Skip to main content

Full text of "Patrologia orientalis"

See other formats




ii:-s<ifi;:mi 



¥ 














Ifep' 



»Sil'' 

mm"'' . 






s 



il 



■iJftiilJ!).-!' -.. 




i 








PATROLOGIA ORIEMALIS 



TOMUS SECUNDUS 



o 



Typographie Firmiu-Di-iot et C ". — Me?nil (Eure). 




R. (;U AFFIN — F. XAU 



PM'KOLOGIA ORIENTALIS 



TOME deüxii:me 



I. — M.-A. KUGENER. 

\iK DE Severe, par Zacharie le Scuolastique. 

II. — ü' E. REVILLOLIT. 

LeS EvaXGILES des DOUZE APOTRES et de SAINT 

Bautuelemy. 

III. _ M.-A. kuge:ner. 

Vie de Severe, par Jeax, superieur du monastere 
DE Beith Aphthoma. 

IV. — H. de:le:haye s. j. 

LeS VeRSIO.NS GRECQUES des ACTES DES MARTYRS 
PERSANS SOUS SapOR II. 

V. — FRANCISCO MARIA ESTEVES PEREIRA. 

Le Livre de Job. 




((po3b;i 




LIBRAIRIE DE PARIS 

FIKMIN-DIDOT ET C'"-, IMPRIMEUßS-EDITEURS 

56, RUE JACOB, PARIS 

1907 



r A 



YIE DE SEVERE 



PATn. OU — T. II. 



SEVERE 



PATRI ARCHK D'ANTIOCHE 

51 2-51 (S 



TEXTES SYRIAQUES PUBLIES, TRADUITS ET ANNOTES 

PAR 

M.-A. KUGENER 

DOCTEUR KN PII I LOSÜ PH IE ET LETTKES 



PREMIERE PARTIE 

VIE DE SEVERE 

Par ZACHARIE LE SGHOLASTIQUE 



PEHMIS D'IMPRI.MER. 



Paris, le 29 niai 1903. 



G. LEFEBVRE. 
Vic. gün. 



Tous diüils reservÄs- 



AYERTISSEWENT 



L'ouvrage que nous publions sous le tltre : Textes sjjriarji/cs re/a- 
tlfs a la i'ic de Severe, patriarche cUAntioelie, paraitra en trois fas- 
cicules. 

Le premier que nous presentons aujourd'hui au public comprend 
le texte syriaque et la traductlon francaise de la Vie de Severe par 
Zacharie le Scholastique ; le second contiendra le texte et la traduction : 
1" de la Vie de Severe par Jean, higoumene du couvent de Beth-Aph- 
thonia; 2" des diverses notices que las ecrivains Syriens nous ont lais- 
sees sur ce celebre patriarche; le troisieme donnera l'introduction, le 
commentaire, Vindex noininuni et un index syriaeitatis. 

Les Vies composees par Zacharie et par l'higoumene Jean ont 
ete ecrites primitivement en grec, mais le texte grec en est perdu. La 
litterature syriaque nous en a heureusement conserve une excellentc 
Version, qui nous est parvenue, pour la premiere de ces Vies, dans le 
ms. Sacliau 321', et pour la seconde' dans le meme ms. SacJuiu 321 
ainsi que dans Vadd. 17.203 du British Museum^ Toutefois, dans ce 
dernier manuscrit, le texte est tres mutile par suite de la disparition 
de plusieurs feuillets. 

La Vie composee par Zacharie a ete publice par M. Spanuth en 
1S93*, et traduite par M. Nau, en 1899-1900, dans la Reime de L'O- 
rieiit e/iretienr^. L'edition de M. Spanuth, qui est actuellement epuisee", 
a ete falte avec beaucoup de soin. 11 nous a cependant ete possible d'y 
apporter quelques ameliorations , en supprimant parfois quelques 

' Fol. 10!) r"-lo5 r". 

- Fol. 135 r"-147 v". 

^ Ce ms. n'a que seize feuillets et ne renferme pas d'autre texte que la Vie de Severe 
par riiig-oumene ,)ean. 

' Zacharias Rhetor, Das Leben des Sei'enis fon Antiochieii in si/n'sc/icr Ueherset- 
ziing, Goettingue, 189;3, in-4'', 31 pages (Wissenschaftliche Beilage zum Programm 
des Königlichen Gymnasiums zu Kiel). 

■^ Tome IV, p. 343-353, p. 544-571; tomc V, p. 74-i)8. 

'"'Nous reproduisons en marge, en caracteres gras, la pagination de redilinu de 
M. Spanulli. 



AVERTISSEINIRM. 

fautes d'impression', en retablissant allleurs la leron du manuscrit, 
enfin, en faisant certaines corrections qui nous ont paru necessaires. 
Le texte de cette Vie est loin d'etre toujours faclle ä comprendre. 
Nous nous sommes efforce d'en reconstituer par endroits Toriginal 
grec, et nous sommes ainsi parvenu ä penetrer le sens de maint pas- 
sage obscur. Ce n'est pas que toutes les difficultes du texte solent 
resolues, mals nous croyons avoir reussi a diminuer, dans une assez 
large mesure, le nombre de celles qui restent a resoudre. Nous avons 
mis entre parentheses dans notre traduition les mots grecs que le tra- 
ducteur syrion a employes et qu'il a empruntes, sinon toujours, du 
molns presque toujours, au texte de Zacharie'-; et nous avons place au 
bas de la page, pour certains mots et certaines locutions, l'original grec 
que le traducteur semble avoir eu sous les yeux. Pour plus de clarte, 
nous avons supplee souvent des noms propres ; les noms propres sup- 
plees sont imprimes en caracteres ordinaires, les autros en caracteres 
italiques. 

La Vie composee par l'higoumene Jean est restee inedite jusqu'ä 
ce jour; eile a seuloment ete resumee par M. Nau ä la suite de sa tra- 
duction de la Vie de Severe par Zacharie*. Quant aux notices sur Se- 
vere , plusieurs d'entre elles seront publiees pour la premiere fois. 

L'lntroduction et le Commentaire seront etendus : dans lintroduc- 
lion, nous etudierons toutes les questions litteraires (pii se rattaoiiont 
aux documents publies; dans le Commentaire, nous fournirons tous les 
renseignements historiques de nature a illustrer ces documents et ä 
faire apprecier leur valeur par les historiens. 

M.-A. KUGENER. 



' Signnlons. par exeniple, ä tilre de curiosite, la faiite Vioj au licu de u=j ip- 1, 1- 'i il'' 
ledition de M. Spamilh = p. 7, 1. 6 de la notre), qui a passe dans le diclionnairc dr 
Brockelmann (p. 304" et p. /i21). 

- Les mols grecs qui rc^vicnnent souvent dans le texte syriaque et dont la nolation 
ne presenle gwere dinieret, tels que : cpiXösopo;, :(.iXoao.j>toi, vöao;, ■if^it.ixiL-:ix.6<i, etc., ndnl de 
signales que dans les preniicres pages. 

^ Revue de fOrte/it c/irrtir/i, t. V, p. '2'.),'5-,>02. — La traduction de M. Nau de la Vie 
de Severe par Zacharie et son resume de la Vie de Severe par rhigoumene Jean, onl 
anssi paru ä part cliez I''. Leroux, Paris, 1900. 



-o®®<5>o>- 



VIE DE SEVERE 



PAR 



ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE 



1. ^U^?; corr. s (Spanulh . 

Voii'i ensuite la biograpliie de sainl ^[ar cVecfve, pn(riarclie (TraTpiäp/r,;) d'xlrt/iOcAe, 
qui a ele ecrite j)ar /.acharic le Scholasliqiie ■j/o>.«(jTixd?), lequel eludia avec Severe [la 
grammaire et la rhetorique] ä Ale.vaiulrie el le droil (vdiioi) ä Beri/te. 

— D'oü nous viens-tu aujourdhiii, ö ami et camarade? 

— Du Porlique ((jtojc) royal," mon eher'. Je 8uis venu aupres de toi pour 
etre renseigne sur les questions que je veux te poser. Mon esprit vient en eilet 
d'etre bouleverse par un libelle, qui semble avoir pour auteur nn chretien 
(XpwTia.vo;), mais qui, en realite, vise plutöt ((xzUov) ä bafouer le christia- 
nisme'. 

„I — p;t comment cela? dis-moi'. Et de quelle maniere en es-tu arrive ä Uro ' 

ce libelle? 

1. w 9o[u|J.^t'5l^. — ü. ti tmv XfiTTiavüv. — 3. Kii Jiü? toüto, ilizi. — 'i. IviUYy.ivsiv. 



fol. 109 
1° b. 



fol. lim 
r" b. 



V" a. 



lol. lii'.l 
V" a. 



1" 



8 ZAC.IIARIE LK SCIIOI.ASTIQUE. [8] 

>eu^ ^^ ^^ y^o : I.30 m\ ■i>.3 Jy-x^"^ ^ooiS. :)-m>J»o }jLia^ )-.Vots.Ao 
)^.30f-3 ~wJ^i/ )^oi^ l'^t^o :)loJO(J lajL.V-^o ^f "^V^/ -i-^^^^ >^oio]^/ 

.yponv K_a^i/« |l<i°>tin\ .°> otS^ |«oi yas. .(o^j 

1. Slipplrvi »^. — ■-', ''^^ 

— J'cxjuninais les livrcs dos libraires etablis dans lo I'urliiiuc (ttoz) mi/dl 
— tu connais en clFet ma passion pour les livres — lorsque lun de ceux qui 
sollt assis lä et qui vendent des livres, me donna le libelle en question pour Ic 
lire. Dans ce libelle, on difTaine, on calomnie, on outrage, oii bafoue un philo- 
sophe (ip'.'XoTOfpo?). Tu las conuu au debut de sa carriere; il s'est distingue de- •' 
puis dans repiscopat' et s'est fait remarqucr jusqu'a ce jour par sa ronduite 

et sa science des divines Ecritures'-. J'entends parier de Sri-rrc, dont la repu- 
tation est grande aupres de ceux qui savent apprecier le bien ^ sans aucun 
parti pris'. Et voilä pourquoi j'ai le coeur cruellement afflige. 

— Mais, mon ami, si tu as une si bonne opinion de Severe, pourquoi te pro- i» 
occuper de son dilTamateur et de son calomniateur, quel qu'il soit? Il semble, 
en effet, d'apres ce que tu dis, qu'il n'est chretien (XjwtixvoV • quc pour la 
forme i'^/f^ii.a.) et par hypocrisie, qu'en realite il se donne plutöt (|i.ar/ov) pour 
täche de glorifier les paiens, et n'aspire qua les combler de louanges,* outra- 
geant de la sorte des personnes qui sont estimees pour leur vertu et a qui il 10 
a ete donne de servir Dieu depuis tant d'annees dejä par cette belle philoso- 
phie (cptloTOfpt'a) qu'elles nous ont fait voir. 

1. äpyispsia. — 2. oi eOaeSei; xot'i älrfitXi Joyoi. — 3. toi xa/a. — 'i. Cf. Kvagrius (t'dition üinEZ et Pah- 
mextier), p. 2."), 1. |7-I8 : tüv (iri ■npotsita.btia. rj ävTinaOeia xpivövTuv. — 5. Les mots « clir6tien, pliilo- 
sophe, Philosophie » sont toujours lepresentes dans le texte syriaque par les mots grecs « Xpi<ruiav6;, 
yiXösojo;, fi),o(T07i'a ». Nous nous dispenserons dor^navant de les indiquer. 



[91 VIE DR SRVRHE. 9 

ofiol/ K-)jL*i; ^^o»A )j/ J)a^ o/ )j/ ^fcoo )j/, ^^" y^l q\ 
^_N »i ^ ,^.i/ )-^>«^?? -.ipo/? ^/ I— «xi^-io ^^jlSü )I/ ..^IqJ^ tUl/ 

^, |,_aoj ..^; ^ ^^i^--^ O'V* ^^'i^ 7^ ''^'^-'^! °°i \l }il -Uot 7-/? 
.jl',^'^ jlaaLCQL^^..^ -.o^jaL^ I » °>ci m\-i.^i ^- ^ o<o jlojot^; ^-*Xo( ^^eüLco 
..•^;1/ ).JLaL./j ^<xiivS ^-; y>^ yy-^-^. r^°^ ^l ^t^! o®« v' • ■^'^'-Sii 
JaJLs jo^'t^ ^OL^ ^)«>-t-o \^? ^^'^«^ioo jl / :-oio'fiojo v>o(qJL« "'^ss.^^io ;o..w2bK-5 

■ 1 mcivijo ~)^V)m jjiaü^cL. jooi ^si^si; )-l^>-3 
)j^/j Ir^o^i ^fia^ »^s-o^oo J^^^^^! |N.<^.floa^.>ö ,j> ju/; oo» y/ q\ jl/ 

1. ^-M eorr. y. — 2. (ilosc niai-ginale : l«>tt^'j liÄi^o.» ILoi'.-vi^ \;a |-.V^. Ija^vä.. 



— • Ce n'est pas parce que le doute m'a cuvahi, ou que j'ajoute foi ä des 
recits dictes par la mechancete, que je suis venu aupres de toi. Non, mais 
mon coeur, comme je Tai dit, est afflige. J'ai peur que des lecteurs ä l'es- 
prit simple ne se fassent par hasard une opinion desavantageuse de ce ' pa- 

.i triarclie-. Aussi, si tu as le souci de la verite — et tu l'as, — raconte-moi la 
vie de Severe depuis sa jeunesse, pour la gloire de Dieu tout-puissant et de 
notre Sauveur Jesus-Christ \ en qui reposent ceux qui se sont vouös au 
sacerdoce et ä la philosophie, j'entends la vraie philosophie. Tu m'appren- 
dras de quelle ville il est, de quel peuple, de quelle famille, si toutefois tu 

iii connais ces details'. Tu me diras surtout cpielle a ete sa conduite, et ce 
qu'ont ete, depuis sa jeunesse, ses opinions au sujet de Dieu. Gar le diflama- 
teur Va incrimine non seulement ä propos de sa vie et de sa conduite, mais 
encore parce que, au debut de sa carriere, il aurait adore les demons malfai- 
sants et les idoles. II a dit en effet : « On l'a aussi surpris ofTrant des sacri- 

15 fices paiens, en Plienicic, ä l'epoque oii il etudiait les bellcs-lettres '^ et les 
lois (vfjjy.o:) " . » 

— Mais, si ([uelqu'un diffame la vie d'autrui, en recueillant des propos fu- 

1. toioOto;. — 2. äpyiepsO;. — 3. 'O (lif«; Sso; xat ocoTrip r,iJiüv 'IriffoO? XpiiTÖ?. — 4. l'roprement, : xä tjü 
ävopö;. — 5. «i AEuOepioi SiarpiSai. — ü. Le mot « !oi » est toujours represcnli- (ians le texte syriaquc par 
le mot grec vö|io;. 



fol. in'.i 
V b. 



10 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUR. flO] 

K.a_,u_iL_3 :ypo)too; ^^otA jiv* ^ou^ K-,/; och y/ jJ/ rJ—U-st^Jj >ä;j 
yQ.Jo<; ^j^oi rv^joif yoou.^a^il'^o )-«JL.s i )V)ji\ ^ouK-./ V-->^ )ji-Q^)-i°^ 
^^^; )ot2^ j— ^jLio; W.010, Sn\; oo( y/ V^jKj; vß;j jlo .o...^-- )loiK_fcicu>; 
)l;a.aL_i.o |tv-oVi jtsXi! ^oi ^; )ji*/ .oiyitv^ ')-JL^wib | i ^ m ooi .-^'üio 
joi;» )ju,i OQ-s/Syt-); .-vOVioljo yCi^,^; )^;ooi-;\ ^m.*3/ .ylo^ U/ "^^iOj ' 
|_^iL3 ^ ,^^/ l-io^?? ^l ''^— ?? ipo/? ^? ''^'»-^^^ -l^? > " ° > ^ 
ot-^; ^^ot :|j/ \n^>n y. an ..\o )iVJ^ »^ •.)-jq_sK.3 ooi ^^ yaa-^tsJöJ 

JV-O^ yOOU ^3 v00t-30 • . IS^OOI >4.iCLi ).lÄS>^äA yCO^ ^ yOOl^O . • )-Q-.jaa_so 
"^wOi^O .-OOO» ^'fO ^^CL^« v^OI -.ypojK.M« ^^0)\ ^» ^;0(XD .K_^Ot sStoJLiO '" 

^; jtsJLi».:» . ) m > ^7> jooi ^otoK_/ ^io j-'t-'- f» « "^ • .\ ^ * ''^ ©o« )»-o|-«> 
''^^.^oo ^o oi.i^o; •JK.^k^o^ W.01 »ts>s o<K.^Oo V*^);o« .v m . \ n ° >ojCLOP -.Ijoi; 

1. M^; corr. S. 



tiles et monsongcM's, ikuis iic ilevous pas uous cii prüociupor, ä moiiis cjuc re 
qu'on tlit ne rciiferme uue part de verito. Car Ics raauvais drmons et leurs amis 
f(,i, loii calomnient facilement ' la conduite ' de ceux qui ont vecii dans la vertu. 11 iic 
fallt pas nous ctonner si Ics serviteurs du Christ, Dien de l'univers, sont 
traites de Satans par Satan, puisque'', quand la cause elliciente et creatrice 
de toute chosc fut venue parmi nous, il poussa Ics Juifs a blasphemcr et ä 
dire : (Test par licelzchub, princc des (Icnions, qu'il rhasse le ilcinon'. Cependaut, 
puisque tu m'as dit quc tu crains quc ce libelle nuise ä quelques esprits 
simples, je vais, par respcct pour la verite et par amour pour toi, raconler la 
vie de Severe' avec lequel j'ai ete, des sa premiere jeunesse^, ä Alexaii- i" 
drie et en Phenicie, entendant les memes maitres quc lui, et partagcant les 
memes occupations". Ceux qui etudiaient avec nous et qui sont encore cn vie 
— Icur nombre est assez considerable — pourront attester la veracite de mon 
recit. 



V" b 



L'illustre Severe est Pisidien d'origine, sa ville natale est Soznpoiis. C'est is 
en effet cettc - ille qui lui cchut comme sejour apres la premiere, dont nous 

1. Tot Twv etc. — 2. önou. — 3- Jlatlll., XU, 24. — 4. xä aOtoü. — 5. ex «(xiTiQ; (yiti) Tj)ix:a;. — 6. öiiTpiSi:. 



10 



li.l. lin 
1" a. 



[111 VIE DE SEVERE. 11 

)oot pöt-a Ji-ij oot :. . \-^' .K^ Iv-o)j» ^; :oVio/ vOoCi. ^>«m? v^JO«! 

' • • • 

• JK-wiooio )j/ V^/ )N^«a-. :)lo,4oi;jo )1qji*^sJjov.^j ji-o^V^ ^ouiVi» )K^^ 

^ ,-.o«(iL-/o ooi; Ji;-^ -.l-J^^^ li-iCLi^ vO^sV^)^ jfcs^J^JÄ-»^ )IS^(XO.j» 
oi-s ..Mi'rmNJJ ^lU IVio/l/; )t^^^^ :voouI^/ l-i^äia» "^s^^i. 
.Ui-L^a^)-= l'^o? Ul t^i^? .jtCioij otlLv^oo jj/ .3/ tOooi -K-/; U-»)-» 

)^^O0f OOJ I N ^o>r>ffft ^U-Q». Iq\ ^O >Of.I>a^ •.)-!J«/ ))^i ^^O« ^'^wJOt ol/ 

avons tous etc baiinis ä la suite de la transgression ' d'Adam, et qiie le divin 
xVpötre nous iiivite ä rechercher de iiouveau. Vau- nous n'avoiis point ici, dit-il, 
de rille permaiicnU', mais nous cheirhnns colli' oh nous devons liahiter unjour-, 
Celle dont Üieu est lunhitecle et le fondalrur'. II tut elcvc par des parents 
5 distingues', comme l'ont dit ceux qui les connaissaient. Ils descendaient de 

ce Severe, qui fut eveque ' de * la ville de So/opolis ä l'epoque oü le premier ♦ f„i. im 
coiicile (guvo^o;) d'Kphesc fut reuni contre l'impie Nestorios. Apres la mort de 
son pere, qui faisait partie du senat (ßoA-/i) de la ville, sa mere deveuue veuve 
Tenvoya" avec ses deux freres, qui etaient plus äges que lui, ä Alexandrie, 
■10 pour etudier la grammaire (ypa[ji.[xxTt)f/i) et la rhetorique (p-flTopw/i), taut grcc- 
ques quo latines (pwiJLaTo:) . 

La coutume etant etablie dans son pays, comme on le rapporte, de ne pas 

s'approcher du saint baptcme, ä moins de necessite (ävzyy.-/i) urgente, avant 

Tage mür, il se fit que Severe et ses freres n'etaient encore que catechumenes \ 

15 quand ils vinrcnt ä Ale.mndrie, pour la cause indiquee. A cette epoque, moi 

aussi je sejournais* dans cette ville pour le meme motif. Les trois freres se 

1. KapiSa^t;. — 2. Ilebr., xiil, l'i. — 3. Hebr., xi, 10. — 4. i5i6>,oYOi — j. if/.ie-.su?. — 6. Si l'on gai'de 
le lexte du ms., on obtient comme sens : « Apres la mort de son pere, cumme il laisait partie du s6- 
nat airc sa mere devenue veuve, il fut envoye, etc. » — 7. Litteralemenl : « audileurs » (öxpow(i£voi). — 
8. SiaTpiSi? £7toio0nr)v. 



f(.l. 11(1 
1" ll. 



i'ni. im 

I ■ h. 



12 ZACH ARIE LE SCIIOLASTIQUE. |121 

tjiov^oi;» )J.ai>no)-5 /oot oc>o^-iLio; vädoV^Oq-» Icl^ ^iN_so .va)a3V,^Äi» )ooi 
^^oi )j/ ss/j Jii::^ oilo^i o'o^ .ju^ ^ jK^i jlojoiJ» oU 06. joot fcs_/o 

■ xV» ^ I >N"ifln '^'iisiw; ) >o,..y:ao )i.QJLj/ K.ia-*V-so :jK. ^ v>o )ia a at-so 

.)-.;,-uajSx >•«• > •> yOopQJUj ^,i^ )U/; )^-^ y^l oJ oaVvq ; 

)»ai.j )j-s>^ U^/o •)•^-o)-® )i-iooi^ )«^? ) ''^\ ö-' ^^i»-^^-^! Iloa-pio Jjl-O; 

5|-i ^V-/ ^^i^Ls V-^^)Jo -vcuoi; jbcLi.0 jtCicio J.OV-ÄA ;tsj ^o(5o .,v3j^ 

^ .;o..,\'. ).j.°»\n . 'i vj j]/ .joisl; )la-^ j^iwioj ^o^:s )Ls>/ -.oiJooi Jooi 

.)joi ^'^s^oo; lloai-»-^ Joot )-^<^!CLio )K.*JL-^tsjLy> )J )!)— ^^5o 



rciidircnt d'abortl aiiprcs du sophiste (cofpicro;) Jean, surnomme le Sr,[/,£io- 
Ypr-po; (?), cnsuite aiipres de Snpater, qui etait repiilö dans l'art de la rhctorique 
(p-z^^Topf-cYi), comme tont Ic monde lui en rciidait uii graud tcmoignajj^e. II sc 
trouva quo je frequontais egalement les cours de cc maitro, ä cetlc öpoque, 
ainsi que Mriias (M-^va;), de piouse memoire ', dont rorthodoxie'-, rhiimilitc de ■ 
vie, la grande chastete, l'amour de son semblable '■' et la commiseration envers 
les pauvres etaient universellement attestes. II etait ' en efTet de ceux (|ui 
frequentent avec assiduite la sainte Eglise, ceux que les Alexaiidrins, suivant 
la coutume du pays, ont Thabitude d'appeler tl>!,7.o7uovoi. 

Au cours de nos etudes, pendant notre sejour ' ä Alexandrie, nous admi- 1 > 
rions la finesse d'esprit du merveilleux ' Severe, ainsi que son amour de la 
science. Nous etions etonnes de voir comment dans un court espace de tcmps, 
il avait appris ä s'exprimer avec elegance, en s'appliquant avec assiduite 
ä l'etude des prcceptes des anciens rheteurs (pTiTopei;)'', et en s'efforrant 
d'imiter' leur style brillant* et travaille (?). Son esprit ne s'occupait que 10 
de cela, et millemeiit de ce qui seduit d ordinaire la jeunesse. II sc consaorait 
tont entier ä Tetudc, s'eloignant dans son zele pour eile de tout spectacle 
blamable. 

AiHiges qu une teile intelligence n'eiit pas encore re?u le divin bapteme, 

1. ö tii? tfO.oypimov iivt|[i.ti;. — 2. 6p6oooJ:a. — 3. 9i).av8ptü7:La. — 4. Siarpig-r,. — 5. i|ioOaiJji.aaTo;. — l>. Le.s 
mots n rlictpur. rlietorique » sont loujours rcpresentes dans le texte syriaque par les mots grecs « piToip, 
pYiToptxr) ». — 7. onüxiüv. — S. cOiitsta OU xa),).i).oifi«- 



fol. 110 

V" a. 



[13] VIE DE SEVERE. 13 

^aaa^^N ««).-'>; ^—^o» -.ou» )oo( poj^.^0 jL^^'^ )v^o«V )o^^. )— ^^äx-Soä 

jiQ^o wcx~2>« ■ • ) J.« .l.\ v^n « i. -I A ^o^ f-2L^; ^<^0(o .-jooi . .. i*V< Oi^ooao 
.)oo( »<=>> V) ooi; )ir^|J |la-3jo . - v£Do JL.«.xq)~:» ^ o^Jjj/; vjd c^ . i -^ . \ ooi 
• omlSü ^a.^^-t )-».^^öio ) 1 *, 1 ^ oo( vTOoJl » cp)>^; |. i nn « '> '^>'^v>; U-^-^l 
:)ooi cH-^II^Oo >> lN.*) ^-^ jou^ Jk-^CL^V-s; ooi :>. \ .; |'t-3L^ ooi )-i)-^oo 
))ax^ joo« v^oioK.»/ V-"^^ o_^ : «^Om ) i n°>V) ooi; y^l V^ojj yo^ \l n . m *> 
) "^"«■' ^^o(l/i OOI ^x^o^ \-*-'^-o y.^1 • . [an fi m » ^jjs )joi u v^l^« :)i,l^t A J; 
f^ )i-*°)-^ ^^^-^ '^A.soi ^^ ^^oi .>m .\o°v i.«.^a^ m in o; JKjl^«^ ji^t^! 
^^oi «oio;q— ^^; ooi jotSx ooi -JoÖJv K-io—i JjlSlJ ^-^ ooi :y-oioK-./ )-«^^ 

♦ jooi jL^'*>^^ )Or^ Vr^- 

1. |;-»1m. — -j. iiiDea.aX; corr. Ww et iiifra S- — :!. U^/: cüit. S' — '/. iioa-s; rurr. S- 



nous conseillämes ä Severe d'opposer aux discours du sophiste (crocptcTvi;) 
Lihaniox, qu'il admirait ä Tegal des anciens rheteurs, ceux de liasile et de 
Gregoire, ces illustres eveques (siricxoTvoi), et de les comparer ensenible. Nous 
lui donnions ce conseil, afm qu'il parvint, par la voie de la rhetorique qui 

5 lui etait cliere, ä la doctrine ' et ä la philosophie de eeux-ci. Lorsque Se- 
vere eut appris ä counaitre- ces ecrits'', il fut entierement conquis par eux. 
Ün l'enteudit aussitot faire l'eloge des lettres adressees par Bastle ä Liba- 
nios et de Celles que Libaiiios ecrivit en reponse, dans lesquelles il avouait 
* avoir ete vaincu par Basile et accordait la victoire aux lettres de celui-ci. II • loi. iio 

ui resulta de Ik que Severe se plongea ä partir de ee moment dans la leeture 
des ouvrages de Fillustre Basile et les meditations, et que Menas, mon 
ami, qui faisait Tadmiration de tout le monde par sa ferveur, declara dans 
une prophetie que Tevenement a confirmee '' (Menas aimait, en effet, ä faire 
le bien)^ : « Celui-lä (Severe) brillera parmi les eveques (imayMi^üC) comnie 

i"i Saint Jean, ä qui fut confle le gouvernail de la sainte Eglise de Constanti- 
itople ». Dieu, qui seul connait l'avenir, revelait donc ces choses sur Severe. 
quand il etait encore jeune homme, en se servant ici encore de Tinterme- 
diaire d'une äme pieuse". 

1. So5a. — -• Mül il niüt : « eut goüte » (tö? i^i\ia(xto). — 3. toioütoi ^öyoi' — '*■ "? ^ anoSaai; ISsiSs. — 
5. xi v.a)d. — f. otä «ptXöOsov «Luy/iV. 



V a. 



ini. im 
\ ■ u. 



lul. 110 

V b. 



ll) 



1.-, 



14 ZACIIARIE LE SCIIOLASTIQUE. [l'«| 

vjoa^Xya ^^_^^.io; ^-J^oto ^st-jltsj; Ka,_^-.V— ^ '■*'^-"* '^^-^ "^^ 

^^*-/ iauu:, )la*i^ ^' ^Vl ]!/ .jK^l oiiy joo. h^l U/ rp^i»; J^o:.» 

)_ji'^; )lcLA^-*_so )t^ji,..,ö X-^o ) ..ay -^o )K-.V-ii-=. • . ) « « "> )q-^-Xo .oooi 

l'^yN. JojSsv; )jJV-s ooi :|j/ V^/ va)av^in.j/l/ :)jt-<-( ^; ooi .ooo« ,-j.-**xio 

}ii :^;U/ ,.n.if>°>-> U^^-^a3» ') mövM ^ :)K.*^^ä )i.o;Vio iKjs )jot 

:'v_io/l/j OOI )_i).2l^|_js ^^s^ ^-^o .U» ' m 'i\ ]i )o^ )t^-^A^ ^^is.^ 

^-^-oi ^; /vj>o; :)oCSs fcCis— ^ odo.-^ x^io )ooi ^otoh^l ^ )_ia^Lba-^; 

) n -y wft j-^Li.» o|.:>eL^« o^ V^ -Joo« »a\v? ) i,°> \vi K.*3 o/ ')^ m « qo flP; 

..voouio v- ^"SSkS joiSs; jpo» ^; v-^^ ^/ -ItJü ') n . i n .;» |l<xLioo/j 

jooi -oioK-/ Usj oo»Js; ..,5_ioXji \-^i ^ .,olxoj jli-VA ]l n° ^ cf i \ ^ <= >^ )V-J 

1. >i«(L.,^,»ai>»o3( J. <^»; corr. S- — 3. Wo^«". — '.. ;-»l/; corr. «■ — :>■ \^ai^aa> -^ coir. 8. 
— G. Glosc niarginiilc : W>&'»^'»^^' ItaiMoU : l;c (a-i^»; 

Pen apres sc itroiliiisirciil les övenemenls rolatifs ä Pamlios (lIxpaAio;) et 
ä UomiJoHon le grammairien (Ypx[ji.[;.y-i/.ö;) , desquels il ressort que celui ([lü 
a ete calomnie contrairement aux luis divines, est innocenl des calomnies 
de son infame insulteur. Voici quelle a ete l'origine de ccs evenenieuts. 

Paralios dtail d'ApItrodi.sias, (jui est la nielropole de la Carie. II avait •' 
Irois frörcs, dont deux dtaient adonnes ä Tidolätrie, et se conciliaient los 
demons pervers par des iiivoeations, des sacrifioes, des incantalions et par les 
artifices des magiciens,' et le troisiemc, Athanasc, cet liommc de Dieu, avait 
embrasse la vie monastiquc ä Alexandrie, dans (le couvent) appele "Evx-rov, eii 
mßme temps que Fillustre Etienuc. Apres ses premieres etudes, pendant lo 
lesquelles il avait etudie le jus civile ' en Plu-iiicie, Athanase s'etait reiulu ä 
Alc.raiKtric pour une certainc affairo. La il rencontra Eticinic, dont je viens de 
parier, qui depuis son enl'auce etait aninie d'une ardente pietö, et qui exergait 
alors les fonctions de sophiste (coipiGT/),'), c'est-ä-dire de profcsseur, et il 
jugea bon de rejeter avee lui les vaines esperances- du barreau (^'.y.xvi/.r;). i.-, 
Comme sur un signe de Dieu, chacun d'eux re?ut le joug de la vraie plii- 

1. Mot a iiiol : " les lois de la 7io),iT£ia (ce mot esl dans le lexlei » = 7to)iTixoi voiioi ou plulut to so)i- 
Tixöv voiit[jLov. — 2. y.svai £>.icic£;. 



[15] VIE DE SEVERE. 15 

sflpo » m 1)1/ VLi- ^^S^Jicu )K^.jbo jis/j s-oi ^'^(..^s.io .-vQJoi ^io ^o,-oQL^ ^'^»jLo 
^^ otLoJLioo/» l't-au^ .^aoo n « ^».^^.^ ynNgqjooi lo^ ^'^s_oo( )!/ .joii»l/; 001 
jooi ^^o^oh<^l ^; I °> I .■ .|oo( Im ^- -) -■ - -^^ j;ou.3o .jooi ^t— ' ^1 *-'^ 

)iV-^ ^; p .ouoo« )oo< K^-bo oi^i ^o^ JV^l^; y^^^) ..ay..a .0<K^^d»(O |ooi 
m f_3o Jj-wJ )JLJ»)\ >.flpr> . m 1)1/ ^ofo^jJi jooi v^V^^l -.^^^-^tW )-l>o ^^ 
vroo »m 1)1/0 J-jj^j-^v.^/ ).^uoid ~ )— ^^oj! -'Jooi j^« • . . >fi\ « ; )v.:»oa>X ^''=^^.•^001 
^/ o'^ JSs^).iXAjLa -.jJlöjio |^.^^Lu: |I)„«.,^ob jKn^öi jjoi ^ ' ' »^ "^ "^ " ^ 
:)— iJ-^I-^^jOd/ 60t j q «\ . ^A.^0 ol^ v^^ jooi s^oiotv^/ .f^oü^ I^om JJ,....,. S) 
fKioo ts-.| n'\et> ' jK« n; ^K^ )lo;i-^ ^^^^00 -.j^öC^ )-l^cL. ^'^^^^^«^.^oo 

1. Ki cl plus has luithograplie de ce nom propre esl >ava3o»ow. — li. l-^ooM; corr. ,S. — 3. Glose 



ni 



arsinale : liis »='^' |l.oi;-io »ov^ |ix»isptoo Ito^^-». 



ful. 111 
r» a. 



losophie de la main du graud Salomon, ä cette epoque le superieur de ceux 

qui cultivaient la philosophie dans le couvent en qiiestion. C etait un liomme 

a l'esprit saiii, qui se distinguait par les vertus de la vie monastique. 

Paralios, apres avoir ete elcve en paieu dans son pays par ses deux 

5 autres freres, partit pour Ale.randrie dans le desir d'appreudre la grammaire 

(Ypxi;.axTiy.-/i) ' : ses freres lui avaient fortement recommande avant son depart 

de ne janiais adresser une seule parole ä Athcuiase, doat il a ete fait mention. 

11 vint donc aupres du grammairien (Ypxiy.[ji.xTi-/.ö;) Hurapollon. Celui-ci connais- 

sait d'une lagon remarquablo son art * et son onseignement etait digne d'e- * f"'- "^ 
.... .. .... *" '" a- 

iü löge; mais d etait de religion pai'enne, et plein d admiratiou pour les denions 

et la magie. Dans le commerce d'Horapollon, le paganisme de Pamlius 

s'accentua davantage : il s'attachait ^, en effet, ä offrir avec son maitre des sa- 

criiices aux idoles. A la longue, Paralios, vaincu par la nature, brüla du desir 

de voir enfin^ son frere Aihanase. 11 se rendit donc au monastere de Salomun, 

15 et fut captive par le saint ' oouple que formaient Elienur et Atluniase. Ceux- 

ci eurent facilement raison, avec Faide de l'esprit de Uieu, des nombreuses 

objections et questions paiennes qu'ils s'entendaient faire par Paralios. 

1. Les niots « grammairien. graiuiiiaire » sont loujours reprfisentes dans le texte svriaque pai les 
mots grecs « Yjaiiinatwo^, Yfa(i|ia7i7.r, )i. — 2. itpossy.siv voüv. — 3. ■/fovo). — 4. ispo;. 



lol. III 

1- ll. 



* ful. III 
!• b. 



16 ZACHARIE LE SCIIOI.ASTIQUE. ,10j 

..^KoKiö JlSIlL- ia\; jl^i.; UsiSlio; >ä.^3 )IU^ä) ) loJLJS^JXiö-S ^ ' )oot 

JV* ^^ .jooi j^;fcoo U» oo{ )-AJ_3 JotS^ t^i^; ''^'»-^? Uj-^^^ .vootlo^j 
^ot^bo 3.^^ :|a...^s.ia-.p ^ ^-s^nX . )_a i .•;; )K.. ^ m .°>öcd jKjisöt ^^*3o) 

^^oi; jKi.^- jJ :v«uotj U^eJ^fo )4a:iäi. j-iÄ^lks wUa3o .llooC^ lol^^^tt? 

• .)jou^ ^^ .°.vv% .)y)ji; vOoC^; ^ yoot^; jK.^^/ )la.*ii^o .-y^-K^V 

• .^■^^jl-äJ ^->Xo« y-.|i I *> >"'=^ -.^ooiIq^; ) <^fi m\ ^'^; i-SV^o :»XPoiot.. m .(o 
jKiocL. ^*Jot ^ .yjpo)fcoo )_ü-^ yo««-'^ s^? ^^ ^ o»! :)ooiJ )»-.U )-J^;o 
^^(X^ ^:ü/ >...a«/ Joo» >ii>otV) ^^o« ^/m U^Jb. smo^v^ oot ))» ^«> 

,_3u:^o vjL,^>a.^oo )ooi yJiV— .io; ^ ^_io ^3 -.l^vi rni i^ oöi >jpa^^ . qXo flo/ 

1. Lire Ici el plus luin üsc^iaia-»;. 



Ktieiinr ötait cn effet trt!s savant et birn ' au ooiiiaut t\ la l'ois des doclriiips 
divines et de la scii-iKc encyclopedique ■. Apres avuir lu ^ de nombrcux traitös 
des docteurs de rKglise, qiii combattent les paiens, il avait re(;u de Dieu la 
gräce de trioiiij)lier entierement ' de ceux-ci, en discutaut avee eux; et soii /tle 
pour la religio!! le rciidait semblable au grand £7/V. II refuta donc les objec- 
tionssophistiques (co^icitwoi) que les paiens IVtnt aux cliretiens, puls il retoi(|ua 
cüutre Paralios les turpitudes des paiens, les mysteres iniVinies ' de leurs dieux, 
les Oracles uiensongers du polytlieisme ", les repunses ubseures et enibarras- 
sees de ces dieux, leur ignorance de Taveiiir, ainsi tpie d'autres lioiupcries 
de ces * nienies dcmons. 11 persuada ä Paralios de soumettre des doutes de ce i'> 
genre ä Horapollon', Ilrraiskos, Asklepiodotos, Antnioitios, Isidoir, et aux autres 
philosophes qui etaient aupres d'eux; ensuite de peser dans une jusle balance 
ce qui aurait ete dit des deux cotes. Pendant de nombrcux juurs. I'amliu.s eut 
des convcrsations sur ce sujet avec les paiens, et il truuva leurs reponses 
laibles et sans fondement. 

11 se produisit ensuite un fait qui est digne d'etre rappele et mis par ecrit. 

Ashicpiodolos d'Ale.vaiidrie, qui s'occupait d'onchantcnients, excr^ail la 

1. Exavö;. — 2. IfxuxXio; itaiSsi«. — :i. IvTuyX""'-'''- — '»■ nävtw;. — 5. teXetbi; peul-ölre faul-il Iraduire 
siniplemenl : « les aclions infi\mes )>. — ü. noXyöeii. — 7. Mol ä mol : oi Jtefi 'UjiiiioW mvcx , clc. 



{17] VIE DE SEVERE. 17 

' ^NiN -.j-SLUi ^ oiioiKj )loqim\ .'\^» jKiOv wxinj :);)jt; jl^V^ )ooi 

;0U)Äol50 ) n\>0 ^ OJ^ )oO( K-,/; JUL^QJLSO ),LQ-.)-2. jjLiJ 00|.i; >ö^j/ OUjOA 

o/ .)-3 om\ . <?> boi J-^H» ^^-^^ •.odv^aj |-Jl3 1o>-J^^ ^^-^^ )ooi ^io 
«io«; ^^ ^l :)_io;K>>o v£Da*.a>)L5; ooi :j_\^lK.io |;|t \ ^io }''\ « •> ^ 

)-.^ I m •^'^ ^ ). f> ». « i; );ot öuK^/ ^; |K_.va :^Io.j)j)CU3 |ooi s^oioK../ yeu,^ 
"^.^^.yst v m . '=^Vi .^cDQJso.i n )^)^^_io; oöi^ ^; Ui^'^ .jL-X-io •■, <^ ^ f^ ^j/ 



1. ow>. 



fol. 111 

\ " a. 



magio, faisait des invocations demoniaqiies, et qui avait conquis par lä Fad- 
miration dos paiens pour sa pliilosophie, avait determiue son homonyme 
(= Asklepiodotos) ' , qui en ce temps-lä se glorifiait des honneurs et des digni- 
tes dontle comblait le roiettenait le premier rang - dans le Senat (ßouV/)) dWphro- 

'" (lisias, ä lui donner sa fille en manage. 11 habita longtemps avec sa femme en 
Carie, et desira avoir des enfants. Mais son desir ne s'accomplit pas, Dien i 
lui infligeant comme chätiment, parce qu'il s'occupait des pratiques mau- 
vaises de la magie, la privation d'enfants et la sterilite de sa femme. Comme son 
beau-pere etait afflige que sa fille n'eüt pas d'enfants, notre philosophe ima- 

Hi gina un oracIe (ou plutöt il fut trompe par le demon figure par Isis), d'apres 

* lequel la deesse lui promettait des enfants ', s'il allait avec sa femme dans le ♦ ic.i. iii 
temple que cette deesse avait jadis ä Menouthis (MsvouÖ;;), village eloignc 
d'Ale.vandrie de quatorze niilles, et voisin de la [localite] appelee Caiiope 
(Kavoj?o;). II persuada donc ä son beau-pere de lui permettre d'emmener sa 

^■' femme et d'aller avec eile en ee lieu. Apres lui avoir promis de revenir aupres 
de lui avec sa femme et l'enfant qu'elle aurait eu, Asklepiodotos partit pour 
Alexandrii', ayant trompe son homonyme (= Asklepiodotos). 

1. C.-ä-d. : Asklepiodotos d'Alexandiie demande en mariage la fille d'Askl(5piodolos d'Aphrodisias. 
.Sur ces deux personnages, cf. le comiiicntaire. — •!. li rtpuTsia tlyt. — 3. urtejuia naiSwv. 

I'ATR. OR. — T. ir. 2 



luL 111 



\" lj 



Ul 



18 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [18] 

V'K^ yo^ jj :|VJ.-t^ o'^ l-"^^^; o-:»Vo :)ooi ^lQj).:ia-3 yo^ )jL3j ^äo 

JJL30I0 -.Vvojp jjotj ot'pto^; -.j-ioi^ »ä;/j -.loot j.^jN..^ ».m « mj-s; )i)lä. oo(^ 

)a^; :)jo<^ oü^ ^^^L^ jpoQ^ ooi Uv^^A .KJiaJ} ji-V^i^ |a3o<o ^; «^oi .oiINjjJ 
,;^1/; IV-ao ^t-io jjLsj ^ioi -poiuo .Jfc^V-o Q^^-ßoJJ ^j)j ;<"> --^ ^ oilbo/ 

• .oV^ jioi^ i-^^t-' |'^m'> f>9 Jt-:^; oool la\ |1/ -.voot-^ei^ oj/ K-i^ ^^ 
jl^o^ ^«-^^^ )0(^£sjl^ ^ -.)->-:»; ii^ U/ )-.<< imi>\)l Usoio .otV-a\ ^^sA& 



II sejourna un certain temps ä Mcnouthis ot oflrit uu nonibre considcrable 
de sacrifices aux domons. Mais cela nc lui servit do rioii. La störilite de sa 
fenime persista ogalement lä. Avant cru voir oii songe Isis coucIk'C aupres 
de lui, il s'cnteiidit döclarcr par ceux qui iiiterpietaieut lä-bas Ics songes 
et qui servaicnt Ic dcmon figure par Isis, quii devait sunir ä iidolc de celte 
deessc, puis avoir commerce avoc sa femmc; qu'ainsi lui uaitrait un enfant'. 
iVotre philosophc ajouta Ibi ä uue tromperie aussi grossiere, comme le pretre 
qui l'avait conseillc depuis le commencement le reconnut ä la iin, et s'unit 
ä la pierre qui representait Isis, et, apres la pierre, il s'unit ä sa fcmme. 
Cclle-ci resta sterile malgre cela. A la fin, le prelre lui consoilla d'aller, mais 
foi. 111 rien qu'avec sa femmc, au villagc d'A.s7i/ ("Aittu). d'y dcmeurcr * uu certain 
temps, puis de prendrc pour son enfant" celui qui etait ne i\ la pretressc, une 
compatriote ä lui, peu de temps auparavant. Car les dieux et Ics destins, 
disait-il en extravagant, voulaient qu'il fit cela. Asklepiodotos suivit egalement 
ce conseil, alla avec sa femmc, sans que personne les accompagnät, aupres is 
de la mere de cet enfant. II lui donua une certaine somnie d'argent et prit 
son enfant. Puis il revint ä Alc.randrie, en se vantant qu'une femme sterile 
avait enfante apres tout ce temps. II s'ensuivit que tous ceux qui etaient livres 
ä la folie des paiens, se glorifierent grandement de cette fable'", comme d'unc 

1. itai;. — 2- ;t)«5(ia. 



Ul 



[19] VIE DE SEVERE. 19 

• .yO,... 1 t I sfr> « mjlo )v->V-A )^ ^ V3> y—,1 •.yOtoi^K.jLi K_>) a^o) j—iot 

I^OU^ OOI )-j)^).^w^/ ^; >^^^oji p .o«J^ jooi 90|^Kjl^ jlS^.«^^^ |K-<^X,>a 

^„ ) t \ ..\ l^j^; .•)— »i, I m'^ ^ ^^; ) m I ^-^ j^Os^^o ~ Ksiaüo )K. Xaoi^ * f„i. 112 

"^ -»«V» -.l'f-dl^^.rD/ öC^ K^/ ^..^a; );oi ''^..«^01 ^ . |.aoi m\ « °>» o«JKj/o )~>Vi>; 
^« vojoi .(^V-*; v^^! '■Ti « tio^oya );o^ vado^^ 001 ) '=\ l«; J^o m\ « °) la\ 
).^^^D ^po jj« ^^01; vxoa..Nv°>\ Of.:^/ • . I »\r> ^ ^; )i.oi m'Wi ^ o^^^« yü 

|. U,i3». — i. La prcmiei'c colonnc du Ibl. 112 r» est prcsqiic ontierement efTaciie. 

chose vraie, et louerent hh ainsi que Menoullns, le village de la deesse, oü 
quelqii'un a, accomplissant ainsi une bonne actioii', eiifoui sous le sable le 
temple d'Isis, au point qu'ou u'en voit meme plus la trace, 

Paralios croyant que cette histoire mensongere etait vraie, la fit connaitre 

5 ä son frere et ä ceux qui etaient avec lui, comme une chose remarquable. II 
disait que cotte demonstration par les faits possedait une plus grande Force que 
n'iinporte quel argument de la raison, et il s'en glorifiait comme d'un miracle- 
paien et evident. Le divin Elienne ayant entendu l'histoire de cette ineptie dit 
ä Paralios : « Si une femme sterile, mon eher ', a enfante, eile a aussi du lait 

10 et il faut que les paiens s'assurent de la chose, par l'intermediaire d'une dame 

honorable ', * pure, et d'une Familie connue ä Alexandrie. Elle verra le lait eta- ♦ foi. 112 
blissant ce prodige et ce miracle, et ainsi la fille d'un haut personnage de la 
Carle et la Femme d'un philosophe n'aurapas l'air d'avoir ete outragee (?). » Ce 
langage parut raisonnable, et Paralios transmit la proposition (-xpoTain;) des 

15 meines aux philosophes paiens. Mais ceux-ci craignant qu'on ne leur repro- 
chat cette histoire Fabuleuse, dirent k Paralios : « Tu oses (demander) l'im- 
possible. Tu penses(?) persuader (?) des personnes qui restent attachees d'une 

1. eO Ttotüv. — 2. 9au|jiaT0vipYi« • — S- " ßE).Ti(iTS. — 4. i$iö).OYO;. 



r a. 



♦ U<\. 11:; 
I- 1j. 



10 



20 ZACH ARIE LE SCHOLASTIQUE. 120] 

j;oi . . io ;;K,Juio / : . . . ,)ooi )>—K>o ^; ^ .sm»°>[l] fco/ »jaLÄ» ^_soi 

vcQji^i . . . ) vm_.^lKj» jooil of^ 1 1^ ooot ^ . . \-}<n . . . ^''55)^^0 . P i.« ai yOJo« 

.«^opj )°>' --; . . . o ).;;L.sa.> ^; r^fOO^V^ jooil . . . . ; \jjy»l .y^pojfcs.^; ^^0(^ 

^Otl*.£D)l ^lQj).iO_3 ^OloK-./ p I)— .^JOt y^li U'f-'l ^t^OO ^J ÄJOoli/ 

V-^^ )jit— .y\°i ^-io »ofij/ .j.^^'"'^ ot^ i-^/? )-io;fc^io oui; ooi );).x^ K.-^So/ 
.Ol v..oto,_-.,o .)ooi -1/ )la_Q_*_^^_ioV.^ vSl^Ij; oo» ^s/; ^j ji»_^ .v.oiofc^-./ 

sCoa-AV3 '■^s.-^^io ^loj^iCLi. )i/ ^ ooC^o . . / . Ol \^^°°* ^'*^ li aX ^; 

^-.^oi y-./j jö).-* tyoou-io t " ^ "^ ^^».^Doi ^ .V^o/ [)_;o o ».-. j |;U oo« 
^^Xoi );,-^ ^ö>ioK.A[)o] [•*.;]o/ yaAaSiootj jJQjLflol-s oi^ [yJoou yi .. \ 
^_bo ooj; :yOOt, i v> , \ 3 )oo» ' i^J^:»© .^io/ <n\^^ "^^.^ vOOUio »-»^Oj 

^)aiw )_j)_3)_^<.flo/ OOI oi^-J^^^Oo; rjjLiJS )VJji; jlc-^o ..|j|^)..^^-flD/ )_3i; 
^^.,^0 )j^ '^ ^»^ \ ) > I . I S\io .oiIq\ -is^fl )1) '\x"> jJ^ ^co o » mi )l/ 
• Iju-a; ) '»^Sv^ yoou.)^/ »J liiototsJio ^»-i ^iN->-> )-3V"Q-s r^ ■ \^ ' i «V) 

la^^on inebranlable a la vörite, et qui iic sougent pas ä des chosos do ce 
genrc. Mais commc il semblait cnvoye 

de Sorte qu'(il rcsulta) pour Paralios qii'il s'eloigna des doctrines... des paiens. 

II se produisit encore cet autre fait que voici : etant ä Mcnotitliis, Paralios s 
vit Isis, c'est-a-dire le demon qui represenle cette deesse, qui lui disait en 
songe : « Prcnds garde ä un tel, c'est un magicien ». Or, il se fit que celui 
dont 11 ctait quostion, etait egalement venu pour apprendre la grammaire, 

qu'il ötudiait chez le (meme) maitre et (juc le demon lui revöla (la menie 

chose) au sujot de /Vny///av, lorsqu'il se rendit ä Menoiitliis. L'un et l'aiitre 
ayant fait connaitre cette vision ä ses camarades ' dans Tccolo (a/oV/f) d7/o- 
' ini. 112 nipdlloii, et ayant appris * ce que son condisciple ' avait raconte sur son 
compte, etait pcrsuade qu'il disait la vöritö et que son condisciple' mentait. 
Aussi Paralios se souvint-il de rcuscignement du grand Eliennc; il sc rappela 
i{nEtieniie ainsi ({xxAthanase lui avaient tenu de longs discours sur la perver- ir, 
sit6 des demons malfaisants, lui disant qu'ils avaient Thabitude d'exciter les 
hommcs Ics uns contro les autres, parco qu'ils se plaisont toujours aux gucrres 
et aux combais, et qu'ils sunt les enueniis de la paix. 

1. izaXfoc,. 



10 



V" a. 



[21, VIE DE SEVERE. 21 

..ov-o )»)_» ooj^ li-'^^; l-^i-^! t-^o Ji/ ^--lojl-io lo-^ ool -Jocx ^"^>^^^ 

o6i o/ j »•, .. s^oioK.»/ ooi :^oiJL^o |t— •/; -.oü^ ^Kj )_^«^; jooi .«^f^K.^ 

g j;)L«. ^; o6( . 00(^1/ oiKJ^s^«.äoo ^soi ^/;; )-^vO )'t->-3! °°* v/° :oi '^ > \n.5 

jj; -.oi^ v^JL^fro I) «^«> jJ^OÖO.^ ^COO^V^ OOI; JJLSU./ .^OJl/ jjO(^ JJUUL^ ,^»^ 

10 oti^ s^oJi ) . m^ULS j,.-^ ^/ ^-jLio jJo :);)-». oot |-dI^ous »Ka ^» ^ , |.^, j,^ 

'^^TV) joot »»Kji./o 'L^^;; )lo| » ^«)o )-L3j )-iot oj\j »K^ "'^iSsjLai/ -.otl^ij-io; 

-- ^*^ )j)^).^s.£d/ )_3i K.I.-3; vOJoiJ^o J'j-Ä; ).l?i\q-. 1q.» > r> ''^^(s^Oio ot>°>i a 

jooi jJ «-^ ^^^..^kJk^o .oooi . ■tVi/ ^-<^o< ''^^s.^^^ ))^ jjpso m ^ yoo«.^; :|ooi 

)^) po/f ^/;; ^oi OOI «Slxoo/ yS .-^'^o jjot; j-.ot_s .^o<< iiN^ ; jjj ooi ^/ 



Paralios voulut cependant savoir ce qu'il en etait reellement de ces choses. 
II reflcchissait en effet ä ce qui etait dans l'habitude du demon et de rerreiir, 
et ä ce qui se pratiquait en ces lieux '. II tenait jusque-lä que son compagnon 
mentait. 11 rovint donc ä Mcnoiitlu'.s. 11 offrit au demon les sacrifices habituels 

5 et Ic supplia de lui faire savoir par un oracle si c'etait lui qui etait magicien ou 
son ennemi, et si reellement un tel oracle avait ete rendu egalement ä son 
sujet. Le demon, ne tolerant pas que Ton reprochät aux oracles en qucstion 
d'etre entaches de contradiction et de mechancete, ne daigna pas lui repondre. 
Paralios supplia alors le demon pendant de nombroux jours de ne pas le laisser 

10 sans reponse, parce que, disait-il, il ne chercherait pas ä lui refuser, ä lui ainsi 
qu'aux autres dieux, la soumission et les honneurs, s'il recevait ä ce sujet 
entiere satisfaction". Le demon persevera dans son silence * et ne lui fit pas 
voir l'illusion (^avTacia) habituelle de son epiplianie. Apres avoir attendu bien 
longtemps et oiTert de nombreux sacrifices, Paralios s'irrita, et n'eut plus de 

15 doutes sur la mauvaise doctrine ^ des demons. II loua le grand Etienne' qui 
lui avait reellement dit la vcrite, et il pria, comme il lui avait conseille de le 
faire : « Createur de toutes choses » [etc.], en ajoutaut ces paroles du grand 
Etienne : « Revele-moi ta verite et ne permets plus que je sois seduit par ce de- 



l'ol. 112 
v° a- 



1. Passage obscur; le texte nous serable corrompu. — 2. st aJTOv im toutou 5iXr]po9opriTsie (ce verbe sa 
trouve dans le texte syriaque). — 3. xa/o&watjy.a/ia. — 4. oi ncpi tov [ieyav Ztifaioy. 



lol. 11-2 
V- b. 



22 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. [22 

yo^\ JLloi J;U ^ )^/ '"'5i,.-^aio ..in-Mil jJo .-^»V* «^ ^"^^^ ■ .U\M-^Bol 

JL^ lio'pO io^O .Ijt-i '^'»fX^N JjUUJLÜJi. yCXJt^ ^pO» OOJ . • Kotoi 

^^Jj );rt^\ la^; V^^I^Q^? -«-^ ^■'^^?? )-»^^^ )?^*? )^V* ^«^ )^° •vOCH-'^ 

y^l )_ä/ , \ \ )io'^:^0O (jL^sJ^ÖJlO ^CCLDV/o J.^ ClX . > . w.010^|— Ü» :)^... »VI ^Ql»-. 

jJo )oo» s^oio^i^^o :jK-,öiS^ ^^SSs.äCLio po/ :)ooi v.o(o,-)Ji V^^^t-ao ^ a .o-toj 

{■^CL^Ä^; jöiSs yOoC^ » Joch ».io/ ^o; ye^o :)ooi "po/ j-SüL-i )öC^ ' ^ ^ f>o> \ 
K.<^^f vCiJoi ^^j ^^-^Oi-so ^; )oot w.<jj3l:>o . (' ,jLi. \.,j x lx ^1 Upo -vOj/ )y)j. 
OOI .-sCDo^o^jkjfi->/o vfn . inv>o/o vmo n m .)»oio s(y>o^^ «°i\ n <y>/;o y o\o'=> o;oo< 
^loj 1.^0-3; y-.i^ot -.l^p« jajL." .aio •.)ji.a^o )->-^ i ^^ Wy^ -^y-'^ )J. v .. \ ; 



mon qui aimc Ic combat', qni arme les hommcs les uns contre les autrcs rl 
qui les excite aux querollcs, ni par les autres demons pervers qui lui rcs- 
semblent. » On lui avait cn cfTet conseille d'adresscr uiie priere au createur 
de toutes choses, parce qu'on voulait leloigner aussitöt de rinvocation des 
dieux des paiens et des demons, de Krnnns, dis-je, de Zeus, d'7.s/.s\ et de 
noms d(> ce genre, et riiabituer petit a potit ä la verite des doctrines; qu'ou 
voulait qu'il ne reconnüt pas d'autre createur de toutes choses que Notrc-Sei- 
gneur Jesus-Christ, par lequel le Pere a fait le nionde, les principautüs (if/'z.O, 
les puigsances et les dominations, commc il est ecrit'. Tuiitcs choses mit ele 
faitcs jmr lui, dit le Theologien ', et rieii n'a ele fait sans lui. lo 

Apres cette priere, Paralios retourna ä Alexandrie . 11 proferait de nom- 

breuses paroles contre les dieux des paiens et disait avec hariil : Taus /r\ 

(Jieu.r des uations sont des demons, niais le Sei(/neur est le createur des cieux*. 

foi. 112 * Jl gß moquait dHarapollon'", dWsklepiodotos, dUeraiskos, d'Ammonios et d7s('- 

dore (lequel finit par etre reconnu un magicicn manifeste et perlurbateur) 15 
et du reste des paiens, (raillait) ce qui se passaitä j)/pHo////iis, les impudicites de 

1. 9i)ö|iayo;. — 2. Cf. Eph.. I, 21 : Cnsf ivui niTt,: ifyr,i xai elouffia; v.ai öuvijiEo); xal xupiÖTr,To;- — 3. Jean. 
I, 3. L'epithete eioXöyo; est donnee ä sainl Jean l'Kvangölislc et ä («rtgoire de Nazianze. — 'i. Ps. xcv, ö. 
— 5. ol Titfi 'ßpoii6X).(ova. 



v" b 



10 



fol. 113 
r" a. 



[23] VIE DE SEVERE. 23 

ooi •JK.slJi; )Ka.; ).^q^ ^; jooi ^oioK../ .oi^ )ooi sjUlÜ y>-^ yO^a^^ooio 
f.^..^ vOogLbo t-...N •> li'^l ji'^'^Vi ^wJb^oi V-^).^a^; ^/ oi,:^; .)K_:»Of^ )f_ofioo; 
jjoi^ ^oioj,^V) jljy^«) )i.a..C;L^ ^so .^ •^\i o(IS«.a^ °^^ JLAJiäSo ) i°i\ö .; .-jooi 

o(^ ^V'f^ JaJL.; |).,^a.flD ^ :v£Da^/ \j,^.^^.£Q^'yä ^Jbo; )j^;aX2 -.otV.^u^ 
jK^^oaJL^; :yoJ^o-2iooio ) °>om\ y°i yOJoi V-»-^ ooot ^^^s:^ ; ' ) . °^n (T>\ . <=>; 



touto espöce et la lubricite de la pretresse Isis, afTirmant qu'elle se livrait ä 
la (lebaiiche avec quiconqiie le voulait, qu'elle ne diflerait mi rien de la pros- 
tituee qui se donue au premier venu. 

Les cleves dllorapollun, qui etaient livres ä la folie des paiens, ne purent 
pas supporter les sarcasmes et les reproches de Pamlius. Aussi tomberent-ils 
sur Uli dans l'ecole {'^yj^yr,) meme oü ils etudiaient. Ils avaient attendu le mo- 
ment oü peu de chretiens etaient presents et oü Horapollon s'etait eloigne. 
C'etait le sixieme jour de la semaine, qu'on appelle vendredi', pendant 
lequel tous les autres professeurs, pour ainsi dire, avaient l'habitude d'en- 
seigner et d'expliquer chez eux. Paralios fut roue de coups ; il en eut la tete 
toutc raeurtrie et tout son corps fut en quelque sorte couvert de blessures. 
Apres avoir reussi, mais avec peine, ä echapper en partie ä leurs mains — 11 
etait de Constitution robuste -, — il chercha un refuge et du secours chez les 
chretiens, * tandis qu'unc foule de paiens l'entouraient et lui donnaient des * foi. ii:i 
coups de pied. Ür, nons etions presents en ce moment, ayant cours de pliilo- 
sophie. Les philosophes ainsi qullnrapollon avaient en elTet Thabitudc d'en- 
seigner le vendredi dans l'ecole (<tx°^'i') habituelle. Nous nous approchämes au 
nombre de trois : moi, Thomas le sophiste, qui aime le Christ en toute chose 

1. Explication du IradiR-lcur. — 2. •JY''i; 't':' 'Jwi-'ati- 



1" a. 



* fdl. 111! 

r« 1). 



24 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. (24] 

>,o o^-iw; jKjupo V^ :)^w>^A.V>\ yoLJ, ^, vi Ni-) ; oo« |^ m . °v>(ic> |.ioo/l.o 

yOouLboj W.01 öuK-/ •f*s>A JJ; -.oooi vOouK-/ jj-i:^^? U«i-^ vJ^oC^ ^jo^ooo ., 

^ioj y-/ ^j ooi ^-io ly^gaagN yoy^äo ^^ K.<^Aj oooi ^t-^o/ ycotlaj »oiiöio 
'6 yojoi; )k*.b.ä^Ä U^\ ^\ ^^aj/ yo^ Uo-^^Ls ^^5i,-»Jot ^m .. vv\ lo 

)la*iw^ '^^:^ ^^ ).ia3;o JoCSs KS^» .3^^^; o(K.^lä3 yOoC^ ^Q ^'^i O ^3 



(il est commc moi de Gaza) et Zcnodoic de Lesbos. C.omme noiis nous trouvions 
constamment dans les saintes eglises avec ceux qu'on appclle (ä Alexandric) 
'iHloTCOv&i, qui sont appeles cn d'autres lieux zelalnirs et dans d'autrcs encore 
compagnoiis, et quo nous Icur (aux elöves paiens) paraissions ' dans une ccr- 
taine mosurc rcdoutables, nous nous approcliAmes des perturbateurs qui .- 
etaient noml)reux, et nous leur afTirmAmes (|u'ils n'ay:issaient pas bicn du 
tout, en faisant souffrir de la sorte quelqu'un qui voulait devenir cliretien. 
C'etait, en efTet, ce que criait Paralios. Les paiens, voulant nous tromper et 
nous trauquilliser par leurs tenioignages, disaient : « Nous n'avons pas alfairc 
ä vous, mais nous nous vengeons de Paralios commc d'un cnnemi. » i« 

Nous eümcs beaucoup de peine, k cause de cerlains perturbateurs, ä 
arracher Paralios ä ces mains meurtrieres. Nous le conduisimes aussitot au 
loi. \vi lieii dit "EvaTov auprüs des meines. Nous leur montrAmes ' les meurtrissurcs 
quil avait re?ues pour la religion chretienne % leur fimes savoir combien 
il avait soufTert injustement ', pour avoir bh\me Terreur des paiens, et leur 
apprimes qu'il avait oil'crt au Christ comme de belies premiees ' les soufTrances 
quil avait cndurees pour lui. Aussitot, Ic grand Saliimon(\e supcrieur d'Elietine 
et dWtlianase "', les illustres) prit des moines avec lui, alla ä Alexandric, et fit 



I" 1) 



1. En maintananl le lexlc tlu ms-, le scns est : « et ijui lour paraisscnt ». — 2. sO(7£'6:ta. — 3. wapa- 
■»6(jiü);. — 4. a«apy/,. — 5. oi nefi ilxifavov, etc. 



• fol. 113 
V a. 



i25] VIE DE SEVERE. 25 

ooo; ^CDoV^v^^o .|^?| imiNjl ^'^^io.o Ur-^l j-'t^; o.ffij -.j -> « ^^ sa>Q^^mj/l/o 
w>.l»o ^'■■^^30 > n° > «> ; Iv^Kx :w.öo»; . .\oi ^;o/ joC^i jjöio Ju» )ooi »^o»oK_/ jjLsj 

h^l l\», ^n) J^->.^ Ö - ^ J.O . - )jL.ik.^.^Q_P JOOI ^0|oK_/« J^ Oft .<V. ffft viso„*joK3/o 

vfiDoi-^^Äi». :)lä^v-o ).ÄJL. vQJoi ""^J^^i^ yp^?o/o ^6^^ ^-.jjo^o .An\ ^'^i^ooi 1^^ 
os( :ou^; jVo-^i )ju.io j.ii.v» ^0.0.^ «•>»]] ^^ 001,' t^ ^; 601 )o»r« r.<y. .a^ 
jjLs; OCH^; 'V^ '^^ ^coa^>.2^V^ / ^o^ -.J-Ooo; j.i>^-a jf^^tsj^ )• n .n^-ct 
i_30 :joot s-oioK*/ K-.| « m-t vOJOf) )K.»^U ^i; .-^—•»po; )^V^ooi jooi ^.»Oioh^l 

1" jl^JL-M« jyl-ll. 1q.>.. \ P i;5 joOt ^— / ^ sjCDQJCl3QJQ.flO 0»A joOl K—j » j-slo-iO 

^jjlS ..a*JLJi saDawUoKs/» «oto»_oäAl ^j ^ * .jj-^ojo yosi^ ^; jVoi^j 

JJlAq^OO ^iOj o6) ""vfiOQ^OjQJJO -.ijOjiwl/ ''^iS.iX ^^; ob) J 1 . 1 ^ 00( )j|.iOO 

1- v *^^*;- — 2. v<^' — 3. Lisez aKsajoa-MOi». _ ', j.« ,. _ 5 i^.j d plus bas : >«>aioiojoi- 

coniiaitre ce qui etait arrive ä Pierre, qai etait ä cettc öpoquc Ic patriarche ' 
de Dieu. Pierre etait un homme tres capable - et d'une ardente piete. II excita 
contre les paiens la plupart des notables de la ville, au nombre desquels se 
trouvait aiissi le sophiste Aplithonios qui etait chretien et qui avait beaucoup 

5 d'eleves. Aphthonios ordonna aux jeunes gens qui suivaient ses cours d'allcr 
avec nous et de nous aider. Nous decidämes tous d'aller denoncer ensemble 
les paiens meurtriers ä Teveque (eTTiTy-o-o?) ' Pierre. Celui-ci, apres nous avoir 
adjoint son archidiacre (ipyK^izx.ojv) j^diacre] et protoiiutaire ', qui est appele 
en laün ' primicerius, nous envoya aupres d'Eiitrichios {'E^tzfiyj.rtq?), qui, en ce 

M temps-lä, etait prefet (ÖTüapyo;) iVEgypte. Entrichios etait un adepte cache 
des paiens, et Tassesseur " qu'il avait comme c'J|7.7vovo;, s'adonnait ouvertement 
au culte des demons paiens. Ce dernier commenca par nous outrager, puis 
il fit expulser la graiidc masse des jeunes gens, et ordonna qu'un petit nombre 
seulement exposassent l'affaire. * Apres le depart des eleves dWphthonios, »fol. 113 

15 nous rostämes au nombre de cinq : Paraiios qui, avant le bapteme, etait con- 
fesseur; l'illustre Menas que j'ai mentionne plus haut; Zenodotos de Myti- 

1. äp/tspeO;. — 2. ixavö?. — 3. Sauf indication contraire, le mot « övuque » est representii dans le 
texte syriaque par le mot grec eTtiixojto;. — i. Je considere le mot « diacre », que j'ai mis entre crochets, 
comme ne formant dans le texte syriaque qu'un seul mot avec äpy.iSiixwv. — 5. u En langue latinc 

I p(i)[JiotiO{} ». — ü. TiipEäpo;. 



v° a. 



fol. 11: 
V I). 



lul. ll:f 
V" b. 



26 ZACIIARIE LR SCHOLASTIQUE. [26] 

)j>a^oÄ^ ).^fn>ic^/ vooulio^v/ .^a yiN om ^; oo« südo-V^s^io ..U.aj^; 
ooi '■^Kji.aoi t-OS .fc^ooi °> - «■ )>vi ..; ooi )j/ vS/; yQJOiA Joi^ tC^^-.; 3.^^-*» ! 
ooi VL^au )_itou» :^oouio ot\ V^? o°<? -.jj^OuflO; ot!^^..^^ sSib^i p ^"^Soot 
■ .).°yi.. )-:i^» ^^=5^^^^ .mci^VS oot ^^ij|J v^W^^-ßo ^*55v-JX>i o^J -Uj? v«»^ 

viöoV-Xx) ^io ^i^\ aaN ;o :a^».^oi/5 ^-li^ot voljjj I^V^ooi t-os ^» tJ> 

oioiio • . I 1 » . «' '"'^s^ oiCLO ).^J^«Ji. ^-io .JloVoLioco a^V-^U/; [ ■« '=v' t ' .. )-:i-sjo 
|o>f -r ; oo«; »Äj/ jJ; ^^J»^ t^ ..)_SV3ooii o^slo-io V^ ooi ^ i r»n \ K_,^^*_o 
.^IoKjü )laJJu,i; JboJsi-so rlloUL-»; )oo«J )-iiciio V-^? otfcsJ^-.»_3 <-oioK-./ lo 
^fn....v>\o .^oia^t-OQ^o/ ) nN ; v» ; )j,-oä3o j^aiöj );oC^ V*^^ v ^* ^ ^^"^^ 
).iai. oC^so '^ .-xv^ .vjLoaj» ^si2, ^o •.'^)K^/ ycijoi ^ yS> :)jvsoo« ousjoa 
)-jL-; tJ> ..a^v^l/; vOJot V->^ <"V^ •'i^jiJ^/ )-3lL« ^ 'i n o \ ogi» ^ 



1. Supplcvi i=. 



/('/;(', villc de Lc.sftrts, Demetrios de Sulmoiic (?), tous les qiiatrc d'ardents cliam- 
pions [iyomijzai) de la craintc de Dien. A la siiite de ceux-lA, moi, je venais 
en qualitc de cinquiemc. Lorsqiic Ic prefct (•j-af/o;) eut appris la gravitr di' 
raffaire, il ordonna que celui (reutrc iious a qui ccla plairail, rödigcat un acte 
d'accusation comme bon lui scmblerait. Paralios öcrivit alors, et acciisa ccr- 
taines personnes d'avoir oflert des sat rifices paiens, et d'clre tombees sur lui 
comme des brigands. 

Le prefet (wxpy/j?) ordonna aiix acruses de venir. Lors(iiic des niembres du 
clcrgc (x.V7;po:) et du eorps (TaYjj.a) des ftiVJirovoi eiireut appris Tairroul fait a ceux 
qui avaicnt rivalise de zelc pour le bien, (pi'ils connurent les sacrifices et les lo 
pratiques paiennes qu'on avait ose aecomplir', iis se souleverent subitc- 
ment contre les notables, et attaqiierent - avec violence Tassesseur'' du prefet 
(uTüapyoc)', en eriant : « 11 ne convient pas que quelqu'un qui est de religiou 
paienne soit un assesscur du gouvernement, et prennc part aux affaires du 
gouvcrnement, car les lois et les edits des empereurs autocrates (aÜToxTarope;! i:, 
le defendent. » Le prefet eut de la peine ä sauver son assesseur quand * on le 
reclama. A nous, il ordonna de rester tranquilles. Des lors le peuple se sou- 
leva tout entier contre les paiens. Ceux qui avaient eti- accuses s'etaienf. 

1. To/[).ä(ü. — 2. xaTaTpezü). — :!. Tiipeäfo;. — 'i. Le mol « profei » est toujours reprfisenlö dans le lexle 
syriaque par le mot groc vl7t»p/o;. 



lul. U'l 



27] VIE DE SEVERE. 27 

^ 'ySiAQ .^ « f>v> o^poU/; jLoj^^o ^\>>o jN^oC^o ja^wk^ ^^oi;o ^^/ 

Öl.^eL^ )pK.SL^; ..>0l0^0,_0 v£00 . Nya OOI Mjot^^/ -.loOl fj; ^01 \'>>r^ n m . O^ 

9 

^•^1^*30« ^ oou ^^ -^ . ni |J^pts3 Ho-i^x^j )^v>n">\o -Jq-wJ J-:iJ5jo jtsS^; 
odv^/ t-»-=> t-^^ -.^ooo', » \ n ^^ ^-*Ji-</ ^Ä>Ot.^<3 )oi^; )Ls» jjöia jl-J ooi 

.y00t^w3Q 3 0|-50 )°i'l',»; jyjji; jöti^; ).^»0 f>\Ji ^ 

• .odoJcL^ ^_io If'w^^so .jJLaSüL^i jK-^Ks oC^sJls )ooi «.ZL-Ka JK^olm •. y>^io 
y^ -Jp^^ 0001 ^-^jL^oo ögiio <x^^ t^; -o« -JKä^äx /Kjo/ looi ).^jls 



en effet, enfuis, ä commeucer par Ilorapollon, qui fut cause qne tous les 
paiens furent poursuivis. Le prefet, dans son amour pour eux, ne les avait 
pas inquietes. 

A la noiivelle de ces faits, le grand Elienne nous appfla ä "Evktqv, au 
couvent de Salomon. II demanda ä Paralios s'il pourrait moutrer les idoles 
paiennes cachees ä Menoiithis. Paralios repoudit qu'il les montrerait, qu'il 
livrerait l'autel et prouverait les sacrifices qu'on avait ose accomplir. Lä- 
dessus, nous decidämes de nouveau, avec le tres illustre' Salomon, d'aller 
faire connaitre ces clioses ä l'eveque Pierre. Arrives lä, Prtrrt//o.f promit devant 
Pierre de montrer les idoles, l'autel et les sacrifices, et de faire connaitre le 
pretre de Terreur idolätre. Le grand patriarche- de Dieu, Pierre, nous donna 
alors des membrcs du clerge (/A-Äpo;) ■' et invita par lettre ceux qui habitaient 
Ic couvent dit des Tabennesiotes (Ta€evv/ia'.wr/i;) situe ä Canope (KavuSo?), de 
nous aider ä extirper et ä renverser les dieux demoniaques des paiens. 

Apres avoir prie comme il le fallait, on partit pour Meuouthis * et on arriva * foi. 114 
a une maison, qui etait alors totalement couverte d'inscriptions paiennes (hie- 
roglyphiques). Dans Tun de ses coins, etait bätie une double muraille. Der- 
riere cette muraille, etaient cachees les idoles. Une entree etroite en forme 

1. TtoXuxkri;. — 2. äfyispeü;. — 3. Au mot ■( clerge » correspond toujours dans le texte syriarpie le 
mot grec xXyjfo?. 



r" a. 



lol. ITi 
I- 1). 



28 ZACH ARIE LE SCHOLASTIQUE. [28J 

)-ijs; ..jpoas )ooi ^|^ p oi^; .jios; jloio^ vOoC^ )ooi t.» "»^ 1?-*^ |j^.x^o 

jlniv.jiKjbo V-^^oooi ^*a*'^ -.iooi jpo^ i-^^l? )^^-^ «x=it-=»? -«• Uv^<" 
jl^o; .-jKaoM öt.^>.:o;ci^ .:^ nm oM-OD -Jlcv^^^io jLaJ ).av^Kj Ijuj.^; jlclf^ 

.).iOQ-.J Ols^«^ -OloK-./ ^ .U^y j)-»-LD Q^i OHiO ^^SiO^O . j-LSÖSO y O I 1 « \ 

yjs ,)jL_aa^s\ Ksy-l ^j ^jQ-«>iCL^o .oCi. )ooi w^ )jLioj • . |ooi wOiots-, / jlaoi 
)j_3oto .)^iJ voli^-J! ^MCi-i^ii. ,_iCLi. 0001 ^-^i./; ' \^QSi-eo\j^ ^-^\oC^ 

1. l^so»; cuir. t^. — •>. ^.oii^ai; corr. S- — 3. »^■^; corr. S- — 4. W,<^U=i; corr. S. 



10 



de fenetre y conduisait, et c'est par h'i que s'inlroduisail le prötrc pour ac- 
complirles sacrificcs. Voulant que notrc recherche n'aboutit ä ricu, les pai'cns, 
aides de la prßtresse qui liabitait cette maison — ils etaiont en effet au courant 
du soulevemont qui avait cu lieu eu ville, — avaieut bouchc Teutröe avec des 
picrrcs et de la cliaux. Üe plus, pour (ju'ou ne s'apei'QÜt pas du caracterc 
recent de la magonnerie et qu'ainsi ou nc deeouvrit la ruse et Tartifice, ils 
avaient place devant cet eudroit uu meuble (cxEuxptov) rempli d'encens (XtSavo?) 
et de TTOTrava (?) ', et ils avaient suspendu au-dessus une lampe (xavS/i>>a) qui brü- 
lait alors qu'il faisait plein jour. U en resulta que Paralios fut d'abord un peu 
trouble et cmbarrasse, ue sachant cc que Tcutree, en forme (oyvijAa) de fciu'- 
tre, etait devenue. 11 deeouvrit cepcndaut, mais non saus peine, la ruse. 11 fit 
alors le signe de la croix-, descendit la lampe (-/.av^TiXa) , 6carta le meuble et 
montra l'entree qui etait bouchee en ce moment avec des pierres, par une 
magonnerie recente. II demanda ensuite aux Tabetmesiotcs qui nous accom- 
pagnaient pour nous aider, d'apporter une hache, puis il chargea Tun d'eux u 
d'ouvrir ce qui avait ete fraichement ma(,'onue, et de faire apparaitre l'aspect 
*•■';'■"'' primitif (de Touverture). Le Tabennesiutc entra alors. * Quand il vit la multi- 

1. Le iioTtovov esl une Sorte de galeUe que l'on olTrait dans les sacrifices. On pout aussi supposer que 
le niot syriaque liSaS represente le luot grec TcsTtove;. mais celle lecture nie parait moins saUsfaisanle. 
— 2. xaTeff^pctyiaev SauTÖv tw ffiaupoi toO XptffroO. 



[29] VIE DR SEVERE. 29 

^; ^^is3; )j)KÄiO ja-Li^o .-JVJai )*^1^ [Jy-^l v©«»^^ )-'^*='ö •)°®' ^^*i»^»^^^aio 

V^^^^-Aot vS/ .jJL-MO )j;V— !«> I^ö^jo )jä^!0 l^xSiOjo ^; o^a ^ -v«^«; 

5 JLfli^jOj .);o-po JJUJJL; ^; Oiis^jo .)-Vpo; '^»-^ )°^^ K^ °°°^ vOouN.*/ 

K^/j ^JLat-oi ^io :|,LaK3 ^^oi; ^; iooi Jv^o/I^oo .)_joi; -oiaaS;^ ^ 

vOJoi )qY.. ooo« '^V^^ tJ -x^Jt-ßo/ )'«aJ^ ^lojJjÄJs -"oti ^-Aot •.c^S.siJsil 

1. ^tio» ,3». — i. UaTw; corr. S. — 3. ii»ii.a»*No; corr. S. — '1. <j*j?; supplevi H. — 5. ov^v 

tude des idoles et qu'il apergut l'autel couvert de sang, il s'ecria en egyptien : 
« II n'y a qu'un seul Dieu' », ayaiit voulu dire par lä qu'il fallait extirper 
l'erreur du polytheisme'. II nous tendit d'abord Fidole de Kronos qui etait 
entierement remplie de sang, ensuite toutes les autres idoles des demons, puis 

5 une collection variee d'idoles de toutes especes, notamment des chiens, des 
Chats, des singes, des crocodiles et des reptiles; car dans le temps les 
Egyptiens adoraient aussi ces animaux. II tendit encore le dragon rebelle. 
Son idole etait de bois, et il me semble que ceux qui adoraient ce serpent, 
ou plutöt que ce dernier en voulant etre adore de la sorte, rappelaient la 

10 rebellion des premieres creatures \ qui se fit par le bois (arbre) ', sur les 
conseils du serpent. On disait que ces idoles avaient ete enlevees du temple 
qu Isis avait jadis ä Memphis ' par le pretre de cette epoque, quand on s'etait 
aper(;u que le paganisme avait perdu sa force, et qu'il etait aboli. Ellcs 
avaient ete cachees, comme nous l'avons dit. On esperait, espoir vain et fu- 

ij tile, qu'on ne les decouvrirait pas. 

Nous livrAmes aux flammes", ä Menoutliis meme, celles d'entre les idoles 
qui, ä cause de leur haute antiquite, etaieat dejä en grande parlie deteriorees. 

l.ETcBEi;. — 2. TtoXvOEia. — 3. «puT6ii),aoTo;, äpithete donni-e a Adam et ftve. — 'i. 5-J),ov; il y a ici uii 
jeu de mots, ?ü),ov signilianl ä la fois « bois » et « arbre ». — 5. Le texte n'est pas sur. — 6. xaisiv nupi. 



fol. U'i 
v a. 



30 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. [30 

0(^ ^^k.rk.^^.30 Iva; .-vQJot^^ )a^ )jV^.o m •> vooi^; ^^=%k.«^oi ^jl^ ^^'^^I 'f^^ 
• •jot.'^X; jMis^o ooi ) .. ,« * v> sXJ^l/o Jl/ ^ ^-io JVl^io |.ÄJL*; jöC^J jL»— 
OOI j -X -«^ ft ffft jJL^ ot-^Sj; j^^^^X : t •> « «> ) -kA^ o<JU- r >v^ ^^q \ ..; ooi 5 
yoa^ K_souo .l-^-^oji ^io \-o\^ y^l ^'^Ssiü; ).x^m\ oiK-,>— ; rpo/ V-»^^ 
)jO| ^ I -^ ^,\ ^ •■>; jL^-. Otlüo ^^^>\o Jjs,:ni.o jtocL. ^^iO. yOJLO;!» jj-^Ci^OA 
^ :^f y00tiM\ -.^yjiol j^oJLa ^^ vC>o<iv>\ :in\ mi» ^JLm ^•'^-^f ^'^».ooi 
^^ULol^^.^ )^ . i\nr,\ vj^o jlox^u <-3« :oooi yooul^/ )■»■». I ^9 vQJOi^ ^i-:»ISo 
oo» I« - il" •)>-"• '« j^S^; Oi^4 OOCL^ :)läio» '"^o; jjuoi^ jJooi ^-:>o;o :ooo) 
v^" « - vV^? Uö^ -*-''i ^cdo',.^^äS. :^j»,_». Its I i, vi\ j-sto^ oC^ •.) m « o i 

^■«Noto :^1q-|) ,v> -> o«.^ ^ll oooi ^^Km>o ) i « ^ ^-cop; ^i ^-* N ot 
Jl v N^ ooo( «oout^/ )-iof oiXa -^^^i )^t-^! °<^^ . >mi^:>o >jdo^ \ n ^ ; 

lui ii'i Les paiens qui habitaicnt ce village pensaient, * sous rinfluence des dömons qui 
les possedaient, qu'il u'ötait pas possiblc quo Ton cut la vic sauve, si Ton iii- 
fligeait quelcjue outragcaux idoles; ils croyaientqui' l'on perirait sur-lc-cliainp. 
Nous vouliimes donc Icur montrer par les faits quo toute la puissance des 
dicux paiens et des demons elait brisee et abolie depuis la veiuic et Tincar- 
nation du Messie, Ic Vcrbc de Dicu, qui souirrit pour nous volontaircment la 
croix, afin de detruire toute la puissance adverse ; car il a dit : J'ai vu lonibcr 
Satan coiitinc un rcldlr du cid, et je rous ai donnc Ic pouvoir de jhulrr aux picds 
les scrpents et lex seorpions et tonte la puissance de Veinie)ni\ Et c(! fiil pour 
ce niotif quo nous livrämes une partie des idoles aux flammes'-. Ouant aux 
autres idoles, nous fimes une doscriplion de cclles qui ctaicnt d'airain et qui 
etaient fabriquces avec un certain art ingenieux, ainsi que de celles (jui etaient 
en marbre '', de toutes les formes, saus oublier l'autel d'airain et le dragon de 
bois. Puis nous envoyämes cette description en villc, ä Pierre, le patriarche ' 
de Notre-Seigneur Jesus-Christ, en lui deniandant de nous apprendre ce que 
nous avions ä faire. 

Ceux qui passaient pour etre chretiens ä Meiiouthis, et ceux qui faisaient 
partie du clerge de reglise de ce village, etaient, k l'unique exception de 
leur pretre, t jut ä fait faibles dans leur foi, ä ce point qu'ils etaient asservis 

1. Luc, X, 18-l'.i. — i. xalciv TTupi. — 3. Mot a mot ; « en matiere (Qt,) de marbre «. — 'i. ifx'spsü;- 



V" a. 



10 



10 



[:n] VIE DE SEVERE. 31 

ooi C500I . f» ^'vN^ )_:»oi^\o :ia^wIS^^ v.ooiS^; l-ü-oi-o ^io V^^-oo jl oivi iO<-s 

..yO-aJuJSu vxj/ ^io |1» ^ ^/ :vaj/ yOr^J vQJoi to-s^ji/j i^^ jpKa^j 
^^otü. yä :)ts.^;jji ^t^>o )l.aJ,..ii.^ ^ tyQ-»— .J ^^i>o j-^^a^ü opo/ ^-^-?! 
^^ot I^LJL» ooo« y^. it^too ^j );oi -vOj/ V^? ^?J o'i-^-flO ^J—?® -^'t^ 

oi,„fc_s^^o -Jooi VvV3^^ jlo •v . eoy ot-a a ,- ^ , jio^v-!! ji-oVK - ^-^ a -so o^ jo-icuot-io 
.s3,)j )oCSSj jK>V>tl; )^*i. ^/; -.oi^ vß;j; jooi po/ 



ä Tor * que les paiens leur donnaient pour qu'ils iie les empechassent pas d'of- 
frir des sacrifices aux idolos. Lc soir du jour oü nous fimes ces choses etant 
arrive, comme il leur fallait garder les idoles, apres que la description en eut 
ete faite, afiii que personne ne les volät, ils declarerent qu'ils craignaient de 

5 souffrir quelque vexation diabolique en les gardant, et estimerent que c'etait 
ä nous ä les garder. De leur cöte, les paiens habitant Mnioulhis pensaient et 
disaient que nous mourrions infailliblement pendant la nuit. Le pretre, voyant 
la peur des chretiens et des clercs — c'etait un bon fidele que distinguaient 
les vertus de la vie monastique ainsi que celles de la vieillesse, et dont les 

10 moeurs etaient simples, — nous conduisit, apres nous avoir ofTert un repas, 
dans l'une des chambres ' de l'cglise, oü etaient deposees les idoles. 11 nous 
dit : « Je meprise a ce point les idoles que je les foule aux pieds et que je leur 
intlige tous les outrages, ne songeant nullement qu'elles sont quelque 
chose- ». Puis il pria pour nous et nous iuvita ä garder les idoles pendant 

15 tonte la nuit, sans avoir peur. « Lui-menie, disait-il, devait, comme d'habi- 
lude, s'occuper du service de Dieu. » 

Nous passons donc tonte la nuit ä garder les idoles. Nous cliantions : 

1. o\y.o; — 2. Cf. I Cor.. X, Itt. 



fdl. U't 
V b. 



8 



iiii. m 

v"b. 



fol. 115 

r° a. 



10 



?^2 ZACFIARIE LE SCHOLASTIQUE. [32] 

> »\oio .' i< ^-^»X^Q^e jJo yOO(!^ h^l l^oaa :) tl.«'ia; |->V->/ «-^l^« . l-^oijo j-^l-CD 

. . . v>yo . °>ni ^^o(^f 
:vOOMLSüLd > .yvijtoo; »J a'i» ^-»^o< . l ..•>>/ :^i^CLO ^ ^; )'^| ^^ 
)f.A^/ JIoa^^o ^Of.^ )y)jk lo^JS.^ )ioi oi^vd .^Ju.« > ■.,■«.■.^1 > I .."^Nsji/; ^^:%s^ 

•■) ^" - "" 'I "^l l—'^^, \^oi y^'-^ *^°^ K^'l'^^ It-"«^/ ^ «"^ vo .vOJct^ iooi 
l-^^jJ j-^t^ -.ooot v5^o<; J-'C^io o^^oK^/ JilsKs ^.»^oi oi-^; ooi |l^« -Ao 

■ j^önm «°>/; ).Ju.f «.-'^^ )?°< i-^ .^^KjSD 
: IV-^-O x^ yi-O t^S ) .... ■«. t Vi >&aJL^ yV^ otJ»; : >bJLM ) i> ^ ,_»; jjica^ ^« t^ 
:)Ki[Mil.^ ) «»nn» l^^ \ •> : )_V,' i m •) ^; ).^a:b. o(.^s^o :jla^o; oPf-Mo/ )^ 
)^Kj )J«o :ooo( ^a^ yCi^Q^^ooi "^ ■> noNo \^1^ "^ i ooX jLö bsjLs a^V 
oi.<^^olo :oooi ^.».nNpo )KjiL°>i f-^a:^ ^; ojoi ; >Q^a<=> '>o m q jJ/ :>Q\n'=>iooi 
^^ >a-n-D ^ .^.»^oi ^^^^ )i°>X^ s^ jooi) OOI :^coo«v>tpo< )lVts.^>.:>Q.^ 

1 . 1*1112 ; i-orr. S. 



Qiic ioiis rcu:r-l(i soicnl coiifiis (jtii adarriil Ics (iiirrfn/i's de sculjiltivc cl ijui sc (/lo- 

♦ fol. 115 rificnt daiis Iciirs idtilcs'; puis : Lcs (licn.r des natioiis ' smil des drinims; niais 

Je Seif/ncur est le crealeur des cicux'; puis : Les idoles des naliuns sunt de l'ar- 

f/ent et de Vor, c'est un ouvrar/e de la main de Vhamme. Elles nnt iine boiirhe et ne 

jjarlent pas^ , aiiisi que les paroles qui suivent celles-ci et qui leur res- 

semblent. 

Le matin, ä notre lever, noiis trouvons les pa'i'ens etonnes de nous voir 
eiicore eii vie. Tant le culte de certains demons et l'erreur ötaient profonde- 
ment enracines chez eux! Nous couriimes alors de nouvoau avec nos moines 
Tabennesiotes ä la maison oü les idoles avaient cte trouvces et oü lcs sacriüces u 
avaient eu lieu, et nous la demolimes de fond cn comble. C'ötait lä cn eilet 
Tordre de l'archeveque \ 

Le dimanche etait arrive, pendant lequel Notre-Seigneur Jesus-Christ res- 
suscita du tombeau et brisa le pouvoir de la mort. Tout le peuplc d'Ale.cau- 
drie, ä l'heure de la celebration de ronice, faisait entendre des milliers d'im- is 
precations contre llorapolUm, et il criait qu'on ne TappelAt plus llompolUni 
mais Psyehapollon, c'est-ä-dire « qui perd les änies ». liesifcliios, qui est ad- 
miiable par ses vertus (c'est lui qui m'apprit ces choses ; il a etö dans le 

1. Ps. XCM, 7. — 2. Ps. XCV, 5. — 3. Ps. CXIII, 12-13. — 'i. dpyisTtio/.oito; ; Inio/ono; es-l dans le texte. 



10 



lol. 115 
I- b. 



[33] VIR DE SEVERE. 33 

) ■«/ lo^ ■ « I \ "X :)jl.*ju.o ^oioK.^/ ^; JLaoi : ojo °>o\ . °>; \^i )ooi ^oioK-»/ 

^jLX^<j) yo^ ou^« >m . im raaLOOo'^ t»«^ •Joi.'^; jjöis vJl^^ ooi •.o„..<jKji/i 
jö«.^; J3.-JSl^ yooj^oo -.j-iai. ooi j^)-« "^Jui jbioi ^ioo .^^oJ. ts^l^^S^^ 

• JK^ocLS oJ^CLfioo au.K.>/ :)Kül^; oo» y/o yOOuK-./ \m iViLs; coi yj :|-3üL.; 

.jioJLa voj/ Of^o/o 

• Jf_3&>^ ^-^ ^-^'^Z t^ • . ) 1SvJL.,Jsol^ ^^o »■'k^ao «l^ Ql^o ^; rr^^ 
vto 1 \ I; ^ »^ joi^S^ p V-*>^ r;^ ^-»i-^i/ .,_ia-i. voo^; |,vvili\o 
y^l ^JL^; ^-^o» ^i. • . ).2L'i»w-<^iLio l^sKs jJjjcL^ ^V^=Q^ yiv^/ ^3 .)joj\o 
'.voS^^u« ^iK:^ jtsjL.^^; otN^pa^ ^jCbwOt^o .Of.lL. ^JLajj.^cL3 oi^ Iv^JU? 
OOI yoy^^ 01I0.V, )f— o )t.,..V>; OOI .vfiDoV^..^ \—^i 001 josmi; ^n^ |;oi sioi fJ 
yOO|\ 1l\o -.j—ikJi |mH^; jj^V^o ^coQ^^Sa^/; )j>V3oo^ •.^£Do)j5q^ ),-Dts^O; 
y-ya .)KjL.f.^; )»i^iJi.lS.o -.Jj-sioVo )la^; 000^ ^<^^v^l^ Jjl^s^qjl^« ^.«^01 

1. i<Aa<£aja^^o»^. 



temps le chof des tlnT^oirovoi, maintenant il est pretre) avait cxcite tout le monde 
au zele, avoc Taide de Mrnas, dont nous avons parle plus haut, qu'il nous avait 
semble Loa de laisser en ville. Le patriarclie ' de Dieu fit connaitre ä tout le 
monde daus son allocutiou (Trpootpuv/iffi?) la description des idoles que nous 

5 avions envoyec, dans laquelle etaient indiques la matiere (-jV/;) et le nombre 

*des idoles qui avaient ete trouvees. Lä-dessus, le peuple s'enflamme, apporte " i""'- 1''^ 
toutes les idoles des dieux des paiens, soit qu'elles se trouvcnt dans les bains 
(ßalavsrov), ou dans les maisons, les place en tas'- et y met le feu. 

Nous revinmes peu de temps apres dans la ville. En meme temps que les 

10 idoles, nous ramenions aussi leur pretre avec nous. II nous avait en effet ete 
possible, avec l'aide de Dieu, de nous emparer egalement de lui. Vingt cha- 
meaux avaient ete charges par nous d'idoles variees, quoique nous en eussions 
dejä brüle ä Menouthis. comme nous l'avons raconte. Nous les introduisimes 
au milieu de la ville, sur l'ordre que nous re^ümes du grand Pierre. Celui- 

15 ci convoqua immediatement aupres de lui, devant le Tu;^aiciv, le prefet A'Egyple, 
chefs des corps (t/.ci;) de troupes, et tous ceux ([ui etaient revetus de quelque 
Charge, ainsi que le senat (ßoLiV/i), les grands' et les proprietaires (= les 
possessores) de la ville. Quand il fut assis avec eux, il fit amener le pretre des 

1. «px-psO;. — "J. £1? (lEdOv xaTaTi6evo(t. — 3. |1EY'<'^öc^-';' 

PATR. OR, — T. II. 3 



1° b. 



34 ZACH ARIE LE SCHOLASTIQUE. [3V 

)K.Do^ I-Joil^ ,.30 .),-a^-i— ; jt-^oa^ oo»^ |to.pc^ wJ^/ ..yOOiiCLi. oK_ 

yOotJL^ »,..,A:>i |..:)a.&o .j t °ii jJ; jJooi )fO< ^'^^...^^-^; JV)-»^ la^,. \ '°> );oi ^^o^ 

V" a. 

cxJL^i |_^:»^ •.).£Q..*^; jLx^l oö)o :U/ )jlJJ; )NX^ s^d ^, yji .)ooi V^/ 
)«oi .v-A^/ )q^JS>; ooi w.oioK^/ jj-iui. bo(;o .)ooi jtoNji^o oooi . . ..'^N^lKlbo 
^y..^o ot^;o .)ooi V^/ |-».^',LO jpOQ^ ^-^ Jl ^O -> oC^ )^ VI \Ka/ V-»->^ 
4 ».«'i. OOI v^/ |^^^^« voot-^a-b> jioJL^ ^^>wkSoi ^CL^ts^iLbo .)oot |;a^ ) ■=^ Y,.... 
~ .«•»/% «V. I .. Qjoi . Joot «A^).^« v\ao> i; K*/ v^oj^acL^; ^/ ).:>a^ 6oi "^ «•^Vio 
.jLh^^y {.^o^io )^-<^^ OOI ^coo^j ojoi . ) « Y -> )jLfiD ^osoJV^ ojoi . vi ni \^^ )oC^ 
.) « I m->/ K« 1 floo :|1,^« vm . v> « ^;/ ^ •}— ^«-o tocL^i )l^oK^ )j)I/ j^oi 

^ '(-so/ )j > »X (TÖ^; OOI OOI )jOI yO^^^/o .s..0|0^^/ )-3V-0 t~2L^ U.l*- 1^°* ^^W 

1. ttstk.; corr. S. — i. Ici el plus bas >iioa.Ä>ai.»; corr. y. 



idoles et lui ordonna de se tenir debout en un certain endroit elevö. Puis, 

apres qu'on eut expose ' les idoles, il se mit ä Tinterroger. II lui domanda ce 

que signifiait cette Idolatrie qui s'exer^ait sur une matiere (üV/i) sans Arne, 

♦ (oi. 11.-, lui ordonna de donner le nom de tous los demons * et de dire ((uelle etait la 

cause de la forme (i/r.'j.ot.) de chacun d'eux. Kn cc moment, tout le pcupln ctait :. 
dejä accouru pour voir. II öcoutait ce qui sc disait, puis se moqualt des actions 
infames des dieux des paiens que le pretre faisait connaitre. Lorsque Tautel 
d'airain fut arrive ainsi que le dragon de bois, lo prötre confcssa les satri- 
fices qu'il avait ose accomplir, et declara que le dragon de bois etait celui 
qui avait trompe Ei-p. II tenait en eilet cela, disait-il, par tradition, des pre- lo 
miers pretres. 11 avouait que les paiens adoraient le dragon. Gelui-ci fut donc 
aussi livrö au feu, en möme temps que les autres idoles. On pouvait alors en- 
tendre en quelque sorte tout le peuple crier : « \'oilä Dionysos, le dien herma- 
phrodite! Voilä Kronos qui haissait les enfants^! Voilä Zcits, radnltere el 
l'amant des jeunes gens'M Ceci, c'est Athene, la vierge qui aimait la guerre '; ir, 
ceci. Arleniis, la chasseresse et Tennemie des etransrers''. Airs, ce demon-lä. 
faisait la gueire, et Apollon, c'est celui-lä qui a fait perir b.caucoup de gens. 

1. at; (is'dov yfpsiv. — i. (iioönai;. — 3. 9t).öv£o;. — 't. 5t)o7t6)e[io;. — ä. [itsöUvoc. 



10 



lO 



IdJ. 115 
V 1). 

*9 



[35] VIE DE SEVERE. 35 

I^Slso vootioi. .^^/ jjoVio U^l 0010 ^^oi ^JL-i joi .^oioh^l jla*o»; ^.»^ 
V^'^ ^-s^ -I-Voo jöi:^ V-->^ \^-^o« ^l -jjä^j IjEQJ^o ^.»; op ^_io .j^cLoo 
^V-»^^'^ J^'^'® ^■•''-•/ yoot^ )oo» )^/? ^-^oto .jLi^/ Ipi^ ^-^^o«j5o ^; ooot 

• OOOI ^_*^K-i oi-^a_b.; ^-^o< jKjL.^» )jljL.v^o -.ILsi jjöo Ju.» »joot^.i?>\o 
)-a.ßQ>:^ t-^^J j^'"»! ■- |Uou>; Iv^aa; ^äsI/ ^ .);o« ^/; jp^^ ia-J^3;o 

1. Glose marginale : l-Moiln ^ . "^Nvn ^ajoi ^ov1\ ^;aj» ^oo«m : IN^,"» yOovi^^'Uo vO0v>.»l3 ^po*^ ^^' 



Aphrodite, eile, presidait ä la prostitution. II y a aussi parmi eux quelquun 
qui avait soin du vol. Quant ä Dionysos, il protegeait l'ivresse. Et voici que 
parmi ces idoles se trouve egalement le dragon rebelle! Dans leur nombre, 
il y a encore des chiens et des singes, et, en outre, des familles de chats; 

5 car ceux-ci egalement etaient des dieux egvptiens. » Le peuple sc moquait 
aussi des autres idoles. S'il y en avait parmi elles qui avaient'des pieds et des 
mains, il les brisait et criait en plaisantant dans la langue du pays : « Leurs v» b 
dieux n'ont pas de karoumtitin (?). Voici egalement Isis qui est venuo pour se 
laver! ' » Puis il accablait les paiens d'une foule de plaisanteries de ce genrc, 

10 et faisait Teloge de Zenon, de pieuse fm-, qui tenait ä cette epoque le sceptre 
de Fempire; de Pierre, le grand patriarche ^ ainsi quo des notables de la 
ville qui siegeaient avec lui. Ensuite tout le moude se retira en louant Dieu au 
sujet de la destruction de l'erreur des demons, et du culte des idoles \ Quant 
au pretre de la turpitude paienne, ordre fut donne de le garder en vue d'une 

I enquete plus minutieuse. 

Apres ces evenements, le grand Efienne'', s'etant rappele la fable de la 
femme sterile et de l'enfant suppose, et songcant quel grand mentour etait 

1. Celle derniire plirase ne semblc pas ülrc a sa place. — 2. 6 •zfn süasSoü; X^^su;. — .■?. ip/ispsO;. — 



♦ fol. 115 



fol. HC 



36 ZACIIARIE LR SCHOLASTIQUE. f3ßi 

.ffft .O.N« .,^^ ^/j ^^ot lyA fS )joi JJ»..^ )-^^^)-3 ^-^ÄjjJ )-:>c^M o^^jo 

1^- «^ -<=» ^ -.'^y^ll .t l\'^\ )..\o •> ^ "^...oJOt )jO( ^.OO .^^\oi ^JL^>«^ ^^^ 

J— a:>'fouo.co )(s..>_,|VviL3 -.iooi \j^f o<x^; 1 1 « i^ )jl3).^>xd/ ^^ Ioo<; jl'«^/ 

v.rt Nrt. .• ^cDo,-<k.cD;oVd/; I °^ <•■ ffft .<=»/ |_jo-i laJ^ vifioV-^^ \—^i » «« « -.1/ 

l't^ ooi ^'^..^oo -.t-^ l-sKa^ ^jKji/ p JV^^oos ooi; .l^üLif ^^o« ^<o^>^ 

• .)-o^q_2kv; > ,. Not , >r>) A ./ ji'yA^ -.^mo, « m »loyaj-s; | 'v'i'.... ^^ 1v-^N«j3d/ 
) .... iL:>A.\ ^a^i )',-2l^ .-)iO(; o(tsj^,^oo >i^jU/ )_i^« ^mo-^cfls««/ p; )~^A 
iooi« vcn . m •>»3; ), ^.«^i; «^pol/ -'j«!/ oöit | n > ^m \o •>flp jooi ^oioK../; 



Ashlcpiodotos, craignit que cclui-ei no trompAt, on .-IsiV, dos gens avec cette in- 
sanite. Aussi le graiitl Salonwn conseilla secrelement ä rarcliev("'que ' d'or- 
douner qu'acte (irpa^t;) füt dresse des depositions ('j7ro[x.vy'(z.aTx) par le defciisur 
{s-/.^i-m;) de la eile, lorsqu'il demanderait que le pretre des paieiis liit soumis 
ä Uli interrogatoire au sujet de Tenfant. Cela fut fait, et le pretre avoua "■ 
toutes les choses que nous avons dejä racoutees, car c'est de lui que nous les 
tenons. Quand Tiniposture- d'Asklepiodotos fut connue de to\it le munde, 
' fol. 116 * l'illustre Etienne decida de soii cüte le grand Pierre ä adresser une lettre 
synodale (cuvoi^ix-ri) ä Nonnus, l'eYeque dWplirodisias, dans laquclle il lui faisait 
connaitre toutes les machinations ^ des paiens que le pretre, lors de son int(M- io 
rogatoire, avait mises par eerit (?), au sujet de renl'ant suppose, et dans la- 
quelle il l'exliortait ä reveler ä tous Thistoire de cette fable '. Mais cette ^ lettre 
synodale (cuvoSt/c/f) ne fut pas rcniise. Celui qui avait ete charge de la porter, 
avait ete, ä son arrivee en Carle, corrompu par nn present, comnie nous fi- 
nimespar l'apprendre. II s'ensuivit que les paiens dWjjlirodisias crureiit quelque i"' 
temps que riiistoire de cette fable* etait vraie, jusqu'au moment oü le juge 
Adraste s' emu\ de la cliose — c'etait un lioninie pieux", qui etait le a/a'Ka.G-n/.'i^ 



r" a. 



1. äpx'snicxoTto; (sitloxoTio; est dans le texte). — 2. TÜ.itsii.^.. — 3. itövTa Ta -tüv. — 4. toi toO 7i)äc|iJTo;. 
5. ToioüTo;. — 6. ft^öxpioTo;. 



10 



[37] VIE DE SEVERE. 37 

ooo» ^pi^ ^"is^oi V— >^ P .oti^ jooi J^/» ,5.-Xot )V)ji ^.^so/ j^I-! jöt.^; 
oC^ )^/, Ul I-5JO :)jL-^«^p; )L5^o u^ifti. K-/ ^ oila^ Kil/; ^^s.^ 

1. ^1. - j. "^§.»1. ^ 3. U=l sine o. — 'i. o»oo( j3 ^i o>*^; coii'. S. 



du pays — et prit «oin de faire venir cVAlexaiidrie eu Carii-, par rentremise du 
prefet d'Egypte de cette epoque, une copie de l'acte (:rpa^i;) concernant cette 
fable ' . 

Paralios. apres avoir offert ä Dieu un exploit de ce genre, regut Ic bapteme 
redemptcur-, lorsque la föte de Päques arriva, eu meme temps que beaucoup 
de paiens qui avaient ete pleins de zele pour l'idolätrie jusqu'ä leur vieillesse, 
et avaient servi longtcnips les demons pervers. Avec lui fut aussi baptise 
Tadmirable Urbanus, qui est aujourd'hui, dans cette ville imperiale', profes- 
seur de grammaire latine ', et hidore de Lesbos, frere de Zenodotos que j'ai men- 
tionne plus haut, ainsi que beaucoup d'autres. II regut le bapteme, apres avoir 
brüle auparavant les formules d'invocation aux dieux des paiens, c'est-ä-dire, 
aux demons, qu'il possedait. Ceux-ci le tourmentiwt cn effet avant le bapteme 
divin et le remplissant d'epouvante pendant la nuit, depuis que les idoles 
avaient ete brülees, il m'avait fait venir chez lui, pour me demander ce qu'il 
devait faire. Je me rendis aupres de lui, ayant avec moi un livre des chre- 
tiens et voulant lui lire Thomelie d'exhortation ' de Grcgoire Iv Theologien 
(Oeo^öyo;), relative au bapteme redempteur. .Je le trouvai, a la suite d'une lutte 
avec les demons, tout en nage et tres abattu. II pouvait ä peinc respirer, 

1. Le texte de cette phrase est pcii elair. — 2- xaTr,|iti6ri tto (juTvipio-j ßaTtTidiiaTo;. — 3. ßsoat; no),!; 
Oll ßotaiXsuoCiaa itoXi;. Constantiiiople ou Ronie, ici Constaiitinople. — 4. Mot a iiiot : « grammairien 
(Y(ia|ji(jiaTix6;) de la science de la langue des Romains ('Pw(iaioi) »• — 5. wpoTpeTCTtxo; ).6yo;- 



tu). Uli 
r b. 



fol. IIG 
r b. 



'fol. 11« 



' a. 



10 



38 ZACHAHIK LE SCIIOLASTIQUE. [38] 

^ N« \ ^ .-».oaa w^^o K.-^^; ojio .JVJji )a^i Jjiofrol ^; otfc^-^a*/ 
^jJLio Jl^ .i.^m.p jliöj )lQ-au.V-o f-^ :)oot r^l ^U«' vßoiaj; .. "»«V ) 
^, ooi .otloli. K^/ J-auL.; jSösj ^^io )k^,:ß )^V; -.Ijoi^ ^*i^*3oi K-ooi 

w.ot .);qji:5 ).^-ii^ ^-:^ot_i. r£>ol .]ou^ )V)-*; )-Jl3o1. ^io; Kj/ )_j»j y/ 

:)bo* ^*^oi >ö^Jio )-c5iS5v sfioo-v^v^; )jl^<ä>-^ Iv^^io x^®« '^-^ V? 

y^ »x)ovi. -.{..T*^ ^io vj .jtcs.io j.^o.jl3 •JJ.ojj/ kicu«; y:^ .0:^411 .. 

po/j :)ja-.; o/ JVJJ» 1^^ 7-^^ )o^^ .Ji»-*^^ l^-oJS J)ai. U>q.x ^« 
y^ JIso .-U'iol ^^^ JSoj; )-a- jlo .•)la:A3o/ jlo )K-L^ t^-^! )jl-/ « 



disait-il, sous riiifluence des paroles chreticnnes. Je lui demandai s'il n'avait 
pas par hasard des formules d'invocation aux dieux des paiens. II avoua, lors- 
([u'il eilt fait appel ä soii souvenir, qii'il possedait des papiers (yzpTT,;) de cc 
oenre. II m'entendit alors lui dire : « Si tu veux etre delivrä de robsession des 
demoiis, livre ces papiers (yap-r,?) aux flammes '. » C'est ce (|u'il fit aussi devant r. 
» fui. ik; moi, et, ä partir de ce moment, il fut delivre de Tobsession des demons/Je 
lui lus apres cela Thomelie d'exhortation du divin Gregoire. Lorsqu'il eut 
entendu ces paroles : « Mais vis-tu daiis le monde et es-tu souille par les affai- 
res publiques, et te serait-il penible de perdre la misericorde divinePLe remede 
est simple : si c'est possible, fuis le forum et sa belle societe; attaehe-toi i" 
les alles de l'aigle ou plutöt de la colombe, pour parier dune fa^on plus 
appropriec. (Qu'y a-t-il, en effet, de commun eutre toi et Cesar, ou les af- 
faires de Cesar?) Tu t'arreteras lä oü n'existe pas le peche ni la noirceur, la 
oü il n'y a pas de serpent qui mord dans le chemin et qui t'empeelie de mar- 
cher dans la voie de Diou. Arrache ton äme de ce monde, fuis Sodome, 1: 
fuis Tincendie, fais route sans te retourner de peur que tu ne te figes en 
picrre de sei, sauve-toi surla montagne de crainte que tu ne perisses. » Lors- 



1 . xaieiv 71'jpi. 



fol. IIG 
V" b. 



[39] Vir-; DE SKVKRE. 39 

li/V j»U/o :|-.oiSs j^ioi^ oVisi) )v^i» '"^^«-.jot jjoi yeüK p .J-^ixsvs )^iö^; 
..IIq-i^ä/; )icnv>o/ jocH v^SJo :)po)-io )oo« |vj3; \ x? t^eo >..^:^w; j— j) •J^^.iöi.j 
)ViOQ>^ jl/o ryO^jJ ocxx^ ^o«io ^ ^/; )f^>o; )-iot; jla^a^ ioi^ •V^/ 
.Jlcx-V-!» jv^Tflp/ Qjxaaj ..«J^; )-*./o oot )^-.D/ yOOi_iQ-X •.^^^» «ajLaij 

• ■fP^^ . m -'",<») ~> l.g^'; .. oooi yOOi^K^/; :)jt^) ^oicLm/ xf^^! ^7-' t^ ^ . •>v> o 
OOI :^£DO^f.3o^o; jooi ot,^o^; -l'^i-h, | n « ^».coJ^n •> eo jooi wOioK.»/ yOOUL^ ^.^f 

. JKjUpO; oiS».; \ ^ m .asnm |oO| mO|oK^/o tv^fiO^^-OO'^ )oO| OI-^OAl )-J't-*</ ^■•J 

>^ia.;v> ^ .«JbwK^/ «oöij ^^oi ^o^^ OI-31 :yOoda^ o^o )laJLilv^j )^*t^/ 
)j/ po/ OoCSs ^—; )l.f>x'T"^o .|1q_x.I.; )L«io/ lolii. yoia^-wj ^^^„^^j -.nOO»^ 

1. ^w'; corr. «• — i. l=->ai- — -i. !I.<u^:^^^,. 



que, dis-je, Paralios eut entcndu la lecturc de ce passag-(?, il s'ecria : « Pre- 
noiis donc des ailes et cnvolons-iious vcrs la philosophie divinc avec ' le bap- 
temc redempteur. » Ce fut avec cette pensee qu'il s'approcha du divin bapteme 
et qu'il fut iuitic aux mysteres divins. Le huitieme jour apres Ic baptöme, 

5 quand il devait quitter les vetements des [nouveau-Jbaptises, il emniena mon 
frere Etienne, qui etudiait les lettres et apprenait la medecine, vers l'allegresse 
de la vie monastique. II remmena pendant la nuit, ä mon insu, parce qu'il 
m'avait trouve trop faible, pnur dire la verite - .* II courut avec lui a EvaTov, et ♦ loi. nr, 
alla au couvent du grand Salomon, aupres de l'illustre Etienne^. Apres avoir 

1» supplie ardemment son frere Atlmnase, il prit Thabit {'^■/r,]j.y) monastique ' et em- 
brassa la philosophie divine, parmi eux, en meme temps que mon frere. 

Paralios s'occupa alors de ses deux autres freres, qui etaient paiens ä 
Aphrodisias. L'un d'eux etait le T/oAz'jTt/.o; de la contree, et s'appelait Deniocharh 
(A-ziu-o/apr,;); l'autre s'appelait Prodos et etait le sophiste (cofpiTr/i;) de la ville. 

15 II leur ecrivit une lettre d'admonition, dans laquelle il leur raconta tout ce qui 
s'etait passe. II les exhortait ä tourner immediatement leur regard vers le 

1. « Apres » (?), [lEToi TÖ e^iov ßaTiTKiiia au lieu de \izxa. toü Osio-j ßanTi^fi-aTO?? — -2. >< Poui' me dire la 
väritö » (?). — 3. olTtEfi tov etc. — 4. nxÄV-"- !iova);ixöv. 



V" b. 



loi. in 
r" .1. 



40 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. l'.Oi 

^^U p :|.aü..; jötAJJ pt-o-s JAJL. ^ooi ^-K-/ t^ ,5X^0 Qji,i>l/ J-CIjs; )-:sa3; 
jioAV-^o ^ooi ^VJ )l^iia p ^; )^-^/ :|äC^ ^»^N^a^; sOJOi ^ ^o-- 

JoOl w-^jLiO vOO«-a)^ }L2>ll USL^I -.I^JOCXA ^ jt-o/ ^ 1 N -» » |^JJ3 Q^Vo 
:).i . ^ m .p; jj^^a^o ^V^iilo ^iKjLio, :|jusj M^/? JJ/ -l^^^ vOj/i V""^ '? 
..jJi^V vQj/ «Q.-. ).:>ovo ^^jJ^oi; )inqiv> 001 y>\.^ .\°>1^^ ^^f'^ J-äjlAo 

^ao« y.*/;; ^»-^ vm. rYi^i'=\^; ^001 ^^^^.^ ^«-»-o ^^; l-J-^i-s *>=>4 ^ 

1. 1U»0. 



cliemin du repciilir, cl u ciubnisscr li' culte dun scul Dicu, je vcux diro, do la 
Triiiile saintc et consuhstanticUe '. 11 les cngagcait ä apprendre par los faits 
qurllc L'lait la puissancc du chrisliauisnie. 11 Icur rappcla des iiistdiii's iH)minc 
Celle de la rebellion d'lUos et de Pampirpios. « Souvenez-vous, Imir disait-il, 
combien de sacrifices nous offrimes, comme pa'icns, cn Carir, aux dieux des 
paiens, lorsque nous lonr demandions, ä ces pretendus dieux, tont en dissequant 
des foies et en les exaniinant par la magic, de nous apprendre si avec Uontios, 
i'ui. 117 * illos et Pampirpios et tous ceux qui se rebellerent avec eux, nous vaincrions 
rcnipereur- Zr«o/(, de pieuse fin '. Nous re^ümes alors une multitude d'oracics 
en meme tcmps (pie des promesscs, comme quo! reinpereur'- Zriioii nepouvail 
pas resister ä leur choc, mais que Ic momcnt ütait venu oü le cliristianisme ' sc 
dcsagrcgerait et disparaitrait, et oü le culte des paiens allait roprendre. Cepen- 
dant revenement montra quo ces oraclcs etaient mcnsongers, comme eela 
arriva pour ceux rendus par Apollon ä Crcsus le Lydien et ä Pijrrliiis VEpirotr. » 
— Et, continua-t-il, vous connaissez aussi les faits suivants : « Lorsque nous 
sacrifiions dans la suile, dans ces lieux situes hors ville, nous restions prives de 
tout signe, de toute vision, de toute reponse, quoi([ue auparavant nous fus- 
sions habitues ä eprouver quelque illusion (oavTaata) de ce geure. En proie ä 

1. öiioouaio:. — 2. ßa<ji),£ij;. — • 3. ö Trj; £Üoso'jü; XriUu;. — 4. tx Tiiv XfiaTiavuiv. 



r" a. 



Krll 



VIE DE SEVERE. 41 



lol. 117 
i-b. 



,«aMM Ji-O JJ? -^^ ^^l t^? ^■^■^l •r;°°' ^- g i N " V > )-:iJ»i; )N-XJ>o;o .);oi 

^ jLi/ l^'^?? -.^ )o®« 1-^«^ )l,--^o -r^V^s^/ vQJO« V^^^^ V^*^'- 
.,_^JS^NJLbo ^iv^; x-""^«? -o«^ ^l )L=>a-Q^? l-^-^j -.^ ^"i.. n ^h yQJOt 
..).a)a-^ ^^s^lo .^.ts^l jj^j )j/i wJLs ^^ y/; ■)?^-.'^ ^ooi ^U^o 

)j y^» ^ V^-'^"^ V;-"^^^^ X:'^*'^ «-^ -l-^-^? »^-^o« ^^^ Ps^o .jloa-.^; 
)ji»a3; UvJt; ^^*o^ v®o«~J^-^ ^*-') t"=''^^-<») .l-^^*? I-*'^--® ^-'ä-^! ^--^ojJ^o 

1.. ^s;. — j, 1jo»3 aiilc 1=-^^ iiu>iliuii; corr. S. — 3. U».^-»' supplevi. 



la perplexite, noiis rcchcrcliions et nous nous clcmandioiis ce que cela voiilait 
dire. Nous chani;-ions les licux des sacrifices. Malgre cela, les soi-disant ' 
dieux restaifiit iiuiets et leur culte - demeurait sans effct. Aussi, nous pen- 
si\mes qu'ils etaient irrites contre nous, et Tidee nous vint finalement que 
peut-etre quelqu'un de notre suite avait unc volonte opposee ä ce que nous 
accomplissions. Nous nous interrogions donc mutuellement et nous nous dc- 
niandions si nous etions tous du menic sentiment. Nous trouvämes alors qu'un 
jeune honime avait fait le signe de la croix au nöni du Christ et qu'il avait 
rcndu par la notre soUicitude vaine et nos sacrifices inefficaces, les soi-disant 
dieux fuyant souvcnt le nom [du Christ] et le signe de la croix. Nous ne sa- 
vions * comment expliquer la chose. Asklcpiodotos ainsi que les autres sacrifi- » M. in 
cateurs et macricicns se mirent alors ä la recherche. L'un d'eux crut avoir ima- 
gine la Solution de la dilTiculte et dit : « La croix est un signe qui indique 
« qu'un homme a peri de mort violente. C'est donc avec raison que les dieux 
« ont en horreur des figures {<^-/:l['-y) de ce genre. » — Apres avoir rappele 
ces faits ä ses freres dans la lettre qu'il leur envoya, Paralios le serviteur de 
Notre-Seigneur Jesus-Christ, ajouta : « Et si cela est vrai, nies freres, et si ces 



42 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [42 

:^K— «-^ K^/^.K.^^^1 yO_ioi ^:^oo :OLm/ o/ yV-»^-'^ ^.>J^oii ooi y/o -.^Slcdo/ 

JV^oaa OCH .-K-^ K-/',.-.^» jj^V-s» 1-^5 )-^^»-^j j-Su^-xo »jj ]J / r^-^io^JLioj 

^V^K m v>; vOJoi^ -.vQ-»/ -»Q-» >'f^ JJ -.1 "y> «^^ ooi ^cl».? oit^^ ^^^^^? ^ 

' 11 )K\..w^;o :öu.K-./ |c5iSx; ^ )- > v> >^aju.« ot-bOA; |^>-"t-o ^; -oi vs/ .jö»^ 

|-jtJuJb>; )-_Va^v^ ^» jL-^^ .~^V-^i ootj K^o^ /iojj • . I * » - > );| ü N 
•.,_-_3u.w w^^D I« •«■5 )y|-A yOOi_.ts-,/j ^^ y^l \ °> i' ..; |öi-^)) -.Ij^— / 
K «■ t .-^ ^io OOI :,;i>oV3 v^bo/ otlk^^oo; .-^.-Jjojtoo J,-,-d ^^%o/ yooia^l-s »^ 

)-^^^ ■•. .^ 1 \ vOOt-^ULiX^ Jiv-.)-JV— / qA jjOi-is^iOO .OOI )ju/ ^^^>~^ 

.yOot*-iw;oä*. )K.,^:soo ^^^^_^^_oK.^ K_/v^.-^v^ yoodn i .'^v ^ioj JujJ ^>--i; 

.\jä^ \'^\jk '^ 1 f>o\ < OOI vfDo^^a^v^ 6o(o :cl^^o/ 



ful. 11 
V" a. 



V" a. 



10 



1 Glosc iiiurciiialL' : ll-ai^s»!-». — -j. vDa»; coit. S- 



dieux fiiiont co qni rappolle et indiquc quc des gcns ont pcri de mort violonto, 
pourquoi dans les niysleres relatifs au Soleil, Ics soi-disanl dieux ne se ma- 
nifestent-ils aux iuities' que lorsque Ic pretre produit une epee souillee du sang 
d'uu homme qui a peri de mort violente? Aussi, les aiiiis di' la verite peuvcnt- 
ils se rendre compte par eeci que le signe de la croix Jait par le jeune hoiunie 
sur son front a montre que les soi-disant dieux n'etaient rien. D'autre part, 
rinvocation du nom de Jesus-Christ, comme eile est rinvocation de Dieu (>t 
loi. 117 quelle inspire de la crainte aux demons pervers ,* a montrö que celui qui a fui 
pouvait etre vaincu ". Les meurtres violents des hommes sont tres recherches 
par les dieux des paiens, vu que ce sont des demons pervers, lls ressembleiit i" 
ä leur pere le diable, au sujet duquel notre Sauveur a dit : Ccliü-Iä a cle lia- 
niicide des le commencement'^. C'est pour ce motif qu'ils nc consentent ä faire 
leurs revelations qu'ä la vue d'un homme qui a ete tue violemment ä la suite 
de leurs maeliinations, et qui provoque leurs iudications. C'est encore pour 
ce motif qu'ils ont ordonne quon leur sacrifiiU des etres humains, comme '■"■ 
le disent ceux qui ont racoule l'histoire de leur culte ', et meine Porphijrc cpii 
sevit contrela verite. >> 

1. Toi; TST£),e<r|ji£voi;. — 2. Le texte de la derni^re partie de celtc pliraso est obsciir. et a dcja em- 
bai'rass(5 le Syrien qui a annote cctte Vie. — 3. Jean, viil, 44. — 4. Tii a-JTiSv. 



» fnl. 117 
v"b. 



[4:51 VIE DE SEVERE. 4.3 

.06«-; -ojo-*/ >xoo«m 1/1/0 Usl^^j»/ )-s; ot..^ ^-/ jJiaNv» p :v-oti-,)l )la*i.^ 
^ )-N?^ ))->i>^? Ua-./ JK-oiSs )ln°»m\ .'v'bw o^-ol/ j^j— o-« ^-; )-L3oi 
)j).aL.^^jo/; IpooXi 01^ v?"^^ )J^°-*i-'?! li^O!« -.0«-= ya^;Kj oooi ^V^; vQJoi 
Pilo-, '...•>< 001 .;J yOoCiiOL^ /Kww—JSjl jlaJLSL.'^ioj ji^-jiö-s ^3 -Joi^iol 
jpoa^ 001; Uj.-» yOOi_K-/ :)jio» yoojjiio ,-« '^a; ^^-J^oi .^i^o^ ^s/ ^)o.fi0^1/ 
kßij..flaa^; vÄ>oi/a^ ^ yoogiio 1—; • . vOO»„*^etja ^; ^^o«\ )lo^^>-fciao ^cxao 
)ia-a»/; jloJLJboo/ ^ )-»♦-«/ ^■'; oo< Jooi «oiok-/ ^Q_^a-^/j )_3V3ooi» 

10 .)j|^)^-a>/ )L=» ji'^ Nv^ )oo( ^ot 

..«oicL-/; ),io)^; ^l |»i*^^ 001 ^a.-^Äj/l/ ya>>, U\-^ ^j/ vfiOO-i^VS ooio 
..äa/ )o/o oCi^j l—jJ K-.)Ld;j )joi; )laJLiL-i ,Jo .^)Q-aj/ )Li^^s.m.-p; Ji-ioai. 
• NJOJV^/; cx-so^^ .2Lfl0oU/o ..^üa/ ^joS^iCis.; ) 1 1 1 » vi \ v-'k^ »l^-^ Q^ U-^Oi 
15 jjUL^o -.^iai./ ^1 vs/ \sd^ ^ ))jU^aii>^o :vfloa-»flQ.j/l/ )-L« ^-j U^j p 



C'est par ces histoires et ccs admonitions que Paralios chcrcha ä detourner 
ses freres de l'erreur, sous rinspiration du grand Etienne et de son frere Atha- 
Hfl.se. Lui-mcme s'appliqua avec une teile allegresse ä la philosophio divine 
que beaucoup de jeunes etudiants Fimiterent et embrasserent la vie monas- 
tique dans le couvent de Tadmirable Etienne, qui les prit tous daus les filets de 
la doctrine apostolique. Jean aussi eut le plaisir de jouir de son amitie'. Cha- 
cun d'eux est aujouid'hui directeur dans ce couvent et egale en vertu ses pre- 
decesseurs; Tun d'eux avait ete l'adjudant (ßo-/i66?) de la cohorte (Ta^i?) du pre- 
fet (uTCap/o?) dl'iijijpte, Tautre cultiva la vraic philosophie, apres avoir etudie 

10 d'une fa?on remarquable la medecine * et la philosophie prolane. Le grand * loi. in 
Etienne fut le maitre d'hoinmes de cette valeur. 

Quand, au bout d'un certain temps, Etienne, le maitre coramun de nous 
tous, fut retourne a Dien, Paralios se rendit avec son frere, Tillustre Athanase, 
en Carie, pour convertir ses freres ; il y fonda une communaute chretienne 

15 dont il abandonna, commc de juste, la direction ä son frere et ä son pere. Pen 
de temps apres, il partit pour « les tentes eternelles' » et fut regu dans le 
sein dWbraham. Athanase vecut encore quelque temps. II baptisa aussi en Ca- 

1. Passage übscur, qui nous scmblc corroiiipu. — 2. at aiüvioi oxr^vai; cf. Luc-, xvi, 9- 



lol. IIS 
1" a- 



44 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [44] 

oäi sosa-:^-,^ Icx^i.© .>4JLio j-oiSx )jM»|^a>/ la^ -.^iii. jjJL^caS ^oio-,Lso»^ 

.ou-K-./ j-io^J»; )lauaL-w. ),oi ^ v^xüs. jk^NJil )jot; v^a^aü ^/ )1 )l| 

)ooi v^oioN-/ JÄJL* ^'^^.3l£q\ a-QL- )joi ^/;; )jjl^; ^-^oi ^oi.» .s-oiaS^ joot; 
:)oOI '-^ ' --T )jOI Oi-^O .vOOfJLiO ^oöi; ^'^otJ^ jooi ».. '»tv^ ^3 •.^w^*ic/ 

^3/ ..)K_i^^j ^-; j^Q ao» :o)l.r> i v> .oo ^ ) j.. ^ m »V-S )oot .*otoK^/ 
;oi..* P> I )a-*jj süSbsjo/ )J :|oo« Ui^ ^-^-o^ j-V-äj )i.o»»-io? J-uaAai^ ^ 
)5K.*^ j^;»imi\)^ ^/; -Ol ^j l^?Q^ —a-l/ «üiX'N ». n .i o° > '> ; )jp/ 
>o,^o I JL'>j jKi; W.01 :)joj vs/ )N-.^JU>. )laJV.=aaio oiXa ^ jooi -otoK-/ 

XLi. vo>-. oi-V ^a-^— »; 001 io^b. ^V^i^_so :... 1 > I-JLj/ )ji-. ^io )lajoo 



rie beaucoup tk' pak'iis, lil iiuitre par !<a coiiduiti' \r zi-lc cliez beaucüU|) de 
gens, piiis il rejoignit Ic divin Etienne et Paralios, cpii l'ul Icnr disci})le coiu- 
mun, et parviiil a la fui et ä la felieile reservöcs ä ccux qiii ont vccu dans la 
crainte de Dieu. 



Mais quo personne ni^ pense qne cette histoire est etrangere ä nolre miJi'I. 5 

Nous avons pour but de montrer cpie Faecusalion portce contrc Ic grand .V- 

vere n'est nullement fondec. Bien loin d'avoir jamais merite Taccusalion et le 

reproche d'idolätrie, il ctait eonstamment avcc ceux qni firent prcuve de ec ' 

fol. 118 zelc contre les pai'ens, et louait leur conduito. II etait* chretien par sa foi, niais 

n'etait encore que eatechnmene " en cc moment. Comnie il s'appliqnail alors 10 
ä Tetudc des sciences profanes, il ne pnt pas se montrer tel qne tont le nionde 
le \it cnPluhiicic. Cependantle fait suivant prouve qu'ä Alcvandrie egalcment il 
etait bien au-dessus de toute opinion paiennc. Quelque temps apres la des- 
truction des idoles, le pieux ^ Menas, qui prophetisa ;\ Severe la dignite d'eve- 
qne \ qnitta la vie humaine. II fit immediatement reute vers celui qn'il aimait, ir, 
orne de nombrcuses vertus : de la virginite de FAme et du corps, de l'aniour 
du prochain% de rhumilite, d'une cbarite parfaite, et d'une grande douceur. 

I. toio-JTO?. — i. Mot a mot : «i auditcur » (äxpoüficvo;;. — 3. 9iX<S-/pi<jTt);. — i. ipy_i£f£!3c. — 5. jüsvOpuma. 



loi. HS 

r- 1). 



[45] VIE DE SEVERE. 45 

.•yCij/ ^[j],^©/; )j,JL.o '^-l^ PwKid/ jojSx K^^^; v^lÜ^^^; \.U^ ^^"»-^^^ 
^;N_so .-Jj/ i).:o ) I -^j ooii otjs vfioovaL^o ^^ )_i/ vs/j oooi ^.^^jl^Jäo 

).iai. ot^ yo^ jooi; OI-3 K.-ii.tsJi/ ^*^<^! 'l-ii~o-o :)- 3 .JL.; )p)^» ).*»Q.a^, 

yoyjd )°''''-rT vOOt-i-M »s/ .•jiojLj/ K.:ieL«<^o )i|->.,^o oilavi . m i ^^^is^^^^o; ooi; 
'^1^ rn> |_»_DOi )i_o)_flO [^i ooio -.loot ofciolKio yOOtX 1 f>n \ v-a-1/; i i i^ 

) a V -T yOOI-.<HJ5x '^ ^ ~^^ v«IV>; > ,« \ot-SO .-^.ik^OI ^/j ).iJoK^ JO»-JO 

Ou^ fä •] ^^ ■ >> iN-lN lÄO »JL^üLs; jjLa-/ :»Oi^KjLJ Oi^^,»^; ^/ yjpo/ioo 
:y^pö/Kj» y^^Ki»; ^^^oi ^-*:^^^ )) ^^ .ol/o q-.,-d1/ )^. ao«\ ; yOJo« )-3JL-. 
.V:>o)j |JSoa-i ^Jbo yootA^ jLi/o .ooot > « •^•^ yOoC^; ^- ^ o ^ iJioj.ia^» y^l 

1. oocai. — 2. p,::o*o; corr. S. — :i. It*»"; oorr. S. — Le veibc d'oi'i dependent les luturs Ij»". io;i 
et iovat.»! senible avuir t'lo oublie par le si'ribe. Ct'tait probableiiitMil ^ "^^^j- 



A cotte epoque, j'etais afHige d'une maladio corporoUe', et les paiens pen- 
saientque nous rocevions notre chätiment pour ce que nous avions fait ä leurs 
dieux, dans notre zele pour la religion, et pour les idoles que nous avions 
brülees. Ils rcpandaient le bruit que moi aussi je mourrais certaiuement ■ ä 
cette epoque. Lorsque, dans la suite, par un nüracle du ä la honte de Notre- 
Seigneur Jesus-Christ, j'eus ete delivre de la maladie, je pronon^ai l'eloge 
de rillustre Menas dans un discours funehre'. .I'y fis mention de la destruc- 
tion des idoles paiennes; j'y racontai leur aneantissement par le feu, devant 
tout le peuple de la ville; ' enfin, tont ce qui s'etait passe, je le rappelai, * loi. us 
conune il iallait, sur la tonibe de celui qui, par sa grande anieiiite et sou 
amourdu prochain, faisait nieme Tadmiration des paiens, avant le zele que Ton 
montra contrc eux. Le grand Severe se rejouissait tellement et eprouvait une 
si vive joie en entendant ce discours , et il se glorifiait ä ce point des paroles 
proferees par moi contre les paiens, comme de propres paroles a lui, qu'il 
m'applaudissait plus que tout le monde. Pendant ce temps, les paiens, que 
nous avions invites ä venir ecouter, et qui ctaient venus sans savoir ce qui 
allait etre dit, pleuraient cn quelque sorte ' sur leurs malheurs ', et Tun d'eux 

1. Gü)(X!<Tix-?i ippwoTict. — '2. TrivTu;. — .3. /oyo; £7iiTi:pio;. — 4. w; iiTtsTv. — 5. Ta «Otmv. 



1" b. 



fol. 118 
V" a. 



46 ZACHARIE LE SCHüLASTIQUE. f4G 

^^oi; ;0,..sX^ oüiw .jj/ jol jlo .Jj/ ^»-^»^OO )oi^^-:iJ»; j,.^!^ o^j/ .*^w; 
]J/ ..jLiilKji/ ^cog-L^ySo ^too.mi/1/o )_j)3|_^.^/ j-s» K..^» vOJoi ^^s^ö; s 

oifcs-X^^-io; OOI .jjscuü»; jloiJsKjiio );0)A saoj- jjo^^.^ l-io«; ooi .-Iv-o^flo 

^^ ) n . ifto.\ ^j)~i; ) fy> \ö f) .. ^iT> OOI Iv-'oj-fio )ooi f_.K-^. ^s 
■ '|o .1»... jlojLioo/; )v-3lXDo )jx>aiäjj Us^o-,; j^ioi '^^^io .l^i^i m-i^ lo 
:)j/ -n . tm '^..^j^y.^ i',lio/ ^; l-j/ p .oi..:> o . \ ^j/; o^^ )ooi >^ S> ., >n 
^^Aoi-s; yOJOi JAJL^ "^^"^^^ :|i^/ K-./i-.K-. j^ötriN .°i;o JV^oiVj liliojjjo; 
yO_ioi "^ ^fv.N.. \±ä^l :^.i^^;oiJ^Ooo ^^«£oo l^l^ioi ^^ ^/i 1 1 ° > N o^' 
1. Glose marginale : l^^-6^->^aaÄJ5 jLoixioU l;o lxi»ja.i. 



s'ecria tout en colere : « Si tu avais rintontion de parier contro les dioux, 
pourquoi iious as-tu amcnes aupres de la tombe de ton aini? » 

J'ai ete oblige de dire ces choses ä cause du calomiiiateur en question. Car 
je ne cherche pas ä racontcr mes affaires, qui sont celles dun lionnnc plonge 
dans le peche et indigne d'ecrire Thistoirc non seulement du grand Etieniie ' , 
dWtlianase et de Paralios, mais encore de Mnias, ainsi que des amis de ceux- 
la qui rivaliserent de zele avec eux, et princ-ipalement de Shi-re, qui est la 
cause " du present opuscule, et dont nous allons egalement raconter le söjour 
en Phenicie. 



Lorsque le tres illustre Severe fut sur le point de quitter Alexandrie et de lo 
se rendre en Phenicie dans le but d'etudier le droit (vdpjt) et avec Tidee de 
" ful.118 devenir avocat (Swavi/.o;), * il m'engagea ä partir avec lui. Mais je lui dis que 
j'avais encore besoiu d'etudier davantage les discours des rheteurs et des 
philosopbes, ä cause des pa'iens, qui se glorifiaient et s'enorgueillissaieut taut 
de ces etudes, alln que nous les combattions aussi publiquement sous cc rap- iö 
port. Severe m^ preceda donc en Phenicie, mais d'une annee seulement. Cclle-ci 



fol. 118 
v b, 



[47] VIE DE SEVERE. 47 

■ - ^'^ . v^ J^-i/» l-j/ »-»J^; l-j/ |'>mv t-3o .)-^^ . \o ■=^ ; l-oon vi i 

K-l.aji/ ..).j50Q.iäj ^"''i^^Oo ^."i . >^; . . \oi yo o i \-> loJ^ v i . ^^ «X... an» ; 

1. Ici et plus loin Ic nom do Li ville de Beryte est Orthographie uoaioiaa — 2. Glose marginale : 



ecoulee, je me rendis ä mon tour ä Beryte pour etudier le jus civile'. Je m'at- 
tendais ä devoir soutTrir de la part des etudiants appelcs ediclales (-/i^iy-TaÄioi) 
tout ce qu'endurent ceiix qiii arrivent nouvellcment dans cette ville pour ap- 
prendre les lois. Ils n'endurent, en A^erite, rien de honteux. On accable seu- 
r, lement de plaisanteries ceux que Ton voit, et ou eprouve ainsi sur Theure la 
possessio!! de soi-meme' de ceux dont ou se moque et dont on s'amuse. Je 
m'atteudais suitout ä avoir ä souffrir de la part de Severe, aujourd'hui cet 
hommc sacre. Je pensais, en effet, qu'etaut eucore jeune', il iniiterait la cou- 
tumc des autres. J'entrai lo premier jour dans l'ecole (t/oV/i) de Leontios, fils 
10 d'Eiidoxios, qui enseignait alors le droit (vo[aoi) et qui jouissait d'une grande re- 
putatiou aupres de tous ceux qui s'interessaient aux lois. Je trouvai Tadmirable 
* Severe, assis avec beaucoup d'autres aupres de ce maitre pour ecouter les le- ' 'o' '"* 
50ns sur les lois. Alors que je croyais qu'il serait un ennemi pour moi, je vis 
qu'il etait favorableraeut ' dispose ä mon egard. II me salua en offet le pre- 
is mier, en souriant et en se rejouissant. Aussi remerciai-je Dieu pour ce prodige 

1. ivayiYvwaxjiv tö Tto),my.c.v vöimiov; sur l'expression xö m>tTi>iöv vöjiiiiov. c(. plus liaiil. — 2. lyxpaTEia. 
— 3. :f;)ixia vfo; ju üv. — i. ;AavOfwit:vu;. 



fol. 11 11 
I" a. 



10 



48 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. m 

^5%^^ .jts ^» |,oi )l;aio,i ^^io .joC^; ]Icl^ Ul ^^^^^U U^l 

■ ■ -\ V > vm.maya ^s :a-.tJaau.j ,^-.001 ^K-/ )-L3J ootii ^x-*; »a»^! ^? 
\jI ..voot^i-j -Ol )KA^^ 'vO,Kju oiJL»j ..JLs ^; ^-*^ot i'^j^io )_ljjj 
^ajj^sjso .JJj/; tsi;/ Uäl^^äj/ j-V^too; -o« }ts^^ U^i^J^ U^oiv^ ^io' 
o^jj^^^N55^ , )_aQ^a> :)Kju^io a^ c*_K_-./; «01 )otJSs J-t-^? -o)_^ 
Jj.^» oii^» öwoo^js K-001 y:^otio -.Uq^j »*^-^ .)-»)-»^? 

)j/ .^vai/» ^?/ ^/ W«/ iJ/ .)^J-^^ )?oC^ 7-^/ -NX^ )oC^ ..V^l 

Kn^- t. li-^ojo ^^^^^^^j ^^i^ cotia.'li. l»^/o .o«-.^-./ Ußov3 jJjox^o :ou 
.Joöi^ i^j ]lA-oi^ y^^o/ :otfcoL^ )^-U ^3 .7^ U -.^Z ^)j.io )oC^ 

.•sa>ojL*ia^ )-^i» )-sK_D; 001 y/ Jooi ^)_Lio :k^Aa ^^- \ oi p ^; oo( 

,jo.)otJ5^ 1^J^; jla-otA w^iCLi. )ooi |1/ ..vOJot; )i)-X.^ jlaJL^toiio ^-i/ 

1. ' Sans point; coiT. S. 



remarquable. Lorsque nous, qui etions ä cette öpoque les dupomln, nous nous 
fümes retires, ayant termine notre exercice (i^pä^i?), tandis quo coiix i|ui (■laiciil 
de l'ann^e de Severe restaient encore pour leur compte, je nie reiidis cii ((ni- 
rant ä la sainte eglise appelee ' A^xctolcU (egiise de la Rrsurreclioii) aiiii de 
prier. Ensuitc j'allai ä celle de la Mcre de Diint, qui est situee a Tintörieur de la .-, 
ville, tout pres du port (>.i|Ay)v). Ma priere achevee, je me promenai dovaiit 
l'eglise meme. 

Peu de temps apres, cet homme de Dieu (Severe) vint aupres de moi. II nie 
salua gaiment et me dit : « Dieu t'a envoye ä cause de nioi dans cette ville. 
Apprends-moi donc comment je dois etre sauve. » Je levai alors de joie los youx 10 
au ciel, et je remerciai Dieu d'avoir inspirö ä Severe cette ponsee et de Tavoir 
fait songer ä son salut. Puis je lui dis : « Puisque ta question a trait aux choses 
dela pietö, viens — je Tavais pris par la niain, — je vais tc conduire au temple 
fol. im de la Mi'rc de Dieu, et lä je te raconterai ce que les saintes Ecritures' et* les 

saiuts Peres m'out appris. » Lorsqu'il eut eutoiidu ces paroles. Severe nie de- ij 
manda si j'avais avec moi dos livres du grand fhisile, des illustres Gref/oire et 
des autres docccurs. Je lui repondis que j'apportais beaucoup de leurs ecrits. Lä- 



r" a 



13 

lol, Uli 

I"' b. 



[49] VIE DE SEVERE. 49 

^« |j/ .o(\ jooi 1^/ jl/oji ooi f.3 oot -.^V;; ^.<k-^oi ^o,.i^a^ uk^ci^ t^'l 
)Ia2L^^ Kiooi |q..w^^ -.Ijia^ j.^; oKs/; ooi jN^'t-^; )-3^o« ogi^ K^'^ ^ 

^..^oi "^^«^ :vOOi-^ ooi^ )L».i3ov^ ).^Da.^aj :)]^a.S ^a^^^JScjlo Jl « \vi \i 

jJLoj^iK^^o :^s^ool )ol>>^ o\\ ooi ^^; ). '».«; )).^va.CD ^ ^^K^ .^« n > ^\ 
^A^oi^; oof.^ ^jjxij^^l./ p :^iaKj ^i^.^^; ooi jijJLf jj^^o/o )ia^ibX^; 
) ^^« ^'^iis.^JbOj .ytsi«.^.io; jou^« )-^.»V ..Klooi >°>{ionVi -.jji-i joöi |lo;opc; 
.loOl jJQlN ^.«ts.^ )-^^^ P •if-^/? >-OI OI^J!^.*_^Lsv ^io >-.iooi/ }i v>oioN-./ 
v.,01 ..U/ loodj -Ol IqJ^ ^ouK-./ j); ^-^oi ^Jbo ^ :ou.o; ^_<\oi Ju-1; ]Jo 



dossus, il villi avec moi au tomple de la Mcrc de Üieu. Apres avoir d'abord recite 
avec moi les prieres qu'il fallait, il me posa la meme question [qu'au debut]. 
CommenQant alors par le livre de la Genese, qui a ete ecrit par le grand Mo'ise, 
je lui fis voir la sollicitudo de Dien ä notre egard; comment apres avoir cree 

5 tout ce qui existe et nous avoir tires egalcment du ncant, il avait place nos 
premiers parents dans le paradis {■KXfy.Hv.n'j;); comment il leur avait donne, 
conmie a des etres doues de raison et maitres d'eux-memes, la loi de Sa- 
int, au sujet de ce qu'ils devaient faire ; et comment, apres avoir raeprise les 
commandements souverains, par la tromperie du serpent, ils avaient perdu 

10 cette vie heureuse, et echange Timmortalite contre la mort, dont la loi les 
avait menaces d'avance. Tout en lui disant cela, je lui montrais Aila7n et Ece 
— ils (itaient peints dans le temple — revetus de tuniques de peau, apres 
leur expulsion du paradis (liapz^siTOc). Je lui fis voir ensuite les nombreuscs 
souffrances qui etaient resultees de \ä, toute la ruse et la puissance des de- 

15 mons que nous avions dechainees volontairement contre nous, * en obeissant * foi. iio 
ä celui qui est ä la tete de tonte revolte. Puis je mentionnai la misericorde de 
Dieu envers nous. Dans sa bonte il ne permit pas que sa creaturo perit, eile, 
qui aurait ete incorruptible, qui n'aurait point ete sujetlc aux soulFrances de 
la nature liumaine, une Ibis sortie du ncant pour cutrer dans le devenir' ; eile, 

1. Passage un peu obscur, «juc nous avons tiaduit asj^ez librcment. 

PATR. ORIENT. — T. II. 



50 ZACHARIE T>E SCHOLASTIQUE. [50] 

|..^p ^ ..^ V^ ),a^ joCS^o joUSsv, IfcCii^ oot J-^.xm; |la-.io:^ 

jJ,o ^if jJ; U^ :oi1o<h:S^; 001^ )K-^t^ )t^^a-l );oto .^^ jfcC^oKi 

lul 11.) oi^» |j^-«o/o ^-1 op ^io .^CHQjVVxio J-JuLs jjl^Vo .Lv-o^isj/; ')i.aJov4 



10 



1. t-ooi; i-orr. S. — 1'. Ua'ti: cori'. S- 



qui aurait re^u rimmortalitö supöricuro a notrc nalurc, si eile avait garde 
la loi de Dieu. » Eusuitc je continuai : « Apres la loi naturelle, Dieu nous 
doima aussi la loi ecrite par riiitermediaire de Moise. II vinl egalemenl en aide 
ä la natiire par l'entremise de beaiicoup de saiiits prophetes. Mais quaiid ii 
vit ({ue la plaic avait besoiii d"un remede plus puissant, le Verbe de Dieu .-, 
et lo Dieu Createur nous visita, apres avoir ete fait lioninic par la volonte du 
Pere et du Saint-Esprit. Soleil Icvant, il hrilla ilrs hautriirs sur imtis (iiti ctioiis 
assis dans les trnehrcs et dans iaiitbve de la niorl ' . 11 fut couQU du Saint-Esprit 
dans la chair, et sortit par la vertu du Saint-Esprit d'un sein virginal et ini- 
macule. II laissa ä sa mere sa virginite. Ce fut lä la premierc preuve qu'il 10 
donna de sa divin.ite : il produisit par uu miracle une conception sans semence 
et sans tache, et un enfantement au-dessus de la nature. 11 voulut ensuite 
nous arraeher a la puissance du diable, ce rebelle ä (jui nous avions vendu 
notre äme, et accepta volontairement la croixpour nous dans son corps. II livra 
son corps ä la mort commc prix de notre rangon, et ressuscita le troisieme 1;. 
loi. 119 jour, ayant brise latyrannie du diable * et des demons pervers, ses auxiliaires, 
^ '' ainsi que le pouvoir de la mort. II nous ressuscita avec lui, nous fit asseoir 
avec lui dans 'e ciel, comnie le dit l'Eeriture", et nous niontra la nouvelle 

1. Luc, I, 78-:u. — i. liphes. 11, G. 



lll 



[51] VIR DE SEVERE. :,l 

^^^.«.^1. ^"^"^^ f^o .jLso.^ )-.L^io«\ Oi-X; '-^^ '^o-x jJLoiaS; )i.t^ )-m)o/o 

\JiKs ^_.^^.Jm; ^~^o( -.ts-sLoDo/ |K_*j'^/ |lS^..cL<l Q_S» ^ ^»K-iO .j...<,tv> 

rjl^ötJSs jbö ^06. ^; v.«»^^»-^ :vm.°i^U; Kj/ Uj «^ v' :o«^ J^t^/o 
.joi^jl o,Iß -.j-floo-böj; jLicii. tocL«; iKi ^a.. ^ J "jjiioi» )ieL\»o )^^^ 

1 Cv^j^^L; colT. ^^. — 2. Ii-i t-'t plvis luiii i'oö)--; rOM'. S. — 3. i saus puiiil ; Oun'. S. 



Icj 



l'ul. ll'.i 
v° b. 



voie du salut, laquclle mono au ciol. Apres avoir conquis tuute la terro au 
moyou de ses apütros, il abolit les oraclcs de la magic paienne, et les saeri- 
fices des demons, etablit une seule eglise catholique (x.aOo/.'./.fl) sur toute la 
terre, et nous apprit ä iious repentir et ä cherclier uu refuge eu lui au moyen 
du bapteme redenipteur, lequel symbolise la sepulture de trois jours et la re- 
surrection du Sauveur de nous tous, le Christ. » Lorsque j'eus encore produit 
de nombreusos autres preuves [de la divinite du Christ], dont les Evangiles 
(EOaYyaix) sont remplis, je dis ä Severe : « il est donc necessaire, niou ami, 
que toutes les personnes intelligentes' cherchent un refuge en lui par le bap- 
teme qui viviiie-. 

— Tu as bien parle, me dit-il, mais maintenant il nous faut arröter une 
ligue de conduite. Car je nroccupe ici de Tetude des lois. 

— Si tu veux m'eii croire, lui dis-je, ou plutöt si tu veux en croire les saintes 
Ecritures' et lesdocteurs universels de l'Eglise, fuis d'abord les spectacleshon- 

1.-. teux, les courses de chevaux et le theAtre (Os'aTpov), et ceux oü l'on voit des betes 
opposees ä de pauvres maliieureux. Ensuite, garde ton Corps eu etat depurete, 
et ofTre chaque jour ä Dien, apres Tetude '• des lois, les prieres du soir dans les 
saintes Eglises. II convient en elTet que nous, qui avons la connaissance de 
Dien, nous accomplissions les devoirs * du soir dans les saintes Eglises, ' inl im 

I V- b. 



10 



52 ZACH ARIE LE SCHOL'ASTIQUE. [52] 

..Vm-^ )-Äci:>aj "^^>^; jLiai. l^-icu-v^ jJ; ..jjvi-axo Jj/ v^I .. >,j^;ci3 



pendant quc les autres passent d'ordinaire lour tcmps ä jouor aux des (x-jgoi), ä 
se vautrer dans Tivresse, ä l)oire avec des prostituees et meme ä s'avilir coni- 
pletement. » 

Severe promit de faire et d'observer cela. « Seulomeiit, dit-il, tu ne feras 
pas un moinc de moi. Car je suis etudiaut en droit (^txavixöc), et j'ainic beau- 
eoup les lois. Maintenant, si tu vcux encore autre ehose, dis-le. » 

Plein de joie, je lui repondis : « Je suis venu dans cette villc pour etudier 
\c jus civilc', car j'aime la science des lois (Sixavi.-/.-/)'). Mais, puisque tu te son- 
cies aussi de ton salut, je vais te soumettrc un projet qui, sans nuire ä l't^tude 
des lois et sans exiger beaucoup de loisir, nous procurera la connaissance 
de la rhetorique, de la philosoi)hie, la science des sainles Ecritures- et de la 
theologie. 

— Quel est ce projet ? dit-il. Car tu nie fais lä une grande et forte promesse, 
s'il est possible que, sans negliger Tetude des lois, nous puissions egalement 
acquerir d'aussi grands biens, surtout le dernier qui est 1(> plus important de 13 
tous. 

— Nous etudions les lois, d'apres ce que j'ai appris, pendant luute la se- 
maine, sauf le Jimanche et le samedi apres-midi. 



10 



1(1 



53] VIE DE SEVERE. 53 



•»» 



^:^ ^juSüL^ J^ K..^:» ^. 



juLSL^OcL^ ..Jioi_3J U^ I-Jot^ •.otA l^lio/ J\.3lX ^; ""^.-Joi 001 »/ 

)|rt\v> |_loi; 001 y/j K^jjL ts^^ Uok^i 0/ |;0| '"'^s.^Oo .'po/ ^j 001 
);o« •.j-JV-^Q.i» ^ ^aiu )oi3x t-<i— =>j ^^^..-oo! ^^s^^Jbo .^j>a^ 'Kj/ jK.*^ 

.mn .\ ffft -s. )_^Qu. INjljJ ^^O -.Ht^; {.Sl^^^ÖO JjUsI^OlM; j^JL. '^ MVl\; 

1. I'f-I; corr. S. — 'J. o nianqiie; corr. 8. — 3. ^l: corr. S. — '1. \>^\ cui'r. S- 



— Ell circl, iKius assistous aux legous que nos maitros nous foiit sur Ics lois 
peiidaiit les autres jours de la semaine, nous Ics repetons cnsuiti' pour notro 
compto chez nous, et nous nous reposons pcndant la moitie du jour qui prc- 
cede * lo dimanche, jour (diniancho) que mcme la loi ( vöy.o;) civile (tuoX'.ti/.o;) nous 

5 ordonne de consacrer ä Dien. 

— Si donc cela te convient, lui dis-je, nous reserviM'ons pour ce moment- 
lä les ecrits des doctcurs de l'Eglise, c'est-ä-dire ceux du grand Athanasc', 
de Basile. de (-rrgoire, de Jean, de Cijrille, etc. Laissant nos condisciples 
s'oceuper comnie lion Icur semhle, nous nous delecterons dans la theologie, et 

ii) dans les sentences et la scicnce profondc - des ecrits ecclesiastiques. 

— C'est pour c" motif, mon ami, me repondit Severe, que je t'ai demande, 

des l'abord, si tu apportais avec toi tous ces livres. Or, maintenant que, gräee 

ä Dieu, nous sommes convenus de quelque chose, tu vas nous faire obtenir 

les biens donl tu as parle, car je ne te quitterai pas pendant les moments en 

15 question. » 

D'aecord tous les deux, nous nous mimes äl'ojuvre. Nous commen^am(>s 
par les traites que dilTerents auteurs ecclesiastiques ont ecrits contre les 
paiens. Nous lümes apres cela VHexamcron' du tres sage Basile, ensuite ses 

1. oi Jtepl Tiv (j.£-yav 'AOavÖTiov, ctc. — 2. TteXuiiäöcia. — 3. 'E?aiiu,£pov. 



In!. 120 
r" a. 



14 



Inl. 1-20 
V" a. 



fdl. 120 
1- b. 



fiil. l-.'ii 
r h. 



>o^« 



Od 



in 



54 ZACIIARIE LE SCHOLASTIQUE. |541 

IqAj )v^|-ioo ..o«l,L^/o oiJis^; )— f«^-^" )^-^)-^ ^;K-3 ."^ÜOl-s y n ^-\» 
ooio •.vax-.-iOQ-io/ loJ^; )KJ^^^ lo^-^^-sn n <T>; ^-<C^o(o .^ao o . -^^ -ii - a,- ^ / 
.),ÄJL.; y^t^l^ ^ v°'^^ U-^h. väSs^ oj-s; .j-^ i.Q^? y O n > ^ QAi3Po»3 
^^o)o -.^V^ |-.ö«-S^ Q^v.^'^ vOOi-NJ^ij jpol-boo ^ ^i . ° > r» / ^ ^3»N^ 

,^^*^j| .^,^11/ oVio/i/j )J^it^ ^;a...\^ ooio )_j/ -.^ ^--^b^o« jj / 

JK^oi^ |la°> m\ .q ^ voa^..,! )fi « i n .;; )lo n .', m\; jK.^ l-^*-^^ ^r^ 
l^^^i ).. "K^ . ^/; vwv^N.rt<\ ffftj «. .Joo( v^oiobs^/ >^ » . w> ^^ «-3 ^; jjoi 
• .l^^w^ jooi w.oiolSs^/ f.^ )lo > \ ^; yoy^» vJUm jjoi; ^« ^^.^.joot ^^}l\ 
.^1 looi; »m . fft ^>-flo)-s >ä^^J30 .)KjL.po_2 öi.^ jooi« ^f^ l-io>-* )>'^; "^W^ 
^^/l/ •.),... ■■.y.,a j-Jo>^ ^^ ) i (t> -.v^mI/ )J.o. ..,. Vi »oi ^^ y-Jä ^\\:^^ 



discours dctarhes et scs Ictircs, piiis Ir Iniile iuli-cssc' ;'i Aniiilnlixhiiis, la 
refutatiou ' qu'il a ecrite contrc Eiinomios. airisi (jur riilloriilidu (Tvpoioiovr.Tuov) 
aux jeuncs gciis, dans laqiicllc il Iciir apprcnd comnicnl ils lircronl |irofit des 
ouvrages dos paiens. Ensuitc, contimianl iios Icrtures, iious cn arrivämcs 
aux ecrits dos trois diviiis Grvyoirc et ä cciix dos illustres Jean et Cijrille. 

* II n'y avait que Severe et moi qui fissions cos lectures pr()fital)les pcndaul 
los momouis iudiques. Mais nous nous rcndions chaque jour de compagnic a 
l'egliso pour aecomplir les devoirs du soir. Nous avious aveo uous Tadniirablo 
Evafjrios, que Dieu avait onvoyö cxpres a Brryte pour pousser beaucoup de jeuncs 
gcns ä echangor la vanitö du barrcau (i^i/.xvix.rO oontro la philnsopliio divino. if» 
Cot Evagrios etait de Sa7)i(mite, et avait cte iiistruit daus les cooles {(jyolxi) 
d'Antioche la grande". Quaiul il etait jeune, il lui arriva de se laisser entrai- 
ucr par les passions de la jounesso, et il alla voir un spectacle qui se donnait 
daus cette ville. Une seditiou (TTact;) out Heu el il y fiit Iilosse. Corrige par 
cette blessure, il prit en horrour les spootaoles honteux, et frequonta depuis i:. 
lors avoo assiduite los saiutes Eglisos, s'ctant Joint ä ceux qui, on oo tonips-la, 
chantaient touto la nuit dans Teglise du tros illustre Etieiine, le i)rotomartvr. 

1. 'Avatpsittixö;. —2. r, [isyä^r,. öpilhiHe (Uiniu^e nvqiiemiiieiil :'i Anlioclie Mir l'Orunle. 



In 



lol. I-Jü 



[55] VIE DE SEVERE. 55 

♦^ -VKr^ ^^ ^° 1^)-^^ jKjLiOJS J-.f.-^-:U ^^ :)K-;qXä |lr>o.,v^\ .o 

wOtoK-/ -oiQj>.so ^ o^ o jooi «w^-1j «.^00; )v.iu^.|oo« v^oioK-./ j-».^ia\; jU/ 

KiCU«i ioA; K^)_i«0 rJisJoO« ^^-iO )ts-OLj^2>».iO yO-Js^ y.^\ vQJOI ^Oiw p 

ov-o/ )_iLio;; JiäAj 'jK_iu.,LD )i-,Li^ yooiio^; lS>fn.g>/ -.y '»■.^sJ>o joiS^ 
■ .vOOtts,.i>-^C>o; jbäi.o ^flCxXiäj; )jL.j.Ä; )--^ooi »K-s ^ J;« ^ Iv* t-3o jot^JJ 
|-JiL-/j JLjljl./ .^oot ^^ . t i o Jk^ao jl^oeu.^; )_iCLji JL^ v^o» lipCS )»v>; ^'^sj 
-cui ^/ -J 1 » '»^ ooi )v-.o|_flO -.Uy-^l ^^01 ^^_DO .yoi|j yla^ ))-is^ 
Jt-^^ ^j 001 vfl>a ° L« A ^^ 3 o .-otio/ ^^; 001 ^roa^^Äu/ otiK_so .yKjL*^ iootj 



C'utaiciit des pcrsouncs adonuees a la philosophie pratiquc ', qui, sous la plu- 
part des rapporls, ne le cedaient en rieii aux moiues. Apres s'etre applique ä 
la science preliminaire-, Evagrios voiilut s'elever jusqu'ä la philosophie et 
embrasser complctenienl In vie monastiquc. Mais son perc le forca d'aller en 
Phrnicie, pour y etudier les lois, ä l'epoque oü nioi aussi je in y rendis. * A ♦ r,,i. 120 
la meme epoqne, l'admirable Eliscc, originaire de la Lijcie, vint aussi ä Beryte 
pour le meme motif. Klisee etait un homme tres doux et tres Immhlc. II etait 
de moeurs simples, et plein de compassion pour ceux qui ont besoin de nourri- 
ture et de vetements. 

Avant trouve dans Evagrios et Elisee en quelque sorte des nourriciers '' 
pour moi et ayant vu qu'ils preparaient ä l'amour de Dieu, je leur proposai 
d'olTrir ensemble a Dieu les priores du soir dans les saintes Eglises. La 
ehose fut decidee, et nous nous reunissions chaque soir dans l'eglisc dite 
de la Pirsurrcclion, apres nous etre appliques ä l'etude des lois et aux tra- 
vaux qui s'y rapportent. 11 s'ensuivit que beaucoup d'autres se joignircnt ä 
nous, et en tout premier lieu% l'illustre Seccre, selon ce qui avait ctc 
convenu entre nous. Apres Severe, vinrent Anastasc dlulessr, Philippe de 

1. r, TcpaxTix:^ yi?oaoiia. — 2. TtpoitaiSeia. — 3. Mol ;i niut : « uiie iiuuri'ice ". — 'i. Ttpö Ttäviuv. 



a. 



fol. lio 
Vb. 



1), 



lii 



56 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [56] 

) r '» 'ÄO»/; ^ y.^1 • . l-^^-J^aS; ).Ä>aiCLJ; ).i9\aj^i ^io )-JLJu.Vo JoCSx 
)M^ );o»-» %^=>o-^ )«— ^Z; i;^? Q-cQ-^/ -voog-V^; Ji - :>o>>.-5 vpoi^ )ooi K-/ 

l-i^j )jou> -.v— >j1/ ) n . ^^xn\ciiLcp|-=> ) ."JN v Jq.^vj»)-3 jjJioi pj ooi .-Iod/ • 
jül-SJ-^^-flo/o -.^^o^ )ioi ^/; )lo^.j»— );o»-3 )ooi vSlojLioo .y^ii )-Ju/ JjL- ^ 

• jooi )i/ OOI »3/ ^^ iJ^; .•jUJU.^ m . N *:^ 
) lyvc fft ^. OOI .-"visa^f.^/ -.j.^kjoo j^Jan )— loi; \-a^i ^; jooi «^oioK^/ 
.•^OQj^-^o •, Vtj vi\; y^l )ooi yo]h OOI : ) ^,. ,. > >o >&ajL^ vV-^J ).a o m\ . ° > 
^"««N^ ^ .|^^^oC^ )lo,°i(y)\ ."t') jooi v^L^..^^.^ jla-^ V ^; )) « ^tP )-2lJ30(Ao 

>0^f OOI -.«O-M^^^ UmQ^ f.« ^^/ jj/ .-jooi ) ., CP )J yJOO -JVoMl^ ^*-S^ )°^ 

.)..,. »V> yN.'>; j^o't^; )K^i jfrocLA^i )-^>^! l?)^ 
jloifi \ in •> )) . ^m oöi j^o)— cd '^,. \ n "^ «\f> 't jooi y|^ jjoijs 
jlpw« )i«=iiS;v>; ^ Jl^ö.^ f.3o .1^/« OOI )j).^ jooi j^A ^^w^w>.ba^ .).<io)K.^o 



Patara, villc de Lycie, et Anatollos dWlcrniidrii'. C'elüicnl des personnes 
pieuses, et Ics premieros dans la connaissanee dx\ jus civilr\ car elles li; tra- 
vaillaient et retudiaionl (l('|mis ipiatre ans. Klli's demand^renl a iMre regiies 
dans nos rangs. Nons avioiis aussi avec nons Zriindovc. de piensi; memoire', 
qni vint apres nons ä ßcrytc 11 etait comme moi originairo du port de Gaza^. 
Apres avoir brille ici ' , dans le Portique (utoz) royal, parmi les avocats 
fol. ijn (i7/o>.a<7xiy.oi), il a (piitte dans ccs dernicrs temps la vie humain(!. * Faisail cncoro 
partie avec nous de cette societe, Elienne de Palrstine, rpii arriva egalement 
dans la snite [ä Beryte]. 

Evagrios etaitle president de cette sainte association. C'etaif nn pliilosophe 
pratique de Notre-Seigneur Jesus-Christ. II jeünait en quelque sorte tous les 
jours, et consumait la grande fleur de la jennesse'' dans la philosophie divine. 
II torturait son corps par les veilles et ne se haignait jamais, sauf un seul jour : 
c'etait la veille de PAques, la fete de la grande resurrection de notre Sauveur 
ä tous, le Christ. 

Le grand Severe rivalisa peu ä peu avec Ini dans la pratique et dans la theo- 
rie (Öetopiy.). 11 etudiait, en effet, avec moi de la maniere qui a ete dite. Une 



10 



l.i 



1. To 7to),iTix6v vö[j.i|xov. — 2. ö Tri; :pi).o-/_pi!7Tou liv»i(iri;. — 3. to 7tapa6a),ot5cnov Ta!;-/;; = Maiouma. — 
'i. A Constantinople. — 5. äv6o; fiSr,:. 



1" 



[57] VIE DE SEVERE. 57 

JLiö ya^ :|K-oi^ ')lo°inn\ .3; Mojl; )N_Lio |_aio( ' ,_ioo :)oot v-^- 

j>-i I «vtmV ^a ^ .j....^ I.JL.DQ-.0 J_m_3Q^o )ts^Q-«l loli.; ^/ .Joi-^iol 

.jLiooj_s oit-^ ^l |ooi ^ "««v t^ .|oo( |_^iJ^oo o(lVK*^a_so "^...^pot jjous 
|-,-cQ_s; l^^oal^io ^ p Jooi It-iCLio )K./U^/ oiioVK^OQ-5o 001; odaaajLso 

jj jfcsJii; oil^Q-flOo .)-ts-<^io K^/v-N- Jl<:>°>m\ .'=^ JLa^ jjot ^; |)^^. -t; 
Jooi «K>/ o»^ 001 oo» ^/ |.^ o a ^ oi\i l-io^i. rjoot |.^jo 
V.OÜ 0001 '^. «aX l ^oi\ |..flc > a:> ä j; ^--Ju/j »JitL^-.^ooi ^K-./ ^^oi-s ^ 
v.ojots>,/; sjLj/ V-.^>.^a^.)lo >•,... .5 0001 ^^. in l'\»-\ l [ m ,» •JKjL,,_io 
:)LVa^; I vn \ ; öi-.J^/ |K . v>, n» .^oi ;|K 1 ., vi |_Q_jwiQ^flol ^.io ) 
^^ ou/ sm ^010 °i . \ nfY>/o :) . ff)/; jKjupo v£doJJ'^ . n^ ''s£D<L<io)..cDoV^( 



ooi 

o 



15 



r..i. 121 



] R nqmN . q ^o. —2. ^S^. — .;. I/orlliograplm de ce nom varie ; a cüte de la forme que nous 
avons adopt('C, oii (rouvo Ics l'ormes suivantes : ^^a^Jo^oo^s. »Äia^ilroop. lüoa^iJiMoU'P- >iiDa.>lÄ>o|P 



fois qn'il fiil verse dans les ecrits des docteurs de rEji-lise et qu'il eiit regu 
d'eux la partie theorique (Oswpi«) de la philosophie divinc, ainsi que les priii- 
cipes de la philosophie pratique, il se touriia vers la maniere d'agir de Tadmi- 
rable Evagrios, comme vers im exemple, untype (töto?) et im modele (cixojv) vi- 

5 vants. II voyait en liii im philosoplie chretien, qiii ne se coiitentait pas de la 
theorie', comme moi et bcaucoup d'autres, mais qui abordait aussi la pra- 
tique -. II imitait donc Evagrios et ses perfections, eu torturant comme lui 
son Corps par le jeüuc. II s'elTor^ait d'egaler sa chastete * et ses autres vertus, * lui. 121 
en s'abstenant de maugcr de la viaude, nou pas parce quelle est mauvaise, 

1" comme le disent les Maniclieens, mais parce qu'en s'en absteuant, on se rap- 
proche davantage de la philosophie. II nc prenait pas de bains pendant la 
plus graude partie de launee, et fmit pas ne plus en prendre que le memo 
jour qu'Evagrios '. 

Sur CCS cntrefaites, il arriva que des etudiants en droit de licrijtc sc firent 

I"' un grand renom dans la magie. C'etaient Georges, originaire de la villc de 

Thesmlnnique, qui est la premiere ville de Vlllijricum, Chrijsaorios de Tralles, 

ville d'.4.s(V; Asklepiodotos d'HcHiopolis, ainsi quun Anncnien, et d'autres inilivi- 

1. Xöyot. — 2. ipya. — 3. Passage obscur. 



a. 



lol. 1-2 \ 
1° b. 



fnl. I-Jl 
1-' b. 



10 



58 ZACIIARIE LE SCFIOLASTIQUE. [58] 

)ooi K-./ )j;fi.Jioo :v00J^ x^!! U'i-^l >=>-^o l-^J^^W '^l )°^ : v m « NckF^ A oi 

.^Q_.a-« )-*^^* li^-^Ot-^ rr'y-^^. ^•-'j^o -.ajULä ^o,io ^ jiojiv-^? )-sl^ 
■ .)-_.^i/l ooi; joot >-oioK-./; J-^^OO )t-a^; • . vOOiJ^^>^*-^^^ö ^ '»N ,; ).^ ^/ 

J^Ijo^ voot^ jooi K-./ ^1 jloäL.«^ . oy 1 no / vQ-'oi? y-l voonio ^wiK-io; 

«öt\ .•vol^.,.*j )^/,qlSx );)jiy Jt-.^'^-Q..»o jKicu-.»; )ts.^^ -.jooi )_ioi )iNj/f 

-.wM'polKj« IL^^ öoi jooi ^t^ po -IjloV; 1^019 K . iN |j^ )J; l-iCS^^^ ^Wx/ 
), ^ '^ OOI ^^^ sOIm f-J • . ) » ,1 « V >; jjy \oflo ^'^..^s.^ oi^ ^^^.».^^^4 OOI joi)!^ 

1. Co mol esl rn partic (■fTact'. 



dus de Iciir cspecc. Ils ötaient soutemis par .h'dii, stirnommi'' Ic Fonlon, origi- 
naire de Thchcs cii Kijijptr, et ils ne cessaieiit de machiner des choses impies ' 
commc les suivantes. 

Ils reunirent de toiis cötes des ouvrages de magie, et les montrcrcnt a 
des persoinies qui sc complaisaient dans les mences des perturbatcurs -. Tont ■• 
le monde pensa donc qu'ils allaient accoraplir un meurtre abominable. Le 
liriiit se repandit d'ailleurs sur leur compte qu'ils meditaient de sacrifier pen- 
daiit la nuit, dans le cirque\ un osclave ethiopien'appartenant ä ce Thrlmiii. 
* Ils voulaient se concilier, ä ce qu'ils disaient, par ce forfait abhorre de Dieu ', 
le demon qui leur etait attache, et lui faire accomplir aiusi, ä ce qu'ils suppo- lo 
saient, ce qu'ils projetaient. Leur but general etait de commettre n'impnrtc 
quelle action criminelle' et leur but particulier d'amener de force au maitre 
de cet csclave, par le desir de l'amour et la violence des demons, une femme 
qui vivait dans la chastete et dont il etait eperdument amoureux. Ils condui- 
sirent donc cet esclave, comme pour quelque autre niotif, dans le cirque, i.-> 
au milieu de la nuit\ Mais au moment oü ils allaient commettre' ce crime, 
Dieu qui se soucie de ce que fönt les hommes, eut pitie de ce malheureux 

1. ä6£o?. — 2. Tout cc passage est obscur; le texlc soiiiblc rorrompii. — 3. 'ir.-oooo\i.o:i. — 4. (tioafjyr,-. 
— 5. spyov avoiiov; cf. IT Pierre, ii, 8. — 6. v^xtoc aupia ou simplenient iupia. Mol ä mot : ev voxTi äxaifij), 
cf. nojc intempesla. — 7. To),(iä(i). 



lul. iL'l 

V" a. 



[591 VIE DE SEVERE. 59 

^^j .-l—^Aoa 001^ )jp» oü^ oo»-.!/ jjLooio .aup. ^t^ t -i ^'■»^^ jj ^» 

SA^D« .-oipo; oimi ^ f_3 yjujJ >&;a^ • . "N '^ '•'^ ^'^viL.l/; jüp^omS. |joi 
^ otmt ^^ ^''^wJJOt 001 .)ooi ^''^w«; )oi^; ojjl^j ^^^00 .•)j..„.^<xo-fSi joo» .^oioK-,/ 

^-io» Ol m I ^ V^ 03IJ o n° > i\ ; -Joo» vnn . °i >no .jL^s^ ^^s^^_ioj vOOU^.3io 
i-io/ p^ )ooi sSji .«Dt\ jooM )ju^^ÄL.p ^^io |j»;Q.i» -.looi )«sV-oi)^^-^ |V)-* 

yj -.JJOI^ ^001 ^^^).JO0 -.. I \>fl , t ^JU* ^^O« p .OiJQJL^ V-^ y^l (jOIJ 

^1 001 .0001 ^A^f' j^^J-.^ .^oi^ I «>a>ä.j oooi wt-o; ^..Noc yo^i^^ pcj^^ou^; 
sfiOo»o».£a-i/o :vÄL.v^/o )b/» ^^.>*joi ^ ^h-*ll .»SLaoo/ jLjias oo« po/ )jo(o 

yOOt^^Vl OOOI ^.<; )^/ -JiSoL.,.^ j^i^ imS^ ^^ OOOI yOOl^K^/; s£Da.».i&j)i/o 

o .-m. j ; -.^ >ö.jo/ ^^01; 001 ^a_iw -JoiJSis K^v—j la_^ )_ieu*..iä— o 

15 ^'^i.^s.M :000| vOOi..K_/ ^fiDQ-^Of_3 ^^; >XOO°>t fl Nol °> \o \ * - ^ ■ ^ -w^ «\ 



esclav(^ et fit passer des gens en cot cndroif. Effrayes de leiir propre aiidaee 
ainsi quo de cct incideut iniprevu, ils prirent la fuife, et VElhinpicn trouva de 
la Sorte Foccasion de s'echapper de leurs mains meurtriercs, dejä pretes ä le 
mettrc ä mort. 

■> Cet esclave fit connaitre l'attentat medite coutre lui ä un compatriote de 

son maitre, qui etait iin tres bon chretien et craignait le jugemcnt de Dien. 
Ce compatriote, vu l'interet qu'il portait au maitre de l'esclave et la pitie 
qu'il resscntait pour lesclave lui-meme, nous fit part de la tentative crimi- 
nelle de ces personnes, ainsi que de leur desir de meurtre, et sollicita pour 

m l'äme * de son compatriote, assiegee par les demons, un secours chretien. II * fni. \-n 
s'interessait en eflet, disait-il, ä celui-ci, en sa qualite de compatriote. Lors- 
qu'il nous eut appris ces choses, nous lui demandämes si son compatriote 
possedait des livres de magie ; car le fait qu'il etait magicien etait en quel- 
que Sorte eonnu de tous ceux qui eludiaient les lois dans cette ville. — 

ij Oui, dit-il, VEthiopien cn a aussi parle. — ■ Nous decidämes alors, moi, 
Eva(jrios, Isülorc et Athanase — ces deux-ci etaient A'Alexandric, c'etaient 
deux freres aniraes d'une ardente piete — ainsi que eelui qui nous avail 
fait connaitre ces choses, de nous adjoindre Constantin et Polycarpe, qui 
etaient de Bcrytc, pour deliberer sur ce que nous avions ä faire. Le pre- 



i" a. 



lol. 121 
V" ll. 



1 



10 



60 ZACIIARIE LE SCIIOLASTIQUE. [60] 

y^^l U^i-^U J-J^' ))-^^ ^f K^ K^ ®°'? -.»oi-ÄJ ^tbo; -ot? l-:^a- 
h^lo .|oot ^o)oN-/ )_DVSooi; > m . nm ^ ; )— -i^ ^; Jjo« :)Kj-^io -«b> jooi 

•^■^»--'f lU^^^^cöo :yQJOtA ,_tX:iOo ^Vj; ^-^o« ^«^s^-sot t_s .v^V^i/ 
vi»aJo,JL*Ä ^o :iV--J JVU? )i«i-^^ r^ )t-^>->5^ o<»i-^ :»ti>^ joC^x ^3 Un-/ 

..^ ^*^s^ ^; Od .oiK-»3\ ^JLliiwj/ ..U^t^l K-.U^! ^ 1\-2lx );o» p 
♦ 16 "^.^^-ioo ^; ool .ouia— » )_t*^^-JL-^ux>aJ3 ^^i._^^_ioo c»äul^ V^ ^^i>.^Ooo 



mier' exergait depuis longteiups la professioii d'avocal ('^./.avi/.r,) dans cctlc 
ville; le second - etait soldat dans la cohorte (ra^i;) du prefet (üwap/oc). Tons 
les deüx avaicnt Texpericnce des affaires, et frequpnlaient avee nous Ics 
saintes Ei^liscs. De plus, Constnntin passait pour etre Taini de celui qui 
avait ete accuse de clioscs aussi graves. Nous les mimes au courant des 
faits, conime il lo fnllait . Apres avoir delibere beaucoup sur les moyens ä em- 
lui. 121 ployer * pour delivrer, avec Taide de Dieu, cet hommc dr l'erreur des de- 
^" '' mons et du danger (xtv^uvo?) qui le mena?ait, nous decidämes de nous rendrc 
tous ensemble cliez lui, de lui parier le langage de Tamitie et de lui dire que 
nous venions aupres de lui comme aupres d'iin frere, quo nous nous inleres- 
sions ä sa bonne reputation ('j-oat/^i;) et que nous voulions cxaminer ses livres 
ä cause du soupgou auquel il etait en butte; que nous etions eu etat, avec 
l'aide de Üieu, de dissiper le bruit repandu sur son compte dans tonte la 
ville, si nous trouvions qu'en rcalite il n'y pretait pas. 

