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PATOIS DU QUEYRAS.
K\tr;iil du lliillelin rie la Socir'lr de StatisUqiie de l'Isère ,
3' série, loin. Ml.
PATOIS
DES ALPES COTTIENNES
Bi'iaiiconiiais et vallées Yaiidoiscs
ET EN PARTICUL[EIl DU
QUEYf\AS
Pak mm.
j.-A. mum,
Docteur en niiVleciiie, ancien Médecin
fie l'hôpital l'ivil cl des épidéniies de
'arrondissement de Briançon,
A. DE HOCHAS D'AIGLU.V,
Capitaine du Génie, vice-président
do la société des Touristes du Dauphiné,
.Membres de l'Académie delpluunle et de la Société de .nalisti(iue de l'Isère.
GRENOBLE,
MAISON VILLK KT FILS,
Grand'Ruc.
PARIS.
Honoré CHAMPION,
1-3, quai Malaquais.
1S77
3.111
PATOIS DU QUEYRAS,
MM. J.-A. Chabrand et A. De Rochas,
PFLÉFJ^GE.
L'importance de l'étude des patois est aujourd'hui
incontestée, et nous n'en dirions rien si notre travail
s'adressait exclusivement à des savants; mais, en le
faisant, nous avons songé d'abord à ceux de nos compa-
triotes qui, lettrés ou non, recueillent avec soin tout ce
qui a trait au Dauphiné. On nous permettra donc ici un
court exposé des doctrines philologiques généralement
admises.
Après avoir conquis notre sol, les Romains voulurent
nous imposer leur langue; ils y réussirent presque com-
plètement, mais, par le contact perpétuel entre les vain-
queurs et les vaincus, le latin ne tarda pas 5 se corrom-
pre. Cette corruption se fit diversement dans le vaste
empire des Césars, suivant les influences auxquelles il fut
soumis, dû telle sorte qu'on peut dire que la langue
vulgaire se subdivisa bientôt en autant de variétés qu'il y
avait de populations ayant une langue différente avant la
conquête.
Des dialectes qui prirent ainsi naissance, les uns durent
à des circonstances heureuses un développement politi-
que et littéraire qui les éleva au rang de lang}ies ; ce sont
le français, l'espagnol, le portugais, l'italien, le provençal
et le valaque. D'autres, au contraire, restèrent incultes et
confinés dans des régions peu étendues; ils tombèrent à
l'état de patois, et bientôt même, en France, ils disparaî-
tront complètement devant le progrès du dialecte des
environs de Paris, devenu notre langue nationale. Nos
patois ne sont donc point, comme on l'a dit longtemps, des
2 PATOIS
enfants dégénérés du français. Ils en sont les frères ; des
fivres Iminblos et rusti(|ucs, c'est vrai, mais des frères
légitimes dont le développement s'est arrêté à des périodes
diverses de leur croissance.
Le philologue qui étudie les variations des mois dans le
temps comme dans l'espace peut, grâce à eux, analyser
jusque dans leurs moindres détails le mécanisme des
transformations phonétiques et les associations d'idées
qui amènent les changements de signification. C'est là
qu'il trouve, en outre, les derniers vestiges des langues
anciennes de la Gaule, dont la reconstitution est encore
si peu avancée.
Les patois de la France peuvent se subdiviser en deux
glandes classes : les uns se rapprochant du français ou
lauyuc (ÏOil, et les autres du provençal ou langue dOc.
On a remarqué qu'ils varient d'une façon continue en
allant du nord au midi, et restent sensiblement les
mêmes de l'ouest à l'est; en d'autres termes, que les
gens qui, en France, habitent le long d'une même paral-
lèle, parlent presque le même langage, tandis que ceux qui
habitent sur le même méridien, s'entendent d'autant moins
(ju'ils sont ))lus éloignés. Bien qu'il n'y ait pas de transi-
tion brusque entre les patois du nord et ceux du midi, la
ligne de sé[iaration est assez nettement reconnaissable : on
s'accorde à reconnaître (ju'elle passe par le Dauphiné, le
Lyonnais, l'Auvergne, le Limousin, le Férigord et la Sain-
tonge. iNous pouvons être plus explicites pour le Dauphiné,
et dire que la langue d'Oil s'étend jusqu'à la rive droite de
l'Isère entre le Rhùne et rcmbourluire de la Bourne; que
là, elle franchit la rivière j)our embrasser une partie du
Royannais. du Vercors (canton du Villard-de-Lans), la val-
lée lie la Gresse, celle du Drac jusqu'au Trièves, et enfin
la partie inférieure de celle de la Romanche (I). A partir de
1.1 Grave, la limite p irait se diriger en suivant de hautes
crêtes à |)eu près désertes, vers le mont Thabor puis vers
le mont Genis.
1 Nous nppt'll.'roiis, dnns ce travail, bm Dauphiné, la partie
(hi Daupliiiio qui dépend do la laujrae d'Oil, par opposition ù la
parlie moiitagnousc où domine la laiijrue d'Or.
DU OfliYKAS. 3
En suivant du nord au sud, entre le mont Thabor el le
mont Viso, la chaîne principale des Alpes qui forme la
ligne de partage des eaux, on rencontre, sur le versant
oriental, les vallées de Bardonnèche, d'OuIx et de Pragelas,
aujourd'hui italiennes, et qui ont fait partie du Uauphiné
jusqu'en 1713, époque à laquelle Louis XIV les livra au
duc de Savoie, par le traité d'Utrecht, en échange de !a
vallée de Barcelonnette.
En descendant vers le sud, on trouve ensuite les vallées
de Saint-Martin, d'Angrogne et de Luzerne, généralement
connues sous le nom de Vallées vaudoises ou Vallées des
barbets, parce qu'elles ont été depuis plusieurs siècles et
sont encore le foyer de l'hérésie vaudoise.
Plus au sud encore, la vallée du Po prend naissance
sur le flanc du mont Viso et va déboucher dans les plaines
de Saluées. Dès le commencement <Ui XIIP siècle, les
marquis de Saluées, pressés de tous cotés par leurs puis-
sants voisins les comtes île Savoie, implorèrent la pro-
tection des dauphins et acceptèrent leur suzeraineté.
En 1549, le dernier marquis de Saluées étant mort sans
enfants, le roi Henri H réunit ses domaines à la France qui
les garda jusqu'en 1601, époque à laquelle Henri IV les céda
au roi Charles-Emmanuel de Savoie, en échange de la
Bresse, du Bugey, du pays de Gex; et du Valromey.
A l'extrémité méridionale du marquisat de Saluées se
trouve la vallée de la Vraita, où le dauphin Guigues-André
fit bâtir en 1228 un château fort, et qui a également été
cédée au duc de Savoie par le traité d'Utrecht.
Le versant occidental est occupé par les vallées du Monê-
tier, de Névache, de Briançon, du Queyras, de Vallouise et
de l'Atgentière. Ces deux dernières s'étendent sur les flancs
du mont Pelvoux.
Toute la région que nous venons d'indiquer forme, au
centre môme des Alpes, un pays distinct; après avoir
été l'une des provinces du royaume de Cotlius, il con-
serva jusqu'en 1790, sous le nom de Briançonnais, ses
institutions, ses mœurs originales et son langage particu-
lier.
Ce langage, qui est un dialecte de la langue d'Oc, est pres-
que devenu une langue, grâce aux écrits des Vaudois, écrits
qui remonteraient, dit-on, jusqu'au XIIl^ siècle, et qui ont
4 PATOIS
coiitiniK' à st.' |inMliiiro, de loin en loin, jusqu'à nos
jours. Mnis, pressé de plus en plus par les envahissements
de ses deux puissants voisins, l'italien et le français, il
tend à disparaître avec l'organisation politique qui avait
favorisé son développement. Réduit à l'état de patois sim-
jdemenl parlé, il [lerd ses traditions, ses règles, son unité,
et se subdivise vu un certain nombre de variétés oij les
anciens termes font place peu à peu aux mots des langues
enseignées dans les écoles, mots plus ou moins défigurés
par les habitudes de prononciation locale.
J'armi ces variétés, le patois du Queyras, que nous avons
spécialement étudié dans ce travail, a plus que les autres
résisté aux induences étrangères.
Le Qunvnxs, en effet, forme une sorte de bassin fermé
de toutes parts par de hautes montagnes et ne donnant
issue aux eaux du Guil qui l'arrose, que par une gorge
étroite et profonde où passe la seule roule praticable aux
voitures, construite seidcment il y a trente ans et à grands
frais. — Il constitue aujourd'hui le canton d'Aiguilles;
il ne communique directement avec Briançon, chef-lieu
de son arrondissement, que par le col ïsoard (2,388 m.)
et le col des .\yes (2,i-5() m.]. De tout temps il a été
en relations fréquentes avec le marquisat de Saluées ;
le tunnel du mont Viso, qui pendant plusieurs siècles
les avait rendues plus faciles encore, est maintenant
obstrué par des éboulements, et les chemins en usage
passent parles cols delà Croix (2,320 m.) et de l'Agnel
(2,009 m.). Ce canton compte à peu près 0,000 habi-
tants, répartis en sept communes : Abrih, Aiguilles,
Arvieiix, Chdlcau-ViUe- Vieille, Molines, Ristolas ^t St-
Vr'ran. Il est borné au nord el à l'ouest par les cantons de
Hrian(;on et de l'Argenlicre, qui font partie du même arron-
dissement ; à l'est, il confine aux vallées piémontaises, et
au sud-est, à la vallée de Harcelonnette ; enfin, il est
limité au sud-ouest par l'arrondissement d'iilmbrun.
Le dialecte du Queyras, qui grAce cà ses conditions t0[)0-
graphiques a pu résister aux transformations et aux alté-
rations observées flans le patois des vallées voisines, a eu
(.■(•pendant à lutter d(; hoiuic heure contre l'envahisse-
ment d»; la langue d'Oil. Depuis plusieurs siècles, en effet,
DU QUEYRAS. 5
diverses causes ont contribue à introduire l'usage du
français dans ces régions reculées :
1° Les passages répétés de nos troupes allant en Italie,
à partir de la fin du XV" siècle; 2° l'introduction du pro-
testantisme qui, dès les premières années de la réforme,
y Ht de rapides progrès. De Thou avait remarqué, au
commencement du XVIP siècle, que la plupart des habi-
tants de Freyssinières possédaient assez bien le français
pour lire la Bible et (hanter les psaumes en cette langue;
il en était de même de ceux du Queyras; 3" le prix infini
que l'on a toujours attaché à l'instruction, dans un pays
où 1 hiver dure plus de six mois ; oii, dans chaque hameau,
les pères de famille se cotisaient pour faire venir un ins-
tituteur au comi encement de la mauvaise saison, et où,
dans chaque école publique, on voyait affichés en grosses
lettres les vers suivants :
Enfant, apprends si tu es sage ;
Mieux vaut science qu'liéritage :
L'héritage te manquera,
La science te nourrira.
A ces causes nous pourrions peut-être en ajouter une
quatrième : l'expatriation des hommes pendant l'hiver. Le
pays étant trop pauvre pour nourrir ses habitants, les uns
vont faire le négoce dans les grandes villes du midi, les
autres parlent ou plutôt partaient, une plume au chapeau
en guise d'enseigne, et parcouraient la Provence et le bas
Dauphiné comme maîtres d'école. Mais ces émigrations
périodiques, qui ont eu lieu de tout temps et dont le cou-
rant se dirigeait de préférence par Embrun et Gap sur le
midi, ont dû contribuer plutôt à la conservation de notre
patois languedocien qu'à sa destruction.
Les débris des populations antérieures à la conquête
romaine, dont il reste un certain nombre de monuments,
les invasions germdines qui ont laissé dans les institutions
locales de nombreuses traces, et enfin le séjour prolongé
des Sarrasins dans cette partie des Alpes, ont dû certaine-
ment influer sur son langage. Mais c'est là un sujet d'étu-
des que nous n'avons point osé aborder, et nous nous
bornerons à signaler ici les différences les plus apparentes
entre les variétés du dialecte qui nous occupe.
Dans le Queyras, le parler est franc et sonore; en Val-
fi PATOIS
louise. il est lonl tt semé 'rexclamatioiis ; il est haut et
étourdissant à l'Argeiiticre ; enfin, au Monêtier et h Néva-
che, il est pesant et dur comme celui de la Savoie. Dans
la vallée de Barcclonnelle, il est plus doux et plus ouvert,
gr.V-c à la prédominance du son a dans la finale des noms
féminins et même dans le corps du mol à la place de Vo
(nouastrc, notre : la miara, la miennej, ainsi qu'à la trans-
formation on aya du suffixe latin ata (amaya, aimée;
dounaya. donnée), l.es patois vaudois s'adoucissent éga-
lement par l'introduction du son eu [heuï, bœufs ; peuï,
puis; scoi, ses; Ircurar, trouver; opreu, après) et de l'i
à la place de VI, après une consonne [chiot, clôt; piaz-
za, place); ils offrent en outre une particularité qu'on re-
trouve, mais d'une manière beaucoup moins constante,
dans le reste du Dauphiné : c'est la prononciation ar pour
l'r qui commence un \no\. [arnounsia, renoncer; arcouni-
pansa, récompenser; arsaoula, ressauter). En revanche
le s initial ne se prononce jamais es comme cela a lieu d'or-
dinaire de l'autre côté des Alpes. Généralement ces patois
se rapprochent beaucoup par les tournures de ceux du
bas Daupliiné; ceci s'expliquerait par le séjour prolongé
que lirenl dans les vallées vaudoises les disciples de Pierre
Vaido, chassés de Lyon.
/ latin est généralement conservé dans les vallées vau-
doises. dans celle de Barcelonnetle et dans l'Embrunais;
dans le Briançonnais et le Queyras, il se change (rès-
souvent en r.
Dans les environs de Briançon, la syllabe initiale es se
change en ei et la lettre s précédant un t dans le corps du
mot tombe ; ainsi on prononce eicourra, eilable, eipalo,
této, fe'lo, châté, les mots (jui dans le Queyras sont :
rsrourrn cstniilc, espalo, testo, festo, chastel.
Dans le Oucyras un prononce toutes les consonnes fina-
les : cop, coufel, c/iaral, chantar, venir; on les sup-
prime à Briançon et dans les vallées vaudoises : co, conté,
chara, rhanin, reni .
Dans lavalb'i; de Barcelonnetle, les finales en el et en al
du Queyras tendent à S(î transformer en e'ou et aou : cov-
téou, cliavaou.
Les noms féminins terminés en o ou a sourd, forment
leur pluriel :
DU QUEYRAS. 7
Kn 6:5 dans le Queyras,
En è dans les vallées vaudoises,
En as dans la vallée de Barcelonnette,
En a près de Briançon,
En os dans l'Embrunais.
Ainsi on dirait :
Dans le Queyras : lès [mes, lès abeliés ;
Dans les vallées vaudoises : lé fené, lès abelié ;
Dans la vallée de Barcelonnette : las fenas, las ahelias ;
A Briançon : la fena, las abelia ;
Dans l'Embrunais : las jenos, las abelios.
Dans le Queyras et 1 Embrunais les verbes se conju-
guent généralement sans le pronom personnel; dans le
Briançonnais on l'emploie dans les formes suivantes : a,
lu, oui, nous, vous, is; dans la vallée de Barcelonnette on
dit : iou, tu éoii, nous outrés, vous outrés, éous; dans les
vallées vaudoises la première personne se supprime et les
autres sont : le, al elil, nous, ous et il.
Le passé défini pour la première personne du singulier
est en érou (chanlèrou, vendérou, partérou), dans le
Queyras, les environs de Briançon ainsi que clans toute
la bande qui s'étend de cette région à l'embouchure de la
Drôme, bande qu'on [)Ourrait appeler la première zone
de la langue d'Oc ; il est en e'i et en i dans le provençal
])UT (chaniéi, vendH, parti ) ; il estent dans les environs
de Grenoble (chantis, vendis, parlissis) ; enfin il est en ai,
en éb et en li dans l'italien (canlài, vendn, partii). l\
n'est point usité dans les vallées vaudoises et la vallée
de Barcelonnette ; on le remplace par le passé indéfini.
Autrefois dans le Queyras la particule affirmative était
oc; elle est encore en usage chez les vieillards, mais les
jeunes gens disent oï. Dans la vallée de Barcelonnette la
forme vulgaire est oc et la forme polie oïl; on emploie la
première quand on s'adresse à quelqu'un que l'on tutoie
et la seconde quand on parle à plusieurs personnes ou à
un supérieur, — Dans les vallées vaudoises on dit si,
mais dans la vallée de la Vraïta on dit dja ou ja qui se
rapproche de la forme germanique.
Dans le Glossaire, nous avons souvent rapproché des
mots du Queyras, les mots analogues des langues ou des
patois voisins; cependant nous nous sommes peu occupés
8
PATOIS DU OUKYR\S,
du provençal h cause de sa trop grande affinité; par une
raison inverse nous avons rarement eu recours a l'alle-
mand, au grec et aux langues néo-celliques. En tous cas,
nous n'avons nulle prétention philologique et nous n'émet-
tons aucune théorie; à chaque lecteur d'interpréter à sa
guise nos renseignements. Nous ne nous dissimulons
point les imperfections de notre travail, lait au jour le
jour, au milieu d'occupations professionnelles, et sans
éludes spéciales préalables ; mais tel qu'il est, nous pen-
sons qu'il pourra avoir son utilité, par les documents
qu'il contient et que nous nous sommes eiïorcés de don-
ner d'une façon aussi correcte que possible.
PRINCIPALES ABREVIATIONS EMPLOYEES
DANS LE GLOSSAIRE,
Adj. Adjodit'.
AdJ. fies ^ ij. Afijcclif des deux
irt'iirt's.
Adr. Adv(M'l)(\
nasDaiiph. H.is I);iii|)liini'.
Bass. lai. H;i<v(' l.itinil.'.
Ifrel. H 10 In II
Dicl. pror. Oiclioiiii.'iii'i' jii'd-
\ fiic.'il Hoiiiii»r;ii .
I)i l'.itois de Die.
For. P.ilnis du Vuvn.
Inil. /irrs. liidicjilif prcsL'iil.
liai. It.ilieri.
Lnt. Lalin.
Pail.pdHs. P.ii'lici|)t' p;issé.
Prép. l'réposilioii.
Pron. Pronom.
liom. lioiiian d';i|)n's le Lexi-
que di' R.iyiKiiiard .
Sav. P.'itois de hi S;noie.
S. m. Siilist.iiitif iii.-iscaliii.
.S. f. SulislJintir IV'iiiiiiin.
Tar. P;iloi> de l.i T.ireiilaise.
r. Veri)e.
Poiii- les adjectifs, la tenninaison fi'riiinuie liiruie à la suite de
la foriiii' iiia<niline dont (die >'<l si'paiée par une \ irLMilc
GRAMMAIRE,
De la Proiioneiatioii des lettres.
Les lettres se prononcent comme en français, sauf les excep-
tions suivantes :
Ch, devant les voyelles, se prononce tch : tcharal, tchambo,
cheval, jambe. Notons cependant qu'à Arvioux, ch se prononce
comme en français.
G, devant les voyelles e, i, se prononce dg : ch/em, gémisse-
ment ; df/ibo, bosse.
./ se prononce dj devant toutes les voyelles.
Z) a le son du t à la Un des mots : ijrant, réount, grand, rond.
Ces mots au féminin font ijrando, réoundo.
A Ristolas, on ne prononce pas l'.s- qui est à la lin des mots ;
on dit : lé face, pour /es fdrés, les fèves ; le bnzié pour les buz-iéa,
les mensonges.
Au Cbàteau-Ville-Vieille, a suivi de n se prononce comme e;
h Aiguilles il se prononce comme o. Ainsi pain et grand se disent
à Chàteau-Ville-Vieille, _/>!"», fj)-ent,h WgxïiWe?. pon, gront et dans
les autres communes pan, grant.
In se prononce comme en latin, et non pas ein comme en
français.
L'e est ouvert, fermé ou muet. La prononciation de Ve muet
tient le milieu entre celle de Ve muet français et celle de Vé fer-
mé ; elle est plus sourde que cette dernière, mais elle n'est pas
tout à fait muette.
Au se prononce no}i : oowel, oonvir, pour Au^el, Auvir.
l'ATOIS
n«' <|ii«'l(|iiom Poi*iiiiitatioiit4 «lo lotti'os.
VOYELLES.
L'a (lu l.itin devient o à la liti dos mots :
Ala, (iro : iinibra, oinubro....
Le son o du latin 'o et au) devient ou :
Arbor, nrbour ; Iionor, hounour ; cauda, rouo.
LV du latin se change souvent en o on en // .
CaniNtruni, chanestre : articulus, a/'/etV/i ; Itisacciuni, béasso ;
— pliiola, l'uoro ; gardiola (b. 1.), qarduoro.
r se change souvent en e :
Solus, sourd; annulus, ancl.
CONSONES.
Le cl, le (• et le double .s du latin se cliaii|^eiit ru ili :
Fractus, frach; dictus, dich; junctus, junch; campus, rlutnip,
capra, chabro; cadcre, chcirr ; crossa, rrocho.
L devient très-souvent /■ ;
Olla, ouro; balar,', birrar ; b('a[, bra}\
F)ans ipielipies parties du Biiançonnais nuiaiiimeiil au drand-
Vill.iid, \'u se change en /■ ;
Luna, hirn: boiia. boui'rn.
Ile l'Article.
Masculin — devan! une | Fnniuin — devant une
consonne. consonne.
Sinfiulier. Sinnulier.
.N At;. Loii coulcl, le CdiiU'au. /.'/ pouerto, la poile.
<; \n\..I)ei (ou <Zoi// couti'l, du De lu pouctlo, ilr la porte.
couteau. j
\)\i. El ou ou ronli'l, ;iu 1 .1 /^/ poiicrln, à la polie.
coult'au.
DU QUEYRAS.
11
Phu'icl.
N. Ac. IJ coutéous, les rou-
te;! li\.
G. Abl. De il coiitcDiis, des cou-
teaux.
D.VT. .1 // couti'ous, auxfou-
teaux.
Masculin — (levant une
vovelle.
Sinijnlier.
N. Ac. L'arbour, l'arbre.
G. Abl. De Tarbour, de l'arbre.
Dat. -1 //arljour, à l'arbre.
Pho'iel.
N. Ac. Li arbours, les arbres.
G. Ab. De li arbours, des arbres.
Dat. a li arbours, aux arbres.
Pluriel.
Lfx [louerlès, les portes.
/Jc.s- pouertès, des portes.
.l.s I [lour à Icsi pouerlès, aux
portes.
Féminin — devant une
voyelle.
Sinf/ulier
L'abelio,
De /'abelio,
.1 /.'abelio
l'abeille,
de l'abeille,
à l'abeille.
Pluriel.
Les abolies, les abeilles.
Des abeliés, des abeilles.
.l.sou</ /e.s- abeliés, aux abeilles.
'Reniar(iuons la ressemblance de l'article masculin pluriel
avec l'article italien ////, degli, agli.)
Souvent les noms propres sont précédés de l'article. Ex. : lou
Jan, le Jean ; lou Pierre, le Pierre; la Mario, la Marie.
Uti Cieiire et «lu IVoiiibre daii^ le^ iioiiiiH et
les adjeetifis.
Presque tous les noms féminins sont terminés en o,au singulier:
la pouerto, V abelio, la rio, la coumbo. — Quelques-uns se termi-
nent en a : r/oura, bua, nia, parissa, etc. ; d'autres en oun :
meijoun, piezoun, etc.
Le pluriel se forme ordinairement en ajoutant un s au singu-
lier; : lou baroun, li barouns ; lou bram, li brams ; la bua, les
buas.
12 PATOIS
l'Ai'i'iitions : 1" les noms siii.uuliors tciiiiiiK's eu o cliaiiyeiit cet o
en es, au pluriel : la poiicrto, les/>0(u_'/7(^s-; VaijU'h les (njuiirs, ete.;
2" les noms leniiiiiés par un s au singulier ajoutent .sv.s au plu-
riel : cros, crossrit; cria, crisses; bâchas, bâchasses; f/rus, {/russes.
CeptMidant nas, nez, reste invariable; on dit : // nas, les nez, au
pluriel ; :}" h's noms terminés en cl font éous, au pluriel : af/nel,
annroiis; harhrl, barbcons; i/avel, (/avéoits; i" ceux tcnnincs en
al, lonl amis : (luirai, charaous ; jal fixhjaoïis et jais.
Le IV'Miinin, dans les adjectifs, se forme généralement eu
ajoutante au masculin: adrrch, adrecho; aut, auto ; hcrrh,
bcrcho ; chcscint, clu'scitno ; ou. bien en changeant la dernière
lettre en o, dounde, doumlo ; nostre, nnstro. Les adjectifs termi-
nés par un xfont le féminin en redoublant .s- cl ajoutant o : dons,
dousso ; nis, nisso ; dcckans, déchaasso.
Les adjectifs terminés en a ne changent pas au féminin : aloua
est des deux genn^s; il en est de même docslrnfja, ciidioula,etc.,
et de (|uel(|ues autres adjectifs (jui ne sont pas terminés en a,
comnn' freroar, frêle, etc.
QuelqiU's adjectifs tels ([ue (iriind et smtt |»ei(lent leur dernière
lettie devant un mot (|ui conunence par une consonne; on dit :
sdH l'irrrc, sfDi RoHinan, (jran courage, f/ran chapel, etc.
i'In^ieurs muiis i|ui sont masculins en français, sont féminins en
patois, comme '///.'/ /o, carcsmo, esjiio, deuiiujo , ounçjlo , etc.;
d'autres, féminins en français, sont nu\sculins en patois, comme
arni'iri, ciillirr, reloue, urri, rrscoiienlre, etc. C'est encore là
une ressemblance av€c l'italien.
.liiKiiioiitnf if*«<. Iliiniiiii<ir!i«. l"éj|oi*atif%i.
O patois, connue l'ilalirn. abonde iMi angmiMitatii's, (limiiiutif?
rt |M'jiir.itifs.
■ - ■ "' Dirain.
— Librrt.
— Cniilrh't.
— lia si ou net
— Hrrelo.
— Foindcto.
— PeijrcU)
— Aureh'l.
— Iloinenet.
— Fremeln.
Klc.
Au^'ni. .'t P6jor.
Lihrr,
li\re.
—
Libras,
Coiih'l,
c(»ut('au,
—
Coutelas,
11(1 si tl II II,
b;'itnn,
—
nastoinias.
Itcrru,
cdilb',
—
licrassd.
Fuiicul,
fn|||;iini'.
—
Foinilasso,
l'ci/rd,
piciri-.
—
Vcjirassd,
A II cri,
oiseau,
—
Aiicclas,
Homo,
honnm>,
—
Il OUI eu as.
h'rciiio.
femme.
—
l'rciiiasso.
LIi
c.
Lie.
DU QUEYH.lS. 13
Les noms propres sont souvent contractés et défigurés de telle
façon (|u'ils deviennent méconnaissables.
Pierre se dit: Pierre, Pierrélo, Picrroutin, Peyii.-, Peroan, Pierrot,
Péi.
Jean, Jan, Janot, .laiinutiii, Jauet, Janoti, Xoti, .liiaii.
Bartheleini, Bartlielemi, fJartlieiniiou, Tainioii, AlidU, Mimi.
Etienne, Estiennc, Ksticnot, Kstève, Tiéiiomi, Téne.
Sébastien, Sabastian, Bastian, Batian, Bastiamiuii, Bastianin.
Pancrace, Caci, Caciot, Brancaci.
Cfiaffreij, Cbaffré, Chafïréot, Chéto.
Philippe, J''elip, Farip.
Guillannie, Guillerme, Guillimoiin, Guiiliniounet.
Annr, Ano, Anoto, Nano, Nanoun, Nanot.
Béatrix, Biétris, Tissoun.
Catherine, Catarino, Catarineto, Catino, Catin, Tino, Tincto,
Terin, Terino, Nino.
Jeanne, Jano, Janeto, Janetoun, Neto.
Agathe, Gnito, Gato.
Marguerite, Margarito, Margaritouno, Margoutoiin, Goutomi,
Garitoun, Garitin, Touno, Lilo, Litoun, Liton-
neto.
Marie, Mario, Marioto, Marioutin, Toto.
Elisabeth, Zabel, Zabelelo, Zabo, Bloto, Bleto, Bloutin, Blouti-
neto.
Madeleine, Madeléuo , Madeleneto , Madaiéino , Madareno,
Madaréino, Madeloun, Néno.
Degrés île sij^iiifioatioii dans le» adjectifs.
On dit ; es char, il est cher; es pu char, il est plus cher; mens
ctiar ou pa tan eliar, moins cher, pas si cher. —Es eilant char
counto, il est aussi cher que 'e cosi caro cotne, it.; — Ben char
ou baurenchar, très-cher; lou pu char ou luu mai char, le plus
cher.
I 4 PATOIS
\oiii!i« «lo iioiiihi'o <-:«i*«liiiHiix.
Les (l('ii\ picmicrs noms de noiiilire seuls snl)isscnt la llexion
du féiiiiiiiii : an, niasc, tino, fém.; (lui, m., clones, f.; les autres
noms sont invariables : très, quatre, cinq, sielch, set, huech,
nooii, (lés, rint, trenio, quaranin, rinquanlo, soi.ranto, selroito,
huitdnlo, nonanto, cent, ynilo.
Celle llexion du O'minin pour le noinhre r/^>(/.r est semhlalde à
relie du dialecte pii'Mioiilais : doiii, m., doue, f. L'italien, eomme
le rr.inrais, l'espairiiiil, etc., l'ont de[mis iontiteuips perdue.
.VoiiiH «!«' iioiiilii'o oiMliiiaux.
Ces nnms sont, à la prononeiaiioii près, eomme en franeais.
Pi'<»iioiim |iei*!^oiiiiel$!).
1" personne. — Sin^^.: ion, mi, nie, je, moi, me; pluriel:
nous, nous.
i' personne. — Sing.:/;/, h', lu, le, toi; |duiiel ; ro(/.s, vous.
3* personne. — Sini:.: el, elo,eil, eilo, il, lui, elle; ])luriel : eli,
eléx,ciU, filés, ils, eux, elles; Iniir, le'U'.
l'iiur dire : à lui, à elle, du dit aussi : à-n-d, à-n-eil, à-n-elo,
(t-n-eil(j ; à eux, à elles, à-n-i'li, à-n-rili, à-n-rjés, à-n-eilés [l].
C'est moi se dit: l'ei ion, l'ei mi.
Le pronom réllf'clu est: si>, si, se soi ; si-uirnir, soi-même;
rhescun lire si, eliacun p(nirsoi.
Mo an,
Tonn,
Son II ,
MasraHii , l-'éiiiinin .
.Ma.
Ta.
Sa
Siii'i
iilii'r.
.Mon.
Ma ,
Ton.
Ta,
Sou.
Sa ,
(1) La ji'iire n rsl lu cnnsonni' i'ii|ilioiiii|uc tcnijoiirs {•n)ploy(''e.
DU QUEYRAS.
15
Nnstrc, nouesD'c, nostp,
noiu'str, iNotre.
Vnstre, coiicsln', rosli\
i'ouexti', Notre.
Lnnr, L(Mir.
Nosiro, noiii'shr), nos-
to, noaesto Notre.
Vonestro, rosto, ron-
cMo, \()tre.
Lonr, fj'iir,
Mi on,
T'ioii ,
Siou,
Nostre, noupsire,
Vonestre,
Lour,
Mien.
.¥/o,
Mienne
Tien.
Tio ,
Tienne.
.Sien
Sio ,
Sienne.
Nôtre.
Nostro, uouestro,
Nôtre.
Vôtre.
Vouestrn,
Vôtre.
Leur.
Lour,
Leur.
Pluriel.
M PS,
Mes.
Mes ,
Mes.
Trs ,
Tes.'
Te<,
Tes.
Ses,
Ses.
Ses ,
Ses.
NoHtres , nouestrcs
et
Nostrës, nouestrés,
nostes, noutstes,
Nos.
nostés,noueste's ,
Nos.
Vostres, couestres e
t ros
-
Voupstrés, Toste's,
tes, l'ouestes.
Vos.
voupste's.
Vos.
Lour s ,
Leurs.
Lours ,
Leurs.
M ions ,
Miens.
Mies,
Mienne?
Tio us,
Tiens.
ries,
Tiennes
Sious,
Siens.
Sirs,
Siennes
^ostres, noupstrps
Nôtres
Nostrés, nouesti'p's,
Nôtres.
Vonestres,
Vôtres
Vouestrés,
Vôtres.
Lour s.
A eux.
Loi us.
A elles.
Adjeptil*!^ et 1*roiioiia<6 «léiiioiij^tvatil'iii.
Aquei et aqueil ( (levant uu mot commençant par une consonne,
on dit : aque, nquei). Ce, cet, celui. — Aquelo, aqueilo, cette,
celle. I Quelle, quella, it.
Aquest, acqueist ou aquel et aqueil eichl, celui-ci. Aquesto,
aqueisto ou aquelo et aqueilo eichl, celle-ci . — Aqueil et aquel
aqui, celui-là. Aqueilo, aquelo aqui, celle-là. j Questo, questa, it.
Aqupli, aqueil i, ceux; aquelés, aqueil es , celles. | Quelli,
quelle, it.
16 PATOIS
A({iicsli, (i(jiii'i!<ti, (•(3iix-ci. — .{(jiu'sU's, (uiiifistes, cellcs-ei. |
(.)U('sfi, (|ii('sl(', il.
Ail (l.ilir, on dit : à-n-(iqit<'l, 'i-n-nqueil, ;i celui-là ; â-n-aqtiest,
à-ii-aqiiHst, ;i celui-ci ; à-n-aqurlo, à-n-aqucilo, à celle-là ;
à-ti-(ique.sto, à-n-aqueixto , à celle-ci.
Aco ou acoqui, cela. — Aixso oa eisso ou aco dchi, ceci.
Lo,ço,('o. — I/ri-lo-ffitrh : est-ce fait? — rn que j'ai: ce
<]u'il fait.
Pronoms i*('latif'!i^.
Qui, que, (jui. — Vhome que muer, l'homine qui meurt.
De qui, de qui; en qui, à qui. — En qyii ion dounuou^ à qui le
donnez-vous ?
Qui que sio ou qui que siéie, qui (]ue ce soit. — Qui lo on (/ni
lo acqui'> qui est là?
Que, que, quoi. — Lou libre que léginsé, le livre que vous lisez ;
7UC que sio, (juoi (|ue ce soit.
Que, de (|iii, dont, —l'uffar (juc mus ixirinti, l'aiïaire dont je
vous jiarle.
Quen, queno'^ lc((uel, laquelle? — Quen rei-lo.' lequel est-ce?
Ente et ounte, où. — Lou luec ente si ou una, le lien où je suis
allé.
hou (ni. s. ), la (f. s.), // (m. p.), lea (f. p.): le, la, les.
Re.m. I. Les j)rononis lou, la, li, les, s'emploient quand ils
tiennent la place d'un nom ; ainsi à la demande : Faou qu'iou
loulietrh Tais-je le lit?, on répond : Fasc-lou.
Si ;iu cniiiiain' le piiMiniii se ra|q)orte à une projjosition, à un
adjectif ou à nn verbe, il s'emploie sous la fornu! unique rou :
Sii's-tu countenl? es-tu content? Vou siou,](t le suis.
Rem. II. — \a\ [conoin féminin singulier conserve la forme
ii''i:iilière la quand il précède Ir; verhe ; il prend la forme lo ([uand
il le suit, .\insi, en parlant d'un<^ tahie, parexemiilc. on dir.i : l'usé-
lo : faites-la, et J/i faou, je la fais.
Pi'oiioiiiK iiidéfiiiii^.
Queiqu'iiii, qui-inu'auo, (|uel(|u'un, (|uel(|iriini'.
Drijun, (Irquuo, aucun, anemic, personne.
Chescun, rhesruno, chacun, chacune
Tar et lai. lam .M Inlu. hd. Idlc.
T)V IJUEVKAS.
/"//, ijiiii, iiii. - /'// iiii (iini jiri'ii coin-d'ic, ou pri'iid cniii'aiic. (It*
liroïKiiii se su|i|)iiiiic souvciil : Disuini, ou dit DiiMiiit, lat. ; Fdti,
on l'ait.
Ton dui ou luilies diii, tous deux, tous les deux. Ton iloiies
ou louth doiii's, toutes deux, toutes les deux.
Des Verbes.
Dans les eonininncs ih' Saint-\ ('laM et de Molines, les verbes
se conju.auent sans cniiiloNtT le proniMii iirrsonnel ; on dit :
hiroii, je lavi-; rh(n}toii, ]i' cliaiiti': ri'nilDii, je rends; et non
inii Idvoii , ii)u rhfinloii . inii rt'u-lnii. Dans les autres connnunes,
au contraire, ou dit: //(/ luron , nii. rendait , lit Uirex, (urendcfi,
etc. Souvent, au lieu de faire pré'.-édfîr la première personne par
le pronom tni, on la fait préci'der par a, et on dit a larou, a
rendan, et aux autres teniiis r/ hirnrnn. a larrroii, a lararri, v\c.
Verbe auxiliaire ESTRE, ÊTRE.
IXDICATIF.
/V/.s-.s- ' indéfini.
P)r'HPnf.
.1/ esta. J'ai (■té.
Slon,
Je suis.
.t.s- esta. Tu as (-té.
Si.es,
Tu es.
F. te.
Es ou Ei,
Il est.
Scn,
Nous sonuncs
Pn.ssé antérieur.
Sr, Vous ("'tes.
Soun, Ils sont.
Iniparfait .
Aguérou esta. J'eus été.
.Igu'res esta. Tu eus été.
FJc.
Eron,
Eres,
J'étais.
Tu étais.
P!its-'jae-pa}'fait.
Ero,
Eren,
Ere,
Il était.
Nous étions.
Vous étiez.
Ariou esta, J'avais été.
Ariés e ta, Tu avais été
Etc.
Ero un.
Ils étaient.
Passt'
défini.
Futur.
Foufiuf'ron ,
Je fus.
Saréi, Je serai.
FoujjKc'rrs,
Tu fus.
Sarés, Tu seras.
Fouguec,
Il fut.
Saré, 11 sera.
Fouguéren,
Nous fûmes.
Saren, Xous serons
Fou guère,
Vous fûtes.
Sa:e, \ ous serez.
Fnuguf'roun,
Ils furent.
Sarén, Ils seront.
•>
V;
PATOIS
l'ii/iir (inlnii'iir.
Aiire'i l'^ta,
Aitrt's csla,
.l'aurai cli'.
Tu aiira^ ('h'
i;ic.
C<i.\DHIONNEI..
Prr finit.
Sariov, .le serais.
Sarif's, Tu serais.
Sario, Il serait.
Sariati, Nous serious.
Saria, Vous seriez.
Sarioiin, Ils seraient.
Passt-,
Aiirioii l'slti, .l'aïu'ais été.
Aiirir's cshi. Tu Mirais (Hi'.
Au)io esta, Il aurait éti'.
i:tc.
Iinpn'dtif.
Sirs, Sois.
Sidii, Soyons.
Si(i, Sir, Sf»\(!Z.
Slbjonctif.
Prrsrnl.
Que sir'ir,
Que siélrs,
Que Hiéi,
Que si au,
Qur sia,
Qiir sicu ,
Que je sois.
Que tu sois.
Oii'il soit.
One iioussoyoïis.
One vous soyez.
(Jn'ils soient.
Imparfait.
Que fouf/ues-
snii ou l'oas-
■<o//, One ji' In sse.
Que fouf/iies-
ses, oiie tn fusses.
Qiir foufjur's, Ou'il fnt.
Que fouf/ues-
sen, Que nous fussions
Q a r fo u-
i/iir^sr, One vous fussiez.
Qilr foaiiiirs-
souN, Qu'ils fnssent.
Passé.
Que ayeesta, Que j'aie été.
Que ayes esta, Que tn aies été.
Ktc.
Plus- jur-parfdit .
Qur ai/ucs-
sou esta, Que j'eusse ét(''.
Q}ir ayurs-
srs esta, Que tu eusses été.
Kte.
Inkimtif.
Prrsrnt.
Esivr. Etre.
Passr.
Acrr rsta. Avoir de.
Parliripr prrsrut.
Estant, l-.lant.
Parlicipr passr.
Esta, Kté.
Verbe auxiliaire AVER, A\Oll{.
Ai
As
lNbu;\Tii-.
Présent.
J'ai
Tn as.
.1
.1 \'en,
A ré,
Au,
Il a.
Nous avons.
Vous avez.
Ils (Mil.
liiiparldil.
Ariou, J'avais.
Acies, Tu a va s.
Acio, Il avait.
Avian, Nous avions.
A via, Vous aviez.
Arioun, Ils axaient.
Pdssr défini .
Affiiéron, J'eus.
Ay lier es, Tu eus.
Aguec, Il eut.
Aguéren, Nous eûmes.
Af/iiére, Vous eûtes.
Afjiiéroun. Ils eurent.
Passé indéfini
Al a(ju, J'ai eu.
As a(ju. Tu as eu.
A aç/H, Il a eu.
Aven agu , Nous avons eu.
Avéagu, Vous avez eu.
-In agu , Us ont eu.
Passé antérieur.
Aguérou agu. J'eus eu.
Aguéres agu. Tu eus eu.
Etc.
Plus-que-par fait.
Aviou agu , J'avais eu.
Aviés agu. Tu avais eu.
Etc .
Futur.
Auréi ouuuréi. J'aurai.
.1 urés ou u rés. Tuauras.
Auré, Il aura.
Auren , Nous aurons.
Aure , Vous aurez.
Aurén, Ils auront.
nu qui<:yr.\s. 19
Futur antérieur.
Auréi agu , J'aurai eu.
.l///vls- agu , Tu auras eu.
Etc.
CONDITIO.NNKL.
Présent.
.\u)-iuu ou ouriou, J'aurais.
Aurii's, Tu aurais.
Aurio, U aurait.
Aurian, Nous aurions.
Auria, Vous auriez.
Auriou)!, Ils auraient.
Passé.
Auriou agu. J'aurais eu.
.1 u r iés a g u , Tu a u ra i s e u .
Etc.
Impératif.
Ages ou aies. Aie.
Agen Ayons.
Age, Ayez.
Subjonctif.
Présent.
Que âge ou aie. Que j 'aie.
Que âges, Que tu aies.
Que aye, Qu'il ait.
Que ayén. Que nous ayons
Que ayé. Que vous ayez.
Que ayen, Qu'ils aient.
Imparfait.
Queayuessou, Que j'eusse.
Queayues-ies, Que lu eusses.
Que agués. Qu'il eût.
(^ue aguessen. Que nous eus-
sions.
Que ayuesse, Que vous eus-
siez.
Que aguessnun. Qu'ils eussent.
20
I>ATOIS
l'ili-fiiil.
Que (ijir (tfiit. OUI' j'aie eu.
Que (n/ps (K/H, OiiP tu ;ii(.'s eu.
F. te.
I'lt(s-(iui'-p(irfnil
(Jui; aiiURxsou,
(Kju. (JUi- j'eusse eu.
(Jur afifirssrs,
(if/tt nue tueussefi eu
l'.tc.
INFIMTIK
Prc'xt'ut.
Acer, Avoir.
Passe.
iriT fif/u. .Vvoir eu.
l'arliripr prf'sc/il .
■ \!l<'nl, Ay.-uit.
l'a )'licipe passé.
Aiju, (Kjitn, Eu, eue.
F.cs vorl)Os ont (|uatre ('onjugaisons suivant (|ne l'iulinilif se
termine en ar, on //•, en rr et en rc
l'rr'si'nl .
Conjugaison en AR.
Lacéren,
La V ère,
Larnotiti ,
La m II,
Lares,
Laro,
I.arrti ,
Lara ,
La rail II,
.le la\e.
Ta laves.
Il lave.
Nous lavoiir'
Vous lavez.
Ils lavent.
liiijiiirfiiil .
Lararou ,
f.fi rares,
l.araro,
La rare II,
La rare,
Lara mu II,
.le lavais.
Tu lavais,
il lavait.
Nous lavinu^
Vous laviez.
Ils la\aienl.
l'assr ilr'/iiii .
La n'y ou ,
Lari'res,
I.arer,
.le lavai.
Tu lavas.
Il lava.
Nous lavâmes.
Vous lavâtes.
Ils lavèrent.
Fiitu)-.
Lararei, .Fe laviM'ai.
Larare's , Tu laveras.
La rare. Il la\ era
Lararen, .Nous iavciou.-
Larnre, Vous laverez.
Lararén, Ils laveront.
(■(iM)ni(tNM:L.
Prrsi'iil .
Lararioii .
Lararirs,
Lararin,
Lararian,
Lararia,
Lararinini,
.le lav(M'ais.
Tu laverais.
Il laverait.
.Nous laverions.
Vous laveriez.
Ils laveraiiMit.
1)1 ni:i:vilAS.
21
linpi'riilif.
liniHirfdil.
Laro,
I
.avo.
(jae luressDa, guc je lavasse
Dfvrn,
1
>avoiis.
Que la r esses, de.
Ijiia, Lace,
,a\ez.
Que lares.
Que laressen,
Si UJONCTIF.
Que laresse,
Pi
(•'sent
Que lares-
souu.
Que lare ou
queiou lare.
Qui
je lave.
Infinitif.
Que lares ou
que tu (ares,
etc.
Présent.
Que lare ou
Larar, Laver.
qu'eil lare,
Que larén ou
que nous la-
Pass-'.
Arer tara, .Vvoir lavé
ven,
Parli'-ipe présent.
Que lare ou
Lararit, Lavant.
q u e r n u s
taré.
Partieipe passé.
Quelaren ou
Lara, des deux i,^eiires, lavé
qu'eil.slaren,
lavée.
Conjugaison en IR.
Fenissou,
Fenisses,
Fenis,
Fenlssen,
Fenissé;
Fenissoun,
Indicatif.
Présent.
Je Unis.
Tu linis.
Il tiiiit.
Nous tinissons.
^'ous finissez.
Ils tinissent.
Imparfait.
Fenissiou, Je Unissais.
FenLisiés,
Feuisslo,
Fenissiau,
Fenissia,
Fenisnioun.
Ta Unissais.
Il finissait.
Nous finissions.
Vous finissiez.
Ils finissaient.
Pansé ri é fini
Fenissérou,
Fenisséres,
Fenissee,
Fenisséren,
Fenissére,
Fenisséroun,
Je finis.
Tu finis.
Il finit.
Nous finîmes.
Vous finîtes.
Ils finirent.
Futur
Feniréi,
Fcnirés,
Feu i ré,
Feniren,
Fenire,
Feniren,
Je finirai.
Tu liiiiras.
Il finira.
Nous finirons
Vous finirez.
Ils finiront.
22
PATOIS
r,nM)Hlo>NEI.
Presciil.
Feniriou .
Fi'»irics,
Foniiio,
Fenirinn,
Fcniria,
Frniriniiv,
.le l'mirais.
Tu linirais.
Ils liiiii-aif.
Nims linirions.
Vous liuirioz.
Ils (iiiiraiiMit.
hiijin'iitif.
Fcnis,
Fenissen,
Fenissé,
1-iiiis.
Finissons.
Finissez.
SlBJOXCTlF.
Prr'si'iil.
Q)ic fenissr
OU (jU'i ion
feniasc.
Que fcnis-
.sv.s- OU que
lu fi'uis-
ses,
Que l'eu isse
OU qu'eil
fenisse,
Que fruis-
sén on que
nouNfenifi-
sen.
Quo je linissc.
etc.
Que féuisfic
u q u c
rous fe-
nisse,
Que fenii-
.s eu o u
(ju'eih fe-
)iisseu,
impur fuit.
Que feuis-
sessou, Que je Unisse,
Que feuis- etc.
sésses,
Quefeuissés,
Que fenis-
séssen.
Que fenia-
.sYs.se,
Que feuis-
i^e'ssoun,
Infinitif.
Pre'seut.
Feuir, Finir.
Passé.
Àrer feni. Avoir Uni.
l'urliripi' jirr'scnl .
reiiissenl. Finissant.
l'assr.
Fnii. feuid, Fini, linir.
Conjugaison en ER.
Preurni ,
Pniirs,
Preu,
Preueii ,
Preur,
Pn tinnu .
Indicatif
Prt'srul.
.!(> picnds.
Tu piends.
Il prend.
N(»us prenons.
Vous pn'iicz
Ils priMiiH'iii
liniKir/ail.
Prçniou,
Prcuie's,
Pri'iiio,
P renia II,
Pl'Cllill,
Pri'liinuii .
.le prenais.
Tu pi'enais.
Il prenail.
Nous prenions
\ dus preniez.
IN iiietiaienl.
Pdsxr de fi ni.
Prenyiicrnii ou
prenc'roii. Je i>ris.
l'r('iii/ut''/'('s (lu
jirt'nc'res, Tu pris.
Preni/ lier on !>}■('-
nec, Il prit.
Prengun'i'it nu
prenéren, Nous prîmo^
Prenguére ou
prcnére, Nous iiritc;
Prengnr'rounon
pvenéroun, lis prirent.
DU QUEYRAS.
Prcnria nu
23
Futur
Prenrfi ou
prendréi,
Prenres on
prend vos,
Prenré ou
prendre,
Prcnren ou
prendren ,
Prenre ou
prendre,
Prenrén ou
prendre»,
.le [ire 11 ri rai.
Tu prendras,
li prendra.
Nous prendrons
Vous prendrez,
lis prendront.
Conditionnel.
Prenrioii ou
prendriou , Je prendrais
Prenriés ou
prendriés. Tu prendrais.
Prenrio ou
prendrio , 11 prendrait.
Prenr i a n
ou pren-
drian, Nous prendrions
prendria, \ ous prendriez.
y^re/îr/oH«ou
prrndrioun, Ils prendraient.
Impératif.
Pren, Prends.
Prcnen, Prenons.
/'rc/<^ Prenez.
Subjonctif.
ou queiou
prene, Que je prenne.
Çuc pre'nes etc.
ou 7 u e ^«
pre/u'.s",
(>(/^ prene
ou ç(iV'//
ne'/i ou çf/e
ouçuerot<.s"
prene,
Quepre'nen
ou qii'eils
prénen.
Imparfait.
Que prc-
néssou ou
gî<e pren-
gnessou. Que je prisse
Que prenés,- etc.
.s-e.souy^ren-
Çî/e prenés
ou /)re/i-
yî/e.s',
'2i
l'ATOlS
(jiii- jn'i-nrs-
srn ou prcn-
fliiesseu,
Qiir prenrs-
scoii pren-
ue'sse ,
Quepyenr's-
H II n o u
prenfiiie's-
sunn.
Jnfi.mtif.
l'iriicr. Prendre.
/V/.S-.S7''.
Arcr prr's, A\oir pris.
l'arliripe présent.
Prcninii, Prenant.
l'arliripe passe' .
Prrs, presn, Pris, prise.
Conjugaison en RE
M)U,.\T1K.
Reitdréi,
Fi
tnr.
.le rendrai.
Présent .
Rendrés,
Rendre',
Rendren,
Tu rendras.
Il rendra.
Nous rendrons
Rendu n.
.Il' rends.
Rendre,
Vous rendre.?.
Rendes,
Tu rends.
Rutidrf'n,
Ils rendront.
Rend,
Rt-nden,
Unidr,
11 rend.
Nous rendons.
NOUS rendez.
Conditionnel.
Présent.
Hriidoiin,
Ils rendent.
Rendrion.
Rendriés,
Je rendrais.
Tu rendrais.
1
inparfait .
Rclidrio,
Riiidrian,
Il rendrait.
Nous renih'ioii.''
Rond ion .
Je rend;iis.
Rnidria,
Vous rendriez.
Ui'ndii's,
Tu l'en l.ii^
Ri'ndrionn,
Ils rendraient.
Itcndio ,
Raidi un,
Rftidia,
H 'iidionn ,
Il ri'nil.'iil.
N(tus rendions-
N'oU:'. rendiez.
Ils rendaient.
I
Rmd,
lli'ndrn.
Rende.
ntp
■rat if.
Rends.
Rendon>
Rende/,.
/'
nssr dr'/iiii .
Si IMONCTIK.
Pn
'sent.
nrnih'i''iii.
.le rendis
Une rende
Ilrnd('ris,
Tu rendis.
nii (pie ion
Render,
Il rendit.
rende.
()\}Q je renih
Rend n'en.
Nous l'eiidiuies
(Jilc r:'iiiles
etc.
Ri'nd"'ri\
\()lis renililes
ou (pie tu
Rend cm lin
Jls rendirent.
rendes.
DU oyKVKAS.
2JD
rr'iiilr
(j II 'cil
Que
ou
rende,
Que renden
ou q 11 e
nous ren-
den,
Que rende
ou g y e
fousrende.
Que rend en
ou qu'eils
renden,
Que reu-
dc'ssou,
Queren-
de'sses ,
Que ren-
des,
Imparfait.
Que je rendisse,
etc.
Que ren-
désscn,
Que ren-
de'sse,
Que ren-
dr.ssoun.
Infinitif.
Présent.
Rendre, Rendre.
Passe.
I rer rendu. Avoir rendu.
Participe présent .
Rendent Rendant.
Participe passé.
Ucndu, rendiio. Rendu, rendue.
Verbes iiiCei*i*<»;Eatlf!«.
L'ei-lo ieu,
L'ei-lo tu,
Lei-lo-el ou eiJ,
L'ei-lo nous,
L'ei-lo 10 us,
L'e'-lo éli ou éili
Vaou-tju'iou,
Vas-tu,
Vai-li,
Anen-nous,
AnaoH ou ana-
tous,
Van-li,
Est-ce moi.
Est-ce toi.
Est-ce lui .
Est-ce nous.
Est-ce vous.
Es '-ce que ce
sont eu\.
Vjiis-je.
i Est-ce que
je vais.)
Vas-tu .
Va-t-il.
Allons-nous.
Aile-:-vuus.
Nont-ils.
Est-ce que je
parle.
Parles-tu.
Parle-t-il.
Parlons-nous.
Parle (ju'iou,
Parlcs-tu,
Parle-li,
Parlen-nous,
Par la.-rous ou. par-
lanu, Parlez-vous
Parlniin-li, Parlent-ils.
On dit aussi :
Et- lo que pnrlou, Est-cequeje
parle.
Ei-lu que duermoun, Est-ce
qu'ils dorment.
26
PATOIS
V«>i*be!i« iiii|»«'i*Hoiiiiel!ii.
Ces verl)os, qui en français sont précédés de i7, sont, dans le
patois, précédés de Ui : le pinnu, il pleut; la rhéi néon, il
tombe delà neiire; In me sembla, il me semble; la char ou la
chai, il faut. On dit souvent: char, il faut, sans le faire précéder
de la ; devant une niiisoniii", rhar perd son r : cita prcncr, il
faut prendre.
On trouvera au Glossaire les |(riiici|iaii\ temps des verbes
irréguliers.
liorutioii!« vouant île 1* italien.
En tourna ( e tornato). il est re-
venu.
Ameijoun'\u casa mia), chez
moi.
.1 sY/ tix'ijoiin ini'asasua , chez
lui.
Cii'ioa iiiic si credo di si!, je
crois (|u'oui.
Créiou qap //o((n^crcdo di non ,
je crois que non.
Leicha far à aii i lasciate fare à
me , laissiv,-moi faire.
Ni. mai iou (nemmcn io ", ni
moi non plus.
Sbrifiaou ( sbrigatevi ), dépè-
c liez-vous.
I)niina-)ne damanjar (date mi
(la mangiare), donnez-moi à
manger.
Li niioa ( i miei ;, mes parents.
Lri niioH (emio), c'est à moi.
Lci sioa (e suo), c'est à lui.
Se levée Iou chapel ( si levo il
capello), il ôta son chapeau.
Fi*aKiiient«4 «le eliaiiHonii^.
Jean de Nivélo n'avio un cliin
Oue pourtavo Iou bla ei moui'in
F.oii li chargeavo à l'cscarci'lo
Leicha [lassar.Ian d« Nivi'lo.
Jan de M\élo n'a\ in un pia
Que les langoustt's Iou li ;in séa
L'auro Iou li resb'lo
F.,eicha pa.ssar Jan de Nivélo.
Jean de Nivelle avait un chien
Oui portait le blé au moulin ;
Il le lui chargeait sur le dos ;
Laissez passer Jean de Nivelle.
Jean de Nivelle avait un pré
Que les sauterelles ont fauché ;
Le vent le lui râtelle
Laissez passer Jean de Nivelle.
DU QUEYRAS.
27
La filio (le l'hoste u'ainu) pa loii i La lillc de l'aubergiste n'aime
[vin. [pas le vin
S'en vai à la c;\\o Ix'uuro soun l'.llc \-a ;i la cave boire son car-
>ai'tin. [tin;
Trobo pasloiiV(''irc,s'aniourr(MM Ne trouvant pas le wirv, elle
[tupm.
De bon niatin nie lévou
M'en vaou liérar ei tour.
Ton li tours que viravou
>L' bîtavou à plourar.
Moun payre nie ven veyre
Me di qu'ai d'à plourar.
Plourou moun ami Pierre
Qu'es dedin la preijoun.
boit à la cruelle.
De bon matin je me lève
Je m'en vais liler au rouet.
Tous les tours que je tournais
Je me mettais à pleurer.
Mon père vient me voir,
Me demande ce que j'ai pour
[pleurer.
Je pleure mon ami Pierre
Qui est dans la prison.
Parabole de rEnfaiit |»i*o(li)s;tie.
Soloii saint LiR'.
Un home avio dui mendies ; lou pu jouve discc à soun paire :
Moun paire, douna-me la part de l'haretage que me reven, et lou
paire lour faguec lou partage de soun ben. Paou de jours après,
lou pu jouve, après aver rejuneh tou ço qu'avio, s'en anec dins
un peys estrangier, ben luenh, ente despensec tout soun ben, en
dcsbaouchès. Quant aguec tou despensa, l'arribee uno grando
famino dins aquel peys aqui, et eoumensee à chéire dins la nii-
sèro. Alhouro, anec se bitar à niestre, aco d'un habitant dei luec,
que lou mandée din sa meijoun de campagne, pre l'y gardar li
pueres. Aqui, sario esta ben aise de se ramplir lou ventre de co
que li pueres manjavoun, me degun n'in dounavo. A la lin, ren-
trant en si-même, sedisec : Quan li-a-Io de varlets dins la meijoun
de moun paire, qu'an de pan en aboundanso et iou (ou mi jmué-
rou eichi de fam; char que m'en ane et qu'âne troubar moun
paire; li dirèi : Moun paire, ai pécha couentro lou ciel et couentro
vous et ne siou plus digne d'estre iiouma voueste mendie ; tratta-me
counio un de vouestes varlets. Alhouro , partce et venguec
troubar soun paire. Quant cro enca ben luenh, soun paire lou
veiguec et, toucha de compassioun, courrce li sautar ci couel et
28
l'A rois Kl 01 i:vuAS.
1(111 iM'iji'i'. Alliniiiii. loa p.iii'c (liscc ;"i Sis nju-IcI" ; Aii.i i|UiMro sa
pu jorio ruho (•( liila-lo-li ; liita-li mio viro ci d'' o! de celiatés à li
l)i's : Miciia di'Ci) loii \i'l liras et tiia-lou; iiiaiiircii (>t fascii iincr's ,
pri'ci'(|iii' iiiuiiii iiuMidic ai|iii i''i"(i inoiicit <•! es i-cssiiciia ; ci'ti
p»>i-ilii l'I I'- liouba. Coiiiiit'iicéroiiii douiico tle lar iioci's.
Provorlie».
Riola- cl luiicl lai (■<< (|iif' \ oiht.
La graicho et Ion linii icii- |Mimi
pa estar eiisciis.
Lou paoïirc a ton jour la jmiici il(t
à l'iicil.
Qui naii'li poiiiK-liii poiin |ia
iiiiirir carra.
Qui imou aiiiar poiKi pa csciipir
dniis.
Qui ciuIjc uicyiia se cDiiijn, mcr-
dous se lévo.
Diitu paio tari, me pain lare.
Bel \isaire, iiiirailii de louci.
Lou pu iieclii liouiciiouii lai
Miiiiiliro lin viajfc |ier an.
Dci dialile \rn l'agnel.ci dialile
val la pel.
Touto pcinM|nc picatn prcn pa
nioiiiïu.
La niaiina l'ai la juurna.
Qui tralialid pa ponliii, tralialid
roussi 11.
Lou lien ipie \cil de Innlniin
foulassd. \ ai pa en Irnisiènio
raço.
L'ei lou pe\ mr ipie \(iner niei-
cliirar roiini
Quaii ma liotirso l'ai lintiii. tun
lou iiiuiinde es mouii ciiiisiii ;
ipiaii ma lioiirso l'ai lata, lou
Inii mniiiide m'a (inita.
Riclic c! l'nu lail ce (pi'il \c;il.
La graisse et le hou temps ne
peuvent pas aller ensemble.
Le pau\ re a tnujoiirs la paille
dans ru'il.
Qui naît |ioiiiln iH' peut iiiniuir
(•al■|■<■^
Qui Itoil amer ne peut cracher
di»n\
Qui se couche a\ec un (Mirant,
merdeux se lève.
Dieu paie tard, mais il [laie lar-
gement.
Beau \ isage, miroir de fou.
Le plus petit Iniisson fait oinhre
une fois par an.
Du dialde vient l'agneau, au dia-
Ide \ a la iieau.
Tdiite pierre (pii roule ne pi'eiid
pas mousse.
La matim''e fait la journ(''e.
Qui ne travaille jias poulain,
t!'a\ aille rdiissin.
Le liieii mal ac(piis ne va pas à
la ti'disii'me gi''iieration
(;'(•>! le cliaildroll (pii \ent lllà-
cliurer la niarmih^
Qnand ma Imnrse !ail liiiliii
IdUl le imiiide est mon cousin ;
(piaiid ma lionrse l'ait lalfi.
Iniii le iiKinde me lai>se là.
GLOSSAIRE.
Abandouîv, .s-, m. Aljaiidon.
Abam)ounar, V. AbaiidDiiiicr. - s'Abandouxak. Se dit d'uii onl'aiit
(jui pour la itremicre fois fait quelques pas saus être soutenu.
Abamor, .V. m. Fruit de r(''pine-vinette. A Samt-Véran, on dit
EsvEiLLoouR, qui l'veille par son a idité.
Abaxiourier, ç. m. F.pine-vinette (arbuste .
Abarounar, V. Mettre en tas, amonceler. — Voir Baroix, tas.
Abklio, 5. f. Abeille.
Abismar, V. Gâter, endonunatier.
Abisme, s. m. Abîme. | Abisme, v. fr.
Ablayar ou Ableyar, V. Emblaver. | Imhlavare, b;iss. lat.
ABoucnAR.i'. Etendre quelqu'un la face en avant. | Ad buccam, lai.
Abouchounar, r. Etendre ou faire tomber la face contre terre.
Abourri, 10, adj. Epais, touffn, en parlant de l'herbe, du foin.
Abouxdar, r. Abonder. | Ahundarp, lat.
Abound.inso, .s. /". Abondance, j Ahundantia, lat.
s'.Vbolz.vr, r. S'affaisser ; s'étendre comme la bouse.
s'Abricar, r. Se poser, se mettre sur un lieu élevé. | de Bric,
sommité.
Abuier, .s. m. Avril. | Aprilis, lat.
30 PATOIS
Ahua/.au, r. AlliiiMci'. ciill.imim'i'. | Abraizar et Àbrasar, rom.;
Abbruciarc, ilal.
Abearool'r, .s-, m. Tourni'e, iiistiumciil d'.ii^riculturc pour faire les
canaux. — \uii' Bhaii, fanal.
Ablolrar, f. Alii'cuvcr. | Àbeucrcr v. fr.; habcurar, rum.
Ablouroour, .s. m. Abreuvoir.
AciiAMPAR, r. Accumuler, ramasser.
AcHATAU. r. Acheter. | Achater, v. fr.
A(:no,.s-. /'. S'emploie surtout au pluriel : Achés, Gestes, mauvaises
manière-. | Artus, lat.
Acoi'KRDAR ou AcoLRDAR, r. Accorder, mettre d'accord. | Accor-
rfa>T, hass. lat. ; de corda, (Meurs. — Indicat. prés.: Acouerdou.
AcoLERDi, s-, m. Accord.
Aco, pron. démonsl. Ce, cela. | Aco, rom..
Aco DE. Chez. — Aco de Pierre, chez Pierre, j Chez vient de cam,
maison. On disait au xi" siècle ; .Je vais à chez Gaulthier,
Vado adcamm WaUeril A. lîrachet. Dut. étym. de la lanijue
française].
AcoL'BLAR, r. Ai'coupicr I Acobla ■, rom. ; Copulare, lat.
AcouRCiiAR, c. Raccourcir. | Accorciare, ital.
AcoLRSAR, c. Poursuivre en courant.
AcucHALH, .S-. m. Faite du toit de la grange. Point Ir plus élevé
f|ue puissent atteindre les l'oins accumulés dans le lénil. — Voir
Clcho.
AcLCHAR, r. Knlasser. — Voir Clcho, tas.
AcusAR, r. .Vccuser. | Arcnsare, lat.
Adezar, r. Suiiporter une soulfrance sans bouger. | Adhœrere,
lat. — Pou pa adfzar, je ne puis y tenir.
Adrech, .v. ///. N'crsanl cxpDSf' au midi, ou sur la rive droite |
A dm' h, rom.
Adrecho.me.nt, r/'/r. Adniili'iiicnl. 1 AilrrrliauH'iil, diii.
Adiecii, <:no. ndj. .Vdroit, adroite.
.\i)LRi; et Adl'zer, r. .\.men(!r, ap|)orter. | Adiircei ailiizcr, lom.;
Ad/hircrr, l;ii. — [nd. pi'és. : Ainzou; part. pass. : .Vdutcii.
.Veaicmau. r. Nettoyer le grain avec le van.
.Vr\i(,iii .M. .S'. ///. .\i;iii\ais grain (pii reste après (ju'on a vanné.
.Vfau, .s. III. .VIl'aire. | Afar, min.
.\fara, adj. de.'i deux f/enres. nui a l.i laci' longe, injecli'c |)ar la
lièvre. I riiifara, Tar.
-Vffre, s. III. Ibn-rciu'. ! Affrr, \. IV. — La fui affrc, c'est lno'rible
à voir ; cela l'ail liorn'in'.
.Vffoibtik, r. AI1ii'm('ia\('c force. | .'i/or///',rom. — Indicat. prés. :
Akuhihissoii.
nu OlIEYKAS. ;M
Affkountar, r. F;iii'(' .illVoiit. | Affrunlarc, ital, — liidirat. prés.:
Affrontou.
Afru:, co, adj. Adroit, adroite de ses doigts.
Afatol'o, s. f. Prune sauvage f Prunus lirif/antiacaj. On fait de
l'huile avec ses noyaux et on la donne dans les cas de coli-
ques. — Cette prune s'a]ii)ellc à Briançon, Abkignoun.
Afatourier, s. m. Prunier sauvage qui porte la prune de Brian-
çon.
Agacix, s. m. Cor au pied.
Agantar, 1". Prendre, saisir. | Àin/iianfare, ital.
.Vgnf-l, s. m. .A-gneau. | .l,7/((7, v. fr. ; Afiuello, ital.; AuncJlus,
l)ass. lat.
Agourar, r. Tromper, duper. | Gourer, v. fr. ; Goura, Tar.
Agoure>'sier,.s\ m. Eglantier. | Aculeatus, lat., armé dépiquants.
Agourenso, s. f. Fruit de l'églantier.
Agourro, s. f. Verge de saule. | AgoUim. lat., houlette de berger;
Gaule, bas Dauph., morceau de bois long et flexible.
Agoutar, v. Tarir. | Gocciare, ital., couler goutte à goutte.
Agradar, r. Plaire , délecter. | Ayradar, rom. ; Auradlre, ital.
— La m'agrado, cela m'agrée ; en italien, mi agrada.
Agraniar, s'Agramar, r. S'accroupir.
s'Agrl'miliar ous'Agremiliar, v. S'accroupir, le corps penché en
avant. | Gremium, lat.
Agulia, s. f. Aiguillée de iil.
Agulia, •>'. f. Aiguillon ou longue verge pour exciter les liœufs ou
les vaches qui labourent. | Agolum, lat.
Agulio, x /■ Aiguille. I Aguglia, rom.
Agulier, s. m. Pelote pour [e< aiguilles, que les femmes portaient
pendue à leur taldier, ainsi que leurs ciseaux.
AicHo, s. f. Eblouissement. Pour dire : le soleil m'éblouit, on dit :
Lou soureilh me fàl aicho. — Au ligure, il signifie Jionte :
Aco me faï aicho, Cela me fait honte. | Aïtr/^oi, honte.
AiGLO, s. f. Aigle. I Àigla, rom. ; Aqiiila, lat. — A conservé le
féminin comme le latin.
AiGANio, .s\ f. Rosée du matin. — Voir Aigo.
AiGAR, v. Arroser.
AiGARDE.xT, .S. m. Eau-dc-v ic. i'Eau ardente).
.ViGo, S'./'. Eau, rivière. | Aique, v. fr. ; AygaetAifja, rom. ;Aqua,
lat.
Ahir, r. Hair. | Aliir, rom. — Indrat. prés. : Ahissou.
Aise, s. m. Aise.
d'Aise, adc. .4 l'aise, doucement, lentement. — Aiia d'aise, allez
doucement.
32 l'ATÔIS
AlSK, x. //(. Airelle. | Vaniniiini. I.il
AlTAN, '/</(•. Allt.llll. I AiUin, HHll.
AJANtM II.I..VH, c. Aireiiouiller. i Ai/i'noUuii-. idiii.
s'AjdiiCAH, ». Se p(!iTlior. — NUir.loïc
Ajiar, r. .Vider, j Aju'hn-, nuii. ; ijntorr. il.il. : Aiijnrave,
l.il.
Ajuuner, V. Atteindre. I A'jniinjtien', it.il.; Ailjiimjcn , lai. —
Indicfit. prés. : Ajlt.nou ; part, passé: Ajlnch.
Ajl'star, c. Ajuster. | Ajnslar, rnin.
Ajiï, .s-, m. Aide, soutien. | .1./»/, rom. ; Ajiilo, ital.
Aleirau, r. PenoluM", ('Carter | A/£w, j'i'loigiie.
Allaciiau, '". .Vllaiter. | .I//r/r/a/r, lat.
