(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Patrologia orientalis"

'=T 


'=3- 


1 O) 

o ^ 


1/1— = 
> ' 

^ CD 


-— fS 




n 




1 ) 2 ' ^ 



.^ 



PATROLOGIA ORIENTALIS 



TOMUS SEPTIMUS 



cj:? 



*tä^t? 



S. A. R. le prince MAX de SAXE 

R. GR AFFIN — F. NAU 



PATROLOGIA ORIENTALIS 



TOM US SEPTIMUS 



I. _ M^' Addai scher. 

Traites d'Isai le docteuret de Unana d'Aüiabene 
SUR lesMartyrs, le Vendredi d'or et les Roga- 

TIONS, ET CONKESSION DE FOI A RECITER PAR LES 
EVEQUES NESTORIENS AVANT l'oRDINATION. 

II. _ M«' Addai SCHER. 

Histoire Nestorienne(Chuonique de Seert), seconde 
partie, fasc. J. 

III. _ 1. GUIDE 

Ee Synaxaire ethiopien ^IE Le Mois de Hairücj. 

IV. — A. A. VASIEIEV. 

KiTAB AL- UnVAN (HiSTOIRE UNIVERSELLE ECRITE PAR 

Agapius de Menbidj), seconde partie, fasc. 1. 

V. — E. W. BROOKS. 

The hymns of Severus and others in the svhiac 
VERSION OF Paul of Edessa as revised by James 
OF Edessa (fin). 





PARIS 

FIRMIN-DIÜOT RT C-, IMPRIMEUKS-E.DITf<:URS 
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 



ALLEM AGNR RT AUTRICHR-HOkJGRI E 

B. HERDER, A FRIBOURGEN BRISGAU 

1911 



^0 



P 



Z^ 



tn 



TRAITES 

D'ISAI IE DOCTEllR 

P;r IIE IINANA D'ADIAHENE 



l'ATll. (ill. — T. Vll. — V. I . 



TRAITES 



D'ISAI LE ÜOCTELH 
ET DE HNANA D'ADIABENE 



SUR LES 



MARTYRS, leVENDREÜI D'OR etles ROGATIONS 



SUIVIS DK LA 



CONFESSION DE l-OI A RECITER l>AR LES EVEQIES AVANT L'ORDINATION 



TEXTES SYRIAQUES PUBLIES ET TRADUITS 



PAR 



ADDAI SCHER 

ARCHEVEQUE CHALDEEN DE SEEKT 



PERMIS D'IMPRIMER 

Paris, le 19 niars 1909. 

1'. FAGES, V. o. 



Ti/iis {li'oils rrsi'rvi's. 



AYERTISSEMENT 



I. M.vNiscHiTs. — Ces tröis traites sont conserves dans un manuscrit sy- 
riaque de iiotre bibliotheque de Seert, catalogue' sous le n° 82. Ce manuscrit 
mesure 20 centinietres siir 15; il a Mi caliiors, qui contiennent d'autres traites 
sur la Nativite de Notrc-Seigneur-, la Sainte Vierge, FEpiplianie, le Careme, 
le Jeudi Saint, la Passion de Notre-Seigneur, sa Resurrcction, son Ascension 
et la descente du Saint-Esprit, composes par Thomas d'Edesse, Michael 
Badöqa, Possi et Oyore d'Edesse. Le traite sur les martyrs oecupe les folios 
201''-219^' du ms.; les deux autres vont du fol. 257'' au fol. 272". Le traite 
sur les Rogations est conscrve aussi dans un autrc manuscrit de notre biblio- 
theque, catalogue sous le n° 109'; il oecupe les folios J7''-25''. 

La correspondance des pages est indiquee en marge de notre edition, et 
nous reproduisons aussi exactement que possible le texte original. 

La profession de foi ä rcciter par les evequcs est conservee dans un manus- 
crit syriaque de la bibliotheque de Diarbekir '. Ce manuscrit mesure 15 cent. 
sur 10; il est compose de 21 cahiers renfermant plusieurs questions et traites 
sur differents sujets. Cette profession de foi a dii etre redigee ou plutöt 
copiee en 1859 des Grocs (1548), ainsi que rafllrment les dernieres lignes. 
Elle aura le grand avantage de nous faire connaitre en quoi consistait la 
profession de foi que les eveques nestoriens faisaient avant leur consecration 
et quels etaient les droits des patriarches nestoriens. 

II. Alteurs. — 1° L'auteur du traite sur les saints martyrs, Isai, pretre 
et doctour, etait disciple de Mar Aba le patriarche, qui gouverna l'Eglise 
nestorienne de 540 ä 552. 

Selon l'auteur anonyme des passages public's par M. Mingana ', et oi'i 

1. A. Scheu, ('.alalojiiic des iiitiitusfritx syriaqucs de In hibliollii'que cinsiopalc dr Secrl, Mossoiil. 
1905. — 2. Ce Iraitö a etö public par Simon .Joseph (JAUn, Tliomae lidesseni Iractatiis de SoliriUite. 
textum syriacum edidit, nolis illustravit, latine reddidit Simon Josepli Can, Rome, 1898. — .3. A. Scher. 
loc. eil. — 4. A. ScHEii, Nntiee sur les mss. s>/riaqiies el arnbes de l'Arrh"veche Clialdeen de Diarbe- 
kir {Journal asinlique, septcmhic-oclobre et novcmbrn-deccmbro 1907, p. 'i09). — 5. \arsai Dnclori.-: 
Syri Homiline el Ca/m/na. Mossoiil, 190."i. p. :is. lUMOai-quons tpio ces passages ne loni iiullement partie 
du Iraile de B.irhadbsabba 'Arbaya sur la l'ondalion des ecoles, ainsi quo l'a supposö redileur. C<'lui-ci 
nous dit qu'il a en la bonne l'orlune de Irouver Irois feuilles d»Machöcs dun manuscrit. autre que celul 



(5 AVERTISSEMENT. [6] 

il est question de Mar Aba, d(> .losepli et d'Ezechiel patriarches, ce docteur ' 
aurait fait ses etudes dans l'Eoole de Nisibe et de lä il aurait suivi, avec 
Ramisö"-, le fuliir patriarcho ä Seleucie, oü cehii-ci Tetablit interpreteiä 
Tecolc qu'il vcnait de fonder. 

Mar Alia, disenl Mari'' et la Cbroniqw de Sa'rt\ fonda une ecole ä Se- 
leucie et il y etablit comme interprete Isai le docteur et apres lui Ramisö''. 
La susdite clironique, en enumerant les disciples de Mar Aba, ajoute : « Ra- 
misö' l'interprete, qui devint cveqiie d'Anbar. « Isai vivait eneöre en .'iTO, 
annee ä laqucllc il fut compctiteur d'Ezechiel au patriarcat " ; et en 582, Job 
occupait la chaire d'interpretation dans 1' Ecole de Seleucie '. Si donc Ramisö" 
a succede h Isa'i, ainsi que le disent les chroniqueurs, ce serait entre 570 
et .582, et ce serait en ce temps qu'il aurait (''te promu ä l'episcopat d'Anbar 
et que Job lui aurait succede dans la dircction de l'Ecole. 

Cette ecole, avons-nous dit, a ete fondee par Mar Aba lui-merae; mais 
isai semblo nous dire le contraire : dans le premier cliapitre de cc traite sur 
les martyrs, il parle d' Abraham le docteur comme s'il avait ete avant lui inter- 
prete dans cette meme ecole. Voici ses paroles : « Vous m'obligez, dit-il ä 
(Jiris pretre et ä Jean majordome de l'Ecole, ä rediger un traite sur les saints 
martyrs, tel qu'il a ete transmis ä cette sainte Assemblee par Rabban Mar 
Abraham, pretre et interprete. » Cf. infra, p. 17. 

Toutefois, on pourrait supposer, et c'est meme probable, que cet Abraham, 
dont parle ici Isa'i le docteur, est le meine qu' Abraham de Beith Rabban", 
interprete de l'Ecole de Nisibe, d'oü, selon les passages publies par M. Min- 
gana", toute cette assemblee aurait öle transferee par Mar Aba ä Seleucie, 
et oü eile aurait recu la doctrine d'Abraham de Beith Rabban sur la comme- 
moraison des martyrs. 

Selon hl (:linini(iiic dr .SV'r/7'", Isai aurait ete du nombre des savants 

qiii cimtii^nl oc Irailr ili: r.uih:i(ll)s;ilil);i ; iii-, ciiniiiif ilaris I es passages conlenus daiLS ces leuiUes il 
(■•lail oMcoi-i! qucstioti de ri';r()lo dr Nisibe, il a cni i\u"\U faisaienl partie de ce traite de' Barhadbsabba 
et que ce traite lui-iiieiiie etait uiie partie d<' i'lii.stoiri' du mi6iu(? ecrivain. (Comp, encore cc que nous 
avons dit dans linlroduclion du Iraite de llarhadhsabba sur la fondalion des ecolns : Prifrnl. Orient., 
I. IV, p. :!-.':!-:!J'i). 

1. t^es susdits passagi'> puileul l^'-l ■■ Isaie » au lieu de >-*'l k Isai ... Cle serait une laute du co- 
pisle. — 2. Q.yore aussi, un des disciples ile Mar Aba, los aurait suivis. Dans la preface de ses traittSs 
il döclare les avoir (^crits dans l'Kcüle de Nisibe; el les cbroidqueurs le fout interprete a I'öcole de 
l.lira. Oll il ensevelit smi niaitre Mar Aba (vnir :M.\hi, edit. Oisinondi, |i. ;>■>: 'Amu, p. 'lO, cb. xx\ ii 
Clinmi'iiic dr Sc.cii). — Ji. Maiu, Inc. r/1., p. .".(i. — ',. C.f. .Xarsai (tocliiris .si/ri Ilnmiti.r. p. :i,s. — 5. Selon 
Is.Vyalib Bar Malkoun. dans soii i.ivre de la poncliiation (Voir A. Scher. Ciitalti^ur dr.t ms.'i. syi: ilr 
Svcrt, n. ;in), el selon .lean Har /.(uriii, dans son Iraite sur la justilicalion de .son livre de Grammaire, 
HaiTii.so' est raulour d'un traite sur la ponctualiiui. Voici les parides du preniier : « .bisepb d'Abwaz, 
l.lnänisu' {'AnanisiV?), HamisiV ('l les aiiin's Orientanx ncrivircnt sur la ponctnalion, l(.s luols anibigus 
et sur d'autrcs clioses. .Jacques. fiLs irTsaac, ccrivil sur los lettrcs alphabiitiques, Icur <livision et Icur 
signification. «— (i. Chroniqne ile SrrrI, 11° partie, Ilistoire <l'Kzechii.|; Xorsm llnmili.r, lor. ril., p. 39. 
— Au Heu de l.sai. du lil Mari die/. Mari Ibn Soleinian, p. :>'i. — 7. \"oir M \ui, p. :>:>■ 'AMr,, p. ','r, Chro- 
niqm- de .Seert, H- parlie. n. Vi. s. Gel Abraliani dirigea IKoolo de Nisibe de .^o;i a r,W (Vtiir Patr. 
Orient., p. 387-38n\ - 11. V«r.«,/ dwtoris Jlomilia-, Inc. ril. — 10. N. ;iL>, Mistoire de .loscpli patriarcbe. 



[7] AVERTISSEMENT. 7 

Nestoriens qui, en 533, auraient assiste ä la Conference qui eut Heu ä Cons- 
tantinople siir l'ordre du roi Justiuiea ' . Les savants persans seraient ceux- 
ci : Paul, metropolitain de Nisibe-; Mari, eveque de Balad; Bar Sauma, 
eveque de Qardou; Isaf linterpretc de l'Ecolo de Seleucie; Isö'yaiib d'Arzouii, 
le futurcatholicos; Babai, eveque de Sigar; et Jean et Abraham de Beith Rab- 
ban. La Conference aurait dure trois jours et les savants persans l'auraient 
empörte. 

Les Nestoriens celebraient la fete de cet Isaf le sixieme vendredi de l'Epi- 
phanie avec celle des autres docteurs Syriens, ä savoir : S. Ephrem, Narsai, 
Julien (Saba?), Jean et iVbraham de Beith Babban, Michael Badöqa, Job, 
Qyore et d'autres. 

Isai redigea son traitc sur la demande de Qiris pnMre et de Jean major- 
dome de l'Ecole; il la divise en neuf chapitres. Le premier est une intro- 
duction ä l'ouvrage et en contient le resume; les autres traitent des martyrs 
et des confesseurs, de leur commemoraison, de Tavantage que nous tirons 
de leur fete, des raisons pour lesquelles la Toussaint est celebree le premier 
vendredi de Päques, de la cause pour la(|uelle quelques-uns des saints ont 
echappe aux tortures et de la bonne volonti' a laquelle est due notre recom- 
pense. Dans le dernier chapitre, l'auteur l'ait encore une secoude fois le 
resume de tout le traite qu'il fait suivre de bons conseils. 

Le traite a surtout l'avantage de nous faire connaitre la doctrine des Nes- 
toriens sur l'etat des ämes apres la mort et sur le culte qu'ils rendaient aux 
saints. 

2° Hnana d'Adiabene, auteur des traites sur le Vendredi d'Or et sur les 
Rogations, fut le sixieme superieur de l'Ecole de Nisibe, apres le celebre 
Narsai. 

Nous lui avons consacre une etude assez developpee dans notre opuscule 
sur l'Ecole de Nisibe '. Gomme cet ouvrage, tout en arabe, est accessible 
ä peu d'Occidentaux, nous avons juge convenable de resumer ici dans la 
preface notre notice sur la vie et les oeuvres de Hnana. 

II etait de l'Adiabene, ainsi que l'indique son surnom. II fit ses etudes 
dans l'ecole litteraire de Nisibe, sous Abraham de Beith Babban (509-.")69). 
Son maitre fut Moise '; c'est probablement ä celui-ci que Thomas d'Edesse 
dedia ses deux traites sur Noel et sur l'Epiphanie '. Meme avant d'etre 
superieur, il s'etait dejä attache ä l'orthodoxie chalcedonienne''; Paul, 
eveque de Nisibe, le chassa de l'Ecole et de la ville meme '. Ce fut proba- 
blement sur la demande d' Abraham de Beith Babban; car aussitöt apres 



1. iSur cette conlcrence. voii' lome IV, Com-., p. 17G:i: Labolrt, Le Clirititia/mmc dann l'Empirc 
Perse, Paris, 1904, p. 166. — 2. Sans douto avant d'ßlre mötropolitain. — :!. A. Scher, Ecole de Nisibe, 
son origine, etc., Beyrouth, 1905. — 4. Chronique de Siert (A. Scheu, Catal. des mss.. etc., n" 128). — 
5. Voir ces deux Irait^s, cliap. i. — 6. Chronii/ue de Siert. — 7. Iliid. 



8 AVERTISSEMENT. [8] 

la niort de colui-ci, Hnana retoiirna ä TEcole; et en U~± il eii devint le sn- 
perieur '. 11 aurait vecu jusqu'oii OK)-'. 

Vers son epoque, la prosperite de l'Ecole allait toujours <>frandissant. 
Elle eompta, s'il faut en croire Mari', jusqu'ä hiiit cents etudiants. Mais la 
Chronique anonyme de Seert nous dit qu'elle n'en comptait alors quo trois 
Cents; tandis que rEpitome anonyme des Canons synodaux ' releve leur 
nombre jusqu'ä cin([ cents. Barhadbsabba, im des disciples de Hnana, 
dans son traite sur la Cause de la Fondation des ecoles'', ne nous dit rien 
sur le nombre de ses condisciples; il dcclare seulement que la renommee de 
son maitre avait rempli, gräce ä ses nombreux disciples, toutes les ecoles, 
aussi bien les plus voisines que les plus eloigaees. 

Unana, au point de vue dt)gmatique, enseignait en Jesus-Christ une 
personne, une liypostase et dcux natures " ; au point de vue exegetique, il 
rejetait les senlences de Theodore de Mopsueste et n'acceptait pas ses con- 
clusions sur la Formation du canon de l'Ancien Testament; il rebaliilitait, par 
exemple, le livre de Job, assez malmene par revequc de Mopsueste '. II avait 
supprime aussi quelques liymnes de rolTice", pr(d3ablement parce quelles 
etaient dues ä la plume de Narsai, Tun des plus rigides Nestoriens. 

En consequence Rabai le grand, son ennemi, le traite crorigenistc, de 
pantheisic, rt surtout de falaliste : « IJnana irAiliabriie, dit-il dans 
rilistoire du martyr Georges, est cet homme, qui enseigne le fatalisme, 
preclie la fatalitö et profere diverses impietes avec de honteux blaspiieines. 
II fall Dieu liinite, passible, mortel, divise en parties. 11 nie la nisurrection des 
corps et n'admet le salut que pour los Arnes. II u'y aura pas de jugement, 
ni de chätimenl. Le fornicateur ou Tadultere ne peche pas, parce qu'il est 
ainsi dctermine des sa naissancc. JMidn tous les liommes parlicipent ä la 
nature de Dieu, comme l'adit Origene, le paien des paiens ". « 

Les dcux traitcs de IJnana et ses passagos sur le commcntaire du Nou- 
veau Tcslamcnt, conscrvcs chez Isö'dad de lldattha, nous demontrent claire- 
iiient quo c'est pure calomnio, de la part de Habai, dattribuer ces opinions ä 
Hnana. D'ailleurs c'est riiabitude de i)caucoup d'ecrivains d'exagerer les 
erreurs dos adversaires contre lesquols ils ecrivent , ou memo de leur 
attribuer des opinions qu'ils n'onljamais enseignees. Hnana refute toutes ces 
l'ausses opinions. II parle de la liberte, de la resurrection dos corps et d'autres 
vorites, quo lui nie Ikibai, en termcs qui ne laissent aucun doute ä cet egard. 

« La connaissance de la verite, dit-il dans le traite sur le Vendredi 

1. A. Scheu, lüinh supptvmcnUdrc sur les lü-rirains siiriens, n' 'i. — 2, Chronique de Seert. — 
3. Kd. Gi.smoiuii, p. ii:>. — 'i. Sur ce livre, voir A. Sr.iiKii, Culnl. des mss. etc.. ir ai. — 5. Patr. Orient., 
l. IV, pp. 315-'i04. — 6. .'>ynodiron Orientale, öd. Gliabot, p. ()26-(i2'J. — 7. Ihid.. p. :!'.i7-'iOO. — 8. L'K- 
pitome anon\m(' des Canons synodaux : ms. cite ci-dossus. Los hymnes qu'il aurait suppriniees 
soraient : w-jm Hwoj; la^ ^,oL |60i^^ ^. _ 9. Voir P. Pedjan, llisloire de Mar Jabaltihn..., Paris, 
189-1, p. '1-7, 1. i;-l'i. 



[91 AVERTISSEMENT. n 

d'Or, Sans les bonnes ceuvres nc uous servira (1(3 rien... D(3clarons la guerre 
aux passions de Väme, qui iious porlent au p(''cli(3... ne nous attachons 
poinl ä la vio mortellc, ü Tinstar des animaiix priv(38 de raison'. — Les 
peches, dit-il dans le traite siir les Rogafions, doivent (>tre imput(Js ä nous 
seuls '. » 

11 dit encore on expliquant Ic verset 52 du chap. xv de la pmmiere lettre 
de Saint Paul aux Corintliicns ' : « De nnime qu'il y aura un dernier ennemi, 
il V aura de meme une derniere trompette. 11 y a mßme lieu de croire qu'il y 
aura trois trompettes : la premiere invitera les anges ä laisser leurs occu- 
pations pour venir se reunir aupr(;'s de Notre-Seigneur; la deuxi(''me ren- 
verra au supplice TAntechrist et les demons; et la derniere rt^ssuscilera les 
morts et changera les vivants, qui n'auront pas goüte le calice de la mort. » 

L'attaque de Hnana et de ses partisans a la vieille ciiristologie nesto- 
riennc et ä l'exegese de Theodore de Mopsueste, jeterent l'alarme dans l'E- 
glise nestorienne, et y furent le point de depart d'une periode de lüttes 
intestines, dont les monophysites surent habilement profiter, gräce surtout ä 
l'intluence du t'ameux Gabriel de Sigar '. 

Les doctrines de Hnana furent condamnees par les patriarclies ls(j'yalib I' 
(585) et Gregoire I ((i05) ''. IstVyahb traite Hnana et ses partisans de grillons 
et de scarab(3es, sortant des recoins ou des trous de l'crreur. Mais Sabrisö' 
(596-604), quoiqu'il sc seit prononee contre eux immediatement apres son 
intronisation ', les seconda toutefois contre Gn-goirc de Cascar, que les 
(jvi'ques avaient envoye ä Nisibe pour remplacer r(3V(:'que Gabriel, füs de 
Rufina. Gregoire agit avec rigueur; il condamna les (icrits de Hnana et ecri- 
vit ä Mar Sabrisö' lui faisant connaitre les doctrines nuisibles de ce dernier; 
celui-ci, de son c(')t(!', (jcrivit au patriarclie. Les (iv(}ques excommunierent 
Hnana; mais Sabrisö ne les (jcouta pas, il parla meme de deposer Gr(.'goire, 
d'autant que les notables de la ville, presque tous partisans de Hnana, 
avaient protest('^ contre les agissements de leur nouvel ('vequc; le roi le fit 
emprisDuner, puis lui ordonna de se rendre ä son pays nataP. 

Cette victoire de Hnana eut pour resultat une revolution interieure de 
l'Ecole, ä la suite de laquelle la plupart des etudiants, trois c^ents environ, 
se s(3pan!'renl de leur maitre, et, pour protester, quitterent l'Ecole". Les 
Antihnaniens les plus (^(ilebres etaient les deux futurs patriarclies Is(')'yalibll 
et Isö'yahb III, Barliadb.sabba 'Arbäya, Miclia('d le docteur et Paul Tinterprete. 
Isaie, Tahlaya, Mesk(>na Arbaya, Aiia et d'autres, dont nous ne connais- 
sons pas les noms, resterent attaches ä leur maitre '". 

1. Voir ci-dessous, p. 66. — 2. Voir ci-dessous, p. 81. — 3. Apud .so'dad de I.ldatllia : ms. — 
'i. Voir sur ce Gabriel : Guini, Un niiovo tcsto syrinco. etc.; <".lironi</iic de Scert: Laiiouri-, Ic Christio- 
nisriie dans l'Empire Perse, p. 219 et les suiv. — .l. Synodicoii Orientule, p. :i'.»8. ~ 6. Ibid., 4T'i-l75. 
— 7. Ibid., p, 459. — 8. Guini, Vn nuovo leslo, etc.; ('.hrnniquc de Scert. — 9. .\mhi, 6A. Gisni., p. .52; 
Chronir/iie de .'^^ert. — lo. C.lirnniqne de S^ert : voir aussi .\Mni, 6(\. Gisrii., p. .52, 56. 



10 AVERTISSEMEXT. [10] 

La Separation des Antihnaiiiens doit sc placer vers 589'. A dater de cette 
epoque l'Ecole commenga ä baisser. Les reglements n'etaient pas propres 
ä assurer le bon ordre, iii les eludiants ä suivre les Statuts. Poixr prevenir 
raiigmentatioii du mal, Hnana etablit de nouveaux reglements (öOO), qui 
furent sanetionnes par Simeon, metropolitain de Nisibe. Mais malgn'- ces 
nouveaux reglements, la prosperite de l'Eeole ne fut pas plus florissante; 
quelques etudiants oserent meme faire disparaitre les exemplaires des an- 
eiennes regles. En 602, le metropolitain Aha-dabouhi, successeur de Simeon, 
engagea quelques etudiants zeles ä les rechercher- Ceux-ci reunirent en- 
semble les reglements rediges sous Tepiscopat d'Osee en 496, et ceux pro- 
mulgues par Simeon en 590". 

Les ouvrages de Hnana etaient nombreux. Barliadbsabba dit de lui qu'ou- 
tre les nombreux discours el dissertations qu'il composa, il ecrivit aussi sur 
tous les textes et les chapitn-s de TAncien d du Nouveau Testament, 'Ab- 
disö' de Nisibe enumere ainsi ses ouvragi-s ' : « Hnana ipioque Adjabenus 
libros hos composuit, dilucidavitque ' commentaria in Davideni, in Genesim, 
in lobum, in Proverbia : in Ecclesiasten, in Canticum Cantieorum et in duo- 
decim Prophetas simnl, item expositionem in Mareum rl in epistolas Pauli 
Apostoli, Declarationem Fidei, et sacramentorum et Qna'stionum, de Causa 
solemnitatis Hosannorum, de Causa feria3 Sextfe Ausi, et Rogationis et In- 
ventionis, et oralioiicni de festo Hosannornm, alios dcnique pluros Jibrds 
edidit, (jui propter Commentatorem ' repudiati sunt. » 

Les ouvrages de Hnana qui nous sont parvenus, sont les deux traites 
sur le Vendredi d'Or et sur les Rogations. De nombreux passages d(> ses 
commentaires sur le Nouv(>au Testament sont conserves dans un Commen- 
taire anonyme de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se trouve ä la biblio- 
theque Chaldeenne de Diarbekir, dans le livrc de Iso'dad, eveque de Hdattha, 
et dans eelui de l'lnterprete des Turcs, intitule : Jardin des Delices. Le 
style de Hnana esl elegant et pur; raais il se repete quelquefois. Toutefois, 
nous le declarons, e'est surtout pour faire connaitre le style de ce celebre 
auteur et pour le justifier des erreurs que lui attribue Babai le grand, que nous 
avons cru devoir prendre la peine d'editer et de traduire ces deux traites. 

in. Soi RCE ni;s ciTATioNs DE l'Ecrituke S.vixte. — Isa'i et Hnana semblent 
avdir (MI sous les yeux une version du Nouveau Testament autre que celle 

1. Diiiis noiroouvragc .-iif rKcoli! de Nisibp, nous avons assigne a cette dispersion la date de 582, 
(lue nous avions trouvec dans un ms. du couvent de Noirc-Damo des GliaIdcens..Tous les annalistes 
(;lant d'aecord a mettrc rette rövolution sous Sabriso', la date susdite est eei-tainement eiTonöe. — 
2. Gli Sla/iili dell'i sciiola ili Nixihi, dans le Giornalc dcllu xoc.Asiii. llal., V, iv (1890), p. 165-195; 
CiiADOT, I/Eiolc de Nisibe, etc., p. 24. — 3. Apud Asskmani, III, i, p. 81-8'i. — k. Dans la version 
d'Eochellensis et dans beaucoup d'aulrcs versions : »«> ^w U::=iskw ^•.:^^s „ hos composuit receptos 
libros ». —5. Theodore de Mopsueste, anquel les Nestoriens donnenl le tilre d'Interprete des Ecri- 
tures par excellence. 



[UJ 



AVERTISSEMENT. 



11 



dite Psitta. La plupart des citations de ce livre sacre, surtout celles des Evan- 
giles, principalement chez le premier, ne s'accordent pas avec le texte de la 
Psitta, tandis que les citations des aiitres Livres inspirös de TAncien Testa- 
ment sont conformes au texte Iraditionnel de la version susdite. La collation 
des citations de ces deux auteurs avec la P.silta du Nouveau Testament con- 
firmera, croyons-nous, cette these. 



PSITTA. 

.(Jean, xiv, 10) 
^';ov^D j&s^l o/ ^U yoa^ ^''^^^ 
.(Matth., xviii, 16) JJbo ^^5o yoo^l 

.(Ibid., X, :{2)...|>i.>-> 

.(Luc, XXII, 19) 

.(Ibid., X, ;58) 

.(Matth., XX VT, ^il) 



"^ *> n>o s^ v^^^ '^ '. p.Nrt4 



V* 



'? ^^ 



.(Il)i.l.,X, ^.Ol ^^^s^ 

.(Ibid., 28) 
,(Luc, XXI, 19) 

.(Matth., XX, 9) «.'^^ 



Ihai. 

.(fol. 204 b) 
^VoiJD )K.M o/ ^»i yoa.2 ^'^^ .2 

.(fol. 20.") a) jbo "^^^(Xöl 
.(fol. 20.) b) 

.(fol. 206 a) 
\J^, jJ/ jtoLio, joo. jl loiS^ •> 

.(fol. 210 a) 
)t^ |-i-^^vj>oo )-J^j v-^ )-«oi .6 

.(fol. 212a) o»--p ^j 
. •; n . v> ^\ •, " '•^ v^-^? ^^ ^ 
uij^f^f ^a.\ ^ n «V) yn . v> m.\« ^o 

.(fol. 212 b) 

.(fol.2l;}a:)...)vs^ 
vOüjLaj yoxol ya2laJt..=LA.m^CL3 .9 

.(fol. 21. Ml) 
. ).X>o» n\ U^f^o U'y-"} ^r^ )va . 1 

JJ o/ .yJ^, y.A ^1/ Uy^l Uoi^t 
t-i^/ J_i/ \^=>^', yoy-i>0'> ^V >^^^i^ 

.(fol. 21.-) b) ^jo 



12 



AVERTISSEMENT. [12] 

).S\ v>o jjcbcL^ ^t-oo jH\>o yoyj) yoa^ , - '■^ - «^ ^ ^ . M 



.(lliid., X, 18; cf. Luc, XXI, l'l) 

.(Ibid., ;}9: cf. Luc, ix, 24) 
.(Ibid., XXV, ;J4) ),ifli»^, 



).:M jKxk. ^Ö(.3 *~*~^ yO^ OOUK^ 

.(foL 217 a) yaS:^-^!, 
"'^^^,^0 .ot.<^.>i ou^lJ ^^qj; ""^o .12 
.(fol. 219 a) cxlijw ,-30^ oulSü |--jj 

)i.a2L^^ ol'f-» ^ji-^/v >d.otr> 1 .y -) ol . I.i 

.(fol. 219 b) J.iCL^^» oiK.^ioVi 



PsiTT\. 



o<lr> tN V) >Ot_AQ.J^ ^« a 



\, a 



.(Matth., vi,:}3) yOSL^ 
^)ji.j V-"-^ ''^•^ ...yo ..n»lo Qi*i 
>> 'fl i«o. ■ .■ •> » V) ) \ '-»;o ■^•>' '■" ' 

.(Luc, XI, 9,10) 
().mav)j )joi K^jj vQj^ )j/ po/ 

.(Luc, xvrii, I'i) oiK^.^ ^;>io 
öv^ ^-^^ 1^^^-^ jKjLio ^j ^a-V^ 

.(Luc, X, V2) ouio o-cojU \1^ ^Ö( 

.(Jean, vii, 41) 
joou OL^; ^t^» w..'>iiV> l» o ^-^; 

.(li)i(l., 1, 4<)) 



IInanv. 

.(fol. 271b) yai^ 
.(ibid.) ..y* n,'i;o .>..'>>,v> Ixlsto o-tt-'j 



^— J; .vQj\ U'f^l x^l \^l 16 
.(fol. 272 a) sß;>io ^ (o<)K . '.N /jxLaio 
K-sl^ lls^ jKiio ^j ^Vio . 17 

.(fol. 25S b) öuio ojcljU jjj w.6( 0«^ 
U-jLio )i/ JL:^ ^:io )jA^, . 18 

.(fol. 263 a) 
o^j ^f^io >^1>^ 1;^ ^.jio; .19 

.(Ibid.) joou 



[IS] AVERTISSEMENT. 13 

.(Ibid., XVI, 24) «LbctJLi -(fol. 263 b) ... >n > 't 

.(Malth., V, 4.")) )JL*i .{fol. -iG? !•) jJL.^ ^=5:0.0 

.(Ibid., V, 44) .(fol. 268 a) 

.(Ibid.. VI, 24) |jaiOLia\o .(fol, 268 b) jjaao^No 

4 

Les citations 2, I.V 17, 18, 1'.), 20, 21, 2;J sont correctes. Lcs particules 
qui constituent les seules variautes des citations 1, :5, 4, 5, 8, 9 peuvent 
etre Tceuvre de Tauteur ou d'im scribe. 11 raste ä expliquer les dillerences 
des citations 6, 7, 10, II, 12, 13, 14, 16, 22. 

f A. Scher, 

ArclicviMiue Glialdecn de SOerl. 



} " *ii * ^^ 

.^-»ou*il> x^°>\ ^'*^! )-^t»^ ^-^Ü? \OOiKjl2u y^^I^oo ix./; :)iian .«; 



TRAITE SUR LES MARTYRS 

COMPOSE PAR MAR ISAI, PRKTRE ET DOCTEUR 

Chapitrc I. — Quelle a et(^ la raison poui- laqiielle ce traitr a >'•[>'• i(''digi' ? 
Ell combien de chapitres est-il divise? 

Gliapitre II. — Poui([ii(M ' ccux qui ont soiifTorl pour lo Clirisl sonl-ils " r. 2iij i • 
conuus sous le uoiu de martviri (!t de coulesseuis? 
:. Chapitrc HI. — (^)iie siL;nilie le mol conimemoraison? Ce ne soni pas les 

saiuts, mais c'est uous qui retirous de Tavantage eu laisanl leur couimemo- 
raison. 

Chapitre IV. — Pourquoi ce vendredi laisons-nous la fümmemoiaison des 
saints? 
i<i Chapitre V. — Oii seroul les ämes dos jusles jusqu';! leur i'elourdans leurs 

Corps ? 



r. 20J V 



10 ISAI. — TRAITK SUR LKS MARTYRS. [Ki] 

.jj vOc*_JL.ioo vooiJüa^l-s q_jäI/o oi^wl/ )il->t-o; yocsixio ^:»o^« :)J^? 

.j y .^ ^ .» )fL:»oi ^^:%s^.« lloJLtlpoo )K^^ öC^O; IjLiao :).Xa1; 



Chapitre VI. — Pourquoi quelques-uus dessaints ont-ils rte seconrus dans 
Iciirs oombats ol drlivres (dos tournients), tandis que d'aulres iic l'out 
pas (';t('' ? 

Cliapitrc \'II. — Ell vönt-raiit los ossenuMiis dos luarlyrs, lujus lU' los 
adonms pas d im eullo do latrie. 5 ; 

Gliapitre VIII. — Cliacuu seluii le bul qu'il so proposo et non pas scule- 
niciit Selon ses oöuvros sora röcompensö et roocvra le prix. 

Chapitie l.\. — lii'SiiiiK' de loul lo tiaitö; bons consoils'. 

CIIAPITRE PREMIER 

i\ ■ • - * • T lÜ 

(^)l KI.T.K \ Kl'K \.\ (;\ISK liK l,\ HK li \0'rii i N DI-: OK lliMTi: .'' 

II lauL ([iie j'ub(''isso a tims los ordres de Vülro belle el aposUiliquo phalaiigi'. 

(') DOS saints IVörcs, Mar Qiris prötre, et Mar Yohannaii majordome, ecolier el 

doclour; iiiais iiia vilc condilidii r| ina scienoe iinparfaite iii'inspirent beaucoup 

'■-"■-^ "de oraiutc * ol iiir jrtloiil thms l.i [icrpjixite, de sorle qii'autant j'ai poiir de 

di'soboir ä votre ordrr diviii, p(Mii' iie pas ciiticr dans le raiii^' des gens me- ^* 

1. Lilli'riileiiicnl ; coiisrils <Ii' l)(iiiiii'> umutos. 



[171 CHAPITRE I. 17 

• ,_.n ^ '^o.oi l^»*»^« .otK..MQ.» vt\ yt-Äiwj . di.N../ '"^^s.Js. )\'(y)o )^po V^> »1/ 
yO^Kj j.vi »T .. )fj;i ia^f-21 : yaain > .^ n ^/; |'i',«,M* J^Sloo; ).Li>1n ^«^clmV; 

5 1^ ^ - «^ ' ).jViQ_iO yOOU« "VV^; )ip, ,_»_SO :J0iSs J^^^M Öt^b.QJL ^^«i» 

)^ila->t |)S>-.^ *, .M yci n mio tj^octai.»«» ).^.^o:^ yop&juo ).^ia^; ))c^^^ 
wjuiol;« )_ruKjiaA yoajäo^; o^^U f-«>d; );oi fJl.^s.lk^« jo.^ ot^; ).aaj>aa\ 

Jl - -- . N« OM ^t-^o -.1-^^ .'=\ m •>; ")jK_£d/ .3.\ ...t :veDoV^v^ j K.<^^yi-«^>ji 



1. Ms. >*=-U. — -1. Ms. "W. 



OTaxrip. 



.1,13 |, 



prisants, autant j'ai honte d'accomplir co travuil sublime, qiu" votrc aniiti(' 
m'a comniande de faire, craignant que, vu la faiblesse de mes paroles et vu 
ma vile condition, je ne sois regarde comme im homme temeraire, qui s'engage 
presomptueusement dans les choses qui soiit au-dessus de ses forces. 

G'est riiabilude de ceux qui aimeut, comme votre saiulete, la conversatiou 
des Ecritures Celestes, de s'asscoir, ä l'instar des pecheurs habiles, sur le 
rocher de la crainte de Dieu, et de mettre de l'appät ä rhame(,'on de leurs bons 
conseils, pour attirer les gens ä acquerir la sagesse et pour faire uii gaiu 
avantageux aux provisions de toute la famille. M'ayant pris ä Thamerou de 
10 votre chaude et veritable amitie, au lieu du statere que Pierre, maitre habilc 
des pecheurs et chef de la phalauge des Apötres, tira du poisson, vous exigez 
de moi une autre chose, qui surpasse ma capacite et qui est au-dessus de mes 
debiles facultes, m'oblige;int ä rediger im traite sur les sainls martyrs, confor- 
mement ä la doctrine qui * a ete transmise ä cette sainte A-isemblee par Rabbau ' r. J";) r 
Saint Mar Abraham, pretre et interprete, ce tresorier des ;Jvres de l'Esprit. 

Quoi(ju(3, ä cause de ma faiblesse, je sois incapable de i'ediger ce traito tel 
qu'il a ete ciiseigne et transmis par le tres erudil Rabban, toutefois pour n 6tre 
pas desobeissant ä votre ordre divinemcnt assaisonne de l'amour du Christ, 
PATU. on. — T. VII. — r. 1. 



f. -'ty-'. V 



18 ISAI. — TRAITE SUR LES MARTYRS. [18] 

) jlX . ')l yJi .)jUq^o vO^Jt-oo^ y^v>Q> ^ jiaiwiKjuSo )ja^. > o : [ .. - ■ « *v> 

.a..'S„^..j..:>o ooi« -.IVl-ä > \^^o voioi/; oiv^o^; |l.Q.fiD',^ y2^ww^; oöi :jjL30.fiD 

J-jUo-aAj y-^l jJ/ :)_i/ jol* |j/; ,_Iio ^/ Ql^ •jJ^^-^» väsIcLA, v??*^^*^ 
.^asl.a.1.»^ y-*/? j-i'i-t^^^ )-i-L^^-2 ub^lV; )^m »\v) |jl2l.^.q^ w>.^o.i^V; 

io Vi ^; )■■■ .^ "^ > v^ «lax^-» jLsil jjLDOi -.^»1/! I-V* ®«f— '''''^^ otloL ^^ ^.^; 
.yoslö^^; ^oiio i\* iYiV); jLC^i) ^-"^"^ t^>^^ )jUa>o vQJj,_Da3 ^< ^ ^ o a* 

Ö^2^3 \—l(Hi v°0U3; ).-2s:.^(_> ).JiV j-t^t-fiS K-*.^^ ^ .yO*>l^ f>0^» Oi.^^,^0QJiN 

);Öl-fiD; l-JOI )...^aA.; )K^^ '^Oi )t^/; -.«Ju/ ^).X^ K.r>.^^ .^^^.001 jjL^ 

1. [ii/i5Ta. — -1. är,p. — 3. Ms. ^-a^Sb«. 



j'ai trouve bon, moi faible, de vous oheir et d'accomplir votre ordre qui est si 
utile, mettant toute ma confiance eii Dieu, qui fortifie les faibles, qui donne de 
la sagesse aitx sarjes et de la scienre aiix inteUigeiils' , et fiui chani/ea Varidüe 
du hdton d'Aaron (en verdure) et il doniia des fruits-, et le priaut de changer 
l'aridite de mon esprit en fecondite iutellectuelle,, afin quo, gräce ä vos prieres & 
pures, il soii apte ä concevoir et a doiiner des iruits; (je demande celte gräce) 
uon parcG que j'en suis digne,mais pour le profit de ceux qui aiment la science, 
qui est si utile, et principalement pour Favantage de ceux qui, comme votre 
saintete, bouillonnent d'un zele genercux. 

De meine que l'uiseau ne peut point sans alles achever le cours de sa n 
* I". 2113 V". vitesse sur le dos iluide de l'air, de lueme * moi faible, je ne peux accomplir 
votre ordri' utile sans les alles legeres de vos prieres secourables. Me fiant 
(tone ä FapiMii de vos prieres jturcs, je me mets ä cxecuter votre ordre; je 
metlrai en ordre tout d'abord les cliapitres notoircs, dont sera compose' tout 
le traite : puis, seloii ma capacite, je donnerai a ehacpn' chapitre le stvle 1= 
qui Uli eonvient. 

Eh liien, la prcmiere question qui so presente est celli -ei : Pourquoi a-t-on 

1. er. Prov., Il, «. — -2. Cf. Xoiiib., XVII. — 3. Litlcruleiiient : eile courl. 



[191 CUAl'lTUK 1. 1!) 

:|jo( ^^so> jLm^S ^^yjuD; ).ioo M" ««'^ .qi\ .» ax-*» ^-\oi ^,»dKj>o )jL.»<Xbo;o 
)-j;oia^ ^^ ^»t^ |Voi.Ä vQJO) V Ijo .jjv^joj; jjoi jjÄJi QjLiö» 'iJil vr-»oi 

«»K-A./ IjOt ^^^ ^3/J jLiOO .jJL^; yOOWpoj ^..^Liwtoo jlk^OVi». |?Ot_3 jjLäCUN« 

^Xs; i~:iOy-y. I-^^'J? vootKJLau yjL^to>o j.^-./; ool or>\v» lotaijos 

<^^! 7— /?0 -JJ vOOML-^O \OOt_X_JQ^)_3 O-j^l/o O»^!/ );ÖWÖ» vOCJUiO * 

l-ioo .|JL^ ^^ \op^? )-*-i^ vOJot 0001 ^*-ojLio jj vocHJL*3; )la^.,^^:y> 
vooi-— ^'^«^ ,5JL-.^3; ltJQ.-|_sj .«ö» ^/ öC^ |_.iKjc>)0 :)joi vS/ K-JLw.31/; 

jÜLo^i >..«....j ^ o ^,^010 .;a-Ji^^ ^öjojjiti. ^/ aJ^o .jjL^ioa ^^ouoio ou-^^j 



1. Ms. i»-M. — 2. äyiiv. — :i. J.inriv. 



appele (c martyrs et confesseurs » ceux qui out soulfert poiir Ic Christ? Et 
quand 011 a regu cette reponse, 011 demandc : Oue signific le mot commemo- 
raisoii et si ce soiit les martyrs ou bieii nous, qui r(>tirons du proiit de leur 
commemoraison. Puis, apres avoir eu reponse ä cela, ou replique : Pourquoi 
est-ce ce vendredi (jue se fait la coiumemoraison des saints? Eusuite, apres 
avoir ete eonteiit de cette replique, 011 clierelie oü serout les Arnes des justes 
jusqu'ä leur retour daus leurs corps. Puis, apres avoir regu une bonue re- 
ponse, on veut savoir pourquoi quelques-uns des martyrs ont ete secourus 
dans leurs lüttes * et delivres (des tortures), tandis que d'autres ne Font pas * 
ete. Et quand on a su que la cause pour laquelle les saints ont e(e deli- 
vres des combats reside en leur faiblesse humaine, avec laquelle ils n'an- 
raient pu supporter les soullrances, et que Tlionneur que nous rendons aux 
ossements de ces martyrs n'est pas un culte de latrie, on comprendra que 
chacuu sera recompense selon sa bonne volonte et non seulement selon ses 
15 a'uvres. Enfin Fesprit fera reposer le navire de sa parole dans le port des 
bons conseils. 



■jii'i I- 



I'. -Jo', l"\ 



20 



ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [20] 



r. 2ü'i V 



.)-... .»V> Vsp® •■3^^^— 

. ^. . ^ o»:^ ^^^ \lo^] oilaJo,4 K-aiVio/ )K^^ t«^^? oilcu-^j^ 

oo^- • ) '^^ ; |loi-^l oiloj-^t^eus "^3»^ )oj^ ^-t-« -Jo« U^^=^^ 

) > Y ■ . ^ . j-iecHO^ o6d^ oCA^/o :)K-^»/ )l^a£iLio^ ' )iai.ia-.V^; )»-/ 
An\(s- ^ yoL^ilo i-oi. ..U-JLio ^iJbo; ou^ »-^ .)lola-^; iu^ ^ 



CllAPlTRE 11 

POURQUOI CEUX yUl ONT SOUFl'EKT POUU NoTRE-SeIGNEUR I.E ChRIST ONT-ILS 
POUTK LE NOM DE MARTYRS ET DE CONFESSEURS i* 

Comme Ic geiirc humain etail tombu daus Ic gouffre de la niortalite, comnie 
son pcnchant pour le mal a ete la cause que la niort regnät tyranniquemcnl s 
sur notrc natur(3, comme la mort, selou la parole de Paul, ce predicateur 
(de la doclrine) de rEsprit, dcveiiait de jour eii jour plus forte ;i cause de la | 
transo-ression de la loi'. comme tout le moude, pour s'ecarter des labeurs 
(le la crainte de Dieu, se laissait aller aux passions charuelles, Dieu tout- 
])uissaut, par Tadmirable Economic du Christ, tendit sa maiu misericordieuse w 
r. jo', V". aux enfants d'Adam dechus et les fit remonter * du precipicc'de la mortalite; 
par la passion de Notrc-Seigneur le Christ il deracina et lit disparaitre de 
notre champ tcrrestre toutes les voluptcs et les ealamites; enfin i)ar la glo- 
rieuse resurrection du Christ il fortifia tous les hommes dans le doux espoir 
de se ressusciter d'entre les niorts, aiiisi (pie notre redempteur le Chrisl '■"' 

1. Cf. Hom,, II. 



[21] CHAPITRE II. 21 

voot—t^—/ jK_iCL-^ß; Jt—i-flo «.n coqi-> ju^ ^ a ^^!^w.jj^; ""^«^^io <^; jl/ 
)_XJ>^«Jio :ooot ,_*^i^^io |...>^. i i > i o ^^i%0; ).ßoi:3j )K.. « it )iQj^,.iCL\o :oooi 

• * ** • . * ^^ • 

.JK^Oa^« öiV^OJi lo-Dot •\aaji y0.i, « -aftsjo 



lui-meme les encouragea en disant : Parce qiw je vis, rous vivrez aussi'. 
Mais, corame les hommes, etaiit encore en doute et dans le desespoir 
de ne pas ressusciter, dementaient la resurrection glorieuse du Christ le 
redempteur de tont, et qu'il leur etait impossible de voir alors la resurrection 
generale ä cause de son eloignement, il fallut que par des actes notoires il 
(Üieu) confirmät l'esprit des gens faibles dans Fespoir renaissant de la resur- 
rection des morts, pour qu'en voyant des hommes courir joyeusement ä la 
mort, pousses qu'ils etaient par la douce esperance de ressusciter, ils chas- 
sassent de leurs esprits les nuages tenebreux du desespoir, afin de contempler 
les rayons resplendissants de la resurrection. 

C'est pour ces rajsons que la gräce fortifia les saints martyrs pour qu'ils 
supportassent avec une joie extraordinaire toutes sortes de mort ' pour lo • r. jn:, i- 
nom du Christ, afin que, par leurs tourmeuts et leurs soufTrances, ils fissent 
penser h la resurrection, en prechant le retour des niorts ä la vie, et que par 
leur victoire, qu'ils remporterent sur le champ de batailli!, ils fissent changer 
en force la faiblesse de notre nature, pour qu'en comptant sur l'engagr- 
ment de notre Redempteur, qui nous promit et qui nous annonga une resur- 
rection generale, nous opposassions aux pcrsecutions et aux souflrances 

1. Jean, xiv, 19. 



* f. 2or, V 



22 ISAI. - TRAITK SUR LES MARTYRS. [22.] 

.vl.axia>o(» )-,^iaQ^ ch-N-./ -oij :)iQJV.7i .myi"» yopoo y (iimw ..i .-^—SojVo 

JOOI »0«)_iO ♦_30 .);Ot )K_iO_*^ jjOWDO )J01 )V^ ?=*^? -^I^ »T^/ •.^;^« 

^,_o lOM»/; oöi; .jocn pjo/ O),..... >n \i s»o) N..io_..-.^C^ vaxa^o^ U-^<^ 
.jj^;o -V^ ^oij -.""^^o J-s*^; ooi joi!^ ;>o^i5 ^ jj/ 



* r. ii>T> V 



auxquelles nous serions exposes, la fermete et la patience, qui est l'epreuve de 
notre foi'. 

C'est donc pour cela que nous les appelons martjTS" et confesseurs, le 
nom de martyr indiquant qu'ils ont proclame la verite de leur foi. En effet, 
ce mot « Salidoutha » est employe de dcux manieres : premierement oa est :, 
oblige de s'en servir lä oü il y a des doutes, pour affirraer l'authenticite de 
sa parole' : Siir la parole, est-il dit, de deux ou de trois temoins la chose sera 
valable\ Et quand Jacob et Laban contracterent alliance Fun avec l'autre : 
Ce monceau, dit ce dernier, et ce monument seront temoins'. Le bienheureux 
PauL lui aussi, en donnant des conseils ä son disciple Tiraothee, lui disail : lo 
Celiii qiti rendit ce heau temaignage devant Ponce-Pilate''. On emploie eucore le 
. mot « Sahdouta » ' pour exhorter les assistants k ne pas douter des choses 
qui Icur sont imposees; ainsi c'est on ce sens quil a ete dit : Je te somme 
devant Dien, qui donne In rie ä totites choses, de garder ces commandements, etc. ". 

Nous appelons donc martyrs ceux qui onf souffert pour le Christ, parce n 
que par leurs tourments ils rendaient temoignage de la resurrection du Christ 
mise en deute par les gentils, qui claient dans rerreur; par leur sang quils 

1. Cf. Korn., V, 3 et 'i. — 2. Ijovao en syriaqiic veut dire ti-moin. — 3. Ici Uojo«» signific temoi- 
gnage. — 4. Deiit.. xix, 1.5: .Matth., .xviil. 16. — ."i. Gen.. xxxi. 4'i et .52. — C. I Timoth.. vi, 13. — 
7. Ibidem. 



[23] CriAPlTIIK H. -2:5 

^_io ^o-^ V~-^^— • .^«— •)--•»— jot^jJ ooo« ^^^aio jjLSfOA fcoo^i yOopLaj 
y^l oolo .UiOQ.- ^*aj» jjLsicLfl |oo»J )Lldoi :j|.^s^ (JL^MJi )p;o )po/o jVol 
voodo. > . « j» ^^ y^ « ' . -a . .1 |1 vjj .jLiC^ j-iecäii^^ ooo( ^^^^^^y^ jlojowo; oöt 

^t-o «-^ 1?°-'? ,)*^ ^iol^^o .| > t V , , i ..5 yoojü>j yo^ ) .... . t >o; llaiacuo» 

.J— 1 jKji:.^ K^w3 ^^ ©».icu^ß/ joü:^« ^.2^^.^ . >n..oilo :>^aju. yjpo-s 
);ö(-flD; )-Xla; ^^.^^ Jjöw»; ooi ^^ )jL>;a^oi )joi ).xlii ^^..^«jot vJl.*^ 

1. Ms. s5>©n» jOvNtl. _ 2. : '»-«i?. 



versaient pour TofTrir a Dien en holocauste, ils proclamaiont la verite do leur 
foi ea le Christ; par leur mort ils prechaieut la röalite Je la vio immortello, 
qui (nous) a ele donnee en Jesus-Christ; comme une odeur agreable, ils 
offraient joyeusement ä Dieu leurs Arnes en holocauste : Qnc roblntion, (est- 

5 il dit), que nous f.nisons dp tioiis-inemes aujourd'lmi, soll plus af/irahlf ijuc Ic 
sacrißce de beaucoup de bceufs, d\i(jneau.v et de beliers r/ras'. Puis ils avertis- 
saient" les peuples paiens que, s'ils ne renon^aient ä leur mechancete, ils 
seraient supplicies dans les tenebres de l'enfer. 

On peut encore les appeler « confesseurs », parce qu'ils ont confesse 

10 devant tous les hommes la verite de la foi chretienne : Quiconque, est-il dit, 

nie ciinfessrrn drvunt les hommes, je le coiifesseriil aussi * devant man Pere, (jui * r. -jog i" 
est au.r cieux''. VA ailleurs : Si tu eonfesses le Seigneur Jesus de tu bouehe et 
que tu croies dans ton eoeur que Dieu l'a irssuseite des morts, tu virras ' . 

Le nom de confesseur est donc distinot de celui üc martyr : parce que 

15 le mot « martyr » se dit des deux manieres dont nous avons parle plus haut, 
tandis que le mot « confesseur » n'est employe que pour moutrer que devant 

I. Dan., III, .'((I. — 2. I.ittOraloni'Mil : rrudaieiil tenioisjnnsc. — :!. !\Ialtli., x, .'ii. — 'i. Hüiii., .\, i». 



24 ISAT. — TRAITE SUR LES MARTYRS. [24] 

> V); :K_)v~^<x-J l-i^t— N-io :>, «Not )Öi-ia_fc< juiAiaS «o-«!/; ^^-ib»ai |aoi 
.)jL:>>a^oo jVoi^ jck^tCLiL ^^o( yOOuVN-a ^v^lSoo )ji;i.ajo 

.yOJoi <x^)o .jj'pojf |jo( jJbCLA; j nio°i o'ivi; 

yOOl.V«.»; |j;oiaio» ""^^is^^Oo .jjjoiai. viULsKio jjpojj jjoi ^'^wOcn {.iOA 

^« :'| .,.^jLyi.5 u^Vo-^« yOOUjoiCkN t '''^'? )-*-'t-o U^i^/ ^-.^ ^,_adi/« 



)i.n I» "^jK-^ :a_i6i j;öu&; j-<t-3o; .^^^w^J jJ |> » t< )-x^ ^o .J-Ql^«)^ )c 



-3 10 

* f. 2()(; V". ]ln I» '>jJ>^-^ :a_iöi J^öu&i Pt-so« .^^^wt-* ]J \* »r» J-x^ «^o .(.Ql^«)^ )oou 



tout le monde ils confessaiont la verite de la foi. Teile est la difference qui 
existe entre ces deux mots. Toutefois il est de f'ait qua chaciin de ces deux 
niots se dit et des inartyrs et des confesseurs. 

CHAPITRE III 

QUE SIGNIFIE LK MOT « CoMMK MORAISON » ? Ce NE SONT PAS LES SAINTS, 5 

MAIS c'eST NOUS QU[ TIHONS PROFIT DE I,A COMM EMORAISON QUE NOUS FAISONS. 

Le mot conimeinoraison signifie sourenir. Et de fait le Souvenir des souf- 
franccs des bicnhcureiix martyrs afTermit Tesperance des vrais fideles; et c'est 
justement "pour iious cxciter ä imiter Ics verlus des confesseurs de la foi clire- 
tienue cu nous faisaut rappcicr le souveuir de leur victoire et pour nous lo 
pousser ;\ recevoir avec eux la meme couronne en peignaiit Timage de leurs 
gloires sur le tableau de notre esprit, que les »aints Peres nous ont commaude 
de celebrer leur comniömoraison : La mhnoirc du juste, est-il dit, sera per- 
f .:'<r, V. p,:iiicii,. ,.[ * // n'aurn peiir (Vaucnn mouvais bruit'. Faire la commemoraisoii 

des martyrs, c'est doiic rappeler le Souvenir de leurs gloires : Toutes les 10 

1. Ps. cxii, Gel T. 



10 



[25] CIIAPITRK III. 25 

)1q_iV-3?J^^-^oo wOioJ^/ )«j;oiq_n .-j-jpoij |jot ).^aA* .wOt )Li^-M v?->N,t-*? 

'yOOtVA^/ ^-^ ^.OlL^ yj y . ? l ^ (DVl o/ > .•, m'.. jLs/« y>^l .\.JSy^ '^°* 

.yooila-sj; );|L^ ^« \ vm % \ ^JL>p>o^>.^ | ■> .q ^i )-it-<:>-3; y-'l° •) ... *.a.:>q-5; 



1. M. ^►^ l^w. — 2. 'Aooi|xa:, 



ayoiv . 



f. 207 1" 



fois, est-il dit, ^uc roKs man(jciv: de ce pain et (jiic nnis Ixiircz- de rette voiipc, 
vous annoiicerez la mort de Notri'-Seigiieiir jusqu'd ce qiul vienm''. Notre-Sei- 
gneur lui-meme, apres avoir transmis ce sacremcnt ä ses disciples, leur dit : 
Faites ceci cn memoire de moi' . 

ö II est donc evident que ce mot commcmoraison signifie souvenir et me- 

moire des choses passees. Or le temps lui-meme ue pourrait eflacer de notre 
esprit ce souvenir dos martyrs, que nous devons mettre toujours sous les 
yeux et sur lequel nous devons attacher les regards de notre esprit, jetant la 
vue sur la vertu diamantaire de leur foi^, considerant que toutes les fois (jue 

10 nous celebrerons la memoire des saints et que nous celebrerons leur fete, 
ils ne retiroront, eux, aucun prolit du respect quo nous leur rendrons, pas 
plus que notre manque d'lionncur ne leur fera du tort, tandis quo le respect 
que nous leur rendrons, nous rendra dignes de consideration, nous sera utile 
et nous pretera secours. En nous rappelant le souvenir de leur gloiro eclatante 

1'' et de leur grande patience dans les combats, nous brülorons de Tamour du 
Christ, dont ils brülaient eux-memes, et comme au son de la trompctte 
nous nous röunirons pour celebrer la solonnite de leur triomplie. * Do incmc » r. 207 
que le recit des triomplies des hommes fameux, illustres par leurs combats, 

1. I Corintli., xi, 2C. — 2. Luc, xxii, l'.t. — 3. L'auleur veut iliro ; la loi inehranlable des niarlyrs. 



2(i ISAI. - TI^MTE SUR LES MARTYRS. !26] 

jl^oi.^ yootloj—;;; |KjO>_ki )jl_doi :|iajl^:5-,-ai oovioNji/ aio^i '"*'J^? 

r^ojljj ), .M. ^ > >n \» g.-. > .. jJ-sj ^y— / ^ficii^-so :)joi |.iaij.iwj o^^.^.^• 
J^-'^^ y.Ano -.jJt-^^; )jLiw>->*io vooi-po; )N.iCL-V^ ),-,:*. |j-^V ^j-^N^ 

J^ )_ia_a ,_- :.oo«V-:>o» ov-so— ^-JIs/ ^^^ ^IcLbo ^'ifeo^ oicti^/ yOOW^ÄJ 

r. 21)7 V". jjjs^ ' ■ . >. «^v^ ^oU*—; I-Jol ^^o .|lola*>o jJ; ) .-to m-. ^»;^jLäo 
«J:^/ ''^»i. yootJLaj a^cC^>/o :).iCL^O>^ yOOtK-. Q-Sloj; ^"^o» .|J. q^\ ,. ^ . « K.^ 

preto secours au moment de la guerre aux soldats courageux, de meme l'liis- 
toirc du courage divin de ces saints, dont nous celebrons la fete, sera utile h 
tous las vrais croyaiits. 

( hiand lo bruit de leur combat resonne ä nos oreillcs (et (ju'il nous apprend) 
comment ils ont meprise toutes les voluptes de ce monde, regardant toutes 
clioscs conime du fumior pour possöder le Christ, alors les vrais esprits s'af- 
fermirout de plus eii plus dans l'amour de leur Seigneur, qui fortifie les saints; 
ils s'encourageronl ä avoir la douce esperance de la glorieuse resurrection, 
dont le Clirisl. a ete le commencement et la consommalion, selon la parole de 
l'Apötre, (jui dit : // est le clicf de I'Eglisc et le prcmier-ne d'eiitre les morts ' ; 
enün nous pratiquerons aulant que possible la vertu de pauvrete comme les 
saints. En effet, si les saints martyrs se livrerent ä toutes sortes de mort pour 
l'amour de leur Maitre, combien plus ne devons-nous pas, nous autres, em- 
ployer nos biens et notrc supcjrflu pour soulager ceux qui sont nos membres, 
alin de moutrer que notre foi est aussi grande que celle des martyrs ! Le 1 
recil de leur gloire nous ailermil donc dans l'attente de Timmortalite, et 
' '• -"' ^°- riiistoire de leurs souffrances nous porlc ä esperer ' l'incorruptibilite; car ceux 
qui se crucifierent au monde, ceux qui se livrerent (ä la mort) pour leur Sei- 
gneur, ceux dont lliumilite a ele la cause de leur elövation, ceux qui, tout 
pelils (ju'ils etaienl, par le me|)ris d'(aix-inrmt's, onl acquis de la noblesse, - 

1. Coloss., I. IS. 



10 



10 



[27] CHAPI IRR IV, 27 

)Llbw_,_^ jj ^l .jt-a-./ qJLä vOotia^^OLJSo aiopo»!/ yOooaoiiOLSO .yooipo 

• .)-J0( I I ->j; W.OI Ö > ■ » ^^oji |Jt .^■« ■ N. l a v£oa^a-3 jLj„^ci^ >^? °öi >-•/ 

• .o<.t°>\(X.» lifjt ^^..^v.^ ).\-o>V ^oiosus;; ^ov^; o(,a^; ^'^^^.^oot jjtoia^ ^— ^ 
)V-au.« ^'^^^s.io )-X^ yOj/ ot«.»^o/j :|JL;a^; yoowpoj; )i).^>^ ^-»-.1/ V^3.a 
:)...,« >V)» Pilo I qi\ VI oN io n .,t*l }i^ \.».^^\^'iooi^ .oooi ^j,.^^; |K.^eu^4 

1. 'Ap-/yi. — 2. icappTiaia. — -i. Ms. wt oa*!.. 

sont maintenant tout resplendissants de lumiere aupres des Principaiites et des 
Puissances; et eu egard ä leurs soufTrances, ils crient avec le bienheureux 
Paul : // 7i'y a point de proportion entre les souU'ratices du temps prespiit et In 
gloire ä venir, qiii doit etre manifestee en 7ious\ 

CHAPITRE IV 

POURQLOI LE JOUH DE VENDREDI QUI SlilT LA FKTE DE LA RlisUllUECTION DE 
NOTIiE ReDEMPTEUR, FAIT-ON LA COMMEMORAISON DES ILLUSTRES, RIENIIEl HELX 



Le vendredi precedent, noiis avons entendu les Juifs dire des injuros au 
Christ et blasphemer contre lui. Ce vendredi, uous voyons les martyrs coii- 
10 fesser reellemeut le Christ et proclamer sa gloire. Nous avons donc bien fait 
de nous transporter du Souvenir de la passion de no.re Redemptcur quo les 
mechants ont crucifie ä cause de la verite de sa doctraie, ä la solennite de hi 
commemoration des confesseurs que les pai'ens ont mis ä mort pour avoir 
preche l'esperance de la resurrection. Les Juifs attachrrcnt le Christ a une 

1. Rom.. VIII, 18. 



» f. 21 18 r 



r. 21 IS V 



28 ISAI. — TRAITE SUR LES MARTYRS. [28] 

: vOoi-«V-^K^; l't-^t "i -^ - -^ ''^ ^ Q^t-bol/ jiyji ).°> i'.oo .) m « f> '"^O«. ^otojJl 

.JÜlüo^ );öi.A; |LaX0OiV3 ^"^.^ :. > «>°>\1. );0| ^; )K.3op^^ .Oo^J.» ö|.^ K^ 
)-M« >^>.30Ji; jt_/ vA^V-^o .OJL^S ^_<h>^ |... «»V); oiK Vi « n\ öiojp/« yOJÖi 
■ yooilo I »;q-^; )la ^ N >.^ I-^w^^jl^; 01^.^0^^« )^K_.^ oioi^«. :yOOt>ooi o» 
• .\-jJ^ol ,y.,j.^x^i Ot-SOM . V> viiiliiV<^,) aJL^; .ooo( > .^v»/ );oi; o6( ^/o 
^.oj : ^oüS^ ^«2^01.^ }il . vjODOJfJOAA 0/ : )°>\ ..iü>o jiö^o 0/ .)_«>3o«) 0/ 

■ K » 1 ,^» *<V-^i»o voi^/ ^Vojjo yofco/» »JoC^ K.;^w*j» 
.) I '-^l l^ö^^Oi voöt.>^w>c^ io •>•, ') jLüL.^ ji-öi^/ sjJlBJi oVw ^ yo^^; 
vOOMt-^OM |«)->^ «^ota^cLODo ' Qjn^-^ •.jLL.ia:^; yootioj^ ^ « m vi loi « ^1 ,20 

1. i . -a . f«^ . — 2- StaB^T). — 3. Ms. Row. — 6- xivSuvo;- — 5. äYwvioT/jc — ('.. Ce mol semble 6tre 
njoutö par le copiste. — 7. Kx. TaSis. 



croix pour n'avoir pu recevoir sa doctrine; de meme les paiens, pour n'avoir 
♦ r. 2iw I". pu supporter * l'outrage fait ä leurs idoles, livrerent les martyrs ä toutes 
sortes de tourments et ä la üiort. Le vendredi precedent, Notre-Seigneur Je- 
sus Signa Süll testament de son propre sang : Cor, est-il dit, oü il y a lui 
testanwnt, il est tukessairc (juc la uiort du tr.statcur intervienne, parce qu'il ii'a .-, 
point de valcur, taut cpie le Icstatcur est envie'. Ce vendredi, nous avons con- 
naissance du courage des bienlieureux martyrs, qui ont proelame la resur- 
rection du Ciirist devant tout le monde, qui out aiUruie le testament en 
signaut de leur propre sang leur profession de foi en sa resurrection, et qui 
disaient comme ceci : Qni tue scparcra de l'anionr du Christ'.' scra-ce l'afßiction? lo 
Oll la pcrsdcution, oii tnutcs .sortrs dr muH, oit Ir pi'-ril? Au i-oiitrair<\ dans tuutcs 
rt's rhoses, nous sommes vainqucurs par celui qui nous a aimcs'-. Äiissi le Christ 
dit-il d res Champions de la craiiite de Dieu : Voiis etcs nies temnins et mes ser- 
viteurs que j'ai eins''. 