Cette decision nous parut excellente et nous nous rendiraes ehez lui. II i.> 
nous regut tant ä cause de son compatriote, et de son ami (j)nslnntin, que 
parce que nous avionstous Fair doux et l'aspect humble. Nous lui fimes alors 
part, avec tou'c la douceur voulue, des clioses dont nous etions conv'enus 

1. '0 ixev. — 2. 6 5j, 



10 



15 



[61] VIE DE SEVERE. Gl 

. j<-sj - 1 ffft .<^/ >Of..oo^ y^ .^^ ^.«öot V-^Lii If.'^o/; . »\ot :)J.a^fcj öi.^o >a^ 

^M jooi wuiaai^oo :vOO(!^ o«^ )ooi , . ^\ j^l JLo^o^; o^^ :oi^la^« )-».ja3ia3 
yoa^K^/) vaa\ Jvsla )»otj ^^Sv^^^o .^.io/ K^jL^^l -.. . n\ fo odai^» ^.^oi ♦ foi. 122 

)Jo •■ I ^'•'N- ^^oC^ t^; ^^..^^^o .0001 > ■»■VI « tr> o<K . -^ -> K_|_.^^^; ^^oi 
lo).^CL^o )N m-M; 03« -.jjot; oi,,^^ -....öoi ^Ä^j»K^; ^l<Xoi ^^ )ey^ . 1 .."^n/ 
.001; o(-:äla:» K^l . m-< ^^ ^<i^ -.oiJ^^^«.^^^ n ^> ..1/ V^/ öcx; ^/ |l-^^ 
^^)^K^ j;.^^ Ji-'««-^ -.voJ^/ ^-«.^^- V^ .-« >^/ ;a....\ ^ )_3; ,.^; -.loot pojo 
K-.)_/J^^^ odoJLioo/; :ooi ^^o ^^^ );oi ""^^.^oo» ^ .^.^^^^^K.^; ^^oi )J»J^ 

^.«fi,AX^ joC^ t^ ^ ^^t-5o .-^N^/ I 1 « ^ m .'^ ^ . • ) tinn vi 1 \ ^o)Q-..^cCSj, i 

y^o(o,J.')^ 601; 01^ vDfj |1/ . > 1 . ^« ^ oiJLaü« I L >n N(i .... \ o jjioiaa^ p jj/ 



r" :i. 



entrc nous, apres l'avoir prie auparavant d'accueillir en frere nos paroles et de 
ne pas prendre en mauvaise part iiotre admonition. Comme il avait cache ses 
livres de magie sous le siege de sa chaise, qu'il avait fait faire pour eux en 
forme de caisse (6-/;y.r,), et qui etait derobee ä la vue de ceux qui se rendaient 

ö aupres de lui, il nous repondit avec assurance : * « Puisque tel est votre bon * foi. 122 
plaisir, ä vous qui etes desamis, examiuez mes livres, comme vous voudrez. » 
Cela dit, il fit apporter tous les livres qui etaient places en vue daus sa mai- 
son. N'y ayant rien trouve, apres les avoir examines, de ce que nous chcr- 
chions, l'esclave de oet honime, dont on avait complote, ainsi qu'il Tavait 

10 dit, l'immolation et le meurtre', — nous indiqua furtivement la chaise de 
son niaitre, en nous donnant ii entendre par signes que si nous enlevions 
seulemont une planche, aussitöt les livres que nous cherchions apparaitraient. 
C'est ce que nous fimes. Lorsqu'il s'apergut que son artifice etait connu de 
tout le monde, il se jeta sur sa face et nous supplia, les larmcs aux yeux, 

15 de ne pas le livrer aux lois; nous etions des chretiens et penetres de la 
crainte de Dien. Nous lui repondimes que nous n'etions pas venus aupres de 
lui pour lui faire du mal, comme Dien en etait temoin, mais dans le desir de 
sauver et de guerir son ämc. 11 devait toutefois brüler de sa propre main ccs 

1. iiiiiiOvCa. 



luI. 122 
!■• b. 



iVii. i; 
r 1j. 



1(1 



62 ZACH ARIE LE SCMOLASTIQUE. [62] 

.yooii K-./ )i./> jVJJi; )Or^ U-oä^] ^--^oi .».doj JIoaV-::» ^-^oi l^^ä:^ 
|^)y\ pcL^jo :)laio» ,j_,^^w>o;o :)jLA)Jlioo jjVowaLA J-jocLao j-V^il^ joiiäAo 

• * ' • 

V^slä/o .-^'^^ij |1Kj/? )lSoa--V^ P! Jo«« I^^JLio JiaJ )i)i» t-oSo :);oi 
laju^ ioA . iooi JvSl-d ouio^; ) i ^\o .. •> ^ .-^-Aot ».-^ öu^ y^m . ^ ; 
jtCis-i^^^ -.Ij^V:-; jloJLioo/ jU-^ |joi oü>0; ..s2Lfl0o/ ^ .)!/ )jo» jloxioo/ 

^oi .oiioi. 1).^:^^ U'r^h JJ/ .--^i/ )laA,-:.:5o -'lloia^^a^ ;a-A^ ooj 

"■■■.. t 

^ .ooot ^,. in ^oi ^/m )Jito y«"o< ^/? :V^/ »^ ^=»^-' vp<x-oi:iäA s3/; 

)j,JL. ''''^-ooi »ts^ ^-io .oioi^^-J^ ^^! )->!:^;o )l.ajL*l oVAJj »^Jjjo .JJL.^ 



livres de magie, Jans lesquels il y avait cortainos images des d('mous pervers, 
des noms barbares, des iudications presoinptueuscs et nuisibics, et qui 
^taicnt reniplis d'orgueil et coiivenaieut tout ä l'ait aux d(5moiis pervers. Cor- 
tains d'entre eux etaient attribuös ä Zorou.strc Ic mago, d'autres ä Ostttnl-x Ic 
magicien, eufin d'autrcs i\ MaiuHlion. — II promil de Ics brüler, et ordonna ■. 
* qu'on apportcU du leu. Entre-temps, il iious racontait (ju'etant tombc amou- 
roux d'une feinmc, et qu'ayant pensö qu'ä Taide de ces livres, il trioiiiphcraitde 
son refus d'avoir commerce avec lui, il avait eu recours ä la pcrvcrsite de cet 
art. 11 ajouta que l'art des magiciens etait tellement impuissaiit et que ses pro- 
messes etaient tellement vaines que cette femme le haissait encore davantage ; lo 
a cause d'elle, non seulement lui, mais beaucoup d'autres encore, s'ötaient 
adonnes ä la magie et ä la sorcelleric. II en enumera aussi les noms, en di- 
sant qu'ils possedaient cgalemcnt des livres de ce genrc. Lorsqu'on lui mit 
apporte Ic feu, il yjeta, de sa propre main, ces livres de magie. U remerciait 
Dieu, disait-il, d'avoir daigne le visiter et de l'avoir libere de la scrvitude et i"- 
de l'erreur des demons. II etait en offet chretien, declarait-il, et fds de pareuts 
chretiens, mais il avait erre pendant cetemps-lä et avait adore les idoles, afm 
de se concilier les demons malfaisauts. Aussi lui fallait-il ollVir "au S(!igneur_ 



In 



lol. 122 



[63] VIR DE SEVERE. 03 

"^ - "^ N^ '-"■^ ^°°* ^^ .looi; >^oi ^''^s-i. > 1 .. ^;o/o .-)o(-^jJ . i .. -i »o 
:oits.w^^ ^^ ^K-./ ^^ ^ J; ^-«^oi ^; ^JlXs/ .j-ioo^i oi,^^; )I^a3).ioj 
; r ,^ . ' '^■t - . )i m •> vs/ jooi K_>/ ^ot— 3; .lioV-*^-^ ot-^ ^oöi .->•«• ^^-^; 

• ^fsj > Ol I ^ijj jjoi . v> .- > . «)n >\^^"-^ iJLta jij-iLso ^t-*<^I. )J. a A V ^^; 

'.o> wv> .. ^oiaJLS ooot ^ooi-•^^_•/; . « \ot .')..a^^j >.ao> f>\.; s^oio-w/ .'jtoou 
jjj jjotJäo .-jocH 'fja.^ joC^ ^1^^ ^ .\ V) ^j>) \ •) ^ K\oK^ )K_iL^f^; OOI 
|„:)ft«>af) •.jLa-.o) jjoi; ^; oi.^^; .ypo; v>otcL«/ yocu)^-/» ooot ^v^/tsjso 

))^o>f^ . -s joot '"^^j jouSs ^Jjo; OOI ."JVJa^VSo ) „ ,a. « ■ > n jooi ^.oiots^/ ju/ 
^oi^O-^o ■ . ) «^ ' ^ jooi ^oiol^/o Jooi . mv><>v> J^Jj3l<«^ o^^; jKtv^nK-so 
.jooi V-^^ joC^; jK>>fttl K_.j_Aijo -.jooi Kjäpo jla.JLi^^..cQ^'p^ jiVKjb^ 
.v£DaJ->9)o/ jooi j^K:^« OOI ' j - ' - ^ "^ - ^"^ ^Ju*a^o jooi ^oio]^/ )joi yo:i- 

1. ^>x<>a^; corr. S. — 2. |yMo3o- 

Uli repentir et des lärme s en proportion de son peclie. — Quand ces ouvrages, 

abhorres de Dieu ', furcnt brüles, nous mangcftmes tous ensemble, apres avoir 

prie auparavant, et loue et rcmercie le Scigneur de ce qui veiiait de se passer. 

L'heure du repas de midi etait en effet dejä arrivee. Nous mangeämes les vi- 

vres que cliacun de nous * avait apportes de chez lui, tout prepares poui- son ♦ loi. 122 

dejeuner. Parmi eux, ily avait aussi de la viande. Nous avions, en eilet, vcillr 

ä ce que cet homme mangeät de la viande avec nous, parco qu'on dit que cenx 

qui se plaisent dans la magie et qui ont recours aux demons pervers, s'en 

abstiennent, et considerent cet aliment comme impur. 

Notre repas acheve, nous nous rendimes au temple tres venerable du saint 
apötre Jude, frere de Jaanics le Juste, qui etaient tous deux fds de Joseph. 
Tepoux de la sainte Vierge,toujours vierge, Marie, Mere de Dieu, et qui etaient 
appeles pour cette raison freres de Notre-Seigneur. — Un certain Ko.smas 
etait le pretre et le Trapaj/.ovzpto;- de ce temple. 11 craignait Dieu avec ardeur 
et s'acquittait de son servicc avec diligence. C'etait un asccte qui etait orne 
de toutes les vertus du christianisme, et qui exer^ait ä juste titre' le ministerc 
divin'. Avec lui se trouvait Jeaii de Palest ine, surnomme s-V^pav/;'.: (ractif)(?). 

1. ösoixior,;. OeoSoi/.-jy.To;. etc. — 2. C.-a-il. « le iiiaiisionariiis (gardipn); oii pi'ul aussi lire itf.oc;n'y<i- 
fio; en corrigeant l;i-ioo;a en l;i-»o»;S. _ :j. SixaCio;. -- 'i. otazcvia toO Seoü. 



» foi. 12-: 

V" h. 



64 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. [04] 

j^^o; y^ -jou^JJ OiJLSJ yOiO jLa-.ot ooo -.I tDovii ; jjiio; iK_3 ^io; It-^L^ 

^^k^o ^i—Q-. fS .jjLioKj ^^1; g»o-, .\ n '»o :)jLaj ojKjl.^ p » m fi\ |jldoio 

I 1 "^ ./ •.,— «U/ yo^ I I •>) JL-io .-Iv-^JA/? y-»! )?)-*? |lo . \ ^^-a; ooi; 
y\'^\o .jlV'VA )io-3u.l oi^ ^auuo -.«V'.^J JIq^l X ^ ^ );o<-^ K^) . \ vn v> ; 

)ji-..».0 ^^ )jOi s^^M ji.) •; ^tO jlcL^^ ^^^s.<^30( ^ .OjCUÜ |V|a) ll o jl, «. 5 ^^lO 
)i,_^;:-3 . ^^^ yOy-^ ).-l.'>J f_J OOI "^ .TVO . OlK » V\ ^lu/ ^^O ) — L2 • . <^oÖ| 



G'ötait im homme qui, apres avoir ctudie Ics lois, s'etait consacre dans cc 
temple ä Dieu, en s'y adoniiant ä la vie philosophique, et qui sc rendit utile ä 
beancoup d'etudiants en droit de cette ville, tant par ses nia3ui"s quc par les 
foi. 1-22 livres chretieus qu'il possedait, et qu'il conimunicjuait et donnait. * Hlnias de 

Cappadoce, qui etudiait aussi en ce moment Ic jus civile', rivalisa plus tard s 
de zele avec lui. II re^ut egalement Thabit (c7/-7iu.a) nionastique dans ce menie 
temple, et il ye proposait de retourner ainsi dans sa ville de Cesaree et de 
s'y faire admettre dans les rangs de son clerge — Jcaii avait voulu, ä cause 
de la carriere ('jy/ijj.y.) qu'il (Menas) avait d'abord embrassee, qu'il n'eüt rien 
ä souffrir des egaremcnts de la jeunesse, — mais il nionta ä Dieu" avec lo 
l'habit (o-/;?ijaa) meme dont il etait revetu'. 

Nous racontämes alors ä Kosvias et ä Jean^ les circonstances qui avaient 
acconipagne la destruction de ces livres, et nous les suppliämcs de prier 
Dieu pour l'äme de celui qui avait ete livre, ainsi que je Tai dit, ä l'erreur 
des denions pendant quelquo temps, afin (ju'il la delivrät conipletcment de i:. 
l'erreur et qu'il lui fit dou du vrai repcntir, et aussi, pour qu'il nous sauvät 
tous de la perversite des demons. Lorsque le pretre eut dit pour celui-lä de 
nombreuses pi'ieres, chacun retourna chez soi. Dans la suite, celui-la fre- 



V b 



1. TÖ ito),iTixöv v6|ii|XGv. — 2. Tzfbi Ocov sTtopE'JÖT), ou £|£Sr,|j.ri(7Ev, clc. — 3. Lc texte de ce passage n'est 
pas Ires clair. — 4. oi nefl Korj[iäv, etc. 



10 



!li 



Ol 
Ol 



fol. 12:5 
r a. 



[65] VIR DE SEVERE. 05 

j-^^-w. ^f-o ^; ^^ot ^'ÜN^^.io |_ii.:>o;o )la.a-.l Jooi w>oK.jLio ))Sju.-,L-o 

.)ooi o^ nvi 

.-»Q— «|_J va-Jot_\ .ä/ I-lsl./» yi •> n \ ..ooo« ^-jld jloji^*.; )_^Ki)o :oooi 
y N oi .*^'^ol I ■«■ a JL^ ).- ^- 5; lo^o )J.n°>i...,a ^^^a_*./; > .^^o» yOot^o\o 

.-OOOotsJl/ J-«„^Q_^/ OO) ^; ^-^Ol .-OOOI vOOuK_/ ^OOl ^/; vOOlj.^^.flO; 

■ 1 im . q i:bo jj |^ÄQjLi.;o .v-io^j ^^^'-^Ss,? i^? U^^^^J^^ oo< i«>«-2J -.l-aioi 

1. tii.-» -In,. 3. 



quenta avec nous pendant quelque temps les saintes Eglises, et ofirait chaque 
fois du ropentir et des larmes pour ses peches anterieurs. 

Comnie nous avions appris ä connaitre, par son entremise, tous ceux qui 
dans cette ville se plaisaient dans la magie et possedaient des livres de magie, 
nous recherchämes commcnt nous nous rendrions aussi raaitres de ceux-lä, 
ainsi quo de tous ceux qui etaient attaches au paganisnie et se livraient ä des 
sacrifices paiens. La plupart* de ceux que cet Egyptien nous avait nommes, * ^-'l '-^ 
etaient des gens de cette espece et nous etaient connus depuis Alexandric. 
Dans ces affaires, le grand Severe nous aidait aussi par des conseils. II se 
rejouissait de tout ce qui avait lieu, et nous indiquait ce qu'il fallait faire. 
Aussi doit-il rougir de lionte, des maintenant, l'auteur des propos tout ä fait 
mensongers et des calomnies invraisemblables ' qu'il a accumules contre Se- 
vere, apres les avoir l'orges de toutes pieces. 

Pendant que nous reflechissions ä ces choscs, et que nous admirions lous 
ce qui s'etait passe quand ces livres abhorres de Dieu' avaient ete briiles, no- 
tamment le repentir de cet Egijptien, — le bruit de oe qui avait cu lieu s'etait 
repandu partout, — il arriva qu'un copistc fit savoir ä Marti/rios, lecteur' 
dune sainte Eglisc de cette ville, et ä Polgcarpe, qui a ete raentionne plus haut, 

1. äiti6avo;. — 2. dioiitirii, Oeooöe/y/.io;, 6:oaiUYri?, clc. — 3. avxYvuTTr];. 
!'.\TR. OK — T. ir. ä 



* fol. 123 
r»b. 



r b 



10 



6G ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. [66] 

v,y% . ^ iftjl ^o :ooo) ^^^fjK^o ^^^01 ^/»; j-sKiLs ).Joaiöj . <=^ \ » I)-Jk^ä; 

.0001 ^..^^L^J^^-CQ^o )laai^. 'i ;oi^J./; oö| 
ioiä-H» t-^ ^^ lö®" ^»^^ il -J-^^? ^ "° > «> ? )t"=^ V->^ loo" -o«o^/ 



personncs actives et moiitrant du zelc daiis ces affaires, que Geonjes de Tlies- 
salonique lui avait donne un livre de magie pour en transcrire un exemplairc. 
Ceux-ci nous fircnt savoir ce i[ui leur avait ete dit. Nous denongämes lä- 
dessus Georges, Asklepiodotos d'Heliopolis, Chryxaorios de Tralles et Leontios (ä 
cette epoque [y-ÄyicTpo;) , qui etudiaient les lois ä Beryle, aiusi quo d'autres '^ 
encore, ä Jean, le picux eveque de cette ville. Cet lüjj/ptien nous les avait 
fol. 123 aussi dcnonces comme tels,* cl ils uvaient encore cette reputalion, cii quel- 
que Sorte, aupres de tous les habitants de la ville. L'evequc nous adjoiguit 
des membres du clerge et nous ordonna d'examiner les llvres de tous ceux-lä. 
Les grcffiers de l'Etat (^7i;j.o(jioi) ' etaient avee nous. Touto la ville etait cii 10 
emoi de ce quo beaucoup etudiaient les livres de magie au Heu de s'appli- 
quer aux lois, et de ce que Lcmitios, dont il a ete l'ait niention, leur faisait du 
tort par son paganisnie. 

Ce Leontios etait un liomiue (jui savait truiuper. Au licu de s'adonuer 
ä la science preliminaire ", il dressait des horoscopes, predisait Tavenir, ij 
annon^ait k tous ceux qui le frequentaient leur election ' cn qualite de 

1. Mul a mot : « i-eux du S/iijiöffiov ». — 2. npo^taiäeia. — 3. Piüprciiiont : « ölisait (l-/eipoT6v£i ) lous 
coux qui lo IVequcntaicul piciels pIc. « 



10 



[67] VIE DE SEVERE. 67 

9 

oi.^ Jooi K-./ ^; )iot (mJSj .vQ„flOQ.^Kj )'^K.a_3; voo^ joot f:xi.^ioo .)oo( 

..),_30 ^ •> » - • ^^ odoia-^^-». ^^j jlgj, *> m v> \a ^>n p -.ioo« U^^-s; otlNj/ 

)Vä» ^S^'? -Ijo«^ OMi-^/ )-iuSJ ;>o^ ^ |1; ^^üso. .jpM i-t^/o -.oiitsj/ 
^j «^lo^i. );oi w^jl.^ )K_i<-Ji;o -.j-j/ V-^/ )iV-* ^■•? «-^ -«»«^ )°o«-' Ip? 
^ioo .^iol ^ «uuii V^/ ^-^o( ,Jo -.1,^600» v-oi outs-./ )K_ijU sTOoV^i;^ 
^o .jio^^^ '■«li.^s^ )v-2l^o3| .ä-Kji/ -.Ip^^ )K-=laj )iKj/ ^ ^ai^o 
)lo;ouflft-3 ^Q.^/ ^; 001 •^^'^^?? "^'^«-^ v£Q_flcusKjo v fn . ^ ojj 00t )l|jj 
looi Iv-s^-öi-ioo •Ji.o 1 «.CO; )v_a-./ otS Jooi K-./; "^üi-^^^ :'))!^,.*^»i -01; 



1. |I^-^U ; corr. S. 



prefets et de haiits fonctionnaires, et les amenait ä avoir recours aux idoles. 
Tel etait chez liii l'art de la tromperie que quelqu'un d'entre les grands de 
cette epoqiie, qui habitait ä Byblos, [devint aussi sadupe]'. On racontait en 
efl'et au siijet de Leontios l'histoire suivante : Le personnage en questioii 

5 lui ayant demande ce quo sa femme, qui etait enceinte, enfanterait, il lui 
avait repoudu, en lui donnant ä croire qu'il calculait et conjecturait d'apres 
ses inepties, qu'elle mettrait au monde un gargon'. Etant ensuite sorti de 
la maison, il avait pris ä part la portiere* et lui avai1 dit : « Le maitre de 
la maisou m'a demande ce que sa femme enfanterait, -et j'ai repondu : un 

10 garQon, ne voulant pas le chagriner d'avance, lui qui desire avoir un gar- 
9on. Mais ä toi je dis la verite, garde-la cachee pour le nioment : L'enfant 
qui lui naitra sera cerlainement' une fdle '' ». Lä-dessus, Leontios etait parti. 
Dans la suite, la femme ayant mis au monde une fdle, cet liomme s'etait irrite 
de ce qu'il avait ete trompe et avait fait venir Leontios, afin de le convaincre 

15 de mensonge. Mais celui-ci se tira d'affaire avec le temoignage de la por- 
tiere, parce qu'elle etait ägee ' et qu'elle paraissait meriter creance. 

1. Le ms. scmble presenter uno. lacuno ici. — 2. Mot a iliol : u un male «. - :!. itäviu;. — k- Mol a 
niot : « une feiiielle .-. — 5. Lilleralonient : .< parce qu'elle avail la disnitö <le la vlcillesse ». 



♦ liil. 12U 
V" a. 



ful. 1-23 



* lol. 1-23 

V" 1k 



V" b. 



II) 



68 ZACH ARIE LK SCHOLASTIQUE. 168] 

. N« ^j v,fiOQ_.io)_JOop •vOj/ Q-»Jl^o Q^V^; ^'^.^v.io .'^»•ivi jJ \j'y~^\ \OJoi; 
jJ^Ow^tf «j-s V®«*-^? ••^•«^^>^ y ^ *-^\ \-^'^^-^ i-*-"/ .-oVaS ^-^ßKio; yOJOt 
•.^\JL )loV-.fr>— ^)cLiw;o )ji^po )ju/ :|mfivij ^.^^a^i ^^01 vO,-qjj ^«^^ 

) - ef^ \» \ <¥>!• o. )oo( .^oioK../; {.^.„^oi-3 vty>n 1 . ^^-jl-^>xpq-oo :ooo( ^^;o1^0l^ 

J-JV-i-a— CO 001 jlj y>'y-^ -r-*^^^ it-^)i/; )to^--flD >«'»' •>; ) ^ 00 « f> ^-<J^0( 
.•)jN.Sow. \xi\ ^io ^£a...^oJJ -pi^il P . m ..vn'^ •.y'yAA ^po )KjLj.»a^ 
jJ) ^^^^:>o .ou^ ^j^K^ )_JLoia3; j-h^o«^ .-,»aL^.j ) m « 10, > . o; jooi ^N^o 
) o») -N- jJ/ :vOOtJi„«va ^ . m 1 floSL*«,..^ :> i\ ,)\ ^-«^01 p; ^ jooi v n ... «°> 
) t<=M )oi)^ J^^...^; lo^« Jk^lv^l^o .Loo< )_20ul^^.^ yOOtJLiO; . I «Xa j^jui-s; 

1. ^4,*=; Cdir. ^:. 



II noiis fut possible de savoir oii etaient les livres de magic de Georges et 
d\iskl('pio(l(it()S, et nous Ics apportämes au milicu de la ville. Mais ccux des 
autres nous echapperent eu ce moment, parce que leurs possesseurs s'etaient 
enfuis et les avaient Caches. Toutefois Chrysaorios souleva contre nous des 
perturbateurs parnii ceiix qudii appelle Poroi{?)' et que ies etudianls en droit :. 
ont l'habitude de nomiuer contpaijiiuns (})'-, gens de mceurs infames, qui vivent 
avec arrogance, sont souvent meurtricrs, et ne menagent pas l'dpce. 13ien que 
♦ foi. 123 le peuple tout entier craignit Dieu avec ardeur, * qu'il se füt souleve contre 
ces gens, et qu'il promit de nous aider, Conxlaiilin de llevyte, qui etait ä la 
tele d'unc grande et puissante fortunc (oOci'a), menaga (decida?) encore d'a- m 
mener des paysans et de faire saisir par eux tous les chefs des dits conipa- 
(j?}ons^. Mais pour que celte affaire ne tournät pas en mal, lorsquc Lcontios 
eut ete pris par des personnes zelees et alors qu'il allait se trouver en danger 
(/.ivSuv£'J£Lv), nous lui assurämes, non sans peinc, la fuile et le salut '. Xe pou- 
vant pas punir pour cause de zele ceux que nous avions excites [au zele], !.■> 
nous moderions la violence du mal dont ils se rendaient coupables, en leur 



1. nopv&i « des iiiignons »? — 2. ätaifrji? ou jiluLul impiSia? — 3. Pafsatrc (lilTicilo. — 'i. I'eul-rli-i' 
vaut-il mieux Iraduire celtc plirase comme suit : k Sans colle raesuie, nous aiirions i'ti' niis dans quol- 
que maiivais cas. Ce ne fut pas sans difficullö que nous assurämes la fuile et le salul ;i IJonlios. 
lorsqu'il eut t'tö pris etc. » 



lll 



a. 



i^O 



|69j VIE DE SEVERE. 69 

oooi > . N >aAO :jy|A; j-Jsa-JioVo -.^^ n .; jooj i\^ )laAf.Ä.; j^Kao yoot-i ♦ foi. 12 

voiKjuJ )-£oVo-S . ..N .| >;o .yoou-io o,^i^_.l/; vOJoi o,^; vQJOt ' ^ ^ o o \ < 

1. '«»g^b-M; COIT. S. 



disant qu'il nous fallait plutöt convertir les ämes de ces gens ä la craiiite de 
Dieu, comme Tordomie la loi divine quaiid eile dit : « Je ne vcu.r pas la iiiart 
du pecheur, [niais] (afin?) qit'il sp convertisse et vive' ». 

Nous nous occupämes aussilöt de brüler les livres de magie qui avaient 

> dejä ete saisis. G'est pourquoi ayant pris avec nous, sur Tordre de l'eveque", 
Ic defensor (v/.hvMi) de la ville, les grelliers de l'Etat (S-zii^-öcrioi) ' et les membres 
du clerge, nous allnmämes pour ces livres un feu devant Teglise de la sainte 
^'ierge et .Mere de Dieu, Marie. Chacun regardait brüler les livres de magie 
et les signes diaboliques, " et apprenait ä connaitre auparavant, par les lec- * foi. ir, 

n tures que faisait eelui qui les livrait aux flammes, la fanfaronnade des choses 
ecrites, l'orgueil athee et barbare (ßzpgapo;) des demons, leurs indications 
malfaisantes et remplies de haine pour les hommes, ainsi que Tarrogance du 
diable, qui enseigna ä promettre et ä accomplir des choses horribles de ce 
genre. Teiles etaient en effet ces indications : « Comment faut-il troubler les 

•"' villes, soulever les peuples et armer les peres contre leurs fils et leurs petits- 
fils '? Par quels moyens on rompra les unions legitimes et les cohabitations'. 
Commenl on amenera par violence une femme qui desire vivre dans la chas- 

1. Kzecli., xx.\in. 11. — 2. ip/iEpsO;. — :i. Cf. plus haut, p. r,(;, uoLe 1. — 4. LilteralemonI : « oonti'C 
ceux qu'ont engendres ceux qui ont ule engendrös par eux ». — .">. (!jvoi-/.r,7i;. 



r» a. 



fol. l-."i 



r lj 



10 



70 ZACHARIE LE SCHOt,ASTIQUE. 170] 

• .^y,^aA )-i.soi4 l^fÖQjk ^~<^oi ^^^s.^..^ ♦.«^oi a3 L S> ^ vO^lsj ji-oa;; | f>tin° >i 
Q_3wj yojoi '"^«i.o .nn \)l jLö tsöa Q^V )jiil--o ), ° iJL.. ""^ouao^ |.iai. oi^ 
.jooi jK„i^ ) ffftXrt ft oi^^^ ,.jw^o -Jooi }ii:M ^s^tsJL) jjoiNo ^.•..xo'^Kj; 
y^l ooi ^-^ )ooi );oi-^ ^..J^oi— 3 .l\-^°\~^ )-^^? ^^oio"»^^"; |V)^ ^^Ol 
|jL>> )j»a:MJ; )j.^^.30 jooi jLk -Jjo^^^s.^; V-^K-iXU ^; jii ^^ .ji.*^ Jui 
l^v v-^Q.Ä -.o»»^-; [ .»\nj>.^ Iloi.^^ }ix I^VA^; oot * ^'^s-oot jjia-./ .jooi 
,^l^^/ oC\^anN ^ im; w>.a,ii^ j-^oo^ t^ )J;o .-(jl^o^I^oo jJ ^jo^ 
^wULiaatioo )-.öt3 wJL)/ -.Ijls; ^^ä v^ t^ .^»-o( ^V— / ^t-^o "^»^ 
^J -.Its^l—^-io ^ot^ ol/ ..^*_3i.; )Kjl.«L3 j^JiaJLDo .jj^iL-io jlä^S^ K..^ 
) a.'Sv> >Aa^)M •.o-.3L.3t j-tto )— 10( ^^/; ^ .JJ^oqJLcd > . nmv>; ^^oI^jl^ 

|_A0| ^,-0 ^-io; jl^vXOOJ ^^0t-30 .-j»!/ j-JoCi^ ^°-»»-0 ^^ 1^/ 1-3 J-*Ä*^; 

,)^t~2^ oSlcdo/ jLsoii; IfSO ^^)o ^-^ßo .))La,^d ).dot« s.«Jl^ -.woöi jKJLpo 

tele k Tamour illicite', ou comment on comniettra'- Tadultero et Ic mcurtrc, 
ou comment on cacliera lo vol. Do quelle manitTC on forcera les juges ä 
rendre pour soi une sentonco tracquiüement' ». A cause de ces indications 
si infames, le peuple tont eutirr poussa de nombreuses clameurs contre Ics 
paiens et les magiciens, et bönissait et comblait de louanges ceux qui avaient 5 
vcille ä CO que [ces ecrits] fussent divulgues et livres au feu'. 

Voilä quels furont los fruits <lcs conseils du grand Scr'cre. Dans ces affaires, 

il dirigoail conime un chef d'aimee, mais pour ne pas avoir Fair de sc donnor 

fui. i2't en spectacle, il se tenait tranquille et s'appliquait ä roludo dos lois. Aussi* 

celui qui a altere la verite par son mensonge et sa lictioii, a-l-il porte contre 10 
lui une accusation qui ne peut nullement etre demontrec ' et ne saurait en 
rien ötre etablie. 

Pou de temps apres, il se passa encoro un autre övönoment : dos vaga- 
bonds, des va-nu-pieds", des magiciens, suivis du ramas de Tunivers, vinrent 
ä Beryte. Ils promettaient de faire apparaitre des tresors, et avaient compose i") 
rincpte histoire suivanto : « Darius, roi des Perses, quand il etait venu jadis 
dans ce pays et dans ces lieux, oü il exista avant notre temps des villes, avait 
Cache beaucoup d'or, et autaut et autant de talents d'or, ajoutaient-ils; ils 

1. 'ivono;. — 2. To>.|*äv. — :i. Mot ä niol : « une sentonco de vicloire » = liiifo; vixr)topio; -, cf. Passow, 
Ilfinilwöiieiimch der giicchisclicn Sprnrlie^, sub v. •^/ftfoi;. — 'i. Le su.jet des doiix derniers verbes 
n'est pas pxprinie dans [f lexle, qui presenio probablonionl une laonno a cot endruil. — 5. ävanijSstxTo;. 
— C. [Ju)(j.o).ö/oi. 



[71! VIE DE SEVERE. 71 

.JOOU )t^i )l..wXOV^ |o;i^O .'t-SOJ JJLJD; ^^0(!^ v^/ -.j^Ot'^^; ).vw3Q.£Q.J> 

.^»-fc-*/ jKiCLiL-flo ^-.J^ou^ Ua-«/; jocM '^j.Juio -.''^^olD IjovS. K*|.a*jl3 p 
jLj/ vOOt.«i J^/;o .jjV^Q-flO aä.AJLa0 jJ^^o-s; j-^V^ ^^^» -.oV^o/ ^■•» vOJOi 

.000( ^-»t-^ . .•;V JP ^"^Ol ^ yO^ilNj jj) ^:M y>.^l 

ChA )_J0| ^/; I-Jt^>^ ©V-^^-J t^ v°Ol^^ "^^JXH O-i^JLiO .yOOHiO )L3j.-K.iO; 
|._io)..i»; UU>0l S-^i^O )-ö»-S ' vQ-Joi v.'^JOI ^^s*30« o-^-io/ . /;Ö^-flO K*^ 



1. Sic codex. 



ful. 124 
V" a. 



avaient appris la chose par le recit des mages et des Perses. » Apres avoir 
invente cette ineptie, ils se demandaient qui ils trouvoraient de nature ä 
accueillir leur tromporie, et qui, par manque d'intelligeuce, perdrait, dans l'es- 
poir d'obtenir des biens, meme ceux qu'il possedait, et serait la victime de 

5 cette boufTonnerie persane. 

Mis au courant des faits et gestes de Chnjsaorios, ils lui firent connaitre 
leur fable. Celui-ci l'admit sans difficnlte, et demanda comment ils s'empare- 
raient de ces tresors. Ils lui repondirent que Taffaire exigeait le secours de la 
necromancie ', qu'ils avaient parmi eux quelqu'un qui s'eutendait ä ces evo- 

lu cations; qu'il fallait encoro un endroit cache a la foule, afm, disaieut-ils, 

qu on ne les surprit pas * dans leurs Operations. * f°'- 1^4 

Ghrj^saorios, en homme depourvu d'esprit, [ajouta foi] ä ces paroles". 
Avant eu pour un certain motif une conversation avec le 7:apa[y.ovzpiQ; de la 
chapelle dite le serond marUjri<)n\ il lui fit part de cette promessc de tresors. 

15 Celui-ci, comme il etait fascine par I'or, repondit qu'il y avait beaucoup 
de tombeaux isoles dans le temple dont il avait la garde, et qu'il leur 
serait possible d'y accomplir, au miliou de la nuit'', ce qu'ils avaient en 
vue. Ils se rendirent donc tous, apres avoir attcndu ce^ moment, au mar- 

1. Mot ä mol ; « divination par les morls » = vexpo[j.avTeia. — 2. Le verbe de cette plii-ase a elii 
omis par le copiste. — 3. (iapiJpiov. — 4. itopi ou äwpia ty); vuxtö;, tmv vjxtüv, wxtö; itopt, vuxto; äcapia, 
ou simplement : iupi, dwpia. — 5. ö toioüto;. 



V» a. 



* fol. 124 
V b. 



10 



72 ZACHARIR LE SCHOLASTIQUR. [72] 

\\ ■>«) ^^^ ^a3oi vOoi\ ifi^«.^ .f-a^u jK-ib^iLsi j.^ V n \ jJ^sjL.ot ooi^ ^h, 
joA jl) ) .nao*^ • . ^cDQ-»>o)— ooo', t\ ^sa.,.^11 ^ :)joi ^/; ).ä«jkOV^ )-^^!! 
^; yOJO« .j.^|.A9 U\-^ <ooU gsa^io^-CDoV^ ooi ^^ yootiv>\o .j;ö(.fiD yO-ioi; 

''^»ol^/; )K vx *,. flO ^-«^oii )Va^ jVJji -.^^oi ^/; )j).iö ^2>.o -.Uao^ »-•) 
ooiJ^ .-ooi^ j.^oj-flfl; jvim ^ V-3 j..>wJÖo U\-^ x^ ■Jt-'O-^i-^ ^; ooi .voV-olJ 

^^iw^JSOi f^ .^*_jL_^^_io )_i.i/ j^l-d; .-»Sl^Ij J^.iCLX>flO ^^eio ^-^oi ^^o 
)t..M.:»o -.looi ^ ..l ^ } >om -) v^ oou^o :^^ \-»^\-^ osi )K^«)a. w.oi jK^'^j» 

v00t.«^c>. ^^^j jLx.oi oC^o fS> .voootJ jtsJL^ ^^'^^^ jtOi^—; . v< yooC^oj 

• . v£Da«50J.£D0P; 0|.^CL^ 0(-MOi J^'pl./ :).Vf.ÄiO |->Oi3 ^ OOI f^O .000( , . ■MV'N« 
1. «jo addidi- 



Ijjriiin '. Ces vagabonds et magiciens declarerent alors ([uc des objets en argent 
leur etaient necessaires pour cette entreprise, aux uns, pour aller a la mer qui 
etait proche et evocjuer au moyen de ces objets les dömons, gardiens de ces 
tresors; ä cet autre, pour praliquer la nöcromancie - dans les tombeaux situes 
dans le tomple. Pousse par lespoir de l'or, le ministre indigno de ces martjTs, :, 
obeissant ä CJirysaorios, les aida ä commottro leur sacrilege. (Ihn/sdoi-ios pour 
sa part donna ä certains d'cntre eux des objets d'argent avec lesquels ils ne 
tarderent pas ä prendre la fuite, apres avoir fait semblant de se teuir d'abord 
devant la mer, et d'evoquer, avec ces objets, les demons, gardiens de ces 
tresors imagiuaires. Quant au irapaaovapio;, il prit parmi les vases sacrös' Ten- lo 
ccnsoir d'argent, et le donna ä cdui qui promettait de pratiquer la necro- 
foi. i2'i mancie,* d'evoquer deforccles ämes des morts, et d'apprendre d'elles en quel 
lieu ces tresors etaient Caches. Mais au moment meme oü le magicien com- 
mencait cette evocation diabolique et qu'il porlait l'eneensoir, le Dieu des 
martyrs punit ces gens. II fit trembler le sol sous leurs pieds, au point qu'ils v, 
furent tous ä demi morts ' de frayeur, s'attendant ä voir le temple tout en- 
tier s'ecrouler sur eux. Oppresses par l'angoisse, ce vagabond et magicien 

1. [losptupiov. — 2. Cf. p, 71. note 1. — :!. ti Upä G/.vJr, — 'i. /■,[ii«v/;T£;. 



Ul 



[73] VIE DE SEVERE. 73 

)KjL>peL3 ^^^o(o •.vO^^nj M^oU/; ^^«^Oi^ ^^-'^^ ^^ •.<iOQ\ » -"^^^ Jia^oi 



.VO^^QJ 



1" a. 



"^sls >fTnN nvi; );)-^o |.jv^o« )ooi JI^Kjl^ fj3 : vjoDa^io).^o'p5 o<^^.3Qja.\o ^9 

:)-L3 j^isoio .v£Q.w^^ojJ jju.,.^ );oi-ao; jl-a^ots -.ov^Kj j^^oC^ jpa^^i U^ 
)t- < - >ä - \ ; jio-M )-fc0 1 \; oOCl^o :^o\oh^l l-J--^ opy.r); ^.ooi jtoKx^ ^ 

1. lao^oH ; corr. S. 



(= le necromancion) ainsi que (lliri/sfKirios eurent beaucoup de peino ä öcliap- 
per au danger (xw^uvo?) qui los menafait. Los pauvres qiii dormaient dans ce 
temple s'etant reiidu compte de ce qu'oii avait ose accomplir, pousserent des 
cris et allerent faire connaitre ces faits en ville. 

Un nouveau soulevement de tont le peuplc resulta de lä contre les paiens et 
les magiciens, et de nonibreuses clanieurs s'eleverent coutre celui qui n'etait 
pas digne d'etre appele Trapapvzpio? et aussi contre Chrysaorios, au moraent 
oü Ton celebrait la commemoration et la fete du tres glorieux [saint] Jean, 
Baptisto et Precurseur'. Le itaoapvxpio;, apres avoir ete arrete, puis repri- 
mande par l'eveque, fut envoye dans un couvent, avec defense d'en sortir 
pendant un temps determine. Quant ä Clirijsaorios, il s'enfuit cn ce moment 
de la ville, et ce fut au prix de beaucoup d'or qu'il aclieta plus tard le 
droit d'y rentrer. — ' L'ontios s'etait en effet decide, apres avoir pris la fuite ♦ loi. u:, 
lors du premier soulevement, ä recevoir le diviu bapteme dans le temple 
15 du Saint martyr Leontios, et c'est ainsi qu'il avait pu rentrer dans la ville. II 
etait revenu en confessant qu'il etait maintenant chretien, et en suppliant 
tont le monde, dans le vetement blänc des [nouveauxl baptises, de lui par- 
donner ce qui avait eu Heu anterieurement. 



1" ;i. 



1. fj BaTtTtffTr,; xai JI(>öS^o[Xo;. 



♦ fol. ]2r. 
r°b. 



74 ZACHARIE LR SCIIOLASTIQUE. [74] 

^*oo :«oiots../ |„:)a^jL^t ©».jläj ^i^ v^floj vioa-jojuooova ooi jJ; ^V-=» 

yO-ioi );ö|.A; )ot-Sx -.Of. a.lt }i )1.q.ii.V-*; ojJ^ jooi ts^/j )Ji)^.3o :o)..^w5 0f>\ 

ioo» öui^— /j y00i.io/o ^oiqXso -.oiA )ooi K-/; )_io^-flO; )— i)-iö; vO<5<)«^»-<»« 
\jf^l VL^ It— ^/ ot-^? .j^.XJus Oi_s .>ä3 »SQ^lj Jj9u^ji chAo .oitooij 
^o )_ajäoj |lcuLN-,;lKioj ^)q\ ouioo :^^io JIqjiV-*. ^-io s a . n\ ,JJ :||js^ffi 
■^j^ )_i.;/ ,-^^; ^io y.^1 .joo« V-2^? _/— / ^oot |_ict-*I^ ous .-s^oiajLjiä-. n» 

|_^„3a^^ cHiJstoo lioA^j opa>. -.otjs joo« K_/i ^<^oi ^oi. J-^jol^OLio; 
.ojobsjLi >XD(X*io).tfoVO ^ l-si^l-3 wOoUI/; ^^oi ^ ^t-^ ji; U^^/ -.^looi 
""'^^ ..jjLJc^V^ jJ ooi^ );» jjöiJD; )oC^ JJ^^-i^» ) > .Q VI m >o )_Joj ^/^^ 



Mais pour que CJiri/stuirios n'oüt pas la prcsomption d'ötrc sage et nc 
s'imaginät pas que grace aux demons, ä la magie et ä la richesse, il avait 
seiil triomplif^ Jans les soulevements qui avaient eu licu contre lui, — les 
livres de magie qu'il possedait n'avaient pas ete briiles, — le Dicu des martyrs 
qu'il avait foules aux pieds, se vengea de lui de la fa^on suivante. Quand s 
il eut resolu de retourner dans son pays, il loua uu navire sur lequel il 
chargea tous les livres de magie qu'il se trouvait avoir accjuis, au dire des 
pei'sonnes bien informöes , au prix de beaucoup d'or. II embarqua encore les 
livres de loi et la plupart des objets d'argent (pi'il possedait, ainsi que ses 
eiifants' et leur mere qui etait sa coucubine, et ordouiia de meltre ä la volle lo 
au momeut qu'il croyait propice avec beaucoup d'autres personnes, apres 
avoir consulte quelque traite de magie, le mouvemeut des astres et ses calculs. 
Lui-meme dcvait retourner dans son pays par voie de terre-. Le navire mit 
loi. 125 donc ä la volle sur la promesse * des demons et des astrologues (acTpoAöyc.) qu'il 

serait sauve avec tont ce qu'il contenait. Or, malgre la magie et les livres ij 
de magie, il fut englouti, et rien de ce que Chryscwrios avait embarque ne fut 
sauve. C'est pa: ce chätiment que le Dien des martyrs punit en ce moment 

l.iiatoE;. — 2. T.o srribc semble avoir oiiblii^ quelques: inots devant cetle pbra?e, lols que : <;;' oviv 
low JsoN fl tooi l-->o*i>.. 



b. 



I 



10 



[75] YIE DE SKVKRE. 75 



i't -^tp/ N-J-ojj -.j-aJÜ*; )iQ-«^jo jiajiv— ! ^K.00 |lQ.-uata_ioj ^^^i.^00 

JJJL./ -Vj^U )iQJiV-*-s o/ liaaj—; j— ^"^^ .JV-oj-flO jjöo juio )oi5x» J^ ^,\ 
uh^ y/ joi^ji l-JL.; ^Kj )._ioi )..ici^Ow^ «d/; oöi .'po|.Ji >^V^/ uajL^; ooi; 

9 

JL-i V-^ oo« -^oi-s l-^'-^? *■*-'/ """^O^ jJ? )— i^! J^^-.k.s ooii ..wJLA j^üLj/ 



cet horame insensible, parce qu'il u'avait pas voulu sc rendre agreable ä lui 
par le rcpentir, ul tenir comptc du premier chätirnent, niais que, comme 
Pli(trai)i), il avait persevere dans son obstination '. 



II semblera qu'il etait inutile de raconter ces- histoires. Cependant, comme 

"i elles contribuent ä refuter la magie et l'erreur des pai'ens, nous avons cru 

bon de les ajouter, äjuste titre ', äla gloire de Dieu tout-puissant et de notre 

Sauveur Jesus-Christ ', qui surprend les sages dans leur ruse % et qui a pre- 

cipite Pharaon dans la mer avec ses chars, ses cavaliers et les sages de 

VEgijpte^. D'ailleurs ces histoires ne sont nullement etrangeres ä notre sujet 

10 que nous traiterons dorenavant, en evitant toute digression. Nous avons 

montre suffisammeat que jamais le serviteur de Dieu et pontife ' Severe n'a pu 

etre surpris en train d'ofTrir des sacrifices paiens ou de se livrer ä la magie, 

comme le calomuiateur a eu l'audace de le dire. Celui-ci, quel qu'il soit, sera 

puni par Dieu% des ce monde, s'il est encore en vie, pour la calomnie qu'il a 

15 inventee de la sorte, et s'il a quitte la vie humaine, devant le tribunal que 

1. ax),y;(iOTpo!Xl"' '*■ — -■ O' toioÜTOi. — 3. SiXKiu;. — 'i. ä {/.i-^ai 6eo; xac eruirip Yiniäv 'Irjffoü; XocttÖ;. — 
5. Job. V. 13: I Cor., Iil, 19. — 6. Lev., XV, 4. — 7. äpxtspEÜ;. — 8. äixrjv oüusi tw 6eiü Cutsp. 



20 



fol. 123 
v° a. 



10 



76 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. :76] 

^«J^oi; jooi ^oioK-,/ vCUO( ^^ •.w>A ^ aaLao |^;,, i mA\ )-ao -JoC^j jjöo 
)a.l.>;A •.).....<>Jl^ >^a.Ju> yV-^;o w.oio;a..,.,\.3 )ou^; jLuw^ -.oocx y^ .V N CD 
jlaSLÄL^^^a '"*5s«^.io s...ia.*jaa.o o^J> K_,)»-.)^o .JäL«; jöiAJJ vooC^o j^V--^« 
:ou^ jooi K_/ o^ ,_-io K.«|.^.SLfiD ^m_V^/; )latjJSO,.io ,_io; :)K<; o \flf > 
)i-JL_iV-o ^io Jooi | ^ « ^^ K*),— K~.j -oi; :)._L_aJ^ai» |— »ojio )K,>.,__o 

)f.^Q^^ jofcsjLj; Ä»il,/ «o«o,Ji).io -.ovxs joi^j] )— io^ )v^)-io )jot!^ ^ .\^o(^ 

• * • • • 

^ ots; .jlS^öCSiN jlbiö ^^ioj oibow,-.)»2. »s/ )jL3ot • . ooo) ^ofiolK-io ).xoaiäj 
oiS^ ^3j -.Ijij ,J Ns„.)..i^,^fiD wJ ^ O». ^a^xotl/ -.wjQ..^^/ )ot-.^iol )oo( }-ai>K.^ 
vooi,^; .loiltoo jjLio ^*5i.^*^o •.|joi^.^>.io joi!^jJ v2ljld1/o -.s^oKxl jto.^* )»o« 

)j)'^ >3laii. ^ jJi 6oi y^/o .^l^a-CM (.^ot« | i . ->»o )lo '^ .»^ );ot-d öi-s y/ 

1. v-^»; corr. S. 



loi. ij; peisonne ne peut tromper.* Ce patriarche ' de Dien elait, en e.fTet, ä Alcrandric 
et en Phcnicir, avec ceux qui, avec laseulc aide "de Dieu et de Notie-Seigneur 
Jesus-Christ, trailerent commc ils le iirenl les pa'iens, les magicieiis et les 
dieux des paieus. II etait surtout avec eux en Phcnicie, parce qu'il possedait 
dejä bien ' la pliilosopliie pratique, par la suite de son eiuulation avec Evayrios, ,-, 
et parce qu'il etait mieux au eourant de la science et de la tlieorie (Öeupia) des 
doctrines, depuis quil s^applitpiait ä la lecture des ecrivains ecclösiastiques. 
Lorsqu'il eut hien'' profitö de cclle-ci, il composa uu panegyrique sur le 
divin apotre Paul; ofTrit ce premier discours ä Dieu et le supplia, par son in- 
termediaire, d'etre juge digne du bapteme sauveur'. Tons ceux qui le lu- ii 
rent" admirerent sa science des divines Ecritures'', de nieme qu'ils admi- 
raient son application ä l'etude des lois. L'admirablc Evafjrios, en considerant 
cette science, me reprimanda vivement. « Pourquoi, me disait-il, apres avoir 
acquis tont ce savoir et avoir supplie Dieu au sujet du divin bapteme, Se- 
vere tarde-t-il ii le recevoir röellement? D'oü savons-nous qu'il perseverera i: 
dans son intention et son desir actuels? S'il ne participe pas aux saints mys- 
teres, bien plu?, sil ne refoit pas immediatement le bapteme sauveur', tu 

1. äp-/i£p£'j;. — 2. (i'jvr, ßo/i^iia. — S. Itavü;. — 'i. to'j atütr.fio-j (cüJTrjpnioov;) (lai:Ti<3|j.aTo; ä?ifc)6f;vai. — 



10 



In 



* fol. 1-2j 
V- b. 



[77] VIE DE SEVERE. 77 

.•.^ota£\\,.« Kj/ '«^i.K.^ l^j )jL^; -JoKiL^ )_.i^ov^ jpa:)^ ^'^^^^«^ o/ :)..oö(^ 

)..>2k^; 1 1 . ivi ->o .-^-aLAJ I ."^N Vi ).:)QJioV^o .-jlQ-ak^i; )V)3 )K^;aaeüiOia-s 

:jl^l/ jjL^ö^ |->^^oV3 lt-:»a^ 'l^-:» ^^; «^ vf^/ ^.«.^^js .',^0/ ^; 601 

.oa K.h, KjI joux^ ^j:^:.^ )^U U^*; -^ 
|.^Q-. y^ ^/ :)-^^; J^o'fOiJ ^^ ^/ jot^^i- 0/ jL-j/ t-^/ JLa^/ ^^0<3 
^aJLm; ) im if°\>n ooi^ jx^^V^ sAOSü ) 1 v> 0/ :^ot« |^/ )(o..& 0/ ;q^» \ ,.s 



subiras ä sa place un grand chcUimeiit. * Car c'est ä toi qu'il doit cette ♦ foi. 12 
science , celiii qui tarde ä montrcr egalement dans le bapteme les friiits du ^° ''■ 
repeiitir, qui liesite ä recevoir le sceau royal ' et a etre compte au nomlirc 
des serviteurs de Notre-Seigneur Jesus-Christ. Mais si tu t'interesses ä ton 
salut et au sien, fais en sorte qu'il regoive immediatement la gräce divinc^ ». 
A la suite de cet entreticn, j'allai trouver Severe et je lui rapportai les 
paroles du pieux Evagrios. 

— Vous exigez de moi, nie dit-il, que je me couvre de souillurcs apres le 
bapteme sauveur. Car je vois souvent des jeunes gens captives par les femmes 
publiques, etj'habite dans une ville qui est unc source deplaisirs\ Attends 
quo j'aic fini l'etude des lois, et je recevrai le baptömc ä Alcfaiidrie, oü tu 
nranirmes qu'eu tout temps regne l'orthodoxie '. 

— Depuis quand, mon eher ami% lui dis-je, sommes-nous siirs de la vie, 
ne füt-ce que pour un seul jour, voire möme une heure quelle (ju'elle soit? Et 

15 quelle excuse aurons-nous a donner au dispensateur de notre vie, au juge et ä 
Dieu, [si], apres avoir acquis une si grande [science]", nous ne lui avons pas 
obei, quand il dit : « Si un hminiie nc nait pas de ii'üu et dt' Vcxprit, il n'entrera 



.>. (I 



1. T, ßasi/ix^ 1= Oeial djpaYi«. — '2. fj Ociov -/apcfrua 1= [lantiTiia). — 'S. riäovwv ttkiy/,. — 'i. 6p0o3o?i'a. — 
9a-^|j.i<iie. — li. Passage obscur; pmir le niot » scienco » ([iic imus avons siipplci'. cf. p. TC. I. 11. 



fol. 1-2(1 
r a. 



78 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [78] 

.yoKj/ ^_*-sj; -tooJJ )j/ ^ia:so -J^^^o^NV» ^ V^/ .*i-is^.ii5 ^^io 
oIoKjuio jJj -.iu^-/; -Ol .K-iooi ^)N.JLbo ^^io )^:^ ^^^^ " ^? Ul 
^o^o^j-s; ^-Jis.« U-'^Ä jiöusjl |l| .». n . in'=>-> ; v«^oi JäiüäJLSJJ K^oo« 
JouSs K:Sw-;; U'oV )-^-«»-'Ö^/ v00l--^V oo®« vOCH-K-./; ■) i .^ m\° > -> o 

jlpojJL 'ioiai.Ja.so :)iQ_.^-;; )l(X.(iJL.i^o :)N.-^Ju.i )l ri°>nn \ . °i-> ; oo» .)^a- 

^oij jlaio^ )oö^ -oio^ijjs; :)loiK„-JiO; )-=.; )j).io ooi :o)jl*^/; oöi jiojojlo 
ooio ..^-j op ^iö .^^ )i-Jj -Ol ).. vim\ o :t-30. UI-JJ^^ Upo'^ l^ii-/ 
ogLSQAo jJ| -.l-^.aLj; oCiOA ;a-25o> o^; ooi -Ix-U I-.0J )..<^i^/ )ooi ytooä*^; 
);oif «iL^i^^oo "<4,.*3oi )j/ .v«5j^V-a/ vcco-uo^/ U»? otloio^ |-aXiiJ>o .l*^ 

1. to^-^^ÄSo; corr. S. — i. t^" ^^" »: coiT. t^. 



pas (lan.s k mi/diinie des cieux ' » et : « Celui (jui coitnait la rolonU' de son maltre 
et ([ui ne Vaum pas accomplie, scra frappe de nombreux coups'- » et : « Si vous 
cntendez sa voi.r, n'endurcisscz pas vos ca>urs pour l'irriter^ ». 

— Reponds donc de moi, dit-il, aux foiits baptismaux \ et je me ferai bap- 
tiser quand vous voudrez. " 

foi. 12H Mais* je refusai pour le motif suivant : Je ne communiais pas avec les 

'""• evöques de Phenicie, mais avec les saints Peres d'Egijplc et de Palestine, 
dont les chefs ctaient de grands athletes (äyiovicTat) de la roligion". C'etait 
Pierre, du pays des Iberiens, qui fut eveque de Maiouma" et qui sc distin- 
"■ua par une philosophie remarquable, par la pratique de la vic monastiquc, lo 
et par raccomplissement de miracles apostoliques. C'etaient Jean, archlmau- 
drite [dun couvent] d'Eyjjple et eveque de Sebennytos, et Theodore, eveque 
A'Antinoe, ce grand vase de perfection, par rintermediaire duquel Dieu 
accomplit, comme avec les autres, beaucoup de miracles, et fit don de la 
vue k un aveugle. C'etait encore celui qui fut de nos jours le second prophete 15 
Isaie, lequel n'herita pas seulement du nom du prophete, uiais encore de sa 
gräce [prophetique] ', et qui brilla parmi les ascetes comme le grand .4h- 
loinc. Je refusai donc pour ce motif la proposition de Severe. 

1. Jean, iii, 5. — 2. Luc, xii, 4'. — 3. Ps., xci, 7-8. — 4. OCxoöv. äviSEEai |i£, etitcv, U toii ßanTi^riiatoc. 
— .5. eOoiSEia. — ti. Mot ä mot : u de la viUc de Gaza sur le boid de la iner » (Pilia Kpo? 6d>,aff<rov. 
E^iiveiov r^siwv, TÄ napa6a),äTTiov (Jispo; i»i; raX,a.wyi ;r6).ctüsj. — 7. ■/ixpis(j.a (TifOirixiy.ov). 



Ui 



[79] YIE DE SEVERE. 70 

|_ap^o .-«-^ )ooy )-JL-«o; |_s/; .•)N_»jJov_3 |K-.;a.:>a -b > .^ ,_«^ ^2i>o>w^; 
jj/ ^:»a:so .jKjuiVÄ i^^-i^-^ ^o«.2Swa; v^otoK-./ jlasloji V^s; |v»aL^ .jlaJiiCL.ou 
.sm-..I^a2L.v.^<^j ^fioa..w^o)l );owo ^'^io^ vfn\ n^; ]J.a-.oi-3 :v ft'>\ v^ vj 
vm_-.V-^so|J oiJ^m.°>/ ,_3o .Kijofcsji/ j;oi )_i/ »,.■ •> N K-,|,,M^a-.j ^> l-j/ 

)^00,Lo» |jp/» .-otJis ipso/» -Of t-^ ^'i^-.^KM oil^i./ .>400A ^;j; i^^ A oi 
• Jooil )_JO|; ).*JU-o; )_s/; ^uii. vUj/o .jjLDOQA^i. ^Oio-oikj |^Ji>^;} jKXi^ 
^, ^1/ .) ^ >o .. )jot )-),:-./ ^?:^- ^-Aot-^ jJ^; ^^ ^ iÄAo 



1. ">-» 



21 



fül. 126 
I" I). 



♦ fol. 126 



— Prie alors, me dit-il, Tadmirable Evagrios, qui insiste tant pour que je 
re^oive la vie eternelle par le bapteme sauveur, d'etre mon pere spirituel et 
de se porler garant de ma foi — il communie avec toutes les saintes Eglises 
— et je me ferai baptisor, si cela vous plait, dans le temple du tres illustre 

5 martyr Li'ontios, qui se trouve ä Tripolis. 

Je promis avec plaisir de le faire. Lorsque j'eus prie ladmirable Evagrios* * '^'j^ 
de se charger d'etre le parrain de Severe, il me fit d'abord la nieme demande '. 
II apprit alors ce qu'il fallait, et je l'amenai [ä accepter] par le langage que 
je lui tins. « De meme, lui-dis-je, que tu m'avais d'abord impose une chargc, 

iu de memo je t'eu impose une autre ä mon tour. J'ai amcue, avec l'aide de 
Dieu, l'admirable Severe ä se roudre avec empressement ä ton exhortation et 
ä ne differer nullemeut la gräce ' par crainte. Ür, il convient maintenant 
que tu deviennes son pere spirituel , si tu ne veux pas etre un obstacle ä 
son salut, et te condamner ainsi toi-meme au chätiment dont tu m'avais d'a- 

15 bordmenace. » 

II nous scmbla bon de faire part de cette resolution ä nos autres com- 
pagnons; puis, moi, Evagrios, cet homme si vertueux, Elisee, ä l'äme pure 

1. Proprement ; <i il me relorqua ma demande ». — 2. -/iaiaii-y. (= ^inua^a). 



in 



80 ZACIIARIE LE SCHOLASTIQUE. |80] 

.•)tOw^)_so jloiciXÄt^ \-^i ).ar>m\ »°) ooi ^o-. loS. .-ot^i^^-so/ )N.i>A;o 

odoV-aji ^ioo JotA)) vOisi/ ^ oilo--^ ^; ooi .) *>r > <*.aA- ypo; 

)oC^ toa-V-3 ^? I-J-30« Jo« '^^l Jot-i'U? )-«^>^ i^«? )— ^^^ i<^-^ 
.^.ni jlv-VA jln °i im \ .°>; )v-J )!Öuo K*j>; oui,_^ ^*^^5 i-»-^/ -.1--^ 

fol. 12G )..ictXi> l-ioi» )-^ ^rxinN ^ =v?-=^ Uo-t-!? 'li-=x^?? ^ai-ÄJ )U- ^m\ o 

V a. • • , 

^ioo .^■■^j-.ya ^^ jJo l-ioISL-* ^io» ,_-^ot .vOtJcJ \.a^-;^ |,Ls-<»o -.^j^ 

)jL*^io ^; ^wJ^oi ^/; .voj-a-j joiSxj ) «>ovm\ ^-Jld; ^-..'Soi ^^oC^o 

.•-oicxJLii. ^k-J jK^-Q^; U^l Jooi K--JXJ )i)j:^^ )^^-^ '^^ l-^^'^?? 

^l )jL3oi JI^Vaä^Ä) )lVK....-y> -.; ')_i|-3/; ouio |K„i^; ^^ii^woot llUIS^-io 
JK-oCäs )i.ajji)^; ') <ft ^«- I \ >o;o -looi v-'^^-i' )N.--J— oV vroo-i/^-s 



comme Tor, Tadmirable Anatolios, le pieux ' Zenodore, ainsi qiic d'autres 
encore, nous nous leudimes avec Severe au temple du diviii martyr Leontios, 
ä Tripolis. 

Nousle conduisimes aussitot aupres dr ./w//, cegiaiid i)liilosophe de Notrc- 
Seigneur Jesus-Christ, tant dans la pratique quc dans la tlieorie % qui depuis 5 
sa jeunesse etait consacrö ä Dieu, et qui depuis son enfance etait assidu ä l'au- 
tel du saiut temple en questiou. II vecut ä ce point dans la eraiute de Dieu 
qu'il eleva ä cöte du nKirti/rimi uiie demcuro de la vraie pliilosophie, et quil 
engagea beaueoup de persouncs ä se debarrasser des entraves du monde poiir 
* lui. i2r, enibrasser la vie monastiquc,* ä rejcter les vaincs esperances '' qui ne difTerent i" 
cn rieu des sougcs, et ä preferer la loi de Dieu ä tout ce qu'ils possedaient. 
II versait de tels torrents de larmes ä la suite de ses nonibreux gemissements 
que ses yeux portaient la trace du flux oontinuel qu'ils faisaient jaillir. 

Seväre fut donc d'abord catechise par ce Jean, qui excellait autant dans 
les vertus pratiques que dans les theories (Oetopiai) spirituelles, et qui etait pe- is 
netre des doctrines du niystere divin. La lecturc des homelies catechetiques 
de Gregoirc, fr^re du grand Basile et eveque de I\'i/sse, de Cy rille de Jerusalem 

1. jüöxp't'to;. — •!■ Prüprcment : « la science ». — 3. xeva! iXjiiä:;. 



lol. lüii 
V b. 



[81] VIE DE SEVERE. • 81 

.jooi )it.io )K. . J ^so .Ä.^ o ^-«^oi; ).^;oäjLO jKioC^S ^£oa-.Vo|lo )jL^iv:)0 yOo<^; 
K_k^« oi^; Iv^o^V^o |i[-i>. > .i> 1q\ ^jL^-^l/o -.ILauoi^ ^1/ ^_3oi )Kjx> 

)»:MO(a^ J.oV.«. a ii; JK-^jl^Vo :|ooi K^pio ^JCj)-^3; jUa^^^i :vm-i.^a2L.V^^^« 
\\'^ N ^-'k-3; OOI ^/ ^^'-^ ^°°* «.«oioK^/ :|ooi jK^Jbo JKjl.^ \..Ö(; jou^j-s; 
)ou^« i— .!( lio-a^^^-m^oXfiD; lloJLioo/ ^^ V-'^o :)oi-^iJ )ooi vi>^i-o j-ü^ 
^^o:».; o6i; Jl 4o f>\ oiK^:do -.llaaL^w jtows ^ 'i-^; -J^t-^; ^£Oo^..^^..oo i'^v^ 
1" |.:> a^ ja; )la2L-.»_ );o» ia^ vj^**? ^-*^oi •^S.ä ^oC^>^ •.^'sin )!./ pj ooi .^a&o 
l^ou^; );öuco )^« '>•> oiJ) -.jot-J^; j-Jcks vJL^i )~ao(; ooi ^'^^.«.aoi ,^^> .^ 
jooi l^lo :|l^;a^a^:^ ^^ )joi\ oi\-3LO p .);0|.fiD v£Da.A^uojl Uaoj «„«.Slao 
^^ jooi \^^^ -.{.^öC^ l;)i^ ^ioKji/ (Jo .^CDa_.V-^/ |oi~»:mI J-tUL^oi oi.!^ 
• JoC^jJ ovöl/ jl o 1 V1 ..0I t^^ );oi oj^ ya:s. .jooi ^jK^ Jjl./ >-•/?! '<-*mO« 



ot du graiiil Je<ui. Finitia ensuitc aux theories (^scopiai) diviucs et aux syni- 
holes du bapti-me ' . 

Apres cela, nous nous rcndimes au temple ; nous nous presenlHines au 
prötre et Tvy.pajAovzpio: du martyrion, nomme Li'ontios, et nous le priämes de 

5 baptiscr le grand Si'vl'rc. Jean, cet homme admirable par ses vertus, avait prie 
auparavant Severe, pretre de la saiute Eglise de Tripolis, qui etait orne de 
toutes softes de dons et qui occupait le premier rang ■ dans la uoblesse divine 
de cette ville, — lui aussi s'etait approche de Dicu par de bonnes rouvrcs et 
avait prefere la gräce divine ;i la earriere du barreau ((TyrAxcxty.Yi), — il l'avait 

10 prie, dis-jc, lui et le elerge de l'eglise, de nous aider * dans notre täche et de * loi. 12g 
preparer sa maison pour receA'oir celui qui allait etre baptise. II etait venu 
avec nous, et s'etait charge de tous les soins que rcclamait cette affaire. Celui 
qui est aujourd'hui (iveque ' de Dieu Tut donc baptise dans la cliapelle ' du 
divin et victorieux '' martyr Lruniios. L'admirable Evagrios repondit de lui aux 

15 icnts baptismaux " et fut sou pere spiriluel. Des qu'il eut partieipc aux niys- 
teres divins', on put prevoir ce qu'il serait plus tard. 11 s'etait, en elTet, 

1. Ta T£).ou|ieva? t£),£:k7i;? Co passase n'esL pas li'i-s clair. Nous avons ratlaclie |e>«m.^ uä.Vo^I.o etc. 
;•, low 11.^50, Pcul-tlre vaiil.-il luieux raltaclier ces mots a V^V^ f^ ol traduire : « II ful cnsuite instniil 
par C.iOgoire, etc., en lisant Icurs liomclies catecliotiques. leurs tliöories divines el Iciii's symbnlos du 
bapl(?uie I). — 2. Tx icptüTsra tXyi. — -i- äpx'.EpsO;. — 'c. [lapTÜpiov. — "i. xaXXivixo;. — ß. aOtöv U To\i potnT'u- 



V b. 



a 



22 



82 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [82; 

^; "^^^io .joC^j] vO^w^^ni oilajL..^JL-> '^^io a\ loK-J»/; ^-^oi; Ua-/ 
:oC^ vOV^Kj; IVow« |j)jsö^ö_.VJ :j-iJ>>..^iLji [^a^ iKjs ^^; )ooi ^;j ^*a.io; 
oota -.pojLviN; ^/o -.jJt^ ).Ii>vio fiosi/ -.^o— .io jio»)--; j-i.;OQA; ^^aJ^oi 
oü^ .jooi u ^vjJi>..io ^t-oi ^ joCS^; oi^; odoi^ ^;)ji |.ia_OLflo/o \ cn-\l 

^-; j_JOt ^/} .joii-iol ^^«J^oi j-Jü/jo .J-otJSs )joj-flO; jlöJ^, x.^^°vl »^ 
)_JLJi^/ -.«ota-ajl jocM }-.io;^.io ^ :)ooi ^-2lJ»w )lo;K*.io; )L_^oq.«. ^^!s^*aio 
feil. 127 ;a^\^ q\ joüSxj jifii^so Joo« |— .xD \i ^-floojoo« ^) j v^)-^«^? >-/ ^a-^s» 
).i_a^/ Joch yo^ia )..JS^^ ))^m'>; ^-/o jJ/ Jooi ,_ai» )-iLio»j )K.jLiäAi 
jooil ))kjJ^b^-io v-»^^ -.oti-ia.^ v.a-^^K.ioo oiV-,^3 joo» ),.^eL^ ^ )j»ot ^_ioj 
.'jj^— / jKiocL. ^^--^oiio s-ot ^oiw p -Joi^l-s jooi »Äa^ts.io ).jl3oio . o<l <i°i -\ i 

■^vajoi; l)-:^^ ^^o .-ou^ K-/ )ooiJ ^^oi ^^/j ).jsJcl3o .-jlojI^OOo jK^J 

1. ^»3«: ,-01 r. S. — 2. ^l ;uilr 1' *^ ^v^ riim S, snpplcMdimi? — :!. säjoi. 



approche de Dieu avec uiie teile foi que tous ceux qui fiircnt presents loui"'rent 
Dieu au sujet de sa componction. Comme il devait, apres le septiemc jour, 
quitter les vetements blaues, qui symboliscut rall'ranehissement, et les nieltre 
de c6te, il Tut triste quelque temps, et desirait, cn (pielque sorte, s'en aller 
alors ä [)ieu, avec cet orneiuent et ce eostume i'7yr,i>.x). Tant il etait peii(''tr('' 
de douleur, et si grandes etaient sa connaissance et son intellifieuce de la 
ceremouie ' divine et mystique ! 

Apres lesjours fixes et legaux, nous relournänies ä lU-njlc, munis de prio- 
res du divin martyr et de ces lionimes admirables. A partir de ce nioment, 
Severe fit de tels progres dans la vertu, a Texemple de son perc (spirituel), 
loi. 127 *qn'il jeüuait. pour ainsi dirc, tous les jours, ne prenait jamais de bains, et 
n'accomplissait pas seulement les devoirs du soir dans les Eglises de Dieu, 
mais aussi, la plupart du temps, y passait une bonne partie (?) de la nuit. Tout 
cela afin que son corps inaigrit, que sa cliair se consumät, et que sa vertu 
grandit davantage. II cherchait ainsi un refuge en Dieu, tout eu etudiant et ij 
en approfondissant sans reläche le droit pendaut les jours oü nous avions 
cours". Aussi en vint-il ä posseder dans les lois le savoir d'un professeur, et 



1° a. 



in 



1. Te),eTij (-eXEiwut;)- — 2. Mut ä luol : « pendanl los aulrcs jours >> = les jdiirs aiilies quo le saniedi 
apres-midi die iliiiiaiiLlic. 



lol. 12 
1- I). 



[83] VIE DE SEVKRl'. s:! 

K^|^...»o.. jK^öi^ jiaJisuS^o; J I »i n \ :o(^^>..^^^ ^ tocu^sji \^i<xx ^^; 

:> tjioiKdi.Vi ^ \^i OOI saiv,_^/ :)ia^V-*;; JV-^^^t-'^o jK^oC^ |lo°>m\ «°ii jlSoeu«) 
|lVlS>-o.^ y^ M« Ul •» »t •>>> |->.3q.cq!^..^ I ... i»>f> >; ^_i^oi; «oi^^..^ )1q^oi\\o 
]~^i j^cu.^. OOI \.jJ><xlo :\ ,y -> . / ^-^; o6\ v,£DoV^^; :)oi~^jJ > « > V .a. \ )Ju/i 
^V^o^ )jLo.^«.m!^aL^ ^ :)i:ji^^'^oi V-o->^ v00t-»Vi .Kiooi oKjLio ).jw^^a^/o 
yo^ «jum • . ).x.i^^v.£a..'^3 vOoiS.3 l.a\ :^t^oi oooi ^w>jlo }h-.^\ )K ..o -wl :oooi 

!<' ^^0>X ^; OOI :.^oiio/ ^; ooi vxoa^w^oj/ -.^wJ^oi ^/m )K.j>^fciLl ^^ >Of.£a\ 
a_»o J_i» ^CDOV^^^Ä^^ -.l-NuN .. -I ^^^ )>->* .J_sKa^o |i»aio;K^ )al; :l;0(^i/ 
fjxS; ^obv.A/ ),.^.».^k.A; jjL^i; |-^cljJ^ vS/t ooi . • ) ..,. ■« » V) ^^OJc^ Vt-^! )— löiO 
jo).^ -.yt-O ^ ^; 00( .);oi|-3 j^V-O^^^-^; ^<^ O-O« fS )l|j ^^s^O^^; • . OU^ 
t^^^; ^^»*J0| fO <■\.^O^Jä 0|.3o,*^3; ji-Q-^? ^l >AÄo/ p .wULi.;o/ )j,>Da3 ^Oi. 

etait-il tcnu dans iine pareillo estime par la plupart des etudlaiits capables de 
jiiger Sans envie le merite '. D'autre part, nous eonsacrions avec joie, ä l'etude 
des doctriiies divines, le temps dont nous etions convenus entre nous des le 
debut. 

5 Pendant cpic notre vie allait de ce train, Evagnos, ce grand vertueux, ne 

cessait d'amener beaucoup de personnes ä Famoiir de la philosophie dlvine et 
ä la vie monastique, et ne cessait de rappeler Tascetisme de ceux qui culti- 
vaient la philosophie en Orient. Or, tandis que je mettais par ecrit les ex- 
ploits - de ces hommes inspires de Dieu\ de I^ienc Vlbrvien, dis-je, et dlsoie, 

in ce grand ascete d^Egi/ptc, — • car ces deux hommes, * pendant leur sejour en ♦ foi. i!7 
Palestine, s'etaient acquis une grande reputation aupres de tous les chre- 
tiens, ■ — Anastase d'Edessc, dont j'ai parle plus haut, eut le premier une aven- 
ture^ dans le genre de ces histoires, aventure qui vaut la pcine d'etre admiree 
et racontee. 11 vit, en efTet, en songe Pierre, ce grand eveque* de Notre-Sei- 

1.-. gneur Jesus-Christ, auquel Tut aussi donne le nom du princc des apötres, qui 
lui ordonnait de venir inimediatement, en montant ce qu'on appelle un 
ßay/;c5o; (cheval de poste). A son lever, Anastase me fit part de sa vision et de 
l'ordre qu'il avait regu, et me decrivit aussi la personne (TipoTWTCov) sacree" de 

l. Ce passage n'esl pas ti'es clair. — 2. i(;ioT£OiJ.»Ta? — 3. etoxopoi. — 'i. itpo-jTtaOiv? — 5. ip/.i;p£Ü;. — 
ti. Upö;. 



r b. 



84 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. [84] 

Jl.i^V^^^'^ s^oC^ \;'i»*<^; :oi2^ )ooi J^/ jl^« "^..^«.^ ^; oöi .)jlaJS_^ öoi ^J^ 

KiocM J_i<js JS^|v-K-.o .J»i.i/ ^.j^^ )-»^o>.^ ^io "po/ |_j/ ^^!iw«» -Jooi V-=>t^ '' 

^ * . * 

• . j^o ft -> jooi «oioK^/o :|ooi ).i^; wOt O)!^ looi )Jo : »Ks );o»j ojlS^^Oso ^^^ 

^^o f„2\ ^^ ww^^uLto; jj/ .V-^"^^ ).^CL^eL^)_3 öus jooi \^f.^ ^t^oi c>oii ^oi iot 

• .^'^^jiLO |jl^^ )-ioi^ P; 001 .io«^ out ^M J.JA |1; ^! |.«Wj> -JISsJU»,^ 
|jo^; 001 '"^s-ooi )o()^ .^«JL^ ).1a^«^q^s^9 )_; m n\ ^ .i>oo .oi^K_«/ j«-^^^ 

• .>^>,^LJ txoov-^^ )-3M ^oio',:.<l^ol:»^K_2; -.t-^L^/ ).« m .. |'t-2L^ 001 ^»»^ odoi^ )t^ 



Pierre. Je conclus du nkit (|u'il mc fit qne ce u'efait pas un sonye qu'il avail 
eu, mais une apparition divine, qui appelait, par rentremisc de ce saiiit 
homme, Tadmirablc Anastasc ä la vic monasliquc. Aiissi jolui dis : « C'cst bien 
le yraud hoiiiinc quc tu as vu, et tu dois obcir promptcinent. C'cst lä, eu cfTct, 
la signification que cette apparition a pour toi. >> Comme il avail uu oiicle qui 
ctait alors gouverncur de la proviuce (öivap/tx), il nie repondit qu'il avait peur 
de sc mettre cn route par voie de terre, et qu'il prel'erait allendrc quc Ic vent 
du nord lui pcrniit de sc rendre par mer en Palcsliiic. 11 atleudit douc un certain 
nombre de jours pour ce niotif. Comme ce qu'il desirait ue sc produisait pas, 
fol. \i- et qu'il etait en proie au decouragement, je lui rappclai la visiou* qu'il avait 
^ "■ cuc et qui voulait plutöt ([j.a)^Xov) qu'il sc rendit promptement par Icrrc aupres 
de cet illustre eveque ' et serviteur du Dicu tout-puissaut et de nolre Sauvcur 
Jesus-Christ -. Puis je lui conseillai, ä lui (pii avait peur ä cause de son oncle 
de passer [par Tyr] en quittant ßcry/e, de nc pas traverser Ti/i\ iiii son oncle 
habitait alors, pendant le jour, mais au milieu de la nuit ', apres avoir fait 
halte pendant le jour en dehors des murs. Ce conscil lui plut, et il le mit a 
execution. Parvenü ä Cesaree de Palesliiir, Dieu, qui l'avait appele a lui au 
moyen du grand Pierre, ilt eu sortc qu'il rencontrAt des disciples de ce saint 



10 



15 



1. äp/ispe-j;. — i. il \i.i^a; 6e6? x»i (r(OTr;j> -r^y-üyi 'Irjaoü; XpisTo;. — :i. äojpi Tj); vuxT'i; etc.; ef. plii- liaiil 
]). 71, Molo '1. 



lü 



Ibl. 1-27 
V b. 



[851 VIR DE SKVRRE. 85 

ooij oi,.^^aJi K_fc-«JLo .-jo»-^]] wjoKji./ |ia^^«; jj:-« ^ ..oui^_iojü ^^^..^»^oj 
.•j_fcJ<X3 )jOt?(i3 )V-ofcoo; OD) .s-<X^/ jt-»*^ "^♦"'^^ ^°°' ^^? ^•' ^ V*" ■' ^°°^ 

.Ot.2 v^^boUl O^ ^2)0 )oO( v^'^Jl? 

■ "' ^j jla^V'M JJU. "^i&^io jLiö :^ca*",.^/ jo«.^ yo.^i V--^ ^ ♦i^-ü. 
) N - »o» ^ • 1 I -^ «^\ o/ yNiN joij; ^.^; Joo( limvi :yia^ -'^fl ^)-*■^^ö 
)oo» «olS^i/ .»Kj )J )joi y^^/» )>.otol^ • . ^öju.3x )_s» oot .v>o)äj>^ jooi v^otol^/ 

\jI ^jms. y^ wJ^ jL^ 601; JjLa-./ .oij» I001 )-q\; jt^oC^ )lciq>m\.>^; )»aj 

1, I^.Uija; corr. s. — 2. ^'P;-/; corr. S. 



liomme, ot qu'il apprit il'eux oü sejournait cehii aupres diiqnel il se rondait. 
Au coiirs de sou entreticn avec eux, il s'eutendit dire : « Pourrpioi, invite ä 
venir promptiMiient, as-tu tarde jusque maintenaiit? » Arrive ensiiito aiiprös 
de Pierre, il apprit ä connaitro par experieiiee' les vertus de cet lioinnie diviii 

.-. et les recits qu'on racontait ä sou sujet, et, aussitut qu'il eut prouiis ä üieu 
d'embrasser la via monastique et de vivre sous son obedience- (de Pierre), il 
fut delivrr de la lepre dont sou corps etait atteint; car cette maladie, ap- 
pelee maladie sacree ', avait dejä commeuce a s'emparer de lui. 

Lorsque ces faits fureut couuus, äBeri/fe, de Tadmirable Elisre, ils suscite- 

10 rent chez lui le desir de partir aussi. Le picux * Eragvios nous avait, en cfTct, • r,,i. 1 
souvent parle de la vie mouastique, et il esperait, etant uu homme de moeurs 
simples, nous entrainer tous, ou du moius uu graud uoaibre de nous. Le 
g-rand Elisn' u'atteudit pas aussi longtemps. II avait egalemeut eu, longtemps 
auparavant, uue apparitiou du saint homme, qui lui ordonuait, peudant la 

1:, uuit, de se lever et de chanler ä Dieu le psaume ciuquante. A la fui, ä la 
suite de son grand amour [de Dieu] \ le feu de la philosopliic diviuo s'etait 
allume eu lui, comme il me l'avait appris, car j'habitais ä cetle epoque avec 
lui. N'ayant pas su resister ä la flamme de la vocation divine, il se rendit en 

1. TiElpav ü.afjt. —2. OnoTayr;. — 3. Uoi vöso;. — 'i. Ce passage n'e?t pas tivs clair. 



v" I). 



«6 ZACIIAUIK LE SCIIOLASTIQUE. i86] 

^^ .JJOI ^/; 1^)— ^^4»^O0; «JS-; )!,— oKi. ^io ^^:^ ^ .^-t-äj 0»A 

JJoK_i Jv,^Ä-30 ) > °> I .5; ) 'V>m\ .°> )V-^-^ :vÄi.^^.3QJLD joot jv^too; ooi 
foi. 128 K_a_ioj o«.2S. )oo» K-,/ )joo(o :oiV<^» Jjl^V-= ^; yooijs »s/o :)oot yrfOioK_i/ 
:)ooi ou^l^^ ^^ |-aXj>~3); o6| |ioio)io :j^f^i/o )->tJ; :^^; j-))^/ :)oC^ 
jood )v-*;; )lo. i * .i; ^sI>Mi/ ~ )^;/ :>.>oio.^^f ^VJ. ^;-^oi« ^-»^ 1^ * '''^''' 
oo( -.^£0.20« Iv^K^i OOI . » »et,, jb^^f^c^ ^^1 »jlVsKj :^i„Ma^ \^i v>^ oü^ 
),^CLJ» OOI .^CDO^Ot « 't *> jooi 1^ |.£Dä:yxj «oi^l/; o6| j^oiojl. ya.^ ^0->t-o ^; 



liAte en l'alrslini- aupres du saint homme, et se plaga sous sun ubedioncc', 
apres avoir pris le joug de la philosophie. 

Peu de temps apres, nous apprimes la mort ■ de l'illustii' Pierre. \ celte 
nouvelle, Tadmirablp Kragrios geniit et se lanienta de co qu'il ii'avait pas ob- 
tenu, comme d'autres, la faveur de voir ce grand homme et de coiinaitrc par 
experienee ' la gräce divine dont il etait doue. II me reprocliait d'avoir diflöre 
mon depart ', et bU'imait aussi Thesitation des autres. 

Nous apprimes egalement que le grand Picrn' avait laisse des lieritiers 
apres lui. L'un d'eux etait Jecrn, surnomme le Canajiitc, \\\\ philosophe qui etait 
* fol. 128 vierge d'äme et de corps, * et meme des scns du corps, et dont Tesprit etait 
tourne vers Dieu. Les autros etaient Zacharic, Andre et Theodore. Celui-ci etait 
mentionne en quatriemc Heu, mais snr la proposition des deux qui etaient 
avant lui, il parut justo de lui confnT la direction du couvent avec le graml 
.fean. ainsi que de reserver Tautol ä ./<•««, surnomme Riifiis. Cehii-ci avait etu- 
die precedemment les lois ä Beri/te avec Theodore dont je viens de parier; et 
ils avaient laisse tous deux daus cette ville une grande reputation de chastete 
et de piete aupres de tout le monde. A cause de la gravite de son visage et 



1'" ». 



In 



1. ünoTay^. — 2. aTio- uu i7.0r1u.ta :ipöc Oeov. — 3. jreTpiv /.a|i6iv£iv. — '1. if|ir,- 



fiil. lis 
r" b. 



[87| VIE dp: severe. 87 

oot -Jooi )•,_o^oo ;p^ "^"t^! l^o-'Q-i^o :.*otä3/; HoV-<^^i_ ""^»^io ^^ ooj 
K*_s; yOOt.-L-io ^io jjoio .joo) )_jLd; ^-^oi jiVK^io ^^..^^Jio .j-o-.»; ^j 
ooi viooV-^^-3 ^ :|^_s» ).-ja*^j/; .jDov^I^oa^ ^--=«->J-/ )io;po; Ua^ä* 

:vJu^o ^ oi^ )oo( K>/; |lv-«^aLA jlojoM» ^^^Js^^oo r».»^ oi».j3lN j-at-jo^o^^a» 

^J OOt«. -.loot ts^l »S/ ÖUiO; • . )jQl^AÄ>)_3 oi\ joOt ' J^/o O^^ )oO( ^£»»/; 

'.)^-».iL ^ ; ot-a-^, o i D io .^3 )-.oiS>s )_ÄQ.icu OCX; j.JLau/ : j-iAaiicLS. [^oJ^ 

fS ..JLauwjL^ 03| vXDoV^3 «-S»/» ^i^iOA ^^oi ^/; )!,:*» ^*^>«00( ^^OO 
)-«JU.oi U^l oo) vm-v^/ s^^^-a.^ jooi v^D^io • . vpoiKI^^ioj j.^ ^ )l/ 
t-iCLiUj ^01 ^ joiito ooi; ^^oi :öuK-/ jKiaj; Jb^/; .^/ p JV-«©)-^ )-s»; 

I. ^l , loi-tasse in coilicc. 



rascetisme de soii corps, Jean ' etait surnomme Lazarr. et Theodore'- etait 
appele le Jitste, ä cause des vertus qu'il possedait. .leau' avait ete iiicor- 
pure au clerge dWntioche la graude ' par Pierre, alors eveque de cette ville, 
qui l'avait arraclie aux ecoles. II avait regu [de lui] Fordination (/sipoTo- 

.-, vioc) de la pretrise, et avait habite avec celui qui l'avait ordonne (s/eipoTviffe) ä 
cause du beau temoignage que tout le mondo lui rendait. Dans la suite, il s'e- 
tait rendu en Pairstine et avait embrasse la vie monastique aupres du grand 
Pierre. Ouant ä Theodore ', il avait, avant Jean, aime la mi'me vie. II avait 
vendu tous les biens qu'il possedait t'i Ascalun, d'oü il etait; en avait donne le 

10 prix [zi^M) aux pauvres, comme l'ordonne la loi* de Dieu''; s'etait charge de la ♦ loi. 12s 
croix du Christ et l'avait suivi, conformement ä ce que dit l'Ecriture ". 

Apres que nous eümes appris* que le grand Pierre avait laisse ces " heri- 
tiers, Eeagrios, le pere spirituel du grand Severe, nous declarait k tous 
avec instances, lorsque leur renommee fut parvenue jusqu'ä nous, que c'etait 

i"> perdre son äme que de tarder encore ä habiter avec eux. Änalolios abandonna 
alors la femme et les enfants qu'il avait ä Alexandrie, et promit ä Evagrios de 

1. d (jiv. — 2. 6 U. — 3. ö ;ji.£'v. — 'i. r, ^f(i\t\. — T,. 6 8e. — G. MaUli., XIX, 21. — 7. MaUli., xvi, 2'i; 
Marc, vHi, 3'»; Luc, ix, 23. — 8. Zatliaiie reprend et aclieve ici la plnasc commencöe au paiagi'apho 
precedenl. — 9. toioOtoi. 



\- II. 



♦ fol. lis 
V" a. 



88 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [88] 

oi^ )ooi K-/; youioi -otaJLx\o oilNj)] r^Joa^ N o ^ ^-i/; )-La-/ .vQJoi ^>^ 

^^ K^ooi JOS t-3 :|i^oC^ |J.o°im\ »'^i )-^09 ^'^-^.^ w>^ oooi y<. %'>too 

^ -.^r^l ^ y^^l V--^o/ -^t^ ^"°' 7-^? )°^ v' .-K-ooi po/ «^ 
1,.^ Jod >...a>vi jJ w^^^i )^U<^ IV'OJ.^s )-3i ^ yOJOi^ ^^i&^^30( b>.<^ n 1 J'f^i 



quitter le monde. Pliilip/if de Pohud l'imita ögalement, ainsi (|uc luou coiiipa- 
tiiote Lucius, qui avait rcc^'U peu de temps auparavant mir lettre du grand 
Pierre, — (jui jouissait eucore ä cetto öpoque de la vie corporcUe, — dans 
laquelle il nous exliortait ä Tobservance des lois divines. J'aurais voulu des 
lors imitor le zrle dWiuisIdsc ot d' IClisee, et promottre ä ccux-lä de dcvonir leur :. 
compignon. Comme j'avais peur de la vic monastique, ils insistaieiit tous 
trois aupres de moi, en faisant valoir ä mes yeux relevatioii de la pliilosopliic 
divine, et en nie priant de ne pas me separer d'eux. Objectaut la craintc dr 
nion pere, dont la maison n'etait pas eloignee du couvent du grand Pii'rrr, je 
disais que je serais certainement empeche par mes parents d'embrasser ce 10 ; 
♦ fiii. 128 genre de vie, * et je les priais de me pardonner', si pareille chose arrivait. 
« [Suis-nous toiijours], me dirent-ils. Ou bien tu seras des nOtres, et tu cul- 
tiveras la pliilosophie avec nous, ou bien tu tc borneras ä nous accompagner 
jusqu'au couvent. » Je les suivis donc. Le grand Severe n'approuvait pas 
mon depart'-. D'abord il prevoyait ce qui allait arriver, ensuite il etait afflige i". 
de ce que tout le monde le quittait; il savait en outre que j'etais trop faible 
pour cet acte. Mais je ne m'etendrai pas sur ce sujet, car je nc veux pas 

1. « et je disais ijuMls (les parents) m'abandunncraient »? — 2. (ip\i.r,. 



a. 



lll 



24 



[89] VIE DE SEVERE. SO 

»■^. °)..i |j/ V-^/? x^-^o«-s v:^..^ ,.3 :ofco/; )j/ )._=),' uil^; ^.«I^ot V-^^ Q^ 

);o< :wi^^w; jici^A^M ^io ^io jjoio :o>Ä^ o»Kj )v.io|)iv-io; v-oi y^l ^ ^..j 

^ :|jchJS Ki>— j-ioA ^_bo V--^ ^^ .u^i. )^^I.^ o oK.ii. / J-i.--3i^ oo« vrooV^S; 

^io ^^ot )oo« -oioK-./j :^o^ols^l jo^^ ^o-«» 1.-.^-.; jL-AOi» oo» :)-.»,JLmJt^ 
• Joo» )!/ oiio^ ' )1 . . . jloA, "^»-^io; ..v£DQ.^^^a^/; ).3^3ooi; via., m -> ^ 

.jöt^— ; )).,vQ.flQ_i >ö^Ä^oo»o ..)jscu^.i> ts^^il )jy^n m.-> voou» ^3 ..K.a„2\ 



raconter mes affaires, quoique je m'aecuse moi-meme dans ce quo je dis. 
Ceux-Iä purent certes atteindre les liauteurs de la philosopliie; quant ä moi. 
les ailes me lomberent'^ comme 011 dil, — tant ä cause de ma faiblcsse quo 
pour los raisons que j'ai donnees, — et je revins de nouveau ä Berijte. La 
prophetie (jue rillustre Pierre avait faite ä mon sujet s'etait accomplic : Lors- 
que je le revis, ä l'epoque oü j'etais nouvellement revcim dans mon pays 
dWIe.randric, — j'etais accompagne de Ploiisiaiws (JIioug:v.w<;) dWlexandrie, qui 
est aujonrd'hui un pieux moine; il faisait alors partie de la cohorte {rd'ii;) 
du prefet d'Ef/i/pte et etait venu aupres de Pierre pour [recevoir] sa priere 
et [sa benediction?] * — lorsque, dis-je, je le vis alors, il dit ä mon compa- • lui. 12s 
gnou, apres Tavuir regarde et apres avoir devine son nom : « Va et tonds ta 
chevelure »; mais ä moi il me dit, pendant que je mangeais avec ses dis- 
ciples ä riieure du repas : « Mange, jeune homme. » 11 s'ensuivit que, peu de 
temps apres, mon compaguon choisit la vic monasüque, dans laquclle il s'cst 
distingue jusqu'ä ce jour, au couvent dit 'O/.Tw/.aiÄeV.y.Tov ; et que, quant ä moi. 
j'embrassai la profession d'avocat (fW.aviy.r;), m'etant reellement montre « jeune 
homme »- et plonge dans de nombreux peches. 

I. eyw Si, t6 ),ey6a£vov, TtTEooppyfl'Ja;. -- 2. «'o:, (Jans le seiis de : « inex|irriiiienl(', inelleclii », c'osl- 
a-dire dans le sens du moi franrais : « enfant «. 



♦ l'ol. I-J'.l 

!■■' a. 



00 ZACIIARIE LE SCHOLASTIQUE. [90] 

\. -XI. ». y n.^ OCX .-sCDO^',.^/; )^V~^/ JSs^K^/ t-3 sXDO^O',...^ ^^.^wSOt KJj^ 

K-/j .wJ^« J^JL^^ -^ ^moiojQJj K-._3; ^^oi loui^ :)K.i^,.^ ^J^*^? ^'^' 
.jJLoJL^^KiL^ KaJo/ :oCS^; ).>^ja3 ^^^.:^ |.iA.^aA.o |.^oV.a.a.a^o ^o(^ )oo( 
^ooi . ., 'i \ Uy-"! ^'t^-::'-« i-Q^ yOJOlo jLi/ •.),-».b«; J-ls^cL.« )>.Vo; "^aJX^o 
jKju.'^ jly.'i'i^ l^'^l yo-^ ^; }f-'^l •.\-'0<^ ^V-^ l-floa^ ^^ j^»^/ ^3 
:)^>o|,.jso \.^io ^^; |j/ .^^oo( ^.«.^KiL^ l-rwAaJbio )»Jl^m jK.iiJ^l« jjf^!:^ 
)K_k^ ^>^ )^-*-^! l~'t-^>^ -.j-'fQJL ^ ^^ boio^^^i ^oi ^l . ii°n\ ^^ ^s.A^ 

)..3r> m \ . °> -.llo^,.-*;! )->^ia...^o„cc/ >o^ ^^o vd/« U-^-tl • .l-io \lo'^iss.,Ji)0 l<^ 

^^ V^) "iioN; ^rf/ ö>-.;a.>.N ^5 ).^ajiQ.^« |ts..iUL^o -.loo« ).^;K^ oi^; )^jJ 
JKaJLaS ))^t-^; ^ax.Vo)K^ |jOi^ ^« )ooi \^) .)ooi |^v,•^ jK^C^s^^ jl<x.aJJ\ 



I" a. 



\i> 



1 . u» o ^ o * ^ 1 . — 1' . L» *•' a-^kÄo . 



Je reviiis dono ä lirri/lc Je rapportais avec moi une Icltre tlu fervent 
Kvafjrios i\ son lillcul, et une lettre d'E/U'e (Aivaix;), le grand et savant sophiste 
chretien de la villi' de Cuza, ä Zenodore' mon comiialriote. Ges Icttres excu- 
salent et me pardonuaient nion retour, c'est-ä-dire mou refus id'embrasser la 
vie monastique . Des lors moi et ceux-ci nous reprimes nos etudes habituelles .-, 
avec uos autres compagnons. Nous etudiioiis euseuible les lois, et nous l're- 
quentions, en commun avec d'autres, les saintes Eglisos ä Tlieure des ollices 
du soir et des assemblees". D'autre pari, le grand SrVrrc d moi, nous fai- 
sions pour notre compte, ä la maison, aux iiiomeMts habituels, la lecture des 
ecrits chretiens, selon ce qui avait ete convcnu entre nous des le commen- lo 
♦ foi. i.iii cement. Si grands * furent ses progres dans la vertu que, meme avaut d'avoir 
revetu Ihabit ('7/vi|^.a) monastique, il se monlrait un philosophe chretien par 
les actes et par la science. Dans la pratique, il etait semblable ä son pere 
[spirituell, et il n'avait plus, pour ainsi dire, (jue lombre de son corps, ä la 
suite de son ascetisme exalte; dans les theories (Osupiai) de la science de la i:, 
nature^ et de la theologie (OcOAoyia), il le surpassait. 

Je passe sous silence les lüttes qui, dans rintervalle, eureut üeu de nou- 

1. Ol ^Tspi Zrjvö&wpov. — 2. (7*jvä!£[:. — 3. tpyci/.T;. 



10 



lü 



l'ol. 12fl 
I- b 



[91] VIK DE SKVERE. <)] 

^A^^vo/ \~^i K,.*_39 ^"^Ol fj .)...»<.^Jk^ -^CLJl^ ypOO VOC^ |jQ.^/« ).^aAi» 03I 

jl''^ - ;; otV^ ooj o)So/; l\^l ^o/j ^-*^oi .-joot oKo ^30t y.^1 ^_*^0( 
y/ o/ .j.^''^''-^ ^-^oi ^/;j IbcL^ .-^Oiats^l " )jL...^s£ay»J; ^_bo ^ä JJ o/ 
|J j^-VÄ ).iOCL». -Vio/j OOI joCSxi ).JLi; ^io ^'^.-«; ]1 .•''^^^.^UU; «.^U/; ooi 
jlia_>w; ysy.^ jKjLiaj» jLs/; :)a-«)^J; jooi vO;/ "^jjoj ^^io ^^^ .^^soläI 

.jooi t->>-3 ^oio^/ ^^ )lo^K„*.^t 

);"^ ia^ vu>3 :^^J^oij ))^.a-« m °> 't; jjuiäso .0.^0 )>o oC^; J-Ä^l^ 
^^o(!^ ).^<iaJLici3öoi; )jp/ .Jjiotoi.jo |ia*^j juiVi«^© j^Lo^ • . J-sKüi ^o-coo 

.sO-SlA oi^.^t ).^;oä*.o ^.^OJlOi .'^«K^t 
''|jLio);o :)~.V^ot» J-äVoS; jy^m •> :^;)jj ojl-1/ oiUjJ» "^^''^^^..31^0 p ^j 001 

I. l\.pi»jo. — ■>, 11 anle f-^ et » aiilr |.u^^p acMidi. - i. iiwv — ',. ^^^Ij. — :.. ^^-i-»^ ^v — 

veau contre les paiens et les inagiciens, et tout ce (iiic j'aiirais eii ä soufTiir de 

leur part, si 'y iravais pas ete sauve ä diiTereiitcs reprises ' de leurs mains 

meurtrieres par l'agonothete -, notre Seigneur et notrc Dien, Jesus-Christ, 

gräce aux prieres qua lui avaient adressees pour nous le grand Eragrios^ et 

radmirable Severe Celui-ci nous aidait en cachette de ses conseils. Comment 

donc une personne pourvuc d'intelligence pouvait-elle ecrire contre lui ce que 

tu m'as dit que ce menteur a ecrit? Ou bien, cclui qui est cliretien, n'adherc 

pas ä des calomnies de ec genre; ou bien, s'il consent a les accueillir, il ne 

craint pas le jugement de Dien, qui dit : « Tu nc nrevras pas im vnin hnut '. » 

A cause de ce diffainateur, il fallait * qu'il iut niontre ([ue Severe ne le ceda • foi. m 

pas möme en une petite niesure en vertu ä son pere. 

Severe etudia les lois autant qu'on peut le faire, examina et approfondit 
tous les edits imperiaux y compris ceux de son teinps, compara ensemble les 
commentaires contenus dans les precis des lois', notn dans des cahiers des 
meines aiixiliaires de l'oultli et du snurenir 0), et laissa, comme des OxoavöaxTa, 
il ceux qui viendraient apres lui, ses livres et ses notes". 

Lorsqu'il cut decide dans la siiite de rentrer dans son pays, alia de sy 

1. öiayifu;. — i. ävtovöÖETr,; : ayiiv est dans le lexle. — 3. oi nz-Ä töv [i.iya'j elc. — 4. Kxude. XXiil. 1 : 
0-: TtopaSi?») dxoriv ijLiTaiav; le texte de cette plirase nous semble con-orapu. — 5. Les explicatlons con- 
tenues dans les commentaires des lois? — C. Tout ce passage n'est pas tivs elair. 



* fol. \-2 



02 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [92] 

.m,\ » N^. jlju.oCi. -.Uq^) "^^^-^ oiiai.'^j/; v-^ -po/ |I.Q-ti^^ m\mm /; 
-.,'\j/ ^j^ »jo .I-.-OOV3 If-^oX^ .-oKa/ otJ>; oo« .•^XDO^i^^oji );oi.^ ""^Ols 

öi^« .|Kx>».^ v^oi.-^ .^m^Kjl/« )-'>-^^^ )-^°('° |j,J>eLN:bo ^jl^q-i )jL^t~o; :|.^bJOi3o 
j)Ot-AoJ^; v::l.a.-^1./ -.) f>,. l n.»;; | I Vi/ ^'^&v^<J>o ^j )-.< « CSc '^ p ^; ooi 

^ts^ ool; Iv^m 'i vfioo^ov-^^ ^ ^üj./ "^^^ »j .)oo) )«ot^s.^ )laaLiXL^^.»:3; 
jooi OL_mj t— ^ ^; ;a*-^S^ .oC^« ji^-^^o •.v.oiäj).^ wJ^ ^'^o^/ -.y^ot 
^ .-)<X-'^; w.oir> ü ..; j.wuOo°^3 t-^;oö * \ ^^ t^-^ .^«^aJLo; y ,» \ ot ^^ 



iHablir comme rheleur (p-/)'Twp) et d'y exercor la profession d'avocat (ayokx'j ■:'.■/.■/{), 
il mc dit d'allcr prior avec lui au templc du tres illustn^ martyr IJonfios. oü il 
avait reqxx le baplöme sauveur'. De lä, il uie fit eucore aller avec lui ä Kin'csr, 
pour prier devant le chcl' diviii et sacr6 de saint Jean, Baptiste et Precur- 
seur-', qui avait ete decouvert ou colle villc. Apres y avoii' linuve ce que r, 
nous chercliious, et frequenU'- beaucoup de personnes (jui etaient fortement 
adonnees U\, a cctte epoque, a la philosophie divine, nous reviniues ä B('r>jti\ 
Apres avoir acliete des togos (-/AavL'^ia) pour sa profession d'avocat (Si)taviy.r[), 
♦ lui. ijii Severe resolut d'allcr d'abord ä JrrusdIcDi * et d'y adorer la croix, le tombeau 

et la resurrection de notre grand Dien et de notre Sauveur Jesus-Christ'; puis in 
de se rendre aupres d'Evafjri()s\ de lui dirc bonjour; ensuite de rentrer dans 
son pays. II ne s'etait point apergu que la gräce de Dien le conduisait a la 
philosophie elle-meme! En quittant Bn-ijtc avec l'intention d'y revenir eneore, 
il me confia ses ])agages' et ses serviteurs (esclaves), s'ötant contente de 
prendre nn seul de ceux-ci avec lui, un des anciens. 11 adora certes las sigijes 1:. 
sauveurs des soulTrances divines, une fois arrive dans la ville sainte; mais 

1. xaTri?i(o6in loO ouTr.pio-j ((jtotTipiiü8o-j;) p»itTi(T(iaio;. — 2. BaitTiOT-r,? xol np66oO|JLO;. — :i. 6 (isya; Osö; xoti 
aio-rtip ^[iMv 'Iriioü; Xpiorxo;. — 4. o'i Ttepi ECiipiov; peiit-ötre est-il pi'eföiable de liaduiio ici et plus bas : 
« Evagrios et ses cüinpagnons >>. — 5. rsv.vJT,. 



10 



[93] VIE DE SEVERE. 93 

j\ r^ ^ ..).ÄQ^äj; )_stsj .°>\ ..o :^a^o.l/ Jlo^V-«!? j v*' »/ ^^j » i\ •) »SlSw-* 
|U .-^ ... )K^ö,-3 .°'\ -- ) n«., i.n«M Jl. vi >>o Joot . .. % ..K.^ )K^ö»_^ 

J^Njl/ )V:so; oCiio ' jN n.m^->; ^/; I^^jl-*!/ ..fc^-:^ |_3;o«_:i>. ^' 
^^!!0.; ).aL,^säj»o ''^&.jJot ^ J-^^P* •'^°'^ ^i=DoV-^ )°"*-^h. -°« It-!? o^-*? 

^-; );Ot _^/j .)oot ^ )K-.ÖCSS jb5; U^OOl ••)— 'V-<^ JJL-^OSJ |j^i^ OJJS 



1. ^«-o3: lorr. 



* 25 

lol. 1211 
V" h. 



lorsqii'il eut rcncoutrc daiis la suite radmirablc Eciiyrios' , qu'il riit frequente 
les heritiers du graiid Pienr, et qu'il eut vu touto la disposition de leiir vie, il 
fut saisi par Tamour de la philosophie divine, et fit voir uii oliangcnient digne 
d'admiratiüii' : au Heu de la toge [yloLviSw), il revetit Thabit (cyr.i^a) monas- 
'•> tique; au lieu de se ^ervir des livres des lois, il se servit des livres divins; au 
lieu des travaux du barreau [^v/MViv-r,), il choisit les labeurs '' de la vie monas- 
tique et de la philosophie. Pcu a peu la grAce divine Tavait proclame rheteur 
de la religion\ et oint pour le patriarchat' dWntlurhc, la giande ville"! 

10 Parvenu ä cet endroit de moii recit, je vcux raconter brievemcnt ' tont le • i,,i. 129 

genre de vie que Ton nienait dans le couvent fonde par le divin l'icrrc. J.es 
moines] passaient tont lern- temps ' ä jenner, ä concher sur la terre\ ä se 
tenir debout toute la jonrnee, ä veillcr ponr ainsi dire la nnil entiere, a prier 
eonstamment et ä as^ister aux ulTices. 11s ne consacraient qn'une tres faible 

15 partie du jour au travail des mains, par lequel ils se procuraient ce qu'il leur 
fallait pour [nourrir] leur corps et pour assister les indigents. D'autre part, 
chacun d'eux meditait les saintes Ecritures" meme ä l'heure du travail ma- 
nuel'". Si grande etait leur chastete que, pour ainsi dire, ils ne regardaient 

1. Ol -Efi t6v 0«viia3T6v EOirfwv. - 2. ifiofiaOsia^xo;. - 3. Mot u iiiüt : « supiu's (= iofMTE;) ». - 'i. tiai- 
Saa. - 5. ifxiEfela. - f.. |X£YaX67to),t5. - 7. Mot a mot : « loiis les jourf ». - S. x»[ia'.xotT:a. - U. t« Osic 
XÖYia. — 10. I'roprcmenl : « corpurol «. 



fol. 1311 



fol. Kill 
r a. 



'J4 /AC.IIARIE LE SCIIOLASTIQUE. [Q'*] 

JJ/ .voia-w^J );;:-; j^j-s \Ls>l ..Vio|^>i>; _^/; U^l ivOoCi. jooi IS.-/ |laa.iJ 

^Ä :)io»K„»^; j-UÖ/ "^^^ioj ^-.-^01 :yOVi^^»-' ^CH-Jlio joi-!:^ Ki>w-,; ;)<ii.o 

j-a»; oULio :j-^-J^o M* ,:aii. ..jljl^jo loix oN'.o i^^^ j-o^-*! )♦-<»/ «^Z? ^ 
jld^-p 0001 ^. W:cL^ \oi\jl ;a... \.3o Joot -w-> K-JjW^ ^s va5o,.^3 
I •>««.■. )_^3Öl '^^^00; :o».Ji£>l/ vÄj/ i_flo/; ocx; ouio »J .)KjJ>aAtviso 

.Jl;a^ loo( öutv-./ ^; );o( ©».-So .vQl^juQJ vOoO^ )^;J; )ta.»jD/; ).ia-./ 

loiJ^jJ oVSUi; w-^o) )lt~^/ ^-^ «■'^ >ö>»(iio ^ -.oC^ )ooi .aL.fc.QJ; J^r^^^; ©»l 

raeme pas les visages les uns des autres. C'etait eu fixaut les yeux ä terrc quils 
sc repondaioiit ' dans les relutlous qu'ils avaient eusemble-. Ils accomplis- 
saient avec piöte tout ce qui avait trait aux exercices de la vertu ', evitant de 
prononcer la moindre parole inutile. — J'en connais parmi eux qui furent aussi 
astreints par le grand Pierre, quand il vivait corporcUcment, ä observcr un 5 
silence complet envers tout le niondc pcndant dix ans et davantage. Us iic 
parlaient qu'a Dicu dans les priores et les odices, ' ayaut reru lordre de la 
part de celui qui les avait astreints au sili'iicc, de iie reveler, ä cause des 
pensees dont les demons les obsedaient souvent. qua lui (l)ieu) seul leur eom- 
bat, ailn den recevoir le remcdc qu'il leur l'ailait. Ils obeissaient ä ce poini m 
que non seulement aucune parole futilo ne sortait de leur bouche, mais qu ils 
ne se laissaient aller, ni par la tenue, ni par la demarche, ni par le cligiiemcnt 
des yeux, ä exprimer une pcnsee iiiconvenante. 

C'est de cette philosophie si pure que le grand Sn-i're s'eprit et doiit il 
porta le joug. II m'envoya par consequent celui (le serviteuriquiravait eleve 15 
depuis son enfance et qui lavait precisement accompagne, en me faisant sa- 
voir par lettre ^e qui avait plu ä Dieu ä son sujet, et en la'invitant ä envoyer 

1. ilot a mnl : n disaient les räponses (isoxpicEi;) les uns aux autres ». — 2. u-^vava^TTjso jr, ? — :i. C'est- 
a-dire : >. ascelii|ues i'. 



10 



IVil. I:iii 
r" b. 



[95] VIE DE SEVERE. 95 

• ... V 

Ijü^i/ i^j^ji Jt^^; ^,^0 jjn.mj ^^>ioo .J^oo» ^.^^ )ju2u; ) loS^ -.--.io 
•:mq— / )fi«tr>.M )jLio/ o».^ .ji/ jk^a^«^)© );oi )KjL.^ia^; 
)ts^«^ joot oi-^ yOiojto; a-3j.^; ^-^"Soi ' %"^ \ -n N. ^ ooj :^» vai^v^/ 

• .•^f^ll ^i,^sJ 1q\ )^-«.a a ^ l-'\-'lo . • 'o . fo )loiK_oo .^i^wM ji:^^.o |fro^ö;o 

1. »2 ,5; corr. !?. — 2. vpot^»; coiT. 8. 



dans son pays terrestrc scs serviteurs (esclaves) ainsi qiie lout ee qu'il m'avait 

coiifie; ce que je fis. 

L'admirable Etiennt; brüla egalemont de zele dans la siiite pour ce geiirc 

de vie. II etait de ceux qui vinrent apres nous ä Bn-ijtc. Comine j'etais encore 
5 daus cctte ville, je lui appris le depart qui eii avait eu Heu de ces six [compa- 

gnons], qui etaient alles revetir l'habit {<:y%]j.7.) monastique dans le couvent de 

l'illustre Pierre. II s'y rendit alors a son tour, en qualite de septieme, apres 

n'etre reste que peu de tenips a Beryte. 

* Lorsque j'eus acheve Tetude des lois, je rctonrnai dans nion pays. Je ♦ ivii. iüo 
lü vis la troupe divine, mais j'avais beau la voir, je ne pouvais pas faire de meme, 

retcnu que j'etais par la faiblesse de mon äme. Une epreuve qui arriva i\ mon 

pere, nie for(;a de venir dans cette villc imperiale ' et d'y exercer la professiun 

d'avocat (SiKavtx-/i'). 

Quant ä Evagrios, qui avait ete cause de beaucoup de bien pour tous ceux 
1.-; qui s'etaient appliques ä l'imiter, apres qu'il se fut aussi consacre vaillam- 

ment ä la philosophie divine dans ce couvent, qu'il cut endure des peines " 

et des fatigues pour la vertu, i[u'il se fut montre un moine parfait aux yeux 

1. ßaiiJ.E-joüna uu ßaoi),!; TiöXi; = ici Constantinople. — -1. Propremenl : « sucui's » [— iSciixs;). 



r I). 



* Inl. 13ü 
V" a. 



V" ;i. 



96 ZACHARIE LE SCHOLASTIQUE. [96] 

„^-«-jltoä oVijl/ Udo«; yOUcSi; j^xsü; M • .^'^i \-^ ^% \ <i*^o t^'ii^ÄA/ 
bot v/; .•oi-x3J "''^^-^^-io t-^/j -Ol ojJ^; jla-^^ o»^ N2S_a* ). ^ N oa ^ 
)^'>H' o«-»? -«-» ••)-'/ i)^ )V-t-s <^ -^Z ^^"^ l^o-V-?! Uo^i^/o Ut^? 

♦ |j/ jotOLiO ).jJOO 5 

)K-oi_^ )la2»r>fn\ .21^ j-i^t- ^^io )_jls; p tlW'OJj» )ot-Jiol ^; ooi 
oot JV-»o;jo .j^-V^t^ JKJLSO;; jboo— i^ 'V*'^ K-.)jtO«^*-* iv^j^! It-t-» 
oiloiK-^io-s; ^V-/ »J^W v'° •■o'-"^- viDO-JO^j/ l-si; oo( . • U^*.^:-.; JV^Kio; 
^OL^Q^oUau^; )-^,.ia^o ..«.üi |-oa^ ooi UiQ.io_i.o ),-.o; ^ ..s*io;l/ 
)l n . -»- Jioi ^ -Ol oi:>eL:i^; :-oi;o/ ^; ooi vroa^mj/ o^ioi. K-./ ^a .^j/ i-' 
Jbö^o :) ,. *n )i-30^ ^; JJLOOI Jooi ^-^ j^j» )jll^ lol^o .oi^ )ooi K-./ 
pOtjO-^X-S vOO»-.,L^3» jjiau./ -.OOOl ^ ^iL^..K-^ )^-,2S^io lio-oj-^^o j'^A- 

-Ol JV-;; )V-; Ju.»-^ V->^/ .'^'.nV) );oi ^/i; )Ia.>^ o .. \ ; ooi )ouS>v; )l 
.•Ol,-^^ vQ.-)/ o_flajo )!/ yOJoij lloicuXÄ) loAo .j-Is )-a™,w^ ooi U^oo»; i.. 
1. ov^; corr. S. 



de tout lo mmule, il quitta pcu de temps aprös la terre, retourna k Notre- 
Seigneur Jesus-Clirist (ju'il aimait, et coiirul au ciel ovi roposent Ics Arnes de 
ceux qui oiit vccu comme lui. La prophetie qu'il avait laitc sur son coinplc 
s'etait accoiuplie : « S'il arrive quo je prennc l'habit i<:/r,[).7.; nionastiquc , je 
mourrai dans Ic couvciit mcmr oii j'aiirai rcgu Fhabit (cy/f-a) sacre'. » .) 

L'admirable Srrrrr, apres avoir vaillamnu'iil siipporlc pcndanl im ccrlain 
tomps la pliilosophie divinc daus le couvent cu qucsfioii, fiit eutraine par 
ramour des lieiix deseiis et de la vie dite soiitairc, * — (|u'in.stitua Ic grand 
Antoinc, ou bleu un aiitre qui lui a ete scmblable en vertu, — quitta le sejour- 
ct la vie en commuu, et se reudit dans le desert A'ElcuthvropoUs. II etait lo 
accompagne KVAnastasr d'Edcssp, qui etait auime de la meme allegrcsse et 
pousse au meme zele. Ils s'adonnereut [tous deux] ä une vie si dure, ä des 
travaux si penibles, ä uu ascetisme'si eleve, que leui-s corps tomberent dans 
une grave maladie, et qu'ils auraient ete forces, ä cause de leur graud 
ascetisme, ä quitter la vie humaine, si Dieu, qui approuve cette allegresse, !■"■ 
n'avait pousse L superieur du monastere, fonde par l'illustre Romanos, ä venir 

1. Ispü;. — :!. oiatpißr,. 



In 



[97j Vll-: DE SEVKRK. d; 

.yOV-ioXJ yooiioiw jtos^;; yoj/ vHfi«°>/o .-yOOtlaX ).ß;j; jiaa^j-. ^-i^^o |jlsoio 

»*O)0Li^^' . « S\J^; )jO(^ sAj^Oilio; :)loN\VimV>; |lo) . ^flo ^'^^is.^OiO |t->o).^ 



I^V^too; ^oi )fa^s^:)_«L. \^^^J:i^i Jl^::. |.«^>^; )K «\ n ^o .).^eL. v^lcd ^'^^n^« 



. ,. i> i/i ^^^.^^.^ •.)-i^.b«ji j^^o^iax^ JV'^ioaN ^Vl ^-«i^oua >-~i^i/ |) » ^"> \-'-=>f 
p vov^oxj Ol» •»NO.* ^1 .-oi^ joot K^/; )lo -> « ^; jN^oo ''^iis^sjM s^oiono .°>/ 
^io :o»J^ ^^»_xoKä/j ^»-^ l-so«» ^-^! f-^i/ •Jiö-»-'!! |.vi »•^m/ ^^«Ib^^ui 
v^^a^ oil—^vQ.^; ^ot :vOo«^ot3/« ) ...gio/; :^o<cLm/ ^a^ «^IS^i \ln ^^"^ 
Oixool ^^ioo ),^M jKjLt^j ^^^Oo -.jlS; ^t^bo o3i; -.il imv i N oi\ )ooi 



? ♦ fül. 130 
vb. 



1. sie codex. 



les visiter, ix les recueillir dans son couvent, ä les traiter avec la sollicitude 
qui! i'allait, et ä les engager ä habiter pour le moment avec eux. La vie de 
CCS moines etait penible, plus quo celle de tous les couvents reputes eu 
Pakstine pour leur ascetisme. Mais Tadmirable Severe ne Ten aima que 

5 davantage pour sa grande austerite, qui fut cause que ses pieds se tume- 

ficrent de la maniere que Ton sait, apres qu'il eut ete gueri de sa maladie. 

Apres avoir demeure un certain temps dans ce dernier monastere, il resolut 

de retourner au port de Gaza ' , et il vecut la vie des solitaires dans une cellule 

(/.sWvfov) tranquille * de la laure (la'jpx) de Mmoiima, oii se trouvait aussi le * r.ii. 130 

10 couvent du grand Pierre. Mais lorsqu'il eut brille longtemps ainsi dans ccs 
deux monasteres, dans le silence de la retraite, certaines personnes lui 
demanderent, ä cause de la parole de gräce dont il etait doue, ä vivre sous son 
obedience- en portant l'habit {nyj,'J-y-) monastique. II fut alors oblige de con- 
sacrer ä l'achat d'un couvent et ä son arrangement le restant de l'argent qui 

15 lui etait revenu, lors du partage qu'il avait fait avec ses freres des biens de 
ses parents, et dont il avait distribue la plus grande partie aux pauvres. II 
bätit des cellules (iteAlix) propres ä recevoir d'autres personnes. 

1. TÖ wapaöaXäffffiov jxjpo; VyXxii, c'est-i'i-dire : « Maioiima •>; of. plii? Iiaiil, p. TS. iiotc (".. — 2. ■jnoxax'l- 
r.i.TR. on. — T. n. ' 



V' b. 



fol. 131 
r" a. 



98 ZACIl/VRIE r-E SCIIOLASTIQUK. |()8 

^f op ^^ )K>ia3,«;o oC^ jooi £s^/; jJLaPn.aj; )ooi "^ . n» op ^^ Jjl^xoj 
^''^v.^Jio oi_^ KJsoul/» )iaju>^io .lloit^-j^io ofJ^« )JLq„<wJloo jlo'^p ou^s.3o 
)^JV>^ jLioiiaD "^^s-io ^ -'IjotJ oilS>.*_L2^js_aio J^^I^ojio .•)ISs.*.jl«j ).^io)JL 

• J)S»^ouS^ )lo'=\m\ .3; JLslojLio ^ota^Jb^-suOJj ot.m...J^/ ^^i>^wiL3ot )joi .^^tO^ 
yoo« I M; .o^oJ^/ )K_iULMoi vfn . m-^v>ia^n\o ^; o,-3 ^^ .'lla-Ao^-^o 

1. ks^^o/lio. 



Ouand cela fut connu de Pierre — il etait de i'Jsurec de Palestine; apres 
avoir etudic dans celle ville Ics sciences cncyclopediques ' , c'est-ä-dire la 
grammairc et la rlietoricjue, il avait möprisö Beryte et les lois qu'il convicnt, 
dit-on, d'apprendre(?), coinme aussi Ics vaines espdrances-, et s'ctait Joint a 
ceux qui praliquaient la philosophie divine dans le couvent de l'illustrc limiKt- 
iKis — quand, dis-je, ocla fut connu de Pierrr, il viut trouver Severe. 11 avait 
fol. 131 dejä appris ä connaitre par experience ' sa chastete, sa sagosse, * toute sa con- 
tinenco, tout le tresor de ses vcrtus et la gr^ice qui lui avait ete aceordec par 
rapport ä la science (Ostopia) de la nature ' et la tlieologic (OeoT^oyia), qui est le 
reccptacle de cclle-ci, lorsque, ä la suite de la maladic corporelle' (pii Tn- 
vait atteint, Thigouniene du couvent du grand Romanos l'eut conduit dans ce 
monastere, comme je Tai raconte. II le pria donc de le recevoir comme associe 
de la philosophie divine et de lui assigner le rang (-ra^ic) de disciple. Severe 
consulta ä son sujet les notahles d'entrc les grands qui avaient vieilli dans 
Tascetisme, qui possedaient dcpuis longtemps une grande experience ft 
beaucoup de jugement, et qui avaient notamment rei;u l'ordlnaliou (/.aTzc-ra- 
oi;) spirituelle. Au nombre de ceux-ci etait le grand et illustre Elie ''. Celui- 

1. EY^'J"'"» itaiosOiJ.a'ta . — 2. xsvai i'/.moii. — 3. fßr, n£ipxv Vi.aoi. — 4. i-jsixr;. — .%. apptoaTia oMiiaTizf,. 
— 6. Nc compivnanl pns Ics mol? i«otOi'U>i ow. lo sens pxacl ilr la plirasc «nivinilc nv ii(iii~ .oppa- 
rait pas claireiueiil. 



10 



lll 



lol. 131 
1" 1). 



!H)j \1K DE SEVERE. 00 

..«0|oK_/ l-AoKsijO l-JO^, CiJL33 p 0»_iL^O :sCOQ.^l/ 0».j», j^l^o» )-.|J 
♦ |1/ OtloJii. ).*JL-«oV )_JL3oäA '•'^bw^S.iOO )N.iCLa*. fcocu-; "^iSy-^^-iO; K-Ji-K^O 
^Q^OSj )jp/ ..^^21^1/ jjLiVß |Ö«-SJJ P -.JJOC^ ly^-^oJ^l "^.-^01 OiXjXÄ 

• • • 

^-J^ot .aJ^l/ )j>o;; Jju.^; odo^» |jiL-/o w.oio;L ol/ .^ouS^ sOXX.-,.^,.«^ 

)t-*^»o^i. ^; OOI .■.^* ^ % i joi^il vOotloibs.!«JbO; ).^»o;o JL^oj, ^'iii^io vJLX^t Ua^./ 
öu^s^/ jloia^^jOD öi-fc^";; v-o) | i \ Kj ):^io)ts_3« owi_2iJl -'^oia^/ p :^cdoV.^>^ 
jooi knie ogooi \-^'6\Si U^hJL^o r^l jKioiJ5^ ^^&0)aio ^oja^Vs^'V-^! y-/ 
J-oC^ \^oi t-k^J OOI :jliöj |-ojia2u>o jK^öiJSs jbö» )_^^oo ouso :ts-.Jj_oo/ 
)»la>. jjioi ^_ioj :|ooi jooi oiN.*iw;K^ y) V^m x;;>JLi>j ^-.jK^lo K^I^-^^Siiw 

ci lui (lit de ne pas repousser le frere spirituel qui s'etait rcfugie aupres de lui, 
([u'il (cv frere) prcnait part ä la meme lutte et au meme combat, et (jue c'etait 
suitout par amour de la philosophie et des doiis spirituels qu'il s'etait rendu 
aupres de lui. (Jbeissaut alors aiix saints Peres, Severe le regut eomme 

•' disciple, de meme que l'niil. le diviu apötre, avait regu le grand Tiniolhir, et 
avanl lui, lüiede Tlii.shr, cpii etait parvenu au ciel par ses vcrtus, Elisrr, et si 
roll veul, comme le diviu l'dmpliilr, ce martyr de Notre-Seigneur Jesus-Christ, 
avait regu Eusebe * de Cesaire, ou comme le tres illustre Basile, Gregoire k dir'ui. * foi. i3i 
ä Fepoque de sou scjour daus le Pont, ü'autres encore vinrcnt aupres de lui, 

lll qui se distinguerent par le meme zele, et qui moutierent, eii vivant sous To- 
bediencc ' du grand Si-vlrc, de tels fruits de la philosophie ((iietout Ic monde 
louait Dieu ä cause de leur progres et de leur avaucemeiit dans la vertu. 
Quant au disciple Pienr. lorsque son pere [spirituel] lui eut permis de s'appli- 
quer ä la theorie (Oewsfa) dont la pratique forme, comme l'a dit Gr<'(/oire k> 

15 Thöologien. les echelons", il concentrait constamment son esprit sur les Livrcs 
sacres'', sur la mcditatiou des Paroles diviues ' et sur leur explication que 
sa pensee coucevait souvent, avec l'aide de l'Esprit divin, de deux et de trois 
manieres. II s'acquit de la sorte la richesse de la science et l'abondance des 

1. OnoTayi^. — 2. Co passage n'esi pas trOs chiii'. Si l'üii gai'da la lci;on du u\<. : uoioall. ou obliiMil 
puur le ciiMimcnccmcnt de la plirasc le sens suivaiil, qui nous parait pcu satisfaisaiit : « Quant au dis- 
ciple Piene, lursi|u'il eut nhaml nunc son perc ponr s'appli(pR'r. olr. n — 3. isfö;. — 'i. OsTa '/.oyia. 



1- b. 



fol. 131 
V" a. 



100 ZACIIARIE LE SCIIOLASTIQUE. [lOOj 

. v« ^j jooi ot-ioll^io •JK.^.äKo )^s.*a:il; )la— lv*-ioo :oi.2^ oloI/ )^s.\^t 
• JK.*j^-«/ )lVN-i.io ^-i^^oto liaaAJo )JL«; )loV-p '^^io ;a*2^^^ q\ ..jlx^s 

^^oi ♦ .|^;o|^ ^.V.a\; )~».iiQ.D/ ^^bo; |ia3u.^o \.^^ ^^s-ioo ^j op 
yeu,^xo ^■^■Qj; v^-x^ Iv-o)-^ l"=>i^ o»^ ;q-J^>-3 ql^; -.j.*./^ v^oC^sJl^ >«^-.j/ 

.^,CDO,-^w3 )o"^ ft ffft .0»/« ^^Jl3 0|.:>ai.^; ]ly-t )?0;o)K^O ^JLmQ^ yOOi^^O^ ^JiO} 
^£0Q.^^2u^J_3J jlÖV^/ yOoC^OO :^-.J^OI» yO<>l»"^0! \°°t ^OIOK-,/ ^^«J^O(_3 t^ 



excmples de rEcriturc'. Tout Ic moiidc raüiiiirail iion siuilemciil a cause de 
la continence de sa vic, de sa chastetc et de ses autros vertus, mais encore 
pour sa charite envers les inditi^cnts, (jui est suiluut agreablci ä Dieu, et 
notamracut pour sa bienveillancc et sa soUioitude a Tegard des etrangers 
(^Evoi) qui passaieul'-. Ce furent lä Ics motifs qui detcrminercut tous les saiiits 
ä 110 pas seulcment clioisir le grand Si'vrrc pour reccvoir rordination de la 
fol. i;ii pretrise, ' mais oncore, dans la suite, radmirablc ' Picrrr. Tous deux la ro^u- 
rcnt des mains A'Epiphane, cet evequc coiifesseur, qui la Irur douna, commc 
II Tavait donnee auparavant a Jcnn et ä Titrodorc Ics liiTilicrs du Ircs rc- 
nomme evcque Pierre et les peres spiritucls du grand Sn-i-re. 



10 



La vie de ceux-lä allait de ce train, et tous les I'eres d'Krjijple et de 
Palestine etaient fiers de leurs vertus, quand tout ä coup Tenvie se dressa 
contre tous ceux de Palestine qui communiaient avcc les Peres (VKfji/pte et 
d'AIcxainirie. 

En cffet, Nephalio.s (N-/iyzXto:), un nioine LVAIe.idiidrie. apres avoir comple- 15 
temeut oublie la vertu pratique, puis aiguise sa langue ' pour parier, et adopte 

1. Yf«jiM;. — 2. jtapoSs-JovTc?. — 3. ö|io6aü|ia(7To5. — 'i. äxovriUa; (ö;üv»?) 8s Tiiv y/.üxTcav. CT- I's. cxxxix. 'i. 



27 



In 



s U. 



\0l] Vll'. Dl' SKVKllF.. 101 

. v^ ) v^N. . a^).£o jla^QJL^; JJ. >ö b^^; > ..Not voo^o ""'^»si. ^^x>K*/ j^joi 

vJL^; -'•' '•'/ lo^t .-j^^fJLQQjL^; jjÖiS «JU.f )V^^^! U<=^t-^! |K^^ ''''*'^ <^'^/? 

^£Do^JQ-flD ^.anoN; >Q^ jjUL^ ""^v^ioo -JK^-tS v> |;o» jKi.»v:i; jLsn nm «q/ 
• .oiUjJ jlS^Sji^ joot ]L. ^>— öo ^rp. . ffo ^ «■>[ a-3'fU^o .tsJuLsl/ jjo, . n\ •> .•>; y^oi 
y^/ vOO^>^ ^^ ot-^ l°°< ^o».'— » "-«^^J •■|t-^^-^ ^°^? jlo i-^jXno "^^OO 



OAV^ otlasioji . >o; yojoi :V-^/ yooupoa^ ^^ <3m |jo( ^.<JLi)J« ^bo ^/ 
. j^.VfM ^io j-.',!-.; ^^-.a^^ ^l^s-^lo .-oa-o/ ^-i.; odo..^-« ^^^^^-io yOOUÄJ 

♦a3;U/j ^v^)^^^-^? vOJoC^ i^ij» :»;1^/ 1^^^-^? |~cqjjo/ J-ia^ais ^a .-jicj-.,— 

I p« . .r« i t^ m ^ . ■ -\.<-«i ,_,^^ .')oO| «2l>w. 1^1^ )..CQJ;oi.)0(1 -.v-O^/ 1q\; }Iq^^m 

1. |:x»i.^,. — ■_>. Glosc iiinigiiiak' : I» ea.a>3iio o^uaN. 



des proccdes sophif^tiqucs, s'eii pril a tous coux qui avaieiil vieilli daus les tra- 
vaux de Tascetisme. II souleva le peuplc de son pays ä cause de la cominu- 
iiiondc Pierre, patriarche ' A'AlexainIrie. avcc Acace, archeveque' de cette villo 
imperiale\ et par zele, disait-il, contra le concile {n-j-io^rj;) de Chalccdoiiw. Une 

■> foule de seditious ((ttzcsk) et de massacres naquirent de son inimitie avec 
Pierre, qui etait tres aiine de tous ses compatriotes, pour ainsi dire, et prin- 
cipalement de ceux qui formaient * les partis dans la ville. C'est ainsi qu'il ♦ loi. ist 
excita aussi souvent Tempereur Zeiion, de pieuse fin '', contre Pierre, en disant 
qu'il avait chasse de leurs couvents ceux qui s'etaient separes de sa commu- 

10 nion par suite de son Union avec Acace. C'est ainsi encore qu'il souleva trente 
mille moines Egi/ptiens et qu'il s'appretait ä entrer ä Ale.randrie afin de 
detruire cette union, lorsque Cosmas, l'eunuque (süvoCf/o;) de l'empereur, fut 
envoye pour porter aide ä ceux qu'on disait avoir etc chasses. 

Apres la niort de Pierre, il fit semblant de se convcrtir et de regretter les 

i:, seditions qu'il avait souvent suscilees coutr." lui a propos de son union avec 
Acace; etil s'efforga de faire croire qu'il etait devenu orthodoxe (öpöö^o^c:), ä 



V b. 



♦ fol. 132 



102 ZACIIARIE LE SCHOLASTIQUE. [102] 

^ y_/ ..)S^)_j)-0 )001 )_JLJO |jO»^ -.^CDOV^ Iq!^ C5|i>> )oO( K-/ )j501Q.i.O 



10 



1. U; 



la suite de ce que Pierre avait ecrit dans sa lettre synodale (-juvoÄiKfl) ä Fravi- 
tas, riieriticr dWatcc. Apn'-s, il voulut recevoir rordination (^^eipoTovia) de la 
pretrise ä Alcraiidric et utn; chargö de 1 econoniat ' (rimc eglise, et il poussa 
beaucoup de personnes du palais (ttx^.ztiov) ä insister par ecrit ä ce sujet au- 
prcs dWthanasc. qui re^ut le patriarchat " apres Pierre. Mais Ic peuple gardait 
IUI Souvenir sympathique de Pierre et detestait avec raison Nephalios, qui 
avait ete la cause d'uno multitude de troublcs ; il criait dans son angoissc que 
fol. 132 c'etait un demon qui avait besoin d'rtre enchaine, * et il airiiiuail (|u'il elait 
impossible que son desir audacieux se realis{\t. 

A la fin, Nephalios osa prendre la defense du concile (t'Jvo^o;) dout il etait 
auparavant raccusateur. II se joiguit alors au clerge de Jerusalem et revint 
au zele par lequel il avait provoque de nombreux tioubles, quand il avait fait 
de frequents voyages aupres de Tempereur, qu'il avait boulcverse complete- 
ment l'union des Eglises, et corrompu la paix et l'ordre de son pays. 

Dans la suite, il feignit' de donner une preuve de sa conversion et dressa 
des embüches'' aux heritiers du grand Pierre, k leurs partisans, ainsi qu'ä tous 
ceux qu'il admlrait auparavant, lorsqu'il fut venu ä Maioiima\ oü se trou- 

1. oUrjvojiEtov. — 2. äp/iEfeia. — 3. ayrt[j.%-,i(saf>.vio:; ox^il^» "^l- i^^"^ 1^ texto. — 'i. £ni6o-j).r,v o'JVsaxEÜaor 
— 5. t6 itoip«6a),äa<jiov jilpoi; Tfiz ra!;aCtov itÄ'-u;; cf. plus haut. p. 78, note 5. 



1'" a. 



[103] VIE DE SEVERE. lo.'i 

^ou^ ^ioo :)o»Sx fcs^— i; Jjl^'^OaJ» )V-*<'I-<^ l^i^ ^)'>— ' -oto^^/ J-JL^^^!)-^ 
^£oa_V-t-^-^Q-3/; -Ol ^-^ ^■•j I^)_x*,_ .--0(03/ ^ot.^>o N>.)«.qji ^öx^äV/ 

jooi w»XJ,.>o jJ )jL*D;>-io jJ ogju^'^; ^» ^^-^ .».jiij J-^^^sJ o"^! 1°°^ 
oi_i.^Q_Ä_V •.^.»oia-JL.aAöu.; Ito-O^o ^oiajuAcL-; j^ioaiwJ!^ jJo : \ i . c f if ; 

joOl -OlO^-./ )-^\>0; s-OlQ-iO,^ ^_iO; yO-JOJ tjjil--*/ j-'f.» ^^01 ""^^JuDCL^O 

yjiotolo .-yooila^ oooi ^- ^ „J A -^ s o ls^ ] ±^» yf ^>Sjls; ycuo« Y^^ :yOOt-.iliOQ^ 

1. U^l. 



vaient leurs couveuts. Ayant rccoiinii que le pieux ' Srrhr etait iuviacible 
(lans la science de la crainte de Dien et qu'il se detournait avec une egale 
horrour de toutes Ics heresies, principaleraent de Celles dWpolIiiuürr. de 
Nestorios et d'Eutijclih, ces adversaires de Dien-, il resolut de lui livrer 
.-. tout im combat (iywv). Mais il ne put pas resister ä sa parole invincible, ni 
ü la profondeui- de ses pensees ni ä la purete de ses doctrines. II pronon^a 
alors devant l'eglise uii discours contre Severe et contro los autres moines, 
* dont il avait ote le defenseur (-juv/iyopo?) devant l'empereur. Dans ce discours, 
il partagcait en deux natures Notre-Seigneur Jesus-Christ qui est un. Fi- 
rn nalcment, il cliassa ces moines de leurs couvents avec l'aide du clerge des 
('glises, c'est-ä-dire avec l'aide de ceux qui avaient toujours ete paciiique- 
ment disposes ä leur egard, et qui considcraient corame une querelle ^ entre 
freres le dilTerond ■ qu'ils avaient avec cnx. Aussi, les appelaient-ils ortho- 
doxes (r3p06So?oi) avant le jonr oii le soulevement en question se produisit 
15 contre eux, de la manicre que je Tai raconte. 

Voilä quel futle motif pour lequel Srvcrc, cet ami de la philosophie divino et 



fol. 132 
r b. 



♦ Ibl. 132 
r" b. 



fol. 132 
V a 



104 ZAC.IIARIE LE SCMÜLASTIQUE. IIOM 

..oiS-^OÄ^ NLD |j)j) )>->?sO' ^^ -.^-^»»Kio ouio; vajoij |I.VK*:ioo :)oo» ^^i 
^ooii-^; ^io, v«^-J<^? U-a-/ .)-a:i.io% )oj\)J ^^^f jo^j ^^^J ^xo^»! U^i-I 

.)^*jLio >ö>QJu. y^Vio; Ol>J^>3 ^*.a^o ^; )^:s .wJi>. ^ P^ -.U/ ^3» oo« 

,^ooC^ouOQ^ -öoi; ^_*:i>.oi ^oi^o .j—ikio I-Ja^oas; jjaaöjo/ ^ »— )ooi lo 
^ .-^^sloNjLio ^a^a^/; )löu>)lo .-^icC^Ji j)o^ ^> >-^-. Ujip^ )jÄi».aiik ' 



de la tranqiiillite ', vint dans ccttc villc imperiale. Lorsque, en cfTct, notre 
pieux^ empereur apprit ce qui s'etait passe, — il avait ete iiiis au coiirant 
des faits par le gouverneur du pays, — comine il connaissait de par le passe 
riiumeur perturl)alrice de ^('■pllaIios et Ics vertus de ceux qui avaicut ete pcr- 
secutes, il eutra dans une juste eolerc contrc lui. Tout le moudc put, par :. 
consequent, counaitre la pieusc volonte de renipereur. Aussi, ecux <iui 
avaient ete cliasses de leurs eouvents envoyerent-ils le graud Shrrc commc 
depute, pour raeouter Tinjustice (jui leur avait ete l'aite. 

A son arrivee, il nie demanda et demanda aussi Jean, le serviteur de 
Notre-Seigueur Jesus-Clirist. Lorsqu'il eut ete renseignö ])ar nous au sujet de i" 
eeux qui avaient ä coeur Torthodoxie (öpOo()'o;ix), il se rendit dcvant Tempe- 
fui. i;i2 reur; il avait ete appuye par Clementinus qui avait alors * l'honneur d'etrc 
^" "■ consul (0iV3CTi/.o;) et patriae (iraTpiz-io;), et par Eupraxios. de glorieuse et pieusc 
memoire ^ qui etait Tun des eunuques Uwo'jyoi) cubiculaires ' de Fempereur. 
11 raconta en detail tout ce qu'on avait fait contre cux; comment, alors i.-, 
qu'aucune heresie (xip-r,«;) ne pouvait leur etre reprorhee. mais qu'ils aülie- 
raient completement aux doctrines de l'Eglise et qu'ils conimuniaieut avec 
les Peres d'Eyijpte, ils avaient 6ie chasses de leurs eouvents oü ils vivaienl 

1. fiijv/ioi- = vii! coiileuiplalivc — 2. ei).öy_pi(7To;. — 3. 6 Tr;; svSoSo-j xal jvXoxpi'Jtou nvr,(ir.;. - 'i. Mol ä 
mot : « des charabres (xoitüve?) imperiales ». 



10 



Ki:,] VIF, DE SKVi:i!i:. lo.-) 

ts^/j ^_^o( )-■,:—; ya.^ ycu/ ^;o/ ^ .j-io— V la^ ycot-K*/ |.i^C\QJLs; 
{..ia-ÄS— oiÄxau^ ^'s^-^io :vQj/ ^K*/ JV^o? loi^o .«-öo«; ^^«^ot o«.:^:^ )ooi 

)ia2L-f„*^ ' K-jJ-^^^^ ^Ä»<13 ^ao; ..jjL^s^ ;Q_QÄJ )«.^».^0f )JLX./ .)-«JL«o;o 
,_>» o^o .ycoil'^; a^ai»l/j yOJoC^ ^iöt-.^J -.Ijlsj oow>» va)oi.^sjav^,^».ioj 

jlpw» »o»Q-wJ )la-^-* ioA» yOj/ v^^A-. ^öv^o .J->»*jLio -««.aju^ v,t-iai>w )iQio 

^ ^_» OOt ♦O,—»!!/ Q..iO^ )_X*Ai |_3a.^o/j v£Q.*i»V)-S -.01X0-310* ^^jLso ' ful. l:i2 
■ * * ^ * ... v^ ti. 

|jjoiQ_iwj vQJoi jJa_3o v«>.*3/ loi). ^li. jpo)-^ -.vaiaiö Jjo» ^/; j-.»oajLi^ 

yOJoiJSk otf-a_i» ).m-'a<=> aoo^3; 00t . o . n «t-^s^ oooi yooM^s-»/» .-^^Jls ot^ojiM 

}lU:i.^ |i^^^/ .-U-^l j^oj^s loJii. ^/; Uau./ l-oa^o/» ^*jöV/ ^^^^,oaV 

.y£oa-iQ^m.Jo >xoQ-tV.t-.\a3/o jjcu^o/ ^'^oläo^ •'♦«-*• ^'^oi ^(j 

1. c^p^o; corr. S. — 2. I'•■■^^ — 3. o^o. 

tranqiiillos ' . 11 exeita la pitie de l'empereur et des hauts fonctionnaires, 

lorsque, avec les meines qui raccompagnaieat, il leur eut l'ait connaitre ce 

• qui s'ctait passe; et il les remplit d'admiration pour sa conduite (tz^i;) sage 

et spirituelle. Aussi, rempereur ordonna-t-il iminediatoment que le nuit/lslcr 

:> (u.y.yinTio;) d'alors veillAt ä ce que ceux qui avaient ete traites avec iniquite, 
rentrassent le plus vite possible en possession de leurs couveats. D'autre 
part, il eci'ivit une lettre dogmatique ä ceux qui etaient ä la ti'te de ccs 
couvents, dans laquelle il confessait que Notre-Seigneur Jesus-Christ etait 
« hors de deux natures »- et dans laquelle il les exhorta ä avoir en vuc 

10 l'union de la saintc Eglise eatholique (x.a0o7.i/.r;) de üicu. 

Irrites par ces choses, ceux du parti adverse inventerent que Tadniirable 
Severe et sos associes avaient d'abord ete adonncs aux heresies de l'impie Eii- 
tiichl's. * Pour refuter cette calomnie, Severe composa contre les heresies * foi. 132 
d'Eutjjches un discours qu'il dedia (^po^scocövr,«) k \pion et Paul, de tres illustre 

15 memoire', qui etaient patrices (TraTpixioi). H envoya egalement de nombreuses 
lettres de ce genre ä d'autres personnes, dans lesquelles il attaquait Enfi/rlm, 
Apollinaire et Nestnrins. 

Avant appris que des partisans de Nestorius ' avaient fait des extraits des 

1. £v r.c'jxia. — 2. ex ovo yjai^v. — 3. o! Tri? Ttav3ö?ou (irnjavcoTaTr,?) y.-'iiv.r,;. — 'i. tivs; twv Ta toO Ns- 
Ttopiou 9povoüvi(ov. 



a. 



10(5 ZACIIARIE LE SCIIOLASTIQUE. [106] 

^^iö-.^; ^-.^oi JLiö ^Jbo .-j-.ouSj^ li-jau^ ooi ^^!%>^ja5a^ v-^V-^'-U! )...^jBaAi^ •> 

oi^J^j .-j-OLiiio j-cQOÖJo/ ^ ,.-» )oo( -o)oN»./j .-Ijovi.l/j ooi >io n « fm v.3o/ i" 
vflJa.A» oot ^jlmO^ K*3o/ )^o,-.u3DJJ . ' )^, v>o r> . >\ )!/ ,.so .^ecLsl ni . =>\ ;/; 



ecrits, inspires pur Dien', de V.ijriUr, le ii-raiul patriarche- ilM/r.rfr/H/r/c, et 
qu'ils s'etaient attaches a etablir par des citalions forcecs, Ironquccs et deta- 
chees de rensemble du contcxte qn'il adherait aux doctrhies de Timpie IScsto- 
rios, il refuta, quand cet ouvrage lui fut toiiihe sous la maiii, la nise iiiachiuee 
contre les esprits simples. 11 demasqua, en efTet, par ce qui precedait et sui- r, 
vait [ces citations], la caloranie qifou avait ose porter contre cet homme di- 
vin, et pour ce motif, intitula ce traite (-t:}xyiiM-:dy.), I'hihili-Ilie (<ln)va)//iO-/i;). 

Je passerai sous silence les traites qu'il composa pour bcaucoup de per- 
fol. 133 sonnes * du palais imperial, notamment pour l'ami de la scicnce ■'' et l'ami 

du Christ'', Eiipra.rios, dont j'ai fait montiou — c'etait Tun des eunuques i» 
(süvQüyoi) imperiaux — lequel l'avait interroge sur certains points (xsipaTiaix) et 
dogmes (^oy[;.aT7.) ecclesiastiques, ainsi (pio sur des questions (Cr,Tr,^.cna.) qui 
paraissent embarrassantes. Je ne dirai pas comment il refuta Ic Testament 
(SiaOrr/.r,) de Lampetios, qui engondra Theresie des Adelphinis ('ASeliptotvoi) ; com- 
ment, etant alle ä Niconicdie. il demasqua hidorc, c'est-ä-dire Jean, qui avait is 
quitte rhabit (cyv,(j(.a) monastique et qui erra par lä et par les doctrines d'Or/- 
(jhie, et qui en Ht errer beaucoup d'autres; comment% avec l'aide du grand 



1" a. 



1. 6£o'irvsj(jTo;. — i. »pyisps-j;. — 3. ji).o|ia6r,;. — 4. aOöy.pioTo:. — .">. La suite de ce passage manque 
de clarle. 



fol. l:« 
1« b. 



[l'iTi VIE DE SEVERE. 107 

^ov^ i^--=^! Hi^ vQJoi r^ ^- j»o?o/l ).i» IS>^ij ^oi\ j.iau./o .wwi»V3 

^cDa.*.ioaJojJo: j-Oooi ) « fn ....i jv-;; |jt*» jooj s-oioK^/; 00t ).:»a^o\o .-ooo» ^-^-.1/ 

)-3o n m.'=^/ vooj-Xs lo^; jlo^^^ .vaä/ J-i-so^; |v-i-»-'i )ia^*Ä> y^a* 

p , ■ " ' 

0001 ^Vio/j vQJotA iou>/ |j-^cua_s voot-s ^ -'V^^/ V«"^ -t^)^ )-'>>'•"-/ 

o(_^j 'o^^-'^w^Jo |Kj>; |.*3a*_^/ ^io; yojoj |«.,L.j ^ Ua-/o .o^^ätij/; 
)1q-^-.j 0001 ^ooj jj^laxioo :oooi ^^-i jL^i— ; )>ay-^.so :oooi w^;/ jj^axo; 
^io JJo .-oj-i Kt"^? -ot-s t-3 jÜLi^m \w^ ^io; ^-Aoi ^)a^ ocn .ji^i^; 

1. i^;^:^j>. _^ o oic^^M«. 



Theodore \ Tun des heritiers de rillustre Pierre Ylherien, qiiaiul il fut venu 
dans la siiito pour le meme mntif daiis cette villc imperiale, c'est-ä-dire ä 
cause de lumou ä laquejle il sinteressait et dont Severe avait commeuce k 
s'occuper (?); [puis commeut], avec l'aide de Sergios, le saint eveque de Phila- 

^ (lelphie de Seleucie-; d'Asfcrios de Kri>.£'v^pvi; — il discuta avec colui-ci; il se lit, 
en elTet, que ceux-ci etaient egalement venus ä Constantinoplo; — de Mamas, 
qui etait le chef du couvent de saint Romanos; du veuerable ' Eiinomios, l'ar- 
chimandrite du bienheureux Acace, rcommeut, dis-je], avec l'aide de ceux-ci, 
il acquit Tunion avec tous les eveques Isaiiricns, confoudant aiusi par les faits 

10 ceux qui disaient deux qu'ils fuyaient la communion de tout * eveque de la * i'oi. 133 
sainte Eglise catholique (xaöolw/)') de Dieu, et qui, pour ce motif, leur don- 
naient le nom mensonger d'Aa'/jAa/es ('Ay.s'(p3tXo'.). — Je ne dirai pas non plus 
commont, les moines dWntioche la grande arrivant pour le meme motif et se 
plaisant dans des excommunications terribles et etant uu obstacle ä l'union 

1 j de l'Eglise, Severe et ceux de Palestinc, ayant considere ce qui etait possible 
et ne s'etant ecartes en rien de l'exactitude des doctrines, avaient laisse sans 
excuse les eveques qui ne voiilaient pas alors reunir ensemble les mcmbres 

1. ol WEpi Tov ]j.iyoi-i Ocooüjpov. — i. C'est-a-dire du diocSsc ayant SC'Ieucie pour mi5tropole (diocese 
d'Isaurie). Nous adoptons la conjectiire de M. Nai' : voo^oäsi au liou de »a^o^av _ 3, xa^öyKipo?. 



29 



fol. 133 
v" a. 



1118 ZACHARll«: LE SCHOLASTIQUE. [108] 

y.s .|oi^; w».ii^ol)-o jtsJL-^o ji»^; jJcjöCi. ^cuosü yoodai»^; •>^»-o« oo« 

jooil; »Q-OÄJ -.l-JO) sk-/; ^cosa^^; )ji2s>.i.a_^ ^ai^s^/ -^^^ )<^°^l It^i 
:NoiivJi»o/» j-I^o l-oo-w^/; ' vrDQJL.CLiv3 ^ ofo « q lto; a^, jJ »J; ooüx .-IIa-,-« ^ 

yoooij JJQ-^/? J-iVV*'^«' yO-ioj >3/; Ua^/ .-^Kj otloui» ^^^..io ^ ^; vOO|. i . y>\ 

JV^oj ^io ^^io »J.Ä )J jla-^-j jNiS^ ^^^-io M? )^'0« )-*JJ^ l^i t^? :)j/ 
^; jLioi ♦ .).-L« jlojowflo jJi ).:l-» jJo )».äi^» )Io^^.*^.-«o )jaJLD ^ioo -.llo-'^-M 

.-^-iLij O0( OiJSj) )oOI «CXoK.^/ ^3 .j—'^Ji-/ ^iO; OOI v£DOV.^C3 )— sij J_I,-DCL3 

^»ISs.i .oooi ^-^U )NXi^ )io( ^'^5>-^^-io oiiai>; vOJoi j-V-? ^)Q^ ^^ K—j-io^Ä 



de la sainte Eglise catholi(iue {/.afy^li-Ar,) de Dicu. II cleva, cn cITet, Ics convic- 
tions (irV/ipoipopix) terre ä terre de Flaricn, qui fut iWecjue (siricicoTro;) dWiiliochc 
vers la sublimite des doctrines, tempdra daus la niosurc du possible la vio- 
lence de ceux {\m s'etaicnt separös de lui, et pria leiupcrcur dordouner quo 
ruiiiou sc fit de cette maniere. Floricn dWntiochc et Elie de Jerusalem, ainsi j 
que certains adversaires de ces choses, ne voulurent paslui obeir et occasion- 
nerent de grands troubles ii eux-mömes ot au pcuple. 

QuoP Faul-il raconter couiment il altira a lui les evcques eloquents, les 
uns eu Icur ecrivant, les autres en leur parlaut, de sorto quVux aussi l'aide- 
fui. i:!3 rent ä combattre les doctrines de Ncstorios?'' J'omeltrai cela, et je me bornerai i' 
ä dire qu'ayant sejourne trois ans ici (== i'i Constantinople) pour la cause de 
l'union, il ne s'ecarta en rien de la vie monastique, ni de la ivgle (/.avwv) ri- 
goureuse des ascetes, et ne vt'cul jamais diiuo vie saus coutröle, suivant 
l'ordre du grand Pierre Vlberieii. 11 vecut peudant tout ce temps, d'abord avec 
les moines qui l'accompagnaient pour cette afTaire, eusuite avec les saints 12 
liommes qui ötaient montes apres lui ' de Palestine pour le meme motif, je 
veux dire avec Theodore dont j'ai parle, qui fut appele le Jitsle ä Beri/te, et avec 

1. Propreiiiciil : « avec lui » ; Ic U'aduclonr aiirii hi |i£T' «OtoO au liou [ist' «Otov; cf. plus haut. p. liC. 
I. 1-3. 



10 



[109] VIE DE SEVERE. 100 

^.j^A-b^ jloio^ <M.i )..L*^mJis3 ^io CH.:ia^.; ^.-^-'Ib^ot )lju.",U> ).iü/ vii. ^^; 
)_ii_,»p ooi .-Oi.^iaS»; ^.jJSoio lioui^l/j ob( |io;o/l ^-^ ^? l-^l \-^l ••oo« 



.•oooi ■ .T'^'^ftV' |l.Q^o)^a;o )loi)^.-.io; jlaio» oi^3; ooi^ •-i-oi/ vjoo^o ' , . 'i n 

^^o -.l»-^/ too^^D; ^/ )-J0( ^o»oK_./ ».--.; .)jo« ^^ oooi ^^^ ;)l n i . m o 
llo^V-»;; ).yi .•^m/o .•).^.„a^|j).io OCX vÄJov^a^ olv- ^i— Q-» )j^t-o ^o^» vOJot 

■ o-^V^. JK^oi3>v )lo<^m\ .°i; 
yjü ..lioo.!/ ^^^s^)^ ,~io; OOI :)joi; ott-.^ia^!. scoo,.^© >öJLio ^^J^oi ;b^^ 
^^jU )jo»^ ^»-«» vojoi yV^No .oipoai^; )-oa°> ^'^^^-^^io Oi\ jooi ;oC»>^ 
Jooi ^^«.io jiojK-*^; JLJiy/ yoot-^^«^^! °^ ^/ -)— i| -.^-^jLi) Ol I . m l o 
)__s; ^Kj^^» yaJot« yooila^ sS/o .|lajL.Ou,»i-20 )ia^V^;i )Ia.ai\.i< ^.fc^s^aj-ioo 
♦ joot oooil^^-io )tv*J^-./ jlV^-Oo ^\oi^o jlaaxijs .Jiojojl. 

,Jo>. )v-.o)^ ooi; ,5-J^oi :)_^ia^; "^^^^! oilaJ^j JJ- N a ovi o jjo^/ »K-s 

1. ^si-^ corr. S. — 2. » anlo ^ suppl. S. 



eeux qui raccompagnaient. Tons ccux qiii connureut cct liomme (Theodore) 
aflirmaient qu'il etait rimagc parl'aite de la vertu et de la purete. Oui, meme 
des personues de graiid couseil et d'äge ' ütudierent avec lui. C'est, comme 
je Tai dit precedemmeut, ruu de ceux qui avec le saint Jean furent les heri- 

:. tiers de Pierre, ce vase d'electiou', qui donnerent Thabit ((lyvijAa) monastique 
ä l'admirable Severe, le consacrereut pour la vertu et Televerent ä la hauteur 
de la pliilosopliie divine. 

Daus la suite, Pierre, le disciplc de Severe, dout j'ai parle plus haut, ' ar- 
riva egalcmeut [ici]. II venait rappeler Severe au retour daus sou couvent. 

10 Tous ceux de uous qui vireut alors ce Pierre et apprirent ä le conuaitre, le 
trouverent egalement orne de toute espece de vertus, et parfait dans la pra- 
tique de la vie monastique et dans la componction. II etait aussi admire du 
grand Theodare'' pour sa chastete et ses autres vertus. 

A la suite de tout cela, lorsque les evenements relatit's ä Maeedonios eurent 

15 eu Heu, apres la lutte {xybi-^) et la discussion que Seeere avait engagees avec lui 
au sujct des dogmes (r%[;.aTa), devant les juges etablis par Fempereur, des 

1. « de la grarnle Boiilc et du seiuil ..? — 2. (Txeüo; U).oyf,i; i-l'. Act., ix, l.'.. — 3. ol Tiepi tov |j.iY«v 
Hsoowpov; pcut-ötre Cät-il preferable de truduire ici : j Tli.'odore et ses ciimpagnons ». 



fol. 133 
v" b. 



♦ iol. 133 
V" b. 



* fol. 13i 
r a. 



r" a. 



110 ZACHARIE LE SCIIOLASTIQUE. [IlO 

.^o(qJ^^^ voK*j jiojota laju.i; )K . ^ ^ •.) n \v) ^ o-soi-.!/» jjLi'f yo^ 

|jL30i vS/ .aüs.^J> )joi y^li )..3Lfca-A .-^-Ju/; JJUL^O jvim ..; JJ ol^ -U-"-:)» 

V^K^ )'■'"« «^ ^'^»^; j-äCL^V-^o )lo^K...:>ao cn.^>^oI; )t-au^:v£Ocu^o» f>v> . ° > \ .. )ooi; 
• Ji.^; \j'<f. \a m pcxa^ V-^«-''^ :vfnr,°i i ji«-^; jlo.^^^ ^^w.^..^; y, * \oto :)ooi 

|_La •.s^s.Suw. )-JOi ^/;; )V-=>o; lo-^ )-)i^il t-^ )-s«oi ^^ . )I o i °>m \ ^ '=^ ;o 



i:. 



personnes furent porlecs ä le faire elire L-oiaine jiatriarclic '. IJeaucoup d'au- 
tres se joignirenl ä elles. Aussi, s'en l'allut-il de pcu quc rcmpcroiir lui-mOme 
ne füt de eet avis, si Teiivie et la Jalousie de certaim^s ixeiis u'avaicnt fait 
echouer ce projet. Copendaut Severe fut invite plusieurs fois par rcmpereur ä 
liabiter avec Timolhec, — le suocesseur de Maceilonios. uii homme adinirable de •■ 
vertu et plein de misericordc pour les pauvres, — ä s'occuper [avec lui] de 
runion de l'Efflise et ä fferer avec lui les affaires de TRiT^lise. Mais il declina 
' fol. i3'i cette invitation, en rappclant son amour de la trantinillitc ' et de la vic* mo- 
nastiqiie et pliilosophique. Apres eu avoir eng-aü;i'' dautres ii cnibrasscr cette 
meme vie, il retourna avec eux dans son couvcut. 11 avait reinpli daiis la mc- i" 
sure du possible la missiou pour laquelle il etait venu dans cette ville impe- 
riale'. Pour lui et pour tous ceux habitant la Palcstiiir, il avait obtenu la 
traiiquillile; et ä toute chose, il avait prcfere la vic moiiastiquc. 

Mais, dans la suite, Dien voulant Tetablir* patriarche' d'Aiitiorhc la 
grande, fit portcr sur lui les sullVages iiir^zic^y.) de celle-ci, par le clunx de is 
tous les moines de TOrient. Un grand nombre de ceux-ci avaient eu l'occasion 
de faire, dans cette ville imperiale, Texperience de sa foi. de sou Orthodoxie et 
de ses autres qualites philosophiques, lorsqu'ils y ötaient arrives pour le meme 

1. äpxiEpeO;. — i. r)G-.,-/ja. — 3. ßaaiÄi; oii ßaci).£M0uca nö).ic. — 'i. y.aOl'jTÖvai. — .">. äf/ispei;. 



1- b. 



30 



[Uli VIK DE SKVKÜK. 111 

)j^a2u3 a3;U/ J-i^^cl^/ t-'t; sm^Voii ^ j^^ ^« .-voi^a^; j'^t ^9 vOJot 

yoot •> «\i oooi ^\ . r> t ^o .')).^aS. oooi . » -i ,'yJa^ |y " - • | ' » ^ "^'^ '=^^ oooi 
:^cDO',.^^; w.oioi'^ ^^oo j-jot ^^o :qJ^j/ voou-io y^ "^^ vOoits^Ks "^x 

^_«^oi^ .-OOOI y^»v v y;N.:>o oiKS.^00; J^a^uh )..^.:iä>-3 op ^_^; )_^o^ oi.^3 
y_ä .,,. n . in<=>> •> looi; ^01 ^coojjn m >o .jooi ^Ksl/ | w.U JLsAuSaA "^^s.^ {.s^oif 
)..^M ^o^ Pilo <=> . »-. )^-<u^/ f_3 -.om^oioIV/ j-^ci n (Y) . '^JJ ^soi ^K^ ^>^i/ 

VL-.» I^O^^ oot ^a^^ lloJOtD iojui»; " 6iJ^Ii^.^»^o; |)^.*.jsl,^ ^^5sj.iot ^ 
^ )i .o\°> :).«^t-^; JL^o^mJL^/; ).Ajä^ )Lam.äk ^ o^ ^ ^ :|. ^ ^ v: >a^ 
oiV->; ^ )-io(« f.ii3 -.^^kAj )lQJL>a-.oi; ' ) n m°> iol,.^ ^^s^^ jiojoo Iojl^^ 
llajoi^so . . j-oa...^ jj ^;)j )L.Vl»;;o ).3q..q.(V> X«^/; )1(x.,^o |la:>a^^ '^^io 



motif [que lui]. i'^n outrc, avant eux, les moiiies du couvunt de Tiiiir(jas (?) 

avaient appris a le connaitre. Cliasses de Tun des villages situes aupres d'A/j«- 

))}('■(•, par ordre do Fladen, ä cause du zele doul ils avaieut fait preuve eontre 

les doctrines de Nesturios, ils etaient arrives ru Palest ine, au nombre d'une 

5 ceutaine. Ils s'en etaient alles portant chacuu sa croix sur ses epaules, et ils 

avaient ete regus par Severe et par les heritiers de Pierre, d'ha'ie, de Romanos, 

de Salonioit, dWeaee. ces lionimcs illustres.* — De plus, [Severe fut encore elu] * i'ol. i.ti 

r" b. 
par le peuplc lout enticr, (pii elait dejä dans Tadmiration de la belle reputa- 

tion qu'il s'etait acquise par les combats qu'il avait livres iciponr l'orthodoxie, 
In ainsi que dans le concile (cuvorJoi;) tenu en Phenieie, oü, sur le desir des eve- 

ques orthodoxes (ö;9ö^oEoi), il avait uni ses elTorts ä ceux du grand Theodore, 

et les avait fait triompher dans tous les combats («yüvei;) ' . 

Notre pieux enipereur approuva le choix qu'on avait faitpour le patriar- 

chat -. Lorsque Flavien eut ete chasse du tröne patriarcal -, sur la decision ge- 
15 nerale des eveques de l'ürient, ä cause de ses innovations en matiere de foi ', 

il ordonna ä Severe de quitter son couvent, de se rondre ä Anlioehe, en vertu 

de Faccord unanime des eveques et des meines, dy recevoir le patriaroat' et 



" fol. l:i', 
V a. 



112 ZACHARIE LK SCMOLASTIQUE. [112] 

' >^V^ ^ •■CTN^i .r.\ e> j;^, ^Ol V'<J-'^ AI N t \ |Iq-.^-*0 -.' ^ Ifl l jjOIJ 

:yiQ^; )e»->^^.°>/. ^Ä-^aio ^ .o^:a^ ,^2^)^; )a\>o laV jK m . Hto |lo,^>-./ 

•:• . )K ■>■... -.\» jioiv>\ tvi\ 

rrobtenir pour tont Ic monde l'nnimi ([ue Flavien avait rompuc cn favorisant 
Mamhinids ainsi quc toiis ccux iiiii parlagcnt Ics idecs de Npslurios' cl vcu- 
lent introduire dans Tliglise les doclrincs de Diodore et de Throdorc. 

De cetle espece etaicnt egalemeiit ceux qui en Pcr.sc soulevaient de nouvcau 
des controverses - de ce gonre, ot ä cause desquels los orlliodoxcs de ce pays 
avaient envoye de frequentes ambassades ä notre empereur, pour prier nos 
' iiii. i3'i eveques de i'aire conuaitre leurs avis sur ces clioses, * notammeiil sur ce fait 
que chez eux Barmuma s'etait noii sculement efforce de leur faire adopter les 
doctrines heretiques cn question, mais avait encore corrompu les canons (/.xvo- 
ve;) de TEglise. Pour plaire au roi des Porses, irrilc du grand nombre des clirc- 
tieus qui s'elaient abstcnus du inariage, il avait ose leur imposer des lois con- 
traires, qui obligeaient tout eveque, tout clerc (xVr.pwö;), tout nioine, et, d'une 
fa^ou generale, tous les chretiens ä s'unir ä une fcnime par le mariage et ä 
habiter avec eile. A cette epoque, Acace, qui etait patriarche ' de cette ville 
imperiale, apres avoir censure Barrauma, l'avait depouillc ä cause des doc- i- 
trinos de NcstorioK et de Theodore — le serpent sillle encore; — (juant ä ses 
cauons (/.avövjc), il les avait condamnes comme ne concordant nullement avec 
la tradition apostolique. 

1. öIt». -roü NsGTopi'/j ipovoOvTE;. — 2. Cr.rr.ijii;. — 3. äpx'-PEÜ;. 



V" a. 



10 



In 



11131 ME DK SKVERK. H.j 

^/ ,_soi ;K_s vs/, '"'ii^^ .I-uw^ia:^ ycL^l jjiis^' ^^J^ V^ >^-'-'? ^\ 
-;o/ oiS^; l-JQ^oV-o» ,^ J.i^)-3 ^3 .-jjoi ^/i; ).JU^m I t> ^\Jk vfiDa^o,_aio 

süJO-^o^mj» vfio^iJoVoi^o :^.^^io Ha„Q.iX; )Ki>ö,»so jboitio :)K-ouSs 

• • • * 

^/, j.ijiä3 lol^-A ^^^».00» ^ :vaui.-.^aj/ ).iKjj; jj..^ ^ I^äji )_3. JJ 



Xiilre pieiix enipereur vouliit laire disparaitre ' les iiinovaiious - que les 
Nestoriens avaieut macliiaües contre THenotique ('Ev(dTiy.öv) de Zeiion. de 
pieuse fiii \ MacctloinOs avait, eu cH'et, egalemeiit voulu commencer dans la 
suite une teiitativc de ce goiire : apres avoir promis, ä l'epoque de son ordina- 

■'' tiou (ysip'jTovix), de recevoir THenotique et de commuiiier avec tous les eveques, 
il avait meprise plus tard la vertu de cet ecrit et refuse l'union avec les Ei/yp- 
licii.s. Apres Uli certaiu temps, Flaricn avait manifeste la meme volonte par 
ses actes. 11 avait mis le troubie paruii tous les moines de l'Orient, en v per- 
secutant un grand iiombre de ceux * qui etaient attaches ä la philosophie di- 

M vine, qui se rejouissaieiit des travaux et des fatigues '' de la vie ascetique, qui 
auatlieniatisaient egalement les heresies de Nestorios, d'Eutijclil's, celle dWpol- 
liiiaire, eet ennemi de Dieu, ainsi que toute autre mauvaise doctrine qui s'est 
dressee contre la sainte Egiise catholique {■/.xHoli-/.-n) de Dieu. Ne voulaut pas 
s'ecarter de la vertu de THenotique et desirant reprimer Ics innovations ' et 

1". les persecutions, Fempereur ratifia lelection du grand Srvl-rc, cuuiine je Tai 
dit plus haut, et le reconnut digne de recevoir le patriarcat". 

Aussitöt que je l'appris, je rappelai ä Severe par lettre la prophötie que le 

1. i'A ixiffo-j avaipEiv. — 'J. xatvoTOfiictt. — 3. 6 t/;; ejuzoO'j; ).rj;£ü>;. — 't. lOowTS;. — 5. xatvoTO(iiat. — (i. ip- 
•/•.£:-£■:». 

PATR. i>lt, — T. 11. 



fül. 13'» 

V b. 



♦ lol. Ui 

V b. 



fol. 13,-> 
r" a. 



114 ZACIIARIE IJ': SCIIOI.ASTIQUE. 114! 



.)^)-« )juU ^oV-^aJ^; y^l )~Jo»A )IS.i-tJ>o (xiiwD ySi ..tJaLi. jloJOia laA-i 

^io; 001J «-Ol :J_*^3ä^/ loA; jlo-^-. JK-i^» j»i. t-3 • . j-io-^^ö-i'!© Uy-'\\o 
l^oja-ai-^/ ooi ^^s/ jo-Jiv^ ,J> .a5;j» jK^jl»^ )iaiaS^; jLsoJi»« s-o«aio»^ 
loA ^oii pos^ ji .-oia-/ ^oioK-./; )jL.ai>^ to^j jlciia--; ^^v^ :iojj 

)jlJV.3 OOt ^-J ^Jii. -vOj/ j!S>^ Jtj/ jJ ^3 .-jlSClÄmi^/ ^-OWS 0001 vOOU^-/» 

)i..».5 ^,-i _y^ jlj vCiJ« :JJb jjij/; W^o jV^i )_iaai-. jJ oIlSs. :^o«1q:^ 
«K_^l IV^oj? )J^^^-s ..|K_^aS.io )KjL-,.io );oii ^t^? ^! l-^*Q^o :Up>! 
t^/ ^-^i. ysL^'-til ^-Ä^- N.ji'S^^/; woi; OOI :|.-->J^iai )ooi ^-.-./j l-kjcLo 
cuo^-uo ia_X :yOVio)j |jl3oi )j>»ot ^/; ^-^JuJJ ^io \.°^y :oiJ^ Jä^-oji o»^ 



bienhcureux Menas avait faite ä sou sujet. Je lui disais que sa iioiiiination ctait 
d'ordre divin et (pril ne devait pas la decliner. C'ölait Dieu qui, eu röalisant la 
prophetie faitc ä soii siijct, Tavait fall monier sur Ic trönc pairiarcal ', landis 
que touto la ville le considerait comme im second Vierrc. 11 accepla donc lo pa- 
triarcat ', ainsi que Funion de tous les eveques orientaux, des clercs ()cV/lp^/'.ot), 
des moines et des peuples. II retablit aussitöt l'union avec les lüji/pticiis que 
son prcdecesseur avait ronipue dans Ic biit d'alterer la concurde de TEglise. 
Epiphane seulenient, eveque de Ti/r, en raison de son amour pour Flavien dont 
il est le frere, rcfusa coinpletoment d'adlierer ä l'union, de nieme que Julien 
* loi. i:!5 de Bostra.' Ceux-ci abandonni'ront alors les villes dont ils claient eveques, 
Sans que personne les y ibr^ät. Cct homme de Dieu (Severe) aurait aussi fait 
Funion avec tous los autres [eveques], — il leur envoya, en effet, des Irtlrcs 
synodales (luvo^iita;), — s'il n'eu avait 6te enqieche par Tetivie des demons et la 
Jalousie des personnes qui ne se rejouissent nullement de la paix des Egliscs, 
ainsi que par Tagitation qui se produisit daus cette viUc imperiale ä cause de 
riiyunio du Trisai/ion -. Cette liymue elait en usage en Orient avec l'addition : 
« Toi qui as vte cruri/ir pour iious, uic pitir dr luius », et il avait plu ä certaines 
personnes de la chanter egalement ici de cette manicre. Mais ellcs coururent 
de grands dangers (/.tvf^Jvol), lors des troublcs quo provoquerenl clicz les 

I. ipX'spE'^. — -• to Tf'.ffayiov. 



!•■■ a. 



10 



Ic 



115] VIE DE SEVERE. 115 

.•^fJt vJO..«.JoV / ^chVjlJ^ oi^; -.V^/ )oi~^; 1^^^»'-^ )->-^t-° Iv^l-^ -.llaJCHS 

•:• ^yOL^^juwJ jjoC^ j^M^^ v^^? ^J-*<o-* •JJ^C^^^o; 
)l.^^ ^oi—s t-^;l/ JIqjois Iolx^V'^ )-^^^! ^'^oi :)-:^c>^? o/ K..!^]^/ joi 

: a.^o-j3Q-3l / )joi; I K„<._yi„*^A. |lai °> \v\ -»o :ot^U/ ou.^; > .\oi yOoC^^J^o 
)..^c^aA .,a^mj \i « «ij /-.alJs. ^oiclS.^^io :s..oiaX^; jf^o^^o ^; Of.D ^:io 

)l.f»«t-A )Kj>.^>-«it ""^Oio jot.-^ fcs^->; övJ^^_3;; od» :|.«.i^iL.^ >i.ajL^ ^floi.3o 

1. fi^- — ■!. fU fly. curr. S- 

simples les partisans de Neslorios. qui preparaient cette hymne poiir Rome(?)'. 

Voilä commcnt runiou fut cinpechee. Severe, au inomeiit oü il monta sur 
le tröne patriarcal", prononga sa premiere homeiie daiis rEglisc de Dien. 11 y 
Ibida aux pieds toiites les lieresies. Aussi, tout le moiide admirait-il son Or- 
thodoxie, s(>s citations de rKeriture', la elarte de sa parole, et le considerait- 
il, cn veritc, comme un second Jean. 

Voici que j'ai raconte, mon anii, quelle a ete la vie du grand Severe jusqu'ä 
son patriarcat'. Laissaut Thistoire des autrcs faits ä la ville qui Ta accueilli, ä 
ccuxqui *ont ete diriges par lui, qui ont prolite de son enscignement aposto- 
lique et qui ont fait l'experience ' de sa vie et de ses travaux ascetiques, je ter- 
minerai ce recit que j'ai compose, sur ton invitation, pour la gloire du graml 
üieu et de notre Sauveur, Jesus-Christ % qui est l'objet, le commencement et 
fin° de toute crainte de Dieu et de tonte histoire vraie. 

Fin de Th-istoire de la vie de saint Mar Severe, unterieurement ä son episco- 
pat (sTüwx.rjTrr;), par Zaehnrie le Scholastique (c/rAa-rrty-o;). 

1. Passage ohSL-iir. — i. ä^yK^di. — 3. ypo^itxö;. — 4. Tceipav e).aSov. — :<■ ö (j-iy«; Oeo; .xai (jMTr,p r,ij.üv 
'Ir.aoü; Xptotöc. — 0. ip/ii xai te'/.o;; cI'. Apoc, I, 8 et passim. 



31 



li.l. 1:1.-, 

V" h. 



r- 11. 



4 



LES APOCRYPHES COPTES 



PATR. OH. — T. II. 



I 



i 



r.X TVPOGUAPBIA tlUMlN-DIDIIT. — MKSXII.I AI) STBATA.M. 



LES 4P0CRYPIIES COrTES 

PUBLIES ET TRADUITS 

FAR 

Le Dr E. REVILLOUT 

Professeur et conservateur au Louvre. 



PREMIERE PARTIE 

LES EVANGILES DES DOUZE APOTRES 
ET DE SAINT BARTHELEMY 



«-r rvig OO ^Qaiaa^- 



1 



IMPUIMATUR. 



Parisiis, die 8' julii 1904. 



P. !■ AGIiS, 
Vic. gen. 



Tons droits rescives. 



AYERTISSEMENT 



La presente publication comprenJra d'abord tous les apocryphes 
coptes du Nouveau Testament. Elle se divisera en plusieurs parties : 

1" Les Evangiles apocryphes proprement dits. 

2" Les vies de la Vierge, de saint Joseph, de saint Jean-Baptiste, de 
Tensemble de la sainte famille en un mot. 

3" Les vies des Apötres. 

4" Les diverses apocalypses non canoniques. 

Tous les textes auront une double pagination dont l'une se refere 
aux tomes de la Patrologie orieiifalc dans lesquels ils paraitront, 
l'autre ä l'ensemble des apocryphes coptes. 

Dans le volume actuel nous commencerons par l'Evangile inedit des 
douze Apötres et par TEvangile inedit de saint Barthelemy, avant d'en 
venir aux deux versions differentes des Acta Pilati ou Evangile de Nico- 
deme, etc. Pour ce premier volume nous avons du emprunter le carac- 
tere copte en usage ä l'imprimerie Didot sans attendre celui qüc 
M»' Graffin fait specialement graver, sous notre direction, pour la 
Patroloala Orientalis : par suite nous avons ete oblige d'imprimer le 
texte copte sans accents. 

Nous avons utilise entre autres les manuscrits coptes de Paris, 
429/17 et 129/18 qui sont un agregat de feuillets divers; nous avons 
donc donne un sigle particulier (A', A" etc., B', B' etc.) aux feuillets 
qui proviennent de .manuscrits differents. On 'pourra ainsi constater 



VI AVERTISSEMENT. 

que les fragments publies par nous proviennent de vingt-neuf manu- 
scrits. 

Nous devons noter ici qu'un de nos eleves, M. Noel Giron, nous 
avait Signale et copie plusieurs des documents qui, soigneusement 
revus par nous, prondront place soit dans le volunie actuel, soit dans les 
suivants. 

E. Rl-VIT.LOUT. 



i 



INTRODUCTION 



En dehors de l'Evangile de saint Pierre si celebre dans les premiers sir- 
cles de l'Eglise ' et dont M. Bouriant a 6dite un important Fragment d'apres 
un manuscrit grec que le grand paleographe Wessely data du temps de Dio- 
cletien ou de Constantin, tous les Evangiles apocryphes qu'on a piiblies jus- 
qu'ici ont un cadre historique different de celiii des Evangiles canoniques. 
11 n'en est pas de meme pour l'Evangile des douze Apötres - et pour celui 
de saint Barthelemy ' dont j'ai ä deux reprises trouve et dont je vais donner 
ici des morceaux assez considerables et qui traitent Fun et Tautre des 
grandes periodes de la vie du Christ. Le plus important, sans contredit, est 
celui des douze Apötres. Pour s'en assurer, on n'a qua consulter Origene. 

Origene qui partait de l'idee courante, rcpetee encore par saint Jeröme * et 
qui faisait de FEvangile selon les Hcbreux , la forme hebraique '" primitive 

1. Origene en parle, ainsi que du proloevangile de saint Jacques, ä propos du double mariage al- 
Iribue a saint Joseph (Origene in Mnflli.. Migne. Pnlrohgin Uraecri. t. XIII. c. 875 et suiv.l; voir aussi 
sur cet livangile, Eusebe, 1. III, eh. iii: 1. VI. rh. x; Theodoret. Hacrcs. Fab. I. II, eh. ii (qui nous 
dit que les Nazareens ou les Juifs convertis s'en servaient; et saint Jeröme, De viris illiisli:, cli. ii). 
D'apres les renseignements fournis par Eusebe (1. VI, eh. xi, ee livre de l'Evangile de saint Pierre a 
surtout eommence ä etre connu au monient des persöcutions de Severe contre l'Eglise, c'est-ä-dire 
du temps de S^rapion, evöque d'AnliocIie, et d'Origene. Certains freres habitant ä Rliossus en Cilicie, 
in ccciesin Rossensi, avaient demandiS d'abord ä Serapion de lire cet övangile : ce a quoi il avait 
consenti, les (•ro\ant tous orthodoxes. Mais il apprit ensuite qu'il s'agissait de (Inretcs cherchant a 
rßpandre leurs erreurs. II se ravisa donc et interdit absolument la lecture de l'Evangile dit de saint 
Pierre, par lui attribue ä un certain Marcianus et non Marcion. On comprond comment Origene ne 
räunit pas cet evangile aux deux övangiles plus antiques selon les Hebreux et des douze Apötres 
(voir infrri. p. 125). La decouverte de M. Bouriant n'en est pas moins des plus intöressante, bien qu'il 
n'alt pas connu les tenioignages antiques sur cet evangile [Mcmoires ptiblics par les membres de la 
niission archcologii/ue fniiuaise au Caire. Paris, 1892, t. IX, p. 137 et suiv.). II avait seulement \u, 
dans Tischendorf, un renvoi ä l'Apocalypse de saint Pierre. qu'Eusebe d. III. eh. iii) Signale a 
cöte de l'Evangile du möme Apötre. 

