoG Ss ay-à xal ç'j-]|Xax'l-:a; o'-l '7'jvoi.axoui'.o'j-||7'.v tÔ :tXûw[v].
56-7. 'Ev TÔJi -:[...] Il Tîo-auLw-, ; peut-être manque-t-il un nom de lieu; cf. P. Peir.,
III. 43, f°, col. III, 1. 22 : èv tw'. [BJîosvw/,; r/j; via; -oTauiôi; peut-éire le mot
désignait-il un des bras du Nil, formés par l'HéracIéopolite, cf. 1. 27. Les loca-
lités inconnues des 11. 58-9 ne permettent même pas de savoir s'il s'agit du
bras oriental, du bras occidental ou d'un canal secondaire.
60. Total des II. 55 et .59.
01. Total général, dont les derniers chiffres à droite sont mal conservés;
Fasc. II 16
116 PAPYRUS DE LlLLK
les totaux partiels montrent qu'aucun chiflYe n'est tombé dans les lacunes du
papyrus; si le bas de la col. I est complet, nous devrions trouver ici le chillre
h p;-Av,-c, 148 dr. 1 ob. 1/2, total de tous les frais. Ce total peut être regardé
comme celui du mois de Mésorè ou celui d'une affaire particulière : le trans-
port des bois.
02-65. cf. 11. 4.5-6 ; peut-être le compte de sa solde.
26. LETTRE D'APOLLONIOS A SON PERE
GhORÂN 12. IIl^ SIÈCLE.
28 X 12.
I^p:ttre relative à de.s arrangements concernant la terre à sésame
et peut-être aussi (les lacunes de la 1. S empêchent de préciser
ce point) des terrains d'une autre sorte. Le très mauvais état du
papyrus rend difficile l'établissement du texte.
'A-oXAwvto? TOJt zaTol yoûoiiv. Eypa^j/à; p.ot r.ifi r^; £t; Tqv (7Tja-aiji.£Îav y^^;,
[xâXtaTa 0£ ~ip\ T'^; èv IlatojvTi ' aÙTï) [xàv o'jv èttiv -avTcXw^ v.vqç-
[ylp-Évr, y.y.\ rj xojur] ïpT^ao^ ocà zo -itXîîo) yz6vo^ aq [iiopr/Oa'. * t/jv ok Xoi-
[àTojtaâçto, V. [jLfj àxoAouOcï; %-'j:r.y. xaOcu? icTTtv â-l T'^; otaycao^.; t[o]o
5 [tU "'^-^ '^ L ^"opotJ usaiTÛtoTOai toï? yscopyoïç ' ày Se toO ...sp.. ui£30'j[ç]
[ '70V .... {3ouÀ£i /.aï £v al? /.(ûua'.; i^ÉTTat r,|-«.a; Xao£ïv xa't ypr^aaTt-
rO[ai]
ffao-'J
20. LETTRE D'APOLLONIOS A SON PERE 117
[ew; âv] |xâOa)[jL£v itepl tôjv aufvwv £t; tov vcijj.dv.
"Eopwcjo. L 10, TuSl ^.
/Iw f/o5 : AnOAAWNICOI.
« ApoUonios à son père salut. Tu m'as écrit au sujet Je la
terre à sésame, celle de Patôntis en particulier. Elle est tout à fait
en friche et le village déserté parce qu'il n'y a pas eu d'inondation
depuis trop longtemps. Quant au reste, je vais le mettre en état,
à moins que tu ne te conformes entièrement aux prescriptions de
la S'.aYpaçvi des semailles pour l'an 13 qui porte location aux cul-
tivateurs. Pour ce qui est de tu veux et dans quels bourgs il
nous sera possible de prendre et d'enregistrer ce qui est fourni par
le Trésor. Au sujet de cette partie d'ailleurs il conviendra d'at-
tendre que nous soyons renseignés sur les — pour le nome.
Adieu. An 14, le 7 Tyl)i. »
Au dos : A ApoUonios.
i. Tw~. Tratp'. : le père s'appelle aussi ApoUonios, cf. l'adresse au vcr?o; ce
doit être un fonclionnaire. cf. 1. 4.
2. nxTwvT'. : l'orthographe du nom varie : ITaTTwvT',;, ny-TwvO'.ç, IIxttwvt'.;,
IlaBwvT'.;, village c|ue Grenfell et Hunt placent entre Caranis et Philadelpliie,
non loin de Bacchias, cl'. P. Tebt., II, App. II, p. 391.
3. A'.à TÔ TTAsUo xt)... Cf. l'emploi des mots î[ji.<5poyo;et aêpoyo;, notamment celui
du dernier dans les rapports du cômogrammate Menchès pour Kerkéosiris
[P. Tebt. I); ce risque était prévu dans les baux à ferme et était une cause de
dégrèvement (cf. P. Magd. 3. 11. 4-5 et Waszynski, die Bodenpachi, pp. 132-135
S(]H). Il y a là un témoignage intéressant siu- la décadence des bourgs.
.Vov-v' : le reste, par opposition à la terre de Patonlis, dans les limites d'une
118 PAPYRUS DE LILLE
rirconsrription territoriale inconnue, mais administrée à un litre quelconque
par ApoUonios le père.
4. A'.av3a.sYi : dans le sens général de liste; c'est sans doute en même temps
un ordre de distribution ; peut-être en a-t-on un exemple dans 5.
27. LISTE DE NOMS PROPRES
Ghoràn Z. Éverg. ou Philop.
13 X 17.
Liste do noms propres, ceux des membres d'une famille et de
leurs esclaves. On ne sait à quelle occasion elle est dressée; mais
le fragment de code concernant les esclaves, 29, a été trouvé dans
le même plastron et l'on est tenté de supposer que notre liste de
noms est une pièce d'un procès ii'.tenté à un des esclaves nommés,
dans lequel Le,ptinès, son maître, se serait trouvé impliqué. D'après
l'écriture, une cursive nette et large, le papyrus peut être daté de
la deuxième moitié du iii^ siècle; on lit sur un frag-ment trouvé
avec lui et écrit de la même main : L u, M[ .11 faut sans doute
placer le document en Mécheir ou Mésoré de l'an \lj d'Evergète
ou de Philopalor.
A£-TtV/)Ç, IltTtûrjÇ, tWV KpaT£30U,
27. LISTE DE NOMS PROPRES
xaî ùol rXauxîa;, Moipîxwv, NîxavSpoç,
5 Oîô^tAoç xal OuyaTrip Baia. /. Ç"
xai -Kotïti'
119
Ae'jxojv
Aâfvt?
Xp'jtjtinroç
'EauoptCiV
Siuinra^
'AÇp6v/iY/Ç"/<ie>
10 Apîaaxo^
xal âv TOJÏ Hptowt
'AllâpTWV
TÔJt irpbç T^t uôAsi
riuppia;
Tiat^e;
'Ap-:£[i.îSa>poç
ToToyjç
.j.aêSato;
S£(JlO£Ù,-
15 [...,.]v-.
àXXoÇ ll£[J.O£Ù;
manque une
ligne
traces d'une ligne sui
Fragm. voisin.
L
t£,
M[
St>
^t\
h. 5 : /Ç", négligence du scribe. La famille est composée de sept membres.
L. 9 : Après le signe , le total i.O a été oublié.
« Leptinès, Pisidien, du corps de Cratéros, double-solde et sa
femme Hédylé, et ses fils Glaucias, Moirieôn, Nicandros, Théo-
philos, et sa fille Baia, soit... six personnes.
Et ses esclaves
Leucôn Daphiiis
Chrysippos Emporion
Styppax Abron
Drimacos soit 13, soit G, soit <19> personnes.
Apartôn Et dans l'ilérôon
dâo
P3rrhias
Artémidoros
. . . bdaios
PAPYRUS DE LILLE
voisin de la ville,
esclaves
Totoès
Semtheus
un autre Semtheus,
3. A'.;j.oip.'Tr,;. Pour le sens du mot, cf. Arrien, Anab. 6, 9, 3; 7, 23, 3; et sur-
tout P. 0x1/, III, 409, I. 28, (fragment du Ko/a^ de Ménandre) avec la glose :
Si|Ji.oipîr/',î • 6 S'.Tt)»o'Jv )>ajxêàv(i)v twv 0TpaTi<i)T(wv) [i.'.T6ôv ; cf. aussi O'.uo'.oia, double
solde, Xén. Lac. 15.4; Hell. 6,14.
T(ôv KoiTspou : éponynie, chef de détachement militaire, jusqu'ici inconnu.
28. REGISTRE JUDICIAIRE
Ghoràn Z.
20 X 12.
IIl^ SIÈCLE.
Registre d'affaires judiciaires sous forme do journal; cf. P. Fou-
cart, /?ef. Arc/,. IV (lOO^i), pp. 157-171.
Le fragment provient du nirine plastron rpie les extraits de
code 29.
L'écriture est la même, une eiirsivc rég-ulière et déliée. On peut
comparer P. Pefr., 111, 21 et P. Iliheh, I, 30 qui sont rédigés d'une
manière plus explicite. Nous ne saurions dire si les affaires dont il
s'agit ici sont portées devant un fonctionnaire ou dcvanl un liibu-
28. REGISTRE JUDICIAIRE 121
uni. Dans le premier cas, ce fonctionnaire ayant une compétence
judiciaire serait le stratège (cf. R. Taubensclilag, Arcinv, IV,
pp. 2-36 ; Bouclié-Leclercq, //<"?/. des Lagides, IV, p. 200, n. 2) ou
l'épistate du nome (cf. R. Taubensclilag, loc. cit., pp. 28-31 ;
Bouché-Leclercq, loc. cit., p. 233) ou l'épistate du bourg ou un des
fonctionnaires du bourg (cf. R. Taubenschlag, loc. cit., pp. 3S-40;
Bouché-Leclercq, loc. cit., p. 346, n. 2). Le fait qu'il donne un
arbitre, I. 11 : èScôxaaev iiizizr^v (au cas où le pluriel serait empha-
tique) semble exclure les fonctionnaires du bourg et en particulier
répistate, simple juge de paix, dont le rôle semble se borner à
une tentative de conciliation des parties (cf. L. Boulard, Ze.ç ins-
tructions écrites du magistrat au juge-commissaire, ch. v, pp. 93-96,
//. 2). Si au contraire le journal émane d'un tribunal, ce qu'on
peut être tenté de croire d'après les pluriels, à^' v^fjLÔJv 1. 7, èocûxafAsv
I. 11 et èç' riiKOLç, 1. 16, il ne nous est pas possible, vu le très mauvais
état du texte, de préciser si c'est celui des chrématistes ou des
laocrites, ou encore le tribunal des dix, connu depuis P. Petr., Ill,
21. (cf. R. Taubenschlag, loc. cit., p. 12, n. 2; Bouché-Leclercq,
Hist. des Lagides, IV, pp.-238 sqq.). A gauche, traces insignifiantes
d'une colonne précédente, d'une écriture plus appuyée.
..]v -/.Oi-AOÙpyOV. [JLEV....[
. . ]lJL£VOvf ] Tj ~'rj àv[
o'. rà;
Ty]! aÙTÏjt. EX66vT£^ £Ç rjU.âJV oz\t...[
122 PAPYRUS DE LILLE
.£... iyy.oLko07i\ à>.X-/]Xo[;, [7r]apaY£[v/;]
aovtat iv r;;i.Épai; t • MiyuOo; Mtv.sf
10 '^Ûpo; Aa....Oî... KXeoxpârr,; KaT9[
aÙToï; £Ocjxa;j.£v uL£a-trrjV Awcfijwvfaj
[....>.ou.
Ty]î aOtrjï. KaTaa-:à^ XpûatTiuo.; Tcp'ixTftup à-]
viyxaaOai xaTaÇaAïîv Tàpyuptxà 'Ac7-/.>JrjK[7.SY]v] ?
15 ['AJTxATj-irtâorjV Acoptcuvoç.
xO lY]
Av/JAGov ZwTcupoç xal Kpâ-:t7:-o; oi ipyjâ-j
— Tt âv TÎjt 'HpaxXEÎôou. [ ôvé-]
20 [xaia Naua-(p.a^oç Taa-£|j{0a)OTo; ? xa'i]
['Epa]oY£VT,ç Bau-^TOÇ àvTt[
Ta! £Op£0-^Vat TYjV X£(av[
ÈXeyEV .V .£v .av tvjV àv[
L. 3 : Traces de lettres qui ne semblent pas avoir été -:&[v.
Ll. 14-15 : A<jx.lr,Tz:7.ci]-j, écrit deux fois par négligence probablement.
L. 16 : K9, 9 corrigé sur /,.
L. 21 : D'après les traces de lettres qui affleurent, il semble qu'il faut restituer
['Epa]oyivr,; plutôt que [A'.]oy£VT,;.
Ll. 21-22 : Faut-il restituer owvlIlTa'. ?
« Le 2.,
A clé t'uiilioiiiié Nectatiiiul) niiilfaitcur...
L(3 iiH-'iiic jour sV'laiil prrsonté, Sta... eoinparaîlra, ou bien
paver. .. ou ])i(>ii. . .
Le iiiruu' jour, iltaul venus devant nous, les... s'accusent réei-
-28. REGISTRE JUDICIAIRE 123
proquement, ils comparaîtront clans les dix jours; ce sont : iMichy-
thos, fils de Men..., Hùros, fds do Da..., Gléocratés, fils de...,
nous leur avons donné pour arbitre Doriôn, fils de ....cos.
Le même jour. S'étant présenté, Ghrysippos, practôt^ (demande)
qu'on force à verser l'arg-ent Asklépiadès, fils de Doriôn.
Le 29/18
Sont venus devant nous Zopyros et Gratippos, manœuvres, au
sujet du pillage commis à ... Noms : Nausimachos, fils de Tascm-
thous (?) et Ilermogène, fils de Thaues... que le pillage a été
découvert.
2-3. Première affaire relative à une caution. Pour les cautions, cf. P. Ilibeli,
I, 41, 52, 92 et 93.
4. KaTa7-:à;, c'est le terme employé pour dire : se présenter devant les juges ;
cf. P. Pelr., III, 30, U. 2-3, où il s'agit d'une comparution devant le stratège;
Gradenwitz, Archn-, II, p. 576 et la remarque de Taubenschlag, ibid., IV.
p. 15.
7. Contestation entre plusieurs personnes; comme il y a accusation réci-
proque, on décide de la terminer par un arbitrage.
13. 11 y a des 7:;ây.Tops; au service des particuliers (cf. entre autres P. Nibe/i,
34, 1. 7 et la /i.) et au service de l'Etat {ibid. et Wilcken; Gr. Ostraka, I,
pp. 5G4 sqq. Mais l'expression -ràayjp'.xà nous fait penser qu'il s'agit ici d'un
impôt.
16. Peut-être une double date, d'après le calendrier macédonien et le calen-
drier égyptien.
18 Sur le sens de Aîîa, cf. L. Wenger, il/'c/^ù', II, p. 487.
19. 'Ev ■ri^•. 'H3ax)vEÎôoy.[ On pense à la restitution ^[spio'., mais d'habitude,
après le nom du bourg, on trouve la i'ormule xy,; 'Hpazlswou pisp-loo;. D'autre
part, nous ne connaissons pas de xûuyi de ce nom et la présence de l'article
féminin empêche de songer à l'i-oixiov "Hpax),£i;ooj.
Fasc. II il
124 PAPYRUS DE LILLE
29. FRAGMENT D'UN CODE
GlIORÂN Z. III* SIÈCLE.
26 X 12.
Ce fragment nous donne les restes de deux colonnes écrites de
la môme main que 28. L'écriture est parallèle aux fd>res. La pre-
mière colonne est complète, sauf aux endroits où le papyrus a été
arraché. De la deuxième colonne manquent le haut et toute la par-
tie droite. J^a partie gauche va en s'élargissant vers le ])-aH, où
l'on peut faire avec une vraisemblance voisine de la certitiule, les
restitutions qui comblent les lacunes. Les lignes devaient avoir
dans cette colonne 22 à 24 lettres en movenne.
Le document se compose d'une série de paragraphes, tous rela-
tifs à un même sujet : un procès intenté par un homme libre à
resclav(! d'un autre homme libre. Tout y est prévu : premier pro-
cès intenté à l'esclave hii-mème {Col. /, //. /-■')),• a|)p(>l iutcijcMé
pai' le maître et pénalité, s'il est condanuié (//. ^i-l''J); limitation
des di'oils du maître sur l'esclave, (//. l-i-JS;] témoignage des
esclaves (//. 19-^û); marche à suivre dans riiitroduction d'une;
plainte contre le maître (l'un esclave; coupable {Col. /, ////.
Col. //, /////,• moyens (rcxériitioii, au cas oii le maître; de
l'esclave accusé perd h; procès [Col. //, ////). Le fait (pic la marche
de l'alfaire est suivie dans tous ses (h'tails, (juc ions les cas sont
envisagés, les pénalités spéciales indi(pu''es, le rcloui- de la l'or-
2î). FHAC.MENT D'UN GODI-] U^
mule âàv oà et des iin[)('ralirs, seini)lenl l)i('n iiKircjiicr (pic notre
texte est une suite île dispositions légales, un exlrail d iiii codo
en vig;ueur en l-lgyple.
Une ehose est remarquable d'abord, c'est ([u'il existe entre ces
dispositions et les lois athéniennes des ressemblances tout à l'ait
frappantes. En Egypte et à Athènes, les péripéties de l'all'aire
sont les mêmes, les mômes démarches sont nécessaires pour
riiitroductioM de la plainte, le témoignage des esclaves est admis
sous les mêmes conditions, le juge prononce les mêmes péna-
lités. Bien plus, nous trouvons ici les voao^jXaxeç, mag-istrats
bien connus en Atti(|ue. Ils s'apj)elaicnt les Onze au iv*" siècle et
ne prirent ce nom de nomophylaques qu'à partir de Démétrios
de Phalère, et peut-être sur sa proposition. Cf. Meier-Schœmann,
(/cr atftsc/ic Process., pp. SI sqq. Vax somme, sauf quelques diver-
g-ences de détail, relevées en note, nous pourrions croire que ce
fragment contient des extraits de code athénien, si nous ne con-
naissions sa provenance et si nous ne lisions au bas de la
Col. 11 : v.z 'AAc^âv'5p£tav. 11 paraît du moins bien certain que,
sinon le code, du moins les dispositions particulières i-elalives
aux esclaves, que nous avons ici, sont d'origine grecque et, plus
précisément, athénienne. Cette inlluence d'Athènes sur la ci\ilisa-
tioH hellénistique n'a rien en soi que de naturel; et, en ce (\\\'\
concerne particulièrement les Lagides, les règlements de la colo-
nisation militaire en l'^gy[)le semblent bien avoir été ciiq)riinlés
aux clérouchies athéniennes; cf. Bouché-Lcclercq., llist. des
Lagides, 111, pp. 231 sqq.
Peut-on préciser davantage la nature de notre texte? Nous
croyons la chose possible. Les lois en vigueur sous les Lagides
sont en eifet de deux sortes : il y a oi t?,; /tôpa; viaot et oi -oAi-t/.o'i
v6;j.o[. Les premières sont les anciennes lois indigènes, restées en
vigueur après la conquête pour toutes les dispositions ([ue les
zoAtTtx.cl vi;jLot et les ordonnances n'abrogeaient pas. Les secondes,
ce sont les lois gouvernementales établies par les Lagides, elles
126 PAPYRUS DE LILLE
peuvent être complétées par des ordonnances et des règlements :
TrpofrTâyfJiaTà, oiaypâfJLfjLaTa ; cf. Boiiché-Leclercq., Histoire des
Lagides, IV, pp. 75-76- Or, il n'y a pas apparence que notre
code, avec ses imitations si frappantes de la loi athénienne, soit
un extrait des t-^; /cipa; vôu-oi ; nous sommes donc autorisés à y
voir un frag-mont des ttdA'.t'.a'/i vsji-y',. M. Bouché-Leclercq croit
même qu'il est possible d'attribuer notre fragment à Démétrios
de Phalère. Selon lui, l'influence d'Athènes n'aurait pas été seu-
lement une action à distance; elle se serait incorporée dans un
homme d'Etat qui, venu d'Attique en Egypte, aurait continué
auprès de Ptolémée Soter son rôle de législateur, comme l'atlirme
Élien, l'ar. Nist.j III, 17 : voaoOîTÎa; f^plz (cf. Comptes-rendus de
VAcad. des Inscr. 1008, séance du 17 janvier). Voici d'ailleurs ce
qu'il a bien voulu nous écrire au sujet de cette très pénétrante et
très séduisante attribution : « L'indice le plus significatif me paraît
être la mention des vo[Jiop'jXa/.c?, titre et fonction empruntés a la
Politique d'Aristote, dont Démétrios de Phalère, disciple et ami
de Théophraste, peut-être auditeur d'Aristote lui-même (jusqu'en
323 av. J.-C), devait admirer la doctrine. Cette doctrine, il fut à
même de l'appliquer à Athènes et à Alexandrie. A Alexandrie, il
y av-ait urgence à régler la condition des esclaves, les mœurs
grecques ne s'accomniodant pas sur ce point des coutumes indi-
gènes. Ptolémée Soter, ayant sous la main un homme d'Etat et
l'honorant de sa confiance, a dû l'utiliser, ce me semble, pour cet
office. Que Démétrios ait pu légiférer au nom de Ptolémée, je n'en
doute pas; qu'il l'ai fait, là est l'hypothèse. En somme, cela revient
à dire que je considère le transfert des voaop'JXaxcç d'Athènes à
Alexandrie, comme la signature de Démétrios de Phalère, — d'au-
tant qu'à mon sens, les vo[xopuXax£ç différaient des Onze, non seu-
lement par le titre, mais par les attributions. » Enfin,. M. Bouché-
Lecleroq nous signale aussi que Phanostrate, père de Démétrios,
passait pour avoir été l'esclave de Timothée. Ce détail expliquerait
alors que Démétrios se fut particulièrement intéressé aux esclaves.
29. FRAGMENT D'UN GODE 127
Col. I.
'Eàv Zi T'.; 7t£pl àSurjUiaToç è[Té]po[u]
oixÉTT)'. SvTî oi/.TjV ypa-];âa£Vo;,
w; èXsuOipcoi, xaTaot/.â!Ty]Tat,
â^ÎTTw Twt xupîoji àvaStx^aai
5 £v vîaépai; £, àçi ï;ç âv iq stazpa^t?
yîvvi'rai, /.al âv xaTaO'.xaaOyjt
■y] ôixTp TOTE è7r[0£xà~tjjv ■»] èiit-
■jrsvxexatSsxâTCov àiroTivéTco
ô x'jptoç, xal Y] -iTpa^tc TuvreAciTOo)
10 xaTà Toù? v6[xou; toù; iiEpt twv
otxETciJv ovTa;, -Xy]v wv to O'.à-
ypaw.p.a àTrayope'JE',.
MrjOsvi âqÉaTCO acôaaTa ttcoXeTv
[èiî'] È^aywyv-i [^"Oûà c:-tî^£.tv, [j.t,-
15 S[è] uLa[c7T]i[C£]t[v arraché.
£-r/copï;(jy]t.
arraché ] îixao-TYj;
i<//e //^//e arrachée
è^éaTOJ xal TOt; ôO'jXotç
20 [JcapTup£Ïv.-
Twv oà ôouAcov Ttliv (jLapTupriG-àvTwv,
&i ôixa^Tal TTjV j^âo^avov èx TÔJv
aco[JLâTwv TiOEÎa-ôaiaav, zapôvTOJV
TÔiv àvTtoixcov, âà[/, u.y] ix twv
25 TiOïVTcov Stxatwixâ-wv oyvojv-
Tai xp(v£tv.
128 PAPYRUS DE LILLE
Ao'jXwv i~'vAkr^'7ic /al toï; /.a-:«6t/.a-
30 \h-MV xb à5r/.r,tj.a xwi xup(wi
evavTiov uly] eAaTTOv Tj O'jo (-«-y-p-
T'jpcov, àTioYpa-j/éaôo) Tîpb; lob:;
[vo][J.ocpOAa/.aç y.al àTtayopEUcTW
ivdiiqucnt 3 ou 4 lignes.
Ypa^OÎ
ÇOJV Ï][JI.[
5 xXY]|j.aT[
■:rpoi7"','pap£(T[0w
y.a-à Tov vô[[j.ov
■jTpaa-aéa-Oto io\
10 " Ypa^pévTa âul t[
àa^tTSy] . . , J. . i . . . Toù /.upt-]
o'j, ixr,' •/,ôAc'Jov[ts; aÙTOù, [i.Y]-]
Sa elûoTo; to [àvûpâT:ooov]
àoiy.'?îaat • "èav S[à
15 10 ûixa[
....] pOV;:: ::L
.... x]£X£UOv[t
arrache oia-]
YVtoaOfjt â/. o'.x[
20 àor/.yj7ai, -.-(^v ^rr,aiav 1^]
29. FRAGMENT D'UN CODE 129
xat Tx otxaTOTjTav £-[
6 ôyXcov xat •7Tpo(T[a-;roTtViTOj]
^•^ç xaTaStxa'7[0£tTT,ç z<s>i]
25 àvTtStxcut, xaTà Itov v6[/.ovJ
Sti àfA^ia-oYirr,<j[ oia-]
YVwaOï^t, p.rj £tOô[To; aÙToO [A"/]0£j
xeXeuovtoç £^£[a":aj... 'rwt o-]
oAôv"'. Tï]V oiATiv, [lîapaoovTt]
30 To àv^paTioûov ^[wi xaTaotxa-]
aa(ji.£vwt £vavTÎ[ov TÔiv voijlo-]
çuXâxwv, àç£T76a[[ T^ç xaTa-]
ii•Ar^^ • ô 0£ -apa){a€ojv ih àvopâ-]
TtOOCV [Jl.a!7TlYùja[àTC0 p^-î] £-]
35 Xaa-uov èxKTC-v '!i[Xy]Ya)v xal]
aiî^aTo' To [xÉTwfirov, co? Ta ota-]
YpàuLULaTa àY00£Ûl£t
. av av£ ïk 'AX£Hâvràoiav
60/. /. L. : 15 après uaTT'.î^s'.v, on penl proposer ly.[x a/) o o'.v.y.T-r,;], à moins
d'une autorisation du jugo.
Col. II. L. 21 : xa'. Tx o'./aTQvjTav, négligence du scribe pour ■/.y.-xZ'.v.xiHi'.Ti:/ .
Col. I.
« Si qiicl(|irun en raison d'un (loinina<>-o a intenté nne action à
l'esclave d'un autre, connue à un lioiniiu> lil)re, et Ta fait con-
damner, qu'il soit permis an maître de l'esclave d'inlerjetcr appel
dans lin délai de cinq jours, à conq)ter de celui de l'exécution
130 PAPYRUS DE LILLE
du jugement; et s'il perd son procès, qu'il paie une amende du
dixième ou du quinzième en sus, et que l'exécution se fasse
selon les lois relatives aux esclaves, sauf les exceptions prévues
par le règlement.
Qu'il ne soit permis à personne de vendre des esclaves en vue
de l'exportation, ni de les marquer, ni de les fouetter
Qu'il soit permis môme aux esclaves de témoigner.
Quand les esclaves ont témoigné, que les juges leur fassent
appliquer la torture, en présence des parties, si les pièces du
procès ne leur permettent pas de juger.
Recours contre les esclaves et moyens d'exécution pour ceux
qui les ont fait condamner. Quiconque se plaint d'être lésé par
un esclave ou par une esclave, doit, en dénonçant le délit au
maître de l'esclave, en présence au moins de deux témoins, faire
une déclaration écrite aux nomopliylaques; qu'il soit interdit — »
Col. IL
Ll. ^tV sqq. : « Qu'il soit permis au défendeur qui a perdu son
procès de livrer son esclave, en présence des nomophylaques, au
demandeur qui l'a fait condamner et d'échapper ainsi à la condam-
nation. Que celui qui a reçu l'esclave le fasse fouetter d'au moins
cent coups et marquer au front, conformément aux termes du
règlement...
Col. T.
\. l'uiir (les rciiseigiienieiils généraux sur la coiulitiiHi des esclaves en
Égypie, cf. lîoiuhé-Loclcr((|. Ilist. des Logides, IV, pp. 1IS-I2G.
3 '». A Alhènes, l'csclas <■ ne peut intenter un procès. Quant à la question de
29. FRAGMENT D'UN CODE 131
savoir si un j>rocés peut lui rtre iiitonti', on y répond en génrral nav In n(''<)a-
tive. On cite cependant un cas du contraire dans le CoiUie Cdlliclès de Démos-
thène ; cf. Attisclic Proccss, p. 750, ////. 56 et 57 qui renvoient aux textes. Il
est naturel que le maître do l'esclave condamné ait le droit d'interjeter appel,
mais nous ne connaissons pas d'exemple de ce cas dans les procès atliques.
4. 'Avxo'.xY.ya'. : ce verbe ne fait pas partie du vocabulaire juridi(jue alli<pie.
Le terme usité à Athènes est àvao-.xàî^sTOz'. ; le procès jugé en appel csl dit
avao'.x'la.
6-7. T.-'.oî/à-rwv T, £T:'.-:v:Jx7.'.0£xàT6jv, « une amende en sus », d'oi'i il faut
conclure (pic le maître paie aussi la première amende, ce qui est conforme à
la loi atliénienne ; cW Alti.sclie Proccss, p. 7GG, n. 58.
11-12. A'.ày:aa;j.a, dans cette acception le mot ne fait pas partie du vocabu-
laire des orateurs altiques. Au i" et au n" siècle de l'ère chrétienne, Plutarque
et .\ppien remp](jiiiit dans le sens de édit, décret. Ce terme est frécpient
dans les j)apyrus et ne doit pas être confondu a\ec Tr^os-Taraa; cf. P. Tebt. I,
5, 1. 204 v.v-'-x Ta -po-Ti-'aaTa xal ta 0'.ayîâu;j.aTz, et la note. npô^Tayua, c'est
un édit rédigé le plus souvent sous forme de lettre adressée à tous les fonc-
tionnaires ou h un fonctionnaire iiarliculicr; S'.à-'oa'jLua, c'est un rètrlement
l 'Mit' O
introduit directement dans les lois i)oiir les modifier ou les compléter. Cf.
Bouché-Leclercq, Ilist. des Lag., \\\ p. 70 et P. Pclr. III, 21, 11. 45-40 où
les û'.av3i[^u7.-:a sont opposés aux ttoÀ^tuo'. vo;jio'.. Pour un exemple de O'.â-
ypauaa, cf. P. Pelr. III, 30, (^r/), verso, 11. 11 sqq.
19-20. En ce qui concerne le témoignage des esclaves, il faut noter une
divergence avec la loi athénienne. A Athènes, le témoisïnar'c libre des
esclaves, c'est-à-dire sans application de la torture, n'était admis que contre
un homme accusé de meurtre, cf. Atlisclic Prorcss, p. 875, n. 300. Nous
voyons ici que la torture n'est appliquée que si les [>ièces du procès ne
mettent pas les magistrats h même, de juger. Quant aux i'ormalités de ce
sup|)lice, elles paraissent être les mêmes en Égvpte qu'à Athènes; cl'.
Altische Process, p. 870, /;. 307; p. 889, n. 345; pp. 883 sqq.
27. 'E-ixA7,-7'.,-. Le mot ne fait pas partie, dans ce sens, du vocabulaire
attique.
39. To àoîxYia-/. C'est ce qu'on appelait en Attique la ,3/,ào7, àvo:ia-6oo)v, pour
laquelle les Quarante, tribunal ambidant, élaient com])étents.
30-32. Toutes ces formalités, la tlerlaration, la présence de témoins se
retrouvent à Atliènes ; Cjuant au sens de à-o-paii-Oo), il est courant dans les
orateurs attiques, cf A/lische P/-orcss, p. 31)3, //. 3J5 qui r.Mivoie aux textes.
FaiC. u
132 TAPYRUS DE LILLE
Col. If.
10 sqq. Quelle que soit la tlifllciilté de donner ici des restitutions pro-
bables, le sens général du passage ne fait pas de doute : on envisage la
double éventualité d'un dommage causé par l'esclave à un tiers sur Tordre
ou au su de son maître, c'est-ànlire en somme avec sa complicité, ou sans
son ordre et à son insu. Ce point pouvait donner lieu à des contestations
c[ui étaient ici prévues, 11. JI et 26 : àai'.TSr, — [ et oLa-çii-ror-riTl . Les lacunes
des 11. 14-19 et 2G rendent impossibles des conjectures plus précises et
même une ponctuation sûre du texte; les mots ot'. x'j.-^'.7^r-r^7[ et suiv. 1. 26
ne peuvent se rattacher étroitement à la phrase précédente que si une
négation est tombée dans la lacune de la 1. 2(3; autrement, le maître de
l'esclave condamné aurait jiayé une amende supplémentaire (7:poT[a-oT'.vîTti) )
1. 22), sans avoir été complice (11. 27-S) ; si l'on suppose au contraire une
ponctuation forte après xy.-y. tov vov.iv, 1. 25, et si l'on explique les mots ô't'.
à;xj'.7Sr,TT,T[ en relation avec tli[--M, 1. 28, il faut, d'une part, restituer un
Èàv ùï après ■/.y.-'y. ■zh-i vo'jt,ov et compter les lignes à 26 lettres, d'autre part,
supposer que l'abandon de l'esclave par son maître condamné n'était pos-
sible (ju'en cas de non complicité; mais sur ce point, cf. n. suiv.
28-33. Même disposition relative h l'abandon noxal existait à Athènes dans
le cas d'une ,3Àà6r, ivopa-oouv et dans celui d'une Ci/àoYi TîTpa-oouv : le maître
de l'esclave ou de l'animal avait la faculté de rembourser le dommage causé
ou d'abandonner au demandeur l'esclave ou l'animal. Cf. Atlische Process . ,
p. G53, lin. 472 et 473.
TROISIEME FASCICULE
TABLE DES PAPYRUS
30-38. ('.niii|il(s (l'('\|)l(>iliilioii (le U'iiures clérouchif|ues. . l^^vergèlc V. 135
30. Tciiurc (le l)iii|)iUès l'i.'î
31. Tenuic di' ril;ii(|uc Aiilipliaiiès Y'iO
32. Teiuiic tle l'lii|)|):ii(|iic Sôsillos l.^.'>
33. Teiuirf d'iiii lii|)|);ir(|iu' l-i'J
34. l'en MIC (le 1 lii|i|)(ii(|iir .Miu'hatas 164
35. Tenu ri' d un i nciuinu 16(3
36. Fin d un coniplc I6'J
37. Opérations sur les y/.oisai 17.'{
38. Fragments 180
39-51. Ordres de |>rèts en nature Philadelphe an .1"). 186
39. Prêt à des épigones clëi'ou(|ues 197
40. Prêt à des é|)igones clérouqnes 200
41. Prêt à un éjiigone eléroiK|ue 202
42. Prêt à un épigone clérou(|iie 204
43. Prêt il un cultivateur 20.'3
44. Prêt à un cultivateur 207
45. Prêt à deux cultivateurs 209
46. Prêt à un cultivateur 210
47. Prêt à des cultivateurs 212
48. Prêt à des cultivateurs 214
49. Assignation de terre et prêt ... 215
50. Assignation de terre et prêt 219
51. Ordre de prêt 220
52. Ordre de versement en nature Pliihulelplie. 221
53. Frais de transport de ràyopao-ro^ t^to; m'" siècle. 222
54-57. Résumés d'actes 225
54. Reçu de -oo-^v.ol Evergète 1. an .3. 226
55. Contrat alimentaire m' siècle.. 227
56. Prêt Evergète I ? an 8. 229
57. Reçu Evergète I ? an 8. 2.30
58. Comptes m' siècle. 231
59. Versements pour la ZYTHPA Evergète I, an 11. 237
60. Lettre île Dôrothéos Philadelphe ou Evergète. 254
Additions et Corrections 257
Fasc. m 19
Prépare par Paul Collart et Jean Lescjuier, ce fascicule était à l'impression
dès 11)14. Les circonstances en ont retarde la j)iil)lication, et, au moment où
nous allions la reprendre, la mort nous a ravi le plus actif de nos collabora-
teurs. En poursuivant l'œuvre commencée, nous n'entendons pas seulement
tenir nos engagements, nous voulons aussi rendre hommage à la mémoire de
Jean Lesquier, le principal auteur de cette édition.
A[)rés de si longs délais, il est inévitable ([ue notre travail ait eu à subir
quel(|ues l'emaniements. .Si nous avons pu laisser sans changements les
n'" 30-38 déjà imprimés en 1914, pour le reste, nous avons modifié, Paul
Collart et moi, le plan ]MMmilif. Nous avons réservé trois ivcsyçe'.; de Magdôla,
dont [.csipiier a\;nt luoiuiré l'édition, pour les réunir dans une prochaine
[jublication à de nouveaux textes du même genre, et nous les avons remplacées
par 58, 59 et 60. Au groupe d'abord l'ornié par les seuls 39, 40, 43, 51,
nous avons ajouté dix textes (41, 42, 44-50. 52) que des déroulements récents
nous ont fournis et (|ui nous ont suggéré des vues différentes sur cet ensemble
de documents. Nous y avons été aidés par le zèle perspicace d'un jeune
pensionnaire de l'Ecole Normale Supérieure, Octave Guéraud, mon élève à la
Sorbonne et à l'Ecole des Hautes-Études. C'est lui qui a eu le mérite de
reconstituer ces papyrus et d'en établir les copies.
Nos lecteurs remercieront avec nous le Ministère de l'Instruction Publique
et surtout l'Université de Lille, dont la générosité nous a permis de pour-
suivre notre tâche, malgré les difficultés de l'heure présente. Bien que, pour
la commodité du travail, les textes soient maintenant déposés à la Sorbonne,
nous continuerons à les désigner sous la dénomination de Plapyrus de) Lille.
P. J.
:ii jiiilici vyii.
80-;^,S. COMPTES DE TENURES CLEROUCIIIQIJES l3o
30-38. COMPTES D'EXIM.OITATION DE TENURES
CLÉROUCMIQUES
Ghôrax W. Evergète I".
Bien que pour })lus de coinniodité nous ayons attribué un numéro
il chacun des textes suivants, ils appartiennent au recto d un seul
et même papyrus, dont le verso était occupé partielleuicul [)ar
d'autres documents. C'était dans son intégrité un rouleau d'une
hauteur de ^^1 centimètres, et d'une longueur qui égalait et dépas-
sait probablement l lu. ')(). Aujouid'hui il ne sujjsiste plus que
les huit grands textes et les fragments que l'on trouvera ci-après,
plus de nombreux petits morceaux illisibles ou portant quelques
chifîres sans intérêt. L'écriture est une cursive du milieu du
m'' siècle, parfois très elfacée et toujours diiïicile. l'n au 8 est
mentionné au cer.s'O, un au 9 au recto : certains des textes n'ont
pas pu être écrits avant l'an \ [)récédent ; ce fait, la mention au
verso de la yyj d'Aiulriscos, épouyme militaire connu en 23()-5
(P. Petr., I, 1 1 = III, 12, 1. 13) et un rapprochement avec P. Petr.,
III, 104, lOo et 1()() (cf. 30, n. 2) nous autorisent à dater l'ensemble
du début du règne d 'Evergète I*"''.
Le texte était relatif aux tenures de certains olliciers cléronques
et chacune de ses parties concerne l'une d'entre elles. .\ux colonnes
du rouleau correspondent parfois les divisions du texte (30, 32) :
mais elles pouvaient aussi occuper plusieurs colonnes (37"; de
l;u') PAPYRUS DE LILLE
nliis, (les iiulications ajoutées évidemniciil apirs coni) oui lioiivé
i)lii(;e entre les colonnes du texte priniit il' : tel est le cas de la col. II
de 31. inséi-ée entre la col. I et 32, et celui de la col. II de 36.
Les /.ATipo'. étaient classés pai" I)()ni'<>-s : 31 el 32. <|iii se l'onl suite,
sont lelatifs le premier ii la tenui'e d un darqne, le second à celle
(l'un hipparque; il n'y avait don(^ pas de classement jiar grade;
dans 38 rt se lit le total : yivovTat -r,ç yMu.r^^; et dans 31 nous avons
le début de l'original ou dune de ses parties, meutionnanl une
Les huit textes donnés sous les nunu'-ros 30 à 37 ne sont pas tous
complets. En principe, chacpie partie du texte était essentiellement
composée des sections suivantes :
a) nom de Lodicier clérou(pie, contenance totale de sa tenure,
su[)erlicie de la terre cultivable, détail des ensemencements et
superficie de la terre non irriguée ou submerg-ée ;
h) noms des fermiers, total des redevances dues par eux, chifï'rc!
des prêts île semences, total des redevances et des prêts;
<•) versements en nature effectués par les fermiers, par ordre
clironologique ; total;
c/) j)roduit des yXwpaî, qui sont vendues, avec la date des encais-
sements on versements ; conversion en froment (/.ai 7-0 />.w;wv
-£7lTWX£v);
e) déduction pour les terres non irrig-uées ou submerg-ées (/.al
i^pôyou ùuÔAoyoç) ;
/) balance entre le total des redevances et prêts d'une part, et
celui des versements, produit des yXwpai et (b'dnctions, de l'antre;
g) détail des opérations sur les yXojpaî ;
A) inqxH (\ti y Mixa.'cvA.ôv .
Dans leur (Uat actuel, les huit g-rands textes conq)rennent les
sections suivantes :
30-38. COMPTES l)l'; TKNURES GLEROUGHIQUES 137
30
(i h (
■ <l r /•- //
34
f/ h (■ (1 c 1"
31
il h (
•,//■-.'//
35
<i h V (1 e / ji,''
32
(1 h c
,/./•
36
r /■ .'• h
33
a h 1
•./<•/■..■
37
(y
Dans 31 l'ahsciicc <le e est i\i\i' au fait ((iie toute la teuurc a été
attciutc |»ai' liuondat ion ; 32 l'sl lioucjué à sa partie inférieure;
inéiuc r('uiar(|ii<' pour la paitic sup('Ti<'ure de 36 ; dans 37, i;
remplit à lui seul une colonne entière et foi'ine tout le texte
conservé.
L'analyse qui vient d'être donnée comporte naturellement une
part d'interprét;dion ; dans ces textes les cliillres sont très abon-
dants, les autres indications sommaires; leur explication g-énérale
n'est assurée que par 30, on il ne manque aucun chitl're essentiel
et où il ne se rencontre pas de fautes de calcul aux endroits décisifs.
Cf. le commentaire, n. l^. Grâce à ce texte, on [)eut adirmer que
nous avons ici des comptes d exploitation des tenures clérou-
cliiques, accompagnés parfois, et en principe toujours, du compte
du ywaaTtxov. Les redevances et les prêts sont portés en débit, les
versements effectués par les fermiers, le produit de la vente des
yAwpaJ, les déductions, en recette; suit la balance. Le détail des
ventes de /Awpaî et le compte fiscal sont des sections accessoires.
Les officiers clérouques ne sont pas ici plus qu'ailleurs classés
dans les catég-ories clérouchiques connues, mais ces textes apportent
de nouveaux renseig-nements sur la contenance des tenures
d'officiers :
Coiilciiancc en aroures. Gradi-. Obscivalions.
30 plus de 100 ? chiffre <le la a-ôptaoc
31 153 1/2 1/8 1/1 G ilarque
32 314 1/â hipparque
33 341 1/2 1/4 1/8 —
34 222 1/2 1/8 —
i;i8 PAPYRUS DE LILLE
35 plus (le 1^1 ? eliilVre de la 7-ipi;j.o;
36 — — 110 ? (Paprès le /coaa-rr/.sv
37 - — 10. 00(1 ? col. I, cf. introd.
38 /' plus (le 120 ? chiil're de la 7-6p'.ao;
<l IC/iO l/â ?
// i±\ ?
i 2SS ?
/ plus do 14;) 1/2 1/4 ? chillVe de la T-ict;j.oç
Tous ces cliiirres, sauf ceux de 30, 33, 38 h. ont été corrigés; les
correctious de 31 et 32 sont sans importance : lo -/.Xv^poc; de 38 d est
aug-nienté de 9!* ar. ; cidui de Machatas, dans 34, contenait d'abord
312 ar. 1/4 1/8, et nous serions portés à croire que cette tennrc
avait à l'origine cette contenance supérieure, sensiblement égale
à celle de 32; cf. au ii'' siècle la dissolution progressive d'un xAv^po;,
Lesquier, //?.s7. mil., p. 187. Les hipparques auraient reyu au début
du règne d'Evergète, des tenures de oOO ;i '-WA) ar. ; l'ilarque, moins
élevé dans la hiérarchie, aurait eu un /.Xrîpo; moindre. Mais le cas
de Polémaios, dans P. Magd., 1, ne se concilie pas avec cette vue.
Il se peut toutefois que la valeur des terres ait été prise en consi-
<lération dans la détermination de la contenance des tenures, au
moins de celles des officiers.
Un caractère commun à plusieurs de ces /.Xr^pci, c'est (fue, à la
date oii nous les connaissons (ou ne pi'ut duc (picl en ('lail I état à
l'origine; cf. le papyrus 7 de Friboni^g eu Brisgaul, ils sont prcs((ue
entièreuicul couslihK'-s de terres cultivables; les chifires sont les
suivants :
(>)iiten;inic lotalc S-ôpiijio; (Xepso;)
31 t:;:'. 1/2 1/8 1/10 14:; 1/2 1/8 ni) 8
32 ;-{n 1/2 i/4 1/8 l/lt> 288 2() lo/l(i
33 :rill/2 1/4 1/8 32i) 1;2 1,8 1/1() 12 :i/l(î
30-38. COMPTKS \)E Th:NlIRES CLÉROUCIIIQIÎKS I3i>
Le yû.r^po;; où la yip'joç est le plus étendue est aussi celui dont
le lover est le moins rlcvi' à l'aronre; c'est probahleniciil la cons(''-
(|U('ni'e (l'un seul cl nicnic l'ail, la mise en valeur plus rcccntc ou
moins avancée di' la Icuuic. Ou ne voit cpiune seule l'ois la /ip'^o;
donnei' (pu'lque produil (37, I. I3|.
La Icii'c cultivable est plus ou im^ins ensemencée selon la hauteur
de la crue du Nil et des canaux et, |)ai' conséquent, selon les années ;
l'inondation peut cti'c iiisuiïisante ou excessive, cf. ce dernier cas
dans 34 I. '2{]. Il en est lenu compte, non seulement dans la balance
de l'exploitation agricole, nuiis encore [)onr le calcul du ■/toii.a-rtxôv,
cf. 30, n. 22-4.
Les ensemencements sont donnés d'après les rapports d un même
personnage, .\clioapis, sui' le(pud cf. 30, n. 2. On sait (pian u*^ siècle
ces indications pouvaient èlre de deux sortes : F. Tch. I, (17 et les
textes aiuilogues (c-f. ad /oc, n. Ij) nous ont appris à distinguer deux
Y£vi7;j.oî ou classemeuls des cultures, l'un hypothétique, l'antre
d'après les semences (iy u.àv ùr.'-Jir^y.r^ç ■ . . , ây oà toO a-opo'j....) Ici il s'agit
du dernier; d'ailleurs, le premier ne s'explique (|ue par l'existence
d'un calcul théorique des revenus du Domaine, dont ne font pas
partie les tenures militaires.
Les cultures qui se renconli'cnt dans nos textes sont : le froment,
l'orge, les lentilles, la gesse, le lin, le fenugrec, l'oignon, la
citrouille, la dourrah, sans compter le /ip-roç. Mais il faut remarquer
que les unes sont mentionnées comme grain, une autre comme
yAwpà, d'autres à la fois comme l'un et comme l'autre. Parmi les pre-
mières se classent le froment, les lentilles, l'orge et la dourrah, à
moins qu'il ne faille voir la paille des céréales dans le /îpTo; de 37 ;
le fenugrec forme la seconde catégorie; les autres espèces se placent
dans la troisième classe. La distinction est expresse entre la graine
et le fourrage de gesse dans 31, II. 12 et 22, cf. 37, II. 3-^i ; pour les
autres plantes elle se déduit de leur mention dans la section des ver-
sements effectués par les fermiers ou dans celle des opérations sur
les yXojpat. Il est évident ([ue par yXcopai il ne faut pas entendre dans
1^,0 PAPYllLS l)K ULLE
ces textes les plantes fourragères seuleineiil, mais encore toutes les
tiges iierbacées. Le lin, les lentilles, l'oignon, la citrouille n'ap-
paraissent d'ailleurs comme grains ([ue dans des mélanges où le
froment est évidemment très prc-dominaiit, puisque dans les totaux
ils sont toujours comptés comme froments: ce sont des grains mal
criblés, leur mélange est dû })roljal)lenuMit ii la rotation des cultures,
dont nous relevons une autre conséquence dans l'existence du fro-
ment et [)ent-èlr(^ de l'orge des-/ Acopaî 36, I. il, grain de l'année [)ré-
cédente ([ui a levé dans les soles plus récemment ensemencées en
yXwpat. La classilication des cultures que l'on trouve ici est assez dif-
férente de celle qu'ont fait connaître les P. Teb. L oii tout ce qui
n'est pas gesse et yooTo; est placé parmi U's -/'klozol'.^ s'il ne l'est pas
parmi les grains réunis sous le terme de crT-ro; \ihi(l., p. 3t)3). Le mot
■l'LbiZ'j. est restreint aloi-s au sens de fourrage ou de priture.
Les indications c[ue donnent nos textes sur les ensemencements
ne se référant (pi'à une seule année ne permettent [)as de parler de la
rotation des cultures; tout ce que l'on peut rechercher, c'est la i)ro-
portion des surfaces encemencées en tIto; et en /Xwpat. Trois textes
donnent les cliiifres suivants :
StTOi XXtijpat donl : lin
30 près (le 60 0/0 i)rès de ^lO 0/0
31 j.lus de :J5 0/0 plus de :i8 0/0 plus de 8 0/0
32 près <le <;7 0/0 environ :i2 0/0
Il n'y a pas déterre en jachère.
Les fermiers qui cultivent les tenures sont en uoudjre variable et
assez indépcndaul de la siqierficie (lu xAvjpo; :
('oiilciKiiirc cil ai-oui-cs. l'iTiiiinrs. ConliMiaiicc moyenne des fermes.
30 [)lus de 100 'y plus de 2.j ar.
31 15;n/2 1/8 l/lf) ^) ;iO ou un peu plus
32 .'i Kl 1/2 1/8 1/1 () <> on 7 50 ou ''iM environ
33 '^.Vl 1/2 1/^1 1/8 10 Vy —
•M)--4S. COMPTES DE TENLIRES GLEROIJCIIIQUES K.i
Le taux dos redevances à laroiire est le inèine [)oiir tous les fermiers
(111111' teiuire; et d'après 37, I. '2'>, il semble que les dillerentes par-
celles louées aux fermiers aient en une ég-ale superficie.
Les versemeuts en nature eifectn(''S [)ar les fermiers ont lieu de
Phaménôth à Thotli, après la moisson, comme il est naturel. Il n'est
fait mention d'aucune année entre ces deux mois. D'autre part, les
encaissements sur les ventes de y^Xwpat montrent qu'en l'an :2 l'ordre
des mois était Choiak-Tybi; en l'an -3, Epeipli-Thôth ; en une année
inconnue, Pauni (?j-épagomènes. L'année employée ici doit être
l'an fiscal, dont il faut alors chercher le premier jour entre Tvhi et
Phaménôth.
Parmi les renseignements d ordre économique que nous devons à
ces textes, se trouvent des conversions, qui traduisent en valeur de
froment les versements faits en une autre nature ou en espèces, et
les prix de vente des yÀwpaî. Les taux de conversion des céréales et
fourrages sont les taux accoutumés : le rapport du froment à la
gesse et à l'orge est de 1:1, 6ti, sauf clans 37, I. l-i, où l'on trouve
1 : 1, 7; l'orge est venue sur la /^pTo;. Les conversions de drachmes
et oboles en froment se font toujours au pair, mais seulement quand
il s'agit de la monnaie de cuivre (30, 1. et n. lo). Des autres textes
qui nous renseignent sur cette importante question, il faut retenir
avant tout P. Flib. I, 99 (279 av. .J.-G.) et 100 (267 av. .I.-G.) et
P. Petr. III, 80 a, col. ii, I. 1(), où l'artabe de froment est comptée à
2 dr. ou 2 dr. l ob. Le prix de l'artabe de froment aurait donc passé
du double au simple entre 270 et 245 environ.
Les ventes de /Àcopaî se font soit -pb; rslzov, soit contre espèces ;
mais puisque la drachme de cuivre et l'artabe de froment sont au
pair, l'équivalent en froment doit être majoré de 10 0/0 ou environ
(à^ay-rj lorsque la vente est -p'o; àpyJptov. Sous cette réserve, voici les
prix réunis dans le même tableau :
Fasc. ni 30
142 PAPYRUS DE LILLE
Gesse.
Lin,
Xopto;.
Citr.
Oignon.
Feuug
(art.)
(art.)
(art.)
(arl.l
(art.
30
3 dr.
2 3 ob.
2
33
4 dr.
3 —
6 art. 1/2
4 1/2
10
35
4 art. \j±1
10?
36
4 dr. 1/2
16
16
16?
37
4 dr. arg-.
2 3
8 art.
6
6 1/2
18
Ol).
10
8 1/4 1/8
6
La seule taxe qui fîgfure au compte est, on le sait, le ya)Li.a-:ix5V,
dont ces textes permettent une définition plus précise (30, n. 22) ; ils
apportent aussi des détails sur les conditions de son paiement.
Vient enfin la question essentielle posée par ces textes. Leur carac-
tère officiel paraît indéniable ; il est difficile d'admettre que l'Etat ait
été comptable sans avoir dirigé l'exploitation des tenures. On pour-
rait penser que le fait est normal et habituel dans les clérouchies,
de même que Rostowzew, Kolonat, p. 43, l'a suggéré pour les
ocjpeai ; mais cette hypothèse ne s'appuie sur rien 11 faut supposer
ou que ces tenures ont fait retour au Domaine sans perdre le nom de
leur possesseur antérieur, cf. P. Hib., 1, 7.j, que ce sont des jîaa-tXixoi
xX^poi ; ou tenir l'exploitation par l'Etat pour temporaire. Il se serait
substitué au clérouque défaillant, comme dans P. Magd. 1 ; mais l'ab-
sence du clérouque est susceptible de causes diverses : il peut être
éloigné de sa tenure non par ses voyages d'affaires seulement, mais
aussi et surtout par les campagnes; et les années mentionnées dans
nos textes sont précisément celles de la troisième guerre de Syrie.
30. TENURE DE DAIPATES
143
30. TENURE DE DAIPATES
Ghùrax 30, 3.
31 X 23.
288.
ÉVERGÈTE I".
Ce texte, qui ne se trouvait sans cloute ni au commencement du
rouleau, ni au début d'une des sections, est reproduit le premier,
parce qu'il donne aisément une idée exacte de tous les documents
de cette série; cf. n. 14. Il se compose de quatre fragments qui
se raccordent immédiatement à presque toutes les lignes.
Fr. 1.
Fr. 9.
Fr. 3.
Aai-aTOu j [ ] cr— op£[xou
àç) div
Yp7.0£[ 'Ayoy.]~i^ io-Tiàpôai irupôiv veî^jj-/^ îC", xpLÔ(ï^ç) o , àpà-/.(ou; Xy] / q'C ^ -q îC
[à6]p6[/ou p S' (C] / p
['Ojivvwypt; Ïl£ui0[£joj;, (:)oOopTato[ç] 'Ap[fjL][tJo-:£a)[c;], Ilayyïç 6oGopTaîou,
*I>ja'j;ôJ'ut; SîulOÉojç - , i-ixa( ) y ,
Kal Ta SscouiÉva (7~ipit.<x.-:a. na'lâJTT'. [SjkaOécû; -'jpwv o[3,
àpàx(ou) A-/] y' ai.' (T:upwv) xy / qe / Tqjs
144
PAPYRUS DE LILLE
$[au.£]vwO . , -/-pîOlïiç) V
I I '
tjT.ioaot. -'jploij
-upltov) vo / l'Ttupcov) po , xp|iO-^ç) vy y'
<I>apu.GO0i t, -'jpfôJvl a • xO, 7:up(a)v) o , o--£ptxa -['j]p(oO)
'- /
-iiupcov ?x
10 'EtïeIîp xy, /Xlcjpwv) (TTUpoOl X ■ xO, yXlcopcôv) (-'jpoO) xji ^ / uji ^
;r/.
ir.Z.
/ -UGÔJV ^ !v ^;: , xo'.Ocov
., A? / ïluCA
Kal à-0 /Xw'pôJ)v -î-Twxcv ■ (£TO'j;l J3, To!3t, £ ' (ItO'jçl o, I [M£]/_lp, 'Çf / ;^/, àAayi] a: / ty/:
aï T.up[(xiv\
ty /: y
Kal àopiyo'j 0-6Xoyo; ' ^ îT' (àvà)
lOv'
r/iTÇyi (AoiTTbv) Itt^ i^'. rQv)
45 -£(-T(>JX£v). (£Touç) 0, 'AOùp, /X(wpà!)v) Tia'/^ç î oiî ■/y.Xiy.o'j) ;C - c : at (-upwv) ?C S'.
(Aombv) G y' ijî'.
?r =
Xacusôjv cio'.y.r.nic. Aoixo'j ao,
wvl
^ , (Ào--iv) a[Jij
wv -paatc
[x]C (àvà) y 0-/) , |S1 (àvà) p/ |a-cl, (i 2. (àvà) ^ k / WF ?«/-c ' (^v)
■:î£(tI':(UX£v) (eTOUç) P, ToSt, [£l, M£y_lp, ■(/ / iji/', xa'l 0-UVJIJ.£[JL£TpY]Tai
20 EtteIç, •;iup^(ôiv) iJi^^ xaOàp(T£Co;. . ,
£tç To [ixa'tAtxbv
I-?/ /
V£
|Aot-ov
a^ / - c
Xcou-aT'.xbv (àpo'jpwv) p , (wv) àÇpoyo'j [3 , lAora'ov q-r^ , xo/' " (wv àlp)y(upîou) i^-c j i/aX(xoO)
(^Qv?1
. a lo'j '.ji ■/».( ) ••• : [ j l/^'-*"' /'/"'f'*»' ••>'^>/'/ arrachées]
Fr. i. ...a. Ta E-ci^, /^aX(xoO) . y] / • [...] (Itou;) = C . (Aombv) c
L. 1 iii/rr/. : iÇ' $. (wv) /. — L. 7 : (-jpwv) 1^. — L. 8 fin : xp('.Orl,-) &. — L. 14 :
(àvà) /<, Z corrigé sur Ç, (Ào'.tiôv) /r\. — L. 15, inil. : -£(tit(ox£v) TE. — L. 17, après
(ov : y ^, cf. n. ci-dessous. — L. 18, iiiit. : 7C£(7i-:w/£v) >. (Dans un fragment non
édile on trouve la ligature ^ (wv) ttétttuxev)) — L. 20, après 7:'jp(wv) 'j.pi. : tf,
30 . TENU HE DE DM PATES K,5
cf. n. ci-tlessoiis. — L. 22 : (àpoupùv) )j, assez effacé ; après le second (wv) /;;,
à(p)Y('jpr:oi.).
1-4. Première partie du texte : nom du ciéroutiue ; contenance de In Iciiure,
de la T7r6pi|jLo; ; résumé du rapport d'Achoapis, cf. n. 2, sur l'ensemencemenl ;
contenance des terres non inomlées.
1. Dai|)atès, clérouque et probablement ollicier, cf. les textes suivants, au
même endroit, bien que sa tenure ne soit peut-être pas très supérieure à
100 aroures, ci', cette même ligne, in fine, et le rapport de la CTTTÔpifjio; à la con-
tenance totale dans les autres textes, cf. p. 140. Daipatès est im nom iranien.
Inteii. La superficie totale de la tenure est ajoutée après coup; de même
dans 31, 33.
2. "Aa' fov vpâsîi 'AyoâTii.i; xtA. Ce personnage était peut-être identique à celui
qui avait donné son nom à une vopiapy'la, d'après P. Petr. II, 89 {a), l. 4, cf. III,
88, qui est relatif à une distribution à des fermiers ou possesseurs de xXyipot. ;
et c'est probablement le même que le destinataire de P. Petr. III, 104, 105
et 106, qui concernent des tenures confisquées par le ^xt'.aixov. Ces trois der-
niers textes datent sans doute de Tan 4 d'Évergète I"; notre papyrus fait men-
tion des années 2, 3, 4 et 9 d'un règne inconnu et porte au verso la date
(eto'j^) -1] ; il remonte vraisemblablement aux premières années d'Evergète.
On trouve de fréquentes indications sur l'ensemencement dans les rapports
de Tebtynis, P. Tebf. I, 60 et suiv. ; cf. notamment iôtrf., 71, 1. 10 et suiv., qui
est contemporain des semailles et non postérieur d'un an.
2-3. L'état de la tenure de Daipatès se résume ainsi :
Contenance totale [..]. 1/2 1/4 1/16
— cultivable 100
— ensemencée en froment 55 1/2 1/8 1/16 )
— orge 4 [ 97 1/2 1/8 1/10
— gesse 38 )
— non atteinte par la crue 2 1/4 1/16
100 = 100
Le premier chiffre étant mutilé, il est impossible de calculer la superficie
de la y spo-o;, partie non cultivable, qui n'est jamais considérée dans ces comptes
d'exploitation, sauf une fois, 37, 1. 13. L'â^poyo;, au contraire, fait l'objet
d'une déduction sur les redevances, cf. plus bas, 1. 14. .Noter que la gesse
occupe près des 2/5 de la surface productive.
4-8. Deuxième partie : calcul des redevances dues par les fermiers ; noms
14() PAPYRUS DE LILLE
des feiniiciF, redevance totale, taux de la redevance à Taroure, prêts de
semences, total de la redevance et des prêts.
Le nombre des fermiers est ici de quatre.
5. Le chifl're - est un chifire d'artabes, calculé en froment, suivant l'usage
et comme le montrent au surplus les nombreuses conversions de ces textes.