ALLitiAR, r. Arran.irer, raccoiiimoiler. mettre à s.-i [jlace. | Adlo-
care, la t.
.Vi.iKnuo, tidr. Alors. | Alort's, v. IV. ; (iltora, ital.; iUa hora,
la t.
Alu VAU, /■. Mtîttre à sa place, en [larlaiit des Ijestiaux. — Voir
Liio, place.
Amar, o, adj. Amer, amère. | Arnaro, ital.; rniifirus, lat.
Amarino, .s. f. Verjre; hraiiclie lonyiie, mince et llexible du saule;
(isier.
Amblar, r. Kniever, dérober. | Emblcr, v. fr. ; Etnblar, rom.
Ambolrilh, .S' m Nombril. | Finhorilli , rom.; Cmbiliais ,
lat.
A.Mi , .N-. ///. .\niidon. | Aniiiln. ital.
A-Misrfirs, o. ndj. .Vmic.il. ijiii ti'iiidi.Liiii' de r.iiiiitii', \ Aiiiislos,
niiii.
.Vmii, .s-. /'. Allie. I Aiiiniii . lat.
A.>i(»rN, (idr. Kii ii.int. | .1'/ moiilfin, lat.
.Vmolrar, A.Mori.AR, r. Aiguiser, ('moudre. | i)ii I.itiii barbare
F.rmolrn', de iiiola, lat., iniMile. — Iiid. pics.: .VMoiÉRor.
.Vmoiraire, .s. //(. Aiguiseur, émoiilcur.
s'Amoiurvh, /". iSdire (Hi manger (|uel(|iie cluise en \ appli(|uant
directement les lèvres, — Ndir Moirri:, nniseau.
.V.Moi R^o, .V. /'. Fraise.
.V.Mi'MTd, .V. /. l'iamboi-e.
.\Ml'i»rR»», .s- /'. .Vmpoiile. I Ainiiiilla, lat.
An, -Vnn, .v //(. An. année. | Ainius, lat. — L'an de lai , l'année
pri'cr'deiite, il y a (l(",i\ ans ; L'an f/ii" rni, l'aniK'e pro -haine.
.Vnar, r. Aller, i Aiw)-, \. IV.; Aiiai\ inhii. ; A(hiiin\ lat.; Aiiihiri',
ital. - S'ni (iiinr, s'en aller. Aiuir rin, partit', s'(;ii aller;
Andnrc ria, ital. — Indicat. près. : Vaot
.\m:mi<i,.v. /. \lliire ; inaiiii'ic de inaicbei'.
DU OUEYUAS. 33
Anuo ouKndo ; l'Anuo ou l'Kndo, s. /'. Taiiti*; tci'inc de icspecl
dont on se sort pour toutes les femmes âgées. — /.V//(r/o ou
l'endo Marnarito, tante Marguerite.
Andagn, S". //(. Andain
Anel, s-. //(.Anneau. | Annel, v. fr. ; Anel, rom. ; Ànnuliis,
lat
Anelo, s. /". Anneau.
Ap.4Goun.4R, c. Donner à manger aux entants, aux oiseaux <|ui ne
peuvent mang-'r seuls. | Apaner, v. fr. ; Apanare, bass. lat. ; de
panis.
Ap.\ueli.\r, r. Préparer les rations de fourrage, faire les bottes
pour les bestiaux. | Aparrechiare, lat.
Apazi.\r, c. Apaiser. — Voir P.xzi, calme, tranquille.
Apersi, .s. ///. Pèche (fruiti. | Persicum, lat.
Api, s. m. .\.che. | Apium graceolens, lat; Api, rom. ; Appio
ital.
APIER.4R, C. Appuyer la plante du pied sur le sol.
Apu), .s. f. Hache. — Apieto, Apiolx, Apuoro, petite hache.
APILI.4R, APIGL.4R, T. Coller, attacher; communiquer, en parlant
des maladies contagieuses. | Appifjliare, ital.
Apolnchar, r. Rendre pointu, i Appxntare, ital.
Aquel, o, pi'on. démonst. Celui, celle, celui-là, celle-là. | Aqu^l
aquella, lom. ; quello, ital.
Aqlest, o, pron. démonst. Celui-ci , celle-ci. | 'Juesto, rpicsta ,
ital ; aqueste, espagn.
Aqui, fidi-. Là. I Aqui, rom.
Araire, s. m. Araire, r-harrue. | Arrayre, rom. ; aratrnni, lat.
Ara.m, .s. m. Airain, ustensiles en cuivre d'une manii're générale.
I Rame, ital. ; œramen, lat.
Aragxa, Arama, s. /■. Araignée. | Arugna, ital.
Aratear, i\ Voleter, en parlant des oiseaux. Au lig., se dit d'une
personne en convalescence qui commence à se remuer.
Aratori, s. m. Oratoire. | Oratoriuni, lat.
Arbiri, s. //(.Vigueur, force. | .1/^//'/ en provençal signilie pensée,
opinion, volonté Honnorat, Dict. proc] ; Arbitrium, lat.
Arbour et Aoubre, s. m. Arbre. | Aabre,Y. fr. ; arbor, lat.
Arbear, r. Blanchir, eu parlant de l'arrivée du jour. | Albare,
ital.; (libère, albescere, lat. — Varbeo, le jour commence à
paraître.
Arbo, .s. f. Aube du jour.
Arbouchel, .s;, m. Petit arbre, arbre jeune. | Arbuscello, ital.
Arbro, s. f. Aube de roue hydraulique.
Akchier, s. m. Se dit d'une femme hardie comme un archer.
3
34 PATOIS
Anr.AXd, N-. /■. Sanguine, ocre rouge.
Aiuiin, s. /'. ColTre, pi-trin | Arra, rom. ; arca, lat. ^Archoux,
diininiilit';.
AuDALioLN, .S. m. Ardillon.
Are, s. >n. Bélier. | Arot, roni. ; Aries, lat.
ARii(iRor, s-. //}. Racine de l'impératoire.
Ark.m;, .S-. III. Hareng. | llnrcnc, v. fr.
Arhmo, .s-. /'. Morceau de bois mobile sur le cadre d'une porte qui
sert à la tenir fermée, j liedina, ital.; retiitcri', lat.
Aresno, .s. /'. Alêne. | Ah'sne, v. fr.
Aresto, .s. /'. Arête, barbe des épis de froment et des autres cé-
réales. I Ari.sld, lat.
Argariciio, s. /". Réglisse. | Ghjcyrrhiza, lat.
Arissar, v. Hérisser; exciter un chien à mordre ou à se
battre.
Arizar, f. Se pn-cipiter en courant. Se dit des vaches ou des
bieuls pi(|ués par les taons.
Armeio, s. /'. Armée.
Armari, S', m. Armoire servant de garde- manger. | Annarium,
lat.
Ar-mello, s. f. Grand écheveau de 111 roulé en cercle, i Armilla,
lat., bracelet, anneau.
Armeto, s. f. Diminut. di? \mo, iwm'. — Les artnclés <li'i Pre(/a-
lori. Les âmes du Purgatoire.
Ar-Mito, .s. m. Krmite. | Ennita, rom.; Eremita, lat.
Ar(», .s. /". .Vile ; grappe. .Iro de razin, grappe de raisin. Ala,
lai.
Alo et Aro, .s. /■. HaUe.
Arpalian, s. m. (j'iiii i|ui est loiiJDiirs [inM à ravir, à dcrnbcr i
A on «'?'»)
Arpatear, r. Agiter les pattes.
Aroi KT, s. '//. -Vrchet.
.Vruamrvr, r. Ra|ipro('her, adosser, ap|uiyer conlrc.
Arra.ntar, r. Picndre ou (lonner en ferme, en imiage.
Arrapar, ('.Prendre, ravir, empoigner. | llupp/ir, vn\[\.; Arripere
et [tdperr, lat.
s'.Vrrapar, (". S'attacher, se coller.
Arre, adj. indi'l'. \u\vi; chose. Parla (V<tyri\ parli'Z d'autre chose.
I Alteni res, lat. — (in dit: .1/ pa fa {irrc, je ii'.ii pas fait
autre chose.
Ahregno, .s. f. Rêne. — Voir .Vri-.mo.
.Vrremar ou .Vrre(;mr, r. .Vttacher les rènesdu bridon au bât. |
Arre(/nar, rom.
DU (JUEYll.VS. J;j
s'Arressau, V. So g;irt'r, se mettre de ivUé ou en ari'ii'Te. | Retra-
it ère se, hit.
Arkest, ,s-. m. Rett'ime, modestie. — .1 pa fjês d'arrest, il n'a
point de retenue.
Arrestar, r. Arrêter. | Arrester, v. fr.
Arribak, c. Arriver. | Aribar, rom. ; Adripare, hass. lat.
Arrudar, r. Heurter. De Rudis, lat.
Arteilh ou Arteil, .s. m. Orteil. | Artelh, rom. ; Articulusjat.
Artemiso, .S", f. Armoise. | Artemi>tia,\nt.
Artoun,.s'. m. Pain. | Apzoç.
A.SSAMBLEIO, .S". /'. Assemblée.
AssAREAR, r. Donner du sel aux bestiaux.
Asseuurar, r. Assurer. | Asseijurar, rom.; Assicurare, ital.
AssEXA, adj. des 2(1. Judicieux, plein de sens. | Assenât, rom.;
Assenato, ital.
AssETAR, r. Asseoir. ] Assetar, rom. ; Assidere, lat.
s'AssiPAR, r. Heurter du pied contre un obstacle, broncher,
chopi^er. \ Inclampare, ital.; Cippus, lut., entrave.
s'AssouRAR, c. Former un dépôt, en parlant des corps en suspen-
sion dans les Ii(iuides ; aller au fond. | Solvni, lat., fond.
AssouRUM, .s. m. Dépôt,. sédiment.
.s'Atampanir, r. Se dit d'une génisse (jui prend le veau au bout de
sa première année.
Atroubar, r. Trouver, rencontrer. | Atrohar, rom. — Indicat.
prés. : Atrobol.
Att.acar, r. Attaquer.
s'Attacar, r. S'attaquer, s'allumer.
Atupir, V. Kteindre. | a priv. et lV'j;r,j, j'eiillamme. - Ind. prés.:
Atupissou ; part, pass., Atupi.
Alramo, .V. /". Noisette.
Autre, Autro, adj. Autre. — L'autre, se dit aussi i)Our le
diable.
Aval, adv. Là-bas, en bas. | Afal, rom. ; Ad rallem, lat.
AvAZAR, r. Vagir, pousser des cris. ) Vagire, lat.
AVER, r. Avoir. | Aver, v. fr. ; Ater elHaver, rom.; Ha'oere, lat. —
Ind. prés. : Ai ; part. pass. : Agu, o.
AviAR, r. Acheminer. | Aciar, rom.; Avciarsi, ital., s'acheminer.
AviAssAR, c. Conduire le bétail sur la route, sur la voie, au
départ pour les pâturages.
Avisa, adj. des ^ g. Intelligent, dégourdi.
AviSAR, r. Prendre garde. | Adùsare, bass. lat. ; Aàsar, rom.
AvisAMEisT, .s. m. PradencQ. \ Avisarnent, rom.; Avrisainento ,
ital.
36 PATOIS
AvriiLK, (ulj. A veuille.
Alro, .s. /■. Vent. I Aura, roin. (!t l;it.
AussAR, r. llaiissor, lever, élever. \ Allidw , bass. lat. — Ind.
prés. : AussoL".
Ai:t, n, (ulj. Haut, haute. I Aul, rnin.; altUH, lat.
.Vinii, .s ///. .Vutel. I Anla)\ idiii. ; altare, lat.
AuMH, r. i'.iiieiulre. | Auzir, roiii. ; Aiidiro, lat. — Tnd pn-s. :
.\i:v()L'; part. pass. : Auvi, o.
AiB(» (lu AvBo, .V. /■. Ou<ilit'', niaiiii'ics. | .1//;, roiii.; luihitiis, lat.
Az.4C..\R, c. Accoster \iveinent, assaillir. | As.<icfiiii,\u[.
AzART, .s. m. Hasard | Asart, v. tV.
AzK ou AsE, s. ni. Ane. Aze, roui. ; Aslims, lat.
AzE-B(jLRDiN, s. m. Cloporte dout le nom latin est Otiisrus asel-
Ins.
B
BABt, .S-. //(. Petit enfant l'tourdi.
Racki.ar, r. Tout iMi'Utt'r, harceler.
Hachas, .s. ///. Tronc d'arlire crens('' servant de bassin à une fon-
taine; auife des cochons. | Harhin, v. fr.
Bac.iiassa, .S'. /". Pâtée des poules, (pi'oii dunne ;i nianii'ci'dans une
auge.
Bachassear, c. Tiipdter dans l'eau. Au lii,^., faire une chuse sans
soin, bâcler une affaire.
Bachoc, o, adj. Knifourdi, comme celui (pii vient (b- dormir, ou
(|ui a trop bu. i l'arioreo, ital., niais.
Bahar, r. l'.àillcr, m parlant d'un véli'nicnt mal aius|(', ti'op
large.
BAn(»Ro, s. /'. Cancan, cdinnirTai.;»'.
Ba(;>, s. »(. Bain. — Ban, partie proliibi'c d'une foret (MI d'un
pàlurage.
Ba(;nar, r. .Mouiller | llaiinavc, ilal.; lUilneare, lat.
Baichar et Bi-rcirvit, r. nais.ser, descendre. — Indicatif présent :
Baiciiol.
Bam.iki, .•.-./'. Ba<-lnml , ile|iiessiiMi de terrain.
I5AIJAK et lîi:ij\i(, r. liai^cr. | lUis'nirc. lat. — Indicatif présent :
ItAijor.
Baijo-Cku R, .s. //(.Croupière, j lidl-rul, \. l'r.
DU QUKYHAS. 37
Bvijn, .S'. )n. Baiser. | Bacio, ital.
B.vijoR et Beijor, .S-. m. Baisme du pain.
Bajl'an, (), rtr//. Sot, nigaiul. i lUKjfiiano, ilal.
Balmo et Barmo, s. f. Grotte. | Haluia, roin.
Balourd, do, ailj. Sot, maladroit. | lialordo, ital.
Banasïo, .S-. /'. Paniei" d'(i.sier (]u'oii attache au l)àt pour trans-
porter l'engrais. I Ihitinr (H Uannctte, v. fr. ; lianasta, liemia ,
bass. lat. D'origine gauloise d'aijrès Festus.
Banc et Benc, s. m. Banc.
Bantcho et Bentcho, .s. /'. Chaise ; grosse pièce de bois sur h^iuelle
portent despouti'es.
Ban'o, s. f. Corne des bœufs, des vaches et, par extension, tète-
Barbear, r. Raser la barbe, barbilier.
Barbouiro, .s f. Se dit d'une fenune coiiïée d'une manière gro-
tes(|ue.
Barbaca.no, .s. f. Espèce de grotte formée par une saillie de
rocher. | Barbacane, ital.
Barbolillar, r. Bredouiller, bavarder d'une manière inintelligi-
ble. I Barbugliare, ital.
Barbobouc, s. m. Salsifis, scorsonère Tranopof/onJ.
Barcar, c Diminuer, s'alfaiblir.
Bardo, s. f. Espèce de selle.
Barbel, s. m. Étoupe.
Barjac, adj. Bavard, babillard.
I3ARJAQUEAR, V. Bavarder, jacasser.
Barmeano, .s. f. Chambre située au-dessus de la partie de l'écurie
occupée par le bercail fMéanj.
Baroun, s. m. Tas, amas, monceau.
Barountear, r. Traîner, agiter (pielque chose de lourd avec
fracas.
Barome, .s. //(.Bonhomme de neige ou de terre. | J)e Bar, (pii dans
le roman signifie mauvais, et home, homme.
Barrar, c. Verrouiller, fermer une porte au moyen d'une barre.
Barri, s. m. Barrière, rempart, retranchement, j Barri, rom. On
trouve dans le traité de fortification de Philon les mots -wv
jSaowv employés dans le même sens.
Barro, .s. /'. Barre, pièce de terre étroite, plus longue que large.
Barrouilh, s. m. \'errou. | Verrouil, v. fr. ; Berrolh et Vcrrolh,
rom.
Barrusco, s. ///. Revendeur, maquignon.
Bast, s, ///. Bât. Bast, v. fr. ; Basfo, ital.
Basïir , r. Bâtir. — Ind. prés.: Bastis.sou ; part. pass. : Basti,
Bastio.
38 l'.vrois
lUsTd, iiiln-j. 15;isl, il siillit. | lUiafn, ilal.
Basto, x. /'. Bnij-Mieiiso ;iu luis d'une lolio.
Bastolx, s. //(. Bàloii. I lUislono, ital.
Bastoinas, s. ///. Gros hàloii.
Baskunkt, s. ///. Petit l);'it(iii.
Batailii. s-. /// B.itl.iiit d'uiM' cIdcIii' | lintdilli, roin. ; nnttofjlio.
il.'il.
Batalio, s. f. Bîitnillc. | llatalia, bass. I;it.
Batear , r. Baptis(M' | Haptisarc , lat. ; Uatii'zzarc, ital.;
Battaukl. s'. //(. Cla(|uet de moulin.
Batto,.s\ /■ Battks, au plur.— Sole, dessous du pied du cheval, de
ràiie. ciiriie du pied des animaux. — .1 l'ira IxittiH, il est mort.
Battolo, .s. /'. Ktajfèn,' plae('e à la tète du lit.
Bavardario, .s. /'. .Mensonge.
Bavardear, r. Bavarder, mentir.
Ba\kikou, .s. //(. Bavette.
Bairf.n, (idr. Beaucoup.
Bazir, I", Mourir, en jiarlaiit des animaux. | /^rs//v, ancien italien,
mourir. — C(^ mot s'emploie encore eu Provence et dans le
li;is Daupliini-, mais seulement dans (iuel<|ues ex|)ressions telles
ipic hasir (II' faut, hasir de rirr. — Iiid. pri's. : Bazi.ssou.
lU;, -s-. //(. Cri de la breliis.
Beérar, r. B(Mer. j Belare, ital.; BaUirc, lat.
Beau , Beal, s. m. Canal.
BEARif^Ro, S", f. Canal conduisant l'eau au moulin, à l'usine.
Beasso, .V. f. Besace, j Ilinarria, ital.; Ilisficciiini, lat.
Béico, .s. /'., Bec, .s. //;. Terme d'amitié, de caresse. — CMi dit:
nioim bec, ma béico: ma mijjfiiouiir, ma ijracieuse.
Beca, .s. /■ Becquée.
Bel, Bello, adj. Beau, lndle. liol, v. tr.
Beléot, adr. Peut-être, i lion leii, rom.
Belhi;o ou Beeio, .s-, /'. r.luette, étincelle 1 lli'lhuna, rom.
Bei.lomem, adr. Doucement. lU'IlPinnii, v. fr.
Ben, -S". »'. Bien, domaine, propriétés nu'ales.
Ben, .s. //'. Ce qui est lion.
Benekjirou Bene(;ir, r. Bi'iiir. i liimrzir, mm. ; lirnodicerc lat.
— Ind. prés. : Beneicissoi
Beneissoi;ns, s. f. plur. Se dit d'iui petit repas qu'on fait à la
suite d'un marelle ciMn-lii. i Hniédictio, lai.
Benevt, -s. '/'. Beiièl. I liciipil, \ fr.
BeRREZIN, ^' //'. llippol)oS(|Ue du IllnUlOII.
Bercm. <>, iidj. l'.deiili-, ipii a une liirelie ;inx dents.
DU QUKVUÂS, 39
Bercho, s. /*. Dépression sui' l(> f.iîle d'une montagne; Invche;
(■'chancruie.
Bernage, .s. II). Fellc ;i ftMi.
Berro, s. f. Coitïe. | /?ero, bass. lat., sac, poche.
Berreto, s. /'. et BERor, s-, m. Petite coilîe, harette. | IJirrctum,
hass. lat.
Berasso, .s. /■ Coitïe de nuit.
Berrou, .s. //(. Bi'lier. I Dcrbcr et Ven'ex, lat.
Bessoun, o, adj. Jumeau, jumelle.
Bessouna, .s. f. Accouchement de deux jumeaux.
Bessl'elio ou BuciiuÉLio, .V. /". Copeau. : Dimiiuit. de bûche). |
Bosaini et Buscniu, bass. lat.
BE.STIAM, s. m. B('tail, bestiaux. | licstiame, ital.
Bestio, .S-. /". Bète. | Bi'.^tia, lat.
Besteérar, r. Bêler, en parlant de la chèvre.
Bet, .s. m. Colostrum, premier lait des femelles qui viennent de
mettre bas.
Bigorno, .s. /". Bigorne. — Au lig., personne ignorante, stupide.
Bijoun, .s-, m. Térébenthine du sapin. | Benjoin, fr.
BiLLioux, s. m. Tronçon d'arbre, billot, liille.
BiMo, s. f. Morve.
BiMOus, o, adj. Morveux, se.
Biniar, V. Regarder.
BiMO, s. f. Beignet.
Bissocour, adj. Sot. | Sciocco, ital.
BiTAR ou BuETAR, V. Mettre, placer. | Bouter et Bâter, v. fr.;
Buttare, ital., jeter; Mittere, lat. — Indicat. prés. : Blétou et
BlÉTOU.
BiTLMs, S. m. plnr. Se dit de la neige en fusion, imbibée d'eau.
BiziMAR, r. Se dit du bruit que fait une friture en cuisant.
Bla, s. m. Blé, seigle. | Bladum, bass. lat.
Blanc, cho, a'/;'. Blanc, blanche. — Soiipo l^lancho. Soupe au lait.
Blanchinard, do, adj. Blanchâtre.
Blech, Bletch, .S-. m. Jet de lait sortant du mamelon quand on
le presse.
BLECH.iR, V. Traire. | B/y'Ç«.
Bléo, .s. f. Poirée.
Bleph, .s. m. Soufflet.
SE Blessar, f. Avorter, faire une fausse couche.
Blodo, s. f. Blouse, blaude.
Blouquet, .s. //(. Bouquet.
BLUce,.s. m. Pincée.
Blucher, r. Pincer. — Part, passé : Bluchi, o.
40 PATOIS
Bliciki. n. /". l'rtil liàliMiiicl pdiiilii iiu'oii (loiiiic à l'oiifant poiir
iiiniitrcr les lettres de l'îilpiiaiiet. Petit iiistinnu'iil en bois,
cuiiiposé de deux iiKuit.iiils et de deux tr;i\eises, qu'on met
siu' le ImiiiI (In |lil pniir iiiniiiteiiii' la paille et les couver-
tures.
15 , .s. /■. Timt petit insecte. | ndi.o;. Petit, inodiiiue.
HoLK, N. m. Morceau. | Boliia, l.'il.; Br-J).oç.
J{<)N , JîoL'EN, BoiE.No, adj. Bon, bonne.
Bosc, .s. //(. — \'(iyez Bolesc.
BoiCH, N. //(. n()U(|net d'herbes; i^^roupe de personnes.
BorcMARi), DO, (idj. Animal dont les naseaux ont (b's taches
blanches et noires.
Boic.HARDEAK . r. .Mari|iier la ligure de sang, de boue, de
suie, etc.
BoucHi.N, s. //'. I.e Iml, au jeu de boules.
BoiJCHiNS, .S. III. pliir. !'.i'U|)tion do boutons (jui Aient sur les
lèvres des agneaux.
Biu'coiN, s-. ///. Petit niorc(}au. | Boccone, ital., bouchée.
I$(il:i)i:t(» , n. /'. Carilbni des cloches. | lUnuleta, Tar.
B(trnri-L(t, .s-. ///. Toupie.
Bt)LEiu)o, .s. /■. l'i'tu, brin de paille, saleté (jui se trouve par
hasard dans la sdujie, dans la boisson, dans l'œil. — Loa prnire
(I loiijoiirs 1(1 hi)ii(>i-iln à l'iii'il, dicton (|ui signillc que lepau-
\ re n'a pas de chance.
BoLEsc ou Bosc, .V. ///. Bois, Inrèt. | Hosr, roni. ; nosco , ital.;
Ifosrinii, bass. lat.
BoLÉs-SoLR ou BoLESsouR, .S. //( . Argousier.
BoLFFAR, r. Manger avtic avidité. Sonlllei'; être essonfllé.
BoLFFAREL, o, adj. JoufJlu. — Atinc hoii/farri , ange Joiiniu.
BoL'FFET, .s. m. Soufllet de cheminée.
BouFico, .S-. /■. Peiiie hosse résultant d'un coup (Ui de la pi(p"irp
d'nn insecte ; bonllissnre.
BoLicmuATu, .S'. /■. Petit bois, petite t'oi'èt.
Boli{:hoi:n, s. in. Buisson.
Botr.No, s. f. Piern; sm'vanl di' liuiile ; borne. | Au xn" siècle,
borne se disait: lUxirv, du latin im-idN ingii'U lloiliiid. \.
Brachet, l>irl l'Inni., au mot linrtic .
BoiLAR, r. Bmrrer, renijdir jus(|u'aux bords. — />'c/ /;o(//c;
c'est plein.
Boi'Él.Mo, .V. /'. bolii'lilirnne.
Ibn iRKii.M. .s, III. l'ayoi Idiiiii' |i,ir |;i i('union de plusieurs ratons
de foin on di' paille.
Bol Minit. r. bondir, rotenlir. | Hoiiihihirc, lat.
nu OUKYHAS. 41
Boi'Miu, S', in. Hi'uit produit jiar la chute de (|iiph|ii(' cIiosp de
lourd. I liombus,\n\. ; /5o/oi6c;'ç.
BouMiR, r. Vomir.
BOUNBOL'RNEAR, 1". BoUI'doilIKM' | liovXaîv,).
BorxDo, s. /'. Trou idiid pour remplir le tonneau. Boucîhoii de ce
trou.
BouNiER, .S-. lu. Pelil (oiiiielel.
Boi NO, .s. f. Petit-lait aigre dans leijuel on a délayé la présure.
Boi RMo, .S'. /'. Purin, fumier délayé par les urines. Bourbe.
BouRNE.\R, f. imp. Foisonner.
BouRREL, .s. ni. Bourreau.
Bout, s. m. Extrémité, tin. — Un dit d'un homme très-âgé : Es à
bout.
Bout, h. m. Ustensile en t'er-hianc pour contenir l'imile. On dit
enfle coumo un bout, en parlant d'un hydropique.
BouTO, .S'./". Tonnelet, baril. | Botte, ital.; Butica, BitticaUi, bass.
lat.; butte, ail. — De là bouteille.
BouTEiLH, s. m. Mollet. | De Boufo, à cause de sa forme.
BouzEÉs, .s. m. jiliir. Soufflet de forge. | Bouzear, souffler, ono-
matopée.
Bouzo, .S', f. Bouse. — Bol'z.\s, femme molle et obèse.
Br.4.10, s. f. Culotte. I lira 11(1, rom.
BR.iio DE Coucou, .s. /■. Plante. ■ Gciitiana avaulU.
Br.^m, .s. m. Mugissement, beuglement, cri.
Bramar, r. Mugir, beugler, crier. | B^dip-îti;, frémir, faire entendre
un bruit sourd.
Bramard, do, adj. Qni crie toujours ; criailleur.
Brandar, r. Remuer, bouger, branler.
Brasc, o, adj. Cassant.
Brave, vo, adj. Sage, honnête.
Brazo, s.f. Braise. | Ilra:a, rom.
Breigel, s. m. Croûton.
Bren, s. m. Son de fai'ine. | Hran, v. fr. ; Bren, rom.
Breo, Brealio, s. f. Canaille, réunion de mauvais sujets.
Bric, s. m. Pic, aiguille de rocher, sommet escarpé d'une mon-
tagne. — On dit : Anar ei bric, pour aller au diable ; Pa pre lou
bi'ic, pas pour le diable.
Briso, s. f. Très-petite partie d'un tout. | Bricia, ital., miette ;
— uno briso, un peu.
BRmo, s. f. Gelée blanche. | Brina, ital.; Pruina, lat.
Brot, 6'. m. Brout, pousse des jeunes plantes. - En Oueyras
comme en Grèce, au radical Br, se rattache l'idée de germina-
tion.
i2 PATOIS
lîRoi T.\n, I". vr'i>('t(M', pousser, 011 parhml di's plantes. | lirolar,
lOIII.
Broiar. r Cuirt', en parlant «le l'action dn Icii on de la gelée sur
les |ilant('s. — Triifo hroiui, ponnne de terre bouillie. ! Broiiir.
Broldo, s. /. .Mélange de bouillon et de \ in. | liroda, ital.
Brolit, .s-, m. Brouet, la partie li(inide d'nni' sonpe. | Brndum,
ba.ss, lat.
Broii-vr, r. Mêler, nn'tlre pêle-mêle ; brouiller.
BRon.K, ndj. .Mèb', brouillé.
Broindo, n. /■ Bram'lie du nudèze ou du jun. I Hrondd, roui.;
rronilriii, lat. — Voyez Brot.
Broln.so, .n'. /'. Petit seau en cuivre. — Broinskto, diniinut.
Brolo, -s-. /'. Bord gazonné au pied d'une terre, (|uebiuefois garni
de buissons. — Voyez Brot.
Brol'.'Is, .s. ///. Berge, talus boisi' et gazonn('', plus vaste que la
Ilroun.
Broicjieto, .s. /■. Petit clou, servant à clouer l'empeigne des
galoches.
Buois au pluriel l'.RorssKs , s. m. Broussailles. — Voyez Brot.
Broist, s. m. Crasse (b's babils produit(; p-""" flt-s aliments des-
séchés.
Broustols, adj. Crasseux.
Brueil ou Bruelo, .s. m. Premier jet d'une |)lante (|ui sort de
terre. | llrurlh, rom.; Bo-Jm.
BurfiLio, .s /'. Blé en herbe, avant la formation de la tige.
lîRrELi.VR, r. .Se dit du blé (jui sort de terre.
Brisc, .s. m. Ruche. | lirusc, l'om. ; Hnsla'ti, bret. A. Brachet.)
Brlsti.vr, r. Peigner le chanvre.
Brl'.stio, .S'. /'. Carde à peignei' le chanvre. | llruslid, bass. lat.,
signiliait bi'osse.
Brlsti.virk, .s-. //(. Peigneur de chanvre.
Prit, o, (idj. Laid, diiïorme | IJrntto, il.
Brtz.vr, r. Cuire, signilianl causer delà diuileur | Unicitirr, il.,
brûler.
Brtz.^tkar, c. Ilroiiir, brûler snperlicielleinenl.
Bi;a, .s. /■. Lessive. | Huer, \. fr.
Blkiriar, r. Lessiver.
BiîKiL, s-. III. l!oy;iu | Horl et llniifl, \. |r.; liiiilrl, rom.: nuilrUo,
ital. ; Hnlrlliis, l.ii.
Bl'Kfar, '". Souiller. Se dit du \ ent qui soiillb' la neige | liiiljdr,
rom.
BrFKoi;>, .S', m. l'erxoine (|ni -erl de joiiej, ibnit on se Mnttjue.
1)1 un, .s. //(. Buis. I liii.nix, lat.
nu guEYHAS. 43
BuLLiH, r. Bouillii'. I Hiillirc, laf.
BuLio, .s. /'. Panade au pain de seigle.
Biîo, .s. /". Bouton à la peau. — Voyez Brot.
Buou, s. m. BiBuf, taur(\iu. | Hiioii, roni.; /ior/.s-, lat.;/3ov;.
Bouvet, .s. di. Jeune bœuf.
Beoure et BuouRE, r. Boire. I IJevere, ital. ; Biberc, lat. — lud-
prés. : Buvou, Bevou; part. pass. : Begu, o.
BuoussAR, T. Pousser, imprimer un mouvement à (luehju'un —
Bouter, v. fr.; liiissarc, ital.
BuREL, .s. 7». Bureau.
Buui, S', m. Bourre.
BuRj.vR, r. Réfléehir, être |)ensil'.
BrRRiÉRo, s. f. Baratte.
BuTo, ,s. /'. Boutoir, outil de maréchal.
BuTOUN, s. m. Poussée. | Bouter, v. fr.
BusT, .s. m. Gilet, j BuMo, ital.
Bustekear, r. Remuer, fouiller, exciter, aiguillonner. ■ Bousti-
quiar, rom.
Blvendo, .s. f. Breuvage. | llcvaiida, ital.
Buzio, s. f. Mensonge, tromperie. | Bauzia, rom. ; Bufiia, ital.
BuREL, o, adj. De couleur brune. | Bureau, v. fr. ; d'où Bure,
Burel, a, rom. ; Burrut^, lat.
c
C.4B.4SS0, S. f. Hotte. I liaSoç, mesure de capacité.
C.\.BUSso, s. f. Cieur du chou. | Capuccio, ital , petite tête; Caput,
lat.
CvCH, (), adj. Tranquille. ~ Ista carh, restez trauipiille.
Cacho, .s-, f. Brouillard.
Cacarot, s. m., Cacaroto. .s, f. Crotte de chèvre ou de brebis.
Cadabre, s. m. Cadavre. | Cadaver, lat.
Caicho, .s. /'. Caisse, i ("apsa, lat. ; Caycha, rom.
Cala, •'^. f. Descente, pente. | Calata, ital.
Calar, f. Descendre, t Ca^rt", esp.; Calare, ital.
Cailh, s. m. Lait caillé.
Caillet, -S', m. Caillette, estomac des veaux dont on se sert pour
faire cailler le lait.
44 PATOIS
Camkii.II. n. m. (Ih.iiiii'.ui. | ('(imdiix, l;it.
Camoi R, .s. tu. Tt'itrnc îles ('KjIîcs de laine et des fourrures.
Camoi RA, <t(lj. .M.'iriç^é par les teignes.
Ca.mrar, r. Kiijainbcr. — Anyez Ciiamuo.
Ca.mi'ano, .s./". CloL'Iie. I Campdxa, lat. (ït ital.
Campar, r. Sauver, j Campare, ital.
Camok ou r.ACNOR, .S', m. .Iciiiie ehieii. i ('a<iii(i!rlln, lai. et liai.
Cancel, N. m. Iiislniiiit'iit Inriiii' ilc l);iiicaii\ (iii'ini attache sur le
bât . |i(iiir tians|M)iii'i' le Imis. | De (UinrcUi, lat., barreaux,
grille.
Cantoin, .s. ///. Coin, reeoin. | KavCdr.
Camol'na, .S'. /'. Angle d'une maison. | Cantondlfi, ital.
Cal'.so, .s. f. Chose eteause. > Cmmi, lat.
Caramantran, s. m. Personne de baiiti' taille et de forte char-
pente. I Carême -entrant, mannequin (|ii'<in brûle à l'entrée du
car'ènie.
Cark.mar, r. Conter lleurette, taire la cour à une fille. | Callner,
Ir.; (\ire!/f/iare, ital.; Cariuno, e.sj).
Carkmaire, s. m. Celui qui fait la cour.
Caresmo, .s. /. Carême, j Quaresme,\. fr.; Caresma, rom.
Caroto ou Croto, s. /'. Cave. | Crypta, lat. ; Crnta, Tar.
Carrkl, .S'. //(. Carreau. | Caiirl, y. fr.
Cascavel, .s-. //(. Grelot. | Cascacelh, rom. ; Kar>xatpctv (résonner).
Casc.avelkar, r. .Vgiter les grelots, sonner coiume les grelots.
Ca.ssa, .s. /'. Alimeut compusi'' d'iiMils et de laii pdur les jeunes
enfants.
Casskiro, .s-. /■ niessure l'aile |iar b^ liât (tu les harnais aux che-
vaux, etc.
Casseiroro. .N-. /'. Casserole. | Cassas, lat.
CAS.SETO, s. /'. Petite ca.sserole.
Cas.silio, .s. /'. Eboulis, amoncellement de débris de [lierre- produit
par les intempéries atmosphériques.
Casso, s. /■ IJeu couvert (r('l)()ulis. Bassin muni d'un manche,
servant à prendre de \\';i\\ dans le seau.
Casslouu, .S', m. (irande cuiller dont on fait usage pimr ser\ir la
soupe.
Cas.sc(»ir<>, s. /'. Tetaid de grt'uouille ayant la forme d'un Cas-
saour.
Carccéliés, s. /'. phir. Chcire en carrar'liés, tomber eu mille
nujrceanx.
CASTAdN, Castaniu, ailj. Châtain, châtaine.
Castamo, .s. /'.Châtaigne, j ('asiai/na, rom.; Casta</na, ital.; Cas-
lança, lat.
DU QUEYKAS. 45
Catarkacho, s. f. Cataracte.
Cavagno, s. /". Cavagn, .s. m. Panier, corbeille. I Cdrus, lui.
Cavaleau, r. Trdtter, en parlant d'un cheval, d'un innlct.
Cavalo, s. /". Jument, l Cacdlla, ital.
Cavalino, h. f. — Juar à la rara U no, ]0[h'v à clit-val fort.
Catamiroto, .S'. /■ Culbute. — Fdr la rataatiroto, tourner sur soi-
niènie la tète première.
Cayre ou Caire, .v. //*. Côté, (juartier. Caire et Cayrr, rom.
Cazet, s. m. Partie de la maison (jui comprend la cuisine et les
chambres et qui est b.Uie en pierres, tandis (jue la grange est
faite avec des pièces de bois fiquarries et superposées. | Casa,
ital.
Cebato, .ç. /". Soulier. | Sabata, rom.; Ciabatta, ital.; Savate, l'r.
Cebo, .S', f. Oignon. | Ceba, rom. ; Ceba, bass., lat.; Cœpa, lat.
Cememiéri, s. m. Cimetière. | Cœmeterlum, lat.
Cemso, s. f. Poussière de charbon. | Cinis, lat. ; Kôvt;,
Cenrés, s. f. plur. Cendres. | Cenres, rom.; Cineres, lat.
Cenrous, o, adj. Cendreux, couvert de cendres.
Ceras, s. m. Espèce de fromage maigre qu'on obtient (mi faisant
bouillir le petit-lait non clarifié.
Cervel, .s. m. Cerveau. | Cercel, rom. ; CerebelUun, lat.
Cervelix, adj. Etourdi, écervelé. | Certellino, ital.
Cevevéro, ,s. f. Civière. | Cœnocectoriuin,hùis. lat.; de Cœnum,
bourbier, et ceho, je charrie (A. Brachet, Dlct. étijm.].
a Chabatélo, adi\ A califourchon sur les épaules.
Chabeliéro, -s. /'. Ruban de lll servant aux femmes pour attacher
leurs cheveux. | De Capillarh, (jui a rapport aux cheveux.
(Honnorat .
Chabessaxo, s. /'. Ouverture à la partie antéiieure de la robe des
femmes.
Chabestre, s. m. Licol. | Capistram, lat.
Chabo, mot dont on se sert pour appeler la chèvre. | Zf'ba,
ital.
Chabolssel, s. /'. Anémone détleurie, garnie de ses fruits plu-
meux ; la fleur porte le nom de Flour de loup, fleur de loup.—
Chabolssel au lig. se dit d'une personne qui a les cheveux
hérissés et mal peignés.
Chadelar, V. Diriger, conduire. | Capdelar, rom.
Chadel, .S", m. Direction, conduite, ordre.
Chabro, s. f. Chèvre. | Capra, lat.
Chabrot, s. m. Chevreau.
Cuabroute-ar, r. Mettre bas, en parlant des chèvres.
Chabroun, .s. m. Chevron. | Caproneni, bass. lat.
46 PATOIS
Chaffoi ii.LAR, c. Rciiuior rt'Jiii ou un li(|iiid(' ;ivor la main, un
bâton, etc.
CoAi, s. m. Genévrier. - l'Iini ch('in(i,Sn\)'\nc [jimipcrus s(tbina).
Chala, s. /'. Large trainée dans la neige foulée. 1 Calcare, lat.
Challsc, o, (iclj. Qui ne voit goutte, aveugle. | Luscus, lat.,
borgne.
CiiAMBi. .S. ///. Kcliiiiige. i Cdinhimn, bass. lat.
Ciia.^ibiak, r. Kfliaiiger , changer. | C(n»birc , lat.; Cainbiare,
bass. lat.
Chambo, .s. /'. .Jambe. | Cainbd, rum.
CiiAMBiuÉno, .s. /■ Servante. | Chanibrière, \. fr.
Chambro, h. f. Chambre.
Chambra, adj. Se dit du pain et du fromage qui ont des yeux.
Cha.mbroln, s. )ii. Petite chambre o])scure et dont les parois sont
en bois.
Chamin, .s-. /■ Cheiiiin. ; Ccnni», roni.; <'(iiiiinino, ital.; C(iini)it(:i,
ba.'^s. lat.
Chaminar, r. Cheminer, i Caminar, rom.; Camminan', ital.
CuA.MiNÉio, .s. /'. Cheminée. | Cainlnus, lat.
Chamiso, -s-. /'. Chemise. | Crtm/fifl, ital. ; Cantisia, lat.
CiiAMisoRo, .s. f. Veste. | Camiciuola, ital.
Cha.mpayrar ou CuAMi'EiRAK, C. Ciiasser devanl soi, disperser,
conduire aux champs. — Iiidicatir [)résent : Ciiamfavrolï.
Cha-mimkr, s. m. Garde champrlrc | ('(intiieritis, bass. lat.
Chanar et Chanal, .s. /'. Chenal, conduit en bois. | Canalc, ital. ;
CanaUs, lat.
Chancre, .s. /H. Cancer, ulcère cancéreux. ! Cancer, lat.
Chandeéuo, -s. f. Chandelle. | CandeUi, lat.
Chandilioi'n, .s. //(. Chencvotle. | Candela, lat.
CHANi:Bii-:R(>, N. /'. Chène\ ière. | ('annaba)-ui, lat.
Chankstre, s. III. Lstcnsih! en bois, muni d'un anneau et d'un
grand couteau laisanl levier, pour couper le i)aindur. | Canes-
Iro, ital., et ('(inislnuit, lat., [lanier pour hî pain.
CuA.NÉs, s. f. plur. .Moisissures du \iii. ! Cinnis, la!., blanc.
Chantau, /■. Chanter. | Cantare, lat.
Chantel, s. m. La première planche qu'on scie sur une pièce de
bois et dont un côté est convexe. | Chaiitrl, v. fr. ; Caiitclhisoi
Canins, bass. lat.
Chald, uo, adj. Chaud, de. | Chaut, l'om.; Caido, ilk\.; ('aidas
et Caliilns, lat.
Chai'el, .s. //(. ChaiiiMU. | chdjirl, v. l'r.; Chapel, rom.; Capcl-
lum, bass. lat.
Chapelar, r. Cou|(iT, Iranchcr. | Cliajili'f, \. fr.
on QUEYKAS. 47
Cii.vi'oLRAU, 0. CoiiiXT en ])('tits morceaux. | (luiponUn,\. fr. —
Indicatif présent : Chapouékou.
Chai'Iïkear, c. Ciiapitrer, (|Qereller.
CiiAi'o, .S'. /'. Tiiit (|ui s'avance et déliordc le mur. | Cappa,
bass. la t.
CiiAPLTAu, c. Couper en petits morceaux.
Chaputier, s. ih. Banc de menuisier.
Char, i". Il faut. | Chdlolr, v. fr.
Char, o, adj. Cher, ciière. | Carus, lat.
Charalio, .S'. /". Feuille de l'oignon et du poireau.
Charbour et CuARBE, .s. ni. Chanvre.
Charita, s. f. Aumône; morceau de pain bénit qu'on appelle
aussi Charitoun.
Charo, s. f. xMine, visage. | Cura, roni. ; Clicreel Chière, v. fr. ;
Cara, bass. lat. ; Géra, ital.
Charountar, r. Balancer sur une planche qui bascule. — Indi-
catif présent : Charotou.
Chale.ndés et Charendés, n. /'. idar. Fêtes de Noël. | Calrndœ,
lat.
CuALENDAR et Charexuar, x. Ut. Provisiou de pain que Ton cuit
pour un an, vers Noël.
Chalour etCHAROUR, .s. /". Chaleur. Cdloreni, lat.
Charrous , s. ui . Brouette. | Carras et Carruni , lat.,
chariot.
Charn et Chart, s. /'. Chair. | Clinr et Charn, v. fr. ; Charn,
rom.; Cariiem, lat.
Chare.«tio, s. f. Cherté, disette. | Carestia, rom. ; Garestia, ital.;
Caritas, lat.
Chassaire, .S', m. Chasseur.
Chassorg, .S', f. Auge du moulin qui reçoit le grain de la trémie
pour le verser sur la meule. 1 De Capsula, diminutif de
Capsa, lat.
Chastuués, .S'. /'. plar. Raquettes qu'on met aux. itieds pour mar-
cher sur la neige. | Galcean', lat.
Chastel, .s. m. Château. | Chastel, v. fr. ; Castellain, hi.
Chastelan, s. m. Châtelain. —Au fig., hautain, effronté.
Ch.^stiar, c. Châtier, \ Ghastier, v. fr.; Gastiar, rom.; Gasti-
gnre, lat.
Chaour, s. m. Chou. | Ghol, v. fr.; Caulis, lat.
Chaourear, v. Faire la récolte des choux.
Charmar, r. Calmer, adoucir la douleur.
CHÀSALetCHASAR,.s. //«. Masure, maison en ruines. | Casalis^hass.
lat.
48 PATOIS
CiiARL'EiL, s. m. C;irvi, iil.'iiite ([iii t'oiiniit iiiu' ihîs i|iiatre seinences
chaudes. | Carcuni, lat.
Charllioolr, s. )n. Couteau à lame fixe seivaul à déiaciuer le
Charucil et par extension toutes les plantes.
Chauchar, c. Appuyer, peser sur. | Ca^ca?'e, lat. —Indicatif prés. •
Chauchou.
Chaumar, r. Se reposer, s'arrêter, suspendre son travail. | Cau-
///r/, hass. lat. ; Kayaa, clialcur. I Brachet, Dict. étym.)
Cii\i:ssii;r, .s-, nt. Soulier, chaussure à .ibriès).
CiiAisso, .S'. /'. Bas , à Ahriès .
Chacvio, .s-. /". Corneille, corbeau.
Chavar, V. Arracher, retirer, creuser, i Carare, ital. ; (avare,
lat.
Chavai,, s. II). Cheval. | Caial et Charal, rom. ; ("acallo, ital.
Chavilio, s. f. Cheville. | Caricchia, ital.
Chaviliol'n, adj. Vétilleux, chicaneur. 1 rar<7/c/;7', ital., chi-
caner.
Cheri'ar, c. lîépriniander, (piereller.
Chescin, o, (idj. Chacun, chacune. | (Ikiscuh, v. Ir. ; Casciisi,
rom.
Chèvre ou Cheire, r. loniher. | Chaer et Cheoir, v. fr.: Cnzer,
rom. ; Cndert', lat. — Indic. pi'és. Chéyou ; part. pass. Chéit, o.
Cheiero, .s-. /". Chaise et chaire. | Cliacrc, v. Ir. ; Cadicra, rom. ;
Cdthf'dra, lat.
SE CincoLZEAR, C. Se disputer.
Ciii.N, S. m., C[li.>o, .S-. f. Chien, chienne. | Caitis, lat.
Cnii'<»LTEAR, r. Contester, disputer.
Cuii'oLTiER, o, adj. Di.^^puteur.
Chiroun, .s. m. Insecte qui ronge le bois. | Kcip'jK je ravage.
CiioRM, 10. adj. Sourd, sourde, d'iui caractère sombre. | Snrn,
rom.
CiKu:, mot dont on se sert pour appeler les cochons.
CiioLRRoi;, s. III. Porc.
Cnorc, o, adj. Ivre. | Ciocco, ital., stu|iide.
Ciioic.ix) ou CiioiîssiN.), .s. f. Chaux, | Calriiia, ital.; Calwin,
lat.
Cnoii.MiLiAit, r. Se dit des troupeaux qui ch(Mchent l'oiuhreaufort
de la chaleur.
Chol'remar, r. Prêter l'oreille. | Sorrrc/iiarc, Orif/liarc, ital.
A Ciioi;sARE.N(). .Y chaux et à sable. | Calx et arena, lat.
Ciiocfiis, i'. )ii. Choix.
CiiorziR ou Cnoi'siu, r . Choisir, i ('aasir, rom.; Cosir, y. Ir.
— Indical jnés Cnoi zrs.sor
DU QUEYRAS. I0
Choumeisso, ad;, fétu. Se dit de l'eau dormante. | DeCuoL'MAR.
Chulo, s. f. Peur, frayeur.
Chulou.s, o, adj. Peureux, peureuse.
CiBRA, .S', f. Plein cuvier.
Cjbre, s. tu. Petit cuvier.
CiMo, s. f. Cime. I Ciina, bass. lat.
CiMOLRso. S'. /'. Lisière des étoflcs. Ciina, bass. lat.
SE CiN.iR, c. Souper. | Cœaare, lat.
CiNO, s. f. Souper, repas du soir. 1 Cœna, lat.
CisEL, s. m. Ciseau. | Cisei, v. fr.
CiTOURO, .s. f. Oseille. | Acetosa herba, lat.
CiVA, .S-. f. Avoine. | Cixada, rom.; Gibus, lat.
CiviGNORO, s. f. Manivelle.
Claffir, i\ Remplir, farcir, gorger. | Cajfa, bass. Int., sac, poche;
ou Gaffium, bass. lat., mesure de capacité; ou du grec
KouyiÇw, je gonfle. [Honnorat, Z?icf. prov.)
Clau, s. f. Clef. I Clau, rom. ; Clavis, lat.
Claus, o, adj. Clos, close. | Clans, rom. ; Clausus, lat.
Clausuro ouClousuro, s.f. Perche servant à uneclûture. | Clau-
■snra, rom., ital. et lat.
Clar, o, adj. Clair, claire. | Clar, rom. ; Clarus, lat.
Clars, s. m. plar. Les glas. | Glas, v. fr.
Clavar, r. Fermer à clef. | Ghiaxare, ital.
Clavel, s. m. Clou servant à ferrer les chevaux. | Clavel, v. fr.;
Clacelh, rom.
Cleo, s. f. Claie ou barrière servant à fermer le bercail. | Cloie,
V. fr.; GUda, bass. lat.; iQîîrîa.
Clôt, .s. m. Lieu plat, à superficie uniforme ; plateau.
Clôt, o, adj. Plat, plate, couché sur le dos, à plat.
Clui, .s-, m. Glui ; botte de paille.
Clussar, v. Glousser. | Glocire, lat.
Clusso, s. f. Poule couveuse. | Chioccia, ital.
Coco, s. f. Noix. I Koyzoç, coquille, cosse.
CoMo, H. f. Crinière. | Goma, lat.
Consoll et CoNsouR, s. m. Consul. | Gonsul, lat.
Cop, .s. m. Coup. I Golp, v. fr. ; Golpo, ital.
CoTi, CoTio, adj. Souple, en parlant des étoffes.
Cou, .S-. /". Pierre à aiguiser. | Queux, v. fr.; Got, rom.; Gos, Gotis,
lat.
CouYER, .s. m. Etui dans lequel le faucheur met sa Cou.
CouAR, r. Couver. | Coar, rom.; Covare, ital. ; Gubare, lat.
Couarel, s. m. Boue qui s'attache au bas de la robe, en mar-
chant.
50 PATOIS
CuLBLo, x. /■. Cmi|il(' I l'njiiiUt, l;it.
CoL'couKixt, N. /'. «iiiunlc, coiirj.rc | Cniii/ourfli', v. IV.; Cncurbita,
lai.
CoLDiKo, s. f Coulure.
CouEL, S. m Cou, col d'une nioiitJi.mie. | (Jollnm, lat
CofER, .s. ni. Co?ur. ! Cor, lat.— Mfir de coxrr, mal an cœur, envie
(le vomir.
CoLKRDo, s. /'. Corde. — Coi.rdeto, licelle
CoLHDEAR, r Corder, faire des cordes.
CoiERN, X. //(. Cornet l'ait avec une corne ou avec un iti'os
co(|uillatre marin. | Corn,\ fr ; Corn, roin.
CoiRNAR, r. Souiller dans le cornet pour annoncer le dépait ou
l'ariivée des troupeaux. — Indicat. prés Coler.nou.
CoiERP, .S-. m. Corbeau. | t'orrx.s, lat. — CouKP.iTAs, gros et vilain
corbeau.
CouERs, s. m. Corps | Cors, v fr ; Corpo, ital.; Corpus, lat.
CouESTo, s.f. Pente, penchant d'une colline ou d'une montagne.
CoisTijO, adj. Oui est en pente.
CoLGN, .s »?. Coin pourfendre le bois. Lieu relire. ' Cnneiis, lat.
CoidWR, r. .Metlie un coin, enfoncer, i Cimeare, lat.
CoLiciii.N, s. m. Coussin, oreiller. | Cascino, ital.
CouiCHiNA, s. f. Coup donné dans le dos, sur les coussins posés
sous la jupe.
CouicHiMÈRo, s. f. Taie d'oieiller.
CouiJAR, r. Coucliei'.
CouiRE, r. Cuir(\ — Part, pass., CuEcn, o. | Cojiicre, lat.
CouLANo, s. f. Collier rembouri'é ([u'on met aux bieufs pour
laboui'er. I l'oUiDia, ital.
Collier, .v. //; . Collier.
CoLLioLNAH, f. Tromper, railler, se miM|iiei'. | Cogllonarc, ital.
Cou.MBAR, s. m. Ravin, couloir (lan> le> rochers. | Ky^ugor. cavité.
CoL.MBAREAR, V. Ravincr.
Cou.MBO, .S. f. Vallée re-;serr('e entre des montagnes.
CoL.MOLR, r/r/y. Comble, très-plein, i Cuinulits, lat.
CoL.>ii'A.NA(iE, s. m. Ce que l'on mange avec le pain, et spéciale-
ment le fromage. | Compannf/iiim, ba.ss. lat.; Companatico, ital.
CoL.NDLCii, .s. m. Condiment; .se dit du beurre et de la grais.se.
I Condiinentum, lat.
CouNDL'iRE, r. .\ssai.sonncr. — Indicat. prés. : Cocndiiizol; part.
passé, CoLNDLCH, o. I Condire, lat.
Cou.NDLiRE, r. Conduire, guider, mener. — Même conjugaison (|ue
dans le sens préd-dent. j Condurcro, lat.
CoLNFloLN, .s. ///.Cnrid. | Cnjh, i(»in.; Ciiiitiiliux,\y,is<' lat.; Td^u'^o;.
DU QUEYRAS. 51
CouNFLAR, r. Gonfler. — Sa rounjUn', manger ou liuire outre
mesure.
CouNGREAR, c . Produire eii quantité, auiasser, rt'Uuir. | CoiniriKir,
rom.; Conçfregare, lai.
CoLNOL'iCHEK, 1?. Connaître. | Cognoscere, lat.; Conosri'rr, ital.
CouNTAR , r. Raconter, conter et compter. — Indicat.prés.:
CoLENïou. 1 Contar , rom.; Contare, ital.
SE CouNTAR ou SE CuNTAR, c. Crolrc, Se figurer. | Cuidcf, v. l'r.
deCountum, adi'. Sans discontinuer. | Contuni, rom.
CouNTURBAR, c. Trouhlcr, ti'acasser. | Conturhar, rom.; Contur-
bare, lat.
CouNVENGU, .s. /ii. Accord, couvention verbale. | Conclneul, rom.;
Conventunt, lat.
CouNVENsiouN, .S. f. ConNcntioii. | Coni-encion, rom.
CouNVENiR, f. Convenir. — Indicat. prés. Counvenou ; part.
pass. CouNVENGU, I Contenir, rom.; Convenire, lat.
Couo, .s. f. Queue. | Coa et Coua, rom.; Cauda, lat.
CouRAR, f. Couler. — Se coarar, se mouiller, se tremper.
CouRAR, V. Couler, filtrer, passer à travers l'étamine.
CouRCHoiJN, .s. m. Qnartier de pain, gros croûton; morceau de
pain bénit que celui qui vient de l'offrir à l'église passe à son
voisin pour lui indiquer son tour. I Crustum, lat.
CouRDiER, s. m. Filet de corde servant à transporter le loin et la
paille.
Coure, s. m. Métal ou fonte dont on fait des marmites.
CouRiÉRO, s. f. Arbre creusé ou conduit de fontaine par lequel
l'eau coule dans le bassin.
CouRoouR, s. m. Ustensile soutenant l'étamine pour couler le lait.
— Voy. COURAR.
CouRDEL, «. m. Cordeau, i Cordel, v. fr.
CoL'RDÉLÉs, .s. f. plur. Fcuille de l'asphodèle, ayant (|uelque
ressemblance avec un lacet.
CoLRDÉLO, s. f. Lacet. Courdelar, c. Lacer.
CouRDouxEAR, T. Faire des souliers.
CoLRDouNiER, .s'. /H. Cordonuicr.
Courme, s. f. Toit. 1 Colmo, ital.; Culinen, lat., sommet, comble;
Culmus, lat., toit de chaume.
CouRNETO , .s. /'. Coiffure de femme à longues ailes qui se met
par-dessus la coiffe.
CouRNuo, s. /'. Cuvier.
CouRONO, s. /'. Colonne et couronne. | Colamna, lat.
CouROUNEL, .s. m. Poteau soutenant les palissades. Diminutif de
Couroiio.
52 PATOIS
CouROL'MO, N. /'. Oiuuioiiille. I Connrrliiii, ital.; CoIkoiIo, dimi-
iintif de Coluft, lat.
CoiRouR, s. f. Couleur. | Color, lat.
CoLRRÉAS.sÉs, qu'ou protioiice Kscoirreassés en confondant l'ar-
ticle avec le nom. Liseron des champs qui est rampant, qui
court.
CoLRRATEAR, f. Couric (le ('à et do là, aller de tous côtés, être tou-
jours en route.
CoL'RRATiER, G, adj. Courcur, (|ui aime à voyager.
CoiRRENTo, N. f. Diarrhée
CoL'RRKR, r. Courir. \ foiui-c , v. fr ; Currerc, lat. — On dit
aussi Courre.
CouRREO, .s. /". Courroie, j Corregia, ital.; Corriijid, lat.
CouROLMB, .V. m. Petit pain allongé et renllé au milieu, ayant un
peu la forme du corps d'un oiseau. | Coaloinb, v. fr. sii>iiiliait
pigeon.
Court, o, .s', f. Court, te. | Ciirtus, lat.
Court, .s-. /'. Cour, l)asse-cour. | Cort et Court, v. fr.
CouKTiNi», V. f. Rideau de lit. | Courtine, v. fr.; Cortinu,
ital.
Cou.sER, c. Coudre. | Cozer, rom.; Cucirc, ital.; Coscrc, bass. lat.;
Conmere, lat.
CoussEGRER, c . Poursuivre. — Indicatif présent. Cousségou,
I Accoserjre, rom.; Consequi, lat.
CoussEiL, .s. m. Conseil. | Cnxselh, rom.; Consilmtn, lat.
CouE.sTAR ou CousTAR, c. Coûter. — Indicatif présent, Couestou.
I Coii'<tcr, V. fr.; Cosinre, ital. ; Consturc, lat.
CouiEL, .s. m. Couteau. | Coutel, v. fr. ; Cote!, rom.; Cultello,
ital ; CuHi'Uus, lat.
CouTELA, .s. f. Ce (jui peut tenir sur la lame d'un couteau.
CouTouiT, .s. //(. Nuque; le creux au-dessous de lanu(|ue. | Cate-
nionem, bass. lat.; ChUjtwn, fr.; KorO/y;, petite cavité.
CouTiHL.iR, V. Harceler.
C<)UTU\ELou.\, .S. m. Tape, petit coup. | ConxeUere, lat.
CouNE.NT, .S-. tn. Couvent, i Covent, rom. ; Concentus, lat.
Cram<», s. f. Crème. | Crnna, ital.
Crai'ar, v. .Mettre au rebut. Se dit spécialement (|uand un jeune
ho nmeépous<; la puîm-e de deux sœurs et laisse l'ainée.
Crapo, .s. /". Fille dont la sœur puînée est mariée. Se dit aussi
d'une vieille brebis qu'on n'a pu vendre avec les autres.
Craquet, s. m. Râle des agonisants (onomatopée;.
Crebar, r. Crever, mourir, en parlant des animaux ; Percer, i
Crchttr, rom.; CrrjKirc. ital.
DU QUEYHAS. 53
Crédi, s. m. Cn'dit. | Credito, ilal. ; Crcditiun, lat.
Ckegnkr, V. Ci'aiiulre. — Part. pass. Crench, o. | Trcinere, lat.
1! y a aussi \e \'crlie n'iléolii sk CRE(iNER, qui signitie : Ktre
timide.
Creicher, V. Croître. | Crcysser, roin ; Crescere, ital.; Cresccrc,
lat. — Part, pass.: Crekhu, o. \ Cresciuto, ital.
Creichoun, s. m. Cresson. | Crcscione, ital.; Cressionem, bass. lat.
Creichent, s. m. Levain. | De Crescere, lat , parce qu'il fait
croître la pâte.
Creijor, s. m. Lampe, creuset. | Crofjiuolo, ital.; Cresol, espagu.;
Crusieu, bas Daupliiné.
Créire, V. Croire. — Indicat, prés.: Créiou; part, pass.: Creiu, o.
I Croire, v. fr.; Credere, ital.; Credere, lat.
Cremar, V. Brûler. | Cremar, rom ; Cremare, lat.
Crentous, 0, rtdy'. Craintif, timide.
Cresinear, V. Crépiter; .'^e dit du bruit que font certains objets
qui brûlent, par exemple les cheveux.
Crestian, o, adj. Chrétien, ne. i Crestiaii, a, rom. ; Cristiaao,
ital.; Christianus, lat.
Cresto, s. f. Crète. • Creste, v. fr. ; Cresla, ital.; Crisla, lat.
Cret, .s. m. Crasse dure qui se forme sur la tète des jeunes en-
fants. I Creta, craie, lat.
Crico, s. /". Loquet ; anneau ou marteau ser\ant à soulever le
loquet. I Koixoç, anneau.
Cris, .s. m. Cri.
Crocuo, s. f Béquille. | Critvea, rrossa, bass. lat.; de crncem,
bâton en forme de croix.
Croi, adj. Mauvais, dur, rude. | f'roy, rom.; Cro/o, ital.
Cros, .S", tn. Lieu creux, berceau. | Gros, rom. ; Crosiim, bass.
lat.
Croucu, o, adj. Crochu, e. i Crocut, rom.
Crolquet, s. m. Crochet, agrafe.
Crossar ou Croussar, v. Bercer. De Cros, berceau. — Indic. prés.
Crossou.
Croussel, .S", m. Cerceau soutenant la couvertui'e du berceau.
Crous, .-j. f. Croix. | Crotz, rom. ; Croce, ital, ; Cnix, lat.
Crocsear, r. Groi-er.
Crousto, s. f. Croûte. | Croa.ste, v. fr. ; Crosla, ital. ; Crusta, lat.
Crouzet, CROuzouTm, s. m. PAte de farine en cylindres non creux
ressemblant aux macaronis et dont on fait de la soupe.
Cruicher, v. Craquer.
Cruorés, s. f. plur. Ecrouelles. | Srrofulœ, lat.
CuBERT, S. m. Toit.
54 l'ATOlS
CiBKur, <), itilj CoiiviMl, couMM'to. | Ciibefl, roiu. ; Coopertus,
l;it.
CiBERTo, S. /'. Couverture. | Coperta, ital.
CiBKRTOiR, x. m. Drnp de lit en laine. | Cii hi'rtors, vom.; Cooper-
toriiini, lat.
Clbkucel, s-. //(. CiBKRCELio, .s'. /'. Couvercle. j Cooperculum,
Int
Cl"C.4R, r. Sucer. \ Sueur, roin.
CucHo, .s. f. Tas, amas de choses. Se dit spécialement pour expri-
mer le tas de bois qu'on met dans le four pour le ehaufîer.
CucHOUx, .s. //). Petit tas.
Clclolr, .s. m. Copeau.
Clech, o, part, passé de Colire. Cuit, cuite.
CuÉCHO, .S-. f. Cuite, en parlant d'une fournée de pain.
CuER, s. //(. Cuir. I Cuer, vom. ■,Corii(m, lat.
Ci'iCHO, s. f. Cuisse. | Coscia, ital. ; Coxa, lat.
CLR.4R, r Vider, curer.
Clr.vssoun, .s. m. Petite quantité de grain ou de farine au fond
d'un sac. Culot. | Culus, lat.
Curbir, r. Couvrir, en.semencer — Indic. prés. Cuerbou; part,
passé Clbert, o. | Coprin^ ital. ; CoopcHre, lat.
CuREiRo, s. f. Arrière-fai\ des animaux. Au liir., personne (juiest
toujours en retard.
Clriliés, .S'. /'. plur. Les restes du foin ou de la paille dans la
crèche.
Clolr, s.ni. Cul. I Cillas, lat.
CusTODi») .s. /". Morceau de papier découpé qu'on met aux feuil-
lets des livres dont se servent les enfant^, pour éviter le< déchi-
rures et les macules. | CaModia, lat.
I)
Dacno, .S'. /'. La lijjcilii clmoNrc. | !)rl!/n(',Tin.: Ihif/nr, bas Daupli.
D.in.H, .s. III. l'u[i\. \ Ihilh l't Daiilh, i-om. ; Daic, Scandinave
( ahlM" l»niil); Dali, \ . Ir. et bas Daiipli.
Damo, .s. /'. Danir.
Dan, .s-. //(. Di'Ii'inii-nl, iin'jiiilicc. | Dnin ri Daa, loni. : Daiiniam,
lat.
Oangier, -s-. //(. hnw^i-i. \ l)on(/ii'r , \. fr. ; Dantficr, roni.
DU QUKYHAS. OO
D.VNUF.io, s. //(. Denrée.
Dansar, r. Danser. | Dansar, roni.
Darcar, V. Fuir prestement, se sauver.
Dakdéno, s. /". Pièce de deux: liards.
Daiuk, c. Brûler, dessécher à un point evtrèiue. — Indicat. prés.
Dari!?sou. I Denrere, lat. ; Aat'&j.
Daubk, adr. Avec suite, sans int(M inittence. | Darrr, roni.
Dakuéirf,, pyf'j). Derrière. I Darrei/rc, roni.
DAniiF.iur, .s. >ii. Partie postérieure. Ce ([ui reste de mauvais après
a\oir nettoyé le grain.
Darrier, g, adj. Dernier, ère. — Fs a wunddvrier, il va expirer,
il est à son dernier soupir, j Dcrrain, v. tV. ; Darrier, a, roni.
De, .s. m. Doigt, i Det, roui.; Digitus, lat.
Deal et Dear, s. m. Dé à coudre, i Del et décl, v. Ir.; Ditalc, ital.;
Diflitde, lat.
Debvnar, i'. Dévider. | Debanar, roin.; Diiianai'r, ital.
Deiîanouiro, s. f. Dévidoir. | Dibiiner, bas bret.
Débattre, r. Elaguer.
Deciiaus, 0, adj. Sans chaussure. | Déchau.v, v. fr. ; Discalceatus,
lat.
Decheni»ue et .se Deciiendre, c. Descendre. | Se descendre, v. fr.;
Dcscendere, lat.
Decipar, v. Dissiper, l Decipar, roni.; Dissipare, lat.
Déco, adv. Aussi. | Adhuc, lat.
D."i)iN ou Dedins, adi\ Dedans. | De intus, lat.
Defallir, r. Tomber en faiblesse, défaillir. — Indicat. prés.
Défalliss' u. I Défaillir, rom.
Defautar, v. Faire défaut, manquer de parole. | Défautar, rom.
Deficar, v. riegarder IKement, dévisager. | Ficar et Afftcar,
rom.
Degaliar, v. Prodiguer, dissiper. | Denalhiar, rom. ; Degere,
lat.
Degeriu, v. Digérer.— Indicat. pvés. Decerissou. | Der/erir, rom.;
Difjerere, lat. ^
Degoulab, «. Démolir, jeter à bas; Dégringoler.— Indicat. prés.
Degouélou. I DegoUar, rom. — Voy. Gouroun.
Degout, s. m. Eau qui tombe des gouttières; gouttière. | Degot,
rom.
Dkgun, /j/'O'i. i/id. Personne, nul. | Degiin et Degunx, rom.; Nec
unus, lat.
Dejun, 0, adj. Qui est à jeun. | Dejnn, rom. ; Jejuniis, lat.
Dejun, .s. m. Déjeuner, repas du matin.
De.iuinab, r. Déjeuner. | Dejunar, rom.
56 PATOIS
DELt<;E, s. III. Do lu go. Au liir., se dit d'uu ni(li\idu ((ui use, qui
détruit tout. I Diluti, roni. ; Diluvium, lat.
Deman, a(/r. Donutiu. | /)''//(«», roui. ; Dimane, ital. ; De nianè,
lai. '
Demiei, 0, nilj. Demi. | Dunidins, lat.
DtMiNJO, .s. f. Dimanrhe. I Dieiiienche, v. fr.; Dimenge, rom. ;
Dominica, lat.
Demom, s. m. Démon. | Demoni, rom. ; Demonio, ital. ; Dmno-
niiim, lat.
Demouerarou Demourar, V. Amuser. Indicat. prés. Demouérou.
I Detnorari, lat.
Denquio, préj). Jusque.
Dent, .s. f. Dent. | Dent, rom.; Dentcia, lat.
Deourb, r. Devoir. — Indicat. prés. Devou ; itart. passé, Degu, o.
\ Delrr, rom.; Dorérc, ital.; Debare, lat.
Derochar ou Derol'ciiar, V. Précipiter, jeter en bas d'un rocher.
— ludicat. prés. Derochou. | Dirocciarc, ital.
Derlire, r. Démolir. 1 Dirurir, lat.
Derlt.h, 0, part. pasa. de Deruire. Démoli, (pii est en ruines, j
Dinitus, lat.
Dés, nom de nombre. Dix. | Detz, rom. ; Dccm, lat.
Desanna, adj. des 2 g. Amaigri.
Desbouruar, V. Déborder. Se dit des cadavres qui rendent du sang
par le nez et la bouche. — Indicat. prés. Desbouerdol'.
DtscARESMAR, V. Houipre l'abstinence en carême.
Deshraya, adj. Sans culotte ; homme qui ne tient pas sa parole;
débiteur insolvable (I).
Desclavar, r. Ouvrir avec la clef. Eclore, eu parlant dos œufs et
des fleurs.
Desfoiirtcna, adj. des 2 (/. Malheureux. | Disfortnnato, ital.