2. J'en avais d6jä donne plusieurs fragments dans mes apocryphes coptes du Nouveau Testament 
(E. Hevillout, Apocryphes roples du .\ouveau Testament, Paris, Vieweg, 1876). M. I. Guidi les a pu- 
bliäs de nouveau en y joiguant une page nouvelle (Rendiconti della R. Aecademia dei Lincei. vol. III. 
1«' semestre; vol. IV, 1" semestre, Rome, 1888). J'ai retrouve riScemment : 1" d'aulres fragments se 
reliant directement aux premiers; 2" d'autres fragments, tres nonibreu.x, qui, sans se reunir directe- 
ment aux premiers, paraissent bien appartenir au m^me document (voir plus loin). Notons que c'est 
rette annee seulement que j'ai songe ii assimiler les anciens fragments (comme les nouveaux) a 
l'Evangile des douze Aputres. 

3. Les fragments de l'Evangile de saint Barthölemy paraissent ici pour hi premiere fois. 

4. Conf. Saint Jeröme, Contr. PeUig.. 1. III. eh. i, De viris illustrihus : cli. ii, cii. iir, eh. xvi, 
eh. XXVI. 

5. Voir aussi saint Irenee, Contra huerescs. I. III, eh. i. 



124 INTRODUCTION. [8] 

(un peu grossie) de l'Evangile selon saint Matthieu, considere l'Evangile Se- 
lon les Egyptiens et rEvangile des douze Apötres comme les plus anciens 
evaiio-iles apocryphes, peut-etre anterieiirs ä saint Luc et vises par lui dans 
son prologue ' ; tous les autres sontpour lui posterieurs et, s'il n'admet pas liis- 
toriquement ceux-ci ä l'egal des evangiles canoniques, c'est que TEglise les a 
repousses parce qu'ils n'etaient pas inspires par le Saint-Esprit (ce que saint 
Jeröme - rondra plus tard par ces niots : « necesse est dicere extitisse quosdam 
qui sine spiritu et gratia Dei conati sunt magis ordinäre narrationem quam 
historife texere veritatem »). Ce sorait donc comme ömanant de contempo- 
rains d'une bonne foi douteuse et jugee teile par les chefs de l'Eglise que ces 
deux Evangiles seraient repousses. Ceci devient la clcf de voüte des sys- 
temes de saint Jeröme, de saint Ambroise', de Bede', etc. Seulement les Peres 
les plus recents confondent avec les deux apocryphes fondamentaux les plus 
antiques (plus antiques m«'me que TEvangile de saint Pierre, vise ailleurs par 

1. Oiigene in Liicdm, Migne, P. G., I. XlII, c. 1802. Ce livre d'Origene a 616 Iraduit par saint 36- 
lüme. Voici le passage cn question : « Sicut olini in populo ludaeorum miilti prophetiam prod- 
lebantur et quidam erant pseudo-proplielao... ita et nunc in novo lestamcnlo multi conati sunt scri- 
bere Evangelia. sed non omues recepti. Et ut scialis non soluni quatuor evangelia sed plurinia esse 
conscripla, e quibus haec quae liabemus clecta sunt et tiadita Kcclesiis, ex ipso prooeniio Lucae quoil 
ita conlexitur, cognoscamus « Quoniam quidem multi conati sunt ordinäre narrationem ». Hoc quod: 
ait : n Conati sunt .. latentem habet acousationem eorum qui absque gratia Spiritus sancti ad scribenda 
Evangelia prosilucrunl. Matlliaeus quidem et Marcus et lohannes et Lucas non sunt " conati » scribere 
sed spiritu sancto pleni scripseruiil i;vangelia. .. Multi » « igilur conati sunt ordinäre narrationem de 
bis rebus quae manifestissime cognitae sunt in nobis ». Ecciesia qualuor liabet Evangelia. Iiaeresis plu- 
rima : c quibus quoddum scribilur secundum Aegijplios. aliud iuxla duodecim Afoslolos. Ausus fuit et 
Pasilides scribere Evangelium et suo illud nomine titulare. Multi conati sunt scribere; sed et multi 
conati sunt ordinäre. Quatuor tantum Evangelia sunt probala, c quibus sub persona Domini et Salva- 
toris nostri proferenda sunt dogmata. Scio quoddam Evangelium quod appellatur « secundum Tliomam .. 
et « iu.Kta Mattliian u et alia plura legimus, ne quid ignorare vlderemur propter eos qui se putanl scire 
aliquid si ista cognoverint. Sed in bis omnibus nihil aliud probauius nisi quod Ecciesia. id est cpiatuor 
evaigelia recipienda. » 

2. Saint JtMÖme in Mntth., Migne, /'. /,., t. XXVI, c. 15 et suiv. Le passage commence ainsi : <c Plures 
fuisse qui Evangelia scripserunt et I,ucas Evangelisla testalur dicens : « Quoniam multi, etc. » et per- 
severantia usque ad praesens tempus unmimenia declarant ([uae a diversis aucluribus edita diverso- 
rura haereseon fuere principia, ut est illud iuxta Aegyptios, et Thomani, et Malthiam, et Barlholo- 
maeum, duodecim quoque apostolorum et Basilidis atque Apellis ac reliquorum quos enumerare 
longissimum est, etc. » 

.■?. Saint Ambroise, l'rowm. in Luc. II dit seulement de notre texte : " Et aliud quidem ferlur Evan- 
gelium quod duodecim apostoli scripsisse dicunlur. » 

4. Bfede in Luc, Migne, P. L.. t. XGII, c. 307, donne ä propos du prologue de Luc : « Quoniam 
multi, etc. », le commentaire suivanl (Svidemnient tire aussi d'Origöne : « Quo manifestissime prooemio 
significat eam sibi maxime causam Evangelii fuisse scribendi, ne pseudo-evangelistis facultas esset falsa 
praedicandi. qui, ut eorum hodieque monumenta testantur, sub nomine apostolorum perfidiae conati 
sunt inducere sectas. Denique nonnulli Thomae, alii Barlholomaei, alii Mallhiae, aliqui etiam duodecim 
Apostolorum titulo reperiuntur falso sua scripta praenolasse. Sed et Basilides alque .Vpelles quoniiii 
unus trecentos sexaginla quinque coelos, aller duos invicem contrarios deos inier alia nefaiula 
dogmatizabant, evange'ia sui nomine errore foeda reliquisse. Inter quae notandum quod dicitur Evan- 
gelium iuxta Hebraeos non inier apocryphas sed inter ecclesiasticas numerandum historias; nani et 
ipsi sacrae Scriplurae inlerprete Hieronymo pleraque ex eo testimonia usurpare et ipsum in Latinum 
Graecumque visum est transferre sermonem. i> 



[91 IXTRODUCTION. 125 

Origene) ', ceux qu'Origene uomme, dans ce meme passage, en les eu distin- 
guant avec soin, tant au point de vue des dates qu'ä un autre point de vue 
encore : Pour lui, il y a ceux qui ont voulu scrihere et ceux qui ont voulu 
ordinäre narrationenu Ceux qui ont voulu srribere, ce sont ceux qui ont essaye 
de raconter, ä l'instar des Evangiles canoniques, les evenements de la grande 
periode de la vie du Christ dont ont traite Matthieu, Marc, Jean et Luc (ce 
que nous remarquerons dans TEvangile des douze Apotres et dans celui de 
Saint Pierre cites par Origene, aussi bien que dans celui de saint Barthelemy 
qu'il ne parait pas encore avoir connu"). II y a aussi ceux qui ont voulu ordi- 
näre, c'est-ä-dire ici composer et inventer, comme l'ont fait les auteurs des 
evangiles encore existants de saint Thomas et de saint Matthias sur l'enfance 
de Jesus et de Marie, que cite Origene dans le meme passage, ou le protoe- 
vangile, egalement connu depuis longtemps, de saint Jacques, ayant un sujet 
analogue et qu'Origene signale lui-meme dans son commentaire sur saint Mat- 
thieu, comme d'ailleurs beaucoup d'autres Peres qu'il serait trop long d'enu- 
merer. 

Tout ceci est dans Origene parfaitement net, tandis que le melange des 
divers apocryplies opere par les Peres posterieurs (qui se sont pourtant 
surtout inspires de lui) Test beaucoup moins. 

Origene voulait montrer qu'il fallait seulement s'attacher aux quatre evan- 
giles canoniques pour les ricits proprement evangeliqiies. Que lui importaient 
les autres, traitant d'autres sujets, meme s'ils etaient dejä cites par Irenee, etc. 
C'etait hors de la question et il n'en parlait secondairement que pour prou- 
ver l'audace grande de ceux qui avaient voulu inventer de tels evangiles. 
Voih\ pourquoi, dans cette seconde partie, il cite d'abord celui de l'heretique 
Basilide, avant d'en venir ä ceux qui avaient ete attribues ä saint Matthias, etc. 

1. Origene in Mnllh., Migne, P. G., 1. XIII, c. 875 et suiv. : « Putabant igitur illuin esse loseplii et 
Mariae (ilium; fialies auteni Jesu filios esse losepli ex priore coniuge quam ipse ante Maiiani duxerit, 
affirmant nonnulli, ad id seilicet adducti traditione Evangelii quod secunduin Petiuni inscribitur vel 
libri lacobi. » Le second livre cite pai'ait 6lre le protoövangile de saint Jacques qui est aussi cito 
dans las Philosophoumena, p. 148 de l'^dition Gruice. La mÄme tradition se retrouve dans plusieurs 
autres apocryphes, la I7e de saint Joseph le charpenfier, etc. II est bien certain, d'aprfes le passage re- 
produit precädemment, qu'Origene n'attribuait pas ä I'Evangile de saint Pierre la nif^me iniportance 
(surtout au point de vue de l'antiquite), qu'aux deux grands apocryphes donnes par lui comme types. 

2. L'livangile de saint liarthelemy commence ä tMre eile durant le quatrieme et le cinquieme siede. 
Saint Jöröme, dans un passage dejä cito des Prolegomenes de son commentaire, l'indique a cötö de 
I'Evangile de saint Thomas et de celui de saint Matthias (textes d^jä cites ou vist5s par Justin apres 
Origene, l'auteur des Pliilosophiimena, Eusebe, etc. et que nous possMons encore). Böde {loc. cit.) 
nomme de m^me l'livangile de saint Barthelemy et le catalogue G(51asien le condamne. Mais tout semble 
prouver que ce texte, tres gnostique, n'a pas de beaucoup preci^di^ saint JtSröme comme composition. 
II va sans dire que I'Evangile de saint Barthelemy n'a rien de commun, quoi qu'on en ait dil, avec 
TEvangilc höbreu de saint Matthieu qu'Eusebe (1. V, eh. x), saint Jt^rome (/> viris illiisIrUms. 
eh. xxxvi), Nicöphore (1. I'V, eh. xxxii), prötendent avoir ete rapporte par Panthaenus des Indes oü 
il avait ete porte par saint Barthälemy. 



126 INTRODUCTION. [10] 

Semblablement, ä cause de rimportance capitale qu'avait, ä cöte de TE- 
vangile selon les Egyptiens, lEvangile des douze Apötres (rapproche ailleurs 
par Saint Jeröme ' de TEvangile des Nazareens ou selon les Ilcbreux et de 
l'Evangile hebreu de saint Matthieu se trouvant dans la bibliotlu-que de Ce- 
saree), les critiques allemauds qui ont commente les nouvcaux fragments 
evangeliques coptes de Strasbourg out senible hesiter comme attribution 
entre ces deux fextes, tout en penchaut vers l'Evangile selon les Egyptiens. 
J'avoue que l'etude comparative de ces fragments de Strasbourg et des miens 
m'amene ä une conclusion toute differente. Tons egaleraent nie paraissent 
devoir etre attribucs äl'Evaugile des douze Apötres. En elTet, l'Evangile selon 
les Egyptiens- comme l'Evangile selon les Ilebreux^ ne se permettait que de 
trös legeres intercalations par rapport aux recits cauoniques. II en etait tout dif- 
feremmeut de l'Evangile des douze Apötres ', beaucoup plus suspect aux pre- 
miers Peres par consequent, en depit de sa dato relativemcnt Ires ancienne. 

Nous remarquerons, d'ailleurs, dans ces nouveaux fragments que nous 

1- Voici le passage en queslion (S. J6röme, Ailr. I'fla^'.. 1. 111. ili. i) : « In t'vaiigeliü iuxta lle- 
bi'aeos, quod Clialdaico quidem Syroque sermone sed Hebraicis literis scriptum est, quo utuntur usque 
liodie Nazaraeni, (in Evangelio) st'CMindiini Apostolos, sivo (in Evangeliu) ul plerique autnniani, iuxla 
Matthaeum quod et in Caesariensi jialx'liir hibliothoca, uarralur liistoria : « Kcce nialer Dcimini et fralies 
eins dicebanl ei... etc. ». ün a cru voir une assimilation entre ces Irois evangiles. fort bien liistingues 
par Origöne, par Bede, etc., donl cependant au moins l'liisloire comparative nou.-; est conlee ailleurs 
par S. Jöröme lui-ni6me, De tnris illuslribtis. Migne, P. L., t. XXIll, <■. r.l'i. C'esI la une erreur. Saint 
Jeröme faisait seulement un Iriple renvoi pour un texte comniun aux liois sounes, (-oninie plusieurs 
röcits sonl communs aux quatre evangiles cauoniques. 

'2. L'Evangile selon les Egyptiens, eile par salnl Clement {t'Aem.AdtCor., pi :;, ü 12, Migue, /'. C, t. I, 
c. 346), par Saint Clöment d'Alexandrie (Clem. Alex., 1. III, Strom., p. •'i'i.'i), par saint Epiphane [llaeics. 
fi2), par saint Jeröme (Prooem. i/i Mnllli.), par Th6odote (in caice Oper. S. CI. Alex.), par Origfene (in 
Mallli.), Tite de Bostres, Tbeopliylactc (xur saini Mallhieu), etc., suivait gfinöralement les (Svangiles 
cauoniques auxquels il ajoutait quelques dctails ou de rares legendes d'un caractere essi^nien, comme le 
disent les 6diteurs de la Bible de Vence : Quand le monde linira-t-il? « Lorsque, repond Jesus, deux 
ne feront qu'un, quand ce qui est au dehors sera au dedans, lorsque l'liomme et la feuime ne seront 
ni raäle ni femelle, et lorsque vous foulerez aux pieds les habits de votre nuditö ». Salom6 ayant de- 
mandö au Seigneur : « Jusqu'ä quand les homnies mourront-ils? u Jesus rOpondit : « Tant que vous 
aulres femmes produirez des enfanls. » » J'ai donc bien fait de n'avoir point d'enfanis », repliqua Salom6. 
Mais le Sauveur lui dit ; n Nourrissez-vous de toute sorte d'lierbes, a l'exception de celle qui est 
amere (du pt5cb6). » .\illeurs on pri^te au Clirist ces paroles : « Je suis venu pour dötruire les 
u!uvres de la femme. » C'est lä tout ce que nous savons de cet evangile, si Ton en excepte un passage 
de Saint Epiphane, lui attribuant dos idöes sabelliennes. 

3. M. Nicholson a publi(5 et commentö tous les passages attribuOs ä cet Evangile dans son ouvrage 
The Gospel accnnling In tili- liehrrw.s. Londres, 1879. Les extraits donnös par hii prouvenl combien cet 
evangile etait gLMu'ralenient synoplique par rapport aux evangiles cauoniques et cumbien courtes 
etaient les intercalations. 

4. Beaucoup plus nombreux et plus considörables sont ici les röcits complets et etrangers aux 
evangiles canoniques, bien que ces röcits rentrent dans la trame historique des textes sacr6s. II en 
est de möme, d'ailleurs, dans les textes de Strasbourg, dont certains passages visenl, du reste, evidem- 
ment d'autres fragments recemment dticouverts par nous de l'Evangile des douze Apötres, par exem- 
ple celui-ci : « Je vous ai r6v616 toute ma gloire et je vous ai enseign6 votre puissance et le mystfere 
de votre apostolat... sur la montagne... n Co discours que Jesus adresse ä ses Apötres apres la re- 
surrection vise, avec certitude, la b6n6diction donnöe par le Sauveur aux Apötres sur la montagne 
alors qu'il leur propliftisa leur röle, suivaut nos nouveaux textes. 



|11] INTRODUCTION. 127 

atfribuons ä rEvangile des douzc Apotres, uii ton de bonne foi historique et 
de simplicite qui est tout ä fait etrangcr aux nouveaux fragments de l'Evan- 
gile gnostique et tres apprete de Saint Barthelemy. Certains recits se rap- 
prochent beaucoup, commr' saveur speciale, de ces Gfsta Pilati que les Peres 
dfs second, troisiemo et ([uatrieme siecles croyaient authentiques et dont 
Tiscliondorf a magistralement demontre Texistence actuelle dans la prenaiere 
partie de l'Evangile de Nicodeme. L'un d'eux semble meme faire suite, en 
quelque sorte, au Vi" chapitre; et j'avais d'abord pense ä iine partie perdue de 
ces Gesta Pilali. Mais si Ton rapproche ce recit des recits anterieurs de 
TEvangile des douze Apötres sur Pilate, songeant d'abord ä faire roi le 
Christ, se brouillant ä ce sujet avec Tibi^re, etc., on a grande tendance a voir 
dans la conversion de Pilate, apres son Instruction judiciaire sur le fait de la 
resurrection du Christ, une suite toute naturelle de ce preniier Evangile, ins- 
pire, du reste, par des traditions analogues ä celles qu'on trouve dans les 
Gcsta Pilati et dans la celebre lettre de Pilate ä Tempereur. 

II n y a pas eu, je le repete, d'autre recit parallele ä celui des Evangiles 
canonicjues en dehors des Gesta et des trois evangiles apocryphes signales plus 
haut. Or les fragments des Evangiles de saint Pierre et de saint Barthelemy 
fönt toujours parier leurs auteurs pretendus ä la premiere personne. Dans 
nos textes, saint Pierre et saint Barthelemy sont nommes ä la troisieme per- 
sonne, ainsi que chacun des autres Apötres. L'auteur suppose n'est donc pas 
un Apotre. Mais, ainsi que cela avait ete dit par les auteurs de la Bible de 
VencepourrEvangile des douze Apötres —qui seulsubsiste pour nous commo 
origine probable, — cet auteur pretendait avoir recu ces traditions de tout 
le College apostolique. 

Quel etait-il? — Lui aussi il parle souvent ä la premiere personne, en sem- 
blant s'adresser aux chretiens qui l'ecoutent et qu'il interpelle parfois. Mais il 
ne se nomme qu'une seule fois et c'est justement dans le fragment relatif a 
Pilate juge d'instruction sur le fait de la resurrection. La il dit : « Moi Gama- 
liel, je le suivais (Pilate) au milieu de la foule. » Le docteur de la loi Gamaliel 
est cite par les Actes des Apötres comme ayant pris la defense des disciples 
du Seigneur devant les pretres juifs (Actes, v, 34-39). II est indique aussi 
comme ayant ete le maitre de saint Paul (Actes, xxn, 3). La tradition en fait 
donc un converti : et cette tradition n'est pas seulement une tradition chre- 
tienne, mais une tradition juive. En effet M. Lowe dans son . Fragment of 
Talmud Babli, Psachim » et M. Nicholson dans son « Gospel according to the 
Hebrews » out atlire l'attention sur un IVagment tres interessant du Talmud 
de Babylone (Shabbath) rclatil" ä Imma Shalom (= Salome), fille de Rabbi 
Eliezer (ben Hyrcanus) et soeur de Rabban Gamaliel lejeune. Le Rabban Ga- 



128 INTRODUCTION. [12] 

maliel en question qui fut president du sanhedrin entre l'an 70 et Tan 82 de 
Jesus-Christ apres la destruction de Jerusalem, ä propos d'un cas particulier 
ä sa sceur, opposait ou faisait opposer la loi juive de Moise qui refusait tout 
droit d'heredite aux femmes, ä une autre loi recente qui mettait la fille et le fils 
sur le meme pied. On donnait la pröference ä cette derniere (la loi chre- 
tienne) et on citait deux textcs qu on a crus tires de rEvangile selon les 
Ilebreux et qui ont pu fort bien ctre tires de l'Evangile des douze Apötres 
redige par l'ancien Gamaliel (celui des Actes). On comprendrait tres bien en 
effet comment devant Gamaliel le jeune on iiurait cito (selon une tradition 
juive evidemment posterieure) un evangile ömanant de sa famille et que jus- 
tement — du nioins pour certains passages — saint Jörome rapproche de 
l'Evangile des Nazareens ou des Juifs convertis. 

Quoi qu'il en seit de cette hvpothöse, Tautcur qui a redige la plupart de 
nos Fragments semble preoccupe par l'idüe de montrer rairoction du Christ 
pour tous ses apötres, de detailler les bönödictions dont il comble chacun 
d'eux, separes ou reunis, bref de mettre le plus possible on lumiere le corps 
apostolique, ce qui convient bien ä un evangile des douze Apötres. Si meme 
on admet cette hypothese — vers laquelle j'incline de plus en plus mainte- 
nant — que, tout en suivant gönöralement le cadre historique des övangiles 
canoniques, Tauteur de notre texte ait voulu ne pas s'arreter ä la resurrec- 
tion du Christ, mais prolonger son recit jusqu'ä l'assomption de Marie, arrivöe 
quinze ans apros selon la tradition, pour rapprocher, en quolque sorte, ces 
deux miracles, nous trouverons äla fin de ce recit la declaration expresse, qui 
est censee faite collcctivement par les apötres ä Gamaliel, quo tout ce qu'ils 
ont raconte, ils Tont vu de leurs propres yeux, declaration analogue ä celle 
que fait ailleurs Gamaliel, selon un passage d6]ä reproduit. 

II va saus diro qu'ä notre avis rion de tout cela ne remonte efTectivement 
jusquaux apötres et jusqu'ä Gamaliel l'ancien' ; mais les recits tres circonstan- 
cies de l'Evangile en question ne nous donnent pas moins de curieuses tradi- 
tions devant avoir et^ ecrites des le second siecle, comme les Gesta Pilati, etc., 
puisque des le troisiöme, Origene en fait un apocryphe tres ancien pouvant 
etre anterieur ä l'ojuvre de saint Luc (que saint Joröme, avec preuves ä l'appui, 
nous represente comme le disciple et le secretaire de saint Paul, soit pour son 
Evangile, soit pour les Actes des Apötres). 

Dans les premiers Fragments publies par moi et que viennent compl^ter 
d'autres morceaux, il est question dun certain Carius envoye par Tibere pour 

1. Pour la critique detaillee de ces lexles comparus ä ceux des övangiles canoniques, voir notre Ira- 
vail intitule : n l'Evangile des XII Apötres recemment decouvert ». extrait de la Revue biblique. avril et 
juillet 190'i. J'ai relrouve depuis un nouveau fragment imporlant. reproduit et comuientii plus loin, p. 68. 



I 



[13] INTRODUCTION. 129 

nommer un nouveau tetrarque, alors que, selon les Evangiles canoniqucs, on 
cherchait Jesus pour le faire roi. M. Robinson a pense que Carius (kapiog) 
representait le Quirinus ou kv|}iiioc Je FEvangile de saint Luc (u, 2). Je 
penserais plutöt y voir Ca'ius qui, d'apres Tacite, fut envoye par Tibere 
pour pacifier TArmenie et y installer un roi de son choix. D'apres un autre 
Fragment qui doit etre anterieur, Tibere avant de penser ä la nomination 
d'un tetrarque devant remplacer Philippe, aurait regu d'Herode des denoncia- 
tions contre son frere et il aurait ordonne de s'emparer des biens de Phi- 
lippe, en ne lui laissant que sa vie, celle de sa femme et celle de sa fille. Est-ce 
en executant cet ordre qu' Herode se serait empare de sa belle-soeur et de sa 
niece ? La chose est douteuse ; mais toute cette affaire du remplacement de 
Philippe par Jesus qui, gräce au conseiitement de Pilate, aurait brouille ce 
dernier avec llerode, semble aussi visee par le fragment rocemment retrouve 
de TEvangilc de saint Pierre qui raconte la reconciliation de Pilate et d'He- 
rode, lors de la passion. C'etaient donc lä des legendes alors courantes, comme 
celle qui se rapporte ä la conversion definitive du pretre Gamaliel, qui aurait 
eu Heu seit apres l'instruction de Pilate sur la resurrection du Christ ä laquelle 
Gamaliel aurait assiste, soit, ce qui me parait moins probable, lors de l'As- 
somptlon de la Vierge, si l'on assimile Gamaliel au grand pretre converti dont 
il parlerait et qui dejä anterieurement, au moment de la passion, aurait 
defendu saint Pierre contre la portiere de la maison de Caiphe. RIen n'in- 
dique, en effet, dans les Actes des Apotres, la conversion complete de ce doc- 
teur bien intentionne quand il prit la defense des chretiens devant ses collegues. 

Les apocryphes de cette epoque s'inspirent ainsi sans cesse des textes 
sacres, qu'ils combinent assez habilement avec leurs affirmations. 

Parfois merae, notre texte cite expressement « l'Evangile », c'est-ä-dire un 
des evangiles canoniques. U n'a donc pas la pretention de se substituer ä eux 
et, disons-le, en dehors de certaines tendances tres discutables vers le doce- 
tisme qu'aurait eues egalement, selon les Peres, l'Evangile de saint Pierre, cet 
evangile des douze Apotres, si net quand il parle de rinfaillibilite pontificale, 
parait, d'ordinaire, etre fort orthodoxe. Les passages memes qui, pour l'in- 
carnation, peuveut «'Interpreter dans le sens des docetes, sont souvent cor- 
riges plus loin par le contexte. Ainsi, Jesus habite, cela est vrai, avec les sera- 
phins dans le sein de la Vierge, mais il n'en devient pas moins homme, etc. 

— Au point de vue de rorthodoxie, nous n'avons pas de semblables hesi- 
tations pour l'Evangile de saint Barthelemy, tres gnostique et faisant suiie 
aux textes gnostiques qu'ont analyses saint Irenee, saint Epiphane, l'auteur 
des Philosopliumena, etc. 



130 INTRODUCTION. [14] 

Ajoutons que si, dans l'Evangile de Nicodeme, nous trouvons des plira- 
ses hebraiques iiiterpretees en grec, de semblables traductions, s'appliquant, 
cette fois, ä la langue Celeste, se reucontrent sans cesse ici '. II est vrai qu'Ori- 
gene a beaucoup insiste sur ces fragments de langues incoimues, usitees jus- 
que dans les incaiitatious, etc. Mais Origene etait devenu, lui aussi, im gnos- 
tique, et admettait des puissances Celestes, des dieux paieiis, pouvant se 
convertir, de veritables eons analogucs ä ccux de notre Evangile de saiut 
Bartheleiny et des documents valeutiniens. 

Comme l'Evangile de saint Barthelemy, du reste, il croyait ä la conver- 
siou et ä la liberation des damnös. 

Dans notre texte, Jesus les emniene tous au ciel, excepte Cain, Judas et 
Herode. L'histoire de la mort de Judas est ici fort curieuse. 

On rcmarquera aussi la distinction nettement etablie entre Marie, soeur 
de Marthe, et Marie Madeleine ä propos du recit do la resurrection ei de l'en- 
trevue de la mere du Sauveur avec son Fils. 

Pour cette entrevue raeme et la Substitution de la Sainte Vierge Marie ä 
Madeleine l'auteur s'est inspire de l'Evangile des douze Apötres, certaine- 
ment de beaucoup anter ieur*. 

E. Revillout. 

1. Nous avons aussi un IVagnicnl oü de spiiiblables inlercalalions en langue cölesle onl C-16 ajoulöcs* 
au lecit de la passion que donncnt les Acin l'ilali en s'inspiranl de saint Luc. Je nie suis dcmande un 
instant si l'Evangile de saint Dartliöleniy n'avail pas empruntö cette page aux Aila eii la grossissant. 
Nous aurons ä revenir sur cette question dans le procliain fascicule. 

2. Nous avons indiquö en note (page 195) les raisons qui nous faisaienl ajouter. en appendice de 
l'Kvangile de saint Bnvthelemv. dcux fragments Ires douteux aussi. Les deux seuls fragments lertains 
sont ceux que nous indiquons dans le texte de cette proface; mais d'aulres paraissent avoir ete utilises 
par des sermonaires dunt nous parlerons. 



EVANGILE DES DOUZE APOTRES 



l" FRAGMENT' 

*2U)ai<l () IITeTpAApVHC RSII TI'AM.VAIA : * AI f. 154 

I ■ r - po jj 

\OIIU)ll A IICAAcVIlAC BUJK e?OVII (jpOq A(|TtüOTn A(|B(UK i^A 

lippo TIBnpiOC A(|KA'l'lll"()p(:l [u](|ll.MllflOO [o'i"B]ll(|. :X(; • . 



* ÜTLIIIAV A<( OCOIIT GUATe eqXCÜ UUUC Ae OVKOVII tjIC TOIKOTU6IIH ' ^'/^'•''' 
THp(; eVIlOIACCC; IIIIAKpATOC IIXIII RneOTOGI^ HTA IIIIOVT«: TAAV 2A 

T<n,\ IIIIAdKOr A/I'OVCTOG. A'.'dt GpO (|)IMrill()(: MACTAGIA^.Ü MIAUII- 
IJjpO [AvIcO IIAIIOO- IIAIIA?'I'G II + IIAAIIIXG IIA(| aiiok. 

AfvtO AqKJGAGVe M 

* m'AiMieve ucl>i.\iiiii()<: a-.<(i iir-Kov miigciiii iiivApiiAif.G iiii6t|2U2A.\. im ' A' i. 154 

' V» a 

1. Ce fragmenl auquel nous donnoiis la lettre A' occupe le l'olio 154 recto et versü du recueil de 
Iragments, portant le n" 129/18 du fonds copte de la BIbliotheque nationale de Paris. 

1" FRAGMENT 

•(Herode), lui aussi, etait tetrarque sur la Galilee. Enfin, Satan entra en " ^'J- '^'' 
Uli. II se leva. II alla pres de l'empereur Tibcrc. II accusa Philippe pres de lui 
ä savoir : 

* [Cet onipereur] so lächa beaucoup disant : « Voilä donc quetout runivers ' ^'/- '^'' 
est soumis ä ma puissance depuis le temps oü Dieu a donne ces choses entre 
les mains de moii pere Auguste. Et Philippe excitera des söditions contre niu 
royaute et ma grande puissance. .)e uc le permettrai pas, moi. » Et il ordonna 

*tu coiifisqucras Philippe, tu lui eiileveras sa inaison. Tu te saisiras de ses * -^^'-^^ '•"''' 
serviteurs, de ses bcstiaux, de toutes ses richesses, de tout ce qui est ä lui 



132 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [16] 

TBIIOOV6. Uli lieqVpHUA TUPOV. Uli IIKA um CJT^OOII IIA(|. III-TIIIIOO- 
VGOV ll<\l OTAIIinppO. AVCO in3(| KÜOVCI A lirOIIOV tjpOI. lU-rU^JCSÄII AAAV 

iiAq euAeov. f:iiiiiT(:i Te,<|yv\u iukvtc; iiii iw Tf:(|(;eiu(3 uii [ta 
Tüq;yoHpe] • • 

* AI I. lö'i * UIIApAlJOIIOC eiipdlAIIC AHIKOK IIII IIOIITA VTIIIIOOVnOV IIUUA(|. 

V" b 

A(| ocuiie uc|)i.\iiiii()c: ii(|(;()()'.ii au ii.vaa/. ovac iui(H|(iiun ii- • • 2«)ii ii-.. 

2' FRAGMENT' 

* A- p. 21 * ||A,")Blip. ATCTIIIIAV (() IIACIlir.- (j XOeiC 61102 IIOII IIIIAI. (U|Ue 

uu6(|au(>(;t().\(>(: i:(|(:ppuT iia-.- in'(;<|uoiiT6ppo. (npcivo'.coii iicncto 
ii6UUA(|- ?i,\(;ii TinpAiiiir.A uT<;(|u<:iiTpp()' (:,\iii n(|;?j(»()ii zuxnu IIKAe 

H(|OVa)U IKMIUAV eiA(;ll TOTpAII lir.A UIIKA?. iH\f 11 ll«;(| pil IHiUV»; UAV 

urnTpAiiur.A iit(:(|ii(5[ii rppo. «iiiov i'Ap xio] [un(|<()ii iiii aii'kocik»; 
(;p(,oq) All 2U).\()(:. 

e^XH Kovco^ (:(;iu<;- ccorii iaiauok- iiii (\\>v. uih). tc o'.m:,") iM;(|A- 

IIOCTOAOC All Znil ArAIIII IITOOV TlipOV. CUOTOII ni(02AI 1 1 1 1 IC IKr.AflM;- 

1. La pieiiüi'ie partie de ce l'iagment. coniprcnaiil les manuscriU BorgiaCXI elCXII. a i'li' publice 
d'abord par nioi dans nies Apocryplies copirs, p. 11:J et suiv. M. (iuidi l'a lepiibliiJc en y joignant unc 
page nouvelle liree dun nianusciit Bodlcien dans ses franimenli ropd. p. :!7:t des llendiionli de l'A- 
cadömie des Lincei, vol. III, fasc. 13, 2" seraeslre. 4-, Homa, 1887. Enfin um; nouvelle partie, sc re- 
joignant aux Irois tnorceau.x piiinitifs. a Ot('; receniinent dtHouveite aussi par nioi iRecueil 12'.» 17 de la 
Hibl. nat. de Paris, fol. 53 a 58). 

Quand nous nous trouvons avoir ainsi plusieurs te.\tes, j iuUiquc eu note les variantos. Lc imniero 
CXI Borgia portera ici la lettre A-. Le manuscrit CXII la lettre A=. Le manuscrit Bodleien la lettre 
A'. Nous avons de plus les fragnients A' (Recueil 129/17, fol. 53 a 58). A" (Recueil 129/18 Bibl. nat., 
fol. 151). A' (ibid., fol. 158). A« (ibid. f. 92). 

Nous suivons ici A-. 

et tu m'eiiverras ces choscs au sibgn de iiion ompire. Tous ses bicns, tu les 
compteras pour moi et tu nc lui laisseras rien, si ce n'est sa vie, cellc de sa 
fcmmc et (cellc de sa fiUe). » 

* AI f. 154 * [Voici ce que Tibere ditj ä Tinipie Herode. 

II alla, ainsi que ceux qu'on avait envoyes avec lui. II prit Philippe sans 
qu'il siil rien et sans qu'il coiiuüt Faffaire [pour laquelle on le traitait ainsi]. 

2" FRAGMENT 

*A' p. 21 «... * Mes amis. » Avez-vous vu, 6 mes Ireres, de seigneur comme colui- 
ci, aimant ses apötres, leur promettant son royaume pour qu'ils mangent et 
boivent avec lui sur la table de son royaume? Depuis qu'il etait sur la terre, 
il mangeait avec eux sur la table de la terre, en leur rapi)clant la table de son 
royaume; car il comptait pour rieu les chosesdu monde. 

Si tu veux savoir, ecoute, je t'enseiguerai. Est-ce que Dien n'a pas aime 
ses apötres — eux tous? Ecoute Jean TEvangeliste temoignant que le Christ 



fl7J MULTIPLICATION DES PAINS. 133 

AiGTHt; (jtipiiHiiTpc- .\<; npe novc coiu; iiiio(|ui(ot eapoov. xii 
eve''J(()n(-: iiova- kata oh aiio iio.a. 

Kov(();"; cmiic; (itih;. ac a<|(;(()tii iimoo-.- iiiimrroiioovc eTper- . . 

* poov oqxui uiioc .\(; fi'ieiieeTiii eep^i eixii iihiiiiih."jo. ao üi(:»v-. „22 

^tlllOIIT II200V GH(V(;<:T RpOI. AV(0 IIOMTAV Uli, Vi' U I KJTOVI I AO'.AI 1(| . 
Il+0V(0^'J A*3 All GKAA'i- UliO.V eV2KOf;ir MIMKOrO lICeCtO^GU ?pAI ?(;ll 

reziH. 

nexe AiiApnAc; iia(| ao ncAe iiiiAzn cofiiK rcuii e<;n iioiiia iiaaim 
3:[e] epi; ii.- a . . • 

nejce in iihcuiiac au iuok ^a iKupioiiG. o.pi-. ik-i+ov iiocmk iikot 

IITO()T(|- licni M6iT6BT CIKV.'- I IT6T6lieHT(| MAI ßllOIIIA. 

nfiA«: AII.VpOAC IIAI|. Aß IICAZ fjpO II6I + OV llOfJllv IIApp OV llllül- 

UHHi'je irreicroT. 

neXf: IC IIA(| AO AllICO'.' MAI. A'i'CO ll'^CDIi IIAp«();'M;. 

AVBtOK AK AveiiK; u I i;y Hpe^y H u epAiq nie avio At|ovto^T iiAq 
[u]T[eT]iiov. 

[iiJTeviiov Atiloliiin iiiicooik * cepAi. iinii nroirr ciiav. * .\-' p. 23 

neAü ii,"Jiipe;yiiii nie xe ncAe Ai;yeii 2A2 hzigü exBe mal 

rieAo IG iin^Hpe>"jnu. xe ija iiai i.in+ov iiogik eTcrAAiiv epoK 

aprie son Pere pour eux « pour qu'ils soient im, commc nous sommes un ' ». 
Tu veux savoir la verite : il les a choisis les douze pour qu'ils fussent 

*sur eux en disant : « .J'ai pitie de cette multitude, car voilä trois jours ♦ a'^ p. 22 
qu'ils restent pres de moi et ils n'ont pas de quoi manger. Je ne veux pas les 
renvoyer ayant faini, de peur qu'ils ne manquent de force en route. » 

Andre lui dit : « Seigneur, oü trouverons-nous du pain dans ce lieu de- 
sert, car... » 

Jesus dit ä Thomas : cc Va pres de cet homme. II a cinq pains d'orge en 
sa mainet deux poissons. Apporte-les-moi ici. » 

Andre dit : « Maitre, ces cinq pains que feront-ils pour une si grandc 
multitude? » 

Jesus lui dit : « Apportez-les-moi et cela suffira. » 

Ils allerent. Ils amenerent le petit enfant aupres de Jesus et il l'adora ä 
l'instant. II lui apporta les * pains et les deux poissons. • a- p. 23 

L'enfant dit ä Jesus : « Maitre, j'ai pris beaucoup de peine pour ceux-ci. » 

Jesus dit ä l'enfant : <c Donne-moi les cinq pains dont tu es le depositaire; 

1. .Jean xvii, 11. 

PAXn. OR. — T. II. 10 



134 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [18] 

AiiTOK All AKTovxo neiiiHii,"in C;ri2A,\26Ä [aaI.va T()IK()[|IOu]|A in 
OT[pnK]ii.\v eepAi f;[ov]2ioB ii^nnpe neu ovRpnuGevo iiatioxii ,"ia 
(Hioe. neu ovzpe evcei iiav- 

IC AC; A{|.\l IIIIOeiK A(|;'jnM?ll()T eepAl CACOOV A(|I10:"I()V. A<|TAAV 
IIIIAIIOCTOAOC. CTpOVKAAV 2Ap«OOV III I Ul 1 II I U'K: ■ 

lovAAc, i'Ap nn nzAii hta<|XI ?oii iKjeiK. 

iiGxn AiiApoAC nie. An iica?- nun io.aac ai KAiipioiioiiiA i-nii iioniK 

ii(TAqi) nTpoqKAAV ?Ap(t)()v iinniiiiiii."in. k 

WApeiif ii[iiüuiih]"iii 

* A- p. 2'i *iiOK;MAxe. XI': iinrn iiiiii^ iia(| iimiko."! inionii; ni>()A2nii iiaoi.x- 

ll(|llll."IA All lllllKO."! IITACApE- OVIC; p«() 1 1 1 in(|p()()/;*l All im eA + II- 

ii(;eiiK(;. (;iniiTOi iinKAcontorconon ' iiiiArn. oviivcTiipioii iwp [uiiAJ- 

«3I(I)T.-. n()K... nniico,") [lITAJcApg. 

[iiTevJnov [a(|(:u1(iv npoov [n<|xa)] iiiioo [xn iiai^Ikot nioviin [Tii]pc 
UTiniTArAOoc. -f-TcnBAe iiiiok niptiKciiov nnni+ov ii()«:iK iikot iicnrcio 
iiiiniiiiiii."ie Tiipci. A(:KAn npn nouynipc; xi noov iiziitk. a\io irrn 
iiniiTAKCAKov ."iApo(| nii<)A?nii iiKocuoc ccinoii ii<:(()(|- 

AV<1) nT(;\llt)V A lin(),"IAA(; ;')(OIin ?ll C^gOVCIA- A IMiCIlO.- ."MOlin 2(:ll 

1. Celle mömc cxpression pour designcr la bourse de Judas sc tiouve dans le fiagmenl n" 5, 
p. 156. La plirase e?l, du rcste, inspiree par Ic versel ß du cliapilre XII de sainl Jean porlani : « il 
disait coci non qu'il se souciAl des pauvies, niais paice que c'ölail uii larron vi qu'ayant la bourse 
il poilail rargcnl qu'on y nicllail. » 



car ce n'est pas toi qui sanves du l)esoin celte multitiitle, mais c'osl uii dcs- 
sein providenliel pour que tu voies une cliose adniirable dont le souvcnir ne 
disparaitra pas ä jamais et une nourriture dont ils seront rassasies. » 

Jesus prit les pains. II rendit gräces sur (Uix. 11 les divisa. II les donna ä 
ses apötres pour qu'ils les apporlassent aux niultitudes. 

Judas fut le dernier qui participa aux pains. 

Andre dit ä Jesus : « Maitre, Judas n'a pas rc^u dlieritagc dans les pains 
quand il est venu pour les donncr a ces niultitudes; et tu (as voulu) que nous 
donnions... » 
' A- p. 34 (J6sus dit : ) « ... *ta parole; car celui auquel je n'ai pas donne le partage 
des pains de mes mains n'est pas digne du partage de ma chair. Et du reste il 
ne se soucie pas du den aux pauvres, mais se soucie seulcment de la bourse. 
— C'est un mysterc de mon Pere qui a trait au partage de ma chair. » 

Alors il les bcnit disant : « Mon Pere, racine de toute bonte, je te prie de 
benir ces cinq pains d'orge pour qu'ils rassasient toute cette multitude, afin 
que ton fils rcQO've gloire en toi et quo ceux que tu as tires ;\ lui hors du 
monde lui obeissent. » 

Alors sa parole devint ä puissancc. Sa benedictinn penetra dans les pains 



[19] MULTIPLICATION DES PAINS. 135 

iioeiK. ^(:ll iHuriA iiiiaiiocto.vog. av(() a iiaack; iiiixi ovtoii Av«:ei. 
A'i'cii»-.' (Mino vre. 

AT6TGIIIIAV *«() IIAIIOpATß OnilO IIIC (Seo/Il f;il6(| AriOGTO AOG. OBOAX»; ♦ A- p. 25 

iiii(;C|?(Hi AAAV epoov. enii iineBnvR Tiipov iiro{|iniiiriiovTR. ovr.oii. 
enii iiociiov Lin+ov iio(3ik iikot. ovcon. eeii ii.-uuieiior iiiu;<|(N(()t. 
oTcoii ?(:ii ri^'jeneiioT iiriGA^q iiogik- 

nex«; (xoiiAc nie xe. nAXoeic. cu; ?ih)t iiiii akaav iiiiiiaii zv.h t«;k- 

lieilTAf AOOC. ()V2(Oll ll<)\-(OT lie KllOVtd.") eTpeKIIKIM IIIIOII {;|)()(|. 

eiiov(0>^ CO luvxoeiG erpniiiiAV eeeiiptHjiioovT gvoiikotk eeii iihtacIxx; 

OAKTO'i-IIAGOV- fJVIIAnill UTOKAII AGTAGIG 6TIIA^(()I IH . IIIIOII. TGlIGOOiMI 
tO ll(;IIAOGIG Xli AKTOVIIGG ll,"llip<- IITR \lipA 2<:ll IIAGIII. AAAA O'-RT 

•re^impG iiiiiiav gtgiiiiav. xe htak2(3 (ipoov gviioo.-ig ii(miiia(| zi 
T62IH. (-.iiovto^'J iniAV neoiiKeec ?(;ii iiGiTAfhoG iiTAVBcoA gboa. ah 

^AVTIOO-R RlIRVRpilT I|[a];'J II2R IICe;y[A]AR eRII IIRIIIA. 

MRACS IC. IIOCOIIAG AR OCOIIAG IIA."IBIfp ^'IIIK; IIIIOI ||R|| I IRKGII I I'/ * A^ p. 2« 
RTBR 2(OB IIIU RKRIIIOVIMSI RpO(|. AV(0 IffllAZRIl AAAV (iptüTRIl All. AR 

iKoriG iiriiAV. Avio iiro-ouo'Rii mir iirk2ht TAApo. R^iAR AKRriievuei 

IIIIAV RMRT eeil IIRTA(|)OG RAVTtüOVIl. KAAtOG URII AK^'illlR IICA OVUARIII 
IIAIIAGTAGIG. AIO-.(0 l\\\> RA«) IIIIOG RptOTII AR AMOK HR TAIIAGTAGIG 



entre les mains des apötres. Et le peuple entier maiigea et fut rassasie. IIs be- 
nirent Dieu. 

Vous avez vu, *ö mes bien-aimes, l'amour de Jesus pour ses apötres; car il • a- p. 25 
ne leur a rien cache daiis les oeuvres de sa divinite : une fois dans la benedic- 
tion des cinq pains d'orge; une fois dans l'action de gräces ä son Pere; uno 
fois en rendant gräce pour les sej)t pains. 

Thomas dit k Jesus : « Mon Seigneur, voici que toute gräce tu as faite avec 
nous dans ta bonte. II y a une seule chose que nous voulons que tu nous ac- 
cordes : nous voulons, mon Seigneur, voir des morts reposant dans les tom- 
beaux que tu aies ressuscites : cela comme signe de ta resurrection qui aura 
lieu pour nous. Nous savons, Seigneur, que tu as rcssuscite le fils de la veuve 
de Nain. Mais autre chose est le miracle de ce moment-lä, car tu les as 
trouves marchant avec lui (le mort) dans le chemin. Nous voulons voir des 
ossements qui se sont disjoints dans le tombeau, commcnt ils s'y reuniront 
i'un ä l'autre, en sorte que les (morts) puissent parier. » 

* Jesus dit ä Thomas : « Thomas, mon ami, interroge-moi, ainsi que tos ♦ a- p. 20 
freres, au sujet de toutes choses que tu desires. Je ne vous cacherai rien, en 
Sorte que tu voies, que tu palpes et que ton cceur soit affermi. Si tu desires voir 
des gens dans le tombeau qui ressuscitent, c'est avec raison que tu cherches 
un signe de la resurrection, car je vous ai repondu disant : Je suis la resurrcc- 



136 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [20] 

AVU) lUOIIA^- AVK) n."J(()IIG IKSpß TIIUABI.VO IICOVO MOV- IKUlt KApilOO. 

ej'jjone ztoTTiivTii motctüiima-.- i-ii ii«;iniiii.\.\A- iicpc inrnniyiii- ta.\|)(). 

UM lllllAOOr. IIHTOII .\(: IIAIATO'.- 1 1 1 Uni 1 1 lO'.l I A/. A.MO A/IIHITOTe 

lieOVO (=|)()(; IKilllAVIlAV. AVU) U I lOVI I IC.TUVCi. TOTUIIIIA-/ Xli Alfi|) OVIip 

llllAßlll. ei ."llllipn IIIKMITO (;IU).\ IIIIIOVAAI. AV«) II I lOVIl ICTOVC «jpoi. 

• A-' p. 27 rCJIIOV (IT; (() llOCIlllV T(;T(n l'cOOVI 1 G.VAiT.ApoC. II p(;l I l'.VOAll I A IICTOV- 

iiovTe (;p<)(| ,\fi iiA;'JBiip 110. (nc ()T()ov iieoov +<r(-uT (ipcoTcni- iiiii- 
iKor rA«)(niii."iiii<; iiii(H|ciiriv. xti iin(|TOo,v ii.\A<.Api)<; im iioo-.-. ii.viii- 

TA(|ll()V. TCIIOV (IC IIApOII ,"IAp«)(|. 1 IICIIJI I <:(;.\<;«().\ov . ci ivc iK-.-coii 
.\A<.Ap()<;- AIAVIIOC AHO.- IMSIIIIAI. MTCIIIKOT (}li(;()AII I A TATAIIOK «UITV- 
riOO UTAIIACTACIC llll?AII lie«»).' eiMI il(;<| rA<h()«;. TApC I H:T(;Hei IT TAApd 
A(; AMOK HC; TAIIACTACM; AVCO IKOIIA;. AIKJV IKUIIIAI <(i AIAVIIOC TATA- 
IIOK OIICMvCnc. IITA-.IUO.V (=IU).V eCill IITA(|)0<:. (-VCOO'.V IIKCCOII (;il«;V(;- 
pilV. AHO'.' IKMIIIAI <(» AIA-.IMX: lAIAIIOK CIMMIAA CA A <,A p( )<: UTA'.' 
.••|tOK2 nllCCHT AVK«; IIO/OCIII CIIOA- AIIOV IHHIIIAI «O AIA/IIOC ."JA 
nTOOV IIIIOOVIIIA TATAIIOK OIIAAC IIAAiTApOC I IIA<|OV(;ITC; «iT... fAIIK; 
A2 p. 28 TApnq."JAAO ll(:u]*IIAK. IIKCCOII. AIIOV IICIIIIAI «O AIAVIIOC ,"JA II<;II2AAV 
IIAAr.ApOC. Ill-IIAV lillTAKO 1 1 1 1 C«| KCC<: . IICII TC(|KAICC. CA IICIICIIT IIAAOV 
OBOA. IIIMIA/ CllCliTACI^tOIlG IJIIO«| VCII llCepOOV I i;'l AI I lO'.-T«; CpO<| 



lion (>t la vie; si le grain de fromeiil m- meiul, pas, il nc donnc pas de fruits. 
Si, vous aussi, vous ne voyez pas de vos yeux, votre coeur ii'cst pas afrermi. 
Ne vous ai-je pas dit : Bicnlieureux ccux qui n'oiit pas vu et qui croient bien 
plus quo ceux qui ont vu et qui ne croient pas. Vous voyez combien j'ai 
fait de miracles et de prodiges devant les Juifs et ils n'ont pas cru en moi. 

A- p. '27 Maintenant donc, 6 mes freres, vous connaissez * Lazare, riiinmiio de Betha- 
nie qu'on nomme mon ami : voilä quatre jours quo je reste auprös de vous 
et que je ne suis pas alle prendre des nouvelles de ses soeurs; car voili\ 
quatre jours que Lazare est mort. AUons aupres de iui pour les consoler ä 
cause de leur frere Lazare. Didyine, viens avec moi. Allons ä Bethanie. Je 
te montrerai le type de la resurrection du dernier jour dans son tombeau, 
afin que votre coeur s'affermisse ; car je suis la resurrection et la vie. Viens 
avec moi, Didyme; je te montrerai les os qui se sont disjoints dans le 
tombeau se reunissant de uouveau ensemble. Viens avec moi, Didyme; je 
te montrerai les yeux de Lazare qui se sont creuses (vides) par la pourri- 
ture et ont laisse la lumiere. Viens avec moi, Didyme, jusqu'ä la montagne 
de Bethanie; je te montrerai la langue de Lazare qui s'est liquefiee par la 

A-i p. 28 corruption et qui parlera* avec toi encore. Viens avec moi, Didyme, jusqu'au 
tombeau de Lazare, pour que tu voies la destruction des os et de sa sepulture 
(de son corps enseveli) que les vers ont ronge et ce qui Iui advient ä ma 



[21] RliSURRECTION DE LAZARE. 137 

lieHT<|. AIIDV IICIIIIAI <() AIAVIIOC ."JA riTA<|)0(: 1 1 .\A< A()()C. enüqt|TO()V 

nß tioov .\mTA(|ii()-.-. rAi()'.ii()(;(| ' (;(|()iia^ iiKocon'. ak^iih} iic.a 
nuAcnii ' ti taiiaciack; ' lo o(()i_iac- aiio'.- tataiiok opixj ?ii iita<|)()(; 
ii.\A<.A|)0(;. AK,")iii(; iicAoii ' iiiiAv'' ezeiiKeec ovriio" «nievopiiv. aim»'.- 
iiiiiiAi (;ii rA<|)()(; ii.\A/.A|>(>(; iii'iiA'i- {;p«)()v eviiooi'ie o'/imv' «boa ?i|)(}ii " 

lipo IIII(;(((;II2AA-/ '. AK;ylll(; IICA 2(:IIOi:v'" (; I |)(r/COOVTeil AIIO'.- 

TATAIIOK üiKuri.v " ii.vAf.Apoc cvcoiie iiKvpiA'' A'/(o evoweu.vcüu «3 

lieCIIIACUlllOII '^ e'/TA.VO IIIIA'.' eiXlOOv'' MA/AA-.- (i/IIIIV eBO.\?GII 
neUZAAv'^. AIAVIHX; IIA.-Illlip AIIO-.- IIIIIIAI eilTA(|)0(: II.VAr.ApOC SU A *A'|i 1'*-"» 
TATAlipo OlieiO'.MUil Ollül IIAK IH3(= VU (;pO(|- M(H|TOO"/ l'Ap II.VAlf.ApOC llf; 
llOO'i" IIApOA UM IIApiA (V«o:yr (MiOA ?A TAeil 'l'Aß(OK TAO'U I lf;'i',"l 1 1 If: 
<;ll><; IH;'i'(;OI|. 

MAI AU C;pU K; MO IIIIOOV (UIAIIOC rOAOC 

A AIA'.MIOC + ll(:(|0-.'OI IIU.\A(| IIA(| A'U MAA'fXMC (nillABtOK 0'(; (HIA'Z 
IIA.") neu UpU IIIO-.AAI ."MIM; IICA 21 «OliU (jpOK. 

iriA<|.\U MAI ,\(; A(|\-.IIUI UIBU ll."IA.\(; iiia k: .VOO/ (JTBU AAif.ApOC 
XU IIIIU(|t>tOK. 

1. A' ; irrAIO'.IIO(:(|. — 2. A' ; IIK6COII UtJOII?. — :). A' : OVIIAUIII. — 'i. A' : 
IIAIIAC'I-ACIC- — 3. A' : IIA/. —0. V : (;II(;IIIII."M; ll(|ir|-- —7. A' : UVIIA U'.llll/. 

— 8. A' : ^ipeil II. — >|. A' : IIIIIIÜAAV- — 1". A' : IIA'.- ueCJIKVIA'. — 11. A' : eiUVIA'. 

— 12. A ' : K(3p(;A. — l:i. A': II^CIICO'.'AApiOII ■ — l'i. A' : IIIIOO'.- CACOO'."- — 15. Nous 
suivoiis ilepuis ici .V. 



voix quand je lappelle. Viens avec moi, l)id\ nie, jusqii'uu lombeau de Lazare, 
alors que voilä quatro jours qii'il est niort, et je le ressusciterai vivant 
encore. Tu cherches le signe de la resiirrection, Thomas; viens et je te Ic 
montrerai dans le tombeau de Lazare ; tu cherches ä voir des os adherer de 
nouveau les uns aux autres; viens avec moi au tombeau de Lazare pour les 
voir allant et venant sur la porte de son tombeau. Tu cherches des mains 
qui s'etendent; viens, je te montrerai les mains de Lazare liees de leurs ban- 
delettes, onveloppees par les linceuls, qui s'en eleveront lä, sortant du tom- 
beau. * Didvme, mon ami, viens avec moi au tombeau de Lazare; car ma 'A'p. is-i'i 
boucho desire ce que tu as pense. Voila aujourd'hui le quatrieme jour pour 
Lazare. Marthe et Marie m'attendent pour que j'aille les visiter ä cause de 
leur frere. » 

Teiles sont ces chosos que Jesus dit ä ses Apötres. 

Didyme prit son elan. II lui dit : « Monseigneur, comment donc irons-nous 
lä, alors que les Juifs cherchent ä te lapider? » 

II dit cela, parce qu'il etait afflige de la parole que Jesus avalt dite ä 
propos de Lazare et afin de ne pas y aller. 



138 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [22] 

iic:vG IC iKvq .\(J AiAviioc noTiiooj'ie zu novoeiii uRqAixpon. 
HTA IC X6 neijyAse luvi eetuuAC xg (3quc.\cto.\c| xn a(|iiav cpot| va\ 

AVnei «TBC IlllO'i' ll.\A5(,ApOC. 

IIIIIICA MAI A(] TlipoV A«|r:l Opil MII2AA-/ 1 1 .\AV,.\P<><: ."»AATII OVKI)-.-| 

AYUi A •reqciDiie tiduiit ep()(| tu iiua ciuuav- 

lieSAAC I1A«| AC IIAOCIC ejll(;K UIIOUA IICp<: NACOM IIA HO.- All IM! A(; 
IITOK MC TAIIACTACIC 6TTOVII()VC IIIMiTUOOVT CICJOOVU IIIIOK Alll 
TCKUIIIKO-i-l IUI NACOM AAif.ApOC. 

neAC IC NAC Ao tcimctcv«; cnai ac anok iic tanaciacic (;TI()-.movc 
iineTUoo',"r Avco luoii; iio'.-oii hin. 

ncAc uApj)A iiA4| AC ce iiAocic •f-iiicTcvn. 

NCAC U: NAC AC MO-i-<;ON MAIIOOTN- 

CITA {:VA'(«) NIIAI IUI llC-i-CpilV CIC IIApOA. NM IIApiA NN MI. AV(;I ' 
CilU?AA-.' II.VAV.ApOC CpC IC C(OK ^Nld'.- II 11 AMOCTOVOC • 

iicAA<| AC IIA'.- AC <|i imoim; iiiia'.' mi-na-.- c riiiriiiiiipc iioc; nto-.iku; 
pctjNoovr '. 

AVtO NTCVMOV A IXOIIAC pilIC IINIITO CIIO.V NIC C(|A(0 MIIOC AC 
♦ A^ p. 1.1 C'IAC AK*,"JCII* NCICKVAUOC- AKCI CNTA(|)OC' II pCl| IIOOVT CTI'.C TAINIT 

1. A» : cpU IIU'^AOV- — 2. A* ajonte : »O OCOIIAC- - 3. A" ajinile : lll'iNCTJ:'/»; 
A'i"(0 INir'riipyirrCNA'i". — <i. Nous suivuns dcpuis ici A'. — 5. A": -|°A(|>OC CTO'.'II«;«: 
pc<|IIOO'.'T. 



Jesus lui dit : « DiJyme, oelui qui marche dans la liimiere ne tröbuchera 
pas. » 

Jesus dit cetlc parole a Thomas puur le cuusoler, jiarcc qu'il avait vu qu'il 
etait adlige au sujet de la mort de Lazare. 

Aprös tout cela, il arrivait presque ä la porte du tnmbeau de Lazare que 
sa soeur vint ä sa rencontre en cc licu. Elle lui dit : « Seigneur, si tu avais 
ete ici, mon frere ne serait pas mort. car tu es la resurrection, ressusci- 
tant les morts. Je te connais depuis tou enfancc, ainsi que mou fröre Lazare. » 

Jesus lui dit : « Tu crois cela, ä savoir que je suis la resurrection, ressus- 
citant les morts et la vie de quiconque? » 

Marthe lui dit : « Oui, Seigneur, je crois. » 

Jesus lui dit : « Ton frere ressuscitera. » 

Ils disaieut ces choses, .Marthe et Mario etant avec Jesus. Ils vinrent au 
tombeau de Lazare, Jesus marchant devani les Apötres. 

II leur dit : « Enlevez la pierre de lä, afm que toi, Thomas, tu voies le 
temoignage semtlable ä la resurrection des morts. » 
* A» p. 19 En cet instant Thomas pleura devant Jesus, disant : « Tu as regu cette *fa- 
tigue, tu es venu au tombeau d'un mort ä cause de mon incrödulite. Qiie ta 



|23] RESURRECTION DE LAZARE. 139 

Anicroc iiApe ncKovtu.-j ^ücuiig excüi ' irre neii.\<|)oo ^jorrr epo<| ^'ja 

IIG200V irreKAIIAGTACK;. 

IC' AG Al|GIUe XR A BUJLIAG .WIIGI IIGSA(| IIAC| ZU «VZpOOV ll|>A,")G 
Uli ()i-.")A,\G IKOlie .\G OCOIIAG 1 1 II p.WI l(;l • IKstGipG llll(><| ll|-GO()TII UU<)(| 
All'. Uli OVZIGG IIG (|l liaillG UUAV IIOV,"Jlllip G()()pii C-eOVIl GVTA<|)()(; 
IK| TtDO'.ll IU|CI GBO.V. Illip.WnGl' U) BtOIIAG AG AIADOG HAK Xr= l|l 
IIU)IIG LIUAV IITG «VIIIITUMTpG IIAIIAGTAOIG OVCOII2 GIIOA ^11 OiTA<J)OC. 

iipGqiioovT. uiip.wiiGi' cju hcouag ye aiaoog hak ag qi iitoiiG 

UUAv" GTOVIieC peqUOOVT. OVtOII linpo UIIU2AAV AVCO -fllAGIIIG 
GBOA IIIIGTLIOOVT*. (|l IICUIIG UUAV (() (Hl)UAG TA+ IICOI12 U I IGTI I KdIK 
ZU ilUZAA/. GGK IIIOIIg" GIIOVG U) OtOllAC TApG'° IIGTIIOOVT OMI T(;?lll 
IIGi GBOAZU lirA<|)0(;. GIIGltzTOp GpOK All CO OtOUAG AG qi IKOIIG 
UUAV AG Uli «von G-rpG AAV.ApOG Gl GBO.V GpG IICOIH; ."lOTU G«i OVII 
O-OU IIIIOI GetOB HUI. A.VAA GK^'JAIU|I IltOIlG UUA/ (1> OIOUAC; ."IAp(3 
lllieAA/ 0/IUII2 GBO.V UTG*pCOIIG Ulli IIA/ Gpot| HCGIIAV GHGUTAqUOV *A^ p. 20 
AG G(|IIKO-|-K IIA."J il?G. ll-l'AKqi IKOIIG IIIIA/ LU «XOUAG A IIGcfBlüCOH 

1. AS; 2IAU)|. — 2. A« : neilAOeiC AG IG — :i. A* ajoule : TGIIOV- — 4. A« : UUG- 
KAVnei. — 5. AS : UflGKAVIU;. —CA« : UUOII HOV.VVIIGI All IIG TOVIIGG pG(|- 
UOOVT. — 7. AS ajoiite : tu OtOUAG- — 8. A» ajoute : GTIIKOTK HeilTq. — '■>■ A-- : 
GKpKCUp IltOIIG. — lu. A" : IIT«; nGTUOt)V (rGIL — U. A * : ,"JTAU. 



volonte soit faite sur iiioi et que ce tonibeau me regoivc jiisqu'au jour de ta 
resiirrectiou. » 

Jesus sut que Thomas s'affligeait. II lui tlit, avec une voix joyeuse et uue 
parole de vie : « Thomas, ne t'afflige pas. Ce que je fais, tu ne le sais pas. 
Est-ce que c'est une peine de prendre une pierre de lä pour un ami qui est enfermö 
dans le tombeau afin qu'il ressuscite et sorte? Ne t'afflige pas, 6 Thomas. Je 
te Tai dit, öte la pierre de lä, alin qu'un temoignage de resurrection apparaisse 
dans un tombeau de mort. Ne t'afflige pas, ö Thomas. Je te Tai dit : öte la 
pierre de lä, pour ressusciter le mort. Ouvre la porte du tombeau et je ferai 
sortir celui qui est mort. Ote la pierre de lä, pour que je donne la vie ä celui 
qui dort dans ce tombeau. Enleve la pierre, Thomas, afin que celui qui est 
mort trouve le chemin de sortir du tombeau. Si je t'oblige, Thomas, ä öter 
la pierre, ce n'est pas parce que je n'ai pas le pouvoir de faire sortir Lazare, 
alors que la pierre ferme (le tombeau). Oui, j'ai pouvoir pour toute chose. 
Mais si tu enleves la pierre, ö Thomas, le tombeau sera manifeste * en sorte ♦ a^ p. 20 
que tous les hommes le verront et verront le mort comme il dort. Et est-ce que 
quand tu enleves la pierre, ö Thomas, c'est pour que la mauvaise odeur sorte 



140 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [24] 

iioojye GBOA IUI tgiäbü um iic|iit iioe iiiieTLioo'.'T rupov uuoii 
iiiiec^confi- 

iiiiiioA MAI AU Tiipov lu.'ÄO tc. iiiiApiA :se TepnicTcve yu iiovcoii 

IIATCUOVII. 

iiexAC iiA(| xn «:6 risoc5ic fnicTeve hau Aqp ctoi ihujcjtoov rAp rio 

AMI IITA(|IH1V A.\.\A +lll(;TOVe yd OVIl O-OU UUOK CetOr. Hill. 

IC Ao AqKOTt| uotoiiAi; iieAA(| iiAt| Aü Auov iiniA'.- (;iiK(3fi(: iiptic)- 

IIOOVT OVIIKOTK 211 UTA(|>OG LH I A+TO VIKJCOV '■ Aliov' IIIIIIAI «) OIOUAC 
lll-IIA/ GlllUV.V M rA'iVAATC: «iliOA IIIIOO/ UIIA+'f ll<)-.t)«;lll IIA" IIK(:C()I1. 
AIIOV CD (XOIIAC Ill-IIAV Ol lüTII KOTK XV. I;(|KII llAjy 11?«; 1 1 1 1 A+T()VIIOCt| 
IIKGUOII- AIIOV tO (HOIIAC KA IIICTIC HAK (SeOVIl UpOl AG OVIl «Vtlll IHIOI 
fi?«)B Hill- IIApOA IUI IIApiA TAAIX; IM;TII?HT. KA IHCTIÜ HAK ' lieoV«) 
UIIApiA IUI IIApOA. (r.pilllipi; HAI. AU C«; DVH <rt»U HHOK (:?tl)ll Hill- 

HAI A«; (}p«3 IC \(() IIIIOOV A«|tO^ OBO.V ütJAtO UUOC A"C IIACMOT 

* A3 p. 21 iiACKor iiiOiii«; iiipc h'iiihi aiwcioc. -hctnic ihkik. ac a tc.ho/ ci. 

ACKAC CK<i+ COOV U H«:K,"J H p«i . A(;KAC Cp«; O/Oll illll CHIC AC HIOK 
HCiri'AIxTHHOO'i'T ■■ CHCI^CIUi HtiO«)'," HAK ,"IA «ilHie HCHCi' ^AHIIH. 

1. A' : (ilieKGCC IIIICIII«)()-.'r. — J. A' . IHIAIA ro'.HAC«)-.'- —3. A' supprinie Hll- 
UAI- — 'i. Le A" tr6s fragmenl6 eil cet ciiilioil a : (ka TjlHCTic (t) 0(l)(llA«;). ceovo 
(eHApiA) UH (uAptKv) eve(pilHTp«;). —5. A' :t:ACK HCI,")AAC- • • AC ll.- (ct)pH 
IIHliqC IIOIVOII Hill (ci CIMJKOIA-- HAC|)lOT Clo)'.'AAr.. 



et que la pourriture et les vers apparaissent, comme cehi a Heu pour tous 
les morts ? Non ! ü Dieu ne plaise ! » 

Apres cela, Jesus dit ä Marie : « Tu orois que tou frere ressuscitera? » 
Elle dit : « Oui, Seigueur, je le crois. Dejä il scnt inauvais; car voilä 
quatre jours qu'il est mort. Mais je crois que tu peux toute chose. » 

Jesus se tourna vers Thomas et lui dit : « Viens et vois les os du mort qui 
reposent dans le tombeau avant que je ne les ressuscite. Viens avec moi, ö 
Thomas, et A'ois les yeux qui se sont liquifies avant que je ne leur rende de 
nouveau la lumiere. Viens avec moi, ö Thomas, et vois celui qui dort, com- 
ment il est place, avant que je ne le fasse se lever de nouveau. Viens, Thomas, 
place la foi en toi ä mon egard et crois que j'ai puissance pour toute chose. 
Marthe et Marie, aflermissez votre creur, et toi (Thomas), place la foi en toi 
plus que Marthe et Marie qui m'ont rendu temoignage en disant : Oui , tu 
as puissance pour tout. » 
' A2 p. 21 Jesus dit cela ; puis il cria disant : « Mon Pere, mon Pere, racine de 'toute 
honte, je te prie, car le moment est venu de donner gloire ä ton Fils, afin 
que tous connaissent que cest toi qui m'as envoye pour cela. Gloire a toi a 
Jamals! Amen. » 



i" b 



[25] RESURRECTION DE LAZARE. 141 

MAI Ae epe ic xiu iiuoov'. Aqcu^y nbo.v ecjjvco iiiioc xe Acvr.Apoc 

AIIOV OBO.V. 

AVCO IIT(:VIIOV A IITOOV KU)TO HO« I lOV.'yA.VOOT ' ■ A IIOTIIOO VT 

TtOOVIl AV(n 6BO.\ «TIK; IKiepOOV IIIC I ITA() I lOVTC ' <;p<)<| oqxto IIIKX; 
XU AAr.Ap(i AIIOV eUO.V. 

Aviü iiTiJViiov A(|in (Mio.v iiüi .\A.f.Apoi;. ot|o-.\u.\<oii neuiiK<;pnA cpn 
iieqzo uiip 211 ov c;ov*AApioii '. cpe iiü(|aii(; UMp iizmiKvpiA' : • A' f. r.3 

- nexo IC iiAV ,\(i liA.vq eiio.v irruTtniKAAt) ii(|iuok : 

7 « 

HTUpe AAr.ApOC llAV HIC eqA26pATt| eipcil lipo 1 1 1 MU| I I^AA.' 

AqnAZTq Aqovto*')T iia<| Aq(o;'i gbo,\ i;(|Ato iiiioc : — A«; kcuaiiaat k: 
iiexe^Apc: AiiuiiTG^ (rruiT ZA muizpoo-i-- iiai iita<|uovt(; cpoi iiiioi) : 

ll(:T(;pn ll(;T ?ll AIHUITi; TlipOV (HIIO/IKH IIIIAV «HlüVOtilll HTCq 

IMillTIIOVTÜ '" : KCUAIIAAT IIAIICZpOOv" IIAIIACTAÜIC * Ae IITOK. * A ■ f. ?>! 

ntniiAf eAii (-toiküvuciiii iiipc 

IIAI AI; npC .VA^.ApOt; A(0 IIIIOO/ (HC A i'ic'^ lUOi ii(:io<| 

(MiA'i- (;po(|. 

1. A" ; (HTA(|) n."J eB(o.\) (ntllAlü IIIJOC yC: .VAV.Apfi- — -■ A" : HÖH HOVriAAAV. 

— 3. A' : A HUTHOOVT eCOll (iC;l CBOA- — '>■ A" : VAif.ApOC — r,. Nous suivons le 
nouveau texte A''. üii y remuniue, conime dans A', l'emplüi fröquent du trait surmontö d'un poiiil et 
ayant im aulre point en bas qui remplace la napavpa^ri des auteurs manuscrits grecs. Gelte napafpoyVi 
se met devant les lignes dans lesquelles coinmencenl les paragraphes conrus ä la fa^on moderne. 
L'accentuation est aussi spöciale. — «. A-^ : KepeA- — 7. A'^ : 2ipu. — 8 A- : npo un- 
HZAAV. —9. A ; AUiriC. — 10. A- : H irillOVIc; • — 11 A- : IIAHCIZpOOV. — 12. A^ . 
A UUHH^e- 



Apres que Jesus eut dit ces choses, il cria, disant : « Lazare ! viens deliors ! » 

A cet instant lamontagne tourna comme une roue. Lesmorts ressusciterent 

et sortireiit ä cause de la voix de Jesus qui avait appele : « Lazare ! viens 

dehors. » 

A cet instant Lazare vint dehors, enveloppe de bandelettes et la face liee 
d'un * suaire. Sa tele etait attachee par des kuria. 

Jesus dit : « Deliez-le et laissez-le aller. » 

Lorsque Lazare vit Jesus debout devant la porte de son tombeau, il se 
prosterna, il l'adora. 11 cria, disant : « Sois beni, Jesus ä la voix duquel trem- 
ble rAmenti (l'enfer egyptien, sejour des morts) et qui m'as appele, toi dont 
tous ceux qui sont dans l'Amenti desirent voir la luraiere de sa divinite; suis 
beni, toi dont la voix est resurrection, * parce que c'est toi qui jugeras lt'*AM-.f.3 

monde entier. » 

Voilä ce que disait Lazare ä Jesus et la multitude courait pour lo voir. 



.\'' f. 

1" a 



142 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [26] 

IC A6 IITC|)OC|IIAV .\e A lieilHU^o' eASeOÄ' IIIIÜCJ (illAV Gpü(| Hüll 

IIK(;.\A"<.A|>1>(;- 

— epc: 20iiie 2KII iiAiieqr-eiioG ßp 2AUHp" epo(| : 

— «;p(; eoiiKi «niK; u neq,"J I iiG- 

— «;p(j TeqcioHü^ ccjinti +ii(;i ' (;T(U|TAiipo : 

2AI1AE eAllAtOC IU;ptä O'.MIOO"^ IIA."IKAK 211 IllOOi- 1 1 li'.'OAl IIA : 

* A' I. 53 — * ^ome evAi'j.\()'.".\Ai ' (Mio.v : 

v° a . 

— ?«)iiin eveiüiioAiorei (-vaiouihk; .\ü uiin pujuo ."tcoiK; iniez 

IIOII liriip(()ll<3 2<;ll IIIMA. 

— ^oiiie ' X(3 Tcniiiicrnvc- chiai '" ,\(; o'/ii " amactacm: ^(iii iiniiTAii- 

IIAV li\HH\ ?6LI iriA<|)«)(; '" IIAA/.ApOC IIIKX)/ 

CIKjpO '' llllllll.-K; '' COOi? <; AA^.ApOC IIOII MO. AI. IMM|I<(> y(;ll 

O'.IIO/A? (:rr>(; •|(;."llllip(; HTA(:."M()IM; 

♦ A' r. r.3 AoiiMoii IHK; aa<ap(k; cimit * iM;C)v«;piiT<;i "" nie ciioa (U|fiii 

(jp«)«)-,- «=<|(;piinnTpn iiiiiiiiii."ii; Ac taiiaciacm: iiiKiToiiy iinii iiOT 
lioo.r iii; k; — <»■-• im; riuxiiopiA ' ' iiiiniiiA ycDAcix: iiAeptui '" 'i°(;()(;c(>piA 

IIAIMUri'l^ IIIIIIA.-- iriA<|IIO'. 'IC: "' (•IIApAII «"(Hl lipA 1 1 1 1 A(; UeAA"." ■ AC 

1. A= ; A«3 IlllllllVin enXilzX llll()(| im IIKUAA<.ApOO- — 2. A^ : -f-^Aiiiip- 
— :!. A' : t-pi; ll(;(|(:(OII(;- — 4. V : ^-|l|. — 5. A- : UT«; OVIIO»'. — G. A= : Bll- 
(lAIIIA- — 7. A2 : OV<=."IA()-.AAI. — 8. A^ : Zf'IIKOOV«;. — 9. A-' : 2ÜIIKOOV«. —10. A^ : 
(Ulli. — 11. A- : o-.-AIIACIACIC. — 12. A- : ZU I IIA<|)()C • — 13. A- : op«: lltil. — U. A- : 
linillllli;*!«;. — 15. A- : IMMi lienilA<| ll (IIIUO C/IIO'.-A?. — KI. .V- : AAV.ApOC A«: 

iiiMH|i:ii ii()',«;|)iiT(; II IC — i:. a- ; <:<|iiini. — is. A= : «5(|p uirrpn iiiiiiiiii,")(i- 

" 1.1. A : ()•.• IC; riMXUOplA- — 20. A- : fi>.\ll)r. lillA?pi|. — 21. A- : IIIA()IH)jr«; 
(HIApAII UßOA eil lipo-. 



Jesus donc vit que la multitude se pressait pour le voir, ainsi que Lazare. 
Qiielques-uns appartenant ä sa race (ä sa gens) serraient celui-ci daiis leurs 
bras. Quelquos-uns lui faisalent visite. Ses deux soeurs baisaleiit sa bouclie. 

A' f. 53 Enfin il y avait de grands cris dans la montagne de Bethanie. * Quelqucs-uns 
^ " poussaient des cris de joie. Quelques-uns confessaient, disanl : « II n'y eut 
jamais d'liomme comme cet homme dans Israel. » D'autres : « Nous croyons ä 
ceci qu'il y a resurrection dans ce que nous avons vu dans le tombeau de 
Lazare auiourd'liui. » Ils se reunissaient autour de Lazare, comme les 
abeilles sur le rayon de miel, ä cause du miracle qui avait eu Heu. 

A' f. 53 Eniin Lazare ne lächait pas* les pieds de Jesus, les embrassant et rendant 
temoignage ä 1'. multitude en disant : « La resurrection des vivants et des 
morts est Jesus. Qu'est la thöorie (la procession sacree) de ce Heu devant la 
theorie de l'Ainenti au moment oü il appcla mon nom ä la porte de mon 



[27J RESURRECTION DE LAZARE. 143 

.\cV<,cVpOG AIIOV OBO.V 1 f AtO IIIIOC ' A(; IIIIIIAV GTOIIIKW A IIAGIIOT AAAII 

COT6II TBCJCIIM ' 1 1 1 1 ll(;(|2poOV 2U)C*A(; N;(| ?OII ll(311ll/.\ll IIAUIITO ' 0(|*Af. 54 

'j r" a 

iiovTf: eipoi : — Ai|np ovAiipuTe op« ih;(|iiaaa:h pAUü iica neciepoov 

equeeve; An <:(|U()vt(; npo(| : — av<() a(|p umnpc uiiiiim."J(; iioi 

AAAU. Ao ii(]i?p()(»'.' HAI iiTAKXOTnii (;p()(| 1 1 AI 1 p(;(jir.a)i IT ' II« : 

TeiCUll TAI IITAIcajTüU Upoq TAIlApOq^'JUIITtUpül T«'- TßICUli TAI 

efciüTüu upoc, HAI iie nAjyov.'yov equovTH epoi uuoc eii iiiiApAAi- 

ooc — *c;(|T(oii iiiiA-/ *' ii,"JAqei ennApAAicoc iiquovTc cpoi : — iiiii "«- ' '^^'^j^" 

ii^iipn OTiiAii()v<| cpc iiApeqctuoiiT iitivTu (jptxj (hkhipaii : um 

ne iioi,"JBiip GiiiAiiovc). ßpe nApcicuuoiiT uovto (;p()(| (hkkipaii a« 

AAif.A|>ü<: AIIOV 6BO.\- +T(()r.2 IIIIOK lIAJ'Jlipe AAif.ApOC IHHITA IIIIA 

UIIIIAIITtDKpAlUip .")(t)ll(; ."lApoq '" A<; AlUlV OIJOA : f IIAI'JIIK; 



v" a 



iiiiApu(ir««)HT * ti) iiA.-iiipi; " AAif.AP«»«:- A« ."'^ a;'i iio/och^'j hiiia(uutii ' a f. ö^c 
t;iu;i2po()'/ luoiiAe''. en> (uiiiovtg «poi : 

HAI AC <;p(; AA^.ApOG A«) HH.OOi- (;illHili;"M) (U|HA?r ^A IKSHV«; pi IT«; 

nie. 

1. A2 : +A<i) IIIIOC iiiiTii. —2. A2 : im ii(;<|;poov. — :i. A^ : zu)c nyisv. 

nc)eH- — 'i. A- : IIH;-.\il IIHIIOV <;<|IIOVTC; (;pO<|. -^5. A- pOK«:. — C. A2 ; lipoq- 
Ctüirr. ^ 7. A= : lAHApCHI.-MMITlOp«; 1(3 U(|IIOVT(3 tpOl UIIOC ?U IIHApAAl- 
GOC. — 8. A- : IIIIAV GTUIlAi- «;."IA«|G|. — .1. A- : IIHI 11(3 lUJIJMlipG GTIIAIIOV«| 
(3pe HApeqGtOHT HOVTG GpO(| UIIGipAH A<3... - 10. A= : ."ItOHG HIIO(| t 
IIA^IHG-- — 11. A^ : llA^yMpU UllGpiT. — 1'.!. A : IIIOH?. La s'anete la phrase. — 13. 
A- : IIOVI3pillG. 



tombeau en disant : « Lazare, viens dehors? » Je le dis, ä ce moment mon 

pere Adam reconnut sa voix, ' comme s'il etalt ä la porte de l'Amenti ä m'ap- ♦ a-' r. 54 

peler. II passa un moment l'oreille inclinee du cöte de la voix, pensant qu'elle 

l'appelait. Et il rendit temoignage — Adam — en cos termes : « Cette voix 

« que j'ai entendiie est celle de mon createur. Cette voix quo j'ai enteudue 

« est Celle de mon garant (fulejussor). Cette voix est celle de celui qui 



r" a 



Y' f. .• 
r» b 



« etait ma gloire quand il m'appelait dans le paradis. * Oü est-il le moment 

« oü il avait coutume de venir dans le paradis pour m'appeler? Quel est 

« le bon fils quo mon createur appelle par son nom en disant : Lazaro, 

« viens dehors? Je t'en prie, mon fds Lazare, jusqu'auquel la misericorde du 

« Tout-Puissant est descoudue : va dehors. Porte mes salutations ä mon Cr^a- 

« teur, * ö mon fils Lazare. Ah ! en quel temps pourrai-je, moi aussi, entendre * a-' j. .v, 

« cette voix de vie m'appelant. » 

Tolles etaient les choses que Lazare disait ä la multitude, alors qu'il 
etait prosterne aux pieds de Jesus. 



144 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [28] 

c\ neqooüiT ntoe ;'ia iiuiioo- iiiiiovaai : .\g a ic (;|> im;Iiia(3Iii iia' 

2611 nCABBATCDII ' : 

— Avoi (iiiAV o.\Aif.A|>«><'- Avu) I i(:(;;i(oii() oic : 

— AC^iDiu; A«-; mi(;;()()v (^TniiiiAV. iita k: io'.'imsc VAr.Apoc. 
A I. r.'i (ni(;*po' üviioci- iiT6rA.\.\i.\AiA ' ';atii eiiixoAito (rnui iipoov.-y iiii(;V(()|>a 

V" 1) 

ll<|>l.\IIIIIOi: U(|TII^'J 2l,\<()0-i-. IITAVKAIIII-lOpC-l llll(>(| eA2T(MI ll(]|)|)(). 

A(i At|^a)<| ' ULiODV. oTun T.\oi(r»; iit«:«|(;?iii(; .xn a üiipaiAiic iure 
iiTOOTq : 

KApiOC A(3 IIIIOO- IIIMippO. IITI;p«;<|«;«() TOI I IMICKVOI I '' <;p(; IC (:ip«; 

IIIIOOV. A(|IUOt' ,"JApO(|' A()IIAV (ipcxj : 

A r. .,.-. T()T(; KApiOC A(|<MII(; IIIIOV«) * lllt:. ACIXOOc" ll?l I ptDAIIC ■ AO MAI 

IIII,"1A IIAAA(| licppo. yiAUII TO-.AAIA Tlipc. Il(:ll IKJVlOpA TlipoV 
ll(|>l.\lllll(>(: 

— nT<:p(; ^iipcoAiic An cjornii (-iiai (-tik; k; a«; (|iim;")a iiaaa<| 

IICppO '. A<);()AeOA" IIIIAI (; '" : A-.(«) A(|A(n tli-nil IIOO- IIKAIII|-(«)piA 

■^l IIAeo-.- " nie. AC n TCIIO'.U."» iiai All (iTp(U|(i|> pp«) O^pAl ZIAM lo'.AAlA ! 

* A I. .... — iricn«»; A«; A<|'c;(n()vy iiiiniKxr iiiiidvaai Tiipov ''. A(|At«) (jpoov 

Illinin A KApUOC ll(;(:-/(; «;p«)(| «ieO'.ll (MC A"C C-."(;AA(| IICppO . AVU) 

1. A- : A"C A IC pil... llliCAr>r>A'|-()ll (a'i'i) CIIA',- C.VArApoC A'.(C) etc. — 2. A- : 
IIOpC — 3. A-' : Ti-A.VI.VAIA i>A^III... — 'i. A- : CTC «)l II.") CAUJOV- — 5. A- : «-»l- 
.'•JUKI- — G. A2 : CinrOII CTUp«; IC... —7. A- : A(|M(()-|' (;pAI(| A(; C:(|nilAV... — 8. 
A- : A(|SOOV<|. — !i. A2 : CAA(| lip|)0. — U). A-' : CIIATC. -II. .\- : CeO'/ll C — 1^ 
A- : KAplUC. — lt. A : lilllKX)- llipo.' I II I lO.A AI ■ IL A- : «}-.-|IAAA(J lipp«). 



Le bruit en parvinl jusqu'aux grands des Juifs, ä savoir : « Jesus afait ce 
miracle le joiir du sabbat ». Ils vinrent pourvoir Lazare et pour lapider Jesus. 

A" f. 54 Or il arriva que ces jours-lä dans lesquels J^sus ressuscita Lazare, * un 
grand de Galilöe etait venu trouver Herode au sujet de radniinistration (du 
soiu) qui leur incombait des contröes de Philippe, lequcl Philippe on avait 
accus^ devant Fempereur comme les ayant devastees, sous le pretexte de sa 
femme qu'Herode lui avait enlev6e. 

Garios (Caius) donc, le grand de l'empereur, quand il cut entendu les mi- 
racles que Jesus faisait, s'empressa d'aller ])res de lui et le vit. Alors Garios 

■ A-' f. 55 apporta des uouvelles *de Jesus. II dit ä Ilerode : « Gelui-lä est digne d'etre 
fait roi sur toute la Judee et sur toutes les contrees de Philippe. » 

Lorsque Herode entendit ces choses au sujet de Jesus, ä savoir : « il est 
digne d'etre fait roi », il fut fort en peine et il dit de grandes accusations par 
derriere Jesus, en ajoutant : « Nous ne voulons pas qu'il soit roi sur la Judöe. » 

^ A'' f. 55 II reunit aussi *tous les grands des Juifs. 11 leur dit ce que Garios pensait au 

r" b 



r° a 



120] JESUS PROPOSE POUR ROI. 1-45 

MT(;-.II<)V c\«|e(CHI ßTOOTO-.- IIOI ?l I |>((IAI IC (;(|,\(() IIIMK;. XO. lICTf; li;'JAV- 

<rniiT(| (-;(|(;(;ii(r.A(()K(;i ' «:ii(ii?(oii. eqB3<uri(; ?a iitako iiTciiiiiC . ' a/co 
iiceTuipeii iiii(;-i' ;hli ii(;(|iii : 

AIIIIAC A(; IUI KAIA(t>A(;. Iinil imilOO- ' IIIIIO'iAAl. * AVCtOOVÜ OKA- »A' f. 55 

pioo niio(r iiAiBepiAc ii|>po. a\(;iiiiu3 iiz(-ii;'iax6 iki-av '. iiaii ecniiKnir "" ^ 

UfUITpe «IIIOVX. 6T(- llcnCIIOIIT All OTBO IC nXIH " lin(|AIIO. ;'IA ll(;(|.VU)K 

ciio.v : — 2oiii(3 xo oviiAi-oc ii(: : ^ciikhovc;. ac mtavaiio(| " 2nii o-.-ceiiin : 

eeilKOOVf; AO «|li(0.\ CIIOA IIIICAIW'>AT(()ll : ?OII KOOVC AC A(|(>V<()C(| 

iiTcviiAi'corii iiiii()-i-AAi : 

A'/(l) iri(;VII()-.- A<|AOOV IICA UOCIuh- 111=11 IIIKdIA'i'liOC '. IM; 2HII-»AI. 55 

iKxr 2io()v irr(5 iiiovaai : — A'/m imovctiiicvAiuKci " iiciiiiav ciiev- ^° '^ 

KATlirtOpiA IKIAa" : A.V.VA AVA«) ll^ll;'IAAC '" OTCIIAIIAAT CTliC IC : 

— iiTepe ziip(OAiic ccorcii ciiai ii rooiti iii(()cii<|). ikhi iiiKtoA'i'iioc. 

AqeiTO()T(| miAAOV «;IM;."IT6K(» CIIOO/T IIIKX)-/ AC llllOVp TCr.il.VAIIA 
«J«(K)'/ : IICAIIIIA A'(; ATTAIIC KApiOC HIICKp()(| li?lip(C)AIIC : * A^ f. 5G 

— A-.-(0 A<|CtO()Ve 1111(31100- IIIIIOVAAi A(|(OpK 1 1 11 C.l I TU GBOA CqSCÜ 

1. A-' : (3qCTII6VAOKei. — 2. A'^ : IITCliqR. — 3. A- ; UM lltlO«r. — 4. A^ . (rOA. 

— 5. A^ : Alll- — <i. A= : Clit).V ?ll o/cvnic. — 7. A- ; AVCillC IIIIOOV CIH; ecil" 
llCXr e«00-.- HC... — 8. A- ; IIIIO-.-CVIIAOK6 IMIIIAV. — !). A^ : CFOA- — hl. A- : 

zeiijyAse. 



sujet de .Jesus poiir le faire roi. A cefc instant Herode leur ordonna, disant : 
« Celui qu'on trouvera consentant ä cette chose sera niis a niort par le glaive 
et Ton se saisira de toutes les choses qui sont dans sa maison. » 

Anne et Caiphe, les grands des .Juifs, * se reunirent ä Carios, le grand de " A" f. 55 
Tibere l'empereur. lls etablirent des paroles de mensonge et des temoignages 
faux, qui ne tenaient pas, contre Jesus : et cela depuis sa naissanoe jusqu'ä 
la fin. Quelques-uns portaient qiie c'etait un magicien, d'autres qu'il avait ete 
engemlre par une femme, d'autres qu'il rompait lesabbat; d'autres qu'il detrui- 
sait la synagogue des Juifs. 

A cet instant * il (Carlos) envoya chercher Joseph et Nicodeme qui etaient, * A' f. 55 
eux aussi, des grands des Juifs ; et ceux-ci ne furent pas d'accord avec eux 
pour leurs accusations monteuses ; mais ils dirent des paroles de benediction 
sur Jesus. 

Lorsque Herode apprit les choses faites par Joseph et Nicodeme, il entre- 
prit de les jeter en prison pour les tuer parce qu'ils n'avaient pas fait cette 
tromperie mauvaise : cela aurait eu Heu, s'ils n'avaient averti * Carios de * a- r. 5c, 
cette ruse d'Herode. 

II (Carios) reunit les grands des Juifs. II jura devant eux, disant : « Par le 



146 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [30] 

IMIOC AT; ."H; MO'.AAI IIIM;|)|)() AIIJ<:|)IA(; AR rj|)'"KVII O'.M HHMU)'.' «:l eiACII 
I((H;||(|) IUI IIIK(OAVIIOG. rCHBO llllO|)pO IIATAK(: TIIVTOI I . A/CO IICüpaiK? 

iiTeTeiinoMc : 

IIT(J|)(; MAI A6 J'JtOne- A eiiptOAlIC AIICICI MII()-.A. IIO'.A IIIMUtOO- 

♦ A ■ f. m; iiiiiovaai * ii()-.\iT|)A mio'.Mi rmova. — AVK» Aqctoo'.y iioviiocv ii\|)iiiiA. 

A(|TAA(| IIKApiOC. A(; llll(U|T IIIICORIT IIIG eA?T(:ll lip|)() AU'.OpiAC- 

KApinC AJ; A(|A"I IIIKiVpilllA lITOOiq lieHp((IAIi<:' AV(0 Iiri6(|ne6ll6 

en;iAAe iskrca (kaicap)."- 

I((l(:il(|> AR HTRpR<|ilA'.' A'R A IIIO'.WAI IKOT ll(:(()(|. A( 1 1 l(<)(()l IR 

eßO.\;RII OI.MIII. AC|IU(IK (UVpillAOAlA 

♦Af. .)•! KAplOC AR A<|A"I *IIH02Allim(; 11 A ilOR TOVOC «■:pAI(| llllppO. A(|AC() 

V" a 

Rp()<|. il?(()li Hill RTIiR IR- A'.««) A lippo Air>(;|>IA(; \ApK.R lieRIIMOO- 

HTARIO IIKOi^AIIIIIIC : A'.'CO ACjC/AI RTIIR IR A"R (;'."RAI IA?TR . Illl(><| 

IIRRAA(| lIRppo. KATA IIR'I'RII<> ?RII I IR'/A ITR.V lOI I A'R 1 1 (;l I A'OR IR AR IR 

irrRpR(|RIUR AR RRIlir." lIRRTOpiK). A'RKAR (;'.-RAA<| lIRppo : A(|R(;?T«| 

* A' r. .Mi ll'ijA (»•.•RA IIAVAA«!- 

RA IIR'^OO'." IITR(|AIIA.\'.'llH'IR A'((>K RHOA : A(| 1 1 0'.'TR (: 1 1 A I lOCTOAOR 

IIRA'A(| IIA'/- A'R IIARIIII'.'. RIR eilllTi; A IIR^OO'i' 1 1 1 1 AI l(()(()IIR Rl>(>.\ ^11 ilGI 

KORIIOR ?((lll RA'(()K RIIO.V : IIRIITA IIARMOT AR VApi/.R IIIIOO'.' HAI. 

AI\'Apir.R IHMX)'." HH'I'RII IUI I K(:'I'H'."I'I I RIJO.V RTRUTALIR T I l'.'l'RH 

ReCOli Hill RI'R TC-IMHHO-.HRI RpoOV. 



salut de rempercur Tibere! si un mal arrive ä Joseph et ä Nicodcmc, Ic glaive 
de l'empereur vous fera tous pcrir et on brrtlera votre ville. » 

Lorsque eurent eu lieu ces choses, Herode demanda ä chacun des grands 
A' f. r,G des.Iuifs * une livred'or. 11 reunit unc grande sonime. 11 la donna ä Carlos pour 
qu'il ne fit pas (parvenir) la renommee de Jesus devant rempereur Tibere. 

Carlos recut l'argeat de la maln d'llcrode et il ne transmlt pas raffalrc 
ä Cesar. 

Joseph, quand 11 vlt que les Julis Ic poursulvalent, sortlt de Jerusalem et 
alla ä Arlmathle. 
A-' f. 5ß Quant ä Carlos, * 11 envoya aupres de l'empereur l'apötre Jean qul lul dit 
toute chose au sujet de Jesus. L'empereur Tibere accorda de grands honneurs 
ä Jean et 11 ecrivit au sujet de Jesus qu'on le prit pour le faire rol, selon ce 
qui est ecrlt dans les Evangiles, ä savoir : « Notre-.Seigneur Jesus, lorsqu'il 
sut qu'on vcnait pour le saislr et le faire rol, s'ecarta ' dans un lieu tont soul -. » 

Les jours de sa retralte etant ecoules, 11 appela les Apötres. 11 leur dit : 
« Mes freres, voici que les jours de ma sortis hors de ce monde sont pres d'etre 
accomplis. Ceux que mon Pere ma accordes, je vous les al accordes. Je ne 
vous al pas laisses sans vous enseigner toutes les choses que vous dösiriez. 

1. Jeau VI, 15. 



v° a 



A ■ I. .-.(i 
v°b 



[31] PRIVILEGE DE PIERRE. 147 



A • f. .-.: 



— iifsipoc iiroK lu-TApv"! mn•(l)^«;ll iKcirir.-. — cviiov .-lApoi 

2l.\mi TüiriOT()A TACIJOV epOK TAcVAK IKHIOU AGTOC (:T()I KOVI l(;ll 1 1 Tlipc: '■° " 

— mifi TKKAiin tiKAC npoK eii(-2 : — ovac- nun ikhxIuva .-ikkot iiovocin 
eeii iieKiiKorK. — iiik- iioKniii o-(o.\ : — ihk; iiukiuci eco.v oboa : — iiik- 
TiAiBe uriTA<ho(; tako iiii(;k(uoiia ,"ja oiicse : — imo ov,"J6.vtiiii ii;-)aa|) 

«riO.V eil IKJK'SAAp ' ll.-JA (ilioe : KtO lirCKAIin IK»I (HM-CMT ((> IMSTpOO ♦ A ■ f. 57 

T6T()VIIAII IIIIACKOT A.MI nepAl (;A(«)K. TA VI |>(0.\(OII(M ||IM>K IIApVM ' '' 

eiiicKoiioc : — iiAp(= ii(-.\()vta()T(= impnciivrepoc. m-.z ii(r.-(|>iAAii iict 
iioviu; iiiioo/ iic(:f nepAi ?A.\(i)K <c) iK-rpor, oviiAvipco.vcoiini mmok 

IIApVHnillCKOMOt:. IIApO ll(;(|TOOT ll/.«()OII TCIUri- (-pol IIIIOOV. ll(;ll 

HAeuoT iico A(() iiMTpicAi-ux; : Ao nviiAvip«<).\<()ii(:i iiiioov iiiiACdiiiT ♦ A i. 57 
nexpoG iiApxüiiicKonoc : — ii(;a^{| iiakoii iiiiovoniii. o.moii iica ^ '^ 
iiGTiiepiiv. xe epe regovciA iiiiAiiKOT iia(;i (hiccmt ii?iit()v. iicovcoe 

2611 TAlipO IIIIAncOTII licrpoc : — IIAeO IITIin Ull IIOIIAII.-KtKOlie IITA- 

iieiiTpp«. pA;in iiiircii iiiioov. xp. nviiAf iiii6tgii."I(),"it üiiacioiit 
'nerpoo. — »lApxn. iioii iieegovciA iiriiu pAX'JH miithii a<; miAt^Af. .57 
rJoregovciA iiatikocoim; ii,"iAKiif;2 oiiaac unerpoc : — ueepoiioc neu 
ueueTXOfiic pA^se iiht6ii iinoov. xa GmA+ iioviiiitgkot iiiiAcarrii 
nerpoc. iigii eenixiiA iiaaoc '^\ eiie?. — mka? rupq pAjyt; iiutgii iiiioo-i-. 



V" b 



\ ■ r. r>7 
r* a 



« * Tt)i Pierre, tu gouverueras la foule (t(02?) de tes freres. Viens pres de 

moi sur cette pierre, que je te benisse et que je te fasse ho[Loi.moq {owimazog 

celebre?)sur le monde entier. Ta tete ne te fera pas de tourment, tes yeux 

ne se separeront pas de la lumiere dans le sommeil. Ton ongle ne te sera 

pas enleve. Ta chevelure ne s'en ira pas. La pourriture du tombeau ne de- 

truira pas ton corps ä jamais. Le prurit de ta cliair ne reviondra pas dans ta 

chair * ä jamais. Courbe ta tete, Pierre. La droite de mon Pere est elevee sur ♦ A' f. 57 

toi pour t'ordonner archeveque. Que les vingl-quatre vieillards remplissent 

leurs phiales de parfums et les versent sur ta tete, ö Pierre, pour t'ordonner 

archeveque. Que les quatre animaux me fassent benediction ainsi qu'ä mon Pere 

et qu'ils disent * le trisagios; car on va ordonner aujourd'hui mon elu Pierre * .\-' f. i>' 

archeveque. vous quatre eons de lumiere, ouvrez-vous, car la puissance 

de mon Pere viendra eu vous pour habiter dans la bouche de mon elu Pierre. 

Tresors Celestes et lieux d'habitation de mon royaume, rejouissez-vous au- 

iourd'hui: car on donnera vos clefs ä mon elu * Pierre. Puissances et Domi- * A' r. ;j 

.,.,... ., . , . . . v"b 

nations du ciel, rejouissez-vous; carj ai clonne une puissance qui ne passera 

pas ä la langue de Pierre. Trönes et seigneuries, rejouissez-vous aujourd'hui; 

car je donnerai une paternite k mon elu Pierre sur (avec) des milliers de 

peuples ä jamais. Terre entiere, rejouis-toi, car j'ai donne la puissance de 



148 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [32] 

xa Alf iirogovoiA iiov|>(oiiß ii^eiieeriKi avco iiiuoa (nio.v : — TiiApA- 

* A f. r>8 Aicoo pAX'Jfi im iriioov irrepTOOT«; iiovc.f iioviio. xo eiiiAcroo.xc 

r" a 

enerpoc. iiovoiuomi iiatt«().\ii ^a eiiee : — AiiniiTO npemio hak iiiioov 

Lifiii iif;KRE()V(;iA. ,\«; Au-ppiiT iinAn(()iiT lurrpoc iiovAiAniiKii ii;'ja 

eiU32 : «;llO.\.\G 1-||AK(OT HTA(;KK.\I1GIA AV<t) IHK; HlliAH HAHHTC 

HAG^JtreUO'OH (jpoc AH : 

HAI A(: (;pO IC AU) Hll()()\- f-AHA ll(;Tp()(; yiACII iriOO'.'. 

* A • f. 58 neXAC) HA(| A«; CIIKOH ' IMiipOC (;KA(t» IHMK; cpol. AC AHI- Hill : 

r" b 

— AV(() HTHVHOV A lUiTpOC (»-«OyiT »:2pAI ("IIM;. A(|IIAV (n(:A."M|(; 
HHC nVOVHII IICA HHVnpilV. A(|IIAV (JlUiOOV IIH(;U()'r. IUI IKJAAglC TlipO/ 

iHiniiHH'i'n. nviiHV ohociit eiA<;ii irroo'i-. ("nin •r(H|vip(()A<«)iiiA : — 

A-.((» A<|IIA'.' <"I().IIAII HIMHCOr HAIWOOC (MMIII'.- (j 1 1 CCI IT ^IA«:il -|-(;(|AII(: 

♦ A-' f. SS HO'i'HHK; ll(r/«()T. IUI lIVHipc (;'.'<)-()().\(; IIIKHIHA C-T()'.*AAIi. 

A-.<«» HT(:p(i(| <>(;(()piH IIIIA-.-A(| ?i;il ICVIIOV A(|A'I."IKAK CIIO.V. (;(|IHIA 

HBo.v (:(|A(() imoc. AHTOK IM; im;\(; ii;")iip(; iiiiiio.rn cioha? : 

II<;AC; 1«; IIA«| A(: IIAIAIK lirOK CIIKOH l>ApK(HIA. All «lApg AH fl 

ciioq. iK:iiTAC|(r«:.\n hai hak ciio.v : — tohov (rc ca^cok cepAi lAf 

regOVCIA IIHAAAC CHCKAAC (:IK)'/p A'."((> CIKOA (MiOA : 

♦ A- f. 58 — iircviK).' Ac A(|K(() H r(;(|*«nA" eiA'cii r(:(|Aiif;. 

v° b 

AIK; AAgIC llipOV HIK;IIIHI'.-(: A"««) 1 H ITpiC2AriOC : eCOCAC illO 



' A- f. 58 clelier a im liommc misericordicux et prel ä dclier. Paradis, ri!'jouis-toi * aujour- 

' " d'hui et repands tes parfums, car je revetirai Pierre dune etole {miA-i]) sans 

tache ä jamais! Amenti (cnfer), tu pronds deuil aujourd'hui ainsi que tes 

puissances; car j'ai promis ä Pierre un testament eternel, parce que je bAtirai 

(sur lui) mon Eglise et les portes de l'enfer ne pourront rien contre eile. » 

Ces choses, Jesus les dit, tandis quo Pierre etait sur la montagno. 11 dit : 

♦ A* f. 58 « Simon* Pierre, dis-moi : Qui suis-je? « 

Et ä cet instant Pierre regarda au ciel. II vit les scpt cieux ouverts. 11 
vit la gloire du Pere et les armees Celestes qui descendaient sur la terre ä cause 
de son Ordination. Et il vit la droite du Pere bon venant sur sa tete d'uno 
seule venue (ou d'une seule ressemblance?) avec le Fils, tous les deux 

♦ A" f. 58 *le revetant du Saint-Esprit, et lorsque, seul, il l'eut contempk', ä cet instant, 

il poussa un cri, se precipita ä terre en disant : « Tu es le Christ, Ic iils du 
Dieu vivant. » 

Jesus lui dit : « Tu es lieureux, Simon Bariona, car la chair et le sang ne 
t'ont pas revele ces choses. Maintenant donc, ecarte-toi pour ({ue je donne la 
puissance de ma langue ä ta langue pour Her et delier. » 

♦ A"' f. 58 Alors il nlaca sa main * sur sa tete : et toutes les armees Celestes dirent le 

vo b ' 



133J nKXEDICTlON DES APOIRES. K.9 

ii.uoii orenii iiToov (o;.| ,;,i,).v ikmiuav. ah Agio.:. Agioc. Agioc. aha 
iierpoc A()\io|>Gvc : 

IITGpj3(|.\l AD IIIMMIIOO- IIIAfilO IIOI IK-Tpoc. A M(U|^<) .\ | ()-.()(;||| 
MTCVIIOV A(|TIU)T(; 11(111 lllipil IIIMIIITO (HIOA 1 1 1 1 AI I OCTO A( )(; ||o,| 

uiu(i'."(;ii(; iiii(;i()'.'()(;i,"). 

IC A«; HT(:(>6(|iiAv oiiAiiocroAoc üA iitiveiiT inuit; ü|)<)<»v ..... 

3' FRAGMENT' 

*TArin imerpon. , y, ^ ^.^ 

A(|ciiov n(>()(| not rinKor (■(|A(o iiiioc ao GKe^ytuiu; ^ii ii.va\ '° '^ 
uTAiiiirnpix). nK<;."i(oii(i (jkaoco eii to-.iiaii iiiiA."jiip(j : 

ll(iT(=KIIATAA(; TOKOIA «=ACO(| ,IAII IIKAe AMOK (ll)ll liA."Jlip«= IUI 
IWMIIIA OTOVAAB. n(;TIIATAA6 T«;<|<)IA OA«()(| : 

lieTeKIJAIi()A(| (W.OA 2IAII rlKA^. AIIDII linTIUt)A IILIOCI nCOA. A-.C(» 
n6T(3KIIAUOp(| AIIOII I ICII I AI lO. |) llll()(|. 

Uli AAA-.' IIA."I(()II(; OqA'OCO CpOK IUI lIGKOpoiloc : 
AVU) IM-Td tl(| IIAIKO.-III All Ull6KOpoilO(; T(H|(1IA MIIA CllOA. A.fO * A" f. 6« 

iic>yiiii All- 

A-.co ii(;Kiiiii(; <;(|(;"uoii<i ciiOAZii iiiiini; iiiiA.-iiipii im iioiiha 

OTO-.AAi; : AÜKAC pcolM; ||||| «-TOKIIABAII+O: llll()(| ll|-||||l(3 G20VII eOll 

1. Ce fragment, paraissanl appartenir au mi'mo nianuscriL que le deniier reproduU plus haut, est 
aussi enli^rement inedit. II est exdail du recueil 12ii 17, fol. GC, de la Bibliotlieque nationale. Nous lui 
donnons la lettre A'. 



trisagios de sorte que las rons qiii etaient sur la montagne criaieiit avoc eux : 
« Saint. Saint, saint l'apa Piei-re grand preti-e! » ^ 

Lorsque Pierre eut re^ii ce grand honneur, son visage s'illuniina. II res- 
plendit commo le soleil, devant los apötres, connne iin Moise de ce temps. 

Jesus, lorsqu'il vit les apötres ayant leur cceur liumilie eii eux 

3" FRAGMENT 



b 



* sur la tete de Pierre. II le beult — le Pere — en disaiit : « Tu seras dans los * -^" f- «« 
somtnets de mon royaumo. Tu seras tres elevö ä la droite de mon Fils. Celui sur 
lequel tu eleveras la main sur la terre, moi, mon Fils et l'Esprit saint eleverous 
la main sur lui. Ce que tu dolieras sur la terro, nous le delierons dans le cie)., 
et ce que tu lieras, nous le lierons. Personne ue sera aussi eleve que toi et ton 
siege, et celui qui ne * participera (luu;«!) pas ä ton siege {(iii : qui no sera pas * a' r. er, 
ou communion avec toi), sa main sera rejotöe et non acceptee. Ton souille 
(esprit) viendra du souille (esprit) de mon Fils et de l'Esprit sainl, de sorte 

PaTR. UR. — T. II. H 



150 i:VAX(',ll>E DES DOV/Ai APOTRES. [341 

ii(;(|e() (i(|(;M iiiiA (rro-.AAii. ^11 iipAii 1 1 1 1 (i I (i)'!' ■ IUI ii."<iip6 IUI imhiiia 
6 TO'iAAr. : 

AVO'.'((),"ll> IIOI ll(:\(;|>()Vi.lli llllll<;(:(3|>A(|>lll IUI IIAIT(:.\<)(: Tiipov 

AU eAiiiiii : 

— A-.<() A(|(;iu)v «jAiiApnAf: <3(|,\«() iiiioc AO eK(;."Konc; iio-.'ct'.'.v.voc 

* ''^'' '■ ™ ii()-.-()(;iii eil rAiiirr(:'|)() oimili iaiiom«; uiKiorr eAiiiiii- 

V« a 

«O lAKCDIlOC IIO.MC Hill ^l 'fliK Hill (JT(-K 1 1 AlUO K « = ?(»-. 11 CpoO/. (-KU 

HA'.' (ipOl IUI IIA;'IH|)«3 ?A(ni IIIIAT(;K'rA,")(;()(M,"l IIA'." ^Allllll : 

— A'.co HTOK ecocoK (() uoi'AiiHiic iiAiinpir- riip|)(; iHix: (rrmip cah 

neilT IHIA."lllp(;. II<;KIHIA IUI IIA llAyilipn IUI IMOI IUI IMOpA' <)'. rdlO'.' VI 

ovcoii. A.\.\A kiia;m(()im: (skciiamaai' eii lAiiirippo i-Aiiiiii- 

— - AVtl) HTOK (O (|>l.\lllll()(: HO.VU; Hill (;l(;KHAr>(OK (-eo/ii cpoc iir 

* AM. G6 T.\."l(-Of-l,") llir.VOrOC UHAliepiT ^l."Hip(;) IIZHTC| IUU)i;4-«)<; IIA(1(C) (U)IIO(>,"l(; 

V" b 

iiMiiAK ."lAirioTiiic r(;V(: opon i>Aiiiiii : 

— HTOK ,;(t)(()K (() HA(;(C)ii'r (ximiac. cpc •niKiiicTic ."Kom; iio'.'Airroc 

HOVOCIll (SCVII.V (i-KSII ll<;V((>pA rH|)<)V ;'l AHIOVI HCIO'.'t; CpOl A".(() IICC- 
HICTC.C IHipAII IIIIA."llip(; (:l>(».\ VIIOOTK eAIIIIH : 

((» I.AptKOAOlKMX: (jpc T<;KyV\H HA."l(OII(; IIIIA IKCCO^ A'.CO HHA- 

iM)-<>i.\(; iiiiii'.-c-riipioii iiiiA."iiip(; ?aiihh- 

HTOK ?<0(0K IIArOAKX: T(;K 



qiie tout liomme que tu baptiseras et au visago daquol tu souflleras (par la coii- 
firmation) reccvra TEsprit saint au noni du Pero, du Fils et du Saint-Espiil. » 
Les cherubins, les serapliiiis et tous les angos repondirent : « Amen. » 
Et il benit Andre on disant : « Tu seras uiio colonnc de lumirre dans nion 

* .v f. Gü rovaume, 'Jerusalem, raa ville bien-aimee. Amen. 

« O Jacques, toute ville oü tu entreras, tu m y verras ainsi tjue mon Fils 
avant que tun'y preches. Amen. 

« Toi, Jean mon bien-aime, le lieu (|ui esl Iir sur le eoeur de mon Fils, 
ton esprit et celui de mon Fils et le mieu, il n y a pas de Separation entre eux. 
Mais tu seras beni dans le royaume. Amen. 

* A" f. f.G « Toi, Philippe, en toute ville oü tu entreras pour y predier le* verbe di' 

^" ' mon Fils, sa croix restera marchant avec toi jusqu'ä ce qu'ils croienl eu toi. 
Amen. 

« Toi, mon rlu Thomas, ta foi sera un aigle de lumiere qui volera dans 
tous les pavs jusqu'ä ce qu'ils croient au nom de mon Fils par loi. Amen. 

« O Barthölemy, ton äme sera le lieu de sejnur et d'habitation des mys- 
teres de mon Fiis. Amen. 

(t Toi aussi, Matthieu... » 



JliSUS PROPOSli PüUll ROI. 151 



4" FRAGMENT' 

*Ußpn .VAA-.- |) ATooii imicii ^^)l^ iiiKOfoiic ciio.v iiiictoo-.-. • .v"' p. 53 

T(;iH)v ()•() KA iiictk; iiiit(;ii eil TArAMii iiiKvcjcor An iia«)k ii?a)r, 
Hill rie 'rnicnc. 

MAI A(; Tiipov A rM-iicarnip aoov oih-()aii()(;t().\<)<; «;(|(;a.\(:(=.v niioo/ 
?iA(iu iiToov. (-(icoo-.ii nrusTciip nnoA nTr.iiiiT(| fu\i to'.AAiA ?it(-ii 
iieügovciA iiTAVci iKuoq (rropiici ackac nv(-AA(| iippo. 

iiBAi,"imf; An iion((i<|)i.\o(: a-/oi ,"ja ic avtaiux) arxio iiiioc. xu 
c(:,"»iiM; ii(;t()(| nv()V(();'i (-aai-. iippo. 

I16A-6 iiAiionroAoc iiic An iiniiAotnc ovpA>>)n iiaii ik). ahkac 

eVRAAK IKippO- 

iiRAn I«: iiAV \n iiii imiAooc; iiiiTnii iiKncon- An TAiiniiT|)p() aiiok. 
ov niiAAenii iiniKoinioc Aiirn. iiiinpKco iiiipA.-jn irniniirppo iiiiniKcxjiion 
enii ne-reuziiT co iiAniiiiv maiioctoagc. iiuoii o-.-iiponovfn.»! rn. iiii 

H TAICIK-IITC IKSUIlirrnil (() IIAIKJ.VOC <; ro/AAli. A/tO IIACIIII-.- (nV(()ll?) * Ai'p. 54 

iiiiiiiiTnil ?iAnii TnrpAiiiiv.A iio.-uiiTppo um ii(;ik()(;ii()(:. a.\.\a npc- 

TALIIITOppO AIIOK MIHI (:ll().\ ll."IA ßline. i-nil TIK;. linil eiAnil IIKA2. 

1. Ce toxie iv'CXin Borgia a ele aussi piibliü par moi poiir la preiiiiore fois dans mos Apocii/plics 
cop/es. p. 12'» el suiv. II a 1H6 eiisuile repi'oduil par M. Guidi loc. cif.. p. ;)81. Nous liil duiiiifioa^ la 
lettre AI". 



4° FRAGMENT 

*« Rien ne peut etre impossible pour voiis dans le transport müme des *A'"p. .'^,3 
montagnes. Maintenant ayez foi dans l'amonr de moii Pere, cai- la perfection 
de tonte chose, c'est la foi. » 

Toutes ces choses, le Sauveur les disait aux apötres pour les consoler sur 
la montagne; car il connaissait ce qui etait repandu ä sou sujet dans la Judee 
par les puissances qui etaient venues pour rcnlever pour Ic faire roi. Les 
messagers de Theophile viurent jusqu'ä Jesus. Ils l'avertirent, disant qu'ou 
cherchait aprös lui, voulaut le faire roi. Les apötres dirent ä Jesus : « Notre 
Seigneur, c'est une joie pour nous qu on te fasse roi. » Jesus leur dit : « Est-ce 
qae je ne vous ai pas dit souvent que mon royaume ä moi n'ost pas de ce 
monde? Ne mettez pas la joie dans votre coeur pour le royaume de ce mondc, 
6 mes freres les apötres! N'est-il pas pour un temps? Est-ce quo j'ai etabli 
cela avec vous, *ö mes membres saints et mes freres : de manger avec vous • a"' p. 54 
sur la table d'un royaume de ce monde? Mon royaume ä moi demeure eternel- 
lement dans le ciel et sur la terro. » 



152 EVANGIIJ^: DES DOUZE APOTRES. [36J 

HAI A(: LHJII IIOIKOOVe ßpe IC ÄCO IIIIOO',' IIIKHIIlAOllinc f;(|?im 
2IXt;IJ IlTOOV XO fiV^IIM; ll(:(U(| (:AAq IK-ppo. 

Avio A iiegovci.v iiAiBopiAc AiiA2Te M 1 1 1 i(=?(:(n 1 cMA'i" nrr.i; ic. AiMi) 
Oll iiKüMiAATOc ?cotoq. A'(3 «;^■(■(:■.■il^l(:■|•A nie (;AA<| iicppo- iiiaatoc 

Af: A(|(ni(ni()'/ IIIKX)'.' OII(-?()V() (:(|,\(l) MIM)«;. XV, A.MKKOC KA'I'A IIIIA(;ill 
IIOII IIG."illMp(; (;p(; I MilM-t 1 1 1 A'.' dp«: IIUOO'.'. (IIIAIC IIIIAAA(| iicppo ^lAUM 

■fo'i'AAiA Tiipc ii(|Ap\(n 2iA(;ii ii(;\(()pA Tiipo.' 1 if o'.'A AI A. im rincio-iiiii 

'Ai'p. 55A«; (ipOO.- (3IBH lipU)*IHJ (:l«;ll II A'i" «)",ArA(MI)(; IM; A/<0 (>'/,"J()VAAq 
lippO IM;- 

MAI AO (Spi; IMVATOC A'(0 IIIMX)'.' IIIMMIIO (IIIO.V 1 1 1 M;F.<»'i'(;I A ll'^BGplA(: 

iippo. ihm; ^iipMiAiic (3."i(|i cpocj i; dmicco;*! iiiiiaa'I'oc- (;(|A'((i iiiioi; a'(; 
UTK o'.'iMoirroc iii'amaaioc iiaaammIxdamk: iip<;iiiiKiiiM;. iii'<:<>o'.'ii am 

IIAAA'.- IIIMOIMM: (Hl'l'lip(|- O'/Al: p(() II 1 1 A lliKtOCK IIMIITAKüp ^1 1 l't; IMOI I 
(}'I'(;IIM>AM:. A'(iKA): CKIMniM; (;iM;?HII'.'n lllipUlIK; (:T(:IIIIA'/. l1(:A'n ?lip(l)AII(: 

iiA(|. \(; ()-.<)ii Hill (-i+o'.iii; Mo'.Ci'CA^iM; iiiippo. i;(| f ncoiir iiiippo. 

IIIIOH ilCIM^ACI HAI AH. AMOK UTfiC: IC l^pppo i;i <)'.' A A I A . 

A,(i) irrn-.iM)'.- a iuühtaaaü ."moim; et\ iihitci ii^iipcoAiic m(;II 
* A'" p. r>r, iiiAAioc ciT.c IC- (SA'iH iM:?«)(r.- ciniHiA--. A Hci*,"iAAn IcHCir ecii 

■fo'.WAlA Tlipc- A'C IC lippo HHIO'.'AAI. A'.'IO A IIIAATOC CV>Ai I l'l'AI I A(|>(>pA 
MIC- A(|-|-A(>-(| (:IM;C rA'.-poC- A'C HAI IM; IC IM;|)p(> HIHO.-AAI- 

Cos clioscs et d'aulres encor(3, Jesus los disait ;i ses disciples, caclie sur 
la montagne parcc qu'on le chercliait pour lo faire roi. Et les autorites de 
Tibere, avec Pilate aussi — lirciit acte de puissauce une secoiide fois au 
sujet de Jesus pour le faire roi. Pilate les approuva beaucoup eu disant : 
« Vraiment, d'apr^s les miracles et les prodiges quo fait cet iiomme, il me- 
ritc d'etre fail roi sur toute la Judce et les coiitrecs qui cu depeudeut; d'apivs 

*Ai»|). 5.^ les choses quo j'ai enteuduos* de cet homnie, il est bon et digue d'etre fait 
roi. » Voilä ce que disait Pilate devant les autorites de Tib6rc Tempereur. 

Ilerode ne put supporter cela sans mepriser Pilate. II dit : « Tu es uii 
Poutus Galileen, etrauger, cgyptieu. Tu ue conuais rieu ä la loi. Tu u'cs 
d'ailleurs pas reste asscz lougtemps prneses cu cette ville pour conuailre les 
Oeuvres de cet homme. » Ilerode lui dit : « Quiconque va coutre les ordres du 
roi irrite le roi. Nou! II ue nie convient pas, ti moi, que Jesus soit roi sur la 
Judöc- » 

Et alors il y out une inimitie entrc Ib'Tdde et Pilate au sujet de Jesus 
depuis ce niouient. 

*Ai»p. 5(i Gelte parole so repaudit*et devint celebre dans toutc la Judee : « Jesus, 
roi des Juifs. » Et (c'est pourquoi) Pilate ecrivit le rapport (aiia(|)<)pa) sur 
Jesus et fit sur la croix cette inscriptiou : « Celui-ci est Jesus, le roi des 
Juifs- » 



[37] APPAHITION DU DEMON. 1".3 

IITRpe ZlipiUAIIC A(; (UOTII OIIAI- A(|<)(() (M|llllll (JliOA ?(;M 'l(;(|l I AI 1 1 A . 

oeoTii (HC a<|.\(i) iiiio«;. ai; hia iiAtiKor iiov ?(;ii lAcIxopiin iimai vm 

TR(|ll(;inK()'.l- AMOK A(i i-dKOT IM;IAIII\(; IIIIOI lAIIO.- (;|)(; MAI OllAi". 
AV«) A(|f IIOTAi^H nxpilllA II lieHgDVUi A A(|()<|)()OV (;llO.\ ü|)Ar(| 1 1 1 1(;|)|)() ■ 
ATU) A(|(;«;|) O'i'IIOO- UKpcX) «;IU)\ eeil td'iAAlA iiipc 

nniiAoiMi: au u: iMMpMxtvii ii2«ois iiiu uiiiiiv »;vpAi ^ia«i)(| im;aa<| 

llll6(|IIAOirrilC AH IIACMir.-. nie IIAIAliOAOC A«|KVpA IIO/AMAT IIKp(»«| 
ep(J<| (-ipOi-C TA'.pO/ IIIIOI. lOIIO.' O«: KA II A ir.CIM pl 1 1 THpOV ZA 

iieTemiAAAC; iiiiikaimvt(;ii (noTcii.-iAAr m.vaav zum iniiivcTiipioii * a'" p. 57 

llipo'i' UTAlUjIirppo. AI+ IMIIM;II ll(:gO',GIA Hill ZH INC: IIHII ZIAOII 
IIKAZ- AIK(() irid'OII MIKr/Oll. 11(311 IMiO/AAZC; ZA lUT I lUgOVCI A. TliMüV <r<; 
TIOOVII HApOII liliO.V Z(;ll IKilllA. A <; ZliPfOAMC ."MIM: MCdM (illOVOVT IIIIOI. 

lieilA'OOlC Ae IC Aipil (HMUillT Z<;M IITOÜV llCili ll(U| U AeilTMC. (HC 
M.VIAIIOAOC A(|p ZI(»H IMIOO.-. A(|(;p MOCMOT IIOV()VU)Z(; CpC 0'.MIMM:'l(i 
IIAAMI((MM()M O'.MZ IIC(0(|- CpC Oi' M M M ."l(; II ."M I M . ZI AlUO. ZI AHM; TA.MIV 
(ipoOV (JVIIMA X'JIIM ZI OIH(3 ZIAeil MTOOV. 

MAMOCTO.XOC A(; I IIMjpOVIl AV (jpoo'/- (jVIIMA ."MIM CMICA. IICII MAI. ZI 

()iu(:. AV(:p;'jiiMp(5 iiiiAiü. nexAv iiic xn imiiAoeic iiiu iiü mai htgizc 

GfjeipC- IMIÜIZBIIVÜ ZCU MUIAAMI. 



Lorsque Herode entendit ces choses, il resta encore plus fix6 dans sa ma- 
nie contre Jesus, disaut : « Mon pere mourut dans Faversion de Jesus des 
l'enfance de celui-ci. Moi, je ne me laisserai pas mourir, celui-ci vivant. » II 
donna beaucoup de richcsses aux puissances et les envoya aupres de l'empe- 
reur et il organisa une conspiratiou perfide dans toute la Judee. 

Notre-Seigneur Jesus connaissait toute chose qui se preparait contre lui. 
II dit ä ses disciples : cc Le diable a prepare (verse) un calice de ruse pour 
me faire crucifier. Maintenant donc, meltez tous mes mysteres dans vos 
oreilles. * Je ne vous ai laisses manquer de rien dans les mysteres de monw-p. 57 
royaume. Je vous ai donne toute puissance dans le ciel et sur la terre. Je vous 
ai donne force et pouvoir sur les serpents et les scorpions, qui sont sous 
votre autorite. Maintenant, levez-vous. Sortons decelieu; car Herode cherche 
apres moi pour me faire mourir. » 

Notre-Seigneur Jesus descendit de la montagne avec ses disciples. 

Voici que le diable se presenta devant cux sous la forme d'un pecheur. 
Beaucoup de dtjmons le suivaient portant une multitude de filets, de pieges, 
d'hamecons et de crochets, jetant les filets et les hamecons sur la montagne. 

Les apötres, quand ils les virent jetant leurs ülots de cöt(Js et d'autres, 
et leurs hame^ons aussi , s'etonnerent beaucoup. Ils dirent : « Notre Sei- 
gneur, qucl est l'homme de cettc sorte qui fait ces choses dans ce desert? » 



154 KVANC.II.K DES DOUZE AP(1TRES. [381 

*Ai"p. 58 ||(3.\(; IC IIA/ Xn IKJipoc HAI IMi I KU IIAIA OOC HAK (Jll'.l 1 1 n(| AC CilC 

iicAAAiiAc. A(|(;ii iiiuoriiii (;(;(:Kiir. TU iioii iiiMico.A- aiiok a<; aicoiic. 

?iA'<nK xn MIM; TciKiiHrric (oacii. 

neA(: KO^Aiiiiiic iiA(|. AH <;|>u HAI ocii tvr enii ikhaami- 

iM:A"(; k; iia(| ao iiAiicpir uoeAiiiiiic iinitui.-JiiK; ikkoc). «hc ^iihtcj 

A<|()V(t) (;(|(V<OII<M llll(><|. MAI IK; llOVCOi-C; iip(:t|<)(ill Tl'.r Hill (iOOOT. 

ii|>et|0(0|>o- (ir.cooiir iiiii ciA'Ai'tni lui hai- ei o'/oii iiiii (-ooo'."- 

iiexn <|)i.\iHHo<; ha(|- A(; haacxmc cpc iiiii hao-jovo- i-cii toiik; iihai. 

);l(; ll<i(|."JIIII. 

IIUAM; IC HA(| A(; O'.H O/l Hl 1 l."IO IIA<V(()A(V ?ll TOIIU: IIIIAI IKMI IH;<|;'1 1 1 1 1 • 
IICAC AHApCAC IIA(|. AC HAAOniC (»•.• IM; \\Hl\- IIHAI (M|HA|)A11A 
* AI" p. b'J HIMi'iXOIM;. 

neA«: IC HA(| A(; iiii hiaici ah cai iiiMjrc iio.i im c rAiH;iiT|>|)(»- 

C|)(; HAI ."'IIIIC !>(()(()() HCA IICTC IM)'.-(| HC CTC I ) K(( ».\ ACIC ■ HTAIVM;!! HCIIIOO" 

IMHW.IA. AMH CH(;CH'r CHKOCHOC. A C CICIM(>|>K IHHCH'. IHHln-,- (;'r<; HAI IM:. 

IMJAC; MO?AHHHC IIA(|. .\i) HAAOCIC O/CVC Ai'l M; HAI lAIKOI C|)AI(). 
•lAlilllü A«; (:(|(;|>|) ()■.•■ 



♦A"ip..>.s Jesus leur Jit : « Pierre, felui-Ia est celiii dout je l'ai dil : \'oici * que 
Satan vous tleiuande pour voiis cribler comme le fronient ; moi jai prie pour 
toi afin que ta foi iie defaille pas ' . » 

Jean lui dit : « (^)ne trouvent-ils dans ce dcscrt? » 

Jesus lui dit : « .Mon bien-aime Jean, celui aprts lequcl il chcrche, voici 
(ju'il Ta pris. C'est le pecheur qui prend tous les poissous mauvais. C'est le 
chasseur qui prend toutes les betes souillees et quioonque est mauvais. » 

Philippe lui dit : » Qui donc a ete saisi par rhameeon de eelui-ci, ou 
dans ses filets ? » 

Jesus lui dit : « II y a une multitude qui est prise par l'hame^on ou dans le 
fdet de celui-ci. u 

Andre lui dit : « Mon Seigneur, quel est le bcneficc de celui-ci ä faire 
* A'^p. .vj aansgresscrles 'honimes? » 

Jesus dit : « Est-ce ijue je ne suis pas venu pdur prendre ä mon royaume 
ceux qui sonl ä moi ? Celui-ci aussi chcrche ceux qui sont ä lui pour son tour- 
ment. J'ai supporlu cettc grandc humiliation. Je suis descendu au mondc 
afin d'arracher nies brebis ä la mort. qui est celui-ci. » 

Jean lui dit : « Mon Seigneur, ordonne-moi, et je le poursuivrai pour sa- 
voir ce qu'il fait. 

1. Luc .\.\ii, 31. 



1391 APPARITION DU DKMOX. 155 

ii(;.\(; n; ha<| au iioo^o ikviir|)it icd^aiiiimc. au aitubiiok iiaiii «iKeuii 

Tep<t)TI; tnOKIIAAV. 

II^AI-IOC .\l) ICOeAllllllC A(|ll()(),"l(; (HIAIAIIOAGC. II(}AA<| IIA<|. AU (;K(;|>|) 

t)v iim;i;"iiiii. um ukoihi ov zgu iicima. 

IIUAU riAIAliOAOC IIA(| AU MTAICtOTUII UTKIIIITK. IIUII IIUKUIIIIV AU 

iiTKiruii euiiovcoeu. ii|)U(|<ruii riir. aiui uiiuiiia uiiav uiuTumuniTUAe 

IIIIOOV. UK; AMOK MUH IIAeUII2A.\ II(;M IIA,"JMII IIIMnilA. * IIOVTU i-CtMOK • A") p. CO 
«jllUKUIlir.'- IIA()i)VUI ."IA|)()K UIIUIIIA. IIUII 1 1 U'..") 1 1 1 1 • I lli; 1 1 1 1 O." A IIIKX)'." 

liiKiiiiA. iiuru ."JA(|<ruii Tuiri- uiiuiiia- iiai iiu iiua?- iiov^'Jiiiipu ah \\u 
o-uii Tur.T 211 iiuiiiioov. TU,"jiHi|}(; im; huiaahi. (uruii tut ii2Hit|. 

IIUAU UOeAlHIlM; IIA(|- AU AI()/(() (SICtOTUII U r(:KIIUIITUA2- IHIAIAUI 
^A|)C)K (HIUIIIA- A.VAA IIO'.A IIIIUK."JI1'I HTUHHAV AU UKHACrUH OV- 

HTUVHOV A(|IIAA()'.'- A<|{rUII rUIlOU Hill lllliT (nAA<"nil UTi^UII IIIIIIOOV. 
eOlllU U-.-OAAO- UII(;Vr.A.\. ?0HH; UVTt)IIA? UlKiVHAer. eUHKOOVU UVOA.VO- 
UlMTi-UIIOTO'."- 

UllUpU lU eil IU)VU. MUH HU<|AIIOUT().\()U U(|eU<()U|)(()l IIIIOOV. 

IIUAAI) IIA-.- AU AHA-.- U«HI U(|()-U)IIUI 1 1(311 |)U(| |)l I OlUi Ul IU-.-| lUAOU IKVl 
CAAAHAU- 

IIUAU lU im02AIIHIIU AU AAIU IIA<|- AU IIO'.'A 



Jesus fiii dir : « Va, mon biea-aimc Jean, car je t'ai purifie des le sein 
de ta mere. » 

Saint Jean marclia vcrs le diable. li lui dit : » Oiic fais-tu de ces fdets et 
que prends-tu en ce lieii? » 

Le diablc lui dit : « J'ai cntcndu a ton sujet et au sujct de tes freres que 
vous etes des pccheurs prenant le poisson. Je suis venu ici pour voir votre 
habilete aujourd'luii. Me voici moi, mes serviteurs et mos filets. * Appelle » a". p.co 
aussi tes freres. Qu'ils viennent aupres de toi en ce Heu avec leurs filets, et 
jetons-les ici. Gelui qiii pn;ml ilu poisson ici, celui-Ia est le maitre. II n'est 
pas bien etonnant de prendre du poisson dans les eaux, mais dans ce de- 
sert il est etonnant de prendre du poisson. » 

Jean lui dit : ^c J'ai faii d'entendre parier de ton liubilete. Avant cpie je 
vienne pres de toi en ce lieu, jette tes fdets. Nous verrons ce que tu prendras. » 

A cet instant il les jcta et prit toute espece des poissons qui sont dans 
les eaux. Quelques-uns etaient pris par leurs yeux, d'autres etaient pris par 
leurs levres. 

Jesus etait au loin ainsi que les apotres, contemplant ces clioses. II leur 
dit : " Voyez la maniere dont Satan prend les pecheurs par leurs membres. » 

Jesus dit ä Jean : >< Üis-lui de jeter... » 



156 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [40 



5» FRAGMENT' 

' A" f 25 * g,! \,; (HI|>(OII(; ("rmiA'.' (Hj^(()(|■I• iW ll(; TO'.IKC.At; IIIIOO." 

1- a „ 

iiiiiiiiiio «Mi(;K.\«)t;oroiu(»ii ' c;(|.\i iiiioov (izovii nT(;(|(:/iiin (;(|(ru).\ii 

iiiieiiKn iiyirro'.- vii taiakoiiia- 

(ui^yAinuDK {l^^)■.•^l iii^ciicoii cvii eomc i\i im;i)<)i,\ ,"uv(;j»A,"i(; uepAi 

fJA'UJ(|- 

VIIIIA',- A(: Oll CpOCj llll(:(|.M IIAC (;eO'i'll KAI'A 11 I Ol I 1 1 1) I A IIIICC 

* All I 2:< iiA.v * IUI TcciiiriAicci ."iA(;n(oii."i ii(;(o<| 

r" b 

UT(n?(; o(i <;r.o.\ irnjciiii tatcui mm rdciiiiTCjKjpnooiH;. A<|eiiooi: 

iiii(;i?oo'i- A(;(;'i'iir.o'..\(:V(: iia(| tMUiiiioo- iiviaac nrinr^ ii^orc Ac lUc. 

^Illirc <;!(; IIIO'.AAI AKIIKtM IICA IMHiCA?- IKlO'i'll IIMI A |)AAI AOV llll()(| IIAV- 
(;(;IIA+ HAK liyCMillOO- ll\|>IIIIA 1 1 11 1 K A A." HAN VII IICIIIII CIM ) 1 1 Ol 1 1(0 1 1 V 

* All f. 25 * A<|i(0()iM A<; iioi M rA\Aiii(0|)0(: ii<;ii rA<|(:(orii iica icmicviik; ."iaij- 

V" a 

T(U||) r(:«|y,VII IMil.lllll l'll 11 IA|)IA|)OC. IIAIIinC; 

A<|in|>(; KATA ()(; iiTACA'o«)«: iiA(| IIOI; UTA AAAii cdciii IICA -r<;(|i;viiin 
;'»Airi(;(||> ."iiiiio (Hioo-i" iiiiiia|>aai(:o(: inn iiiiov pA'ocn: i;|km| im iii;(|(;- 

1. C.fi l'fagmcnt, aiuiuel ikiiis do^llCl■on^^ la lultro AH, pst cxtrail du feil. 2.'i du nianusciit coplc 132 1 
de la liibliolliOquo naliuiudi;. 

2. Cf. p. 131, nolc 1. 



;V FRAGMENT 

A'i f. 15 "Noiis avoiis li'oiiv('' cct liDiiimc volaiil dans Ics choses qu'oii jetait dans la 

' ■' liourse cliaquc joiir, les apportantä !^a femnie, el cn frustrant Ics pauvres dans 

son Service. (^Hiaiid, des l'ois (v/r), il sen rctouniait a la inaisoii ayant des 

sommcs cnlrc les malus, eile avait coiitume de so rejouir de oe qu'il avait 

fait. Nous Tavions mcme vu ii'ayanl pas pris pour eile cliez hü cnnformemcnl 

' A" f. 25 ä la mallce de scs * ycux et soii insaliabilitc. El alors, eile avail coulume de 
le lourner au ridicule. 

De cette fa(,"ou douc, par suilc de l'insatiabilite et du luauvais oeil de 
cette femme, il resta ce jour-la et eile lui conseilla cette grande chose si ter- 
rible, ä savoir : « Voici que les Juifs poursuivent ton Maitre. Leve-toi donc et 
livre-le-leur. On tc donnera beaucoup de richesscs et nous les mettrons pour 
nous dans notre niaison, aiin d'en vivre. » 

» A>i f. 25 * II se leva, le malheureux, apres avoir ccoute sa femme, jusqu'ä ce qu'il eüt 
conduit son äme a'i tartarc de rAuieuti, de la meme maniere qu'Adam ecouta 
sa femme, jusqu'ä ce qu'il devinl clranger ä la gloire du Paradis et de teile 
fa^on que la niort dominät sur lui et sa race. Üe meme, Judas ecouta sa femme 



|411 CKF.KBRATION DR LA PAQUE. 157 

IUi|)IIA TII|J(|. TAI ;^H)(()<| IC <)(= IIIO/AAC I r|-A<|(:(0'|-|| lICcV T(;(|(:i>llll: 

,"jAiiT(:(|*|) ."JULio tJiiATin; IUI iiaiika«; ii(|katahta (iAiiirrn iiiia iipiiKi • \ii i. 25 

Uli llAyiAVOII ^'" ^ 

HT(:I?(; ()•(: A(|l>(OK ."JA IIIOVAAI A(|(;lliri(: IIIIIIA/ »-IIAAli Hi>Ar ll(|IIA- 

|JAAi.v<)'/ iiii(;C|Aoei(; A'i'iKimn oiu'jaxcj a. taa.- iia<| 

AV.\<()K (MIOA IIOI ll.")A.\(; (JTCII? Xli AVAI IMIIIAAr» II^AT ?A TTIIIM 

iiiiinrAiii/ 

A<|T(l)()/ll A(|AII()V t;i>0'.ll ll'l'(i(|(:^lll(; (iCIOOV 
ll(:AA(| IIA(; A'<:-.- 

ü" FRAGMENT ' 

— Aii(:<(nii|> iiAA(| IUI iiiiiri'ciKio-.-c iiaiioc ro.voc iK-pj; iBTiJAiiiiir.A ♦ a'- f. ci 

KU 2A|)((M)-.-. ' '^ 

(:|>;"IAII l!(:(()TII|> COOVTII OVOI 1 1 V(() 1 1 ."JApO TOTpAIIOrA KIOTO XV. 

evfiSR Toolo/ Tiipo-,- (;ii(;iriA ii(;(otii|) ovioii ii?mt{|. acjciiov 6po«|. 

A IIAOIAC K(() OepAl IIOVIllllAg epC OVAAeKTUip 2IXU)(|. epe O'i'^IIOV 

eixeii TOTpAiKiv.A : 

— Aiicdrnip coo-.ruii niio.v eovmii 211 lusenov ii;-i()pii. a TorpAiu-r a 

K(l)T(; A IIAIIOCTDAOn AI * [lieJuTCI ." "^ A'- f. IJl 

I" I) 

1. ^rniTcau iiiudit. Ms. oopte 12'.)/17. fol. Bl , de hi llililiollicque nationale. Nous Uli donnerons la 
i(Hlre A1-. 



et se rendit de la sortc etranger* aux chosos du cid et aux choses de la terre * -^" •"• -^ 
pour aboutir a rAmcnti, le lieu des pleurs et des gemissements. 

II alla vers les Juifs et il convint avec eux de trente pieces d'argent pour 
livrer son Seigneur. Ils les lui dounercnt. 

Ainsi fut accomplie laparole qui etait ccrite : « ils ont vequ les trente pieces 
d'argent pour le prix de celui qui est precieux. » 

II se leva. II les porta a sa mauvaise femme. 11 liii dit : 

6" FRAGMENT 
* Le Sauveur le mit (Mathias) avec les douze apötres et la table etait devaul • .\|- i'. lU 

i' a 

eux. 

Quand le Sauveur etendait la main vers la nourriture, la table faisait Ic 
tour, en sortc qu'ils etendaicnt tous leurs mains vers ce dont le Sauveur man- 
geait et il le benissait. 

Mathias deposa un plat sur lequel elait un coq. Le sei etait sur la tabh\ 
Le Sauveur etendit la main pour prendre du sei d'abord, et, sur la table ([ui 

faisait le tour, tous les apötres en * prirent. . ^u f ,;, 

1- b 



lös 



EVANGILE DES DOUZE APOTRES. f421 



v° h 



- iioM: iiA()iA<; um;, ac ?|)Ar.iini kiuv.- (;ii(3ia.\(;kt<()|) : — \\n=\ni 

IIIOVAAI IIAV »;|>()l lil 1 1 A.") AAT(| • — IICIAAV HAI .\(; CCI I AI UOeT OliO.V 

iiii(;(:ii()C| iiiiuTCMicAe lion iiiia ii(;Ia.\(:kt(()|)- 

IC An A(|IM;T(| ptO<| IICCOI'.C ll(;AA(| A(; <«) IIAOIAC ll.'MAAn nTAVAOC)<| 

(;(;ilAAA(| : n|H; llA.V(iKTCOp I-Ap CVUAIH; 2IOII 1 1 1 lOVOCH 1 1 (;(|IIAV)A 

IITVIIOU lie liltO/AIIIIIIC lir.AiniCTIIC (M|K-i-|>IGCÜ ?A TAeC;. AIIOK IM; 

♦ AI- f. (ii iiov()*eiii iiik; «mhi kaiu; ii?iiti| — <;."iAn a n(3iA.\<;KTco|) iiov v/rxu) 

^ ^ IlllOt; fjpOl AT: fllAIIOV V<0 HA IIAplA MIO (;r.().\^(;l I inCI I M T pA ■ (illül 

ecil TCCKA.VAeil im; IKMI IMiVCpoVI.in MM <npA<|)IM : AIIOK AU AlOi 

(;IU).\?II TIK; 1IIIIMIV(: nepAl (:AII llUAi-. IIC.-III; MKAi- CS^KII ^A IIA(;OOV 

AMipptoiu; (;iiu; iir.rnii- 

T(;MOV OC ll(:IA.\»;KI(Op 1 1 AT(«)OVI I : 

* A'- f. (11 '^ '<• -^•- -^<"^ l:l!A.\(;KI(Op ll(:AA(| MA(| AC niAn HAK IITOK U» 

MAAKKItOp (:K«;(OII^ in(:K?n ! HTfi^C IITinii» p<Or <;p()K ll|-?(().\ 

(■MAiip. ACKAc (-kcc/iiaim; mm(;^oov (rro/ m a m a p a a I a o'." mmoi iU'in<|. 

AV(0 A<|I.OO(| fll'pAl IIOI MAACKTCOp ^ 1 A 1 1 IIIIIAg A(|r>«0.\ (;liO.\- 

lIHSe K; IIUAOIAC A(; «HC M^AMir IITAK."IAA r<| ^\n\l ll."IOIir{! IIOVIIOV 

A«|T(OOVII (;()OII? : <;(:IIA(;-[-U-.- l'Ap IIIIOI. AV(«) IIACIUX) IIA."l«OIIU 

IIDVOVAAI llll(:?«;o(llOc) '••• 

1. C'est ä la suile dn ce fragiiicnl rpio doit sans doutc so placnr cclui quo Bickell a rclroiivc cn 
grcc et que nuus rappelons iii pour simple mOmoiro ; inpö toO (le |j.£ta>.|"/oYetv, w? eJ... (Nestle lit ; 
«•jauTw;: lüi-kell lil : w: U sOcu;) jtalvTc; iv Tavtr,] -rj vy/.Tt <;xaväa),i(j[8»i'jea0e xaiil tö ypasEV ::aTd=to töv 



Mathias dii ä Jesus : « Habbi, tu vois cc co(i. Lorsquc Ics Juifs mc vircnl 
le tucr, ils dircnt : « On tucra Ion maitrc comme ce coq. » 

Jesus sourit. 11 dil : « OMatliias, laparole qu'ils ont dite, ils raccompliront. 

Ce coq donni'ia le signal avaiit la luniierc sc levant. C'est le type de Jean 

AiJ 1. 111 Haptiste qui a annonce devant moi. Moi je suis la iumiere * veritable qui n'a 

^° ^ en eile rien de tenebreux. Quand ce coq est nioit, on a dit sur moi que je mour- 

rais, moi aussi que Marie a fait etre dans son sein. JV ai reside avec les Cbe- 

rubins et les Seraphins. Je suis sorti du ciel des cieux sur la terre. II iut dur 

pour hl terre de pouvoir porler ma gloire. Je suis devenu hemme pour vous. 

« Maintenant donc ce coq ressuscitera. » 

\v: f (ii Jesus toucha le coq et lui dit : * « Je te dis, 6 coq, de vivre, comme tu l'as 

^°^ fait. Que des ailes te poussent et que tu voles en Tair, afin d'avertir du jour 

oü on me livrera. » 

Se leva le coq sur le plal. 11 s'echappa. 

Jesus dit ä Mathias : a Voila ([ue l'oiseau que tu as imniole il y a trois 
heures est ressuscite. On me crucifiera; et mon sang sera le salut des na- 
tions; (et je ressusciterai le troisieme jour)... » 



' .\I'P. 1 



,43] FRIERE AVANT LA PASSION. J50 

y FRAGMENT' 

Lii>i."JHii imA^uuia * (3V (:(;()-.(t)ii(| ^A i-rii luv ii ."mmio iir.af i;i()V(uii(| 
eBo.\ 21 TU ii(;(|KApti()(: xii L()ov(iTlr> oumii.-m; ht(; ii aaac] 

?AIIIIII IIA MAI IITRK[llOUTe] IIA(-I(t)r .\(= KAAC 1 1 ll(;Te'/ll()l||(;ill(: 

iiLiiluAi [kiiaiwo ()(; 

2ALIIIII [aiJSI [HAI HTÜir pillM; HT[II HT(:|>() [TAI TOjO-.pillUi LIIIIHjTO- 

[viiTAv] ctoj^jq uiioov feij nev]eBBio eiiiuivei [enuroiil 

Aippo (iiioeiToo'iK II A(-i(or KiiAipe [rieiSAxe zJviiotac.cü iiai 

[eAIIIIII II AAAMl <:<|IIAOV[<().")<) ?iril Hill- ?ITU (l(=\(; 

eAiiJiiii iieiB uiiiiov [{3C)Ba).\ (-;1bo.\ eini iiiii- giiii iiiio iioi-oiiiic: 

eA IIIIII Tllll TCpo lA Ulli !(=. TA II."Jlip (• T(: 

VAllllll (-pti etOI, Hill ."JO OH (;IU)A 2ITII Hill. 2ITII II ^'J pi Hl IC.O^. . . . 

[HT«;pO(| A«)K <)•(■ (;BO.V H(;I,"J.\Ha1 Tlip(| H Hß[(|(;i(OTl AC|KC>T(| (jpoil * '^' •' '" 

[noipiva xai to] TtpoSi-ta 0{.arjKO^ma^r,a[mtx:. eiTCÖvto;] [toIO 7t£'T[p(.u]' xal ei itivTc; o[0x evm. E'.nsv 6 x-jpto;]. 
6 ä),£xT(iuwv 5i; xi3x[y.0?£t, xac 5u npüTov Tp!; ä|7tap|iv[r|(3T, (iE... Aulilcgnmcnii ... von Erwin Preusclien, Giessen, 
1901, p. 19-20. 

C'est ce dont nous reservi ns de pailcr dans la disseitalion dötaillec dOjä annoncee Isupra, p. 128). 

1. Ce fragment, auquel nous donnons la lettre A'^, provient de Strasbourg eta etö publik pour la prc- 
niiere fois par Jacoby en l'.ino. chcz Trübner. sous le titre : « Ein neues Evangelien fragment ». Apres avoir 
pense ä l'Evangile des donze .\potres (que senible viser la plirase. a Nous. les Apotres, otc. ». laquelle 
se retrouve d'ailleurs dans d'aulres de nos fragnients), le savant Allemand l'avait döfinitivement allribuö 
ä l'Evangile seien les Egyptiens. Mais la plirase ci-dessus visee, aussi bien qu'une autre citee plus 
haut et dont nous reparleions, le style genöral etc. ne nous permettent plus guere d'h6siter. Ce fragment 
fait Corps avcc les nötres et doit ^tre altribue a TEvangile des douze Apotres. Voir la revision dejä 
faite par nous, le 22 septembre 1300, dans I'Intermediairc des curieu.x. Nous en publions ici une nou- 
velle, tres corrig^e d'apres les pliotograpliies. 



1" FRAGMENT 

... « Mon vrai fils, l'arbre de mou jardin, * on le connaitra ä cöte de celui ' a'^ p. i 
de TEtraiiger : On le fera reconnaitre par son fruit ; car il est preferable ti une 
multitude de ceux de l'ennemi (?). En verite, donne-moi ta force, o mon Pere. 
Etablis-la pour celui ([ui soulTrira avec moi pour le bien (ou le bon). En ve- 
rite j'ai regu pour moi la couronne du royaume, la couronne de ceux qui ont 
en partage le mepris dans leur humiliation et qui noiit pas trouvc le repos. 
Je suis roi de par toi, ö mon Pere. Tu feras que cet ennemi (le diablo) me 
soit soumis. En verite, cet ennemi il sera brise par qui? Par le Christ (ou le 
doux ypr.cTo'; ou ypwTo';). Ell verite, l'aiguillon de la morl sera detruit par qui ? 
Par le Fils unique En verite le royaume appartient äqui? II apparticnt au 
Fils. En verite, toutes choses ont ete faites par qui? par le premier-nö... >i 

*Lorsqu'il eut acheve cette priere ä son Pere, il se retourna vers nous. II • .v'- p. 2 



160 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [44] 

lll;,x[cV(| lUVIll .\<i ACecOll DiO-rH IIOlI TüvlllOV tJTüVI I A<) IT tlT OOITMvl 
TM- IIGIIIKV IMill |)() ()•. T nel TCA[pg aJg OVACOÜI|[hC T(;- «I«)' <»(; HT("ni 

pooic II II HAI- 

Aiioii A(; MAiiocTovot; Aiipiiin ini.xci) iiiioc iia<| :v(; |iia iiaiiT o-(5 [io 
ri;'JH]pe liiiih)VT(; a ...[aiioiiJ euxoii ov iio lUiiiLetoh 

A(|()VtO."lli ll(;.\A<| HAH .\(; 1 1 1 1 |>|)?()T<: ?HT(| IIHIJIOA «MIOA. A.VAA iri<)(| 

H^ovo iiii|)|)?<>T«; ^inr. htij^.ovcia- a|)i iiiintivt; iiirjrrAiJxoov iiirni 
THpo['r Sfi A-/ iMOT HC «Dl Av«() (r.t; I KOT ii«:a thv iii. iiichi II nii |)a;'m; 
SB ai[a|>o <;iiko(; iioi: ai 

8' FRAGMENT' 



A" p. i [aiov]*<«)iiv hhih (;i,().\ iiiiAnoov tiijxi a-.((» h taiaiki i ii c ri;i iiooii 
•iH|)(; IUI iiiiv«:iii|)i()ii iii(;Tiiiiiitaiio(;t«>.\«)«:. 

leil OVUü ll(;A(|()•i•U)H^ HAH (HiOA illlCI^COli AlT 



IIOIlA|)T'r|)l 



lA HAH niricx»-, 



1. Ce fragment el Ic suivanl auxquels nous donnons la lettre A>» et A'^ provenant Ogalemcnl de 
Strasbourg el ^galement publiös d'abord par Jacoby, fönt suile au pr(5c6denl. Comme lui, ils paraissent se 
rappoiter ä la scene du jardin des Ulivicrs. Jösus y conlinuo son discours aux Apiitres. Ceux-ci lui 
röpondent, puis, plus loin.ils raconteiit d'un faron plus iinpersonnelle. Ainsi quo iinus lavons ditdans la 
preface, Jesus et ses ApiMres y visent cgaleiiicnt deux des fraKiiicuts aiitörieureuieiit publiOs par uous el 
dans lesquels le Christ et le P6re ötcrnel onl röv6le aux Apölres, non seulcment leur gloire (comme a 
quelques-uns d'enlre eux dans la Iransflguration), mais aussi la mission de cliacun deux, c'est-ä-dirc 
leur propre apostolal. Tout cela est ccnsö avoir eu lieu alors sur la montagne, oil Jösus s'6tait r6fugi6 
quand oii voulait le faire roi. 



iioiis dit : « Elle est venue riiouie oü loii mc prendra ä vous. L'esprit est vif, 
niais la chair est faible. Restez donc ä prier avcc mol. » 

Nous les apötres, nous pleurAmes eu lui disaut: « Aic pitic de nous, ö fils 
de Dieu! A nous aussi, quelle sera notre destiuee? » 

II repondit et nous dit : « Ne craignez pas la dissolufion... Mais bicn plus, 
ne craignez pas la puissance. Souveuez-vous de tout ce que je vous ai dit; car 
dememcqu'ils m'ont persecute, ils vous persccuteront aussi; vous donc, re- 
jouissez-vous, car j'ai vaincu le luonde 

8" FRAGMENT 

Ali p. :! « Je vous ai * revele toute ma gloire et je vous ai enseigne tonte votre force 
ainsi que le mys'ire de votre apostolat. » En veritc il nous avait revele ces 
choses : et precedemment je vous ai donne les temoignages relalifs aux ensei- 
gnements et aux benedictions qu'il nous avait donnes sur la montagne .... 



['-i5] IXTERROGATOIRE CHEZ PILATE. KU 

9^ FRAGMENT' 

*A iieiiBAA score ?ii ha ihm. AuciKope iineoov htr(iuiitih)-.t(; iih ' A'ii. 4 
neoo'/ iiiiKi rHrenuiilTAüoic. aqf i-no((Hi irro-oii innu iiiiTAOüici- 

II ... A'/pO(: Uli pll^ ... AV|) OVO(;lll II 



r» b 



10° FRAGMENT = 
*."JA IC eq iienvii GnonpAiTtopioii- • A'" f. 52 

linAA«! IIAt| yu UTK ()V (-BO.V TCOll. II CKAU) IIIIOC AK OV UTBIIIITK. 

ai^km; «iiii."i(: (:.\u)k iuii(:."i()-iio-ou ßllA^ueK — (j.^icuiui iitok iie iippo 

IIMM)-.-.\AI AMC HAU ^ll O'.-HAppilCIA 

- A<jOVH)."Hl IIOI IC IieSA«! IIIHAATOC. Sü OKA«) IIIIAI eApOK- 
UAVAAH. A"(; '^HKOO-iG IICUIAVXODC HAK (iTBHHT : 

IICX(: IHAAIOC IIA(| AO Uirrci AIIOK Alir OVIO'.'AAI. lICKecnilHC 

neu lACIIAAK croor. O-.- H6irrAKAA(|. ♦ Ai' f. 52 

A<j 0%-((I;MB IIOI IC AC lAUUTppO AIIOK HO'.- (SP.OAeil ueiKocuoc 

All Tc. — eiic ovo (sw) eaoAeu ugikochoc tc -lAiuri-ppo iicviiaui."ic 

1. Voir la note precedenle. 

2. Ce fragmenl auquel nous donnerons le n° A"' est in6dil et tire du Ms. cople 129 17, l'ol. 52, de la 
Bibl. nat. J'en ai seulement donnö la Iraduclion dans l'Inlermediaire en le ratlachant alois a llivau- 
gile Selon les Egjptiens, coninie un rattachait au miime evangile les fragments de Strasbourg. 



9^ FRAGMENT 

' nos 3'eux penetrerenl eii tout lieu. Nous coutemplfimes la gloire de sa divi * ai- p. 4 
nite, ainsi que toute la gloire de notre seigneurie. II nous a revetus de Force 
pour uotre apostolat... Toutes ces choses devinrent claires pour nous comnie 
le solfil et s'illuminerent 

10^ FRAGMENT 



*jusqu'ä Jesus qui etait dans le pretoire. II lui dit : « D'oü es-tu et que dis-lu * a"' r. 52 

de tüi-meme? J'ai peine cn combattant pour toi et je n'ai pu te sauver. Si tu 

es roi des Juifs, dis-le-nous avec assurance. » Jesus rrpondit et dit ä Pilate : 

« Tu dis cela de toi-meine, ou si d'autres te l'ont dit <lc nioi? » Pilate lui dil : 

« Suis-je un juif, moi;' Ton peuple * t"a livre ä moi. Ou'as-tu fait? » ♦ A''' r. .V2 

Jesus repoudit : « Mon royaume a moi n'est pas de cc monde. Si niou 
rovaume etait de ce monde, nies serviteurs combatlraient alln qu'cm ne 



162 KVANGILE DES DOUZE APOTRES. [4(>J 

HC IIO'I IIAe'.'lllipiri'IK;- ,\"(3KA(; II1I(3'."I"AAT (-TOO'I'O'.' IIIIIO'.'AAI- — 

■roiK)'." A(; •|-Ami'i'|>|)<> iiov (iBo.vgii ikhkociioc am ■!•(;. 

llf;Xt: III.VATOC IIA(|. .\(; O.'KO.I I (V»i MIK O'.ppO : 

A(|()'/(0."ir. IIOI IC .\(: IITOK llüIXtl» LIUOC ÄG AIIT OVppO- 

* A" (. .-.2 — iie.xn iiiAAToc iiA(|. ,\e täjy ya iitok «vppo. taiioi ciic- (;lU).\^ll 

pCOK. .\OKA(; (ipC llül^yropTp Ull IIUIIApA\ll AIIAX((>p(H IIA'.' IICAbO.V 
IIIIOK. 

TOIC; ll<;,\(3 IC IIA(|- AC (SIC ^IIIITC K V< ) 1 1 ().\() PC I IMAOC: CIIOA?!! 

ptOK A'(; Alir O'.ppo- A.d) IITA/AliOi CIKSieHHi- A.'t«) IITAICI CMKOCMOC 

GiiAi. A'(3KAc <:i(:p iiii-i'p(; iri'uc. o'.-oii Hill (;'i';'i()<)ii (;r>().\i-ii i iic 
;'JA«|C(() rri (:Taciiii 

IICA'C; IIIAATOC IIA(| A'C O'." MC TIIC 

* A" f. r)2 — iiGAc IC iiA<( A<; IUI iiriiA'.' am miok ' cmct.-iaac IIIMIAK- AC ()'.■ 

V" ll 

11(3 lie : IUI lirilA'.- All MIOK (;ll(:(|eO AC O'.AIM: CliOAVH ll(3llOT. II 

iii'c((>rii All cii(3."iAA(3 ciiiir." (sr.oAi'M -nMi'iAiipo a»; mo.- cr.oA^ii 

ll(3IK()(:il()C All 11(3- 

(3111(3 ()'(3 HAK (() MIAAIOC- A(3 MAI (JK+^AII CpO(|. irr()<| M(;r HAK pi 11(3 

irr()iK()-.-M(;iiii yii o.aikaioc.mm — iicKriA ckaiia^ic mikio-." (o 

IIIAATOC MTOO'.' A'.'MAACCC IIIIOK. lli;iC(()IIA (;l(;KMA-.- Cp()(| IUI 

TCICApr,- HTA'." 



mo livrät pas aux jiiifs. Maiiitonant donc mon royaumc ii'est pas Je co 

niondc. » 

Pilatc lui dit : « Donc, tu os mi? » 

Jesus n'pondit : « Ctisttoi qiii las dil : je suis roi. » 

* AI'' f. :>2 Pilale lui dit : « Si * tu os roi, ensoignc-nioi la vürite de ta boucho afiii 

que ces troubles et cos rrvolutions seloigncnt di- toi. » 

II lui dit alors : « Voici que tu confesses et que tu dis de ta boucIi(> que jo 
suis roi. J'ai He enfantc; et je suis venu dans le monde pour cette cliose : 
pour rendre temoignage ä la verile. Ouiconque est de moi ecoulc nia voix. » 

Pilatelui dit : « Qu'ost la verile? » 

* .V' r. 52 J(3sus lui dit : cc Est-ce que tu n'as pas vu, * toi, quo celui qui parle avcc tui 
est verite? Ne vois-tupas ä sa face qu'il a ete enfante par le Pere? N'ontends- 
tu pas aux paroles de sa bouche qu'il no vient pas de ce monde? 

« Sache donc, 6 Pilate, que celui-lä que tu jugos, c'est hii (|ui jugcra le 
monde avec justice. Ces mains que tu saisis, 6 Pilate, t'out formii (ou crec^). Ce 
corps (|ue tu vois et cette chair qu'ils iml 



v b 



f47j INTliRROGATOIRE CIIRZ PII.ATK. 103 



11"= FRAGMENT' 

LAIA'.IKll (; llcVTO OTLBfi ,\ej UM 2(Or. [(J-hllA KUJ All HTOOTC) 11 I l(=l K(; * A ' ■ f. 'i2 
OTA [eJrpASOOG .X6 TAVfVVM .Willi ,"JA (;2|)AI nilllO'/ ! ' " 

eoilAlOC AR AlllAV <:liA;'JAI ll(;l lAVIl IOC nTK(<)r(- ()|>()l cvciiu; IIIIOI 

c;B(i.\ 211 o'/ctü^ : 

U'.*AI,"IKAK tSBOA nepAl GAIDI : 

GVCOBTf: IIOVeilAAV ireilllA- fr.MUO IIIIC)(| oepAi : 

(;|)(: 2()lll(= colli«; ll2ll(3lßT : 

— cpc 2iiKoov(- ;'j(oiiT iiovKAoii ii."JoiiTe ec|ii(;2 iicovpe : 

— cjpc iieqAiutjpoe Ktoit; cpoi im im]-.2oii,\oii : 

— «LpeJ. ... Atop \ii : 

— (=pc Miiiiiiyin iiiiiovAAi (o."j niio.v ao bit() r.iT(| c^^ov iiiiAq : 

— nT(;p(;iiiAV üiiAi irrniiiiiK; aiw * lun tujiio-.- cepAi (üiuov : * a'' f. 'i2 

«MIIA/ OUeHTA[l]TAUIOOV " KA.XtOC (;AVTAKo[|] KAKtOC 211 TIIHTA- 

eiiT : 

— niiiAV oiioLio o(|niicn-Kf; iiriKopAiinvc : 

CIIIA.- OriHll.VACIIA (;(|OVCÜ."J f=eCOIB linf;IITA«|ll.\AC«;n 1IIIA(| 211 ()'.• 

iiiiiArAooc : 

— - OlllAV <UI2tOB IIIIAOIA (;iA2CpAT (jpCUJ IISG I lOVKAT II l'OpOC : 

1. Ce fragmcnt est lire du manuscrit 129, 17, fol 'i2. Nous liii donnerons la lellre A'" 

2. Le texte porle faulivement : (MIOIITAKTALIIOO'/: p| plus loin: eA'»"rAKOK. 



ll"' FRAGMENT. 

* « (Je m'allligeai) boaucoup parce qu'il ti'y a aucune cliose que je puissc * ■^^' f- *- 
placer en parallele de cette autre — et eela de maniere ä nie faire dire ; Moti 
äme est triste jusqu'ä la moit. 

« Semblablement j'ai vu (par prophetie) la multitude de nies compatriotes 
m'environnant et nie ehassaut avec niepris; criant contre moi; preparaiit 
un verre de vinaigre et le plagant devant moi; d'autres preparant des cloiis; 
d'autres tressant une coiironne d'epines; les portenrs de lances m'entourant 

avec leurs armes; loute cette multitude de Juii's criaat : Prenez-le! 

Prenez-le ! Crucifiez-le ! 

« Lorsque j'eus vu ces choses de cette fagon, je 'm'aniigeai beaucoup et * a'" f. ',i 
jusqu'ä la niort, voyant ceux que j'avais crees bellement (sie) voulaut me perdre 
mecliamment dans leur folie; voyant l'argile luttant contre le potier; voyant 
la creature voulant tuer celui qui la cree; voyant Tosuvre de ines mains alors 
que je me tenais debout devant eile comme accuse. Je u'ai pas peche et ou 



Iü4 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [481 

Illll|) llor.d- ()'/A(; III10V2IJ (;K|)()l| i"!! TATA I 1 1)() ■ (miU HAI A TAH/'/VH 

A'i'iiii ."'Ae|)Ai niiiK)-.- : 

IIIIIICA HAI A(; lllpo-.-. A III.VAIOC .\ I I II I AI l().\(> l'l A 1 1 IC (;<|.\'(() IIIIOC 

A'<3 (;;'i:V(; irrOK IK; II|>|>() IIIIIO'.'AAI AA'IC man IIAppilCIA . 

IIKAU IC IIAIJ ,\(; IIIIIICA ll(:lll()(>- ll<)-i-OCI."l 1 1 1 1 A 11) K(;l I IC A'C 

* A' r. V2 ^VIIOK *[ll(; lipjpo- A'/CO yti [aIiJoK AIII.\A<:CC IIIIOK VII IIA(II\ «o iii.vatoc- 

v" a 

IIACKOr IIUIITA(|'|-|lll()()-i"l' (illCIIIA A'CKAC CI(3KI() llll|)(()ll(: (;I(U|A|) \ 1 1 

IIK6COII : 

- — AC|) ?IIAI rA|) GKTC lie(l)ll MIIAOIA' CT(:(| Ap VI I IIKC-COII f-TC AAAII 
HC. (;ß<)AA°C A'lll llC'i'Oni."! iri°A(|HApAr.A. AHHOAlj CI'.O.WII IHIApAAlCOC AC 
A«|pATCH)iU- CK)'i'((>."l rCHO/ CUTCX) ceo'.H CpO(| HKCCOII 

A'lll CllC'i'dCI.") Oll HTA l'ACHI ;(()Tß IIAIICA IIC(|C(>II- 1111(3 HC(p:il()(| 

KApiU(| 0(|{«),"l Ci;0.\ ,")A TCIIO".' O'.'AC ll(|IIA.\0 AH C«|CO."t CH<».\- ."lAiri'C UUtl 
((l."J CliO.V' H'I'C H(()(| KApi(l(|. 

A'i'0'.-CIC(; IIHCAIAC IICIip(>(|)ll riic 

A'."C-,-|)A IHCpiHHAC 

* A'-f. ',2 — *AVU»rT 

v° 1) 

- A'i"?i(i)iic j;?cHii()().c : 

A'.-II.MirH H()'.-KCIHHI."IC I H I C 11 p( )<|> H 'I' 1 1 C : 

- A'.co Oll VIA rciio." iHio.Kc idoro.- ciioa ^^l ic;-. roAiiiipiA im 

TC'.MIIITATVHHC 

I. Le 11 n'a pas Ote lopiUO avanl HAppilCIA (en se changeant en u). 



na pas Irouve de iiiulife dans iiia liouclio. (l'est pourquoi luoii Anw a cte 
alTligee jusqu'ä la uiort. » 

Apres toutes ces clioses, Pilale re?ut les apologues de Jösus en disant 
(encore) : « Si tu es le roi des Juifs, dis-le-nous avec assurance. » 

♦ AI" r. 'i2 Jesus lui dit : « Apres ce long temps, tu ne sais pas encore quc je suis * roi 

et que c'est moi ([ui t'ai forme de mes mains, 6 Pilate? C'est nion Perc (jui ni'a 
envoye ici afm que je ramene l'hommc ü son principe encore, parce (jue, depuis 
le temps oü il a violc nos commandcments, iious Tavons cliasse deliors du 
Paradis en vertu de sa desobeissance. Je vcux maintenant l'v faire revenir 
encore. Depuis que Cain a lue son i'rere Abel, le sang de celui-ci ne se tait 
point, criant jusqu'ä cette iieure. 11 ue cessera pas de crier jusqu'ä ce que le 
mien crie et que le sien se taise. 

♦ A'' f. 42 « 11s unt scie en deux Isaie.* 11s ont ecartele Jeremie. 11s out etrano'le les 

uns. 11s ont lapide les autres. Ils ont frappe une multitude de proplietes et 
jusqu'ä present ils n'ont point cesse leur audace et leur impudcnce. Ils ont 



I« f. .VI 
1"' a 



149] INTEHROGATÜIUE CIIRZ l'ILATi:. 105 

— cVV2(oir. m<.ava))Ick: iioviimb ii."jii|>(; muv|JA\AiAc- im KoeAiiiiiic 
iieqjynpe. 

— Arn) oi(;2iiiri(; tcmov (mhuok eiAioov iiiuno iiiioo- (;iiai i iipov- 

KT(; All OK lU:- 

— Avco iiT(;p(: niAATon (;<otii r:iiGi,"JA,\o AqpeoTf; (niAid. cV(|niii(i 
nie (iTLini«! iiiicviievApioii. ii(;äa(| ii[av au tue] iiptoiiu [(itcstii ."juk: 
[iic«)t|] ei iieiUA. 

— iiTC;[viiO'i-] A'iHO.'H (JiioA (■iii.VAioc .\ n r.ii(|. iiri(|. c-f-O'" iiiuv(|- 

llflAt; IIIVATCK; IIA..-- 

12° FRAGMENT' 

*iiiio()'.- iiovJAAi II T(- (•q?[Ap;M iijeiiT (i^pAi [escojov xe * X 

()-iVAp[>'jii]eiir iiiiAi ■• im;. <m|<;()()-.ii Ali coiiii-.- (;iiet|[(ri]A" ii(|f ^aii (spoo/. 
— (HC o'.'pmiK; Ali (;r>().\yii iiiimm.^iu <niC:(|pAii ik; aiiaiiiac co'.'pciii 

IIIKIACCII ll(= rilO.MC IIAA-.(:IA. 

1. Ce r(5cit inödil se trouve en partie dans Irois inanuscrits : r2'J/17, 1'. 51, aiui'iel iioiis donnons la 
lettre A'*; 129/17, f. 60, auquel noiis donnons la lettre A'"; et 129/18, 1'. l.'iC, aui|upl nous donnons la 
lettre A-". Nous suivons d'abord A'"* dans le texte du haut de la page et A'' dans celul du bas. 
A'-o conslilueia le 13" frasment. 



tue le pivtrc Zacharie, fils de Barachias ', et Jean son fils. Et voici quo main- 

lenaut ils s'attaqiieiit a celui qiii est plus grand ([u'eux tous, c'est-ä-dire ä moi » 

Lorsque Pilate entendit ces paroles, il eut tres peur. II amena Jesus au 

inilieu du sanhedrin et dit : « Voilä riiomme que vous chercliez eu ce Heu. » 

Alors, ils crirrent ä Pilate : « Prenez-le! Prenez-lc! Grucifiez-le! » 

Pilate leur dit 

12' FRAGMENT 

* Jiiifs — patient pour eux; car il est patient, sachant qu'ils viemlrout <>u ses ♦ ^'^ r. .=j1 
malus pour qu'illes juge. 

Voici qu'un lionimc de la nuiltitudo dont le nom etait Auanias et qui etait 

1. Dansle nianiisci'iL 129/17, f. 11 yo.on Iroiivi' im frasmciil iiililiil'' : •niApT'.'pi A IIM^AI'IOC 
ANA <A\AplA(; llOVIlli IICO.- ,"IIM)'/II llll);BOT (J(OT ?ll OVUipilllll Hin IIIU)'! TU 
'^Allllll, II Martyre du sainl Apa Zacliarie, le prC-tre, le H du luois de Uiot». Le frai<ni<'nt coneerne la 
Visite des mages a Ilerode et le trouble du rol a ce sujet. La suile nous manque. Mais.seion une Ira- 
dition, ce serait ä l'occasion de la niort des saints Innocents que Zacliarie auralt ete niarljrise poui- 
avoir defendu sainl Jean. Nolre texte assimile ce Zacharie, pere de saiiit Jean-liaptiste, au Zacharie 
nis de Barachias, dont le Christ a parlö deux fois. Cr. Piilrol. Or.. I. I, fasc. ;! : l.r synaraire arahc ja- 
cobile publie et traduit par Renß Dassel, an luiilit'>me jmir de Toni. Le /./r/v de In cn-iilioii en parle. 
PATR. ou. — T. ir. 1- 



166 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [50] 

— i\(|B(()(r(: .\(; (;?()'.-ii (MM;(:-(-<><: "i<; c\(|^(().\ (-eovii cpoci- — a(|ka ii(:(| 
(VIA (:Aii iicoi.v iiii.")ii|)(; iiiiii(>',-'i-(;- — A(|r(](c yiii<| (;<"()'. ii (r,>iir(| 

♦ A's 1. r.i «ni[^]iip [e iijnii()VT(3 ' [A(j]A(;nAr,e iiii(U)-.-(;pii-i'(; iiic A(|A(:iiAr.(; 

r" li r n r 1 

iiiiRcriA nie; A(|A(:iiA7.<; iii-iAiipo nie [At|jAcnAif.6 u[iie(:Jiii|) mm; ikuita'." 

K(>ii(;(| (irnc- iioiio'i'aai iiipoii. A(|A(;nA)fn iiii(]iin.\n(: iiii.'-iiipc; iiii- 

iio'.rc : A<|<»)."j (JiioA (U|A«() IHK»; A(; (o iiio-.aai iiiiAAiini; a.mo 

iiAiiio'.rc. — iioo'.r iiinii iiiipiio'.-«)-. r iiiiaaook;. — ?i (oim; lipoi 

iiii(;|>?i (oim; ciiAAonir;. — (;-}-o''' iiiioi in in jx :-(-()•,• iiiiAAonM;- a<; iia- 

SOC;m; ik; k: a'.'cci iiaiio'/tc im; im;v(;. 

♦AI« 1.51 — HAI Ai; irr(:p(:(|A"o<)-/ a'.');iiii (-i (;ß(>.\?ii ii cidiia iiiicco'i'iip yiA'ii 

V" a. 

iinoTA'.'por; (;<;a'M)iiim)(: xn- — aiiaiiiac: aiiaiiiai; ihm; •rcKy'.'Yii iuok 

C;Aiiirr(; iiiM: im;k(;(()iia np (;t()i iip(M|ii(>()'.-'i-. - — ihm; ihio'.' ()'i;im)-oh 

cniOKCUiLiA. — (;'i-(;(;?Ai iiiM:KpAii ciiir.WH iiHHiiH'.-i;- — im;(;ii(>'."|-(; (spoK 

;ii iioiiiiiivH ya lAiiApvii iiiiKApiMx; iiatiio-/. 

— HAI A(; (;p(: HccdiiA iiH.'Miipc iiiHM)'."i'<; A'(o ii'/oo'.' (;(|TA.\ir,- (-iii;- 

* A'-' f. 00 y(,,||i iiiifH iinl^iJ/toViii iiiiaa'(m;m: m:- a«; iiaa"o<;m; im; m; a-.mo haiio'/tc 

1° a ' 

HAI im; im;v(: 

HAI A<; iir(:pn«|A()<>'.- iioi aiiaiiiac «;m: h.chii <;<|iM;i' ihm;i:(hiia 
iiiiVHipi; <;hhim)'."I°(;. tu: a'm) hhoc a'i; ihm; 'i'(;Ky'.°VH wutu nAiiim;. ihm; 

im;i;(:(iiiia cp hctoi iip(;(|iM>()'."r «;'.'«;iio'."r(; cpoK a'i; TAiiApvii 

Hill; Apnoe iiiM;(:iM)'i- 



de Betlilccm la cite de David, sc prücipila vers ia croix de Jösus, courut ä lui, 

plaga ses mains sur las malus du Fils de Dieu. II apj)liqua son coeur au coeur 

»AI» r. M du Pils de Dieu. * ll embrassa los pieds de Jesus. II embrassa los maius do 

r° 1) ' 

Jesus. II embrassa la bouchi' de Jesus. II embrassa le flaue de Jesus qu'ou 
a perce pour notre salut. II embrassa tous les niembres du Kils de Dieu, 
disant : « O Juifs meuteurs et impurs! Tuez-moi, mais ne tuez pas le Fils 
de Dieu (lapidez-moi, mais ne lapidez pas le Fils de Dieu. Crucifiez-moi, 
mais ne crucifiez pas le Fils de Dieu), car Jösus est mon Seigneur, Jösus 
est mon Dieu. C'est le Christ. » 
♦ A's r. 51 Lorsqu'il eut dit ces choses, une voix sortit du * corps du Sauveur .sur la 
croix, disant : « Ananias, Ananias. ton äme n'ira pas ä l'Amenti, ton corps 
n'aura pas l'odeur des morts. La mort ne pourra rien sur ton corps. On ecrira 
ton nom sur la porte des cieux et on t'appellera dans les cieux « les pre- 
mices des fruits d'immortalite (ou de la bcnediction) ». 

Teiles sont les choses quo le corps du Fils de Dieu dit, suspendu ä la 
croix. 



[311 JESUS SUR r.A C.HOIX. lf.7 

c-|-oc- — iKV(»\i(;|)(;/(: A(: oii ii(ri-iiiiii (WiOA^ii iMi^vii r CiVitoiin üiijj- 
cuuo : 

neeAAO A6 llUAKApiOC cVIIA [* AIIAIIIVVC cV(|0'.- (Oll ll|) (()(| HC (HJCIIOV ' '\" f ">1 

V b 

eniiovTo oq.xto imor, .\n AnaeHT ovikxi ?ii iincf iiovik; iiii,"mi()(; 
unMovTO : — a iiovociii iiii."ni|>(= iiiiiiovio Gp o'/ocnii oTAyvYii im 
iiACCoiiA- Aio'i'ii()(|- iicoo-.- iiMCKor IUI nn(|riiiA (no-.'AAii :"ia mii;? 
iHJiioe- eAiiiiii- 

iiAp\iep(;'/(; .\u irifjpo'iOco (-iVitoiin (nip(oii(; iiii(;(|ii(>'.' A-i-KOA(;\i: 
epoK?(| «Hj()ll^ — iricpov^npo ao iiikaiiiiioc iikcdvi-- iiKCDer A(;. — 
eneqciDUA 

lieAAO A(: IIIIAKApiOC A(|()'.-(OII 11 lip(()r| AC|(:ilOV fUlllOWO fUlAUl * A' " f. fiO 

, rb 

Liiioc A'c; A iiAeiiT ()-iMi(){| 211 ii(m:tii()'.'(|(; iiii."iii|)(; iiiiiio'/'rc a ii(i<| 

ovo(nii ."mdim; ^ii rAyvvii lusoo/ hak iih iinKeicoT hai'aooc ihi imhiiia 

eTO'.-AAii ;'iA cinre ikuio? ?auiim. aiiaiiiac Ae;- uih3(| * o<|..... im * Ai'i. iid 

V a 

IIKtO^T--. 

c|iik<i>;t a(: A(|iKr.o<| Kri«K|<;(oiiA iiog iiovmib micotr : — (uhkj.'mooh 
iif; eil iHiirc iHiK(oe'i- hvioiiht iieoo'/ im ."ioiitg iio/yiii ."iaiit«; 
Hcco'i'iip itofi'.ii (:i><)A2H mniioovT- ii rcpo/iiA-.- a«; Aiiiin iiKto^r 

XU)? (;()(H| (Hiriipc) A HCApVK-pfi'.-C KIOIIC llilO(| IIO/IMipce- • 

— * H r«;'.H()'." A iicioriip AI iii(;y.\H iiahaiiia«: (>2pAi iiiiha(| • a' ' i. r.o 

w b 
oiiiiiiii'i'n : — 

ii<:A(: iiAonir; hak ar iiaiatk htok «o aiiaiiiac a"6 AKiiicTcve r:n."iiipfi 

iiimovTC iiiino'.-nci.") ck ?ii hkociioc n'i-iioiioii ac AKiiioTe'i'ü aaaa 



Les grands pretros etaieiit lout ä fait hors d'eux-memes, jetant des pierres 
sur riiomme. 

*Le vieillard bienheureux apa Ananias ouvrit la bouche pour louer Dien ♦ vi>^ r. .-.i 
cn disant : « Mon ca^ur se rejouit de la bonne odeur du Fils de Dieu. La lu- ^ ' '' 
miere du Fils de Dieu a illumine mon äme et mon corps. Je suis plein d'alle- 
gresse. Gloire au Pere et au Saint-Ksprit äjamais! Amen. » 

Les pretres, apres etre restes ä lapider rhomme sans qu'il mourüt, ordon- 
nerent de le brüler vivant. Quand ils eurent allume le brasier de feu, * le fen * a'" c. w 
rafraichit son corps, comme un vent de rosee. II resta au milieu du feu trois 
jours et trois nuits jusqu'ä ce que le Sauveur ressuscität d'entre les morts. 
Lorsqu'ils eurent vu que le feu ne le toucliait pas, les grands pretres le perce- 
rent dune lance... 