'ETzixa( ) y. Cette abréviation se rencontre au même endroit dans 33,
sous la même Ibrme, et dans 37, col. 1 (cf. introd. à ce texte), sous la forme
£-'.xa. ( ), soit avec une lettre de plus qui n'est pas un p, sans quoi l'on pour-
rait pensera ÈTt'.xapTcia ; il n'est pas douteux en effet que ce chiffre ne repré-
sente le produit à l'aroure de la tenurc : 100 aroures de iTTOp'.;.j.o; à .3 art.
donnent les 300 artabes ici indiquées ; et la déduction de l'à^poyo; est calculée
au même taux de trois artabes à l'aroure, cf. 1. et n. l'i.
Le taux est le même pour toute la tenure et tous les fermiers.
6. Kal Ta SiSouÉva 0Trlp[j.aTa . Ces « dons » sont en réalité des prêts, puisqu'ils
sont ajoutés aux redevances et portés au débit des fermiers ; cf. la balance ci-
après, n. 14. Ici les semences sont prêtées h un seul fermier, peut-être sur sa
propre récolte, comme le fait soupçonner 37, I. 3-4 : xaU'.^ a-Tispaa SavET-yBai. Sur
l'emploi des mots S'.Sovat. et !77:ép[ji.a-:a pour les prêts, cf. P. Magd. 12. 1. 5. Noter la
variante du nom du fermier Phapsôtis.
8-11. Troisième partie : état des versements en nature faits par les fermiers,
sans distinction entre ceux-ci, par ordre chronologique. La graine de froment
(TTOpfAa Ti'jpoù est distinguée du froment proprement dit; il y a aussi du yAwpàJv
Truaô;, c'est-à-dire du blé quia levé parmi les fourrages, ici la gesse, par suite
delà rotation des cultures. Ces versements sont ceux des grains uniquement :
froment et orge, cf. les ensemencements, 1. 3; les fourrages font l'objet d'une
autre section, cf. n. 12. Le détail des livraisons se résume ainsi :
Froments Orge
Phaménôth, le . ! ^4 | ^04 53 1/3
Pharmouthi, le 10 40 ,
. ^, Il '•' 120
Épeiph, le 23 20 ;
— , le 2<J 22 1/2 S
Totaux 26() 1/2 53 1/3
Conversion de l'orge en froment
l'otal général 298 1/2
Les versements ont lieu ilans tous nos textes ii partir île l'hamcnolh ; on
42
1/2
26()
32
1/2
.30. TENURE DE DAIPATES 147
sait (|ue sur la tin du règne d'Evergète la moisson avait lieu en Mécheir et
Pliaménôth (/". .l/r/^y/. 12. n. 3); la date extrême des livraisons est le mois de
Thùth, dans 37, 1. 20.
12-13. Quatrième partie : produits de la vente des yÀupai . Cette section a
un caractère assez particulier ; t'est ce que nous appelons un compte de caisse;
seul le produit touché, en espèces ou en nature, sur la vente des ^Xtopal y est
porté. On revient plus bas, dans la section: yÂwpwv 5'.2ixï)Tw (ici, 11. 17-22),
sur le détail des opérations. Bien que le compte d'exploitation ne concerne
t|u'une année, la vente des fourrages se répartit sur plusieurs : ici il n'y a
de versement qu'en l'an 2 et en l'an 4. Les chiffres se rapportent à des
drachmes et oboles, converties finalement en froment pour permettre le
compte général.
/ <.pf àAayr, a = / '.-;/=. Les versements ont eu lieu en monnaie de bronze,
d'où l'agio bien connu, d'environ 10 0. \'ersements : 5 -f- 7. 3 = 12» 3;
agio 1. 2 =: 13. .r>; conversion : 13 art. 1/2 13.
14. Cinquième partie : déduction pour la superficie non inondée. Noter
l'emploi du genre uTtoAovo.;. La déduction se fait ici au taux de 3 art. à l'aroure;
cf. 11. 3 et 5.
P 3' îÇ"' (àvà) y ^. Le produit est exactement 6,9375 pour lequel le scribe
a écrit 7, Si d'ailleurs corrigé sur Ç.
/ '.9 y'. Ce total ne s'explique pas par une faute de calcul; dans l'addition
du produit de la vente des fourrages au montant de la déduction, 13 1/2 1/3
-|- 7 donne bien 20 1/2 1/3, mais cette erreur de 1 1/2 ne se retrouve pas dans
le ÀoiTvôv suivant ; comme on va le voir, le chiflre à porter ici était en réalité
319 1/3, T'.9 y'.
(AoiTOv) o£ ,8'. Ce reste, qui fait corps avec le calcul de l'à^poyoy û-6),oyo;^
constitue en réalité la sixième partie du comjite et une première balance.
Il signifie : reste dû sur les redevances et prêts ; le compte suivant l'établit :
Compte des fermiers.
Avoir
Redevances versées 298 1/2
^'ente des fourrages 13 1/2 1/3
rp . ' „^,„ Déduction de râ,3poyo; 7
319 1/3 319 1/3
Doit
ledevances
300
rets
9.'i
Reste dû 75 2/3
Si nous revenons sur les chiffres corrigés, mais encore lisibles, nous
voyons, pour nous en tenir au plus intéressant, que le total qui précède (Xowôv)
était -sZ. y' et comprenait le chitfre (inexact) des redevances livrées plus celui
l/i8 PAPYRUS DE LILLE
des veilles tle y/wfai et celui de la déduction pour appoyo; : [[286 1/2] | + 13 1/2
1/3 -[- 7 = [[307 1/3]]. II devait être corrigé en un total voisin : 319 1/3; mais
(le ce nonii)re seuls les trois derniers chiffres <.H y' ont été reportés par le
scribe du brouillon sur le compte.
J.VKl... (wv) Il 7t£(T:-:(ox£vj... La première balance du compte est suivie d'une
seconde, postérieure à Alliyr an 4, (|ui réduit encore le aoitov. On touche
pnur vente supplémentaire de yXojpai 60 dr. versées en argent puisqu'elles
sont converties par la formule y.". /a),(xoj); l'àXav/î les porte à 66.1 1/2; puis
elles sont reconverties en 66 art. 1/4 de froment et déduites du premier ao'.tiov
75 2/3; elles laissent iin reste de 9 art. 1/3 1/12.
Les barèmes de conversion d'espèces en fromiMil ou récipro(|uement étaient
sans doute dressés pour la monnaie de cuivre.
17-22. Septième partie : opérations sur les yî.upai; elle donne le détail des
ventes, dont les encaissements ont déjà été indicjués 11. 12-3 et 15. L'expres-
sion yAtoîtôv v,oiy.r;7'.; est connue par Z-". Trbt. 1.
La seule yAtooà est ici un fourrage, la gesse, cf. n. 2-3; voir 31, n. 20. La
quantité disponible, sinon récoltée, est de 44 art., la (piantité à vendre de
4|2]; 2 art. sont déduites pour y ^ ( ).
Cette abréviation reparaît sous la même l'orme dans 35, I. l.'>. 36, 1. 7 et
37, I. 3; elle send)k^ |irécé(Iée tie y),w(pwv) dans 33, I. 23, et dans 31, col. ii,
1. 21 (yX..). Il est probable (|u'il s'agit d'une taxe levée en nature sur les
yXtopai; elle est versée en gesse dans presque tous les cas, en gesse et en
foin dans 37 (on ne peut faire état de 31). Le montant est de 2 art. sur 44 (30),
5 1/2 1/4 1/8 sur 91 1/8 (33), 2 1/4 sur 20 1/2 1/4 1/8(36; les chiffres sont
mal conservés dans 35), 14 1/8 sur 141 1/2 1/4 1/8 1/16 (gesse) et 4 sur 42 1/2
1/4 1/8 (foin) (37); dans le premier cas, le taux serait donc aux environs de 4
1/2 0/0; dans le second, de (! O'O; dans les trois dei'niers, de 10 0/0; si le
taux est relatif à la (|uaiililf disponible, il n'est donc pas constant. Considère-
Idii la superficie ensemencée en yXwoaî, elle n'est connue (|ue dans 30, 31,
33, ou elle est respectivement de 38 aroures, 71 ar. 1/8, 91 ar. 1/2 1/8 ; la taxe
est de : 2, 2 1 '2 1/4 1/., r-> 1 '2 1/4 1/8; cette recherche ne donne pas plus de
résultat (|iir la prcccdcnlc ()r, l'abréviation est formée de deux pallies : y,
MctliMucnt sé|)ai(' du sigle suivant, cl ce sigio, dont la |)reniière lettre pai'ait
bien éli't; un j ; et l'on pense natmcllcnicnt à une taxe nommée Toirr,... ou
17 liM-20. V(!ntes de yXupal, introduites |)ar les mots wv -pàT-,,; :
[2|6 art. à 3 dr. 78
7 1/2 2 .3 18 .4 1/2
2 1/2 2 5
Totaux [3]6 101 .4 1/2
:',(). TENLIRE DE DAIIVVTES 149
19-21. C()iii|)le (le caisse «iiii i'('|iioiluil (I'mI)()I'(1 la I. I.î, avec iiiie léi^ère (lill'é-
rence (la dale (Ètou;) o, (levant Msylp est omise); siiil I iridicalioii d'uiie livraison
qui n'est pas irob; àpyûp'.ov, mais Trpôç t'-q-j : v.'j). l'rj'j.ztxi-^y/.-y.:... i^lle se monte
à 42 art. 1/2 de froment encaisst'es pour 42 dr. .i ob Le total des versements
s'élève donc à 12. 3 + 'i2. 3 = ,5."), et sur 101. ^ 12 il r(!sle à encaisser 40.
4 1/2; on peut donc suppléer (/.o'.-ov) dans la lacune (pii pn-cède ce derniei-
chifl're.
20. La y.yJly.j7i.^ est encore mentionnée dans 31, ani/o/a/iini /lun-i^iiia/i', et
dans 38 c, (pii a le ni(''me caractère. C'est donc ici le seul passade de toute
cette série, où elle intervienne normalement dans le curps du texte; le mot
est précédé d'un autre, n(Mi décliillré, et celui-ci d'un sigle, cl'. N. (]., dans
la composition du(piel semble bien entrer -£(-t(j/.îv), mais dont nous n'iden-
tilions pas les autres éléments; en fait les 42 art. 1/2 sont comptées au pair
pour 42 dr. 3 ol). ; on pourrait supposer (|ue rien n'en élait déduit pour
y.àOapT'.; et que le texte mentionnait ce détail; mais partout ailleurs la con-
version a eu lieu au même taux, sans que l'on rencontre aucune indication
relative à la xà9apT'.;.
22-4. Huitième partie, relative à rimp(ît du y(oy.a-:'.x.6v. Il n'excluait pas
certains versements pour les travaux faits aux digues, cf. 36, col. ii, l. 18. et
peut-être ici même, I. 24, init., faut-il lire -/upiaTa : [jl est possil)le; le déliut
du mot est illisible. Payé en espèces, le ytùfjta-rtxôv était calculé ici, non sur la
contenance des tenures [P. Petr., III, lO'J, p. 273), mais sur celle des terres
atteintes effectivement par la crue, ce qui explique les variations annuelles
signalées ibid.; cf. 36, 1. 10, 38 //, l. 4, et k, 11. 2-3; ici des 100 aroures
de la a--6p'.LLo; on déduit 2 aroures (pour 2 1/4 1/16) d'àSpoyo;. Le taux, qui
était d' 1 ob. à l'aroure en l'an 34 de Philadelphe {P. Peir., III, 108) est ici
d' 1 ojj. 1,2. Il est probable que le yojaaT'./ov est une taxe d'entretien des
digues et de réparation après l'inondation ; des expressions comme -y. ï'pya
Ttôv yjjijiàTtov (36, col. 11, I. 18) désigneraient des travaux plus importants.
Le yto[ji.a-ïi.x6v est payé en espèces, partie en argent, partie en cuivre; la
division se fait souvent par moitié, ici, par ex., mais il n'en est pas toujours
ainsi (38, h, \. 4) ; le paiement en cuivre entraîne naturellement une àXay/,,
du taux habituel de 10 0/0 environ; cf. 36, I. 20.
23. Le yio[j.aTi.x6v étant calculé, les paiements sont enregistrés et la balance
faite dans les lignes suivantes. Les paiements pour le y(o;j.a-:'.xov d'une année
s'échelonnaient sur plusieurs : ici, le compte d'exploitation concerne l'an 2
d'Evergète au plus lard (l. 12); le premier (Ao'.ttov) est postérieur à Mécheir,
an 4 [ibid.]; mais le dernier paiement pour ywijiaTî.xov est de l'an 9 (l. 24).
Fasc. m
loO PAPYRUS DE LILLE
31. TENURE DE L'ILARQUE ANTIPHANÈS
(lllÔKAA ;U), L Inv. 289. EVERGÉTE P''.
31 X -il
Ce texte est constiliu' |)ar la rt-uiiion de einq frag-ments; les frag-
ments I, :2, 'i et se raccordent iininédiatenieiit ; le fragment o ne
se joint aux autres qu'à la 1. '■> par une lettre incomplète qui était
pres([ue eerlainenient un t, mais le gronpemenl di's 11. \-'2, ■]-S,
l.'i-lS, est rigoureusement identique dans les fragments de gauche
cl le fragment o et les totaux de la 1. lo prouv(>nt absolument ([ue
celui-ci doit être réuni aux autres.
Cette colonne commençait une section du texte complet, sinon le
rouleau même.
Col. I.
br. I N'.7î'jç y.y). TépTov lIîTîywjvç rjj .1 7.foij.7.iy/]î f^r. -V.
et V. As'jwTO'j /.al y.dnx'j^^'cyjj.tj.y.'ivj^ . :! . liooo.
AvT'.vV.vo'JC rA'/syo'j l7':c/'jsx'.| 3a3..i Tio'JTwv 'j-cziu. yj zu-t l- r {Cl
1 1 / * I k II»-. __• Il t i t J
/'/•. L àç.' wv Ypv.cf.î'. 'Ayo'y.-'.; i7-7.sOjat [t: 'jp(côvlj i oo ^ iT , àpâx(o'J)j
41. TENl'RE DE L'ILARQUE ANTIPIIANÈS 451
$aOo£0'j;, '\'yj(o-TÇ n£TCoO|y|oç w i
Kal ~y. oîooaiva
j 1. va ao.
^!-^^
ur,v) .
pt|i , as7.7.lo'jl Oc a'.
(-'JSWVl t».£
Fr. 0. <ï>a!/£vco0
10
15
<l>aput.O'jOt 0, -'jpcov ^-^ ^ ■ t , -'jpojv
T-i3aa -'j:IcovI T / -ijpwv ^J
llaOv. 7.3, 7-£pua àpàx.ou a3.
o-l-ipaa -'jpicovl p / .i^ ^y ,
'Er.t^ ^, A'.lvol-'jplàivl Y ^ • '.? , At(vo)7iu(pwv) a /■_ o
Mccrop->i ^Xtvo^aly-oOl -upioO) a A , A-.vo^la/.oO) -up(o'j) a / [|î^: ]
/ fTiupcovl fAT, o', àpàxlo-j) a3 ar j ' (-upÔiv)] tO C / 'Ivi: y'i^i'.
Kal à-b -/Altopôjv) -£--:co7£v ' Iîtsuç) [3, Toj^i, h r; -
(ÏTouç) Y, Mî/îp, A . 'E-sb, AY = '/ o^A H' ^=?T^ l^./" =1 ^:
/ -s /•-
(Aot-bv).. oj'i !i'-
To/. //.
20
25
X|w|j.aTr/.iv5 i.JY^'^ '■' -i
ik.'.'y^'ii^o: Yi-^.
(Aot-ov) àsàxo'j Ao ^ o'r,, AÎvou ["i^o t,.
Ttpoç ap'Y'-'jp'-2'^'
..^or^ ■[
TZpOÇ TITOV "7' 'I
Ji ôr, (àvà) (-upwv)
CLÏy) -?âTt;)i
152
30
PAPYRUS DE LILLE
/ àpY'jplio'ji s
'.. L ...
'E-£lO, Z'jp(OJV) t- o' [
. CQv) (-£--:w/.cv)
'ETlcb ? /
X
wuy.Ti/.ov laoousojv
soij',/ri>jl r. ij
i- L"
WV
'EtieIç., /.[
/aX('/.oO?j
(Ao'.-ivl ,/' = <", à/JaY'r, ?
£"/? IkiuI, à (li-oilf, lin /)t'ii ohlu/iu'infiil cf f/'/iissti/if sur 32
KâOapatç ' $apaoO0'. o, (û'jpcov) 'C ^' "/. (-'jpfuvl a! ^^^
i •
L. 2, après y.(^<j.o'^^y.ii.'j.v-î\Ji : - ou -. — L. .'! : (apojpa',) "fc . — L. 13 : X'.Jvoi-
7t'jp(wv) X T.-jo . — L. 1(5 : lîTO'jç) ,3, |j corrigé sur v- — L. 10 : (ac.-ôv) est peut-
être écrit «TNOv.
L. 20, //« : peut-être Aiv[o'j. — L. 21 : y--, probablement le même sigle que
dans 30, I. Il), mais très mutilé. ■ — L. .î'i : (tov)] || ■n:s(Ti7a)X£v) /v-.
1-2. TîOTOv lU-reywvi; est un nom >\r lieu; cl'. /{. (i. U. II 5."'>2 ii, 9: et
503 II, 10 : TipTOV ris-royvciûj'iîw;; .").")" ii, (i : TipTov IhYl-iwîuî ; r>r>7 ir, 10 : TépTOv
»r£x/.y;; ô."î3 lî ii[ l(i : TÉpTov M'î;;.?/;; et /'. A/ii/i. Il 107 : TîpTOv "E-à, tous clans
l'Héracléopolite, sauf Ir (leniicr, situe dans l'Ile iiii(i|)(dile. N'.tî'J; est alors un
nom géographi(|ue, lui aussi. Après r,! . , I. I, il u y a pas place pour plus d'une
lettre; a|)i'es xwuoYpauv.aTî'j^, 1. 2, on peut placer un nom de 4 on même 5
lettres. Xou^ pruposons de resliluer : y, ;; en siippusanl (|ue Nisens et TtM'lon
31. TENURE DE L'ILARQUE ANTIPMANÈS 153
Pétéchôns SM.il deux ÈTtoixw .l'uno seul.- et môino xwfxr, ; le nom du cuiiiarque
aurait été omis : Niseus et TeHon Pétéchôns, dont le comarque est (X.l, fils
d'Haryôtès et le cômogi-ammatc [Y.J, fils d'Hôros.
3-4. Indications générales sur la tenure : c'est celle de l'ilarque Antiphanès.
Contenance totale : I53 1/2 1/8 1/lG
^^i?<-l^o; 145 1/2 1/8 1/16
yspo-o; (non mentionnée) 8 aroures.
Il n'y a pas d'àêpo-^^Oi;, cf. n. 19.
Ensemencement :
Froment [74 1/3 1/16]
[Gesse] 43 1/2 1/4
Lentilles j5
Lin 12 1/4 1/8
''^'^''''' 145 1/2 1/8 1/16
4. [...àpàx(o'j)j lAv ^ 0', suppléé d'après les 11. 12 et 15.
5-9. Mention des fermiers et indication des redevances et prêts de semences
Le total des redevances est de 800 artabes ; le taux est un peu supérieur à
5 1/3 à l'aroure ; il n'est pas indiqué dans le texte tel qu'il nous est parvenu. Le
nombre des fermiers est de cinq.
7. Il faut évidemment entendre, bien qu'il soit impossible de le lire : xi
SsSofxsva TTTspi^aTa. Les semences prêtées étaient de deux espèces. Leur total
était sans doute de 157 et c'est bien 7 en effet qu'on lit au début de la I. 8.
8. Noter la dédiuUion, unique dans toute cette série de textes ; elle a dimi-
nué peut-être la somme due par les fermiers.
9-16. Versements opérés par les fermiers :
Froments Gesse
Phaménôth p •
Pharmouthi, le 9 286 1/2
?
le 10 ) 100
}
6
Pauni, le 22
Épeiph, le 11 3 1/2
— 'e 12 1 1/2 1/4
Mésorè, le 15 2 1/2
32
Les lacunes du texte sont considérables; si nous savons par les totaux qu'il
i:)4 PAPYRUS DE LILLE
ny a pas eu d'autre versement de gesse, nous devons accepter sans pouvoir
le vérifier le total des froments : 738 1/4
C.onvcrsioTi de la gesse 19 1/6
Total 757 1/3 1/12
12. S-îoaa àoàxou. On i-ecueillait une [laitic des grains de gesse, évidemment
pour les ensemencements: le reste était récolté comme y'/.wpà..
13-1 4. A'.i'vo)-uof(ôv), A'.vo-.ia xo'j) -up;o'j\ froment mélangé de lin et de lentilles
et de lin ;i la fois.
16-19. Encaissement du prix des y/.topa'! vendues. Le détail n'en est pas tout
à fait ( lair. Avant loute correction par le scrihe, la différence entre les totaux
de -upo; des 11. 18 et 15 e.st de 842 1/12 — 757 1/3 1/12 = 84 2/3; on doit
donc avoir, 1. 18, puisque le taux de conversion est constant, 84 dr. 4 oh., ce (pii
se vérifie, et 84 art. 2/3 : le o de ce dernier nombre est lisible, les traces sub-
sistantes conviennent à - et nous jiouvons supjiléer 2/3, 3', dans la laeiuK" (|ui
suit les unités. Le total des encaissements successifs est de 76 dr. 4 ob. et la
diflerence de ce cbilTre et de 84.4 représente l'àXav-rj : 8; le cbilfre biffé de
l'àXa-'yi, (]ui paraît avoir été 5.5, représente donc une erreur indépendante et
antérieure: mais le chilfre rectifié est 8 dr. 1/2 ob. IVautre part, après cor-
rection, le total de la 1. 18, qui se lit 845 1/4, doit élr(> 845 2/3 qui donne avec
757 1/3 1/12 une diflerence de 88 1/4; or le total des encaissements, àAayr,
comprise, corrigé, est de 88 dr. 1 ol). 1/2 et on lit bien aussi la correction de
4 en 8 dans le cliiflVe de la conversion en froment. L'origine des corrections
parait être une addiliou de 3 dr. l ob. ou plus dans l'interligne I(i-17; d'après
les différences entre les chiffres corrigés et non corrigés de la ligne 18, elle
doit être de 3 dr. 3 oh. t/2, moins l'àXaW, ; or l'aAayT] de pareille addition est
sensiblemcTil de 2 oh. et c'est exactement d'autant (|ue le ciiiffre de i'àXavTÎ
nous semblait trop l'oi'l.
10. La section /.%'. àSpoyou û-oAo-.'o; disparaît faute d'a?poyoç. Il reste dû
72 art. 2/3; ajoutées au total 845 1/4, elles donnent une somme tie reiievances
et prêts égale à!)l7.1/2 1/3 1/12. Le chilfre probable était cependant 957, cf.
n. 7 et 8. Mais il ne faut pas oublier (|u'il \' a une déiluclion ;i la I. 8. La
balance ne s'établit cpi'à 40 art. |)rès.
'20-fiii. La col. ii insérée entre 31 et 32. à la liauleur de la I. 1(1 de la col. i,
n'a pu v être placée <|u'après coup; v\'. 36, col. ii. Dans les textes oii les sec-
tions analogues figurent au bas d'une colonne, il v a |)arfois une légère diffé-
rence dans l'encre et le volume de l'écriture, sinon la main. INfais ce n'est pas
le cas pour 37, ou la y/.ojpwv o'.ov/.r.T-.; occupe toute une colonne.
2'). I'eul-èlr(> faut-il lire yXtopwv corrigé sur ytoa'/t'.y.ov. Du moins n'est-il |)as
douteux (|ue l(uite la s(M'lion 20-33 concerne lesyAupai; nous y voyons figurer
non seuleiiHMif la gesse, mais aussi le lin, (|iii n"('tail pas récnlte uniquement
;]2. TENURE DE L'IIIPPAHQUE S0S1LL08 15o
pour sa graine I cl', plus haut les 11. l;i-L4). el doiil les tiges étaieiil classées
parmi les /Acopal conuiio les loiirrages ; cl', encore sur ce ()oint 37; le même
lait se remar(|ue pour la gesse, cf. 1. 12. Au ii" siècle, les yAwpal ne compren-
neiil (puî la gesse et le foin {P. Tchl. I, p. oG.!) ; mais à Tebtynis le terroir ne
portait pas de lin et surtout les terres pi'oduisanl la gesse et le loin sont réu-
nies dans une même catégorie, parce (pi'on en usait comme |)àturages.
22-27. Toutes ces lignes sont extrêmement ellacées, et l'on n'y retrouve
guère (pie le squelette tlu compte (cf. 30). iN'oter toutefois le paiement en
argent, (pii u'enlraine pas d'à/.a-'/j ix[. 37).
27. Cr. ci-tlessus I. l(i-7.
31-2. Il a dû y avoir des paiements complémentaires après le calcul du pre-
mier (aoitov) ; (''est |)eut-être l'origine de la correction, interl. 17-8.
'■VA /il/. Dernière section. Calcul très mutile du ywaaT'./.ov (cf. 30). Il n'a pu y
avoiiele déduction pour aSp'y/o; ; cf. ci-dessus n. ,!-4.
Aiuiolti/io/i iiKiigiiiale. Sur la xàfjapo-'.^, vL 30, n. 2U. iJn ne sait si celte men-
tion se réfère à 31 ou à 32. Les jours tie versements ne correspondent à
aucun de <-i-u\ (pii sont conservés dans ces textes.
32. TENURE DE L'IIIPPARQUE SOSILLOS
GHÙt!A> yo, :2. i.iv. 290. ÉvEKGint: I'''".
19 X 16
Cii texte fait iiiiiiK'diateiiieiit suite au précédent; cf. 31, annot.
iiiarg. 11 est lies eiulomiiiagé à ciroile, incomplet à sa partie
inférieure.
156 PAI'YKLS DE LILLE
t.
ào' wv roâo£[ 'Ayoà-'.c iu-àcOa'. -'jowv — v, — [
5 EAt-(DV Ovvcôcppioç, Hot
Kal Ta o£Ôou.£va (T-ÉpuLaTa J... Opou -'jpoO pu. —
àpâx(ou) .. a'....î
$aui.cVwO X£, 7.pl9(àiV; p^'T [ï
iO *l'a:jj.O'jO'. v, -uplwvl uta ^ , xpiOàJv /Z, itÂoixt. -uploQ) p " xC, a-r:.[
lla^cov; 0, T-épaa -'jplo'j) vO , //.wpwv TT'jploO) vTj / pi'C / z'jp((ùvl 0[J.a ^ ...]
'E-ïb , xp'.0(wv ^
xpiO(wv) p(|Y 3' ai' -up(ôv) ïpqîC: C'/ 'j/i-/] ^'
Kal £'.; T/jV lIpaxXîiTO'j Tpa-él^r^v ■::î-~a)X£v à7i[b] y Acoo
cov
T06..), |e=^:i
15 IlaOvt, ; , £irayo([j.£va)v) .[ J aï' (Tïupûv?)... ! ...[
Y M
Kal T?;; à!5p6-/o'j O-ôXoyoç ).£ ^ àvlà) j3..!' cja.!'/ ...
lAoï-ov) ■?'-?' / ....
Si
L. 1.3 : |pq|Ç" Ç', Ç' esl un y' corrigé à l'aide d'un Irait liorizoïilal inférieur.
32. TENLRE DE L'HIPPARQUE SOSILLOS 1;J7
1-4. Teniire de rhi|)par(|iie Sùsillos.
Contenance lolale : 314 1/2
cr-ôpvxoi 288
yipffo; (non incli<iiu'e) 26 1/2
Le délail lies ensemencements nian(|ue; xpi.f)-/- doit être suppléé I. 2 d'après les
11. 9 et sniv. ; la gesse, 1. 7, était parmi les yXwpai. L'àppo/o; s'élève à 35 ar. 1/2,
cf. I. 17, la superficie ensemencée est donc de 252 ar. 1/2.
4-9. Indications relatives aux redevances et aux prêts, très incomplètes; le
texte est très mutilé ; de la I. 17 on peut déduire que le faux du lèrmaoe était
de plus tie 2 art. 1/2 à l'aroure. Nombre des l'erniiers : 6, peut-être 7.
O-l'i. ^'e^senlents faits par les fermiers. Le texte est mutilé à la fin de la I. lO;
la fin de la I. 11, incomplète, soulève même dans l'état actuel des didicultés
arithmétiques : si le total des froments égale, comme nous croyons le lire,
f]j-a. A, 541 1/2, il est déjà inexact rien qu'avec les chiffres conservés 11. 10 et
11; s'il faut lire ^jj.a L, ce qui est moins probable, il y a une faute de calcul
dans le tolal général des versements, déjà corrigé. Écartons provisoirement
le total partiel 541 1/2, les versements sont :
Orges
Phaménôth,
le 25
166 2/3
Pharmouthi
, le 7
27
le 26
Pâchôns,
le 9
Epeiph 200
Froments
411 1/2
100
[30]
59
58
(658 1/2)
236 1/6
Totaux 393 2/3
Conversion en froment
Total général 894 2/3
Il faut donc suppléer à la fin de la 1. 10 ff-Éfpua irupoù ), ; et l'on peut faire une
contre-épreuve : si l'on additionne tous les chiflVes de froment de la 1. 10, y
compris ce supplément, on obtient 541 1/2. le total insuffisant de la fin de la
1. 11; le scribe avait d'abord oublié, le total partiel 117, 1. 11; l'erreur devait
être corrigée dans la lin de la ligne, qui est perdue.
11. XXwpwv Ttup(où). Blé de l'année précédente qui a levé parmi les yÀcopaL.
13. Le versement de l'orge en Épeiph avait d'abord été omis dans le total;
les chiffres ont été corrigés dans l'interligne; mais la conversion des orges n'a
pas été faite au même taux, sans que nous voyions la raison de ce fait. La
différence entre les deux produits de la conversion n'est (|ue de 40, celle du
Fasc. III 2î
158 PAPYRUS DE LILLE
total général corrigé et du total général primitif est de 126; on ne retrouve pas
les éléments du total erroné 768 2/3, même en supposant une omission ; c'est
sans doute une pure et simple faute. Dans le total définitif, les chiffres qS sont
écrits sur un autre, qui est un y,, et répétés pour plus de clarté immédiatement
à droite, ainsi que celui de la fraction, qui semble d'ailleurs ici être plutôt L
que p'. Le scribe s'était borné à ajouter après le calcul de la conversion 40
à 768 2/3, ce qui donnait 808 2/3, wo 3'; puis, il a corrigé l'erreur contenue
dans le premier total, égale à 86; d'où 894 2/3.
14-17. Encaissements des ventes de fourrages. La mention de la banque
d'Hcracleitos, et d'une banque en général, est unique dans cette série de
textes.
16. Xi reste incompréhensible dans l'état du texte.
17. Déduction pour à^ooyo;, cf. I. 3 et n. 4-'J. Les chiffres sont en partie peu
lisibles, en partie efl'acés ; ils permettent de voir que la redevance h l'aroure
était supérieure à 2 1/2, inférieure à 2 1/2 1/8.
Le total de la tin de la ligne commence peut-être par un f; la vente des
yXwpa- aurait alors produit moins de 999 — (894 -\- 91 =) 985 = 14 drachmes.
18 (Ao'.TOv). Le premier chiffre '■& gauche peut être un t, ce qui est invraisem-
blable, ou un ;. On ne peut reconstituer le compte, mais le total des verse-
ments et des déductions dépasse déjà le montant des redevances, si on calcule
celui-ci à 3 art. à l'aroure, ce qui est certainement exagéré (n. 17); il faudrait
([ue les prêts de semences eussent été considérables, ce qu'ils ne sont jamais,
et les quantités dues par les fermiers au moins supérieures à 985 + 302 1/2 =
1287 art. 1/2, pour que le Xo'.-ov fût de 302 art. 1/2. Le chiftre probable du
).Ô!.nc)v est donc 62 1/12. Les lacunes des 11. 5-8 et 14-15 empêchent de recons-
tituer le compte.
19. Quelques lettres illisibles, qui commençaient probablement les y).uj(ôv
o'.oix-riT'.;. Le papyrus est tronqué.
33. TENURE D'UN HIPPARQUE
159
33. TENURE D'UN HIPPARQUE
Ghôra.n, -30, ^.
31 X 15
Inv. 291.
ÉVERGÈTE V .
Frao-. I Fr. :2
o
.. iû-àpyou a-Tropt[i.ou
cç' ojv Yp^-9ï' 'A^oîcirtç iTTràpOat TiupôJi
Fr. S.
;v p([Y ^ o' , àp7.7.(ou) qajr] ,
Xivou ^ / Sue or, , à^poyou [ji.o o' îC j / txO ^ rj iC
riâo-tc; ApuwTou, ApuLiOo-tç "ApuwTou, T!a-|£)j^oOTttç iipou, 'Ujpo; nà-riTOÇ,
5 ôoTOfxijLoOc; $ap£[j.çioç, ITatç 0ot£WÇ, S£pi.[G£jùç SîtiOÉcoç, Ylzo'ktayÀo:;
$ — 9'.oç, TfjLaaôJç 'AtoÉwç, IlayYJç ©oôopjiraîou Aco , é-ix:a( ) £ y *!
Kai Tx Oiiou.bjy. ij-ioay.-y. IlâatTt 'Aj'oluw'ou -uol
(OV _jÀ , a07.X ou TI'
,/'
2-r.
OLÎ (TTUpôJvl V / £[; TYjV CT/.. .r^XO. . . TI'jpjWjVl?) X / T j / Bp 1.
TCOVT.... t£ I |1).0
Hp-
10 [$ap.£và)0 XY), -^luplôJv) tAs ■ A, af-lépaa 7:up(o0) So[3 ^
f^^aplaoOOt ^, Tïupfàiv) ^ly ' i, -'jplwvl tIut, S' ' xO, Trup(ôjv) qja o'
A, -up(t)jv) Svo /- i / Af^ri S'
I (■)()
PAPYRUS DE LILLE
''■!-,
/ -upwv i l'j/o^ [fil
•!• ^ ^
I •) Kx'. à-b •/Acopwv Tzi-TOJXcV j ' Ùto'jçI [i, Xoiay, : -ô ' ToSt, Aï ' px
(e-ouçI y, 'Eiiîb, A' Hw'jO,: [X /o /pq , àXjxyrj <..f-cj[
£'.ç TO A( l.îu-r'.xov OîC j / :. Ao_/'- :
a['. TiJ'jpiwv)
pÀî' ^' i /AT;
20
Ut,vl ïa
(Xoi-bv?).. Bpxa y' •'j~o-....
jcov oioixrjÇ7iç. Apây.(o'j) (Ja r, , Aivo'j ^ . ('--v)
yAco(oôJv?) : Y ( I £ -^ 'î'rj. (Aornovl • Àtvo'j ^, àpv.xo'j ti£ o . "Qv -pSatç ■f'^. '*
àp[ây.o|'J V (àvà) o S , i làvà) y A / (àpTajïlâJv) ^ , HSX-
..: TTib; o-îTOv, î (àvà) (T'jpôiv) CA AJ3 ^ , x o' (aval o A qa •/] j /
2o j Aivo'j L làvx) |-ijpôJv| t £ / (àpTa^wv) pj""'."?tlv) (-ÉttcoxevI • (îtobcl 3,
XoÎK-/, -£ ■ Tûjiii, [Xe / px] •
j (îTO'j;! y, ['E]7:£l9, X • 6(oCiO, ui. / o /pq *
: xa'i |X£u.£Tp"^~5:'. Ilzycovç (--jpcov) a3 ^ .. .. .[
j àvaTAr^poï tTjV ij-iTOw^iv.
Fragm . fi.
Les sii^li^s sont les iiièines (pie (l.iiis les lexles |)i-('(é(IeMls. — L. G init.,
devant le seeoiitl » peiil-ètre w. — I,. !• : nprés t peiil-èlre -. — L. 1.") : Tùjîi
T corrii^é sur Ç. — Ij. 17 : au lieu do ..îjt'./.ov, |j.ït'.xov est possible, rrxT'.xov
aussi; yuaxT'.y.ov impossible. — L. l!) : ... |y /,, r, (>st lui-rnèiue corrigé sur
une autre fraction; (wv), lise/. /, cf. ii. ci-dessous", dans ïa, . ]|j ,) ce dernier
3:^. TENURE D'UN HIPPARQUE 161
si'>-ne ressemble ;i la IVarlion 1/8 des textes de l'épociue romaine. — L. 20
marge: après ti, •., p on ;. — L. 20, iiiit., le sigle est O (Ao'.ttÔv), mais il parait
suivi d'une lettre ou deux.
1-4. Indications générales :
Contenance totale : 341 1/2 1/4 1/8
TTTÔpipLOî 329 1/2 1/8 1/lG
ysoTo; (non calculée)
Ensemencements :
Froment
Gesse
Lin
285 1/4 1/8
"A^po7;o; 44 1/4 1/10
12 1/4
1/16
193 1/2
1/4
91
1/8
1/2
I)
Total égal 3291/21/81/16
4-10. Indication des redevances et des prêts de semences. Les fermiers sont
au nombre de 10. Les redevances sont de 1800 art., r£7r',xa( ), ou produit
à l'aroure, de 5 1/3 1/8 (cf. 1. 19) ce qui donne sensiblement 1,795 artabes. Les
prêts de semences se montent à 280 art. Suit un premier versement supplé-
mentaire : bien que les traces de l'une des lettres suggèrent un [3 autant qu'un
7t il semble bien qu'on doive lire à la fin xonouv; ce versement est de 20 art.,
ce qui porte les prêts à 300 art. et ce qui est dû par les fermiers à 2100 art.
Ce dernier chiffre semble corrigé immédiatement à droite. Vient enfin, I. 9,
une nouvelle addition de 15 (ou 19) artabes, qui donne le total définitif ;
(2105 ou) 2109 art.
Cette dernière addition, si on la compare à celle de 34, I. 9, suggère une
lecture cntopuv ou analogue du dernier mot ; il parait impossible de lire npô
devant twv et les traces du dernier mot conviennent à oTtopou, non à o-TOpuv;
Toû est hors de cause.
* 10-15. Versements des fermiers. Le total, I. 12, 1047 1/4, est celui des 11. 11
et 12. La fin de la 1. 13 est difficile à lire; le premier nombre après TX'jpwv
semble être |3xo'. écrit à la manière syrienne, dont il y a un exemple 1. 11,
inteti. (cf. P. Magd. 3). On ne tiendra compte ci-après que du total général,
1772 1. 14; il a pu être accompagné d'une fraction disparue dans la lacune
qui le suit.
15-19. Encaissenients sur les ventes de y/wpaL Cette section comprend :
85
35
)
120
30
40
}
)
70
190
1»
. 3 1/2
[20 »
. 3 1/2]
102 PAPYRUS DE LILLE
les indications ordinaires, en drachmes et oboles ; une déduction ; la conver-
sion ordinaire en froment. Les premières occupent les 11. 15 et 16 :
An 2, Choiak
— , Tybi
An 3, Epeipii
— , ThMi
Total
Majoration pour le cuivre
Total.
Le chiffre des unités de rà).avvi peut être s, Ç ou 'J; cf. n. suiv.
17. Eî; -zb a( ).euT!.x6v. Probablement une taxe.
Le nombre oe c, porté e-.? tô eut'.xov, est en déduction. Ajouté au chiffre
suivant, il égale le total 190 (1. 16), plus ràî^ayr,. Ce chiffre comporte des
centaines, à, es ou p, des dizaines et unités, /o, et une fraction : /-. La con-
version en froment de la 1. suivante, 134 art. 2/3, prouve (|ue c'était 134 dr.
4 ob., puisque le taux est constant (cf. ci-dessus, p. 141 . — 134.4 + 75. 12 =
209 dr. 4 1/2, qui doit être suppléé à la fin de la 1. 16; si l'on en retranche 190,
rà/.avri ressort à 19. 4 1/2, iB./'-i'.
18. Le produit de la conversion est suivi d'un nombre effacé, traversé par/,
et qui commençait par S. Le total AT* [... est évidemment celui de la 1. 14, 1772,
augmenté du produit des yÀwpal, évalué en froment, 134 2/3, soit 1906 2/3,
réserve faite pour le chiffre fractionnaire et par suite sur le chiffre de l'unité
(cf. n. 10-15).
19. Calcul de la déduction pour a|jpoyo;, cf. 11. 3 et 6. Le produit de 44 1/4
1/16 par 5 1/3 1/8 est 241,725 sensiblement; il faut restituer [a] entre Sa et fî'o.
('Qv) est évidemment une méprise pour /; cf. n. 20.
Le nombre S-.o qui suit Sufa]^,) est une correction de celui-ci ; cf. la correc-
tion Ç' au-dessus de y' yi' : elle ne sullil pas cependant à rendre compte du
produit corrigé; c'est sur ce dernier qu'est calculé le Àomov, cf. n. suiv.
20. Bien qu'il faille sans doute lire (actov) au début de cette ligne, le chiffre
qui suit est un total; 19[06 2,3], 1. IS, et 214, I. 19. donnent 2120 2 3, Box fd' ;
ce nombre ne dilfère ((lie de 2/3 de lîpxa y'; et nous avons signale (|iril pouvait
y avoir une fracliou dans l(> total. I. l'i, et par suite une légère addition à
l9r062/3], 1. 18; ou |)<Mil-rlre 21'i élait-ii accompagné d'une IVaclion, perdue
à la fin de la I. 19.
Si nous estimons le total des redevances el prêts à 2105 ou 2109 (I. et n. 9),
la somnu! dt^s versements, encaissements el deduclions le dépassi! de 16 1/3
ou de 12 1/3; d'où l'indication noiivtdle j-o-... et le nombre '...... ((ui parait la
suivre. Pour la lecture, ri'. 35, 1. 13.
33. TENLIRE D'UN HIPPARQUE ^63
21-iin. Opérations sur les yÀupai. Le détail en est le suivant :
Gesse. Lin.
Quantité disponible 91 1/8 1/2
Déduction pour y . ( ) 5 1/2 1/4 1/8
Reste 8.5 1/4 1/2
Ventes : contre espèces 50 à 4 ^ 200
10 3 30
Totaux 60 230
contre o-Tto; 5 à G 1/2 = 32 1/2 1/2 à 10 =
20 1/4 à 4 1/2= 91 1/8
5
b
Total 128 1/2 1/8
Le p... seul est lisible.
Encaissements :
(En argent) an 2. Choiak 85 ^
Tybi [35] ) ^^-^^
an 3, Épeiph 30 , ^
— , Thôth 40
Total 190
(En nature) (an 3?) Pachùns 32 1/2
Pour le lin, qui est compté parmi les yXwpal, cf. 31, n. 20.
28. Cf. 37, 1. 24 : twv.... àvaTO7tÀ-/ipuxÔT(ov -a s-iT'.xà Èxœopw. Mais ici rix'.Dop!.ov
est payé et au-delà.
164 PAPYRUS DE, LILLE
34. TENURE DE L'IIIPPARQUE MAGHATAS
GhÔRAN. 30, 5 (nv. 292. " EVERGÈTE I".
24 X )8
Ce texte, où les versements opérés par les fermiers sont seuls
bien conservés, est surtout intéressant par la mention de la
Fragiii. t. Fragni. 2.
Mayy.Tou i-irjàp/ou TiPor,[
àîi' wv Ypà9£[ 'Ay^ofâjuiç èauàpOa'. ~up[.]_^ _^[
fftxuou Y ^ t^', y.pj[o][j.[/.ûou a^r, , C7iT.
.[.]..[..]couç 'Apu.^1 ij(T£w; :
[ jvwaipi
[x]al [là] S£ôo[A£va oTiipjl aaia] J
à.^é.Y.{ou) 1.. [ai' TTJuplw) : .[
■/.al TO'j -po Twv (TTi... : Ç^[
40 <l>[a]jjL£VwO a, Tiuplôiv) pO j A[ivo]Tiup(oO) v / "upciJv £ V jï
Vx. TENURE DE L'IllI'l'AUni E MACIEVTAS
i(i;i
$a[pj[^[oO0L ].[..].'.ouT.
r .
/.i'/oj
[ ] •K^uploOlj. Y ^J'Î'sy' ■ "uploOl LL^ A'.vo'f(7.y.o'j) (iiupoO) ^^ "
t, Ai[vo|u -'jp(ou) ^yip', Èxjsôptov rriTwv -up(oO) to^o' o , xp'.0(rj;| ■/.,
'7rup(oOI ta, xpiO(-?j; yY? • ~'^p(oOl "C. ■''-p'■0^r;ç) t, Xivou T:ijp(oO) ty,
l'i crr/.'jjo'j -'jp(oO [Jï, o-iJTtuv -up(oOI '^L, Xivou -'jp(oo) [|0^]] S,
nv/j'jvj ■:T:upj(oOl[.ja , gÎ:T(ov -'jp(ci'j) yA, «rixvou TiupjoO) laJiA,
/w-. •'). xp'.0(-?jç) V(i , .... TijuploO) y , criTfov xpiO-^]?) ^A, v.z, Tr,v
'AAîH'/vopo'j £yyÛY]v -/Xjrojpjcov o-yrcipaa 7:up(oO) x ' (i y_A(copâ)v) -up(oO) T,
o-iTfov û'jplo'jl aA, xp'.Otov • jiZ. / H Uq. y']] , xptOlrjç) ay.
20 llayojv; p, Aivou -'jploO) £ j
'ETistcp [3, i/A| y~k(x>pLûV i-upoO] fi : a y i) L y. j if, L ■ . -/Aicupcov) (z'jpoQ
pilx[:iao\
5(_X(ùJpojv) [-upoO; y.L ;3 y^o'r, ' xT y A(cupôJv) j | 1 o / ? / . . ao'.
Mc'jopr, ',, Aivoçlàxou) |Tî'jp(oO) v[
/ TÎ'jptOV 'JTl[
m
Kal
K«Tap.[.]x..[
(ÀOtTIC
ov
L. 9 ^rt : ijiy y corrigé sur 9. — L. 26 : xaTaÇp[o]you prohal^le.
1. Tenure de rhipparque Machatas; pour le nom, cf. P. Magd. 2. Contenance
totale 222 aroures 1/2 1/8. Le reste du passaji-e, et de même celLii de la sec-
tion suivante est dans un état désespéré; noter seulement, 1. 9, la mention :
xal Toù T^pô Tiôv TTT...., ct cl'. 33, 1. 9, n. 4-10.
10-2.'i. Versements des fermiers, avec totaux mensuels, 11. 10, 19, 22. La fin
Fasc. in 23
166 PAPYRUS DE LILLE
de la 1. 2.3 et celle du Idlal <;(''iipral. 1. 24, sont perdues; ce dernier n'était
|)as moindre de \S0 arlahes.
10. Le premier cliillre de itupcôv est pliilùt oO <|iie p,3, le second, v, est sur,
mais le total se termine plulnl |)ar 3 que par h; les traces de chiffres con-
viennent à V.
11-2U. Versements du mois de l'iiarmoutlii, opérés les ?, 8,9, 10. 17, et le
7, ajouté à tort 1. 18 iiUcrl.\ sauf ce dernier, ils sont tous de peu d'importance,
el très divers ; à côté de l'orge et des espèces de froment déjà connues par
les textes précédents, on voit apparaître le [...]. loi; tzq^ôi;, le xpoaa'jo-iaxos Tijpo.;
iou xîouu.uo'.paxou:iuoô;), le tuùou Tfjpô,-, mélanges l'omparables au A'.vo-jso:, 31,
11. 1.3 et 14, le yAwpcôv Tiupo^ et le y/.copwv T-nspaa 7rup(où), poussés dans la partie
ensemencée en foui-i'ages. La mention ix-iôowv devant «ri-ruv tt'j^iojI, 1. l.i,
reste énigniatique. .\ol(>r enfin le versement £■.; t>,v 'AAîçàvopov hç.;\jf:/\ il est
dillicile d'explirpier pourcpioi il est porté en com|)te.
Le détail des calculs oll're (pielques didicidtés.
12. sy pourrait être un total des nombres précédents, si devant le v il n'y
avait les traces d'un autre cliidre et si, après, y' n'était d'une iorme insolite.
[)resr|ue voisine de (àvi) ; à la 1. 13, même répétition : \Zl^j o.
16, iiiit. le chiffre des dizaines jiianque.
2.5. La lettre qui suit xai peut-être a, donc àiri yXwptôv -nrï-TwxEv.
2(). KaTa,3.[.]y..[.... Ces deux dernières sections étaient donc d'une brièveté
inusitée. Mais cette indication, où il faut prescpie certainement reconnaître
xaTaêpoyo'j, est tout à fait intéressante; il y avait, comme il est naturel,
déduction pour les terres où la crue avait été excessive; cf. P. Magd. .3.
35. TENIKE I) UN INCONNU
GhôraN 'M), 6. inv. 2;>:{. Évergète T'''.
31 X 18
/''■• 'i Fr. i) F ras m. I
f
j>-| ]àpâx[ou) xa[
35. TENURE D'UN INCONNU
467
]••[
/ pxa
!.. vq /.ot.'. Toi. .. i
Ila[yàjv? -I^r^v' • ^^i T'îpp-ja -upjoO) p / -upoO //(^
IlaOvi I I. !' il ... - .... -'jpioo] j . / A
Eti£'.o '.a, -/lAcopcov? ...Ijs
YY
•/.- Lr/ Fr. S.
ç
10 McTopri [£, ..£p. [ /] i Tiup(wv) ■];ijLÎj3/.{C:'j}, 7.p(0f^ç)i .ai'] (uupÔJv) y/'j/uir,-' /^r. 2-
Kal à-'o yXtolpôJW -£-Tw/,£v " (eto'jç) [Ï, i tû^'. 0/ j ai' -uplôJvl Xo /'-c ..[
U)XY1
Ka'iT"^; àop6/0'j O-sAoyo; ' j (àpouptov) '-^^è' (àvà) [..] o' î^' / |'.|/qy)^i5'].
: ^TZC/'cni
'C4-
[XXjcoptov [i5jt[o(/.Yia-jt[çl.
. àpyxiou) a^-/; / x.o' ('Uv) ...
15
•20
-upwv i I jiAy |Ao'.-"ov) àpâx(ou) tj j — : . .[ii àv
ir^^o (àvà; 0,/' -o/' . j ... j A (àvà) (Ti'jpoù) i (àpTaÇtov) £, ... i / tO^ /....
Eiç toOto Tri-Tojy.cv ' (ixo'jz) i p, /&:ta/ xS./' ' ToÇt
Ka['[j UL£':p£ï Oa/covi xa : llaOvt, -up(oO)
A. : : £ ai' -'jp(o'j) ../... a (àvà?) . [
■:a
[ ]l
;xa
Frag. 6.
L. 1 : devant av -[, p ou i. — L. 6 in fine : y.yZ.o y corrigé sur L. — L. 11 in
fine : peut-être une somme en espèces. /[ . — L. 18 //«/V., K[aîJ très douteux,
de même le second e de tjicTps"..
1-9. De ces lignes, on ne peut tirer (|ue l'indication de la a-op'.uo,-, 1. ^ :
121 aroures.
KhS PAI'YRl'S l)i: LILLE
s ////. (»ii |)()iii-i:iit être tenté de lire i devaiil -, mais les traces de lellres qui
suivent nt» s'accordent pas avec T-io'j.y. et celles ijiii précédent suggèrent un
mot plus long.
10. î;7:î::u.ja -•jp(o'j) . /] est possible.
11. Le scribe n'avait (Tahortl écrit (pie !<■ versement de Tyhi. 1) drachmes,
(pi il avait immedialtMiieiil converti en l'romenl : a|>rès laddilion du versement
de (vhoiai-, il a t'ait le lolai ; !> X 22..'? = .!l dr. .'< oh. Le nombre suivant 34 dr.
4 [/2 doit être la somme tie ce derniei', plus r-y.Aayrî, dont le montant nest pas
porté et (|ui serait do 3 dr. 1 L''2. On attend ensuite la conversion en froment;
mais cf. noies crili(pies. Indicpiée ici ou |)lus loin, elle a dû élre S(d(iu le taux
constant, de 34 art. 1/2 1/4.
12. .Si du total corrigé S27 on soustrait 74(i i/3 -\- 34 1/2 1/4 == 781 1 12, on
obtient 45 art. 1/2 i/3 J/12: si du total avant correction 778 1/2 1/4 on retranche
7/,(; [/;} _|_ i) = 7r)r) l'3, il vient 43 art. 1/3 12. Il y a eu sans doute quelque
faute de cah-ul ; mais la déduction pour lïêpoyo.; est voisine de ces chllFres, et
im|)licpn' une redevance de .") art. à l'aroure.
13. Le mot est plus abrégé ijue ilans 33, I. 20; mais la lecturi' 'j-o-y.T[ )
est aussi probable ; si nous interprétons ce passage comme nous l'avons fait
33. n. 20, nous obtenons 81!) 1/2 comme total des redevances et prêts. La
oTios'.ao; est il. 3j de 120 aroui'es. le xXripo; était loué à plus de .'i art. à l'aroure
(n. 12), l'àSpoyo; n'était que de 7 art. 1/2 1/4 (1. 12) ; les redevances pouvaient
donc s'élever à 600 artabes environ, les prêts à 220. Tous ces chilIVes sont
vraisend)lables.
.Noter l'absence du sigle (Xo'.tcov) et le mot non lu après toxli^, 1. 12, r(datil' :i la
balance et à l'excédent, selon toute vraisemblance.
14 et suiv. Section de la yAwpwv oioixTiTi.;, très endommagée; la laciunî de la
1. Il est particidi(''i-emenl regretlable; I. 1."). on supplée aisément («ovi ou wv)
Ttoâ-T'.; -îô; àpvùcwv, 1. 16. Tîpoî t'.tov. L. 17 : coni|)le décaisse, ci'. 1. IL L. IS.
versements en nature, comme le prouve la lin de la ligne, même avec la dilli-
culté (jue [)résente le début, cl', notes critiques; ils entraînaient évidemment
une noiiV(dle ])alance du compte.
.!»;. riN D'IN COMPTE IGl)
36. l'IN D'IN COMPTI^]
GhÔRAN, 30, 7. I"v. 2^»',. ÉVERGÈTE I''".
16 X 17
Texte formé par la réunion <lc deux fragments ; le second [)orte les
derniers chiffres de la 1. 4 et la col. II.
Col. I.
/xp. i
jp..[ ] (àpTa^ôJv) U£^i5'-r] / qNXYj-rj.
(Aotubv) xrjr, (liv) zÉItitcoxev) (Itouç) <$, No'jaévto; ÙTiàp FXau-
xtou )^X(a)pcov) "[[j-v];; vIyj^'-,
[àXaJyr] C c / H^J'-c al' 7iup(ôv) ^^^o' , 0-àp AfT^r,.
[)r_X(a)pûv) otoixTjT'.;.] 'Apâx(ou) x^âV^, Atvou ta^o', !Tr/,û(ou) yAo' iC, xpoa-
u.'J(ou) -r],
Ija^îC" , (covl y. ( ) ^^l' , (Ao'-bv) xpàx(ou) r/jA-/j, \iwj '.a.L^\
aixu(ou) yA ^' (C",
[xpo[i.[Ji.'j(oul r,, [-«•t^i'^' ■ 0}}/ Tcpaaiç àpàx(ou) to (àvà) ùf ^y
170 PAPYRUS DE LILLE
] Xtvou la^o' làvà) (TiupoO) iT ç,~r^, otx'jo'j yAo' iC" (àvà)
tC (àpTa^ôJvl ^a,
10 [ aA-r, làvàjj [iiupwv) tC xC , (Titcov 2 (àvà) (-rrupàiv) x^ ti-^ / y^y
£'. . TTjV /....a£TpOU
][0A , -/.p'.O^-^;) a Tcup . 7.p_tO(Yi;) a?'
] / -up(wv) ïxo/.. . , xptO(-?(;) . .eA al (ûupwv ?) xs^o' / ï . OA
45
Col. II.
yco[j.a-:txôv .. o^S' Iwv) a..[.|/_ou[
y.
(XoiTOv) pi x'C/ G ... 1 /^afAxoO) /-yj"-c[
xal £'.; Ta £pya •/_w[i.7.-wv >^il^[
(Xo'.irbv) y_aA(xoO) ^ [
20 (îTou;) 0, <ta[j.£vco[0j yaÇkxoO) J'-c àX[ayri?
x^A
/ -^-o
L. .3 : (io7a[îlwv), le sigio parait èlre iiiui ligature d'un a et (Fiin p. — L. 7 :
pour le sigle, voir 30, 1. 17, n. o. — L. 9 iii fine : (àoTapwv), ç donne à peu près
l'idée du sigle. — L. Il : peut-être s-..;; tomto ne paraît pas possible; tiati, au
lieu de t/,v serait admissible, mais après vient une lettre à haute liaste (|ui
semble être un >t; -/.a.': est compatible avec les traees de lettres; une lettre le
séparerait de [>.^~o.
1-3. il est (lillicile de dii'c a (pmi correspondent ces lins di' ligne. 'pxy,rl, I. ,'i,
précédant le Aoitov est eerlainrment un tolal général; ■js/.o'v préeèdé du sigle
36. FIN D'UN COMPTE 171
(les artabes, suggère une comorsioii et un aTio yXcdowv TtîTiTwxev, exigé d'ail-
leurs par les 11. 6 et suiv. Il n'y aufail pas de tléduction pour àfipoyo?, et la
col. 11, 11. lG-17, montre (pie toute la superllcie n'a pas été l"rap[)ée du y(di;ia-
Tixov. D'autre partsi/xp., I. 1. signilie, comme nous le croyons, y X(dp(iv) x^^OT[s),
le total cp'.xyo', 1. 2, est celui des versements et il n'y aurait pas de place pour la
déduction.
4-5. Le ÀoiTOv est coninu! dans 30 un(^ première balance, suivie d'une série
de versements qui se terminent par une nouvelle balance. Mais ici il y a un
excédent de recettes : ÛTisp, 1. 4, fin, La tin du compte tout entière se résume
ainsi :
l" total ia[)rès les ventes de fourrages) 523 1/4
;Déduclion pour rà,3poyo;! 405 1/2 1/4 1/8
2" total 929 1/8
(Il ya donc une l'aule de calcul ; la retenue de l'addition des l'ractions a été
omise).
Reste dû 28 1/8
Touché en l'an 4, Athyr 59 dr. 4
Majoration 6 1/2
Total 64 4 1/2
Conversion en l'roment 64 1/2 1/4
Excédent 36 1/2 1/8
Il semljle bien (pie le versement de Nouménios doive être lu y).((dp(ôv) TiarJ.; ;
aucun doute sur la lecture de l'ajjréviation ; le second mot |)oiirrait au premier
abord paraître terminé par -xoj, mais le - est très net, yA { j txo'j ne donne
rien et la lecture ixr,,; est aussi vi'aisemblable (jue -xoj. Il y avait ici une addition
postérieure à l'aTto yXdjpôiv TOitTtjxsv ; cf. 30, 1. 15, oii elle est exprimée par les
êmes mots y),((jp(i"Jv) x'.a-rj;.
5. Opérations sur les yXojpaL.
Gesse Un Cilioiiille Oignon ?
Quantités disponibles 20 1/2 1/4 \/S 11 1/2 1/4 3 1/2 1/4 1/16 8 42 1/16
Déduction pour y ( ) 2 1/4
Reste à vendre 18 1/2 l'S
m
17^ PAI'VlirS 1)1-: LILLE
Ventes :
coiili-e espèces l-i à 4 = 04 dr.
«•outre .T'Tov lin I I 1/2 14 à IG = 188.
3 1/2 1/4 1/lGà 10 1/2 =61.
? [11/2 1/8] à 16= 26.
o-ÏToç 4 à 22 = 88.
Total : 363.
Reni;ir([ii(M' la |iroseiicp de la citroiiille et de roignon panui les y),upat el
«•r. 30, 11. 20.
il. Il latil pr-oliablt'iiicnl suppléer au déhut : Tzzh; tItov], mais non [àpàzoj . .
(àvà) . . . .] ; Noir le total ii la n. ci-dessus. 1. lô, lin.
16 et siiiv. Pour cette seconde colonne, cf. 31, 1. et n. 20. A la fin de la 1. 16,
àjjpoyou est très possible; on ne peut lire le chili're de la contenance; il était
supérieur à MO (Ào'.tîov 1. I7i et sans doute tl'iine manière notable puisque
l'on a, 1. 3, pour la déduclioii le cliillVc élevé de 305 art. 1/2 1/4 1/8.
17. Le calcul dn ytojjiaTi/.ov est sensiblement le même que dans 30; 111 aroures
à 1 ob. 1/2 donnent 27 dr 4 ob. 1/.5 ; le texte porte xÇ/ et, semble-t-il, c •
3 ob. 1/2, ce (|ui n'est pas assez; il est vrai que — a pu disparaître entre / et c,
mais 4 ob. 1/2 seraient un peu supérieures au chilîre exact; de plus, le chiflre
est, ici comme dans 30, divise par 2 cl le (piotient donné esl I.! dr. \ ob. I '2,
(lui sup|)i)si' un dividende de 27 dr. •> ob. seulement.
18. es. 30, n. 22-4. La mention d'un (loirJr/' à la ligne suivante peut se
rappoilcr soil a une première série de paiements aiilciicurs à l'an 4, soit à
ces lr-a\au\; dans c(» dernier cas. il v aurail peut-être une déduction analogue
à (!clli' <lu /M'j.y.-'.y.oy.
:]7. OPÉRATIONS SLR LES XAOPAI 173
37. Ol^ÉRATlONS SLR LES XAOrAI
GhÔRAN 30, 8. I>'v. 295. EVI'RGKTI' V.
30 X 23
Nous n'imiirimons que la deuxième coloune de ce eoiupte, tout
entière remplie par une /AwpôJv StsixT,c7'.;; de la col. I il ne reste en
elTet que la fin de deux lignes, les premières sans doute :
].. Ukyi iru-A..
Le premier chiffre, précédant celui de la redevance à l'aroure, est
le total des versements qui incombent aux fermiers : 104.610 artabes.
Même en supposant la redevance égale à 10 artabes à l'aroure, la
tenure aurait compté plus de 10.000 aroures de superficie, son pos-
sesseur serait encore supérieur aux aupiâpoupoi connus par P. Petr.