Desiol'ro ou Desviouro, s-, m. Ruelle, petite rucs'écartant de la voie
principale.
Desuiau, V. Désirer. | Desirar, rom.; Desiderare, lat.
Descrocar uu Descroucar, r. Décrocher. — Indicat. prés. Descro-
cou.
;1) Celle siitiiiliratiini M'inhk'r.iil se rii|i|iorl(M' ii uni' iiiirii'iiin' i outumc i|iii pxislail fii
\\i\w.:
« Sur l.i pl.n'C, il y avait ii h- |H'lit<; rji 'iiiic ; los débileiiis iii.solvablcs ôiaiL'iit l'oiitraiiils
< fj'v mouler et là, ayant abaissé leurs ciildlles, d'y mnatrer au publie leur derrière peu-
« daiil qu'ils criaiont trois fois : Chi a d'avere ai veii'ja « ftqarc. » ^V. Gemn, Hécréa-
lionxphilûlo()iqueii.l. II, p. 127.)
DU QUEYRAS. 57
Descassim!, r. Di'totinioi' un ;iiiiiii;il de son j^ite, de son nid. | Do
Casa, ital.
Dksclavelar, V. Di'cloaer le fer d'un clicNal. | SchinveUdre, iUii.
Desokkîn, s. m. Di'daiu. | Di-sdi'itif/, Di'silcnh, loni. ; Dmlripio,
ital.
Desdire , v. Dédire. — Indieat. prés. Desdizou ; part. pass.
Desdich,o. I Dcfidire, rom.
Desdich, s-. //;. Dédit. | Esdig, rom.
Deschabestr.vh, r. Oter le licol. | Scapestrare, ital.
Dksembuf, .s. )ti. Décembre. Dcsembre, rom.
Desiab, r. Défaire. — Indieat. prés. Desfaoc ; part. pass.
Desfach, g. I Desfar, rom.
Desfressar, V. Débrouiller, démêler.
Desgracio, s. f Disgrâce, perte. Se dit surtout de la perte des
l)estianx. | Disf/rasia, ital.
Desgranar, r. Égrener. | DesgiYinar, rom.
Desgroupar, r. Dénouer. | Dlsqroppare, ital.
Desiiountar, V. Faire des reproches capables de faire rougir.
Desmantelar, r. Oter le manteau. — Voy. Mantel.
A Desounart. Expression qui signifie : à l'abandon, en désordre,
sans profit.
Despechous, g. axlj. Susceptible, facile à se piquer. | DeDespectm,
lat.
Despeitrar, l\ Dépêtrer. | De^pestrer, v. fr.
DEspE^sAIi, r. Dépenser et dispenser.
Despiech, s. //(. Dépit. I Despit,x. fr. ; Dcspieg, rom. ; Despectus,
lat.
Desputar, v. Disputer | Desputar, rom. ; Disputare, lat.
Desqcincarear, r. Détraquer, réduire en quincaille.
Desoubre, adv. Au-dessus. | Desobre, rom. ; Disopra, ital. ; Desuper,
lat.
SE Dessensau, v. Se démunir, se dessaisir. | De Senso, sans.
Desteliar, r. Tiller le cuanvre.
Destodbbar, r. Détourner de son ouvrage. | Des^or^or, rom.;
Distnrbare, lat.
Dbstourbi, .s\ m.; Destourbo, s. f. Dérangement dans les occupa-
tions.
Destkeignoolr, s. m. Coin en fer que l'on enfonce dans le bois qui
est au centre de la meule de moulin et que l'on retire pour le
remplacer par un coin en bois, pour resserrer. | Distringere,
lat.
Destravi, s. m. Dérangement.
Desïraviar, î.^ Détourner de son travail, de son chemin.
58 PATOIS
Destri.vu, r. ScMcr. I l>isi)(ilu'rt\ lat. Coiiiine Sevrer vient de
Sri>arare.
Destrincar, V. L)i'tr;i(|Ui'i'.
Dbstruci, s. m. Destructeur, i|iii aiiiic à détruire.
Desvelir, r. DiMurler les cIu-n cuk. — liidicat. prés. Desvelissou.
I DIvellere, lat.
Desvfl'.oiiko, .s. /'. Dciiièloir.
Desviar, /•. Dt'vier. | Ikscidr, ruu). ; Deciare, lat.
Dfaai.xu, r. Descendre. | l)r'ralrr,\. \'v.; l)evaUar,rom.; DivaUnre,
ilal.
Deveb,.s. m. Devoii'. | Dcver, roni.
Devks, p)r'i). Vers, du coté de. On disait autrefois Devers Paris, du
côté de Paris.
Devkn, .s. m. Devin. | Devin, roni.
Devikai.io, n. /'. Knignie, chose à deviner. | Divinnik et DivinnH,
rom.
Devinar, V. De\iner. | Devinar, rom.; Dlvinare, lat.
Devisar, V. Deviser, causer fainilièrenient. | Devlsar, rom.
Dezert, s. m. Désert. | Dezert, rom.; Desertum, lat.
De/.ol'rar, i'. Désoler, tourmenter.
DiAi!Oi!Lic, 0, adj. Diabolique. ] DiaboUc, rom.; Diabo[icu.s, lui.
Dia.ntre, .s. //(. Diable. | Diantre, rom.
Dieu, 0, adj. Dit, dite. | Difi, Dirha, rom. ; Dirtus, lat.
DicK, s-, m. Mot, parole, réi)artie. | Dirhim, lat.
DijooL's, .s. m. Jeudi. | Dijoiis^wnw.; Giovedi, \Vd\. ; Oies .Jovis,[al.
DiLUNs, s. m Lundi. | Diluus. rom. ; Lunedi, ital.; Dies lunse, lut.
Dimars, .s. ///. Mardi. | liiinars, rom.; Marledi, ital.; Die Martin, lat.
DiMERCREs, .S-. //(. Nn-rcicdi. | Dimercres. rom.; .Verroledi, ital. ; Z^/p.s
Mcrciirii, lat.
Dinar, .s. /// . Dîner, relias du matin.
SE Dinar, v. Prendre le rejias du matin.
DiNDAR, V. Tinter, en parlant du son des métaux. | Tinnirr, lat.
DiNs, prep. Dans. | Dintz et Vins, rom.
Diou, s. m. Dieu. | Diens, rom.; Dio, ital.; Deiis, lat. — Adiousia,
adieu. | Adieiisintz, rom.
Dire, r. Dire. Indicat. prés Dr/ou. j Dirrre, l.it. — Disoln, on dit. |
Dirnnl. lat,
DisANuEs, .s. ///. S.iiiiedi. I /y/.s.s7//;/r, rom.; Sabbato, \[n\.: Dirs
sdhbdii, lai.
Di.s(:iiET, 0. (idj. Discret, i('ser\e dans le Itoiie et le manger. | Dis-
cret, rom.
Djvinres. .s. in. Vi'iiijredi. | Dimiyrs, rdiii.; Venerdi, ital.; Dies
Vrni'ris, |;il.
nu QIIKYRAS. 09
Disi'osT, 0, (idj I)is|H)s. I Disposilus, lat.
OisTANso, s. f. Distance. | Distniiria, rom.
Dor.ouu, adj. Badaud, niais.
Doi'LEiitF.AB . /'. SoutlVir, avoir de la douleur. | liniiJnir, \ fr.;
Dolo]irar, rom. ; Dolcre, lat.
DnuLio, s. f. Truelle, pot à eau. ' Dalium, lat.
Douer, .s-. /// . Deuil.
DoiNAK, r. Donner, frapper, i Douar, rom. ; Untiarr, lat.
DouNMiEL, o, adj. Qui aime à donner. | Douaire, rom.
DouNCO, conj. Done. | Doidicos, rom. ; Donrques, v. fr. ; Tune, lat.
Doi:u!Mo, .S-. /'. Petit morceau de hoi.s; d'où le verbe Esdouriliah,
mettre en pièces, i Durateux, lat., deitois. Ao'pu,bois.
DouNDAR, V. Dompter. I Domdar, rom; Domare, lat.
DoL'NDE, D", adj. Dompté, calme. | Domde, rom.
Dou.No, .s. f. Don de pain, de soupe et de sel, fait aux pauvres à
l'occasion d'un enterrement ou d'un bout de l'an. Doua, rom.
D'ouisTE et D'o'jNT, adr. D'où. — D'onnt séou, D'où ètes-vous? |
Dont, v. fr. ; Donde, ital. ,• de Undp, lat.
Dous, so, adj. Doux, douce. ' Dons, v. fr. ; Dukls, lat
DouLOUR et DouRoun, s. f. Douleur | Dolor, rom. et lat. — Dou-
r.ouRS au plur. Rhumatisme chronique.
DouTANso, .S. /'. Doute, incertitude. | Doptausa , rom. ; DubUatio,
lat.
DouTAR, i\ Douter. | Dopktr, rom. ■,Dubiiare, lat.
Dr.ALUR, V. Passer à travei's. - Draliar l'aujo, lo\i.bin , traverser
la ri^ ière, le blé.
Dravo, s. f. Chemin conduisant aux pâturages.
Dran, Drant, pre);. Avant, devant. - /)e |/)rrt/?, jadis, autrefois.
Drant-hier, avant-hier.
Drapel, .s. m. Drapeau, j Drapel, rom.
Drap, .s\ m. Drap, i Drap, rom.
Drech,o, adj. Droit, droite. | Dreeh, rom. ; Directus, lat
Dreissar, r. Redresser, lever en l'air. | Dreyssar et Dreis.sar,
rom
Dreissoour, s. m. Dressoir, étagère pour la vaisselle.
Drujo , .s. /". Vase, bourbe déposée dans un réservoir. | Drndze,
Tar.
Du) , Doués, 7H. et f. plur. Deux. | Dui, v. fr. ; Dui, Doas, rom.;
Duo, lat.
Dur, 0, adj. Dur, dure. ] D\ir, rom. ; durus, lat.
DuRAR, c. Durer, j Durar, rom. ; Durare, lat.
DuRMiR, i:. Dormir. — Ind. prés.: Duermou , Durmir, rom ;
Dormir e, lat.
60 PATOIS
DiiKM . .S. m. Mon-eau de hois iiouoiix cl dur Au fig., personne
jieu sensible.
Dusso, .S-. /'. Conduit, tube par ic(|uel s'écoule l'eau d'un vase ou
d'une fontaine | Dorrio ou. Uoccia, ital. ; du lat. Ducere.
Il va dans le vieux français le verbe Dnire et les substantifs
Donit et Doih , signif. canal, conduite d'eau
Duuziii et I.NDURziR, i'. Durcir, endurcir.— Indic prés. : Durzissou.
I Endiirzir, roni ; Inrhnrscere, lat.
E
E.4GE, .s. ;/). Age. | EdJ/e, v. fr.; /Et<is, lat.
KciiKRPo, ,s-. /'. Kcharpe. | Escherpe, v. fr.
EcuKYAR, r. .\voir(le la peine, de la fatigue, en faisant quelque
cliosc
Kffam, s. m. Enfant, i Efpm et Effant, rom.; lafans, lat.
Kicn.vGAR, r. E.ssanger. | Issnnar, roni.; Exsaniare, lat.
En:nA<;, .s-. ///. Eau qui tombe des gouttières.
EicuAM, .S-. m. Essaim. | Eissam, rom. ; Sciame,iVà\.; Examen, lat.
EiCHA.MBiÉRo, s. /'. Echange, en parlant d'un frère et d'une sœur
se mariant avec la sanir et le frère d'une autre famille.
EiCHARiER, s. ni. Escalier. | Escalier, rom.
EicuARo , .S-. f. Echelle. | Esrala, vom.
I!i( iiARoLN, .S-. rn. Echelon. | Escalo, rom.
llic.MARMAR, r. Contrefaire, imiter qm^biu'un pour le tourner en
ridicule. | Esrharnier, v. fr.
EicniLio, s. /; Clochette.
Eicni et.\u;ui, adv. Ici. | Aici,A!jssi, Ajjci, rom.
EicniNo, .s. f. Dos, échine. | Esquina, rom.
EicniROL etEicHiROR, X. m. Ecureuil. | Esifiiirol, Esnirol, rom. ;
Sri unis, lat.; S/.io-Joo:.
EiCHocRAK, r. l'.ssorer. | E-raurare, lat.
I".I(.him;hrar, r. Priver un couteau de son tranchant. | E.rorbarc,
lai.
IjcnoLN, s. III.; Eir.riETo, v. /". Essette. | Asria, lat.
Ei<:n(M;i)AU itu En.iiAiDAR, r. Echaniïer, chantier. — Ind. prés.:
EiCHAi noi .
EiciKtURKLiAR , r . I".ss(n'illcr. \ E.Kiurirnlarc , bass. lat.
DU QUEYRAS. 6\
KiciiUAiLii, s-, in. Moiiclioir l)laih' dont les veuves se couvrent la
tète en signe de deuil et dont les bouts peuvent servir à sécher
leurs larmes. — Voir Eichuau.
EiCHUAR, r. Sécher, essuyer. | EixiKjar, rom.; A.scia(/are,\lik\.
EicHUBLiAR, r. Oublier. | Oblixiaci, lat.
EiCHLTCHiNO, s. f. Sécheressc.
EiCHucH , o, adj. Sec, dess ''ché. | Eissuc, rom.
EiGAR, O, adj. Egal, égale. | .Equalis, lat.
EiGARAR, V. Egaler, égaliser, i Ef/alar, rom.; /Eqnare, lat.
EiGiNO, .>•. f. Ustensile, tout vase servant au ménage, tout outil. |
Enges, rom. ; Ingenium, lat.
EiL, EiLo; El, ELO, pron.pers. slng. Eu, élés, pron.pers. jdKr
Lui, elle, eux, elles. | El, ela, II, rom. ; Ille, illa, lat.
EiLAi et Aylai, ado. De là, de l'autre côté de. | Allai, rom.
EiLAMouM et EiLAMOuN, (ulc. Làhaut.
EiLAVAL, adc. Là-bas.
EiMouÉiNO et EsMOL'ÉiNO, s. /'.Aumône. [ Elmosna, bass. lat;
Eleemosyna, lat.
EiRETO, S. f. Petite aire.
EiRO ou EvRO, adc. Maintenant, à cette heure. 1 Ahora et Ei^a,
rom. ; Ores, v. fr. ; Hâc hord, lat.
EiROR, ou Eyrol, s-, m. L'ensemble des gerbes étendues sur l'aire
pour être battues.
EissAÏ ou Aiss.\ï, adc. De ce côté-ci. | Aissai, rom.
EissAMOUNT et EissAMOUN, adc . De ce côté là-haut.
EfssAVAL, adv. De ce côté là-bas.
Eisso ou Aisso, pron. déni. Ceci. | Iço, v. fr. ; Aisno, rom.
Embarignar, v. Embarrasser; mettre une charge légère à une
bote de somme, l'embarrasser et non la charger.
E.MBARixToiR, S. M. Cc qui gèue, ce qui embarrasse.
Embe, prép. Avec. | Ame et Ambe, rom. — Emb'el, avec lui. |
Amb'el, rom.
Emberliffar, v. Barbouiller, salir avec quelque chose de gluant.
E.MPACHAR, V. Empêcher. | Einpacher, v. fr.
Empaxtés, s. f plar. Grands projets, châteaux en Espagne.
Empegar, i\ Poisser, empoisser, coller; au tig., enivrer. | Impe-
golare, ital.
Empedir, v. Sentir trtîs-mauvais, donner une grande puanteur.
- Ind. prés., Empedissou.
Empeigner, r. Enduire, barbouiller. — Part. pass. : Empench, o
I In et Plngere, lat., ou Inipingaare, lat., graisser.
Emplastre, .s. m. Emplâtre. | Eniplastre, v. fr. ; Emplastrum, lat
Emplear, r. Employer, j ImpUcare, bass. lat.
62 PATOIS
Empruntau, r. Kiiipiiiiitt'i'. | Einpnmtnr, roni.
Enant et EixAM, (idc. Kn avant. | Fnati HEiuint, rom. ; Ante, lat.
Enboutar, V. Remplir au moyen d'un entonnoir. | Imbottare,
ital. — Voyez Bolto.
Enboutoour, s. m. Entonnoir. | linbuto, ital.
E.NBouRGNAR, t. EborgncF. — Ind. prés.: Enborgnou.
Encant, a. m. Encan. | Incanto, ital.
Encanuecu, adc. Cette nuit, j Enquenuil, v. fr.; in hâcnocte, lat.
Encapitar, c. Rencontrer, toucliei' un but. | Capere, lat.
E>CA et Encaro, adv. Encore. | Encar, rom.; in hdc horâ, lat.
Encastrar, r. Enclià.s.ser. | Encftslrar, rom.
Enclaure, c. Enfermer. — Ind. pré-s.: Enclauvou; part, pass.:
Enclaus, so. I Enclaure, rom.; Indudere, lat.
s'Encoutir, r. Avaler de travers, s'étouffer en mangeant. — Ind.
prés.: m'E.xcouti.ssou.
Encolrtinar, c. Entourer un lit de rideaux. | Incnrtinare, ital.
— Voyez CouRTiNo.
E.NCLLM, .S. m. Eue I unie.
Enchapar, v. Raltrc uin' l'auv ; i)aUr(i la meule d'un moulin avec
un marlcau poiii'u. | Eltilzapla, Tar.
Encreire, (. Accroire.
Encrenéiro, s. f. Entaille, codie. | Crciia, hass. lat.
Encui. .\uj(Hird'tiui. | llui, Aaciii, v. fr.; ffid'H, rom.; Hodie,
lat.
Ende-Mouxia, (tdj. di's 2 >/. Possédé, eudial)l('. | Endemonifit,
rom.
E.NCRAPrrAR, r. Rendre impotent.
Endi.mar, c. Iri'itei', enllammei", en parlant d'une jdiie, d'une
glande.
Endim, o, (idj. Ennuyeux, agaçant.
E.NDioiLA, adj. des "2 ij. ijidiald»''. | Indidiolalo, ital.; Diaulf,
diable, \ . fi'.
E.NDOL'AR, r. Inibibei' d'eau un tonneau, un seau pris par le sec.
Em)U(»i .NU, .s. /. l'.ndroit pro|ue à se cacher, difficile à trouver.
E.\fa.n(;ak, r l-jdoncei' dans la fange, embourber. | Infaïu/are,
ital.
Enflolr, .s-. /'. ijillnre, li\dropisie.
Enfrela, (idj. des -2 //. Empressi', (pii agit a\ ec aidenr. | Eref/ola,
ital., chaleur, lul. — Voyez Frelo.
E.nfressar, c. Embrouiller, en pailant d'un r'cheveau de lil.
E.NGANAR, (■ Tromper, si-diiire. | Eufidnar, rom.; Iitf/dantire,
ital.
s'Enginiah, r. S'iimcniri .
DU QUEYUAS. 63
Engouiciio, .S'. /'. Angoisse. | A>i(/iixli(i, l;it.
Engranar, r. Engrener, eomineiicer th' niondre. | Engt-anar,
rom.
Engraviirau, V. Couvrir de gravier, ongraver.
Engue, s. m. Aine. | Inr/ven, lat.
Engypar, 11. Crépir. — Voyez Gyp,
Exjuriar, V. Injurier. | Enjurinr, roni.
Enpepiar, r. Enchifrener.
EispouNTiAR, c. Exciter secrètement un individu contre un
autre.
ExpoLRTLîNAR, r. Ininortuiier. | Enportnnar, roni.
Enrariar, r. Railler, vexer, tourmenter, exciter la colère. | En-
rabiar, rom. — Voyez Rabio.
Enrauchir, r. Enrouer. — Voyez Rauch.
Enrear, r. Commencer de labourer, faire le premier sillon. -
Voyez Reo.
Enrouar, r. Entourer.
Ensachar, V. Ensacher, mettre dans un sac. Au tlg., affaisser
une personne.
Enselar, V. Seller; engranger, amonceler le foin dans le grenier.
1 De Cella, lat.
Ensens, adv. Ensemble, l'un avec l'autre. | Ensems, rom.; Imi-
nml, lat.; Insieme, ital.
Ensourdir, r. Assourdir. - Ind. prés.: Ensourdissou.
E.\sucHiR, r. Assommer. — Ind. prés.: Exsuchissou. — Voy. Suc.
Entamenar et Entemenar, r. Entamer. | Entamenar, rom.;
Intaminare, bass. lat.
Entancar, r. Enfoncer. | Tancar, rom.
s'Entavassar, r. S'enivrer.
Ente et Ounte, adv. Où. — Oant'anaou? où allez-vous?
s'Entolrnar ou s'En tournar, r. S'en retourner.
Entremuio, .S', f. Trémie. | Trémuie, v. fr.; Tremuia, rom.; Tra-
moggia, ital.; Trimodia, lat.
Entrincar, r. Commencer, mettre une chose en train.
Enlbriar, r. Enivrer. | Enubriar, rom.; Inebriare, lat.
Envear, i\ Envier. | Enveiar, rom.; Invidiare, lat.
Enveo, .s. f. Envie, tache congénitale de la peau, j Eticeia, rom.;
Invidia, lat.
Envers, .s. m. Envers. La partie d'une vallée exposée au nord,
ou qui est sur la rive gauche.
Enversar, r. Tourner; changer les dispositions de quelqu'un par
de faux rapports. | Enversar, rom.'
Envidiar, r. Envier. | Iiuidiare, lat.
64 PATOIS
Knvidio, s"./'. Kiivie ; j;il()usii'. | Enreia, roiii.; Intidia, lat.
Knvourtouliar, v. Kiivelopper, eiitortilIcM". | Involvere, lat.
Erme, s. m. Friche, lieu inculte. | Ermo, itai.; Erni, rom.; Ere-
mus, lat.
Krvo, .s. /■. Cône ou fruit du pin pignon fpiniDi pineaj.
Erzer, i\ Elever avec une fourche les gerbes de blé pour les pré-
senter à une personne qui les dresse les unes contre les autres.
— Part, pass.: Erzu, o. | Erdre, rom.; Eriyere, lat.; Ergere,
ital., dresser.
KsBABLCHiR, V. Ebaubir, ébahir.
EsBAiLLAR ou EsBALiAR, c . Eutre-bàiller.
Esbambar, i\ Ouvrir une porte en plein, tout à cou|t. — Esbainbur
Il ueils, ouvrir de grands yeux.
EsBARBAR, V. Faire tomber le grain des gerbes, en fiappant sur
l'aire ou avec un bâton.
EsBARLiNAK, c. Di'brailler.
EsB(»u.M«AR, r. Bossuer. — Voyez BoUiMbi.
EsBRECiiAR, r. Ebrécher.
EsBRouNAR, r. Courbaturer par la mai'(;lie qui se fait après un
long repos, ou chez les personnes peu habituées à marcher.
EsBRouNÉiRo, s. f. Courbaturc après la marche.
EscABAssAR, T. Répandre, verser par terre. — Voyez Cabasso.
EscABEL, .s. m. Escabeau, i Escabel, rom.; Scabclltiin, lat.
EscAURo, s. f. Troupe. | Squadra, ital.
s'EscAMBARAR, c. se poscr en écartant les jambes. — Voyez Chambo.
EscAYRAR, ('. E(|uarrir. | Exraijrar, rom.; Squadrare, ital.
EscANAR, r. Di'cliirer une élolîe, du papi(!r. | Scannare, ital.,
égorger.
E.scANKLAR, 1". EtMidrc iiH Mibre, une bi\che, dans le sens de la
longueur.
EscAPAR, L\ Echapper. | Escdpef, v. fr.; Esrajtuf, rom.; Scap-
pnri-, ital.
Ksc.ARCALiAR, c. Rire au.\ éclats.
E-scARCAiLu, .s. )n. Gros rire.
E.scARCELLo, s. /; Escarcelle. — y^ou/'^a/' à l'escarciHlo, porter
attaché sur le dos. | Porta en carcalUi, bas Daupli.
EscARRAR, r. Glisser.
Esc.ARSAR, c. Déchirer, meltre en pièces. | Escarchar, rom.
EscARTKiHAR, i\ Ecait(;ler. | Esrartuler, v. fr.; Esquartchir,
rom.
EscLAi'AR, c. Fenilrc. | Srliiiipixirr, itai. — Voyez Klapo.
EscLARJA, S. f. Edaircie.
EscLATAR, r. Eclater. | Esclater,\. fr.
ni! OURYRAS. C'i
l]sr.i,vTC-iu<>, .V. /'. (JiM'çurc, (MiLît'Iurr iilci'ivc
1']s(;lkt, o, (idj. D'iiiio resscinhiaiii'c |i;irr,iiti'. | .SV7*//'//o, ital., pur,
sans mélaiiiio.
KscLop, s. m. Hruit aigu, éclatant.
IvscLoui'An, r. Cla(|uer. — Iiid. prés. : Ksclopou.
KscLoi.PEL, v. //(. Ciseau de metuiisior. | Scarpello, ital.
l'.sr.oKT, o, adj. Se dit des animaux doinesti(|ues (pii sont adroits
(H légers dans leurs mouveniiMits. | Acmrto, ital.
l^sc.oT, .S-. m. Kcot. I Eacot, roni.
|]sc()iiiuR, î\ l^alayer. | Escnbar, vom. ; Smixirc, ital.; Sropure^
lat.
F.scoL'BiLio, .s\ /■. Balayure. | Escnbilha, rom.
Esr.ocBO, .S". /". Balai. I /T.sTOfNv.s, v. fr.; E>iroI)a, rom.; SrojKi,
ital. et lat.
Esf.oLi.vR, /•. Couper huiueufî, ou simplement couper quel(|ueeliosc
qui pend. — Voyez Couo.
EscoLiuE, r. Battre le blé avec leslliMux. — Part. pass. : Esr.ous,
sn. I E.rcnlo'e, lat.
Esf.ouNDUE, V. Ci\eher. \ Xdsronderr, ital.; Escondre, rom.;
Abscondere, lat.
E-couNFLE, .S-. //(. Furoncle.
EscouRK.v, N. /'. Résine des pins et des miHèzes. | Esro)i)TP,\)ro\.,
découler.
EscouiiTEAR, V. iM'orcher. | Scoiiicare, ital.
EscouT.vu, r Ecouter. | Escoiittir, rom. ; Auficullarc, lat.
EscRiouRE et EscRiuE, V. Eerin?. — Indic. prés. . Escriyoi:; part
pass. : EscRUin, o. ] Escri)'e,x. l'r. ; Eso'iai'i', rom.; Srribere,
lat.
EscRiTORi, .S. m. Ecritoire. ] Escriptori, rom.; Scriplorinm, lat.
EscuMo, .V. /' Ecume. | Eacnnie, v. fr. ; Esciimn, rom.
EscuECH, o, adj., Se dit des vieux arbres dont l'intiMieur n'est
pas sain.
EscuÉLo, s. f. Ecuelle. | Esrndella, rom; Seiilella, lat.
Esr.LR, o, adj. Obscur, e; au figiin'', se dit d'un caractère som-
bre. I Escur,a, rom.
EscuRSAR, V Retrousser, trousser, en parlant d'une robe.
Es(:ouR.\.R, c. Ecouler.
E.scouRiLHS, .S-. m.pliir. Les restes d'un liquide l'coulé.
EsDARK.WR, r. Ereintc; •, roni[)re les reins.
EsDouRiLiAR, r. Mettie en pièces. — Voy. Ijoirilk».
EsFOL'NZAR, r. Défoncer. | Eonni'r, v. fr. — On apptdle E.sfoinza
^sans fond!, un gros mangeur.
EsFRE(, 0, s. m. Edroi, | Esfrou,Y. fr. ; Esfrei/, rom.
o
G6 l'VTots
KsFUEVOiiYA, acij. (}p!i2 (/. Eirrriyé.
F.SFRos, o, fiflj. KITroiUt', hardi. 1 Sfaciinlo, it.il.
EsFRouNTA, (idj. (/''.s- i '/. KITroiiti'. I r.sfi-nuldt, roiii. ; Sfrotitalo,
irai.
EsFoi KHS, S. m. Klîort.
.s'1!sf(jlu.s.vr, V. S'cirurccr.
EsGAR.v, adj. ili's 2 fi. Exalte, hagard.
EsuL.VNDELiAU, r. Ealro dniis le bois lui (•clnt loiiii ot minci'. —
Voy. Glandélio.
EsGLALVAR, r. Fairo dans io jjois nn ('rl.it iari.'-c ot mince. — Voyoz
Glalvo.
EsGL.vYAR OU EsGLEiAR, T. ElTraver, ('pDiivaiUer. — Ind. prés.:
EsGLAYou. I Exf/ldijar, rom.
EsGLAi, frayeur. | Esf/lai, rom.
EsGRAFi.MAR, r. Egratigiier, griffer. | Esf/rafinar, rom.
EsGRAFixiÉiuo, .s /'. Egratignurc.
EsGRAi'ELAH, r. Excoricr, érailler. | Exurapolar, rom.
EsGRAPKLKiuo, -s' . /'. Excorlatioii.
EsGAVAR, c Er.haiicrer. | E.rcataro, lat.
EsGANAs.sA, adj. de>i 2 (j. Qui parle troii, bavard.
E.sGA.MBiAR, V. Reiidrc boiteux. — Voy. Ciiamiio.
EsGRLLiAR, r. Eco.'^sor. — Ind. prés. Esgruéliou. | Esiivular, rom.
— Voy. Grlélio.
s'Esguinchar, r. Guigner, regard(M' par une porte (Mitre-bàilb-e en
restant caché.
EsGRoi NiAR, r. Egratigner, grifl'er.
EsGuoLi.\f-iuo, .S-. /'. Egratignure.
s'Es(iRLMAR, V. Faire une forte aspiration pour (b'-tacher un
crachat.
EsGuruAR, r. Déchirer. | Esguirar, rom. — Voyez Gliroin.
EsLARiiA, adj. des 2 g. Bavard, fpii parle sans discr(''tion. — \'oy.
Eabri».
Esi,F..\(iA, adj. d('>i 2(1. Qui parle a\ec facilité. — Voy. Lexgo.
Es.MAi, .S", m. Emoi. | Esmoi, rom. et v. fi'.
s'EsMAYAR, r. Être en émoi. | Esntaicr, v. fr. ; Exmayar, rom.
EsMENDAR, r. Porter W. nom d'un ascend;inl ou d'un parent |
Emendarp, lat., remédier : on cherche à remédier à la perte
d'un parent en donnant son nom à de jeunes enfants. — Ou
dit : Esmendo Kounpaire, il porte le nom de son père.
EsMENLZAR, r. Changer une pièce d'or ou d'argent en menue
monnaie.
EsMooi'RE, (• lliibitm-r un animal ;'t la marche par des prome-
nades de pbH e'i plus longues. On promène ainsi, au prin-
DU OUEYRVS, G7
Ipinps, los bestiaux qui sont l'estés ;'i i'rcuric tout l'iiiver. —
On dit aussi : Esmooure lou fourt, quand on ('liaulîc un four
dont on ne s'est pas servi depuis longtemps.
EsMOUiUK, r. Rainollii'. — lud. prés., Esmouiîissou. | Mollli'r, lat.
s'rsMvouKAU, r. Se couvrir de nuages, eu parlant du ciel. |
Annnvoliire, it. — Voy. Nivoluo.
s'Esi'.vLLAR, r. Se dislo:|uer, se démettre l'épaule. | Siiallarc, ital.
Esi'ALo, s. f. Epaule. | Espalle, v.fr. ; rspalld, rom. ; Sj)alla,\U\\.
Esp.4R(;eil, s. m. Esparcette, sainfoin.
EsPAUPEi.i.v, adj. des 2 (/. Dégourdi, éveillé. — Voy. Parpelo.
EsPAKPii.iAR, r. Eparpiller. | Espar palhar, rom.
EsPARviER, s. m. Epervier. j Espervier, v. fr. ; Sparviere, ital.
EsPAssiAR, r. Se récréer, se promener. | Espassar, rom. ; Spas-
sart>, ital.
EspAsso, s. f. Espace. | Espace, rom. ; Spatiam, lat.
EsPATARixA, adj. des'J (/. Nètu de haillons, demi-iui. | Pâte, v.
fr., chillbu.
EsPAVANT, s. m. Epouvante. | Espacen, rom. ; Pavor, lat.
EspAVAMAR, ï;. Epouvanter. \ Esparantei-,Y.h\ ; Sj)acentare, ital.
EsPAZO, s. f. Epée. i Espée, v. fr. ; Espaza, rom.; Spada, ital.
EspÉciÈs, s. f. pi. Epiées. | Espices, y. fr. ; Esperias, rom. ; Spe-
cies, bass. lat.
EsPEiCHAR, V. Epaissir. Espeissar, rom. ; Spissare, lat.
EsPEROUN, s. m. Eperon. | Esperon, v. fr. ; Espero, rom. ; Spe-
rone, ital.
EsPEssAR, V. Briser, mettre en pièces. | Peccler, v. fr. ; Spczzare,
ital.
EsPES, so, adj. Epais, se. [ Espes, rom. ; Spissus, lat.
EspiNO, .s\ f. Epine | Espine, v. fr. ; Espina, rom.; Spiua, lat.
EspiNORO, .s- /'. Epingle. | Espinyle, v. Ir. ; Spinula, lat.
EspiNAR, s. m. Epiuard. | Espinar, l'om.
EspiTAL, .s- /H. Hôpital. I Hospital, v. fr. ; Espifal, rom. ; du latin
IlospUalis.
Espio, s. /".Epi. I Espi, V. fr. ; Espiga, rom.; Spira, lat.
EspiAR, r. se former en épi, pousser en épi. | Espiç/ar, rom. ;
Spicare, lat.
EspoussETo, s. f. Brosse, épou.s'sette.
EspoussETAR, r. Brosser, épousseter.
EspoLTiLiAR, i\ Ecraser, réduire en bouillie. — Voy. Poltilio.
EsPREMER, f. Presser, exprimer. | Spnniere, ital.; Exprimere,
lat.
EspouNCHAR, V. Epointer, émousser. | Spuntare, ital.
EspoLNCHO, .s\ f. Pain d'orge.
08 PATOIS
Esprit, .s. m. Esprit. I E^perit, rom. ; Spirilu^, Int.
EsQLiCH.vR, r. Ecraser. | Slidcrlarr, ilnl.
E.SQUiLiAR, r. Glisser sur uiit! pente unie.
EsTARLAR, r. Mettre à l'étajjle. | Esliibhir, rnin. ; Slabiilare,
laf.
EsiABLi:, .S". »/. Etaijle, écurie. | Esi(ibU\ rom. ; Slahuliiiti, lat.
EsTACHAR, r. Attacher. | Estacnr, rdiii.
EsTACHo, .S-. /". Longe, attaclie, lien. | Est/irha, roni.
EsïAcnoL'N, .s. m. Petite attaclie.
EsTAGiERO, s. /". Etagère.
EsTAM, .S', m. Etaini, chaîne de tisserand. | Eslani, rom.; Stamen,
lat. ; SI ami', ital.
EsTAMENio, .s. /'. i:tamine. Pièce d'tjtoire tricotée pour passer le
lait. I Esla)nine,\. i'v.; Eslamenhti, rom.
E.STAMPA, adj. dc< 2 r/. Imprinii'.
EsTAR, IsTAR OU Star, c. Rester, iialiiter. | Stai-, Istiir et Eslar,
rom. ; Stare, lat. ; Stare, ital.
Estart, .s-, m. Cordon des souliers.
EsTARTMi, r. Tuer, assommer. — IikI. prés. : Estartissou.
Esti-éro, .s. /■ Etoile. | Estoile, v. fr. ; Estela, rom. ; Slella, ital. ;
Stella, lat.
EsTiBLAR, r. Tirer sur un nanid; nouer de manière à ce qu'on ne
puisse plus défaire le noeud.
Esiiiu.AiLH, .s. m. Morceau di^ toile ou de peau (iiTiin tient dans la
main i»onr lisser le lii (juand on di'vide.
l-.sTiM.\u, /•. Estimer. | Extiiiuir, rom.
EsTiRAR, r. l{ei)asser le linge. | Estirar, rom. : étirer, étendre.
Estoc, s. m. Etau. | Eslau, v. fr.
EsTOL'in.o, s. f. Eteulc. | Eslriilr, y. IV.; Esfohla, l'om.; Sfipiiln,
lat.
EsTOU.MAC, .S. //(. Estomac. | EsIoukic, rom.
Estoi:maca, .s. /'. I'es;inteiir, plénitude diH'estmiiac ; au lig., cha-
grin concentri'.
EsToii'AR, r. lîoiiclier, callèulrer. | /^s7//u//-, rom.; Slopjxd i',\[i\\;
Slijxni', lat. — Voy. Stoupoin.
Estra(;n, (idj. Etranger, ('trange 1 Esli-aiih, nnii. ; Slranirri' et
Strduio, ital.
l'.sTRAN(;iKR, (t, atlj. E.tranger, i-re. | Eslraiii/irr, v. \'r.
s'I-sïR a>ii'.\r.vr, même signif. que s'Escv.mbarar. — N dy ce mot.
E.siR.v.Nci.NAR, /". Tuer de travail. | Trassinure, ital. : maltraiter.
Estkassar, r. Gâter, ]nddiguer, répandre par leric. | Exlrassay,
rom. ; Slrazian, ilal.
s'EsTRAVACiiAR, c. S'cUMulre de tout son long.
DU QUKYRAS. (iO
EsvARRAR, r. So ilit (l'une air.iiic, rt en p.iiliculii'i' d'uii iiiiii'iago
C(»iicla, (jui lie va pas au buul.
EsTRECH, o, adj. Ktroit, e.' | Estrech, lom. ; Sh'irltis, lat.
KsTRE, c. Être. I E>ilre,\. fr. ; Fssrrc, Ijass. lat. ; /v.s.sy', lai.
KsïREMAR, r. Cacher, c'esl-à-dire placer in cvlninuin ^au lioul),
I Estrrutar, itimi.
KsTREMiLKt, N. /'. Caclictle.
E.stoi:erser, r. Tordi'e. — Ind. |U'('s. EstoijEksoi ; [lart. i)ass.,
EsTOUKSi:, (». I Du lai in Tofiiiirrc
EsTRiLio, .s. /'. l'.li'illc. 1 F.xirilh', \ . IV. ; Slri(jlii/, ilal.; Slv'uiHis,
lat.
EsTRiuux, .v. m. Iltrier. | Ksiricr, v. IV. ; Extricti, rotu.
EsTRii'AR, r. lltriper, écraser. | Esirepar, roui.
EsTRissAR, r. Ecraser les mottes de terre, ensui\aiit la cliarriKV |
Trismr, roin.
E.sTRUCAR, c. Délriclier, fouiller la terre profoiideiueiit iiour eu
retirer les pierres. — Voy. Truc.
EsTRiiRE, r. Instruire. — Part. pass.,EsrRueH, o. | Estraijre, rom.
EsTROUXCAR, r. Tioncouuer. | Troncar, roui.; du latin Trunons.
EsTRLLAR, r. Eaire des elTorts ou porter des coups au ventre au
point de faire sortir les hoyaux. — Voy. Trule.
EsïUBO, s. /". Eumigatioii. | Estnba, roui. ; Stufa, ital.
EsTUDiAR, r. Etudier, faire ses études classiques, j Estudiar, roui.
EsïUDi, s. m. Etude. | Esttidi, roui, ; Studhim, lat.
EsTUiT, S. m. Etui. I E.stni, v. fr.
E.sTcssAR, r. Bouclier, arrêter l'écoulement d'un li(|uide. |
EHtuzar, rom. ; Turan\ ital.
EviïAR, t\ Eviter. | £"(■//«/•, rom. ; Vitare, Vdi.
EvouR, s. f. Bois de sapin.
ExAMi.XAR, c. Examiner. \ E.i.aininar, rom.
Exemple, s. m. Exemple, modèle d'écriture. | Evrinplr, rom.
Each, o, pavl. />aN.s. de I'ar. Eait, faite. | Each, rom.; faclus, jst.
Ead, o,adj. Fade. | Fad, rom.; Fatuus, lat.
Fada, .s-, m. Fou, iuseusé. | Fadcl, rom.; Faluus, lat.
Fadezo, s. f. Fadaise, parole de fou. | Fadezo, rom.
Faicu,s". m. Faix, fardeau. | /•>/(«, rom.; Fascio, ital; Ffisris, lat.
70 l'ATOlS
Faich.vr, r. B.imlcr, serrer avoc um- ceinliirt'. | 7V/(,s.sy//', loin.;
l'asiinrc, lai.
l'Air.iio, s. f. Bande, ceiiUiiro. | Faissa, roui. ; Fnsrin, lat.
r.v^i, N. f. Faim. | Fam, rom ; Famé, ilal. ; Famés, lat.
Famii-u», s. f. Famille. ] Familhia, rom.; FandfjUa, ital. ; Fami-
lia, lat.
F.\>AiT, s. //(. Faldt. I Fanol, v. fr.; Fauale, ital.; (Davo'r.
Fangas, .s. m. Bdurbier. | Faufjafs, rom.; Fanf/aaio, ital.
FANr.o, .s /'. Faillie. | Fanr et Fangua, rom. ; Fanfjo, ital.
Fanjas, .s-. //). .M(>t injurieux qui s'adresse à une femme sale,
iiialproiire.
Famasc, <», adj. Fantas(iue. | Fantasdco, ital. ; Fanlasticus, bass.
lat.
Faldo, s f. Giron, l'espace compris entre la ceinture etles genoux
d'une femme assise. | Fakie, v. fr ; Falda cXFauda, rom.
Fai niKH, .S-. m. Tablier. | Fodero, ital., jupe de femme; Fonda,
bas Dauph., tablier.
Faire, s. m. Forgeron, nian'clial fci'rant. | Faurc et Fanr,
rom. ; Faber, lat.
Faureo. .s. /■. Forge.
Falrear, r. Forger.
Far, r. Faire. I Far, rom.; Fai:cre,Ui. — llrrn prou rou.s fasse,
bon profit vous fasse. On répond par ces mots, à ([uciqu'un qui
JMiit à \otre santé. Los Italiens disent : lion pro i-ifacrid.
FAUQnfiRO, .s. f. Morceau de bois droit ou recourbe, servant de
crouitière aux bêtes de somme (jui ont le bàl. | Vient du latin
Falc, parce que la farquii'ro est généralenumt recourbée en
forme de faux.
Falx, Fausso, adj. Faux, fausse. | Fah, rom.; Falsus, lat.
Favo, s. f. Fève. | Fava, rom; Faba, lat.
Fazor, s. m. Haricot. | Faisol, rom.; Phascolus, lat.
Fe, s. f. Foi. I /'(', rom.; Fidrs, lat. — Pi;r ma Fe, |iar ma foi. |
Pcr ma Fe, rom.
Ferle, adj. Faible. | Feble, rom.
Febleta, s. f. Faiblesse, déliilité. | Fcbictat, lom.
Ferlesso, s. f. Faiblesse, syncope.
Feue, .v. m. l'oie. | Fctfje, rom.; Fer/afo, ital.
Feiciiélo, .s. /'. l'.clisse, forin(^ à faire de> fromage v ' Fisrclln et
Fisrelhis, lat.; Fa/.s'.sc//p, bas Danpli.
Feijan, .S-. m. l'aisan. | l'hasiaiuis, j.it.
I'emp, n())n d'hnnnne. Pliilipi»'. | Fclip, rom.
Fe.mar, r. Fumer la teire. | Fntiar, rom.
Fe.ms, s. III. l'umier. | Frins, rom.: Fimas, lat.
nu oui:vii.vs. 71
Fe>', .s-, ih. l'oiii. I Fcti, roiii.; Fa'/i«//(, l.il.
FuNAK, ('. Fiiiui', l'aii'c la récolte du foin. | Fcnai\ loiu.; Fa'iiarc.
bass. lat.
Feniého, .s. /'. Fciiil. I renier, rom.
FkM'Stko, s. f. l'eiiètrc. i Fencsfre, v. IV.; Fenes(ra, l'oiii.; Fcnes-
trtt, lat.; Finestra, ital.
Fkmk, r. Finir. - Ind. pri'S.: Fjîms.sou ; pirt. i)assé : Ve^i, (». j
Fenn\ roni.; Finirr, lat.
Feo, .s. /'. Brebis. | /•'<'(/« et Fea, rum.; /-'aVr/, lat., bi'ebis pleine
(sous-entendu nris).
Féoure, s. f. Fiè\ re. | Febre, rom.; Febris, lat.
Fel ou Fkr, s. III. Fiel. | Fel, rom.; Fel, lat.
Fekm, o, ndj. Tranquille, ferme. — Exla feriii, restez tranijuille. |
Fer III, rom.; Firiiiui<, lat.
Feuiii, r. Ineiser, ouvrir un abcès. — Ind. prés.: Feuissou. |
Ferir, rom.; Ferlre, lat., frapper.
Fekk.vr, r. Ferrer. | Ferrar, rom.
Ferre, s. m. Fer. | Ferr et Ferre, rom.; Ferrum, lat.
Ferréiro, .s. /". Ferrure.
Festo, .s. f. Fête. | Ft^sfe, v. fr.; Fe.sta, rom.; Feslum, lat.
Fi.^R, r. Fier, confier. | Fiar, rom.; Fidare, lat.
FiAscouR, .s. m. Flacon. | Fiasro, ital.; Flasche, ail.
Fiat, .s. m. On dit : .4 jxis (/es de fiai, on ne peut se lier à
lui.
Fu:har, v. Ficher, enfoncer, frapper, donner un coup. | Fisear,
rom.
Fier, Fil, s. m. Fil. | Filo, ital.; Filuiii, lat.
Fier, o, adj. Fier, ère.
FiÉRAR, FiLAR, r. Filer.
FiÉRET, S. ))i. Filet de la lauf^ue.
FiÉRo, s. /■ Foire. | Fiera, rom.; Fiera, ital.; Féria, bass.
lat.
FiGATA, .s. /'. Crottin (jue rend un cheval en une fois. — Voyez
FiGO
FiGo, .s. /■. Figue; cr(jttin de clieval, de mulet, (lue l'on compare
pour la forme à ce fruit. | Fiya, rom.; Ficus, lat.
FiLU, .s. )ii. FiLuo, .S'. /'. Fils, tille. | Filh, Fillia, rom.; Filins,
Filia, lai.
FiLiOR, «. vn. FiLioRo, .S'. /'.Filleul, le. | Filliol,vo\n.; Fili(/liis, lat.
Fin, o, adj. Fin, rusé.
FiNEsso, s. /". Finesse, ruse.
FiNAROMENT, adc. Finalement. ' Fiiialinenl, rom.
Fisco, .S', f. Gousse. — Fisco d'ail, gousse d'ail.
72 PATOIS
Fla, s. //(. H;ili'iii(', soutlle, rospiratioii. — Tinir sokh /la, respi-
lor. I Flot IIS, lut.
Ki.Ai', o, fidj. Tirdc, ll;is(|a(', lli'tii. | Fl(i(\, nnn.; Floccidus,
l.il.
Ilairau, c. ruer. | Fla'uar, Vinw.; Fruyravc, lai.
Tlassa, .S'. /". Couverture grossière faite avec de la laine et do
l'iioape. I FIcssd, roiii.; '//ôo;, enveloppe.
li.Assi-r.ioL.N, .s. //(. Petite couvertiue de berceau. Couverture
tlesliiiée à couvrir la croupe d'un mulet et qui est attachée au
l.àt.
l'i.Ar.Mo, .N-. /'. l'Ianune, es|»i'cc de lancette poui' saiirner les clie-
\an\. I FIcniic, i(jni.
1-Lf:. .s-. »i. l'Iéau pour battre le ld<'. | Flod, v. IV.; Flarjcl, roui.;
Flin/rlhiiii, lat.
Flki.nari), I'léi.no, (idj. uni se plaint [lour peu de chose, pour
nue donhMU' h'ijère.
Floc, .s. m. (iros morceau de ipu-hpu' chose, pain, \iande, ctoHe,
bois, etc. I Floc, roiu.; Floccus, lat.; siguiliaut des nnjrceaux
de quelque chose de léger; (f).9M, je brise.
Flotto, .s. /". Fj'heveau ; mèche en parlant des clie\eu\.
Flour, s. f. Fleui'. | Flor, roni.; Fiorc, ital.; Florcin, lat.
Flour de .Mai, .s. /'. Fleur de .Mai (souci des nuirais .
Fl(>1!RA(;i:, s. m. Fiuiilles et Heurs représentées sur le pa|>ier ou
sur uin' (Holîe. Ranuiges.
Flolrih, r. Fleurir. — Indic. piés.: Flolrissol'. | Florir, nnw.;
Florcrr, lat.
Flolrier, .s. m. Grosse toile (|ui se met entre la cendre et le
linge, dans un cuvier où l'on lait la lessive; charrier.
Fo.sso, .s. f. Fosse, tombe. | Fossa, rom.
FoissET, Fal'cet, s. tu. Serpette, j Falrello, ital.; FaUuIn et
/■'(ilcicvia, lat.
Fol, Fouei-, o, (idj. Fou, folle. [ Fol, \. fr.; Fol, l'Oin.
Fo.NT, Fole.nt, .s. f. Fontaine. | Font, rom.; Fonlein, lat.
FoLMEïo, s. f. Petite fontaiiu'. | Fonleta, rom.
Follet, Folletln, adj . Follet. | Folet, Folclin, rom. — Ce mot
se prend substantivement pour diable : Ana)- ri fould , aller
au diable.
Vo\:t\U), adi\ IMiov». — Aiiar de foiirro, s'expatrier. | Fo)\s, y.
\'v.; Foras, rom.; Fnora, ital.; Foras, \[i\.
Fol EHso, .S-. /■. l'orce. I Forsa, rom.
FoissiR, r. Heiiipliren pressant. — Ind. pre>.: Foi ssissoi .
FoKJAMc», .s. /■ Cuisine, lieu où se trou\e le fo>er. | Foi/ai/nlia,
rom.; /•'owr/^r//), bass. lat., du latin Fonis.
DU nUIi;YRAS. '73
ForiJOLN, s. /'. Foison. | Fni/snn, roiii,; Fiisionrni, litt.
FoiiRK, r. Piocher, nciiscr, loiiii'. — I';ii(. passé : FoLis, so. ]
Foire, roin.; Fa(ii'ri\ l.il.
Fouit, .s. m. Fouet.
FoLiTAR, r. FoueUer.
FoLNBRAS, s. //;. Tas (lo ruiiiier. | Friiioras, roiii.
Foiu>'s, .s. w. Fond. — Dr /'omis en roiinibo^dc fond éii coiiilde.
fo?/.s-, rom.
FoiJiszo, .s. /■ Bas-l'oïKl, creux, caxiti' du sol.
FoiiNzu, o, (kIJ. Profond.
FouNTANJO, s. f. Fonlange, n(eud lornié jtar doux plis do la coitle,
soutenu i»ar les attaelu^s au milieu du IkuiI.
FoURCHO, s. f. Fourche. | Força, roni.; Fine", lai.
FoLRMALiÉs, .s. /■. i>lur. Ropas des liancailles. i Fcrtnalha, roin.
Firinare, lat.
FoLR.MAR, r. Formel'. — Ind. pii's.: Formol. | Forinor, rom.;
Forinare, lat.
FoLRïio, .s. /'. Forme. | Forma, rom.
FouRCHoussix, s. //(. Four à chaux.
FouRKST, ,s-. m. Chalet. Du lat. Foris, dehors.
FouRx, FouRT, s. m. ¥o\ir. | P'or, v. fr.; Font, rom.; Forno, ilal,;
Furnus, lat.
FouRNEAR, r. Cuire le pain.
FouRiXEL, S. m. Fourneau. | Fornel, rom.
FoLiRSAR, r. Forcer. — lud. prés.: Fouer.sou. j Forsar, rom.
FouRREL, s. m. Fourreau. | Fourrel, v. Ir.
Fousc, o, adj. Ebloui, trouhh' par la lumière ou leljruit; ombra-
geux.
Fragamel, .s-. //(. Haillon, lambeau dN'toU'e. | Frannim et Frau-
nieniuin, lat.
Fragamelear, r. Traim'i' ou [lorter des haillons.
Fragamelier, 0, adj. Qui porte ou qui manie des chillons.
Fr.\iche, s. m. Frêne. | Fraysse, rom.; Fra.iinus, lat.
Fraire, Frayre, s. m. Frère. | Fraire, rom.; Fraler, lat.
Freicuiéuo, s. /'. Fraîcheur.
Frei.ssoun, s. f. Frisson. | Frictionem, bass. lat.
Freid, o, adj. Froid, de. | Freij, Freida, rom.; Frltjidas, lat.
Freit, s. m. Froid. | Frait, rom.
Frelo, s. f. Empressement, ardeur. | Frcyola, ital., chaleur,
rut.
Fremise, .S', m. Fourmi. | Forndf/a, lom.; Formica, lui.
Fremizier, .s. //(. Fourmilière. | Fromifjer, rom.
Fremo, Fe.xo, Feyno, .s. /'. Fenune. | Femnri, rom.; Femina, lat.
74 PATOIS
Frémir, v. Fn-iiiir. — liidic. prés. Fuii.nis.soL. | Frémir, rom.;
Frcmerc, l;it.
Frjïnjo, .s. /■. Frani;(;. 1 Frinije, v. l'r.
Frenguinelo, s. f. Personne frêle. | Fraf/ilis, lat.
Fresc, o, fidj. Frais, fraîclic. | Fresc, a, rom.; Fresco, ilal,
FiiKTAH, r. Frotter. | Fretar, rom.; Fricare, lat.
FRE^oL■R, nd/. (les i 7. FimMc, faihle. | Frcœl, rom.; Fricolns,
lat.
Fkica.s.s.vr, r. Frieassoi'.
Frica.s.séio, .s. f. Fressure. — Fricasscio bianclio, le poumon ;
Fricfisséio niéro, le foie.
Frisar, r. Emietter. | F.nrrc, lat.
Friso, .S'. /'. .Miette.
Fr«»>t, .s-. //(. Front. | Front, rom.; Frontem, lat.
l'RoiMAr.E, .s. m. Fromaije. | Froiiinne, rom.
FRor.MAOïER, .s. /". Marciiand de fromages.
FRor.ME.M', s. Il), l-roment. | Fromen, rom.; Frinir'nluin ,
lat.
Froimailh, .S', ni. Bouri'elet pour les enfants. \ Frontal, rom.,
Frontalia, lat.
Fricho, .s. /'. Fruit en gi'n.îral; on eomprcuti oHMoe sous ce
n(Jiii le laitagi'. | Frucha, rom.; Frncttis, |,it.
Fri Lo, .s. /■ Férule.
Frist, o, (iflj. Us(". I Frusio, ital.
Frlstar, r. User, détiiriortM'. | Frnstar, rom.
Fi i)AR, (. Fuir en courant, i Fngcre, lat.
FuEC, Fi;oc, .s. m. Feu. j Foc, Fiioc, Faec, rom.; Fucus, lat.
l"n;ii.ii, .s. VI. Feuillet. | Fiiclk, Fiieilh, rom.; Folinni, lat.
Il iii.iio, .S-. /'. Fciiilli'. I Fiiclha, voiw.; Foi/lia, ilal.
Fi lUE, r. l'uir. | Fiif/ir, rom.; Fin/crc, lat.
Fllliar, r, Feuillci', prendre des feuilles. Fouiller.
Flm, .s. m. FmiKM'. | Ftnn, rom.; Fininis^ lai.
Fu.MEL, o, (kIJ. Femelle | Fi'iiwl, lom.
FuNAR, n. Chercher avec le nez, coiihik? lescliicns; llaircr.
FuoRO, .s. /■ Fiidc, Iioutcillc. | FiaUi, roui.; l'hiiild, lat.
l"i:(HRii;i{, .s- ///. I'('\ lier. | Frhrii'r, Viww. ; Febrnarius, lat.
Fis, .S-. III. Fuseau. | Fus, rom.; Fnso, ital,; Fiisns, lat.
Fu.STEAR, r. Faire de la menuiserie.
l'isTiER, .v. m. .Menuisier, charpentier. | Fustier,nni\.
FiJ.sro, s. f. .Mur fait a\ ec des pièces de liois grttssièi'emeut ("|uar-
ries et superposées. I (j's (piaiie mots pi'o\ iennent du meiiu'
radical (|ue le latin Fiistis, hois coupé, pieu.
l'LvriLo, s. /'. Anneau qui reçoit l'ayrafe. | FUuihi, lat.
DU OUEVH.lS. 7b
G
Gabaiî, r. V;iiil(M', louer outre mesure. | Gabar, roiii., Iroinjter,
hàbler; Gabbare, ital.
Gabous, o, adj. Vantard.
Gacii, .s. m. Guet. | Gdch, roai.
Gaciiak, r. Guetter. | Gachar et Gaitar, roni.; Giiatarc, ital.
Gachir, r. Fatiguer. — Iiul. prés. Gaciii.ssou.
Gaffar, Gaffeau, r. Patauiier dans l'eau, la l)Oue, la neige —
(onomatopée).
A Gago, lor. adr. A gogo, joie, plaisir. | Gdiu/, rom.; Gaudhiin,
lat.
Gai, s m. Geai. | Gai,\. fr.; :^ai, rom.
Gaire, adr. Guère, peu. — Pa gnire, pas beaucoup.
Gaillard, o, adj. Bien portant, fort, vigoureux.
Galet, s. d). Garrot du cheval. Au fîg., on dit : Es pa tenre de
(jalet, il a le cœnr dur.
Gamato, s. f. Auge pour le mortier, pour donner le sid, le son ou
l'avoine aux bestiaux. | Gabala, lat.; Gamato, \. fr.
Gambi, 10, adj. Boiteux, se. | De Gaw'ja, jambe, bass. lat.
Gambiar, r. Boiter.
Gamextear, t. Se lamenter, gémir. | Giniiiaenter, v. fr.; Gai/-
mentar, rom.
Ganaud, do, adj. Huguenot, e.
Ganasso, s. f. Ganache, i Ganaseia, ital.; rua^o:.
Gaael, s. m. Esprit malin, diable. — Anar ci (jatwl, aller au
diable.
Ganif, .>>. m. Canif.
Garir, r. Guérir. — Indic. prés : Garissou. | Gnarir, v. fr. ;
Garir, rom.
Garaviliar, r. Fouiller, chercher. | CaviUiar, rom.
Gaubi, s-, m. Biais, adres-e, vigueur. | Gau, rom., élan, rapidité;
Gobi, bas Dauph., savoir-faire, adresse.
Gauch, o, adj. Gauche.
Gauchau, v. Mettre le pied sur quelque chose. | Cauolier, \. fr.;
Calcare, lat.
Gaunio, s. f. Mâchoire, jou(!. | Gatinha, rom.
Gapian, s. m. Douanier. — Ce mot est pris en mauvaise part,
comme Gabelou. — Gapian signilie aussi habitant de Gap ; on
aurait, dit-on, appliqué cette épithète aux douaniers parce
76 PATOIS
qu'au MKiuH'ut (le l'drijaMis.itiou des douanes les Gapeueais
auiaieiil allluc dans ccUe adniiiiistiation.
Gakach , .s. m. r.uéri't , Jaclièrc | liai tin ri Cnrah, roin.;
Vcrrdcliiiii, lai.
Gahambre, o, (idj. Se dit d'iui meuble ou il'uu ustensile dont les
pieds sont inégaux et ne lui permettent pas de tenir son aplomb;
meuble i^auelii, d(\jeté.
(iAïuti (iK, .S-. //(. Grabuge.
Gaiidak, r. Veiller sur, garder. NCilIn' sur les Itestiauv dans les
pàlui'ages.
Gviinn», ,s. f. Garde. Droit de garde. Salaire, du berger.
Garuo-Bouesc, .s. )n. Garde forestier.
Gaucas, Garj(», (idj. Fainéant, incapalde de bien l'aire, homme
de rien :!;.
(iAR(iAREo et Gar(ji;i^:m(», .s. /'. Canaille, personne sans ordre,
paresseux.
Gar(;.\liol\, s. tn. Gorge, gosier. | )lar<iall((,\lA.; (liiV(inlio,\w[.;
Garga.mélo, .s. /'. Gorge, gosier, trachée-artère. | darufuneUa,
roin.
G.vRotLE.vR, r. Fouler aux pieds un(! récolte. — Voy.GARoiLo
Garolméro, s. f. Trace du |)assage dans une récolte.
G.vRorLo, Groi Lo, s. f. Sa\ate. Au tig., femme de mauvaise vie.
I G roule, V. fr.
Gar<»i', .s. //( . Galop.
Garnas, .S-. m. Fagot de branchages. Au lig., une personne qui
n'a point d'ordre. | Game, bas Daupli.
GvRRA, .s\ /'. Fessée, claque sur les fesses.
G\RRi:i,. o, (kIJ. Qui a la tiguri; sale, màchurée.
Garro, s. /'. Fesse, partie posti-rieure de la eusse. ' Garrr, v. fr. ;
Gnrrn, rom.
(i.vRRKio, .s. /'. Terre de nuiuvaise (lualité, (|ui |M'oduil peu |
G'iiiffd, roin., lieu planté de chênes.
Gatiliar, Gratiliar, f. Gratter légèrement, chatouiller. | t'atiil-
linrc, bass. lat. ; GratlUa, bas Dauph.
Gavkl, .S-. m. Fascine, fagot de menu bois. | Capnlus, lat., i)oi-
gnée.
[1, En 157.). |i('Mil,iiil les Kiicncs de ri-li^'ioii dans le D;iii|iliin('', le caiHUiiiu!
Gaiw;.«s, (Mivdyr- au si'cour.s des liabilaiits dt: Serres avec l,r)00 linmincs, fui cdiuiilric-
menl ballu par Moiithnin, à la liàlie-.Mntit-Salnnn. — Celte dél'aite |iorla une aUciiile
{jravc à sou liouueur inililairc, el le nom iln (iargas dcshil un tenue de mépris.
DU OUEYRAS. 77
Gavelak, r. IVIottrc en fni^ots.
Gaveo, s. /". Torrine, largo plat do torro. | Gava f a oAGabnfn, h\l.
Gaze, Gazo, adj. Piémontais, Pi(''inontniso. Les scictain^s qui pri-
rent en France le nom d'Albigoois s'appelaient en Italie Pale-
rini, Cathari nu Gazari (Monastior, llist. de l'ir/l. ra>td.,\\. 42.
Geiam, n. III. (i('aiit. I .laiaii, roni. ; Gif/antein, lat.
Gem, .s-. //(. Gôinissomeiit. | Gein, roiii. ; Geiniliis, l;it.
Gemer, r. Gouiir. — liid. prés.: Gemol;. | Geincro, lat.
Gexcil, s. m. Agaconiont dos dents produit par les fruits verts.
Genèbke, .S'. 7». Genévrier. | Genebrr, roni.; JiinijX'riis, lat.
Gengivo, .v. /". Gencive. | Gengka, roin, ; Gini/ira, lat.
Gensar, V. Embellir, rendre plus joli. | Goi.^ar, rom. ; Açimliari',
bass. lat. ; du latin Gentilis.
Gent. .S", f. Nation, population, faiiiillo. | Grut, Gens, (h'iit, rom.;
Gentem, lat.
Gerbo, .s. /'. Gerbe.
German, o, adj. Germain, e. | Gcruian, rom. ; Grriiuiniis, lat.
Ges, a(h\ Point, aucun. — En ges de luec, nulle part. | Gcs, rom.
Gesïo, s. f. Geste, manière. | Gesia, rom.
GiBBous, (*,adj. Bossu. | Gibbos, rom.; Gibboso, ilal.; Gibbofui^,
lat.
GiBBO, .s. /'. Bosse. | Gibba, rom. ; Gibbo, ital. ; Gibha, lat.
GixGANEL, .s. m. ChilTon, lambeau dN'toiïe.
GiMPAR, r. Cbipper, pincer. | Capcre, lat.
GixiAR, c. Fa re des essais répétés.
Gisc.LAU, r. Lancer un jet de liquide, j Gicla, bas Dauph.
Gl.^ndelfo, .s\ f. Eclat de bois long et mince.
Glauvo, .s. /'. Eclat de bois large et mince.
Glas, .s-.??t. Glaçon, glace, j Glas, rom.; Ghiaccio, ital.; Glacieii,]M.
Gléuo, .s. f. Eglise. | Gleisa, rom. ; Chiesa, ital. ; Erclesia, lat
Glenar, r. Glaner. | Gléiier,\. fr. ; Glenare, bass. lat.
Gleno, .s./'. Glane. | Glcna, rom.
Glet, o, adj. Blet, te.
Glourious, o, adj. Glorieux, se.
Gobi, o, adj. Engourdi par lo froid, on parlant dos main^. |
Gobi, bas Daupli.
GoFFE, GoFFO, adj. Gro.ssier, maladi'oil. | Gofjo, ital. -
Goi, o, adj. Boiteux. ] r-jw;
GojouR, adj. des 2 g. Sot, imbécile. | Goz-zato, ital.. goitreux.
GoRMO, s. f. et GoRRi, s. m. Vieille vache.
GoLERjo, a. /". Gorge, détilé.
GouGXA, s. /■. Tumeur au cou ou à la joue. | Gaunha, rom.;
Gaugne, bas Dauph., visage, jouo, mâchoire.
78 PATOIS
GoiT.o, s-. /■. Vieille vnclic «m'on (Mitrraisse pour la bouchorie.
(jocLiAS, .S", in. Fla(|ii(! d'cai'. | Gorf/olk, roin.; rJaAov, creux.
G(»l:itre, s. m. (Joitro. | Gortre, v. fr. ; Goytron, rom.; Goszo,
ilai. ; Giiltiir, lat.
G(»L.\f;u), .S'. /■. Jupe, rohc do fciiuno. I Gnnclc, v. fr. ; Gonela,
rom. ; Gonclla, ital. ; du gror r-jv/j : rcnime.
GoLXEi.oLN, .S-. m. Jupnii.
GoLNcoiiNEVR, c. (JroiuliM', iiiuniuiri'r. Bruit des aijeilles et des
mouches. | roy/JÇ^.
GouLA, GouR.v, s. f. Bouchée, gorg'-e. | Goiil'o, v. tr. ; Goladu,
rom.
GoLRC, .s. m. Amas d'eau dans un trou. | Gor<\ rom. ; (;,.r<i('s, lat.
GOULO, GoURO, .S-. f. Bouche. | Goiih\ v. tV. ; Gnhi el GniiJla,
rom. ; Gula, lat.
GouROUN, .s. m. Couloir dans les rociiers. | Golct, rom. ; Gula, lat.
GouRCiÉRO, s. f. Gorgerette, fraise autour du cou. | Gon/iera,
rom. et ital.
GouRU, o,adj. Goulu. | Goliit,ro\n.; Gulosus, lat.
GousT, K. m. Goût. I Goiist, v. fr. ; Gost, rom. ; Gusto, ital. ; Gus-
lun, lat.
GouTTo, .S. /'. Goutte. | Gota, rom. ; Giitta, lat.
GouTiLio, GouTEïo, S. f. Petite goutte. | Goteta, rom.
Goi;vERN, .s. m. Direction du ménage, maniement des affaires.
Gra, .S'. //(. Gré. I Grtil, rom.; Gato, ital. ; Gralion, lat.
(iRAU.iio, -s-. /'. Graisse, i Graissa, rom.
Gramoln, s. m. Chiendent. | Gram, rom. ; Graineti, laf.
Gran, .s. m. Grain. | Grtin, nnn.; Giauiim, lat.
Grano, s. /". Graine.
Grana, adj. des 2(jenr. Ayant beaucoup de grans. | Granatus,
lat.
Granier, s. nt. Grenier. | Granier, rom ; Grana)'lu))t, lat.
Graxjo, .s. /'. Grang(î. i G)(nij(i,\'^n\\.;Gfanm, hass. lat.
Grano, o, adj. Grand, e. j Graitt, v. fr.
Grafinjar, v. Egratigner. | Grafînar, rom.
Grafixiéiro, .s. /'. Kgratignure.
Grapait, s. m. Crapaud, grenouille. | Grapaut, rom.
GRAPELots, o, adj. Rugueux, do nature à causer des excoria-
lions. I Grateloas, rom.
Grar, s. m. ; Graro, s. /'. Vase en bois ou en terre, jatte. | Gra-
zal, rom,; de GraaJ, vieu.v mot du moyen-âge.
GRAREr, s. III. ; (jRARor, s. m. ; Grareto, s. f. Petit grai'.
Gratar, r. Gratter, râper. | Gratar, rom. ; Grattare, ilal. ; Cra-
larp, hass. lat.
nu OURYRAS. 79
GitM'iLiVR, r. — Voy. Catii.ivr.
(iRATiLioiis, (), (idj. Cli,'U,()uill(Mi\. I TitiIJoxiix, Int.
(luvTiiZEAit, r. Râper. I (lr(tlnz(U\ nmi. ; (Iroltiinidic, \Va\.
(Jratczo, s. f n;'i|i(V I Crdlliniia, ilal.
Gravanso, s. /'. (Edèinc des jniiilios.
Gravio, (idj. frui. Se (lit, iVnno fciiiinc ciiccintc. | drarix oidra-
vida, lat.
SE Greizar, r. S(> i)laiiiili'(\ iminiiiirt'f. | Crausar, l'oiii; rryjîTw.
Greizo, s. f. riniiitc. | (irausta, roui.
Gremechel, s. III. Peloton. | (ilomin'l, rom.; flotnilnld, ita!.; Gru-
mus, lat.
Greougés, .s. /'. ])h(r. Restes de pain ou t\,> viande recueillis
par les mendiants. | r^^V,), ronger.
Grilh, .S', m. Noyau, pcpin.
Grinour, s. f. Tristesse, disposition à verser des larmes, | Gri-
neza, rom.
Grotour, .V. ///. Grumeau, peloton d(^ farine mal d(''lay(''e.
Groi'mel, .S'. 1)1. Morve. | Gr\imvx,\ni.
Groimei.ear, r. Parler du nez, quand on ne s'est pas mouché.
Groinuar, c. Faire la miin\ faire des reproches. Garder rancune.
Group, s. m. Nœud. | Groppo et Gruppo, ital.
Groupar, r. Nouer.
GRorzELEAR, r. Manger des groseilles sur le groseillier. — Se dit
aussi du hruit produit par la respiration quand elle est gênée
par des crachats. Rfder.
Grouzélo, .s. /'. Groseille.
Gruélio, .V. /". Gousse, cosse. | Gruela, rom.
Gris, .s-, m. Gruau. | Grutellum et Grutmn, bass. lat.
Guech, o, adj. Strahique, louche. | Giirr et Guérie, rom.; Vavjoç,
oblique, tortu. .