* Acet instant le Sauveur prit l'Ame d'Ananias eu haut avec lui vers les cieux. • ai-' r. co 
Le Seigneur lui dit : « Tu es bien heureux, ö toi Ananias, parce que tu as cru 
au Fils de Dieu au temps oü lu etais dans le mondc. Non seulement tu as 



168 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [52] 

AKe.X C"il'l"(;IIM[(;] (MU'Jlipf; IIIIIIOi'TG l:|>(3-.. lICKfUtJIIA MIAKIA«)(| 



eiiActoiiA- iiiie(|Kiio(: IUI«: iika^ lio.vq 6boa xv. 

13° FRAGMENT' 

*A«'r. l."jli ',,,, |KVIM3.\(K; IIIIX)-.- (=Tp(;KZtne(()T()i". Mf;'IIIM; All (-11, i; IM-;.\(;.\KIIIIII 

i" a 

nTiii iiACioiiA — ii+j-iiik; aii (rrr.c iicavi «s'iyiiixo'I'- — ii+iiAyuiii aii 

IIIIOTpOIIAlOII IIIIA.Vpo Uli IIACOO'i" A.\.\A +1 1 AO'/OI l<-0'.' CI'.OA IIT<;- 

K.Vi'cic Tiipc- A'/(() ^llA■|■p(;'.■."MOll(; (r.-()'.-(iiii> niio.v. 

*A-"r. laß — (jcoo'i'ii iiiiAi iM)-i iipii- «rr 

i" b 

— (|(:(>o'.'ii IIIIAI iio'i iiKAV- n'i'iw; iiai i'a p ii'I'A(|kiii i;(|;*iiiin ii ca (i'.'iia 

iiiiii['i'oii] (=pi)<) — «Micoovii iiiiAi Hin iiiiirrpA- nnw; iiai iwp a','ii((i^ 

ovpeiMH; «;.\ii ii^ici; irrc'.'O'iiiiKopA. — cccoo'/ii iimai iio'I iMrnioo'i"!'- 

♦A'-"f. i.i; «;ir.(; IIAI iiiA/i ((lo'.ii A.ci (ii.oA yii Mir. rA(|)«)(;- (|(;oo/ii! iiiiai [iio'i] 

iiKATA[ii(iJrA«:iiA ii[iipiinj- «iiiu: iiai ii'ia iii;i ii (rriMoy- iA(|."ipii piijo 

[kJaII IITAKO I IlllllO'/AAl- 

KIIA/ IHIAOIA IKK; II rAK()'.<0."l- Kr.(OK n?0-.ll (;ilA,"l()A 1>I TU IICK 

iiiiiiin. ~ Ko'.(()"i Oll niiA-.- (niAiircMip iil iiaa-.-iiii iiiiok' aii- — nu; 

1. Co fragnionl so lioiivc dans lo ms. 12il/18, l'ol. lr«G (voir plus li.iul paije Ic,:,. ikiIc 1). 

2. J'avais pensö a corrigcr llll(i<| All '■ « .Ic n'on aiirai pas de pcine ». 



cru, mais tu es devonu lo paront du Fils de Dieu. Le corps quo lu as uni A 
mon corps ne so oorronipra pas. I^a terre iie le dctruira pas, car... ' 

la-^ FRAGMENT 



♦A-'"f. i:,f, « ... * Et tous mos momhres pour que tu los oxaniines..lo u'ai pas honte en 
ofTet dos blossures qui sont dans mon corps, je n'ai pas lionle des coups que 
j'ai regus, je ne cacliorai pas les trophees de nia victoire et de ma yloiro ; 
niais je les manifestcrai et les rendrai bicn evidents. Le soleil connait ces 

* A-i" r. ir)(i choses puisqu'il s'est obscurci. * La terre connait ces clioses puisqu'elle s'est 
agitee, chercliant un Heu de ropos pour ollo. Los piorres connaissont ces 
clioses puisqu'cUes so sont fenducs, on faisant deuil de nies soulTrances par 
cette brisure d'ellos-memes. Les morts ont connu ces clioses puisque ii cause 

*A^"i i5(jde cela ils sont ressuscitcs et ils sont sortis do lour tonibcau. ' Le volle du 
^ '^ tenaple a connu ces choses, puisqu'il s'est fendu et a ainsi pleurö le premier 
sur la porte des Juifs. 

« Tu vois mes mains commo tu l'as vonlu; tu peux penetrer dans nies 
plaies avoc tos doigts ; si tu voux voir mon cöte je no t'ailligorai pas (cn cela), 

1. .To remplii'ais facilcnicnl ainsi la lacunn:('ar lu parliciperas a iiioii inccjiTuplibilitc. A cause de la 
pißle a venörer mes blossures, je le les livrc aiusi que lous mes membres pour les examiner, elc. 



[53] JESUS APPARAIT AUX DISCIPLES. 169 

gllino f<)(().\ll llll()(| MAK ßBO.V. * AHOI TnKdlA 1 1 |)(;q20T2[eTl AVU) *A-'"r. l,-,(i 

V" h 

UIIAITCABO lll-IIOA'C «KMI IIA(;ill|). AVKI lirXtO? «JIIAOIOHA. HAI IITA(| 
^lOne AAII CIHJpilA. A(()^ l-riAIMOIIA MAI IIIAIAII <| (SliOA^M 1 IIA|)«»(;- 

iioc gtovaah- — Acoe aiiActuiiA iiuKc-ii-riniMc i-a|) im;- — Acoe (niAcatJiiA 

0UTA(|."ni2l(;0 KAIA IIA()'.-H);y. Atoe OIIACtOIIA lilA(|H()V 

14° FRAGMENT' 

... ll<;IKAi> IIIA'.IIA-.- <;llll()-.- IIII(;-/;'JII|>(:. f;V."J AI I ll(() K (HiOA <;! |-|'A(|>()(: ♦ A ' I. 20 
IICCIIA/ (MKMOIIA llll(riA-.|)lll(; (;|)0()-.- .")A|)(: O-.COACU.V IUI oviia|>a- ' ' 

llllOIA ."UOIK; IIAV: AMOK A(; Ali OIIO.V «HIAV (;|)(»l|. ("Ißl... [ll]ll HAI 

Tiipir.-.. (| (;(|iA.\ir.- (;ii(m:-|-(>c iiho uovcooiig... ei«: eiiiiif: 

*ii(:i..- [gov](1)ii<| aco'.com iiiUJCBA.v An ii(r.-,"n() iiiK.covo-rr (;ii(:<;iir ' v-i i, 20 

2IAII IIKA^ (;TB(; I I < H; K A II A A.\() I I ll(;lll'>A.\ : llf-AAC IIA(| ^11 <)'.'()A;'I«; 

Ae e|)AI>B(;l MCA? IIAACHHG- AVtl) 1 1 AI I O/IM:. AV((» IIA."llip(3. AKT(t)0'.'ll . 
KAAtOC AKIU)OVII. (JIKMIOVCO.") A(; 11(1 »iAIIAeTn IIIIA4| (jfllKI U|)(()(| ^A 
ri|)A."M; : — IIIO(| .\H Al|K(().\V IIIIOC A(|I((IB? IIIKH; A(; CO TAIIAA'/ lllip 
A««)«" (:|>()l-- OVKO'i'l tO TAIIAAV- AU OBCCO IIIA llAOilU'l' TAAC ^lUlLOT 

1. IMorceau inöclit exlrait du iiiaiuisciit 129/17, l'ol. 20; nous lui donnons la lollie A-'. 



voilä (jur je te Ic decouvre. * Apporte ta main qiii veut chercher et s'iustruire. ♦ a-'M'. 15k 



V b 



Mets ta iiiaiu dans iikhi llaiic et touelic mou corps con^u saus intervention 
de riiöiuiiie. Touche niou corps que j'ai recu de la N'ierge sainte. Touche 
moii corps qui est ton parent. Touche mon corps qui a su[tporte la soufTrance 
d'aprcs ma volonte. Touche mon corps qui est mort (et ressuscite). » 



* « Les meres qui en ces pays out vu la mort de leurs fds, quand alles vont • a-i f. 
au tombeau pour voir le corps de ceux qu'elles pleurent, une grande conso- 
lation et une... en resultent pour elles. Moi je suis sortie pour le voir... avc'c 
tous ceux-ci... eleve sur sa croix comme un voleur... Voici que... » 

* Elle ouvrit ses yeux, car ils etaient abaisses pour ne pas regarder sur tcrre • a-i r. 20 
ä cause des scandales. Elle lui dit avec joie : « Maitre, mon seigneur, mon Dien, 
mon fils, tu es ressuscite, bien ressuscite. » Elle voulait le saisir pour le baiser 
surla bouche. Mais lui Ten enipecha et la pria, disant : « Ma mere, ne nie tou- 
che pas. Attends un peu, (car) c'est le vetement que mon Pcre m'a donne quand 



1' a 



i- 1. 



170 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [54] 

II rüpt;<|io'.iio«ri'. im ooii (ri|>»: pii muvpg x^^i^ (;|>oi ."JcMIIaikok (s^ijai 
OTne 

♦ A-i f. Jii * iiTO(|.-. T(i)ovii... iir;HTAi|) yic ihm'.ot ?ii t(ivka.\cV?ii. • • (;()->(oiiT tili cd 

v° a ^ 

1IA|)IA IMIAA'i' XU [TAljCApg IIIAIMTC ll?iri(l lliOC. lUlACni I KO TK ZU 
IITA(|>(>(: MTOC Oll T(:II«)V lOIITACItOO.II UIIOOOV (JCAecpAIC «;|)0 
HO? »HAAld IIIIA()-|.\ IUI llAO'.M-pilIC ! (O IIA|)IA T A 1 1 A A." CO'.U) I IT AC A 1 1 OK 

in;iriA()(;Aii()i-,"rr — impf ■• <o iaiiaa'.- .\<; ahoi; m<)-.;"mi|)(; — aiiok ikjii- 

TAIKAATC (;TOOT(| 1 1 KOi* A 1 1 1 1 1 IC IIIIIIA'.' IIAM; (; I in<;-|-0(: 

lejIIO'i' 0(;.. (O TAIIAA',- OCIIII lAlUO-.- IIACIlir.' 

* A" 1^ -" * KATA ll"IA.\(; IITAI.XOO-.- 1 1 1 ITII AI I II ITII «:T|-A.\I.\AIA ICIIMIAIIAV (;|)OI 

V 1) 

o(;iiii iiiuo'i'ii ,\n Uli OOII uuoi (nuiicoi; (iypAi c-iiu; ."ia iiAOictn' (jtii 
AiiAiriA (jpiorii- ■ 

ii»iiriA/;yeii2icu iiiiiiai i-iMi iiKAy..- 

15" FI5AGMKNT' 

* A^^ f.S" *A(|IIOVT(; (HIlICe CIIA'.- ll<:.\A() IIA() .\<; icOO'.ll XV. UTK 0-.-|K:(|.\ (; 



1" a 



1. Ce k>xl(! (Ulf du niaiiusci-it IJ'.i 17, fol. :i7 et suiv., el au(|ucl ikius ilunnons la lettre A--) est iniSdU. 
J'en avais srulciiieiit doiiiic uiie Ijaductiüii daiis riiitoriiukliairc dus cui'ioux cn lü rap|)i'0<-liaiU des 



il in'a ressuscite. II n'est pas possiblc quc rieii de charnel ne me touclie jusquä 
ce que j'aillc au ciel. 

• A-' f. 20 * « Ce Corps est cependant celiii avec lequcl j'ai passe nciif mois dans 

ton sein... Sache ces choscs, ö ma mere. Getto chair est celh; (jue j'ai re^ue 
en toi. Celle-lä est celle qui a rcpose dans nion tombeau. Celle-lä est aussi 
Celle qui est ressuscitee aujourd'liui, cclle ([ui sc ticnt debout devant toi. Fixe 
las regards sur mes mains et mos pieds. O Marie, nia nirre, suche que 
c'est moi que lu as nourri. Ne doute pas, ö ma mere, que je ne sois ton fils. 
C'est moi (jui l'ai laissce aux mains de Jean au moment oü j'etais monte sur la 
croix. 

(c Maintenant donc, 6 ma mere, häle-toi d'avertir mes freres et de leur 
' A^i f. -20 dire... * Selon ces paroles que je vous ai dites, allez en Galilee : vous mc ver- 
roz. Ilätez-vous, car il ne m'est pas possible de ne pas aller au ciel vers mon 
Pere, pour ne plus vous rencontrer. 

« Ceux qui ont souffert avec moi sur la terre... » 

15'' FRAGMENT 

* A22 f. 37 * II appela le second. II lui dit : « Je sais que tu es un liomme veridiquo 

r" a 



[55] ENQUETE DE PILATE. 171 

ll(: lieO'.t) CIIAI IIIIX)'.- IIATAIIOI ,\<; A «)-.ll|) 1 1 A 1 1 OCI OAOC (|l MIICIDIIA IIIC 
211 IITA<|>0(;. 

IM3.\A(| IIA<| .\(; A-.-«H 1 111 IM IIM)'.«; IUI I Mj/K <; M AO I IT HC A-.(|ll<| 

ll.\M)'.'«; A(|MU)pX IIIKnKtJOVA (jBü.V- 

A(|IIC)VT(: «illlKie ^■JOIIIIT ll<;.\A<| MAt| >:(; lilC yillllC +.M lll(;K 

UHTiiirrpo iiApA ^a;. hui ii(5irrA(|<|i iiiictoiiA iiic eii iriAilxx;. 

- ii(:XAq iiAC| x<j icocHtj) TU; IUI iKiiKUiAHMoc Uli invcvriMäi 1 1 A ril|)<;. 

A<|'lU»'."r«3 <;lill(:2 (|'rO()'." IMi.\A(| IIA(| .\(: IITOK MC IllUXr (;■|•U^U•|•0^• . yj: f .j- 

A'.'tO UTAI+ IIMAI TIIIX)'.'- IIATAUOI TtjllOV Xt; O'." HCl l'l Aq^tUMK A'iM|l ' 

UIIOIOIIA III«; ;il MTA<|X)C iriOOTTHVTM. 

II(;.\°A(| IIA(| ,\<; U(UI,\(X;I(; U^IU'CIKOII (HIKUTK (-MOIl,"! AVIO IIIKMIIUC 

6iieiiTA(|(|iT(| (iiiiini A«: aiitlU)o]"ii aii^iiib [ii(:((X| uJiicii?«; «i|>t)q]- 
eriecHT c.xii miia. ■• amiaiio Aue 

II6A<; IICI.VAIOC MIII()-.AAI UM I IUKATOUTA|>\()i: .\<; «^pO MAI 

IJTeie(: «;|X; ll(r.-."IA.\(; IIU,"J eilOO.V A'.IO AtlO.-CyCAeil«: «;l|X;'.Ct)|».\ M » A-- f. 37 

uiiAToi ;'iAin(3<|{;i «;iiia(|)0(;- ^ * 

Gesln Pilnli si bien etudies par Tischendorf et au seizieme cliapilre desquels il fait pour ainsi dire 
suile. Mais tont bien considerö, il me parait impossible d'admettre la perle de Celle partie dans les 
Ades doiit tant de versions noiis sont conservees, meine en cople. Je crois donc que nous avons en- 
core ici afTaire ä l'Evangile des douze Apötres. 

1. Lire AVIKOps- 



plus quc toiis ceux-ci. Apprends-moi combien d'Apötres ont pris le corps de 
Jesus dans le tombeau? » 

11 dit : « Jls vinrent tous les onze ainsi que leurs disciples. 11s le prirent 
furtivenient et se separerent seulement de cet autre (de Judas). » 

* Il appela le troisieme et lui dit : « Je prise ton temoignage plus que oeux * a--' f.' 37 

r" b 
de beaueoup. Qui a pris le corps de Jesus dans le tombeau? » 

11 lui dit : « Joseph avec Nicodeme et leurs parents. » 

II appela le quatriome. II lui dit : « Tu es le plus considerablc parmi eux 
et je les ai tous renvoyes. Apprends-moi maiutenant cc (jui a eu lieit quand 
on a pris de vos mains le corps de Jesus dans le tombeau. » 

II lui dit: « Notre seigneur, le praeses, voici que nous dormions. Nous nous 
etious oublies et nous n'avons pu savoir qui Fa pris. Ensuitc nous nous som- 
mes leves, nous Tavons cherche, mais nous ne l'avons pas trouve... Nous 
avons averti ...» 

Pilate dit aux Juifs et aux centurions : « Ces gens-lä mentent de cette fa- 
con. Leurs paroles sont partagees (et se contredisent)* pour le mensonge! » ' A-- f. 37 
Et il ordonna qu'on s'assurät des soldats jusqu'a cc qu'il vlnt au tombeau. 



172 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. f561 

■ n TtJilK)-/ .\(; A(|l(()<)'.ll MM MMOd' MIO.AAI MM I MCi; M A.)) I( >M MM 

MA|>\niepßvc AV»;i <3nTA<|)()(; A-r?v. iummacomiom (t.km (;i'i)Ai maiixoik; : 

- M6:sf: Mni.vAToc xe K) M|)U)ue eTMO(;r<; iiiKr/ioii^ ma-.aa.- v.im 

IITAVqi nCdlllA-- M'l'KAICß [oii • 

MTOOV A«; [|IO-\]aV ,\(: IM'MAV iAIl] HTMK A<; II.-. (| AM MC MCI 

[gviiI.moimom a.\.\a 2(;Iia.\.v()I))Iü(; iio. 

ik-iaaioc a«; a(||> iiiksü'i'ü iiii^aa«: im«; a'u (»aik; mc mtc '<-(hiii()0° 

A-- r. 37 * ifilllipc VKOIK; i-ll MATA<|>«)(;. 
V" b 

IICIAATOC AC A<||) ,"I()|)M 11 r>(»)K C?()'.'ll CMCII?A()'." A(|AI I M IC.1 1 1 A<(|- 

IIIOII MIC A(||) ^AMII|> MMOO'.' A(||>IIIC C^|)AI CA'IOO'.' A<|fllCI C|>()()'.' ^A 
lipA,")t3 ?U)(; A'C IIC|)C IC 0-AH.\<l)ll (i|)()0'i'. 

A'i"l«) A(|fi>'l'll(| CliyCliATOMTApVOC C<| A?!; pATC | i' II lipi) II 1 1 C 1 1 ^ A(>'.' 

A(3IIC O'iT.AA IM)-. -((IT ll(;T llll()<| A'C MC A'. ■IIA'. TM MMC<|KCI'>AA i" 1 1 IICMAAi" 

(jA(|;u)ii Mr()()-r(| iio'.'oinvi ctiima'.* cmo'.'ocim ii^ii'I'<|. 

nülAAlOC AC A MCI '... 

•^"" "^ ■■"* CUM A()l()-C cp(()-ril ^A IMOMi' MMA'OCM; AAAA CUM'.' CAM 'rir.'TM IMVI 

r" a 

-ropi'ii iiii(M|()-(()M r. 

1. Iri iiiic i^iamle lacunc de quatre pages lUi manusrril. Kvidcmiuciil Pilale so iloiilo que ce cenlu- 
lion, ainsi öbloui, a vii quelqiio clioso. Cdiii-ci liii fait des avoux complots. II lacoiitc commenl il a 
conleniple la lesuiioclion du Scigncur. II raconlc aussi la disciission qu'il a euc avec ccs .hiifs obsli- 
ii6s qui avaicnt pavii ccs soldats pour nc ricn diic et commcnt il les a mcnaciis des cluitimenls du clel. 
C'est ainsi que ((nnnience Ic passagc suivant. 



Ell cet instaiil il sc lova avec les grands des Juil's d le saiilii'ilriii et les 
grauds pretres. Ils Irouverent les linceuls placös ä terre sans personne \ä. 

Pilale dit : « O liommes! qui detestez votre propre vie, si on avait pris le 
Corps, (on aurait pris) les bandelettes aussi. >■> 

Eux, ils Uli dirent : « Tu ne vois pas que ce ne sont pas les siennes, mais 
d'autres etraiigeres? » 
A-- f. :!7 Pilate se souvint de la parole de Jesus : « II faut que * de grands miracles 
aient Heu dans mon tombeau. » Pilate se hAta donc d'entrer dans le tom- 
lieau. II prit les linceuls de .lesus. II les serra contre son sein. II pleura snr 
eux. 11 les baisa de joie comme si Jesus en ctait entoure. 

II fixa son atlention sur le centurion qui se tenait debout ä la porte du 
tombeau etvit qu'il n'avait qu'un seul oeil (car on avait creve l'autre oeil dans 
le combat) et ([u'il le cachait de sa main, tout Ic temps, pour ne pas voir la 
lumiere. 
Pilate... 
A"-- f. 38 « (Vous croyez donc que Dieu ne saura pas vous) * cbercher querelle pour 
la vie du Scigneur? Mais eile est venue sur vous, la flamme de sa colere. » 



[571 ENQUETE DK IMLATE. 173 

MTO«»V A«: cV.'t ,\<1)<)V eeo'.MI VcV llUKpillA ,\f: Mt;<|i:il(K| VIXttMl IUI 

n6(|U()-.- ."lA »nioe- 

IK-IAAIOC A(; ll(:AA(| 1 1 1 1 ^C; K AI ( 1 1 1 lA |) \ OC AC CO IIA(;()II 1 1 1 1 1) h 

IIIKOII ? mim; 11 rAKAl['l'(|] (:IU).V (HIAIHAII ^A IKVOA MM MMIOM MMIOV- 
AAI A(| AOIO." Uli HIOVAAI 

iHiei.vAioc; im ii2(iKA r()iriA|>\oc oau ii;*)iii iiiioo'/ iii(:^'jii»i ' (uiccrMOK/ * ■'^-' f '» 

RLIATt: ll(;- AMOK ri6 rAIIA.VIIIA eilOlOVIi? IIC(()(| etDtDT eil IITAfllA. A/Cd 

AvtrcD^T nriociiT (jiio.-mii imio«'.-. a'.iia'.- oiieTiioovr (;(|o-.\ii.\(uii iica 

ÜVCA 211 ll."flll. 

IIIO'/AAI A(; A'/tO^ f;ß().\ Aß CO IHJIAATOC (HC 

*iiccoiiA nie; iitaciiio/ um iiai mg- • A- f. :i.s 

' V a 

liroOV Afi IIC;AA.' AC IHillACXnc; lICilCIIIACOlllOII C-'ITAAHV epoK 

IIA ic; im;. iiRic^.ioiiA A«; iiai iiaiicmioim: im; m lAVci-f-ci'/ iiiioq uii lo- 

Illl|)|)(: ICOC:ll<|> Uli MIKCOA'.'IIOC; 

* UTA iC; AOO.' IIACI A(; C-pe lieTIIOOVT IIATCOOVIl ZU IIATAcboc;. *A-'I. 38 

V" 1) 

I. Ijt' niiiniiscrit porle faulivenieiit lITe^ill. 



Eux, ils ilonnerent de la tete (ils consentirent) ä cetto condamnalion en 
disant : « Soii sang soit sur nous ainsi que sa mort ä jamais ! » 

Pilate dit au centurion : « Mon frere, nc livre pas la vie veritable que tu as 
regue, et cela en vain pour le mensonge et pour le repos des .luifs. » 

Voilä ce qu'il dit en presence des Juifs ' (et des disciples du Christ) . . . 

(On conduisit) * Pilate et le centurion sur le puits d'eau du jardin, puits * a-- r. :w 
tres profond. .Aloi, Gamaliel, je les suivais aussi au milieu de la troupe. Ils 
regarderent eu bas dans le puits. 

Les Juifs crierent : « Pilate, voici'. . . *Le corps de Jesus qui est mort, • a- f. 3s 
n'est-ce pas celui-ci ? » 

Eux (les disciples) ils dirent : « Notre seigneur, les lincculs qui sont sur toi 
sont ceux de Jesus. Cc corps-lä est celui du voleur qu'on a cruciile avec 
Jesus... Joseph et Nicodeme (ont place sur le corps) les bandclettes (que tu as 

en mains) ' » * Pilate se rappela ce qu'avait dit Jesus : « Les morts * A-- r. ss 

ressusciteront dans mon tombeau. » 

1. Dans la lacune texluelle, on devait mettre en face les adversaires natuiels, c'est-ä-dire les Juifs 
et les disciples; car on les voit plus loin soutenir des deux parts une opinion contraiie. On devait 
auss-i indiquer ä Pilate l'existence d'un mort dans un puits, qu'il va aussilöt examiner en bon jugc 
d'instruction. 

2. Autre lacune. 

3. II ne reste que deux ou trois uiots de la deinieie pliiase. Mais il est cei'lain que les disciples 
continuaient leur plaidoyer en invoquant ce temoignage de Joseph et de Nicod6me qui avaient fait l'eu- 
sevelissement du Christ. 



174 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [58] 

(;Tli(: MAI A<|IIC)-."I'(; (HIIIOO' IIIIIOWVAI ll(3.\A(| IIA'.' A(; UT«"ril I IIC- 

•rev6 pto xe iiai ik; iiiiAv.topAioc- 

iifiAA'i' iiA() AC: iiiiiuricriM;. 

neAAc) IIA'.- A(; (;iip(;ii(;i ükio iiin;(|ütoiiA eii rieqTA(|><)(: im»«; mi(n- 
IIOO'.'T Tlipo." 

16° FRAGMENT' 

A- I. Iw * iriCIMMIilA'.- (MIAIIOCIOAOC ACIIIOO'.' 1 1 A<| 1 1 pOC K AAC I IIIIOI)'.' 

A(|A'(() IIIIOC A"(; +(:{)MC IIIIUITII IIA ^A TAI 1 1 llinilllll - 

— A(|K(>'r(| (Muripoc- ii<;A°A(| HAii Ad +<;<)ii(: mitorii ha ^Apoi- — ■ 

Api imCO'.C IIIIIIA-.' (:p(; It: 1 1 1 I (1. T f Tdtll IIIIIIAK. AO IIIOK « )'.■ I I AI) I IT 1 1 C 
Uli; IC. AMOK A(: AKilllllllA NAC ICIIO'.' <)(; IIA«;l(Or lICipOC 1 1 1 1 (; pix AA'I' 

(iiio'i' i-ii 'r(;ii'>A(;Aiio(:. 

— iicAfi iierpoc iiA(| Ac iiicoii ah ic: rniogovciA. aa.va «■kj'iaiiiiio- 

A-'> I. ei: .,.,;..,;,;,,,, ,,..|.,; ,,,| ||,;(|;'mp(; 1 II I < > H O I ' ( i H H ( ) IC IICVC- IICHI A IIIApOCHOC 
All()(|' 

A(|()'.<()."lli iHVI IIApVHipOVC nrCHIIA'.- A'(; IIICIXCH i-JlMOII. AU 

1. Ce fragment, plus donloiix ipic Ics aiilios, aucnK'l iious ilonnons la lelln' \-'-\ csl tili- i!u iiiaiiu?- 
crit 129/17, f. U7 et f. 21 et .suiv. 



('.'est poiirquoi il appcla les graiids il('s Juifs et Icur dit : « Vous croycz 
(juc c'ost le Nazai'uen ? » lls dirent: « Noiis le croyous. » II dit : a 11 coiivient de 
placcr soll corps dans son toiiibcau coiiime oii le fait pour tous Ics morts '. » 

IG" FRAGiMEXT 

A=- r. (17 *Lorsqii'il vil ces apötrcs, il se leva. 11 Ics appela. 
11 dit : " Ayez pitie de iiia misere. » 

II se tourna vcrs Pierre et liii dit : « .le t'en prie, aie pitie de moi. Sou- 
viens-toi du moment oii la portiere discuta avec toi eii disant : « Tu es un 
« disciple de Jesus. » Moi je Tai repriniandee. Maintenant donc, mon pere 
Pierre, ne me laisse pas niourir daus ee tourment. » 

Pierre lui dit : « Cette puissance ne nous appartient pas; niais si tu crois an 
A23 f. ,;7 Dieu et en son fils* unique, Jesus-Christ que la Vierge a enfante, (tu obtiendras 
gräce). » 

Ce grand pretre repondit : << Nous savons, nous aussi, que c'est Ic fils de 

1. M:\llieureuscnienl, la suite contenanl sans tkuile la rösurrection et le tömoignage du vuleur 
mort a disparu dans une nouvelle laiuue, cette füis dälinitivc. 



fSO MORT DE LA VIERGR. 175 

iri()(| IKi ll."lll|>(; UMIM)VI(-. AAAA (nxllA|) O/ 1 1 1' 1 1 1 111 1 AI \ |) 1 1 1 1 A IIIACTtmi 
IJII6IJBA.\- (-IMilAII irr(;|)(; ll(;ll(;l()T<i (:l <;-/l I AI I O," A'.AOOC IIAII- .\(: 

(jic ?niiT(; AVAAii iio.Miir. üTpeiu'Jiij'Jt: ?A.\«t)<) iiii.VAOc <;r|>«;ii.\i 
iiAiiA|>.\ii IUI -rpiiiiirr htootov. — A'/di ?A|>(;2 cpcoTii iiii(:|>n|) iiai- 
eoiiirr* xu imo iiiiOir»- okiiit cixoiii- aaaa. iik riiA<:|>?()/o cptoiii. ' A"' i, C7 

V" H ' 

-|'AA(| lillinilA IIIICJeilKO- UM ll(n-(J|)\|>IA. AIIOII A(;. llll(ill(:U)-|-|l IICA 

iH^nApAAocic iiiieimioTe. — aa.xa- AM.")tmie iio^«) r. <;ii."i<oii- oiit (iiiOA. 

A(|(;l e(()((K| IIOI IC. A(| ll()A<;ll ÜIIOA^II IKipilK. G()A(() IMIOCAC llllcpKA 

MAI ?ll IMHIIA- A(: lipiU; IIMACmiT. AiAA(| 1 1 1 1 AI IC.-UOr. AIIOII A(; 

;u)(()ii- Aiiovoiir (:p()<| (rir.(- ii(U|;')aa(;- Atiiip o rriuoiiii * iiOidir iiii*A-3f. «7 

ll6ll(;pil'.'- All()-()ll(|- AII<:-|-()-,- llll()(|. lillOII inilCOO'.ll. A(; in<)(| IIH 

ii,"jiip(; iiimo'/'iMi- — TCJiK)'.' (re iia«:Uot lurrpoc. iiiipcpii «oii iiiiiiai- 

(;Tli(; lAlldlA TIIAi'IC;- K(<) MAI (;IU)A 1 1 TAICU AI I 1 1 pl A . (ilC ^lliriC IIIM;- 

(|()'i'(();') IIOI IIIIO, rC (;ipA (jplKJAAC- IIO<; IIIKilKOO'.M;. MAI ("l' 1 1 1 1 Oi" 
llll."JA IIIIA'i- »;ll(;00'i- IIIICIDIIA IIIIIAA'i' OIIAAUeiG- 

— roTC; iKsrpoc iihaa«! iia(| a«; «yiAC; Kiiicrfjvc (hmsvc, biok iii-ac- 

iiAr.H iiiiccoiiA iiTiiApociioc OK,\(oii 1 io(; ii'rni?»;. x«; l'nurre'/t; (ipo- * A-» r. 21 

1" a 
Uli ll(iirrApA°ll()(|- 'l'IIAp()(;ll(>0 IIA'I"I'(()AII : 

— iiApxiepevG A(:. A(|ii(()-| iri(;/iio-.-. A(|Aci!Ar.(; iiiigiuiia irniAp- 



Dieu. Mais que feras-tu pour Tavarice qiii nous a aveugle les yeuxPet cela 

alors avec nos percs, (qui), allant arriver a la mort, nous ont dit : « Voici qu'oii 

« nous a faits prctres pour servir ä la tete du peuple et recevoir les premices et 

« les dimes de leurs mains. Mais gardez-vous d'aimer Fargeut, * de peur quo * a-- f. kt 

« Dieu ne s irnte contre vous. Ce qui vous sora de trop, donnez-le aux pauvres 

« et ä ceux qui ont besoin. » Nous, nous n'avons pas obei aux prescriptions de 

nos peres, mais nous avons ete des marchands achetant et vendant. Jesus vint. 

II nous cliassa du temple en disant : « Ne laissez pas ceux-ci dans ce lieu; car 

du temple de mon l'erc ils ont fait un marche. » Nous donc, nous nous 

sommes mis en colere ä cause de ses paroles, nous avons fait projet ensemble, 

nous Tavons piis, nous Tavons crucifie* sans avoir connaissance que c'est le * a-= f. «7 

, . v° b 

Fils de Dieu. .Maintenant, mon pere Pierre, n entre pas en compte avec moi 
pour mon manque de foi. Pardonne-moi mon audace; voici que Dieu n'a pas 
voulu que je fusse aveugle comme les aulres qui n'ont pas ete dignes de voir 
la gloire du corps de la merc de mon Seigneur. » 

Alors Pierre lui dit : « Si tu crois au Giirist, va embrasser le Corps* de la * a-- r. Ji 
Vierge en disant : Je crois en toi et en celui que tu as cnfante, vierge sans 
lache. » 

Le grand pretre courut en cet instant, il cmbrassa le corps de la Vierge cn 



17(> EVANGILE DES DOUZE APOTRES. J601 

ofjiion. n(|."iA.\u iiueTeoiipROC- etjciiov (miiiovtc; a.mo (:<)(:|) iinTpn 
iiiKrrciie f\i mioiioc im ii(;II|)(I(|>iitii(:- nniu iinvc. ycocAC (oii- irre 
iiAiiocTo.voc (;|);"jiiii|)(; iiiieTe(|^<() iiiioo." iiii)«).-. 

' Ä ■' I. 21 iriC)(| .\n. A(|AIIA?I(; in«3(|(ri.\ HTACfllO .V(;n GBOA- A<|Ttl)«rC; IIIIOC, 

finnr.iiA (;(|.\(() iiiior.. yu ?ii ii|)aii iimoiitavc.+ov iiiioc) n.\ii m."I(; iiimu;- 

-foc IK-IITA TlUVpOlJIKX; IIA|)IA .\IIO<| IC IIOXC ÜKOOCOTU (]|)()i ^11 IIIIOOV. 

lir.M IIIIA-ridß? IIIAAT. liriCOCrf: IIIIA.\IIAe I:IIC:<|IIA IIK(;(:()II- AMOK 

iA|) MAAOCIC AIIIA'.- U|)()K- (; A HICUOC IIIIIIAA.Xi; lllieueAA I M I A |) \ 1 (; pCr/C 
HTA iin'l'IXIC CAAIUI' 

♦ A-' f. Ji — iir(;\iio-i" UTA iiviAAc A() '^*l ro<|rAii|K). Ar»i(| oia imooj; im«- 

V" a 

II.V*J(>|)ll. 

— ii«n'|)()c. A(; ii(;A'A(| iia<|- ac idio'/ii- iir(|(;i ll^<Mll'>ln' i-ii inr.A. 
iii'i'.(t)K (;yo'i'ii n'i'iio.M);. kiiao'iik; iuiiiiiiii:'I(i ii|)<iiii(: cr.'o iii>(:A.\(;. ckii 
A(C) (;|)«)()'.' iiii(Mi'i'A'.'."Miiiin iiiioK Till)«)".". — iicniAiiicrc'.'i; ciksvc- ka 
iifiiiiirr fiA'ii iiu(|i°>AA- A.-ui (|iiAiiA-.- ci'.oA. iKn«; ii(|iii(: rc'.-«; (ipix) am 

ll<| IIAIIAV (;|-.(IA All. 

— irr(H| An A(|M(()'r kata m-: iri'A<|A'(i()): iia<|. a(|()'Iii(: iio'.'iiiimvm; 

* A-'' f. 21 ...iiiiAA«; (r.viiooc «■•.■piiU; * (r.wuiiiiioc. An- 

V l> 

O'.'OI MAU- ll(ni'l'A(|:'l(()ll(; IIIIA (MOACOIIA A<|;'l(()ll(; IIIIOII ;(()(lll|. 



jtailaiit en hebreu, liriiissanl Dien et irmliiiil li'-nioliriiane de ce (|ui est eorit 
dans la loi et los pioplietcs au sujet du (ilirisL : de li'lle sorte cjue Ics apütrcs 
admiraient tout ce qu'il disait. 

* A2" f. 21 Ijui-meme doiic il saisit sa niaiii ijui avait ete* coupee. 11 rapplii[ue en sou 

Heu en disant : « Au uom de celui (|u'on a cruciGe sur le bois de la croix, de 
celui que la Vierge Marie a enfanle, 6 Jesus-Christ, tu ni'ecouteras aussi au- 
jourd'hui, tu reccvras nia priere et tu (eras adherer mnn bras ä sa place de 
nouveau; car moi, mon Scigneur, je t'ai vu rccüllant i'ureille du serviteur du 
grand pretre que Pierre avait coupee. » 

* A-^3 r 21 \^ niouient oü la parole cessa dans sa bouche, sa * main adhera coinme au- 

V" il 

paravant. 

Pierre lui dit : « Leve-toi, prends des palmes de ce palmier et va ä la ville : 
Tu y trouveras des multitudes d'hommes aveuglcs; tu leur diras toutes les 
choses qui te sont arrivees. Celui qui croira au Christ, mets ces palnies sur ses 
yeux et il verra; celui qui ne croira pas en lui ne verra pas. 

i.ui, le grand pretre, il trouva xmr multitude d'aveugles assis, pleurant et 

* A" f. 21 * disant : « Malheur ä nous! Ce iiui est arrive aux "rens de Sodomc nous est 

arrive. » 



[61] MORT DE LA VIERGE. 177 

MTdVIlC)-.-. A I1A|)VI(;JM;V(; .'MAA-n IIIIIIA/ KTlif; ll(3\(:. IUI IKillTAV 

.")(()M(; iiii()(|- — A'.co ()/()ii lim iriA-.iii(;i(ii(- a'<iia'/ «mio.v. 

— iiAiiuiri'o.voc .\(= A-.(|(;i iiiiccoiia ii riiApociiioc a/kcd iiii()(| iiyovii 

HHTA<|)()i;- A-i-eilOOC ^ll IIMA (JIIIUA/. (-VO-tO.-IT eAOll llllAOinC- (3Tp(;(|ln 

ii(|T(i-/ii(>(: iKuoiiA iri-iiA|>r)(;ii()(: (iiioveii iigtiioo-, t- ii(|.mt(; (l^|>Al 

* fjiiiiiiiri"»; i'A^riui kata ()(3 iiia(|.\()()(;. ♦ A-- f. 22 

IIAIIOCTOAOC A(; IMJAAV 1 1 1 M; 11 A|>()(;l IOC (no/ll^ IICCOO/. XU IIA|)(; 

■|C)i-KI. lO'.CI IIIKOril. KIOC cnGCIII ^11 ()'.-(5ipilllll- 

— ii(niA|>0(iii()(: .\v. II lusvo vu),"i. (-iio.vau iicvo/co;-) unnt ^(()()•.■ i>ii 

rillA (■TIIIIA'i'. 

li(;l|)()C AG IUI KO/AIIIIIIC IIGAAV MAV- AG IIIAill IIT(l)TI|. (() IIA."IG 

G|)G iiiiApoGiioc. r.aiK iiiirii ^ii ()-.-(;i j>iiiiii. g|)g mg\<; (jp eiiiu; iiikotii- 
AiiA(;c|>A.\ir.<: iiiiGcccoiiA KA.Vdic. Giio.VAG A<:."i(()iiG 1 1 1 1 AI I o v(()^ (iiixoroc 

(ilKHtOT 'lIlipTpG OVIlVIiyiC ."HOIIG ^11 TIIIIHrG Uli 1 1 Gl IC A? • Gi.( >.\ AG " A • I. 22 

CGIJOCT(i llll<)(| liOl lll()',AA|. TGIIOV AG- GIG ll(H:C(()IIA. AIIKAA(| 

II2C)VII GIIIA<|><>C. A,\.\A. TGIIIilCT(;VG AG li(|IIAKAA(| All II2HT() X"IAIU).\. 

«|llir." ll(|-r()-ill<>C(|. KAIA «»G MTA(|AO()C HAH- GIG ^IIIITG- f A(0 IIIMX: 

llll'lll. AG ll(;TlieiC(- IIA^G GliO.V All. AG T«ill I AI AKOI l(H GIIIAA/ 1 1 1 1 A'OG IG ■ 

— MAI AG (i-.Alt» IlllOOi- IIA/. Gi-C().\C(;.\ IIIKX)'.'- IMJAA'/ AG CMC)- 



A cet instant le granti prctre parla avec cux du Christ et de ee qui lui etait 
arrive ä lui-meme. Tous ceux t|ui crurent virent. 

Les apötres cependant portaient le corps de la Viergc. IIs le deposerent 
dans le toniboau. 11s resterent dans ce lieu attendant le Seigneur pour qu'il res- 
suscitAt le coi'ps de la Vierge d'entrc les morts et Temportät * aux cißux aiipres 
de lui, comme il l'avait dit. ♦ A-'» 1.22 

Les apötres dirent aux vierges qui les suivaient : « Que chacune de vous 
retourne en sa maison en paix. » 

Les vierges ne voulurent pas, parce qn'elles desiraient rester, elles aussi, 
eu ce lieu. 

Pierre et Jean leur dirent : « Courage! ö mos fdles. Allez-v(»us-en en paix. 
Le Christ vous conduira. Nous avons bien mis ea sürete son corps (de la 
Vierge), parce qu'il a ete le lieu d'habitation du Verbe du Pere. Ne nous l'aites 
pas etre * comme une procession de nocc , en restant entre nous et noti-e 
Maitre, car les Juifs le haissent. Maintenaut donc son corps (de la Vierge), ♦ a-'' r. 22 
nous l'avons place dans le tombeau. Mais nous croyons qnil ne le laissera 
pas ä Jamals. II viendra pour le ressusciter comme il nous l'a dll. Voici (pie 
je vous le dis : « Votre peine ne tombera pas, car vous serve/ aiusi la Merc 
du Seigneur. » 

Ccs choscs, ils les leur dirent en les consolant. Elles dirent : « Benissez- 



178 ifeVANGILE DES DOUZE APOTRES. [621 

* A-' f. 22 o(>()ii imuioioim;. a"«": «i|>(; iMniiciio'.- ."koihj iiiimaii- ?ii iHiiiiiAii."i(()ii(;. 

V" a 

— nnipoc .\(;- ii(;.\cV(| mkovaiiiiiic. ac tcoo/ii iiacoii- iiiciiov 

epoov. 

— KoeAiriiiu: An iiKAAt) iia<|'. ao k<o iiai (hvo.v iiAA'onic iiokot. 

IITOK llfiTep«; IKJOO'i' lip(;ll(;i HAK- 

IMSlpOC A6. AC|ip(:-.'KA A«)<)'<' C:n«:CIIT. A(|(;l I O." (SpOO/ (=(|XU)IIUOC 

A^e ■fcoiic iiiioK iiAOOic IC iicv«;- m;'ko(; iiik; iriA(|(;(o<>'.'? <:?o'i"ii iiii(;<| 
ecoo'i*. iiii(H|KA npiuLiH n(|ccopii iitoot(| umaiaboao«:- a.v.va. a<|' cto r<; 

* A-" r. 22 iiiM)(| eiTii n(;K(:iii>(| (ri'o'i'AAii- ic ii(;iippo- m; iKMiA'onic. k; 'riicroii. 

V b 

IC TII?nMIIC. IC IICIKOlie. IC ll(;lipA,"l(:. GKCiCIH)-.- CpOII- llfCp /Air.(:C 

npoii eil oaiiwm: iiii(:K'rcii;. ihux)'.' hak im inuicnto'r iiai'aooc im iiciiiia 

OTdVAAB ."lA (HlCe IH:IIC:2. ?Aimil. 

A'.CO lll(;p(;<|A(: MAI IIA/. (HC llpCOlM; I IT Af J IIICIC:'/«; CIIIIO'/IC. 

A(|(3i ciioA (=irrA(|)()c HAH ."Ktiri'c mic^oo'.'. Acprii hahocto.voc c'iViiooc. 

n(::^A(| HA'.'. A«: Cl<| •riOII IIACMOT MCTp«)C. MTOO'.' AC: A'.'l I O'.'TC Cp()«| 

A<|Oi ?ii ()V(r(:iiii. 

* A-'" r. 23 nApVI(;p(:'/C AC IICAA(| IIA<|''. A'C K(() HAI «;1U).\ IIACUOT. TAAl«» HAK 

!'■' a 

iiiicH rA-/."H()ii(; imoi iiipo-.-. 



— AMOK AC iri'cpir.ioK ci'O'.'ii cnioMc. AiAdt cpoo'.' iiHciiiA(|; 

1. Li." iiianu^ciil poiMo faiilivi'iiK'iil IIA'.'. 

2. Lo iiianusci'il poile fautiveiDOiil AK. 



IKHIC 



* A^;' r. 22 nous, nos percs, afiii que cctto bcutitlictioa soit avec nous duus* uos lieux de 

residence. » 

Pierre dit t\ Jean : « Leve-toi, inou frere, benis-les. » .Iciiii lui dit : « Par- 
donne-moi, moii seigneur et pere, c'est ä toi que la gloire convient. » 

Pierre leur fit baisser la tiHc. 11 les benit eu disant : « Je t'en prie, Sei- 
gneur Jösus-Clirist, pasteur veritable, qni reunit ses brebis et ne laissc pas 
riionime egare dans la main du diabie, car tu las sauve par ton sang saint; 

* A-' f. 22 * Jesus notre Seigneur, Jesus notre force, Jösus notre esperance, Jesus notre 

vie, Jesus notre joie; tu nous beniras, tu ncms ombrageras par Tombre de tes 
alles. Gloire ä toi et ä ton Pere bon, ä l'Esprit-Saint, ä jamais ! Amen. » 

Lorsqu'il eut dit ces choses, voici que rhommo qui crut en Dieu, vint au 
tombeau ä la troisieme heure du jour. 

(1 trouva les apotres assis. II leur dit : « Oü est mon pere Pierre ? » 

Eux, ils l'appelerent et il vint en häte. 

* A2" f. 2:i Le grand p'-etre * lui dit : « Pardonnc-moi, mon pere, ([ue je te dise 

1" a , , . . , 

toutes les choses qui me sout arrivees : 

« Moi donc, lors(jue je vins ä la ville, je leur dis ce qui m'rtait advcnn. 



[63] . MORT DE LA VIERGE. 



179 



iiiioi Tii|)(|. — nT(;|)()-.(;(() I II .\a iioi iiio-.aai. aviiov? iiocoiit «r.«»-.-!! 
eparrii eriio ua|)ia. tmaa-.- iiii.vook;- av."iax(; im lur.ripir.-. xt- o-.- 

neTCAU)K6l IIAII. HTIIAA(|. IIIIIIAV rA() I ITA.C-f^OV IIII(1C."MI|)0 IC. 

Alicrillß IIOVAOKl-O AIIAOOC. X(; ll(;(| 1 1 AOIITI l<: . A-.()IT<| IIAIO-/(; HTevjy II. 

- Teiiov o-e tue. t(;<|k«;iiaav aciiov. au * iuok oh. xa eiiiiAixoKe * A m. 2:! 

l" 1, 
iinecctoLiA. uneiHrniiTq iioa hua iküikotk iiuat(:. Aiif K«ieT iipoi\ 

UllfKIptOK?. 

AV<() MOAA'.'. AH (Ur. ?IIIIT(:. AVKU) IIIIOC R20VII (■irrA(|H>(: . — 
IIAp(;lllia>T TOIIO-.-. TliptOKe IIIIOC Uli 11 K(;TA(|)0(;. Xli UIICVOOII TC p(0 
6UTUp(|. Uu[||()]t«;. UCT(t)OVII \l(Ul 1 11 ICO."! 11 p(; . IIT(;OAII IIII.VAUU. ."ICOUtl 
eC^OOV. UApA T^ApiH-. 

zeiiKoove Ae oii ah ok; giiiiii; Tiieuooc (mko iii>(;.\.\(- iiue.iiiiAT 

(:r,().\. 

VOUIOII. A-.«:p ()V."JAAß U()-.(()T IUI IIGVOpUV* AC3 U Ap(-Il lUOT * A- f. 23 

iiiioicoii. inuptoKe uiioq. 

AiioK A(: iiTcpioiuG niiev,"j()Aiie ■ Aini aitaiicotii Ri.nuTAV."ic«)ue 

THpOV. A'.'CI) lUOK IITüTlieeu TIIVTII. UIIIICUC. I1(;(M:I ll(JOO-üll Tir.TII. 

IIC62(Oril IIIMUTII. 

IIAI A(: IITOptäqAOOV IIAV. A(|ßtOK eil(3C|lll l'.l O/etOII- 

Iierpoc AR. A(| TAIIR IIRIIAOIITIIC. 

IIIIO'/TR AR IIAI-AOOC. A(|t ll{)-.■OB^•JGC RlieilT IIIIApVIßpfiVC. 



Lorsquc les Juifs entenilirent, ils furont romplis de colere coutre vous ä cause 

de Marie, la mere du Seigneur. Ils parlerent ensonible en disant : « Quo faut- 

« il que iious fassions? Gar au moment oü Ton a crucifie son Fils Jesus, iious 

« avons dit : Les disoiples Tont pris en secret de nuit. Mainteiiant voici que 

« sa mere est morte, nous sommes* alles pour brüler son corps, nous n'avons * a^' r. 2:5 

« pu trouver quo son Heu de ropos, nous y avons mis le feu et il n'a pas 

« brüle. )) Et ils dirent : « Voici qu'ils Tont mise dans le tombeau. Allons 

« maintenant, briilons-la, ainsi que son tombeau, pour qu'on ne puisse plus la 

« trouver du tout : et cela, de peur qu'elle ne ressuscite comme son Fils et que 

« la derniere erreur soit pire que la premiere. » D'autres disaient : «Voici 

« que nous sommes restes aveugles et que nous ne voyons point. » Enfin 

ils firent une parole ensemble, ' ti savoir : « Courons cette fois pour la brüler. » » a- • r. 23 

Moi donc, quand j'ai su leur dessoin, je suis venu vous avertir de tout cc qui 

s'cst passe. Allez ! cachez-vous, de peur qu'ils ne viennent vous trouver et vous 

tuer. » Lorsqu'il eut dit ces choses, il s'en alla dans sa maison en grand 

secret. 

Pierre avertit les disciples. Mais le bon Dien donna un oubli au coeur des 
grands pretres. Ils ne recherclierent pas le corps de la Vierge de nouveau, 



a 



180 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [64] 

llll()V.")lll(; IICA IICCOIIA IITIlApOeilOC IIK6COM- ev.\<0 miOC- A(; AIIIUUT 
<;li;"JOpC:ll «:(;C)II. «31 1 <»itl)>'l 6IUOK Oll 1 1 A |>(; 1 1 «'ilOOC HAH. 
A-' f. 23 * ||(:||)()i; AC; Uli UOeAllllllC A'i";VI ll()-i"UiriAA|)?IIT. A'.-KA IIIIA 

V" 1) 

iiiiiiovT«;. A'iViioo«: UM ii(;V«;|)iiv XV. iin(;p'i'|>(MiKA iicccmia »m.o.v. o'.ii 

OOII UUOC IIOTlOli; UA'(UII IIC|IIAeU(3ll- 

(3T«1 OVIl 6V2UOOC 6V,'SA^(3 UM IM3VRpHV. (311(31 1 1 rillOO' 1 1 1 1 1 lO. T(3 . 

eic ovciiii Ac;'m>ri(3 ."J^poov (jcaco iiiioc .\(3 iiiippe()T(3 iiacioiit mm 
n(jooo/ iia;'hoii(; iiiuoiii- ovac ii(:<;iia«3i ah iik(3«:()ii (;.\ii th/tii. 

A^ f. J. ,,,,., HIATII()-i-T(5. A.V.VA. ^HOO«; lllllll. +1 1 ATOVHCC IM;«:(:(() IIA- IIHAT«: 
r" a 

(()«;K ."H(HI(3. +IIA+ H()'.-."niM3 HHIAIIOIIOC IIIOVAAI- 

HAI A(3 iri(3()(3(;.>:()«)V IIOI T(3(;III|. ACULOK U^pAl <3IIIIHI|-.«3 eil 

()'.'(3(K)'.-. 

— A«:;'l«()ll(3 A(3 IIIIHCA HAI AIIIKO^ «3«:0/l 1 1 1 TACC H H ( ;( :()'. |) H ll(;il."IAA(3 
IUI ll<3llpll'.'- l3ll(:()(>'iV IHI HAHOC'I'O.VOC- (3H'rA'.'() lUHIMX)- IIVIIIIlpi; ll'l'l: 

iiiio-.rc- A-.<(> ^11 o-i-;'Hi(3ii."noii aiiha/ (3y(3H r(3pi,ii()- hcahvmoi hhoh 

^^^ lipo HIlir.'AA/- (;p(3 THAp(M3IIO(: lli-IIT«). AH(3pi>OT(3 (3IIAT(;. 

A--' r. -j'i iiHii(:(0(: A ^ii*iioo' iii-poo'i" ."I(oh(3. ."(oct»: (3'rp(:iiA'oo(: A'<; (;p<i 

r I. 

IIIIA ilA^lOliC (;l>0.\ yiA'tOH •|(3IIOi"- A-.(() AH."J(0,\ll (3iHOO' I ICTIlO.tp; 

(3(|^'JlO,"l (il'.OA- 

IIIIHCA HAI. A ?(3HK(3HO(r ll^pOO'.' ."KOIKS- IUI ei l(3l'>pil ( Vi; HO'.'0(;il|. 



disant : « Nous avons (^chappö la premiöre fois alors que nous voulions y aller. 
Restons. » 

* A-' f. 2:i * Pierre et Jean piireiil assuraiice. Il.s laissereiil la place ä Dicii. lls reste- 

reiit ensemblc eii ilisanl : a Ne lai.ssons pas le corps. Elle a la force de prior 
pmir nous et de nous sauver. » 

lls etaient cncore röunis ä parier des grandeurs de Dicu. Voici cpinne 
voix vint ä eux, disant : « N'aj^ez crainte, mos ölus, rien de mal ne vous ar- 
rivera. Ces ath(3es ne viendront pas de nouveau vers vous. Reste/,. Je rcssus- 

♦ A-^:< f. j'i citerai son * corps (de la Vierge) sans retard. Je donuerai lionte ii ces impies 

r ;i .... 

juils. » 

Lorsquc la voix out dit ces choses, eile retourna aux cieux dans la gloire. 
11 arriva, apres cela, que nous parvinmes au scize mesor(3 ; nous parlions 
aiiisi, reunis avcc les apötres en raeontant les grands rairacles de Dien. Nous 
vimes des eclairs au-dessus de nous ä la porte du tomlieau dans lequel citait 
la Vierge ; nous eiimes tres peur. 
» A-- f. J'i Apres cela, uu* grand bruit se fit entendre, de teile sorte que nous nous di- 
nies : « Le Heu va sV'lTondrer sur nous », et nous sentimes uiic iiouuc odinir 



qui se repandit. 



Ensuite de grandes voix eurent Heu et des eclairs de lumiere et de feu 



[«:>! RESURRECTION DE LA VIERGE. 181 

A'.tO IIK(0?T (;'it;U)K yii-ll IIIIOII. AI ICCOI'I I (;i l(;?|)()()-.- IM)'.-||IIII."I(; 

iKUVAiiii'g (SVficoK ?imi IIIIOII (;-.«<);'i (jiio.v. 

- Aiio"ii);'jr AuiiA'.- (Mipo iiii-rA(|>u(: (;AC|0'/((iii. (i|)(; (»•.iioo- iio.ociii 

jyooii ii2HTq. 

iiiiiictoc f;u: o.iioo- ii?A|>iiA iiovoCiiii. A(|«;i (uiocirr cpc o.kcozt • A-- f. 24 

v a 
Knire (;|)t)<|. 

AllCVJd.V'JI- AIIIIA/ (Hl.VOdlC IC (3 A(|(;()0 VT 11 OllOA I ri(H|< »1 .\ ■ A<| 

A(:iiA.r.(; IIIIOII A(|'f' HAH H~^pllllll. 

iiiiiKMOc; A()iio-.r(= (;?o-.-ii <;iriA<|)o<:. ar iia|>ia iaiiaa-.- iiahahiii'oii 
HTAi^jioiie ii2irr(|. rcoo.ii ii'i-(;K(o iicto iiiKAicn- iiiHei (iiioA^ii 

rif:ITA<l)0(;. KATA 0(; HTA IIAKOT TO'.'HOCT (:liOA2ll HCTHOO'.'T- AIIOK 

2(o +iiATO'.iio(;(; ta.\it(; (niie ZAeii i- 

AII0(0,"ir IITK'/llO'/ AIIIIAV (; T I lApOlJHOC GTO'.-AAll IIAOIA- (JC * A-'» f. ^'i 

<|>0|>(n IIOBCCO IITAVSnOC lieiirO. hör R^'J.\(; HHRC.HO-i" (:HTII|)(|- 

AIIIIAV RHXORIG IC. (;A(|COO'i'TI I (jlJOA I IT(;(|(VI A • A<|TA.\OC RAH 

II^A|)UA HO'/ORIH R(|rA.VI|-.- (i|)0(|. 

A'.'tO AIIIIA'.' R^IIV(0|JOC HAITR.VOC. R'.MUOK i" I 1 1 . IIIIOO'.' ^-lAIITOV 

lUOK RepAl (nilHHI'i-R- 

H20C0II A(;- RIKO li;'lllll|)(; RIIOHO;'JT lliaOO'.'. AIICdITH R'.'CHII 



f|ui passaicnt il(3vaiit iioiis; nous entenJimcs le bruit dune multitudc de trom- 
pettes sonnant dovant nous ä grand cclat. 

Nous vimes la portc du fonibeau qui etait ouvcrte. II y avait en eile une 
grande lumii're. 

Ensuite, voici*qu un grand char lumineux descendil, un t'eu l'environnant. ♦ A'^^ f. -i', 

Nous regardämes; nous vimes le Seigncur Jesus qui etendait la main droite. 
11 nous embrassa. II nous donna la paix. 

Apres cela, il nous appela au tombeau : « Marie, ma mere, mon Heu de 
repos dans lequel j'ai ete, leve-toi; laisse derriere toi ces linceuls et viens 
(leliors du tombeau. Commc mon Pere m'a ressuscite des morts, moi je te 
ressusciterai pour t'emniener au ciel aupres de moi. » 

Nous regardämes; alors nous vimes la Vierge sainte ' Marie portant le • a" f. 2'i 
vetement (le corps) dans lequel eile uvait ete cnfantee, comme si eile navail 
pas dutout vu la mort. 

Nous vimes le Seigneur .lesus i|ui etendit sa main, la fil montcr sur le 
char de lumierc qui le portait. 

Nous vimes des chceurs d'anges qui marchaient devant eux jusqu'ä ce 
qu'ils fussent arrives aux cieux. 

Nous ctions encore dans Tetonnement en regardant derriere eux quand 



TATR. on. — T. n. 



13 



182 EVANGILE DES DOUZE APOTRES. [66] 

eoÄio uiuic. so fpimii iiinii iiaciiiiv iinppeorf:. im iic.ooov iia^iu 
rie uutüTii. 

* A^3 f 25 net'Ap Tej'miipe iiTAC^itonfi uii6?()o'.- iita TiiApnniioK tcoovii «jbo.v 

eil ii(:iii()()/i- ii?iir(| Cd) iiiioo- (;ii?«)()V... HTA ii.votnc T<»)()Vii eK(>.\?ii 

IM-TIIOO'.r II2II<|. (;I1(;IAM lliieOO'.- HTA IIAOOIC TCOO'.II «HiOAZM 

IKJIIIOOVT lieilKI IIIKUIIIAV «:p<)(| A.WA IIApiA Te(|IIAAV IUI TKC: IIApiA 
■||IAI"AA.\IIIII IU:IITA(|<J'iMniie (jpOOV IIIIATß- A\M:I V(()«)V A'i'rAIIOil. 

AiiiKor (-iiTAchoc iiinnioMMi imuicuhia. a.\.\a iiceiiKH»)«; iiiiatc ikjiitaii- 

<)(iirrC)V OVKII (;?pAI .••IAHTOIJIKOI- cniAAlACA II rAII()(;IIT(| ' IIIIAV. 

ii[nzoov Ad UTA IIApiA T(()ovii (nio.vyii mniioovT aiioii aiiiiav neu 

* A'^" f. 25 »iiipiio- ||K((I/T [lllll yilCAMlII-E- '||... A V/-. IM;i|...i>ll 

1'" b 

TAI r(; <n: iiTA'.M irniApixilioc c^i-pAi (iTiK;.. yii r ••■ hia-. ••-. ^\l■^■■ ■ ■ 

aiioii Ali IIAIIOCTD.V <»(;^ LA"P llilTp«; IIIIAI TIlpOV 1 1 IMJI lOVCOj" 

* A-' r. 2". i-iAciM)-.- * Oll iiii(:iic|f;i iieirro'-". iiApA iMiiriAiiiiA'.- cpoo.- yii lUMihAA im 

^ ^ iKiiriAiicoTiio-.- eil TTAiipo iiiMHiAocic IC in;\(: ii<;iic(0'riip. iiaoi-oc 

ir|-A(|(:p CApg HOC; liptOIIC Hill. A'.MO <|:'IOOII TdllO/ ?l O/IIAII 

(HICIItHtOr HAIAOOC- 

1. Lo (e.\l(! porle faiilivenn'iil O'CHTO'.' 



~ iious entendimes iinc voix disant : « Paix a vous, mos frörcs, ne craigncz 
point; aucuii mal ne vous arrivcra. » 
A-;- f. 25 En eilet, le miraclo qui eut lieu en ro jour-!a, oii * la Vierge est ressus- 
citee des morts, est plus grand quo celui oü le Seigneur est ressuscite des 
morts. Le jour oü le Seigneur est ressuscitö des morts, nous ne l'avons pas 
vu, mais seulement, Marie, sa mere et Marie la Madeleiuc : ce sont elles aux- 
quelles il est apparu. Elles vinrcnt, elles nous avertiront. Nous allämes au 
tombeau, nous ne trouvAmes point son corps, mais ce sont ses vetements fu- 
nebres seuls que nous avons trouves et qui etaient deposes lä. Nous ne l'avons 
pas vu jnsqu'ä ce que nous soyons arrives en Galilee oü nous ravons trouve. 
Elle, quand eile est ressuscitäe des morts, nous avons vu des eclairs et nous 

A-' f. 25 avons entendu des trompettes, * nous avons vu 

' ' De cette fagon a ete prise la Vierge au ciel 

Nous donc, les apötres, nous pouvons temoigner de ces clioses. Nous n'y 

A-' f. 25 avons rien ajoute; * nous n'avons ricn retianclie de ce que nous avons vu de 

^ ^ nos yeux, de ce que nous avons entendu de la bouche de Notre-Seigneur 

Jesus-Christ, le Verbe qui s'est fait chair comme tous les liommes et qui est 

maintenanl a la droite du Pere bon. 



[67] RESURRECTIO.X DK LA VIERGE. 183 

iVVU) Oll TC.ApB IITAVMIO I ITIiapeßllUC lieHTC; eil TIIIIT|»A 

irrecuAAV. ctio[ovii^ ?(()a)t; •r«:[iiov] zi oviiaii jiiier.jyiipe. 6<;r.oiir, iiii(>(| 

BepAl t;,\ll IIKOOIIOC Tlip(| AV(0* lieKOT AI IIIIGCCUIIC Uli IH;CTCOB? RC. * V^' f. 25 

V b 

Hipe llll()(| i'Apoil IID/O«;!.") IHM- A'.CO tlV.C.C.OnC, (;ll(;pr(;. IIApA ll(;ll)'.AAr. 
TlipOV. 

— A'.MO iiMiiAV fipe iiiitivre iiAKpiiin iiTiiirrptuiiü rupr,- ^'lApt; 

O'i'OII Hill IIA'i- epO() C(|c|)()pei inCApg ilTAl|XITr. zu IIApiA TIIApCHMIOC 
GTOVAAB- 

— uiiiicA MAI Ae AiiBtoK oeovil 6iiTA<ht)<; AiKriiiG iiiiü;bcouic <3VKII 
eepAi ?ii MiiA iiTA-.-K(() unecccouA iizht(| aiitoijcov eil... 



Et la chair en laquelle a ete engendree la Vierge dans le sein de sa mere, 
eile est ressuscitee elle-meme, eile est ä la droite de son Fils .Jesus-Christ. 
Elle prie pour le monde entier : et * le Pere rcgoit les supplications et Ics ' a '■'■ f- -■> 
prieres qu'elle fait pour nous plus que Celles de tous les saints. 

Au temps oii Dieu jugera Tliumanite entiere, cliacun le verra (le Christ) 
purtant la cliair qu'il a re?ue de Marie la Vierge sainte. 

Apres ces choses, iious allämes au tombeau. Nous trouvämes les vete- 
ments deposes dans ce lieu oii on avait place son corps; nous les enseve- 
limes... Nous... 



SUPPLEMENT 

frag:\ient ^ hk ' 

i* V' * •■■ ["]''■<•<-'."• A"«OKI<;lV<).vi. irr(;|>(H|A'(: I IK\l] [ll]l<)(| A(|I><C)K ?ll [TrAAll.VAl A. 

iiicpci Liujqlc.iiii/ An iudk |^«;2]|)ai (hivia- toir [ii]to(| eto(o<| a(||buik1 

Ci-pAl ?ll O'.MOlie All <;r.().\- A.\.\A ^ll ()-.V<()ll. * III ()•.• AAI A«; llfr.;')l ll(:] 

ii(;to(| ^11 iM;|) ii(3j AV(i> inr.'Aco iiikh^ ar (|-i-(oii a.'io iicpn iiiii ii] 

l|>ll(:IIA Lll(H|IIAII."l]()<)ll (n'lill IIMII."M:. ll'l'OO'.' IKMI II<:'i'[aC(> IIIIu\: 



r° a 



A'e OV[llOT(;IIIIAA(| . 



r" a 



A-n. ir, • le temps soit accoinpli. Lorsqu'il eut dit cps choses, il alla en Gali- 

lee. Ouand ses freres fureiit inontes ä .lörnsalom pour la feto, il v alla aussi, 
non pas dune faq-oii apparente, iiiais en'secret. * Les jui^ ocpnndant chcr- 
iliaicnt apres liii et ils disaicnt : « Ou cst-il? » Et c'etait la maison d'lrniecl 

qui etait son lieu de sejour ä cause de la nuiltitudc. Kux donc disaient : 

« Quo ferons-nous? » 

1. (;e fiagmenl. rolnuive apres coup, est a intercalcr apivs le ii" 'i qui sc Icriiiine a la pago 155 de 
cette publicalion. Nous liii avons tlonni' le n" A-'. II psi exirait du manuscrit l'Jii 18, fol. 125. II se rap- 
porte ä l'arriväe de Jesus a Jerusalem avanl sa deruiero Päquo. L'auteur suit surloul sainl .lean xi. 
ö'i et suiv., en ce qui touclic cette venue sei-rtlc (Cf. I,uc xxi, :t7), les reclierches des .luifs, lo conseil 
pi(?sid6 par Caiphe (Jean xi, 47 et suiv.). Seulement, il suppose que c'elail dans la maison d'Irmecl 
(^K Dm'') situee sans doute sur la montagnc des Oliviers Luc xxi.ST) (|ue se rendait Jesus (Voir aussi 
Math. XXVI, 6; Marc xiv, 3; Jean xii, 1). On sait que, dans le conseil piesidii par Caiphe, les piemiers 
mots prononces furent : « Que ferons-nous? » Pour le comnienlaire ex(5g6tique de nos autres fragmenls, 
voir Tetude que nous avons publice sur V&vangile des dotne Apölres recemment dicouverl dans la Re- 
vue Bibliqne, 1904, n"" d'avril et de juillet. 



EVANGILE DE SAINT BABTHELEMV 



v a 



1" FRAGMENT ' 

.\IA|) : A(|KAIAIM;r(:l IIIIU.\\I|) AilCtOIIV MIIOC) (ri-^AA'.CI C ' Iji I. 63 

r" a 
uiKiiiiiK;. i>i .\A(jiii . — ir^ocuii o|}(] mit)/ ;^'ja>:i; ikjii ikaici: iik: ^l^ 

lH^.u■^^.A.■.• : — a k; C;.\(r.'0(;|>o'.- uiirtnioc ■i'ii|)(| iiiicpcoiK; : — A(|(3piiA<>|>(; 

<;IHi^ll|>G IIAAALI ITI'A ll>"A.\'(: ll.V/ril IIUOI)',' : — A(|K'ro HllKC««'.' ll'rA<| 

ctopßu 620VII eTfK|."JAipf; iiK(u:(>ii : — At|Kro(| iiaaaii eTcqApvii iik(; 

COM At|KA IICq^llOBO IIA(| (iliOA ?(;ll (>'>'(:■ pil II II ^AIIMII- * B> f. G:i 

T" b 

rOTü Ii;A() KOTI) IMipCOlie HTAC|IIApAAIAOi- IIIIOC) eXO lO'/AAC 

niGKApUOIIM; 116. IIO.\A(| IIA<| AC I IIAKTI?I l/ HO'.- tO lOVAAC A(; 

AKIIApAAlAO'.- IIIIOI (-IICOIA II II Ap Vinp*-'"'- II.VIIII Allf)K AI,"H-M fHAi 

Hill. ."JAN TAGtO 1(3 1 1 II AI lAACU A- IITOK eiOlüK DVOI HAK 2KII «VOI 

ei|KHB neu oviitxr ii^nio n üa2ov ' e(|?oov * B' f. 63 

— HKiWAC A(; A IdCII lüpiC ^COIU; IMHI I l(:<|(;l(C)'|- IIAIAIIO.VOC A'/IUST 

1. Texte iiieilil du inauuseril l^'.l'lT, fol. 63, de la P.ibliotliequo nationale. Je lui donne la lettre B'. 



1^^ FRAGMENT 

*Liar (Belialj. II enlaga Melchir. II i'attaclia d'une chaino de fer et d'aeior. * \v f. 63 
Taiidis que la raort parlait avec le corps (la sepulture) de Jesus dans le tom- 
beau, Jesus aflVanchissait toute la race humaine. II guerissait les fils d'Adam 
que l'ennemi avait frappes. II raraeaait la brebis qui s'etait egaree vers la ber- 
gerie encore. II repla^ait Adam dans son etat priniitif et lui remettait scs 
*peches eu paix. Amen. * "' '•,'''* 

Jesus se retourna vers rhoinme qui l'avait livre, c'est-ä-dire Judas Isca- 
riote. II lui dit : « En quoi as-tu beneficie, ö Judas, de m'avoir livre? 
Moi j'ai soufTert toutes les douleurs pour sauver une creature. Mais toi, Judas, 
malheur ä toi! Double anatheme et malediction sur toi. » 

* Judas, son partage est avec le diable. On acfface son uom du livre do vie. * "^/-^''^ 



18G EVANGILE DE SAINT BARTHEEEMY. [70] 

ll(H||)cVII (lliOWII l|.\(U(UII(^ UnCOMAe AV<|I LI IKKJKAHpOC 6BO.V2eil 

TIMM; iiiieTOMiX? — cVvov«»crM MT«:qn(iMcVfM:. — aviuo2 Mifi() ctomi. 

A MCATAMAC AI ^AII IMIIIA(| A(|(;i «MIOA n(|<)AC;l 1 1/ AV(|til IITOdTq 

nT(i(|iM;iiT(;iii(:Koii()(: : — a. rtopii iiimhik.voii — a e(;ii,"MMiii() T(;|)nii 

* H> f. (l:! ♦ 

^ , jj IM:(|ei(:(; A(|IV<>0.\(;C| 1 1 I IC A^O'/ Aq(U)0<) ll()(; I M)V 1 1 (X) V AVIlOpil 

HTKqOTOAll IIIM;«|,")()V,"J()V A'.".\(;IIA IlllOVUnill 1 1 1 M:l|eil I.CH:. AVK<0 

iiiKjqiii (iiioA (;<|() ii.vAiii : — Ain;(|e<)<)V cbok. — a imm|a<'<; o/to. — 

A -|-|M)-|-|M;<: ()•»•(; IICAIUIA IIIM>(|. A lli'MM: (H IIA(|- A IIKAKC .\ll(|. 

— A iMicirr kaii|>(iii()im;i iiii(>(| — A'.voiicq iio.aooacc. — a iiaitcaoc 
«rro'.'Mi» iicA MA'ocic i'>()|>i'.|> iiimm) 

2" FRAGMENT ' 

• H-' f. :ii 

i„ ., IUI) .\«)()'.- cAnii lo-.AAc (:(|(:iin(:-<:ii'i° haiimim; . 

— iMUOTiip Ad Aqrioo.-M (MioAeni (v/r) j-inoo'.r lllllM:^ .••M)iiirr 
ii?<m)/ : 

— Ar.i'.A-i'coM Ai; <"i(: iri()<| im; iiiio'.- A(|(>iir<| •;y|)Ai iiim;(H'(; <;rKAM:(: 

1. U est Uro en parlie du maniis. 129/17, fol. 31,33,3'i,;t5,3S. Je lui donne la lettre B-. Un aiilie li'\le 
auquel nous donnerons la lettre 15^ est tirö du nianus. 129/17, ful. 32, et conipl^te le r^cit. 
Je meltrai les deux textes Tun au-dessous de l'autre dans les parties correspoiidanles. 



Oll a pris son dostin d'entrc le nombrc des vivants. On a detruit son 7:evayi? 
(Tvavayi?). Oll a decliiiL' son etole. Satan a re?n son jugcment avec lui, alors 
qu'il s'en va dans le mdpris. On lui a onlevö son 6piscopat. On lui a volö sa 
' ßi I. (13 couronne. Des ötrangers se sont empares de ses peines. * 11 s'cst revetu de 
malediction. II a ete souille comme une oau corrompue. On lui a volö son 
vctenient de gloirc. On a steint la lumiero do son luniinaire. On a laissö sa 
maison deserte. Ses jours ont ete anioindris. Sa vie s'est terniinöc. Sa tran- 
quillitö s'cst eloignee de lui. La douleur est venue le trouvor. Les tenöbres 
l'ont saisi. Le ver en a herite. On la couvert de pourriture. Les anges qui 
suivent le Seigneur lout ropousse. 

2" FRAGMENT 

* R-^ f. 31 * Teiles sont les choses que le Sauveur dit sur Judas qui ('tait au l'oiid 

de l'Amenti. 

Le Sauveur ressuscita d'entre les morts le troisieme jour. 

L'Abbaton' (qui est la mort) se lova. II ne trouva pas le corps (mol ä mot 

1. Voir la Vie de saint Josepli le cliarpenlier dans iiies Apocrvplics loptes. C'est, oii l'a dil depuis 
longtemps, ■jiinx ou »i^N 



r» a 



[71i HKSLRRECTION DE JESUS. 187 

iiic eT(;<j.'MAA(; iiuiiAc; ^(ill ikjii^aa-.- — ii(;.\a<| uiik«|A.'hai()(: 

ll.VOIIinC : — A«; TAXII BtOK eHHCHT (;Allirr(:' A<;(|)A.MV.(; IITOOTK KAMdC- 

."i'i'Aii iiiMipo II Aiiirn;. ."iaii taiia'.- ,\n um ik; iiai irrA(|(ip ^amiiioi • ii r ..n 
iiTci^i; iiiiiaiiie : — aii;'ia.\(; iiiiiia(|. a(|^(>ii(| cipoii- a'.'io iri'c^iicoo'.'ii 
All ÄG irrA(|i>(i)K (;T(i)ii : — A|>ir.- iiai im ii"jiip«; iiiiiio'. rc; : — (;;'),\t- 

llUtm AMOK ll(iTli((l.\ <:li()A IIO'.-OII Hill IIAI .\(: IIT()<| llllief; «:<I(HI (;|>(»<| 
0-/A(: AMOK ()-.-A«= IIAA'.IIAIOC; : 

— A(|ii(OT A(; iioi iiiiov (JiKicil'i' (iAiiii.i; IUI iieqKHCOo-.- iiAc- 
KAiioc A(|<)-(iii AiiiriC; (;(|^JH{| (3(|() I Ki pi 1 1 1 oc (iiiini «)-.y'.'\ii iio.tor 

n ^iri(| : — a.v.va ii»u)>'JTpTK)p iiipci im; : — opo ii«;(|p() o'.Mxni- * i' ' *' 
(:p(; ii(U|ii(;,"iiüc iiii^ (-liov : — (;p(; 1 1 (U| 1 1 (> \ Aoc e()p(| : — A.(t) A(H>»()(; 
iiiunpip iieoiiirr niAiipo : 

IlllO'.-gO ßAAA.- ?ll IIIIA KTLIIIA'.- (;l(;l 1 1 11 Ol ."lOllli; IICIIII IIIIAIC 

n-/CU."J (:BO.\ ?e-|l O-i^OII; IIIIO-.- epOO-.- Iipillf: 21 tlllKAi" IIVIIT ^\ ."1 TOpi C;p 1 
- — (;■.• 211 NMA lllipillt; im MAA2A IlllOlien : IIIIA imA;MA2()ll im ll(;."l 

Toprop. Mii ' iiHcitor- im iiBeirr iia tiikotk : — o.oi ha.- imitaa«;- ''.'." 
nuipoc ii(;i->iiiii ii2iiK(3 211 iiiiovTO — (iTJ; IIAI IM; ii."i()iiirr irrA-.;'M)<)iio/ 
eriAtoMMM; iiiituii2 : — av<|it()'.- ciioAeii tbiuamcmhikii iiim-io-.aab- 
u«;ii -i'(;i'iiLU(:ic uiio'.AAi : — ivm io.'Aac im; ih;ii kaihii iiini eiipaiAiic : 



la momie) de Jesus avec laquelle il parlait dans le tombeau. II dit ä sa puis- 

sance (SuvaTo; poiir (i'jyy.ij.<.;) le fleau (IvjjA;) : « Descends vite dans rAmeuti. 

Fortiiie bien ta main, ferme les portes de rAmeiiti jusqu'ä ce que je voie 

qui est celui-lä qui m'a *trompe de cette fagon sans que je le connaisse. * is- f :" 

Nous avons parle avec lui. II s'est cache ä uous et uous ne savons pas oü il 

va. Peut-ctre est-ce le fils de Dieu. Sinon, moi je drtiuis quiconque. Alais 

lui, je n'ai pu trouver force contre lui, iii mes puissauts. » 

La mort descendit dans rAmcnti avec ses six decans. Elle trouva rAnieiiti 
desole et sans aucune äme *en lui. Mais il etait tout entier rempli de terreur. * R- f- '' 
Ses portes etaient brisees, ses verrous forces et il (Jesus) avait coinblc los 
fournaises dairain allumees. 

Ils ne trouverent personne dans ce Heu, si ce n'est trois voix d'hommes 
seulenient qui criaient dans la crainte, les larmes, la douleuv, et le trouble . 
Ils etaient dans le lieu des larnies et des grincements de dents, Ic Heu du 
gemissement, du trouble,* de la terreur et du ver qui ne dort pas. Malheur ä eux * '*- r n 
les inlbrtunes miserables devant Dieu, ces trois hommes qu'on avait effaces du 
Hvre de vie, quon avait enleves de la bibliotlieque des saints et de la guose du 
salut; c'est-ä-dire Judas, (lain et Herode. Ils etaient dans ce lieu les trice- 



18,S EVANGILE DE SAI.NT BARTIIKLEMY. [72] 

OV^yOüll eu IIIIA (JTUUAV- ovo IITpiKeK|>A.\0(:. KOAOn IITIJIITAIIUV 

" 1!= f. 33 KT;yoon 2ixu)()-i-- iiiiüVK|>riiHi(;vfi ,"iooii ah * fiMTiip<| : 

1" a 

lOVAAO A(|IIA|>AAIA<»'.' IIMAOCIC IIIIArill: IICII IIAIlKAe . yil- 

|)(()Aii(: At|pH?T IC M()v."j(; «niAAAc cyo'.ii ^l^ iHUivo- kaoiii a(|T((K)-.ii 
(;Mi ii(;(|(:oii iiiiiii iiii()(| A(|e(()'ir> iiii(>(| 

— iiii()-i- A(: neu im;(|K(;a(;kaiio(;. At|U);'» niio.v (;(|A(() iimoc ac iiai 
ii<; ii;'Jiip(; uiiiio/tc- (;a<| rioo.ii <;ii(i.\z(iii iiiniioo-. r AtpKOT«; iiaaaii. 

* B5 f. 33 AC)II()VZU llll«5(|,")lip«: •riip«)/. A<|KA llOVIlOliC IIA.' OBOA ^ll +pilllll 

' '^ llll(iC|(ll(0-|- ?AIIIIII : lICCOTlip AC A(|TH)()-.II CIIO.V i" 1 1 1 1 CT II OO. T A(|lll(: 

(;2pAI 11 r(;\IIAA<(M:lA : 

A«p:l (;HTA<|)()(; A(|e(: (S II A T IT; .\0«; IIIIIIA'.' IlllOVOnill IITKVpiAKII. 

(".•i>-.iiii(r.(i ^n ll^■.•llll()<:. iiiicciiov iiai ii."iava()<)(| iioi hai-i-oaoc 
iiiiiiA-.- iiiio-.-()<;iii iri'K-.-piAKii «SAH ikmoiia um iiccimxi iiiicvc 

— ii^Toovc A«; AiTCi <;p(; iiKAKc; iir.AA a-.m; hiioa <:iita<|>o(; iidi 

* 1!- I. 33 IM;VI()II(;. ' (:T()-i-AAIl- UH) IIAI IM; IIC'.pAII '. IIApiA IM A fA A AI I II 1 ■ A'.CO 

^ '' lUVpiA lAIAKCOr.OC. 1 11' A(| 1 1 A(|ei I (iC iri{)OT<| 1 1 1 1 C. A A AI I AC : — IUI CAACnilll 

Tp«M|iiipA<.A — Uli iiApiA rp(;(|AiAK(()iM;i : — IUI iiApoA T(u;(:((Mi(; 
IUI KOAiiiiA «)iii<; iivo-.r.A iMHiiTpoMOC 1 1 ^^ |)C()A 1 1<: — IUI r><;p(;iiiKii 

TAI III A(|IAAOt: Tll/ril IIIKiCCIKXI- ?ll K A<|)Apil A«)-.-|l MM AIA ICVIIP'^ 

♦13-1.33 'AI UTA IMUOIlip lO/l I CC I ICC."» 1 1 p(: ?«nl IIAI:III '. IH5II r«;(:?lll(> 

^ '' lip(;(p;pM(>r.(; IIIA MCtOllip AOOC MAC- AC 1 1 < )-.l I < ) HC i;il I A.-HOO/ MI MC 

(;i'>()A : 

pliales sur lesqucls pesait Ic döcret de non-misöricorde, lour souvenir nc suh- 

* li- t. 33 sistera pas * du lout. 

' " Judas a livre le Seigneur de tout cc qui est dans Ic ciel et sur la torre; Hö- 

rode a frappe Jösus d'un graiid coup sur la face; Caiii s'osl levö contre sou 
jjiopre frere et Ta tue. 

La mort suivio de ses decans cria, disant : « Celui-lä est le üls de Dieu (pii 
est ressuscitö des morts, a sauve Adam et tous ses fds. 11 leur a remis leurs 

* I!-' f. 33 pechcs *par la paix de son Pere. Amen. Le Sauveur est ressuscite des morts, 

il a ommene en haut toute la captivite. » 

Elle vint au tumbeau, eile trouva les an<res au niomcut de (Fapparition) de 
la lumiere du dimauclie. 11s chantaient ces hymnes que les anges ont cou- 
tume de chanter au point du jour du dimanche sur le corps et le sang du C.lirist. 

Au matin encore, alors que les tenebres etaient ä l'exterieur, vinrent au 

* B^ f. 33 tombeau les saintes femmes ' dont voici les noms : Marie Madeleine et Marie, 

Celle de Jacques qui la sauva des mains de Satan, et Salome la seductrice, et 
Maria la servante (du Christ) et Marthe, sa soeur, et Jeanue, la femme de 
Kouza l'intendant d'Herode, et Berenice dout il a gueri la perte de sang ä 

* B-' f. .33 Capharnaüm, et Lia l'artiste dont le Christ ressuscita le fds ä Naim, ' et la 

femme pecheresse ä laquelle le Sauveur dit : « Tes peches te seront remis. » 



(■/S] RESURRECTION DE JESUS. 



ISO 



v° a 



RII0VA20 (KVTOV 1 1(; ^(3ll ■r(j"jiiri. ii(|)i.\oi-ii(: nKvnopoc luvi inw 

nciüTiip TAAOO iieq."Jii|)(: (r.iKiani. iiiM;o-.oei."i c-(jimv uuociit ?i 
nTüov iiii(;A-o<;iT iKMi iie;qAnot;T().\«)(; : 

ii(;.\(i IKV|JIA. ii(|>i.\()i-iic. ,\n uyixe iitok im tcoo/ii iiiiok : 

IKiÄK (|)l.\0|-||(: NAC .\(; MIO ll(=* IKVpiA TIIAAV I lOA.VK AI I ApilJAB : * B^ f. 34 

ere iiH(|o-.-(();eii in; iipA.")»: iinii iiecuov uii no-.por : '" ^ 

IKJAAC: MA<| HUI IJApiA. AU V.^Xli HT«>K AKl|l lIMCCOilA 1 1 1 1 AA'Of-IC 
AAIC (ipoi XU HTAKKAAq TlOil. IJIIIIUXJ BKfip ZOT(;. A'/CO AIIOK +IIA- 
1111 (| : 

iUi.\A<| IIA<; lld-i (|)l.\()|-|l(: A«i TA(:«Oli(i IIApiA. -IIIApOCIlOC TIIAAV 
LllieVU. ()•.• IM: ll(;l."JAA(; (ipAU) IIIIOOV. 

Aill (illllA.- UTA ilMr/AAi CTAVpoV II IIO(| . * AV(rCO 6VK«OT(: IICA'B^f.y, 

ovnuzAA/ (;(H)pA KA.\(0(: (i-rptiVKAAt) ii?in(|. inna iiiiAoirnic xa 

IIIKiVCI HT(;v."lll ll(;(;i;il(| IIAIOVR. AIIOK AC IKiAAl IIA-.- AC O'.IMI ()-.- 
TA<|)OC ?IT()VUI(| HTA.")IIII I lOVOOlt- . Alll(| ()-.A^<| eitOCUt). A.CO AIIOK 

tiiAponic «-pofi ; — (:iiic-(:v<i ?ii IIA2HT An ev^Aiuioo^ye; iioi iiio-.aai 

ClillABlUK ülieVIII : tllABCOK e20VII (;IITA<|>()(: linAAOniC TAt|IT(( 

TAf Lii^(;ii]^iiii(> *(ip()(|. IUI <)viiiiii."H; ii(;t()I iicf iio'.-ii«; : — A-.-t;in<| a«; * B-' f. :i'i 
AVovA2C| eiu)a)(|. A-.(:(|)pAi'i».(; iiiicoik; im tk()V(;au)Aia a-.t.iuk onnviii : 

eil TIIA^(i A(; UT«;-.-,"ll|. AlTtUOVIl. AlliCOK (äeovil «;IITA<|)OC IIIIA- 



Elles se tenaiont debout Jans le jardiii de Philogene, le jardinier (/.-o-oupo.:) 
doiit le Sauveur guerit le fils Simeon au temp.s oü il descendait de la mon- 
tagne des Oliviers avec les Apötres. 

.Marie dit ä Philogene : « Si c'est toi, je te connais. » 

Philogene lui dit : « Tu es * .Marie la Mere de Thalkamarimlath , a mot ♦ iv- f. :» 
dont la traduction est la joie, la benediction et l'allegresse. 

Marie lui dit : « .Si c'est toi qui as pris le corps de mon Seigneur, di^^-nioi 
oü tu Fas mis — n'aie pas peur — et je le prendrai.' » Philogene lui dit : 
« Ma soeur Marie, la vierge, la mere du Christ, quelles sont ces paroles que 
tu dis? 

« Depuis le moment ou les Juifs l'ont crucifie * ils sont restes, clierchant * B-; r. :t'» 
un tombeau bien del'endu pour ly placer ä cause des disciples, de peur ([u'ils 
ne viennent de nuit pour Fenlever secretement. Moi je leur dis : II y a un 
tombeau proche de mon jardin ä legumes. Apportez-l'v. Placez-l'y. Jeveillerai 
sur lui. Je pensais dans mon coeur : Quand ils s'en iront pour retourner ä 
leurs maisons, j'irai au tombeau de mon Seigneur pour l'enlever et lui mettre 
des aromates * et beaucoup de parfums. Ils Tapporterent. Ils le deposerent ' ß- f !'< 
dans ce tombeau. Ils scellerent la pierre, niireut garde et allerent ä leurs 
maisons. 

« Au milieu de la nuit, je nie levai, j'entrai dans le tombeau de mon Sei- 



' H2 f. :ir, 

r" a 



190 EVANGILK DE SAINT BARTH ELEMY. [74] 

SOKi«; : — Aie« bthctpatia 'iiiix; iiiiaiwm-.voc (;V(;ii|> «uioa : — ri'iopn«; 
iiTAgic iiiievAipo'. r>iii (:(;(:ip(; iiiiii'i'ciioovc ii."Jo : — iiHiecMJiiTf: iriAgK; 

B5 r. V, IH:lieif.6|)A<|>lll (:f;<-ip(; IIAOVIOI- HyiO : ril(;?.")()IIT«: IITAglC II(;'|1(;A/- 

\" u 

iiAiiic;. (:(:(:ip(: iiiiiri-."j()iiT(= ii;'M) : — rm-e«|i() \ti\\g,n: iiciiiiApfKniot: 

(;6Kip«j LiiiAcvr» ii;"i() : — ^ii.-ioii.-io ii(:-.^((m; (-poq — <>ii'n->Airriuv 

ll(;V+ (:0()-.- IIAq : (;p(; n/IIOO- II^AplIA Ae(;|)AI(| IIMA'.* (;(|() IIKlDeT V.i\i^ 

AAUIIAC : npti llll1'(:il(>0'.-(:(i llllApOiniOC A^CpATO'.' yi.VII II^ApilA- 

HTevuiievf: ?M lAciK; iiii(:VAip<>'.-iiiii. «r.()-.(c»;'iii iicux)-.- m; ^aiiiiii. 

A.MI.\()/I1A 

- AiiiA/ (;(:a;'I(| ii<:-i'(-p(i(()iiA nA'.'O'.'toii * hca iic/cpir.- : — a ii(3I(ot 
(:i nr>OA'/ii iiniAocn. im th(|(:k'.imi iio-.otMii- a<| ro-.iiocci <:i->(>\'<>ii tnn- 
uoovr : — ikücoo-.- ■nipo'.- amia-.- (:|><)n/ lo iacicoiiij iiApiA : — im;a- 
liii.xxe Ai(>-iii(: iiiuirpix; iiihxv ii e(:pu(;iu;"."rii<; iiiia'.-. A(|AiiA?-i-n tiiAot.v 

A(|i-TO()T. LIIIOII (:,"J,\M: AIKRTOOT IIBOA AI IIOV- <:T IUI IIIHXV linOC»'.- HIAIIIA-.- 
(;p()(| : •l'CIIO'.- (Ci; (O -rACtOIIC IIAplA. O-.- ll<;'fliAAA(|. ."IAH f liCOK nilllA 

«rriHiiiA'." : 

I!' I X, HAI A(; npi; ' <|>IAOI'll(: AH) IIIHH)-.' IIIIApiA : A HCHITIIp (;l 

1- 1j 

iiiHr.öuro (:iu>A. (;(|'i-AAir.- niiiioo- iieApiiA iiiHiKoi' iiii-riip(| : 

A«!«),"! (iBOA 211 TACIIC: ir|-<M| 1 1 1 ri'IIO. r<; : .\ti IIApiVA. IIApillA- 

eiAO : — HTR rnti'/npiiHHiA tv. iia(>i?aii. tha'/ iiH."iHp(; iiiiihi'."I'<: : 

IIApiVAH A»; ACC.O'.TjH (ICplICHIA. ACKO'I'C- IIIIAAi: A'l; <> pA ll( )'.' I IC I . 



gnour. Je Irouvai toute rarmec des anges en ordre. Lo prcmior bataillon des 
Chörubins faisait 12.000, le second bataillon dos serapliins "20.000, le troisieme 

* B2 f. -v, balaillon ' de.s Piiissancos DJ.OOO, lo quatrieme bataillon des vierges iJO.OOO. 

Des milliers de milliers eliantaient pmir liii; des nijM-iades de myriades lui 
rendaient gloire. Un grand char ardent se tenait lä tont embrasö de feu 
comine un ilambeau. Douze vierges ötaient debout sur Ir rliar cbantant des 
hymnes dans la laugue des Clierubins qui repondaient derriere elles : Amen. 

* n- f. :!,-. « Je vis les sept cieux ouverts." Le Pere sortait des hauteurs avec sa teilte 

de lumiere. II le ressuscita d'entre les morts. Toutes ees gloires, je les ai vues, 
ö ma soeur Marie. Je trouvai lä Pierre le grand interpröte. II saisit ma main. II 
nous donna la sienne. Si je n'avais pas lache sa main je serais mort a cause de 
la grande gloire que jai vue. Maintenant donc, ü ma soeur Marir, qne fanl-il 
que je fasse jusqu'ä ce que j'aille en ce lieu-lä ? » 

* B= f. 3.-. ^'oici les clioses qne disait Philogeue * ä Marie. Le Sauveur vint au milieu 

d'eux, monte sur le grand char du Pere du monde entier. 

II cria dans la langue de sa divinit^ : « Marikha, Marinia, Thiatli. » L'in- 
terprötation en est : Mariliain mere du fds de Dieii. 

Mariham connaissait l'interpretation. Elle se retourna. KUe dit : « Rabboni 



[751 RESURRECTION DE JESUS. 191 

KaeiAB. BAUioe. «re no<|()V(02ii ii<; ii."iii|)u iiiiiiovto * riiiAiiTtoKnATton. * l^- f- ■!•> 
A.CO luvxoeic. Avio ^A^')llp6 : 

neXACI MAC IIOI IIClOTHp. Xe VAipO TCJIITACTtOOVIl ZA IllOlli» 

iinKocuoi: Tiip(| : — VAipci taiiaav takibiuaoc (jtovaaii : — vAipe; 

TAIIAAV TAIIO.MC. 1 1 All AI lOVU)^ : VAip(: TACTOMI IIOOOV. IITAi- 

()()0.\(;T UIIOC; : «;IIIHV «illKOCIKX: : — WVipfJ TA?VApiA (■TIHi? Ill|()()-.- 

«rrovAAB : — vAipo rniiTACTKio-.ii ^A luoiiy iiiiTiip(| ztui xncKA.VAyii : 

— X'Aipe TeiiTAc'.'ycoii npoc iiiicAyu) iiakoii zu o-.-ciiiik- iio-.cor • — * B- r. 35 

V" b 
\Aip<i TCMI.VAg «JTTAO'C (in Fl ApAAlCOC HTIIO? (;A;'J(|(; iiik; cn«: IIOCO- 

VUJ2U rin \ioLiBH)UA\ npa iiiiApA.viodc iiipcj poovT (i-n.iiiri'c : — +.\(() 

IIMOC 11(3 (() IJApiA TAIIAAV XV. IKJTIjn. IHK)- (;(|ll(: Mll(()l|^ : 

ll(;A(i llCtjUllip IIA(;. A(: litOK ^^A HACIIIIV inOAOOC IIA'i-. A(: AlilllO'.ll 
(:BOAe(UI IKiTIIOOVT : — AA K; IIA'.' AC fllABCOK OepAl ."JA IIA(JI(OT (:TO 

nereiKU * urr iio a-.<o iiaii()-,-t(3 üt(3 neTiiii()VT(3 im;- a-.-co Api iiii(:(3v«: ikj * '*' '■ '■''' 
ii;yAA"(i iriAiAoo'i" iiinuii a«; tiiir." jsApcoTii. iiiiiia-.- iiiio'.-o(3iii iipA(3Te : 

UIIIIA'.' II.*SAI(;()()'.*TII (3B().\ UTAOVIIAII II 1 1()'.- 1(3. 111(3 lipii ."lA ( = epAI 

(:A"(3LI IIKAe Tlip(| : IIIIIIA.- II."IAIKIII (ilACITOVIl IIIIIIA (iieiKXX; MCA 

lOVIlAU (SIC) UIIA»;I(()T. HT(i +((}T(: HTII(32 (;A,"jq(3 (ll^lll TA 1 1 1 1 ApAAlCOI I (31 

«i^pAI (iA'U IIKA?. ll(|+()Va) lie6IIKApilO(3 * 11(1)112 : +IIIIV "IAp(()T(ill 1111-*^- '• •*« 

IIAV TAT IIIITII IITA6ipilllll HIAIAITC (;ll() AiTII I IIAOKOT : TAI T(; 



Kathiath Thamioth » dont la traduction est : Fils du Dien * Tout-Puissant, » n^ f. 35 
mou Seigneur et mon Fils. ^" ** 

Le Sauveur lui dit : « Salut ä toi qui as porte la vie du monde entier! 
Salut, ma mere! mon arche sainte. Salut, ma mere, ma ville, mon lieu de 
söjour. Salut, mon vetement de gloire dont je me suis revßtu en venant dans 
le monde. Salut, mon hydria pleine d'eau sainte. Salut, toi qui as porte la 
vie du monde entier dans ton sein. Salut, toi qui as requ * ä toi les sept eons ♦ b-^ f. 3-, 
dans un senl mode. Salut, ö plaque (maae) fixee au paradis du septieme ciel ^ ^ 
dont rinterprtjtation est khomthomach. Le paradis entier se rejouit ä cause 
de toi. Je te le dis, Marie, ma möre, celui qui t'aime, aime la vie. » 

Le Sauveur lui dit : « Va pres de mes freres pour leur dire que je suis 
ressuscite des morts; dis-leur aussi ceci : j'irai ä mon Pere qui est votre Pere, 
*ä mon Dieu qui est votre Dieu. Souvenez-vous des paroles que je vous ai " b- ''• :»• 
dites. Je viens ä vous au temps de la lumiere de demain, au moment oü j'ai 
coutume d'etendre ma droite divine pour que le soleil brille sur la terre, au 
moment oü j'ai coutume d'agiter mon vetement spirituel, alors que je suis assis 
ä la droite du Pere, pour que la rosee du septieme ciel et du Paradis descende 
sur la terre ety fasse germer les fruits * de vie. Je viens vers vous ä ce moment ' b- f. 3(! 

r" b 



192 EVANGII.K DR SAIXT BARTIIKLEMY. [76] 

^pilllll IIIA IIA(3l((|-r TAAC IIAI. AHM (; 1 1 K( XMI OC I AITAAC IIIITII IIA- 

UAeilTIIC HTUJIII UM O'.OII Hill Cl 1 1 M;T(;Vt; (illA|>AII- IKMI IKVpiA I AIIAAV. 
TAMApOeilOC UUt; : TA TKA.\A?II IIMIIA : IIAA^O 1 1 1 1 A|>KA|>ITM(: : 

* B^ I Uli TKIBOVAOC linO'i'3;AI llll<;."JHpti TIIIIOV IIAAAII. ' TRMIAC TIOO'.I I i-A llUtOIJA 

V" ;i. 

Iinyilipf; llllll()'.T(: IUI IIC;(p;ilU(| IIAAIKIIIIOII- 

iM;At3 IJA|>IA iiiincj^^'jiipo. XU iia,\c)(;K; «:ih)/ o takaaac'M utak.-jidiU; 

IIZH'IC IIIIA-reKBlOK ;MA llfiKeiUlT. 

■loie Aq(>-.-u);'jii iiac iioi ikmotiii) iMiiMOHi*' immio.aai •i•«^l^(•.\lll(; 
e(|A(iJiiuo(;. — .\(; (;pt;."i<oiM; npyiMxx; <■! o-.iiaii iiiioi vii iaiiii rppo. 

B- r ;!f. |||(;T(i'<(; IIAI IIACIlir.- IIAIIOCIOAOC AllOli I.ApOtO AOIMHX: IIAIKX:- 

* B^ f 32 ♦ j 

i,„ ^ .VIT«; «;r.«)A?iTii iia(;Mot «;t(; tai t«; Tpiiiiii- iiia iiA<;i((rr iaac iiai 

uiiiir.- «r/pAi (HiKociioc- A'.'to -hiiAiAAc iiiirii in'(()-i'ii iio iiAiiAOirnic 

— iic.vc iiApiA iiiKicviiipn AC h; iiA.vomc:. a/u) iiaiioiioi'ciiiic- ciio." 

(3p()l .\(J AMOK im; ICKIIAA.' I IT AI .\ 1 1 ( )K • 1 1 1 1 A'l'(: K 1 1 (Ol' (-^pAI (: 1 1 1 1 1 1 1 1.M; .")A 

ri6K(;i(0'i' (■;'i,\(; liHKKAA'i' IAA«! )<" cpoK : 

— T«)Tn A(|()V(o,"»r. IIAC IIOI IC imhkoii^ iiipii .\(; (■pc,"Moii(; cp?iio<x: 
iiiiiiAi eil -rAtiirrcpo. 

* B" r. 32 lllcr(-V(; IIAI H) IIACIIII'.- IIAIIIOC'I'OAOC ' (riO/AAll AIIOK llApOO AOI I AlOC 

pour vous domier ma paix quc j'ai regue du Pcre. C'est la palx que le PörQ in'a 
doiince quand je suis venu daus le munde. Je vous la donue, mes disciples, ä 
vons et ä tous ceux qui croient cn mon noiii el ä Marie, nia merc, la Vierge 
veritable, le tresor de perles, I'aLrhe de sulul de lous les enfanls d'Adam. 
B^ f. 36 CeUe qui a porte * le corps de Dieu et son sang veritable. « 

Marie dit u sou fils : « Mon Seigneur, b6uis mon sein daus Icquel tu as 
ete avant d'aller aupres de ton Pere. » 

*Lui röpoudit le Sauveur, notre vie, notre salut, nolrc espörance, disant : 
« Tu seras assise a ma droite dans mon rovaume. » 

* B-^ f. 3« ' Groycz-moi, mes freres, les apölres. Moi Hartludemy l'apütre du Fils de 

^yJ.\ ^' « ••• *que j'ai regue de inou Pere, c'est-ä-dire la paix (pie mon Pere m'a 
donnee, alors que je suis venu dans le monde ; je vous la donne ä vous, mes 
apötres. » 

Dit Marie ä son fds : « Jesus, mon Seigneur et mon Fils unique, bönis- 
moi (car je suis ta Mere qui t'ai (enfante avant que tu n'ailles aux cieux pres 
de ton Pere), si tu ne veux pas que je te touche. » 

Jösus, notre aIb a tous, röpondit alors : « Tu seras assise avec moi dans 
mon royaume. » 
'^ri) ^' Croyez-moi, 6 mes freres, les apötres* saints : moi Barllielemy, j'ai vu le 



["I RESURRECTION DE JESUS. 103 

TO.VOC llll^-|M|)(; IIIIIIOVTt;. AM- AIIIAV (:ll."IH|)t; IIIIIIO-.TO fU\(|T(OOVII ?l.\l| 

II^A|>IIA Il\f-|)(1VBIII AVcVe(;|)cVT()V ^((lOV. IKVI ?l l."IOIi;-10 I IArr«:.\0(; . IUI 

eilTlUVIlThA IIA()VA|-|-(;.V()<; NU ^miTBA II \«3|)0-/lill I : ?l (:(;|)A(|)II I . 

IUI iiA-.iJAiiic. upn Acoo-.- iiAer (:IH=cmt. ovcbtiot «iovuij'jB a«; ?Aiiiiii : 
- — üTBe neciiov iita ikuotiii) aoocj ot(;<|imiaav cAtni recKAAAeii iiiia|)... 

AC AIIIA'.- (;li;-lll|>(; imilAVTO HTA(|TK)()-.II CAII ll<>ApilA II ll6\Aip()-.-|il 1 1 

evA?üpAT()v IKVI ii,"j()ii.")() (:V(3BTc<)r n()v«o2u Ao AA.MiAoviA : 

TOTfi lieilCCOTlip A(|(;()()VTII (;B<).\ llT6(|<nA IIOVIIAII. A()(;||C)V 

KTIIApoeilOC AIIIA-,- IlllllllVn OA-.()-.(()II UM IICA;V(| IICTep(;(()IIA. AIIIAV. 

eveitoue iioiA iipcoiie iiovohcii. gacovco? ?iaii TArio irniApeeiioc 
erovAAB P.TG icriA iiririAiiTOKpAT(op TG Aqciiov (jptic eqAco iiiioc An 
<;p(3."it()cie 'epciiAiiAAT ^ll tik; im iika?. — (JveiKivm. epo enii iiiuicR- • ßs f. 32 

pA.|)lli X(i. TIIOAU; IIIIIKXr lippo. AV()V(I);"JB. IIOI IKJAAglC Tiipov 
IIMIIIIVO XI-. 2AIIHII. 

AV«) riGAAlJ MAC A(; Opi^AIIOI (;BO.\eil CCOIIA fllir.- AMOK UM MIVAM.V 
MM l-ABpiHA 2ApO. MTMTMKAA tSpeOTG eAOli MIIMO'.- MAI II^SAp«: MKOCIIOC 
IMp(| pe()T(; ?ATe<|?ll IITAAI UIIO eilfiTüllOC I IT 1 1 IITATI l()V MTe^COlK; 
IMIMAI eil lAIIMTppO. A-.-U) fllAKU» 1 1 riOVf:U»ll A ^A M;'JMM IMUOlie (-pc- 



v° a 



Dien, j'ai vu le Fils de Dien qui s'clcva sur le char de Clierubins et des milliers 
de milliers d'anges se tcnaient deboiit avec des myriades de myriadcs d'ar- 
changes et des myriades de Chenibins et de Seraphins, de Puissances. Leurs 
tetes etaient inclinees ä terre et ils etaient tout prets ä repondre : Amen. 
Quant k la benediction que le Sauveur dit a sa mere sur son sein virginal... 

Fils de Dien qui s'est elcve sur sou char de Ciu'rubins, et se tenaient debout 
des milliers de milliers tout prets ä repeter : Allcluia. 

Alors notre Sauveur ctendit sa main droite. II benit la Vierge. .le vis les 
cieux ouverts et les sept firmaments. Je vis un bras d'homme lumineux qui 
restait sur la tete de la Vierge sainte. C'etait la main du Tout-Puissant. 11 la 
benit, disant : « Tu seras * benie dans le ciel et sur la terre, tu seras appelee par ♦ i^; f. 32 
les anges « la ville du grand roi. » Toutes les armees Celestes rcpondirent : ^° " 
Amen. 

II lul dit : « Ouand tu sortiras du corps, je viendrai ä toi. Moi avec Michel 
et Gabriel pres de toi pour que nous ne te laissions pas avoir peur devant la 
niort, devant laquelle tout le monde craint, et pour que je t'emporte aux lieux 
d'immortalite et que tu sois avec moi dans mon royaume. Je laisserai ton corps 



194 EVANGILE DE SAINT BARTHELEMY. [78] 



BS f. 32 MAXAIBOVRIII IUI ICH (|(3 IIKtoeT poeiG K|)OI| ."UV lie?ÜOV I ITAII IITppO 
^° P.|)IIA<bo()l IJIIOC 

HAI An «SpO HC(nTII|) .\l(l IIIKIOV IIT(;(|IIAA'>- 

AGHtOT ACTAIK: 1 1 AIIOCIdAOC ,\CJ AHAOtiir. TlOOVIl (;ll().\,fll llfiTIIOOVT 
AV«) IIG.\A() AC; AlUUlllCJ ÜTPAAIAAIA UHHAV IIHOVOOIH ll|)A(:TC3 tHA+ 
lIHTII HTAGipiHHI HTA HAnUCIT lAAC HAI 

— Acei A(: ii«ri iiApiA Too'le) miAiiocTO.vor. nv ?iaii htoov 

IJIieXOeiT OVTAA«) HOVOVCIA (:?|>AI IIHXOülC 
ACCVHArC; IIIIIIA'.-- 
ATOVCOI'Jli llCri llllüH- IIA|>\H.. 



B-' r. 32 aupres de Tarbre rle vie quo veille mon cherubin avcc le glaive * de feu jus- 
qu'au jour do ma royaute, tu la portoras. » 

N'oilä les clioses que le Sauveur dit ä sa Merc. 

Elle s'en alla. Elle prevint les apötrcs : ä savoir le Seigneur est ressuscite 
des morts et il a dit : « ^■onez au moment de la lumiere de dcmain, je vous 
donnerai ma paix que mon Pere m'a donnee. » 

Marie vint dono au siege des apötres sur la niontagnc des Oliviers oü ils 
olFraient un sacrifice au Seigneur. Elle fit la cjvav.; avec eux. Hepondit 1 ar- 
cheveque Pierre : 



[791 105 



APPENDICE 

MORCEAUX DOUTEUX 
l''^ FRAGMENT ' 
*ir...-. iicVnocTo.vor. iovaac; iiTn|>(: riAiAßo.voc: ..... (:?(>vii fj|)o(| a(|hi . jp ^ .v) 

OBO.V A(|II«)T :')A IIA|)VIO|>{;'i"(;. '""■^ 

nn.\AC| IIA'.- AOO-.- IH;TeTIIIIATAA(| MAI TAI I A|)AA I ADV llll()(| llirill. AV<(I 

A\f IIA<| IIIIAAB II^A^. 

TeceiMP. Afi IIIO'iAAC ACAI 1 1 1 l."l 1 1 1)(: IIU()(;||(|> IIAApillABHA fiCAIIOViyq. 

eil iiezoov Ae etu((i<| hta ii(;r>iiiii iovaac ai iiiiiiaa<| hvat iitootov 

IIIIIO'.'AAI A<|AITOV eeoVIl (3ll(i(|lll 1111(3 ll."JII|)ü 

l(0(:il(|.-..- eil TApi IITCiCieilfi.. . I<)-.AA(;..... » I!> f. .V,l 

At|(;i eepAi (iioi) iujcii<h iiAv..... (;<|.\vii6i [exu] iin(|;'jiipn. "^ '' 

iiTüpe n^upe kovi iiav p.neqciKOT mnn\ zu ca^-jcj i-Ap ueßor im 

1. Oe l'ragment piovient du manuscril 12« 17, f. 59. nous lui donnons le n" B'. 

Ce qui nous ferait decidenient supposer possililc lattribution de ce fi-agment ä l'evangile de saint 
Baithölemy, c'est le role qu'y occupe Judas, dont l'evangile de saint Barthelemy nous laconte la des- 
tinee d'outre-lombe. Dans ces textes imitös des evangiles apocryphes et dont nous parlerons bientöt, 
on voll Judas se donner la niort dans l'esperance que le Christ lemmeneia avec lui au ciel, lors de sa 
resurrection (tandis quo. d'apres le dire de Bartliclemy, le Christ le laissera ä peu pres seul an enfer). 
Dans le texte acfuel, cetle malödiction complete de Judas est dejä preparee. L'Evangile des douze 
Apötres, au contraire, accuse surtuut sa femme. 

SUPPLEMENT 
l'' FRAGMENT 



'L'apötre Judas, qiiand le diable eiitra en lui, il sortit et il courut vcrs * m f .^;, 

les grands pretres. II dit : « Oue donnerez-vous pour que je vous le livre? » "" " 

Ils lui donnerent 30 pieces d'argent. 

Or la femme de .ludas prit (avait pris) le fils de Joseph d'Arimathic 

pour le nourrir. 

Le jour oü le mallieureux Judas rec^'Ut les trente pieces d'argent et les 

porta ä sa maison, le petit (ne voulut pas boire). 

'Joseph vint dans la chambre de la femme... Judas * b' r 09 

Joseph y vint tout afflige sur son fils. '■" "^ 

Lorsquc le petit enfant vit son pere (il avait sept mois) il cria, disant : 



196 KVANGILE DE SAINT BARTMKLEMY. [80] 

c\(|(()."j nr.o.v e(|,\a> iiiioc ,xo nARKor aiio'.- iiit.it iii()()t<| C-") irroiceiuß 

ii(>ii|>ioii AK ii.Mii iiiiAV ii.xenyiTc ii(:a(| iita-.-.m iit+Iiiii].--.. 

Bi f. 59 *irrfipeq[(;a>TU niuvil a<|ailT(| lunj iiü(|6ii()t. 
V" a 

AC|ßCOK [eBOA inrij IOVAAC ?<0(()<| A«|AI ••. ?VIIO|)(; ...im ^(:IIK00-.-<: 

inn ii|)|H). AV«r(oii(: im;, avoiih; iiiuhi im(;2iii'(;m()ii. 

IIÜA»; IIIAATOC IIAV .\(; «».• I unCIIKIVd)."! TAA<| IIA«1. 
II(:,\A'.- IIA(| AC (; rA'.|)<)-.- Illl()(| 

AV(0 HT(;|H)V«;l (HIIIA (".IIAC-j-OV llll()(| ll?lll<| A-.KAA<| KAZIIV.... 
H* f. 5'.! *[(3]boA Uli XMOIII»; A-.KAA«! eiAII T(K|AII(;. 

AV+ ii()v."jiK()T (;T(;(|<riA- iioviiaii A-.-i;i;'Mi imnr.oom; ciiav miiiA(| 

OVA yi OVIIAII IIIIO(| AVK) K(;OVA ei ?liC)V|) IIIIO(|. IC .\U IMM] ?li ICVIIHT«;. 
A<|<|l lim;<)BAA «SepAl (:Tlie li(':A°A(| XO IIA(il(t)T KU) IIAV üliOA AG r.f,- 

coovii All iinT<)-.(;i|)(; iiiioc|. 
A'.'to mr.MuoiK: 



« Mon pere, viens, emporte-moi de la niaiii de cclt(> fomme qui est une 
b^te sauvage. Depuis la 9' lieuro d'Iiior, ils onf legu Ic prix (du sang du 
juste). » 
I!' f. ö'j * Lorsqu'il eiitondit ccla, son pörn Ic prit. 

.ludas sortit aussi. II prit... et des autrcs gciis du roi. Ils prirent Jesus. 
Ils Tamenörent au priucc. Pilate leur dit : « Que voulez-vous quo je lui 
fasse? » 

Ils lui dirent : « Crucifiez-le! » 

Et lorsqu'ils vinrent au lieu oü ou devait le cruciiler, ils le mirent 

lii f. .-,.,1 nu...' Ils lui trcsserent une couroune depines, qu'ils placerent sur sa tete. 

^ '' Ils lui mirent uii baton dans sa maiii droite. Ils crucifu'rent deux voleurs 

avec lui, un ä sa droite, un ä sa gauche et lui au milicu. 11 leva Ics yeux 

au ciel. 11 dit : « Mon pere, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils fönt. » 

Et ils se moquaicnt ' 

1. ('.'est ici que j'avais songö ä intercaler lo fragnicnl qui sc liouve dans !<> ui.muscril li'.i,ls au folio 
lioet qui conlienl un recit de la suite de la passinn identiquo a celui qui se tiouvo dans la Version cople 
des Acln Pilnti,sa\i{ quelques legeres intercalalions gnosliques. 

La chose est a la ligueur possible. Mais, ainsi que je Tai dit plus liaid. dans nia preface, je prö- 
ferc le rösener pour mon ödition des Acln PilnU. qui paraitia dans le pioeliain fascicule. 



[81] 197 

2« FRAGMKiNT ' 
*. . . cToviie iieH[Tii] A nsoeic. . . aooc nah .\o iieriiATA^eoei^ ♦ b- i. los 



1" a 



iio'/UHn;y6 Liiio.Mc ii(|Tov.\o ii()viJiiu;'Jt; iinS'-.vii <|iiA.\i ii()-.iiim;'je 
II2UOT eil Tuinppo iiiiiinii'i'(3 

ii?o(:()ii .ve «ri","iAxn im iiovnpnv- A<|nApArc; iiom ()V(i;'in>T iiieKoii- 

TOc|>OpOt; [A^qilAV üIIAIIOCTOAOC (JVeUOOt; UO(= 11111.-. ll(i.\A<| . • • • . • I!' f. los 

r 1) 
eiieiAH... UM iifiiiii — iiop<|>ii II 

HAI At; evAU) iiiioov eiip.pe ic AeepAiq (uja«) aiciih (;poov ev^'JAxn 
Uli iieTepHT iicecod'.-ii am ak k; mh 

11T6VI10V {jTUiiAV AC|;yBT(| iinc iiTO eBOA Aqovtuiie epoov Acp'JAse 
iiiiiiAV iiTAcriG ii?[(:jBpAior, nc|A(n iiiioc Ao \(;pK iiAniiicKonoc eTTAiiiv 



rieipoc vepe «cuiiac riAuceciiA'i- iivp«; 

* ...ovAciii ovA«;..- Av eu; bbua xe Aqep nciciior iiovüyjtor ac|2iio()(; ♦ u 1. 10s 

V b 
eiA'6ll OVCUII6 A(|()'i'tUII2 (;pOOV 

nexe nerpoc iiiui^coT ah ck; neiisoeic aliov iir,"iAA(; iiiiiiAq 

6TBe n6T6KOVAi'Jt| lieHTII 

1. Ce fragment est extrait du 12y, 18, feil. 108; nous lui donnons la lettre B'. L'atlribulion possible ä 
riivangile de Saint Barth(?lemy est basi?e sur la comparaison d'un fragment int^dit, tire des Ades de saint 
Barthelemy {ibirl., f. 206 et suiv.) qui raconte la vente faite par saint Pierre de l'apolre saint Bartlie- 
lemy, vente analogue a Celle que fait ici le Christ; nous publierons, du reste, bientot ce document avec 
les autres analogues, relatifs aux apotres. 



DEUXIEME FRAGMENT 

* Lorsqu'il habitait parmi nous, le Seigneur nous a dit : « Celui qui evange- ^ j^, ^ ^^^^ 
lisera une multitude de villes et sauvera une multitude d'ämes recevra une '■• a 
multitude de gräces dans le rojaume des cieux. » 

11s parlaient encore ensemble, lorsque passaun niarchand Teliontoplioir. 11 
vit les apötres assis comme les... 

II leur dit : * « (üe quoi parlez-vous ensemble) « ? . ß-, f ]„s 

Ilsdirent... L'apparence de... '" ^ 

Tandis qu'ils disaient ces ciioses, Jesus etait debout, les ecoutant parier 
ensemble, sans qu'ils sachent que c'etait Jesus. 

A cet instant, il se transforma devant eux. II se revela ä eux. II parla 
avec eux en langue liebraique, disant : « Bonjour, mon eveque venerable 
Pierre. Bonjour, Thomas mon second yrr,cz6c... 

' ä Jesus, parce qu'il avait pris l'aspect d'un marcliand. 11 s'assit sur • w- r. ms 

une pierre. 11 se revela a eux. 

P^TR. On. T. Tl. t'i 



' U- f. 60 
v° 1) 



198 EVANGILE DE SAINT BARTHELEMY. [82] 

TOTK iie^coT iie^Ai) um: se XBpo niio(r iipioii«; cttaiu'/ kovcoii? 
(3B()A ,\«; UTK o'i'ptoiie r:i"icviiii- Avto [iijevrciiiii;. 



ii(3^tui- Ae A(|<rn»."j|- «ieo.ii «;2|)AiJ iiotuiiAc ai|?(; «;|)<)(| (:A()|j ;m\iikia 

llApA IJAOIAC llfJXAq llAt| SV: AI- • ■ fllll IIIIAI lll'TAA(| HAI 

n(:A(: IC IIA«) AU i~ HAI- . . T(: II.VITpA llll()-.-(| eApC)(|. AVtO A MK.'StOT 
IIIOR f-IAA-.- IIACj. IIHAA(| hm; AK CU? lipACIC HAI (:p(»l|. I<; \ti A()(:,'AI (;<| 
A'"l IIUO«; AU [tj ZOllO.VOri IIl+] IIAptOII«;. • 



Pierre dit au marchand : « Voil;\ Notre-Seigiieur, viens-t'en parier avec 
lui de ce que tu veux ä notre egard. » 

Alors le marcliand dit ä .Jesus : « Salul, honimi} grand et veuerahle, tu 

sembles etrc ua liommo iruportant et l)ien n6. » 

,,. ,. ,, * Le marchand rearanla la face de Thomas. 11 lu tmuva avaut hi l'orcc de 

li' I. oO ^ 

^° '^ Vage plus que Matthieu. U dit : « ReQois le prix de celui-ci et donue-le-moi. » 
.Jesus lui dit : « Donne-moi taut de livres d'or pour lui. » Le marchand y 
consentit. II dit ä Jesus : « Ecris-nu)i la vcute. »Jesus ecrivit disanl : « Je re- 
connais vendre mon lionime... » 



/ "^ 



YIE DE SEVERE 



PATR. OR. — T. n. 



SEVERE 



PATRI ARCHE D'ANTIOCHE 

512-518 



TEXTES SYRIAQUES PUBLIES, TRADUITS ET ANNOTES 

PAR 

M.-A. KUGENER 

DOCTEUR EN PHILOSOPHIE ET LETTRES 



DEUXIEME PARTIE 

ME DE SEVERE 

Par JEAN 

SL'PI:lllEll( lif MONASltUE l'E behii-apiithoma 

AVEC DIVEKS TEXTES SYRIAQUES, (iRECS ET LATIXS 



niPlUMATUR. 



Parisiis, die 8 julii 1904. 



Tous droits reservOs. 



P. FAGES, 



Vic. gen. 



AYERTISSEMEM 



Nous publions la Vie de Severe par Jean, superieur du monastere 
de Beith-Aphthonia, d'apres deux manuscrits : un manuscrit de Ber- 
lin, le Sdcliau -321 (Bj, et un manuscrit de Londres, Var/d. 17.20-3 (L). 

B et L different tres peu Tun de l'autre, et uniquement, pour ainsi 
dire, au point de vue orthographique. On peut dire que ce sont deux 
bonnes copies de l'archetype. Le texte que nous reproduisons est celui 
du manuscrit de Berlin, qui est le manuscrit le plus ancien ' et le 
mieux conserve. Le manuscrit de Londres a beaucoup soulYert : non 
seulement il a perdu un feuillet au commencement et ä la fin, et six 
dans le corps de l'ouvrage '", mais plusieurs des feuillets restants sont 
par endroits completement illisibles. Pour ne pas encombrer inutile- 
ment notre apparat critique, nous avons laisse de cote les variantes 
orthographiques de L qui ne presentent aucun interet, telles que : 
p) r-' fiii lipu pp'- °=vj| au lieu de o», ^/, ^i_ ^^^ au lieu de ^v«, ^i ^ 
au lieu de ^oi.:, etc.'; quant aux autres, nous ne les avons signalees 
qu'une fois pour toutes. On remarquera que l'orthogTaphe des noms 
propres et des mots grecs est plus phonetique dans L que dans B. Mais 
L ne fournit pas seulement d'interessantes variantes orthographiques ; 
dans plusieurs cas, ce manuscrit nous a conserve — pour ne pas parier 
de sa ponctuation qui est plus soignee que celle de B — la vraie lecon 
du texte original. De plus, sans L, il aurait ete difficile, sinon impos- 

1. Le manuscrit Sachan 321, que M. Sachau avait cru pouvoir dater de 741, remonte 
probablement au rx" siecle (cf. Introduction). Quant ä Yadd. 17.203, Wright le date du 
XI'' siecle. 

2. Deux feuillets ont disparu äla fois entre les fol. 8 et 9. les fol. 11 et 12 et les fol. 14 
et 15. 

.3. Ces variantes ont pu etre laissees de cote avec dautant moins d'inconvenient qu 'alles 
ne sont nullement constantes : si L Orthographie d'ordinaire pj ;-/ ot B pp/. il arrive aussi 
que 1, Orthographie pp( et B pi ;-/ etc. 



206 AYRRTISSEMENT. [122 

sible, d'edltor entierement le fol. 14^ r" de B, qui est en tres inauvais 
etat. 

Nous avons encore examinö, pour la Constitution du texte, outre 13 
et L, trois extraits qui ont ete faits de cette Vie de Severe : 

Le premier (J) fait partie de la Cliroiiüiiic de Pseudo-Denys de Tell- 
Malirü Jean d'Asie)'. L'auteuc de cette Chronique l'a intercale pure- 
ment et simplement dans son anivre, sans juger a propos de signaler 
son emprunt. 11 va de la p. Vi\ , 1. 4 ^-^p» r^ ä la p. :243, 1. 7 «^ io'm ic-^- 

Le second (M) figure dans la (liroiiujuc de Michel le Syrien', sous le 
titre : « Extrait de l'histoire de saint Severe ». 11 va de la p. 2t)3, 1. 13 

^o,ol^( ^ \\ \\\ p. 250, 1. 13 Uai-^- 

Le troisieme (A), le plus court, est contenu dans Xadd. 14.731 '. Ce 
manuscrit, qui est du w" siecle a peu pres, l'attribue faussemcut a Jean 
bar Aphthonia. Son en-tete est : « Voici egalemont l'histoire de sa vie 
et de sa mort (de Severe), qui a ete composee par Jean bar .Vphthonia ». 
II va de la p. 260, 1. 13 -<»=i^- r' ä la p. 2()1, 1. 13 ^o<". 

A la Vie de Severe par Jean nous ajoutons tous les autres textes syria- 
ques connus qui concernent cet illustre patriarche : d'abord, les ex- 
traits des historiens Syriens; ensuite, les notices detachees; cnlin, quel- 
(jues poesies. 

Pour finir, nous donnons, en appendice, les divers textes grecs et 
latins relatifs a la vie de Severe. 

En tete de chacun de ces textes, on trouvera lindication exacte de sa 
source. 

M.-.\. KUGENER. 

1. Cet extrail occupe dans le manuscrit syriaque 284 de la Bibliotheque nationale, qui 
est une copie du Vaticanus 162. les fol. IWV-l.'jOv". M. Xau a eu lobligeanco de nous 
transcrire cet exirait en m6me temps que tous les autres passages de la Chronique de 
t'seudo-Denys de Tell-Malire, qui sunt relatifs a Severe. 

2. Chronique de Michel le Syrien, editee et traduile par .l.-B. Cii viior, Paris. Leroux. 
1902, t. II, p. 280-281 (texte, p. 105-196 (Iraduction). 

3. Fol. oir". Nous devons les variantes de cet extrail ä lamabilite de M. Brooks. 



VIE DE SEVERE 

Par JEAN, 

SrPEniElR DU MONASTKRE nE BEITH-APIITIIONIA 



«3/ ^»K_sj oöi :)'t^ocx>.; ou^; «.^^-ioo; )o(^/ ^a_«; );oi q \ i; 01 m . °i /; 
5 |*,_3t^ 0/ .-jlVl^io lo^; ^K.,^>^o y I =v \a^ K V) ..\ \ J-j/ - .. *> t Vi 
)^s^^ loA; j^^Q^.- |ji3ou>; -«; Ua-/ -..-oioN-./ |Kjl*js ioA; |-/^Da30( 



Voici ensuite une autre biograpliie de saint Mar Severe, patriarche (TtaTpiao/r,«) d'.4rt- 
tioche. Clelle-ci a ete ecrite par Jean, superieur du saint monastere de Beith-Aphthonia, ä 
la prit'i'e da pieux ' Dometios (Aoustio?) -, qui est devenu eveque (Ittiitxotco;) dans la suite : 
c"est ä ce dernier que le debut est adresse. 



r. lol.l:J5 
V" a. 



Je loue ton amour de la science' et ta passion du bien, ö homme de Dieu! 
Tu ne te fatigues jamais des choses divines, mais chaque fois que tu en as 
goüte, tu es repris du desir d'en goüter encore. Tu sais, en effet, tres bien 
que s'arreter dans le bien, c'est revenir au mal; et que, par contre,* debuter »Bfol. 135 
dans le bien, c'est fuir le mal. Apres t'etre applique aux ecrits du grand Severe 

1. (pO.oeeo;. — 2. Teile est la forme que reprtsente lorlliograplie de L >iU>o^ [cf. p. 224, note '.). 
L'ortliogiaphe de B est tantcjt «^-»ov lanlOt «^-^ov Gelte derniere supposerail plulut AoritTio;. — 

3. yi>0[j.ä6Eta. 



L fol. I 
\o a. 



10 



208 JEAX. [124] 

^^oUMi.da->. low.il; )_^^_ia^t-so ^; ool -.^OiJ^; j-io)!;© )_*.,^^o(l; 
■ V o> ;• N^ |_:aeu. Icx^^^; jüLSu^cL.; jlcuulpAjso JN-öi-^ ]Lc^ ) n>n° > ^ o 

w2^..X^^ ..\W.. ..% vju)^ Cl2^; K_3JL-,1/ ..K^^^il/ .2l^/1; |jOt? 0(,_ÄOt^O 

.^^üs^^cxa-^ l-^L-^£ )— o» ^o« ^/j ^-*Ii5.oi •JK.-jj/ )t^*i.»l ^ v ^ X"> ^? 

) '\«,^<a ^ ^ ..ofcoj ooi; s^oio'^ojj ».aSlCD; Oj/ ^..-^jo -.jJo-^ v.«.^»; ^*o»-s 
^ :K^^Ä^ )joi la^ .wkl/ j.?>..\ . }i jbö lo^jo );ai.j wCS -.tocLO )Us^ 

.>^-...^ ^OJUwJ; i^a^iO )^ JV^/ w-^ jjLäCojl» vju/ y-.l -.l^^Li. -CH 

)-•»— too ^-)■^-o»J l^i; )-*-ioJ^ oiSjLi. »JJ ' =)»-^^? U--^ V- >^U^ «^ 
Jwäj; 'I-s; ^--^oi ^/; )jLj/; )^::ao,.'S »J jjooij ).JLa-/ •.>^oai' )-.)--; jL^- 

yju/; ^^>-i^; o/ . \ n . t m oöl; Otl»\ ^'^^ -.oÖi; V-010V-20JJ V*">^ )N->N>.>1 

jlft ■■• sft ^ c.^ ^^» oJL^o -'1", ^ >^ N. ^^o<öN.v> ')n « >oi . .. •^tv> ; -.oilas/; 

1. Ici coininciice le manuscrit de Londres; le fol. 1 est par cndroils coniplelenicnl illisiblc. — 2. Cor- 
rexi : li l^; dans L ee niot est illisiblf. — 3. L l»^»- 



pt apres avoir considörd Televation de leur tlieologie (OeoAGyia) et de lour sciencc 
(Oewsia), les dogmes (ÄöyaaTx) de leur Orthodoxie, leur Interpretation des 
saintes Ecriturcs', et leurs exposes doctrinaux qui sont abondants comme 
[l'eau de] la mer, tu as egalement voulu connaitrc la vie de cet homme, te 
disant que le Saint-Esprit nc s'exprimc pas de la sorte par la bouelie d'un •, 
homme ordinaire, mais plutöt (-xä^lov Ss) par celle d'un homme qui est au- 
dessus de la pensee humaine. Mais comme tu as alors constate que nous 
sommes privös d'homnies sagcs et eloquents — ils ont quilte ce monde parce 
que l'iniquite a augmonle — et que personne n'est ä meme d'ecrire l'histoire de 
sa vie, te trouvant dans un grand embarras, tu m"as exhortc ä le faire, moi in 
qui suis petit, et qui ne suis pas instruit dans les lettres. Tu as fait cela comme 
(juelqu'un ([ui i'iigagerait un plombier* ä fabriquer une couronne royale. 
La force visuelle de Toeil du corps, quand il s'cITorce de regarder le soleil 
en face^ n'est pas obscurcie au point oü Test celle de l'esprit quand il veut 
contempler la vie d'hommes comme Severe. Pour raconter sa vie, il faudrait i5 
son propre organe', ou celui d'un homme qui le valüt, et en etat de trouver 
des expressions qui fussent ä la hauteur de ses actions. Qui ne me taxera 
d'etre audacieux et etourdi, en me voyant entreprendre une täche au-dessus 

1- eeioi ),ÖY<" o" 6'i» «Yia- — "-• |io>.u6Sou?YÖ?. — 3. LittCTalement : >c toul le soleil clairenient )>. 
— ■'< Propreineiit : •< sa propre langue ». 



10 



10 



15 



[1251 VIE DE SEVERE. 200 

: > . l\ . . . I );oi JLo^; -7^^? -^o » ..N v^lIlsI/ ]1 / .„ )oi^; ^*~^^ ^-^^? r:*^°* 

OLti; jj^^^^os )Li/ ))^; |j/ V^^ -.j-ioi; oi^so; ou^a.:» ^"'^^ ^^ ^^"^ *^ 
loi^; ).^oiax; ).£a2CL^ -.ouK»./; ^6t :|.^^»\ l-^«^ )-^^'/? o<^ "^» )^ö(^/ 
öusi .|..oaji; )„bwV^^ }~^t-^ ^5 U»-^^ -.l-^»/ ^^'ä:^^ ^^ l-^«-*J5j :|lo;K.<Lio 
yOJÖC^ .ö(...2S>^ ~ )ocx y.«l^a.flp ^; \-»r^ .-[.sjLiio ^^K^^Jo 0001 . . n\ m 'po/ 
yOOi^oiM ^j vQjöi^ :. « nmv>o ^;ot^ j-sji»^ ... . n\ m ^^si^; V--^^ ^^ 

1. Au liuu de ;-»(, lire ^^-m? — 2. L ne donne paslow- — 3. L V<%,V' ^ ''■ ""^»l^; teile est lou- 
jours rorlliograplie de L pnur ce noin propre. 



de mes Forces, ä moins que ' tu ne me demaudes uii recit plus ordinaire et plus 
simple* que sos faits et ses miracles(de Severe), comme le roi d7s/-«e7aditjadis 
au serviteur d'Elisec : « liacontc-moi ce qua fait riiDiuinc de Dien »-? Mais sup- 
plie ton Jesus de me fortifier dans ma täche, parce qua je suis fatigue et que 
mon esprit est afTaibli comme le sout les jambes ' d'un vieillard qui o ravit 
une montee sablonneuse. 

Ouand je cousidere toute la carriere de Severe, il me semble voir rechelle 
du patriarche Jacob qui touchait au ciel. Appuyee sur la terre, cette echelle, 
qui est le Symbole {x<Jmc) de ravancement dans la vertu, arrivait jusqu'aux 
portes du ciel. Des anges montaient et descendaient le long d'elle, et le Sei- 
gneur etait appuye dessus'. Les personnes qui montaient, etaient guidees et 
aidees par les anges, et le Seigneur recevait au ciel Celles qui avaient accom- 
pli leur course. II en est de meme de ce grand homme : des degrös inferieurs 
de la vertu, il s'est öleve jusqu'aux voütes du ciel. 

On ne se trompera donc pas en disant que Severe a egalement etö choisi 
des le ventre (de sa mere) comme Paul' par la prescience de celui qui choisil 

1. TtÄTiv ei v-n. — 2. IV Rois, viii, 'i. — 3. 7t6o£?. — 4. Gen., xxviii, 12, 13, IT; en considerani i-^l 
comme la 1"-" pei'S. du fulur, on pourrait traduirc : « Le dirai-ji-? des anges etc. x. — 5. Oal., i, V-. 



Ilful. l:i.-, 

V I). 



!, ImI. 1 
r" h. 



lUol. 13.1 
V» b. 



210 .lEAN. [126] 



v° a. 



r° a. 



L U<\. I 
v°b. 



).CDVa2 ^j^p. f^ ' aro^^o onnv .\; jLjp/ ;Jlmv> yoou»)^/ ^«^oi ^/« 
B fol. 13C .j^K.^io )K_»^;l; c*2S.-.; 'ötlo^ •.yO'tJ'j'^ )-i*-»t-^ ^ J-^^-^^—o JiV^to J-cop ^ 
p -.t-^; )K-ii>Al ok^Kü^ »_.^^ ^_io vOJÖi .s^Vi. yo^JM ).^»a^ 1^.-.^ loi^; 
^j^^i yajö* loJ^ ' fS K>)v->l^o -.vOoC^ öu.t^_/ yonofn r; ^öi )»tJij yOJÖi 
yjJAJ oiiiO "^3 ^'äis.^oo« jj .U.^ ;)t_=> ^; )K^^^ tUsJo JL^eu^^; )^>-^i 
.-oolkaj ^^^» joot o'^ • . ) i q\ v> |lo •.)— ».«^^vJl. jJo \^-\t )J -.ylo^; ^^oi 

I 1, oaovli>». _ -j. I. asa.:^0' — ;!, I! mtft^- — 'i. I. l^i- — :.. I, ^aÄl»; I, orlliogrnpliie loii- 

iiiiirs :iiiir-i (■(■ null. — d. I, re^"' — '■ »^ i'sl iiriiis |i:ii' M. — 8. 1, "^og^» : 1. oil!ii)i,'riipliie plu? souvent 
^ogvjo ,|iic "^fioo. 



(Irs Ic soin ceux (jui soiit digiies et (iiii rcjette coux qiii im le soiit pas, ainsi 

qu'il c'sl dil au sujet ile Jaroh et d'Ksdii : (|uaii(l ils i'taii'iil eucore dans le sein, 

riiii fiit aiiiK' i'l 1 .iiitic hai'. I".t certes les expressions : « Paul a el6 choisi 

•Bioi. iiif, Jes le venire »* et « les peclicurs oiit ete eloignds des le sein » ■ aboutis- 
I" a. 

sent au meme sens '. i 

Mais je vois tpie mon esprit est aveugle par les rayons de sa vic et qu'il fuit 

vcrs le silence connne vers un refuge. Les historiens profanes, preförant* les 

paroles aux faits, se pröoccupent peu de la vörite. Mais cliez nous ;\ (jui il 

appartient de [ne] respirer [que] la verite ', surtout quand nous ecrivons pour 

des personiies au courant, la parole est vaincue par les faits, parce que la lo 

vertu est un bien dont le siege est dans l'ünie, tandis que la parole [ne. « frappe 

[que] Tair »'''. No nous decourageons donc pas enlierement pour notre part', 

si nous ne pouvons pas parvenir ä etre complet. Au surplus, aucun de ceux 

qui sont aupres de nous, ni prophete, ni apötrc, ni docteur, ne s'est presente 

pour ecrire quelque chose, lous etant vaincus par la profondeur de l'esprit [de is 

l'ceuvre de Severe]. 

1. CA. Malach., i, 2-3; Rom., ix, 11-13. — 2. Ps. i.vii, 'i. — 3. Ce passagc n'est pas Ires clair. — 
4. (läWov (ce mot est dari; le texle) alpoiJ|jiEvoiT|. — ."). iXifiOEiav irviiv. — 6. dspa Sipsi, cf. I Cor., ix, 26. Le 
sens de ce passage nous seinble 6tre le siiivanl : » l,a parole frappanl loiijours coups a faux, est ne- 
cessairement vaincue par la verlu, lepresentiie par les l'aits, (|ui est retrancliee dans l'aine coinine dans 

une forleressc ». — 7. ^v (ispsi. 



10 



[127] VIK \)E SKVRRE. 211 



o^ -.looi ^« yO^s.^ :|ooi s^oio^..a.X:.s ö|.^a>. )K.Oo ^ :oiK.^,^o vm .\o°>jq.cp 
Od; y.^1 •.''^^.»^U |jL^cu.öoo yoou^; |l / :;Q— ..N^ jl^UL.^ |^^; )^Of^ ', l 
)1qjN\ . .■ ^o jiJLa^.^; .-Öl^; j'^^i^«^ \^ioi ^JS.rn ^ ^^ )ö|.^/ .^o^ ).i . m t r . 
.jfroupof 6u^; )LJ(k3 >JL^^ jooi; o6< :o ..nt |^o).^s yooia^/ xr^! -.w^jOLtOU 

Of..2L^ ^fno\ .io^ 1^^ )''~^; ) c^r. r. ffr. V cs^ ^^J.).:» ^M ,_m • .U^ }°°i ^0|0^^</; 

.).^ua3 ^oi,A^^^ otJu«.iuo ^^; y^l )~JOI; . ^fiDQ.««a^^^Qü j-X^ni; sm . «><N^ 
. • yg-'^ao ^« yooi. « Vt -.> I » > «N^-i )..£a.JL^ )U/ ^^o aX •.> 1 „n « \o 



Mais il est temps maintenant dabordcr notre recit. Noiis lo commencerons 
ä pailir du moment oü Severe a commcnce sa vie, eu implorant Taide de Dieu 
et les priores de celui dont nous allons parier'. 



Le grand Srv'cre etait Pisidicn de naissance (yevo;). La ville de Sozopolis lui 
ä echut. II en justifia le nom par ses oeiivres, ou plutöt (y.v.H^-^ Si), il ne fiit pas 

seulement le sauveur * d'iine ville, mais celui de tous les üdeles de la terre, • n loi. im 

comme l'experience le niontra. Ses parents etaieiit du nombre des grands et 

des notables de la ville. Ils se distinguaient par leur ricliesse et leur pouvoir. 

et descendaient de leur pere Severe, qui fut eveque- de cette meme ville. 
10 Celui-ci fut Tun des deux cents eveques (ETvi^oTuot) ' qui, avec le grand Cijrille, 

prononcerent la deposition (■/.xOy.ipeci;) de Timpie Nestorios. C'est de lui, son 

grand-pere, que Severe rec^ut son nom. 

Je n'insisterai pas sur ce point. Nous ne connaissons pas Pierre et Jean 

par leur pays et leur lamille (ysvo;), mais c'est par eux plutöt ((/.«.Xlov Ss) que 
15 nous avons appris ä connaitre Jonas'', Zehedee^ et Bel/isnide''. D'autre part, ne 

1. Ttepl ou ö '/ifoc iij-i. — "2. dp-/ispiu;. — 3. Sauf indicaüon conlraire, Ik iiiol « (SvOque u esl repre- 
sent6 dans le texte syriaque par le mot grec ; iKiaxoTio^ — 1. Le pöre de l'apötre Pierre, cf. Malth.. 
XVI, 17. — ö. Le pere de l'aputre Jean. cl'. Maltli., iv, 21. — li. La patrie de.- apulres Pierre et .leaii. 



L lul. 2 
I- 1). 



L 



lii 



212 JEAN. ;i28] 

).^Q_ ^y 4 ff) -> ^..; j^.^JU. po :^^;oN^/ l^'« K« ^No ^^jJ^o )_ia.<i^o 
:)■ . "^ \ ^ J_)Q_^/; )_i^_30, j-Joj.ji^Sww^:»o :' . .»jlSüLjao ^ yo) ja^^DoJ—so 

.> I NioKa/ >a^ i .- \ V^* f~'"**~'^ yOJCH.^ ).ooi .ooot jot.vi % V) l^'^o'i vOJÖ« 
-.^oiV-^jJo :)JLo . \ VI» ao ^^ w^ox^ :) i n «vi V-^i-a; <->öi ^^ yo i ..\o 
• .\M...^\JJ :) 1 I ^ -.l-^jj :)ln "^ .1 ^ -.'«.^^o ^..i )aci ^ \ :)loJL.:)a^oi 
yoy^ ^>o^ cxbsJbv^^^o; joC^i jJ^^t-* i-<^ V> 'hO l^^^jJ :ou2i; l-^oi« j loa ..."i \ 

v» a. * 

\jöiS vJL^i^o ^.««.^ ^^o^U/ yOPttv^ V-*!^-«; ^; oöi :)»i °>"S-:>eL^ c^.^/ otLoJb 

^/ -.Kits-./ )K.iOQ_Qj^o •.K.-.js; oCii. Ji^oC^ )Ia^^ ^ ^'^'Jbs-.aoi )jlso! 

\-" a. • • • J 

I. I. II^Js^V-xio- — ■>. If ^oilaß^xooUo- - :;. I, ^.*»3C>*^>o. ',. |, lio>X-3o- — ."i. 1, iirllio^riipliic ici 
ot plus l);is t'ol^- 



trouvo-t-on pas les perles sur le borJ de la mcr ot dans l'liuitre (octosiov) , la 
teiuture de la pourpre rjyale dans le murex, et les pierres precieusos' dans 
les mines ([Ae'Ta>.'Xa) ? C'est par eux-memes et non par leur pays et leur famille 
(yevQ?) que les grands hommes furent celöbres. Xoiis connaissons de cette ma- 
nirre les saints de tonte eternitf' : llihidc/i que caractörise lagrftce"; A'op, la •". 
perfection ■' ; Ahralidin, la foi ' : Mnisr et DnriJ, la doueeur'" ; Elie, le zele" ; Elisrc. 
la double porlion de l'esprit de son maitre ' ; Järmie, la connaissance quo Dieu 
eut de lui avaut sa formation" ; le I'rrrursritr, la grandeur parmi tous ceux 
H IdI. i:)i', qui sout nes de la feinme". Quant k Pli-rre et ä Jean. * c'est a lainour qu'ils 
^" ^' doivent d'etre connus : le preniier'" ainia le Maitre plus que tous les antres lo 
disciples'', le second '■ fnt le pins ainie d'entre eux'''. Aussi en ce qui con- 
cerne notre patriarclie' ', ses a?nvres se cliargeront de le faire connaitre. 

Lorsque la gräce de Dieu Teut eleve et amene ä Tadolescence'^ comme une 
nourrice devouee. eile Ini fit etudier la science profane. Celle-ci, de par 
sa nature, frappe ceux qui s'enorgueillissent d'elle seule. Elle est inie arme i"> 

1. X:6oi ),iij.^ovT£;. — 2. Eccli., XLiv, Ifi. — .i. Eceli., XLiv, 17. — i. Eccli., XLiv, 21: I Mach., ii, 52. — 
5. Eccli., XLV, 4; I Mach., ii, 57. — 6. I Mach., ii, 58; Eccli., XLVlil, 1-2. — 7. Cf. IV Bois, ii, 9. — 
8, J6r., I, 5. — '.I. Maltli., XI, II; Luc, vii, 28. — 10. 5 |iev. — 11. Jean, xxi, 15-17. — 12. ö Se. — 13. 
.leau, XIII, 23; xix, 26; xx, 2 etc. — 14. iv/iepEC;. — l.i. f,).iy.:a. 



10 



L fol. 2 
V" b. 



' B lol. 136 
\- b. 



[129] VIE DE SEVERE. 213 

.j_i^/; jK . I I V>>-^ K4 .« «tJ»; ^» ^^o»-^ :)_JL^»a3; öuK-,/ |ju)' ..öi^ 
^^oi; ^; ) I . -nX :ooi ) % /i oü^ ot^o ot .i. v> öoi ) °> . m ^/; ^'^%k-,^'^-:)0 

..°ii tiJ o^ . . '»m M 

)•)-«- sju/ ^3 :)oOI ^OtoK_/ )V> »m ... OttOOO^ v-iULÜ yOoC^^NJ^; )l3l^/ .^2^|j 

,„2«^ ^jlaaLflQ^w^; )ji»o; jlci^aÄ/; jloJLJi.; •Joi-.^iolj ^^j ^öto .JjLa^o.!^ 
^_io; )-J>-d/ -Jooil; )t-i)^; )J^*j>U >5i>»-.U ^o^-ul )_s»ot ^_ioj ^-./; Jooi 
y.^1 )K.-JOi3 ltsis.^0 w.o(a^J>w j^^is^otvjilo ijN-aioV jl^VJ jK-^io^ )tv..^CLiO 

• . N«> w.oio\^ )oo) ju| ^io; Jlo . M» )-.oC^ )oj...., \ j-^^/j ^j )-.aji 

1. L donne Cv-UiSÄ> apre;^ SLot^l- — J. 1, ^MOg-u^^; B uaa^io:»^. — :j. B ^,<wo' — 'i. L 
ItaSoaoaii^i; sie L, p. 16. 1. 1. — 3. L llS--Us^va-»o 



de salut pour ceux qui s'en servent bien, mais une cause de perditioii pour 
ceux qui s'en servent mal. II en est d'elle comme de l'epee, qui n'est pas niau- 
vaise de par elle-meme, mais qui se conforme ä la volonte de ceux qui l'em- 
ploient. 

5 Apres que Severe se fut bien ' assimile cette science-, il fut envoye ä Beryte 

pour y etudier les lois romaines. La, il fut envie de tous ses camarades ' pour 
son caractere grave et ferme' et sa finesse d'esprit, qui fit qu'il surpassa tout 
le monde en savoir. Choso etonnante, de Fantre de la debauche il avait fait 
une ecole de philosopliie! Des lors on pressentit sa grandeur future, comme 

lü on reconnait les grandes plantes ä leur premiere pousse; des lors aussi s'ac- 
complit pour lui la parole sacree, comme pour Lot le juste, qui « chaquc joiir 
affU(jeait son äme juste a cause des sacrileges »\* Aucune des voluptes, aucun ♦ d fol. i36 
des plaisirs de cette ville, ne purent, en eilet, modifier son caractere ferme, 
ni lui ravir sa chastete. 

15 Mais il importe" que nous ne passions pas sous silence la divine vision 

prophetique que quelqu'un eut ä son sujet ä Beryte. 

1. i-/.avü-.'. — 2. Soiis-oniendez : « ;i .Vlexandrie » ; cf. p. suiv., 1. 10. — ;!. iit.T,\u.zi. — 4. at[iw!, xai «teppo; 



vb. 



(ÜV 



£v r.Oei. — .'). II Pierre, ii, 8. — 6. ä;i'jv ii7tvi oxi, 



214 JEAN. [130J 

jK^:»! ''^^^ ^; oci .\^i^o )»M^i lo^V^o ).JL...XDo )j.^k.XJL )-^^; ) I /\>n\o 

r' a. ^ . • ** 

j,aa.«.aa^o .^oio'^o,»^ [.2^j «ju/ )V-:>-<^ ■.)o<^ ^;f^/ j^^t-i-^ciSL!^/) jioi'po K . -> *> 
j^JiaJLXao -.llf-X^ |co( . «•y>/ jlo^iLso :|ooi ot>o.» V) sHiXs 1q\ .<■..!«%. 



'Bfol. 137 



1. 1. >>wo,»j-, Ij üi'lliograpilio encoro ainsi plus loiii. — 2. (Jorrexi : U et 1, oJ^iS.- — 3. L l^-o-t/'/ 
L Iranscrit rtrgulieremenl les syllabes alps- des mols grecs «ipcoi;, alpsTixö; par \'i{\ tandis que U les 
transcril le plus souvenl par »oi, quelquefois par 'i\. uiais jamais par \'i\- — 'i. I. UitipasIlN: L 
orlliographie ainsi le noni de celte viile. 



Un anachoröte qui liabitait cn dehors de la ville, et qui ctail reputö pour 
sa prescience et son ascetisme, le vit en songo, teiiant eii main une bet-hc 
et nettoyaut une fontaine pleine de bourbier, de fange et de puanteur'. 
Severe etantvemi aupres de lui pour prier, il le reconuut aussitöt qu'il l'aper- 
(;ut, gräce ä la vision oi'i il lavail vu auparavant, et dil ä oeux qui se trou- ■> 
vaient aupres de lui : « Celui-lä (Severe) deviendra graud panni les docteurs, 
et celebre parmi les eveques". Avec la bechc de l'erudition, il debarrassera 
toute la terre'' du bourbier, de la fange et de la puanteur heretiques' ». 

Le (Saint-) Esprit accorda aussi ii des laics le don de prophotiser ä son sujet. 
Quand il frequentait encore l'ecole d'Alexaiidrip, un bomnie etait repute aupres lo 
de tout le monde pour la purete de sa vie, Tardeur de sa foi, la gencrosite de 
son caractere% sa chastete, qui etait semblable ä celle de Joseph'', et sa com- 
passion pour les pauvres. 11 etait constamnient en priere a Fdglise, et faisait 
partic de la sainte association de oeux qui sont appeles lä-bas (t)iXö»7ovo:. Pour 
•Biol. 137 tout dire en un mot, c'etait a juste titre' quil etait appele clireticn. Son uom i» 

1. SviowSia. — 2. äpxiepei;. — 3. Jtäffa y; ii-it' oüpavov; cf. Job, XLI, 2. — 4. Aux iiiols x hßresie, hörö- 
lique » correspondenl toujours dan? le texte syriaque los mols : aipsci;, alpetixö;. — ,">. rfio;. — •>. Cf. 
Gen., XXXIX, ' et suiv. 



10 



[131] VIE DE SKVKRK. 215 

loio^ )-JOi; :\.>ol «Hioi. ^^^«^J^; ^-«^oi ^_bo > . ü . jJJ -.oi-i o(.iolo |jo|.^ 

|.3o n m ."^Z . » oO^ ) I qi \ >ö..s o^ oöt ^/ •.) n >>o ■> i \-\ \ |l r. io> \ '>-"; 
. ),.>^.« ^«».^l 6C^; ^; yOL^s^o ■ . ~ vnn .\o°^) I . ^jl^jqjq-Oi 

jlo-^oii; )jLjJ^ Iq-, «°i»;o -.o^ joot K-./ ^K-,jL^^Lio jLiö la^ ^j Jjlsoi 
vC^Ooo i^QO^l/ otlos/; l-"^^ vOoC^ ^^ V-*'^ j-coavi t ^o :)ooi s2uw wk^i» 

j'fJsJ^OOl OÖI lyOPt» tPÖV>M v°oi\ )oO(J ) l,'=\\ V) ) >>0) « fO ^ ^ yOOU^; U^-^l 

yO^«.^ : )..i^.oo;a2uO; 'l^'^m.^; J.30 nm .°>/ ' ^aoo jl. . m|-B j-si; -.oC^ ooil j-^Ks 

1. B l-i3»3o- — i. L ■mNn^ni.^il^miacu. — 3. B 0>iOi. — 4. B ^^P^Jo. — j, L |n.$.m-. \ aa^. — 
ti. L ua nN . m ta : L Orthographie toujours ainsi ce uom propre. — 7. L m^lo^- — S. L UaoiläS^ov 
— y. B oCi.5v 



etait Menas. Lorsqu'il eiit vu et admire Severe, il dit ä certains de ses con- 
disciples : « Celui-lä s'elevera comme ime nuee au-dessus de toute la terra; 
il resplendira parmi los eveques et abreuvera toiit le monde par les flots de sa 
science, ä Fcxeniple du g-raiid docteur Jean, eveque de Cuiistuiitinople, oii plu- 

j tot ([/.aW.Qv Äs), de l'univers entier' ». 

Les evenements confirmerent par les faits les predictioiis faites ä son sujet. 

Severe avait de telles dispositioiis poiir Fart oratoirc -; il s'adonna tant a 

l'eloquence'' de la rhetorique, et surpassa ä ce point, par son application ä 

Tetude des lois, tous ses jeiiues camarades et meme (aaX'Xov ^i) tous coux qui 

10 furent auparavant des scholastiques (/7/o>.aGTix.oi) celöbres, que tous le clioisi- 
rent pour leur professeur de droit, celui qu'ils appelleut ävTiy.-/i'v(7(op. 

II en etait lä, lorsqu'un de ses compagnons, qui aimait Dieu, lui donna 
un livre du grand Basile, eveque de Cesaree de Cappadocc, ou plutot ((^aX'Xov 8i} 
astre de l'univers entier'. Dans ce livre, Basile repondait aux lettres de Li- 

15 banios, sophiste {aooi':-:-/,;) d'Aiitioche. Apres l'avoir lu% Severe souffrit en son 
äme, car il venait d'apprendre quelle etait la vraie philosophie (<p;lo50(pix) et 

1. TiäTx ■?, Ott ' oOpavov. — 2. «efl VJYO-j; csivw; ziyi. — 3. £'J£7t£ia. — 't. Tzitsi r, in' ojpavov. — j. svrj/wv. 



L fol. :i 
r • b. 



L fol. 3 
v° a. 



*Bioi. n: 



* L rol. :! 
r» b. 



216 JEAN. [132] 

'ooi .^co-^äV/ ^-ou^; I^Jioio |)^w>^»i l o * « 1 ^^J ^iol ^_io; JjLa-/ -.Oi^J 

1. L ow- — 2. Correxi : B et L ont o( : ^a^-»- _ :i. I. ^o^^-3^• — 4. L «—a^ia.^k;^»©; 1. ur- 
lliographie loujours ainsi co nom propre. — 5. L Wß^-»^- — <i. L Orthographie loiijours cotte inler- 

jcction o/- 



Bfoi.i:)- quelle etait la fausse'.* A partir de ce momeiit, negliycant la seroiidc, il 



b 



10 



s'adonna ä la prciuiere-, ä ce point qu'il reconnut, des lors, la mauvaise doe- 
trine^ et Tiinpiete de toutes les höresies. La vörite attire, en effet, ä eile tous 
ceux qui en soiit dignes, plus i|ue (|ia).>.ov vi) raimant ' n'attirc le ler. — 
Apres quoi '", il aborda aussi la lecturc des hotn^lies catliedrales (cTtiOpovioi) '' 5 
de Basilc et de Greyoire. II lut ' egalement celles qu'ils pronont-erent sur le 
bapteme. II enfcndit d'une part (jj-ev) Basilc mcnaccr ceux qui ne sont pas bap- 
tises, et dire " : « Tu dilTeres, tu hesites, tu tardes? Depuis ton eufance tu es 
instruit dans la doctrine chretieiine, et tu n'as pas encore adhör^ ä la verite? 
Tu apprends toujours et tu n'es pas encore parvenu au savoir? Tu vis en ex- ii 
perimentant; observateur jusqu'ä la vieillesse, quand deviendras-tu chretien;' 
Quand te connaitrons-nous comme nutre? L'an passe tu attendais ce moment- 
ci; maintenant de nouveau tu attends celui ä venir? Prends garde quc tu ne 
sois surpris, faisant des proniesses plus longues que la vie! Tu ne sais pas 
ce que le lendeniain enfantera; ne promets pas ce qui n'est pas ä toi. Nous 1 

1. J/£'.<0(ivu|j:o; ; ff. I Tim., vi, 20. — 2. üare ex toOtou tt.v (iev ipyov, tjjv oe nipe^iov notsiTÖai. — 3. xaxoöoEta. 
— 4. Propremcnl : « la pierre de Magndsie » = j, Ma^vriti; )i6o;. — .i. ex toütuv, — (>. Proproment : 
67ti6pov:wv (gön. pliir.). — 7. Ivtux^v. — 8. MiGNE, Pnli: Gr.. t. XXXI, col. 425'. 



10 



10 



L fol. 'i 

r" a. 
isfdl. l:t7 

V" a. 



L fol. 
1- b. 



fi3^J VIE DK SEVERE. 217 

-öi; jjo.; o/ :^ Kj/ ^ JVxjj )Ä^^^ -.Its.^ jfcUaix yeo. |.oqa ^ vs/ « 

jJio |_-,io/ ^<!^^ K_aJ, ^a-. jJo .Jla_ia.3o/ jJo |!^-L^ J^^.,^, )_aL-/ « 
^ ^ov:^ :;)oo»-co ^ ojo,^ -.j-iciio. ^ ^j^aj v3a^ Joü^JLs; ^KJL^oi « 



1. L transcrlt lo mot grec Kaiaop par ^W\a- - 2. li U. - 3. L IVa^- - ',. L oiiliograpliie ici et plus 
bas : «»cpi. — 5, V=of- nianque dans L. 



t'appelons ä la vie, ö homme, pourquoi f'uis-tu Tappel? [Nous t'appelons] ä la 

participation de la vie, pourquoi passe.s-tu ä cöte du don? » — 11 entendit 

d'autre part {^i) Grrgoirc * s'ecricr ' : « Mais vis-tu dans le nionde et es-tu ♦ b fol. irs: 

souille par les affaires publiques, et te serait-il penible de perdre la miseri- ^° "■ 

corde [divine]? Le remede est simple : si c'est possible, fuis le forum et sa 

belle societe; attachc-toi les plumes de Taigle, ou plutöt de la colombe, 

pour parier d'une l'aron plus appropriee. — Ou'y a-t-il, en effet, de commuu 

entre toi et Cesar, ou les affaires de Cesar? — Tu t'arreteras la oü n'existe 

pas le peche ni la noirceur, lä oü il n'y a pas de serpeiit qui mord sur le che- 

min et qui t'empeche de marcher dans la voie de Dieu. Arrache ton ame 

de ce monde, fuis Sodome, fuis l'incendie, fais route sans te retourner de 

peur que tu ne te figes en statue de sei, sauve-toi sur la montague de crainte 

que tu ne perisses aussi. » 

Lorsqu'il les eut entendus, il fut plein d'anxiete (iywv)-, parce (pfil n'avait 
pas encore regu le bapteme divin, Selon une coutume de son pays. Cette cou- 
tume, qui s'etait implantee chez eux comme une loi (vd[-'.o;), voulait que per- 
sonne, ä moins d'y etre oblige par la mort % ne füt baptise avant la croissance 
de la barbe. 

1. MioXE. I'u/r. gi:, t. XXXVI, cul. 383. — 2. äyoiv dans lo sons do iyuvia « craiiilo, aii.xielr n. — 
3. Mol ä mot ; « sauf cüntralnlo (ävaYzr,) do la mort ». 



Vb. 



10 



218 JEA\. [134] 

V» b. XXV- . • • 

L fol. i Q^o )_oaX>>» )>n..ifif)/ :(-.oCSs )jiQ_i^ ;K-s ^io» .>— U/ jlQ-.-,Ji.so )K-*JuO 

•]^ .f^y^ ^^^ oöi^ )<^;o J'W*^ «>ot j-^uois« o6i :» » i\ i )1q-.v-»!? j-i^-^a-flo' 

)lio.,-_o -.cxt^— / )lolo jla»..,* » '^; );0( ^/j .>&ajL^; ottoK^io; j-^jooAO 

jooi >^otoN-./j y~^\ yJü |^-J>o; )jl3l./ -.J-.uj/io )-.oi5s. jL-:»-^? jlcit *.^V^>oo 

I ^ - ^ i; )i^_«^cD^ J^oXAiojJ -.'po/ o^-> ji-iöA ^oi-^o J.ia-,-^2^0 -.^j/ 

oöjAo -.ot-^^JS.«-^ o-floj ^ioio -.»^oii ^o^ )"X^5 i*-«»-o IV-^^'O )i " ' "^ 

/')lQJLsKaio\ j-Oji; )lV_«/ JK*.ijLl -.l-«^ )fcC^iO» CH-^Ot,^ |j50i 

1. I, vMa.^ooH»- — :!. I, doiiiii' »j' :i|)rc> ILa*-«- .1. 1. ILou^VJoo. - i. |: Ua-o. — :■. (jorrexi : 

!i et 1. Ulli oi-»r (i. I, o^lal^^s^Joik. 



11 cut ilouc liAte d'etrc liaptise, et so icnJit sans retard ü Tripoll. 11 ar- 

riva au teiu|i!i' du martyr IJontios, et y rcQUt le bapteme divin. La les pro- 

diges et les miracles du martyr produisiriMit une pcche parfaite, comme Se- 

* LI loi. i:!7 vcrc cu tömolgiia lui-meme plus tard daus riiomelie (ju'il composa * sur cc 

martyr. Apres sou depart de Berate, 11 Tut en proic ä uue violcnte tristesse et 5 
ä un (profond) chagrin, parcc quo, apres Ic costume divin, il devait revclir 
Fhabit (t/-^;^-«) la'ic et non l'liabit (<7.^|Aa) mona^lii|iie, ii'fjucl est sacre, en ve- 
rite, equivaul ä celui du l)apleiiR\ et symbolise la mort de Jesus'. Une teile 
aflliction et de tels regrets s'emparerent de lui; il eomprit et saisit ä ee point 
la douleur (?) divine et mystiquc", qu'il s'en alla aussitot tel qu'il etait, dit i' 
adieu ^ ä ses amis aiasi qu'aux lettres, et eourut ä Jrrii.sale»i adorcr la pre- 
cieuse Croix et le saint Tombeau de Dien notre Sauveur. La il prit sa croix, 
et proniit de suivre Celui (jui a ete eriuilie \ 



Le cours de uolre recit est arrete iei par une autre liistoire qui meritc d'etrc 
racontee. lo 

1. Cf. II Cor., IV, ll. : TtivToXi rriv yiy.fiacvi Tovi 'Iiiiroü iv tw <;u>|iaTi nepif e'povte; ; Philip.. III. In. — 
2. Dans la l'(V de S<h-crc par Zachaiui:, irou ce passagc esl lire, on lit (p. 82, 1. 5). au lieu do Ua- : 
Pi.Mii«. (, ceriSmonio » (teXstiq). — 3. Mot a inol : « röjouisscz-vous » =: -^ocifSTe. — 'i. Cf. MaUli., x\i, 
2'i. elc. 



in 



I. fol. 
V" li. 



' 1! I(]l. l:iS 
r" a. 



L fol. 5 
r" a. 



[l35] VIK DE SEVKIIR. 219 

• .l-.it ' m-^^ ; )io;V^ K->2Li lt-»oJ-fio J~=' )o<»i ^■^ iv-o»? J-'^i oöts 
•.^*->^ io^ ' " « '•^* Oi-w^oA» 'oöt •. 'J-.'^jl*/; jK„,^..; ^o6» ^ojo-,.^ )<H*.iol 
o6^j oöi .jooi ^_^^i. jjLiVo )-m;? J-cuaiS; jju.; »j :)ooi ^iais ^/i- ^/ysya^ 
jK^isAl; yO^^o Jt.ik^.o -.Ua-^x jjoi; jj^^^^soj )^)-« ^ «o« j^» ..j^Kjü oi-,_so; 
lv*.iooi ..)oo» jL^ >.^^a) »3o .)L.,Li-/; ).aXio; jooi ^^oK-./ |v^ )joi .ov-J^^/ 

vqAKj ^^oi ^/, jjiiiubo )J.(x.o/o );vA ^^^js^^^ioj .j-iaiäs.; )i>.,\ ),„,Lb. 
joot K,l )lcL-/ v*^J^l -.J^N-aLfl )-JlJS^5 oiK-« v--s^ JJotJ^ .jjx^^tfi-^ 

fcs-|jiboo ..V-0Ö1 ^LJiio/ joj:i>.JJ ^^^^ww.» jji^io ^o)Q— / ^)eLi. ..I^ioöpo l^-öCSs 

1. li RoiV-M- —2. I, 001- — :!. |, orllioi,'raplile ici cl plus ba? J-V^^/v -^ ',. 1. U-^aiXiaa. _ 5. ], 

A röpoqiie oü le graiid Srvl-re frequentait ' l'ecole d'AlexaiHlrie, Tadmirable 
Pierre, ces premices de Vibrrle'- dout toul le monde celebre les louanges, ha- 
bitait la Palestine, oi't il ctait devenu le ohef d'une assemblec de saints moi- 
nes. Raconter tonte sa vie depas.se la force du style ^ de ce recit, et constitue 
plutöt la täche ' de l'histoire. Pierre etait fils du roi des Iberes. Tout jeunc 
encore, il avait ele donue eu olage (ofAvipo?) par son perc ä Tln-oduse le Jeune, 
empercur des lloiiiains, seluu Ma eoutunie (ju'oiif Irs princes des peuples de 'Uicii. i;)s 
donuer des otages de ce genre ä Tempereur pour eoulirmer Icur alliance [avec 
luil. 11 Tut accueilli par [Pulcheric] '', la sn?ur de rempcreur ; (celui-ci avait trois 
soeurs, qui etaieut adounees ä la virginite, ä la purele, ä la chastete parfaite, 
aux psalmodies, aux saintes Ecritures " et aux jeünes, avec leur frere, le pieux ' 
empereur : [eu uu motl, elles vivaient sagement ■* et dans Tamour de Dieu). 
Lorsqu'il fut deveuu graiid, et qu'il eut atteint l'äge de la barbe, il Sf coudui- 
sit d'une maniere digue de son educatiou. 11 echangca les appartenients 
ij (/.oiTtivE;) royaux contre le desert, la gloire rovale coutre la vie liumble" des 
meines. Comnie un atldete (äOVo~/i's) vigoureux, il entra conrageusenient dans 

1. oiarpiSa; inaUi. — "2. Cf. Rom., xvi, .'j : 05 iain dTtapyri ttj; 'Auia; £i; .XpiTTciv; I Oor., .\V1, 15. — 
3. Xoyo;. — 4. ipyov. — 5. Le noin de la sci'ur : « Pulcherie », manqiic ici dans lo tc.\lc syriaque: of. pUi.< 
loin, p. 22-2, I. 2. — (i, <)i\a Irjyia. (Oaoi l6-foi). — 7. 9i).ö6£0? (Oeo?i>.ric). — 8. « .VngrlicUKMiiciil » (C^hU» y _ 
II. Pi'oprement : « la vie vilc ». 



220 JEAN. [136] 

)yU 7»-^ )-^^»^ )jooi-so -.^^olS^II It^j; )JL- ^'iS^.i^aJ^o :^axfc )la-aJLi.j 

yojous :vQ-j/ w-ojLiaj )-iö-^/? y®®'''-**-^ ^^ vOOtJ'-a^o Jooy )J_X.^ä pf-M 
•1! Fol. 138 oiiCLi. ^^-po:^; yCiJoi )-'t-»;; |j>-^ )-2iAcL«i J-ia-./ -.v^^aio ^^j ^--Aot 

]■" b. ^ • ^ 

jjLsj ^ioj :o(laS. oitv-s -1^-/ J^/ ^■:>>-=i O? U-=^l •"^♦V-^ )?U? )).OLJt0.iiio 
)!/ ool .»^i^ )tJ-fc ^; y.»l jtOÜN^; 'cH:iai.o )io-,-i>o "l—o' )<x^? '^'^J® 



I, l'ul 
v° a 



l; Tel. l;i8 



10 



Ic Stade ((jTZfW/) du monachismc. II conibatlit selon los re^rlcs'. loilnia sa 
cliair |iar des Iravaux ascöliques, s'endunil ronlre Ics passioiis inl'Aines-, i'U 
vint aux piises' eu esprit ' avec les dömoiis saus corps ', et re?ut la couionne 
de rimpassibilile. II devini di'S lors le clief de beauooup dr meines, et les 
oignil pour l(>s inemes combats (iywvs;) quc ccux qu'il avait soutrnus. i 

II acquit uiie si grandi- prescicnce, et Di(>u, ra!j:onotliete" des saiiils, qiii 
distribue, comiiic il i(invienl, a ((mix (pii cn soiit digucs, les reconiponses 
(pi'ils miM-ilcnt ', liii accorda un tel pouvoir sur les dömoiis (pi'il ri'vriait aux 
moiues qui liabitaient avec lui leurs mauvaisi'S ponsees, * et brisait la violcnce 
' ''■ de leurs honteuses imaginations. — II dölivra aussi de nombreux laics de la b) 
possession* des demons. Ua jour, un homnie lui amena sa lille. ([ui elail tour- 
ment^e depuis longtcmps par un mechant dcmon. Pierre vit le dcmon se 
precipiter sur la jeune fille en oo niomeni nieme, rl s'appreler a l'attaquer 
avec violence. 11 llxa durement " Tespril imjiur et dit : « Tn oses faire cela 
devant nioi? » puis, prenant uue ecueile — ou lui en avait scrvi une pour son 15 
repas — il la vida sur la tele de la jcunc lille, cn disant : « Esprit rcbellc, 
quittc la creature et l'image de Dieu ». Immediatement le denion s'enfuit, 

1. vO[j.i[j.w;; oT. 11 Tim., ii. .) ; iiv S'i xai äftlri ti;, oO otefavoÜTai, eiv (it) vo(»i|ji(a; iOXrja»). — 2. niOr, iTt|j.ia.- : 
c-r. Born., I, 2ß. — :i. ouverf.ixY). — 'i. Proproment : « on ospril nu ». — 5. äaciiJioTo;. — ij. »YdivoOeir); ; c'csl- 
a-dirc larbitrc des luUcs ;iuutcnues par les saiiits. — 7. LiUöralenieiil : w; i;.oy, xo;; ä;;oi:, -.3. i;ia. 
— 8. hiyyv.T^:. —'.I. Gl'. Mallli.. xvu. IS. 



lll 



|t:571 VIE DE SEVERE. 221 

jjot O0.;o/ )t^;; oC^; |.^»1 ^; ^ •)-«i->J |ooi.J» ..)i_.o).xo oOcljl; ou/ ^oio;/, 

^ • " ■ "^o 

po/ -.Viaio vOOiia>.; ^ca^iaioo .U^il ^^^ ^J.d )i-o|.a> oiioji; ju/; :Vio/o 

)ooi ^»-aio losot .iviojl/j \Iql^^ :^o\.:S. ^a« |_jL_o.Äio ^.,; oo» .l^io/l/» 

i-ia-/ -.oi-A jooi o.a1ju« Jvn«v>o .J-^o)LflO )^»; ).ia_^y.iv^; j-iaao >a-,^oo 

.^ot-^ojvaj yo^o^iu; yoj/ »)Sooo ^ai; ^,\oi^ ^cxo^^ y^r-^l 

)ji^ v ^ I ^ ^'^_i. ). V i .^ roy,' )jL^^OL_^^mj(iß; )lt-i^; .vi ..oi^.-^ )■•'""•' 
).a^io vjoo»,. f>v ^ ? l-i^j ooii :^oiiaJLio )U/ «-i.jls ).ioaj>^o; «-6( -JiSout^o 

•.OOOt ^_*.9MK.iO s^Oil^ ""^iN-OOt ,J .0001 ^-*^M •.OOO» ^■3» jJ yOSioKjU; 

r * ^ 

1. L Orthographie ici et ailleurs HaS an . nnq ;. _ o. L >-i>./p- — 3. I. U-^^iß^aoi; B nmel lo »■ — 
'j. I) '^^j. — 5. B >ÄO^ia^;9^o- — r,. L orthos,'rapliie ici et plus loin l»JOj»ii^- — 7. I. ia>|Vaai3llo. 



commp s'il dicrrliait ä echapper ä un supplice. — Une autre fois, quelqu'im 
du nom de iSc'i'trf vint aupres de lui pour devenir moino. Le portier du couvent 
Uli ayant fait savoir la clioso et lui ayant dit que quelqu'un du nom de Severe 
se trouvait devant la porte et deniandait a liabiter avec eux, il lui repondit : 

:. « Le temps de Severe n'est pas encore venu ». Les meines' ne comprirent 
pas ä cette epoque ses paroles, mais revenement leur llt connaitre la pro- 
phetie qu'il avait faite. Ainsi il predisait - le renoncement au monde du graud 
Severe et le considerait comme chose precieuse, au poiut qu'il le revelait par 
anticipation ä ceux qui etaient dignes [de le connaitre] et qu'il les preparait 

10 ä l'annoncer d'avance ! 

Dans la suite, sur la decision * de Dieu et par la contrainte du peuple, 
le divin ^ Pierre fut eleve ä l'episcopat (£-iTii7/.07iyi'). Comme ä un excellent 
pilote (/.'jSspv/frr,;), on lui confia, au milieu de la tempete (CzÄv;) et de la tour- 
mcnte, le gouvernail '' de l'eglise de Konstantine — (localite) situee tout pres de 

1.-, la villc de Gaza et que les gens du pays appellent Maioiinia — ä l'epoque oü 
l'empereur Marcien et revöque' dWle.ramlrie, Proterios. persecutaient ceux 
qui ne voulaient pas participer ä l'impiete chalcedoniiMiiie. Alors que tout le 
monde etait persecutc et avait ses biens pilles, que tous ('taicnt livres ;\ l'exil 

1. Proprciiiont : « ceux-la ». — 2. TrpoopiiTEiv. — :i. Propreniciit: 0£O9Öpo:. — 'i. tou5 oioxo? snioTiüCr,. 



I! lol. l:i8 

\ ' ;i. 
I. I.il. :, 

V h. 



Bfol. l.-!8 

V" il. 



222 .lE.VX. [1381 

Lfui. G .jooi ^.a.Jt ^A^^^ jj ^^o(~u^ IfMi ) I m I f_3 -.looi ]Lx )K->.-il« ooi 

r" a. . X . • 

)oO| ^0|oK_/ Ö^I^f )K.<..^U9 ^^ y^l )jO|1 -.if^a Olfts^Sl OÖI v£DaJU>.AV^O; 

) > .^ n \ oi^ ^.00 )jo;/ jJ«o -Joi^ cx.:^^^/ |loi »nN? );o(^ ji / .^^M^J )1 
m\ £o/ «Sm I I Vi ^ oJ^ •Jf-OcLXl ^^s.:i£Q.I^ ^^^^' ji^oo •. v£Da.a.0Q.^; 

I. foi. n . >&j>aA J^«.ou^ JJ.JO Ifji ^'^iis.ooi J^oC^ ^s .'pa^K^ Jlo\ «^..aa.S) >^.^<w.,^^> 

V" 1). • y • \ . >^ . . 

)y^l ^j-fiD; l^^^; OÖI )-JÖ«^ -*-'i ^^ t^ :Jl.n°> nm .'=^/ lo^ JVa^^.a_3 ^^^^^ 
^; yC>\>o :)!/« 1-t-^/; ^/ )— I» V') "'^«.i^soi ot-s .0004 ^^>,^)o )._iaxi3 ^/ 
)_iUOO 1-»-.^ ^'^i>^ t^ )!<3<^<3 .J-»o-^ 01^/ ^).a/ -..^«o«!/ J^^(-o J^om ou^ t^ 

I j^ laoaaaojj«;?. _ 2, L t-^-^l- — 3. L orlliogiapliic loujours sf^k^lo/- — 'i. I, l-i^l saus '■ 
— ."). L orlliograpliie ici cl plus loiti iÄ>oUa-->o»t. 



(ä^opi'a) et i'i la misere qui s'ensuit, Picnc vivail piovisoircmont en paix et ii'a- 
vait cncore subi aiicune de ces epreuves. Kn effet, Pitlchrrir. la soeur de l'il- 
lustro ot pieux ' emporeur Tlicodosc, la femme de Marcien, son successeur, avait 
ordonnc qu'on ne lo persecutät pas, parri> iju'il etait son fils par adoption. Mais 
Dieu fit ccssor cotto quiötude, cf montra au saiiit iprello u'etait pas dli^ne de 
lui. II Uli cria, en efTet, oomme jadis a l'diil, cpiaud il s'approcliait de Dumas, 
plein de colere contre les diseiplcs, iion pas : « l'aiiriimii inr pcrsreulrs-lu, 
Pierre'- », mais : « Pourquoi n'es-tu pas persecutö avec nioK'Tn m'as, en effet, 
entendu dirc ä /'«»/, qui voulait proclamer ri'lvangile (EüxyyeXtQv) sans perse- 
cutions et sans opprcssions, que »i(( juilssfinre ext porfaite dans la falblesse' ». 
Lorsqu'il eut entendu cette parole divinc, il partit aussitöt ä l'insu de tont le 
Bfcii.iss monde. * Guide par Dieu, il arriva aupres du grand Timother. comme Habacuc 



10 



aupres de Daniel ', h l'cpoque on Timothec avait etc ti'ainü de force par le 
peuple d'Ale.raii(hie ä r('piscopat (i-i'jy.o-Kr,) . Comme on mancjuait du troisiemc 
eveque " pour faire riniposition des mains solon le canon (/.xvcdv), il preta sa '•" 
main au (Saint-) Esprit ä repoqne oü il arriva de la maniere susdite, ou plutot 
((xallov ^i), oü il viiit guide par le Saint-Esprit. Lorsqu'il ICut placee sur la 

1. (jiXööeo;. — 2. Ac(.. ix, 4. — 3. II Cor., xii, '.), lü. — 'i. Dan., xii, SS-Sil. — .">. ipxiepEu;. 



[1391 VIE DE SEVERE. 22:{ 

ooi ^-.; jlojL^^X) -.oowi liojoia iQJu.5; ^io \aso<xx • .yojo jlaJOiT^ )<i*;o 

.jL.^ jJ— ^io, )ljj_s/ -Jv-oj-flo M I«a^ ool )K:b^ ^; ^ Usl 



10 






|-,_xo ^o Iv-o-^-^ )-a-A. ^ K-.|, a . ° > floo Jia^j "^^i^soi «.^^^soo-Ä ^ 

)]; ^oV-aJis ;oi_i.l/ ,-s •.' vfioa^oV-=L^ ool ^ot jJ -.jojj/ )N.ia^ß ^o 

..^jM ouLO-a\ oCi^so oCi»w; ^ )-»)^; -.oKa ' j-Vöj ouiCLA; -oto'i;^^-* ^ 
.•'*w^a/ >t>t.\Jl ^3•.5^JU oiUJJ ^» I qnN :v^^ ) nmvi\ vOO<^. >ö .. ^ o 
ool JJ t-3o :^^iOo/ ' ^^oi ' oooi ^^^V^J ^-^ot-'^o r^^s^i. ) i ö f> *> jVoK^j 

..acii |«,^>1 ''och l-^ji :otk*:aik ^^io» 

1 I, loSa». _ -2. n «»<4,ia=^- — 3. I. \'->\^\- — 'i. B uioU!- — 5. »e^w manque dans T,. — i'k ow 
manque dans H. 

tete sacree et digne du sacerdoce ' [de TimotliueJ, il lui düiina d'une part (i^iv) 
le don de l'episcopat^ et en regut d'autre part {U) la saintete. Apres avoii- 
vecu peu de temps dans [la pratique de] ces belies oeuvres, Pierre partit vers 
Jhus qui lui etait eher. 