II 42 fl, et encore inexpliqués, cf. 47, n. 2-3; s'agirait-il ici d'une
Scupsà ?
Après è-t/..., on lit aa ou Xa sans aucun espace entre ces deux
lettres; il n'y a pas de chiifre entre i-v/... et la col. II.
Col. II.
XXwpôJv ototx-/^aiç. 'Apâxou puLa^ûV) (C, '/opTOu \i.^Lo'r^,
Tt....
Xîvou Î^Ao'îC", TYiX'.[o]; ^S'r,, tîtwv ^o ' ('ùv)
Fasc. III 2*
ojuva-cî'ït 0£
17^1 PAPYRUS DE LILLE
Y . ( I '/opTou |aop, àpy./o'j lùr^, xal îi; i-ipaa
SaVtÏTÔai àûâxiou) ty ' lAotTiovl àpixou pi|u|^ oiC", yôp'o'j ^r^i-or^,
• ) Atvo'j w^o iC, ty;X'.oç ^^'v-J, aiToiv /-o . l'-iv) -pôcai!;
-pC/Ç àpY'iptov . ipày.ou [^il] (àvà) o t, £ (àvà) [i/ i[3/ / xpj' '
Ttpoi opY(-jpiov) -- ^ _^.^, rj-lTov /.ri (àvà) (-ugwv)-/i tLic, v-iT' (àvà) (-upcùvl C làsTaowv) -:a3û'-/i
làvàl (-'jpwv) '~,i- vf~,, y.^ir^ (àvà) [(-upwv)] y ^C/.y't^' / (àpTaêcôv)
pia.r^'.^ làpTaoôJvl yx
(àpxaêùjv ) E XooTO'j X-/i^SVj, (wv) y (àvà) (TtupôJv) 1 (àpTaÇôJv) X, i (àvà) ^(-'jpôJv) y]]S'[ï]]
• >'6^2'i', (àpTaÇôiv) -y^S,
• •Y r,/. làvà) C va, flS'ir^ (àvà)j (-ypwv) ■/) tO J (aval (-upôJv).. i6l / S^^S',
Aîvou "(/o'iC", (cov) [3^ i(àvà)j r/j [ ]C" (àpTaêôjv) -y^ / piC
Tr^Xto; At_ (àvà) C (àpTaSôiv) yi^û' [ ]^ xjii J
TiuLY) yiz'jO'j, xptO(-;ïçl 0^ ai' (Tiupcov) [j-ji / àpyupt(ou) yJ^J', iiupfwv) J
Etc zoO'o u.e-.oti ' <l*auL£Vtoô, -up(wv| iC^.
(Xoi-ôv)'. A IS <I>apixoO0!, -uplwvl pi'^^, xptÔ(-?iç) puCC", àplâ]x(ou) A •
na/àjvç, -up^wv) vT, xpiO(%) £, àpàxjou) xC^ '
IlaOvi, ■::up(âJvl x^ '
'Eiiel'p, 'nup(â)v) p'ny^y' î?'. xpiO^rjç) to^S', èÀ'Jpja;) u •
MsTOpY], irupfôivi [J1.C ■
20 6wuO, -up(àjvl r/]y' / -•jp(a)v) uvy^b',
xptOoiv Xc^y' î^', àpàx(oO) vC^ / S^Sy ij3 vyZ-S
aï -upcùv pv(^^, ôAijpa; '.£ ai.' (TT:upcov)C / yZo .
••••'■••'''
(Aom'ov) àpyjpio'j x3/\ a-iTOu tûo^o' ' ('Qv).. ..[
'Ett'.v TÔJv àva-î-A'ripcoxoTwv yîwpycov
2^) Ta ai'ixà ixoopia Nixoa-Tpà-rcoi ■TCup(àiv) A
'Ayetpwv, àpîip-/ia£VO'J toO rp'o; Ta èxpopta làpTaScov) '.^y', to (Aot-ôv) x^C ,
'OSpaTOU, à^etpTjaÉvou toO -rrpo; Ta ixî/ôpia f^, TC. (Aot-ov) (àpTaoôJvl i^ ...
Btvvéou, ày£tp-/)aévou toO -p'o; Ta èx-popia i^, to (Aoitiôv) t[ï^.
Nixoa-TpaTou, t^ / ^TZ-o', 'AvTi-aTpou, àseipyjaivou
30 ToO Tipô; Ta âx^opia 'Ci,3', t'o (Xotrbv) x^y'i^
.37. OPERATIONS SUR LES XAQPAI 17b
/ àsyl'jp(ou) y-%f , t.'joCov -uZL/.'o'.
"Eté (Aoiûbv) -upwv '/ZH /. o',
xat TOJV -.ca..v I / ao'T'/.'o'
L. 3 «'«//. : V. ), même siglc que clans 30, 1. 17. — L. 4 : (aq'.tov) à peine
lisible, mais cf. noies ci-dessous. — L. 6 in fine, intorl. : (àpxaêwv), variante du
sigle Ç". — L. 7 : (le\ant la lacune -:[ ou Tt[. — De\ant Taêo'r], sigle de l'artabe,
différent de celui de la 1. 6; abrégé d'une ligature d'à et p. — • Marge : iÇ', un i
suivi d'un Ç" barré? — (àoTaêtôv), sigle dillerent de celui de la ligne 6. Dans la
suite du texte, les sigles pour Varlobe sont des variantes de l'un ou l'autre
type. — L. S //; fine : y/., y corrigé sur '^. — L. II, in fine : dans le lotal Ç"
corrigé sur o. — L. \'i marge : (XoiTtôv), sigle ordinaire; '.Z., peut-èlie i/,. —
L. 24 init. : peut-être s'tt'.v twv é'w; vjv... — L. 26. Cette ligne semiîle intercalée
postérieurement. — L. 27 ('// fine : 'X très collés, peut être l'un corrigé sur
l'autre ; puis peut-être .a/. — L. 29 : On serait tenté de lire, après N'.xrjTToàTOLi,
(SoayaôJv); '.jj corrigé sur un autre nombre xfl/', dont subsite nettement une
partie du /.. la haste du |j et / sous / — L. .31 : àpy(upiou), même sigle que dans
30 1. 22.
1-14. Première partie : o[)érations sur les yXtopai. Elle se subdivise elle-même
en deux sections : l-.S, état des yAupat disponi])les; 5-13, vente de ces yXupaî.
1-5. Sont considérés comme yAwpai, non seulement la gesse et le foin, mais
aussi le fenugrec et le lin. Le fenugrec est encore employé en Egypte comme
plante fourragère (helbeh) ; il a la propriété de faire engraisser rapidement le
bétail. Sur la culture de cette plante et son usage dans l'antiquité, voyez St.
Witkowski, Epistnlae pri>.'at(ie Graeeae ... 2" éd. .')3 n. <S cl les auteurs <|ii'il
cite. Sur la forme du mot, cl', ti-dessous, n. 5. Huant au lin, vl'. 31, n. 20, et
36, n. 5.
L'état des yXupai disponibles est obtenu en déduisant de leur total les
quantités employées a) pour y. ( ). b) en prêts de semence ; c'est le premier
et seul texte de cette série, où apparaisse cette destination des yÀwpai ; cf.
toutefois 31, 1. 12. Le tableau suivant reproduit ces déductions :
Gesse Foin
141 1/2 1/4 1/8 1/16 42 1/2 1/4 1/8
y.( ) 14 1/8 4
Prêt de semences 13 27 1/8
Reste 114 1/2 1/4 1/16 38 1/2 1/4 1/8
17(; PAPYRUS DE LILLE
Il n'y a aiifiino dcdiicUon sur le lin, le reiiu<;rcc, ni le t^to,-.
2. inlerl. - Ilupoû n'est probable ni tra])i-ès les traees de lettres, ni d'après
la suite du texte, 1. II.
.'i. yopToj |apllo. Le scribe avait coniniencé |)ar écrire àpàx'-/j, le mol suivant.
La correction [>., qui donne ao, est inexacte, cf. 1. I et 1. \. les chidres du foin;
il a sans doute été ajouté au cours d'une révisiuii rapide par analogie avec le
tolal de la 1. 1, lin.
4. ôa/î^Ba'., prdhalili'iiieiil inlinitif futur se raltacliant au l'utui- dit aUi(|ue,
ddiil des formes sont attestées pour ce verbe dans les LXX.
l.Vo'.TOv). Les traces de lettres sont à peine visibles. Le sens n'est aucunement
douteux.
'Aoixou p'.5Z.S'îÇ"'. Correction exacte, i-^. les clulfres de la gesse 11. i, 'A et 4.
,5. T/iXtoç [/.S'-/]]. Le chiffre est donné par la 1. 2, puisqu'il n'y a pas de déduc-
tion. Xolez le génitif r/iX'.oc. La forme ordinaire est t/z-eu; Mayser, Gram-
iiialik... p. 266) ; (pielquefois on trouve t/Ia'.oo; \Vitkowski, Epistidae privatae,
/oc. laud.).
ïiTwv. Cf. 34. II. 11-12. et ci-dessous n. 7-S.
.'i. 'SJv -pàT',; — l.!. N'entes de y/.upai, divisées en deux sections : ti^o^
ào"'vo'.ov, 1. 6, et npo; t'.-ûv, U. 7-13. Il n'y a (ju'une partie de la gesse qui soit
vendue contre espè(;es ; toutes les auti'cs yAupaC le sont contre livraison de
grains en nature ; cf. cependant l'annotation marginale et n. 7 ci-dessous.
6. Ventes de gesse ::pô; àpytipiov :
2 art. 1/2 ii 4 dr. = 10 dr.
o
2 .{ob. = 12 dr. 3ob.
Vendu 7 1/2 Produit 22 3
7-8. Ventes de gesse Tioh:, o-Ttov. Le produit est, comme toujours, calculé en
artabes de froment ; il est livré en grains divers, compris sous rap|)i'llalion
générale de tTto^, comme le montrent les II. 14-23.
7-8. Le texte contient des erreurs. Le produit de la première vente est
d'après lui 8.") ou 3\j.') art. de fi'oment ; en réalité, il est de 224 art. (28x8);
x'o ne peut-être une mé|)rise poui- •/./,, le total (1. 8) p'-ar/lÇ" l'établit. — La der-
nière v(>nte paraît bien faite au pr'ix de 3 art. de froment, ce (pii donne en
effet un produit de (')6 art., mais les fractions ne devaient pas être supérieures
à 1/4 1/8; les ciiiffres Ay i[i , «pii sont sûrs, sont inexacts. Lutin le total d'artabes
de froment à encaisser, 620, est faux; t;n additioimaiit les trois dernières ven-
tes, on obtient 43.') art. 1/4 1 2'i ; si l'on adopte le cbili'rc de 8.") |)Our le produit
de la première vente, on (jbtient .')2() art. 1/4 I 2'i. Or, dans 620. y est corrigé
sur o. .Nous nous trouvons donc sans doute eu présence d'un total dont la
;',7. OPKRATIONS SUR LES XAQPAI 177
correction esl inaclievc'o ; le lolal exact serait de 65'J art. 1/4 1/24, 658 1/2 1/4
si l'on corrige le produit de la dernière vente.
7 marge. Aildition d'iirie vente de (i art. 1/16 rpo; àoyûp'.ov, elle est ajoutée au
total de la vente de gesse ttoô^ a-îi-rov (1 1 1 I /S 1/16), sous le cliinVe de 1 17 1/4 1/16,
avec une erreur de calcul de 1/16.
'J-IO. Ventes (itpo; tItov) d»; loin :
= 30 art.
83 1/2 1/4
51
19
[19]
3 art.
à 10 art. from.
10
[8] 1/4 [1/8]
8 1/2
6
2 1/4 [1/8]
8
■)
?
202 1/2 1/4
Le total des ventes opérées est supérieur à 23 art. 1/2 1/4 1/8.
11. \'entes (ttoo; t^-:ov) de lin. Te.xte mutilé. La première vente implique un
produit de 45 art.; on ne parvient pas à lire les chiffres. Total des produits
116 art.
12. Ventes de l'enugrec (ttoô; tïtov). Texte mutilé. 11 n'y avail probablement
que deux ventes, puisqu'a|ircs la première il ne reste j)lus ([ue 1/4 d'art, de
disponible; peut-être n'y avait-il (pi'une vente, d'ailleurs. La lin de la ligne
était peut-être occupée par la mention d'une vente de u^TOi;, cf. 1. 2.
13. TtwTi yspo-ou . La '/épw; est la partie de la tenure non défrichée ou rede-
venue incidte. C'est la première fois que cette catégorie foncière apparaît dans
cette série de textes. On se souviendra que la '/J-P'^'^^ peut produire à la rigueur,
si elle est convenablement cultivée, sans que l'on en exige la même rente que
de la iT7top'.[j.o;; tel était sans doute ici le cas ; remarquer le rapport de l'orge au
froment dans ce passage, introd.; p. 141.
La fin de la ligne contient les totaux des ventes : àpyupLou x^/', 22 dr. 3 ob.,
le même que 1. 6 naturellement; le total des ventes, 7:pô; tïtov n'est pas
conservé. Si Ton additionne les totaux partiels, on obtient :
Gesse 620 (en supposant le chill're exact).
Foin 202 1/2 1/4.
Lin 116
Fenugrec 3 1/2 1/4 (première vente ou vente unique).
42
yÉpTo;
984 1/2 (qui est un minimum). Manque le vi-oi.
La note marginale : auvâysTai Se sx xïl^ 0!,a(Tuv( ), quel qu'en soit le sens,
donne le chiffre de 999 1/2, TqG/., et un reste de 10 1/2 ; si l'on interprète ce
178 PAPYRUS DE LILLR
Ào'.TOv coiiuuf celui de la I. 23, et c'est ce que l'on doit l'aire selon nous, pai- :
reste dû, on obtient un total de iOlO arlaiies. (]ehii des deux 11. 23 à 24 ne
donne (|iie IU02; il y a une différence de 8 art. entre le cliill're do notre compte
et celui de la oiaTuv( i.
l'i-24. Seconde partie, qui correspond à l'wv -É-twx£v y.-)., et aux : xal asal-
TOTjTai et formules semblables des textes précédents; mais la fornude est :
eU To'j-co asTpE'., parce que les 22 dr. 3 ob., (|ui sont dues, ne sont pas versées,
et que la plupart des ventes ont été faites -pô; o-ï-ov, cf. n. 7.
Les livraisons ont lieu de Pharmouthi à Tbôth, ci'. 30. n. 8-12; le texte ne
présente aucune difliculté; le texte donne pour le froment un total inexact
(453 1/2 1/4).
Froment.
Orge.
Ges.^e.
O/i/r
Pbaméni"
.Ih
16 1/2.
Pharmou
thi
112 1/2
186 1/6
30.
Fâchons
56
5
26 J/2.
Pauni
26
Epeiph
183 1/2 1/3 1/12
14 1/21/4
15.
Mesorè
46
Thôfh
18 1/3
Totaux
459 1/4
203 1/2 1/3 1/12
56 1/2
15.
Ij'orge et la gesse, (|ui font au total 262 1,3 1/2, sont converties au même
taux (sensiblement 3/4 art.) en 157 1/2 art. de froment, l'olyra en 6 art. de
froment. Le total des livraisons évalué en froment, ressort à (i!7 art. 14.
23. Ce Ao'.Ttov signifie : reste dû, comme 1 indique àoyjsio'j x3/', ces espèces
n'ayant pas été versées. Mais il s'agit seidement du c()m|)te de la y),(o;wv owi-
•/.ri3-w puisque le total des livraisons, 1. 22, 617 1/4 elle reste des jv^uv, 1. 23,
384 12 1/4, additionnés donnent 1002 1/2; et que le total des opérations, 1. 1.3,
était supérieur à 984 1/2, ci', n. c/d /oc.
2/ liu. Troisième partie, relative à des livraisons et paiements complémen-
taires.
D'après les 11. 31 et 33, leur total est : en argent, de 22 dr. ,'i ob., celles qui
restaient dues, 1. 23; en nature, et calculées en froment, 347 art. 1/2 1/24, à
valoir sur les .'584 1/2 1/4 de la I. 23; si l'on additionne 317 art. 1/2 1/24 et
le Xo'.novi de la 1. 32, on obtient celui de la I. 23.
Dans le détail, le texte, tel qu'il nous est parvenu, est incomplet; pour les
espèces, cf. n. 29; pour le t'tos, les seuls versements ici mentionnés, 11. 26-
29 (avec total 1. 29) et 1. 30, (AoiTtrV, donnent 87 art. 2/3; relranclu's du total
,347 1/2 1/24, il reste 259 art. 1/2 1/3 1/24, dont nous ne savons quand et
comment elles ont été versées ; mais cf. 1. 23, fin.
•37. 0PKI^\TIONS SUR LES XAQPAI 179
24-31. La leclure NwoTTpà-ciot, est la plus probable. Les fermiers de la tenure
doivent à Nicostratos, dont la qualité n'est pas donnée, mais (|iii fait lui-inème
lin paiement pour /Auoai, 1. 29, un complément pour èxjop'.a et des versements
pour achat de yAwoai. Leurs redevances en nature, aiTixà Èx'pôpia, s'élèvent à
30 art.; ce chillre atteint, le surplus versé est imputé au compte des yAupai :
"Kt-:'.v -tfôv yeiopywv — xo Aoi-ov, avec le sens non de : reste dû, mais : reste
pour les yAiopaL C'est ainsi que l'on procède pour ((uatre l'ermiers qui versent
comjjlètement eu; vjv àvïTrîTi^YipcoxoTco/) leurs èx-^op'.a :
Pour compléter
les 30 arl. Reste à verser au compte des yXwpai.
AgeirAn, [34 1/2 1/61 7 art. 1/2 27 1/6.
Obratos, [35 ?J 18 17 (?)
Binnéos, [24 1/2?] 12 12 1/2 (?)
Antipalros [27 1/3 1/6] 7 1/12 20 1/3 1/12
Les versements pour yXwpai (des trois premiers) sont seuls totalisés 1. 29,
car seuls ils intéressent ici : 66 1/2 1/4, est peut-être une faute de calcul pour
56 1/2 1/8. Le versement d'Antipatros est ajouté après le total.
Il est intéressant de trouver une location au prix uniforme pour quatre
fermiers de 30 art. de froment; au taux de 6 art. à l'aroure, (|ui est presque un
maximum [P. Magd. 1, n. 11), les parcelles sontde 5 aroures; au taux de 1 art.,
de .30. On sait parles mentions d"£7t'.xa( ) que le taux était uniforme dans
tout le xlf.po;; les parcelles étaient donc égales, ou tenues pour telles prati-
quement.
Il faut aussi remarquer que les y/wpai étaient, partiellement au moins,
achetées par les fermiers du xAr,po;.
29. Dans la répartition des versements des trois fermiers et le total, s'intercale
ici un versement de Nicostratos. On pourrait croire qu'il s'agit d'artabes de
froment et se demander pourquoi il prend place ici sans plus d'explications.
En réalité le chiffre i.|3 recouvre le chiffre d'espèces 22 dr. 3 ob., tpii restaient
dues, I. 23, et sont portées comme encaissées. 1.31; Nicostratos les a versées ;
le chiffre a été corrigé par la suite, à tort ou à raison ; mais il n'est pas tenu
compte de la correction dans les lignes suivantes.
32. En fin de compte, il ne reste dû sur toutes les yAupa-l que 37 art. 1/6 1/24;
plus 7 art. complémentaires, dont la mention reste inexpliquée.
180 PAPYRUS DE LILLE
38. FRAGMENTS
GnÔRAN, 30. . Inv. 29C.. EVERGÈTE P'"
Du recto cjiii a donné les sept textes précédents subsistent encore
un certain nombre de fragments, qui ne présentent pas d'intérêt
et que nous n'avons pas réussi à replacer eu un endroit quelconque
des grands textes. D'autres, avec lescpiels nous n'avons pas été
plus heureux, complètent dans une certaine mesure notre con-
naissance de l'original. Le numéro à gauche du titre des fragments
est un numéro d'inventaire.
e
35) a. Fin d'une section du rouleau, et restes d'un compte (?!
6 X is
JyîvovTat r^ç >'.w[j.y)[;
[àcs' wv YpâsEï 'Ay_oâ-iç £Tu[âp6at
...[ /cpii'ôyjç) '.' a[ï TTupôiv?
38. FRAGMENTS 181
10 ] $afX£[v]wO
] $ap[xo[oO>
I Tlaycov?
1, Cf. iiitrod., [). i:î(i.
27) b. Début d'un compte :
5 X 15
. 0£aTaXoO a^y.a ... px[..]<iVj Aa
T, / ptyo' 2 c. a. TX'7..[
jtoç' NeyouO [
S IIetwùtoç u[ ]... ria/w; ApuwTou A.
3. P'.yo'. Superficie de la aTzopi^oi; la '/J-^i'^'Ji était an moins de 7 aroures 1/8.
22) c. Début d'un compte
7 X 3
Il':oAiu.!xiou[
_L _ _ il i L
Nom du clérouque, probal)lemenl un oflicier.
Fasc. m 25
182 PAPYRUS DE LILLE
liO) d. Début d'ln compte :
'' X 5
Nom du clérouque .. (àco'jowv) iXciu-a^
Siiperfîrip du yj.r,zoi 1640 aroures 12.
9) e. Annotations marginales
10 X 7
xâOapat; <I>apij.(ooOi) Z (-'jpa)v)[
riayojvç àpy.x(G'j)[
Sur le bord supérieur du rouleau, cf., 31. 11 reste du compte de gauche les
chiffres ]pL'{.
H) xà[0]apaiç <I>apij.oOÛt (zupwvl
:i X 10
■18) f. Versement ue ainokpiwh
« X '.
/ .. At(vo)xpi(Or,ç) lay'i
vy..
^XY] A.... ?
38. FRAGMENTS 183
'.ay', y' l'orrigé sur L.
Nouvel exemple de mélange de grains.
16) g. Fin i-t bala.nce d'un compte :
14 X 8
JÀpvay'iJÎ' àpâx(oû) r.L j \y;Ç.\
jt£ Xi(vo)-uploCi) C / \'-.L
jiC^S't Àpvytji'
]. vCy'i^' / :\Ï0A
3 JC (Xoraov; . r.oW^'
Remarquer le chiffre élevé des totaux; la tenure devait être considérable.
3. Apvyî,3', y corrigé sur ifi'.
15) h. XtiMATIKON
11 X 4
Xw[i.]aT:txbv (àpoupôJv) oxa (wv) .[
[[SsXe-:xou v^— c]] '
XY]] = (cov) à(p)y(Kpîo'j| to-, y_aA(xoO)[
xjoCi SeXîtjxou V [p - c
1 (tov) à(p)y(upîou) a = C, y_aX(x&o)[
5 njayojv;, TOû IlToXsylaïou
1-2. Le chifl're du ywj^aT'.xov est le double du versement en argent, cl'. 30,
1. et n. 22 ; en estimant le taux h 1 ob. 1/2 par aroure, comme dans 30, 36, 38
184 PAPYRUS DE LILLE
i, j, on obtieni une superticie irriguée de 113 aroures 1/3, une superficie
d" àêpoyo; de 7 aroures 2/3.
2. XaÀ(xoû) (avec àÀayyî) perdu dans la lacune.
3. Sans doute ûnsp t]o'j... ou : yudiat'.xôv) t]o'j..., ou simplement t]où..,
comme 1. 5. La fin est restituée d'après la 1. 2 interl. Cf. k, 1. et n. 2-3.
4. .\oter que le versement en argent est de près des 4/.5 du ywaaTuôv.
'4\)) i. XliMATlKON
•2. 1/2 X 5
A oauc/ie, restes d'une col. I.
Col. IL
V
I^XcuaaTt/.ov (àpo'jpwv) ^]^ï], (wv) àSpô/oj AîA, (AotTibvl S|y.|j3/. ^yc, (wv)
à(p)yfi»piou) ka./^, y'x'k(y.oQ) AoJ'^ ' (wvl TTé(7rTa)X£v) Oa/wv . X
1. Le yujxaT'.xàv est calculé à 1 obole 1/2 par aroure; il semble qu'il y ait une
fraction d'obole après ^vc ; cependant c'est déjà un peu trop élevé ; la fraction
exacte serait i/8 d'obole.
2. Cf. 30, n. 22-4. Il y a une àXav/j de 3 dr. sur le cuivre. X = ^/^ ob.
Ilaywv à(pyupîou) ?
M) j. XiiMATIKON
6 X i
[Xfoay.T'./.ov làpo'jpàJv) .. Iwvi àÇpsyou .. (Aoiubv) pjp.£^o aT = c,
((ovi iipVfi'jz'.O'j) t'^y-
]"C, yoi.Ù.y.cÙ 'i
/ àlplyi'jpioul ta;
38. FRAGMENTS 185
1. Le yufiaT'.xov est calcule au laiix de 1 obole 1/5 à l'aroure irriguée ; il faut
restituer ptji.eZ.5'.
l-'i. Dans la lacune : (mv Ttéi'nxtoxsv) et sans doute deux dates et deux verse-
ments.
13) k. XUMATIKON
2 12 X 9
J . y.-.y....
£'.; To -/foaaT'.y.ov toO ^îAeuxo'^u
/ vy.-c yaA(x.où; A [
(AciTov) -/aAly-oOi [3 = e
1. u. est possible devant a-ra; y u ] [ji.aTa ? cl'. 30, 1. 25 et 36, 1. 18.
2-3. Cf. ci-dessus h, avec la différence d'une drachme; sur ces variations
30, n. 22-4 : il s'agit d'années différentes. Il est impossible de voir si les deux
fragments appartiennent à la même colonne.
3-4. Le / et le (Xowov) montrent qu'il s'agit ici du paiement, non du calcul
du yuaaTuov.
10) 1. Taxes.
12 X ■J
y.yÀ ci; Ta ycoaaTja
2. Cf. 30, 1. 25 et 36. 1. 18.
3. X, 1/4 ob.
10) m. Taxes ou Ano xaqpqn nenTiiKEN.
" X 4
("Etouç) 0, <l*a(JL£vcoO y^a(Ày.oO) C/ àX^ayr)
/ ...tp i6 /X
186 PAPYRUS DE LILLE
Il est plus vraiseml)lal)le que ce fragment appartienne à une section à™
y/.wpàJv TCîTtTcoxcv, cf. l'àA[ay/i et peiil-èlrc I. 3 : 'jTiip, F'j corrigé sur une autre
lettre et précédé d'une troisième un peu ell'acée.
3. X, 1/4 ob.
36) n. Totaux
13 X -
....çÔAy
'(CT' .
L
(Xomov) Vw
iTixyy'tfi'
xotOcov
7.q
Aco^aC
xpiOwv
uA^y'./^'[
l^'^^
XpiO(â)V;
Tjy' àpy//o'j
SqS.
XptO(CL)v)
-/?jL'}!^' ôA'jpla;)
,^
l^
xptO(cov)
^lï'
39-51. ORDRES DE PRETS EN NATURE
Ghôhan, l'iT-lo'J. An V.^ ue PniLADKf.i'iiE.
Dix au moins des docuinenls (|iie nous groupons ici apparlicinuMil
à la catégorie des textes en double expédition sur une seule et même
39-r)l, ORDRES DE PRETS EN NATURE 187
feuille (le [)a])vrus. l/rtiidc des documents de ce type, abordée par
G. A. Gelirard, /.cilsclirilt (1er Samgntj-Sfiftung, Rom. Aht. XXV
(lyO^i)p. ;^82 el riulologns, LXIll, I9(r. p. :i()l), a été continuée par
M. WilcUen, .\rrlii\\ \', p. i()i-±{)l à propos des P. Elcph, \-\; puis
par M. Sehônbauer, Zur Enhyickeluiig der Doppei-Urkmide In pfole-
maisclicr Zeit, dans la /eitscin-ift der Savignij-Stlfluiig, Rom. Aht
( l!)18) p. 22'. cl siiivaiilcs (cf. Wilckcn, Arrhiv VI, p. ;j()7). M. Wilcken
est encore revenu sur cette (piestion à propos de P. S. /. , .3o7 dans
VArrliiv, VI, p. -}87. Aux ti>xtcs énuniérés par M. Wilcken, Arrhiv., V,
p. 20''t, à celui (pic M. Sehônbauer a publié {Berl. P. 11773) et à ceux
qu'il a cités [Berlin. P. \V\'-\'-\-W\'\\) ainsi (pi'aux reyiis analogaies à
P. S. I. 337, publiés dans le même recueil (IV, 323, 536, 338, 339,
379, 381 ; \\ .')()(), ')()7; \'I, ofiO) et à l'eng-ao-ement sous serment de
P. S. /.. \ , ylo, nous sommes en mesure d'ajouter aujourd'liui, sans
parler des textes démotiques, une nouvelle catégorie, celle des ordres
de prêts en nature, représentée par dix au moins des textes ci-après
(39-48), probablement aussi par 51 (jui en dillère à certains égards,
enfin par 5, dont le caractère apparaît complètement par comparai-
son avec les nouveaux textes. Quanta 49 et 50, on ne peut dire s'ils
étaient rédigés en double expédition.
Les autres documents sont écrits au recto de feuilles dont la lar-
geur ne dépasse pas 17 centimètres (40, 48) tandis que leur hauteur
varie, quand les textes sont complets, de 20 centimètres (40) à 55 (5).
Le texte est disposé tant(')t transversd c/iartà (39, 40,41, 42, 43, 46,
47, 48, 51, 52), tant(jt dans le sens des fibres (44, 45 (cf. Wilcken,
Arc/iiv, \, p. 202-203). Entre les deux parties du texte, il n'y a
vraiment de différences (|ue dans 51. Sans doute nous n'avons pu
affirmer que les deux scriplurae de 5 étaient identiques, mais l'in-
certitude ne porte que sur les lignes '1-5 = 34-39 et s'il y a une
différence de texte entre les 11. 25-6 et 61-3, elle est due à une
correction interlinéaire dans la seconde partie ^ nous sommes portés
à croire que dans 5 les deux textes étaient en principe identiques.
Dans la première partie de 40, 44, 45, 48, il faut noter l'omission
188 PAPYRUS DE LILLE
Je la proposition relative o àiioowTï'. /..t. A., mais elle ne sutîit pas à
donner à la première partie le caractère d'un résumé. Il en est de
même des dilîérences extérieures que l'on constate ailleurs (nombres
écrits en chiffre, xp'.0o-!:u(poO) abrégé dans la première partie). L'écri-
ture de la première partie est parfois plus tassée, bien que la main
soit la même : c'est là tout ce qui manifeste la tendance à resserrer
le premier texte qui se transformera plus tard en résumé.
Le cer.so de ces textes conserve des traces de plis très nettes dans
la partie supérieure; l'adresse et le résumé qui s'y trouvent sont la
tète en bas par rapport au recto; mais le papyrus roulé, ces indica-
tions viennent se placer au-dessus de la partie inférieure du texte
<it se lisent normalement.
Entre les deux scripluiae se remarque un petit trou régulièrement
percé qui servait au passage d'un lien ; il est analogue à ceux de P.
Elepli., p. '■>, fig. 3. c, mais il est unicpie, et d'autre part la largeur
du papyrus n'était pas sulïisante pour rcndie nécessaire la section
horizontale ni le repli de la partie droite que l'on remarque dans
les /-*• Eleph. Les plis de bipartie inférieure de nos textes sont moins
apparents que ceux de la partie supérieure, sauf dans 43 ; l'inter-
valle qui sépare les deux scripturae a partout une hauteur sensible-
ment égale et l'enroulement était probablement semblable à celui
des P. Eleph. {ihid. p. 7, fig. fi), exception faite pour la moitié
repliée dont nous venons de parler. Les annotations du verso de 43,
dans sa partie inférieure, n'ont pu être portées que sur un texte au
moins en jiartie ouvert et déroulé ; et il n'y a aucune raison de croire
que la partie supérieure n'était pas la srriptura interior. On ne trouve
pas trace de sceaux ; mais ces textes provienneni de cartonnages.
Nos documents, on le voit, appartiennent à un temps oii la
.scripturd i/iterior, cesse d'être la plus soignée et considérée comme
l'original, mais elle n'est pas encore un simple résumé de la
scriptura crterior. La découverte des parchemins d'Avroman, dans
le Kurdistan, a montré que l'usage <les deux scripturae, aussi bien
<Mic le mode d'enroulement et de scellement était analogue en Asie
:]9-n\. oiiDiiKs DE i>i{i:ts en nature
IS!)
et en I'^^'n |ik'. CI'. Vj. Minus, Pdichtiiciits oj llif Faiiliuiii Pcriod j'iom
AvroiiKiii III Ixiinlisldii , JouiikiI of I Icllciiic Stiulics \W\ (l'.)l;i) p.
22-65, plates i-m e{ \c^v P(il(ieo^v<ipliH(il Soviet ij, séries n, jxirt . III,
])1. Vi\--\1: Mitteis, Xeitselirift (1er S(ivis;iii/-.Sti/tii/ig\ Ixoiii . .\/>t.
XXX\'I p. -iil) et suivantes; Ct". les remarques de A\ ilcken, Are/u\\
VI, j). :m.
Nos (locnnienls sont des ordres (-rrpoTTc/.YaaTa, cf. 43 c") de verse-
ments en nalnre, à titre de prêts (oivEiov) et, ])onr la elarté, nous
pouvons résumer les renseignements cpi'ils nous apporteni dans
le tableau suivant :
lio^^'ivriÇ t)py.'j<jtj:r^oti
Noms
des bcnoficiaires
Qualité
des bénoliciaii-cs
Objet du pièl
Quaulité ct qualité c
prêtées
es gi'aiiies
Date du prêt,
an 35
39 Seôowoo;,
Niy.dvtop.
Er/.03!TrEVTipo'jpoi
oi>Eiciv e!^ /.i-TEpYOV
XpiflOT'jpO'J ï]
xpiflïic TtaXaià;
20 art.
.30 Thôth.
40 AsTTtîvr,; '[i-
aovoî
zXrjoou; EÎxoamev-
xapo'jpwv ÈTTfC'Jvw/
îivEiO'/ e'; xocTip-pv
xprOo-iTupoù
110 arl.
21 Phaoplii
41 Mev?,,-
EixoaiTCEvxipo'jpo;
oivEiov et; y.àTspY'iv
xat auvavwyV' tp6'.-
voTTwpixo'j Tr,ai;i.O'j
xpi6ri; TirïXîttâ; t, xpc6o
TTUOOÙ
30 arl.
Cl AtliN r
Bpojxevo;
[id?]
[id.] ((ôtraÛTto;)
id.
10 art.
42 e£o/pr,ffTo;
E'.XÛ'JfTIEVTipO'jpO-
ETTtYOvo;
oivEtOV £■; XÏTEpYOV
xa'. a'jvxYojYT,'^ o6i-
voTCwpixoù ar,<ià[jtoj
xpteoitupoô r] xp'.9ri;
TtaXatâi;
200 art.
.30 Thotii
43 nsd!? nàat-
T0«
Et; YjY y^'^'^Y^^' ^-P*
'EÀE'jaTva
oivE'.ov e!; xiiEpYOv
au v° Sav/wv TtotoXo-
Yta; T:poaTsiY|Ji.axa
xptÔOTiuooO r] xotOri;
TiaXaià;
30 art.
'i Athyr
Kasc. 111
36
!tO
PAPYRUS DE LILLi:
ties lj(''ii(''(ifi;iiros
(les liiMK'dciaîi'i's
Objol ilii |)iTl
(hiaiililé et qualilo des graines
prêtées
Date du prêt,
an 35
44 S'jy.ixr^j'.rji
oivîio-/ £■; y.i-.ipyo'i
Ttjpoù ir2).a'.o\> ixoTx;- 120 art.
VE JTO-J
26 Choiak
1 45 Zo/.'io'jy::
■cûv Ai/.aioj
oâvs'.ov £•.; y.zTEpYOv
zp'.9o7;jp'j0 00 art.
.3 TylM
risxsso'jyo;
tbaa'jTiu?
40 art.
46 \r,u.r-o:^Ji
oâvïiov eU "/.aTEpYOv
xpcOo-'jpo'j r] xpiOr,; 4(1 art.
24 Choiak
47 oià S£v6£(o;
jji'jp'.apojpo'j '
Y(pot,a[J.otxéu);)
riaiotf'.o;
TOT; ÈV 6£OYOv!8'.
Y^topYO^,-
SivEiov eU xàTEpYO'/
xa'. TTO'.oXoYta-;
xpiftoTTupoù t] xp!6r|î 594 an.
ra).a'.i;
387 art. 1/4
;528 art. 1/4
1 Athyr
48
■ïoïî Èv 'EpjAOumXet
YeupYo'ï; S'.i Ssv-
ÔÉo); (i'jp'.ajo jpo'j
xa! x(i)jjifjYpa|ji[jia-
SàvEtov eU xàTEpYov
xpiOonupoù y; xpiôii? 70 art.
30 Thôtl.
49 A'jJiç 1?)
YT,V
To eU ç'jXoxoTtîav
xiTEpY^v
7ÎUpoO[
TtaXaioj 500
à défaut :
XOtflOTT'jpÔv t] Xpi9f,V
xï-à XoYOv
19 Mesorè
50 aOj.,-
id.
xô a-ripiia xx: tô
xixEpYO''
Nous ne penson.s pas ([u'il faille confondre nos textes avec des
prêts de semences. .\ l'éxceplioii de 50 <|ni nuMilioiiiie les semences
39-rjl. OrîDl^lîS DE PRETS EN NATIJHE 191
(o-â^pjji.a) à cùl('' (lu /.7.T£pYov, lo but du prri csl [)re.S((ue toujours
désig-né jtaf rcxpressiou îi; to x'/Tîpyov. Ce mol pcul (Mic piis dans
(ItHix ou nuMiic Irois acceptions. Tb /.xtco^'ov si<>'nili(' d'aljoid h;
travail, l'ouviagc d'un ouvrier. (Test ainsi (|u'ii l'aul l'entendre dans
LXX, £'.(■., '-'A), 1(); ;};). "El et Maludl'y lui altrihnail le même sens dans
un passage muliK'' des Pieveinie L'uvs, col. M), I. 2. (''est peut être
aussi ce sens ou un sens voisin (pi'il faut lui donner dans /-*. Pétrie,
II, ^ (2), I. S, oii il s'agit des carriers : xal 'iyoa'\/y. cro'. o oiï ooOr,vai z'.ç
'iy.oi.a-0^ àcroO xat to x7.T£0Yov.
kl xi
Mais à ce passag-e on a proposé des traductions hien dill'érentes.
M. Ortel, Lltitrgie, p. 19 rend -h vAzi^Yjv par c< qiuiiilité de //-(ivail,
Arheitsqiuuituni ». M. \\'ilcken, (lottiiigiscln- (icieliile Aiizeigeii,
1890, p. l'j", a proposé de voir dans v.v-izyjv un mot formé comme
xaT' àvopa et interprété « état des travaux effeetiu's, Ùbersirlit iiher
die festoestellte/i Arbeitcii », traduction ado|)lée par M. Fitzier
[Stei/ihriie/ie u. Berg^verke ini ptole/iuiïsc/ien a. roiiiisclieii Aoijpte/i ,
p. ;^)1). M. Bouché-Leclercq, opposant, comme ^\'ilcken, àpyoD à
x7.T£pyov, donne au premier mot le sens de pierre brute et à t'o vA-
-ip^{ov, celui de façon [Revue des Etudes grecques, XXI, 1908, p. 138).
En vérité, àpyoO nous paraît une leçon très suspecte et nous corri-
gerions volontiers, avec M. Adolf Wilhehn, en àpY<up{>ou (voir
A. Wilhehn, Zeitsclirift fiir de/i Osterreichischeii (rijnuiasieii, \h\ ,
189^, p. 910, cf. p. 912 et Joug-uet [Recueil Chanipollion, p. 2^i9,
n. 5).
Quant à xâxEpyov, nous ne saurions décider s'il faut (dioisir entre le
sens proposé par M. Ôrtel, et celui qui est proposé par M. Wilcken,
ou s'il faut lui attribuer une signification ditféi-ente qu'on ti'ouve
ailleurs sûrement et fréquemment.
Car dans nos documents xâTspyov a presque toujours le sens de
salaire; par exenq)le dans la Loi sur le Monopole de l'huile, où il
désigne le salaire des ouvriers des huileries, Rev. Laws, 45, 7; 33,
25; 55, 13; de même peut-être à propos des brasseries (frag-
ment 6% 1. 14) et sans doute aussi dans le titre de la col. 21 du
192 PAPYRUS DE LILLE
RéaleiiKMil sur les Fermes. Dans Cn-. Ost. I, p. 677, M. ^^'ilckeM
traduit le mot par Arheltslohu . Le même sens paraît assiir(' dans
P. Pétrie 111, 0:i, 1. :i et dans P. S. /., IV, ;U):i, 1. :]. 11 est manifeste
dans li. (,. l'., \\\ \\i\. 1. 17, où le locataire d'un T/.o; -a-upr/.ov
s'eng-aj^-e ;i ne pas donner à ses ou\ l'iers un salaire supérieur à
celui cpii aura cours dans la localité, -Actov -ôjv O'.ocouivwv èv -Sn
11 est dillicile de dire si dans nos textes le sens se rapproche
i)lus de celui d'ouviage ou de eehii de salaire, s'il désigne le travail
des ouvriers [)our la mise en état d'une terre, on les frais d(^ main
d'œnvre pour rémum-rer ce travail. Le P. Hambourg, ±\ de la
2''i'' année d'Évergète, appelle to ■av.-.izyjv la somme prêtée à un héca-
ionlaroure (pii s'(Migage à ensemencer <S0 aroures avec du sésame
d'été, ce (pii |)ourrait incliner à penser <pic dans nos textes xà-rîpyov
désigne plutôt le montant des frais de main d'œuvre que l'activité des
ouvriers. Peu importe que la somme soit ici vt-rsée en nature, tandis
(pie dans le pa|)\ rus d(^ ILunbourg elle est comptée en argent.
Mais d'autre i)ait, dans plusieurs de nos textes, le mot xà-rïpyov
n'est pas seul; il est souvent associé par un /.ai ii l'indication d'une
opération agricole, telle, par exemple, ([ue la ijvaYwyr, aT,cr7.aoj (41 et
42); les deux expressions sont plus naturellement nnii's, si l'on
donne à •/.-/tîo^'ov le sens de travail pour la mise en état, la pré|)a-
ration d'une terre. D'après 43 dont le rerto porl(> ov.vî'.ov £"t; ■/A-t'-,Y-''i ,
tandis que le verso nous oil're Savr/ov -oioXoYia; -poTTiYaaTx, il send)le^
bien (pi<> vA-i^Y^v et -otoAoYta dc'signent la même chose; or, à en
)Ug(îr par les roiiuules des autres textes (41, 42, 49), la -otoAoYia
doil èlic une opi'i'alioii agricole, comme la ■juvy.yoj^r^ TTjTàao'j ou
l'écolle du si''sanic et la ;'jAo-/.o-ix (pu coiisisle à (h'harrasser le sol,
des arhiisseaux pour le (h'fi'iehei' ici'. 5, 1. 2:!-2'i cl n. cl 49, I. 'i et u\
Quelle (pie soil la Iraduclion adoptée pour x7.t£cyov, la [)rocédure
<le l'institution est claiic. 1 ne somme soit en nature soit l'ii argent
est mise à la disposition (\\\ ciiltixalciir pour couvrir les frais de
main d'(eiivre. Cette soiiime, comine hîs ^zésua-ra, es! rendue au
33-yi. ORDRES DR PRETS EN NATURE 193
moment de la i(''C()ltc. Mais le I'. Ilihcli |, II!) montre Jjicn (luu les
g-raiiics ici versées nedoiNcnt pas èlrc eonfondiics avec les semences.
Il nous donne, I. l-'i, le montant îles renies payées pai' un certain
Apollùnios ( E^Ttv -ô ixsoptov toO 'A-oÀAtovtou) qui verse poni' le xÀyjooç
(xX-/]poul -viO ai'taix's de iVoment (c'est là V iy.zip'.o^j proprement dilu
puis 10 arlahes au titre de 'j-ioay. (c'est l'éf[uivalent des g-i'aines
prêtées [»onr les semailles , 10 artabes encore au titre y.y.'îtpyju, pi'èt
pour les frais Ar. main d'cenvre. Nos te.\t(;s sont le meilleur coni-
mcnlairc de cet article.
Reste à expliquer le mot zo-.oAoyia ; il s'vst rencontré sous la forme
-woXoyîa dans 5, 11. S, \Û, Ki, etc., où nous ne l'avons pas traduit.
M. W. Cr(")nert (/.//6'/Y//7'.s-cAe.s Xciifra/h/aff, 1907, oS, p. 1121) a pro-
posé de le rendre par Gri'inernte ; mais nos textes montrent (lu'il
désigne une opération plutôt qu'un produit, il est formé comme
o-t'oXoYta, ivOcAoYia, oopoAoYÎa. La -otoAc/yta serait soit le sarclage des
mauvaises herbes, soit la récolte des fourrages; mais la date de
nos textes n'est pas favorable à cette seconde explication, et avec la
première on comprend mieux une expression comme celle de 5,
1.13 : Sià To -poa-Oïîa-fJa'. aépoç ii t1]Ç, y/jç ■K(aoko''([oL^.
Les quantités de graines prêtées (orge mêlée de froment, vieille
orge, vieux froment non criblé) doivent être rendues sur les fruits
de l'année suiv'ante, en même temps que l'on paiera la rente du
sol, S à-iïoowa-o'jG-tv èy vlcov àaa toï; èx-poptoîç. Il en est ainsi, on le sait,
des graines prêtées pour les semailles, et nos textes sont tous datés
d'une époque où l'on peut ensemencer, puis qu'ils se placent à des
dates diverses entre le 30 Thôth (23 ou 22 novembre) et le 3 Tvbi
(23 ou 24 Février). 11 n'y a d'exception apparente ([ue pour 49 (pii
serait du 19 Mésorè (7 octobre} de l'année suivante, si l'on admettait
que l'année est conq)tée de Tliôtli à Tliôth Mais il est probable qu'il
n'en est rien. On peut faire sur l'année employée dans nos textes au
moins deux hypothèses. C'était soit une année régnale comptée
sur le calendrier macédonien, à partir d'un jour situé entre le
24 Dystros et le 2 Xandicos — et il est difficile de déterminer à (piel
194 PAPYRUS DE LILLE
mois L'<4vpticn ces (I;il(>s répondent (cf. J. L('S([uicr, Les nnuveUes
études sur le Culeiidrier ptoléinuique. Revue Egfiptoiogique, H, p. 146),
soit dIus probabloniciit iiiio année liscale comptée à pai'tir de ré([ui-
noxe de |)rinliMnps, de Méchir en Mécdiir, environ, en sorte qne le
mois de Mésorè dans l'an fiscal -^o précède le mois de TluHh (cf.
39, n. 4-5).
5 est un texte apparenté ;uix suivants. Les g-raines dont il est
question dans ce docninent st)nt disti'ihuées à titre de prêt, soit
comme semences, soit v.z -Mr^'/.oyiyy (cf. 43 verso et 47l. Quant aux
textes suivants, on peut les partag-er en plusieurs groupes : 49 et
50 se distinguent de 39-48 Ici les prêts sont accordés à des culti-
vateurs (pii sont déjà en possession de leur terre. Là, la terre est
attribuée pour la première fois h un tenancier qui en fait la
demande et propose les conditions du bail dans un O-savr^aa repro-
duit sous l'ordre de prêt. 51 émane d'un fonctionnaire différent et,
semble-t-il, de rang- inférieur.
Car le TiOÔi'za.yit.y. descend plusieurs deg'i'és de la hiérarchie. Dans
39-50, il émane de Diogénès, qui est probablement le nomarque de
ce nom, connu en l'an 35 de Philadelphe (cf. 39, n. 1); celui <pii est
cité dans 51, vient d'Aristandros ; ce nom est porté par un économe
qui est peut-être celui de l'Aphroditopolite; mais il n'est pas
vraisemblable que nous a3'ons affaire ici à ce personnage (cf. 49,
n. 2); Diogénès et Aristandros l'envoient à Thrasymèdès dont les
fonctions nous sont inconnues; mais ce n'est pas celui-ci ipii
opère les versements ; c est ce ([iie prouve dans 39-50 la formule :
S'jvTaHov LteTOTjda'. ; 51 est un ordre de versement donné |)ar Thra-
symèdès à llèrakieitos (cf. aussi 52); ce drinicr csl en contact
immédiat avec les béiiéliciaires des prêts. (le pourrait être un
silologue. Dans 5, (pii est de l'an "Hk l'pharmostos jonc le r(Me tcuiu
ici par Diog-énès. C'est donc, peut-être, un nomaicpu". Ce nom est
porté par le frère de Zenon, (pi'il faut |)eul-être ideutilier avec
Épharmostos de 5.
Les personnes (|ui reeoiV(;nl les prêts appart lenuenl à des classes
89-r51. OHDni-S' DE PIU>TS EN NATURK 193
(riiii iiilt''i(M bien in(''o-al : de simples cullivalciirs, soil isolés (43-46),
soil LMi i^Toiipcs (47-48), Mil [xM'soiiiiai^c, peut-être un cUM'OLupio à
(Hii ou assidue une lerre (49-50), ciiliu, cpiils cuilivenl ou uoii leurs
leiiMies, (les cixoTt-cVTàpoupot èTiiyovoi. Nous voilà doue eu présence
(l'une ciitégorie de clérouques d(''jà soupeonnée (39, u. 5), celle des
possesseurs de 21) aroures; elle ('lail i'orniée siii- la iiii du règ-ne de
Philadelplie par des ir.rfry/oi. Que des ou les ÈTiÎYovot fussent clé-
roucpies, c'étiiil pis(priei un l'ail ignore', bien ([ue Polybe \', G.'i, 10
ait réuni des épigones aux catoeques thraces et galates de 218. Le
/''. Z?«/-/m publié par M. Sclionbauer (/oc. laud .] nous a fait connaître
aussi des tyjç È-r,'ov?iç dotés de -/.Av^po'. dans rOxvrhviicliite (M£V£oy]u.oç
QeaaaAo; t/î; i-tY^''''^î '^'^J'-' xîxArjpo'j^^Yjaévwv t/jÇ y.âTw TOTiapyiaç t/jç ùtio
Tr|A[£(X7.-/ou ?) Ces faits obligent à reviser les hypothèses jusqu'ici
reçues sur les iT.'vi'j-io<. et les 'rvj; i-'.yov?];;. Ceux-ci étaient considérés
comme des fds de clérouques; 1 un d'entre eux, au moins, entrait
dans l'ai'niée et recevais un xAï^po; ii la mort de son père, cessant
alors d'être -:?;? i-LY'^'^'j?- -^biis puisque nous voyons maintenant ({ue
les mots Tfj; è-iYov?i; ne préjug-ent rien touchant le xT^yjpo;, on serait
tenté d'admettre qu'ils ne marquent aucun rapport nécessaire avec
le clérouque. C'est l'idée de M. Schonbauer, qui voit dans les tv];
èTCiyovriç non pas les lîls de clérouques, bien qu'il puisse y en avoir
parmi eux, mais les descendants des mendîres des -oXtTS'JuaTa
ethniques et qui en font eux-mêmes partie. Au contraire s'appuyant
sur l'expression démotique qui traduit ':/^; èuiyov^ç dans P. lii/l. III,
21, 1. 6 et suivantes : 1 l'y//// nis ii Qnii/ //// // lirl.w ii srtifts, î^rec né
en Egijpte, descendant des soldats (srtyts = o-TpaTicÔTYjç), M. Wilcken
[Arcliiv, VI, p. 368) maintient c[ue t-^; i-'.Y<>v-^; signifie fils de soldats ;
les Tfj; à-tYov7j; peuvent recevoir des xX^pot avant d'entrer dans
l'armée, mais ils cessent d'être -:•?]; iTiiYovrjç au moment de leur
enrôlement. Que seraient alors les iuiYovo',? des militaires certai-
nement, le texte de Pohbe le prouve. D'autre part, on ne peut aisé-
ment renoncer à chercher un rapport entre les ty]? iTAyjvri;; et les
èTitYovoi. Les i-b(ovA seraient-ils, eux aussi, des lils de clérouques,
196 l'APYRLS DE LILLE
mais (les fils de clrroiuiiios servant en iiièiuc U'iii[)s (juc leurs pères ?
C'est possil)le, l)ieii (|ue, [)()iir le ii* siècle, rexetii[)le tr.Vpolh'mios,
fils de (Ihnieias, no soit pas favorable à cette livpothèse : Giaucias
était décédé quand Apolléiiios est admis parmi les It.'.'^'ova. Mais le
11* siècli' n'est pas le iii'\ et d'ailleurs esl-il nécessaire d admettre
que les è-r;ovot aient tous servi du vivant de leur père? L'État
a dû user volontiers de tout ce cpie la descendance des clérouques
pouvait fournil- au recrutement de lai'inée; il a pu pi"()vo((uer des
enrôlements parmi les t?,? i-iyov?;; en à^-e de porter les aimes.
Ceux-ci devenaient alors des irJ.yovji. A la mort du père, son iils ou
l'un des fils, s'il v en a plusieurs, prend, selon riiypotlièse de
Lesquier. la place de son père et reçoit son /.'/.r^p: ou un y.Aripoç
équivalent; les autres peuvent s'enrôler ou demeurer, s'ils y étaient
déjà, dans le corps des i-iyovoi, et, h ce titre, posséder aussi un /.Ar^po;.
Mais ce ne sont là (pie des conjectures, suj" les([uelles il ne convient
pas d'insister.
Depuis les études de M. Rostovtzeif et partii ulièreinent depuis
son dernit'r ouvrage [a Large Estate in Egijpt in the tliird ccnlury
B. C, Universiti/ of Wisconsin Stitdies in llie Social Sciences and
Historij, imnihci- 6, Madison, 1922), il est possible d'entrevoir le
sens et la ])ortée de la mesure révélée par nos textes. Ils datent
tous de I an '.\V) de Pliihulelphe et nous éclairent sur la politique
agraire de ce Roi. M. Rostovtzeif a montré comment cette politique
avait associé à l'Etal, pour la reconstitution et l'exploitation des
richesses égy|)liennes, 1 activité et les ressources des particuliers,
surtout celles de la population hellénique. En concédant, proba-
blemenl à titre \ iager, à ses hauts fonctionnaires et à ses favoris,
tels (pie le diieeète Aj)olh')nios, de grands (loinaines (owpsai) dont
une; pai'tie, au moins, était encore à défricher, il faisait contribuer
rintér(M et l'initiative privés au d(^veloppein(Mit du sol cultivable,
.sans aliéner (h'finitivemeut la moindre })arcelle du domaine royal.
Le môme esprit a dû présider aux concessions de terres moins
importantes, comme hîs assignations de lots clérouchi(pies (v. 40,
-39. PHKT A DES EPIGONES GLEROUQUES 197
11. '4) et iiièiiic les baux eonsentis à de simples yccopYoi, soit isolés
(cf. 43-46) soit en groupes (ef. 47-48). G est sans cloute parce que
Ton attendait d'eux un cllort exceptionnel [)Our la mise en état de
la terre qui leur ('tail louée ou concédée, terre qui d(wait donc
être, au moins pour partie, prise sur les régions improductives du
<lomaine, qu'on leur avançait, soit en argent, soit en nature, en
même temps qui' des semences, des sommes assez impoitantes pour
leur permettre d'entreprendre ce travail (etç /.à-cEpYov) . Notre nu-
méro 49, s'il était mieux conservé, serait exceptionnellement inté-
ressant à cet égard.
39. DIOGENES A THRASYMEDES
PRÊT A DES EPIGONES GLEROUQUES
Ghôran 159 Plastron. inv. 299. An 35 de Philadelphe.
23 X «6, 5.
Recto.
AtoyÉvrjç Hpa(Tuaï;i£'. /aipetv. S'jvraçov
u.£Tp^a-at BEoûcôpwt xal ('UuyÉvEt /.al N'.xâ-
voot (E'.xoatzîvTapo'Jpotçl i-Kiyo^o'.z 6âv£tov £tç xâTïpyov
àTioocÔTO'jaiv èy véwv aaa toïç ix^opîotç
Èv Tcôt XC (etei) xptOoT:up(c/0) -q xptô^ç uaXatâç (àpTaÇaç) /■
"Eppûjao. (Etouç) Xe, OtîiuO X.
Fasc. m K
498 PAPYRUS DE LILLE
AïoyévY]? 6pao-u[jiYiO£[ yuiptiy.
Suvxa^ov, U.£Tpf,<Tai HEoocopcoi
xal HîuyÉvci xai Nr/.àvopi (£'./.oa'.-£V-:apo'jpo'.;) è-i-
10 Y'^"*''^'? ûivïtov îiç xàTtpyov o à-noôco-
ffouaiv èy v£(uv àpia toïç iz-^opiotç £v
TÔJi XC (ete'.) JtptOoTTupoO ■"(] xpiOvï;
•Ka^aiâç (àpTaSai;) efxoat. 'EppcoTO. ( Etouç) Xc
BwuO A
Verso .
15 Beoocôpcot 6paauar,0£i.
L. 3-4, interl. : xôXXriaa. Les sigles sont les sigles habituels.
Verso : Même main (|ue le recto, moins appuyée, plus ramassée clans le
résumé, plus large dans l'adresse.
Recto.
Diogénès à ThrasyintMlés salut. Fais mesurer à Tliéodoros, à Theugénès et
à Nicanôr, épigoncs à vingt amures, à litre de pr'èt pour frais de travaux sur
leurs terres, prêt qu'ils restitueront sur la moisson en versant les redevances
en l'an .36, en orge-froment ou en vieille orge 20 artabes. .\dieu. An 3,5,
.30 ïhùth.
Vei'.so.
(Prêt fait à) Théodoros .A Tlu'asymf'dès.
l. On connaît un nomaripie de ce nom : cf. Ludwik Piolrowicz, Stano\i'isko
nomarkow m- adniinistracji egiplu w okresie grecko-rzy inskim , Poznan 1922,
39. PRÊT A DES KPIGONES CLÉROUQUES 199
p. 25 et p. 72 (oiivrau;e (loiil nous n'avons pu prendre connaissance que par
le résumé en français cpii le suit). Sa vouap/io est noniuiée dans P. Pétrie II, 13,
(20), 1. 8, et l'on voit par P. dém. Lille 12-20 (|u'il exerçait ses fonctions sous
Philadelphe « on l'an .îl (piiest l'an ■^:^ ... Il est bien probable que nous avons
aiVaire ici au même personnage.
On a beaucoup discuté sur les nomarchies et les nomarques : cf M. Enoers
Miiemosyiie, XLN'II, 2; Piotrowicz, op. laud.) et Rostovtzefl', .1 Large
Estdle in Kgijpt in ihc Third rcnlunj U. C. pp. l.")l-l,")7. il est certain (pie le
mot vouàpyTi; désigne un administrateur de district, et (pi'il est dérivé de
vofio; : (voir Rostovlzelf, op. laud. p. 156; Piotrowicz. op. land. p. 79-80) non
de v£[Atd ((irenfell, Revenue Laa:s\ p. 133); mais pourtant, au Fayoum, sa
province n'est pas le -n<x6;, mais la voj^apyia, et Sottas a remarqué (pie le titre
égyptien sljii /' (pii dans /'. <leni. Lill,\2-2,0 i(q)ond à vo^àpy-r,.; n'est pas le
titre de l'ancien nomanpie [l/tj-''). Ailleurs pourtant la nomarchie parait se
confondre avec le nome ^cf. flec. Z-rtH'.s-, 31 et 43). L. Piotrowicz a étudié les
nomarchies du Fayoum au iii'^ siècle dans l'ouvrage cité plus haut et dans une
dissertation latine intitulée : De nomi Arsinoitiv tertio a. Clir. n. Sivculo ptirti-
tione (e Symbolis Philologoruni Posnaniensiiun, Posnania\ 1920, pp. 56-61).
D'après ce dernier travail, la division en trois nomarchies sous Philadelphe et
au début du règne d'Evergète aurait précédé la division connue en trois
grandes [asows,-. On remarquera (pie [)res(pie tous les villages menlionnés
dans le présent groupe de documents nous sont donnés ailleurs comme
appartenant à la ,u£pU de Polémon, ce qui place la nomarchie de Diogénès
dans la partie S. 0. du Fayoum. Mais les aspics,- ont pu succéder aux nomarchies
sans en épouser exactement les limites : ainsi 'EpaoÙTcoX'.;, mentionnée dans 48,
fera partie de la [^spU" de Thémistès, Tsvapjo,, mentionnée dans 46 de In uspU
d'Hérakleidès. Les nomarchies sont subdivisées en petites uïp''os;. Voir, sur
les dimensions de la nomarchie, Jouguet, lievite des Etitdes (incienne.s, XXI\'
(1912), p. 341. Piotrowicz considère le nomarque comme l'administrateur civil
de la nomarchie. Il est surtout occu|)é à l'exploitation agricole (Rostovlzelf,
toc. laud.). Il n'est donc pas étonnant que nos itpoTTàvijiaTa émanent de lui.
2. 0soS(dp(oi xai ©suysvsi.. Notez la forme ionienne ; cf. I'. .Magd. 8, 1. 2; 13,
1. 2, .., et Mayser, Grammalik, p. 1.53. Il y a là sans doute l'indice d'une
différence d'origine.
3. (E'.xoT'.-svTapoîipo'.;). Cette catégorie clérouchique n'apparaît pas ici abso-
lument pour la première fois; cf. P. Pétrie, III, 105, 11.5 et suiv. : le bail
d'une tenure de 24 aroures et la note de Lesquier, Inst. milit., p. 175, n. 1.
On connaît dans la région le village 'lêitov e'.y.oa'.Tcsv-:apoiJp(ov ; P. Tebt. Il,
app. II, s. V.