Les saints Pc'res, ayant doue considerc les oeuvres immenses des saiuts is 
martyrs et la niciveilleuse patience des coufesseurs, out etabli cette fetc, 
ordonnant qu'cUc fQt c^löbröe immcdiatenumt apres la glorieuse resurrection 
' f. 2U8 V". de notre redempteui' le Cluisl, * afiu que leur Souvenir proclamät leurs souC- 



1. llebr., IX, 10. — 2. Honi., viii, :i5, ;i7. — 3. Is., XLiii. 10. 



[29] CHAPITRE IV. 29 

jia.^; >^oiä m oo \ ^^lO» o_Ji;o vootlo. i v>-.oi; \—äi \-^oi ^%^^ ci^euo jJ / 

1. Ms. oviwoi.». 



frances et (fit connaitre) qu'ils sont toujours restes attaches jusqu'ä la mort ä 
leur Maitre, en se tenaiit sur rimmense haiiteur de leur foi, d'oii ils foulL'rent 
aiix pieds les aiguillons de la mort corruptrice et avec les armes spirituelles 
triomplierent du demon si hahile en guerre, confondant ainsi tres manife.ste- 

5 ment tous les impies, et afin que ce voisinage de la commemoration des souf- 
frances des saints nous fit comprendre que, de meine que la soleunite de 
leur commemoraison est ä proximite de la resurrection glorieuse de notre 
Sauveur, de meme eux aussi sont prös du Christ et participent k ses bien- 
faits : Mon desir, est-il dit, est de partir de re moiide paar etre avec le Christ ' ; 

10 et ailleurs : Nous sommes heritiers de Dien, et eoheritiers de Ndlre-Seigneur Je- 
sus-Christ'-. 

1. Phil., I, 23. — 2. Rom., VIII, 17. — Rappeions le te.xte suivanl ; « La raison qui a fait appeler le 
l"' vendredi de Päques, dans lequel on Kto ces niartyrs : C^ommömoraison des confessours, c'esl 
que, apre.s avoir tue yimeon et ses coiupagnons, Sapor le maudit fit prociamer que ceux qui vou- 
draient persev6rer dans la religion cliretienne devraient le cacher et que ceux qui numil'esteraieul 
leur foi seraieiit mis a mort. Or les fid^les s'empressaient ä la Porte de 8apoi', confessant leur foi 
pour 6lre tues el obtenir la couronne du martyi'e; ils venaienl tous spontanöment : iiomiiies, femmes, 
enfants, sans qu'on le leur demandät. Lorsque Sapor vit tant de monde sc livrcr il.o soi-memc ;'i la 
mort, il defendit de les tuer... Cette foule retourua alors aux 6glises, oi'i Ton fit memoire de tous (des 
martyrs et des confesseurs). Getto commemoraison fut appelöe ComnnHnoraison des Confessours, pai'cc 
que ceux-ci se livrörent spontanement ä la mort; et parce que cc nom (de confessour) se dit de tous 
(c'esL-ä-dire des confesseurs et des martyrs) » (A. Scher, flistoirc neslorii'iine, Patrol. Orient., IV, p. 30'i). 

Voici ce que nous lisons cncore ä ce sujet dans le breviaire clialdeen (Voir l'i''ililion de liedjan, III, 
p. 232) : n VI" vendredi d'etö. Oommemoraison de Mar Simeon Bar Sab])iVö, calhollcos-palriarclic. et 
des Peres qui re^urent avec lui la palme du martyre. Ceux-ci onl 6i6 couronn(;s le vendredi de la 
Passion de l'an 655 des Grecs (344, cf. Patr. Syr., II, 709).ä Karkha de Lelan, au pays des Iluzites, du 
lemps de Sapor. Leur commämoraison a et6 laissee jusqu'au vendredi des Confesseurs, jour oü l'on fait 
memoire de tous les martyrs. La commemoraison de Mar Simöon Iiar SabbA'6 se fait ce vendredi, parce 
([ue c'esl en ce jour qua 6t6 consacie l'autel de ce Saint a Karklia de Lc^daii. Mar Simeon a 6te ciiseveli 
a Sosan de 'Ilam, appelöe Sous par les Arabes. » — L'Epltome des canons synodaux (Voir A. Scheu. 
Calalogiie des lannuscrUs de Scerl, n° 07) dit plus clairemeut : Nous ne faisuns pas menioiro des mar- 



.OH 



1'. M'J r: 



M ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYKS. [30 

> jL..>>jtoo ^'i^K-io; ^^oi y.*^i .)juU ).:iOLS^; ^ouK-,/ );la^ -JlaJLia, 

)JL,,_Ä );öt_öo ss/ );« ^^<-^»io ■),.^.-«.,»,y>i; x-«^oi4 )l a . « < •>* ^ yl n i w .o<» 
)o».2S^ 6(;a_a~i.o öiJLioo/; -.öu^ K-./ jK^jlS^j )N — u» ^ . \ oooi ^ . -^env^ ; 
jj; y^lo .]K^cn^ )K„:»a-«-flp ^öi^ öioU^ ),!'°>\, ..ii.v» >joaJL.tJ o . n ■> :ooi 
jj {-L.30I : yooila L y> .oi; JVSoJio )la^V3Lio yoouio oj!^ w ^:> ei - \ )Lx^ « •> .. •^« / 
:<^oo<Iqj, ^ . m>o; )-.^I>^-s Vf^»"^? |«"*^* jL ^ s voogiio vQjxjuvKj; j^^ajL >o lo 

1. 7.£v3-jvo;. 

CHAPITRE V 

Ol" SERONT LES AMES DES JUSTES JUSQu'a LEUR RETOUR DANS LEURS CORPS? 

Taut ce que fait la Provideuce du Seigneur dans ce monde ä l'egard de la 
faiuille des croyants, c'est uno preparation pour l'autre monde, afin que, 
gi-Ace aux choscs visibles, notre esprit penetrant puisse penser aux choses 5 
r. 2(19 r. cachees de Dien * et contempler avec les yeux de foi les splendeurs du Christ, 
comme si nous contemplions un tableau. C'est pour cela ([ue les saints martyrs, 
qui attendaicnt la Cite, qui a des fondemeuts et de laquelle Dieu est l'arcliitecte 
et le fondateur', ont acquis ce tresor diviu par toutes sortes de perils. De 
m(''me que les Gentils n'ont pu leur eiüever la splendeur et la beaute de io 
li'ur foi, de mcme il u'est point possible qu'on leur vole les couronnes splen- 
dides, formees par des tresses de patieucc -, et que la balance de la justice 
divine peso pour les leur donner : // ii'ij a point. est-il dit, de prujiDi-tion 

t\rs le vendiedi de la Passion, juur oü Mar tiinieon cutliolicos et scs compagnons reijurenl la palme 
du niartyie, parce qu'il n'est pas porniis de cel6brer la commemoraison des saints avec les fötes de 
Notre-Seign»ur. Cette commemoraison des martyrs est c6161)r6e le 1" vendredi de Päqucs, parce que 
Sapor, ayant vu une foule iimombrahlc sc livrer d'elle-niönie ;'i la mort, lit cesser le carnage. Cet (hlil 
fi 6te donne le 1"' jrudi de Paques. Le lendemain, a savoir le vendredi, l'l'lglise fit memoire des niaityrs 
et des conl'essouis. lOt cumnic le nombre des confesseurs snrpassail beaucoup celui des martyrs, ce 
vendredi fut appele du noni des premiers. 

1. Cf. Il(?br., XI, Iii. -- 2. Lilleralement : tressiSs dans le diademe de leur patieiice. 



10 



[31J ClIAPITRE Y. 31 

)_jL_3j; ^ojojL- ^oJL ^a\ jj .joiJ^j chIojJjsj )l).ÄLio yoou^ |-söi~.o Jilol; 
lg Vi, f> VI '» looj |;K-X-^; );0( .^ l^!^^^. It-^^! It-/ JI^-. ^->« V\ :)joi 
,.jw3 l-joj )Lju3>^ ^ o«^^^ .j-iOLi^j oi^»o>oVl yo^ ^io .JoiSxj otto^t-. 



\.^:s.ll oil o i N •Mm ^ o :^«ol/ jJ | .. . ^* o6( JV^o^; )t-<^-*l-3 j-^^t-^ °öi l-'^«-^? ' 

CLJOt; ^^ ^_»/ oJ^ ■. ).iL.;;; vOO|K.Jl2lJ ^^ä |.m^;V^1 jpOO^ . .n{n .sn . fni 

JV y>a \; |.-L^^o-3 t . ^ ]J/ .als. ^ m; )^ÄJLO vOOtjC^J^b« v^^^^t yOogL^^;«!^ 
.) .\ mv j-sioj ^/ )^^ )jn>,..\ ^^;Kjl:)o ^^oio :^olS^>^; llaaL^oaü^ 



r. 209 V" 



1. Ms. '»»;3. 



Cläre los soulj'ranres du tcinps pivsciil et la ylnlre a venir, (jiii dnil ehe niaiiifestee 

eil iious', qui a etv preparee selon la prescience de Dieu avant la coiisli- 

tulion du moude et qui nous a ete manifestee maintenant par Jesus-Christ. 

C'est donc pour montrer la urandeur de ces bienfaits, qu'iUDieu) designa 

5 le Paradis comme sejour aux ämes des justes apres leur separatiou de Icurs 
Corps. Notre-Seigneur lui-meme uous montra ce sejour et nous le fit coniiai'tre 
en disant au larron : Aiijourd'lini, tu scras avee moi daiis le I'aradis'. Comme 
le premier liomme, * par son inconsideration, son iguorance et sa deviatiou, Tut ' i« -"'J \" 
etrangeräce sejour de lagloireet duboniieur ', il sendjlabon ä Noirc-Seigneur 

10 d'accorder aux ämes des justes le sejour en Paradis, comme arrlics du ixuihenr 
i'utur,- cela ne veut pas dire toutefois que ce soit lä seulement la reeompense 
de leurs oeuvres et de leurs tourments, mais que Dieu, en separant le sejour 
des ämes illustres (de celui des ämes damnees), a voulu nous l'aire connaitre la 
terrible Separation, qui aura lieu lors du jugement divin, entre les justes 

15 et les pecheurs et ä la suite de laquelle les premiers iioiil an Koyaume etcr- 
nel et les derniers seront jetes dans les tenebres de deliors, comme une 
brauche avortee. 

1. Huiii., VIII, KS. — -2. Luc, xxiii. 'i-i. — 3. er. Ps. XLix. Li et il. 



32 ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [32] 

jjjj-./ »-^äSJ- y^i .).>jl;'a->;o ^IbjLioj oo) jjUoio )joi |j;oiq:>. vO^»^; 

l^\A j;öu» »3/; y-'l .)N Vin «vv ^<h2Sj ^VKjLio ot-sj .jJU-iOA j'f^oo^ 
Iq-^, °> \> \ ötoji-^ -^K-, yOJo» :)öi^; l l ' fn'^v^ ^.oio^-*/; jloiäjs 

.j)^-^^^-A öia^^ voodoio ,-*J5 :op ^-io o^s.»O>0; ooo( ^,_sKia.io po 
jKjÜo; )<>oi JJ jojS^j -.y^po? oitCioo y^l :)oCSs loJik ),;L-v^ ^oi-.K~./o 

1. |j.äUov. — 2. äU. v:*^ »;;»^- — :i. vpcn::-'!»*.. 



Cc Souvenir est donc utile aux anges et aux hommes, qui, en apprenant la 
gloire des ämes des justes et la Separation de leur sejour d'avec celui des 
dmes des pecheurs', s'encouragent ü pratiquer joyeuscment la vertu, pour 
gagner le sejour Celeste, oü toutes les afllictions auronl leur terme : tenioin 
les vrais martyrs, qui, au moyen de la mort, qui couvre les peches^ manifes- 
terent davantage la beautc de lours travaux et recueillirent par leur sang cet 
höritage glorieux, et ainsi, par leur döpart de cette vie, preparerent ä leurs 
f. -jin r. ämes * un sejour d'honneur dans le Paradis. On les croyait dejä morts; mais 
eux par leur mort avaient tue le peclie et sont en vie aupres de Üieu, ainsi 
que le declare Notre-Seigncur, eu disant : Diru ii'rst pas le Uieu des morts, 
mais il est le Dieu des vivants, car lous vireiit pour liii''. 

i. Joseph HazzÄya dans son ouvrage intilulö : Livre par (iiicslions et reponses, chap. i (Voir A. 
Scheu, Cataloguc iIcs mss. ile Seerl. n- 79), dit luut le contraire on enscignanl (|ue les anies des justes 
et des impies liabMent ensenible lo miHiie endroil dans Ic Paradis, jiisqii'au jour de la näsurrei'timi 
generale. Et il distingiic dcux especes de Paradis : lo paradis sensible et lo paradis insensible (U*>*jj''^*' 
U^K»c«o); Selon lui, c'est co deriuer qui est d6sign6 coinme söjour aux ämes des justes et des p6- 
cbeurs. II enseigne toutefois que les ämes des justes jouissent dun certaln bonlieur on contemplant la 
gloire Celeste, tandis que les ämes des impies sont privöes de celte gräce. Et il appuie cette th^orie de 
l'exe[iiple suivant : Tous les hoinnies liabitent ici-bas la nu^iiie terre et le solcil les öclaire lous d'unc 
inanii-ro egale. Ccux qui sonL iluui's de l'organe de la vue, jouissent de sa luiMiere; tandis que les 
aveuglos en sont priv(''s complelcniont. — 2. Peut-6tre au lieii de Iw^i^ « pech6s », faudrail-il lire 
VtäoM. ,, beaulö n Voir ci-dessous, p. 'lO. — 3. Luc, xx, 38. 



[33] CIIAPITRR VI. 33 

.jj vOojJLioo jja^Jo d-pi/o oi^ll )JL.;Q.io; yoogLio x-^^^^! 

....'» .. | . iL J L:U.2) yOOuS i'S. .)oü^« Pilo i\< fn>o ^-T^? '♦■••-«^ )ji»Q^ Lo-^i 
)^^ I . iY> ^ )J.Q-j;». \v> ?■ ^.A-jL^i-io» J.io» -V-«^^ \-^-'V • )-i!-^^-«-^o jn.i)^ 

^^«jla^K.^ : yoot. ,. \s> . v> mV ^^olii jJ ^; :|o«-3i^f oiK.l^« ) Kjäota^o.^ 

1. äytov. — 2. yEiu.cöv. — 3. Ms. :ja£u.oii. * 



CHAPITRE VI 

PoURQlOI QUELQLES-UNS DES CONKESSEURS DNT-ILS ETE SECOllilS 1).\NS I.KIH 
COMBAT ET DELIYRES (l)E.S TORTURES), TANIHS (,)l.E LE.S AUTRES NE l'oiNT 



5 Tous les liommes, les jiisles commc le.s ppclicurs, ont bosoiii du grancl 

secours de Diou. Los justos, en sentaiit la puissante assistance de Dien, per- 
severeront davanlai;e daiis los bonnes oeuvros; les pecheurs, eu\ aussi, ou 
vovant les dous de Diou et ses bieulails pleuvuir sur eii.K, saus ([ii'ils les 
aient merites, penseront ä leurs peches et coinpreiulronl la grande grAco que 

10 Dien lern- a accordee, ot que ViVAl qui voil tout u'a pas neglige de s'en 
occupor, tout plouges qu'iis otaieut daus rabiruo du mal. Ces ponseos les 
portent douc a avuir houtc de leurs lautes et ä reuoncci ä leurs pöcliös. 

Les saiuts coulbssours, eux aussi, quoique les Hüls de iiiisores ol les toiu- 
petes de maux eusseut foudu sur oux, toutefois, avec Ic secours du Saiul- 

15 Esprit, ils möpriserent les maux (pii lour venaicnt ' de la part drs Geutils ot * r. 210 v 
des gens impies, et sonuorent, pour aiusi dire, de la ti'ompette sur le cliauqj do 

PATU. OR. — T. VII. — F. 1. ■' 



r. ill r 



3/1 ISAI. -- TKAITK SUR I.RS MARTYRS. [34] 

:yooiS^t yooila^^o lQ-^va^Q..a r« > p» -^IS^ v^X ^t\ 0001 ^^ ■ . >ooiJLjlo1So1 

.0001 ^V^^/ )«Ot« Öot y^l |.30^V vOOiS, 0001 ^O0{.^^s.•/f ^.rJS.^/f v^OiIIoV-Sl^O 

^\ 'urt pi\. o I Vi > .q\ .. )oC^ V /; 
joül^i llai^v^N.^ loo( )^>^bs.^ )f.^3/o .«ootlax^^o^o; ji^a. 0001 ^o....,Vio 

jJLoi.'ao-.ot-s c^..k^l./ )l/.vOO|.A^'^9 j^vAo )j>V^3; ).^DVa3 ^^ )o^ o .'mI/ 10 
JV't^^ :|->'po4 ^oiösjL^« ^"""^ |l^t~iL^ .woio^^ ^wi^^«..«^].« . ..X »ji vo'mi jj 

\^\.^ y.*OtQ^h-. . -iN yOOiV >f>'l>0 yOOUL^ 1.^01.^; OÖt ^l ^«« V^^"^ 



bataille, pour inviter tout le monde ä venir contempler les trophöes de leur 
victoire et la confusion de leiirs persecuteurs, coniine s'ils disaicut ceci : S/ 
Dien est pour iioiis. ijui sera contre noiis ' ? 

vVussi dans Ics terribles combats que les persecuteurs livraieut bieu des 
fois aux bieiilicLiirux iiiaiiv rs, (piolqiies-uiis de ceux-ci, avec le secours de 5 
Dieu, (|ui les delivrait des maiiis de leurs bourreaux, confondaient. ceux-ci en 
prociamant en mcnie temps la verite de leur coufession, et en faisant niani- 
lester la toulc-puissaucc de Dieu leur aide, ([ui Teniporte toujours siir la malice 
des impies. 

Noiis pourrons savoir cda de rhistoirc du bienheureux Daniel et de ses n 
eonipaguons, qui. lors de leur captivite a Babvlone, ou Tempire des Clialdeens 
rugissail contn- ciix cnmuie uu liou furieux, bleu loiu d'epmuver quolquc 
donimai^c des ruses des (Mialdi'cns et des Operations de leurs magiciens, se 
Ibrlilierenl lellcnieul dans la l'oi qu'ils n'echoucrent Jamals. Tout cola nous 
lait connailrc conibien est pnissaute rccouoniie de Dieu, qui, quaud il veut, 1; 
u'aliuiul.inne pas ecux (pii oul conüancc eii lui : Ln Iroiipc des aiii)rs du 
Si-i(/iicur. est-il dil, ((Diipc iiiihiur de ccu.r ijui le crdii/nciil. et Ics (/(irdiilil'-. 
r. :2ii r. Quelquefois il sendilc uc pas sOccuper des siens. * en les laissant coni- 

I. lidiii.. Vlii, :il. -- 2. l's. \\\i\. ,S. 



[35] ClIAPlTP.l'. M. X) 

).^..3l.5 jjl^iO );Ot "^^iO .Vä.^ "''üiO^ K^O^ ^OÖt ,.3 :).i^*Jl^.\ vOOi^ 

:^V,L^.^ jkr^i yQjc)t.Jii. i.V^J! )ch2:^; oilaLi>^^j> lo^i ^oK-flo/ ^ 



])l(Hemeiit ä la niorci de leiirs porsöcuteurs; mais (il l'ait cela) dans lo liul 
de proclamoi' leur patienco et de divulgiier la iiialieo de leurs iKiUiTeaux et 
la rüalite de leur esperance. 

Quelqiics-uns d'eux au cmilraire soiit mis moiueulanement a reprouve, 
et cela poui- quo loiir patieuce soit proclanK'c et qu'on connaisso qu'ils briilcnt 
de l'amour de leur Seigneur, et quf Dieu oe neglige pas de secourir ccux 
qui Taiment : temoin Hauania et ses conipagiions ', qui, quaud ils i'un'ul 
jetes au milieu de la fournaise embrasee, l'ureut Tobjel de la laanifestatioa 
de la grande attention divine pour eux ; cu eilet, au moment meme oü l<'s 
Gentils se croyaient vietorieux, ils oiil ete plus conl'ondus : car le feu dcvoiaiil , 
tout en proclamant par son silence la grande vicloire de ces homnics illustres, 
faisait connaitre ä tout le peuple d'Israr-1 que Dieu montre ä son egard sa 
force et sa grande providence, non seulement dans la terro proniise, niais 
encore partout oü il se trouvc. De plus, les flammes, en brillant les calom- 
i'' niateurs, indi((uaient le terrible feu reserve aux inipies, qui seront l'objet de 
l'f^tonnement public. Le roi babylonien lui-nienic, eldn.K- de voir ' Dien se 
preoccuper de ces trois liommes et les conservei', i'ci'ivil un «'dii qii'il envova 
. ä toutes les nations de la terrc : (Jni- faul honnnc i/ni blasphihni-ni nmlrc le 

1. Cf. Dan., in. 



r. L' 1 1 V" 



10 



r. u> i 1 \ ■" 



■M; ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [361 

]J/ Ji-V* oot JojSss; oiJL3JL^ ^io-ot ;a-J^ivO |»ot o^o .vOJ)_sKj yooufc^^o 
)j_sa^ «ä/ oolo .^^^iaiSvi.'^ ^*^o Jv-V* l®»^ <x^oot .^oioiK*^» jloji^iOiaj» 

L-^o; ai».^Ä» ;K^ ^io ool ).--_:JSao .cHJi^^vio Jot^i jL^-; )laj;,^>^.ia_^ 
ooo) ^.caalfcooo oooi ^-i^iwts.io ^.^f-s ^v'f^! otiV^^"-«» °°'^ x^-J't^^^o )-*!<i^? 
-,:■•/ \-^ jKJL-^ ooo» ^.<.^:isliÄ> ^^>-so . vOOt S ^ n aS; jla-^i-io ,^ ) » ■» "^ 

|laJL.ba_-oi la.:si )Jo .-cxcL^-«; ^io jjjooiio; öoi ^-/ )oC^ Joch V^K^Q-io 
I -Ji-T )^*jiV» U-^ vO<Hi--=>> ool |) 3/0 ..lo« )^>-.K.io )you»5 )iaj - , 'i . m> oo 

• loot )-,a-*kio )o|3s; ot.j;;ai. la:5» ool jJo .jooi |L^^^ 
^:s>i :JtCi^io ^^— a- ^^iC^ ^io; jjVlo- yoojli^o '^-Joi ^-.^01 ^^io 

sOOHiO j-iOOliO y.£B ^D qJ^ j_iv*JlV slif')'-^ «0|ä-ts„»_3k'S. )oC^ vOoCb. »A-il* 15 



Dlcii de Sailriikh, de Misakli rt de ' Alied-]S(t(io, xtiit niis en pirccs rt quo sa 
niaisdii .Kdil /j<7/(r '. Aiusi lo rui lum soulcmeiit crul cii Dien, mais il eiiscigna 
oiicore il lous les pciiplos tlc son cnipire quo le Dien qiii vciiait de manifester 
sa puissaiicc cu seeuiu-mt ses aiuis, elail le sciil, le vrai et relernol Dieu. 

De iiieiiu', ([iiaiKl Ir. Iiienlnurciix Daniel'- Tut j(Me ilaiis la fosse, avce le 5 
sccours puissaiil de Dieu son aide, sa [»riere apaisa la l'urcur des lions. Les 
7\putres eiix aussi, ([iiand, apres avitir rciu le Saint-Ksi)iit, ils precliaient 
rKvaiigile de Nolrc-Scigncur, ((url(|iu'lnis par im sceoius tout special eeliap- 
|paiciit ä la fureur des lyraiis, laiidis qur iraulres ini^^ ils etaient exposes ä 
t"'trc Idilures par li's inipies. Ij'Kcdiuiiiiii' diviue a^it i'n-aleiiieiil de la lurme iti 
luanirre :'i Ti^oard des .Macliabees i'l des aiilrcs raiuiliri's (de la maisoii). I']t 
dl' lall si Dieu n'avait pas agi aiiisi d(> leiiips eii tfiiips, ou aurait pense ([ii'ii 
I -.'ij I . ahauduiiiic ei'ux (jiii le craignenl ; la l'oi viv<! des luarlyrs " i't-leur patieiiee iie 

scraicnl pas proclamecs; la rnaiivaise vidoiih'- des inipics ue serait pas iioii I 
plus eonnixe; enlin Ic; grand sccouis divin, lui aussi, ue sci-ail poiiil niaiiilrsli'. 1. 

(^esl dour |i(Hir ces uidtifs tnu' Uoiis vciions d't'\[)(is(M', (iiic Di(Ui aliau- 
dduui' (lutilqiirl'ois ses amis iuliuics eutir li's inaius d(»s inipies. 'rdiilelViis il ue , ; 



I. iniii., III, 'JD. — L'. (.:t. DiMi., \i. 



[37] CIIAPITRK VI. ■^^ 

y^l :)jLiVo hövÄ) vooii-oj ).ioa*.K..3 omsK*/ o^; "^^iio .K-lv.-.ia.^ 

5 1^.3; ^ y^l Q^ .)J01 ).Ä10 «Ji-^iO ).. T«Vl yj, Jooi jjpo OiJu- y^i^o 

^ou-i^ jJ )„^. a A.>oi J^ioa ^/, .^ .a^b^j, JJ/ .)jl-- ^io Jv^IS^j, joo» 
.jLju^^^ooo JLaIsj v-^ ;>o^ )— O' .|K.-jV^ ' )iQli^--.io ^^^^io .)ja*m.x\ 

yOOiKJLaü ~o»!^o .yooivio loL^ a-.a^; \.2^ ).i^^>_2 ).JÜ.Vo ""^^J^^^oi )jö«-CD 



r. jij V 



1. Ms. |liMi>..".»i. — -j. Ms. ^^^o. 



Icö (juitte pus ubsulumcüL; cur si les saiiil.s iiiarl\ rs ülaicut laissrs daiis l'etat 
de leur iiature, u cause de la faiblesse luimainc, ils iio pourraiiMil, saus lo 
i^ecours divin, siipportcr rinteiisil/' des tortures. G'csl ce ([iic Nolrc-Si'iL;iicur 
iious luoiiti'a eu peignant exacteuicul la laililcsse de uolie naiure (piaiid il 

■"' dit a ses diseiplcs : Pricz, ilr penr qiir vniis nc toinliii':. daiis la li'/ilalimi ', d 
quaiid, liirs de sa passion, il pria eii disaiit : Qiic celle coupr jjiissf luin ilc 
iiiiii, s'il i:sl iiiissihlc'. Par cela il uc voulait pas ([u'il IVit di'divi'e de la passiou, 
iiiais il noiis apprenait ä iie pas culrer, autaiit (|u'Il rst jiossilile, daiis la 
tenlalidii a cause de la l'aiblesse ile uoln' corps : L'i'spril i-ciil, dil-il, '■/ r.\/ 

'" jnrl. 111(1 is Ic rarjis csl iiuthtdi''' . 

Les saiuLs uiarhis, parce ipi Ils uiirenl di; la lionue volouli'- ä plaire a 
leur Seigneur el a opposer la palicucc (au\ Uaiufesi, uul elr seeourus selon 
leur bonue volonle : l'nurvu ijii'Dn snil, csl-il dit, ilc linnnc nilmili'. ' mi est' r. jijv 
ai/rrithlc (a Dien) sdoii cc (iinm ii '. I.(;s marivrs out ete de liouui' volouh' 

i'> e|, le sacrifiee (|u ils lireut d'eux-iu('mes lui a ele ayreilile; ils se llun'ul an 
luilicu des tourniculs el leur l'oi les a vivilirs ; Si je nutn-lK , esl-il dil, im 
iiiilirii (Ir l'd'lvffsilr. In nic ririficras ; In (tciuiccrds la inain d In nie dch- 
rrcrns'. Ils liiireut la luaiu a ce (pi'ils fusseut cxposes aux tournieuts. el la 

I. yiMh., .\.\\i, ,1. — j. Jhl'l., :;•.». — .!. lliiil. — 'j. II Coi-iiilli., VIII, IJ. — 5. Ps. cx.x.wni, 7. 



1^ 



38 ISAl. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [38J 

.yoj/ JLao |Ji>>.iw oi^^/ v^o/o JilLfci )tsr>.v>\ )too»o ciüswaü .vOOtJi;Q>^ 






1. O^aTCy&v. 



iiiaiii droite du Souveraiii los <mi tira; ils courbeienl le cou soiis Ic traiicliant 
do l'epee, et Ic Sfigneiir abaissa les cieiix et desceiidit pour leiir preter 
sncours; ils tombi'-riMif dau.-; le bourbicr proloiid di'S tortures, i't le Tres-Ilaut 
tendit la iiiaiii et lesen fit sortir; ils lurent plonges dans le gouflVe des mi- 
seres, et la toiite-puissanee les eii delivra; coinme s'ils disaient ceci au inilieu 
du iheAtre du combat : Ao.v cntraillcs soiil ((ttachri's conlrr lerre ä f-aiisr de hi 
innitiplicitr de.s souffrances ; lere-toi, xecouis-imus li drlivrc-nods punr ramoiir de 
1(1 lianlr ' . 

CIIAIMTHI' \'ll 

OUAM» NOtS \ KM-iuoNS l.KS (»S HKS MAUTMiS. f:E NKST PAS H UN CUI.TE 
lU: l.ATIilK niK NOt S l.KS AÜOnoNS. 

\otrr-Seigiicnr i| iiotre redempteur .lesus-Clirist, eu instruisant la troupe 
des disciples, leur dil : (U'hii qui raus lioiinrc. /iiliniiorc; cl crhil (jiii ni lui- 
ttorv. hoiiiirr ndm ijhi iii'h ciiriii/r'- . II Mtidul par lä ciisoigner a tous les 
hnrnriM's c|ui' riioimcur rendu au\ disciplcs u'cst pas uu lioiiiiciir ordi- 15 
iiaiir. jiuisipii' pai' la iiou-; liüiioidus eucore iS'otre-Scigncur lui-nuMiie. Cc 

I. 1'!?. XLIV, JC, 27. — 2. MilUll.. .\, 'lO. 



,39] • ClIAIMTIIi: VII. SO 

|_M.^3U vQJcx ottOi^„^00; )jo» "jou^ ^^Ä ^1 n.v? ^ jj / .i-^-too " 

Ito-sloK-s :oaAi*-o vä-„oq~./o v--^ ^oiv^/ .jotSx ts^^^^^ öjoJjlo ).Ji^o).i 
.j^^po K^wJ» |.AQ^o )jl:»q4 '^^ .(jV-xi^-s; )iaaj» o^.»^]./ )K_-p<ij l^iju::»; 
i^Aj j^io»^ • . o> »'S r tC^i^ ♦^■«^ ,)°^ JJ/v^^ "V'r^? i-^')-^ >aLa5Q_ ool 

yOOU) 1 V •> 0,Jld1/o .yOOUo-X.^ OV-iJ j. a k ^ ^ * .^ )jJi\o|_3 ■^iJL.^f yooC^; \^\^ 

.vOO|i.Q_a-.«>-3 a^tjl/o 
jJo ^'6^.*^*^ '^^^ (.^olS.^ ^oia^n -.j.iL.^ jVot.^; ' )^ m «\ v> j;Q~>^ 

I. (J.i/.tTT».. 



;i:i r 



rcspect est donc tres agreable ä Dien, pour l'amonr iliiqiicl ' les Apötres 
nieprisf'reiit et iledaig'iii'Tent toutos les choscs visibles, et ce tut par la voir 
des souHVauces, des persecutions et de toutes sortes d'alllictions (pi'ils par- 
vinreiit ä cette glorieuse digiiite d'Apötrc. Les prcmiers justes, eux aussi, par 
■ la vuie des soiiffraiiccs parviureut a se rendre cidebres cn piete. Aliraliam, 
Isaac et Jacob, ce ful durant leiir sejotir cn terre etrangere qu'ils liirint inis 
ä l'epreuve de la tcutatiim'. i.e itieulieureux Moise, bii aussi, en .Madiau, a 
ele eprouvc, et Joseph eii Kgvptc : // /'»/ ini.s, est-il dil, im.r fers, iiis(iii'<'i 
racronipll.ssemcnt de sa parolr-. David egalemenl a ete niis a l'epreuve de 

I" la persecution de Saül; de meme le bicnheureux Job el tous les autres 
iiommes justes, en menant une vie pleine de toules sortes d'allliitious. sc ren- 
ilirent celebres par leurs actions et s'illustrerent par Icur piete, 

Mais surtout la tniupedcs sainis martvrs, qui avaicnt cntiMKbi Ic prophetc 
icur ilii'c : Nr miins jkis ijtiaiul In remis iinrfijii'iui eiiriclii. rl ipuniil hi (/lifirr 

\> ilr Sil iniiisiin srrn iiniltiplirr: rar uniiiid il iimiirni. il n rirpnrlrrn nrii ; sn (/Inirr 
iir ilrsrriiilrii /ininl iirrr liii'\ ipii se souvenaietit eni'orc de la parolc de 
Xotre-Sauvcur, qui Icur avail ilit : .\r irnii/nrz piis mi.r ijiii lilriil In ric iln 
cnrps rl ijiii nr jn-iirriil jiiirr iininrir l'i'tuir '; lies ruarlyrs, dis-jci pour couserver 

I. Lillöialeiueiil : Ils ruroiil .•prouvcs <l;tii.- Ir li:iiil rniiineaii iri'|ireiivo. u'. I's. cv, 18 Ol l'.i. 
3. Ibid., xLix, 17 el IX. — 'i. Mallli., x. -J». 



r. :!!:! r 



',() ISAI. — TRAITE SUR LES MARTYRS. • f40J 

* r. 2io \ . ooo( * ^. m •> vio .)li_.VA |ln>vi.oi^ -.j-lls).^ o.m.io )J; jK^U )K-;ol 
^■iw>>.> ilK.:>o ^lo .oj.^v:>OL^; q.« ^ i jJö^ ^^? •^e'^^/ t^ i^^! )Iclj..>s.^C^ 

sÄ^ o^JL^/ )joC^^io .o«i.io ^-io i^K:M; jt-a^o .001 ^iöl j.^io )»Q.i.j j 

)iL>^ );ötm\ -.lilsaiL yootJb^s; ) i .«,qi .... V) jlo^oo .Jjjüül^ vOCi^aiS« Jjmox ^Ij 
yootloio iKjs ^io vs/ jjoi ^'^5>>^io .joci )ooi y^couil^oii ia^v^J>o; U°'r^ \ 

jÖtflO yOOi*^0,:^J )t°Q^/° -^^l ^^>Ji~s jVoiÄi ).io"^^ ^y,_Q_.Kio );oi ^^^.^o 

1. Mj. Iiovs. 



Iciir vie, mepriserent le monde, rirent des meiiaces des hommes, firent sin- 
* f. 213 v°. cerement et francheineiit leur coid'essioii de foi, * et reprochennit aux impies 
leurs erreurs cn disant : La Ics nx-rlKtiits nc pciircnl jihis o/fniscr: In se repo- 
sent criLr qui rhiicnl /ah'(/iirs leur vir ihnmil; lä ciii-urr Ics c(i/itifs joiiissent du 
rcpos et II ciilmilciil pds hi rai.r du diiiitiiidlcnr ; Je pctif cl Ic fjraiid sollt Id, et 
Id rrsciarc ii'csl plus siijcl d smi iiidilre'. C/esl douc pour cela qu'ils sV'u- 
couragercnt bcaiicoup daiis le (•()iid)at et denieurerent maitres du champ de 
balaillc; du liaiil th; la spleiideiii' de leur iiiarlvre Us tendinuil la maiu pour 
preter sccours a tous les hommes; la mort, qui fait perir toutes les beautes, 
scrvit do heraut a la merveilleuse beaute des saints martyrs. Aussi, meme 
apres leur moil, pai- Ics miraeles eclataiits qui s'opereiit par leurs osse- 
meuls, Dicu dccdare-l-il (pie tous sout vivants eu lui ; ainsi P^liseo, apres 
sou deci'S, douna la vie a uii luort-'; de uu'iu(^ les osscmcuts des autres 
saints opcrereut bleu des l'ois des uiiraeles (■clataiüs. 

C'est douc poiir eela (pic les os des martyrs sont partout uii objet de ve- 
neraliou. I/Iiouueur reudu a leurs ossemcnfs temoignc qu'il u'y a rieu de 
plus grand que l'aiuour de Dicu, pour lequel les saints supporterent toutes 

1. Jub, in, 17 r-l Milv. — -J. Cl. II liuif^, n, 13, :!1. 



[41] • CHAPITRE VII. ',1 

yootloio ?K^ ^-äo joC^; . « \ oi!^ yO-^^j .o__aL-«o ^^^cbo^ ^'i^j ^^.^ 

V-.^ |_ioi :sm_-, joiSs; jl^-^rn^ o^ jVot-ao; l-^"«^^^ ^^=5i^.*~aot ^-u,.-a-^i>o 
yOLJOt jj.3/j '^^io :)oir^; )V-o.»J..i I— .-»-i; )..io";^ i-Q_«jj ocn j-i^oi 

)__sV-o» ).*otoK^ -JIq-J^s^; ).^ |.ia*-sj ^..^../j .J.jUii.V/ ).ii\^ K»^ 
)lSs_>.XjJL )__.jltoo o i « >e)\jä 0°^ oCisvOj llos; *3lSw- JjL- ^io ^>^^vboo 
■ J^a^)-3 )»^ll^Oo yooilas; ;q„J^w3 Oib^o ;|lo'>\>o; jj^-^o/ oib«.^^ >oo(JüLmiJ« 

^OOIjC^Ow jo^K.^ )).A,^CD I !■?> 30 /o I^Ä^/ :vOO(b^_3"^J |_3l^*^0 |i,L. '"'I&JX vS/ jJ/ 

).^x^V;/ . Ä-x^j \.^ixs ^/; ^/ .)laJ^^.3,.A-^; yooiln 1 1 mvi ..vi\ ^^\^^ 

1. ävop(a:. — 2. i'.ztüv. 



sortes de tortures et de tourmeiits que les persecuteurs leur firent subir, et 
pour leqiiel tous les peuples desirent et aiment ä honorer leurs ossements, 
tout en les voyant disperses qä et lä. Nous ne devoiis pas etre injustes eu ne 
respectant pas ceux que ' Dieu lui-meme lionore apres leur muri par les 

5 grandes choses qu'il en fait decoulcr. 

Nous honorons douc les ossemeuts des martyrs. Mais ä Dieu ne plaise 
que nous entendions par lä l'adoration, qui n'appartient qu'ä Dieu •. Ce serait 
un sacrilege d'adorer d'un culte de latrie les ossements de ces liommes illus- 
tres; car ces os des bienheureux ne sentent pas eux-memes les miracles 

10 (|ui en decoulent. d'st unc loi dans les royaumes de ce monde ' que tous les 
gens du meme rovaunn' l'ont toujours le recit des gloires des soldats braves, 
qui, par leur mort sur le cliamp de bataille, leur out donue la victoire, et 
non Contents de faire avec respeet le recit de leur victoire, ils honoreiit 
aussi leurs heritiers et leurs parents et s'en occupent beaucoup. Or, par ces 

15 choses-lä, ils ne leur rendent pas le respeet qui est lü au roi leur maitre, 
mais ils leur tressent seulement des honneurs dus ä leur courage daus le 
combat; et, pour rappeler leur victoire aux aiitres et exciter ceux-ci ä les 
imiter, ils leur fönt et leur dresseiit partout des slatues et des images. 

1. LilteralL'iiieiit : p;iriui les rois de la lerrc. 



r. 21'! 1- 



r. Jl'i r 



42 ISAI. — l'UAITI-; SUR LES MARTYRS. («; 

K-.| ■3L...,-a\ clS.No .|jL^oi; |iioi m a^CLCDo .|laJV> « mv)i j-x^j qju2l\o .^VIxjl 

. I, . tya jJLiL.oi s^l jil lyooi^ja^jj l^o'^ ^-JL.>^K..:^ )K.Osjil «.^^j» «o^w^^j» 
^^>-:»i ^Ajiojm,^ ^-jaa^; l^jt^o ^JUL^V^ yOO«_:do .ycot^oocui ^^»^ . i > l'-^o 
^; .))j:.^cd« J-^ia^ yJ,ajK..,^js» jljjj y.^1 .yOOUVSo;» jiolS»^ ^'^^JSO. ^^j 

.yOOi-3; 



10 



I. :.'i'i \-. De möme, nous autres, uous honorons les saints martyrs, ' qui, pour s'etre 
rcvctiis de Farmo df la patience et pour avoir pris le casqiie de la confianre, 
meprisereut tous les lourinonts; et, pleiiis de couragc, comme de vrais 
athletes, eiilrerenl ;i la suilc di' leur Maitre victorieiix dans le cliamp de 
hataille. Non sciilenu'iil iiuiis leur rendoiis le respeel (|ui l(Mir est du. i'u •". 
racontant leur histoire, niais uous L'rigeons eneore et nous liätissons cu leui' 
lionucur des temples, oü uous ollVons en tribut iiotre amour ea nous reunis- 
sant (luelquelbis ;\ la table de leur eommenioraisou : aiusi par ces choses 
nous montrons que uous appartcnons ä la meme i'amille qu'eux el nous 
cxhortons bien des pcrsonnes ä s'encourager reellement ä imiter ces sainis lo 
victorieux eu les leur monliaut combles d'lioiincnr j)our s'etre vraimeut l'or- 
tifies dans raMU)ur de leur Maitre et poui' n'avoir pas eu peur de supporler 
de violents tournieuls pour lo Christ. 

I/lioiineur que nous rciidons aux saitils confesseurs est' donc juste et 
raisonnable; car c'esl l'amour du Clirisl qui les a excites ä signer leur con- i' 
lessiou de leur propre sang. 

liC respect que ucuis rrudous aux hirulieuieux niart\ rs n'cst pas la re- 
couqjense de leurs neuvrcs. Le Christ liii-nicnu' est leur recorapense, ainsi 
<|iie le declare Paul, chef des athletes, en disaiit : l.d'il n'<i pnlnl i-ti. l'nrriJlc 



^ 



r. :;i;, i- 



[43] CHAPITRE VIII. 43 

\.^oi \~^^ vOJÖi .^^oji; y.^1 yOj/ t"'^-*-'; ua-Silco Q-Xbo tyootln 1 1 m vi ..V>; 

. .)K..O ItK^ Oi^CL^ yO,.iCU,^lSoi 

)jL^9Q^o )t-^/ ^*-L^^ "^-aio V o(JL-o-2i; \.*-*J los^; 



II n jii)int i'ith'ililii rl j<nii(li\ llCsl renn ilillis J'rspril ilc r/i(iiiillir rr ijiir Dirii ii 
pirparn n reiix qiii ralntml ' . 

Olli pourrait honorer ' romme ils Ir meritent oeiix dout In perlo de la • r. ji:. 
foi a enrichi, par l.cur patience, leur couroime eclataiitt'; ceux qiii, des le 
ä debiit de leur comliat, disaiuiit avcc le prophete et le hienheurcux David : 
C'i'Sl ä aiiisc de lui ijnr Ions Irs joiirs iiniis (irmis rlr iiiis ä inarl cl iiiir iioiis 
üroiis ('tr cstinirs rniuiue Ics lircbla de la honcheric- ; i'eiix (pii prireiit pari a la 
passlon du Christ, aJiii d'avoir eiicore avec lui la plenitude de la ^loire? 

CHAPITRE VIII 

10 GhACUN hlKLON SA RÖNNE VOLONTE ET NON l'AS SEl'LEMENT SELON SES (EliVRES 
SERA REMUNERE ET UECEVRA I.A ItECOM PENSE . 

Ouiconque s'euröle dans rariuec Celeste, doit degager sou aiiie de tout 
ce qui pourrait le gener sur Ic cliamp de bafaille, imitaiit ainsi Ics saints 
martyrs, qui, se remetlaul ime Ibis entrc les malus de Dieu et nicttanl sous 

1. I l'diintli., u. il. - - -2. Vs. XI, l\. Si. 



r. 21.-, V 



44 ISAI. — TRATTE SUR LES MARTYRS. [44] 

yOO«_._io».jO )>-.U ) « . I yOOiJ^ aia»flO .)o«J^]J ^j )t^ vOOJjlSü quS^^/j 
.yooi^:^ ).^.«.i.^ .s ^^A^o^o .yooni«.) ^^>^jx.oa^ oooi > . i ^o .]i\-t\A \lo.iJM-tO\ 
.|^.^/t v»-^; otlS^J^s»io ^_./ • . oo(.jl2u ooot ^ -.a ^ -o ypoiloj^ i » m v> ~> o 
jj/ -.o^j t-^; )^>^<>jJ ;Q^w2bs-2 q\ (Xoo .yOLSLiLSü ^(lJLol ^QjJ.QJ».'» « mv> ^; 

.)^^.«,an,^>a.»,.i>.j> )oC^; ^\^; l-^-'y-O] jio^J ^■^-^/; ■.)->-^ '^ i f)o\ 

)JL.;a^; V oouil^Of-:» . i ..vi^Vio .)1qla3^ ^jl..^^^ |.x.iiJ w.U |oo{Ji u:>;; 
. i..JS|.!.N . .«-N:.» )•, m\» .. ^ ^/ > 1 . >,^<v3)S>:>o ji ^ . ^oo^lQJLbo-■o^-^ ^ j-.'^.^ a . ^o o lo 
t» »> ■•» jv^-^^ p; :)ts_oi2!^ ^6« jLo l^ji^ > VI »QU jJ/ .jL^'p; jlo^w^a^S. 
K-,)-.QA |.,^a^o :|t^i.^i Hqj).dj JUcaia-s |_sci-.o jLol iojl^vS; J-"^— =)! 
.)f_M jKjxji g^J^K^; \-»'i-*l ya^ :oi^oo^»o jL^o^« oii-^o^ oXnii; ) « v>^ n\ 
^ yo^^; .yOoC^^a^ \j^i ^JL>; ooio . ) •; V)» n"^ j.^^o j^V-*'/ v^ )^ )t^ 
1. M^. ^U. 



leurs yeux lo Imt droit de la vraie foi, vers loiiucl ils se mirenl a leiidri', inar- 
cheront sur los traces du Clirist Icur Si'i<i'iu'iir d possedercnl leurs äuios 
par leur patiencc, accomplissaiit aiiisi la parolu de uolrc üedcinpleur, (jui 
dil : Po.s.scdez ros änips par i'otre patieun' ' . El iion sculerneut ils surmontercnl 
])ar elli' drur paliiMicc) les allliclioiis (pii Iciir vcnaioul du dehors, luais ils 
domptrreui anssi les passious iuli'ricurcs, i'l usaul diviucnuMil de leur lilire 
I. -jir. \ . arbitre, ils coururout pour rcccroir iinc i-unntinic iiic(irruijllli/c'-. ' couiiiu; dil le 
bienheureux Paul : Je roitrs i-rrs Ir luil jiotir rrccrair Ir iiri.r de In nirjilinii er- 
Icslr de Dien eil ,l('Mls-Cliri\l. ' . 

G'i'st ce iiul (pii! les saiuls conlcssours se sonl propose. Xous autres 
aussi, uüus dcvons aller a uotre hui pai' dos vuies jusics ei pures, eii iniilaul 
les confosseurs daus leurs a'uvres el d;uis leur loi : ue eraiy,iiiius pas, 
qiioitpic ä onze houros seulenient nous eulrions daus la vigiic poiii- v Iravailler ; 
uiais croyous-cn la i)arolo de Diou. cpii, cousidcrauL Ic bul d(! la volonh' de-- 
houinies, pese (le Iravailj daus la balaiice de la justice el de la raison, puur 
le diinuer el lo parlagcr egaleuienl cnti'c los preuiicrs, qui ouf supporle la 
faligue du jciiir- el la elialcur, el les deruiers. (|ui oul Iravailli' une lieure : 
Ihiniic II iIkiciiii. dil-il, im dniicr, rii i-nniinciininl drpiiis les dcniicrs jiisijtt'an.v 
I. l.iic. NM, i'.i. — :;. er. 1 CoiiiiUi., i.\, J.i. — :;. IMiilip., m, l'i. 



f. -21(1 r 



[Aö] CHAPITRR VIII. ',r, 

• .)j<X^; |j/ )Lls» .\^l ^ j-^V^; otpo yOj/ vÄis/ .jJLio^JS; jJL^i ai._iaji 

.^jo >^>->; s^ljo ^^s^äDo» 
oiv^/ ou..><^a3 IoV-^Jls y^l • . Pilo i :y> ..oii )jlw>j ^U; ^/ aJLS.3 jj / J«-^/ ' 

1. Ms. ^; tt^i-N. 



pronirrs. Le maitre de la vigno, ayani ontendu les premiers se plaindre, los 
reprimanda en disaiit : ./'■ ri'ti.r ilonncr ä rc ilcniicr (uitinit ijun Ini ; nc in'i'st- 
il pas jicnius di' fdirr cc (jur je rcii.r de rc ijiii est <i iimi. I'rcnil.'i cc (jtii est ti Im 
cl ra-t ('II ' . 

\a' bienheiireux Paul, lui aiissi, dit la meme chose : CJuiniu rcccrni sii 
rvi-iiiupciise Selon sa coriduitc'- \ il iie dit pas : Selon ses aclioiis, mais il dit : 
sclmi sa iviiduitc''. pour montrer que cliacuii obtiendra sa reconipcnse, in)ii 
selou soll ouvrai^e tpiel qu'il soit, mais qu'il recevra süromeiil sa recoiiipense 
s(doii * la droilure de soii iuil, vers lequel le conduit sa foi, et scloii son as- • r. jn; r 
siduite au travail. (^cst pour eela (|iii' le bienheureux Paul fait paiticiper 
Inus les vrais fidclcs aux bicus (pii liii scroiil donues eu reconipense de ses 
liavaux : Des nuiiiilciiaiil. dit-il. In roiinninr de justier m'est resereer. et iiioii 
Srii/ni'iir, jii.sle jiii/e. nie 1(1 ddiiiiero eil re jniir-hi. el ikiii seuleiiieiit (i mm. iiinis 
(itissi (1 Idiis eeii.r (jtii (iiiidiit (liiiie soll (irenciiicii I '. 

(Jn(ii([iii' de uns jdUis la perseiaiiidu des paicus i (^ sevissc pas coulre 
uous, toulefois, si Udus uous appliquous ;\ la vertu, si uous uous erucilions 
au uioudo et h tout(>s les passions cliariielles, douuaut des prcuves de uotie 
Ini, I II soudVaut les atlVouls avcr liuiiiilih' el eu nous eiigageaut dans la 

I. er. Mallh.. x\, il !■! siüv. — -J. I ( :i]i'iiilli., iii, S. — :i. U.vii. sisjiiidi' on sviiiique : peim-. Iracuil ct. 
loitildtlc. li'i iiulre auleiir seiiible If i:)i-i'niJi'<' (lan< er ilciiiier !^eiis. — 'i. 11 'riiuuUi., i\, t*. 



r. L'ii; V 



46 ISAI. - TRAITE SUR LRS MARTYRS. ['.(i] 

) ■■ p «Nrt. oiNJkA_3 Jl-joioo |Voi.cD ^äw > I . VI m ^^ooo .^aiS ^>-;Jl1.» ^6{ 

JN . r f ' / jK^Q-iAl N.ia-*i ^'^ü^-^^^ O-O-.* J^*,-flD yOO< \ v i \ <H_^ 

L -, » \ >.JI )_3^.^SJ>0; ^Ci .^)CL^s>^; jiOJUS yOOtJsi U^^J» ^)Q^ ' ,^^-^A-.»lN.iOO 

"^^.„^oo yoouioi :)jlt-»^-o );ouo» yOOi^JL-u^ ^^».ia^io» ^ ^;j yO^tJ»; 

"^^io vOOt-iLioo Joch ww^isi lly-j^am ^öi UaajL^ ''^^o^ j^-Ji» ^£05090»:^. 
fcs._^_2.» )-.»Q.ai. ^^^io ,^oouioo .)-:;l-^SwJl jJLSO^ y.^1 jlcuLia^oij )lojoV3 
^a:i^io ^a^ ^-^xloo .)£»^-:;Lxio jlöia^ yOotJLSü cüoisvA/ :)tOSi-*;o J-a-i^^ 



oarriere de la justice, iioiis participerous, comme les saints martjTs, aiix 
prörog-atives de la justico intelligente, (|ui jnge lout le inontle. el nous jniii- 
rous des Ijicnl'aits du Cliiisl avec los niarlyis et les conl'osseurs. 

Beaueoup de gens laisanl professiou de i'ausses doctrincs, entre autres les 
.Manicheens (;t les Marcioniles, ä del'aut de science, firent vceu de jeiuier et 
re^urent meme loutes sortes de niort: niais, u'ayant pas mis sous leurs yenx le 
but de la vraic foi, ils perdireut toul leur travail, qui fut en vain et qu'ils firent 
♦ f. -'it; V . dans le but de recherclier ' la vaiue gloire des honimes; ils seront tourmentes 
avec Satan leur rnaitre dans le feu eternel, qui est prej)are ii IWccnsdlrnr' 
et ä ses aiu/es'- : Crliii ihiiil l'(im-va(jc, dit le bienlieureux Paul, scra briilr, pmlni 
li' fntil de smi Inirail ^ . 

iNüus devons donc soull'rir comnie les saints niartyrs, (jui furent livres ; 
toutes sortes de nioil : ou bieii poui- avoir repriniande durcinent, a Tinstar de 
Jean Haptistc, qui reprenail llerode Timpie de sa niauvaise conduite, ou bien 
[)(iur avoir preclie la foi, comnu> les bienhenieux Apotres, ou bien cnfiu pour 
avoir detruit les teniples des idoles et ccux des autres religions. Ils criaient 
avec le doeteur des Gent ils, le bienlieureux Paul : .Sous porlons \in- imlrc 
ciirijs les slit/niiilrs tic .\iilrc-Sci(/iiciir Ji'-siis-CJirisl '. Par la splendeur de leur 



a 



1- L'n lies iioiiis du driiiDii dans la lillOialuiv sNiiiiqui'. — J. C(. Malili., \\V, 'il. — :i. I Cuiiiitli. 
III, 15. — '1. ('■alal., VI, 17. 



[47] ClIAPITRR IX. 47 

^V-Xä; ^»JsoJiO; Jl^^-. )l; jjiol^i V^""^? '^::'^^/ vOOi^S.^\ oiovj/ 
y/o .,-äXJ )jl30I j^^-^JLiOL^ )jL>lAQ^ ^l^^SOt.» j-U / ^/ : J,_Äiij>0 jtO^iOQ-S 

■ .yi.aJLia-.o«; )»^ Ois/ ^^i^ )Ls.o» ^-i^nIaLj ».s .|;öt.Ä> ^/ |ja^|-s ^.»«Nx..^ 

•yO-X^Jxsl ).JL./ o/ yoV-io)l jjJl../ vQ..3,)l jJ ..-„ia* ""^^»s^OO jjäiCL^O 

.yoS^^Oiol; l^io )to^ ^öijs ♦"'»^x v«»J^ oo»_.Kio 

J'^Ji^SuA It^O; "^^t )loJL.lpOO |^.^^ Öj^9 jjUOd 

^^-^-/ ^-io )».— I,— ""^i^j ..|.A,:aLio )ji,La )^«.VJio ts^-a-*» ^*ao» )jlo« 

yCLj/ ^-^*^/f • . N--,JJU»JL_3 '^«l^ 't-^U .j-IOI l^'y^ ^^^ i-.OOI )-..i.^lS>.iOj 



I'. :!i: r 



foi ils eclipsLM'enl lu himiere fiolataiite du soleii, et par Ics lavoiis de 
leiirs Oeuvres illuniinerent tous ceux qui s'egaraieut dans la routr de lii^uo- 
rance. Conduisous-nous comme si uous reudious compte au Christ de toutes 
nos actioüs et de toutes nos paroles. Si uous avous, ä Tiiistar des martyrs, 
uu coml)at a soutenir et äy faire Fapologie de la verite de notre i'oi , soyons 
pleins de coufiancc daus la parole de notre Redempteur, qui uous dit : ' Qiutml * i'. -i' 
on foii.s iiil'iiefa dcraiit Ics (/ißiircniriirs et drraiil Ics rois, ä cdusc de iiniii iimn, 
itc soijcz piiiiit eil jiciiie III de ee ijiic i'iiiis direz. in eitiiitnciit nnis jiarlerez. eiir ce 
(jiie niiis aiiiez ii dire ntiis serii iiisjjireii llieiire iinhiie ' . 



CIIAI'ITHK IX 

RksUMK DK TOUT l.i: TliAII'K. BoNS CoNSEl I.S ■'. 

Maiutenant que la parole vient de traiter en cliapitres determiiies de toutes 
les matieres de cette dissertatiou, parlons en resunie des avantayes que nous 

I. MaUli,, \. 18 el 19. — -J. Lilteralriiicnl : tluiisrlN de lioiiües ii'inii>. 



f. :;i: V 



r. il7 



48 ISAI. — TRATTE SUR LES MARTYRS. m 

)jöi-Äi-^ jio-^-^ KJ^i^— ^ "^^^J K*^^ ^•»-^?o/ •'■''''^--^»oi U-^ 
)joi JJXSJL 'o-VS ^^icüsjo .|.--...^io sa^^^ jioio yOL^-aiÄJ N-)-.,^; .U-joioo 

JLJL.^; voöuij^; |-..jaJ^ ^»^^N; wK-io/ "'^Jsojo .jjpo»» jjcJi j-ia*; oi-o^aS 

Jjoi )j)^ yo....jx)lllo vraai^l/ )lo'..\o jN^o'^ i^^; );oi )K-iop-5 )-Lia\; 
y^^^jfcoo JA-,/; ool ^V-io/o .jjo»-3 J-iöJ JjUq-, )-I-./;o .jjtivo; vOOUVSo»; 

nn^K^l jj ^JS).^ yOOHiOO : jj vOOUiOO l'^JL*. (X^ ^^ Q-.v3i/o yOOliJa^).^ 

)_ioa-*K_s Q_„a_stsj./ alSs J;Jl«. yoy^ Q-'P'? ^'^^ ^aJÖtjo .y om iKj; t-^>A^^ 



1. Ms. >*;9. — 2. Ms, r-;-»; 



pourrons roliier de Tetude (l(\s iraites sur los saints martyrs et terminons selon 
Tusago nolr(! dissertation par des conscils. 

Huoi ilonc! Nous avons d'abord demuntre pourquoi la gräce a encouragö 
les martyrs et les confesscui's ä recevoir joyeusement la mort pour le Christ ; 
quelle difference il y a cutrc Ic iiiol martyrs et le mot confesseurs; pourqm)i s 
Oll leur a doiiiie le iiom de martyrs et de conlesseurs et que signifie le mot 
commemoraison. Puis noiis avons monire que toutes les fois que nous cele- 
brerons la solenuile de la feto dos saiuls, cc ne seront pas oux, mais nous (|ui 
tiiorons avantage de Tlionneur que nous leur rendons. Nous avons dit aussi 
p(iur([uoi la soli'iinile de la eommömoration des saints a ete fixee ä ce ven- lo 
drrdi (jui siiil lo vciidrodi de la Crucilixion Ol (|uel avantage il y a eu cela; 
• jmis nous avons dil ' du seront consci'vücs los Times des justes jusqu'a leur 
retour dans Icuis corps et pourquoi Ic söjonr du Paradis leur a otö designe 
pour leur faire lionnour. Nous avons ensuite domontre pourquoi quelques-uns 
dos confessours ont ete secourus dans leurs combats et delivres des torturos, i". 
tandis ipio les autros ont 6te prives de cetlc gri\co, et pourquoi quidques-uns 
d'eux n'ont jamais rle ubandounös aux ('•|iii'iivfs. Nous avons aussi montrö (|uc 
ceux qui onl (('■sisle aux louniirnis, s'iis avaiout etd laisses enfcrmes dans los 
limites de leur naturo, n'auraiont jamais pu, a cause de la l'aiblesso iiuniaino. 






[W CllAPlI'RK ]\. 49 

JotlSs vS/; y~>l .vK-.;ol; ojiv* ^^^/ ^'^'^^ ^-JL« ^^sou^ v00Ul2lj oialissji/ 
.yOOi^ V-^»"flO? l^-«®ti JLL-* t-~«>-3 '.jLjLi'^J vOO»»«.io',l,^ |»n « Vi yooj^ )a....>f> 

f ^ f. ^^Nrt ^ .yootifii imv> ..v> -i; ).^>JL3.^ jju'^^a^ ^/ jJ/ :v.»oKjü vOOUl^u; 
laJS> K— .|t->oiJ >ooi~iL2L)f )>-JU..\ olw»J^oo |.JuaL./i :vOO<lQJV.a.i> m>o 1q.i . m .. ^ 



resister aux persecuteurs. Nous avons fait oncore connaitre (juo aous tlevons 
liDiiurer la mrinoire de ceux (jui se sont livrös ä toiites sortes de tounucnts 
pour Famiiur du Christ et pour pruclamer la verile de notrc rcligiuii, d'autant 
plus que Dieu hii-meme iionore les ossemcnts des saints en eu faisiiul jaillir 
des miracles eclataiits. Puis uous avous moiitiM'' qucii lis lioiioraut, imus uc 
les adorons uullement du culti' de latric, mais qu'en les ainuiul el eu uous 
appliquant ä faire memoire d'eux, uous proclamerons que uous avous la lucuic 
fei qu'eux, et nous reudrous honimage ä leur Scigneur, pour Ic noui duquid 
ils üiit ete couronnes. Nous bätissous eucore des teuiples sous leur iuvocaliou 
lio pour nous y reuuir et leur rendre * le respecl qui leur est du. Rufiu uous avous • 
demontrc (pie lous les liouuues seront recompeuses selou leur lioiine voloiiti' et 
uou pas seulenieul sclon leurs o3uvrcs. 

Tel est le traite de la comuieuioraisoii des saiuts quc nous vcjuous d'cxposer 
a votrc alj'frlliiii. qui, selou la parole de Paul, le predicateur de la doctriue 
l' 15 de l'l'jspril, nfsl. /Kts i'uriciisc, tjiii c.rcusc loul cl (jui siijtjuirh' laiil ' . 'Sun senle- 
nient uous devous etre atteiitifs ä ecouter l'liisloiie de leurs soulVrauees 
et ä conuaitrc leurs gloires, mais il faul eucore (|iie uons les imitions avec soin 
dans leur fermcte, surloul eu cousiderani (public merveilleuse patieuct! ils oul 
eue; roniuient, ayaul loiirue los rogards pereants de leurs anies vers ranmur 



r. -JlS r. 



1. I floriiilli,, XIII, 'i, 7. 

i'Ain. OH. — T. VII. — r. 1. 



r. -JlS r' 



" f. -JIS V 



50 ISAl. — TP.AITK SUll LES MAIITYIIS. [M] 

JJo ).3l <;.... *v» |.jJi>.ojJo louSs ^Ji»^--^; jiaio^o :^^550; JV^o )oC^j U^o^ 

)-.a^ vOOt*ro\ »« .,^\; yViaük q.-uJlIl/; ^^^ -i-^^— K..,... i . fi V i yOO|K-,ViS 
)-.^Q^-- jooi jj :)ojSS; jla:^^^ ^c«oK_/ p; ocx .)-3Q.-^J5 yOOtlcLaisC^ 0-.V.00 

.Ol.£QJ |t-^3L^>; llo-iOjO .^^00 OMl3lJ jj/ .joCSS; j. M ^,. ° > s^OJots.-/; |;oC^ ÖVJiA-. 

y^fcC^,^^.io; oo(; o»JO(iiö-s 0001 ^y..^^ yJS )JL3Q^ jVo«-» «s/ );oi ^^'i&.^^io 
.jlaau^üo» )',_»j K_,^-y,l yoouii cua»/ vQJo) vs/ -J"»-.!^ ^oioK-./ »J ^mv> l/ 

j^I^ ioj « »X «>; ).,-^. ^^? ^.A V» |.".Qf^'' JL.».^; : yOoiiojLicuoij jio».iu l a ,. °>> 
l^K^n.^ vooilo-^i-atio loV->ou; j-.i-I^i. Jj»©» ^-^o .oooi > . \ ^ nv »; ULmO 
^jV^^ j^oSu.,«-:»; ^/o .yOoUJL^^JLs Q-..^o;K.ia^ '"^^bj^ 0001 ^^«-^ "-"^^»^-s 



de Dieu, maitre de toutes clioses, ils out ete pousses par la crainte de üieu ä 
recevoir la niort et {ä supporter) toutes sortes de tortures difTereutes les unes 
des autres; commeut, malgre les nunibreusos souHrunces qu'ou leur lit eudurer 
ä cause de leur vivifiaute vocalion, ils sont demeures maitres du champ de 
bataille, eux tjiii virent Notre-Seigueur vetu de leur liomme Interieur et pres 
de leur coeur par amour, Injud, ('■laut cn forme de Dieu, n'a jniinl re<j<inle cdiiiine 
nne nsurpation detre rt/iil ä Dieu; mais il s'est uiieiiiiti iui-ineine eii'prenant hi 
forme de scrritetir el sc rendanl senihhihle (tti.i- Inimmcs; il s'est ahaisse Jiii-meme, 
f. -jis v\ s'eUuit reiuht obeissant jusiiu'd la morl de la croix ; c'est poitrfjuoi aussi ' Dieu l'a 
souverainement elcve ' . 