Mais revenons ä l'histoire du grand Severe, et quittons eu quelque sorte 
iin prodiue pour uu autrc predige. 



Lorsque Severe eut fini de prier et qu'il se fut bien fortifie par la precieuse 
Croix, le Tombeau et la Resurrection, il ne revint plus ä Berijte, se souve- 
nant de notre Sauveur qui ne permit pas ä un disciple d'enterrer son pere ', et 

10 qui appela des « morts » ceux qui vivent dans le monde \ parce qu'ils ne par- 
ticipent pas ä la vraie vie, mais qu'ils vivent la vie des poissons \ II eerivit en 
consequence ä Tun de ses compagnons, du nom de Zacharie, de vendre ses 
meubles et tous ses vetements, d'en partager le prix (-:«(a-/i) aux pauvres, et 
de renvoyer ses serviteurs (esclaves) dans son pays, imitant Elisee, qui fit 

15 cuire ses bosufs avec les socs des charrues, les fit manger k ceux qui labou- 
raient, et saus plus retourner chez lui, * suivit Elie le Thesbien". 

1. Upo>5-:v„. - 2. äpziEf«-rOvr,. - 3. Mattli., VIII, 21-22; Luc, IX, 59. - 4. Luc. IX, CO. - 5. ö töv 
iy.6u(üv ßtoc; sur cette expi-esficm, voir le commentaire. — fi. III Rois, xix, 21. 



V" a. 



' L ful. r. 

v" b. 
*Bfol.l:?0 

r" a. 



\;{o\. Ki!) 

1" a. 



I, Ibl. 

r" ii. 



224 .IKAX. fl40J 

. '^^ oo( . ' -" -" :|— si o6i |^o«o/lo • . ~ v£Q,A^s:3aJLO )ooi j'f^bs.^) oö( > > ..o ■ 

)_;Lw v^OV^^-2 |ot— »L^l lo^O .-^i^l )— lÖ(.3 a_.i JOOU jj; 'v^V^ j-k-SOA^/ 

^o-aiA )1'^ ^"""^ v^öt -looi otlSo^^ in v>» n vi; jIv->o .-ot^ ^'^^^ )^Q-*t->;? 



.^«.X^; ^-^^l! )jUqu. ^^^.^Oo :)Iq-.VJJ ja—/ \i^ ^ioj >-»/o i " 
•:••:• JV-^ ^^ jooi wULA :''^^K^; w.^.^; )]^^-\j)-:bo V)«-o ^-^ '^■«^ ^ »-o t-"-^ 

1. B oniil low- — -1. 1, Orthographie ici et phis hiin u»i-g-3aio. — 3. ü >o;^v — '1. I. Ic^j«. — :>. I, 
orthogiapliie loujouis re nom propre »il-»«©»- — li. L ^^^■ 



II se rcndit cn 00 moment' .in couvent du urand Pierre dont il a ötö 
question plus haut. l>es supörieuis du couvent raccueillircnt avec joic, et 
comprircnt alors ([uune proplictic du grand Pierre s'etait acconiplie ä sou 
sujet. Ces superieurs etaient : Jean, snrnomm6 \e Canopile, Theodorelo grand, 
et Jean qui s'etait cnfui dWnliorlie pour ne pas y devenir (''veque-, qui avait r> 
cmbrasse la vie monastiquc aupres de radmirablc Pierre, et avait lieritü de 
sa prescience. Co furent lä, eü eflet, les luTitiers (|ue Pierre laissa : ils ötaiont 
tres savauts et eloqucnts, et lui rcssemblaient. 



Mais pardonne-nioi, ö homme de Dieu, Dometins, si ici encorc je sors uu 
peu du sujet, et si je desire raconter quelques-unes des aetions de ces honimes lo 
admii-ables, et faire reconnaitre en quehpie Sorte les lions ä leurs yriffes ', dans 
rinteret des lecteurs'. 

J'ai eu commerce avec Jeaii, dit le Canopite. Tlieadorr avait quitle cctte vie 
peu de temps avant mon arrivec. Quaut ä Jean dWnlioche, il elait dans une 

1. Mol :'i niol : sv toOtoi; töv. — 2. if)(}Z-A\i;. — 3. Cf. lo provcrbc i/. läi-i övj/wj )$ovtc[. r.r un^iie Iro- 
niin. — '1. oi £vT-Ji7.ävovTE;. 



10 



IM'ol. l:!!) 
I- I). 



I. Inl. 
I- U. 



L fol. 7 
v° a. 



|141] VIE DE SEVERE. 225 

)oo( «2LjLi>K.:»o -.y^lll I ^w ^jlo )joi;aaL^ p •.voou^ ^^ ^^; v£Daj).3).^s.^ 

^«H^o ^ JLslCD ^1 ooi •)a-<»i; o6i >&ox> loi^ )jju; v^oi^ «j jJ/ -.jjoiia^^ 
K^JV^^sj -.otJMCL^o oiln ^ ., (1 ^^.^ >ft . I fio ooif :po/ jK^jJi loJ^ >.a.ao\l/ 

^■«.ffi »v>o ^.Ov^; vQ.jöj ^io Kj/ ^'^<w«; ••), vi X; ..|_jui.aLio Iql^^ ^^ K^/ 

1. B "^-ir — 2. Lirej^/o? 

Situation tres critiqiie (?)'. [J'ail aussi [conau]- les premiers du couvcnt : 
Elisee, Etienne et P/iilijjpc. C'etaient des gens eloquents, verses dans toute 
science, et qui s'etaieut appliques avec distinction ä la jurisprudence (cyrAx- 
cTi.-/.-/;) ■\ * En ce temps-la, ils avaient obtenu riionneur d'exercer lä-bas les fonc- * b fm, i.w 

tions sacerdotales. 

L'un de cpux-ci, Etienne, ayant ete atteint d'une maladie grave, supplia le 
Pere ' Jean, le Canopitc, de le delivrer de son corps, non pas qu'il n'eüt plus 
d'espoir de guerir, mais parce qu'il avait htite de se reudre aupres de Jesus 
qu'il aimait. Tres afllige par cette demando, le vieillard lui dit qu'on avait encorc 

10 besoin de sa presence et de son assistance, d'autant plus qu'on ctait en 
(pleine) persecution. Comme il insistait et (le) tourmentait beaucoup, Jean lui 
dit : « Pourquoi es-tu presset de nous quitter, ö mon fils^ » Etienne lui re- 
pondit : « II convient que je m'en aille et que je sois avec le Christ' ». Jean 
lui dit de nouveau : « As-tu une belle vie? Es-tu pret poiir le depart ? Ne 

15 crains-tu pas ceux qui viennent ä la rencoutre [des morts] et essaient de [Icsl 
prendre? » Etienne ayant repondu ä toutes les questions qu'il avait conHanco, 
uni^ seule priere suffit pour lui accorder la delivrance. 

1. Mot a niot ; « allail (B : t5tail parli) dans une voie tres elroile » (esTevo^wpEtTO?). Dan.« Mallli., vii, 
14 11 est dit que le cliemin qui conduit a la vie est ölroit (T£6),t|j.(i£vyi it 686?), mais il n'ost guiM'c pos- 
sible de donner a notre passage un sens analogue. — i. Pcnt-LMre fniil-il simplemcnt traduiro : « D'au- 
tre pari les premiers du couvcnt (etaienl) etc. ». — :!. C'esl du nioins ce niüt grec, qui ne lisjure pas 
dans los dictionnaires, ä notre connaissance, que le niot syriaque scholoslilioiithü semble rcprOscnlor. 
— 'i. l'i'uprcnieut : yjowv. — 5. Gf. Philip., ;, 2:i. 



■lUol. l:i'.i 
v° a. 



L fol. 

V" 1). 



10 



22C. JEAN. '1421 

jj • . ) < »t o; woia-^^' >0t^ ^oiös/ ^'^.^ omlSj )^o • . ) I ) - - "^ )la^.>k^_^ 
).aa„«Lxi ^Of.^ ^../ -.llo^pciJS« ts_|^^ ^-^ ~ooio .)oou )l.ö\ . \; )v)o f>o 



Quand nous nous sommos informc au sujet des faits du grand Theodore, il 
nous a cprtes (a='v) ete racontö bcaucnup de chosps par les Peres' de son äge, 
qui vieillircnt avec lui. Je n'cn meutionncrai toutefois (Bi), ä l'appui-, qu'une 
seule, pour nc pas trop allongcr notre röcit. 

Un jour (ju'il passait auprc^s de la cellule (xs).>.a) d'un frere ami do Dien'' ■• 
et asci'te, il lui arriva un parfum agreable. II appela immediatcment ce fröre 
*Bfol. 13<J aupres de lui et lui dit : * « Pourquoi parfumes-tu ainsi ta cellule (-/cs/la), et 
fais-tu quelque chose qui est le propre des femmcs de mauvaisc vie, et non 
des moines? » Dans sa grande humilitc', le frere repoudit qu'il avait peche, et 
se jeta sur sa face devant les pieds du saint. Celui-ci ne le laissa pas sans pe- k^ 
nitence, mais le condamna ä rester toute une scmaine sans nourriture, avec 
veille et Station nocturne'. Le frere re^ut cette penitence comnie quelque 
chose d'agreable et de paternel. Mais Dieu, qui ne permet pas que les vertus 
secretes de ses serviteurs restent ignorees, revela au vieillard le mvstere de 
ce parfum agreable. Celui-ci fit donc venir de nouveau le frere ot Tobligea ä ii 
dire ce qu'il lui avait cache. Le frere repondit, car il n'^tait pas obstine : 
« Jamals je n'ai parfume ma cellule [yAllx) comme tu I'as pens6, 6 venerable 

1. yepOMTE;. — 2. ü; ei; ßeoaiuxnv. — 3. fiXöSeo;. — 4. oTdisi; iiix-jw/o;. Tel doit ötre le sens ili> hl liii de 
cctlo plirase. Litteralement : o sans nourrilure et (sans) veille et (sans) Station noclurno ». 



s 

i" a. 



[1431 VIR DE SEVERE. 227 

.JL-L-^io -'^l'-. . f^ \ ol . )^_^io •JK.iiio );oi; V*^ oö«.-X .|-o/ ' jK^^io; 
voViaj;o -.jj/ V^/ )jUq-. ^^oo )t-3K^j ^-^oi ^^ jo^J^w^ ),— );ot ^\.:i 

yoil joi •.^.ocla.a; ^-«.».iJJ ).^^^>^ oi^ouU ^.3 t^o/ -.opoi ^oiöjj; )l n ..« i -< o 



n lüi. IM 



10 



oo» |t-.o|Ä )^t-^ ja-/» ])/ .N-^l |1 )-it— / J>Oi^ '^'i^^^^ ,;^.-isoi 

1. r, no (loiino pas l^i^v — -2. I. ^al<j1■ - :!. 1. sfiiw^»- - 'i. I. |V30;=- 

pere, mais au moment de ton passage, le grand Vierrc etait venu aupres de 
moi, en louant mes travaux et les labeurs' de ma vie ». 

Geci est une des nombreuses histoires que Ton raconte sur le grand 'Thcn- 

doiT. 

L'humilite d'Elisee, dont j'ai parle uu peu plus haut, depasse tout ce que 
Ton peut dire; la parole est, en effet, trop faible pour louer celui qui en est 
orne. Je raconterai toutefois le fait suivant de la vie de cet liomme, pour etre 
utile, et pour amener les Iccteurs- ä imiter son exemple : 

'Une personne pieuse' l'ayant vu ä l'ecole et ayant admire la douceur de 
son caractere, dit en le montrant du doigt ä ceux qui etaient presents : « Voil;\ 
Adam avant la transgression! » 



* L fol. S 

1 • li. 



' lUnl. I.Ü1 
V I). 



Si j'ai raconte ceci, c'est uniquement pour faire savoir que le grand 

Severe fut semblable t\ ces moines, qu'il fut leur disciple et leur egal sous le 

rapport de la conduite, ou plutöt ([;.aX).ov 8i), s'il me faut dire la verite, qu'il en 

15 surpassa beaucoup. De meme qu'il avait eclipse les laics de son äge, de mc-mc 

1. Propremont : « les sueurs (iSpSiTE;) ».- 2. Propreiiieiil : « los aiulilcurs ». - 3. ^OAbzoi. 



' L Ibl. s 
V" a. 



Bl'ol. I'iii 
I" a. 



L Pol, 
V" b. 



228 .lE.W. 1^41 

• .)~^^ ou^^-3; ).:>ÖQ n.5o jVoiJL^ joo« f_2L>> |.. : >ä-^c u ./ ^t jlcL^-wJ:^ .-)ooi 
wU3-.ll-.; -.l-JLSj '''^>^ et ^; )— La.*/ :).ii~>)-o J.Jiboj ~ )-«^oo»_30 jK» '■ö iiN>^o 

^»iLM^o )Ka. ntKjs; |-:>eLd • . I-.N« t vv '>o jKJI^asl-^Q-a oiVs^ «-^«^ ^; ^-soi 

oiV-«t~^ sA..3Lft. •Joi.'^jJ a.j/ 3ajK^ 'öi>«Ji)~^; -.l^jooii jloia^^o )u>io/l; 

• .oifcs^ ot^ loo( ^j l-ä-*/ -^ot' vm .\qu3o;lo-S^ ox^^^^iwi )v-5,.^ q JS.o 

jK,;;,.^..^» jLo Kla j^oV^ Jjch-so ^i ^\ p .^'^^^ ).^^jlO jjoiiaaua; )>-Lä'/ 

1. B l-wi../«. _ i. u Orthographie ici cl plus l)as l-s^oow- — 3. B vpwiioo- — ',. L l-Sa«oa^i^. — 
5. B et L w-.'.:*l3v 



il öclipsa ici los moinos. II considörait le jeüne comme quclque chose d'agrea- 
hie, et des nuits il faisait des jours par les vcillcs, los stations de toute la nuit, 
les olTices et la möditation dos Livres saints '. II en rcsulta qu'oii pcu de tcmps 
il apprit l'Ancion et le Nouvcau Testament (Aiaf)v;'/.r. , et qu'il put cilcr de 
momoire- los ecrits des docteurs qui les ont expliquös, ocrils dont il s'arnia .". 
commo d'une armuro complcte ' contre les höresies. II liabiüia dautre part 
son Corps a no prondrc en fait de nourrilure et de boisson que oe qui lui 
etait necessaire pour qu'il pi'it so livror ä la pliilosophie (oO-ocoota). 

Aspirant apros un ascotisme plus rigouroux et aprös la tranquillit^, qui 
est la mere de la eontemplation (Öscopia) et de l'activito de l'csprit, grAco t\ i<i 
laquclle l'honime s'attachc ä Diou, il abandonna son couveut et courut au 
* B foi. r.ii desert situe tout pres d^Eleutlu'ropolis. * La, realisant son dosir, il etomlif sim 
ascetisme. II tortura ä ce point son corps par le jeüne, les veillos, l'ötude des 
[Livres saints et les] travaux, qu'il tomba dans une grave maladio. Brülant en- 
corc de zele"' dans sa maladio, il ömit dos parolos apostoHquos, et dit : « Autant i"- 
notre bomme cxtcriour se corrompt, autant Fhomme Interieur" se renouvello. 

1. En gardant la le(;on de B, on pourralt siippnser quo le texte grec portail : « xo vu/Oiiiicpov 5: litoUi 
£V ÖYMiiviat;, £•/ 0Ta(T€(Ti Ttavvjyoic, etc. » — 2. ev sToaiT;. — 3. r.CfiOTO.ia. — 'i. ^is-j/i«. — .1. ["ctov tiji n-if jy.it i : 
cf. Act.. XVIII. S.'i; Hom.. xii, 11. — G. ö lata ivOpw-o; ; cf. nom., vii, 22; tphes.. iil. Ifi. 



10 



[145J VIK. DK SEVERE. 220 

j-oJOJi ^^5i.i. •JKjLäJs )-moV la^ jj/ .Ji; yOO(\ K_/ JVfliJso jw-io; i<iS, a^j 

Jooi ).>oa^j ..J_*^m U>-^t^ }.k^Lo ^oto)^/; oöi |..*^a.; ool -.^-ioi jooi »ai.j JJj 

JV-j -.JiSj ^,.^0 oö«..^ '-^^^ )i'^mv>\. oiK.^^io; )Kjl^2 )l-<^^-floo -.w.ojä-./ 
jLsujJ •jjj-^N» |-ioQ_..io f_>i -.ioo) j v> ft m oiiöt-s/; jpoo^ 0.1..V ^^^j "-^i 

1. L ^tt^• — J. 1, >a*Aii.. _ 3. 13 omel le 1 devant l^-=i- —4. I, H-mov — 5. Üeux lonillets ont dis- 
paru ici dans le ms. di' Londres ; le fol. 9 de ce ms. ne reprend (|u'ci la p. 234. 1. 5. 



Lr (llirisl rsl nia i'ir et il csl ariinlaf/cux poiir niui ilr uiaurir '. Quandjc suis faihic, 
c'rst. alnrs qiie je .suis fort'-. Ceux qui doiveut partir pour l'airc laguerre, ont 
bcsoiü d'ctre forts \ vigoureux et bien portants, tandis qiie ceux qui n'ont pas 
ä lutter contre le sang et la chair, mais contre les mauvais esprits, ont besoin 
de torturer leur corps, qui combat plus qua les denions contre Tesprit, et qui 
est une arme pour les demons contre Fftme, tant qu'il est en bonne sante. » 

Quand la faiblesse de son corps Tcut terrasse, rhigoumene du couvent de 
l'illustre Ro)nan(is vint immediatcment aupres de lui, en le priant de se relü- 
cher un peu de son grand ascctisme, et de s'occuper de son corps, aiin de 
pouvoir pratiquer ses vertus. 11 le persuada de la sorte, et le conduisit ä son 
couvent. Lorsqu'il fut gueri, Severe, qui y etait reste longtemps, s'eprit de 
nouveau de la tranquillite ' qui est le bien special des moines. 

II partagea ä ci- moment avec ses freres la fortunc (oü^ia) de ses parents, 

qui etait considerable, ' donna aux pauvres la majeure partie de la pari qui 

15 lui etait revenue, et acheta avec le restant un couvent dans le voisinage du 

monastere de ses Peres, pres de Maiouma de Gaza. Reveiiu lä-bas, il fut 

anime du meme zele' et pratiqua saus cessc Fascetisme et les exercices dia- 

1. { ;r. l'liilip., I, 21 : 'E(jiot yap to ?<)■' .XjiitJTÖ; xa'i t6 dicoOavciv x£f5o;. — 2. II Cur., .\ll. 10 : ÖTctv yotp 
iofjEvtü, t6t£ Suvaio; tl\u. — 3- l'ropi'emciit : « ont besoin de eücwiixiia dU i\irsui\:.':a. (ms. de Ueiiiii). de 
£-J/_(ioia 'ms. de Londres) ». — 'i. r,cy/ja. — .">. «poö^nia. 



10 



1! r. l'iu 
r b. 



♦ I! (ol. l'iO 
i" l>. 



2;50 JEAN. [14ü] 

w^; .-yoKj/ ^ K ^-I voJ^j/ » :|»..^ V >., \ 1 ^io '^,«,'t..i/ la\ V-^/? )-io;^s.io 
yOJÖl.^ if^uo )]L; u3;; U-20(; ^^v.^ -.^^-^l n^-^ot y»« viü y^^o^; yOJÖv'^o 

V-i^ )lo>K.<L^ Q ^ .)— a p >j>oo )..mJ^2)0 ch\'>-> Ux^ Iq^o,^ Ol '»^ ^« y^ij 

^K^; IftxS vi l\ y^O .OULSJLd ««»^J» CM^^y-^s^M y^!^ ^ -.mKjü yiXXa^OV.ik.2^; 

Miioi. Hl» ^_,, OÖ1 JooiJ oit-2«,iwQjL.s» ^SuLoKio ^:. •./!/ oila\ )_oioI Ui • uNs^ °'N.h, 

V» a. ^ ■ • ■ . ■ • T} 

1. Coii'cxi : li v^' • '■*^- 



lectiques. II nc meprisait pas pour ccla lo travail manuel, inais s"y appliquait 
avec soin pour l'ournir le necossaire aux pauvrcs et aux ölrangcrs (^svoi) qui 
passaient. II imilait Pnul qui dil ä quchjues disciples : a Voiix sarc: voiis-memes 
quc CCS iiiaiiis-l(i m'oiU scrvi Je nrcessa i n- ^ ä iiioi et (i ceux qui etaient avec mui, 
parcc que r'e.v/ ainsi qii'il nous faul tmvaillcr et secourir les faihles ' ». i 

Sa rcnommee se röpaiulit coninic une mul-u ilaus tout lOrient et dans tout 
rOccident. C'est en cffet, je crois, le propre ilr la vertu de voir la rniommec 
s'cmpahT de ses belies wuvres-. Des lors, de noinhreux cvequcs, clercs 
(xV/ipi,x.ot) et meines lui soumirent des qucstions d'Ecriture" et de dogmc 
(^'jy[ji.a), par lettre et de vive voix, et ä tous il donnaif saus peine la Solution ki 
de ce qu'on lui demandait '. 

Un [jeune] homme de Cesuree de Palestine, appele Pierre, d'origine (yc'vo?) 

illustre, qui etait verse dans toute la grammaire (Ypa[/.jj.a7'./c-4} et dans la rhcto- 

rique (p-/iT05ix.-fl}, etait sur le poiul dVHre envoye ä Bi'rijte, lorsqu'il enleudit 

parier de Severe. Touche au cu'ur, il meprisa les lois qu'il allait apprendre, ij 

Bfoi. i'id * et se rendit sans retard auprrs de Severe, en le suppliaut de le recevoir 



V" a. 



1. Act., x.\, 31-3.5. — 2. Passage un ptii (ilisiiii-. Imi cunigiaiil Ui pamao en P;'< m'w . on oMiendrail 
cumnie sens : n Car la rcnommee qui larconipiigni' est, pour la vertu, Ic hiiraut de ses beilos iruvics «. 
— 3. Tpooixo;. — 'r. « Des poinis controverses » (xi ;T,xo-jfisva)? 



10 



10 



[147j VIE DE SEVERE. 2:51 

■■■'' >/ Jl^y JJ; OOI Jw^L,^ otA ^'^^.3L-ii_io •.vfn.°>U/ ^j yQJotA .jot-l^jj 
|;l^ V -Nr. ) .mi^-^; .-jtosj;^ jKjL'.yv» ^JM )._i'^/o <^-i—l U<^^ .>^oia<;oö » \ 

yOOOP OOO^; ol/ vOJÖl vS/ ^; . .\oi .^.»K^«.^ |lQL^.^:^:dO )1o„2lji.Jl^.30 

^^».^^^K.^ JjUo^ vOSl^^-üj )^«Ji; oiJ.VKw>.^o oiK>n'\.. ^ ^ -.oooi ^^a>.:s 

♦ oooi 

j^^loftlNJJ "^j/ ..otiil-s jJi^Xi. )ooi )|L ^»x cp )^^.o;o :>^^ll ;a.J^z> jlajL^o 
)1q-,— '"^s^v^io -.jj^ot; |_3J.aio vjL.» ^fiooi-^ ^oi. ,^C^*.lSo )j/V; jlaslaiL^; 

1. Le ms. (li) paiait plulol, iloiiiiei- |N.j»a=»- — l>. Lp [Kiinl du ■> de »oojäu ,.s| efliice dans le ms. (B). 



sous son obedience'. Severe l'aj^ant repousse, il dit ({u'il ue s'en irait pus, 
et qu'il ne retournerait plus chez ses parents. Plein d'adniiration pour son 
ardeur, le saint coiisulta ä son sujet ses peres (spirituels) Jean et Theodore. 
Ceux-ci lui conseillerent de ne pas repousser Täme qui s'etait ofTorte ä Dieu 
avec tant d'allegresse. II leur obeit, re?ut cet homme, et trouva que ses pro- 
messes n'etaient pas mensongeres. Des personnes d'autres villes eclebres 
rivaliserent egalement de zele avec Pierre, personnes de haute naissancc 
(ys'vo;), riches, considerees et eloquentes. EUes vinrent aussi aupres de Se- 
vere et demanderent ä habiter avec lui, desirant profitor de sa sagesse et de 
ses autres vertus. 

Sur ces entrefaites, un nionstre mibieii, du noni de Nephalios'- — ou plutöt 
((Aänov 8i) Kraipalios\ c'est-ä-dire ivrogne, et dans l'ivresse de ses projets 
revolutionnaires, d'humeur perturbatrice — qui ne fui connu que par le mal 
[qu'il fit], et qui fut cause de beaucoup de dissensions " dans son pays, se ren- 
dit ä Alexandrie, en scmant le trouble et le desordre. II voulait rompre 
l'union des Eglises et disait : « II ne faut pas nous unir dans la communion des 
mysteres' ä Pierre, l'evequc" d'ici, ä cause de son union avec Acaee, eveque 

1. iiKotayf,. — 2. Nr)sii),io; = sübre. — 3. Mol forirxi par ruutour <le la Vit;, c'csl-a-dii-o pai- l'liiijim- 
mene Jean, de xpaijtaTi. pris dans le sens de « ivresse, ivrogneiic «. — 'i. |i«x»''- — ^- •"»'vwvia tüv |j.u- 
(yr/)piw/. — (i. TipOsSpoc. 



232 JEAN. [148] 

MUoi.i'iü . v^l« llojcHä^ ^3 .llaaiS^M ISoL.^« l^n nm »<=>>l vA^/ lo^ .-ou^ looi« 

v° b. ^ • • • ■ 

lo^^ ..öi-L-io t^ t^; -Ol .s-im J j^i^ä^ ,_«^^ o>«<=>iN jjoCiwO -.Vx^V^'U 
.jooi ^KsJ^oo |jo,.n\ •>; sxao^Q-£0 ."iN .. -.yojl.^a-S o/ )I^' >-<>-<^d ^f^ 
^)_js »i -.oj^ jooi K-./ )iaau.w. y^oi »J dot -.Iju^mNoiN )!/ ,j oolo 



jKju^f^ vrßo^axQL^ f^ .•) ^0 \\ yo-^w.^ jJo -.ycij/ v2o;V->; vo;j; -.V^/ t^ 
..Q^;Q-,J./ J^3o;V la^ • . oV^vtsji / ou-io ^'^b.jCli^^ ^^^».-^b^-D p; vQJO» .^^V-^.^.^ 
l-sioi ^ .yo^ imj )-•.«.£ j-'o-^oti • . v^)..^clS.; ^/ ^L; )->t^; yOoC^si U^->/ 

• .t^oi9 )lr«'\\ v< K :. .^^ol\ ■ . oilo I m ä^cuS. ; •> . m ji f^« oöi .o^ «-:3l^w yf>'=>flp; 

V->o/ l-iui)-^« -öl o/ .-);opo ) > iJ. OÖI .-^^1; l-slo-M a-5 v£DO.<^Ot-a-^ 
jK^^^f w« ^'^^iis.^s.^ .-^.002 )L-..A.bo; jit-^^^ l-^M |^iaA3LCD|-=)« .-j.i^^i/ l-s/; 



lifoi i'.ii j|^^ 1j^ yjUß * impcrial(( ' «. II agissait ainsi, parce qiril dosirait l'^'-piscopal'- 
d'Alcxanilric, et (juil voiilait s'cn cmparer par los troublcs. N'ayant pas 
reussi daus son projot, il conibatül pour le coucile I/tjvoÄo;) 'de i'.haliedoinc, 
iXTimitation d'un polypc ' ou dun caruöleon (y*u.xi').s'a)v). II se rendit en Pales- 
tiiic, aiiimc du memo zelo, troublaut et l)i)uli'vcr.sant toul Ic iiioudo. II arma 
les eveques des villes et Ics clercs {•/.l-/t^i-/.oi) contre los moines en disant : « 11 
nous les faut cliasscr, afin qu'ils nc trompent plus le pcuplc en anathematisant 
le Saint concilc ». Excites peu ä peu par i\'oj)halios, ils on viurenl ' aux perse- 
outiuns, et tous les moines, pour ainsi dire, de Palcstine, furent violemmenl 
chasscs. Cot impie ocrivit cnsuite une apologie (wv/iYopia) du concilc de C.IkiI- 
ccdoinc. Le sage Severe l'aneantit, comme si c'eüt ele une toilo d'araignee, par 
la forte refutation (ju'il cn eomposa. N'ayant pas su resister aux argumenls de 
Severe, Nöphalios courut ä la ville imperiale pour se faire appuyer. II etait sou- 
tenu par Macedonin.s, Tereque'' de Constaulinoplo, ce scrpent rebollo, ou, pour 
employer le terme propre, ce loup arabc', qui, sous riiabilloment (i7/_r[y.x) d'un 
pasteur", tendait des embüches dans rKglise du Christ. Par crainte de Tcm- 



1(1 



1. ßastV.i; Uli ßaudeüousa n6).t;. — 2. ispoiauv») ; cf. iin peu plus haut p. 223, 1. 1. — 3. Au mot « concile » 
coiTcspiiiul loujours, daus Ic texte svriaque, le iiidt grcc « ovvoSo; u. — 'i. i>o).-J7rou; ; sur cclle exprcs- 
sion, cf. Ic coinmcntaire. — ö. Litt.: « ils s'cnllaniuitM'eut «. — C. itpö^&fo:. — 7. W/.o; 'Af.i6i/tö;; sur toüc 
expression, cl'. Ic commentaire, — 8. Cf. Matlli., vii, lö. 



10 



liful. 141 
P" a. 



[149J VIE DE SEVERE. 233 

).. 'lo » i g « i '> ; jju^^t^o .-)ooi | t ^ v> )K\ji; otia^V-4^^^^ j-^ub^^o« 

^'^s^jo^o ^; ool :u j^V^; l-i-^jo jJUJi; U-^J! " '.t-^/? -"^ -"^l^l JS^otOD 

\^-^y^ .'« )oou 1 1 v^ n V) {*> «niv>o • . ) °) . m\ ^n •> .^.^eo f..u>^oy^ ya3L>u^ 
)m'>^0:>>. p );ot^ tyoKj/ ^p).^o voni>°> i\ öu^; ^i^ |K,.A-g jla^JLo ^4 

)oo( sfi°>«>» :)^o;o)l ) «jLMoi .^o(a_3Jlo otJ^a^. v^mi «^ )_^; ^o^ »aN.jp -.öt^ 

...«oiQ^«^ looi )>2l^ooo |I).^K^tt )la.ai\ ^^o; )la.oia^ ^'^..^.^ :oi^ ooof 
1. Le poinl seul du » est visible dans le ms. (B). 



pereiir, il cachait pour le moment sa ferocite, et ses sympathies pour la mau- 

vaise doctrine des hcresies. * II attendait que le temps lui viut en aide. *Bfoi. i4i 

Lorsque la persecution fut devenue violente, tous les moines de Palestine 
se rendirent aupres du graiid Shrre et le prierent de monter avec eux ä 

5 la ville imperiale. Ils lui dirent : « C'est maintenant le moment pour toi de 
montrer la philosophie que tu as acquise pendant tout le temps, et pour les 
dialecticiens de se transformer en soldats et eu athletes (xdlrriTcti) , ä cause des 
guerres et des combats (iycove?) ». II consentit, ecouta le sage Ecclesiaste qui 
dit : « // !j a un temps jiour Ja paix et un temps puiir la fjiierrc ' », et le prophetc 

in Joel qui exhorte ceux qui soat parvenus aux qualites supremes : « Brisez les 
socs de DOS chamics en lanres et vos fau.r en epees' et que Vkomme doux deviennc 
IUI (juerrier^ » (c'est-ä-dire : transformez en armes de guerre les Instruments 
aratoires avec lesquels vous cultivez votre äme, et elevez-les contre les 
eiinemis de la verite)', et il monta avec les moines. II prit avec lui son pere 

ij spirituel, Theodore, qui etait ä meme de l'aider par la parolc, par la conduite 
et par toute la force du dogme (SöyjAx), et qu'on appelait Lazare ä cause de la 
päleur qui le distinguait ä la suite de son grand ascetisme. 

1. Eccl., III. 8. — 2. Joel. 111. 10 ; ouYX(>i|/aT£ Tot ipoxpa ünüv ei; po|i;fc('a; xal ti opeTtova Ciiiüiv ei; 
(TEipouaffxai;. — i. JooI, III, 11 : 6 Ttpyj; i'sTw nof/_riTrii;. — 'i. Passage obscur. 



a. 



I'ATR. OK. — T. il. 



n 



B 
r° b 



234 .IE AN. [150 

■ ,^.\,>e.i .^ 1^ ^■^>^\ )v-.o)LflD )ou.iol; otKncoV); )lSCi^ looi );Oi 
I AyVe. . jjp/ . <ii,j ^flOQ-ia^asaj; o»--..»iJi iojL^i; )-«Vp^.io o>^ p; 006* 

fol.141 OtS.^.»0 OlJisJÄa-« ^'J&.^OO ^. a .\ . OOOl ^^JXX^t-O * ®t* r^ t^ ••r®- ^ ^^ 

^ ..oiXio sö-i; )-,^f>o*v\ Uoio^ )!? :)-ia-oJL« )V-=^ °°' '■^• ^ '' t*? "*®' *°*^ 
^, o6i .^1^ ^-^^^? ^-i^' )^*^° v?-^' ^^-^ yn n . ^t^ eoo-^ )t-^Uo 
'aJuioVoio )-.-DÖ;jo )jl-.'^ ^)-=>! )jp/o .j-^JCuLi. yCiJot o^X« l^ij-s -.ootil/ 
I ^ . . •■>• ,^ootX) :)v-«o)-a> )oi-^ioK\o )jl3oi roiJii. ^ . mtv^ t^ •^»Q-»- i-»-^ ojatlö 
"'^Q-.VJL- r. \'> "■ /;" ^vÄKa_.^iaJo/; j^i^LO» >-Jlso .-qjuV/o ).uu.J. vi ivra^asoVcH» lo 
.^o; o; ooo» ^oii "^ «m^^Voi^ :jtoajL-o jJjVai. l-l-ii^ ]!■:>" :"Äa-;a^v^aj;o 
).^i\v/^ . )lni°i \vi-> ^)')^? 7-/° --^J ^-°'? i^-^— =• v ^^"^^ ! N^ö< 
.Lfoi. y yotvi« IV-^äJ^ oo»! )-J>-3/ -.vAxaÄ ^QJÖ^; )^:aaAo -.v^io;/ ')i^i*; U-^ 

1 1, aalj. — -2. I,^- — :!. I. ai'^oV'/o- — 'i. I, lÄia^cuo/»- — 5. L v«Bir.i|Aii.a3(<o- — ü, L! ii';i pas 
de » apies le o iuiüai. — 7. L donue to niot au singulier. — 8. B ll^^J- — '■'■ I> ''•p-;- 

Ce fut lä la cause pour laquelle Tadmirable Severe monta ä Cotistantinople. 

Quand les fauteurs de la mauvaise doctrine de Nestorios l'aper^urent, ils 
tremblerent comme jadis les Philistins ä la vue de David. Ils avaient, en effet, 
dejä entendu parier de sa science, et de sa force dans TKcriture' et dans les 
*B fol 141 ilogmes (SoY;;.a). Bourdonnant comme des escarbots et des gucpes, * ils 5 
^°^- röpandirent sur soii compte le bruit qu'il partagoait la doctrine dlüiti/chrs. Ils 
voulaieut ternir de la sortc cette grandc ri'putation. Ouand cot Iiommc sage 
(Severe) Tapprit, il ecarta de lui sans retard cette accusation, en composant 
un discours prosphonetique (rpo<;a)wvy,Tiy.öv) ä Tadresse dWppioii et Paul, hauts 
personnages du palais {-xlx-cio\i). Lorsqu'il le leur eut remis, les calomnia- lo 
teurs rentrerent sous terre. Et de meme que jadis les Pharisiens, les Sadurrnis 
et les HennUens s'approcherent de Jesus en le tentant, de meme tous les cliels 
heretiques : Manicheens, Ariens et adeptes de Timpiete d'Euiwmios, d'Apolli- 
nairc et de Nestorios, chercherent ä envelopper l'admirable Severe dans les 
heresies, par des paroles compliquees et tenebreuses. II les vainquit tous 15 
avec Taide du (Saint-) Esprit; arme des enseignements des saiuts Peres de 
l'Eglise comme d'un trait, il s'elaiiQa et rompit leurs liens (leurs sophismes) 
comme le vaillant Siimson (avait rompu) les liens des Philistins'-. 

1. >,6yo;: cf. Ack'!'. xvm. ^'i : S-jvarö; wv ev rat; -vpaiat;. — 2. Juges, XVI, 7-l'i. 



U) 



In 



[151] VIE DE SEVERE. • 235 

1 



»o 



B fol. 141 
v a. 



» L fol. ;» 

V" a. 



jLiö vtr>f>\ .5Quo ) VI ."^ ..; Jly. .,..5 )lo_i_3KiL^ . n/^ '^ ; - umo .;« \ «m 
-oi*Joa-ljj ^^Ä^vstoo ^ ..0,^3 ^IJlqiöX ..qä-jo ^j ^ouiso :q_»Kj 

ot-2^ ^^kiü ]l» » -.po/ oiio^ ^,*oj; ^^o( jbä .vc>\v:> ^■'^.^; jo«^)! ^^^»w«; 
)l ö \ . \ J^.^^ ^\ \>o^ >o o -.^.j^^ail JJq_x oÖu!^ -J^s« fi . ^;oi |ia_Ji_^L_s 

1. L \iiiUi-- — 2. L n'a pas le ^ apres le o inilial. — .!. l; ^ P- — 'i. I, )ll|3l::iii.; sie ], inffd. — 
5. Sic B et L. 



A cotte epoqur, des partisans de la folie impiiic de Diodoic. de Tliradorc 
et de Nestorios, firent des extraits dos ecrits eprouves' du sage Cijrille. Ils les 
falsifierent, et tronquerent les •/.£(pz>.aia (propositions), dans le but de prouver 
que le saint confesse quo Notre-Seigneur, notre Dien et uotre Sauveur, Jesus- 
Christ, est « en deux natures apres l'union » * selon le To/zn^- (TÖ[y.o?) de l'impie »bioI. 14I 
Leon. Apres avoir compose un opuscule, ils le donnereiit ä Macrdoiiios. De- 
pourvu d'intelligence, celui-ci s'en rejouit comme d'uiie ceuvre solide, et Tol- 
frit ä l'empereur. Tres trouble et attriste par la lecture de cet ouvrage, 
rempercur fit immediatemeut venir l'admirable Si'vrrc aupres de lui. Lorsqu'il 
fut venu et qu'il eut vu l'aflliction du pieux empereur, il lui dit ces paroles 
de David : « Que mon seigneur le roi ne perde pas couvage; j'irai et je tiierai le 
Philistin. et j'enlererai l'opprnbre d'Israel- ». II prit ensuite le libelle et s'assit 
dans une retraite silencieuse; puis, avec des pierres polies% c'est-ä-dirc avec 
les doctrines du sage CyriUe, qui ne renl'ermeut aucune perversite heretique, il 
ij lapida cet impie et montra que c'etait un imposteur ' et un sacrilege^. II ecrivit 
avec amour de la verite" les /.ecpz'Xxia (de Cyrille), ainsi que ce qui les precede 

1 . Sö/.tjjLO«. — 2.1 Bois, XVII, 32 et 36. — 3. XiOoi ),£tot ; cf. I Rois, xvii. 4ü. — 4. ßM[j,o).oxo;. — j. [öpo'irvXo;. 
— 6. C'est-a-(lire ; « inLegralemenl, sans rieii ajouter iii ricn retrancher ». 



T°a. 



'Bfol. 141 
Vb- 



230 JEAN. ,152j 

li-o)u» '"^i.^ ^-o»-^ -öoi ^ ...1 \v > )-s ^ . a- 5 KJLoj jJLi ^-.^oi ^>^; 
^.A o/ .•'^jp.J^; ^—pe/ o n . ^Vcx ^-io ju/ ]lo •.' ^ « •^v> ^^-oi ^^ 

^'^».^oo oiA )ooi Jjo^/ ^? Hv— ^ -oo«« l— ^ *■■= > -.olous ^^ ^io yOJÖio 
oo) '''^ chIqA; .jji^s^j oila^ . » «^ \ odat /j» looi |.^^; : 'xoo-.jo^io 
) ■ -« ^^^^-^^^ ) •> \v> o/ ^'^ j-ji;» o« y/ :oi^ 'v^/o J-^c u lIl^ ^'"^ 
-.ooo^;» w^jj -öt )oiSs; |K-o.,JiO ^'J^^ Kj/ ^löj-io tictiöi.; )ia-o/o )lp.; 

' • * * • 

^» oöi^ .1;X-; )jOi^; -CK outv-./ joCäs. l;:Xi;o :,^1/ ^)a-,V^ ^ioo 



L fol. Ii 
r° ;i. 



lii 



1. I. uaJ^>^tL>3. — 2. L >'*&>'o«^l-^' - :t. I, i-^-^/o. 

et VC qui les suit, et appela pour ce motif son livre Pliildli'tlie, c'est-ä-dire : 
« Ami de la verite ». Lorsquil parut, il rejouit les fideles et attrista les 
heretiques. C'est donc le moment pour nous de chanter l'hymne de victoire que 
les femmes qui jouaient du tambour thantaii'iit jadis ä Darid : « Scrm- a tue 
ses dix mille ' ! » j 

♦ij fol. 141 ' Des lors aucun heretique n'osa plus en venir aux niains^ avec le grand 

Severe ni meme laborder, conime cela est egalement ecrit dans l'Evangilc 
(Eüxyyeuov) au sujet de notre Dieu Je.sus^. Tout honteux, les heretiques se 
tinrent tranquilles. A la iin, toutefois, Severe eut ä livrer uu combat (äytöv) ä 
cause de Macedonios, dont la perversite trompait la simplicite de l'empereur. ii> 
Cet homme sage (Severe) alla trouver Tcmpereur et lui dit : « Si tu as souci, 
6 empereur, de la paix des Eglises et de Funion des peuples, et si tu as pitie 
du troupeau de Dieu, — que cclui-ci a rachete par son sang, — il est bon, il 
convieut, il est utile pour tout le monde que tu demandes ä l'eveque ' de 
cette eglise, s'il reconnait, pour a un » de la Trinite, celui qui s'est iait chair li 
pour nous, qui est devenu homme sans changement et qui est ne de Marie, 
et (s'il reconnait) que celle qui l'a enfante est la Mere de Dieu ». Le tres 

1. I Kois. xviii. ("i et 7. — 2. <n)|Jix).£X£<r6ai. — 3. Gf. Maltli.. xxu. 41). — 4. itpösäpo;. — .">. fi>66£o; x»'t 



10 



[153] VIE DR SEVERE. 237 

^cDa.<aL<V^<^ -.odoJ^äOoi 1 1 1 ,'y\ ),.^w^^ ifJt :)jlS^ )oC^ ^cu^io joi^jJ ^^»^f 

.jioaj Ijoi ^io jUv v^^~.; )ooM jjLio .)v-o)-^ )oi-iäolj JjcL^/ laio*^» ^^^oi 
OOI fS .'oiioo,^ \-Xä ooi -.sfiN m ^oi^^S..^s.^; ^-«Xoi ^^^j^aoi jU ^ 
jJ-S.,^ )~ia-«»o ..vooi-.)^/ Uo-^'? jla^Xioj)» ^^oi ' yooi^^o J-i\v) 

.^nn. .,n^ n Sf> iK^y OOI -JoOl-l «XOo/K.ia*^ ^0_iwO -.^-iol ^N^A-i) »OI O ff) . °> / 

^; OOI ^|i aX;;.. );-^ ot^o io^ '',.*oia-;oiJ;o -.^^1 ^cdqjoU '"'«Ssi. oN^ 
)-^^ w^ QJL3 -.V-io/ ^ vooiio^ '^fl vÄQ-^^o/l v^a^V<^V->^? J^ tOLai^ 



10 



'Bfol.U2 

r" a. 
' L fol. 10 
r 1>. 



♦ L fol. 10 
V" a. 



Jl^O 



1. L <Ma^Csiy^l;^l. _ :;. L »«b;^o^o- — 3. L orüiograpliie toujuiiis ce mot laloiaiaÄi- — i. B 
^&:s^f. _ ö. I, ^oC^oso; ä parlird'ici. L orlhographie plus souvent "^»-^ qvie "^^ — ii. II "woiouo. 
— 7. B donne ce iiiut au singulier. 



pieux^ empereur approuva Severe, et chargea aussitöt les grarids de sou pa- 
lais, le general {<7Xfx'u-f\lxr-nq) Patrice et le magister ([AaywTpo;) Celer (KeAgp), 
d'interroger Macedonios. A leur arrivee, ils lui souniirent la question de 
Tempereur. Aussitöt il bondit comme un sanglier blesse au ccBur, et declara 
qu'il ne confesscrait jamais cela, pas meme s'il (rempercur) le mena9ait de lui 
couper la langue. * Lorsqu'ils eurent rapporte cette parole ä Tempereur, il *i!ioi. iw 
frappa Macedonios de la peine de l'exil (s^opix), et ordoima qu'un concile se reu- 
nit en Phenicie. 

Tels sont les premiers combats (äycöve?) de Tadmirable Seii'rc. Que peut- 
il y avoir de plus manifeste que cette victoire ? 

Apres avoir arrange les choses pour lesquelles il etait monte (ä Constan- 
tinople), Severe retourna dans sa retraite, alors que Terapereur et tous ceux 
qui etaient au faite de la grandcur', et de nombrcux artiis, le priaient de 
rester ä Constantinople. d'liabiter avec Timothee, qui avait succede ä Macedo- 
15 itios sur le tröne (Opo'vo;) (episcopal), et de le guider vers toutc la verite des 
doctriues. Mais il leur cria ces mots de Giri/nirr le Thcologite (deoloyo;) : 
« Soyez-moi rendus, desert et Christ », dit adieu ä tout le monde et partit. 

1. Cf. I Tim., I, "J : --itip 'fiaailiiai xai itivTwv tmv iv Cit£po-/ri övtmv. 



♦ B fol. l'i 



11) 



■>-M JEAN. [1541 

ju,; • \coQjL.Q^i»3» ^^oio •.oJüLsl/ «3; )-3^/ -v^/ ooi',.CD )l\>n; jj^^isod 
oiLas/; yOJoito >Joa^uo, nvi; oiK^^U V^ jjo^o -.o i n\ j^-oo^.^/; ).^la^ 

NOQ.QJ; jooi v^N^; ooi :)K.X3 \ >n ^ CO | «Vi öm .«^/^ ) inn ■■ ^'^nA.^ po 

^l .• yoJLs lokb« l^^oi |>^ )'^o) m\ . vCDOJfts^ )V->o).^D -.rttWfl |^oa3 «.^ 

-.OiLq^ ^^^w^30( ^m^s^H^O .0.0.01130 o^o^ol )oi^ kd/ |i>\v> vd/ ^-«^o^ 

•."^ «"^v ^.oo^J^s.^ -. 'omKjl/; ^« vO-Jo« .)ot2^ «■».aa^.i'i jL^JiV ^^ « »ü i/ 
joi— il^ol; oif^« lo^ o ^^'n Ofj ^Jbo '^..^^ ^ .jlöi-a/ vjL>i >ooiV^/« o<^ •>\ \ 

1. Illose marginale doiiiiee par li ul L : nP>*i ow'^/ ^o,.»- — 2. 1! U^l- — ;i. I, i«»a»^.oU3i. — /,, ij 
.Ättjoit^- — 5. I, laJj;a^o- — 6. Le j devani o;^^*( niaiique dans li- 



Les evöques orieutaux se rounirent rapidcment ä Sidon en Plienick', car 
l'ortlre de rcmpereur les pressait. Lorsqu'ils furent assembl6s, ils examinö- 
rent les actes de Flavic7i\ patriarche- d'AntiocIte. Ils le trouverent partisan 
de Maccdotiios et de scs semblables, et, commc il ne voulait pas quitter son 
heiesie, ils le deposerent cauoniquemeat. 

A la suite de la mesure prise par les öveques, tandis qu'on recherchait 
qui pourrait bien etre placi' ä la dHe de l'Eglise iVAntioche, tous, eveques, 
moines et laics, s'ecrierent en ([uelque sorte d'une seule voix ^ : « Si'vere sur 
le tröne (6povo;) ! C'est Sthl-re que le (Saint-) Esprit demande pour la chaire 
([i-?,|ji.a), commo (il a demande) auparavant Paul et Durnabas pour (precher) lu 
B loi. ri2 l'Evangile (EüayvAiov) ' ». Ils en voyaieut un signe manifeste ' dans Taccord 
de tous sous ce rapport. Ils disaient que lui seul etait capable de debarrasser 
rOrieut de la lepre herötique, qui regnait depuis si longtemps\ 

L'empereur et Dien approuverent ce choix et le sanctionnerent". On 
deputa donc ä Severe des personnos connues par leur piete. Celles-ci imi- 15 
terent le serviteur du patriarche Ahralitim. Arrivees tont pres du couvent de 

1. Toc TOü *Xa6tavoü. — 2. itposSpoc — .'!. wdwep i\ evö? (TTÖ(jiaTo;. — 4. Act., xni. ■.'sqi|. — .'>. no^uxpovio;. 
H. Mot k mot : .( appronvi'i-ent res rliosr.* el les ili^ci'eterenl ». 



1. 1, v.«"«- 



L lol. 11 
1° a. 



l1551 VIE de severe. 239 

^j/ j.^; )jO( )ju.^jO; oou/o .jjLioa- ^o/ x^J^/ l«*"^ Pt^ -.o»^/ Sr^V^ 

.)b.»l Ia\ ;^ ^ )ji:s ^ ooi -.^-^i joou» 
^^ ^ ]J ^ •.V-f'! |oo« t-^'^^ )t-?? )-^^^ jl^-^ous Jt-ol-flo J-s» ^j ooi 

^; o6( o».^j )_JL^lo oi,.-^ioAl v-^^Of^ .Oilo-^ oooi ^1/ U»»; o/ 
K».)— .Q— ^^Sjai^o Jooi jlidJLio ^-^j? v^®*' )N.^ Ä» -.^»oü.!/ ^^i^iX 

.jooi )vi 

)_jt-,^ oot i-io»l/ .. .tni ^3 o;^-i t-3o .yOOiA Ij:^; oj/ )och K-*2i...oooi 
..odo^ ooi o-,_io/ ^; ^a_ioi.)^Li^ vOj/ ^^^Jlä ..I^U .-.Ks ^ .fc^-ijo 
^o/ ^l/; OCH )-V-^ oot y,-l-io ..) I VI .ou:>o )t^s-i. ooij ,^o» j- N v ^ 

p ..sÄ)o^aaii .o-oJ^J.; voa^ ^iiS ).r»i^ )oiS)^ ^^^; :oaaNK opo/ ol/ ' ' /^'^j;; 



l'admirable Sewre. elles dirent en effet' : « Seigneur Dieu, dirige notre voie 
aujourd'hui. Si tu veux quo ce samt devienne ton pasteur, envoie-le ä la porte 
poiir qu'il nous reponde ». 

Le grand Severe avait l'habitude de se tenir dans la partie' superieure du 
5 couvent. II n'avait de lelatious avec personne, si ce n'est avec les quelques 
visiteurs qui venaient le trouver pour lui soumettre des questions d'Ecriture ', 
ou pour diseuter avec lui. Pierre, son disciple et son secoud, dont nous avons 
parle plus haut, accomplissait le necessaire pour ceux qui venaient, et con- 
gediait tont le monde avec promptitude. 
10 Au moment de Tarrivee des deputes, Pierre, avec tous les freres, s'etait 

precisement eloigne un peu du couvent pour une affaire. Aussi quand ils 
frapperent ä la porte, il n'y eut personne pour leur repondre. Ils continuerent 
a frapper. Le saint, etonne, descendit. 11 ouvrit la porte, et regut les deputes. 
Ceux-ci lui repeterent les paroles du serviteur fidele ' : « Beni soit le Sei- 
ls o-neur qui a dirige notre voie aujourd'hui * et qui a exauce notre priere ». »bioI. 142 
Severe leur demanda pourquoi ils etaient venus. Ils lui repondirent : « Notre 
pieux erapereur vous a donne Vordre d'assister au concile », et ils lui ten- 

1. Cf. Gen., x.xiv, 12, 42. — 2. oao;. — 3. fpa?'nöc. — 4, Eliezer: cl'. Gen., XXIV, 27 sqq. 



yo a. 



240 JKAX, [1561 

• • ■ 

.• V-^/ P OJu-i/ j-o-ao^iw •/>aX.^ 0<^>2^^00; )Ka^ ^ ..^^301 )i/ y^ 

;|-i.^v> jJo )t->«^ l-j/ U^^/o .)l-IO| ^/; )j/m )K > v\>fes^ )_j/ sUSlCD )J; 
^•> . ^>-^; V'i^^ ^-^ OÖI .j— »y n \o ^ o^ n m-: O.JI yO-i/ !»••< N voootj; j.fc..'^» 

* L fol. 11 .)jt.ofrsjJ^ .r»<y>v ■ l^ <y^ iK i. .r.(^N.. ^, ' ' oÖ| . * «X-Oil^O f .<•> /x» ■ l-s «niN. i. 
V a. ■ ■ ^- * 

.^oio^^ )) «^«> U^ "^ n> -I •.>.^n\ n> jlo'^oi)-^ ,33 
• .oi^ a^^o 000^ ooo( > .».a^ <» vOJÖi ^ oi^^l^ w>JLi» ^ .■«■>■, i / ^t->^ 
> . "^N :» ^ ■.l-i|'^ ).^A^o |ot.X/ >Q.^M :w04CL^^; J lo. » 't I \ '^oio;0(-^/o in 

1. tv: ool )j-«<o •., 1 \ .t otJUi..a^o vSlJl/ ''''^^..^■o "^ >\n -> ,-3 ^-<^oO>> 



■ B fol 

V 



uoia»»«»^/o — 8- L B Sans »■ 



dirent l'ordre imperial. Ne pouvant y rösister, il re^ut les döputös, les fit 
reposer et partit le lendcmaiii avec eux. 

Quand il arriva et apprit le choix qu'ou avait fait de lui, il sougea ä s'en- 
fuir. « Je ne suflis pas, disait-il, poiu im ministere aussi sacre. Comment 
moi, petit, qui ne suis pas prepare, pourrais-je m'asseoir sur le siege du :. 
grand lynare ? Ordonnei un autre qui soit capable ». Ces paroles ne firent 
qu'augmenter l'insistance des evöques et des moines. Celui, en efTet, qui se 
laisse prendro aiseinent ' , est aisement meprisö - , mais celui qui se laisse 
pieudre difTicilement^ est difTicile ä combattre '. Ils s'emparercnt donc de 
Severe avec precaution, et le garderent avec grand soin. lo 

Quelques-uns des amis^ de Severe, qui avaient etudie avec lui, lui ecrivi- 
ront alors et lui rappelerent la proph^tie que Ic pieux et illustre Menas avait 
faite a son sujet. Ils lui couseillaient de ne pas rcfuser, et de ne pas se sous- 
traire au choix de Dieu. II n'etait pas sans danger (xiv^uvo;) de ne pas entendre 
l'appel de Dieu, meme si Ton refusait par la modestie. is 

*Bfoi.i42 Peu ä peu * cependant Severe les ecouta, et se soumit. II comprit qu'il 

1. sCoLpeTO;. — "J. E'j>ioxafpövr,To;. — 3. ouiraipsTo;. — 4. äu(j|iäxito:. — ö. (juv^Ssi;. 



v"b. 



[157] VIE DE SEVERE. 241 

JjLio; 'oi^ |oo( K-..No •.)..•■• v>.V.>>;o l—^-j?© l^oÄco-^/j yo\Äi j \ . ^n\ 

ItoooÄ ' '^«soo •.yoot.-.i.ao vOo»j:jlj ^ yooiis^ ..oa^ öt-Voioi^ p; -ci ♦ L fol. u 
^ p .Ioo( ^/j -6) '^.«iöo^QjöA J)ov— / '''^3; :)o«« ''-''*^oi tS^/oiioJLio 

1. R ne (lomie pas oC».. — 2. L uL — 3. Ici commenon le passage de celte Vie qui figure dans la 
Chrnnique de Pseudo-Den\s de Tell-Mahrö (Jean d'Asie); il va jusqu'ä la p. 2'.3, I. 7 (oCs- low 1^.»). — 
Nous notei-ons les vaiiantes de cette Clironique par la lettre J. - '*. .1 v^^.^^. — 5. J ortliogra- 
pliie ici et plus bas uooiouoä. — 6. J ortliograpliie ici et plus bas Ijo.o^-5. _ 7. J "^-a.!-,. _ 8. 
J omel les mots : ^i^l Uw |tio;^öi».. _ 9. j"^^. - Ui. Au lieu de low, ,1 douiie ow apres ^"»^3». 
— 11. B U-^tt3». — 1-2. B >a-^'a* (pari'.). — 13. L i^- — 14. L s'arrtte au mot >»oj-)a»>>. pour ne reprendre 
qu'ä la p. 24G,'l. 12. au motlw. Ueux feuillets ont de nouveau disparu ici dans le ms. de Londres. — 
15. J t^MU-l-l. 



ne pouvait rien contro liusistance opiuiätre des eveques, des moines et des 
laics, et se rendit avec eux ä Ant loche. 

Lorsque ses habitants Tapprirent, tous, jeunes et vieux', avec femmes et 
enfants, sortirent de la ville etle regurent avec de grandes louanges. a Depuis 

5 longtemps, criaient-ils, nous desirons participer aux saints mysteres. Delivre 
la ville de Theresia "! Nous demandons ä baptiser nos onfants. Anathematise 
le concile de Chaicedoine! Anathematise (le concile) qui a bouleverse l'univers! 
Anathematise (le concile) apostat! Anathematise le concile des renegats! 
Maudit le concile de Chaicedoine! Maudit le Tome (Toao;i de Leon! Que tous 

10 les eveques anathematisent! Celiii qui n'anathematise pas, est un loup et 
non un pasteur! » Et s'il y en avalt qui etaient supposes 6tre du parti de 
Flavien, ils s'entendaieiit appeler par leur nom ' : « Un toi, anathematise le 
concile! » ce qu'il faisait. Lorsque tont le monde cut anathematise le con- 
cile par ces cris et des cris de ce genre, les louanges se firent entendre. 

1. Proprement : itian ^),txca. — 2. xaxoäoEia. - 3. 6vo|iaiti vixouEv. 



B l'ol. 14;l 
r a. 



242 JKAA. [158 

.)ooi fy^ '\.ca\(\ n.i o/ yCLS.^o ^«^o(,^ •Jv-^j-^D j^i w; ooi .0001 , - ^nX. n v« 

i n .. \° i. \ OU3; •. {.^k^vO^o/l; ''JIoK^Km 'öl-^O; )lo»°i\ V> jl^t It-^l-^ 
^; ooi .wktf'^ j-SQL^o/i )K,» ivi\ .. ) . m^.iq\o ":v£oau.io.^s.cQJi 'Iju',^ 
jj^^.^^.^ K^JI -lO n nr> '.vojl; ) m vcl^o |jo» » n \ •>» vroo^o-co ^'^ouso^o 

.jjQj ^.oQ-Xäoj |K;i».io |oC^; ^Vi ^ JJU^ ^— o •."^)J^J jJ^ailis-io ^; j^jo)^ 
i^CL^ '.po/ '')t-i/ )ooi ooii (jp»; ^/ :)t->5;? )>»oi '"'^'^^ jJ^Vo^j ,Jo 

}'l-U Jis^J U^ ia^ Joe )jj^. 



1. ,1 ^ . mNn v io- — :;. Au lieii de IxÄikOllor o/. .1 doiini- t-laiov — 3. Les iiiols USw ... :i UoU» l-ai). 
(I. '() sonl oiiiis par .T. — 4. J ^» mä» .-, j oC^a,. — r,. 1) Itofi^t^. _ 7. j ^..^/l, — ,s. \n lieii 

de o*=v J donne : l-ova/ ota» |j,Jk3 00. — ii. J l^aa ilegi' U-'^-'^i. — l(i. J. ;a^jai>. n. .1 o>«vooa^o. — 

1-2. Pcul-tMie vaut-il luieux lire Ln. \- , nnm . _ la. J doiiiie ,^ avant »»-a^. — l'i. l! U^J. - IS .1 «aovi fl 
\r'l \'f^. - IC. J low I;-». — 17. Au Heu de 1^^«-»-»»... a ^a-SoiaS/ (p. 043, 1. 1)^ J doniie : oi^C^--^» ^ ow 



Mais le grand Srvcre se rejouissait plus des cris que ([iia>.>,ov tj) des louanges. 
C'est de cette maniere glorieuso et brillante que Severe entra dans la ville 
et qu'il regut l'öpiscopat ' en ce jour. II nionta sur le tröne (Öpövo?) d'Ignace, 
♦Bfoi, u.! lui suecedant, il est vrai (pv), * apres beaucoup d'autres au poiiit de vue 
iiumerique, mais {^i) immediatenieiit pour la vertu. Ktaut montö en chaire 
(ßr,p.a), il prononga une homelio pleino de la science de toute Icxactitude de 
la theologie (9£o>.oYia). II y demasqua TanthropolAtrie - de Nestorios et la fan- 
taisie (cpavTacia) rdveuse d'Eutychl'x. II refuta en outre longuement ' le concile 
de Chalrcdoine et le Tome de Leon, en recommandanl de nous ecarter ' des deux 
ecueils egalement impies, pour suivre la voie royale ^ et confesser jAiav cpücw i/. 
düü ToS 0£oO Aoyo'j ceiTxpjccdjjLsvrju''. Puis, apres avoir ajoute quelques mots sur la 
reforme des moeurs, comme le moment en fournissait Toccasion, il congedia 
le peuple qui etait fatigue, [et l'envoya] prendre du repos corporel. 

Tel fut le jour glorieux de l'entree (ä Antioche) de cet homme inspire de 

1. äp;jiepw(ruvyi. — 2. a/8pcü7toXaTpEta. — 3. ivrippitiTixiv Xöyov jto>üv kitoi-niSE. — 4. « En pienant soin de 
s'6carter »? — 5. öoö; ßaffüixri ; cf. Num., xx, 17. — (i. Ou i7E<7«pxu)|ievTiv, car ;«aajo, peui ausisj bien se 
rapporter ä U^ qua |6>^>o; cf. p. 242, note 2- 



lu 



lü 



fl59] VIE DE SEVERE. 243 

^|j|La^o .^1 ^ ^a-s/ -rK-^K*/ vOogLboi 'i_3;Q_iö; )K--Ji^ ö < \ -^ \ o 

,KjjiO ^\jxija v.*«^; )-OQ-k ^! \-; ).:<x^\ .—Ju»!/ ' ^ ^ i ^ ; l-*^^ loiOt-^ 

)J/ ' )- ^ ; )_^ot, jlo )>^ ...N; )-JLÄa o^i. .-joot ^.a-sj )-..y > .^?; ) ^ >>^ 

10 ioot |-, - -^ ; -c*_3 -.U^; otüOi^ ^-./ j-po» )l!^x^ >iOaJj; «-oi; ).iÄJ 

^VJ? -o« v«^/ M^? r^U UoJ^*^ ^^^^ tlloJLÄi^; jlQ^i*^ vfoCi». 

\jSL,l .U^-^S^ Qi>.o oooi ^'» ^ vpo<*°>iN; :^ ^^ ^; U-=>)-=> \^l 

1. J omel Isia::»». — J. .1 ^^oLLi — :j. J U:i>a:i.o. — 'i. J place U*»* avaiil ^»1-. — 5. Au Heu de 
|l.a.j.,3t «,».»., ,'j donne : f^wU U^^ oi-p-j «^" ■ ''■'»''•jv — 6. Ces deux mots sont elTaces dans J. 
_ 7. j '^isksv' — 8. Ce mot est illisible dans J. — 9. Ici V'ai'röte, dans le ms. de l'abb^ Martin {Paii- 
siniis SYi-iaque 284). Textrait de la Chronique de Vsendo-Deuys de Tell-Mahrt. L'abbe Martin laisse en- 
suile une ligne en blanc. Cette ligne represente peut-etre la suite jusqu'a | iifn"< ' N . (jui sera sans doute 
iUisible dans le nis. original (IV/fjcflnui- syriaque 1B2). 

Dieu'. Aussitöt apres son intronisation , il renvoya les marmitons et les cui- 
siniers- du palais episcopal (eTvwx-oTteiov), avec tout ce qu'ils avaient iiivente 
en fait de preparations culinaires. 11 renversa les bains ( [iaT^avsTov) qui s'y 
trouvaient, comme les pieux rois Ezechias et Josias (avaient renverse) les 

■< statues de Baal\ II contiuua la vie dure ' qu'il menait comme moine : il 
couchait ä terre % ne prenait pas de bains, faisait de longs olTices de chant, 
mangeait des leguraes comme les jeunes gens de Babylone'', et sc faisait 
apporter du marche du pain grossier et commun, * comme les boulangers 'i'f«|^i« 
(ioTox-oiToi) ont l'habitude d'en faire pour les pauvres. 

10 II ne cessa, des lors, ä la maniere d'une fontaine, d'arroser, comme 

•jne terre qui a soif, le peuple d'Antioche qui avait faim, nun pas faint de 
pain ni soif d'eaii, mais faim d'entendre la parole du Sei(/neiir, selon le mot 
du prophete'. La gräce de l'enseignement lui avait, en effet, fait defaut, 
par suite de la mechancete de ses pasteurs anterieurs% qui se repais- 

i-> saient eux-memes, au lieu de paitre leurs brebis'. Gräce aux paroles de 

1. ÖEotföpo:. — 2. Le texte syriaque presente ici deux mots : le premier est l'equivalent du mot grec 
6-<joTzoi6i, le second est le mot grec v-ir-^pK lui-m6me. On sait que le (iäveipo; (5taU au-dessus de Vö^!/a- 
noiö; (Athenöe. 405 a). — 3. IV Rois, xviii, 4; xxiii, 14. — 4- oxXruraYuY^«- — *• •f» x«!iatxo'«t'- — ß. Dan.. 
I, 12. 16. — 7. Amos, viii, 11. — 8. Mot ä mot : « des gens ä qui etait 6chu le sein de les paitre pröce- 
d'emment '<. — 9. Cf. Ez6ch.. xxxiv. 8 : y.aX s6ö<jxir,.Tav ol 7toi(j.£v£; lauToO;, ti 5= itpöSati jicj ouy. i66ay.rflai. 



•Wi JEAN. flßOl 



.s^k^Ks; y^l )ou^; voooui ).q>N>ö -.. . l'=\'>; vOJÖi •.wOlO^OÖ ^^ "^^TNi; 

• .^wM-jtoo );oi lo.\ ^/ -Jlt^; j-^/ös ^^; ^^ ^ ot-s ^; yoooio :)i '^>vi 

..^^«-./•,J50u./ > « 1 >i\ |>— ^; OÖ1 .w^io;i/ )o(!^jJ );ot^ vS/ ^ -.voo^ ys^sA.\<ä 

• .\^iO\\ |io^j^|-so .JpKsj |la.fiDo ..)_3'^; jL^^o l'oi? )-^^» ia^ ^t-»oi? 

V^J f-3 -.t-o-S ^.<k^oi yg^^-StJ oi^; jJ / -.^ou^ V^^ y*^ > >/ >.« N > ^^ 

iii„i. 1'.:) ^.^o^ :)K..<jl-.o» w.6( lo^ q\o )j^:s/j )1o)jljo» Iq^jo )K«» Hnio ")K_.^Äio '" 

V" a, ^ • ' , , ' 

Yiy^l ^-io )j-..,^Q.^; j-l-X./ .-^^.^ ai i vQJÖt^ Jot-^jJ Kicu-i )to.^ioj IqA 

1. Corie\i : H ^iot. — j. I.iro l^-l^^V-^Llo ? 

Severe, ceux qui avaient faim deviiirent des tlirndidactes, comme il est ecrit'. 
\'ovant quc les habitants (yAnlinrhc aimaieat los chants, les uns, ceux 
que Ion chante sur la scene", les autres, ccux des poetes [Tzoir-ri) de 
l'Eglise, il sc montra plein de condescendance pour ce penclianl '. Comme uu 
pere qui balbutie avec sos enfants, il forma des chantres (^j/x>iTai), composa .-, 
des hymnes et les leur remit. Sous ce rapport encore, il imita l'exemple de 
üieu. Dieu s'etant, en effet, apergu que les fils d'Israel elaient attaches aux 
sacriiices de taureaux, aux immolations' de brebis, aux viandes otFcrtes aux 
idoles'", ä refFusion du sang, — choses aux(juelles ils s'etaicnt accoutunies fu 
E(j;/pt(\ et dont il ötait diflicile de les deshabituer, — ne les en detourna pas j,, 
imm^diatement, mais leur ordonna de lui offrir ces sacrifices, se reservant de 
les en delivrer en temps opportun. Severe ne composa pas de ces chants 
Bfoi. 143 poetiques, frivoles (?) '^' et effemincs, * qui menent ceux qui s'y laissent aller ä 
la volupte de pcrdition et nou a la volupte spirituelle, mais des chants pleins 
de gemissements, qui provoquent les larmos aimees de Dieu' chez les audi- i.-, 
teurs. Aussi en arracha-t-il beaucoup de la sorte ä la perdition du theAtre 
(öearpov), pour leur faire frequenter avec assiduite l'eglise. Parmi ces chants, 
les uns enseignent, en effet, la theologie (Piolo-^M) , la theorie (Oewpta) et 

1. Isaie, Liv, 13; I Thi>ss., iv, 9. — 2. Mol u raot : n ceux de la tenle » = ti äno «xirivii; iy.0.r,). ■— 3. 
ouTxaTa6oiv£t ei; toüto. — 4. aifaiyai. — 5. ti siöwXööyTa : rf. I Cor., viil, 1, 4 et passim. — 6. En raita- 
cliant |t>.V.ä.io ä i^, on pourrait traduire ce mot par " liorribles, a/Treux ><. Mais ce sens ne convient 
guere ici. — T. »aöeso;. 



10 



ilöll VIE DE SEVERE. 245 

l-öC^ J-sKiLs» |ja:>oäi^ ^; ^oiJLio .-^-aS^ l-:^«^?! jtoN-J^o :)-»o/lo 

JjVoa; V-— ^ U^>^ .'ypo/l/ jKjüo^ )lo;-poo j-iCLi. oiXs; jlauCLboo jLL- 
^^cx v*oiaiL- j)/ ..o«^ )oo) «ot»:^ ;o^Aj> jlots/; jKioaiö a^ ^ .-oi^ 

^» ' ' ^V> joOl '"^isJuO^.iaiO; OOl; yOiO ^^iOO -.OOOt ^*N» yOOliK JIqJI— ia^,-5o 

jjoJ ^^; )t'"<^ « loio^ ..^*^0»A oooi > « *> .ts,^; ^ts^o/j | ' •'-/ -.jJjVS 

jKÄitaK-üo jioAp -.J-jI-so J-s» ^»-^^ ^-'°' i^^^^^m..^; ooot 

»J -.oi^ X . 1 ^ ^^ uxv-*^ ycuöt^j -Jot^jJ )oo» vm «°>v> . vi."\i )l<i\S->o 

1. Correxi : Fi ^V^olLT 



Texactitude du dogme (Soyu.x), d'autres decouvrent les profondeurs des Li- 
vres divins, d'autres conduisent ä la possession des oeuvres', beaucoup ont 
pour sujet les fleaux et les plaies infliges au peuple tout entier et les chäti- 
ments communs. Aux temps, en effet, de secheresse et de manque de pluie-, 

5 d'epidemies, d'Irruptions violentes de denions, il se dressait comme Moise 
contre la colere de Dieu, et l'apuisait par les prieres de tous : il ne lui rappe- 
lait pas seulement les serments des Peres ', mais les soulTrances qu'ii endura 
pour nous, en nous delivrant de la servitude du diable et des demons. 

Et un jour des demons en fureur se ruerent sur des personues avec la 

10 permission ' de Dieu. Ils les faisaient paitre comme des animaux, les for- 
gaient d'approcher leur langue de tous les objets qu'elles rencontraient, et 
les leur faisaient avaler, que ce fussent des morceaux de verre ou du fer; et 
lorsque ces personues les rendaient ensuite, elles les vomissaient sous forme 
de charbons ardents. * Cet homme grand et juste (Severe) demanda alors ä *r!f,ii. iw 

15 Dieu, en le priant, en le suppliant et en l'invoquant comme il fallait, de chasser 
ces demons de sa creature. II priait avec componction et disait : « Seigneur, 
parce que nous marchons dans de nouveaux sentiers de peches, nous sommes 

I. v.«i£-jö-jvov!;i c'.c, xT^Tiv Twv IpYwv'.' — 'J. äSfoyin. — 3. Cf. Rom.. XV. 8 : -ri; ETtayvi).'«; •.-wv itaTi'puv. 
— 'i. xata oxiYXiipriaiv. 



v"b. 



♦ L ful. I-J 



li> 



24(i ,IKAN. |lf)2i 

^/ oila^o .>&J^ CH I .. . I v>\ -.jain »Y lo^ ooi^ m vi; oöio . yi « •i j )>-^^ 
^- •^'^' )oi » -Jooi «A-b^pb ), ^\ -> yOO(^ \^i )_Jia^ lo^o |~cl^;j >^olS. 1q\; 
P )j;0| )oi .« ^K^LiO y^l yOoi^ )oOl/ |-OQ_aLjlO -.jjoi |.ieu,J^sÄJ» ^/ ^-X^JLs 
|ooi K^/o .0001 . - -^ ft ' ^^mI^Oo oi I V)» oö( y^lo •.);)->. 0001 y . n N pe 
A^t^^ :)t-*<')-^ Jot^JJ >»*•■=»■ ^«; ^^01 >«t\n; Ji-t^ lo:»^ ).ociji^ )j.^>:> a\ 

.■^ Ul v!0>ai |J; '"^^»-^oo • . yoot^a^,.... )ljl )l .. -.oiloX jo»^/ joot po/ )-^ioW 
1- Correxi : B r?o'j;- — '^^ U wßwVolsj. 



punis par de nouveaux genres de chätiments. Nous avons, en effet, depass6 
los chätimonts quo tu infliges habituellement dans la colerc ». Et cclui qui est 
prompt ä la misöricorde, ecouta celui (jui intercedait aupres de lui. II lui cria, 
par les faits eux-memes, commc a Lol Ic justc et au grand Moisc : « Voici, jr l'ai 
accordp encore cr.tti' favriir' et je leur pardonuerai xcloii la denumde" ». Et voilä 5 
qua les demons sortirent en criant, commc s'il (Üieu) los poursuivait. J^es 
places publiques prirent alors l'aspect d'une eglise : tout le monde y chantait 
les louanges du divin'' Sc'vhv au lieu de Celles de Phcebos («toiSo?) le perni- 
cieux ' . 

Aussi lougtemps qu'il pouvait etre remedie aux peclies (|ue nous lommct- 10 
tions, il se levait contre la colere [de Dieul, et empechait par la priere les chA- 
timents qui nous mcna^aient. Mais nos peches etant devenus trop grands pour 
etre pardonnes, üieu lui dit comme ä Jihrmie : « Ne prie plus pour eu.r, parcc 
que je ne fecouteroi plus. ISe vois-tu pas coinbien ils m'irritent tous par leurs voies 
perverses'^ »? et l'ayant fait partir de lä, il livra, comme s'il avait enleve la 1:. 
colonne qui siipportait tout le poids, la ville entiöre ä une ruine complete. 

1- Gen., XIX, 21. — 2. Cf. Exode, xxxn, ll-l'i. — 3. ti toü öeo^öpo-j Icji^pou. — '1. C'esl-ä-dirc au liru 
des po6sies composöes en l'honneur de <I>ol6o; 'AnöWiov. Selon une ctymologie courante, le mot 'Aj:ö)).uv 
a ete ratlacli^ au verbe ä7iö)),v(ii « je perds, je detruis ». Cf. le Thesaurus de Pay.ve-Smith, s. v. 
IjjSObo. col. it. — .5. JfSr., VII, lU, 17. 



' B fol. I'i4 
r° a. 



L U,\. 12 

I " li. 



Kl.i! VIE DE SRVKRR. 247 

lipo ^ :)oi-\jJ «» /i\ )v-x^ ooi )]^JL>po uULiLJ^ r-^l y>yJ> ^/« y^ 

• |).^t\ yO^Ju )_ÖJU>J lo^O^ •.|la_2u>K-30 jlo^«^; yOOl^ 

I; « m .. •.. i « f?i\..MKjL^ |K^^^^ |Jo -.lioi )lov, vi ^ ji^ ',—1^.^601 yj k 
I « \ viiiV> Jl ^ ..No •Joot~i oi^^« j^'pojo joC^ ^^o ^>.^o; • .^ . "^ v> « 

10 >.ool oKj o^mL/ >oot.^oi >Sl^» oiK>aa^o «K^ ^^1 ^; l^'V-*! l^^o 
yofisj/; ^^^.<^soi 001 y/ •.|_po; otKjL.,.V:>i ).A^eLfiDo |iä^a a > vax.K^/; voKj/ « 

•:• « ^ouLbo «^poci\ ff 

1, L |l.o:i>.ja,. _ 2. li H-Ijo. 



* Cet homme inspire de Dieu ' (Severe) avait predit cette ruiiie aux habi- * u foi. Wi 
tants de la ville, eii les exhortant ä apaiser la colere [de Dieu] par les priores 
et le repentir, comme les Ninivites^. 

Voici les paroles de sa prophetie. Dans son homelie sur l'arrivee des 

o demons, il leur dit : « Devangons la necessite (ä.vÄy;cyi) et l'aisons preuve, 
de plein gre, de repentir. Non seulement nous echapperons ä la colere, 
mais nous meriterons une recompense, car tout ce qui est fait de plein gre, 
est recompense. Avant qu'il (Dieu) nous surprenne, vivons dans l'amour du 
travail et dans la philosophie. Si, en effet, nous ne changeons pas ä la suite 

10 de ce chätiment et sous Tempire de la crainte, il ne nous reste plus qu'ä etre 
prives de Dieu, ä devenir des etrangers pour lui, ä etre livres a la ruine com- 
plete, ä tomber dans un abime profond ». 

Et il ecrivit d'autre part aux moines qu'il apprit avoir ete tous persecu- 
tes apres son depart : « Vous etes les colonnes et les soutiens' de la ville du 

ij Seigneur. Si donc vous qui etes les colonnes, vous avez ete ebranles et eu~ 
leves de place, ä quoi d'autre devons-nous nous attendre, si ce n'est ä quel- 
que chätiment de Dieu, et ä ces grands maux que Ton ne peut pas eviter? » 

1. 9;o9Öpo;. — 2. Cf. Jonas, lii, 5; Matth., xii, 'il: Luc. xi, 32. — 3. dl'. 1 Tim., iii, 1.5 : tjrtXo; xal 

JSpaiwfia Trj? iXifi^eia,-. 



* L fol. 12 

V" a. 

* B fol. 14'i 

r« b. 



• L fol. 1-. 
V b. 



2/iS .lE.VX. i;l64j 

i )jüL^ ^^üjJJ cxts-^^^io» ..)ts_J^ )jLsto.ioo Jjuutoo \oQ^ bot -.OlKJS.^OO» 
.^JU^fjL^ yO^^^ü« ^^.3; vOJÖi^ oila^t .iyl. oKj )^'«-^^? l-*-!)-^! y*l ^ 

'jot^V^"^ JJ° •.)K..^f.^ ^^^ y« m-ßJ:. jj p -.ql^c». YySyX. )ia-b.V «2^ww. jJ^vV 5 

VU^^I oö^ ]!/ .-y. I°>V> 1^; OCH^ |lo -.^^1^ ")Va^^^ jio •. y^ .«. »V> 

.N« .Pf, ) .. ^)0 t lo > » 't -> jlo 1 V> »Oi— 3 

wkA^V vO-iöt-s )-^wü< : vJDCi n > ^V-^y.^ otlo i Vio)-3 jooi ^.oioK^/; oj/o 
)-.^o-^>j jl« jloV^I-JLflO -.you.yjo ^^\ ^>\oi-3o ^; vo\v> -.l^oii vrr> » mV/ 

it^.^ ^:io ) .,. » %. Vi >&a-jL_. you^o vi— ^ ^oioK_/ ) >ooxo ^ .,. •v? > »^ . .. No; 

1 > ., n jlöt-d/« )i) «'>^ft> )lo;öt ff) ->o -.t-^L^ jln i ^K -^ Vt «s/« oöi .', m ■>><>; 

1. it lovV.a^ — j. li iV.ae>^- ^ :i. L nithograpliic ici el phis ba? »«>tt«^U«i^. 

Severe a racoiite et decrit avoc soin son depart mervcilleux, les souf- 
frances qu'il endura et les jugements de Dieu qui s'ensuivirent, dans la lettre 
* quil ecrivit, ä ce sujet, ä des persoiines zelees. Nous y renvoyons les amis 
1" b, de la Iccture '. 

Apres quo le pasteur eut ete chasse, le troupeau fut livre ä des loups. 
De faux pasteurs remplacerent les vrais. Ils n'avaient pas compassion de 
leur troupeau-, ne fortifiaieut pas le malade, ne bandaient pas le blesse, ne 
ramcnaient pas r6gare% mais faisaient tomber dans l'herösie ceux qui etaient 
sains dans la foi '. 

Ün homme, grammairien (y:a7.[xxTi/.i;) de son ^tat, un des plus habiles 
heresiarques ' de maintenant, et meme de ceux dautrefois'', composa alors 
une longue apologie du concile de Cltalccdoine. 11 y declarait « qu'on avait 
dit avec raison que Notre-Seigneur et notre Dieu Jesus-Christ ötait « en deux 
natures unies et en une Hypostase apres l'union », aflirmant que c'est la meme 
fhose que de dire « unenature du Dieu Verbe incarne(e)' «. — Le meme com- 
])0sa aussi un traitö, et pensa Ic fortifier par de nombreux temoignages des 

1. Mot ä niol ; » ceu.\ qui desirent lire » ^ evtuy/.jve". — "-• Cf. Actes, .\x, .'J : iioi oioa an eioeXeJoovTai 
liEti TY)V äftliv (lou X\iv.oi ßapti; tU 'JH«;, V^'h 9£i66|jiEvot toO itoiiiviou. — 3. Cf. Ezech.. XXXIV. 4 : to riaOtvrjxo; 
oüx iviayßaa-ci... xac tö ouvTeTpipuievov oO xaT£5r;(jOTe, y.ai t6 Ji>avMii£vov oüv. a7tesTp£'|/aTE. — 4. Cf. Tit., II. 

2 : (lYiaivovxa? tt] ttiutsi. — 5. aipsuiipxr,;. — li. Mot ä mol : « habile parmi le? heresiarques de mainte- 
nanl, ou plutöt ((iä>).ov Se) aussi etc. ». — '. [lia sOdi; xoü Heo'j .Vöyo'J UEuapxoijijvou ou iresapxujXEvr] : cf. 
p. 242, nofe 6 et p. 2'i9, note 2. 



10 



10 



i; lui. i'.'i 

V" .'1. 

I" a. 



I.lul. I.i 

1" I). 



[165j VIE DE SEVERE. 249 

yn \::^\ ^CLOOo -.viLflo/; y^\ ögLflQ.-. vOOi»Ji^-3; ^^CHio :)_aJ,)^^ j-LsiXioo 

»■*■. * -vN |^o|_£D; ;q ^ w ^s -5 ou^w-«<; • . öu^ao^ioto 6|1.QJlcqJl^« >^äl ,. y i\ a , j| 

^/; vQJoi .3/; JLl-X./ -.oöj^ Ol— j-a v-^ U»®« .^^J; ioot öuK-/ joC^jl 

iijsi_3i/; liojü/ cxJ^d!^ •Jlo^K.^i övü^o; U-a-/ -.^ajj oi-a-i jlov-^aji 

jooi; ^6) vTCo^jQ-floJik öu^o ^; ooi .)L*_fiDo/ oufrv-/ |K.*JL.a.-«„io .'Ijo-«/ 

y.*\ -.h^Js^l jJioQjL— |K„«^;lj rv-floiiio; y^\ äxooj jJo ..),JL-*io jjüLo ^Vi 

1. L >3(v —■!. L liol.'-^Äol. — :j. L oiiiol rsj^- 

saints Peres et des docteurs anciens et modernes, qu'il cita eii les falsifiant. 
Le divin Severe etait seul de force ä pouvoir en entreprendrc la refutation. 
U ridiculisa son auteur a ce poiut que meme les personnes peu versees dans 
les dogmes (^oyy.a) se moquerent de son ignorancc. * Severe montra, en MUniiVr 

5 effet, qu'il avait pousse la folie jus(ju'ä declarer que tuute la Trinitc s'etait ' " 
incarnee dans toute Thumanite, en disant « que deux natures sont dcux 
oücixi, sl Ton donne ä oO-riz un sens general ' ». II montra ensuite, par les de- 
finitions du concile lui-meme, que le concile dont il avait ete le defenseur 
(-Tuvflyofj;), etait obscur. Le Grammairien aj^ant, en effet, adlrme que dire 

10 « deux natures unies » et ne pas ajouter « d'un seul qui s'est incarne » est d'une 
pensee obscure, selon la decision de saint Cijrille contre les Orientaiix, Severe 
lui dit : « Tu n'as pas compris, 6 toi, la pensöe du grand et sage Cyrille, qui 
a declare que les Orientaux ont ete obscurs, non pas parce qu'ils n'ont pas 
dit « une nature incarnee » — cela n'est pas seulement d'une doctrine obs- 

15 eure, mais aussi erronee et heretique, qui melange ce qui n'est pas me- 
lange et cherche ä identifier de force des termes opposes et contradictoires, je 
veux dire ; « en deux natures unies » et « une nature du Dien Verbe incarnee - » 

1. Passage obscur. — 2. La Iraduction « iitcariu'e d parait tHre la bünne ici- La foriiiule \i.'m 9Ü51; 
Toü 0£O'j Aa-{OM o£aotpxM|j.£vri se lit a plusieurs reprises dans les leltres de Cyrille a Succensus. et r'csl 
bien ä cette foriuule que Severe seiiible faire allusiun. 

I'.ITB. Oll. — T. IT. 18 



v° a. 



250 JKAN. [KKJ 

);0( :, nn ^ V; |K!^^ )ot~^; JJLO ^.^J^ •.. .^ V » :» ? » jLu:^ ^V)^^; ^; )j/ 
)•,-■- ^ ooi ■ J .• ffft nn ... |.3r> n m «a/ vrfio m i rm (t> loJ^« jl^v )!._30 'f'^^^,^ 

lifui. i'.'i • ) 1^ ^v« )jla^ f-M ^V^/« y^^t ^jDo^n m\ ^^^.<k.3oi )a^ o/ Jv^^/ jjusot« 
vi). • . • y • . 

Lfoi. \:i .I^JLi )ia^^; )jyn..-^o U^^Jjoi^ ' :y^-j j^ö— i ^-/ o/ 

)ia_K.J^lj 'jv-n—jl )t-^)^ V-'^JJ^^-^i -vT^^C' ^°'-^? ^♦-=*-^? Iloi-^^i 

1 ■ ' 

yO-MV» vs/; > -.V^/; K^^.aji j^ML^o-jk •.vfoci^aa \.%->y^ ^ ^po)^/ ^s,^,^; 



L lol. l:! 
V b. 



1. li »ÜB. _ •>, 1, );o^. — :i. 1! ^o- - ■,. L K» "^is;. 

(car ceoi, Ci/rille, cct honime eprouve, l'a aussi dit dans sa lettre ä Siicrensus, 
övcque de Diocesaire) — inais paret' qu'ils avaicnt employe une cxprcssion in- 
termediaire, ({ui penchait des dcux cütes, et qu'ils n'avaicnt pas manifeste la 
verite. Toutefuis Severe lui dit : « Je veux bicn concedcr' que Cyrille s'cst 
*iiioi.ri'c exprime ainsi. Moutrc donc * que ton concile a dit « une nature incarnee », '■> 
ou bien, selon tes propres decisious, il est plongc dans les tenöbres et dans 
l'obscurite de l'erreur'" ». 

Mais ce n'est pas le moment de nous occuper de questions de dogme 
(SoVax). II sera faeile ä ceux qui le voudront, de lire'' Tadmirable traite cn 
trois livros ' que riiomme de Dieu (Severe) composa contre le (Mraniiiuiii-icn lo 
(ypaj/.[/.aTiy.d;) en Thonneur de la sainte Trinitö. On rapporte qu'apres l'avoir 
lu ', les heretiques dirent ä celui-ci : « II eüt ete pröferable de retenir ta lan- 
gue, plutöt que d'ouvrir contre nous cette gueulc de Hon; car il a extirpe 
notre doctrine (^oytjix), depuis la racine' et les foiulcments '', comme on dit ». 

Pen de temps apres, le diable accabla les fideles d'une autre plaie, et la i.. 
parole predite par saint Paul se realisa : « De vous-iiienies sc ll-vcront des lioin- 

1. Llllcralenieiit : u Toiitefois il lui ilit ([ull aicorilora par concession (indulgcnce) cnmme pur 
rniirsf qu'il a (?lö dit ainsi » ; dans ce passage, 1p üaductcur a rcndu par liwi « coiirse » le Icrme de 
rlit'torique <i./v6po[AiQ, qui dösigne une concession apparcnle. — 2. Lc raisonnement de Sev6rc nous 
parait ici Irop rösume pour ötre clair. — 3. evT-jy/ävsiv. — 'i. Xöyoi. - 5. ex pitjn; on s'allendrail plulul au 
pluriel : iv. piljüv. — Ct. sx O£(i£)icov. 



10 



r° a. 
L ful. l'i 
r* a. 



[167] VIE DE SEVERE. 251 

• vot^/ )--.-jLioi ^^isojs ju,^ °'"'^^^ V^)-"? )-"J^/ -.^^A/? l?o«^ ^^? )->^»5 
JJj :)K_fc_jK-\o,-. oiJS, ts^l )_jL_aL_r; K_.)_ioQJLo ojA ^.^J^ yr\ .•,..v> ^^; ooi 
).iLwi^ t ^^*^o JJ;o : jKSjio loJ^; )Iq-.^-«; ögiio |la^>o jJo -otoK«,/ JLnaa-i *i!fol. 145 

^-K^ioo |_iCLSo/ )v-d1^O0; oÖ( oi^K.Xso .jiVi-s oAo l-w^jLicus |la,io » ^ \/; 
)xD jjL^J^oJus; V*-sv oöl " '.oKs |K-aj|l >'.«-,^m ^-; yoNvi •.),»^*qjo « 

• * • * * 

1. Ici cl plus bas (I. 9 et 11) le luul ll.ttj;am.io esl Ocril avec uu point sous le '^. — :;. L usa^o/<o- 



mes disanl des chosos perverses, pour entraincr les diseiples derriere eux' ». Un 
vieil eveque, dej;\ süt et insense, qui avait perdii, 011 quclque sorte", la faculte 
de raisonner et qui depuis longtemps etait ivre de l'ivresse et du docetisme' 
de Valciilinien, de Mani, de Marcion et d'Enfi/clil's, prolita de l'epoque oü 

.-. notre pasteur etait eloigne pour vomir ceci : il declara que le tres saint corps 
du Christ notre Dieu, (corps) que de Christ) s'est uni de Marie hypostatique- 
ment et qui avait une äme intelligente, L-tait impassible et immortel ä partir 
de l'union avec le Verbe, * et n'etait pas soumis ä nos soulTrances naturelles *biuI. i'i 
et irreprehensibles ', c'est-ä-dire ä la faim, ä la soif, a la fatigue du voyage ' ' '*' 

10 et ä la mort, mais soufFrit tout cela en apparence et non pas reellement. II dit 
en eilet dans soii tome (To'pc) premier : « Le peclie est raii/nillon de hi w/or/'''; 
quand il ne piquc pas, la mort est sans action, bien (lu'elle semblc agir ». 
Vous voyez qu'il dit que la mort a agi dans le Christ en apparence et non pas 
reellement. Et dans son livre cite, qui est dit obscur ' et tres long"* ou plutöt 

15 ([^.aXlov 5s') tres lamentable'', il ecrit : « Celui, en elTet, qui, par pouvoir, pos- 
sede la faculte de souffrir et de ne pas souffrir, alors qu'il pouvait ne pas 
soulTrir et que son corps aussi etait impassible, fut volontairement passiblc 

I. Act., .XX, 3(1. — -2. m; i'TTsVv. — 3. vyi.rp'.;. — 'i. ao:(i6),TiTa (TtiOri). — 5. xoäo; %\ öooijtopi'oc;. — li. I Cor., 
XV, .M;. — 7. p.;'),»:. — 8. Tto/ucTr/o;. — !)• -o^uTTEvaÄTo;. 



252 JEAN. [1681 

r I). '^ 

.^j/ ' ^_ot^._3LiSQ!^ :a^iJL3 )joi^; ^-^oi jlö^s/ ^ioo ..)-,oC5^ j-sK^j );Va •* 
)oo( ^oiol^/ • I I \ ^ :.k Nn );ou^o )lr> « V)o ^^ I »n * »; •.yOCHiV) ....o^o 
]1 .)tv,.>>ia^.f>\ ).io^i> ^-JS.oii )i\ ^nv^o .jl^C^S^io )oi-^; ^^^JX^s a_^ ^"»^ 

.jooi v^JlO 
oiLo^ \\-£> )♦■■•.— / ) "^Nv^ ooi -.l-jy SCI CO ood ^-.^:> cu ^ ^ '"^s-.^aoi |jl3oi p 



1! lul. l'i.-. 

r l>. 



I. ful. 1 

v° a. 



pour uous » et ailleurs « nous (le) disons passiblc cn ce (lu'il soulIVit rt non 
pas en ce qu'il fiit susceptible de soufFrances ». 

Lc grand docteur Severe montra que tont ccla ötait de la fantasniafjforie ', 
des coups d'epöc donnös dans Toau", dos clioses plus vaincs que la fumee et 
Tombre '. Arme de la veritö de rEcrilurc sainte, et des docteurs ([ui l'oiit cx- 
pliquee, il etablit que le tres saint corps de Dieu le Verbe etait passible, 
mortcl, et partant corruplible et susceptible de cos soufTrances jus(ju'ä la 
resurrection, mais qu'il etait impassible, immortel, et partant incorruptible, 
apres la resurrection. 
ßfoi. i'is * Mais laissons ce sujet, car nolre but, aujourd'hui, n'est pas, commc 
nous ravons dit plus haut, de nous occuper de questions de dogmc (.^oY[;.a- 
Ttdat), mais soulement de raontrer comment cet homme inspire de Dieu', 
meme (juand il etait eloigne, s'interessait ä son troupeau, et transper^ait 
les loups avec ses ecrits, comnie au moyen de traits. 

Les choses en etaient lä, lorsque le tres puissant' empereur appela aupres i.i 
de lui le grand Serere pour deliberer avec lui au sujet de la paix des Eglises. 
Sans se soucier de son propre salut, il se mit en mer" pendant Fhiver, ä Te- 

1. Litlöralenienl : jävTacp-a e.unviMv ou tvJTvviov. — 2. Proproment : ■v(.iii\i.ai!i -/.aö" OoaTo? ou Hiziawyc- 
Ypafifiiva. — 3. Cf. l'expression : xanvoi oxiä; r.^Jaabxi ti. — 'i. Osoiopo;. — .">. y.piit7T0;. — (i. ei<j;6r] sl; tt;v 
OäXairaav. 



rb. 



lü 



10 



I. f(ll. 1'. 

V" b. 



1! lol. ]', 
V° a. 



[109] VIE DE SEVERE. 203 

JJj; >^froo/ •.|..M»o..3 |oN.£0« )_x~i)._3 i.n\ao • . o<..^a-L.A; jio'^oij; .^öt oju-» 

^.»V^/o tu i^ jp JJj oot y/ yoJ^pjj ooot ^^K>.; :')ts^X ^*ia-«V; )-A,:-S. 
oiioai-Q-'i»» jlov-oij ^ :^ \tvi j i \'>\o :jl,Liwj |ju^.\ )pa^ joo« oo«; 
.))fji ^^ o«,^« vxas/ j-^CL^oiL ooii yojöi^ .sS«! ;a.»^.3 
jL-JL-O*/ -.joo) ^ /^'^ )).>^<if> JjLsj |lo'^\v> K..._a_i ..^"^s-ooi >f>\«> p 

^^1« jly^i \jöis> >s^i sCDa^cu.Kj/ y.«.^ ) . m ..\ .oi^ oou odo^^o^J^ ^; 
• V^)j; )>-^ U^»-/; ^! *-öl -loot 'cHlcn°i\ V>;o oilcL\o )^< yJi -. vaSüo ""^»-oji. 

1. L <ß:^'«>. — 2. L |l^— ^- — 3. L >*wo^;>::-«^ sans v — 4. 8ic B et L; peut-elre VRudr;iit-il iiiicnx 
lire ce verbe au pa'el. — 5. L ilonne ce iiiot au pluriel. — 6. Ici commence l'exlrait de cette Xic qui 
figurc daus la Clironiqiic de Michel le Syrien (t. II. I'ase. ii, p. 280-281). Comme cet extrait est plutul 
au dObul uno paraphrase qu'une cilation lexluelle, nous en reproduisons la promiere partie in crtenso. 



poque oü eile n'est pas navigable et oü personnc ne voyage. II avait donne 
ä Dien tout ce qu'il possedait, et montre que rien n'est plus fort quo celui qui 
est pret ä tout souffrir pour la veritc. Bien qu'il eüt prevu Finutilite et l'iusuc- 
ces de son voyage, il partit cependant pour eviter les reproches des amis de 

.'. la chicaue', qui irauraient pas manque de le critiquer s'il etait reste : ils 
auraient dit qu'il etait uii obstaele ä la paix des Kglises, qu'il trahissait toui 
le moude, et ue se souciait que de sou propre salut. La suite des evenemeiits 
leur prouva qu'ils se seraient trorapes. 

S'ctaut donc rendu [ä Gonstantinople], Severe fut retenu longtemps ä la 

1" eour, au point qu'ou pordit tout espoir de le voir revenir. Toutefois üieu ne 
permit pas que de si graudes peines fusseiit inutiles, et il lui accorda une 
recompense digne de ses peines, ou plutnt (y.a».ov 5s) de son zele. Severe prit 
et emmena, en effet, (avec lui), le religieux * Anthiine, patriarche- de l'Eglisc » nioi. ivi 
de Gonstantinople', qu il avait capture ' par ses prieres et son enseignement. ''" ^' 

1.-. Force nous est de raconter coinment cela eut lieu. 

Tandis que le divin ' Sevcrr. habitait le palais imperial, le religieux (Au- 

1. cpiXrJoixoi. — 2. äpx'^P^'^!' — ^' ^fot a mot : « de la ». — 'j. Proproiuent : « celui-ci a>anl iHe la 
proie (le butin) de ses prieres, etc. >>. — :>. 'lzof6(,o^. 



254 .IKAN. [1701 

^» «6) .)KaJ!i>N-ia^ >m .«^ V) chJ^ jooiL )jo«;o •/^*ota->--j; ) » m . ' . boi )oo( 

jj ^ ^-; oöt .jJiJ; <x^ ^cds/o -.JJl-^o öoi vOl^/ •.^'^ *-»? och .jNIi^-ä^io 
)ii. -.«JS, v-^ -i^jJ! o«-^ r-^/ ^o^ -t-^/ »-^^ h®«? ^V-iÄ^ iJ?o --l-^J 

^/j yr-30^ )j/ --..ajuio :|wo)"a> )oCi>^]l -»-^-^'^ o«l-Q^ t^/ -.a^^-i ^■•? ^3 
..u vaJ |_lo« )l*-;l )ln I VI .otJs; )-j/ i-'j-^o J»-^»" JJ? ^^'s^-^Ii^ V-p^o jjoi 

D^but ile l'exlrait ins6n5 par Michel ; -«oC^/ Uo'toli l^a:^»J |C>.aa 1;-ol^ ^ ^ lUoU" ^^ |lS-v»L ^ 
.^wo -^^ oo» | '>~°'\ »Co l»*Ai». tvaiS/ Ifisai^ ^o .i.wa.v-Ji v^;,^:^» iNi^.», o»ii.*i ;^ u»<too-^)i low 
lo» Moo ;-^U ,p. -281) -ItS-i-o; RtUi^^x, low IC^-o-L l^w Hy^ wi- >«3( : ^w^tio "^-i. .So ■\Ho >m3| 
K .-a».M w^.. ;-xlo ,o U^ oiv* .30 ■^»; f> U-^ v.^; ^o a» LojU» l£^-liv- \ia^ ow <«ui,";( >a^ 
IovSm 1»i;=^ JI>,'/ ,io::-MV ^i::^«^ ^w »^^ \'vi lloijo-ooi ^; Ujsoo hU:^ U ^( "^s^c ;^.3< ;^o..^ 
>a.w< laoa^to ^o-sj ^N-i fi U ;je( ,0 U» »j' cw w ' i . m ow' IjUa- W» U-xi;-» wl-;a- ^jo;i ^ovuo .«.^i^S 
ICv^iaSjo ovi:^. Cv>/ ••ovfloio» oowj -liSi^Jo w>^ i-^l 4=oioNo ;^le^o", lC>öa.iÄi> M; (sie l)o;.ß^l2^ .-jaaLi. 
^; .Kt^^w, !^l U-aaciki ^mii. llxWi-, \Ln\ 'Wxs lU-U ll.aiia.wo 0*:-^ ^l lov»» "«u»! ^ oü-^VN 
\si t^a^aS, VaDoaoj ».^j». _ 1. Le ms. ilo I.ondros (L) prösente de nouveau ici uiu' liicuno de deux 
louillols. L no icprond qua la p. 2.W. 1. :!, aiix mots »»»äi «. — -j. li -wot-Jv 



tliimo) desirait le voir, et il ^upplia rimpcratrice quo cctte faveur lui füt ac- 
cordee. L'impcratrice fit part de la choso au grand S('-v(-rc. Celui-ci n'accepla 
pas immediatcmenl. Pcut-etre altcndail-il uii avis d'en haut ä son sujet. 
L'ayant donc re?u, comme la fiii l- niontra, il consentit ä lentrevue. Lorsque 
Anthime fut cntre, Severe s'agenouilla, et lui demanda de faire la piierc. ^ 
Anthinie ne voulut pas, declaraut qu'il n'osait pas le faire. Severe lui dit de 
nouveau de prior, et quaud Autliinie out prie, il repondit : « Amen! » G'est 
lä la preuve quo Severe avait rc^u un avis d'en haut. En efTet, le gardien et le 
docteur de tonte Fcxacte Orthodoxie (öp9oM'y.) u'aurait pas prie avec Anihime 
avant sa conversion au bien'. Apres qu'ils se furent assis, le divin- S('vi're in 
lui dit : « Je loue ta vie qui est, peu s'en faut, ineorporelle \ et je prie pour 
(lu'elle fasse resplendir dans la foi orthodoxe toutes les vertus qui' caracte- 

1. Voici, d'apres la traduction de M. Chabot. ccUe parlic de l'extrail de Michel (t. II, fasc. 11, 
p. 195) : n Extrait de Vhistoiic de saini Sei-criis. » — Tandis qiie Saint Severus ^tait dans la demeuro 
do rimpeiatrice Thiiodora, Anthimus, palriarche de la ville, desirait le voir. L'imperalrice y engageait 
le Saint. Celui-ci attendil la däcision d'en hant : puis il > consentit, et (Anthimus) vint. Quand il entra 
et sinclina, (Severusi lii. demanda de prior. Ceci est un signe de pcrspicacite spirituelle: rar ce gar- 
dien soigneux de rorthodoxie ne priail point avec Ics herötiques. Quand il cut prie, Ic sainl lui re- 
pondit : « Amen! ». — 2. Btoyöpo;. — 3. Proprcmcnt : « non cliarnelle » (ä^acxo;). — 4. Proprenicnl : 
u toutes les ehoses qui (7tiv-a xi) ». 



1171] VIE DE SEVERE. 

1 . 



in 



jj :oilaJ^ V--^/ )t-<^-^^ l—su-fio ^; oo( .öguuLO ^oioK_i/ JjUo-» jJ; •.jJjbov^jO 

|N- «^QNrt^ jJ/ .. )jo,_flL^; ^CDOfjam^ |lniv>.o<; )..^a^K^ vQ-=>/ o/ AOi^JuD Mi ini. i,.) 

..vÄUJj K*/ Jl-ion\; vQJoj^ jKioJ!^^-. v^^ jl.Qi°i\>ni JlwU )lcnv>.oio 

..•öio .-JL.^Üb^^ v/3Da^>..£pa2^ vcoaJ,*^in..»/; ^öi; )■- ij-s/ ■.>^'^-'l o n . ^ VoC^ 
^^ K_<.. y>y o I— »jo m ./; ) - ftr> \ fff. -N. ^öio . • ^cort i . ^o °> \ yQ.<^ ^ V . m -> ; 
>JL_>i ^coa-».m.oo;o/ öt jl— »j jooi '^oiol^/; s.*öi .'lly.^ ^; )— sioi .•K. t i "^ l/ 

•^)j l-^MO •.yOOiJLSJjs oroviN ).^;Kj; )-3, yjo )l ^ .-Jljl.» )oo» ^oioK-./ 
^01 .-^f_^ jJLa^^ ^(—3 |l/ •■) - """/; "^oi f_3 >^oi; ..^öt— ^ oJS. :) — sjl )^-3 

1. Correxi : 1! wl-fa-. _ 2 La suite jusqu'aux mots *'( ;*<5,v' (P- 256, 1. 4) a Ole omise par 
Michel. 



risent Thomme de Dieu, car lorsqu'une de ccs vertus est privee de sa com- 
pagne, sa posscssion n'est d'auciinc utilite ». — La venerable vieillard (An- 
thime) lui repondit : « Je n'ai pas regu, ö notre pere, le concile de Clialce- 
doiiw, quant ä la definition de la foi, * mais quant ä rexcommunication de *Bfiii.i'i5 

5 Ncslorios et d'Eutijchh ». — • « Mais, mon eher', lui dit le docteur (Severe), «i tu 

. lui accordes (au concile de Glialcedoine) rexcommunicatiou des heretiques, 

tu lui accordes aussi necessairemeut - la foi orthodoxe, car c'est par la saine 

doctrine qu'on refute les coutradicteurs, selou la loi etablic^par Paul''. De 

nombrcux conciles d'heretiques Ariens ont depose les heretiques : celui 

10 dWnmiimm (Rimini), Marcel le Galatc; celui de Sirmium, Vhotin; et celui qui 
s'est d'abord reuni ä Seleucir cVlsaurie, et ensuite ici, dont le ciicf fut Eu- 
ilo.rios, le patriarche ' d'ici, Maccddiiios , le predecesseur d'Eudoxios. Mace- 
donios se trouvait ä la tete de cette ville ; au lieu d'imiter leur hypocrisie (des 
Ariens) et de dire que le Fils est semblable au Pere, non en ce qu'il est de la 

i'> meme essence (oü^ia), mais par cette similitude que possede riiomme, qui est 



V b. 



I. M 6aj|ia(7i£. — 2. ii, ivavxr,; {i.'ii^y.ri ligure dans le texle syriaque). — X vo[ioee(rta. — '1. Gf. Tit., I. 

<i. _ Cf. la traduction du passage : « Apres qu'ils se lurent assis par Paul » dans la Chrciniquc de 

Michel le Syrien, t. 11, p. 1%. — 5. npiieSpos. 



256 JEAN. [172] 

^^^^-^.^ a\o .po/ l^jJ j^^^^^Mi^ yjo )~:>oi ]J;o -Jocm jV^^ ot.^^; )_>vJloV^ 

• )Jo vcaaj; jJo -.ot^ K^ )lwU jloiv> .ot a.-i/ t-*-^ V^ -^-L^ > «N -^ nvi 
)-JOi; JJL^^O-Jko • . Vi, N , ^ ^cooV^^; jlo iv> .o»^; "»-^^ oöi .»..•MiV» JioV-Süj r, 

r a. • ^ * ■ • ^ ■ ^ 

•"^^üsoKi»/ ^"^oi ^ .ÖC^ K-^ jLw« JLOVSl; o/ '»QJojt; o/ I^aI; ..^OA^^ 

ya.-^ )loivi..oi ^^s^io )l|_i,^.flO ^o /}^, ^nt \ Ov^i-il :^ . iN :)-k.»»ar^ 
vq!^s^)0 .Jooi ^a^M; ^"^_-^ot; ''|)S«.^^io ^tJ ^ä3ü J a i S Ni^ ysyji v-io/ } . m o)^ 

1. La suile de l'extrait de Miclicl, qui va depuis *>l K^^n,' a l' ° i N-v o (I. la, rc^piodnil lidclenicnl 
le loxle de la Vie. Nous pouvons donc nous borner a en nolor siniplcnienl les varianlcs. qiie nous in- 
diquerons par la lellre M. — 2. K^ om. M. — 3. M U" owo. — 'i. M ff^ ^f. — :.. M \>-^t ol iaao/lv 
_ n. M. ■>».-«*•. — 7. M ^* ■ItO'/ .l-»U .U^oias. — 8. I.es muls lU-».^ po a p iXiai iml (•{(• iiniis par 
M. — !i. M lo^i-wo. — In. M v<uwv — 1 1 l3>;§3 vOi^X^. 

formö d'apres Celui ([ui est vivant, il prociamait sur les toits ', commo on dit, 
son inipicte, et declarait quc [le Fils] unique n'est nuUcment somblable au 
Pere. Nous n'acceptons pas pour cela les concilcs des lionHiqucs ipiaul ä 
rexcommuuicaliou des heretiqucs (ju'ils ont deposös. Car quelciu'uii (pii n"a 
pas la foi orthodoxe, nc peut ni refuter ui excommunier^ Celui (pii a rojetö s 
• Bfüi. i'iG \;x foi de Pirrrc, a aussi perdu le pouvoir de Pierre, ' auquel notrc Sauvcur a 
dit, apres qu'il out confcsse Dieu : « Je tc ilonncrai les clefs lUi roijniiine des 
riru.v, et iout cc (fiK' In liems sur la trrrr scra lie (Jans les cieu.r, et tont re rpie 
tu (lelicras sur la lerrr srra drlir daiis les cieux^ ». Aussi le concile qui a 
rejete la foi de Pierre n'a pas le pouvoir de delier, de licr, ni d'excommu- 
nier- ». — Le venerable (Anthime) comprit ces parolcs, so les grava bien dans 
l'csprit et s'cu alla aussitöt, abandonnant Iout : siege episcopal, cliaire, 
honneur et gloire. II s'cn alla, apres avoir parle longuement avec fraucbiso 
(wapf/KTia) devaut rempcreur au sujet de la foi, et dcvint le guide de ceux qui 
(Uaient persceutes, ou plutöt (pllov r^e) leur patriarclie (Ttx-rp'.xpy;/;;) et doc- 
triir '. Dieu conduit, en effet, ä la decouverte du liicn ceux qui ny etaient 

1. LülüialcMDCiil : « il ,)rocIan]ait sur un sommet visible, apparciU « = iv tw ^avcpoi, e? ou xati xö 
javEDÖv? er. Jlaltli., X, 2V : xripJEaTS im tü>i 0(d[j.aTMv. — 2. äjopiCeiv. — S. Maltli., xvi, lG-19. — 'i. Gf. la 
traduclion du passagc : n Car quelqu'un qui u'a pa? la foi orÜiodoxc.... et docleur » dans la Chronirinc 
dp Mirlicl, t. II. p. um. 



in 



10 



■ P> fol. l'iG 
1» b. 



[1731 VIR DK SEVERE. 257 

vS/o •.vA,^D iJSs^ ^^; o^ .)V-*°)-^ )o(-^ji '» « iN» )jlm>-I; jL ^ -S )..JO( 

£s_o o/ -.^otoX^« j.^a'^oJk ol<^; "««^ yoy^ t^o .)!/ o(^ ^eux.^^; JV^pa^ 
)jLi»^J^Oo V--^ l'Q^ •.« x^i io-ioo j^o^^ vÄÄ )) -.oila^ V-io/; joC^JJ ^«ocl». 

lo-^ oi^ looi; )1q_.,^ ^.^io :)-wJ^io; ).Vf-; vOoCi^J^ s-otö^|.io -.Jl^oKs/ 



pas venus, non pas par mechancete, mais par ignorance, comme Paul et 
Corneille ' . 

Telli^ fut la glorieuse victoire " du diviii ^ Si'vt're. Pen de temps apres, 
ayant pu quitter, avec l'aide de la pieuse ' imperatrice, Ic lieu oü il etait 

5 retenu, il partit ä son tour. II partit avec la couronne des confesscurs, ou 
plutüt ([/.aVAov 8i) du martyre, car Dieu juge ce qui est fait volontairoment et 
non ce qui est du au hasard. Apres son depart, il se rendit au desert qui lui 
etait eher.* 11 previt des lors que la fin de sa vie i'tait proche, c'cst-ä-dire »p, roi.i'ir, 
son depart d'ici • — toutes choses etaient finies pour lui : la vie, la lutte pour 

10 la foi% et comme Moise, en quelque sorte'', il avait entendu Dieu lui dire : 
« Monte d la montagne et meurs Id ' », car la montagne spirituelle, c'est le som- 
met de l'accomplissement de toute vie de vertu, — et se trouvant seul, et 
aucun de ses notaires (voTaptot) n'etant aupres de lui pour ecrire, il ecrivit de sa 
propre main une longue* lettre au saint et venerable arcliimandrite Jean, sur- 

1"' nomme Bar Aphthonia, et par son intermediaire, ä tous les moines de VOrient. 
au sujct de l'union qu'il avait faite avec Tlmnlose et Anthime, les venerables 
eveques d'Ale.randrie et de Constantinople. Dans cette lettre, il fit une double 

1. Sur Corneille, ef. Actes, x. 1 sqq. — 2. Proprement : •> la couronne de gloire » ; cf. I Pierre, v. 'i : 
6 T»;; äö?T,; OTSfavo;; I Tliess., il. 19 : oiEjavo; xa-j-/r;(rEM?. — S. 6iO(p6po5. — 'i. qst).ö9io;. — 5. Cf. II Tim., 
IV, 7. — 0. tö; iiitsiv. — 7- Deut., xxxil. 'i;i-50. — 8. Tio/.Ouiiyo:. 



V" b. 



♦Bfol. I'ii 



258 JEAN. (174] 

- J ." -- )iv-,x/ »^«-=> ^-io jtoöa- -,100^^ > v> .. -.yi ..o . ) » m ., ^io ooto 

. .n n-^% 1 {.^icLiLio )J jjoü^o : N_ioo» )-s j ,^*:ioo; )cH^; '»-^^ ^^5^-*; i-^Ä* 
),„^oJ-CD; oilo-io; );^«mv> jJ; :t 1 X\^öoo; )^- ^ .. ^ >>o ^''^^ )_»/ ^coj—i »-^ 

KJooi us^-k .ai»^;/; vOJ-äi^ )i-3^ ^^-^-i-Wo; 0« ^-./ )fcocL-; ^ :)vio)N^ 

^0^0 ^; ool •.) « Hl; ).aV-*jo ^-.o;;o yO \\ ~> >ö>Q_j^io :)jiaicjo ^oi'^/; 
■ r\ "i lo^o :- ^otoü-jj; jloio U,.^ jjo^ä wOtoN-./ Jt-^a-^^ ^^ :V^/? )-.oC^ 

1. Correxi : li '*>»■'. — 2. Correxi : It Ip^^?. 



prophetie : il prophetisa sa mort et la mort de celui auquel il avait ccrit. 
Par contre, il avait aunonce auparavant unc longue vie' ä d'autres persomies, 
dont l'une d'elles est la tres chaste - .4r/rt//(o/n'a', qui est courageuse comnie 
Dchoru et qui ^ost surnomiuee^ poiir cela la merc d"/.vrrtr'7 spiritueP. 
•Bfol. i'iG La (6 [jLc'v) vcncrable Jean survecut quinze jours ä cette lettre,* puis fit •'• 
route vers Jesus qu'il aimait. Quant au (ö Ss) grand Severe... je voudrais, ü 
pieux homme de Dicu, Dometios, arrßter ici nion röcit et le laisser inacheve, 
par pitie pour l'oreille des fidiJles qui ne supporte pas d'Gntendro parier de la 
mort de Severe : chosc etonnantc, oe qui a eu licu reclloment, est intolorable 
(juand on lo raconte, et iuspire alors pour ceux qui sont partis (morts), la meme 10 
commiseration que s'ils etaient presents. Je me tairais donc, comme je Tai 
dit, si je ne savais' que l'Ecriture nous raconte la mort dWbraham, de Moise, 
de Josue fils de JYown, de David et des autres prophetes; quo le ilivin David 
dit : « C'est une chose precieuse devaut le Seigneur, que la mort de ses justes »■', 
et qu'il s'emporte contre cette vie, et s'äcrie : « Matlmtr ä moi d'etre si long- is 
lemps exile'' » et « Qitand viendrai-je ei vrrrai-je la face de Dien ' ? » et « wo« äme 

1. [laxpoSiwffi? (ßiörm). — 2. itävotYvo?. — 3. Cf. .lug., iv et V et specialement v, 7 : 'E5e).tnov ö-..vaToi ^v 
'lopar,)., ilOir.oi su; ol ivia-r, ÄsoSüfa. su; 0-3 i-dG-rr, iir,TT,p ev 'Ispaii/,. — 4. Mot ä mot : o si je n'avai* 
entendu (si (iri^xouiia) l'Ecriture nous raconter ». — 5. Ps., cxv, (>. — 6. Ps., cxix, 5. — 7. l's.. XLi, 3. 



v° a. 



10 



1"' :l. 



vivait encore", ebauchant ainsi Timage (t'Jtcoc) du grand mystere : en effet, 
i'i Jesus, auteur de miraclos', accorda egalement ä ses disciples le pouvoir de 
faire des miracles plus grands que ceux qu'il avait faits lui-meme. — Comment 
donc ne mettrions-nous pas par ecrit le glorieux et admirable depart d'ici 
de .SVre;v>, c'est-ä-dire son retour (ä Dieu)? 

Peu de temps avant sa mort\ Severe etait couch^ sur son lit, les forces 

13 affaiblies. Les siens et les medecins Tengagealent ä prendre un bain (ßalavswv) . 

II s'y opposa, en declarant qu'il n'avait jamais vu son corps depuis qu'il avait 

promis au Christ de porter le joug du monachisme. 11s le presserent davaii- 

1. Ps., XLI, 3. — 2. Ps., CXI.I, 8. — 3. IV Rois, XIII, 1^1 : y.ai 'B.ioaii /ip(iüo-cr|ae xriv ippwcTiav aOxoü, Si' 
r.viitEÖavE. — 4. Cf. IV Rois, II, 'J. — 5. IV Rois, XlII, 21.— G. III Hois, XVII, 17 sqq. — 7. Oaj(iaTOnoiö; 
ou Oa-j(iaTO'jpY<>?. — 8. Mot ä mol : « son döpart ». 



r, Till. \',C, 

V I). 



1, r.ii. 1.5 

r- I). 



1175! VIR DE SKVERE. 259 

K.«^^ ^ - xa I vA^/ « oolo :« )-i^ joC^ s^-t-SL-j y^ ^oi ).<oiio :|oi,2^« * L ri>i. 15 

ji» '•'^.^ .-looi I^Q^o.^ t-»'^ jfrocLj^ ^^^s^^^io; )tCi.^oo -Jooi «-otoK^/ )ia_io 
,)ooi ^^^Ss,.^^!/ jlo-io jJo :looi )_VJt \ts^J^^ jlo :)ooi -w^;l/ \'y~^l ^''^•-»J»^ 

ot_s»; )-^OM SiSuunJ; ^in )lo°>...°i\; "^.^Oo •.K-,)Lo;jo l)L.io oi_3j j^joiio^ • 
yA -.f^"^ w^-» P oi~^i V-"^^ jioi .^CLyLal JK-Iio JK^i^ v^oioK.*/ ^; .-jaMll 

.< ..*.Mto ~^|-|]L2l:3; ch^ 0001 , - 'v> - a N« jlcLco/ ^o-^ OiS^; V^-Joi •.^'^.^w^^l/ 

1. L omet »j^wo. — 2. L oitliographie ici et plus bas U^s. 



a soif de toi, Dicu vicant' », et ailleurs « Fais sortir nion iiiiic de pi'isoii' », 
appelant prisoii cette vie lamentable, oü la mort etait la mort, et oü la parole 
relative ä la resurrection fut tres obscure, l'agneau n'ayant pas encore cte 
iinmole, ni le peche brise, ni la mort aneautie. — Au sujet d'Elisee, on 
raconte meme quclque chose d'extraordinaire. L'homme de Dieu devint ma- 
lade de la maladie dout il mourut ', et c'etail necessaire pour etablir qu'il 
avait regu la double portion * de l'esprit de son maitre (Elie) '. Apres sa mort, ♦ h foi. i'jG 
il ressuscita, en elTet, uu raort°; er, son maitre n'avait fait cela|que quand il 



♦ L fol. 1 
v° a. 



*ß fol. I'. 
r" a. 



V" 1). 



r° a. 



10 



200 JEAN. \l-G] 

^-/j jj-,-floa-o :)Vs^ ^ Usü )va1 )jlsj )Oy^ ^ JJ .^\ K-j/ ,^ ^ 
^^.i^N^ y %n iNy.a . |>— l y^,^^? 7"^ ^''^"*' ^i^ ^ J^i-^ V tn ..l )joi 
^3o .^ou^ yj ;• ^ m^.3o :^^oi ^|;; Jl vi > o»^ ^ . m . '=^v< -^-^ ^^""^ 
.^.*jl3 ,-3 -.JjuaJii ^wi—oJ^vd "'^^s.i« ^-oiaiCLflO -.QUO i\.3 )-jJl iX ^oiqJ^«^/ 

jjj jL^-y. -.ou-bo »oioN n t ^; ^_3 .oKj; )oot ) ^-io jJ; ^^.^Oo y/ )Jo -Jooi 
o/; ^Jbo ^^so -.l-LioaJ^ )-^«-^; U^^l -'I^U -öi ^''^»«i. > ri i « ) i •> m -i)So>o 
..,_->.ltoo )V-^^; |lo\«..Vi; * )lv— / JtOiO)^ o/ :)ts_ji)-^ o/ ))^*xy»ji_3 

Q^ JJLX./ .Ot^ f-^/? jjOtiOJ ,_iO )ot.<^0 -.. "l» ^ |-3)-3 IjOU» t~3 JQ— X^ 

f_i^^ ^^ OÖi; •-fnn \.f. cs.r» ^CDo'f.^^; )-«^L« ^ A ) Y OO .\ ■ ' «JLJ / V^)-' j-*-^?? 

* L fol. I., OOOI ^A^CI^^u..^ ^OUp; yOJÖt^ .-wOlÖjijiO ^1 l-X^oV f.!^^ ^« OÖI : Otts. « t\ ^ 

.)ts.i^^; ']Lö -.^oioK^l Ua^S-o^ 1q\ o^3 ^^ jot; : ^•^^s^.-oot ^oioj)_„ 'p 

1. II faul saus doiile lire U^ ou plutot ^«l^•^*■ — J, I, oniel w!>^- — :!. Iri cnninionce Texlrail de 
[luhl. l'i.TSl. qiii allribuo faiissenient la prt'scnle Vic de SiSveie a Jean bar Aplitlioiiia; 11 s'arrflo a 
la pat;i' siiivaiilc. 1. l.i, aux nlul^; ^ ov^S- II a pour en-dMe : -woVso» "^^ ICwaaI. >3/o «aol. l-».»oj» 
l.io^( is ^ „ n . \ |,.av» U01 ouxAjoo. Xcnis iKileions par la letlro A les piiruipales vailanlc;^ i|U'il 
präsente. — 4. A oiiiel ^^sw- — 5. I, cl A P^- 



tilge, en disant : « Tu t'assoiras pour uous (ilans le bain). Tu n'afTranchiras 
pas avant le Icinps ton äme de ton corps. Tu n'allligeras pas dune teile perte 
rEglise. Aous ne te forcons pas de voir ton corps. Nous te forons ontrer (dans 
le bain) avec ton vetonient ». 11s le persuaderent par ces parolcs et par beau- 
coup d'autres encore. Aprrs l'avoir l'ait oulior dans le bain (ßaT^avstov) avec son 
vctement, ils rötendirent ä tcrrc sur une dallo (7r>.ax.iov) de marbro. .I"ignf)re 
si c'etait pour que son corps, qui etait dejä mort, se rcchaufTät, ou bien parce 
qu'il n'avait plus la force de s'asseoir. Lorsqu'ils Teurent onlevc de cettc 
pierre, il y laissa une vertu ineffacable ' : jusqu'aujourd'liui, quiconque est 
nfüi. i',7 atteint d'un refroidissement, de la nevre, ou de touto * autre maladie corpo- 
relle-, est delivre de la maladie qui l'accablc, rien qu'en touchant cette pierre. 
Comment ne le declarerait-on pas semblable aux figures (er-tövj;) apostoliques 
de Pierre et de Paul, qui Fun par son ombrc ', l'autre par les paus de ses vote- 
ments', guerissait ccux qui etaient malades? 

Quand ils vireat que Severe touchait ä sa fin, ils pousserent des cris, cl 15 



In 



1. ivajaipeTo;. — 2. äpptüUTia swiiocuxri. — :t. Act., V, 1.>. — 'i. .\ct., XIX, 12. 



10 



[■ n. 



o\. I'l 

b. 



Od 



[177] VIE DE SEVERE. 261 

l.a^t-3 po/ ^j ooi .jJ o/ ioioj; v>öt ioot )j> CL ..^a> s^otoJL-j^; ^^ULicu.oU>o ^ 
oiii. voNj/ ^£UmJo voKj/ ^-Jtij voJ^/ ^-»-^ U^ \^l » -.^Q^a^ )-»» 

)j/ '''!&_i3l .Klicuod/; OCH jlo...^»; )^iLi.o wJ^ o^ s^ioK^/ .jJ:-; |K->.ajLio 

JsSl U-^ .)^io,; ^oi;o -.s-i». oi^ uCi^L»/ .« ^^ K^K-/ JJ )la^^* * '- '"' " 
"^-C^i^js »K^ .Itliii. |-^oo^ J_ioii>. ^a.*!SJS p ■11-'^^°° ^) x-^ \i n° i >n Iol^. 
|J;o .^JL-* . ' ^""1 ^-.wijLiaS.0 j;^.^::^'^ ^"=!^ss^i^o .voNj/ y*P > n J v©^/ ' '^l 

^j vC^^bo -.of,.^ ^; ^ -.ou.©; j-OCLJi^ ^-äo j^ -.Vio/ ^-*^CH ^ 

\.^JLjo )löt^/ -JU.V ^ vooi^.^ ..QjiÄJ )joi; Oi^iojJ »J .,^ ^-i^:x joi-^ji 

1. A l-i-=p. — 2. I, -i^/li ; A "^/i'v — 3. Les mots ^j-».«c»>j _p ä U of ii]aii([uent iJmiis A. — 4. A >^ 
^s^. —5. Sic J; li et L ometteiil ov-:'^. — d. L ^ae^U. - 7. A '^/o. - S. A ow/. - ',i. A ^:-» l--«»^- 
— 10. B C-(V'^.j Uoi- 

le supplierent de ne pas les abandonncr au nülieu de la tcmpete {^il-n) et de 
si grands troubles, pensant qu'il dependait de lui de mourir ou de ne pas 
mourir. Mais il leur dit comme le grand Paul : a llommes, que faites-vous, eii 
plcumnt et en hroijant mon ranir^? )) C'est un bonheur pour moi de partir et 

5 d'aller rejoindre le Christ -. Le terme de ma vie est acheve ; sont aussi achevees 
les foiictions de pasteur qui m'avaient ete confiees. Comme le patriarche Jacob, 
je ue redoute pas de dire au pontife"' Jesus : « Je nc t'ai point apportc [de brc- 
his] dechirees par les hele.s'' ». Le couis de ma carriere csttermine. Je suis pret 
pour le depart depuis longtemps, y ayant reflechi ä toute heure. Bientötvous 

10 aussi vous suivrez; nous nous joindrous vite les uns aux autres et au Christ, 

et nous nous rejouirons eternellement ensemble — si nous obtenons la meme 

fin — lä oü est le sejour de ceux qui se rejouissent. * et glorifient le Seigneur ». 

Apres avoir dit ces mots, il envoya son Ame^ au ciel, et ä nous [il laissal 

son Corps, ou plutöt ((xäUov ^e), il [se laissa] tout entier ä nous; car nous 

15 croyons que maintenant surtout il veille sur nous, Dieu Tayant instituc notre 
intercesseur aupres de lui. [A son arrivee au cieP, tous les patriarches, pro- 

1. Act., xsi, 1:?. — 2. Cf- Pliilip., i, 23. — 3. apx'Ep^'J;; sui' ccUo rpillictc (lonnc'O a Jesus, cf. Ilehr., 
III, 1 fit passim. — 4. Gen., xxxi, 3'J : fjr.swXwTov oüz ivrivcx« c;t.i. — J. 7tvjv(j,a. 



Dfol. I'l 
!■■ b. 



262 JEAN. [178j 

.oilo^o iN.^ ^-^ vd/ -.),« 11 >b^Ju3s ^/; )-Ln^/ jl^o^o;! |~ioi ^^; °,Js.CD 
* L loi. ii. -.oiKjioOuß; jK^aJuäoS^ jooi >a—\ ]J; o)-\ o»_Aik It-3u0 -.^oiS-kj V-.^^ »J^ 

^-so Jt-siA )v^ JJ; ^öt-d -.o^pol/ jJ |v^.Si\ sTivi . im I; ^; ol/ ^ Jooi 
^a-^; jj \.iy^ y~^^ .oooi vOOi-.K- ./ ) i>rt°ii -> • . >^o)0 v> fo j-J^O-^ ^^o '^-^^ 
1'' ^« v,o löt •.OOOI . -y '^Z jL^vVl^ yoK'M M ^^ ya_io(o •.ooo( . . cti^ °>K^ 



P, fol. l'l 

V» a. 



In 



1. I. »oaajo. j. i; ;-'v:ä>. _ 3. Correxi : I! il 1. \'t-y 



phetes et doctours allerent ä sa rencontre, principalcmcnt les docteurs de 
l'Egliso, afin de rccevoir leur defenseur et avocat (<jjv/iyo:o;) au sortir des 
fravaux cl des sueurs'. Avee eux il sc rejouit au ciel, eu attcndanl le jour 
du jugement deniier", oü il recevra en meme temps qu'eux la oouronne de 
justice''. j 

Son venerahle corps, lorsqu'ii i"ii( iuanime', exlialait encore le parfuni 
suave du bapteme. Ce parfum ue 1 avait pas quitte durant toute sa vie, de 
Sorte quo ceux qui le rencontraient et qui sentaient ce parfum, croyaient, nc 
connaissant pas le secret, qu il s'etait parfume de myrrhe ([j.'jfov). 

Apres sa mort, Severe accomplit aussi un miracle comiiie le prophete 10 
Elisec. Lorsqu'ii eut (piitte ce monde, on lui lit un lombeau qui ni' convenait 
pas ä la grandcur de sa taille, car il luanquait beaucoup de longueur. On ne 
s'en rendit pas compte (immedialement), et on congedia l'ouvrier (jui etait un 
etranger (^e'vo;). Mais lorsqu'on vint pour y deposcr le corps, on ne le put pas, 
le tombeau n'etant ])as assez grand pour le contenir. ün pla^a alors le corps i:, 
au-dessus du sarcophage% ne sachant que faire". Apres avoir refleclii long- 
lUdi. r.7 temps, les uns proposaient de lui plier' les jarabes", *les autresnevoulaientpas 

V" il. 

1. iofwTcc — 2. öp6f, x(>ii7i;. ^ 3. 6 ti;; Sixaiooilvr,; ntitfOMOi'. cf. II Tim., IV, 8. — 'i. i'itveuTXo;. — .'i. 
oopö;. — G. Ev äTiopia övxec. — 7. Tel est le seris que le ciintexle exige ici et a la page suivanlo (I. :ti pdiir 
Ic vcrbe ^^*- Ce sens nc figure pas daiis le Tlicsdiinis de PaVne-Smith. — 8. tio«;. 



[179i Vir: DE SKVERE. 263 

)_j?Q.^ ^ot o/ -.vfn =^ oll ^)t-^-^ o°i v/° •fr>..°>-ai/ y vi >^N ~^o/ •.•»_ sU/ 



10 



y,-/ jj/ :^looi I— .vio t-«^^ ji :)^>-. Ol^so; Ol^O; )lo -.i»!^^ iC-^/ Kio^; 

yOlilVi Ul ^l^ ;q ^J )^^^ )^Ö^< ^ -.N-acL^ ^„».^^^« vQJöC^o ^L^ yo^-^ 

1. I, \x'iv\- — 1. H Uo ^ .{. I; 1;.^? oo»i/o. — 4. L f*-*^- — •>• Lc manuscrit de Londres (L) s'ar- 
rßte ici. 



entendre parier de cette proposition, qu'ils consideraient comme chose abo- 
minable, lorsque, comme pousse par quelque force diviiie, le venerable corps 
descendit, sans qu'aucun membre se brisät ou meme se pliat legerement. Le 
Corps s'etait-il contracte ou le sarcophage allonge, Dieu seul, l'auteur de 
ce miracle, le sait, lui qui glorifie aussi apres leiir mort ceux qui le glo- 
rifient (ici-bas). C'est, eii effet, surtout maintenant que la gräce du (Saint-) 
Esprit couvre de son ombre' ses venerables reliques, et toute maladie et toute 
infirmite est guerie, et les demons sont chasses, du moment que le patient' 
s'approche de son tombeau. 



10 Voilä le recit que j'ai compose, 6 homme de Dieu, Dunii'tios. dans la 

mesure de mes Forces, en cedant ä ton invitation et en comptant sur tes prieres. 
Je n'ai pas fait d'eloges, comme je Tai dit pn'cedemment, et je ne me suis 
pas occupe de toute la vie de Severe — cela n'etait pas possible; — mais 
j'ai cueilli en quelque sorte une fleur dans un pro, ou une belle grappe sur 

15 une vigne, et je te Tai offerte, ä toi et aux lecteurs ', pour vous etre agreablc. 
Je nc vous demande, en recompense de mes peines, que des prieres, aliu 

1. Iitioy.iiijsi ; cf. Luc, l. 3.i. — -1. Litleialfinenl : « cuux qiii onl ces cliofcs ». — -i. oi v/':-jyyjx'/o'itt;. 



L l'.il. IG 
V I). 



264 JEAN. [1801 



1U..1. i'i- que je sois prot ä quitlcr mon corps, et quc je nc comparaissc pas cn cou- 
^°''' pable devant le tribuual (ßvii^-a) du Christ, auquel soit, ainsi (ju'au Perc et 
au Saiiit-Esprit, louangc, honneur et puissance, dans les sieclcs des siecles. 
Amen. 

Esl fiiiic Vhisloire de la vic de .saiid Mar Severe, palriarche (Ttarptapy/i;) (/'.•!/(- 
tii)clie, (jiir le pieii.r, reliyieii.v et saint ahhe (aßga-:) Mar Scrf/ias, pls de Cliaria {.^), 
a Iraduile du ijree eii sijriaqite. 



EXTRAITS, 
NÖTIGES ET POESIES SUR SEVERE 



PATR. ÜR. — T. U. lü 



I 



EXTRAITS RELATIFS A SEVERE 

I. — PSEUDO-ZACHAHIE LE RHETEUR. 



L'IIistoire ccclesiastique de Pscudo-Zacharie le Rhöteur a ete composee 
ou plutüt achevce en 5G9 apres J.-C. Elle a pour auteur im Syrien jaco- 
bite anonyme, et nous est parvcnue dans un manuscrit du Britisli Museum, 
Vadd. 17.-202, qui date du vi''-vii" siecle. Elle a ete editeo en 1870 par 
Land dans le troisierae volume de ses Anecdota syriaca (Leyde,- Brill) et tra- 
duite en 1899 en anglais par F. J. Hamilton et E. W. Brooks {The syriac 
Clrrouicle known as thal of Zacliariah of Miti/lene, Londres, Methuen) et en 
allcmand par K. Ahreus et G. Krüger {Die sogenannte Kirclienr/esrhiclite des 
Zacharias Rlietor, Leipzig, Teubner). 

Nous avons collationne les extraits que nous en donnons d'abord avec 
le manuscrit lui-meme ' ; ensuite, quand c'etait le cas, avec la Chmnique de 
Michel le Syrien (tome II, fasc. II, Paris, Leroux, 1902). Les emprunts 
faits par Michel ä Toeuvre de Pseudo-Zacharie le Rheteur sont iudiques ä 
la fois en marge du texte et de la traduction : les premieres indications 
renvoient au texte syriaque de la C/ironique de Michel, les autres ä la traduc- 
tion de M. J.-B. Chabot. Nous avons fait ä cette derniere de nombreux em- 
prunts : nous l'avons reproduite litteralement partout oü nous n'avons pas 
du ou cru devoir nous en ecarter. Nous ne donnons pas toutes les variantes 
du texte de Michel, mais seulement celles qui presentent quelque interet ; nous 
avons neglige les variantes orthographiques, les fautes manifestes et faciles ä 
corriger, les interversions de mots, etc. Le manuscrit de l'Histoire ecclesias- 
tique de Pseudo-Zacharie le Rheteur que Michel a cu sous les yeux, semble 
avoir ete plus complet que Vadd. 17.202, mais tout aussi incorrect; et maintes 
variantes de Michel ne sont, ä notre avis, que des corrections plus ou moins 
heureuses, parfois meme inutiles. La ponctuation de Vadd. 17.202 etant tres 
defectueuse, nous l'avons corrigee partout oü nous l'avons juge necessaire. 

1. Cette coUalioii etait ä peu pi-es inulile, car nous n'avons relevu qu'une seule faule intöressanle 
de Land qui ait 6chapp6 ä M. Brooks : c'est la faute |t!va " . nnq au lieu de l'J'Xkli.tS (p. 283, 1. 8). 



208 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [184] 



PSEUDO-ZAGHARIE LE RHETEUR 



L p. 225, 
I. 2. 



Cf. M 
I>- 201, 
lol. 2. 



|o. nmol .)lniv>.ot_5 jooi JJUL^O :|-»_«QXD )i°i\vio JLi^KJao j«-:^ ) . I m'\l 
^%>\ yQJ~>) . v' ^ö^olo )i.n I VI ..Ol »,_Ao oKd ivOJuj; oibooä^^^ : wo . i v> ; 
. N« )-m;o --""•] °' ^Oa.^/« t" -, I N. f> \ )-Joto . ) ,1. « I \ '^■a.£io otln i vi »oi 
iy-xo o^^_^o .oot ) n « ^iot; ) — i .r>\^ ^^.iwo ^^j )ooi y ->m v>o .oi_..jo»a3 
.. ^^ ^cDiotJQ-flo jootl« vm .°i V yS :v£Do^<«xQj/ I ->\v lo^ ) I ^ .. a . " V 
)_-i'^tJ^ ;K_^o .^^Kji/o )) yi.tvi ..1 l-oo^^,^/; ) I « I v> -> KjjLsl/o ^.o^o 



D« 



In 



1. Lc ms. porlo iS». — 2. Ms. p^o; voir pour ccllc corrcciion et los ihnix lorreclion,-^ siiivanles, 
ren-lOle du cliap. xi de cc inßme livrc VII. — 3. Ms. «3;oo- 



1. — PSEUDÜ-ZACHARIE LE iUIETEUR 

l 

Lc (liaijilrc X dn livrc VII tniitc <lu coiicilc qiti sc tiiil d Sidoii cii lan V 
(iv£[/.irT7;), 7«« est l'an S23 des Grecs et l'an 560 des liabitanls d'AntiocIic. 
Cf. M Xenaias fut un Syrien eloquent et savant, et zeld dans sa foi. Ev^que de 

coi. 2.' MabboiKj, du temps de Zenon, il ecrivit et envoya nne profession del foi, 

interrogea Zenon au sujet de sa foi, et rcQut une r^ponse. Ce fut lui qui de- .-, 
Yoila Culandion dWiitioche et qui lc chassa de son siege. Soup^onnant aussi 
Flavien d'etre heretique, il ecrivit et envoya des messagers pressants a l'empc- 
reur Anastase pour demander qu'un concile se tint ä Sidon. Xempereur] 
donna Tordre et [le concile] fut reuni en 560 suivant l'ere d'AntiocIie. Xenaias 
poussa les moiiies fideles et zeles de l'Orient, ainsi que Cosmas, un homme lo 
eloquent du couvent de Mar Aqiba de Kennesrin (= Xa).x.i?), qui habitait iX 
Aiitiorlic, ä faire une requete (Äe'/ic.?) et a la presentcr ä Flavien et ;"i Fässern- 



10 



r 



I 



er. M 

p. 261, 
col. 2. 



fl85| 1. — PSEUDO-ZACHARIE LE RHETRUR. 260 

'"«is^j ) r\,^\ v»VJ^^' )-»-»V^ ) i."' N >iö; JIJJI^OD v rr> . m .po :j \ ito ^ ^«:>>-äii 

^ ..^ffsoioUQ-fiO-^ 'a.ao»-.o o—sKs/ yoj); ) m Vio ^o )Ljo, n\o ; v£0;OMQ-ffi 

ci' i v\ ^ " si— ^-io;; •^) I « li^ v.-.^-Xi ))j -.^m^JQ^ m i\ o v fnS .;<xo; ))laj> 

I. Ms. 00.0 o^^^ _ 2. Ms. \^^- — 3. Teile ost la Icron du ms.; L(and) donne par eiTcur ^^ t^- 



blec des cveques qui sc trouvaient avcc lui ä Sidon ' . D'uno manicre sage 
et eonsequcnte, ils ecrivirent 77 chapitres de blämc et de nombrcux te- 
moio-nages (x?'')«'?) des saints docteurs, qui confirmaient les critiqucs contre 
le concile de Clmlcedoine et le Tome (Trjrj.o;) de Leon, et les donnerent au con- 

5 eile en priant et cn conjurantles pretres de faire des reformes, d'enlevcr les 
pierres d'achoppement du chemin de TEglise, et de purificr celle-ci en ana- 
thematisant ouvertement le concile. Mais le patriarche Flavien et quclqucs- 
uns des pretres qui etaient avec lui, empecherent FafTaire en disant : « A 
nous il sufTit d'anathcmatiser les ecrits de Diodore- et les accusations que 

10 quelques-uns ont portees contre les Xll Chapitres (y.scpi'Xaia) de CijviUc, ainsi 
que Nestorias, de pcur quo nous ne rcveillions le dragon qui sommeille et 
qu'il n'en fasse perir beaucoup par son venin ». C'est de cctte maniere que 
le concile fut dissous. 

Mais le zele de Xenaias excita de nouveau les moines ä monter trouvcr <"f- m 

15 Anastase et ä lui faire connaitre ce qui s'ctait passe dans le concile, notam- cd. 2. 
ment que Flavien ctait heretique. Apres avoir recu l'ordre de le chasser et 

1. T.c dobut de cette rcquete fonno le cliapitre xi de cc memc livre VII. Michel rcproduit ce chapitre 
(p. 2(i2-2ii3 du lexle. p. 16:i-l(i5 de la traduction), inais cn ajoutant : « Nous les (les 77 cliapitres de blauie 
conüe le cuncile de Chalcedoinc) avons resumcs plus haut dans cet ouvrage, a rcndroit oü est ivunie 
l'afTaii-e de ce concile de Clialcedoine, dans le huilienie livre ». II nous a loulefois ete impossible de 
trouver ce rösumö dans le livre en queslion de la Clironiijue de Michel. — 2. Littöralement : ol napi 
Aio5tupov. 



♦Lp. 220 

Cf. M 2ül 
col. -2. 



270 EXTRAITS REI.ATIFS A SEVERE. [186] 

•.)'o?/J^! «•V--? v^ V :)v ■«..'> Jl....\ v:> )—•♦-•? ^*— '/ -J'o)— « «•''^^ — = )o®i° 
)oo( >&^o Jlo'\\vi KjLi^Vi; »m . m\ n °>)-5 Joci «^oioK^/; ^^^? y ^ " » i )-Q^;aa/ 

■ 1 n « ^Voi ^o-^ )oo( a.M K^) 1 > ^.-^>oo ■)-^...mo°>^M JJJcLa. ) \ ^» ; )->Vao 



Cf. Jl 
p. 262 

col. 1 



er. M 

p. 264, 
col. 1. 



Cf. M 
p. 1(13. 



In 



1. Ms. ..oxu/iiiß^jS;. — -2. Sic M(ichel); le ms. de Pseudo-Zacliarie (PZ) a f>- — -i. Uro l^m^^Soic? 
4. Sic lo ms.; L doiinc crroiKinieiil '^aoo. 



Qf Jl apres ötre revenus en Orient, ils se reunirent contrc lui k Antioclic Quclqucs- 
p. 16:5, yjjg d'entre eux furent blesses, d'autres tuös, mais Flavicn fut chasse de son 

lol. 2. 

tröne. Severe lui succeda : c'dlait un nioine ('-loquent et distinguö du nio- 
naslere de Theodore; un ancien avocat lärrö 5iy.avt>iü)v) de Gaza', qui etait 
apocrisiaire- dans la ville imperiale, et qui ötait connu et aime de Probus et ■'' 
de ses proches. 11 avait ecrit auparavant le Philalethe (4>i>.aX-/i6r.?) , et avail 
aussi composö une Solution de sept questions des Diphysilcs (AKpu'jrTat). 
11 avait dispute avec competence avec les heretiques, et avait cte connu 
le rempereur par rontromisc de Prolins. II ful etabli patriarcho (VAntiorlic. 
Dans la suite', il tint un concile ä Ti/r a\cc Xenaias et les prrtres de son '" 
''• "-• diocese, ainsi qu'avcc ceux de la Pheniric Lihanaise, deVArabie, de VEuphrale- 
sie et de la Mesopotamie (MscoiroTaiJ-ia), et il expliqua VHenoiique de Zenon, en 
montraut (]u"il avait cte ecril pour annuler Tassomblee de Chalcedoinc. Les 
Cf. M evcques qui s'assemblerent ä Tyr y anatliematiserent ouvertement le concile 
^:}'^t' de Chalcedoine et le Tome (töijio;), ccrivirent ä Jean d'Alexandrie et i\ Timo- ^•' 
thee de la ville imperiale et en re^urcnt une reponse, de meme quo d'Elie 
de Jerusalem, qui fut chasse ä la fin et dont Jean fut [le successeur]. 

1. Si l'on rapporte ces mots a Thöodore. il est diflicile de rallacher ce qui suit a SuviSre. — 2. Lil- 
tcralomeiU : « qui etail en änoxp loi; » . — 3. Les trois derniers paiagraplies de ee chapilre ainsi que les 
deu.x pipinieis paiagraplies du chapilre suivant furiuenl des noliccs detachöes. 



ll 



r,(. M 
p. 2t;2, 

col. 1. 



187J I. — PSEUDO-ZACHARIR LR RHETEUR. 271 

vfn n . ^.^v^ ^ca^^V^D ^.^l^ v£Do;ouo-fiO; ötJ^i )L»\f^; |^i^; ^^..^^^oo 

\ n « ^OCL^/; o«l',-^/o ij—^m »m^uiS 1 1 «Nn . ^^»^; )loJL:>N.a^o -.o« \ .; 






M p. 264, 
col. 1. 



1. Ms. ow^v — 2. Dans M, cel alinea est reprfecnlö pai : ^J-o^ o^^, l^^i^^^i (lire l=^3»o) b^so 



Seryius, un grammairien (ypajafy-aTwdi;) de lä (d'Antiochc?), ecrivit pcni de 
temps apres une critiquc du concile [de Ghalcedoine]' et la donna aiix mei- 
nes de Palestine, qiii partageaient ses idees. Lorsque saint Severe l'apprit, il er. m 
en redigea une refutatiou en style abondant, et au moyen de citations (^/pvfffeig) ^^i j' 
.1 et d'exemples tires des vrais docteurs de l'Eglise, il confirma sa doctrine 
en trois tomes (itivaxe?), [qu'il intitula] : Conlre /e (/rammame/i (Ypa(z.j^.aTi/.d;)-. 

Les autres discours du docteur Severe, ses commentaires et ses catecheses 
(■/.a-r-/i/-/is£i?), son traite contre Julien le Phantasiaste ((ty-vTsciiziTTY)?) et son admi- 
rablc lettre dogmatique {^o^imTM-'n), donncnt grand profit et exercice aux 
10 amis de la science. 

2 

Chapitre XII [du livre MI). Du concile qui sc tint a Tjjr, da leinps des doc- 
teurs Severe et Xenaias et des ev4ques qui furenl avec eux et anathematiserent 
expressement et ouvertement le concile et le Tome (to^o;). 

Severe qui succeda ä Fladen ä Antioche, fut un homme qai devint elo- '^'..f^j/o."' 

1. Le mot (jüvoäo; employe absolument dcsigne souvcnt dans les ecrils monopliysites le concile de 
Ghalcedoine; cf. par exemple plus bas 1. 13. — 2. Michel dit plus brievemcnt, niais aussi plus exacte 
ment : « Severus öcrivit aussi, en trois tomes (Ttivaxe?)', la r6futation du livre des objeclions rtdigß 
par Jean graramaticus u. 



272 KXTRAITS 1{F.1„\TIF.S A SKVF.RE. [188] 

)Iq,i,vi .ci -> ool )xL^o :)^-i^^.3 \^\-t\o \jO'^stLico jooi .JLC^ ^ -^ l^ijcL Kv> i»; 

yoot« n»oq>^>o :)t.'.Vo j^KJx^o ) i »o 'i -> ou^ jooi )'«— oo .jooi s^Ob^>.^oo j^V^; 

sCDa.<wfiDa-L->)0 ^xsojJLv— •/ :)^iiC>KA; j^-oä^l . «\oi ) n '.K-aw jjLslS^ä^o ^^; 

* L p. 22.). .«£Do)jV'/o sfn v> «\ oo >fn « ^^-l^/ vOOI^I^^-sjo •.^K.-M.-^ sd/o v£a.^^o 

:)..»^CLA lan\ >n[\ ^^o^lJ^oo; )', °> ee> ^— /o .Jkju^,^ Ht-^; )'?— »V^ |i°> \ viö 

.|o>^ t^^JV-tOiJ oiK.O«iJS^3 yl.K.fia^oo :o^ )ooi 

er. M . ' "^ »T ^-..^-«l-SO .)-.M«0_fiD I I °>\v> joot )t— 3KN. "^^ol ) . I CtT^/ )jO|0 

p.26'i, V • X ^ 

coi. 1. ) I o>\a.,^ vs/o ..^^CH ya:^ .«h^ ]o<h •,.« i\ jlo^ «°>,.,. r> ooi «3/ )joi )i>W n* 

.jLiJL^o { *>» |joi Iv-a-^ :^l^o f>\; )oo( ^jo^euooo :|.JtoV^ Q-.a->. j«Jx^ 
I . »tM'xX joo< jL-fiQ-^ oifrs.A^il ötNli^; v£Q.^^.£Qj/ I -Xn^X o^io/ ^^01 

1. !\I doiine la liste des auteurs lus par S6v6re, comme il suil (p. 2G4, col. 1) : Kata^xa&ua^^o iüdoII^«/ 
uBÄJ^iaoo kOtt^|a./e »»ouaeHl./o io^-k^o — 2. Le ins. donnc ce nujt au |ilurirl. 



quellt en etudiant la science des Grecs. Ascete et moiiie epiouvc, il fut 
aussi zele pour la vraie foi et y fut vcrs6. II avait lu avec intelligencc los 
"m p. n;i;, J.ivres saints et leurs intcrpretations par les ecrivains anciens, disciplos 
des apötres, (notamment) par Hierothec, Demjs, Titus et Timotlier, puis par 
Ignace, Clement, Irenee, les Gregoirr, Ba.sile, Athanase, Jules et les autres evo- 
qucs et vrais docteurs de la saintc Eglise'. Commc itii scribe {nslniit pour le 
roynume des cieitx, (fui tirc de ses iresors des clioses ancicnnes et des citoses nim- 
vellrs^, il avait ctudie de nombrcuses histoires, et elles etaient fixees daus 
soll esprit clairement et nettement. 



Cf. M ü'autre part, Xenaias etait un docteur Syrien : il avait ctudie avec zelc 

coi. 2. les (ecrits) qui existent dans cette languc; il etait, de plus, versc dans la 



1(1 



doctrine de Diodorc et de Theodore et des autres; neanmoins, comme les 
cvencmcnts le montrerent aux personncs intelligentes, ce vieillard zelö fut 
vraiment un fid^le. 

Ils (Severe et Xenaias) firent connaitre ces choses^ ä l'empereur Anastase, ir. 

1. Miiliel doniie commc il suit la liste dos auleuis las i)ar Sövere (p. 166, col. 2j : n Iliorollicup, Dio- 
nysius, Timotlious, Titus Clement, l'autre Dionysius, Taiitrc Clement, Irena:us, Basilius, Gregorius, 
Allianasius, Jean (Chrysoslome), Cyrillus ». — 2. Mattli., xiii, 52. — 3. Pseudo-Zacliarie donne ici la 
v6ritable suite du second alinäa du chapilre pröcödent. II fait toutefois allusion ä des 6v6nemenls 
qu'il a oubli6 d'exposer. 



[180] I. — PSEUDO-ZACHARIE LE RIIETEUR. 273 

p. 262 et 

.-. K-|.,JS_^ ^^1 öt v> t -^Z Jooi )-Jo» n\ •> ,-> o't-iwKjaD/; . « \o<; jL^o—aJS.» P 2fi''. 
^CLiw aJüLDi/; j^So-ams/ ojV-s/ li't-A ot\ •^\o Jlcnw.oo loo«; ))^.äxoo^^ 

) — .;, I m •^^; . I ..o . \o jlci viNa; ji-'r-^/ o^K^so : t^)-^ ■«■ ^ ..* oooi 

.)loi v> »Ol; ool |J.o v>\ t );o(_3 )-iö(-S oooi ^o/ j^^^^ooiV; ) « no^o-S ^^ 
)K-.-5 p > ^ )K « iqi^ o(!^ jooi ;V^oo .-^1 )oo< ; m n » ^ / ^.j^^ xon n «^ vi .\ / 
:)jl^Vu )ooi Jt-2i-^ . >oooii-_s ) In •> \ v> )ooi t— "^—w. / ooio :N,rr> ^ fn i/ ^^^o^ 



Kl 



23(1. 



1. Addidi. — 2. Le ms. donne ce mot au singuliei'. — 3." Lire !•( « ■{) ;3io? Cf. p. 27u, 1. y. 



qui rejetait expressement et de tout son cceur rassemblec de Clialceiloinr, et 
il ordonna qu'un concile d'Orientaux sc reunit ä Tijr pour faire les reformes 
necessaires. Et (im concile) s'assembla, compose des evcques du pays (x^p«) 
d'.hitioche, d'Apamee, dCEuphratesie, d^Osrhoene, de Mesupotamie (Me<)07kOTajj.toc), 
d'Arahie et de la Phenicie Libanaise. 

Faisant briller la verite de la foi, il (Severe) expliqua Yllenotique de cf. m 
Zennii, (en montrant) qu'il avait ete compose pour annuler co qui aA'ait ete J'oi"'!' 
accompll ä Chalcedoinc. II y anathematisa ouvcrteraeiit l'addition qui avait P i"^- 
ete faite ä la foi. Les eveques qui s'etaient assembles avec Severe et Xenaia.s, 
ces fideles docteurs qui se trouvaient avec zele ä la tete des eveques, pro- 
clamerent toute la verite, et ecrivirent des lettres d'union ä Jean dWlexandrie 
et ä Tunothee de la ville imperiale. Elie de Jerusalem y adhera ä cette epoque; 
il fut neanmoins chasse peu de temps apres, et Jeau fut son successeur. 
C'est ainsi que les pretres s'unirent de nouveau dans cet accord de la foi, ä 
l'exception (de ceux) du siege de Rome. Alimeric qui y fut ivTixaiirap, se 
revolta, en effet, en Occident contre Änastase et s'empara du pouvoir royal 
ä Rome. C'etait un homme de guerre, qui rendit de grands Services a son 
epoque au peuple de Vitaiie, (en le protegeant) contre les barbares et les 
Goths... mais c'etait un Diphysite ( äit^uaiTn;) qui s'etait converti de l'heresie 



274 EXTHAITS RKLATIFS A SF:VERE. [IflO 

)ooi yn \i }i la.30(o . \£a_.i/; vm . mioi ^a ^-3oi; )ooi sCDO-^-^^-CDa^-»; 

I » imi/ oKs) )^W-^/ ^-^ ^-*^ot '"'^o^ .piNl.ac^ )^-.^.,;;\ J^/o .jLu,.^eL3« 

3 
^l^j,'"' \^n nmq/ jooi ,Jo .vn .', V>o 01^,^0 V^s^ /»jl^ ijoi ^; )oc5i «otot^/ 

.^V->jJ j^Ks )jO|0 .jooi oC^; .rnX r> in m, ^O^OO \IPO»OtJO m\ öt^ ^O'^^V» 

jjo^ |_ioi Ol vi\j\ vf>\ tm ,.30 1 1 -r> \ Ol ;|S^_3 jooi« oöi -JJ./ jio).^ )->->(-0 
M«oK^/ ^ ^« a-joi :)-.ou^/ I-50 .. 'i odoNTtP ouX »n ino :ot-^ oi^sou 



Lp^23'i, >r>°i 10 )ooi '^J-iv t^|-^„\ ii.VK> :)_L^foV )oo« )-^. ^y ^^-flo/ ,— io ^— o 

1. L ovWj. — 2. Ms. ,»■ 

dWrios. G'cst ainsi que rrvoquc de Rnmc, Siimmnquc, et son succcsscur //«/•- 
misdas, n'adhörcrent pas ä ccux de rOricnt. Les pcrsonnes zöli'cs Irouveront 
des renseigncmcnts sur ces övöncments dans la lettre que Xenaias ecrivit 
apres son exil. 

:5 

Celui-ci (Paul) etait uii homme orgueilleux de sa personne et raffine. :> 
Quand il etait cveque d'Edessc, avant Asklepios, du temps de Flavicn, il en- 
Yoya ä celui-ci un ecrit dans lequel il n'anathcmatisait pas le concilc, parce 
qu'il avait öte son syncelle (cuy/.£>->.o;) . Cet ccrit tomba entre les mains de 
saint Sr'V('/r, qui succeda ä Flavicn; et lorsque Paul moiita pour Ic salucr, il 
le lui donna ^de retour] et lui pardonna sa taute pour l'amour de Dien, c'esl- 10 
ä-dire quand il cut promis d'etre un iidele. Cet homnie sage (Severe), qui 
cachait son sentiment, comme il est öcrit', ne le devoila pas. 



II (Vitalien) devint Tun des generaux (cTpxr/iyoi) en chcf; il entrail au 
palais (ivaXiTiov) et en sortait en maitre, et s'occupait de la dircction des 

1. Prov., X, l'i : aoipoi xpC']/o\jffiv «r<j9ri(jiv. 



|191i 1. — PSEUDO-ZACHARIK LE RHETEUR. 

oöi 



. 235. 



lii 



iN_s )ooi; |_JOt .|;o|-a> ) » .» n ^^^ss-i. o»J^ )oo« K-/ jfco/ "'^^^^ •.^*-'?i/? 
oiLa.a^s^o jt-V-a ^1 ye'f^ .oiiow mt>^ m i/ v^iociJLs; w>OJi/ jJo .scq.x-o^^ 
y-/ .ouA^ ^fl-fitLsKj ■ y ^\^ 1. J-au-,/; ^^isl/ .> m I « ^ . mo . )-a-flD Jjoi; »Lp 






) ^.eei ., m ^ i <=<; sm « miot "''^Ow )_i*-Ai; ^£Dq_^JJ ; ot-X^; j-^vki? U' * L p. 263, 

1. Le ms. donne : |j^a*i- — 2. L |- m ' in>» ^ 



affaires. Parrain de Flavicn dWntioche qui fut chasse, il nourrissait un grand 
ressentiment contre saint Seobre, le successeur de Flavien. II ne put pas lui 
iiuire du temps dCAnastase, mais au debut du regne du vieux Justin, ordre 
fut doune, sur le conseil, dit-on, de Vilalirn, que la langue lui füt coupee lä 
.-, oü il serait pris. 



Quant aux eveques orientaux et specialement ccux du diocese de l'elo- 
quent Srrrrc. \vs uns furent chasses, les autres se retirerent dans diverses 
regions, notamment ä Alc.iaiidrie, suivant ainsi les traccs de leur patriarche, 
le savant Severe. 

6 

10 Clmpitre IX du livre (loyo?) IX. Ski- llieresir du Phuiilasiaste (^avTaTix-TT-fl;) 

Julien d'Halicarnasse; comment eile naquit. 

Julien, eveque de la ville d'Halicarnasse, quitta son siege par zelo avec les 
autres eveques fideles. C'etait un homme äge et zele pour la foi. En rcfusant, ^^J^^ -^- 



M p. 2'J.s, 
Cül. 1. 



270 EXTRAITS RELATIFS A SI-:VERF.. |1021 

va>;o|jo jLXio; \y.-\..o )ooi )^o^-o .').3a^o/j sm-u»;oti ^'^Jsäj • . ' )-iCL^tO>> 

^w- vIOO^jJ ..^Oj/ ^ |jL«.\o.. )_J01 001 ^)Kjl/ ,-3 ^>-SO .)-jÖ«_3 JU.» 

^«üoK-a>)t-3 .jiol-Ä [y) .").. poi J-^^-ccua^/ sSu^/ ^ Jjoi JK>^v^ )ooi 

^o .'')p.K.io ^ )-.ooi )-o;>-3» oila-L.-> m V) '^ •> n i; oiA »jiVä »*j/ ^oa 
oil«^^.-:^^^ ^; im-l; .ypo öi^^i.; -6i KääoU/ jfcCS^ ^^si. )t^o. las« 

1. M Vut Vsojoao. — 2. Lire peut-6tre avec NoldeKe l-'*s^o>': M a uinis le passagc pp/-- a l-'»^^^ 
— 3. M ddiiiic l'w fl'> au lieii de ls<^,o(v — 4. M ajoiite ; 1^^ l^jV l^-ioL (>>•^-l Ua-N. — :.. M 
donne : t-^S*. ovSoj Mo. ], a iiiipiinn^ par onfiiir UkS«. — 6. M a oniis Ic passago s^a^Sio a Ii-^-^m- - 
7. I.c iii>. dc.mii' l;3a» sans o. — S. Au lieu ili- LaSv po :, USii^t^. M donne : U^«^ ow JNS» ;^^ VI 
\^\SlLo ICO^v 1^,^1.1.^ !■> .m.qu; Uo Ita::^! ^tU ^ w^ >-i3o oCi. low L>-j.» ^x> |^.oVm Ui>io La:». 
Vijoi:.ov-», UUoii. l^oUn wI-a-1-Ä.wo wLa>>^->Q3 |l.o^- 1.;, suilo Iä-No-- a Wi»*» manque dans M. 



comme Euh/rlih et les moines qui ne comprenaent pas bien le dogme (?), de 
dirc : « deux natures », il etait tombc dans Th^rösie d'Eutt/rhrs* . C'ctait iine 
connaissancc i-t un ami de reloquent patriarche Scrirc. Un jour, questionnc 
par quelqu'un-, Julien composa un discours {loyoc) contre les Diphysites (Atcp-j- 
ciTat), mais il ne produisit pas grand'cliose qui ne füt pas ä hlAnicr'. Ouand 5 
Srrerr. ce sage combattant [i^iovir,--/,;], Tapprit, il dissimula ce sentiiiiout ', car 
il comprit qu'en Ic (Julien) redressant, la maison serait pcut-rtre divisec 
contre la maison' et Taniour ronipu, car Itnit le monde ne se rcsout pas :'i 
accepter la rcpriniande (in'il inerite. lorsquVlh; est durc^ Lorsque, de cclte 
nianiere, une raison se fut ajoutee a Tautre, sur la volonte de Notrc-Seigncur, m 
[il devint necessaire que ralTaire füt decouverte et Terreur dcvoileej'. Alin 
de montrer 1 eloquence de Scctre et la beaute de sa vraie loi, pour Tutilite 
des personnes intelligentes" et des amis de la science, et (afin de montrer) 

1. Passago obscur. On s'atlendrail plulöt au sens : » En refusant de dire « deux naluies u, comme 
(disait) A'eslorius et les moines, etc. >-. Michel donne simplement : •< II avait refusö de proelanier les 
deux natures. mais il loinba dans une teile h«^r6sie ». — 2. Michel ajoute : « (sur le point de savoir) 
(juellc olail la confession de la sainte Kglise ». — 3. Passage obscur; Michel donne : « 11 ne le composa 
pas dune maniero pure et irr6prochable «. ~ 'i. Cl'. Prov.. x. I'i. — 5. Cf. Luc, xi, 17. — li. Passage 
obscur qui manque dans Michel. Nous lavons Iraduit en lisant fl au lieu de U'l et wt-n iml-w au licu 
,lo oiLnnmxi. _ 7, Ce passage a 61(5 suppl6('> d'aprcs Michel. — 8. Au licu de : « Lorsque... person- 
nes iniclligentes ... Micuel donne : « Mais apics ipic .lulianus eul 6crit au sage Soverus, car il lui etait 
connu, Ol que le Saint lui eut r(?pondu par deux fois, saus qu'il se laissät convaincre, il devint ni'cessairc 
que l'alTaire füt decouverte et lerreur d(:'vuilee, par l'öloquence et la foi de Severe, pour l'utilite des 
fideles ». M omel la suite. 



10 



[193J I. — PSEUDO-ZACHARIE LE RHETEUR. 277 



L p. 203, 
1. 21. 



AJd. ITiiiu 

fol. 4 V a. 

M p. 29y, 

col. 2. 



.j-oV^o I r\ ^ I,h^:>e yt-^« otv>^^^ o^ ^^po/f j^^oi ^^Ljlj/ n\ m Add. 172oü 

^ ■ ^ ^ ■ ^ fol. 4 r° b. 

J»oj^ oilo^K ofro; )x<2i.Q-.j )iV^/ l?«? i^t^^"^/ •t-fio^t— ! ^oi l-»^» ",oi'"^' 

, * L p'. 2(i'i, 

oöi {.^a^oa^v^i :w^-its_^.°> ^ °i-^; ^--•; ^^^'^'-^ .KJ!^^-^^ o^ vi « •%..; ooi 
•V M ^/ ^t-^/? y-*/? v^oi t-«.i :y 1 v< oK-sl/; OÖI :|t— o/ ';1^/ ödo:»>; 
iK^ ^^oo j^..«>>o "^qjl^ ^-oo^^o ^oi^/o yV^; ^^'^^ s.*oioJ^/ ) i\ 1 /.too; 
too-«^ ifA-i I— sK •> -> )K.^^ |;0( ''^.^^; |jf_Ma^ s^/; -.^OsJ»! 'oiJL.Vi> 
^ ^..J^oio -.Ifl^^xo 1^).^>a2l^ lyO li\ j_i/ <«^^Kjk^ ^ );oio :^-2; )oi^/ 

1. Ms. ovi^v — 2. Noiis citons les incipif des lettres de Julien et de Severe d'apres l'add. 17.2(iü, qui 
prösente un le.xte beaucoup plus correct qua celui de Pseiido-Zacharie et de Michel. — 3. Lire ovu^i. 



1(1 



comment TafTaire (ÜTtoÖEtri;) etait au debut, je reproduirai, dans les chapitres 
suivants de ce livre IX, les lettres qui renseignent successivement le lecteur. 

Chapitre Y. Si(r In Icltrc de Julien a Sc-vere, sous forme de (luestion relalire uu M p. 225, 

col. 1. 
Corps du Christ. 

Des £^ens ont surgi ici qui disent que le corps de Notre-Seigneur est cor- 
ruptible, etc. 

Chapitre XI. Reponse (ävTiypa^-/)) que Severe ccrivit ronimr suit a cette lettre de 
Julien : 

Quand j'ai regu auparavant la lettre de Ta Saintete, je me suis rejoui, m p. .227, 
Selon ma coutunie, d'avoir regu une salutation qui m'est chere. Tu m'as presse '''^ ' '' 
dans cette lettre de lire le volume (To'ao?) que tu m'as envoye en meme temps 
et que tu as compose contre ceux qui, dis-tu, declarent que le corps de Notre- 
Seigneur et notre Dien, Jesus-Christ, notre Sauveur, est corruptible. Tu 
m'as demande qu'apros l'avoir lu, j'ecrive une critique sur cette question et 
que je Tenvoie ä Ta Charite divine. Röpondant ä ton desir, j'ai fait cela volon- 
tiers, moi, qui suis un hommc qui change constamment de lieu et qui n'ai pas 



278 EXTRAITS RRLATIFS A SEVKRE. [104| 

s-oiofc^/ |jL3o«; 061; :loo( j^Oo; )_ia3 ^V-=> -^--^oi-sj )l or> . »<=> «^ y^o 
^ tsjuiao ftsiL^L^ jl-öi-s/; )JLn'i'°i\>n ^ jjjoiaXi; ^^o( .K-sKj> ooKjjj 
sCD .\o°») I . ^ i ^ ff>o r> -^o rjKi^ );oi ^ioij •.V-.^Ij/ >*>^ .o N ifi tsjp/^ )_äfco 

eui. r ^ »■ « \a^» oC^i oilo^i.» ji»-^/ )♦«' )^»s^*^/ :-,:in^k2b.l; ool U-' 

1. 14. •>)fo).^D ^^ JLOOI« 

.jbfjuo y_3; )oi^/ K.^o-»» Iv-^/? ^öi )»oil; u^ K-.J — «1/ >» . ^ffl 



Add. 17200 

fol. 5 v° b. 

M p. 301, 

col. 2. 



»Lp. 2:1, jpkJ./ .-.,^ 'j5oj.Ä> )joi JLXv> ^ )jlAq-, -."^^S^-a^ )^»^/ i?®* *^/ »^ 



M p. 30'i 
col. 1. 



1. M oniel liol» Pw IL^» ^. — J. M l;<oU<> l-o^ \<^U> Iowo. — ;l. M omol !»-• — '1. M V-V-o. 



le tcmps necessairc ni les autres choses (|ui nie faciliteraient la tAclic. Cepen- 
daiit, autaiit que quelqu'un qui se trouve dans une pareillo Situation pouvait 
6crire, j'ai ('crit co que j'ai recucilli dans ma memoire dos doctrines des Peres 
et 06 que j'ai reuni d'apres les livres que j'ai eus sous la main. Je sais tres 
bien que cette merae question a aussi 6te agit^e ä Constanlinople, et que la dis- 5 
cussion a etö tranchee par les doctrines des Peres que j'avais prösentöes, etc. 
Chapitrc XII. Seconde lettre de Julien o Serire, q\ii repUijue a relle-ri. sn)is 
forme de reponse (ävTtypx'P'!') : 

M p- -228, Vous avez ccrit que vous avez etö froissö par quelques passages de raon 

(volume), etc. "* 

M p. 22'.i, Chapitre XIH. Reponse (ävT-.ypa©/! ) de S('-vere a eette lettre de Julien : 

Ce que Ta Charite a dit m'a semble etonnant, etc. 

M p. 235. Quand Julien rcgut cette lettre de relo(jucnl Sn-ere. il fut tres indigne et 

entra en colere (contre lui). 11 ecrivit ' et (lui) dit qu'il l'avait ajourne pendant 
une annöe et un mois, qu'il n'avait pas compris sa dignite et s'etait esquive '-. 15 

1. Pseudo-Zacliai'ie ii'a pas jug6 ä propos de reproduire celte Iroisieme lettre de Julien 4 S6v6re, 
et il ne fall aucune allusion ä la reponse de S(5v^re ä cette lettre. On liouvera ces dcux letlres daIl^; 
l'add. 17.2011 lol. s V' b et fol. 10 r" b. — 2. Passage obscur. 



10 



col. 1. 



[1951 I- — PSEUDO-ZACHARIE LE RHETEUR. 279 

.•\si t-M ) •>! * )^o|_ffi oK_3 Ooi » »t »OIO .~Ol.<^^I/o Ol» f> ■) ~> ^^^^-^ 

j.^^ jK.^^^^ ^^ V-^^-^ :Jl-.»y. V jl l-iiu»; ) i \ *> nv> )ooi ^^s> — q-»l . l >o ; 
.)-iLoy.°>\ ^^0>X ^; ^«Xoi jlV->\./ l^oojii '«>t^U« j^^J^ |;oi ^^ JKvi « f>\ 
jj-^/o \£QJL^oojo .vmovim ."^tN .°>o ) t > \o . io^ )| •«• ^flO |_3ftÖ oooi 

^o^d; otln I Vi * «^^^-^ ^^^! )io>v».ot; JV'V^ i-^^! ).^eLi y a^ >&f->i/o .)jl ° > \ o^ 
).^v.m.w>JL<^.3a^ö/ yooou jJ« )^.V*.°> o v> "i ..I/o f> T m ..I/o j-j^s \o n m\o 

7 

ooi J-.»q.äj/ ^^; [ iv>.ö<-^ ^^\oi ) g>ntin°>/ '"^>^-i. yjQ^K on ..; )_*» 

) .^Xn^V yooiJ.oiv>.oi ^^i-^; ^).jxi*3 Q-sot-o •.)ioni \:>o Nju^^ä.^ o-Visi/* 'jj^J'^'f' 

.•>.1cl30I ^Oiol^/) 

1. Jl ,^. _ 2. Nous lisons avec M ; «^Jk^'-^o- — 3. Au lieu de UXa^ l-oi^ M donne simplement : 
■^aooii. _ /, ]>x donne ["b^; M V«o»3i (oiifieai;) >iio»x»|I.t.i- 



— Alors Severe ecrivit de son cöte un grand traite pleia de demonstrations 
des vrais docteurs de la sainte Eglise, disant qiie le oorps humain pris par le 
Christ fut sujet aux passions irreprehensibles, ä l'exception du peche, juscju'ä 
la resurrection. Pour cette raison, [c'est-ä-dire] ailn que la chose füt counue, 

•"• j'ai transcrit les lettres ci-dessus pour les personnes intelligentes. 

De nombreux ouvrages furent composes contre Julien', Felieissimus, 
Romaniis, et d'autres de ses adeptes. Ils renferment pour les amis de la 
science une grande richesse dont ils profiteront par Fetude. Les personnes 
sagaces et intelligentes du parti de la vraie foi, sous le rapport de Tlncarna- 

1" tion de notre Sauveur, les connurent, et les personnes simples furent eclai- 
rees, et empechees de devenir des Eutychianistes (EÜTu/iavicraQ, principale- 
ment les moines. 



Chapitre XV. Sur les eväfues fideles qui uvaient ele rappeles de l'exil (ecoptx) M p. r.w, 
dans la uüle imperiale et qui remirent d l'empereur, au sujel de leur foi, une 
15 supplique ainsi conrue : 

1. Micliel oniet : « Julien ». 



Gf. M 
p. 28'i, 
col. i. 



L p. 279. 



Ii> 



280 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [196] 

Lp. 278, U\no\ oo)-.i/ I Im VI .Ol '"^i^^» )— o't^ vn°^V); wi^o» •*-./» I^s-iito po 

1. IC. • • ^ y • 

wa-,toj y-,/ •Jloai'oo KjL,paX )">\v>i )j,.oaa^ ,_iobs^ o»^oi/? )i v> »ö>^ 

^ ^jtoi/jo :)oot )jL^too ^o; >o^f :|jCHa sJl-» )io).xo ) « ., "^ )fc^ja-.töj5 
)jL^<x>öuo ^ |3onm°>/ ^-<^oi ojlSoi :odaiK )l.)jj ^Jbo J iN^nN oili. 1»-*^^ 
y^l >ltsmi; joot |-:5,; UjJ yoouio ,— ,_— ^3 .vm «Nogi i « ^^v-ooq^ ^_ioj 

.ot.^ ■ .. n °>; ^t^; 
j.s\no. )l|«^m )KjL.K3 ifc^_3 ^_io ).^^-o, n m »^-^v^ i-L^j »Kjs ^,_-^o 

»;)) UiO^ ^_^JS_aL_3 )0010 "^ ^ ftl fr> .);o)_C0 ) > ., O vS/ OllO-^ >50Uioi/ 

1. Sic M; l'Z ^- — 2. M ItiAaa- _ 3. M ;.N.o. — '1. Coriexi; I'Z 1;^*. _ i. Nous lisons avec Nöl- 
dekc : i.*»- 



Beaucoup d'autres courounent ta tete fidöle d'une couronne de louan- 
ges, etc. 

Gf. M Et lorsquc cette lettre de defense de la foi eut ete remisc ä lempercur et 

lue (par lui), et que bicn des choses eurent ete dites, pendant le long espace 
d'une annee et plus', par Ics eveques fideles qui s'ötaient röunis dans la ville •"• 
imperiale sur Fordre de l'cmporcur, ainsi que cela est ccrit plus haut — V6\o- 
queiit archimaiidrite Jean, fils A' Aphthoiüa , se joignit ä eux et mit ce.s chosos 
par ecrit — , Tompereur ue bannit point de l'Eglise lo concilo de Chahcdoinc. 
Apres qu'il eut convoque par lettre le saint patriarche Severe, qui se cachait 
en dilTerents lieux, et que celui-ci eut refuse par ecrit de venir aupres de 10 
Tempereur, les eveques fideles quitterent Conslantinople, et chacun d'eux s'en 
retourna ä l'cndroit qu'il avait choisi pour sc caclicr, selon ce qu'il avait 
juge convenir pour lui. 

Apres un certain temps , a la Xlll' ( Tp'.citxi^cxzTy,) jndiction , saint Severe 
vint egalement aupres de lempereur, apres [avoir reyu] de lui de nombreu- 15 
ses lettres. II fut regu [par lempereur] et sejourna au palais (TrxT.aTiov) jus- 

1. Nous avuns li'aduit >=oI.o 011 Icnaiil comptü de la variaiUe de Michel : r«^o. 



In 



[197J I. — I'SEUUO-ZACIIARII': LE RIIlilEUR. 281 

V-» j-^ooiij jjöo ju.» j.^^Ä^JJ > . '^.po ^ a-K-,/o jlnSSv) Njupoti. o^ä 

8 
)io)-fiD; )— oV-s vÄaio ^'^^^ >«>«a:>o JLxaI; )-sV*! oiA_; VJa.b.ltsJL / ; )jt*» 'Lp.L>7o, 

^QJl^/ )1v-*-^; och jouSs«.; Iv-s I— s/» ^oKio ^_io; jJSJiOio 

:«^ ^^oKa/j voaloa^^jxs; )>-Ao ).^vXjLio Jln\; looi ).^po »-'^^ J»*^»/ 

)lia^;K_3i y^l i-w^^ ^^oi :JLa)_3 )_i.Vl o^-*/ ).:>cu^V JJ; \.o; ^OJ ^_io; * L p, 280. 

voKj/o > .« N ot; jlo i.t n -> yO_^^o jt-^o (-^i JL,-iOf>\; ^^oi ^^; * L p. jnu 



10 



P- 284, 
col. ■>. 



L p. 27'.), 
I. 23. 



1. 13. 



qu'au mois de mars de la XIV° (TJSTapsfTjcxuJE/.aT-n) [iudiction]. Partout les 
eveques diphysites (^Kpuirirai) etaient eu emoi et en fureur et craignaient, 
surtout Eplirem dWntioche, jusqu'ä ce (jue, dans leur anxiete, ils eussent ap- 
pele et amene dans la ville imperiale, ä la siiite de leurs instances, l'eveque 
de Rorne, Agapet, etc. 

8 

Le chiipitre XVI du livre IX traife de la justißcation que Severe adressa Cf. M 
coinme il sidt d remperenr dans la lettre par laquelle il refusa de venir danx la 
ville imperiale. 

Le Verbe eternel du Pere ', le fils de Dieu, qui s'est fait chair ä la iin... 