4-5. sy v£{ov. C'est, en effet, à l'époque des nouveaux fruits que l'on paie les
200 PAl'YRUS DE LILLE
redevances. Il s'agit ici delà première récolte qui suivra la période de culture
et de semailles (Thùth-Tybi, d'après nos textes^ A cette époque, la moisson
a lieu en Egypte vers .Mécliir-l'haménùth ; or, à ce moment, au témoignage de
nos documents datés de l'an .'^5, on sera en l'an 36. L'origine de l'année doit
donc être placée vers Méchir, après Tylji, c'est-à-dire probablement aux
environs de l'équinoxe de printemps, et il est très probable <|u'il s'agit d'une
année fiscale, selon la définition de Smyly (cf. .1. Les(|uier, Les nouvelles
éludes sur le calendrier ptoh'iiKihjiii'. lievue Egi/ptologique, n.s. II, pp. 149-151.
Verso. La rédaction du verso varie. Outre certaines indications exception-
nelles, comme dans 43, il donne parfois le nom du bénéficiaire, la qualité et
la (juantilé des grains ])rètés (40, 43, 44), parfois avec le nom du bénéficiaire,
la mention zaTÉp-j'ou (41, 47), parfois seulement le montant du prêt (51). Ici
nous avons le nom d'un seul bénéficiaire. Le prêt de vingt artabes était sans
doute collectif; rien dans le lexte n'indique que chacun des clérouques ait
di'i recevoir 20 artabes.
40. LE MÊME AU MÊME. PRET A DES EPIGONES CLEROUQUES
GnôrîAiN' Uit) Plastron. inv. :ioo. An 35 w. Philauelphe.
Recto.
AtoY^VY); Hp«a-uij.rjOî'. yy.izt'.v. ll'jv-
-raçov u-ETp-i^dat Ai--:ivr/. I7.70V0;
TÔJv (îixoT'.-îVTaso'Jocov) i-'.vdvcuv oàvîiov d:
x.'/TîÇYCv y.pl'JOo-'jploû) (àp-iâÇaç) pt.
Eppojo-o . ( Eto'jç) Ai, 'l'acôoi /.y..
W. IMîl'lT A DKS I:PIG0NES GLimOUQUES 20i
SiJVTa^ov [AîTp^aai AcTTivr/.
'lâaovoç ît; to'j; iYAEAî'.aaivo'j;
10 xX^/ipouç TcTjv (ti"/Coc7'.~£V'ïapo^jpwv) i-rj'ôvojv
oàvîtov î'.ç xT.TSpY'JV 6 à-oOcô-
Tct ây vÉojv àaa toî; i/.soptotç
£v Ttoi XC (£T£'.l xptOo-'jpoO (àpT7.€açl ÉxaTÔv
6£xa. EppwTo. (Etou;) Aï, 'l'awçi'. xa.
lo A£t:t[
vr,'.
} erso.
'i
xp('.)Oo-up(oQ) (àpTà^Kç) pt
L. 3-4, interl . : un /.oXXïijjLa. Les sigles sont les sigles habituels.
Verso L. 15, même remarque (|iu' pour 39. — TOOI^t [= xpiGoTtuooù)
1. AwylvY,;. Cf. 39 n. 1.
3. £'.; Toù? £yA£Xst.u.iA£vou; xX/ipoj;;. (>!'. i. 9-10, Leptinès est sans doute ofïieiel-
lement chargé de veiller à la eullure des x),ôpot en l'absence de leurs posses-
seurs. (Cf. supra p. 142). .\ quel titre ? nous l'ignorons. Les épigones ont
abandonné leur x/.r;po;; l'e-xpression que le texte emploie ne permet pas de
décider si l'abandon a été volontaire ou imposé, délinitif ou momentané. En
l'an 3."5, il a pu y avoir une mobilisation parmi les clérouques militaires, bien
que la guerre de Syrie paraisse avoir été terminée à cette date, si du moins
on admet les conclusions que C. G. Edgar a tiré du P. Zenon, Edgar,
Annales du Service, 42, t. XIX, p. 93 sur l'époque du mariage de Bérénice et
d'Antiochus II, conséquence du traité de paix. Ce texte est en effet de l'an 33
(sur les divergences d'opinion relatives à la fin de la guerre syrienne, v.
202 PAPYRUS DE LILLE
Bouché-Loclerq, Histoire des Lagides, I, p. 209; Histoire des Sé/eucides, p. 90,
et les a iiteiu-s (|iril cite, notamment, Jî. Haiissoiillier, Etudes sur l'histoire de
Milet et du Didi/uwion, p. 85 et suivantes^. En tout cas, il serait exagéré de
trouver ici un argument décisif en i'nveur de la théorie exposée par Mathias
Gelzer, sur les y.Aï,poi militaires au m' siècle [Ptoleniaisclie Kleruclteiiurlinnde,
dans les Sitziingsberirlite dcr llcidellicrger Akadciiiie der ]\'isse/isc/ia/teii, p/ii/.
hist. Kl. 191 4 pp. 61-70). Rien ne dit que les i-fhù.v.^ii.é'w. y.lr.po'. dont il est ici
question aient été pris sur la ttooii^o;, ni (ju'ils aient été concédés pour un
temps limité, sans aucune inlcntioii de faire participer les clérouques au défri-
chement des terres incultes et pour leur permettre seulement de vivre sur le
produit de leur xAvipoç. II n'y a rien à tirer d'un te.xte isolé comme 40. Mais
rim[)ression que laisse la série de nos upoorayijiaTa est plutôt contraire à la
thèse de Gelzer. Ces prêts sU xàTspvov — si nous avons bien compris le sens
<le l'expression — nous paraissent surtout explicables si les bénéficiaires
avaient à s'imposer des sacrifices et des eil'orts pour l'aménagement de leur
domaine et les idées de Rostovtzefi' sur la politique agraire de Philadelphe
(v. iiitrod.) pourraient bien trouver un appui dans nos documents. Sur la
thèse de Gelzer, voyez Lesquier, lieviie des Jîtiides grcc(/ues, XXXII (1919).
pp. 3."i9-.37r,).
41. LE MEME .\U MÊME. PRET A UN EPIGONE GLEROUQUE
Ghôra>\ i.")7. • inv. :j9:{. An 35 de Philadelphe.
2.5,5 X 22,5
SÛVTa^OV U.£Tp'?)Tat .MtV^Tl U'.XOT'.-EVTapO'JpCO'.)
Acni TuvaYOjyV'' 'p^^ivorojp'./.oO tt,-
aâaou 6 àTioOcûasi èy vÉwv 7aa
TOT; àxçopioi; £V TÔJl aC [t-.ii]
41. PRKT A UN EPIGONE GLEROUQUE 203
xptOr,; TiaXaiâ; r^ xptOo-u(poO) (àoTàjia;) v xa't
Bpouiévtoi (bcra'JTw; (àpTaflaç) t
ïppGJTO (STTOUÇl A£ ['Aôj'jp C
Atoyivï]? HoaTutArjOst /aï- 10
p£iv • ^'jvxa^ov jjLETpyja-ai
Mevï^Ti (stxoîTt-EVTapoiJpajt) è-tyôvo)'. oàvst-
ov et; xv.TEpyov xal auvayo)-
yr]v oOtvo-ojpixoO (rrjfràuo'j
Ô àTcoèajT£t èy vîcov àu.a 15
TOÏ; âxSOptOtÇ £V TWl aT (£T£t)
xptô-^ç raXatà; 7] xp[tôoTrup]oa
àpTa^a; v xa[i BpoaÉvcot wa-
a'jTco; [âpT7.paç) OÉhxa]
[sppwacj (îTou;) Xe 'Aôùp C] 20
Verso.
MeVYJTOÇ
xaT£p(you] B p a a 'j p. r^ £ t
Copie de Giiéraïul. Ecriture Irausversa cliarla. Deux iragineiits ; encre par
endroits pàlie, texte sur; sigles habituels. — L. 6 : un xoÀAYijjia. — L. 9 : peut-
être un chiffre de dizaines devant Ç.
Verso : Même main que le recto, comme dans 39.
Diogènès à Thrasymèdès, salut. Fais mesurer à Menés épigone à vingt
aroures, à titre de prêt pour frais de travaux et pour la récolte du sésame
d'automne, prêt qu'il rendra sur les nouveaux fruits en même temps que l'on
paie les rentes, dans la 36' année, 50 artabes de vieille orge ou d'orge froment
et à Bromenos 10.
, Porte-toi bien. An 35 Athyr 6.
1. AwyîVYis. Cf. 39, n. 1.
204 PAPYRUS DE LILLE
42. LE MÊME AU MEME. PRÊT A UN ÉPIGONE GLÉROUQUE
Ghôran, 157. i"v. :!y',. An 35 de Philadelphe
15 X l'.i
[Atoyév}/]; 0pacT'j[jir,Oî_t ya.îps.iv. [SuvjJTa^ov
[u.i-.pr^rjo.i] Ô^oJyp-ricrTwt . . . oxpi . . jou {dy.oanztwot.ooûpm) liïiyo-
[vwi oâ]v£iov £[içj xâhîpY''''' "''•*'^ (Tiuvaywyrjv
[œO]'.vio-a)<Cp>t>^'^û (TYjTàaou 6 à-rolècûo-Et iy vi-
[(ov a[xa] Toîç è/.^opiotç èv Twi aC (ejTEi) y.piOo7:'jpoO
[■/^ xptO^]ç TiaXatâç (àpTa^aç) S
EpûWTCi (ïTOUç) X:£ 0a)uO A
[AïoYÉjvyi; 6pa(TU[r/iÔ£t 1 [•/_]a'!| peiv
[SûvTa^OV [JL£TpY,Tai : 6£[o]y_p-/j(TT[tl)]t
. . .0X01. .ou (£ty.oT'.T£VTapoùpa)t) èutYOVtot] : Sâveiov lO
H a T u u. r £ t
'.-3. PRET A UN CULTIVATEUR 205
Copie de Guéraucl. Quatre l'ragments. Ecriture transversa charta. L. 2 :
9s. yprÎTTui cf. 1. 9. La lettre qui suit Hs. n'est pas o; elle ressemble à un tt ou à
y. Sur un autre fragment, nous lisons OîoypTio-Tou. — L. 4 : fflOivoitwp'.xoù, le v en
surcharge sur la ligne, <:/. liés. — L. 2, f), 6-7 : sigles habituels
Verso. L'indication de gauche man(|ue, probablement perdue dans la lacune.
1. A'.oysvr,,-. Cf. 39, n. 1.
43. LE MEME AU MEME. PRET A UN CULTIVATEUR
Ghôran 1o9, Plastron. inv. soi. An 3o de Philadelphe.
19 X 16.
Revto.
Atoyév/]; 6paa'ju.r,0£t yoiizv.v.
ïlûvTa^ov tj.i-zr^rjxi riàa'.Ti Ilà-
atTo; ûc, ï]y yEojpysï izi^X EAî'jŒïva
ûâvctov cl; x7.T£pyov ô àiioocôact
èy viwv àaa Toî; âx.^opiotç Èv "wt XC l£T£i)
xp'.OouupoO ■?] xptG^ç TtaXata; àptâpaç) X)
"Eppojo-o. ( Etou;) Xe, 'AOùp o.
AïoyÉvy); 0pa<TUui-r;S£t y^a(p£[v.
Fasc. III 28
206 PAPYRUS DE LILLE
10 (itTo; ci; -i^y YEOjpyeï itEpl 'EA£'jTÏva
Sâvetov et; xàTspyov 6 ir.oàwTi'.
èy vécov à[j.a toï; àx^opiot; èv Tcôt
XC (exet) xptOoirupoO 7^ xpiOyj; -aXatâ; (àpTâpa;,! X
Eppcoao. (ïTou;) Xe, 'A6ùp o
15 nâaiTi 6pa(Tujj.Y;0£i.
xptGl^î) X
£'f au-dessus :
20 5»)yl0V0''01I- 05
17 (^'^'^^^l X2 ^t
L. 3 : yeupyEÎ, -yî". corrigé sur y.. — L. 3-4, inlerl. : un xoXXYiiJ.a.
Fer50. Ll. 15-16 : même main que le /-ecto. — L. 15 : Il corrigé sur une
autre lettre ([a?); le second -'. corrigé sur -o;. — L. 16 : TC xp(i,9^î). — Ll. 17 et
suiv. : 2* main. L. 19 : 1. Savîiuv.
1. AïoyévTi;, cl". 39, n. 1.
3. Cf. 1. 10. 'EXïuTÎva, Eleusis est un village de la iaso-I; de Polémon. Cf.
C. Wessely, Topographie des Faljums. Arsinoites nornus, s. v. Grenfell, Hunt,
Godspeed, Tebtanis Pnpyri, II, p. 364 et app. II, s. c, p. 376. Ce nom de
village suggère l'idée d'une acclimatation du culte de Démèter et de Corè.
Rappelons que dans P. Giirob, I, on trouve un fragment de rituel des Mystères.
Verso. Ll. 17 et suivantes. Notes mises au dos de cette lettre parThrasymèdès
probablement. Celles des 11. 17 et 19-21 ont le caractère d'un classement; la
première date, 1. 17, écrite à la manière syrienne, est erronée ; mais la seconde
44. PRET A IN CULTIVATEUR
207
est celle de toute la série de ces textes. Sur Sav/,iov ro'.oXoylas TtpoffTàyjxaxa,
V. introd. Quant à yéypajAjjLa'. bifl'é, 1. 18, ne signifierait-il pas que Thrasymèdès
a écrit, en conformité au Ttpôa-Tayi^ia contenu dans 43, un ordre de distribution
à l'un de ses subordonnés identique ou analogue à 51 et 52? Ce serait une
note mise par un homme d'ordre à sa correspondance passive.
44. LE MEME AU MEME. PRET A UN CULTIVATEUR
Ghôran, 1.57.
24 X 12.
!nv. o*•^%>•
An -35 DE Philadelphe.
SuvTaÇov fj-fz^f^nui Sox[ji-/]V£t
KoAAo'JOou ci; Tiy yjcopye'ï TTEpl tùjv
Ai/.aîou oivïiov £iç xaTEloyiv iiupoo]
•naXaioCi àxoaxiVcÛTOu (àpTaSa:) p/.
EppcoTO. (Eto'jç) Xc, Xoiay^ xC
10
AtoyévYiç 6paa-UL«.r,0£t "/a[(-]
[SoxuL-rjVEt KoXXo'JOou £i]; T]y y£-
cupyeï -t^\ Tcôv Atxaiou
oavîîov ctç xaTcpyov o a-o-
ocÛTEt ây v^écDjV aijLa toi;
208 PAPYRUS DE LILLE
•û'jooo T.y.KoL'.'j'j y.y.oi/.'.vvj-
EpcojTO. ( Eto'jç) Aï, Xoia/ y.T
2. M. To^^i ^ 'OpOayopat.
1 C/'.SO.
-ijpoO) -iralXatoO) (àpT7.êa;)px H p a cr 'j a r, o £ '. . ]
Soxii.r;/ 10?
Copie (le Giiéraud. ÉcriLuro dans le sens des libres. (Quatre fragments.
KôX).Tijji.a an bord el à droite.
Sigle liahituel pour l'arlalje.
Ve/so, l. 2. (rupo'j) et (àp-:à6a^), sigles haijituels; 7i:a(Xa'.oij), 2;.
1. Atoysvr,;- Cl'. 39, n. L
4. Cf. 1. 10. A'.xaLou. A'.xaîou (Yt^To;) \ cl'. Grenl'ell, Hiint, Goodspeed, Tebt.
Pap.U, app. II, p. 275; village de lai^spîçde Polémon, id., ibid., et C. Wessely,
Topographie des Faijiini p. .56. Voir aussi C. Wessely, Stiidien f. Palaeo-
grapkie u. Papyruslaindc, X, 112, 1. 5, 138, 1. 22, 166, 1. 4. On trouve aussi
'ETtoîxiov A'.xaio'j, ibid., 24.5, 1. 10, 260, 1. .5. A l'époque romaine, une oÙTta de ce
nom ; tooI twv A'.xaiou suggère Trspl twv A'./aiou (totcgjv), ou une expression
analogue.
17. 'OpQayopa'.. VA. 45, 1, IS. Cette indication paraît de seconde main. Est-ce
le nom d'un fonctionnaire à (|iii la pièce a été transmise le 2 Tybi, et à quel
titre interviendrait-il ? nous l'ignorons.
45. PRÊT A DEUX CULTIVATEURS 200
45. LE MEME AU MEME. PRET A DEUX CULTIVATEURS
Ghôran, 157 I..V. 3%. An 35 de Philadelphe.
2'i X 11
StivTa^ov ashpyJTai Soxvooyst
îi; f,Y yscopYj cï -jïpt TÔJv Auatou
ôàvEiQV îi; xjà-rcpYov (xpiôoTiupoû) ^
xal n£T£ao'J/Jwt coTX'JTw; (àpTaÇaç) ul.
'Eppwao ("Etou;) A£, T'jÇî y,
[0]
10
Aî^oyîvrjÇ 6j|pa(7ij(xr;^£t /at-
psiv • SiJv^Talj^ov u.£Tp^aa[t]
Soxvouyji £jiç -/îy yewpysî
TC£pt TÔJV [A][jxa(ou oâv£iov
£lç x[àT£py]:ov s à-:roooja-£[t]
ây v£wv àj[j.a toï; £xçiopto[tç]
èv TW', XjC (hzi\ xpiOo-y[poei]
àpTàêaç iHI/;xovTa xal
lo n£T£a-o'j/:a)'. coo-a'j-rwc;
àpTaSaç '::£a'TapâxciVTa.
"EppoJTO. ("Etou;) Ac, ToÇi y
2. m. OpOayô^at ta
210 PAPYRUS DE LILLE
Copie de Guéraud. Écriture dans le sens des fibres. Six fragments; un
y.o/Xr,^a. traversait le texte du haut en bas, les deux feuillets réunis par ce
■/.o/Xr,^ai se sont séparés, celui de gauche donnant les deux fragments de
gauche, celui de droite donnant la partie droite de la scriptura exterior en un
seul morceau, et la partie droite de la scriptura interior en trois petits
fragments, dont nous n'avons pas marqué ici les limites. De cette portion du
papyrus il ne reste que les fibres du recto.
L. 4. TCeOT^. — L. 5, Ç" = (àpTàêai;). — 2° M. OgGa-j^opai. La seconde partie
du mot très effacée, mais cf. 44, 1. 17.
Verso. Pas de traces.
L Aïoyévr,,-, cf. 39, n. 1.
3. Cf. 1. 10. nepl Twv A'.xaioj, cf. 44, n. 4.
18. 'OpSayôpa-., cf. 44, 1. 17.
46. LE MÊME AU MÊME. PRÊT A UN CULTIVATEUR
Ghôran 137. luv. :i97. An 35 de Philadelphe.
23 X 11
Ai&y£vyj[; :3a[a]uij.T|0£t /_a[t-]
peiv ■ S'JVTjaçio}; (jLSTprjO-at
AY]jJLY]Tp[Î0JtlJ£i; YJY YEOjpyîï
uepl Teva[pjiû(o oàvstov ei; xâ-
Tep'|{o]v ô àiijooojTîi iy véojv
aaa Toï? âx'Oooioïc iv tùj'. XC (etei)
x(pi)0(oiiupoO) (àpTaÇaç) it..\
: Eppwo-o. (Etouç) Xe, Xoîay_ xo.
4(). PRET A UN CULTIVATEUR 211
[0]
A[[]oy£v/]; [0p]aa-u[JLïiâ£i yjat-
10 p£iv ■ SûvT[a^?ov u.£TprJTai
AY]jji.YjTpîco'. £Ï; TJY yi(iip^;iï
Ttep'. ^Evaptjoj âàv£iov
elç xàT£pYov 6 à-::oSoj(T£i
èy v£cov àaa Toï; èx^optoi;
Ib âv TÔJt XC (£T£[) XpcGoTlUpOÙ
T^ xptO'^; TtaAaiaç (àpTàSaç) ix.
"Eppcoao. ("Etouç) Xe,
Xota/ xà.
Verso.
AyjarjTpîou 6pa(TU[JLYjS£t
Copie de Guéraud. Ecriture Iransversa charta K6XXr,[jia entre la seconde et
la troisième ligne. Deux grands fragments formant l'un presque toute la scrip-
tura exterior, moins la 1. 9, l'autre comprenant la partie droite de cette ligne
et la partie droite de la scriptuni interior; un petit fragment se rattache à ce
côté de la scriptura interior, dont la partie gauche est formée de 8 petits
fragments : de ceux-ci, nous n'avons pu marquer les limites. Pour la scriptura
interior, il ne reste que les fibres du recto. Cependant voir n. c.
Verso. Sur une fibre détachée qui a pu appartenir au verso de la scriptura
interior.
1. AïoyévYis. Cf. 39, n. 1.
4. nep'i <Fevapù(o. C. Wessely, Topographie des Faijum, p. 161. D'après
Grenfell, Hunt, Goodspeed, Tebt. Pap. Il, app. II, p. 410. ce serait un village
de la [AspU d'Héracleidès, qu'il faudrait peut-être retrouver dans le moderne
Senhùr.
212 l'APYRUS DE LILLE
47. LE MÊME AL MÊME. PRET A DES CULTIVATEURS
Ghôran, rj7. inv. 3'.)8. An 35 de Philadelphe.
25 X-J6
Aioy£vr,ç 6pa(T'jujr,os'. ya.'.c,v.v " Sîjv-
-raçov i^ETp^aat otà ^£vOéco; (a'jptapo'Jpou) xal
•/.cou.oyIpaij.iji.aTÉax;) Hacôçto; toi; èv HsoyovtOt yscop-
yoTç ôvjvE'.ovJ t'.ç xâTîpyov -/.aï -otoAoyîav
5 àTtoiiwTO'JTtv iy viojv 7.[j.a TOlç èxçopioiç
èv TÛt );C" (îTïi) xptOoTiupoO T, xpiO'^ç uaAai-
ôcç (àpT7.Ça;) <Pqo xal toi; èv TaA(6£i (àpTaSocç) tti^ d xal
y. _
-oïç iy K£px£oatp£'. (ipTaÇaç) t|-J-/] (1. "EppwTO (stou;) Ae, 'Aôùp a
[0]
AïoyÉvr,; Hpa7'jur;0î'. yxipii-^ '
[SûvTa^ov asTp-y^aai oià IIevOÉwç]
10 [[X'jpiapoûpo'j xal xa)ii.oy(pau.ij.aTiCoç) Ilacô^toç toïç èv]
[6]£oyovîO'. ystopyoïç 07.v£'.ov îl; xâ-
Tcoyov xal "oioÀoyîav i à-oocÔTou-
Tiv ây v£cov y.aa toïç èxoopiotç âv
15 Ton AC (£T£t) XplôOTIUpoO •?] Xp[0-/]Ç
■TiaAatâ; àpTaÇa; 'I*qo xal
TOt; iv TaAiO£t tocraÔTco; (àpTaÇaç) 'zr.'Ç (1
xal TOtç èy KEpxEocrîpEi (àpTafia;) Txr^ d
Eppcoao (etokçI A£, AOùp ta
M. PRET A DES CULTIVATEURS ^i:}
ciso.
ÏIevOÉojç h
xaTépyou
z y. '7 'j IX r 1 1
Êcritiiii» lidiisvrrsa vhaïUt. Pns de x6XAri;j.7. appnreiil. Deux grands IVagnieiils
séparés par la lacune des 11. 10-11 et un petit, 1. I. L. 2-.'{ : (iji'jp'.apoijoou) xal
(xco[jioy)pa[X(AaTsto^), cf. 48. — L. 7-8 : sigle habituel. — L. S : la lecture du
quantième est sûre; cf. cependant 1. 19 ou in. est assuré. — L. 17-18 : sigles
habituels.
1. AtoyÉv-o;. Cf. 39, n. 1.
2-3. O'.à SevOstoç (uL'JOia:oJ:.oj) xa'. xwuovfoauaaTsioç) flaws'.oç. Kcoaovoaui'jiaTib)^ est
entièrement écrit dans 48, 1. 'J. Flaticp'.^ doit être un nom de village. Il nous est
inconnu. En même temps que comogrammate, Sentheus est tji'jpwpoupo;. Les
myriaroures figurent parmi les fonctionnaires à qui des circulaires royales
sont adressées; voir P. Pétrie, II, 42 («) ; mais on ne sait pas quelles sont
exactement leurs fonctions. Ce mot est formé comme sxaTovTâpo'jpo;, oyoorixov-
-ripojpo?, etc., qui désignent des clérouques. Aussi RostovtzelTa-t-il pensé que
les myriaroures étaient des clérouques (.4 Large Estale in l''gypl in tlie third
Century B. C, p. 47 et suivantes). Ce seraient les détenteurs de ces grands
domaines dits otopeai, que les premiers Lagides, tout au moins Philadelphe,
concédaient à de grands personnages qui devaient les cultiver et même les
conquérir en partie sur le désert (cf. ad. 49:. La owpsà du diœcète Apollônios
en est le plus illustre exemple. 1 nous tlonnerait le devis de travaux à exé-
cuter sur ce domaine et nous voyons que sa superficie est de 10,000 aroures.
Ces tenanciers peuvent figurer au milieu de fonctionnaires parce qu'ils
sont en etîet chargés de certaines ionctions et qu'ils ont des pouvoirs admi-
nistratifs. Telle est l'hypothèse très séduisante de Rostovtzeff. Mais peut-on
imaginer un aussigrand personnage (|u"un tenancier de ouosà revêtant, comme
nous le voyons ici, les modestes fonctions de scribe d'un bourg, et placé
dans la hiérarchie entre les Phylacites et les Comarques, comme dans
P. Peirie, II, 43 [a) ?
Fasc. ni 29
21^^ PAPYRUS DE LILLE
48. Li: MÊME AU MÊME. PRET A DES CULTIVATEURS
Ghôraa UJ7. inv. 3M. An 33 de Philauelphe.
23 X 17
AtoyivTjÇ 6paa-'jiJ.rjO£L yxizv.v ' Ijijv-a^ov
u-izoT^noLi Stà ÏIevOÉcd; (ijL'jpiapo'Jpou) xal xw|j.ioYlpaa[j.a-:£a);)
llawç/toç ToT; âv 'EptxouTroAî'. YîcopYijï;
oivïtov ci; xàTEpYov xp('.)Go(TiupoO) •/] /CptOr^i;
iraXaiâ; (àp-àÇa;) o.
"Eoowo-o. i"E-:g'jç) Xï, 6to'j6:A.
AtoyévY]; 02a(7U[JiY;O£'. yatpjEtv "
Suvxa^cv uETp^cra'. oià li£vOjîti)ç
(fjL'jptapoûpcu) xai x(oijLOYpaa[fji. aTswç njacii-
10 [?'°]? '°fe ^''' ['Ep[JLOU-ôX£[t Y^]^pT:^'?
[oàvciov ciç xà-TEpYov o àTcoôjcôaou-
[atv iy V£ojv aui.a toïç âxoopîjOt; iv
[cà)'. aC (ETEtl -/.c'.OoTr'jpoO r, xptOjYÏ;
[lîaAa'.aç àpTaÇaç o,
l.j ["Eppwao. ("Etou;| Aï, Bôijuô A.
T ^erso .
SevOÉw; p a 7 u a v; o £ i
xû(t)0o(T:'jooO) 0.
49. ASSIGNATION DE TERRE ET PRET 215
Copie de Guéraiul. Et-ritiire /irnisrcrsa charUi. Doux l'iaoïiKnils. l'n yoX'/.riUa
au-dessous de la 1. 10.
L. 2 : M (apouGou), ])our lapoupou) le sigle habituel de l'arourc : xwuov-.
1. A'.oyévY,,-. Cf. 39, n. 1.
2. ([A'jp'.apoùpo'j) xa'. xujj.oy(pa[ji.aaTitoç). Cf. 47 n 2-.1.
49. LE MEME AL MEME. ASSICNATION DE TERRE ET PRET
Ghôrax 157. inv. 400. An 35 ni- Phii.adI'I-phe.
•22 X 16
Un personnage dont le nom n'est pas assuré, mais qui pourrait
bien être le Lysis qui figure dans 50, a adressé à Aristandros un
mémoire pour lui proposer de prendre à bail une terre appartenant
probablement au Domaine Royal, et fixer les conditions de ce bail.
Le nomarque Diogénès transmet à Tbrasymèdès l'ordre qu'Aristan-
dros a donné d'assigner la terre au requérant et de lui faire mesurer
un certain nombre d'artabes de grains, à titre de prêt, pour l'aider
à couvrir les frais de déboisement n. 4). Nous n'avons qu'une seule
expédition de l'ordre de Diogénès; au-dessous était transcrit le
mémoire (0-;rou.vrju(.a) de Lysis à Aristandios. Le texte en est uuilheu-
reusement mal conservé, et nous ne ])t)uv()iis déterminer ni la durée
du bail, (pii est peut-être de 7 ans (u. 12-14), ni le nu)nlant du loyer,
qui est peut-être pour la première année de 4 artabcs par aroures
(1. 46). Une partie au moins du lot doit être piisc sur la /îp^oç, et le
fermier a l'obligation de défricber (v. liitrocl., p. 197).
216 PAPYRUS DK LILLE
AtoyévYjç Bpa7uiji.ï;0£t ■/y.izv.v ' oiv-oz A'jtiooç ?
ipi
'Apt(7-:avo;oc -xGaoiiHxv-a y/j-loi -.ry -/rv •yjy/ zr'j.y.,-.'.'jVA
[/.ETOï^cra'. aOTÔJ! to îtç T/^v Su1a[^o xo-iav oàvciov
5 ô àTio6coT£'. ây vÉwv àua toïç âx^opto'.ç iv tôji aT Iîtî'.I, |-'jpoO)
àzo<r/'.c(vE'jxou)
•naXaiO'j lipT'/Çaç) 9 ' iàv oî y.r, OTîâpyr/. "'jpi; /.piOo-upov 1^7^]
■/.ptOv-jV xaTà Aôyov
EsGOJTO. McTOir, '.0
'r7r6[Av[yi[i.,a 'ApitTTavoptofti 7uap[à A'j Pjt'.ooç ' ïît'.v iv 'O^op'jyyotfç]
40 za)|4. .]j| |j[. .]^r. .] J. .J_^io ;^£pTov iv ivl -tov/Mixoc-i]
..7.t coTa xwy. . V 'T'v Tibj [/.£70v ycoixo. Aaoo'jTXl.
/.j/.Xw.
]v I . . . TTY]!?!? xo'j . Tt . i/'-'p • Or/, xai suAàyO'/it co'
. . . po'/o; Twv . . .[•IW'' . y.i . . . . 'f^p^; ^-vj-Li^h.'. r,; £[
jj.at 70'. î'.ç i'T'r] 'C . . wp . £iv tùv d-ÉpuiaT'. xj^ajl tojl [
15 PoTaviîTjxbv .... o-rcoofEJi (ii'jpoo) (àpT7.€açl <| • ooOr^7£Tai oà [xo^t
ETOç . [oàv]£cov £'.ç ivÂiTc^v àpo'Jpav -'jpwv |àpT7.6'a?)
1 x TO'j ixiiosio'j iv Tcot — pcôrw. î'te'. o[
Ixat £'.; . YY . . .V Tr,ç . . i . . utAAr,; £'.; Tr,v /_co[
] . ati\ £[.]^£. . . . [
20 ]....[.] r.. £xaTTy]; 5 [ ] £aâ[
Doux fVnuiiu'iils ; l;i coiipuro est sur l;i I. 10. Ilciiliiic Iraiisvcrsa rJuirlti.
Pi-einière copie de (jiK-raud. I.a partie gniiclic siiiloul dans le second Iragnieiil,
est mal conservée, et les ledures sont douleiises.
L. 3: aii-dessns (le TyovoYiu.a[ deux courtes iiojnes eu siirclinrire efl'acées et
non déchid'rées V. n. — !.. (> : (apTaêac), sigie un |)eu dill'érent du sigle ordi-
naire. — L. 10 : ysoTov, la lettre mutilée ~ ou une autre. — L. Il ///// : peut-
être !r:wT7., mais les lettres seraient très écartées. — iii fine; s'il y a une lacune
à droite, elle est peu considcialile. — L. 12 inil : xjy.).(.)'.. Le second /. l'ait avec
49. ASSIGNATION DK TERRK HT PHKT 217
lin y. — L. 12 et stiivniilcs, la laciiiii' a di'oitt', s'il y on a une, ne doil pas être
étendiio; an plus une ou deux lettres. — L. 21 : Cette iiniie illisihie était
peut-être la dernière du texte.
Diogénès à TlirasN nièdès salut. Lysis (?) a remis à Arislandros le inéiiioire
ci-dessous : Aristandros a écrit de lui assigner la terre et de lui l'aire
mesurer à titre de prêt, poui- les Irais de déboisement, prêt (pi'il rendra sur
les nouveaux fruits au moment du paiement des loyers, dans la .jtJ" année, en
vieux froment non criblé : artabes .^00; s'il n'y n pas de froment, en orge
mêlée de froment ou en orge en propoi'tion.
Porte toi bien. 19 Mesoré.
Mémoire remis par Lysis Ç) à Aristandros... il y a dans le bourg d'Oxo-
ryncha, etc.
1. A'.oyév/i,-. Cf. 39, n. 1.
56vt[o; AÛTtoos. Cf. I. U et 50 1. 1. La restitution reste toutefois un peu dou-
teuse ; à la 1. 9 |t'.oo^ est certain; nous ignorons la qualité de ce personnage,
cf. n. 2 et iiitrod.
2. 'ApiTTavopw.. Cf. I. 3 et 9. Un personnage de ce nom revient assez souvent
dans la correspondance de Zenon, et à des dates voisines de celles de notre
texte (voir PSI, 344 ; 361 ; 383 ; 425 ; P. Lond. iiiv. 2097) et Rostovtzeff {op. Imid.,
p. 102; 150, n. 105; 151, n. 106) en fait l'économe de l'Aphroditopolite. On
s'expliquerait peut-être l'intervention de ce fonctionnaire dans la nomarchie
de Diogénès, si l'hypothétique Lysis venait de l'Aphroditopolite; mais nou»
ignorons tout de Lysis. Etait-ce un clérou((ue militaire ? alors on serait tenté
de comparer le rôle d'Aristandros dans 49 et 50 à celui d'Antipatros dans le
P. Fribourg, 7, sans conclure d'ailleurs que comme Antipatros (Lesquier, Revue
des Études grecques, XXXII (1919), p. 359-37.5) Aristandros fût un vsavixxo;, un
élève ollicier faisant l'apjjrentissage d'une fonction militaire et administi'ative ;
il peut avoir occupé régulièrement cette fonction. Mais rien ne dit (|ue Lysis
fût un clèroucjue militaire et Aristandros peut avoir fait partie de la hiérarchie
des fonctionnaires civils du nome Arsinoïte, et plus particidièrenient des fonc-
tionnaires linanciers ; et ce ne sont pas là les seules liy|)othèses que l'on
puisse faire à son sujet.
3. o-uvyprijAaTiTa'.. Le mot n'a certainement pas ici le sens (ju'il a ailleurs [mil
jemaiideu eiiic Rechlsverbindliche llaiidlung (lusfithreii, Preisigke, /Vicha'iirter,
s. c); il faut le rapprocher du simple /pr,[jLaTivw, dans le sens d'acconiplii- un
21<S PAPYRUS DE LILLE
acte d'administiation. Id. s. v. j. La yn-éposition tÙv indi{|iie que Thiasymèdès
n'agissait pas seul et la surcharge nous donnait peut-être le nom du fonction-
naire dont il devait avoir le concours. Il est difiicile de dire, l'interligne n'étant
pas lu, si a£-:pY,Ta'. dépend directement de o-uyypriaaTiTa'. ; mais c'est une cons-
truction, à la rigueur, possiijle.
4. £'.; TT|V ç'j/.oxo-'.av « pour le déboisement », déhoisement s'entendant non
seulement des grands arbres, mais encore et surtout des arbrisseaux, buissons
el taillis qui empêchent une terre d'être cultivalile. Nous avons des reçus de
salaires pour iuXoxoTtiaet sar.jp'.Ty.o; [P. S. /., IV, H33 ; 338; 339; VI. 560); cf. le
commentaire des éditeurs à 33S, p. 74-7.")). L'èa-jp'.Tuo; est très vraisembla-
blement l'opération (pii consiste à brûler les tiges, branches et broussailles
qu'il serait tro|) diilicile ou trop long de couper. La terre assignée ici est en
partie encore en friche.
7. y.i-h. y.ôvov. La valeur relative des diverses espèces de graines était fixée
dans des barèmes qui d'ailleurs devaient varier avec les cours. .\u début du
règne d'Évergète, le rapport du i'roment à la gesse et à l'orge est de 1,60,
cf. p. 141.
i). Ici commence r'j-oiji.vr,uia adressé par Ljsis à Aristandros.
9-10. îv "Oçopù-'yo'-lç: /.tou Probablement èv ■O;op'jyyo'.[ç] y.(jjji[r|i] bien que
cette expression ne soit pas fréquente.
10. ]o yspaov îv k'i\ 7C£p'//<o[aaT'.. Probablement la terre cultivable et la partie
aride sont dans la même enceinte de digues. Dans l'état actuel tlu texte les
participes féminins singuliers à la 1. l! sont ditliciles à expliquer. 1 nous
montre clairement ce que l'on entend par Trsp'lywaa. Cf. 1, '"> interl. et n.
11. <!*•/. C'est sans doute l'intlication d'une superlicie.
12-14. On songe à ... èyup[<d]f|T|'. (1. lyj^ù>^-i\<., mais l'w est tout à fait incertain)
xal œuAayGyji o!)[<;8' ÛTzéJpoyo; twv [OSaTjUv [xjai. [TiToJ'iôpo; ysviTÇla'. t,; i[ ]ji.a', to'. si?
è'-CT, X, [Y£j(op[Y]£lv <7Ùv ff-ÉpuaT'. Pour le verbe à restituer 1. 13-14 £|voiyo]uai.,
£[v£yo]ijLa'. paraissent trop longs. Sùv cr-spixa-:', fait sans doute allusion aux prêts
de semences. Le chifl're indiquant la dui-ée du bail est malheureusement très
mutilé et de lecture tout ii l'ail douteuse.
\h. Bo-aviffj/ov. Ce mot désigne sans doute le sar(dage de l'herbe, opération
plus analogue à la rro'.oAoyva, (pi'à la çj/.ozo-ia. cpi'on s'étonne de ne pns trouver
mentionnée ici.
16. [oàvj£'.ov, très douteux.
17. £v TuT TTpwTu'. £7£'. 0. Lc lovcr Variait dotic si'lmi les périodes.
IS. £'.; •■";•••'''• '■''•' [^JTïi"'^' '■'•!"' i'!"":<it long.
50. ASSIGNATION DE TERRE ET PRET 219
50. LE MÊME AU MÊME. ASSIGNATION DE TERRE ET PRÊT
Ghoran 1o7. inv 401. An 35 de Philadelphe.
a| 12 X 10, b) 9 X 10.
DiOGÉNÈs, obéissant à Aristaiulros qui a reçu de Lysis un mémoire
(ûuo[j.vriaa), ordonne à Thrasymèdès d'assigner une terre à Lysis et de
lui verser une certaine somme en nature, à titre de prêt de semences
et d'avance pour irais de travaux. Le mémoire qui devait être ana-
logue à celui qui nous est en partie conservé dans 49, était joint à
l'ordre de Diogènès, mais il n'en reste rien. Les deux fragments qui
suivent sont identiques, mais on ne peut ailirmer que ce soient les
deux scripturie d'un même document.
a) AtoyivT,; 0paau[jL-/]i5£î yxipziv.
Aov-o; A.6(7>.Boq 'AptTTavOocot
To ÙTroY£Ypatj.u.£VC/v 67:6uiv/]ij.a,
£ypa'j;£V 'Apîa-Tavopo; irapaoîtçav-
O Ta aOTco'. TïjY yriv T'j^vypfj^aaTÎ-
aat To (j-izipaoc y.y.l zo y.y.'ztpyjv '
T'JVTa^OV [où]lX [XSTpYJTai
aOTÔj! c îTTCîptxa] t[iç] to [.••]•■
b) S6v]to; AijftrtSo?] 'Apfta-TàvSpojil
10 To] ù-!Z(jyiy[pa.ij.ii.i]\iov ù-kô [fxvYj^aa],
220 PAPYRUS DE LILLE
è'Jypa'j/cV 'A[pt(TTaJvopo<; 7ia[pa-j
y pr^aaT'] 7X1 To] TûÉppLa [xalj
tJû xy-c^pY&v • o-jJvTa^Gv [oujjl]
'lo aj£':p^a-a[t aOjTÔ)'. !nr[£p[/.a
rt) Six fragments. Copie de Guéraiid. Large ciirsive élégante et nette.
b) Trois fragments. Copie de Giiéraiid. Même écriture un peu plus épaisse.
Des deux feuillets, il ne reste que les fibres du recto. Ecriture /lo/isi'ersa
charta.
L. 8 : .Vprès i:;, to. dans la lacune le cliifl're de l'année; ce f|ui suit : K (abré-
viation?) ou it = îTo;.
L. 16 : (àp-râÇa^), sigle ordinaire.
10. (7-£p[Jia xal tô /.àTïpyov. Les prêts de semence et les avances pour frais de
main-dd'uvre sont nettement distingués ici, comme dans P. Jlibeh., I, 119,
cf. inlrod., p. 193.
51. TllRASYMEDES A IIERACLEITOS
(JHUKAN l.'i!). Inv. :!Û2. An 35 DE PlllLADELPHE.
15 X 15
/i<-cfO.
7.piO(-^<;) (àpT7.^a;) Tofi.
52. OHDPaE de \ERSEi\IENT EN NATURE 221
6paa-utjirj0ï); "HpaxXstTwi yaîpEtv.
MéTpyjaov xaTa to uapà 'Apia":âvSpou
[■irp6a"ïaYp.a ? ] . ivao. . . o . [
La main est beaiu'oii|i plus rursive clans les trois premières lignes subsis-
tantes (|iie dans les suivantes.
L. 1 : traces de lettres illisibles. — L. 8 K( ) ou plutôt &( ).
1-5. On n'a aucune raison de supposer cjue celte première partie du docu-
ment ait été essentiellement diflèrente de la seconde ; mais, de quelque façon
que la 1. 1 ait été libellée, la forme de ce passage était abrégée; cf. au contraire
les endroits correspondants des textes précédents. Sur les swoTwtsvràpoupo!.,
cf. introd. gcnérale, p. 195.
2. La date, à cette place, doit être celle de la livraison à effectuer. Celle de
la lettre manque dans ce résumé.
5. 'HpaxXeiTwi, cf. introd. générale, p. 194.
6. 'Apiorâvâpou, cf. 49, n. 2.
52. ORDRE DE VERSEMENT EN NATURE
Ghôran 157. inv. 402. Philadelphe.
10 X 8
Ce texte qui, comme le précédent, est adressé à Hèracleitos par
Thras3'mèdès est aussi un ordre de versement en nature ; mais il
Fasc. ni 30
^222 PAPYRUS DE LILLE
est d'un caractère dilférent. II s'ag-it ici non pas d'avances faites à
des cultivateurs, mais de ^JvTaHi;. Ce mot désigne probablement
ici la fourniture de matière première par l'Etat aux personnes à ({ui
est concédé l'exercice de certaines industries. Comme les graines
versées sont de l'orge, il est probable qu'il s'agit de brasseries.
Cf. 59 iiitrod. et comuiciitaire.
6pa(TU[jLr,o-/]ç npaxA£Î':[(jJt yaipî'.v.
MÉxpVjdov xaTa zo Tiapfà
t;oû izy.zy. ^coa-py.Tou ù[ii6[xvy][i.a
.... <I*a-:p£Ou; il^ to iv 'O^Jup'jyyî'.ç
xal xà o-'jy/.'JpovTa '/.[
TfjV (jiJVTaEiv 7.(p iOy^ç) (àpTaSaç) 0£ [xal a'jjj.-
Même écriture (|iie 51. L. x.pi'.Oriç), x ; (apxaêaç) Ç".
53. FRAIS DE TRANSPORT DE L'AroPAi:TO^ SITOS
CllÔRA.N 12. luv. 303. m» SIÈCLE.
32 X ai
Fragment d'un registre de corresjxjudancc passive. La partie
supérieure est en lambeaux. L'écrifui'e est une cui'sive du ili^ siècle,
lâche et pAteuse au début, tassée à la (in.
Le texte se compose de deux lettres adressées à un certain Hèdy-
los, (pii recevait sui' les ports le blé livre' par les vendeurs et avait
à le payer. Toutes les deux sont relatives aux frais de transport du
r)3. FRAIS DF. TRANSPORT DE L'AFOPAÏTOS ÏITOS 223
blé aclielt'' par l'Flat. Ils sont supportés par l(;s veiuleiirs et évalués
à 3 dr. 2 ol). [)ar 100 artabes de fronieiil ; la prciuiére lettre, autant
qu'on peut eu reconstituer le sons, avertissait Mèdylos de retenir
les frais de transport aux vendeurs sui' les sommes à eux payées ;
la seconde, plus récente de vingt et un jours, lui faisait connaître
que ces frais, à partir d'une certaine date, devaient être pereus non
par lui, nuiis par le sitologue ? Quel sitologue ? très probablement
celui du l)ourg ou du district des vendeurs. Ou ne peut juger du
caractère réel de ces décisions et ce texte ne complète que dans une
faible mesure ce qui a été résumi'- par Rostowzew, Arcliiv III, p. 210
et suiv., et Pauly-]]'isso{\'(i \\\, s. e. Frumentum. Sur làYopacrToç
tTtoç, voir encore G. Plaumaun, /^ (iradcmvitz, 5 [Sitzuiigshericlite
d. Heidelherger. Aluni, d. 11 /.vx., /;////. hist. /,/., 1914, ITi Ahhcwdl.,
p. ol et suivantes).
e
'HSijXw![ ]Ty]!T . Tîo-a
tic To-ov . oa . . TO'.Tu toi:
t'ini£0[at 'zov
Toù; 6'paouç, /.aOi-rt y?^-?'' ^ otoixyiTY]?
6£ïv TGV àyopacTTov tïto[v] âuixaOïtr-
Tc/.vat i~î Toù; 6'pjjt.ouç to auvxsxpt-
10 [jlÉvov £7:1 ToO aTpaT^/]iyo'J x
Tou 1^ I . . açi . . . . xa', y.'JTO'j to'j
Xoyou TÔJv p (àpTaÇôJv) tcôv îi; ~upcôv
Xôyov )raX(xoO) I" y =, xaî tsOto àva^£p£TOco
£V X^yw!, 6-aj; à-o to'jtou o àyopaaToç
15 o-tTOç xaTaa-T7.0Tjt £-1 TO'jç ïpuo'j;, xaOé-
Tt ypà9£'. ô ^ioixrj-:r|i;.
("Etou;) 0, M£Tcp-^ ë.
a-iT[o]-
224 PAPYRUS DE LILLE
Ho'jXwI. McTa TO Ypâ'I/K'. TOI 'J-OAOYîTv TOÏÇ
20
i - t • ( kl .1
TITO'J (OTT tic TO OOOîTSOV TtOV 3 i^àpTaÇtôv) TCÙV
île -'jpôJv 'ki^^^jv /aA(x.oO) f"Y =, •yrJV/.o'Jlr^
i~\ "oO TToaTT^^'oO "/.al twv YjYîi-'-f^vwv
'ToO ai'OO'jixvryj tIto'j à-o Tr'c xv to'j Mîtoit, -sot-
i t 1 * - j lit
TÔJv oùv ypy.foiJ.é'Jwv croi t'ju.Ç6"Awv tcôv aîij.î'rcT,-
XOTCOV i^àj-b T"^; XY ~oO MïTopr, ij-Tj OttoAoyî'-tOw
il? TC, oipcTpOV.
("Etou?) 0, MîTopr, X.
fj. /N (7 .s7?/r. Du .{0. A lli'(l\'los. Après l'avoir ('crit de déduire à ceux qui
touchent le prix du l)ié nchoté (par l'État), à titre de Irais de transport 3 dr.
2 ob. en monnaie de cuivre par 101) artabes à valoir sur le froment, il a été
décidé par le stratège et les olficiers que, pour le orî-o; livré à dater du 23
Mésorè, c'est le sitologue cpii touchera aussi le prix de transport ; sur les
reçus qui te sont tlonnés par ceux qui ont li\ré à dater du 23 ^lésorè, que rien
ne soit donc déduit pour Irais de transport. An 9, le 30 Mésorè.
2. 'HôûÀtoi.. C'est vraisemblablement un olliciei' ou un sous-odicier à (jui est
livré le blé acheté.
.5. 'riroî.oysw ÉxàTTwi.. (>!'. 11. l!)-21 et 2G et suiv. Ce sont les vendeurs ou leurs
représentants. II en faut concdure (pi'ils n'étaient pas «diargés du transport;
on a d'autres exemples de |)ai('iuent du lrans[)orl des céréales par l'Etat, en
nature dans J'. Fay, 18 b, |)our du t'Ito.; qui n'est pas àvopao-xô; (les entrepre-
neurs tlu transport sont des /.rriVOToo'^o'.), en espèces dans P. Petr. II 30 a,
cf. III, 1,31, pour du tItoç aY&paTTo;.
f>-7. El.; To sopsTpov... ôpuo'j;. /*. f\'/j. I, 1)2 iiupli(|U(' (|uc les frais étaient calcu-
lés sui- la distance, comme il est nalur(d. Pour les livraisons dans les ports,
cf. P.PcIr., Il, .39 ^^'■. cf. III,.'i3/.
14. 'Ottu^ à-ô ToJTO'j .. Cf. plus haut, 1.7: x.aOoT'. 'fzx's-: ; il v a eu éviilein-
ment des ordres du dicecète, d()nl le détail nous échappe, relatifs a la livrai-
54-S7. RESUME D'ACTES 225
son dans los ports cl sans tloiile ù sa date; et peut-être sont-ils la cause des
mesures prises par le stratège sur la déduction en argent.
22 et suiv. Le conseil tenu par le sti-atège et les ofliciers rapporte la mesure
annoncée dans la lettre du 'J, mais seulement à dater du 23. Si le sitologue
touche désormais les irais de transport, ils sont payés en nature, mais toujours
à la charge des vendeurs ; il n'intervient de changement ((ue dans les caisses
et la comptabilité de l'Etat.
20. Twv t'j|j.Ç6auv. Ce sont les reçus pour paiement de blé acheté donnés à
llèdylos par les vendeurs.
54-57. RESUMES D ACTES
Ces quatre textes, analogues dans leur forme, sont des résumés
de contrats ou de quittances, ((ui, au lieu d'être inscrits sur des
registres, comme dans P. Pétrie, II, 27 (1), (2), cf. III, 69 a et 6'i d
(car (1) est analogue à (2)), B. G. C, II, 567 (époque romaine) sont
écrits sur des feuilles de papyrus de dimensions exiguës, ce que
nous appellerions des fiches, destinées peut être à la confection d'un
registre. Leur formule est de deux types; dans l'un, elle commence
par la date, suivie du nom de l'acte et de ceux des contractants ;
dans l'autre, c'est le nom de l'acte qui est d'abord donné; la date
est rejetée au verso, et le nom des parties ou de l'intéressé y est
répété ; 54 et 56 appartiennent au premier type, 55 et 57 au second.
Chacun de ces résumés se termine par un chiffre d'ailleurs peu
élevé (de 1 dr. 2 oh. à 2 ob ); c'est le montant d'un salaire ou d'une
taxe, peut-être d'un -.iko- d'enregistrement ; cf. P. Pétrie, lor. laiul.,
les restes de la colonne de gauche de (2) ci B. G. U., II, 567.
Le catalogue de P. Caire signale aussi des extraits de contrats
sous les n"" 10380, — 81, — 82, — 83, datant de la seconde moitié
du II* siècle av. .I.-C. et sous les numéros 10526 et 10527 qui sont
de l'époque romaine.
226 PAPYRUS DE LILLE
54 REÇU DE TPOMIA
Ghùrax, 22''i. inv. 304. An 3 d'Évergèïe
3,5 X « ou PhILOPATOR.
L'écriture est une cursive assez inclinée.
On connaît déjà des reçus d'entretien alimentaire appelés du même
nom technique que ci-dessous, ^-vfr^ z'^ozii^a-^ : B. G. l., I, 297;
P. (îrenf., n, 7i); on les voit cités dans B. G. L., II, S67 et P. Oxi/.,
I, 37; ils sont donnés chaque année par des nourrices eng-agées par
o-'jyYpa^Y] TpcsiTiç (l'. Wilcken, Ari/u\>, I, p. 128-4); cf. ci-après 55.
Mais ce n'est pas toujours le cas ; en principe, il n'y a pas lieu de
restreindre le sens de Tpo:pcïa à l'entretien d'une nourrice ; dans
B. G. Z7., II, 587. 1. 9, le reçu est donné par un homme, et ici 'Eptcûç
peut être un homme.
CSStûJV 'EotloJC XcZVÔJSt
Tlau-JÎOY^TOÇ, M£vo-/]a-tùJi, liTwv) X^
(èxâiv) V a =
L. l, in fine : -po. — o correction sur (.). — L. A : a^, le "^ est sous le ),.
An !^. 10 TIkiIIi. i'oiii- le reçu crenirelien alimentaire d'Érieus, donn«' à
Nepnôpliis, lilsde l'anii)oès, ile Mendès. âgé de 37 ans (et) à Petamoniiis. fils de
l'hatrès, à(rv. d'environ 50 ans, 1 drachme 2 oboles.
m. CONTRAT ALIMENTAIRE 227
1. 'ATio/f,;. Le génitif est employé de même (éixoXoyia^) dans /?. G. U., II, 567.
1-2. Cf. Iiitroi/. Cf. P. Êleph. 2 et .3 et les interprétations si dilTérenles
données par Riibensohn, ad. loc. et J. Partsch, Griechisclies Burgscka/ Isrecht ,
2, p. 37 n. .^.
3. Msvorjffiw. — Mendès dans le Delta, aujourd'hui Tell Roba, près de Sin-
bellaouin, sur la ligne du Caire à Mansourah. Il y avait une Mévoyi.; xÛ[ayi dans
l'Arsinoïte [Teblunis Papi/ri, II, p. 389) ; mais il ne s'agit pas d'elle ici;
l'adjectif etlmi(|ue n'est généralement pas employé pour les xwfjiai.. U faut tra-
duire soit : « de Mendès », ou « du nome Mendésien ».
55. CONTRAT ALIMENTAIRE
GhÔRAN 24^1. Inv. 305.
4,5 X 8
Texte bien conservé écrit en cursive.
II s'agit ici d'une cjjyypî'^'^i '^pî?^'^^;, c'est-à-dire d'un contrat par
lequel une personne s'engag-e à en nourrir {■zpi'stiv) une autre, à lui
donner les ipoçâa (Wilcken, Arcliiv., I, p. 128). Cette autre personne
peut être une nourrice (cf. P. O.ri/. l, 37, époque romaine); ce peut
être aussi une autre femme (P. Tor 13 = Mitteis, Chrest. 29 ;
P. Tebt. I, ;il; P. Pétrie, III, 133). — Dans P. Tebt., Il, 279,
P. Caire, 102(V2, P. Basel, 6 [Ahliandlungeii dei- Konigliclien Gesei-
Iscliaft der ]Vissensc/iaffen zu Gottingen, t. X\'l w" 3, p. 33), il est
impossible de savoir eu quelle qualité la femme contracte. L'oblig-a-
tion alimentaire a été une forme de l'aYpa^oç yc/.aoç (Mitteis, Gruiid-
z-ïige, p. 206).
228 PAPYRUS DE LILLE
Rerto.
Tp&çitTiv I- 3 lla0(7'.; 'AavÉcoç, Ep-
xbç OtiÔ 0£?tbv GCsOaXfJLOV IIcTOCÏ-
pt; AcopîwVOÇ, (ÈTCÔv) lï], i).ikoivyptl
ll£-£7aijt.fJi; 1-
naOv[i] i. IlaOo-i; 'AuvÉwç
irpôç IlîTOatptv
L. 5 : l'eiil-ètre IlETîTauTTi;
Hecto. Contrat alimentaire de 2 flrachiiies. Pausis, fils d'Anineiis, Hermo-
politain, âgé de 40 ans, teint foncé, lentille au-dessus de l'œil droit, à Pétosiris,
fils de Dôriôn, âgé de 18 ans, teint foncé ; Pétésambis, reçu 4 oboles.
\'('rso. 10 Paiini. Contrai de Pausis, fils d'Amneus, avec Pétosiris.
1. TpowÎTW I- ,8. Sous-entendu : au- ypa-^/jv. Dans P. Tor., 13, le père delà
f'einme verse à un nommé Psintaés une somme de 500 drachmes, à charge de
servir à sa fille une rente annuelle de GO artabes d'olyre et de 72 drachmes
d'argent. Le chifi're ne (igui-ait pas dans/*. Tebl., I, .51, ni dans les fragments
conservés de /'. Pétrie III, l.'!3. Dans P. Eleph., 3 et 4, Kla|)hinn verse .300 et
400 drachmes pour Tpo'.p£w. au.\ <( protecteurs » qu'elle quitte, selon Rubensohn,
aux jjersonnes qu'elle a dû promettre d'entretenir pour être ad'ranchie, selon
.1. Partsch.
2. 'RpjjioTioAiroç, d'Hermoupolis, ou du nome llermopolite. 11 n'est pas probable
(pi'il s'agisse d' 'IÎ5[jioÛ7roAi.;, xw[jLr| Av. l'Arsinoïte, vK. 54, n. 3.
',\-'i. IleToo-ôpii;. Probablement pour flsTca-'lpsi.. (>f. 1. 5 X\z-t<srL\}fj'.s et verso 11. 1-2.
D'après le verso, c'est Pétosiris (jui contracte; le nom de Pétésambis n'est
accompagné d'aïuiin signalement. (^)ucl est lo rôle de ce personnage ?0n serait
5fi. PRET
220
tenté ck' croire ((iic c'est la lillc ilo l'ausis, Ijénéliciaire dos Tpossïa, et qui,
n'étant pas intervenue au conlral. serait noninK'e i<i j^our plus de précision.
Mais le nom doit être un nom d'Iiomme.
56. PRET
Ghôkax ±'\\.
■2 x:
Inv. o06.
An 8 U'EVERGI'TE OU
Philopator
L'ÉCHiTURi-: e.st une ciirsive élégante.
("EtOU;) Y], E-£tCp '.. 'Eo7.V',(T£V Ïlo/W-
TYjç 'Auûyyto;, 'ApatvoiT/];, 6(DT0p-
Taîwi TccoTo;, HpaxAco-oAî-
tY]t =
An 8, 10 Èpeiph. Prêt par Sochùlès, fils d'Apunchis, d'Arsinoé (ou du nome
Arsinoïte) à Thùtortaios, fils de Téôs, d'Hèracléopolis (ou du nom Hèracléopo-
lite) reçu 2 oboles.
2. 'Aûo-'.vo'.TY,;. Cf. 54, 1. et n. 3 ; 55, 1. 1-2, n. 2. La capitale du nome Arsinoïte
n'est jamais nommée que r, KpoxoSsiÀuv toX'.^, à l'époque ptolémaïque. Il faut en
conclure qu' 'AsT'.votTTii; doit s'entendre plutôt du nome que de son chef-lieu.
3-4. 'HpaxÀeoTToAiTyii.. Cf. n. 2, et P. Mogd. 42, n. 1.
Fasc. lU 31
^2-M) PAPYRIS DE LILLE
57. REÇU
CiiiÔKAX 2<i0. i"^ -^o"- An <S d'Evergète
'. X <i
OU Philopator.
L'écriture est une cursive empâtée.
/{ecfo.
H'Ja^^oAov aîlTprj-wv) i àv(à) i 1" p ÏIto-
TO/jTt; '•Jvvcôç'ptoç. Ap^ivot-
T/j? (ÈTÔiv) •/.£, uay-po-pi^w-o;;
... Tri . V T (■ ^>^'^;
("Eto'j;! t,, Tla'jv. '.. "^-ozvr-.t.
aoTOV
L. 1 : as(-:pT,-:(ov) hE. — L. 4 : aTtoTc,. £v — c Smyly. La pi'einière lettre est un a ou
un A ; nous m; lisons |)as le t: ; o ou p ; après ty,;, peut-être un t un peu au-dessus
(le la ligne, un c. ou un A iinni('(lial(>ment au-dessous du t.
Bfclo. Reçu de 10 métrètes à 10 dr., soit 100 dr. Slotoi'tis, (ils d'(^nnr)phi'is,
Arsinoïle, âgé de '1^^ ans, (igui'e allongée, (reçu) 2 ob.
Verso. An 8, 10 Pauni. A Sloloélis. Pain.
2. AccT'.vol-r,,-!'!' 56 n. 2.
58. COMPTES 231
58. COiMPTES
GhÔRAN 12. Inv. 309. uf SIÈCLE.
16 X 16.
Fragment d'un papyrus d'un brun clair, incomplet à droite et à
gauche. Au rccfo Técriture perpendiculaire aux fibres est très effacée :
c'est une cursive très rapide et très Une. Il y a trois colonnes : la
première offre la fin de 7 lignes, au-dessous desquelles le |)apyrus
reste vide; bien que tout le texte soit de la même main, on ne saurait
affirmer que ces sept lignes, très malaisées à lire et suivies d'un blanc,
appartiennent au même document que la suite. Cette suite, c'est-à-
dire les colonnes II et III du Recto, et le Verso tout entier — soit
trois colonnes complètes et une quatrième qui affleure — contient,
après l'indication d'une somme en caisse, un compte journalier de
dépenses allant du 4 au \'\ d'un mois inconnu. Si les colonnes pré-
cédentes faisaient partie du même document, l'indication de ce mois
devait s'y trouver. Chaque jour l'auteur du compte consigne minu-
tieusement les dépenses faites pour les provisions de bouche (pain,
légumes, vin, etc ), pour le chauffage et l'éclairage (bois, lampes)
et la nourriture des bêtes. Après plusieurs totaux partiels, il fait un
total général quotidien et vérifie, par une soustraction, la somme qui
reste disponible sur les 39 drachmes 2 oboles qu'il avait en caisse
le jour où commencent les comptes. Les achats sont payés tantôt par
lui-même, tantôt par l'intermédiaire de personnages, dont le nom
n'est suivi d'aucune indication de profession; ce sont Boèthos, Pété-
minis, Drimylos et Zoïlos. Sauf ce dernier trait, nos comptes offrent
une grande ressemblance avec P. Saklicikini, Remie Égijptologique,
232 PAPYRUS DE LILLE
m, p. 118-12:iet7^. Pétrie. \\\, l?vi, i:J7-Ki(), \^±. Il nVst pas vrai-
semblable ([iTils aiciil \v mèiiu' iiih-i^'l que ce dernier texte qui a
sugg'éré àd. (liolz iiii rapprochement si fécond avec les fêtes d'Ado-
nis décrites dans les Sijracusdlnes de TlK'ocrilc (cf. d. (llotz, Les
fêtes d'Adniiis sous l^toléniée //, dans la Revue des Etudes Creccjues,
:^:3, 1920, p. l()9-222). Cf. aussi P. Teht. I. Ilfi, 117.