GuERs, o, ndj. Tors, gauche | Guer, Guérie, rom.; Tà^jrjo:.
SE GiiERSAR, c. Gauchir.
GuESPO, s. /'. Guêpe. | Guexpe,Y. fr.; Vespa, ital.; Vefipa, lat.
SE GuiNiAR, r. Se remuer lentement.
GuiROUN, s. m. Fragment d'étolïe de soie.
Gyp, .S'. //;. Plàti'e, gypse. | Gyp, v. fr.
H
Harillament, .s. m. Habillement. | Habillament, rom
Habit, s. m. Habit. I Habit, rom,; Habituai, lat.
80 PATOIS
IlAïUTAit, r Il.ihilcr. I lldhitd)-, loin.
ll\niirAit, r. Ilaliitiicr. | llfibiliiar, loin.
Il viiLoiN, N. m. Jl(iiii)l()ii.
Hardi, <», (idj. Bien pditaiit, hardi.
IIahktau, c. HrritiT. | flinrlaf, roin.; IhTi'ditarc, i).T^?. iat.
llAUKTAiii:, s-. //(. Hi'ritagt'. | Ilo'etatf/e, roin.
IIauktikk, <», (idj. llcritiiM". | ni')('licr,vn\\\.
IIarmis, prcp. Hormis.
llKiitoLs, 0, adj. Hi'iiroiix.
Heuuo, .S'. /■. Hcihr. | Urrlxi, rniii. ot Int.
Hespital, .s\ )ii. Hùpilal. | Ihn^iiilal, v. fr.; Expilal, roiii ; Hos])i-
lalia, Iat.
HiKR, adf. Hier. | Uirr, roin.; Urri, Iat. — Hirr sero, liier >uir.
1 .\r>ipr, rom.; lo'sn-a, ital.
HiMoiiR, .s\ /". HiimiHir. 1 Ymo)-, roni.
liiMoiR, adj. des t> (/. Souple, liuinido.
Home, s'. )n. Hoiiiine, mari. | Home, rom.; Itonio, iat.
HoMENET, S', m. Petit homme.
HoMENAs, .s. //(. Gros homme.
H(»RT, HouERT, .S-. //(. .Inrdiii. | 0/7, rom.; Ilnrliis, Iat,
TIo.sïE, s. ni. Hôtelier, aiiher^iste. | Ifns/e, \. fr. et rom.
llo.sTi(), .s. /'. Hostie. I lloslid, rom. et lai.
HouERT. — Voyez Hour.
HouNEST, o, adj. Homiète. | llo)u'sl, rom.
HoLNOUR, .s. )ii. IIoniKHir. I llonnr, rom. et l;it.
HouNouRAR, r. Honorer. | llntwirar, rom.
HoLMois, o, adj. HoiitciiK.
HoLRo, .s. /". Heure'.— d'Ihuiro, de houiie heure. | llura, rom
et Iat.
Hor.ssAR, Hal'ssar, r. Klever. — Voyez .Vissar.
HoLTAMo, .S-. /'. La grange, le haut de la maison.
Hucii, .S', ni. Cri d'a[)pel. | Le, rom.; Iliicnis^ hass. Iat ; Hi(i\ lot ,
ici.
Hlciiar, V. Cv\ov, appeler. | ffiirhrr, v. IV.; Iliniiar r[ l'rhar,
rom.; Ihirran', hass. Iat.
lIiEcii, n. (If )iomh. Huit, j Ocio, lai.
Ml r:Ri, .S-. III. Huile. | Olfiim, Iat.
Hiic.H, .S-. ;/(. l'.eluse. | O.^liiiin, Iat.
Ilus,.s'. III. l'oric. I /'v, r(Mn.; Osliimi, Iat.
Hl'rear, r. Hurler, j l'dohir et l'Iiitar, r(Hii.; ihilare, l;it,
Hi RLE, .s. m. Hurlemriii. | l'IuUUus, Iat.
lliMA.N, o, adj. Humain. | Humaii, lom.; ïlmiiaitii^, Iat
llL.Mi.vo, .s. /'. Héuiine, moitié du setier.
DU OUKYRAS. 81
HuMiNAR, .S-. m. Mesure eontenaiit dcini-setier.
Hi.VKKNALio, s-. /■ Hiv(Miiage. Le iioiiiliie de bestiaux que l'on peut
nourrir l'hiver.
HuvERXAH, r. Hiverner, passer l'hiver, j Hibernare, lat.
Hlvern, Hl'vert. s. m. Hiver. | Jcrm, v. fr.; Jrern, roni.; Iliber-
niis, lat.
HuvERNOUGE, (idj . Se dit d'une plante qui peut passer ou qui a
passé l'hiver en terre. Se dit aussi d'un porc qu'on a d('jà gardé
un 11 i ver.
Ibrouxio, a. m. Ivrogne. | Ebrius, lat.
IciiART, EiCHART, -S. ?». Lieu défriché. | Eraratin/i, lat.
Idéio, s. /". Idée. I Idca, lat.
lÉRO, s. f. Aire à battre le blé. j Eira, rom.; Area, lat.
Image, Esmage, s. f. Image. — On dit aussi, en confondant l'arti-
cle avec le substantif, Limage.
Ins, prép. Dans, profondément. | Ins et In::, rom.; /// et Ititiis,
lat.
Ixtra, s. /'. Kiitréo, coiiiiiicncciiiciit. — .1 Vinlra dr jftnrii-r, au
commencement de janvier.
iMRAR, Emrar, c. Entrer, j Enlrnr et Intrui-, rom.; Intrare,
ital. et lat.
lou, pron. pers. Je, moi. | /o, v. fr.; leu, rom.; Efjo, lat.
Iro, .s-. /". Haine, aversion. — Prener en iro, prendre en grippe.
I Ira, rom. et lat.
ISTA, s. m. Eté. I Efité, v. fr.; /Estntem, lat.
IsT.^R, EsTAR, r. Rester. | Istar et Estar, rom.; Utare, bass. lat.;
Sta>e, lat.
.Iabio, .s. /'. Cage. | (iabla, rom. ; (rabbia, ital.
Jacou, n. m. Petite figure en bois, grossièrement sculptée, fixée
sur le claquet d'un moulin.
Jai, s. m. Contentement, joie. | .loi et Gang, rom.; Giojn, ital, ;
Gaudium, lat.
Jailh, o, adj. Se dit des animaux qui sont tachetés de blanc. |
Ba/.îo;, moucheté; Yarius, lat.
82 PATOIS
.l.viRi;, r. Y.lrc couche. | J(i::er et .lacer, rom.; Jarcre, ital. et lat.
Jaigu, o, adj. Couché, ée.
Jai PRE TERRO, S. 1)1. Véronique des moutagnes, plauto rampante-
Jamai, adi\ Jamais.
Jap, s. m. AboiiMnent, jappement. | Jap et Jaup, rom.
Japar, r. Aboyer, japper. | Japar, rom.
Jal, .s. m. Coq. ] (ial, rom.; Callo, ital.; Gallna, lat.
Jalet, .s. III. Petit coq. —Primevère à ileurs jaunes.
.Iansano, .s. /". Grande iientiane. i Genmna, rom.; Gentiana, lat.
Janolilh, s. m. Genou. | Geiwuil, v. fr. ; Ginolli, rom. ; Ginoc-
rhio, ital.
.JANoiiiLUÉRo, .s. f. Genouillère.
A Janouiliiouns. a genoux. | A Genoillons, \. fr.; GenoIIios,
rom.
Jaol-ne, Jau.ne, o, (idj. Jaune. | Jaliie, v. fr. ; Giallo, ital.
Jaolto, Jauto, .v. f. Joue. | Gaula, rom. et hass. lat. ; Gota, ilal.
Jarar, (•. Geler. | Gelare, lat.: Gelar, rom.
Jarrio, .s. f. Jarre. | Jarra, rom.
J.\RRi, s. m. Gros rat.
JoRi, o, adj. Joli, beau. | Joli, rom.
JooLS, s. m. Jeudi. — Voy. Duools.
Joue, s. '/«. Joug. I Gioijo, Hn{.; Jiiiiuin, lat.
Joue, .s. m. Perchoir. Onand les femmes |)ourchassent les poules
pour les faire coucher, elles crient : AJoiir, Ajonc.
JouNCA, .V. f. Espèce de fromage blanc (pi'on oiitient en faisant
bouillir le petit-lait non clarifié. | Giuncnta, ital., sorte de lait
caillé.
J(»UNGLAR, r. Pincer, serrer entre deux corps durs.
Jar, .*.'. //(. Gelée. | Gela et Gicio, ital.
Jarixo, -s-. /'. Poule. , Céline, v. fr. ; Gnlina, rom. ; Gallina, ital.
Jarukt, .s-. ///. Jarret.
Jaiuii;tier, o, adj. Se dit d'un cheval ou d'un mulet qui a les
jambes de derrière tournées en dedans.
Jart, .s. ?h. Gloire, honneur.- Farjart, s'enorgueillir, se préva-
loir.
Jas. .S-. //;. Litière, paille et l'umiei' des l'cnries. — Far lou jas,
faire la litière. | Jatz, rom.
Jasscvh, r. F.tendre la litière.
Javélc», .N-. /■ Ja\t'lle. I ('iij)nliis, lat., poignée.
JouRx et Jour, .s. //(. Jour. | Jor ctJorn,\. \'v.;Jor et Jorti, rom.;
Giorno, ital. ; Diuvunx, lat.
J(M"MUR(», .V. /'. Joiiiinre. articulation. I Jnnhinra. rom ; Ginn-
Inrii, ital. ; .Jniutiiid, lat .
DU QUEYRAS. 83
Jouve, adj. des âf/. Jeune. | Joce, roiii. ; Jin-enis, lat.
JouvKNT, s-. //(. La jeunesse, les jeunes gens, .forent, roin. ;
Jurent lis, lat.
JouviR, r. Jouir, faire usage, consumer. — Le part, passé Jouvi,
Jouvio, signifie desséché, amaigri. — Ind. prés.: Jouvissou.
Jouvious, G, adj. Joyeux, i Garios, rom.
JuAR, r\ Jouer. | Joqar. rom. ; Jorare, lat.
Ju.\inE, JUATOUN, s. m. Joueur. | Jor/aire, rom.
JuDiCE, .s. ///. Bon sens, jugement, discernement. ( Jadicium,
lat.
JuEC et Juoc, s. ni. Jeu. | Juec, Juoc, rom. ; Jocus, lat.
JuGNER, i\ Joindre. — Part, passé : Junch, g. | Junher, rom.;
Jungere, lat.
Juge, .s. m. Juge. | Jiitge, rom.; Judicem, lat.
JujAR, c. Juger. I Jutjar, rom. ; Judicare, lat.
JuLiAR, r. Egorger, juguler. | Jugulare, lat.
JuLioouR, .s. m. Couteau servant à égorger les animaux.
JuNAR, c. Jeûner. | Junav, rom. ; Jejunare, lat.
JuNE, .s. m. Jeûne. | Jejuniutn, lat.
Ju>'CHA, s. f. Ce que peuvent contenir les deux mains ou les deux
bras rapproché.?, j Joncha, rom.
JuRAR, V. Jurer. | Jurar, rom.
JuRAMENT, s. m. Jureiueut, juron. | Jurament, rom.
JusT, o, adj. Juste ; à la mesure. | Just, rom.
JusTissG, x. f. Justice. | Justkia, rom. ; Jiistitia, lat.
K
Klap, s. m. Tesson, fragment d'un ustensile en terre. | En grec la
racine lO.a a le sens de rompre ; c'est du reste une onomatopée.
Klapin, s. m. Fragment d'un fer de cheval.
Klapinear, r. Se dit du bruit que fait un fer cassé quand le che-
val marche.
Klapo, .s. f. Fragment, morceau d'une pomme, moitié d'un billot
fendu dans le sens de la longueur.
KiBLE, .s. m. Crible.
Krupig, s. f. Crèche. ] Greppia, ital.; Cribbia, v. saxon (A. Bra-
chet).
8i PATOIS
Labro, s. /'. Roiiclio, l."'vro. | Lohbrn, it;il.; Labrinn, Iril.
I.aiiiii:ard, o, adj. Ravard
l.vc.ii, s-. ?/(. I.ait. I Lach, rom. ; /y///^', ilal. ; Larti-ni, lat.
I.ACiiKritoiN, s. m. Laitroii ou laitcroii. | Snnrhux, lat.
Laciiiéxio, s. f. Laitage.
Laid, o,adj. Laid, e.
Laiiie, s. m. Larron.— Sio}i trnfjii cowno n7i /oj/p, je suis rf tenu
(à la mai.'îon; comme un larron. | Layrc', v. fr.
LANdousT, .s. ?«. ; Langousto, .S', f. Sanfereilc. | [(inr/ouslt', v. IV.;
Linf/ostn, rom. ; Lorusta, lat.
La>'0, .s. f. Laine. | Ijuki, rom. ; Ijdki, lat.
Laxtl'ax, s. on. Grand llandrin.
Lapau, r. Laper (onomatopée).
Lar(i, Larjo, rtrf/. Large. | Lare, vom.; Jmii/ks, lat.
Lahjar, r. Faire sortir les bestiaux de l'écurie pour les envoyer
aux pâturages.
Lakt, s. m. Lard. | Ijd'I, rom.
La.s, s. m. Cordes servant à attacher les rard(îau\ sur le bât. |
Las, V. fr. ; Latz, rom. ; Laquens, lat.
L*7.Axio, .s. f. Espèce de vermicelle plat. | Lasdijua, ital.
Lals, s. m. Lac. | Lar/o, ital. ; Lacas, lat.
Lalzo, s. f. Pierre large et plate de nature scliisteuse servant,
comme l'ardoise, à couvrir les maisons. | Lau:-a, rom.
Lalza, .s. m. Partie de la maison couverte en lanzes,
i^AVAxr.iK», .s. /". Avalaiiclii'. I Larenf/c, v. fr.; Laranra, rom.;
Lairinen, ail.
Lavau, r. Laver. | Larave, lat.
Lavoliro, .s. f. Planche pour laver le linge.
Lavourar, r. Labourer, j Larorare, ital. ; Laborare, lat.
Lazert, s. m. Lagramizo, .S-. f. Lézard. | Laazrrt, rom.; Larerfus,
lat.
Lébi, s. ))i. (iros caillou, pavé. I Ai-a:, roche.
Leam, s. m. Fumier, | Lintas, lat.
Lec.ar, r. Lécher, j Lccar, rom.; Lccrarc, ital ; Azh.r.)
Lec, o, rtfi/'.lJourmand, de. | Lrr, rom.; Lcrcnnc, ital ; \i/.-jo;.
Lecué.mo, s. /". (ioui'iiiaiidise, iioiiri'iliii'e ri'cherchée. | At/.vît'«.
Lec.ir, c. Lire — liid. près.: Li:(;iss(»r. i Lrf/ir, rom.; Li'fiere,
at.
DU QUKYRAS. 85
LÉri<», s. f. Lieue. | Lci/a, lom. et il;i!.
LKdoin, S', m. Loisir. | Lcf/or, roiii.; JÀcerc, Int. — (> mot est un
iuliu employé suhstautiv(!iuent (.\. Bracliet.
Lecrimo, .s. /". Larme. I iMf/rinia, ital.; Lacrifina, lai.
Lei(:ii.\r, Laichar, ik Laisser, abandonner.— Ind. i»ics.: Laicuou.
I Laxare, lat.
Leichias, ,s. /". jilur. Kau ûo. lessive. | Lessiii, rom.; IJ.riruis,
lat.
Lkicho, .s. /'. Lèclie, li'auche minée de pain. | l/iisrlw, a. IV.;
Lcsca, rom.
Lende, ,s-. /'. Lente. | Lendem, lat.
Lengo, s. f. Langue. | Loujuc, v. fr.; Lcnfja, rom.; Litiijua, lat.
Lenguélo, s. f. Petite langue de terre, de pain, ele.
Lens, ftrfu. Etil)as. I lAins, v. fr.; L^njns, rom.
Lent, s. m. Relent.
Leol"(i[er ou LouGiER, o, (i(lj. Léger. | Leuyicr, rom.; Leggiero,
ital.; ler/.s, lat.; Leviarins, bass. lat.
Léoure, s. f. Lièvre. | Leporcm, lat.
Le.soun, s. /'. Leçon, j Lect.ionent, lat.
Lest, o, adj. Joli, en parlant des personnes.
LiAM, .S", m. Lien. | Liam, rom.; Liganien, lat.
Liar r. Lier. | iJar, rom.; Ligarc, lat.
LiBAC, .S", m., pour l'Ubac. — Voyez Ubac.
Libre, *■. m. Livre. | IJbro, ital.; Liber, lat.
Libre, o, adj. Libre.
LiBERTA, .s. /'. Liberté. | IJbo'tas, lat.
Liech, .s. m. Lit. I Lieh, rom.; Lectiun, lat.
LiECHAMBO, .s. /'. Jarretière ( lie-jambe).
LiEio, s. f. Ramasse, traîneau.
LiÉio, s. f. Corde plus longue (jue le Las. — V. ce mot.
LiNDAR, s. m. Seuil de la porte, pièce de bois en travers, au bas
de l'ouverture d'une porte. | Liincn, lat.; LitnUellus, bass. lat.
LiNsoR, .S', m. Linceul, drap de li^ | Lansol, rom.; Lenzuolo,
ital.; Linceolum, bass. \at. ; Linteiint, lat.
LiNsoRo, .s. /". La racine du Buniuin bulbocastanuin.
LiouRAR, V. Finir, achever.
LisQUET, .s. m. Etabli de cordonnier.
LioL'RO, s. f. Livre (poids). | Lhieura, rom.; Libra, lat.
Lip, o, adj. Gourmand, difficile pour la nourriture, j l»e l'allo-
mand Lippe, lèvres (A. Braehet!.
Lisro, s. f. Liste, bordure, garniture de la chemise autour du
cou. I Lei><te, ail., bordure.
LiTLMio, s. f. Momie.
86 PATOIS
LiVRÉio, S. f. Rul);iii (l(jiiiic par les époux, aux gons de l.i noce.
LoBio, ,s. /■. Galerie au-devant de la maison. | Lofjfjia, ital.; Lobiu,
en lombard; Laubia, lat. du moyen-àgo.
LouBAR, r. Scier des troncs d'arbre avec la scie dite Loubo.
LoLBO, S. f. Scie qu'on appelle ainsi, parce qu'elle a des dents
de loup; c'est celle qu'on a|)p('lle en français /m.s'se-p«/'toM^.
Loi'P, s. m. LouBo, s. f. Loup, louve. | Loba, rom.; Lupus, lat.
LouiM), s. f. Farine d'avoine, i Loppu, ital., balli; de blé; Aottoç,
écaille.
Lourd, o,adj. Lourdaud, maladroit. | Lordo, ital.
Luoc et Llec, s. m. Lieu, j Luec, rom.; Locus, lat.
LuEXH, rtdr. Loin. | Loinq, v. fr.; Luenh, rom.; Lonrjc, lat.
Llio, s. f. Place, espace que peut occuper une personne, une
chose. I Locus, lat.
Lu.ME, .s\ //(. Lumière, lampe. | Lumen, lat.
Llxo, s. /'. LuiK!. I Luna, lat.
LuNs, .s. m. Lundi. — Voyez Diluns.
Llzer, r. 71. Luire. | Luzir, rom.; Lucere, lat.
Lupio, s. f. Loupe.
M
Mac, rtrfu. Seulement. | .Urt^^c, bas Daui»b. et Forez, pourvu que,
(juoique.
M.vcAR, r. .Meurtrir, tacher par un coup porté, en parlant des
fruits ou du corps. | Macar, rom.
Makéiro, s. f. Tache, meurtrissure.
.\L\(;nARÉLo, s. /'. Cliam|):gnon.
Macis, s. m. Ne s'emploie que dans cette expression, Gka.n-Macis,
grand merci.
Macuouro, s. /'. Petite intirmilc. | Macula, lat.
.Mai ou .May, adr. Plus, davantage, encore. | .)/r///, rom ; Mai,
ital.; Mai/is, l;it.
Malio, .s-. /'. .Maille, tache. — Malio su l'urit, taie sur l'd'il. j
)la;ili(i, ilal.; Macula, lai.
.MAi.iArt, r. .Manger (en parlant des animaux;.
Maliairi:, s. ui. Gros mangeur.
Man, s. f. .Main. | Mnn, mm ; Manus, lat.
.Ma.mno, Maneto, s. f. Petite main. | Manliia et Manino, ilal.
DU OUIÎYUAS, 87
.Manc.vu, r. .MaïKiuer, f.-iirc (l('f;iul, | Mdncurc, bass. lai.; Mancus,
lat.
Mandar, r. Envoyer. | Manda rc, ital.
Mam)ar VIO, renvoyer. | Mandar via, ital.
Manear, r. Manier. | Manicare, bas.s. lat.
iManelio et Maneto, s. f. Anse, poignée. | Manica, liai, et lai.
Maneous, o, adj. Qui tonche à tont.
Mandragour, .s. m. Gros garçon qui alïecle des manières d'eiilanl.
iManet, o, ou iMarnet, o, adj. Sale, nial])ni|»re.
Manetear, r. Salir.
Manetier, s. m. Saletr, ordures.
iManganio, .s. f. Défaut physique, inllrmité. | Maf/auita, ital.
Mamn, s. m. Chaudronnier ambulant.
Manir, r. Rester tranquille. — Poao pa manir, il ne peut rester
tranquille. | Mauere, lat.
Manjar, r. Manger. | Manjar, rom.
Mantel, s. m. Manteau. | Mantel, rom. et v. fr.
Mantelino, h. m. Petit manteau.
Manteo, s. f. Sac de peau de chèvre pour mettre la larine. | Man-
tica, lat.
Mantier, s. m. Nappe. | Mantile, ital. et lat.
Manzo, s. f. Génisse. | Manzo, ital., bœuf; Manzolta, ital., gé-
nisse.
Manzot, s. m. Veau d'un an.
Mar, s. f. Mer. | Mare, lat.
Mar et Mal, s. m. Mal. j Mar, v. Ir.; Mar, rom.; Malnm, lat.
Mar, o, adj. Pauvre, terme d'attendrissement et de commisération,
quand on parle des morts. - Moun mar dcpayre, mon pauvre
père.
Marant, s. m. Bouton recouvert de croûtes.
Marate et Malate, o, adj. Malade. | Maleaplus, lat.
Maradit et MALADrr, o, adj. Maudit, mauvais. | iValadrflo, ital.;
Ma led ictus, lat.
Marauicioun, s. f. Mali'diction. | Maledictio, rom. et lat.
Maravilio, s. f. Merveille. | Mcrarilia, rom. ; Maraxiijlia, ital. ;
Mirabilia, lat.
Marc, s. m. Mélange de poussière de chaux, de sable et d'argile
que l'on met dans les cuisines et autres pièces durez-de-chaus-
sée, pour remplacer le plancher. | De la bass. lat. Marcare,
presser, et du latin. Marais, marteau. Pour faire le marc, on
pétrit le mélange et on le foule, on le presse très-fortement. —
Voir Margear.
Marcoutear, v. Faire des dessins sur le bois avec le couteau.
88 PATOIS
Marestrlch cl Malestklch, u, adj. Mal clovO, iiialotiu. I Malns-
Iruc, roni.
Maiifach et Malfacu, o, adj. Laid, mal fait.
Marfar, et Malfar, r. Mal faire. | Malfar, roni. ; Mah'facer(\\n[.
Marfazknt et Malfazent, o, adj. Malfaisant.
.NJAUdAiLii, s. ni. Temps pluvieux et désagréable.
Maiu;aii,har, r. Faire mauvais temps, i)leuvoir ou neiger.
Makgeau ou MAU.IAU, r. I.ndureir la terre fraîchement labourée
(se dit de la pluie; ; fouler la terre avec les pieds. | .Marcorc,
l)ass. lat.
Mar(;ol'ii et Margle, .i. m. Manche. | ManubrlKin, lat.
Margourar, r. Emmancher.
Margreitols, o, adj. Qui fait (luelquc chose à regret. | De Mal
et Grat, roni.
.Maroto, s. f. Boule de neige, masse de beurre. | Melnte, bas
Dauph.
Marran, s. m. Déblai, diîcombres. | .Ualcriamen, bass. lal.;
Merrain, bas Dauph.
Marri, s. m. Petit enfant. Terme dont on se sert pour plaindre
(|uel(iu'un (jui est dans l'allliction. | Marrif, attrister, v. fr.
Marri, o, adj. Mauvais. | Mala.^, lat.
.Mars, o, adj. Pourri, corrompu. | Maniu, ital. ; Mavcidas, lat.
.Marsar, c Pourrir, corrompre. | Marciaic et Marrirc, ilal. ;
Marcescere, lat.
Martalia, .s. /'. Grand clou à grosse tète, servant à clouer les
grosses pièces d'une charpente.
Martel, s. w. Marteau. Dent molaire. | Marid, \. IV. et rom.
.Marteléiro, .s. f. Petite enclume dont se sert le faucheui' pour
battre sa faux.
Martolb, s. f. Martre, fouine. | Martora, ital. ; .Uaiics, lat. ;
Martalus, bass. lat.
.Martrechir, r. .Maltraiter, défigurer par des coui)s. — Ind. prés :
.Martrecuissou.
Martleilh, o, adj. Qui a l'œil masqué, barbouillé.
Marvourguer, .s. m. Mauvais vouloir.
.Mas, s. w. Ensemble de propriétés situées dans le même ([uar-
lier. I }fa)isii>;, bass. lat.
.NEiscLE, adj. .Mâle. | Masle et Masck, v. fr. ; Masch', rom. ; Mas
culus, lat.
.Masco, s. f. Sorcière.
.Mas.sar, r. Donner des coups de corne, se heurter a\ec la tète
en parlant des bœufs et des moutons).
.Masso, s.f. .Masse. | Mazza, ilal. ; Massa, lal.
!)i; nUliVKAS. 80
Massuc, aOj. llomiiic oiilôté, oi)iiiiàtro.
Massucar, r. Heurter avec la trte. — \y)\. Sic.
Mastear, r. .Mâcher. | Mastirare, ital. ; Maslicdie, lai.
.Mastéalio, x. /'. l'aiii iiiàcliê (|iie l'on doiiiK^ aux enfants (jui
n'ont pas de dents.
Mat, o, adj. Fou, folle. I Mdllo, ital.
Mataras, s. ni. Matelas. | Miilrrds., \. fr. ; Mfifera.sso^ ilal.
Ma.striniau, r. Manier sans cesse.
Mal'to, .s. /'. Terre glaise délayée et pétrie dans ['eau, servant de
mortier. | J/«///;«, lat. ; ^irJlOx — Voyez Pai:to.
Mayre, s. /". Mère, matrice.— Mayregrand, grand'inère. | Maijrc,
rom. ; Madré, ital.; Mater, lat.
Mayrasïro, s. f. Marâtre. | Mayrastra, rom.
Mazantar, i". Palper, examiner par le toucher. Soui)escr.
Méan, .s. m. Bercail. | Meian, rom.; Medianiin;, lat. — 3lav5oa,
parc, étahle, lieu clos.
Meichirar, r. .Màcimrcr. | 3Iasrhnrrr, v. fr.
Meichoun, s. m. Moisson. | Messionem, lat.
Meichounar, i:. .Moissonner.
Meijoun, s. f. Maison. | Mayzo, rom.
Meirar, r. Mûrir. | Matnrare, lat.
Meirar, r. Changer do lieu. | Mulare lat.; 'SUra.>.r,zvj .
Meirino, n. f. .Alarraine. t Madruia, ital.; Malrina, bass. lat.
Méiro, s. f. Chalet, habitation où l'on va passer une partie de l'été.
— Voy. 3IEIRAR.
Meir, o, adj. Mûr, mûre. | Matarus, lat.
Mel, s. m. Miel. | Mêle, ital. ; Mcl, lat.
.Meleto, s. f. Omelette.
Mellio, s. f. Mais.
Menagier, o, adj. Ménager. | 3Ienagier, \. fr.
Meineage, s. m. Ménage. | Mesnage, v. fr.
.Mendic, s. m. Garçon. | Mendie, rom.; Mendieiis, lat., mendiant.
Le garçon est en (luéte d'une femme?
Mendio, .s. f. Fille; jeune fille en quête d'un mari, j Mendlga,
rom.
MeiNestro, .s. f. Ecuellée. | Mlnestra, ital.: soupe.
Meno et MiNO, .s. f. Mine.
Menouiro, .s. /'. Lisière servant à conduire les enfants.
Mexdre, adj. des 2 (/. Moindre.
Me.nre et Mendre. Enfant, cadet. | Meure, v. fr. ; Mendie, rom.;
Minor, lat.
Mexs, adr. Moins. | Minus, lat.
Ment, s. m. Esprit, sens, raison, altentioa. — Tene ment, faites
90 PATOIS
attention; Perdre (ou ment, perdre l'esprit. | Ment, luni.; Mens,
lat.
Mknt.vstre, s. m. Menthe nquatiqne. | Mentastre, rom.; Mcnlaslro,
ital.
.Memkii.h, n. m. Feuilles ou aiguilles du saj)in et du mélèze, j Mi-
nittiis, lat., petit.
Mkiii:.n»(» s. /'. Repas de midi. | Merenda, lat. ; de Meridies : midi.
SE Mere.xd.vr, r. Faire son repas à midi, diner.
Meris.me, .S', m. Millésime. | MiUesimus, lat.
Merlusso, s. f. Merluche, morue, i Merlucc, v. fr. ; Mcrluzzo,
ital.
Mermar, r. Diminuer, baisser. | Mermar, rom.; Menomare, ili[\.;
Minuere, lat.
Merso, .S-. /: Manière, façon, espèce, (|ualité. | Du latin Mercis,
marchandise.
Merze, s. m. Mélèze.
Mes, s. m. Mois. | Mes, rom.; Mensis, lat.
Mescla et Mescm), .v. f. Mélange de foin et de paille servant à
nourrir les bestiaux.
Mesclar, r. mêler, j Meselar, rom.; Miscalare, bass. lai.
Mescle, Mesclo, adj. Mêlé.
Mesgardo, .s. f. Mégarde. | Mesf/arde, v. fr.
Mesprés, .s. m. Mépris.
Mespresar, r. Mépriser. ( Mespriser, v. fr,
Mespresous, o, adj. Méprisant.
Mespreso, .V. f. Méprise.
Mestier, .s. m. Métier. | Mestier, v. fr.
Mestre, s. m. Maître. - Se bitar à mcstre: se mettre en service
\Maistrc,\. ii\;Mestre, rom.; Magister,\ai.
Mestresso, .s. /". Maîtresse.
Meyna, .s. /'. Les enfants en général, la famille. I 3Iaisnie, v. fr.;
Maipinda, rom., suite d'un seigneur. Du germain Arimania ?
Mevrino, .s-, f. Marraine. | Madrina, ital.; Matrina, bass. lat.
Mevta, s. f. Moitié. | Meitat, rom.; Meta, ital.; Medietas, lat.
.Meza\, o, adj. Moyen, de moyenne grandeur. | Mezzano, ital.;
Medianus, lat.
.Mézo, .s. f. Ancienne mesure pour le ^in.
Ml, pron. pers. Moi.
.Mic.o, .s. /■. Pain très-petii, de l'urnie oiilongue. | Miea, lat., miette
MiEi, s. III. Milieu. | Midx et Mris, \, fr.; Médius, lat.
.MiEijoi'R et .\Ii.i<)i;r, s. ///. .Midi. I Mezzodi et Mezzogiorno, ital.
.MiKiM KCM et .MiNLECH, S. f. Miuuit. I Mezzanotte, ital.
MiEiLii, adr. Mieu\. | Melius, lat.
.Miou, Mio, pron. poss. Mien, mienne, j Meus, Mea, lat.
nu oiiKYUAS, 91
MioLXAR et MiALN.vu, c. Miaulci'. — liul. [)rûs.: iMuoLiNou.
MiRAiLii, .S-. i)(. Jliro'r. | Mlralh cl MlraiU, roin.; Miraulio, ital.
MiTor.AUTOLN, s. /«. Moiisso de Corso, i Hclminthocorlon, lat.
MiTO, s. /"., MnouN, s. m. Gants on peau, n'ayant que le pouce
séparé; mitaine.
MoDi, s. f. Bon sens, raison. I Moilits, lat.
iMoio, .V. /'. , .Moifis an plar. Petites manières, minaudiM ies. — Se
dit des manifestations qu'on observe cliez les jeunes enfants (jui
ne savent pas encore i)arler.
Mole, ,s. m. Moule. | Modlc (^t Molle, v. fr.; Modello, ital.; lUodu-
lus, lat.
MoouR, adj. des 2 (/. Aîné. | Major, lat.
Mocc, s. m. Lumignon. | Moccolo, ital.; Mijâus, lat.
Mour.AREL, o, adj. Moqueur, moqueuse.
MouEL, o, adj. Humide ; mou, molle. — Loa tciis es inouel, le
temps est humide; | Mol, v. fr.; Mollis, lat.
MouERDRE, r. Mordre | Mordere, lat.
MouÉRO, .s. /". Meule. | Mola, ital. et lat.
MouERRE, r. Moudre. — Part, pass.: Moout, o. i Maldre, v. fr.;
Molere, lat.
MouERT, .s. f. Mort. I Morlevi, lat.
MouERT, o, adj. Mort, morte. \ Morluus, lat.
MouESTRO, s. f. Montre.
MouFFO, s. f. Moisissure, mousse, j Muffa, ital.
MouiCHO, s. f. Mouche. | Mousche, v. fr.; Mosca, ital.; Musca,
lat.
MouiciiiLiouN, .S. //(. Moucheron.
MouLEN, S. m. Dégel. I Mollire, lat.
MouLiAR, 0. Tremper la plume dans l'encre.
MouLio, s. f. Encrier.
MouMET, O, adj. Imbécile, nigaud.
MouNJO, s. f. Religieuse. | Monja, rom.
MouNEO, s. f. Monnaie. | Moneta, ital. et lat.
MouNiNO, s. f. Singe | Mona, espag.
MouNïAR, i". Monter. — Ind. prés.: Mouentou.
MoouRE, r. Mouvoir, partir, se mettre en route. — Indic. prés.:
Moouvou. I Movre, rom.; Morerc, lat.
MouGU, 0, part. pass. de .Mogure. | Mofjut, rom.
.MouRDACHÉs, .s. /". pluv. Moraillés.
MouRDANio, s. f. Morceau enlevé avec les dents, en une fois.
.MouRDÉiRO, S. f. Morsure.
MouRiN, .S-. m. Moulin.
MouRiNîEsi, S. m. Meunier. | MoUnarius, bass. lat.
92 PATOIS
MoiiRRAiLH, .S. ni. MuseliiM'c; poche en guise flo imiselièro dans
l;i(|iu'lle on met du foin aux hèles de somme |)our qu'eUes
puissent mangiM- en marchant. — Se dit aussi d'uni; pièce cou-
sue au liout d'un souliei' percé.
.Mui uuAii.iiAU, r. .Museh'i'.
MoiiiRALio, 6. /"., .Mui;iuiAi,i(ti.\,.s. //(. Même sens ipie Muuurailh.
.MoijRUK, s. m. Visage. | Monrrc, v. fr. ; Morr, lom., museau;
Musus, bass. lat.
M(»i:rrk, s. m. Pissenlit (plante).
.MoLRRARA, .s. )n . MoTt aux rats. Arsenic.
MoiJRTAR, Moi'RTKi.iJ), fidj. Mortel, mortelle. | Mortal, v. Ir.
.MoiitTAUA, .s. f. Mille-feuille (|)lante]; on l'appliiiue sur les con-
tusions.
MoL'scLo, .s. /'. Cône creux en métal que l'on ajuste à la |)ointe du
fuseau pour retenir le lil, (|uand on lile.
MoiisER, r. Traire le lait. | Mnlgere, lat.; Mouire, Mougc, For.;
Moiizi', bas Daupli.
MoussLR, .s. 7//. Monsieur.
MoL'STAs, s. m. Visage. — Coup sur le visage; marnille | J/o.s-
(accio, .Mostacciata, ital.; WuTTa:, lèvre supérieure.
MoLSTEÉRO, .V. /■. Belette. | Mu^telu, lat.
Mou-STUAR, V. Montrer. — Ind. prés.: Mouksircu . j Monstmr, v.
fr.; Monstrare, lat.
iMouT, .S', m. Mot. I Motto, ital.; MuUum, bass. lat.
MouT, G, adj. Se dit des moutons et des chèvres sans cornes. —
Se dit aussi d(; la coilfure de deuil (|ui est sans garniture. | Mil-
lilHs, lat.
MoLTo, .s. /: Molle de terre. Meule de foin. Tout le foin amassé
dans le fenil. | Mcln, lat.; Mctula, bass. lat.
Mi;a, .s. /'. Le linge sale de la semaine ((lue l'on a changé). |
Miilan', lat.
MiJANDO, S. f. Clialet. I Miiltirc, lat. il;.
Mlar, r. Emmaillotter. | Miidar, rom.; Miilare, lat.
.MuFFiR, r. Moisir. — Ind. prés.: Muffissou. | Muffarc, ital.
Mloulo, s. f. Moelle. | Mi'diilla, lat.; Muî/oç.
MuouR et MuL, .s. m. Midet. | Miil, v. fr.; Mal, rom.; Midus, lat.
.Mlolro et .Mllo, .s-, f. .Mule.
(I; l'ciidanl l'alitasc, (■■(•st-.'i-dire pendant la saison où les tniupcjux se nonrris.soiil
au dehors, reiix li monlenl de rliaict en clialet, ('iniisanl les |iàturai,'cs au lur el a
mesure (|n'ils arrivcMit h maliirité ; les troupeaux rcdusceiulent ensuite, habitant succes-
sivement les mêmes ch.nlels en ordre inverse.
DU QUEYRAS, 03
Muret, s. m. Marmotte. | iljf?<.s, lat.
MuRio, s. /". Saumure. | Murin, lat.
Mûrir, i\ Mourir. — Ind. prés.: Muérou. | Mori, lat.
MusEL, .s\ //(. Mu.scau. | Mu^el,\. fr.
-Mut, o, adj. .Miii^t, muette. | Mut elMatz, rom.; Miilns, lat.
Mutin, o, adj. Têtu, oijsliné.
-MuR.vLio, .s-. /". Mui'aiile.
.\luRALi.\R, r. Boucher uuc ouverture par un luur; murer.
.MouRTUÉRi, s. nt. Extrait mortuaire.
.MouciioouR, s. m. Mouclioir.
MusARDE.vR, r. Musarder.
MusEARD, o, adj. Musard.
N
Nadar, V, Nager. | Nadar, rom. ; Natare, lat.
Naffro, s. /". Balafre. | Nafra, rom. — Même origine que le verlie
Navrer et le vieux français Naffrer, de Nafar, instrument
tranchant, en langue Scandinave (A. Brachet).
Naïcii, s. m. Routoir. | Nai, rom.; Nais, bas Dauph.
Naïcher, r. Naître. — Part. pass. Naichu, o. | Nascere, ital. ;
Nasci, lat.
Naigear et Naijar, v. Être plongé dans le routoir, en parlant du
chanvre.
Napourier, .s. m. Bardane [plante).
Nanet, s. m. Nain. | Nanus, lat.; Nano, ital.
Narrio, s. f. Narine. | Naris, lat.
Nas, s. m. Nez. | Nas, rom. ; Naso, ital. ; Nams, lat.
Nastar, V. Flairer.
Near, V. Noyer. | Necare, lat. : proprement faire périr, puis faire
mourir dans l'eau (A. Brachet).
Neblo, .s\ f. Nuages, brouillard. | Nebbia, ital.; Nebula, lat.
Nebou, s. m. Neveu. | Nebot, Nebotz, rom. ; Nepos, lat.
Nec, o, adj. Morne, qui boude. | Nîï/.oç, dispute, querelle.
Negar, t. Nier. | Negare, lat.
Neichen.so, s. f. Vulve, naissance.
Neou, s. f. Neige. | Neus, rom. ; Neve, ital. ; Nii\ lat.
Nervi, s. m. Nerf. | Nervua, lat.
94 PATOIS
Nkkvioous, <», (Klj. Ni'i'veiix. | .\i'>Tnsti^, l;it.
Nesci, io, (((Ij. li^iioraiit, iii;iis, iilidl. | .\csrin>i, lat. ; Nice, v. fr. ;
NeHcio, ital.
Nesso, s. f. Nièce. | Nelsa, roin.; .\eptia, bass. lat.
Net, o, adj. Propre, net. i Mlidits, lat.
Netear, 11. Nettoyer.
Ni.\, .s. f. Nichée.
NiAR, .s. m. Œnf qu'on laisse dans le nid ponr rappeler la poule.
NiAiCH, NiAiJo, (iilj. Niais, niaise. Oui pliMiro pour peu de
chose.
NiEii, o, adj. Noir, e. | Mer, roni. ; i\ero, ital. ; Mger, l;;t.
Nierziu, r. Noircir. — Ind. prés. Nierzissou.
NiFLAR, r. Renitler, priser du tahac. | M/li-r, \. Ir. De Mf, nez,
bas allem. (A. Brachetl.
NiLio, s. /' Fleur de colchique.
NiTO, .s f. Limon formé de sable très-lin sur le bord des rivières
et des ruisseaux.
NiVEL, .S-. m. Niveau. | Nuel, v. t'r. ; Librlla, lat.
NivouRo, s. f. Nuage, nuée. | Ntirnia, ital. ; Xebitla, lat.
NivouR, adj. Nuageux.
NocÉs, s. f. plar. Noces. — N'a i^as de singulier, comme le latin
Nuptiœ.
NouÉLo, s. /'. .leuiie brebis qui n'a pas encore eu d'agneau. |
SordUi, lat.
Noou, Novo, adj. Neuf, neuve. | Son, rom. ; yociis, lat.
Noou, n. de nombre. Neuf. | Norp)ii, lat.
NoRMo, .S-. /'. Liste sur laquelle on i)orte le nom des écoliers (|ui
commettent des fautes. | Norina, lat. : règle.
NosTRE, NosTRO, adj. poss. Notre. | Nosiri', v. fr. : Aoster, No.f-
Ira, lat.
NoucENT, O, adj. Innocent, idiot.
NoLN, s. ni. Nom.— Coumo aréou noun'^ Comment vous appelez-
vous? — Ai noun Noti; je m'api)elle Jeannol | Somen,
lai.
Noun, ne//. Non.
Noun, h. m. Nœud, articulation des phalanges. | Nodua, lat.
NoL'ZAR, X. Oser. On dit S'anzo jxi, il n'(»se pas. On a fini par
confondre la négation avec le xci'lic cl n'en faire (|u'iin mot. —
Vuy. OUZAR.
NousE, .V. /■. Noix. I Nucem, lat.
NouTARi, .s. ///. Notaire. | Notarij, rom. ; \otarius, lat.
Nouvel, .s. >«., Nouvélo, s. f. Nouvelle.
Nouvel, o,adj. Nouveau, miuvelle. ] XouveI,\. fr.
DU QUEYRAS. 05
NouvENO, .S. /". Nouvainc | Norena, bass. Int., du lat. Norem.
NouvKMBRE, s. tii. Novembre. | yoreinber, lat.
NuECH, .S". /. Nuit. I Nticch, rom.; Norton, lat.
NuECuouR, .S-. //( . Hibou. PersoMuc (|ui ;i l'Iiabitude de travailler
la uuit.
NuisEK, r. Nuire. | Nocere, lat.
Nuise, .s-. /'. Préjudice.
NuRiR et Nourrir. — Iiid. prés.: Nolrrissou. | Xnti ire, lat.
Obro, .s. /'. Ouvrage, occupation, travail. | Obra, rom. ; Opeva,
lat.
Oc, adi\ Oui (n'est presque plus usité) ] Oc, rom.
Oi, flf/r. Oui. I 0/, V. fr.
OiCHO, s. f. Entaille, coche. | Cocca, ital.
Orle, s. m. Ourlet, bordure. | Orie, v. fr.; Otio, ital.; Orula,
bass. lat. ; du lat. Ova, bord.
Orlés, .s. /'. 2)lur. Ansérine ( plante).
EN Orto, loc. udc. Sur pied, en agitation
Orvo, s. f. On dit d'un enfant ou d'un animal qui en naissant est
très-petit ou qui a les apparences d'un avorton : Ajust l'orro,
il est à peine formé. | Du lat. Oriri, naître.
OuBLiGEA, s. m. Merci.
OuBLiGEAR, r. Obliger.
OuBRAGE, .s. m. Ouvrage. | Obrage, rom.
OuBRiER, s. m. Ouvrier. | Ovrier, v. fr. ; Obvier, rom.
OuBRiERo, s. f. Ouvrière.
Orri, o, ou Horri, o, «f/y. Horrible. | Or/-^.s, rom. ; orribile, ital.;
horridus, lat.
OucEL ou Aur.EL, s. //i. Oiseau. \ Auzel, Ancel, rom.; Augello,
ital.; Aucelius, bass. lat.
Olkfrir, v. Offrir. Offrir le pain bénit. — Ind. prés. Offrou;
part. pass. Ouffert, o.
OuiCHENS, s. m. plur. Absinthe (plante).
OuiRE, s. m. Outre. | Oyre, rom.; Utrem, lat.
OuLO. — Yoy. OuRO.
Ou-MBRO, s. f. Ombre. | Umbra, lat.
<H> PATOIS
Or.xr.LE, .S'. ///. Oiiolc. Tt'iiiK" dtM-csjject (Idiit on se sert pour les
vieillards : Voinirlr Pierre. On dit li' plus soin eut l'Oin'HE pour
l'Olxcle. I Aninculiis, lat.
OcNço, s. f. Once poids'.
OuNço, s. f. Articulation des phalanges des doigts. | L'ncus, lat.
Olndo, .s. /'. Onde. | Und<t, Int.
Oi;>(;lès, s. f. pliir. Pas d'âne (plante).
OrNdLo, .ç. f. Ongle. | rnf/ln, rnin. ; Uni/tihi, l.it.
Olxze, n. de nombre. Onze.
OiiGXER, r. Oindre. On dit souvent VorciMiu. — l'art, pass.
Unch, o. I Ungere, lat. ; Ugnere, ital.
Olwcii, .s-, m. Oint, onguent. | l'nch, roui.
OuNCH, o, adj. Oint, ointe. ] Unch, «, rom.
OuRDURO, .S-. f. Ordure, saleté, j Du lat. Horridiis.
Ourjas, s. m. Se dit d'une femme sans ordre, peu soigneuse.
OrncuEiL, s. m. Orgueil. | Orc/oglio, ital.
Olrelio ou Aurelio, s. f. Oreille. \Aurclh(i, idui.; .\iiricula,
lat.
OuRELiouN, .S. //(. Coup dc la main sur l'oreille
Ol'rino, s. f. Urine. | Ourina, rom.; Urina, IM.
OuRO et OuLO, .s. f. Marmite. \ Ola, rom.; Olla, ital.; nlla, lat.
0URUV.4R, r. Faire des ampoules.
OrRTVo, .s. f. Ampoule; tumcui- d<' la peau l'oruM'e parmi liquide
soulevant réi)ideiine.
Ol'ss.vnè.s, .s-, f. pliir. Hauteurs. — Aoir .\issau.
OuvA, .s. f. Lait de poule.
Olvir, V. Entendre. — Voir Alvir.
Ouz.iR ou AuzAR, r. Oser. | Andere, lat. — Voir Nouzar.
Pa, adv. Pas.
Pacho, a. m . Marché, pactiv ' Parfum, lat.
Palastro, .s. f. Tôle.
Pallioro, .s-. /'. T(Mnps où nue l'einuie est en couches; femme en
couches ((pii est sur la paille, ipii est au lit ;. | PniUola, rom.;
Ptii/liola, ital.
P\i.i.io,.s-. /". Paille.
Pan', .s-. //(. Pain, j Panem, lat.— Pan roisset, pain his.
Pannar, r. Kssuyer, enlever. | Du latin /^^////(«.s, morceau de drap>
cliillon.
nil QUKYUAS. 9/
Pannaman, s. m. Essuio-mains. | Patuvna», lias Daiipli.
Pankl, .s. in. Pan (rmi habit; iiaiiiioaii (rmin porto. | Pannello,
ital.; Pannus, lat.
PANKMiAR, r. Ajiitor los pans do son habit on oourant.
Panoiilh, .S'. //(. Piôfo (i'iHolTo attacliôo au-dossns d(» la (jiieue
d'nno brobis, pour l'oiupèciior d'être fécondée.
Panoliliio, .s-. /'. Brebis portant \g panouilh.
pAXDKcousriîs, s. f. Pentocute. | Pandecosta, rom.
Pamkizkar, r. Rêver, avoir des songes. | De (Davrac-i?, vision.
Parallo, .s. f. Parole. | Paranla, rom.; Parahola, lat.
Parandier, s. m. Foiilonnier. | Parador cl P/iraire, rom.
Parar, r. Fouler le drap, i Paiare, lat., apprêter.
SE Parar, r. Se défendre, se garantir de.
Parania, s. f. Pelletée. | Palata,\ln\.
Pare, s. /'. Paroi, muraille. | Paret HPdfetz, rom.; Parien, lat.
Paret, .s. //(. Palet, i Pala, lat.
Pareto, s. f. Palette.
Paréicher, c. Paraître, i Parexcere, bass. lat.
Pareilh, s. m. Paire, couple. | Parelh, rom.; Pariculun, bass.
lat.; Par, lat.
Parferre ou Palferre, .s. m. Pince en fer, levier (pal de fer). (
Palus, lat.
Pari, o, adj. Paie. ] Pallidus, lat.
Pario, s. f. Compagne, en parlant de la femme par rapport à son
mari. Par, rom. — Au moyen-àge on disait: Ma ppr, ma
pareille, pour, ma femme.
Pario, ,s-. /". S'emploie dans cette expression : Far pario, faire
compagnie. | Paria, rom., société.
Parissa, s. f. Palissade. | PalUzznla, itat, — Du latin Palus,
pieu.
Parlamentear, f. Parler, dans le délire.
PARoet Palo, .s. /". Pelle. | Pala, ital. et lat.
Parouc, .s. //(. Maladroit.
Parmo, .s. f. Paume de la main. | Palme, v. fr.; Palma, \a\.
Paroour, .v. m. Foulon.
PARP.4.H0UJV, s. m. Papillon. | Parpaglione, ital.
Parpélo, .s. /'. Paupière. | Palpebra, lat.
Parsous, o, adj. Paresseux.
Partenso, s. f. Partance, départ. | Partenza, ital.
Pas, s. f. Paix. | Patz, rom.; Pax, lat.
Pas, s. m. Pas. j Passus, lat.
Pasqués, s. f. plur. Pâques | Pasques, v. fr.; Pascha, lat.
PA.syuiER, s. m Pâturage. | Pasquier, rom.
08 PATOIS
Pasqueirar, r. Pàturor — Ind. prés.: Pascairou. ] Paacere, lat.
I'astau, t. Pétrir. | Imjxistare, itnl.
Pasto. s. f. Pàto. I Paste, v. fr.
Pastocn, s. m. Quantité de pàto que le boulanger travaille à la
fois.
Pastre, s. m. Pâtre, berger. | Paslre, v. fr. et rom.; Pastor,
lat.
Pastl'Ro, s. f. Pâture, fourrage. | Paslure, v. fr.; Paslura, lat.
Passar, r. Passer, expirer, mourir.
Patam', o, aclj. Tout nu, déguenillé.
Paterno, .s. f. Lent, lainlnn. | Badorne, bas Daupb. — de Badare,
bass. lat. et italien ; Bada, bas Dauj)!!.; BaycT, v. fr.: rester
immobile en ouvrant la bouche.
Paterno, s. /". Flambée. Se dit d'un feu vif et de peu de durée
jiroduit par du menu bois.
Patet, o, et Patouilh, o, adj. Minutieux, timoré, peureux,
timide, indécis.
Patir, v. Soulfrir. — Ind. pri'S.: Patissou. | Patiri, bass. lat.;
Pnti, lat.
Pato, .s-, f. Linge servant de lange.
Patouilh. — Voyez Patet.
Pauc, adv. Peu. i Poco, ital.; Paucns, lat.
Palre, a. m. Pauvre. | Poure, v. fr.; Pniirn, rom.; Porern, ital.;
Piuipcr, lat.
Pauso, .s. f. Pause, lieu où l'on s'arrête pour se reposer. | Pausa,
rom.
Palto, a. f. Boue. | Paitia, rom.
Paycher, i\ Paître; donner h manger avec une cuillère aux
enfants. | Payn^icr, rom.; Pascere, bass. lat.; Pasci, lat.
Pavre, s. m. Père. | Payre, rom.; Pntrem, lat.
Pavoun, .s. m. Paon. | Paronem, lat.
Pazi, o, adj. Se dit d'un cheval ou d'un muhit doux et tranquille,
paisible. | De Pax, lat.
Pé, s. m. Pied, i Pe, rom.; Pi's, lat.
Pea, .s. /■. Kmpreinte du pied sur le sol ou la neige. | Peda,
lat.
Peas, .s- ))i. Draj) de laine (pi'on met par-dessus les langes, en
cnunaillottant les enfants, j De liairîtzôç (Ilonnorat).
Phas, .S'. 7u. l'.mjdâtre. ' De Pirrm, lat.
I'ecma, .s. m. l'éclié. | Perratit)n, lat.
pEcii.viRE, ndr. Terme de Cduipassion, de tendresse.
Peciiier, .S-. m. .Vncienne mesure pour le vin | l'irhirr, rom.,
cruelle; fiirrhii'rf, l'i'rchrro, ital.
nu QURYMAS. 99
Pechit, 0, ndj. Petit, o. | Picciolo, Piccoln, it;il.
Pecour, s. m. Montant rt'iino chaise, d'un lit i Pecollus, bass. lat.
Peer, .s. m. Poil, cheveu. | Pel, rom.; Pelo, ital.; Pilus, lat.
Peéralio, ,s. f. Pelure, peau des fruits, des phntes.
PiÉRAR, r. Peler, éplucher. | Pilare, lat.
Peékols, o, (idj. Poilu. I Pilosus, lat.
Pegas, s. m. Emplâtre. —Se dit d'une grande quantitii de neige
tombée en une fois.
Pego, s. f. Poix. I Pcga. rom.; Pirea, lat. ; du grec n=uy.v7, pin.
Pegouro, s. /". Térébenthine qui coule des conifères.
Pegoumas, .s-, m. Emplâtre; au lig., personne lourde, pesante, sans
activité.
Peiar, r Payer. — Ind. prés.: Paiou. | Pagarc, ital.; Pacare, lat.
Peichoun, h. m. Poisson. | Peysson, lom. ; Pe.^tcio , ital.; Piscem,
lat.
Péile, .s', m Poêle. — PioL'e du rez-do-chau.ssée chauffée par
un poêle.
Péire, nom d'homme. Pierre. | Peire, rom.
Péirin, .S', m. Parrain. | Payri, rom.; Patrino, ital.; Patrinus,
bass, lat.
Peiro, s. f. Pierre. I Peyra, rom.; Piatrn, ital.; Petra, lat.
Peirilio ou Peyreto, s. f. Petite pierre.
Peiro-mol'erto, a. f. Roche qui se délite. Roche schisteuse.
Peiror, .s. //). Chaudron, j Pairol, rom.
Peirourier, s. ni. Chaudronnier. | Pairolier, rom.
Peiroura, .s. f. Chaudronnée.
PEITR.4LH, s. tn. Poitrail. | Peitral, rom.
Pel, .S', f. Peau. 1 Pel, v. fr et rom. ; Pellem, lat.
Pelioc, s. m. Flocon.
Pello, s. f. Poêle à frire. — Pello de peyro, poêle en pierre
ollaire. | Paéle, v. fr.; Padella, ital.; Patella, lat.
Pelol'iro, s. f. .Membranes qui sont dans la viande ; aponévroses.
Penailh, s. m. Chitlon au bout d'une perche servant à balayer le
four. Plumes réunies servant à ramasser la farine. — Voy.
Panxar.
Penailhar, r. Ramasser, balayer avec un penailh.
Penas, .S', m. Queue. | Pénis, lat.; de Pendeo.
Penche, s. f. Peigne, i Penche, rom.; Pectinem, lat.
Penchinar, r. Peigner. | Penchenar, rom.; Petlinare, ital.; Pec-
tinare, lat.
Pendourin, s. m. Pendant. — Pendourin d'ourelio; boucle d'o-
reille.
Pend, .s- f. Peine. | Pa>)ia
1 00 l'ATOIS
PÉoLiLn. — Voy. PUOUILH.
Peoure, .s. >«. Poivre. | Pebrc, vom.; Piper, lat.
Pkpk», .s', f. Pépio.
Pkk, prrp. — Voy. Pni-:.
Picnvoirr, s. m. Fromage à l'état frais, au moment où on le met
dans la forme.
Vv.ns, o, adj. Bleu. \ Perso, rom. ■,Pers, vieux prov. et v. fr.;
l)Ieu violacé.
Peusi, s. m. Pierre (Fuii liieu verdàtro, comme l'euphotide ou
la serpentine.
Peiiteo, s. /'. Perche sur laquelle on étend les habits, le linge. |
l'i'rtira, lat.
Pektus, s. m Pertuis, trou. | J'rrtiisiis, lat., percé.
Pes, s. )n. Poids. | Pois,\. fr.; Pensvtu, lat.
Pesar, r. Peser.
Pescau, r. Pécher. | Pi'scher,y. fr.; Pesrar, rom.; Pesrare, ital.;
Piscari, lat.
Pescaire, s. m. Pécheur. | Pescaijrp, rom. ; Pctcatorc, ital.; P/.s-
catorcm, lat.
Pesco, .s. /'. Pèche, action de pécher.
Pessah, V. Rompre, mettre en pièces.
Pesso, s. f. Moment, un bout de temps. I Le mot pièce était em-
ployé dans ce sens au moyen-âge. En Italie on dit encore
vn pezzo, avec la même acception.
Pesso, s. f. Pièce de terre, de monnaie , de drap , etc. | Pexsa,
rom. ; Peliiim, ba-;s. lat.
Petassar, V. Rapetasser.
Peté, .V. m.; Petéto, s. f. Poupée.
Petihol'n, s. m. Pain de noix, ou de chan\ re pour les bestiaux.
I Pastillus, lat.
PETRiLLfis, s. f. plur. Rhododendron. — On dit d'une chose qui
est l)ien amère : Amar coumo de petrilles.
Peze, .s'. )n. Pois I Peze, rom.; Piscllo, ital.; Pixinn, lat.
PeziC'Ro, s. f. Champ de pois.
Phioueitre, .s. ))}. Pinson (Onomatopée].
PiAR, c. Boire. | Pyer, v. fr. ; nUn.
PiAUTO, .s. /■. Patte.
PiBouR, s. m. Peuplier.
PiCAR, r. Piquer, taper, frapper.
Pic, s. m. Pic, sommet escarpé d'une montagne. Instrument pour
creuser la terre.
PiCATAR, r. Rouler sur une pente, tomber du haut d'un rocher
,d'un pic).
DU OUKYIIAS. 101
PiciiAU , r. Pisser.
PiciiARoTo, .S'. /'. Filet d'eou lomli.-iiU d'un roclicr ou d'une luii-
taine ; petite cascade.
Picnous, o, adj. Qui pisse dans ses vêlements; mouillé |iar l'u-
rine. I Piscioso, ital.
PicoouR, s. m. Battoir. — Voy. Picah.
PiEicii, .s. m. Pis, I Pectus, lat.
PiÉzou.N, .S-. /'. .Maçonnerie servant de l'ondenienl à une muraille;
fondation.
Pikek.no, .s. /". Cécitt', chez le chamois. Dans le Forez, Puiiierle
signifie chassie, humeur des yeux. — Piqucrue a la même
signilication dans le basDauphiné.
Pi.NCEL, s. m. Pinceau. | Pincel, v. fr.; Pcnicillun), lat.
PiNTRAK, V. Peindre. | Pin;/ere, lat.
PiMRE, .S'. //(. Peintre | Pintior, bass. lat.; Pictor, lat.
PiPAR, r. Fumer la pipe.
Pipo, s. f. Pipe. Fleur de tussilage.
PisTAR, u. Piler. Fouler aux pieds. | Pestare, ital. ; Phlarr , lat.
PisTO, n. /'. Piste.
PisïouN, .•». m Pilon. Barreau d'un balcon , façonn(3 au tour.
PiTcno, .9. f. Pioche : dimin. de Pic.
Plaço, s. f. Place publi(iuo.
Plai ou Pla. Plait-il. — Si eus i'lai, s'il vous plait. | Seusplai,
rom. — Se Diou plai, s'il plait à Dieu. ] .Se Dia jdaist,
V. fr.
Pl.u, .S'. //) Platane.
Plaid, .s. f. Plaie. | Plaga, lat.; Ploga, ital.
Plag.x, .s-, m. Plainte, gémissement. | PUinh et PUnpi, rom.;
Planctus, lat.
Plagner, r. Plaindre, gémir. — Part. pass. : Planch, <». | Plan-
fjere, lat.
Plan, adv. Doucement. | Piano, ital.
Plan, s. ot. Plaine, lieu plat.
Plano, .S". /. Surface fauchée en faisant un andain.
Planoun, s. m. Rabot, plane. | Pialla , ital.
Planolnar, r. Raboter.
Pl.antar, i\ Planter. | Plantare, lat.
Planto, s. f. Plante. | Planta, lat.
DE Planto, lor. adc. Tout-à-fait, entièrement. | Di planta, ital.
Plassear, r. Passer le temps sur la place publiiiue. — Voy. Plaço.
Plata, .s. m. Plafond.
Plat, o, adj . Plat, plate.
Plat et Platll, s. m. Plat. | Platcl, v. fr. ; Platello , ital.
102 PATOIS
Platela, s. f. Un plein plat; platée.
Plato, s. f. Plateau. Pente unie sur le liane d'une montagne.
Plech, 0, adj. Plié, courbé, tortu.
Plazek, .S', m. Plaisir. | Plaser, roni.
Plear, r. Plier, ployer, envelopper. | Plicarc, lat.
Pleidear, r. Plaider.
Pleideaire, s. m. Plaideur.
Plaucho, s. f. La Berce, plante onihellilère.
Plevezin, s. m. Point de côté; douleur au côté de la ptiitrine.
Plevezio, .s. f. Pleurésie. | Pleurish, lat.
Plooube, k Pleuvoir. — la 2>/oo(/, il pleut; La plouvio, il pleu-
vait; La })loufni, il a plu. | Pluere, lat.
Plot, .s. m. Billot.
Ploump, s. m. Plomb, j Plunibum, lat.
Plourar, r. Pleurer | Plorare, lat.
Plouva, s. f. Table ou compartiment d'un jardin où l'on sème les
légumes.
Plouvinear. r. Pleuvoir à petites gouttes. | Ploucincr ou. Ploui-
ner, v. fr.; Piovifjginare, ital.
PoouR et Paour, .s. f. Peur, j Paor, v. fr.; Pnor, rom.; Pavorein
lat.
PouAR, c. Monter, gravir une pente. | Puelar, rom.; Poggiare,
ital.
PouA, s. m. Montée, pente. | Puoi, puegz, rom.: monts, monta-
gnes.
PouÉiTo, .s. f. Petite montée.
PouENT, s. m. Pont. | Ponti'ni, lat.
PouMTiN, s. m. Petit pont en plan incliné qui mène à la grange ;
pont sur un ruisseau.
PouERRE, s. m. Poireau. | Porrus, lat.
PouERTi, s. m. Galerie couverte. | Porticns , lat. : galerie à
colonnes.
PoLERTO, s. f. Porte. I Porta, lat.
PouRTETO et PouRTiMORO, S. f. Diuiinut. de Pouerto.
PouERZEH, r. Présenter, tendre. — Ind. prés.: Pouerzou ; part,
pass.: PouRZf, o. | Porgerc, ital.; Porgerc, lat.
PouEST, s. f. Planche. | Po.sl, vom. ; Postis , lat. : poteau.
PouGE et PoGE, s. m. Pouce. | Poire, v. fr.; Pollicem, lat.
PouGNER, r. Piijuer. — liul. |)rés.: Pougnou ; impa-f.: Pougniou :
part. pass. Poonch, Pikjncuo. | Pugnerc, iUi\.;Pangpre, lat.
P(tL(iL'E«, r. Pouvoir. —Ind. prés.: Pouou ; pass. ind.: \i l'oiGU.
I Polere, ital.
PouijouN, .s. m. Poison. | Poliunein, lai.
DU oUliVUVS. t03
Pouihk, s. m. Pouvoir, force.
PoL'iTOLMER , S. m. Maquigiioii allant cherclior des imilcîts eu
Poitou.
PouLo, s. f. Poulette, jeune poule.
PouM, s. //(. Ponnne. | Pontun} , lat.
PouMPo, s. f. Pain blanc. Galette, morceau de pâte aplati
et cuit sous la cendre. | De ïloinzïi : tout ce (pii se donnait
avec pompe ( étrennes, sacrillcesl. Avant qu'on connût les
bonbons, on donnait pour étrennes des gâteaux, des ufaiettes
(Honnorat, DicUonn. prov.)
PouNCH, s. m. Point fait avec l'aiguille; point au jeu. | Punto,
ital.; Pnnctuin, lat.
PouNCHETA, adj. des 2 g. Dentelé.
PouNCHETO, s. f. Dentelle. On dit encore (Mi français: point
d'Alençon, d'Angleterre, etc.
PouxcHO, s. f. Pointe. Au fig., bon sens, savoir-faire.— A pu gcs
de pouncho : il n'a point de savoir-faire.
PouNCHU, 0, adj. Pointu.
PouNCHu, s. m. Pointe d'une aiguille, d'an rocher.
PoLNER, i\ Pondre. — Part, pass : Poust, o. | Poncrc, lat.
PoLNGAiLH, s. m. Étauçou .
PouNGAiLHAR, r. Étauçonuer.
PouRTAR, r. Porter. ] Portare, \at.
PouRzoouR, s. m. Fourche à long manche avec laquelle on ptr'-
sente les gerbes de blé à la personne qui les range sur un plan-
cher à jour, élevé au-dessus de l'aire. — Voy. POUERZER.
PoLSTA, .->. m. Plancher. — Voy. Pouest.
PousTAR, T. Planchéier, faire un plancher.— Indic. prés.: Pole.s-
TOU.
PouRTAR et PouRTAiLH, .S. m. Portail. I Portaculum , ba.ss. lat.
Poi;nsoun, s. ïn. Poinçon.
PouNsouNEAR, T. Exciter, insister auprès de quelqu'un pour le
faire agir.
PouNTAR, V. Pointer au jeu déboules. — Ind. prés.: Pouentou.
PouNTOUN, s. m. Point sur Vi ou à la tin de la phrase. | Punctum,
lat.
PouRCAREo, S. f. Saleté | Porcheria, ital.
PouRPO, s. f. Chair sans os et sans graisse. | Piilpa, lat.; Polpa,
ital.; Pourpa, bas Dauph.
PouRPU, o, adj. Charnu. | Pulposus, lat.
PouRTAR, i'. Porter Etre enceinte.
PouRTissouN, s. m. Guichet; carreau mobile d'un châssis.
Pous, s. m. Puits. I Polz, rom.; Pozzo, ital.; Puteus, lat.
lot PATOIS
Pous, .s. f. Poussii'rc. | l'oh^vuxw,; l'ulvis, lai.
Fols, .s. m. Pouls. — Lou pous, la teinpe, parce (|u'oii y sentie
battenieiU (riiiic artère.
Pousc, o, arlj. Susceptible, facile à prendre la mouche.
Pousse, s. f. Mamelle, mamelon, trayon.
PoussAR, V. Pousser, i Pulsarc, lat.
PousTKMO, s. /". Abcès, \niA. \ Apostê me, v. l'r. ; Posteiiia, ital.;
Apostema, lat.
PoLSTEMEAR, P. Suppurer.
PouTEA ou Pautev, (idj . <lcs 2 fj. Reproduit exactement comme
s'il avait été moulé.
PoiJTiLio, s. f. Bouillie. I Po/^/, ital.; Po/Z/V/Z/r/, ital., limon ;
PuUicula, lat., pâtée.
PouTiNGL'Ês, .V. f. plur. Drogues. | l'oiilrinfjuc, bas Dauph. :
mets fait avec des prunes cuites au four.
PoLZAR ou PousAR, V. Poser, déposer. — Ind. prés. ; Pauzou. ]
Pauzar,nnn.; Ponerc, lat.
SE PouzAR, V. S'arrêter, se reposer.
PoLZiN, .S', m. Poussin. | Pou:;! , rom. ; Ptilcino, ital.; Pusillus,
lat.
PouziNA, .S. /". Couvée. — La Pouzina, les pléiades.
Pra, .•>. m. Pré. | Pratum, lat.
Pre et VF.R,p7r'p. Pour, par. — Pretu, pour toi. Pics prc la man,
pris par la main.
Prear, i^ . Prier. | Precare, lat.
Precatori, .s. m. Purgatoire.
Pregx, o, adj. Pleine, en parlant de la lemelle des animaux. ]
Pra in, v. fr.: Pren, rom.; Pnvgnans, lat.
l'REijoiiN, s. f. Prison.
Preiéru, .s. f. Prière. — On donne aussi ce nom aux louilles de
la bistorte.
Premelet, .s. m. Petit-maitre. — Voy. Prim.
Premer, t. Presser, pressurer. | Premcr , rom. ; Prcnicre, ital.
et lat.
Premouiro, s. f. Pressoir pour les fromages. | De Prcmere, lat.
Preou, adv. Aussi.
Prepost, cotij. transUicc. A i)ropos.
Près, o, adj. Pris, c. | Près, rom.
Prés, .s-, m. Prix, i Prctium, lat.
Preso, .s-. /'. Prise d'eau, prise de tabac.
pRESE>TAR, r. Présenter. | l'rrseutar, rom.; Pm-sentarr, lat.
l'REsiNf», s. f. Poix-résine.
i'REST, (», (iflj. Prêt, prête. | J')'esl, r(im.; Pru'sliliis, lat.
DU (JUIÎYUAS. 105
Prkvre, S', m. Pi'i'tic. I J'rci/rr, iiuii.
l'Rni , o, (idj. Mince, cllilc. \l'riiii, roin. ; l'riin, bas hret. :
menu.
Primo, .s. f. Priiitrnips. | Priniuni tcmptis, lat.