Comment etait-il possible que je ne reponde pas ä la voix puissante et 
forte de Votre Majeste qui est parvenue jusqu'ä mes oreilles? Alors que ceux 
qui avaieiit meprise amerement ma faiblesse pensaieut qu'ils avaient ferme 
partout saus pitie les portes devant moi, vous, comme par un rairacle ines- 
pere, vous m'appelez aupres de vous par votre lettre, moi, un homme chasse 

K. et repousse par les adversaires C'esl pourquoi, ä l'image de ces choses 

(la traversee de la mer Rouge par les Israelites), vous avez partage la mer 

1. Michel n'a pas reproduit cclte lettre; il y fait seulement allusioii en ces termes : « Saint Sevei'us 
ecrivit une lettre a lempereur. dans laquelle il e.xpose pourquoi il s'est abstenu de se rendre pres de 
lui; eile commence par les mots : « Le Verbe-Dieu n. ». 

rATii. on. — T. n. 20 



'Lp. 281, 



282 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [198] 

jlaJL^I-^ jJ; '^.fc-^ )N v>o vi > 3/« yO-sLo-^wOt-s; jK-si ))k_o — w.JLo 

* ^ '23"*' 'l!®« 7-/? ^I-^'^«^/ ^'''^-i' K-,oo« vfi .ifl? jJ; .V^oj-iolb. juiiw- ^» Ul v-i-io^ 

^x^^' l^-^io ;Q.^^»^Js yCiüoaS ,_io ) n °> i; |tv-i.^o '''^^ |_j/ '''^-ol ^3 

_-^ ) .;r>ffft'\) -N ^oeuyK^« ^-^'^''^ yoot^oj^ -.yoKN •> n |loi\v; )ts.»jpo« 

.).Jlj/ y.<ULi»« )-..."^ . iLtnK^OO > .\ ^tooi |j',jLJdO 

U>4>1 -.hl jl^* t^? .vQ^i-Q^oi-s; )»-.)^ä- \-ioi )-.»» lai^aA ^io oA jJ / 
i_fc^(j/ >ö.po .o^;Q.^a^ K ^t ..1/ w^^« > « I « \» -»; ^^0( jJ / •.^'iis^Kji/o w.1^ 
-.1) - . «^ yOjsoiiKj .-s^lov-»^ j>— ii K-.)-. ^ ^ ) I n -^ \ V Kj.^^ia_3 ,_3 i-^^o^;; 
• Joi^^-^i; |-,... fi . )jo) jt-^x^ \^^3! Ij^— vj jJ / J'»-*^ ^h^ Jj/ 1^^-*^ t-^o 
^^) ^j/ jK.^.Ajk. )K . r, V )ioi ^:mo ^)_^N^^ )) »^^f" :|;oi ^ ^ -^o^ t^; 

1. Le ms. (Inline Laii.». — 2. 1a' ms. duiiiu' l^ iN^im f. 



(jui nrenfcrniait dans le desert avec le sceptre de paix de Votre Majeslö, et 
vous avez reiidu praticahle pour moi un chemin qui paraissait impraticable. 

Une grande preuve de votre bienvcillauce, c'est quc vous lu'avez adrcsse 

saus hesiler votre lettre avec des sermeuts me promettant rimniunite 

Mais, moi, faible que je suis, j'ose dirc que je n'avais pas bcsoiu de cette 
securite [i.'jfi'.liix) , avant sulTisamment oonliauce daus la parole qui sort 
de votre bouche... Car aussilöt (pie vous avez pris sur vous les soucis de 
Tempire, vous avez delivre de la Iristesse toutes les classes d'hommcs qui 
etaient coudamnes ä l'exil (s^ocia) : les övöques, les grands et le bas peu- 
ple, imitant celui qui houore egalement tous les hommes du lever de son 
soleil, de la pluie, de l'air tempere qu'elle donne, et des autres choses neees- 
saires qui contribuent ä la vie de l'bomme. 

Mais eu buvant au tleuve abondaut et riebe de votre bienveillance, je ne 
perdrai pas la tete et je ne me laisserai pas empörter par rorgucil. .I'ai toute- 
fois deeide de declarer ce que je pense. Je erains que si ma mediocrite parait 
ouvertement dans la ville imperiale, beaucoup de personnes ne s'alarmeut, 
et que, bien que je ne sois rien en verite, si ce n'est un etre faible, attaclie 
au joug pesant des pecbes, beaucoup en apprenaut la cbose ne freuiissent el 



15 



1(1 



In 



1.-. 



[199] 1. — PSEUDO-ZACHARIE LE RHETEUR. 283 

jUaio Ui-^ji jJo 

.Bi-^ 11/ r^jk^XjLÄ j)S:i:SLi. ^ JJo ..w^ M Ji "'^^ j-auna joa/, ..)j/ 
|^ a ->; )io q n m °i/ jLs/; la_3oi -.ooi ) ' »^ "" ^^ lt--<^^ ^io; y—/ - r, V._.; 

I •>'^ . ^O ^'^O. yXl nV< 0-.K-3J ^/; ^; ^^üi^^CiO ..i^-n/vs .. J_|0( v^ 

)-^ ]l ;>o,_ioj ^-Acx yOoCi^; sm.m t^ ^_io J_ao«o ^j-s; J .:, i^.n\|.>. 

1. Le ms. a aaii-oll- — i. Le ms. donne le müt au sing. — 3, Teile est la leron du ms., el non pas 
|ts fi" . m^ comme portc le texte de Land. 



ne s'enllamment ä ce mcprisable souci comme a un petit charboii ardent, 
au point de molesler et de tourmenter Votre Majeste ä cause de sou amour 
pour moi. A mon avis, la cliose ne convieut pas pour vous et n'est d'aucune 
ulilite pour les autres... 

Dans votre grande ville d^Alexandrie, je n'ai rien fait de ce qui m'a ete 
mensongeremenl attribue et il m'est facile de montrer la sottise des calom- 
niateurs (>ji^opoi). Hs m'ont denonce en disant que j'v ai excite le demon ' de la 
revolte ((7T5t<n;) par la grande quantite d'or qne j'ai distribuee. Or il est bien 
connu de ceux qui me haissent tant, que si je suis plonge - dans les passions 
' des autres peches, je ne cherche pas ä amasser rapidement de l'argent, ni 
sous des pretextes faciles', raais que ma vie ([iio;) est pauvre comme d'ha- 
bitude : c'est au point que l'eclat de Tepiscopat ' ne m'en a meme pas de- 

tourne Mais puisque, comme il est ecrit ' : des Ihvres justes sont agreables 

au roi et quil aime un lanrjcuje droit, ^"otre Majeste peut apprendre des 
gouverneurs d'Alexandrie d'autrefois, et maintenant de leurs cohortes" (T«?£t?) 
auxquelles rien n'echappe, si la moindre de res choses a ete faite par moi 
ou entendue [sur mon compte], ainsi qii'on l'a dit ä mon sujet en mentant 

1. Proprement : « la ri.xe, la dispute ». — 2. Mol ä mot : « entoi'tillö, enveloppö ». — 3. Pas- 
sage obscur. — 4. Proprement : h l'episcopat de renom ». — .'>. Prov., xvi, 13 : Sektoi ßaniXsT yßlri Sixaioi, 
ÄoYoy; 6; öp6oü; äyaTtä. — (i. En lisant »Jäo au lieu de »J», on obtient coinme sens : k d'autrefois et de 
maintenant et de leurs cohortes ». 



1. p. 28-2 
I. II. 



L p. -JSiJ. 



I. I'l 



* I. p. -JS', 

I. n. 



284 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [200] 

vaj/ ^-^^/ ^/i voaKiw^A ) » v ^ jJj ^''^»^^^ -.l-i/ t-^l Ji 

|...-i>jl^; jjüOtaS; )_*JüL3« [ii.;:.o :) «j « >>ö; sm . ro^otS. »3^^^Kjt/« | m r, n »"^^ 
Väs jio -.Ij/ );a.^ ^aJljL^o ^A^oöa cusV-^ • . "q (Vt v> { . m^ i°> -i |^i )oi^ 
ja.2^li v^^ t-^ ^^^^^^^^^ "^^^ ^lax:yx^cii^ |J; ^/ :K-:»l^t ^^oi.^ )j/ 

,_^<H^ 1',-3l^ f_h^ f^ .ot.j.a.Na.; ) I, .\< ',—3 s'l^/i V -^cp/»^ ooKj/f ogi^ 

Öli* j_j/ )_ll Ool ^ IvOa-i^.^" )_j/ y.->\o "^.001 )-j/ .ÄiLsK-iO loDO« 

s*V^^aL^« twOJoK^l ) 1 1 « 'iS Kj^^^ ooI jJo : ...lov— • >..:x^ yon '>>!; :)tCSj>o\ 

1. Sous-eiili'iHlc/. ^»o»- — ■_'. Lire : lja*=i. - :i. Lire : u«a3,tt'A^. 

et en me denon^ant. Je ne dirai rien au sujct de ces caloniniateurs (Vji^opoi) 
parco qu'il n'echappc pas ä votre connaissance de quelle espece ils sont 

Si ccrtaincs pcrsoiincs parlcnt de « trouble » a propos de cc que j"ai ccrit 
ä Julien, öveque dHalirarnasse, qui a passe ä Theresie des Manichccns et qui 
consid6re les soufFrancos volontaires et salutaires du Christ, le grand Dieu, 
commeune apparence («pav-ra^ix), je confesse avec di\ luille bouches et langues 
et jene nie pas ce que j'ai ecrit. Personne nc m'ordunnerait dailleurs facile- 

ment de renicr ma foi E( je n'ai pas fail ccla spontanömenl ni de inoi-m<"'mc 

avec preeipitation, niais il ni'a force instaniment d'errire, croyant que je par- 
tageais sa doctrine. Apres avoir examinö ce qu'il m'avait envoyö landis quo 
j'etais loiu dWlcrdiidric. j'ai Irouvr (|u'il cacliait, dans ce qu'il avait ccrit, 
sous le noni d'inc()rruj)tibilit('' coinnie sous une peau de hrcbis, les blas- 
phenies de Moni... 

C'est pourquoi je vous supplie et je saisis vos pieds et je renouvelle 
encore ma priere de laisser lä ma faiblesse et de ne pas me faire redesccndre i 
parmi les hommes, moi qui suis epuise de corps et d'Ame. Rien plus, je suis 
faible, parce qu'elle est vraic la parole de rEeriture (jni dit ' : L'äiiK' snlfaissc 
sous les eniotiuns. J'ai de nombreux chevcux blancs sur nia tiHc qiii h-moi- 
gnent aupres de moi au sujet de la mort, le depart de cettc vie miserable. 

1. t:iluliun libre? ('.!. Ps, xvi, 5; Jonas, ii, 8. 



Iii 



1(1 



[201] 1. — PSEUDO-ZACIIARIE LE RHETEUR. 285 

)>— KiO »IdiOO VA,^ «^ ^?0 •IJ^^^J'- ^^O« )■-«■ • ■ • -; l-Jl-JOt-^? jio^JO ^'iSsi. 

^V-<o |K. ^\ )j/ l'^mv^ 

^^oto j-^^ja-CCL-,.^ J^p. lio\-a> l-au,y-£i |;oi \ir-^l »K_3 ^-; itsji • i, p. is 

9 



in oiJ5a.M.=> looi )^-^/; jKjJijoo ^; );o;/i j.^--.ioo oj^ looi jjN^io; :^ii^io 

JU.; '•"- ta.e./ C)i\ |OOI 'K_^iO;0 .. ° l '\ 1 Öt-» I • « • \ .3 JOOI V-' " '° )'o)-»? 

oiil^ jocH vfnv>ito/ :^-^l« )-iöiS 

1. Lire : l^4"»"^,a; cf. supra 1. 4. — 2. Lire : ^-^ fo- 

■ II mc semble bon et profitable poiir moi de m'asseoir dans im coin retire et 
de möditer dans mon esprit sur la Separation de l'äme du corps, en atten- 
dant mon tombeau 

Apres cette lettre, saint Severe attendit jusqu'a la XIIP (Tpwitai^r/.aV/i) 
r, [indiction], puls il vint dans la ville imperiale, parce qu'il etait sollicite par 
les lettres de l'empereur. 

9 

Chapitre XIX {du livre IX). — Sur Severe (jui mnnta ensuite u CnnstaiUiiiople 
et parut devant l'empereur. 

Severe, cet homme eprouve, apres avoir ete appele instamment par l'empe- 
10 reur, vint ä la fm k Constaniinople, ä la XIIl" (Tpw/.oci.S£x.KT-/i) [indiction] ' . Pousse 
et excite par l'imperatriee Theodora, qui etait remplic d'affection poiir Severe, 
lequel etait honorable et venerable ä sps yeux, l'empereur le re?ut avec 
amabilite au palais {^rxlariov) . Epiphane, le patriarche de la ville, olaut mort, 
Antlutne lui avait succede... 

1. Le texte donne par erreiir : « a la XIV (teaaapsdxaiÖExäTr,) [inilic lioii' «. 



♦ L ]). 2X8, 
1. 11. 



286 EXTRAITS RF:LATIFS A SEVERE. [202] 

Lp. 288, jooio '1^ ""' -^■■'- Jooi -otoK-/; > m I . ^ ^*— »i/; '^^-» x^! |^;»i mi\ )-5 

I. 22. • Ni 

|-, ^ ■ . . |.3aji-fla3 / )ooi -ffr. . <v..jl :^co)fcs.ici-*^; oMt-i^^ '^^ ^^--i^ )^^t ^1 
jju.^; I ^ - ^ -- " )ooi )_i.o,__o :|— -^o ) ,vi . m ^ JLJS^oo )i>— ; )jLäcx-,CH.io 

.)io)LflO 

Lp. 289. )) );^— « ^iO )laiV>.010 l-SO-*^ OOOI ^o/ )jÖi3 w»Ju.V )KAl ^-^CH ^ 

vjöo-,.^ ts-Jt-K^o :>,..\;1| v-_,^.flDo ^CL*^/» ^i-s/ ooiil/ :oooi ^^>A..»3 

^o^^jiio/; 

10 



* L p. 28!), 

1. 'i. 

M p. 283, 

col. 2. 

BHI 



1. l:!. 

M p. 28', 

col. 1. 



* 

p. 20r.-207 * . 1 V 1 I I 

Lp. 28.1, Jjot )oot wx^VJ^ '■'^'^ w.oiaJ')_3 ^» yo\^ \i.i i\ )jot |oot JW-^i^ .ouio 

ow^ ^|aj '•'üiJ; w.joJLjl/ .-Jii^Jsoj cn ... 'i , * /o ^»eu-V-s/ o < « ^ ' i^ J-"«^ 

\. Michel Ol Bar-Ihibraeii? ajnulcnl ^^'<^l >-^- —2. Michel et Bar-Ik^braeus donnenl "^o»/- — S. I/aild. 
12.1.5'i fi)l. l.M ajoiili- l3^>;fr3 xJ-^U- — 4. Michel et Bar-ncbiaoii,>i donnent ,f^- 



A Ale.randrie, apres l'expulsion dp Gaianos, qui etait un Jidianistr ot qui 
avait ete trois mois la-bas, apres la mort de Tiini)tlict\ Tbrodosc deviiit 6vequc. 
C'etait un lidele distingue, un honime eloquent, agreable et doux. C'etait de 
plus une connaissance et un ami de saint StTere. 

Ges trois patriarches etant unis par Tamour et ne se s6parant pas Tun de .^> 
Tautre quant a la foi, Ephrcm dWntioche s'alarma et s'emut beaucoup, et 
Picnr de .Jrnisttlon encore davantage... 

10 

jl p 19;, II arriva que Srrgiiis, le premier medccin (äpyiaTpo;) de Reschaina. monta 

*"°'- -■ en ces jours ä Antioche pour porter plainte ' contre Asy/e ", eveque de IVu- 

droit : il faisait savoir' qu'il avait ete lese par lui. C'etait un homnie elo- m 
quent... mais, dans ses moeurs, Sergius etait trös adonne au d^sir des femmes; 
il ätait debauche et non pas chaste, et ötait possöde d'un ardent amour de 
l'argent. 

Apres Tavoir mis ä Tepreuve et trouve habile, Ephrcm promit de faire 

1. Michel et Bar-IIebi-aeus ajoutent : « aupres d'Ephrem )■. — 2. Michel et Bar-Hobraeus : «c Ascolfius) ». 
La lecon «Asyle « est aussi Celle de la Vie de Jean de Telia par Klias : cf. Ki.eyn, IUI leren ran 
lohaiines ran Telia, Leyde, 1882, p. 59. — i. L'add. 12.1ä'i ajoute : « au patriarcljc ftplirem ». 



.1. 


2<)0 
1. 


Lp 
1. 1 


■7 


Mp. 

.Ol. 


28.-,, 
-1 



[20SJ I. — PSEUDO-ZACHARIE LE RIIETEUR. 287 

yOoiJieL^ )l/o .o\ I ,. .so jlaJ^aJ^sA ^.<ou> w-^a/» ^»-^^ v°<^t^)L-^ v-uod/o 
:|io)_fiD jooi ^^.^lo .~)..^^^t°o '^V m ^; )^t^ ';)—=> vff> .\oq i . ^ol^ «vi n\ *Lp. 2nii. 

jooi )jöo <Jt->i ^£Da^o_t^/o 

ogLji\ V-s; :o(jL^ ^^.Äisl/ K_)^5oi )ja.\jio..\ ^i-^'i-/ t^ ^; )_^^.^^2l^/ 
io jK.^^; )i.(X.V~:a^o .ot^ ,_aL^J^/o vJu^lsI/; :).^.^S..^/; )U/f |jö(0 ^Ju.«o )ooi 

^^ jooi ^jKjL^oo jooi "^-sK mv> jJ öiN..„.^^o :jooi "^ "■ ^ j— s^; 

jooi JV-o ooiJ^o .oilb^t ^:m K^j'«_K.^ yO-ioio :jioj_£D;o s£aM^Kj/; jlo^laji 
oi,_2l^o :yOO(i.a^f ji\vi< oi^o^ «2l^ww>jio .JL^-cq,ji. > >*> ^o/ jjoü^o OV-*^^ 

1. Sic M; PZ donne le verbe au pluiiel. — 2. M l^i nw .^,^. 



tout ce (|ii"il demandcrail, lorsqii'il aurait ete eiivoye par lui ä Home avec uue 
lettre pour reveque de la ville, Afjapet, et qü'il en serait revenu. [II accepta], 
fiit conible de dons par Eplirem et partit avec la lettre pour Agapet'. II etait 
accompagne d'un jeune homme (nomine) Eustathc, un architecte (xs/itcV-tw-/), 
quoi! le dirai-je '? qüi racontait au sujet de Sergius une chose etrange quo 
je n'ecrirai pas de peur de blesser le lecteur. 

Ceux-ei parvinrent doiic ä Romc aupres d'Acjapct, donnerent la lettre et 
fureut regus. L'homme (Agapet) se rejouit de leur lettre, daiis laquelle il 
avait trouve de la concordance avec ses opinions. II vint avec eux ä Cons- m p. 2üo, 
tantinople au raois de mars de la XI V {~i<7rjxaiGyMiBv/J.':-/i) [indictioii]'. S('vl're 
etait lä, et Anthime etait le patriarche. 

Lorsque Acjapet parut devant l'cmpereur, cclui-ci lui fit une reception 
grandiose parce qu'il parlait la meme langue que lui et qu'il etait le pa- 
triarche du pays d'Italie, qui avait ete conquis et place sous sa soumission. 
II (Agapet) etait verse dans le sens exterieur des paroles de l'Ecriturc, 
mais n'en comprenait pas laforce... II s'abstenait de communiquer avec .i/(- 
thime et Severe, et ceux-ci encore plus de communiquer avec lui. II appelait 
le premier un adultere, et le second un EHti/rlnanisti'. II changea raffection 



lü 



col. 



1. Nous avon? suppl66 « il accepta » d'apres Bar-Höbraeus et l'add. 12.154 fol. 151. — 2. M. lirooks 
111 fei ^M au Heu de »-»/ t^, ce qui donne comme sens : « (un architecte) d'AmId ». Cette corroction 
ne nous parail pas necessaire. — 3. Michel : « de la XIII" (TpicrxaiSexäTyi) [indiction] ». 



M p. 28r,, 
col. 1. 



288 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [204J 



11 



Lp. 31'*, .j^mi.» U>\^^. U-^^f^ )-*-•' 



1. 18. 



^; jjoilj )^VJ^ V->^/? T"-/ Jjiicuöco )jö»3 JL-i . cn>n .tsj/o lio^xo »_s 

1. Sic le ms.; I. l-ow. — 2. Lo ms. ilonnr \;a>:^^ U-' U»^ l^U-. — 3. Sic le ms.: L «u-il.;. 



([HC Tempereur avait pour eux, Tindisposa cnvers eux, ot les chassa de la 
ville. Anthime, Severe et Theodose A" Alexamlrie firent allianci' ensemblc par 
les Icttres qui sont transcrites plus bas. Anthime et Sennr s'eloignercnt de 
Conslantinople pour aller vivre chacun eu cachctte k l'cndroit qui leur con- 
venait. 
M p. 202, Menas succ6da k Anthime dans la ville imperiale. Lo premier mcdecin 

(ip/ixTpo?) Sergius y mourut subitement, et AgapH (mourut) apres lui en ces 
jours par un miracle : sa langue tomba en morceaux et il rarracha de son 
vivant. Silveriiis fut cveque apres lui ä Rome. 

M 

• Chapitre I flu livre X. — Lorsque les patriarclies fideles Serere et Anthime 
eurent ete chasses par Tempereur comme cela a ete dit au livre IX et qu ils 
se furent retires de la ville imperiale k l'arriv^e d'Agapet de Bome, qui mourut 
subitement ä la fii. du inois de mars de la XIV" (Te<75ape(7)taiÄ£>izT7)) [indiction], 
ainsi que le premier medecin (zpyjaTso;) Sergius, qui l'avait amene, alors Ephrem, 
qui occupait le siege AWntinehr dans FEst, se montra courageux et viril... 



Clll. 



Ill 



10 



10 



[205] I. — PSEUDO-ZACIIARIE LR RHETRUR. 289 

12 

. jLw^f-^tCL-s; JL-jl-MO )_iöt3; l-io^ i-Q^ j'o)-»; )^i-^/ •^-'t-ö^-^? t*-«» *i,p. 2.10, 

.♦.)loS\v) J^sJL.,^»© ^^j otK-nSLio "^^o. j^joio; ^'.,','1 '!"'■ 

.>o[S.ji vt-^Q-s )^o)j» :~|.<>^peL3« )lo^'f_>;; )-»->t-o 
JSwwÄ ^-io V-^sAo :^)Ki .y v> l^_-_-*/ «-öl )K,i .» ao ^io V-:«^ tsiooi» *Lp. 2!ii 

yOO|_iULdOä-d ^0(_30 . . 1 .'^ n f_3 :)->->y-o 0/ typ-^iV) ^.<Jü/; oöi ) «•vi iN 
loJb.o -.wmJl^I/ vw^X^; U'<3>^; I;oi |^s.2u.toL:»; :u^ '^, ^% .,1/ )— o;J; :oy-u 

yOJOi» li-ajo oCio ^ jit-A-:» '■-'^^ >« I f 't " i K-I—Ji^ ^^;o/; )j/ ' L p. 2.11 

''yOotJu.5 0001 ^^^.lULäoo :«^^ oooi ^■.■T..^vio ^^-^^ ^*^ ^••J'"*? Jl "x^nN ; ^!m'^''' 

:)oiA/ 0010 |^.*jL:»aA "'K.'^w«; jKa^io «.-^ J^nSu» :)^; ^ " |. -V ^ m 

1. Sic M; PZ Itoj'H- — 2. M l— »»-•aa«. re qui esl une faule nianifesle. — 3. M liKi^jvii I.,— (y — 
'1. Sic le ms. et M; L «jois- — 0. Sic M; PZ e^»-l.N — 6. Sic M; PZ l^a^l■. _ 7. [u ^y ,^ov-"^. — 
8. Sic M; PZ vi.,oIo- — !i. M i^ .^ocn^..v — IG. JI Wy _ 11. M ajoule l-ooi. — 12. M Coo-i. 

12 

Chapüre XX {du livre IX). — Lettre de Severe ä Vordre (Tayfz.r) des pretres et m p. 221, 
defi moines orientaux pour leur faire roiumUre snn depart de la ville imperiale. 

Aux pieux pretres, diacres, archimandrites et directeurs, ä tout I'ordre 
(-rzyf^-a) Saint du monachisme oriental : Severe, en Notre-Seigneur, salut! 

Etant hors de cette ville qui commande aux villes et hors de la prison 
quo quelques-uns d'entre vous, qui etaient presents, ö saints, out vue de 
leurs propres yeux, 11 m'a paru convenable de vous ecrire brievement cette 
lettre, pour vous exciter c\ des prieres d'actions de gräces, vous ä qui je songe 
aussi c\ faire connaitre ouvertement ma liberatiou... 11 (Dicu) m'a delivre, en M p. 222. 

col. 2. 

verite, de toute Tattente des adversaires qui me detestaient sans motif et nie 
tournaient en derision ; qui branlaient leur tele ' et disaient comme dans 
Job- : Son pied est toinbe dans le pit'f/e... Mais la malice de ces gens, qui 
etait insatiable de sang, a ete rendue vaine ä mon egard " par la pieuse iin- 
peratrice et par Dieu lui-meme qui m'a conduit, par vos prieres, vers ce 

1. Ps. XXXIV, 19; XXI, 8. — 2. Job. xviii, S-lo. — 3. Passago ob.^cur. 



290 EXTRAITS RF.LATIFS A SKVKRE. [20(1] 
yfc^^V^j ^^^^..^^Jio ""^^w-jl jJ; :ot-i ^ ..j ■> nn >o ; ^- ^ «? io^^ 

Jjo^^Ä^O; viOO50UQ-flQib.j :x:^V^/? ^^"^Z ^ N ^^-^ ^) " »i "> Vt^ .^^i^-a-o 



' M 11. -iK. 



13 



L p. 202 



Mp. 2»s, ,or<>o Ai/ :);o)_Ä> wV-äo Jjj;-.-^A3 vKjLbojil V-^ vQ— '/ )JL-^J5o ) « m .. \ 

rol. 2. V V ^ . 

1. Sic M; PZ 0V.1W. — 2. M ajoulr >=oL — :!. Sic M; PZ "«v.l;«^;- — '1. M donne "^^o sans > et 
omel <»»v — 5. Sic M; PZ donne ce mot au sing. — (i. M ^ ..=0 T. M w^Uoi>,. s. M ^oo^ä^o- 
— 9. M omel <•*"'• 

qui lui est agreable, ainsi qu'il le d^clare aussi ilans Ic proplii'tc Isak' ä ceux 
qui espereiit cn lui ' : .\> crains pns, rar je t'ai lUHivre... 

Celui qui a dit ccs choses a procurö 11011 sculemont ä moi un salnt adiiii- 
M p. 22:!, rable, mais eucore un accroisscmont au parti des lideles; a vrai dire, il a 
•■"'"■■ accru la part du Seigneur et de riieritage d' Israel .. . Ea efTct, le vi-nerable 
Anthimc, archeveque de la ville imperiale, qui avait obtenu le siege suprenio 
el puuvait Ires facilement le garder, ne l'a pas Vdulii: mais justeinent, avec 
UM jugement solide et une science [eclaireej, il a reprouve Icur impiet6, et 
atcopte notre communion et collr du pape (r.y-a.;) Tlwodose dWlexandrie et de 
tous les pastcurs qui appartienncnt a notre confessiou. Cest donc en vain 
que cherchcnt ä tromper ceux qui disent qu'ils" n'acceptent pas le concile 
de Chnlcedoine quant ä la delinition de la fei, mais (juant ä la deposition 
d'Ei(tyclih et de Nestorios, etc. 

M p. 208, Chapitre X\I. — Lettre dAntliime ä Severe d'AntiocIte. 

'^° ■ ■ A notre venerable et saint frere ot collegue le patriarche Mar Severe : An- 15 

1. Isaie, xi.ni, 1-3. — 2. C'est-ä-diic : Aiilliiinc el Tliöodose: cf. supra la lic de Sivi-re par Jean, 
p. 25."). 



III 



m 



I, p. li'.";. 
1. i-2. 

M p. -JS'.!. 
C(.l. 1. 



[2071 I. — PSEUDO-ZACIIARIE LE RHETEUR. 291 

|i «v>,. :|ju>t-° v^/ :w.^t^ ji;o )^öt.^o |.^i.<w.J^kji )i. ? i \ cL. ^^oi ^'^s^ 

*'^ -.yoKj/ ^'t^ "^^^oi; ) V m .. voKj/ »s/j y-.^|~j/ >ö.^ .)^w^K.io »Lp. 2;i7 

14 



M p. - 
rol. -J. 



* Lp. -J'.IT 

I. 7. 

M p. 288. 

coL L 



.•>.>.fioa^CL>Kj/ loL^ j'o).xD; )^V^/ :^Vlo ^ . ymN ; |ju>i 

1. M omet ^?«^ Hv — 2. yi aa^iW. — 3. M litt*^;3- — 4. M omel t—»»?- — 5. Sic le ms. el M ; 
L donne ^w sans i- — G. M .^o- — 7. M o_.so.. _ 8. Sic M; PZ donne ce mot singulier. — 9. M ajoule 
liSw- — 10. M Po.' 



//i/yne, en Notre-Seigneur, salut ! — Quand je remets dans nion esprit la pa- 
role de Notre-Seigneur, qui dit... 

Sur ces doctrines apostoliques, divines et irreprochables, ö notre frere Ji p. 2in, 
Saint, je te donne la main droite de l'union, (union) que je garderai jusqu'au 
dernier soupir. Je ne consontirai pas ä l'union avec celui qui pense autrenient 
que cela, parce que Basilc a dit que « celui qui coramunique sans distinction 
avec les ignorants (tSuöTai) sera prive de la faveur de parier librement (irappvicia) 
avec le Christ' ». — Je sais que vous aussi, venerables, qui gardez ces 
doctrines, vous avez depuis longtemps k (en) sonfTrir. Qui donc [si ce n'est 
toi] a ainsi de nos jours Supporte des combats, change de place en place pour 
ne pas laisser äbranler sa foi? En toi je vois les docteurs de l'Eglise : car 
tu as fort bleu place manifestement la lampe sur le candelabre, en brillant 
par l'action et par la parole, etc. '. 

14 
Clmpitre XXII. — Lettre de Severe d Anthime. 

L Micliel, dont le te.xte est corrompu icl, donne ce passago coinino il suit : .. Cehil qui coiniuii- 
ni<iue avec les liäretiques sera priv6 du paradis ». — 2. Micliel doniio la tin de cello lettic qui inaniinc 
cliez Pseudo-Zacliarie. 



202 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [208] 

yloaiajj '|^JL.^OJ .yn^a, yOi^S^ j.^.«.!.^ >&aju. y^_ia_s )io).Ä :v mv> ..^j/ 

\^iax •^«^ "^Kj ).^»^i^sj vxon\o'=> 



'coi. 2 ' |j/ );oK.ii V> ^^JV> v> 3/0 ^*_i.iKio '^^lO-i. ^ ^ 01; »o^' ^ .s ^^^oiAo 



* Lp. 301, ^f^ ' ^_3o ).^i,jLfiftASs )-^.t >i\ Kjia-,io |K»=>i Jl^JUt^io; )°ifirrt°>/; )jiio 

.JJVJK» oiloi^ sS/ JJ-iol ''^JLio; ^^01; "^?U? 7-^? )«*^ fcoft— "^ vßj/ )joi 



1 





♦ Lp. .ioi, .sfn . rfti/JL lo^ |^o).aD; ^^'^W •1'^^° . ■ymN; )-»-.» 

I. n. * • ^^ 

1. M ajoule "lo^i- — 2. M omet >i!»- — :t. M ajoiilo U 1^- — '1. M omol ^■»■. — .i. M ^;-»( o/- — 
ii. M iiniet ces qiialie derniers niots. — 7. Passage oniis par M. — 8. M o»^- — 0. Sic M: 1'/, ritUache 
;"/ a cc qui siiit. — 10. M donne ces deux mots au pluricl. — 11. M "-^''■V — 1-- M o^j- 

M p. 20s, ^ notre Ires ven6rable et saint fröre et collesruo lo patriarche Aiithimc : 

COl- ■-• -111 

Severe, en Notre-Seigneur Jdsus-Christ, notre Dicu, saliit! — ■ Pour la lettre de 
Ta Chastete, rapötreP«»/ mc fournira lo dcbut... 

M p. 2i:i, Je promots ' de commiiniquor en cola avoc Ta Saintete par uiic adlicsion 

inseparable, et avec ceux-lä seulement (jui pcnsent et proclanicnt cos chosos .-. 
avec toi... 

^'.^i.'.i'' J 'informe notre collegue, Mar Thendosc, le saint pape (uxTry.;) et archeveque 

de la grande et pieuse ville d'Alexandrie, de l'union que nous avons faite avec 
Ta Saintete par celte lettre canonique... Si tu liii ecris comme tu nou.s as 
ccrit, il acceptera avec les minies mains d'union, et repondra par uno lettre in 
de communion, selon les delinitions et les lois de la sainte Egliso^. C'est 
pourquoi, il convient i\ Ta divine Charite quo tu aies soin d'accomplir spon- 
tanement la memo chose ä son egard, etc. 

15 

ii p. 21,5, Cliapitre XXIII. — Lettre de S(kH're d Theodose. 

col. 2. ^ 

1. M : II .Te nie rejouis ». — 2. M : « des sainte? Eglises ». 



in 



col. 1. 



L p. 301, 
I. 20. 



Mp. 

Cül. 


2. 


l.p. 
1. i 

,1 p. 
col. 


30-2, 
3. 

293, 
2, 



[200] I. - PSEUDÜ-ZACIIARIE LE RHETEUR. 293 

w-,_:>0 )-jÖi_3 sJL-,; yKjLiCtAl V-SO yCL-«/ ^»-iO ^•'^SOl-S )■■«■■., O O ) . ffl .. N ^I P- ^'J^ 

'j-^s-äji ooi; jjuVj ^)_3JioL3 .^Q^Ji v'"^*'^^ |io|-fiO :> fn . «) ;/l 

^taa/o ..'j-a^Voi; )lo•^-•^io^ U^JLto jVo-flo/ ^ö-caS ^s :J^iJ? ^-o^-»-/ jia:iis>.io 

|.Vf.saJo joi^^oi ^o(o^^/i ^^J^ 

^oj»! lo^ k-)^^Ä vmvi.^j/ |'=>rnT>°>/i )ju.i 'jj^t^! ^" io« )^?J® 

^^>-ou>o :)-aia^Ci>. oits.aS— |-|-, NÖto; JIo»ä-oi;o )ii|; oiioÄ*-*»© )j<m |j_sj; 

);oi lv^)S>-flo/ K_.)_,^ms; 

1. M ojuiilc U-o;;. ;.»;. —2. M tfr=-»'' -oioCv^/v — 3. M |lj9 oi^->^» (liie w^^»)- — 'i. M l^•o-i'^ 
_ 5. M |-v».0M lil^a^- — (1. Noiis li<öns s.ow'■<^^^• — "■ -\u üeu de ; ll^^'O... Cv^V^^ä*». M donnc 
V»^, l^ra.^^" .i>.., |to;-p l^o •►i^. IM-'s,^ ll^»- 1'=Q'^^ v<"Öi» |l-aal-o*? ILag^i^ l'o |l-aJ»jo 
>a^ |ie;-|3 Hl ItS^'.oL» Hoj^iC^o .lo'c« i.» RaSLaA,. _ .s. M 'c^p^ixj. — y. PZ ajoute low- — 10. L 



A notre venerable et tres saint fröre et coUegue , l'archeveque Mar 
Theodose : Sevhe, en Notre-Seigneur, salut! — Dans Ic livre ' des Juges, 
c'est-ä-dire des sa/te, etc. 

Comble du prodige! Saint Anthime, rarcheveque qui a ete juge digne' 

5 de o-ouverner rEs-lise de la ville imperiale, a brise les lieas et les lacets 

de la mechancete des heretiques. II a refute tantöt leurs embüches, tautet 

leurs attaques ouvertes -^ ; il a embrasse uotre conimuniou , professant la 

foi saine et pure. A ma l'aiblesse, il a envoye une lettre (constituaut) un 

pacte de communiou, (fonde) sur uue confessiou parfaitement orthodoxe', et 

10 il a auatliematise uommement/ quiconque est heretique ou schismatique, etc. M p. iiö, 

II couvenait, certes, que le saint archeveque Anthime courüt d'abord ä 

votre tröne evangelique et vous offrit les premices de l'union. La necessite 

du temps, l'eloignement du Heu, et la precipitation des evenements a change 

l'ordre; ajoutez ä cela que tont a ete fait mysterieusement, etc. 

1. M ajoule : « inspire ». — 2. M : « ä qui est 6cliue la pari de ». — 3. M : « tanlot les embüches 
de nmpiötö, tantöt son altaque ouvei'te ». — 4. Au lieu de : u et pure... orlliodoxe >., M donne : « dans 
la purele et l'61oignemeiit de la comimmion avec les adversaires. II a fait un long diseours et il a en- 
voye ä ma faiblesse, par ecril, un pacte de commuuiun. II a (Habll la rcctitudc de la confession sans 
amoindrissement ». — 3. M : « completement ». 



294 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. i2iOJ 

»Lp. 3(i->, :)jöi3 sJu.« joiSs ^>eu«;;o wX^; ^ jloioi^sJi; )^-2u.to; ^^^..^l3oi )>o..°>\ 

1.18. ^ 

K^j/ : )_;oö»-.; |^^w--; K.,-«! ^oöt; ^^oi :''^o^ ^ t-»-^/; oo» )*-^*-^ 
JLlLj^X) jotJ^jJ ^^^jo ^J SJOQ ^ 1 ^ .^iot .^fiX 'Ij^o J;oi )K, -I A ^N 

16 

'^L p. :!(i.!, .-'.• .\\o\£D lo^ ^cn « nD»/li ji't-^/ ).i>-sV/o . »yrnv» )jl-» i 

I. 10. • • N5, X • 

1. :\I l^::^a•^a^ Ua^i^»?, CO qui est Hill' f:nilc ('viilcnle. — i. M U>-»jo. — 3. M Uwv — 'i. M ajoulc 
lo»4,V/. ,-,. :\l I.»>o. — (i. M uoa^ioo/l.. — :. M s?-^»o/ siiiis •af>- — 8. PZ oi^».-k*(.; M |&>.a»1.- — 
;i, Mt— *»o !-«»=• — lu. M unicl ce iiiot. — 11. M \=^h V'^^^ -'^r'' — '-• ^''' ^' • ^'^' -^^^ ~ '3- M 
^asl.c>i^iioo — l'i. M iijuuti; ^^Ih£>-o |-»0jO3. 



M r- -i'> Je joins ä ccttc lettre un excmplaire de ma lettre d'unioii et de ccllc du 

religicux poutif'c dont il a ete parle plus haut, (Icttres) qui out etö composees 
sous l'empirc de la crainte des Juifs, et je les envoie ä Ta Saintete. Mais le 
religieux pretrc et cconomc Theopompe (?) vous a certainement (jtavTw;) dejä 
fait connaitre l'histoire de cet evenement, etc. 

1() 

j^i p- -11, Cliapitrc XXIV. — Lettre de Tlieodose d Severe. 

A uotre veuerablc et tres saint frere et colleguc, le patriarclie i\Iar Severe : 
Theodose, en Notre-Seigueur, salut ! — Mille fois bieuheureuse, ö töte qui 
m'est chere par-dessus tout, ö rocher du Christ' et gardien inebranlable de la 
foi pure, notre epoque qui a montre aux saiutcs Eglises de Dieu votre cous- 
tauce spirituelle"! Nous sommes dans une graude confiance et nous espe- 
rons conserver pres de nous le modele irreprochable que nous possedons en 

M p. Jij. Votre Excellenee. Mais je ne sais laquelle de vos vertus admirer''. Qu y a-t-il 

Clll. I. 

1. M : li dans le nom du Christ ». — -J. M üuiel ; .. spiriluolle ». — 3. M ajoule : n lout d';diord el 
davanlage «. 



lii 



[211] I: — PSEUDO-ZACIIARIP: LK RIIKTKUU. 295 

\j>^<^l '• j^.«-» v>; OJ-3Q.— ^ >»it»'=>i a I V I ..^ai_i.j/ (jviwä»; voouV-).^ *''.■' 



.^^■swjtoo )JL»_ii )ln I v>.oi la^o ^-^O-io—ot-io; yOJOi ^; ^_/^v^too 

1. >i Iv-Sa. _ -j. Sic M ; PZ wl-'^- — 3. M umet le v — 'i. M "mo,oI.. — 5. Sic M; PZ >^ovii3o«o. — 

(j. Jl oi>^ ^^ 7. Jl ^fii.nowio- — 8- M »1-»^^». — '.!• M o»^v — lii. JI omel ce iiiot. —11- II faul 

Sans doule lire avec IIolTiiiaim Ua^- — 1:;. M ajüiite i^^a-^ai-o. 



en effeten vous qui soit petit ou ait besoin d'etre loue davantage? Si j'admlre 
les mceurs rigides' de votrc belle vie, rexcellence de la piete m'attire vers 
eile, et la purete glorieuse de la foi orthodoxe qui demaude justement ä pre- 
ceder les autres (vertus), et votre vie de labeurs (endures) pendant longtemps 

5 en vue de Dieu, et votre fuite d'iin lieu ä uu autre, et ce que vous avez 
prefere souffrir en toute circonstance pour que la foi orthodoxe ne soit pas 
changee. En cela meme, que de fois n'avez-vous pas crie franchement avec 
Paul par les actions memes' : Qui me separera de l'amüur de Dieu? L'ap- 
pression? ou la detresse? ou la persecution? Mais sous quelle rubrique pla- 

1(1 cerai-je l'exactitude de votre enseignement par lequel ceux qui sont dans 
lerreur sont refutes, l'astuce radicalement arrachee, ceux qui croient deli- 
vres et transplantes dans l'orthodoxie? 11 me semble entendre le Christ-Dieu 
lui-memc te dire ce qu'il disait au divin prophete Jenhnie'^ : Voiei quo j'ai 
place mcs paroles dans tu bouche; voici que je t'ai suscile aujourd'liui sur Irs 

15 peuples et sur les roijaumes pour arracher, pour renverser, pour detruire, pour 
construire, et pour planter, et ces autres paroles qu'il disait ä propos de 



iii't 

p. 2'.ll, 
ul. 1. 



1. M : IC les belles actions ». — 2. Rom., vui, 35. —3. Jüreni., i, U-lo. 



♦ I, p. 30'i, 



col. 2. 



296 EXTRAITS RKLATIFS A SEVERE. [212] 

Ol, \ ,a ^0,-Do )lö "^ \v> ^o^o |.:>ia.^ö..N ^^-jo v^^^clh '^^ojajü; ) > i >^ «~^ 

)^A^ jLsöx^ \-x<n ^/f j-LSu/ .) ft .ii°> jJ K_)-i)-s ^-^; ^Jü/ •, \ nn v> \ -...«oi 

oöi ^m^eu»)^/ .)— s>n n ^ oooi cIlo-moV^ oooi yOouK-»/ ^ TU y n ^-^! vO-*^ 
)'^V^ |.>.Nio )jöi3 vjt_->i o6i :^oa^ '^ •.'\>o ')loi>n .ouso JV-so^^f oöi :| « m .. 
:|^ioji jooi «^ ' - -^1 ^^o ^«o ) . m .. yonX :)lo'>\v> N > »^ >fti 'Jlf_^; 
■')-^»ji ^ ). Mn... n )K,. i(Sl.f> ^; )K_2^^l^fL- 2 );» )1.>-«»1. ylo 1 Vi .o< »K-SO 

M. p. 305, . ,^ . I \ ^ ft ''jK^.tq "^-OOt )t-)— 5 J^;o/ ' jJ-yn «V Ö«KJL*Kj5 ^*J50 

^' "^ '^'' r^- ') ^"^ j^lojuioo ^^oi» > 1.. .s/o ^^o( ^-/m j-icüLo lo^o )jp>o m\ 

)loJL^cuo( lo ü 1 \ chJ^o :^-^^ v^oM )K->ot-:)/o jl.>-^U |l n t v> .ojA ^ot^; 

1. M ajoule b^xi. — 2. M ll-ai-'xi'Oiaj. — a. M omet ces deux mols. — 'i- M l-«--:^-i>. — 5. M omol 
ce mot. — li. M »>o- — 7. M prcseiilc ii-i iin lexlc corronipu. — 8. M l^^"-»S ^-201 l-y-l=. — '.). Sic M; 
PZ ^J- ^:^oiv — In. Sic M; PZ ^«l^«. — 11. L donno ä lorl ,— t-l-/- 



Paul* : II i'sl pour iiioi uii vasc d'i'leclion. fjui portcni moii itom ticntiit Ics ivi.s, 
les peuples et Irs cnipires, et dcvant tout Israel. 

M p. 213. Teiles sont vos qualites, ö Pere divin ! C'est peut-etre peu de chose de 

les admirer, mais il n'est pas facile de les realiser comme il faut. Ainsi donc, 
iiiaintenant, par les labeurs vigilants de ta sainte ilme, des bienfaits ont »Hc 
procures ä l'Eglise de Dieu; car, par le Christ-Jesus, ceux qui ••taient au- 
paravant eloignes sont rapproches. Le venerable Anthinic, qui resplcndit des 
niaiutonant par ses moeurs et sa foi, le souverain pontife, le vrai pastour de 
TEglise de la ville imperiale, est devenu volontaircment notre compagnon, ä 

vous et ä nous, et il suit notre foi orthodoxe II a fait un pacte solide par 

une lettre canonique qu'il a envoyee ä notre trOne evangelique, ainsi que Ta 

M p. 2i'i, Saintete nous Tavait d'abord annonce par sa venerable lettre Nous avons 

donc regu FaiTaire les mains tendues et nous avons couru, nous aussi, vers 
ces pactes ; nous aA^ons admis tres joyeusement dans notre conimunion cet 

M p. 215, homme venerable, et nous avons echange avec lui une lettre dans laquelle 
nous avons expose clairement la veritablc foi des Peres, et nous avons dv- 



.1. 1. 



col. 1. 



col. 1. 



10 



1. Act., IX, 15. 



12i:!| I. — PSEUDO-ZACHARIE LK RHKTKUR. 297 

• .'yOi.^; . i^ou :^ooi ^iKjs ^_io; ^a..\*/ ^jjujJ toilo^ jlaslaA ^jj^clod 

. -•, - - jKjUlf^ Vf»-^^! ^"^Z K^j'^lS^O . yO^AN^ ^^? y~*^o( 



1 .. . K I ■'^I P- 294, 

.•>.)joO vJl^) vfinvi .]\J( coi. 2. 

j-ßo-^o ^ajs» UoV-s lo-^j )t-«^o )-Vi . •^,.> j-iöu a_*» fco/; K-,).*JV— / ' i i' ="" 

j-oiJSs 

K^jjoJLO |fc^„2L:;fco K^.2lO -'I^/ i/;o )»j/ ;o; ^ )«j/ 1^1^,.^ yo^f^s 



' L p. 311, 

1. 14. 

U p. 295, 

col. 1. 



1. M donne le iiiot au pluiiel. — 2. M a uii o initial. — 3. PZ ^-Awio. — 4. Sic M; PZ l*"Ho. 
— r,. Sic M; PZ iJ- ,^oC. Sans n?V?' — 6. iM ^ov»«::— 3. — 7. PZ omel ^v — 8. Sic M; PZ saa^j 
vJAigj. — 9. M donne ^N et omet las trois niols suivanls. 



voile la perversite de la toi qui eontamine les faibles d'esprit. Nous avons 
donne la raison pour laquelle nous avons communique avec lui, afin que 
ceux qui vieudront par la suito la connaissent, et nous avons envoyc ä Votre 
Paternitc un exemplaire de cette (lettre) parce quo nous ne voulons pas que 
,-. vous ignoriez quelque chose de ce qui nous concerne, et surtout de ce qui 
rea^arde notre sainte Earlise. 

17 

Chapitre XXVI du livre IX. — Lettre de Theodose d rarchevecjue Anthime. 

A notre venerable et tres saint frere et collegue, l'archeveque et le pa- y^ o,; 
triarche Mar Anthime : Theodose, en Notre-Seigneur, salut. — Et comment se '^'^'- '• 
iii ferait-il que toi, pontife sage et vigilant, tu paraisses devant le Createur de 
rUnivers, le Sauveur et Dieu en criant manit'cstemcnt par les faits eoniiue le 
divin prophete Jereniie, etc. 

C'est pourquoi, joyeusement, dans Texultation et Fallegresse, j'ai reou \i p .jin. 

PATn. OK. ~ T. II. 21 col. 1. 



298 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [214] 

^-•/ ^^; v*^ }»_*. .vj^o I .. . * Vi ; od^Ji»-^ oo» |K^^^ ^j>_jVjCi^o ^.^a-^ 

vd/; ^'^ot -.yoK^Ks K^JJOJLO j;V-^ loJ!^; ^^«^^/; |v> .. «i «a/ •.oi'^ ))^; 

looi K^jjMO^o K^IV'Oij o^; w.oö( ^jo:^ yos^.*; jlaslcui 

1. M li>--'aio ^i^w ^la-Ä-i |^::i.^^. _ :>. sie M; V7. tt^=-l■/■ — :!. La suilo niaiiqiie dans M. 



canoniquement la lettre ' J'adhesion et d'union de Ta Suiiilete (jui lu'a cte 
apporteo maintcnant'-. Lc saint patriarche Severe, dont il a ^t6 parle plus haut, 
m'avait iuf'orme d'avancc qu'elle arriverait, lui qui est pour l'Eglise du Christ 
et pour iiioi la cause de tous nos bieiifaits et nos secours. II m'a aussi en- 
voye, comme il lui convcuait, unc copie des lettres que vous avcz echaugees 
ensemblc cauoniijuemcut, (|ui m'annon(;aienl votrc adhesiou, qui aou lieuavec 
prudence et utilite, etc. 

1. M : II la Icürc ran(ini(|U(' ■. — ■!. l.a siiilc manquc dans M. 



II. — .11-: AN D'ASIK. 



Les extraits que nous publions sous le nom de.lean d'Asie sont au iiombre 
de huit. 

Les deux premiers sont tires du xi.viii" chapitre de ses Comutciünrii de 
Beatis Orirntalibus, qui a ete ecrit en 5G5/6 apres .l.-C. (ef. la lln du chapitre). 
Les Commentam sont conservös dans Yadd. 14.647 du British Museum, qui 
est date de 688; ils ont ete publies par Land dans le lorao II de ses .iiirrdota 
syriaca, et traduits eu latin par Van Douwen et Land dans les ycrlmiidelingen 
(Irr iDninklijkc .Akademie ran Wrtenscliajijirii , afdcciitu/ Irttcrkundc, arliliende 
dccl, Amsterdam, 1889. 

Les deux suivants proviennent de la troisieme partie de son Ilistoire ec- 
clesiastique qui commcnce en 571 et s'arrete ä Tannee 585 : Tun forme le 
debut du chapitre xli, rautr(> celui du chapitre xlii du premior livre. L'IIis- 
toire de Jean d'Asie est conservee dans Fadd. 14.640 (du vii" siecle). Publice 
par Cureton ä Oxford en 1853 {Tlie third part of the ecclesiastical histonj of .John 
bishop ofEphcsas), eile a ete traduite en anglais par Payne-Smith en 18(50 (>t en 
allemand par Schocnfelder en 1862'. 

1. M. Brooks a cu robligoance de collationner cos qualre e.\ti'ails avec les niaiiuscrils. 



[215] II. _ JEAN ]) ASIR. 299 

Les quatre autres extraits ne nous sont pas parvenus sous le nom de Jeau 
d'Asie, mais on suppose qu'ils appartiennent a la seconde partie de son His- 
toire ecclesiastique, qui est perdue, ou plutöt qiie Ton croyait perdue : Ic 
premierfait partie des fragments liistoriques anonymes qui figurent dans l'adil. 
14.647 ä la suite des Commentarü, et dont plusieurs sont certainement de Jean 
d'Asie'; les trois autres sont tires de la troisieme partie de la Clironiquc du 
pseudo Denys de Teilmahre qui n'est, d'apres M. Nau, qu'une transcriptioa 
ä peu pres litterale de la seconde partie de l'Histoire de Jean d'Asie- (Ci'. 
R. Duval, La liltcrature syriaquc, 2*^ edition, p. 192). 

1. Cet extrait, qui est i-ciit dans le style de Jean d'Asie, ne se retiouve pas dans la troisieme 
pailie de la Chronique du pseudo Denys de Tellmalire. Nous l'ädilons d'apres Land [Anecilola 
syriaca. t. II) et nous l'avons collationne avec le ms. [adil. 14.647). — 2. Faisons loutefois reraarquer 
que nos e.\traits du pseudo Denys sont ecrils dans un style qui ne senjble pas t'tre celui de Jean 
d'Asie. Nous devons le te.xte de ces trois extraits ä M. Nau, qui les a transcrits d'apres le ms. syriaque 
284 de la Bibliolheque nationale. Ce ms. est une copie, faite par l'abbe Martin, du ViilUunus sy- 
riaque 162. M. 1. Guidi a eu l'amabilite de collationner nos extraits du pseudo Denys avec le ms. du 
Vatican. 



U^y^l ••) » v> ■■ Ui\^y.^ U-^l -.Uiolo ,^;*i^i/! )*^-^iJtl ooi' 

^J;Ö«a^; j-iOJio; ^..*_;>; .-^ K.i)_-,i/ [^..xJ. Cx^;o "^Sfe-^-JOl jij::^ ^ 
jtöu:»/ )-<^^>ä4? )t^--i-Al sS/ ..JKJL.KJ> ,.^^ OOU.U ^;K^ ^ioj JK.i.^ 

y-'l yO P i . V) , n ; ^A^oi .-^£00^0.30 ^ccij,.^i_floo vm-oa-Kj/o vix>a.<i_2D;c)l.o 
wp jiaa-;i; j^JLolo jjiO».::-« '-"=»^)~=' .jioj-co )jLsa^ .j^-iUL^o jj-^s^ 



Chapitre XLVIU (des Commentarii, etc.). — Au sujct des ciiiq bienlieureux 
jjatriarclies qui ont brille dans l'e.vil (£;opia), d l'rpuque de la persecation. 

II nous a paru necessaire et tres utile de transmettre egalement par ecrit 
ä la memoire de la posterite, en fixant les Souvenirs, l'histoire des bienlieu- 
reux peres parfaits et pasteurs distingues et spirituels, Ics cinq patriarches 
Sevt-re, Theodose, Antliime, Sergius et Paul. Le bienlieureux Severe, le premier 
d'entre eux par la fermete et le courage, brilla dans les grands et violents 



* L II, 

p. 246, 1.16. 



300 EXTRAITS RKLATIFS A SEVERE. ;2161 

)K.x-^ )-^;, i m T \\i yf> <=> IQ -.vSiU/ |Ki .^ v > )-oa^^/ ^Jbo ,__3 .Joot 



Lii,p.2'is, I «^ Vv-» ^io Jlp.; ö» I « » ^Q_^io ^.aAoi yoy-D );o)Laj ^; U-^>o-l 

^^i^^Ooj -.po/ p )i/ >.»i\-> ^j ]l}^.^ )ip-so .-t-ol/ |laa^>J>o fcs-i_.pa^i. 
^_*^o» ^ v:aa^ joouJ; ^»^ ,_3 :J-j/ s.n' ^ .cp )oi jlj/ ^^üio» U-^j ^Q-^ 
■qN. vs ^ ^ia>. ^ -.. . Y* ^IVl ,.^»^0 i^'^iy.as )jl:x»io .).floia3 K-^ •.. .^ « «./; 
. J .:, i^'C^. ) . iN^ .1 jloVljJ ^-3oi -.loo« )J ^^ioj ottCioio J.iOL^; )>— »jo 
jLiCLi.o Jooi ^-*^/ jiöi-s/» )-sfco; Ilan-vo )1q-.oiv>o ) .. \ t , r» )-^,.^a^ yS 



lu 



combats (äyöjvs;) de la perscculioii. Cliarfse d Autioclie, il sc rcndil ä Alrxan- 
drie, et se retira dans les döserts de VKtjypte, y meiiant dans la perfection la 
vic monastiqiic qu'il observait döjä anterieurement par son ascctismc et sa 
pauvrolr. 11 soutint aussi uiie lulle brillante conlvo .lidii-ii LVllalicdnuissc... 



Avant ccla (avant la mort de Fimperatrice Theodora survenue en 548), le 
bienhoureux Srrt'rc fut appcle par Tompereur a la ville imperiale en vue de la 
paix de l'Egliso. II vint, sur les pressantes instances de toul le monde, en 
disant : « Je monte parce que c'est la volonte de tons, mais il n'est pas pos- 
sible que quelquc chose soit Jamals fait par ceux qui cxercent le pouvoir ». 
II monta donc, et passa deux annees ä travailler et ä enseigner. Lorsqu'il vit 
que sa prediction : « que ricn ne se ferait », s'accomplissait, il revint dans les 
regions situees au sud dAlexaiutrie, oü il vecut constamment, au milieu du 
desert, dans la tranquillite, Tascetisme et le commerce des livres des Peres. II 
accomplissait dans la perfection un grand labeur et Tausterite. Apres avoir 
passe plusieurs aunees dans la persecution, il tomba malade. Ou 1(> transporta is 
alors du desert dans la ville d'Egypic appelee Xo'is, et la il accomplit le terme 
de sa luttc, et lit route vers Notre-Seigneur. 



In 



[217] II. — JEAN D'ASIE. 301 



)ooi -J'^'^^ ^ca^^-mj/ >.«.:)oa:;.j» tj^fO-CD; )K~js» ^'^s-j.-aot )... i i . ^ >-i)-a 
^ oi..<^^^a3 . N^ v^jKa/o :)jJL2 .-^Vi» vit> « flO;oi-3 ^co-flosl/i |-Joi ;) J, . \°> 
oUL-t-so .K-n I ..■ i a ^Ju2i.o :)jctoo;l»/ )io)-.flO )oo» )_ioi ?^_50 .)■« ' » ' » jooi 



. ) I f ^ ^ «Ort .« Pilo liN >ft w>.^ QjiL5 

" :)Nj_.^m ).^jci2'^i )o»/^ .^ffft -o»/ ;\v.^.fl ^io jooi y>otoJS^/; )Ljo( .^cDa^eL.Kj/ 
j^oJ-fiD jooj — V^i./ ^3 :)-liJ-fc; U-=>) öws )ooi ,Jo •>)J.o '> \vt Kx.p&^ ^.^^1/ 



Cureion, 
J). 56. 



Cureton, 
p. 58. 



O 



Chapitre XLl {<lii linr 1). — Des cir(]iics (jui fnrriil ä Aiitiuchc dcpuis 
Flavien et Severe. 

Flavieii Tut (eveque) h Antioclie la grande en Syrie, du temps de rempcrour 
Anastasc. II fut reconnu comme un adepte de l'heresie des deux natures, et fut 
ä chasse de son siege, apres l'avoir occupe quelques auuecs'. Apres lui vint 
Serere, uu orthodoxe, qui resta six ans. Au debut du regne de Justin le vieux, 
le premier, il abandonna son siege, et apres avoir vecu quelques annees dans 
le desert d'Egypte, il y mourut.... 



Chapitre XLll. — Des ereques qui fureiif n Omslantinople ä l'epoque du 
10 reijiie de Juslinieii. 

X Oiiislnntinuple, on cleva ä Fepiscnpat, apres Epipliaiie, Anthime, aupara- 
vant eveque de la ville de Trapezonte, qui avait etc appele dans la capitale. 
Lorsqu'il l'eut occupe quelques annees, Seviire d\intioelie fut appele d'E(jijpte 

1. Jean d'Asie emploie souvent U^"-, comme les Häbreu-x sanim, dans le sens de « quelques annees ». 



LII,p.38G, 
1. 13. 



302 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [218) 

• * * ^ • • * 



f_^/ .ou>oiol ^'^.^ ^N^-nK^o vS/o ^<-No Oi^ OOOI ^«-^ ))JL,^3D -.^^Ol 
yoy-^c y-ä ^>; )-i/ ^-3Öi .)— i/ ' vA-^K, A. .NU IQ .. \ '»o •.)— j/ vfi \ m )ot 



In 



1. Land place a tciil les mots 1»*«» "^-'>' ä l'-i'.i au diibul de leii-lete de cc cliapitre. — i. Sic ic ms. ; 
Land donne ä tort ^tw^»». 



siir l'ordrc de Justinirn, pour s'culrclcnir avcc lui au sujct de l'miion. (Juaiid 
Aiithinic cut cte renseigne par la discussion de Severe au sujct de lacorruption 
et d(! la perversite du concile de Chalcedoine et des blasphemes du 'riniic de 
Leon, il abandonna le tröne de la ville imperiale, s'en alla et .s'unit avec Severe 
et Theodose dWlexandrie. 



Siir Ic bietiheureux S('vere qui arrivc dans la ville imperiale, oii il a rte appele 
(lans le hon espoir qii'il retahlirail rtmion des Er/liscs. 

Le bienhcurcux patriarclie Severe fut ensuite egalcment appcle par de nom- 
breuses lettres de l'empereur et de rimperatrice. On lui donnait Tassurance 
qu'ä son arrivee dans la ville imperiale la paix et l'union des Eglises se feraient. lo 
Comme il nc consentait pas malgre ccla, beaucoup de gens le pressercnt i't le 
pousserent, et lui reprocherent meme son hesitation. 11 lour dit : « Ne vous 
trompez pas. Du vivant de ces empereurs, il n y a pas moycu quo la paix se 
fasse. Mais pour que je n'aie pas Fair de lempecher et de la detruire, je 



\l> 



[219] TT. — JEAN D'ASIE. 303 

jr> N«^ jijj ^ .öv,^cSo jjot jKjLk. • . ^_«._^k_^^„2ui ^ « foll/o '^ ^ f>l/o 

.. )o,.io jooi )l» ooi v/» :oi.JS |o3i ^^.^jQ.». )l^ooä:>o.2 )K.£u.J^^ ,_i>.i )->;oqji " l ii, 
a.oy.ri^s-00 )L.V-»;» 1J^>^** ^-'-'^ )^^ :^its^l Jjl^oio .J-s»; |a-.)J ^j)~jo ]iKxj 



p. 387. 



Vdlii-iinus 

IC-J 
fül. '.in i- 



j^'^^.^^ I v£0O •> Vm m :^^OI 000( yOO^.^«-./ vXOOjOWQ-flO jjOIJ Ö(^; ^; Öt « Il..V j["''s''|! !,84 
1 Y iminnn>,1. 



monterai, bien qu'afTlige. Je reviendrai sans qiie rieu n'ait etc fait ». Ces 
paroles se trouverent former uns prophetic. II moiita deine, fut regu cf passa 
un an et demi au palais, en diseutant et en niontrant la verite de la foi et 
les corruptions du concile de Chnkedoine. II parlait sainement, clairement, 

i et doctement. Ce fut sans profit. A la lin, il demanda ä pouvoir s'en aller. II 
avait, en effet, re^u par ecrit la promesse avec serment que si rien ne se 
faisait, il pourrait s'en aller et se rendre lä oü il voudrait. — 11 se retira 
donc avec une foule nombreuse de meines, de clercs et de laTcs, qui, ä la 
nouvelle de son arrivee, etaient accourus de tous les cötes dans l'espoir de 

Kl faire l'union, et qui s'en allerent avec lui sans rien avoir fait. 

6 

En l'an 823, un concile se reunit a Sidon de Phrnicie. Les chefs de ce concile 
etaient : Sijmmaquc, patriarche de Ronw; Timitlhct\ patriarcln' de la ville impe- 
riale; Flavien, patriarche d'.l/(//'i(7(r,- Jean, patriarche dWlcrnndric; Elie de 
Jerusalem ; Jean de Telia; Pliiloxene de Mabboug. Flavien fut reconnu heretique. 
i.i C'est pourquoi Fempereur Anastasc ordonna qu'un (autre concile) se reunit 



lll 



304 EXTRAITS RELATIFS A SfiVERE. [220] 

001 \ ^^ t^o . ^ Of.^^ .iv\ An \. ffT» I. ■'•^ - /v\:N. n »fr>oi\ «JQ^ )l^^ .^''-^? » »y fy* ^o 

7 
Ms. syr.'28'i J-oos/jo j.;^^ttV> \°>nncä^°>l vooCi>>J ^.iolS^ ajuiai/o .-säjq.^s.cdj/ )jaJ^ioj 

Bibl. nai * ■ 1 l 1 

foi. i5ir. ^..^jl^V '■^"■' ^ -^; ) . n . laso j_i.^)i/o ).^>.^C L ^ '=\m v >o )jL^)',_aD/o ) > m « ^ ^a/o 
1 \- KBo^ca.ib^,. _ 2. Noiis donnons ici on note iinc glose qiii ost intercali'P dans lo lo.xlo ; vi 

. B|\ ..">s/» |l»ii3 _S( ^l \^ ^Owl.?L : IO1I. U ^»l^l./ vC>,»0 CutO« Cs«»a»X! Ooto C^lSL/ ^,»0tt3% ^■^ 1 ^ V 



de nouvoau ä Antinchc pour y iiominer uii palriarche ä la place di' h'ldvicii. 
Apres qu'il se fut reuni, ils (les övcqucs) y iionimereat un moine du nom |dc 
Severe, du couvent de Theodore. 11 etait pctit-fils de Severe, evcque de Sozopolis de 
Pisidie, Tun des 2:>0 qui, avec Cyrille, depos^rent Nestorws\ Lorsque ce saint 
sc fut dirige vcrs l'autcl, et fut monte sur le tröne (6povo;) de saint Ignace, 
tous les habitants dWnl loche avec leurs l'eraraes et Icurs eiifants criercnt en- 
semble : « Depuis longtcmps, etc. »". 



Enl'an S2(i iin concile se reunit ä Tjjr sur l'ordre de Tenipcrcur Anaslnxe. 
La s'assemblcrent tous les eveques orientaux, d'Apamee, d^Eitphratcsic, d'Os- 
rhohne, de Mcsopotamie, d'Arabic et de la Phenicie Lihanaise. Les chefs de ce 10 
concile etaient : Severe, patriarche dWntioche; Timothee de la ville imperiale par 
ses representants; Elic de Jerusalem par ses reprcsentants; Jcrt«, patriarche 

1. Glose inlroduile d;..is le texte : ci Si tu trouves qu'il (Ic concile) s'est rcuni a Sidon (vPi*») et si 
tu Irouves encore cju'il s'est röuni a Siiion (%?•*]), ne le trouble pas. Ces deux inots n'cn forment 
qu'un. bien qu'ils dilToient linguisliquemont ». — 2. La siiile a 6te erapiunlöe niol puur mol ä la Vie de 
Severe par Jean, cf. supra p. 211, 1. 5 sqq. 



[2211 11. — -IRAN DASIE. 305 

^.^ ^i . >v>'v OS. ^q. ♦l.iOOOtM j^t-V^^ ^ODOaiOQJO ♦)-.;, imif^ ; l^v-t-^^ ^i-«Q-. 

)»3Kj\ ouulSo •Jii-».'^ «*- J?/ X:;? |io).Ä . ') i « n\ -V^; )i-.j ^io J:>ojq^o 



Vnlicaniis 

16-2 
fol- 150 r». 



-•po U-t-O J^^-^^ I— V*^ «H-= )^«-A-30 ♦v^^^tJLJS UJL1oK_3 )... a ..,^/; PV-t^ Ms syr.284 
. Bibl. nai- 

ves ^JU-o-. -po K-^ o«J» ).i^V)js -V-l ^-V**^-^ :''vä)qj»v[ä v]-=> ^?^a- f"'- i'*' ^ 

1 Y »Äiai..coi^9. — i. Teile parail tHre la preiiiierc Ict^on qui a ensuite 616 corrigee en lla=v — 
3. Tolle est la lecture de l'abbe Xlaiiiii; oe niot est actuellenioiil illisible dans V. — 4. V ..*=-='»■ — J. As- 
seniani cl l'abbo Martin ont pris a toii pmir le mol "ä^^ les Icllres >:i^» (coiiimenceiiient du mot lliü'a^»), 
qui reiiiplissunl la IIa d'une ligne dans le ms. — G. Assemani a lu >xoaÄ>;= p (ß. 0., I, 54); la Ibrnie 
;^aj«>M3 est dunnee par Land, Aiiccä. syr., I, p. l'i, 1. 16. Cf. aussi Payne-Sn]itli, Tliesaurus sijriiiciis. 
I, col. SSlö. 

d'Alexandi-ic; Sijinniaquc, patriarche de Roiiir; PhikKihnc de Mahhoiiy, Jean 
de Telia, Paul [Rabboula] d'Edesse. — Etaient celcbres [ä cette epoque] Jean Bar 
Aphthonia et Cnsmas du couveiit de Mar Aqiha'. — Severe fit briller la ver 
et expliqua l'ocrit « l'Henotiqiie » que l'empereur Ziinon. avait compose. II 
■' montra qu'il avait ete ecrit en vue d'aunuler ce qui avait etc fait ä Chake- 
doine-. Ils (las eveques) Tanathematiserent lä (le concile) '^ ouvertement, ainsi 
que Taddition faite ä la foi. Et les eveques qui se reunirent avec Severe et 
Xenaias proclamerent toute la verite. 

8 

Saint Mar Shi're, patriarche dWnlioche, sortit de ce nionde en l'an 849, 
'" le 8 fevrier; saint Mar Jean har Cursus mourut le G du menie mois, et Mar 
Jean Bar Aphthonia mourut le 4 iiovembre. 

1. Nous considerons cette pliraso comme une note qui a ete introduite dans lo texte. — 2. Voii' 
plus haut l'seudo-Zacharie le Rliöteur p. 270, p. 13; Michel, Clironiijm: t. II, p. 163, col. 2; p. 166, 
col. 2. — 3. 11 laut lire wcmu-Jo, et donner comme compleiiient a ce verbe Ic mot n concile (u»jcniai») .> 
sous-entendu. 



:m EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. f222] 

III. — CHRONIQUE D'EDESSE. 

La Clironique d'Edesse est unc chronique anonyme qui s'est conservee 
dans le manuscrit syriaque 1G3 du Vatican. Elle commence ä l'annee 180 des 
Seleucides (132-131 avant J.-C.) et s'arrete ä l'annee 540 de notre ere, au 
moment oü eile a sans doute etö composee. Elle a d'abord ete publice et 
traduite par Assemani {Bihliotheca orientalis, I, p. 388-417), onsuite, avec un 
apparat critique complet, par L. Hallier {LJnti'rsiirhunijcn über die Edessenische 
Chronil; mit dem syriselien Te.rte und einer Lehersetzunc/, dans Ics Texte und 
Untersiicliiin/jen de Gebhardt et Harnack, t. IX, fasc. I, Leipzil,^ 1892), 
enfin, tout recemment par M. Guidi (Chronira minora, pars prior dans le 
Corpus .srrijtl(in(m christianorum oricntulinm, series tertia, t. IV, Paris, 1903). 



Ilallier, ^_.K!^lo )|.^|jL^l. KjL_l öul^/« j t « AjpQ^i Ollo •v\>0» ^-.IVi.« jK I > -^O 
p. 15'i. ^ . V . . X • 

Guidi.p.'... Nü,,^ov, jj, ^' >^5o:^o v^o^v. ^ l.im-^JJo );oU»^ Uau^/ ^ ;V^ 

En la seconde annce de son regne, qui est lanncc 830, Justin chassa 
Serere dWntioehc et Xcnaias de Mabbou(j, et quiconquc ne recevait pas Ics 
(juixtre conciies. 



IV. — ÜBER CIIALIPIIARUM. 

La Chronique que Land a appclee lj'l)cr Chalipharum, parce qu'elle est 
suivie dune liste des califes depuis Mahomet jusqu'ä Yezid II, a pour auteur 
le pretre jacobite Thomas, qui s'est propose de continuer la Chronique d'Eu- 
söbe. Elle dato de vers le milieu du vii" siecle. Elle nous est parvenue dans 
Vadd. 14.G43, et a ete publice avec unc traduction latine par Land dans Ic 
premier volume de ses Anecdola sijriaca (p. 14 et p. 113). 



Land, I, jüa^A-xifjoi : ^', ../ . ,\ tK.a v.«.3a.<^j/t )^V-*«-^^ )io).^o )oo( ) m . lo ^ « *> 

, I', I r> • ^ W.W w 



p. l'f, 1. 6. 



: J-.; .» m « °ii )K.x.*f.^ >iT> «\o°i)-<>A ^ ^; jooi mOIoK^/ ■'^^^ Kjljl.3 :).^sJLS; 



223] IV. — LIBRR CIIALIFARUM. — V. — JACQUES DRDRSSE. :!07 



Srvinr fut ordonne patriarche d'.A«<ior/(p au niois de novembre, a la 
V" (7üe'[j.Tw--/i) [indiction], en Van 823. II etait orig'inaire de Sozopolis, ville de 
Pixidic; il etait fils de l'evöque de l'eudroit, Tun de ceux qui deposerent A'es- 
toriiis, du temps de Theodose, fds d'Airadius. Severe occupa son siege peudant 
six annees. II fut chasse le 29 septembre, ä la XII'^ [indiction], en Tau 82'.). 
II vecut en exil [iifloiy.) dix-neuf annees, dont il passa trois ä Constautinople. 
II quitta ce monde le 8 fevrier, ä la I'° (TuptoTV)) [indiction], en l'an 848. 



V. — JACQUES D'EDESSE. 

II ne nous reste plus que des Fragments de la Chronique que Jacques 
d'Edesse ecrivit en 692 pour faire suite ä celle d'Eusebe. Ces fragments nous 
sont parvenus dans Vadd. 14.685 du Britisii Museum, et out ete edites avec 
une traduction anglaise par M. Brooks {The chronohujieal canon of James of 
Edessa dans la Zeiischr. der dent. morg. Gesell., t. LIII (1899), p. 261-327). On 
notera que les dates auxquelles les notices suivantes sont rattachees, ne sont 
que des dates probables et qu'elles se rapportent ä l'ere de Jacques d'Edesse, 
qui commence en 326. 



I wULJlO jjOf-». |i3^^; ^£0O;aJO m N ['^ l O gOO lai « ^ (DO . y\ V>/ ,-3 

(Annee 188). A Autioche, apres l'expulsion de Flavien, Severe devint le 
XLVIIP eveque. 

(Annee 195). Quand Justin monta sur le trönc, il re^ut le concile de 
Chalcedoine, et Severe quitta Antioche. 



P. 296-7 

(ilroile). 

P. 297 

(gauche). 



P. 299 
(droite). 



308 EXTRAITS RKI.ATIFS A SKVERE. [224J 

^,^00 -llp.; )ju^ "^^ix-^^-io ^^. \ N>o v o |)-V - ^rf> l-J-,!-./ )Q~^ -.otloJ:^ 

P. 300 .^fiDOf-«o)j» K_ib^ 

(droite). 

(Annec 207.) Jiislinien röunil aiipres de lui les eveques qui avaient etc 
c;hasses. Screrc vint aupres de lui, avec beaucoup d'autres. Ils discuterent 
au sujet de la paix des Eglises, et iie llrent rien, parce qviWyapet empecha 
la chose. 

(Annee 215.) Severe mourut. 



P. 581. 



VI. — ELIE DE NISIBE. 



La Clironiquc d'Elie de Nisibe date de 1008, et iious est parvenue dans 
un manuscrit contemporain de l'auteur, Vaild. 7.107 du Britisli Museum. I>a 
partic anlerieure ä la conquiHe musulmane, sauf le qui est tir6 d'Eusebc et 
de Socrate, a et6 publiec; par M«' Lamy {Elie de Nisibe, Sa Chronolofjic, dans le 
Ihilletin de VAcademie roi/alc des sriences, des teures et des beau.r-arls de liet- 
(jiqne, 1888, n° 3, p. 547-586) et la partie posterieure par M. Baetlij^en [Frcuj- 
mcnte syriselwr und nrabiselier Historiker, dans les Ahhandtiintje)) für die Kunde 
des Mori/enlandes, t. VII, B. 3, Leipzig, 1884). 



r, ^ . ^O <nv; . |j3-^-,.^o )io).xo Ni-^JoU/ öt-i tfcC^lo ^V^O^o )). >fli:>o l tvJL». 

Annee 823. En cette annöc, Se'rere fut ordonne patriarche des .lacobites, 
le 16 novembre. 



VII. — .MICHEL LE SYRIEN. 

La Chronique de Miehel le Syrien est une histoirc universelle allant de la 
creation du monde jusqu'cn 1196 apres J.-C. Elle s'cst conservee dans un 
manuscrit de la bibliothequc de Teglise jacobite d'Orfa (rancienne Edesse). 
Le manuscrit est date de 151)8 et a ete execute d'apres une eopie faite sur 
l'exemplaire de Michel ' . 

La Chronique de Michel a ete decouverte par M^' Rahmani qui cn ap- 

1. Voir Chroiwjue de Jlicliel, l. II, p. 205 de la Uaduction, et p. 286, col. 2 du Icxlc. 



225 VI. — ELIE DR NISIBE. — VII. - MICHEL LE SYRIEN. .'509 

porta une copie eu Europe avant 1894 (cf. Journal asiatique, IX^ serie, t. III, 
jaiiv. 1894, p. 135). Elle est actuellement eii cours de publication; eile est 
editee et traduite par les soins de M. .I.-B. Chabot (C.hroniqne de Michel le 
Syrien, pairiarche d'Antiocbe, t. I et II, Paris, Leroiix, 1900 et 1902, in-4"). 
Les deux tomes qui sont dejä parus renferment le texte et la traductioii 
des neuf premiers livres et du commenceraent du X". 

C'est du VSJ livre que sont tires tous nos extraits de la Chronique de 
Michel, sauf le dernier. Celui-ci (n" 9) est emprunte ä la liste des patriarches 
jacoLites d'Antioche qui suit la Chronique '. Nous avons laissö de cOte tous 
les empruuts que Michel a faits ä la Chronique de Pseudo-Zacharie et qui 
ont ete siguales plus haut, et nous avons reproduit litteralement la tra- 
duction de M. Chabot quand nous n'avons pas cru devoir nous en ecarter. 

Tous les renseignements que Bar-Hebraeus (BH) donne sur Severe dans 
son Chronicon ecclrsiaslirnn au t. P", sont tires de la Ciironiquc de Michel. 
II nous a done sulTi de les signaler en marge. 

1. Cotle liste a 616 publiee par M. Chabot en traduction frangaise dans la Iterue de l'Orienl chri- 
lien (1899-1901), sous le tilre : « Les iviques Jacobites da viir au xiir siede d'apres la Clironique de 
Michel le Syrien ». Nous devops le texte de cet extrait ä ramabllitö de M. Chabot. 



ooi ^/f s£OoV->o|wA \—^i y°-^ l^'^-*; ^^)-^ 7~*^ 1-... I».. V > ^^ ^1 ol( 



1. Nous avons supplee umo^»^ J'apres Bar-Hebraeus. 



etait encore moine. Ils iurent recus en grand honneur par Peinpereur. 



P. 2fi0, 

col. 1. 

BH, 1,187. 



P. 200, 

(•Ol. 1. 

BH, 1.187- 

189. 



1 

Environ deux cents moines vinrent d'Orient avec le grand Severe, (jui p 



fii 



160, 
1. -1. 



Flavicn d'Antioche ayaiit ete reconnu heretique, Tempereur le chassa, et il i'. ini, 

col. -2. 



P. 2f.l 
col 
BH, I, 18SI 
191. 



MO EXTRAITS RKI.ATIFS A SEVERE. [226] 

K^|",_-its_o ■ )l«^o>^ «v^ \ \ . o.^ jloV^oiio jl o n . ^ Ooy.^ jLJS-ioo ).:i CU i. A ^^ 

3 



P. 2G.- 
col. :! 



coi. ^1. 



1. IUI 



fut envoye en exil (sEopix). Oii ordonna ä sa place, pour le siege d'AiUioche, Ic 
grand Severe, homme sage, verse dans la grammaire, la rhetoriquc, la philo- 
sophie, et surtout dans Ics doitriiies ecclcsiasti([uos de rAncien et du Nou- 
veau (Testament 1 et de tous les docteurs orthodoxes. II fut le .'•Ü'' (eveque). 

• 3 

II (Jacques de Saroug) Tut eprouve, et Timage rcsplendissantc de sa doc- :. 
col. 2. trine fut examinoe par saint Mar Sc'vcre, palriardie dWiitiuchf. 11 fut accueilli 
et loue par lui. 



Quand saint S('vere, patriarche dWntioche, vit, au commencement du regne . 
col. 2. (\c .luslifiieii (Justin), qu'un edit prescrivant de recevoir lo concile de Chcihrdoino 

avait ete pronmlguc, il negligea le repos' et meprisa la gloire temporelle. II lo 
s'en alla (['.[ntiorlie ä Alexandrir, apres avoir occupe le siege pendant six ans. 

Quand saint Severe partit, le feu toniba ä Anlioche et en lirüla la plus 

1. BH : « !a vie ». 



b. 



[227] VII. MICIIF.L I.R SYRIEN. 311 

, 

v^v^l/ ^j/ )Jo JKjL.^; Ö^'^-^uBD yOO(..^^-3 ^:bO \y~^l\ \'tQ-i loOl 5 j^^O 

^iw looi |>.io» ^ öila-iN^viN oooi ^••>^ jJo -ioot 'li—/ )j^/ ^ioj ^»-J» 

Ol^^lS^/« )jLiULa^.^0O-.; )K_»_^0^ JK.JLJL3 vA.jä_IO . ).wUcL<; Oj-iq KjLA OI^K../; 



,»^^ )_JL_^^jo öt >> .a/ )_Joi )_L.a>-s; ).^K^^; vfln « fnj / ^'^si. )_3j yojLa.i5 p. 298, 

col. 1. 

^^ >&^Kj jj; . v»'>/ Jooi ), i >> o )v-dpa^ It-^t-^ ^^ Iv-><3J-^ |J^^^ t-s Bii, 1,211. 
l~>il^i \^'yJo\s>^ yson et) Vy n .'^; )jl*^o^ ^^ )^M! )~-^^i ^i-*°l JV^^ ^|.^o 



i<i 



col. 



I. BII \^,. _ 2. Cori'oxi : M l_.»^v lill l.-^- — 3. füc BII: M U^ojV. 

grande partic. Pendant six mois, le i'eu prit de tous les cötes de laville, sans 

quc personne püt savoir comment il * prcnait, et on ne pouvait l'etoindre. ♦ p. ito, 

G'etait un signe de la destruction qui la menagalt. 

Saint Severe avait ete ordonne patriarche en Tau 21 de Tempereur .1»«- 
stasc, qui est Tan 825 des Grecs; il partit en la prcmiere anneo de Jiis- 
tiiiion (Justin) qui est Tan 832 des Grecs. 



CJiapitre XXVU {du livre IX). — S»r Vlu-rhic iIcs Phantasiastes, (jue Satan p. 224, 

e.vcita d cette epoque par Julien d'IIalicarnasse, etc. cu . i. 

Or, Saint Secere passait de desert en desert; afin de n'ötre pas reconnu des 

10 persecuteurs, il vivait tranquillement, vetu d'un vetement pauvre, coiffe J'un 

bonnet et chausse de sandales. Alors la semence de zizanie (semee) par Julien 

il'Halicarnasse, de Cesaree en CMrie, commenga ä pousser. 11 disait, conimc 

Main, Marcion, Bar-Dairan, que la passion du Christ avait ete apparente 

(litt. : une cpavTaGia) et non reelle; que, des l'union dans le sein [de la 

lä Vierge], Notre-Seigneur avait fait son corps imniortel et impassible. II dil 



rol. 1 



312 ■ EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [2281 

.)ooi O.)^ )1 t^; ;a^.. N ^ 

^o JtsjL-^ ji^; jl^jol öuK-/ )-iA-/? -.Ju/ ^ "^JI^/ ..Ujo;*ii^)j 

1. T'.II lia»o :iii lii'ii elf ow ^/o- 

encore qu'il fit paraitre cn sa passion seulcment des apparenccs, selon sa 
volonte, landis qu'il nc soufTrait pas. 

Saint Si-cere ecrivit coutrc lui, mais il ne ceda point; il pretendait que la 
passion etait apparente (une (pavTacto.) et Severe disait, selon la parole de i'A- 
pötre ', « qu'il fut en tout scmblahle ä nous, t\ l'exception du peche », que Ic ^ 
Corps fut passible et mortel jusqu'ä la rcsurrection, et que, dans cc corps, il 
souffrit et mourut vraiment pour nous. — Julien, ayant ete condamne, se 
forma un parti et repandit le bruit que : « Ser'ere attribuait la conuption au 
p. 22.-,. Corps de Notre-Scigncur, * de sortc qu'il aurait ete corrompu et pourri dans 

le tombeau ». II excita et cbranla beaucoup de gens par cos (allegations). lo 

Ce Julien'- etait uii homme äge, et auparavant zelt5 pour la foi. 11 avait 
refuse de proclamer les deux natures, mais il tomba dans une teile herösie. 
II est necessaire de dire comment il parvint ä une semblablc aberration. 

Lorsque cc vieillard droit etait avec Ics eveques fidcles, pendant la perse- 
cution des Chalcedoniens. quelqu'un lui demanda quelle etait la confession de i.". 
la sainte Eglise, et il fit un discours ().oyo?) contre les Diphysites. II ne Ic 
composa pas d'une maniere pure et irreprochable. 

1. Ilebr., IV, l.-). ■ - 2. A parlir d'ici, Michel suit dans cet extrait la Glironique de Pscudo-Zacharic 
le Rheteur (voir plus haut, p. 2"ß), mais commc son texte 6claire par endroil? rcUil de Zachario. nous 
uvons juge l)ün de le reproduire en grande partle. 



In 



* P. 21I'J, 
col. 2. 



resida aussi dans le palais de l'imperatrice ; et ces trois patriarches (Tlieodose, 
Anthime, Severe) se trouverent dans la familiarite les uns des autres. 

lu Saint Severe fut mande par ordre de rempereur et de l'imperatrice, en vue 

de la paix des Eglises. Ildemeuraun an et demi ä Constantinople, demontrant 
la verite de la foi, et la transgression du synode de Chalcedoine. L'empereur 
reunit de nombreux controversistes pour le convaincre. Plusieurs fois il les 
confondit et montra qu'ils etaient schismatiques et se trompaient; mais il 

15 n'obtint aucun avantage, et ils ne se convertirent point de leur erreur. C'est 
pourquoi, il prit conge et s'en retourna avec les meines qui l'accompagnaient. 

1. Luc, XI, 17. 

PATR. OR. — T. II. 2-' 



P. 280, 
col. 1. 



[229J VII. — MICHEL LE SYRIEN. 31.3 

• ,L;ol tJa>. ,J )-^^^!! ^^'soK.ä/^ ..);oi jtoL^V^ «jl^ )t-»o)-flO ^3^^ v»© 

jjilo-^ •J^oj.flDf otlo I VI .oio otlaS..^^,.a )la,*i^ )-flo^Uo -Jl^^i»^ iU^J-» 

6 

. jjo» fiN jo; «coo^Q.cD; \^in -y \o •Jim VI «ot; j;*^ ja^wL^o ^ oi^^s-So |Kjl>. 



Quand Severe Tapprit, il dissimula ce sentiment, car il eomprit qu'en le 
redressant, la maison serait peut-etre divisee contre la maison'. — Mais 
apres que Julien eut ecrit au sage Severe, car il lui etait connu, et que le saint 
lui eut repondu par deux fois, sans qu'il se laissät ccmvaincre, il devint neces- 
saire que l'afFaire füt decouverte et l'erreur devoilee, par Teloquence et la foi 
de Severe, pour Tutilite des fideles. 



Quand saint Severe fut appele par l'empereur, pour l'afTaire de l'unidu, il p. 195, 



col. 2. 



314 EXTRAITS RELATIFS A SEVERE. [230J 



P. 309, 
col. -3. 






P. 308 
col. 1. 



IUI, 1,211. . '-'jl ^^^ OCCL».» |tO0^ -.^ ^> '» -- ^ I - "'^ -; '^ fcsJLJt_i )-.i, im?i\)^ 



P. 752 

ilu ms 

d 



:-•,— / ^V-*'^ )oo« j-t-^-^JQ^Of-J ='j^^? )»o?o)'-? I»—? ^ )■»— -ot-^ 



1. Uli .iS. _ 2. M el BII \LtuaS. _ 3. Ms. >~-^LI. 



p. 2v., Severe, alors patriarche, ot quelques-uns du petit(nombre de ceux) qui fai- 

™'' "■ saient la volonte de Dieu, doiit la constance n'avait pas faibli et qui soute- 

naient la lutte, demeuraient dans la ville imperiale, apaisaient l'empereur et 

excitaient la sollicitude de Fimperatrice envers les fidöles. 

8 

p. 243, Le bienheureux patriarche Mar St'vere sortit de la vie temporelle et mourut s 

'^'''' "' ii Alrxandrie dans le lieu appele Xo'is ' le 8 fevrier de l'an 850 des Grecs'. Les 

ürtliodoxes etablirent ä sa place, comme patriarche pour le siege d'Anüoche, 

l'excellent Seryius. 



p. 446, Severe, du monastere de Theodore de Gaza. L'ordination eut lieu au mois de 

Oi^Thr. novembre, Indiction VP (ey-fv)), en l'an 823. Le bienheureux fut ordonnd parun lu 

(I89'.l). 

1. Ici et ;'i l'exlrait suivaul. le le.vte poite par erreiir : u Xoutlia ». — 2. HII ilonne : « de l'an 854 des 
Grecs». 



i 



|231] VII. — MICHEL LR SYRIEN. 315 

jiLsj Q^ o > ^cu)o ,JL^ Q_it. <^U Im \v> ,.30 .5 ) •»• I » ~)-k.fiD)aaL3 sfc^ajL )'>\^-^ 
jjLsj o^o -.»^ JLXJLH )_«3o5i_3 )la3V-i-^ ^! ^«^a-» -.^^^J^S Kjui; ^q^)-s 

•>oi.^f JV't-^ l-*^t-o '^^-^ ^cqjl^J./o 

1. Ms. ^v — 2. Ms. U^tti wni . _ :i. Ms. UamS. 



concile de douze eveques. Abruhain, eveque dM/t'/;, lui imposa les mains, 
au temps de rcmpereur Anastase. II exerga ses fonctions pendant six ans. 
Quand l'empereur orthodoxe fui mort, l'astuce des heretiqiies se dressa contrc 
le patriarclie, du temps de Justin, et le bienheureux quitta Antioche Ic 29 sep- 
tenibre de Tan <S29. II adminislra le patriarcat pendant la persecution, l'espace 
de vingt-neuf ans. Tont le temps de sa vie (i'ut de)... ans' II mourut le 8 du 
mois de levrier dans la ville de Xo'is en Egypte, et son saint corps fut enseveli 
dans son couvent. 

1. Le Chiffre des annöes raanquc. 



NOTICES RELATIVES A SEVERE 



Nous publions sous le nom ile « notices » une serie de liuit petits textes 
detaches rclatifs ä la vie de Severe. 

Ccs textes sont tous empruntrs k des manuscrits du British Museum, ä 
Tcxception des n°' II et III, qui provicnncul de deux manuscrits de la biblio- 
tlieque royale de Berlin et d'un manuscrit de la bibliolhöque du Valican. 

De ces huit notices, trois sont inedites (u"' I, III i'l \'lli; une (n° II) a ete 
donnee par M. Sachau dans le \erzeicliniss der syrischen Handschriften der 
könif/lichen Bibliothek zu Berlin, t. II, p. 551, col. l ; les autres ont ete editees 
par nous dans VOriens chrislianiis, t. II, p. 265-282. 

La notice n" III, que nous editons d'apres le manuscrit Sachau IG5 et 
d'apres le Vaticanus 155, existe encorc dans le Mus. Borgia elenc. scp. IV. 
Nous regrettons de n'avoir pu la faire collationner avec ce dernier manus- 
crit. Toutefois, comme la prcmicrc moitie de cette notice est tiröe de la Vie de 
Severe par riiigoumenc Jean, la chose n'a pas grande importance'. 

1 MM. Iloiovitz ot I. Guidi ont eu lamabilil^, Tun lie nous copier Celle nolice dans Ic- ins. de 
Borlin, r:uili'o de collnlionner le lexle du ms. de licrliu avee eelui du ms. du Valican. 



Im 



[233] NÖTIGES RELATIVES A SEVERE. 317 



.»^oo ))v>)>ol tsJJus :)jo, V n\'> oi[^] wOioämo . ^ « Y* Ka [j-^^aa]-^^/; 
od^i ««^"'^J [♦■i-^ "^"^ ^♦■^J ^'^^ Ut-— ^ v»-^ v'^ * ' vr^' ■V'-M 

.. «Vi/ OJl^'^^O 

II 
:^:Lijl ts^lo ^Vco^ »Kjs )-.;^»mii\)j5 ^Jui. .^Ji \Jixx ih^ OjU/o .ypo; 



10- 



L'oi'dinalion (ysipoTovfa) du patriarche Mar Sövhr eut lieu [le 8?] novembre, 
indiction Vl° (s-tTvi), en Tan 823 d'i/ej-rt/irf/r, et il siegea sur le trone (Opo'vog) 
dWntiocIw six ans. Les Chalcedoniens le chasserent en Tan 829. II vecut apres 
l'expulsion vingt ans, et se rctira dans la paix de la vie bienheurcuse avec 
Notre-Seignem-. Que Notre-Seigneur nous fasse don d'une boiine fin qui lui 
plaise, par rintermediaire des priores de sa mere et de ses saints! Amen. 

L'humblc Basile[a. ecrit] ceci d'apres un ancien maniiscrit, en vue du Sou- 
venir, en Tan I38I. Que le Seigneur pardonne ä celui qui nous pardonne! 

II 

Le patriarche Severe est de la Pisidie, et sa ville (natale) est Sozopolis. 
II fut ordonne le 8 novembre de Tan 820, qui est Lan 509 de Notre-Seigneur. 
II fut chasse au beut de six annees. II mourut ä Alcxandric vingt-trois ans 
apres, le samedi 8 fevrier de Tan 849. 



A(I(I. 
17.104 
fol. 8.3 
(dato de 
1070). 



Sachau 70 
fol. 74 v" 
(xix" sie- 
de). 



3IS NÖTIGES [2341 



III 
(xiv sie- _ * V 1.. I 

cie). ^^o .öi^; )— aVo^ . ..Noi ^^ Ol— ^; )öi^( .vfn . \a°>oja-cD ot \ ,.; jKjLt».^ 

\'aticaniis ^ " ^ ^ ' • . 

f^^^^^^ ^ik.2ji./ jjLr^^ ow:>eL&; f^) )jL3u/ :^«oia^.^ aoot JIIj^s^d '|1ö . m ogur^j ^t-o 
''odoi °i\^; |.,xäji-=>o ^q-.UKj '^^i^.*^/l CH-^O '"'iis^ ) I » \ la-vn^ |jotj 

JL^JS^oa '^,'>n t^ )i-^^^ jooi; I .\vio> oi\ n» ^\oi ^ 'v_K_>;o ^^oio 

V-2i^l/o ^; t I \ .Oi ^— .; ) . IQ ^o»-»J; ö )«i > iJS^_3 of d... fr)»a-3 ^^ >S;iJ./o in 

1. V on;ct \*^f>- — -l- 1! U.-ai»3(. — .i. li Ita-l-'aij. — V V tow- — 5, B ajoute l^W devanl "^-sii- — 
ß. V donne cc niot au pluiiel. — 7. \' w i Nn\ . — 8. D M>j>a». ii. li U!^o- — lo. B low»; V i-ooio- — 
11. U omel .;^- — 12. IJiie glose marginale dans V porte ; uioa^o^N \i^^ ILaioaa. ]:i. |t low 



III 

Saint Mar Severe, patriarchc d'Antinclic, ötait Pisidien d'originc (ys'vo?). Sa 
ville (natale etait) Sozopolis. Ses ancetres faisaient partie des grands de la 
villc. Avant sön temps, il y eut do nombreuses prophcties ä son sujet. C'est 
ainsi que quelqirun du nom de Menas proplietisa qu'il s'elevcrait sur 
tonte la terrc commc une nuee et qu'il abreuverait tont Ic mondo par Ics -^ 
fiots de son enscignement. — Un autre homme celebre le vit vn songc 
tenant cn main une beche et ncttoyant une Fontaine pleine de bourbier et de 
puanteur; [il declara qu'Jil serait illustre parmi les eveques. — Ces (predic- 
tions) et de plus grandes encore se realiserent quand il rer-ut le siege ei la 
dignite de patriarclie de l'Eglise dWntiocIw. Son Ordination (yaipoTovia) eut lieu ki 
le (S novcmbre cn Tan 820, qui est l'an 508 apres l'arrivee de Notre-Seigneur. 
II fut chasse de son siege six annces apres son Ordination. II mourut et fut 
enterre ä Alexandrie ' apres avoir vecu vingt-trois ans dans Fexil (s^opia), le sa- 
medi 8 fevrier cn ''an 849. — (Le nom de) Severe est interprete « (qui) chasse le 

I. Une glose marginale du ras. du Vatican poile : « ä Xoutliü \.\<hs), ville A'Egyplc ». 



[235] RELATIVES A SEVERE. 319 

yeu^i )->*—» Uo °> « » <r-l lt-o)-*> o*" ^^»J^)^^-^ .^.^^ioo )) - a Q . J LX>i ^ K_XJi 
.^-kio/ '^->.io/ ^*.io/ K-.jJu.io/ ^^x i ^ ojlöjLOj yo^ Ollo^j .'j'V* 






Add. 

12.155 
■ - fnl. 161 v° 

^^6{ ^CQ.-».^<~3oV-^-^; j °>o n m . °i( )o(-^; s^oin v> ..y •■>; vf oo . pon i .; :/ (viii°si6- 

* ... ^1^^^ 

:j — •t'jlo^^ ötJs w Q_üo; ' smn i . nri . "^ .\ . °> :vv — ♦jlo^o^-s ö»-s ) . rt .^ \ ; 
:o — •:>|jLQ^0f-3 öua . .'^ » I f>; yO^^-^CLk. :oi — '>\in V>» ^ öi_s viN ..; vroo^-^^S 

:^ — ♦jlaio^ CH^ »iOoiaÄ; vm . .^uco :»^ — ♦jlaio^ ö«j ^o_.»o/j )j o\ fo 
Kl ♦jiaio»_s öt^s ^••^;? '^vfn«T .\ .°> :)-. — ♦)l<iio^ ö«_s ^coa3ov^/j ^_ju»a- 

♦ )l<a^o^ oi.3 )-<l:)Q-\jp; ) i . \q-. o— . — 

1 Y (Nja=. _ o Y" oniel i^vio- — :t. \' oiuet l'>» >°-' ^*^' ^ ''■ V omet tv.li*xi(.-. ^(. — 3. Lire U'^. 
— ü. Lire >M ni . nn^ a>>^. — 7. Lire i«Btt-a*oo/- — 8. Lire ug fii . ivii a^^S. — u. Sous-entendre It^ol^i ^».oi, 

paganismc » (ou selon un autre) manuscrit « ami de la verite ». ()ue sa priere 
et Celle de scs semblablcs soient avec iious, toujours! Amen, amen, amen! 

IV 

Noms des eveques qui ont ordonne saint Severe. 

1" Uruijs, par la misericorde de Dien, melropolitain de Tarse. Sain et sauf 
■". dans Ic Scigneur, prie, venerable et saint Pere. — 2° Nicias de Laodivcc, de 
la nieme maniere. — .'}" Philoxene de Mabboug, de la mcmc maniere. — 
40 p/,,,-,-,. (IWIcp, de la meme maniere. — 5" Simvon de Kennesrin, de la 
menie maniere. — 6° Marion de Sclwnra, de la meme maniere. — 7° Joseph 
(lisez Eus'ehe) de Gahboiila, de la meme maniere. — 8" Silvanus d'Oiirim, de 
10 la meme maniere. — 9° Scrrjius de Cijr, de la meme maniere. — 10" Jean 
iX'Europos, de la meme maniere. — 1 1" I'hiloxeue de Doliche, de la meme ma- 
niere. — 12" Julien de Salamias, de la meme maniere. 

Les noms enumcres sont tires de la lettre synodale (cuvQ^wf/i) que le concile 
reuni ä Antioche pour Tordination de Severe, a adressee ä Jean, patriarciie 
15 dWlexandrie. 



320 NÖTIGES [236- 



ArhI. 

1 
fol 
(dat6 de 



.) . n »t^; '|i . ni — .u o-ä^; vfl3Qj)m'>o\N «q — . ^coo)'^; va>ot.. mojQ-.; 



VI 

Ailfl. 
(oimv ^^W '^-^^^^^t -l^t-V^ Iv-o)-« -U-t^? -Uiot^ .j^to; .jot-iÖA ool 
si^cle). « I mOj ^f.^ jLffJLmjL^« ).3o n m .°i/ »j>-.v^ ^xdo^qxd« 

1. Lire «oa^itiy — 2. Lire Uß«. — 3, Noiis reproduisons ici teile quelle la vocallsalion du iiiMiiuscrll. 



[Nonis des evcqucs] qiii out ordonnc saini .Mar Srrhr. — (I") Dcnys de 
Tarse. — (2°) Pliilo.rcne de Mabboufj. — (3°) Nicias de Laadirre. — (4°) Simcon 
de Kennesrin. — (5°) Pierre d'Alep. — (6°) Eusebe de Gnbboiila. — (7°) Marion 
de Scliotira. — (8") Sergius de Cyr. — (9°) Silvatius d'Oiirim. — (10°) Jean iVEu- 
ropos. — (1 1°) Phild.rl'nr de Dolirhe. — (12°) Julien de Salamias. 

VI 

Yoici cnsuitc les noms [des eveques qui ont ordonne Severe ; ces noms 
sollt tircs?] du prämier livre [des lettres?] de saint Severe, patriarche d'An- 
tioche. Lettre du concile [d'Antioche] ä l'archeveque d'Alexaridrie, Mar Jean. 

Signaturcs : 

■ (1°) ücnys raetropolitain de 7V/rse. — (2") Philoxhne de Mabbinuj. — (3") lYi- 
cias de Laodicce. — (4°) (nom orais) de Kennesrin. — (5°) (nom omis) dWIep. 
— (6°) Eusebe de Gabboula. — (7"] Marion de Sciwura. — (8°) Serfjius de Cyr. 



10 



[237] RELATIVES A SEVERE. 321 

VII 



Afhl. 

14.642 

fol. 28 r» 



a^oo« oöi ^- " ^ •^; vfDO i m viN..»^ — . smo tay^; smo . cpo t »; :vOOuK_>( . i<. ^ oi (x° siede) 
5 ^£00',.^^ — . ^^ % i f>» yO-N^o* — ) - <•> 'I \^ ; >mn .| n » i — .) « > m •>/ «.«V-^ 
^"^ - - i "" — . )— »-^ooV; j^Q-A; yO i'^ v» — . ))o '' ■<nJ vfnn » ^ «>o/ — . v>\ . » i 
._^^, ■ fT-i » T* "^^ - "* — v£oado^o/t . ' --" - — . yoiol^ vjdqjclV m — .sfoof.^^ 

...| .v< \m; »joo I » Ng^ — 
K > I •>!/ :u o ^v» ) . .1. m •>/ '.'V-^; )la i» -tW* t . •> ^o_o ^« ,-3o 

)_A^,_>^; )^^s_^ ,„:&^ : ) t .^ ft \ vn > N ^-3 vjon n « ^^y.^ ^..i v cn . ^, — od 

■ " ' ^ I ' - ^ rr. \ o. ^:m ) »y »^ \ 0(-30(— »O ^OO ^£00^01-10-00; Öt-^^->) 

• * ^^ * • 



1. Le >* est omis. ici et devanl le niot suivanf, dans le manuscrit. 



— (9°) Silcamis d'Oiiriiti. — (10°) (nom omi?) d'Europos. — (11") (nom omis) 
de Doliche. — {[2°) Julien de Salamias. 

VII 

{Severe) devint patriarche en 823. Les evcques qui Tordonnerent sont : — 
(1°) Dcnys de Tarsc. — (2°) Philoxenc de Mabhoiuj, qui est Mar Axenuia. — 
.-, (3°) ISicias de Laodiccc — (4°) Simeoii de Kenncsrin. — (5") Pierre d'Mep. — 
(6°) Eiisebe de Gabboula. — (7°) Marion de Schoura des Romains. — (8°) Sergius 
de Cyr. — (9°) Silmnus d^Ourim. — (10°) Jean d'Europos. — (11°) Pliiloxene 
de Doliche. — (12°) Julien de Salamias. 

Apres qu'il fut devcnu patriarche, gräce ä rinfluence de Mar Äxena'ia de 
10 Mabboufj, un concile s'asscmbla ä Tyr et anathematisa le concile de Chalee- 
ilnine et son Tome. Serfjins le Grammairien, pour calomnier Ic saint, ecrivit 
iiiie critique du concile de Tyr, et la donna aux moines de Palestine qui parta- 
geaient ses idees. Quand saint St't-ere l'apprit, il en ecrivit une refutation, dans 
un stvle abondant et avec des citations des Peres, en trois livres (^^vaice;) 



,S22 NÖTIGES [238] 

VIII 
Add. )-.;:-»» )^»-Ao )iV-' ^*^^» jot-^i' '« N «.V lo-^ looi; v m . m i n q fl PoV-3 

li.53:i 

foi. 105 v» laÄm.3/» L»»o I % fV \°> hoLffi *__io : ). .«■ >o ) m mq-3i Q_cQ_30flV/ -^ 

(vin-i.\° • *' ^ . ■ ■ 

^'^''''''- ♦|-.-^;0 j-iOiwO JJLH-V yOyM ..USO-^/» 

yOJÖi; :)l.Q_L-^eL-.ot4 s^oioiQ.<,.\, •>o | v>o ..1 ^-^ ^— ./ ^^ i «» ^^ . ivi .ooo 
)jLsa^ >*:>oaJL:s n tnl/ ) « n . i ->; ^_*^oi :)-iL.^a Itöt-s/ ^Äiiw^jLiolo )|^t^l 
aJULsi/j ). ji. .»■ o )löl-s/ . .. > VI ..o )).-io vQ-iötjo .v tn i » ^ » ^ "x^ " 
ojLul/t ) ii »^ o )iöi_3/ jln v>» -> öi-3« vOJÖito ;> m . \o «^ i » ^ t ^ «x^ f> -s m 

1. Nous suppl6ons a la fin de la litriif ooi di-vanls.'uoi», iiiais peut-iMie faul-il loul simplemcnl pla- 
por ^»tt-l. apn"-« uwo»aM.^iJo- — Le syriaque de ce docuiiieiit esl parfoi? fori obscmr. iSon obscuril6 
doit tMro allribuc'c, seml>lo-t-il, a la miidiocre coniiaisisancc ([ue lo traduclour Syrien avait du grec. 
Ainsi il se peut quo le Iraducteur ail lu w; au lieu de ei; apres iri(rt£Oo[i.£v et qu il faille par consöquent 
inlcrprc'lcr: « Nous cruyons cn la sculc et uiiique definilion de la foi des 318 saints Peres, etc. u. 

qu'(il intitula) « Contre le Grammairicn ». — Lorsquc Aiiaiil(t.sc eut regnö 
vingt-sept ans, Juslinien (Justin), qui etait un adeptc de la foi de Leon, devint 
empereur apres lui en l'an 821), et il chassa Severe dWiitioche ea l'an 830. 

VIII 

Alloruliiin (itpocfpwv/i'jic) adressec aux pieux arcliimnntlritcs et (lu.r mdirs nim- 
ncs (iiihiiild.rcs du diori'sr oricnlal par Severe, patriarelie et arelievequc d'Aniioelie, •"• 
devant les (jrands, le peuple el les moines. 

Nous embrassons comme unc seule et unique defniition de la foi ' , (celle) 
des 318 saints Peres qui se reunirent ä Nicee, pendani les jours du bicnlicu- 
reuxConstantin, et (celle) des 150 saints Peres qui se reunirent ä Constanlinnple'-, 
et (celle) des Peres egalcment saints qui se reunirent ä Kphi-se et döposerent u 
l'impie ^\'storius et ceux qui dans la suitc pcnsrrcnt coinmc lui '', auxqucllcs 

\. C.f.X'Henotique de Zenon dans Evagrius (Edition Bidez el Parmcntier). j). 113, 28-2a : xaxa tov 

£ipifl(jiEVOv eva xol (j.6vov Jpov Trj; iii(7T£w;. — 2. Henol., p. 111, 8-12 : r,vTiva £$£0£vto (ijv ol iv N'ixat'a 

u\jva9poio6e'vT£; ■tpiaxöirioi ÖExa öxrio oiyioi itaTEpE;. eSiSaiwjav Se xai ol £v K(i)vaTavtivo'j7t6),£t exatov jt-VTi^/ovTa 
öiioiw; äfioi TidTspEC owe/.Oovte?. — 3. Ilfnnt., p. 112, 28-31 : oi aytoi TtaxepE; ol £v Tr, 'Eseoimv (ruv£>,9<ivT£;, ol 
xai x«6eX6vt£; tov aae£^ NeoTÖpiov x«i To'j; ta Exeivov [iet« TaüTa spovoOvxa?. 



10 



10 



[2391 RELATIVES A SEVERE. 323 

^)_sAo; )J.o ,1 v> .Oll jiv-U )K-.»oio JLSLajj ^ ■.. \ ou^ .<xjJi.ill ot,X^« ^.^J^cx 
^.*^ ^iy-x y^li oöt-^ Joi^ K.^^—;; o<- y>\o » 1 oöi vQ-JJJ ty O n . ^ ~ICH 

^^ifeOL^ . i.v>V..v>o ♦^n ^.m i/ \<n^]i ^^>— f | •>\>o :)oi^; )1q-j, ivv) 

)_i/j )..l.« *) V-=» o®< :)— *^«-Ju^ 'Ä.QJL- yp o . \ t tni-^ ^^N ..; \j-Ji V-^ oj\ 
OÖI :vojJ; otm Wi^O^o • . )jOt « n \ •>; ^co;ounm\o ^..i ^-JU^oV'^'^^ .)loo(\)-3 
,_« oöiA > . I V •> ^Vl >. .»><■>/ o/ o^io/j ^-« ^ jlo -.j-iflooi»; jl^j |ji.» joot» 
jJo )K.>ULS^J^fioo JJ jio^,.^ ^K_3 ^ ;)■>.-. tV) >&aj_ ^^V^o ^ot^o yV-^ 
^fiOo»o,-.f^o • . ^-»^^^ °' ^ vC>o)K.jJ^>o . .\o»; yooilaj; H >> ^o :)t^jUL*J»K.io 
• .O|t<_0»il V-30 oöij oiV.:^^ ).^^io«)l^o •.scdo^^o^s.cqj; ^oiaJLsV v£Do»o;)t^o 
^) _^0| ^<a,i>\o j^O-O^O -.vCDO^Uollo s£DOiy I flO iNJJo • . j-^^oC^o ^cDoji^jjJo 

1. Ms. ILai-Ä^mj ^^^^•i. — -J. Ms. oi;».- — 3. II faudrail plulnt aa-fr^Vw. 

(definitions) sc rattache egalemont la confession do foi ortliodoxe de l'ecrit, 
VHpiiotique, de Zenon, de pieuse fin ', que le pieux empereur Anastase a aussi 
sanctionne, soiis l'impulsion de Dien -. Et nous analhematisons tous les here- 
tiques, principalement les impies Ncstdriits et Eutjjchl's^, et ceux qui ne confes- 
sent pas que Notre-Seigneur Jesus-Christ, qui est consubstantiel au Pere 
dans la divinite, est consubstantiel ä nous dans la chair '. Nous anathemati- 
sons aussi le concile de Clmkedoinr et le Tome de Leon, qui fut ä la tete de 
l'Eglise de Uome, et ceux qui ont dit et disent qu'il est en deux natures Notre- 
Seigneur, notre Dieu et notre Sauveur, Jesus-Christ, qui est un apres l'union 
inefTable et incomprehensible, et (ceux) qui divisent leurs Operations et leurs 
proprietes% et Dioilore et Theodore, les maitres de Nestorius, et Theodoret, son 
compagnon, qui partagea aussi sa doctrine, et Andreas, et Ilms, et Alexandre, 

1. Gf. Maiisi, Conciltii, t. XI, col. ^i'i.") B (lettre de Severe ä Theoduse d'Ale.xandrie) : iL7:oSv/6[xifJa ös 
xai £v 57tatV(i) uoiOüfieOa xat xriv opO/jv 6[ji,oXoY£av "uoO ivtoTixoO Yptx[jL(jLaTo;, önep 6 x-zj; yai.r\wQidx'f\^ ÄiQ^eto; fiadiXsu? 
e|£<pu>vTi(je Z/ivtüv. Sur la lormule « de pieuse fin « voir dans la Iterue de VOtienl chrction, t. V (1900), 
p. 155-160, notre articie : Remari/ues sur les traduclions syriagues des formales grccgiies 6 ifi; vjatSoiii 
XriSetü; et ö tii; ooia; (ivrinri;. — 2. Uinot.. p. 111, 8-9 : iivTiva («Iotiv) Sia Tij; 6eia? äiti90iTif,o$(i)? e^eöevio. — 

3. Ilenot., p. 113, 22-25 : nivtoc 5s töv Stepöv xi ypov:öir»''ti ävaO£|iaTi?0[jiev, i^atp""? os xoO? elp»)- 

(levou? Neaxöpiov xal Eüxuyja. — 4. Henot., p. 113, 2-6 : 'OlioXoYuüu.cv Ss xov xOpiov ti|j.wv 'Irjoiüv 

Xpioxöv, TÖV 6[iO'j\J5iov xiö Tcaxpi xaxä ■zift 8£ÖxTiTa xai öjjLooüstov f|(tTv xov auxo'U xaxa xrjv ävOpMTiöxrixa. — 5. Gf. 
Mansi, Concilia, t. X, col. 1116 C {ZiS-ffioM sx xoü 7vpo(j:p(ovri|xaTtxoO xoü ),e)(6i'vT0? itap' aüxoO ev Aa^vij ev 
T(_ü {/.apT'jptto xyI; ayia; Ej^yiixia;) ; '.\vaÖe[i.axi^O(xev q'z xal xriv ouvooov KaX/jooövo; xai xöv xö|xov Aeovioc xoü irit; 
M'a)[xatwv £xx/7]aioc; Tj^yiTatisvou xat xo'j; ASyovxa; r] eiTxövxa; £v 6jo ^uaefjt xöv £va xüpiov y)[xwv 'lTi<yoüv Xptaxöv 
ijiexi xiiv äfpaoTOV xai anspivörixov s'vwdiv, xoi xo'jxwv äxoXoOöw; svEpY^t'ai; f\ i5ifjxr]x05. Le mime texte se rc- 
trouve dans le t. XI, col. 273, de Mansi, sous le litre legerement different : IsSrjpo; 6 aipsiixö; anb xoü 
itpoiifü)vr)xixoü X6yo\j xoü Yevo|ji,£vou £v xri da^vv), £v tm ixapxupio) xr)? äYt'a; ECi5r,|ji.iai;. Enfin unc partie de ce 
te.xte est citee parle moine Eustallie (A.Mai, Scriplorum vetcnim iiova lollcctio, t. VIII, p. 2So, col. 1) 
comnie un extrait de la lettre synodale de Severe a .lean Niciole d'.Mexandrie. Voici cet extrait : 'Avaesiia- 
Ti^oiiEv O'jv xoü; ä'Jo XEYovia; fj Eindvta; ^Ooei; (iEXa xr)v i'^pauxov evwotv tov sva xüpiov riiiüv 'IrisoCv Xpicxov. 



32'i XOTICES \2W] 

yOOlK-ih^VK^O I^^Ä^ >*010J0'>'n\0 •.j-.k.flOV^ OÖI j-^OO^V-^O v£Oo)j'^jJo -.sADO-i^^/ 

)JJ..ä.o ^iO-^U ^.«-^oi ^ 1 f>n \ oV-^(« ^..IS^jJo -.{.^^AiLV yooi-. i °y\ö . \o 

• >r>KN. iNrtlr. jjjtfl^l; )lo.i>fl ..Ol |;o^ ^^JtoS^i ^* X ^JJ; ^;a^oo jl-'t^/ 

^cci.»j»Vo(^ ^^^V'uJMo :''^.^^. ^ t->'-^/! U^^l •)-3t>A) ^«^o««o )JL>t-° j^öi^/ 

- ..J^jJo . jq nma/ ) . lin .. |-.V, i m "ii^; oöi^o -.v tr) . \o° >i . ^ s-L^- coa n ; oöi^ 

^^...ibAOi vOli\.; .^'po/ )->.<•> et) ^; ^/ vQ-3K.<^^.il; ) m . °i \ ^^^0( 

1. Xous consiilerons ,f^^-«U? comnii' il('poiiilaiil (l'iin verbo sous-entemln, q>ii Olait vi'aiseiiiblablc- 
ineiil ,J^I-o».». II se peul loulcfois qu'un incinbrc de pliraso ail ilispani cnlro ^»a-soo et v;^ 'Hv 



cl Euthcruis, et Cyr et Jean d'igee, et Irenec, et Barcauma le Perse et scs 
Canons impurs, et (nous anathematisons) leurs idees et leurs doctrines ira- 
pies, et tous ceux qui ont parle contrc les XII Chapitres (x£(py.lxia) de Cyrille, 
de sainte et pieuse mömoire ', ou contre scs autros ecrits. Et nous declarons 
que (nous communiquons?) avec cpux qui adhcrent ä cette foi des 318 sainls 
Peres et des autres (Peres) mentionnes plus haut, et qui anailidmalisent les 
heresies susdites et leurs doctrines. Nous avons commc associes les vcne- 
rables evcques de Constantinoplc et dWIexnndrie, et ceux que nous n'avons 
pas comme tels-, sont des etrangers pour notre communion. 

Voilä ce quo nous avons dit snmmairement pour persuadcr votre esprit. A 
vous donc il appartient de recourir aux priores qui vous plaisent pour allir- 
mcr et favoriscr ce que nous avons en vue, et (ä vous aussi il appartient) 
de vous joindre ä la communion des eveques orthodoxes. 

Signatures : 

(1°) Srrcro, par la miscricorde de Dieu, evöque d'Antiorlu', j"ai adlii'ro ä 

1. Ihhiol.. p. 112, 3? 113, 2 : xat Ta StÄäExa xe^iXaia xi eipYi(j.£va napa toO Trj? öoio; [iviinri; Yevojievou 
KupiMciw äp/iETtioxÖTiov) %r^% 'A),e?av8pEtov 071«; xaeoXixf,; ixxXriaia;. Sur la formule « de sainlo et pieuse m&- 
iiiüire )) voir lartu-le piecite de la Rente de iOrienl vhritien. — 2. Passage obscur. Nous lisons 
v^j*-i au lieu de v*.**^'' 



[241] RELATIVES A SEVERE. 325 



ce qui est ecrit plus haut, et j'ai signe. — (2°) PhUoxcno, eveque de Mabboug 
de la meme maniere. — /3°) Mcias, eveque de Laodkee de la meme maniere. 
— (4°) Mariiius, eveque de Beryle de la meme maniere. — (5°) Pierre, eve- 
que dWlep de la meme maniere. — (6°) Simeon, eveque de Kennesrin de la 

ö meme maniere. — (7°) Sergius, eveque de Cijr de la meme maniere. — 
(H°)Plnloxene, eveque de Doliclie de la meme maniere. — (9°) Eus'ebe, eveque 
de Gabboula de la meme maniere. — (10°) Eustathe, eveque de Perrhe de la 
meme maniere. — (11°) Julien, eveque de Salainias de la meme maniere. — 
(12°) Silvaiutx, eveque de Ouriin de la meme maniere. — (13") Marion, eve- 

1" que de Schonra de la meme maniere. — (14°) Jean, eveque d' Europos de la 
meme maniere. 

Lorsque les eveques designes ci-dessus eurent signe ces choses ä l'inte- 
rieur du sanctuaire de la grande Eglise, apres l'ordination (/Etpo-ovia) du vene- 
rable patriarche Severe precite, et qu'ils eurent anathematise devant l'autel 

15 (ji-flv.a) et dit chacun en personne toutes ces choses, les moines les repetereut 
chacun ä son tour et s'y associerent ' . 

1. Passage obscur. Peut-etre faut-il traduire : « les moines prirent (la communion) les uns apres les 
autres et communierent «. 



POESIES SUR SEVERE 



Les hymnes sur Severe quo nous editons soiil cellcs qui fit>-urcnt dans 
VOcloechiis de ce cölebre palriarche. Elles sont au noinbre de quatre ' : les 
trois premiöres ont pour autcur Jean Itar Aphthouia, la quatrirmc, iiii poele 
anonyme d'Alexandrie. Nous les publions d'apres Vcuhl. IT.lS'i du Uritish 
Museum. Ce manuscrit contient la vcrsion des hymnes de Severe (jui a 
ele faite par l'abbe Paul, et revisöe par Jacques Philoponus (d'Edesse); il a 
6te executö en 675, et constitue probablement l'autographe du reviseur. 
Gelui-ci nous informo qu'il a ecril en noir les mots qui se trouvaient dans le 
texte groc, et en rouge les mots ajoutös; quo de plus, il a indique au-dessus 
de la ligne les nonvelles intorpretations qu'il proposait. Nous avons mis entre 
crochets les mots ecrits ä Teuere rouge, et nous avons place au bas de la 
page les mots qui se trouvent au-dessus de la ligne'. Nous avons collationnö 
Vadd. 17.134 (A) avec 1'«//;/. i8.(S16 (B), pour corriger quelques lapsus calami 
de Jacques \ 

A ces quatre hymnes, nous ajoutons seulement l'epigramme qui ter- 

mine Vadd. 12.159, fol. 313 r" b'. De nombrouses autrcs poesies anonymes 

nous sont encore parvenucs sur Severe dans plusieurs nianuscrits de Berlin'". 

. Nous n'avons pas cru devoir les publier ici; elles auraient encombre inutile- 

ment le pröscnt fascicule saus lournir le moindre renseigncnient bistorique. 

l.M. Nau a piiblie une Iraduction franijaisc de ces hymnes, niais d'aprüs un manuscrit en trcs 
mauvais etat (ms. syr. 337 de Paris), dans la Hcvue de l'Orient chrilien (1902). — 2. L'liynine du pofete d'A- 
lexandrie est (icrite entiferement ä Teuere noire et ne präsente aucune Variante au-dessus de la ligne; il 
semblo en rösullcr qu'clle n'a pas 616 revisec par Jacques. — 3. Jj'drloechiis de Sövcre nous est parvenu 
dans plusieurs numuscrils qu'il nous parail inutile de citer. M. K.-W. Brool^s prepare, pour la Palru- 
logic Orientale, une L-dilion de cet ouvrage. — 4. Celle ('Epigramme avail döja 6te publii'C par Wiiglit 
dans son Catnloguc of the syriac niantiscripl.s in (he lirilish Mnsenm. t. II, p. 5'i5, col. 1. — .'>. Sacliau 
3'i'.i, fol. 5(1 v'b-53 v°a; Sacliau 350, fol. 82 v'-85 r"; Stirhaii 323, fol. Ul V-'Jo T"; Saelian 236, fol. l'i'i, f. 3'i 
el 35 r°; Siiclioii 303-172, fol. 4G r°; Sachaii 351, fol. iy-21 v; Ms. orient. fol. Iü33, i'j fol. 2'J r°-23 r. 



Il) 



[243] JEAN BAR APHTIIONIA. 327 

POESIES SUR SEVERE 



|w.Vi] jl> '=>\v> yoo«^; \a-j/ I I on » -.[j^iol l^beuji-* )»oj>.flo; JjlSl^cL. 
:'|ouSSv ^ >*.. • » • , °> j[o |_jl_V-ö] )_iCL_^K_iu\ •.j)v,..M.a| );oi_cDo jou^jJ 
• JK-^Sikio jiojoVJ^ vfDo^to^^v ;o vjpa.«^.>j>,op)-5; .^jlciivi .01; ' )lts»,K^o 

' . y i . \ a o .. » . ^ j-'t-so» p JJOt? .[jitOLio jjLaoMol JJL-J jla^^^ •.)»..,.'>/ vOoCSj; 

I. A If>_.»-V. _ 2. Ell iiiiirge on lit ces itiuts grecs : SErHPOV 1IATI»IAPXIIS ANTIOXIA. —3. Supia lin. : 
^oow^»i. — '(. Supra lin. : |a^^ ova» ow. _ 5. Supra lin. : Uo;a ^n-'^a« v""». — 6. Siipi'a lin. : Ui ow. 

— 7. Supra lin. : |^xu;Mo. — 8. Supra lin. : l»;»v — 9. Supra lin. : |L nN . \ vi;^. _ 10. Supra lin. : p»-aa*lSvn. 

— 11. Supra lin. o ante Ij»I^jo. — 12. Supra lin. : Ra^Cvai^. — ]:!. Supra lin. : U ni'^N » IlS^Cw. 



I 

Voici ciirdro d'dulres liymncs, qui aiit etc conipou'c.s pur Jean bar Aphtlmnia, 
Ic premier liif/niunt-ne de Kennesir, sur Saint Secere, patriarche d'Antioche. — 
« Les rivieres des ßeuves rejouiront la rite de mitre Dieu. Placez\ih onl place?) 
mes pieds sur an rocher et diriyez{et dirige?) mes pas ' ». 

Les Joctrines du .sage [et grandl Severe sont l'image de tous les docteurs 
[orthodoxes et mystiques] de l'Eglise. Eii lui , en efTet, on peiit voir- les 
paroles [saintes et] inspirees de Dieu' dlcjnace le tlieophore et le martyr 
[eprouve] ; la science etendue et exacte de la foi ' dWthanase, l'illustre ^ [lutteur 
(äyojvKjTyl?) et athlete (äöT^yiT-/)';)] ; la predication ' sublime de la theologie (ÖeoT^oyia) 
de Basile et de Gregoire; l'erudition catechetique — qui se deversait et 
s'etendait comme une mer — de {Jean Clirysostome); l'exactitude de l'ensei- 
gnement dogmatique de Cy rille''; la purete de vie [et des helles manieres] 

1. Cf. Ps. XLV, .5 et XXXIX, 3. — Les notes qui suivent traduisent, dans la mesure du possiblo, les 
variantes placßes au-dessus de la ligne. — 2. En lui il montre. — 3. Eprouvöes par lEsprit. — 4. Pure 
de la vörite. — 5. Le grand. — 6. L'eloquence. — 7. L'enseigncment dogmatique de l'exact C.yrille. 



fol. 50 V" 



328 



POESIES SUR SEVERE. [244] 



* fol. r,i I-. 



..oifcsÄibl [^]i -[v^ t^l-'o] ^\-^^^ «>"^? .[oiip-^j x^ -' '' •>>-s '•■ •■'» ' 



OA 



II 



jLpo jN^wje )^ -.IjöiS Ju.; 061 JV-ojLflO ) . m ..; | )_Lw.j_ioJ )iVN-o o A 
«otoJcL^jJ "'^o-i; y-/ ')-jK_jj; vn=VfiD; K-/ 1 ^io 0/ . n .. ^ttviN 'Jt ,« .. 

.Jooi oynv?]; |.-jldo ^jia-,» ^-w^; IJ♦^5,! | J-^^-*^ :|)ooi]>J^po )»ijJ | »s/ | 
)ooi ^v>»^<J>o ii^V JJ jioVi.)-^ po .v fn . m lV/ ^oCiolii. t-=>o/[o )^;o v*Ä>vi 

1. Siipra lin. : >a»sCM o^». _ 2. Supia lin. : >ß3-^a^- — 3. Supralin. : >-a»so. _ 4. Sic B; A \^y — 
5. Supra lin. : e^l^oj,. —c. 'Siipr:i lin. ; |£>'^-» Lq-^Ba. AN^. _ 7. gupia lin. : tSv — 8. Sic 13; A l^-ov 
— VI. Supra lin. : Vfr»t>^-». 



de lous ensemble. — Quand iious celebrons son souvenir, Imioiis le Clirist- 
Dicu, qui [dans sa bonte] a fait apparaitre [et a suscitö] un tel astre de notre 
temps [pour ses Eglises]. Prions-le [et disons : « Soigneur], sauve ' las Arnes 
de nous tous par ses supplications. 

II 

Une autrc{liijinnc) sitr le mcnie {Severe) par Jean [har Aplithonia). — « Saclicz 
(jue le Seigneur s'est choisi un elu par miracle^. Venez, ecoutez, et je vous Ir 
raconterai'^ ». 

Quelle parole peut louer les vertus [et les belles actions] du veaerable 
patriarche Severe? Ou qui [est capable de] raconter, corame ils le meritent% 
ses combats (äyöivsc), [ceux] qu'[il livra] pour la verite\ Des qu'il" arriva [et 
apparut] sur ce siege sacre et apostoliquc, il nourrit avec des paroles saines 
[c'est-ä-dire avec une päture Celeste] les brebis rationnelles du troupeau du 
Christ. Ensuite, agitant, outre la langue, aussi la raain, [il combattit] en 
langant des llecbes avec Teuere et la plume, [devoila, vainquit el] detruisit 

1. Supplions-le de sauver. — 2. Ps. iv, '1. — 3. Ps. lxv, 16. — 4. Dignement. — 5. Pour la pititii (re- 
ligion). — C. Lorsqu'il. 



lu 



10 



[245] JEAN BAR AIMITIIONIA. 329 

^jVy'iV» ).^;öC^ •.'^^'^o }\.^ odä^^fi oöi] .') ... j>a» ^^.Vl jjLSuXcL ^_:)0 

M 

III 

)Jo .[J^*|j-».0»j oC^ JOOI K*/ OlS ^.ii^^C^^^f )jl3^^ OOt V^^ yOOl \ «^ \ 

oöi; -Joot po/ OUL^ ^o«*; o jlm^ j jjJs^oD jm\Q.n \ ^ .^61 ''^^ . jooi 

1. Supra lin. : l-Soi;^ pro uwoSoi» ,jo. — 2. Supra lin. ; U*?'- I^'»i^om Rnt '^N" ■» « pro >n*''- 1 '°^'^ " " ' 
U»3a*- —3. Supra lin. : Ui^- — 4. Öupra lin. : U^^^- — ."). Supra lin. : >oo;3o- — 1;. Supra lin. : ll^oCa/. 
— 7. Supra lin. : «a^s/ .^«o^ pro low >a*-U. — S. Supra lin. : t>'w ^ pro "W '*>-^- 



toutes les heresies. Et quancl il se cachait devant ses persecuteurs ' , en des 
lieux inconnus, il remplit tout lunivers de doctrines orthodoxes" [par ses 
ecrits inspires de Dieu]. Par ses prieres, Maitre de toutes choses', reunis 
les membres disperses ' de FEglise [et ramene-les ensemblel, et sauve-nous 
.■; [dans ta misericorde^ dans ta generosite^ 

HI 

Vne autre [hymne) sur le meine (Severe), par le meine Jean [bar Aphthonia). 
— « ^ous avons ete comme ceux qui se rejouissenl'' : rene:, louons le Seigneur''. » 
Quand nous celebrons la memoire du [chef et] sage pasteur, le patriarche 
(waTpizp/Ti;) Severe, nous fetons proprement la memoire de tous les pieux doc- 
iii teurs*. Tous parlaient en elTet [spirituellement] par la beuche de ce docteur, 
et jamais il ne considera comme etant de lui-meme" quelque chose de oe qu'il 
proclamait. C'est pourquoi [rejetant et] repoussant les nombreux eloges, il 
disait : « Ce que je semble avoir dit de juste'", forme les enseignements " 

1. Pendant la persecution. — 2. Des enseignements des dogines (3öv(iaTa) orthodoxes. — 3. Notre- 
Seigneur. — 4. Separes. — 5. Litteralenient : wi ^tXdvOpwTto;. — ti. Cf. Ps. cxxv, 3. — 7. Cf. Ps. xr.iv, 
1 et 6. — 8. Peres. — 9. II ne s'attribua. — In. « Si je semble avoir dit quelque cliose de juste. » — II. 
Doctrines. 

PATR. OR. — T. II. 23 



' Fol. 51 ' 



330 POESIES SUR SEVERE. [246] 

^coa.-\,. .mj-sio y£Da,.u»)j)l./; •.)... i . >o . iV-io/; )-j/ y^K m V> [;] )-_io 

IV 
■ - « '/; y^l ), - ^^; )v^o).XD )>.»»; ^ota \\ ^-S y^oto-^^ Uw**/ *>^<=>'- 

jlQJLio-ows ygiN'^ 0-^00.0 -.^ ■<^\^o <2>Ksl^ ^- ^ 'l t-^-» oUtJo-i. iKj 
^-; asi^ea .j.-^,^^; |_Jot»a3 J-a-^ ^^ M>/ oasoi/o aSa»/o .N^L / \ .. 

.ft^.jn ^ m I. )ic\\ä^ K.O0/ ) I S\ ^; OCH .'11^,^0 lo,. > 1\\ o 'oioCs..fiDO 

)oiA|J .-yoK-i/ ^.^^^t^ |.M.«.ii.V> ^— ; o;o/o .JjLiJ w^Vl; w^*^a^v_\ :»*JL3l/ 

1. Supra lin. : »•» v/» pin 1-» ow». — 2. Supra lin. : USi^al^^o- — 3. A io^»o. 



dWtliaiinse, de licisilc, de Girijuiir, et de Icurs scmblables. Les jirauds travaii.x 
[et les discours] du sage Cip-Illc lurent [ä tout moraent] l'uljjet de [mes etiides 
et de] mes meditations pendant ma jeunessc. » Par leurs prieres, Clirist-Dieu, 
juge-nous [tous] dignes de monter ä leurs demeures ! Gioiie ä tes nombreux 



amis ! 



IV 



Voici encorc une autre {Injninc) xur Ic ntcme sainl Severe (jui a ete cumposee, 
dit-on, par un poctc d'Ale.randrie. — « // deineurera toujours en la prcsence de 
Dieu' . » 

Le sage Severe, umrande colonue de TEü-lise et docteur veritable de tout 
l'univers, nous insiruit, m6me apres sa niort, par ses ecrits : « Restex tous 
fermement dans la foi. Eloignez et detourncz votre A-isage de l'erreur ma- 
ladive- des Pliantasiastes. Renversez et detruisez aussi la tour^ qui a ete 
constniite avec des briques, c'est-ä-dire avec les doctrines de Nestorius, (et 
qui est) l'erreur des deux natures. Gonfessez que vous ne counaissez quun 

1. Ps. LX, 8. — 2. « de la letliargie »'{ — :{. Tc-jf^yoiwia. 



10 



10 



[247] PORTES ANONYMES. 331 

'"'io jv-io )_u^^too |J ..chIqA •Ji^fJ ^Xa Jooi; ^^!5sj ^ ^-^J t-*^ 



In 



1" 



s-ouK..a^ »^ |..jO(j , ^.-.fl..jL.io j-iLJJmLlS. |la*lS^*.r^i; )K.iw,»^^ jJLio v^^^^^j 



Messie, Dicu le Verbe, qui s'est fait hommc sans cliangement, le meme qui, 
par sa volonte, supporta des soullVances daiis la chair et accomplit des 
miracles. Prociamez avec les docleurs qu'il n'y a qu'une nature du Verbe 
incarnee, qu Emmanuel n'ignora pas le dernier jour ni, en aucune maniere, 
quelque autre chose de tout ce qui fut. Crions tous vers lui : « Maitre indivi- 
sible de Tünivers, epargne-nous et aie pitie de nous par les priores de notre 
Pere. » 



Epigramme (sTviypajy-jAcc) siir saiiit Severe. 

Je compare les flots de ta langiie aux pluies abondantes qui [tombent] tout 
ä coup : au lieu que c'est avec l'eau, c'est avec la science de la Trinke 
qu'ils abreuvent les hommes. Tu as montre k tous les fideles que le Christ est 
un, et tu as prouve que la louange du Trisagion lui revient aussi. 



Add. 

12.159, 

fol. 313 rb 

(dato de 

8Ü>S). 



i 



APPENDICE 



TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE 



I. — ACTES DU CONCILE DR CONSTANTFNOPLE DR r,.;(i. 



Nous reproduisons ci-dessous les differents passages des actes du concile 
de Coiistantinople de 536 qui prcsentent quelque intt-nH au poiut de vue de la 
vie de Severe. Les trois premiers se rapportent au coneile de Gonstantiuople 
de 518, les autres au concile de Constantinople de 536 proprement dit. 

Nous avous collationne le texte tcl qu'il a ete constitue par Labbe {Sacro- 
sancta concilia ad regiam editionem cxacta, t. V, Paris, i671) et reproduit par 
Mansi (Soeror»») cnncilioniDi nora ot amplissima collectio, t.VIII, Floreuce, 1762), 
d'apres lequel nous citons', avec le codex manuscriptus histovinis graecus 46 de 
Vienne-. Ce manuscrit, qiü n'a jamais ete collationne, semble-t-il, laisse 
beaucoup ä desirer : execute par un copiste ignorant d'apres un exemplaire 
oü de nombreux feuillets avaient disparu, oü d autres avaient ete deplaces 
et oü la plupart etaient par endroits illisibles, il presente un texte sans le 
moindre ordre et rempli de fautes. Toutefois, il nous a conserve, comme 
cela arrive parfois pour des manuscrits de ce genre, plusieurs bonnes lecons 
qui nous ont permis d'ameliorer le texte traditionnel'. 

Pour la Constitution de rempereur Justinien, nous citons d'apres l'edition 
de Zachariae von Lingenthal : Imp. Jiistiniaiii nnvellae qiiae vocantiir, pars 1, 
Leipzig, Teubner, 1881. 

1. Mansi n'a pas toujours reproduil iKlolement le texte de Labbe. Nous avons note quehpies « va- 
rianles u de Mansi. — Hardouin s'est iSgalement contente de reproduire le texte de Labbe, sans rien 
faire pour ramöliorer. — 2. Cf. Nessel, Ciitalogus... omnitim codkum mamiscriplonim grnerorum... 
bUilintlH'cae Caesareor \in(lobonensis, Vienne, 1690, t. II, p. 96-97; et Lambecius, Commenlarii de bi- 
bliolhera Caesarea Vindobnnensi, ed. II, opera et studio A. F. Kollarii, Vienne, 1782, liv. VIII, col. 103'i- 
1041. — 3. Des trois manuscrits du concile de Constantinople de 536 que Labbe inentionne dans sa 
note sur ce concile (Labbe, op. cit., col. 3; Mansi, op. eil., col. 875), il n'en existe plus aujourd'liui 
qu'un seul, ä notre connaissance : celui du cardinal Duperron, qui est conservö ä la bibliolheque 
d'Evi'eux. Les deux autres manuscrits etaient un eodex regis ehiislianissimi et un code.r i-ererendis- 
simi episcopi Carnotensis. 



336 



TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. 



[252J 



>■ M col. 
in'i2. 



♦ V fol. 
32 1». 



* 'Ava(popa TTpo? T<i)avv/;v 7rxTpiy.p^riV irxpi — ?;; evSvijAoucYi; cuvöSo'j. 

Tw OsiJ7roT'/i r.iAÖJv T<o iy-'"'^*'^';' '^•'^■^ [Aa/.apia)TZT«o TToiTpl TrxTe'pwv, äpyisiriC/id'Ttco xal 
* oixo'jasvi/co) — aTp'.äp^'/), 'Icoavvy;' -fl evS-flj/.oÖTa /.axä Tr.v oO.oypwTOV Ty.uTv;v /.xl fiaai'Xit^a 
uo'Xiv ijijvo^o;, ev /tupüo yocipetv. 

'Ettsi^ti ö' 0eo; ö itxvtuv SecTkOTTi;, stci cujA(pepovTi tyi; öpOoÄo^ia;, xxl c'j(7Txaet Tr,; 5 
v.0L^(iki7.r\i; ex.x'Xviffiai;, xara tyiv uapEA^oOsxv xupiaxT.v xe /.xl Äeuxspav, T^eiToupyiai; eii:tT£>.ou- 
[j.£vr,? ev Tio äyta toO 0£Q'j sJcxAvicia xvi? ßaciXiooi; Taüxr,; Trö}v£tüi;, [xia cpuv?; exiv/ic?^ tÖv 
ävapiO[/.y,xov xuv ' jAupiaSwv >.adv, w; i^yfXw Oeiw xouxov E/.xa'jOevxx, ewl iro'Xu xal eTrtjAÖvto? 
a.ixv:i7a,i x/jv ü[A£T;'pav jji.a)c«piöxyiTa ettI xoO aaSwvo; äv£/,6£rv, xxt irpo'7<piüvr,(;at ütveo xvi; 
öpOv^i; TVWXEco;, ÜTrep •/,; ä£i rr^i^i'ii'jCLn^i v.ca iycovi^EcOE* xxi xoüxo Ttoivjcivxwv üjjlüjv, ex.€oyic£i; 10 
yEvovaai, xaOo)? EtpTiXai, TVAEicxat /.al etcijaovoi tou Xaoö, ü[/.ä; jaev etcI xvi öpöooo^t'a^ £Ü<pY;- 

1. V omel 6. — 2. V omet tmv. — 3. Vtjj; ö(/6o5o5ia!. . 



Rapport du concile assemble (ä Constantinople) au patriarche Jean. 

A notre tr'cs xainl maUre et bienheureux Pi-re des Peres, l'arelieveque et le 
patriarche oecumenique Jean : le concile assemble dans cette ville pieuse et impe~ 
riale, en Notre-Seigneitr, salut! 



Puisque, dimanclie et lundi derniers', pcndant qu'on celebrait la messe 
dans la sainte Eglise de Dicu de cette ville imperiale, üieu, le mailre de 
toute chose, a pousse, dans linterrt de l'orlhodoxie et en vue de consülider 
Teglise catholique, la foule innombrable du peuple, qui etait comme en- 
flamme dun zele divin, ä demander dune seule voix, longuement et iii- 
stamment, ä Votre Beatitude de monter ä l'ambon et de faire une allocu- 
tion en faveur de la foi orthodoxe, pour laquelle vous avez toujours combaltu 
et vous combattez encore; puisque, apres que vous eütes fait cela, il y eut, 
comme on dit, de nombreuses et persistantcs acclamations du peuple , vous 

1. Les 15 et 16 juillot 518. 



10 



2531 I. — ACTKS DU CONCILE DE CONSTANTINOPLE DK 5;5(i. 3H7 

(AOjv-r'j:, Toöc 8k t;:ö •jjy.öv i/cßV/iOavT?.; irxTc'px; ivxvc'XrÖYiva'. eEaiToOvTo;' 6 «ie öjASTEpo; 
dtvyeXo?, tv; r.asTc'pa So/.ii/.scata to -zv iT:o8£5wy.(j; , tz ^eovtx C/CJTTvi'Txi TTfOueTx^ev" 
äva,y/.aTov £>^0Yi5z[A£9a * xa Tfapax.o>.ou9vi(javTa xal T'jiruOs'vTa •rcap' vifAüv öi' ävacpopa; xpö- ' '^f <^°'- 
Tov TT, ij[AeT£p« [Aa/.apwTViTi, dc-^xyavai, xal tote i^i' 'jjxdiv tw eO'jsSE'TTzTtü y.at xpxTiTTw 

Raxi Tr.v eiy.z'Ja toO evscTWTo; 'lou/tou jayivo; ty;; 7:af<j'ji7r; Eviis/.zT'/i; £-i.Vc[y.r,Giw;, 
'jTraxeia; Mzvvou to'j /afAirpoTXTO'j, z-xv tq (Aovay./.ov Tzyi^a rr,; (ptVjj^^p^CTO'j Ta'jxr,; /.xi 
jÜxcAi^Oi; TilEco; J)c Sia<poowv cjveIOov aovzTr/'.citov, to'jto i/.£v äpyiaavöpiTwv, toOtq os 
xal ToJv 'XoiTCcöv, liSeW.ou; -ooc^e'Sw/.e" t-^ ivd-fijj.vj'rrt txut/] -xTr. 17'jvo'ko r/[A(ov ' atTaiv 
10 y.xl ävayvwcOvivx'. TO'J-rou;, x.al tz Tispisy'j'y.eva toi; 'X'.Ss'XXoi? Xc(pz>.a.ix bo/.iay.i79£VT7. 
TTas' V1U.10V TiEpaTi 1:7.^x8 ohryoLi, ij.öi\')syi Ss tOw ouvoSi/.w 'j-o€).r,07;vai. 'AvxyvojT6yi-/at 
Toiv'jv roir^TzvTe; tou; ).i6e'».ou;, oü; /.xl üiraTziaaev twoe tw tüttw, TajTst iräpij'yeiv vi 
£yvw!iau,ev . 
rienTTTOv * y-vjxXmvj sv Tzr? aiiTar; 8ir,r:t<:vi EveV.eiTO, töcTi tov TolaritravTa y.zTa * M col. 



10 



1046 ' 



T-^c Ev Kalyvi^o'vt ' äyt'a; cjvöSo'j vEavisucxGÖai, xal ßXxcovjaa H^ony. /.zt' a'jTvi; Exys'ai, * V fol. 

' * 33 r'^. 

SE'j-opfjv' <pa[j.£v TOV £v 'AvTto/Eiz iTa/.Tco; xal TtpoTTETeö; EVEyÖE'vT«, ävaOey.xTi 'jTiToS'XriOrivxi, 

xaOü); -/.al ai'' eiviaovoi jiox'. ■::avTo; toö 7,ao5 Eys'vovTO. 'E-eI toivjv Efk; /.ai TJEpt toijtou 

1. V oniet r,\LÜ>v. — 2. V Trpo&sSuxe. — 3. V r,iiMv ouvöom. — 't. Teile est loiUiograplie de Labbe: M el 
V orthographient iei et ailleurs Xa/.xuoövi. — 5. V Orthographie ici et ailleurs leS^pov. — 6. V omet ai. 



louant pour votre Orthodoxie et demandant le rappel dos peres chasses 
avant vous; enfin, puisque d'autro part votre envoye, apres avoir remis le 
tout ä notre examen, nous a ordoune de considerer ce qu'il y avait ä faire : 
nous avous juge necessaire de faire d'abord connaitre par iin rapport ä Votre 
Beatitude ce qui s'est passe et ce que nous avons formule, ensuite de faire 
porter le tout, par votre intermediaire, ä la connaissance de notre tres pieux 
et tres puissant empereur. Voiei les faits : 

Le 20 du present mois de Juillet, ä la XI° indiction, sous le consulat du 
tres illustre Magnus ', tout le corps mouacal de cette ville pieuse et imperiale, 
qui s'etait reuni de divers monasteres, remit des libelles des arciiimandrites 
et des autres (moines) ä tout notre concile assemble (ici), en demandant qu'ils 
fussent Ins et que les points qui y etaient exposes, apres avoir ete examines 
par nous, fussent confirmes, ou plutöt mis sous une forme synodale. Apres 
avoir fait lire ces libelles et apres les avoir mis sous cette forme, nous con- 
15 nümes que leur contenu etait le suivant : 

Le cinquieme point de leurs requetes demandait que celui qui avait 

ose s'attaquer au saint concile de Chalcedoine et deverser contre lui des pa- 
roles blasphematoires — Severe, disons-nous, qui a ete eleve irregulierement 
et audacieusement sur le tröne d'Antioche — füt soumis ä l'anatheme, selon ce 

1. Le 20 juillet 518. 



338 TFATKS CIRRCS UELATIFS A SRYERE. 1254! 

TÜ1I0V Tov IvapfAo^ovTa £y.y.Xyi(jixcTix.-7i -/.aTaaTotiei e^sveyO-flvai ' , '/My.-^AaXrj-^ £/ta;va[;.£V ', itpö)- 
Tov Tou? ß).«<7(pr;ao'j; aüxo'j löyo'j; ev jascu TTzuvic Taürn; Tr,? cjvooo'j ävxyvco'jOr,vai, xpo; 
ikvf/o-j TÖv Tcap' xÜTOö To'Xyz/iQsvTcov. 'Ey£i TOtyapoOv zx TTxp' aÜTOÜ /.xtx t^; äyi'a? 
«Tuvo^c/u TO>.[A-/)0evT« TS x.al [ilXai7(p-/i[A-/i6£VTa ewi As^ew; ouTto?- a Ta ev R«>/;/i56vi Oi:ö tv;? 
■/.on' rz-etvo y.aipoO TuvEO.eyfAEVvis ijuvo^ou -tutcwQs'vtk te xx!. tojv ÜTCsp Ta'jTY); äyuvii[oij.$viüV, 5 
ava6£[A!JtTi!^oj^.£v ». A'jT-/i TT,; jj.iapä? aÜTOÜ owv?i; r, ßT^auoriftia, oü [aovov 5e xüt?,, il'kk 
xx\ £T£üai 'TcoXXal SuG(fi7i[ji,tai ev [ii€).oi; aÜToS iroiAite-jov-ai -/.onx TaÜTYiv tviv ßy.Ti'Xioa tcoT^iv. 
AI; Ol Tvi; öaOoi^oEix: EpxiTal EVTuy/avovTs;, Iweyye'Xwc' ' —7, aÜToij cpp£vo6>-x6£tz üVj/'.otco? 

^EpOyivOU. 'Kirsl O'JV xÜTO)lXT-/iyOpOV £y_^£l TOV £>.£y-/_OV, Oy [J.rjvrjV ix. Tvi; £ip-/l[A£'v/i; TX'JTr;; 

(pwvTji;, älV (!)c TcpoyEypaTCTat , x.xt e^ Exs'ptov TtlEicTwv t-?,; aicyicTvis aÜTOu y'XwTTY,; 10 
rJi)(7<py)[Ai(I)v ;txTx Tvi; äyiac tx'j-t/;; cuvoi^o'jj toutqv Stxaüoc ivaOs'jy.XTi aitoviu y.xl r,u.-Tc 
'Jireßa^Xopv, ravTo; 77pay[AaTO?, övofiaTO!;, x;;«;, evepyEix; XptCTixvijJ r, lepa-rf/cw äp[ji.o- 
Cou'TYi;, 71 xpfAocai Äuvx[Ji.£V/i;, aXVjTpiwcxvTE;. xxl yupöv t^; Oeix; xotvwvia? xxtx tou; 
EV/J-ziiiacTty-ou; y.xvova? y.xTxcTT-öffxvTE?, xvO' (ov xal fi'Xaijfpvip.-flcxi y.ai cjxoipxvrÖTai T-flv 
ev K.aXyyiSovt xyi'xv crOvo^ov ETVEyEipr.TEv, i^ix.(I)C £Tni7(ppxyi';aGxv t6 cuij.ScjXov twv ti'/i iyiwv !■> 
TraTEptov Twv ev Nixxia iruvxy^s'vTtov, xtxXs'jtov t5 y.xi äTrapEyyeiprTov toOtq •JT:xpy_ov 

1. V e|ev£Yxai. —2. V exf.ivu)[i€v. — La suile du rapporl nianque dans V: au milieu de la 1. IG du 
fol. 33 r», V passe brusquement de Mansi col. lO'iC»' ä Mansi col. lo.">rt'. — 3. Sir Labbe; Mansi £:tiYe).w(it. 



quo les cris porsistants de lout le peuplo avaiont fait entondrc. Coinmo il 
fallait aussi, dans cette alTaire, suivre la forme qui convenait ä la eonstitutioii 
ecclesiastiquo, nous jugeAmes necessairc de commencer par faire lire devant 
tout le conoile ses paroles blasphematoires pour etablir re qu'il avait ose dire. 
Or, voici mot pour mot (•(> qu'il a eu Taudaco de blasphemer coutre le saint 5 
conoile (de Clialcedoine) : « Nous auathematisons cc qui a ete forniule par le 
concile qui s'est reuni ä cette epoque ä Chalcödoine, et (les ecrits) de ceux 
qui combattenl pour lui'. » Tel est le blaspheme de sa voix inipure ! Ce n'est 
pas le seul : beaucoup d'autres impietes circuleut avec ses livres dans cette 
ville imperiale. Ouand les aniis de l'orthodoxie les lisent, ils se moquent de 10 
sa dömence qui le fait ainsi s'egarer. Puisque done il sc röfute et s'accuse 
lui-meme, non seulement par la parole citee, mais encore, comme il est ecrit 
plus haut, par beaucoup d'autres blaspiiemes que sa langue abominable a 
proferes contre ce saint concile, nous l'avons trappe, ä juste titre, d'un eternel 
anatheme, le dopouillant de toute chose, nom, dignite et fonction qui con- i& 
viennent ou pouvent conveuir ä un chretien et ä un pretre, et lo privant de la 
divinc communion selon les canons ecclesiastiques, parce qu'il a entrepris 
de blasphemer et de calomnier le saint concile de Chalccdoine, qui a spe- 
cialement confirme le symbole des 318 saints Peres de Nicee et qui l'a 
proclame immuable et inattaquable, de meme que les pieux Peres reunis ä 20 

1. La Version latine porte et eos qui pro ipsa pugnnnl. ce qui <uppose la lei-on : -tou; 0:tep TaCixa 
aywviijoiievoy;. 



10 



Requete des clercs et des moines d'Antioche au patriarclie Jean et au concile assem- 
15 ble contre Severe. v 

Au trh pirii.r. Ires hieiiheuri'u.r et trl's saiiit urcheveque, le patriarclie cecumc- 
"1. Suivent les signatures de quarante-deux evöques. 



1047. 



[255] I. — ACTKS DU CONCILE DE CONSTANTINOPLE DE .-,80. 389 

;t7ipü^x(;z.v, /.uHoK xai oi ev R&)V(7t«vtivo'j— 6>.s'. y.xi oi sv EoiTto r,\,ty.-/hi'^':i: Jinw. TixTsps; 
öjAOiioc sSeSaiojdKv, asÖ' wv x.al v; £v * Kalyrädvi äyix cuvoiio; tz ö[;.oix ex^ixet irpolzjATCSiv * M col. 
TTxvTa^o'j -roQiTo ■/.ikvjna.nx. 'Ev£x.5v to'jto'j oü [ao'vov w; |i>.zccpTi[;.ov, ä^T.« y.at w:; cruico- 
QzvTv;v, xxi TTzcac t«; äyix? guvo'So'j; ^ioc t^? guvo^o'j tkutvi; i)§p;c3tvTX tov irposipvi[Ac'vov 

5 Seuvipov sp7)[7.ov Tr«ij7)<; tijat); y,y.xa.n-r,iix'i-:i^, ävaGsjAXTi 'j— £§zVj[y.£v. 

TauT« irap' r[ji.wv i5o)tt[/.x<jO£VTa x.al t'jttwOc'vtx , sxl tov o^iov ayye^ov Tr,c ir,; 
[Ax/.xp'.dr/iTOi; eiJTTou^iTajx.sv Äuucüxo'cxvts; y.al ÜTToypaij/avTs; exaTTo; t-^ iiii'a ysipl ivx- 
yaysi'v, x.al üzo-ra^avTE? TrpoT^oÖavTx; ■/■,[/.W 'Xios'X'Xou; Tvpog iTciyvwT'.v äT-'/iflEia;, wtte öiz 
r?;; üj/.£Ts'px? [/.xnaptOTViTos tx'jtx sWelv /.ai ei; tov /ipzTiOTOV -/.al ya^/ivoTaTOv -/ijy.civ 

10 JixffiXsx, x.ai TVjv sÜTjSsTTZTr.v y.al ipi'Xdyp'.TTOV Aüyo'jttxv, xxi Tr,v svoo^ov aÜToJv /.al 
jj.syx'Xyiv Tyy/.V/iTov. 



\ir,rj\.z •/.AyipiÄCüV •/.ai v.ovaywv ' 'AvTtoysix; TTpö; 'Icüävv7,v tov —XTpizpyr.v /.xl ♦ jj cqI. 
■zry svoriao'jTXv g'jvoöov /.xtx isu'/ipo'j. » Y j-^j 

30 V». 

Tto öciwTXTW y.al axx.xs'.ojTZTto y.al äy'.wTXTfo " äsyieriT/idTTw oly.O'jaeviy.w — x-ptzpyr, 
1. V [xova/üv /.ai x)ripix(öv. — 2. V iY'wTitu xal [laxapKOTiTii) 



Constautiuople et ä Ephese l'avaient egalenieiit coiifirme; ii leur siiite, le 
Saint concile de Chalcedoine dei'end les memes principes, ordonnant que ce 
(Symbole) resplendisse partout. C'est pourquoi, noiis avons prive le susdit 
Severe de tout lionneur et nous lavons frappe d'anatheme, non seulement 
comme blaspliemateur, mais encore comme calomniateur, et comme ayant 
outrage dans ce concile tous les saints conciles. 

Apr»>s avoir oxamine et formule tout cela, nous nous sommes empresses 
de remettro respectueusement notre rapport au pieux envoye de Votre Bea- 
titude, signe de la propre main de chacun de nous et accompagne, pour que 
la verite soit connue, des libelles qui nous ont ete remis, afin que tout ceci 
parvienne aussi, par l'entremise de Votre Beatitude, ä notre tres puissant et 
serenissime empereur, ä la tres pieuse et tres religieuse Augusta et ä 
leur glorieux et grand senat ' . 



340 TEXTES CUECS RELATIFS A SEVERE. [25(5J 

CTOAWoö Opovo'j T-^c 'AvTioysi'a;' ij.syalo7to7.Jco; äyiac toü 0£Ou x.aOo7vt/.Yi; s/.-/.lY,'7iac. 

NOv, £i't:jo iroTE xatpo';, m um-aol^mtolth, •rraca; t-^; oi/'.0'j[J.£vr;? Ta; äyia; toO OeoO- 

£X.x>/ii7ia;, to; iE 5vö; CTo'aaToc to 7700<p/;Ti/C0v äxEivo Ex.ßo-ricaf « sOopaivscÖwcav ol oüpavol 

xai ä.ya.Xixin^ko r, y?;, y.al iravTa ra äv aÜTT, '' », ÖTi i'Kvr.ni'i ö 0so; tov ^-aov aÜToiji. To yap s 

Toc iTz.r.TTTpa 'Pw[i.ai(ov to'j; oü'tw; sö-tsS;?; -/.ai (pO.o/piiTO-j; sy/Eip'.uOvivai |ia(ji).£a;, s/.euOs- 

sizv ^ f^j yaii-TÖ-Ävai /.al irapp-ziTiav TOi; Tr,v öpOo^o^ov TTps'jSE'Jo'jdi Op-/ii7/.£iav, -w; oOyl -raj-r.v 

-siOh sÜ.o'tmc to'jc TTtCTOur'' (ioYiTai T/,v rpojvo'v; 'AW.' £v oOtw /.oivy, t-?,; oi-/.oij[y.£vr,r iop--?,, 

aia r,c irav-wv, r, " -/.oau^Äi cuv ö),iyai:, r, twv 'Avtio/swv sx-xV/icia /.axr.ipstar /.xl Opr'vtov ' 

TTETf'X-flpwTat. A'Jxov yzp iv-l irotasvo;, oüx. rj'i,'^a|A£v 07;wr, hi\%[i.i^-f, x,7.x.077a()£i. Uoiav yip lo 

ToaywSiav oüx. äiTEXSuJ/E Ta T0Aa-/i6£'vTx -apa S£'j-/poii x.ax.z; "Oc irpÜTOv u.ev, iv' ö-tor 

pE§t'a)x.£ TTapaXtxwasv, (pEiÄoT Ttov ''j;;.£T£ptov äx.oöiv, o'j^£;/.ia TTCoroTE oxiv£T7.i v.wmrr.ny.; 

ivLvSkfi'JiaL. Elxa -Tux.ooavTi'ar ßs/.ETi x.aTaTo;£Üca; te x.at rapacxsuaca? E^E^.acjÖvivai tov 

* V fol. evOeit'J-ov * TTot'j.Evy. «l'AxSiavfjv tov aax.«pta)TaTov , tov iv.ivi'yi Opo'vov [iicd'to;" x.y.l rj.v,'x-'iri- 
31 r°. ' ' ' 

1. V 'AvTirjye'uv. — i. \' .Xpiotoü. — :! \" omct xal nivTa Ta ev oOi^i. — 'i. V OeuOepia;. — .i. V toO Tti- 
a^(ö;. — Ci. \' uniel r,. — 7. V donne xai Opr.vojv jipri's i:£7r)r,(i(0Tai. — S. Sic \" ; l.abbo pEfiitu;, Mansi 
ßißat'b);. 



i)iqnc .Irnn, i'l an saiiit vnncllc asscinlilf [n ('.unstantiiiopU') : rniiirtc des cIitcs et iIcs 
nwines du Iniiir npastoliquc de l(i sointc ri/lisc cntlioliriur de In i/randc rille 
(I Wllliiiclir. 

G'est mainleiumt ou jaiiiiiis, ö bifulicuicux (Pertss), li- moiiieut pour toutes 
les saintes cglises de Dieu du moiide entier de crier, eonimc d'une seule .s 
voix, cos parolos prophetiques : Qui' les cicn.r sc n'/ouisscnl d In tcrrc tn'ss((illf. 
iiinsi (jiie Idiil er (ju'dlc ninlinit ' , parce (juc Dieu a eu pititj de soii pi'uple. 
Commonl les lideles ue seraient-ils pas poussös avoc raison a crier ces 
paroles, quand lo sceptre de Tempire roniain est confie ä dos cmpercurs si 
pieux et si cliretiens, quo la lil)orle et la faculte de parier franchemoat soiit ac- m 
cordees ä ceux qui professent la religiou orthodoxe? Mais au milieu de la iVtc 
generale du monde entier, sinde entre toutes, ou du moins avec tres peu d'au- 
tres, Teglise d'Antioche ost lemplie de tristesse et de deuil. Elle souffro parce 
qu'elle a re^-u, nous ne savons comment, un loup au Heu d'un pastour. Quelle 
est la tragedie que les forfaits perpetres par Severe n'ont pas dopassoc? D'a- i5 
bord — pour ne pas parier de sa vio par egard pour vos oreilles, — il n'a 
manifestement jamais communique avec aucune eglise. Ensuite, apres avoir 
aceable des traits de la calomnie et fait chasser le pasteur legitime, le bienheu- 
reux Flavien, il s'est empare par la violence et contrairement aux canons 
de son tröne. Plus tard, i\ la facon d'un niercenairo, non seulcment il nc j» 

1. Cf. Ps. .\cv, 11 et 12. 



10 



10 



[257j 1. — ACTES DU CONXILE DE COXSTANTIXOPLE DE 536. 341 

viTTur •j':pr[pTCX'7£" x.ivTsOOsv y.iTOojToO diy.rv oü jiovov oü/. STTOiaxiVi ' tviv Troti/.vr,v " toO 
XpwTO'ji — oüds i'ouysv, otts: YiV äyx-r,Tov — il^'^ aCiTo; t« -riäv Ovioicov sdsy., ciiaTTtov 
T£ x.al ^taTHop-i'Cwv t« TTpoSara. Kävooojvvac i^s y.xl ßlaTO/iyiac x-axä tou ©cOu iv'XaT- 
Toy.cvor, ryj^Evoc T&jv iyitov -/iy.iov — xTsptov äoäiTa.T'j" oiaTs^.iT «^i -rrä^rav -/ialpav, öir ciireiv, 
Ta; 'j— sp sÜTsScia; äOpowÖeioa: iT:'j-/.-/ip'JTTCov tuvcIoo'j;. O "'ip Tr,v €v Ka"Ayr,^ovi äyiav 
7'jvobov ävaOsaaTiaai ' ts x.a', TT'AEi^.Ticai Tolij-vfira; , Tr,v ly.a/.'.TTa ßsSatwTaTy.v to «r'Ja- 
ooAov Ttuv T171 iyiojv 77XT2p(ov, x7:o'^s;a|/.svv;v i^e' /.al to'j; pv' öcioo; xxl äyi'o'j; — a- 
~i'^y-i, sTi |r/iv y.al to'jc ev 'Ecpsitü /.XTa NcGTOpiou to'j SuassSoCi; »i'jvcXOövTar öjj.oieo; 
öijvouc -7.T2pac, S'J^-ziVjv (ör /.al Tar sipr,;xsvar ä::o'7Tpc''pe7a'. y.al [j.iijsi, w; Ta'JTvic oci^slcpa;. 

i'-/i\^<.r;y_- fjoay/fv, O'JTc 'J^ar. oTuoTaToi, oip'^5 T(öv aV/.tov aladiv o'jSs'v«. ©j'y.aa yäp ViTZv 
x.£ty.cV'ji Oivi'i-i avöps; är;/'.-/;Ti-/.or? äyiöcrt [xe'ypi -oAia; vjTfit.-r.nyM-cZ, yjavoi /.ai aTa'^oi 
sppty.jAj'vj!,, 'Jirap tou; -pia/.oiiöu; ovrer, £z. Tr,;'' dsuTs'px? S'ipcov s-ap^ia; öpiy.tjjj.cvoi, x.ui7'. 
c777.pzy7.aTa xal oitovoic TTpo/.ew-evoi'. "Oj/.oia lij /cai (oiraij-rw; äAcaivz, /cai otja iv toi; 
^svtofjiv aÜTöi Tterpa/.-y.'.. Ae'7[7.WTVi'pia yap ^ojy.aTai vjv, y.y.Y.iXni luol'Xouc töv üttss eÜTc- 
Sifac /.aOsipywv iv c/.OTe'. /.al [AasTi^wv ävaipsl. Oia (ii, * ÖTitoTaToi, /.al irepl tz; sv Az-pv/, * JI col 

10.39. 

I. V Eno'iiEve: M iTüijurive. — 2. Sic V; M x^ itoiuLvr;. — 8. yic V et la Version latine: M ornct «».'. — 
'i. V äva6;iiaT;(ja;. — .">. V xt. — ('>. V omct ix t^;. — 7. V xeiitEVOi. 



faisait pas paitre le troupeau du Christ — il ue s'est pas enfiii, ce qui eüt ete 
desirable — mais il faisait lui-meme ce que fönt les betes sauvages : il egor- 
geait et dispersait les brebis'. Forgeant des paroles vaines" et blasphema- 
trices coutre Dieu, il n'a epargne aucuii de nos saints Peres, mais il passe, 
pour ainsi dire, toutes ses journees ä rejeter les conciles qui se sont röunis 
dans l'interet de la religion. II est evident, an cffet, quo cclui qui a ose 
anathematiser et attaquer le saint concile de Chaicedoine — qui a surtout 
confirme le Symbole des :UH saints Peres, et approuve aussi les 150 pieux 
et saints Peres, ainsi que les Peres egalement pieux qui se sont assembles 
ä Ephese contre Timpie Nestorios, — il est evident qu'il rejette et abhorre 
egalement les conciles qui viennent d'etre cites, vu que cc sont ses freres. 

Combien il a commis de meurtres de saints meines en confiant ce mas- 
sacre ä des mains juives, ni vous, tres pieux (Peres), ni aucune autre per- 
sonne, ne l'ignorez. C'ctait un spectaclc horrible que de voir etendus ä terre, 
15 nus et Sans scpulture, exposes ä etre dechires par les chiens et les oiseaux 
de proie, au delä de trois cents moines qui etaient venus de la seconde Syrie 
et qui avaient pratique les lüttes ascetiques jusqu'ä leur vieillesse. Tout 
aussi lamentable est ce qu'il a fait dans les hospices. Maintenant il construit 
des prisons, y enferme dans les tenebres beaucoup de personnes ä cause 

1. C f. .Jean, x, 12. — 2. La Version latine porte imvildtes. cc qui suppose la leron : xai/oiwvia;. 



31 V". 



342 TRXTES GREGS RF.LATIFS A SF.VKRE. [258J 

TT-flya; Trpa^xi, tetoXjavix.e, [^.ayei'ai; te ypcoasvi; «'jtoOi,, /.al Ouaiaji-acji [/.uoxpoi? OspaTceutüv 
TO'jc oaiaovac, y.ai toOto 7;ä(7a ex-eivv) r, aEyzlr, x'fJji tjÄi;. Oü [j.v;'v, oü^s aÜTcöv sipeiTXTO 
Tüiv äyitüv 0'j(;'.a<;T-/ip'!<üV, oüJs twv tEpüv w.S'jwv, Ta [/.£v ^ewv cö^ svayv;, Ta oe -/(oveOcov y.al 
poysuwv To?"; o(/.OTpo— oir. T£T0>,[y.7i rai hl xÜTÖi -/.ai toOto, m [/.ay,apt(iT7.Tfji. Ta; yxp si; 
TUTCOv TO'j äyio'j — vs'Jfy.aTo; y p'jia; t£ /.al äpyjpa? :r£piGTepa? x.peiJLajAs'var 'JTTEpavw twv Ösiuv 5 
xoTLuaSviOocov x.al Ouciairxyjoiwv, aETX Tiov x'amov £(7OcT£:{»7aT0, )i--(ov oO vorivy.i £v £t(j£t 
7r£pt(jT£pa? To aytciv Trvfijjxa övo|y.ai^e(jOai ' . Ta aivroi yp-/i[7,aTa v.al oi/.'/;'axTa, ical 6(77. £v 
Toii y.y.Xkiaz'ji; yuptoic \j--7,iyj 7r, iy.ySKriciv. -zvTa ix.'pcip'/i'cx? £C£^7.7:av/j'7£, x.al ßy.fjTZTOi; 

V fül. fixV£;5(/.aCl * Tr.V £/./.>,Vi'7l7.V /,aT£y(0i7£V. 

'A>,X' fj'jy oiov TS, (ö y.xx.api.ioTaToi, -zvra ÄiE^slOsiv Ta £X.£iv(o T£TO>.[AV)[J.£va. Aiö lo 
ToT; ö^t'yoi; toutqic, xaiiiEp oJTi t'/iXix.Cijtoi; ipy.o'J[A£Voi, öcoasOa Tr,c 'jy.ETEpa; äy;ar ijuvo- 
^ou 6<j/s jcal jjAXi; (st7iC7.i tx «T'jvj^ovTa /.«t« t/)v -iijieTEpav ex./.>,7ii7iav , x.al -a'jav G■/s.So•^ 
T7;v ävxTo7.ix.yiV Swt-,tv)(jiv x.at to3 t£ — ajATVov/ipou zvopö; "ÄIaX; £>.£u9£poJ'7at, ä7:atTou(/.£vou 
AX-ck Tou; Ö£iou; x.xvova; x.al to'j; TToXiTiy-O'j; voao'j; oi'AXc, wv £— pa^£', xpovoiav Ä£ —oiViixi. 
x.al TÜv -jTzrAEiCjiOivTwv 7rpay[y.aTwv, £iy£' ti y.£[/.£V/iX£, 7r£iOovT£; Tflv £'jT£§ri x.al x.aWavix.ov !•". 
xopu(j(-flv a.r:rj(!Tx\f,wxi Tiva; £v txj^ei ett' ' äyaOoi; y.apTupoujjLEvouc Tpd-fjii, Ttvcir twv ec -Äjwov 

1. V donne övonä^eirOo» avant to iytov TcviOna. — 2. V npijai. — 't. yic V; M in'. 

de leur foi', et les tue ä coups de fouct. Quant ä ce qii'il a ose accomplir, 
ö tres pieux (Peres), ä Daphnc, autour des sources, lorsqu'il recourail aux 
praliqucs de la magie et hunurait les demons par des sacrificcs abomiuahles, 
toute cette grande villc (Antioclie) le proclaine. 11 na mcme pas epargne les 
saints autels ni les vases sacres, raclant les uns sous prctexte qu'ils etaient .. 
maudits, i'ondant les autres et distribuant leur valeur ä ses semblables. Sou 
aiulace ne s'est pas arrctee lä, ö bieuhcureux (Peres). II s'est approprie, avec 
le reste, les colombes d'or et d'argent qui sont suspendues au-dessus des 
divines piscines et des aiitels pour represenler le Sainl-Ksprit, deelarant 
qu'il ne fallait pas dösigner le Saint-Esprit sous la forme d'une coloinbe. lu 
Enfin, il a ruine les biens et les bätiments de l'Eglise, dilapide tout ce 
qui lui appartenait dans les plus beaux domaines, la grevant ainsi des plus 
lourdes dettes. 

Mais il serait impossible, ö bieulieureux (Peres), de passer cn revue tout 
ce qu'il a perpetre. Aussi nous contentant de ces quelques crimos, qui sont i.-, 
d'ailleurs enormes, nous prions votre saint concile de mettre enfin un terme 
aux maux qui aecablent notre eglise et pour ainsi dire tout le diocesc orien- 
tal, et de nous delivrer de ce scelerat, qui nierite un cliätiment, selon les 
divins canons et les lois civiles, pour tout ce qu'il a l'ait. JVous vous sup- 
plions aussi de prendre soin des biens qui restent — s'il en reste — et de 20 
persuader ä notre pieux et victorieux prince d'envoyer ä la htite (juelques 

I. Nou^ supprimon^ avce la vcrsion lalinc {li il<i nullius /»'o fiile initimraniln) twv apres jio),/oO;. 



[259] I. - ACTES DU COXCILE DE CONSTANTINOPLE DE 536. 343 

luvepyofAEVOu xxl toi; xpzy|y.7.'7!v ecpwTÖvTo;, sip' w <j\»j^ßryoL'. ;j.sv y.zl XoYo6eT-/i9-ovy.i tcj? 
hx^yf,; Y.xi (As'xpi ToO ' vSv st; raÜTa ÜTCoup-j'-^cavTy.c, /.al ei; a'jxoü;- tx irrAXJ: X5)47.o- 
<poTa;' £?y.(7(pa>vWÖrW5^t f^s /iai xa eüpw/.oy.cva, l'va ;y.-/i izlüo^'' xiravTa £x.oo;r;Of;. O'j yao 
-U'jiTa'. ü ypr.GTo; avOpwTCo; -/.axä zr,: i/./.\-finixi toü Oeoü xä r^iaipEpovTa aüx?; S-.xa/.'jO- 

5 Tui^wv . Ylxar,i yap sXtciöo? eiy.OTto; r/.7ve«ov toO WsoO, ei; zv^ox; itovtioou; y.y.l^ iy. tüv 
TOiO'jTwv Tp£(poi7.evou; " , T-a? sXriSac e/_£L. OpeiSe'j'ja.i 5£ -apax.7.Vj'J|j.£v y.al 6-sp Ttiv zSe>- 
(pcöv viy.üjv, £17= e7ri<ixo-oi £i£v, cI'te xA-zipi/Coi, r, aova/ot, r, x.xl' IxCyM, otcüj; iva- 
■/i>--/;0£VT£; ä:To5oO£l£v* täu oiz-Eiaii; iröT^STi /.ai tzCcGIV. 'EtcI -o'jxoi; Tvaci (7UYyvw[;,r,v 
xtTO'JVT£; öia T-/1V ouve'y^ouaav 7i[y.z? rjöuv/jv", £vopxoii[A£v t-^v upisTspav (j.«/'.apioTr-/iT« 8<.y. t'/jv 

10 äyiav -/cai öry.ooüfftov TpiaiJa /.al xr.v e'jTs'Ssi.xv -/.al v'X-/;v /.»i fiiajxovriv xtov S£'J7uotwv tyj; 
ölr,c oi)tou[;.5'v/); 'Iougtivou /.x\ Eüfnu-'-OLC -(üv aiwvtuv Aüyo'J'jTcov /j.v/iO-flvat xe 'jaa; Seov- 
xw?, y.y.l j;.-/) TTEpiiOsiv '" -/iixwv xa; aix-/)'(j£i;, ivayayEiv Se xauxa iravxa £7i:l xq'j; tur^t^v.c, y.x\ 
(piloypt'jxou; r,[j.wv fix'jt'Xc'x^ /.al -c^rjai ' ' xr.v y.üxüv ya),-/;voxyixy. TTzvxa xi x.axä xr,v ayiw- 
xaxr,v y;[A(I)v i/./.Xr^aix'^ xv;;; aüxüv X£ /.al 'j'auiv'- tco'jVj;«; xuverv. 

1. V oniel Toü. — 2. V ea\jTüu;. — 3. V TE/.eito;. — 'i. M oxopni^wv. — ö. V omet xal. — 6. Sic V; 
M et la Version latine Tp£:pö|ievo;. — 7. V oniel xai. — 8. M ävaxAriaivTa; äTioSoB^vai. — y. V nc donne 
quevriv; öS-j est rcpresentö par un espace en blanc. — lu. Sic Labbe et V; M jtaifiSsrv. — 11. Sic V et 
la Version latine; M Ttoirjoai. — !•_'. Sic V et la ver^ion latine; M r|(j.iüv. 



personnes connues pour leurs bonnes moeurs, accompagnees de Tun des 
nötres pour exerccr lu survcillance, aliii qu'on arrete, pour leur faire rendre 
compte, ceux qiii, des le debut jusque maintenant, ont ete complices de 
celte Situation et qui ont vole pour leur propre compte la plupart des biens, 

ö et afin qu'on mettc en süretc ce qu'on trouvera encore, pour que tout ne soit 
pas complctemcnt dilapide. Ce brave homrae ne cesse, en eflet, de dissipcr, 
au dctriment de l'Eglise de Dieu, ce qui appartient ä l'Eglise. Ayant perdu, 
et avec raison, tout espoir en Dieu, il place ses esperances dans des hommes 
pervers, qui vivent de pareilles pratiques. Nous vous prions encore d'inter- 

10 ceder pour nos freres, qu'ils soient eveques, clercs, meines ou laiques, afin 
qu'ils soient rappeles et rendus ä leur ville et ä leur rang. Enfin, par-dessus 
tout, nous vous demandons d'excuscr la douleur qui nous accable, et nous 
coujurons Votre Beatitude, au nom de la sainte et consubstantielle Triiiite, 
de la piete, de la victoire et de la permanence des maitres de tout FUnivers, 

li Justin et Euphemie, eternelleraent augustes, de vous emouvoir comme il 
convient, et de ne pas negliger nos supplications, mais de faire connaitre 
le tout ä nos pieux et religieux empereurs, et d'amener leur Serenite ä faire 
profiter notre tres sainte Eglise de leur sollicitude et de la votre'. 

1. Suivent 26 signatures, ilonl 11 appartiennent a des inoines, 6 ä des diacres, 1 k un sous-diaciv, 
1 a un nioniteur (ümooXeiJ;.!, 3 a des priitrcs et 4 ä des clercs (?). 



344 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [260] 



» M col. * 'ETrwToV/i 'Em9avtotj, eTvtcDCOTro'j Tupou, x.xl tojv ütü' aÜTov ivpöc t-/)v sv5r,(y.rjO(Tav 

107'l. , ,r ^ ' IJ 

* V fol £V JVwVJTaVTlVO'JTrOASl CJVOOOV. 

39 V". 

Toi; TCzvTX Oeotp'.ls'jTaToi,; x.«l o^iutztoi; äöe)><pot; x.al cyl'XE'.TOupyoii; , (")£ocpi>>w, 
BaiiXi'cw;}, M7.p-/.i7.v(.), XXI iraori t-^ evS-ApyTr, y.ara -r/-,v ßx(7i>.;i^oc -/.y.t (piVJyp'.OTOv tcöXiv, 
0£oO /zpiTi, iyia cuvöSco, 'Ei:i<pxvio?, /.xl o'. Ott' aÜTÖv etvickotvoi £v /.upiio /ai'psiv. 

EüXoy/iTÖ; 6 (")eöi; ö tt,? eip-zivo; -/cupioi; o? ettjctvitev riixiv to Tip.iov Ypxjj.[ix Tvi; Opov 
äyiwtj'jv/is, O'JTW -xvraydÖev SiaT-ajAirov irspi t£ tÖv irvc'jfj.aT'./.ov ^t,>.ov xxt toÜ; üitsp t-7i? 
aV/iOeia; iywvai, xal irepl t6 ;cr,puy[/.a t"?,; öpOof^d^ou utictscü;" z Set Tur-VTa laSeiv sv aÜTÜ 
i7uvfly[AE'v* TCpo; Oe[j.E>,iov x.ai ßaOpov ippayE; Tr,? Etpn'vn; tüv äyiwTocTuv Ex.x.>.y)'7i.üiv x.a'i 
T(ov £v axjTxXc äpytEps'tov, x.xl twv ev ix.y.TT/; -oaei TCtTTcöv, x.at xry öp6/,v 'i\j.'iK'i-^{y.'i xtc- 

OllTT'J'jTOU.E'vtdV. "OlVlV Äs TTOtElTKl X.xl TWV Oei'wv X.avJvWV ETCIJJ.e'XeIXV, £C (ÜV TOV X.ax' 

oüSEva Tpdivov T| ypövov äcTTaijrjAEVov t/,v ivpö; Tr,v äyiav xaOo>.i)i-/)v x.xi otTJOCT'Aix.Y.v £)«4>.y,- 
r/ioM x.oivwvtav, Y, Tv;v öaOdi^o^ov TipLy'TXVTX iri'cTiv, tw Ä= 6pdv(o Tr,; 'AvTtoyewv xtto'Tto'Xix.t,; 



10 



Lettre d'Epiphanc, evöquo de Tyr, et des (evöques) places sous sa juridiction, au 
concile assemble ä (^onstaiilinople '. 