Les conq)tes de cette nature ont soux'ent ('■l('' appelés comptes de
ménag-e. Pour notri> texte, an moins, une autre interprétation s'im-
pose. M. (j. (jlotz nous l'ait remarquer ([ue l'inlervention des inter-
médiaires dans les achats porte à snp[)Oser que notre document
concerne non un individu ou une famille, mais un groupement plus
large; ce fait et la présence d\\ a7.y'.;i.o; lui donnent à croire que nous
avons les comptes d'un ollicier commandant un détachement. Sur le
premier point M. (i. (llolz a certainement raison : mais la présence
du ai/^ao; ne prouve pas rigoureusement le caractère militaire du
groupement et les noms propres pourraient bien nous ramener au
cercle de Zenon, qui administrait an luwonni la oojoîà d'Apollônios,
le diœeète. Le nom Pétéminis est porté par un Arabe, dépendant de
Zenon, et ([ui dirige une plantation de ricin, pour laquelle il emploie
trente esclaves; Zôïlos revient plusieurs fois dans les papiers de
Zenon; Sôstratos, Boèthos, Drimylos, Amôs s'y rencontrent. La pré-
sence du ixà/tao; ne contrarie pas cette hypothèse et peut s'expliquer
par la nécessité de maintenir l'ordre (cf. les notes).
Recto. Col. Il
lyui h A 7 / /. =
O'.x l>or,Oo'j
A .Vu.(ôt aayirj.oj'. —
oçouç y.c(pâ[ji.tov y.
5 'K'y/y.rjZ t ,/' = L
t'jxo-oVaî'. b(^t'Cki[xy. C L
•//:pT'>,- — / -.-: =
58. COMPTES 233
■/.7.'. O'.a llcTîa'.vioç
àpTOi O'.à l^ojo-rpàTou [lJ
10 £? 'EpltOUTTOASOJ;
[S]^o; C L
T[à]pf/o; C JAa'.ov L
Bo"/;Ocoi àpTO'. C L
Avyavx L oHfoJ; L
15 H'iÀa / vSkô-/.\iy[za) y
côià = / ./ = L / lî — L
Xlo'.-bv'l xo C L
P] O'.y. Bo/;Go'j Au-wi aayt([ji.tot) —
yô^io^ — £X(aiov) xal [3a(Xavcïl Sià
20 Ap'.a'JXo'j ïl'jpo('j^ xa'. TjmiKo'j —
ôiuOu[y.ov L / ,/■ L
Col. ///.
*- / / .' "^
xal 017. Ile'
:î[jLÎv(to;|
'6'\i[o]v
Z
apTO'.
C L
A7.'/ava
C
5 'rpwyp-a
J:Z
0ap£UWL
L/H
/ / =
CL/.
Xjot-'ovl xy
ÇLZ
otà Boy;Oou
lu Ç" '7'jy.y. xal oH
;'jOu[x ov
T'JObv A (7.0)
i— f
[xa/iaw. y
xa'. a'jTwi OîOVT[i
xal Olà IIîTELllv'.OC
15 àpTOt C oivo? i_^
oçoç L Aâyava;
234 PAPYRUS DE LILLE
^iavov L ï'k{ot.'.ov) xal paXa[v£l -]
■/.iy.i y TpôJyf^a [
20 Bov-Ocoi C L / .y = C L /
/a- CL]-/,
Verso. To/. ///.
Xà/avx /
^pcoyixa -/_
/y,f=y/,.:LylL
, e
rj.Ç,^OÇ l C
T.. vu. a =
K.. OLVV.L l c
lAatov
TAatov . .
10
o<];(C/v] C Xà-/_ava ■/_
ÇijAa ■/
/ a ./• C y. Z - C
/ tfJ-Z-CL
1
oùOèv
15 lA £v Kpo/.oorA(ov -otXsi)
o'}ov C L
x'Jajj.oç
Xi/ava •/
... etc..
flec^o, Co/. II. L. 'i : x£(pa;jL'.ov), |^ . _ L. G. 1. ossO/^aa (?). — L. 19 : 5X(aiov)
3tai |5a{Xavei), £ xal 3-
Col. III. L.21 : p. e. la, mnis i)!ulùl /a.
Verso, col. III. L. 1.''' -0 iXe'.), /r\.
58. COMPTES 235
Recto. Jai 36 di-.; total : 39 dr. 2 ob.
Du 4. Par rinterniédiaire de Boèthos, au inachimos Ainùs, 1 ob. 1 keraniion
de vinaigre, 3 dr. ; lampe (?) 10 dr. 5 ob. 1/4; dû au marchand de figues, 3/4 ob.;
foin 1 ob. ; total : 14 dr. 2 ob. Et par l'intermédiaire de Pétéminis, pains, par
l'intermédiaire de Sùstratos 1/4 ob.; d'Hermoupolis, vinaigre, 3/4 ob. ; salai-
son, 1/2 ob; huile, 1/4 ob.; à Boèthos, pains, 3/4 ob.; légumes, 1/4 ob. ;
vinaigre, 1/4 ob.; bois, 1 chalque; concombres, 1 chal(|ue; (inifs, 2 ob . ;
total : 15 dr. 1 ob. 1/4; Reste : 24 dr. 3/4 ob. etc..
R° II, 2. Boo^o;, plutôt que ^oyiSo;. Ce n'est pas ce nom qui nous eût suggéré
notre hypothèse, car il n'est pas fré<|uent dans les Archives de Zenon; il s'y
rencontre, pourtant, au moins une Ibis, cf. P. Jouguet, Bibliothèque de VÉcole
des Hautes-Études, fasc. 232 (1921), p. 235, n" 4, II, 1. 5.
'A[jiwi [jLayîu.(o'., cf. 1. 18 et III, I. 11. Sur les aàyvj.o'., cf. 25, 11. 45-6 note. Le
nom de 'AaôJ^ se rencontre dans Jouguet, loc, laud., p. 234, n" 4, II, 1. 1.^ et
dans P. Zenon, Edgar, Amia/es XIX, p. 25, n" 30, 11. 10, 22, .30; dans ce dernier
texte, c'est un Xaaço,;.
4. Cf. II, I. Il; 14; III, 1. Ki. Si, comme il est probable, le y.£pàp.'.ov, unité du
gros, est d'un demi-métrète, 1/4 d'obole est le prix de la cotyle de vinaio-re et
alors, à la même époque (P. Pétrie, III, 137, col. I, I. 10; 140, c, I. 2; d, 1. 5)
1 chalque est le prix du double oxybaphe ou demi-cotyle (G. Glotz).
6. o-fdliiko. désigne peut-être une qualité de ligues; cf N. C.
8. o\.7. IIsTejx'lvio;. Un Pétéminis figure dans les papiers de Zenon, cf. M. Ros-
tovtzeff, .4 Large Eslatc in Egijpt in the third cenlurij. B. C. p. 178, 180. C'est
un Arabe, P. S. I, 519; il dirige une plantation de kiki et emploie une trentaine
d'esclaves (Rostovtzell', loc. laad. p. 178, d'après P. Lond. inv. 2312); il s'oc-
cupe aussi de bétail, particulièrement de chèvres, P. S. I. 368 et 596.
9. S'.à Iwa-Toà-roj. Sôstrate a fait partie du cercle de Zenon au Fayoum, même
quand il se fut retiré à Philadelphie; Rostovtzelf, op. laud., p. 57, 85, 114, 151,
160, etc..
20. ApiaÙAo'j S'jpo(y) xal ZutÀo'j. Ap^ij-yAo; n'est pas un nom très répandu. Cf.
P. Hibeh, 90, l. 2, et la note. Un Ap';;j.uÀo; ligure une seule fois dans les archives
de Zenon, P. S. /., 406, d'après lequel, associé à un certain Dionysios, il se
livre à toutes sortes de méfaits que le o-uv(op!,o-:y;,- Hèracleidès dénonce à Zenon
en un très mauvais grec fort embarrassant pour les interprètes. D'après
Wilcken, Archiv.; VI, p. 393, Dionysios et Drimylos seraient des agents de
Zenon, pour le commerce des esclaves (-a'.oi Txa'.) . Mais d'après Rostovtzeft",
loc. laud. p. 25 et 26 et p. 26, n. ,35, c'est précisément l'achat et la vente d'es-
claves qu'entre autres crimes leur reproche Hèracleidès, et il en fait des
236 1>APYRUS DE LILLE
éciiyers ('.Tntox6[xoi) dcpendant du tjvwv.tt/]; lliTacleidès. ()iioi (|iril en soil, les
scènes de P. S. I. 406 se passent en Syrie (VViIcken, Inc. laïuf.) et le document
semble appartenir à Tépocpie syrienne de la carrière de Zenon (cf. Rostovlzefî,
/oc. laud. p. 23 et snivanles). Drimylos a pu rester au service de Zenon, venir
plus tard à Philadelphie, et garder le qualilicatilcle ÏJpo;, soit qu'il lût vraiment
originaire de Syrie, soit en souvenii- d'un long séjour dans ce pays.
Il y a plusieurs Zoïle mentionnés dans les Archives de Zenon; l'un d'entre
eux est déjà célèbre parmi les érudits : c'est l'Aspendien, qui se propose
d'élever un temph; à Sérapis (/'. Zrnoii, Edgar, Annales, XMIl, n" 7). Un autre
est économe du nome, d'après Rostovtzell', loc. Iniid. p. 149, jusqu'en l'an 30;
(cf. P. S. /, '.84; 4«JS; :)02; .'jO'J; .538 et 7'. Zenon, Edgar, Annales, XVIII, n° 18
et n° 20 p. 242). lii autre est un agent d'Apollùnios en Syrie (Rostovtzell', loc.
laud. p. 3;^. cl'. P. S. l. .330, et p. e. J\ Zenon. Edgai-, Annales, n° 2.
Il y en a probablement d'autres encore. Le nom revient trop souvent pour
qu'on puisse toujours les distinguer, et ris.pier <les identifications. Cf. P. S. /,
409; 4,3."); 494; 49;'); .■')48: (;27, (ySl .
R" col. III, II. l.")-20. .M. (i. (îlotz nous l'ait l'eniaripier que les chillres man-
quiinl il In lin des lignes ]ieuvent être restitués avec la plus grande probabilité.
Le prix du vin étant d'ordinaire 2 oboles, la somme payée au baigneiir 1 obole,
le total de .5 oboles 3/4 1 /8, il nous reste 1/2 obole à partager entre les légumes
elle dessert. Or on trouve pour les légumes cpiaire prix : 1/2 obole, et 1/2 1/4
1/8 sont impossibles ici; restent 1/4 ou 1/8 d'obole. Le dessert monte tantôt
à 1/4, tantôt à 1/8 d'obole. Le total de la 1. 21, 1 dr., 1 ob., 3/4, 1 chalque est
probalilement celui de la journée du 6, comprenant les dépenses faites par
Boèlhos et celles de Pétéminis. Celles-ci s'élèvent à .") ob. 3/4, 1/8; restent
])<)ur les dépenses de Hoèthos 2 oboles; sur ces 2 ob., 1/8 a été donné à Amôs
pour du fromage; le reste est à partager entre un autre versement à Amôs, et
le prix des figues et du thym.
17. x)v'l^javo;, mot d'origine peut-être sémiticpie ; la forme attiijue est xpi j^avo,;;
les papyrus emploient les forines avei' A, <pii se li'ouvent en dorien et en ionien.
Cf. Mayser, (Irannnalik, y. 7, 41, 188.
\° col. 111. 4. On ne peut se rendre compte de l'exactitude des chillres. La
surcharge £ /' (.'')dr., 3 i^b.) reste inintelligible. A cette ligne paraît une indica-
tion nouvelle, le signe 1 = à» 'wv(j'). Mais nous ne comprenons pas l'intérêt de
ces soustractions, si ce sont bien des soustractions dont il s'agit. Peut-être ce
signe introduit-il une somme ([ui reste à payer.
7. .Nous ne lisons pas ['j[aA]av£Î.
14. oOBév. forme courante (six fois H contre une fois o au m" s.) cf. iNIayser, op.
laud., p. 181 et suivantes.
■)9. VERSEMENTS POUR LA ZlTHPA 237
59. VERSEMENTS POUR LA ZÏTHPA
Magdola. ii.v. 101. An H d'Éverg-ète P''.
a) 16 X 11
16,5 X 13
On ne peut pas douler que les tleux morceaux de papyrus, qui
constituent ce document, ne doivent se placer l'un sous l'autre. Nous
obtenons ainsi deux colonnes complètes en haut et en bas; mais il y
a certainement entre les deux fragments une courte lacune dans la
colonne II (entre les lignes 96 et 97), et peut-être une autre, mais
moins étendue, entre les lignes o 1 et 32 de la colonne I. La colonne II
est mutilée à droite et il est impossible de savoir s'il y avait de ce
côté une ou plusieurs autres colonnes. Le titre nous fait pourtant
supposer que la pièce n'est pas loin d'être complète, cependant il
manque au moins après la ligne 126 des noms de contribuables et
un total général.
Ce titre nous indique : I" la date : 11'' année d'Évergète P'', mois
de Choiak; 2" la personne de qui émane le document, Tiapà [6]écovo;;
3° la nature de ce document qui est un compte des sommes versées,
au titre de la 'Çu-ripy., à la perception de Bousiris, pour la 1 P année,
TÔJv T.tT.zojy.i-MV [fn-À to âv Boixjipii AoyeuTripiov £iç to ta' [tzoç] '(uTrjoâç (voir
n. o).
Le compte est divisé en trois parties; la première qui va de la
ligne 8 jusqu'au total général de la ligne oi, nous donne, par vil-
lages, une série de versements en argent, effectués par des per-
sonnes dont la qualité n'est pas spécifiée. Cette partie peut être
résumée par le tableau suivant :
Fasc. ni 32
238
PAPYRUS DE LILLE
A
Dates
Sommes payées
en drachmes
Villages
Payeurs
.\v:a/.
160
UiE-i-onô-j-:-
Au)7;6r,ç za; ©otOfjLO'Jî
^-t
100
Kof,ziî
'lëoti; xa! Ne^OoJtpK;
-
125
Ilsiveil/u
KaXXtzXfç zh Trapà IlaTEiojyoj
300
Ti^yJAi
Ap'j'j'jTr,:; xô T.OLpi AT,ijLr,-:p(o'j
300
Bouaïsiî
AT|ijir]-:p;o;
"^
320
TiXtofic?
—
Tolal
1505
12
180
'Ov/r,4
'IvaptoO; To T:apà '.Apfxayopoj xo 7:apà 'Upo'j
15
300
Bouaïoi;
AïiJATÎxptO;
22
1 2 ob.
BojtToiî
'A6£iji|X£'JC Bpjxoj;
< Total >
<.481 2 ob.>
Ce total n'a pas été effectué par le scribe. 1
23
600
Koua
'tipoç 'Ap-^-/;6io? xô -Trapà «fapiTOj
100
'Ovvf,;
'ilpo; TôysSoéw;
300
'Ov/r-;;
'Upoî 'Apyrioio; xo irapi xoô ocjxoù
215
Too'j
SajjKoù^
Total
1215
24
87
XyvôjijiÔi;
tJa[jiO'jv;<
27
100
Too-j
Sa[X(0'jî
28
[23]
'qw-^i;
'iipoî za! NsyBsv'iê'.; [
1040
BoutrTpiî
Ar,[ji-/;xpio;
160
DeEvTtàsêuTi;
AT,|ji/;xpiOî xô T^xpk A(0!Ji6iou xx! 6ox0[jioûxo?
Total
1410
[••]
163
Tiv/.).,;
'Ap'JWXT.Î
53
Kpï,y.t<
'lëoiî /.al NsyOoTÎpt;
5
i)-/vô)ix6i^
8a|JL8C)V!;
298 4 ob.
Bo'jjTpt;
AT,urixpto<
123
Iliéveiî/u
AT,|AT|Xpio; xô Ttapi fliXEjoJyoj
320
TiÀÔjO'.;
AT^|A/;xp!o;
160
"Ow?;;
'<>po<
40
Tôo'j
iixofxtî xô -api iiaiiioOxo?
100
K')ijia
<l>apàxr,;
160
'Ov/f, ;
'ilpo;;
Toliil
1626 4 ob.
Total général
<6238>
Le texte don
ne 6425. Différence : 18" lir.
ot). VERSEMENTS POUR LA ZÏTHPA
239
Connue on voil, nous avons ici la liste des soninies versées à des
dates diverses, pendaiil la durée d'un mois, qui, d'après le titres ne
peut être que le mois de Clioiak. Le mois est divisé en périodes mar-
quées par des totaux partiels, <pii n'atteig-nent jamais 2000 drachmes.
Des dix villages (pii ligurent dans notre texte, plusieurs sont
connus. Bousiris est le nom de deux villages, l'un dans l'Arsinoïte
(cf. Grenfell-Ilunt-Goodspeed, Tebtunis Papijri 11, appendice II,
.s\ ('.), l'autre dans l'IIéracléopolite (G. Wessely, Studien zur Palaeo-
graphie utid Papi/rus/iu/ide, t. X, 13-3, I, 1. 11). Gomme K6p.a, IIeïv-
s
M 3
11
'fi
O
n
300
M
•o
100
o
's
p
3
c
123
b
c
160
>3
>
300
•3
r<
320
3
O
■o
.T3
1
1303
12
180
180
lo
22
23
24
27
28
[■]
Total
300
1
300
l,2ob.
l,2ob.
600
(100)
(+300)
215
100
1213
(=400)
87
87
100
1040
[23]
160
3
40
333
1223
298,4ob.
100
33
(160)
(+ 160)
123
163
320
1626, 4ob.
(=320)
2140
700
153
néant
923 230
320
92
463
810
6238
2^i0 PAPYRUS DE LILLE
-âaSuTiç, Tôo'j, Ovvr,; se trouvent aussi dans l'HéracléopoIite, il est
vraiseml)lable que notre document concerne ce nome. Bonsiris,
où est le Aoyi'jTr^pi.ov, doit être le chef-lieu (lu II district financier, et
probablement, à en juger par Tanalogie de Plicbichis, où se trouve
le Xc-YcUTïjp'.ov du KwtV/];, le chef-lieu d'une to[)archie (voir P. Hibeli,
1061. Le tableau B permettra de juger d'un coup d'œil l'importance
des versements par périodes et [)ar villages.
La seconde partie commence à la l. o2 et finit an total gc'néral de
la l. 9(k Le titre, x-b 5'.îYY'jr;T£toç, indique que les sommes versées
proviennent de cautions, et c est ce que confirme le détail du compte,
où nous trouvons des formules comme : v.;, rr^v Qpou ÈyY'-^'l^''^-
Malheureusement les mutilations de la col. Il nous dérobent, entre
autres notices, l'indication des sommes versées. On remarquera que
dans ce chapitre, figure un village que l'on ne trouve pas dans la
première partie, celui de IMachor. Le total des sommes versées par
les cautions n'est pas de beaucoup inférieur à celui des paiements
réguliers de la première partie : 1 talent contre 1 talent
'G25 drachmes. Ces cautionnements pour la Zu-.r^py. sont aussi connus
par des textes démotiques de la même époque cf. IL Sottas, P. déni.
Lille., 6 et 7, et la n. 10 de la p. 26. Les renseignements fournis par
cette seconde partie sont, autant que possible, résumés dans le
tableau C :
•J9. VERSEMENTS POUR LA ZVTIIPA
24d
Dnics
Sommes versérs
LMl cllMchini's
l'ersoiiiu's
qui font les versemciils
p4'rs(»iiiics pour
qui le verscnicnl
est l-iil
jusqu'au 20?
21
20
'Ovvî;-
Too'j
Xsx,esvT6t;
A(ià)î 'Atpjy^io;
'lipo;
'Ipxvojtpiî
Total
44
[20?]
20
20
20
[ ]
Miyop
id.'
id.
KïtpaXr,v
IvapwOç nETewjToç
Ar,[jirÎTptOî AtoSwpo'j
AîOVJTOOUJOO,
<I>a[jLOjvtoo [
Kaa8to [
't>a;jtO'jv!oo [
ricTOïîoi,
nsTt? riij[..To,-]
Ililtî TTÔTOTlOtOC
•i2po,- -Apg.: [-^..0,
'/pxvoiTTlC
'iipos 'Ap-:£fz[
ir,|x/^Tpto;
24
[ ]
[ ]
Tôou
Kpv;/.'.;
'AOsfx.uLEJ; n[
[.Jfxox; A[
'HXto<>[ ] TitâSou
'Ipavoùtpi;
X
27
28
[ ]
[ ]
Too'j
Mayop
N'0[AtY-cr,; [ ] oo'j
'Ap'jdJtr,; [ ][0î
'ApiiaTo; [
[ ] 'Opv/toc
X
'lpav[oClT:i;
[pour le même?]
c
Total partiel
388
__
Total général
1 talent
La Lacune entre les ligne.s 96 et 97 a peut-être emporté le titre de
la troisième partie. Celle-ci est à peu près construite comme la pre-
mière. Les versements ont lieu à peu près aux mêmes quantièmes;
242
PAPYRUS DE LILLE
les personnes qui les effectuent sont généralement les mêmes,- la
plus grande différence est dans l'importance des sommes versées
qui, autant qu'on on peut juger par les chiffres conservés, sont tout
à fait minimes. Nous ne savons pas dans quel mois ces sommes ont
été payées. Le tableau D résume la troisième partie :
Dates
Xotax (?)
Sommes versées
en drachmes
A'illages
Payeurs
i ^
5 1
11
15
23
[ ]
[ 1
[ ]
[ ]
i[ ]
1 ob. 1/i
■i 12 ob.
3 ob. 3/4
3
4
4
2 i ol).
Kpr, ■/.'.;
nsÉvet}'"
'Ov';ï,i;
BouoTois
TiXioO;;
Tôou
Màyop
Boualpi?
Kô[jia
'Ovvt;i;
Toou
KoiÀ>,!/.Xf,; TO Tiapà Ileteao'jyou
'Ap'J!i>T-/-|î [
[' ]
XTiixr'^tpio;
'Ipïv[oOot?j
iï.JJLÏ^TptO;
ilpos Ap^r]6iOî
ô aÙTÔî
24
1 ob. 1/4
1 ob. 1/4
1 ob. 1/4
1 ob.
3 3 ob. 1/2
Kpr,-/.i<
'A|xù)i; TÔ Ttapà 'Ipï-jo'jtpio?
Aïoowpoc
Nojjti-,"f?;?
6a|J.oùv'.;
•ni 1?) V. n. ad locum j
Total du 24
4 2 ob. 1/4
Le texte donne 4 dr. 1 ob. 14
27
3 ob. 3/4
1
Miyop
Too'j
'IpavoÙTTt;
Sajjnoù;
Total du 27
1 3 ob. 3/4
28
29
2[ 1
1 ob. 1/4
[ ]
1 3 ob. 1/2 [
[ ]
1 ob. [
[ ]
[ 1
id.
Bo'jdïpi;
lUEvTriaê'jTt;
Ti-;/./t;
KpY.Xl?
Bouaîpi;
'llpo;
NsyÔEvtêtc
ArjuLYÎTp'.Oî
ArijjiTÎTpt'K "0 ~apà AwiiOÉou
'.\p'J(i')TT,î
'lêoûc [
Aïj.a-fÎTpio; [
[ ]
59. VERSEMENTS POUR LA ZYTHPA 2^i3
Four apprécier le sens et la portée de notre document, il faudrait
pouvoir se représenter le rég-inie fiscal au([Liel était soumise dans
l'Eg-ypte ptolémaï(|U(' la fabrication de la bière (^Otoç, cf. G. Wessely,
Zijthos uud Zytltera,x\n'' Julireshericht l<\ />. Sta (i tsgy iniiasiums iii. Her-
nals) ; c'est à quoi se sont efforcés les commentateurs, dont quelques
uns ont été cités ici même, cf. ad 3. n. 49-oo; il faut ajouter Henri
Maspero, Les Finances de CEi^'ijpte sous les Lagides, p. 85 ; W. Otto, Die
Priester iiiid Tenipel in Hellenistisehen Agijpten, 1, p. 298, 301 II, p. GO,
287; Bouché- Leclercq//i.ç/o/re des Lagides,\\\,\i. 2'i8-249;lJ.Wilcken,
Griindziige, p. 251 et Clirestoniatliie, -'{lO; G. G. Edgar, P. Zenon
Edgar, ;>2 (Annales du seri'ice des Anti(/uitt's, XIX, p. 28-29). Mais
depuis, des documents nouveaux, ceux de la correspondance de
Zenon, et aussi ceux du troisiènie volume encore inédit des Tehtunis
Papijri, ont suggéré des vues plus précises sur l'organisation des
industries dans l'Egypte ptolémaïque; (voyez M. RostovtzefI', Tlie
Foundations of social and économie Life in Egi/pt in liellenistic
tintes, dans \e Journal of Egijptian Arehaelogij , vol. W, p. 175-176),
et, pour ce qui est particulièrement de la 'CuTripâ, M. Rostovtzeff en a
tracé une esquisse générale dans l'étude qu'il a consacrée à la owpjv.
d'ApoIIônios au Fayoum [A Large Estate in Egijpt in tlie third
century B. C, Universitij of }\ isconsin Studies, n" 6, p. 118-119).
Toutes les brasseries sont sous le contrôle ro3'al (Edgar, loc.
laud ; Rostovtzeff, [loc. laud.]. La fabrication et la vente de la bière,
unies généralement dans les mêmes mains (Rostovtzeff, loc. laud.),
ne peuvent être exercées qu'à condition de paver une licence
(serait-ce le 'CuTUTCcoAtxiv?) et de verser une granile part du produit à
l'Etat: ce versement constitue le 9500:, et la perception de ce 9600;
est affermée — comme peut-être aussi celle de la licence, — • selon
les principes généraux réglant les fermes égyptiennes, tels que
nous les ont fait connaître les Revenue La<vs et le P. Paris 6^. La
ferme du cpopo; des brasseries est ce que l'on appelle la "ÇuTïjpà (se.
wvrj, cf. II. Wilcken, Gr. Ost., p. 370). Rostovtzeff pense que la
matière première, c'est à dire [)rincipalement l'orge, était fournie
VA PAPYRUS DE LILLE
par 1 Etat au brasseur; pI c'est en ce sens qu'il faudrait interprêter 3,
L ''i9-5-'], 52, et /-'. Pétrie lil, S7 oîi le terme a'jv-a^t; désignerait cette
fourniture (pour ce (leniier h^xte cf. Sinyly, (ul. loc. et ^\'ilcken,
Areliir. 111, p. TM)). Mais Ton tloit avouer que le F. Zenon Editai-,
32, — un des docunients (piiont pourtant le plus contribué à fixer
les vues de RostovtzeiV — n'est pas très favorable à cette interpréta-
tion et l'on conqirend le parti suivi pai' l']dgar, cpii voit dans aiivTa^t;
un synonyme de r:iiô^o^ : aûv-raçiç peut signifier aussi bien un paiement
fait à PÉtat (cf. /*. Teht, 10:|) qu'un paiement fait par l'État. 11 en
résulterait donc (piele^ôpo; pourrait être payé en nature, conclusion
qui semble un peu en contradiction avec la plupart des textes, et
notamment avec P. Paris (Î2, \', 1. l!) (|ui range la 'Oj-r^py. parmi les
fermes dont b' revenu esl payable en bronze au paii-, fait confirmé
pour le m'' siècle par P. Iliheli, 106, 107 etc.
Or le P. Zenon Edgar 32 est mutilé à la seconde ligne, l'expression
<pii paraîtrait décisive, owo-civ ciç to ^aa-tA'.-/.6v, est ajoutée en surcharge,
il n'est pas sur ({ue crJvTa;'.; soit le conq)lément de ocÎxte-.v; le sens de
cette partie du texte est donc mal établi et la mention de la aJvTaHi;
s'explique, si l'on admet avec Rostovtzeff que le ^6poç est propor-
tionnel à la (puintité d'orge fournie par l'Etat. C'est peut-être une
idée analogue qu'il faut appliquer à l'interprétation de 9, 1. 7-8,
<\\\\ reste pour nous très obscur (cf. Rostovtzeff, op. hnid., [). 92,
p. 150, n. 105).
Quoi (lu'il ou soit, il l'st probable que nous avons ici, dans la
première paiiie de notre <locument, un compte du 'iiooç,, payé par
les brasseries d(^s villages mentionnés pour le mois de Clioiak.
Ces versements constituent ce <(ue les textes appellent l'àvaipopâ
mensuelle (cf. Revenue Lruvs, XVI, 1. 10; P. Paris, 02, IV, 1. il.
Mais il peut y avoir deux inanièics de payer ces àva^opa-. Ou bien le
contribuable verse une somme globale à la fin du mois, comme
nous le voyons ])Our le ii'" siècle dans J\ (irenfeU, 11, ."59 (= Wiloken,
C/irest., 310), ou bien le produit de la vente est versé à mesure
aux Xo^'i'j-.y.'. ou à la bancpu-, et le départ fait par le percepteur entre
'i!t. VKUSKMI'NTS POUli LA ZiTlll'A ±'ùi
les sommes (|ui icvicimciit. aux I)rasseurs cl celles (|iii rciviennent
à rÉtat (Rostovtzeff, d/j. hiud., p. II',)).
C'est [)eiil-èli'e la deiiiière méthode c[iii (!st suivie dans iiot re lextc.
Mais nous lu' poiixoiis pas dii-e si les sommes versées ici repré-
sentent le produit iutég-ral des ventes ou, <'e cpii nous [)arait plus
probable, seulement le oipo; [)rélevé sur ce prix.
P. lliheli, lOC», 107, loli-Ki^ nous renseignent un peu sur la
manière donl ces versiMuents étaient elfectués; les sommes sont
remises au l)an([uier (Tpa^s'Ctr/];) et au ooxiM-ao-Tr;;, (pii, selon (Irent'ell
et Ilunt, joue, auprès du ban([uier, un rôle analogue à celui de
ràvTPj'pa^îO; aupi'ès de l'économe. Celui-ci, ainsi (pi'iiii autre per-
sonnage, qui est peut-être l'épistate. sont |)résenls au '/.oyiu-r^ziov.
Les documents de llibeli sont des reçus pour des versements ana-
logues à ceux (pii sont relevés dans notre conipte.
La deuxième partie nous présente des paiements faits pai' des
cautions, sans doute par suite de déficit ou de défaillances. Il est
plus dilïicile de déterminer ce que sont les paiements de la troisième
partie. Les payeurs sont généralement les mêmes que dans la pre-
mière et différents de ceux de la deuxième (v. tableau E). On peut
se demander si nous n'avons j)as là le compte du sopo; pour un
autre mois que Choiak. Mais les chiffres conservés sont bien petits
et peut-être faut il y voir, pour Choiak encore, non pas le prin-
cipal du cpopoç, mais des taxes supplémentaires. Que la CuTyjpâ ait
donné lieu à la perception de taxes supplémentaires, c'est ce que
nous prouve P. Paris, 02, V, 1. 19-21 : -/wpî; tv^; Û7i&x£t(A£vr(Ç ik ':viv
£-iita-X£U-}]V ùpy.yiJ.r^ç a xal etç to xy.'zocy ojyi'-jy àXXaç [ ] p mtz' thy.i ^'. (Wil-
cken, Gr. Ost., I, p. 181).
Resterait à déterminer la (jualité des personnes qui figurent dans
notre texte. Q]zb}y ((ui l'a rédigé est soit un comptable du Aoytu-.-i]piov,
et par conséquent un employé de la Ferme (cf. Revenue Laws,
col. 10 et suiv. = Wilcken, C/inst., 238), soit le 'rpaTrErir/,; ou le
coxiixaiT-r,;. Il est plus malaisé de déterminer les autres. Le tableau
E résume les indications que l'on peut tirer du texte :
33
246
PAPYRUS DE LILLE
Villages
BoutToi;
Ko|jia
Kof,/.'.
Mayop
'Ov/f,;
ïlzviv^'j
Payeurs régulit-TS
[ ir,i^f-p:':i, 11. 1(). iO, 34, 'r2, 102, 106,
\ 120, 125.
'AftsaiJis'j; Bp:-:ou;. 11. 21-22.
'i2;o; 'Apyr,SiOi. 1. 107.
'iipo; Ap/r]ê'.o; xô zapà •l'api-oj, 11. 23-24.
•l'apixf,;, 1. 49.
'ISot; y.a" Nr/OoîTpu-, il. 1011, 39.
"lêoj,-, 11. 9", 124.
A'.oSwpoc, 1 . 112.
'Ipa[vo':iri;, 11. 105, 116.
Cautions
Personnes
cautionnées
■hXco8[ ] Ttiàôoj, 11. 85-86,
No|j.iY7f,î 1- 88.
/nsToaTpis N£y(^6o((ji6io'j;, 11. 5"
\ 58.
KttfaXrjv, 1 . 59.
f'Ivaptoô; nEXtojTo;, 1. 60.
\'Ap|J.xîo?, 1. 92.
'IvaKoO^ -ô Ttapà 'Apaa/opoj tô 7:apà
"tipou, 11. 18-19.
'iipoi; Ts^ESpiw;, 1. 25.
'lisoî'ApYT^SiOî -ïo -apà TQj ajTOÙ, 11. 26-27.
\ 'iipo? 'Apy-/,è:oc, 1. 100.
'Upo< ■/.»! Ns/GsvTSiî tô r.%p7.[ 11. 32-33,
118-119,
"iipo,-, 11. tC), .•;i).
0^, 1. 101.
KaX).i-/.XT,;TÔ T:apà lUTêioj/oj, 11. 12-13,98.
Ar, [jiyÎ-cs'.o; to rapi IlîTôaoj^oj, 11. 43-44.
T. 1. 126.
i AtojiOr^; (= AotIOeo;?) «tstî Botoijloj;, 11. 8-9.
ii-t, ^ ■,'', .,,* Ar^iAv^xpio; TÔ nïpà AtojtOÉou /.a'. floxoixoÙTO;,
'/ 11. 35-37.
AY,|ji/,Tp'.oc xo Tiapà iojT'.OÉo'j. 11. 121-122
NïyÔsvïoi; {'Opv/io;), 11. 53-54.
'Opï^vio;, 1. 95.
Ipavoùmî, 11. 57-58
iipo;, 11. 53-54.
X, 1. 95.
59. VERSEMENTS POUR LA ZITHPA
247
Villages
Payeurs réguliers
Cautions
Personnes
cautionnées
l^viôijiOi;
eajjLoOv.;, 11. -29, 41, 114.
AT,|j.r;-p'.o; Atootupou, 11. 61-62.
Atov'j3Ô3(opo;, 11. 64-63.
<l>afxouvt0'.f[ 11. 66, 70.
SaiJiwi;, 1. 67.
?Ka<jeio[ 1. 68.
SEfiOsù;, 1. 69.
nsToiTpt;, 1. 71.
nâdi; ni-r[cTO,-], 1. 72.
na6f,(jt;ji;; na[ ], 1. 73.
nàii; riExoaîpio;, 1. 74.
'iipoî 'Apêi/io;, 1. 73.
Te(;)î*a[jt[ ], 1. 76.
'apo; 'Ap-:=[ji[ , 1. 77.
Ar, [Aï^tp'.'/;, 1. 78.
<l>a|af, n£T[ , 1. 79.
niTu- .\E/9[ , 1. 80.
'A9e;jL(jiE'j? n[ ,1.81.
/., H. 61-62.
Ti-(y.l'.i
'ApucÙTT,; TÔ rapi AT,ijiT,-:p(ou, 11. 14-13.
'Apjtixr;;, 11. 38, 100, 123.
TiXtoSi;
AT,,jir;Tpto,-, 1. 17, 43, 103 (?).
Tôou
SïiKoô,-, 11. 28, 31, 109, 117.
'A,MÛ); "A-iJY7'o;, 11. .33-56,
83-84.
'IpïvoO'ii;, 11. 35-56.
Itoï,-::; -:o -api lïaw^iTo;, 11. 47-48.
/Apji.jTr,;. 1. 90.
'Ipav[o0o'.;, 1. 90.
'Ajj.û)î 'Aç^i'yio;, 1. 104.
'A[X(ô; tô Tapi 'Ipavo'jo'.o;, 1. 110.
On remarquera (|ue, dans la première et la troisième parties,
chaque village a son payeur ou ses payeurs attitrés. Nous avons
déjà noté que les paiements àuè otcyyuYjo-ECjç émanent, comme il est
naturel, d'autres personnes. Il y a des exceptions : Ar,u.ï;Tpioç, qui
dans la première et la troisième parties figure pour Bousiris et Tilô-
this, à Péénepsy fait un versement pour Pétésouchos, et à Péen-
pasbutis, en fait un j)our Dosithéos, se trouve peut être parmi les
248 l'APYUlS 1)1-: l.lLLl']
cautions du village de Scliii(')intliis. Iiinr(\iis, caution ;i Maclior, fait
un versement rég'ulier, à Onnès, ponr I lainiacliôros ; Neclithenibis,
caution |)()ni- lloiiis, ii Onnès, est associe à lloriis dans le nicnie
villagv pour un \cisctncnt r(''guli('i'; .\in('>s lils d 'A[)hyncliis et No-
mingès lig-urcnl connue payeurs et connue cautions l'un à Toou,
l'autre à Kickis. Sauf pour ces derniers, il l'aul uolci' cpu' les per-
sonnes, (pii versent connue cautions, ne soûl paycins réguliers
que poni' des villages aulres f(uc l'cux oii ils sont cautions, et (pic
généralcnuMil ils V font un versement poin- le compte d'un autre. Il
n'y a là rien (pic de tr(^'s naturel.
Mais quels sont les payeurs (pu' nous avons a|)pcl('s réguliers,
c'est-à-dire ceux de la première et de la lioisième [larties? Plusieurs
hypothèses sont possibles 1" ce sont les ^j-:o-otoi eux-mêmes 2" les
trésoriers (-:aij.(at) et contr('')leurs placés auprès d 'eux (/^ /.. E(lg(u\
32et.Jr3); -i" Les fermiers, ou sous-fermiers (sin- les sous-fermes,
àTzo-pâaa-ra, cf. Revenue Lan's, IS, I. Il», cl /'. i*iiris, ()2, I. 18) ou
enqilovés de la l'cruu- tels (pie XoYî'jTai, -in-oko^iiu-.y.i (sur ce dernier
terme, v. P. Zenon, Edgar, 32 (Cf. aussi, (i. Plaumann, P. Gra-
(lenwitz, ;j, p. '-W).
Les textes connus ne mentionnenl guère que les cautions des
fermiers et celles des sous-fermiers ; cette considération devrait
peut-être nous incliner vers la seconde hypothèse. Mais il n'est pas
impossible que les vUToroiof aient dû aussi fournir des cautions, et la
première n'est pas tout à fait exclue. Les fragments des Revenue
Lfnvs (fgt f) (I et A). <pii traitent de la 'Cuz-qpy. et où des ^Yy-joi sont
iiieiitiounés, sont ti()|i mutilés pour permettre des conclusions.
I^n derni(>rc aual\sc 1 ai'gent vient des luTo-oi^i, vl nous inclinons
à \(ùv un Z\j-:o~o'.6:; dans le pcrsounagi» dont des iiitei'UK'diaires trans-
mettent les contributions, c Cst-à-diic ceux dont le iiniu est au génilil
après la formule -o -açà ; ([). c. 'hy.yj.-r^ç aux 11. 2.')-2''i, 'Hzo: et peut-
être 'Apaà/opo; à la I. ID: IIcTï^oO/oç aux 11. 12-|:î cl ".I8-99). Dans les
reçus (rilibcli. 'raeudx'S, coiuukî radmetteut les éditeurs serait aussi
un "^jto-o'.o;. (^c sont aussi, a\i moins pour partie, des "«^uTozoiof
i9. VERSEMENTS POUR LA ZVTMPA
249
(|iii vcrsiMil (liiecteinent, sans intei'iuédiuiro. Qiuuil jmx inUïmié-
diaires ce scraliMil soil des Tatx'lat, soit des cinplovôs de la Forme.
P. (riirob, 7 nous montre un exemple des transaelioiis (|ui iicuxcul
intéresseï' plusieurs personnes au |)aienn'nl des l'edevaiu'es cl nous
avons déià eité P. déni. Lille ()-7.
Frgt I. Col. I.
Bao-'.Xs'JovToç llTCiX£iJ.aiciu
ToO IlToXîaaîou xal Bsps
vîy.yjç HeàJv E'jepyîTtov,
à']-ouç ta, Xoiax, Tiapà
5 BJÉOJVO? ■ ':àiv TÏETCTCDXOTCOV
èJTil TÔ iv BouTipsi XoycUTrj-
p'.]ov £tç TG ta (è'to;) "(uTYipâ? •
nsJcVTraaê'JTECo; AwtiOy]?
/.al BoToaoûf?! p^
10 K pïixîojç l€s[; xal NsyOoTt-
?]tç p
n]£ÉV£'j/'J KaAXtxXïjÇ TO
uapà neTEffoij/ou px£
TàyxXEwç ApucÔTY]; -b
15 Tiapà AY]fjiY]':p{ou t
BoUTÎpEùJÇ AY)a-/jTptoç ç
xal TtXcôOeto; tx / Aje
[€ 'Ovvy;o'j; Ivapwû? To -apà
Apui.a-/6pci'j TibJ irapà "Qpo'j pT:
20 f,£ Bouo-îpîw; AyjjjLrjTpio? -:
x6 BouaipcCO? 'AOcULU.£'J:;
BpUTO'jç a =
xy Kéaa't^po; ApyrjÇ'.o; to -rrapà
<I>ap7.':ou /
25 "OvvTjO'j; 'lipo; T£y£0p£oj;; p
xal 'lipoç 'Ap/TjÇto; to -apà
ToO a'jToO -:
Toou lilaato'j; !;',£ / A^t£
xo -lyyôj'jJjtto: HaaoOv.c
;io vt; ' ' '^-^
Xw Too'j ^a acolOç s
F/-0/ 9. Co/. y.
xr, 'Ovvr,ou; iJpo,- [ ]
xal N£/Ô£vïêL[]ç • • ■n:ap . ^^ .
[BjouaîpcTto;] [AYi]jx-/^Tpto; ïiji.
35 n££v-ac7Ç'JT£(o; AY)aj^Tpio[;]
— To Trapà AcoT'.OÉou xal Ôotoul-
— ^Ji^'O? p? / x\ut
— X. TâyxX£()j; 'ApuwTV]? p;£
— rKp]ï]X£OJi; 'iÇoi; xal N£/OocrTic;
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— -uy_vci)[/.0£a)ç 6a[/.oOviç £
— Bjouo-îpEojç Ay]fjL-/iTpioç l!q-/] ,/'-
— n££V£'j/'j Aïia-ii^Tptoç Tc. -apà
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PAPYRLS DE LILLE
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— xy K6u.a 'Ujîoç "A^piy;/jStol_(;J
— 'Ovvr,0'j? 6 aÙTÔç
rjp. VERSEMENTS POUR LA ZYTHPA 2S4
110 xo Toou 'Aaûc Tozapà loa- — >^ai NEyÔEVïei; -L
— voûor.ç - L i^' Boucripîoj; Ayj,(j./iTpio; [
— Kpr,x£wç At6ocoûo; - A — n££V7îaTÇÛT£a>ç A-/iar,-|pto;
— xal NofxiYYïi; - '^ ~ !! "°'^'' Awa-.OÉou a 7' c [
— Ï/_vcÔ(jlO£Coç 0a[JLoOvu - " '"-^^ Tày/AEw; 'ApucoT/j; [
115 v'.; y ./■ c I i- L — Kp/iX£co; 'iÇoO; - [
~ ^ Màyop 'Ipavoû-i; ./' c [L\ IM Bour7ip£wç A-^fx-/iTpio; [
— ïôou :Caawaç a / a J v L — '''•«î n££V£(|/u [
— xTj 'Ovv/)ou; 'L*po; ^ [
L. 33 : TOTiapa paraît |)rol)able ; aprôs, traces du bas de deux lettres; place
insuflisante pour un nom propre. Le total de la 1. 37 montre que les chiffres
perdus II. 32-33 devaient s'élever ensemble à 23 drachmes. — L. 35 : A partir
de cette ligne, on commence à trouver à gauche des traits oblicjues, indi-
quant une révision. — L. .'i5 : au lieu du trait oiilique, deux traits croisés
en X ; de même 11. .">7, 62, 83, 103. — • L. 107 : le chiffre 5, correction sur un
y. — L. 109 :?[]/, dans la lacune quelques traits d'encre, fibres supérieures
arrachées; peut-être |j ' •./'- — L. 1L4 : après 0au.ojv'.ç, le scribe semblerait
avoir mis 1 ob.; mais ce n'est probablement pas ainsi qu'il faut interpréter
cette trace. Cf. 1. 29 oii après Waaojv.; il n'y a aucun chiffre. D'ailleurs le
total à la 1. 115 n'admet |)as de facteur à la 1. 114. Si on additionne en effet les
chiffres des lignes fil, If 2. 113, If.'i on a : l ob. 1/4 + 1 ob. 1/4 + 1 ob. 1/4
-f- 3 dr., 3 ob. 1/2 = 4 dr. 1 ob. 1/4 qui est le total général de la ligne ll.i.
1-6. Date et titre du document : « Sous le règne de Ptolémée, fils de Pto-
léniée, et de Bérénice, Dieux Evergètes, Ghoiak. De la part de Théon : Compte
des sommes versées au bureau de perception, à Bousiris, pour la IL" année
au titre de la Ferme de la bière. »
Dans l'ignorance où nous sommes de la marche des calendriers et des com-
puts adoptés au m'' siècle avant J.-C, il est difficile de préciser la date de
notre texte. Les hypothèses que l'on peut faire semblent nous reporter aux
années 236 et 235 :
1° La date est donnée en années régnâtes. Supposons ces années comptées
d'après le calendrier macédonien, et à partir de l'avènement. On admet que
celui d'Evergète est de 24G ^Bouché-Leclercq, Histoire des Lagiiles, II , p. 388);
'liVl lUin'RlJS DE LILLE
la onzième année coniinencerait donc en 236; mais nous no savons pas si
Clioiaii (à cheval sur Janvier et Février) se place avant on après la date de
l'avènement, ni. par suite, si notre texte est de janvier-février 235 ou de janvier-
lévrier 236.
Le décret de r.ano|ie muis apprenti (|ue le 2,5 Dios est le jour oii Evei'gète a
reçu la couronne de son père. Nous pouvons l'aire état de ce renseignement,
en admettant soit que le jour du couronnement est identique à celui de lavè-
nement, soit (|ue l'année réguule a son origine le jour du couronnement. Or,
si nous l'alculons la date julienne du 25 Dios d'après la correspondance
7 Apellaios = 17 Tyhl et sans tenir compte des intercalations possibles dans
le calendrier macédonien, nous verrons que le 25 Dios tomberait le 5 Tybi,
donc après Clioiak ; notre texte serait donc de 235.
2° La date est donnée d'après l'année fiscale. Nous tenons cette hypothèse
pouT' plus probable, à cause de la nature même du texte, et parce (pTil n'est
fait aucune mention du mois macédonien. Mais qu est-ce que l'année fiscale?
Admettons, avec Lesquier, que c'est une année de 365 jours, comptée de
Méchirà IMéchir, en partant de Mécliir (pii ])récède l'avènement. L'origine du
comput des années fiscales d'Evergète serait vraisemblablement en Mars-
Avril 247; la onzième année commencerait en mars-avril 2.37, et Clioiak de
cette année tomberait en janvier-février 236.
.3" La date est donnée ])ar une année vague égyptienne commençant en
Thôlh. Si l'origine du conipul est Tlintli précédant l'avènement, Choiak nous
amène à janvier-février 2;?6; s'il faul partir de Tliôth qui suit l'avènement, en
janvier-février 2.35.
5. îtt'. -h Èv BouT'lasi /,ov£j--r,p'.ov. (S. Revenue Lrtir.v, XI, 1. 10. ("/est un local
différent du tsAùv.ov u'/;/V/., IX, 1. 3): tandis qu'au tîAÙv.ov, on alfiche le voijio;
Tî/.uv'.y-o;, il semble ipiau Aoys'jT/îp'.ov on ait adiché la liste des fermiers, de leurs
associés, des cautions, des logeutes, des hypérètes attachés à la Ferme. Le
sens de AoyeuT/ipwvest clair, c'est le bureau de perception. Dans P. J/ibe/i, 106,
107, etc;..., on y voit siéger le TpaTiEÇitT,; et le oox'.[ji.aa"r/-j.; et Grenfell et Hunt ne
le distinguent |)as di^ la l!;iii(|ue Royale. Sur le Ko-^zurr^aw/ et les XoysuTai, voy.
aussi G. iMaumann, /'. (,iadcinvitz, 5, dans Sitziiiigberichte der Hcidelberger
Akadeinic der Wissenscluiften, phil.-hist. kl,, 1914, 16 Abhandl., p. .32 et sui-
vantes. Il ne faudrait jias conclure de notre texte (|uc Iknisiris et les bourgs
cités aicMl constitue tout le district d'une ferme.
6. î'.; To '.a Èto;) l^uTT|îàî. Faut-il inférer de ces termes f|ue les comptes (jui
suivent sont ceux des vei'semenls de l'année entière et non pas une àvacpopà
mensuelle ? Nous no. le croyons pas, à cause de la mention, dans l'intitule, du
mois de Choiak, sans (|uanti<'nie.
8-51. Première |)artie. N'ersemcnts par villages, dans le cours du mois de
( ',li<)i;ii<.
5!). VEI{SI*:MENTS pour la ZVTHPA 2o3
8-17. NtMsciiicrils par villaj;os ii des dates i|iii ne sont |)as données, mais qui
doivent être l'orcénient coiniJrises entre le i et le 12 Choiak. I^e total de la I. 17
semble indiquer la lin <riine période, (|iii |)oiirrait èti'e de I I jours.
S. AtoT''')/,;. Ce |)eisoiinage doit être identitiiie à celui qui est a|)pelé Acoffiflso;
aux H. ;u; et 122.
12-13. KaAXixÂvi; to -apà nsTSToûyou. (]{'. 11. i)S-'J9. Le mot neutre sous-entendu
est diflicile h deviner ; mais le sens paraît bien être (jue KaAA'.xXô? verse la
somme qu'il a lui-même reçue de [IsTîToùyo;. Cf. introd. Aux 11. 43-44, c'est
Ar,ur]Tp'.o; (|ui lecoil l'aruciil de IIsTEToùyo;. A la 1. 126, il faut vraisemblable-
ment restituer uti de ces trois noms. Dans les reçus de Hibeli nous rotromous
la même t'ormide : -apà '.Aosvoûtoj tô Trapà Ta=ij.êiou; î/TaÀâfi vUTr,pâ;, etc... « reçu
d'Harend('>trs le versement de Taembès de Talaè pour la î^uT-zipi. » (ïi-enlVdl et
Hunt lisaient : ~o(ù) ■Jiapà, et traduisaient c< l'agent de Taembès ». Mais ici le
premier nom propre est au nominatil' et l'on voit (|u Une pareille inlei-prclalion
€St impossible.
14-15. '.^o'jûr/is 'ô -apà AYi[jir,TpioL<. Cf. n. 12-13.
17. y.7.\ T'.XùSew^. a la 1. 4.'), nous voyons figurer pour ce même village, yr^y-r,-
-cpio.;. Ce doit être aussi Arjurj-rpio; (|ui agit ici. S'il n'est pas nommé c'est que
c'est lui (|ui, à la ligne précédente, verse pour BouT^p'.^. Le xai devant Ti"/-w9ew;
s'explique bien dans c(>lte by|)otlièse.
18-22. Nouvelle période de 11 jours. Le scribe a oublié le total à la 1. 22. Il
s'élève à la somme de 481 dr. 2 oboles. Nous sommes assurés que la 1. 22
marque bien la fin d'une période, par le fait que le total de la 1. 26 (1215 dra-
chmes) est obtenu |iar l'addition des versements efl'ectués à partir du 23 seu-
lement.
18-19. Ivapwù; ih -apà 'Aptxayopou to Tiapà 'Qpou. Inarous a reçu la somme
<l'Harmaclioros, qui la tient lui-même d'Horus.
22. Bp JTOu;. Ce nom dont la lecture n'est pas douteuse, et dont le nominatif
doit être Bpurfi; nous est inconnu. On est étonné de l'insigniliance de la somme
versée.
23-24. Ici Pharatés fait verser |iar Hoius ; il verse en p^'rsonnc à la ligne 49.
Au contraire Samôus verse lui-même aux 11. 28 et 31 et se sert de l'inlermé-
<liaire de Stoètis à la 1. 46.
23-28. Versements du 23. Ce jour forme à lui seul un(^ période.
29-37. Nouvelle période du 24 au 28 inclus.
30. V',.;. dittographie probablement intenliounellc, puisi|Li'ellc icvicnt à la
1. 115 (voir N. C.) et dans les mêmes c(mditions, c'est-à-dire (punid la place
manque à la ligne précédente pour l'indication du versement.
31-32. Nous ne pouvons afllrmer qu'il y ait ici une lacune entre les deux
fragments. Le total de la ligne 36 montre cpiil nian(|ue 2.! drachmes en un ou
plusieurs versements.
Fasc. lU J4
254 PAPYRUS DE LILLE ,
35. A partir de cette ligne, nous aperc-evons à gauche des traits obliques,
signes de vérification. Ces signes devaient exister dans les lignes précédentes,
une mutilation de la marge les a emportés.
38-5L Dernière période. A la 1. 38 la date est plutôt /h cpie ).. Les dates de
versements connues par /'. Itibeh. 106, 107, L36-141 sont le 16, le 24, et le
30 Atliyr |)()iir l'an H d'Evergète, le 1.3, le 22 t'achùn et le 30 Pauni pour
l'an III.
.'>2-96. Deuxième partie. Le titre •/.-/'. i-ô o'.£V"uylT£(i); indi([ue iju'il s'agit de
versements efîectués par des cautions.
53. Le iu)m 'Opvr.o; qui est en surcharge, revient comme nom de caution à
la 1. 95.
57. La date devant Màyop est diUicile à lire nous hésitons entre ^(([ui paraît
impossible) et a ou •/..
96-126. Troisième partie. Si dans la lacune entre les deux fragments, il y
avait outre l'intitulé, un versement de Pcenpasbutis au nom de Dosithéos, on
retrouverait la série complète de la première partie, plus le versement de
Machor. Les dates mentionnées, 11, 15, 23,24,27,28,29 qui répondent à peu
près à celles tle la première (12, 15, 22, 23, 24, 27, 28 et une date inconnue)
montrent que les ver.sements s'échelonnent dans toute la durée d'un mois,
f|ui reste inconnu. On pourrait supposer que c'est Tybi, peut-être le dernier
mois de l'année fiscale : les versements seraient bien minimes pour ce mois.
Nous croyons ([u'il s'agit plutôt de versements supplémentaires, se référant
encore au mois de Choiak.
97 et 124. 'lêo'J? est peut-être identique à 'i66i.;, des 11. 10 et 39.
60. LETTRE DE DOROTHEOS A SON ASSOCIÉ
El. LaHOUN, (M. Inv. 100. PlIII. ADELPHE OU ÉvERGÈTE.
15 X 9,5
Le (locument est constitué par deux l'ragmcnls ; la déchirure s'est
produite au milieu du texte, dan.s le sens de la hauteur, par suite de
CA). LEÏTRK 1)K DOROTIIKOS A SON ASSOCIÉ ^n
l'usure (lu pli inédiau. La Iclli-e était en cllcl [)iiée eu (|uali-(;, et
l'adresse doul on voit l(>s traces était iiisci'ilc à rexléricui- sur le
deruier collènid à droite, collèma suivi d'un |)li. Texte au rrcfo dans
le sens desfd^res. Ce(|iii nous (»ni>aj^e à donner ce docunuMil (î'estsa
ressemblance avec A A'/z/c 11, W, h, et pi. 10, conservé à Trinity
Colleg-e il Dublin, réédil(' par Stanislas Witkowski, Episfulae priva-
tae graecac (juae m pdpjjris aetalis La i^uldium servanlur, cditio altéra
«iic^/or, Lipsiae, 191 I n" 22 et reproduità la planche <pii termine cet
ouvrag-e ; on trouvera une troisième bonne rc|)rodncti()u plus
réduite dausJ. P. MaliallV, The Plolemaïr Dijuashi (Flinders l'etrie,
A Ilislorijoj E^jjpt, vol. IV p. 'J'ij. La cuisive de notre texte et celle
du /''. Pétrie pr(''seutent à peu près les mêmes caraclèi-es : celle de 60
est peut-être un peuplas récente. 11 est bien probable (pie les deux
lettres émanent du même Dôrotliéos.Théodôros à qui le P. Pétrie est
adressé est peut-être identique à celui qui figure ici 1. 4.
yjxiptiv ■ xaAôiç -otr;T£tç
■âp0£[J.£V0[ç] Toù; Tiapà
Atootôpou t'oJq 0£o5a)pou
s zSil y.Ocl CpcpOVTl '701 Z-h\ £-t-
(Tzô'kiov ri [tJo (7'jij.^oXov
Tcov qo^ . "?] oTat iàv watv
èv TCO'. -poj^Twt à^fyiAu.oi.Ti.
xôii-iTat ok y.y.l -y.p' cii.ù~oO
10 ix SàOpoJV To ui£Tp(oijii.£VOv) Tru(poO àpTàjBaç) ^S
xai -pÔTOïç -pbç To Ao-
Yip'.ov
"Eppco(a-o) [{hou:)] xa HûuO il
L. 7. Lecliiftre des unil(?s a l'aspect tl'une taelie, en ibriiie de o ou d'à. La
fraction L est peut-(ître suivie d'une autre traction.
2;)6 PAPYRUS DE LILLE
L. 10. ;astc). Pap. —-■j'z'y'j àc-:à|3aç). ^ l'tip.
Dùrothéos à sou iissocié Siiliil. Tu IVims l)ifii dclivicr .' les mociiIs de Dio-
dùi'os iils (le Théo(l('ii(is :ni ixtrlciii- iiK'iiic du liillil ou diiiccii des il'i ;ir-lal)es et
demie,., ou (|iielle (in'cii soil l.i soniiiic i iidi(| mi' d;iiis le pieiiiici- message
el reçois de lui les (54 nrtal)es de IVnmeul en |ini\eiianoe de Sallu'i) cl ajoute
les au compte. Poilc-tni bien. Au 21 l'Iinlli 17.
I.AupoOso,-. /'. Pétrir, ll,'i(). b esl adress(' a TUcodoius. .M;diall\ lait di'
l)<")i-othéos un fermier d'iiiipôl ijii'i'ciiur Lan's, |). xi.i); et de uièiiic Malially et
Smyly, Fliiiders Pétrie Papyri III, p. 140). Wilkowski préfèic voir eu lui un
intendant ou un fermier de Théodoios. .\olr(> lexle n'apporte rien de liécisif.
Un "ewî-'o; aussi bien (lu'iin fermier d'imp(')t peut avoir un '^hoyo^.
\. A'.ooÙGOj TOJ Hîoouooj. 0£6ou;oç esl peul-clre le même (pie celui de
P. Pétrie, II, 40 b ; maison hésite à l'identilier avec Tingénieur qui a succédé
à Cléon. Le sens du document tout entier est d'ailleurs obscur et Tiiosaîvo; -:oj;
Tiasà Awowioj ... tw^ xal sïoovt'. parait étrange. Mais dans notre ignorance,
mieux vaut s'abstenir de toute conjecture.
ADDITIONS ET CORUECITOXS
Dans lo (|ualri<'nu' l'asciciilo, ddiil nous esprioiiN ii<' |)as Irop l'aire allciidic la
iiiililication, (Ui Iroiixcra la liste ties corrections et restitutions |)ro|)osees aux
Icxtes de ce volnnie, et (|ue nous aurons pu vérilier sur les originaux. Mous
regrettons c|ue plusieurs pul)lications étrangères ne nous aient pas ét('' acces-
sil)les. Nous serons reconnaissants à ceux de nos lecteurs (pii Noudront hien
nous coninniniquer leui's oljservations et nous signaler' celles ipi'ils auraient
déjà publiées.
P. 138, 1. 22 et suivantes. Sur le papyrus 7 de l<"ril)ourg voir les commen-
taires de Mallliias Gelzer et de .Fean Lesquier cités dans la note 3, p. 201-202.
P. 142, I. 22-23. Sur radministrali<ui des oiopsa-l, voir maintenant le livi'e de
Rostovtzeff', .4 Large Estate... cit(' ici même |). HKi.
P. 145, n. 2. L'identité de notre Achoàpis avec celui des /'. Pétrie ne (ait pas
de doute. Sur ce nomarque et les nomarques en général, voir le travail de
L. Piotrowicz, cité dans la note 1, p. 198-199.
P. 146, n. 6. Voir la correction apportée ci-dessous au texte de la p. 174.
P. 147, n. 14. Lire « genre masculin : OîîôXovoi; « au lieu de « genre •juo)>o'-o; ».
P. 148, n. 17-22 fin. Lire « l\ Tebt. I, 61^ , I. 200 et passim >>.
P. 154, n. 16-19, I. 16 de la page. Lire « la ditrérence entre ce chiirre et 84,4
représente >>.
P. 160,1. 26. Lire « 0^j9 ».
P. 162, n. 18, 1. 22 de la page. Lire « pour le tliitli'e de l'unité » au lieu de
« sur le chiil're de l'unité ».