C'est pourquoi aussi les bienlicureux marl \rs — regardant l'abaisscuicul de 
Celni ([ui, li»iil riclie (|u'il iMait, sc fit pauvre pour nous — baisserent la tete 
sous le joug de rhuuiilile; rirent * de loutes les menaces des cnnemis; oll'rirent 
eil tribut la purele et la bcautc de leur i'oi, qui a ete courounee de toutes 
sortes de fleurs cucillies sur les noudjreuses tortures et souffranccs qu'ils 
euduraient. De la liauteur elevec; de leur öclalaute lumiere, ils iuvitaient tout 
le moude a veuir les iniiler dans leurs gbiires; comme s'ils souuaieut de la 
tronqietle eu disaul : .\ous ne uous rejouissons pas des choses visibles, car 
elles sout passageres; lujus uous rejouissons au contraire des ciii)S(^s iuvi- 

I. l>liili[i.. II, i; cl suiv. — :!. IjillOr. : siiiiporliTcul. 



31] CHAPITRE IX. 51 

.^ >0.^^^^^ ^-<O0L ^ O> ^ClL^O>Cb. JjuflO jj; |_si j-M-SOA • .^^^Sk.-^^ÄO 

vOoOCL^; öo( ^/ :^«_>^; ^^iX^jJ V^^Kjo .)1v-*V^ vOOii.oJL^CL.O(i ) ' - "" - 
s-oi )K.X-io V-^;Kjo .)K»,s^il; jla^a».^ |o«-^ji )V)..3 ^K_lo .[ .. »>V>; 



I. a-/^[<.a. 



sibles, car elles sout eternelles : rufJUrtion du liniq)s pn-scnt. Inulc Irffi-rc (iii'cllc 
suit, prcpctiv jn'iir iious luic f/loin- i/niiuJc, iiijuiu' d clciiirllc ' . 

De meme ([ue nous süleiuiisous les comnieuioruisoiis des bienlieureux 
martyrs et des conlesseurs, eu faisanl le recit de leurs boiuies ei glorieuses 
Oeuvres et des ell'orts de leur fernic et diviii espril, et en hoaorant le souvcnir 
de leur vocation, de meme nous devons les imiler dans leurs actes d'humilite 
et de generosite envers * los pauvres, et nnus tcuir sur le solide roclicr de l(!ur ♦ r. :2i'.i 
vraie foi. Souvenons-nous ilc ceiix qui soulFreut comme si nous soulTrions avec 
eux; tendons des mains Cduipatissantes ä tous les miserables : .r<ii m faini. 
) dit (Jesus), (i nius iii\ircz- iloinit- a iiuuu/rr'- \ inourons a ce moiidc daus le corps 
du Christ, aliu que nous donnious ä Dien des l'ruils d'uu eceiir pur. nous sou- 
venant de la parole de Notre-Seigneur, qui dit : QhIi-hihiiic pmlni sa nc. In 
sauveni ; iiidis (iiiir(i/i(]uc snurri-d sa vic ' , la jicnha'. (j'iieilioiis-uous a ce 
monde, ä ses ceuvres et ä ses voluptes ; possedous uos Arnes [lar Udlrc patieuce "; 
ne bronchons pas en suivant les sentiers tencbreux de rignorance ''; rnais inar- 
clxms hoiini'triiiciit fommc de jnnr\ avec toiile sovli- iriiniinlilc cl de douceur^. 

1. er. II Cuiiiilli.. IV, 17 Ol LS. — -2. "Matlli.. x.xv, ;}.■>. — :S. I.iüönileiiioiil : soii Mm'. — '<. C(. Mallli., 
X, :i<J; l,uc, IV, -l',: wii. :i:t; Je;in. xil, :!."i. — J. Gl'. Luc, .\.\l, lil. — G. Gl'. .Iran, xi. '.». - T. Gl'. Uüiii., 
XIII, 13.— H. er. i;pli0.s.. IV, 2. 



» r. ii'.i V 



52 ISAI. - TKA.1TK SIJR LKS MAllTYRS. [52] 

^otoJL^^i ol; * :Jv.iö/, -61 |U t^^ )oKjü )Jl.^i> ^JÜjoiO! voödo^j^ 
^otoiCL-V ^^.\no -^U-soa o^^; v^ U^io, )Ju,aioo jVouxo ^ooiio yc^ 

»♦. |'i'..ptNrt« jj"^o»» )JS^«^ BOO^Ji 

1. ar,?. — i. Ms. !■;'. — 3. : a». 



Ell agissaiit aiiisi et en imitant les grandes (Euvres des bienlieureux 
martyrs et des illustres confesseurs, uous participerons avec eux ä la recom- 
pense qui leur est reservee — car autaiit notre carriere est belle, aiitant 
uotre courüiiiie sera riclie, — et nous nous eleverons avec eux dans les airs 
sur les alles de la foi au-devaut de Notir-Seigneur et uinsi nous serons 
toujouvs arcr Satrc-Scii/iieiir ' . 

Quo les pri.'ies des saiuts confesseurs nous reudent dignes d'entendre, 

avec tous li-s martyrs et les confesseurs de Notre-Seigneur le Christ, cette 

' r. -'Wi V". parole - : * Vciirz, nins iju! rlrs liriiis de moii Vh'c, posskk'z en lieritacjc de roijaume 

qui vous a ete picpaiT arant hi foiidalion du lunndr''. Gloire ä Lui et niisericorde 

i\ nous dans les siecdes des sieclcs. Amen. 

Fin du traite sur la comnieiiioraison des Confesseurs. 

1. er. I Thct-s., IV. 17. — 2. I.illtT. : fillc de la pmole. — 3. Mititli., xxv. 3'i. 



■ .f» .. rf> .1 ^-^ JjlaJuO yOrf«/ 0/ ..jK^oC^ )iaJf.^^:>o; )^2S;^^^« 1 1 noNo * f. 25 

y \ 'jjjfl— :K_j/ y..»^l too)j )joi ).iai>s^; oiicLspj -.m,^ ^^ ^...^y^ 
^wi\ot-3 ^4 l'V^i-s; >••/ •^^; > ..\ot^ ^1^/ jQ^J^ I VI . "^ tr> |-B; >»/; 



1. Ecriiv Ul Iw. — 2. 



oyvina. 



CAUSE DU VENDREÜI D'OR ' 

COMPOSEE PAR HNANA D'ADIABENE 

Qiiand je considere la droiturc de voti-f bu(,-, vos aclcs de vertu, bref, 
votre diligente attention ä accomplir tous vos devoirs, et qiie je compare 
toutes vos qualites les unes avec les autres, et surtout votre ardent amour 
pour la science spirituelle et pour la connaissance des Gauses ' de TEconomie * f. 
divine, je vous admire beaucoup, ö notre l'rere, Isaae pretreM surtout (piand 
je vois que, bleu loin d'etre epris de Tamour des affaires de ce monde, ainsi 
que le croient bien des personnes, non seulemcut vous n y apparlciii'/. ipu- 
sous une fausse apparence, mais encore vous etcs lout a Dieu. Je ui etonne 
comment le feu de votre amour pour la science ne s'est pas refroidi pcndant 
toute votre vie, depuis votre eni'aiice jusqu'a votre vieillesse; et mon etonne- 

1. I" vendredi de l'ontecöln. Voir ci-apivs p. («-(Wi. — 2. Litl. : do Ion lui(. - Do iiii''ii]ii pour 
tonte la snite. — 3. Je ii'iü Innive aui'im rcnscigrioiiiciit siir ce personnagi'. 



r. 258 r" 



54 HNANA 1) ADIABKNE. [54] 

jLi^oA^ oXnio |lv-«V*! öt..«iqN v> ^ ),*.Ä.. 1.^ om ')0 :)fcs-UL«oV; JL^oio jK^o; 
|>B . m >o .)-.^j_«oi jboi» ^_io v-J^ l-L^i^-^'^-s vOov-X wuoto .JV-aj» v nmq ; 

jJtCio vooi-^i. > M.« n .o .).Xjioi» jKb^J, ;K-2)0 )J^^/^ JN-Oa*. i^«_^ ^j 

^.OClIjlJO ).iCtm-- ^J ^.*^iSO>0 .J^oCSs )1-3QJ» ,_io V-I^ jKjijDj ).^o,L- 

)K_fiD K.,^^1 jiVJiX s^oici^a^o . )lat°> \v>; ji^x^ ^-^ } i °> '^ a>; ch-^ V* ^ 

y^ |j/ j-^f.^ l-flpQ.yvi; l-X-w jji^io '"'^O^ ''^'^H! )ji^«JJ 'j-*/ 'l-<^ vOoCS,nno\; 

I. ? ,^p. 



iiunit augmcntc encore quand je pense ä er (mallieurcux) temps, oii tous les 
Iiommes onl rojcte de leiir csprit la scicnce du devoir et la meditation des 
choses spirituelles; ils out meprise les doctcurs de la verite, et sont tombes 
dans le dcscspoir; ils aiuu'ut roisivclc plus que le travail spirituel; ils pre- 
ferent les teuebrcs diguoranee ä la lumierc ile la Sagesse diviixe; ils cher- 
clieiit des iuiKivulioiis uiortclles et des aililiees crimincls; ils se complaisenl 
(Jans les fahles absurdes des vieilles fernmes, plus (|ue dans le sens des ImtI- 
I. -^M r . lurcs divines; ils sout |)leins d'envie * et vomissent la liaine animale contrc les 
amateurs de la scieuce, qu'ils meprisent et regardent corame oisifs et saus 
travail; ils sout les eonipaguous des liommcs stupides et de ceux ({ui onl le i 
cerveau crcux el ils leur preli'ul secours; ils oul fait desccndre du eliandcliiM- 
le flambeau de la soiencc, et ayaut eaehe la verite sous le boisseau de la uegli- 
gencc, ils lont remplaeec par les arlifices de Iciirs peusces et par les iuuo- 
vations de leur aveugle desir, qui a pour resultal la perle de leur persoune '. 

Quaud je c^nnsidere done ecs clioses el d'autres choses scmblables et que i 
je fais une justc distiiietion eutrc vos qualites et celles des personnes que je 
viens de niriiliiiiiner, je vous eonqiare. vous. a I ai'hre doiit parle le prophete'"', 
ipii r-^i j)l,inl('; pres des eaux vivautes de la loi, (pii doune soii iVuil et sou 

1, tri Iliumi» fiiil criiiiiiiiiiii'iit :illiisii)n :ui\ lii^piilcs rjiiiscios pai' scs iloctrines. — 2. Psnunic i. :. 



r551 CAUSK DU VKXDRKDl lYOW. 55 

l^od— o JjVqJ ^-ioo : 1^*^ ^oi. )V|3 OÖV-. ^piJusj )^ .... ?» i jLo l'^js ^/ 

^ ^; ^.Aot .oULio ^:xxdjU JJ; wCi :c)«;^ N.jl^ )K~a.^ jKoio ^; >Q-t^? 

.ylS— ^?1^ to^po jjVioio iJLooi. ^>Sji^ :)--ii»^ JjlsI^q-. fcoo-^v^ Kj/ 
N.ia.,^/5 -iV-V* ^*®' "^^t h®* -^y"' -"^ « "« ■' yOoiSjjo ^y^ooJuaj )j;la^; ^/ ' r. 259 r 
:)jLiiJLo/» jlSCis^ /^^^? V'?"^^*^ ^^Kj/o y^. ^i\>oKji/; ^/; .yloV-jj^ 

:)1q^^; )N2:is^ vS/ \aLlQj ool );oCi».o .j-sot;; JN-so,^ j-V-otoo J^^i^j v-ö« 

..)l^» ojJüus v°°*^ r;:^ ^^^^ ^l-"*^^? ^°* 
oo«-1^0o; )j/ ^-icuotio» öot l-ov^ )j»;aXi ).i- m''=\^ K.*^^d p ^; Ul 

1. 7tjvTT,7.05TYi. — 2. Life l^^. — .i. Lii'u l'-aj;^,». 



feuilla^c dans toutcs les saisons, et qui nv craint pas les chaleurs brillantes; 
je ne me trompe pas meme si je vous attribue ce qii'a dit Notre-Seigneur dans 
l'Evangile touchant Marie : Elle a chiiisl la honiw puit, ijni m- hii srra poinl 
ötre'. C'est par conviction qua j'ai vmilu dire cela touchant votrc amilie; 

.-. j'ajouto meme : votre serieuse application k acquerir la science ecclesiastique, 
nous pousse ä faire des rcchcrches utiles ä vous et ä tous vos amis : C'est 
ce que vous venez de faire meme maintenant : " Vous nous priez que, de ' f. rM r 
meme que sur votre demande nous avons compose par le secours de vos 
prieres la Cause du dimanche des Rameaux, nous ecrivions aussi en ubregö 

10 la Cause du I" Vendredi de la Pentecote, qui est nomme ordinairement sous le 
nom du Vendredi d'Or; cette Cause sera encore suivie de la Cause des i\oga- 
tions, qui sont communement faites par tous les enfants de rEglisc. 

Je recours tout d'abord au secours divin, qui, gr;\ce ;\ vos priores, me scra 
certainement pretc; je commence ä öcrire par le secours de Notre-Scigneur 

15 la Cause du Vendredi d'Or, ([ue je ferai suivre, selon ma connaissauee, de la 



Cause des Rogations. 



Causar rapul. L'Economie divine s'eiTorce de deux manieres ä conduire 

1. I.lic, X, 'i2. 



r)(i n\A\,\ DADIABENF.. [.'*] 

^^K^; ^j "^«^O)© .)_,ui^Q.ao y^o |_uJSC^io ,— .jK^oj jll^l^ jto.^*.^ 

.0(;a_2i>.40 oiK-.; ))^t-» )Lo l.»-:» t-->-3 ^ ^ fi 10 .)lS»_»_Ji 

^; j-JOt -JK « » .)^too jj öui^-./ ^io ^610 • . ) » I V I .s . . IT, Vi )jl2JO 

c>uK_/j )l>->.^o :)jLatJ ^l j-io^ji^ )J s^oioK^/; j-i^iojL^j .)1>-J:i. JjlX^o 
)t-*^>o->^ JJ^i-s ^/o ."^SiK-^Aj )v-^iQ-^ Ua^o- •^"♦^ iaiOt-=. )K.-ULjL^;fcoo 

1. TC(Y|J.O(. 



les etrcs doucs de raison vers la coimaissanc(^ reelk' de Icur devoir : par la 
parole el par l'acte; et cela, parce que ces etres sont divises en genre intel- 
Icctuel et cri genre sensible. Les rtres intellectuels sont exempts de la Sen- 
sation et sonl aii-dessus de tonte grossierete cliarnelle et de tonte pcsanteur 
corporoUe; la rapidite de Icur scicnce depend de la legerete de leiir naturc; ■' 
* I. iM\\ ils n'ont pas * besoin des sons sensibles pour entendre; car la vertu intellee- 
tnellc, qu'ils ont reoue de leur nalnic, b's fait percevoir toute verite. Quanl 
anx etrcs sensibles, qui sont ilon('s de laison, etant visibles, pesants et 
grossiers, ils ont bi'soin de sons p(!r9ants, qui puissent les tirer, ponr ainsi 
dire, de leur sommeil cl Icur l'aire percevoir la connaissance d'enx-nicmes el i" 
de leur Crealeur. 

Quels sont ces rlrcsi'C'est le genrc luimain. l'A conuiu: les liommcs souL 
composes du corps et de Fämc, par rapport ä l'invisibilitc de celle-ci et la 
visibiliUJ de cohii-la, Ic Crealeur Icnr a donnc des oreillcs ponr entendre et 
des yeux pour voir, a(in cjuc, par rouie qui, a l'instar de rämc, est incor- i-' 
porelle, et par la vne qui, ä l'instar du corps, est sensible, ils puissent rece- 
voir une science parfaih; et avoir enire eux des rapporls parfaits'. 

1. I.illt-r. :i,-iimiii(' lioinmc |i;irl'ail jippi-oclie des liomriics. 



[57] CAUsi-: nu vrndredi iror,. 57 

)t>JL^, \ -.yölio ^»K_^ ) ^\° > V< )K-",-s .-ö«; )jp/o .).>'l'. I -a \ o^-ij)^ 

..|.^>:^K>>o jiicLs öuio •Jla^^r^.-ioj j)-.;o( öi^K-./» -.J-iOLbo.; otlaj^j»,,^ ^/ 

JVoiojo ~ j-cDÖiaj )a-^j»o .^T^^j jj / ^^^j v-^^/ i^o .jooio ^^3j )oow 
^oiJ^a y^l )K_fcJL»>-*Kio ool ^ö)o .)l,:-tOw» |^;a^o |;Va.fiDo )^'a^ 

ja\ .^n% y^l .joC^ P^„CO )|i..L;JI..S ^^ y^ f-^ loi^ o/ )<:^->^ io^l ^..C^^/ 

o^\ji NCLflQjio ^^/o .jloniSv^io )jL^^aji50 |ts>iÖQ_Djo )-i^j;o .jiojjo '»)/; 
j N. ^r.^fN )j;^eo»-ao ^'^w\i jiojo jJL^a^o -.^oXm^ o(_>uajLO ^)-o; oi^o;o yo^Jy 
. N^ ^K^b^il ^Q-ai!ixl y/ JjlCOO .|j;ouSx JJL.^^; ).3l ^ !^^: U l:» JJÖ>*.0 .)-iVviO; 

)K_o-,)Sow; jiaj^s^ öi-K-,/ );Q-:^^ |o«^» oi^; t^ oi^» ^^Jis-oot ''^'Js«.^^^»© 

■ * ^. • • • 

1. Lire : ^f'•i^S,. _ 2. \6[i.o(;. — :!. irip. ~ 'i. Lii'c : <^v 



De memc que les creatiires sont divisees en deiix parties : iine sensible et 
l'autre iiitellectuelle, ainsi reconomie du iiionde, qui est le g-uide de la raison, 
nous est connue ou bien par l'audition ou bien par la vue. A Taudition appar- 
tiennent les paroles de Dien, * qui a dit : « Quo teile chose soit, et la chose ♦ r. jdo r 

5 fut; je ne ferai pas ceci niais cela ' »-, (ajoutez-y) rctablissement des lois, les 
avertissements, les exborlations, les intimidations et les predictions. Appar- 
tiennent a la vue toutes les actions que fait Dieu par rapport a tont le genre 
humain ou ä chacun de nous : tel est le cliangenient d'air, de feu, de tcmps, 
de taille, de regne et d'empire; tels sont la punition d'Adani, la crainte de 

10 Cain, la translation d'EnocIi, le deluge, la pluie de feu sur Sodomc, Teu- 
gloutissement des Israelites et les diverses raanifestations divines; brci : si 
vous descendez en esprit depuis le Greateur jusquc chi^z les creatures, vous 
verrez que tnujours en deux manieres sc foni les «uvr-s du ("reateur et des 
creatures. 

Comme ee ful Dieu lui-memc qui regia Tcconomie et dans TAucli'u et 
dans le Nouveau Testament, il suivit encore un meme plan dans tont ce qu'il 
!ll accomplir par Moise et les prophetes d'un cöte, et par Jesus-Clirist et ses 

1. Je n'ai pas bien saisi le sens exact de cetle pliras«; je Tai traduite iihjI a iiiot. et Cieii.. i. 



r, -im V 



58 HNANA D ADIABI'XK. [58] 

,_^o( ^ oiloy.m.. K--^iol/ :)loV-.ia^; j^-ai )l!^o<aio ^ UoQ^aj; 
»o .^o6-3 I-ILjlJ; ^Wj )N-Lioo Uoio; jK-^»^ j^-e« J-.3KjLio tyCLtiO 

JVao-s )oo( t-to. Uli.»/ Iv^oiJ^ ""^üss-ooi ^ .^-j-^N^; jj'^aÄ cHJLioo 
|.-JQ.i» Qu.ooto ^cu «xJ^j» ^io )l)j; ).io,^; s-öio .j-iöiai. voo^io vOD'^^ 



1, M;;, .»»»1. -- ■_>. Lire 



saints Apötrcs de rautrc. II est evident que la venue de Notre-Seigneiir 
I. jiin V". accomplit les clioses anciennes ; la doctrine de la loi n'avait pas le grand * doii 
de raccomplissomcnt : Ce furcnt doiic les (euvres du (Christ qui remplirent 
cctte lacniie. Ouand nous considerons la doctrine de la loi, iious irouvons 
(|u'elle se divise cn deux parties : mosaique et prophetiquc; ces deux sortes 5 
de doctrine elles-memes se rapportaient ;i rouie et ä la vue. De meme l'cnsei- 
quement de ri*]vangilc se divise en deux parties : messiauique et apostolique ; 
et tonte cettc doctrine chrctiennc a ete cnseignec eile aiissi en deux manieres : 
ou bien par les paroles qui s'entendenl ou bicu par Ics amvres qui sc voient. 

L'entree du Premier-ne des ereatures dans la demeure terrestre nous a lo 
ete prcdite de deux manieres : par des paroles propliötiques et par des faits 
liguratil's. Les paroles prophctiques sont les suivautes ; En toi seront hrnics 
IdUlos Ics iialifiiis'; iiis(jii'a er qiir rirnnr (Irliii (} tjiii appiirlicnt ccla et c'rsi hii 
qii'nttcndcnl i's naiions'- ; Ic Sfii/nnir rous siiscilcrd im (/raiid pruplii'lr (Voiürc 
r. üCii !■■. voii frt'rcs'' ; mir rtiiilf pracnlrrii dr Jncoh'; ' Ic Sci(jnciir ind dit : Tu <'s mim 15 
///.v"',- Elcriicl, Nolir-Sci(/iiciir! (juc toti iioiii est mnf/nißfpic par Imilc In Icrrc'' ; 

I. fiiMi., xii, .'i. — 2. Iliifl., xr.ix. In, Selon la versicm dilp Psiüa. — :!. Deiil.. xviu. 1.'). — 'i. Nomb., 
XXIV, 17. — 5. P?. II, 7. — ('•■ //(('(/., viu. I. 



o 



10 



^59^ CAUSK DU VRNDRRDI D'OR. nn 

y^ y^^ - ^> V j.>o yV^ I^V^o -^l -t"=»! «^ V^/» )"»t-^! ^oto .o nf>\ . ^ 

. ^\ -N n r.\ jLiLiajL y^l ^-.^xoiaDo .wU.*^ia-. ^ ^^ ot; v^v^o^ ^po po/ 
,^ot— Ji>^ )>Sx ji» IN-J,:-/ ;>Q^ .pQJ Q.«^-» l-ict-^! ^°-? «>»-<50io .)-.Q— ; 

^AOio K_^; <^-^^s-V-o t^ )'<^ ^-^ l"^/? o«^«!®^^ -l-^^» ^^ W? i^^ ^^^ 
J 1/, ■ ^ ..l^'ii.i^ )l)j; J)o^ ^; )jj _^/o .).*iaj:iKj J^-a.Äioo |K^>a-.ao 



castpouniiKii, ö Dien, tmt Dien t'a oini (riuic hiiilc de joic p(tr-dcssiis tes .srni- 
blables'; !<■ Scii/nciir a dit d nurn Seif/iirKr : Assinls-tni ä mit droite'- ; ton tnJnc 
sera rdiiinic Ic snicil eii nia prcseiicr'. 

Los faits (figiiratifs) sont : le sacrifice d'Isaao ' ; rimmolation de Tagneau^; 

■> l'elevation du serpent'; et le sejoiir de Jonas dans la mer dans le venire d\\n 
poisson; ajoutez-y d'autres faits qu'il n'eat pas besoin de nientionner ici. 

Et quand le Prcraier-ne vint au monde par une naissance humaine, il nous 
renseigna de la meme maniere sur sa venue. Par la parolc, (il nous fit coii- 
naitre) le message de Gabriel', la propbetie de Zacharie % Ic temoignagc de 

10 Simon et d'Anno ", le Canliquc des pasteurs '", rinterrogation des Mages", la 
prediction de (Jean) Baptistc '-,1a voix du Pere venue dn cirl 'Mc temoignage 
du Pere sur la montagne en presence de Moise et d'Elie ' ', et d'autres clioscs, 
dont quelques-unes au moment de sa resurrection et d'autres au momcnt de 
son ascension au ciel ont ete dites par les angcs. Les faits sont ie i)ai)teme, 

15 la passion, la mort, la resurrection et Tascension au ciel. 

Ainsi donc, de meme quo, avant qu'il nc vienne au uionde, * et apres (lu'il 
fut venu au monde, cn deux manieres il nous renseigna sur sa grancb-ur, de 

1. Ps. XLV. s. - 2. Ibid.. cx, 1. - :i. //"'/., i.xxxix, :J7. - '.. r,en., xxii. - :>■ Kx.- xn '■' m'i. - 

(>. Nomb., XXI, 1». - 7. Lur, I, 2ü et suiv. ^- s. Ibid.. BT ot s.iiv. - 9. Ibid.. ii, M. - lo. Ibid., 1',. 

- 11. MaUli., II. - VI. Ibid.. in: Marc, i; Lur, iii: .lean. i. - i:i. MuUli.. iii. IT. - !'■■ M.'»!'-. "ii, 
5; Marc, ix, 7. 



f. 2(il r 



r. -Jiil V" 



f. -.'i;! \ ■ 



(iO HNANA D'ADIABEXE. [60] 

)f„m.^ ,-30 : o(K.-ia_.._o i^._s ^.^>o \..^il "^.i. yi^oi ^ «.v^ä.-. ^--^.i^-si/ 

^•^^w^-j^ ooi U^j; o»JS ^_.>^i/ .ot^.amV) iK>3 ^io »^/ ^^-Jsoä* li-floi. 
vooi^i^ ;^jlJ :JN.*V-»» )jUa-Xi ^/ j^») ^x uxolH; Io»!^ fcCli^-j» jöalijwia^j 5 

|1/ .vOOiIolS; oi.-;oaji y^l \.^^Ss^\°> j— oV^ voofiio 0001 ^^ . imv> o •pjocH-.j 

.yoojü», ^öot ^iLcQ^j ^_«2^/j jjia^iKQ-. yOogL*i.V-^ ^-j;/o .)jüUjls» |i,L.K.i»o 
jK^^ voou^ ocH_o .oooi . . cn °>v> jJ ^o-.^ ^^-:^! \^'^^)-=> v?j/ ^:*^° 
\^oii JJMJ/ .y>\ x*^>^^ olSC^OcLsoS. ooot a3Lo/o .^-öoi jJ '"^s^^s^; ,_«!^/t 
* f. 262 I . :nOJV-^-» ^\ ,»<o)— 3 )K.^,Ns»,n.:>; yOj/ ,-a3o . oiijC^ioaio^ vOoi!b. jo.oi oöu 
|_-s,oio \\~^>o \..^l ^_iL_i> ..)..icL:ya.^ yooi.^i._2LS. yO,J>aiJo yopo^^J ^^o(o 

1. 7rapix).riT0:. — 2. Ms. J^^v 



riiemc aprös sa rösuircctiou d'enlre les morts et sou ascensiou au ciel, par 
les mfiiaes manirres il nous approcha de sa connaissance. Dix jours apres 
son ascensiou miraculcuse au ciel, qui eut lieu quarante jours apres .sa resur- 
rectiou, ayant juge ([u'il elait alors temps (ronvo3'er, solon sa promesse, 
TRsprit coMsolateur aux (loclcurs de la craiuti' de Dieu, qu'il avait laisses sur 5 
la lern; pour Ic Iticn du luonde, il l'cnvoya le jour de Penteeöle, lorsque les 
hienhenreux disi^iples, par crainte des .luifs, etaient asscmbles dans uue 
(•liambic haute, alteudant Lous rellet de la promesse de leur Maitre; ce ful lä 
que descendit sur eux le Saiiit-Iisprit ; il L'ur revela les verites divines et les 
sccr(Ms liumalris; il lil luirc dans IcMirs esprils la luiniere des verites diflieiles, in 
la connaissance des clioses cacliees et la scieuce des clioseß qui devaient 
arriver; ils commcucerenl ä parier des laugues etrangeres, selon que TEsprit 
f. 2(12 r. les faisait parier. ' Jrsus leur avait commande de preclier tont d'abord ä Jeru- 
salem et cnsuite (flnstniivc toiitcs les )}atioiis, les hdjttlsanl au nom dn Pi're, du 
Vih, et du Sainl-Esprit' . 15 

Et comnic i'egarcment des .luifs, non seulcmenl leur l'aisail dchiier le don 

1. LiK-, XXIV, 'lil; .\ites, i, 'i ol siiiv. 



[lil] CAUSK DU VKNDREDl DOlt. (il 

N.Q ff>n^ :o-.oio o^Ka/ )^v_«).^o ^-»^oii :^*^/ ^ Joi^; )K-3oia:^\ q„<^^I 

.)LS; )jUc1^« ^/ j .... »VI ^ ^ÖO)4 

IV-*,^ oj/ ^-; Ji^^ -V"^? ot-io— i )»Q^J ^_i— Q-, )JL3C1^ oCü. jo^ ,JJ jJjJ; 
|K. j. ^g-jiKJS. ooCM ^^^-^3; ^-'^i— / )•»-'/ oi^ c.oo« ^^^-^^ °^^l ^^V^ r:^? 
^^J V-21-3 .)V- »^-P>Ji IVJSJ^OO; jLn..^O|; )^»)i»_3 ^OiaiCLÄOO ^o^Q^K^lo .)»ot y^li 



I. ijtodc. 



iliviii des langues, mais les poussait eiicorc ä injurier et ä dirc : Cnt.r-i'i mil 
hu ili( ein (luux rt .saiU irres ', la gräce accorda de plus aiix ApOtres Ic don de 
faire des uiiraeles, aliii que cehii qui s'oppose au don des langues, soit eon- 
fondu par le lait des prodiges. 

5 La foi au Christ separait les disciples du peuplc juif; mais, comme a cause 

de leur petit uonihre ils n'avaient poiul encdre une place speciale pour faire 
leurs priores, et alin que les Juifs, mal intentionnes, ne les soupgonnasscnt 
pas d'enseigner des choses contraires ä Taucienne loi, ils se reuuissaient 
tous sous le portique de Salomou, ainsi que le dit le H. Luc-, pcrsercraiit 

10 (Ullis hl pril'rc Ic inaliii ct. le soir et glorifiant Dieu de ce qui etait arrive par le 
Christ pour le bien de tous. 

Le sixieme jour apres le graud diiiiaiiclie dr i'entecOte, le N'eudredi, j<iur 
oü iiotrc Redempteur avaitsouH'ert ' la morl de la jjurt des Juifs, Simon l'icrre, ' r. :;ii2 v 
accompagne de Jeaii le jeuue ', ami de Notre-Seigneur, 'iionta au Icmplc pour 

15 y faire ses priores'. II arriva qu'ils rencontrerent un homme impotent des sa 
naissance, porte par des hommes, qui etaient charges d'accomplir de telles 
fonctions; on l'avait depose devant la porte du temple appclee la helle-porle. 

1. Ades, II, l:j. ^ L>. thid., II, 'ii;; iii, I, II. - :!. Los Syrien« siiniDiiiiiU'iil Jimu IKviiniji'lisk' : 
.luaii Ic jeuiii', pour Ic disLiiiguei' de .Icaii-I'.aiilislc. — 'i. Arlcs, Hl. 



f. 2(i:) r 



(52 I.INA.XA D'ADIABIi.NE. [G2] 

a-JL-io; )K_-^io,-a.j> jl^;/ )Jo -.^JU-a-^o va \ vi>\ jo.oi )f-> ^-; ^3 .U»« 

w.o«Q_i_.^^ )ooi loiaiio» ^<H->— ; ^^''J»«-^^^ •.^•^ '<i-! I^^= <><^ Vr»®/ 'j;:-*? t^ 

^^iw V>QJ3 )-.;o >».xxji-; o<.^.* -» ._^ JJLSÖI-. »-^ ^-./; ^^^ jJ/ .-^ ^-^ 
IUjl.^ oooi , - ■■) ^N^; |_i;ooi-.j ji n i i TOvi\ ; ^/ .[-»jJ ^ax-j oiiOA-s 



f. -m-i 



10 



1. Liiv : |^^a^^->>1. — 2. Tä5i;. — ^f. joXXi;. — 'i. Sriväptov, dennriuni. 



— Peut-elre cette denomination lui a-t-elle ete'donnee, parce qu'elle etait d'uii 
beau travail, ou hien ä cause des aumuiies (jui s'v faisaienl. — L'impotent, 
ayant vu Simon et Jean et ne saehaut pas toiil d'abord quel ('lait leur etat, 
leur deniaiida Taumönc, conime Ic fout Ics mendiauts. Les saiiits, ayant les 
veux arrctes sur lui, voulurent le guerir en temoignage de la vertu du Christ, r, 
Lc bionheureux Jeau, se teiiaut ä soii rang, n'osait pas parier avant saini 
Pierre; or celui-ci, voyant rimpotonl tourner les yeux de tous cötes afin de 
nc laisser passer pcrsonnc saus lui demandcr Tauniöne, pour lui faire sen- 
lir le miracle qn'il allail opt'rer : Hct/itrdr-ii(iiis. lui dit-il; Timpoteut les 
regarda, s'alteiidant ii reeevoir d'eux cpiebpu's draclimes ou ([uclques oboles lo 
* ou (juelques deniers. Alors Siiuoii lui dit devant toule la foule des Juifs : 
Ji- ii'ai ni fir(ji'iit, ni ar; iiinis cc (juc j'ai, je lc lc doimc : (iii nuin de Jcsus-CItnst 
de ISazarcth, lerc-lol cl iiiarchc. 

Mais pourquoi l'ierre n'a-t-il pas dil : Au nom du Inls nnitpie', ou au 
noni du N'crbe. oii au iioni du l"'ils de Dien.' Parce (ju'il voulait reprimander 15 
les Juifs, qui se inü([uaieut de iNazaretli, ville de Galilee; ils avaient deja 
dit : Ksl-rv de Calilrr (jue ricndnt lc Clirisl'-'.'' De menic Natlianael avail dil a 
IMiilippe : Pcul-il rcnir (jticliinc rliusc ilc huii de Nazarelli'' ? Comme si Pierre 

I. l):iiis le Irxtc : Au iiniij cU' l'riii(nic. — L'. .lenii. vil, 'il. -- 3. //)/(/., I, 'iC. 



il,3 V 



10 



[63j CAUSR DU VENDRKDI \)i)\\. 03 

-, N^ / JL-JL-Sot« o'oi ^^(o -.lootj cx^; yof.^ >..<.a.iL^o I« u ^^; . v£oa=\ «'^ .«.'vV. 
jj s.3.aA9 '^ -•^v'« yoot^ oV-^i-coo : )...■-«. % >n\ )j;500u ^oin ^\ »; ^'^^.^v.^i .)ooi 
^ . . \<^ Nrt . J_Oia.t!S> >n\ Kto ycLOi ^jujv^l^ ^^ ^so : ^anv>\ .°i mo>rt 
^„.li.^^" "^Ssow Nj/ v»qj> :^x^jv^.^ ^OjJus ^otots^/i )jl./ ^^^^^5 ^lio ^/ 

, . j^O r r r \ f"^ • n . V^r. )o^|l - ■ ^ » N«''- |iot.<wi_3 iOJk^OO N^jl..<^l ^\o(^ P 

JLJJJ; Nk_/ |J/ :)j;;aJssJ^ ojJik 0001 ^ .y n jou^jJ; ^-/ oA \il :).--..OLi05 
«•,_io; CHoC^S )— »V-^ vo/i jo.ci p>o/j >ö.-a_J!Ss ^/o .^ott-s/ -t-^j otoCSs 

OlOt-^ V»* ^ jJ / .0001 w-t-O )^j..» V<» OliCL»_3 Ql^ l'^iOL^l vS/ |.X30|0 .)-.^ 



disait ä rimpoteut : « Les Juifs, ayant crucilie le Christ, peiisent que, puis- 

quil est, couche, il iie se rclevora plus; ils uous raillent meme de ce (juc 

nous prechons sa resurrection et son ascension, comme si nous prechions 

quelqu'uu qui est aux enfers. Pour reudre donc temoignagc avec nous, 

par ta marche recente, ä la resurrection recente du Ciirist, leve-toi et niarche, 

loi qui n'as jaiuais marche. » Le miraclc eut Heu aussitüt que Pierre eut fini 

de parier; le boiteux sc leva debout * en sautant; il marcha et il entra avec * r. -ifv-iv 

eux dans le teniple, marchant fermement, sautaut joyeusement, louant Dicu 

et honorant ses Apotres. 

110 Le premier miraclc que fir(!ut les Apötres au nom du Christ Tut celui-Ia. 

11s avaient dejä opere d'autres miracles et d'autres prodigcs au noni du Chrisl, 
mais ce n'etait pas comme Dieu qu'ils l'avaient appele ä leur secours, mais 
comme un homme vertueux, qui püt par sa priere lour venir eu aide. C'etait 
dans ce sens qu'Eleazar avait dil ' : Sci(jiicur. Dim (lAhrahain, mon luaitrr; 

15 Elisee avait dit aussi - : Sciyneur, üicu de mon iin'ltrr Kllr; de meme 
les disciples, ce n'etait pas le nom du Ciirisl qu'ils avaient invoque, mais 
c'etait le nom du Dieu du Christ ou du Perc du Christ. Le niot meme : Pen: 
ils ne l'entendaient pas absolumeiit, mais rclativemcnt. .lesus lui-ini'mi> Icur 

I. Gen., xxiv, li. — li. II Kois, 11, l'c. 



r. -ji/i 1" 



(l'i IjNANA ÜADlAßENE. [ü'i] 

|la-.K . 1 •> jJ/ :j I « •> ,-> oi^ \^li s^öi ^ .)^.,»>.V); v>oia^/; o/ (.^^jl^o; 
^o,_io yotO^).-». jJ UoC^ j-iop.; •■\-~^l oo^ kS/j ^/ .öi\ o.oot ^^oN^coio 

• .JLa;o_oi l-^oi v^ m lo «.^o^; ^.^ vi-^? )-La>^/<^ .|jmo^^ oC^ oooi w^V-o ^ 
)-JU30(o -.Iv >o...,.\ |jL^ .^L^^^w^ U-^^] CH.^)^^/ ^6i p«.flD; jK^w^^ jUo^o;]. 

.0«.:^ >..'\>v> jöu-^i ).JLitVck3 )..x^W -.«xj/ öu> ).ii^K^ y^^ );oi .Ka^o^ oy^-oo 

yO I VI .ot-j' •.Ol. i..^; )j;oia^<^ ooo« ^_o..^>^K:bO; ^—«^oii .^^^o',^ >jl«> Oi^; 
oi.3; ^,* \> >ii>A.l; ^..oioK.../; |j,.^^^o .)',_k.^^« oi1^.Jl^o< f_ik^ v-^? oiK VI « n > 
: yV-^; o> jl aj ; ).».iQji..5 ^-*^^ / cH-s; ^r^ ^ • ' )'-°'^!V^ v*"^' °<-'^^ K ...jl» 
oolo .)•» »^ ..; 1 1 Vi \q-^; otlo. I . I <^I^:>Q-S JV-,^.^; ö>..<Ja3..2» yOJi^VJ o<~^ 

1. M-. oCv-Zv 



avait fait collc remarque eii Ivur disaiil : .Ihsijk'i] iirrsenl i-mis n'arez ricn 
dcmande en mon iioin'; \(ius iic m'avcz pas iuvoque comme Fils de Dien, 
comme Fils de l)i(;ii le Pere. Le Saint-Esprit leur ayaiit fait oonnaitre qu'il 
elait Dicu aussi, ils rinvo(juercnt des lors comme Dicu. De raeme que !e prc- 
mier miracle (jiie lit Notrc-Seigin'ur apres son bapteiiie et la descenle du 
I. jfi'i r . * Sainl-Fsprit sui' lui, a el(' celiii de Caua, nu il avait cliaiiiie de Teau en vin, 
de Jiieme le premicr piodinc que lirenl Ics Apölres ajires etre baptises du 
Saiul-Esprit datis le (]euaelc, tut la guerison de riuipotcut. 

()u peut envisager cclte guerisou sous qualrc priueipaux points de vu(^ : au 
poinl de vue du jour, de l'lieure, du Heu et de la persoune. I.a guerisun eul w 
lieu le Vcndrcdi, joiir oii Nolrr-Seigneur avait soufTert : allu que ceux pour 
li'squels la passioii de N.-S. etait uu (ilijcl de ddulc, la niaicli(> di' rini|>(>teul 
IVil uu (il)jet de l'oi a sa resuireclioii. I/Iicure du jour Tut la-UK'Uie (jue celle 
(ui lauie de l\.-S. se trausporta au Paradis, c'cst-a-dire ä neuf heures, afiu 
que ceux qui avaient eu ä cette heure la couuaissance de la Separation de 15; 
l'Ame de N.-S. de son corps, eussent au.ssi ä la nieme luuire, grace a la gue- 
risou du hoiliiix, la conseicncc du relour de la lueuu' Arne ä sou corps. 



I. .li'.Mi. x\ r 



[65] CAUSH DU VE^'DHF.J:)I D OR. H5 

)) • ■ •^jjnN ; oö« ot-io/ v£0-^ V^- )> * ■ ^ " l?®" -oto^/; -.ool ' )_3o ,V-a-=>o 
I I ^<^ ^ y-^h, y—l ]oo{ ^^oK_/ y^ » Y > ^^ «, \.3;/ v^; -öus Jo.oi >ö^^ 

joot *3 — . n IQ : )■■,... >,^; Oi \ « .. ^ I l\^ \r. .. \ rs^ \. -v r. ^, j_jO, . | r v> N. * f ■ 2i;'i V 

5 ~)a_^_flD]J tyootioj^ ^_,ot.*.iol ^ j-ioi. oi^ v^oi; : > ,i....a-.Xo yco^^oxi. 
.)',U2) a\ i. vOCH-^ ^^poo ooo) yii . n ^-iol; ^'^^''"^^-^ .vOia-^^j JV^N..:^« 
jo,ot Ol . V> 1; ^t— ^ »— 3 -Jo.®«? ^t"^ ''^•^ ) .. . »nkN )ooi --- ^*n^ jll^s^o 

yO^i^ .jKjso-^; [ju>y^ i^aa^ )joi_i loo» l^ts-^l jl^o^ji ^'^»wOoi |;oi 
10 )j)0(a:>X jil .oi^ ^^^^/ ^=>°<!! 7-/ ^ «^i^ -Jo^ioKjLio j-^oi;; )K-iov^ vs/ 
) i i mv> It--^-^? ^? ^^'^'^^'^ .N-^ j-iol^öo l-soi;; )v>^..A \s>\s> po/j »*oij 
),. \\vi; |k_30iaio oj\ a_30«-» ^-; vO-Joi :^jlmQ^o l^U^ ^ ^ 'o-ctu; jooi 
^aA K_3|Jio :t— »o; )-jlj5Q_^ ^_io )--^too U^ j-soij vs/; s-öj :)-=)Ot; ^j» 
IjLa o ^a^ 3/ ^^».JLÄ )— 05; JK-:»oia:M ^ai«o -.U^ \-=>^y-^ jj^oo iv-s; ouioja^ 

1. TTpöiuiÄOv. — '2. uToa. — 3. Lire : l=on ounu». 



Ajoutez-y que, comme c'etait la veille de Sabbat, il dut v avoir uii grand 
concours de spectateurs. Ensuite, le lieu oü la yuerison eut Heu, c'etait la 
porte du teraple, oi'i une graade l'oule s'etait reunie pour faire sa priere. Enfiu 
l'objet du miracle etait notoire : c'etait uu homme, boiteux des sa naissanoe, 
äge de quarante ans, aiusi que le dit le bienheureux Luc'; et, comme celui 
qui avait obtenu sa guerison * par la puissance du Christ, accompagnait Pierre " f- 2«'! v 
et Jean, tout le peuple etonne courut ä eux au portique (ju'ou appelle de 
Salomon, parco que c'etait lä que tous les disciples s'etaient reunis pour 
prier; tout le monde, penctre des pensees d'etonnemeut et d'admiratiou pour 
la vertu du Christ, le louait de cc qui etait arrive. 

Tel est le miracle open'- dans ce saiut jour du Vendredi. Cc jour a cte 
appele Vendredi d'Or, non parce qu'on y a distribue de l'or, niais cn souvenir 
de ce que Pierre a dit au boiteux : Je n'ai pas dar et durgent. Le boiteux, 
en eilet, s'attciidait ä recevoir de l'or de Pierre et de jeau; et eux, ils lui 
firent un don meilleur que l'or : don qui lui-meme est appclc or pur j)ar le 
B. David : Le vetement de la /illr du roi, dit-il, est lissu d/or pur'-; et avcc 
le don de TEsprit il obtint aussi la guerison de sa claudication. G'est pour 

1. Actes, HI, 2; iv, 22. — 2. Ps. xlv, l'i. 

PATIl. OK. — T. VII. — 1-. 1. 5 



ü(5 HXAXA 1) ADIABHNE. [66] 

j-jpwQjo ^''JsOk ^^1; y.^1 -.j^o»;; ))^oVä» UvoJ^^^so jjOi^^io toiloV-«.^^ ^io 

|K_3oV_^j )K,X\ >-Oi );o| ■^. \oi ^-/; jK-o;:-»/; j^V* ^)ä^ .)j»;<lN; |^Jj 

)n>fi°>\o .^^oi; jK^t^ ^oKji/; [sjI y^l ^ )..il:»o>K.^ |;oi ^^.aIi^ 
)_.po; ).^CL3; .^^2u«Kj );ou»; :)oi-^; jl^oöa^ K-.^.^ jlojv^^; |.^c>ai\o 

)U<liO »-^^ i^ .j'»!^-»-^ li^Ot-=>0 )^^-<^? )lQJLiö-.Ot_S .JNJsl^ ,-3l.J>^ I^O'^S )oC3iJ 

.w-^iwio . » i.>o .ot^ jVJji vs/j .^äo/ K-lv-oiJ l-oiSx j-sto vs/j ^*/ .ji'tJij 

^-.-i, o\> I jlo .jt-^! )~«V^P^ l^öj ^^!!K.:»-Da^o .)-Il3ü; ) V . ^ ^>*^ i*— 
^-/ jlcL-iO l..«.."^ ^ä)Kj |I .^X\0J ^; )K„5Q.JS> yi.o5)-« )K-«Kj |Jo |, ä -. A 



cette raison qu'oii a donne ä ce jour le nom de Vendrcdi d'Or, afin de 
dcsiqncr des clioscs qui y ont ete faites; les ancieiis avaieiit, eu etTct, Thabi- 
1. :;6.-. r . Uule " de faire tirer le nom des lieux et des choses des paroles ou des faits, 
comme Bcrsabce' (puits de serment); Jcfjar Sahdoutha- (monceau du temoi- 
gnage); Ebcnhczer'^ (pierre de secoursj, et d'autres semblables. Teile est en 
abrege la Cause du Vendredi d'Or. 

Ayant ete dignes de connaitre ces choses et d'ecouter l'explication de 
Tadinirable economic de Dicu, nous devons nous efTorcer, autant qu'il nous 
est possible, de temoigner notre gratitude i\ notre Hicnfaiteur par une foi 
pure et par de bonnes oeuvros. La connaissance de la verite sans les bonnes 
(Buvrcs ne nous servira de rien; car les demons eux-niemes connaisseut la 
verite : Les demons rnticiit .aitssi, dit claircment lEcriture sainte, et ih 
Iremblent'' ; et il est certain qu'ils nc croient pas ce qu'ils ne connaisscnt 
pas. Declarons donc la guerre aux passions de TAmc, qui nous portent au 
peclic, et aux mouvements orageux du corps; n'assujettissüus pas notre 
volonte aux passions; n'abaissons pas noirc liberte au niveau de nos mouve- 
ments d^lictueux; nc nous attachons pas ä la vic niortelle, ä l'instar des 
animauxprives de raison; ne soyons paspassionnes pourl'amourdcs richcsses, 

I. (icii., XXI, :il. —2. Jhid.. XXXI, 'i7. — :{. I Saiii.. vil. I-J. — V .laciiucs. n, lll. 



r. 2(i5 V" 



[67] CAUSE DU VKXDRKDI l)()R. 67 

^o(; .J...i, n V/ ) ' i « I n ; jlo', . m .. ^o-^V-io :|K.,ul>kV/ ^oC^^ ^^ vV-'^^ U^J ' 
).20i; ji )ooi JJLO jJ« | y -.^:> Q\ l Uli ^ ^^sKjo .JJLOOA. {.LULDI ji.OV'K» öt^K.^/ 
.))^s_30ta VI ^ oiy_bo OliK^/ ).JL30I :^>JL.)k^^ ^Jloq^oI/« ).^cl3o .j-^j-CD jJo 
• Joi^ lotS,; )..20-M ^^is\ • . y\ . ■» oC^ ^-io ool JS. ''^^v.^.^l^io ^ .)_«o}; 
oilSsJS..^ ^—tl JJLXJO jl^io/ l-jJ^l 0(^; )joi .^j^jui'^ lo^f jK.^a-Mi ^^>^o 
.^wk^o/ . » vi\\\ •. ) .. -^t oi^i )ix>...a,vn\a> t > i.« ,. vto vpo; 

)..30|M '.op-j |Kis^ K.iai^ji 

1. Ms. a». 



racine de tous les maux; ne meprisons pas le doii qui noiis a ('te fait et le 
rovaume qui nous est conserve; mais detounioiis noti'c regard dos * choses * f- -'^'^^'" 
terrestres ; ainions ä etre dans la privatioii de tous les biens terrestres ; car 
cest eile qui nous enrichit eu biens Celestes; respectons le Chef des disciples, 
qui n'avait ni or, ni argent ; plus il s'appauvrit lui-meme de choses visibles, 
plus son Maitre l'enrichit de dons de I'Esprit; appliquons-nous de toutes nos 
forces a l'amour de Dieu et ä l'amour du prochain, auqiiel sc rappoiieiit laute 
la loi et les pntphetes ' , selon la parole de Notrc-Seigneur et vivificateur Jesus- 
Christ, auquel seit gloire ti jamais. Amen. 

10 Fin de la Cause du Vendredi d'Or. 

1. Malth., XXII, 'iO. 






JbJ 



U>^^ « I \ -^^ aJ^ V-^ ^/o J^-V^? )a^55, «-^? ^o^-^/ Uii-^ 
)l jj/ ..^-:is.Oij l^'^^^ vOOULÄJ OAVS; ^^-^s--/ vQj/ Ji-;^? JJ/ •.^OI^^^-^ 
|jp/ .^ojJLio; )j;1q-. ^ a/ la_soj :^oiKi.^ ^ ^>J:^.^» >-.| )ooi 

^ ^/ ..jülXo; oot )-.XDO— «Jis/ ^^50. ool otpoi^o .oujoioti. JiioK^^ 
' r. -im r. oui^QÄo oitoa*J>o owu- o ool ouoo,o ..jboKxio ;a^- N ^ ooi )j;^_^i> 



CAUSE DES RO&ATIONS 

PAR LE MEME HNANA 



f. -ifili V 



Toutes loe choses, qui sc fönt dans la sainte Egliso par Ics enfants de la 
foi, sont pour In bien de toul le munde. Ccrtes, a defaut de rccherche, peii 
numbreuses soul Icspersonnes qui connaisscnt ces choses, mais leur ignorancc 
ne les en prive pas ; eai-, coniinc la naissance du Christ est ]i(>ur Tavantage di' 
loiil li' nionch', (piniqu ils soicnl hii'u pcu nombreux cinix qui en fönt h' 
Souvenir; conunc son baptenie est poui' i'cxpiation des peches de tous les 
hommes, (pioique les chretiens sculs eu aient garde Ic souvenir; * comme son 
jcHlne, sa passion, sa resurreetion, son ascension et le don de la gräce sont un 
bien pour tout Funivers, quoique leur souvenir soit present auprcs de peu de 
personncs, de menie les louanges (de Dieu), h-s aetions de gräce, les priores 
et les rogations, (|ui s(; fönt dans rEglisi' des lideles, sont pour le bien de 
lout \r niondc Li' h'hiihi'ureux Apötre ' eonürme notn; parole : Arant. toutes 

1. I TiiiiuthOc, II, 1. 



10 



r. -j«« V", 



[69] CAUSK DES ROGATIONS. 60 

«ouoo . ^^Vv^tsjL^ jo.^ o(2iO; JjUo^ <S^l ^%^ : ) Vv> .ojlboi jlt-X^ ^öo«; 

)Njjl-Io jlo^io Joi^jJ ov^iio jiox^ :^,.ia^ yo^ ^; ^jLio ^Jj/ )i^^* 

^; oü^ looi j-^ jJ ^);ojo .)^-.;oio )Kjul-.1o )laS.jO jlai^ ^_*j/ )-,j»o 
pejjj jN.i^> vÄ-ajL JJ/ Jooil; loot jjSs joCSs; JK-^oj^aI ^».iobo ysy^ 
^oi )üs, ..!,.'> _^/; ^*%^^.io )^ JJ^OiiXä. n^Ul "^J^s^oo JoC^; )K-..qjljl1 

|^,..> .. jb)^:ajj )jp/ .^ vj-.m..; ^^-/»^ )N^)j^ ),-o ^'^isv^ot )lai^ 

1. Deest. — i. ILa^^-^^o. — 3. Deest. — 'i. "^-=01 \i~>^y. — ö. W Iwo. — t;. ^N .Jopo, Itv-A« 



choses, ecrit-il ä Timothee son bienheureux disciple, je tc recommainlc de 
faire ä Bleu des requetes, des prieres, des supplications et des actions de (/rare. 
Saint Paul divise en quatre especes toutes Ics dcmamlcs raisoiiiiablcs quc 
nous faisons äDieu, et les appelle : des requetes, des prieres, des supplications 
et des aetiuns de gräce. Ici l'Apötre a omis « louanges de Dieu », lum parc(^ 
qu'il ue savait pas que nous devions avant toutes choses chanter l(>s louan- 
ges de Dieu, mais (il l'a omis) premierement parce qu'il savait qu'il est 
natural ä tous les hommes d'etre pousses par la grandeiir des (suvres de 
Dieu ä celebrer ses louanges, et secondenieut parce que les louanges de 
Dieu sont strictement annexees ä ces especes de prieres; nons croyous en 
clTet qu'il peut repondre ä nos demandes; or il n'y a personne (pii jouisse 
des biens * de Dieu et qui puisse negliger ses louanges. a nioins quW n'ail * f- -JC« v 
du penchant pour Tatheisme. 

Par la requete, il entend la demande des choses qai nous manquent; nous 
exposons, par exemple, äDieu nos besoins; nous le supplions de nous par- 
donner nos peches; nous lui demandons de; nous rendre parfaits dans le 



' r. -iiu V 



70 HNANA Ü'ADIABENE. [70] 

^^^ oolo :)oiSsv yo^i )jl.jlno )-5Q- ^'^^^ ^.*io^ ^ooi; -oCi. rj^ß ^; 

)«oM T ögu^, ia-^ '^ ^~-.\ ,-^^xü^o; )JL*-» )jL, ^ o/ -.{jj-^o/j 
:|_OuSs ) ■-•^ , y^l jloiK.-. VI -> t-»?!^? v^' ■ ^ ' ° ' " ? '"'5i>-^3oi ^^^s-.^^ 
o/ JjiJLO jJiL.; |l.o>-.)\ o/ :^ ''^DcLi^ioo ^N -^ n\ y^ . Vn ^; jll-;:.^ 
jlioa-- o/ JVs^; jJOiVcio; )ioV*^ o| .) > ,i V i -. ; )lax*J> o,' JcL;; )laJ-.Kj 

1. wLaa.^. _ 2- Deest. — :). «-^Z "^^ «^i- — 'i. "^^o- — ■'>• l"-«^^ ,o(. — (l. ;'Nv — 7- \f4. — 



monde futur, comme il nous a accorde par sa gräce fout co qiii rogarde le 
siecle prösent. 

II app(!lk' priere racto par loqiiel n(n\<. conversons intiniement avec Dioii 
pour lui domander de nous ailVanchir dos maux soit actuels soit futurs ; nous 
prions aussi pour la paix universelle; poui- le maintien de la cojicorde entre 
les nations et los rois; pour faire arrelcr le cours (li>s maladies, les pestes 
ravissantes et la mort des bestiaux oii des fufaiils; ou bleu pour obtenir de 
la pluie ou d'autres choses semblables. 

II appelle supplioaf ioii toute priere faite avec beaucoup d'instances, 
produite par la douleur de l'esprit et acconipagnee de larmes, de gemisse- 
ments et de plaiutes douloureuses, fruils de rintensit(> de la douleur et des 
mauvaises passions, ipii s'opposent ä la boiine volonl/' de räine. Car, quand 
nous nous appliquoiis t\ la pralique de la vertu, selon la, volonte de; Üieu, 
nous rencontrons de nombreux obstacles, qui nous arretent; tels sont : la 
• r. 207 r. lenacite des passions naturelles, la malice * des demons, la mecliancete des 
hommes, la dureo des maladies du corps, la colere, la Jalousie, la liaine, 
Torgueil, la caloninio, ravarie(>. la gourmandise et la luxure. Or chaenne de 
ces choses pout nous abattre et nous faire sorlir de la ligne de notre devoir. 
Quand donc la gnerre s'acliarne terriblement conire nous, nous n'avcnis 



f. 2Ö7 V" 



r71J CAUSE DES ROGATIONS. 71 

y^l :|<H.\|^ ^o^tsuo ^oiVJ .|>-p. jLsi^ ^„-C^iJs. o-slsj ^j | j:Sso :|Ji^-i>.o 

5 ^ i.... \ .;1Kj)0 \.' nm\ jJijjAo/ j:_3/ ^^j «ch-o 'va5Q_\a_3 )jLia^ ' oi_iw 

oii o ^ . ^ l-iöoJ^ |oo).J JJo .yK-au!:^ t-^-^J oila^-^ ^^nio .^2i^*^ 
^A-*-^t^-flQ~^ Jio.'o l ^i )^jL_i.^_iO ).JlX:Jj^ ^ ,„3 ^j ^/ .yloA; 

.jwiCL— V |lj |jL_} i).^'^ )o)Ss.jLj :)otJ^jJ . I «viN^ 
^^äoj» ooi ILioj ooi ss/ ^ :)KajL3i j'^oK:«; |j^-/ \-i) >s/ ^j K_/ 

1^ .JJvJ ^1^*- ^ / .^L^S^w^o •.jL.x.sü |jL^; ooi jg^V) :)lax.^^o jlo^«^ >>. iiu^Kj 

.*')jL2)oVo ^o^ H'^-V) .2^S^ 

1. Deest. — 2- U»i^- — :}■ "«ood^, _ /,. Deest. — 5. «o^n |a»»». -_ c,. Sic lJL=Voio. 



qu'ä recourir a üieu ; car liii soul est capable de nous döfendre contrc Tim- 
petuosite des maux. C'est ce besoin continuel que nous avoiis du secours de 
Dieu, que le bieuheureux Paul ayipelle supplication; parce quo ca sotit les 
violentes angoisses qui nous poussent ä faire des demandes et des sii]i[ili- 
cations. 

II appelle confession les actions de gräce que nous rendons ä Dien pour les 
bienfaits qu'il nous accorde; il nous exhorte eu menie tcmps ä nous applicpier 
de toutcs nos Forces ä ce devoir, remercianl nolre Bieiifaileur el ('vilant de le 
payer d'ingratitude. Si, en manquaiil de jcconnaissance envers les honunes 
qui nous comblcnt de bienfaits, nous sommes liais d detestes, combien plus 
terrible sera rarr(H qin' Dii'ii proiionccia contrc nous, qni avons rW' si ingi'ats 
envers lui ! 

II ya encore unc aiilrc nianiere de prier, appcli'e suppliquc;* isUc resscniblc ' r. -jg? v 
en quelque sorte a la supplication, et toute la dilfercnce qui se trouvc enire 
(dies, c'esi que celle-lä sc fait oraleincut de maiiiere ä clrc cnlcuduc, rt qui' 
cello-ci ne se fait pour la plupart du tcmps qucn csprit. 



72 HNANA D ADIABENE. [72] 

. )ia.«J;o )oC^ tCbw»; öi\i^ V-=>;^; X;^ °^ vf>,« *°> :jJL3Vo9;o ) S\ ^» )jlol 

|ls,J v^O(^ .jjOI y^ll jlo^i J-.Ö0I jot^J '01JL^>-3t ^— •/» Ool ) o .. >0 

vi-^aJ;o yISs_.*^U;o ^001; .2l_>wO :)frs.yfl-3 ^o«.^^ ^^ y^jQ-*° ' V*?*^ 
^^»^o U-^ "''^^ outioii wubjf.^; 001 :yKicua5;o y^V ■«-... ;o yloi^jo . JL q i \ Q-.;o 

f. 2li8 1 N5^^, ""^CHQ^JO. •, imi jn./ -.jJöi» ^^5iOwO )Ij)j5 ^'^^ «V^^-iO K-*iOO .\^^ 1<5 

,^ota-;oOJj ^ ^K_jj |li^ )_x_^.io jl^/ ^ -.».ft »im vl.Q..\.=>o vfo-^j 
'" ^Ot.Vi\'> Hl :ouio j-^od; ^opo J^ » \o -."'«otoK»./ ^'^O >^^i*; ^^».^oo 

1. U»i>.». — :>. li>*3o. — :1. ow ovL.^.. — '1. ^\gMj. — 5. Di-esl. — H. »■s^. — 7. ^ow ^C«*/. — 



Saint IViiil, apri's avoir niontre eii combien de manieres se foiit les priercs 
et les demandes, uous dit ensiiite ce qii'il faut deinander et pour qui il faiit 
pi'icr : Pniir les rnis; dit-il, rf poiir toii.s rni.r <jui sunt ronstitiirs eii dignit(''. Par 
cehi, il iioiis l'ait coinpreiMlii' (juc (|iiand rainitii' cl la paix regni'ul ciilre 
li's rois et les grands dignilaires, tous les liommes en goütent les doux l'ruits, 
et aiiisi, uous aussi, grAce ä rcntretieii de cette paix, nous pourrons facile- 
menl snivre la voie de la erainte de Difu et de la pureto'. Une teile priere. 
ajoute-l-il, rst (n/rcable d Dien : rar il rcttt (jiir loiis les liommes vivent et (jii'ils 
parvienneut ä la ronnaissance de la rerite. 

Mais Dien n'a pas hesoiu de h) priere d(!S liommes. Pourquoi donc notre i( 
priere lui serait-tdle agreal)l(>? G'est par rapport ä nous que notre priere lui 
est agreable, parce qu'elle nous est convenable et utile. En effet, comment 
pourrait-on croirc ([u'il a besoin de nos priores etdenos demandes, celiii qui 
jiouö a tires du neant et nous a honores plus que toutes les creatures; (pii 
s'occupe de notre existence, de notre entretieu , de; notre "conservation, de i 
notre connaissance, de notre morl, de notre vie et de notre resurrectiou ; qui 
r. 2r,8 !■". piit Icver :;on salcil siir Irs hons cl siir /r.v uirrhants, * et fait pleiirair -sur les 
juslcs et sur les injustes'-, qui conuait mcme nos plus secreles pensees, -parce 
(ju'il conuait toutes elioscs et il uy a rien cpii lui soit cache, mais toutes 

I. I Tinioll)., II. -J. — ■>. M;itlli., V, 'i'i. 



[73] CAUSE DES ROGATIONS. 73 

^oioISm/ ^Uq-«. ^ >^/o ^'t tinf> ,.. \ yj ool 'ö.,-.© ■> ivj »_- ,^ "'^^io )-.^s-3 

. ' --« . ..XVI )1/ :o(K-äoia^; JV^ ooi jfjsKj« |.'~^. jj; -Jotü^^ o(Iq.2l^«o ^o( 

jj )jV— /o . yai V 1 T), \ \ -> ''^^ <^^?? -ö«J^ 6(o)^o . )-.po ,^Jbo vO^Ijlj 



1. (sie) •^='-(. — 2. ^-»1^» ow ^»Z •■ Ita^Ji.. — :!. ooi <3/?. _ /j. |o 



.-■s^ 



10 



choses sont iiucs et entiircDienl d<''i'(iarertcs a .vc.s i/<-ii.i\ ainsi que le dit saiiit 
Paul ' ? II sait donc ce que demande chacun de nous ; il sait aussi si ce ([uc 
nous demandons, c'estpour notre bien ou pour notre malheur. 

Mais la raison pour laquolle il veut que nous lui adressions des demandes 

s et des priores c'est pour faire comprendre que c'est nous qui sonimes cause 
de son do'n et que ce n'est pas lui : c'est-ä-dire que si nous ne demandons 
pas, il ne nous sera point donne; c'est pour nous faire jouir des biens qu'il 
nous a accordes, comme s'ils etaient les nötres. Tont cela nous fait connaitro 
la douceur et la bonte de Dieu, qui ne veut pas etre regarde lui-meme coninie 
etant possesseur de ees dons, mais il permet que nous nous glorifiions de scs 
biens comme s'ils etaient les nötres. 

Par consequent, quand nous venons ä cette sainte maison de Dieu pour 
y faire des rogations et des priores, il faut quo nous sacliions cn presence de 
qui nous nous tenons, et que nous ne demandions a Dien que cc qu'il veut 

15 nous donner. II y a bien des hommcs qui n'ont pas honte de dcmander au 
Seieneur la mort de leurs ennemis, comme s'ils avaicnl oublie la parole 
evangelique- : Priez pour cos ennemis; d'autros * ne rougisscnt pas de deman- 
der des richosses et des biens et ils ont oublie (|iril a ete dit : Voiis ne pmi- 
vez servil- Dieu et Matnnion''; — eeu.r (jin' veulent. deren ir rielies tnmbent duns 

1. IWbr., IV, 13. — 2. Malth., v. M ; Luc, vi, 27. 28. — 3. Mallli., vi, 2'/. 



I'. 2(18 V" 



r. 2I1S V 



* r. im V 



74 i.l.XA.XA DADI.\i3F.NK. [74] 

\lin . m « 'i ^-iJSJsü ^KxäoJ^ V'^^^? ^-*^/ -öi^o .jjoioia^o >-J ^? >, io\ 
) > Y . I ^ \ ^\ S ^ v>o • . . <^ . -^ N^ y\ Stio; )l.),«^to IK,^.-^"^© •.).. " . ° >. '> o 

\j-^l .jlojLA» ^-J^U U<^1 jJLfioo .) j l:«\. N ....V) l-äcuö Ä^«* )ia^? 1^»^ 

^.«w^oi .|-äja-3; )la->lvJuioo jK,^^^'; ),-wJSwiOQJio .)-:i-^Oo )JU, '|jV-*/o 

^ y3/; ^l s*0| );oi JoC^jJ J.-)^; )t-/ )ia>-50 Uj-'J^ "'«i^.ooi Uo^M 

sfl-floj >o,.OQ^o ..-««too jooiJ JotSx io^ oml2ü; )ia— o . )joi iicio.» °'^J '" 

• • • 

1, ,j"-»jo. — -2. v-^^ RaSi ^, Wi'^l. — :i. Pv-io. — 4. Deosl. 



la tcnlatinn et duiis Ic jjihtje, et. cn plnsieurs drsirs insenses et pernieieux, qui 
plonc/ent les liommes dans la ruine et dans laperdition\ Quiconque prie de la 
Sorte, je le comparerai au malade, qui va \o\t lo medecin et qui lui demande 
du poison au lieu des remedes eprouves; bref : d'autres demandent des di- 
gnites; d'autres, la victoire sur les ennemis; d'autres, la sant6 du corps; '•> 
d'autres, la inultiplication des enfauts; d'autres, une longue vie, et d'autres, 
raccomplisscment de leurs dcsirs et Taljondance des delices; toutes ces cho- 
ses, bleu loin d'etre agrcables ä Dieu, excitent meme sa colere. 