Proufiech, .s. 1)1. Prolit. I Profectiis, lat.
Proufoundar, V. Etre englouti dans le sein do la tciic
Prount, o, nclj. Prompt, vif, emporté. | Promptiis, lat.
Prouverbe, s. m. Pi'overbe. | Proverbi, rom.; Procerbium. lat.
Provo, s. /'. Preuve. | Prora , ital.
Prou, ack. Assez. | Pvnbr, lat.
Prolvar, V. Essayer, éprouver. — Ind. prés.: Provou. | Prorarc,
ital.
Proyo, s. f. Proie, Ajipàt mis dans un piège. | Prcda, ital.; Pro'-
da, lat.
Prlch et Prus, -s-. //;. Poire. | Pini^, lat.. Poirier.
PuERC, .s. m. Porc.
PuERC, HO, adj. Sale, malpropre.
PuERCHO, S f. Truie.
PuGN, S. m. Poing. | Punk et Piign, rom.; Piajiw, ital.; Piujuus,
lat.
PuGNATO, S. f. Petite marmite. | Pignata, ital.
Pui, adv. Puis, ensuite.
PuiCHER et PouGLER, c. Pouvoir.— Ind. prés.: Pouoc ; pass. ind.:
AI PouGU. I Possc, lat.
PuMENT, .S', m. Duvet, particules qui voltigent dans l'air.
Plweyéro, .s. /". Mesure pour la farine (({u'on remplit à poi-
gnées), i Pufjnerca, bas Daupb.
PuoRO, s. /". Petite hache. | Piolet, piém. Du haut ail. Piol.
PuTLEST, adr. Plutôt.
Pl'rgo, .s. f. Purgatif; remède pour se purger.
PuRJAR, r. Purger. | Purt/are, lat.
Punir, r. Punir. — Ind. prés.: PuNissou. | Piiniri, lat.
Pur, o, adj. Pur, e. | Punis, lat.
PuouiLH et Peouilii, s. m. Pou. | Pcdiculus, lat.
PuRo, conj. Pourtant, donc. Es puro renijii, il est pourlant
venu. Vené puro, venez donc, venez sans hésiter. | P//re, ital.
Q
Quaije, adc Quasi, presque.
QuÀN, adr. Quand. | Quan, rom.; Quando, lat.
1 06 PATOIS
Quant, ndr. Comliicn. — Quant i'éid'liourès/ quelle heure est-
il? I Quan, l'om.; Quantum, lat.
QuARANTo, n. de nomb. Quarante. \ Quaranta, rom.; Quadra-
f/inta, lat
Quart, s. m Quart. | Quartus, lat.
QuARTEiRA, .S' /'. Quartcréc, mesure agraire, j Quarteyrada,
roin.
QuARTEiROUN, S. 7)1. QuarteroQ ; quart de la livre. I Cartairoun,
rom.
QuARTiÉRO, s. f. Mesure pour les grains, contenant le quart du
setier. | Cartier a, rom.
QuARTiN, .s. m. Mesure pour le vin; le (|uart du litre; la moitié
de la Mezzo.
Quatre, n. de nomb. Quatre. | Quatuor, [at.
Que, pr. rel. Que, quoi, qui. — Que que slo, quoi (|ue ce soit. |
Que, lom.; Clie, Haï.; Quem, lat.
QuERRE, V. Chercher, quérir.— Ne se dit qu'à l'inf. prés. | Querrc,
V. fr. et rom.; Quœrere, lat.
QuE.sAR, V. Taire. | Tacere, lat. ou Qulescere, lat. 5e Coiser,
V. fr., se tenir coi.
QuESTiouN, s. f. Question, i Qua'stionem,Ud.
QuiBLE, s. m. Crible.
QuiÉRAR, r. Pousser des cris aigus, en parlant des animaux. |
Queri,\at.; Quilar, Cuinâ, bas Dauph.
Quiet, o, adj. Tranquille. | Quetz, rom.; Quietus, lat.
QuiNTANo, .s. f. Ruelle, passage étroit entre deux maisons.
QuiNTAR, s. m. Quintal, i Quintal, rom.
QuisTAN, .s. m. Quêteur, (|ui demande toujours.
QuisTAR, r. Quêter. | Quistar, vom. ; Qmvritare, lat.
Quinze, n. de nomb. Quinze. | Quindici, ital.; Quindecim,
lat.
QuiTAR, r. Quitter.
QuouRo, adv. A (|uelle époque. Pour : Que houro? quelle
heure ?
R
Raracmor, s-. //). Pelit cnr.iiit. | llnbarrhio, ital.
Habastar et Rarasiear, r. Ramasser. | Raplare, fréquent, de
Hapere, lat.
DU (JUEYUAS. 107
Rabel, .s-. ///. Se (lit (lo toute maladie Icgi're, ('[udcinifiue ; de
toute personne aijandoiiiKMi (|ui traîne pcuiblenient son exis-
tence.
Rabelàr, V. Traîner.
Rabio, .s. f. Rage, colère. | Habbia, ital.; Rabin, roni.; Rabies,
lat.
Rabo, .s-, f. Rave. | Hapa, ital. et lat.
Rabo, .s. f. Pierre lisse et i)olie, pouvant servir de siège et placée
devant la porte de la maison. — Autrefois (piand un mariage
avait lieu, les jeunes gens du village amenaient une pierre de
ce genre, devant la porte de l'époux.
Rabourier, h. m. Menus débris de bois, dans un bûcher.
Racar, V. Vomir. | Ram, bas Daupli.
Racuénio, s. f. Racaille, chose de rebut.
Rafataillo, .s. /". Tas de gens méprisables.
A Rage, lor. adr. A l'abandon, en parlant des animaux errants.
Rai,. S'. //(., Ra\o, .s-. /'. Rayon de soleil. | Rai, Rata, rom.; Radius,
lat.
Raias ou Reias, .S'. //(. Averse.
Raiar ou Reiar, V. Couler, répandre. — Ind. prés.: Raiou. |
Raiar, rom.; l'iw.
Raicho, s. /'. Teigne, éruption croùteuse sur la tète des en-
fants.
Raliar, 0. Rraire, hennir. | Rafighiare, ital.
Rama, s. f. Ondée, averse.
Ramar, V Ramer; gagner péniblement sa vie (en ramant comme
les galériens).
Ramas, s. m. Balai. | Ramas, lat
Ramel, s //(. Rameau. | Ramcl,v. fr. et rom.; Ramas, lat.
Ramilio, 5. f. Menues branches, petits rameaux. | Ramilla, rom.;
Ramulus, lat.
Rampegour, s. m. Homme bizarre, capricieux.
Rampeo, s. f. Crampe. | Rampa, rom.
Ramplet, g, adj. Replet. | Repklas, lat.
Rang et Renc, s. m. Rang. | Rmg, v. fr.; Renc, rom.
Ranci, g, adj. Rance. | Ranv, rom.; Rancidus, lat.
Rando, s. f. Rouleau qu'on passe sur la mesure de blé. | Randa,
rom.
Randg, adv. A côté, contre. - Rando la muraillo, contre la
muraille. | Arando, bas Dauph.
Rangourear, V. Respirer en râlant. | Ranijuclhar, rom.
Rangol'rlm, •«. //(. Kàle, respiration gênée par les crachats.
Ranto, s. f. Rente, prix de ferme.
1 08 l'A 1 OIS
Raizo, .s. /. Lie (le vin, taitre. | Rniiza, roni.
Rak, <», adj. Rai(', clair-senié, pou l'ounii. | lUir, rom.; Rarus,
la t.
Ras, .s', tu. Mesure qui était la moitié de l'aune. | lias, rom,
Rasclau, r. Racler, ratisser.
Rasclouiro, .s. f. Peigne à dents serrées «lui racle).
Raso, s. f. Fossé, rigole séparant deux propriétés. | Rasa,
rom.; Rase, bas Dauph.
Raspkak, r. Gratter le sol avec le pied, en liarlant du cheval ou
du mulet. | Rnspari, bass. lat.
Raspo, s. f. Râpe, Espèce de lime pour le bois.
Rat, s. m. Caprice.
Ratar, V. Manger les rats, en parlant du chat.
Rateiror, s. tn. Petit rat, nom d'amitié aux enfants. | Ratairol,
rom.
Ratklo, s. f. Rate. | Râtela, lom. — Desuatela, dératé.
Ratier, o, adj. Capricieux. Rat ier, rom.
Rato, .s. f. Souris, j Rato, rom.; Ratto, ital.
Rato-Vourouiro, x. /". Chauve-souris (souris qui vole).
Ratouna, .s-, f. Nid de rats.
Rauch, o, adj. Rau(pie, enroué. | Ratic cl Raueh, rom.; Raucas,
lat.
Ravar et Ravassear, r. Délirer, rêvasser.
Ravasso, .s-, f. Brebis d'une grosse espèce, à laine rude et
grossière.
Razour, s. m. Rasoir. | Razor, rom.
Re, s. m. Reyno, .s /'. Roi, reine. | Rei, Reina, rom.; Re^v, Re)/ina,
lat.
REBAm;, .s. ni. Gradin, saillie de rocher en forme de banc.
Rebobi, .s. m. Repas l'ait (piand on tue un cochon. Dans le Forez,
Reboula signifie festin (lui suit les moissons.
Rebulir, r. Etre troublé.
Rerulii, .s-. 7/1. Emotion.
Recala, s. f. Lieu expos('^ au soleil.
Recaus, .S-. m. Cale, petite pierre qiw les maçons mettent sous les
grosses jiour les caler.
Recebre, r. Recevoir. — l'ailicipe passé : Recebu, o. | Reciperc,
lat.
REEREu;iiAit, r. Rinci'r, passer de l'eau dans un \ase pour le net-
toyer.
Refreicmii.hs, .s-. in.j)liir. Hincures.
Recmami'ah, r. Mamas.^cr. iccueillir ; ramener du dehors, de.<
champs
DU QUFAUAS. 109
Rkchampéis, o, (i<Jj. Etranger, haliitniit vomi du doliors.
Reciikivau, t. Avoir iiiio rocluito, on sortant do nialadio.
Recoijudoun, .S', w. Agneau do la deuxième portée, dans la même
année.
Rkcolrdounar, r. Faire des recourdouns.
Reduiuk, i\ Rentrer les récoltes. Remettre dedans. — Ce vorlie
se prend aussi substantivement; Su i réduire i>\gni(\e: A l'épo-
que de la rentrée des récoltes ( litt. sur la rentrée ) (1),
Refukscau, r. Rafraîcliir. | Ilefrescar, rom.
Refkezio, s. f. Refroidissement.
Refrezir, r. Refroidir. — Ind. prés.: Refrezessou, \ Refrezir et
liefriyerar, rom.
Regalt.n, .s. w. Réponse aigre.
Regaugnar, r. Répondre avec aigreur, avec humeur, on rechi-
gnant.
Rege, Rejo, adj. Raide. | Rege, rom.; Rif)idus, lat.
Regoussar et Regau.ssar, r. Relever, retrousser. — Voir Aus-
SAR.
Regrés, .s'. m. Regret.
Regretar, V. Regretter. — Ind. prés.: Regrettou.
Reguinar, V. Gambader, regimber.
Reinart, s. m. Renard. | Raynart, rom.
Reire, adv. Arrière. En reire, en arrière. | Rirre, v. fr.; Reire,
rom.; Rétro, lat.
Reiroro, s. /'. Etamine, toile mince et peu serrée. | RaruK, lat.
Rejetar, r. Vomir.
Rejol'gner etREjuGNER, !'. Rejoindre, mettre ensemble. — Part.
pass.: Rejunco, o.
Réis, .s-. /'. Racine. | Rails, lom.; Raix, v. fr.; Radix, lat.
Rela.m, .s. //(. Relcàche.
Relamar, r. Relâcher, se calmer, eu parlant d'une douleur.
Relanqlir, r. Tomber de lassitude. — Indic. prés.: Relan-
QUISSOU.
Relarg, .s. m. Partie élargie
Relargear, r. Elargir, rendre plus large. — Indicatif présent :
Relarjou.
Reloge, .s. m. Horloge. | Reloge, rom.; Horologium, lat.
Remanir, r. Agir avec une extrême lenteur. — Indic. prés.:
Remanissou. I Remaner, rom.; Rémunère, lat.
(1; Le mnt i s'emploie pour l'article masculin lou dans quelques expressions, telle* que
encore : Su i coud, sur le col ; Sa i pra, sur le pré, etc.
1 10 PATOFS
Rkmkdi, .S', m. Rom(îfl(\ | Uonodium, !at.
Remk.ndak, V. H;iiii('cer, ravauder. | Mendarc et liimrndnre,
ital.
Rkmkndo, .s. /. l'irce (employée pour rapiécer.
REMdLRKAR, c . Faire des reproches, réprimander. | Romoref/-
fjiare, ital., faire du l)riiit.
Remourir, V. Ramollir, assouplir. — Ind prés.: Remourissou. |
Rp))iollir<', lat.
Re.mou.strvr, c. DiMiiontrer les inconvénients d'une faute. —Ind.
l)rés.: Remoi^estrot.
RE.>i()rsTR.\>'Ç(), s. /'.Avis, conseils pour exciter au bien et
détourner d;i mal.
Ren, S', m. Rien. | Ren rom .
Ren, s. m. Rein | Ren, rom.; Rcnof;, lat. .
Rknar, r. Grogner. | Rma, bas Daupli.
Reméro, .s-. /". I.umbago, douleur dans la région des reins.
RENors, o, adj. Grognon, grognard. ] Rnws, rom.
Reo, -s. /'. Sillon. I Riif/a, lat.
Relio, .s. /; Pli. I Ridrn, allem., plisser ^A. Brachet).
Reound, o, adj. Rond. | Rotundiis, lat.
Repapiar, r. Radoter (Onomatopé(;).
Repast, s. m. Repas. Repast, v. IV.
Repaus, .s. m. Repos. | Repava, rom.
Repausar, r. Reposer. | Reparisrtr. rom.
Repetou^ear, r. Gambader; se dit des jeunes animaux, j Rppet-
nar, rom.
Reprim, .s-, m. Son de froment.
Reproche, .s. m. Reproche.
Reprolchar, r. Reprocher. — On dit d'un aliment qui donne des
renvois : Me rcprorho.
Rescouentre, s. m. Rencontre.
Ressear, r. Scier.
Resseo, s. /'. Scie.
Ressii.k», .S'. /'. Sciure.
Re.sclécho, s. f. Petit-lait (|ui a bouilli une seconde fois.
Resdouiro, .s /'. Racle, instrument de fer servant à détacher la
pâte du pétrin. | Raduriu, bass. lai.; Radulajnl.
Resouvir, r. Ri'soudie, décidei'. Ind. prés.: Resouvi.ssou.
Re.spi.andir, r Renvoyer la lumière ou le son : briller, resplen-
dir; retentir, l'aire écho. - Iml, jii'és : Re.splexdissou, | Rcx-
plcndt-rr, lat.
Respouendre, f. Répondre. | Jiespondn', v. fr.; Respondre, vom.;
Respondere, lat.
DU QUEYRAS. \ 1 1
Ressourar, r. Calnioi-, traïKiiiilIiscr. — Ind. prés.: Ressouérol'.—
Voy. AssouRAU.
Restoublar, r. Somer sur oliaiiine.
Resïouble, s. m. Cliaiiip labouré et semé avec Ift chaume.
Restel, .s', m. Râteau. | lianteA, v. fr.
Restelar, i\ Râteler. - Iiidicat. prés.: Re.stélou. | nafitelar,rom.
Retailh, s. m. Copeaux produits par la hache. Petit revenu,
dans un ménage. | Relalh, rom.
Retenir, r. Retenir. Retenir le germe après la fécondation, en
parlant des animaux.
Revarir, r. Baisser de prix, en parlant des marchandises. |
Rétro et Va 1ère, la t.
Reveillar, r. Réveiller, éveiller. | Reveillar, rom.
Reverdear, r. Reverdir, verdoyer.
Revers, g, adj. Renversé. — Se dit aussi de quelque chose qui
est trop aigre.
Revers, o, adj. Qui est à rebours. | Rerers, rom.
Reversar, c. Renverser, retourner. | Reversar, rom.
Revioure. — Voy. Rieijo.
Reviourous, o, adj. Rasséréné, en parlant du ciel, lorsque après
la pluie, des nuages rougeàtresse montrent à l'horizon.
Revirar, V. Retourner, tourner dans un autre sens. Aller mieux,
en parlant d'un malade, i Revirar, rom.
Reviro, s. /'. Action par laquelle un berger lait revenir son
troupeau dans une autre direction.
Reviscourar, r. Ranimer. | Reclscolar, rom.; Raviscola, bas
Dauph.
Revouluma, .s. f. Changement subit dans l'atmosphère ou la santé,
bouiïée de vent ou de fumée. ] Du latin Rcrolvere.
Reziéro, s. f. Argile, terre grasse.
Rezoun, .s. f. Raison. | Razo, rom.; Rationem, \at.
Rezounar, i\ Raisonner, parler av^ec à propos.
RiAiLH, s. m. Petit ruisseau. | Rimilus, lat.
RiABLE, n. m. Instrument en forme de T, avec lequel le bou-
langer tire la braise du four. | liatabalum, lat.
RiBAX, s. m. Ruban.
RiBLAR, ^1. River. | Ribadire, ital.
RiBO,' .S'. /". Rivière. | Riba, rom.; Ripa, ital. et lat.
RiÉiJO, s. /'., Revioure, s. ?/i. Regain, second foin.
RiGORo, .S-. /■. Rigole.
Rimar, r. Se dit de la soupe qui brûle et s'attache au fond
de la marmite. | Rimar, rom.; Cremare, lut.; Rima , bas
Dauph.
I 1 2 PATOIS
RiMKL, S. ?H. Tison ;'i moitié consumé. .Morceau de bois qui se
consume sauâ donner de lloMinie.
RiMOUN, s. m. Rognon.
Riou, s. m. Ruisseau, torrent. | Hiu, rom.; Rirus, la! ; du grec
Piw.
RiSDAR, c. Rider.
RiSDEL, .S-. n) Rideau | UidrJ, v. fr
RisDo, s. f. Ride.
RisÉio, s. f. Risée.
RisToux, .S'. ///,, RisTo, .s. /'. Ciianvre peigné qu'on tile. | Uilta, i.)as
Daupli.
RoBO, .s. /■. Robe. Eiïets d']iabill(Mnent en généi'ai. | ll)ha, ital.
RocHO, .s. f. Rociie, roe. | Rocu. et Roclui, rom.
Rosso, .s. /". Bète de somme. | Roxs, ail., clieval.
RoussiEn, .s. m. Conducteur d'une bête de somme.
RoLAR, r. Tourner. | Rololare, iial.; Rohdnre, bass. lat.
RouBAK et Raibar, r. Dérober, voler. | Robe.)', v. IV.: îi iiibarc,
bass. lat. duvi'' siècle; de l'allemand Rnnbi-n , A. Rrachet).
RouBAREL, A'Oleur. I Robbciir, v. t'r.
RouBi.N', o, adj. Rouge, en parlant des chevaux. | Rabcua, lat.
RoucHAs, .s. //(. Rocher. | Roail,, rom.
RoucHASSouN, s. ni. Petit rocher.
RoucHAssu, o, (iilj. Couvert de rochers.
Roi;c:o,.s'. /". Quenouille en jonc pour liler le chanvre. | Rnrra, ital.
RocGAZOL'NS, s. f. 1)1 nr. Rogations. | Rotjdzos, rom.
RouGEAR, r. Ronger. | Rodeic, lat.
RoLG.NO, .s. /'. Gale. | Roi(/nc, v. l'r.; Ronha, rom.; R )fina, ital.;
Rabifjineni, lat.
RoLGNOLS, o, adJ. Galeux. | Jloj/nns, rom.
RoLiN, o, adj. Acariâtre, enfant (|ui pleure souvent.
Rouit, .s. ni. Rouet ; roue !iyd!anli(pie.
RouMAMN, .S-. m. lîomarin. | Ro))ianiit, rom.
RoLMA.s, .S'. )n. Rhume. | Rdiima, rom.; Rnuna, ital.
RoLMPRE, V. Rompre. — l'art, pass.: Rour, o. | Rti»ij). v et Ro))i-
p)'e, rom.; Ranij)e)-e, lat.
Rou.xciiAR, V. Ronller. | Russorc, ital.
RoLPO, .s. /■ Kspéce de manteau à manches ou de houppelande. |
RoiijKi, bas Dauph. et Fore/; Rdiipo, bass. lat., i(dj('.
Rouo, .S-. /■. Roue. .Uipc.
RousTiR etRALSTiH, (. Rùtir, — Ind. iirés.: Roustisso: . | Raux-
tir, rom.; Arrostire, ital.
Roux, o, adj. Rompu, cassé. Converti en champ, en i)arlanl d'un
pré. I Uujjtus, lat.
DU gUEYUAS. 113
Rua, s. /'. Riic. Nom de villages dont les maisons sont toutes
disposées le long d'nn chemin. | Rua, Ruata, bass. lat.; Rod^
écoss. et irl., route, sentier, rue.
RuEL, .S', m. Rouille. | Roilh, rom.; Riibigo, lat.
RuEL, .s. m. Rouleau de drap ou de toile. | Rolle, Rulle, rom.;
Rot ni us, lat.
Ruiio, .N' /". Animal maigre, décharné, vieux. | De Ruga, lat.,
ride.
Ruic.no, .S'. /'. Ecorce. Rusca, Rusclia, rom. ; Rusck, bret.
RuiDO, .S-. /". Corvée. — Le mot Ray da était usité au moyen-âge
dans le Rriançonnais, pour appeler les habitants hors d(! leur
demeure à l'occasion d'un danger ou d'un service public. —
.\ujourd'hui, quand il s'agit d'une corvée, un iiulividu parcourt
le village en criant : .4 l<i Ruido, à la corvée (Ij.
Ruixo, s. /'., Ruinas, s. //t. Lieu couvert de rochers éboulés. Ravin,
ravine. | Ruina, rom. et lat.
RuLous,o, adj. Rouillé. | RoiUos, rom.
S
Sabent, g, adj. Savant. | Sapient, rom.; Sapirntcm, lat.
Saber et Saupre, v. Savoir. — Ind. prés.: Sabou ; part, passé :
Saupu, o. I Saper et Saber, rom.; Sapere, lat. — Sap, il sait |
Sap, rom.
Sabru, o, adj. Savant, en mauvaise part. ] Saberut, rom.
Sabo, s. f. Sève. | Saba, rom.
Sabouc, s. m. Allusion méchante, camouflet.
Saboukear, i\ Mortifier par des allusions.
Sac, .s. 7/1. Sac. — Saquet, petit sac. | Sacchetto, iln\.; Saquet, rom.
— Sacas, gros sac. | Sacas, rom.
EN Saccage. En grande quantité.
Saccagiar, V. Saccager. | Saccheggiare, ital.
Sade, adj. des 2 g. Doux, salé à point, sapide. | Sade, v. fr.; Sapi-
dus, lat.
Sadoni, .s-, w. Sot, imbécile.
Sagnar ou Saniar, i\ Saigner, être sanglant. \ Sagnar, rom.;
Sanguinare, lat.
(1) Voir Recherches des anciens veslifjes germaniques en Dauphiné, par X. Fauclié-
Pruiielle, p. 143.
114 PATOIS
Sagxo ouSamo, s. f. .Mnrnis,pr('' in.'irccngonx. | Sainhn et Sayna,
roiii.; Chnfi, liret.; st;ii;n;int, (iiii ne coule point.
Sai.dar, c. Souder. | Soldai', i-oiu.; Saldare, it;il.; Solidare^
l;il.
Sal et Sau nitro, s. m. Sel de uitrcv | Sdluitro, rom.
Sal et Sar, .s. /". Sel. I Sal, lut.
Salam, .s. m. Saucisson.
Sambuc, s. m. Sureau. | Sainbnc, roni.; Sambanis, jat.
San, o, arf/. Sain. | San, roin.; Sanus, lat.
Saxar, r. Coudre grossièrement la déchirure d'un habit, d'un
has, d'un sac, etc.
Saxéiro, .s. f. Couture ou reprise grossièrement faite.
Sanc ou S.\.NG, .s. m. Sang. | Sanc et Sang, rom.; Sanguinem,
lat.
Sanda, .s. /". Santé. | Sandat, rom.; Sanilas, lat.
Sa>de.s, .5. m. Samedi. — Voy. Disandks.
Sanglut, s. m. Hoquet. | Saufjlnt, rom.; Sirtç/allus, lat.
Samols, o, adj. Ensanglanté. | Sanios, rom.; Saniosus, lat.
Sa>'t, o, adj. Saint. | Sanct, rom.; Sanctus, lat.
Sapo, .s. /". Pelle recourbée, drague.
Sarar et Salar, t. Saler.
Saraiu et Salari, .s. ?/;. Salaire. | Salari, rom.; Salariuin,
lat.
Sareiroux, s. w. Ustensile pour mettre le sel. | Salsayron,
rom.
Sariéro et Sarouiro, s. f. Salière ; auge pour faire les .salaisons,
pour faire manger le sel au.x: bestiaux.
Sarament, .s-, m. Serment. ] Sacramentam, lat.
Sarguélo, s. f. Femme ou fdle aux manières peu modestes.
Sari et Sali, s. w. Saule. | Salix, lat.
Sarivo, .s-, f. Salive.
Sardin, o, adj. De couleur grise; se dit des bestiaux.
Sarxeilh, .s. m. Tamis, crible. | Du lat. Cerno et du grec Xpt'vw,
trier, bluter.
Sarrai.io, .s. /". Serrure. | Sarralha, rom.; .Sera, lat.
Sarrar, r. SiM-rer, fermer. | Serrare, ital.; Serare et Serrare, lat.
Sarrazino, s. /'. Sarrazine; mot injurieux que l'on applique à
une femme ayant des allures jieu modestes.
SARVACiE, adj. Sauvage, | Salvagc, \. fr. et rom.; Silcatirus,
lat.
Sassear, r. Sasser, tamiser. | Slarriai-c, ital.; Sclariarc, ba.ss.
lat.
Sai MO, -s-. /'. .\nesse. i Sa a ai a, rom.
DU OUIÎYRAS. 115
Saupre. — Voyez Sabkr.
Sauvio, s. f. Sauge. | Salvia, lat.
Sbalocrdir, V. Etourdir. — lad. prés.: Sbalourdissou. | Sba-
lordire, ital.
Sb.\raliar, r. Entr.vbâiller. | Sbaragliare, ital., écarter.
Sbauazar, r. Ouvrir une porte complètement. | Sbarrare, ital.
Sbrioak, r. Hâter, expédier. | Sbrigare, ital.
Sbrigolrear et Brigolrear, v. Broyer le chanvre. | Sbriciolarc,
ital.
SBRIGORÉ.S ou mieux Brigorés, s. m. pi. Instrument pour broyer
le chanvre.
Sboucounar, V. Couper en petits morceaux. | Abbocconare, ital.
— Voyez BoucouN.
St:AFFo, .S', f. Trou, vide, interstice entre deux pièces de bois ou
deux planches superposées. | Szay/;, cavité.
ScALETO, .s. /■. S(iuelette. Tresse en fil ou coton, très-étroite.
ScANDARi, .V. ///. Scandale, esclandre. | Escandal, rom.; Scanda-
lum, lat.
ScAPiTo, s. f. Cabane ; hutte de bergers creusée dans la terre. |
SxaTTToç, creusé.
ScARABAXT, s.m. Ebranlement avcc grand bruit.
ScARABANTEAR, V. Ebranler avoc grand bruit.
ScARAViLiA, adj. des 2 (j. Eveillé, dégourdi.
ScARNAssEAR, T. Carder la laiue. | Scardassare, ital.
SCARNASSEÉS, S. f.jjluv. Cardcs pour la laine, llxées à un banc. |
Scardassi, ital.
ScATOUR, s. m. Coffret, cassette. | Scatola, ital.
ScLOP, s. m. Claquement, détonât on. | Scloppua ou Stloppus,
lat.
ScoRPi, s. m. Vieille poule ( qui n'est bonne qu'à gratter la
terre). | SxoorrtÇw, disperser.
ScouRCHAR, r. Accourcir. | Scorciare, ital.
ScouRCHO, .s. /'. Raccourci, chemin plus court. | ScorcUUo,
ital.
ScRACH, s. m. Crachat.
ScRACHAR, r. Cracher. | Screare, lat.
Scup, s. m. Crachat. ! Escup, rom.; Sputiim, lat.
ScupiR, r. Cracher. - Ind. prés.: Sclpou. | Escupir, rom.; Spuere,
lat.
ScRir.N et EscRiGN, s. m Coffre. | Escrin, rom.; Scriniwn, lat.
SCR0U.S, o, adj. Saligaud, malpropre. | Scrofa, lat., truie.
SDARBEAR,r. Gratter la terre avec les pieds, comme les poules.—
Voyez Sf.ORPi.
'1 I fi t'ATOlS
Sk, s. f. Soif. I Si'(, rom.; Srtr, ital.; Silim, Int.
Se, conj. Si. | .Se, v. l'r.
Se.vu, i". Faucher. | Sefjar, roiii.; Secare, lat.
Seas, s. m., Seo, x. /". Tamis, sas. | Saan et Sea^i, v. fr.; Staccio,
ital. — Voy. Seio.
SEnnuTURO, .s. ni. Eniiiicnce qui recouvre une .séimlture.
Secii.vsso, .s./". Glande du cou, de l'aisselle, etc.
SiiciiKT, (», adj. Uni sait gardcu" un secret, qui sait se taire. |
Sf'rrct, roni.
SECHETAni, .s. m. Secrétaire. | Socretari, lom.
Secular, v. Perdre, dissiper, voir la lin de ce qu'on possède. —
Itid. prés.: Secuélou.
Segound, o, adj. Second. — Cousin sofioiinfl, cousin issu de ger-
main. I Secundus, lat.
Séuue ou Sé(;reu, t;. Suivre. Mendier, suivre une maison après
l'autre. | Srgre, rom.; Seqai, lat.
Secîur, o, adj. Sûr. | Segur, rom.; Seciirus, lat.
Segur, adv. Assurément.
Seicantou, adj. plur. m. Signifie un nombre indéterminé de
j)ersonnes ou de choses.
Seilh, s. m. Amas de neige produit par le vent.
SÉio, .V. f. Tourmente de neige. — Sc-îoj, agiter.
Selio, .y. /"., Selioun, s. m. Seau. | Sirl, v. fr,; Seilla et Selha,
rom.; SUulu.s et Situla, lat.
Seitou»,s. m. Faucheur. F.space que peut faucher un homme
dans un jour. | Scfjador, rom.
Sel. — Voyez Ser.
Se.mano, .s. f. Semaine. | Semana, rom.; Scptimana, lat.
Semanoux, s. )n. Les quatre premiers jours de carême (petite
semaine ].
Semena, .s. //(. Cham]) récemment ensemenc(''. | Scinmat, rom.
Se>ie.nar, r. Semer, ensemencer. | Srmi'itar, rom.; Scminare,
lat.
Semknaliès, .s-, f. pliir. Semailles. | Sr)H('tKilha, rom.
Sememérc», s. f. Traînée.
SE.MEN()iiiR(),.s. /". Fspèce de panier e:i bois, dans l(M|uel le semeur
puise h; grain.
Semblar, r. Semhler, ressembler. | Sonhlar, rom.; Slmulare,
lat.
Sementieri, .S'. )it. Cimeliei'e. | Scinruteri, rom.
SEMftiiNER, r oilVii-, — l'an. |)assé : Sem(u:st, o. | Submonere,
laf.
Sen, .S', m. Sens, lion sens. | Srti, rom.; SP)t)io, ital.; .SVnsj/.s, lai.
DU (JIJKYUAS. 117
Senepo, ,s'. )n. Clou à tète largo [)Our les souliers.
Skxki'mi, r. Mettre des clous aux souliers.
Sem:si'I<)L'N', .S-. m. Rougeole | Scnespioun, v. IV.; ScnipoH, lias
Dauph. — De Si:m:i'o.
Si<:n.so, prej). Saus. | Sois, v. fr. et l'oui.; Seiiza, ital.; Si)ir, lai.
SiîMUE, i\ Sentir. I Scnlir, ro\\\.; Smtire, lat.
Sepoun, .s. m. Piège pour les rats, souricière fornuie de deux
planches, dont ruu(! suspendue et très-lourde écrase la souris
eu tombant. I Coppo, ital., billot; iliiscipuluni, lat., ratière.
Ser et Sel, .s-, f. Seigle. | Seguel, rom.; Secale, lat.
Serex, o, adj. Serein. | Seren, roni.; Serenus, lat.
Sere.\.\r, r. Rassér('ner. | Serrudr, rom.; Serenan', ital. et lat.
Sernouiro, s. f. Même siguilicatiou que Chanestre. — Voy.cc
mot.
Sero, .s. /*. Soir, soirée. | S.^ra elSer, rom.; St'ra, ital.; Senun,\-A[.
Serp, s. f. Serpent, j Serp, rom.; Serpe, ital.; Ssrpentem, lat.
Serp-enguencho, s. f. Espèce de ver qui vit dans la vase des
ruisseaux et des sources.
Serpentino, s. f. Erysipèle.
Seupouilh, s. m. Serpolet. | Strpol, rom.; Serpillum, lat.
Serre, .s. m. Elévation de terrain, monticule. — Seî^re de la
(jnuro, palais, voûte palatine. | Serre, v. fr.; Ser, Serra, rom.;
Sierra, esp.
Servo, s. f. Réservoir d'une source. | Serra, rom., du lat. Ser-
vare.
Se.stier, s. m. Setier, mesure pour les grains formée de deux
hémines. | SeMier, v. fr. et rom.; Scxtarius, lat.
Sesteir\, s. f. Sétéréc, mesure de superficie pour les champs. |
Seat air a, rom.
Set, n. denomb. Sept. ' .Se/, rom.; Septem, lat.
Setantère, s. m. Septuagénaire.
Setembre, s. m. Septembre. 1 Selembrc, rom.; Septcniber, lat.
Séti, s. m. Pierre servant de siège. Meule de moulin qui est
dessous et sur laquelle l'autre tourne. | Seti, rom.; Sedes, lat.
Sevignoro, s. f. Manivelle.
Sfarajar, r. EiTarouchcr.
Sfeigelar ou EsFEiGELAR, r. Evcutrcr, blesser de façon à faire
sortir les entrailles, le foie [fege].
Sfix, .s. m. Elancement douloureux.
Sfruciiar et Esfruchar, r. Epuiser, ôter la force de produire, i
Sfruttare, ital.
Sganassa, adj. des deux g. Bavard, qui a toujours la bouche
[ganasso] ouverte.
\ 1 8 PATOIS
Si, pron. Soi. — Pre si, pour soi.
SiBLAR, V. Siffler. | Siblnr, roin.; Sibilare, lat.
SiBLAILH, 5.7??. Sifflot.
SiBLAiRE, .s. m. Siffleur, qui aime à siffler.
SiEicH et Seis, n. de nomb. Six. | Seis, roni.; Sex, lat.
SiGNAR on SE SiGNAR, v. Faifc le signe de la croix ; apposer sa
signature.
SiGNOUN .s. m. Nœud du bols, d'un arbre.
SiMAGRÉio, S. f. Simagrée.
SiMouRso, S. f. Lisière du drap. | Simossa, roni.; Simoussa, bas
Daupli.
SioL', Sic, adj. Sien, sienne. | Sien, roni.; Siius, lat.
SiscLAR, V. Pousser des cris aigus. ] Sisclar, rom.; Sida, bas
Daupb.
SiscLE, .s. m. Cri aigu. | Siscle, roni.
Socco, s. f. Soulier à semelle de bois. | Soc, rom.; Soccus, lat.,
brodequin.
Socco, .s. f. Sotte. I Sciocco, ital.
Soio, s. f. Soie.
SoLFo, s. f. Gamme, plain-chant. | Sol fa, rom. et ital.
Soou, .s. m. Sou. I Sol, rom.; Soldo, ital.; Solidum, lat.
SoROMENT et SoLOMENT, adv . Seulement.
SouA, adv. Doucement. — Anar soua, Poartar soua, se dit
d'une monture qui a une allure douce, qui porte sans se-
cousse .
SouASTRE, .s. m. Câble.
SouBEYRAN, o, adj. Supéricur, élevé. Nom de villages situés
sur des élévations. | Sobeyran, rom.
SouBRAR, r. Rester, être de reste. | Sobrar, rom.; Superesse,
lat.
SouBRÉs, S. f. plur. Restes. | Sobra, rom.
SouBRECELio, .S", f. Sourcil. I Sobreciii, rom.; Sopraccif/lio, ital.
Souda, .s. m. Soldat.
SouDARDo, .S. f. Femme de soldat. Femme effrontée.
SoouLE, o, adj. Rassasié, soûl.
SouEN, s. m. Sommeil, besoin de dormir. 1 Som et Son, rom.;
Sommis, lat.
SouER, .S', m. Sol, terre, plancher. | Sol, rom.; Soluiti, lat., base,
support.
SoLÉRo, .S', f. Semelle. | Suola, ital.; Solea, lat.
SoiERTRE, 1). Sortir. — Indic. prés.: Souertou ; participe pass.:
SOIIRTI, o.
SoL'ERRE, .s. f. SiCur. | Sorvc et Sor, rom.; Sororon, lat.
Ui; OUKYUAS. I 1<)
Sol. M, .S', m. lîoiit, o\tr(niiitô. | Som, nnn.; Suiinniiin, lat.
SouMA et Sauma, .S', f. Charge d'aiie Itète de soiiiiiic. | SfiuiiKida,
roni.; Sonia, ital.; Sa(jma, bass. lat., bât.
SouMiER et Saumier, X. m. Poutre principahî poilaiit la rliar-
pente. | Par métaphore, ou a donné aux ohj(!ts qui supportent
des fardeaux, le nom d'animaux (jui ont l'habitude d'en
porter; ainsi le mot patois Sanmier et le terme technique
Sommier viennent de Saumo comme Chevald vient de
Cheval et Poutre de Pullctrum, jument ou i)oulain, en basse
latinité.
SouN, s. m. Son, l)ruit. | Son, rom.; Sonus, lat.
SouNALio, s. /'. Sonnettes, clochette. | Sonalh et Sonail, rom.;
Sonaglio, ital.
SouNALiAR, r. Agiter une sonnede.
SoUx\AR, r. Appeler, sonner, eu parlant d'une cloche. — Indic.
prés.: SouÉxou. ' Sonar, rom.; Sonare, lat.
SouPATAR, i\ Secouer.
Soupo, s. m. Soupe.
Soupu et Saupu, o, part. pass. de Saoupre. Su, sue. | SaupiU,
rom.
SouQUET, S. m. Mauvais morceau de cuir ajouté par le marchand
pour compléter le poids. Réjouissance. | Soquet, bas Dauph.
SouR et SouRiN, adv. Peu, bien peu.
SouRAS, s. m. Bruit sourd, désagréable.
SouRASTRu, o, et SouRASTROus, O, adj . Sauvage, désert. |
Silcaticus, lat.
SouRDUM, s. m. Surdité. | Sordiera, rom.
SouRELioouR, s. M. Liou OÙ l'ou fait sécher les grains. ] Soleil-
loir, V. fr.; Solarium, lat.
SouREiLH, S. m. Soleil. | Soleilh, rom.
SouRELiAR,r. Mettre, exposer au soleil. | Soleiller,\. fr.; Soleil-
lar, rom.; Soleggiare, ital.
SouRET, o, adj. Seul. | Solet, rom.; Solus, lat.
SouRETO, s. f. Plante du pied. | Sola, lat.
Sourd, o, adj. Sourd, e. | Sort, rom.; Surdus, lat.
SouRPRE, s. m. Soufre. | Solfre, v. fr.; Sulpre, rom.; Sulfur, lat.
SouspiR, s. m. Soupir. | Sospir, rom.; Suspirium, lat.
SousTAR, r. Abriter. | Substare, lat.
SousTO, .S', f. Abri. — Se bitar à la sousto, se mettre à l'abri con-
tre la pluie. I Soute, v. fr.; du lat. Subtus.
SouTARiN, s. m. Petit ver du fromage fqui sautej.
SouTAR et Sautar, i\ Sauter. — Ind. prés.: Sautou. | Sautar,
rom.; Saltare, lat.
1 20 PATOIS
SouvENENSo, S. f. Souvenir. ] Soiamiance, v. fr.; Sovinensa,
rom.
Sparpelia, (kIJ. Kvcillé, dégourdi. Oui a les yeux bien ouverts. |
De Parpei.o, paupière.
Spelar, ^^ Enlever la peau à un animal, le dépouiller. | Spelare,
ital.
Spela, adj. Homme ruiné, sans crédit.
Spérolo, .s. f. Sorbe.
Spingar, V. Regimber, gigotter, gambiller. j Sjyinf/arc, ital.
Spouichar, r. Rejaillir, eu parlant de l'eau; lancer do l'eau avec
une seringue.
Spouich, s. m. Eclaboussure.
Spouichailh, .s. m. Espèce de seringue faite avec une branche de
sureau ou la tige de certaines ombellifères, dont se servent les
enfants pour lancer de l'eau.
Spouéro et EspouÉRO, s. f. Bobine que le tisserand met dans la
navette. [ Spuola, ital.; Spiilhe, allem.
Spol'erre et EspouERRE, .S-. m. Cloison en planches.
Spolendo et EspouENDO, s. f. Le côté fermé dans les anciens lits,
bord du lit. | Esponda, rom.; Sponda, lat.
Spoléitre, s. m. Homme misérable, sans ressource. | Pollronc,
ital., paresseux ; Spoltrarsi, ital., secouer la paresse.
Spoungo et Espoungo, s. f. Eponge. | Esponga, rom.; Spugna,
ital.
Squiciiar, r. Ecraser, broyer. | Quassare, lat.; ^/j'o^».
Stanchar, r. Etancher; arrêter l'eau dans un canal au moyen de
la Stawciio.
Stancho et EsTANCiio, s. f. Morceau de tôle emmanché ou grande
pierre plate servant à arrêter l'eau dans les canaux, pour
l'arrosage. | Stanca, rom.
Stancio, s. f. Chambre, cabinet. | Stanzn, ital.
Stagn, .S', m. Etain. | Estagn, rom.; Stagno, ital.; Stannum,
lat.
Staninar, r. Etamcr. j Stagnar, rom.; Stagnare, ital.
Startir et EsTARTiR, V. Tucr, assommer.
Stavanir, r. S'évanouir. — Ind. prés.: Stavanissou. | Svanire,
ital.
Stebear, V. Rendre tiède.
STEÉRO. - VOy. ESTEÉRO.
Stouercer, Estouercer. — \ oy. Touercer.
Stélo, .s. f., Steloun, .S', m. Bilclie. | Astclle, v. fr.; llastetUi, bass.
lat.; JInstilr, lat.; :^réu/j-jç .
Stisso, s. f. Petite goutte, i ."îlilla, lat.
DU QUKYKAS. 121
Stolffak et EsToiFFAU, r. Etoutror. | Estouffer, v. fr.
StoupoliN, .V. m. Roiirhon.
Stoizin, .S-. m. Petite goutte.
SrorziNE.vu, r. Couler goutte à goutte. | SraiToj.
STKA:\iornTiR, r. Ktourdirpar uu coup. | Slramortirc, ita!., s'éva-
nouir.
Stranglar ou r.sTR^NGLAR, r. Etrangler. I Strauç/lar, roin.;
Strangxlaro, la t.
Strassar ouEstrassar, r. Prodiguer, faire un mauvais usage. |
Strazinre, i\ii\.; Entrasxar, roui.; Eitro^sia, bas Dauph., gâter,
abîmer.
Strepo,.s-./'. Ell'ort, coup de collier. | Strepcrc, lat., faire du bruit.
i En faisant un effort, on gémit .
Strevirar, r. Bouleverser.
Strigoussear et Estrigoussear, r. Tirer quelqu'un dans tous les
sens, par les babils, par les bras.
Stringlo, s. f. Cordon servant à serrer la culotte dans les reins.
I Strimja, ital.; du lat. Stritif/ere.
Stropi, .s. m. Impotent, estropié. | Stroppiare, ilà\., estropier.
Strumr, r. Eternuer.— Ind, prés.: Strumou. | Estrunidar, vom.;
Sfernutare, lat.
Strunh, s. f. Eternument. j Estornut, rom.
Stu-ssar , r. .4rrèter l'écoulement d'un liquide ; boucher les
orifices par lesquels il coule.
SuAR, V. Suer. | Snar, rom.; Sudare, lat.
Stressuar, r. Suer légèrement. | Tî^ssnar, rom.
Su et Sur, prép. Sur. | Sus, rom.; Susum et Sursion, lat.
Suc,. s. m. Sommet de la tète ; sommet des montagnes ou des col-
lines. \ Sac, rom.; Suc, Supt,Sû, bas Dauph. et Eorez.
Suéri, o, adj. Poli, lisse.
SE Strui\ar et s'EsTRUi.\AR, r. S'étendre de tout son long. | Ster-
nere, lat.
SuMio, s. f. Singe. Femme qui fait la précieuse, la renchérie. |
Simius et Simia, lat.
SuMiR, V. Sourdre, suinter.
Sud, s. f. Suie. | Suia et Sugo, rom.
SuouR, .s\ f. Sueur. | Suor, rom.; Sudor, lat.
SuEGx, s. m. Songe, rêve. | Somnium, lat.
SuNiAR, V. Rêver en dormant. — Ind. prés.: Suémou, | Soçjnar,
rom.; Somniare, lat.
SupouERT, s. m. Support.
SusLEVAR, r. Soulever.
Sus et Su, prép. Sur, dessus. | Sus, v. fr. et rom.
1 22 PATOIS
SiisTAR, r. Désirer, faire le eàliii pour obtenir quelque chose.
Sl'stenir, r. Soutenir. — ludic. prés.: Sustenou. | Sustinere, lat.
Tabazar et Tabussar, r. Taper, itattre, frapper à grands coups. |
Tnhaza, bas Dauph.; Tabula, For.; Tabussnr, rom.; Tabut,
brel., l)ruit, dispute, querelle.
Tac.uu-l, .s. tn. Guenille, cliill'on, lambeau d'étolîe sale.
Taciiak, r. Clouer.
Tacho, .s. f. Clou; gros clou servant à clouer les planches. | Tachi,
bas Dauph. et Forez ; Tach, bret.; Tak, gaël. irl.
Tacoun, .s. m. Pièce pour rapetasser.; raA;on, bret.
Tacounar, r. Rapetasser, j racouwrt, bas Dauph. et Forez.; Takona,
bret.
Tacoi:r, .s. m., Tacolro, .s. /'. Morceau d(; bois percé de deux
trous et terminé en pointe, servant à fixer le bout d'une corde.
— Dans le bas Dauph., on appelle Tacoula, soit un verrou en
bois mu par des ficelles, soit une clavette empêchant le loiiuet
do se soulever. | Du lat. Obslaculum.
Tafanarri, s. f. Fessier. | Tafanario, ital.et esp.
Tafo, .s-. /'. Frayeur. | 'tù'foc, stupeur, surprise extrême.
Tagas, s. m. Femme sale, peu soigneuse. | Ta.'/jô, l'ance, flétri.
T.vii.n, s. m. Tranchant, i Tallioi Tailh, rom.
Taliar ou Tagliar, r. Couper, tailler. | Tayliarc, ital.
Taliant, o, adj. Tranchant; qui coupe.
Taliant, .s. m. Tranchant, fil d'un instrument tranchant.
Taliarin, s. m. Morceau de pâte plat et coupé menu comme du
vermicelle. | Tagliolini, ital.
Taliuro, .s. /; Tailleuse, ouvrière ([ui fait les babils et les
robes.
Talioin, s. m. Tiaïu'he de l'riiit, de pomme déterre. | Tar/liiiolQ,
ital.; Taillon, bas Dauph.
Tailloour, .S', m. Tablette sur laiiuelle on hache les viandes, les
herbes.
Talioro, .s. f. Poulie. | Tanlia, ital.
T.\mb()i:rm:ar, r. IJaltre du tambour.
T\N.u.ifis, .s. /■. plur. Tenailles. — On dit aussi les Estanaliés
en réunissant l'article au substantif. | Tcnalha, rom.
T.VNo, s. f. Tanière, | Tana, ilal.
TANTUEST,a^/c. Tantôt.
nu QUEYRAS. 123
Taulko et Tallo, .s-./'. Table. | Ta ni a, vom.; Tarola, ital.; Tabula.
lat.
Taurier et TouRiKR, S. w. Pai'tic de récurie où se trouvent les lits
et la table.
Tapar, r. Jeter. — Tapar fouéro, jeter dehors.
Tapelear, r. J(»ter rà et là ; au ti.s., mener une vie dure et misé-
rable.
Tar, o, et Tal, 0, adj. Tel, telle.
Taracar, adJ. Tel quel.
Tarament et Talamenï, adr. Tellement.
Tard, adv. Tard.
Tardivot, o, adj. Nain, rabougri.
Tardivolr, adj. des 2 r/. Qui est en retard, en parlant des saisons,
des récoltes.
Tarier et Talier,.s. //;. Métier à tisser le drap oula toik'. | Telier,
rom.; du lat. Tcia.
Taravélo, s. f. Tarière. | Tararcl, rom.; Terebra, lat.; de Tjpew,
percer.
Taravelot, s. m. Vrille.
Tarnouire, .s. m. Tonnerre. | Troneure, rojn.; Tonilrti, lat.
Tarivouiro, .S'. /". Grande planche à rebords sur la(juelle on donne
à la pâte la forme du pain. — En provençal, Tovrnouira est
la planche sur laquelle on porte les pains au four et on les
rapporte. | Do Tolrnar.
Targélo, s. f. Torche de paille.
Taroux, s. m. Talon. | Talo, rom.; Talus, lat.
Tarouniéro, s. f. Pièce d'étoffe que l'on met au talon des bas
pour les conserver.
Tartareo, .s. /". Rliinante, crète-de-coq (plante).
Tarzar, r. Tarder.
Tascard, o, adj. Mendiant, (jui porte la besace, j DoTascg.
Tascassear, r. Mendier.
Tascassier, o, adj. Mendiant, qui a l'habitude de mendier. —
Voy. Tascard.
Tasco, .s. /'. Besace, panetière. | Tasca, rom. et ital.; Tasche,
ail.
Tastar, r. Goûter, tàter. | Taster, v. fr.; Taslar, rom.; Taslare,
ital.; Taxare, lat.
Tastounear, r. Farfouiller, tâtonner. | Tastonar, rom.
Tavan, s. m. Taon. — Au fig., nigaud, niais. | Tacan, rom.; Ta-
fano, ital.; Tabanus, lat.
TÉBi, o, adj. Tiède. | Tebe, rom.; Tepidus, lat.
Téchi, s. m. Coup, meurtrissure.
<24 l'Ai OIS
Teéro et Télo, s. /".Toile. | Tela, lorn. et Int.
Teéreto, s. /". Nuage qui se l'orme sur les yeux des agonisants. |
Tel et n, rom.
Tece, Tejo, adj. Engourdi, raide dans les inouveinents.
Tegner, r. Teindre. — l'art, pass.: Tencii, g. | Tengner, rom.;
Tinf/crr, lat.
Teiciioun, s. ui. Loulre, blaireau. | Tdisson, bas Daupli.
Télo, .s. f. Bon sens, aplomb. — Senso télo, sans boa sens, volage.
Te.mi'oi'ral, .s. )n. Tempête, orage. | Temporal, rom.; Temporale,
ital.
Tenament, .s. ui . Ténement. | Tenement, rom.
Tenciio, .s. f. Teinture. | Tencha, rom.
Tenébro, s. f. Crécelle (parce qu'on s'en, sert à l'office des ténè-
bres do la semaine sainte .
Teneio, .s. f. Tanaisie (plante ). | Tenoisie, v. l'r.
TE>'r,u, o, part. pass. de Tenir. Tenu.
Tenre, ro, ndj. Tendre, j Tenre, rom.; Tenerum, lat.
Tens, s. m. Temps, âge. — Que tens avéou? Quel âge avez-
vous?
Tepo, s. f. Gazon, pelouse.
Testara, .s. /■ Coup à la tète, reçu en beurtant un corps dur.
Testard, o, adj. Tètii, oi)iniàtre. t Testart, rom.
Teo, s. f. lîois gras servant à l'éclairage. | Teda, rom.; Tœda,
lat.; A<zo:, flamlieau, torcbe.
Terr.\lio, .S'. /". Poterie.
Terrea, adj. des 3 g. Se dit de ce ([ui est perdu sans ressource.
Terrear, r. Jeter de la terre sur la neige pour la faire fondre.
Territori, s. m. Territoire. | Territori , rom.; Territoriam,\id.
Terro, s. f. Terre. | Terra, lat.
Terrous, o, adj. Terreux, sali de terre. | Terros, rom.; Terrosus,
lat.
Testo, s. f. T('te. I 7V.s7c, v. fr.; TeMa, rom.
Testu, o, adj. Têtu, entêté.
Tesurar, r. Mesurer, toiser.
Tiatia, mot dont on se sert pour appeler les cochons.
TiAN, .s. m. Petit plat creux et rond; écuelle sans oreilles. | ejciu,
mortier, \ ase à brûler des parfums.
TiRAR, r. Tendre, | Tihar, rom.
TiRi.o, s. f. Truelle. | Tihla, \)Hi\.; Trulla, lat.
Tic, .s. m. Cajirice.
Tif.ous, o, adj. Capricieux.
TiMAXiLE, .S-. m. Outil en fer, en foiiiu! de coin et muni d'un an-
neau aui|uel on adapte uni! corde, pour traîner les pièces de bois.
DV QUEYRAS. 125
TiEiciiER, r. Tisser. | Teisscr, rom.; Tcxerc, lat.
Timbre, s. m. On dit d'une personne (ju'elle est .smso timbre,
pour dire qu'elle est extra v.ij^ante, dénuée de sens.
Ti>EL, s. m. Espèce de cuve dans la(iuelie on fait macérer des
plantes pour la nourriture des hestiauK. — Voy. Tino.
TiiM.vR, V . Tinter, en parlant des cloches. | Tinnirc, lat.
TiNiÈs, .s. /". plur. Kngelures.
Tino, s. /". Bassin de fontaine en forme de cuve. | Tina, rom. et
lat., vase; Tino, v. fr. ; Tino, itai.
Tiou, Tio, pron. po-ts. Tien, tienne. | Tins, rom.; Tnus, lat.
TiouRE et TuouRi, s. ni. Tuf calcaire.
TiRAR, r. Tirer, entraîner. — Tirnr tabac, priser. | Tirar, rom,
TiR.vssAR, r. Traîner.
TIRA.SSÉS, .S-. /". plur. Nom de la plante appelée en botanique
Àsperagoprocunibens, qui est rampante, (jui traîne.
Tito, s. f. Cône du mélèze ou du pin, ayant la forme d'un ma-
melon. I Tizdr,, mamelon.
Tizio, s. f. Phtilisie. i Tizia, rom.; Phthisis, lat.
Toc, s. m. Gros morceau, gros fragment.
ToDouR, Todo, adj. Homme ou femme sans malice, simple.
Tossi, s. m. Poison. | Toxicnm, lat.
Tou, s. m. Aqueduc en pierres sèches, pierréc. | Toim et Ton,
bas Dauph. et Forez.
ToucHAR, V. Toucher, conduire les bestiaux en les faisant marcher
en avant. | Tochar, Tocar, rom.— Qui asne touche et femme
maine. Dieu ne l'a pas gardé de peine (proverbe du xv°
siècle).
TouERCHO, s. f. Paquet de racines de chiendent servant pour
laver la vaisselle. | De Tolrchar, essuyer.
TouERs, o, aclj. Tordu, tors.
Tol'ercer, r. Tordre. — Iiid. prés.: Touersou ;part. pass.:TouRsu,
uo. I Torser, rom.; Torqnere, lat.; Storcere, ital.
TouERT, S. m. Tort.
TouFFOUR, .S. /■. Chaleur et vapeur suffocante. | Tûyoç, fumée, vapeur.
TouicHO, .s. /". Se dit d'une chevelure épaisse. | Dans l'Embrunais,
le Gapençais^et le Brianconnais, on appelle Tonisso et Tonclio
un bois taillis.
TouiJOUN, s. f. Toison. | Toysan, rom.
TouMO, s. f. Fromage blanc. | Toma, bas Dauph. et For.
TouMPLE,s. m. Gouffre. | Toniplina, rom., pièce d'eau, réservoir.
TouNDRE, y. Tondre. | Tondre, rom.; Tondere, lat.
TouRCHAR, p. Torcher, essuyer. — Ind. prés.; Touerchou. | Tor-
car, rom.
i 26 PATOIS
TouRNAR, c. Allci' de nouveau. Rendre sur une somme reçue.
Revenir. Vomir, rendre. — Tnnvnar en ri'ire, retoiirner en
arrière. | Tornar, rom.
TouRNo, s. /". Retour, ce qu'on ajoute pour égali.ser un échange ;
soulte. I Tornri, rom.
TouKNKT, s. m. Articulation de la hanche.— Bois travaillé au
tour.
Touuiu:, .s. /". Tour. | Torre, ital ; Ttirriin ou Tiirrem, lat.
ToL'UTEL, .S-. m. Gâteau de forme circulaire cuit dans la poêle. |
Tortelh, rom.
Tout'éiro. Tout à l'heure.
TouTUN. Tout de même.
Tra, s. /'. Ligneul, lil de cordonnier.
Trabailu, .s. //(. Travail. | Tmbalh, rom.
TRAiioiiC, s. m. Tronçon d'un arbre \ Trabes, Tmbecula,\at.
Trafourar, r. Transpercer, percer à jour. | Tra fora, bas Dauph.
et For.; Trasforar, rom.; Tramforarc, lat.
Trafleilh, .s. m. Trèfle. | Treftieil, rom.; Trifolium, lat.
Tr.ure, r. Tirer, retirer, extraire. Tirer le pain du four. —
Part, pass.: Trach, o. | Traire, rom. et for.; Trahere, lat.
Trabuchar, n. Trébucher. Se coucher, on parlant du soleil. |
Tresbucher, v. fr.
Traouc: etTRAUC, s. m. Trou. | Traa.c, rom.; Trangus, bass. lat.
Traucar et Troucar, r. Percer. i)asser à travers. — Traucar
i'aiyo, passer la rivière à gué. — Ind. prés.: Traucot. | Trau-
car, rom.
Tramourar, c. Trembler, avoir le frisson. - Ind. prés.; Tramoué-
Rou. I Treiiiolar, rom.; Trcmoiare, ital.
Tkanflar, V. Habiter.
Transaliés, s. f. plu.'. Récoltes semées au printemps (orges,
avoines, etc. . | Tranmlltas, rom.
Tramoi:rear, r. Cbancelcr, n'être jkis fernuî sur ses j i.abes. |
Trantolar, rom
Traour, s. m. l'outi'(!. I Traii, mm.; Trabes, lat.; Traniit et Tral,
bas Daupli. et i-'or.
Tr.umzar, r. Fouler, (Ui tous sens, un terrain avec les pieds. Pié-
tiner. — Indic. piV's.: Tii.vi'i/.oi: | Trcpcjar, rom.; Tripudiare,
ital. et lat.
TRAi'(ti;(;\KU, r. Plipier une ('lolle. | Trapunlarc, ital.
TuATOLN, .s. //(. Trapp(î.
Trarvo, .S'. /. Kspacc; (h; len'(>, situé au bout d'un champ, où
l'on retourne la cliaiMiie cl (|u'on est obligé de piocher ou de
labourer dans une direction perpendiculaire au reste des
DU QUEYRAS. 127
sillons. I On trouve ci l'rovcMice hvs formes Talvcd, TaJhevd,
Tancera; ;i Briançon on dit Touxena, et celte forme s'étend
jus(iue dans le Forez. - Si Trarco est la forme primitive, ce
mot pourrait venir du latin Arca avec le préli.xe Ira.
Tr.\s, so, adj. Mauvais, de peu de valeur, usé, d'une mauvaise
santé; indisposé.
TR.issANE.\K, r. Languir, être d'une sauté dél)il(\
Tkassard, <>, adj. Faible, de peu de vigueur.
Tra.ssaueo, s. f. D'une faible santé, maladif.
Tratah, r. Traiter. | Tractar, rom.; Tratiarc, lat.
Travarear, r. Chanceler. | Trambalear, esp.
Trenc, s. ai. Train, bruit.
Treno, .s. f. Tresse. — Rabclar pre la treno, traîner par les che-
veux. I Trena, rom.
Tre-que. Aussitôt (jue, dès que.
Trexï, s. m. Trident. | Tridens, lat.
Très, n. de nomb. Trois. I Très, rom. et lat.
Treze, n. de nomb. Ti'cize. | Treize, rom.
Triaclo, .s. f. Thériaque. | Triade, v. fr.; Triacla, rom.
Trialio, .s./'., Trialiés aa plar. Epluchures. ( Trouallles, For. —
De Triar.
Triar, r. Trier, choisir. Action par laquelle chaque habitant
choisit, le soir, dans le troupeau, les breliis qui lui appartien-
nent. I Triar, rom.
Tribular, V. Etre dans le trouble. | Tribolar, rom.; Tribulare,
lat.
Trioln, s. m. Lieu où l'on tient un porc ou une truie.
Trii'ard, g, adj. Qui a gros ventre.
Trh'o, s. f. Ventre. | Trippa, rom.
Troubar et Atroubar, r. Trouver. — lud. prés.: Trobou. | Trover,
V. fr.; Trobar, rom.
Troucho, .s. /".Truite. | Trucla, lat.
Trouncuo, s. f. Brebis qui a des cornes.
Trolpel, s. m. Troupeau. | Tropel, rom.; Troppus, bass. lat.
Trol's, s. m. Trognon. | Tros, rom.
Troussar, V. Rompre. — Ind. prés.: Trossou. | Tro^isar, rom.;
Torquere, lat.; epxvTiç, action de briser.
Trousso, s. f. Grand fagot de foin ou de paille. | Trossa, rom.
Troussailh, s. m. Trousseau. | Trossel, rom.
Trubis, s. f. Prison. — S'emploie dans cette expression : En tru-
bis, en prison.
Truc, s. f. Grosse pierre enfouie.
Trufiéro, s. /. Terre ensemencée en pommes de terre.
1 28 i>atois
Tki i'<», s. /'. Pomiiiode terre.
Tuii.vn, r. Avaler avec pri-eipitalion des quanlités énormes d'eau
ou dt,' tout autre li(|uide.
TniiLLE, s. m. Boyau. | Trulla, lat., signifie la partie la plus
grosse d'un vase (ventre).
Tu, pron. Toi.
TuAR, r. Tuer. Kteindre. — Tuar lou fuec, Ion lume, éteindre le
feu, la lumière. I Tuar, rom.
TiiH.vR, r. Fumer, donner de la fumée. Fuir, s'évanouir comme
la fumée. — Voy. Tlbas.
Tubas, s. iii. Fumée. | Ty»oç ; 7''//'^/, lias Daupli.
TuEST, adi\ Peut-être.
TuNO, s. f. Tanière.
TucuEs, adj. pliif. Tous. | Tuich, rom. .
Tlicharéi.o, s. /'. Toux, rhume.
TuiCNER, r. Tousser. | Tassire, lat.
TuPiN, .s. VI. Pot de terre. | Topi, rom. — Tlpinet, petit pot;
TuiMNAs, gros pot.
TupiNA, s. f. Potée.
TuRG, TuRJo, adj. Stérile. I Tarn, Turqua, rom.
TusTAR, T. Heurter, taper, frapper. | Tustar, rom.
Typ, s. )n. Oui est d'un caractère soml)r(v
u
Ubac, s. m. Versant d'une montagne exposé au nord. | Opacus,
lat.
Ubert, o, et DuBKRT, (), adj. Ouvert, i i'hcrt, rom.
Ubrir et UiiRiuR, r. Ouvrir. — fnd. i>rés.: Uébrou (»u Duerbou.
I Aprire, ilal.; Aperire, lat.
Ubri, o, adj. Ivre. | Chriaro, ilal.; Kb)'ius, lat.
Ueil, .s. w. Œil. 1 /;>//, rom.; Onihis^ lat.
IIer(;e, s. f. Orge.
U>(;n, .s. m. Oint.
l'(»u,.s. m. (Euf. I l'on, rom.; Ociiin, lat.
Urdir, r. Ourdir, disposer sur un (uu'dissoir la cluiirn' du drap
ou de la toile. — Ind. prés.: Urdi.ssou.
Lrtio, s. /'. Orti<î I l'rtira, rom. et lat. — Lrtiu greiseis.so, orlio
grièche.
DU QliRYRAS. 129
\aciiiek, u, adj. Vacher, e. | Vaquier, roiii.
Vachairo, s.f. Troupeau de vaches.
Vaciou, s. m. Mouton. | Du latin Vacuus. — Kn Provence , on
appelle Vaciou la partie d'un troupeau de brebis qui ne pro-
duit ni lait ni agneaux. En Espagne, la Vacia est une brebis
qui n'est pas pleine.
Vai et Ven. Va et vient.
Vagabound, o, adj. Vagabond. | Vagabon . rom. ;Vagabundus, lat.
\'al, s. m. Van. | Vaglio, ital., crible.
Valarin, .s. m. On donne ce nom aux habitants des vallées vau-
doises du Piémont.
Valléio, s. f. Vallée. I Valeya, rom.; Vallis, lat.
Valloun, .s. m. Vallon. | Vallon, rom.
Van, o, adj. Mou, qui n'est pas tendu, pas serré. | Van, rom.;
Va7ius, lat.
Vanélo, s. f. Lassitude. Homme mou, sans vigueur.
Vantar, c. Vanter, i Vantar, rom.
Vantaire, .9. m. Vantard. | Vantayre, rom.
Varaliar, c. Remuer avec une cuiller, une spatule, une pelle ;
fureter ; bouleverser. ! Varalla et Baralia, bas Dauph. et For.
Varailh, .s. 7?). Trouble, remue-ménage. | Varey, For. et bas Dauph.
Varear, V. Varier, di'raisonner, délirer. | VairareX Variar, rom.
Varear, r. Chanceler, avoir le vertige.
Varguer, r. Valoir. — Ind. prés.: Varou; part, pass.: Vargu, o.
— Vario mai on A vario mai, il vaudrait mieux. | Valer. rom.;
Valere, lat.
Varlet, .s. m. Valet, domestique. ! Varlet, v. fr.
V'aroude, o, adj. Valide. | Validas, lat.
Varouicho, .s\ /". Tout corpuscule provenant de la combustion du
bois et qui tombe dans la soupe, le lait, etc. | Varosca, rom.,
étincelle.
Varolr, .S' f. Voleur. | Valor, rom.
Vaouto, s. f. VoUe, tour. Lacet d'un chemin. Comin s-;ion h faire
I Volta, rom. et ital.
Veichel, .s. ))}. Tonneau. | Vaissel,\. fr. et rom.; Vaxccllum. lat.
Véichi, prép. Voici. — N'oy. Veoli.
Veichixier, s. //«.Homme lent, irrésolu.
Veichio, .s\ /'. Vessie, i Veiaxiga, rom.; Vesicn, lat.
9
4 36 PATOIS
Veilar, r. Vêler. — So dit aussi du nioiivomont d'une couche de
terrain sur une antre.
Véire, r. Voir. | Feser, roni.; Videre, lat.
Véire, .s. m. Verre. | Veire, rom.
Veiroro, s. f. Petite-vérole.
Vel, .f.7?i. Veau. — Au fig , ébonlemoi.f. | Vcol. \. UwVedel. roni.:
Vilulua, lat.
Velio, .s. /■. Veille. 1 Velha, rom.
Velioro, .s. /. Veilleuse, lanterne.
Veliar, r. Veiller. | Vnllar, rom.; Vif/ilnre, lat
Velous, s. m. Velours.
Ve>'1)exiar, c. Vendanger. | Vrndemiar, rom.; Vindemiare, lat.
Vendenio, .s. f. Vendange. | Vendanha et Vendemia, rom.; Vin-
demia, lat.; Vindéma, bas Dauph
Vendre, r. Vendre. 1 Vendre, rom.; Vendere, lat.
Vendres et Venres, .<;. m. Vendredi. | Venie, Vendrez, rom.
Vengl'O, .s. /".Venue, arrivée. | Vengnda, rom.
Vengu, o, pari. pass. de Venir. Venu, e. | Venijul, rom.
Véni, o, adj. Fourbe, rusé.
Venir, c. Venir. — Ind. prés.: Venou. | Venir, rom.; Venire, lat.
Vend, s. f. Veine. | Vena, rom. et lat.
Ventar, V. Nettoyer le grain, en le jetant d'un bouta l'autre de la
grange. Ventar, rom.
Vento, s- f. Vente. ; Venda, rom.
Ventra, .s. f. Ventrée. | Ventradn, rom.
Ventraho, .S', f.; \ E^TRALl^:s an phir. Entrailles des animaux. |
Ventrallut, rom.
VkxNtre, s. m. Ventre. ' Ventre, rom.; Ventrem, lat.
VEQui,/)rep. Voilà. — Voy. Veiciii.
Ver et Vrai, adj. Vrai. ; Verai, \. (r.; Ver et Vcrai, rom.;
Verus lat.
Verando, .s-, f. l'olle avoine.
Nerciiiéro .s. f. Dot. I Verrhicre, v. fi\; Verchieira, rom.
Verdaram ou Vert d'Aram,.'?. tn. Vert de gris. | Verdcrame, ital.
Verdear, r. Etre vert, reveidir. | Verdeinr, rom.; Vcrdeggiare,
ital.
Vergounkj, s. f. Vergogne. I Vergof/na. rom.; ]'crerundia,
lat.
Vergouniols, 0(^/./. Honteux. I Vergonhos, rom.
Verilio, s. f. Mèche de cheveux, de laine. | t>r/,s>r. Eor., câble,
corde; Verilha, prov., cordon ombilical.
Verita, s. f. Vérité. | Veritat, rom.
Vsrno, s. f. Verne, aune. | Vernha, rom
DU QUr.VKAS. I3l
Vkrp, .».•. //(. Ver. ( Verni, roiii.; Vermis,\:\[.
Vers, s'. //(. Cri.
Vers.vr, r. Verser, re'pandi'e. | Versar, rom.
Veru, o, (kIJ. N'ert. | Vert, roin.; Viridis, lat.
Vertuol's, o, (ulj. \ oïlaoux, aclif, travailleur.