P. 164, 34, I. 1, surcharge. Lire » Sy.6z.yi " î>" lif" «'t" " 'i.vfji.i, ».
P. 1()5, 1. 1-2 et passim. C'est par inadvertance (|ue nous n'a\ ons pas suivi,
dans ce texte, pour les mots composés comme À'.vosaxoj, xpci;/.;ji.josazo'j, le parti
que nous avons ailleurs adopté de les accentuer sui' la dernière.
P. 165, notes critiques. Lire : « L. [9 fin : » au lieu de « L. 9 /in ».
P. 171, 1. 5. Lire << 'jxyo' » au lieu de « cp^yo' ».
P. 173, in/rod. à 37, I. 10. Sur les ;.iyp'.à:^jpo'„ voir p. 21.3, n. 2-3 et l'obser-
vation ci-dessous.
P. 173, I. 11. Il s'agit probablement d'iuie oojpsà. llostovtzell.t Large Lslale...
238 PAPYRUS DE LILLE
p. 57-60 rapporte 1 à la ocopsà d'ApoUônios. Certains personnages mentionnés
dans 58 peuvent être rapprochés de f|iiplqiies-iins de ceux qui entourent Zenon.
\'oir ici-inènie p. 232. Sur les [jL'jp'.àpoupo'. voir p. 213, n. 2-3 et loljservation ci-
dessous.
P. 174,37, I. 'i. Au lieu de Sav^^T^la'., (jui faisait d'ailleurs dilliculté ivoir
p. 176, n. 4), nous lisons àvsÎTBa'.. Les restes d'encre encore visibles de\anl Fa
ne sont pas des traces de h^tti'e, mais sont dus à une tache. Le premier a du
mot àveîffSai est tout a l'ait à l'alignement de la |)remière lettre des autres lignes.
Le sens doit être (|uc certaines (juantités tie graines sont laissées en dehors
des opérations relatées dans le document, parce que ces graines sont réservées
comme semences. Corriger en consc(pience la n. 6, p. 146, et la n. 4, p. 176.
Pour l'emploi du veri)e, cï. P. Tfbt, I, 72, 1. 36 : à->£^.Tf|a'. sï; voua;.
P. 174, 37, 1. 21). iCi'. p. 179, n. 24-31) '.^ysiptov nous est inconnu. Si c'est un
nominatif singulier, il esl (frange (|ue ce personnage soit le seul de la série
(cf. 1. 27, 28, 29: dont le nom soit au nominatif. Est-ce un génitif pluriel
désignant deux personnages qui aui-aient porté le même nom (".\vE(.po;i?
P. 181, fragment b, 1. 3. Le sigle de cette ligne signifie peut-être wv ou àa' wv.
V. 18() et suivantes. Dans une note présentées l'Association pour l'Encou-
ragement des Etudes Grecques, dans la séance du l" mars 1923, et dont un
résumé figurera aux actes de l'Association (pie publie la Meviie des Etudes
Grecques, Jouguet a tenté de définir la portée historique de 39-51 et l'intérêt
de ces documents au point de vue de la colonisation hellénique de la x*^?^- ^^
cette étude et des observations cprelle a suggérées nous extrayons les
remarques suivantes :
Sens de xaTêpyov (p. 191-192). Qu'il désigne un travail ou le salaire pour le
rémunérer, la possibilité de voir dans ce terme une allusion à la mise en état
d'une terre semble assurée par l'épithète àxaTspyaaTo; qui s'applique à une terre
redevenue désertique. Cf. P. Tebt. I, 61, b, 1. 31 : rÀ,v 5s y.syepo-wo-Sai sv rr,T
àu'.çia'. xal ïz>. o'Jtt.ç k/.-j.-îz-'i.i-zrju. G. Glotz pourtant pense que nos textes ne
peuvent viser un vérilable dél'riclienient, puis(|ue les terres sont productrices
dès l'année suivante. 11 est possible que le mot tléfrichement soit trop fort.
Mais il s'agit i)ien de la mise en cullure de certaines terres arides, opération
qui peut en Egypte avoir sts etl'ets dune année à l'autre, grâce surtout à une
irrigation appropriée.
On peut compare^' l'usage de ces |)rêts pour Irais de mise en état ou Irais de
main-d'ii'uvrc a une mesure (|ui nous est révélée par un document, d'aulhen-
licité d'ailleurs douteuse, attribue'' par Josèphe à Antiochus 111. 11 s'agit de
.luifs de Babylone, qu'avant de partir pour l'Orient, le roi, sûr de leur loya-
lisme, établit en Phrygie. province; d'une fidélité chancelante. Paiiiii les ins-
tructions que le roi donne à son stratège Zeuxis pour linslallalion des colons.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 259
(jiii doivent recevoir en même temps (\[io. des emplacements à bâtir, des terres
à céréales et des vignoliles, jouissant d'ininiiiriité pendant dix ans, on lit :
aî-rpîisOwTav os xal âypi, âv Toù^ Tcapà ty|; yyi; xapTîO'J; AaLiêàvwT'., tÏtov v^ tx; twv
OspaTTovTwv o'.aTpofflà; (.1. /. (éd. Naber) XII, § 152). Il s'agit ici non d'un prêt, mais
d'un don; toutefois le texte est propre à nous faire entendre comment le
xàTîpyov peut èlr(> payé eu nature.
Pour le sens île -o'.oAoyia p. 193), (|ue nous a\ons proposé de traduire par
« sarclage des mauvaises herbes », E. Bourguet nous fait observer que le mot
Tcoia, rôa désigne plutôt le gazon, l'herbe ti'uue prairie : « Dans l'inscription
de Thespie qu'il a publiée liiil/. Co/t. Iiell. XXI, p. .553, G. Colin traduit très
justement (p. .5()0) le mot -Ja'. (dat. masculin), transcription de uoiai. en béotien,
i^av prés. 11 ajoute n'avoir |)as trouvé d'exemple du nominatif masculin Ttùa;.
Mais R. Meisler [Berichte Akrid. Leipzig 189!), 141) croit découvrir le mot
Tioia; dans Xén. //<'//. I\ , 1, 30 et Plut. Agés. 36, 5. Le même Meister, ibid., a
reconnu que Colin s'était trompé dans l'explication du mot TOit'.-rsuôv-êTo-r., 1. 7
et àTT'.TEjTa ïwv6'. 1. 9. Il y a vu, avec raison, le verbe iî'.tîJw, arroser, qu'il rattache
à la famille de Ttivu, -'.Tciyxto. Je me permets d'ajouter un rapprochement plus
étroit à cause de la dentale : Tt'.oJio jaillir (source^ TioÀ'jTîioa;, tiïto; (tzIotbo.)
prairies. L'idée d'arroser et l'idée de pré, de gazon, sont inséparables
Dès lors, je me demande si -o'.o/.ovia ne voudrait pas dire « récolte du gazon »,
plutôt qu' « enlèvement, sarclage des mauvaises herbes » — ÀoyÉw — ).o-ia
indiquent un travail réfléchi et soigné, cf. yp/iujjLoXoyo;, TTtîpjjiaToÂoyo;, o-Tîîpao-
Xôyo;, àpyupo).oys(o etc.. » Ces intéressantes remarques nous obligent donc à
revenir pour 7:0 '.oÀoyia à un sens voisin de celui que proposait W. Cronert. Mais
nous ne renonçons pas à voir dans la TOioAoyia une opération préparatoire à la
culture des terres à céréales. En Egypte, peu après le retrait des eaux d'inon-
dation, certaines terres se couvrent de gazon qu'il faut enlever avant de
semer les grains. Ce gazon (Tioa) n'est pas de la mauvaise herbe, et peut servir
à la nourriture du bétail; il n'est pas sarclé, mais ramassé avec soin (ttoioaovsw).
Cf. Fernande Hartmann, V Agriculture dans l'ancienne Egypte, p. 46. Pour le
sarclage des mauvaises herbes, voir le même ouvrage, p. 9S.
P. 187. Sur les deux scripturae, exlerior et interior. voir les observations de
H. Sottas, P. dem. Lille, p. 32.
P. 188, 1. 8 et suivantes. Sur le verso des pièces administratives, voir les
remarques de G. Plaumann, à P. Gradena'itz, 2, dans les Sitzungsberichte der
Heidelberger Akademie der Wissenschaften, pliil. hist. kl. 15 Abhandlung (1914)
p. 25-26. Cf. I. Lesquier, Introduction générale aux Papi/rns de Magdala,
p 4 et p. 10.
P. 190, tableau, col. 2, 44. Lire « Soxay'v'.; » au lieu de « Soxa/jv.o; ».
P. 193, I. 28. Lire « l'automne suivant » au lieu de " l'année suivante ».
m) l'APYRUS DK L1LL1-:
P. I'jr)-I9ii. Sur Ifs -■?,: ÏTc-ovr,; voir iiuiiiitciiaiit Angelo Segrè. Xo/c su/ -r//.!.-
-zj<xj. r l'i-'.-'j-rr, in /-'.i^il/o, dans .Egi/p/ns. \ . III. ]). 143-155. Il pense que
\^^^ ..f. :-,_..rj.,.f. ne soiil |);is seiilenient les lils, mais aussi les descendants des
<-lérou(|iies. et (|ue la qualité «le rr,? sTc-'ovri; est héréditaire. Ainsi s'explique le
iTrand nombre des -7.; j-'.yovY,,: au ii-^ siècle et |)lus tard. Si Ion trouve tant de
llîOTa', t7,; ï-'.-'ov/,.; à la llii de la |)ériode ptoléniaï(|ue et jusqu'à l'époque impé-
riale, ce sérail qu'au ii' siècle beaucoup de p.â/!.[j.o'. indigènes, dotés de petites
tenurcs, auraienl de pronuis Perses, el inscrits au T.o'/J.-z'Jii-a des riÉptrat..
A. Seo-rè tient lu (|ualil(' de t^; ÈTtivovri; pour exclusive <le celle de soldat et
de celle de clerou(|uc. il u'eiivisagc pas les rajipor'ls possibles entre les ttjç
£7Ti,Y0vfi; et les s-'lyovo'.. l'our nous, nous serions assez |)ortés à voir dans les
^.j. î-,../ovr;; du m" siècle, non pas exclusivement des fils de soldats-clérouques,
mais des fils, nés en Egypte, n'ii dis n Kiiii/, de Grecs ou au moins de certains
o-recs. citoyens des cités grecques d'Egypte, ou de membres des T.rA'.-iù'j.x-3.
ethniques, et les -<-J/^.-.i'ji.%-:r ne nous apparaissent pas comme composés uni-
(Hiement de mililaii-es [vW Sch(iubauer). Si le papyrus déniotique cité par
Wilcken spécifie la (jualité de fils de soldat, c'est (|u'elle n'était pas nécessai-
remenl impliipiee dans celle de t/',; i-r-ovyl,-. Les fils de clèrouques sont naturel-
lement TT,; £-'.-'ov7,; et ces ty,; iTiivovr;; peuvent servir dans des corps d'ÈTOyovov,
comme ils ont |)u recevoir des lenures pour des raisons (|ui nous échappent
(rappelons-nous l'exlraordinaire développement de la colonisation à la fin du
rèo-ne de Philadeiphe}. Il est aussi possilile cpie la qualité de tT;.; è-'.vov?,; ait été
héréditaire, comme le veut Segrè. Mais nous reconnaissons volontiers que ce
ne sont encore là que des hypothèses. Voir aussi l'article de Woess, Die iyùyi-
^oi-h'/ausel miel die HéoTa'. -.le ï r. <.^; o yr, <; [Zeitsch. der Savigiuj Stiftung
Ru/Il. Abt. XMII, j). 176-197) cl la critique de Segrè, loc. laud. p. 152-155.
P. 197-205,39-42. On lit avec surprise que les épigones à 25 aroures devront,
pour s'acquitter, verser le montant des prêts reçus « en même temps que les
rentes, î'ja toI; r/.œovlo'.; ». Les tenures clérouchiques ne payaient pas de rentes
à l'Élal. Faut-il en con<-lure (|ue ce n'est pas pour leur xatIoo; que les épigones
recevaient uiu' avance, mais pi)ur une parcelle de ferre royale cpi'ils auraient
louée .'Nous n'oserions l'iillirnuM-. D'abord nous renvoyons à P. Uibeh, 119,
ou il est «|uestion des r/.-iop'.a «l'un /Xr^ooi. De plus a[xa w; sy.aop'lo'.; est peut-être
une expression desivie jxuir désigner la période où les fermiers du Domaine
paient les rentes ; un dev rail alors Iraduire, non <'o m me nous I avons fait p. 198,
1. 22. « <'n \i-rsanl les rt-nles » mais « au temps ou l'on |)aie les renies ».
P. I9S, 39. 1. 7. Lire " i;'Jv:a;ov ;j.£-pf,Ta'. ».
P. 199. I. 2ti. Lire « M'jvap'jw ».
!'. 202, I. i. Lir<' - Mallhias ».
!'. 211. 46. I. 9-10. Pire .••/»■- | p£'.v.
ADDITIONS ET CORKECTIONS 201
P. 2i;5. n. 2-,'}. L'objection soulevée contre riiypotlièse de lioslovtzed" n'est
peut-être pas aussi grave ([u'elle le paraît au premier abord. Feul-èlre aussi
Semtheus n'est-il pas le titulaire de la oupsà, mais un simple intendant. Peut-
être s'agit-il d'une owpsâ ayant l'ait retour à l'Etat et administré par un cômo-
grammate, (|ui preiul en même temps le titre de myriaroure. Serait-il possible
que naûs'.oç, au lieu d'être un nom de village, fût le nom du eômogrammate ?
Le fait (|ue le nom propre serait à deux reprises (p. 212 et p. 214) et contraire-
ment à l'usage placé après le titre, n'est pas l'avorable à cette hypothèse.
P. 217, n. 2. Aristandros. Si l'on identifiait notre Aristandros avec celui (pii,
selon Rostovtzefl', fut économe de l'Aphroditopolite, on pourrait peut être
concevoir c|ue, doté pour une raison inconnue d'un x/.-^po; dans le nome Arsi-
noite, x"/,y|vOç assez vaste d'après 49 et 50. .\ristandros aurait reçu de Lvsis
une proposition de défrichement et île bail •j7r6|j.vT,aa1 qu'il aurait acceptée.
N'étant pas sur les lieux il aurait prié Diogénès de verser les avances pour
ç'jAoxo-'la à Lvsis. Dans son ordre de versement à Thrasyniètlès, Diogénès
citerait rJT:ôu.vr,ua de Lysis comme pièce justificative. Ce qui nous l'ait hésitera
proposer fermeinent cette hypothèse, c'est que l'exiiression -apaSsi^avra semble
indiquer une assignation de la tenure, et qu'il est plus naturel que cette assi-
gnation soit faite au titulaire qu'au locataire du xÀ-^po;.
P. 218, n. 12-14. Lire « I. peut-être àyupiôOr/. au lieu de « 1. syupù'lT,'. ».
P. 225, dernières lignes. P. Caire, 1052(") et l().'S27 sont probablement des
àvavpatsa'i (yuu.êo).a''wv comme P. Reinach, 42, P. Fior., ."il, etc... cf. Iiilrod. a
P. Fior., 24.
Fasc. m 3b
LE PUY-EN-VELAY
IMPRIMERIE PEYRILLER, ROUCHON ET GAMON
ADDITIONS KT CORRECTIONS
Nous ne donnons ici qno les leçons, conjectures et restitutions
qu'une nouvelle collation a reconnues vraies ou vraisemblables.
Elles sont suivies du nom de leurs auteurs. Nous y joig-nons sans
nom d'auteur nos nouvelles lectures. Nous ne reproduisons ni les
suppléments que, vérification faite, nous ne })ouvons approuver, ni
ceux qui, même vraisemblables, restent purement li\ potliétiques et
ne peuvent être contrôlés par l'aspect du document. Nous excluons
également les corrections qui se bornent à reprendre nos premières
lectures (comme Fr. Preisigke, Beric/itigungsliste der Griechischen
Papyrusurkuudev oiis Aegi/pten, p. 200, ad 7^ Lille I, ;^), 1. ''iS :
Tov T.iùï [...] tio(y>]), ainsi que celles qui ne portent que sur la
ponctuation. Nous nous abstenons généralement de discuter et
même de mentionner les diverses interprétations qui ont été pro-
posées pour ces textes depuis la première publication et nous
bornons notre rôle d'éditeurs à donner le plus sincèrement possible
ce que nous lisons sur le papyrus. L'ouvrage cité de Fr. Preisigke
a beaucoup facilité notre tâche.
Pasc. IV
ADDITIONS ET CORRECTIONS 20^
1. /?».
1-2. L yX fi> A'.v'jTTT'.wv 8e
-0 auTO iJ./,vo; <l>aio»i. . . iwc .... uiv x
Sm(yly) et Lesq(uier).
15. TwaS certain, h a traces de correction sur la. Un nouvel examen de
l'original et d'une photographie confirmerait plutôt la leçon ya/,xou, conjecturée
par Bruno Keil {Bulletin de Correspondance hellénique. XXXII (1908), p. 192),
ce qui donne à penser que le i'acsimile envoyé par Jouguet à ^\'ilcken était
inexact (voir Archiv. V, p. 220). Cf. ci-dessous, la note à v°, 1. 10. Au-dessous
de y T.'/.y.oj , peut-être 2uo. Mais la lecture est très douteuse. Il ne semble pas
que ce soit une abréviation du mot oéouTa, postulé par B. Keil.
V\
10. Y(i.vovTa'.) av(a) a = Z. au lieu de yi'.vovTat) av^a) h = A, conjecture de B. Keil,
confirmée par Smyly. La forme de l'a est assez singulière. Dans la traduction
du passage (p. 19), il faut corriger 1 dr. 2 ob. 1/2 en 1 dr. 2 ob. 1/4. Smyly,
Schubart (par lettres), B. Keil, /. c, p. J90-191.
21. fin. avTiXujjiaTuv Sm.
26. Au lieu de la lecture de Smyly donnée p. 18, N. C. L. 26, nous voyons :
£TTi.v TipaTa auoTaxT .... zHv. '■nxD^'.uf/ y.oyov
a-cTexTui îôsi est possible. Mais le passage n'est pas clair.
Entre Xo^ov et uTTepov un vide, pas de lacune.
28. auTou irXaTo; TO'j opuyfxaToç vau6'.(wv) y avTi 5 y(ivovTai,) sic ffy^ow.ov etc. It is
not well expressed : but I think it means that the architect reduce the vvidth
of the opyyua from 4 to 3, thus also reducing the number of vauS'.a in a ayoïvov
to 3/4 of 86 =1 64 1/2. Sm. Sur la place de vau6i(wv), cf. Wilcken, Archiv, V,
p. 220.
2.
I. £'.; po[ppa] Sm.
.5. La lecture a-r:. .■rjXa.-z(i><. est douteuse. — Ivxi'.o^ ... [. . .]vv[. .]
10. AptpuQ. . .]] ou Ap(fu[[. . .]]. Au lieu de ijl'.uo-'.; dans l'interligne, Smyly
lit ■rtyjT'.;.
II. [. . . .jv'.TTOv au lieu de [ ]v ... .'.ov]]. — A la fin de la ligne to'jtwv w^
(= 810) est probable. On attendrait uÇ" (= 806).
15. fin. peut-être '.a au lieu de iZ..
266 PAPYRUS DE LILLE
3. Col. I.
1-'i. lire : ]£vov t« eaopaouvTa
£v rjÀoia xa'i tov ei; Ta[u-:Ja
eaSsêAïiijLïvov t'.tov JTai auTW. etc. Smyly.
6. KïpxT, \Vilcken.
7. îsoojaouvTa Siii. — xspixo'jpov) Sm. au lieu de x£p(ajji'.a).
9. ]'. :«p'. aiTou etc..
11. TOV £V aVT](i)'. TITOV Sui.
19. Peut-être j^p'-»"' »" li«" •J*' j^?'.*v . ]r,p'.av paraît impossible, ce «jui anuu-
lerait la conjecture de \V. Cronert dans Literarisches Zentralblatt, 1907, 1122.
— Au lieu de j).. .ç. peut-être uMî.
20. SjoxvoTca'.o'j vr.TOv xx'. tw..
ro/. //.
23. ]i yaips'.v Sni.
24. t[ jyovTcov.
25. JTWoTE ou TîiôoTE. La lettre mutilée est sur le x6)."Ar,[a.a.
27. STi'.TTtoj-. L'e est un u corrigé.
30. inil. A ou .\.
31. Le T de tov a disparu.
32. ETC [ \ aTa TtavTa Sm.
33. fin. oJTtb); Sm.
34. Peut-être un I dans la marge de gauche, devant r,. En tout cas, traces
de lettres ou tache.
Col. III.
3,"). devant T-//., traces confuses (séio;, eto^, ;-iJîp«';, ~po; ?)-
41. O'io)[vl'.ov.
40. £'. Oc x'.va|; Jouguet. Mais après Tiva on voit les traces de la partie infé-
rieure dune haste droite, qui ne semble pas pouvoir appartenir à un a-.
Peut-être un t. — 7:poo£0o>xa; (.louguet) au lieu de o o osouxa; est possible.
49. £[av o]'. Ttapa Zs'ijpou Sm.
50. !A£Tp[r|3'ov .\J-oX).a)v.(o'. Siu. ^^'il(■ken.
51. .\vi[T]07l0f/,'.T-/|V).
54. ï'jptov xw(|jL-/j;) W'ilcken. L o) ;ui-dossus du x.
55. £/a'.oxaTrr;).o[w «?o; TJ/jv. Les lettres entre crochets, autrefois lisibles,
ont été perdues.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 267
56. [Ùmiou xa'. x'.xi.\ .Même remar(|iie.
57. (TuvT[a$avTes] i<l.
58. o!.aTi9e[[jievouç] id.
511. 7tapa5'.S[ova'. a'jTo]'j; ici.
toi; '^[uXax'.Tai.;] id.
Les lignes 56-61 ont ôté rééditées par U. Wilcken, Chrestomathie, n" 301.
Col. IV.
62. xa^l rijjisjpav O'jv.
63. T'jpiê(oXov).
64. £v TOI est sûr (st'., Crônert est impossible. Cf. Wilcken, Archiv f.
Pnpjjrnsforschung V, p. 222).
65. Avàu[ sûr (sv oyj^Tt. Sm.).
60. ^'/i. Ti.[Tap^iav Wilcken, possible.
67. Peut-être tyis 5 exf.
73-74. ■:oiïoypaiJt;-«.a-:[s'js] | "wv Tcspt, <ï>!,XaocX»£'.«v -ottgiv T:pOTO»£[i,X£'.] Sm.
76. /rti/. ]£t,Tou ou ]t'.to'j — ^/(. avaxEytoprjxe [oe îji.Yivas] | Sm.
78. fin. TO'j; iro7to['j; xa-. tou?] | Sm.
80. x[aTeXïiXu9£] I Cronert.
81. AlsÇavàpEiav s7ri.Q'.5o-cwTav o[uv auxu] | .Sm.
8.3. ouvriTai. T!,[9£va', £(,; to] | Sm.
Dans le bas de la colonne, à deux centimètres de la ligne 85 on lit :
MiuTt. . ,
Sur la date de ce papyrus, voir les éditeurs de P. S. I. VI, p. 70, n, l, qui
placent le diœcète Théogénès sous Evergète I"", comme nous l'avons fait ici
même, et C. C. Edgar, Annales du Service des Antiquités, XX (1920), p. 198 ,
n. 1, (jui le place sous Philopator. C'est cette dernière date que nous serions
tentés d'adopter tant pour 3 que pour 4 (cf. P. Collart et P. Jouguet, dans
Raccollà di Scritti in onore di Gincomo Lurnbroso, p. 128).
4. Réédité par \Vilcken, Chrestomathie, n° 336.
3. dele [^\ Sm .
4. ST[pa]ToxX£', xai Aa[a.!,(TX[wv] Sm.
5. (■Jeo[y]evYiv.
268 PAPYRUS DE LILLE
Anuotation marginale, 2. an.T ou a/..T ou ztz- ou îxt.
X
3. ^aT( ) au lieu de |ia( ). Le a-, correction sur y.
Le mot ainsi abrégé pourrait être une forme de paffi.XixoYpa[A[JiaTeuç.
9. £Tt'.[A£A[T,Tou L] £ ropr'.a'.ou Mcysip <7uvTa$&v avaÀaÇ[£'.Vj, conformément aux
lectures de Smyly et aux l)rillantes restitutions de Wilcken.
14. -ov o!.xovo([ji.ov) (o'.xsv P) Sni.
av(T(.ypa^ov) Sni.
16- TO'J 'J Tou, = -OU (Tu(iAêo).ou) Tou Sni., W'ih'ken.
18. Peut-être rr,? ^ tyi; ly.
28. ÎS'ous lisons avec beaucoup d'hésitation :
.... TT, L • • • •1'^^'' ■ • • • P^"^
TaxTOfAiT^o; paraît impossible.
29. o'.xovojjLt)'. xai iîpw. Sm.
A gauche, en face des 11. 19-22, fin des lignes dune colonne précédente.
On voit : ]. ^itto
]av exaTTCi)'.
]|j.iuAT,;
]. a'rto
36. •:ax[TO|jL]t.(79os très douteux.
Pour la date de ce texte, voir ci-dessus, ad 3.
5. /?•.
4. x£ L . . .o.i^Lei. Epieu; Sm., mais il semble bien qu'on puisse lire :
xe L . . .TO; flETep'.Eu;.
5 et 39. Mappeouî au lieu de Ilapuoj Sm.
7. IlaTiT'. Moppsou; u. et TC-,' au lieu de tt/ Sm.
8. [u]t:o).£A£'.[u[jl£vo'j] au lieu de jTToXfXEijjiîvoii, comme on le voit 1. 43 et
A'.[ovu(nou] au lieu de A['.ov'j9".ou].
9. Le nom propre mutilé devant .Ayyws'.o; se lit 1. 4'» Il.ô'. ou 11. w..
10. llaT'.Ti Mappfeo'j;] au lieu de FIxt'.t'. M .
H, MvriT'.xpaTou; au lieu de r£vï,!T'.xpaTou;, cf. 1. 40. Sm.
14. [tou £]x t[oi> au lieu de [xou sx -cou x. t. X.].
1,5. napivioç au lieu de ^ift-ivj:, Sm. (cf. 1. \S\) et Hajjir.v'.o.; au lieu de M£u.t,v!.o;.
1 7. xÇ" au lieu de x^.
20. T-f.Tau'.T'.o'. au lieu de 7r,Ta;A'.T'.a'., (".ronert, Z,//. Zentralbl., 1907, col. H22,
cf. 1.57.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 269
21 et 58. xaTETiiapxE vuv au lieu tle xaTsmtaaxîv vjv Hombert.
2.3. av(a ,3^, le ,3 l'ait coiiiine un /ô/r/, mais très clair 1. .'î9.
24. intei'l. peut-être Kpoxoo'.Xwv au lieu de Kpoxoot'.Xuv.
26 et 6.3. peut-être 3oQr,va!. au lieu de ow^rivai. Mumbert ; otu'iYiva'. parait plus
probable.
28. £y[ji£u.'.Tf|uTa'., certain; o; ^jteu'.TOwTa'. Crônert, impossible; xp(i.9riî) au lieu
xp(i9o)Ttup(ou) : ft.
30. usp'.ytotjiaT'. apTaêasi ijî ^ au lieu de itsp'.y tou.aT!,v (apTa|3a;) v. l est peut-
être 1/2.
31. .4p»'.r,T£'., sûr.
33. Xo'.ax T, possible.
34. E'^papaoTTo; ^N'.^xOT-;paTw'., p. e. le frère de Zenon, l'agent du diœcète,
ApoUônios.
35. aï|i.'.(T[OwT*'. Tcapa] IIoAsutovoi.
36. [8 lettres jas o'.O', T7:fjpaa s'.ç T ov TTiopov.
37. [xï'. SX Kpoxooî'.A(ov 7r]o"A£(i)^.
38. ~o xa'. TO.
39. £jv Tr;i [£i][xwveç.
40. Au lieu de ypapiLiaTE'. x, comme 1. 5, on a ici ypaj^aaTsi (apTaSaç) x.
43. Au lieu de Ti'j(poj) ity, comme à la 1. 7, on a ici «f* /< uv.
65. Répondant à la 1. 28, au-dessus de naur,t sy^î^^.vHiù-::/.'., on a dans l'in-
terligne, peu lisible : 'roA£[A £pjJ.£i, peut-être : n]':o£[Ji(aia)'.) Ep[ji£'.vou.
-pOff
66. npoïpisTpYiTa'. répond à [ji.£Tp/)Tai de la 1. 29.
71. Après la date, en plus petite écriture, et peut-être d'une autre main,
on lit difficilement et avec des doutes : £-'.TTOAy,v yo'.ax a.
P.
lia'., yo'.x/ îyo'jT'. yo'.ax a tx î'.i £p','3' O'J 0£ocoxa[i.£v et plus loin N'.xoirpxTo)'..
6.
7. o'k Tri'. yI" £[[...]] Sm. .Nous lisons comme Smyly, sauf à la (in, oii, au
lieu de £[[...]], nous verrions : £[[;jo-av]], ? refait sur o.
9. Peut-être xa-. très effacé devant '.aaTwv, cf. 1. 24-25.
11. uioj, pas de traces de rature sur aoj, malgré (]ronert. Les lettres dans
l'interligne sont peut-être de simples taches.
12. xpoxr,[[vl], Crônert, cf. 1. 26.
L'écriture change au début de la seconde rédaction, à la 1. 17.
A partir de Uîzîroj/o;, le calame a été retaillé.
270 PAPYRUS DE LILLE
23. î;s5u|Tav.
'24-2.">. y.Tuva a;'.ov |- Ç" xa-..
ijjLaT'.ov Tp'.Saxov x. t. a.
26. xpoxT,;, sans correction, cf. 1. 12.
27. uva; ■:;£'.; y. Les lignes 27-29 sont très effacées.
Note L. 13-14. Au lieu de yojTÔ; lire ypuffoùî. Dans son cours de Numisma-
tique au Collège de France année l'J27), Th. Reinach a démontré que la
pièce dor appelée TpîypuTov est le pentadrachme et vaut 60 drachmes d'argent.
Le yp'jTOj; vaut donc 20 drachmes. Quand le mot désigne un poids, il s'agirait
d'un poids de 20 drachmes. Il en résulte que la laine dérobée à Petesouchos
pesait trois mines, moins 20 drachmes soit 280 drachmes, évaluées à
8 drachmes d'argent.
7. Réédité dans ]\Iitleis, Chrestomalhie 48.
2. A'.ovujooopù); certain. .Ne pas tenir compte de la remarque sur le t, N. G.
ad. loc. Sm.
.5. Dans l'interligne auT au lieu de ajTou Sm.
7. êSiSioxei [jLOi I '.pLi(),aTT£v/ Sm.
13. aTtayavwv. Sm. si; to auto^'. Sm. (mais douteux).
17-18. avayyjycxev Sm.
22-23. '^osojjia'.]] xai toi» AîioAp.uv.ou ïi^igjxoto^ a^l-rov. Sm.
23. oeo|j.a'. oyv t[ou, SaT'.Xsu .Sm.
8.
10. ou^îv ou lieu de ouoev .Sm.
9.
3. TÎoju.
5. Kaui'.vwv Sm. Hunl, yV/e Classivcd (^uaiterly, 1, p. 324. \iereck, BerL p/iil.
Woc/>., 1008, p. 294. La lettre entre les deux v est douteuse. Ponctuez non
avant Kx^'/w/ mais après tï. Tj-'x'jsovTa.
14-15. apTa|?a; ^. Sm.
19. o'.x&vo[ji(i)'., sit'. (=^ e::e'. Sm. On \oit seulement à la lin de la ligne un s et
une haste droite qui pourrait être aussi bien un '..
20. TOJTo, au lieu de tojtov Sm. Il semble bien qu'après to'jto il y ait la
place et la trace de deux lettres, dont la première est v.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 271
23. iitit. aTO t[o)}^ . . .v. Ensuite Smyly lit [ae aÇii^ | a, (|ui paraît possible,
plutôt que [X6 aç | 8[ei] aiio[ji. proposé aussi par lui.
25. Il ne man(|ue rien devant to a-Y,TapLov, qui est peut-('tre une addition en
interligne. Sni.
10.
Frgl 2, 7. «r,(>vi;xa), 9 Pap.
Frgt .3. Traces de lignes avant la première.
14. Peut-être ]£va apffe(v!.xa). Faut-il lire Te9pa[ji[AJ£va ap«(vixa) ?
1.1. Peut-être juoij/av..
Frgt 4, 4. apo-e(v'.xa) y, le chifl're peut être Ç" sur y ou inversement.
Frgt 5, 3. [ap<Tevi.(xa) /oOj 9ri(Àuxa) ÂSxa [, ] .\ T,
7 j«i<. ]X8.
11.
6. avev/iyjoiao-iv, Po, après le y, est peut-être un Irait involontaire du calame.
Au verso, dans le sens des fibres, de la même écriture que le recto, mais
plus menue :
]. Tuêi i.
i|; ]a[j.[j.'.8wLi
12.
J. G. Smyly pense qu'Aristarchos est un nomarque et rappelle P'Ap'.iTTàpyou
vofjiapyia des Papyrus Pétrie.
1. Tuv p (apo'jpwv). Interprétez : tcôv éxaTovxapoûpwv. Smyly-Hunt.
13.
Au verso., dans le sens des fibres : XPYlinnOI.
14. Réédité par W'ilcken, Chrestomathie, n° 335.
3-4. Avec èT:i),(àpyY|v) on attendrait tôv devant le twv de la 1. 3. L'abréviation
est peut-être celle d'un génitif qualifiant iTt-éwv. Smyly. — Peut-être eitO^exTuv.
7. w; 7t[apa o-oi. tou] î.oyou ovtoç. Hunt.
Au verso, dans le sens des fibres : APIlTAPXni.
Fasc. IV J7
272 PAPYRUS DE LILLE
15. Réédité par Witkowski, Epistulae privatae. n" 17.
2. v-"0'-[J-*sc>"'' et non T,!.TO',u.avOv.
3. Après upoTspov haste certaine diin /. qui justifierait la conjecture xo|jL!.£~.o-9ai
de Witkowski.
16.
1. AjpiTTapyi
2
71 sot. TCOV.
17. Réédité par Witkowski, Epistitlae privatae, n° 16.
l /////. Peut-être Hpa; au lieu de ..S.. — Ap'.TTapyo'. P. uw!. au lieu de u'.w. P.
11. Oîxa xojji.-fi(7Ti aXXa oia.
11-12. Dans l'interligne, commençant au-dessous de oexqc de la ligne pré-
cédente : o'.T!, . .v'.a. . . v'.ov. T.
12. [....].. TE.pw; xja/.cj; 'J[Ji[i.v, (;!". Witko\vski.
13. x[aX'.Jij.7iav, possible, 1. xa<Ta>'),i[ji.7rav, cf. Witkowski.
15. a-[ei.]Tap!.ov, possible, cf. Witkowski — sv. œaxvYi 8$, après s, on voit x, $
ou y ou l'une de ces trois lettres corrigée sur une autre ; puis s ou o.
16. La lacune du début est peut-être de cinq lettres.
17. aKoo-TS'.Aov, s corrigé sur -..
18-19. vuva['.]xa aTuytç ['.Jva S'.aTw | 9y,.
18.
1. A-/iix-/;-oio[ç].
19. Réédité par U. Wilcken, dans Chresthomathie, n° 164.
4. £!.T5iE5Xy|J[Aîvoj Sni.. ou un mot analogue. £i;[oe5£lyji.îvoj.
y. KaX),t.Ç£[v]ou Oupîa; t Wilcken. Dans la Iraduclion, corriger Fvallixénès en
Kaliixénos.
20.
.\ous avons retrouvé sept nouveaux Craginenls a, b, c, r/, f, g, h). .Nous
désignons par e le fragmeat déjà publié. Les fragments g et h sont tout
petits et nous ne savons où les placer, (aï sont :
ADDITIONS ET CORRECTIONS
273
g) ]io-/;i,- nacruyj
h) JOÇ TTrEpfJLa 7tUp[
]pio; [a'.t( ) [
Le raccord de d est assuré. La place de / est iiicerlaine, mais il nous
semlîle qu'il devait être à la droite de e. Quant à a b c nous leur avons assigné
une place en nous guidant sur les dates mentionnées. Si notre reconstitution
du texte est exacte, la hauteur du rouleau est donnée par la juxtaposition de
c, b, d (col. III). Elle serait d'au moins 28 centimètres.
a
{nouveau)
Col. I.
risTïTO'jyOÇ .Avyw^i.o; ^ ;t6 /. y' 1
xa(9apT£(i)s) p' xofuxwsuTtxou) y' e( ) [3/. / yZ. X(on:ov) xÇ" y'
[...]i(i); UTie Tou 6Yi((jaupou) r{i iiupiov !fç|5 3
xa(9apTe(ds) '■\-> xoa(x',veuT'.xou) Ç" e( ) ayZ.d / Ç a Z. d A(o'.7:ov) tp d
..jsv '^I^uai uTtsp TOU s<T(i) «Leuo
(i)!,s y'"£vaëa(T[-7]!.0s ouspua t:'j(û(i>v) <Ly
[Mappri ?]? KutX'.Os irupdiv pxY^y'J
L. 2 YTÎ P = uue(p) ?
Col. II.
a 10
'.£ ev[
(noMceaz/)
•[
■[
xa(8ap(TECùç) [
•[
15
xa(9ap!7eio;) Z. [
naT[
<I)av[
nETe[
av[
{nouveau)
20
(cf. VI, 1. 106).
va
]vad
lydZ
(HOJiceflî^)
to/. /y/.
[ . . ] ev ^"]ua'. 'J7:£p tou opufxou
OvV(i)]tpp'.^ OvVWtfp'.OÇ TTTJplJLa Tru[p(i)V] [A^
274t PAPYRUS DE LILLE
25 . .v-iT'.Os Ovvw^pi; 'j'.o; 7ij(puv) [xyd] l [xa(f|apT£a);)
|3' xo3-|>.i.v£'jT!.xotj) à I L •(' ip' X(o'.TîOv') x!3y'
ii'-ff.^ S'.TO'jyo'j Trupwv X[Ç'y'Ç"' ^ xai^^apTeoj^) a]
xot(x'.v£'jt'.xo'j) y' / ay' [X(o'.Ttov) XsÇ"']
.(Os Ovv(d-jp',o< \"'l xa(8xpTeii);) Ay' xot(x'.v£jt'.xoj'| Y''?' / [""^
X(oMrov) x9i[î']
3U . .jT'.; HaT'.oî fxÇ" AZ xï(9ap!T£u.;) a zo7(x!,v£ut'.xou) i^/ [a/, /«(o'.ttov) jaî]
[S]i,ixouyo; ilpou As Z.Z xx(9apïs<i)^) Ay' xoa-(x'.VÊUT'.xou) y'îj3' [/ otd
X(ot.itov) X3d]
{nouveau) Ayy_{ù»'.î[
35 h'.tO[
t^ ['.js- Ovvorpp'.o; Xad Z xa(9apT£w; Ad x[ot(x'.v£'jt'.xou)
{nouveau) [Epjia'^l'.Xo? Mr^Tpoowpov r.jpio'^ >'-T'-?
TîTEpLia rupuv 01.9.
[.qÇ'Z xa(OapT£w^) y, xotixive'jt'.xo'j) 5 /t,jâ ).(ot.KOv) ïî[o]
40 'JTUîp TO'J Op'JUO'J
S]i.T[o]uy_ou [ji'.T^OuTou) n'j(pwv 9d [xa(Qap3-£(i);)d xot(x!,v£U-:uou) Ç'/ï']'-?'
)v(o'.::ov) YiA y'
[ija- <I>avYiT'.o; 3-T:£p|j.[a] pHe
.(JT'.^ ^((puv) p'.!^ AZ xa(^apT£a);) |id x[ot(x!,v£jt!.xou) Ay Ç
v] Ç"' /(o'.Ttov) pw y'
0]oou T:D(oti)v) -^dZ xa/Qapa-su;) d xoT(x'.ve'jTi.xou) Ç" / y' -.(î' [),(oiitov)
Ut']
45 '.T *F£V£'.Ç|o'j •n:u(ouv) r^dZ xa(9apTe(i);) d xot(xi.v£'jt!.xou) Ç"'/y'îj3' ^(o'.uov)
'.3- Ovv(i)(pp'.o.; xo.'. <t>avr,; Owiocspio? ['. Ç' ijî Z] [sJAy'
TTUpO'J
xa(9apT£tiJî'i a xo3-(x'.v£yT'.xo'j) Ç" / <xÇ a(o'.i:ov) 6 iji' 0-
vw^p'.o; 3Tî£p|ji.a 7r'jp(ii)v) [.]ioA
iT Ttup(ti)v) Ç" '151' z xa(Bap!T£ti)î) Ç"' xo7(xi.v£j-:'.xo'j) 13'/ d X(o'.:îov) £ Ay'
50 Ovvu'^p'.o; 7:y(p(i)v) ay Z xafOxpusoj;) a x[o3-(x'.v£u-:!.xou) A] X(o'.itov) [xaA
'.T <^avr,T'.o; TTU^owv) ',3Ç"' Z xx'^lapTSw;) v' xot'x'.vî'JT'.xou) Ç"' / A
Â(o'.:tov) la^'
S'.TO'jyO'J Tfj(p(ov) Ç" A '13 Z xo((f)apT£co;) Ç"' XOT(x'.V£yT'.XOu) (.p' I d
'.3- .MrjTpoiîcopou Ttyi'pwv) £d [X(o'.itov) sy'
L. 28. y' P. La lecture est sûre, mais le chilTre est suspect.
L. 46 fin. Il n'est pas sùi- (|u'il man(|ue un cliidre à la fin.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
275
Col. IV.
{déjà édité p. 93) ]. .£ y '-3' "/.(o'.tov) . Ay
55 Ap]u(i)Tiri^ Ap'jwTou tt'jpwv X|3Z.y' '.|b' ^
[xa(9apT£(i);l] Ay' xot(x>.v£L(-uou) y' / aÇ"' )>(o',irov) A«Z.d
Ajyyu»'.; Sipou xa'. Mappr,^ aO£A',po;
uupujv tcÇ" '.fi' Z xa^'JapTSoj;) aAd', xot(xi,vsu-:'.xou) a/^Ad, X(oi.uov) ity y'
[EpJjjia'^'.Xo^ itupuv Ç"d
60 [. .] TOU 5Y|((TaUpO'j) ÏTCSptJ.« -'jpojv p(|B
[xa(9ap(T£(i);)l yAy' xot(x'.v£uti,xûu) |3 / s Ay' X(oi.7tov) po5 [3'
[. . .]£V *l"ua'. UTt£p TOU 5pU[JlOU
[Ayjjywcp'.; Upcj [jl'.t(0&»tti;) -ïi'jpwv [J-^^l
65 xa(9apT£(i);) : a xoo-(xi.vsu-'.xo'j) z. /a/. X(o'.tiov) uo
M[a]jppr,.; Flao-iTo; xa'. Fleêp'.y.î xa'.
Ma[p]jpr,; «tav/iT'.Os Tcupuv ''^sÇZ
[xa(6ap(7£(oç)] a Z. y' xot(x'.v£ut!.xo'j) /.y' / ^^' X(ot,Ttov) tC|3A
ST:[o]TO-ri; Stotoyit'.o; :tup(a)v) w[37
70 xa^9aoa-£(di;) : y' xoo'(x'.veu-:'.xo'j) Ç' j l. ^(oitïov) '.oÇ"'
St[o]-:o-/ix'.<; .Mev^[AaTOs Ttu(pa)v) vaÇ"' Z
xa(9apa£(0i) a Ç" xot(x'.vï'jt'.xou) Z. '.'3' /.^«Z.d X(o'.Ttov) [x9y' '!|5'
Ovv[w]'jip'.î n£-:oêaa-r'.Os n'jpuv ^j3 Z. y' '.,3' ^
xa(9ap(T£(i)s) a y' <.^' xo!T(xt.v£UT!.xou) (3' / i^ S^' X(&i.7tov) $ Z. y'
75 Ovvcocso'.s riaT'.TO? xa'. <I>avriT'.; aOEXcpo^
!JTT£[paa T:u(pti>v) ] [jt£ Z.
Iji'.tQuti; [TTufoGiv ?) ] /5 Xo'.TOV ),yZ.
L. 64-69. Les débuts de lignes sont sur le tVaginent d (nouveau).
Col. V.
e Opo," nîT£g[ l]
{déjà édité p. 9 'i) xa(OapT£oj,-) z.y'. xoTix'.v£'jr'.xo'j) y' \}' [/a o', X(o'.tov)...]
80 ûpo; <I>av7i[
AppiiuT'.; . [
jispoj i'.!; z.
/ -cou ]Xt^\t[
[jl!.!t(9(0(ti;) •Ky(pu)v) tXt,Z.Ç" [
cpaxo'J f|Ç" Z [
85 x^ naX£'.x4Jv f
276 PAPYRUS DE LILLE
rieTSTOuyo; [
T£(i)î OvV(0[!fpl0Ç
90 <I>avri(T'.o; . . . [
Eo[j.a«6iXoi; N[
TOU [JL£[
xJ ev Wuai,[
95 MeaTaauTij.is [
<ï>avTjO-',ç OoTO'ri[TOs Z]
xa(6ap(7£(o;) Z. y' '.^', x(0!7X'.v£U-:wou) y' iji' / a [y', X(oi.irov). .]
100 nEyjTi; S-:oTo[-/iT!.o;
xaC^aipTew;) |3Ç"', xoT(xiv£u-:'.xot;) a îfi' / Y [^' À{on:ov)..]
|iji.&'j9/|Ç Stotoyi [-'.o;
ToQo/js iipou [jiw(Qwrr,;) [ l xa(6ap«(i)i;) A y']
105 xoa(x'.v£'jTi.xou") y' '.p' / ad, /.(o'.Ttov) [..J
, To/:. F/.
f xa(Gap(7£(i);) jj^' xot(x'.veutixou) ay' / S
(nouveau) Mappr,; Kut).!.o; tîuowv [ (Cf. I, 1. 9)
xa(6ap!Te<o?) z.y' x(otxiv£ut!.xoi») y' i^'. / ad ).(ot:tov) [
M'EVE'.Qr,; <I>avYi3-io; -^([puv
110 xa((laoT£coç) a x(otxiv£uti,xou) Z. / a Z. ),(oinev) [
nve»£pco; X£V£euToç [
xa(9ap(T£<i)ç) Z. d x(offX!.v£UT'.xou) y' / * -^' ^^(oi'ïov) [
Tecoî Ovvwcppio; xai [
^a.Y/]^io; Trup[((ov)
115 xa(OapiTEti)s) a Ç' x(oTxiv£ut!,xou) Z. / a^' A(oi.nov) [
[nejyuTiç $avY,a".Os Tcup [
xa(9apo'£uç) A. i^i' xoo-(xiv£ut'.xou) d / Z. y' )>(ontov) x[
Ovvwccp'.; Ovv(i)tsp'.oç apa.[
. vy iji' l xa(()apT£to;) aÇ"' xo(X(^xiv£U-ixou) [3' / a Z. Ç"' [X(ontov)
120 Mappos Ovvwppwç . ._[
xa(9ap(jeioç) A y' '-P' [x(oax'.vEyr'.xou)] y' / a d )>(ontov) [
L. 119. Le total parait faux : on attend y' au lieu de Ç'.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 277
$av7iî OvvbJîppLOç ■raj(pwv) [
xa(9apiT£(i)^) a Ç' xo»(xivc'jt'.xou) A i3' / a Z. cl X(oit:ov) v [
riaiT',; «tav/iTOç Ovvcotppi,^ [
125 xa(9ap!T£(o; A. d xoT(xiv£UTt.xou) y' / a '-[î' X(oi,'nov) [
Ep[i.a',piAo? MriTpoowpou TTu(pti)v) [
[ . ]t£UÎ X [i.t.T( ) TtUpUV »l[
xa(9apff£Ws) '.ot xo(T(xi.veuT'.xou) ed / iÇ" d X(oî.Trov) » [
[.JUTO au£pij.a 7tu(pwv) Çy ui.ff( ) !p [r.-/i ^ ^
[xa(9ap(T£Ui;) ] la xo3-(xiv£utî,xou) sd / iÇ" d ),(oi.7tov) cp(3 d
21.
11-12. AX£Ç[a]v7p£av, le p corrigé sur £, vraisemblablement.
H. I. Bell compare les rôles du vaûxXïipo; et du xuSEpv/ÎTri,- ptolémaïques et
ceux du vaûxAripoi; et du ttittixos byzantins. Il nous renvoie à Heimbach,
Basilic. 53, 1 : vaiixXripo; £tt!, Ttpô; ôv av/îx;', ô Ttôpo; xoû irXoîoy xal Ta Tuaêaîvovua,
£Ît£ 6 3£T7r6Trji; ETIIV, £'.'t£ Tiapà OSTTOtO'J TO TtXoWV £|Jl.l(T9ÛTaT0 £V 0[Vl.àSl.. OlTT'.xii;
Ètt'-v Ô ■reâo-av ÈTnjjiÉXs'.av Toù TtXoîou Èu'.Tpa-KE^.
22.
7. Lire probablement ^affiXiTo-ri;. Navire de la reine, non navire « Reine » .
Hunt, Wilcken, Archiv, V, p. 226.
ou [jn-T^uTYi;. M(ondr)y (-Beaudoin) ; Wilcken. Il semble que le papyrus
donne : o-j sio-Ôcotti.;.
Verso. vaij..[.].. pa^X peut-être vau[xX7i(po;)] Pa(j(i,)X((.(Ta-Yi;); mais très douteux.
23. Réédité par U. Wilcken, Chrestornathie, 189.
19. To n£p!, cpu., la lettre (|ui suit u est o ou ^ ou v.
Le texte de la p. 108 a été réédité par F. Preisigke, Griechlsche Urkunden
des Aegypdschen Muséums zii Kniro (Strassburg, 1911), p. 34-36. Malgré les
améliorations apportées par Preisigke à notre copie, une révision de l'original
ne serait peut-être pas inutile. A la ligne 10 tvjTzs.^Tn^:, de Preisigke nous
est inintelligible. Nous signalons sur ce passage une conjecture qu'a bien
voulu nous communiquer H. I. Bell; il proposait de lire, 1. 9 et 10 : xà vaLiX[a
jjisTà TcâvTtovJ àvaXa)[ji.àT(ov. Preisigke a lu to va'jX[ov. Mais l'hypothèse de Bell
mériterait une vérification. Cf. P. Loiid. 1152, 995, 996.
278 PAPYRUS DE LILLE
25.
Nous avons retrouvé un petit fragment qui comble à peu près la lacune
entre le fragment 2 et le fragment 3. En conséquence il faut lire :
L. 24. Hpa[x).£ou;! t:oÀi.v x.t.)..
L. 25. aito S[e ô] eu; ti x.t.A.
L. 26. Peut-être Ç(
L. 27. xai ev xw. [H]oax)v£o:To)>'.rr;i.
L. 28. vau),o[v] xuê.'.5r.o'j. Vraisemblablement xuêaioioy, iliminulif de xùêaïa.
Cf. P. S. I, ^■f, .'i94;T'3.
26. Réédité par Witkowski, Episliilne privatae\ n° 31.
2. 1. ajTT|.
5. ey 0£ Tou TipoTepou, possible. Le tz serait fait sur une autre lettre.
ou eySs -rou Jxoui sTepoj. Le - du deuxième xou serait fait sur une autre lettre.
6. [8iaTatpr,]Tov o<tov j3ou£'. Sm., Witkowski. Possible, mais le s- de crov pré-
sente une forme et une ligature avec o inusitées.
8. 7cep>, Twv x£ypri[j.aTW[jL£vwv, Witkowski; lettres très évanides, un peu plus
apparentes dans pviaaT'.TULEvwv.
27. Ce texte a été réédité par Wilcken, Chreslomalhie, n" 199.
Entre les lignes 1-2 et ,5-6, l'interligne est un peu plus large.
1. Il ne reste que l'extrémité inférieure des lettres; cependant la brillante
conjecture de Wilcken, dans H. Lewald, Pap. Frankf. 5. Einl., Sitz. Heidelberg,
1920) paraît très vraisemblable. On lirait volontiers :
ATT[o]yp[a]œ7^ [e]i; T[a al'.xa]
2. KpaxEpou.
6. 6uyaxT|p pava, [ia'.a = piippa , Domazev^ski. Bien qu'il y ait une trace
d'encre devant Ç", nous pensons que le total est bien 6, et qu'il ne comprend
que les grandes personnes ; la fillette en bas âge ne compte pas.
9. Aêpov / i.y / Ç" /. Supprimez <ib>>. Les esclaves ne sont comptés que pour
des demi-personnes
28.
2. Mev/e^iou; conj. Bell. Cf. P. Loiul. III. 1170, p. 100, I. 5.39.
10. £2po; Aa. . .vo£. . . x.t.),.
12. [. . . 1 xou ou [....] oou ou [....] Àcu.
13. |Tr,Ji auTY,!,.
19. CTO. .T ev X.T.),. Peut-être ïtoOc/yj (pour Sto^/iTei.) ev.
22. r/'iv Xeiav. [
23. EAevEv uvYi^i. .av ty.v av [
ADDITIONS ET CORRECTIONS 279
29. Réédité dans IMitleis, ChrestomcitIu<\ n" 'M\{). Restitutions de
B. IJaussoiiUier, Revue de Philologie, 1910, p. 125 et suivantes,
et de Partsoh, Arc/iiv. \ I, p. 72.
Col. l.
7-8. TO T£ cTT'.OîxaTOV rj ÎTÏI.-
TOVT£xai2exaTov, Wilcken, Archh; \, p. 228.
15. [^a[TTlt.[!;£]i.[v très douteux. Xous n'arrivons pas à juxtaposer aaTriyouv
aux traces de lettres que nous voyons.
17. ]_.\^._ ouacrroî. (apy'.JowadT/iç, Schubart).
25. TsSsVTWV.
33. [voJi^ocpuXaxaç semble décidément mieux convenir à la lacune que [6e<7l|AO(pu-
Xaxa.;.
Col. IL
6. oou'jmi. \j(f[, certainement une lettre longue après u.
11. a|i(p'.<T6-^jr|^£TT[iT-.ji.a SmXa?, cf. Partsch, Archiv, VI, p. 72, n. 2.
15. TO O'.xaa-tTjioi.ov ? 1
16. TcpoTepov 8. xai.
21. eTt[, douteux; peut-être ev[ ou £cp[.
39. £Cay[, probalement erreur pour s^a-fl ; on peut lire avec v. Wilamowitz-
Mœllendorff £Tïi B^cLyltù'crii.
30.
5. 1. $a'}ioa-:i,;.
10. x£ au lieu de xB.
14 et n. 14. Pour le genre de Otoî.ovoî, voir P. Hibe/i, 29 1. 26; 85, 1. 24.
Dittenberger, Si/ll. 517, 1. 14. Smyly. Cf. ci-dessous p. 282.
16. Début : 5u(t[. . .] r,x. t. X.
31.
18. Au lieu de .£...lire .£. -c. Hombert.
19. Après (Ao'.TOv), les points indiquent non une lacune, mais une tache du
papyrus.
82.
4. Début : lire Aa-(p£u«; au lieu de ITaa'.;, Hombert.
Fasc. IV
280 PAPYRUS DE LILLE
10. Fin : p xÇ", T-re[
17. Fin : peut-être /.S-.f.
33.
I. Peut-être A'.uvo;, nom de l'hipparque. Ce nom est court et semble
commencer par un A.
6. <I>aps[jL'pw;, Homl)ert, possible, mais douteux. *
8. Au lieu de s',? r/iv tx. ./ixo.p. . , nous lisons: ei; Tr,v TxoATfixoêpo)-:. . ; lire :
ffXOÀTlXoêpCJTOV.
II. c£aZ, au lieu de cj^ao'. Hombert.
34.
10. ^pauevcof) A, Hombert.
11. Peut-être : .[. .]v.oj.
12. Peut-être tc[up(ou)]XyZ. o^y'.
14. ^'«, peut-être : ly'.
16. /?/i, sans doute : '.aê'Z., mais le trait de fraction manque.
17. Après ox', peut-être t'.twv -jp(ou).
19. S[[qÇ"y']], Hombert.
22. a/, fiy /./,, (supprimer le S').
36.
6 et 8. xpoiAfjL'jo'j ïiAv Hombert.
38.
Fgt g, 1. 3. ['XLoiÇ', Hombert.
41.
2 et 12. .\ccentuer MÉv/iT'. au lieu de Msvfi-:'., \\'n.
18. xa^'. HpoiASvw. ojT-j.
42.
2 et 10. AT,[XjOxp'.[T]oy Witkowski. Possible.
ADDITIONS KT CORRECTIONS 284
43.
6. Lire ^apxaêasj X.
44.
1. ////. yx'^e'.v, sans crochets.
49.
Jl. Les huit premières lettres, très douteuses.
12. ('////., ev xuxAtoi, Wilkowski. Possible.
13. xajToêfoyoç Witkowski. Possible.
15. ?«//., . [îoTaviTjj.ov.
16. î'/hV., 01 xaO eTOs.
18. Peut-être et.,- -rij yuTjv t/iç. Pour yù-r\ (lém.) v. P. 7ei/, l, 152.
19. . ffO'. £a)s STSp . . . ïio[ .]....[
51.
1. SuvLT]a[5ov x.T.X.
2-3. TO'.ç (E'.xod'.uevTaooupo'.a) £av unap-
ywff'.v
7. (^7?) ..£ixai.OY[, peut-être ..£'. xai Toyl
52.
7. Lire 7ro'/f|Tai. Wilcken, Witkowski.
53.
2. Hou).ui.[ ]t£|.o-. te aou.. (jLEta to ypatte'.v, Iraces devant HSuÀwi., comme
une note marginale.
4. -:0V de la lin de la ligne est douteux, peut-être xat.
10-11. TO'J a[vTi]ypa»s(j)i;
14. Traces dans l'interligne au-dessus de ot^w;.
Nous devons à J. G. Smyly les observations sui\antes (|ui nous paraissent
justifiées et qu'on nous saura gré de reproduire :
I am not sure that I understand this document. The difficulty lies in the
282 PAPYRUS DE LILLE
expression ûnoXovew. In financial dociiinents OitoXoyETv tl; and JTîoXoyîîJeT^a', s'.;
mean « to deducl f'ro ni the aniount of a particular; the person f'rom account
whom the déduction is made jjeing in the dalive ». Since this meaning does not
seem to be generally appreciated, and since, in my opinion, thèse expressions
hâve often been wrongly trauslaled, perhaps ovving to thi; lact that, in some
cases, the translation « to dediict for a particular purpose » seenis to give a
good sensé, it may be well to give a l'ew examples.
1. Ditt. S)/!L 536. 26. sàv os ol |j.',T9(0Tal e'.tevévxuti (se. Tr,v s'.Taopàv) ÛTCoXoyL^£o-9ai.
iU ~ô~'' [AwQuTiv. This means « if the lA'.TBwTai pay the slo-Bopà, it shall l)e deducted
froni the amount of the rent », and is équivalent to the expression in 1. 37.
tÔv Ti'ji'.T'Jv àïiîXs'.v à-o Tf]; 'j.'.t*J(ot£wç y-y.': vr^'pi'lx'. £v Ta'.ç <7Tr,'/.y.:i totojtw, è'/.iTTU Tr,v
|;ii5-Q(0Ti.v.
2. ib. ■'i\l . 14. y.x: ultj sVtco •j-oÀoyo; tt,'. ttoXe'. tojto to àpyjv.ov s',.; to oiviiov, àX).'
àîtoSo-o) 'h TtoX'.; TOV Toxov « Thls money niust not be deducted froni the loan ».
3. Ditt. O. G. J. 266. 14. ûnèp toû è'Wvlou ou ûiJioXoyriTîv tt^; TeTpaix/îvoj, ïva
SoQrii TÔ ôji.oXoyov xal |j.yi unoXoyîs^'yÔat s'.; TÔ o'itoviov. There must be no déduction
from the aniount of the oiioviov.
4. Rev. L. 34. 7. oto; o'âv XrjtpQyii Ttap' aJTwv o'.v[o; £'.; to ^aT'.Xj'.xôv uTioXoys'.T^ri-
(TETai T, Ti,ij.-r, îU Ta; [yivoixéva,- àvajcpopà;.
5. /Jfi'. L. 53. 23. x[al •j]TroXoy'.Tf)rl7£Ta'. r, T[ip.-ô] ToT; syo'jT'. Ta: wvà; £'.[; ijà;
àvacsopâç .
In 4 and 5 « The price shall be deducted from the amount of the monthly
instalments.
6. PP. II. xii. 4. eU Se toûto ÛTroXoy/ÏTOv Ç Trpoiyoust. 5'.à 'I>!.X''TrTv0'j « from this
deduct what they hâve already received from Philip ».
7. PP. II. iv. 11. 3. unoÀoyric-a'. £'.; ta aXwa « to subtract from the amount of
the sait tax. [so also in P. Lille I. 6 and 17]. Now in this Lille papyrus it seems
to me, the bill presented to Hedylus would hâve consisted of three parts :
A. The lixed price for the corn, to be paid to the growers.
B. The cost of carriage of the corn from the farm to the oppioi.
C. The cost of carriage from ihe opao'. to its final destination. B and C together
constiluted the ts6p£Tpov.
Tho question al issue was : » Wlio is to pay l'or B? ».
In ihe fii-st lellcr ihe décision of the stralegus was that, since the dioiketes
had writton that the corn should be dclivered at the opac. (ÈTt'.xa^'.TTàva'. èttI toù;
ooao'j;) i. e what a modem shipper would call « free on board », the cost of
carriage to the opjj.0'. (B) must be subtracted from the total amount of the cost
of carriage (ÛTtoXoys'.v £•.; to -.p6p£Tpov). In this case B would b(> |)aid by the
TiToXôyo;. Accordinly liedylus is directed to subtract B from tiie aiuount of the
tp6p£TpOV.