Pour quo la priere soit donc juste et pour (jue la requete soit agreable ä 
Dieu, il laut, aiusi que nous l'avons dil plus haut, quand quelqu'un entre lo 
dans la inaison de Dieu, qu'il detache ses pensees de toute occupation mon- 
daino et fixe sur Dieu seul le rogard de son äme. II doit d'abord penser ä ce 
qu'est la nature divine et ensuite s'enflamnier ardemmeut de son eternel et 
pur amour, de sorte qu'en contemplant la grandeur de la naturo de Dieu, il 
soit plein d'rlonuemeut et d'admiration; cn considerant sa misericorde, il se i") 
* r. L'iio r. rejouisse et s'encourago; ' en pensant ä sa justice, il craigne et trcmble; eu 
regardant sa sagesse et sa Force, il loue et glorifie; en envisageant sa provi- 
dence, il romcrcio et rendc grticc; bref: en contemplant la nature divine, il 

1. I Timolli., VI, ".». 



10 



[75] CAUSE DES ROGATIONS. 75 

J 

^) ' w' ^ "^ ^°°*^ K-«^io^ -.oU-SlL^ l^ustoo po .^o,-^ ^ . m\ö f> ''^oo 
yoja^ ' ^'^ ^ o(Jl2ü -^^ - -■ '" .^Kja; jlöN'^tino )ö<.^s.m jjJSoo .ot>ooi n\ 
..oii^V^ wOiö,.aLi. ^/ qJ^; JoC^; )1 o i « ^ ' ^io J ^^-oto .^'^po ^-^Ail^ 
■ I -- ) l )_i^ . \^ •^. ^/, ^m«qiio .''^oioöi^ .. N j in'x aA ^).jü ^o 
ool ^fid^ajo .^-oio;|, |oo(l ^p\ ^ -„Ol .-^^K^; )« - -. a ^/ )jJoi •. oi « ^ 
)-^ \ ^;po )j:i«^^-\ UslI; ouio ):>ojo .).:icl S N; chjl,^ ''^5^ )<^}i 

•^ , n.^ •> ).IIJL;A^ yCXX^ yOOOPjO . ).iCtS^ Oi^O ^-io )jL.t-**0 'l"=>"l^ U3a-,^JO 

.)iQ\,j IKS.:^^ )loV-oij ^ U^^^too .)lo-,:io; )-poo IjlI^Oo; jj^ioo )oi^ ^yf> 
pcC^ >^oi )fi .t°> :^-«\oi y^li )^'=^H' V * "'"' '^'^"^ ""^ss-^aoi n- ^ -./; 



tresse une cliaine de gloires et de chants ; et, en se considerant soi-meme, il 
s'accuse tout d'abord, comme coupable, confesse les peches et les defauts 
dont il est charge, se condamue aiix plus penibles supplices, remercie Dieu 
de ce qu'il ne lui a pas rendu selon ses oeuvres ; lui demande pardon de ses 

5 peches et le prie de lui faire autant de misericorde daiis la vie future qu'il 
lui en a fait dans cette vie. 11 doit encore prier Dieu pour la paix du moude 
et le supplier de convertir ceux qui sont dans Terreur, de justifier les pe- 
cheurs, d'etouffer les guerres et les disputes de tout le monde, afin que tous 
les hommes, attaches les uns aux autres par les liens de concorde, glorilient 

10 un seul Greateur de l'Univers. 

Ce sont ces prieres qui sont agreables ä Dieu, et c'est aiusi que nous 
dcvons prier et non au hasard saus rellexion. En effet si, celui qui se tient 
et parle en presence dun roi terrestre, prend garde ä ne pas laisser ecliap- 
per une parole injurieuse, au lieu * de louanges, combien plus devrons-nous 

15 etrc attentifs ä observer cette meme regle en presence de Dieu, le roi des 
rois et le maitre souverain ? 

Les avantages de pareilles prieres sont nombreux et notoires. La priere 



>6. 



r. 2i;<) V. 



r, 2(111 \~ 



76 HNANA D'ADIABRNE. [76] 

^_^o .omiw ^-^o v^-^ xr:^ ->3l/o oo-oX- *-^»; -ö) ^^^^ioo .)^)1; |-io/ 

. N"" .j.iO-.J^ Oli^Uo JjlQLiO «^lj wo) ^-i>0O . -OloVOLflo/ ^_iO «»tsji/o l-SO-^ 

jLso 1^ 1-^ ^ N-r. > . ■ ■ \ .» ^öi . ViQ .)j1o v» >« \'>l/o > m .. I « °> >« N i; >«6t 

JJL« fts.^,; w.ö( ^^O . Uits. *\ o\\ yJ3L^,^0 ^JJ""^ )t-Ä^-^ )^— /o ^•^^s^joiaji 

wi^,o Jtni^ ,.^0,^ oc^..^s.£o ^oj w^>; -ö« ^^o .""^^ )a:»CL«\ ^jlx^o 

270 1. jioj K.-,/o )-JSs «^i; «-ö) ^-^ . ' ^vi T .. ^^!!&o; l-io/ j^-ioa-* ^^ss-a-oo 
|.Xi,.^^0»>V ^.,^)o .oi^-«/o jf^^-M jLoo . y^ ^iJL^i o .^ sjOiV ^*i0.o )-a_s; "^»^ 
I ^^ '^ »-^„^od/o .^;ia_. 'Ä.Uo svt . '^ ^•'^?; -öl ^^o •^?'^-* ^Uo 



1, |Vo»r _ 2. Ro-vli.. ._ 3. |^-Vln-,^ \.xi 



10 



du B. Noe le di-livra du doluge; gräce ä la priere d'Abraham, Sara a ete 
enceiute; gn\ce ä la priere d'Isaac, Rebecca a ete mere de deux enfants 
jumeaux; la priere de Jacob le sauva de Laban et d'Esaü; la priere de Job 
le delivra de scs epreuves; la priere de Joseph le fit remonter de la fosse et 
dclier de ses chaines; la priere de Moise fendit la mer; la priere de Phineas 5 
fit arreter la peste ; la priere de Josue fit arreter le soleil et la knie ; la priere 
de Samson döfit les Pliilistins; la priere de Samuel fit descendre de la pluie 
au temps de la moisson et mit eu deroute les Pliilistins ; Anne, gräce ä ses 
priores, congut et euFanta Samuel; David, gräce ä la priere, tua Goliatb, 
le vaillant, et fit retirer la main ä Tange qui l'rappait b's enfants d'Israel; in 
r. •.'TU r. Salomon, gräce ä la priere, re(;ut la sagessc, mere de toutes * les sagesses; 
la priere d'Elie fit tomber du feu sur les oblations et sur les capitaines de 
cinquante honimes, fit descendre la pluie qu'elle avait fait arreter, ressus- 
cita le jeune homme et ouvrit le Jourdain; la priere d'Klisöe ouvrit le Jour- 
dain, midtipüa le pain et Fliuile, rendit saines les caiix, lil surnager le fer i:. 
ä l'aide d'un morceau de bois, ressuscita un mort, donna la victoire dans la 
guerre; fit couler l'cau dans un Heu aride; la priere de Jonas le fit remonter 
de la mer et le delivra du vontre du poissoii. Los Ninivites s'adresserent ä 



[77] CAUSE np.S ROCATIONS. 77 

Jjyvj -r*^ )-oa3o« ^-io Q_3;otsji./o )ojSx ^_io o^^^; J-.cli„»j ^^-fioo .Jjqj ^_io 
-- S- p >o.» ^^«-)-«kJj ^-^o .J-.V0I/; )K-.V tv> \ ov— o >« \ i; \->-JS^ V:^*° 
)K^,_<JSo )jL«^i^,^ s-oKji/o ).*Ja3 ^'^^i^ oJS.,o .|1q-.V/; I-^«^ ^-^ v n\ m o 
•, A "•> / ^.^o .~)-ioll ^_io a-sjoN-ji/» toll,.. K-Ä-si ^r^o • )■■■ - ■«■ » >» ; 

r> -siyi ■ . - ^ S-'\ « ) «^ rnn . jjiCL^ ^t^ U^'f-^ h>. ~ j^ S ^ll >00|ciJ^«.2; saSmO^O 

.);o»aJ . >o; )ioiaüL\o j.^a^^^1 oiiotoj ' ) » v> »\ )>— o 
)v.r) ,,l aiCLflOo )jL:>'t^ ^'©»»a/ o . n >1 / J-sVo» )jVi.Q-» ^^^-»^01 ^ .« N oi-s 

jioi^; |JL3) 3/0 )jL30i .)JLiCL*otioj K_)-,_K-.o Jci^ OiJi^-D; <^»«\^ 'JjUq-.» 
. ^ ;.- n r ,ooiSjj .).io^>^; ^ojösioj J^ y. fi 1* jJ; ^^>>^s.io; .^ oia—lo oav^ 
'jULS^j I^JULi "^-V.x:sj K^l 0/ ^Ul ^l jJ/ JIq^j^o jloi^Jii .a^J 



I. U.«o ^1.7. - :i. Kaj, poW. - :!. U^^^^. — '1. l»->^. — ■'''. ^''■'^. — ü- »j-'o/. ^- :. ^ 



>Ai2^i 



r. -2711 V" 



Dieu, et leur ville ue fut pas renversee; Ezechias pria cl mit en deroute les 
armees assyriennes; Daniel jeiina et pria et il fut tire de la fosse aux lions, 
il pria pour le retour (des Israelites) et merita d'avoir des visioiis et de con- 
naitre Ic Christ; Hanania et ses compaguous furent preserves, par la priere, 

5 de la fournaise embrasee ; Esther et Mardochee sauverent par leurs priores le 
peuple juif du tranchant du glaive. Enfin, Notre-Seigneur lui-meme s'adonna 
ä la priere, quoiqu'il n'eüt pas besoin; Pierre rendit la vie, par ses priores, 
ä Tabitha et ä beaueoup d'autres; Etienne pria et merita d'avoir unc vision 
et fut le premier qui, par amour du Christ, regut la palme du martyre; et 

Paul, dans sa cecite, eut recours ä la priere et vit le soleil, lumiere du monde, 
etla Lumiere qui provient de la Lumiere. 

* Nos saints Peres, ayant envisage ces grandes utilit Js (de la priöre), eta- • 1. -jti 
blirent des temps fixes pour y faire des rogations, comme ils avaient deja 
instituc dans l'Eglise beaueoup d'autres choses, qui sont fort utilcs pour 
tout le monde, surtout pour les chretiens. Et, comnie les allaires du monde 
ne lious perraottent pas de passer toute nolre vie ä faire des rogations et des 
prieres, nos Peres nous ordonnerent de nous reunir ä l'eglise au moms deux 



78 HNA.XA 1) A1)IA15KNE. L'S] 

'•^O. jolKjo j.iCLia-/jo ).^.Js::i.; jK-ä-jl I^^Aj-s ^)Kjo .jo»:^; )l^i^ 
*^^o )i<x.o;o |lr>^\\ ^o .^KJL^ ^o ^\nN ^^ ^a_ajo ^öi.^^-* 

Jlp.; ).JL=),JS_i>Ji ^^/ |m-.i 'jl^i^Jso :>*— l^j ^*^^aj> ^K-s ^^-^J"" ^° 

f. 271 r. •>jj^ ^^ :^» v> ^^ ^_«j )K*:a ^^ )jo( )N.^w_3« s^ötoJ^oJ^s^ yl « ^aoo lo 
Vio/ )o»5x v-^^ OCH ..jLaiotiiKj vK^ljbo ^io )jUq-. ^ K^'^ . ^^> . «' » °> jJ 

1. Deest. — -2. 1»^» ll-joo. — 3. ^('. — 'i. l^oj. — :,. low Uo liSw. — 6. |l-aa^ v3|. 



ou Irois Ibis par an, afin de nous appliqucr, jour et uuit saus iutcrniptiou, 
aiix prieres, de nous repentir de nos peches, de nous abstenir de nos crimes, 
de nos mechancetes, de la gourmandise, de l'ivrcsse et de l'inimitie; afin de 
nous ellorcer ;i faire des balances d'equite et des poids et des mesurcs de 
justice; afin de nous urraclier aux proces et aux disputes avec les autres; afin 5 
de nous occuper dans cette sainte niaison, refuge et propitiatoire de nos times ' . 
ürner nos niaisons de toutes sortes de parures et mepriser en menie 
tcmps Feglise comme ennemis de Teglise, c'est insupportable. Si chacun de 
nous, qui est seul proprietaire de sa maison, la bätit et Tornc admirablement, 
comment ne meriterons-nous pas d'etre punis severement, en laissant tomber n 
cn ruines la maison de Dien, qui est une maison de priere pour nous tous? 
71 r. Car, autant Dien est plus grand que les hommes, * autant ceux qui entrenl 
dans cette maison sont plus nombrcux ipie ceux qui entrent dans la niaison 
de chacun de nous, autant il laut que nous redoubllons les soins que nous 
devons avoir de cette sainte maison. Si nous meprisous la mnison de Dien, et 
nous ne nous abstenons pas de nos peches, nous ne tircrons aucuu prolit de 

1. Nous ernployons micorc on gtinöial le iiiol ll.a-'o |iom- designcrune pridro imbllqui-'. accoiiipagiiOc 
ile poiiilcnce et ayaiil puur bat il'obtfnir du Dicu uiio giace spöoialc, commc de la pliiic, la dispari- 
lioii dune Opideniie, dun lleau quelconquo. Ces sortis de rogalioiis oiil 616 toujours cn usagp. 
!5. l';pbiem, Narsai, Isaac d'Antioche et beaucoup d'autres onl des liomölies sur les logations. Los lin- 
gatiDus, qui se fönt lualntenanl cliaquo anniie truis seinaincsi avant le C.artme, out (Stö instituöes sclon 
les uns sous lizöcliiel et selon les autros sous Mar Kninieli patriai'che. 



[79^ CAUSE DES HOGATIO.XS. 79 

voN>_.._iK-. yoK-j/j : |;ot y O . *! \ s-0) l—a»» :J._i;ocH-.-^; ^— ./ .'vIqlA 

• Jtfrs-iio jlö^-.; \j:^^o Iv^oj» oiJs )ooi yla^o -.{jch; oiJiClis^ jocx s^oioK-./; 

. y^t « \ ^ n v> )j.>oo(^; llojipo .^„01 ^ w,01 • . > I . Ii .. g» ji |jüL3;o jjbüSQ.^« 

l 'hmv i; j-io; ^JLXio yO^iiV./; ^^^^-^^^ -ILi/ ^^^soa jJ )la^, v?-^^^ '^/o 
)^;ooi^ yi « v> iK^o ;|'=^ . m '>; ^/ )lo', . m .. ~) yoj/ yots^S^^^u» : JjlX^jo 
:otA oooi ^ ..'n :> vOOjA. Jooi ^^i_^^j )_io; -.,-.0; vOOi*JSJs. \ V)/; voLioi 
y > » v^ n \i ; |jl:>Vclo ^-^ ji^/ fj .Oi^ a^p vOOULiL^^o vOotV)Q.a,.-5 v^oio^iclm^o 

1. ^- — -2. Uw vaa>>. 001 ix=iv — ;{. U> lo^Ss-v _ 'i. ^/o. 



notre veniie ici. Dieu noiis dit dans la persoiine des Juifs ' : C'e.st trop poiir 
cotis d'hahiter dans vos maisons lainbrisspe.s, pciulant que cetlc tnaison devienrc 
en ruinös. Or, si Dieu eclata en reproches si severes contre ceux qui iiegli- 
geaieiit de bätir le temple de la loi, qui etait Tonibre de celui-ci, et daus 
lequel ou hrülait la viandc et les sacrifices des animaux, combien eii aurons- 
üous de plus severes, nous qui meprisons le temple du Christ, oü s'immole 
l'agneau vivant de Dieu, qui porte les peches du mondePSi, eti priant Dieu, 
nous ne nous abstenons pas d'opprimer les pauvres et les malheurcux, nous 
nous exposerons toujours, romme les Juifs, au bläme et nous sortirons toul 
desesperes de la maison de Dieu vivant : JVc continucz plus, nous dit Dicu", 
ilc fouler de vus pieds nies parvis; loi\sque vous rlciulrcz- ras niiiuis, je dctourne- 
rai de raus mes yeux; menie Jorsque vous niulliplierez- vos pneres, je uc les 
exaucerai poinl; cur vos »luins sont pleines du suikj des pauvres et des mal- 
hcureux, que vous avez tues par le glaive de la l'aim. ' Nous ressemblons 
aux Juifs, dont parle David' : Quand U les nwUail ä hujrt, ahrs ils le re- 
cherrhaient; mais äs l'ainiaient de bouclie et ils lui nientaient de leur lanrjue''. 
Nous ne tirons pas non plus prolit des oll'randes que nous ofTrons, ainsi 
que le dil le Sage; et relui (pii fait d Dieu une offraude des rupines qu'il a 

1. Agg., ], '1. — ■>. isaie, i, 1:!, 15. — 3. Ps. lxxviii. :i'i. — '1. H'iil.. iO. 



I. liTl V- 



r. 271 V' 



' f. 272 r 



80 HNANA D'ADIABEXR. [80] 

■ IjüLs;© Uajttboj \.„^Q.^ ^_io )ot^|l )j-:»;ai) oV-Aioj ^ 
Q-i^_sj -.V-^/; oöi^ yfn .<=> ^N— IQ .ylo^i^! U-^y^ j^i^J '^-sch ^"^oi 

....•^»v> )Iiw5;o salaij ^)l1aj V--^^ ^^^^5^-3 . \a— JJilo oi^j "tr»«/? «ö^o ^ 
^ÄO^S o-a»; jJKio oöCb. ^rf>*qL^tsJo .otis^ w-Kstoo l-^o^V; )^;N~3 vJtlajjo 

r,. ^^ 



faites svr Ics biois des pauvres et des malheurenx. est. semblahle d rrlui qui ('(ji>r<ie 
I'eii fallt devant son pere'. 

Cc sont ces choses quo iious devous considerer pendaal les Rogations. 
Ecoutons encore colui qui a dit : Cherchez premierement la justice de Dieu et 
Süll royaume et tont cela vous sera doirne par surcrolt'-. — VJierckez- et vous b 
twuverez; car (piivdiKjue deniande. reroit ; et Idii oiirre In purte de miseneorde d 
celiii qui l'rappe'. Ecoutons aussi la parabole de notre Redempteur ' ensei- 
gnant ä ses disciples qii'il faiit toujours prier et ne se reldeher puint. Sa- 
chons que notre nature, sans Ic secours divin, ressemble ä cette veuve, 
abandonnee k eile seule, dont parle Notre-Seigneur ' ; cornparons en meme lo 
temps la douceur de Jesus avec la cruaute du juge inique; considerons que, 
lorsqiie notre eiifaiit imus deittdiide du poissoii. du paiii, ou im (ruf. »aus ne hti doii- 
nemus pas niie pierrc au lieii de paiii, ni un serpent au Heu de poissoii. ni uii scor- 
pioii pour im (ruf mais nous lui donnerons (^e qui est utile ''. Si nos demandes 
272 r. ne nous sont poini accordeos, c'est parcc que * Dieu sait quo nous les faisons 15 
mal; il ne les exauce donc pas. De meme nous aussi, nous n'exauccrions 
pas un enlanl qui nous dcmanderait follcnicnt de le laisser jouer avec un 

1. Eccli., xxxiv, 21, 2'i. — 2. M:ilUi., vi, 3:i. — :i. MaUli., vii, 7, 8. — 'i. Luc, xviu. — ü. Ihiilcm. — 
C. Malili., VII, i>, Kl; I.uc, xi, 11. 



[81i CAISK DES ROr.ATlOXS. 81 

^j ^— ^CH ^_io .oiA y i« r> ou yVio^oj \^-^^^/ ]il -oi^ ^-^Jti. oilai.Jii» 

Jo^; o(.^w>^; ) \ .nft); jj/ ^_.ou^w./ ^-^-; q\ -.liV» ■♦-^).io_\ vßij yj 

^^M )— tKjt ^^ v0«j ' ;o ..\ •> yK ii ,. a )i.cLX«^ > .^,V) .^Oi. \ WH.^; 
öoi^ ^JU«Oi^ joou ^.sjN '\ •>o .^_*j/ )ou5^; ^'^».^.^o :ytOi^ a^o ^-*j/ 
ÜJL3 JOOUJO . )_>_Jl<V^^ )..>^^0« ^^ UiopOO . yO,.., \ >^o)_5; ) m'^vio iiu^V^ 
ivoaiS. U't^l \*-^l \r *- '^ h. -. V^/? )--*-*t-A l-^oaS oöi; .|-m^^oi oil^^..<^ii 

— 8. ^3/. — '.I. l-=a». -^ hl. DeHunl. 

serpent ou avec un scorpioii ([u'il voit ; mais iious liii donnons des i-hoses qui 
sont utiles, et noiis le preservons de ce qui liii cause la morl et du dommagc 
Quand nous prions nc nous souvenons pas de nos vtMtus, d'autant plus 
que strictement parlant, ces vertus — si toutefois nous <mi avons — ne doivent 
etre nullemeiit attribuees ä nous, mais ä Dien seul, qui nous a donne le 
secours et la force pour las pratiquer. Au contraire les peches doivent elre 
imputes ä nous seuls ; car Dieu ne nous y seconde point. Pai' consequent, 
dans notre priere, nous ne devons nous Souvenir que de nos peches: parce 
que c'est nous qui les avons commis. Quant ä nos vertus, il ne faut pas s'en 
Souvenir, parce qu'elles sont des efTets de la gräce divine. Mettons toujours 
devant notre esprit le souvenir du pliarisien et du pui)licaiii pour inüler 
celui-ci et cviter le mauvais exemple de celui-lä. (^)ue la bouchc sainic qui 
a dit : /■,"/( rrrih', je l'dus Ir (Irrhirr : Ir puliliniin s'fn rc'oitnid jitslifir ihtiis sa 
niaisdii ', nous justiÜe, nous aussi, par sa i;-r;i(e el sa TuiM'riconIc. dloirc a lui 
dans tous les siecles. Amen. 

Fin de la cause des rogafions. 
Fin-'du livrc des Causes des fetes de N.-S.; glnirc a Dien, et r('UiissiiHi 

1. \.nc. xviii, l'i. — i. Celle notc i'egui'de loiit le Mi;iiiii.seiil. 

l'ATli. UK. — T. VII. — r. 1. ti 



82 PROFESSION" DK F(^l [«^^ 






ha^ 



JAio jlÖi-s/j l-s/ yPOO vO-s/ >;^ K-.^ot/o bs-,U ^a ; j^-i-V-» )^-^«-iO 

)N. V 1 .N«« jfc^Jioiaio» jjint^o jf^^oo; )^ajL:>oo [i'SNni jla^.V oio JjlaV» 
ö|.^^^)0 1-^1^^; vJQ-«.-a', .', ^ ">> \ n . \ot^-D ^ "< s^V-^ |j»-»o; jv^jt^ 



des peches au peclieur Thomas, copiste. Et vinis, lecteiirs, si vous trouvez des 
lacunes ou des fautes, ne nie blämez pas; car j'ai ecrit le Ihre tel quel. Priez 
jKiur miii : peut-etre anra-t-on pitie de mui au jour du jugement. 



Ai'fc Ion sccdiirs. d noirc Dirii (uUinihlc. 

j ('•crirai 

LA PROFESSION DE FOl A RECITER PAR LES EVEQUES 

{iduinl ronliiKttioii). 

Moi f'aible un tel, pivtro et moinede uoni, (jui ai ete idu par les diocesains 
bönis ' de..., saus aucuu meritc et saus aucuu droit, ai ete appele et iuvite 
ä servir le siöge de TeveelK' susdit par la Saintete de uotre Pere et uotre i 
Seigneur, Pere des Peres, Chef des eiiefs, souveraiu Pasteur, Consöcrateur 
des Poiitifes, Donateur des biens Celestes, Tresorier spirituel. Mar... Catho- 
licos-patriarche d'Orieul et de toute la terrc liabilec par les Orthodoxes; — 
(|ue Diou Noire-Seigueur le eouserve, le reude illustre par toules sortes de 

1. l.illeraloniciil : los eiil:!»!.- du ilioci-se belli de... 



[83] DKS KVKQÖES XKSTORIEXS. 83 

s^j; '•55s^j._3 wj_jK„ioo yV-^ l—V-io-s yy ' o Kjm )--^.»qa v-v-Vl; ^^bw^-sJ. 

«iL./ k-sK-a-s ^K-jol ^Qji»/j otlo^io ,^»io i,.a3l/o Jl^-oii. |ts-*_i.V^» 

K^V*o .otiot-ieL^ kÄ.*Ä^l/o .oUt-ooÄi». Ki^^K*/ j-^i^ jj,-aLi.fcsjtioo )i-po 

Ipo/o .)Lj/ ^^-^.si^i jJ^.m'toil;/ )lQJLiCL.oio .)j/ ,-««/; )K^;ol »VA f>fO -,v^\ 

: l-soas ^io).ia\ JbaS.Ai )K«-^jj |N.-^;io J^ l-JU^p 

^M « ■■«■ v> ; |Jo |L^4o .11 . » r»; )1q-.K.,^K_s K_J^ ^ .jj[.;aA« ).^oio )f_30 )^/f 

1. !'^cu^aa. :;. /[xioSa. 



victoires poiir la gloire et restimc du christianisme ei poiir riioimciir el 
rafTermissement de la foi. 

Poussee par l'amour, la gräc-e et la douceur, sa Seigneurie m'a ordonin' 
d'ecrire de mes propres mains ma prol'ession de foi, pour faire coiinaitre nia 
ci'oyance par parole et proclamer la verite dont je suis convaincu. Serviteur 
petit, i'aihle et tres lidele de sa Seigneurie, je lui ai obei et j'ai ('coutr son 
ordre. Je professe la verite de ma croyance et de ma foi orthodoxe, et je 
declare librement que mes paroles sont entierement conformes ä mes pensees. 

.le confesse, moi fälble un tel, et je crois tant interieiirement en mon cteur 
et en mon esprit, qu'exterieuremeut en nia bouclie et en ma langue, en unc 
seulenature divine, etornelle, infinie, incompreiiensiblc illitnit(''e, creatrice de 
tout(!S les choses visibles et invisibles; eile est scule le Dien nniquc, confesse 
reellement en trois personnes ('gales et indivisibles : Fere, Fils et Saint-Ks- 
prit. II n'y a pas dans la Sainte Trinite, qui soit plus aucien, ou plus jeune, ou 
plus faible, ou plus fort, ou plus petit, ou plus grand. Le Pere est la (]ause. 
et le Fils et le Saint-Esprit en sont les effets. (Nuus attribuons ces relations 
ä Dien) n(jn pas, certes, qu'elles soient la eause de Texislcnce de son etre, 



,S/. I'UOFESSIOX DK KOI [«4] 

.^•^iii-s t-w-/ joCSs ^-«j jKJL.^ |KjC^^; ^oa^\ |l/ .vÄi— I-.001J l-C^eudLa^ 
joCSs joCSs; )v_3 )K— ',«3 ^otXsj )-JLo»aa '^^io )Jls; K-.v-)-='? o« 

^_iO h<-,\ I. . I t :>0 jj K.^.J )K .. -Ml^O llo-k^l; J.iÖQJLß ^^ f- )K^^»^ 

■ K .) » « ^1 ) I >o\ > Vi )jlJV-3 . tni ^ ^_io sji mio .ts^\ i -^ .. cmIoV^o; |.iooi 
)K,....jL°ij. q-«jj1/; 'oxoaojlV/ )i.ö»-s/; U>-^x ^o-i. J>oo»-^/ >.*V-ioo «-floVJ -V^o 



mais piiur deniontrer les saintcs propri(''t(^s de cv Dieu im et 1oiit-puissant. 

Dans les derniers tcmps, poiir le salut de toiites les crealures, uiie des 
personiies de la glorieuse Trinite, le Fils de Dieu, Dien le Verbe, descendit 
par ainour, sans s'eloigner de la hauteur de sa Seigneurie et prif volontaire- 
ment de notre race un homme parl'ait, auquel il s'unit indestructiblemeiit '■> 
et pour toujours. 11 a ete, il est et il sera toujours im seul F'ilö, un seul 
Scigneur, an seul Christ, un seul Redempteur; il a iine volonte, un pouvoir 
et il est conlesse en deux natures, en deux hypostases en une personne de 
la filiation, selon linstruction des sainls Apötres, selon la tradition des Peres 
spirituels : Mar Diodore', Mar Tlu'odore ■ et Mar Nestorius, et selon la i» 
tradition el renseignenienl de nos Peres : Mar Eplirem'', Mar Narsai ', Mar 
Abraham', et des autres Peres orthodoxes, qui se sont illustres dans ce 
pays d'Orient, a la loi desquels j'adhere et dont je tiens la croyanee. 

.ranathematise et je rejcttc toutes les eroyanees des autres religions autres 
qne celle de la religion orthodoxe que je tiens; je rejette toutes les heresies, i"' 



1. l•;v^^llUl• (\t Taisi^ de 37S ;'i :!!l'i. — •_>. I':vi''i|ur de Müpsiio.sk' {ü'.iO-'iaS}. — .i. Lc plus celobi-r des 
dorlours s\i'icns. II muurut a Kdessf en :!":!. 'i. L'u des plus celcbi'cs des docleurs iicstorieiis. II 
foiid.i lii iC'lebiL' LToU: dt; Nisibi' fii 'i."i7 el il iiimiiul cii 502. (Voir H;iihadbsabbii '.\ibava, la Cause 
de 1(1 FomUilion des Ecoles, l'dir. (Ir., l. 1\'. p. :i.S.i-:wii. — ."i. Uli des direcloiiis di- I'Ki-dIi^ de NNibi' 
du jü'J u .'iG'J. (Voir ibid., \>. :t87-:(8;i;. 



[85] DKS KVKQÜES NESTORIKNS. 85 

IfjiL^o )«a^j ),.a:m\1 ^i^^h. l-'^ ^ o )-o;)":»<> U^)^ )i „ «. 5 <-5 s.3ol )j/ po/o 
^m__DV.-.^..^^^ ) n « \oK..o ^^^ »»po |jK-3Q^o )■*■■.». oo yV^oo yO-s/; Jt-'V^ 

■ .s;;«^ .X )j/ o n N^ts—ico .odoVio wk^cu..'^ Ul ^Q_-io .> n ..^ V) ; ^'^bJ^ Jj/ 

'*^i_30 .jLiCUflQ_\ jJo ) I . VI .\ ]i OU^ß<X3 ^-iO )j/ ).^CflD jio .Otl ot .» O •> 

.)>^p^ Jjoiiaa >,«i.'va\i |Ji oo).j/ : oifc^».ieLA.K^ )i)-io^ Ul oo)', mV Ks 



qiii nadhiTenl pas a la vraie croyaiicti des Oricntaux orthodoxes; je ron- 
fesse quo Notrc-Seiyiiour Jesiis-Clirist viendra a la fin des teraps pour juger 
les morts et les vivants et recompenser chacuu selon ses oeuvres. 

Je me fais encore un devoir positif de declarer spontanement que je suis 
humble disciple et serviteur devoue de iiotre Seigneur et bienheureux pere et 
maitre Mar un tel, catholicos et patriarche d'Orient, — que la victoire le rende 
toujours illustre; — j'obeirai a ses ordres; je me conformerai ä sa volonte; 
j'agirai selon ses commandements et selon ses sentences; j'approuverai tout 
ce qu'il fera; j'anatlieniatiserai tous ceux qu'il anathematisera; je rejel- 
terai tout ce qu'il rejettera; je refuserai tout ee qu'il refusera; j'aimerai ceux 
qui aiment sa Seigneurie ; je resisterai ä ceux qui portent envic ä sa sain- 
tete; je ne m'ecarterai de ses ordres ni ä droite ni a gauche: chaque ibis qu'il 
in'appellera pour n'importe quelle raison, j'obeirai promptement ä son ordre, 
et je nie häterai de venir ä son service, ä moins ([u'une uialadie violente nc 
m'en empeche. 

.le n'oublierai pas non plus le bienfait que lua t'ait notre saint pere, Mar 
un tel, catholicos et patriarche, compagnon du bienheureux saint Pierre et 
condisciple du Celeste Paul, cu Mi'aftranchissanI ' du poids de l'argent et eu 

I. LiUeiiileiiieiil : oii iiie lumliiiil k-yer. 



86 PROFESSION DK F(M [86] 

.)^JLi>»/ jJK-ioo \^m>n ^io wJiv— o .)-JÄmD ),-oQ-. ^*Aio ^-d/; -U-oa* 
loot oiJ^M )»~-ot^; )fc^-^-po );oi uCS-soj- ,5^^ oilo^ ^-xx, a.:x*^ p 

^)ai. JLia-^ Kml^^Io ^v^ ;)0^ l!s.-jofcok/ ^s .otloot-sjJ N-i*-*i/i jlo-i^^Oi. 5 
wJ^ jootl; ^y—/ .K.iO_-^_o/; )_icu*J> w^cxioo N.-;o^Ji/; J-jooA «:i>0>oa*^ 



me delivrant du commerce terrcslre. C'cst par pure lioiite et gratuitement qu'il 
m'a accorde et qu'il a coufie a ma faiblesse le susdit diocese, qui etait a lui. 

Je dois donc en toutes choses et selon mes foroes et ma capacite etre 
reconnaissant envers sa pateniite; je proniets en presence du Seigneur, et je 
iii'fMigage ä envover ä la cellule', — que Xotre-Seigneur la rende prospiTo! 
— la part (ju'ello a dans les benefices de mon diocese. 

Je prie le Clu'ist Notre-Seigneur et je le supplie instamiueat di- nie rendn- 
digne de satisfaire ä la promesse que je viens de faire et d'acquitter le pacta 
(|uc j'ai l'aif aveo inoi-meiiie, afin que j'aie bonne reputation et que je ne sois 
pas couvert de honte avec les geus coupables. 

Si, ä Dieu ne plaise, le demon Femporte sur nioi et nie pousse ä trans- 
gresser nne de ces clioses, que je viens d'ecrire de nioi-meme, que je sois 
anatlieniatise par la parole du Seigneur et par celle des Peres spirituels; que 
je sois prive de tous les ordres ecclesiasti(jues. 

Je prends Dien et ses sainis Anges a tenioin de ce que jai ecril et de ce 
que je me suis chargö d'accomplir. 

(hie. p;ir sa gi-äce el sa misi'iicorde, il me reiido (ligiu- de reinplir les 



1:. 



■ I. (J'esl-a-tliic : le |>:ilii;iriiil. 



[S7] DKS KVKQL'KS XKSTOUIKXS. 87 

^<C^jä..oo ),-OLi^^ pa,^)©^© .^..lisoK «.ioi/i )Läa^ ^»oa^ ^>i.a,» i oo(o 

ol )__ r_ >" -« >d^lo ■ - « v> --'^ ))w^|jL^io «2l^ toLli« JO^ol wm',..iu^ K^too 

.j-w^^O» OU^O JJUO^« ^^30(0 ^30l ^OLA« ^\°l w><'^^>.^ 



obligations ([u'il m'a imposees et de niettre ou action les paroles que j'ai 
ecrites de mes propres mains. 

J'ai ecrit au mois de Taniouz 1859 des Grecs (Juillet I.VjS); oii bieii ä 
tel mois de Tan tel... des Grecs. Gloire ä Dieu. 

h'in de la Confession de foi a reciter par les eveques. 



TABLE DES >OMS PROPRES 



/ 



y=of^l m,/. fti,,,: -% 

^!/ ■■"„ 

" -' I :i,,,^ : ."i'.i, : 7c.., 
.,^1 r,:i,., 

I • - '^ N M ■ * 

;-1Sji>( 77.^ 
HoL( 77., 



^ 



,^a^ 7I1„ 

ll-^ '«12 






01 



V'-r^l '•'.*- 



[ n " - ^..«.^ :>ö. '. 77. 



4, 



DlOiOl <*V, 



.a>o|i>Niou^ 22^: i;y, 






^ 






yxcL^A\K: :)7,^; 58,; r^o^^: 7(5. 



lioij .ji-cL. i;i,, ; rf>.^_.^ : ii.-,.__,^ 

(UjuI ^a- .".iL : 77| 



.QJy.a>QJLl ~t) 



^ 



I^..Vi :li„ 



■«•., 



^ 



-oj 711, 
|_tÖJL«j 77., 






*)^ 



Vc 



^-s'H 



[89] 



^ 



rABLK DES NOMS PROPRES. 



80 






%-■,; 'i^s-, ^v, %; 69,; ''s:'2,; 



,iga'<.\.q 6:3, 

'" ■■'• •^ 76g 
puüii^ 76„ 



iJiSi 76., 






\a\= ^oxxi^ 17^; Ol,,; B2,..,^„; m„\ 

ßSs-u«; ■"7; **•%. 

76, 



L 



«fiDOtot|L 84 
()ooto) tioolL «2 



T. VII. — I-. 1. 



TABLE DES CITATIONS DE L'ECRITURE 



I Ancien Testament. 

Genese xii, 3 58 

— XXIV, 12 ß3 

— XXXI, 44. 52 22 

- xLix. 10 ' . . . . 59 

Nombres xvii 18 

— XXIV. 17 58 

Deuteronome xvm, 15 58 

XIX, 15 22 

II Rois 11, K. (J3 

Job III, 7 el suiv 40 

Psaumes i. 3 54 

— II, 7 58 

— VIII, 1 59 

— XXXIV, 8 34 

— XI.IV, 23, 2«, 27 38.43 

— XLV, 8, 14 .59,65 

— XLIX, 13, 21, 17, 18 31,39 

— Lxxviii, 34, 36 79 

— Lxxxix, 37 59 

— cv, 18, 19 39 

— ex, 1 59 

— cxii, 6. 7. .' 24 

Proverbes ii, 6 18 

Ecciesiastique xxxiv, 21, 24 80 

Isaie I, 13, 15 79 

— XLiii, 10 28 

Daniel in, 29, 40 23,36 

II Nouveau Testament. 

MaUlüeu v, 44, 45 72,73 

— VI, 24, 33 12,73,80 

— VII, 7 et suiv 12,80 

— x,18, 19, 28 11,12,23,38 

— 32,. 39, 40 39,47.51 

— xviii, 16 11,22 

— XX, 1-9 11,45 

— XXII, 40 67 

— XXX, 34, 35 12.46,51,52 

XXVI, 41 11,37 

Luc IV. 24 51 

— VI, 27, 28 73 

— X, 38, 42 , . . . . 11,12,55 



Luc XI, 17 80 

— XVII, 33 51 

— xviii, 14 12,81 

— XX, 38 32 

- XXI, 19 11,44,51 

— XXII. 19 11,25 

— xxiii, 43 31 

— XXIV. 49 (iO 

Jean i, 46 12 

— VII, 4 12,62 

— XI. 9 51 

— XII, 25 51 

— XIV, 19 11.21 

— XVI, 24 13,64 

Actes I, 4 et suiv 60 

— II, 13,46 61 

— III, 1,2,11 65 

-^ IV, 22 65 

Romains ii, 20 

— V, 34 22 

VIII, 17, 18,31 27,28,29 

35. 37 31.34 

— X, 9 23 

— XIII, 13 51 

I Corinthiens ii, 9 43 

— III, 8, 15 45,46 

— IX, 25 44 

— XIII, 4, 7 - . . . 49 

II Corinthiens iv, 17, 18 51 

— VIII, 12 37 

Galates vi, 17 46 

Ephesiens iv, 2 51 

Philippiens i, 23 29 

— II, () et suiv 50 

— III, 14 44 

Colossiens i, 18 27 

1 Tliessaloniciens iv, 17 52 

I Tiiii<)Üi(;<: II, J2 (>8 

VI, 9, 13 ... 22,74 

II Timothee iv, 8 45 

Ilcbreux iv, 13 73 

— IX, 16 28 

— XI. 10 29 

Jacques ii, 19 66 



TABLE DES MAXIERES 



Pages. 

AvERTISSE.MENT ] - | 3 

Tkaite sur les Maiityiis, compose p;!!' Mar l.sai, prelre et docicur 15 

Table des Chai'itres ITj-lü 

Chap. I. — Quelle a ete la cause de Im redaction de ce traite? Ki-Mi 

Chap. II. — Pourquoi ceux qui ont soulfeit pour N.-S. le Chrisl oiit-ils porle le 

noni de martyrs et de confesseurs ? 20-24 

Chap. iii. — Que signifie le mot Coiimit-moraison? Ce iie sont pas les saints, 

mais c'est nous qui tirons proiil de la conmit'moraison quo nous leur l'aisons. 24-27 
Chap. iv. — Pourquoi le jour de vendredi, (pii suil la fete de la Resurrection de 
notre Redempteur, l'ait-on la conimemoraison des illustri's. bienheureux 

et glorieux martyrs V 27-29 

Chap. v. — Oü seront les änies des justes jusqu'ä leur retour daiis lours curpsV. 30-82 
Chap. m. — Pourquoi quelques-uns des confesseurs oiit-ils ete secourus dans 

leur combat et delivres. tandis que les autres ne ront pas eteV H.S-.SS 

Chap. \ ii — Quaiid nous venerons les os des martyrs, ce n'est pas dun culte de 

latrie que nous les lionorons 38-43 

Chap. viii. — (^liacun selon sa bonne volonte, et non pas seulcmenl selon ses 

Oeuvres, sera remumire et recevra la recompense 43-47 

Chap. i.\. — Resume de tout le traite. Bons conseils 47-52 

Cause du Vendredi d'ür, compose par Hnana d'Adiabene 53-07 

Cause des Rogations, par le lueme Mnana 68-81 

Profession de foi ä reciter par les eveques avant Fordination 82-87 

Table des nonis propres 88-80 

Table des citations de l'Ecrilure 90 



HISTOIRE NESTORIENNE 

(CHRONIQUE DE SEERT) 



PATR. OR. — T. VII. — F. 2. 



HISTOIHE NESTORIEN?sE 

(CHROMQUE DE SEEKT) 



SECONDE PARTIE (I) 

PUBLIEE ET TRADUITK I'AH 

M^-^ ADDAi' SCHER («i i. 

AIICIIKN AoUK CHALDliEN DE SliEllT ( KT 11 DISTAN ' 



PERM IS LVIMPRIMER 

Paris, le 4 Juin 1909. 

P. FAGES. V. g. 



'l'oiis (liuils r(5serv<5s. 



miRODUCTlOX 



La deuxienie partie de cette histoire, qui renferme les evenements de 
l'an 484 ä Tan GSO, est contenue dans un manuscrit unique, eonserve ä 
notre bibliotheque de Seert'. Nous avons dejä marque, dans rintroduc- 
tion ä la prämiere partie, les principales raisons qui nous ont porte u 
regarder cette deuxieme partie comme h. suite de la prcmiere (cf. Patrol. 
or., t. IV, page 217). 

Le manuscrit mesure 24 centimetres sur I 7 ; le commencement et la 
fin ont disparu. Les folios qui restent sont au nombre de 182; les pages 
ont ete recemment numerotees au crayon. 

Les particularites de ce manuscrit sont absolument les mrmes quo 
Celles du manuscrit qui contient la premiere partie"'. 

Le manuscrit a du passer sous les yeux de M»'' Ebedjesus Khayyal, 
archeveque chaldeen de Diarbekir, et mort depuis patriarche de 13aby- 
lone : les notes marquees au crayon en bas des pages, ainsi que la nume- 
rotation des pages elles-memes, seudjlent toutes dues a sa plume. La 
note placee en bas de la page 2C)'S du ms. n" XCl parait encore ötre de 
lui. Cette note, avec la deuxieme note placee ä la page •jl2,u" XCVIIL 
a ete ecrite seule ä Teuere; tandis que toutes les autres ecrites par lui 
sont marquees au crayon. 

Nous nous sommes abstenu a dessein de m iltiplier les notes 



1. A. Scher, Cataloirue des iiianitscrils sijriaqnes el arabes conservcs dans la bihlu.- 
theque episcopale de Seert, afec notes bibliographiques. Mossoul, 190,"), w" 128. — 2. ^ oir 
Patr. Ol-., IV, 215-210. 



98 IXTRODUCTIOX. [(>] 

o-eographiques. On pourra consulter les Auszüge aus syrischen A/>fe/i 
de M. Hoffmann '. 

Nous remerclons M. Robert Griveau, archiviste paleographe, qiii a 
bien voulu relire la derniere epreuve de ce travail. 

Addai Scher, 

Arcliev(}que clialdeen de Seert. 
I. I-oipzii;-, 1886. 



/» 



^Aj ^[„Vl'UJl i_$ V u 



^_c Li^ll J^j .'Ujjl jL::^V Ulj JU-Jl J^-;lj .jj-Vl j:..>^1j <.(} 
4;j_Jl ^ Ifr ^jjJlj 'L'jJi ^j i>!^ j_j^l -^,^J .ij"jj-«jtJl JaaLlJ iUJ! ^ 

1. Orilinavit, manus imposuit ♦---) j.~'. 



(]. HlSTOTRE DE BaHOI, LE VI>f;TIEME DES CATIIOLICOS. ') 



[Baboi Tcqui' ' d'oiix' beaucoup irargoiit ; il deposa ceux (jui ocen- 

paient les sieges, parce qirils avaient lancö contre hii des propos injurienx 
alors qu'il etait en prison. 

De son temps tont tomba dans le troublc et la confusion : les liommes et 
les femmes se niirent ä intrigner ponr elire les evequos et les faire consacrer 
ä force de presents. 

« Celui-ci, disait-on, est Tevecpie d'nn lel; celni-lä est Teröque d'iiiie 
teile. .. Les fideles dirigeaient les ailaires de TEglise, olTraient le Sacrificc dans 
leurs maisons et conferaient le bapteme hors de l'eglise; les eveques pernii- 
rent aux l'emmes d'entrer dans le baptistere pour voir le bapteme; des 
Oeuvres honteuses furent pratiqnces; Tadultere etait frequent; les momes et 
les pretres se marierent illegitimement '; et, si l'on excominuniait quelqu'nn 

1. Cf. Mahi, ed. Gismondi, «e.r/«s arahicus, Rome, 1899, p. 41-«; 'A.Mn, ed. Cis- 
mondi, Rome, 189(5, p. 29-,34 ; BAniiKBn.i;us, Chronlcon Eccles., pars II, ed. Abbeloos- 
Lamy, Louvain, 1874, col. 60 et suiv. : Redjan', Acta martijrum et sanct., 11, p. O.ü-'i. 
— 2. C'est-ä-dire des eveques (voir Mari, loc. eil.). — 3. Barhebni^us, /or. vit., col. 74 
et 76, rapporte ces falls au temps d'Acace, cathob'cos. 



l\ I 



100 IIISTOIRE NESTORIENNE. [8! 

i,_. . . ^i Jj-i^i ^ i^J O iSy^ «CiaiJ jUVl ^^p- ijl jl^ .^^Ij j^,/'^ (j 

i_5_^l i;l»*.) jj^ j-i^i«Jlj i-^l^Jl cJl J |_jjc»:b-l (^^r!^. ^ 'i;Vl (^b ^ 

1. xaTotpaui? >m.^^a>;t^ ex .iciNj. — 2. Coeiiobitae, Monachi Wi^t- 



poiir Uli peche comniis et qu'on lui iiiterdit l'entree de l'eglise, il s'appro- 
chait des sacremeiits dans les maisons des üdeles. 

Les Peres, temoins de ces choses. se reunii-ent an la vingt-cinquieme ' 
annee de Pirox, pour faire des reproches ä ßaboi sur sa conduite; ils eta- 
P. ti blirent des canons ' oü ils interdisaient le mariage avec la femme du pere, 
avec Celle du frerc, avec deux femmes, et beaucoup d'autres choses encore. 
Buboi, d'accord avec les eveques ses partisans, se pronoiK^-a contre eux et 
les excommunia; ceux-ci agirent de meme et anathematiserent quiconque 
transgressorait cc qu'ils veuaient d'etablir et de prescrire. 

Bar.sauma, eveque de Nisibe, ecrivit une lettre % dans laquelle il permit 
le mariage aux pretres et aux inoines qui ne pourraient vivre dans la con- 

1. Ou plutöt vingt-sej>lii'ine (voir la note ci-apres). — 2. II s'agit ici, croyons-nous, du 
synodcule IJeitli Lapal , tenu sous lapresidence de Barsauma de Nisibe (voirJ.-B. Chabot, 
Sijiiodicon Orientnle, p. 308-9;. Les quelques restes de ce synode, conserves dans la 
lettre d'Elie de ?visibe '), et dans la Regle des jugements ecclesiastiques d'Ebedjesus, et 
edites par Cliabot dans le Syn. Orient., p. 021-5, fonl allusion aux desordres qui, d"a- 
pres notre auteur. se produisirent sous Baboi'; bien plus, les canons cites par Ebed- 
jesus au livre II. Ir. III. cliap. iv et v, sont les memes que ceux dont parle ici l'auteur. 
D'apres les acles du synode de Baboi le comile de Barsauma se reunit au mois d'avril 
de l'an vingl-septieme de IMroz, e'est-ä-dire en 'iH'i voir Sijn. Orient., p. 312; cf. la 
Leitrede Simcon de Beil/t .{rsani, apud Assemani. />. O., I, p. .'ir)4i. — 3. Une lettre 
synodale (Mari. p. 'iI-2'. 

il. Homaiqiioii? iii i|ni^ !<• 'X' fragmenl : [-^.^s^ t^'j-a Njjj>i,|. .iDoiouam. ;-^^:i; ^Ltixo. ir:i|ipartient pa< 
au syiiDile de Builli Lupal., aiiisi quc lo sui>pusf M. Cliabul, iiuiis an i-oncile de Glialci-ddinc. On ti'nuve 
dans un ms. conleiiant le Tniilc di' droit canoiiiqiic d'Kbedjosus et la Lettre d'Elie de Nisibe, la m^nie ei- 
talioii sous Celle rubri(|iir : ijo..->\n-. ^^^±31/. jho.ouqj». jm^jL; poxi). VA vcjici l'eiidrojl du canon (pii 
a du Olre transcrit a rebunrs dau- lo ni>. Av M. Cliabut : t,.,p<i^ |^coo< 00, |La^\^< ) i, pt» , .^~ 
... nn, fn ^LiN\ ^v^ooi |>— \ .ma\3a^ . i ri nn ■ ^yi^;a. ICt de fait 011 trouvc ii' uiiMiir caruiu paruii ceux du 
(;oncile de C'.liaicedoinr (toui. 1\". Concil., p. 69.">, canon 12). — Notre ms. a eti' Iranscrit sur l'aulo- 
graplie de l'auleur, eii I.")3.">. ä Djezirö; nous en avons recemment fait l'acquisilicjn. 



roj . I. — IHSTOIRE DE BABOI. lol 

^y>- L« •ui <J1 j^^„ ^.^ ("Jv'^ ^^-^ tJ>i.-^ ls'' v-^ -^ ■^-"^ ^ '-^•^. i^^^ * !'• ^ 
^,_p.- ^ <ljo-_5 Jj— j j»^ üÄÜlj -i^iVl e- i- äJ >^" J jj^ ^"IX* <)^_J -Clcj i_^U 

.<»rLÄ. CypM ^l::5C)l -Ut ^_^j i5>-:^ .^^^^ . dUi ^Ui ^ri/. iJ^ '-^^.-? •-^'^^ 



tinence. II preuait pour prutexte la parole de Paul : // ranl inieiix se niancr, 
ijue de hruler par la coiicxpiscpucc '. Les eveques assembles avec lui approu- 
verent ce decret '"'. 

En la vingt-sixieme ' aniiee de Piroz, la persecutiou se dechaina contre, 
les chretiens ' dans la regioii de Seleiicie-Ctesiphon {Al-Mailähi '). Ce roi 
ordoniia aux cliretiens d'appeler le soleil « Dieu ><, le feu, l'eau et les astres 
« enfants des dieux ». (^)uicoiique refusait d'obeir etait mis ä la torture. Les 
cliretiens tomberent dans un grandmalheur; les unspersevererent, les autres 
succomberent'. * Baboi, epouvaiite de ees ehoses, ecrivit une lettre äZeiion ', 
roi des Grecs, pour lui exposer ce qui etait arrive a ses ouailles et le prier d'e- 
crire ä Piroz, afin qu'il allegeät leurs souHVauces; il mit la lettre dans le creux 
d\me canne et Tenroya avec un messager. Celui-ci, ä son arrivee ä Nisibc 
(Nasibin), fut reconnu par les partisans de Bar Sauma qui intercepterentla lettre 
et l'envoyerent ä Piroz. D'autres disent que cefut Tosuvre de Bar Sauma. 

Le roi appela Baboi et lui remit la lettre munie de son sceau. 11 ne pul 
eil nier Tautlienticite. II avait insere dans la lettre ce que Ijanania et ses 



1. I Corinlh.. vii, 9. — 2. Ici notre auteur semble ne pas idoiilifier cette lettre syno- 
dale de Barsauma avec le concile de Beith Lapal. — :{. Ea 483/4; cf. Elic de Nisibe, apud 
Barhebr., Chroii. EccL, II, col. 60, ii. 2, oii il est dil que Baboi a tte crucifie en l'aii vingl- 
sixieme de Piroz. Selon Elie de Nisibe, la vingt-sixieme annee de ce roi repond ä Fan 
48.3/4 de notre ere; car cet ecrivain fait regiier Piroz en 458. — 4. Bartieitra-us, Chron. 
EccL, II. col. 6(5, atlribue cette persecution ä Barsauma de Xi.sibe. — 5. Le mol Al- 
iVIadäin, les Villes, chez les Arabes et les Syriens est lequivalen de Seleucie-C;i6siphon. 
Nous le Iraduirons toujours par : Seleucie. - ß. LiH. : ils se .ransporlerent, ce qu'on 
pourrait traduire par : ils se transporterent ailleurs en s'enfuyant; ou bien par : ils sc 
transport.'i-ent a la religion des Mages. — 7. Corriger la lecon de 'Amr, p. 30, ou il dit 
que cette lettre a ete adressee a Leon en 481. date a laquelle Zcnon avait dcjä succede 
ä F^eon. Le premier regna de 474 a 491. 



1'. :i 



102 IllSTOIHK XF.STORIEXNR. . [lO] 

jj^.-» ^^'-^^l v^*^'' ^J ^■^ ■ J'J^^ dilU-. JU Ja yt ^A JS\ S^.^liJl Ä<1LJ1 







compno-noiis avaient dlt fouchant Nalmchodonosor (Bakhlinisar), ä savoir que 
Dien Tavail livre a un goiivernemciit impie, le plus mauvais de tons les gou- 
veriiements de la terre'. Le roi, s'etaiit fait lire et traduire le message eii 
persan, s'irrita conlre Baboi et lui dit : « Tu merites la mort, parce que tu as 
appele mon empire uu empire lyraiinique et impie"; j'aurais du te mettre ä 
P. '. mort des le jour oii tu m'as desobei en ordonnant ' des eveques; mais, ayant 
n^glige de te punir, tu as outrepasse les bornes. » 

« Par le gouvernement impie, dirent les chietiens qui etaient presents, 
il a voulu enteudre un gouvernement oppose ä celui des cliretiens. S'il avait 
neglige de le dire. les Grecs auraient cru que tu es chretien, et c'est par 
la qu'il aurait deslionore ton empire. » Baboi s'excusa en disant : « Je pric 
toujours pour Ic roi; je le benis et j'aime son empire. — Ton crime, lui 
dit Piroz, est trop grand pour etre pardonne. Si Tamitie, dont tu viens de 
parier, est sinccre, adore le soleil, afm que je puisse m'en rendre compte. » 
Baboi ayanl refuse, le roi le condamna ä etre suspendu a une potcnce par 
le doigt memo qui portait Fanneau df)iil 11 s'etait servi pour sceller la lettre. 
On le suspendit par le pctit doigt liors de Seleucie, oü on le laissa jus([u'ä 
ce qu'il mourüt '. Des gcns de IJira porterent son corps dans leur ville, oü 
ils rensevelirent. Son nom fut inscrit avec ceux des martyrs. II fut patriarchc 
pendant plus de vingt ans '. 

1. er. Daniel, in, ;!2. — 2. Injuste d im])ie N^'aj' j>lO'. Mari, p. 42. — :>. Kn 'iSi, 
quelques mois apri's le synodc de IJeitli l.apal . qui eut licu au mois d'avril (voir ci-dessus, 
p. 100, n. 2i, lo roi Piroz etanl mort au commencement de Fete de la meme annee. — 
Corrigcr la le?on de Anir, qui dit que Haboi a ete mis a mort en 792 des Grecs (481). — 
'i. Selon notre auleur. Bahoi ful consaere Catholicos avant 464; selon Klic de Nisibe, 



[11] II. — lIIS'roiRE DE LEON, UOI DES CRECS. 10.! 

^^J\ ciA-U jjV 



L^_j jL4« -fjj^ ij^ JJ^ ^^ ' j-cC-^ ijU «_— j ^Y~^j «— ;■ i-- j ' • p. 
^_^ j»,U;~.lj LLL-l \-_-»i:^ ^..Jis-lj . ^,.Ä) |»,l9 s.>lä:^l ^^ <.lü ,3 <)U>c^ij •u'j-Cx..wi 

.Jj;LL.j *-= '^■^ V^ -^^ ÄjJalL £!l -uJii- <]jjj ^Oj . ^'i 

1. ,jJC.^. - 2. ioUlx)'. 



II. — HisToiRE DE Leon, koi des Gregs '. 

* En 7G9 - crAlexandrc (M-Iskantlar), Leon {Imouii) re«iiia siir les Grecs. II • i> 
etait brave; il embrassa la i'oi orthodoxe des P»!'res de Chalcudoine ' (Qtil/,-r. 
(loniija). Timotliee (Timdtlu'ioiis) palriarclie crAloxandrie [Mruidarnja) et ses 
Partisans s^elforcerent de le faire renonccr ä sa foi. II refiisa: il reunit nieme 
cinquantc cveques ', pour s'informer aupres d'eux de la Ini des 'M8 (evc- 
qiies); il adliera ä la foi orthodoxe qu'ils lui exposerent, et exila les dissi- 
dents''. 11 y eut ä Constautinople {Qostnntiii'nj(i) un grand trcmblonuMit de 
terre, qni lit cronler beaucoup d'egliscs et de maisons". 



Barhebr., Chron. EccL, II. col. liO, n. 2. il fut elu sous le regne de Maicicn (vers 4."ifi/7 . 
'Amr place son election en lannee 777 des Grecs (40Gi, et le l'ait regner quinze ans. Ct. 
Mari. Barhebr;eus (col. 62) semble etre d'accord avec nolre autenr cn disanl que ßaboi 
a ete elu catholicos ä la suife de la conclusion de la paix (4(i'i) entre les (irecs et los 
Perses. 

1. Cf. Evag., lili. II, c. IV et seq.: Barhebr.. Chron. Si/r., ed. Bedjan, p. 72: Ilist. 
des dijnaslief, ed. Salbani, p. 145. — 2. 458. Leon fnt proclame empereur le 7 levrier 
457. _ 3. i,es Nestoriens tanlöt acceptent le eoncile de Clialcedoine, en tant qu il con- 
damne les Monopliysites; et tanl.U ils le rejellent, en tant ipril reiU-re la condamna- 
tion de Nestorius. Le eoncile lui-menie a ete incorpore dans la coliection des synodes 
nestoriens (voir Chabot, Syn. ()>ienl., Introd., p. G). — 4. 11 s'agit ppobabb'menf du eon- 
cile que tint Gennade de Constantinople vors 4,59 avec Sl eveques contre la simonie (voir 
lom. IV, ConciL. p. 1025 et 10:50), —5. Allusion ä l'cxil de Pif rre le Foulon. patriarche 
d'Antioche. — 6. Un terrible incendie, d'apres Barhebr., Chron Syr., p. 72. Gel inccn- 
die eut lieu en 465 (Evag., 11, xii). 



104 IIISTOIRE XESTORIENNE. [12] 

i.:.U:\i>...S\\ SJ^ ^j^^ _r^ 

p. 6 >^ä-.l Li^ -y-ij ö- j>_,^j ;i-^^l ^J^ ^Jj .üJi:»_ L»J jjV ^b ijyj -^^s- 



1. ,bi;^ Ul^j vel ,.^i>3 U.'T. - 2. ULL,^ U^r r'i 



III. HiSTOIRE d'A>'A.TOLlUS {Alltoulis), P.VTHIAliCHE 

DE CoMSTANTiNOPLE (Qostantiniy(t). 

Cet homme pur laissait croirc ä Dioscore (Dis(ioiin)} ([u'il avait la ineme 
foi que lui'. Mais dans le concile de Chalcedoine, il Fanathematisa et fit 
p. 6 valoir la cause de Leon (le pape) * en s'en tenaiit a sa doctrine -. II gouverna 
l'Eglise pendant vingt et un aiisi '; il deposa en faveur de l'orthodoxie d'Ibas 
{Hiha), eveque d'Edesse (Ar-Rohci), et de Tlieodoref (TddriUnis), eveque de 
Cyr [Qourous), et attesta qu'ils n'avaieut d'autre Imt en anatliematisant Nesto- 
rius {IScstoiiris) que de faire marclier les allaires. 11s conlessaient tous, deux 
natures^ (en J.-C.j- Vous pourrez vous en rendre comptc en lisant leurs 
livres et leurs lettres. 

La doctrine des Tlieopascliites n'etait point connue en Orient; tous les 
Orientaux s'eii tenaient ä la foi orthodoxe, que leur avaicnt transmise Adda'i, 
Mari et leurs pieux successeurs. 

Apres la conclusion de la paix'' enire lazdgerd et Tlieodose {Tiddd.sis), 
(|uel(iues Perses ', dans le but d'acqucrir de la science, se rcndirent ä Edesse 

J. Se rappclcr que rordination d'Analolius avait ete faite par le parti de Dioscore (cf. 
J,eo, Episl., 40). — 2. Cf. tom. IV, Concil., p. 448-9. — 3. II mourut en 458, aprös huit 
ans et huit mois d'episcopat. — 4. Allusion a leur etablissement sur leur siege (voii- 
tom. IV. Concil , Act. IX, concil. Chalc, p. (120 et suiv.. et 677). — 5. Litt. : deux sub- 
slances. — (i. .l'ignnrc de quel traile de paix il s'agit ici. Vers 417 Tlieodose le Jeune 
concliit la iiaix avec Jazdf;rrd 1 ivoir Socrate. Vil, xx;. .lazdgerd II de son cote, vers 
la lin de son regne, fit la jiiiix avec rempereur des CiPecs (voir Barliebr., Chron, Sijr., 
p. 701. — 7. Allusion ä Pliiloxene et ä ses compagnons monopliysiles. mentionnes dans 
la lettre de Sinieon de Beilli Arsam (voir Assemani, B. 0., I. p. iiöi-oj. 



[13] IV. — IIISTOIRE DU ROI ZENON. 105 

4JL!1 (»^/.ä-» 7V-^ ^_-=-Lj IL-i-lj jLsÄJI l^^iai) IjjUj jLks >_ic-.' ^^j^l ^^ÄjuJ 



.ÖXJ\ 



^r. 



1. In margine : graphio : ~^\_ 



(Ar-Rohü), oü ils eiitendiroiit les paroles de DIoscore et de sos partisans, qui, 
pour avoir enseigne une seule nature daiis le Christ, ont öte anatliematises 
par le concile de Chalcedoine. Leur doctrine se repaiidit et s'affermit; eile a ete 
proclamee par Jacques * Baradee [la'fjouh al-Darädc'i), Jacques de Saroug [As- 
Sarou(lji), eveque de Balnaii (Fatndn), Severe {Sdirarrd), Pierre le Foulon iPatrd 
al-Qam'ir) et Philoxene {Akhasm'njd) de lAIabboug {ManbidJ) : que Dieu le Tres- 
Haut les reude detestables eux et leurs iunovations. Leur liistoirc, s"il plaif 
a Dieu, trouvera place (laus cet ouvrage '. 

IV. — Hjstoire du ROI Zknon '. 

En 783 d'Alexandre ■' {Al-hkamlar) mourut Leon (Ldouii); Zenou, son 
gendre, lui succeda ; il appartenait ii une famille senatorialc; il etait brave 
et chef de brioands. 

On avait averti Leon d'un complot, trame contrc lui par ses geueraux; 
il les punit et echappa ainsi ä leur traliison. Aiors Zcnoii jouit de restimc 
du roi, qui le nomma general de ses troupes et l'euvoya contre les barbares, 
qui avaient fait une incursion dans son empire. Zenoii les ayani niis cn 

1. Voir ci-dessous, p. 120-122 et l'.O. — 2. CA. I'.vaj^.. lili. III. c. i et se(|. ; IJarliObr., 
Cliron. Si/r., p. 7.'5-4. — 3. Leon mourut au mois de jauviei- M't. 