Verum, .s', m. Venin. , Vere et Veri, rom.; Vérin, bas Daupli.;
Vcnenum, lat.
VeriiiMous, o, (ulj. Venimeux. | Verinox, roni.
Verzor, .s. nt. Orgelet.
Vespre, .s. ni. Soir, i Vespre, v. fr. et rom.; Vesper, lat.
Vesprés, .s. /■ plur. Vêpres. | Vexpres, v. IV.; Vespras, rom
VjEsso, s. /'. Vesce, plante.
Vesso, .s-. /'. Cliieu sans valeur, qui est mauvais gardien.
Vestir, v. Vêtir, habiller. — lud. prés.: Ve.stissou. | Vesiir, v. fr.
et rom.; Veslire, lat.
Veve, A'evo, adj. Veut', veuve. | Vidiius, a, lat.
Vezin, o, adj. Voisin, e. | Vezin, Vezina^vom.; Vicinus, lat.
Vezinar, v. Voisiner.
ViAGE, S. m Voyage ; fois. — Un viage, une fois. | Viatge, Velz,
rom.; Viaggio, ital.; Viadze, Via, bas Dauph.: voyage; — Vis,
for., esp. et lira.; Veï, bas Dauph.
ViCARi, s. m. Vicaire. I Vicari, rom.; Viairias, lat.
VicBE, .s. m. Vice, malice. | Vici, rom.; Vilium, lat.
ViCHious, o, adj. Vicieux. | Vicios, rom.; Vitiosus, lat.
Vieil, ^'IÉLIO, adj Vieux, vieille. | Vicl, v. fr.; Vielh, l'oni.
Vierge, .< f Vierge. | Verge, rom.; Virgo, lat.
ViÉRO, .S-. /". Ville. — Dans beaucoup de communes, le village
chef-lieu porte le nom de Vie'ro.
ViLANio, s. f. Saleté, affront, mépris. | Vilania, rom.
Vilen, o, adj. Sale, grossier, lésincur. — Qui fai de ben à n.n
mien, [al hounto à Dion: qui fait du bien à un lésineur, fait
honte à Dieu.
ViNCO, s. f. Tromperie.
VixDouR, s. m. Dévidoir. | Guiadoln, ital.; Winden, flamand,
peloter," Vindas, v. fr., treuil vertical.
Vint, 7i. de nonib. Vingt, j Vint, rom ; Viginti, lat.
Vio, s. f. Voie, chemin, rue. | Via, ital. et lat. — .Ixar vio, s'en
aller; Tapar vio, jeter; .\Iandar vio, congéiJier. | Mandar via,
ital.
VioLO, .s. f. Vielle. | Viola, ital.
Viou, Vivo, «rfi. Vivant, vivante; vif, vive. | Vieil, Vi/>, rom.;
Vivus, Vùa, lat.
ViouRE, V. Vivre, manger. - [nd. prés.: Vivou; pai't. pass.:
Viscu, o. I Vizere, lat.
132 DU nURYRAS.
NioTRE, .S', m. Nnuriitnro. — Tnurnn ses riouvps, il vomit sa
nourriture.
\ IRAK, r. TouriuT. retonr/ior. | Virar, rom.; Girare, Ha\.:&yrare,
la t.
ViRo, s. f. Bagne, anne.iii. | Viie,\.U\; Virin et Virinla. lat„
bracelet.
VisT, o, part. pass. df Véire. \ n, viio. I Vist, a, rom
VisTO, s. f. Vue. I Vista, rom.
ViTo, s. f. Vie. La nourriture. Le corps. | Vita, rom. et lat.
ViTRUOR, .S', m. Vitriol. | Vetriol, rom.
Voie, s. f. Volonté, bonne disposition pour le travail.
VouESTRE, VouESFRO, pKon. poss. Votre. I Vostre, v. fr.; Vostre,
Vostra, rom.
VouiDAR, T. Vider. | Voidar, rom.
VouiD, o, pari pass. rfe Vouidar. Vile. | ViUd et Vnit, v. fr.
Vouas, s. f. Voix. | Votz, rom.; Vox, lat.
VouiRAR, t. Verser, en parlant du grain trop mûr.
VouiRUM, s m. Grain versé, qui tombe de l'épi avant qu'on le batte.
SE VouiTAu ou SE VioiTAR, i\ Se roulor. se vautrer, i VoUrer, v.
fr.; VoUolare, ital.
VouiTÉiRo, .s. f. Trace laissée dans une récolte sur laquelle on s'est
roulé.
VoLRAM, .S-. m. Faucille. I VoUni, bas Dauph. et For.
VouRAR, r. Voler. — Ind. prés.: Vouérou.
VoLRGLÉR, V. Vouloir. — Ind. prés.: VorfiRor ou ^ oi roi ; part.
pass.: VouERor, o. | Vdle, lai.
VouRTOui.iAR, r. Fnve'opper, rouler autour, i yoltolnrc. ital.;
Voltulare, bass. lat.
VoLTiN, s. m. Plafond.
VouTO, s. f. Voûte. I Voûta, rom.
VouLOLNTOL's, o^oflj. Dc boune volonté, disposé à obéir. | Volun-
tos, rom.
Vl;ol et Vlor, 5. m. Sentier. | Viol, rom.: Vin, lat.: Viol, Vio-
let, Vioulet, bas Dauph. et For.
VuoiiRET, o, adj. Violet.
Vloiroun, -V. m. Violon.
Vl'ourolnear ou VuouROUNAR, c . Jouer (lu \i()lnn.
VuouROLNAiRE, S. m. JouBur de violon.
\oi;s, pron. pers. i'" pers. Vous. — Après un mot terminé par
une voyelle, on dit Ors an lien de \"ous : Si oiis plny, s'il vous
plait. I Si lis play, rom.
133
SUPPLEMENT.
Brimi^'oiiiiai!^.
A, pron. pers. Je.
AcLOTiR, V. Unir, aplanir. — Voyez Clôt.
s'AcRATAR, V. S'accroupir.
Adjouar, r. Aider. | Adjudar, vom. ; Adjurare, la(.
Adoubar, V. Orner, coiller, armer. | Adobar, roni., cal., esp.;
Addobnre, ital.; Adober, bret., refaire, recouinienciM-.
AccAPAR, V. Cacher.
Alpikr, s. m. Berger.
AMBL.4.VIN, s. m. Cantliaride.
Arlan, s. w. Voleur. | Arlandi, l'or.; Arlandic, pi'ov.; Arlot,
rom., anc. cat.: ribaud, gueux.
Arlebi, s. m. Homm*} extravagant, d'iiumeui- folâtre. | Ar.po;,
sottise, badinage.
Arno, s. f. Teigne, insecte qui ronge le fromage, la laine, etc. |
Arna, rom., prov. et cat.
Auvo, s. f. — Voyez Ervo. C'est le fruit, à amande-; comestibles,
du pin cembro et non du pin pignon.
Babi, s. m. Crapaud.
Bachelard, g, adj . et subsl. Qui est à marier. Jeune garçon,
jeune tîlle. 1 Bacalar, Bacliallicr, rom.
Bacuber, s. m. Danse exécutée par neuf, onze ou treize hommes
munis d'épéos, le 16 août, dans le village de Pont-de-Cervières.
Baffrar, c. Manger gloutotinement.
Baffrard, o, adj. Qui mange gloutonnement.
Baio, s. f. Bourde, mensonge. | Baia, ital.; Baya, esp.; Bnhia,
port.; Baian, rom.: trompeur.
Bailar, D. Donner, livrer. \ Bailar, rom.; de BaT/ctv, lancer,
envoyer.
Bajanet, .s-, m. Badaud. — Voyez Bajuan.
BARBAR.iTA, S. f. Ver luisant.
Baritel, s. m. Claquet de moulin, et, par extension, moulin. On
emploie ce mot comme épithète en s'adressant aux enfants qui
parlent constamment. | Bunitel , bret.: blutoir, sas lin pour
passer la farine.
1 34 l'ATOIS
Baiikouléaiî, r. r.oiih'r <v)mme un baril ; vatraljoiidcr, parler
à tort et à travers.
B.vnTAVEL, o, adj. Bavard, qui jase à '.ont propos.
Bartavelo, s. f. Espèce de perdrix, la plus "ffosse des Alpes
Pcrdix saxatilis de Meyer!.
Baucho, s. f. Touiïe de foin dans les rochers. | liaucho, di., touf-
fes de foin qui croissent dans les bois; liaucha, bas Dauph.;
Blaclie, Sav.: foin qui pousse dans les praiiies marécageuses. —
Kn l'rovence, on donne iiéneralenient le nom de Bauca h
presque toutes les graminées qui croissent sur les rochers, et,
dans certaines localités spéciales, à la plupart des graminées
aquatiques. 11 y a probablement là un double radical.
Baiaut, .s. »!. Civière. I LVn/(7r, bas Dauph. et prov.; Ihira et
/îare/ifl, ital.
Baile, s. m. Berger en chef des troupeaux qui viennent de Pro-
vence. I Bajulus, bass. lat.; Baile, rom. et esp.; Bailo , it.
BfiBO, .S-. f. Grimace, moue, ligure renfrognée. | Bébo, prov.;
Bauba, bas Dniph.
BLÉTOUîi, s. m. Mélèze.
Bot, s. m. Jeune garçon en usage au .Monètier-de-Briançon). I
Putus, lat.; Pulto, it.: jeune garçon; Xcbos, Bos, Bot, rom.:
petit enfant, neveu.
Bourras, s. m. Drap gro.ssier qu'on fabrique dans le pays, bure.
Pièce de grosse toile garnie de liens et servant à porter les
fardeaux. \ Barras, rom. et cat. — Du lat. Burnis, roux,
parce que le drap fait avec de la laine non teinte est habituel-
lement de cette couleur.
Breicho, .s*, f. Cire du miel, rayon de miel. | Brcsra, rom.
BRUîouRfiAR, r. Briser le chanvre. | Brùjoidar, prov.: l)riser. —
Voyez Sbrigoi'rear.
Brounc, s. m. Marmite. — Voyez Brounso.
Brouncinà, s. f. Une marmite pleine.
Bruar, i'. Bourdonner.
Cagnard, .S', m. Lieu chaud où le vent ne se fait pas sentir el où
le soleil darde. — \oyez Cagno.
Cag-xo, .s. /. Paresse, nonciialance, état d'une j)ersonne qui passe
son temps couchée comme une chienne. | Gagna, ital.; vient
du celtique Casnar, paresseux, cité par Columelle.
Carcavelear, r. Bavarder. — Voyez Cascavel.
Cataragnès, .s. f plur. Culottes /CatalanesJ.
Cmaroin, s. m. Bont, extrémité. | Chnhouna, bas Dauph. : finir,
terminer.
Chacoij'lear, r. S'.imiiser. ' (.'linroiina, prov.; Charovri . c^p.;
('Iiiaroiinu, iial.. air de musique, danse sur cet air.
ni: QUKYRAS. 135
CnAr.iJEK, V. Fallnir. | La <ii(ir, il r.-iut; hi chadrio, il laudmil ; Ut
tiiagnec, il fallut; Ui charre, il faudra.
Chardousso, .s. f. Carliue à feuille d'acanthe, plaiitr coiniiiuiie
sur les coteaux, arides el dont on maniée les trtes connue
celles des artichauts.
Chetivier, .s', m. l'hoir de tussilage.
Chimasso, .s./". Ivrogne. | Cliiinar,\)i-o\.,\\oive à petits coups.; de
xO/^ta, liquide versé, répandu.
CiNAR et CiRAR, r. Souper. | ("(rnarc, lat.; Cenari', ital ; Cninr,
rom., esp., cat.
CoLiTO, .S'. /' Mi'ts fait avec du foie de porc et des épinards. |
Colieto, di.
CoucoiRO, .S". /". Hanneton. | Canmirr, liret.
Coujo, .S', f. Lit.
CouRANTO, .-f. f. Ancienne danse.
Crepio, s. f Crèche. Knppe, ail.; Grip, irl. — Voyez Krupio.
Cruela, s. f. Viande. | Cruor, lat ; Xpic:.
Cruso, s. m. Lampe en forme de creuset. — Voyez Creijor.
Cullier, s. m. Cuiller.
CuRLO, .s. m. Mauvais chien.
Deforo, adv. Dehors. — Voyez Folero.
Deifeciar, i\ Impatienter. | Desfeci, jiroN.: chagrin mêlé de
dépit. Ennui, dégoût, insouciance morale. — Du lat. Deficere,
défaillir.
Deitregner, c. Presser, mettre à la presse. — Voyez Destre-
GNOOUR.
Donno, s. f. Dame, grand'mère. | Donna, ital., prov., esp.;
Denna, îor.; Domna, rom.; Domina, lat.
Durert, g, adj. Ouvert, e. — Part, passé du verhe Durbir, ou-
vrir. — Voyez Ubert.
EiCANDOU, s. m. Balance dite romaine. | Escandall, rom.; Escan-
dau, prov.; Scandaglio, ital.; Escandallo, esp.; 2y.aÇwv, qui
boîte.
EicupiR, r. Ci'acher. — Voyez Scupir.
EiGARET, o, adj. Fatigué, atlaissé.
EiGARiFFAR, T. GrifTouner.
EisiNO, s. f. Bassine. - Voyez Eigino.
Endrugiar, i\ Engraisser la terre. | Endrunia, Endruyi, bas
Dauph.; Druza, hret., même sens; Druge, bas Dauph.; Druisa,
prov., fumier, gaieté, vigueur.
EiRARAZAR, T. Ouvrir une porte à deux battants. | Esbulancar,
prov. — \'oyez Esbamrar.
i;scA, s. f. Femme (|ui fait la coi|uetle. | Esta, prov., amoice, appât.
1 36 PATOIS
EiCARAMLLA, (idj. des 2 (j . Gai, niveillé, enjoué. | fîscnbillnt, for.
EiCARïOLN, y. m. Los comnmnautés du Briaiiroiinais, dans le but
de s'administrer, de se protéger et de se défendre plus ellicace-
uieni, forinèreiit il y a (|uel(iues siècles une espèce de fédé-
ration qui était une combinaison du municipe romain et du
fédéralisme gaulois. Cette association portait le nom d'Escnrton,
et ce nom s'appliquait, soit à l'union même des communautés,
soit aux circonscriptions territoriales de ces unions. 11 y avait
plusieui's ;)e///.s Kscartoiis, composés chacun d'un groupe de
plusieurs communautés. C'étaient les Escarlons de Briancon,
du Oueyras, d'Oulx, de Val-Cliisou ou Pragelas et de Château-
Dauphin. Ces cinq Escartons réunis formaient le grand
Escarton, comprenant tout le bailliage. Us avaient le droit de
s'assembler pour leurs affaires, de s'imposer, do lever des
contributions en hommes et en argent sur leurs habitants, de
régler tout ce qui était relatif au support de ces charges. On
appelait Escartonnemenf, la répartition des coiitributions et
charges générales entre les communautés. La quote-part de
chacune s'appelait Escort, d'où Escarton. Le grand Escarton
se réunissait deux fois par an à Briancon, pour régler les
intérêts des petits Escartons et du grand. L'assemblée se com-
posait des députés que chaque Escarton particulier envoyait
pour se faire représenter. Ces députés étaient nommés par
l'élection, au nombre de deux ou trois par Escaiion. Le pre-
mier consul de Briancon présidait de droit ces assemblées.
làco.NDAiLLo, s. f. Cachette.] yascondiglio, ital.; Escondrijo,
esp. — Voyez Escoundrk.
d'Eicoundouns, adc. En cachette.
EiCRUiCHi, adj. des 2 g. D'une maigreur extrême. | Eicrussi, di.,
même sens; Escrussi, d. I., écrasé; Cruci, v. pr.; Escreissi,
rom.: brisé, broyé, tourmenté.— Du lat. Cruciare, tourmenter,
donner la torture.
EiPOL'icHAR, r. Faire jaillir d(^ l'eau, éclabousser, asperger,
saupouilrer. | Espouscar, prov.; Esposcar, l'oin. — Voyez
Sl'OUICUAR.
EissARTAR, V. Défricher. — Voyez Icbart.
EsTRKPAR, V. Fouler aux pieds, piétiner. — Voyez Estripar. |
Exlrcpar, rom.; Trepar, roni., cat., esp., port., trt'pigner,
folâtrer; Eitcrpa et Tn'pa, b.-is Daupli., fouler aux [licds, cou-
l)er, briser, fracasser.
Faret, *;. m. Mèche de lampe. | Faret , bas Dauph.; et
For.; (Dàpio-j, bandelette. En jirov., Farret désigne un fagot,
une botte de paillt^ et(^
DU QUEYRAS. I 37
Fariboula. n. f. Sornette. ! Fariboln et FaiUlhourda , bas
Danph.
Feichino, X. /'. Fagot, fascine, i Faissina, prov.; Faxcina, ital.;
Fngina, esp.; «DàzsW.oç.
Fessoun, s. m. Pioche. | Fessou, Ijas Daupli.: instrument pour
fosser la vigne.
FoLTiMASSEAR, T. Baguenaudor, ne rien faire de bon, s'amuser à
des bagatelles. | Foiilima^tKiar et Fichamassiar, prov.
FocYÉ, .s. m. Foyer, maison.
Gafa, .s. /". Sorcière. | Gafcd, rom.; Gafez, anc. esp.: lépreux.
Ganipo, s. r. Femme de mauvaise vie. ' Ganipa, prov.; Ganipa,
Ganipella, For. et bas Dauph.
(;aru-lo, .s. m. Loup-garou, bête épouvantable
Gazancho, s. f. Disque en fer que l'on fiche en travers des béa-
lières pour arroser les prés. — Voyez Stancho
DE GoA, adr. De travers. | De Go, De Guingois, bas Dauph. et
Prov.
GoLRBix, .s. m. Panier, corbeille, hotte. | Grobin, bas Dauph.;
Gouerba, prov.; Gorbis, lat.
GoLiRAN, s. m. Civière.
Gramusélo, .s. /■. Muguet, maladie; de la bouche.
Grapier, s. m. Rebut, criblures de blé, parties grossières du
plâtre, etc. — Voyez Crapo.
Gratilloxs, .s. m.plur. Petits morceaux de graisse de porc rôtis.
I Gratons, for.; Gi'autouti, inov.
Grego. Expression qui signifie : Je te parie, je t'en défie.
GuERNO, s. f. Branches de sapin et de pin. — C'est avec ce sens
restreint que le mot Garna est usité en bas Dauph. et non
avec le sens du mot Garnas, en Queyras.
GuiouNÈT, s. m. Percerette. | Dioiinet, bas Dauph.
Jaillo, s. f. Femme blonde. — Voyez Jailh. | Dans le bas Dauph.,
l'adj. Jailla a les deux sens de jaune et de tachetée; il s'em-
ploie très-fréquemment comme nom de vache. — L'omôiv
.Jnillc est celle qui est parsemée de points lumineux.
.Jarlier, s. m. Etagères de cuisine ( où l'on met les Jerles).
Jerlo, .s. f. Grand plat de terre. | Gerla, bas Dauph. et For.,
grand plat de terre, petit cuvier de bois; Jarla, Jarra, prov.,
grande cruche; Gerra, cat.; Giara, ital.; Jarra, esp., port.,
rom.; Jarl, bret.: urne, vase déforme antique. — Voyez Jarrio.
Jasouiro, i-. /'. Lit. 1 Jasier, rom.; du lat. Jacere, être étendu.
KiMACLE, s. m. Crémaillère. | Cumascle, prov.; Conuicle, ba«
D a u p h . ; Kpîf/aTr/î'p .
Labiroux, .s. m. Petit-lait Lait du Beurre .
1 38 PATOIS
Lalii-ré, x. ))t. (Cravate. | Ao'^o;, cou.
Léou, adii. Bientôt, vite, promptemeiil. | D'où Pt Lru, prov.;
Luego, esp. — Da latin Lece, légèrement.
LiATAR, r. Traîner sur la neige. — Voyez Lieio.
LniA.s.so, s. f. Escargot. | Limai z, roni.; Limac, cat.
Linge, Linjo, adj. Mince, efTilc, à taille svelte.
LouMBAnno, .s. f. Vent de l'est.
Machurar, V. Tacher, noircir. | Manilar, roui.; Manihirc,
lat. — Voyez Meicuirar.
.Mamx, s. m.; Manio, .s. f. Petit garçon, petite fille. | Mainada,
famille (en basque); Meniot, enfant (en patois du Valais). —
Voy. Meyna.
Mansier, s. m. Syndic chargé, par les pariera, de l'entretien, de
l'usage et de la police des prises d'eau pour l'arrosage d'un Maa.
.Marro, .s. /; Pioche.
Manceirar, V. Laver la vaisselle.
Mayt, .s. f. Pétrin. | Mat, bas Dauph.; Mé, bret.
Ménoun, .s. m. Bouc. Les bergers mettent habituellement un
ou plusieurs boucs avec une clochette au cou, en tète des
troupeaux de moutons; delà, sans doute, le mot Mcnon (qui
mène).
-Mesteira, .s. //j. Artisan, et en [)arlicu!ier, tailleur (homme (jui
exerce un métier).
MouNEscA, s. f. plur. Singeries, mascarades. — Voyez Mou-
MNO.
-N'iBLE, .s. m. Kpervier. ; Du lat. Aetu/a, parce que l'épervier plane
dans les nuages.
NiERo, .s. f. Puce. I JSicra, prov.
Nis, .so, adj. Violacé, livide, en parlant de la coloration de la
peau.
NoRE, ,s. /". Belle-fille. | Naora, ital.; .Vu/'us, lat.
Pailler, s. m. Ecurie.
Parier, .s. m. Celui qui a droit aux eaux d'arrosage.
Perciiilla, .S", m. Fromage qui commence à bleuir. | PevaiUa.
bas Dauph.; de Pem, bleuâtre.
Peréolssa, adr. Aussi, également | Perron, f)rov.; Pnrili'r
aliud sic, lat.
PiARA, s. f. Etai, J;imbe de force. | Piaioiin et l'iloiin, pro\ ;
Piela, rom.; ri la, lai.
PicoTo, .S-. f. Mesure de vin. | Picota, bas Dauph.: Pichet, esp.,
|)etit vase; Btxo;, sorte d'amphore.
Pir.NOTO, .S-. f. Petite marmite. | Pif/nata, prov. — \oy. Plgxato.
Pipo, s. f. .Narcisse ( (leur). — En Queyras, Pipa signifie tussilage.
DU QUEYUAS. \'.i\)
Pitre, S. m. Poitrine, voiitrc, ostnmac. \ Pitrot , luis Dauph.;
Peclus, lai
PousTERLO, .S', f. Petite porte en nsage à Largentière).
Praver, s. m. Ouviler chargé par le Mansier, de la réparalion et
de la garde des rigoles d'arrosage fbéallcres}.
Quiet. Cet adjectif s'emploie seni avec le sens : Laisse/.-moi tran-
quille.
QuouQUAREN. Qiiel((ue chostv | Quoqun ren, bas Danph.; Qnir-
qiiam rem, la t.
Rabasïas, s. m. lloniinc indiscret, importQu. | Rabasla, prov. et
rom., querelle, dispute. L'ancien français a employé le
verbe Rabaster, et l'italien celui à'Arrabatare.
!)E Racha-pé, adi\ D'arraclie-pied, incontinent, de suite.
Rafour, s. m. Four à chaux. | Fournraz, bref., même sens, de
Fourn, four, et Raz, chaux — En usage au Monètier-de-
Briançon et en bas Dauph.
Ragot, g, adj. Trapu, court.
Rato-Pennato, s. /'. Chauve-souris (souris ailée). | Ratapena et
Rataplena, bas Dauph.
Raviolo, -S. f. Viande hachée, enveloppée de pâte et cuite à la poêle.
Rf.molivo .s. m. Gâteaux (|u'on mange le jour des Rameaux.
Repeirar, V. Arriver. | Rcpainir, prov., revenir au logis, se
rapatrier; rentrer dans son repaire. Se Repeirié , bas Dauph.,
même sens.
Roui, o, adj. Rouge.
RouiNEAR, i\ Pleurer sans sujet. ; Roiingnigiiar, di.; Rounar,
Grougnar, prov.; Rainar, rom.: grogner, disputer, se montrer
hargneux.
Sadoun, s. m. Mendiant.
Sap, s. m. Sapin commun. | Sap, rom.
Seigne, .s. m. Aïeul, grand-père; terme de vénération. | Senior'^
rom. et lat.: vieillard.
Seitar, r. Scier.
Sello, .s. f. Chaise. | Seller, for.; Sella, lat.
Séo et Seito, .s. /■. Scie; crête de montagne dentelée. — Voyez
Resseo.
Séreinta, s. f. Epicéa ou faux sapin.
Si, pron. Lui.
Stirar, r. Tendre, tirer.
Suffi, s. f. Espèce de pin ( Pinu'i pi aea ).
Suou, adj. Tranquille, doux, suave. | Sua, cat.; Soave, ital.;
Suavis, \at.; Choueslc, bvel.: doux, qui n'est point ainei'. —
Voyez SouA.
liO PATOIS DU QUEYRAS.
Tabour>-, u, (idj. Nigaud, balourd. | Taboiirin, pro\ .; Tabiard,
for.
Tazouiua, >s. f. plur. Ciseaux. | Tezouires, prov.; Tazoïirres,
for., Tesoura, port.; Tixera, esp.; du lat. Tonderc
Timbre, o, adj. Fou, timbré.
ToL'CHO, .S. /'. Bois taillis. | Tosai, bass. lat., bois; Touessn ot
Toue>ica, prov., buisson; Toucha, rti., baie.
Tour, .s. m. Rouet, tour.
TouvENO, 5. f. Partie d'un cbamp où l'on fait tourner l'attelage
de la charrue. — Voyez Trarvo.
Trabaillar, V Travailler.
Transitox, a. m. Passapre, petit chemin. | Du lat. r/v/n-sire, passer.
— On tenait autrefois, dans la commune de .Molines en
Queyras, un registre s[)<'MMal qui avait pour titre : Etat des rlola
ou ti-ansitons de la communauté de Molines, où les consuls
avaient soin de faire inscrire tous les nouveaux chemins qu'on
ouvrait et toutes les servitudes de passage auxquelles donnaient
naissance les morcellements des propriétés. La plupart des
propriétaires de Molines avaient chez eux une copie de ce
registre, et quelques-uns, plus soigneux ou plus instruits que
les antres, prirent rbahitude d'y inscrire les principaux événe-
ments dont ils étaient les témoins ou qu'ils entendaient racon-
ter. De là un certain nombre d'annales manuscrites qui existent
encore dans quelques familles du pays et où sont relatés les
incendies, les sécheresses, les inondations, les passages de
troupes. Ces sortes de mémoires sont connus sous le nom de
Transitons, à cause du registre (jui les contient. Ils diiïèrenl
naturellement sur un certain nombre de points et ne remontent
pas au-delà du XVP siècle. Nous n'a\ons pu en voir que des
extraits plus ou moins fidèles qui, écrits en français incorrect,
ne nous ont fourni aucun renseignement linguistique.
Trimar, r. .Marcher avec vitesse, avec excès, se fatiguer. |
Trimen, bret.
VoGO, .s. f. Fête patronale d'un village. | Voga, bas Daupb. et
Prov.
U1
EXEMPLES
DES DIALECTES ET PATOIS
DES RF^ilONS VOISliNES DU gUEVRAS.
ANCIEN DIALECTE VAUDOIS,
Parabole de l'esifaiit prodigue selon
saint IjUC.
Un home ac duj filh, e lo plus jove dis al paire : paire,
dona a mi la partia de la substancia que se coven a mi; e dépar-
tie a los la substancia. E en après non nioti dia, lo filh plus jove,
ajustas totas cosas, ane en peregrinage en lognana région, e
degaste aqui la soa substancia, vivent luxuriosamcnt. E pois
(pi'el ac consuma lotas cosas, grant fam fo fait en aquella région,
E el commence bave besogna ; e ane e se ajoste a un ciptadin
daquella région. E trames le en la soa vila qu'el paisses li porc; e
cubitava umplir lo seo ventre de las silicas que manjavan li
porc, e alcun ne donava a le. Me retorna en si dis : Quanti
mercenarbabundian de pan en la meison del nieo paire, mes (?) yo
périsse aici de fam ! Yo me levarey e anarey al mio paire e
direy a le : paire, yo pechey al cel e devant tu e ia non soy
degne esse appela lo teo filh, fay mi enayma un de li teo merce-
nar. E levant, vencal seo paire. Mes corne el fos encara de long,
lo seo paire vec lui e fo mogu de misericordia, e corrent, cagic
sobre lo col de le e bayse le.E lo filh dis à le : paire, yo pechey
al cel e devant tu, yo ne soy degne esse apella lo teo filh. Mes lo
paire dis al seo serf: fo;?) raporta viaçament la purmiera vesti-
inenta e vestic le; e doue anel en la man de le e caucainentas
en li pe, e ameni vedel gras e l'occien, e manjen e alegran ; car
aquest meo filh era mort e es reviscola, e era perdu e es atroba ;
e commenceron alegrar. Mes lo filh de le plus velh era al camp e
Ii2
PATOIS
cuui el vengues e s'apropies à la nieisoii , aiivie la calaniella e la
c-oinpanla : e appelé un de li serf o dcniaude quai fossau a(|uestas
cosas, e el dis a le ; Lo teo fraiie veuc e lo teo paire oceis vedel
gras, car el receop lui sait". Mes el fo endejxiia c non voila intrar.
Me lo paire de le issi , commence progar li ; mes el repondent dis
ai seo paire : Vête yo servo a tuper tant! an e unquc non tr iipassey
lo teo commandament, e unque non dones a mi cabri que yo
manjes cum li meo amie ; mes poisque aquest teo filh , lo quai
dévore la soa substancia cum las meretrices, es vengu, tu oceies
à le vedel gras. Mes el dis à lui : filli! tu sies tota via cum mi,
e totas las mias cosas son toas; mes la conventava manjar e
alegrar car a([uest teo l'raire era mort e es reviscola; e era
perdu e es atroba.
Extrait du Nouveau Testament vaudois manuscrit de la
bibliothèque de Grenoble, f' 80.
Del bal.
Lo bal es la pompa et la mes-
sa del diavol, et qui intra al
bal intra en la soa pompa et en
la soa messa. Car la fenna can-
tant al bal es prioressa del dia-
vol ; et aquilli que respondon
son clercs; et aquilli que son à
regardar son li parrocliian; et
li son et las calamellas son las
campanas; et li joglar liqunl
sonan son menistre del diavol.
Car enaima quand li porc son
P|iirs et lo pastor de lor en fay
(|uialar un, aço que li autre au-
ven s'ajosloii, enaiini lo diavol
fay cantar uiia fenna al bal o
qniallar la calamella aço que
tuit li seo porc, ço es li balador,
s'ajostan.
Extrait du licrc de la [)isci[)line. (
DiB Isal.
Le bal est la pompe et la
messe du diable, et qui entre
au bal entre en sa pompe et en
sa messe. Car la femme chan-
tant au bal est prioresse du
diable; et ceux qui répondent
sont clercs; et ceux qui sont à
regarder sont les paroissiens ;
et les sons et les tlûtes sont les
i'Iocbes; et les musiciens qui
jouent sont les ministres du
diable. Car de même que quand
les porcs sont épars, leur pas-
teur en fait crier un afin que les
autres se réunissent en l'enten-
dant, ainsi le diable fait chanter
une f(!mme au bal ou résonner
la llùte, alin que tous ses porcs,
c'est-à-dire les danseurs, s'as-
semblent.
PKRniN. llisl. (les Vatid., p. 214.)
iSsS.>«„as=^-
DIT 0">"'YRAS.
143
Lettre adressée à Œcolampade , en 1530, par George
Morel , de Fraissiniéres en Dauphiné, et Pierre Masson,
de Bourgogne , députés des Vaudois.
Salut à monseiqno)'
Œcolampadio.
Car moti racontant, a sona a
nostras oreillas que aquel que
po totas cosas, te a replein de
la bénédiction del seo sperit,
coma se cognois per li fruc. Eni-
perço nos sen vengu de région
lognana a tu, de coi'age fer-
ment alegre, sperant et nos
confidantmol que lo dict sperit
enlumenaré nos per tu, et nos
esclairaré motas cosas lasquals
son a nos en dubl et ferment
cubertasperla colpa de la nostra
ignorança et pigritia, et aiço
como yo temo ferment en greo
dam nostre, et del pobie loqual
nos non tant sufflcient ensei-
gnen. Car aço que tu entendas
una vez, nos tais quais ensei-
gnadors d'un poble paur et pe-
tit loqual es dcmora plus de
quatre cent ans entre las cru-
delissimas spinas, ma emperço
non sensa grand favor de
Christ, coma legierament iugea-
rien tuit li lidel, car es ista
desliora sovendierament per la
dicta favor, point et tormenta
de las dictas spinas, per aço
Salut à monseigneur
Œcolampade.
Comme beaucoup racontent,
et le bruit en est parvenu à nos
oreilles, que celui (jui peut
toutes choses t'a rempli des
bénédictions de son esprit,
ainsi que cela se connaît par les
fruits ; et pour ce, nous sommes
venus de région lointaine, à toi,
d'un courage fermement allè-
gre, espérant et nous confiant
beaucoup en ce que ledit esprit
nous illuminera par toi, et nous
éflairera plusieurs choses les-
quelles sont pour nous douteu-
ses et grandement obscures par
la faute de notre ignorance et
paresse, et cela, comme je le
crains fortement, au grand dom-
mage de nous et du peuple que
nous enseignons avec insuffi-
sance. Car, afin que tu com-
prennes une fois (ce qui en est),
nous, tels que nous sommes,
instructeurs d'un peuple pau-
vre et petit, lequel est demeuré
plus de quatre cents ans au
milieu des plus cruelles épines,
mais cependant non sans grande
faveur du Christ, comme facile
1 44 PATOIS
que lu doues conseil à
conferines nos frevols.
Extrait de l'Histoire des
Vaudois , par Perrin,
nos et'i mont en rendraient témoignage
tous les fidèles, car ce peuple a
été délivré souvent par ladite fa-
veur, étant piqué et tourmenté
parlesdites épines (nous venons
à toi), afin que tu nous conseil-
les et que tu nous rendes fer-
mes en nos faiblesses.
DIALECTE VAUDOIS MODERNE.
Parabole de l'enfant prodijs^ne.
Un hom avia dui fill ; é lou pi giouvou di à so paré : Paré,
doune-mé la part de l»én que me vén. Et a l'i ha partagià seul
bén. li un poc apreu, quant lou fiil pi giouvou ha agù tut rabastà,
a se u'é aiu'i fora ent un paisleugn; et lai a l'ha dessipà so
bén en vivant ent la desbaucia. F, apreu qu'a l'ha agù tut des-
pendù, una gran faniina é vengùa ente quel pais lai; et al é
arestà coun rén dar tout. Aloura a se n'é anà, et a s'é butta à
patroun coun un di habitant d'aquel pais, que l'ha manda ent
seui poussés per garda li pcurc. E a desirava de rassasiasse de
le favé ((ue li peurc maillaven ; ma gnun l'i e ne dounava pâ.
Manaman com al é arveiigu à se istéss, al ha dit : Que de rna-
tinual l'a-y-é à la cà de mé paré, qu'lian de pan fin qu'i volen, et
mi meurou de fam ! Me léveréi, et me no vaou peui da mé paré,
et l'i diou peui : Paré, haï pecà countra lou ciel et counlra tu ;
e siou pà mai dégn d'èssé demanda to fill ; tratte-mé com un de
teui manoual. A s'é donnera leva, et al é vengù da so paré; et
montré qu'a l'èra encà leugn, so paré l'ha vist, et al é istà toucà
de coumpassioun, et courant à el, a s'é tapa à so col, et l'ha basa.
Mil lou fill l'i ha dit : Par('', hai [)eca countra lou ciel et devént
lu; et sion pA dégn que tu me i\'\(\ to fill. E lou paré di ;'i seui
servitoil : l'ourla la pi bella vistiiiienta, el liuUa-l'i-la ; butla-l'i
D(? QlîRYnAS. 14.')
un nnèl nr dé, et do sfnrpf'' ni p(i ; e nienn-mé ci loii vol ç^rass, et
raassà-lou, etistenia allègre en iiiingiaiU-loii. Perqué iik' DU qu'où
vié-ci , (M'a mort, ma al i' arsuscitù ; a l'ôra perdu, ma al é
artrouva. E i se souu butta alii'gramcnt à mingià et béouré.
Manaraan lou fill pi veill èra ai chiamp ; et com a se n'entournava
et qu'a l'approuciava de la cà, al ha oudù la musioa et lou bal.
E al ha demanda un di sorvitoù, et l'i ha spià ro que l'èra. E que
servitoù l'i dit: To fran; (' vengù, et to paré a massa lou vèl
grass, perqué qu'a l'Iia tourna trouva san et sarv. Ma a s'é butta
en coulera , et al ha pà vourgù intrâ ; et so paré qu'é peui sourti
lou pjiava d'intrà. .Ma al ha respoundu, et di à so paré: Buca,
l'a-y-i' tantiann(juet(!servou, etgiamaïhaïdesoubéïàteui ourdiné ;
et pura tu m'has giamai donna un ciabri per istà allègre ensem à méi
amis. Ma quant quest-ci, to fill, qu'ha mingià to bén coun de doné
de cattiva vita, é vengù, tu l'i has mass.i lou vèl grass. E Ion paré
l'i di ; Mé car lîll, tu sié sampré ensem à mi et tui méi bén soun
teui. Vantava bén istà allègre, et allegràssé, perqué que quest-
ci , to frairé, èra mort, et al é arsuscità; al èra perdu, et a s'é
artrouva.
Traduit par Pierre Bert, ancien modérateur des
églises caudoises et pasteur de La Tour.
ANCIEN DIALECTE BPJANÇONNAIS.
E^Ktrait ilii iny^stère de «iiaint Poii$« [\\
L'empereur Philippe ( l'Arabe ) vient d'ordoiiiipr a Rome des sacrifices en riioniieur
de Jupiter. Le sénateur Marcus et Julia sa femme, qui n'ont pas encore d'enfants, mais
dont le dieu exaucera bientôt la prière en leur donnant un fils, Poniius. qui sera plus
tard saint Pons, vont obéir aux ordres de l'empereur Ils s'expriment ainsi :
(1) Ces extraits nous ont été communiqués par M. Long, archiviste du département des
Hautes-Alpes. Le manuscrit qui les contient a pour titre le Mystère de saint Pons ; i\
se compose de 130 feuillets en papier de OmiJl sur C'SI, d'une belle écriture qui parait
remonter au milieu du XV* siècle. Il appartient 'a la commune de Puy-Saint-Pierre,
près BriaiiÇiiu, et on ignore sa provenance. M. Lou? se propose de le publier.
10
146 l'A TOI s
M A lu; us.
Muii ('."is si es (l('j;i tôt pi'cst
Tiiiiiljcn de inathiiiut ma fono
Proiulre l'on non po trop rie peno
l'cr fai' es dioiix saciifiri
Kt apparteii à mon offîci
D'esser de r(il)ro condiictor.
JULIA.
Marcus mon mari et Soignor
D'y nous trobar es ben leson
Vous se lo cap de la ineysoii
Et de Rome ung senator
Chai que sya ung ronductor
D'aquest atrai* n'en dobtes pas
Puis como sabes nostre cas
De tant de temps qu'ensemble sen
Kt presque vieihz nos cognoi-cen
Senso aver ung sol successor
Non sabouc qu'es ben ni dossor
Tant ay marri las mon couiaige.
MARCl s.
Jnlia si en mariaige
Non l'os aultro sterilita
Qu'en nos aultres grant vilita
Troba sario et grant dalmaige
Mas Jupiter plus grant aultraige
Po eiïasar etd'avantaige
Car ben el n'a l'auctoiita
Jupiter lileii de boula
() Ju|titer (liou S(dieyrau
Pren si te piay de my pieta
(,)ue syou sobmesso soubz la man,
MAIICLIS.
si nos aven ren dich eu vau
Plasso te de nos perdoiiar
ni; QUEYRAS, 14'
() .liipitci' (lion soboyrnii
PIfisso le liciclicr ikmis douar
l'nntius fréquente ri'>oIo sur l'ordre du sénateur Marrus, qui l'engage à bien étudier
iu pliilosophie. Dans un entretien qu'il a avec son père, Pontius, (|ue la religion nou-
velle a séduit, lui fait connaître ses principes religieux et l'exhorte à abandonner le
culte des dieux de Rome pour adorer le vrai Dieu.
MARCl S.
Tu las mon cor tôt rejoy
Rysso me play de ben aprendre
Fay devei' à so que comprendre
Puisses ben la pbilosophio.
s. PONS.
Fayre non sçay si lo vos dyo
Sy la vos play direy ung mot.
MARCUS.
Perque non mon filh dy tôt
Lo es ben reson que nos t'auven.
s. PONS.
Ay auvy como esdeveii
Que vauc et venoc de l'escollo
Los dioux qu'antre nos collen
Non son que uno cbauso frivolo
Dison uno talo parollo
Qu'en eoulx n'a ges de magesta
Adorar los es cbauso folio
So dison dont m'an infesta
Ung tal parlar m'an adapta
Qu'elles an testo pes et mans
Mas quant los ay ben escoutas
Entendoc que son membres vans
Que non adjuon ny porton dainps
Ny movon si non que sion mogus
Fachz per ans et gasta per ans
Frangibles corrups et caducb
Dobtoc qu'en non sian seducli
Nos veyen quant calcun voire
Ii8 PATOIS
Syon barons contes ou ducs
Ses dioux far el se faro
A l'artesan commy pleyre
De peyro fer or ou argent
Corne mieiilh lor consonare
Et tôt eysinl que vol la gent
Mon payre el de meyson rogcnt
Preoiic vos tant quant vostre cous!a
Los dioux que ave en ordre si gent
An vos jamays vertu monstra
Que vos an tant de ben cousta.
MARCUS.
Jamays ny los aultres trestos.
s. PONS.
S'en ellos n'a deguno bonta
Perque donc los adora vos
Miirrus oriteiidar.t son fils tenir un tel discours est entré tn fureur. Sa colèie apai-
.séc, il coiis(;nt i|uc son lils fasse venir auprès de lui le Pape, pour l'instruire dans la
reli(,'iou nouvelle.
s. PON.S.
Salut mon payre.
MARCUS.
Et puis filh niyou
Es eysso l'hom que m'as conducli.
s. PONS.
Oc mon payre lo mieys instruch
Quesyo dedins la cita
Sanct dévot d'amour incita
Fer vos vevre si s'es mocu .
MARCUS
Sia lo tres(|uc ben vengu
Et autant ben la compaignio (T
(1) Le Pape est arcompatrné d'un prêtre.
DU QUEYRAS. 149
l'AP.V.
lit VOUS bon Iroba prodliomio
Anibe tôt so que vos ama
Kysi vostre fllh Pons si m'a
Conduch seyns a vostro meyson
Per certano causo et reson
Qu'ave entre vos à devisar
Dont auriou ben i>i'ant désir
D'entendre vostro diUerencio.
MARCLS.
Dilïerencio mas iiidefeacio
D'ung parlar qn'el ma recita
M'a dicb que ba auvy per la cita
Que los dioux de los Romans
Son statues corps mucliz et vans
Los adorar es grant folio
So m'a dich dont fellonio
M'en n'a ben prest pica à la testo
Dont y pensée a ver malo Testo
Après que l'furour fo passa
Ly dys per terme compassa
S'eysint es qu'adorar per ren
Los nostres dioux non doveti
Como de bestios et folles
En Romo nos saren solles
Allioro me dis per aver pax
Seignor payre non faren pas
Car d'aultres pron n'y a que colon
L'hault et vray diou et si l'adoron
Sy me dys qu'el trobario
Home que myeys m'eysegurario
Dont ben you voirio saber
Si vos se el.
PAPA.
So es lo ver
Aquel home soy per certan.
\bO
PATOIS
PATOIS DE BPxIANÇON
Proverbes.
Oiiau l'y a gès de fou din la
crepio, loiis azes se battaii.
Feuo jouvc è homme viei ,
fan de marris un plein fouyé.
La plueio , lou fan è la feno
senso razoun mandan l'home
deforo meizoun.
Qui preito sa bôlio é meno sa
feno à la fèto, à la lin de l'an
saré cournar et senso bètio.
Le reirard ei bien fin, me
feno amouirouso encaro may.
Le meineage vai n)a <|uand
la poula chantan may que le
ja.
Uro bouero muolo, uro bouc-
ro chabro è uro feno soun trei
marria betia.
\a may l'argen d'eiparirno
(|i]o l'or d'Espagno.
Lous buou se prcnoii par la
corna é lous homes [tar la pa-
roiila.
Oiiaii papiers parloiui barbés
caloiiii.
Oui perd peclio, <(ui l'aulid -e
li.'lUl).
(>lia pa NOUl'guc pela pu août
ipie le (Hiou.
Quand il n'y a poiut de foin
dans la crèche, les ânes se bat-
tent.
Femme jeune et mari vieux
font d'enfants une pleine mai-
son.
La pluie, la faim et la femme
sans raison, chassent l'homme
de sa maison.
Qui prête sa bète et mène sa
femme à la fête, à la fin de l'an
sera cocu et sans bète.
Le renard est bien fin, mais
femme amoureuse l'est encore
davantage.
Le ménage va mal quand les
poules chantent plus haut que
le co(i.
Une bonne mule, une bonne
chèvre et une femme, sont trois
mauvaises bêtes.
Il vaut mieux argent d'épar-
gne qu'or d'Espagne.
Les Ixeufs se i)reiineut parles
cornes et les hommes par la pa-
role.
Quand les papiers parlent
les barbes (les sages] cèdent.
Qui perd pèche, (pii dérobe
-c danuir.
Il ne faut pas vouloir péter
plus haut (jue le cul.
DU QUKYUAS
i.:ii
C.abo bon la piano o toii-lc à
la moiintagno.
La t'ai bon basti (1(^ la |M'yra
de soun luo.
Quan tu saurè [)a (juc fa, prtMi
la terro din to.Mi bonnet è
poito-la de l'envers à l'adn'.
Le ma ven a r\\i\\ ;i et s'en
tourno a pé.
Tout rat qu'a (]iriiii p(Ulus ci
léou près.
Quan l'aoubre ei touniba,
cbascun courie à lei branclK'.
Qui mouiito pu aou que ne
déou, deichen pu bas que ne
voué.
Uui réveillo soun cliin (]uan
duer, l'y méi-ito se Ion niouer.
Va miei un que sa (|ne cent
que cherchoun.
La va may petar deran un
preyre que crebar darreyre.
Proche de la gleizo, lueu de
Diou.
D'un bon plan planto ta
vigno , è d'uro bravo mayre
pren n'en la filio.
Charenda freida, eipia plena ,
Cliarenda molla, eipia folla.
Si la moueho bru din le mei
de février, la vaclia tournan ou
pallié.
Qui en mai snulevo, en juin
biro, ei pas senzo grauo et
fa ri no
Se la ploou le jou de l'Ascen-
sioun, la va may de bren (jue
de baroun.
Vaille bien la plaine, niai^
tien.s-t(»i ;'i la montagne.
Il fait bon bâtir avec les
pierres de son pays.
Quand tu nesaui'as (jne faire,
premls de la terre dans ton
bonnet et porte-la de l'envers
à r(Midroit.
Le mal vient à cheval et s'en
rel'»urne à pied.
Tout rat (|ui n'a ([u'un trou
est bientôt pris.
Quanil l'arbre est tombé, cha-
cun court aux branches.
Qui monte plus haut qu'il ne
doit, descend plus bas qu'il ne
veut.
Qui réveille son chien qui
dort, le mi'rite si le chien le
mord.
Il vaut mieux un (|ui sait que
cent qui cherchent
Il vaut mieux péter devant
un prêtre que crever derrière.
Près de l'église, loin de Dieu-
D'un bon plant plante ta
vigne, et d'une bonne mère
prends la tîlle
Noël froid, épi de poids ,
Noël humide, épi vide.
Si la mouche bourdonne au
mois de février, les vaches re-
tournent au pailler (à l'écurie i.
Qui en mai soulevé, en juin
bine, n'est pas sans grain ni
farine.
S'il pleut le jour de l'Ascen-
sion, il y a plus de son (|ue de
tas (de farinei.
I o2 PATOIS
PATOIS D'OULX
Parabole de renf'aut prodigue.
Un homme avie doiî bos ; le plu joii\ e de ilou dit à soun paire :
douna-me la poursiouii de votre bon que me reveu ; é ou lour a
partaja souu beii ; é pa gaire de joù aprë ayen rebàta tout soun
butin, le bot le plu jouve s'en ei ana vouyaja dinz un pai eilou-
gna ounte oui a deigailla tout soun aveire en deibauchà. Quant
oui a agu tout counsuma ; l'ei arriba une grande f.imine din que
pai, é oui a couiiiensa a jasi din le besoun. Ou s'en ei ana en
service su d'un de queilou dou pai que l'a manda à sa cassine per
garda lou courrin, é ou languissié de se rempli le ventre de la
erosa que lou courrins minjavan, ma nengu gli en dounave.
Tourna en si-meime ou di : quan gli aie de journari din la mei-
soun de moun paire qu'an de pan an abouu danse, é mi a crépou
de fan. La vente qu'a me lève et qu'âne trouva moun paire è
qu'a gli dise : Paire, ai pécha countre le cée é countie vou; a
siou pa mai digne de pourla yeure le noun de votre bot; fazé de
mi un de votrei domestique!. E ou s'ei leva et oui ei vengu à
soun paire, et (jnant oui ère enca len, soun paire l'a vi, é toucha
de coumpassioun ou li a sauta au col et ou l'a baisa é le bot li a
di : Paire, a siou pa mai digne de pourta yeure le noun de votre
l)Ot; fazé de mi un de votrei domestiquei. AH' oure lou paire dit
à sou valez : Vite, pourta-me sa plu belle ganache, abilla-loH,
bitta gli sa vire à soun den, é de sebata aou pé ; adusé-mn un
vée gra é matté-lou, é niinjen é banfiuetien que moun bot éra
mort é oui ei ressucita, oui ère perdu é oui ei retrouba ; è i cou-
menceiran à ban(|U('tia. L'autre frère plus veil ère aou chans ; en
arribent è s'appronchaii (li> la mcisoun, oui a entendu de la
musique é de chansouiis ; oui a appela un valè et gli a demanda
ce ([ue li avié. Le valè li repoundi : Votre fraire ei arriba é votre
paire a fai tua un vée gra (|ue voire fraire ei vengu en bonne
snnda. Veiqni que le bot se bitte à bisca é ou mai vougueire
intra din la meisoun. AU'ouro le paire vengu fore coumeiica de
le pria; me ye repoiinden à soun paire gli di : Veiqui jo tan d'ans
DU Ql'EYKAS. ! 53
qu'a vouservou; ai jamoi essiiblia neugudc volrou ordrei éjamai
vou m'avé donna un chabrot per fa fête abou mous amis; mais
yeure que votre autre bot ei arriba é qu'à degailla tout soun beu
abou de garça, vou gli tua un vée gra. Le paire gli repound ; Tu
sia toujou eita abou mi, é tout ce qu'ei miau ei tiau, etc.
Traduit par M. Bermond, d'Oulx
PATOIS DE LA VALLEE DE PRAGELAS.
Parabole de l*eiif'ant pi*o«lijs;ue.
Un paire avia dou guerçouns ; le plus giouve dit à son paire :
Paire, douna-me la part de ben qu'a me reven , è le paire al a fait la
pars qu'a lour revenian de soun ben. E après aver butta toute sa
robe insem, le guerçoun plus giouve à s'en es ana dins un pais
éleugnà ont al à dissipa tout son ben en débauchia. E quand ai a
agu lini tout, gli (1) a agu une grande famine dins que pais, è el
alla començà à manqua da necessére. E al es ana se ferma clés
un das abitans de ([ué pais, que lou manda à sa campagne à
garda lou courins ; al ouguére desirà d'emplir son ventre das
aglans que amingiavou lou courins é panun ni en donave. Ma
entra in si-même a s'ê dit : Gaire (2) de valets din la mésoun de mon
paire qu'ai an de pan in aboundance ; é mi méourou ici de fam.
Me leverei donne, anarei à moun paire é gli direi : Paire, a iei
pec'cià countre le cel e countre vous. Mi soun pas mei digne
d'esse appela voutre flgl; tratà-me coume un de voutrou valets.
A s'é leva é al es ana da soun paire , é tandis qu'ai ère unca
leugn, soun paire a l'a vit, a gli ana incouutre, a gli è saula a
il) Lt g iadi(|ue qu'il faut mouiller 17.
(3, Gaire, combien.
\'6k
PATOIS
col c a l'a <Miil)ra>;sa et liaisà. K le figl a gli a dit : Paire, mi l'ei
peccià coiiiitre le ce! é countie vous, mi souii pa mei digue
d'esse appela voutre figl. E le paire al a dit à sou valets: Vite,
vite, porta la plus belle robe, biittà gli la su, butta gli l'aQuel a
dé, é lou choui^iés à pé. E mena le vel gras, tuà lou e (lui fassou
bouu repas è grande fête penjué moun figl ère mort, 6 al è res-
suscita; al ère perdu é al è retrouba. Le tigl plus vieil ère a la
campagne é (|uand al a entendu lou councerts et senti la dansa,
al a demanda à un servitour ço ijue l'ère. Quel à gli a repoundn ,
Voutre fraire al é tourna, et voutre paire a tua le vel gras perqué
al c vengu san è salv. Quel ana in coulére, a voulia pas intrà, éle
paire sourtit é le pria. Ma el a gli a repoundu : Dou tant de temps
que mi vous servou e-l-ei jamès trasgredi voutrous ordri, où
m'avé giamai donna un ciabrin permingia abou mous amis; in.i
(piel voutre figl qu'ai a devourà tout soun ben abou la fenna de
mauvèse vite, ous avè tuà per el le vel gras. Le paire gli a dit :
Moun (igl, tu sià tongiourn abou mi, tout ço qu'ai è téoun.
Ma al ère giust de là fête perqué toun fraire ère mort, è al è res-
suscita; al ère perdu, è al ê retrouba.
Traduit par M. Bouklot, ciné de Fcit-eslrellea.
Proverbes.
Attendre e pa venir, esse a
leit è pa durmii', servir è pa
agradir, soun trè chiosa da
mûrir.
Belle ou brute (|ue sla
fenne, vente (1) la tenir.
Bouu ou movès caval, v
res[)eioun; à la movèse feu
un boun batùun.
Qui mène bèourc son cava
touta la foniana (• mande
fenne à toiila la fêta, di
|)auc de temp lai une ross(
une |)utane.
(1 Un yevho ventar (\n\ dérive du
aiaii conveitlar, convenir.
Attendre et ne pas voir ve-
nir, èlv^ au lit et ne pas dor-
mir, servir et ne pas agréer,
sont trois cboses à faire mou-
rir.
Que la femme soit belle ou
laide, il faut la tenii'.
A bon ou mauvais clieval, il
faut l'éperon; à mauvaise fem-
me, il faut un bon bâton.
Qui mène boire son cbe\ al à
tont(!S le< fontaines et envoie
sa iVniine à toutes les fêtes, en
|)(Mi de temps fait une rosse iM
une putain.
nu oi'i'.vuAS.
I oo
La voulp perd le pt'el uki
iioun le vice.
De qui me lioiic, Dion me
garde; de qui non me liouc me
garderai mi.
Faï que tu n'aies; ne te lie
pas a gli autre.
E meigl donna la lane que la
féa.
Le bouii Dion vol panun de
countent.
Le renard perd le i)oil mais
pas le vice.
Dieu me garde de ceux à qui
je me fie; de ceux à qui je ne
me fie pas, je saurai me gar-
der.
Tâche d'avoir quelque chose
et ne compte pas sur les au-
tres.
Il vaut mieux donner la laiiif
que la brebis.
Le bon Dieu veut (pie per-
sonne ne soit content.
PATOIS DU MONETIER.
Parabole de l'enfant procligue.
Un home avia don bos. Lou plu jouve de içou disse à soun
père : Moun père, donna nié co que me duou reveni de votre
ben. E lou père lour l'azé lou partaje de soun ben. Paouc de
jours après, lou piu> jouve d'eiquelou doû bos., après aver
ramassa tout co qu'aoul avié, s'en ané diens un pais estranjiè
ben luen, ounte aoù dissipé tout soun ben diens la granda dei-
pensa è en deiliaoucha. Après qu'aoul agué tout deipensa, l'arri-
bé una granda lamina diens iquaou pais ilaï, é aoù cheiguc
diens lou bezouin. Aoù s'en ané donne é s'attache aou sarvice
d'un daous habitans daou pais; iqueit lou mandé diens sa mei-
soun de la terra per l'y garda lou couchou; aoul auria ila i)eii
I o6 PATOIS
aise de rempli soiin \eiilre de la scoiça (|iieiou couchon miiija-
van, mé persoiia li n'en baillava. Anlin, après s'eissei beta à
pensa diens si-mème, aoù disse : Qu; n l'y a de valès soulda à ço
de moun père, que an mai de po que la loù n'en cha, 6 mi
muérou de fam! Cha me leva è ana troiiba moun père é eha que
li disa : Moun père, a ai pécha countra lou ciel é countra vous
è a ne siou pas dinié d'eissei-z-appela vouostre bot; trata-me
couma un daoû valès que soun à votra paya. Aoù se levé dounc-
que é aoiî vengué trouba soun père; é quant aoul éra encara
ben luen, soun père l'entrevegue é aoù n'en fougue sézi de eoum-
passioun ; é courrant après si, aoù se tapé à soun couol é lou
beizé. E soun bot li disse : Moun père, a iay pécha countra lou
ciel é countra vous, é a ne siou pas dinié d'eissei-z-appela vouos-
tre bot. Aloura, lou père disse à sou valès : Pourta vite la plus
bella roba é lou n'en vite, é bota li una vira aou dé é de sabata
aou pé ; mena aoussi lou vel gras è tua-lou ; minjen et fazen
bonna chiera parco((ué moun bot que veiqui éra mort é aoul
ei ressuscita; aoul éia perdu é aoul ei retrouba. Li conunença-
roun dounciiue de l'a un festin. Cepandant soun bot l'euié, que
éra diens la terra, revengué, é quant aoû fougue proche de la
meisoun, aoul intendé lou tapaje d'eiquelou que dansavan.
Aoul appelé douncque un daou valès è aou li demandé ço que
l'éra. Lou valès li respoundé : L'ei vaotre frère qu'ei revengu é
vaotre père a tua lou vel gras parcoqueaoul ei revengu en sanda.
Iço l'ayant beti en coulera, aou ne vourgué pas entra dieu la
meisoun; mè soun père sourtigué par lou-n-en pria. Aoù li
fazé iqueta reiponsa : Veiijui dejio tant d'ans ({u'a von servou é
a ne vous ai jamai désobéi en ren de ço que voù m'avès coum-
manda, é quoé(}u'ico, voù ne m'avès jamai donna un chabrot par
me diverti avou mou camarade. Me tout de suite que vaotre
aoutre bot que a minja soun ben avoudefena perdua, ei reven-
gu, vous avès tua [ter si lou vel gras. Aloura, lou père li disse :
Moun filh, voû sia toujours avou mi è tout ce qu'a iay ei voastre,
mè la cliarié fa un festin è non rejoui parço que voatrc frère
éra mort, aoul ei ressuscita ; aoul éra perdu e aoul ei retrouba.
pr ouKYrus. 1;)7
PATOIS D'EMBRUN.
Pai*ab»le de l'enfant prodigue.
Vn certain home avio dons garsouns. Lou cadet dous dons disec
ou père : < Père, doima-me la portioun don hen que me reven.
Lou père partagée lou ben, é pauc de jourchs après, lou garsoun
cadet, après aver tout rasseimbla, partec par un pais eslounia,
ounte dissipée soun ben en fasent boueno chiero. Après qu'a-
guec tout counsouma, l'y aguec uno grosso famino din aqueou
pais è coumeincec à aver fam. Alors s'en anec se mettre à mestre
chez un habitant d'aqaeou pais, que lou mandée din soun dou-
mène par gardar lous paercs. Ourio ben vougu se ramplir lou
ventre de las pelalios que lous puercs manjavoun ; mé degun
n'in dounavo. Quan reveinguec a èou-mème, disec : L'y a forço
varletchs din la meisoun de moun père que manjoun de pan à lour
saoule è iou muérou eici de fam ; me levarei et anarei troubar
moun père, li direi : « Père, ai pécha couentro lou ciel è devan
vous ; siou plus dini d'estre appela vouestre garsoun ; fasé-me
couino à un de vouestrés varletchs. -> Se levée è venguec einco de
soun p'dVQ. Loa père que lou veiguec de luenc, toucha de coum-
passioun, se mette à courre, li saouto ou coual et l'eimbrassec.
Lou garsoun li disec : « Père, ai pécha couentro lou ciel è devan
vous; siou plus dini d'estre appela vouestre garsoun. » Lou père
disec à sous varletchs : « Vite appourta uno robo et habilla-lou,
mettè-li uno bagoou dein, de souliés ous pès. Aduzé un véougras,
tua-lou, è fasein festin, parce que aqueou miou garsoun éro
mouortè es resuscita ; èro pardu è es retrouba.:; R coumeinceroun
lou festin. Lou garsoun aîné éro ou champ; quan fouguec veingu
et qu'approuchec la meisoun, eintendec la symphouniéo è lou
chant. Apelec un dous varletchs è li demandée ce qu'éro aco. Li
disec : <' Vouestre frère es arriba è vouestre père a fa tuar un
véou gras parce que l'a vistsan etsaouf. -^ L'einé fouguec indinia,
voulio pa intrar; lou père sourtec de fouoro et se mettec à lou
I 58 PATOIS
priai". Lou garsonn respondor à soiin père : L'y a saou pa
([uaiitd'antchs que vous sors ou, incsiou jauiès oscartade vouestres
couineiulameiuts, è ni'avo jamès douna uu chabrot par que
faguessi festin cmhc mous amis, è (juand moun frère, qu'a manja
tout soun beii embe las filliès de mouvaso vito, arribo, fasé tuar
un V('ou gras par éou. ■■' Lou père li respouudec : .Moun gar-
s(»iiii, as toujours esta embe iou, è tout ce qu'ai es tiou; mes me
ciiau réjouir é far ; festin parce que louu lièrc (|u'éro mouorl,
reviou ; éro pardu è l'ai retrouba .
PATOIS DR LA VALLÉE DE BAIiCELONNETTE "
Parabole «le l'enfant prodigue.
l'n bommé avia dous enfans : lou pu juim'' jouvél a di à soun
père (paire): douna-mè la part doou lièu ([ué déou mé revenir.
Lou pèi'é lour a (a lou partagi dé soun bèn. l'aou dé jcuirs
après, lou pu jouiné d'aquéous dous enfans, ayent ramassa tout
(-0 que avia, s'(''s innana (s'iimané) vouyagear dius un péis
fouarça ésluania, enté a dissipa tout soun bèn en excessès et en
désbao .cbias. Après que a agu tout déspénsa, es arriva (arriba)
iina granda faniina dins a(|uéou péis ; et a counnuenca à estré
(lins l'indigenca. Alors s'é's innana, (H s'és mes ou sor\ici d'un das
babitans don p('is, (pié l'a manda à sa maisoun dé campagnia
pér l'y gardar lous pouarcs. Kt, a({ui aouria soubèta ramplir soun
(1) Les mots entre pnrontliëscs sr)nt des variantes.
DJI Ql'F.YltAS. 1")9
v('iitr(î (lé ins poNos (|ii('' Ions poiuires manticinouii, iii<' di-oun
ii'iii dounava. Enlin, isti'iit lintra éii èou-inème, s'os ili 'ditch; :
Qiiaii l'y a dé servitoiirs à gai^is diiis la maisoiiii dé nioiin père,
(|ué an dé pan en ab(jundancia, et iuii muk'I'Ou dé fan eici!
Tschaou , laon ! (|iié d'ai|uéoii pas m'innané trouvai' ;ti'oiiliar)
nioun père, et (jné 11 disi' : Moun père, ai jiéclia (petcha) couantra
looii ciel et eoiiantra vous, siou pus digne d'estré appela vonestré
enfant, trala-nit' couma nn das serviteurs que soun à vouestrés
gagis. Hs parti dountjua el s'es énvéngu trouvar sonn père.
Couma èra éiicara bèn luene, soun père l'a apperçu, et ni a ista
toutcha de compassioun, et coiirrent vers èou, s'és jita à soun
coual et l'a haisa. f:t soun enfant li a di (ditch) : Moun père, ai
pécha couantra loou ciel et couantra vous, et siou pus digne
d'estré appela vouestré enfant. Alors lou père a di à sous servi-
tours : Appourta pi'ountanién la pu l)ella roba et lou révéstisse,
et mettè-li un annèou oou dé et dé souliars à sous pès ; amena
un vèou gras et tua-lou ; lasén liouana tchèra et réjouissèn-sé :
parcéquémoun enfant que véici èra mouart et es résuscita; èra
perdu et es rétrouva fi étrouba). An coumniença donne à faire
granda chèra. Cependant sonn ('inè q lé era as champs et couma
vénia et s'approutchava dé méisoun, a entendu lou souan d'as
instruméns et lou tapagi d'aquéous ([ué dansavoun. Appela donne
un das serviteurs et li a démanda ço qu'èra aco. Lou sérvitour li
a respoundu : Es ((ué vonestré frère es révéngu : et vouestré père
a tua un vèou gras, parcé([ué l'a rétrouba en bouana santa. Ço que
l'ayent fatchia, voulia pa intrar; mè soun père es sourti pér lou
priar d'intrar. Aquéou d'eici a prés la paraoula et a di à sonn
[)èré : Yés aqui dt\jà tant d'ans que vous siervou, et vous ai jamès
désonbéi in rèn dé tout ce que m'avè counimanda, cependant
m'avèjaiuès dounna un tschabret (cabri) pér mé divertir émé
mous amis. Mè pa pu lèon que vouestré aontré enfant, que a
mangea soun bèn émé dé frémas pérduas, es révéngu, avè tua
pér èou un vèou gras. Lou père li a di : Moun enfant, sias tou-
jours émé iou et tout ço que ai es tiou. Mé tschiaria bèn faire un
festin, et nous réjouir, parce que toun fraïre, que véici, èra
mouart et es résuscita; èra perdu et es rétrouva (rétrouba).
Trarluit pai- M. Jean, ciirédr, la Contamine
160
PATOIS
Proverbe».
Lengii inutta a jamai esta
battua.
Cat escauda, l'aiga freda li lai
paour.
Quan la pluia vén d'eila-
val, vachas parte, ana lavou-
rar; quan la pluia vén d'eila-
inoun, vaohas rezzunié-vons à
nieisoun.
Lou mes de may a trent'un
zours; quan plouria trenta-dous,
faria de bén en tous.
Si fa s pa quan pnuas farès
pa quan vouas.
Leva-te à boun tnatiii et
couzza-te a bouann oura.
Langue muette n'a jamais été
battue.
Chat échaudé craint l'eau
froide.
Ouand la pluie vient de là-
bas, vaches, partez, allez labou-
rer; quand la pluie vient delà-
haut, vaches, réunissez-vous à
la maison.
Le mois de mai a trente-un
jours; quand même il en pleu-
vrait trente-deux, cela ferait du
bien en tout.
Si tu ne fais pas quand tu
ppu.x, tu ne fera pas quand tu
voudras.
Lève-toi bon matin, et cou-
che-toi de lionne heure.
RËCLEIL JIÉriKHIlCIlE H ËIVMOKMIICIIE
UKS
NOMS DE LIEUX
Dl' yUEYKAS (ÎT DES CONTRÉKS CONTIGUËS.
La recherche de rélvmologie des noms de lieux a tou-
jours préseiilé un vif intérêt; mais elle ne" s'est générale-
ment appliquée jusqu'à ce jour qu'à des noms qui, connus
depuis longtemps, se sont plus ou moins altérés par l'usage
et appartiennent souvent, du reste, à des langues oubliées.
On ne doit donc pas s'étonner de l'incertitude des résul-
tats obtenus.
Il n'en serait point de môme si l'on connaissait la forme
primitive des noms et la langue dont ils sont tirés, car on
doit considérer comme un axiome que tout nom a eu dans
l'origine une signification quelconque.
Ces conditions se trouvent précisément remplies pour
la plupart des lieux dits, c'est-à-dire des parcelles rurales
ayant des noms. Pendant longtemps rien n'a fixé ceux-ci ;
ils se formaient, se modifiaient et s'oubliaient suivant le
morcellement des propriétés et les progrès de la culture.
Le paysan, qui vit en contact perpétuel avec la terre, la
connaît dans tous ses détails, sous tous ses aspects. Il a
dans son langage des mots pour en exprimer les qualités
et les défauts; là où le citadin ne verrait que plaine ou
montagne, lui sait distinguer une foule de formes intermé-
diaires qui toutes ont leur nom. Quelques-uns de ces noms
dépeignent même si bien le caractère distinctif du lieu
auquel ils s'appliquent, qu'ils ont été instinctivement
donnés de tout temps; de là viennent, lorsqu'une race
succède à une autre dans un pays ou que certains termes
ii5'2 PATOIS
tombent en désuétude, les tautologies, c'est-à-dire les
noms composés d'une série de mc-ts présentant la même
idée, comme la colline du Craii du Moulard de la Motte,
près de La Tour-du-Pin (carte de Bourcet).
Quand on a fait le cadastre, au commencement de ce
siècle, on a pour ainsi dire photographié l'état du sol et
de la langue à cette époque. La [ikipart des noms avaient
alors un sens connu de tous, sauf peut-être des géomètres
qui les ont enregistrés en les défigurant. D'autres s'étaient
conservés par la tradition et leur signification était déjà
perdue; on ne peut songer à la retrouver qu'en remontant
aux formes primitives et aux langues anciennes, mais c'est
là une recherche assez ardue que nous n'avons point en-
treprise et nous avons borné nos études aux premiers.
Nous les avons classés en dix groupes , d'après les
iniluences qui leur ont donné naissance. Cette classifica-
tion, qui n'a rien d'absolu, a l'avantage de faciliter les
recherches et les comparaisons.
Des monographies analogues, rédigées avec soin et avec
un prudent esprit de critique, pour des régions peu éten-
dues, par des gens versés dans les patois et connaissant
bien le pays, sont, à notre avis, le moyen le plus efficace
de rétablir l'orthographe rationnelle de la plupart des noms
de lieux et d'enrichir notre langue topographique, encore
si pauvre, d'une foule de termes qui entreront facilement
dans la pratique parce qu'ils sont conformes au génie de
la langue française,
ABRÉVIATIONS PRINCIPALES.