ADDITIONS ET CORRECTIONS 283
By a later décision ol tlie slrategus the TtxoXôyoç is to reoeive the cost of such
carriage, and accordingly Hedylus id directed in the second letter not to
dediict, after Mesore 2'.\. this pari of the cost of carriage froin the total amount
of the '^opj-pov.
54.
3. Chiffre de la fin, le s sous le X, n'est peut-être pas tout à fait certain.
L. 4 sur TtîTaa. de TtiTaoïouv'., trait ou fibre noircie.
57.
L. 2. Supprimez le point après 'Ovvcoapw;.
L. 4. Avant îx-rr,.;, nous voyons : aTio-rr, .vu;. Après Ivi, on croit voir un X
surmonté d'un ;.
58.
R' Col. fil, L. 19. Au lieu de 8eovt[i, lire Scovxa (= rà Séovra). Witkowski.
V" Col. in, L. 6. PaXavs^ au lieu de t. .vu. .a.
L. 7. |3aXav£i. au lieu de x.avei.
A propos de notre note 4 p. 2.33, J. G. Smyly nous écrit qu'à son avis
xêpà[j.i.ov n'est pas une mesure de capacité définie. Cf. P. Pétrie, III, 70, où il
est question de quatre xîpàjjLia de capacités différentes.
59.
8. TOSvTCairêuTsu;, complet sur le P.
9. xai,.
39. Nr/BoTip'.,-.
57. La date pourrait être a ou a.
59. KesaXTiv = Ks-^alX/îv. Witkowski.
66, 70, 76. <t>aaouv'.oïi[i.o?. Witkowski.
100. Le chiffre est peut-être L-
J. G. Smyly a bien voulu nous communiquer la remarque suivante, qui
corrige notre commentaire :
I do not think that the division of the month into irregular periods, as
adopted in your cominentary, is right. The only period recognised is the day,
and totals are only given when more than one payinent is made on the same
day. Thus the total in 1. 28 refers to the 23rd day of the month, and the total
284 PAPYRUS DE LILLE
in 1. 37reiers to the 28th day only. The nuniberslost in 11. 32-33 amoimted to
210 dr. [1410-1200 = 210J. 1 think tlie number of a day ol' the moiith is lost at
the beginning oll. 8. The list olpaynients is thiis :
[x] 1505
12 180
15 300
22 1 •■2
23 1215
24 87
27 100
28 1410
29 1626 -i
Total 6425
Thus the total given in 1. r>l is quite correct.
Comme l'a fait remarquer Wilken, Archiv, YIl, p. 298, ce texte est plus
probablement de la 11' année de Philopator que delà 11' année d'Evergète.
60.
3. Touç -oia. La lecture est sûre. C. C. Edgar pense que c'est une faute du
scribe pour tui râpa.
INDEX
CHRONOLOGIE
ROIS, EMPEREURS, CONSULS
Philopator fils d'Eoergète 1" el Ihh-enice II. Constantin et Licinius.
B«7t)£uôvx(.)v dtoXcjjmiou xoô DtoXejjixIoj y.il
Btp£v[xT|î Sstov EÙEpYEXiov, Itouî [a Xoi«x,
59, 1-4.
y.a! Aixivviou SsêaTTÛv, (315 ap . J.-C),
p. 108, 10-11.
ANNÉES DE RÈGNE
Roi indéterminé, fil" s. av. J.-C.
8 (etouî), 3, 66.
(etouî) e, 4, 27 ; — tô t (îT^oc), 4, 16.
XÛ.I Ç(£T£t), 3, 18, 36 • — (£Wj,')Ç, 6, 1, 17.
["Exouc;] T„ 54, 36.
C'Exou?) 6, 53.
i8 (exou?), 26, 9.
te (È'xouç), 26. 3.
'Exo-x, Ç", 19, 1.
x[-] (è'xou;), 5, 2, .3 et passirn.
(è'xo'j?j /.8, 24, 1.
xe (êxo'j;), 5, 13, 13 et passim.
xÇ"(£xojci, 5, 14, 17 el passim.
Ptoléméf II Philadelphe .
("Exoj; 11, 39 : 40 : 41 ; 42 : 43 ; 44 ; 45 ;
46 ; 47 ; 48 ; 50 (?) ; 51 .
XÇ- (?T£t), 12 : 35 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42 ; 43 ;
44 ; 45 : 46 ; 47 ; 48 ; 49 ; 51 .
Ptolémée II Philadelphe ou Ptolémée III
Evergèle I.
"Exo'j; /.a, 60.
Ptolémée III Evergéte I.
"Exouî 0, 13, 6.
(exouî) £, 14, 8,
(l'xo'j;) Ç", 15, 3.
ïxojîxÇ-, 21, 1, 4; 22. 1, 3.
EZTO'J ■/.%'. t/.OTCO'j, 23, 1.
Ptolémée III Enefgète I ou Ptolémée IV
Philopator.
(Ixo'j;) £, 4, 9.
(Ixoo; la, 59, 4.
286 PAPYRUS DE LILLE
(exouî) le, 18, 11. Indicllon.
T?,î T6 (etouç) '.v3ixt(u)Vov, p. 109. 20.
MOIS ÉGYPTIENS
eruuB, 37, 20: 39, 6, 14; 42, 7; 48, 6, .{8; 32, 10; 38, 11 : 34, 11 : 37, 15;
15; 60, 13. 38, a, 11 ; e (9), (11).
<I>aû)<j.i, 1, 2 ; 3, 69 ; 19, 1 ; 40, 6, 11, Ila/wv,-, na/<iv, 4, 3, 23 ; 32, Il ; 33, 12,
'Aeip, 1, v" 29 ; 9, 1" ; 30, 15 ; 41, 9, 20 ; 27 : 34, 20 ; 35, 7, 18 ; 37, 16 ; 88, a,
43, 7, 14; 47, 8, 19. 12 ; /i, 5.
Xoiax, 5, 33; 18, 11 ; 44. 6, 16 ; 46, 8, HaOvt, 31, 12 ; 32, 15 : 35, 8, 18: 37, 17;
17 ; 59. 57, 5.
Tù6.., 4, 27 ; 6, 1 ; 26, 9 ; 45, 7, 17. 'ETteio, 30, 10. 20; 31, 13, 29, 32, 35; 32,
Meyetp, 21, 1, 4 ; 24, 1 : 31, 17. 12 ; 33, 16, 26 ; 34, 21 ; 35, 9; 37, 18 ;
*a|Aev(ie, 4, 7, 10, 33-34 : 15, 5 ; 22, 1, 3 ; 56, 1.
23, 2; 30, 8; 31, 9. 37; 32,9; 33, 10; Mecopr;, 12, 5; 31, 14; 34, 23; 35, 10;
34, 10 ; 38, a, 10 ; m (19 , 1. 37, 19 ; 53, 17, 28.
■I-apHioOei, 13, 6; 14, 8; 30, 9: 81,10,
MOIS MACÉDONIENS
'AiteXXaTo;, 4, 3, 23. Awioh, 3, 41.
A'jOTpoc, 3, 42. ropiiia'.o;, 4, 9.
nàvïjjjioî, 3, 43. 'rTrEpêepETot'ïo;, 4, 7, 10, 33, 34.
DOUBLES DATES
Ptolémée 11 Philadelphe. Pluléméi' III Evergi'lr I ou Piolnnée IV
Philopalor.
[k-'rji) e 'A-îXÀatO'j Ç Ux/ùn ^, 4, 3.
(ETO'j!;) E ' ATii/.loi'.o\i ly Ila^^wv 1^, 4, 23.
(Èto'jçi £ 'VTiepêîpETaîO'j ta <I>ajj.Ev(jj6 i6, 4, 33-34.
(È'îouçl E 'VTrEpêEpexaiou x6 4>a[ji£vàj6 y.y, 4, 10.
("Etou;) e 'VTrEpêtpETodou xr| •I'«[JlevÙ)6 x6, 4, 7.
II
NOMS DE PERSONNES
'ASpdv, 27, 9. frère de Mappr,?, 20, (p; 274), 58, (= p.
"Ayeipo?, cf. 'Ayeipwv, 37, 26. 93, 4); 64 (= p. 93, H), (jLiaOoxr;?. —
' AyEipiuv ou 'A-j-Eipo'/, 37, 26. père de n..9..o<, 5, 9.
'AYyûxf!,-, 20, p. 273), 33. — père de 'Adiit-ixt-k, 59, 25.
nETEToôyo;, 20, (p. 272i, 1. — "iipou, — II[...]oc, 59, 81-82.
("Etouç) xt XKT A'YunTiwv TÔ aÙTCi piTjvôi; <l>otô)!i',
1, 1 (cf. additions et corrections).
INDEX
287
'AXéÇavSpo;, 34, 18.
'AXiÇavSpoç N[, 5, 34,
'A[xevv^j; TpaiTEÇàr,?, 25, 6.
'A|J.|Ji(ovi(;; — Bï,aa3'!<ovo^, AJo. — lînjaxjiwvo;
P. Cairo, p. 108, 3, 11-12.
'A|X(ji(ovioi;, 19, 1 ; — A'.ovjtJt'oj, 5, 8.
'Ajivê'ji;, p. de Ilaùai.;, 55, 1-
'Ajjiwi;. 59, IKt; 'A[ji(o< 'AtpJYX'^^i 59,55,
83, lUi;— |jii/.t[J:o,-, 58, 11,3, 18, III,
H.
"Avavt; (?j, p. de llTo).:;jiaïo;, 5, 13.
'Avôpôvtxo;, 25, I, 55.
Av8u[, 8, 65.
'Av(xr,T'j;, AJo. '.\v!xr,T'j; rixrji '.AnoXXwvio; S;),-
êivou ; P. Cairo, p. 108, 12-13 : 'Avî/.r.To;
vâuxXr.po^; (le même) : P. Cairo, p. 108,
16-17.
'AvTi'iratpo;, 37, 29.
'Avxt'iâvr,; îXipyr,;, 31, 3.
'ATiâpTtov, esclave, 27, 11.
'ATtoXXôSoto; va'jxXr,poc, 24, 1.
'AttoXXojv 6 È^EiXr.tpios TT,'; StàOeuiv toù ÈXatou,
9, 2-3.
'AiroXXtôvio; p. de Arjfir^Tpio;, 5, 27 ; p. de
Awpdov, 5, 7.
'AnoXXwv!o<:, 7, 5, 16, 21 ; 23,27; 26, 1.9;
— cf. 'Avixr.To;, p. Cairo, p. 108, 12-13;
— Kepxiwvoî, 5, 6; — Flaaiwvoî, 5, 9.
'AttoXXojvioî, le diœcète (?), 1, 1, 29.
'AtioXaiÔvio; ô st:i[jleXï,tvîç, 19, 6.
'AirùY/t? p. de So)(û)-T|<, 56, 2.
'Ap!(îTav3po;, 15, 1 ; 49, 2, 3, 9; 50, 2, -i,
9, H.
'Apid-capyoc, 12, 1,6; 13, 1 ; 14, 1 ; 15, 1,
6; 16, 1, 11 ; 17, 1, 20.
'Apzà; revr^ai/.pàTOjc, 5. 11 ; père de Ki[, 5,
il.
'ApiJiaTo;, 59, 92.
'ApjjiàyopOi;, 59, 19; — h ^aaiXtxô; YpaajJLa-
Tt:?, 3, 52.
•ApfxiOcjiî, 20, 28; p. 275, 81 ; 34, 4; —
'ApjtÔToj, 33,4; — p. de ©oOopxaloç, 30,
4.
'Apjiï,(ji; "tipou, 5, .31.
Fasc. IV
'ApTEjifoiopo; i -ïpà i;TpïTioj, 14, 2: — escla-
ve, 27, 13.
'Apjwxr,,-, 30, 2: 59, li, 37, !tO, 123; —
— 'Apjwxoj, 20, 2; p. 275, 56; — \\t-
xiojxo;, 31, (i; — p. d" 'ApiJ.tJitî, 33,
4; — p. d" 'Apj-.iTr,s-, 20, 2; p. 274, 56 ;
— p. de riiTt,-, 33, 4 ; — p. de na^^^ôx;,
38, b, .5; — p. de nsnoiç, 31, 5, d; —
p. d"l2po;, 5, 10.
'Apcp|ji.a!î p, de IUxt;ùpiî, 2, 10.
'Ap/rjêt;, 59, 23, 26, 107; - 6 o'/.ovôao-^
9. 19.
'Ap;(^îxi|jio«, 25, 10.
"AraXT,7rid(0T(;, 28, 14; — Aiov'jtioj, 5, 15; —
AwpiiDvo;. 28, 15 ; — é otzovipioi, 9, 1 ; —
é Ttapà 'AtioXXiuv'O'j xoO È7:!|jieXy,xoO, 19, 5.
'AacpE'Jî, p. de BoxopxaToç, 32, 4 ; p. de
T[ji.a|jiôj«, 33, 6.
Aipr'XiOî, cf. 'A|Ji|JHi)vâi;, 'Avixï,xo?, Urjxi;, Atovj-
aïoî, 'Epjjistod;, 'lêôiç, Il'a)-/, SiXêo(v(i;, ]wv.
'AcpÙYX''- P- d' Aaô),', 59, 55, 83, 104.
A^oàirtc, 30, 2; 31, 4 ; 32, 2 ; 33, 2; 34,
2 ; 38, a, 2, b, 2.
Uï;xi;, Aùp. B?ixiî. P. Cairo, p. 108, 5-6, 18
(àiTaix"/;xr,^ àvvoivr^;).
B7,(jap!ojv, p. d' A'jprjXio; 'A|ji|ji.iov-i;. P. Cairo,
p. 108, I. 3, 12.
BivvErj.j (gén.), (Btvvéa.-?), 37, 28.
Borieo?, 58, II, 2, 13, 18, III, 9,20.
BpdjjtEvos-, 41, 8, 18.
BpùxT,;, 59, 22.
revTiaixpixï,,-, p. d' 'Apxis, 5, 1 1 .
rXauztaç, 36, 4; — f. de Leptinès, 27, 4.
ropYÔvtov, 17,6.
AorraixTjc;, 30, 1 .
Aifxiî, 2, 8.
AapsTo; 'lojvàxo;, 5, 18.
Aàifvii;, esclave, 27, 7.
Aé^avopoi; Nîxtovoî, 4, 12.
Aéo< [lE|jt7(vio;, 5, 15.
Ar,[X7;xpio,-, 46, 3, 11, 19; — 59, 15, 16,
20, 34, 35, 42, 43, 78, 102, 106, 120,
121, 125 ; — 'ATtoXXiovîou, 5, 27; — Aïo-
ôcopou, 59, 61.
39
288
PAPYRUS DE LILLE
Al [, 18, 1
AioY£vr„-, 39, l, ': 40, I, 7; 41, I, 10:
42, 1, 8: 43, 1, 8; 44, 1, 1 : 45, I, 7 :
46, !,!•; 47. 1. s. 48, 1. 7; 49, I ; 50,
1,
iiô8(i>30? (àvT'.Ypotç'Jaïvi; , 1, '.i; — SsciOci-
poj, 60, ï: — p. de \-r,\x.i,-p:o;, 59, 62,
112; — p. de ZwTijp'wv, 5, 25, 62.
A'.ovJato^, Ajp, Atovja'.Oî, P. CairO, p, 108,
5; — Noj|jir,v!oj, 5, 30; — p. d' "A.ufxio-
vio;, 5, 8 ; — p d"AT/.\r,Tziior,i, 5, 16.
A'.ov['j7/'.owpo;, 7, 2 ; 59, 6'(.
Ap;,a»/.o;, esclave, 27, 10.
ApifiuXoî Zûpou, 58, 11, 20.
Atop'wv, 28, 11; — 'A-o),X(Ov'0'j, 5, 7; —
p. d"AT/:/:r-.:Pyr,;, 28, l-ï ; — p, de
IleTOiTpt;, 55, 4.
A(opôO£o;, 60, 1 .
AwTÎO^o,-, 59, 36, 122; cf. Aw^'Or,;.
Awatflr,?, 59, 8.
'EXiitcov 'Ovvw-ip'.o;, 32. 5 .
'EiATÔptov, esclave, 27, 8.
'Epiêi?, 2, 6 ; 54, 2.
;ephl[, 14, 2.
'EpiiàytXo,-, 16, 't; 20, 6, 38; p. 274, 59,
91 ; — M»;-po5(opo'j, 20, p. 273, 38; p.
274, 59, 91 : p. 276, 126.
'Ep(ie!a«, Aip. 'Epjjiiiï,- ; P. Cairo, p. 108,
6, 18 (àira'.-:/^-/.? àwiovr,!;) .
'Ep|xûYivT,<; Oïjf.-o;, 28, 21.
'Epjjtoy-pixï,;, 6 Ypï.uiti»"' J?> 10, f'gl, 1,2.
'Exsapyo;, 2, 8.
'E-TEtovêx, chef de corps. 14, .5.
E'Jzpo(Tr,; S'.Ttv'ju, 5, 17.
'E(pàp[x[oaTo; , 5, 1, 34.
Zéîf'jpoç, 6 (TixoX'jyo;, 3, "lO.
ZoV'.Ào.;, 58, II, 20.
Z(o:rjs!ii)v AioSoJooo, 5, 2.0, 62.
ZtoTtupoç, èpYixr,;. 28, 17.
'Hoû/r,, 27, 3.
"UojÀo;, 53, I, 19; — 'll<;;),o., 4, 1 1 .
'HX[o8[, 59, 83.
'Hpay.'ÂE'OTiC 3, o7 ; 25, 45, 64; — vx>/.>T,po;,
21,5-6; — o'./.ovoiAo;, 4, 14, 13 el n.
marginale, 29 ; — 'Hpa/.X^îoou i^jp!;, 3,
49; 5, 19-20 ; 10, f^t ., 1, 3 ; 28. 19 .
■Hpâx),£'.xo;, 21 . 7 ; 32. 1 '. ; 51 , 5 ; 52, 1 .
'Hpax),EOOtopoî, ô àvTi-j'pï'iouîvo; iraoà toO
jJa-j'.Xf/.o-j -j-pï.'JilJ-ï-éi»?, 21, 15-16 ('Hpay./.T,o-
Topo; , 22, 16; 23, 13-16.
'Hpwior,,-, p. de «sôoiopo,-, 5, 19, 25, 62; —
vajy.Xr,po;, 23, 5-8.
««(jioOvt;, 59. 29, 41, 114
eipEjo?, 58. III, 6, ou 8ap£jï; .
«EOY^''^'i 4, 3,8, 16, 21, 23 ; — o O'.O'.y.r.tr;;,
3, 1, 60-61,80; - cf. Sv.yhr,;.
©E'Jocopo;, 8, 12; — î"zoTi~£v:ipo'jpoi È7î'!y^''0î,
39, 2, 8, 15 ; — 'Hpwîîoj, 5, 19, 23, 62 ;
— *xvo/.),ioj;, £-;Ààp/r,;, 14, 4 ; — p. de
Aiôôwpoî, 60, 4 .
esôoiXoî, 27, 5 ; — 'AvTiTe;vo'j,-, 5, 6,
Biôypr^ti-rj-, E'zoTirEvTipo'jpoî èTt!Y'>''Oî, 42, 2,
9.
eescrïXôc (?i, 38, b, 1.
e;7Tovr,<no;, 5, 22, 59.
6£'JY^'"K (''■''•o'"^-'''^?''^'-',^^'îl, ^'ti'Yovoc, 39, 2,
9.
eiw/, 59, 3.
eo-[, 32, 3.
eoT=j; Staoj/oj, 5, 17; — p. de rii'.;, 33,
3 .
Orj-rtf,s, p. de «tavï;?:;, 20, 45; cf. p. 275,
98.
eoTorjt[20, p. 273, 34.
8oTOjXjjioy<, 20, 33 ; p. 273, 88 ; — '^ïp£lxo•.o;,
33,3.
«oxo[jLoO;, 59, 9-37, 38,
©OTopta^o;, — 'Apiji.fj3£ii);, 30, 4; — 'AjcpÉio;,
32, '( ; — *a-:pioj,-, 31, 6; — p. de
Ilï/r,,-, 30, 4; 33, 6 ; — ewToptaTo; T-w-
To,-, 56,2-3.
epxTU(jir;8r);, 39, 1, 7, 13: 40, 1, 7, 13; 41.
1, 10, 22: 42. I. 8, II; 43, I, 8. 13;
44 I, 7, 19:45. I, 7: 46, I, 9. 19; 47,
I, 8, 20: 48, I, 7, 16: 49, I ; 50, 1 ;
51, 3; 52, 1,
HwTopxa'.o; Tewto;, 56, 2-3; cf. SoTop-aTo;.
'iiatv',, 40, 2, 9.
INDEX
289
'lgot<;, 59, lu, 39; — Aiû. 'lêoi;, P. Cairo,
p. 108, t), 17 (à-3C'.-f,-r,î ivvtôvT.;), — cf.
■i8o-j,-, 59, !t", 1-24.
'l(jLoJOr,î, 3, 44 ; — MappfiTo;, 5, lli; — -To-
ToriTioc, 20, 49; p. 275. 102 ; - p. de
IlETOSiO'.? ■^ÙOl^X^I.'X-.fJi, 5, 3.
'IvxpwGi;, 59, 18; — ni-M~j-oi:, 59, HO.
'Ipa[v59. lO.'i.
'Ipavoj-ic;, 59, .J7, 116; cF. 'loïvoûoi?.
'Ipïvoùo'î, 59, 36, 84, 91, 110-111; cf.
'ipavo'Jitii;.
'Icovâi; i?), p. de Aïpi'o;. 5, 18.
KïXXizX^,', 59, 12, 98.
Ka).>,i;£vo; (owpEi), 19, 9.
Kaj()io[..]a|;,59, 68.
KaTo[, 28, 10
K£),eùpiî (?), p. de Ilici'.,-, 5,31.
KEoy.'!(ov, p d' 'A7:o/Àtt'jv:o;, 5, 6.
K£<paXr;v, 59, 39.
Ki[ 'Ap/.ioo,-, 5, Il .
KXso/.pi-CT,; KïTo , 28, 10.
K'iÀ)ojfloc;, p. de ioz [«>'.<;, 44, :2, 9.
K0[JL(OV, 16, 6 .
KpaTEpoî, chef de corps, 27, 2 ; — p. de
Dpwxapyoî, 5, 9.
Kpi-crcitoç, spYïXT,!;, 28, 17.
KpTjuîXaoî, 6, 2, 18; 8, 7.
Kpô-ïoç <I>lX{i)voî, 5, 9.
K-T,aix)v?;;, 16, 1 .
Ktï^tojv, 3, 37, 39.
KujvttïvtTvo.;, empereur, P. Cairo, p. 108,
11.
KwtXi?. p. de ilappv.r, 20, p. 272, 9, 106.
Aajiîinto; ô Èit'. tjjvti^sojî, 4, 20, 24, 36.
.\eitt(vt,<;, UtaiSr,!;, Ttov KpoTÉpou, 27, 2 ; —
"liaovo;, 40, 2, 8. 13.
.\£jzu)v, esclave, 27, 6.
Atxîvto;, empereur, P. Cairo, p. 108, 11.
-VOî..,-, 49, 1,9; 50, 2, 9.
M[, p. de niatî, 5, 10.
M. . 6r,<;, p. de nà5i<;, 5, 7.
Malpayoç, &lï![Jii/oj jjisp;;, 5, 18, 27.
Mapp^ç, KwtX'.oç, 20, p. 273, 107 ; — "Ovvw-
spto;, 20, p. 276, 120; — UiT.xo;, 20,
13; p. 274, G6; — l-avÀaio;, 20, 14;
p. 274, 67 ; — "ilpou, frrre d' 'Aj/woii,
20, 4; p. 274, 58 ; — p. d"l|jioiOT,;, 5,
16.
.MapTJa;, 4, 1,4.
■Mayi-ï; "-rapyo;, 34, 1.
i\Ujjif,vn;, p. de nd/.Os, 5 13.
Mev. e[, p. de MÎ/oÔo;, 28, 9.
MevéXoco;;, p. de niixo,-, 5, 19, 23, 62.
MEVfjjia;, p. de STOTo?iTi,-, 20, 18; p. 274, 71.
Mev^î [E".y.'j'xt7rE-«ipo-jpo;) È-îri-pvo;, 41, 2, 12,
22.
iUa-as^Ttji!;, 20, 42 ; p. 273, 93.
iMsTaXXî'J.;. o ï.yejjK'V/, 4, 18.
i\lsyE[ji'V;i;, P. Cairo, p. 108, 13, p. de
S'.Xêïvo;, ou second coijnomfn .
MT|TOÔ8(oooî, ô oizov'jjjio;, 3, 71; — Mr^xpo-
oojpo'j ÈTtO'Ztov, 12, 3; — p. d" 'EpixitsiXo;,
20, p. 273, 38, 33 ; p. 276, 126.
Mr/.x.ïXr,, 17, 2.
Mfj-JlÇ XOTtO-i'P^t.'J-l-'.ÏXE'Jî, 3. 70, 77.
M'X'.-eo,- Mev. e[, 28, 9.
Moipt/.tov, f. de Leptinès, 27, 4.
Nauuifjiayoc Ta(rE(i.[6w'j-:oç, 28, 20.
N£xxaxu(iê[, 28, 2.
NETtvôxpts na[j.êoï,xo4, 54, 2.
^Vf^^i^or^i, 59, 37-38.
N£5(^6£|jicp(ô;, p. de 2iuoÙ5(^o4, 5, 16.
NE-/6EvTg!ç, 59, 33, 53, 119.
Nc/eoaTp;,-, 59, 10, 39.
N£;<;ouO[, 38, b, 4.
Nr/.avSpoc;, 27, 4.
NizàvoDO, 3, 7 ; 8. 1; — E'.y.ciuiTTevxâp'jupoc;
ÈTI'VGVO,;, 39, 2.
.\./.oaxpaxo,-, 5, 1, 34; 37, 23, 29.
Nixwv, 13, 2, 4.
No (ji 1-17?; s', 59, 83, 113.
No'jjjlÉv'.o;, 36, 4 .
NoujjiT^viOî, p. de A'.ovûiio;, 5, 30.
'Oêpâxr,; (ou "Oêpaxoç), 37, 27.
'Ovvûxfp'.ç, 2, 6 interl.; 34, 6; 20, p. 273,
25, 27, 46; p. 274, 46-47, 30; —
Ovvwupio,-, 20, p. 273, 24; 20, p. 276,
290
PAPYRUS DE LILLE
117 ; — iHcT'To,-, 20, -22, p. "274, 73 ; —
nsToSiaT'o,-, 20, -20; p. 274, 73 : — Ssa-
Oé(o;, 30, 4; — p. d"El'-M-', 32. 3: —
p. de Mappr.î, 20. p. 276, 120 ; — p. de
Stotoï.t'.,-, 57, 1-2, 3; — p. de Tew,-, 20,
p. 273, 89 ; p. 276, 112 ; — p. de *»•//,;,
20, p. 276, 122.
'()p'>%-;',pyi;, 44. 17; 45, 18.
'Opv/;;, 59, 33, interl., 93.
'OpuEvoô^f i;, 3, 64.
II., e.. on(dal.) 'A-,7j.J-i..o,-, 5, 9.
riï[, pure de HaOriuia!,-, 59, 78.
HaaSôv.,-, 12, 2.
Ilaêpy;.,-, 20, p. 274, 66.
na-f?;?, père de 'l'ï/l-y.^, 2. 9.
notÔT.iJia- lIa-[, 59, 73.
niiî QoTEdj;, 33, 3.
naXeîy.iov, 20, 32.
nafxêo'^;, p. de Netivwo';, 54, 3.
napi|xoi; vaj/.),ï]po;, 22, 4, 8-9.
riaptio-j (gén.s 5, 5.
nij..:;, 2, 6; 5, 7; 32, 4; — Apjono., 33,
4, 7; — KsXEjpto,-, 5, 31; — M[, 5, 10;
- N£ye[, 59, 80; — nijiToc, 43, 2, 9^, 15;
59, 72; — nTrî-.Oi, 5, 16; — <l>av?;To;,
20, p. 276, 124 ; — "iipoo, 32, 4 ; p. de
Mappr,;, 20, 13;— p. d"Ovvôr{.p;,-, 20,
22 ; p. 274, 73 ; — p. de Uî-ctoô/o;, 6, 3,
19; — p. de sé;jii)()o; (? i , 5, lO; — p. de
TwoOî, 5, 32; — p. de *»•.?,;, 5, 14; —
p. de 'Pr/f.Ti;, 5. 31; — p. de 'P\ôi;, 8,
2; — p. d"U?o;, 33, 4; — p. de ]7!;,
20, p. 273, 30.
riaTÎto-;, p. d' AiroXX'ov'.oî, 5, 9.
naT[, 20, p. 273, 16.
llauï.r;, 5, 28; — p. de lliîi,-, 5. 16.
^a^iIl; Aa/id);, 55, 1.
Ila/7,; HoOopTïfoj, 30, 4; 33, 6.
ITayôji; '.ApjioTO'j, 38, I), 3.
n^t'^MTZii SîijtBÉw;, 30, 6, cf. 'PrUor::;.
^aù)!f^-•.> h , village? 47. 3, 10; 48, 3, 9-10.
lUSpT/;.; -l'avr-TOs-, 20, 13.
ri£|j./,v!;, p. de Aéo.;, 5, 13.
Ilïtf,p. de-ha^i;, 59,79.
[lïTajjiojvt; <I>aTpéo'j;, 54, 4.
ne-îap^T,6tc 6 TOito-cpa;jL|xaT5J;, 3, 73.
n:T;S[àT:!,'?], 20, p. 273, 78.
n=-£e[, p. d' 'lipo,-, 20, 23.
nsTsiiTv!;, 58, II, 8, III. 1, 14.
[k-ipitx, 5. 4.
n-.ts7o>/oc, 20, 3'i ; p 273, 87 ; 45, 3, 13;
59, 13, 44, 99 ; — ■Ay/>oio,-, 20, p. 272,
1 ; — nàaiTo,-, 6, 2, 18.
risTeOp'.; 'AptpiJL.itc, 2, 10.
nôToêia-'.î, 20, 20: — ô ï'.TO/.ovwv -ô Ttsa;
IJ'jppsiïv èp-faarrîp'.ov, 19, 3.
riETOTTpi,-, 59, 71; — i(op((.)v'j;, 55, 3; —
'luo'JSo'j, Yp5<|JiH.*"^'^;. 5, 3 ; — Nî;/6aaDéou;,
59, 37 .
llit'.rj;, 38, L), .3 ; — '.\pjioToj, 31, 3, 6; —
1». d"lvap'jO;, 59. 61»; — p. d"'t>po;, 31,
5.
IU/jj!î Sioto/t'.o;, 20. 17 : p. 273, 100; —
<t>ïv/;5ioi;, p. 276, 116.
nio.v, AOp. n(w/, p. Cairo, p. 108, 6, 17
n'TTo,- MsvEXào'j, 5, 18, 24, 62.
nvscpîpù),- XeveeOxo,-, 20, p. 276, 111.
Dv/o; Ms[jii^\('.o;, 5, 13.
Doxpoôpi; ô o'.zovo'jicôv tov .V[7;to] zii A'Tf.vl, 3,
30.
noXI|ji(ov, 5, 23, 33, 39 ; — rioXiijitovo; ijispl,-,
10, f|;l, 1, 6.
npi.'jTïp^/o; KpaTipo'j, 5. 9.
n-:oX£[jiaTo;, 3, 49; 38, c, 1; h, 3; — 'A-^à-
v.o:,, 5, 13: — •f>....'f.o,-, 33. 6 : — ^ïji-
Xe'j;, jîaj'.XeJiov, 7, 1; 24, 3; — • ô irapà
'Apixa/opoj xoô Sïj'.Xixoô YpafXjjiaTéto;, 3,
31.
n-jpp'x;, esclave, 27, 12.
lliuTeiOwvto; 6 0"./.0V0jjl0; (?!, 4. 14, 15.
ijix.oô;, 59.28,31,47-18, t;7, 109, 117.
Sa:o(-!wv, ô irposii/,/.!'.):; tt,; K«XX'.;évo'j îiopsii;,
19, 8.
SéXej/.o;, 38, h, 2 interl., 3 ; 38. U, 2.
SîfjitpOêj;, 27, 13 ; 59, 69; — esclave, 27,
1 '( ; — S:;jiOà(o,-, 33, 3 ; — p. d' 'Ov'/(ocpp!;,
30. 4; — p. de 't>%'U'.>i-:;, 30, 3, 6; cf.
INDEX
291
SéjJicpeo; (?1 nâT'-o;, 5. 10: S;;Jt<fOâ)i, corr.
S;vO-ù,- iJLup'.oipv.po;, 47, ±, 9, '20 ; 48, 2, 8,
16.
StXSavo;, p. li" AJp. 'Av(xf,TOî T^xo! 'AtcoXXc')-
vt'.,-, P. Cairo. p. 108, 12-13 ; - "Aip.
SiXêavôî, P. Cairo, p. 108, 3.
Sl,uojv,5, 4, :{9.
SttroOyo;;, 20, p. 271, 32 ; — |Jiiaf)io-/,s-, 30,
p. 273, 41 : — N£/6£[jitp(oTo,-, 5, 16 ; —
"iipoj, 20, p. 273, 31 ; — p. d' E'j/.pâxr,î,
5, 17; — p. de eoTïj;, 5, 17; — p. de
<i>avr„-, 20, 30: p. :273, 103.
Xoxfjtf.vt,-, 44, 2, 9, 18.
Sojcvoô/ic, 45, 2, 9.
So^^ÛTï,; 'Ait-jy/to?, 56, 1-2.
StuivÔTiP à h K-p/.îTOJyoi; »'j(Xxy.iT)r)î), 7, 10.
Stïi, 28, i.
STo6or,T àv:!Ypoctp(E'J; ,1,1.
Stotoï-; STOTOr;x'.o,-, 20, 10 : p. 274, 69.
Sxo-ofixt,- Msvr.iiiTo,-, 20. 18; p. 274, 71;
'Ov'/oJijipto;, 57, 1-2, 3; — p. d' 'l,uo'J6f,.;,
20. 49 : p. 273, 102 ; — p . de atyy^a^,
20, 47; p. 275, 100, — p. de Stoto?;;,
20, 16 ; p. 274, 69.
Stpâxto,;, 14, 2.
ETpaxoxXrl;, 4, 20, 36 ; — xxxxôjji'.dSoî, 4, 4.
Sxpàxiov, 4, 20
Sx'jitita;, esclave, 27, 9.
S'jpoi;, nom propre ou ethnique, 58, 20.
StûsiXXo; "-Kitxpyo;, 32, 1 .
Stosoç, 18, 3.
Swoxpaxo;, 52, 3; 58, II, 9.
TaasiJiflwj;, M. de N'xjTiîjtayo; (?;, 28, 20.
Ttytdp'.j;, 59,23.
Teôj; (?) dat. Tïwi, 3, 31 ; — 'Owojtsp'.o;, 20,
36; p. 273, 89; p. 276, 112; — *arx[,
59, 76; — p. de Sm-oo-zx-.oh, 56, 3.
TijiaTo;, 2, 3.
ToeoT,r, 31, 3.
To9of,;, 20, 43; p. 273, 96; - "tipoj, 20,
31; p. 273, 104 ; cf. Toxo/,;.
ToxoT,?, esclave, 27, 13.
Toj6 ô itapà Oeoy^vo'j?, 4, 16.
Tijiïjxôjs; 'AacpÉWs, 33, 6.
Tas/oCTTt;, f. d' 'ii?');, 33, 4.
Tioûj; Ilàiixo;, 5, 32.
*[, père de U'evEiOr,?, 20, 39; p. 273, 92.
<l>....'fi,-, 33, 6.
<l>xiT,!; niatxo; l'Jpo;, 5, 14; — StJOJ/oj,
20, 30.
'l>aXi[, corr. "iJavr, [ ; cf. "tïVTJdi;.
<t>a;ji[, père de TstTK, 59, 76.
•t^riyni, n-x[, 59, 79.
<f>ïijiojvioçi[, 59, 66, 70.
<J>xvfi;, père de Mappr,? et de neopT/iî, 20,
li; — ov/wop.os-, 20, p. 273, 46; p. 276,
122 ; — p. de riiî.,-, 20, p. 276, 124 .
<t>xv/;ai,-, 20, 37; p. 273, 43, .30; p. 273, 90 ;
p. 276, 114; — eoxof,xo,-, 20, p. 273, 98;
— n7.^(ï,-co;, 2, 9; — napiéou, Ypa[jtij.axsij(;,
5, 3; — nâjtxo;, 5, 31; 20, 22 ; — p. de
Mïppr,;, 20, p. 274, 67 ; - p. de lU/Ocrt,-,
20, p. 276, 116 ; — p. de Ufeveifh,,-, 20,
p. 273, 109 ; — p. d' 'Upoç, p. 273, 80.
<l>avozXf;c, p. de ee'iSwpoî, l'épilarque, 14,
4.
<J>apd(xr,,-, 59, 24, 49.
<t>api,aïic;, p. de 6oxo|jiji0\)î, 33, 3.
*aTpï,,-, 31, 6 ; 52, 4 ; — p. de Ha-jiojvii;,
54, 4.
<i>a4/(0Txtî S£;ji9£(o;, 30, 3, 6; cf. Fla'^/cô'Txt;.
<l>Toi; nàiiTOî, Y'WpY'J'i 8, 1.
•P'iwi, 17, 3, 8 inlerl., — p. de Kpôxo,-, 5,
10.
Xa:pT,|ji(ov, 3, 40.
\ip[Xf!ZT.OA, p. de Xàp|ioç, 5, 10.
Xî(p;jio; \-jipix'.Ttr.rjj, 5, 10.
XfjtE-Ji, p. de llvç'i-.pôj,-, 20, p. 276, 111.
XpiafOTTto,-, 10, fgi., 3, 16; 12, «; — itpi/.-
xwp, 28, 13 ; — esclave, 27, 8.
WEvsfOr.,-, 20, p. 273, 43; p. 273, 92.—
•tavr^ro;, 20, p. 275, 109.
>r£V£jer,; *[, 20, 39.
M"ivï;titi; eoxof,[To;, 20, 43.
•<>po;, 2, 0: 4, li; 20, p. 273, 44 : 30, 2 ;
32, 4, 6; 59, 19, 32, 46, 30, 34, 118 ; —
292
PAPYRUS DE LILLE
'ApS'yiOi;, 59, "o; — 'ApTeiJi[, 59, " ; —
'Apud'nou, 5, 10;— Apyrîêio;, 59, -3,
HG, 107; — Aa...o£[, 28, 10; — nitnxo,-,
38, '<; - D£i:Ep[, 20, 25; p. 273, 78 ; —
Ilïxwùxo;, 31, 5; — TeysOpstoç, 59, 25; —
*avv^aio?, 20, 27 ; p. 273, 80 ; — p.
d"AY/^w<piç, 20, 4, 10; p. 274, 37, 64; —
p. d'"ApaîïiiTi?, 5, 31 ; — p. de Hàaiç, 32,
4 ; — p. de S'.toO/o;, 20, p. 273, 31 ; —
p. de Toeoï,;, 20, 31 ; p. 275, 104 ; — p.
de Tsz/o'j-K'.i, 33, 4.
'iipo;. pi7tXty.ôi; '(Ç;!X\xhiivj;, 4, 29.
JaêSatûî, esclave, 27, 4.
]8ou(gén.:i. 59,89.
]T,aioc, 20, p. 273, 23.
]r,c7t<;, 20, p. 274, 61.
|io,-, 38, b, 4.
]v, esclave, 27, 13.
]o/.pi ... ou, gén., 42, 2, 10.
Juiâiou, 59, 86.
JaTp.c, 2, 10.
]û)i; iJfEvoSâoTto^-, 20, p. 272, 6.
](.ov, Aùp.[ ](.ov, P. Cairo, p. 108, 3.
](oùs-, 34, 4.
m
NOMS KT EXPRESSIONS GÉOGRAPHIQUES ET TOPOGRAPHIQUES
'AXsJàvSpf.a, 3, 60, 80 l'AÀeçàvcptav) ; 17, 8
('A),£?ivcpio(v) ; 21, 11-12 ('.AXE^ivTpEoc/) ;
22, 12; 23, 11-12; 24, 7.
'AXtSâvopou vf|aoî, 11, 10.
•Apa'.vokT,<:, 8, 3 ; 4, 23 ; 56, 2 ; 57, 2-3
Bouêasx'tTïi, 5, 6.
BouxôXwv -/Miii), 11, 9.
Bojjïpic, 59, 6, 16, 20, 21, 34, 42, 102, 104,
120, 125.
Spu|ji';;, 5, 13; 20, 10; p. 272 el suiv.,
7, 40.
oiopeà (•?! KaXXtÇlvo^j), 19, 9.
Atxaiou (Ta), 44, 3-4, 10; 45, 3, 10.
'EXeualc, 43, 3, 10.
'Ep(X01T'jXixTjs, 55, 1-2.
'EpixojixoXts, 48, 3, 11 ; 58, 10.
'llpot/.X-.'oou lAtpts, 3, 49; 5, 19-20; 10, fgl.,
1,3.
•UpaxXEOTtoXixr,;, 25, 27, 29, 39; 56, 3-4.
'HpaxXiùu; -oXi,-, 25, 11, 16-17, 18, 21, 24.
'npwtov, 27, 10.
eedffaXô? (?), 38, b, 1.
'lïiEïov, 5, 36, 61 .
Kcpx.e';(xcpi;, 11, 11; 19, 7 (li; 47, 8, 18.
K£p/.:a'rjya, Kep/.Eioj/ 1 (dal.j, 7,3 (inlerl.),
Kîp/.Eaojyoi; (dat. plur.), 7, 11.
Kopia, 59, 23, 49, 107.
KopitoxoOv, ace, 6,4.
Kp?,/.t,-, 59, 10, 39, 83, 97, 112, 124.
Kpo/.ooîiXojv tioXk, 5, 7 (-SiXwv), 24, 26 {-il-
X<ov, 36 (-Saiov), 61 (-StXwv), 63 (-StXwv),
7, 18-19 (-o!Xu)v), 11, 2 (-SelXiov).
Kio|j.ï, , 6, 7, 23.
Aag:pjvOo;, 1, 32; 9, 11.
Aa-^U-, 11, 12.
AT.XOTToXfxT)?, 3, 31.
A7,xo!ji; TTÔXt;, 5, 6.
AijivTj, 5, 3, 27, 35, 39; 10, fgl., 2, 1.
A'jTi|jia/(;, 11, 13.
[ ] iJiep's, 5, 36.
.\lai|j.àyoj [jiEpîoo;, 5, 17, 26.
MaxEOiov, 4, 26.
Ma;.,u:xvo7roXi,-, P. Cairo, p. 108, 4.
.M«/op, 59, 37. 92, 103, 116.
ME/S/îaio;, 54, 3.
MYiXpooiopo'j ÎTtoix'.ov, 12, 3.
ur.xpoTToXi;, P. Cairo, p. 108, 7.
NteÀ-, 31, 1.
il) Dans 19, ■;, Wilnkeii u proposé iv Kiy/L'j[-Joa\.i.
INDEX
293
'OvvTjî, 59, 18, 23, 32, 46, 50, 53, 94, 101,
108, 118.
'0;oTJ-,7.a, 49, i>: 52, t.
'0?ûpuY'<ï, 8, 2.
'O^jojYX.'""' TtoXc?, 25, --.
"Oaijioî Sjoiov xtoixTjî, 3, 54.
llx-rovTi;, 26, 2 (n.|.
na<ooi,', 47, 3, 10 ; 48, 3, 9-10.
mî;t'l'j, 59. 11, 4-2. 98, 126.
nSEVTcirrPjTlÇ, 59. 8, 3.">, 121.
ntxEp)toup( ), 25, o8.
TZtp'.yiù^^, 5, 30.
DiaiSr,,-, 27, 1.
noXéjAwvoi; ([i.sp'!;), 10. fgl. 1, 6.
nxoXc.uia;?, 1, 31 ; 21, 10 (n-oXejias'.-a) ; 22,
10-11; 23, 10-11; 25, 13-16.
Ouppeia, 11, 12; 19, 3.
sàOpwv (gen.j, 60, m.
SïSÉvvjto;, 16, 2 .
£7)Xj;jiêptr/6,-, 14, 4.
2oxvo:Ta!ou v?iTOî, 3, 20.
^■'■>?o::, 5, 14, 16.
X'Joiov X('')|JLT, 1, 31 : — oo]JLO; Zjoiov Ktô|j.r,;, 3,
34.
2-^vù)(xet,-, 59, 29, 41, 61, 114.
TdiY>'X'^, 59, 14, 38, 100, 123.
ToiXieis-, 47, 7, 17.
TsêÉ-rvou, gén, 6, 4.
TspxOM rh-CE/ùjv;, 81, 1.
TiXô.ei,-, 59, 17, 43, 103.
Tooj, 59, 28, 31, 47, 33, 83, 90, 104, 109,
110, 117.
ToOœi?, 1, 31.
Tpixtoixlï, 11, 13.
<I>ap^aT6a, 14, 3.
*ap3a!er,t, dal. 5, 20.
«t'.XaoeXtfïîï, 3, 7'».
•ï>u[ 23, 19.
«t-jXaxr;, 1, 30.
«Tevapjw. 46, 4, 12.
Wsup, 20, 3.
Wûa, 20, 10; p. 272 et suiv. 3, 23, 33, 63.
IV
FONCTIONS CIVILES ET MILIT.\IRES
'AvTi-|'pa<fs.'J;, '£Jpay.A£!o/;;. 19, 11. — Zzozrirfi^
1, 1. — àvTiYpxtpo|ji.évo'j Ttapà paaiXetxoù
Ypa(ji(jiaTéu)i;, 'Hpa/.XT,oTopo;, 21, 13-19;
'HpaxXeôSwpo; (le même), 22, 17; 23, 16.
'AitaiTT|i:T|i; àvxivr)?, Aùp/jXtoî B^ixti;, Aùp.
"lëôtî, A'jp. nlojv, Aùp. 'EpijLStaî, app.
p. 108, 1. 3-6.
'Apyto'jXr/ti-cTj;, 3, 72.
BaiiXi/.oYpaij.jji.aTEjç, 19, 12 ; 22, 18. Voir
rpaijLaaTî Js.
HaaiXta-ja, 22, 7 .
FpafiaaTeia, 3, 43.
rpct[i.ixT.ztJ;, 1, v", 32; 3, 21 ; — 'Epiio/.pà-
■cTiî, 10; fgl. 1, /. 2; — pajiXtxô;, 1, u»
24-23; 19, 12; 21, 18; 23, 18; —
paatXixô; 'Apfiâ^opo;;, 3, 32. — • lipo;, 4,
29, 30.
AijfioçjXaî, 7, 3, 14.
'Eif-Xâp^r,;, ©eoowpoi; <I>avoxXéou; SrjX'jjjiêpiit-
vôî, 14, 4. C/. additions et corrections.
'Em[jieXr,xrîî, 4, 9. — 'ATtoXXtovioç, 19, 6.
'Hye|ji(Ov, 53, 23. — M^txXXeJî, 4, 17.
'lXàpyr)<;, 'AvTUfivï);, 31, 3.
"Imiap/oc;, 33, 1. — ZwjtXXoî, 32, 1. —
Ma/àTK,-, 34. 1.
K.Xr,po^i;/o;, 4, 28.
K'jSîpvr]-:»]?, 24, 4 ; — A-jp. 'A^ToXXtovtOs SiX-
5o!voj MEy_î|j.i|/o!-:oc, «p/J. p. 108, 1. 43.
]i.M^ipy-i)i (de Nt7;j; et Tipxov llExe^wVi;) . —
a; Aputixoj, 31, 1 .
KwaoYpxjxpiaTEj,-, 3, 34, 72, 82 ; 47, 3, 10
{cf. M'jpiàpo'jpo;).
Xïo,-, 16, 48.
M'jpiipo'jpoî, xo('. x(,)[jiOYpajJi[xaTî'js, Ilaûxpt;,
47, 2-3, 10; 48, 29.
.NaJxXT,poî, -A'jp. 'A;ji(Jitovâ; BT,Tap!ojvo;, app.
294
PAPYRUS DE LILLE
p. 108, 1. 2. — Aùp. 'Avixr,To;, ibid.,
]. 17. _ ■AitoUoîùTo;, 24, 2-3. — 'Hpï-
x>,E(8r,s', 21, 6. — 'Hpwor,;, 23, 5. —
napÉjj.ipi(;, 22, 3-4.
No|jio(sj).ot5, 29, I, 23; II, 31.
Oixovojjio?, 3, 2(5. — 'Ap/.?,ê;;, 9, 18-1». —
'AffxXrjinâSï,!;, 9, 1-2. — [[niotjEtîiiv.Oi;]]
'Hpax),£(5ï,i;, 4, 14, 16 marge, 29 Mr-cpooco-
pO'J, 3, "îl. O'.XOVOJJKUV TÔV ATjTOTtoXtTr,'/,
riaxpoùpiç.
IIpâxTOjp, Xp'jofiriTOç, 28, 13.
SiToXô-co;, 24, fi. — n;/.->v, 13, 2. — ZÉï-j-
poc, 3, 'i9-o0.
STpïrvf'iî, 53, 10, 23.
ilJvTaçi;, £-'. j'jvTaÇtio;, .\i[X'.T/'.o;, 4, 20.
TaxTo-jL'.seo;, 4, 28 (?), 36 {cf. additions el
correcUons) ; — Z-.px-oy.lT,^, 4, 4.
To:TOYpa|ji|jt3CT£Ôç, 3, '1. — M'.Oit?, 3, '0, 77.
— IlETEïpy f,fli;, 3, 73.
-i>'jlT/A'.r,A, 3, 59, 72 ; 7, 4.
'r7rï,céxT,ç, Tôjv âv T(oi 'Aoitvo'iTji Tr.v a:idpt[jLOv
XExXnipouyïijjiéviov (TpiaxovTapo-jpo)-/), 4, 2o
13, 14).'
SIGLES ET .\BRÉVIAT1U.NS
Fractions.
/,=z 1/2, 1, «», 28 ; 5, o3, 39 ; 11, 9, 12 ;
19, 10; 12, 9, 12; 18, 10; 20, 2,
passim; 30, 1, 2, pas.'<itn; 31, 1, 2, 3,
passim; 32, 1, pa.':sim ; 33, 1, 2, ;jflÂ-
.«im ; 34, 3, passim ; 35, G, passim ;
36, 2, 3, passim, 37, 1, 2, passim ; 38,
rf, 1 ; /, 1 (c/". N. C); g, passim; i,
passim ; /, 1 : etc. . .
B =2,3, 3, 68; 20, lo, 21; 30, 14;
31, 19; 32, 9, 12; 33, 19 ; 34, 16.
r' = 1/3, 20, 3, passim ; 30, 7. 8, 12 ;
31, 10, 38; 32, 2; 33, 6. 7 ; 34. 12,
14, 19; 35, 10, 12; 38, /, 1.
d = 1/4, 5, 22, 39; 20, 5, passim ; 30,
1, 3. l.n; 31, 13, ^,^, passim; 32, 1;
33, 2, 3, prt.'^sitn ; 34, 14 ; 35, 6, paxsim ;
Z6, 2, passim : 37, 1, 2, ]jassitn ; 38.
*, 1,3;./. 1.
Ç' = 1/6, 20, 3, passim ; 33, 19; 37, 15,
26, 32, 33.
y,' = 1/8, 11, 9, 14; 20, passim; 30,
2; 31, 3, 4 pas.'.im; 32, 1 ; 38, 1. 2,
passivi, 19 cf. N. C. nd loc.i ; 34. 3;
36, 3, ]!a.^sim: 37, I. 'i. passim; 3B,
b, 1,3.
l'j (!p') = 1/12, 20, 5, passim ; 31, 15, 18 ;
32, 17; 34, 14; 37, 18, 21; 38, a, 6;
y, 3, 5.
çt = 1/16, 30, 3, 14 ; 31, 3, 4; 32, 1 ;
33, 1,2; 34, 3; 35, 10: 36, 6. 7, 8,
passim ; 37, 1, 2, 4, passim.
Monnaies.
A, talent, 1, 15, i" 10; 59,31, 96.
h, drachme, 1, 11, 12, 15, v° 10, pas-
sim ; 3, 17; 4, 18; 6, 9 38. 1. 3,
etc
^, drachme, 6, 14.
/=, 5 oboles, 30, 12; 31, 16.
/-, 4 oboles ; 30, 17; 31, 16; 33, 16,
17; 34, 11; 36, 1, 3, 17; 55, ..; 59,
30, passim.
J\ 3 oboles, 30, 12, 17, 19 21, 22; 87,
6, 13, 29 ((/. N. C), 31; 38 /, 3;
m, 3 ; 58, 4, passitn ; 59. 103. passim.
= , 2 oboles, 30, 24; 31, 16, passim;
32, 13; 38, a. 4; //, 4 ; j, I : k, 4;
/, 3.
-, 1 obole, 31, 37; 38, h, 3, passim;
k, 3.
C, 1/2 obole, 25, 17. 31, 63, passim ; 30,
18, 24 ; 33. 16 ; 34, 11 ; 36, 3, 17; 38,
INDEX
295
i, l: j,l; li,% :J, 4: k. a, i : 58, ti,
passim: 59, lOo, pn.ixim.
L, 1/4 d'obole, 1 y", 10 ; 38. (, 2 ; /, ;t ;
58, a, passim ; 59, 10;{, passim.
>, 1/i d'obole. 32, l.'i ; 38, /, ii ; m, :i.
)f, clialque, 58, 1.5, pussini.
Mesures.
^ = aroure, 1, l> (mal fait), 4. -26 ; 5, '.\,
-22, passnn ; 8, 4 ; 12, 1 ; 31, 1 ; 39. H,
9; 40, 4. 10:41, 2, 12.
Ç" ^ arlabe, 3, -"îS, ."ji; 5, ^i l't passim;
18, i; ol(.'., 36, 9 (v. N. C. ad loc);
37, 6, 7 ^mème sit;ne, bien que tracé
un peu différemment c/i, v. N. C. ad
/oc); 39, 6, 13: 40. 5, 13; 41, 7,
8, 19; 42, (J; 43, 6, 14; 44, 3, 15;
45, 3; 46, 7, 16; 47, 7, 17, 18; 48,
i: 49, 6 (v. N. C. ad locum), 15; 50,
16; 51, 3; 52, C; 53, 12; 60, 10.
/;^= (artabe), 21, 8.
K€ = métrète 9, 8.
A
X = 4 chœnices, 3, 36.
1 = 6 chœnices, 3, 63.
Divers
/( =^ àvi 1, 6, v° 10; 3, 39, etc.. 30, 14,
18, passim, etc. . . etc..
^ = àv(TiYpa'fov), 4, 14.
ç- = àpfY'jpîou), 30, 22 (voir N. C, ad.
/oc); 38, /(, 2, 4.
B = pa^XavîT), 58, II, 19; III, 18.
B = Pa(<ji),i/.ôv), 4, 16.
/ ^ •^litzm (total) passim.
KG)3 ^ eîxoutiTEvTipoupoi, 39, 3, 9; 40, 4,
10; 41, 2, 12; 42,2, 10; 51, 2.
ê = £),(nov), 58, II, 19; III, 18.
g^ ^ Èv(ToXri), 3, 33, 71 ; È(-:ti6o).ï(), £(m-
Ypa-fr;), 20, p. 272, I. 2,4.
L, A = "Ci<;. I'touî, îTEt, passim.
^ = ÈTiX.ipyj,;?) OU i7:tX(e/.T0(;), 14, 4.
e =- 6ï,(crajp';;), 20, 7; p. 272, 1. 3; p. 274,
1. 60.
1^ = XE(pâ[Jl!Ov), 58, 4.
n
K = xp(i9/;, zoiOt;,-), 3. .33 : 5, 28 (corrigez
xp(i6oiiT'jp(o'j en y.pi6r,ç).
•/.piOo^ : xpi9o-'jpô;, 39, 3; 40, 3 il) et )j°
(voir N. C. ad. loc).
KBo*^ ^ xpi6o7Tupo?, y.pcftoTT'jpoï, 48. 4.
Kf)"^ = XptfloTT'JpOÇ, X.piOoTTUOO'J, 46, 7.
^"^ = /.p'.fio-'jpoç, -/.p'.Ooz'jpoO, 5, 4, 8, ;jci.v-
A =^ )-■:•«,-, Xîvov, 31, 12.
I
ATCUp( ) = XlV07Iu(pOÔ), 31, 12.
r~). X(ontovj passiin. e. g. 20, 3, 3, 9...;
31, 19 ; 58, III, 8....
O = X(o[Ttov), 30, 13.
O = eu-ix-ov ? 33, 17.
Pl = |jiàXi3Ta, 4, 16.
rf^ = lj.:c![t)wz-ii), 20, II, 30, 31; (p. 274-5),
1. 64, 77, 83.
jsû^ = |jiupiapoupoç, 47, 2; 48, 2, 9.
Tt = m(TtTU)y.Ev), 30, 15 ; 31, 34; 33, 23.
f- = ■né(TtTW/tev), 36, 4.
^ =Trplo,-l, 3, 39.
^ = TT'jpos, iT'-ipo'j, r.-jpùjy, 5, 7, passim,
etc. . .: 20, p. 272 et suiv. 1, 6, 24, pas-
sim; 49, 15; ... 60, 10, etc..
^ ^ ifjpo«, -'jpoO, TT'jptôv, 18, 4, 18, 20;
passim, 30, 8. 9, 11 ; 31, 7.
O = to(!£'.), •:ioftr>et,-), etc.. 3, 39, 40.
/f>, ^ toXk;,... 58, la (KpoxoSelXtov ■jtô(Xet).
X = Cxô^fJLêoXov), 3, 62.
Y = aô([Ji6oXovi, 4. 19.
Y = Tj(vTaÇov), 4, 16.
(1) L'i est visible contre le p.
Fasc, IV
296
PAPYRUS DE LILLE
X = (xpijyjaXKia), 16, i.
A
X = /).(u>pâ)v), 30, 10; 31, 10.
l = wv, à!f' (ov, 2, 6, 16 ; 5, -2, 15, m, 36,
paMî'm; 20, 2, passim.... 30,17; 31,
8 ; 38 6, 3 ;1); 58, m u", 4 et passim.
1^ = (wv) Tté(Trc<ox£v), 30, 18 (voir N. C. ad
locum], 39, i, -.
Abvév'mliotn.
«tc = àÇ((av), 6, l-'«.
apax = àpày.(ou), 30,3, passim; 31, 13,
pasiim; 32, 7
apïEvt = àpTEviUi) 10 Tgl, 1 1. 4; fgt, 2 1.
2, 3....
Ypa = Y?ï(f'!"iî), 4, 1.
SîUjjiot^'^ = oej|jiocp'j(XaÇ -Xay.o;, -Xa/.'.), 7, 3,
14.
e( ) = ?, 20, p. 222. 1. 2, 4.
t7riy.a=? 30, 5 ; 33, 6.
ïTttxa = ? 37 inlrod.
em = iiri((rToXTj;), 4, 1, 3.
6t)Xu= eif)Xu()tà) 10 fgt 2, 1. 2-3, passim.
XKTsp = y.aT£p(YOv), 41, V.
y.X = xX(T^poî, xXr'po'j;), 4, 10.
y. := xâ(8apTtç), 20, II, 24, passim: cf. p. 272
et suiv.
y., y.OT = y.O(T(y.:v£jT'.y.ôv). 20, 3 passim; cf.
p. 272 et suiv.
y.ptS = y-pie;?;;), 30, 3, /jaMim : 32, 'J.
y.pojjtiji'joipay. =: y.poijifji'jooïy.:[o'j'i, 34, 11.
x = x(oiJ.( ), 20, 126 p. 273) ,
y.tojjLOY = y.a>|j.OY(pa(jtj.iaxi(i);), 47, 3.
Xtvotpay. = Xivotpay.foù), 31, 14 ; 34, II, 23.
(JiSTp = (Jlîtp(o'JfXÎVOv), 60, 10.
O'.y.ov =: 0'.xovo([ji.ov), 4, 14.
• IC = •', 20, p. 273, 36, 42, 43, 46, 49 .
O'h = oij/ov), 58, III, v", lu.
TTjp = iTup(a)vj, 30, 8, 0; 31, 10, passim.
TT,j = (iYÎ5(a[io;), 3, 34.
UT .■= <r('jv)T(a5iv), 4, 16.
ts'j-jyo = (juvyp(Y;jji.axiaov), 3, 63.
urt( ) = iirip'» ou ■?, 20, p. 272, 1. 2;
p. 276, 1. 107.
UTIOTaî = ?, 35, 13.
U7:=p]j = ÙTiepl'liepexïfo'j), 4, 10.
(pïx = tpix(o'j), 81, 4.
/.« = 7, 30, 23.
yjx\ = y_oil{y.o-j), 30, 15, 24.
yXwv ^ yXtopôjv, 30, 13.
VI
INDEX GËNÉRAL
«5po/o;, 30, 3, 14, 22; 32, 3, 17 ; 33, 3,
19; 35, 12; 36, 16; 38i. 1; i, 1.
aYY'X.ua, 60, 8.
àyopi, 4, 13.
iyiitfr,, 24. app. 16.
àfopt'ji'.i, 25, 11, 37.
iyop%r:6i, 53, 3, 8, 14, 20
àSeXç/], 6, 5.
àoeXtfo;, 20, 4, 22.
««ixï'v, 7. 2; 29, I, 29 ; ii, 14, 20
à8iy.r,jjia, 29, I, 1, 30.
à'aoXo;, 24, 8.
Wjp, 1, vfirso 29 ; 9 17 ; 30, 13 ; 41, 9,
20; 43, 7, 14 ; 47, H. 18.
alxla, 7, 13,
a'iyjjiiXojx'j;, 3, 66.
àxoXo'jOsiv, 1, verso 18; 26. 4.
àxoXoJBio;, 24, app. 2, 14.
àxoîT/.ivEj-o;, 44, 3,14; 49, 6 interl.
«X..£À-, 25, 14.
(11 I,e f.ic-aimili- iloiiiié dans le texte est iDexail,
INDEX
297
à{l)U-!r„ 30, l;2: 31, 17, M : 33, Ki ; 86,
5, 20; 38 m, 2.
iXXâ, 13, 2; 16, 4.
oÀXy.Xiov, 1, .1, " ; 28, H.
aXoç, 1, 6. 1.3 ; 3, l-l ; 5, 8, 12 ; 25, SI ;
26, 15.