106 IIISTOIRE NESTORlEiN'NE. [14] 

^,-LL!I A__Lt o'^-i ^^ .A^lj ^b OjcJjJ dL.\j ^ ^Ül Ji>J vJJJä /-M-JJ C-'j.;! 

ixi«^'' aJ cuLaj-j A.:L=-j A,i.3j '^j:!- du jl -u. <«j,aj -' ili»l ^^^'^j .U-ü)l ÄlLrUJl 



(leroute, Leon lui donna sa fille en mariage et lui legua son empire. Mais, 
1'. 8 apres la mort de Leon, ' les olici's se reunirent et nommerent erapereur le fils 
de Zenon; cetait le petit-fils do Leon et il portait son nom. Sa mere lui dit : 
(i Si ton pere vient te saluer, öte le diadi-me de ta tiHe et mets-le sur la 
sienne. » Quand donc le peuple, accompague de Zenon, vint presenter ses 
hommages au jeune roi, celui-ci obtempera ä l'ordre de sa mere. Alors les 
Grecs louerent Dien et le remercierent par des acclamations de joie. 

Zönon regna. Mais sa belle-mere le trahit ensuite et excita son propre 
i'rere ' ä le traliir. Celui-ci l'aflaqua et le chassa de Tempire. Apres un (jloi- 
gneraent de deux ans, les anciens guerriers grecs le rappelerent; il battit 
son frere % le mit en deroute et le tua apres deux ans de regne. 11 tua aussi 
sa belle-mere. Devenu le inaftre de lout l'empire, il chassa les heretiques et 
iidhera ä la doctrine des dyopliysites ; mais il cliangea d'idee k la fin de sa 
vic, et protegea Picrn- le Foulon '. II conclut la paix avec le roi de Perse. 
1'- '■' ■ A son epoque une grande l'aniine dosola la Syric '. Son regne dura dix- 
sept ans '". 

1. Le ms. a sl^'. Sans doiitc une faule pour U'^i.'. — 2. (l'csl-ä-dire le frere de sa 
belle-mere. Voir la nolc ci-avaiit. — 3. Allusion ä son Iionotique. — 'i. Cf. Mari, ]>. 42. 
— ö. 11 mourut en 4'.il. 



1'. M 



L15] V. — MORT DE PUIOZ, ROI DES PERSES. 107 

jU jl 'j-*-;j il' J^ ^\ Jly^l li ^?^' J^ \ i_^U3 U^ <Üä! ^j^\ jUl JjJ.) 

4jl ^fl. .tli -U Jj j_^^ o'^ ^ ' L.9J .öul^,-^! ili Jda^ jl U~L- dJbd V. 

jj , 9 C- '^J . j jsUl C V^'j *jU>-J ^^i^l I vUis .1 A;Jj; i r=- iiJjl^- ^J->^J *£.y>-jj 



^^ MOUT DK Pnio/,, uoi Di;s Perses '. 

Piroz, deux ans apres son retour du pays des Turcs et sa delivrance de la 
mahl du roi des Ilaital'-, pour se venger de raflVont qu'il avait reeu, revint ä 
la Charge, violant ainsi ralliance qu'il avait conclue avec ces peuples, cassaut 
le contrat et se decidant ä faire perir leur roi. Sans songer ä la longanimite 
de Dieu envers lui, il fit vceu que, s'il revenait de la sain et sauf, il aneantirait 
la religion cliretienne. Son coeur s'endurcit commc celui de Pharaou : le 
malheureux ne savait pas que c'etait lä que la punition Tattendail. Avant 
son depart, il ordonna au Marzban d'Iraq ' de detruire les eglises et les 
monasteres, en attendant son retour. Celui-ci deinolit I'Eeolc de Mar 'Abda ' 
et beaucoup de monasteres. ' Les cliretiens cn furiMit allliges, et plusieurs - i-. i„ 
d'entre eux se refumerent en des lieux loiutains. Piroz, sur son clicniin, nias- 
Sacra trois eents cliretiens. 

Les Haital, ayant aperru son niouvemenl, son retour et sa periidie, lui 
livrerent un combat acharne, dans lequel ils tuerent la plnparl de ses soldats; 
les autfes prirent la fuite. Piroz, de peur d'i'lre fait prisonnier, se jeta sur 

1. er. Tabari, traJuction de M. .Nnrldeke, p. 12(i rtsuiv.; Mari p. '.2: Procop., lil). II. 
De hello per s., c. iii etiv. — 2. Xotre aiitrur les appello aillenrs UuU'A Ilaplitariles, laii- 
töt Turcs (voir ci-dessous. p. 124-128 et 14(i): en syriacpie : i-vt.=.o„ o^^: lmi g-rec : 'EiOaX?- 
T«i, 'ASöAai. Co sont les Uuiis Blancs, qui occupaient la 15atti-iane et les regions voisiiies 
de rOxus (voir LAitoruT, Le Christ, dans l'einpire persc, p. 180, n. 2 . — .5. En sy- 
rlaque: Beilli Aramäye. — 'i. Voir Li preniiere partio Ao eelle liistoire, n" LX. 



108 IIISTOIRE XESTORIENNE. [lül 

iJÜpL^l ^ J^_ Jj . JjU Jj>i iS <-Ü J^ij "^ ^ ^ ^^^ ■ ^'.^rr-^ ^"^y. j' 
J^j .<ic i%_j -tj^ j iJ^ j^lcj "C <,U1 ^b^J -(^^^ (V. ^J^r^ ^J-^J 4^ 



son epee, ä Fiiistar de Said ', et so tua. Les Ila'ital ne le surent que lorsqu'il? 
le Irouverent eteadu parmi les morts. 

Dieu eri dölivra (les iiommes) ; ses stratagemes se retournerent contre lui 
et sa violence (rejaillit) sur lui. Dieu detourna ce coup des chretiens et nc 
les lui' livra point. ("/est ainsi qu'il avait puni PJiaraoii, eu le faisant eu- 
gloutir par la mer, parce qu'il avait resolu de inolcster les eufants d'Israel'; 
c'est ainsi qu'a ete massacre daus le tcmple de ses idoles Sennaclierib 
[Sanhdrib), qui avait jure ki perte des enlants dlsraöl et la ruiiie de Jeru- 
salem '. 

r. 11 VI. lIlSTOlBE DE GkNNADE, * PATIU AUCH E 

II K Cü.NSTAXTINOPLE ''. 

A la mort d'Aualolius '' {Aiitnunis), patriarehe de Coiistantinople, Geunadc 
(Aijhändd.s) Im siiceeda. De son temps les luttos et les trouldes agiterent l'em- 
pire et TEglisc cn Orient ' et en Ürcident \ En Oriciil liar Sauma lutta avec 
Babo'i"; Pierre le Foulou, patriarclie d'Antiochc {Anhilinja), soutenu par le 
roi Zi'iinii, agita rOcciddil el aiiatliematisa quicoiupie cdufesserait dciix na- 
tures '" daiis le Clirl-^t. (lennade ei Felix " {FilidjidHs), patriarehe de Roinc, lui 

1. Cf. ISani.. xxxi. 'i. — i2. Litt. : entre ses niains. —3. Cf. Exode, xiv. — 4. Cf. II Rois. 
XIX, 35, 3ti el .37. — .-j. er. The.Kl. I.ect., Migno, P. G., l. LXXXVI ', col. 172. — Ü. Arri- 
vecdans le iiioisde jiiillctderaia 4.")8. — 7. (/est-ä-dire dans rempire perse. — 8. C'e.st- 
ä-dire dans I'empire roniain. — 9. Voir ci-ilessus, p. 100. — 10. Litler. : siibstance. — 
11. Serait-ce Fc'lix llly Mais ce papr commenra a regner en 483, c'est-k-dire douze ans 
aj)res la mort de Ccnnadi^. Ce serail donc le papo Ililarins '401-468). Dans ce cas notre 



[!'] VII. - illSTOIRE DUN DKMON RT DüN MOINK 




.-cj^n j «9j j,_^^ 



jlkjL'l ^ _a1J1 



(^ 






resisterent; ils reunirent les Pere?, retahlircnt la foi et anatln'matisörent qiii- 
conque confesserait une seule nature clans le Christ. Üeniiade fut patriardic 
pendant quinze an.s '. Son successeur llilidi3^on(?), apres trois ans de pontifi- 
cat, mourut dans un incendie qui eclata dans la ville -. 



VII. IIlSTOIHK d'u>- MOINE AVEC LE DEMON. 

Dans nn desert vivait un ermite. Satan, deguise en moiue, viut le trouvcr • p, 12 
pour le prier de le recevoir dans sa cellule et d'accepter ses Services. Le moine 
y consentit et le laissa logcr chez lui. Au bout de quelques annees, le diablc 
maudit lui dit : « Je voudrais de la viande; si tu ni'aidcs, nous immolerons 
un bclier qu(! nous mangerons ensemble. » l^c nioine refusa en disaut : « A 
I3ieu ne plaise que je rompe le pacte que j'ai fait avec Dien, (hiant ä loi, 
si tu ne peux maitrisor ton appetit, mangc co que tu voudras. » II cut l)eau 
retourner ensuite plusieurs fois A la cliargc, le moine rei'usa toujours. Alors 
ce diable, deguise en moine, apporla un belier, l'egorgca, le iil rötir et le 

auteur lerait allusion a la lettre que ce pape eiivoya aux eveqncs trOrieiit pour elal)Iir 
la foi calholique (voir Baron, ad ann. 'jlil et Acta SS. April., tom. I, p. .'i2) : 011 bleu 
il aurait lait allusion ä la lettre synodale de Gennade (voir ci-ue.ssus, p. 10.!, n. 4). — 
1. 11 mourut en '»71, apres un puntilleal de Ireizo ans et deux niois. — 2. f.e suc- 
ces.scur de Gennade Tut Acace, qui mourut en 480, apres avoir lenu le siege environ 
dix-liuit ans; et Tincendie dont parle ici notre auteur eut lieu un 'i56, du vivant memo 
de Gennade. .jjJ-»L» .serait donc une faute du copiste, voir ci-dessous, n" XI, oi"!, a la 
place de .0 jJj>, on lit ^jiijs : ce qui serait sans doute une corrujition de ^^^^'i'. 
PATR. on. — T. Vir. — F. 2. ff 



110 IlISTülRE NRSTORIENXE. [18] 

j jjl^lJl jlkJÜl >^U .^),'\ J^ ^l^U Xj\y> ;)LJ1 i:.jU j»r .^.J U J<^ 

J L^JU^ örr^'^ -^'-J -v^^J^ ^^" '^'^ '-^'^ ^^^-5 '^:-^-' '"^ v-*^J^ '^■>i'' 
j^yJi Xj^^ a3 ;>U J\ ^j %^ >_>1JI j^ ^L.y^\ Ji ^\^ JU JÜ, 

^ .i»_i.Vl »jL;; _Jj xj^ls !>i LjtU Lojj«* U i-u a«: "«J Jl« ^ .JLj_ Jj viJ — «U 
jLaJI o ^«-^j 'l,;.-! ^j i-^^^ ^>:^ ^'^ V ^j^ ^^^ 1^'^ CJ^l ^U^a; L 
L.»^^ Ukoj v^U^ "^.^^^ -^'^ '~^-^- V— ^^-J -Jl^'^ J -^^- v>-? ^.^^ ^'-> 
.__^l'j 4j ^Lj j_j*Ul -^^j >^ iM^Aj -^r-j^ '^^^3 Jj^ 'S -"-^ .ö_aJ1 ^1 
^1 j^l 4 Jli, o--.>l .^U *^c.l ^U\ ^ ^J LJs .^IJ ^\j J^ ^U:>J 
Jj Co J^J\ Äi-lj ^IJl ^^ ^j ij^L, ^l=^Jl (.Ui -dU;:^ J U.1^ Ä^l oii 

1. L...~i. — 2. Uj. — :?. Iv^^—J. — 4. Uj'j^'. — 5. L-t^'j- — 0. ^.V^l. — 7. J=>.j. 
— 8. A-J vel J^-->I. — 9. 'Xvi. 



mangea en presence du moiue; et, pour le leiiter, il s'absenta expres, apres 
avoir pris et mis les deux rognons sur une renetre^ comme s'il les y avait 
oublics. Le moinc, voyanl les rognons, supposa que son compagnon les 
avait oublies. II en fit rötir un sur le feu et le mangea. Le demon, ä son 
1'. Ki retour, * remarquant qu'un des rognons avait disparu, comprit ([ue le moine 
Tavait mange; mais il s'abstint de lui cn parier. 

Ouelque tcmps apres il lui dit : « (^)ue nous sert de demeurer ici? nous 
ne pouvons etre utiles aux freres. Enlrons dans la ville. Je connais un endroit 
oü il V a beaucoup d'argent; nous le prendrons et nous bätirons un nio- 
uastgre, oü nous ri'uninms des moines (>t oü nous recevrons les etrangers et 
les passants. Ainsi nous nieriterons une recompense. » Le moine lui obcit; 
ils partirent ensemble pour la ville, et se dirigerent vers la maison d'une 
personne riebe, oü ils eutrerent; c'elait lu miit. Le diable maudit prit une 
corbeille plcine de deniers d'or, et la mit sur la töte du moine. Mais aussitOt 
que celui-ci fut arrive pres de la porte, le diable reveille le maitre de la 
maison en lui disant : « Attrape le voleur; il a pris tont ce qu'il y avait dans 
ta maison. » l/liommc se löve aussitöt, saisit le moine, lui preiul la corbeille 
sans ricn dire e( remprisonne pour le livrer au gouverncMir le Icndemain 
niatiu. 

L(j diiilde maudit vient le trouver; et, le voyant plcurer et s'arraclier les 



[19] Ml. — HISTOIRE D'UN DEMON ET D'UN MOINE. Hl 

^1^ ^Is <; j^IäJ ^Lj)1 >»*1j dUc ^jlj JI_jJl ^A. j^ d!^^\ lil ^liaJl 

1. ^,^'. — 2. In margine jw--. (sie). — 3. ^jU-J!. 



cheveux, il le fait taire * et lui dit : « Je te donne un conseil; si tu le suis, tu • [■. r, 
seras delivre et tu auras meme les deniers. Si le maitre de la maisou vieut 
ä te citer devant le gouverneur et k preudrc la corbeille k temoin du vol, tu 
nieras son assertion et le dementiras en disant : Je ne suis pas un voleur; 
mais un moine menuisier. Cet horame m'a fait travailler plusieurs jours, 
Sans me paver nion salaire. Ouand j'ai reclame mon droit, il s'est dispute 
avec moi, m'a emprisonne et a pretendu que j'etais un voleur. Poiir verifier 
ce que je viens d'avancer, je vous prie de regarder dans la corbeille, qui nc 
contient que des outils de menuiserie. Alors moi, par mes enchantements, 
je ferai en sorte qu'on prenne les deniers pour des outils de menuiserie. Et si 
le gouverneur trouve ta declaration conforme a la verite, il te fera remettrc 
Ics outils de menuiserie et reclamera pour toi ton salaire; ainsi tu seras 
sauve. Si Ton te donne l'argent, nous en ferons trois parts : l'une pour toi, 
Fautre pour moi et la derniere pour celui ([ui a mange le rognnn. » 

Le molne suit son conseil; il prend la corbeille et son salaire * et se retiro • i>. u 
tout etonne. Le demon, l'ayant rencontre : « Tu as trös bion fait, lui dit-il, 
de suivre mon conseil. Je ne suis pas un hommc, mais un des demons dcclius 
de la gloire Celeste. J'ai voulu faire penitence et demeurer avec les moines. 
Ayant ete re^u par J)ieu, j'ai desire te faire connaitre k toi et aux autros 
moines, commont vous devez etre sur vos gardes. Va maintenant bütir uu 
couvent, avec l'argent que tu viens de prendre, pour y recevoir les etrangers. 
et prie pour moi. Je t'ai dit de partager l'argent et d'en donncr un ticrs a 
celui qui a mange le rognon, pour t'uvertir de Ion aclion alin que tu t'attachcs 
a la verite cpie lu possedes et ne Tcchanges pas contre le mensonge. Je t'ai 



J12 HISTOIRE NESTORIENNE. [20] 

<ss.-^\ ^s\\ jiJi 0„^ y\j j^\ o^l -^^S-^. j^ t>n -^ ^^-^^ <> ^'^■^ 

,Lil j_J d-Ll)l ^j JUl j^- jl aJ oü Ulj .> J-J '^>)^ V -^^J 

.^.xHL, jli-^i-Vi i^j <i^ ^^\ ^^^ '^^3 p-^^ ^^. ^^ '^^ i ^^J 
^ ö_^^^ ^^U ^LiJl > ^^-^^ S^^^ ^J^-^ 4r:^ u-^^J cT^^ ^"^^J. 

1. 3/OAT, paiiol. 2. |i n»''V) . 



donne la teutation de manger de la viande, et tu eu as maiige; d'aimer Tar- 
gent, et tu en as vole; je t'ai tente par l'amour de la vaine gloire, et tu as 
ete seduiten voulant bätir un couveiit. Je t'ai doiic vaincu. Maintenaut, eu 
perseverant dans la priere, mets-toi, et mets encore les autres, en garde contre 
16 les demons, qui n'ont d'autre but * que de perdre les hommes. » 

Le demon disparut ensuite et ne sc montra plus; nous prions Dieu le Tres- 
Haut de nous delivror de la perversite des mechants. 

VIII. HlSTOlHE d'AcaCE, le VI>GT KT IMEME DES CATHOLICOS ' . 

Apres le martyre du catholicos Baboi, Acare (Ar/rfr/i, le docteur, i'ut elu 
calholicos; il etait parent de Baboi, aiusi ([u'il le dcclare lui-meme daus la 
lettre (pi'ü ecrivit ä Bar Sauma ^ Acace ^' bt ses etudes ä l'Ecole d'Edesse; 
il trouva Tbeodule, disciple de Tluterprete \ qui le bcnit et le uomma « la 
colonne de {'Orient ». 11 etait bon et vertu<-ux. Lors des demeles de Bar 
SauMia' avec Babui, Acace se rendit d'Edesse ä Seleucie' {Al-Mmläin), oü il 

1. a. Mari,i..43-(); AmiM). 33; Burhehr., CA/w. Hcc/., \\,co\72ctsm\-.;Si/n.Orien/., 
p. 299-307 el 531-7. — 2. livöquc de Nisibe. CT. les l.iltics de celui-ci ä Acace : 'i' lotlre, 
loc. cit., p. 53(>. — 3. Lo ms. porle Bar Sauma. Sans doute une faule du copiste. — 
4. Theodore de Mopsueste. Barhadbsabba 'Arbaya dans La Cause de la fondalion des 
ecoles, ed. Scher, p. 0(i, dil de meme de Xarsai et de Bar Sauma. — h. Voir ci-dessus, 
p 99-102. — r.. Le ms. a : >■ II parlil de Seleucie a Kdesse. » C'est Sans doute une laute, 



[21] VIII. — HISTOIRE D'ACACR, LE 21" DKS CATHOLICOS. U.J 

.^x jV-»-' jj^'V' Jf_^ K-\i Ji\ 4J1 vT^Jasl UJ5 .<^\ Ax!L-j (jiiij '-*j^_^; lS'^ iflSL-Vi 
i»JLi .iijJ^; 'nyj^j C-Lj L«_^_^ ^Ui*al ^^j -^'J^'j ^^J ssj—j^j ^j-^äJI (»jisj * '"• 

<!Uj dLUl j_^J) (.U j (.jjl A,l ^1 ^^j .j»^^Ui J^ -^^ ^> i.jf^'^ ■'^ii^ 



euseigna tont le temps que vecut Baboi, l'aidant et le soutenant avec les 
eveques contrc Bar Sauma. II refuta la lettre qiie celui-ci ecrivit coutre le 
catholicos. Qiiand il fut ä la tele de TEglise, il dirigea les affaires avec beau- 
coup de sagesse. * Les mages, auxquels il s'opposa, remprisomierent qiiclque ' i'- n 
temps et le maltraiterent. Les partisans de Bar Sauma, qiii le detestaient, 
l'accuserent d'adultere; mais ils ne reussirent pas dans leur desseiii : Acace, 
pour confondre ses calomniateurs, fut force de se mottre a nu devaiit les 
eveques, afui de leur montrer qu'Il etait eunuque. Alors ceux qui l'avaient 
accuse rouo-ireut de leur action. 

Acace se rendit au pays des Grecs, au temps du roi Zenou', et le pria 
de rappeler les eveques qu'il avait cxiles. II composa un traitü sur la foi, 
dans lequel il confondit ceux qui confessent uue seule nature dans le Christ; 
il ecrivit aussi trois autres traites sur le jeüne. Les Grecs et les Persans 
rendirent temoignage de sa sagacite et de sa vertu "'. 

1. Bar Sauma, eveque de XisÜK', dans une de ses leltres i'ait allusion ä Celle ambas- 
sade, et designe Acace comme le futiir eiivoye de Balas ;Voir Si/n. Orient., p. .'):5.3 et 
n. 6). Les autres auteurs mentionnes ci-dessus (p. 112, n. 1) fönt un anachronismo on pla- 
Cant cetle ambassade sous Piroz : Acace fut elu catholicos apres la mort de l'iroz (voir 
ci-dessus, p. 102, n. 3). — 2. Notre auteur ne dit pas comblen de temps Acace occupa le 
siege. ' Amr lui altribue 11 ans de regne et place son intronisation en 483 et sa mort cu 
496; cf. ci-dessous, p. 128, n. 6. Mari au contrairc lui altribue a lorl 15 ans de pontificat. 
Selon Elie de Nisibe, apud Barhebr., Chron. EccL, II, col. 72 n. I, il ful Tdu palriarcUe 
en 484. 



114 IIISTOIRE XESTORIENXE. [22] 

^j-JJJjL-j'_) ^_^JJJi^_^ ._^i-. aILu Ali J^jjJJIäJI jv^ L-ls .<~~4 ^ j^^ \a^\> *lälj 

j^^.^^ jLi r^,^..i^ vyOi di> A^jj ^y^^ j\ ^> '<:.>: ji^i ijjji 

i. Meus dominus -;jo ^,'-' .U y. — 2. i.::^o; ^^ j-J'jJ' ,f^. — 3. . ^J^^b. — 
'i. ^.^ ^' |in» °>v i. — ö. ii ,L) ^. — G. L'Aj.. — 7. Cellula iiv-i^j. — 8. Oratio \-r^u>=. 



IX. — lIlSTOIRE DV VKNEHABLE ET SAINT MaR NaRSAI, DOCTEUR. 

Ce Saint veiierable etait d'un village appele 'Am Doulbe ' , dans la ret^ion 
if< de Ma'altliäye. II alla avec Acace - {Aqäti) trouver Theodule',* disciple de 
rinterprete, qui le benit et l'appela la lanyue d'Orient ', et il Ic liit. II sejourna 
vingt ans^ ä Edesse {Ar-lhihd). Les dissidents, ayaut appris qu'il professait 
la meine foi que Diodore" (Dioiidourous) et de Theodore ' (Thijddourous), vouhi- 
rcnt ineendier sa cellule*; il s'enfuit ä Nisibe', oü il trouva une petite ecole, 
fondee par Sinieon Gramqä3-a '" {Sim'oun al-üjanitaridiu); il s'y fixa. L'evetjue 
Bar Sauma s'interessa ä sa cause et le soutint. Beaucoup de gens se rendirent 
aupres de lui de toutes parts; les Syriens ([ui (Haient a Edesse, se retirerent, 

1. En syri;i(|U(; t::^o; ,-^ (fonlaine aux platanes : village ä environ deux lieures ä l'ouesl 
de Dehok et lout pres de Ma'altAye. Les livres d'office declarent aussi que ce docteur 
etait originairc de AVn-Doulbe; mais Mari :j). 'i'il dit qu'il elait de Ma'altäye. — 2. Ci". 
ci-dessus, p. 112. — :>. Le ms. porte faussement Theodore. — 4. 11 appela Acace : co- 
lonne d'Orient, Xarsai : langue d'Orient, et Bar Sauina : lumifere d'Orient (Mari, loc. eil. . 

— ."). Cf. Barhadhsahha '.Vrbaya, Cause de la fondaüon des ecoles, ed. A. Sclier, |i. Oti. 

— (). Diodore de Tarse. — 7. Theodore de Mopsuosto. — 8. (".f. Mari, loc. cit. — 9. La 
l'uite de XarsaT eut lieu apres la mort d'Ibas, qui eut lieu le 28 oclobrc 457 (voir Chron. 
Edcss. apud Ai-.sem..//. (K, 1. p. 'lO."): cf. R. Duval, IJUer. si/r., 2= ed., p.' 34(1. —10. En 
syriaque Mi:«>;^, c'cst-a dire originairc de Beilli CiarmaV. Si les renseignements de notre 



auteur soiil bien fondes, le fondateur de recole scrait ce Simeon GarmqAya, auquel Ebed- 
jesus de Nisibe (apud Assem., IL O., 111, i. p. 108) attribue une version syriaque de la 
Chronologie d'Eusebe. Mais, Selon toute vraisendilance, Simeon Garniqäya, menlionno 
par Ebedjesus, est le menie que Simeon Barqaya, mentionne par Elie de Nisibe sous 
Chosroes II (590-028). Voir ms. Add. 7197 du Musee britannique. 



[23] IX. — mSTOIRE DE XARSAf, DOCTRUR. 115 

i^Ux-j .JÜbj JLs j^vj L.j'_j '^^r^ ^'Vlj LxJioJj '"' d^U^s j '^LkJj Jj-Lr; f^i^'j 
■'>1)^U.Ll« (**i^,;I o'-«^j -^.^ LÄ::3-ij ^y_j C-*^^^ ^V^ '-'^ jl-LUr aJ joj 

►Ac^. — 5. Traditio |lciivi\«vi. 



eux aussi, auprös de liii'. II coniposa trois cent soixante homelies metriques 
correspondant au nombre des jours de Faunee et partagees en douze volumes" : 
11 y refuta las ecrits de Jacques de Saroug [Ya ([ouh as-Saroitdji), et mit ä nu 
la malice de sa croyance*. 11 dcrivit aussi uii livre iiilitule « De la corruption * f- 
des moeurs ' », dans lequel il insera ce que faisaient les pretres et les meines 
heretiques. II commenta le Pentateuque, Josue-bar-Noun, les Juges, TEccIe- 
siaste, Isaie, les douze (petits) Prophetes, Jeremie, Ezecliiel et Daniel''. II 
ecrivit aussi des uraisons i'unebres. Les dissidents, ä sa sortie d'Edesse, 
avaient briile ses livres ou plutöt quelques-uns de ses ouvrages; il mourut 
apres avoir habite Nisibe iXasibin) pendant quarante ans®, et Tut enseveli dans 
l'eglise, connue sous son uoni jusqu'a nos jours'. 

II avait deux disciples, appelcs Abraham et •lean'* {Yoltannä)^ qui iiiar- 

1. ("f. Barhadbsabba, loc. cit.. p. 70-72. — 2. Cf. kleni , /büL; Mari. p. 4'i ; Ebtvl- 
jV'sus de Nisibe, apud Assem., B. O., III, i, p. li."). — 3. 47 homelies de Narsai ont ele 
publiees ä ^lossoul par INI. Mingana. qui a laisse de cöte Celles ([ui contenaicnt des 
controverses contre les moiiophysites. — 4. Cite par Elie de Xisibe dans sa Lettre 
au sujet de relection du patriarclie illegitime Iso'yahb (cf. Assem., B. 0., 111, i. p. 272). 

— 5. L'existence des commentaires de ces livres me parait un peu douteuse. Barliadb- 
sabba, le plus ancien auteur qui ait parle de NarsaT, ne dit rien de ses commentaires. 
II dit soulement qu'il insera les commentaires des Ecritures dans ses homelies et dans 
le reste de ses ouvrages (Barhadbsabba, loc. cit., p. 68-9). Bien plus, les exegetes, 
(jui citent cependant leurs devanciers dans la memr science, ne menliomient point le 
Fondateur de TEcole de Xisibe (voir A. Scher, Calal. des m.ss. de Scert, n" 21, 2."), 28); 
et s'ils le mcntionnent quelquefois, ce sont des passages de ses homelies qu'ils cileiil. 

— 6. Mari {loc. cit.) et Barhebranis iChron. Eccles., II, col. 7 >) disent qu'il enseigna a 
Nisibe cinquante ans. Plus veridique semble ctre Barhadbsauba, qui dans son Traite 
sur la l'ondation des ecoles (p. 72, cf. p. 87, n. 3), ecrit ä la lin du vi° siecle, nous dit 
que Narsai enseigna 45 ans; d'apres le meme auteur Narsai serait mort en 502, son ex- 
pulsion d'Edesse ayant eu lieu en 457. — 7. Cf. Mari, p. 45. — S. (^f. .\Lari, loc. cit.; 
ISarliadbsabba 'Arbäya, loc. cit., p. 73-75. 



19 



l'j 



110 IIISTOIRE NESTORIENNE. [24] 

d)^J_JI ^^j jts. LJ'VIj ^^y^ji 'y^\^_i Jlij3-j LkJ:j jy^yij^ r^,~_irj Li^V 

j^ij ■' Jj->^--'Vi 1^ ^yS\ >_— ry («-^^ Lo!>oj u'-^^jj ~^^j o^j^r' ^^K~'-i 
■s^Ji |_5 LLlSj ^_vIj JLsj^j '-'J^j iij»Jl *j.« jLLwI Äjuj\ ^j-^ibj i_lJl » Ki Co 

1. Traditio ilqj^voo. — 2. 2"~"i:'n ^"C .^v*a l;-». — 3. Oratio \-,^\^. — 4. Causa fuii- 
dationis scholarum . mNö-ifr^;; (jlojo ;»-^a=; itci^. — 5. Scholaris )-äqjlco;. — 6. Sermo, oratio 
^ja^;oL. — 7. Rogalio ilo^. 



chereut sur ses traces. Abraham composa ' des cominentaires sur Isa'ie, Josue- 
bar-Noun, les Juges, Ezechiel, Daniel, Bar Sira (rEcclesiastique), les douze 
(petits Prophetes), le livre des Rois, le Cantique des Cantiques, des discours 
poetiques, des lettrcs et un traite sur la Cause de la fondation des ecoles"; il 
dirigea l'Ecole de Nisibe environ soixante ans ' et out plus de mille disciples \ 
Jean redigea'' un volume de Questions et de Conimentaires sur le Penta- 
tpuque, Jeremie, Ezechiel et Job; un autre livre contre les Juifs et un autre 
* P. 20 contre les Mages; * il composa aussi des oraisons fuuebres, des homelies, des 
discours sur les llogations'' et un discours sur la raort de Kosrau (Kisrä) 
Qawad ". 

Ma'na, qui a cte nommc metropolitain de Perse, etait lui aussi avecNarsai, 

1. Cf.Bariiadbsabba. loc. cit., p. Tö et Ebedjesus apud Assc'm.. B. 0., III, i, p. 7t. — 
2. Ebedjesus ecrit h-.mv> u'v -^ ui-ä^r '^'^ ■ " Cause de la l'oiiJatioa des ecoles), •divisee 
en chapitres determiiies. » I^ ediliou d Assemaiii porte : u^oi» i-«'Viod j^loü» in-v^., ce qui 
scrail une faute du copiste ivoir Barliadbsabba, loc. eil., Inlrodiiction, II . Assemani 
na pas compris le passage susdit d'Ebedjesus en lo Iraduisant par y.Mc'^j.i-.'x du Psautier 
I voir Barliad., loc. cit.). — o. Selon Barbadbsabba, Abraham serail mort en 5ü9. — 4. Ct. 
une hymnc sur Karsai et ses disiiples, inseree dans le livre dOllice pour les letes (ma- 
nuscrit). — 5. Cf. Barliadbsabba, p. 74 et Ebedjesus apud Assem., ß. 0., III. i, p. 72. — 
(). vo^^V i'^^ syriaque Htuo : demande. se dit des prieres publiques que fait I'Eglise 
pour supplior Dicu de nous pardonner nos peches et d'eloigner de noas les desastres 
qui nous nicnacent. Les Rogalions des Xinivites l'urent etablies selon quelques-uns au 
vi° siecle, selon d'aulres au vii'; voir ci-dessous, n. CIX. — 7. Ebedjesus lui altribue aussi 
un discours sur la pesle. <pii oul Heu ä Xisibc; selon Barliadbsabba [loc. cit., p. 74', il 
composa trois discours : Tun ([uand Kosrau s'empara de Nigran, parce qu'il se trouvait 
alors ä la Porte, pour les alVaires de I'Ecolo: les deux autres sont sur la peste et les Ro- 
gations. S(don nous, le discours sur la mort de Kosrau, dont parlent notre auteur et 
Eliedjesus, serait le discours sur la victoire du nii-me roi surXigran, dont parle Barhad- 



[25] IX. — lUSTOIRE DE MA'xXA, METROP. DK PKIISE. 117 



(^ 



1. LuuLaio. — 2. Ilvmnus u»),^ , i', '-".-- . i',.v-. - - .H. Oratio ]:^um f-L-- k^,--. — 'i. llv- 

1. , ■ ^ ^ ' •• ^ •■ 



mnus, responsonum iiv^oi .)~ i-~. — o. .^>s•^l. 



Bar Sauma et Acace dans TEcole d'Edesse; il etait originaire de Siiaz; quand 
il fut uonime metropolitain, il traduisit du grec en syriaque les livres de Dio- 
dore et de Theodore. Mäna et Wa'na, iiietropolitains de Perse, qui fureut 
presqiie les contemporains de Tlnterprete', ue les avaient poiut traduits. 
Apres Mäna, Mana et Mari, raetropolitaiiis de Perse, ce fut ce saint - qui 
proclama la foi orthodoxe dans le pars de Perse. Ihas {Iliihd), eveque 
d'Edesse, avait dejä ecrit ä Mari ' ce qui etait arrive ä Nestorius (Nastmiris) 
avec Cyrille {Qniirillous). Ma'na redigea aussi cn persan des ödes religieuses, 
des poesies et des hymnes pour etre chantees ä Teglise ; il euvoya les livres 
qu'il traduisit aux pars maritimes ' et aux Indes. II s'opposa d'abord ä Baboi 
et * soutint Bar Sauma; mais ayant assiste au Synode d' Acace, il annula ses ♦ i- 
premieres demarches '. 

bsabba. Car, suivant celui-ci, Jean preceda dans la toinlie Aliraham, tnort en 5(i9, c'est-a- 
dire neuf ans avant le roi Kosrau i578j. 

1. Theodoro de iMopsuesle. — 2. C'est donc ä lort que Harhebranis Cluon. lücL, 
IL col. 54) et Assemani B. CK. III. i. p. .376 et .38ii ont confondu ce Ma'na avec le pa- 
triarche du nn'Tne nom. qui succi'Ja a Yabalaha I en 420. Le success(mr de Yabalaha 
serait Ma'na I et noii Ma'na II mclrop. de lliwardsir (cf. A. Scher, Elude supplem. 
sitr les t'crü'tiins si/r., n. v. /{OC, 1906, p. ~). — 3. Ce passage afTirme que le corres- 
pondant dllms etait evcque de Hiwardsir et non le catholicos Dadiso'. ainsi que semblc 
le conjecturer J. Labourt, dans son ouvrage intitulc : Le Cliristiaiiisme dans Vcnipire 
perse, Paris, 1904, p. 133, n. 6. — 4. Xe serait-ce pas une fau'e du copiste. au Heu de 
,.^J^^^'' ,L'i', a savoir les lies deBabrein? — 5. CL Si/n. Orient., p. 300. .0.38 et :>X^. 



118 IIISTOIRE NESTORIENNE. [26] 

^jj\ diu ^r'J2~>\ ^ 

dLL. ^_^HiJ^ dLL. jj^-i l;^ CjU ^/Jl jX5C->U iiU jUTj ^ jj_»-:u. ö. J 
L»j6-*^j9-l jU tjtU j!>lf-j <> (^Uaij . A." i.l-?:!-; all c^ai -JjaI. ^^jt-Ä^ ^ Jacj 

^^k.J?lä .ll-代. k_^Li> i_5Ä!1 sSoU ^vJl'I ''LijjiS ij 'j^Oj '(**•— '^J öjjiLCli IVl 



1. In niargine : f'il w'-l=-~j' oX.U .-"j i^V scalptum) ..'-.C' f I ! — 2. xitx- 
fäui; ^toHoi .ioit>j> ex 1— f^ , ^fii. — 3. Sanctus \^^. 



X. IllSKHlIK d'A.NASTASE, UOI DES GllECS ; CE Qll \llltlVA DE SON TEMPS 

DE EV PART DE SeVERE ET DE SES PAHTISANS ' . 

En 802 (lAlcxandrc (491). annec ä laquelle mourut Piroz, roi de Perse '. 
Anastasc {Xnastous) rögna sur les Romains apres Zenon. II sattacha ä la 
croA'auce de Severe {Säwarra), en confessant uue seule nature'' dans le Clirist 
et en se detournant de la croyance de Macedonius (J/flr/rfow/H'.s), patriarclR' di- 
Constantinople {Al-QostaiUjniija). Deux Iinmmes maudits, dont Tun sc nonimait 
Damastius ^(?) le sophiste '(?) et Tautrc Mazpliola'', s'etant lies avec lui, lui 
enseignerenl Terreur des dissidents. Sur Tordrc d'Anastase, Severe' cl ses 
Partisans se rcunirent et anatliematisereiil quiconque coufesserait deux na- 
r ^2 tures dans le Christ ' el recevrait les decrets des Peres du concile de Chalce- 
doine, cpii' du reste ils excommuniereut. 11s ajoutcreul au Sanrtas immortalis 
ces parolcs : Qiii nitcifi.rus es /»-o nobis. Les gens s'agitörent et voulurent 
deposer le roi. « Comment, dirent-ils, pourrait-il regncr sur uous relui ipii 
atlriluie le supplice de la oroix au Dieu puissant et graud, crealcur du cirl 

1. {^r. Evng., lib. IV, c. xxx et seq.: liarhehr.. Ilisloire des Di/nasties, ed. Salliaiii. 
p. 14()-7: thron. Eccl., I, col. 180 et suiv. — 2. Piroz mourut en 484 voir Elie de Nisibo 
apud Barliel»r., Chron. Eccl.. II, col. 78, n. 2 elcol. S'i, n. 1. — 3. Litt. : subslance. — 4. II 
sagil ile reunuque Amanlius, ehambellan du roi .Vnastase. — ■"). .\u liiu de ^lk~Jj~o! 
il laudrail pcul-elre lire -^:L~i — !'. — Je iTai pas pu identifier ce noin. Ne serail-ce pas 
Fauste, maitre des ollicesV — 7. C.f. Liberal., e. xix, et Labbc, tom. V, Concil., p. 121. 



[27j X. - IIISTOIRE D'ANASTASE, ROI DES C.RECS. Il'J 

y. 4JÜI .^_ ^ Üb vJiJL._ jl 3_jÄ._ ^ l_jJi;j viiUl ^U-^ !_v»Jtj Ci>j ^ ^r.ül 

.;juvi ^^-- ^>~;i j4^ >^L- ji^j .^A^^i Jl ^jVij o^jLwJi ^^ >j 

icL». uL»J li-AS j j_^UJl jli^lj i^i^l '^Us ^_y-j.W...;l JjIäJ .'l5^_ ^jl (_^)1 ,_f~>Jl 

•■ ■ MI Ks^ li-L"! (^^Ul >r-Ä-a ^.-^ ^y^ iy ^-^ l5^-' ifJ'y^ ~ i}~''!}J.'^ i3^ 

::,uu ^ir ^ jl^_j^ ^^ ^bl ^_^l j ^_,_^i| .rJ_<;l J^Ul <lJ1 " Jj • v. i^ 

*JJj C^\ij .''''(~^ -^1 lj_.'. V jlyJl ^ oltU ~jl CJiL« U-01 .Z^J jlyjl j^ 

r_^ ^±^ ^.J ^^^11 c-lCj .^jj]1 -^M ^ ^\^^ j\jj . ii- . U:U . A ^^ 

1. 'i J. — 2. Monachus ^;-;. — .i. u^. 



et de la terre? » Le niaitre de la milice d'Anastase, qui etail orllioduxe ', se 
revolta et mai'rha eoiilre lui. üevant le daiiger ([ui le meuarait, Aiiastase 
öta la couroniic de sa tele, et, promettaiif de revenir sur ses actcs, pria le 
maitre de la milice de renoncer ä sou projet. Le peuple se calma. Mais des 
quo le maitre de la milice se fut retirc dans le pays de la Tlirace {Banjä), 
Anastase reprit sou ceuvre mauvaise : il ajouta de nouveau le cauon au Trisa- 
giou, tua plusieurs moines solitaires, et, pour p]air(> au niaudit Severe et ä ses 
partisans, exila beaucoup de Peres orthodoxes. 

Bn * la dixieme annee de son regne, le 2 liazinin (juin), i\ trois heures du 
jour, le soleil s"('clipsa; la terre resta enveloppee de teuebres pcndant quatre 
heures du jour, eu sorte qu'ou ue voyait rieu'. 11 y eut uu terrible Iremble- 
ment de terre ä Coustantinople. Les sautcrelles viurcnl aussi eu grantle 
quantite ravager les rccoltes''. Le disque du soleil, duraul quatorze mois, 
parut inegal : ce qui excita retonnement de lout le uionde et lit eroire qu il 
resterait toujours aiusi, en punition de l'cxcommuuieatiou des Peres'. La 
ville de Xicojiolis (Mqafoulis) s'aflaissa et engloutit ses liahitauls •. 



I'. i:i 



1. II se nommait Vitalien. — 2. VA. Pseudo-Josue apiul Assom., li. O., L p. 2701, <iui 
rapporte cel evenemenl au 23 octobre. — 3. Cf. Chronicoii Edcss. et Josuü le Slyhti-. 
apvid Assem., 13. O., L p. 270 et 406. — 4. Allusion ä lexcommunicalion lancüo par Severe 
contFP les Peres du ooncile de Chalciidoine. — 5. Cf. CItron. Kdes.s. cl Pseudo-Josuc', 
loc. r/r.; Barhrbr.. Chran. si/r., ed. Bedjan, p. 75. 





120 IllSTOiRE NESTORIENNE. [28; 

-A , . Tj ■ . U .. .1 ä, iLJü)! p-U" Cl:=- jl^j .Ä.:--* ;„U! /_^ b^.^j ^IlJI bjk^ 

2. "P^.jiL'. — 3. ^i5^'-r'- — '4- Imposuit ^nianus , ordinavil ^^o. 



« Dieu, disaient le roi et Severe, chätie ceux qn'il aime. » Anastase soutitit 
les dissidents durant toute sa vie. 

Severe', que nous venons de mentionner, etait originaire de l'Asie; il 
(Hait paien; il apprit la philosophie eu Palestiiie ; il regut lo bapteme ä Cons- 
tantinople dans un foiivent, connu sous le noin de Theodore" {Tidilouri), 
v. 2'i ' bäti par des moines eutychiens. Les moines de ce eouvent ' n'admettent ni le 
bapteme, ni le sacerdoce, preleudant que toutes choses ont ete corrompues 
dcpuis le concile de Chalcedoine, qui avait eiiseigne deux natures dans le 
Christ. Ce monasterc avait un chef nonune Epipliane(?) {Afifous). Celui-ci etant 
tombe malade : a Quo ferons-nous, dit-on, s"il vient ä mourir? Qui transmettra 
le sacerdoce h cette Congregation, qui n'a ])oiiit d'eveque? » 11 (le chef) 
benit une chapc et leur dit : « Lorsque vous voudrez ordonner un pretre ou 
nu dlacre, vous la lui inctlrez sur la tele. » Apres sa mort, on lui coupa la 
main droite, (pi'on embauma et qu'on mit avec la cliape '. C'est dans ce 
eouvent que se fixa Sövere. Philoxenel.l/r/if/s/f^f/yW) et les eveques ses partisans, 
avaut vu sa sagacile et son aptitude a defendrr Imr seete, lordonnerenl 
patriarchc". Severe, soutenii pur Amaiitius (Amaslous), chambellan de Tempo- 
• 1'. J.-. reur, reunit ses sectateurs et anathematisa * tous ceux qui s'etaient rassembles 
a Chalcedoine et qui admotlaicnt deux nalures dans le Christ"'. L,es oiseaux 

1. Cf. l'alr. Ol-., II, fasc. 1 et 3. — 2. Iiioxacl. Ci' eouvent se trouvait dans la ville de 
Gaza. /Ind., 270. — 11 recut le baptöme ä Tripoli on Plienicie dans l'eglise de S. -Leoner. 
/'(///■. iir., 11, Sl, 21s, 37."). — 3. Cf. Mari, j». 'i'i. -- '1. Je ne sais pas ä rpiel annalisl.' 
1 auleur a eiiiprunte ces renseignenients. — .">. Eri .">I2. — (>. CA'. Liberal., c. \i.\ el 
lom. V, Concil., p. 121 



[29] X. — HISTOIRE DK SKVKRI-: DAMTIOCIli:. 121 

<::-tt-i_^ Jj'-jj (vr*-^ i^-'^ ^'-^ fV^ ^>*-5 '^^J '-''j'- v~*^ ^5^^ ^•^^^ c,^ 

<-. ■ S -*s_Lj'j . j^ ia~lJt.J ^Isil ,.^3yJ ^-c Jl ^ Aa-lj r*^=^ J»iM "►« <ä^'_; 




1. ^^ j<:-2.^.:ji ,^j 



d'or, qiie lo roi Constantiu {Qost<tnlin] avait l'ait fabriquer et placrr sur le 
baptistere Jans l'eglise d'Anlioche (Ai)tdkiija), Severe les prit, les fondit et les 
donna ä sou complice'. Horiuisdas [Hourmyoudh), patriarche de Rome, ayant 
appris ces nouvelles, r^unit les Peres et anathematisa Severe. Celui-ci iin- 
plora le secours d'Anastase el causa beaucoup de maux". II envoya en Perse 
des legats, munis de ses lettres, pour proclamer sa croyance. 

Jacques de Saroug ' (Yu'qouh as-Saroudji), qui etait orthodoxe; qui avait 
fait ses ötudes avec Bar Sauma dans l'Ecole d'Edesse; qui defendait la doc- 
trine des Peres de Chalcedoiue, qui avaient euseigne deux natures dans le 
Christ, ayaut vu que le roi soutenait et fortiiiait la secte de Severe et de ses 
partisaus, s'ecarta de sa croyance pour passer ä celle des heretiqucs et pour 
etre rebelle ä la veritc. ' Severe et Philoxene ' rordonnerent eveque de Batnan'. • i'. :;« 
II ecrivit beaucoup de discours poetiques toucluuit Teconomie de Notre- 
Scigneur, dans lesquels il defend et la doctrinc de Julien" {Youhjänä), qui 
enseignait rimmortalite du corps de Notre-Seigneur, et celle de Severe et 
de ses partisans, qui admettaient une seule nature dans le Christ et l'union 
dos personnes : au sens tres grossier. II envoya ses livres et ses discours cn 

1. (^f. la k'ttio du L-h-rge d'AnliocIic ä Jean de (.ioiislantincple, Patr. or., II, .')'i2. 
— 2. Cf. Theoph., Palr. or., IL 382. — :j. Cf. Barlicbr., Chron. EccL, \, col. JÜ2; .M.Ijc- 
loos, De vila el Scriptis S. Jacobi; Mari, 'i'i. — '1. CT. Rarliebi-., C/iron. EccL, 1, col. IS'i 
el i9(i. — ."). Ell 51i). il iiumrut eii r>21. Cf. R. üuval, Lillcr. si/r., 2« ed.. p. ;).j2-5. — 
(i. Sur Julien d'IIaliearnasse voir J'lK'ud., lib. II; Rarliebr., Chroit. EccL, I, col. 212; 
1 heodoi'c Bar Kuni. 



122 IIISTOIRE XESTORIENNE. [30] 

ö-yJ! <^\ \^j .^JVI ^_^ U^ Oj-'lj jJVl ji !>V1 Ij-^ ^\j ^IjjU 

^Ji\ diu ^>U ^^ 

JUI jlij * .U'i J «__ll C~;J ^ijUJl Jl ^M-. ^r-^li .l%Li lytri' ^^^J 
L,-S f^^JJ •'jcJl ^^jJ ^^LsT /r->i^ u^-*^J -t— 3>c-aJi ,_^-Wl 1 bJU>=) V« i^Oj |,y»«__^j 



Syi'ie (As-Säin), oü ils furent regus par Ics Severiens et par ceux qui confes- 
saient deux iiatures daiis le (llirist. L'imposteur! il attribua la passloii et la 
mort ä l'essence divine. II doiiiia sou nom aux Jacobites ' jusqu'ä nos jours. 

XI. HiSTOIRE DE MiLAS", ROI DE PeRSE ^ 

Aprrs la iiiort de Piroz, les Persans furent en desaccord sur l'^lection 

dun roi. Fiiialcment toutes les voix tombereiit sur son fils Milas; ou le fit 

regncr et on rejeta (^)a\vad [Qabdd). Milas ful bienveillant envers les chretiens; 

1*. 2T les eglises furent rebäties ' de son temps. 11 faisait bon accueil au catliolicos 

Acace {Arjch/), cpii sc presentalt chez lui. 

La (icuxii'nit' annec ' de sou regne, les heretiques et les partisans de 
Severe se niireat ä repaudre eu Perse leur doctrine et ä corrompre la croyance 
des gens; ils purent facilement et prompteuient les instruire, les baptiser et 
bätir pour eux des eglises. Le catholicos Acace, ayant eu connaissauce de 
ce qu'ils faisaicut, reunit les Peres pour les anatliematiser, eux et tous les 
ennemis de la l'oi orthodoxe. II elablit des cauons concernant la discipliiie 
ecclesiastique; il prescrivit aii\ moiues et aux dcvols d'elablir. selon Fusago. 
leurs demeures dans les lieux eloigues des honimes, et leur interdit d'liabi- 
ter les villes, les villages et les localites oü se Irouvaicnt deja des evcMpies 

1. Ea realilö ils liiciit Inir lunn de Jacques Baradee (voir Barlu'br., loc. eil., col. 21S . 
— 2. Tous les aulres aiiiialisU's i'etivenl IBalas. — .'5. Cf. Tabari. |i. 12 et siiiv.; Theod.. 
lil). II, [). 500. — 'i. En /iSr)-(>. Balas ayant rejjnü en 'i.S'i. 



[31] XI. — IIISTOIRE DE MILAS, ROI DK PKUSK. 123 

L^ ^jij^j <Y^^J iiSLVl \y^ ji\ ^\yj\j ^yi\j j-uJI J lj^_ jl ^ j^j 

•.. . .^ ' j' i-" Lj^J Li-Ua Ij/.) I ^.ÄJL« jla,t,i Ji ,_^lXj L«.,^ I ^.-o Lit^ joj 

■'(J' (J-JJ3-=>:.- f.r^-'. J^ '*^^. J^ ^'-^) cTi-lJ^'i ^OJJ-^^J ^J-'-J-^.-* {J^. b\ 

*-» - . ^ -^11 iUV' -vJu» jl^ ..—-*' Ji -Jj-UiU «Clx.« i_.''j«=>-j ^LäJ_j 'C-Lc «^li j»j^Li;ij 
1. Jia. vel ,-'->.. — 1. — i'j'. ^ 3. , .o^--J.'. — 4. iint^v.. — 5. Sic in maiiuscripto. 



et des prötres, d'y offrir les oblations, ou dv adiuinistrer lo Ijapteme, cor- 
rompant ainsi les lois de l'Eglise et jetant le trouble parmi les fideles'. 

II fit cela ä cause des heretiques, qui etaient venus en Porse * et qui se » r. -s 
donnaient des airs dascetisme et de mortilication. 11 anatheniatisa ([uiconquc 
s'insurgerait contre ce qu'il venait d'etablir ; il se recoucilia avec Bar Sauma 
et commeugu ä correspondre avec lui - ; il annula tous les anatliemes et iiiter- 
dits que BaboT et Bar Sauma avaient portcs Tun contre l'autre. 

A la mort d'Acace ' (Qloudiou.s), patriarcbe de Constantinoplc {Al-Qostan- 
tiniija), Euphemius ' (Ouqinimous) lui succeda; II etait äge, verse dans les 
ecrits de l'Iuterprete ' : ce dont il se glorifiait. II etait l'ami de Bar Sauma, mc- 
tropolitain de Nisibe et son correspoudaut. On I'accusa devant le roi Anas- 
tase d'etre attaclie ä la croyunce de Nestorius '' (Sestouris): il y en a qui disenl 
qu'ayant desobei au roi, qui le pressait d'anatliematiser Diodorc, Theodore, 
Nestorius et leurs partisans, il l'ut exile' et reniplacö par le moine .Macedonius 
(Mdijidounis), qui lui aussi etait orthodoxe et prolcssait deux natures dans le 
Christ \ Mais Anastase ne le sut qu'apres l'avoir retabli. * II reunil un synode, • i'. ü' 
dans lequel il anatheniatisa Dioscore (Dijosqourd) el son concilc''. II lit menie 

1. Les actes ot les canons du synode d'Acace ont •■tö publies par J.-U. Clliabot, Si//i. 
Orient., p. 299-307. —2. Cf. St/n. Orient., p. 525-531. — 3. I.e i is. poilf ^ri^.-J^, 'auti' 
du copiste au Heu du , -^^^i'j»' (cf. ci-dessus. p. 109, n. 2\. — 4. Euphemius succeda ;i 
Fravita, qui lui-meme avail succede ä Acace. — 5. Theodore de Mopsueste. — 0. Cello 
accusation etait diri^^-ee contre son successeur Macedonius voir Liberal., cnp. x.wixl. 
— 7. En 495. On sait que ce patriarehe, par son indiscretion, douna lieu ä Anastase de 
l'exilei-. — 8. Notrc auteur ni'sloricn stMnl)le croin' nitlimloxes Inus Irs dyopliysiles. — 
9. Cf. ((Uli. \\. Concil.. 11. 1'.I3. 



124 IIISTOIRE >'ESTORIENi\E. [32] 



♦ i> 






' ^„v^y'j li^LLjl v_-*Ä< 



^__^l diu jLi ^r^ 

•^-^I^Jj^JI diu -v_-3.«3 'C-U. iili- ili '_»S^;3 J3j^ J'_ c/^V* ^^-^^ -'^^ ^ 
j, Ajw JuJlj •Ui^ü . '^ d-lo' i->^ c^l3 -diu |_^ ^>^ ^^ ij^ ^jr~ ^ ^J^3 
^^^1 ^Ül ^i^j diU ji !i-v^3 ^IxJI ^\ jL= \^^ ."lJ^I JL:ä) l_i-=- m^^ ^' 
(3 >->yi ^^ •CJw« J;j ij-tij «__& 1»,U^ i^Lij . ■(—- «jj! '^Tx. sjulSj .UjJI dliL-j 

i>. :!o .0— .^JÄ_»-Ü Cw^j Uj-Oj U-ir'y '^ d'j.U Jicl jDj .ij,U9 U ^U j^Lx> J3 

1. , -o ,UJ'. —2. ^^'j'^j J.. — 3. In marffine -.fi-'l ^t-CU. 



des reproches ä Anastase sur sa croyance. Celui-ci, irrite, le cl)tissa sous 
pretexte qu'il professait la croyance d'Eutyches [Aoutäkltd) et d'Apollinaire 
{AfouUnüris) '. 

XII. lIlSTOIKE DE OWVAD, ROI DE PeRSE "'. 

Quand les Persans elurent Milas, fds de Piroz, et rejetercnt Qawad (Qa- 
häd), celui-ci, irrite, se rendit aiipres du roi des llaphtarites'', et lui racoiita 
riiistoire de Milas jusqu'ä son avenement. II l'ut liien accueiiii et resta chez 
lui trois ans. La quatrieme annee il l'envoya avec des troupes pour comltaltre 
son fröre. A soii arrivee ä Seleucie (Al-Maddui), il le trouva mort '. Ainsi 
les gcns riireut (juitles de la guerre et du saug verse. II avail n-gue quatre 
aus. II y eu a qui diseut qu'ou le massacra, apres lui avoir creve les ycux. 
11 avait I)ali uue ville sur les rivcs du (grand) Zai), dans Ic tcrritoire de Marga 
[Al-Mardj). 

Qawad regua saus dilliculte; il euvoya des preseuts au roi des llaphta- 

1'. 30 rites. Bien loin de puuir ses sujets'de cc qu'ils avaieut t'ait, il leur fit au cou- 

Iraire du liiiu. II cHait le plus doux des rois de Perse et le plus versc dans Ic 

magismc. Au commencenicnl de son regne, il s'appliqua ä bAtir des villes 

et des villagcs. II jcla sur h-s rivieres des ponts cu pierrc et cu bois; il lit 

1. Ou plulöl sous jii-i'lexlo (|u'il etail iioslorieu voir ci-dessus, \>. 123 n. 6). — 2. Cf. 
.\gatliias, lib. IV. — 3. \'iiir ci-dessus, p. 107. 11. 2. — 4. En 488. 



[33] XU. - HISTOIRE DE QAWAI), ROI DE PEliSK. 125 

A:^ Ji .^U J3, il^L A^l .^_ V JL>.^.Ü Sj^Ui^ L_J1 -Ji ^^ j^j^_ 
_^ jJ^ll ^b üiJ.11 _ü^3 .^^,Vjlj p^'U __. ^^^_l| ^U ^li J^ Xß 
^^^-^11 JU3 _L;£ll3 ^,^^11 ,^X 0L<9 .j^jVI SjU3 jl^:Vl J^ J\ (.jjL 

^ yi^ ^ <<L ^ i^\^ y^ 13^3 ^ .^^C. ^\i <^LJ J yi:^ii .01 
"Ij- — 2. i-'j-V vel ^.^y..». — 3. _.a.U^. _ 4. 'J-G. 



monter l'eaueiides endroits Jilliciles ' ; il bätit dans les regions de Mossoul et 
d'Iraq - beaucoup de villages, 011 il transporta des gens veiuis d'ailleurs qu'il 
appliquaäragriculture. II dcmia la permission de bätirdeseglises et descou- 
vents; il soiitint la doctrine de Zoroastre ' [ZarädoH], qui reconnaissait deiix 
grands et eternels principes et la comniunaute des femmes, eii sorte qu'aii- 
cun hommo ne devait s'unir a iiue temme ii rexclusion dun aiitre. II fit memo 
construire dans tout son enipire des temples et des h(Mels, pour y reunir les 
plus voluptueux des hommes et des femmes, adonnes ä rincontiiience : ce qui 
causa beaucoup de peine aux mages ä cause de leurs femmes et de leurs cnfants. 

* A l'instar de Julien (Loulydiwua), empereur des Romains, il diminua les • i'. :ti 
depenses de cuisine : « Un tel luxe, disait-il, devient de la prodigalite. » II 
miita les Grecs cn creusant des canaux ', pour I'amelioration dela cullure 
des terrains. II detestaitles lüttes et les guerres. Les Mages le prierent d'an- 
nuler les bis dans lesquelles il prescrivait les pratiques de la religion de 
Zoroastre ; il refusa en leur disant : « Le magismc ordonne que la fenmie iic 
soit point empechee de s'unir secretement ä un aulre inari ([uc le sicn; <>t, si 
eile vient ä avoir un enfant d'un autre mari que le sien, elb; devra le lui attri- 
buer. » lls employerent des ruses pour le tuer, mais ils ne puren!, h^nliii au 
beut de dix ans de regne, ils parvinrent ä le deposer '. 

1. On püurrait encore tradiiiir : )1 lil sorlir de Teau des eiidroils dilliciles. — 2. l\mv 
les noms propres des contrees. nolre auteur se serl loujours de ccux qui etaient en usagu 
a son epoque. — :]. Mazdalc, qui prechait la comiiiuiiaiite des biens et des feiiiines (voir 
l'Klude de M. Xoeldeke dans Tahari. p. /..55-4(;7). — '1. F.ittör. : <Ics lleuves. — .-.. En 'ii)(!. 

P.VTR. GR. — T. VII. — F. -1. ij 



126 



IIISTOIRE NRSTORIENNE. [34] 



p 



j\ ^3 .'^\ jr^ ^.^. ^^^ ^^ L^V' ^^^ t-^- r^ -"^ '^>-^.-' 
.^Ji^i J^3 ^"^'' ^^-'^ > W- r^<^3 -^'^ :r^^3 '^- ^^ -^^ ^-^^^ 

Uj^ .,5^-- jÜ-JÜ^ ^jr^3 '^^^ C-^J ^^'^'^ ^*^- fy^ "^^ ^ -^ ^;^ 

L^ ^^y .ÜLj ^l« ^^- jli-Ul \^ J^ -^j -^V^n ^^ ^^^ U JU 
1. tx^ Doclor. - 2. >:^^^^^^'.^. -- 3. Discipulus. Scholaris ^^<^|. - 4. _jU. 



XIII. — IllSTOlRE d'ElISEE', le DOCTEUR, METROPOLITAIN 

DE NlSIRE". 

Qawad ordouna que ehaque religion qui se trouvait daas sou empirc lit 
uu traite sur sa foi, pour le lui presenter. Le catholicos Acace, ne pouvanl 
y travaiUer, parce quil etait absorbe par la .lirection des affaires ecclesias- 
tiques, ecrivit ä Elisee (///.v«'), qui etait interprete ä Nisibe (AV/.s/i/»), et un 
1.. :!•' de ceux * qui avaient quitte Edesse (Av-Rohd) avec Narsai, pour le prier de 
composerun livre, dans lequel il prouverait la realite et l'orthodoxie de la 
reli-ion clinHienne. Celui-ci ecrivit ' sur la vraie religion un ouvrage divisc 
en Js chapitres, ayant pour sujet : l'essence divine. la Trinite, la creation, 
l'hexameron, la Ibrmatiou de ihoinme, la creation des anges, la chute de 
Satan et la venue de Xotrc-Seigneur ä la iin des temps: il l'envoya ä Acace, 
qni le traduisit en persan et le presenta ä Qawad. Ce roi le prefera ä tous 
les autrcs ouvrages ([ui lui furent presentes. Le meme docteur redigea aussi 
des commcntaires ■• sur lontes les lettres paulines, sur Jol). ,l..sne-bar-Noun et 

1. BaHiadhSabha 'Arbaya Cause de la FondaCion des ecolcs, p. 7:3 1 a|i|»llr : Bar 
(^0/.bäye, ilabban .lacquos "(//">/■• P- «' ■ «»•■ QorbAnö: ut Msilia-ZUha ed. de Miu-ana. 
Mossoul. 1907. p. 70 ecril : <^,o^ ^! >' Origiuairo du villaoe de Qozbo dans le pays de 
Maro-a >>. - 2. C.f. Mari. p. '.(i. — ■'>. Cf. Mari. p. 4(1. — 4. Des commcntaires sur Job. 
sur k-s deux epitrcs au.K Corinthiens et sur los Irois autrcs cpii les suivcnt; la Cause de 
la fondalion des ccoles {xo\r ci-dessus. p. 110. n. 2 : un Traite sur les marlyrs: d- 
aclions de o-räccs et des discours lEbcdjesus apud Asseni.. />'. (>.. III. i. i'. K'O ■ 



[35J XIV. — lüSTOlRK UE /AMASP. ROl DES PEHSES. 127 



^U^llj Ol J^A.11 ip j^O,! jl Jl JL-Ui.^ _i^U^ cJLj .Ij^C. jO, dl J^Jl 



1. Causa constitutionis scliolarum mNfSimi; ^jLo^^y^.m; iis^o.. 



les Juges. II compit'ta le Commentaire de l'lnterprete ' sur Samuel, depuis la 
priere qu'il avait faite; il ecrivit aussi \a Cause de la fondalion de.s eivles'. 

XIV. * HlSTOIRE DE ZaMASP, KOI DES PeRSEs''. • 1«. :W 

Les iiiages, apres avoir depose Qawad, elurent Zamasp {Dhdmdsf) ä sa 
place: quant ä (^)awad, il fut jete en prisoii. Sa soeur voulut parvenir jusqu'ä 
lui, mais eile n'y reussit pas malgni ses eilbrts reilen-s. Elle s'adressa alors 
ä Zamasp, qui, eedant ä ses instances, lui permit d'entrer chez son frere et 
de rester aupres de lui. Des lors, eile ne cessa d'employer des ruses pour h> 
faire sortir de prison. Finalement, eile cut recours au stratageme que voici : 
eile enveloppa sou frere dans une natte, et, declarant que c'etaienl les liabils, 
dl int eile s'etail servie pendant ses n'-gles, eile fit veuir le blanchisseur ])our 

1. Theodore de Mopsueste. — 2. Selon Burliadbsabba 'Arljay.i. Cause de la fonda- 
lion des ecoles, p. 7o. Elisee a succede a Xarsai dans la directioii de l'l-x'olc de .\isil)e 
en 502. et esl niort en .")09. II aurait donc ecrit son Traile sur la toi avant d'etre nomine 
superieur de l'Ecole. — C'cst ä tort qu'.Vsseniani loc <it. idenlitic cet ecrivain aver le 
patriarche Elisee 52.')-.539). — Xotro auti'iir dit iei que cc doctcur a ete eonsacrr eveque 
deXisibe lL Mari, p. 'iG . tandis que Barliadbsabba /oc. cit.' dil claircment qiiil n'a [m^ 
ete evfique. Barliadbsabba est beaucoup plus digiic de l'oi que notre aulmr et Mari, 
etant de la meme famille que celle d'Elisee et ayant veeu au nieni ^ siede quo lui. Xolre 
auleur et Mari auraient donc confondii Elisi^o riiiter|)rete avec Osee eveque de Xisibe: 
et en effet la ressemblam-e des deux nonis ^oo, et ^jl^(. Icur residence dans une meme 
ville. leur eontemporaneite. tout a pu pnrlec ces deux auleurs ä identifier ces deux i)er- 
-iiiinaL;es. ;Voir aussi nolre Etüde siipplem. sur les Ecrh'. si/r., n. 111 . — •>. (.1. 
Pseudo-Josue, apud Assem.. B. 0.. I. p. 2(i(i; Procop.. lib. I, De hello persUo, cap. vi: 
ßarhebr.. Chron. Sijr., p. T."). 