(U) — Oueyras (canton d'AliiiiilIcs '.
(15) — liriançonaais (cantons de llri;iiicon, du Munètior et de
l'Argentièrc).
(Pj — Einbrunais (cantons d'Kmhriin et de Guillcstrc).
(V. B ) — Vallée do Barcclonnctte.
(>'. i>.) — Vnlh'es pirMnontaisps (vall^'cs de Chàlcau-Daiipliin,
df Pai'sana, de Lnzei'ne, de S.iiiit-M.irtiii, d^s Pragelas et d'Oulx).
I. — FORME DU TERRAIN.
A. — floiif a;;-isc!«. rol8iiio«ri. foeBicft^ et ^oiuiiict!*.
Mont, 6'. m. Nom donné dans les Alpes aux montagnes les
plus élevées, considérées dans leur ensemble; ainsi on dil : Ir
mont Genèere, le mont Viso, etc.; on dit aussi : Iravcrî^er Ip
mont Genyrrc. pour : passfr le rot du nw)ii, (kuh-rt-.
Montagne, s. J. Ce nom s'applique géiiéraleiiient dans le
haut Dauphiné aux pâturages qui régnent an-dessus de la région
des Ijois; il est à peu jirès synonyme d'.l/;)e {\ . ce mot, art. JI,
sect. B). On dit souvent dans le même sens : Montagnn pas-
torale. Dans la langue des Alpes, la montagne est non point
l'ensemble d'un renflement du sol, mais l'un des versants de
c(i renflement, de telle sorte que la ligne de thalweg aussi bien
que la crête se trouvent entre deux montagnes. On ne doit
donc point s'étonner que la montagne gpographiqw' ait
souvent plusieurs noms pour les indigènes.
MoNTAGMii DE Caramantran (Q). La montagne du Géant. — On
appelle Carême-entrant, un gros mannequin qu'on brûle le
mardi-gras, et, par extension, tout personnage gigantesque.
Montagne de Sabran (V. B).
La Montagnette (E).
Barre, s.f. Montagne de forme allongée.
La Barre des Escrins (B).
La Barre du Serre (Qj.
Les Barres (Q).
La Barre-longue (Q).
La Barre de l'Ubac (E).
En breton, le mot Barr, s. m., signifie sotamet de la tête, d'une
montagne, d'un rocher.
Baroun, s. m. Tas, monceau, amas.
Baroun de sablo. Banc de sable.
Cresta aharonna. Crète mamelonnée.
Barr-omes ; Barret^. Pyramides natnrelles formées par les cvo-
sions et ayant jusqu'à un certain |)oint la forme d'un homme.
164 PATOIS
fie, a. III. Montoani' de fornif cnnirnip et do promiiTc prnn-
dfiiir.
Pic DU MONT \ ISO (0); El Pizzo (V. P:.
Pic de Malaure (A): Pic du mauvais veut.
Pic de la Lauze (0 ; Pu* des schistes.
l*eIvoux , Feurvous, s. m. iMontagiie élevée, généra-
lement arrondie à son sommet. | Peurrann, s. f.. bret.: pâtu-
rage.
].E MO>T PeLVOUX [Bi; LE MONT PeLVAS OU PaRAVAS 'V. P).
Tête de Pelva.s (O!-
Le Pelve R).
PiccoLO Pelvo [\ . P .
Pervo Monte (V. P).
Il Pelvé de Basille (V. P).
ROCHEK DE PÉOUVE (E).
Crête des Pavéous (E).
Bric, Brec, .s. m. Pic, aiguille, rocher plein de fissures et
d'aspérités. | //r/, irl., lien élevé; Braifilt, écoss., sommet.
Le Bric froid (0)
Les Briques d'urine Q
Bric di Barion (V. ?.\
La Brecaille (V. B.). Lieu où il y a beaucoup de brocs.
Briquilion, s. m. Petit bric.
Le Briquillon ( V. B.).
Alp, Arp, Aup, .S-. )n. Pâturage élevé situé au-dessus de
la région des forêts; montagne pastorale. Par extension, ce
mot désigne quelquefois, dans les vallées vaudoises, une mon-
tagne quelconque et même un rocher élevé.
F(tND DE l'AlPE (0).
L'Alpe d'en haut; l'Alpe du pied (B .
L'Aup DE l'Ivnchastkaye (V. B. .
Dans le Briancoiinais, les bergers s'api)ellent Àlpicrs, et le droit
de pâturage, droit d'Alpane; on appelle aussi Alpafie, la saison
qu'on passe à l'Alpe.
Alpette, s. /".; Âupillon, Arpillon, .s. ))i. Petit alp.
L'.Vupillon { V. B.) ; l'Arpillon ; V. B.) ; Arpiglione (V. P.).
Les Oupillons (B); les Opillons(E).
L'.VuPETTE (E ; Alpelin(E); L'Alpet fEl.
CiMA d'Arpiola ( V. P. .
tnoiim, .s. m. Bnut, extrémité; sommet d'une montagne.
Cîine, s. /'. Sniiunot d'une montagne. | Cimn laidn, cime escar-
pée.
La (;rande Ci.me f 1
CiMA Dl (iAKDIOI.A LONliA , V. I'.,. CilIlC (lll [KltlinigC rCM'l'V(';
de forme allongée.
Dans les vallées vaudoises, la Vinie est désignée par le mot
Broua, qui a un sens différent en Daiii)liiiié. — \ oyez Broiip,
art. 1, section B.
Teste, s. f. Partie culminante dans une clKiinc de mon-
tagnes ; renflement d'une crête calcaire sensiblement hori-
zontale dans son ensemble.
Testanier ( E) : Tète noire.
Testa roya (V. B.) : Tète rouge.
Testa dura ( Y. B ] : Tète dure.
Fort des trois Têtes (Bl.
Testa de l'homme mouart (V. B. : T(Mi' de locher prés de
laquelle on a trouvé un lionuiie mort.
Suc, .s. m. (Q).; Cacs»roucliou, Coucoiii'ouchou V. B.;.
Sommet de la tète, et, [)ar extension, sonunet de montagne.
«Jreste, .s. /'. ;Crest, s. in. Crète; ligne de jonction des
deu.x: revers oppos('s d'une montagne. - Crestopouncheta /crête
dentelée, hérissée de pointes ; C7-esto cloto : crête unie ; Crestelio,
crête allongée.
Crête de la Saume (Q): crête de l'ànesse.
LE CREST (E).
Esehine, Eyssine, Scliina .s. /'. Kchine, rrète en dos
d'àne.
Crète de l'Essina (Q .
ScHiNA d'Ason ou. col de Seijlières Q).
Xaiilante. .s. f. Crête de luontagne étroite comme le taillant
d'une hache.
La Taillante (V. P '].
Roche Taillante (0;
Sée, neesèée, .<>. /'. Scie, Crète ileutelée. — Ne pas confondre
avec Seia, art. IV.
Dent, s. f. Rocher de forme prismatique.
Roc DES TROIS Dents (V. P ).
Montagne des quatre Dents V. P.).
ilL.gulie, Œuille, Uja .s. /'. .\iguille, rocher pointu en
forme d'aiguille.
Les Aguliès (Q).
L'Agulier (Q) . rocher héiissé d'aiguilles comme une pelote.
La pointe de l'Œil noir (B).
RoccA DE l'Uja V. P.).
Aisulllet^t^^^ Aeie, .s. /". Petite aiguille.
Les Aiguillettes (B).
1 66 PATOIS
I.ES ÂGLLlETkS [Q].
Col des Acles (B).
iliigulllasse, s. f. Grande aiguille.
Les Aiguillasses û'Abuières ; V. B. .
I»ounclie, Pointe, .s. /". Sommet (l'iiiie montagno en forme
de pointe; pointe de rocher.
La Pointe des Paktusas : li> pointe des i,n"ands trous.
La Pointe du Pain de sucre (Q).
Pic de la Pounchonière (B): pic où il y a pinsieurs pointes
011 une pointe noire. (La carte d'état-major écrit Ponsonière.)
Pounciiasse, s. f. Grande pointe.
Pounciiasse de Combe chave (V. B.).
Serre, s. )n. .Montagne de grandeur médiocre, généralement
de forme allongée. Contre-fort, monticule, colline.
Le Serre de la Berche ; Q ] : le Serre de la brèche.
Serre Moutet (B) : serre à crête unie (sans corne).
Serre-Fouran ( B) : serre éloigné.
Serro-Bianco ( V. p.) : serre blanc.
Sert cruel (V. P.), pour Serre crue: mauvais serre.
Serre degli orti (V. P.) : serre des jardins.
Ce nom est très-fréquent. Ne pas confondre avec Serre, art. IX,
qui signilic lieu oii l'on enferme.
Serras, Sarras, .s. m. (^rand serre.
Serret, Sarret .s. m.; Serrière, ,s. /'. Petit serre.
Il ne faut pas confondre les mots Serret et Sarras avec les
noms Serré el Sarra (jui signifient défile'. — Voir ces mots,
art. 1, s»" B.
Sareena, Cereena. Nom (ju'on retrouve plusieurs fois
dans l(!s .Vlpes, |)rès de Grenoble, dans les vallées vaudoises
et dans le Brianconnais. D'après M. .Muston, ce mot s'appli-
querait toujours, dans b^s vallé(!s vaudoises, à des coteaux
cultivés. Peut-être faut-il rinlerprét(U' ainsi : Serre-Sena,
coteau cnsemeiuM'.
I»uy, l*lé, Pé, etc., .s. //;. A|>p((ndic(^ de la chaîne princi
pale; n'iillement d'un cihainon ou d'nn contre-foit.
i,E PUY (Q) V. B.l f V. P.;
Puv chirou/an (B): puy pierreu.x.
Pointe de Pevgu (B); .Mont Piégu ( V. P.).
PiÉ BRUN (V. P.); Pif: GROS (Bl; Pifi sec B .
Le Poet (B).
Pfi iMÉAN ( Q ) : |tuy du milieu.
POGGIO ( V. P.).
Il Pui sovRAN 1 V. p.; ; le pu> ,"^ii|)erieur.
nu UCKYUAS. 107
Bec, .s. m (JoiiUv-lort de iiiuiitagiie, s;iill;iiit iluiis la \ii\\nr
comme un beo.
Bec-roux [Q].
Bec de Lèbre (V. B.) : bec de lièvre.
Bec Dacphin (V. l\].
Bec de Gaumer ou ;iiguille de (lob-ou (B .
iMoiirre, .s. //(. Museau. Moiitaj^iie dont le soniiiict i-essetniilf
ù Mil iimseau
La -Mourre ( Bi; Morro \. T. .
Le Mourre-fred (B : le iiioune IVoid ; Le Moirre-Pounciui
V. P.' : le mourre pointu.
Pointe de Hauï-Mouriare (Q).
Le mot français Morne, qui nous est nciiu (\i'<. colonies de l'Amé-
rique, dérive de l'espagnol Morro, p;ir le changement très-
fréquent de Va en //.
<"iiche, .s. /'. Tas, amas, monceau. Meule de loin. Terrain en
l'orme de meule.
La Clche (O).
Cuchon .s. ?/t. Petite cuche.
Le Cl'Cuojs (B;.
Cu^ullion, .s. m. Sonunet de montagne
ClKiLLION DES 3 ftVÊQLES (V. B.).
Le Cuguilion ( B).
II. CUGULIONE (V. P.).
CiMA DE LA CUCUGLIA : V. P.).
En vieux provençal, Cuguros désigne le sommet de la tète.
Oussanès, ,s. /'. plur. Hauteurs.
i%ncoula, .s. /". Contre-fort, soutien. Bocher ou mur qui sou-
tient un terrain en pente.
Glacier de l'Encula (B).
Bocher de l'Enclla (B).
En Prov., on dit dans le même seiis.lco»- et EncoaUi; en Savoie,
VEnche est le terrain soutenu par l'escarpement.
i%.ngive, Geiigive. .s. /'. Gencive. Rocher hérissé de dents
comme une gencive.
Autaret, L.autnret, .s. ///,. Aom commun à plusieurs mon-
tagnes élevées du Dauphiné, de la Provence et du Piémont.
Le Lautaret (B).
l'Autaret (V. B.).
Aliareto V. P.)
Arclie, .s. /■. Coiïre à mettre le grain. N'oni donné à un cer-
tain nombi'e de montagnes des Alpes ; ce nom peut venir d'une
ressendilance plus ou moins vague, de la montagne avec un
1 68 PATOIS
coITit; .(iiisi, pirs de Grciicihlc, où le colTrc ,-i gi'iiiii s'appello
graiiier, (Ui ;i le inoiit Granii'v : on \\vn[ supposer aussi qne ce
mot dérive du latin Ar.i, citadelle, car de tout temps les mon-
tagnes ont été des lieux de refuge.
La MoN^AG^E m; l'Arche ( V. B.).
Le grand Arcua (B ).
Boucliurde, .s. /". Nom donné à plusieurs montagnes, dans
les Alpcis, et dérivant proliahlemcnt de Hoaciis, bois.
Bi'ènc, s. f. Ce mot, dont la signification est anjourd'luii pei(lu(\
se trouve dans un nom de montagne de la vallée de Barcelon-
nette : La Brêne de l'Alpenas. Dren signifie montagne ou
colline, en breton et en gallois; Brena est un pays rempli de
roclnu's et de précipices, en espagnol ; Brenn était le chef des
Gaulois : La Brêne de l'Aupena.s signifierait la Monta<ine de la
Grande Monlaijne, de la Monlafjne pasloiale.
Charve, Chalve, s. f. Nom donné à un grand nombre de
montagnes dans les Alpes. Près de Cervières il y a la Charvie
et LE grand Charvla ; dans les vallées vauduises, le grand
Chalvei ; entre Grenoble et Voreppe, les rochers de Chalve.
.l'ai trouvé dans un acte de 1303, relatif aux pâturages de
Léoncel ; Drôme), le mot Caltum, employé plusieurs fois
avec le sens générique de sommet ; ainsi on y voit l'expres-
sion ultimnm ralrum, pour indiquer le dernier des sommets
par où passait une délimitation. L'étymologie de ce nom est
sans doute dans le latin calons, dénudé.
Colon, s. m. Nom donné à un très-grand nombre de sommités
dans les Alpes suisses et qu'on retrouve près de Guillestre, à
j)roi)os de la montagne appelée S"rre Colomp. Il y a égale-
ment, dans les vallées vandoises, un 7nont Colon; le Colon
est un des i)oi!its culminants de la chaîne de Belledonne, i)rès
(Grenoble.
Oavie, .S. f. Nom commun à plnsiiMirs montagnes de la région
(|ui nous occupe.
Mont Javi (E); la Gavio (BV
ROCCA G.VVIA (V. P.).
Ce mot paraît dériver de la mème.scnirce (pie l'arabe Djebel.
On trouve en Provence le mont Cibat, et dans les .\lpes suis-
ses plusieurs pics nommés Ciehel. Près de Digne se trouve un
chàteau-fort i)àti sni' niic ciiiini'ucc (pii a donné son nom au
bourg de /a ,Mr/p, en \:\\\\\ ilanula. Dans la l)asse Provenci!,
dans le bas Dauphinc cl en Forez, on appelle les montagnards
Gavots ou Gabarits. Le Gnaudan est un pays très-montagneux.
Ne pas confondre avec Gacée, art. 1, s"" B.
nv QUEYUAS. 169
miatu, .s. /'. Ce mot (311 vieux [)roveii(;;il sigiiiliait huile, lerlrr.
Dans le patois de la Brosse, malle signifie encore meule de
foin. En grec ancien Mair-ôç, désignait la mamelle, le sein d'une
femme, et, par extension, mamelon, colline.
Il Matto, nom d'une montagne élevée dans les vallées piénion-
taises.
Dans le Qucyras, le Brianeonnais et les vallées piémontaises, on
trouve une foule de lieux aitpelés la Mait, les Mavts, l'A.mat.
Mail ou May, dans le patois actuel du Daupliinc en général,
désigne un cojfre, une huche à pélrir. Il ya eu là. très-proba-
blement, une confus'on semblable à celle qui fait appeler en
Provence Mastre la liuche à pétrir dont la racine est Ma^trpa.
Mail peut venir de Mayî; qui a le même sens. - Voy. Mait,
art. 1, s°° B.
Poiisso, Pouessé^ .s. m. .Mamelle, teton.
Le grand et le petit Posset, montagnes des vallées piémontaises.
pila, Piiut, .s-. /'.; Piioun .s. m. Une pile, un tas. Pilier,
rocher en forme de pilier.
Glacier de la Pilatte (B).
La Pilone (V. P.) : Montagne.
Mont Pilon (Y. B.).
Voyez Piioun VII.
Penne, .5. f. Tète. (Voyez ce mot.)
Roche de la Pena (B).
Tète de Paneyron (Q ) : Tète de la penne noire?
La Fine d'hier (V. B.).
L'AuPENAS (E): La Penne de l'Alpe. Un trouve ce même nom
sous la forme Penna-Arpetta dans le comté de Nice.
Il y a des Pennes, mais en petit nombre, dans le reste du Dau-
phiné et notamment près de Grenoble.
Selle, s. f. Terrain en forme de selle ou de col largement
ouvert. Un très-graml nombi'e de lieux portent le nom de la
Selle; mais je crois que (iresque tous tirent leur nom, non de
leur forme mais d'un chalet ou Cella qui y a existé. — Voir
Selle, art. VU.
Se&trlère. Ce nom se retrouve plusieurs fois dans les .\lpes
pour désigner soit des cols, soit des lieux à peu près plats. Jl
est fort ancien, car il était déjà employé par les Romains pour
le col de Sestrière (route de Briançon à Pignerol), appelé par
eux Petra ou Porta Sislraria. Il me parait dériver du verbe
Sistere, s'arrêter, et être analo;4ue aux noms la Siète, la Pause,
etc.
Couoi, Cou! s. m. Col; dépression sur la ligue de faite [ler-
1 70 PATOIS
iiiettaiil aux hoiimies et aux animaux de [lasser d'un \ersant
sur un autre.
Parmi les noms de cois (|ui se représentent le plus fréquem-
ment dans les Alpes, il faut citer : 1° Ceux de la Baisse, la
CocoE, LA Fenêtre, la Porte, la Portiole, la Posterle, la
GoLRETTE, LA Berche, LA Traversette, l'Emei>dra, (|ui Vien-
nent de la forme de ces cols: 2" Les noms où entrent les mots
lac, lau, olle, sagne, parce que sur les cols un peu
aplatis, les eaux se rassemblent en quantité plus ou moins con-
sidérable; 3° Ceux qui expriment la difficulté de leur accès,
Malecoste, l'Echellette, l'Essaillon, les Scalettes, etc.;
4' Ceux qui font allusion aux ravins et aux vallées qui y abou-
tissent ou aux couis d'eau (|ui en descendent : le Galibier, la
Lava, le Razis, la Ruine, Val-Estrech, les Trente Combes,
Vallon-Pevre, Val-froide, l'Evchauda, la Pisse, Mayra.
Roburent; 5°Ceux qui se rapportent à la nature du sol, comme
le col des Turres, de Pelouze, de Pelouzelle, Pregt,
Pounchonnière, de l'Œil noir, des Rochilles, etc.; 6' ceux
(|ui tiennentau vent violent qu'on y trouve d'ordinaire: Buffe,
BUFFÈRE, MaLAURE, DE LA TEMPÊTE, CtC.
Coulette, s. f. Col à di'oite ou à gauche du col |»rincipal.
Col de la Coulette (B).
Coche. Oche, .s. f. Entaille, dépression très-prononcée sur
une ligne de faîte.
Ne pas confondre avec Oche, art. IIJ, s"" B.
Berclie, Béarche, s. f. Brèrlic. Dépression profonde et à
bords escarpi's sur le faîte d'une montagne.
Béarcha de la \ lALiA (V. B.) : Brèclic de la \ ieille.
Col des Berches ( B).
Baîs!<!ie Baiciie, s f. Lieu ou la crête s'abaisse ; dépression
plus évasée (pie la Brèche et que la Coche.
Col de la Baissa (B).
La Baîc.ho (0).
Dans le bas Dauijhinc, on liouve comme mot corri'spondniit
l'f'Jmcitulrd, lieu où la liauteur est moindre. Pr«''s de Grenoble,
dans b' massif de la Chartreuse, le (ol de rRmeindra a été
écrit, sur la carte de Bourcet, Col de Salainciidre.
Rouclia», Itouchar, Rouche, s. ni. Rocher.
Rouen ASSON : Petit rocher.
Roche resplendissante: Rocher qui forme (m-Ik».
Rocher dous (B) : Rocher tendre.
RouciiA PÉARA (B): Roche peb'c.
RouCHAS RÉANT l\. B.): Roclu'i' loud.
DU QUKYRAS. 171
RoccA PiATA (V. P. : Roche plaie.
ROUCIIA GRANT (V. B.).
LA RocHAiLLE (V. B.]; L'eiulroit roclieux,
Les Rochilles (B): Les petites roches.
Roche de Cascavalier ( ) : Roche des grelots.
RoLCHAs DE L'us (V. B.) : Roche daus laquelle s(.' trouve miip
excavation en forme déporte { HuisJ.
Peyre. .s. /". Pierre, rocher.
LA Peyre; les grandes Peyres E).
Peyra-cuevrière (B).
Peyro-chave (Q): Pierre creusée.
Pierre fiche (Q) : Pierre Ticiiée dans le sol pour servir de
limite.
Peyre grosse (Q ).
Peyre rouge (B); Peyra rouga (E).
Peyra gcsalrie (E): Lieu où l'on trouve des pierres à aiguiser.
Peyron, s. m. Grosse pierre, rocher.
Pic du Perron ( Q .
Perron de l'Agnelet (Q .
Serre-Peyron (B), que le cadastre écrit Ccrperon.
Il Perron V. P.;.
Xruc, *•. m. Grosse pierre, et plus spécialement grosse pierre
enfoncée dans le sol. Par extension, ce mot se prend pour
locher, colline, dans les vallées vaudoises et dans le bas Dau-
|)hiné. Il est très-fré([uent, comme nom de lieu, dans les envi-
rons de Turin.
Le Truc [Q).
Il Truc (\. P.;.
Champ du Truc ( E '.
Truc de l'Alpe (V. B. .
Demoiselle, iVonne, .s. /'. On donne ce nom, dans les Hautes-
Alpes, à des espèces d'obélisf[ues presque toujours coiffés par
un gros bloc, qui, dans certaines espèces de terrain, se dressent
verticalement au milieu des talus d'un torrent. On a en français
une expression analogue, Dames de terre, pour désigner les
témoins qu'on laisse dans un déblai.
Xrancliaye, .s. f. Rocher tranché, coupé.
i»uré, .S-. f. Paroi rocheuse plus ou moins verticale.
Les Parés d'Ongls ( V. P.).
Derrière la Paré (B), dont le cadastie a fait Dcrricrr l'appa-
reil.
Banc, Rebane, .y. ru. Rocher en forme de banc. Escarpement
formant gradin sur le flanc d'une montasne.
I /2 PATOIS
Banc de Chalveï Qj.
Mont des Bans (B).
Le Banchet (E) : Le petit banc.
Moût, Escourna. adj. S;ins conic, roclier ou iiioutagiio à
crête unie ou dont on a abattu la pointe.
Pointe de Viso-Mut (V. P.).
Peyre-moute [B;.
RoCOER MOUT ( •
L'ESCOURNA (0
Buizes. .S', m. ])tiir. Ce mot est en usage sur les deux versants
des Alpes, depuis la Méditerranée jusiju'au Queyras, sous la
l'orme de Balzi, de Balzes et de Baiir. On trouve dans la val-
lée de Barcelonnette : LES grandes Balzes; les Balzes sol-
tans (les Balzes inférieurs). Plus au noi'd, les deu\ mots Balzes
et Balmes se confondent, et Balme sert à distinguer iudilTé-
remment une grotte ou un rocher à pic.
Balme, Barme, Baumo, .s. f. Grotte dans le roc; roclier en
encorbellement. Ce mot est très-f équent dans toutes les Alpes.
Il existe même dans la Suisse allemande sous la forme Balw
et Balfa.
Balmette, «aroiette, .s'. /'. Petite balme.
La Baumette (B).
Les Balmettes (B) (Q).
Crotte, Carote, s. f. Cave, grotte.
Les Carottes (Q).
Les Crottes - K ].
Barbaeane, .s. /'. Abri formé par un l'oclicr en encorbelle-
ment.
Souete, s. f. .Vbri. Roclier formant abri.
Voir Souste, art. V H.
Fournasse .s. f. Grand four. Grotte profonde.
Les Tournasses Q ;.
Cubert, .s. vi . Toit. Rocher (mi saillie.
Au Cubert (0)
Le Cube fB)
U. — Aeeideiitii des pente», vallée».
Coiiei^te, s. /. C(Ue, penchant d'une montagne.
Coste-Péla [Q): Côte pelée.
La Croye-Cotte (Bj : La mauvaise côte.
Couasta-Chamols [ V. B.) : La côte des Chamois.
T)V OUKYHAS. 173
Cou<âtiaa, S. m. Grnndo on mauvaise cùfc.
Le Coustias (0 )•
COSTÉAS (E).
<'oustia8»<»ii, s. m. Diniinutit' do f'oiislias.
COUSTIASSON ( R ;.
Coustettc, .S-. /". Petite cnlo.
La Costette ( ;•
La Cotteta ( B).
Ribe, s. f. Ce mot avait autrefois, et a encore conservé dans la
vallée de Barcelonnetle, le sens de pente, berge d'une rallée,
d'une rivière. Dans le Queyras et les cantons voisins et dans
les vallées vaudoises, il désigne la rivière elle-même, et. par
extension, le terrain contigii.
Les Ribes ( B ).
La Ribière (B).
Les Ribettes ( 0,-
La Riba (V. B).
La grossa Ribassa (\ . B.: : La grande pente.
La Ribe ou l'Aribe ( V. P.) : Nom de rivière.
Broue, s. f. Talus, petite côte, espace inculte et à pente raide
qui sépare deux champs sur le penchant d'une montagne. —
Brouo de peiriUo, talus d'éboulement formé de petites pierres;
Brouo de noiichas, talus formé par l'élioulement de gros blocs
de pierre. Dans le bas Dauphiné, le mot Broue est employé
dans le même sens et on l'écrit souvent, par erreur, l'Abrou.
Dans les vallées vaudoises, on donne quelquefois à ce mot le
sens de Cime.
Brouasse, s./'. Grande broiie.
Brouette, .s. /'. Petite broue.
Jaoute, .s. f ,ioue. Flanc d'une montagne.
Rout, Raut, adj. Rompu, crevassé, lézardé, escarpé. —
D'où :
Les Routas ( V. B.'.
Les grandes Routes (BÎ.
Cotes Rautes (Q).
Voy. Rout, art. 2, s»" B.
Plan, .s. m. Partie horizontale sur le flanc ou sur le faîte d'une
montagne.
Le Plan (O;.
Les Plans s B .
Le Pian ( V P. .
Piano del re ■ V. P., : Le plan du roi.
Le Planquet (E;; le Planet f Q) •' Le petit plan.
174 PATOIS
<:iot, ,s. nt,. Terrain horizontal snr les lianes ou sur le faîte d'une
montagne; synonyme de Plan.
Le Clôt du Bayle ( E ) : Le dot du chef berger.
Les Clauzeaux (Ql, les Clolseaux 'V. P ) .• Les petits dois ou
les dots élevés.
Les hauts Clots ( E).
Clouât de l'Attelour ( V. B.) : Clôt de l'attelage, petit plateau
où l'on commence à faire traîner les bois ([u'on a fait couler
des parties supérieures de la forêt.
Clouât de la Lèbre (V. B.) : Clôt du lièvre.
Le Citiot, il Clote ( V. P.).
Cnio la Sella (V. P.) : Clôt de la cabane.
CiAUDELLOT (V. P.), pour CiiioT d'eilau : Clôt d'an-ilelà.
Le Cloutas (Q), le Chiotasse ' V. P.) : Le grand clôt.
Clotets Bovil ( V. P.) : Petits clots des bœufs.
Sueil, s. m. Surface horizontale. Ce mot est très-peu usité (hms
le Qucyras et la vallée de Barcelonnette, où il se trouve sous
la forme des adjectifs Siieil et Stiéri, uni, plat. Il devient d'un
usage do plus en plus fréipient à mesure qu'on avance vei'S le bas
Dauphiné. En Provence, Suelha vent dire à la fois Fofise (fosse
à chaux, fosse à fumier), par suite de l'extension du sens a pi mi,
et Loge à cochon, par dérivation du latin .S".s'.
Poya, Poa, s. f. .Montée, pente ascendaulc.
La Poya (B).
La PiA f B\
La Pou a (E; ;0;.
Les Pouas ; E .
La Pouaia V. B. .
La Poa V. P. ,
Pouieta, s. /'. Petite montée.
Cala, Cara, s. /'. Descente, ]ienle
La Cala [ Q [ V, .
La Calaya ;v. B.).
Cara-Magne Q): La grande descente.
Uevale, .s. /'. Descenle.
De val (V. P. .
A LA Dévala (B).
Drèche, .s. f. Surface droite, plane, analogue ;i la Pl.\th, mais
généralement ])lus inclinée.
L'aval de la Dhèciie (0)-
La DrJ'Xiie de la Giana ( V. P.) : La Drèche de la Jeanne.
Plate, .S-. /". Surface p'ane mais non horizontale. Hande de ter-
rain gazonné entie deux escaipements.
du qckykas. 17 o
La Pl.vto {Q).
La Pi.atk des acniîalx (B).
Plata de Juan (V. 13.).
La Platassa (V. B.). La grande plate.
Las Platillas, les Platillots [\. B.). Les peliles plates.
Plata dol Prevre (V. B.). La plate du jtrètre.
Escoyère, .s. f. Terrain qui paraît ('rorrhv par l'action des
eaux fEscoijor : écorcher, en vieux proveneal).
Les Escoyères (Q).
Echelle^ E^^issnle, Kîcliare, s. /'. F.elielle ; passage diUicile
OÙ les rocs forment des gradins.
L'ElCHARO (Q).
L'Elssala (V. b.).
Col de l'Echelle ;B).
En Provence, on a la l'orme l'Escd'c, et dans la Savoie, celle de
Chai lie.
Elcliarier, Eisscliar , .v. m. Escalier; passage en forme
d'escalier.
L'ElCHARlER (Q).
L'Essell\r; lois Eissell\rses ;V. B.).
Echellette, Scalette, Eys«î»letle, .v. /'. Petite éclielle.
Col de l'Essalette (E) [X. B.).
Col de Scalette (V. P.).
Eclialllon, Eicliaroun, .s. m. (Iraude échelle.
L'ECHAILLOX (B.) Q.).
L'ElCHAROUN (Q.).
L'ESSEILLON (V. p.).
L'EVCHILLON (E).
L'ESC.ARILLON (B).
Elcliarène, Escarèiie, s. f. Pente très-raide, où le sol
paraît décharné par suite des éboulements ou des ravins.
L'ElCUARENA (B) ; l'Evssarina (B.).
L'EscARiNADE (B), que la carte d'état-major a écrit Escarlnade.
Ce mot est usité dans toutes les Alpes, depuis les bords de la
Méditerranée où l'on trouve Lescarène, jusqu'aux montagnes
de la Savoie où abondent les Lescheraine.
Darroulière, s. f. Côte très-rapide sur laquelle ou est exposé
à ronler fBaroïiUarJ.
La Barouillère (Q.).
Ohaianche, Charance, s. f. Pente raide et dépourvue de
végétation (jui sert de. couloir aux avalanches.
Signal de la Chalanche (V. B.|, dont la carte d'état-major a fait
Signal de la Chalanyche.
I7() PATOIS
La Ch.vlanche [Q).
Charence (E).
La CHA>'ceE (B .
CiiALANcnAssE (V. B.]. La grande Chalaiirlie.
Les Chala>t.hoxs (V. B.).
Le Challancekq;.
Les Challanchetïes (B). Les petites Chalaiiclies.
ClALANCIA (V. P.).
Dans le massif du Vercors Chalanche devient Ckorancke. En
Languedoc, le verbe Eschalancar signifie se précipiter ; dans
la vallée de Barcelonnette, l'action de glisser sur la glace se dit
Esralinchur, et dans le bas Daupliiné, se Colanchté.
negouloii, Uegoulaur, .s. m. Précipice; lieu d'un accès
diffli'ik' d'où l'on peut se précipiter ,'-se Dcfioularj.
Le Degollalu (Q].
Le Degollol (B).
E^quiilère, s. /'. Terrain qui a glissé, (jui glisse ou sur le(|uel
on glisse.
Les Esquillères (Q).
Frache, .s. f. Crevasse, éboulement.
Les Fraches (E] (B).
A Pont Fracr (E). Au pont rompu.
Xraue, .s. m. Trou.
Tune, s. /■ Xoun, s. m. Conduit souteirain, tunnt-l ; tanière,
trou dans la terre ou dans le roc.
Le Tocn (B) ; Combe du Tou (E).
Tl'na di Gordi (V. P.).
Non loin de Chamecluiudc, dans le massif de la (Jrande-Char-
treuse, il y a une cavité dans le roc que les habitants appellent
Rocher Tnno et dont les lettn'îs ont fait Rocher du Nurd, déno-
mination que rien ne justifie.
Kscart, s. m. Fente de r(jcher, crevasse.
Vaiieye, .s. f. Vallée, intervalle que laissent entre elles deux
chaînes de montagnes. La vallée de Barcelonnette n'est dési-
gnée, dans toute la haute Provence et le haut Uauphiné, que
sous le nom de la Yalleya, de même que dans le bas Dauphiné
La Vallée désigne la vallée de Graisivaudan.
Vallette, s. m. Petite vallée.
La Vallette (Q .
Vailoun, .S-. //(. Intervalle (|ue laissent entre eux deux contre-
forts d'une même chaîne de montagnes.
Vallon de Malrif O)-
Vallon-clai X B). Valbin enfermé dans des rochers.
DU QUFVnAS. 177
\ u.LoN Ckui/.i:t \. l\. : Nalloii un peu ci'ciix.
\ ALLON DES SONNAILLES ^K : Vallon (los clochetlcs.
Val, s. f. Intervalle qui; laissent onli'o elles deux chaînes secon-
daires de montagnes.
Val-fourane fO ' : V<tI cloiiiiic.
Val des pkés ( B)
\ ai -BELLE (K).
Couline, Colline, x. f. Fnnd (l'nni^ vallée pen (Hendue, pal'
où l'eau s'écoule; plis du sol (jui C(Mi(liiisent an cours d'eau
principal les rnisseanx de la valli'c
La Coulina { B).
Les Coulines ( Q .
Nota. — Les mots CnuUne et Conlrt signifient également en
Provence colline, monticule; mais ce sens est beaucoup moins
usité et d'introduction récente dans la région qui nous occupe.
Le mot colline, pour désigner le thalweg d'une \ allée, se retrouve
dans les Vosges, le Jura et les Pyrénées.
Coumbe, Combe, s. /'. Vall(''e ou partie de valh'e très-resserrée
et par suite peu habitée.
Combe du Qieyras (Q).
Combe Maurix (V. B.).
Combe des vents (B).
CoMBo-sTRECHO (K): Couibe étroite.
Combetle, .v. /'. Petite combe.
Conibal, Coiimbar, .v. /)(. Bavin; couloir dans tes i(ti'lieis.
Les Cumbals (V. W.].
CoMBALLE DEL SAPET (V. P.) : Couibal du sapiu.
Combas, Combalas, .s-, m.; Conibalasse, s /'. Cr.iiliJ
combal, grande combe.
Oouerge, €iorg;e, .s. /'. Ouverture (jui sép;ire deux chaînes de
montagnes ou deux contre-forts, et iiar la(|uelle on entre dans
les vallées ou vallons.
Crorgette, x. f. Petite gorg(\
Les Gorgettes ( )■
La Goiîrgette ' B ).
Ciourgeasse, Oourgearasse, .s. /'. Grande gorge,
La Goltrc.arras ( \ . B. .
4ioure, .s". /. Gouloua, Ciouroun, .v. ///. Couloir dans les
rochers, délilé, ravin profond.
Le Goulon (Q) (B j.
Col de la Gourette ( B)
PL.ATA GouRjUA (A'. B.) : Plate sillonnée de ravins.
Pertuis, .s-, }ii . Trou, [lassage «Hroit dans le rocher.
12
1 78 PATOIS
Fertlis-Rostang (Bj.
RocA-PERTLSA : Roche percée.
Mauperti is ; Mauvais trou
fouine, Roulre, Ravine, Liavine, Roubine, \. f. LU'll
raviné ou couvert par les (l('j('ction< d'un lorrciit (l'oi'agc
RocIku' (|ui s'écroule.
La RiiRO ' B).
La ROBINE ; V. B.).
La Rovine ( V . P.).
Col de Ruine ,' )
Les Ruinasses ( V. R.).
Lavagna (V. \\).
Kn Savoie on dit la Rarnio. Dans la liaute IMovence on donne le
nom de Ronbine et de TerraçpKiH aux montagnes de nature
sciii.-^teuse (jui se décomposent à l'aii- avec une très-grande
facilité et sont couvertes de ravins.
Galibier, (raroubîer, v. m. Ravin profond.
(]0L DU GaLIBIKK ( Hi.
Ce mot n'est employé (jue dans la partie la |)lus septentrionale de
la région qui nous occupe.
Vel, .S-. m. \eau. Lboulemeiit, cône de déjection formé par un
terrain argileux délriîmpé parles pluies. Celte expression, usitée
dans la vallée de Barcelonnette sous la forme ceilaia, est due
à une compara son analogue à celle qui fait nommer cet acci-
dent du sol Poullii dau> quelques partie.-^ de la Provence et
Chia dans les environs de Grenoble
l>i*aye, .s. /'. Endroit par lequel les paysans font couler le hois
le long du penciiant d'une montagne. Sentier conduisant aux
pâturages.
Barricades.. s./". Parties d'une vallée resserrée par des escarpe-
ments plus ou moins longs, où il ne reste que la largeur du
lit de la rivière.
Estreitch, Etroit, .s. ///. Passage étroit, delilé.
L'ETRorr (B).
L'ESTUA DOU PlXET (V. B.).
Seri-et, *ei-ras s. m. Lieu ressei'ré, défilé.
Pas Di! Serras ( V. P.).
Ne pas confondre avec Serras, Serrct, art. I, sect. A.
EoiifiKe s. /■. Dépression plus ou moins profonde du sol, bu:>-
foiid. Pour l'habitant des montagnes, la vallée, si elle est étroite
et profonde, s'appelle wwa Founzo. \ Fonaiira. cat.
Les Founzes nr coi. Ej
La Finze (E;.
DU (JUEYHAS. 179
I.V FOLXZA ( V. B).
Le grand Founz (>. 15).
Les Fonces (F).
Cr<is, s. m. Creux, beiccuu Ti-nain de forme coiiciiNe.
Le Gros (Q).
La Crose (B).
Les Crouzas (E) ; les Crouasses (V. B.) ; Les grands ereux.
Baisse, s*, f. Dépression du sol moins nccontuée que le Croa.
La Baisse (Q\
La Baicho (B).
Voyez Baisse, art. 1. sect. A.
Cliave, adj. Creusé, alîouillé pai- les (mii\.
Roche chave (V. B).
La Chave (E).
Combe chave (V. B.)-
Emboutour, Embut, s. m. Entonnoii'. Trou nalnriH dans le
sol par où les eaux de pluie s'écoulent.
Xoumpie, s. m. Gouiïre. Le glacier du niassil' du Pelvoux (|ue
In carte d'Etat-major appelle Glacier de la Temple, devrait être
appelé glacier de la Toumple. Ou se souvient, dans les Hautes-
Alpes, des recherches faites pour retrouver les vestiges d'une
antique cité, par un archéologue aussi zélé que ])eu familier
ave* l'idiome local, au lieu dit Ica Temples.
«quelle Kscuelie .s\ /'. Ecuelle. Teri'ain creu-^i- en finiiu'
d'écuelle.
^upiii, .S', ni. PoL Terrain creusé commo un pot.
COilBE-TtlMN [\ . P.;.
Casse, s. f. Casserole. Terrain qui l'elienl l'eau (•(imiiic iiiic
casserole. — .\e pas confondre avec Casse, ari. II. sect. A.
Cassetto, .s. /'. Petite casserole.
Les Cassettes (Q ).
-Ne pas confondre avec Cas!<eMe, art. VIL
(Peri^n, Escrin, .s. /».ColTre. Vallon en cul de sac.
Vallée d'Esckins (E), transformée par le graveur de la carte di'
Bourcpt en vallée d'EseranK. Celte erreur a été reproduite dans
le Guido Joanne.
Barre des Escrins : Point culminant du massif du Pelvoux.
Ouïe, Oure .s'. /', Marmite Teri'ain creusé comme une mar-
mite.
A l'Ocro 0).
Les Oules (B).
Oulette, s. f. Petite ouIp.
\ allox des Ollettes (L)
I SO l'ATOIS
liait, .s-, /. Péti'iii. Tcrr.'iiii (•rciis('! (mi Ioiiiip (k- pétrin et t|iii est
souvent |);"itoii\ p.ii- suite de l'eau qui s'y rasseïiilticv
l.i:s Mavts (0).
PlAISO DELLA iMaIT (V. P.).
\ oyez Mata, art. I, sect. A , et Mayc, art. \ II.
Gouffre, .s. ///. Goutîi'O, précipice.
Lk GoL'FFOlRREM' ( li ) .' l.C gOUiïie ilOllillIc.
Bncliaï» .s. m. Bassin, alireuvoir pour los be.stiaiix. Dépression
(le terrain (|ui retient l'eau co unie un liassin.
Le Bâchas (B) ((.))■
i.a bacha.sse (e); les bachasses (v. b.].
Gavée. Gavède, .s-, f. Auge, terrine, lerr.iin creusi' en forme
d'auge; flaque d'eau, excavation.
La Gavéo (0).
GAVEr (B).
.\e pas coufondre avec Gacie, art. 1, sect. A. — Dans le l)as
Daupliiné on appislle Gnbiol une llaque d'eau.
Taule .S'. /■. TaLihv Tei'iaiu plat comme une tahle.
La Taule [()).
Faisse .s. /'. Bande, ci'iiiluîe. liaiides étioiles recou\ ertes de
\égétatioii, à la jr>ucti(i'i de cerlains hancs des roches calcaires
dans un escarpement.
Las Faissas (V. H.).
La Faicho (0)-
Les Fesses de .M" Caul (B).
Terras&e, .s. /'. Teri'ain à peu piès horizontal lermim' par un
gradin. — Voyez ce mol, arl. Il, secl. I!.
Voute^s, .S'. /'. pi. Terrain ouduh' senildahle ;i inie ^érie d'extia-
dos de voûtes.
Les \'outes (Q).
Ne pas C(Uifondre a\ec V>nilf% arl. \I1I.
Gibbo, .V. /". Bo.sso. Tei'rain en l'oi-mi; de bosse.
G«>ititre, s. m. Goitre. Terrain honilii' eu l'ornie de giu'lre.
Le GotiTKoii (B).
La GoLiTROUSE (B) (K).
Cette comparaison des i-eilbsuienls du sol avei" le goitre se
reti'ouve dans les pays germauiipies, où un certain nombre de
lieux s'appellent Krojif.
Gratuâe, .s. /'. Râpe à IVomag»!. Terrain lieiisse de petites
roches.
La (Jkatisa ( V. B.},
Oaffaruuats, .v. /// pi. (V. B.). Terrain présentant de légères
ondulations ! De Ca/fas. grosses j(Hies.
181
II.— NATURE DU TtRPvAIN.
%. — Au pi4»iii4 «!«' «CD*' «14' •«;« coiiHf itiilioit.
âjouei'. .s. ///. 1.1' sol, l;i siipi'iTn'ii' de l;i Icri'iv | Snaii. piov.;
Siiohi, il.il.; Siii'ld. <'S|i.; Soliiiii, l;it.
Gletlei- N. m. Lien où il y n de l'artjilr. | Lillo, iiiihii., liiinm ;
Ij:tlo, 11. ;ill., argile.
Rézière, .s. /'. Argile, teiiaili ai'gilciiK.
\.\ Rizière IV
lloutet, .s. m. Telle (iiii se divise en molles lorsqu'on la li-a-
^aille.
Le Mouïeï (0
Champ-Mouibt ( B .
IMaute, s. /'. Terit glaise (iiie l'eau De [léiièlre point. | Moula,
d. bas-lim., inèine sens; iMolta, piéoi., Ijoue; Molta, li. ail.,
terre, poussière.
Paute .s. /■. Boue, l'auge. Lieu fangeux.
L.v Pautjî de la Charance (0
La Potasse ( B ).
Les Poutasses ( E).
Brase,.s'. m. Terrain ])eueonsi.-taiit, marécageux. I Brnch, même
sens, dans le canton de Zurich ; Ur<ic, prov., fange, liourhier.
Mite, .s. /: Dépôt terreux que laissent les rivières.
Les ,\itas ; B).
Faiigea», .s. m. Lieu bourijeux.
Langeas ( B ,
Les F.angeasses ;E).
Molle .V. /'. Terrain mou et humide. Déjeclioiis Iiou(mis(>s d'un
torrent. Lieu d'oii l'on cxtiait des meules de moulin.
Clot-la-Mouara [ L .
La MoiALA (V. B ).
La Molle [0 .
L!:s .Mollettes I> .
Mouîlllèi-»', .s. /■. Terrain mouille, humide.
La MOUILLÈRE ( B ;.
Les MouiLLÈRES ( E).
1 82 PATOIS
Eichueli, x. m. LiciJ sec, privé d'iiuinulittv
Les EiciiucHEs ( )•
Les EissucHES [ B .
KlSSOUSSAlLLES V.\
Roche s. /'. On distiiiKiie, fkms les Ali)cs, los rochers en deux
grandes classes : lo roche rire, qui comprend les granits, les
grès et les cnlcaii(.'S compactes; et la roche morte, les calcaii'es
qui se désagrègent facilement et surtout les schistes.
Ca^silles, s. f. plur. Déliris provenant de la désagrégation des
roches.
<Jasee, s. f. Lieu recnincrl île cassilji'-. Ne iia^ coiilViinhe ;i\ec
Casse, art. ], sec t. ï\.
La Casse blanche H .
Cassei-blances (V. p.)
Les Casses ( E ;.
Casse des Oules ( B).
Cassas [ V. B.,.
La Cassette [ B .
thîroiB-r.e, .s. /■ Lieu jticrrcnx. ! Chirat. fur., tas de pierres.
Chirouze ( 1",
ClIlROLZAT H).
Clapier, s. ta. Tas de pi(M-res produit pai' l'i'|)ieijenu'nl de.s
champs. Terrain recouvert de pierres.
Le Clapier ( Q) : V. B.
La Clapière ( K ).
Les Clapières B .
Clapeyraille b
Le Clap (K;.
La Clapouse ( B .
ClAPERA ( V. p.).
Pra-lapia ( V. p.).
GravettaH, .s. /'. phi)-. Terrains graveleux {\ . B. .
Gi*ave^ Cravière .s. /'. Tei'rain couvert de c;iillou\ rntilé^
La Grave ( i: ) .
Le Gravas ' E ].
La Graviëre ■ Q ).
La r.RAxnK (Iraviarv \ 1»
Gi*eit»<^an, .s. //(.," Garcine^, .v. /'. plur. l!i'> imnis s';ippli-
quent à d(.'s lieux on le sui est tiès-rocaillen\. ils diTi\('iit ilu
has lat. Grcsiuni, lien pieriiMix. I.e hmiI t:<irritir est ,^;ins doute
une corruption de (IraiK^iurs. i.w l'iciiKuii, les ten;iins île cette
nature .s'appellent \i/rla/r.
\.r. (ntKISSAN ( B
DU QUKYRAS. \H'^
i.KS Garcines ^ E ^
(lAUC.lNESCQ (E ).
Palet, 6". m. Galcl ;ipl;iti. l.iiMi couNcrl de piilets. | l'iil. hrot..
I>iprrc plate ; Pâl, si;all., corps plat en général.
Vu l'AKET (0 ;.
Plan-Palet (E): Plan recouvert de {)alets, ou, par laulolo^ie,
plan apl'iti.
Peiriiie, s. f. Petite pierre. fJeu recouvert de petites pierres.
Peîrîère, .s. f. Carrièi'c de pieiTO. | Petriera, ital.; Pedrcra,
cat., ei-i).
Peîre, s. /'. Pierre. — Pelre de r/rane, granit. Peire de cfiom-
alne, calcaire. Peirc moxvrte, pierre qui se délite ou se décom-
pose. Peire de fougagne, liais, pierre propre à faire des fours
ou des aires de foyer. Pelre fri de, pierre vive. Peiro de mouero
ou Pierre molle, pierre propre à faire des meules.
Feîra-fuec, s. f. Pierre à leu, silex,. On appelle Pierraji^d-àu?-
les Terres froides (bas Daupli.;, le poudingue qui contient des
fragments de silex. En Provence, on nomme Peira de fucc,
soit le silex, soit h' liais qui résiste au feu.
Pierre-feu ( E ).
Peira-fuo i'O •
Clioucine, .s. /', Chaux. I.icii d'où l'on e\trair la piori'i' à
chaux.
La Chouclne ; Q ).
I.au7.e, .S-. /". Pierre schisteuse se délitant en bancs très-ininces.
Ardoises. Lieu où l'on trouve des lauzes.
La Lauze (0).
Plateau de Belle-Lauze V. P.).
Lauzon 0).
Laouza ; V. B.,.
La Lauzette (B
Ganta lauze ( E
Latizîère, .s. f. Lieu où l'on lrou\e iieaucoup de lauzes.
La Lauzière (B) [Q) ( E).
La Louziera (V B.)
iiypièro, s.f. Lieu où l'on li<)u\e du plâtre
La Gypière ( e;.
Gypl^ra V . B. .
I'ké i)l Gyp e .
Argentlère, .v. /'. Miiic d'al'^i'UL
Kei-s-iè.re, .v. /". .Mine de l'er.
Charbonnière .->• /'. .Mine de ch,irl)n;i. Lien où l'on l'ail le
chariton de bois dans les forêts.
1 Ri r'ATOFS
Crietalière, n. /". Lieu où l'on tiouve des cristaux de roche.
Tioure, v m. Tuf. IJeu où l'on trouve du tuf ou des pierres
poreuses présentant les mêmes apparences carr/neules^ .
Le TiÉOL'RE (0
lstiourès (0 ■
Le Tioure (E .
TlOURAS (B).
TlIURA (B).
Les Thures (B .
TiVE ! E).
Xîourlère, .s. /'. ('ai'rici'i' di' lui'.
[.A Turière (B
Mourette, s. f. Molasse.
Areniei*, s. m. Terrain sablonneux. piiudriMix. Lii'u d'où l'on
extrait le sable.
Le plan de l'Araignée E .
Le.s Arènes B .
lâavéou .s. m. Salde. Lien i»i'i il \ a du sable.
Au Savéol (B .
Safre, s. in. Dans la bass(î Pro\eiic,e, (hi di'siiine pai'iM^ nom un
sabldu qaartzea.v, et dans la \va\\W, la Icrrr fiUiixe ou ar<i>lr
(|u'ou emploie connue mortier.
Dans hîs arts, ou appelle Safre, un mtMange de trois parties de
sable siliceux ou de (|uartz pulvérisé et d'une partie de résidu
de l'oxyde de cobalt mêlé de silice et d'oxyde de fer. Safruii^
sipnilie sablonneux dans la basse Prov., argileux dans la
haute.
Serre de l\ S.vifri.vra \ . B. .
Arcane .s. /'. Sanguine, ocre rouge. La sanguine s'api)ellè
•'•gaiement Artoun, p.ir comparaison a\cc le i)aiu grossier des
nioutaguards.
Col d'Orcane (V. 1». .
Rio d'.\rcane V. P.
I^èelie, Liicliettc, .s. /'. Iîim'Ih' (Ml source diinnaiil lieu à des
efïlorescencos salines (pie le> ipiadl'tlpedcs \iennenl l''clier.
L\ Lkciie I. .
La LiciiETri' lî .
DU QUEYHAS. 185
B. — Ali point do viK' «le !^n produrtioii.
Oche, s. /■. Nom qui s'applique à un grand noniltie de lieux
défrichés depuis très-longtemps. Les mots Olca, Oschia, dési-
gnaient, au nioyen-àgo, une terre labourable entourée de
liaies ou de fossés, ou même un jardin. Le mot Oclie a con-
servé, en Poitou, le sens di^ jardin potager clos. — Il ne faut
pas confondre ce niot pris dans le sens que je viens d'indiquei'
avec les mots Oche et Coche, qui, dans le bas Dauphiné, dési-
gnent des entailles sur la crête d'une montagne, des cols.
Tous ces mots dérivent, du reste, de la même racine qui a
donné Oscher en vieux français et A'<ka en breton, avec le
sens d'entailler.
Oche; l'Hoche; Lalche.
Maralouche (Q) : Oche de mauvaise (lualité.
Les Oches fV. P.): Village.
Vertaane. .s-, f. Terre préparée pour la semence. | Vcvsana, rum.;
du latin Versare, retourner. — Ce mot, qui n'est plus usité
aujourd'hui, se retrouve dans un grand nombre de noms de
lieux dans le bas Dauphiné.
La Versanne (B).
Issart s. m. Lieu défriché. | Eismrt, prov.
Gaudissart 'B; ; Goudeissart (V. B ; Bois défiiché.
Brunissarï 0).
m.alissart 0).
Bonneissart (V. B.;.
RcATA DEGLi ESSARTi (\ . P. : Village.
On dit: Eyaaditar, lujur : rompre le gazon d'un pré; Estrucar,
pour: défricher, mettre en culture (miner, en bas Dauphiné ;
Esrlapci)-ay, pour : enlever d'un rhamp les pierres amenées
[»ar les torrents ou les avalanches.
Route, .s. /'. Terre nouvellement défrichée. | Roula. Rduiiijiidd,
|U'uv.; Rotradura, port. Du latin Ruptiis.
Les Routes B).
Les Roltures (B1.
Les Rotas ;E).
Estrucca, s. /'. Terre é(tierrée, défoncée. I Eslnirrafla, pro\ .
l'lstruqua (e\
Col des Estronques (Q;.
l'estrucaya 'v . b. .
1 86 PATOIS
Hort. .s. m. Jîirrtiii. | Horhift, lat.
[,ES HoRTS ; Les Houeuts 0)-
Plantée, s. /'. Tcri'îiiii coniplfiiitf' on \ ii;nps.
l.A Planta (D).
l*fa, s. m. Pré, priiific.
Le Pra (0).
Pra-contal (E) : Pré-joli.
Il Preit ; Pratz fV. P. -
Prato t)i sopra (V. PI: IMr stipoiieai'.
P(u:-MOL (B).
('UAI)-JALA (V. F». ; PKA(iELAS (V. P.) : Pré <^e\é.
Puariondet (V. P.) : l'ri; rond.
Xèpe s-, /'. Gazon, liorbe mt'ime. Lieu recouvert d'un gazon
court et peu épais ne pouvant servir qu'à l.i vaine pâture. |
Tepe, prov., osp., port, et bas Daupli.
La Tepo (0).
La Tepa (V. P.).
Le Tépas (B).
derme, k. f. Gazon, pelouse; herlx' line et serrée ([ui tapisse la
terre. ' Gerhidi, piém., landes.
Lous Germets (V. B.).
Besâée. .s. f. Ce nom vient très-probablement dn mot Bessatum
qui est employé dans les vieilles chartes dauphinoises avec, le
sens de pâturage.
La Bessée B).
Voyez Beasée, art. V, et Baisse, ait. I, sert. A.
Alp, s. f. Pâturage. — Voy. art. I, seet. .\.
I*asquier, .s. m. Pacage. Lieu où les troupeaux, vont [taiti'e. |
Pascoiu, ital.; Pasto, esj). et port.
Le Pasquier (0) (K).
Le Patier (B).
Condamine, .s. /'. Cc nom se donnait antrelois soit à des terres
indi\ises coseignenriales, soit à de grandes terres destinées au
labourage. Au nioyen-àge on disait ('ondamimi et Conrlo)ninif :
en bas Dauidiiué on trouve souvent la forme CoiUaniinr. Ce
mot paraît formi' de Dominiiim, donuiine, uni au préfixe Ca»'.
(|ui représente une idée d'aniplilication ou d'agrégation.
La Coni)A.mIi\e ;K) (V. B.;.
Gui-ach, s. n) . Terre labiMirt'c non cucdic cusi'menctM»: terre cw
JMrlicif.
IVrrasHe, .s-. /'. Tciic lic iii;iii\ ,(ise i|ii,ili|i', — Noir ce nuit.
art. 1. sect. .\.
nr ouKYRAS. 187
Xarrij5<»ui'a». s. /'. plur. Terres légères; terres ([ui ne piodui-
sent presque rien, l Tnrriqolaa, prov.; Tfrresweto.s, esp.
Xiirge, .s. /". Lieu stérile, qui ne peut rieu profluire.
La Turge de la suffio (B1 : L;i lurge de l'épicéa.
TllRGE Dr PERUON (B).
I,ES TURr.VTTES (Ql.
Veyro. s. /'. Terre inculte, v;iine, alKiiidoiniée. | Vfnirr^Varnrjn^.
bas Daupli.
Les Veyres (B).
La Veyrette (K .
Hernie, s. m. Terre iuculir, lien di'sert. ' Ih'riwe, Hérémodi-
cie, V. fr.; Ermo, ital.; Ymna, esp.; llrmidn. Harivax, prov.:
du grec E'p7i[Jio;, solitaire.
L'Herml ;Q)' (E).
Herjietière (E) .
GurrJgue, .S'. /". Tei're inculte où il ne croît que des arbustes
sauvages. | Ganuja, cat.; Jarri;/p, dans le centre.
La Garrigo (0).
BramoFam, s. m. Pâturages de mauvaise qualité où les trou-
peaux ne trouvent qu'une nourritui'e insuffisante, de telle
sorte que la faim les fait ci'ier quand ou les rentre au bercail
X Bramafam (0) (B;.
Misère, .>?. f. Terre lie mauvaise <iualité, dure à travailler.
La Misère (Q).
On trouve près de Brianeon un lieu dit Cn'necœur dont le nom
a la même signitication. Dans le centre, les lieux analogues
se nomment souvent Tout-y-faut.
Eiehucti , N. m. Lieu sec, aride. — Voyez ce mot, art. 11.
sec t. .\.
Rima, s. f. Lieu défriché par le feu; terre brûlée par le soleil. !
Du latin Crematiis. brûlé.
La Rimaye (E;.
Les Rimas [Q] .
i 88 PATOIS
III.- SITCATION^EXPOSITION etCOULEUR
DU TERRAIN.
ISndroit, Adreit, Adrecli. n. ///. Lien expose ;iii midi Celle
(les deux beryes d'iiiio vallée qui es! in iiiii-iix exjiioee ;ui
suleil ou à droite du cours d'e.iu.
1/ Adkkit .
I/Knouoit; l'Adkoii (IÎ).
L'Adrech (B).
Ladiut; Ardeit (V. P.).
L'Adrechon (E).
Lous Adrechons (V. B.).
\ ALLON de la DRECHE ( V . B.,.
Soureillon. .s. m. Lieu exposé iwi soleil.
Le SOUREILLON (0).
Le SOUREIRON (B).
Font de Soureille-bu1':l;p (B\ dout l'Ktat-uiajoi' a l'ait i yoni de
Sonrcllle-bœuf.
Recale, .s. /'. Lieu exposé au soleil et à l'abri du vent, où l'on
peut se réciiaulfer. ] Recaiere, lat., être réchaulle.
La Recala (Q;.
La Recare (B).
Cugnard, .s. ///..Cagne s. /. Lieu chaud (d à l'abri du veilt OÙ
l'on pcutse livrera la lainéanlise. I Ca;in(n-(l,\\foy.,bn< Dauph.,
iiièuie sens ; CafjrU, lor., fainéantise.
La Gagne [Lj.
Ubae, s. m Lieu ex[iose ;ui nord. Celle des berges d'une vallée
qui est le plus longtemps à l'ombre.
L'IlLBAC; LlBAC (0).
LuBAC ; l'Auba (L).
LiOBAC DE CO.MBA (V. I' .
Envers, Rêver», s. //( . .Même sens (|u'Lba(;.
L'Lnners; les Vversines B).
jnversane: Ri:\i:rsin (lij.
L'i;.NVERS DE IMNACIIE (V. P.).
Xardié, s. m. Lieu exposé au ihmiL où la \egélation est tar-
dive.
Le Tardié (E).
0(1 OHRYRAS. 189
s*«»iil»eyi'nn, «ovrsiii, adj. Oui csl dans iiiic |i((silifiii sn|i('»-
l'icuro.
Serre Soubeyran ^P»,.
Le Sébeyrand (B).
Pré Sabeyran 0)-
La Lobiere supérieure (\ . P.).
Rua Soubeirana (V. P.).
Il PUF SOVRAN (V. P )
\ ERS SOURANO (V. P.).
DURASSA SOURANO (V. P.).
Dans rOisans le mot Soubei/rrin prend la lonne Soiirrrain et se
retrouve souvent dans les noms de lieux. — \'nv. Soubeyran,
art. VIL
Soutan, adj. (\ . P.). Inf('rienr. \ Du latin Siihtiis, dessous.
Il pui Soutan.
Rua Soutana.
Vers Soutano.
La Lobière inférieure.
Desaouto, adr. Dessous.
La Ruscoxatte di Sotto (\ . P.).
Oesoubre, Ol Sopra, ndr. Au-dessus.
Chalet de Dessoubre l'ouro (R) : Chahut au-dessus ilc l'oulc.
La Buscoxate di Sopra (V. R.).
Méan, adj. Oui est au milieu.
Pré-Méan (0).
Pié-Méan (R).
Maisox-Méakxe V IL).
Le Méan (R).
Les Mians (V. R.K
Entre, adi\ Entre, au niilii'u d(\
Lntre les rious Q).
I.ntre les rifs (B .
Reire, adi:>. En arrirre.
Reire le pont (B).
Reir alp (V. r.).
Les Reires (B).
Ifleîje, .S-. f. .Midi. Montaigne située an midi. ]iar rapport an lien
où ou l'a nommée.
La iMeije, dans le massif du Pelvonx.
PUNTA DE MeZZOGIORNO (V. P.).
MONT-MiDIA (V. P.).
-Monte rocca la Meja (V. P.).
Aniount, adt. En haut.
190 i>\iois
l^llamount, udi'. Lii-liaiit.
Delssamount, adv. De ce côtê-ci, l'i-liaill.
Deilamount, adr. De ce eùté-l.i, Ià-li;iiil.
Aval, ((df. En bas.
L'Aval (B) (E).
Eiiaval, adv . Là-i)as.
Deissai, adt. En deçà, de ce côté-ci, avant.
Dessai lk riou (0) : Df <"e côté-ci du ruisseau.
Eiiai, adv. Au-delà, de l'aulre côté de.
EiLAi l'.Ugue : Hameau silué au-delà de leau, |)ar ra[)poi-t au
village [irincipal. — Il en est un dans la \allouiso. ([iie la carte
d'Etat-major appelle: Eijlau l'Âigues.
Cayre, s. in. Côté, coin, lieu resserii' etiti'e des raviiL^, des
montagnes, des forêts.
Le Cavra (B).
Le Queiras (E) (Q).
Le grand Caire (B).
Fouran, a, adj. Qm t'sl éloigné, dans uiu' po>iiitui écailée. |
Foras, lat., dehors.
\ AL-i'OURANC (Ej.
L'Alfourak (Q).
Voy. Fores T, art. VII.
Itecftla, adj. Recul,'-.
Le Reculas (B).
Keqlieras ^B .
EscoufKiu, adj. Caclii'.
Les EscouNDAiLLEs (i; .
Le nom (]u village de (.mvmi- a'.].\r a la lu^mc orlgimv
Vîete, .s-. /•. \'ue.
La ViSTE (0 .
Belvoir [B).
Beauvoir [E].
-MlHABEAU B).
Beauregard (E).
Appai-t-, ,s. m. Ce qui apparaît de loin. — Ce mot (L^signe un
certain nombre de montagnes élevées.
L'Apparé ou Pic des trois fivÊciiÉs (Bj.
L'Apparé (V. P.).
Il ne faut pas confondre VApparc avec la Pan- .\rl. 1, sect.
A), ni avec la Pare, art. VII.
Vent, s. m. Vent, lieu exposé au vent.
Venteuil (E).
N'entoun 'B).
DU UI'I'^YUAS. 191
Ci.MA DK Nentebkiîno .mo.ntk V. P . j : Noiii aïKiloiiiic ,-111 iKirri de
Venle-ciil, très-rréquenl dans le l)as l)au|)liiiic.
Aure, N. /'. Vent, lieu o\|)osé au vent.
1,'AUUÉAS I li .
Clôt l'Auuèol H).
Plateau dk Millaures (E) : Nom porti- aiilnMois par le plateau
où Vauban a élevé le fort de Mont-Dauphin.
.VliLLAURiîs (V. P.) . dont la carte de P.ourcot a l'ait Mi/loril.
Col de Malaure (0)
Valoria (E).
BufTe, ,s'. /■. Vent violent, lieu où ce sent r'cyiic d'oi-dinairc.
Plusieurs cols portent, dans les Alpes cottiennes, le nom de
Col de la Buffe ou de Ruffe. C'est par errcui' (pie certaines
cartes portent Col de Buffle.
Buffevent (V. p.).
BufTère, n. /'. Lieu où il y a du veiil.
Buffère (RI.
BUFFALORllM (E).
Xoui-mente, s. /'. Tempête qui agite violemment la neige, de
telle sorte (|ue les voyageurs ne voient plus leur chemin et
que la trace de ces chemins disparaît elle-mèm(\
Seîo, Seîl, ïCn^ias, ,s'. ni.; Seîa, Enseia, .s-. /'. Neige agitée
violemment par le vent; tourmente ; amas de neige accumalée
par les vents dans les dépressions du sol sur les flancs des
montagnes. — Cheylo de Seit, coulée de neige dans un ravin ;
Seiabasm, neige qui ne tombe pas mais qui est maintenue au-
dessus du sol par la violence du vent, de manière à former un
brouillard intense; Tuba Sein et Tabassiera, brouillard formé
par la neige extrêmement divisée Tuba, fumée).
SÉLÉ DU FOUNZ (Q).
Glaciers du Sélé, dans le massif du Pelvoux.
Le Séon (B) : Lieu où la tourmente règne souvent.
Col de la Séa (E).
Colle della Séa-bianca (V. P.j.
Cougniere, .s. /'. Coin OÙ s'amoncellent les neiges chassco [lai-
le vent.
InTernet, s. m. Lieu aride, exposé au vent, d'accès diflicile.
L'Infernet (B).
L'Infarnet (\ . B. .
Mây, adv. Plus, davantage. D'après M. Muston, ce mot serait
employé substantivement, dans les vallées vaudoises, pour
désigner un endroit que l'on ne peut dépasser, et spécialement
I î)2 PATOIS
l'cMidroit où les cli.'issours ;irrr't('iil l;i course des chamois. C'est
dans ce sens qu'il faudrait entendre les noms suivants :
La May dei cuamous (V. P.).
La Maille de pelengli (V. P.).
La Maille planque (V. P.).
L'Amail du Viso ou col de la Giane (0;.
A l'appui de cette hypotiièse je citerai les noms Slelli Jioiu,
Gstelli horn, qu'on trouve dans l'Oberland bernois et que les
gens du pays font dériver du verbe Stellm, arrêter, et expli-
quent de la même manière.
Nous devons ajouter que Mail signifie roclier dans les Pyiénées
Ne pas confondre avec Malt, art. i. scct. A, et Mtn/e . art.
vn.
Clar, adj. Clair, brillant.
MONT-CLAR (V. B.).
La Chiarra ^V. P.l : nom de monlagne.
Le Bois-clair (E).
II Chiaret [V. P.j : nom de villaiic
Brun, Obscur, adj.
La Brune (Q) : Nom de forêt.
Val Oscura '\ . P ).
Combescure [B].
Roubin (Q) ; Rosso 'V. P.), adj. Rouge.
.Monte Rosso (V. P.).
La Punta rossa (V. P.).
L'Onroui ,B): Le vallon ronge. Dans les anciens titres ce heu
s'appelait Vallon Roi i; la première syllalu' e<l Imnliee, <ni\aiit
l'usage italien.
Le grand Rubren Q : Nom de montagne.
Peyre-roige '0
Nier, Maouro, IVejsro, (Uc,, adj. Noir.
Les Maouras (V. Iî. : Nom d'une forêt appeh'e aiiti'etois Vallis
n.iqra.
Bois-noir (Ej.
ROCCA DEL NEYRON (V. P. .
R0CCA-NIER\ (V. p.).
Laus negro (V. p.) : Nom de lac.
Laus NIER 'V. p.): Nom de lac.
nii our.YRAS. 193
IV. — EAU.
Algue, s. /. Eau. — Ai(jo choumeisso, eau croupissante ; .l/yv
mancto, eau ti'ouble ; Aigo d'adoiis, eau de source ; Aigo perso,
eau d'un bleu verdàtre; Fier de V Aigo, fil de l'eau, courant.
AlGO-BELLO (B).
Entre-les-Aigues (0) (B).
Olas. .S-. m Glacier, glace, glaçon.
Le trol du Glas (B .
Olacié .s. m. Glacier.
Xéou, s. f. Neige. | Negea, jirov.; yrfc, ital.
Champ de Nega (V. B.).
ivévé, .s. m. Amas de neige grenue et permanente qui forme la
partie supérieure des glaciers. — Le .Xe'ré s'appelle Firn dans
les Alpes germaniques.
Lavanche, ,s. f. Avalanche.
La Lavaxche (V. P.).
Kibe s. f. Rivière; terrain qui borde la rivière. — Ribette, bras
de rivi re.
La Ribo iQ.\
L'Arribe (V. P.) : Rivière.
La Ribahère (Q).
RlBEVRETTE (B).
Voyez RiBE, art. I, sect. B.
Merdarel, mierclaric, .s. m. Nom commun à plusieurs to:-
rents près d'Embrun, du Monètier-de-Brianeon et de Digue.