\ii.r Iri's )Tll(/ieux et tr'es pieux freres et cnllh/ues, Thenphile, Ba.silishos. Mnrrirn, 
et ä tont le Saint concile assemhic par la f/rdrr de Dien dans la rille iniprrinle et 
amie du Christ : Epiphane et les eveqnes places sous sa juridiction, en yotrc-Sei- 
(jneur, sulut! ^ 

Belli soit Dien, le Scigneur de paix, qui nous a fait parvenir l'honorable 
lettre de Votrc Saintete, lettre qui cclairo si brillammcnt de toutc part le zele 
spirituel, les lüttes cn faveur de la Verite et la predicatioii de la foi ortho- 
doxe! 11 faut adinottre qu'elle reuiiit toutes ces qualitös en eile pour con- 
tirmer et consolider d'uiie maniere inebranlable la paix des tres saintes eglises lo 
et de leurs eveqiies, ainsi que celle des fideles de chaque villc et de tous ceux 
qui professent la confession orthodoxe. Teile est sa sollicilude pour les divins 
Canons qu'elle a frappe d'anatheme celui qui, jamais ni en aucune fa^on, 
n'a embrasse la communion avec la sainte Eglise catholique et apostolique, 
ni honore la foi orthodoxe, mais qui s'est eleve tyranniquenient sur le tröne is 

1. Cettu lettre a 616 öcrite peu de temps apres le 16 si^pli^mbre 518. CA. l'annpxo ijni siiil la lellrc 
d'IOpipliaiip : Mansi, col. 10«.'!''. 



[2611 1. — ACTKS DU COXCILE DE COXSTANTINOPLE DE .Viii. 345 

ey.x.V/i(7ta; £TtnTVi^viGy.vT«. Tupotvvijcö?, avaOsf/.XTt tu po(jYi>.WG£ ' • yuavov sivxi ä— oo'/ivau.svov 
TTzvTo; Tpzyy.aTCic, ovoaxTa;, äcia;, svcpyeia; XptcTiavw v; ;£pa.T'/.(o ' äp.y.oi^i'javi;, r, äpry.ö- 
(jy.i ^uvxjAevvi;, /,ai' äüoTpiov t-^? Gata; xoivwvix:, /.aTz to'j? Ösi'qu^ /.avcjvz.;, aÜTOv v.y-y.- 
CTTiGav. Ral yip r,v äitcIXouÖov TuväTrsirOx'. Tvi Ttöv 'y.y^hnoi'V s'jxyyeXiwv Öet'a fJiSacx.y.'Xiz' 
ö /.aO •/;-/ OTj^.v ö y.'Jzi.rjq- « Try'j; So/iO'jvTa; SV sauTCiii; e'/S'.v t- xa'i toOto ' ■jravTW? ä^paipsi- 

T^i; O'jv öixai'xc s; Jaüv /.«xay.ptcew; stusc^io)? w<p9i* Sauvipoc ^ucuaß'/f?, ttoos * ß).a- * V fnl. 'lO. 

G'yf,u.i7.'i y.iLOL y.7.t cjxocpxvTtav o^jvx;, y;v syst yAwTTXV, y.y.Ta xr,; ayix; [y.cy/A-/;; x-^-'. oty.'j-j- jq^:; 

[Acvtx.-^^ cuvoöou, TT,; SV Ka/y/ibovi (jjvslOo'JTr/?, /.al bt/.aiiov äajTOv, s; äTsSou; (parjvr,t/,7.T0? 
1" xzl Ttovripa; i-poxtpscsco;. 'A^'X' -ö toü ÄsiTTtoTO'j öiou x.al ijCüxripo; -Äy-wv 'Ir.co'j XotijTO'j 

0IJV-/J7.1C, TO'j Tr,4 s/./Ar.'jta; leifAÜvo; aüriv sE-fllaas 5«aiz ili'/icpw, xr,; sv üaiv xoi; Oso®'.- 

'/Ii'. ^ixkoLO.^-ÄG-/]; TTVäuji-axi/C?,; yzptxo;' -pö; r.v (jjy/.axax'.fic'iAsvoi /.al (j'jfA'I/Yi'poi y.vöy.cOa, 

xo'j; aüxo'j; o£'7[7.o'j; STkiyspovxe? stu' s/,£Tvov, ou; kx'. xo xiaiov ypaimz xr,;; ü[;.ex£oa; ö^Tw'xr,- 

xo; STTzys'. y-xvovi/.o);. 
'■"' Ti: yxp ipy.s'Tci 'Xo'yo; si; i-apiöaviciv uv s/.stvo; r.itapxsv ^ si; evavxiwctv xüv Oeicov 

■/.avivwv /.al xr; sy./.>,r,';'.7.'7Xi./.-^; sOxx^'Ix;; xr.v öcpp'jv ivacTCX'ia; et; äW^cvstav, y.zt /.otAtLig ' 

1. SicV; M 7cpo(r>5)wx;. — 2. Dans V, v; UpaTix« esl representö par un espace en blanc. — 3. Dans V, 
xa't est represente par un espace en blanc. — 4. V intercale oO. — 5. V omet äYt'a;. — 6. V l?r)fiapTiv. 
— 7. Sic V; M x6|jnro;, Version latine : fastiiosiis. 



de Teü-lise apostoliquc d'Antioche. De plus, eile l'a declare prive de toute 
chose, titre, iiom et foiiction qui convienneiit ou peuvent convcnir ä un chre- 
tieu ou ä un pretre, et eile l'a ecarte de la divine communion, selon las divins 
Canons. II etait, en eflet, rationnel de suivre le divin enseignement des saints 

•j Evangilos, d'apres lequel le Seigneur dit : « Ceux qui paraissent avoir quelque 
chose perdent mcme ce qu'ils out, mais le bieu de ceux qui possedent en 
toute justice est augmente'. » 

L'impie Severe nous a paru avoir merite votrc juste condamuation. II a 
aiguise sa langue pour proferer des blasphemes et des calomnies contre le 

10 Saint et grand concile oecumenique qui s'est reuni ä Chalcedoine, et se con- 
damnait lui-meme par son esprit impie et sa doctrine perverse. La puissance 
de Notre-Seigueur Dien et de notre Sauveur Jesus-Christ l'a chasse du pre 
de l'egUse par une juste sentence, la gräce spirituelle ayant resplendi en 
vous, amis de Dicu. Nous approuvons et ratifions cette sentence, et nous 

15 portons contre lui les memes chaines que Celles que lui impose canonique- 
ment l'honorable lettre de Votre Saintete. 

Quelle parole pourrait sufTire pour enumerer tous ses peches contre les 
divins canons et la discipline de l'Eglise? Haussant les sourcils d'un air 
fanfaron, il se montrait subtil en anathemes, dans ses homelies et ses ecrits 

1. Citation libre. Cf. MaUli., xiir, 12: xxv, -l^; Marc, iv, 25. elc. 

r.iTu. on. — T. 11. 2'i 



48 V" 



346 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [262] 

ev TOL? ivaÖs'p.xci (paivo|j.evo; Iv 'j'j.CKiixi^ x.al 5uyypaiJt.[i.a(j!V cnaiSici -m-iol tüv äytov 
Tcarepwv, to i^i ya älviösuTepov. -/.xt' y-ÜTvi; t-Ü? Tuveup-aTtÄT)? ^i^atrxaXix? töjv Oacxacicüv 
Atcocto'Xwv, aÜTo; x.aO' dauTÖv Tupo? eXsy^ov •/.aO;'jTä[7.£vo; sv aTrxc'.v oi; ye'ypafps [axtxioi? 
).oyoij. Kai yip Trpocvfx.ei tou; ey/.etjxs'vou? aipsiet iJuucsSst' xal tov voCv Tsrapz^Oai, y.xl 
[j.r,Ä£ Stapy.siv aypi 7;avTo; ' (7uyy.a7jj7rT£iv OTcep eyouai vo(r/;[;,a /.axecÖiov aÜTwv tyiv oiavoiav. 5 

AH' oüx. Y,v O'jTw; TOAjj.Vjpoi;, (Öi7T£ x.al ^anjAOV s; xüÖevTix; iw-Oelvai, ywpt^ovTÄ xr,; 
Ost«; /.cjivojvix; x.'Xy,pi/iou? Ä'XXwv 7rö>.eti)V, [AVi^e yvcijAV);, [j.Y)b£ cuvaiveirsw; ' p,£T£y(ov tüv 
xütöiv £-i<7Xo'xwv; Ti Se oO TEÜzppviy.e tou? /ca.Ta^£Ä£j;.£vo'j; x.xvc<vt/.(ü; ä'X)kOTpiou; x'Xvip'.iioii? 
£y. TÜv oiy.£tü)v £7;ti7x67vtüV Tjpodpus'vTa.; aÜTO) xal t6' iuyocpÖöpov ÜTCa>,EicpO£'vTa; Tvap' ocÜtou 
■/4T|Guy[y.a., •rcpoireiT.violvai ' irpo; t'/jv sxuto'j y.otvwviav, xxl btya tt,; iratpä toO /.aTaöriffavTO? lo 
ä<p£(;£w; räiTpeij/ai Tai; £y.x,'Xvi(;ixcTi-/.xi'i; 'XfiiToupyixi; '' ü— /ipexEiv; 'Ex.aT£pijV 5£ to'Jtwv tce- 
irpaye xaxa X7;v Tuptwv. 'A>.^zxal' xoü? [jieTEiV/icpÖTai; i^ia? irpEuSuTEpcov, ävxixtOEvxa; (Aev 
aÜTio T7)v äpyyjv y.svofpwvo'jvTi T/iv äu£§y) SiSxcxalixv, OcxEpov os i7ii[/.TC£<;ovTa; aOxco, TtapE- 
♦ V fol. (TJCEOaTcV * £v xw cyTiy.axt xvji; 8iay.ovia; >.£ixoupy£rv, zOecjaio; x'jtou? t^; tjov irpEcSuxEpwv 

Tip/i; ä'pE'Xoii.EVoc, £-£11-^/1 [AT, TOTS xov otüxou; ■/£tp&Tovvi'7avxx '7/.£>vi(7a; '/iv ouyy-xxaOETOai. 10 
xaT; ics^cTW aüxc/O ')tda7xa>.''ai;, y.al xpocpacEi to'Jto'j, xr,v e-ixeOeicxv uxp' aüxoj /sipo- 

1. V Träv. — 2. V (ijvocipeosti);. — 3. M (loniic xai npö; tö. — 'i. M omet co vcibe; V le donno mais 
avec rorthograplic itpoariXiijevai. — 5. V oiuct "/.eiToupviait. — (j. V 'AU' oO'. 



impies, contre les saints Peres, ou plus exactemeiit, coiitrc renscignemcnt 
spiritucl lui-meme des divins Apötres, preparant ainsi sa propre refutatioii 
par tous ses vaius discours. II convient, en cllVf, que loux qui sunt plonges 
dans unc lieresic impie, aient aussi Tesprit troublc et nc parviciincnt pas ä 
cacher jusqu'au bout la maladie dont ils soul atteints et qui leur rongc Tintel- 5 
ligence. 

N'a-t-il pas pousse raudace jusqu'a infiiger uiie puiiition de sa propre 
autorite, cn eloignantde la divine communiou des clercs d'autres villes, sans 
l'avis iii Tassentiment de leurs övcques? Des elcrcs etrangers, condamnes 
canoniquement par Icurs propres evequcs, qui etaicnt accourus aupres de lui lo 
et s'etaient impregnes de sa predicatiou nefastc, n'a-t-il pas ose les attirer ä 
sa communion et les autoriser ä servir dans les ceremonies ecclesiastiques 
sans la pcrniission de celui (pi les avait condamnes? L'une et Fautrc chose, 
il Fa faite ä Tyr. Bien plus, des pretres qui avaient d'abord öle des adver- 
saires de son enseignement impie et qui etaient ensuite tonibes d'accord avec 15 
lui, il les a fait servir avec Thabit des diacrcs, apres les avoir prives illegalement 
de la dignite sacerdotale, et cela paree que, aprös l'avoir supplante, il ne 
pouvait amener celui qui les avait ordonnes ä adherer a ses doctrines impies ' . 
Tel est le pretexte pour lequel il enleva l'ordination qui leur avait ete donnee. II 

1. Passage obscur;le lexlo nous semble coiiompu. La vor.-ion latinc porle : (■»;«(/«(■ cum nui ipsas 
nrdiniircl, nun pulmril üiip/ilnntnrc, iit siiiir (loclriiinc i-itnilfsiriulfrfl. 



107S. 



[263] I. — ACTES DU COXCILR DK CONSTANTINOPLK DE ,-)3(). :i47 

TOv;av s^e'Xöjjt.cvo?" o övi -^ifiy/iza.'. was' wjto'j /.xtx t-/iv "Apx,v)vwv. lipo? f^e xo'jTotc o'j/- 'fi^' 
STiey.TStvc-jv ' toc t'o^ xOto'j OpocruT'/iTO; /.zl TCxpayapotTXwv to'j; Ösiou; x.avo\a;, £v i),).o- 
Tpfais; ffapo'./iiatc Trpo;^£ipi!^oaev6; -ots jasv ■/^(afimay.ÖTiVjg, xI^/j T£ c^s Trapai^.ovapio'j;, 
TiiCTeuiov [•/.avöi; ä^''"' irorxaysuOa; z.a'. oix'X'JE'.v Ta Tiapoc tüv Qeitdv x.avovtüv üpiijasva 

j oix.at« Tof; ettiijäotvoi^. Toutuv etc jxapTyptrv esri XyßjüM zry Tpi7V0>.tTüiv -/.ai TTa>.iv Tr,v 
'Apx.v)vöv. 4>xtv£Tact ^e ToX[j./ica; eii:iTps'i}iai ysiporoveTv s-'.G/.OTtw -/.axä Tr,v svopiav cTspa; 
itoXew?, Ti? I'ti TTäpi'ov ö Ta'jTr,; JTCiTJCOxdiv. 'Wo'jpyo; h'i ysyovj toutw, STs'oavo; ö ttj? 
'Op(lwi7txi(üv CTi(7/C07ro?, ToXa-fliag j^eipoTOviav sxiOeivat, x.acTct tviv svopiav xvi; 'AvxapaSaicov, 
exi ■^Tspio'vxo? (")£0005ioi» xo'j t7,; ÖeocpiTiOÜ; ' [Av/fixvi; £7r!.(JX.OTCVi'cavTo; x-/iv £tpvi[j.£v/)v itÄiv. 

10 Tt Ä' ixv cpa(,'-/i|A£v x.a.t Txpo? xö r^txSoviOiv xaO' oXav, wi; ErTvetv, xov y.'J/.VjV xr,? yr];; £i.'y£ 

zpa irpö? äV/fOfiiav sgxiv, Öxt •rc£p'.eiX£xo x'/jV aüxw ^e^ojaeV/iv y£ipoxoviav ivpsGßuxc'a'JU 
xapz xüv G^wy.axiy.wv s^ cXf'pwv TvaT-iv aüx-^; (Asxacy^eiv x/j; ;(^£tpoxovia;. To fJe TtETvpavcV 
£v (j-0'j5-?i * /.xxcTXEtyöjAEVo; SpÄ^xc^at XO'J loyf/.oO Troiptou x^? 'Avxiciyou, /.xi -xavi; äXX-fl; ♦ M col. 
v/./.'k-rin'.c/-; öpOoSö^O'j, /.ai ij.ETayayEiv £tc' ä-ojXct'a xy) ' [iSsX'jx.xyi äxi [v.'jczpa ipojvvi f cpoOTr, 

15 c;4ÜVo/Cx;, £i; wv xüxo; EOviuaüpKie y.aO' ex'jtoO, |r/^rUv 'rni^ •flyouv öaOov Ttoö; x/jv ös06i5o^ov 
TCWxiv (pOeyyo[A£vo;. 

'All' £(7X1 xwv iG—'.Awy.i'vwv xüxtTj TTpz^Ewv, /.a'. ■:x:o; xo'j; icxvic'jEvxa? tcxo' a'jxoö 

1. Sic V; M i7t;xTeivwv. — "J. V Oeo^iXei;. — :!. V irj te. 



a fait cela ä Arcae. — En outre, u'a-t-il paspousse plusloin latemerite, et viole 
les divins canons, en ordonnant dans des paroisscs etrangeres tantöt des 
cliorevequGS, tantöt des inansionarii, croyant qu'il avalt le pouvoir d'attaquer 
et de dissoudre Ics droits attribucs aux eveques par les divins canons? On 

j peut invoqucr ä ce sujet le tcinoignage de Töglise de Tripoli et de nouveau 
celui de celle d' Arcae. — ■ II a ose manifestement permettre ä un eveque 
d'ordonner dans le diocesa d'une aulre ville, alors que l'eveque de celle-ci 
vivait encore. II fut aide en cela par Etienne, l'eveque d'Orthosias, qui osa 
donner l'ordination dans le diocese d'Antarados, du vivant de Theodose, 

1(1 de pieuse memoire, qui fut evcquc de cettc ville. 

Que dirons-nous de ce qui est coiinu pour ainsi dire dans le mondc cntier? 
Si c'est vrai, il s'est depouille de Tordination de la pretrise qui lui avait ete 
donnee par des schismatiques pour recevoir la nieme Ordination d'autres 
mains. 11 a fait cela en häte, presse de s'emparer du troupeau spirituel irAn- 

i."> tioche et de tonte autre eglise orthodoxe, et de les entrainer ä la ruine par 
sa langue abominable, impure et plcine de vers. II a amassc ainsi un trcsor 
(de colere) contre lui-mcme', ne disant rien de sain ni de juste au sujet de la 
foi orthodoxe. 

Mais au nombre de ses aclions abominables figure sa largessc pour les 

20 personnes stipendiees par lui. Cette largesse engendra une double faute, qui 

I. Cf. Kom., II, .j; .Jacciues, v, ;i.. 



I 



'il 



348 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE [264J 

t6 ^i>.oTtaov, ^ireVö? evTEöOev s|u«pawo[/.svy,; ~/i; ä[Aa.pT;a;, y.xl — pö; t/iv yatpo) /.aTz;/.pi5tv 
aÜTOv TiapwTwcYi?. ITpwTov asv yip r, iruXXoyr, toO ypuffiou twv £)t>c'X7)(Jia'7Tix.wv TtpayiArTtov 
T-^? 'AvT'.öyou >.uij,aivojj.£Vtüv xai (7TCxOiCo|-/.sv(dv /.al Trpo; äviarov äivxvrjpflwciv ' xaOi(jTau.evwv 

V lol. 5yi'v£T0". As'JTEpOV OTl TCfc S/, TCÖV jpaVWV CtTl!^0[>.£VOt;, STiETaTTETO Tzi/jOLI * E^aviiTav TXpa- 

yr,v x.al — zvTx Oo'p'jSov ^'.a<j/.c^z'«£!v ev ' Taic tcov -i/,£wv £/.KXr|ijiai; /.al Tot; eyx,£yA£'.Oj/.£VO'.; 5 
ev [y.ovxTTripiO'.;, y.al CTr£pj/.aTa lyiTy.zTtov i^isppaivETO — ap" xütcöv. Hpö; ö ov; 'Xa^Eiv estiv 
svapyüii; äiro[j!,a/6[/.£vov a'jx'jv /.«l -xic ■jTpoiJOwvviTtxar; Iv toT? äypavxoi: fOxyyE'Xio'.; ftfixic 
SiJaTxa'Xtat; tou j^.Eyalo'j (-)£0'j /.ai Ttor^po? v;[awv TyicoO XptcToO, XYipÜTTOvro; [Z.£V xütoü 
Tr,v eievfvYiv, /.al Taurw £Tri!^-/i7£lv, toc cxzv^x^.a Äe ßrteWTTE^Oxt, y.al -röv to'jtwv aiT'.ov 
et; atsäTtv ^.aSeiv tÖ )caTa(5r,'jai TTpo; tio Tpayr,X(;) 'XiOov [/.'Ait-ziv ' xal ß'jOiirai, y.a.Ta to lu 
ypa(pty.öv, ekutov. 

'A'XXa Ta'jTa pisv hy.niwx w£u/p(;> tu SusasSii, to Äs r?,; c'.pvjvvi; "/_p"Äf-x -avTsliu; 
dcTCO^E'Jye'.. Kxl to ijiv y.aO' Ey.aTTOV £i Su^elOatv ir£ipaOe('^a£v, zteIs J7r,T0{ -Äaiv VJyo; 
k'cTai. ri>,r,v Ta'jTX y.aTa.>,£^«VT£;, y.al to Trlr/Jo? xöiv TrapaX£>£'.(;.[/.£'viov äXXot; äip-ziyEiiflat 
iiUYywp'/;(J7.vT£;, y.aOaTCEp Eipv.ay.Ev, öixöippovE; 'jy-iv Tol; OErjOiAE^i y£y'Jva[j,£v, tipzTca; toi; I"> 
£TrtTi[/.toic oi; x'jTov eixÖtw; y.aTE^ri'raTE, sirtT£0£i)iau.£v c^e tw '.»tov opov, y.aOi^vOVTE; y.al 
ävx6c'[AXT'. y.aTa^vfcavTE:. . . 

I. V xaTaTTaotv. — 2. V iyi^tto. — :i. V vi te. — '1. V |jL,/).ty.öv. 



lui valut la pire des condamnations. D'abord, il accapara l'or d<^s biens ccclö- 
siastiquc's d'AiitiocIie, qu'il ruina, dilapida et reduisit dans uii ötat tel qu'il 
ne peut plus y etre rcmi'die. Ensuite, il ordonna ;\ ccux qui vivaient de scs 
largesscs, de provoquer toutes les agitatious et de semer tous Ics troubles 
possibles taut dans les eglises des villcs que pariiii ccux qui ctaiciit ciifer- .> 
mes dans les monasteres. Grüee ä eux, les gcrmcs schismaliques se repan- 
dirent partout. De plus, on peut voir qu'il combat ouvertemcnt les diviiis en- 
seigncmonts de notre grand Dien et de notre Sauveur Jesus-Christ, qui sont 
proclames dans les saiuts Evangiles, et cela bien qu'il preche lui-meme la 
paix, qu'il pousse ä la rechercher, qu'il declare (ju'il faut avoir en liorreur 10 
les scandales, s'emparer de ceux qui les provoquent, leur attacher une pierrc 
meuliere au cou et les jeter au fond de la mer, seien la parole de l'Ecriture'. 
Voilä en quoi se complait l'impie Severe. Quant ä la paix. il la fuit com- 
pletement. Nous n'eu finirions pas, si nous entreprenions d'enumerer tont 
ce qu'il a perpetre. Apres avoir passe en revue ces crimes, nous avons laisse '"> 
ä d'autres le soin de raconter tous ceux que nous avons omis, et nous avons 
partage, comme nous l'avons dit, vos sentiments, ö amis de Dicu. Xous lui 
avons applique la memc peine que celle dont vous l'avez justemcnt frappe; 
nous l'avons depose et anatheniatisc "... 

1. Maltli., xviii, fi. — 2. Nous ne connaissons que los noms de qualre ev^ques qui ont signß ceUe 
leUre ä la suite d'Kpiphane. Ce sont : Andre de Sidon, .lean de Ptolemais. Theodore de Porphyreon. 
Klie de Zenopolis. Les autres noms onl 6ti' oinis. 



[2651 1. — ACTKS DU COXCILE DE CONSTAXTIXOPLK DE 53(i. .K.i) 



'T<~> ' ötij-KoT/i vi[j.wv T(o ' rif ira'vTx äyuoTaTip '/.aX [/.ay.apKOTXTCi) tvxtcs Tuarsptov tio ' ♦ M col- 

- 'ü ' » ' ' t ~ . ~ . > , V , 914. 

ap/!£77'.i7/.'j7rtü TV,; F(ü7.7.uüv y.ai iraTpiapyr, AyaTTviTw' rapy. tiov svf)-/i[AO'jvT(ov x.aTa Taux'/iv \- f^^i j,, |.„ 

— flv ßaTO.uia 77o"),tv s— w/.otoüv t-^c te ävaTf/Aw^; Äioij'.Yi'cew; /.xl tiov 'jtvq tq'jc äyiou; 

XpwT&O TO'j <")so'j r.y.wv TOTTou; y.al iiroy.ptc'.«ptuv /.y.t 'Xo'.tjwv /.AY,p'./.wv. 

5 * 'Eq O'j XitTT'j; Hjö; Y.t/.tov • V ful. 

... TTpiÖTOv -/.al [J.s'oov x.al üaTXTo'v (ßSsXuyy.a) siti Ssuripoi; ö äliTJOpio;, ö y,aTi 

WsuO XaT^'/fca; äo'.)(.iav äst, ttots y.jv rä 'EW.rlvwv y,ij'7T-;^'p'.x * [/.'j'^Oel; xal TaijTa Tty.Yi'ia;, * .M col. 

TCOTE o£ TÄ EÜT'jyo'j; o'.i^a^a? x.xi Mavr," , £v ö/to hk tw jiuo tx tüv XpiiTTiavöJv ttictei ^ ?P^" 

ca; spptÖGÖz'. '• /'.y.t tviv NecToptou toO iv9p(oTCO>.a;Tpou Tcpocriyoptav, et; £<poStov tv;; iirzr/);'' 
10 Toi;" sc ä->,OTy)To; irpo;' Oxo^oy/iv eyouciv £T0t[7.a tx wtx, STVivoviVy.;'' Ta exeivuv " äi-(ov 

evapyüi;, NeffTop-.avoii; ts y.alc'Tx; toü; Tciv öpfJwv Soyy.zTuv /.aOviy/iTz? '"• ciü <p£i.(7a[A£vo; 

1. V omet xü ä ces trois places. — 2. V Mivevio;. — 3. V fail preceiler ncstei de o(l^. — 4. \' eppw- 
oT»t. — ."i. V dyäTri;. — 6. V Tr;;. — 1. V ei; au lieu de Jtpö;. — 8. V eneworjoa;. — 9. V £xeivou, sie aussi 
la Version latine ieriihnlfr Hin illiiis dicendo). — 10. V EEniyriTäi;. 



.4 nntrc sci(/neiir, le Ins xaint et Urs hien/icureu.v Perc des Peres, l'arelieveijue 
de Ronie et le imlriurehc Aijapet : de la part des eveques du dioei'se oriental, de eeu.r 
des saints lieii.r da Christ notre Dien, des nnihassadeurs et iles aiitres eleres sejnur- 
nant dans cetle ville iinix-riale '. 

5 Depuis que le Christ notre Dieu 

Le commencement, le milieu et la fin de toutes les abominations est Se- 
vere, cet honime nefaste qiii a toujours dit des choses iniques contre Dieu". 
Tantöt il fut initie aux mysteres des paiens et les honora, tantöt il enseigna 
la doctrine d'Eutyches et de Mani, et tonte sa vie il tounia le dos k la foi des 

10 Chretiens. II imagina la denomination de a Nestoriosrantiiropolätre », comme 
moyen de tromper reux dont les oreilles ctaient pretes ä la recevoir eu tonte 
simplicite. 11 appela ouvertement leur doctrine [heresie uestorienne?]^et traita 
de Nestoriens les exegetes des dogmes orthodoxes. 11 n'epargna pas celui 

1. Gelte lettre date probablement de la fin du mois de mars ou du commencement du mois d'avril 
.i36. La condamnation d'Antliime par Agapet, qui y est mentionnee, eut lieu aussitöt apres l'arriväe 
du pape ä Gonslantiuople, c'est-a-dire au mois de mars 536, et Agapet mourut le 22 avril de la 
möme anntie. — 2. Cf. Ps. i.xxiv, 6. — 3. Passage obscur. En adoptant la leion du ms, de Vienne (exeivou 
au lieu de exeivoiv), on pourrait peut-etre Iraduire : « Bieii qu'il professäl nianll'eslement sa doctrine 
(de Nestorios), il traita etc. » 



915. 



82 V" 



350 TEXTES (UiECS HELATIFS A SEVEKI':. 

;j."OT£ ToOi ßaTTTicavTo; aÜTOv, ävaÖ£[y.aT(i)v äduvaawv Travra tov x.qtiaov £r:)vri;(o(j£v iTJOipr,- 
vacOat ■/.«TaTo)if;//i(jai; aürd;, svSuvz[7-ou? xV/iocoo-zjAevoi;, [aetz töjv -poc^picavTcov ' aCiTw" 
Tr,; yetpoTOVta; cx.iav, xaTz Tvi? Etpvip.e'v/i; oix.ouy.sviviYi? äyta; cuvci^ou ' Tr,? £V-Ka7^yviodvi 
•/.al Tiöv [£p(I)v zal 6£ocpi>itov £TVt<JT0>,c5v TO'j VI y.ytot? Tr,v Ltv7i'u.T|V TTZira Ae'ovto;, toO yjvo- 
as'vo'j cpcocrrioo? xal ct'j'Xou t-?,; r/.x'Xr.ctai;, to'j CT7;pi?avTQ; Tou; ivtirTOv? t-ä ßaci'Xiy.r, Tpifaco 5 
iropg'JcOai- WC asi-etOxi to * rr, 0£tz ypaoip pviÖsv ' ■;:>.-/ipw07jvat " £-' aÜTco « x.7.1 ' £aiT£'7£i- 
Tai £t; ßdOpov 'jv etpyzGy.TO ». "OÖev aTCOpoüvTEc, 7:cli; av aÜTOv * /jjpuü; xx>.£'iJOi[/.£V ' 'E17,t[- 
vtdv öy.d^pova, EÜTuj^oS; öp-oSo^ov, öjjiÖTpoTcov NECTopiou, £)i T-?i; /.up'.uT£pÄi; x.ai £'7rn7/;[J.o'j '" 
wpo(7r,yopiz? övoaäcoiAsv, to £vt£'jO£v opyavov a'jTOv cjv iV/iOEtz toO Äixßo'Xou xa^vOÜvTE;. 

OapiVTE^ TOIV'JV TO TTAr.ÖoC TüJV " ijT;' X'JTO'J TOlaVlÖEVTW^/, TZ T£ XXTK TV;V £(OZV zl^-ZTZ lO 
\ fol. ^^,^ 0l7tWV * KvSpöiv E/.yuOfvTZ ' " 'JTTO ToO /.ÄTa «pZTpiav'' £C7ai7ia(7[A£V0'J ü-' aÜTOÜ " 
'loUOXlKOÜ CUIITZ-VTC? TOTe <JTpXT£ÜU.XTOi;, "/.al xk\7. 8\ TtüV £ip-/-.iy.EV(OV 'TTO'X'J '^XkilZlIiXl^OL 

<hy. Tfj [Av;/.o; TO'J Äi-/;yvi[i.xTo;, i)ceT£uo;7.£v, äynoTZTc ' ', iTtiSr, v^v /.xtpo; £ÜTTpdco£/iTo;, vOv 
■flfAEpz itoTripia-:, [iowy.Ev, ßo-flBvicov -/iJaIv y.ai Tzt; oov£u6£''ca'.; ociai; Auyalc... 

1. Corrcxi : M «poo/pvioivtuv ; V Tipoo/.oj)y;oivTii)v. — 2. V ojxüv. — 3. V ouvoSou;. — 'i. V umet tö; M 
donne xü. — r>. V ^yitgv. — (l. V itAnifwOev. — ". V iloiiiie le coninienceinonl de ce versel : Xäxxov wpitiSe 
(sie) xai av£(jxa<]/£v autov. — 8. V oCiov Ttw;. — 'J. V xiÄ£<jo|i£v. — 10. V eiti(7T||jio\; xal xniptwiep«?. — 11. Sic V; 
M omet Ti7iv. — )-'. Sic V; M £x-/E6ivTa. — 1:i. V Onö toü ^atpia. — l'i. V oniel Ok' «ütoO. — 1.'.. V äyiÜTaTOi. 



qui l'avait baptise, et remplit lo niondo ontier d'anathemes iinpuissants. 
Avant troiive de forts appuis, il osa s'eu prendre, avoc ceux ([ui lui avaicnt 
donne lonibre de l'ordination, au saint concile a;ciimcni(pie de Chalccdoine 
et aux saintes et vencrables lettres du pape Leon, de picuse nu^nioire, qui fut 
la lumiere et la colonne de TEglise, et qui encouragea les fideles ä marchor 5 
dans la voie royale. Aussi ne restait-il plus qu'ä voir accomplir ä son sujet ce 
qui est dit dans les saintes Ecritures : et il tomhcra dans Ic fossr (jii'il a crrusr ' . 
Nc saehant comment le designer proprement : disciple des paicns? parlisan 
d'Eutyches? emule de Nestorios? nous lui donnerons le nom qui lui convient 
le mieux et qui le caracterise, en l'appelant dösorraais, d'accord avec la m 
verite : « Instrument du diable ». Laissant de cöte les nombreux forfaits 
qu'il a commis, le sang des saints qui a et6 verse en Orient par l'armee juive 
qu'il avait alors enrölee et que les factions avaient soulevee-", et tous les 
autres crimes qu'il serait trop dillieile de raconter ä cause de leur grand 
nombre, nous te supplions, 6 tres saint, ^Ji^'s^we c'est maintencujt Ic nioinent i-* 
favorahle i't ijnc c'est mainlenaiit Ic joiir du salut\ nous te crions : « Viens ä 
notre secours et ä celui des ämes saintes qui ont ete assassinees, etc. » 

1. Ps. VII, IG. — 2. Passage obscur. La versioii laline le rend par ; ah csliisidsmetio Jiiduico, ilc 
fnilriti tiiiic .iiib ipso m-Uldulc. Gelte traduction incoiiipreliensible a el6 corrigee en marge eii : ah i'.ter- 
cilii Jiitliiicn. per sodiilitid conflalo. nunc sah ipsoelt:. — 3. II Cor., vi, 2. 



|2(!7J I. — ACTRS DU COXCILK DK CONSTAXTIN'OI'I.K DK 536. ;}51 



5 

AiSeklo; [Lo^ayß^ Tipoc Mr.vav TrxTptzpj^-flV. »M col. 

995. 

Vfol.ior. 
Tw OECTTOTV) 'fly-wv T(I) TZ TTavTa äyttüTaTtp /.al jj.y.x.aotwT-/T(i) ' y.y/it-'.c/.fj—t'} Tr,? ßac- 
Xido; Mrva, xzt Tot'; svS7iy.o0civ aÜTvi " üciioTaroi; £-i»7Xo-oi; t-?,^ 'Ixaldiv yj^fy.c, x.y.l 
OsoffilsTTzTO'.; äpyiöixy.övoi; tou ktcoctoIix-O-j Opövou 7.al T-fl Iv^-ziaouTV) '' t?, (fCkv/oiGzio 
rro'Asi Töjv ayitoTaTwv j— itzottcov nwoboy irapa Mxotxvo'j TCoecß'jTc'oou xy,'. iiytaavSstTou 
y.ovvi; Aa>.[/,xTt'j'j, x,al sczpyou Töjv süaycov [/.ovx'TTr.pitüv Tri? fixcLT-u^cji; iro'Xacoc' )c».l äpvt- 
r^avapiTüiv TiüV £ipvi[x.j'vwv cürydiv [/.ovacT-zipcwv ', xal Ttöv evSvi[/.oijvtcüv ev aÜTvi äoyt- 
[7.7.vi)piTcöv /.y.t. [/.ovaywv Tr,; 'j-o Ta 'Iifdcokuu-y. spv)[j.OD /.y.l cctcö tv;; ^sijTs'ca: S'j2''ac 
xal * TO'j iyio'j opou; Siva, /.xl twv Tp'.öiv ria^.aiTTivtov. * V fol. 



20 v°. 

10 T-ö? STvl 'AvOiaw -/.piiTSoji; t:/.v:o(uOs{cv;; 

Tt yap siTrwj;.£V " ; zx twv Sijcaiwv aiaarz, tov ai ysip:; a'jTCüV T7'X-/;'psi? ; äD.x * II col. 

• f, , .> V .„ . , VA, " . / » ^ ^ , 998 B. 

TC'j; ava9£j/.aTt(;[7.0'j;, O'j; -/cy.Ta tuv ay.cdv xxi fJeoipopiov t-«; £/././,-/)cia? didac/'.alwv tä vfoi.oir" 

[xiapz aÜTÖJv £^£V£Y"/<,£Tv £ToX[A-fl<7av <7T0[AaTa, /.al u.alwTy. -/.aTa Tri; iyio.: sv KxXy/;Sov'. 

1. ^' .ajoiiloxai TtaTpcäpxiO- — 2. V auToT;. — 3. V ajoule T^oc. — 4. .\u licu Je tüv ö;YiMTtiTMv, V donne 
ayta twv. — 5. V omet x«i öpyiiiavSptTäiv ... [iovairtriptuv . — ß. V £titoi[i:v. 



Libelle des meines au patriarche iNIenas. 

A notre seigneur. Je trl-s .saint et trh birnlieureux arrlirvo(iiir dr la villc im- 
periale, Menas; aux trh pieux eveqites de Vltalie et aux tres relitjieiix arclii- 
diacres du tröne apostolique qui y sont reunis; au eoi\cUe des tres saints eveques 
5 qui est assemble dans eette ville chretienne : de la part de Marianos, pretre et 
archimandrite du couvent de Daluiatios, et exarque des veiierahles monasteres de 
la ville imperiale; et de la pari des archimandrites des dits venerables monasteres, 
et des arehimandrites et moines du desert de Jerusalem, de la seconde Syrie, du 
Saint Mont Sinai et des trois Palestines qui sont assembles ci Constantinople. 

10 Le jugement contre .\nthime etant rendu 

Que dirons-nous ? Parlerons-nous du sang des justes dont leurs mains 
(Celles d'Anthime et de Severe) sont pleines? des excommunications que 
leurs bouches impures oserent porter contre les saints et divins docteurs de 
l'Eglise, surtout contre le saint concile de Chalcedoine et le bienheureux 

15 pape Leon? des schismes des saintes eglises et des scandales suscites parmi 



.•552 TEXTES CRKCS RF.l.ATlFS A SEVERE. 12681 

T'jvo^O'j, /.y.l ~.'j~i iLy.y.xzwj -y-y. Ae'ovto;; i'/.Vv. tx (7yict7.aTy. twv äyiwv äxjilr.ciöv, jcai. töjv 
TicTiuv 'Xatüv Tx i/.i-i^x'i.y.; yjj.y. toj: cjvaiO'.ifxo'jr , ou; /.axi tüv ' ÖsooiXidV ip/i- 
[AXvSpiTcüv xat ÖTt'wv ipytjpswv E'.pyäcxvTO, 7:).y,0o; ivÄptöv aÜTO'j?' Trepi'JTOi/tcxvTE?, ivx 
Touc X7.77. Tuv äyi'wv ävaf)£azTt(;[j.ouc äir«'.— /iCotiriv ; ä.'X>v3: tx; Ey^'pzooui; öv.oVjyt'a? ■TTcCie- 
yo'jca; ävaOe;j.aTx -/.aTX tüv sip-ziaEvwv zyuov TvarsaiüV, zcTCsp ' ßtz /.«•. ivzy/.r, y.yl -xo/; :> 
c;Tpe§>.a)5et 'jico67A>,ov-:£r, Ttvi; twv 0-' xüto'j; ip-/_'.£3ewv r/.oy.iTXVTO rap' aÖTcoV /vi/.x 
ö yiv Tov'* T?,; ©EouTCol'.Tw^; £-/.x./.y,^t7.;, ö ^^s tov ° Tr,; 'Aray.sia:, äOs-jp-io; /.al Tvapä ' 
7;3cvra Uoov xavöva ü(p-/;p-!racxv -/.xl -/.aT£ao),'jvxv , Tci y£ stt' aÜTOl;, Opovov'"' /.ai TOiys 
oüSe £'.; aovacTJc; v; /tV/ipi/.O'j; TcH-jy-VTs? x.avovix.w;, toutou Titystv Y.cw'jOYica-/. 

cTvj'ot?., ö); £771 Ttvy. TO-ov zo'Aov . £-" 7.077. ■/.7.T7.0'jydvT£; öi7. rr.v Töiv £i:v;a='va)v atxioo- 

Viav, 6Ö£V £^£>.>!.0a£V0t 'J-O 7.Vfio(OV ZV7,/.£tOV, [il7.lM OxvaTCp TTXpEdlÖOVTQ- /, /.ZI £V a'JTOl? 

TOi; «jcSac-aicji; To'-oi; 'J-6 rÄ? toJtwv ixav-a?" Si£jr£ip''!^ovTO, u.r, O'jvaas'vwv tottou o'.a- 
(popiv 5i7./.piv7.i äyio'j t£ zal /.otvoO ; cia)T:w|jiEV Ta; äivö vE/.pac /_£'-pö; i-'.him:^ toO 
PSeI-jx-toö /.al (j/£u'5oü; avTÖv ipytapEco;, /.al Toü; üitep toG V£-/.poO (tovTo; £irl toT; y_£i- 15 
COT0V0UU.EV01C pYi'j/.aT« £Trf/.'XT[i7£w? TvpoiEjAj'vo'j? oü/. EX Ösia? yzpiTo:, i'/X EX. x-oiT-ta; XEVfAo- 

1. V oniet Töiv. — •!. V ajoule ävopüv. — :t. Vaüiot;. — 4. V inif. — .">. Adilidi. — ti. .\l xüv. — T. Au 
lieu ile xai Ttop» V donne xaiä. — 8. Sic Labbe et V; Mansi töv -^t ew' oüioi; öfovov. — «l. Sic V; M [i'.a- 
pia; avcc, cn iiiaigc, ijiavia;. 



los fiJeles? des assauts qu'ils organiserent contro les pioux archimandritos 
et les venerables eveques, apres les avoir fait entourcr par une niultiludc 
d'hommes, pour leur faire rcclamer rexcommiinication des saints? de leurs 
confessious eurites contenant dos anathrmos contre les dits saints Peres, 
confessioiis qu'ils imposerent i)ar la foroo, la violence et los torturcs, et avcc :> 
lesquelles ils attirerent ä eux quelquos-uiis de leurs övöquos, quand ils s'ein- 
parerent illegalement et contre tous les saints canons, Tun de röglise de 
Theopolis (Antioche), l'autre de celle d'Apainee, et qu'ils souillorent leurs 
trönes, autant qu'ils le purent. Sans meme avoir ete re^us eanoniquemeiit 
moines ou clercs, ils furent jugos dignes de ce tröne. lo 

Que dirons-nous douc? Quo les saints qui avaient embrasse les autels 
aupres desqüels ils s'etaient rofugiös, commo dans un asilo, ä cause de 
leurs meurtres infames, eurent les doigts brises? Qu'ils furent arraches de 
lä par des hommes sans pitiö et livres ä une mort violento, ou qu'ils fu- 
rent tues dans les venerables lioux eux-memes, leurs bourreaux, aveuglos ij 
par la rage, ne sachant pas distinguer un lieu sacre d'un lieu profane? 
Nous ne parlerons pas des impositions que leur abominable et faux evöquo 
fit avec une main morto, ni de ceux qui proferaient, ä la place d'un niort sup- 
pose vivant, des paroles d'invocation sur ceux qu'on ordonnait, en s'expri- 
mant non pas avec le secours de la gräce divine, mais on disant des clioses 2" 
vaines du creux de leur ventre et du fond de la terre. Nous passerons sous 



21 v" 



'J9'J. 



[269] I. — ACTES DU CONCILK DK CONSTAXTINOPLK DK 53G. :}5;{ 

voOvTa:, /.al im "j'/i; (pOeYYoaevou;- (jtwTrwjxiv xa ^eTawTvfpia y-xi tz Secaz, x.xl xa; /.ät-/. 
T(üv eüaywv acivaij-rrpitav viJy.Ttoo Te x.al [i.c6' vijy.epav IvjG-Tf '.-/.a; e<pöSo'j; /.al äpTTayö.? tuv ev 
aÜTOi?, * x.al Twv i<;i4ou(A£vcdv Ta; ß;a{a; oipayä;' otWTTwjAev tx; ev rate öSot"; x.ara Tojv • V fol. 
äyiojv evi'iJpa;, x.al t6 £x.yuO£v aÜTcov iÖwov at[;.a, Öts ^vflw ÖEico x.iv/;6£vt£; tviv xooeiav eiri 

5 T/jV [xavopxv ' Toij äyiou S'jij.eoiv £Tioi-/i(7«VTO " x.oivr,; yaptv ^ C)C£'i]/£(oc twv /.«Ta ty;; sx.x.lrr 
(7ia; Tiapa to'jtcov ' x.tvQV)[/.svMv. S'j),).£'^av7£; yap Tr'X-TiOo; naooLWJM'i X'/igtiov 'lo'j'^auov, 
£TracpY;x.av to^; Tt[i.iO'.r £'xe;v'ju i-t^ziovr £Cp' oj ' y.TCoTTa/.c'vTc; ol iTravOstdiroi toÜtoiv '.ttvioe- 
Tai £v/;öp£'jov TO'j; sbviai'vo'j; ö<jIO'j; avöpa; x.a-y, 7y)v o^ov, x.al * TvapiouTiv a'jxol'; stco.- * M col. 
vacTzvTE; £x. TO'J \vfyj, xal alcpvK^iw; ^ £tt£>.Oovt£C, x.y.l y.r.^E Tr.v ■rto7.iav ai^£(jO£'vT£?, spyov 

10 ry.z/at'pa; to'Jtou^ iTO'.v;(jijy.£vrji, ivapl tou; Tpiaxofflou; 7;£v'tyi'/C0VTa tov äpiÖjv.ov ö'vtx;, Sie- 
rsT-tip.^ aÜTÖJV Tx x.oAa xaTX tyjv 'X£to(popov [ati^e TX'jpv; TrapaSii^ux.OTf; tx Tt[/.ia £x.£ivwv 
l£ij/ava, [AVio£ TtJv ir/.r.vwv xÜTw-; (pswapt.sv&i •:ipo; aTiiiixv toD -'.otoü TvXO'j ol to jx'.apov twv 

'louSai'uV £pyOV X.xl T0T£ £TTXyOL«,£VOt. 

Kxl oO 6ai)(A«(jTfjv V. -rota'jTx; £7V£^i5o'jv toi; üx' a'jTwv 6£oa— £i)OU.£voii; ^aiaocv xvQsü)- 

l."i TroOuilx;, x.xl [AxIictk Seuvipo;, oi'jrw xal T-fl;y.epov t/iV 'E>.'X'/ivix.r,v äTCoÖ£;7.£vo; JstGtSaijj-o- 

vixv. 'Ex.£iv(dv yäp r.'Txv y.aO-/iTai', TCspl wv ' ö Aa€li5 ßoa le'ytov « x.al s^txv toix; 'jIou; 

1. Sic V; M ajoute aOtoO. — 2. V etcoioüvto suivi d'un point. — 3. Au lieu de -/ipiv, V donne yip. — 
4. il ajoute xot'i tmv devant Ttapi toOtmv. — 5. V jcp' ö. — 6. V «ij /iö'.ov. — 7. V ajoute xai. 



silence les prisons et les chaines, les actes de brigandage commis joiir et 
nuit contre les venet-ables couvents, les pillages qui y eurent lieu, et les 
meurtres violents des moines qui y cultivaieiit Taseetisme. Xous tairons les 
embuscades qui furent tendues aux saints dans les chemins, leur sang inno- 

5 Cent qui i'ut repandu, alors que, mus par un zele divin, ils s'etaient rendus 
au couvent de Saint-Simeon, pour examiner onsemble ce qu'on entreprenait 
contre Teglise. Ceux-lä (Severe et Anthime) reunirent, en effet, un grand 
nombre de brigands juifs criminels et les lancärent sur ces honorables per- 
sonnes. Les serviteurs inhumains qu'ils chargerent de cette affaire, guette- 

10 rent ces saintes personnes le long du chemin. Lorsqu'elles passerent, ils 
sortirent de leur embuscade, se precipiterent tout ä coup sur elles, et, sans 
respecter leurs cheveux blancs, les passerent au fil de Tepee — elles etaient 
au nombre de 350 ä peu pres — et disperserent leurs membres sur la grand'- 
route. Loin de doniier une sepulture ä leurs venerables corps, ils ne les 

13 epargnerent meme pas, par mepris pour le peuple fidele! En cela egale- 
ment, ils accomplissaient Tceuvre impure des Juifs. 

11 ne faut pas s'etonner s'ils ofTraient de pareils sacrifices humains aux 
demons qu'ils honoraient, surtout Severe qui na pas encore abandonne au- 
jourd'hui la susperstition paienne. Ils etaient en elTet les disciples de ceux au 

■io sujet desquels David s'ecrie : Us ont sacriße leurs ßls et leurs ßUes aux de- 
mons, ils tmt repandu le scntf/ innocent. le sanr/ de leurs ßls et de leurs ßlles qu'ils 



354 TKXT[<:S CxRKCS RELATIFS A SKVKKK. [270J 

aÜTwv xai zolc, ÖuyaTepa; aÜTwv toic Sxi[ji.Civio!.; /.xl s^sysav atp.y. iOioov, aijy.a oiwv aÜTwv 
x«.l OuyaTspüJv wv s'ßuTav toi; •^''k'ji:'zrjic Xavaiv, xal E^ovox.TOv/(f)-/i vi yri sv toi; auxairi, 
7.0.1 sjAiocvÖYi ev Toi; ä'pyot; aÜToJv, -/.al ETropve'jaav äv toI; 5';:tT-/iÄeij[/.ai7iv auTwv ». Ti; yxp 
ou/. eTCiCTxTxt Tov E/. v£r; /.ojAiSr, vi'Xi/'.ia; aw/pov y.al [j.ucapov aÜTwv ßiov, -/.al öai[;,Q(7i 
TvpocavaxEtfAsvov xal oTt sirl [Axyy*''^'*'? Ssuvipo; äloü; x.aTa Tr,v Bvip'jT'!wv ö twv 8at[/.6vwv 5 
OeoaTCS'jTr,;, /.al t-zjv tx to'jtou /.aTriyopiav Siaouyeiv ßo'Adfisvo; scyrifi.a-rwxTO [j.£TaTtf)cc9ai 
TVjv SaiL(.ovi-/ir;V aÜToS So'^av, xat TCpos'.svai, öi; cpviciv aÜTo';, tw ßaTcriTfAaTi /.aTot töv ev 

Tol-o)iEt TVpOlTX'JVTjTOV ol/.OV TOU äytOU y.OU •/.alllv'x.O'J [AXpTUpO; \jOVTIOU* -/.cd [A'/lrttO Ttöv s-l ' 

TOi; ßxxTiCojAs'voi.; viiAjpfjv T£'Xe'7f)sti7('öv, w; ei^sv d ty)V äl-ziOsiav T7pö; [Aix.pov 07rox.ptvz[j.svoc ', 
ö'ti 7;a>viv TCpocpavw; ' erl tov äpyatov t?,; 'I^W.tivix-?,; auToO Äd^Ti; £[/.eTov üxoTTps'cpE'.v ' lo 
* V fol. oO (J'JvaTai, 8t' STs'pa; * ö5oO et; to 'jTCOuSa'CdjAEVov /.aTavrz. 'ApvstTai yotp eüÖ'j? tv;v 
EX.xV/i'jiav /.al tov toötov [iaTCTicavTx , y.y.l TrpoiTyojpEi ' toi; tx EÜTuyo'j; ippovoCciv 
'Ax.ECpaVji; aiosTiy.ot; , x.xi aipe'ireo); /.al icsSEta; x.aTaywyta /.a>.(ov* to'j; iyiou; 

TOij 0£OO ol'vtOUf S'.Z TOUTO'j' äOsTÜV, OTIEp (pT.llv EiXyi(pE'vXl ßzlTTlCfia, ÜCTE £-:t' X'JtW 

irlvipüCicOai TO itpooviTixov VJyiov, o ^t,<jiv ezI toi; toio'jtoi; « xir/i>,loTpiwÖT,'7av i'jro 1". 
jji,-/iTpa;, Er)vav/i'OYi(Jxv xro yacTpd;, Ey.x'Xvjsav i]/£uÄ^, O'jjao; xütoI; /.xtx t/jv öjxouotiv 

Tou oipsw; » . 

1. M 6v, — 2. M 'jnoxpivö|J.Evo;. — 3. V ajoule ü;. — 4. V Eiti<rTp£fEiv. — '<. Au licu de xal irföu/wpiisoi; 
V donne itpoaxtopTyua;. — G. V donne xa/üv xataYÜyia. — '. V toüto. 



'//?/ sdrrlfu'S (lu.r idnJcs de ('.liiinaaii : la Icrrc n rtr xoiiillrr par Ic "iinf/, cllr <i rtr 
infeck'c par leurs (Piivres; ils se sout prost itues pur leurs Dccujxitions ' . (^)ui nn 
sait pas que leur vie a ete Iionteuse et infame dopuis leur toute premiiTO 
jounesse, et consacree aux dömons? Qui ignoro que Severe, cet adorateur des 
demons, a ete surpris ä Beryte an milieu des prati([ues de sorcellerie ? que, :. 
dans le desir d'öchapper ä cette accusation, il fit semblant d'abandouner ^a 
doctrine dömoniaque et de s'approcher, commo il le dit lui-meme, du baptöme 
ä Tripoli dans le temple adorable du saint et victorieux martyr Leontios, 
mais que, sans attendre quo les jours des nouveau-baptises fussent acconi- 
plis, comme il voyait, ce simulateur momentane de la verite, qu'il ne pouvait m 
plus retourner ouvertement ä l'ancien vomissement de sa doctrine paienne, il 
parvint ä ses fins par unc autre voie? II renia, en eilet, aussitöt l'Eglise et 
celui qui l'avait baptise, se joignit aux heretiques Acephales, partisans d'Eu- 
tyches, appela les saintes demeures de Dieu des receptacles d'heresie et d'im- 
pietö, et rejeta pour ce motif lo bapteme qu'il pretend avoir re^u. Ainsi s'ac- i"' 
complitä son sujet cette parole prophetique qui dit ä propos de ses semblables : 
Ih ont (Userte depuis le sein, ils nnl erre clepuis le venire, ils ont dit des rlioses 
fausses, leur colere 'st semhiahle a rellc du serpent-. 

1. Ps. CV, 38 et 39. — 2. Ps. LVII, 4. 



10 



10 



10U2. 



[271J I. — ACTKS DU CONCILK Di". CONSTANTINOPLI': DI': .j3(;. 355 

"Oti ril -/.xl Taur/jv ü-iy.^i'ix-o tcöv 'A/.e^x^.wv r/iV öpvic^iav, i/. xiov s^e^vi? 7ipö^r,>.ov 
ziraci yiyo'^s. ITpo'jTaTwv yap toO ;'.xt' xötov 'Ax.etpyAo'j ' Tjr/ipiaTO?, xal tq )ieY6[/.svov 
svuTtx.ov o'j TrpoutsiAevo;, yAT^a /.aivwTiy.ov " aÜTO y.al oiy.tpsTix.ov x.a7.ojV, xal ivaOe[y.ÄTi'Cwv 
£v l^t'rj!; aÜTou cuYYpa[/.[/.ai7i.v, sTueuJ'/i x.aipov ä'iTj^sv ücpapTvacai tov ttj; (•!)eou7vo7aT(üv sOxyrl 
6advov, äiacovsuerxt ttzaiv s; ävTt<7Tpotoou toüto SsYSTÖya tov 'A^s^avops'!?.? ivposopov 
ÜTTOTpeywv /.al risTpov ov x-aXoSiTt MoyY'j'v, x.aTa tov x.y.i.p6v to'j aÜToO evwtix.oO tov tv;; 
'A>.s^av5pc'&)v ücpapxacavra Opövov, ev toi; Upoi; tv)? ©eouiroliTtöv r/.x'XriiTia? Ti6r,i7'. ' SitctO- 
/o'.:, x.zTyAnvwv r.vM-y.:, Toü; XTVoit'Xy.v/iOsvTa; Trxp' aÜToO s-l toutm, zal äihxyfii-i-y.^ -r/.a 
z'jToij b'.ä OeTpov öcpei'Xs'.v KTToppviYvurTÖxi tv;? xaTx 'Ale^zvöpsixv ex.x.'Xvi'jta?. 

'E;7.[y.£ve'. ' Äs oüÄs TouToi; HaÖzTra^. Fvcüir/i yip 'k* xütw OopuSoui; *■ xivew, xai [;.v)5eTC0Te * M col. 
im TÜv a'jTcöv tcTacOat. rTw; yip oiöv Te TiV tov [j/h Äiz TricTiv XpiCTiavuviv äyoivi^ojv.svov, 
jj.Yl to'jto u/jvov ivpayjiaTS'jS'TOy.'. to oixxapzTTSiv iv. T^asvi; spocpzccw; äsl ' Tst; äy{a? to'j 
OsoO £xx)>Yi(j;a; ; Toiyapo'jv -/.al tov "iSvipa OsTpov x.aTot tx'jtov Ss^STar xoivMvei öl x.al 
TOi"? >vOi7:oi? 'Axsoalot;, üq svöy.wsv äweuyi'^y.ivou; ^ t-^; 'AT^s^avÄpecov sx.xAyj'jia;, ■/,; T-/iV 
svcoCT'.v xc-ai^ecQxi tots irpocs-oisrTO, xxöw; ivwTspoj eipvjTai. lipo; toutoi; os ttjcciv, oOoev 
•r,v aÜTo) icpo? To Tri; Tuvsyo'j; TrapxßaGfx; spLTTÖÄtw.a. T'V' yap £v Kx/./r.i^ovi äy{xv »jijvoi^ov 

1. Sic V et la Version laline; M 'AxEfiXuv. — 2. Sic Version latino; V xai votixöv et M xevunxöv. — 
3. Chez V la syllabe 6») de riSrioi est representee par im espace en blanc. — 4. V äjitisveiv. — 5. V ornel 
äöi. ■ — G. V ineox'cjjievoi;. 



Ce qui suit montra clairement ä tout le monde qu'il avait egalement si- 
mule la doctrine des Acephales. Comme president de sa secte acephale, il 
ne recevait pas l'ecrit dit Hcnotique (qui iinit), mais l'appelait Kainotiqiie (qui 
innove) et iliaireüque (qui divise), et Tanathematisait dans ses ecrits. Or, 
lorsqu'il trouva une occasion de s'emparer du venerable trone de Theopolis 
(Antioche), il fit de nouveau volte-face, feignit de recevoir l'Henotique et 
de courir apres le patriarche d'Alexaudrie, plaga Pierre, dit Mongus, qui 
avait usurpo le tröne d'Alexandrie ä l'epoque de l'Henotique, dans les saints 
diptyques de l'eglise de Theopolis, abandonnant ainsi tous ceux qu'il avait 
induits en erreur et ä qui il avait enseigne qu'ils devaient se separer de 
Teglise d'Alexandrie t\ cause de Pierre. 

Mais il ne se borna nuUement ä cela. Sa pensee etait, en elTet, de susciter 
des troubles et de ne jamais s'en tenir aux memes choses. Car comment se- 
rait-il possible que quelqu'un qui ne combat pas pour la foi chretienne, ne cher- 

15 che pas exclusivement ä troubler en tout temps et sous tous les pretextes les 
saintes öglises de Dieu? C'est pourquoi il regut aussi ä cette epoque Pierre 
riberien, et communiqua avec les autres Acephales, quand il les crut separes 
de l'eglise d'Alexandrie, dont il feignait alors d'embrasser l'union, ainsi que 
nous l'avons dit plus haut. Outre tout cela, rien ne pouvait empecher ses trans- 

20 gressions continuelles. Alors qu'il osait anathematiser pour ainsi dire chaque 
jour le Saint concile de Chalcedoine, il communiquait avec ce mßme concile, 



» V fol. 
22 V». 



10 



;!.-,ü TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. |272J 

Tcov £v aÜT/i ' TYJ xxT« Ra).y7iS6va äyiz «tuvoSoj, twv ü;r' avTov s-Kj/.ÖTtwv, £v toI; Upou 
i'ywv ^ oiTTTÜyoi;. 

'AXV oöÄs -h EiTt y.a-/.w Ss^aj^ivTi * aÜTOÜc TÜv 'AAs^avSpEtov ro7.i; I•^.£0UY£ tou; «ütüv 
ÖopuSou;. 'Eoi' lai/Tr,; y^P ViTuyaJ^O'Jcav, ottoj; 7:ot£ y.ai f^ifV.siTO, Ta'JT-/iv £'jpovT£;, £i; 
ävarpOTi/iV TE^^Eiav y.oL-vicrn'yn-j, irpoiOsvTE? aCiTot? T[i-/f[AaTa /.al x.aT' äVA-/;'Xcov töv £/.£t5£ 
>.aiv y.!,vr,czvT£;. co^tts x.ai vj.ouKivj; yviichxi ■xokiy.O'j;, xal -ollüv jj.ev oiV.tov •-£vs'c6ai 
x.aui7£'.;, T^oTvlcöv r^E avOptiwov aiu-axa yif)ryy.v y.%\ to'Jtou; aö),t; tcot's «puyfi TÖc? £';i' tou- 
TOt; Tvoiva; ^iacpuy£'.v. OuTC£p £Ji£tvoi ^taj/.c«pTOVT£;, ä-<x6£[j.XT'. yo'jv zÜtou; /.aOuTrs'ßaVjv ', y.a.l 
£T£pat? •7r>.e'!o(jtv etc' E/.x.'XYicia; äpal;, aip£Ti/.0'j? xal aüxoi 5iy.a;(ü; äTTO/.aVj'jvxE;' ü; TTEpi- 
y£V£oOai aÜTOt;, e/. r^; tou Weo'j y.piCEw;, to « si; ßöÖpov ejAWEiTEiv öv Eipyauavxo, /.al 
ETnuTpE^'ai ' TÖv TCovov aÜTÖiv £i; y.ifylry aÖTtov » . Fläcav yip £z,/.)vVi(;iav zö;/.(o; ivzÖsaa- 
Ticat TfAp./iizvTsc, Ü7;o -a'cy,; iy./.'kr.aiy.: aÜTOt Sinaiw; iv£6£[J.XTt(7Övi(Tav. 

rio>.'Xa y.sv oJv /tal sTEpa T£T0>.ji.viV.a5tv , ätiv* ■KÖi';-.-/ etti toi; y.aTa Tr,v ävaTo).-/iv 
£yv(o(7[/,£vy.' ^wxEp ■^[ji.Ei? '■ Tov ö'yx-'^'' TO'J'w opE'jyovTE;, xai aiöot" xoO rr,; ü(;.£Tc'pac jy.xx«- 15 
picjTVj-ro; '7u>^).oyo'j, -/.al toO xx6' üfjiä; E'jayou; (r/rlu-ÄTOC, xa; y.Wf^kz xo'Jxwv •7rpz;£i; 

älVE<7t<dTrvi'7a[A£V. 

1. M oniet le passage 7to)).oüc... ev aOtTj; la Version laline concordo avec V. — 2. \' £/övt(ov. — 3. V 
y.aÖJTteSaUov. — U. V xat to littotpe']/«!. — .">. V ei? au lieu de ^niei;. 



en gardant dans les saints diptyquos le nom de beaucoup d'evrquos qui avaient 
siege dans le saint concile de Chalcedoine et qui rolevaiont de son dinceso. 

La ville d'Alexandrie qui les rcrut pour sou mallieur, n'ecliappa pas noii 
plus ä leurs troubles. L'ayant trouvee en plcine paix — tel etait son etat 
jadis - — ils la bouleverserent de fond en coiiible, en y introduisant les divi- 5 
sions et en excitant les habitants les uns contre les autres. La consequence 
en iut que des guerres civiles eclaterent, quc de noinbreuses niaisons i'urent 
brülees, que le sang de beaucoup de personnes fut repandu et qu'oux-memes 
euient de la peine ä echapper par la l'uite au clu\timent qu'ils s'etaieut attire. 
N'ayant pas reussi ä s'en emparer, les habitants d'Alexandrie lancerent l'ana- 'k 
theme sur eux, ainsi que de nombreuses autres nialedictions de l'Eglise, et 
les appelerent k juste titre des hcr^tiques. II Icur arriva donc, par la volonte 
de Dieu, qu'i'/s tonibcreiit dans le fossv (iii'ils araient. creusc et que Irur travail 
sc retourna sur Icur teie ' . Apres avoir ose anathematiser injustement tonte 
l'Eglise, toute l'Eglise les anatlieniatisa justement. '■' 

Ils oserent encore commettre d'autres forfaits, qui sont connus de tont 
le monde en Orient. Aussi avons-nous passe sous silence leurs turpitudes, 
efTrayes de leur masse enorme et par respect pour l'assemblee de Votre Bäati- 
tude et pour votro venerable habil. 

1. Ps. VII, 16-17. 



10 



23 r". 



1003. 



[273] I. — ACTES DU CONCILfi DE CONSTANTIXOPLE DE 536. 357 

O'jTco rfi oi/.Tpö;, ü; Tcpos'pr.TXi, ~ry n ävzTOAviv /.xi 'A).£^zvÄp£'.y.v ^laOs'vTs;, /.aTa- 
).a[ASavou(ji -/.al Tviv ßaej'Aiöx iTj-rri -o7.'.v, o'. rapi toötiüv /.xl Toiv to'jtoi; oy.oiuv i— 0-/7.- 
v7)0£vT£c, xpo^poy.oi oj(j-£p T'^? tV.sivcov xa/.ia; ÜTTzpyovTe;, xal ■;Tpcioi;,a>.'!i7ai a'jTCiT; tv;v toO 
y.'j(70'j; üSov 6^ct>>ovTe;' xxi p.£T' i/.sivou; ■rezT.iv, ÜETpo;, efpc^v,? ^s to'jtoi; itai Seuviso;, 
xal TO'j; Äe iSttüTixoü; oi/,ou;, Ta? te r/./.>,vicix; toO ÖsoCi, /.al aürviv Ty;v iro7.iT£tav, öVjv 
ys TCi £tc' aÜTOlc, >,u[Aatvo'fAev'j'. ou/C STva'J^avTo ', /.xi irapaijuvä^st; /.xl TvapaßxTTiay.aTx ttco- 
ipavoj;, y.yX 'j.ny. T.xnriZ ävai^O'j; TTxppr.^ia:, ^yiiAOOia T£ xxl iSta, ToXfAtovre;* Trapcj/.SzXVjVTsr 
lie eauTO'j? /.xl ii.io'.'i'.t. yp/ijAXTUtov TTpavi^-xTdiv, (poSov xxl ttXo'jtov oü TÖv tu^o'v-x sx. 

TOUTOU XXl £/. TTO/AWV o'tV.tüV SXUTof^ TU£pl£7:0lr|(7XVT0. Al' (i)V TX? [7.EV TÖiV äx.eSXtOTe'ptüV 

'yiiyx^ I^TjTTzT'/iCxv, Tx; o£ TöJv S£',voT£'pwv )caT£/.T'j~/i(jav, Tz; ^E Twv ~p6; ypr.iy.aTX, r, 
oocxv, r, Tpu^VjV •/'.£y/ivoTwv, ws'Tupav. 'AX>.x [7.-/iv /.xl £Vf)'jvovT£; £;; otxix;, ' aiy[/.x'XcoTr{o'j(7i * V fol. 
ij^'j/i; xcTY)pÜTQu; xväpöjv Xc y.xl yuva'-xwv ymX oü jao'vov '^^ujf^i/.ojr, äW.x %r, y.al cü)f/.aTt/.<I)r 
TxJTx; 5ia<p6£ipovT£;, tw t"^; X5£§£tx; v.xl x'jE'XyEix; ßapxOpw Eyy.xTOp'jTTOjT: . Kxl ti i5-i 

— epl TO'JTOJV TOV Xo'yOV EITcXTcIVEIV, TTXVTWV TIÖV XVX TX<7XV T-flV 0lX.0lJ[7,£'vr|V E-JVlITXIJ.EVtOV Tx; 

xvoTiou: — pxCEi; Twv E'.pYifAsvwv ' Ay.£(px>.ojv aipETiy.wv, x.al S£ur[pciu, x-xl MfTpiJU, y.xl * M col. 
Tx; {Aixpz; a-JTwv y.al xOsou; y.xl [j'XxGO'/ijj.o'j;, y.xl ©ovo'.; yatpo'J5x: iuyx;;.. 

1. V oiiict O'jy. dTtaücravTo. 



Apres avoir mis rOrient et la ville d'Alcxandrie dans la lamentable Situa- 
tion qui vient tlrtre decrite, ceux qu'eux-memes ou leurs semblables avaient 
seduits vinrent aussi dans cette ville imperiale. C'etaienl en quelque sorte 
les avant-coureurs de Icur mochancete, qui devaient leur aplauir le cliemin 

ö du crime. Pierre et Severe les rejoignirent dans la suite, et des lors ils ne 
cesserent de ruiner, autant qu'il etait en leur pouvoir, les maisons particu- 
lieres, les eglises de Dien et l'Etat lui-meme, organisant des assemblees illi- 
cites, donnant des baptemes contraires aux canons, ouvertement, et avec une 
audace ehontee, en public comme en particulier. Ils s'immiscerent en tout 

10 gräce aux afTaires d'argcnt, se firent redouter et s'approprierent ainsi, et de 
la depouille de nombreuses maisons, une richesse considerable ; par ces 
manceuvres, ils tromperent les ämes simples, frapperent de stupefaction les 
personnes intelligentes et corrompirent cellcs qui etaient avides d'argent, de 
gloire et de jouissance. De plus, s'introduisant dans les maisons, ils capti- 

15 verent les ames mal assurees des hommes et des femmes; ne les corrompant 

pas seulement intellectuelloment mais encore corporeilement, ils les plon- 

' gerent dans l'abime de Timpiete et de Timpurete. Mais pourquoi faut-il 

nous etendre sur ce sujet quand l'univers entier connait les actions impies 

de ces heretiques Acephalos, de Severe et de Pierre, leurs ämes impures, 

20 athees, blasphematrices et araies des meurtres?' 

1. Celle requÄte porte la signature de cent quaranta higoumenes, prötres et moines. Plusieurs d'entre 
eux n'ont pas signe eux-memes, mais ont Charge uti autie de le faire a leur place, soit parce qu'ils 



358 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [274] 



M col. 'jj ^(.otxa^i? TouijT'.viavo'j ßaci>,ew; xaxa 'Av6i[7.o'j, Ssuvipou, Ile-po'j z.al Zwopa. 



1150. 



'Ev övo[jLaTi. Toö SecTTÖTou Tflcou XpiuTOü 0£ou ' v;[AMv, aÜTOXfaTwp Kaisap, 4>>.zSto; 
'lo'jCTivtavö?, 'A)va[xavi)t6c, roT9ixd;, fl>payyt)Co;, Fspy.aviito;, Ävti/.o'?, 'AXavr/.ö;, 
Oijavo3<.7vtx.6^ ', 'Acppixo?, £'j(7£6"/i':, eütu/t,;, evSo^o;, viK.y,T-/i;, TpoTrxioOyo;, äc'.GsSy-CTor 
* V fol. AüyoufjTo; * Mv)va TtaTpizpj^'/)''. 

Ilpayjy.a oö/. xviOe; ty; [iaciXeta /.al •Ä[i!.er; :7pzTT'jVT£; ä;:'. tov Ttapovra i'Xvi'X'JOajAcV 



VOIJ.OV 



* Zacha- »o' ■ '^' • i^ ' '>■ ü - ■ v r • i ~ > • ' • ■ ~ 

j j Uu (Ar,v ouös Tr,v oix.xuo; ecevsyösi'jav »aTz w£'o'/ipo'j yriifov, tvjv £>'. iravTwv w; eixsiv 

369,1. 18. ^j-,^, ipyt£paToy.ü)V ts y.al T:aT?iaj/ix.üv u-eTz Tr,.: aovxy.y.r,; i'jva'.vj'cetoc TrpoelÖoOcav Opovuv, 
V fol. 681'. lA. i i 1 /, i • 1 /, ■ r r ' 

M col. T/jv TOV ävaO£[AXTi(7j/.civ Ewayoucav aÜTw, ßx-iiXurii; i'^w /.«Tx'Xiji.7vzvojji£v e-ixupwTSio;' oc lo 

1. V Toü Oeoü. — "2. V omet rspuaviy.o;... OüavcaXtxd?. — :!. Dans Zacliariae von I.ingcnllial, Icn-tiHn 
est ainsi con(;u : Flepi ■zffi xaOaipESEd); '.\v9i'iiou x«i l^Eßyjpoj xai nixpou xal Zoopä xai Tciv >oinüv. — 'O aÜTo; 
ßaoiXei; Mrivä Toi aYicoToiTu xai liOtxapituTdTo) ipyiEnioxoTii;) xxi 'jixo'j|ji;viXü> 7taTpi«p-/T,. — 'i. Dans V, la con- 
slitution de rcnipercur .histinien s'arrölc brusqucmcnt au niiliou de la 1. 6 du fol. ll'i aiix inols xiic 
ifiutmxm dxxXrjata? (= Zachariae, p. 368, 1. 11) pour reprendre au niilieu de la I. J du fol. 68. 



6 

Gonstitution de l'empereur Juslinien lonire Anthime, Severe, Pierre et Zooras. 

.\(^ mmi de .\(ilrc-Scii/nriir .Irsus-Cliiist iiiitri' l>ifii, roii/jciriir Cr.sfir. l-'hi- 
rius Jusliiiicn, riiiiKiKcur tic.s Alanidiis, des (iallis. des Francs, drs Ccrniiiins, 
di's .\ntes, des Mains, des Vandaics, des Af'rkains, pieux, hcurcux, ylorieux, 
vainqwur, InOmphatcur et loitjours aiu/uste : au patylarrlie Menas'. 5 



Nous ne faisons pas unc chose nouvcllc pour notrc gouverncment cn 
promulguant la presente loi... 

De meme, nous confirraons aussi par nolre sanctiou imperiale la sentence 
quo tous les sieges, pour ainsi dirc, ^piscopaux et patriarchaux, ont jus- 
tement renduc contre Severe avec lassentiment des moines, et qui le (Vappe lo 

en elaient einpoclics par leur grand äge (cf. n» 95 : Ejyivio; eXiw HsoO npcagÜTspo; x»l tiYoO|jievo? (lovyj; 

TOÜ AEUxoöiou 'JnEYpaya oii "/itpöc naiJ).ou oiaxovo'j Trj; a'ji^; ix.ov>i;. m; [ir] ouvänevo; ota lo Y'jp»?), 'üit parcc 

qu'ils ne savaient pas ecrire (cf. n» 70 : lotgSä-rio; ü.Lto BsoO npiog-jispo? xai tjyoiJijljvo? [lo-.ri; 'l'TiaTiou... 
ÜTtoYpiJ'O:; 01a ytipo; 'Iwävvou Siaxävovj toü a-JToö |iOva(jTripio-j, oia t6 i\LZ ypi\t.y.(tta (tri EiSsvat). 

1. En-lete d'aprt-s Zachariae von Lingentlial : An xiijcl de la (Irposilioii (iAiilhiine. de Sivere. ile 
Pierre, de Zooms et des riulres. — Le meme empereiir ä Minus le Ires saini et Iri'S bienlieureux nr- 
cheveqne et patriarelie a\nmeniqiie. — Nous avons utilis6, pour traduire nos extraits de cette Constitu- 
tion (= novelle 'i2), la Iradnclion francaise des Norelles de l'empereur Juslinien. quo M. Borenger 
fils a publice en 1811 ä Metz, 2 vol. in-4°. Gelte traduction Jaisse beaucoup a desircr. 



10 



♦ V fol 


68 v°. 


Zai-lia 


riae, I, 


p. 370. 



[275] I. — ACTES DU CONCILE DE CONSTANTINOPLE DE 536. 359 

TOOTspov Tvxpa co'j; ispou; ÖecjAOu; y.aTaXaSojv tov öpo'vov tti; 0eouTCO>.iTCüv äyiwraTr,? sx/Ar,- 
«Jta;, o'jtoj (TuvsTzpa^ev airavTa, outio [/.scToe TCiTZijirrAi ' Tap«j(^'Ä?, w: zoivöv tivx -/.xl 
i/iy)'puz,Tov Tzi; xyiiüTaTat; ly.y.'kTi'jixiz sjxSaXsiv irpi; iXTivi'Xx; ■jtoa£[;.ov. Kai toüto /.al -roT? 
■repö 7;[i.aiv c/.r.TTTpoi; TTpö; xÜtöv YSYp^^TTTXi,* TCiJixi>.aic asv ooyaxTuv y.xl ä-r,>.>.OTpuo[z.£va'.; 

* Tvi; öpOoTr.TO? ■TTepivoixi; Te y.al ßXx(7(priU.tai; ypviTXfAsvov, xtcxvtx Ss cuvTxpx^xvTX x.xi 
aövwv ' Tcöv T'o; i/.xTs'pou * -rwv xiojirixp/civ irXxvv;? ß^E^.upüv ts x.xl ävotiuv ooy[/.xTci>v 
iyTtyßjJ.iwyi (NscTop^ou ts oxjxcv /.xl EÜT'jyoS;, xai tco-/ dy-XTspou to'jtwv xxÖYiyejAOvtov, s^ 
EvxvTix; [iiv eivxi ttco; ^o/.o'jvtcüv äXAr.lo'.;, — co; Jv Sz tsaci; Tri; imSzix; e— siyo[/.£V(i)v) , 
xxl Tou; siC5ivü)v ^xpx)tTy,pK7Tiy.0'jc £V7i(-wffx[y.£Vov Xöyo'j;. Auotv yxp ovtwv svavTiMv öXk/t- 

10 >kOi? 6oyu.xTtdv, UV jy-xrepov öjxo;w; £i; iuyiy.-/;v awu'Xstxv xyei (tO'j ts Nsttooiou toO te 
E'jTuyo'j; y.a9xT:£p jittcIvtc^ soÖTipiev), x-is iv. tüv 'Apetxviy.üv t£ y.al 'A-o>.>^ivapio'j 
cjuvscTV) [/.txi7[Az-rcijv, aÜTÖ; ti TCapxÄo^ov TraÖüv, Öjxoim; ei; sy-XTepov sfAiVETtTWÄS, y.al -v) 
ijL£v ToijTQ — /) 5e ly.civo Tvpci7§£ijwv y.'jivrjv "s'^o^s i^o/iiQV sa'jTo'v Tc y.xi TO'J? Ex'JTO'j Xoyou; 

TüJV TYlX'.itOUTtüV •iT'Xv)(AjAe'Xy)(AXTO)V y.XTa'7T-?i'7XI.. 

1^ "Ettw toiv'jv y.x' xOror 'j-ö tov £ipr,L;.£vov ävaOc.iAaTiaaov, ov x'-xv * to TraTpixpyiy.ov T£ * M col. 

1. Sie Labbe; Zacliariae von Lingenlhal donne ii=Ta7tenoir,xö (cumme aussi M et Vi, mais en faisant 
remarquer en note : « Legerini (leaii Ttenoirixs ». — i. M et V [iövov. 



d'aiiatheme. Apres s'etre empare, contrairement aux saints canons, du trone 
de la tres sainte Eglise de Theopolis (Antioche), il a tellenient bouleverse 
toutes choses, il a tellenient niultiplie les troubles quil a cause une guerre ge- 
nerale et implacable entre les tres saintes eglises. Les regnes qui nous ont 
precedc ont egalement pris la meme mesure contre lui, parce qu'il avait 
propage des blasphemes et des theories compliquees et etrangeres ä l'or- 
thodoxie des dogmes, qu'il avait tout bouleverse, qu'il professait exclusive- 
ment les doctrines infames et impies de l'erreur de Tun et l'autre lieresiarque 
— de Nestorios, disons-nous, et d'Eutyches, ainsi que de leurs maitres (oes 
doctrines qui paraissent etre opposees ont le meme but d'impiete), — enfin, 
parce qu'il avait reproduit leurs principaux discours'. Bien que ces deux doc- 
trines, qui sont issues des opinions impures des Ariens et d' Apollinaire, soient 
contraires, tout en conduisant chacune ä la perdition de l'äme, il tomba nean- 
moius dans toutes les deux pur un phenomcne ötrange. Professant tau tot 
l'une, tantöt l'autre, il parut avoir fait de lui-meme et de ses discours le re- 
ceptacle commun de ces erreurs enormes. 

Qu'il soit donc, lui aussi, sous l'anatheme que tout le corps, pour ainsi 
dire, patriarchal, episcopal et monachal de notre gouvernement a justement 



1. Dans VAppendU ud editioncm Xoi-ellaniin Justiiunii. I. Leipzig. 1S84, p. 21, Zachariae von Lin- 
genllial corrige. avec la version laline [eiiin in uniim foniiavisse), evTij7iü)(ja[jiEvov en »c; ev tynwdipievov. 
Si Ton adopte cette correction, on obtient cumme sens : « paice qu'il avait condense en un tout leurs 
principaux discours ». 



riae, I 
p. 371 



U) 



300 TF.XTKS GREGS REI.ATIFS A SEVERE. f276J 

•/.a.\ tepaTiy.ov xal [Aovayixiv T?i; r.iy.sTspa; tcoXitsix; ü; ci::£iv '^/r^u.oL Swaito; irrri'^7.'(i^ 
aÜTw, Tri; U.SV 0£ou77o'XiT(öv s/.Seß'XrijJ.svo;, ^'.oti rep aüxov ö y.ar iy.£ivr,v ' (i%i.>7v.cx-(0 
Öpo'vo; oioc [/.r.i^e zry ip/r,v öpOwc xOtoO" £7V£t>.r,[J.iJi£Vov, xkV £T'. (^wvt(); T£ /.«l £v Tal; 
äyicoTscTat; exvi'Xyi'jiai; «vay.YipuTTOjAs'vou toO rpö aÖTO'j rr.v leptoauv/iv ii^rv-OTo;, Tvapa o£ 
Toö y.£T' a'jTÖv T7,; UpwiT'Jv/i; sy.-JTTTioy.oTa''- O'j '7-rzvTx f^£ [>-£y_ft TO'JTOU [A'j'vov, i'kl' riO-ri 
xai ijxo y.oivöv avaÖ£aaTi(7jxov rÄ; öpOo^o^o'j /.a' y.aOo>.iy.^; ey-xV/iiiia; yevd[X£vcv, y.xl •rco'X7>ojv 
•i1[;.tv ßtßlu.jv [i>.a'7ip-/i'|x.ü)v t£ y.al irrr.yopEup-Evwv IjAirlrlffxvTa t6 Tto>.'T£uaa. 'il'7T£ y.xl 
* V fol. ä7;aYOi£!joa£v iVaTi TöJv * aÜTryj ti y.£/CTr,'7()xi [itS>.{<i)v, y.al wc-e: oü;c i'^ecTi Ta Ne'TTOpi'j'j 
Zaclia- ya-Äoii^i r, ■/.iy.-rfi'jbx'. ßiQi'a, dwTi toi; ^rpo -äv.wv auTo/.pxTopTiv £v Tat; exutoj^ öly.■:c^c,in'.•^ 
tSo^i Toi; Tvxpi Iloptp'jpio'j y.xTa XpKiTiavwv £'p-/iu,£Voi; O[;.ota xafJECTavat . o'jtco [/.r,T£ tx 
S£§T,pto priÖEvTx T£ y.al ypa(p£VTa asvaTu TVÄpa Ttvi XpioTiavoj, iW.' d'cTW p=6-/i>,x y.7.'. 
äX>.OTp'a TT,; ÄaOo>.iy.Yi; £xy.>.-/;(7ia;, -upi te (p>.ey£(76co rxp« twv y.£y.Tr.[;.£vu>v, ci [i-'h [i&ö- 
XovTxt y.'.vSuv£'J£iv Ol TaijTX e'yovTE;. Ppx'pEC^w t£ rrapi (at.Sevo; to aoitcov ar.öe töjv ei; 
y-aXT-o; [AV|fj£ tcüv £i; Totyo; rpa'povxwv, <r/!^£ i'XXo'j twv ttzvtwv tivo';. £Ii5oto; (o; iTCoy.oTCv; 

1. Sic M; Zacliariae donne ixei'vwv (comme aussi \'), mais fait reniarquer en nole : « forte £xeivT,v 
quod Mansi et Autli. legere suadenl <•. — 2. M aOTrj;. — 3. M exjistvtwxöto?, V ixwETtTuxoTu?. 



prononcc contre liii; qu'il dcmcuro chasse de TEglise de Tlicopolis, parcc 
Hue lo tröne de celle-ci Ta rcjete, — il n'y etait pas monte reiiulirrcmcnt, 
mais alors que son piedeocsseur vivait encore et oontinuait ä ctre prociame 
dans les tres saintes eglises, — et aussi, parce qu'il a cte prive de la dignitö 
episcopale par sou successeur', et quo, loin de s'en tenir ä ce quo nous vc- j 
nons de rapporter, il s'est encore attire ranatliemc universel de TEglise orllio- 
doxc et catliolique, et a rempli notrc gouveruement d'une muliitude d'ecrits 
et de blasphemes abominable.s. Nous iuterdisous en consequonce ä tont le 
monde d'avoir aucun de ses livres. Et de merae qu'il n'esl pas permis de 
transcrire et de posseder les livres de Nestorios, parce que les empereurs in 
qui nous ont precede ont döcide, dans leurs constitutions, de les assimiler 
aux ecrits de Porphyre contre les Chretiens, de meme aucun clireticn ne 
pourra posseder les discours ni les ecrits de Severe, mais ils seront regardcs 
comme profanes et contraires ä l'eglise catliolique et leurs possesseurs seront 
tenus de les brüler s'ils ne veulent s'exposer ä courir de grands risques. Nous Vi 
defendons ä quiconque, oalligraplie ou taciiygraphe ou toute autre personne, 
de les transcrire desormais, et nous les prevenons que la peine que nous at- 
tachons ä une teile transcription sera Tamputation de la main. Nous ne vou- 

1. Dans son Appendix etc., p. 21, Zachariae von Lingenlhal se rallie aux lecons aOTTj; et ixTteTCTwxö- 
To;. Si la chose a peu d'importance pour la premiere lei^on, il n'cn est pas de mt^iiie pour la seconde. 
La leron IxTteTttuxoTo; donne ä ce passage le sens suivant qui nous parail peu salisfaisant : « mais 
alors que celui qui avail exerce avant lui l'ßpiscopat (= Flavien) et qui avait elf prive de IVplscopal 
par celui qui lui avait succ6d6 (Severe) vivait encore, etc. ». 



10 



[277] II. — THEODORE LE LECTEUR. 361 

jre'pö? £i7Tai TOiq xa i/.üwj ypzcpoviniv -ft tvo'.v/)- o'jf^e yap ßou>.6[j(.£()x x.y.1 tco XsiTCoi/ivM 
/po'vw T-flv e^ iv.ii^M^ ETTKj'JpecOai [i\«i7^y)[jöav. 

VI ireptoixido; a'jr?,? aTi^Yi? xe xwv gTri<7r,u.ox£'p(ov xivor, ä»' sv sprip.;« xivl xat ■Ä(7'jY''>: 
JcaQ-flaOai, x.ai ja.-/) 0ta<p6£ip£i.v exs'pou; [/,7)(^'£ z\q ßXx(7(pr,[A(av aüxo'j; irpoayE'.v, j/,yi5g äet xi 
itawov E^euptoy.etv xaxa xwv i>.-/|fjivwv ^oyjAaxwv, Si' Qu waXiv tijj.iv cuvxapa^at xi? «yiwxz- 
xa; £)C)iXy)(jtot? «jirsuijEtsv... 

/>a/. r/77. /(/. .1«//. Constunl. post Belissarii, V. C. coiis. 



Ions pas, en effet, quo les blasphemes que ces livres renferment soient trans- 
mis aux äges futurs. 

Eiifin nous lui interdisons absolument l'eutree de cette ville imperiale, de 
ses faubourgs, et de toute autre grande ville; et nous lui enjoignons de se 
retirer dans quelque solitude, d'y vivre en paix, de ne plus chercher k cor- 
rompre les autres ni les pousser aux blasphemes, et de ne pas toujours iraa- 
giner quelque nouveaute contre les vrais dogmes, pourmettre de nouveau le 
desordre dans les tres saintes eglises 

Fait d Consta Uli noph', Ic 6 auüt, apres Ic consulat du tres illustre Belisaire 
(= 536). 



II. - THEODORE LE LECTEUR 

Theodore le Lecteur ecrivit comme suite ä son abrege, en deux livres, des histoires 
de Socrate, de Sozomene et de Theodoret, une Histoire ecclesiastique, egalement en 
deux livres, allant jusqu'au regne de l'empereur Justin I" (518-527). Cette hisloire est 
malheureusement perdue, maisnous en avons quelques extraits dus ä Nicephore Calliste, 
comme l'indique le titre sous lequel ils paraissent dans les manuscrits : 'ExXoyai t'x t?-? 
£xxX'»i(7ia(iTixri; SsTopiai; ©soÄiipou ävaYvtuSTOu aTtö :pwvr)i; Nix-/)cj»dpou KaXXiaxou tou SotvTOTrouXou. Ces 
extraits soni publies les uns dans le t. LXXXVI, 1 (col. 165-228) de la Patrologie grecque 
de Migne. qui reproduit l'edition de Valesius (H. de Valois) ; les autres dans le t. II (p. 87- 
114) des Anecdota grueca Parisiensia de A. Gramer, Oxford, 1839; enfin d'autres encore 
dans le t. XXVI [1873] (p. 273-288 et39Ö-403) de la Recue archeologique (Miller, Frag- 
ments inedits de Theodore le Lecteur et de Jean d'Egee). Theodore ecrivit, selon toute 
apparence, sous le regne de Justin I". 



25 



362 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [278] 



1 

Miller, 396. Movatyol üirsp SiÄ/COUtou? äiro-ryiCTai. Ö'vtsc te xal leyojASvni, ävaToV/iv iracav rapa^av- 

te; /.xTS^aSov xal RojvcTavTi^^o'jiroXiv ivaffoSr.Öeli; ' uTcofkj^O-rivat ßxdiXsu; svt(jj.ok exeIeu« 
xai i^airavac Sx'J/iXetc yop-ziyeicOai Trpo'7e'Ta;sv -/.ai ei; (juvtu/'k; xaXöiv cjveyei; eicrysiTO 
/.aTK T-?,; sxy.V/icix? xol'Xz- tive; to'j yJ/zipou (ppovouVTs; tä Eütu/oOc, tive? Se äxi x.a-rä. 
MaxE^ovVju Tiiv (iova^^üv tqT; sx^poi; Tr,; e/./Ay.ct'xc cuvExpE/ov y.al toi? irepl SEurpov ec^o- 
■Xa^ov . 



MiUer,397. Movayol *(y)XtdTal tx? -iiTecoc ex. TÜ? rialaKTTivr,: ivr,XOov xxTa Tiö-^ jAOvaywv röiv 

övTtuv (jUV t(ü Seuvjoto, ä'vi^pE? eiiXaScii y.al Evaperot. 

3 

Valesius, noXXoü; ö ßaciXE'j? /.axa JMxuE^oviou Tp'J-ou; ettevoei. Oi 8l x-OGyicna.i.'' oyXov 

197(II.2(i). , , , . ^, , > V .. .4 ,.,"..-,.,/ 

Gramer, [7.wOioTov •TuvaÖpoicxvTE;, ev X'jp'.xxyi ekjy.a'Jov ei? tov vaov to'j Apya-^iXo'j sv tco ' TjaZ-aTio)' 10 , 

1(17. 
Cf. Miller. 

397-8. 1. Corrc.xi; M(iller) ävaooSi:. — "2. V(alesius) ol S' iiiör/ia-coi. — 3. V tou äv Tn.. 



Au delä de dcux oents moincs qni etaient et qu'on disait sclnsmaliques, 
apres avoir trouble tout rOrient, arriverenl aussi a Coiistantinople. Sai.si de 
crainte, rcmpereur (Anastase) ordonna de Ics recevoir avec hoimeur, et com- 
manda de faire de grandes depenses (pour eux). II les convoqua ä de fre- 
quentes entrevues et proposa de noinbreuses mesures contre l'Eglise. Certains 
membres du clerge, partisans d'Eutyches, et certains moincs mal disposes 
envers Macedonios, frcquentaient les ennemis de lEglise et s'entretenaicnt 
avec Severe. 



Des moines zeles dans leur foi monterent de la Palestine contre les meines 
qui se trouvaient avec Severe. C'etaient des hommes pieux et vertucux. 



L'empereur machina beaucoup de mauvais lours contre Macedonios. Les 
schismatiques de leur cöte rassemblerent une foule de gens soudoyes, et 
pönetrerent le dimanche dans la chapelle de rArcliangc, qui se trouve au Pa- 



10 



10 



10 



[279j II. — THKODOHR LE LECTEUR. ;{(;3 

z.ai Twv ({(alrcäv -vi' Tpi<7zyiov 'XeyovTOjv, a'jToi" y.iTOL tvi? ttoo'jOv)-/.-/;,; toG" « O i^xm- 
f(jihi\z bi' ri(J!.ä; », 'ili-jd'! y.xl ' siJ^x'X'Xov. Tfj <Ti ' stcio'Jtvi /.uptaitri, tsc ou.oia sv Tvi 
fiayxXv] exxV/iof« lirotvicav, ij.sts: ßy.y.Xüiv etcelOovTsc. O 5s Xaoi; ^•/i'Xuira?, Ta '/ev TrswTa, 
(pwvaK'' ävTS-/.pa!^QV xparouc, y.al •jSp'^ouc.v ° iv^ßpii^ov ' . "T(7T£pQV 5e [/.s-ra ttoXXöv 
TvV/iyöv TouTO'j; £^£Sa>.ov " . 'O ßaciAsü;'"' Xoraov iirapaxaAiJitTw; x.xzk Ma/.£5ov''oii )ttvou[X£- 
vo;'", TTOTE [AEv Tou; [j.ovay^ouc Toü; iTzodyiaroL:, ttote i^£ to'j? oLrfWTO.^ Tjapfiw.Eux'CEv 'j§p£(jiv 
«csjAVOt? (A£Ti xpxuyöv ßzlT-eiv tov siv'Cxotcqv. MsO' tov " r,v y.al 'louXiavoc STrwy.or«; 
A)iix.apvai;0'j Tr,; Kapta;, jcal SeS-^po; ö y.ovayo'?. Oi ym T-fl; TTicTSCdC, xjot EauTwv Ysysvv]- 
!/.£VOl TVoXc'a'.ou 



'IwxvvYi; ö 5ia/cpivö[A£vo? y-E-rä'- Scg-zfpou icTopst' ö't'. opy.ov £lag£v ö ßa^rdEu? 'Ava- Valesius, 

ive>,6uv £tc' ajiSuvo; Taurviv äve^£[;iy.TW£v, xiTr,9£i; £)t -rcöv airou^asTÜv aÜToiJ. 

1. V TT|V. — 2. V oJToi. — 3- V dTtoxpivöjxevoi. — 4. C(ramer) omet äs. — 5. C Tot pisv itpo^covai;. — 
f>. C et M OSpi^ovTa?. — 7. C et M viopii;ov. — 8. V omet nÄriYwv toijtou? i?E6«).ov. — 9. C 'AvadTio-io; 6 

ßaoO.ei;. — 10. V xsifievo?; cf. Miller, p. 280. — 11. C omet MeO' mv 7to)i|itoi. — 12. Lire avec Valesius 

nepi. 



lais. Comme les chantres chantaient Ic Trisagion, ils repondirent en chantant 
avec l'additioii : CeUti qui a eU' crucißc pour nous. Le dimanche suivant, ils 
firent la nieme chose dans la grande Eglise oü ils etaient entres avec des 
bätons. Mais le peuple s'emporta : il rt-pondit d'abord aux cris par des cris 
5 et aux injures par des iiijures, ensuite il les accabla de coups et les chassa. 
Depuis ce temps-lä, l'empereur etait ouvertemeiit hostile ä Macedonios ; il 
excitait tantöt les moines schismatiques , tantöt les magistrats, ä accabler 
l'eveque de cris et d'injures indigiies. De ceux-lä etaient Julien, eveque d'Ha- 
licarnasse en Carie, et le moine Severe, qui sont devenus des ennemis de la 
foi et des ennemis personnels. 



Jean Diacrinomenos raconte au sujet de Severe que l'empereur Anastase 

rcQut de Severe le serment que s'il devenait jamais patriarche d'Antioche, 

il ne lancerait aucun anatheme contre le concile de Chalcedoine; et que 

le jour meme de son Ordination, etant monte en chaire, il l'anathematisa, ä la 

15 priere de ses partisans. 



364 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. |280' 



Valesius, Seuvipo? opxov Soüi; 'AvacTairtco tw ßaciXel w; oOSev /.tv/idot tiote ' y.aTz ttj; ev XaX- 

(11,59). y.r.^ov. - ij'jvo^ou, ev aur/) t-^ f,'Aepa £v r! syeipoTovrlO-fl, Ttapaßä; tov opy-ov, äveOau.xTKJcV 
Cl. JliUer, 

403. auT-/i'v. 



Ciamer, 'Q ßaciXeü; irpoasTa^ev 'AvacTa(7io; Hliav tüv 'Icpo(7oX'j[/.wv eTCi<jX.OTrov, r, Xdiviüv/icai 

Seuvi'pw, VI T-fl? emeixoTr^i; sx6X-/iOr,v7.i. O-. ^£ twv {j/jvaunopicov u'jvayOs'vTe;, toutov öjyupoj- 
TOV, -/.at StejAapTupavTO. 'O ^l -.%% siuw/.ottt,; [jiaXVjv £x.€>.Y)Ö-flvat TCpOcTi[ji.ri(j2V r, /.O'.vwvr.cy.i 
Ssuvfpw. 



Vale.sius, 'AT^au-ouv^apou ToS <^\jkxo'fW S*pa)cvivwv XptCTiaviiravToc, Suo eTvicxoTTOu; k'ir£[7.i]/ev ö 

(II, 35). SeSvipoc, ly' (0 TTj; iSta; jjLeTxSoiivxi tw cpu'Xzpyw -/.axi*:. 0co; Äs ivpo<pOz<7a;, Otto tcüv 

Äcyo[A6'vwv TViv (juvoÄov Tov ä'vSpx flxTTTi'j'JfiVxi ireiTOi/./.ev. Ttov Oxo SeSvi'pou (7Ta>ivTcov, id 
ävavTix Twv iV/iQiVüiv SoypizTwv iTrooSai^ovTwv f^ioäca; tov (p'j'Xscpyov, öpajia ei; 'ik£y/S>'^ 

1. M TÖ TtoT£. — 2. Miller : to tiotj Xa/,xr,o(}vi. 



Apres avoir jure ä l'empereur Anastase qu'il n'entreprendrait rien contre 
le concile de Chalcedoine, Severe viola son serment Ic jour meme oü il fut 
ordoiine, et ranathömatisa. 



L'empereur Anastase ordonna quElie, l'eveque de Jerusalem, communi- 
quät avec Severe, ou bieii qu'il füt cliasse da tröne (^piscopal. Les moines 5 
s'etant reunis, le fortifierent et protesterent. Mais Elie prefera etre chasse 
de son tröne plutöt que de comnumiquer avec Severe. 



Alamoundar, le phylarque des Sarrasins, ayant embrasse le christia- 
nisme, Severe lui envoya deux eveques dans le but de lui communiquer sa 
propre infection. Mais Dieu avait pris les devants et avait fait baptiser le 10 
phylarque par des partisans du concile. Comrae les envoyes de Severe s'ef- 
forgaient d'enseiguer au pliylarque dos choses contraires aux vrais dogmes, 



10 



112. 



[281| II. — THEODOKK LR LRCTEUR. 365 

TCüV >.cyo;j.£vcov (T'jveO-fl/CS. ToOto Sk T|V t6 ^o^xt ypiaiAarx riiyjGHxi ;y.-flV'jovTa, OTi Mtj(^«-flX 
xpycSiyyiko; xCku Toij ßiou £/pflijaTO. Tüv Ss touto 'Xsy'*''''^^'' äouvarov « Hw; oüv », 
d ^'j>.apy(_o; if^i'js.y, « si [7.-/i i^vio ö XpiffTo;, 0£o; y'^;-'-"'^^"' ' CTxupov na-reds'^ZTO, ote (ayi^s 
ä'vysXo? irxd^etv r, äxoQv^Titsiv TvecpuHsv; » OO'tw? oOv ot SeSvi'pou ai'5j(_uv9£VT5?, i^uv- 
TX'A-vioq ÜTvxvej^topyisav. 

8 

TtaoOso; ö iizicr/.owji STsTvEur/jcev, TrposSV/i'ö-/) Ss Otco toO paGi>.sw? 'Iwavv/i? ö KaTiTCa- Miller,4üü. 
SoV/i? TCoeaSüTepo; xr,? £-/./.'X-/iiTta; ÜTcap^^wv äiro Ky.7vMV2ia; ^£ t-^; sv RaTnvaöo>«'z öpjjiü- 
u.£Vo; O'Ütoi; SV T'fl Tctr/1 r,(/.£'pz to'j nxayix yetpoTov/iOE'.? £ÜOu? t-/iv ocTCOriToTiHiyiv (TTo'Xviv 
evg^'JijaTO, ■reoT.V/'jV Äs aürCJ ö >aö; crTotirtv STVoiTjCev säSiSoc^wv aÜTov ävaöejiaTwai S£'j-/i'pö). 

9 

Tw ^ £T£i TYi; aÜTvis ßaTiXsia;, tv^WTiwvo; X'', [Ayjvl tu «ütü, £-/.SV/i()£'vto; toS Cramer 
ÄuitoeSoO; 'Av9t[/,ou, £j^eipoTOvy)67i Mvivä; TvaTptapj^vi; Rwv'7TxvTi-/0'j-7Ti'X£iü;, ö äwö ^£voöoytov 

1. Lire avec Savilius et Valesius yviivo;; cf. Tlieopliane, extrait n" 7. — 2. Le chifl're de rindiclion 
est manil'esteinent faux: il laut sans doute lire iv' (la XIII' indiction correspond ä la septierae annße 
du regne de I'empereur Justinien), ou bien i', ce qui reprösente la dixieme annee. 



il machina un coup de theätre pour refuter ce qu'on lui disait. II fit semblant 
d'avoir regu une leltro lui annongant que rarchange Micliel etait arrive au 
terme de sa vie. Les envoyes s'ecriant que cela etait impossible : « Comment, 
dit le phylarque, si le Christ n'etait pas (en) deux (natures), a-t-il pu subir 
5 la croix comme Dieu seul, alors qu'un ange ne peut nieme pas souiTrir ni 
mourir? » Couverts de honte, les partisaas de Severe se retirerent sans dire 
au revoir. 

8 

L'eveque Timothee mourut, et I'empereur proposa (pour le remplacer) 

Jean de Cappadoce, qui etait pretre de l'eglise. Jean etait originaire de 

10 Kaloneia en Cappadoce, 11 fut ordonne le troisieme jour de la semaine de 

Päques, et revetit aussitöt l'habit apostolique. Le peuple fit une grande sedi- 

tion contre lui pour le forcer ä auathematiser Severe. 



La septieme annee de son regne (de Justinien), ä la XIIP (?) indiction, le 

meme mois, l'impie Anthime fut chasse et Menas, un ex-directeur du xenodo- 

15 chion de Sampson, fut ordonne patriarclie de Constantinople, et ä la meme 



3(i(i 

TÖS aüTOu 



TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [282] 

G ßact)^£'ü)<; Äey.zT-/i, yEyoMsv -/i -/laTx Ssuiopou -rou y.aTxpaTou (j'JvoSo;. 



indiction, au mois de juillet, en la dixieme annee du menie empereur, eut 
lieu le concile contre le raaudit Severe. 



III. — VIE DE SAINT SABAS PAR CYRILLE DE SCYTIIOPOLIS 

Cyrille naquil a Scythopolis en Calilec vers 523, et mourut apres 537. Sa Vie de 
Saint Sabas (f 532) constitue une source du plus ^rand prix i)Our 1 histoire de lEglise 
de Jerusalem et du moiiachisme palestinicn. 

Edition citee : Colelier, Ecclesiae gniecae inonitmcnta, t. 111. Paris, 1080, in-4», 
p. 220-376. 

1 

P. 30G Ma[;.av li Tiva iiy_i[jLxvÄptT-/iv twv irepi 'ET^cuOepoiroXiv äTvocxw-rwv u.ova/üiv, töv [XcTa 

(chap. Lv). Vj,j.^;;jQu .f^^j,^ e^y-px«"^ '^^^ 'A-/.e(pzX(ov äve/.OovTa h KtoviTavTivouiTo),ei v.xirt. tt? öpÖoi^d^o'j 
•retcTewc, v.xi xuWm irapot tg> [ix-rO^ri wapp-fiffiac (AeTasxovTX, xal [tw aÜTü] Ssy/ipu 
'itjyoLiw TTf/.pü)? Äisve/ÖsvTa, xaT£V£'Y>ca? j^-eO' iauwj 6 i:xT-/ip r.awv SxSa; si? 'TepO'rdT.'jrAa, 
-xp£/.z>£i ä^OTT-^vai -~r,z twv 'Axe<p>:>-wv £T£poi5oci7.; . x.a\ T-?) xxOo").!/.-?, xoivwvT.oxt i/./.l/.cia 
xal Tionxi; TOia'JTXi; XP'1<^=^-F^^' «poTpowai?, irpoTayaywv aÜTOv tw TuaTpiap^ip 'Haioc, 
i^E^acSxi TYiv ev Xx'X/.YiÄovt C'jvo^ov, x.al xoivwvricai Tft xaOo'Xi/.vi e/.x.'Xtxii« •7rxp£i7ic£ua5£, 
Tov EÜTuy^ y.ai Aio'wopov avxO£[xaTi(javTa, x.a; tvoVaou; £i; toüto y.x^oSr.yrTxvTa Äiz toj 
♦ P. 307. xaO' EX'jTOV ÜTToÄEiyiAXTo:- o-£p ' ou ;7.i-/.piü; tov ßy.iT'.7.£'x 'A^/a5Ticlov y.xTx toO iraTpiap^ou 
'HXia Ät£Tapx^E. 



10 



Mamas', rarchimandrite des meines schismatiques des environs d'Eleu- 
theropolis, qui 6tait monte ä Constantinople avec Severe, le chef des Ace- 
pliales, pour combattre la foi orthodoxe, qui avait joui d'un grand credit aupres 
de Tempereur et s'etait ä la fin violemment dispute avec Severe, fut ramen^ 
ä Jerusalem par notre Pere Sabas. La, Sabas l'engagea ä quitter l'hetero- 5 
doxie des Acephales et ä communiquer avec TEglise catholique. Lorsqu'il 
lui eut adresse beaucoup d'exhortations de ce genre, il le conduisit auprös 
du patriarche Elie, et l'amena ä recevoir le concile de Chalcedoine, ä 
communiquer avec l'Eglise catholique et ä anathematiser Eutyclies et Dios- 
core. Son exemple determina beaucoup de personnes ä faire de meme, ce lo 
qui irrita fortement l'empereur Anastase contre le patriarche Elie. 

1. Au mois de mai de la V« indiction, c'est-ä-dire de l'annee 512. 



28:5 III. — VIE DE SAINT SABAS PAR CYRILLE DE SCYTHOPOLIS. 3G7 



10 



10 



<t>).aStxvoO Towuv YM 'IIaix twv i7«Tpiap5(^wv w; eip-ziTai. £v SiSrJvi ysY'J'"i'Twv, y.al P. so: 
Yoaij,[Aaci iirAaxsuTt/ioi? xe xai oiJtovrjfAixoi; -po; tov [iasiAsa 5(_p-/iGa[;,£V(ov, -/.ai t-^v £v iioovi ,^vi). 
y.aTX T^? öp6'^? nicFTSco: T'jvaOpoii^ofAevviv cuvoSov Sta>.i)<javTow , x.ocl et; tou^ oix.st'o.j; Opdvou? 
s-7ixv£>.0dvT(<)v . iyzvxy.TrlTxvTs; oi -apl SwT-/ip'yov /.al «tiX'^svov, ii; öpy/iv ä(j-/_5T'jv 
sxtvrTy.v TOV flaciXs'a, w? 7.T.x-r,%i'ixx vtto tt,; twv -aTpiapywv Tuotvoupyiz; /.al irapa- 
TTOf^Tsw^. Ral >,a§dvTj; riv * -/iOslov l^ouciav, Kotl ■/_pu';tov iicavov tö 'AvTioy_eta; Ä-/i[j.<o » p. ms. 
Äta^(i(javT£?, TCoT^uTpoTCw? 6>,i'|avT£; tov 4>>,a?ia.vdv, xal Tpdiuov tivoc aTTOTivi^avTs?, xal 
•/.aTavayx.airavTs; t'/jv sv Xa'X-/,r;'Vjvi ävxOsjAaTidai «t'jvo'^ov, outco? xütov t-^; sTCiGy.OTCvi? 
s^sücxvTs; ürrspopia /.aTEi^iV.acav . Kai yvo'j; ö ßaGileu;, x.al -£pi/_ap-/i; ysyovco;, Seu-Tipov tov 
TÖJv 'Ay.ecpzAtdv s^xpyov, j^ricx.oitov 'Pi>nw/v.xq aTrscTEilev ott;; Ssur.poc tt;; T:aTpi«p](^ia; 
^pa^aasvo;, — oüa jxlv f^sivx toT; [;.7i x.oivwvo'jff'.v aÜToi iraoer/.vuTo" äiroiTTSila; o£ toc exutoO 
c'jvoSi/.x TW ipyisirtcy.ÖTCw 'H/.ia, xal [i.-/] iJc^^^Get'?,' xivsT si; 6py/iv xov [iasilsa- xal tcxT^iv 
a-o<7Tel>.Et TOt aÜTOÜ cjvofjty.i tw Mxtw [aT|vI tt,; £/.Tr,r ivSi/.Ttövoc, [astoc tivojv x-lripix-wv 
/.al 5uva[i.£W? ßaci'Xi-/.7i?. Kai toCto yvou; ö £v äy(ot; TvaTVip r.iiüjv Szbac, ivEAOtov £v —71 



Les patriarches Flavien et Elie etant venus ä Sidon, comrae nous l'avons 
dit, envoyerent des lettres flatteuses et equivoques(?) ' k l'empereur, pronon- 
cerent la dissolution du coucile assemble ä Sidon contre la foi orthodoxe, et 
revinrent sur leurs trönes. Vivement irrites, Soterichos et Philoxene mirent 
l'empereur dans une violonte colere, en lui representant qu'il avait ete dupe de 
la fourberie et de la dissimulation des patriarches. Apres avoir regu de lui le 
pouvoir qu'ils voulaient et distribue une quantite d'or considerable au pcuple 
d'Antioche, ils tourmenterent Flavien de mille manieres, l'etranglerent en 
quelque sorte, le forcerent ä anathematiser le concile de Chalcedoine, puis 
le chasserent du tröne episeopal et le condamnerent ä l'exil. A cette nou- 
velle, l'empereur se rejouit beaucoup, et envoya comme eveque ä Antioehe, 
Severe, le chef des Acephales. Lorsque Severe se fut empare du patriarchat, 
il inflia^ea de nombreux traitements indignes ä ceux qui ne communiquaient 
pas avec lui. II envoya sa lettre s3'nodale ä l'archeveque Elie. Celui-ci ne 
l'ayant pas recu, il excita la colere de l'empereur, puis envoya de nouveau 
sa lettre synodale au mois de mai de la VP indiction-, en meme temps que 
quelques clercs et des troupes imperiales. Notre saint Pere Sabas ayant 
appris la chose, nionta ä la ville sainte (Jerusalem) avec les autres higou- 
menes du desert, et en chassa ceux qui etaient arrives avec la lettre syno- 

1. Tel est le sens que Sopliocles donne ä ce mot dans son Grevlt Icricon of Ute roinaii and hiizi/'n- 
tine peiiods. Ce mot reparait encore plus loin, p. 369, 1, 6. — 2- C'est-ä-dire de l'annße 513. 



10 



368 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [284] 

ayi« Tvo).2t ij.iTOi. TöJv aX>.(dV ■/;you[ji.£'vcüv — ?;; sprIjAou, tO'j, u.£V saÖövt«? f7.£Ta twv cuvoÄücöv 
Ssu'floou, T-^; «Y'*? aTisoiwEs ho'Xeu?' tÖ os irX'TiQo; tcLv [aovx/wv ttzvtoOev eirtcuvä^avTEC 
eitTupociOev tou äyi'ou xpavi'ou [astk twv 'Iepo50>.up.i.Tä>v S/^px^^ov ^iyovTc?" « äv7.6e|7.x SauT^pw 
-/tai TOi; ■/.oivwvoijciv aürw »• irapoVTUv sti i^al äz-oucivTCdv twv ts [AaytUTpixvoJv, y.xl äpy^ov- 

P. 309. OuTo; yap ö SsirÄpo? ä'Xai^oveia Siiv?, ■/.z7.—r,fiv.i;, -/.aX ßxciAi/.ri * ^'j'ix'szv.nL ExepsiXo- 

asvo;, Tr,v ev Xa><C7iÄovi cjvoSov [Aupioic y.o'.f)u-£6x).ev ävaSefAXTi, -/.xl — öv IvjTuyoO«; eTspo- 
f^o^ixv /.oxTOvxt «piTiOVSty-wv, ;j.;7.v toO Ssitiotcu XpiGToO v.stx — /)v ez. TjxpOevou dzpz.wjtv 
T/tvipuTTe cpOxpxviv o'jijiv y.«.! (fCKoxoifX-^'ji wv, tco/Aä? y.atvoTOiy.ix; ävsTrXsccaTO xa-ri tojv 
öpÖöJV T-^i; £y.y.>0(7{y.? ^oy[JLr.T(üv te y.ai öjijy.öjv. Tr,v yap ä(j£€£C7-y.Tyiv t£ y.al X'/jCTpiXü)- 
TXT71V ev 'Ecpe'cM SeuTspav cüvooov ii:(j8iy iTxi, y.al öij.O'!av sivai rao-rviv As'yei —fi irpoTspy. 
£v TT) aÜTTJ 'Eipecci) (tuve'XOouijvi, y.al Vcou; £v öiaxG^xkoi^ i.Tto(fxivs.-:x<., RupiW.ov t£ tov 
Öeoipooov TTii; 'A).£^avop£wv sTricy.OTCOv, -/tai Aio-ncopov, tov d; y.oivwvixv 5£^äu.evov Eöto/tj 
TÖv atp£Tiy.6v üx; öj/oippova, x.al tov äyttoTarov xal öpQooo^OTaTov <t>),x6ixvov tÖv ttj? ßasi- 
TifSoi; •!ro'>.£w? äp;;(^U';T'!(7y.07:ov xa9£7.ovT% xai xxTxy.TEcvxvTX" xal ootw? tt, y.ni^dy. Ttpo- 
•/toiCTcov ö aÜTo; Ssy/ipo? Y;y,övyi(7£v ei; [i).ac(pviy.iav Oeou Tr,v exutq'j y/tooczv y.xl ÄiED.ev £V 
TOi; sauTOu 'Xöyoic Tviv ev TpiaSi [/.(xv xxi ä5ia;p£T0v 0£otv)tx. \£yu)v yip xai Äiaßs- 
§aiou(/.evo; eivat tyiv ÜTCOdTaciv «ptidiv, y.al Tr.v ■p'jTiv ÜTtoffraaiv, xal j/.r,Ä£[ji.;xv Äiaooszv Iv 



dale de Severe. La foule des nioines s'etait rassembläe de partout devant le 
Saint Calvaire avec les habitauts de .Jerusalem. Elle criait et disait : « Ana- 
theme ä Severe et ä ceux qui oommuniquent avec lui ! » alors que les 
macjutrianni, les commandants et les soldats (jui avaient ete cnvoyes par 
reiupcrcur, (Maicnt presents et les entendaient. 5 

Domine par une jactance extraordinaire et fort de l'appui de l'empereur, 
Severe frappa le concile de Chalcedoine d'innombrables anathemes. II s'eflor- 
Qait d'affermir l'heterodoxie d'Eutyches, et proclamait que Tuiiique nature 
(que possedc selon lui) Notre-Seis^neur .lesiis-Clirist, apres qu'il s'est fait 
ohair de la Vierge, etait une nature corruptiblc. Dans son amour pour les lo 
Iroubles, il inventa de nombreuscs nouveautes contre les dogmes et les lois 
orthodoxes de FEglise. II rccevait, en effet. le second concile d'Ephese, ce 
concile impie de brigands, et le declarait semblable au premier concile qui 
s'est reuni ä Epliese. II proclamait egaux, parmi les docteurs, Cyrille, le 
vönerable eveque d'Alexandrie, et Dioscore, qui avait admis k sa communion, ir, 
comme ayant les memes opinions que lui, Eutj'ches Theretique, et qui avait 
depose et tue le tres saint et tres orthodoxe Flavien, l'archeveque de la ville 
imperiale. S'enfon(,ant de plus en plus dans Timpiete, le meme Severe 
aiguisa sa langue pour blasphemer contre Dien, et il divisa, dans ses 
discours, la divinite qui est une et indivisible dans la Trinite. 11 disait et 211 
afTirmait que l'hypostase etait la nature et la nature l'hypostase. Comme il 



[285 III. — VIE DE SAINT SAB AS PAK CYRILLE DE SCYTHOPOLIS. 3G9 

TOUTOi; Y''^'^'^''-'^^ ~'^'"» ovoazTi, Tr,v aytxv /.xt Tcpoc^/Cuv/iTY)-/ xai ojaoo'jciov Tp'.zd« tojv (Je'.wv 

Tov TOioij-rov TO'Vuv t]/uyocpOopov z.al >,u[a£ü)vx ö ßxciT^süi; 'AvotiTTZsio; •/ivay/.a.Cc 'ov 
äpyteiTiw.oTvov HTii-xv /.oivojvi/.ov £i(7Ss^7.i70r.t. Tou Äs ir/ioo>,(ü; toüto Trpz^«' x.xTa.4e^a.- 

5 [/.£vou, 'jTuep^eax; tcö Ouaw ö fiactAsui;, äraiTTetXev 'OAuy.xiov -rivx Raiaxps'x, t6 öoux.aTov 
s'/ovTa nx>.xi'7T'>/i;, ciuvx-ivoTTeiAa; xÜtö T'flv xto Si^övo; y?*?^'''^^ Qiy.QVO[Ai-/,-/i>/ s-i- 
CToXyfv, xxOoaoXoYoOoy.v y.v; i:z'i'7ii':fi7.i tvjv sv XxA/.Tidovt «juvooov irpo; to itaTi Tpo-o;; 
TQv 'IIa'xv Tf.i äTuiT/.OTTf,; s^Ewcxi. "OcTi; 'OXijf/.'irio? (XcToc Äuvzjy.Ew; fjx'TiAi/.T]? -xpxysvo- 
[AEvo?, xal iToXT^ot? Tpolcoi; /.al ;x-o/«v/)jax(Ti yf-riGyMAW^., 'Haiäv [aev rvi? eitwx,oir?)i; s^awss, 

10 -/.al si; TÖv 'AD.av Tfeptwptcev 'Iwzvvviv Se -röv M7-p/.iavoD ulov n'jvOefJiJVov tov te Seij-ägov 

XOWWVl/.OV £l(75£'EaG0xl Xal TYIV (JlJVoSoV XkI/C-ZI^OVO; ■Mxhitj.y.zlixl^ E-^CXOTCOV 'l£pQ<7'"/AUfA0JV 

ICETCOITIX.E ' . 

Fvoü; Se 6 flYtx(jiy.£'vo<; Sxßx?, xal oi lotivol — /j; sp-öp-ou icxTEpE;, rxCi-rx ^ruvOs'fAEvov 

TOV 'Itüzw/iv, (JuvayÖEVTE? SiEjAXOTupxvTO xÜtqv SEUYjpov £!? /COiVwvtxv jAV) ds^acOai, äXl' 

15 ÜTVsp TT,; EV XaA/CYiSovi cuvoÄo'j irpoxiv^uvEUEiv, E-^ovra Tiy.vTxi; ffU[A[Axy_oDvT7.?. Rai oÜtojc ö 

'luzvv/^; OCX 'jt:e''7/eto tw f^oiixi * ttoieiv TTxps'Svi, Toü? TTXTEpx? Ütpopcöu-Evo;. 'AvxcTXTto; * P. 311. 

1. Uli ms. ajoute : tri tfiTr, xoü lenxEiiopiou (irivo; ip/r, -ri); eviixat»]; ivoixTitivo;. 



n'admettait aucune difference entre ces mots, il osa appeler Trinite de natures, 
de divinites et de dieux la sainte, adorable et consubstantielle Trinite des 
divines hypostases. 

C'est avec ce corrupteur d'ämes et ce fleau que l'empereur Anastase 

5 voulait faire communiquer l'archeveque Elie. Celui-ci s'y ötant entierement 
refuse, Tempereur entra dans une graiide colere. II envoya ä Olympios de 
Cesaree, qui gouvernait le duche de Palestine, la lettre equivoque (?) ecrite de 
Sidon, qui afTirmait qii'il ne fallait pas recevoir le concile de Chaleedoine, 
et liii doima l'ordre de chasser Elie du tröne episcopal, n'importe comment. 

10 Olympios arriva avec des troupes imperiales, eut recours ä toute sorte de 
riises et de stratagemes, chassa Elie du tröne episcopal et le bannit ä Aila. 
II fit ensuite evequc de Jerusalem, Jean, fds de Marcien', qui avait promis 
d'admettre Severe ä sa communion et d'anathematiser Ic concile de Chalee- 
doine. 

\3 Lorsque le pieux Sabas et les autres Peres du descrt apprirent que Jean 

avait fait cette promesse, ils se reunirent et le conjurerent de ne pas admettre 
Severe ä sa communion, mais d'affronter des dangers pour le concile de 
Chaleedoine, ajoutant que tous lutteraient avec lui. Jean viola donc, parcrainte 
des Peres, la promesse qu'il avait faite au duc. L'empereur Anastase ayaut et6 

20 informe que Jean avait viole ses promesses, devint fou de colere, et envoya 

1. D'api'es Uli manuscrit, le 3 septembre, au conimcncenient de la XI" iiiiliction (.517). 



370 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [286] 

oi ö ^QLSilehq yvoü? tov 'Itoavvv]v Ta.; 5uv9-öx;cg 7i6£Tr,y,OT7., y.od ä7io[J.av£'!c, tqO 'OXujy.TCWj 
v/.-KQ^iay yeyovoTOi;, KTro(;Te>.>>£i 'AvacTKiriov tov na[/.^i).ou, TÖ Äo'jxaTOV s'^ovTa ITaAxt- 
i7t;V/i;, IttI tq -zpaox.suxGzi tov 'I<ozvv/;v SjuTipov ji; -/.otvwv;av siTos^xoöxi, x.al t/.v 
cijvoSov Xa/zCTii^dvo; ävaOef/.aTiirxt, r, xv;; £7;i'7/.o— ?,; aÜTOV l^ecöffxi. "OcTii; äy.Owv si; 'Ispo- 
cö>>'j[j(.7. xtyviaf^iaCs^ '^'i'' «f/_t£TC'''7x.07wOv )cai ßzAAei aÜTÖv ei? tvjv Svifiociav <pK).xy.-/iv. OävTE? n 
i^£ Ol Tv;? iyfa; ttoasw; otx.Y]TOp£; £7:£y«p7iT7.v, «ita to yevE'rrÖzi aÜTOV sxiSo'jAov xxl Tvpo- 
öoT/iV TO'j äpy'.£Tr'.<7/.o— ou Hai'x. Zxj^api'a? 0£ ti; tyiv ty,; Rxidapeuv äpj^riv ^'.£:TtüV, AaOpatw? 
£1? T/;v «ppoupxv £t(T£AOwv, C)U[ji6o'j),£Ü£i TU 'IwavvY) ),£yü)v « Et Oe'Xei? /.xlcti; TTia^xt xal 
T/,; i77i<7y.OTrr,; [at; TTspyiOr/Vx;, [aviSe''; ce tvj{'7/-| SsuyjpQV £i? y.oivwvixv ^E^acOai* otAAz ^o'^ov 

OUVÖe'cÖxI TO) 5oilZ.l X.3tl lEyElV, W? OTt EVTaijQx (JLEV T* 7:pOT£tv6[A£VX TVOlEtV ov/. ävxßaA- 10 

TiOfAÄi' äl>.' Iva [AYi 'Ai'fbiC'. tivec, -/.aT' xvay/.r,v xxt ßiav izEizzy.yviT.i [ae, ä.TTOA'jOü) evteOOev. 

X.7.C [v.ETX o'Jo r,[A£'p7.; xupi7./.ri; O'jC/i;, irpz^tu ■7rp&6ö|AM; toc irap' vy.div /.sAEuoiAEva ». Ral 

Toi; TO'.oÜTot; lo'yoi; tteicOeI; ö Äoii^, äiroy-aÖisTYiuiv xütov tti £y.-/.'Xyi(j!a. O oOv äpyiEir;- 

P. 312. ay-OTCo; xtto'XuGe!;, Äia t-^? vuxto; dcirav to [i.ovxytxov ei? t/iV «ytav (A£T£7:£'[A'];xto * itöli^, 

TOuTo xavTOÖEv ETCuTuvi^x;, ö)? Äe tive; ä:tOiA/'7xvTE; TÖ -rlrfi'ji äir/fyyEilav, ot'. eI^ev 1'> 
xÖpoiTjAx hvif.x yO.iaSa? (Aovxywv. Kai etceiÄ/i ivacrx -fl £x.x).71t;x tÖv toco'jtov oüz. iywpEi 
Xxov, eÄo^e cdVEAfiEiv TcxvTx; -(iXT« TTjv ■/.upia-/.Y)v £!? TOV oi/.ov ToG äyt'ou TTpwTOjAxpTupo; 



Anastase, fils ile Pampliile, qui etait ä la töte du duclu! do Palestine, — Olym- 
pios avait et6 öcarte, — avec mission d'amener Jean ä communiquer avec 
Severe et ä anathematiser le concile de Cliaködoine, ou bien de le cliassor 
du trüne episcopal. A son arrivce ä Jerusalem, Anastase s'empara ä l'inqjro- 
viste de l'archeveque et le jeta en prison. Tous les habitants de la ville saiate :, 
se rejouirent de la chose, parce qu'il avait tendu des pieges ä l'archeveque 
Elie et qu'il l'avait trahi. Toutefois, un certain Zacharie, qui 6tait gouverneur 
de la ville de Cesar^e, penetra en cachette dans la prison, et donna les con- 
seils suivants ä Jean : « Si tu veux etre heureux et ne pas etre privo de 
röpiseopat, que personne ne te persuade de communiquer avec Severe. Fais m 
toutefois semblant d'etre d'accord avec le duc, et dis-lui : Je ne refuse pas 
de faire ici ce qu'on me demande, mais pour quon ne dise pas que je Tai 
fait, force et par necessite, qu'on me roläclie d'ici et apres-demain, dinian- 
che, je ferai volontiers ce que vous m'ordonnez. » Persuade par ces paroles, 
le duc le retablit dans son eglise. Aussitöt reläche, l'archeveque fit venir i:. 
pendant la nuit tous les moines dans la ville sainte. II les avait reunis de 
tous les cotes : leur rassemblement, au dire de ceux qui ont compte cette 
multitude, comprenait dix mille moines. L'eglise tonte entiere ne pouvant 
pas contenir cette masse humaine, on decida qu'on se reunirait tous le 
dimanche dans le temple du saint protomartyr Etienne, qui 6tait assez grand sn 
pour recevoir cette foule. Ün voulait en meme temps resister ä Hypatios, 



10 



[287J 111. - VIE DE SAINT SABAS PAIl CYRILLE DE SCYTIIOPOLIS. ;?71 

STe(pavou, i/.avöv övxy. st; üiroSo/viv Trl-ziQou;- äfjia ^l xal 'JTvxvTYifTai [iou/6[X£voi 'TiraTiu 
TM ävei]/tü ToO ßxdOiw;, tote v/. -rr,? BiTaAiscvoS iTjrAuOs'vTi xiyjLSiÄtsinixi, v.-j.\ £i; Ispo- 
ijoA'jjjia £Ü/7i; avc/cev dXOovT'.. SuveXOo'vTE? ouv a7ry.</Te; oits |xova,x^ol -^al ol iroliTai sv tw 
ly-vYipvEuÖc'vTi (7£gxc7;7.i(p oi/iw, cuvTilOe xal 'AvÄCTTZTio; 6 .^O'j;, x«l Zax.5ip':ot; ö ÜTCa-tx.d-:- 
TTapaYsvorjivou Se to-J 'YTraT'iou, xai [XETOt tou wV^flou; ei; tov toO itpwToaapx'jpo; STj(pivou 
ei^l-zjAuOoTo; vao'v, 7:po'7<^o/.oOvTr.; toO Äoux.6? to OsV/if^a toü ßacOiio? ycvnGe'rOai, äväp/e- 
TX'. £-' aaSwvo? ö äpyi£TCi5/.OTCo;, s/wv [isO' Ixuto3 ©eo^ociov /.xl SaSxv, to'j; twv 
aovayöiv /.opuipa'O'j; -/.al ^yefAova;- xal t:z; ö >.xo; iwi iroX^a; xa; wp*? ez.pa^e T^s'ywv « tou; 
aipe-fix-oü? ivaOejAdcTKiov, x.ai Tr.v cuvo^ov ßsga'&xrov. » 'A[AeV/iTi o'jv oi Tpsi; k cufy-cpwvoy 
ivxOey.XT'Cou'Ji NsuTOpiov xal EÜTuysx xal Seuvipov, xal Sco-rrlpc/ov tov Rxicxpeia; 
KaTCiTai^o-/.':ac, -/.xl ttxvtx tov p, f^e//j[A£vov t-^v güvo^ov Xa/.y.-/i^ovo;. Ral twv Tpiöiv 
TxOTa •/.•op'jCxvTWV, * •/.%'. xaTEAOovTWv, ÖTCOCTTps'ia? ö 'Aggä; 0£oÄocrio;, äo':-/!(7iv (ptovc^ * P- 313. 
TOiauT-/iv TW Axü Is'y'''''' * ^'- "^'^ '•''^ U/i-M Tz; TJiiapx? 'T'jVoöVyJC, «OC TX T£(7i7apa 
i\iX-rytkia., y.vaÖ£[Aa e^ttw. » To'jtiüv oütwc y^y^^ö'^'*''» ^ I-'-^'' ^°^^ '''° ''^^'^Ö'^? '^<^"' ^wx/Ja-i 
15 (pog-oÖEt?, 'e'o'JYEv £1? KxwapEtxv ö 5s 'YiraTioi;, opxoi; äiTsics toü? TCxTEpx?, oti -riAOsv 
svTaCöx, JA-/1 -/.o;v&)V/)(7a; -£'J-/ipco, älV £<jtv£iisx tvj? üu.öv ä^iwfl-flvxt xoivwviai;- xai irpoccpepsi 
iva ypuffio'j l'Tpx; e/.aTOv, T/,Te xy^x ivacTZTSi, xal tu xyiw -/.pavio), xat tu ti;a':w 



le neveii de Tempeieur, ([ui veuait de sortir de la captivite de Vitalien, et 
qui etait arrive ä Jerusalem pour prier. Tout le monde, moines et choyens, 
se rassembla donc dans le venerable temple en question. Le duc Anastase 
et Zacharie le consulaire y vinrent egalement. Apres I'arrivee d'llypatios, 

5 qui etait entr^ avec la foule dans le temple du protomartyr Etieniie, alors 
que le duc croyait que la volonte de l'empereur allait etre accomplie, l'ar- 
cheveque monta ä Tambon, ayant ä ses cotes Theodose et Sabas, les 
coryphees et les chefs des moines, et le peuple tout entier se mit ä crier 
pendant de longues heures : « Anathematise les heretiques et confirme le 

10 concile. » Tous les trois anathematiserent donc sans retard et d'un commun 
accord Nestorios, Eutyches, Severe et Soterichos de Cesaree de Cappadoce 
et quiconque ne recevait pas le concile de Chalcedoine. Lorsque, ä eux 
trois, ils eurent fait cette proclamation et qu'ils furent descendus (de l'am- 
bon), Tabbe Theodose remonta en chaire et langa ces paroles au peuple : 

15 « Si quelqu'un ne regoit pas les quatre conciles, comme les quatre Evan- 
giles, qu'il soit anatheme! » Apres que les choses se furent passees ainsi, 
le duc, eraignant la multitude des moines, s'enfuit ä Cesaree. Quant ä 
Hypatios, il jura aux Peres qu'il n'etait pas venu ä Jerusalem, apres avoir 
communique avec Severe, mais parce qu'il avait eu bäte d'etre admis ä leur 

20 communion, et il les persuada de la sorte. II offrit ensuite cent livres d'or 
ä la sainte Resurrection, au saint Galvaire et k la venerable Croix, et donna 



372 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [288] 

CTaupw, /.cd oiooi'ji 0£oooTtw xai SaSa j^puci&u Xizsoi: e/.xTOv, ■:rp6; t6 ^lavetaat toi? 
•/.axa Tr;v ywoav aovayotc. 



BaT'.lei OsotpiTiSTTZTU x.xi e'j^StTTaTW, i/. Öeoü A'jyo'jTTto y.a; aÜTO/.axTO:'., «t>>.x?iio 

* P. ;si4 * 'AvacTaciw tw cpt'XoypiCTM" oir.ni; y.y.\ iy.£TVipta Trapx ©eoSociou ;ixi Sx6a twv ipyiaxvSpt- 

(chap. , V ^ ' _ ' . ■ , ' V - . , , X , , . o . -^ ' ' l ~ 

i-vii). Tü)V, xai AoiTCcov -/jyoup.evwv xa.i jy.ovaywv xtczvtwv tojv tvjv ayiav tou Ueo'j TioAtv /.ai ira(7av 5 

TCepl «ÜTTIV £pr,[AOV /.y.l TOV 'lop^ZV/jV X.aTOUOUVT<dV. 

'() iraixSxiTi'Xeü? TöJv äravTcijv Oso; xal SeirroTVi? 'lyjcoü? XpiUTÖ;, ö [Aovoysv/i? toO Oeoo 

* P. 316. ijio? TouTwv ' * Äs TZVTüJv äpy/iyo? xxl aOxoupyo; •/.aOe'ff-ryixev avcoöev /.al e^ °^?X'^'? 

ay.Ecpa'Xoi; xal aTrocy^iTVi? Seuvjpo;, 6 tt]? ',\v'noy£ti)v TvooE^poc, ö " etv' cilfOpo) zr,i ol/.Ei'a: 
ij/uj^T); xal T-^; xoivö; 7to>.tT£iar ^ )t«Ta ösoG ouyyop-flTiv Äii Ta; (i(x.apTia? •/ijU-civ xpo6X-/)0ei;, 10 
xal ' Toi>; iyiou? TcaTEpoc? ^[iLÜv ivaOsjy-XTwx;, tou; t/;v y-oa-vokv/.ry tz'.gti-j Try öpi^rÖEicav 
' P. 317. '^-^^ * TixfOLh'jbeiaot.'j 'Äalv o'.ä tcüv ' äyiojv Trars'pwv twv Iv Nixata '' cuveXGo'vtojv Sii iravTwv 
ßE^aiwiravTai;, xal ev aÜT?i lii^-az 'pWTi'jy.VTxc '. O'jTrsp äx£<py.>vO'j tyjv xoivwvi'xv xxi evwciv 

1. Le moine Theodore reproduit cerlains passages de cette lettre dans son panägyrique de Saint 
Tliöodose (H. Usener, Der heilige Theodosios, Leipzig, Teubner, 18no\ p. .'>7-.'i8. — 2. G(olelier) omel 
6. — 3. U(sener) 4|ji.o).oifio5. — 4. U omel xat. — 5. U ajoule TpioxoniMv Sex« öxtü. — r>. U donne £v Nixaia 
entre crochets. — 7. (', 9(o?l!;ou<i«v. 



egalemont cent livres d'or t\ Thöodose et ä Sabas pour etre partagees entre les 
moines du pays. 



.4 Vempcrcur trh aimc ilc Dicu et trh picu.r, Aufjuste et autocrale par hi (jrace de 
Dien, (} l'nmi du Christ Flavius Annstase : re(iH(He et supplirpie de la pari des nrehi- 
mandrit.es Theodose et Sabas et de la pari de toits les aitlres hif/oumenes et moines r, 
(jui habitent la saiiile viUe de Dieu. tmit le drsert tjui l'environne et les rives du 
Jiiurdaiii. 

Le souverain de toute chose, notre Dieu^et Seigneur Jesus-Christ, le fils 
unique de Dieu, etc. 

L'auteur et Tinstigateur de tous ces maux fut Severe, le patriarche d'Aii- 10 
tioche, qui a ete acephale et schismatique des le commencement et des le 
principe, qui a ete noinme patriarche pour sa propre perte et pour celle 
de l'Etat tout entier, avec le consentement de Dieu, ä cause de nos peches; 
qui a anathematise nos saints Peres qui ont confirme en toute chose la foi 
apostolique teile qu'elle a ete definie et nous a ^te transmise par les 1.-. 
saints Peres du concile de Nicee, et qui ont öclaire tout le monde par eile. 
Fuyant et repoussant complötcment la commuiiion et l'union de cet acephale. 



[289J IV. — MALALAS. 373 

xTCOOEijYovTe; /.ai TravTeT^ö)? i-apvoüjAevo'., SsöfxeÖ« tt,; üfAerspa; sü'raSsix; /,a.Te>.e-öffai ttiv 

irijAw; üßpii^opivYiV -/.al TkOpOouij.sv/iv xai Oeuiriia'. y.xTa;i(i)caTS, wtts ivavTalöc y.&A'jOr.vat 
Tov £-t/C£!aevov T(; iy« Toü Oeo'j -d>>£i yujjMyx 

1. U Ttaffwv Tiiv £xx),ri5iüv Sans Siwv. 



nous supplions Votre Piete d'avoir pitie de Sion, la mere de toutes les Egli- 
ses, qui protege votre empire aime de Dieu, et qui est insultee et outragee 
aussi indigiieraent. Daigncz ordonner que Forage qui menace la sainte ville 
de Dieu soit entieremcnt detourne 



IV. — MALALAS 

Jean Malalas semble avoir ete contemporain des empereurs Anastase l", Justin I", 
Justinien I" et Justin IL Sa Xpovoypaiyia s'arrete actuellement (on nen possede qu'un seul 
manuscril mutile au commencement et ä la fin) en 563, mais a du certainement se pour- 
suivre jusqu ä la fin du regne de I'empereur Justinien (5(35) et peut-etre meme jus- 
qu'en 573. 

Edition citee : Migne, Patrologie grecque, t. XCVII, col. 'J-7'.)ü (qui reproduit le 
texte de l'edition Dindorf du Corpus de Bonn). 



1 

'OjAOitd? hl -/.al 6 TVÄTpixp)^?!? 'AvTioj^eta; •t'XaSiavo; w; NeffTopiavöc; s^wpicÖv; £t? Col. 592 B 
ritTpa?, icöXiv O'JTO) xx'XoujJi.ev/iv, o'J^jxv t«; TpiTY); Fla'XatdTtv/i?. Kai syEvexo ivr' aÜToO 
SeSripo; ■jvaTpiKp)^"/)«; ev 'AvTioj^efa t'ä (teyxXvi iirö [/.ovai^ovTcov, ;r/iv'. vo£a6p''a) r', eto'j? /P'';- 



1 

De möme (sous le regne de I'empereur Anastase), le patriarche d'Antioche 
Flavien fut exilc comme nestorien ä Petra, ville de la Palestine IIP, et 
l'ex-moine Severe devint patriarche ä sa place, ä Antioche la grande, le 
6 novembre de l'annee 561 de l'ere de cette ville'. 

1. G'est-ä-dire de l'annee 512 de notre ere. 



374 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [290] 



2 

Col 6onA '^'J' ^'^ TCpwTw £Tci TYi; ßx(7i>.£i'Ä: aÜToO s^uys SäSvipo; ö :raTpiipy_r,; 'AvTioysia; ei; 

(liv.XVII). Ai'vuTCTOv, cpoSyiOel; BiTxXiavöv ital lyEveTo ävr' aÜToO Ilaöloi; TVxTptapy-/;; ö i-ö $£vo^6y_<ov 
Twv EüSoüXou. 



La premiere annee de son regne (de l'empcreur Justin), le patriarche 
d'Antioche, Severe, s'enfuit en Egypte par crainte de Vitalicn. Paul, un ex- 
directcur du xenodochion d'Eubule, devint patriarche ä sa place. 



V. — EVAGRIUS 

Evagrius, surnomme le Scholastique (avocat), naquit vcrs 536 ä Epiphanie en Syrie 
et mouriit apri-s 593. Son Histoire ecclesiaslique est une eontinuation de Socrate, 
Sozomene et Tlieodoret. Elle comprend six livres et commence aux preliminaires du con- 
cile d'Ephese (431) pour s'etendre jusqu'ä la douzieme annee de Tempereur Maurice 
(593-594). 

Edition citee : The ecclesiastical history of Evagrins with the scholia edited by 
J. BiDEz and L. Parmemieh. Londres, Methuen, 189S. 



p 131 'E)c€e€>.iri[XEVou Toivuv (t>.a6ixvoij, Seuripo; im t6v UpaTixöv tyi? 'Avtioj^ou Opovov 

1 20 V •/ , _ .. ., _ \ .>• \ - , , \ . 

,.. jjj avi'.ui, yffljAy.Tilo'jTr,; tt,; tcoasu; stoc zpwTOv /.xi 6(;r,)C0(TT0v x,xt ■7T£vt«!CO'Jio'Jtov, xvx tqv 

chap. 33). ^-^Qy [JI.-/-VX, TT,; eV.TV); £Triv£[y./i'(je(i); toO TvjvixaSe /.•J/.Xo'j, /.xta ttivSe Tr,v Yp5'<p''iv y_p»)j7.XTi^0'J- 

(77); TCpwTOV TEffTapaxoiT&v )cxl E^xxoijtosTOV eTO£. "O; ::xTpiÄa Tr,v Scoi^oiv'AiTwv xV/ipwci- 



Flavien ayant donc ete chasse, Severe monta sur le tronc cpiscopal 
d'Antioche en l'an .561 de l'ere de la ville, au mois de novembre, ä la 
VI" indiction du cycle courant', alors que l'epoque ä laquclle j'ecris ceci 
est l'an 641 de cette ere"'. Originaire de Sozopolis, une ville de la Pisi- 
die, il etudia en f'ernier lieu le droit ä Beryte. Quittant l'etude des lois, 5 

1. C'eslä-dire au inois de novembre de ran 512 de notre i're. — 2. C"esl-ä-dire en l'an 592 de nolre 
6re. 



[291] V. — EVAGRIUS. 375 

Ti'cüV 5/. fje Tr,q Twv vo[j.tov ä^x'/fTcWc i'j% tou äyiou [ji.sTx)v7.5(jv ßa7TTi<7[/.aTO? iva -rö Upov 
Tö'fAEVo; AeovTiou TOÜ Oeffireitoi) (jt.apTupo;, tO'j STil t'^; TpnwO>.iTüiv «totvi/CTj; TiafzT-ou t'.jao)- 
{te'vou, ItcI tov [^.ov/fp-/) ßiov [astti^Qsv ev tcvi ippovTtffTvipiw, ävoc Tov [y.£(jov y^öipov /.siaEVW 
FaCvi; TOU luoXt'Tij.aTo? y.«i tou >.£yo[/.£'vou Mai;o'j[jt.a *Toij TCo>,ty_viO'j. "Ev9a x.al DsTpo? ö "Kvip * P. 132 

5 ö TT,; aÜTvi? Fai^r,; irpoei-^peüca; xkI cjv TtfAoÖaip Tqi Ai>iOupto 7:£©Euytü? Siöe tüv aÜTöJv •/■/>.0s 
(j)4a[jii/.KTcov, TColuv 'Xo'yov ea'jTÖ •/.aTx'Ae'XoiTCÜc. Ra.1 Nv)(pxA;ti) uiv ö Seuvjpo; O'.a'Xoyixw; 
<ju[/,TCX£y.£Tai, T-^i; aür?i; aÜTw TipoTspov /.aOecTWTi [/.ot'pa; Trepl tyiv [J.iav (püciv, ü(jT£pov ö£ 
T^; SV Ka>.yv)Ä6vt ouvdf^ou /.al tcöv ^uo ■:Tp£(jS£uovTwv ©'jtei; etti tchj x.'jpiou 7;;j.(ov 'Ivicoü 
XpicToO y£VO[ji.£vw. 'E^sXauvETai Se irpö; aÜToO Nvi^aAiou y.xl twv cyv «ütw tou oikeiou 

10 opovTiiTvipio'j, [jiEf)' ereptov TTplXtiv TZ 7TÄpx-7//|(jia ^o^a^ovTwv «üt(o. "EvÖev etcI tyiv ßa- 
siXecj; «vstci TCo"Xi,v, 'jtce'p t£ aCiToO xal twv i'[/.a aÜT&i s^E'XviXajxsvtov itpjijSejcwv /.al 
'Ava(7TK(7;w TW fia'7i>.£t yv<Jpij;.o; KaOwTaTai, w; Ta irspi toijtwv t£> cuyyp«;^'«^'^' ■^^'' Seuv 
pou ß;ov ävEt'XTiTTTat. 

Suvo^Hias Totv'jv CTtffToX«? ypz(p(i)V ö S£ii-^po; pviTw? t:^^ sv KxX/y)i*6vi cjvoSov iva- 

Ij rihsii.x'71/.v ivspt O'j Tx itpoi; 'AXy-tiwvx «pvidi ypx[jL[/.aTa, twjtI t» p-fljy.aTa* 

« Ta [j.£v (juv'j'^i/.i TtjAoÖEOu TO'jV'jv RMvcTavTivouTColEw; lBijj>-f\ IvTxuOx £V rTalatiTTiv/), 
T, ^£ xaOxLpEC'.i; Mjcy.E^ovcou xal fl>Aa§ta.vo'j oÜk sSe^Ov;' xKV oüSe tz ciivo(^ixi'. SEuvi'po'j. AXXa 
/.al ol xo(ji.{(ja.vTe; ivTaC/Ba ccTiaxiÖEVTe? /.xl üSpioGs'vTEc z^iu; £(puyov t'ä? tto'Xew?, etc' aÜTOu; 



il rcgut le Saint bapteme dans Ic temple sacre du divin martyr Leontios, 
qui est venere ä Tripoli sur la cöte de la Phenicie, et embrassa aussitöt 
la via monastique dans un couvent situe entre la ville de Gaza et la localite 
dite Maiouma. C'est lä que Pierre riberieu, qui fut eveque de cette meme 

'> ville de Gaza et qui fut banni en meme tomps quo Timothee Elure, prati- 
qua les memes exercices, laissant apres lui une grande reputation. Severe 
en vint ä discuter avec Nephalios, qui avait ete auparavant comme lui un 
adepte de la doctrine monophysite, mais qui etait devenu dans la suite unpar- 
tisan du concile de Chalcedoine et de ceux qui professent deux natures dans 

10 Notre-Seigneur Jesus-Christ. II fut chasse de son couvent par Nephalios 
et les siens, avec beaucoup d'autrcs qui partageaient les raemes opinions 
que lui. 11 monta alors ä la ville imperiale pour supplier pour lui et pour 
ceux qui avaient ete chasses avec lui, et fit la connaissance de l'empereur 
Anastase, ainsi que cela est rapporte par celui qui a compose la Vie de Severe. 

15 Severe ecrivit des lettres synodales dans lesquelles il anathematisa expres- 
sement le concile de Chalcedoine. La lettre adressee ä Alcison raconte k ce 
sujet ce qui suit : « La lettre synodale de Timothee, qui est maintenaiit pa- 
triarche de Constantinople, a ete regue ici en Palestine; la deposition de 
Macedonios et de Flavien n'a pas ete regue, ni non plus la lettre synodale 

20 de Severe. Ceux qui apporterent celle-ci, furent outrages et iajuries, comme 
il conveuait, et s'enfuirent de la ville ä la suite d'un soulevement du peuplc 



10 



376 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [292] 

ToG S-/ip.ou T£ jcal Twv [j.rjV7./(r)v /ttv/idEVTCöv. Kat -/i [j,£v llaAai(7Ti'v/i SV TO'J-OIC Y,V. TcüV ^i 
ütc' 'AvTio/£ixv 'A [7.£v (TuvapnacOevTE; üiZTr/ß-nnuy , zi wv scti -/.xl Maptvo; ö B-/ipuTO'j 
eTrwxoTCO?- oi Se ßia -/.al «vay/.r, cuvs'Ösvto toT; (rjvof^ix.orc Ssurlpo'j, ävaÖe[AaTi<jy.öv eyo'jGiv 
äu.a TY,; «jUvoSo'j nal tüv 'Xotircov TcJiv aipriy.OTWv S'jo ipücei; vi lötoTViTac im tou Rupiou, 
T-?ic caojto; vLvX TV)? OaoT7,To;- oi ^e [;.eTx tq e^ ävayit'l? ouvOscOai jxeTxSaVAo'iAevoi ävexa^E- 
cavTo, cüv EWiv ol ÜTto 'ÄTtaastav ETtiir/.OTCOf a>.'Xot oe xocOöXou o'j/. vivEcyovTO iTuvÖEirÖai, (uv 
P. 133. gj^tv 'lo'Aixvö? b BooTOüiv xai 'E-t^dcvio; ö Tüpou */Cxl a>.Xoi tive'?, w: <px(7i, twv etticxo- 
TTojv. Oi Se "Isaupot vGv ivatv/i'ij/xvTE; EauTÜv (aev xaTKY'vwTKOuciv etcI t^ TtpoTE'px E^aicxTV), 
SsuTipov Se -/.al Tou; cuv aÜTw äva6£(AaT{^0'j(7iv. "ExEpoi oe twv 'jxo S£UY;pov E-tiTXOTCwv x«i 
•/Ar,pty.Sv Ta; £)c/.V/i5ix; äcpEvTsr Ecpnyo''' "^^'' ^"^"^^ ^■*' "^ BouTpwv 'lou^ixvo; xxl DETpo; ö 
Axf/.acjco'j EVTaüfix ^layovTE;- iXKfx. y.xi Majxa;, Et; tl outo; tcöv Äo^xvtwv Süo i^xf/jau 
Etvat ToJv Ai'jw-opiavwv 'jo' (.)v ;txi S£i.r,po; }(.xrh/j>n, x.xTxyvo'j; xütüv tt,? a'jOaöEiai;. » 

Rxi [y.EÖ' ETEpa- « Tä 8l EvraSÖa (xovxffTrfpia xal aÜTx Ta 'lEpoirÄuj^a öp-ovoo'jct cuv 
Öew Tt£ol TTiv öpö/jv WiiTiv, -/.xl a>,>.at Se uXEiffTat TToXeii; [jieT« tüv ettw/Cottiüv • xepi <ov 
äirxvTCüv xai -/ijAtiv uposEu^ou jav) si(jE>.Ö£tv £i? UEipxcfAOv, ^E'flTTCOTa xytwTaTE y.ai Tijj.iwTaTE 15 
v5[ji.wv irxTEp. » 



et des meines contre eux. Teile etait la Situation en Palestinc. Quant aux 
evßques qui relevaient du siege d'Antioche, les uns furent trompös et sc 
laisserent entrainer (entre autres, Mariuos, eveque de Böryte); les autres 
adhererent par necessitö et par contrainte k la lettre synodale de Severe, 
qui anathematisait, outre le concile (de Chalcödoine), tous ceux qui ont r. 
dit qu'il y a deux natures ou proprietes dans Notre-Seigneur, celle de la 
chair et celle de la divinitc; d'autres, apres avoir adhere par nöcessite, 
changerent d'avis et se retracterent (de ceux-lä sont les öveques du siege 
d'Apamee) ; d'autres ne consentirent en aucune fayon a adherer, notara- 
ment Julien de Bostra et Epiphane de Tyr, ainsi que quelques autres eve- lo 
ques, dit-on. Les Isauriens se sont maintenant ressaisis; ils condamnent 
eux-memes leur prämiere erreur et anathcmatiseut Severe et les siens. 
D'autres parmi les eveques et les clercs places sous la juridiction de Severe 
abandonnerent leurs eglises et prirent la fuite. Parmi eux se trouvcnt non 
seulement Julien de Bostra et Pierre de Damas, qui sejournent ici, mais is 
encore Mamas, qui avait passe pour etre Fun des deux chefs des Diosco- 
riens, qui entrainerent notaniment Severe, et qui avait reprouve leur pre- 
somption. » 

Et un peu plus loin : « Les monasteres d'ici et Jerusalem meme sont 
d'un sentiment unanime, gräce ä Dien, au sujet de la vraie foi, ainsi que la 20 
plupart des autres villes avec leurs eveques. Prie pour eux tous et pour nous, 
ö notre tres saint maitre et tres venere Pere, afin que nous ne soyons pas 
Indults eu tentation. » 



f293J V. — EVAGRIUS. 377 



'^■KiiS-A TOtvuv TauTX Tx yfy.^j^jMTX li'f&i ToO; ütto 'ÄTTzjAeiav tgpe'a; xi:oT:-nS-7i<7xi octvo P. 133, 
Scuvi'pou, ^epe ti Trpo'iOüJpv oTiep ä? -/ijAa; TtaTpoOsv ^is'€-/i, si xal iCTopta ;J-£"/pt vCv oü:t ivei- m^, ijj 
>.-/l-7TTai. Kody.a; T-/iv -iiasTspav eiricxoTCÖv 'EtvI^ocveiäv r, tov 'OpovT-/iv tuvoiz-ov l^^st, xxi '^''*P' ^*^" 
Seu-flfiavo; ApeOoiicav x-flv aoTuysiTova, Tvpo? tx «juvo^wa Sey/i'pou Tapa^Ot'vTc; xai täc 
i Sicsivo'j xotvwvia; lawcalt; äiroppyf^avTe?, [iiS>ki'ov JtaOxipesetog xötw ^laTCsjAirovTai ecrexi -r-^v 

'AvT'/j'j^^OU TToXtV STTlff/.OTCoCiVTl. 'Ey^CJipii^OUCl 5e TO ßlßllOV AÜp-ZlliavC), TW TÖjV ^tXÄOVWV 

TTpÜTtp TV); 'EiticpavecüV o; s:t2i^'Ö tov Ssu-öpov eiJs^O'ae'. /.ai tov tvI? TocauTv;; STvw/.OTcvi? 
öy,cov, 0T£ T-/i; 'AvTtoyou xaTeiV/fipst, si6r,Ta y'jvaty.siav exuTöi ivaptÖel; ivpoc/isi tw Ssu-/)'p(i), 
i/tKt!,o'[A£v6; T£ xal OpuiTTd[;.£vo; y.xl oiz ivavTWv tÖ £ivai yuv/) (7}(^r,pLXTi(^o'a£vo;, xai to -/iXTä 
1" T-?;; y.i'^a.ySr,; (pzpo; [A£'7_pi Töiv itteoviuv xa^Ei';, ö>.0'i/upo[Ji£V05 t£ y.al [;,uyiov ivoTvicofXEVoi;, iy.£- 
T-/)pia; Tivo; irpo'jy-/i'[xxTi tcoowvti tw S£U-flp(p t-/iv y.a9xip£Giv ettiÄii^wci- y.xl ravTa; ^la^XaSojv 

TOU £TCOI/.c'vOU £<;£1'71V öjAlloU Xxl OpaTaÜ TViV GWT-/ip;aV* <aV£lTai, TVplv TOV SeUVJpOV TOt £V TW * P- 134. 

ß'.S>.''w X£t^a£va yvS}vy.'.. OyM; S' oOv ö Sjovjpo; Kai to ßi6>.wv Äe?a[;.£vo; y.al tx äv xÜTw 
C'jv£i;, TU oiy.£uo 7wpo5£y.apTE'p-/ii7£ Opovw, [J-iyoi ty;; 'AvacTaiiiO'j teIeutt,:. 
15 ßj oOv 'AvxoTxcio^; tx gTul SEUvipw y£y£vv)pi.i'va fJisyvoj, i'JTopriTEOv yip t/jv -:a;i,v 



Mais puisque cette lettre dit que les eveques du siege d'Apamee aban- 
donnerent Severe, racontons egaleraent un fait que nous tenoiis de notre 
pere, bien qu'il n'ait pas encore ete rapporte jusqu'ä preseut par les histo- 
riens. Cosmas, l'eveque de notre ville d'Epiphaiiie, qui est arrosee par 

5 rOronte, et Severien, Tevi-que de la ville voisine d'Arethuse, s'etant irrites 
contre la lettre synodale de Severe, et s'etant separes de sa communion, 
lui envoyerent un libelle par lequel ils le deposaient, alors qu'il occupait 
encore le siege episcopal d'Antioche. 11s remirent le libelle ä Aurelicn, l'ar- 
chidiacre d'Epiphanie. Celui-ci craignant et Severe et la majeste dun si grand 

10 episcopat, revetit, ä son arrivee ä Antioche, un costume de femme. II s'a- 
vanga ensuite vers Severe, en se pavanant, en faisant des fagons et en se 
donnant en tout l'allure dune femme. Portant son volle baisse jusqu'ä la 
poitrine, et se lamentant et soupirant profondement, il remit, sous forme de 
supplique, la deposition a Severe qui passait; puis, ä l'insu de tout le monde, 

15 il se glissa hors de la foule qui suivait, et acheta son salut par la fuite, 
avant que Severe n'eüt pris connaissance du libelle. Apres avoir recu le 
libelle, et apres l'avoir lu, Severe continua neanmoins ä demeurer sur son 
tröne jusqu'ä la mort d'Auastase. 

Lorsque Auastase apprit ce qui etait arrive ä Severe, — il faut en err(n 

PATIl. ÜU. — T. II. 2(; 



378 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [294] 

otlavÖawTCw; tw 'Ava^TTaGito ÄtsTx.S'jaciy.EV/iv , irpocTaTTSi 'AGta-i/.o) t-/iv CTpaTtuTur.v 
io/r,v T?,: sv f^Olvl/.•/l AtSav/ista? s-iTiTpa-jvTi, KoTi^av xal Ssuvipiavov T(ov 0!-/C£icov £^E>.ai7ai 
Öpo'viov, f^ioTt TW Ssuvfpw T-7i? /.aOatpecsw; t6 ßtSliov TTETTÖfAipaciv. "Oc lireiSr, toc t?; lüa; 
-/waT£i>.-/i'(pst [xs'pvi 7:o>.>.o'JC t; tüv Rrj<7;xa icy.l Ssy/ipiavou SoyfJiaTwv ävTS/opLEVOu: s'jpe jy-rAa 
T£ Y£vv'.-/.w; aÜTöiv ävTiTCOioupiEvar tk; C(p(av 7:o^£i?, ävflYaye tu 'AvacTa^'w ivatawTi (X-/) 
(^'JvaijÖai TOUTouc twv oly-eiwv ouya^Eujiv Opovcov. ToiroijTov TO'.yapouv irepiT.v cpi'XavOpwTTi.ar 
T(T) 'AvacT7.'7'o>, w; ^iapp-/iS-/iv ypsctj/xi tw 'AdiaTtxw aT.Ssv ßo'ÄauOa-. TrposXOeiv, p,Ä' av £i 
p.Eya T£ y.%: ä^ioloyov -^j £i-£p al'jAaTo; pavU ex-^soiTO... 



P. 146, 1. 3 K.ai ävz Äe tö Bu^avTtov 7;poc6-/i'x.T,v to'j ßaci'XEw; ev t(Tj Tptffayiw ßo'jV/iOs'vTo; iroir'- 

cliap. 44). uacSai t6 « 'O CTaupioOclc Ät' r,|Aä; )), [/.EyiTT-zi CTzcic yEyovöv, w; e; Ta (AalwTa ty;; io 
XpwT'.avüiv 6pr,c;t£ta; äÖETOufJiEVT,?. Tl; ap/;/iyov y.xi TrpocTaT/.v yEVEiOa! tov Ma/.tÄoviov 
/.ai TOV ütc' aCiTÖv -/.VÄpov ii£uf,po'c ip-/i'7i irpo; Sa>T-flpi//jv vpacpwv, oöttw jaev Upa.Ttxo5 tet'j- 
■ftc/Mt Opovou, £t:1 ^e t^? ßa/jiT-EW? i^iatT(o|j.£vo;, ot£ toO /.ar' a'jTov, öi; jao; lalEy-Tai, riv 
ete'oo'.: äif/ilxÖ-zi |i.ova(JTyipio'j- ■irpor toi; Ir/Oclc, /.ai ex. to'jtojv otj^ai töjv ötaSoT^üv tov 
MooiE^dvtov £y.§£6>.7ic6ai. 



raconter qu'Anastase arrangea cette afTaiic avoc bienveillance, — il (nJoiiiia 
ä Asiaticos, qui avait cte charge du commandement des troupes de la Plienicie 
Libanaise, de chasser Cosmas et Söverien de leurs sicges, parce qu'ils 
avaient envoye ä Severe le libelle de sa döposition. Asiaticos ötant arrivö en 
Orient et ayant trouve qu'un grand nombre de gens adheraicnl aux doctrincs 5 
de Cosmas et de Severien et quo leurs villes prenaient fait et cause pour 
cux avec beaucoup de courage, fit savoir ä Anastase qu'il ii'etait pas possiblc 
de les chasser de leurs trönes saus effusion de sang. Or, teile etait la bonte 
d'Anastase qu'il ccrivit en termes precis ä Asiaticos qu'il ne voulait jjas 
qu'on mit ä execulion une all'aire, meme grande et remarquable, du mo- lo 
ment qu'il fallait verser uue goutte de saug. 

3 

A Byzance, l'empereur ayant voulu ajoutcr an Trisagion les mots : Celid 
qiti a (He crucifii' pnitr nnus, il s'ensuivit uue tres grande sedition, conirae si 
la doctriue chretieune etait profanee au plus haut point. L'auteur et le chcf 
de la sedition fut Macödonios et son clcrge, d'apres ce que Severe raconte i5 
dans la lettre qu'il ecrivit ä Soterichos, lorsqu'il u'avait pas encore obtenu le 
tröne episcopal, mais qu'il sejournait dans la ville imperiale, apres avoir 
ete expulse de sca couvent avec d'autres, comme je Tai raconte. G'est ä 
cause de ces calomnies, je crois, et pour les raisons indiquees, que Macedo- 
nios a ete chasse, -" 



[295] V. — EVAGRIUS. 379 



Töv Se ye Seuvipov o? zr,:; 'AvT'.oyou irpcledpo; exej^^eipoTÖv/iTO, xzÖa tx (pOzsav-a Sir.y/i'- p. 154, 

y.ai az)ii<jTz ye jv rai; /.yAouasvau svOpoviCTt/'.ai'c rjuXkxScn;, ■a.xI zcd; toutojv äjAOiSaiai^ i^'iap- 4)- 
a; ^i£TC£[j.({/aTO TOI? h.a.'sxd-fw TTaTpizpyat^ — sSs'j(^0-/i(iav i^e [7.ovov iv« Tviv 'AT^e^zv^pou 

j TToXtv TCoö? 'Iwzvvo'j Toiji [j.STX. Tov TTpoTcpov 'Iwavvfiv, Aio(7)copou TS otO x.ai Ti[/.oOe'ou — a'i 
•/.«t [^.ej^pi; ■/i[Ji.ov (^tasoS'^ovTa; , TTo'X'Xa'! t£ svTeOOev koctz T-zi; £X,/.>.vi<7i'a; eTravEiir/TJav £pi^£? 
x.al ö TticTOTO-To; ^iripeOr, 'X£w;, -/.£'X£'j£i lo'JdTivoi; tw TCpwTU Tvi? aÜTou * ß«i7i>v£ix; £Tet ♦ P. 155. 
C'j(j)^£ÖevTy. TOV Ssuvipov TTO'.va; ct(7TTpa70T|Va.t t-^; yltoc»?"/)? oiaT£[i.vo[/.£VY)?, w; ävioi; ^ly.- 
TeöpÄYiToct, EipYivaio'j tvjv 7vpa;iv ayy^^eipurÖavToc 0; scpe'.cTTvfxei t-^ icox twv «p)(^wv ocva ty)v 

10 'AvTio'^ou. ni(jT0'jTai ^£ TSC TVcfl TU; xaT' x'jtov £770/71; TOV Etp-/ivxlov £yy£ipwÖ/|Va'. ö 
S|£i;vipo; TCOÖ; ivioo; Töiv 'AvTioye'tov ypacpwv /.al tov Tpoirov tvj; (puy?i; Siviyo'JaEvo;" svOa 
rj.5y117Ta.1c loi^opiat; TOV EcpvivxJov [iaXlei ü; — aoav aÜTw (puXa)CYiv äx.piSv) irepiÖevTX u.7i 
^la^pxvat TT,; 'AvTtoyo'j. 

Eioi Se o'i ipaciv w; BiTy-Xiavo; t/)V yXwTTav £5-/)Ty)axT0 to'j w£u-/i'po'j, siijeti Tapz tco 

15 'lo'jGTivw TK irpcoTKiTa fJo/.wv cp£'p£iv, öioTi ye £i; k'jtov Gbp'.^ev sv toi; iauToS >.oyo'.; 6 



Elu patriarche d'Antiocho, ainsi que nous l'avons expose plus haut, Se- 
vere ne cessa d'anathematiser chaque jour le concile de Chalcedoine, surtout 
dans ses lettres d'introaisation et dans celles qu'il envoya partout aux patriar- 
ches en reponse ä des lettres de ce geiire. Los siennes ne furent reQues qua 
Alexandric par Jean (III), qui succeda ä Jean (II), par Dioscore et Tiraothee. 
Elles sunt parvenues jusqu'ä nous; elles ont fait naitre de nombreuses 
discordes dans l'Eglise et ont mis la division parmi les fideles. C'est pourquoi 
Justin ordonna, la premiere annee de son regne, d'arreter Severe et de lui 
infliger comme chätiment d'avoir la langue coupee. Au dire de certaines 
personnes, ce fut Irenee, alors le chef des troupes de l'ürient ä Antioche, 
qui fut cliarge d'executer l'ordre de l'empereur. Dans la lettre qu'il ecrivit ä 
quelques habitants d' Antioche et dans laquelle il raconte comment il s'en- 
fuit, Severe confirme qu'Irenee fut charge de proceder ä son arrestation. 
Dans cette meme lettre, il accable Irenee des plus grandes injures, parce 
15 qu'il l'avait fait surveiller avec soin par toute sa garde pour Tempecher de 
s'echapper d' Antioche. 

II y en a qui disent que Vitalien demanda la langue de Severe — Vi- 
talien paraissait encore etrc en tres grand credit aupres de Justin — 
parce que Severe l'injuriait dans ses discours. Severe abandonna son trone 



10 



38Ö TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [296J 

Seuvipo;. <t>£uyei o' O'jv tov oiz.£ibv Opovov äv« tov FopTViaiov [/."öva, ov Se7VTc'(x.€piov vi Pw- 
[;,ai(üv Is'yet (pwvvi, £§oo[/.ov x.al £^7//.Ci'7Tov /.al ir£VTa)tooto(>Tov £to; ypvj[i.aTt"(^ou5vi; tv)? 
'AvTtoj^ou. Kai [A£t' aÜTÖv I; tov EauToC Opdvov avjwi HaiJAo;, y.£'X£u(jO£l; tyiv sv Ralyn- 
oovi GÜvoSov ävaipavÄöv •/.vipuTT£tv. UxöXo^ (X£v ovv eOe'Xo'jcio; ävaywp'/icag tyj; AvTidyou, 
Tviv TTzvTcov cTeXTiSTai iTopEi'av Tov ßi'ov ota[/.£Tpr,i7aj/.£vor. Eücppzi^io; o£ [;.£t' aÜTOv £^ 
'l£prj(7o'X'J[/.{uv im TOV /taT' kOtov ävcwi Opovov. 



■ ^ > 'IciUiTTtviavo; u.£v O'jv Toiv ev Ka),yvi6o'vi (JuV£>.r,'Xu6o'Tci)v )C«i Twv Tcap' aüxtSv £)IT£0£1[/.ev<ov 

(liv. IV, u.x'Xa Y^vvi/cw? ävTeivETO, ösoÄupa 8e ri toutou cjvoixo;, twv ai'av ou^iv >.£YdvT(dV £tT£ 
chap. 10). ' _ . , / , , V , 

xal Ttöv äX/]6to; o'jtw; EydvTCüV — vivixa yap ö iVEpl tcictew; Tipo'^irai lo'yo;, Trarepe; te 

ivpog TtaiÄas, TraiSe'^ te aü T7p6? tou^ (p'JvTac ouffxavTat, yuvv) TS tov l'oiov ya.^.ixvy, av/(p te 10 

aO TvaT.iv irpo; T7;v i^i'av yaij.sT'/{v — , eite y.y.l ica-z T'.va luyxsi'f/.EVfji oi/.ovo|Aiav Iv' o [aev 

Tibv IsydvTwv Suo ^uoeig £7:1 XpiCToD toO ÖeoO vip-üv [/.ETa Ty,v evwiiv ävTjy_7,Tai, r, Se twv 

TvpEcSEudvTwv [Aiav cpuciv. "OjJM^ S' oOv äT^l'fl'Xot? oüix, i^iS{.8ona•^^ akl' 6 [aev tüv ev Rx'Xyvi- 

i^dvi cuvteOeIjU-evcdv [xa>.a iTCouoaiw; ävTETvaiJ-SavETO, rj Äe jAETa twv iZTr' svavTia? toOca T(üv 

■XEyo'vTCdv rxiav <p'ji7iv iTy.vTOiw; Trposvdsi, "/.al to'jc ys viaEi^aTTO'ji; TTEp'.s'Oa^.TCEv y.yX to'j; i'X>.o- ij 



au mois de Gorpiaios, que les Romains appellent « septembre » dans leur lan- 
gue, en Tan 567 de Vhre d'Aiitioche '. Apres lui monta sur son tröne Paul, 
qui re^ut I'ordre de prociamer ouvortement le concile de Chalcödoine. Paul 
s'eloigna de plein gre d'Antioclie, puis partit pour le grand voyagc, ayant 
termine le cours de sa vie. Euphrasios de Jerusalem lui succcda sur le tröne. 



Justinien adherait tres encrgiquement ä ceux qui s'etaient reunis ä Chal- 
cedoine et aux doctrines qu'ils avaient exposees, tandis que Theodora, son 
epouse, adherait ä ceux qui disaieut uue seule nalure, soit qu'il en füt vrai- 
ment ainsi — lorsqu'il s'agit, en effet, de la foi, les parents se söparent de 
leurs enfants, les enfants de leurs parents, la femme de son mari et le mari lo 
de sa femme, — soit qu'ils eussent fait cntre eux une sorte de Convention 
pour adherer. Tun ä ceux qui disaient deux natures dans le Christ notre Dieu 
apres l'union, l'autre ä ceux qui professaient une seule nature. (^)uoi qu'il on 
soit, ils ne se firent aucunc concession Tun ä lautre, mais .Justinien defendait 
avec beaucoup d'ardeur ce qui a ete etabli ä Chalcedoine, et Theodora, qui 10 
etait du parti contraire, prenait soin en toute chose de ceux qui disaient une 
seule nature : eile cherissait ceux de notre pays et traitait avec une grande 

1. C'esl-ä-diie en l'an 518 de notre öre. 



I. 24. 



[297] V. — EVAGRIUS. 381 

ÄaTCOu? [Aeyx'Xoig ypvj'fjiadiv s^e^ioOro. H /m ireiGe; tcv 'louoT'.viav&v [AE-rairejjnrTOV Eeu-Äpov 
TTO'.vfiraijQa'. . 

Sw^ovTÄt TOtvuv eivi(jTO>iai Seic/ipou Tupo; t£ 'Iouctivikvöv irpo; ts 0£OfW'jpxv §;' wv 
i'iTTi XaSetv w; <iaT' äpj(«; rflv Tvpoi; t/iv ßa'ii'Xetov öSov ^lavsSä'XeTO * [7-e9' o tov 'AvTioysiac ♦ P. 161 

5 y.xroO.iloiTZi Gpdvov ilir-rapov (ae'vtoi y.a.Tii'knfi TauTViv. Kai ysypaipsv tlj? äirei^vi -pi; t'/jv p|,gp jA 
ßactXstdC £y£yov£t isivjyi t£ tw 'Av9ii/.(p /.al ttj; 7r«paxXy;<j''ac ot oogvi? £'jp7;x.£ »jtÖv x.al 
Tri? £i? TOV 0£ov vo[/.'!(7£cü;, 77£TC£i/.£ Tr,? -/.aOEopy.? £/.'7Ty.vai. FEypaiVTai d'£ aÜTöJ xx 7:£pl 
TouTtov TCpo? ©Eoi^oaiQv TOV T'ov ' A'XE^av^pEcov £Tvi(7)co7roQivTX Toliv SV oi; )cal |j.£ya>.auj^Ei 
w; TOV xÜTov "Av6i[Aov iv5'r£i/t£V, üc, £ipviTa.i, T-/i; ettI yÄs Sd^Yi? xa.1 tyi; oixeiai; xa^E^pa; tx 

10 TOiaijTa irpoxpivxi. ^öyjv.aTa. <t>£povTai Se x.al 'AvO{[jr,ou irpoi; 0£Oi5d(Jtov £irti7T0>.al Tüspl tou- 
TtüV, 0£oÄo<j'!ou TS a'j irpog LEuvipov y.al "AvOipiov, a; TCxpi'virxi y.xTa'XirxiTzvwv toT? evxuyyavEiv 
TXUTai; ßo'jXoiAs'vot?, Iva ;r/i ir^-viOo; (XTCEipov s— £i(j/.ux.XYictd tw — apovTi ttqvw. 

"0[/.a); o' O'jv WC ävTtx.pu twv ßaeji^sw? XElEucpLaTcov io'vTsr -/.al rj/o 0£yd[A£voi Ta ev 
Ka7v^-/lo6vt (juvTEÖsify.Eva, äjAipw twv oi)t£'!uv £C'(iXa9£T'/)v Öpdvaiv, xal tov [j.ev 'ATvE^avSpEi'a; 

15 ZtütXo? ^laSs/ETai, TOV hl T-flg ßxci>.£{a? 'Eiut(pavio; 

rs'ypaiTTat S' oüv 'lo'jcTiviavü vopLoÖEGia ev vi tov SEuvipov xal "Av9t[iov cjv ETEpo;? p. lei, 
ävaTEO£[/.y.Ti)C£v, -reotvaic te [AEyi-TTaic 'jttote'Oeixe TO'jg tz exeivwv Trpes^EuovTai; ^o'y[Ji.aTa. 



largesse les etrangers. Ce fut aussi eile qui persuada ä Justinien de rappeler 
Severe. 

Oll a conserve les lettres de Severe ä Justinien et ä Theodora. EUes 
permettent de voir qu'au commencement il differait continuellement son de- 

5 part pour la ville imperiale, parce qu'il avait quitte le tröne d'Antioche, mais 
qu'ä la fin il s'y rendit. Severe a ecrit qu'apres son arrivee dans la ville 
imperiale, il eut une entrevue avec Anthime, et que lui ayant trouve des 
opinions somblables aux siennes et la meme croyance en Dieu, il le persuada 
d'abandonner son siege. II a relate les details de cette alfaire dans sa lettre 

10 ä Theodose, le patriarche d'Alexandrie, oü il se vante d'avoir persnade ä 
Anthime, comme il a ete dit, de preferer ces doctrines k la gloire terrestre et 
ä son siege. On possöde egalement ä ce sujet des lettres d'Anthime ä Theo- 
dose, ainsi que de Theodose k Severe et ä Anthime. Je les passe sous 
silence et les laisse a ceux qui desirent les lire, pour ne pas inserer dans mon 

15 Oeuvre une matiere trop considerable. 

Theodose et Anthime allant ä l'encontre des ordres de l'empereur et 
ne recevant pas ce qui avait ete convenu ä Chalcedoine, furent chasses de 
leurs trönes ; Zolle regut celui d'Alexandrie et Epiphane celui de la ville 
imperiale 

20 Justinien ecrivit une Constitution dans laquelle il anathematisa Severe et 

Anthime ainsi que d'autres, et oü il menaga des plus grandes peines ceux qui 
professaient leurs doctrines. 



382 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [298] 



VI. — THEOPHANE 

Theophane, dit le Confesseur, naquit sous le regne de rempereur Constanlin Copro- 
nyme (741-775), et mourut vers 1 'an 817. 11 ecrivil sa Chronographie entre SlO/11 el 
814/15 dans le but de continuer la Chronique de son ami Georges le Syncelle (f 810/11), 
qui etait restee inachevee. L'ceuvre de Theophane va de 284 ä 813, c"est-k-dire du regne 
de Diocletien ä la chute de lempercur Michel 1" lihangabe. 

Edition citee: C.de Boor, Theophanis chronographia, vol. I, Leipzig, Teubner, 1883. 

1 

P. 152, 1. ü To'jTM TW sTji [^.ovxyoi TivEc ab£Ti-/.oi g' e).6ovTe; aTTO äva.To).-7,; £v tw B'j!^avTiw 

eoo-n *'^* Seuvipw tu i^ufjceßei /.tix Ma/cs^oviou y.al tv-? cuvo^ou sctto'jSx^ov. To'jtqu; 'Avx- 

(TTacio; evTifAco; lÄetaTO m; eyOpou; tvj? ä>.Y)6£ia; -/.ai Tapx^avTac Tr,v ivxTolr.v xal wie 

Tot aÜTa TCpoicffovTa; ' 

P. 152, "Ocot Se •/.V/)5t/.ol xal Xaiitoi aipsTwioi ETUvyavov £v tw ButavTi'o), tco Ssw^pw xal 

Toi; aioETtKoi; aovayoT; ivxToXi)COi'? scjro'XxJ^ov x.aTZ Maxsooviou ctuouox^ovts; . Oi be 
xaTot rry l\aLKa.'.(7-:b)-rn fJjO(popoi [j.wcL'fW. "QfCtM Osiu jciv/iOe'vTs; y.)Aqv ei; TÖ Bu,ävTiov icaTa 
Stuvlfou "/.al TöJv I7UV aÜTü) [^.ovaywv . 



P. I5i, -p,-;, ^' a,jT(V) eT£'. /.al /caT« May-eSoviou ö ßa(Ti.>.eu; (Tuv£(7y.£'Ja^£V )cat ol iirocyKTTai 

"1. 3 ■ • 
(A. M. 

6003). j Qf extiail n" 1 de Theodore le Lecleur. — 2. Cf. ibidem exliait n" 2. 



1. 27. 



En cette annee, deux cents moines h^rötiques vinront de TOrient ä 
Byzance aveo l'impie Severe et se mirent ä attaquer Macedonios et le concile 
(de Chalcedoine). Anastase les regut avec honneur, parce qu'il voyait en 
eux des ennemis de la värite, qui avaient trouble TÜrient et qui allaient faire 
la meme chose ici 

Tout ce qu'il y avait en fait de clercs et de laiques heretiques ä By- 
zance, frequentait Sövere et les moines heretiques orientaux, et attaquait 
Macedonios. Mus par un zele divin, les pieux moines de la Palestine vin- 
rent ä Byzance pour combattre Severe et les moines qui etaient avec lui. 



La meme annee, l'empereur machina des intrigues contre Macedonios ; 



10 



[299] VI. — TIIEOPHANE. 383 

[A£Tz [j.'.cOtdTüiv ojrlwv SV 7(0 'Afya.yyiliii to'j 7:y.>.aTiO'j y.xi sv tyi [;,syi>.r, s/.üV/icia J/a)^- 
■XovTSc £v )tupia)c-Ä To Tpi-TÄyiov TCpOTeTiOouv t6, « d TTaupwOei; ^i' Vjy.a; », wijts to'j^ 
öpOo^ö^ou; ic, ivzy/.vi; v.sTa TvV/iywv «.Otou; DJ-ccni.. 'O ^e [ixiiils'j; Tupoipocvöc ^w -tov 
XTtoo'ytOTiöv y.ovaycov /.ai /Aripi/.öJv /.ai lo'jT^'.avoij tou Kaoia; ttote aTt'.cxoirou, stvs'.tx i^e 
'A>,i)capv7.<joö y.ai Ssv/fpou tou S'jcieSo'j; £ti [/.ovayo'j o'vto; STTo'Xaj/.si -rov Ma/.s'^cviov ufipsGi-/ 
aÜTCv Ä-flij.octai^ xicypxi'c 7U[/.6zX"awv ' . 



ToTS xal <l>Xa€^iavov sfnto'jJaire toS Opovou 'AvTio^etac ex.§a>,£rv ö Trapzvoj/.o; ßafft'Xsü? P- 156, 
•/.xl Seu'^pov Tov Tupocpav?) tt,; i/.r.Ost'x; syOpov ävT£i'7XY*ys''*'- 'E~£6evT0 0£ y.aTviYCipoDvTE; (A. M. 
aÜTÖv OTi CToy.aTi i^.ovov tyiv u'Jvooov äv£6£L;.r.Ti<r£V, )cal oü /.apoiz" Xotitov y.al cuvsSoü'Xeuov 
10 a'jToJ OL TTsaCfiOEVTs; apj^ovTE; Trapoc toO ßa.oi>.£w; to'j s^SüJuat aÜTOV o'Xiyov 'jTToywp'fl'JXi f^ia 
TOV Tapa^ov. Toutou oj t!; IlAaTscvous E^e'XOovTO?, eüOsu; töv i^'jiTjßvi w£uvipciv sysipoTcI- 
v/icxv TupQ(j[y.ovacavTa sv t^ |j.ovfl Ttüv aTiOGyiTTiöv Tz'Knnwi tou Maioup-ä Fai^v);. «b'AaSiy.vov 
Se £V üsTpau £^(ipwav y.al alXou; ttoIaoÜ; sTCW/tÖTCOUi; ctS'/)püj[/.£VO'j; xal H.)>y)pixou; xal 
u.ovx/0'j:. IlAix; ^£ ö 'hpoToX'jy.wv äv7.yxa^ojx.£vog ü— o tou ßaTO.s'w; r, Ssuvfpw y.oivtovvi'ja'. 