128 IHSTOIRE NESTORIENNE. [36] 

L.t..->- 4jw JiJlj .<) jUc-lj .«ul ^li (3 i-Cc 4^LLi ^„^ — ! (»-''^''j ^-sj-oJi Jj-« L<iY~; j^ 



d/ii 



js^^lj ^iiSI __^3 J^r^'^Jl 1.5;^ 



1. ^a. 



les empörter et les laver. Les gardes de la prison n'en approcherent pas, 
crainte d'etre souilles : ainsi Qawad s'echappa et s'enfuit aupres du roi' des 
Turcs-, avec lequel il avait dejä contracte une etroite amitie, lors de son 
sejour cliez lui du lenips de son pere'\ Ayant implore son secours, il obtint 
!'• :i'» de lui des troupes avec lesquelles il retourna dans son pays, renversa * Za- 
masp ', apres deux ans de regne, et le rejeta; il tua quelques mages et en 
emprisonna plusieurs. II l'ut bienveillant envers les chretiens, parce que quel- 
ques-uns d'entre eux lui avaient rendu des Services dans sa fuite au pays des 
Turcs. 

XV. HiSTOIRE DE BaBAI, LP: VIN(;T-IiKI XIEME des CATIIOLICOS'^. 

Le catholicos Acace (Aijchj) — que ses prieres soient avec nous ■ — • mou- 
rut (laus la [lO'l" annee de Qawad. L'eveque de Hira", qui etait son disciple, 
transporta son corps a l.lira, oü il l'ensevelit. Zamasp reg•na^ Les chretiens 
eurent besoin de choisir uu catholicos. Zamasp avait un astrologue chretien, 
ap[)ele Mousa'; celui-ci dcinanda ä son mailre la permission de faire elire 

1. Le ms. a -Jj ; lire s_:A-'.- ainsi (pie l'iinlique le ciiTitexte. — '2. Xoli'o auteur les ap- 
pelle aillcurs Hailal, llaphtarites. Voirci-dcssus, p. 107 et 124. — 3. Cf. ci-clessus, p. 107. 
— 4. En 49S; cf. Tabari, p. Ki.'), n. .5. — .j. Cf. Mari, p. 46-47; 'Amr, p. ;55-7; Barhebr., I 
Cliron. EccL, col. 80. — G. Ici un bianc dans le ms. Une main etrangere a ecrit 5^1*.". ; 
Selon 'Amr, Acace .serail mort en 496. Notre auteur semble. lui aussi, placcr sn mort ä j 
la memo date, c'cst-k-dire ä ravenement de Zamasp. — 7. Simeon? qui, cn 48(), assista ' 
au sjnodc d'Acace (voir Si/n. Orient., p. .'506j. — 8. l''n 49(). — 9. Massoi, 'Amr, p. 35. 



[37] XV. — HISTOIRE DE BABAl, CATIIOLICOS. 129 

L1_;J iVj^j üj^l '^ J-Jl ^ y>y^ jj^r; ^^\ "^-^-l ^^IaJI Jjbl ^ ^L>.j 'IVI JU 
^^^-vi" j^^j ^^'j ^iä'LVl bXfc ^5Jl >_^<3l j^llj ^^1 ,j~^ rr^' is^y^ * * ''• ■** 
^jsj_«L^l jl ^1 ^>*-'^. c^' CT^^ *"^^ .-kJI -ü; jL3^ ^lC v-_.-ü!l3 jLa^I 
•^-^U^ /»---' i^. /*-*-^j • '-v*^' "'^" />-* ^y^J "^ -'-fs v_i— 'L»i.i ^'' JUj I fi'.ifi-w 

1. .Ivä'J' ^iXL.-- oJCLo cy — 2. Ordinavit >o^ ex J— !. 



iin catholicos. Avant ete exaiice, tous les Peres choisirent im habitant de 
Seleucie, parent de * l'astrologue Mousa, et secretairc du Marzban de Beith * P. »s 
Aramäye' {^(ibt). II s'appelait Baba'i, fils de Hormizd. II etait tres iige; il 
avait une femme et des enfaiits; il etait vertueux et verse dans les Ecritures" ; 
il donnait l'hospitalite aux eveques et aux etrangers, imitant la conduite des 
moines et des saints. Babai refusa; mais les eveques ue le quitterent qu'apres 
l'avoir ordonne catholicos'. Zamasp, aiusi que Qawad apres son retour du 
pays des Turcs, se montrerent bleu disposes en sa faveur. 

Babai reunit trente-deux Peres'; il etablit des lois pour le gouvernement 
de rEglisc; il annula les correspondances de Baboi', de Bar Saurna at d'Acace 
et les anathemes qu'ils avaient lances les uns contre les autres\ Admettant 
ce qu'Acace, Bar Saunia et les eveques avaient etabli sur le point du ma- 
riage'', il ordonna que tous les ministres de TEglise contracteraient ouverte- 
ment mariage avec une seule femme ' ; il ordonna aussi que la reunion des 
Peres se tiendrait une fois tous les quatre ans, au mois de Tesrin 2<"* (Novera- 
bre), pres du Catholicos, pour regier les affaires de l'Eglise et subvenir ;\ ses 
besoins. 

Un jour qu'il se presenta avec Mousa, son parent, chcz le roi Zamasi) : « Les 

1. Nomme Zebergan (Simeon de Beith Arsam, apud Assem., ß. O., I, p. 35.Sj. — 
2. Selon Barliebra'us Uoc. cit.], sa science etait fort mediocre; selon Mari, il ne savait ni 
lire ni ecrire. — 3. Selon notre auteur, il aurait ete elu la premiere anneo de Zamasp, 
c'est-ä-dire en 49()-7; selon 'Amr, en 498. — 4. Ce synode, qui a ete publie par J.-B. 
Chabot [Syn. Orient., p. 310-7i, contient trois listes episcopales : la premiere enumere 
trente-six eveques ; la seconde, Irente-trois, et la troisieme portc trente-neuf signatures 
(comp, aussi Sijn. Orient., p. 620). Notre auteur semble se reportcr a la seconde liste. 
Cf. aussi Mari, p. 46. — 5. Cf. Syn. Orient., p. 312. — 0. Ici l'auleur semide faire 
allusion au .3'' canon du synode d'Acace (voir Syn. Orient., p. .303). — 7. Ci. Syn. 
Orient., p. 312. — 8. Mari cl Vmr [loc cit.] sont d'accord sur cc point avec notre au- 
teur; mais les actes du Concile disent : Tesrin V. 



130 HISTOIRE NESTORIENNE. [38] 

j,_^^ U^jt ai:»- C<ii ^\J\i >U1 Jl ^.^3 JLj ^ÜI (.1_^1 jl pL. j^. Jlii 
ÄJ^Ij J P^A^ ^ÜI i»..j Lo ^:^ ^,^ lAi. U<A3 .Ufc c.;l^ U^ j_r-^l '^^j 
jl U^j .(.^ä; j^; IJi oij^VI ^j^. j^ ^.— «-'' C^ ^3 •önr-'*-' -c^ ^i^KT^J ir^ 
\l.^.yJ <— At oil^ U^ J-asI ^^^JaTj PyJä'" (v' ^'-^ ^-^..J l/'-'"^'' ^ •-'>*'" "^^ 

^L.L" ij «-Ä ^T""^ ^•~'" "^^ '^J^3 cÜajJlj Jj^»)!^ UafcV' *J ^r-^. i*" ^-i^l *-»-^ (j 

2 i- I . • • . 



1. vaöi; |a,Qj. — 2. Jacuit (reposer) : _-uu( ex 



I... I 



^.. .. ^ 



p. 3t> cadavres, * lui dit celui-ci, sont pourris et reduits en poussiere. Pourquoi donc 
lionorez-vous les ossements des niorts? Pourquoi las venerez-vous et ne les 
mettez-vous pas, ä Texemple des mages, dans les sarcophages? — Nous sa- 
vons, lui repondll-il, que les corps des hommes sont dans une inertie absolue 
et qu'ils sont eousumes et reduits en poussiere; niais nous croyons qu'ils 
ressusciteront beaucoup plus beaux et plus eclalauls qu'ils ne l'elaient. Gelte 
doctrine nous a ete confiee par les livres de notre religion : Eii itn cHn d'ml 
tous Ic.s honuitrs ressusciteront iinmnrtels\ Comme le Chrisl est ressuscite des 
morts, de memc! nous aussi nous ressusciterons; comme le grain, qui meurt 
sous la terre et qui perd sa beaute, pousse ensuite pour etre plus beau qu'il 
ne l'etait-, ainsi foront les fils d'Adam. Si tu ne crois pas ä ce que je viens 
de dire, cunsidrre (pie rhommc doil son existence ä une gouttc, (pii le forme 
dans les tenebres des entrailles; puis il regoit des membres, des veines et 

■ p. 37 des OS ; enfin, au bout de neuf mois, * par la toute-puissance de Dieu, il vieiit 
tout forme au monde. 11 en est ainsi de la resurrcction el du cliangemenl de 
rhomme et de l'^tat des corps apri's leur resurrection. » 

J^c roi appronva sa parolf. Habai sortil dr rlic/. lui content. Les affaires 
marcherent blende son temps; il rcposa apres un pontificat d'environ cinq 
ans'. 

1. Cf. I Corinlli., .w, .'.2. — 2. Cf. Ibid., 3(i. — .'5. II mourul en 502. Voir ci-dessus, 
p. 120, n. ;i. 



[39] XVI. — JOLIE HISTOHIKTTE. 131 



.<Cb Js K-^ 



. A_LiJl i.i-i "^ ^Ic- "ül! Ä^LC c^r^l «i_^ j'3 ö»:^*f^ '^^v^' <JlL< ^_jÄ->JI t>ii^ 
. Aj«_Jl Jl Aj (s~=-^ iJ »i c^-^ *^ JV^ /r*^ >- . J (<V^ J'-f'b • '»^'-'^ l»~*J>- U~J=^ 

4.111 iwUC ^U._ V Jl^' ^y -l^l| Uli .«:i.U .JjUI Ji. ^^Jl olij b^U ijij l^Li 

^Ls- j)-^ L. jwi»^ v-iyi ij'^''-' *^^ (*~-t f*-^ ■^-l.-'. 'j' "^'^ ""^'^ '"^ ^^ 0"*^ 



L 't 



1. Praefectus vigiliarum; Sacerdos caecus liou. — 2. vs 



XVI. JoLIE mSTOniETTK 



Un des Peres raconta ceci : 11 y avait dans uue localit(', luie feminc riclii', 
charitable et vertueuse. Elle avait poiir voisim- iine pauvrc veuve, ä laquelli^ 
eile faisait raumöiie. Un jour que cette dernien- se troitvait seule chez la 
femme riclic, cellc-ci sortit ses bijoux pour s'eii parer apres qu'elle aurait 
fini son travail ; eile perdit un coUicr de perles; l'ayant cherclie iniitilorneiit 
partout, eile soupgonna la veuve de l'avoir vole et le lui reclama. " La veuvc * i'- ^^ 
iiia et jura qu'elle ne savait rieu de lout cela, que jamais eile ne se serait 
permis cette mauvaise aelion en retour des bienfaits qu'elle avait regus d'eUe. 
Leur querelle se prolongea et les gens en fureut informes; on jugea que, 
vu l'impossibilite de trouver des temoins du fait, il fallait faire jurer la i'emiae 
soupyonnee et frapper d'exeonimunication, par la parole de Dieu, celle qui 
aurait pris le coUier. Les dcux femmes y consentirent. Qu pria un pretrc 
aveugle, qui passait par lä et qui se rendait ä l'eglise i^ous la eonduile d'uii 
enfant, de faire touiber Texcommunication siir le volerr. J.e prelre rclusa. 
Puis, comme on insistait, il dit . « Celui qui a pris le collier est oblige par la 
parole de Dieu de le rendre. » A peine avait-il aclieve ces mots, qu'une souris 
sortit, tenant le collier ä la bouche; et apres Favoir jete devant les gens, ([ui 

I. Cf. Mari, p. ',7. 



132 IIISTOIRE NESTORIENNE. [40] 

.t^^il *^^j <iil ijX JIj-äH jjl^/^, >l^ 



J^ ^Uy; iLOI eil;' j ^sß -ciJ' •^^ i> ^j:^ J^ \~^ J)\^^'Si j^i .Uj_^ 



t^'jj 



-_J3 'öaJI jli Ji^^ij «_J1 J j;.l^ ^/^^'i -^^ *-^^ 'l^. '-^-3 



1^ 



Sj-^1 iÄ_fc A,U:-sV JI95 l^J Aä-J .<) J-is l}-^ JL-i .lj/-i '(iX^ 2iJJ.-» 



1. i*~J' 



attendaient le resultat, et s'etre eloignee un peu, eile creva. Les gens emer- 
veilles aJresserent ä Dieu de multiples louanges pour ce qu'ils venaient de 
p. a',1 voir. * J'ai rapporte cette histoirc etonnante, afiii que les ignorauts ne meprisent 
pas la parole divine ni rexcommunication lancöe par les pretres. 

XVll. HiSTOlRE IIE l'aTTAQUE d'AmID PAR QaWAD. L\ VISION*. 

Qawad , ä sou retour du pays des Turcs , attaqua Amid et l'assiegea 
longtcinps; iiiais il ne put s'en emparer k cause de ses larges remparts. A^^ant 
resolu de la quittor pour aller assieger d'autres villes grecques, il cut un 
songe cette nuit-la : « Ne te decourage pas, lui disait la vision; reste ici. » 
Tout etonnö, Qawad resta, et, la nuit suivante, enleva la ville d'assaut. II y 
massacra hoaucoup de monde. Plusicurs se refugiercnt dans les eglises. 
Qawad se rendit a l'eglise-, qu'oii lui ouvrit ; y etant entry, il aperi,'ut une 
image de Notrc-Scigncur et demanda ce que c'etait. On lui röpondit que c'etait 
riniage du Cliiisl; il l'adora (>n disaiit ä sa suitc : a C'est cette image, qui 
* P- 'iii m'est apparuc en songe et qui m'a dit : * Betourue ä la ville et je te la livre- 

1. Cf. I*scudo-Josu6, apud Assem., B. ()., I, p. Tri et suiv.: Histoire du BasEnipire, I, 
38, 11. 7(!; Prcxop., De hello pcrsico, c. viii; Mari. p. M. — 2. Le ms. porto Iaj-'^M <( la 
villo », mais le conloxtc iiidique qu'il s'agil ici do Teglise. 



[41] XVIII. — HISTOIRE DE S. ABRAHAM LE GRAND. 133 



^.j Jiül 



i. wix> j. — 2. Dominus mens -v^o. — 3. Vita ascetica |;jo;. — 4. ^^-' --" 



rai, ä cause des peches de ses habitants. » II fit epargner ceux qui s'etaient 
refugies dans les eglises et cesserle massacre; raais il prit tout ce qu'il trouva 
dans la ville, pour l'emporter ä Seleiicie, et y laissa une garnison. Quand ils 
apprirent la prise d'Amid, les Grecs vinrent assieger les Perses qui s'y trou- 
vaient, les vainquirent et les chasserent ' . 

XVIII. HlSTOIRE DE SAINT MaR AbRAHAM LE GrAND'. 

Ge fut au temps du roi Qawad que cet homme vertueux sortit de Cascar, 
pour se cousacrer a la vie religieuse et aux oeuvres Celestes. De meme que 
Dieu' avait etabli Abraham pour etre le pere des nations, qui croiraieut an 
Dieu, ainsi il etablit cet Abraham pour etre le pere des meines dans tout 
l'empire perse. II se rendit tout d'abord ä I.lira, oü il evangelisa beaucoup de 
gens et les detourna du culte de l'etoile, qui * s'appelle Az-Zohra (Venus). Puis * i'. '.i 
il quitta cette ville; et apres avoir parcouru bien des pays, il se rendit en 
Egypte {Mhr) pour visiter les saints anachoretes du desert et du mont Smai 
{Tour Sind). La, le Saint-Esprit lui revela bien des chos?s. Ensuite, il revint 
ä Nisibe et se fixa ä l'Ecole, ou il etudia avec Abraham l'interprete et Jean 
{Yohannä) son compagnon". 

1. La guerre, qui avait coinmence en 502, s'est terminee en 50'i. — 2. Cf. le Livre de 
la Chastete, n. 14; Ilistoire de Thomas de Marga, lii). I, c. iv; Mari, p. 'i7. — 3. Cl. 
Gen., XVII. 4 et suiv. — 4. Yoir ci-dessus, p. 115-110. 



134 IIISTOIRE NESTORIENNE. [42] 

li^ .J^JL-VI j ^^LJl Ul ^_ ^^Jül J^l l-U ^^ ^Lj ijWl dU- j. 

^jj^'Y^CwVI 'ü^ «.«i^li .-'' jla..taJl '^ ..j:^\ V\J!i U}">i. iA^y -^j-i-*^'^ if- J^J 

>_j « ä « ■ 1 >::Jo i;Liw ij V^^3 ^j"^'^ ^V- -^^'J Jj"Vi i^L^ ^Ji a*^3 L£Sm i^üJI 
l_j_Lx_^3 jL-fc^l iA-^3 b_^ ^.jjj jv' .,_L>t.l! ^3 ^1 ^Lt^JI .lij^ ÜXrt^ Jl/^ 
.^^ :i\j>- ^UJl düi J ^^3 •fx'^ 'J'>^ J^ (j^ c^^»^^ ^^ '-'-*^. ö^J '*^^ 
iv^--_^ljl A. j^^i_o ^Ä)l Ul j i^l^3 .(^1 '»j>J^3 ''blJ; ^Lji .!s_^l •cUl aJI l5Cii 

1. Schola |i"-""j — 2. ^_,->. — .). pLctta^. — 4. Discipulus ^^lioam/. — 5. Repetitio. — 
(). Lotura ii^s->. 



La lillc d'un des notables de JXisibe fut possedee du demon, qui la tour- 
mentait beaucoup. Dien voulant manifester les vertus de Mar Abraham, lo 
demon cria par la beuche de cette jeune fdle : « Malheur ä moii Voici que cet 
Arameen (An-Nabali) vetu d'un manteau et qui habite l'Ecole, mc chasse et me 
tourmente. » Le pere de la jeune fille, ayant entendu ces cris du demon, se 
rendit ä l'Ecole pour le chercher; 11 le trouva appliqu^ ä la lecture des livres 
de rinterpn'-te. Les ecoliers, qui etaient presents, lui ayant deinande avec 
iiisistance de prier sur la jeune fdle, il finit par ceder ' et la guerit. 

11 sortit secretement pendant la nuit et gravit la moutagne d'Izla, pour y 
vivre dans la solitude; il s'iiistalla dans la grotte qu'avait jadis habitee Jac- 
ques [Yaifoub), metropolitain de Nisibe, se nourrissant d'herbes de montagne. 
Sa renommöe grandit et les moines vinrent se grouper autour de lui. De 
toutes parts, ou lui amcnait des malades, et il les guerissait. 

II y eut dans cette montagne beaucoup de saulerelles. Les habitants s'en 
plaignirent au saint; celni-ci leur donna de l'eau benite', qu'ils melerent ä 
l'cau (pii arrosait leurs terrcs; toules les sauterelles disparurent aussitöt. 
( hiand les ireres etaient tourmentes par des fantömes et des voix diaholiques, 
ils prenaieiit un niorceau des habits du saint et les maudits prenaient la fuite. 

II hAtil, ensuite un monaslere, oü de nondtrcux moines se reunirent de 
tous ciHes. (]'est lui qui leur prescrivit la tonsure; il changca huir costume, 

1. ux-i. du syriaquc if^^-j veiit diic : lolura. 



[43] XIX. — HISTOIRE DE SILA, LE 2.r DES CATHOLICOS. 135 



10 



j^l-ojlj ^yl-uJl i^LäI j^ yy LLA.'U>- >lJ; 'V'-' .^Lä] ^„ii- Cw.:LJl 



1. Jj. — 2. Habitatio, monasteriuin iv^oo^. — o. Clerici tonsura Vr^aji,. — 4. ^^ j-i^'^'. 

— 5. ^j/j'^j. — 6. i^aooi. ex ,'.*£' jK>i. — 7. Jacuit _w^a; ex _.:;;_'. — 8. Historia iiw^i. 

— 9. Ordinavit ^o-^miij po^ ex ►— o ^'-w'. — 10. Archidiaconus ap/iorj.xovcx; ..oj^^ii. 



\ 



et la forme de leurs chaussures, pour les distinguer * des (moines) heretiques. * i>. 'i:t 
II benit ses enfants avant sa mort et ordonna ä plusieurs d'entre eux de 
fonder des couvents dans les montagiies et les deserts. II vecut jusqu'ä l'e- 
poque de Hormizd, fds de Kosrau ' {Kisrd). 11 mourut daas son couvent et y 
fut enseveli. Ses nombreuses biographies' fönt connaitre ses acticns et ses 
travaux. Que ses prieres soient avec nous! 



. :i 



XIX. IhsTOIRE DE SlLA, LE VINGT-THOISIEME DES CATHOLICüS 

Sila etait arcliidiacre du catliolicos Babai et originaire de Seleucic (Al- 
Madäin); il fut ordonne catliolicos en la seizieme aunee ' de Qawad; il etait 

1. II regna de .570 ä .j90. Lne iiole, qui se trouve en marge du Traite de droit caiio- 
nique d'Ebedjesus de Nisibe, est ainsi conQUc : 11 .vi 1 vi. nojls uf ^a,-r^l -v» U-r^; «ja-s^/ ;p^'^t 

.,Xui . .o>3 : >,^o .(-.ai ic_5. : .juatC^N-s ou : — : :-;— / ^"'■■' . | . mya •poioi^ : — : It^JJ ov.l^/> : yO^ >».»lo ,^»>aLo 

» La lulle de sainl Mar Abraliain le Clrand, a ele terminee en la .SiW' annee des Grecs, 
qui repoud a la liuilieme annee de Hormizd (roii de Pcrse, le 8 janvier nianli apres l'Epi- 
phanie: il etait äge de quatre-vingt-cinq ans. » II y a ici un anachronisme. La huitieme 
annee d'Hormizd repond ä l'annee 586 de notre ere, landis que l'annee 8i)() des Grecs 
repond ä l'annee 588. Celle derniere dale parait cxaclc. Dadisö, suecesseur d'Abraham. 
presque aussitot apres la mort de celui-ci ("janvier 0881, aurait e!: bli des regles pour les 
moines du grand couvent (voir J.-B. Chabot, Regiilx monas. ab Abrahamo... ei Dadjc- 
s«, etc., Rome, 1898, p. 38). — 2. Nous savonspar la passion de Georges martyr [Histoire 
de Yabalaha, etc., p. 424) que Babai le Grand a ecrit sa biographie. — 3. Cf. Mari, 
p. 47-8; 'Amr, p. 37; Barbebr., thron. EccI., Il, col. 82.-4. En .503, Qawadayant regnö 
en 488. Amr donne la meme dale seizieme et non dix-huitiemc annee de Qawad. ainsi 



136 IIISTOIRE NESTORIENNE. [44] 

p. 4'j'i_«L' j ^_5jL-Jl3 .Ij- c-^o Ä,b j_^ * 03 bUl «OV jl_^Vl v_lL.I ^^jj-- Jf-V 
^yj. <j JajiJj JLJ' «^> ^b ^-U^r c-'o >^-^ ^|_^^ jl i^L«3 . «_J1 >::~i3 ^^r^*^ 
jj-i-wij ^— .j^3 ^:sl ^l^l jLilsVi j^ ^Up> 'Ul i^Lil A°3 .i,-I:L_Jl ^,^ia)' 
Lj^'U^ U.Li .".Ül; _^i^l; <-b ^r ^;l^ Ij^V J;-»^! uj^J Vj3j -Jr^r^J ^j'^J 

jLJ j^---~^; 0^1 cL-^l c^'j ü j-^; ji^J^ u_j^_,^, i^.; ^U3 .iyL.il 1*113 

p^li ^1— *'j Lj!>La j^; J^^ ^^i: ^\ \r'rbj> ^"^b W^ -'^ ^^J (v*-U=S3 ^^^ 



marie et avait une iille. Infatue de sa science, il s'ocrupait beaucoup des 
affaires mondaiues et aimait trop l'argent. II excommunia le docteur Mari de 
Tahal \ qui lui avait fait des reproches sur sa conduite. Qawad Thoiiorait ä 
cause de Buzaq-, eveque de Suse {A]-A]mäz). qui I'avait gueri, lui et sa fdle, 
'* * d'une maladie dont ils etaient atteints. A son epoque, les cliretiens jouirent 
de la paix; les eglises furent bäties. 

II V en a qui disent que la femnie de Sila portait son mari ä ramasser de 
l'argent et ä s'ecarter de la bouue voie. En eifet, beaucoup d'hommes vertueux 
ont ete trompes par les femmes : Adam le p^emier^ ensuite Joseph', Sara- 
sou'', David'' et Salomon'. Job* au contrairo, pour avoir resiste ä sa femme, 
qui Texcitait k blasphemer contre Dieu, et pour l'avoir appelee insensee, rem- 
porta la victoire et fut sauve. Achab", pour avoir suivi les conseils de sa 
femme Jezabel contre Naboth, fut puni avec eile. Mamo'i '", femme de Bar 
Sauma, metropolitain de Nisibe, exasperee de voir les habitants de Nisibe se 
rendre aupres de Narsai pour l'honorer, porta son mari ä exiler celui-ci de 
I'Ecole : « Qu'avons-nous, lui disait-elle, a faire ici? Ne vois-tu pas que tout 
le mondc se presse autour de Narsai? » Celui-ci se retira au pays de (^ardou. 



1'. 'i'j 



que le disenl Cliabot, Si/n. Orient., p. 324, ii. 1, et Labourt, Le C/tr'istian., etc., p. 159, 
n. 5); mais il la fait accompafrner d'un anichronisme evident huit cent sixieme annee 
des Grecs : 505 . — 1. Dont se plaigiiait Simeon de Beilh Arsam, apud Assem., B. 0., I, 
p. 358. — 2. Lire ^^ \y, au Heu de ijjjr?. iei et apud Mari et 'Ann-, loc. eil. {\o'\v Syn. 
Orient., p. :{2'i et 327). —3. Cf. Gen., ni, (i. — 4. Allusion peut-tHre a rilistoire apo- 
cryphe de Joseph et Aseneth (voir Land, .\necd. S/jr., III, p. 18 et suiv.). — 5. Cf. Juges, 
XVI. — 0. Cf. II Sam.,xi. —7. Cf. I Rois, xi. —8. Cf. Job, ii, 9 et 10. — 9. Cf. I Reis, 
XXI, XXII ; II Rois, ix. — 10. Cf. Mari, p. 43, 45, 47; Rarhebr.. (liron. EccL, II, col. 7<k 



[45] XIX. — IIISTOIRE DE SILA, LE 23" DES CATIIOEICOS. 137 

oVLLi S^i ^s^J^ u^-''' 1^-^ (j.-"^^ .J_^v_VI ^^, iUj 1^>IS »A^ •(^^•' Ji-*-^,. 

^J^j .'uli JJ^ '^-^^„i '^'^„ 'j^i "CUC» ^]1 ^-;^^ ^-* ijj *-^ U ^Ic ^^^^•; f-^ 
JL.-.-:-^lj uL*ä)1 i^U ^ jvfcU J^rj-^i=-3 Ü»rr^'-5J' J^»^^ ^f}^ V — ' '^j^^ ^~' ,> 
lja_~J A-'-'J^ ixJ>LJI oAi- '^^-i^ l^~i^;>c.« o'f^' J^ (^L-i' ^L'*' L-" ^n~^ ._^.J>tJi 
.jLiLxJl ^»jut'l >1jL J_^ <^J -r^y^.. '^JJr'.. '^' ^-?'i^ «JU-^jl Ij^Lii. Iisj3 ■'y-p-^j 
(_i_ä_-l T-«_>j«_i_> ^ SaJ'jj . L^L^3 Lfcj »^1 'yt '*jl — Tj \aL5vJ' jjj>~U J-air v::Jl53 
l^jj ^^U^ U3 .ioL-aJI ^'1 [^\i [^}i \i-^3J JLoil j .-—Ji Co'l^ l^^li 3J^.>1 

1. ,.p . — 2. BeoAÖyo? jecv^q^o(i. 



oü il composa des discours ' , * dans lesquels il traita de ce qui lui etait arriv6 * i'- '■•', 
et de la malice des femmes. II envoya ces discours ä Nisibe. Ils y furent 
debiles dans l'eglise en presence de Bar Sauma, qui, s'rtant repenti de c-e 
qu'il avait fait, rappela Mar Narsai, et Thonora de son amitie tout le reste de 
sa vie. 

Plusieurs femmes, au coutraire, ont pris part ä l'amelioration des affaires 
de leurs maris, en les portant ä pratiquer la vertu et ä faire le bien. Sara', 
femme d'Abrabam, parce qu'elle etait hospitaliere, servit les anges, qui vin- 
rent chez son mari. Rebecca' {Rafqd), parce qu'elle etait vertueuse, recom- 
manda ä sou mari de ne pas laisser son iils Jacob ( 1« qunb) prendre pour 
femme une iille des peuples infideles, et alla trouver' le pretre Melcbisedec 
{Malkizdacj) pour le consulter sur ses affaires et sur sa conception. La mere 
de Gregoire (DjrhjliDurions), eveque de Nazianze (Aniziaiizou), fut cause quo 
son mari, ses deux ills et sa tille se firent cliretiens; quand son man fut 
nomme eveque, ' eile dirigea ses affaires, l'exhortant ä faire le bien, ainsi que • i'. '.•; 
le rapporte le Theologien '. La femme du catholicos Babai Taidait aussi ä 
faire le bien et ä diriger les alfaires ecclesiastiques. 

Anastase (Aiiastous), apres avoir exile Macedonius (J/c/v *>/'«; /(/v), patriarclir 

1. Deux discours poeliques, dans lesquels rautc-m- laisait allusioii a la malice de 
Mamoi et ä la conduite insupportable de Bar Sauma envers hv. Lc prcmier commc'ii- 
?ait par : \j^v \.^ 6u^ c,i, p-o^ |a_. I^.t le second par : -lo^iol ^ ^ ^^^x^nxo;. m^, ^m^o. Ces 
deux discours ont ele publies par M. Mingana : Narsai llotnilliv, :\rossoul, ino:., vol. 
I", p. 210-22.3; vol. U, p. ,323-30.5. — 2. CA. Gen., xviii, (i. - 3. CA. Ibid.. xxvii, '..k — 
'.. Cf. Ibid., XXV, 22. — .->. Voir Nazianze, Carm. de Vita, p. 2: Carm. i, p. 33: Ora(. 
II, p. 178; Oi-at. xix, p. ,30,"). 



138 IIISTOIRE NESTORIENNE. m 



A_fc 



.^UlJI lil^ Jl JL-j ^-^' ^'^ ö^ J-^-3 ^1^' r -Cr^*^'' ^*-^ ''■^'^•5 
Ä : \\ J 0U3 ^^ .JU- i-Ji ^n^i ^o^K-^ ^-*^ ■J'^i "^-^ -*^^:. ^v>*^-3 >y^:'^ 

J\^s>i\ y> ÖJ3A5CU.. 'LVl 'U^ «-^1 L« 7^^>-^3 <.U J^ :^i^^ '^"^y^. ^^' 
1. LJai'. — 2. .Y= J^. — o. In niargiiie : graphio : iJUiU-j. 



de Constantinople {AI-Qosl,uitinifja), le remplaga par Euphemiiis (Aßfaiüs), 
qui, qiioiqu'il füt ortliodoxe ol adversaire de Pierre (Faträ) et de ses partisans, 
ioiitelois, pour suivre le roi daiis ses idees, changea bientot et s'ecarta de 
sa croyanee. Felix, patriarclie de Rome [Rouniiija), lui ecrivit de se retracter; 
ne l'ayant pas fait, il iut anathematise par lui. Et quand Acace ' convoqua le 
Synode, il anathematisa Eupliemius et tous ses partisans. Timothee [Timd- 
thäous), (|ui Uli sucteda, mourut la meme annee qu'Anastase, apres avoir di- 
rige l'Eglise peudant six aus". 



XX. — iiisTOiHE DE Justin, itoi des Gkecs 



* Apn'S Auastase, Justin [.IdusIoks) regna sur les Romains en 829 ' d'A- 
lexandre (Al-Iskandar) ; il jjrit soin durant tonte sa vie de la foi orthodoxe; il 

J. C.f. Mari, p. 4S. — 2. (".c passage est tres ciubrouille el ploin de lautes histo- 
riques : 1° Anastase reniplaga Macedonius riüii par Eiipheinius, qui. d'ailleurs, etait le 
predecesseur de Macedonius. mais i)ar Timothee; 2° Felix pape avait anathematise non 
lüiphemius, mais Aeaee; il avait reru le jjremier eomme orthodoxe, sans toutel'ois le 
reconmiilre pour evequc, parce qu'il n'avait pas voulii ötrr des diptyques le nom d'Acace 
(voir tome IV, Concil., p. ll')'i); ;{° nous ne savous pas (juel est cet Aeace, qui aurait 
excommunie Fupheiiiius: Marideclare que c'etait le ealhülieos d'Orient: mais le synodc 
dece catholicos a ete convotiue (486) qualre ans avant rintronisation d'Kuphemius '/lOO . 
— 3. U. Lil>. Püiüif.; tome IV, Concil., p. l'ilT rt suiv. -- '1. 51S. Le ms. porte : 
f} tJL:.. <!-«^ rt ru mai'ue : :o „o _*) ^ . 



[47] XX. - IIISTOIRE DE JUSTIK, liOI DES ROMAINS. 139 

dlUl jj— ._j fU J i^.VI J^ bLü -C^J IjjL jl^ J^ :,j. r^ Jl J ^^. ^^_^_. 

>_!_; J.^ C;A_i ^"Jl Ä*JI j«i j..c_;- J i^.j d^i j.,^^ Jl ^3 a■J^^''3 
IjjL V^-^J ^"^-^^ j>*jb ^'-j ^l-« '^^' J x-..::^!; .J^IäJI L:£. _u . ö- -^UT' 



prociama le concile des Peres de Cliaicedoine {Qalkidoimiija), qui avaient 
reconnu deux natures ' dans le Christ ; il rappela las Peres que Severe 
iSäwarrä) et ses partisans avaient exiles sous Zenon et sous Anastase, et ecri- 
vit ä Hormisdas (Hormez), patriarclie de Roiue, pour remedier aux maux qui 
desolaient l'Eglise depuis environ trente ans", et qui en avaient eloigne les 
hommes equitables. De son temps, cent quarante-trois '' eveques se reunirent 
pour anatheniatiser Severe, ses partisans et tous ceux qui professaient une 
seule nature dans le Christ. II massacra Aniantius (Amastous), le protecteur de 
Severe, qui s'etait enfui et avait change son noni; il exila' Philoxene (Aklins- 
näyd), eveque de Mabboug (iW«/( &«(//') a Philippopolis {PliiHfoiis) -. il i'ut enqui- 
sonne dans une chambre, qui se trouvait sur la cuisine; la fumee * lui iiioiitait 
par une lucarne qu'on avait ouverte, en sorte qu'il mourut asphyxie. 

Apres la fuite de Severe, Jean [Yokaimd), patriarche de Jerusalem (Oh r/- 
salim), convoqua trente ' eveques et l'excommunia. Cctte meme annee, qua- 
rante eveques se reunirent ä Tyr {Soiir) pour ranatheniatiser aussi''. Errant 
de tous cötes. Severe" ecrivit a Theodora iTddouri), femme de Justin* [Yous- 
tous), pour demander son appui. Apres etre reste cache quelque temps a 
Constantinople, il s'enfuit dans le desert d'Egypte {Misr), mi il resta ignorr 

1. LiU. : subslauces. — 2. Oii plutöt Irente-cinq ans. — •>. CA'. Labbe, t. \ , 102. d' 
Synode eut lieu le 20 juillet 518: les eveques reunis etaient au nonibre de quarante. 
Notre auteur a peut-elrc compte parmi les eveques les abbes et les prelres, qui leur 
presenterent une requete; mais le nornbre cent quarante-trois est plus probableinent 
unefaute du copiste au lieu de quarante-trois (voir ci-dessous, ji. l'i.') . — '1. CT. Barhebr., 
Ckron. Freies., 1, col. ll)(i et I!)S. — 5. Ou jjlutot trenle-lrois. Voir l.abl)e. loc. eil., 
p. 190; tome IV. Concil., p. I58c> et lome V. p. 102, 171 et I.SO. — 0. La lellrc synodale 
de Tyr etait signce par Epiphane de Tyr et ([iiatn- untres eveques voir l.abbe, tome 
V, 158 et 202: tome Vf. Concil.. p. 13S.S et lome V. p. 194. — 7. Cl'. Eva-., lib. 1\ . 
cap. IV : tome V, Concil., \>. l'i. — 8. Ou plutöt de .lusliiiirn. 



140 IllSTOIRE NESTORIENNE. [48: 

d3liÄ ji^U; i^v^ J^ ^—^y_ (J3 _--^ ^_>; ^_5^^ r-'^ f** ^"^ A,.:.k. : J-i. .ä ^ L ]_,;^^^— « ^&i 

.UVIj U3 y. ^' J^^ j (^V^' ijUux-l ^j •-r'-r^' L?-:.-."-^ d.LU l3jLi:i,_ J |»^'V 






1. Hvninus ic^-uai j'-'i i.-^ 



jusqu'a sa mort '. Son corps Tut la proic des loups, ainsi ijue ravail dit le pro- 
phete- aux Israelites, au momeut oü ils furent frappes du chätiment : Ccv/ 
lioiiYipuH ]f lioii ilr hl [iiriH los a rcnrontirs ' ; le hiup du soir les a di-cliircs 
et h' iifjre est au rjiirt sin- U-ur nititc'; cur ils ii'oiit pas cnnini la coic du 
Seif/neur '. 

La doctrine de Severe se repandit ä Nisibe el dans ses environs ; il avait 
compose deux liturgies, des hynines et d'autres ecrits. 

I Au temps de Justin, il tomba beaucoup de neige; les sauterelles * ravagr- 
rent pendant cinq ans les fruits et les semences; la pluie manqua. Ce roi 
exila tous ceux qui refuserent d'accepter le concile des Peres de Chaleedoine 
et celui de Hormisdas, patriarche de Rome, et il demolit leurs eglises. Ainsi 
il purifia !a terrc des lieretiques dissidents, dont la plupart se retirerent 
en Syric. 

XXI. IllSTOIRE OE JaCOLES BaHAUKE''. 

En la cinquieme annec ' de Justin, mourut Jacques de Saroug, dont la 
doctrine a ete propagee et entretenue par un rcrtain Jacques {Yu'qouh), appelc 

1. Qui eut Heu un 04:! iBarlubr.. Chron. EccL, I, col. 212). — 2. .leremle, v, 0. — 
;i. A lues (texte sacre). — 4. Contro leurs villages 'texte sacre). — 5. Car leurs crimes 
sont inultiplies texte sacre). — (i. Cf. sa vie dans Anecd. Syr. de Land, II. ]). 249-257 
et :5(i'i-3,s:i: 13arliel)r., Chron. EccL, l, col. 2l(i. — 7. En 521. 



[49] XXI. - HISTOIRE DE JACQUES BARADEE. 141 

J^. ^..J C^ C^^tr- >' Cx^ er' ^i t^^J^ ^.. c^ <>>! 1-v. J-i ^-^J^ 

»-l?-^. 0-* ^^'''' ^^" '--r-:.J (^'j^' ^^„ jl l->Jv'-5 '^''-'' ^>-VI J_jij i^jj->^" 
^_j_L» -*-^'j ^-•^=-' J' bj*- t^j -^jJ^-^. ■«^^<-;^ ^äJ' ^»^Ij ' ^j;.y«'_jpJi . 1'. .Ml 

J^ ^\ l-y-;3 lSy^>^ US\ ÜUa^ ^_^^ Jl.Uj'Vl J^\ J3 ^JUl ^^1*1 ^U ^1 

^y*>j V^' ^-s^' ^r-iji^i i. J . U% ..ii. \ \ d^jas '^^_j^L'3l <;3U.3 . cJfj ol^ J '^' j ^^^ 
1- ^r.r*^ j' ^t;.r:T~^>- — -• Ordinavit^o.iE. — 'S. Monachus i..^... — 'i. ^-^--1;^!. 



Baradee ' (Al-Bardd'i). Ce suriiom lui vint des habits räpes qu'il portait ; 
il etait pretre et originaire d'un village de Nisibe, nomme Al-Adjama". Se- 
vere, dans sa fuite au temps de Justin, le consacra eveque' avec deux autres 
pretres appeles Theodore {Tddouri) et Paul le Noir '' [Fouli al-Aswad), et leur 
ordonna de parcourir les pays pour proclainer la fausse croyance des dyo- 
physites ' et du concile convoque par Justin. Severe se retira en Egypte; Jac- ♦ p, 
ques se rendit en Orient, oü se joignirent ä lui deux Armeniens, appeles 
Djiyordji et Djiwordjis; il les ordonna eveques, et eux le consacrerent catho- 
licos". II ne cessa d'ordonner des pretres et des diacres partout oü il allait 
et de mettre la discorde entre les eveques et leurs ouailles ; il prenait souvent 
le costume des soldats romains; quelquefois il se revetait de l'habit noir des 
moines et d'autres fois de l'habit civil; Ic plus souvent il portait des habits 
uses et dechires : c'est pour cela qu'il fut surnomnie Baradee". 

Le roi Justin, ä qui il fut denonce, envoya ses gens a sa recherche pour 
le prendre; mais ils ne purent le trouver, parce qu'il changeait a chaquc mo- 
ment de costume. Anthime (Ouiuunis), patriarchc de Constantinople [Al-Qos- 
tantiniija), Pierre {Fafrous) , eveque d'Apamee (Afdniya) et Jaccjues l'ourni- 
rent ä ses depenses durant sa vie. II se rendit en * Peise, oü il precha aux * v. 

1. ^..Jeu en syriaque signifie : bat d'ilne et haillons. — 2. Gamua IqjoJ^ : Barliebr., Chron. 
EccL, loa. cit., Telia; Vie, p. .iii."). — 3. Sa Vie (p. 3G9) dit ([ii'ü a cte consacre par 
Theodore d'Alexandrie (en 543). — 4. Paul n'est pas mentionne dans la Vie. Sorait-cc Paul 
d'AIexandrie que Jacques lui-meiac consacra evöque? [Ibid., p. 2r)0). — 5. CT. Muri. 
P- 48. — {). Voir la note 1 ci-dessus. 

PATR. OR. — T. VII. — V. ■-'. lü 



142 IllSTOIRK NESTORIENNE. [50] 

^^S) Co ,Ä' o'^l «CL-SJ ^>-J^^I >_J4_ä» ^_>-0 ^.^^Ij OtJij IJJ^ ,_^-\-0 JCÄ^J 

^JoK j ^j -^3 .^^ j).ä.«Jl xpÄj U ifr ö- ^j— « Jj L'!)!-.' ^rlfij .w-*-».Jl I-Äa 

. A^üi <».>-j "w««^! kixLtJi ^«h.i'y /»Li ^_j 

l.lik. 



hommes la fausse croyance du concile des Peres de Chalcedoiiie, defendant 
la doctrine de Severe et de ses partisans et divulguant l'erreur de Jacques de 
Saroug. II fut rei^u par les habitants de Tagrit, de Karme et de Hassäsa'. 
Quelques-uns de ceux qui, du temps de Justin, s'etaient eufuis (en Perse)^, 
se joignirent ä lui et, se repandant partout, engagerent les hommes dans cette 
secte. II vecut soixante-treize ans'', ainsi que le rapportent les Jacobites. II 
est dit dans quelques livres grecs que ce Jacques tut ordonne pretre dans 
une citadelle ' pres de Constantinople avec d'autres personnes exilees au tomps 
de Justin, roi chretien — que Dieu lui fasse misöricorde! 

XXII. HiSTOlRE DES HERETIQUES AYEC JuSTIN. 

Ce roi, avanl uppris que les heretiques prenaient la sainte hostie ' pour 

; la jetcr ailleurs", s'irrita contre eux, ' et sur I'ordre et le conseil de Jean [Yo- 

liannä), patriarche de Constantinople, le jour du dimanche des Rameaux, il 

ordonna' d'arrßter leurs pretres et de les emprisonner. Plusieurs d'entre eux 

1. Cf. Mari, p. 48. • — 2. Voir ci-ajiros. — .'!. II mourul en 578. — 4. ^ji:^^. l;^-ot>^- 
Caslrum. — ,5. Litt. : Oblation. — (>. I^o sens est probahlemi'nt celui-ci. Qiiand les ca- 
tholiqucs dounaient la communion aux hereliques qui elaienl rcvenus ä l'Eglise par 
hypocrisie ou par contrainle, ceux-ci otaient la sainte hostie de la bouchc et la jetaient 
])ar terre ou ailleurs. — 7. Cf. Land, Anccd. Si/r., II, p. 28'.) et siiiv. 



' !• 



[51] XXII. _ MISTOIKK DES MKRETIQUI-S AVKC .11 STIX. „, 

>L^ ^^^ ^UjIj S ^1 11 :; ' c^ J^- V 

>^ 1.- ,u ,.vi :,^ ju ^uj ,u, ,^. 7..^ ^^ r,^, ^^ ■ ^ 1:^ 



furent jetes en des pnsons etroites; les autres s'enfui.-ent on SyHe. 11 ecrivit 
a tous les foncüonnaires, charges de surveiller le.. limitcs de Fempire du cö.e 
de la Perse, . ex.ler tous les monophysites, ,,ui „e confesseraieut pas deux 
natures daus le Christ. Quelques-uns des fuyards se retirerent ä UiL Avant 
ete denonces, le catholicos Sila <, tout plein de counance en Dieujes re.Lr- 
cha pour eur donner ä choisir entre ces trois ohoses : la profession de la 
doctnne dyophysite des chretiens de I'ompire pcrsan; la controvorse; ou l.ieu 
lexi 1 Soutenus par l'heretique Al-Hadjdjadj-, fils de Oafs de llira, courlisan 
de Moundn- fds de Naman, roi des Arahes, ils rejeterent sa proposition 

Sila les interrogea ensuite en presence de Moundir et de ses gens et leur 
d| : « Que d.tes-vousP Dien le Verbe a-t-il pris u„ corps • de Marie (Marian,), • .. ., 
ou b.en sa personne a-t-elle ete changee en chair. Si vous adniettez Funion 
dans ce dernier sens, qui serait oelui qui aurait commence ä exister dan.s les 
entradles, qui aurait ete congu, qui s.rait ne, qui aurait eu s.,if, qui aurait 
pleure, qui serait mort, et aurait ete enseveli? » IFs n eurent rien ä repli,,uer 
Los assistants approuverent I'orthodoxie (des Orientaux) ' 



it 



de Y~'f' •"■ '''^' ~ '■ " "' ''""' '"' ^""f-^"^'-^ ^'^ personnage avec lladidjaJj, llls 
d Wseph, gouverneur „.usulman dl,.,, vers im. - H. Cf. Jean d'l^pl.cs .; lans la 

le Jacol'";"': " ■'•''''"' ^P"' ^^"^•' ''"''''■ '■'''■■' "' ••• ^"■«•^- "'• ■' -^' <••' <1- 
ou. vV . '^T'"'"''"' '"'■ '"■' ^°^t°^''^"^ = ^-'^o,, tres nat, r,.lle, personn, nc s a- 
Xlir^R r : •^°""-°^«'-^''- Selon Jean d'Asie, colto dispuU- aurai, eu Heu av,. 1. 

call o KOS Baba,. Notre auteur semble etre plus exact. ].'],is.,„i,.„ jacobit. ,I,-..la,.e .n.-.. - 

Ol', Jln''' '^',T''°" '"' "'"'•''^'" '^^'■•^I"^- ^^'•' '^•^">-' I-l'-- J=^<^ol'it« (='P»d Assem., B. 

ins 1' ■ ,^' ^ ''"" «••'^'"■■'l''°" •'<= Simüon en 510, cest-ä-dire environ scpt 

ZSZ 7"V'' ^"'"- ^-•'"■■''--^ (^■^--- /^-^ II, col. 82, 84 et SC: conq.. 

-laem, I, col. lUO-, de so,, cHe, met .Si,neon on sc.'.ne pendant lo .leuxicme re-nc 



144 IIISTOIRE NESTORIENNE. [52] 

Ja»y\ ^J M'-^ ^y^i *-^-\ J-*-^'' (*(/J^ i-^^ ^ ^yß^-^\ ^ p^l iyi ^ 



j 



1. y j^ y j,^ ^,'. — 2. j-J'. — ■). .lacuit — uu/. 



Justin ccrivit ä Moundir de chasscr tous les dissideuts qui s'etaieiit retires 
de l'empire grec dans son pays. Moundir ayant exige ccla d'cux, les uns 
prireut la fuite, les autres resterent caches': quelques-uns d'entre eux se re- 
tirereut ä Nadjran, oii ils se fixerent et semerent la doctrine de Julien (}'o»- 
hjänä), maitre de Severe, qui pretend que le corps de Notre-Seigneur Jesus- 
Christ - est dcscendu du ciel. Gette doctrine se repandit sur toute la terre de 
Pairam^ 11s (les heretiques) tromperent par leur enchantement des gens de 
la Haute-Egvpte (As-S«'«/), qui, pour fuir les empereurs romai«s% s'etaient 
enfuis dans cette region'. 11s ont ete ensuite convertis par saint Mar 'Abda, 
iils de Hanif, qui liätit le couvent de Gamra^ (Djamrd). Sila se reposa en la 
i>. .V. trente-quatrieme annee de Qawad ', ' apres un pontificat de dixhuit ans. 

de Qawad (498-531) et apres le pontificat de Babai (497-502:. Enfiii, Metaphrasto, dans 
la Vie de Saint Arethas marlyr (apud Suriiim, t. V, die 24 octobris; cf. .Vssem.. LI. ().. 
1, p. :i42':, dit que cette dispute eut Heu avec Sila, eveque nestorien. 

Quant ä la Vie de Simuon de Beith Arsam, outre la confusion qui regne surtout dans 
les derniers passages, eile est peut-etre sujette ä caution. Barhebrfeus [Chron. Errles., 
l, col. 218) declare que vers cette epoque, outre Qaris, eveque de Sigar, il n'y avait en 
Orient aucun eveque monopliysite. Jean d'Ephese lui aussi, dans la Vie de Jacques Ba- 
radee (Land, Aiiecd. Syr., II, p. 309), dit que vers 543, dans toule la Syrie.il n'y avail 
que trois evequcs monopliysites. Or la Vie de Simeon dit que cehii-ci l'ut ordonne ä Hira 
nar ciiHi eveques monopliysites. Bien plus, tandis que Jean d'Ephese dans l'Histoire du 
couvent de Mar Yoliannan a Amid (apud Land. Anecd. Sijr., II, p. 28ü; cf. R. Duval. 
Littcr. Sur., T ed.. p. .■)(i4) place sa propre arrivee ä Constantinople en l'annee 535, la 
Vie du meme Simeon declare que deja en 531 le meme Jean dl-^piiese se trouvait dans la 
capitale des Grecs (cf. Labourt, Le Christianisnie dans Vempive perse, p. 158, n. H. 

1. Cf. Land, Anecd. Syr., II, p. 85, 87. — 2. Voir ci-dessus, p. 121. — 3. >j.j lire 
> .-j ou -.»-i : localitc pres de Hira [voir ci-dessous, n. XCVII). — 4. Le ms. a « Persans ». 
Sans doute uno faute du copiste, pour >^y « Grecs » ainsi que l'indique le contexte. 
5. C'est-ii-dire dans la region de Hira. — (>. Voir ci-dessous, n. XC. — 7. La trente- 
quatrieme annee de Qawad commence le 22 juillcl 521. Tous les annalistes sont d'accord 
ä attribuer k Sila dix-huit ans de regne. Selon 'Amr. il fiit ordonnt' en SKi des Grecs 



[53] XXIII. — IIISTOIRE DE JUSTITIEN. IU)1 DES C.RECS. 145 

v_j»i»3 'J3^J 'Lr^ Cv^ ilf-'^ 'Li' Ual ij-^jiz^^^ ^l «-vi»3 "LLLU jlSj jv-ä-sl 
Vj-kJl ^ "^-ij fir^^ (J~^ -v_».Arj 'UJäJi JJ-Ui Jii ^^-*^;3 ■/♦j^-J'-^ -uu» iV*^j 



. o-LJi ^y>ü fw"^ j 









;l^3 <,Ül •u^j j_r_jL„_») jy •'•»JU jUj"3 ^rr-^'3 jL«, 



1. Aj.v» .j:^'^j. — 2. Doctor ua^^. ~ :;. 'fii. — 4. ^v^ J5^. 

/\rA 

phio : HL 

crv 



Justin ordonna ä Jean, qui avait occupe apres Timotliee {Timäthäous) le 
siege patriarcal de Constantinople {M-Qostanliniya), d'anatlK-matiser Severe, 
Jacques et leurs partisans. 11 (Jean) reuuit quarante-trois eveques ' et les ex- 
comraunia. U transporta les ossements de Macedonius (Mäqidounis) et les mit 
avec ceux des Peres; il mourut apres avoir gouverne ri']glis(" pendant deux 
ans-. Epipliane {Alifas), liomme erudit, lui succeda. Sur l'ordre de Justin, il 
convoqua les Peres et excomniunia Pierre {Ic Iwtilon), Severe, Jacques (ßa- 
radee) et tous leurs partisans \ A sa demande, le roi exila les paTens, dont piu- 
sieurs recj'urent le bapteme : les uns par araour de la religion, les autres par 
crainte de l'empereur. 

XXllI. HlSTOlRE ÜE JUSTINIEN, ItOl DES CiltECS. 

Justin — que Dieu lui fasse misericordc — mourut en SoS ', apres avoir 
regne neuf ans. Son parent Justinien {Yoiistdiions), qui lui succeda, ' Timila eii • w 
chassant du pays de Syrie les heretiques et les Maniclieens. Au mois de 

(50.5) et mourut en 834 (523). — Corriger la lci,:on de cet auleur oii il est dit que Qawad 
mourut du tcmps de ce catholicos. 

1. Voir ci-dessus, p. 139, n. 3. — 2. Jean de Cappadoce ful ordonne le 24 avril 517 
et mourut vers 520. — 3. Cf. Mansi. I. EXX.WI, col.7S3 et suiv. — 4. En 527. 



J'ifi HISTOIRE A'ESTORIEN.NE. [54] 

ÖA. ^.s-LJUj J3VI ^„^J~^- j ^t iijj A<L ^ J3VI ^1 j c^-l^3 .(.LÜI 
.^^ i3^ ö*:^.^' 0-« '^3 Crr" i^'>^ ^-^ ^'^' l/"^' 1^3 S:: i-$^r*-J -V-^^^ 
^ L?' p*-^J rr^^ 0''° rr^^ "^'^ ^^^ (»rr^ l^lslj j^^Ja-JÄ i_^/Jl a.«U J ' Uacj 

1> :..; JU j_, ^^1 ^^. O^^J * W '^l^ ^J J -y ^>^ j -^3 L?-^' <^.^ 0^3 Ay^ 
^3J3 "^"^^ J^°3 cT^f^' *-^ •'*J -V^ t^-^' -V*" JT^^ lyJ ■^'-' -^^ ^' -^^"^3^ 
1. .^^.. 



Te.srin 1"' (octobre) de la premiere annee de soii regne, uu terrible tremble- 
ment de terra detruisit la ville de Laodicee [Al-Lddiqiya)' . Pendant quatre 
ans,il fit la guerre aux Perses; il y eut beaucoup de morts des deux cötes". 
De son temps, les Juifs s'etant revolt^s en Palestine et s'etant donne un roi, 
il envoya confre eux (un general) qui les battit et qui les soumit \ Au mois 
de Nisan de la septieme annee'' (de son regne), le soleiP s'eclipsa et peudant 
quarantejours'' apparut dans le firmament un signe semblable ä une lanee'. 

XXIV. HlSTOIUE DE KoSHAi: AnOSIRWA^. 

Qawad regna quarante-deux ans"; il avait beaucoup d'enfants; avant sa 
niort, il designa comme successeur Kosrau {Kisrd) Anosirwan, qu'il avait eu 
M\ :.<•, daus la regioii des Turcs» pendant qu'il y etait eu fuite'". ' 11 l'aimait plus 
qua tous ses autres enfauts. Kosrau, ayaut raontre apres la mort de son 
pere le testamcut (pie cchii-ci avait fait an sa faveur, fut accueilli par les 
mages. II massacru ses propres freres et les genöraux de Farmee, de peur 

1. Cf. Mari, p. 'iS. Ne serait-ce pas Antioche? Voir Land, Anecä. Si/r., II, p. 209; 
Chron. Edess. apud Ass., B. 0., I, p. 414: Evagrius, lib. IV, c. v : tous ces auteurs 
])lacent cet evencment en l'annee 520. — 2. CT. I'roci.p., De hello persivo, II: Barhebr., 
Chron. Si/r., p. 79. — 3. Cf. Barhebr., loc. cit.; Lettre de S. Slmeoii Stylite le jeune ä 
Justiiiien : Patrolog. grec, LXX.WI, col. 3215-.'J218. — 4. En 533. — 5. Cf. Barhebr., loc. 
cit. — G. L'eclipse dura dix-hiiit niois (Barhöbr., loc eil., p. 80). — 7. La Chronique d'E- 
desse apud Assenu, D. 0., I, p. 41(), rapporte cet evenemcnt ä l'annee treiziemo de Justi- 
nien. — 8. II mouruten .53L —9. Voir c-i-dessus. p. 107, n. 2. — 10. Voirci-dessiis, n. Xli. 



55] XXIV. — HISTOIRE DE KOSRAU ANOSlRWAN. 147 

JU j_^Lfc c^--*-^ J-^J ^J^' ^^ J^. Jlj 1^3 •O'-'^ ""-.'^ oJ pT pj U i-'^,~a:!L 

^ji- j l»Jl^ L,LU <UAi- ^j I^Jo ^^iUiJl jl VI 4^ ^'r^'j ^~^ ^-^" ^^ C3v^' 
^js.Ä^ »-l^'j ^.^-^3 ^^ C^r*^"*^" ö^^r*"^''". ^>^' 1-3 ij^ ^AA-. t5^r-= ->^ä:^l3 <-l 



. vJUiil J j 



>_ijik)l ^3 j_^u ^^jUJij <«J1 ^u iu."-i-, i^^AJlj j-i;V* ">V^ "-'c'-^^ ^ 

J.<1 v_..^=*J3 i-UjI f^l^^.'3 erv=' t^i— ^b -"^^ «r-^t ''J'r' är'r^b ^3^^ ä:^ 
1. wpo. — 2. Jacuil .~oa(. — 3. .^ ^. 



qu'il ne lui arrivät ce qui etait dejä arrive ii son pere. 11 etait tres verse dans 
la Philosophie ', qu'il avait apprise, dit-on, chez Mar Bar Sauma', eveque 
de Qardou {Qardd), durant son sejour dans cette region, et chez Paul le 
philosophe perse, qui, n'ayant pu obtenir le siege metropolitain de Perse \ 
renonga ä la religion chretienne. 11 avait de la Sympathie pour les chre- 
tiens^ et preferait leur religion a toutes les autres. Mais, la paix entre lui 
et les Grecs ayant ete rompue, et Mar Aba ayant tarde ä sortir avec lui 
au pays des Grecs, il chaugea de conduite et manifesta sa haine. Tou- 
tefois les chretiens etaient ä son service comme ils avaient ete dejä au Ser- 
vice de son pere. Rosrau s'attacha ä la doctrine de Mani, qui admettait deux 
dieux eternels : le hon et le mauvais, et abrogea la religion de Zoroastre. 

XXV. * HiSTOIRE DE NaRSAI ET d'ElISEE, LES VINCT-OUATKIEMK 

ET VINGT-CINQL'IEME DES CATIIOLICOS '. 

Quand Sila mourut, TEglise jouissait de la paix L't les chretiens etaient 
en repos. Mais les deliberations sur le choix d'un su^icesseur provoquerent 
des dissensions entre les superieurs et les fideles. Nars;ü et Elisee voulaient 

1. Cf. The Third pari of the eccles. Hislonj of John biahop of Ephesus, ed. Cureton. 
p. 388. — 2. A assiste en 554 au synode de Joseph (Sijn. Orient., p. 366). — 3. Cl. 
Barhebr., Chron. EccL, II, col. 98. — 4. Cf. The Third pari etc., loa. cit.—^i. Cf. Mari, 
p. 49; 'Amr, p. 37-9; Barhebr.. Chron. Eccl., cu\. 82; .S>«. Orient., p. 318 et suiv. ; 
Msiha-Zkha, ed. de Mingana, Mossoul, 1907, p. 15:)-(i. 



58 



148 IIISTOIRE NESTORIENNE. [56] 

J»_J( •j_. «J_l»^ ^A JO jl ^UäJI ■^ C^J3 jly^Vl k_iX-l r^j>^ «Ualll ia*-j;i 

JLilJ ^.^^ f<M- <i ^'D o^j j-*3 iS~'^ lJ^ '^J^l ^^L- JM "»o'j «-»f-l5 ^^-äXixJi 
^Ui3 ^ljOi ^U <,^<, J.^L |»^1 j^-^ ^\ ~i\^Ji i%J\3 ^^ (.3M. 
Ijiiuj ^^Lwl •i^o ^ iJ-=^VI i.''^^^^ cAJÄ; j^jJs^^Li- l_^-^3 '^. 'j-^Jj ''^^ j^^^.3 
^Ji j^yVl v_ÜL,l 7-j_j-: r^3 .'^iJ^L-V j_j-^l j ^^--Ai i_r^^ jL'^ ij-^f ^J^ 
ij^\ .j^^ jLJI «^'s-li .'Ij^l .;^ .--J c'Llä U-i« jD "»jV jl_j-l^ ^1 dlU^ 
U^j^l ^,,.A^_ V3 w'l cj—j ^>*'. "^ (J^^ '-'^^ 0^ '-'^--' ^-^ y^J t^j" ^^ 'j^r^'j 

*3^JI xL /.ISI3 x-^^^l ^ jyi Jj'il jV J;j1-*-»J^ ^j-« j>3 «-iJ^ b^'^b -^-^.^ "^3 

^\ji ^k.11 .__^ <;U«.l3 olUI A-ll JU jll-u-ll Jl ^b L^i .^1 ^Uj UUj 

1. ^jaj> ~ 3j->. — 2. t^J3Jj. — 3. Impositio nianuum u 



le poiitificat; ils eurent chacun leur parti. Les fideles se reunireiit ä Seleucie 
(AJ-Maddin); chacun d'eux choisit celui auquel il s'interessait; alors ils se 
querellerent. Bouzaq', eveque de Suse (Al-AIuräz), etant interveuu dans 
l'afTaire, la foule accepta sa mediation, parce qu'il refusait pour lui le catho- 
licat. 11 s'entendit avec tous les lideles pour choisir Narsai, scribe savant, 
bienfaisant, verlueux, assidu au jeüne, ä la priere et ä la lecture des 
Ecritures, habile dans la controverse et honore de l'estime des autres scribes 
P. 58 et du peuple. Ayant donne leurs suffrages par ecrit * devant l'Evangile 
dans Teglise d'Aspanir, ils firent appeler Taiman'' metropolitain.de Basra 
et d'autres eveques pour venir le consacrer. Bouzaq, eveque de Suse, se 
rendit aupres du roi ä Holwan, oü celui-ci s'etait fixe ä cause de la salu- 
brite du climat. 

Les pretres et les autres ministres de TEglise protesterent contre Telec- 
tion de Narsai : « Nous n'acceptons pas, dirent-ils, cet homme qui est mon- 
dain, qui ignore les lois de TEgllse et nc peut en diriger les affaires. » Ils 
choisirent un certain Elisec, originaire de Ctesiphon (Arilisfoun), 011 se trouvait 
l'eglise cath(5dralc. Elisee avait passe quelque temps dans le pays des 
Grecs, et y avait appris la medccine. Sa profession de medecin lui avait 
fait gagner, lors de son retour ä Seleucie, l'amitie du roi et de ses ministres. 
Öila, qui voyait son influence et la Sympathie que lui portaient les mages, 
lui donna sa fille en mariagc et, par testament, le designa pour son successeur. 

1. I.e ms. porte , •^ i,,-^ ; iiiais le .S'/y«. Orient, a ^laj. — 2. Tairnai [Syn. Orient., 
p. 322 1. 



[57] XXV. — HISTOIRE DE NARSAI ET D'ELISEE, CATHOLICOS. 149 

,tiil l^Uls .ly->i.l j^ILäJI i'isLVl ^ ^iiL=-3 3^v< jLi:-« ^^3'.^ ^.-^=" p»" -j^^ 

dUI ^U^V UJI JJ^3 ^^Jl L,>_5-.^ V^ ^Ui ^^i. J3^. ^>l3 .^1/Vl 

, n .1 i-i- -11 . M , n r ; - 




« Celui-ci, disaitle peuple, est enfant de TEglise; il est propre ä ses affaires, 
apte ä la diriger ; les mages riionorent et respectent son droit. » * Un parti » i'. r.w 
consentit; Tautre refusa, disant qu'il ne renoncerait jamais aux engagements 
qu'il avait contractes et signes. Les Peres se presenterent pour consacrer 
Narsai; mais ceux qui avaient elu Elisee arriverent et les empecherent. Aiiisi 
Taffaire demeura en suspens depuis Hazirän (juin) jusqu'a Nisän (avril). 

Enfin, David ' {Düoitd), metropolitain de Mervv, arriva, accompague de 
quelques eveques sans equite, et consacra Elisee dans l'eglise d'Aspamr, 
s'ecartant des regles, qui prescrivaient la consecration des patriarches dans 
l'eglise de Seleucie (Al-Maddhi), connue sous le nom de Kokhe {Al-Akwdkh). 
Elisee, grace au decret royal qu'obtint pour lui Biron", medecin du roi, et 
aux nombreux presents qu'il distribua aux ministres du roi, occupa le siege 
dans l'eglise de Seleucie, bätie par Mar Mari, l'apötre — que la paix soit avec 
lui; _ Djoubar ', metropolitain de Nisibe, Teveque de Zäbe' et Teveque de 
Hira^ arriverent avec d'autres eveques'' et consacrerent Narsai, selon 
l'usage, dans l'eglise catliedrale. * Jacques, metropolitain de Goundisabor, et ♦ v. 6u 
Samuel ', eveque de Cascar, s'isolerent sans prendre parti. 