Dans le Queyras on trouve le Riou de Merdaxet. Il existe dans
le bas Dauphiné plusieurs torrents qui s'appellent Merdaret, et
notamment un qui descend des flancs du massif de Belledonne
et se jette dans la partie supérieure de l'Eau d'Olle. Beaucoup
de ces torrents sont très-limpides d'ordinaire, aussi suis-je
porté à croire que l'étymologie qui se présente la première à
l'esprit n'est point la véritable. Peut-être doit-on voir dans ce
nom une corruption de Mar-arrec ou Mal-nrrec. Arrec et
Arric sont, dans les Pyrénées, des noms génériques de cours
d'eau. En Provence, Arrec signifie ravin comme en Afri(jue
d'où ce mot a été importé par les Sarrasins.
1 04 PATOIS
Xnbut, Tabuctié, s. m. Nom générique donné dans les
llniites-Alpes aux torrents qui sortent des glaciers. | Tabiit,
prov., bret.: bruit, tapage.
Tabut du Casset.
Tabut du Monêtier.
Tabuché db la Grave
Tabuché de l'Alp, etc.
Rutae, Ruinasse, Ruinance, s. f. Nom donné à divers
torrents des Hautes et Basses-Alpes, à cause de l'aspect de
leur lit composé de débris amoncelés.
Ribière^ s. f. Plaine située le long d'une rivière. | Ribeira,
prov. du xiii« siècle
La Ribière B).
Xoumple, X. m. Partie du lit d'une rivière plus profonde que
les autres; gouffre. — Voy. ce mot, art. I, sect. B.
■scie, s. f. Terrain plat couvert de buissons et d'arbrisseaux,
([iii se trouve le long des rivières et qui est sujet à être envahi
par les eaux. — Isclax, grande iscle, | Ulaye et Isloie, rom.
L'ISCLE (E).
Les Iscles (B) (Q).
L'Herme des Iscles [B:.
L'Isclas (B).
Les Isclasses (E).
i%pparau, .s. m. Langue de terre basse et cullivée située sur le
bord d'une rivière; ainsi appelée probablement parce qu'elle
doit être garantie fparataj contre les inondations. Ce nom est
également en usage à Riez (Basses-Alpes), sous la forme Appa-
run.
l'apparau (b;.
Rtou, rtir, .s. m. Ruisseau.
Riou SEC B).
Riou BouRDous (E) : Ruisseau bourbeux.
RiF TORS (B) ; Riou touart (V. R.i : Ruisseau sinueux.
Malrif (0)
Riouclar (B).
RiCLARETTO (V. P.).
Riou de Barièle [Q] : Ruisseau ([ni roule des pierres.
La Riolette (B) : Terrain enti('cou|)é de petits ruisseaux.
Le Rabious, le rageur. Nom d'un torrent des vallées vaudoises
analogue aux Fare, Firrcns et Faron du bas Dauphiné.
itiuilli, .s m. Petit ruisseau, rigole creusée par les pluies dans
la terre végétale qui couvre les pentes.
DU QdRYRAS. '195
Riaillk; Rial (E).
Les Réals (E). \
i»Is»ie, s. /'. Cnscaflo.
La Pisse (B).
Le Pissas B).
La Pissarotte Q).
Béai, .s. m.; Béalîère, .v. /. Canal, riiisseau, ravin.
Le Béal (B).
Sous LE Béal (E .
Béalet (B).
Le Béaras (E).
Bialé [V. P.).
RÉALIÈRES (E).
Rase, s. f. Canal, fossiv En oalalan, et* mot (l(''signc mi raviti,
une fondrière.
La Rase (E).
Razis (E).
Col du Razis (0).
ciienal, s. f. Conduit» fl'eau pa.ir l'arrosage des terres. Petit
ravin.
La Chenal (B) (V. P.).
Chanalette (0)
Les Chanarettes (E!.
Brandie, s. f. Canal d'arrosage s'emhranehant sur un canal
principal.
La Branche (E).
Prèse, .s. f. Prise d'eau. Lieu où les canaux: d'irrigation s'eni-
brauclient sur le canal principal.
La Prèse (E).
Xoun, .s. m. Petit tunnel crensé dans le rocher poui" l'aire passer
les eaux, d'un canal.
Le Toun (B).
Béal du To.n B).
Font, Fouent, s. f. Eoutaine, source. — fouent qu'aijouto,
fontaine qui tarit; Fotwnt de soiwprc, ïonUùne sulfureuse;
Fouent freido, fontaine fraîche ; Fouent mra, fontaine salée.
Le Fouent (E).
La Fontette (Q).
La Fontarette (B).
Le Fontenil [B, (Q).
FONTARACHAS (V. P.).
FoNTASANE (E) : Bounc fontaine.
Font besson (E) : Fontaine double.
19(5 PATOIS
FoNTANiER (E) : Source noire.
Salce, s. f. Source d'eau salée.
La Salce (E .
Voyez Salce, art. IX, et Salze, art. V.
Onde, s. f. Source qui jaillit on hniiillonnniit
Dusse, .s. f. Conduite d'eau.
La Dlsso ;Q].
Vallon de la Duvère (V. B.!.
La Dujera (V. P.).
Rournéou, .s. m. Tiiyau de bois, de pierre ou de terre cuite,
destiné à conduire les eaux d'un lieu à nu autre. | Bnunicau,
bas Daupb.
Les Bour>'éous (E .
l^au, s. m. Lac.
Launier (B) ; Lauzamer [V. B.) ; Laus xec.ro V. P.) : Lac noir.
Lac-escur (B) : Lac sombre.
Lago della Lalza (V. P.): Lac de la Lauze.
Lagxi di frema morte (V. P.) : Lacs de la femme moite.
Liauzet, Linuzarot, .v. in. Petit lac.
Le Laizet B).
LOZZETO (V. P.).
Le.s lacs Lalzzetti-Chiaretti V. P.).
Lauzarouat [V. B.).
Lauzarot (V. P.).
fracas, s. m. Mauvais lac, bourbiei'.
Le Lacas ;Ei.
Kstang, .s. m. Etang, j Stof/im, jl;il.; S'fi/n.'im, l,il
L'Estang lO) (B) (E).
Ooullas, .s. m.; 4ïouillo, s-. /'. Flai|ue d'eau. | Holiat, lias
naupli. et Forez.
La Golille ;B .
Ne pas confo;idrc dans les valli'^os iiii'moiitais(>s, la Cmnllc, llaijui'
d'ean, avec la Gwjlla, aiguille ou pyramide de rochers.
Cîourc, Gour, .s. m. Flaque d'eau. Partie du lit d'une rivi('ii'
|)lus profonde que les autres où l'eau paraît tranquille; goullre.
Réservoir d'eau de pluie ou di^ fontaine, sei'vant à l'arro^a^jc.
Le Gourg ; La Courre E
Lac des Gourgs (B^
Le Gour nier (0) : L(! goiir noir.
]Waich, .s. m. Boutoir, réservoir d'eau dans lequel o.i (ait rouir
fnnijar ' le chanvre. | yéza, liret., chanvre.
Le Nals ;0) (E).
Les Neyzets ; les Vnevzards |{ .
1)1 ni KVUAS. 197
f.ns l'iu'YNAssKs (e; : Prés où se trouvent des routnirs.
i»eciiler, s. m. Vase do terre destiné à transporter l'eau ; cru-
che. Petite mare.
Le Peichier (B].
Le Peyssier (E .
I.-aveype, s. nt. Lavoir, lieu destiné à laver le liiijic | Ijinidour,
prov.; Laradcro, esp.; Latdlojo, ital.
Liis Laveyres (B).
Olette, .s. f. Petite marmite. Petite marc.
Col des Ollettes (V. B ).
^buourooui-, s. m. Abreiivûir.
L'Abéourou (B!.
L'Abbé orou (E).
Oouttall, s. m. Raies (Juon trace dans l('s ciiamps pour ramas-
ser les eaux, pour les égoutter. Lieu où prennent naissance
[dusieurs sources. | 6'«/<rr, bass. lat., ruisseau, torrent.
Le Go lt ta il îi .
i^agne, s. f. Pré marécageu.x, marais.
La Sagne (B) (Q).
Sagnères (O; (E;.
Les Saig.nes (Qi. La Seig.ne (\. P. ).
Les Chagnes (E).
Sagne du Preyre (Q).
Lac de Sagne enfonza (B).
ï*Mlud, s. f. Marais, et plus spécialement ancien marais mis en
culture. I Palan, prov.; Palude, ital.; Palus, lat.
La Palud (B).
E:eouloir, .s. ))i. Lieu par où s'écoulent les eaux d'iui éîaiij.: ou
d'un lac.
L'Ecouloir (B;.
Y. — VEGETAUX.
Sllve, s.f. Forêt, bois. | Seka, ital.; Silra, lat.
La Sylve (V. B.).
Ooec, Bour, .s. m. Bois, forêt. | Bosch, h. ail.; Boscus, bass.
lat.; — Bosc coupadis, prov.; Bosco ceduo, ital.: bois taillis.
1 98 PATOIS
Le grand Bour (B).
BouR JURA (V. B.); BoL'juRiAN (B) : Bois dont les habitants po
sont interdit la coupe par serment.
Bois CLAIR ; Bois noir (E).
Bois de Monsieur; Bois des Bayles (li).
Bois du Bosquet (E).
Bouclias, s. m. Grand bois.
Le Bouicuas (Q).
Boulsserate, s. f. Petit Ijois.
BOUICniRATO (0).
Boscarate (E).
Gaud, .s. m. Bois, forêt, ]jusi|uel. | Wiild, ail.; Woorl, angl.
Gaudissart (Q) (B) (V. P.) V. B. : Bois défriclié.
Devens, s. m. Bois dont re.\.ploitation est défendue [wav eause
d'ntilité inibliquc. — Terrains communaux. ] Deren et Devèzr,
prov.; Defensum et Detescum, bass. lat.
Lb Devins (V. B.).
Baudit, adj. Bois où il est défendu de chasser, mis au ban.
Le Bandi (Q).
Rima, pm^t. Brùlé, consumé, incendié.— En Queyras, le mot
Rimaesl des doux genres; dans la Provence ce participe s'écnl
Rimai au masculin elRimata au féminin; la terminaison ata se
change en aya dans la vallée de Barcelonuette.
Rima [\. P.i.
La Rni.iYE (V. B.).
Souclie, s. f. La partie de l'arinc (pii reste lixéc au sul i|uanii
l'arbre est coupé. — Lieu où il y a eu un bois qui a été coupé
et où il reste encore des souches.
Les SoucufcREs (V. P.).
Les Souchales (V. B.).
Les Sochas (B).
Pra Souciiier (B)
Bessuelliew, .s. f. pinr. Co|U!aii\ iiiiMliiits par la harhr (|iiaiiil
on coupe un arbre.
Les Bessuelhas (E): N(ini d'une futaie dont le cadastn^ a fait
liurellier.
Maour, iVIer, adj. Noir. Nom (pli sert à désigner un grand
nombre de forêts d'arbres résineux.
Bois-noir (V. B.).
Les Maouras (V. B.) : Nom de foret.
Le Neyron [V. P.) : Nom de foivt.
Le Noir-mont (B).
La Brune (Ql : Nom de forêt
DU QUKVUAS. 199
Touche, Xouls»e, s. f. Bois taillis. | Toschia, Tnsca, Jiixrn,
Tochns, Ijiiss. lut.: bois, forêt; Touissa, prov.: buisson.
L.\ Touche B).
La Tuisse (0); LES Tuisses (E).
La Maletouche (V. P.).
La TouissA (V. 13.).
Oallas, Garras, .s. ///. Agourée, .s. /. IdlilTes cl icjcloiis
(|ui poussent sur los souches des arbres. — Bois à écols. —
Lisière de lorèt formée par des arbrisseaux.
Touche des Garéas (B) : Bois d'aunes.
L'Agourée (V . B.l.
lilaclie, .s. f. Ce nom désigne, à proprement |)arier, un champ
déjeunes chênes ou de châtaigniers plantés à une dislance (pii
permet de labourer entre les arbres. — Par extension, il désigne
généralement aujourd'hui un bois taillis. | De Blacas, jeune
chêne.
La Blache (E) Ji).
Les Blaches (E^ (V. B.l.
La Blachette [V.].
Oouîs^ona!^, ,s. //(. Gros buisson; lieu rempli de buissons.
BOUISSONAS (Q!.
BOISSONA (B).
Eispinasse, .s. /'. Lieu l'emidl d'épines.
L'Espinasse (B\
Drugeas, s )n. Lieu couvert de bruyères
Le Brugeas (Q).
Arbour, Aubre, s. m. Arbre.
Aux AuBRES (B) ; Les Aubues (E).
L'Arbouret (0)-
Aubrée (V. B.).
Fuillure, .s. f. Lieu couvert de feuillage.
La FuiLLiÉRO (Q).
"Verdarache, .s. /'. Lieu où la verdure subsiste longtemps.
\ ERDARACHE (E).
I*î, S. m. Pin.
Au Pi (B).
Le Pis ;V. P.).
Piuet, s. m. Bois de pins.
PiNET (Q) (B., (E); Plan-Pinet (B); Bel Pinet (B) (K).
La Pineya (V. B.).
PiNILlÈRE (Q).
PiRÉA (B).
PlNATELLE (B) ; PlNElELLE (E; .
iOÙ PATOIS
isapet, s. »». Bois do sapins.
Lk Sapkt (B).
La Sapie (Q).
Le Sapenier (Kj.
Sape (V. P.).
Suflie, .s. /'. AiiciiMi iiuiii de rKpicéa dans le Quoyras. Ce nom
[tarait être vomi du Nord, car près de Grenoble l'Epicéa
s'appelle encore Stù/fe, tandis que dans la Provence l'Epicéa
fPinus abicH de Decandolle) s'appelle SereiUa ou Abel ; en
Piémont il se nomme Abete.
La SuFFio (B) (Q).
Le Suffia (E).
Bossoa, a. m. Sapin. (N'est plus usit(3 (ju'en Savoie.)
Bousso.\, village, et Serre Bosson, montagne de la vallée de la
Doria.
Bletoun, .s. m. Mélèze f Plans kirix, . — Ce nom parait spécial
au Briançonnais et aux vallées piémontaises qui on dépon-
daient.
Dietonnet, .s\ ///. Bois de mélèzes.
Bletonnet (B).
Bietonnet (V. P.).
La Bletonaée (Bj.
Meize, s. m. iMélèze. | Mêle, Méarc, prov.
Le Melze (B).
La rouacha das très Melzes (V. B).
Le JIelezé (Bj (E).
3IELEZEN (B).
Liarice, .s. //( . Nom du mélèze dans les vallées piémontaises. |
Larir, lai.
Escourre, ,s. /'. Résine (|ui découle du mélèze.
EscouRÉous (E) : Nom d'une montagne où l'on rocueilK' la
résine.
Evour, ,s. f. Bois du sapin cembro. — Le fruit du sapin s'ap-
pelle Krco en Quoyras. En vieux provençal, Alère et Elce dési-
gnaient le pin cembro.
Pointe des Helvières (Q).
Col d'Elve (V. P.)
Chaî, s. m. Genevrioi'.
Le Chaï (E).
Les Chaïs (E), dont le cadasli'o a l'ail les Cliafis.
Aux BuiJicnoiss de Chai (0).
Habine, Savinc, s. f.; Civiniei*, .s. nt. Espèce de gené-
vrier, Jiinipcnis sabina de Liiun''. | Sabina, ilal., os|i., port.
DU OUKYRAS 201
ClVlîSIER (E).
Savine (K). Ce nom peut aussi dériver de .sapin.
Tée, s. f. Bois résineux servant à l'éclairage.
Rocher du Thé (B) : avec rorthographc du cadastre.
rtoure, s. m. Cllènc. ] liobiv, lat.
ROLRE (V. P.).
Les Rol'res (B).
RU-oIre, .s', f.; Ilodoret, .s-, ///. Lieu plaiili' de clièiies.
L\ RivoiRE (V. p.).
La Rourière ; les Bouvières (Ej.
Rovere; Rodour; Rodoretto (V. P.).
Cheynet, ,s. m. Lieu planté de chênes.
Le Coeyxeï (E).
Fau, s. m. Hêtre. | Famiio, ital.; Fuijard, bas i)aui>li.
F.UET (V. P.) : Bois de hêtres.
Bés, s. m. Bouleau blanc, Belula alba de Linné. | Bcz, hrel.
Le Bez (E) (B).
Col du Bez (V. P.)-
Oessée, s. f. Lieu planté de bouleaux.
La Bessée (B).
>oyez Bessée, art. 11, sec t. B.
AfFatourier, .v. m. (V. B.). Sorte de prunier dit Prunier de
Br lançon.
^.marine, s. /'. Osier.
Ourbero ;V. P.). Tremble.
Avorno (V. P.). Cytise.
Agourensîer (Q^; Agulienciar (V. B.), s. m. Eglantier.
Abaniourier (Q! ; âgriboutlar (V. B.), s. ni. Epine-
vinette (arbuste).
Alezabre, .s. //(. Erable.
L'Alezabre (B), dont le cadastre a fait l'Algèbre.
Areyen, s. m. Alisier, Cratœgus aria de Linné.
L'Areyer (E)
i*ibour, s. nt. Peuplier. | Popiilns, lat.
PlBOU (B).
Champ du Pibou (E).
Les Peupliers (E).
i^auze, Saize, .s. ni. Lieu planté de saules.
Le Sauze (B) (EJ (V. P.) (V. B.).
Xatler, .s. //(. Viorne, bourdaine blanche, Vibiirniini lanlana
de Linné.
Tatier (0).
Cote du Tatier (Q).
202
l'ATOlS
Vernet, s. m. Lieu planté d'aunes ■'Vernes, , ou lieu [ilcin do
verdure.
Le Vernet (0).
Plan- Vernet (15).
Kraîchc, .s. m. rrèiic
RlUU DU FUAISSE (B).
Fraissinet, s. m.; Fraitâsinouse, Fraisse, etc., .s. /.
Lieu planté de frênes.
Freissinet (E).
La Fraissinouse (B).
La Fraisse (E); Frai.ssinièhes (E).
La Freissette (B).
Sanibuc, .s. la Sureau. | Samhiicus, lat.; Sntnbuco, ital.
Le mot Sarnbuc désigne également en Provence une montnnur
et ui\ jxinsayc dangereux. Le verbe Sambucar signifie arrêter
aur le (jr and chemin.
Le Sambuc (E).
Le Sambouc (V. P.).
i%ulanier. s. m. Noisetiei".
Les Olagniers (E).
Les Olragniers (Bj.
Vigne, s. f. Vigne.
La Vignasse (B).
La Vignette (B) (Q).
Vigne vieille (E).
Le ViGNON (E).
Le Colombard (E) : Nom d'une espèce de raisin.
Ampoue, .s. /'. Framboise. | Ambroua, Franiboisa, Fara-
(joussa, Chabrola, prov.
Chami'-Ampola (V. B.).
Ciboule, .s. /'. Ail civette, Mllum schirnoprantim de Linné,
plante de la famille des liliacécs qui croît naturellement dans
les prairies humides de la Haute-Provence.
Lac des Ciboiles (0).
Cliardousse, .v. /'. Carliiie à feuilles d acanthe. | Cardoalha,
prov.
C.nARDOUSSIÈRE (B).
CO.MBA ni: LA ClABDOLLA (\ P.).
La Ciaroolleta (V. P.),
Fleurette, .s. /'. Petite Heur. — Prairie naturelle émaillee de
fleurs.
La Fllretta (B .
Les Fleurettes (B).
nu QUKYIUS. 203
Aniourse, .s. /'. Fraise.
Champ des Amours (B).
i*etrillîès, .s. f. plur. Rliododeiidiuii.
cîtouro, s. /'. Oseille sauvage; plante qui cruit eu abondance
dans les hautes montagnes, aux alentours des lieux où s'abri-
k'nt les troupeaux.
Spars, £sparcette, Espareils, Esparlisses, Ksp«>-
sourettes. Tous ces noms peuvent provenir de ce que les
lieux qu'ils désignent sont cultivés en sainfoin (Esparcette) ou
épars au milieu de terrains incultes.
Bauche, s. f. Ce nom se donne, dans la haute Provence, à
presque toutes les graminées qui croissent dans les rochers.
Dans le bas Dauphiné et la Savoie, Bauche et Blachc dési-
gnent, au contraire, des herbes marécageuses, des Laiches.
La Balchière (E).
Les Bauchières (E).
L.acha s. /". Laiche, [liante marécageuse.
La Cha iB).
Lancha (V. B.).
Un grand nombre de noms de lieux tirant leur origine des végé-
taux se terminent en er au masculin, en ère au l'éminin ; ils
sont souvent employés au pluriel; ainsi on trouve :
L'Areyère. Lieu où croissent les alisiers [Areyers].
Cerizièrea. Lieu OÙ croissent les cerisiers. On trouve dans la
vallée de la Doire, près de Pérouze, le village de Sirizieri.
Espai'ouvières. Lieu OÙ croissent les sorbiers fEsparoa-
vkrsj.
Oenestier. Lieu OÙ croit le genêt.
t.'A.zai*Ier, l'Arzelier. Môme sens.
Oîvadîère. Lieu OÙ l'on cultive l'avoine / 6'tca^. On trouve
aussi :
Les Ci vas (E).
diuulières, Chourîères. Lieu où croissent les choux.
Fromentîère. Lieu favorable à la culture du froment.
Orgîère. Lieu favorable à la culture de l'orge.
Favîère. Lieu favorable à la culture des fèves .
I»ezière, Pezourîère. Lieu favorable à la culture des
pois.
Chanebière, Chenevière, Chenevier. Lieu favorable à
la culture du chanvre.
iFtabière, Rabeyrière. Lieu favorable à la culture des
raves.
XrutTBère. Lien favorable à la culture des pommes de terre.
Wi l'.VTOIS
CIblère. Lieu fjtvoiablL- ;i l;i culliirt' des oignons.
Cresfeonlère. Lieu où l'on trouve du cresson.
Bauclilère. Lieu où croit la bauelie.
i\yeillière. Lieu où croit VAise ou Mijrtih.
Ou ti'ouNC également les lornies suivantes .
l*our le Pommlei* :
Les Pommiers; les Pommeykets ; Pommiek amar O
Pour le l*olrIei* s
Le Prlchier; Cuamp Perussiek (Q) ; Pekussière L.
Pour le Prunier s
Les Aprumers [()).
Pour le l'ècher:
L'Apersier (Q).
Pour le Groseîller :
L'Agrolselier (K .
Pour le IVoyer :
Les No lirais (L .
Noce (V. P. .
Pour le Chardon :
Col du Chardon>et (lî).
PUNTA DEL DARDO'NEÏ (V. P.).
Quelques noms i)alois d'arbres ont ct'3 formés du nom l'rançais
avec l'adjonction du prélixe a; ces noms ont donné naissance
aux dénominations suivantes :
Les Aprunilrs (Q).
L'Amourier (B).
L'Agrouzelier (E .
L'Apersier (Q): le pécliei'.
YI. — ANIMAUX.
Arnmillère, .s. /. Lieu où se rassemblent les trou|)caux. Les
tiouiieaux se nomment Annailles en patois du bas Dauphini', de
la Savoie, des Pyrénées, du Rouergue, etc.; du latin Ânimalia.
ni- ocKvius. 205
L'Armaillère (B).
Ar^, .S'. //(. Relier.
Le jas des Ares E).
Lou coiAN DE l'Aké V. R.).
Duc, I>ugou, .S', ui. (lilidn.
Serre du Duc (0)-
Trou du Duc (R).
Le Dugou (R).
Esiparvier, s*, m. Eperviei", et en général oiseau de pntie.
ReaucoLip de montagnes dont les souiniiti's rocheuses servent
de retraite aux oiseauv de proie, tirent de là leur nom.
La grande I-lrERVIÈRK (0).
Roquesparvière (V. P.).
Ttandonla, s. f. Hirondelle.
Le Randoiillet (R).
RoccA Randouliera (V. P.).
«lalabre, .?./■. Lagopède OU perdrix blanche. Telran larjopus de
Linné, espèce de per(Jrix qui habite les sommités les plus
froides.
La Zarariîa (R).
Chevalet, s. m. Nom de la sauterelle dans la Combe de iMey-
ronnes. Cet insecte porte le nom de [Mni/omte en Ouf^yi^Ts et
dans le reste de la Provence.
Lou Chevalet (V. R.).
Chauvîe, .s. f. Corneille. Reaucoup de noms tels que la Chai-
vio, LA Charvia, Roche Charve, Coumbo Chauvio, peu-
vent venir, soit de ce que ces lieux sont fréquentés par les
corneilles ou les chouettes, soit de ce (pi'ils présentent des
sommets dénudés.
Voyez Charve, art. I, sec t. A.
Les lieux suivants ont lin'' leur nom
De l'Ours :
Ourcière; l'Orcevuetie (B).
Du Loup s
LOUBATIÈRES (R) ; LA LOUBIÈRE (\ . P.); FoNT-LOUBE (F.).
Chaxteloube (0) (F); Cantalupo (V. P.).
Du Cliamols s
Ghamoussière (0); Coste Chamours (0].
De la Chèvre î
La Chabrk (F); Les CnABRif-RES (E); Cl\braressa (V. P.i.
De la X'^ache :
Vachier 'oy
206 PATOIS
Dll tilèvre î
L.v Léolre (B).
1)0 l'Ecureuil s
L'Eyc.hirol (B).
Des Oiseaux. :
Champ-aussel iB) (E).
De l'Aîgle î
Crest de l'Aigle (B); L'Aigletto (B .
Le .ioi;c de l'Aigle (0; : l'aire de l'aigle
Du Corbeau s
Le Couarp b ; Serre di: Couarp (E).
Du Geai s
Serre du Gai (0)-
Du Pigeon :
Combe des Ramiers (V. B).
Le Colombier [Q).
Du Merle s
La Marline R)
Du Coq s
Pierre du Jal (E).
De la I»oul© s
La Galltxe (E .
Du Rossignol :
Les Raus (0).
Du PapUlon s
Col du Parpaillon (U : Ii. Parpajon rima (V. P ).
De la Cigale s
Les Cigares (0).
De l'Abeille :
Les Abeilles (B); L'Abeille (E).
Le Brusc (Q) : la ruche.
Le Brusquet (V. B).
Du Serpent :
Lau de la Serp (B).
De l'Ane ou (le l'Anesse s
Pierre de l'Azé (B); champ de i.'Azfi (E ; col di; la Saume A . P.
Des Ilats des champs :
Champ des .tarris (E).
D(S Pourmis s
Champ des Formis (E); la FormigiI-re ;b
— «M? sta '>--'■ —
DU QUF.YRAS. 207
Vn. — CONSTRUCTIONS POUR L'HABITATION,
LA CULTURE ET L'INDUSTRIE.
Cilialet,.?. m. Hal)itation d'été à l'usage des gardiens des iroii-
peaux. Maison où l'on faille fromage.
Les CH.4LETS de l'Alp 'B).
Muniide, .s. f. Chalet. Maison de pasteur avee un bercail.
L\ Mi.iXDE (0) (G); LES xMu.4Ni)ES (e;.
MÉ.4NDE (V. p.;.
La Muandette (E ; Miandett.4 (V. P.).
Meirie, .s", f. Chalet; habitation où l'on passe une partie de l'été .
— On appelle époque des Meiries celle des changements de
résidence pour les troupeaux. Ce mot se retrouve jusque dan<
les Alpes de l'Oberland, sous les formes Mayrin, Mnrgeria.
Meiro (Q).
Mairies; les Mayries ^Q)-
Meyronxes [V. B.].
Fourest, s. m. Chalet, habitation iW-artée .
Le Forest (B) (0).
Forest-Muande V. P.).
Mazet, Mazei, .s. m. Petite maison de campagne.
Le Mazet V. P.).
Celle, .s-, f. Ce nom, tombé en désuétude dans le langage actuel,
désignait autrefois une habitation isolée, une maison où l'on
pouvait rentrer les récoltes. | Oe.llarhnn, lat.; Cella, ital.
La Celle [B .
Les Sallettes (B) (E).
Alp chiot de la Sella (V. P.}.
SELL.A-VeCCHIA (V. p.;.
Selle-Grangie (V. B.].
Grange, .s. /". Bâtiment isolé où l'on enferme les récoltes.
Les Granges B'; Grangie (V. B.).
Les Grangettes; les Grangeasses (0).
Grange du Bigarat (V. B.) : Grange du huguenot.
Souliar, .s. m. Grenier à fourrage (V. B.). | Soinrivm, lat., lieu
exposé au soleil, étage supérieur d'une maison.
Baïta, .s. f. Petite cabane, abri pour les bergers. Ce mot, usité
dans les vallées vaudoises, en Languedoc, en Auvergne, etc.,
se retrouve, d'après Diez, avec le même sens en vieux haut
;>08 PATOIS
alloinjind fUailùiiJ, et on iinglais f'AbodeJ, et aussi, dit-mi, eu
hébreu fBailhJ.
Scapito, s. f. Cabane creusée dans la terre; abri pour les ber-
gers.
L'KSCAPITO ■
Xubanéou, s. ni. Chaumière; lieu où il fume toujours.
Tlbamou [V. B.).
On trouve aussi :
La Cabane (0).
€:hazal, H. m. Maison en mine, niasui'e. | Camir, ilal.; Casai,
esp.
Le Crazal (E); les Chazars (Q^.
Le Chazelet (B).
Le Chazalas (V. B.).
Casal (V. P.).
Scréona, Screuna. Ilulte souterraine couverte de gazon
ou de paille dans laquelle on se réunissait en hiver à l'exemple
des Germains {Txcn., de Germ., 16). j Escraigne, Ecraine,
vieux fr., lieu de réunion; Srhram, tud., chaumière. De l;i
peut-être les noms :
Vallée d'Escrins (E).
Barre des Ecuins (B).
iSouste, s. f. Abri. Poste de douaniers. Ce nom est employé
dans le canton de Zurich avec la forme 5(/.s/. — \'oyez Soiisle,
art. 1, sect. A. On trouve aussi la Douane R ,
Les habitations pour le bétail s'appellent :
astable, s. f. Etable.
L'Establasse (V. B.).
Méan, .s. m. Bercail.
Rerg-eria, .s. f. Bergerie, est très-usité dans les \ allées vau-
iloises.
Xrioun, .s. vi. S'applique s[)éci;ilement à la loge des porc-. —
Voyez Jas et Caume, art. IX.
i*ara, .s. f. Ce mot désigne, dans le dialecte languedocien, l'es-
pace gazonné que l'on conserve autour des maisons, à la cam-
pagne, pour servir de sortie aux animaux domestiiiues. On
l'emploie aussi dans h; même pays pour désigner un terrain
disposé en terras.'-e.
La Para (V. P.).
La Pare (E) (V. B.).
diiabot .s. m.; Clabpareaso, 5. /". Etablc pour les chèvres.
Ce nom e>l Irès-fréipienf dans les vallées piiMiiontaises.
ne Q[iEyR\s. 200
Les Edifices rcUgleux ont (liiiiiK' nnissoncc aux luiiiis sui-
vants :
La Gleuo (Q). L'église
Dessous l'Eglise (0)-
(iLEIZOLLE (V. B.).
La Chapello (Q)-
ClAPELLA (V. P.).
Lou Cementieri. Le oinielirrf!
L\ Ciiors La croix.
Espital, .s\ )n. Ilnpitai.
L'Espitaliêue [Bj.
L'HOPITAL (B) (R).
l*rîoura, s. //(. Prieun'': lieu nù il y a eu riialiitaliou d'un
prieur.
Le Priolra (B).
Champ nu Pré au rat (E).
Font du Priou {Ql
Claustro x. m. Ce mot désignait autrefois la maison du
curé dans la vallée de Barcelonnette. | Clfni.strum, lat., clô-
ture.
Le Claustre (V. B.) (E).
Le Clouastre (E).
La maison du curé a donné nais.-ancc encore au hameau de •
La Cure (E).
Vas, s. m. Au moyen-àge, ce mot signifiait dans nos Alpes,
tombeau, place de famille dans une église ou dans un cime-
tière. — Une charte savoyarde de 1349, dit : Scpeliri toluil in
raso Sancti-Andrex sapra daustrum. — En Savoie, le mot
patois Va a encore le même sens.
Le Vas des Coquins (B).
Vas et Fortune (B .
Le Cros du Vas (B\
Piloun, .S-. m. Pilier. — Petit oratoire creusé dans un pilier. —
Petite chapelle élevée sur le bord d'un chemin. Ce mot est usité
surtout dans les vallées vaudoises. — Voyez Pilât, art. I,
sect. A.
Le Pilon (V. B.) (V. P.) (b;
Pi LEONE DE Santa-Anna (V. p.).
Hospice, nefuge, .s", m. Maison destinée à servir d'asile aux
voyageurs dans les passages dangereux des Alpes.
L'Hospice du Lautaret (B).
Le Refuge (B).
210 PATOIS
Les Cabaret» isoli's nntdomuî naissance aux noms :
La LÉciunE (V. R.;. Lieu où l'on boit.
Le Goldeyron (RI. Lieu où l'on godaille.
L'Albeugo della luxa (V. P.).
Mazciière, s. f. Roiiclierie, lieu où l'on tue les bestiaux. —
Lieu où l'on trouve plusieurs petites maisons de eampairne ou
Mazels.
La .Mazei.iÎ'RE (E).
.Maceli.o (V. p.).
t-aiirîe, F'oiirjîi«>re, s. f. Foi'ge. | Furina, Fcrriera , il.
I.A FaUIîIO (0); I.E.S FAURfiES [Q).
La Fai RE (F).
La Foi Rf.ifcRE.
I*aroour, s. m.; l*arandîère, .s-, f. Fabrii|ue où l'uu foule le
drap.
Les Paroirs (R).
Les Monlînsi ont produit :
Le .Mori.iN (Q;; le Mourln (R).
Le MOILLNET (E).
Le Moulinas (R).
isaritel, a. m. Moulin. I BariU'l et Jiiifarel, prov., cla(|uet de
moulin; Burutcl, bref., blutoir.
Le IJaritel 'R).
Itaitéou, .s. m. .Moulin, usine où il y a un claquet.
Le Rattéou (R).
Les lieux où l'on rahrique des ol»Jets en terre ont
produit les noms :
La TcpixiftRE (Q;. Fabri(pie de pots.
La Tuile (Q).
La IJriqle ÎR).
De Four viennent :
(jL\Mi' DU Four 1? .
Ij: I'ournet 'R) E).
Fol RT-ClIOUSSIN (0).
Le Hai-our (R) (Q); lk Rekour (R) V. P.). Foui à eiiaiix.
Des litnix où l'on fonc! la résine viennent ;
La Pe(;i:iéra V. R. .
La Fusixe |Q'.
Les bornes où les ainonccllcnients de pii-rrcs ap|ielt'is Hommes,
élevés jiai'les iriimpcurs sui' les hauteurs dilliciles à escalader,
ont produit :
PlERRE-FICllE (Q).
Pointe de la Gardioi.k V . b.).
nu QUF.VRAS. 211
HociiEK DK l'Homme; Pic de l'FIomjie; i,i:s rnois Hommes, etc.
i(acha«<ae, n. f. Caissc suspeiuliKi à un câble tondu comme'
C(!lui d'un bnr ;i traille et servant dans les montagnes du Dau-
jiliiné à l'rancliir les gori,^es étroites et profondes on les torrents
débordés.
MoM.vGNE DE LA BACHASSE [\ . lî.). .Moutagne où t'tait l'talili un
iMigin (le cette nature. — Voir ce mot, art. 1, sect. H.
Arche, s. /". ColTre. — Digue formée par une série de colTres
en clayonnage remplis de pierres; digue en général.
Les Arguas (B).
Ne pas confondre avec Archo, art. I sect. A.
Oarrî .S', m. Retranchement, rempart.
Le Barrv (B). Muraille crénelée et garnie de tours qui bnre
l'entrée de la vallée de l'Argentière.
Pailon de Byzance, dans sou traité de fortification, emploie l'ex-
pression Twv Bapwv dans le sens de remparts, tours.
Vais, Vars, .s\ m.plur. (vieux prov.). Murs, remparts. | Du
latin Vallum. De là viennent probablement les iu)ms suivants,
fréquents dans les Alpes dauphinoi.ses et vaudoises : 17/r.v,
Yarccs, Col de Vorz, Cnl de Fr/r.s, // Vars;, Verz wltano, T'er.s
sourano Ces noms s'appliquent toujours à des villages ou à
des cols qui ont pu être fortifiés.
Les Constructions militaires ont encore donné lieu, dans
les Alpes, à un grand nombre de noms.
Ainsi :
La Tolr (B) (E)
La Torre (B) (V. P.).
Puis :
Le Camp [Q) (V. B.l
Et encore :
Tranciamento (V. P.).
On trouve également :
La Maisox Crénelée ,î\;.
Le mot Maison adonné naissance, en outre, à :
La Malsoxn'ette (E).
Maisonnasse (0).
Les Meuolns (0)-
Chastel, s. m. Château.
Le Chastel (0).
Chastellar (V. B.).
Chastellas (E; : le grand château.
Chastarellet (E) : le petit château.
Le Chastelet (Q .
212 PATors
Salle^ s. f. Ce mot a conservé, dans le canton du Monr-tier de
Briancon, le sens de Maison importante, manoir.
I.A Sallr : Nom du chef-lieu d'une commuin' du IMianounnais
Sal-Bertax ( V. P. j.
Maye, s. f. Maison fen \ ieux provençal).
La Maye (Q) (B).
La Maita (y. V. . Nom d'une cabane ruint'c sui- la roule
d'Abriès à Saluées.
Ne pas confondre avec Mait, art. I, sect. A, et May, art. III.
Borde, .s. /'. Ce nom est très-répandu dans presque toute la
France, sauf dans l'Ouest et le Sud-Est. — On en trouve
cependant quelques exemples mais avec une forme diminutive,
LA BoRUELifeuE près Grcnoble et Borderia dans les vallées
vaudolses. — Nous rappellerons, à ce propos, ce que nous
avons déjà fait observer dans la préface du Glossaire, la grande
alTinité du patois des vallées vaudoises et de la valb'e de la
Doire avec ceux du bas Daupliiné, de la Savoie et du Lyonnais.
Ainsi le mot Moiard, qu'on emploie d'une façon habituelle
dans les pays que nous venons d'énumérer, ne se trouve i)as
une seule fois dans l'arrondissement de Briancon et re|)arait
près de Suze dans b's noms .Molarosso .Moiard roux), .Moi.au-
TROxc (.Moiard tronqué;
Oarraca, s. /".; Barracon, s. ni. Petite Ijara que. Nom Irès-
usiti' dans les vall'es piiimontaises.
Ville, Vîère, .s. f. ; Villar, Vlérar, .s. m. ^'illagt'. C.i' nom
est très-répandu sur les deux versants des Alpes. Il désigne
généralement le village principal ou le plus ancien du pays.
La Vièro (Oj.
La Ville (E).
Le (WIAND ViLLARD [ B .
Le \illar V 1' ).
Villaret, Vléraret, (ic, s, ///. Le petit \ill;ui'
Le \ ifiRAKET Q. ) (IL
\ ILLARETO (\'. P. )
La \ ILLATELLA ( \ . P.).
Bnn, Buata, .s'. f. Rue; village dont les maisons sont disposées
le long d'un chemin de manière à ne fermer qu'une rue.
La Rla {().) y. B.j (V. J' .
Hi A DE l'K(;lise ; Rua Oli.nzank ; Rta S(U tanv ; \\i\. Soiuevrana ;
Rla DEL i'oMEfV. P .
1)1 OUKVKAS. 213
Cil Iroinc (l;iiis les vall(M's \;iii(loiscs iiii tivs-i^i'aiid iioiiilirc de
Rlaia.
Il est très-pioliabic qm; i)res(iue tous les iiuiiis (iiic les géographes
éei'ivciit lionc et Roue, eoiiinic le Col de la Rolk (B.),
^oiit (les coiTiiptious du uiot Rua ([u'oii prononce Roiui.
Celle observation ne doit s'appliiiuer qu'à la région qui nous
occupe. Quand on descend dans la plaine, les noms s'adoucis-
sent et se confondent en perdant leurs caractères; ainsi, dans
le bas Dauphiné, le mot Rout, escarpé (art. I, sect. lî!, devient
Rou et on linit par écrire qu'un pré est à lu Roue, (|uand il est
sur une pente rapide ; de même les nombreux écarts qui, dans
le centre de la France, s'appellent la Roue, la Rue, le Rud,
etc., tirent leur nom du mot Rout, défriché (art. II, sect. B)
Dans les Alpes suisses le Roui de nos Alpes devient Riili,
Rutli, Griit, Ceriite, etc.; on trouve 77 noms de lieux dérivés
de cette racine, rien qnc dans le canton de Zurich.
Bourgeu ou Oourja, ,s'. /. Hameau.
La Bourgea (E.) (A).
Lii Bourget (B;. Ce nom est également usité en bas Dau[thiné.
Quartier, , S', m. Nom donné au hameau dans certaines vallées
piémontaises.
Le quartier Bourcet.
Soubeyran, s. m. Hameau le plusélevii d'une communauté. |
Superio)-, lat.
Le SouBEViiAN (B.) (Q). — Voyez ce mot, art. III.
Fuurane, .S-. /". Ecart, hameau éloigné du village principal. En
Provence ce mot signilie Douane et Latrine exlérieurc. \ Du
lat. Foras, dehors.
Les Forannes (0).
Forvîlle, .s. /'. Faubourg éloigné, hameau écarté. | Du lat.
Foras, dehors, et de Villa
FoRViLLE (B). On écrivait autrefois /''ore.s'r///e.
Mas, s m. Ensemble de bâtiments servant à une exploitation
agricole, ou des propriétés connues sous la même dénomi-
nation.
Le Mas de Blais (B;.
Le Mas de Jouffrey (B).
Domaine, .s. m. Ensemble des terres que possède un même
particulier, (jui sont ou peuventêtre réunies en une seule exploi-
tation.
Le Domaine {Q\
I
21 i PATOIS
AflTur, ,s. m. Ca' mot désigne, dons les vieilles chartes dauphi-
noises et dans la langue des notaires de la haute Provence,
l'ensemble d'un domaine avec toutes ses dépendances.
C'est sans doute l'origine des noms suivants :,
U Pake (B).
La Fère (E).
Aco de. Expression signifiant proprement cela de et employée
suljstauliveinent pour désigner la propriété de quelqu'un.
Aco DE Combe. Chez Combe (V. B).
Dans le Jura, on rencontre souvent des noms topographitiues
analogues: Che:^ Purre, Chez PauL
Dans les Pyrénées-Orientales, ces exi)ressions prennent la forme
Kan Carlo, Kan Kirch.
Mensal, ,s. m. Ce mot désignait autrefois un domaine rural qui
donnait un certain retenu ou men.se.
Les .Me.nsals (Kl.
Courtier, .s. //;. Cour, basse-:our, jardin, métairie. | Corlil,
Prov. et bas Daui)li.
Le Courtier {()).
Ciuus, s. m. Clos, esjiace de terre cultivée fermé par des haies,
des fossés, des murailles. | Du lat. Clausiim.
Le Clals (Q.)(B.); l'Enclos (B).
Claolsa (BJ.
Le Clal'sset (E).
Clalsis 0;-
VIII. — VOIES DE COMiViaNlCATION.
vie, s. f. Route, chemin.
La Vio cloto (Q). Le chemin i)lat.
La Vio dhèciio (Q); la Vie R()TTE(B]. Ec cliiMnin à pente ocarpée.
Vio PEYRUo (B). Chemin pierreux.
La Croia vie(B) ; la .Maiia voro {\\\. Ee mauvais chemin.
Sols la vie (Q ■
La Viasse (!•;'. Ee grand elieniin mal entretenu.
VJoI, .S'. ///. Pelil clieniin, sentier. — Vtior a larnnu, chemin à
talon.
Le Viol d'Aval ; Cuamp du \ iol fO).
Le Vlor (B).
Les Viollins (Ei.
DU OUEYRAS, 215
Ch»ri-Ière, .S'. /". Chciiiiii par dû passent les chars.
La r.iiAUiiii'UE (X)) (E).
Le nom franeais de Chemin coniineiice à i)reii(lre la place des
anciens noms. Un Chemin fTchaminJ fnunzu ou cuvd est un
chemin creux. — Un chemin cousin ou drerh est un chemin
à pente raide.
Dans les vallées picmontaises, on apiielle Strada la roule et .S7./])
un sentier escarpé.
Droye, s. f. Sentier frayé par les troupeaux et les chamois;
couloir pour la descente deshois.
Le cadastre confond souvent ce mot avec Adujit, art. VIII.
La Draye lO) (E; (V. B) (B).
Les Drayères (B).
Les couloirs pour la descente des bois [lortent encore les noms
de Itase, .s. )n., ou de Xîi-îissière, .s. /'.
La Kîfurcatîon ou la trifurcation des chemins a donné nais-
sance aux noms suivants :
V lE-FoURCIIE (Q).
Cruisa (B).
Despautias (V. B).
Trievo (E).
Les Quatre vies (Q).
Travereier, s. m. ; Scourclie, .s. /'. Baccourci, chemin de
traverse.
Le Traversier (Q).
Relarg, s. m. Elargissement d'un chemin.
Au Relarg (B
Desviour, s. ni.; Desvie, ,s. /'. Ruelle, petite rue, [ietil che-
min qui abrège en cléciant de la voie principale.
La Desvia (E).
Barricades, ,s. /". p/. Partie d'une valh'e resserrée par des es-
carpements plus ou moins longs qui ne laissent guère au fond
que la largeur du lit de la rivière, que l'on est obligé de passer
et de repasser plusieurs fois, soit à gué, soit sur des ponts, en
prohtant de toutes les langues de terre, pour communi(iner
du haut en bas de la vallée.
Les Barricades de Césanne (V. P).
Les Barricades de Saint-Gerîiain (V. P).
Xourni<]uct s. m. Montée ou descente, en zigzag fort court,
d'une montagne ou d'un vallon.
Le Tourniquet de la chapelle Saint-Geuvais (V. P).
Le Tourniquet de la combe de Vehier 0)-
2 1 () PATOIS
iSsirrière, n. /". Cleydu, s. f. Passage rosseiTt}, analogue aux
lUirrirddvs^ mais l)eaii(*ou|) moins éleiitlu.
La Haukikke ou li Cleyda iB).
Les passages resserrés ou dangereux pi'euueiit encore le nom de
l^us , I*nsset, Ululpas , Mauput;» , Marri l'as.
Serras, s. m. Délilé.
Pas du Serras (V. P).
Vaoute, s. /. Volte, lacet d'un chemin
La Vauto (0
Les Voûtas (BJ.
Les Vautes (K).
Le passage des rivières a donné lieu aux noms suivants
Pour les l*onts,
Pont haut (E).
Pont krach (K). Pont rompu.
POUENT DE BOUESQ [Q] ; POUENT LA TESTO ( Q)
]'our les Ciués :
Le (iAYO B).
Le lieu où l'on a l'hahitude de sauter un ruisseau s'apiielle
Le Soutoun (B).
L'endroit où on le traverse sui' une planche se nomme
[.A Planche (E).
Ou
La Passarello (Q .
IX — MESURES AGRAIR^ES, FORME DES PARCELLES,
ORIGINE ET DESTINATION DU LIEU.
Héinliiée,.s-. /'. Suiierlicie de 8 ares ensiion.
L'i(r:.Mi.\fiE (u.) (e;.
Es^lINAS 'El.
Civayer, s. f. Superiicie df 1 ai'e environ.
Le Civayer (Q).
Les terrains a|ipailcnant à un m<~'m<' propiieiaiii! cl culti\(''s
liahiturllcment en cé'i'éales se désignent Sdil par le noin di'
dliaini» ;
\)r là :
CUA.MI'Ld.NG Q).
I)U OIJKVUAS. 217
CHAMUON (0 ; CllAMlIONUET (B).
Cjiami'Mel (Q .
CuAMPCELLA (E). Champ caclK'.
Champas Q.) (p: ).
Les Champets (E.) (V. B .
Soit parle nom do Pièce.
Do là :
La graxde Pièce (B, .
LaPeicia (V. Pj.
Quand il y a plusieurs petites purcelles les unes à côté dos
autres elles s'appellent
Les Parties (Q);
ou hieii
Les Patakéols [E], c'osl-à-dire les cliiffoiis, parce (ju'olios pro-
duisent par leurs diverses cultures l'eUet d'un liahit d'arle(|uin.
Des parcelles disposées comme les clayons d'une claie entre
deux ravins parallèles ont été baptisées Clouasse».
En général, quand elles sont de forme longue elles prennent le
nom de Barres :
Les Barres [Q.] (E;.
En Barres (Bj.
La Barasse (Q).
Voyez Barre, art. L, sect. A.
ou de Fuisses s
Les Faïsses E); La Faisse (BÎ.
Les Fesses de la Dame (B).
Quand elles sont de forme ronde, on trouve
RiOXDET (Q.) [B].
Les parcelles en forme de trapèze ont reçu le nom de
L'Apio E). La hache.
Comnet, s. m. Petit coin destiné à fendre le bois. Parcelle de
terrain en forme de coin ou de triangle, ou située dans un
enfoncement, dans un lieu retiié.
Les Cognets (Q .
Verctilère, .s. /'. Dans tout le Dauphiné et dans la Pi'ovence ce
mot désignait autrefois la dot d'une lille en biens fonds.
Aujourd'hui il désigne le plus souvent le terrain clos qui est
pi'ès d'une ferme et où on lâche le bétail pour le faire paître;
quelquefois il s'applique simplement à une terre cultivée. |
Verquiera, Prov.; Vercheyri, Lyonn., For., bas Dauph. ; Val,-
rliirre, Auv.
1ère, .s. /". Lieu OÙ l'on bat le blé ; endroit plat propice pour
batti'o le blé ou qui lessemble à une aire.
218 PATOIS
Les Ihières (E).
Las Iéra (B).
Les Aires (Q).
L'Kyrette (R) (Oj.
Couipre, s. ?/L Marché, achat. | 6'o?*i/>>Y/ , it., ct^p.; du latin
Comparare, achclcr.
La Compre [Q\
Kjuminaire, .s. //(. Nom (l'un certain nombre de lieux dits
appartenant à ri'.glise et dont le produit servait à entretenir la
lampe sacrée.
Le Liminaire K).
Les liiens-l'onds consacrés à des «futjre* pie» portent encore
dans les Hautes-Alpes les noms suivants :
Les Fréries (15).
La CnARiTÉ (E).
Prèles, nom d'un village du Briançonnais, de la commune de
Saint-Martin de Queyrières.Ce nom vient de Prateti (bass. lat.)
Petits prés. Pelouse, et non de Prœlium comme on serait
tenté de le croire. On trouve dans les actes de baptême de la
paroisse de Saint- Martin, rédigés en latin : Matrina fuit
Man/arita Courcier de Pratelis (de Prèles .
Subléou, s. VI. Endroit élevé d'où l'on siflle i)our donner des
avertissements aux bergers.
Saice, s. /'. Lieu où l'on distribue le sel aux bestiaux.
La Salce fB^ (E .
Ne pas confondre avec Sa Ire, ait l\', et Saiize, art. V.
Liiche, Lechère. s. f. Roches qui se couvi'ent d'elllorescences
salines et que les animaux sauvag<'s ou domesli(iues \ iennent
lécher. — \ oy. Leciie, art. II, sect. .4.
Torrent de i.a Liciie B).
Serre, s. tn. I*«rc, .s. //;. Lieu on l'on enlerme des troupeaux.
Le Serre du Bavle (B).
Ne pas confondre avec Serre, art. I, sect. A, et Serras, art. VIII.
•las, s )n. Lieu où les troupeaux jtasscnt la nuit, j Du latin
Jacere.
Ce mot n'est plus en usage dans la paiiie haute des Alp(>s fran-
çaises. On trouve cependant
Le Jas [U).
Le Jas des Ares (E). Le jas des béliers.
Le Jas Peyrenq (V. P). Le jas pierreux.
Dans les vallées piémontaiscs et spécialement dans celle de la
Sture, on rencontre des Giftsses à cha(|ue pas.
La (Jiassa, Le (Iiassot.
DU QUEYRAS. 210
Glvsset DEL Collet.
GLVSSO DEL ClAJHP.
GlVSSO DE PAN PERDU.
GLisso Di Rkamafame.
GL4S.S<) della porcera.
Cauine, Cliaume, Clialp, Cliarp, s. f. Lieu OÙ les trou-
peaux viennent se repû,sor fChaïuanr' au milieu du jour.
Par extension , li(iu où les troupeaux viennent passer la
nuit.
La Charm (0); les Charmasses (Q).
La Charmasse (B) ; la Cualmasse (Q).
Les Charmeïtes ; les Chalmettes (Ej.
La Ch.\rp (Q): la Charpe V. P.).
La Cuau (E).
La Cualp (Q.) (V. P).
La forme ancienne du mot Chalp qu'on retrouve dans les chartes
eal Calma; le Plan de Phazy est appeié M iist las Calmes par
Grégoire de Tours. Les habitants du village de La Chalp en
Queyras s'appellent les Charinrirors.
Le mot Chaume esta peu près l'éffuivalent du mot Jas. Tous les
deux sont extrêmement fréquents dans les Alpes. Le mot Jas
domine sur les deux revers extrêmes des Alpes, c'est-à-dire
dans le Vereors et dans les vallées piémontaises, tandis que le
mot Chaume règne sur la zone interinédiaiie. Dans l'Oisans
on dit La Grômo.
Les Chaumes peuvent venir, dans quelques (^as,d.e'Calatttitiuin,
champ stérile, pâturage, et dans d'autres, d'une racine celtique
signifiant, dit-on, cîme, montagne; c'est de cette dernière
source que dériveraient les Ckaauies des Vosges, les Cham du
bas Dauphiné, les Galm de l'Oberland bernois et du haut
Valais, et peut-être les Chaux et les Kall du Jura. Le nom de
La Chaux se trouve deux ou trois fois dans les vallées vau-
doises.
Xiraqua, s. /'. Nom donné dans tout le Dauphiné aux montées
très-raides, parce que les montagnards, en les gravissant, ont
l'habitude de saisir la queue de leur mulet pour s'aider dans
leur marche.
TlRAQLAZ (B).
Oardette, Oardioie, ,y. f. Borne destinée à marquer une
limite. — Pâturage réservé.
La Gardelle (B).
GARDUORO (0;-
Un certain nombre de lieux tirent leur nom de ce qu'on y
220 PATOIS
charge liiibilucllcuient sur des cluiriots les bois (juc l'on a lait
coller JQsiiiic-ià au moyen des Drayes. Ces lieux sont toujours
à uu (•liaugenient de pente du flanc de la montagne.
Li:S ClIAKGEAL'X (E .
ClIARGEAREL [\\.
Clouât de l'Attei.olh (V. B).
Les Chargeouks uaolts (V. lî)
X. NOMS DE SAINTS OU D'HABITANTS.
Nous ferons l'emarquer d'abord, dans la région (|ue nous avons
étudiée, un assez grand nombre de noms avec le suffixe oin,
qui dérive du suffixe germani([ue enijcn indiiiuant la lllialioii :
Pevrenq, Varexg, Arleng, Barrexg, Flatexg, Cuasteng ; Les
OldourExN'qs, Giraudex:.
Les noms de saints les plus répandus cominii noms topifjues
sont : Saint Chaffrey, Saint Véran. Saint Pancrace, Saint
Romain, Saint James, Saint Glillalme, Saint Pierre, Saint
André, Saint Blaise, Saint Vincent, Sainte Catherine, Sainte
Marie.
Les noms de lamille se transportent gén('ralemeiit aux hameaux
dans la fjrme suivante :
Les GiLLV, I,es Bonafé, Les Odolls, Les Ponce, Les Lomrards,
Les Ollimers, Les Césaris, Les Giralds, Les Alrerts, Les
Bayles, Les Allemands.
Mais on trouve aussi :
Pra-Rol'bai D , Clot-Bonnari) , CL(iT-BAUNfioii) , Clot-Ciiarin ,
Serre-d'Ulgles , Serre des Ciiarrand, Plan des Ai dier,
Plan Leaitiieaci), Sa(;ne r'AiiXArD, Allemandeysse, SAci.xE-
Allemand, Chalet Ciiarvet, Ciiami- d'IAnard, Cote Bertrand.
On a l'habitude, dans les Alpes, de donner aux pics et aux cols
le nom de ceux (jui les ont gravis ou découverts les premiers.
Ainsi on lit sur la carte des vallées piémontaises :
Pic Charbonnel; cima di Galciiier.
Près de Cervières, deux pics voisins iioitent les noms de
Pic de .Iean Rev ; ne de Pierre Lviiaid.
DU QURYIUS. 221
Dnns le massif du l'olvoiix on trouve :
Le col Jean Martin, (hH'ouvert eu 1874 par le guide Jean Martin,
d(^ Si erre, accompagnant M. Oaiviey Maund.
La Pointe de Marguerite, ainsi appelée en i'iionneur de miss
Marguerite Brevoorl, qui en lit la première ascension avec son
neveu, M Coolidge, le 30 juin 1875.
Le col de Jean Gauthier, découvert le 24 juillet 1876 par le
guide Jean Gauthier, de Vallouise.
Les professions, qui ont du re-te pu être aussi de-; noms de
famille, ont produit :
Les Sartres, les tailleurs.
Les Manins, les chaudronniers.
Les Vabres, les forgerons.
Clot-Peyrolier, clôt des chaudronniers.
La GROLit'RE, lien où il v a des savetiers.
Nous compléterons ces recherches par les extraits de ti'ois
Chartes hriançonnaises indiquant les formes latines des noms de
lieux et les noms des anciennes familles du pays.
EXTRAIT D'UNE TRANSACTION
Passée le '29 mal iSiS entre le Dauphin et les représenl,ant<i des
c immunautés du Brianconnais.
Ilinc est quod, in i)r;e3eatia testimonii et mei notarii publici
subscriptorum, piwfatus dominus IIimbertus del|)hinus Mcn-
neu'iis, ex una parle.
Et
Nobilis Guigonetus Leozonis (Guigonnet de Léozon),'procura-
tor et sindicus ad infra scripta specialiter deputatusuniversitatum
de Quadralio (Queyras )....
Franciscus Chaisii (François Chaix ), procurator et sindicus
universitatis, urbis et burgi /?/'/anfoni/ ( Briancon ), Podiorinn
Puy-Saint-André et Puy-Saint-Pierre) et omnium alTranchito-
rum dicti lo ci ....
Petrus Blanchardi (Pierre Blanchard), procurator et sindicus
universitatis Vallis pratoriini Val dos Prés* et Monti^ lani
Mont-Genèvre '... .
222 PATOIS
Matiieus OusENCii (Malhicii OrS(Mice), procuralor universitatis
Sanrtl-Thcoffredi ( SaiiU-CIiaiïrcy )...
BoNiNiis Faber (Bonin Faiiro). pi'ocuiator universitatis paro-
chia' de Sala ( paroisse de la Salle )....
JoANNES PoNTn DE Casceto ' .Icaii Poiit (lu Cassel ), i)rocuraloi'
universitatis parochia; Moiidslei-u f iiaroisse du MoiuHier .
GuiGuo FiN.E (Guignes Fine), procurator universitatis ViUario-
rum Sancii-Pancracii { Villard Saint-Panoraee )...
Petrus BoRELLi (Pierre Borel), |»ro('uraior universitatis Shv-
teriœ Cervières)...
Jacobu.s Ciialveti (.laooh Chalvct , procurator luiiversitatis
Sanctl-Marlinl ( Saint-Marlin j...
Glillelmus Albeiiti (Cuillaume Albert], clericus, procurator
univei'sitatis castellanni;e Vallis Pul;r rciiàtelleiii(; de Val-
louise)...
GuiGo.NETL's Baymondi (Guigonuet Reymond), Joannes Boverii
( Jean Bouvier) et Antoxius Morelli (Antoine Morer,procuratores
universitatis Sczannw (Cézanne)....
Joannes Patrisdon Mean Parredon (*t Peyretis I'elijcerii
( Pierrot Pellicier), procui.itores universitatis l'icii [ Oul\)....
Joannes Ciiambators (Jean Jamlie-torse) et GiLiii-UTis Bobauiu,
de Salicr Sezann.v (Gilliert Rouhaud du Sauze de Cézanne).
Ac Petrus filiusJoANNi.s BoNETi de Sa/7>er/«no (Pierre fils de
Jean Bonet de Salbertan ), ex parte universitatis Snliris et Snl-
bertani l le Sauze et Salhertan ).
Le lu. juin 1313, !•' I);mpliin passa a\('c les r(>présentants des
communautés du Queyras une convention particulière, pour con-
vertir en une rente annuelle en argent tout ce que lui devaient
lesdites communautés. Ces représentants étaient :
Gltco I.eozoms (Guigne Léouzon), domicelns (damoiseau),
syndicus et procurator omnium universitatum castellania^ (Jna-
dracil.
Joannes Brcni (Jean Hnui ), procuralor universitatis de.l?Teo/o
(Arvieux).
GuiLLELMUs (iAiLMAKUi ( (iuillainnc f;ailli;ird), procurator uni-
versitatis de Molinis (Moliiu's).
Pf.tris Boverii (Pierre Bouvifîr ), [irocuralnr uiiivcrsitalis de
Sancto-Verano (Saint-Veran ).
Jac<»bis Ciiaboli Jean Cliahol , procurator luiiversitatis de
Ayiilhys ( .Viguilles).
DU QUEvn.vs. 223
Matiieus Matiiui (Mathieu Matliiou) prociirator univcrsitatis de
Abriis ( Abriès).
GuiLiiELMiis F.vinu (llLiillauiao Fatiro ), procurator univcrsitatis
de Ilistolalio ( Rislolas ].
Le 15 mais 1363, Galbas de Saluc.es remet au Uaupliiii tout ce
que ses prédécesseurs out possédé dans les paroisses et lieux de
Chandenas (Clianas) deSancto-Eusebio ( Saint-Eusèbe), de Ponte
(de Pont) et de CanaUbux (Lachenal) et alia (jutecunque ad
ipsum Galeacium perlinentia iu castris, mandamontis, terriloriis
et disliictiljus Caslfi-Deliihliii ( Chàteau-Daupliin) et Punlls
(Pont).
SUPPLÉMENT AUX EXEMPLES DE DIALECTE.
DIALECTE PIEMONTAIS.
Parahole €■«' l'Kiii'aiit |ii*o(li;^'iie.
Un om a 1 avia doui lieui; e'I pi giouvou a I ha fà-ie a so pare :
Mè pare, da-me la part dël patrimoni ch'a I è mia ; e chiel a 1 ha
dividù-ie i so béni. E pochi di dop, quand '1 fieiil pi giouvou a 1
ha avû rabastà tut, a s'è ënda-ssëne fora ënt un pais lountan ; e
li a l ha counsunià so ben vivand ënt la dësbaucia, E dop ch'a I
ha avù spendii tut, a i è arriva-ic una gran carëstia ënt coul
pais; e a 1 ha commensa a essi ënt la miseria. Anloura a s'è
endà-ssëne via, e a s'è biitta-sse al servissi d'un di abitant dël
pais, cha l'a nianda-lou ënt soue terre en pastura d'i animai. E a
1 avria voulsù-sse levé la fani coun le pèleuie ch'i animai a man-
giavou; ma nëssun a i n'a dasia. Oura essend tourna ënt se stess,
a 1 ha dit : Quanti mercenari i è-lou ënt la ca de mé pare, ch'a I
han de pan in abboundansa, e mi i meuirou de farn? 1 m'aussë-
22i PATOIS DU QUEYRAS.
ren, e i ('iidareii dn me pare, o i direu: Mé pare, i heu pëcà
countra 'I ciel e dënans a li ; e ti soiin pi nen degn d'essi ciamà
to lleul ; tratë-mo parei d'mi d'i to mcrccnari. Dounqiie a s'è
iiussà- sse e a I ë vc'nù da so pare ; e coiini a 1 era ëiipoura
lountan, so pare a i'ha vëdu-loii, e a 1 è slait pia da la couiiipas-
siouri, e eouraiid da cliiel, a s'è campà-ssic al col, e a I'ha bas.î-
lou. Ma 'I fieul a 1 ha di-ie : Mé pare, i heu pëca counlra '1 ciel
e dënans a li ; e i soun pi n'en degn d'essi ciamà to fieul. E 'le
pare a 1 ha dit a i so servitour: Pourta la pi hella vesta, e bultei
la ados; bnlte-ie un ancl al dil, e de scarpn ai pè. E mëne-me '1
vitel gras, o niassc-lou, e maiigioimië-lou |tcr ïr houmhansa.
l'crclie mé lieul ch'a 1 è si a 1 cr.i mort, ma a 1 è arsussità ; a I
era ]M'rdù, ma a I è tourna trouva. E a 1 Iian commensà a fé
lioumhansa. Oiira so (ieul prim-genit a I era ai camp; e
coum a tournava e ch'a 1 era vësiii de la ca, a I ha senti
canté e halIé. E avenel ciamà un d'i so S('rvitour, a I ha
ciamà-ce cosa ch'a 1 era. E coul servitour a I ha di-ie : To IVatel a
1 è venu, e lo pare a I ha massa 'I vitel gras, pi'rché ch'a I'ha
tourna lou ave' san e dispost. Ma chiel a s'è hutta-sse en colora, e
a voulia nen intré; e so pare essend sorti a Ion pregava dé vëni
drinta. Ma chiel a 1 ha ripost, e a 1 ha di-ie a so pare : Eccou, a i
è tanti aiuii ch'i të servou, c mai i soun ëndait countra to cou-
mandament; e perè të I has mai dà-me un cravot për fè houm-
hansa coun i mè amis. Ma quand coust-ssi, to fieul, ch'a 1 ha
n)angià '1 fattô coun de doue de cattiva vita, a 1 è venu, të 1 has
nuissa-ie '1 vitel gras. E '1 pare a 1 ha di-ie: Mè fieul, të sens scm-
pre coun mi, e lut 'I fat-mè a I è lo. Oura hësougnava fé honm-
i)ansa, e rallegré-sse, perché clië coust-ssi, to fratel, a I er.i
mort, e a I è arsussità; a I era përdn, e a I è tourna tronvà.
f Extrait d'une traduction du Nouveau Testament,
publiée à Londres en ifiS'i, chez- Torrhjdi Mnj/t's.
Caiitle Street, Leicester Square.^
i2o
LANGUE ITALIENNE.
Parabole de rEiilaiit |irotlitt^ue.
Un hiioiiio liavea due ligliuuli. E'I più giouaiic di loro disse al
padre, Padre, damini la parte de' l)eiii che mi tocca. E'I padrc
sparti loro i béni. E poclii giorni appresso, il tîgliuol pin giouane,
raccolto ogni cosa, se n'aiidù in viaggio in paese lontano : e
quivi dissipo le sue facnlt:i, vivendo dissolutamontc. E, dopo
ch'egli hebbe speso ogni cosa, una grave carestia venne in quel
paese; tal ch'egli comminciô ad haver bisogno. Ed ando, e se
mise con uno degli habitatori di quella contrada, il quai lo
manda a'suo campi, a pasiurare i porci. Ed egli desideravad'em-
piersi il corpo délie silique, che i porci mangiavano : ma niuno
glie ne dava. Hor, ritornato a semedesimo, disse, Quanti merce-
nari di mio padre hanno del pane largamento, ed io mi niuoio di
famé! lo mi leverô, e me n'andrô a mio padre e gli dira, Padre,
io lio peccato contr'al eielo e davanti a te. E non son più degno
d'esser cliiamato tuo ligluolo : fammi corne uno de' tuoi merce-
nari. Egli adunque si levù, e venne a suo padre : ed, essendo
egli anchora lontano, suo padre lo vide, e n'hebbe pietà : e corse,
e gli si gitto al collo,e lo baciô. E' I tigliuolo gli disse, Padre, io ho
peccato contr'al cielo e davanti a te : e non son più degno d'esser
chiamato tuo tigliuolo. Ma' l padre disse a'suoi servidori, Portatc
qua la più bella vesta, e vcstitelo, e mettete gli un annello in
dite, délie scarpe ne' piedi. E menate fuori il vitello ingrassato,
ed ammazzatelo : emangianio, e rallegriamo. Percioche, queslo
mio ligluolo era mono, ed è tornato a vita : Era perduto, ed è
stato ritrovato. E si misero à far gran festa. Hor il figluol mag-
giore d'esso era à campi : e, come egli se ne veniua, essendo
presse délia casa, udi il concerto, e le danze. E, chiamato uno de'
servidori, domandù che si volesse dire quelle cose, etc.
Extrait de la traduction italienne de la Bible faite par
Giovanni Deodati de Lncques, et publiée en 1061 à
Genrre, chez Pierre Choret.
lo
227
TABLE DES MATIÈRES.
Pagos.
Préface 1
GRAMMAIRE 9
GLOSSAIRE 29
Si:pPLÉMENT AU GlO.SSAIRK 1-V3
Kxeinpleis des dialectes et patois des régions
voisines du Queyras.
Ancien dialecte vaiidois 141
Dialecte vandois moderne l-l-t
Ancien dialecte brianconnais 145
Patois de Briançon 150
Patois d'Oiilx 152
Patois de la vallée dePragelas 153
Patois du xMonètier 155
Patois d'Embrun 157
Patois de la vallée de Barcelonnette 158
Dialecte piémontais 223
Langue italienne 225
228
Kccuell méthodîciue et étymologlciue des» noms
(le lieux, du Queyras et dc!» contrées cuntiguëâ.
Pages.
Avant-propos 161
Art. I". — Forme du terrain ;
Section A. — Montagnes, collines, roolKM's t't
sommets 163
Section li. — Accidents des pentes, vallées. . . . 172
Art. 11. — Nature du terrain;
Section A. — Au point de vue de sa constitution . 181
Section B. — Au point de vue de sa production. 185
A HT. 111. — Situation, exposition et couleur du terrain — 188
Art. IV. — Eau 193
Art. y. — Végétaux 197
Art. VI. - Animaux 204
Art. VII. — Constructions pour l'habitation, la culture et
l'industrie 207
Art. VIII. — Voies d(ï communication 214
Art. IX. — Mesures agraires, forme des parcelles, origine
et destination du lieu 21B
Art. X. — Noms de saints nu d'habitants 2->0
îrPiinblr, iinp. N^iKoiivtlIr
3171
Chabrand, J. a.
Patois des .'Vlpes Cottiennes
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