1. Cf. Tlu'odore le Lecteur, cxtrait n" 3. 



et les schismatiques , ayant avec eux des gens soudoyes , chanterent le 
dimanche, daiis la chapelle de FArchango, qui se trouve au Palais, et dans 
la grandc Eglise, le Trisagioii avec l'addition : Cclui ipd a etc cniciße poiir 
noiis. II s'ensuivit que les orthodoxes furent obliges de les chasser en les 
5 frappant. L'empereur se servait ouvertement des moines et des clercs schis- 
matiques, de Julien — qui fut d'abord eveque en Carie et ensuite eveque d"Ha- 
licarnasse — , ainsi que de l'impie Severe qui etait encore simple moine, pour 
combattre Macedonios et pour l'accabler publiquement d'injures indign^s. 

3 

L'inique empereur s'appliqua alors ä chasser Flavien du trone d'Antioche 
10 et ä le remplacer par Severe, l'ennemi declare de la verite. On Fattaqua en 
l'accusant d'avoir seulement anathematise le concile (de Ghalcedoine) de bou- 
che et non de coeur. Les magistrats envoyes par l'empereur pour le chasser, lui 
conseillerent alors de se retirer un peu ä cause des troublcs. Lorsqu'il se fut 
rendu ä Plataiioi, ils ordonnerent aussitot l'impie Severe qui avait embrasse 
1". la vie monastique dans le couvent des sciiismatiques tout pres de Mai'ouma 
de Gaza. Ils releguerent Flavien ä Petra, ainsi que beaucoup d'autres eveques, 
clercs et moines qu'ils chargerent de chaines. L'empereur obligea Elie de 
Jerusalem ä communiquer avec Severe, s'il ne voulait pas etre chasse de son 



384 TEXTES C.RECS RELATIFS A SEVERE. [300] 

r, T/|C e-wy-OTT-?,; r/.§V/i6-^vai, twv iJM-jxyß)V öyyMiyy-(a^ x'jtov, tt,; sTTiTy.o::-?,; fj.aT^Xov 
■/ipETtcaTO £/cgV/i6r,vai ' , y.al sy_£ipoT0v/i97) 'Iwzvvr.; iro cTaupoipulajcuv cruvOsfAEvo; irotETv 
o<ja 6A(i)civ. XeipoTOV/iÖel; Se oOSeTepov eTtotriiev. 

4 

P. 157,1. s. 'AvTwysiac stviwoto? Ssuvipo; £-/! T. Sic 157, 8; 160, 10; IGI, -25; 164, 29. 



P. 15-, Tiu-öÖEO? U TÖ ovojy.a Seu-fl'po'j ßo'AviBei; svTx^a; toi; Si-xüyoi; xal tÖ <t>>.a§iavoij 5 

(Ä. M. sy-Sa^ai üitö toO >.xoC; exw'XuOy;. Ssv/ipou yap t-/iv /.oivuvtav T:ivT£? o; opOdSo^o; scp'jyov, 

(Az'XiiTTa Ol u.ovx/01, ou; u-eTa TrHÖou: äypotxiy.oO Ttawpüv •!to>.a&'j(; ^(poveuiE Ta GuciaciT/pia 

ävaTse'ivtov y.al t» lepi (jy.e'JYi twv ö:'JoSö;wv ywveuwv ö UpocuAo;. 



1. 29 

(A. M 
6005). 



P. 158, 'Avumoicio; Se ti? £:7iömwv ys''-''^Öxi 5o'j; UaT-aiTTivr,; 'jTTs'ff/jTO rif) [ix'7i>>£T, « £• 



22 



(A.'m. p, -EWU 'Iwavv/iv, Tov u.ETa 'Hy.'xv ETic/.o-'JV 'hpocjWawv, y-oivcüVTiTai ^£U-/;pw, öiöEtv lo 

()0(l."i). 

1. Cf. TlKiodore le Locleur, cxtiait n" ti. 

trone episcopal. Elie pr^fera etre cliasse de son tröne, bien qu'il füt soutenu 
par les moines, et on ordonna Jean, un px-gardien de la Croix, (jui avait 
promis de faire tout ce quo Tou voulait. Une fois ordonne, Jean n'en fit rien. 

4 

Severe occupa le tröne d'Antioche pendant sept ans. 



Timothee aj-ant voulii mettre le nom de Severe dans Ics diptyques et 5 
enlever celui de Flavien, en fut empeche par le peuple. Tons les orthodoxes 
fuyaient, en efTet, la communion de Severe, surtout les moines, dont il en 
avait tu6 beaucoup en les cliätiant avec l'aide d'une troupe de paysans. Ce 
voleur sacrilege (Severe) renversa aussi les autels et fondit les vases saerös 
des orthodoxes. 'o 



Un certain Anastase desirant devenir duc de la Palestine, fit la promesse 
suivante ä l'empereur : « Si je n'amene pas Jean, qui a succede ä Elie sur 



i 



[3011 VI. — TIIEOPIIANE. ' 385 

t' XiTo«; ■/au'jiw ». AxSuv om ~/iV äpy^v •öAÖe'' ik 'l£po5dXu[y.x /.-/l 'loi/.vv/iv f;.-^ -eiÖo- 
y.£vov £t; cppoupav eveSa)^6v. Za;i^apia; Ss Ti; ä'pj(^t.)v naTiat-TTiV/n;, fisotpü-/;? av/)p, uTvsOeTO 

äiroxaTacTTotO'/i et? tÖv 0p6vov aÜTOu. ToG ^6 iTCO>.ui7avTo; aÜTov -mi. äTvo-/.aT«iTr/i(ia.vTCic, 
5 (jUvaYavwv t« ixovaGT-/ipia £i? tov vaov tou äytou ST£<pzvoij xal i^ikdta-i i%' a;j.§covo; äv£- 
8£u.r.Ti(7£ N£<7T6piov '<4a'. EuT\}/i^ xal D£ur,pov Kai SwT-npt/^ov tov KawÄp£iac, ivayopeucac 
TK? ivia? xai * o!-/.oi)i/.eviy.a; TECcapa; luvoSou?" itap-öv fJs y.ai "I'tcixt'.oc, ö icJs^.ipii^ö; tou • P. 1."j9, 
ßaci'XE'w?, avi /.oivwvwv Seuvipw t6 (jijvo'Xov. 



'A'Xxu.ouv^apw i^£, Tf.) ipij>,zp5((o xüv SÄpa/C-zivoJv, ßx-iTTtTOav-i S£ur,po; ö öutte?-/); P. isn, 
10 5üo eTVKDto'wous exsjAis xr,? T^iöSvi? a'jTOu [AETa^oüvat aÜTw. 0£oO Se ivpovoioc wo TÖiv (a. m. 

.-(v,>. ,*>»(C ,ft „X / \ /^ ril-,^\» / V' 6005). 

öpGoödcw^ ö av/)p EbaiTT'.ffQ-^ twv ö£yoaev(dv tviv uuvoöov. Iojv öe siticjcotcwv LEU'dpo'j 
Äia(;TO£(p£tv tÖv <pu'X«p-/ov tou ilviOoCi; Sdyij.aTOi; ttceu^o'vtcov, OaufiasTwi; aÜTOÜ^ •fl"X£yi;ev 
'AT^aaoijvfWpo? ^pajxaToopyiV. TOiy.'JT'f). "Ecf)-/i yap xpo; aÜTOu^" « Ypx[j.[;.aTx », (p-/i5iv, 
« £^£^xjj.7|V c-/i'(ji.£pov cri[;.aivovTx jaoi oti Mi/aviX ö äp)rxyye>.o; reOv/i/isv ». Twv öe eitco'vtuv 
15 äÄiivaTOv elvai to'jto, £<p-/) ö ouXap/_o;' « x,ai -w; Osd; yuavd; £r;T«'jpwO-ii JcaQ' üij.ac, ei ij.-/| 



le tröne episcopal de Jerusalem, ä communiquor avec Severe, je donncrai 
trois Cents livros d"or. » II obtint la chargo et se rendit n Jerusalem. Jean no 
cedant pas, il le jeta en prison. Mais un certain Zacliaric, prefet de la Pa- 
lestine, un homme pieux, mü par un zele divin, suggera ä l'evßque de pro- 

5 mettre au duc d'accomplir ses desirs, s'il etait rätabli sur son tröne. Le duc 
l'ayant reläche et retabli (sur son tröne), il convoqua les raoines dans l'eglise 
de Saint Etienne, monta en chaire et anathematisa Nestorios, Eutyches, 
Severe et Soterichos de Cesaree, apres avoir proclame les quatre saints con- 
ciles ojcumeniques. Hypatios, le neveu de Tempereur, etait present; il ne 

10 communiquait en aucune maniere avec Severe. 



L'impie Severe envoya deux eveques ä Alamoundar, le phylarque des 
Sarrasins, qui avait regu le bapteme, afin de lui communiquer sa propre infec- 
tion. Gräce ä la Providence divine, le phylarque avait ete baptise par des 
orthodoxes qui recevaieut le concile. Comme les eveques de Severe s'efTor- 
15 Qaient de detourner le phylarque de la vraie doctrine, Alamoundar les refuta 
d'une maniere admirable avec l'invention suivante. II leur dit : « J'ai regu 
aujourd'hui une lettre m'annongant la mort de l'archange Michel. » Les eve- 
ques lui ayant repoudu que cela etait impossible, le phylarque leur dit : 
(c Gomment, s'il n'avait pas deux natures, le Christ a-t-il pu etre crucifiö 



380 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [302] 

y^priaix.y oi toO Seuvfpou eictexo— oi . 



P- ^'5-' T(d 5' aÜTw 5T£i jcal Apsi^vvi 'Ä [iaciTiWca sTs'XeviTvi'jSv, Ol 81 jAovayoi -r?i; EpyfjAOu fJet'w 

(A. >I. (viAw xwou(/.£voi, TE^cotpa; StajjiapTuptag cuvTa^avte; ö'jo [jlsv sTvejA'J/av tw ßacO-sT, y.iav 

oe Toic aoyouci tt,; ytopar, /.ai, aixv tw e— it/Coitw lepocoT^üfioJv Tcoävv?;, otapi.xp'njpö- 5 
[isvoi, |U.-/;t£ t-?,;; iy'*' ^'' Xaly-vi^ovi c'jvo^ou icaps^e'XOeiv, [jt.-r,T£ tu ^udCESei SEWApu xoivw- 



6008). 



P. 1G4, "Yq^ (ii ETTIIXO-OU R(i)V(JTaVT'.VO'JXQ^£W? TijXoOeO'J iTVoOavÖvTOC, TwZVVYlV TOV RaTITCÄ- 

(A. M. ^öxviv, 7rp£G§\jT£pQv ■/.%[ Guyz.sA'Xov K.ioviTav-'.vou-'J'Xew; , £7rt(j/.'jTCov ö ^oLnike'j^ upo£/£i- 

piGaTO. U'jto; yeipoTov/jÖEt? tvi TpiTV) vi(/.£pz tou Tixcrftt. tav a7:o'7TOAW/iV EVcOucaTo <j~oKr,'v. lo 
'O (>£ 'Xao; TCo'XXviv (jxaGiv STTOiviffc tw Icjzvv/i tou ävaO£[/.aTiuxt Se'jTipov". 

1. Cf. exlrait n« 7 de Theodore le Lecteur. CiJdrönus reproduit ä peu pri^s lilttTalomonl cetle r6dac- 
tion dß riiisloire d'AIamoundar. Une rOdaclion du iiiiime genre se lil dans la ('.hroniigniphic anonyme 
qiie Gramer a publiee dans le t. 11 des Ancrdola graecri Parisiensin. p. :il(i. Gf. plus loiii la röilaeliün 
de Zonaias. — 2. Cf. ICxtrail n° 8 de Theodore le Lecteur. 



Selon vous comme Dieu seul, puisqu'un ange ne peut mcme pas mourir? » 
Lä-dessus, les üveques de S6vere se retirerent tout honteux. 

8 

La meme anuee, la reine Ariadnu mourutaussi. Les moiiies du desert, mus 
par un zele divin, composerent quatre protcstations; ils en envoyerent deux ä 
rempereur, une aux magistrats du pays et une ä l'eveque de Jerusalem, Jean, 5 
pour le conjurer de ne pas enfreindre le saiut concile de Chalcedoine et de 
ne pas communiquer avec Severe. 



Apres la mort de Föveque de Gonstantinople, Timothee, l'empereur 
nomma comme eveque le prötre et syncelle de Gonstantinople, Jean de Cap- 
padoce. Ein le troisieme jour de la semaine de Päques, il revetit (aussitot) lo 
l'habit apostolique. Le peuple fit une grande seditiou contre Jean pour le 
forcer k anathematiser Severe. 



1303] VI. — TIIEOPHANE. 387 



10 

BiraT^iavö; <^s ö 7ipoppr,0ei; (j-STOt QzvaTOv 'Ava-TTaciou 'Ioluttivw tu ^.zyxkio c^o^pa p. ir», 1. 3 
töX£KÖO-/l, WÜTE CTTpaTViAaTOu ä^wv Ttap' aÜTO'j ^s'^acOa! xal waTsuTai D.Öo'vTa gv Ru'(av-t(o coVli. 
•/Cxl ÜTTaTOv ivayopeuOriva!, icai y.ou.r.xa ITpxicsVTO'j irxppyiffiav ts sy^eiv Toija'jTriV ivpo? tov 
ßa(7i>.s«, wcTTE x.ai Seuvipov xpocxa^x; sx-SX-flOvivat x.al ivatp£Of,vai. vVi'av yi? "''i^ öp^öSo^o; 
5 ö Bixa'Xtavo?. 'O Äe Ssuvipo; äx-ouijai; ecpuyev, -/.al lou'Xtavo; 'AXi)4apva.<7oij sirtcxoTua;- y.al 
et; AiyuTTTOv äTV£>.86vT£? TaijT-/iv erzpaEotv, tov Trspl (pOaprou >cal ätpOapTOu loyov >tiv/i- 

ffaVT£?, AlOdy.ÖoOU ETJtlT/'.OTirOij-^TO; " AlE^avSpgta; SsUYlpOU ^£ Toij ^UTCsßoS; £/.1T00ü)V 

yeyovoTo;, IlaijXoi; £j(_£ipoTOv/i6-/i iitla-M-Kog 'AvTtoy_^£ta?, ö ^evoSöy^o; töjv Eü^o-J'Xou ' . 

n 

TouTo) TW I'tei 'ETTtöaviou, Ittic/.otcou RwvcTavTivouTCo'Xeü);, T£'XeuT-/i'<javTo; [x.-/ivi 'lou- p.217, l.i 
10 vtcü £ , tvdwTiwvo; t£ , £TTi5y.o— /icavTO? ET-/1 IC, xai [;.T,va? y , \ywj.Oi, a'.peTf/.oc, etclt/.otco; g^qg). 
Tpa7C£^0'JVTojv, aeTSTe'Qr, £v KcovcxavT'.vo'jTCCj'XEi. AyaTv^TÖ; os, o eTvii/COTtO; Pcöii.-/i;, sv 
TOUTCO TW eTEi av£X6('ov £v K.tdV(jTavTtvouTrQ7.£i Guvooov £xpoT7)<7£ ztaTi TO'j oyjceooij; S£UripQU 

1. Cf. Malalas, exirait n" 2; Cedrenus, dans Mignc, Pali: gi:, t. CXXI, cul. G93''; Zonaras, liv. XIV, 
cliap- V, p. 2GG (5d. Diudorf. 



10 

Apres la mort d'Anastase, Vitalien, dont il a ete question plus haut, se 
concilia entierement les faveurs de Justin le grand. II obtint de lui la di- 
gnite de general, remplit les fouctions de cousul apres son arrivee ä Cons- 
tantinople, fut proclame cousul et comte du IlpaicsvTov. II jouissait d'uu si 

■'> grand credit aupres de Tempereur qu'il ordonna que Severe füt chass^- et tue. 
Vitalien etait en eflet tres orthodoxe. Severe ayant appris la chose, s'enfuit 
avec Julien, eveque d'llalicarnasse. Ils se rendirent en Egypte et la trouble- 
rent, en y agitant la question de la corruptibilite et de l'incorruptibilite. 
Dioscore etait alors eveque d'Alexandrie Apres le depart de l'impie Se- 

10 vere, Paul, le directeur du xenodochion d'Eubule, fut ordonne eveque d'Au- 
tioche. 

11 

En cette annee, Epiphane, Teveque de Gonstantinople, mourut, le 5 du 

raois de juin, ä la XV indiction, apres avoir occupe le tröne episcopal pen- 

ij dant seize ans et trois mois. Anthime, un heretique, qui etait eveque de 

Trapezonte, fut nomme h sa place ä Gonstantinople. Mais l'eveque de Rome, 



10 



388 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. [304] 

/.ai louAia-^oS toO 'Alix.apvace'wc x.at T(iv Ioittüv ©eoTvauyiTcöv £v ol? y.al "Av6t[;.o;, ö- 
STvid/COTCo? RwvsTavTivouirolew;, ü? öjy.öcppcov «.ütöv xaOatpsOel? e^eS)v-/i8-<i -rr,; ßaci'Xiöo;, 
i-Kia-M-z-rtGOLQ u/r^voLC i'- y-al syeipoTov/iÖTi ivx' aÜTo5 Mvivä?, wpeiTSüTEpo; y.al ^evoi^o'/o; twv 
Sar7.i|/wv, Otto 'AyaTf/iToD, toO ttoct:« 'Pw(JL-fl; ' . 'AYa»r/--6; Ää, ö eu'C/.o-o? 'Ptiir/:?, ev 
]VCavT;(p wv e;cot[y.Y)9/i, JCal £j^£ipoT0V/i6n ävT' aÜToO StlSe'p'.o? J^-flCX? eto; ev. 

12 

P. 222, 1. 9 Xw 5' aÜToJ 5T£; Tt(Aof)6'ou, £Tvi'7y.öuo'j 'A>,£;av<^p«'a;, TsXeuT-fl'cavTo;, SerÄpo? ö 5u(7- 

6033). Teß-/)';, 'AvTio;(^£iac pix°5 T:pÖ£^pcic, xxl 'lou'Xtavö; 6 "A>.i>iapva(7£Ü; ev 'AXe^av^pe;« 
©uYÖVTEi;, Tcepl cpOapToy /.aX ocipOzpTou Sieve/Oe'vTs; x«t' äXV/i'Xwv yeYovaoiv, w? ä>ir,6e;a; ovre? 
ÄX^OTpior,. Roci ö a£V 0eoSö(7if>v. ö Äe raivxv 7;3oeß3c>.ovTO £i; ETVtuy.ÖTVOu; 'A7-ECavÄp£ia;' 
xa.'. Faiva? aev e/.szTVjde rr,i eTCiTZ-o?:-^; eviaurov, ö oe 0=oocloio; ouo. Touto'j; <^k 'lou- 
CTtv'.xvo; raiiiai; -/lYaYev ev Bu^avriw y.xl iTiV/iAMv y.eywp'.irjJ.Evou; oixiTä>;6xt TCpoTe'Ta^ev, 
HaCiT^ov Se Tivx Soicoupievov elvai öpOoScjVjv eTricuoTTOv 'A>.£^xvSpe{ag Trpo£§z>.eTO. Outo; r/jv 
u.v^'pi-flv Seu-/)'pou To5 iv.epo'j TTOivica^ e^eCV/.O'/i t-?;; eiricy-OTr/i? öpyTi TOÜ ß«(7t>vs'to; y.7.l eT^OiJv 
f^iexpißev et? 'lepoco'Xijpix ^ . 

1. Cf. Zonaras, liv. XIV, iliap. viii, p. 2So M. Dindoif. — 2 Cf. G6dr6nus, op. cit., col. 71(i'', 



Agapet, vint cette annee ä Constantinople ot convoqua un concile contre l'im- 
pie Severe, contro .lulion d'Halicaniasse et contre les autres Thöopaseintes. 
Anthime, Tev^que de Constantinoplo, ayant los memes opinions qu'eux, fut 
depose et chasse de la villc impi^rialc, apres avoir ete eveque pendant dix 
mois. Le pape de Rome, Agapet, ordonna ii sa place Menas, pretre et direc- 5 
teur du xenodoehion de Sampson. Agapet, l'eveque de Rome, mourut pendant 
son sejour ä Byzance et on ordonna ä sa place Silverius qui vecut un au. 

12 

La möme annöe, apres la mort de l'eveque d'Alexandrie, Timothee, l'ini- 
pie Severe, cet eveque adultere d'Antioche, et .Julien d'Halicarnasse s'en- 
fuirent h Alexandrie. Ils se disputerent au sujet de la corruptibilite et de '« 
rincorruptibilite, devinrent des ennemis, tous deux etant hostiles ä la veritö. 
L'un proposa Theodose, l'autre Gainos, comme ^vSque d'Alexandrie. Gainos 
occupa le trone episcopal pendant un an et Theodose pendant deux ans. Jus- 
tinien les fit venir ä Byzance, leur ordonna de vivre separes Tun de l'autre, 
et proposa comme eveque d'Alexandrie un certain Paul, qui paraissait etre 15 
orthodoxe. Gelui-ci ayant celebre la memoire de l'impie Severe, i'ut chassö de 
l'episcopat par la Culere de l'empereur et s'en alla vivre ä Jerusalem. 



1305, VII. — CEDRENUS. — VIII. — ZONARAS. 389 



VII. — CEDRENUS 

Georges Cedrenus composa vers la fin du xi° ou au commencement du xn' siecle 
une 2uvo'|/ii; isTopiwv qui va de la creation du monde ä lavenement au trone de l'empereur 
Isaac Comnene (1057). Quatre passages y sont relatifs ä Severe : nous n'en reproduisons 
qu'un seul, les trois aulres n'ajoutant ricn au texte de Theophane, I'une des sources 
de Cedrenus. 

Edition citee : Migne, Patrologie grecquc, t. CXXI. 



Tß vJo' STS'. AvacTaTio; ö -aaavop.o; ßyTile'j; /.xl TifioÖso? 6 iviep^ e— (t/COTCo; K.wv- Col. 688ab 
«jTavTtvou-oT^eiü? T.nXkoi xaxo. toi? u-sp toO OstutAaciou Maz-sociviou v.<xX tt,? ^uvöoou äyiüvi- 
i^ofAEvoii; sve^ct^avTO. Boi)Xr,OEi; ' ht ö AvacTzsto; TTpo^ösivai. ili to -rpiirzyiov tö « O CTau- 
pwQeli; 5i' vijJ.z; », tceiOo'jzevo; SsSripw rw ä/.eip/.'Xw, tov 'koyr)hi-:-/i'i y.y.l tov sTcapyov ev tw 
xu-Sio^n x^nSiSoiGi to'jto sx.(p(üv-öi7a.t. Aio fiyj'/i Syi[/.07w/i TToc'jt; xX'Xov ßa^iXia etviooio- 
(xe'vw/ 

1. Ce passage se lil ä peu pres mot pour niot dans la Chronographie anonijme de Gramer {An. 
gr. Par., II, 316). 



La vingt-deuxieme annee, Anastase, Tempereur inique, et Timothee, 
l'eveque impie de Constantinople, firent beaucoup de mal ä ceux qui combat- 
taient pour Tadmirable Macedonios et pour le concile. Anastase voulant 
ajouter au Trisagion, sur las conseils de Severe l'Acephale, les mots : Cehii 
5 qui a ete cntciße pour nous, chargea le chancelier et le prefet de monter ä 
Tambon et de faire cette proclamation. II s'ensuivit que le peuple se revolta 
et qu'il demanda un autre empereur. .. 



VIll. — ZONARAS 

Zonaras vecut entre le commencement du xi' siecle et le milieu du xn". Son asuvre 
est une chronique universelle qui commence a la creation du monde et qui finit avec 
lavenement au tröne de Tempereur Jean Comnene (1118;. On y Irouve trois passages 
relatifs ä Severe. Nous n'en donnons qu'un seul, les deux autres etant manifestement 
tires de Theophane. Celui que nous donnons n'est peut-etre aussi qu'une paraphrase du 
texte de ce chronographe. 

Edition citee : Dindorf, loannis Zonarae epitome historiarntn, t. 111, Leipzig, Teubner. 
1870. 



390 TEXTES GREGS RELATIFS A SEVERE. (306] 

P', 262 'Ev Ti>r? XP°^'*'' '^''^'^~'^'-> ■^'"-''^ ßaotXäw; 'Alapy^^apo; ö twv 'Ayap/,vwv cp'j>.apy_o? 

chap.'iv).' ^-«TYi/j.Öek TCotpx öpOoSö^uv ETvicTSuce T£ xal äSa-T'-jaTO. lipo? ov ö Seovipo? etci.t/.o'tcou; 

£i7T£0.€ (5uO, (7TC£uS(0V £1? TYiV iSiav aip£(7lV Vk/.iJGXl xCiTÖv. Tü)V yO'J^ ETVICXÖTKüV SlÄotW.ÖV- 

Twv aÜTÖv si; [;.iav fjaiv -rät; S'jo to-j Xokttou cuypO^vai (puGSi;, -/.ävTEuÖEV (juvayojjivou 
Toü au^).■KxHl.l:•^ -vri ax^A tou /.up^ou /.xl t-/)v OsoT/.Ta, s/.eivo; e>.sYEai Oe"Xcov xüto'j; xTO-a 5 
)^£'yovT!XS xal r^t^ac/COVTa; xTCwra, irap£uy.£Üacre riva Ttiv oix.S'wv wapovTwv tüjv äviEpov 
EiriO/COTCWv E/.E'vwv TTpo? 00? Ti auTio xTrayyaiAai. To5 Äe TwOi-flcavTO; TÖ ETiiTayÖEv ö 'A>^a- 
* P. 2«3. [Aoüv^apo; EiTiiyÖfwivaTc /.al * autcswOxi ÜTTExpiO-/). 'Kpo[Ji.£Vü)v Äs Ttiv etcitxÖitwv otou y/.piv 
cuyjcExuTai xal t; av eiV, t6 äyy£>-9£v, e/.eivoc £<p-/) 5cyyE).9Yivai aüxw töv äp/xyyE7,ov OavEtv 
Mi/x-/iX. Tüv Ä£ (];£U(5y) t-};v iyyE'X'xv ^taT£WO[z.£V(i)V T'jy/_av£iv, xÄJvaTov yxp Eivat OavElv 10 
Tov ip/a'yye^o"', 'JiroXa^^wv ö (pöTvap/o; eittev « £i O'jv ayy£>.o; oü Ovfl'cxEt, -ü; /.aÖ' üjaz? vi 
Geott,; ETiaOs te zxl eOxve t/j ixpxi (juy/.paÖ£i(7a /.xl si? (Ji'av (pu<7tv aTCOTE^effOEicx ; w To'j- 
Toi; Ol eTCic/.OTTOi exEivov y.h £9«'j|y.«cav t^; <7uve'<x£ü);* xCitoI S' xTvoyvdvTE; öj: o'j/. xv -ote 
lAETEVeyxEiv aÜTÖv Suv/iOeiev ei; tviv So^«'' xütwv, 'jTTs/coprjca-/. 



A l'epoquc de cet empcrcur, Alamouiidar, le phylarque des Arabes, fut 
instruit par les orthodoxes, crut et re^ut le bapteme. Desiraiit Tattirer dans 
son heresie, Severe Ini (Mivoya deux evrques. Commc Ics evcques lui ensei- 
gnaient que les deux natures du Christ sV'taient coiifouducs en une seule et 
que par consequent la divinitc de Notre-Seigncur devait souiTrir cii meme 
temps que sa chair, il voulut leur prouver qu'ils debitaient des absurditcs 
et qu'ils enseignaient des thoses invraisemblables. II chargea Tun de ses 
serviteurs de lui annoncer quelquc chose ä rorcille, en presencc des evöques 
impies. Lorsquo le scrviteur eut fait ce qui lui avait etö ordonne, Alamoun- 
dar prit un air sonibre et feignit d'i-tre chagrine. Les eveques lui deraandc- 
rent pourquoi il etait bouleverse et quelle etait la nouvelle qu'il avait rcQue. 
II leur repondit qu'on lui avait annonce la mort de I'archangc Michel. Comme 
ils pretendaient que cette nouvelle etait fausse, car Tarchange ne pouvait 
pas mourir, le phylarque leur repliqua : « Si un archangc ne meurt pas, 
comment la Divinite a-t-elle souffert selon vous et est-elle morte apres avoir ü 
ete melangee ä la chair et rcunie (avec eile) en une seule nature? » A cette 
reponse, les eveques Tadmirerent pour son intelligence, reconnurent qu'ils 
ne pourraient jamais le convertir ä leur doctrine et se retirerent. 



10 



TEXTES LATINS RELATIFS A SEVERE 



LIBERATUS 

Le Breviarium de Liberatiis est un abrege de l'histoire du Nestorianisme et du Mono- 
physlsme depuis le sacre de Nestorios , en 428, jusqu au concile de Constantinople, en 
553. Liberatus etait diacre de l'Kglise de Carthage. II ecrivit entre 560 et 566. 

Edition citee : Migne, Patrologie latine, t. LXVIII, col. 95O-10i(2. Les passages 
du Breviarium de Liberatus que nous reproduisons. ont ete collationnes dabord par 
M. Nau, ensuite par nous, gräce ä une Photographie de M^'' Graffin, avec le ma- 
nuscrit latin 2244 de la Bibliotheque nationale de Paris (P). Gelte collation a fourni 
plusieiirs bonnes legons qui nous onl permis d'ameliorer par endroits le texte mal etalili 
de Migne. 

1 

DE SEVERO, J^•LI.V^•0, .VC M.VCEDONIO. 

IIoc tempore Macedonius Constantinopolitanus episcopus, ab imperatore chap. xix, 
Anastasio dicitur expulsus, taiiquam Evaiigelia falsasset', et maxime illud" p'föi'iljl'y 
Apostoli dictum : Quin appaniit in cavne, justißcatum est in spirilu. Huiic enim col- -■ 
immutasse', ubi habet 6;, id * est qui monosyllabum Graecum', littera mu- * cot. 1033. 
5 lata in ' vertisse, et fecisse St", id est : ut esset Deus, apparuit per car- 
nem. Tanquam Nestorianus ergo culpatus expellitur per Severum monachum. 
Is autem' Severus, cum sederet prius in monasterio Hiberi', non suscipie- 
bat Zenonis edictum, nee Petrum Moggum" : deindc sedens in abbatis Ro- 
mani et Mamae, qui post eum praefuit '" monasterio, exinde missus est per- 
10 manere Constantinopoli " apocrisarius, et fit inter eos'" qui Petri Moggi'' 
erant : duraque objiceretur ' ' ei : Quomodo prius anathcmatizabas Petrum? 
dicebat : Quia Petrum anathematizavi Apamaenum ' '. 

Hie Severus apud Constantinopolim synodo derogabat, et affirmabat quia, 

1. P falsarel. — 2. P istuil. — 3. P mutasse. — 4. P ubi habet, r/iii lior i'sl .0. monosyllabum grecum. 

— 5. M(igne) w. — 6. M w;. — 7. I^ llis enim. — 8. JI omct lliberi. — 'J. P Mongiinem. — 10. P fuil. — 
11. P ('.onsUintinopnlim. — 12. Sic P avec l'orthographo apnchrisarius;}i ei fit apoerisurius inter eos. 

— 13. V Mongi. — l'i. P (ibiceretur. — 15. P Apnmocnnni. 



10 



392 TEXTES LATINS RELATIFS A SEVERE. [308] 

ea anathcmatizata, omues communicarent; ita ut ob hoc scriberet et ipsi 
♦ p foi. Flaviano, * sicut ejus signiilcatur ' epistolis, et ad Maroiiam lectorem, et 
coi. 1. Eleusinium" et Entrechium^ episcopos, et ad Oecumenium^ scholasticum 
Isauriae '. 

Fertur autem expositio ejus, quae ab eo dicta est in inthronismo, in (jua 
et unitivum suscipit'' Zenonis, et anathematizat Chalcedonense ' concilium, 
et communicare se confitetur Alexandrino et Constantinopolitano (erat" 
autem tunc Gonstantinopoli" Tiraotheus, Alexandriae vero Johannes Ni- 
ciota '"). Et tarnen dum talis esset, valuit damnare Maredonium, et expellero 
ab Antiochena sede Flaviauura. Sed nee ipse potitus est cpiscopatu ejiisplus- 
quam quinque annis : sed et vexabatur in episcopatu, tanquam anathema- 
tizaret quidem synodum, norainaret autem episcopos synodi, cujus expulsio 
ita contigisse dignoscitur". 

Mortuo imperatore Anastasio, et Justino facto imperatore, Severus a Vi- 
taliano magistro militum viro religiöse et orthodoxo aecusatur '-, quod despi- '•"• 
ceret imperatoris jussionem, et synodum uon susciperct. Juslinus impcrator 
misit magistrianum, ut Severus Constantinopolim adducerctur, et redderct 
causam tractatuum suorum, quos fecerat contra synodum. Jam cnim ab 
ipso pio imperatore Julianus Halicarnasseus '' episcopus, pro eadcm sanota 
synodo, eo quod eam non susciperet", pulsus fuerat sede. 20 

Quod sciens Severus, et praevidens quid sibi immineret, clam noctc 
descendit Seleuciam, et navim couscendens, fugit Alexandriam, ad quam 
civitatem et Julianus fugerat : ordinatusque est pro eo archiepiscopus Antio- 
chiae Paulus orthodoxus suscipiens Chalcedonensem synodum' '. 

Eo tempore Alexandriae mortuo Dioscoro juniore, Timotheus Ecclesiae jö 
ipsius susceperat cpiscopatum, a quo gratissime suscepti Severus et Juliauus 
scdebant ad Labronem '". 

Sub isto Timotheo, de corruptibili et incorruplibili apud ipsam Ecclesiam 
quaestio mota est hoc modo". Requisivit quidam monachus Severum cujus- 
modi" oporteret dicere corpus Domini nostri Jesu Christi, corruptibile an in- 30 
corruptibile''. Ille respondit ei sanctos Patres corruptibile illud dixisse. Hoc 
* p foi. audientes quidam Alexandrinorum, cum requisissent * Julianum in alio loco 
coi. 2'. sedentem, quid et*" ipse diceret de eadem quaestione, ille dixit sanctos Patres 
contraria dicere. Horum itaque singuli statuerc responsum proprium volentes, 
scripserunt libros adversus alterutrum*', qui venientes in multitudinem'- :!.-> 
civitatis, Ecclesiam illam diviserunt, et alios quidem fecerunt Corrupticolas^^ 

1. M significabattir. — 2. P clcu.sinum. — 3. Correxi : P ciüUrctauii, M Eulychiiim. — 4. P Uhii- 
menium. — 5. P scolasticum i'sauriae. — 6. P suscepit. — 7. P calcedonensc ; sie P plus bas. — 8. P 
erant. — 9. P Constantinopolim. — 10. P Niliota; M Machiota. — 11. P dinoscitiir. — 12. Severus.... 
aecusatur] P accusaln.' severus a ritanano.... orlodoxo. — 13. P alicnr.'iuasus. — 14. P reciperet. — 
15. P calcedonense concilium ut synodum. — 16. P ad lahriinom (peul-i^lre Inliranoni). — 17. P questio 
mota est. Hoc modo. — 18. P quid. — 19. P donne corruptiliile rin incorniplilüte avRnt corpus. — 
20. P oiiiel et. —21. P iillcrum. — 22. P mulfiliidinc. — 23. 1' Ciiniijilirulas. 



Il) 



[309] I. LIHRRATliS. — If. — VICTOR TONNENNENSIS. 393 

appftUari, alios, nimirum iucorruptibilis ' assortores, Pliantasiastas; Tiino- 
theus vero magis sententiam Severi secutus est. 



Cliap.xxii, 

Vigilius autem per Aiitoninum Belisarü coniiigem implens professionein Coi. loii. 
suam, quam Augustae fecerat, talem scripsit cpistolam-. coi. 2. 

Sub hac epislola Vigilius fidem suam scripsit, iu qua duas in Christo 
damnavit naturas; et resolvens tomum papae Loouis, sie dixit : « Non duas 
Christum coiiritemur naturas, sed ex duabus naturis compositum unum 
Filium, unum Christum, unum Dominum », etc. 

Et hace Vigilius scribons haereticis occulle, permansit sedeus. 



Severus autem Antiochenus jam fuerat condemnatus, et Anthimus' Gimp. 
Constantinopolitanus ab' Agapeto papa Romano et Menna' Constantino- eoi. lo'i's. 
politano, ex'' libollis datis adversus eos imperatori Justinianö a' praesulibus "oI.^l^ ' 
monasteriorum, praesulibusque primae ac secundae Syriae, et praesulibus" 
monasteriorum Hierosolymorum et Eremi"; hoc ergo modo unitas facta est 
Ecclesiarum, anno decimo imperii gloriosi .lustiniani Augusti. 

I. aliiis nimirum incorruplihilis] P verum incorriiplil/ililatis. — 2. Lire plus loin cetto lettre chez 
Victor Tüiineiiiiensis. — i. P Antimus. — k. P i't ah. — .">. P Mcnale. — 6. P ei. — 7. P omet 11. — 
8. P presuHlnis ; — 9. P icrosoliiniiiuiii et lieremi. 



II 

VICTOR TONNENNENSIS 

Victor, eveque de Tonncnnum (?) dans le nord do lAlriquo (non loin de Carthage ; le 
nom de la ville est mal etabli), ecrivit unc chroniquc universelle qui remontait ä lorigine 
des choses, mais nous n'en possedons que la derniere parlie qui va de Tan 444 ä l'an 567. 
Victor mourut vers l'an 509 dans un couvent du Constantinoiilc, oü il avait ele relegue 
pour avDir di'l'endu los Truis Chapilres. 

Edition citec : iNIoiumsen. Chronica ininora, t. II [Monninenla Gerinaniae historica 
nucloritni anliquissiinoriim, 1. XI. Berlin, 1894), p. 163 et suiv. 

1 

Cetheo'O V. C. cons. 504\ 

Flavianus Antiochenus episcopus sera paenitentia Anastasium imperato- 
rem deserit et in possessionem Platani vocabulo relicto throno suo recedil. 

P.\TR. OR. — T. 11. 27 



1'. l'.l'l 



394 TEXTES LATINS RELATIFS A SEVERE. [3101 

Iluic Anastasius imp. Soverum Calchedoncnsis synodi iuimicum subrogat. 
Ecclesiae Orieiitis scandala magna ministrat. 



Inportuno luniore V. C. cons. (509). 

p. iD'i. Hellas cpiscopus Ilierosolymitanus s^-nodi Calchedoncnsis defensor, no- 

lens Severum Anliochenum apostolicae iidei iuimicum in communionem |)ra('- .-, 
cipieute Anastasio imperatore susoiperc, exilio Paraxenensi castello truditur, 
et pro CO lohannes crucis cuslos episcopus ordinalur, qui confestim et Seve- 
rum Antiochcuum in communionem susccpit et syuodum Calchedonensem 
dauinavit. 

3 

Paulo el MusciaiKi conss. (512). Ki 

\\ i'.ir. Alamundaius Sarracenorum rcx a defcnsoribus synodi Calchcdonensis 
baptizatus, Tlicopaschitas episcopos a Sovero Antiocheno episcopo ad se cum 
lilLeris iiiissos barbara mlrabilitcr propositionc «oncludcns at(|ue superans, 
Deiiiii iinmortalem ostondit. 

4 

l'olio V. C. cons. (5101. 15 

p- i'.i.v Univcrsi archimandritae et monachi heremi trans Palaestinam et lorda- 
nem fluvium Anastasio impcralori scribunt pro statu Calchodouciisis synodi 
et advcrsum impictatcs Scvcri AntioclKMii cpiscopi. 



\ alei'io i'( Iiisliniano coiiss. i.")21 . 

p. lim. Alexandrinac ecclesiae üioscoro episcopo mortui) Timotheus succedit. An- 
tiochenae vero ecclesiae Severus princeps hacresis fuit et Ilierosolymitanae 
ecclesiae lohannes. 

G 

lustino Aug. II el Apionc conss. (524). 



P. 1(17, 



Romanae ecclesiae in episcopatu mortuo Symmacho succedit Hormisda. 
Alexandrinac ecclesiae adhuc Timotheus superl'uil. Antiochcnac ecclesiae -.^5 



,31 1: II. — VICTOR TONNENNENSIS. 395 

Severus, Galchedonensis synodi obtrectator, cum a lustiiio imperatore quae- 
reretur ad poenas, fugit, et in eius loco substituitur Paulus. Hierosolymi- 
tanae ecclesiae Johannes praefuit. Constantinopolitanae vero ecclesiao lo- 
lianni Epiphanius succedit episcopus. 



5 Apione V. C. cons. (539). 

Severus Antiochenus haeresis princeps, a quo Scveriuui vocantur, et lu- p. lu'j. 
Hanns Ilalicarnassensis episcopi, apostolicae fidei et Galchedonensis synodi 
impugnatores exilio Alexandriam lustiniani principis iussione mittuntur, ubi 
adversus sequaces Galchedonensis synodi scribentes ex duabus unam in 
1" Ghristo naturam esse dixerunt, quam dudum Severus corruptam et lulianus 
adstruit incorruptam. Alexandria, Aegyptus et Libya in utrisque est Christi 
inimicis divisa. Theodosiani enim Severum et Gaianitae lulianum secuti 
sunt. 

8 
Post consulatum Basilii V. C. Anno secundo (542). 

15 Theodorae factione Augustae, quae occulta esse synodi Galchedonensis p. -200. 

numquam destitit inimica, ex quo regnare coepit, proscriptionum insidiac 
preparantur, Silverius Romanus episcopus exilio mittitur et pro eo Vigilius 
ordinatur, a quo Theodora memorata Augusta, priusquam ordinarctur, occulto 
chirographo clicuit, ut papa cffectus in proscriptione synodi Galchedonensis 

-<^ tria capitula condemnaret, id est epistolani Ibae Edesseni episcopi ad Marim 
Persam, quae iudicio synodi Galchedonensis approbata et orthodoxa iudicata 
est et gestis Synodalibus sociata: Theodorum dein Mopsuestenum episcopum 
synodaliter similiter gestis apud Antiochiam sub Johanne episcopo eiusdem 
ecclesiae et Galchedonae laudatum, et Theodoreti Gyri episcopi dicta in 

•25 eodem Theodoreto synodi Galchedonensis vocibus collaudata. JJic itaque 
Vigilius papa efTectus ab Antonina patricia Belesarii patnicii uxore compelli- 
tur, ut Theodosio Alexandrino, Anthimo Gonstantinopolitano et Severo An- 
tiocheno iam pridom ab apostolica Sede damnatis tanquam catholicis scriberet 
et ita de fide quemadmodum et illi sentiret. Guius epistulae illius tenor ita 

.■50 se habere probatur : « Dominis et in Ghristi dei salvatoris nostri karitatc 
« coniunctis fratribus Theodosio, Anthimo et Severo episcopis Vigilius 
« episcopus. Scio quidem, quia ad sanctitatem vestram ante fidei meae crc- 
« dulitas deo iuvante pervenit : sed quia modo gloriosa domina et filia raea 
« patricia Antonina Ghristianissima desideria mea fecit impleri, ut frateriii- 

:w « tati vestrae praesentia scripta transraitterem. Salutans ergo gratia, ([ua nos 



396 TEXTES LATINS RELATIFS \ SEVERE. [312] 

« in deo nostro Christo domino salvatore coniuugimur, cam fidem, quam 
•-'" « tcnetis, dco iuvante et tenuissc nie et teuere significo, scieiis quia illiid 
« inter nos praedicamus et legimus, nt et aninia iina et cor nobis sit unum 
« in deo. Provectus mei, qui est vestcr, deo iuvante nuntiare vobis gaudia 
« maturavi ex mco animo sciens fraternitatcm vestram, qnae optat, et üben- ■"• 
« ter amplecti. Oportet ergo, ut haec quae vobis scribo nullus agnoscat, sed 
« magis tamquam suspectum hie me sapientia vestra ante alios aeslimct sc 
« habere, ut facilius possit deus (juae coepil operari , perficere ». Et sub- 
scriptio : « Orate pro me, domini mei fratres in Christi dei nostri salvatori.-; 
karitate conexi ». '" 



P. <)8. 



HI 

MARCELLINUS COMES 

Marcellinus Comcs vccul sous le refrne de lempereur Justinien .(527-56.'>l. Sa f'hro- 
iiiqiir va de 1 an 37!) ii lan 534. 

l^dition citee : INIommsen, Chronica minora, t. II. 



V. Pauli et Musciaiii 512}. 

1'. '.IS. Porro rcdintegrata Anastasius pravitate infamem et inridendam synodum i"» 
apud Sidonem eivitatem, cuius de nomine in ridiculis nomina praeponuntur, 
octoginta fcrmc perfidorum episcopis congrcgatis adversum ortliodoxorum 
cpiscopos fieri impcravit. 

F'Iavianus Antiochiae catholicus patriarcha et lohannes Paltensium oppidi 
pontifcx, quoniam hunc coetum sacrilegum refcllerant, in caslelkim quod -'" 
Petra dicitur exules missi sunt. Ibi Flavianus confcssor Christi in domino re- 
quievit, lohannem lustinus Augustus, mox imperator factus est, rcvocavit. 



VI. Clenientini et Probi (513). 

Severus Eutvchctis perfidiae cultor Anastasio Caesare volente sedem Fla- 
viani antistitis ex monacho factus episcopus occupavit. 



fol. 81'' 

te de 

1689). 



TEXTES ARABES RELATIFS A SEVERE 



Aux extraits grecs et lalins de l'appendice. noiis ajoutoiis Irois textes arabes inedils, 
que M. V. (-liauvin, professciir d'arabe ä l'Univorsilc de l-.iege, a eu l'obligeance de 
transcrirc et de traduire pour nous. Le premier de ces documents est tire du ms. car- 
shuni 7.20(i du Britisli Museum', le second du Vaticanus arabe lAXlV^ et le troisieme 
du ms. carshuni Sacliau 43 de Berlin^. 

Les autres tcxles arabes relatil's ä Severe seronl donnes ä la suito de la Vie ethiii- 
pienne de ce palriarclie par Alhauase, dont l'edilion est preparee j>ar M. E. J. Goodspeed. 

1. Copiö il'abord par M. Bnioks, cc texte a ensuite (■16 pliütograpliiö par M^' Graflin. — 2. Nous 
devons la pliotograplüe de ce texte a l'amabilite de M. F. Lhiiiiüiit. — 3. M. Ilurovilz a eu l'obligeanco 
de nous onvoycr une copie de ce doeument. 



I 

fol . ** ' ' 

■LL^- -y^ JDj •^JLiJ\ 'Joj ^y>jjj)\^ jv-Vl 1-yj (5^«—'. '>^y} y} ^-^ j^J ^j^ ^'^'?fi 
JjJa-„i \y,^\i 0'y^.->ß ^"^^ C]_,r-l^^l «_« ^J-lJ^ \yuCsJ\ j>S]\ ^^Ul <i»LVI 

\1=- ^-ijuj' <~Li «Jj <jl ^ "V^LUl ^_^J> ^^\ iLktl ^_-*i-'l ^-^ j\ J jJliJl 



I 

Sachez, ö mes freres, que ce saint pero Aubä Severe etait dune famillc 
noble et d'une tribu considerable. Son aicul (le perc de son pere) s'appelait 
dn memo nom de Severe; il fnt eveque, du nombrc des denx cents evcques 
qui se rcunirent ä Eplicse avcc le patriarclic, le pere Cyrille, et qui excom- 

■"' mnnierent Nestorius Fliypocrite. Ensnite, quant ä notrc saint, le Seignenr 
lui donna le siege d'Antioche. Mais il fnt victime d'une cabale et les bere- 
tiques Topprimerent et il fnt diasse d'Antiocbe , comme le rappelle sa 
biographie. Aux jonrs de Dadiyänoüs, on assembla nn concile dans la vilie 
de Tyr. II envoya apres ce saint et lui dit : « Je desirc que tu viennes ponr 

M que je voie ce qu'est ta foi. » Ouand il fnt arrivc devani lui, il le rerul 



Codpx 
vatifann 



398 TEXTES ARABES 131'.] 

JU j»J- ^ ->; <^ \-\, Ck- ^«-^ ^'"^' t5* J-'-^ "^^^ -J^^ lT^ c/T--'" ^-^ 

II 



^X> cJL i ,-vIil ^.j ^>i.<C -^-v. V • «-.UiJl j 'IV^ >" .-^='=' jo -«jIj oLL'l 



avec grandc joic et lui dit : «Je di-sin- (|ue tu nie fasses savoir cc quo tu 
professcs au sujet de Notre-Scigneur Jesus Ic Messie et ce que tu dis des 
irois personnes, le Pere, Ic Fils et le Saint-Esprit. » Le saint se mit ä prn- 
clamer la puretc de la Vierge Dame Marie, mere de Dieu et dit : « Je pro- 
fessc quo Marie est la reine des femmes... » 



I" 



In 



Au nom du Pen^ du Fils et du Saiiit-Kspril... Profession de foi de 
Mar Severe, patriarche de la villc d'AntiocIie qui aimc Dien (quo son salul 
soit avec nous. Amen). 11 la llt quand DAdiyAniyoiis le manda ä Tyr. Lc pere 
Mar Pierre Severe a dit : « Sachez, 6 mos frcros, sachez (que Dieu vous 
amene ä lui obcir!) que ce pere, le saint scigncur AnbA Severe elait d'une 
famille noble, d'une race considerable, d'une tribu de martyrs et de nombreux 
saints. Le Seigneur lui donna le siege de la ville d'Antioclie. 11 fut present 
avec les peres aux conciles et il les fortifiait par les paroles de l'Esprit- 
Saint et il combattait les sectes des herctiques et les sciences de Bardesanc. 
Quand gouverna Youstiäne (Justin) l'hypocrite, il le chassa de son siege, 1.-, 
comme il est dit au livre des chroniques. Le gouverneur Dadiyänoiis reunit 



[315] UKLATIFS A SEVERE. :i9() 

^,,:a> LU dbUl ^ j^\ ^j^\ ^ ^j: ^1 dl^L^l ^ ^jr^^ '^ ^'^J ij-;.-*^'^ 
iJi<^\ J ^'_is Uj ^TL__JI j .>^j:ju" ju>l JLij A,l,L !^ jvJ^ ^^ -»iij <;->^_ ^ 



III 









un concilo tlans la ville de Tyr; puis il eiivoya apres ce saint et liii dit : 
«Je deiuandc de ta bienvcillauce que tu viennes poiir que je voie ce qu'cst 
ta foi. » Quaiid il tut prösent devant lui, il le regut avec grande joie. Puis 
il riuteiTogea et lui dit : « Que professos-tu au sujet du Messie et que dis- 
5 tu des trois personnes, le Pere, le Fils et le Saint-Esprit? y Et ce saint pur 
commenga ä coufesser la purete de la Vierge Dame Marie, mere de Dieu le 
Verbe. 11 dit et confessa comme suit : « Je proclame, avec toute ma raison, 
que Marie la vierge est la mere de Dieu et qu'cUe est la reine des fenmies 
du moudc ' . . . >; 



III 

1" ... De Mar Severe, patriarche d'Antioche, et de ses enseiguements spi- 

rituels et de son explication des livres de Dieu, au sujet de'la trinite et de 
l'unite et de l'union de la divinite avec I'liumanite. Les Melkites le cliasserent 
de son siege et l'exilerent au pays des Coptes; il mourut dans le couvent d'AI- 
zaggäg- au desert d'Alexandrie. L'uu de ses miracles, c'est qu'il se readil au 

'■"> Caire et, quand il y entra, il passa pres de l'eglise de Dame Notre-Dame cun- 

1. Celle profession de foi semble Olre idenlique il cello de l'add. 7. 200. D'apri'S le catalogue des mss. 
arabes du Valican, publie par A. Mai au t. IV des Scriploruin rcleriim nnva vollectio, p. 150, la niömc 
profession de foi se lit eii syriaque dans le ]^aticanns syriaque GLIX, n" 9. — 2. Sui' le couvent „l_5vy.M 

(le ms. l'appelle ätorl^L^U'i cL "\\üslen!eld, lUacrizi's Geschichle der Co/iien, G(\U'u\g\ie, 1815, p. 112 

de la Iraduclioii el Ainelineau, La geograij/ac de VEgijple ä l'epoque cople, Paris, 1893, p. 531-532. 



400 TEXTES ARABES RELATIFS A SEVERE. 1310] 

^XJ\J^^ ^rlOlj ÖLl^l \yL^ J^ 1<.%J\ \i\_} ^AiJl ^-J.^ .^U^^L .^^ 

^<i ^U: ^1501 Vj if-^'l V^ Li ^lUl oUjC jl A,^_ cJi'l U ^U: ^ 
,:u»^j dlil uU-V ^ J_^_ Oj>-= iLrLs dUi J v_~Jl jl^ >_ii 1^^-:^ ^j 1^ 
l^U -cl ci^.c L, ^JC- L Jlli <^lkJl ^L-l^ ^jlkJl J^ ^^Ij^ w-LJl ^j 

^jVi ju ^j j<c^ji j-, ji^kji aii uki dLii «^^ w.=» _>a_ii ji^j .-. 

d^.> l;^.J l j^Jl ^ Jü J^-:~>. U U ^ JUi ^aSj Jjlj J^^\ ...\^y\ l. A.I jLij 
_i^ jli L, J^_>--'1 U -1 jlj ^^^"j ^'>J o^^^ ^^^ ^^ ■^^-^^ ^.-^^^ 
^j^_jU Ul ^Vl jlj Vjl jl^ Ui <l<. J ölji\ ^J c}j\^,j J^-^' i^\ jLX 

\^y\ jUj J\ jl^Jlj i*;^l ^L^> Jrr^ *-^-i\ ^^^JJ o»"^^'' ^^*J cT"^-^* <-^ 

«cilL;! c3__^_^; jLij-i^ ^j;' L^^. 



lll 



nue sous le nom tle Al-Mou'allaqa (la suspcudue) ', au Gaire. II s'arrcta prös 
de la porte pendanl que le iiialrAne (rarciievOque) disait la messe sur lautcl. 
Dnand il iit le sit-ne de la cioix aveo la uroix sur la foule, d'anrrs lordre de 
la liturgie, les anges enleverent la patenc et le calice de l'aulel devant lui. 
Se relournant pour achever la messe, il iic Irouva dovaiit lui iii palriie ni :. 
calice. II pleura beaucoup et resta slupefail, ue sachant la cause. Une voix 
lui dit : « C'est parce que tu as fait le signe de la croix sur le seigneur des 
palriarclies, le patriarche d'AiitiocIie. » II repondit : « mou Seigneur. je 
ne savais pas qu'il füt preseut. » Or toute la Ibule l'euteudait. Le nuitn\ne 
sortit alors du choeur, se prosterua et lui dit : « O notre p6re..., cntre, benis lo 
et dis la messe. » II repoudit : « Je n'eu suis pas dignc. » Mais lautre re- 
prit : « Toi, ö uotre perc, patriarche d'Antioche, la ville aimee de Dieu, 
viens, benis et dis la messe. » Or notre pere le patriarche ne savait pas 
le copte. II cutra douc et bcnit; et Thostio revint ä sa place, comme aupa- 
ravant. Le pere Anbä Severe aclieva la messe et ollrit le calice ■. L'amour n 
entrc la communaute des Coptes et les Sj^riens s'accrut jusqu'au temps de 
iKilie pere Youhaua (.leanj ihn Choüchäne, patriarche d'xVntiociu; '. 

1. Sur Celle Oglise du Caire, voir Wüsleiifeld, Macrizis Gcschirlitc der Coplen. p. U'.i de la lia- 
duction, et Butler, Tlie aiicirnl Coptic chiiiclie.s uf Egijpl. vol. 1, ().\ford, 188i, p. 20G et suiv. — 2. Une 
uiiecdüte du nieme geiire sc Iit a la date du i'i scplembre (deu.xieiue jüur du mois de liabeli) dans la 
rcdactiou copte du sviiaxairc jacobite arabe. Cf. H. Dassel, Le. mjnnxaire arabe jncohile, p. 3I.J-31'i du 
I. I, fasc. 3 de la Pulrologin oi-ienlrtlis. — 3. Jean bar Clioücliaue occupa le InJiie paliiarcal d'Au- 
lioclie pendanl neuf ans, de loü3 ä lu72 de nolre ere. 



LES VERSIONS GRECQUES 

DES ACTES DES MARTYRS PERSANS 

SOUS SAPOR II 



p.vrn. Uli. — T. II. 28 



LES VEßSIONS GRECQUES 

DES ACTES DES MARTYRS PERSANS 



SOUS SAPOR II 



TEXTES GREGS ET TRADIICTIONS 



PÜBLIES PAR 



Hippolyte DELEHAYE 



BOLLANDISTE 



^a>Q(X» 



PERMIS D'IMPRIMER. 



Paris, le 8 Septembre 1905. 



G. LEFEVBRE, 
Vic. Gen. 



Tous droits r^serves. 



PREFACE 



Les martyrs de Perse, dont les actes nous ont ete conserves surtout dans 
les collections hagiograpliiques syriaques' et armeniennes" et sur lesquels les 
historiens et les chroniqueurs de Byzance ont recueilli quelques renseigne- 
ments % occupent une large place dans la litterature religieuse des Grecs. 
Plusieurs pieces importantes, dont les rapports etroits avec les recits orien- 
taux ont ete reconnus depuis longtemps, fönt partie des anciens meno- 
loges, et les nombreuses notices sur les martyrs persans inserees dans les 
synaxaires prouvent qu'ä Byzance, vers le dixieme siecle, la collectionde leurs 
actes etait notablement plus complete que celle qui nous est parvenue. 

Les textes qui mentionnent des martyrs persans ne sout pas tous d'une 
egale importance. Les synaxaires, par exemple, enregistrent les commemo- 
raisons d'une serie de martyrs, dont les relations avec la Perse ne peuvent 
s'expliquer que par des erreurs de redaction dont ces compilations ofTrent 
tant d'exemples. 

La mention toO äyiou Aoavivoj toO sv Ui^ci^'., au l" octobre ', est un doublet 
de Domninus de Thessalonique; celle qui parait au 26 novembre : Siaou £-•- 
G/.OTCOU Ropivöo'j Tr.i üsfriSo? % u'est autre que l'annonce de saint Silas, disciple 
de l'apötre saint Paul ", avec Infiltration de la premiere notice du jour suivant 
'IxYM^ou ToO llifiü-j'. C'est aussi le voisinage d'un martyr persan qui a 

1. S. E. AssEMAM,rlcto sanctoruni martyritm Orientalin m et occidentaliuin, t. I, Ro- 
mae, 1748; Bedjax, Ada martyruin et sanctoruin, t. II et IV, Paris, 1891, 1894. — La 
liste des martyrs persans ä la suite du martyrologe syriaque de Wright, Acta SS., 

nOV- t. II. p. LXIII-LXV. 

-• 'l."'r-^ ^ illftujiupuAinLpiiL'bf uppnij, 2 vol., Vcnise, 1874. \]nifibp_p ^uij^ui/fuiii^^ 

t. XX, Venise. 1854. 

3. SozoMEXE, Hist. ecc/., II, 9-14; Theodopet, Nist. eccL, V, 39; Theophane, Chro- 
nogr., ad an. 5817, De Book. p. 25; Nicephore Calliste, Hist. eccl., VIII, 36, 37. 

4. Synaxarium ecclesiae Constantinopolitanae . Propylaeu.m ad Acta Sanxtoblm Xo- 

VEMBRIS, p. 96. 

5. Syna.rarium, p. 260. 

6. Act., .w, 22, 27; xvi. 4-19. etc. 

7. Synaxarium, p. 259. 



406 PREFACE. [6] 

transfornie l'ascete Pierre, au 11 decembre, en FIsTpou... toO sv Flepiri^i '. L'ori- 
gine de la formule 'luawou toc; äv Ylifii^i au 29 novembre, est nioins facile ä 
etablir. Celle du 15 mars Xpi<j-flvyii; t/j; ev flefai^i, qui semble, ä premiere vue, 
assez suspecte, derive vraisemblablement de la passion d'une sainte Christina 
(juar rt lazdoi, dont il ne reste qu'un fragment insignifiant^. 

Nous ne citerons egalement que pour memoire quelques passions de mar- 
tyrs dont la trame est purement legendairc, et dont il nous est impossible de 
retrouvcr les heros en dehors du domaine litteraire. Sainte Irene est censee 
avoir termine la longue serie de ses supplices en Perse sous Sapor, qui l'aurait 
lui-meme percee de sa lance'. Les actes fabulcux publies sous le titre de 
MxpTupiov Twv äytwv toO XpiiToO [/.apTupojv Azox, T'^^AaS. y.y.1 Ry.'rSix; tt,; äoe'X<pyi? 
aÜToij ', sont la source unique de tout ce que nous savons sur ces martyrs. Le 
groupo TWV iyuov [Axp-pjpiov 'AxivSuvou, Ilyiyxcriou, 'Avsjj.tvo^wtou, 'A^Ooviou y.x\ 
'E7;7Tti\(popo'j, dont les actes nous sont parvenus sous diverses formes dans im 
nombre considörable de manuscrits', n'a pas non plus d'attestation historique. 
Quant aux trois fröres martyrs Manuel, Sabel, Ismael % on pourrait s'abstenir 
de les citor ici, puisque Tauteur de Icur legende, tout en les disant originaires 
de la Perse, les fait mourir ä Constantinople sous Julien. 

Les noms historiques ä retenir se partagent en trois groupes. Le premier 
et le plus nombreux est celui des martyrs de la persccution de Sapor. Viennent 
cnsuite les martyrs mis ä mort sous Isdegerde; enfin ceux qui furent immoles 
par Cliosroes. 

Le groupe de la pers6cution d'Isdegerde et de Varam n'est representö que 
par les saints Abdas et Benjamin, et par saint Jacques l'Intercis. La passion 
des saints Abdas et Benjamin, racontöe par Thcodoret ', ne sc lit point dans les 
menologes grecs quo nous posscdons encore. En revanche, les synaxaires en 
fönt mention ä trois dates differentes, au 5 septembre, au 17 octobre, au 
31 mars ^ Saint Jacques l'Intercis est celebre dans l'Eglisegrecque, qui fait sa 
feto le 27 novembre. Ses actes existent en double rccension. Les deux textes 
sc lisent dans de nombreux manuscrits et sont incdits. U faut se contenter, 



1. Synaxariiim , p. 299. — Sur Procope le Pcrsan, voir Analecta Bollandiana, 
t. XXIV, p. 473. 

2. Bed.ian, Acta martiji-um et sanctomm, t. IV, p. 201. 

3. A. WiKTH, Danae in den christlichen Legenden (Wien, 1892], p. 145. 

4. Acta SS., sepl. t. VIII, p. 129-134. ' , 

5. Acta SS., nov. t. I. p. 361-504. 
e. Acta SS., iun. t. III, p. 290-96. 
7. Bist. eccL, V, 39. 

.S. Sijna.iarium, pp. 17, 145, 574. Voiraussi la taljlc des noms, p. 1041. 



[7] PREFACE. 407 

pour le moment, de la vieille traduction latiiie ', car saint Jacques est un des 
rares martyrs persans dont la renommee soit parvenue ä l'Eglise d'Occident 
au cours du moyen äge'-. 

Trois martyrs de ia persecution de Chosroes sont honores par les Grecs, et 
sur tous les trois ceux-ci nous ont laisse des recits developpes. M. A. Papa- 
dopoulos-Kerameus a publie, il n y a pas longtemps, un MxpTupiov -?.? äyixc 
aapTupo; To^iv^ou/^ -r^? [/.eTovojxaGOE'cr,? Mxpi3t;% et un Bio; y.yX -oliztix de la menie 
sainte sous forme de panegyrique attribue ä Eustratios, pretre de la grande 
Eo-lise de Constantinople '. Les actes de sainte Sira, une parente de sainte 
Golinduch, ont ete edites par D. Papebroch'. Nous avons enfin une serie 
de textes sur saint Anastase", dont le plus important, la passion, a fait Tobjet 
dune double publication, l'une de M. Usener \ l'autre de M. Papadopoulos- 
Kerameus '. Cette piecc ne resta pas inconnue au moyen äge latin \ 

Nous negligerons, cette fois, tous les textes qui n'ont point pour objet quel- 
que episodedela persecution de Sapor. Si Ton en excepte la passion de saint 
Jacques Tlntercis, ils sont tous publies dans des recueils aisement accessibles. 

La litterature concernant la grande persecution est autrement difficile ä 
reunir et iH atteindre. 

Voici d'abord, disposees par ordre chronologique, les mentions des mar- 
tyrs dans les synaxaires. Les dates sont celles du synaxaire de Sirmond. On 
pourra, au moyen de la table de notre edition, se rendre compte des diver- 
gences des diverses recensions. Nous indiquons, en regard des noms, les 
textes syriaques correspondants, dans Assemani et Bedjan. 

29 mars : 'Io.va xal Bapa^wiou. A. 215-224; B". II, 39-51. 

17 avril : Su[j.£(ov, 'A^^tkoi, rou^Oa^äT y.a.1 «touct/., /.zl dxspwv £/.a.T6v TCSvTr./'.'jvTa. 
A. 15-40; B". II, 131-208. 

17 avril : Xiliiov [;.xpTÜpwv y.x\ 'A^zt. A. 45-50; B". II, 248-254. 

5 avril : <l>cp!j»oij9-/); jcatl xr^i «.^tK<^ri<; ocüttj? /m rr,^ 7:xiSiw/i;. A. 54-59; B". II, 
254-260. 

13 novembre : Mil-n, Eugdpvi, Uxtzx xal Sevoau A. 66-74; B". II, 260-281. 

19 octobre (et 20 fevrier) : Sa^cSO. A. 88-91; B°. II, 276-280. 

1. Bibl. hagiogr. latina, 4100. 

2. Voir aussi les martyrologes historiques au 21 avril et au 6 mai. 

.3. 'ÄväkxTa TYJ; lEpoaoXofjiiTixrii; (TTotyuoXoYi'a«; (Sainl-Petersbourg, 1897), t. IV, p. 351-56. 

4. Ibid., p. 149-174. Variantes etadditions dans le meme ouvrage, t. V, p. 392-96. 

5. Acta SS., mai, t. IV, p. 172-183. 

6. Voir renumeration et les references dans notre Bibl. hagiogr. graeca, p. 6. 

7. Dans un programme de l'Universite de Bonn, 1894. 

8. 'AvaXexTa lEpoaoXufjitTixyii; ffTayuoXoYc'«?, t. IV, p. 126-148. 

9. Bibl. hagiogr. latina, n. 408-411. 



408 PREFACE. [8] 

20 novembre : Nnp(;a /.xl 'l(aTr,(^. — 'Iwzwoj, wy.Swp;ou, Inay./.wj X.7.'. OxTViou. 
— Bo^Oa^aT X7.1 Sx^xvou;. A. 97-101; B". II, 284-289. 
5 octobre : Ma[j.%6a(;. A. 101. 
1 novembre : Iwawo'j x.ai 'l7.)iwCou. R". IX, 128-130. 
5fevrier: Agpxpou. B". IV, 130-131. 

I decembre : 'Avxviou. B". IV, 131-132. 

5 avril : 'Ky-xTÖv äV.oc;i [/xpr^pwv. A. 105-109; B". 11, 291-295. 
(9 juin) : i-M/Sk-m, Maptap-/)?, Mipöa;, Mapix; xxl 'Ewei'rj.. A. 123-127; 
B". II, 308-313. 

II decembre : 'Aei9x7,a xal Atj/eYi. B". IV, 133-137. 
11 septembre (et 4 aoüt) : "Ix;. A. 13'.- 139. 

9 avril : Ayiwv £v xiy[j.x>.W'7tx te'XeiuÖsvtwv- — Hlto^üpou, Aoo-ce, Map'.aS. A. 
134-139; B". II, 310-324. 

17 avril : 'lay.wgou xxl A^z. B". IV, 137-141. 

16 mai : 'Aas /.xl 'Aß^iflcoa. A. 144-160; B". II, 325-47. 

15 mai : lixyfhii-n, 'Itxxi'ou y.xi Suy.eüvo;. 

9 avril: Ba%ou. A. 165-167; B". II, 3'i7-351. 

3 novembre : '\-avIvj.x, 'Iojtv;^ xxl AaOxXa. .\. 171-203; B". II, 351-97'. 

Un bon liers dos notices quo nous venon.s d'enumerer sont des resumes 
de passions, doiit le texte developpe existe encore, parfois en plusieurs 
recensions. Ce sont les passions des saints lonas et Barachisius, Plier- 
buihe, Sadoth, Abraham, la, Badomus, Acepsiraas, loseph et Acithalas, 
lesquelles fönt l'objet de la presente publicalion. 

Nous nous atlacherons ä en ctablirle texte aussi correclemeut quo possiblc. 
C'esl la forme la plus ancicnne de ces recils qui merite avant tout notre 
attention. Pourtant, les remaniemenls postöriours ne pouvaient ctre negliges. 
Si ces textes secondaires n'ont qu'une imporlance mediocre au point de 
vuc de I'histoire, ils sont loin de manquer d'intcret au point de vuc lit- 
terairc et hagiographique. 

Bien des questions se posent ä propos de la version grecque des actes 
des martyrs persans. II conviendrait de rechercher si les dilferentes pieces 
de la Serie ont fait primilivement partie d'une collcction, ou si elles ont 
ete transmiscs aux Byzantins ä l'etat isole. La question est d'autant plus 
diOicile ;\ resoudre que les fragraents que nous possedons no semblent 
pas tous representer uue recension primitive ; eile se compliquc encore 
de la difficulte resultant de Fetat defectueux des textes orientaux, tels quo 

1. J'exclus de cette liste la montion TXsuOEpiou toü n='p(jou, au 14 avril. ä cause de 
son caractere prolileiiiatique. Vuir la iiolice du l.'i avril dans S, ]>. .">!)'.). 1. 'lO. 



[9] PREFACE. 409 

nous les ont livres les divers editeurs ä qui nous les devons. Une revision 
complete de ces textes s'impose. Le travailleur qiii voudra se charger 
de cette lourde lache trouvora peut-etre quelquo sccours dans notre 
publicatioii. C'est le meilleur resultat que nous osons en attendre. 

L'etude de nos actes au point de vue historiquc serait egalement pre- 
maturee, et ce n'est pas ici, d'ailleurs, que nous pourrions l'entreprendre. 
Nous nous abstiendrons donc cette fois de caracteriser chacune des pieccs 
que nous editons, comme aussi de chercher ä eclaircir les details historiques 
qui pourraient attirer lattention du lecteur. Ce travail a ete ebauche 
par plusieurs erudits de merite, et il serait malaise de pousser plus avant 
les recherches, avec les Instruments dont nous disposons. Apres Assemani, 
on consullera utilement sur ces matieres les travaux de S. de Vries ', de 
G. Hoffmann -, de F. Uhlmann', de V. Bolotov'' et surtout le recent livre de 
M. J. Labourt sur le christianisme dans l'empire pcrse sous la dynastie 
Sassanide ^ 

L'identification des noms propres, souvent defigures par les redacteurs 
et les scribes, presente des difiicultes speciales. Nous rejetterons dans la 
table toutes les remarques que la forme des noms pourra nous suggerer. 

Voici les manuscrits qui ont servi ä etablir le texte de chacune des 
passions. 

Passio sanctorum Ionae et Barachisii. — II existe deux passions des saints 
lonas et Barachisius. La plus ancienne (1) est attribuee ä Isafe, fils d'Ada- 
bus, officier de la suite de Sapor, temoin oculaire; la seconde(II) est anonyme, 
et derive de la precedente. Chacune d'elles est representee par un manuscrit 
unique. 

M. Ciidex Venetus S. Marci 359. Volume en parchemin, 27.") feuillets, 
O^jSS X 0™,'26. Ecriture ä longues lignes, du dixieme-onzieme siecle. Mono- 
loge de mars-avril, contenant vingt-huit pieces", parmi lesquelles deux pas- 
sions de martyrs persans : 1° Fol. 99'- 107 : Mxpxupiov twv iyiiü^ oTtopi.apT'jpajv 
Iwva y.xl Bxpxywi'ou, ä la date du 29 mars. — 2" Fol. 133-135 : Map-rupwv 
TT,: oLvixQ <J>sp6o'j^'. y.y.\ tt; iJelcpr,? aüxr,; y.y.l t?,; -xi^iiy.r,; aÖTr.c, au 5 avril. 

1. Orientatio hislorico-ecclesiaslica de origine et progressii religionis christianae in 
veteri Persariini regno dans Mi saeum Hagamjm III (Hagae Coniitiim, 1779), p. 289-446. 

2. Auszüge aus Si/riscfien Akten Persischer Märtyrer (Leipzig. 18801, p. 9-34. 

.3. Die Christeni,'erfolgungen in Persien unter der Herrschafft der Sassaniden, 
Zeitschrift für die historische Theologie. 18(U. p. 2-162. 

4 //ja ucmopui HepKeu CKpruiepcudci.-oiV, Saint-Petersbourg, lüOl. 

.5. Paris, 1904. xix-.3H8 pp. — Cf. Analecta Bollandiana, t. XXIV, p. 127-132. 

6. Catalogus codd. hagiogr. graecorum hibliolhecae D. Marci Venetiarum, \s\~ 
lecta Bom.axüiana, t. XXI\'. p. 190. 



410 PREFACE. [lOJ 

Nous avons publie la premiere de ces pieces dans les Analecta Bollandiana '. 
Elle a ete soigneusement revue sur le nianuscrit pour la presente edi- 
tion. 

La traduction latine est celle de P. F. Zino, publiee d'abord par Li- 
pomani ■ et reproduite dans les Acta Sanctonini ^ Bien qu'ellc soit a&sez 
libre, nous ii'y avons fait que des retouches tout ä fait insignifiantes. 

R. Codec Mosfiuensis S. Synodi 376. Volume en parchemin, 269 feuil- 
lols. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe de fevrier- 
mars. Sur les cinquante-neuf vies de saints quo contient ce manuscrit, cin- 
quante-sept sout precedees d'unc miniature se rapportant au texte. Le 
depouillement complet du recueil se trouve dans le catalogue de Vla- 
dimir*. 

Deux passions de martyrs Persans fönt partie de ce recueil hagiogra- 
phique : 1" Fol. 10" : Map-rupiov -roO y.^'viXi Upojj.xpTupo? 'A§pa.ajjiiQU toO DspTovi, iloni 
nous parleroiis plus loiu. — 2" Fol. 247 : Map-üptov TÖiv äyiuv 'Itovx y.xl Bapa/r'rio'j 
Y.yX TT,; TUMoSia; aCiTcüv, ä la date du 28 mars. La piece est inöditc. Nous 
cn devons la copie, executee par M. Popofi", ;\ lobligeante entremise de 
M. Chrysanthe Loparev. 

Passio saxctae Pherbuthae. — Nous designons ici la sainte, dont le 
martyre est raconte dans la passion III, par le nom (lui lui est donnö dans 
le titre de la piece et dans los synaxaires. Dans le corps meme du recit, 
et ailleurs, son nom affecte des formes tres diverses, que nous relöverons dans 
les variantes et dans la table. 

M. Codex Vcnetus S. Marci 359. La description sommaire de ce manuscrit 
a ete donnöe ä l'article pröcedent. Le P. Henschenius, preraier editeur de 
la passion de sainte Pherbuthc", s'est servi du manuscrit du Vatican, et 
semble n'avoir pas eu de copie de celui de Venise. La traduction latine 
de P. F. Zino, publiee par Lipomani '', lui a tcnu Heu de ce texte, que nous 
avons pris comme base de nolre edition. 

V". Codex Vaticaints (jraecus 1660. Volume cn parchemin, 408 feuillets, 
0'",32 X 0'°,20. Ecriture ä longues ligues. Le manuscrit, date de l'annee 916, 
est l'oeuvre d'un moine studite nomme Jean. Menologe du mois d'avril, dont 

1. T. XXII, 11)03, p. 496-407. 

2. Septinius toinus vitarum sanclorum patruin (Romae, 1559), fol. 40-42''. 

3. Marl. t. III, p. 771-73. 

4. CucmeAtamuvecKoe oiiucaH!> pj/iioiu/ceü Mockoockou ciiHodaAbHoü Öuß.n'omeKU (Mos- 
cou, 1894), p. 5ßI-5G6. 

5. Ac/a SS., april. t. III, p. i-ii. 

G. Septinins toniits etc., fol. 48''-49''. 



[11] PRRFACE. 411 

nous avons piiblie le depouillement dans iiotre catalogue du Vatican ' , et 
qui contient deux passions de martyrs persans : 

1° Fol. ßS'-ßS : Maprüpiov xr,; äyioc; <I>eaßouQ/, TTxpOs'voo xxl tyi? dcSe>-<p-^? Wj-rn^ KyX 
Tfti Trat^i'Dcvi; xüx-?]!;, ä la date du 6 avril. — 2° Fol. IQl-lQ'i' : MapTÜpiov Boi^ti- 
[jm ipy ifiavSptTou, ä la date du 8 avril. Nous avons collationne le texte de la pas- 
sion de sainte Pherbuthe sur le precedent, et rejete les variantes au bas des 
pages. 

La traduction latine qua nous avons adoptee est celle de Sirlet, publiee par 
Henschenius' d'apres le manuscrit latin du Vatican 6187. Bien qu'ellc rende 
les legons propres du ms. V, nous n'avons pas cru necessaire de la retoucher. 
Un coup d'oeil jete sur l'appareil critique permettra au lecteur de se rendre 
compte des infidelites apparentes de la version de Sirlet. 

Passio s\ncti Sadoth. — Nous n'en connaissons qu'une seule recension 
(IV) conservee dans quatre manuscrits. 

W. Codex Vindobonensis Hist. graec. 3. Volume enparchemin, 390 feuillets, 
O^/il X 0'",27. Ecriture ä deux colonnes, du commencement du onzieme 
siecle. Menologe de fevrier, depouille dans plusieurs recueils '. Fol. 186-188' : 
MxoTiJptov TO'j xy'o'j SotSwO gTCwy-oTvou y.x\ twv i^.ex' «.üxcO px.7| [/.apxupvi'iKVTcav ev tw oeu- 
xe'pto mi X01J ÄtwypCi, ä la date du 20 fevrier. Comme dans notre premiere edi- 
tion de ce texte*, nous avons presque partout suivi le manuscrit de Vienne. 

P. Codex Parisiensis 1452. Volume en parchemin, 227 feuillets, 0"',32 X 
0'°,23. Ecriture ä deux colonnes, du dixieme siecle. Menologe de fevrier, decrit 
en detail dans notre catalogue hagiographique de la bibliotheque Nationale de 
Paris''. Deux pieces de ce recueil rentrent dans le cadre de notre publication. 
1° Fol. 37' : "AQlviiTti; xoO öniw -rcxTpö; yii^wv 'AßpajAiou ittK-AOTZW yevop.s'^ou 'Ap6-fl>., 
au 24 fevrier. — 2° Fol. 180-182 : "AQXti'J'; toü iyi'o'j Upofxzpxupn; SxSw6 e^wy-oTTou 
ygvovoxo; xal xtiv [/.ax' aÜTOu pitv) [xapTupx^javTüjv £v xw oe'jxspw exet xoO diwyjxoö, au 
24 fevrier. Le texte de ce manuscrit est notablement inferieur au precedent, et 
souvent abrege, comme on pourra s'en rendre compte par les variantes au bas 
des pages. Parfois il semble avoir garde la vraie leQon. Ce n'est que dans ces 
cas exceptionnels que nous l'avons prefere au precedent. 

1. Catalogus codicurn hagiographicoruni bibliothecae Vaticanae, edd. Hagiographi 
BoLLANDiAM et P. Fraxchi de' Cavalieri fBruxelles, 1899), p. 153-155. 

2. Acta SS., april. t. 111, p. 21-23. 

3. La.mbecius-Kollar, Commentar., 1. YIII, p. 151-208; D. de Nessel, Catalogus, V, 
p. 5-12; Analecta Bollandiana, t. XVI, p. 118-119. 

4. Analecta Bollandiana, t. XXI. p. 14.3-147. 

5. Catalogus codicurn hagiographicoruni graecorunt bibliothecae Nationalis Pari- 
siensis, edd. Hagiographi Bollandiani et Henricus O.mont (Bruxelles, 1896), p. 118-121. 



412 PREFACE. [12] 

0. Codex Ottobonianus 92. Volume sur papier, 451 feuillets,0'",355 x 0"',24. 
Ecriture ä longues lignes, du seizieme sieclc. Nous avons cu ä pliisieurs re- 
prises Toccasion de nous occuper de ce manuscrit ', qui parait copie sur W. 
Nous n'avons pas juge utile de collationner la passion de saint Sadolh, fol. 
2i3-215\ 

J. Codec Hierosolymitantis l. Nous le decrirons apropos de la passion de 
Saint Abraham. II a ete impossible de faire collationner la passion de saint 
Sadoth sur ce manuscrit. 

La traduction latine est celle de Gentien Hervet, publiee par Lipomani"; 
eile repond au texte de W. Celle des Acta Sa)i(t(iriiiii^ a ete faite sur le manus- 
crit P. 

Passio sancti .VnRviiAK. — II en existe une double recension. La plus an- 
cienne (V) est represcntee par deux manuscrits. L'autre (VI) nous est parve- 
nue dans un manuscrit unique. 

J. Codex llirrosolymitaniis \. Volume en parchcmin, 20') l'euillels, O'",'!!).") 
X 0"';27. Ecriture sur deux colonnes, du dixieme siecle. Monologe du mois du 
fevrier, compose de 37 pieces dont on trouvera ailleurs l'^numeration ', et 
parmi lesquelles il faut signaler deux passions de martyrs persans : I . Fol. 52- 
52' : M«.pTÜpiov Toü iy'>jii 'A§px[ji.iou äirtcfxoxou, [AapTjpvfiTXVT'j; vi 'ApCrA tt, -oIei, au 
5 fevrier. — 2. Fol. 123'- 125' : MxpTÖpiov toO iyiw Sxi^wO ii:<.nM7:ox> y.y.\ twv v.st' 
aÜTO'j p/CY)' (/.a,pTiipvi(j«,VTa)v ev tu (^e'jTspw itEi toj 5iwy|Afj'j, au 21 fevrier. .le dois ;i 
Tobligeante intervention de M^' Grafiin une Photographie des feuillets qui 
contiennent la passion de S. Abraham. 

P. Codex Parisiensis 1452. Nous l'avons decrit plus haut. La passion de saint 
Abraham n'y est malheureusemenl pas completc '. Nous avons collationne Ic 
fragment qui en reste. 

R. Codex Mosciuensis S. Synodi 370. üccrit plus haut, ä propos de la passion 
des saints lonas et Barachisius. La recension (VI) de ce manuscrit depend de 
la precedentc qu'cUe paraphrase libromenl. Lallusicm a l'empereur, [ixTf/.sr 
ipOo'^o'^ci) y.yX (piXopLapTup-, ä la fin de la peroraison, n'est pas transparente pour 
nous. 

1. Analecta Bollandiana, t. XVI, p. 119; Catal. codicurn hagiogr. graec. hihi. 
Vaticanae, p. 257-200. 

2. Tomus quinlus vitaruin sanctorii/ii puliiini ^Veiiuliis, 1 5.50 , p. 573-74. 
.3. Acta SS., febr. t. III, p. 176-177. 

4. .\. Papadopoulos-Keramels, 'hpoaoXuumxr) ßigXioOr^xr,, t. I iSaint-Petersbourg, 1891), 
p. 1-8. 

5. Nous avons dil uaiis notre cataloguo, p. 1 IS, ipii; le maniiscrit a gardii le commen- 
cement fol. ;j7'j et la iin (fol. 38) de la passion de S. .\bi'aliani. Depuis, nous avons re- 
coniiu qui' le second fragment est la (in de la passion de S. Papia.s et de ses compagnons. 



[13J PREFACE. 413 

Passio sanctae Iae. — Sur les trois manuscrits qui rcnferment une pas- 
sion de sainte la, deux sont etroitement apparentes, et nous n'avons pas hesite 
ä les rapprocher (VII). Le troisieme conticnt un texte (VIII) entierement dif- 
ferent, et appartenant ä une tout autre categorie de pieccs hagiographiques. 

1. Codex Vaticanus 1671. Volume en parchemin, 406 feuillets, 0'",305 x 
0°',20. Ecriture ä longues lignes, du dixieme siecle, de la main d'un moine 
studite iKMunie Timotiiee. Menologe du niois d'aoüt, doiit nous avons detaille 
le contenu ailleurs '. Fol. 87'-91^ : MxpTupiov tt,? äyia? jj-apTupo? "Ix?, au 5 aoüt. 
Le P. Pien, premier editeur de la piece ", a corabine assez malheureusement le 
texte de ce manuscrit avec celui du manuscrit de Vienne, dont la recension 
est notablement differente. Nous avons rejete dans les variantes les particula- 
rites de cette seconde recension. 

E. Codc.v Vindohonensis Hist. yr. 4.). Volume en parchemin, 313 feuillets, 
0'",40 X 0"',24. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe 
du mois d'aoüt, contenant soixante-six pieces dont on trouve les titres dans 
les catalogues de Lambek^ et de Nessel '. Fol. 45-48'' : MxpTupiov äv i-mwM töjv 
iyitdv y.apTvpiüv Acü(ja -pscS'jTs'pou /.xl 'Ix; Tr;; irxpÖs'vo'j, p.xpTupvicavTtov sv IlepciiJi, ä la 
date du 3 aoüt. Sa Grandeur i\P'' Fischer Colbrie, a bien voulu collationner ä 
nouveau ce manuscrit en vue de notre publication. Les variantes du manuscrit 
de Vienne sont assez nombreusos pour donner ä son texte le caractere d'une 
recension nouvelle. Ses developpements n'ajoutent aucun detail au recit. II 
fautle considerer comme une simple paraphrase du texte du Vatican. 

La traduction latine est celle des Acta sanctorum, düment retouchee ^ 

F. Codex Flor entiniis bibl. Aat. 1214. Volume en parchemin, de 257 feuillets. 
Ecriture sur deux colonnes, du quatorzieme siecle. Recueil de vies de saintes 
femmes, dont nous avons donne les titres ailleurs". Fol. 214-227: Mx/cxpiou 
p-ovxyo'j x.xl TvpeijSuTepou ysvopvo'j [zxpxupiov t-?,; iyix; /cxl ävÄd^ou jaxotuco; "Ix;. Le 
texte du manuscrit unique de cette piece (VIII) laisse ä desirer en plus d'un 
endroit, et nous n'avons essaye d'y porter remede qu'avec une extreme 
discrötion. 

Comme on pourra s'en rendre compte, la passion de sainte la, racontee 

1. Catalogus codicum hagiogr. graec. bibl. Vaticanae, p. 161-164. 

2. Acta SS., aug. t. I. p. 329-333. 

3. Lambecius-Kollar, Cominentar-., 1. VIII, p. 214-467. 

4. Catalogus, p. 82-96. 

5. Loc. cit., p. 329-333. 

6. Analecla Bollaiidiana, I. XV, p. 406-408. Nous avions cru reconnaltre dans 
quelques caliiers de ce manuscrit la main d'un copiste de date plus recente, qui aurait 
remplace un certain nombre de feuillets. En y regardant de plus pri-s. nous avons eon- 
state depuis que les deux ecritures sont de la memo e])0fpie. 



414 PREFACE. [14J 

par le moine Macaire, ne se rattache au precedent r^cit que par un lien 
assez lache. L'auteur est un rheteur qui donne libre carriere moins ä ses 
facultes d'invention qu'ä la manie du developpemont par les lieux com- 
muns, qui a ete celle d'un grand nombre d'hagiographes. Une fois (n. 7) 
il cite rhistoire de sainte la : i ivspl «.ÜTriv wTopix, qui n'est probablement 
qu un court resume de la piece VII ; car il dit ailleurs (n. 53) : tö toü xpo'^o« 

Les derniers paragraphes de la passion presentent un ccrtain interet 
pour rhistoire du culte de la sainte. Apres la persecution, un des pieux em- 
pereurs (l'auteur ne cite pas son nom) transfera ses reliques ä Constantinople, 
et bätit un sanctuaire en son honneur (n. 51). Ce dernier detail est exact, 
car nous savons par Procope que .lustinien fit restaurer Teglise de sainte 
la : SV äpiuTsp?. Se ewiovri ei; tz; Xpuua? ycaTiOujXEva; [lÄy.; Tr,c äyi'x? "la? (tapTupiov 
eüpwM xy.Ta7:£aT(oxo; ml\)iikiix r;^ TiaT/i äv£V£U(ja.TO ' . L'anlique eglise fut dötruite 
lors de la prise de Constantinople par les Latins, et Ic saint corps transporte 
dans le monastere de Mangana (n. 52). L'auteur atteste qu'apräs tant d'an- 
nees, il etait demeure sans corruption, et que lui-merae l'avait consid6re plus 
d'une fois avec admiration (n. 53). 

Le moine et pretre Macaire qui composa lo panegyrique de sainte la 
appartenait au monastere de Mangana (53). II d'crivait sous le regne d'Andro- 
nic(f 1328), successeur de Michel Paleologue (| 1282). 

Passio s-iiNCTi Bademi. II ne nous reste de cette passion (IX) qu'un seul 
manuscrit. 

V. Codex Vaticanus 1660. C'est le manuscrit dont nous avons dejä tirö 
la passion de sainte Pherbuthe. Le P. Henschenius a public d'apres le mäme 
manuscrit la passion de S. Bademus', dont nous donnons un texte soigneu- 
sement collationnö et revu. 

La traduction latine est empruntee aux Acta SanctonimK 

Passio sanctorum Acepsimae, Ioseph et Akithalae. — La tradition ma- 
nuscrite de cette piece est beaucoup plus compliquee que celle des prece- 
dentes, et il en existe un fort grand nombre d'exemplaires. Nous avons cru 
devoir distinguer au moins cinq recensions differentes, que nous avons dis- 
posees en quatre groupes. Toutes, sauf la derniere (Xlll), sont inedites. 

La premiere recension (X) est la seule qui ait garde le long prologue de 
la passion syriaque*. Nous l'avons trouvee dans deux manuscrits. 

1. De Aedißciis, I, 9. 

2. Acta SS., april. t. I, p. lxxxv-lxxxvi. 

3. Ibid., p. 825-82(>. 

4. Assemaxi, op. cit., t. I, p. 171-lSl. 



[15] PREFACE. 415 

A'. Codex Vaticanus 1669. Volume en parchemin, 424 feuillets, 0'°,'i9 x 
0",195. Ecriture ä longues lignes, du dixieme siecle. Menologe de la premiere 
moitie de novembre*. A la date du 3, fol. 53-73 : MapTupiov t5v äyiwv ' A/.ii^ijj.S. 
im<jy.6izw xal 'IcjcriCp irpscSu-repou /.al 'AeiöaXa Siaz-ovou. Notre cdition reproduit in- 
tegralement le texte (X) de ce manuscrit, accompagne d'une traduction latine 
litterale, que nous devons ä la complaisance du P. Alfred Lemaire S. J. 

H. Codex Vaticanus 866. Volume en parchemin, 414 feuillets, 0'",38 x 
0™,30. Ecriture sur deux colonnes, du douzieme siecle. Grand recueil de vies 
de saints, contenant 116 pieces -, parmi lesquelles, fol. 133^-140 : MapTÜpwv 
Ttiv äyi'cüv 'A/'.e(]/n[/.ä imiKÖ-Kou , 'loicvitp T:pe<;6uT£'poi) xxl 'AeiÖxla ^ix/covou, au 3 no- 
vembre. Le texte est identique ä celui du manuscrit precedent. On pourra s'en 
rendre compte par les variantes de la preface. Nous n'avons pas cru devoir 
nous encombrer des autres variantes; elles se reduisent presque toutes ä 
des erreurs de copiste. Tres vraisemblablement le manuscrit H derive de K 
Sans intermediaire. 

C'est bien une nouvelle recension du texte precedent que renferme le 
manuscrit dont nous allons parier. Ses nombreuses variantes ne sont pas 
simplement de discretes retouches. 11 n'est pour ainsi dire pas une phrase 
du recit qui n'ait regu quelque döveloppement; mais les additions sont en 
general purement verbales. 

G. Codex Parislensis 1468. Volume en parchemin, 405 feuillets, 0'°,366 
X O^jSöO. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe de sep- 
tembre ä novembre '. Fol. 192''- 206 : MapTupwv tqO äyiou t£pof;.apTupoc 'Ä-/.£i|;t[Aa toü 

STtlOTlOTCOU Xxl Iwi77)<p TOO ÖclftlTXTOU TTf Ea^UTEpOU Xxl 'A£l6x'Xa ToS äviWTZTO'J ^laXÖVO'J. 

Nous avons rejete toutes les variantes de ce manuscrit au bas des pages. On 
verra que l'auteur de cette recension a suivi pas ä pas son modele, et qu'il 
a essaye de lui donner un tour plus elegant. 

II est aise de constater que cette passion est une paraphrase, et qu'il 
n'est pas possible de la considerer comme un texte primitif dout serait 
issu, par voie de rMuction, celui des mss. K, H. Nous ne citerons qu'un 
indice, qui nous parait decisif. 

Voici ce que nous lisons dans le ms. K ä la fm du chapitre 30 : (i£Ta 
Oe r.u-s'py.? Tpei? estlair-fl tö ociov xüxoO >.£i'i/7.vov icpopfi-^ OuyÄTpo? ßxot^wxou tivo; 
Tcöv 'Apjisvitdv, phrase qui repond bien au texte syriaque correspondant. Or, 
voici ce qu'en a fait l'auteur du texte G : MeTa tz Tpei; -Ä^u-epa; lyChy—n -ra ocia 

1. Catal. codicum hagiogr. graec. bibliothecae Vaticanae, p. 158-101. 

2. Ibid.,1,. 83-93. 

3. Catal. codicum hagiogr. graec. bibl. Nationali.s Parisiensis, p. 143-147. 



416 PREFACE. [IGJ 

a.ÜTO'j 'Xsivxvx 'JTCO 'AipopjJLr/; Tivo; o'jtw /cx7.0'ju.6VYi; QuyxTpö; ßx^i'Xfcxo'j tcöv 'Apjjieviojv. 
On trouvera facilement d'autres passages qui prouvent en faveur de l'ante- 
riorite de K. 

Nous gjroupons sous le n" XI une serie de manuscrits qui ont d'etroites 
ailinites avec le texte X, mais qui representeiit ueaumoins, comme le debut 
sufTirait ä le montrer, une recension distincte. Le travail de redaction a ete 
fort superficiel et u'a point porte sur toutes les parties de la piece. Dans 
la categorie constituee par les manuscrits B, D, L, N, Q, il faut distinguer 
trois difTerentes classes : N B, L D, Q. Ce dernier manuscrit a beaucoup de 
legons propres, mais il se rapproche plutöt de LD que de NB. Nous avons 
pris pour base de notre Edition le ms. N. Les legons des autres manuscrits 
ont ete rejetees au bas des pages, sauf certains cas oü Tarcord BDLQ 
contre N semble imposer le choix de la le?on commune. 

y. Codex Parisiensis 1519. Volume en parchemin, 768 pages, 0'°,:{75 x 
0'",265. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Monologe de la pre- 
miere moitie de novembre'. Fol. ''«5-74 : "A6>.ri<7n; töv iytwv Upoj7.xpTüpwv 'Axsi|/iii.a 
ETTKTxoTTou, IwcTicp irpET&jTEpoj Kxl ' Aii^xkS. ÄtXÄOvou. Nous avoHS prcsquc partout 
suivi Ir texte de ce manuscrit. 

B. Codex Vindobonensis Itist. f/r. 5. Volume en parchemin, 32'i feuillets, 
O^.Sö X 0"',24. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme sieclo. Monologe de 
novembre, contonant vingt-trois pieces°. Fol. 20'-22' : MxpToptov tüv äyiiüv y.at 
ävSö^tdv TO'j Xpi'TToO [AapTuswv 'Ay.5i|/i[i.a e-iTXOTCOu, 'Iwr-flO irpsTßuTepou üz; 'AetOxla S'.x- 
■/.dvo'j. 

L. Codex Oxoniensis Land . 68. Volume en parchemin, 33'i feuillets. Ecriture 
sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe de septombre i\ novembre \ 
Fol. 161-174 : Mapruciov töjv äyt'wv Ax£(}/iu.a, "Ia)rrö<p, AsiOx),« £v EIeoti^i [iapTupvi- 
uzvTtov iizl Ixßwptou ,ßx(7i>.s'w?. Le texte est surcharge de quelques corroctions d'une 
main plus receute. Nous n'avons pas cru nöcessaire de les relover toutes. 
Elles concordent souvent avec les legons adoptees. 

D. Codex Vaticanus 807. Volume en parchemin, 315 feuillets, ü°',405 x 
0^,27. Ecriture sur deux colonnes, dudixieme siecle. Menologe de novembre '. 
Fol. 26-36 : Mxprupiov tüv iyiiov [ixpTJpcüv 'Ax.£i|»i|Ji.a, 'liarrhf y.x: AtibxkS. ev Ilep^jirti 
(lapTvipviijKVTwv iiz''. Sa.6wpiou ßxci'Xsw?. 

1. Catal. codicum liagiogr. graec. bibl. Nationalis Parisiensis, p. 211-212. 

2. Lambeciis-Kollaii. Conimentariorum, I. VIII. p. .")58-,")9(> : Nessel, Catalogus, 
pars V, p. 1.3-19. 

3. H. 0. CoxE, Catalogi codicum manitscriptoriim bibliothecae Bodleianne , i>ars 
]>riina lOxonii. 1853). col. ,548-552. 

A. Calal. codicum hogiogr. grnec. bibliothecae Vaticanac. p. JU-53. 



[17] PREFACE. 417 

Q. Codex Parisiensis 1537. Volume en parchemin, 143 feuillets, 0"',275 x 
0",25. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Fragment de recueil 
liagiograpbique '. Fol. 121-138" : Mapx'jpiov twv zyw.jv /m IvSo^ojv [^apTupcov 
'Ay.s<^iij.aL, 'kn^xki /.xl 'Icaa-r,'^. II manque quelques lignes a la lin de la passion. 
Le texte XII, (jui nous est parvouu dans deux manuscrits incomplets, re- 
presente un nouvel essai de reraaniement de la passion des trois saints. Nous 
ne pouvons guere comparer les deux exemplaires que pour un petit nombre 
de chapitres. Mais des indices certains nous permettent de conclure que 
leurs versions respectives ne concordaient point dans toutes leurs parties 
et que la refonte de Toriginal n'a pas ete de part et d'autre egalement com- 
plete. On peut comparer ä cet egard le chapitre 10, pour lequel Tun des 
manuscrits a garde une bonne part du texte de la version primitive, tandis 
que Fautre le presente sous une forme remaniee. 

C. Codex Oxoniensis Clarke 43. Volume en parcbemin, 162 feuillets. Ecri- 
ture du douzieme siecle. Recueil incomplet de vies de saints depuis septembre 
jusqu'ä la iin de novembre". Fol. 108"-! 14 : MapTupiov tojv äytwv x.y.1 iv^o^Mv toO 
XptcToO y.xpTÜpwv 'Ax.s<J>i[Az, 'Uorj-h^f xal AsL^y.Az. Nous n'avons ici que deux frag- 
ments de la piece, les chapitres i-iO, 51-57. 

V. Codex Venetu.s S. Marci 349. Volume en parchemin, 332 feuillets, 
0"',325 X 0'",25. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme-douzieme siecle. 
Menologe de novembre, comprenant trente et un numeros'. Fol. 33*-48* : 
My.pTupiov TüJv äyi'wv UpofxxpTupwv 'Ay.£<j*i[/.Ä, 'Iwc-^cp /cal 'Aetöa'Xä. La piece est inconi- 
plete de la iin ; eile s'arrete un peu avant le dernier chapitre. 

La passion XIII est la seule qui füt publiee jusqu'ici ', et aussi celle dont il 
existe le plus grand nombre de manuscrits. Elle fait partie, en effet, du me- 
nologe de Metaphrasto qui fut repandu ä tant d'exemplaires. Nous avons cru 
pouvoir nous conteuter d'un choix de manuscrits. Le texte semble, d'ailleurs, 
parfaitement fixe, et le recours ä de nouveaux temoins assez superflu. Plu- 
sieurs details caracteristiques (voir, par exemple, les chapitres 2, 48, 50, 52, 54) 
donnent ä penser que la passion XIII derive du texte XII ou d'un autre etroi- 
tement apparente ä ce dernier. 

T. Codex Parisiensis 1481. Volume en parchemin, 226 feuillets, 0"\308 
X 0™,235. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe de Meta- 



1. Catal. codicum hagiogr. graec. bibl. Nationalis Parisiensis, p. 236. 

2. Catalogiis sive notitia manuscriptorum qui a cel. E. D. Clarite comparali in hi- 
hUotheca Bodleiana asservantur. Pars prior (Oxonii, 1812), p. 04-08. 

3. Analecta Bollandinna, t. XXIV, p. 175-179. 

4. Acta SS., april. t. 111. p. ii-vii; P. C, t. CXVI, p. 832-860. 

i'ATR. on. — T. II. 29 



418 PREFACE. [181 

phraste du I" au 15 novembre '. Fol. 16'-30'^ : "A6)./i'7!; twv äyüov toO XpiT-roO 
(j-apTupwv 'tV/.i'^i.ii.a, 'Itarrnf xat 'Aet6x>>X. Le texte de ce manuscrit est celui de la 
Patrologie grecque, t. CXVI, p. 832-60. II a ete collationue pour nous par 
M"^ Rösler. 

A'. Codex Parisie7isis 1020. Volume en parchemin, 344 feuillots, 0"',29 X 
0™,22. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menolo<i:e de Meta- 
phraste du 1" au 17 novembre '. Fol. 36-53'^ : "Abl-nci; twv äyiuv xx: ev5Ädv toO 
XpicTou [/.apTUf tov 'Ax£ij/i;j.x, Iiotvio xzl AsiOx/.ä. Nous devous la collation de ce 
texte ä M. H. Gregoire. 

)'. Codex Parisiensis 1487. Volume on parchemin, 27G feuillets, 0"',315 X 
0'",2.').K l-lcriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe de Meta- 
phraste du 1" au 13 novembre'. Fol. 22-39 : 'Mira; rciv äyicov xx' evSö^^v toO 
XpiffToü j7.xpTuptov AxE'J/tfy.ä, IwcYio y.y.i AsiOxT^ä. La collation de C(,' manuscrit est 
due ä M. P. Raingeard. 

Z. Codex Parisiensis 1522. Volume en parchemin, 350 feuillets, 0'",33 X 
0™,235. Ecriture sur deux colonnes, du onzieme siecle. Menologe de Meta- 
phrasle du 1'"' au 15 novembre '. Fol. 25-45 : MxpTupiov tüv iy''"^ jj.xpT'Jpwv 'Ax.6- 
J/ipia, 'Itücvi© y.y.\ *AetÖx).ä. M. H. Lebegue a bien voulu se charger de relever les 
variantes de ce texte. C'est ^galement sous la direction de cet habile palöo- 
graphe que les manuscrils T, X, Y ont ete collationnes. (hiil vcuille recc- 
voir ici mes meilleurs remerciements. 

Je dois egalement une vive reconnaissance ä M^ R. Grallin qui m'a procura 
plusieurs photographies, et ä M. Ed. Kurtz, de Riga, «pii a bien voulu parta- 
ger avec moi la lache de la revision des 6preuves. Le contröle de l'^minent 
helleniste m'a etö d'un precieux secours pour eclaircir les diilicultös de nus 
textes. Je suis redevable amon collegue, le P. Paul Peeters, d'avoir pu me re- 
ferer ä un ccrtain nombre de publications orientales notamment dans la table, 
oü les formes originales des noms se trouvent notees. 

\'ii rinsuirisance de la tradition manuscrite, il a fallu renoncer, la plupart 
du temps, ä etablir le texte des passions que nous allons publier. Nous avons 
ordinairement reproduit, le plus correctement possible, cehii du incilleur 
manuscrit, en nous abstenant de le retoucher par conjecture ou d'y introduire 
les legons des autres, sauf dans les cas de necessite evidente. Les variantes 
des autres exemplaires ont ete soigneusement notees dans l'appareil critique. 



1. Catal. codicum hagiogr. graec. libl. Nationalis Parisiensis, p. 162-63. 

2. Ibid., p. ül-()2. 

3. Ibid., p. 169-170. 

4. Ibid., p. 215-216. 



[19] PREFACE. 419 

Oa constatera que nous n'avons pas juge utile de l'encombrer de variantes 
purement orthographiques : v final, perrautations de voyelles (s, i, o respec- 
tivement avec ai, yi, w...) et aiiisl de suito. II n'a ete fait exceptlou que pour 
les noms propres, dont toutes les formes ont ete exactement relevees. 



TABLE DES SIGLES 



A = S. E. AssEMAM. Atta SS. 
martyrum orientaliuni et occidentalium, 
t. I, Romae, 1748. 

B° = P. Bf.djax. Acta martyrum et 
sanctorum, Paris, 18i)l-1897. 

B 1= Cod. Vindobonensis Hist. ^r. 5. 

C = Cod. Oxonicnsis Clarke 43. 

D = Cod. N'aticanus 807. 

E = Cod. Vindobonensis Hisl. gr. 45. 

F = Cod. Florenlinus B. N. 1214. 

G = Cod. Parisiensis 1468. 

H := Cod. Vaticanus 866. 

I ^ Cod. Vaticanus 1671. 

J = Cod. llierosolymitanus 1. 

K = Cod. Vaticanus 1669. 

L = Cod. O.xoniensis Laud. 68. 



M = Cod. \ enctus Marc. 359. 
N = Cod. Parisiensis 1519. 
O = Cod. Oltobonianus 92. 
P r^ Cod. l'arisicnsis 1452. 
Q ^ Cod. l'arisiensis 1537. 
R = Cod. Mosquensis 376. 
S = Syna.rarium ccclesiac Constan- 
tinopolitanae (Bruxelbs, 1902 . 
T = Cod. Parisiensis 1481. 
LI = Cod. Venelus Marc. 349. 

V = Cod. Vaticanus 1660. 

W= Cod. Vindobonensis Ilist. gr. 3. 
X = Cod. Parisiensis 1020. 

Y = Cod. Parisiensis 1487. 
Z ^r Cod. Parisiensis 1522. 



I 



10 



LES 

VERSIONS GRECQUES 

DES ACTES DES MARTYRS PERSANS 

SOUS SAPOR II 



1 

MAPTYPION' TUN AriÜN OSIOMAPTTPilN lüNA KAI BAPAXISIOY. 

1. Eto'j; öxT(ux.xtO£/cäTOu aj/ovTo; /.yX ßacilew; Saßcopiou ßariilEuc ITsso-wv, aürö; MI,(ol.!)9' 
Saoüpio; ö'.cüy[y,civ eTro;r,(j£ -/.xTa Ttov £-/.x.>.-/i(7icöv toü XpwTOÖ xal TöJv ceSovtuv tov ttäv- 
Tox.pzTopa, 0£o'v -/.al S/4£'>.eu(75 Toi; isaßecTzxoi; [ji.y.yoi; toc ä'yia toO XpwTOu 6iJcria(jTvfpt,a 
x.aTaaxpEcpsiv x.ai xa [j.ovy.GTr,pta twv y^picTtzvöv * Tirupl ivaXwxscöxi' tou? ^e eijai(j/.07.£vou; ♦ Fol. loo 
ZP"'^'''''^^? £X.£>v£uu£ -/.aTs'ysffÖy.t /tat •/.xTy.vay/.a^sdOat 6ii£tv itocl Tt£tO£56ai TOt? Qeol;, -/.at 
Tou; [j.£v -ci.Ooy.£'vrji); v.yX O'JovT«; sTvt [AEyiTTx; Tipiai; ävacpepedOai, to'j; Se jr/i 7:£i6o(/.£'vou; 
ri-/,pxii; Ti,[y.crjpia.i; xal öiacpöpoi; ßaravoi; uTC0§a>,)v£c9xt. Kocxa §£ tov /.aipov sy.ei'vov toO 
öia)yp.o'j E'jpiOyiijscv £v t-^ 'fß^Vr Tcliv ÜEpaSv ev xtüp/) Tiv't /.7.Aou[ji.r^-/i 'la^a r^iJo xSikn^oi, 
Bxpayirrio; x.al 'lojva; öv6[xy.Ti y.aloü^iwi, xvSpe; §iy.y.iv., TVSTCl-flpwjjr-s'voi ttiittew; y.y.i 
Tit. — 1. proeit |jLr,vi tw aütü x9' {videlicet (lapttw) M. 



PASSIO SANCTORUM MARTYRUM lONAE ET RARACHISII. 

I. * Saborius Persarum rex XVIII anno regni sui adversus ecclesias ♦ foi. 'w 
Christi et eos, a quibus Dens oninipotens colebatur, persecutionem exer- 
cuit. lussit enim magis ut sancta Christi templa diruerent et christianorum 

5 monasteria *incenderunt; praeterea imperavit, ut christiani conquirerentur, moI. mo 
invcntique cogerentur diis sacrificare, et qui parerent, magnis afficerentur 
honoribus; qui vero parere recusarent, variis tormentis et suppliciis gravis- 
simis excruciarentur. Eo tempore erant iu regione Persarum, in quodam 
vico, qui vocatur lasa, duo fratres lonas et Barachisius, viri iustitia fidcque 

10 pleni, qui magna cum reverentia mandata Domini obscrvabant. Hi sancti, 



'•22 ACTES DES MARTYRS PERSANS. [22] 

•puXaccQVTs; t«; evtoaj:; to'j Kupi'ou aexi (pößo'j tvoW.ou. Outoi towuv oi iyiot ix.0'j(J7.VT£; 
Tov diwyjAov Tüiv ypicTiaviov, •/.xra'XnTfjVTEC aÜTÖJv t/iv ixov/iv ETCips'jövi'TXv ei; 7ov totvov 
ey.sivov, oroü o; ä'TeSefjTXTOi ij.ocyot frzvTa; roiic ypwTtavo'j; r/.o>.a^ov tci/.ow;. 

2. Ilxpxysvbjjivwv 51 aürdiv ev t'^ ^cwjxyj Bapi^iaSioy x-al iy\'i':x^-ii tG> fJsirawTVjoico, 

OTTO'J TTXVTS; Ol yplUTiavOl £X.plVOVTO XaTaxe/AilOJASVOl ÜTTapy^OVTE?, lUpOCTCEUOVTS; TW ÄeC^-O- 5 

cpüAaz.'. s^ä'ovTo aü-oü ewe'XQclv sv xr, <ppoup^ :Tpo; to'jc )tpivo[;,e'vo'ji; ypiCTtxvo'ji;. Ei(je>.OövTwv 
oe aÜTwv SV tw 0£<T(jLWTViptb> eüpov äv^pa; evvc'a x.p;vo7.£VOu; /.al ivrilsyavTas T(ö 5öyu.xT'. 
Toö (X'jeSsfjTxTcu ßxciTie'o); SaSupiou. 'IÄövte? oOv oi aytoi Itovä? -/.ai BapaytTto? h OXiAsi. 
tcj'j; (xvöpa:; ü-zpyovra;, äcirocuafAevoi aÜTOUc vip^avTO Trapaij.'jOetcOai ' aÜTO'j; y.xl läysiv 
« Mr/^£v (po€7,f)tü[j.£v, ä^E^.cpol xal r^TepSi;, otT^X' £v ovo'aaT; toS TTauowOc'vxo; iÖ>.-/;iTO)a£v id 
[«av poTT/fv, tva äiToXaScüfAev xöv aiwviov cTe^xvov, icaOö); x.al oi TtXTs'pe; •fli/.wv -/.al otÖT-vi- 
^opot [Azpx'jps;; iTCeXxSov. » 'Ojaoioj; 8i -/.cd oi xütoI (AapTups; iSövTec tou; äyfo'j; Iwvav 
y.al Bapay^iciov /.ai TCpo%;/.ÖTepoi ycVÖ,aEvoi £-'; t?) ' Trapouct'a aüxcov, xi aüxa y.al äl).« 
Fol. 100' TC>.£iova ivTixxp-jjvouv toi? äyt'oi? xxl * ä'X'X-/i>.o'j; ü; STto; £tTC£tv Ttjj t/,? yzpiTo; sXaiw jrpöi; 

Ü7COJJ.OV7JV TÖv ßxcavtov x.al te'Xeio'xyixx toO [j.apxupiou STia'J.eiipovxs; evwyuov. Tiöv Äe ay{<j>v K) 
p.apT'Jpwv Twv £v TW r)£(7[/.(ox/;piw ßeS'Xr.jy.Evwv t3c övoaaxa £wi Tx3xa' ZaviOa;, AxCapo:, 
MapouÖx;', Ne'pTvic, 'HXiai;, Mzpi;, "A§t€o;, S'.y.6£/,6r,; y.xi Saoa?. O'jToi toivjv ejAxp- 
T'ipvioav TÖxe tto^-Xx^ üiro[y.£ivxvTe(; 0>.i'vj<£i; xal ev xw äywvi'ijaaxt xoO [Jt.apTup;ou exe'XEiu- 

2. — 1. 7tpoGj[iei:ij9ai M, cohürtubantur A, p. '216. — 2. Map<o6ä; hie M; MopowOä; iiifra, n. l'J. 



aiulita christianorum perscoutiono, mnnsionem suam reliquenint. et ad eiim 
locuin, iibi impii inagi christianos omncs acerbissime cxc'ruciabant, pro- 
fecti sunt. 

2. Cum autem essent in vico, qui dicitur JJardiaboch, et ad carcerem, 
in quo christiani inclusi tenebantur, accessissent, orarunt carceris custo- 5 
dem, ut sibi ad christianos damnatos ingredi pcrmitteret. Cumque ingressi 
essent, novem invenerunt viros condemnatos, qui impii regis Saborii decrctis 
adversabantur. Cum igitur sancti lonas et Baraehisius vidissent eos in crucia- 
tibus et salutassent, coeperunt illos cohortari ac dicere : Fratres ac patres, 
nihil timeamus, sed in nomine crucifixi certamen unum sustiuearaus, ut co- v 
ronam assequamur sempiternam, quemadmodum et fratres patresque nostri 
martyrio ipsam quoque sunt assccuti. Ilac sancti lonae Barachisiique ora- 
♦ Fol. loiF tione illi magis adhuc conhrmati, "se mutuo cohortabantur, et gratiac, ut ita 
dicam, oleo se vicissim ad patientiam et tormentorum atque martyrii perfec- 
tionem uugebant et corroborabant. Sanctorum autem martyrum, qui in car- i" 
cere vincti erant, nomina haec sunt : Zanithas, Lazarus, Maruthas, Nerses, 
Elias, Marcs, Abibus, Simbeethes et Sabas. 11 i pro Christi nomine cum 
niultos cruciatus pertulissent, et in ipso martyrii certamine vitac cursum 
praeclarc confecissent, firmam fidem servantes, incorrupta atque immortali 



l'ol. llU 



[23j I. lONAS ET BARACHISIUS. 423 

Öviuav, TW 5oo[jr.ov y.ayöj; zikiaxyzi:, t-/iv ivSkivri itictiv T'/if/icavTS?, y.xl tov tyi; äOT-rJcew? 

aoOapTOv )cal äy.apy.vTivov [/.eric Äo^vi; •7ro>.X7;; iv£0-/i'7avTO (7T£«pavov. 

3. MapTucr,5av-ü)v ^e toütwv twv xyitov /.al ivaTCETa^Qe'vTcov £t; oüpy.vo'K x.al Tai; 

zyye^ix.xr? sy/caTXTaye'vTtov •/^opocTaaiaic, [/.£Ta TauTsc tw£^ töjv u.xyöjv f^isSaAAov -ov 
:> i'-'wv 'Iwväv /.ai Bxpa/fctov -spo; tou; TpsTi; äpyipiayou? Mai^pxH x.xl Sr.pwO /.al iMaap- 

\r,'7\' TO'j; xpivavTa; tou? äywo;, 'Xc'yovTc;' (( Oütoi o'jt- O'j'jU'T'.v q'jte TrsiOovTa.'. t«; 

TTcocTzyaac. Tel: ßx(7i.>.i-/.oi; 0'jt£ TrpoT/.'jvaiv ävr/ovTa'. tw -/iT-ic;) /.x; tw rupi -/.y.t tö> 

Gf^ÄT;. » Ival rpo? TO'JTQi? e>>£yov, öti ot svvsa av^as; s/csivoi «-^.a to-jto oO/. i-KilrMrj'/y to 

i^oyu-aTi Toü pairilEw;, oti üxo toutuv töv S'jo Yi^av ivarpaTrivTs;. 
1,1 4. TÖTE TV>/i(7Ö£'vTE!; ÖufAoCi TCoHoü Ol äp-^i;/.äyoi v/.i'Kvj'ja.v ä/^Q-Üvai a'jTO'j;. Töjv öe 

eIOövtwv xai CT/.vTwv £-1 Twv Kpj(^i[Axyü)v, Isyo'juw a'jTfji: oi ipyi;/.iyor « Evopy.i!^oiy.£V 

üaa; z.aTz to'j z-zittt^tou -Äpt-iüv ßacilEWi; tojv ßaTO-scov Saßwpwj i({;e'j^f, zxo/.pivy.'rOy.'. 

r,pv Tjpo; a ExsptoTairÖE Trap' r,[xwv. DoiEiTE tci OO.r.j^.a toO ßa^i^Eco; y.ai -EiOapyEiTE tw 

— poirTayaKTi «'jtoO y.ai -pocxuvEiTe tio -/lAito y.7.i tio -upi y.ai tw 'joaTi y.aTa tcjv voy.C/-/ 
15 y.ai 56y[;.a to'j ßaci'XEu; 7;y.wv vi ou ; » 'Aivoy.piösvTe; oi ayiot Iwva; y.y.i BapayJGio; 

■Xsyouffiv aÜTOi;' « KrCkncia^.i^ * r.iAEt;, üiz-sic Äe i-M'jQX-zt "Äjamv w: apj(^0VTE; y.ai xpiTai 

ToCi ßxCri^E'wc rispTtöV, ÄlOTl £)l>,E5CT0l aÜToO £(JT£ ^ly.XlOXpiTai , y.ai SlOt TO'JTO E^Els'^aTO 

'ju-a; y.ai Tr,v y.i'C.v Träiiav ekotcj ei; X.£'.p«4 'J[«~>v Eöwy.ev 'Jy.iv, ivx ö'y.xia y.pivaTE y.ai 
ar, 7.5iy.;av ssya^^EcÖE ' • vjv üuiEi; oi etci^o^oi y.piTai O'jx. w^ei'Xete aTto toO ETviyEiou ßaii'XEWc 

20 3- — 1- « Ex uno eodemque Horniisdatscii'o magorum principe duos fecil, alterum Masdralli, alleruin 
Serotli perperatn appellans. » A, p. 225. 

4. — 1. ita M; rectius legns xpivTite... ipfä^Tiuöe. 



martyrii Corona magna cum laude redimiti, in caelum ad angelorum choros 
advolarunt. 

3. Post haec autem quidam magi sancti lonam et Barachisium apud 
tres magorum principes, Masdrath et Seroth et Maarnesem, a quibus sancti 

5 damnati fuerant, accusarunt, quod neque immolarent, nee regis mandatis 
oboedirent, nee solem et ignem et aquam adorare vellent, quodque novem 
illi martyres eorum sermonibus adducti, regis decretis non obtemperasscnt. 

4. Tunc magorum principes indignatione pleni , eos ad se adduci ius- 
serunt, atque ita allocuti sunt : Adiuramus vos per nostrum regem regum 

10 Saborium, ut vere nobis ad ea, de quibus fueritis interrogati, respondeatis. 
Paretisne regis voluntati, et oboeditis decretis eins et adoratis solem et 
ignem et aquam, ut iubet ipse rex, an non? Responderunt sancti lonas et 
Barachisius : Loquemur * vobis; vos autem ita nos audite, ut principes et Mol. mi 
regis Persarum iudices decet. Vos enim delegit iudices, et omne iudicium 

li suum in manibus vestris coUocavit, ut iuste iudicetis. Nonne debetis, prae- 
clari iudices, magis quam terrenum regem timere eum, qui vobis sapientiam 
et intellegentiam dedit, et üeum, qui caeli et terrae atque omnium spirituum 



424 ACTES DES ISIARTYRS PERSANS. [24] 

cpoDEtcÖai ex.eTvov tov noiicvi-OL ü'xvv Goofav xal 'i-^'i(i\.iM v.yX y^ioy'.rjo.i tov HeÖv tov syovra 
£^0'j<j['av O'jpavou y.al Y'''i? ''•*'' "zcv;? tcvoy;;, octi; sÖexo ^losiav -/.xl r.lAacs-/ copx; -/.ai 
otopeirat troiptav /.al sow/.sv üpLiv cppövrictv, iva —^ cppovviVsi 'jaüv ^'.y,-/.ptv/;T£ toT; v-O-xa 
ffipxa öjAoioi.? üjAwv; evopy.'i^oiAev O'jv ■jfAz; ev TTiGTet xal iV/iOefz, EiTraTS r,[J.Tv, Ttoiov 0£Öv 
ö(p££>>0[Ji.£v äpvviiraGÖzi, tov ETioupzviov Vi T&v £— iyeiov. tov atojv'.ov vi tov TvpÖT/.atpov ■^^u.clc 5 
Toivuv -:rt(jT£'>j[j.£v £i; TOV Öeov tov TwOiv)<7avTa tciv oüpavov y.ai tt;v y?,v -/.al oö rKjTi'joaev 
äv6p(i)7t(j) (pOxpTÖ). Oü ouvzf7.eOa oOv KicTSjcai ävÖpcoTTM, ÖTTi; ivpo: olivov !!•?, xal iivo- 
6vr|ijx£i xal ÖzTVTSTai wc xat •npi£t? xa- EyxaTxpiÖjxslTat jjLSTa tcov avOptoriüv auToij. » 

5. Täutoc äx.O'jTavTE; oi äpyw.zyoi uxp' aÜTwv, öpyicÖevTec icy'jpöJ? xxt TrVfl'j'iEvTEc 
öupio'j p.syaXou xal äcEfisia; 7ro')v'Xr,; ij-scro/icVTcr, oti üßpi-rÖv] ö ßautlevc aÜTMv ö -rrxpzvou.o; In 
ötz To p'^jxa, ö £ixav, oxi i-oOvvi'(JX£i, £xe7.£'j'jxv iyO-övxt pxSSouc potöv äxaOapiOTOu; 
eyovTx; t7.; i/.avOa; sOtovo'j? TCpo? ßa^javov twv iyi'tov Iwva xal Bapxyi(7;ou" xai ä<popi- 
cavT£? atuToü; ktt' a'XXvj'XiüV, Iva p/zj äxo'jcuctv £xxt£oo; aürüv ttjv l^eTaciv toO Iteoo'j xai 
EviiyuOifi £t; TOV äy<7)va toO XpicToO, TTpoxaOtuavTEs de ö MacbpaO xal SripwO xal Maap- 
v/-,ci', Ol Tpsf; apyiaxyo'., £;; Tr.v spwTr.civ Ttiv iytwv, exEleu'rav £v 6uaw eicocys'iOai tov ir> 
Fol. liil' iyiov Itovav y,övov. EiaayOc'vTOc Se tou äyio-j "Iwvä, eIttxv wpc; a'jTov oi * ip/'j/ayoi" 
« Ti Äoxel (joi; r, [/.v.v " csSv, xal Trpoijxuvei; xxl srtO'JEi; t(7> r}J.<i> xxl tö) irupl xal t<ö 
uoKT'. xal ä770'iT>.r,pol? T.'M-.i. -.'j. — podTayÖe'vTa — apa toö ßacO.s'w; twv ßaci'Xewv SaSu- 
pt'o'j; £-cl •J-o€a>iVjiy.e'v <t£ ßaTa'voi; ijxlrparc xxl Tiy-wpiai; SeivoTiTxi;. Mr, vojj/!';'/); Se 

5. — I. supva n. o, not. 1. — 2. ei [jiev M. 20 



impcrium habet, agnosccrc, (|uique Icinporum flistinguit variolates, atque 
omnia moderatur, et vobis prudcutiani largilus est, ut iudicetis eos, qui 
in carne sunt similes vobis? Adiuramus igitur vos, ut vere sinccroquc dicatis 
nobis, quem Dcuni abncgare debeamus : caclcstemnc an torreiium, acfcr- 
num an caducum? Nos enim credimus in Dcum, qui fecit caclum et tcrrara; 5 
non autem mortali homini credimus. Neque enim debemus homini credere, 
qui exiguo vivit temporis spatio, et morifur, ac sepclitur, quemadmodum 
nos, et in aliorum homiuum uumeru ponitur. 

5. llis auditis, magorum principcs vehementer indignati, atque impio 
furore pleni, quod rex ipsorum contumelia esset affectus a sanctis, qui 10 
mortalem eum assererent, virgas asperas e malis punicis atque spinosas af- 
ferri iusserunt, ut caederentur. Sed imperarunt prius ut separarentur, quo 
neutcr posset, quid ab altere dictum esset, intellegerc, atque ita in Christi 
certamine coniirmari. Cum Masdratb et Seroth et Maarneses, tres magorum 
principes, considentes ut de sanctis quaestionem haberent, iracunde iusse- 1.-. 
Fol. loiM-unt ut sanctus lonas solus adduceretur. Quo quidem adducto : *(^)uid tibi, 
inquiuiit, facienduni sit, dispice. Si deos veneraris et adoras, solique et igni 
et aquae sacritlcas, et quae a rege regum Saborio iussa sunt perficis, li- 
ber cum honore dimitteris; alioqui te acerbissimis tormeutis et suppliciis 



[25] I. lONAS ET BARACiriSIUS. 425 

xocxa (7£auTov, öti 'h\i-i^i ßou>kO[/.s9z «rs ti xa/.cv Ü7:o[ji£?ViXi' vip.er? oü Oc"Xü[A£v (joi y.ax.w;, giv 
[A-/1 TU a'JTO? OilviV/i; daux?) -/.a/tc/v >iaTX -^r,; sauTou 5MT7ifia; Trpo^£vr,'7at. » 'ATre-^ptÖvi i^s ö 
zyto; 'Iwvä? xat sittsv aOroi?' « 'Eyw rauTVi; -r^; cwTvipia? oO Ss'ou.y.i S'.y. tv]v 'Oori^ 
'l-fi<70\j XptiTTO'j' 7rap£fj(^£Tai yap y.al oü^ettote [xe'vei" £Vc-/.£v oüv to'jtou oÜi^sVjte äfvoiji/.at 

,-, Tov •/.upi'j'v [AQU 'IvicoGv Xpi^iTCiv Tov ^cüVTa £!(; Toü? aiöjvag, oti aÜTo; sittiv vi eXmi; 7u«vt(ov 
TöJv ypiTT'.avüJv zal O'j x-ZTaiTy^üvcivTai o; ttwte'jovts; £ic aOröv, Sioti aÜTo; ETryiyyei'XxTO 
vii/,lv Is'ytov 'A[j(,-/iv, i[7,v)v ).£yco 'j[aIv, otti; äpvÖTSTat [j.£ £1tI tcjv d:ö;v tcov ivOpwTvtov, xäyo) 
äpv({ciO[/,ai aÜTCiV sttI toO Trarpo; jao'j tqü £v toI^ oüpavoi^ xal £t;1 twv äyicov xyyikbiv. 
"Ep)(^ecOat yap [/.eT^Xsi £~'. twv vEOETiöv toü oüpavoü ev Tvi ö6(;'/i toO TtocTpö; aÜToO xal twv 

10 äyt'fov äyy£lwv xal «pj^atyy5)iCdv. Kai vio-o 7)Tot[/.a(7Tai tou et— o^oOvai eKao-vw äv^pcdTuw /caTot 
Ta; iTpa(;£i; aÜToO. Növ oOv TaÜTa (X/.o6(7XVT£i; to /C£'>,eu[jt.a, ö TcpoTeTz/ÖviTe Troi£iv £i? EfiE, 
'za.yunc, 5iy.-pa^ac9£* jj/zi yap vojxiV/its, oti y.aTali[ji.7Tavo[/.ev tov ol/.ov Ruptou xai äTr£0.oö[jt.ev 
aÜT&v £v Tivi, j-etJv) aÖTCi? ETroLVjirev -ÄiAa; Sta/tovtfv aÜToj <^£V TtTj'^ o""/.eo tÖ) äyuo /.ai 
el-kEV -/laiv 'V[/.£t? £CTe to (pw; toO ■/.ötjj.ou' /.ai ttzT^iv eitvev vij^.Tv 'Tj^ei? £aT£ to a>.a; Tri; 

15 y^c* säv TO ä'>>a; [Ji(upav9-?i, £v tivi äli<j9-/i'(7eTat TOt äli"(o[/.£va; 'Eacv ouv, xaScü; u[A£i; IsyETE, 
TW /'.£>.6Ü[jt.aTi ToO ßacilEw; Ttöv ßacOvStüv ü[/.(I)V Ü7vay.oucw[j,£v /.al toc T;poi7Tayi/.aTa aÜTou '' 
TC0iY)'iTtü[;.8v, oüjr ri[^.e^? r.pvvjTajJ.eOa tov Rupiov •flii.wv ftovov, a),!' lö vifASTEpa ä'pvr,i7t; 
TTKVTojv ai'Tio; yiv£Tai xal to -JijAeTepov at[Aa TravTcjv * oltijClo; x.aOicTaTai. » * Fol. 102 

3. supplevi, nm. M. — 'j. aOtüv M. 



gravissimis afTiciemus. Neqiie vero piites nos tibi esse inimicos. Ipsi enim 
tibi nihil mali faciemus, nisi tute saluti tuae male consulueris. Respondit 
sanctus Jonas : Istius, inquiens, ego salulis non egeo propter Jesu Christi 
vitam : praeterit enim nee unquam permanet. Quamobrem nunquam negabo 

.-. Dominum meum lesum Christum viventem in saecula quoniam ipse est spes 
omnium christianorum nee confunduntur qui sperant in eum : sie enim nobis 
pollicitus est : Amen, amen, inquiens, dico vobis, quisquis me negaverit co- 
ram filiis hominum, et ego negabo eum coram Patre meo (jui in caelis est et 
coram sanctis angelis'. Veniet enim in nubibus caeli" in gloria Patris sui et 

10 angelorum atque arehangelorum iamque paratus est ut unicuique homini 
reddat secnndum opera ipsius. Quae cum ita sint, facite in me quod vobis 
mandatum est : neque enim putetis nos domum Dei relicturos, aut ab eo ul- 
lis terroribus Jefecturos, qui nobis concessit, ut sanctae domui eins servi- 
remus, et nobis dixit : Vos estis lux mundi. Et rursum : Vos, inquit, estis 

ir, sal terrae ' ; quod si sal evanuerit, in quo salientur ea ([uae salienda sunt? 
Quare si, ut suadetis, vestro regi regum obtemperemus, et iussa eins facia- 
mus, non solum negabimus Dominum uostrum, sed causa erimus ut vos 
onines illum negetis, et perniciem * omnibus afTeremus. ♦ loi. \oi 

1. Gf. Maltli., X, :J3; Luc, ix, 2ü. —2. Jlaltli., xvi, 27. — 3. Matlli., v, l'i, 13. 



10 



42(J ACTES DES MARTYRS PERSANS. [20] 

6. TauTa «-/.buijavTs; Tuao' aürou oi äpytu.zyo'., OuLtwOevTE; iffyupö)? £x.£"Xeu(Jx^ deörivai 
aÜTOv vojjLcp TCepTix.tTi y.a; ÄisSalov iaßSov [Asxa^'j tüv ^sipwv «CiToCi /.ai TüJv 5/.elüJ'j* x.ai 
r,v /ca^vf^.evo; ö iyto; e'v tu E5ä(p=i -/.al -/.a-IjAsvo; woTTcp T^iÖo; äpyti;. Kxöe^ofAeVju ol xüto'j, 
i?y.(Jzvt'(ov atjTov ot §Y)y.iot pzSi^oi; poöjv ä-/.x6zpw~cov l'youc. ' zxc i-/,zv9a; iTyupa;. Etc'. 
TOGO'jTOv ^s äSxTaviTxv aÜTOv, eu; ou £yuji.v(66yii7xv xÜtoO 7.v ■reXsupai. 'O o\ ßaG7.v'.,o[/.£vo? 
oüy. m-i\iyi^, äW.7. ^o^a^ow tov 0eov i'Xayev « Aoia cot, ö 0£o; riov 7T7.Tspwv -öjAor/ 
'Aßpaaa y.xl^ 'Icaä/. /.al 'la/.cöS, ö £;ay3cyo)v -ÄiAac £/. toO x.OTf/.ou tojtou, oti /.aTrjVw- 
Ta; X.XI •/lu.a; ayayx; £!C tyiv ^yzir-ziv y.7.i. £;: tviv ir'.CTtv cou t-/iv xyiav, ori öiz Ty,; 
Trti7T£wi; ToO 5'.y.aiou 'ASpxxfA 'c'yvcd;i.£v -:/|v iricrtv aou t/;v äyia^, /.al toOto ävTi TcolT-tov 
öXiyx TTxOrJvTe?. K-al vöv, Kup'.e, 5o; -/ijaiv ÜTCO[xov/iV, ivx Trof/iiwiz-sv /.al -rlr.ptotJiofAev iravTa, 
öca sv£T£i7^a.To ;n[J!.iv to ä'yio'v <jou itveOu.«, ^ioti TcpoEor, /.xl zcu.?. /.xivov -iivec; öt« 
GTO[xaTo; TO'j Tzy-f'K -/iy.öjv Ax?iS. Kxl ttxaiv, y.x'jto; A:'y£i., O'jtco; ä^tcocov -fliAac 'iix- 
TCpä^xsQx;. AeyEi yxp- Mixv r— r,5x[A-/iV Ttapz Kupiou, tx'jt/.v "(-/ityiTco, TO'jTecTi t6 zel 
ölvai C'jv (joi, f^sTxoTX' ÖTCfio vÄuk ä^;(0(70V Äix ty); toO (/.apTuptou T£>.eiü)C£co;, toöto yap 
xx9' i-Mc-rriy v/.8iyoij.jn. » Ral TauT«. sstoov ö ayio; 'Itova?, ')iy£i (pwvÄ fA£yx'X-(i toi? 15 
xpyi[Axyot;" « 'Eyw dm toO apyovTo; 'j[aiov to'j xrAxoToAou /.xl azo tczvtuv twv cp'rXcov 
xÜToS, oI't'.vs? eIciv Ol apyovTe? toö SaTxvz, ä^iTTxjAxt xxl s^xpvoOaxi tcxvtx; aÜTOu; 
•/.al ixTCo ToO -/iXfou xal tyi; leT^viv/i; xai tmv acTpwv /.xi ä7;o toO -upo; /.al toO ü4xto:, ou? 

6. — 1. l/ovTot; iM. — 2. siipra lin. udil. M. 



6. llacc (Hin audivissont magorum principos, ira concitali, iusserunt, ut 
lege persica vincirctur. Traiecta igitur virga inter manus et crura, iners 
humi iacebat vir sanctus tanquam lapis; ministri autem eiim virgis e malo 
punica spinosis verberabant, nee prius destiterunt, quam eius lacerata suul 
latera. Ipse vero dum vapularet, non repugnabat, sed Deum laudans dice- 
bat : Gloria tibi, Deus patrum iiostrorum, Abraham, Isaac et lacoh, qui odu- 
xisti nos ex hoc mundo, et dis^natus os nos ad amorem et fidem sanctam 
tuam adducere; nam per fulem Abraham iusti cognovimus fidem sanctam 
tuam, cum tarnen pauca pro multis patiuinur. Et nunc, Domine, da nobis 
patientiam, ut perficiamus omnia, quae nobis Spiritus sanctus tuus prao- 
cepit, qui et canticum novum cecinit per os patris nostri David. Fac nos di- 
gnos, qui faciamus ea quae dicit; ait enim : Unam petii a Domino, hanc rn- 
quiram', id est, ut semper sim tecum. Domine. Hoc mihi, Dens, quod expecto 
cotidic, per martyrium elargiro. Haec sanctus lonas cum dixisset magna 
voce magorum principibus : Ego, inquit, a rege vestro peccatore, et omnibus lo 
amicis eius quicumque sint — sunt enim omnes Satanae prineipes — discedo 
et omnes ipsos abnego, et a sole ac luna et stellis atque igne et aqua, quos 
esse deos asseritis, alienus sum, nee uUo modo illos adoro : sed credo in Pa- 



10 



1. Ps. XXVI, 4. 



[271 I- lONAS ET BARACHISIUS. 427 

lifizi. eIvxi Osoüc, ä>->,0Tpi6: vm y.y.l oü Tifoa/.uvd» aÜToT; t6 tuvoIov äW.a tticteuw eyw 
st; rixTepa /.al Viov y.xl ay-ov llvsOiAx, tv;v i'ypxvTOv -rptar^x, Tr,v cw^ou(Jäv zttxvtz 
xöcaov * oiTWc? /.y.i to'j; Oso'j; üaüv S(^r,[AiO'JpYyiC7.v, ou; iv^Y^-x^sTS vifia; Tipoo-zCuvriCÄt. » * Fol. \i' 

7. TxÜTx i/.0'jC7.vT£; Ol ipytiAr.yot iy.i'kiiKJXV ayoiviov ß>.Y,Griva'. «.OtoS Iv tö irooi x.ä.1 
:, £Ax.U(j9ri';3(,i aÜTOV e^io ei; t-^v rxyvviv /.xl tov T^xysTÖv -/.xl [A£tvxi aüxov ev tw -/.pusi ölviv 

T>,v vjJCTa — r,v yap 6 x.xipo; •/_£t[;,s'p',o; — y.xl TuapxmpviOvivxi xÜtqv t6 ti i'px sve/.ev tqO 
•/.p'JQ'j; TCOtr^-Tii. Ol 5s e-Qi-/;<77.v outw; x.al sipuT^x^xv X'jtov u.i7X oo^ou tto/.IoO v.xni'j t£ xOtov 
£/.ei £0); Tri; aü'piov. 

8. üzliv iy.ci^in%(jxy oi (xvo[;.o', Trpo toü [i'/iaz-ro; y.ÜTcöv -/xt •/.e'Xs'jouTi. toI; ÜTcr.psTxi; 
10 sveyQrivxi irpo TCpocoiTCO'j aÜTWv tov ayiov Bxpxytetov. EicslOovTo; oe tou xyi'ou /Mi (ttxvto; 

£v TW cTE/CpETM, st-xv TTpo? xüTov o'I apy'.[Axyoi" «Ti viv ' ; Ti ooitel üoi, Bxpxyicis; 0\J£i; 
■/.al aiSr, y.oü. iroo'j/.uvei'; t(o rAio) /.al tw iv'jpl /.xl tw OV^xti, /.aOw; ttsigÖsI; ■7wpo'7£y.'Jvr,(7e 
/.7.1 ö xSslcpö; (70U lojvx;, r, ^i'/'/} aY<i*va ^xiy.'ibyi ev Tui c(o;.».xt'! cou; » 'ATCo/.piOsi; oe ö 
zyio; Bxpxyi(7io; £itc£v aÜTOl;* « Ra9u; 'Iwva; o xS£'X(pö; [xon 7rpoffe/,uvvi(7£v, to; TTpoTe- 
l.i x.üvr.csv, £yd) -epiccoTepov TrpO(JX.uvä) y.xl Äo^oXoyS) y.xl ÜTrepud/d» xÜtoV ü[;.er; ■n^v/iüxrjHi (J/euof, 
iTEol aÜTO'j, xAV -h xV^'Oeia oü Tuysycöp-zice toOto xÜtov SiaTrpxExcOa'.. T;; yxp eoövxTO 
TU(p\w'7ai T-/1V evvoixv tt,? xapi^ix; X'jto'j, i'va TTpoiey-'jvr.irev s/.eivcp tcö üx-zipeToCvTi Toi; 
xvOpwTToi; -oiYi'jAXT'. xxl sy/CXTäliirs TOV Tvo'/fldxvT« aÜTÖvj £1 -/iv epyov Ti(y.iov, evdo^w; 

8. — 1. Ti' ev i7n M; cf. infra n. 11. 



lu 



15 



trem et Filiiim et Spiritum sanctum, veram Trinitatem, quae servat mundiim 
Universum,* fecitque deos etiam vestros, quos nobis per vim adorandos ceu- • loi. ui2 
setis. 

7. Ilaec audientes magorum principes, iusserunt ut pes eius funiculo 
vinciretur, atque ita in pruinam et glaciem extraheretur , ibique totam noc- 
tem iaceret — erat enim hvems — observareturque, quid frigoris causa 
faceret. Ministri fecerunt imperata, et illic eum usque ad sequentem diem 
reliquerunt. 

8. Iniqui iudices rursum considentes in tribunali, sanctum Barachisium 
adduci imperaruiit. Quo adducto et coram ipsis consistente : Ouid agis, in- 
quiunt, Barachisi? Immolasne et solem atque ignem et aquam adoras et 
veneraris, quemadmodum et frater tuus lonas, mutato consilio, fecit, an tor- 
mentorum certamen vis in corpore tuo suscipere? Respondit sanctus Bara- 
ciiisius : Ouemadmodum frater meus adoravit, sie ego adoro et veneror et 
colo. Vos de ipso falsum retulistis : nam veritas non permisit, ut id faceret. 
Quis enim mentem eius excaecare potuisset, ut reliclo eo a quo ipse crea- 
tus est, adoraret ea quae creata sunt ut horainibus serviant? Si adoranda 
essent, non servirent hominibus, sed homines illis inservirent : dedecus 



428 ACTES DES MARTYRS PERSANS. [28] 

iv üt:6 ßpoTwv e^uTWipeTSiTO koli wf ÜTr/;p=-£i r.ij.tv iiSpi^ yäp -^v aÜTÖi tw Tü'jpl tö ütt/ios- 
reiv ■Äpv Ta^ei öouXixvi. 'looü yzp vüv öpwpicv, oti TrloOirtoi xal [/.e'tcioi x.xl xa/.oi x.ai 
y.yaGol st; aÜTOö Ü7r/;p£To0vTai, /.dX Sci'j}.ov eitti t6 TuOp r,[j(.üjv tüv ävOpw-wv, Otto to-j 
x.peiTTOVo; zai iroivfoaVTOc aÜTO oGtw; cptcOev -/.[/.iv. "Ücte o'jv aSixo'v stti to -/.octx- 
vxyx.z'Cav Yiaa?, t'va TCpoTy.uv/ictojji.EV -rr, ÜTT-zipsciz tcj ;c6c[A0'j, ÖTTEp ö Öco; si; hjAtMs 5 
Fol. Iiii aÜTO * TO -dp s^cüx.sv vijj-iv Toic ävOptoTTOi;, xal äpv/fcac6ai tov ©eov tov -oiricavTa 
Tov oüpaviv x.al tviv yöv x.al rr.v Ozly.CTy.v xal tzvto. xi iv aijxof;' iXlz 7:as-£t 
[^.a)A(jv sxEivto ü[j,vov xxl TrpodxüvYictv x.al xasav T'.p./,v -a:z t£ ßacO.swv xa.1 äpyövTcov 
ital viyoup.£Vwv xal Tia«^-/); ttvov;? ävacpspcGOai, 0; eTTOiriOe t»: üij;-/) xal xa ßzOvi, ou xr.v 
ßaOctav ßouV/iv oü'^el; Icy'Jei x.axalaßsTv O'ji^j -apax.'jia; ixavet" ei; xö (ii^o; xr,; Äoc/i; ^'^ 
aüxoO, 5ioxi aüxoC Xf^'-""^ ^'/S'V-''^ -a'vxE; oi ulol xwv ävOptüirwv aOxo; yap ecxiv 6 xpsiptüv 
iräcav x/jv otxouy.EV/;v xal o'jÄsvoc 67ri^ty.ä^£xai iroxE, äXXa irävTX aOxo; p'vo; y.aTx- 
cxeua^Ei T^ coipia aOxoö. ToOx'j ^e [xovov Xf/iiisi. irap' viij.ciiv, Iva yivwaxcou-ev x6 ovou.a 
ToO Rupiou Tvzvxe; aüxoO ot 'jtol xüiv ävöpwTruv jcxl y.v; pLaxaioi; spyoi; xal Tr7,av«i; 
aTraxwj/.EOa. AOxc«; yäp eItcev Mr, TCoi-/)'57ixe eauToi? elSw'Xa Ü'aüJv p/i^e irpo(7xuvT|'7r,Xc xof; 15 
spyot? x(üv /EipiüV üaüv, j7.-/)'t£ «/V/i xxicEi xivi, 5iöxt syco eljxi xup-.o; ö 0£Ö; Üjaüv, 
är' äpj^vi; «jTvKpyuv xxl [xe/pt teT^o-j; SiajAevwv, xal oOx E'jxtv a>,).o; 0£Ö; ttV/jv epö 
xal T-/iv f)d£av r/.ou exepeo oü Sü'jw O'jÄe tsc; äpexa; [/.ou xoi; yXuTrxoi; oO(5e rviv X'.[jL-/fv aot 
T:xpxGytii xoi? etoco^.oic. 'Eyw ä;:oxxevv(o xal e'yw J^uoTtoiw xai oO^ei; sffxiv ö? exoc-j^exai 
xi; X^^P*? I-'-'^'^' * 20 



eiiim esset igni, si nobis servili ordiiie desorviret. Nunc autem vidcmus 
homines non solum divites, verum etiani pauperes, nou bonos tantum sod et 
inalos, ignis uti servitio. Cum igitur ignis constitutus sit servus noster ab co 
qui fecit illum, iniquuni est velle vos cogere ut ignem adoremus quem 
I Ol. io:i Dens ad humanes usus creavit * et abnegemus ipsum Deum qui fecit caelum 5 
et terram et maro et omnia quae in eis sunt. AiMjuum est potius ut gloria et 
adoratio atque omnis honor a rcgibus et principibus et ducibus et omni 
spiritu tribuatur ei, a quo et sublimia et profunda facta sunt, cuius arcana 
consilia nemo potest comprehendere, neque valet ad sublimitatem gloriae 
eius pervenire, cum tarnen auxilio ipsius egeant omnes filii hominum. Ipse 10 
enim alit omnes, nullius indiget, omnia moderatur ; illud tantum a nobis 
requirit ut nomen Domini cognoscamus nee sinamus nos figmentis et erro- 
ribus decipi. Sic enim iubet : ne feceritis vobis idola', nee adoraveritis 
opera manuum vestrarum, nee ullam aliam rem procreatam : quoniam ego 
sum Dominus Deus vester, qui a principio sum et sine fine permaneo, et non 15 
est alius Deus praeter me, et gloriam meam alteri non dabo^, neque virtutes 
meas sculptilibus neque honorem meum idolis. Ego occido et vitam praebeo\ 
et non est qui manus meas possit efTugere. 

1- Gl. Exod., XX, '1; Deul., \. fi. — •.'. I:?.. xlii. 8. — :i. I lieg., 11, 6. 



[29] I. lONAS ET BARACMISIUS. ^,20 

9. ToT£ O'jpLtüöevTe; ot äpj^tjAzyoi aJCDucavTs; toc p-/i[jt,aTa. TZ'jxa -ap' xüto'j, rip^y.vTo 
Öaufjix^eiv aÜTOu; xai t/iv /.apTepiav a'jTtöv /.ai Xs'ysiV « Mvi av ä'pxi etc tviv jcpiTiv to'jtojv 
xaOtcwjASv, Iva uM Tt? twv csSojae'vwv xal Tvpoc/.uvouvTWV tu vi>iico xxi tu ttuoI y.al tw ü^axi 
ä/C0ui7ü)ci Toüs; TOio'jTOu; loyo'j? otÜTwv y.al äpv/iciüVTat y,a.l aÜToi aÖTO'j? Y.a.\, i-Kon-ÜGi toC! 

5 E'rrtÖ'jsw, öcXkk [xa>.lov aKouiTWiASV aÜTwv oiä vu/iTOi;, ots ttxvts; sv r,(7uyia •/ca6£U(Jou'7i.v, i'va 

[j.viöei; voviV/i [/.vi^s tx irap' y.ÜTwv ■XEyöjxeva [j.v)i^s * T7. ttwo' viy.ojv xpaTTÖpLeva. » Kai ♦ pol. lo:r 
eys'vsTo oütoj;, Kai ävecTTiTav to'j /.pivEiv tcits. KaOtGxvTSi; ^l vj/.to; x.al /icuyia; O'jiiyi; 
TColV/i? £/C£"X£uC(Xv £V£y_Or,vat Tov ayiov Bapaytaiov. Toö Se sve^Öe'vto? /.xl c((jTaXa^''ai; oüV/i; 
oiTjxouov auTrj'j. ITo'X'Xz oOv tcöv ip/i[;.zya)V äva/.pivzvTtov aüxov x.7.t toQ äyioy ^lä Tr,; 9eia; 

10 rrotpia; ij— Epviy.'/i'cavTo; aÜTOU?, Öu[y,w9svT£? ol avofy.ci sjcsleunav £V£yOv)va(. ßtoXou; -icCK/mjc, 
x.al eTCOiYiGav iruptoOrivai aÜTOu? tc'Xeioj toO iruai?. Kai Tra^tv ixeT^sucav sveyO'^vai CTvfaova? 
TTeTCuptüfAEVOu; ouo' xal svej^Öe'vtiov aÜTüiv s'cTvi(;av ÖTCspzvw xöjv i^üo ttyijj.övcov tov iyiov 
Bo'.pajfwi'jv /.xl TO'j; ouo ß(i)>.ou? Toü; •:T£7iupw[;.£'vou; UTt£'6io>cav ütto Ta? .aac;yz7.ac aÜToO tx? 
ouo" /.al £cirov ivpo:; aÜTOv ol ipyif;.zyof tc Mz tÖv GTE^avov to'j ßacilEw; tüv ßo.ai'XEUv 

15 SaS&jpiou, oTi £av ixTro Tr,; [j.ci.r;-fJCkr\c, crou s^ekg'/i? £va T<iv iTETrupoju.Evwv ßto^^wv x,al tce- 
CEixai £tc £^ aÜTWv yapiai, i'va oioai;, oti I^o[ji.ev ziifpalw^, ot; äTrvipvyfcrcd tov 0eo'v gou. » 
ATuejiplÖr, ö ayio? Bapay^luto; Y.au. eItcev irpo? aÜTOu;" « 'YirvipE'Tat toO SaTava x.al apyovTE; 
z[jLapTci)>.0'!, \j.y. -z'ry (TtoTVipLav toO Qeo'j y.ou /.al ty.v y.Tzöfkv.y.^ zw SaTxvz toO TvaTpoi; 
üij-cüv, oü jr/) cpoSviOd) iTCÖ toO OeoO üatov, oGte £va t(Iiv ßcö/.wv pi']/w -/ajj.xi, xXkx ^ix 

20 TÖ övojxa To5 XpiCTOö [AO'j xpaTvictd aÜTOu;. 'Kyoj d£ vüv öpy.l'^w w.öii vjrxh. tou "(wvto; 
ÖeoO, 7:p6; TauT'/i Tri ßaTa'vw -/.al £t ti a'X'Xo [j.£i:"(ov syETs x-p'-T'/fpiov xal oi'^xte, oti f^Eivdv 



9. Tunc irati magorum principes, coeperunt eos admirari et ipsorum 
constantiam, ac dicere : Ne iudicemus illos hoc tempore, ne qui eorum qiii 
pii sunt, et solem et ignem et aquam adorant, auditis eorum sermonibus, a 
religione iiostra deficiant, et immolare rccusent; noctu potius illos audiamus, 

5 cum omnes dormiunt et conquiescuiit, ne quis cognoscat, quae ab ipsis di- 

cuntur aut * quae liuut a nobis. Tunc igitur iudicium intermiserunt. Nocte * Fol. io3>- 
autem, cum magna esset quies, considentes iusseruut sanctum Barachisium 
adduci, et magno cum silentio eum audiebant. Cumque multa ultro eitroque 
dicerentur, et in ea disputatione sanctus Barachisius, divina sapientia muni- 

10 tus, Victor existeret, indignati iusseruut duas glebas aeneas ardentissimas 
sub axillas ipsius admoveri et dixerunt ei : Per regis regum Saborii coro- 
nam abice alteram e glebis in terram, ut intellegamus te Deum tuum abue- 
gasse. Respondit sanctus Barachisius : Ministri Satanae et principes scele- 
rati, per salutem Dei mei et interitum Satanae patris vestri, non timeo 

15 regem vestrum, et neutram glebarum in terram abiciam, sed utramque 
propter nomen Christi perferam. Quin etiam vos adiuro per viventem Deum, 
ut ad hunc cruciatuiu maiores alios, si quos habetis, adiungatis. Quis eiiim 



430 ACTES DES MARTYRS PERSANS. [30] 

£<7Ttv, ETrayxyeTE [;.of xt; yocp s<7tiv ö £i(7£pydp.£vo; et; äyüva itoXe'jj.ou Z7.l O'jH e/cot^tosiv 
eauTov 7rpo6ü[Aio; Et? OzvaTOV, i'va IkSvi ovojxa (X£ya /.at oo^^.axa Tvapä xau ßaai'Xeo)? 
TCoHa /.xi x,Xy)povo[jir,(T'/) to'ttov äpyo'vTMv; » 

10. Ta'jxa siTuovTo; to'j äyt'ou Bapy-yj-ctou, ivo;z iro^vr, x,pxT-/;0£'vT£C ^^ äpyiiy.iyoi 
exeXsuTxv ^vuörivai [AoTitSdov -/.at ßXYiÖvivai st; xa ß'XEcpapa xxl et? xi; ptvac aüxou. Kxi .'> 

Fol. 104 iraT^tv äz.e'XsuTav ETTty^eövivat [j.oXtS^ov * iv x<7) >vzp'jyyt aüxoü xy.t Et? xz töxy. aüxou, tvx (xvi 
äxou'/i [r/ixe "kxk'n. Kai [/.exa xoOxo irpouexa^av xotg ÜTVYipETai? ^.eyovxe;' « AaSovxe? aüxöv 
äivayzysxE aüxöv sv xöi os(r[/.(dxyipttü xat iirö svoi; ivooö? xpe^aziraxe xOxov exet. » 

11. Rat £T:oi-/|(7a,v oüxw;- xai xotOxa etrrövxiüv aüxöv , i/A'Kvj'sx't iräliv oi ÖlciSiT^ 
äpj(^i[y.Äyot ä)^Or,vat rpo irpocÜTCOi» aüx<iv xöv lAajtzptov 'luvav. Tou i^k e^Oovxo;, 'Xeyoy^rt 10 
■jvpo? auTÖv Ol äpj(^t;7.äyof a Ti r,v, 'Icova; ttü? xö (jüipta uou (pat'vexat Got /(.zl uco; SiY,^a? 
xy;v vuxtx exstvviv ■KÖ.noiv iTxaOet; erzvco x,puou; xal TcavSsfvo'j (j/ijyou;; » Ai;ex,pt6vi Tcpo? 
«üxou? ö jjia/.apto? 'Itova? /.ai etirev « rivwu/CETs, xpjr^ovxs? xoO ßaciXs'w?, ö'xi ö 0£o? [aou, 
oTTou eiK^oxst Y) 4"JX.''l [•'•O'^i ^^ °'^ l'xey.c' (ae ^ [X'/ixirip [xou x,al [/.£'[/.vvijj.a,t xxi. ot^x, oüi^etioxe 
xotaijxyjv xaXviv £^».p{(7axd [ioi vuKTa" oüSe [ji£(ji.vr,[Ji.ai äy.[A7;v, äip' o'ü etptt ev ävOpwTroi; y.ai '■'> 
yivcooüw X' r,v atcÖvici;, oxt TOtxux'/) ävaT£TTauij.£vv) ' 7Tap9)>.9EV 'jTrepavw y/M vu^* vi'XOe yxp 

[xot dcTCOipopi xou ^üXoi» xou äytoi», ouou E^xaupwOvi ö xuptd; [;.ou 'ItujoD? Xpiffxö?. » 

12. TaüTa Etirdvxoc xoO äyiou 'Iowa, avxaire/.piOvicxv ot -TrapavouLOi äpyij/.y.yoi y.ai 

11. — 1. Toia'JTKiv iva7ie7tou|i£vr|V M. 



ad l)ellum pioficiscitur, et in praelium ingredifur, qui non promptns sit mor- 
t(!ni oppetcre, ut magnam gloriam et pracmia multa et locum principis u 
rege consequatur? 

10. Haec cum a sancto Barachisio dicerentur, ingenti dementia victi ma- 
gorum principes, iu.sscrunt plumbum liqucfiori et in palpobras eins et nares .-> 

Fol. 104 conici; rursumque liquclieri plumbum iusserunt,* et in fauces eius et aurcs 
infuiidi, ne audire loquive posset. Post autom ministris illum tradiderunt, 
dicentes : Abducite eum in carcerem, ibi(]ue uno pede suspensum includile. 

1 1 . Tunc imperarunt , ut beatus lonas iterum ad conspectum suum ad- 
duceretur. Ouo quidem adducto : Quomodo, inquiunt, se habet corpus tuum? lo 
et quomodo noctem illam totam glaciei et frigori expositus transegisti? Re- 
spondens beatus lonas : Nullam, inquit, mihi credite, regii principes, Dens 
mens, in quo animus mens conquiescit, noctem unquam mihi aequo tran- 
quillam largitus est, ex quo me peperit mater mea; nee memini unquam, 

ex quo scire potui quid sensus sit, ullam omnino noctem ita mihi quiescenti j-, 
suavem extitisse; consolatio enim mihi praesto fuit ex sancto illo ligno, cui 
affixus fuit Dominus mens lesus Christus. 

12. His auditis iniqui magorum principes dixerunt : Alqui IVater luus 



[31] I. lONAS ET BARACHISIUS. 431 

sIttov a'jTto- « 'O äSe>.cp6? mu Bapayiirio? -Apv-fiCaTO tov Öaciv cou, xal cj sTH[;.£vef,? ='ti si? 
a'jTÖv; » ÄTCOJcpiöet? ö xyio; 'Itova; ei— ev Tvpo; aOrou?* « Oioa -/.äyco, o-i vipvriTa.Tij sirii- 
X.Ü; ' Tov ^laSoJiOv xal irävToo; toü? äYYe"Xou; aÜTOu xal tw c)£(77:otyi XpicToJ Te>.eiwi; eaurov 
7:poo-£)c6[Jt.tG£V. » Aeyoudiv aüroj oi äpyi[j.aYOf « Mvi k7co'X£G'/i; x.ax.ü? tyiv vj'uj^yiv uou. 

5 Suaffls'psi Yzp oot (xÄ'X'Xov tou äiT0i7T'?ivat to5 Weou to'j. )) A-Kiv-oibr, TCpö? auTO'Ji; Icova? x.ai 
elivev aÜTOt?" « Tu(p>.ol /tat [jm^oI, ttw; T^eyeTS 'j[^.£i; dauTou;, oxi (ppövitj.ot £'7|y.£v x.al t-?) 
* opovYi'(7£i 'oacüV £^ep£UV(I)j7.ev Tr,v iVflOeiav; fJuvaTa-i ävOpcoTuo; ej^^ojv tov citov IkutoO iv to> » Fol. lu'i" 
ü)p£wp aTTO/CEipievov x.zi (p'j>iXTTajv xÜtov Ü£TO'j y.yl' vKp£TrjO xal ßpovTvj; xal acTpaTVYii; -/.al 
Tvj? XoiTkVi? TOU äfpo!; ETCKpopa; p/i lafiSotMEiv £K ToO «TOU yoi.i^bi'^ £v Tai? x.^P'^''' aÜTOö Jtal 

li' <;TC£ipew £v övöjxaTi Rupi'ou; xal G'jTEi'pa; TrpocSox.a epy^ojxe'vou to5 0£pi(7(xoCi yE[;.i(7ai ty)v 
a"X(üva £/. toC ö'Xiyou e/eivou oü EirzEipE Äia tyiv iXizioa. aÜTO'j, ^iV £C";(^£v eI; tov XpiSTOv. 
'Eocv Äe aip-flCT, TOV ciTov XEicOai £i; t-/iv äxo()-fl'>'.-/iv aÜTOu y.ai [a-/i c-Eip'/i ic, aÜTOu, >.ei<j;£t 
u.sv ö niTo;, iTEoiccTEueiv Äs oü SüvaT«;. OuTto y.al £V -ÄfArv toi? ävOpwTCOi; e'jt! covioeiv 
Eotv Ti? äizo'kiG'/] aÜToü T'^iV i|(U7r,v sv tw xclaaco toutw öiz to ovo[;.y. tou y.upi'ou Yip-wv 

15 'Irj50Ü XpioToö, £V TW VECp /c6c[Aco, ÖTE (patvETai Tjjy.iv )4al s'pj^eTai «vaVEOuv tou; uiou; tcüv 
ävOptoTTwv £/.£ivou; tou; e^.Tci'CovTa; ex' auTov x.al iroiouvTa; to 6£"X-fl|j.a aÜTOö, ävavEoi 
aÜTOu; £v £)CEiV(o TÜ ^wtI aÜTOU, oicep ou irapE'pj^^eTat ouTe Xustäi tvote' xat tou; xaTa^po- 
voüvTa; Ttuv evTo'XoJv ocütoü xal tcöv ■:^pocTa.y[;.«Tü)V eiAba'Xer aÜTOu; sv tw Tvupl tu ädbe'ffTti), 
•/.aÖtb; ys'ypaTCTar ouji s^iv avOpax-E; tou -upo; aÜTwv -/tal ^w; oü/C syet vi (pVJQ aÜTöiv. » 



20 



12. — 1. hie in marginc prima manu atlscripluni rsl xaö' oXou M. — 2. xäv M. 



Barachisius Deum tiium abnegavit, et tu adhuc in sententia permanes obs- 
tinate? Rcspundit sanctus lonas : Scio, inquiens, et ego fratreni nieum abne- 
gasse diabolum et omnes angelos eins, seque perfecte Christo Domino ad- 
dixisse. Nonne, dixerunt magorum principes, magis expedit tilji, ut a Deo tuo 

5 deficias quam ut vitam amittas? Respondit sanctus lonas : O caeci et stulti, 
quomodo vos esse prudeutes iactitatis? Expendite, quaeso, pro vestra pru- 
dentia* veritatem. Non potest homo qui triticum habet in horreo reconditum * Fol. lo'i' 
et servat illud, quamvis et imbres et nives et fulmina et reliquae aeris 
iniuriae vigeant, sibi temperare, quin ipsum triticum sumat et manibus suis 

10 in terram iaciat, seminans in nomine Domini; sperat enim ex semine exiguo 
se messis tempore, Christo favente, aream repleturum. Quod si triticum in 
horreo suo reliquerit, et non seminaverit, deficiet et crescere non poterit. 
Idem in hominibus licet considerare. Si quis in hoc mundo pro nomine 
Domini nostri Jesu Christi animam suam perdiderit, in novo mundo, cum 

1.5 venerit ad hominum fdios renovandos, eos, qui in ipsum credunt et volun- 
tatem eins faciunt, renovabit in lumine suo, quod nunquam praeterit neque 
dissolvitur; eos vero, qui praecepta ipsius mandataque neglegunt, in igneni 
coniciet qui nunquam extinguitur; neque enim carbones habet ignis ipso- 
ruin, ut scriptum est, nee lucem habet eoruin flamiiia. 



432 ACTES DES MARTYRS PERSANS. [32] 

13. Axo'jcavTEC ^l aÜTO'j oi äo-/iu.ayo'. ^.syovTo:' TaS-rx, £(ptu.(oO-/i'7xv i-Ki wpav 
iK(XV/)v, Tou; Wyo'j; aÜToO Gxujxa'CovTe;. "Yu-epov ^e äTCrj/.piO£v-:e? ^eyauciv a'jTüi* « M-/i 
7:)^avoJ, 'IwvX, xal ocx.rAo'jOei ypacpai;- ttoa'Xo'j; yip ä^scTwciv oct ypa<pai. » Ai:£/ipi9-fl ös ö 
j^aKapiQ; 'Icova; xxt >.sy£i a'jTOt;- « K«>>cö; eittxte, oti TrT^avüJctv ai ypa^ai, ä).>.' Ü[/.cüV 
Twv £7.>.-/i'v(ov ou xTiavz Ss aX>.o Tt to'j; ävOpwTCOu; ei a-/i ö ßto; toO )tou|7.0'j toutou- öcti; .'i 
r^£ y£'j£Tai ÖTit'J/iv XpwTO'j, oü re'XxvaTa; tjote. "Q-j-cp yzp -AO'j'^to; t;; apfiTOV pya toi; 
<pi>.otc aÜToO ETOtficcTa; y.al aTrocTeOvy.; £-i to'j; y.V/iOs'vTx; Ott' aOroD, j;jp/_o[A£voi oi 
Fol ior> y.lrfihTi; * S/ty.croi; e/. tou oixou eauTou ol'Äa'itv i/.piSiö;, ö'xi tkizif/mzxt. s'.; s'Jcppactav, jcal 
-ooOJaw; exi tö ä'pfTTov irxpayt'vovrxi' £t5£>kOovT£? Äe £t; to äpicrov jtal äva/.liOc'vTE: £v 

T'?i Tpa-£^Y1, y£U(7ZU.£V0l TOO TTOTOU, SXV r.l^UV TÖv OiVOV 1'ÖW(71V ÖVTX, E'JIppatVOVTXl yVYlUlWC 1(1 

£^ aÜTO'j y-xi ix. tvi; u-eÖti? oü SuvavTai i■Kikbei■^ exutoi;' £i; tov oi/.ov aCiTÖJv. £-ciovi7:£p 
7:o>.u Ittiov ^^'jvOs'vte; toO oivou, [•'■e/pt; 'J'j D-Ouciv oi Stx(p£povT£; aÜTOi; xal :77.pa/.paT-/i- 
fitacy aÜTO'Jc y.al iyzytüciv Et; t/jv i^t'av ot/.ixv 0'"tiv£? tö TCptüt e^uttvi^ouevoi, ote TOywTi 
tÖv oIvov, ayilAovTai cipo^pw;, ÖTi Tipö; to'j; ii^i'ou; eiaeivoV o'jto) xal oi doOX'ji to'j Xpi- 
CToO, OTxv l'^toffiv, OTi -/.aXovTiv «ÜToü; Ol apyovTE; £i; tz i^t/caiTApix, oiöa^iv, oTi £t; l."i 
iyo)va x.al Et; ßaaava^ EpyovTai. Ote O'Jv äTrE'/.Owii x,x'. wiiooi xa.1 [aeO'j'jÖwit'. twv ßstcxvwv 
■/.at TT,; äyzTCvi; toO XptijToii, oÜ-'.s'ti [/.E'[AV/;vTa'. O'jte ovicou oute t='z.vwv o'Jte üiro7/fi<j/£toc 
O'JTE SOvzvt-/'. /.n^caoöai ypuctov vi äpyup^v vi aX'Xo Ti toO y.'Jnij.vj touto'j, zVa« /.y.-zx- 
(ppovoCci y.3Ci fiafiiXEiüv y.xi ip/cvTwv, £/.<^£yro[A£voi Eva y.ai (aövov ßautXe'a (Jieyav tov XpicTo'v, 



13. — 1. ),£Yovte? M. — 2. lauToi;, iil est sine atliidorio. — :!. Ua M. ßaoivou; ejcspecles. 



20 



13. Haec ille cum dixissct , diu magorum principes obmutuerunt, ser- 
monem ipsius admirati. Postea vcro dixerunt oi : Ne orres, lona, neque scrip- 
turas sequaris; multos enim scripturae decipiuut. Respondit beatus lonas, et : 
Recte, inquit, dixistis, scripturas decipere; decipiuut enim sctiplurao Grae- 
corum, ncc aliud magis hominos decipit, (juam vila mundi huius; quisquis i 
autem Christi gustat afflictionem, is nuntjuam fallitur. Quomadmudum ouim 
cum dives alicfuis amicos ad convivium vocat, illi, relictis propriis acdibus, 
i'ui. KK, accedunt, * sciunt enim se ad laetitiam invitari ; cum autem discubuerint ac 
vinum degustarint, si suave sit, gaudent et largius bibunt, nee postiiuam 
ebrii facti sunt domum reverti possunt, sed eorum domestici apprclicndunt m 
illos, domumque deducunt; posiridie autem mane, cum iam vinum edoi- 
mierint, et crapulam exhalarint, valde laetantur, quod apud domesticos suos 
sint; sie et Christi servi, cum se a prineipibus in carcerem vocari sentiunt, 
se ad certamina et tormenta ire nou ignorant; cum igitur accesserint et 
biberint et cruciatibus atque amore Christi ebrii evaserint, nee familiae nee is 
liberorum amplius nee famae recordantur, ncc auruni aut argentum aut quic- 
quam aliud curant; sed reges et principes asi)ernantur, et regem unum cxpcc- 



[33] I. lONAS ET BARACHISIUS. 433 

Tixoi^yjTxi, öXkoc ;7.£vet gi; aiwva a!(uvO(;. » 

14. Ta'jT« EiTuövTO; -qO äyio'j 'Iwva, £/.s"X£ucav aürov tots 01 äo/iazyo'. w; xts tt'AA'/ 

5 aÜToS ä[;.(poT£'poui; twv ttoScöv /.ri twv y_£tpwv xxl l'ppn{/xv xal k/.6p;rwav ocüto'j; saTCooGÖsv 
Tou äyiou 'Icüva- x.xi £i7;ov 7706; aJTov 01 äp;^i[;.zyof « 'iSou öpa?, ttö; ^i£(jTCäipa;7.£v too; 
^axTÜTvOu; aou etc'i t-«; yÄ;; 'iy2ic,a'. oOv y.al ot£ ^•/i-r\ ö -/.aipo; tou OEpicraoü, •;i^o'jc7' toi 
xrAlol Äz/.TuAot. » ÄvTaTr£)cp{6-/i aÜTOi? 6 ayto; 'Iwvai; * xal £l7i:ev « 'Eyw iro'X'Xcöv yfipöiv • Fol. in 
O'j Os'ojAxi, äÄ>,' £CTi 0cö; Ci ■K'ki.nci.c, jx£, ö'uTt; -z).tv y.^yyi'ji as ev t-^ ävxvswGsi auToG, 7;v 

10 [A£>,>,£( TTOlEtV £1? ■/■.tta;. » 

15. TaOxx äxouG«VT£; Tcap' aÜTOü ot ip^^tjy.zyoi, Öuy.oO 7ir'X-/|(76£VT£; r/A'kvjGm XuOr.vxi 
-tGTav £v y.£yzAw -/xI/Jm y.x\ Tupoirs-ra^av to^; f^/)ly.lo^ E/.rJfipa: -£pi/jk>.co TTiX'Ty.v ty;, 
x£'pxXyiv aÜTO'j, j'vÖx ai 'p'^X.^; dai, y.xi ivpo; toutoi; y>.i.jc7'70Toy.vi'77.'. aÜTov. K7.I £7roi-/;axv 
O'JTU?. Kai TCpooETa^av 01 avo[j.ot, xxl IvsSaAov £-1 aÜToC tou äyi'ou t6 Sfpjy.a tx? 
15 x£cpa).f,; a'JToO /.x\ Tn^ ylw^ijav ei^ tö yx\/.iw tyi; ■jziüT/]:;, Ü<7T£pov Ä= [;.£Ta touto xai 
£V£galov y.xl aÜTOv tov ayiov Et? tviv -t.<j<jxv ev ly.Ectj toü yxl/Mxi, (p>a(^ovTo; ' ä<pQpr,T(oc 
ToO cxEÜou?. BXr.ÖEvTo; ^i to5 äytou iv to /x'ky.m t-zj; Tziaa-fiq, eüOs'w; £?£'5oa7.£v e^w toü 
yxk/.wu TzS-nx -ö U'^T'Ta /.a; 0'jy_ vi'iaTO auTOU oÜi^e öXw; •/i^iV.vi'jEV aÜTOv £v tiv.. 

15. —1. ipi^ovio; M, ?Xd;ovTo; corre.ji, melius 7tas).a!;ovTo;. nist malueris ßpiCovTo;, «^ /(«/vc/ R 
20 i/i/z-M, II, 7. 



tant magnum Christum, cuius nos milites sumus in saecula sacculorum per- 
manentis, cuiiisque regnura noii praeterit, sed manet in aeternum. 

14. His auditis, iusserunt magorum principes, ut sancto lunae, tan- 
quam plura quam opus esset locuto, digiti manuum ac pedum praeciderentur. 
Quod quidem ministri cum effecissent, amputatos digitos in conspectu ipsius 
proicientes, dixerunt : Eccc nunc quomodo digitos tuos in terra dissemi- 
navimus; expecta igitur, et cum messis tempus advenerit, aderunt tibi 
multi digiti. Respondit sanctus lonas :* Ego digitorum et manuum non egeo »Fol. 
multitudine; Dens, a quo factus sum, mea, in ea renovatione, quam in 
nobis est efTecturus, ipse renovabit. 

15. Audientes haec magorum principes, iracundia pleiii, iusserunt 
picem in magno vase liquefieri, et caput eius a ministris abradi, tum ipsum 
sanctum in saccum ita conici ut caput extaret. Fecerunt iniqui ministri 
quod fuerat imperatum, et sancti viri cutem capitis ac linguam in vas pice 
plenum immiserunt, deinde totum etiam ipsum sanctum in picem in medio 
vasis vehementissime aestuantis coniecerunt. Verum sancto lona in vas 
coniecto, statim tota pix e vase defluxit, ita ut eum non attingeret, nee ulla 
in parte laederet. 



105 



10 



15 



30 



434 



ACTES DES MARTYRS PERSANS. [34] 



16. lÄo'vTe; 8l oi xceSeiq t6 ysvo[;.cVov ÖaSaa y.xl ^evwOevts: y.al y.aTaTclayevTEc, 
OTi oÖ'ts oXoj; -/i^tV/icsv aÜTOv "Ä tow^t-/) ßdccxvo? Uilvj'ja.^ iviyfi-n^cti xo^liav x.x'1 flAT,f)fiVy.i 
a-Wov äv aÜTw y.al rapi-JOty/^O-Tivai ic/upwc, omo? Trpiwriv xjtov. Kxl £7:oi-/;<;zv oÜTw; 
et Ä-/iy.ioi y.ou. -Kt^drifi-^c^y.-^ aü-rov £V tu y-O'/l^k •-'•X' cuvHTf.iJ/av xOtou ::xvTa zy. öaza x.ai 
p.£T7. toCto £TrpiGav aÖTov y-a-ra p.s(70V tcoicÖevto; ö£ a'^ToO, sy.s^Eucav 01 zf^soEt; äp/i- 
j;.rY0i ßl-/iÖY)vat tö 7UTw[./,a aCiTO'j h 'Xzx-^w ßa'J'jTZTW y.al äijcpalw; «p'j'XiTTecftai. aÜTO' 

17. TsIeiwOe'vto; oi)V qutco; to-: äyiou 'luvä, äjcasucav ttz^.iv irpö? ipur/iciv £V£/0-?,vai 
Tov iyiov Bapaytcrtov. ToO ^£ lieovTO?, /s'youciv axnü 01 ä:p/![j.zY0i- « <l^£rcai twv (A£7.wv 
<70U, Bapa/i'5i£, xat p eel-flc-fi? oty-aipw? xa-:a-/.pivxi exütÖv. » 'AvTy.TC£y.piOYi aÜToT? ö 

Ful. lüü ay.o? xai eItov « Oute lyw £i;j.t ö Trlxffx? £[AauTov ' oÜte syw äcpavCCto ia'jTOV iU' 
scTiv ö 7io'.-/i'7a; [1.1 Kupio; x.ai a'^xö; ivavEot [jle r^ '^uvzi^.ei aÜTCj -/.ai aÜT'J; [as püexat 
xal ipuXaxTEi ä[/.tou.ov £/. tüv /Etpüv Ofi-wv xal £/. Tiiv -/E-.pwv Toij äp/_ovTo; üfy.wv toO 
ECOu^Evwasvou, OGTt; TOV t:'jVI]<7ol^t x aÜTov 0£ov oj ytvwcy.E'., ilXi tx ÖE^/iV-*"* ™'^ '^'*" 
goO.ou xywvi?;£Tai y.al g-ou^xCei tcItiooOv. » TaCixa ewovto; toO äytou Bxpa/tTtou, eitov 
Ol Suo äpytf^-ayoi MacÄpicO <xy.i'> Svipufi wpo; Mxapv/)cl- tov äp-/i[;.xyov « 'UfAEf; 
Euasv oi ögpfCovTEC TÖv ßacriXs'a twv ßaoOiiov Sreupiov outo; yap si; Tr,v ■;T>.y.v/;v exu- 
Twv öappoDvTE: oü -pociroioövTai tivx. » TaÖTa £t-o'vTO)v aÜTwv, eu[;.oi:i TCV/xres'vTE? t.oIIo'Z, 

17. — 1. oHi. iM, «<>(/ c/. su/);n n. 3, not. l. — 2. Sipüe... Maapveui /uc M. 



lü 



IG. Rem iilirabilom ac novam admirati homines impii, et videntes 
viium sanctum nullum ex taulo tormento (laiinmm accepisse, cochleam af- 
ferri iusseruut, et iu ca sanctum poni veliementerquc comprinii ac dissecari. 
Fecerunt ministri inipcrata ipsuinque in Cochlea compresseiuul, cl omnia 
illius ossa confregenuit, deinde ipsum medium dissecuerunt. Cum aulem 
dissectus esset, imperarunt impii magorum principes, ut corpus eins in 
lacum profundissimuui conicerent ac diligenter observarent. Atque ita 

factum est. 

17. Sancto igitur Jona martyrii coronam assecuto, iusserunt rursum 
ad quaestionem sanctum Barachisium adduci, atque ita eum allocuti sunt : 
Parce membris tuis, Barachisi, et noli intempestive teipsum perdere. l^espoii- 
Foi. 106 dit eis vir sanctus : Neque ego, inquiens, meipsum formavi * neque pcrdam. 
Dominus, a quo factus sum, me virtute sua renovabit eripietque me e 
manibus vestris et e manibus principis vestri nequissimi, qui opilicem 
suum Deum non agnoscit, sed diaboli voluntatem defendit studetque per- 
ficere. Haec cum a sancto dicta essent, duo ex magorum principibus Mas- 
drath et Seroth ad Maarnesem conversi : Nos, iuquiuut, regem regum 
Saborium alFicimus ignomiuia. Isti enim errore suo confisi, neminem vcrenlur. 



1(1 



[35] I. lONAS ET BARACHISIUS. 435 

■r,Wol<.'>hr,ay.•^ tx -poTcoTra äjA^OTESuv stti tu u.a/.apicp By.oy./wiw* /.ai iy.ikiuaxy (Tup-^vx; 
auTOv £i; ixavör;. Kai [ASTa tojto iz-D-EUTav EveyOvivai. /.a'XziA'ju; H.a'. nyinoMXiq -/.axi [jt.siQv 
siroivicav Ts9rvai aÜTOu; £-1 t/,v czo/.a xÜToO. Kxi TipocsTa^xv cyoivuo 7v£tctcö irspiTC7.s^ai 
aüxöv y.al ■/.a.Ta(7(pty;ai aÜTCv, i'co; cjj yw^OüTiv oi /.alau-oi £i; tv capy.y. küto'j. Ra'. 
5 ejtO.suTxv QÜTto; £y.i7up-^vai to'j; y.7.>^z[/.Ci'j; äw' y.ü-rciij, o-(i)^ Ta; cap/.a; aÜTO'j [/.£7aCovT£c 
•/taTayzYCütrr y.a,l ETToi-zisav oGtuc oi Sviatot )tal ey.a'joovTe; tou; xa7.a.[AQ'j; y.aTicupav t«; 
(Tzpy.a^ aÜTOj. MsTa ^£ TaÜTa £y.£l£uaa.v o; äffS^Ei;, y.«.i £Vc'€y.'Xov aÜTOv st; töv y.oyliav, 
ö'iT&'j expicßv, ö ayio; 'Iwvac, y.y.l cuvcTpul'av £x.£i 'irivTa -ra öctöc aÜTOu. SuvTpiSay.sMwv 
Ss Tüiv odTSwv xOtoO, r/.E'Xsuoav toic ^viiJ.toi.; oi äpyi(/.äYO'» >'-''•' vive-j-icav — LGcav y.aiojj.s'vy.v 
10 y.