La confusion, la simonie et les querelies devinrent inouies et sans prö- 

1. C'est cet evt-que dont Mar Aba se plaignait dans sa lettre iulitulee : Practica, et qui 
en554 adhera au synode de Joseph Catholicos (Si/n. Orient., p. 366, 554, 11. 1;. — 2. Mari, 
loc. cit., ecrit « Biro'i «. — 3. 'Amr, loc. cit., ecrit _--/ « Koussi i>. — 4. Xomme I.sü 
dans 'Amr. — 5. Appele NarsaV dans 'Amr. — 6. Paul d'Arbele, et Taimai de Iloblath 
('Amr, loc. cit.). Ce dernier a ele ensuite excommunie par Mar Aba (voir Syn. Orient., 
p. 3221. — 7. Mentionne dans le synode de Mar Aba (voir Syn. Orient., p. 321). 



150 IIISTOIRE NESTORIENNE. [58] 

J U ^Ul \^ JLäsJIj Cj_yY^^ *i3 ^'^■^^^ (j^ iS ^'T'i ■3-^^'^'b ^-*^l ^j'jIjm j^^ 
' \.Äj-i^ «Jl ,3 o'^*=>-3 jl-*^^ (Jl UjfclÄülj «jiiJLwl l«..^^ UL-ij .^^^^vp- i} <^^^ (^-"-"t 

jy)li-.Jl3 JaVIj iji-Vlj ^iVjVli 'IVI ^r: Sjl-^' -:>^33 .d>V^ «u^jt^ ^^Vl JS J 
^!1 Jl ^'jit_^3 j>^ JLsJl j_j.»-lJl jLa^J'j iLjii-Jlj t5^>r^. ^ '^ y^^-^, 

jljJJI j_i»i2> «.L-U ^l«=>-3 iS^T"' cf} ^„^ i_rf^' 0^ ,jäUl;:s ^yJ^.. tj-^ «*L^3 

1. bfü'.. — 2. .,'-2E'?-V. — 3. .,'^j. — 4. Anachoreta dv«;((.)pyiTvi? i^i^cu iiii-sJ 1^>^. 
— 5. ,»i^-:iJ^. — (i. i.v.jt,^o. 



■ cedent. Chacun de ces deux (catholicos) ordonna des eveques qu'il envoya 
partout; dans chaque eglise on dressa deux autels; les chr^tiens qui allaient 
aux eglises, au Heu de prier, se frappaient les uns les autres et chercliaient 
meme quelquefois ä s'entretuer. II y eut de riairaitie entre les pöres, les 
enfants, les freres et les parents. Les dissidents en riaient, tandis qiie les 
anachoretes et les meines habitant les inontagnes pleuraient et suppliaient 
Dieu le Tres-Haut de dissiper les nuages de l'epreuve dont l'Eglise etait 
assombrie, comme dejä, par Tintermediaire de Oawad et de Kosrau, son tils. 
il avait mis fin aux nialhours arrives sous le regne de Piroz ' . 
I'. (;i Elisee, avec l'appui du roi, put * emprisonner Narsai et plusieurs de ses 
partisans. Mais celui-ci, par les soins du fils de Kosrau, fut delivre de la 
prison. Elisee coramenga ti parcourir les pays; il alla ä Rai et ä Merw, oü 
il emprisonna plusieurs de ceux qui lui resisterent; il revint ensuite en Perse, 
dans le Huzistan, et le Bahrein, oü il consacra des raetropolitain^ et des 
öveques et destitua ceux qui lui resisterent. Jacques, metropolitain de Goun- 
disabor, lui resista; il composa un livre dans lequel il parla des devoirs des 
superieurs, relatil's ;'i radniinistration ecclesiastique, et des dommages no- 
tables causes par Elisee. 

Gelui-ci, de retour ä Selcucie, sc mit d'accord avec les metropolitains 
et los eveques ses partisans pour se venger di'S habitants de Gascar; il leur 

1. Allusion aux demöles de Bar Sauina de Nisiljo avec les catholicos Baboi el 
Acace. 



[59] XX\ . — HISTOIRE DE NARSAl ET D'ELISEE, CATHOLICOS. 151 

'L-jj *j" jj-oJLs-lj Ojjljtoj cXLJl w>tS >_■■■'?'' J3^^ *J T .i^— ^i «.^...1; 1 Jl «J-J3 

l»^jji ^^'1 |»(j ol^-^'b (V. F^y^i i^LtxJl ■' J ^JJl ^Uj,»^ jLC Li-^>. •u^l lüLl 

jljdJI JL ^U. Ul jJlxJl ^Ül b^,.:^^ Jli^j "ult ^i i=,l^ ••^^."V Cr^^^^ 
.<U Ljui3_5 "ü-iJ J Ul j^jiL3 ^j_Jjc jl ^^c^ oL>-*j' ^>^ 1^*3 'Ja' J-^.' 
jLsi iA. J dlUl ^l::^3 «üjl« Jl «^J ^^^^3 -(»v^ ^^i* '^^ ljkt^\ ^\^ 

1. ? l»L^'. — 2. In margine super ^-.Ci-r hoc Signum : -. — .!. In margine super J : 
U — 4. In margine super s^'-A-W! ; _^^. Ce qui montre que les mots depuis ^f5ri.> 
jusqu'ä J sont repetes. — 5. ? »v^'j;- — ^- ^f^~- J-* • 



ordonna doiic uii evequc, appele Barsaba ', ii la place de Saiuuel -. Cet eveqiir 
ayant ele refuse (par les Cascariens), retourna chez Elisee'. Gräce au me- 
decin Biron, qui lui obtint un edit royal ayant pour but de lui preter secours, 
et aux maitres de la milice, qui fureut de concert avec lui, Elisee resolut 
d 'attaquer ' les Cascariens pour s'en venger. Ceux-ci, ayaut apprisla nouvolle, 
se preparerent ä se defendre, ä combattre et ä lepousser quiconque les 
attaquerail. Ils furent soutenus par beaucoup de gens du lluzistan et de Boith 
Garmai, qui etaient contre Elisee. Ge dernier en fut tres erau : « Cotnment, 
dit-il en presence des hommes ä Seleucie, les habitants (de Cascan, ces 
viles mouches, qui pretendent ne m'avoir point recu et m'avoir meme 
humilie, pourraient-ils me vaincre, moi qui ai triomphe de tous les pays:'» 
Gette parole arriva aux oreilles des Gascariens, el augnienta leur colere. 
Elisee retourna dans sa demeure, tenant ii la main l'edit royal. Un des Gas- 
cariens s'approche de lui au milieu de la foule pour lui baiser la uiain; Ic 
Gatholicos la lui ayant tendue, le Cascarien lui enleve l'edil et le reniel a 



*!'. H: 



1. Ce nom dans le Syn. Orient., p. 70, traduel.. p. :rii, esl .ciit u-^^ « Msarsia »: 
je crois que la lecon de notre auteur est exacle. i^v«.:« soraa une faule du copiste 
au licu de m^;^. — 2. D'apres le Syn. Orient., p. 321. Mar Aba deslitua ensuite ces 
deux eveques et les remplaca par un autre appele lui aussi Samuel; celui-ci adhera ä la 
lettre synodale de ce meme Catholicos contenant des regles relatives au gouverncmenl 
ecclesiastique [Syn. Orient., p. 351). —3. La phrase dcit ölre ici un peu alleree : je Tai 
traduite comme le contexte semble l'indiquer. 



1". (13 ^- 



152 HISTOIRE XESTORIENNE. [60] 

<jiSiJ iJ^ \^ ^t^\ Äi-1 aJ\ LJxS^ U-ls .i-V) JJlJ ^^Ul Ja-J j i^LlWl ^^ <Ü1 

«JL-Lj («^-«-b -^yji ^^ (3;.J^J jvL-^sj- ^«^33 •-^^. f>-^ >-''fv" v-^3 ir:^ ij^ 
jj^^ JLj ^^^■^^ oL«3 .i_pLlÖl ^^ <^.Iä_sI 'Uij;33 ij^^' J -o ,jJJI ^wl ^l*-^ 

ctA* -ci-^j •c^üj JLLI3 "i^U; ^ij '^^.._ (».ij xj—u ji^ii j jivi cüji ._~yi 

»-i-,Ll L_«_^j Ijj 'LVI <»-<>^3-|3 ^;>^^ (Jl k_lL-VI k,Uj.»^ ^Uj .AJLx^ j'j-*Vi i_ fla -,l 

2l::;i ^ij cl ^^1 ^oUI ö_il J3 ^U' j^lj 



. 1 i, 



■ r' J^,.-2. 



un autre. On a beau chercher cet homme, 011 ne le trouve point. La quereile 

♦ p. 63 s'alliime; ' on se dechire les habits les uns des autres, on en vient aux mains. 

Elisee s'affligea beaucoup d'avoir perdu l'edit royal, qu'il avait eu de la 

peine ä obtenir, et d'avoir ete l'objet de la raillerie offensante des Cascariens, 

ses adversaires. 

Karsai moiuul. Le medecin Biron demanda au rui d'autoriser Elisee par 
ordonnance; le roi, loin d'exaucer sa priere, ordonna de le priver de sa 
dignite en le deposant et de le remplacer par Paul, eveque de Suse. 
L'eveque Samuel retourna ä Cascar, oü les Peres se reunirent et anathema- 
tiserent Elisee et tous ses partisans. Le schisme de ces deux catholicos dura 
douze ans, c'est-ä-dire depuis la trente-cinquieme annee de Qawad jusqu'ä 
la sixieme de son fils Kosrau ' . 

1. Selon notre auteur, ce scliismc aui'ait dure de 522/3 ä 536/7, Qawad ayant com- 
mence ä regner le 22 juillet 488 et Kosrau I le 12 juillet 531. Mari et le Si/n. Orient., 
p. 334, le fönt durer quinze ans; Elie de. Nisibo, quatorze ans. Notre auteur lui-meme 
semble etre d'accord avec eux ; car entre 522 et 536/7 il n"y a pas douze ans mais qua- 
torze DU quinze ans. Selon l'auteur (voir ci-apres, p. 153;, Paul fut ordonne et mourut 
cette memo annee (537); niais suivant Elie de Damas (apud Assem.. Ji. ()., 111, i, p. 78) 
il mourut cn 638/9, ayani occupe le siege pendant deux ans, et son successeur Aha 
aurail ele elu en la neuvieme annee de Kosrau io40V 



[61] XXYI. - IIISTOIRE DE PAUL, LE 2ü' DES C.VTIIOLICOS. 153 

jL-s3 a;Lx^ ^^l«^ ^J vl'L« L».^ j'j-*Vi ._ca'...i -^Jy jylJO;! ^Vl lÄ» jl^ ♦ I'. G'i 

■»—üj (*^»^3 • «-i— 'ji XJ lS"'-''' J3^ rri ^y>^— ' .—ia-'j - '^ww^ j'^r^ i_j*Ä»> '*.»-0 |3 

> <<Cl. /^ iiibi C—'' J ^^v-^1 ojI 4_II o^»-^ ^^~' J '-—''3 .L»-ft->^' -Jul'li^ j^ 

viUr jj ^^V^_jJI ^'U ^^J^ w-'^3-*J' ^J^ <.Uj:^ ^^ «l.»j r-»-'»* biliös A, -Vj: ^.a- ^ r'J^S 

. i^_«L 'uL»:>lj 4iIo" > ^_=.«i» .<L«-i.l| JL^'l 

bj^ -J3 «_ü' ,_^=- ^\ Mi» JU LL-l;'^.- jlo U jo AS» ♦ p. fi.-, 
1. In margine i^\_i^.- — 2. ,_».'luv)Jj^. — 3. Ordinavit ^oj=. 



XXVI. — HiSToiRE UE Paul, le vingt-sixieme des ca.tholicos ' . 

Ce Pere etait l'archidiacrc de Boiizaq, eveque de Suse". * II succeda a * p. 6'. 
Karsai apres sa mort. Jacques, laetropolitain de Goundisabor', et l'eveque di' 
Cascar ' l'avaieiit porte ä iie preter secours ni ä Narsai, ni ä Elises; et di' 
fait il avait jure de ne prendre le parti d'aucun d'eux. Rosrau lui tenioigna 
ile la faveur, parce qu'eu la troisieme annee de son regne \ lors de son de- 
part de la Persc pendant une chaleur etouH'ante, Paul avait pojfe sur des 
betes beaucoup d'eau, et cette eau avait sutli ä toute Farmee, qui souilVail 
de la soif daus ces dures montagnes. II l'avait adniire, parce que, scul 
parini tous les liabitants de Suse, il s'etait donne de la peine pour lui, en se 
preoccupant de ses interels. II l'avait donc aime et il avait resolu de le 
recompenser en le faisant nommer chef des chretiens. Quand s'accoraplirent 
les evenements que nous venons de mentionner et que les chretiens dcman- 
derent un catholicos, sur l'ordre du roi, Paul fut eleve a cctto dignite. 
11 mourut au bout de deux mois, le jour d'IIosanna en la sixienie annee 
de Kosrau''. Paul, une fois catholicos, oubliant son seriuenl ' et ses engage- * i'. or. 
ments, eut quidque Sympathie pour Elisee. 

1. Ct. Mari, p. 49; Amr, p. :;U; Barhebr., Chron. EccL, II, lol. 88 et 00. — 2. Mort 
pendant le schisme, avant :^Xi\ voir ci-apres. — 3. Le ms. a « Xisibc ». Sans doute une 
faute du copiste; voir ci-dessus. p. 149. — 4. Appele Samuel, voir ci-dessus, ibid. — 5. En 
Ö33. — 6. En .")37; Elie de Nisibc et 'Amr donnent la memo date, mais celui-ci la fait 



[62] 



154 HISTOIRE NRSTORIKXNE. 

^_,i j^ljtl j_^ <utJ^ ^IjJV' ^J C5C_^ *r"J?" cT".-^' «-^^'^ -'VI lÄA jl^ 

^^--' ^*>^"^' \'^. -^:~»^ iJo_-u; cr^Dj ^_^J1 Ci-ac iU^j JaL-j J JjJ^' Joäs- 

^^ o,C_ jl <.iu u^y^ ^bj ^_^i ,i^ij -<Cj ^j\ ^^O ^ 3j^| ji 

1. x)'^'. — 2. Discipulus ui^oiuo;. — .!. Jsli..". 



XXVII. HlSTOIRK DE Mar Ali.V ' LE GrAND ', 

VINGT-SEPTIEME DES CaTHOLICOS. 

Ce Saint et vertueux Pere etait originaire d'un village, appele Häle (Hdlu), 
dans la contree de Radau; il etait mage et fort attache ä sa doctrine; il fut 
scribe du Marzban de Beitli AramAye (regiou de Nabt), qui habitait a Radan. 
Dieu, ayant voulu le choisir, lit en sorte qu'uu jour, comme il se disposait 
ä traverser le Tigre en bac pour aller ä Häle voir sa maison, un etudiant. 
appele Josepb', se presenta pour passer avec lui. Mar Aba le chassa et le fit 
sortir du bac ; inais quand le bac arriva au inilieu du Tigre (DldjJa), le vent 
souUlant avec violence et soulevant les flots, contraignit Mar Aba de retourner 
ä la rivo, pour attendre le calme. La tempete s'etant apaisee, Joseph n-itera 
I'- '•'• sa deniande; ' mais Mar Aba repoussa de nouveau sa priere, le reprimanda 
et ne le laissa pas passer avec lui. A peine arrive au railieu du Tigre, voici 
que la tempöte rcprit et le forca encore ä regagner la rive. Cette fois, quand 

acconipaguer de la 84(r annee des Grecs i535), et cehii-la d,- Tannee 847. IJarhebra-us ilit 
qu'il regna un an: Mari dit : solon les uns deux mois el selon les aulres un an fcf. cl-des- 
sus, p. 152. n. 1). 

1. Remarquons que le veritable nom de ce patriarche est u( <• l'ere ». (^uunt ä Mar 
;-po), CO n est qu'unc epilhete qu'on ajoutc en syrieii au nom des personnages remar- 
quai)les. Ce nom doil donc etre ecrit en deux mols « Mar Aba », et non en un seul 
mot " Maraba ». Voir Lai)ourl. Le Christianismu dann l'Empirc perse, p. lüG. n. 1. — 
2. Cf. Mari, p. 49-53; 'Amr, 39-41; BarliL-br., Chron. EccL, II, col. 90 et suiv. ; Syn. 
Orient., p. 318-351 et 540-502; Hedjan, llistoire de Mar Yabnlaha, elc. Vie de Mar Aha, 
]). 206-274. — .!. Surnomme Moi'se Vie, p. 211). 



[63] XXVll. — IIISTOIRE DK MAR ÄRA LK GRAND. 155 

^^^ LwLi ^r_^L>Jl j "J jiii C:^u C^iU >l^j jl^ a;V iij /^^j <c <<f=^^ 

iLl <ij-J •^.J ^;.^& ^>lX-.Vl JUj U jL ^Ä«j .LL<3L 7=-;,J1 c}\j jyf-ii Jjiß 
ÖUI^—äJJI iUl ^Ä-j ^_jl£- "»isjj '^Jj'» J;;-^' J_j-^i ^^vt aJLj «Ji j "CJä^ -^3J 
aJ ^_i ;u^ls x^^ "^ aJLJ LJIj <»-J1 -uai •Cj:^Lr i^jj . ^.:,a:llj sMJIj f ^^'^ fj^^ 

^-Ül L_«_<. -jVj J^^CVl ^ls1j ,yy^ J^ j_j-^ (v' -^^v«-'' j-^'i ^. ^>*-J' <^^ 
1. Baptismus it^v 



«ft Nrt^N^ 



!>. ti- 



le vent se fut apaise, et qu'on recommen^a la traversee, la modestie et le 
calme de Joseph, qui etait dejä entre daus le bac, porterent Mar Aba ä le 
respecter et ä lui pennettre de s'y installer. Des le debut de la traversee, 
le vent tomba completement. Mar Aba, ctonne, lui demanda quelle etait sa 
religion; Tetudiant la lui fait connaitre. Mar Aba, imprcssionne, l'interrogea 
sur les dogmes de la foi; Joseph l'instruisit et le convainquit de la verite de 
la religion chretienne. Des lors il s'adonna au jeüne, ä la priere et aux re- 
cherches; il confessa meme la foi chretienne devant son niaitre, qui, le voyant 
frequenter Teglise, lui en demanda la cause. Ayant tout abandonne, il re(jut 
le Saint bapteme dans un village, appele Ahad ', des mains d'un vieux pretro, 
connu sous le nom de Bar Sahde -, * londateur du couvent de Alledja ä Ilira, • v. i- 
oü il fut ensuite enseveli. Cette Alledja etait iille de Na'man, fds del'Arabc 
Al-Moundir. 

11 alla ensuite ä Nisibo, oü il s'installa dans l'Ecole, et s'attacha ä Ma'na, 
qui devint plus tard eveque d'Arzoun'. 11 s'instruisit en peu de temps et 
fut etabli interprete. 11 se rendit ensuite dans le pays des Grecs, oü il ren- 
contra un edessenien, nomme Thomas ', qui lui enscigna le grec, dans la 
connaissance duquel il etait tres verse. Mar Aba, qui connaissait dejä le 
persan et le syriaque, apprit aussi le grec. Etant entres dans \o. pays des Grecs, 

1. Aked [Vic. p. 216). — 2. Ami- ecrit Bariiahdö ^^-^y.- ''■<■ porsoiinage n'esl pas 
mentionne dans ]a Vie. — .i. VA il raccompagna, quand cehii-ci prit posscssidn de soii 
sieg-e; et apres avoir enseigiie quelque temps a Arzoun, il retourna ä Nisibe iVie, p. 217 . 
— 4. Ce Thomas nelait point jacobile. ainsi quo le pretcnd Barli('br;LHis, Ckron. Eccles.. 
H, col. 90. Ses traites sur Noel et sur l'Epiphanie declareiit hautement ipi'il etail .\es- 
torien et diseiple de INIar Alia et qu'il (it ses etiides a TEcole .Ic .Nisibu cl'. R. Duval, 
Litter. Syr., 2" ed.. p. 'i-ST \ 



156 HISTOIRE NESTORIENNE. [04] 

ctUi iLAis öJl'^ll ^_i. Uy '«.ÜJ3 öül^jL (♦p-__^ ^} j^ JP3 ^;— iJl ^3JJ.»L>r 

. Y-> J ^U " ; Lr'3J3'^^3 ij^i-'i-^ _y - L,'--''^^^ "^^' /r*^ Ulla) j' ^^ CiX»JI ^j-yUa^y 

^jL^ ^1 ^Vl I-La ^^:^3 .<ü Oi^ ^-^'' ^'jVl ^l^J jU (.^li ^ MJ^^b 
1. . ^jLjwJi—o. 



ils gagiierent Alexandrie, oü ils reuiiirent les livres de Theodore Tinterprete. 
Mar Aba parlait en SArrien et son compagnon Thomas interpretait en grec. Les 
Jacobites, irrites de ce qu'une foule nombreuse se rendait aupres d'eux pour 
ecouter leurs interpretatious, se reunirunt en grand noinbre et les expulserenl 
,;8 d'Alexandrie. Ils se retirerent ä Gonstantinople ' oü ils manifesterent * leur 
Science. Leur renommee arriva jusqu'au roi Justinien, qui ordonna de les 
forcer ä anathematiser les liienheureux ptn-es Diodore (Dioudourous), Theodore 
(Tijädourous) et Nestorius {Nastouris) ; comme ils refusaieut, il commanda de 
les mutiler ; mais les cveques n'executerent pas cet ordre. — C'etait uno mar- 
que de respect de la part de plusieurs d'eutre eux. — Des lors ils cherche- 
rent ä s'enfuir. 

Arrives ;i Nisibe, les liabitants de cctte ville vinrent trouver Mar Aba, 
pour ]e prier de vouloir se charger de l'instruction, de l'interpretation et de 
la predicution, parcc que ses parolos etaicnt claires et ainiables. Ils le choi- 
sireut sur la demande de Mar Abraham premier^ qui etait avant lui''. Ce Pere 
se retira ä dcux milles de JXisibe ; il commen(,-a a ecrire des traites et ä faire 

1. Cf. Patrol. Grec, EXX\.VI1I, col. ;^7; voir aussi Ijabourt, Le Christianisme, etc., 
p. l(iö-IG9. Le voyage de Mar Aba ä (Ämslanliiiople doil se placer cnti-p les annees 52.5 et 
533. Voir loc. eil., et ci-dessous. p. IST. 11. (i. — 2. II s'agit d'.Vbraham de Beith Rabban, 
qui dirigca l'Ecole de Nisibe de 50!) a .")69 voir Barliadbsabba Arbäya. Cause de la 
fondalion des ecoles, p. 72, n. 2, 7;?-7ü). II rappolle ici prcmier pour Ic distingucr d'A- 
braliam Bar Qardühe (voir Idcrn., loc. cit.). — 3. Je ne saisis pas bien le sens de celte 
plirase. L'auteiir semble nous dire qu'Abraham etait dejä mort. Mais Mar Aba preceda 
celui-ci dans la tombe. Le sens serait doiic quAbraliam preceda le futur Catliolicos dans 
la cliarge d'inlcrpretc a TEcoIe de INisibe oü il devrait y avoir j)Iusi('urs intcrpretes. 



[65] XXVII. - MISTOIRE DE MAR ABA LE GRAXD. 157 

^L^lj jyCJi jyjl <j j^ j^.> i^u^i du ^C m^ ^^ jioi^ j_ . _.v 

JliVl J ^ i-3-^VI ^^ ^^:l3 'T^l ^^ ^„b dbt ^\ J ^^^- -l^ l'^^^l 

J..kiJJ iijL::i^l j£. ^jLJl ^^, ^^_^ ^Ul k>-^ J j, ^^^^^j ^'LjJI n^\^ 
«-— o— ^3 jl3^^_j_;l viLlJ Ä^jsUl cJI j ^^_^i| <] OAi«s .Oi j^-tJl 
L, ^13 Lfcjj_,l -L-Li ^UU ^^AT ^ ^Ji ^,Ai jajC>1) 'iJUjL;3 ^;jl3 



1. In margirie : Tl I. 

cfT 



tomber de sa boiichc des perles cachees jusque-lä; 11 reforraa quelques 
abus, qui s'etaient introduits daus las eglises de ce pays-lä. Sa renommee 
se repandit partout. * II s'efforga surtout de devoiler rignominie et l'oppro- 
brc de Zoroastre (Zarddosl), pour detourner les liommes de ses impuretes et 
leur inspirer de Thorreur de sa doctriue, dans laquelle toutes les voluptes 
corporelles sont permises ' . 

II ramena ;'i la vraie foi cl fit changer d'avis Theopliile ■ (Taoup/fj'W), qui 
s'etait egare de la droite route. 

Paul catholicos etait mort sans avoir pu, ä cause de sou court pontifical, 
rcparer les desordres causes par les discussious de Narsai et d'Elisee. Les 
Peres, et tous les chretiens qui etaient au service du roi Kosrau, se reu- 
nirent poui' lui donncr uu successeur. Les merites et les vertus de ce Pere 
(Mar Aba) les deciderent ä le cliolsir; il fut ordoiiae patriarche en Tau 847 
d'Alexandre, qui est la sixieme aunee du roi Anosirwan ^ II dirigea l'Eglise 
avec beaucoup de sagesse et de sagacite ; il rcforma les abus ; il auuula la 
dualite de IV-piscopat dans les eglises, causee par ses predecesseurs; il fouda • 

1. Sur la doclrine de Zoroaslre. voir Tlieodore Bar Koni, apud Pof^non, Inscriptions 
Mandaites des Coupes de Khouabir, l^aris, 1898, p. lül. — 2. C ; Tlieophilc ne serait-il 
pas celui ä qui Ebedjesiis de Nisibe altribuc deux livres, Tun co.iirc Cyrille d'AIcxan- 
drie et l'autre contre Doslha?us? Cf. notre Etüde supplem., n° VII, ROC, 1906, p. 8. — 
3. En 53(5/7. "Anir et Elia de Nisibe (ms.) sont d'accord sur cette dale avec notre auteur : 
mais le synode de Mar Aba [Syn. Orient., p. 32(jj declare que rclection de ce pa- 
triarche eut lieu la neuvieme aniiee du roi Kosrau, qui rcpond ä l'annee 540 de notre 
ere; cf. Elie de Damas, apud Assom., B. ()., TU, i. p. TS; voir ci-dessus, p. 152, n. 1. 

P.VTH GR. — T. VIT. — ^'. 2. 11 



^58 IIISTOIUK NESTORIENNE. [«'] 

^,^:. -^ J.J J ^.. ^1 0:^1^1 .^3 ^^Jj ^-v.3 ^.i o ^-i^^l J^3 

.3IAJ1 ^,_^3 iijyü :;^ JjVi ^juj\ ^3 ^j^^^ ^r^l-* -^3 ^^..--J^ J^ .5^*^^^ 

^V Ua^I .^L..1 ;*jV cllJI x^ ^: jj^,i5 ^3^-t c^.^-^^ '-^^ '^-^^ ^^• 
1. 5/oVo paa^(. — 2. Vetiis Testanienliim |(^n-. — 3. Aposlolus ^-.v^. 



i\ Seleucie une öcole, oü il etablit comme interpiete Isai', puis Ramisö'; il 
renouvela les canons, qui avaieiit ctc etablis successivement en pays grec, 
en Orient et ä Edesse, en y ajoiHant ce qua les circonstances exigeaient. 
II traduisit des livres de rAncien Tcstamenl du grec en syriaque ^ il com- 
posa des canons ' pour le Psautier; il comnienta Ic premier livrc du Penta- 
teuque, les Psaumes, la Sagesse de Salomon et les lettres paulines; il öcrmt 
beaucoup de lettres ', et be'^aucoup de choses sur la science ecclesiastique. 

Quand le roi Anosirwan onvaldt Tempire grec ', Mar Aba, ponr ne pas voir 

reffusion de sang, s'abstint de Taccompagner. Or les magcs, qui le hais- 

saient, Taccuserent aupres du roi de quatre choses : l" U avait renonce k h 

religion des mages pour se faire cl.rctien; l" il avait empeche les chreticns 

1 d'epouser plus d'unc femme ; ' :r il annulait les deciels de leurs juges et sous- 

1. Ce meme Isaio scmlile dire le contraire, a s:,voir que celle ecole aurait existe avani 
Mar Aba. Dans la prC'faco de soii comnientaire sur les martyrs, P. 0.. t. III, p. 17, d 
parle d'un interprete, nomiiR' Abraham, qui aurail enseigne avant lui dans cotte ecolc de 
Seleucie. Voici ses paroles : <■ Vous m'obligez, dit-il ä Qiri^. piOlre. et a Jean, major- 
donie de l'Ecole, de rediger le traile sur les saints n.arlyrs, lel quil a 6te Iransmis a 
celtc Assemblec par Rabban Mar Abraham, pretre et intcrprele. » Toutefois on pour- 
lail supposer, et (''est mi-ine probaljle, que cet Abraham, doul parle Isaf, est le meme 
qu' Abraham de Beith Uabban, inlcrprete de l'Ecole de A'isibe. car, seh.n les passages 
publies parM. Mingana (A'a/.v» //o//»7m-, Mossoul. 1005, p. 38). cette assemblee de Se- 
leucie aurait ele transferee ].ar Mar Aba de la ville de Nisibc, ofi eile aurait regu la doc- 
trine d'ALraham de Beilh Rabban sur la commemoration des marlyrs. — 2. 11 traduisit les 
livres de l'Ancien et du Nouveau Testament ('Amr, p. M . CI". Kbedj. apud Assem., B. 0.- 
III, I, p. 75-76.) —3. Ces Canons sont inseres dans le l'sauli<'r Nestorien ; ce sont des 
oraisons jaculatoires, miscs apres les deux premiers versets de chaque psaume. — 4. La 
plupart de ses lettres ont 6te editees par J.-B. Cbabot, dans le Sij?i. Orient., p. ;U8-.i5I. 
550-555. — 5. La guerre dura de 5^iO;i 5'i5. Voir Diohl. Jiisiiiiicn. p. 215. 



a 



l>. : 



:<57] XXVH. - IIISTOIRE DE MyVR ABA LK C.RAND. l.-.i) 

cTJ^--'' -^ J^^ ^'^ ~lJ'j -L-:^ J3^ l^jj-l J ^iL'L ^^J^i ^/U=; -LO i^,^ 

L^ jl-^Ul JU J ^^ i^tCj L^^\ oLVI jL,J^l3 C-^j ^.^^J J Ji_i| ^A. V li* 
U ^> ^3 L.I3 .^^_v^_. jxA3 ^jiA.!! ^^-U ^L^ jl^3 ^^\\_^\ j^U, L^ Ut J_^L«. 

^lü jijj i>i^ j_^ gl ^UjLi u^i j jlj .^<i^)^\i ^^J\ iaui ^" 4«vi «.3 1^ 

4_:iJ„l j* '"^^i ^wl'^ v-^3 j_»=--i)' ^3 l,^ ^^1 ^'' ^.^-Jaill LI jL. 4aiLl ^ 
Ci^_j_Ä_. jL^ AS jl ^1| 4.IU» ^;::\ jS^ jIäojSL L..JU jL_-3 jt>,^ -b ^l^ Jl 
■»o3ljw;^3 U jL, i,3LL> __^J:il3 <.lL<Ci.l ^^ ^L<^ <j«3 ».^li . ^^^»ä.JI »„Ü^Ij^ J ^l^i3 

1. XaT^Ipäli; ex JoiN^. 



trayait les proces ä leiir juridiction; ^° il baptisait les mages et les faisail 
chretiens. Ainsi par ces accusations ils excitereut le roi ä le detester; sur sou 
ordre il fut emprisonne sept ans en Adhorliedjan, d'oii il nc cessa de dirigcr 
les affaires ecclesiastiques, faisant des miracles etonnants et correspondant 
par des lettres avec toutes les regions au sujct de leurs iuterets. Les cauous 
du Psautier furent composes en prisou. 

Mar Aba, ayant ou connaissance de ce qui etait aiiive au temps de Sila 
catholicos ', döcreta que les catbolicos ne seraient poiul maries, mais qu'iis 
resteraient (celibalaires) comme Simeon {Sim'nuii) Bar Sabbü'e et ses parcils. 

II fil des miracles edatauts eu prisou. En voici uii" : Oa le pria |)()ur unc 
femme atteinte d'uue maladie d'eutrailles, et fatiguee des medicameuts et des 
remedes; il lui cnvoya un morceau de son pain : « Qu'elle mange ce pain, dit- 
il ä celui qui elait venu lui demander celte gnice, et daiis trois jours elli' 
sera guerie. ' La cliuse eut Heu couuue il Tavail predil. 

II y avait eu Adhorbedjau un renegat % auciru evcque de Gorgan {l>ji>r- 
djdn\, que Mar Aba uvait depose el excommuuie pour des actious lioulcuses, 
ilont il (''fall convaincu, ä savolr Tadulterc et le libci tinage, et (|ui avait 
• ■mltrasse la religiou des mages et pris foutes leurs inani "'res. Cclui-ci groupa 
autour de lui une foule de ses semblables pour s'opposer ä Mar Aba et le 
molester; il cberciia meme ä le faire perir en se servani de ruses pour le mas- 

1. Allusion aux maux que provoquala romme de ce catliolicos voir ci-dessus, n" XIX). 
— 2. Ce miracle est tout autrcment raconte dans la Vie, p. 2'iG. — .'!. Nomme Pierre {Vie, 
p. 2W). 



1(30 HISTOIRE NESTORIENNE. [68] 

L^ . ^3^1 4 J ^y^ <\ ^^, jS *^* J^ V-*' -^J ^ -^^"^ ^ ^J 
i^iJj ^^ ^^ Ui ^iJu3l ^l Jl jL. j^ J ^^^ i ^^ ^} ^^. ^-^-^ -^"^ 
^ c,y^^^ ^Vi ^> Jl3- .diLü d-, ^> d'^^'^ ^>^ ^' -^^. ^^-' ^^^ -^^ 
^ _^ ^^3 " ^« -^ ^'^ ^^ J^-. Ö'^J ^3 ^ ^ y^^ ^^ ^^ -^^ 

Ol ^' .Ü.V1 .^-^'1 :r* -^--'l ^^^"Ij '^^^^ ^^-^ J^ ^^ ^■' ^^" 
dUi ^ c^<Oj .bA^3 A^j^Jl; i^; .^1 ^ -^^*^ -^ ^ ^-y->' ^-^^-^^ 



.sacrer et dirc ensuile <iu'il s'etait .-.ifui au pays des Grecs. Mar Aba, avert. 
,le la nouvelle, prit la fuilc pendaut la nuit et sc presenta ä la Porte du roi. 
Celui-ci, aya.it appris son arrivee, lui euvoya une lettre, dans laquelle il lui 
disait : « Ne t'avons-nous pas oblige ä rester dans la demeure oü nous t avons 
cxile^ — Si je mc suis enfui, lui repondit le Pere iUuminatour, c'est puur 
eviter une mort violente. Si-j'etais mis furtivement ä mort, conlre qui pour- 
! rait-on iutenter un proces? * Qui pourrait constater le fait? Si le roi le veut, i\ 
pourra me tuer; et pour faire sa volonte, je me presenterai spontanement a 
celui qui, sur son ordre, me mettra ä mort. - Va-t'en, lui dil le roi, et reste 

chez toi, jusqu'ä ce que le Mobed des Mobcds finftige la peine que tu meritcs 

pour etre passe de nolre religion ä Celle des chrötiens ei pour. regarder 

comme Dieu celui qui a ete crucifie par les Juifs. » 

Mais les mages nc ccsserent d'iutriguer aupres du roi jusqu'ii ce qu'il eül 

fait charger de fers le catholicos; il resta lougtcmps dans ces tourmenis. !• nfm 

il (le roi) le delivra des fers ' ; mais il üt massacrcr d cnicifier plusicurs cve- 

qucs et metlrc ä mort beaucoup de chretiens -'. 

La cause (de celt.> persecution) fut celle-ci : les grands Marzbans avaienl 

piUe^' unbateau, qui venait des Indes et qui etait rempli d\.bjets et de el.oscs 

1 II scmble qu'il v a ici une lacune. - 2. Ct. la Passion de Mar Gregoire .1 de lazda- 
nanah fBcdjan. Illst.'de Yabalaha, etc., p. o48-9, 374. 478 et 413j, oü il est d.l que las 
chretiens joulrcnt d'une paix complele depuis ravenemenl de Piroz jusqu'a la d.xieme 
annee de Kosrau (540/1). La oü les chretiens elaient en minorile, on delru.sit les e- ise. 
et les couvenls, on arreta les evöques et les nobles persans qui avaienl embrasse le chns- 
lianisme. Gregoire et la.dapanah lurent mis a mort en 542. II semble que la perseculu.n 
linit en 545, annee oü fut conclue la paix avec Justinien. - 3. Cf. The Tlürd par, of the 
eccles. Ilist. ofJohii Bishop of Ephesiis, ed. Cureton. Oxford. lS.->3. p. Oh. 



.09] XXVIl. - IIISTOIRE DE MAR ABA LH GRAND. liil 

^.i_^^' j^ i-'^ij" ^Ul i>-33 oÄi;i ^iiL.1' Jl iij^>, jji L.y»"^-!' <1 Jii t ■ Jt-. 
dJj ^^L-U" >ls jUi^^i^ -^Uj "'^^Jl ys._^3 ^rv^ Jjij j-uJl ^i ijiU! cLU 

jLi ^jUJI J.. iilkl ^,. iL- i_5-JJI ^_^^l| :sj C, ^Ü=l ^^<l <iU^l dUjfrl jlj 

OJ_äJ iL^i^'l ÄX.L)I c^d U JLi 4ä11jj- >^.1L_j «i'-U-j Otl ^ , ■•■ "■ ,1« <, _ i «c*^ 
<j-*o |_^L '^v-Ä.1 L. ^Ij -\Ji^ ,_.^\ :>y j\ ^J>^ 4^3 ,_^j 4„lt dJj JiJUs .ill 



1. ?>F"-'^. — 2. ? j^r:;/ -^ t'V- — 3- ^-^J. — 4. y^^ar-.-'. 



precieuscs d'une enorme valeur appartenaiit ä iin negociaut grec. Gelui-ci sc 
rendit aiipres de rempereur des Grecs, donl il olitint ime lettre au roi de Perse 
pour reclamer * ces objets. Ils (les Marzbans) iiierent; mais ils furent con- * '"• 
traints de les rendre. C'est alors qiie, pour se venger du negociani grec, ils exci- 
terent le roi par leurs intrigues eontre le calholicos et contre toiis les ehret icns. 
Dieu frappa Kosrau Anosirwan d'une maladie grave, qui mit ses jours en 
peril; il eut alors recours ä Justinien {Youshlnös), enipereur des Grecs, et lui 
ecrivit, le priant de lui envoyer un medecin liabile, eminent, pour le gm-iir 
d'un embonpoint excessif, qui le mettail dans Timpossibilite de respirer et le 
privait des tlouceurs de la vie. II lui envoya un medeein, appelc Trikhoma'. 
Avant son arrivee, la reine lui fit dire : « Si le roi t'olFre l'or des mines, 
l'argent de la Perse, les perles de la mer et les ricliesses du Khoräsan, n'ac- 
cepte pas : je tc dedommagerai au double. Deniande-lui seulement de reu- 
vo}'er les chretiens d'Antioche qu'il tient en captivit«'. Si tu fais * cela, je te • i>. 
rassasierai d'or au dela do tes desirs. » Le medecin se presenla chez le roi et 
lui fit perdre beaucoup de son embonpoint. Kosrai', tont joyeux et tont 
heureux de son habilele, lui dit d'exposer ses requetes. il (le medecin) lui 
demanda ce que la reine chretienne lui avait sugg('re. Le roi en fut fache et 
fronga les sourcils ; touteiois il repugna a rejeter la demandc de celui qui 

1. Je n'ai pas pu ideiilifier co nom. 



1- 



102 IIISTOIRE NESTORIENNE. [70J 

•^\j=' \sX\^ ^ jJ^ LJ 'C»X>-j aJI dUi j ^Vl dUJI ^IjiÄi . JU Lfc Oj Jbjl 

Lj'j jui /w« >»x»j>-3 ^^jäJi j-~ä> (Jl -^»j^ ^,— yi ijj (j^_,'~ Ji_j-<ii vi)_j-)3 ^»aI^^m 

•^L- LX_. dLb ^-J^lj ^1 ,»i;l 1-i^ d-^l <l Jl33 «-.Jä'U »^:^ls b^-_<3l ^.^lij 

71. As- i^'ij iii^l L-ls 01- i<JLjl O'l^ U ^'^-J iAAU U J\ ÜasUI "U-ä; C-'Ui 

dL^l jl dU .i_w ^' .<.! cJl^3 C^^U i-CUI :^^l i:3j^_«.ll ^'Vl ^^M- 
c- -^ I I ^ aJ ilj .diiJI liLL* U ^lici;! dLUclj j_ji«^^" ^_j^ -«vJaiJlj wJ^-UI j^ 
ij^C^j r_^ Laj lj^,,:2^li Cj^v^I (v' .^:uUJ= L.; vJÜ Jl J^ (_g'l-^ c^" [»-b ^^^^3 

,^L»ij .■cL' »--tj j^ ,_^ä!I viüj ^« ^,>^.3 ^^^:. j (♦(•'L.'^j '^' ^J^-* j^ i^-^ 

Jv-^jJI ^»J-*3 j»;l— X=-. t,'^~^=^J *-!* L-ifc (JlLX' tl jl J' .Cjj ^ ol-»i ^i <; 
1. .^^. 



Tavait gueri et auquel il avait doniie ä choisir tout ce qu'il voudrait. Le 
medecin, voyant que le renvoi des captifs etait difficile, deraanda qii'on leur 
doiiiiät des villages. Un des assistants, qui comprit qu'on serait oblige de se 
j-endre ä son desir, declara qu'il le ferait renoncer ä ce qu'il venait d'exiger. 
Le roi lui coufia le soin de cette afTaire et l'autorisa ä la conduire comme il le 
jugerait ä propos. II mit a sa disposiliou les tresors des perles et les tresors 
])ublics', afin den tiier tuut ce qu'il faudrait pour contenter le medecin. On 
appela celui-ci et on lui offrit des perles precieuses, une somme considerable 
d'argent et des vetements splendides : « Ces clioses, lui dit-on, te seront plus 
" 1' ■'! utiles et te convienneut mieux que ce que tu as demande. » * Alors son äme vile 
et hasse fut seduile par ce qu'elle voyait el refusa ce que la reine lui avait 
suggere. Elle prit ces choses, qu'elle pröfera au salut des ämes aflligees. La 
reine le fit appeler el lui dit : « Ne t'avais-je pas assurc que je te rassasierais 
d'or et d'argent au delä de tes desirs et que je te paierais le double de ce que 
le roi t'aurait donue!' Toutel'ois, quoique ton ambition t'ait fait manquer 
a ta parole et que lu ni'aies dcgagee ainsi de ma promesse, je te paierai ce que 
je t'ai promis. » Aussitöt, par son ordre, du apporta une grande quantite d'or. 
On le fondil au poinl qu'il devint couime de l'eaii, el on en lil Ijoire au 
medecin, apres l'avoir lie, jusqu'a ce que son ventre cu l'nl plein; il mourul 
.sur-le-chanq). 

Un des fils de Ivosrau" se revolla coulre lui el gagria Goundisalnu', oü il sr 

1. Litlcr. : maisons d'argenl. — 2. Nomnie Anoäazad (voir Taljari. ji. 467 el suiv.;. 



71 XXVII. — HISTOIRE DE MAR AI5A LK CltAM). Ui3 

d\^\ ^ jU:l jiJV-'^ J^ ^'^-^ ^^-'-'' «-^^ •<':"^' ^'^^-« J^'' V^^ ^3^J y' 

.^A:^! (.^.:>,.. ^llL.l ^Ü» ^'.L. ^Itj o-^^-" ^^ cr^-^'^ ->* ^^- "-^^ ^^^' ^'^' 

L*j_Li-Ai dlJ' ^'sL—J j^^L..a;=- ^'j-:' '_j'=-'^3 ''■-^ I3A«.? ^n^'j-^i (»jJ' ^">-.' ^j^jj' 
^' .^_jjL^l ji >LU' ._i<3 (.^=JI j^, ^^^^i ^fj^[l ^,_=- ^, CIIJI3 jr^\ ^^^i 
j\ ^ Jl^j J,M\ >=^L. ^^jUJl iSl ^U <<j>3 jij^^j^;^ ^^>1 ^3^ JÜ^.r^' j' 

^_«_, *.>jb \^ ^>V l^,.U=-l3 ö'iifc diiLÄ-jl ^^« J'_i-«V1 ^"p-^ 't:'"'^^ -'>;^:.' 
J. In maruine -!il-iU. — 2. In luaraine oXW. 



fortilia, les liabitauts ayuut [iris soii parti couti'L' s<ni piire. « ('/est le callioli- 
Cüs, direnl les mages au roi, qui a pousse tun 01s a se revoller contre loi. » 
Le roi, irrite, appela le catholicos * et luidit : « Puisqueles haljitauts cleGouii- ' i". 
disalior fönt ce qu'ils veiileiit en prenaiil le parti de moii üls , moi aussi, je 
commencerai ä lourmenter les cliretiens; et je te punirai, toi, qui es leur chef. 
— Tu as raison, ö roi, lui repondit le catholicos; je suis leur chef comme tu 
le dis; mais je ne raeritc pas d'etre meme leur serviteur. Comuieut me rends-lu 
responsable des crimes de toute une communaute? Voici que le roi — ipf 
Dieu prolonge sa vie — est le chef des mages et de tous les autres homuies. 
Or, lui, est-il responsable des crimes d'un seul d'entre eux? » Le roi apaise 
lui repondit : « Je veux que tu ecrives aux habitants de Goundisabor de 
ne pas prendre le parti de ce jeune insonse. » Le catholicos h'ur ecrivit et 
les excommunia; ils s'eloignerent alors du lils du roi et ouvrircut ies portes 
dl' Goundisabor aux armecs royales, qui y euLrereut. Le roi et les hommcs 
admirercnt cette obeissance et cette crainte de rexcommuuication et il s abs- 
tint pour (piolque temps de nuire aux chreticns. 

Puis, pousse par le demon ä les molester, le roi Auosirwan appela le 
catholicos et lui dit : « Si tu veux que * je ne massacre point les chretiens, va * i'- 
ä Suse (Al-Alurdz), ä Goundisabor et aux alentours, preleve un impöt sur los 
tiens et envoic-le-moi ; sinon, je detruirai Iciirs cgiises et j'en lerai des 
lemples du feu. « Le catholicos, craignant, s'il n'^sislait, qu'il ne lui arrivat ä lui 



78 



164 HISTOIRE NESTORIENiS'E. [72] 

i-v_j_c- ^^yäJJj Aj'U^ J idLUJl j->.c- J' l;l.»^3 'i^.J9-^\ J1_^VI ^.: :^'_«j_,-^.»i •J^^'-' ilr* 

^_j-;^3äJI «l'-J^jj i^-i-M ^ ^ J-'^ ^^'^r^-^ ^'-'1-°' "^y «1-'3J^. ^-^'^' ^J-» J"^ 

^-i- •j_j<JL^ jv«!>^ jl j •^-*j 3 ^^«-äJI ^^Vl3 j»-»-^' Uaas^I ^i^jJä^ jjv^, 

j>iiju "y3 jL^^ V3 jl^-i-;. V ^t:^;.??''^^ 0:r*^' J-tr^^*^ ir^y' --'5-'^?^-', 3 -/.v-^3 



et aux siens ce qui ötait arrive ä Simeon Bar Sabbae de ,1a pait de Sabor', 
obeit au roi et amassa de fortes sommes d'argent qii'il lui oflrit. Mais ensuite 
le roi ne tint pas sa promesse et viola son pacte. II cnvoya quelqirun, qui Icur 
fil subir toutes sortes de tourments. Le catholicos en eprouva uno angoisse 
mortelle; il se retira dans les villages d'alentour. 

XXVIU. CONTROYERSE DU CATHOLICOS AVEC UN MAGE ; LE MIRACLE Qu'lL 

OPERA CONVERTIT CE MAGE, LEQVEL DONNA UN PYREE AU CATHOLICOS". 

79 Le catholicos reucoutra uii des principaux ' et dos plus illustres niagcs. 
Celui-ci lui dit : « Qu'est-ce qui t'a pousse ä embrasser la religion chretienue 
et ä renoncer a cello de tcs ancetres? — J'ai vu, lui repondit le catholicos, 
les chreticns confesser avec raison un seul Dieu Crealeur et Directeur de 
toutes choses; j'ai vu aussi les mages admettre deux creatures : le soleil et 
la lune, pretendrc que l'univers adeuxauteurs, un bon et un mauvais, et adorer 
deux ßtres crees, sourds, avcugles, sans perception, iutelligencc ni raison. — 
Pour que je te suivc, lui dit le niage, j'ai besoiii que tu ine inoiitrcs un pre- 
dige eclatant qui coiifirmc la veritc de ta parolc. — Cessc, lui repliqua 1«^ 

1. Sapor II. Voir Bedjan, Acta mnrti/r., I. II, p. 13(i et suiv., la premicre partie de cet 
fuivragc, n° XXVII. — 2. Cf. Mari, p. 5. Cedo aiiecdole ne sc (roiivc; pas dans la Vie de 
Mar Aba, edilee par Bedjan. 



[73] XXVIII. - CONTROVERSE DU CATIIOLICOS AVEC UX MAGE. iß5 

^ jm l^.i ^-^ ^x^ cüU, ^.^~ i^^ü, i^^^l ^^- \\ ^L-^i ^^^1 ^1 Jb- 



-_JI 



l>. 81 



<J-.L^ ::,_.j^l ^U ^\ ij^ ^j ^ ^^_jl ^^,, j^j, _s^|^i; ^^- 
ji^j 1^ LL^ L^U ^^j LJ^ '-'1^,1; ^^^u cLU j-_»^_».i| ^l^ .ö:^^\ ^i^j 

•^. «^ lA' (^' -^^ -^^'«i t> 1>^ Lr-L^"- k-r^ t^-^5 V-^" ö^ ^;:^^=-^ «-l^i 

A;i^^i ^:>.^ ^s\\ jkJi Asiiii^ A,^j^ jj,_ ^j^ ajt ^L> * Vj gi<, ^A3' ^ 

-uüij J-.in=-Jl (.Aj jLC a.as" ^^j ^^ ^ilj L ^li LJfc Li. L.Li .iJA^ ^iV \i\ 
1. LJ^ LL'. - 2. ',U ^^U ji ,ü. - 3. J..SUS .^. 



catholicos, d'adorer le feii et le soleil; et alors leur Createur to donnera une 
preuve convaincante de la verite. — Comment, lui repondit le mage, renoii- 
cerais-je ä adorer le feu, mon Dieu? » Le catholicos lui dit : « Je vais le 
fouler aux pieds et il ne pourra ni me nuire, iii ni'etrc utile. » * Le mage lui ♦ i». so 
räpondit : « Ceci ne t'est pas possible. — Aliens, lui dit le catholicos, faire 
un grand feu de bois ä grosses braises, et je te montrerai la puissance du 
Dieu dont j'ai embrasse le culte, et la faiblesse de tes dieux. « 

Aussitöt, sur lordre du mage, on allunia un grand feu, sur lequel on mit 
beaucoup de bois. Cela sc passait dans le pyree, oü est maintenant l'Ecole de 
Seleucie. Le feu brüla et les flammes s'eleverent jusqu'aux nues. Le catholi- 
cos fit sur elles le signe de la croix de Notre-Seigneur Jesus-Christ, Dieu 
Cache et source de pardon, öta ses chaussures et marcha courageusement sur 
le feu, se moquant de ses adorateurs; il prit ensuile la main du mage eu lui 
disant : « Marche, toi aussi, et ne crains rien : Nolre-Seigneur le Christ, Crea- 
teur de tout ce qui respire et dissipateur des tenctrcs, viendra ä notre 
secours. — Je crains pour moi, lui repliqua le mage. — * Ne crains pas, iui * i\ si 
repondit le catholicos; quand je leverai le pied dans le feu, mets le tien sur 
ma trace. » Et il ne cessa de l'encourager comme un brav(^ general qui, ä la 
rencontre de l'ennemi, exhorte ses troupes. II ünit par le decider ä marcher 
sur le feu, en mettanl le pied sur la trace du sien. ils marcherent en long 



I()6 HISTOIRE NESTORIENNE. [74] 

^j^jäJI ^j^' .^„wXJl jLlo ^L^ ^,-^3 "V^ L^^-L« J L^.l^jl ,:uä.'' ^^ \ j[a jÜ1 

,l.^,_j_i3 i^JJI ;w»^l iLkf-lj •^.' JD ^1 ;__5»„ A-Ul ^Uj J^^l'UiJI ^1 ^Oj.»j>.JI JJi« 
7r-7. a .^ 0_« , 'i A=-' ~,Ux]' -Jt-V:»-' Ai- J^ '~f, \~;ij>s^ii .^y^ Ls-UiL« '*.l»>-j 

olLl^llj ^^^S J^'^ Jr« ^' >^' ^^' '-^ "^-3 ^3 -^ -^'S ^^' Cr^ ^1 

82 ,_5^ i*r'>="^ (»i-^ M -''-• ^.-^'^ ^-^^ '-*-^ -''-'' ^ JJi'^. J;„ ^-' ^'-^ ,*t"^ »^'^3 

Stl^äJlj pJjJl ^Ul |»,_:^ 'i.Ül J-L3 o. lj-:^i ci'ii A» jUCü l_j.:^, J3 'j^rv^ r^' 

. «iLJi ^jUäJL Li -K J=-- J^L-fl v::Jj' iJ^l^J' |^-^ c—a-'ü JxUi i^^-ast- *^jj ^j 
1. ü'Jj'^. — 2. Sessio uLoio. 



et en large en faisaut une croix. Voyant le feu fuir sous Icurs pas, lo mage 
crut, et regut le bapteme des mains du catliolicos avec tous ses parents sauf 
soll frere, et lui donna la propriete du lieu oü s'etait accortipli ce miracle. Le 
catholicos y bätit une ecole avec l'argent que le mage lul donna de son 
tresor. II y fit de ses propres mains une croix en plätre, dont les ecoliers se 
servaient avec avantage , coinme d'une clef, pour ouvrir la porle de leur 
esprit et }• faire penetrer l'instruction quand Tun d'eux la trouvait dilTicile; 
et de fait Dieu ouvrait Tespril de ceux qui prenaient un petit niorceau de 
cette croix. Ouand cette croix fut placee, la maison fut remplie de souris, 
de chats et de lözards : c'ijtaient des demons qui logeaient dans le pyree; 
p. 82 mais quand Mar Aba cn eut pris possession * et qu'il eut exorcise les demons, 
ceux-ci s'en eloignerent pour Jamals, n'osant plus en approcher. Ainsi Dieu 
les remplaca par des gens de science, de lettres et de bienseance ' : la maison 
oü les adoratcurs du feu faisaieul entcndre leurs cris gulturaux devint le depöt 
des livrcs spirituels de TEglise; la seance du Mobcd des Mubeds fut remplacec 
par Celle des Peres. Tont cela eul lieu ü la suite des controverses et des ques- 
tions qui furenl döbattues cn presence du roi entre le catholicos et cet 
homine, Tun des nobles de sa nation. On avait pose au catholicos trois ques- 
tions auxqnelles il röpondil victoricusemcnt. 

1. i.^-Jj' peul-etre iloit-il etre corrige en üUJ'. 



75] XXIX. — QUESTION POSEE PAR MAR ABA, CiAl'HOLlCOS. 167 

jUi-UJl JU^ .0} U; U ^li' IJliä .oLUI b^,.:«..; ^X-ü^ j»,<>JI ^i V^. 1^;.^ c-^l 

Jj \, J^^' ^'l^ Ijil i^Xj^ -''^^ ^ •^'^'' 'l^ ^jVI J' Ia-^. ^;^« l,^^" j' 

Lc IjjA, jv^ .Ü tl;" iJ^ jjAj:^) yij; jv|j ^i..j Cl;'' j^a^^^j. jl x^Uj U_jf^ ^i^-r^. 

<^ «r-X: jLi; rjk,-vJ: Üj_=- j^ "»—l^ i-vl» ' Lat UJ dlUl jl ^^^3 -^^-^^i 
.L- a!j t: Jxi ^ b.ilj>Jlj ^s-Iä-j bJjij c-U'j '"^..■^^ r^^Vi ^~i -^>J '^;^'-'. 3 
1. ^^. 



XXIX. (KeSTIÜN POSEE I>AR M\li AuA, C.\THOLlCO.S '. 

Le cutholicos, apres avoir repondu Yiclorieusemeat aux trois questions, 
dit (au mage) : « Je te ferai iiiie seule question; si tu peuxy röpoivlre, (vous 
serez vaiuqueurs), sinon, vous serez vaincus en preseuce du roi. — Dis, lui 
repoiidit-on, ce que bon te semble. — Que dites-vous, demanda le catlioli- 
cos, d'uue femme qui, apre.s etre sortie (de la maison), tenaiit du feu ä la 
main, serait surprise * par la pluie et en menie temps par ses regles, et qui * w 8:( 
aurait peur de jeter par terra le l'eu quo la pluie öteindrait"? Que devrait- 
elle faire, ä votre avis !• » N'ayant pu repondre, ils lui deniaudereut un delai 
de trois jours. Et comme, apres trois jours d'efforts, ils ne surent que re- 
pondre ä la question du catholicos, ils lui attribuerent la victoire; il pril 
donc possession du temple du feu, y fit le miracle quo nous avoiis inentionne 
et y etablit une ecole. Cette mai.son etait encore deboul du temps du catlio- 
licos Ezöcliiel (Haz(i!/(}l), qui la restaura et la rebätit . 

On rapporte'' que lc roi ressentit une profoude tristessc, lor.sque son 
fils se rcvolla contre lui. « Son education, dit-il, ra'a coiite beaucoup de 
peine; j'ai fait tuus mes efforts pour le corriger, esperant qu'il niarcherait 
dans la voie droite, qu'il reussirail et qu'il ferait mon bonheur; et il a cte un 
raauvais fils ». Et il ne voulut point se consoler, malgre tous les nioyen^ 

1. Cf. Mari, |.. ,■)!. Lcs deux aaecdutes suivantes no sc trouveiit pas daus la Vic de cü 
catholicos. — 2. Litl. : luriail. - :5. Cf. Mari, p. 51. 



168 inSTOIRE NESTORIENNE. [70] 

I jl; ^^^; Uli .<jM) jUI Jyr L.3 .^U^^JJ j-üL'I d^ U3 jaIÜ Jii ^^1 'Ul 
(^ -*^b *-^ Jyi-> ^'^^ jVl ^j--»-^' 40LU.3 LJI j^ ^jlJ^^ \jäyi^ *M — .'3 ■U, . , : . „t.« 
Jl«3 jvL^> "V (-U i->^ ^i-Ä. Ji jl^ jl -Vjc <C dlUl cW^3 -V;j-»Ji Oj^ ."»-^LJ 
^jj«;' jl Jo JI3 (J-JI3 ^^^»J' ij »iJ-jtLÄ. '^ "^3 Jjj^ AiS \i — l»M v-=^. (t-J ^3c^'^'^?^ 

c c-U-t i^JJi ^j^\ jj-Jt j.Ai,ü j_^ ^^^ iC.^\ 'Ul ji *«; Jiäj .j-UL^ v'^ 

1. Ces mots : --! .:.>•,■-' ^ Jj:>J U W r' semblcnt rlrc aiontes par l'inadver- 
lance ilu copiste. 



cju'on emploja pour tlissiper son clüioTin. Saint Mar Aba, qiii sc presonla 
1'. 8i chez lui, se servit du stratageine ingenieux que voici : * « Roi! dit-il, je vais 
poser une qiiestion au Mobed des Mobeds. — Pose-la, lui dit le roi. — 
Voici, dit-il, sur un foycr une marmite ' pleine deau, sous laquelle il y a 
du bois et du Ten qni brülc et qui fait bouillonuer et bouillir Teau. Que dit 
l'eau qui bout ä la marmite i' Que dit la nuirmite au bois? Et que dit le feu 
au vase? Nous voyous le feu brüler; nous entendons nn bruit et, nous aper- 
ccvons r^bullition de l'eau et son bouillonnemenl. Dis-moi mainteuant ce que 
dit chacun d'eux ä son compagnon? » Le Mobed, etonne, garda le silence; le 
roi, qui avait passö bien des jours sans parier, rit et dit au catholicos : 
« Parmi ceux qui se presentent cbez nous, nul n'est plus savant que toi ni 
ne peut t'egaler en connaissance et en erudition; je veux donc que tu me 
("asses connaitre toi-mcme la reponse ä ta qucslion. — Volontiers, repondit-il. 
L'eau qui bout dit ä la marmite : N'est-ce pas par moi que l'argile donl tu 
es faite a ct6 petrie? sans moi tu ne serais pas marmite? P.ourquoi donc me 
1'. 85 fais-lu souffrir et nie tourmentes-tu .' Puis * la marmilr dit an bois : N'est-ce 
pas l'eau qui a fait pousser les arbres et Icurs branches d'oii tu es tire"? 
Pourquoi donc, a forcc de me chauH'er et de me brüler injnst erneut, me 
pousses-tu ä faire du mal a l'r'au, cpii a pctri mon argile et qui, de fange que 

1. .J'i du syriaque li^o : marmite en lorrc ciiiti'. — 2. (leite phrase parail alteree; 
iiiais lo sens n'est guero doutenx. 



77] XXIX. — QUESTIOX POSEE PAR .MAU AHA. löO 

Js. LiU> cl;V S\y. '^\^\\ j£. jU A^l U jLU >J^I| JUi .TjjJ ^Jl A* 
LU- d>> lUt i,_>l L-Li .'L::_i.» J ^_^il ij'^^. ^^^j:^- li y^^ ' L:Ü ^ij; jl 
,«„ U.LJ .^_v^C CL, j_j^ IJjtj .^^IL ^^Jl ^ Sl-lT ^liC L;^^j LJ. jfr 

.^1 ^t VI ^Kl'l ^^ "U^J j_X- V ^Ij ^jj ÜJL,3 -4_ja |JL. VI p=,=JÜl 

cJp j ^1 — 1-^»- ^,L*i ^^«L j *-<jJ3 *-»jLc- -Uj»-j ■c~L_" j^Ls; aJIs Lo wjii.^ ^ ^3 I'. «11 

* — «L»JÜl3 jl — ojl w ; ('^v' *~^ '-^J' y i3~U''iÄjl jl J' .i^j (»AÜJ' U jlX? •CJ3IJ1« 

*U 0J03 .<=>-3j A.ÜI ^T--^' ^L-^'3 TJyiJij Coli o'^^ l^Lx>-3 '^..— 31 f^ ^^JdlJU3 
^> L.ij ^UliVl jL^Vl VI IjJ Cj.^. V fy\ dl- jl ^^»:>-.JI JU.3 jL>^33>Jl 
jUJL >:=►» r ^! J^:^ b'—Äj' J 1^1 ^' > AoU^l .'v-^' jL i*-*-i' <-''^<i r^ diu.)! 

1. 'jJol. — 2. Jaciiit (reposei'i w_ou;. 



j'etais, m'a l'ait niarmite? Le bois dit au feii : C'est toi seul qui as opprime 
la societe, car tu nous as portes a loser nos parents, alors que nous uous con- 
tentions de la chaleur du solcil en hiver. Oiiaud ta chaleur est deveuue 
cxcessive, nous avons cliange de nature et rendu ä nos parents le bien 
pour le mal. Tu es donc la cause manifeste de ces injustices. » 

Le roi, entendant les paroles du catholicos, comprit ce qu'il voulaitdire, 
ä savoir qu'il est tres dilTicile aux parents d'etre ä couvert de la meclian- 
cete de leurs enfants. « Tu dois supporter ton fils, ajouta le catholicos, car 
on n'arracho pas les ongles ti quelqu'un sans lui causer une violcnte douleur 
et de cruelles tortures, et Ton ne pourrait tirer la graisse des rognons a un 
aninial sans lui donner la mort. » Le roi reconnut * la verite de ses paroles, ♦ i>. m; 
accepta ses consolations et Ten felicita; il lui enjoignit d'ordonner aux Goun- 
diäaboriens de se detachcr du parti de son fils : cc qui fut fail, ainsi qu'il a 
6tc dit plus haut. 

Puis le catholicos fut frcquemmcnt accable de peiiies b. cause des prctres, 
des diacres et de ccux qui s'occupaient des sciences occlesiastiques '. La 
colique le fit souffrir quelques jours; puis il reposa. — Que Dieu sanctifie son 
ftme! — C'etait un des jours de Pirozdedjan , pendant losquels, d'apres les 
raages, il ne niourait que des honuues bous et vertueux". Le roi, informe de 
la nouvelle de sa mort, ordonna aux siens de l'honorer a ses funerailles. Ses 

1. Mari semble dirc que la cause de tant de peines c'etuil la persecution du clerge. — 
2. er. Mari, p. 52. 




170 IIISTOIRK XESTORIENNE. [781 

s__,_i_£- ^-- <_IAäJI ^ «J'J^ ^-ü; c'Ll* _»a 1^^^ i^^ _,lp ^'j Lj "O^j S_,^l Jl 

äiij ■'i>J-' (^^ "»J i^-^-Ai' j ^jiaii >_j_«l!l ^J ^^*1 iiÜ- i<U!l JU- 

^ui ^it j^u u4 <^i ^^-" ^^ ^^^b i*r-*-" ^^ ''^^'3 ö^' -i?^^ C^ 

1. Dominieus Uj;^^. — 2. lluniilia ^ä^Jol. — 3. Imposilio manuum i,>^,..,rr. — 4. In 

w 

marg'ine : f M. — 5. Tolondil ;3jx.. — li. Ordinavil ;i<"d. 



obseques furent niagnifiques et solcnuelles, et les ceremonies lougues. II 
inourut dans la nuit liu deuxieme vendredi de Carenie ' . (^)yoi'e le porta ä 
Hira", 011 il rinliuma, et il l)i\tit siir sou tombeau an monastere, qiii exisle 
I'. 87 encorc. 11 fut catholicos pendaiit seize aus. Iso'barnoun, ' catholicos'', dans 
un discours qu'il composa sur ce Pere, dit qu'il avait ete ordonne ä Hira', 
et qu'il avait recommande dans son testamont qu'on l'y portüt pour y etrc 
enseveli. 11 mourut en la vingt-unieme annec du roi Anosirwan, qui repond 
ä la 863° annee'' d' Alexandre. 