âXwv, 13, 3.
âXioc, 9, H.
à>a, 39, i, 11 : 40, 12 ; 41, 3, 13 ; 42, o ;
43, 3, 12 ; 44, 12, 45, 12; 46, H, 14;
47, o, 14: 48, 12.
à(x(fia6T,TeTv. 29. II. Il, 2K.
iv, 1,9, ivno, .■;. 17, I!): 3, ."W; 5.21,
29 ; 7, Iti; 12, 1 ; 13, 3; 16, 9; 17, 9;
26, 8 ; 28, 3 : 29, i, 5, 6, 28.
i/i, 1. 7, 8 13, verso 10, M; 5. 33, 59;
10,11, 12; 25, 51 ; 30, 14, 18; 31,23;
32, 16; 33, 23, 24, 23 ; 35, 12, 16, 19 ;
36, 8, 13, 1 a; 37, 6, 7, 8, 9, 10, 11,
i2;57, 1.
àvafxiÇe.v, 3, 11, 30; 28, 13.
àyi-iY.r^, 1, verso 13.
ûvaiYpàifEtv, 1, verso 25.
AvïStxtTv, 29, I, 4.
àviïvai, 28, 17.
àvxxiOapui.;, 3, 18.
àva/.0|jL'Ç£iv, 25, 13.
à/ïXa|Ji6i-/E'./, 14, 3.
ivsTrXeTv. 25, 20.
iva7iXT,po-jv, 8, 14 ; 33, 28: 87, 24.
àvaay.aar], 1. 8.
«va<fÉpe.v, 7, 17; 11, 6 ; 53, 13.
âva^iopETv, 3, 76 .
àv8pd'no8ov, 29, 11, 13, 30, 33.
àv/Xwjjia, 1, verso 4, 7, 15, 21 ; 25, 8.
ivvcôva, 24, app. 6, 18.
àvTt, 1, verso 13; 5, 25, 61.
à-m-ipiotn, 1, 3 ; 21, 16 ; 22, 17 ; 23, 16.
àvTi-j-papEJî, 1. 1 ; 19, 11.
àvT(Ypa(fov, 4, 2, 5, 14, 21.
i-nîSizoî, 29. T, 24; ii, 23.
ahoi, 6, 9. 10, 14.
«îioùv, 7, 10 wterl.: 16, 6.
àTiàvEiv, 7, 13.
àTT^YopeJEiv, 29, I, 12, 33.
àmiL'.-.i -./,(;, 24, (ij)}). 6, 18.
omip/E'.v, 26 2.
ÎTraç, 4, 10; 26.4.
àTtiÀXaloç, 4, 3, 23.
àiTEpYjÇEjOai, 16, 7.
kni-^ti^, 1, 3, 6 ; 3, 2 ; 24, a/'//. 9.
à7tr,XKi)Tï)i;, 1, 6 ; 2, 4, 1 4.
àTiiévii, 1, yfi/'io, 33.
<i:t^, 1, 5, 6, 7; 2, 1, 13, 14, 15; 3, 17
43, 64 ; 5, 8, 24, 36, 61 ; 21, 13 ; 22
13: 23. 13 : 24. app. 5, 7, 15, 17, 19
25, 8. 25, 33, 37, 48, 32; 29, i. 3
30, 2, 12 ; 31, 4, 16 : 32, 2, 1 i ; 33, 2
34, 2; 35, 11; 38 «, 2; h, 2; c , 2
53, 14, 24, 27 ; 59, 52.
àTiOYpïttïî, 3, 6.
à-TioYpiifEiv, 29, I. 32.
KTioor.fjiETv, 1, verso 29.
àTioStSo/a:. 4, 17; 8, 13; 39,4, 10; 40,
11 ; 41, 3, 15; 42, 4; 43, 4,11; 44,
11 ; 45, 11 ; 46, 3, 13 ; 47, 3, 13; 48,
11; 49, 3; 51, 3.
àlTOJJlETOETv, 9, 13, 24.
à-jroTcXs'tv, 8, 3.
à^oréXXsiv, 3, ,56; 13, 4; 17, 3, 17.
àitoTr/Eiv, 28, 5 ; 29, i, 8.
àcTzayrr]^ 24, upp. 2, 14.
ipaxo^, 5, 25, 61 ; 30, 2, 7, 17; 31, 4, 7,
12, 13, 22 ; 32, 7 ; 33, 2, 7, 8, 21, 22,
23; 34, 8; 35, 2, 14, 13; 36, 6, 7, 8 ;
37, 1, 3, 4, 6, 13, 16, 21 ; 38 e, 2; gr, 1.
àpyuptxoç, 28, 14.
ip-pptov, 24, app. 10; 30, 22 ; 31, 23, 26,
30; 37, 6, 13, 23, 31; 38 b, 2, 4; i,
2;i, 2, 4.
ipieiJLtr/, 3, 40, 44.
apiOTOi;, 16, 8.
apoupa, 1, 47, 68; 5. 12; 49, 16.
àpffsvtx'^;?. 10, 1,4,6; II. 3, 6, 8 ; m, 2, 4,
3,6, 8-14; IV, 1-7; v, 1, 2,45.
àptâpr,, 5, 20 inierL, 9, 14; 17,5; 21,
21; 22, 21; 23, 3, 20; 24. 2. 7; 41,
18; 45, 14, 16; 47, 16.
298
PAPYRUS DE LILLE
isToç, 57, 6 ; 58, S», 13; m, 3, 13. rrrsu. 5.
ip/£iv, 24, app . 3.
àpy iTé/.Ti.j /, 1, verso 24.
àpyi-i'jXr/.ixr,?, 3. "2.
a^j8i, 7, 13.
àœa'.pcTv, 6, Il , 8, 7 ; 37. 2G, 27, 28, 29.
àwcéva!. 7, 17 : 29,11, 32.
àyo(pa>tTo,-, 22, t); 23. 7.
ày^peTos, 1, Wî'.ïo 10.
ayopoî, 10, III, 7 ; 24, «/(/). fi, 13, 20.
pifloî, 1,9.
pai[oEJX, 25, -43.
pxXaveiî, 58, 19; m, l«.
pàjOTo;, 29. I, 22.
PaaiXeJsiv, 59, 1 .
PajfAe:.-, 7, 1; 9, 10, 2().
^oîiXi/.OYpajjtjAaTEJ;, 22, 18.
p«cr!Àiy.ov, 3, 7.5 ; 4, 31, 34 ; 14, 6, 7 ; 16,
3; 21, 13; 22, 13: 23, 12; 24, S; 26,
7; 30,21.
pairiXixôç, 1, verso 24; 3, 31, 32: 4, 16,
30; 8, 1'.: 12, 4 ; 19, 12; 21, IH ; 23.
17.
^ïaiXiaia, 22, 7; 23, 6.
pXiêo,-, 1, 13 (?'.
^oiiii, 1,3; 2, 1,13.
pOTÎlVllJIJlO?, 49, 13.
jîoiXEaea'.. 16, 3: 26, <).
Ppa/'j;, 1, verso 13.
?p£/stv, 5, 22 : 26, 3.
3'jêXipiov, 7, 7.
yi?, 17,7.
févr,a«, 21, 14 ; 22, l'i: 23, 13.
YEtopYEîv, 8, 3 : 43, 3, 10 ; 44, 3, 9 ; 45, 3,
9; 46, 3. Il : 49 I '«
YEiopY''.:, 1, vn-.so 17 ; 8, 2 ; 26, ."l ; 37. 24 ;
47, 3, 12: 48, 3, 10.
Y?;, 1, verso 3. 13 ; 2. 2; 3, 73 ; 4. 27 ;
5. 14, 24, 33, 00; 8, 3, 4, 13 ; 26. 1. 3:
49. 3 ; 50, 3, 12.
Yi(YivE'ft^'-, 1. 8. 10. l'-i. "«••«" -. '^; 2. 12;
3. 37, 41, lit) ; 4. H; 5, 21: 13, 1.3;
28. 18; 29, I, 0; 38 ", I : 49, 13; 53.
0, 23.
YopiT'.aToc, 4, 9.
YpïjJ-iJiïTeîx, 3, 43.
Ypa;j.iio(TE'J;, 1, vprso 23, 32 ; 3, 21, 32 ; 4,
30; 5, 3; 10,1, 2; 19, 12; 21, 18 ; 23,
18.
Yp%tv, 3, 1 ; 4, I, 24, 33, 33, 36 ; 5, 23,
63 ; 9, 18 ; 14, 1 : 16, 6 ; 23, 27 ; 26,
1 ; 29, I, 2, II, 10 ; 30, 2 ; 31, 4 : 32,
2 ; 33. 2 ; 34, 2 ; 38 a, 2 ; 38 é, 2 : c,
2 ; 43, 18 ; 49, 2 ; 50, 4, 11 ; 53, 2, 7,
16, 19, 20.
Y'jvT, , 27, 3 .
oivE.ov, 39, 3. 10; 40, 4. 11 ; 41, 3, 12 ;
42, 3, 10; 43, 4, 11, 19: 44,4, 11 ;
45, 4, 10; 46, 4, 12 ; 47, 4, 12 ; 48, 4,
Il ; 49, 4, 16.
SaviÇciv, 37, 4 (?i ; 56, l.
oeTv, 58, III, 13
05-v (falloii-j, 1, 8, 12, rn:io 1, 2, 11, 23;
16, 4 ; 26, 7 ; 53, 8.
oeTsOïi, 7, 21, 24.
Séxa, 1, 7 ; 40, 14, 19.
Se^fj;, 55, 3.
8£(T|jto(p'jXai, 7, 3, 14.
SE5[J.to-crîpiov, 7, 13, 19.
SEaitotr,;, 24, app. 10.
OYjrjioaioî, 24, (ipi>- 4.
o:i, 4, 13 ; 5. 13 : 7. 13 : 9. 9 ; 15, 2 ; 19,
4 ; 21, 13:22, 13; 26, 3; 47. 2, 10;
48, 2, 8 : 58, 2, 8, 9, 18, 19, 22 ; III, 1,
9, 14.
S'.XDoeivEiv, 6, 3.
SiaYiYvwoxE'.v, 29. 11, 18, 26.
M-(p%iJ.iJ.^, 29, I, 11 : 11,36.
St^YpiçEiv, 1, H; 16. 3.
o'.aYpï'i'i, 26, 'i .
o'.iOïT'.,-, 9, 4,
oia'AOïJiiS/, , 25, S.
O'.azoï'.oi, 23, 3, 21.
o'.a-ÀEjp'.aijio;, 1, 0, verso 3.
oiMJY ) S'''- •'' i^inrge.
«•.aaioÇî'.v, 17, 18.
StxT'.Oiva'., 3, -38.
5..a-5;6E..v, 7, 4.
INDEX
299
SiaipÉpEiv, 16, 5.
Siatpopi, 1, verso 11.
oiSovai, 1, verso 25; 3, 19, 23, Ki ; 5, 26,
(;;{, verso 3 ; 7, 7 ; 8, o : 17, !t ; 28. 1 1 ;
30, 6; 31. 7; 32, f. : 33, 7 : 34, 7 ;
49, i, 15; 50, 2.
SiEYY'jâv, 28, 2.
8ieYYÛT,ai?, 59, 32.
SiiÉvoii, 7, 2.3.
Sîxïioî, 21, 27; 23, 2ti; 24, !».
ol/.r|,29, I. 2, 7 ; II, 29.
OtxaiioiJLa, 29, 1, 23.
oixasTY;;, 29, 1, 17, 22.
otfiOipiTï,;, 27, 3.
SlOIXEÏV, 16, '.•.
«..oV.r.tric, 30, 17 ; 33, 21 ; 35, lî ; 36, C ;
37, I.
iioiy.r,zrU, 3, 2, 61, 79 ; 53, 7, Iti.
SmXoù;, 4, 17 iiUerl.
oiaylXiot, 24, 2, 7.
Stwpuç. 1, vfr.iû 7, 20, 22.
So'Jlr,, 29. I, 29.
8or,),o,-, 29, I, 19, 21, 27, 29, il, 6.
8o-j(_imi, 21, 2i.
Spuii-Jî, 5, 13, 17 ; 20, 10.
Sivacext, 3, 8a ; 8, 14 ; 29, I, 23.
ôuvaToî, 16,3.
o'io, 29, I, 31.
S'jorpo;, 3, -42.
owpei, 19, 9 .
Èiv, 1, 14, verso 7, 9, 20 ; 3, 13, 37 ; 4,
32 ; 9, 17 ; 29, 1, 1, 24 : II, 14 ; 49. H;
60, 7
£àv, 7, 22-
irr-r,, 34, 18.
â-fpr,at;, 49, 18 f?) ; 59, 34.
iyiiyi^^oi:, 16. 7.
âYxaXsTv, 21, 28 ; 28, 8 ; 29, 1, 28 .
h(l'J.m.>, 40, 3, 9.
îYjjhoôojv, 5, 28.
=6oç, 1, verso 22.
e!, 3, 4() ; 26. '..
e^Sévai. 1, verso 12 ; 4, 2 ; 11, 't ; 29, il,
13, 27.
eî'y.o(ri, 39, 13 ; 44, 13.
Et/.OTfîî, 23. 1, 13.
eTvï'., 1, 4, 14, 16, verso 4, 3, 12, 13, 13,
19, 21, 22; 5, 21 ; 7, 20; 10, III, 1 ;
11, 7 ; 12. i ; 13, 3 ; 14, 7 ; 16, 3 ; 17,
14 ; 26, 2, 4 ; 29, 1, 2, 1 1 ; 37. 24 ; 49,
9; 60, 7.
eîç, 11, 8; 49, 10.
eU, 1, 5, 6, 10, 11, 13, verso. 7, 9, 10, 13,
18, 22, 28, 29, 31, 33; 2,1, 13; 3,3, 13,
18, 21, 36, 43, 32, 60, 66. 68, 81 ; 4, 16
5, 3, 4, 7, 12, 13, 16, 17, 19, 20. 23
26, 27, 29 30, 33, 36, 37, 60, 63 ; 6, 4
7, 18; 9, 12, 14; 13, 4; 14, 3, 7; 16
3, 4, 8; 17, 7; 21, 11, 12; 22, 11, 12
23, 11, 12 ; 24, 7, 8, app. 7, 19 ; 26
2, 4, 11, 16, 22, 23, 33, 39, 43, 61 ; 26
1, 3, 8 ; 29, II, 38 ; 30, 21 ; 32, 14 ; 33
8, 17 ; 34, 17 ; 35, 17 ; 36, 18 ; 37, 3
14; 38 fl, 7, 9; /,-, 2; /, 2 ; 39, 3, 10
40, 3, 4, 9, Il ; 41, 3, 14; 42, 3; 43
3, 4, 10, 11 ; 44, 3, 4, 9, 1 1 ; 45, 3, 4, 9
Il ; 46, 3, 4, 11, 13 ; 47, 4, 12; 48, 4
11 ; 49, 4, 14, 16, 18; 50, 8, 16 ; 52
4; 53, 2, 7, 12, 21,22, 28; 58, III, 17
59, 7, 53, 33, 38, 62, 83, 86, 91, 93.
siïctYEiv, 19, 4 (?).
EÎdSé/EirBxi, 13, 3.
ElWpa^w, 29, I, 3.
EÎstpipElV, 19, 4 (?).
EX, 1, 9; 3, 36, 67, 73 ; 4, 31 inlerl.; 5
3, 4, 3, 6, 12, 14, 13, 17, 18, 19, 24, 27
29, 30, 31, 32, 37, 38, 60, 63 ; 6, 4 ; 8
2 ; 24, 6 ; 25, 13, 21 ; 26, 3 ; 29, I. 22
24; II, 19; 39, 1, 11; 40, 12; 41, 3
13 ; 42, 4 ; 43, 3, 12 ; 44, 12 ; 45, 12
46, 3, 14 ; 47. 3, 14 ; 48, 12 ; 49, 3
58, 10; 60, U).
E/.xaTOî, 5, 23, 60 ; 25, 36, 43, 47 ; 49, 16
53, 3.
UaTov, 5, 20 Inlerl. ; 29, II, 34 : 40, 13
44. 13.
ÈxêaivË'.v, 1, verso 30.
ïy.fo-ioi, 4, 27.
300
PAPYRUS DE LILLE
èxStSovxi, 24, app. 2, il.
ixSjEiv,6, 8, -23.
ExtT, 1, verso 30. 3:2.
âxxojjLiteiv, 3. "9.
ixXï[JL6ivE'.V, 9. 3.
'ÉxTOî. 23, 1, 2; 57, •'».
ixcpoptov, 4, 10, 3-2, 35 : 8, 14; 12, 4; 14,
6 : 34, 13 ; 37, '2r>, 2fi. 27, 28. 30: 39,
4, 11 ; 40, 12; 41, 6, 16; 42. o; 43,
3, 12 ; 44, 13 ; 45, 12 ; 46, 6, 14 ; 47,
5, 14; 48, 12;49, .•;, 17.
i)vaioxârT,),oc. 3, 3.5.
D.aiov. 3, 36 ; 9, 4, 8 ; 58, 12, 19 ; 111, 18,
verso 8, 9.
iÀâauojv. 6, 14: 29. I, 31 ; II, 34.
IXtjbiaoç, 29, 1,3.
ê(jiêàUei7, 21, 9; 22, 9; 23, 9; 24,3,
app. 7, 19.
i^LTtimevj, 1, verso 3, 17, 20; 16, 3,
iv, 1, 3, 7, verso 3, 22 ; 2, 4 ; 3, 18, 64 ; 4,
25, 30, 31, 33; 5, 13, 17, 18, 19, 27,
.30, .35, 36 ; 6, 13; 7, 3 iiilrr/.. 7, 11,
18; 9, 11; 10, II, 1; 16,2; 19, 7; 20,
10, 33, 41 : 25, 18, 27, 31, 39, 43, 36,
58 ; 26, 2, 6 ; 27, 10 ; 28, 19 ; 29, 1, 3 ;
39, H ; 40, 13; 41, 6, 16 ; 42, 3 : 43,
5, 12; 44, 13; 45, 13; 46, 6, 13; 47,
3, 6, 7,8, 11, 14, 17, 18 ; 48, 3, 10, 12;
49,3,9,10,17,51,3:52, 4:53,14;
58, III verso, 13: 59, 6; 60, 6.
âvavTi'ov, 29; I, 31 ; II, 31.
èviauToç, 1, verso 23.
êvtoTàvat, 4, 10, 31 .
ëvTEuî:?, 8, 6.
ÈvToX/, 3, 33, 71.
t'/fj'iy i'itr/ . 16, 1 .
è{aviuY';,29, I, 14
UEv'ai, 26, 6; 29, I, 4, 13, 19 ; 11, 28.
i^//
45. U
àîw. 6, 6, 23.
iiioL'iiixvtai, 25, 32 ; 32, 13.
ETtaxo/.ouSeïv, 4, 22.
iitaùpiov, 15, 2.
iitEi, 3, 80; 4,33 ; 9. 13.
£ue;Sàv, 1, verso 12.
âTtetOT,, 1, verso 2; 3, 73 : 16, 7.
l-ntiii, 30, 10, 20, 24 : 31, 13, 17, 29, 32,
35 ; 32, 12 ; 33, 16, 26 ; 34, 21 : 35,
9: 37, 18 : 38 /. 1 ; 56, 1.
iTtEponiv, 24, app. 10.
ÈTIt/ElV, 26, 7.
i~i, 1, 8, verso 3, 12 ; 3, 2, 77 ; 4, 24 ; 5,
21,23,38, 60; 13, 3; 21,9; 22,9;
23, 9; 24, 4; 26, 4 ; 28, 17 inlerl.;
29, I, 14 ; II, 10, 39 ; 53, 6, 9, 10, 13,
23 ; 59, 6 .
ETtiêiÀÀEi/, 1, l.'J; 3, 64.
{Tti'yovos-, 39. 3, 9; 40. 4, 10; 41, 3, 12;
42, 2, 10.
ÈTtiYpi'fEiv, 4. 32, 36.
êmôeix'/ jvai, 3, 29.
imSÉxaToc;, 29, I, 7.
ÈmSiîovïi, 3, 81.
ETtiévï!, 1, verso 23.
èTriÇr)Tsïv, 7, 6.
ETtr/a! ,, 30, 5 ; 33, 6 ; 37, inirod.
ÈTrixsÔtgràvai, 53, 8.
inixBTaxoXo'jOETv, 4, 6.
ÈTn'xXr.oi;, 29, I, 27.
£TrtXipy_T,î, 14, 4 (?).
è-iXextoî C), 14,4.
ÈTïtjxapxjps76ai, 3, 8.
ÈtiiijicXe'.», 3, 35 .
iTZiyiù.r,-:/,i, 4, 9; 19, 6.
imjjUTptïv, 5, 62 inlerl.
Èltl7tEVTEX3('8éxaTO«, 29, I, 7.
iitmopfjtiH-x'. . 3, 78.
ÈTTisr, [jiaivEiv, 1, verso 3.
ÈTTiaxéTtTcaeï!, 1, verso 24 ; 5, 29; 6, 3
iTziT/.oT.t'.'i , 1. verso 27 ; 25, 30.
iiziaixo'joittvi . 3. 27.
iiîcoTÉXXE'.v, 3, 1 i ; 4, 29; 12. 2; 16, 9.
i-iTjoX/. 1, ri-rso .33; 4, 1, 3, 21, 15, 1;
17, 4.
ÈTriTtoXtov. 60, ."j.
È:T[-»î8£ia, 25, 33.
ÈTIiy(.)p£lv, 29, I, 16.
èTtoixiov. 12, 3.
INDEX
301
lirti, 18, 7.
èpYarcriptov, 19, ,{ ; 21, HO : 23, l'J.
Èpfâxv.î, 28, 17.
epYOv, 1, |/(, vi-rso. 1, !(> ; 36, IS.
tpTjijioç, 26, 15.
Èppwjea.., 5. 33 ; 13. ; 14 , 8 : 15, S ; 16,
10 ; 18, 10 ; 26, 9 ; 39, fi, 13 ; 40, fi,
14: 41,9, 20; 42,7 ; 43, 7, 14: 44, 6,
Ifi; 45, 6, 17; 46, 8, 17; 47, 8, 18;
48, 6, IS; 49,8; 60, 13.
ÏTSpO,-, 29, I, I.
ïxi, 37, 3-2.
àToi|xi^£tv, 15, -2; 26, 4.
È'xo,-, 19, 1 ; 21, 4, 23, 1, 13 ; 49. 14, 17 ;
59,4.
fMuii, 3, 4.
eûpîiy.etv, 1, verso 32 ; 7, 8 ; 28, 22.
tiTOVlOs, 3, 14.
tÛTuyeTv, 8, 16; 9. 27 : 11, 14.
ètpiŒTiva'., 13, 3.
Ètfopjis'ïv, 3, 10.
i'xetv, 3, 44 ; 5, 7, 11, 28, verso 2 ; 15, 2,
17, 16; 24, 2; 25,2; 58, 1.
èj^upoùv, 49, 12.
ïoç, 1, ver.s'O, 30 ; 3, 43, 47 ; 4, 32 ; 5, 29 ;
9, 16; 25, 25, 33, 37, 48, 32; 26, 8.
Çeùfo,', 8, 8.
ÇT)[x!a, 29, II, 20, 23.
Çutr.pà, 3, .ï2 ; 59, 8.
+;, 28, 5, 6; 29; I, 7, 29, 31.
ii'(i\xi.o'j, 4, 17; 53, 23.
fM, 3, 77.
T>-£'-', 7, 22.
■f.fxipa, 3, 10, 36, .37, 38, 47, 62; 4, 33 ; 6,
7; 15, 1,2: 25, 24. 2.^, 32, .36, 38. 40,
47, 49, .51, .Ï3; 28, 9.
■«(•COI, 24, a pp. 13.
ôepiTiioî, 1, .verso 9.
Séii;, 1, verso 6.
bT,l^y.6i, 10. i, o, 7 ; II, 2, 3, 7 ; IV, 2, 3,
5-7; V, 3-5.
6t,Xu;, 8. 9.
6Tjiaupo;, 20, 7 el passim.
euYâT>)p, 17, 2, 6; 27, 3.
6.0Ù9, 33, 16, 26; 37, 20 ; 39, fi. 1 1 ; 42,
7; 48, fi, 15; 51, 2; 54, 1; 60, 13.
rS'.r-,-, 5,2'*, fio.
tivai, 1, verso 30, 28, 7.
l/.av'j;, 3, 76.
r/ip/r,;, 31, 3.
'.|jid(Ti')/, 6, 9.
■va, 3, 60; 7, Ifi; 8. 12; 13, 4; 17, 18.
'vS'.y.TÙov, 24, "pp- 8, 20.
■Ttirapyoc;, 32, I; 33. 1; 34, 1.
ît:-ï:;, 10, I, 1 ; 14, 4; 53, 4.
xaOaîoEcv, 5, 25, 61.
y-aSapo,-, 13, 3; 24, 8.
/.it)a-7;, 20, passim; 30, 20; 31 39;
38^-, 1. 3.
xa6r>.i./, 3, 42. 84.
xaO'.aTàvït, 28, 4. 13; 53, 15.
xae6-ci,4, 35; 53, 7, 13.
xaBiis, 26, 4.
/.x/.oOpYoc, 7, 20; 28, 3.
/.«ÀÔK, 3, 40, 43 ; 8, 11; 12, 2. 13, 3; 17,
8: 60, 2
xàpi'.vo;, 9, 3.
xï'/wv, 24, n;j/>. 7, 19.
xïTï, 1, 14, verso 8, 20, 23; 3, 28, 36, 62 ;
4, 6, 22, 33 ; 11, 8; 21, 10; 22, 10;
23, 10; 29, I, 10; 11,8,25; 49, 7; 51,
6; 52, 2.
xït«6iXXe'.v, 28, 14.
xaxâ6po/o;, 34, 26.
xaTiSixiÎE!/, 29, I, 3, 6, 27; II, 21, 24, 30.
xaTaSîzT,. 29, II, 32.
xaTa),o(fiSiveiv, 3, 37.
xaxaXtvTtivsiv, 17, 3.
xaxaijLïTDî''/, 14, 3.
xaxïTiÀiTv, 17, 7; 25. 23.
xaxaTtOTxlXXî'.v, 3, 60.
y.i-.T.T/.fji'^i:'/, 1, verso 23.
xaxaTTCElpe'./. 5, 21, 22, 58.
XïxaoEpr];, 1, versO, 1, 10.
xfepYov, 39, 3 10; 40, 5, 11 ; 41, 3, 13,
22; 42 3; 43, 4, U; 44, 4, 11 ; 45,
4, 11 : 46, 4. 13 ; 47, 4, 12, 20 ; 48,
4, U ; 50, i>, 14.
302
PAPYRUS DE LILLE
xaxéxeiv, 3, 16; 4, 30 3i ; 18, «.
xeTaexi, 1, verso 21.
xeXeôeiv, 29, II, 1-2, n,28.
xepiato'/, 3, 7 ; 58, 4.
xep/-ojsùT/i-iT, , 22, o ; 23. 3.
xlpfJLa, 16. 8.
xlx!. 3 .56; 58, m, 19.
xXï.po,-, 4, 9, 31, 3i ; 14, .^ : 40. 3.
xXï,pouyev/, 4, 2().
x).r,poO/o;. 4, 28(?:.
xXiêavo,-. 58, m, 1".
xot),o;, 1, verso 14.
XoXÔXUMTÏ, 58, 13.
xo(ji(:£iv. 1, rem» 10. 32; 15, 3: 53. 20,
60. 0.
xoaxivîje'.v, 24, 8.
xoox'.vcuxtxov, 20, passim.
xpiOX, 3, 36, 38, 33, 6"; ; 30, 2, 8, 1 1 ; 32,
9, 10, 12, 13; 34, 13, 14, 17, 19. 35,
10 ; 36, 12, 13 : 37, 13, 13, 16, 18, 21 ;
38 a, 4 ; H, .3-10; 39. G, 12; 41, 7, 17;
42. r, : 43. ti. 13. IC, . 46, 1(V, 47. 6,
13; 48, 4, 13 ; 49, 7 ; 51, 4 8 ; 52, 6.
xpieoiTupôc, 5, 3, 4, 8, 12, 28, 29, 37 ; 39,
3, 12; 40, 3, 13, 16; 41. 7, 17; 42, 3;
43. 6, 13; 45, 4, 13; 46. 7, 15; 47, 6,
15; 48, 4, 13, 13; 49, 6.
xpivstv, 29, I, 26.
XpOXT,, 6, 12.
xpô|jijjiJov, 34, 3 ; 36. 6, 8.
xpo|jt[jL'joœaxô?, 34, II.
xip'.o,-, 9, 22 ; 29, I, 4, 9, 30; II, 11.
XXfjVT,, 8, 13.
xja|xo;, 58, III rrrso, 17.
X'jêepv/^Tï,;, 24, '(, 'ipp- 13.
■Ati>}iio/r,<:, 31, 1 .
x<.')|jiT., 1. nerso 31 ; 2, 2, 4 ; 6, 7. 23 ; 11.
9; 24, upp. .3, 18; 25. 31 ; 26, 3, 6;
38 fl. I : 49, 10
/.<o;iOY?a;i!JLï-ï';, 3, 54 (?i, 72, 82; 31, 2;
47, 3, Il ; 48, 2. 9.
Ith/Ai;, 10. 1, i. 7.
XïaSiv-.v, 26, 6; 49, 11.
Xao', 16, 2, 8.
),i/a/ov, 58, 14; III, 4, IQ, verso, 1, 10,
18.
XéfE'.v, 7, 14; 11, 4; 88, 23; 29, I, .30.
XeÎï, 28, 18, 22.
),'.voxpi9/, 38 f, 1.
X!vov. 31. 4, 22; 33, 3, 21, 22, 23; 34,
13. 14, 15, 20; 36, 6, 7, 9 ; 37, 2, 5,
11.
XtvoTijpôî, 31, 13 ; 34, 10, 38 .9, 2.
Xivoœaxriç 31, 14; 34, 12, 23.
Xhpa, 24, app. 9, 13, 20.
X(^/, 1,6;2, 13.
lo-fioio-i, 60, 1 1.
XOYE'JT/psOV, 59, 6.
XoY'sxVipiov, 3, 84.
Uyoç, 1, verso 23; 3, 79, 82; 10, III, 1,
3; 16, 3; 25, 11; 49, 7 ; 53, 13, 14,
22.
Xomo,-, 5, 22, 38; 11,6; 13, 3; 16, 9;
26,3.
X'jyvio; 58, 3.
Xônoc, 3, 41.
[laxpoTtpoatoTtCK;, 57, 3.
(xàXiiTa, 4, 16; 26, 2.
[iavOàvetv, 26, 8.
IxapT'-T'.ov, 6. 13.
.uapTupsTv, 29, I, 20, 21.
[jiàpxu.;, 29. I, 31.
Hau-i^oiv, 29, I, 13; II, 34.
(xàyijxoî, 25, '«6, 64 ; 58, 3, 18 ; 111, 12.
(jisXavyp-/;?. 55, 2, 4.
ixtpiç, 3, 49 : 5, 18, 20, 27, 33; 9, I, 3.
,uÉpo;. 3, 65 ; 5, 13 ; 26, 3, 7 ; 29, II, 23.
iJ.ti'--r,;, 28 II
(iscropr;. 25, 5; 31, l'<; 34, 23; 35, 10;
37. 19 ; 49, S : 53. 17, 24, 27, 29.
aiîo;, 1, 3; 49, 11.
HLE-ri, 1. verso 24; 4. 35; 7. 4 ; 53, 19.
[XctaTTÉlJlTIt'.V, 13, 4.
[ji=-ca-i6éva!, 4, 15 marge.
|jiko;^o;, 60, I .
(lexpEÎv, 3. 30, 63; 5, 1, 34; 18, 4; 31,
29; 33, 27; 35, 18: 37, 14; 39,2,8;
40, 2, 8; 41, 2, 11 ; 42, 2, 8; 43, 2,
INDEX
303
9 : 44, 2. K ; 45, 2. 8 ; 46. 2, 10 ; 47,
2, 10; 48, 2, H: 49, 'i ; 50, 7, l'i; 51,
(•) ; 52, i: 53, i'i. 20; 60, 10.
|jtÉTpr,ot;, 1, H; 2, 12.
|j.ETpT,T/;s, 9. S ; 57, 1 .
[xÉTpov, 1, 10, 21, 2i; 23, 23; 24, '■».
[xixwsov, 29. II, .'iO.
HLE/JEjlp, 21, 1, '. : 24, I : 30, 12, lit ; 31,
17, 27.
(j£/pi, 3, 79.
pr;, 1, rrrso 9; 13, 3, 4; 15, 3; 18, 8;
26, 3, '. ; 29, I, 2't. 31 ; II, 12, 27, 3'<;
49, (1: 53, 27.
(iY,oé,29, I, 14: II. 12, 27.
lxr,eEfc, 1, verso 19 ; 9, 21 ; 29, I, 13.
(jL^xo;, 1, oer.so 13.
[iT.v, 1, 2; 3, 41.
fir,TpÔTto),u, 24, ('/'/''■ !"•
iJLijjLVïÎjxE'.v, 8, 11 ; 12, 1.
fjiiaOoûv, 1, rerso G ; 3, 7a ; 5, 20, 23, 35,
59; 26, 5.
Ijuafloffôpoi;, 10, 1, 1 : 14, 4.
(ji(o9wai<;, 1, verso 3, 12; 33, 28.
[jLioflajtv:?, 20, 11, 30, 51 ; 22, 7; 23, 8.
|JLvà, 6, 13.
fjLvaisTov, 15, 1, 2.
|j.upiàooupo;, 47, II.
|jiup(oi, 1,4.
vau. . [ , 22, verso.
vauêi ( ), 1, verso 28.
vaJê'.ov, 1,11, 13.
vajxXr,po;, 21, fi ; 22, 5 ; 23, o; 24, 2, 3,
app. 3, 17.
vaGXov, 24, f//jp. 9 ; 25, 13, 28.
vau-rrr/coî, 25, 15, 44.
-noi, 39, 4, 11; 40, 12; 41, 5, i..; 42, 4;
43, 5, 12; 44, 12 ; 45, 12; 46, 3, 14;
47, 3, 14; 48, 12; 49, o.
vfjffoç, 3, 20; 11, 11.
v'Vo- 29, 1, 10; II, 8, 25.
vo(i.oç, 3, 53 ; 26, 8.
voiiotpiXa^, 29, 1, 33; II, 31.
v Toc, 1, .3 ; 2, 1, 13.
viv, 5, 21, 58.
Fasc. IV
vuv:, 7, 17.
\ul\zii, 5, 20, 21, ,■18.
^uXoy.OTtEÎv, 5, 24, tiO.
?:Xov, 25, 3 ; 58, 15; III, 17, verso 11.
Ç'jÀoy.oitta, 49, 4.
olxeToç, 7, 5.
olxÉTr,; 29, I, 2, 11.
o".XOVO|J.E'.v, 3, 31 .
o!y.ovô|jio;, 3, 20, 7! ; 4, l 'i, l(i mnrcjc. 29;
9, 2, 19.
oTvo;, 4, 15 ; 58, 111, 13, verso, 2.
o/.Tw, 17, 5; 21, 3, 23.
6),-/.-/,, 6 13 ùj/t'f/.
«.[xo,-, 9, 9.
oXupa, 37, 18, 22.
èpoùoç, 3, 12, 54.
èfxoXoYETv, 21. 5 ; 22, 4 ; 23, 8 ; 24 1 app.
10.
ovo|jic(, 28, 19.
ovo,-, 8,8.
ï^os-, 58, 4, 11, 14; III, 16.
i?ueu|j:ov, 58, 21 ; III, 10.
i'Tiojç, 1, vrrso 19 ; 3, 44, 83; 4, 2, 5, 22;
8, 13; 12, 1; 14,6; 53, 14.
û'piJLOs-, 3, 2, 54 ; 21, 11 ; 22, H ; 23, 11 ;
53, 7. 9. 15.
opuY|jia, 1, 9, 10, verso 28.
6'ooç, 1, verso 3, 17 ; 3, 38 ; 5, 21 ; 60, 7.
OTav, 15, 3.
6x1, 8,0; 11, 4; 29, 11,26.
oi(x), 7, 8, 23 ; 18, 2; 15, 3 ; 16, 3, 5.
oùSe!;, 8, 10.
oiesic, 21, 28 ; 58, III, verso 14.
oôv, 1, 10, verso 2 ; 3, 13, 8J ; 4, 33 ; 8,
Il ; 9, 17; 10. III, 1 ; 12. 2; 13, 3;
14, 3; 15, 3; 16. 3; 17. S; 26, 2;
50, 7, 14.
ôo£Î>,Etv, 3, 64 ; 8, 10; 9, 22
6(pî(Xr;|j.a, 58, 6 (?).
i5(f6aX|j.oç, 55, 3.
ôcfXoiv, 29 II, 22, 28.
ojy^ioiic,, 3, 21.
L^ï, 6, 7, 23.
oJ>ov, 58, III, 2, 17, verso 10, 16.
304
PAPYRUS DE LILLE
ô.iiôviov, 3, il, 4-2; 25, S5.
-i-(o;, 24, (ipp. 8.
■KO.U, 27. (;, 1-2.
TtotXa.oç, 39. :i, i;{ : 44. T. 17 ; 42. (î: 43,
G, 13, 44, .j. 1'*, li"; 46. Ui; 47, C,
Iti; 48. 3, 14; 49, tl.
■KZ-iT-lÙK, 26, -
Ttoi'/r,ao;. 3. '<3.
izxpi, 3. -21, 49, M) .jl. '1 ; 4, I, Mi ; 5,
4, 23, 2", 33. ,30, .'if); 8, 1:9, 2 ; 13,
2 ; 14, 2; 17, iti, l'.t ; 19. 1. 3, ", 12 ;
21, 17 ; 22. IH: 23 13, 17 ; 24 app.
7, l'J ; 25, I , fi. 43 (i3 ; 26. 7 , 49. '•» ;
31, «; 52, 2, 3; 59, 4. 13. 13. 18. 19,
23, 20, 3(). 43. 47, 98, III) 122: 60, 3,
9.
T:aai-i'.[ymafiï:. 15. i ; 28, 3, 8.
itapao; ■./.•.->. a;, 49. 3 ; 50, 'i. 1 1 -
irapaSiS'ivï.., 3, 39; 24, '(/'//. 12; 29, II.
29.
Tiapaxo[jLij£'.v, 15. 4.
■KnpuloLaêi-iifi, 24, app. 7, 12. 18; 29, H,
33.
itapsTva... 12, I : 29. 1. 23.
•irap'.Trâvat. 8, -3.
Tià;, 1,7; 2, 16 ; 3, .32, 08 : 14, 7 .
TraTTOsopoi, 11, 2, 7.
uaDvi. 31. 12: 32, 13; 35, H, IH ; 37,
17; 55, (i ; 57. 3.
■na-:r]p, 26, 1 .
■itï7<ov(î), 4, 3, 23: 31, 3'.; 32, 11: 33,
13, 27 ; 34. 20; 35, 7, 18; 37. 16;
38 a, 12;(>, 2; /(. 3; ;, 2.
neoiov, 1. vfrso 1 .
«jjiTTTo;, 23, l'i: 29. Il, 23.
Ttivxv/.ov-a, 5, 20 inlerl. ; 13, 2 ; 23, 3, 22,
Ttep!. 1, verso 21 ; 3. 9, 12, 74. 8'i ; 10. II.
1; 12. 1.3: 14. 3, t; ; 15. 1 : 16. 2, G,
8; 17. 4, 19. 3; 21. 19; 23. 19 ; 25.
29: 26, I. 2. 7 : 26. 8 ; 28. 18; 29. 1.
1. Il); 43. 3, 10: 44. 3. 10; 45, 3, 10;
46. 'i. 12.
nepifiîipo;, 1,4.
itip'.z/.aTv, 25, 29.
Ttepl/oiaï, 1, 7, rerso 27; 5, .30 ; 49, 10.
Tjtptyiuv/ jvai, 1, vei'so 14.
•it£p(/i.)c;;i;, 1 VPJSO 20.
T.r,yj^^, 1,9.
TOTtroi, 30, 12, 13, 19; 31, 16. 26, 34; 32,
14; 33, 13; 35. 11, 17; 36, 4; 38 a,
7; i, 2; 59, 3.
irXiTo;, 1, 8, verso 28.
TTÀEovï^E'./, 1, verso 16.
uÀT,-,'/, 29, 11, 33.
wÀf.Ooî. 1, versai, 12; 3. 76.
-).r;v, 29, I, 11.
ITÀivOe'OV, 1,8.
uXoTov, 3, 3; 24, o, app. 4. 7, 16, 19; 25,
13, 28.
■Ko-.ivj, 1, verso 27 ; 3, 39, 40, 43, 34, 63,
68; 4, 6, 18.22; 8. 11: 9, 10; 12, 2;
13, 3; 17, 9; 29. I. 23; 52. 7 ; 60, 2.
TîotoXoYλ, 43. 80; 47, i, 13.
•n'IXt;, 1, verso 33 : 5. 6, 7 interl., 24 int''rl.,
26, 37, 61, 63 ; 7, 19 : 11, 3 ; 24, 6 ;
25 11, 17, 18, 21, 22. 24; 27, 11.
TtoX:,-, 1 oerso 1,4; 3, 16. 38 ; 26, 3.
TC'/iioi;, 11, o.
TtoTïiJto;, 25, ,37.
TtpizT'tjp, 28, 13 .
itpi^t;, 29, I, 9. 28.
Ttpia.;, 30. 17; 31. 22: 33. 22: 36. 8;
37, 3; 88 a, 9.
TipiTjeiv, 29, II, 9.
Ttpô, 1. verso 9; 34, 9.
Ttpoiivoi'., 60. 3 .
irooÏTcivat, 19, 8.
irpoxE'.aOai, 24, "/'/'■ ''• 1^-
■npo;, 1, 12, verso 3 ; 2. 4 ; 3, 39, 34, 33,
60, 63, 68. 73 ; 4, 4, I i. 18. 20 ; 5, 7, 1 1 ,
20 ; 9, 7; 12. 2: 21, 23; 23, 24 : 27,
1 1 ; 29, I, 32 ; 31, 23, 24 : 33, 24 ; 37,
6. 7. 26. 27, 28 30: 52 7: 54. 7; 60,
11.
T.eotsx-i-fï/.lf.'' , 6, I, 17.
Ttooffa-f'^Y''^, 21, 8.
■jtpoaaitoTtv-.v, 29, 11. 22.
T.p'i^fpiifi:-/, 29, II, 7.
INDEX
305
TtpoaSeTaÔai, 5, 13.
TtpooxsTaSai, 4, 15.
Ttpoffi^Eiv. 7, 23.
Ttp05X0|X'Ç£l'/, 53, "li ■
upocjjxexpïTv, 5, 20.
::po(jo!fî(Xsiv, 3, 74 ; 9, t>.
■npotxTttxpaivEtv, 7, 9.
itpoaraYf^ia, 4. 33; 43, il; 51, 7 (?).
irpooriTTsiv,, 8. 1-.
TtpouTiftéva'. , 1 verso, 1,11; 60, 11.
■itpoTîpov, 8, l) ; 15, 3.
Tiponr.ip/eii , 1, verso 4, 11», 18, 22.
Ttpwxo,-, 49, 17 : 60, 8.
Tt'jXtov, 2, 5.
itupoc, 5, 7, 12, 16, 23, 24, 28, 29, 60; 11,
9, 14; 19. 10; 20, 16, 18, 20; 22, 2,
20; 23, 2, 20; 30, 2, 6, 8, 9, 11, 13, 20;
31, 4, 10, 11, 14. 29: 32, 2, 6, 10, 11,
13; 33, 2, 7, lU, 11, 12, 13, 14, 18; 34,
2, 8, 10, 11, 12. 13. 14, 13. 16, 17, 18,
19, 20, 22, 23, 24, 35, o, 7, 8, 10, 11,
18, 19; 36, 3, 13; 37, 13, 14, 13, 16,
17, 18, 19, 20, 22, 23, 31, 32; 38a, 4;
b, 2; 44, 4, 14, 19; 49, 6, 16; 50, 16;
53, 12, 22.
TtwAEïv, 3, 53; 29, I, 13.
TtioXo;, 8, 9.
xwoXoyIï, 5, 3, 8, 12, 14, 29, 37.
»T|jjitpov, 3, 47.
<n,ii3.fj.tia, 26, 1.
»r|(ja(jLiTia, 5, 20.
cr>aiJ.ov, 3, 34 : 9, 13, 20, 24; 41, 4, 14 ;
42, 4.
olxjo,-, 34, 3, 13, 16; 36, 6, 7, 9.
oixàpiov, 17, 4.
a:-:y.'K, 37, 23.
ÏITOXOYE'V, 19, 2.
acToXo^o,-, 3, 30; lo , 2 ; 24, 6; 53, 11, 23.
c^To;, 3, 11, 15; 11, 7; 13, 3 ; 17, 19;
19, A; 31, 24, 28; 33,24; 34, 13, 13,
16, 17, 19; 36, 10; 37, 2, 3, 7, 23; 53,
S, 8, 13, 21, 24.
•itoffi'ipo;, 49, 13.
ffxa<ji6itp(opo;, 24, app. 16.
oxÉTiTeaOxi, 11 . 3.
oxjTaÀr,, 21, 27 : 23, 2:i : 24. 9.
UTteipeiv, 5, 12, 19; 30, 2; 31, i; 32, 2;
33, 2; 34, 2: 38'(. 2: 38 A, 2.
(j-ép,aï, 5, 7, 11, 16, 23, 26, 28, 36, 60, 63,
6i; 20, 7; 30, 6, 8, 9; 31. 10, Il 12;
32, 6 10. Il; 33, 7, 10, 11, 13 ; 34,
7, 18; 35, 7; 37, 3; 49, 14; 59, 6, 8,
13, 13.
cTZ',p:^'j;. 4, 23; 30, 1; 31, 3; 32, 1;
33, I
ïiTopo,-, 4. 31 : 5, 36; 26, 8.
OTaoïO'/, 2, 3.
sTX-rip, 1, 13 .
TT-/;|jnov, 6, 12.
aTir^iv, 29, I. 14; 11,36.
ŒTpXTTjYOÎ, 53, 10, 23.
ojvy.pJvEf/, 1, ceiso 27; 53, 9, 22.
cjj-C'/.JpE'-v, 9, 3; 52. 3.
ajYX?r,(JL«:ÇEiv, 3, 38, 63; 49,3; 50,3,
12.
a-jy.o',, 58, III, 10.
ffjzordjXr,;, 58, 6.
a'jjjtêai'/îtv, 13, 2.
T,ix.&iXlv.^. 21, 23; 23. 23 ; 24, 10.
aù.uSoXov, 3, .39, 53, 63,68; 4, 18; 17,
9: 52, 6; 53, 26; 57, 1; 60, 6.
a';(.i(ji£Tp£.v, 19, 13: 30, 19.
(j'jfjLTtXEÏv, 1, verso 30.
ai',, 4, 10, 31; 5, 20; 49, 14.
ouvdt-ceiv, 14, 6; 37, 13 marge.
tj-x,iyw;r,, 41, 4, 13; 42, 3.
l'jvavxâv, 13, 2.
a'JV3tVT£ÏV , 6 , 6 .
uj'/i-xt'.v, 1, verso 1 .
aûvEYYUî, 1, verso 11.
(TuvÉ^e'.v, 7, 11, 13.
(Tu'/syT^;. 1, verso 2.
ff>/T3(Çc,-, 3, 37, 66; 4, 16, 24: 9, 7; 52, 6.
cruvxaxTEiv, 3, 40, 43, 37, 39, 77; 4, 16, 34
5, 1, 34; 7, 10, 16; 13, 4; 39, 1, 8
40, 1,8; 41.2, 11; 42, 1,9; 43, 2,9
44, 2. 8; 45. 2, 8: 46, 2, 10; 47, 1,
10; 48, 1, 8; 50, 7,14.
306
PAPYRUS DE LILLE
uuvxeXôTv, 1, 14, vei-so 9; 29, I, 0.
ffuvxtôivai, 15, 3.
B'JVTOjJtio;, 3, 13.
oy^o■a, 25. i.
tryo'.v'o;, 1, i, 3, ', 8, 11, 13; cf-mj. 13, :i8 ;
2, 13.
a.ofxa, 25, 17. 3.^, 39, «, It); 29, 1, 13,
23.
tx/.t:o|jiiij6c/î, 4, -i, 28, 36.
■^ip'.yoi, 58, 12.
Tajp!y.o.;, 8, 8.
■r=y.vov, 17, 13.
Te).£j-iv, 4, 27; 14, -2.
T.îjapi/.ovTï, 18. (•>: 21, 2,22 ; 45. IC.
xitapToç, 24, (ipp. il.
xsTor/.omot, 21, 1, 2, 21.
xf,Xtç. 37,2, 5, 12.
TtOÉvïi. 1. 14; 29, 1. 23.
xiljir;, 3,38; 30, 13; 36. i; 37, 13; 53.
20.
x!î, 1, verxo 7, 13, 20; 3, 4(), 37; 5, 13 ;
6, 6 h>i,-rl., 7, 7; 11, O ; 17. 18; 25,
31; 29, 1, 1.
xoioùxo;, 1, verso 14.
xoitos, 1 uervo, 11, 13, 13; 3, 73, 78 ; 5, 21 ;
53,3.
zoTzo'ip'X'j.iiT.-.iJi, 3, 70, 71, 73, / /.
xojoOxo?, 1,9.
xoxe. 29, 1,7.
xpiT::;», 32, li.
xoarE^ixr,;, 25, 7.
xoeTc, 6, 18.
xpé'fe-.v, 10, I, i; 11,3. 10.
xpiay.'laio'.. 22, 21 .
xpt?r/.';,-, 6, 10.
xptyaX/.'a, 16, 2.
Tpoçîîa, 54. 1 .
xpotpTxii;, 55, 1 .
xOêi, 4, 27;6, l, 17; 26, 9; 30. 12,19;
31, 16, 27; 33, 13; 35, 11, 17; 44,
17; 45,6, 17.
xap-ic (xjpôv?,, 58, III. 11.
xpioYiJia, 58, m, 3, 19, verso, 3.
û8paY'''"(''^, 1, 12.
uO(op, 49, 13.
u\k, 3, 44 ; 4, 32; 17, 1 ; 27, 4; 32, 4.
ÛTTip/Eiv 1, 12; 4, 26, 32; 9, 12, 21 ; 49,
6.
■JTraTE'ï, 24, Il pp. 10
ÛTtép, 20, 10; 36, 4, 3.
jirtpêEpExaTo;. 4, 7, 10, 33.
ûitipo/o;, 49, 13.
'jitrjpÉxTjî, 4. 23; 13, 4.
6-0, 1, verso 14: 7, 3; 29, I, 29.
ûitoYpiçEiv, 4, 3. 8, 21 ; 49, 2 ; 50, 3, 10.
ûitoÇ'jYto'/, 13, 2.
ÛTro-/.=ïa6ai, 1, ce»'.?') 6, 7, 9.
uTToXei'xE'.v . 3. 17; 5, 8
ûtïoXoyeTv, 1, r(?Mci 6, 17; 3. 47; 53, 3,
19, 27.
ù-iWfo;, 30, 14; 32, 17; 35, 12; 38 o,
8.
■:rô;xrvj.ï. 8, l; 9, 1; 49, 2, 9; 50, 3, 10;
52. 3.
■jroxaTi ), 35, 13.
iTro-teévai. 1, 9; 4, 2.
■jTXEpov, 1, verso 26.
çafveiv, 3,13; 9, 18.
oï/.o;, 20, 31 ; 7 inlerl. ; 31, 4; 55, 2.
<f.aiJiEvw9, 4, 7, 10, 34; 15, 3; 22, 1, 3;
23, 2; 30, 8; 31, 9, 38; 32, 9; 33,
10; 34. 10; 36. 20; 37, 14; 38 a, 10;
m, 2.
<sàvai, 5, 7, 11; 7, 20, 15, 3; 16, 3.
<j,ap[^oOO., 13,6; 14, 8; 30, 9; 31,10,
39; 32, 10; 33, 11; 34, 11 ; 37, 13;
38 «, 11; e, 1,3.
cfawçt, 1, 2, 3, 69; 9, 7 ; 19, 1 ; 40, 6, 14.
oépEf/, 17, 4; 60, 3.
lyOfvoTtwp'.xôi;, 41, 4. 14; 42, 4.
çopExpov, 53, 6. 21, 23, 28.
<pop'./.o,-, 22, 20; 23, 21.
.p'Ipoc, 5, 22, 39.
opov-(!;£..v, 3, 84; 13, 5; 14, 6.
!pjXa/.f|, 7,8.
(S'jX>âxtov, 10, 11, 14.
!j)uXxy.îxr,;, 3, 59, 72; 7, 11.
<pjXi/.ixi/.ôv, 25, 36.
INDEX
307
^uXâtxîcM, 49, 12.
v'jjt?, 1, verso 20.
^ïipe'.v. 3, 2;{; 4. i, 20; 5, 1, •.il; 7, 1; 10,
III, 17; 12, l; 13, 1; 14, I ; 15, I
16, 1; 17, 2; 18, 4; 24, ''/»/'• •). •»
26, 1: 39, l, 7; 40, l, 7; 41. 1, 10
42, 1, 8; 43, I, 8; 44, 1, 7; 45, 1, 7
46, 1, 9 ; 47, 1 , 9 ; 48, l , 7 : 49, 1 : 50,
3; 51, ô; 52, 1; 60, 2.
j^àXaafjia, 2. K) ('■>■
XaXxoî, 6, Itl; 30, 13, 22, 2t; 31, .Ui, 38;
36, 17, 19, 20 ; 38 h, 2, 4; i, 2 ; j, 3 ;
it, 3, i; m, 2; 53,13, 22.
j^oXxoOv, 21, 26; 23, 23; 24, 10.
yip'x-lixit., 2, 16 (?).
j^ipTT).;, 3, 45, 46.
J(^S1(JH0V, 1, 14.
Xéfjtjoî, 37, 13; 49, 10.
yi-c(.)v, 6, 8, "24.
i(Xtopa(, 30, 10, 12, 13, 17; 31, 16; 32,
11, 14; 33, 13, 22 ; 34, 18, 21, 22 ; 35,
9, 11,14; 36, 4, 5; 37, 1.
y^oia/, 5, 34; 18, Il ; 33, 13; 35, 11, 17;
44,6, 16; 46, 8, 18; 59, 4.
XOpr.ftTv, 3, 43.
X°P1T''«, 26, 7.
y/'?xoi, 5, 26, 63; 37, 1, 3, 4, 9; 58, 7,
19.
/pé«, 15, 2.
^p-r,|jtx-:t^£'.v, 26, 6.
^^pïjiji-, 12, 3.
-yfpr|OTo;, 1, verso o.
yoovo,-, 4, 30; 26, 3.
y^p.jjo,-, 6, 13 (?).
•/;w[ia, 1, 4, 3, 7, 8, 10, vfrso 2, 4, 6, 8, 1 1,
17, 19, 21, 22, 27; 36, 18; 38 /, 2 ; 49,
il.
■/_wix%ziy.iy, 30,22; 31, 20, 33; 36,16;
38 A, I; ;, l;.y, 1 ; k. 2.
^u)p(o/, 1, verso 13.
yiop!ç, 1, verso, 1.
io8î, 1, yj'^o 16.
liiov, 58, 16.
<o;. 1. 8: 14, 7; 16, 9; 29, 1, 3; H, 36;
54, 4.
t'ocraiirco,-, 1, verso 7, 19; 31, 8, 18; 35, 3,
13; 37, 17; 59, 93.
105TS, 1, 7, 13, verso 14, 13; 21, 11; 22,
11;23, 11;24, 7; 49, 12; 53,21.
TABLE DES MATIERES
Préface
Note sur la méthode de transcription
et Liste des abréviations.
Date
Pages Flanche»
Table des Papyrus du premier fascicule
1. Plan et Devis de Travaux
2. Arpentage de terres
3. Correspondance du Basilicogram-
mate
4. Correspondance relative aux Clé-
rouques
5. Ordre de distribution de semences.
6. Déclaration relative à un vol.
7. Pétition au Roi
8. Mémoire d'un cultivateur royal
9. Mémoire d'un fermier du monopole
de 1 huile
11
259-8 av. J.-C.
13
letll
m' s. av. .J.-C.
23
241-0 av. .J.-C.
26
III
218-7 av. J.-C.
36
IV
260-59 av. J.-C.
47
III» s. av. J.-C.
56
III* s. av. J.-C.
59
III* s. av. J.-C.
62
ni" s. av. J.-C.
64
Table des Papyrus du second fascicule
10. Dénombrements et comptes
11. Lettre relative aux Pastophores
12. Lettre à Aristarchos
13. Lettre d'Aristarchos à Chrysippos
14. Lettre d'Ammonios à Aristarchos
15. Lettre d'Aristandros à Aristarchos
16. Lettre à Aristarchos
17. Lettre du père d'Aristarchos
18. Ordre de paiement en nature
19. Reçu de sitologue
66
m* s. av. J.-C. 69
milieu du iii° s. av. J.-C. 75
250-49 av. J.-C. 77
244-3 av. J.-C. 79
243-2 av. J.-C. 81
242-1 av. J.-C. 83
PhiladelpheouEvergète 85
PhiladelpheouEvergète 87
Everg. ou Philop. 89
milieu du m" s. av. J.-C. 90
VI
340
PAPYRUS DE LILLE
20. Compte dun Sitologue
21. Reçu d'un iVauclère
22. Reçu d'un Nauclère
23. Reçu d'un Nauclère
24. Reçu d'un Nauclère
P. Cairo ]().'S2()
25. Comptes de transport par eau
26. Lettre d'ApolIonios à son père
27. Listes de noms propres
28. Registre judiciaire
29 Fragment diin code
Table des Papyrus du troisième fasci-
cule
30-38. Comptes d'exploitation de te-
nures clérouchiques.
30. Tenure de Daipatès
31. Tenure de l'ilarque Antiphanès
32. Tenure de rhipparque Sôsiilos
33. Tenure d'un hipparque
34. Tenure de riiipjjarque Machatas
36. Fin dun compte
37. Opération sur les XAliP.AI
38. Fragments.
39-51. Ordres de prôts en nature.
89. Diogénès à Thrasymédès. Prêt à des
épigones clérouques
40. Le même au même. Prêt à des
épig(;n(!S clérouc|ues
41. Le même au même. Prêt à un épi-
gone clérouque
42. Le même au même. Prêt à un épi-
gone clérouque
43. Le même au mêiuv'. Prêt à un cul-
tivateur
44 Le même au même. Prêt a un < iil-
tivateur
45. Le même au même. Prêt ii deux
cultivateurs
0>te
f'agrs
m' s. av. J.-C.
92
221 av. J.C.
99
221 av. J.-C.
102
221 av. J.-C.
104
lu' s. av. J.-C.
106
3L5 ap. J.-C.
108
iii« s. av. J.-C.
MO
iiT s. av. J.-C.
116
Everg. ou Philop.
118
m' s. av. J.-C.
120
m' s. av. J.-C.
124
Evergéte I
Evergète I
Evergéte I
Evergète I
Evergète I
Evergète I
Evergète I
Evergète I
Evergète I
Philadelphe an 3.5
Planches
XII
133
135
143
150
1,55
L59
164
169
173
180
186
197
220
202
204
205
207
209
YII
VHI
IX
X
TABLE DES MATIERES 311
Dale Page^ l'Ianrtief
46. Le même an même. Prêt à un cul-
tivateur 210
47. Le même au même. Prêt à des cul-
tivateurs 212
48. Le même au même. Prêt à des cul-
tivateurs 214
49. Le même au même Assignation de
terre et prêt 215
50. Le même au même. Assignation de
terre et prêt 219
51. Thrasymédès à Hérakleitos 220
52. Ordre de versement en nature 221
53. Frais de transport de ràyopaTTÔi; aÎTOi; 222
54-57. Résumés d'actes 225
54. Reçu de Tpo-fsïa an 3 d'Evergète ou de
Philopator 226
55. Contrat alimentaire m" s. av. J.-G. 227
56. Prêt an 8 d'Evergète ou de
Philopator 229
67. Reçu an 8 d'Evergète ou de
Philopator 230
58. Comptes m' s. av. J.-C. 231
59. Versements pour la i^ur/ipà an II de Philopator (1) 237 XII
60. Lettre de Dorothéos à son associé PhiladelpheouEvergète 254
Additions et corrections au fascicule III 257-261
Additions et corrections au tome I 263-284
Index 285-307
(1) Corrigez la date, d'après U. Wilekcn.
43
^'^
LE PUY-EN-VELAY
IMPRIMERIE LA HAUTE-LOIRE
Papijras grecs de Lille,
PI.
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V-
1. Plan et devis de travaux (recto).
Pnptjnis c/recs de Lille, I.
PI. II
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1. Plan et devis de travaux I verso).
l'apijnis ijrecs de Lille, I.
PI. III
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3. Correspondance du Dasilicograminate (col. llll.
Papyrus grecs de Lille,
PI. IV
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4. Correspondance relative aux cléroiiques .
Papyrus grecs de Lille, 1.
PI. V
£>. Mémoire d un fermier du Monopole de l'huile.
Papunis f/recx de Lille. I.
PI. V
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I ■*■ .yl
77. Lettre du père (TArislarchos
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Papyrus grecs de Lille, 1.
Pi. Vlll
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29- Fragment d'un code.
l'apijrus ijrecs de Lille, I.
PI. IX
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^
54. Tetiure de VHipparque Machatas.
Papyrus grecs de Lille, I.
PI. X
^i ■ f ' >
'■^ ->
^■■fl y*^"-'
45. P/v'/ (i un cultivateur.
Papyrus grecs lie Lille. !.
PI. XI
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BINDING LIST UCI 1 1933
PA
3318
L56
1928
t.l
Jouguet, Pierre (éd.)
Papyrus Grecs
PLEASE DO NOT REMOVE
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