On rapporte que Mar Aba avait amenü do cliez les barbares un luomme de 
liaule et forte taille, vetu de liaillons. 11 se niontra tres gracieux äsou egard, 
le fit raser et laver, le revetit d'un babit de laine grossiere et Uordonna" pour 
les barbares'. Puis, apres lui avoir indique conimenl il devait saluer le roi el 
lui offrir ses vo3ux, il l'introduisit chez lui. En Tapercevant, le roi admira la 
sagesse du catholicos, son discernenient et sa bonte ; car il l'avait dejä vu " 
auparavant et avait conipris cpii il etait. 

I. er. la Vif, p. 270; Anir, p. -'il; jMari au coiilraire place sa niorl au troi.sienie ven- 
dredi. — 2. C'esl pour cette raison pent-iHrc ipie Amr, p. 'il, lo fait niourir ä Hira. — 
.{. Qui dirigea risglise nestoricnne de S24 a 82.S. — 4. Xolre aulcur et Mari ne disenl pas 
011 Mar Aba a ete consacre. 'Anirel sa Vie le fönt ordonner a .Seleucie. Sa Vie, p. 224, 
uous fail sa"oir que lors de son election il n'etait pas ä Seleucie : « f.orsqu'il ful elu, 
(lit-ellc, les eveques onvoyerent une llotlilla de harqui's pour le cliercher ». D'apres 
Iso'barnoun, Mar Aba etail donc alors a lliia. — .">. En 552. Cf. Klie de Nisibe (ms.). 
— 0. Prelre ou eveque. I/auleur fait-il allusion au pretre que le chef des Hailal envoya 
il Mar Aha pour li; consacrcr evequey jvoir la Vie, p. 20(3-9). — 7. Los Arabes entcndenl 

nar »^- lout liomnie elr'anyi'P a Irur race. — 8. (Vesl-a-dire le barbnro. 
1 , . 



88 



■79J XXX. - MEXTION DES DISCIPI.RS DK MAP, ABA. 171 

^^iJl JLij^ •il»r:-r^' JL-^ ^j^ß -^^^ jl-^ -r-y* -jL^'Vl >_xl-l ^_^;^' 
Uy -3^,« jL-^ -3'-^ •-•'J-^^T^ wüü-l Li^^ -t/j— " ''-•^ ^Ü--l ^j~y -j^V^ ._1L-.1 

1. Scllula (JaiasJ. — 2. ="^^. 



\XX. — Mkntion de ses disciples'. 

Narsai, eveque frAnbar; Jacques (l'^V/o»/;), metropolitain de Beith Garniai 
(ßudjarmi); Paul" (Foulous), metropolitain de Nisibe (Nasibin); Ezechiel' 
(Hazqyäl)^ qui devint ensuite patriarche; * Qyore ', qui fonda une ecole k Hira; • y, so 
Rami-so', Tinterprete', qui devint eveque d'Anbar"; Moise [Mousd), eveque de 
Karkha de Suse"; Barsabba % eveque de Saherzor"; David, metropolitain de 
Merw '"; Thomas Tedessenien " ; Soubhalmärän, eveque de Cascar'-; Sarguis, 
fils de Sähiq le docteur de Hira''; Jacques {Ya'<i'>ub], lepenitent. Tous ceux-lä 
s'instruisirent ä son ecole. Bar-Sahde en a parli' dans son Livre d'histoire. 

i. Cf. Amr. p. 40. Rbedjesus, apud Asseiii., ß. (>., III, 1, p. Sü. leur attribue dus hyni- 
nes et un commcntaire de Daniel. — 2. Voir ci-dessous, p. 187, l!)2-4. — 3. Voir ci- 
dessous, n° XXXVI. — 4. Ebedjesus, apud Assem., B. 0., III, i, p. 170, lui attribue des 
Iraites sur les feles, des intorpretations et des liomelies. Six de ses Irailt'-s siir le Ca- 
reme, le Jeudi saiiit, la Passion, la Resurrection, l'iVscension et la Pentecöte se trouvent 
conserves dans un ms. de notre bibliotheque de Seert (voir notre Calalof^iie, n" 82). 
Qyore, dans la preface du Traite sur le Jeudi sainl. döclarc avoir compose ses Iraites 
dans l'Ecole de Misibe. II aurait ensuite suivi Mar Aba ä Selcucie, ou plutut ä Mira, oi'i 
il aurait ete etabli interprete. Le titre de ses traites montre bien cpi'il elait originaire 
d'Edesse ^o,!o( |ia^. — :>. Isö'yaldj Bar ^Nlalkoun liii attribue un Livre de grammaire voir 
notre Et. suppl. sur les ccrü'. s;j., n" X . — (i. Piainiso' aur;iit succedcj ä Narsai. — 
7. Ebedjesus. apud Assem., ß. O., III. i, p. 27(i, lui altribuc un bvre. dont Elie de Hamas 
dil qu'il etait sur les bonnes uiuvrcs. — 8. Har.sabta [Sjjn. ()/-ieht., p. 3ö8). Cet övi'-que 
a assiste en 576 au synode d'Ezechiel. — 0. Restituer Salicrqart (voir Si/n. Orie/il.. loc. 
cit. et 'Amr). — 10. II aurait ete ensuite depose par Mar Aba lui-meme; il a assiste en- 
suite en 554 au synode de Josepl) (voir Sijn. Orient., p. .'!(i(i. 11° 4). — 11. Cf. la preface 
des Traites de ce meme Thomas sur Noel et FEpiphanie. — 12. A assiste au synode de 
Joseph. Voir Sijn. Orient., loc. eil. — 13. De IJazza, d'aprrs 'Amr. 



172 HISTOIRE NESTORIENNE. [80] 



^•^...«i^k; 



^yh ij^y^'^ (**U' 



1^ 



' Jli, <= y j_f. ly=- JaI ^-^ ys>3 ^-^^^ '-^ j^ ^"^'' '-^ f^J J 
U>t_i joj \^\ ^^ij\ A) ^ bjj^ (_pj^. J_>:^ f^_^ (J l_3-v-~"' vj-:-^^'' ^^}^ Cy 
i>. SU ^ L«»-wj3 4j.j^i /(-''j^ "—^^ f**L'' -^^ ö'i ^i Ü-t-iu l-u«i« ULfc Ijj — L«3. \i^i 



i.-i 



1. L^J Jlü. — 2. lji:J. — 3. "^1, ex Ta?i?. — 4. Monaslerium iv^oa^. . 



XXXI. — HiSTOip.E d'Ariiaiiam de Netiipar' et de Job, son disciple". 

Ce Saint, contemporain de ce Pere^ et origiiiaire d'un village appele 
Beith Nethpra en Adiabene (Hazza), ötait parent de ces martyrs, qui, sous 
Sapor {Säbour), avaient re^u en Adiabene la palnie du marlyre, des mains de 
son fröre Ardasii'\ Vieillard venere, philosophe habile, moine devot et mor- 
I'. 8'' tifie, * il parvint avec Mar Abraham ' ä faire connaitre dans le pars de Perse 
les reglos et les iiistitutions de la vie monastique. lls firent changer le cos- 
tume des moines, pour les faire distinguer des moines heretiques. Gar du 
temps de Mar Eugene (Aoudjhi) et de ses disciples, les moines s'liabillaient 
comme ceux de l'Egypte (Misr). Ces deux saints etant venus, donnerent une 
forme nouvcUe aux monasteres et aux cellulcs, qui, avant eux, etaicnt comme 
ceux de Mar 'Abda'' et de ses somblables. Ce saint ( Abraham) habita un 
certain temps daus une grotto de la montagne d'Adiabene {Hazza); il se rundil 
cnsuite ä Jerusalem {Uait (tl-MoiKjaddas), et en Egypte, oü il rencontra les 
saints, qui habitaient le desert. De rclour dans sa grotte, il y dcmeura trente 
ans, se nourrissant de paiii et d'herbes de la montagne, exempt de toutc 

1. Cf. Ic Lii>re de la cluisleU', ed. Ijcdjan, n" 'i''>. M''' Ilalmiani. Stiidia Sijriaca, p. 30- 
38. Mari, p. r>2, scnildc l'identifier a lort avec Abraham de C.ascar, fondateur du grand 
eoiivenl. — 2. La liiogi'a|iliie de cos deux moines a ete redigec par Sal)riso' Roslani. 
Voir Thomas de Ahu-ya, lil). II, c. xvii. — 3. C'csl-a-dire Mar Aba. — 4. Cf. Bedjaii, Act. 
inart. et sanol., II, p. 280-280, 307-317; IV, p. 128-141; /lisl. de Msiha-Zkha, ed. Min- 
gana, Mossoul, 1907, p. 131. — 5. .\braham le ("iraiid. Voir ci-dessus, n" X^'l^. — (1. Sur 
cc personnage, voir la premiere partie de eel ouvrage, w" I,X. 



■Sl] \XXI. — HISTOIRE DABRA[IAM DR XKTIIPAH. 173 

r^>^' JJ^-^.. ^>' -^33 ^•'-* k-^' -^-^. '^^^-J' JU -Udi, jl (.Ul J ^jl 
V Uli ^^Xi^ .Ijlj !s^^.At3 4J I^^_ä1_; ^U .;)>U]' ^ j^;j3 4.UI biU J\ ^Ifrji 

^^jj' j L:S j»^J ^li; jLi-Vlj «Jl *jJ ^3 pjfcx»il3 «tJy Luis **A£3 U ^b 
Mi ■'^..'^' j ■^. j y^3 V:^' ^^" J J^-3 ü>> ^>ijL; o*-^ J ::'U3 öt^^ll 
_)3)'3 . j^ »." IAA _M _■»)' ~ Vj -»^ 5-« '3 ' ^*^ <vjL<U j^Uj- iA«*Ii' ^_>i>i i'« 

0; Jb^-^^' C*^.' ^-^^^ j ^•^. ^^' J^3 ^'"-''■' ^'jl^ ^^'^ 'f*^" '-'^^ C''' '^ 
1. ? J^. — 2. Magister noster ^^i. — o. (sici -^i. 



indisposition el Je toute maladie. Une vision, qu'il eut, le poussa a se rendrc 
dans les montagnes d'Adiabene, pour en evangeliser les habitants qui sacri- 
fiaicut aux idoles. II les invita au culte du vrai Dieu et ä renoncer ä l'erreur. 
Ils f'urent sourds ä son appel et le tourmenterent; ils radmirerent toutefois, 
le voyant rester chez eux plusieurs jours sans preudre de la nourriture. * Puis * 
il leur dit : « Voici mon batou que je mets sur vos sacrifices. Si le l'pu vient ä 
descendre et ä les consumer, sans qu'il puisse cependant brüler le bäton, 
promettrez-vous d'ajouter foi ä raes paroles et de repondre ä mon appcl? » Ils 
le lui promirent; la chose eut lieu comme il l'avait dite; ils ecouterent sa 
parole et se firent baptiser. II leur bätil des eglises et des eouvents, et ecrivit 
pour eux dos livres sur la vie ascetique'. II mourut sur une montagne du 
paj's d'Adiabene; son cercueil fut derobe pendant la nuit et entern'' dans une 
eglise de son village. 

Quand Job" {Ai/ijoiib], son disciple, arriva, il Iransforma sa grotle eu im 
couvent, connu jusqu'ä nos jours sous le nom de couvenl de Rabban Job. 
Celui-ci etait originaire de Daisam^ (.v/r), siege melropolilain de Perse; son 
pere, qui, sous Anosirwan, fils de Qawad, faisait le commerce des pcrles, 
avail des richesses, des esclaves et un liöpital dans son pays. Job, etant tombe 

1. Cf. le Lii're de la chasL. loc. ca.; Ebedjesus, apud Asseni.. B. ()., 111, 1, p. JIM: 
Hisloirc de Thomas de Marga, lib. II, c. xv. Assuniani, B. 0., I, p. 'iß'i. donne les lilros de 
huit Irailes conserves au Yatican: Bedjan a edite un de ses traites a la tin du t. VII du 
Paradisus Patrum, p. 1001-1010, Un autro de ses Iraitcs est conserve dans un ms. a 
Seert, A. Scher, Catal. des mss. sijr. etc., n" 7(), 2°. — 2. Cf. le Livre de la chast., n" 44: 
Mari, 52. C'est ä tort que R. Duval ecrit Jean {Litt, sijr., p. 232 . — .S. Riwardsir, dans Ic 
Livre de la Chast. et dans ^lari. 

l'ATH. Uli. • T. VII. — V. i. '2 



90 



174 IIFSTOTRE NESTORIRNNE. [821 

IjJljjj LJjJI ij ji^i ^'LijVl (jöÄ ^ Jctli bxl (j jllwjU_)3 J-_t3 JU "üj iL» 
' P. 91 ÄJ£ * o.'l^ L^ "U^M^ «.„^ kSs. ^'l^j üU! <S <üjl ^^jby l^^jL« jy. jl jiij 

Vj-U^.L" «_• rä~3 gj I ,äMl jv*! yi A_^J A^ ^jlS U Cv3 '^jLwi ,__^ fr_^ <^ 
\j^> «^ <J j»U'3 <«»_J3 "CJijj' ^ »tj <uj /.'-*Ji %-_ j-üLM '^ '^Ir'J bA-iäs f>*|^l 

\_0I3A)' \3 »*-j_5 1 „«£ Aj j bjljU jjjoj «JL-Uj LaJil K-Lä j Zjy> -*-«; Ajjli» ij*^>- 

* ^- ^2 J >L-L£ ^ ä . ; V3 ^_^J s_c .».all iU.^ aJJI J^_ '^' b^,.ii~ ^ jLsj i-Uai» J^^ 

1. Totondil ;aa>. — 2. Hie lacuna videtur esse. — 3. \ ita ascetica iv^o.. — 4. Oratio 

|;io|.io ►*'— ^ fO«^. — 5. --a.l_3. 



un jour malade, fit vceu que s'il obtenait sa guerison, il renoucerait au monde, 
dont il venuit de mediter los vanites. Sa gueiisoii, due ä Dieu, fut la cause 
Ol de Süll salut, de meme que * la cecite de Paul avait ete la cause de sa foi. II 
renon(;a ä tout ce qu'il avait et se rendit aupres d'Abraliani de Nethpar, qui 
lui doiina la tonsure, ä lui et a ses deux disciples Isaie (Ikt'yd) et Elisee (Ilisa'). 
II se retira ensuite dans la cellule, pour y vivre seul. Ils ' lui enseignerent la 
vie (monastique) des saints. 

Ayant entendu parier du couveul de Mar Aluaiiiiin -, il sy rendil [»Dur 
demander la benediction des saints qui s'y trouvaient, et pour eu connaitrc 
los regles et los institulions; apres y ötre roste quelquo temps avec Rabbau 
Dadisö' et Mar Babai', il rovinl tout joyeux ä son ancienne demeure, oü il 
traduisit du syriaquo en porsan Ics rrglos de Mar Abraham' et les discours 
de Mar Aiiraliain de Ndlipar. Sa roiiommee SO repandit; boaucoup de moines 
se dirigerent vers lui, el, a[irös la mort de ses deux compaguous Isaie et 
Elis(5o, liabilrronl aiix cuvirous (\f sa grotte. II traiisi'oriua la grolh' de sou 
inaitre i'u couvcnl, um il iiilr-dduisil les reglemeats (pi'il a\-jut rec^'us do Mar 
Babai. II jiredit riicuri' de sa rncnl. Eu uu seul joiir, il guerit trenlo et uu 
malades, qui etaioul vouus solliciter sa pritiro : « Dieu, dil-il aux assistauts, 

1. II s(Miiblo qu'il y a ici une lacune. — 2. Fondaleur du couvciit d'Izla. Voir «i- 
dc'ssus, n" XVIII. — 3. Qui dirigerent le couvent d'Izla de 588 k (i27. Voir p. 135, n. 1 
et et', le n" LXXXIII. — 4. Ces regles ont cle publiees par J.-B. Chabot, Regulw mon<is. 
ah AbrnJidiiio... coiidil:r, Koma, t8i)8. 



[83] XXXI. - HISTOIRE DK JOB. DISCIPLK D'ABRAIIAM DE XETH1>AK. i". 

.l^lj L>VI ^ -"i,^!! ^ ^^^; ^ Jl ,^ ^L.- A^VI ^^. J :.l^ U-U .<J1 ^^ 
C^l ^J 'l^.VI c^. ^,UI ^^3 c>U- Jl ^3 uu ^L ^^,3 •''^^J3^^,„ 

1. Hebdomas ^.a^. - 2. u^n ...^. _ 3. y. - 4. Ministerium, officium liturgicum 
\t.x:^v. — 5. -r\'^J- — 6- tellula ^.ia:> ^^. 



ne rejette pas la deman.lr .!,■ .fol,, 1,. fail.l,.; • |,> StMyiiour Clirisl accurd...-;. 
aujour.l'hui la oiuM-isoii a tous les malades. » II li( crier dans tous Ics villagcs 
d'Adiabene : « Que ceux qui desiiciit voir Job vieiinent a lui !,■ mercredi 
de la deniiere somaine de Mar Elie ' : car il a uu secret a le.ir confier. « 
Le dimauclie qui preceda le juui- lixe, apres avoir lecite rollice aver les 
freres et mange avec eux, il les benit en faisant sur eux le signe .le la er.. ix 
f't se retira dans sa cellnl.'. Le mercredi, les gens, attires par sa pn.iaess.-, 
se presenterent chez lui eu loul.'; apres uii.^ittent.' de Imis liciuvs. a lä 
portede sa cellule, voyant «jue p.Ts<.iiiie ne venait leur parier, ils iu.miI.'ivhI 
dans sa cellule, et le trouverent ni.jrt, enveb.ppe el pn.sl.Miie dcvnnl la 
croix. 11s prierenl sur lui el r.>iis..velirent dans le teniple devaiil I aut.'l. 
Nous demandons ä Di.M. .Faviur pitie de nous par l.'s prier.-s .!,■ c,. sainl 
veuerable, de nous panl.)iiner nos peches, de nous diilivrer n .IVxaue.T 
nos prieres. 

1. Denomination emprunlee au calmJriei- liturgique. Apre.s la l'entecöle vieunenl les 
sept semaines des Apütres. puis les sept semaiaes d'Ete, suivies des sept semaines de 
Mar Elie. 






17G HISTOIRE NESTOHIENXE. [84 



j (»IsL« ^j^;^ 'L*'j (v' wJaJI p-U_" *3^l| xl j U-1. -CUj) ^^( Jft-"^' ^-^ j*^ 
1. iL. — 1. 'tI--. — ;i. - »,-•.. 



XXX] I. — llibToiRK DE Joseph catholicos, qui fut deposk 

ET QUI EST I,E VINGT-HUITIEME SELON l'oRDRE '. 

Gel lioiiinic |iassa la plus grande parlic de sa vie daus rempire grec, 
oü il iippril la medocine. De relour ä Nisibe, ii s'installa qiudquo temps 
daiis Uli iiiiiiiasU';rc' cl s'atlaelia ä iiii roi Arameou (Xabateen), qui remplissait 
alors iMi ce lii'ii la charge de, Marzbaii. Gelui-ci liouora Josepli [Yousinif) ä 
cause de soll eoslume el Ic presenia menie ä Kosrau {Kisrn) Auosinvan, qui 
veiiail dl' tombcr malade Kosi'aii fil eliercher Josepb, qui le soigna avec 
succes. Si's ap|»arcuces Imuqiercul les gciis. Apres la morl du calliolicos 
Mar Aba, les clireliens ayant demaude raulorisalion d'elire uu catholicos, 
.)osc[)Ii Till iioiiiiiii' par Aiiosirwan v\ (udouiie patriarclie '. Ea la dcuxieme 
aiiiiec de sa iKniiiiialioii ', les Peres, reunis eu concile ', elablireut viiigl-deux 
ii'i caiious '^j couceriiaiil radmiin>lrall(>ii eeolesiastique. * Peudaut Irois ans II 
gouvi'nia avec beaiicoup Ar sagvssc; mais rbaiigeaul bieulöl de eonduite, 
il se mil a recevoir des preseuls^ a faire peu de cas des eveques, a uiepriser 

1. er. Mari, ]i. r)3-'i : Amr, ''.l-:5; liarliehiieus. Cliron. F.ccL. Ii, col. OG cl 98. — 2. En 
r>52. Voir.S'///(. Orient., p. IJä;^: cl l^iicdo Nisibe. apud Ikirhcbr., Chron. Kccles., II. col. 
itß. n. I. Jürom'c csl la le^■on de Amr. p. 41, oü il dit quapres la morl de Mar Aba 
le siege ful vacant pendant cinq ans. — .'!. En 554. Cf. Syii. Orient., p. 354. — 4. Les 
actes de ce syiiode onl cid publies p:ir J.-B. Cliabot, dans le Syn. Orient., p. .352-367. 
— ."). Mari doniie Ic nicme nonibre; Amr donnc le noiubre de douze. Quant au synode 
hii-mcmi'. II ciintiiiil \iiiL;(-li'ois caiiuiis. - (;, ('.'csl-a-dire a conimeltrc la simonie. 



o 



I'. :>:, 



[851 XXMI. - mSTOIRE DR JOSF.I'II, (.ATllol.lCOS. 177 

^^ J ^v^b ^<1^ -i-^'3 'Ujjl j, ^3. I UJI ^^3 ^^- ^- .^^ 

Tj>-"'-b j^3 ^^"^ -^j i.^„<;ls (^^— i öL'j ^^.^i f^ — > j >-^~^. ,«*-^^' ^ 
■c. V^-'5 ^-."■•-5 ■^^^'^'3 ^-^>f. 'S -*"^=-^tLs dLU\ -Ct jaUI >^LU» ^~X!1 jLj.>*J' 

(X^ü a.>i lyLLLtl (^ JIjj -'jU-VI ^ U^l.3 ^ILJI j^J ^^»3 jUjVl ^^.^3 

jDj jUVI <_i_a_l j_j_».»J: ^It ^jJiij ."CLji.3 ^Jl i,LLjLJ1 ,„IaIä]I J^\ i_Ji..i>z~}'^ 

jl Jl ^^_^ll j OiC Jj^ J^] j^ y^Jy UU3 <™^3 iJx,ll3 ^yL:.lL; ^3^^ 

^■^,-ä.-.'3 -Vi»' » v;.3 -^-^ (» J-; i_5 '*-'^ ^'■-^-^ i^*-^ '^— * »J' t5-^'' )w».JI ^j 
l.L^.JI. -2. y.U' r^L. -;;. .J'. 



It's pretres cl a se pennctliL' d aulres cliuscs; ronlraires aiix lois dr lE^lisc 
et de la chretiente. 

Ensuite Kosrau Aiius^irwaii di^sapproiiva fl dOh'sla .Idsrpli, pdiir avoir 
visite quelques personnes, qu'il avail jrlrcs cm piisim parcr (|iiVII<'s avaicul 
revelc uu de ses secrets. Joseph eut rccoiirs a liadanpliannidj, le i;iaii(l 
marzban, pour lequel le roi avail uue oraiide eslimr. L'ayaal j^agiie ä sa 
cause par ses presents et par sa qualite de imkU'ciii, il le pria de l'aidiT ä 
chasser de leurs sieges les eveques el les nietropnlitaiiis. II (le Marzban) 
le fit. 

Joseph se jeta aloi's snr les prelrcs, (pi'il lia aM'c des reiies, pour les 
conduire ä des etables coaslruites par lui ft rcmplirs ilc paillr, par ses soins. 
La, il leur dit : « Mangez de ce fourragc, vous (pii elcs i\rs jieles privees de 
discernemenl et de raison. » II se niil a leur rasrr la lelc, a les souHleter 
(quc Dien lc inaudissc!) ' et a rirc aiix eclals, coninic im Inii, mi ii>ii(iraiil . " i'- '■'■"• 
un inseuse, uu miserable! 11 sf saisit de Simeon ' iSiiiüiun), eveque dWobar. 
qui etait counu pour sa pielr cl sa piirele, et le laissa longteinps m prison. 
Apres uue longiic caplivite, il dressa daiis soii caehol uu auld pour y eeh-brrr 
la messe et coinmuuier Irs jonrs de l'etes el les diniaiicli 's. ['u jiuir lc eruel 
Joseph peneira ehez lui; les moiues veuaient d'oUVir h- saint Sacrilici-, el 
l'eveque allait couimunier. Joseph eidevr dr laiitcl h'S oblats, sc jede snr 

i. Cet eveque avait assiste quc'l(|ues annees auparavanl au syiiüde de ce memo callio- 
licos; il est plusieurs fois mentiinnic daris les leltrcs synodales de Mar .\.ba. \ oir Sij/i. 
Orient., p. S^'t, SM, 3.31, rC^L 



178 HISTOIRE NESTORIENNE. [86] 

1-Lfc ^^v-i_5 .A__^l«^ L-i.j "VI JU' aDI JLJ3 <.-Ät3 iiaic^ "ÜJI ^j^ ''— ^ v_>^j'V^ 

^L=-^i lijt jl^3 JUj^ aJ Jli) y^j <,[^A, Jöit A^Ji ^c ii^.k? ^IjJI k_üLl |_j!l 

■»Js ^Jlc ,_i5.j dLUI ^Jl ^'^^3 ^-Jl^b Äl^ •O3 ÄL_jli!l 'ü ^^.£-3 >-liJl p-U" As 

Jät l\=-l3 ">^=- L_jiJ i ^ jf- *J 'T^-^l» Ä~=li- Aju.3 ^^,äJI ji iÄiJlJ C« v_j^3 

aJLj ^.Äjijij öaJ ,_.' «...'yi ^Lo ''^/s iA^93 .Aoi Mj-^ ^^'3 ^-*^ lJ"^-^ 'wji 

1. In margine jIM j^x.'. — 2. iilJ'. — 3. ,j^^.-'. — 4. »Ji^. — ">. -^^o. 



Tevequr, l'oulr Ics oblations sous ses pieJs sales ut impiirs, et renverse le 
calice par terre, — qiie la colere et le courroux de üieu soient sur Iiii! nous 
prions Dieu de nous delivrer de ses crimes. — Cet eveque, victime de l'injustice 
de cet homme maudit, appele catholicos, mais (|ui de fall ne l'etait pas, diit 
boire des coupes pleines de vin de coloquinte, jusqu ä ce qu'il mourut dans 
16 sa prison, et alla se reposer, lä ou il sera recompense de sa patience * et venge 
de son oppresscur. 

Joseph attaqua ensuite l'eveqiie de Z'dhc {Az-Zdh) ' , (jiril chassa de son 
siege el (juil remplaija par im certain Ezechiei ■ [Hazin/äl). Celui-ci, gräce ä 
sa distinclion, ä son savoir-faire, a sa profession de inedecin et ä sa ronnais- 
sanoe de la laugue persane, out ses entrees cliez le roi et gagna son amitiö. 
Kosrau Texpi-dia aver des plongeurs pour pecher des perles dans la mer '. 
II lui prclia uiie porle rare, nierveilleuse, d'un tres grand prix. II monta 
encore dans rcslinie du roi, et par son ordre s'attacha ä sou service. 

Mar Mah'kh', evcipie de la ville de Darabgerd, vint prier Ezechiei de 
lui obtenir nn decrct royal qni suspendrait la persecution dans son diocese. 
Ezechiei, selon sa coutnnie, Ini obtint le decrel royal quMl desirait. Mais 

1. (!r i'nl Ins probablemcnt Miharnarsai, qui, en 540, accompagna Mar Aba, catho- 
licos, dans sa visite pastorale (voir .S'///(. Orient., p. 320-331), et qui vers 543 fiit em- 
prisonni' sur l'ordrc du gouverneiii- do Reilh Armäyc (vuir Bedjan, Nisl. de Mar Yaba- 
laha etc. Passion de Gregoire, p. 37S). — 2. Devonu ensuite palriarche. Voir ci-dessous. 
n° XXXVI. — 3. Lire ^^^sr^l « Bahrein » au Heu de f^^-' ■' la mer •.. Cf. ci-dessous. 
p. 192. — 4. ,I.-B. Chahot ecril Malka, Si/n. (hient., \\. .352, n. 1. 



^ 



«.=- J ". 



[871 XXXII. — IIISTOIRE DE JOSEPH. CATHOLICOS. 179 

^'^ jl JLij ^yj>-^\ 'Ujj J_a53 j;,LiÄ:JI '— ä--_y_ ^J^ ^i JiUJ AOÜI j iJ'iU. 

^^L^ l^l_^ t^-^3 ki-^. J^ ^J^ <^-iy^ J^ j^ -rr^ ^jL^'^ ^»r:''' ^'^ 

JjA_il 'Si\ -CjCl ■^•:-i-> ^'Li" ^i J-^ l^^I^lj <IcU. l_^l^3 .CÜ.2i^ \y!i^ <.Ui 
>i„U' ■ül l»yf-33 j^y^\i 'LV^ «^^^f»-' ÜU' J?»-J^ '-*^ J.»-» '"'-i'' '^•-^Ji'' '-»-'i 

A i •>£- 'cJä) 3 b-C£- U ' j J-'^«' 3 f»*-*-.^ ^ ^./~ f»*'*-'^ ^J_«-^=^ ^ ^'^j-iLÄa 

\^jj;,\i pjJ ^Xi. J3 |»t~^ ^i (^ v-ii-.— lJ C-Üj Jl i^.3 'Ul£.3 'U! y. L»x. 

J <.wj ^.It ,J^.äs ^^1 i-Lli' m l3Äi;'3 .i3^..0* il^ ■''A-,b ^^^J ^J^' ÖL" •ül 



le catholicos Joseph cii fut irrite; 11 se prösenta chez les chefs des mages et 
leur (lit : « Si je suis le thel' des chretiens, c'est ä moi de m'occuper de 
foutes leurs affaires et de les reg-ler. Poiirquoi douc avez-vous laisse cet 
eveque obtenir ' un decret roval pour pioteger les chretiens et leur doniier ' i'. '.»: 
la liberte de pratiquer leur religion^ » II enleva le decret ä Mar Mah-kh '. 
Les habitants de Perse', des qu'ils apprirent cc qu'il venait de faire, uua- 
nimes ä recouaaitre sa conduitc criminelle, rayercnt son noni des diptyques 
et s'afl'rancliirent de son obeissance. (hie J)ieu le place au plus profoiul de 
Fenfer, sejour de ses semblables! 

Les crinies de cet homnac vil augmcntant lous les jours, les Peres el les 
fideles se reunirent el lui envoyerent trois messagers pour lui dire en face 
leurs sentiments et le forcer ä leur faire connaitre ses desseins, a |)Iaider sa 
cause et a reuducer ä sa conduite pour reprendre sa charge. Mais il les ac- 
cueillit d'une manierc meprisante, avec des vociferations, et ne Ilt d'eux 
aucuu cas. Ils lui expedierent trois autres messagers, qu'il traita avec la 
derniere arrogance. Ils lui en depecherent encore trois autres, qu'il traita 
avec le niepris dont il etail cnutumier. 

La cause de cette reunion et de cette correspondance avec Joseph, " elail • i' ''^ 
le temoignage que celui-ci avait rendu contre im chretien; h l'entendre, cc 
chretien avait vole dans le tresor royal un olijef tres pn'cieuv, dun liaiit 

1. La phrase est obscure, iiiais le sens n'est point doiileux. — 2. La Ferse proprc- 
menl dite. 



180 IIISTOIUK NF,ST0R1ENNE. [88; 

o^i ^ti'L; Uj^y 1 diJ JWI UiJi^i l^\ J> ^k^ uu aiJi i-'> ^.. 



1. ,^CUiJ. 2. iJf'. — S. sjjjj,. — -'i. ■'' ^^-:^■ — •">• ürdinavit _ja-to 



prix. Oll avait defere l'aHaire au roi. iiui l'avait jugee nulle et ijui avait declare 
Taccuse innocent de la calomnie donl oii le chargeait. Ainsi Joseph tut 
convaincu par uu iueiedule de i'aux temoignage contre uu croyaut. Le roi 
avait donc ordoiine ä quelques chretiens de le citer devaut eux pour le punir 
de sa mauvaise actioii. Joseph, h- pretendu catholicos, avait eu beau protester 
contre cette citation. on ne l'avait pas ecoiite, et les Peres s'etaient reunis 
pour (orrespondrc avec lui, comme nous venons de le dire. Paul, metropo- 
litaiu de Nisibe, et d'autres metropolitains, et des eveques absents, lui ecri- 
virent egalement pour executer l'ordre (du roi). D'un comniun accord et d'une 
maniere absolue, ils rexcommunierent, le depouillerent de sa dignite et le 
deposerent de tous les autres degres du sacerdoce. Ils anathematiserent tous 
IM.» ceux qui desorniais recevraieut de ses malus Toblation ' et le bapteme, * ren- 
dirent nulle toute excommunication qui serait lancee par lui, et excommu- 
uierent Teveque Isaac (hljaq), qui etait de son parti. Joseph ne tint pas 
compte de cette excoiiiiiiuuicatiou, el il ordonnait des pretres et des diacres. 
Alors ils porterent plaintc au roi contre lui. 

Moise- (Mous(i), de Nisibe, se servit di' l'ingenieux apologue que voiei : 
« Un roi, dit-il, accueillil pres de lui un pauvre et lui accorda son amitic. 
Ensuite il lui douna un de ses elephants. Le pauvre conduisit Telephanl 
chcz lui; niais la portc de sa maison etait trop ctroite, pour que Felcphant 
put y passer; au reste il ne pourrait Jamals le nourrir. Tres embarrasse, il refle- 

J. C'est-ii-dire le Saint Sacremenl de l'aulel. 2. Xarsai, dans Mari, p. 53. 



[S9] XXXII. - MlSTOIRt: DK .lOSKFH, CATHOLK.OS. |K| 

4__3 J~=--^ Ji ^ .^rf^ ^-^^- ^^ J^3 ^. ^^ \ ^^i ^^J^ üA>.is <±3 ^ Mi 

As^^\ oLUI 1_^IL. jlj ^UH ^ ^ ly^ jl ^lUl ^U^l JLj <^, ^U'lj cLUI 
<^>i "«wU-.^o V A..L3 <u„^ V <;^ jl ei'jj l,^ ^'lie Tj^j^l aJ ' U-j ji^ -üV -c, 
JU" (♦•' t^'>i«JI (^» f.-'^j f»~^' (jr--^'' t^>° "^ß öX.J^\ n.'.^ Lwli .<0lsl3 i^LäJ -cO' \ ■''■'"" 

1 •_. l c <c__.LJj ^jj •»J L'jÄs clUl U „^ (_jiJI LLs I.Lfc) ^^1 Jl /^ ^5^^' 

v« "»Ji^j ■^jj»' ^.-<li .cLL».Ü J3_^l-^' ij>^i ^^ LxilsL cLLJI (*»-r'* •'^ ^'^' vJ^ii- U 

A_I_Jl 'y^t JjLi ,3 cJJij Klik^\ "U JJlju' \.« jLS-L> ^^-Colj .'U:>l1wj U . JUt 4-Üi 'y^ 

jjA> <^Ji Cw L«-'^ Ä;^ iyis. ■ lu;i ^iw_^L «cJUj *.L?I «.Isj c 4.UI Jjl jl 'Ij 



chit et retouiua chez le roi avec son elephant, priaut les courtisans de le repren- 
dre et de demander au roi de casser sa donation, parce qu'il avait trouve ' en 
cet elephant des clioses qui Tavaient frustre dans son altente : sa maison 
ne pouvait le eontenir, sa porte ne pouvait lui donner acces et hii-meme 
ne pourrail jamais le nourrir. Le roi y consentit et reprit l'elephant. » A 
ces paroles de Moise de Nisibe, le roi sourit et comprit le sens de Tapologue. 
* Moise continua : « Nous somraes pauvres. Voiei notre elephant que le roi M'. mn 
nous a donne : Nous nous voyons frustres dans les esperances que nous 
avions fondees sur lui et sur sa Suprematie. Que le roi daigne nous Ic re- 
prendre; nous lui en serons reconnaissants. » 

En consequence le roi fit deposer Joseph et l'empecha de gouverner les 
chretiens; il lui öta aussi la possibilite d'exercer son pouvoir sur ceux qui 
n'aimaient pas sa superiorite. Ainsi Dieu le punit, comme il le meritait. 
Au mois de Sebat de la trente-sixieme annee- du regne de Rosrau Anosir- 
wan, on s'occupa de choisir un nouveau catholicos. On avait supporte cet 
homme pendant douze ans'', c'est-ä-dire depuis son elevation, jusqu'au jour 
oü Dieu en delivra (les hommes) en extirpant sa rac ne par (le glaive de) 
l'anutheme. Apres son excommunication, on toniba d'aceord pour choisir 
Ezechiel, eveque de Zäbe ' (Az-Zouäln). Les partisans de Joseph, qui n'avaicnl 

1. Le ms. porte U,. sans doule une laute au Heu de j:!^. — 2. Fevrier 5ö7, Anosirwau 
ayant commence ä regner le 12 juillet 531. — .3. Ou plutöt quinze ans. .(oseph tint le siege 
patriarcal en 552 + 15 ^ 567. — Volr la nolc precedente. — 'i. Voir ci-dessus, p. 178. 



•I'. lol 



182 HISTOIRE NESTORIENNE. [90] 

<_J—'i_J A ..> ? ■ £ - viUi Jfcj V ^L»^ «luli jU -Ji ^_iL-l JLs 'rs- iLi-l ^.Ifc ,clJl 

^^jL. ^^V' ^^-*^J .^^y^ Jy. Js. i^j[^]\ ^JL. jLli^l ...»3::^ jl VI LXA'U- J 

^.Jj ^Jl ,-A«; Jjj^L , ä~y i^Lsl *-v' «.Ü Z>- "fJ— ■ J;^l>' i-^ ,>-JiS J<£- ^ i£wV) 

^j-ii3 ■^-' i^ytC- jLj Uls ^ß^ Cw i^,±£- -.-»^ '*^' iUUJl iÄA :i;jLaJ . <,l<^ i«^ 

oLv_i ^U. <Lx« J J. 3 \I1JwJI ^*1 fH'^'^^i ^^'3 LaL-J ^r-^y^ia— _y_ ciyi ^'i jj 

cUi ^^ »3^jl clU JiÄ,ls .i^3^JI iL; J' ju lj,j (»v^^'j 3^_i-LL'l LaIL-5 <S^\ 

:!>l ^'L3 i^>l ^•^'-' (J ij-IJ' j ^.y' i-*^ '»-^^-« ^ ii^^UI ÖJ' J3 .^U-kt Cxi. 



point de religioii, furent recalcitrants. Los fideles sc querellerent. A oette 
■1'. lui uouvt'lle, Kosrau dei'endit delire ' lui catliolicos, jusqu'a ce que toiis les 
chretieus se fussent mis d'accord pour deposer Josepli. Marl ', eveque de 
Gascar, dirigea les affaires pendant trois ans, jusqirä ce que Dien eiit 
extirpe par la nioit la raciiie de Joseph, qui s'en alla a son Seigneur pour 
retrouver ses 03uvres. Son chätinient dura quinze ans; il v en a qui discnt 
qu'il dura dix-huit ans -. Joseph fnt enseveli ä xVubar. 

Pendant cette periode nefaste, alors que le roi Justinien tyiiuslänous) 
regnait sur les Grecs, Kosrau Anosirwan envahit Antioche % la piUa et en 
transporta les hahitants captifs ä Seiende (M-Madann: il hätit ponr eux 
iine nouvclle villc senif)lab!(' ä Antioche [Antdkiija), Tappela Antia Kosrau et 
les y etalilil : c'cst cclle qu'on appelle Ronie ' (Ar-l!i>innii/(i). Ci'la causa une 
horrible pcinc a rcinpereur des Grccs. 

En la dixienie annee de son regne ', les honimes furent frappcs de la 

1. II aurait succede a Souhluilmaran. Voir ci-dessus, p. 171, n. S. Mari assista ensuite 
en ö76ausyno(lu du calholicos E/ecliiel. Voir Si/n. Orient., p. MiS. ■ — 2^ Getto dernieri! 
dnnru'C semhle elre cxaclc. II aiirait ete einen 552, excommunii' en 5(i7 et mort en5(i9 70. 

— .'>. Vers 5'iO. N'oir C/iron. hldess., a])uil Asseiii.. U. (>., I, p. '1 l(i; Diclil. Justinien, p. 215. 

— 'i. (SS. Curelon, Tlie Tltird part of the cccl. hist. Joltn, ctr,, p. .'iSO; Mari, p. 5.'> ; 
'Amr, p. 'i2; Harhebr., thron. EccL, II, col. <Sö et 88; Land. Anecd. Syr., I, p. 15; Ta- 
bari, p. In5, n. '1. — 5. Sorait-ce la dixieme annee de .lustinien ou bicn de Kosraiiy Le 
contexte scmblc designor b; premier (536); niais la dixieme annee d'AnoMrwan ^540/1) 
s'accorde mieux avec la dale (54'i 1 que donnenl Jean d'Ephese el I-lvagrius ' Land, Anecd. 
Si/r., II, p. ;iO'i el suiv. : Evag.. lib. IV, c. xxix : coux-ci fönt durer la pesle environ 
ipintrc ans; d'aulres la Font durer cinquante ans et disent (]u'elle conimenra en 5.'!5. Voir 
l'i'ocop., bb. II, /)r helli) pcr.sico, c. xxii; Analliias. lili. 1\ . 



[91j XXXll. — MORTALITE SOUS JOSKPU. 183 

-L'i ^Jii-J ^~ä; 3 yl*' /^^« ^ ^''3 j-Wl cJi- J^ j >ä.!".."i 3 

w>^ t^'^. V*-' J'J-'^. ij'. 

lil jL_oVI jli ^.-=. 'LiVI J jU ^- .^^i^ «UiVl Jyi ^'Uil ^Ul3 J,^L^'L. 
aJ;_:_< ^\ S-^^i ^''ji OU Ij' ^J^ <iU^ j IjiU-j 'iJj,:^3 '*™_: l,J i««j v_Ji -:^J:- 

• l,,i^ jUUi J cLii ^ju;i3 ^j^i ^13.. j^ 3U CV5.U ^ ^.Ul 







1. _Jiü. 



peste dans tont son empire et dans toiites les contrees de la Persc, des Indes 
et de l'Ethiopie. Les symptömes de la mort cliez Thomme, c'etaicnt trois 
* taches noires de sang, dans la chair, sur la paiime de la main ; il ouvrait la • P. 102 
bouche pendant qu'il marcliait et tombail mort. D'aiitres s'ulceraieat au point 
que la peaii se detachait de la chair. Les villes et les villages devinrcnt 
deserts; les vivres et les biens meubles restaient abandonnes, personnc 
n'osait les prendre; les gens, par crainte de la mort, s'eni'ayalent de pays 
en pays; ceiix qui echappaient ä la peste etaieut frappes d'uiic aiitre cruclle 
maladie, qui les faisait soupirer apres la mort. Le mal etail terrible et la 
punition universelle, ainsi que Ic dit le prophete David : // fnroi/n conlrr 
eux raiH/r (ht mal, ouvrit les sciUicrs niaurai.s cl nr prrscrra [ins Imr dinr de 
ht iiiorl ' . 

La mort frappa d'abord les pauvres et les iudigeuls, i't les riclios durent 
les ensevelir. Bientöt eile sc jeta aiissi sur les ricbes. Lorsquc quolqu'uu 
sortait (de sa maison), il ecrivait -' le nom de sa l'amillc et celui de sa maison 
sur un morceau de papier qu'il attachait ä son cou, afni ([ue, s'il venail ä 
mourir, il put, ä l'aide de ce papier, etre rcconnu des s'ens, s'il lui cn restait, 
et are transporte en sou domicile. Souvent des cadavris restaient des jours 
entiers ■ Sans sepultiire sur les routcs et leur puanteur rendait les chemins TiO' 
impraticables aiixhommes. Ce fleaii se repaiidit dans loutes les regions. 

I. C.f. Ps. Lxxvm, 40 el .JO, selon la Version Psitta. — 2. Ct. l-and, Anccfl. S;/r., II, 
p. 321. 



I'.lu 



184 HISTOIRE NESTORIEXNR. [92] 

•c^jAaJi ^'l ^Af. o'^j O*^ *-^^ \?"3 l5^ ^^"T ■ (_5~~^ (_s*'--5 f^ ^^*~" *^ »jUi 
i^3 J^ i^'f^^^ .r^" S-^S -T^-H. '^-^. f^i J^l^'l •^-J ^-v'' oJI >_,'L; ^'i bi^^ 

\.]\ i-uijlj .^^li— ÜI3 J^L»ül "Ci ^JS}\ ^Jl ^ 'OL.J CJl> ^j-~^'^ -^y ""^^^ ^r=^ "^ 
^L>-^j' jV * c^ fv^J Oj^JI v« "^.iJ (^—^'^ -*^'j ■^^«^ "^^ ^:y ^"»-^ ^ S"^ 

r-jU» jL^ ^y» ^lsl3 l"L»i .viUi ii^J oJ' ^*i "jw t^--^''i '-'■f*^-'' -^^ Tj^r=^^ 
jj^^ ^j-Ui jl^ ^^j):;- cUi j ^.-Vl Jitj .^>i.i)l jy^ J^>i. '>'*^ J'..-^'^ ^.-*^'' 

1. .U;l. 



Voici uue aiiecdote relative a 0(3tte peste '. Les habitants de IJeith Armäye 
iJSabt) furent tous enlevcs par la moii; il iie resta que sep( personnes et uii 
jeuae gargon. Resolus ä preudre la t'uite par crainte de la mort, t-cux-ci 
rasseniblerent leiirs biens dans une meme maison : sepl d'ontre eux y mou- 
rurent; il ue resla que le jeunc g'ar(;'on, qiii s'enfuit tout droit devant lui, 
mais qui l'ut ramene ä la porte de cette mai.son oü se troiivaieut les effets, 
par iinc forme humaiiie qui lui apparut ä la porte de la ville. Cette forme 
humaiue ne le laissa plus sortir. Uu des notables de la ville, qui eii etait 
abseilt, apprit cette uouvelle. 11 vint et s'arreta devanl lu porte de la ville 
avec ses esclaves. De lä il envoya l'uu d'eux, pour preudre des uouvelles de 
sa maison. L'esclave trouva le garc^on assis; il lui demanda oü se trouvait 
la maisüu qui coutenait les elfets et les vivres. Le garcon la lui moutra. 
L'esclave prit de ces objets autant qu'il en put porter et se fit accompagner 
ckj-, du gareoii pour le faire sortir de la ville; mais il ne put; ' car Ibomme qui 
avait (auparavant) empeche le gareon de sorlir, lenr apparul. Ayant pense 
que c'etait ä cause des objets qu'il venait de preudre, (|ue eet homme les 
empechait de sortir, pour les remettre a leur place, l'esclave' relourna avec 
It! gareon ä la maison; tous deux y trouverenl la morl. Ceux qui etaienf hors 
de la ville et qui atteudaient le retour de Fesclave, furent saiivcs. 

La peste (il d'immenses ravages. Les fossoyeurs etaient entcrrcs avec les 
morls pour lesquels ils creusaicnt des fosses. 

1. Jean d'Asie rapporlc cette anecdole teile quelle, mais il ilil ([u eile eut lieii dans 
une ville d'Egypte. V'oir l.unJ, loc. cit., ]). .307-308. 



[931 XXXIl. - MORTALITK SOUS JOSEPH. 185 

jL-;^ ^ ^jj^Cl ^LaI j üx!l iÄA o-:p^^3 .c S~>- UjJI ^:i^j jy^liaJ' ^1 

^^ y^j ^3j -^ ^^^-^i^'-. --^ -pr^^' J-^-»" ^'i i^l ^ ^jl<-H^ l,A*l 
^_g^sÄ. V ^S}\ J^^\ -^A*.^ IjJ ■ ^J^_i SybJI ^^ JIÄ ^yjl ^ijü >LU VL. oJi '1'. lur, 
il^U jl oLs3 .._i-^33 ->o. JS y, -^ J^ j^ ^Ül j^J U^ ^^Vl .5*33 .ij^JLJC) 
^L«^^ ^r« '^-f^"^ >^K» (^3 S~^i=' ^Jy^^ ^-^ oJ^ '~^ ^.^\~: ^jS.\:J\ y^ ^^\ 
<-•' c,^— '3 -^-^y 'j^'U3 ^^ l^;:,« — i! ijjt*ia-li ijLj •,, »j-« ^L «jjl ,^^3 />*)! 

«LÄAi- ^U- , JU' "UJI ^1;' j' Jl liLa;'» •^J„ tX '\L^\ iAA ^U ''' Mj\*.l| IJl* Ji, 

i.\^ (.Ü J ^^Ujjl J>g iA. L-. ^xH ölU-Ü ^U.3 j^ A.ÜI Ji: L< j»,^ JLli ^ij3 
1. ..po. — 2. Festilentia ^,a^■r±■ — -l. Pestis pia^. — 4. O-'t^^'. 



Ce fut aloi'ä qiie mourut Jean ( Yo/jaiiiid), parent de Mar Narsai '. 

Acette epoque egalemenl Kosrau fiU trappe de la maladie appelee Sar'oula, 
a savoir la pesle; il perdait son sang. 

Cette maladie sevit avec tant de violence ä .Vlcxandrie [I.skandariya), 
qu'elle derangea le cerveau des habitants et les fit ressembler aux ivrognes". 
.lustinien ( Yniiphaslänous), roi des Grecs, designa un homme'' poiir la sepnlture 
des morts et lui reniil nne sommc eonsiderable d'arg(Mit ; cohii-ci jctait ' une 
quantite innombrable de morts dans les t'osses ([n'il faisait crenser. Les 
grands malheurs dont le mondo fut accable defient tonte mcsure et loule 
description. On raconle ({nc Irois personnes, que le courtisan de rcmpcreiir 
avait louees pour enterrer les morts, gagnerent qnatre cent cinquante denicrs 
en portant les morts et en les cnsevelissant, et qu'elles monnnent aussilul 
qu'elles se rennirciit pour en faire le partage '. 

On rapporte que la peste sevit avec cette violence pendani trois ans et 
demi '. Enfin Dien le Tres-Haut eut pitic de ses creatures el les delivra. Ge 
Dien puissant et grand avait dit ä Tange qui, du temps de David, avail efendu 
la main sur Jerusalem pour la detruire : Tu ax ninlliplir la nunc; rrtirc ilnnc 
la jituiii'''. Los hommes s'arrachörent ä leurs pöchcs et i leurs crimes. 

Bar Sahde, auteur dune iiisloire, dit que Joseph, appele catliolicos, 

1. Cf. Barl.iadbsabba, Cause de la fondnlion des ecoles, p. 54. — 2. Ct. Land, loc. eil., 
p. H20. - .?. Nomme Tlieodore, Land, lor. eil., p. 319. — '.. Cf. Land, loc. eil., p. 32,3; 
Mari, p. 43. rapporte cette anecdote a Kosrau. — 5. Voir ri-dessus, p. t82,n. ."). — 0. Cf. 
II Sam., xxi\ . 16. 



P. 10.-. 



18G IIISTOIRE XRSTORIENNE. [fl4] 

\_« ■•' Vj ^,-i»JÜj i^oLJI i-Jl J3 . j_«JL. V3 jy^^ ^fLJl j^ ;^-^ ^"-^ '^^ ^-^ 

i'-uJi iÄA ^ >sj'jc=- ji j_»^VI j^^3 .d^'I i-^ j^)^ iSy*"^ ij'^ <^j^ ^^ ^ui ^y^5 

d yi '' •i^j JU3 \Sy> bl^ii '»J ^l«=-3 ^^_^l ijUVI J Co J,a£. w)3^,ä)1 

'p. lu: *-;.i'_jii=- Ai-l3 'IVI «*äJ i^liil w^Ls ^_jL— ;! Jl s-Li;'3 ^5^31- ^*^ '^y^ 



n». idfi s'appliqua i\ ensovolir les moiis jetes Jans les nies et sur les roiites * et qu'on 
ne lui connait pas d'autre merite ' . 

Une faim devorante succeda a la peste dan.s Tempire de Justinien, eii 
Sorte qiron mangeait saus pouvoir so rassasier-. 

En la vingt-sixienie ' annee de sou regne, la peste sevit si cruellemeut 
sur les bceufs, qu'on fut oblige de labourer avec les änes, les chameaux et 
les autres betes de somme '. Si grandes fureut les calamites, qua les homnies 
s'enfuyaienl d'une ville dans une autre. 

Un des evenements de cette epoque malheureuse Tut l'ecroulement de la 
ville appelee Tripolis {Trifoiilis], sise aux bords de la hier; eile devint le tom- 
beau de ses habitants '. Des gens prirent la fuite; mais la terre s'etant affais- 
see sous leurs pieds, ils furent engloutis par les eaux. 

Quand Justinien (y'o»^;/(«.s/(///«»\) eut fini ses guerres, il ecrivit un livre sur 
la croyance ä la dualite des natures, confessant une union- composee et incli- 
iiaiif a la doctrine de .lulien'' (Yoith/dnd), professeur de Severe; il envoya son 
1'. 1117 livre a Anastase (Andslnii.s), * evequc" d'Antioche, lui ordonnant de convoquer 
les äveques et de les l'orcer ä le signer. Anastase rejeta le livre. Justinien 
eomposa ensuite un autre livre, dans lequel il disait qu'une des personnes (de 
la Trinite) a souffert avec le corps et que Dieu le Tres-Haut est limite et pas- 

I. Cf. Mari, p. 5'i. — 2. Cf. Harliehr.. Cliron. Sijn., p. 81 ; Mari, p. 54. — 3. En .542/3. 

— 4. Cf. Barheljr. ul Mari. loc. eil. — 5. Selon Jean d'Asie (Land. Anecd. Syr., II, 
p. 326i, CO tremblement, qiii renversa bien des villes sur le bord de la mer, cul lieii 
en 559. Cf. Barliebr., lor. eil. — (i. Cf. t. \ , Cuncil., p. «32; Evagr., lil). IV. c. \xxix. 

— 7. Eitler. : niaitrr. Wnv les tcuvres de Justinien. /'. C,., l. EXXXVI, 945-1152. 



[95] XXXir. -CONFERRXCE DRS CATHOLIQURS AVEC LES NRSTORIEXS. 187 

,^.b .^^^J >_i-l„l L,^»^^. .xl ^i^l ^^u .^,_^- jl^J^ ^^y .^11 ^_^; 
.jU_^ ._il^l ^.Lj .j^^ll jul;V ^U ^Äil ^::.^VI _^J3 .-1x.il ^_^| 
JüLi .^..^1 iUVI ^ß:^i ii^ ^3 (.U cl;- ^;. iM^ui ^33 ^^,,^ ^^^l^ 

1. Doctor uava Ly^-- .LU. 

sible'. II envoya ce livre par im de ses generaux pour Loutrainclre les Peres 
ä y mettie leurs signatures. 

On lapportc que Justinien, apres la conclusiou de la paix avec Kosruu, 
deniandu ä colui-ci- de lui expedier quelques savauts persans. Rosrau liii 
envoya Paul, metropolitain de iXisibe ; Mari, evtMjue de Balad ; Bar Saunia, 
eveque de Qardou ' [Qanli)- Isai, interprete ä Seleucie (i/-J/«(/^////) ■ ; I^ö'yahb 
d'Arzoun (M-Avzouni), qui devint catliolicos d'Orient ', et Babai, eveque de 
Sigar (Siiuljdr). 11 (Justinien) les honora tous. La controverse, qui lut ecrite, 
dura trois jours". Ils (les Orientaux) fircnt eonnaitre la Ibi orllicdoxe. « Je 

1. Cf. Novelles de Justinien. — 2. Cf. Marl, p. 54. — 3. Aassisle en 554 au synode 
de Joseph. Voii- S//n. Orient., p. .366: cf. ci-dessus, p. 147. — 4. Voir ci-dessus. 
p. 158 et n. 1. — 5. Voir ci-dessous, n" XLII. Isö'yahb ä cette epoque etait encore 
dan.s lEcole de Xisibe. Voir Barl.iadbsabba, Cause de la fondaüon des ecoles, p. 75-(i. 
— 6. Cette Conference .lut avoir lieu en 5;i3, annee oii il y cut a Constantinople .sur 
l'ordre de Justinien une Conference des catholiques avec les Orientaux Severiens. \'oii- 
t. IV, Concil., p. 1763. Or, ä cette meme epoque. il y avait dans la capitale de l'empire 
byzantin quelques docteurs nestoriens, entre autres, Mar Aba, Tlmmas d'Edesse et 
Paul le Perse. Voir Labourt, Lc Christian, dans l'empire Perse, p. 166-7. Dien plus, 
Bar Sauma de Suse, dans sa letlre a Isö'yalib II. parle lui aussi du voyage de Paul de 
Xisibe ä Constantinople sous Justinien. Voir ci-dessous, n" XCIIl. Aboulharakat lui- 
meme declare que Paul de Basra, mcd-op. de Nisibe, bil mande i)ar le roi Justinien, 
contre lequel il eut une dispute au sujet de la foi lapud .\sseni., />'. IK, III, 1, p. 632'. 
Ebedjesus de Nisibe (apud Idem., p. 88) lui attribue egalenienl uii ti-aitc de controverse 
contre Cesar, c'est-ä-dire contre l'enipercur de Constantinople. Tout nous porte donc ä 
donner une valeur historique ä ce recit de notre auteur anonyme. 

II reste une dilTicultc ä resoudre. L'llistoire de MMlia-Zklia, ed. de Mingana, p. 150, 
dit de ce Paul, qui a ete docteur dans l'Ecole de iXisibe, qu'il fut envoye par Abraham de 
Beith Rabban, pour fonder une ecole ä Arbele. et qu'apres y avoir enseigrie plus de trente 
ans, \\ futordonne eveque de Nisibe vers 551 par Mar Aba, patriarche, apres le retour de 
celui-ci du Iluzislan. X^ous croyons (oul simplenienl que Paul de Xisibe se serail rcndu ä 



188 HISTOIRR NESTORIENNE. [96] 

1. ^jjLukw.j -^'Ja^^»:^- — ^- (.^/r^.;- — •5- J^'-r.-*^'- — ''• Dominus meus ^r^^. 



veux, dit-il (Justinien) ä Babai, que tu mc dises quels sont l(\s passages des 
'P. los Livres * inspires ot des Commentaires que les Peres ont allegin's. )) Celui-ci 
cita beaucoup de passages, que l'Ame de Tompereur incliua k recevoir. Ils lui 
lirent comprendre que iii la nature ' ne pourrait exister saus l'hypostase, ui 
rhypostase saus la nature, et que, par consequent, les deux natures ne pour- 
raient ctro une seule Hypostase. 11 les ecouta et les renvoya combles d'hon- 
neur. Justinien changea d'avis dans la suite en anathematisant Diodore (Dyou- 
dourous) et ses compagnons"; il mourut' apres un regne de trente-neuf ans. 
Certains disent qu'Abraham et Jean {Yohoinid), disciples de Narsai ', faisaient 
partie du groupe qui fnt enA-oye ä l'empereur desGrecs et que celui-ci approuva 
les explications de tous deux, loua leur parole ' et les combla de presents en 
meme temps que Paul. 

Conslantinople avant d'elre elevü ä l'episcopal, en qualite clo docteur. Isöyahb lui- 
meme, le futur catholicos, quoique äcette epoqiie il ne fut point encore promu ä l'epis- 
copat d'Arzoun, est appele ici de son nom futur. D'ailleurs .lunilius lAfricain.- dans la pre- 
face de son ouvrage : Insl/titta regiilaria divimc Legis, scmble parier de Paul de Nisibe, 
comme d'un simple docteur et non comme d'un eveque... « Ad hxc, dit-il a Pi-imasius, 
cgo respondi vidisse nie quemdain Pauliim nomine, Persani gencre, qui Si/rnrnm schola 
in Nisibi urbc est edoclus... » (Migne, P. L., t. lAYIlI, col. 11). 

J. Liller. : subslance. — 2. Allusion .lu second concile de Constantinople assemble 
par Justinien en 553 jjour condamner les Tiois-Cbapilres. — 3. En 56G. — 4. A oir ci-des- 
sus. n° IX, p. llö-im. — ■>. er. Mari, p. 5'i. 



rOT] XXXIII. - IIISTOIRE DE JUSTIN, ROI DKS GREGS. 



IS!) 



■'o-.-^^ji rv-^ iy.^\ <y\ c^h i^jL ^u^.i ^3 ^,^^^^jt j^iL ÜC^ 

Cr-^l L ^^^^^ j it^ ^L^3 ^u 01^ ^Si\ ^.^Lk-,^. ^^ Jl jUj o..i3 
J <,Li^ ^.»3 .L.1I <£^L ^J L:a.. a_^ :,| JU" Jl ^. ^^3 ^;3,KU. ^LVI U^ 
^j^^JI cC. ^3 ^3j| :;^ ^^ r^^ ^^^1^ ^^^ ^_^^ ^./^^ ^ ^^^ ^^ 



• i'. iii'.i 



\\v 

1. In margine : grapliio : f (I. - 2. , ....LJ.„v 

?TY u- •••• ^ 



XXXIII. — IhsToiitK UE .Justin' (Youslinu), uoi des Ghecs -. 

Celui-ci etaitparent de Justinien [Youslums); il regua cn 877 * d'Alexan- 
dre ' (Al-Iskandar). II confessait la croyance ä la dualite des natures; il e.xila 
les Partisans de Sövere {S(hrarrd) et renvoya ä leurs sieges les Peres, quo 
Justinien avait convoques pour les forcer ä souscrire au livre qu'il avait com- 
pose siir la foi. Mais il changea ensuite d'opinion, anatliematisa Diodon; et 
ses Partisans ', et, entraine vors la doctrine de Justinien, son predecesseur, 
ecrivit un livre dans lequel, quuiqu'il defendit la doctrine des Peres de Ciial- 
cödoine {Qalkädoimiya), il enseigna toutefois que le corps de Notre-Sei- 
gneur etait incorruptible '. Son esprit fut derange en la neuvieme " annee de 
son regne; et, ä cause de sa nialadie, il ne put sortir pour rc|)ousser Kosran, 
qui avait envahi son enipire et qui detruisit beaucoup de villes grecques. 
La frenesie le conduisit ä aboyer quelquefois conime un chien et a mordre 
ceux qui l'approchaient. On lit pour lui, ä I'instar d'une caisse ayant des 
portes, une maison en bois de platane couvert d'or, dans laquelle on l'enfcr- 
mait chaque fois qu'il avait un acces de l'renesie, (et .m lui laisail passer le 

1. Justin II. - 2. U. Kvagr.. lib. V, c. 1 el S(i. : Barliobr., CViron. Sijr.. p. 82; Gurelun, 
The Thirdpart ofthe ccd. Hist. John, etc.. ]•. J ',9-16J. — .S. En 5üö. - 4. Allusion pcul- 
etreäl'exil d'Anastase d'Antiociie, qui etait contra les Mnnopliysitcs? Voir Evagr., loc 
eit. — 5. Ici, nolrc auteur .semble identifier Justin II avcc Justinien. — ö. En 574. 

P.\TR. ÜU. — T. Vir. —F. 2. 13 



IV Id'j 



r. 111 



100 HISTOIRE NESTORIENNE. [98] 

^j-k-Jsjl J* ^_;-Ül 'u»l:^lj .:L)U; Ö- b^,jLfc Äijl ^^'1 ^:>3 io jiJ! (.^^j 'IVI 
.OL«j 0-- Ijts. ^\ ^»^-^'' J O^jaJ Ix^ L> J^ ^j~^ tj-^ f^'^J -^ "^k' 

.«Jlt j^Jlj IjiL JjiJ ^_,üiJlj ^.---UJl j^ i»~l' J ijA^'l ,_.::5C!i 
I. Doctor ü-'i-.- .,'il.- ex iJL3i.i=. 



'I'. 11(1 temps) ' en Uli racontaut des coutes. Les allaires de rempire allanl en deca- 
dence ä cause de raggravation de sa maladie, il associa au trone uii cer- 
tain liomme, uounue Tibere, sur la teto duquel lui-meuie mit la fouronue eu 
la dixieme aunee de soii regne ' ; il niourul apn'S uu regne de treize ans. 

XXXIV. lllSTOIRE DL' P.\TnT\UCHE EuTVCHIVS-. 

(hiand le paliiarclie I-Aitychius (Enlykhos) donna sa demission •', il lul 
reniplace par .lean ' {Viihiiiuia). Celui-ci, qui elait orthodoxe, oonvoqua le^ 
Peres et anatlieniatisa les Jacobites {YaUjoiihii/a) ; il iiiourut apres avoir di- 
rigö l'Eglise quatorze ans. Alors on sc reunit auprcs (ri']utycliius, dont oii 
connaissait les bons Services qu'il avait rcndus ä Justinieii {YoiishiiKis \ 
pcndaut qu'il etail malade, pour le prior de rctourner ä sou siege. 11 v 
relouriia ''. J)e son temps les afTaires ecclösiastiques marcherent bleu; il 
moinul apres cinq ans ''. La premiere et la derniere fois il occupa le siege 
1'. 111 pendant douze ans. II v avait ä cettc epoque plusieurs savants * que, pour 
n'etre pas long, j'ai iieglige de nientionner, et qui out ccrit des commcu- 
laircs et des controverses contre S6vere {Schcand); ri']glise a fait les re- 
cueils de leurs ouvragcs. 

1. Au inois de ducenibro .'iT'i. — 2. CA. Vila Kidijchii apud Bollaiid. : Migiie, P. (•■■ 
t. LXXXV, Cdl. 227S-2390. — 3. Eulychius, ayani resiste ä Justinien, et refuse de scms- 
crirc ä redil que celui-ci avait public pour la defense des incorruplibles, fut exilc cii 
.■>64. — 'i. liC Scliolastiquc. — 5. Lc 3 oclobre 577. — fi. Le .") avril 582. 



f''9^ XXXV. - IllSTOIRE DR BABOUKABR. 



liil 



^■ 



■ivL 



^Jr^y ij^—'.. ^^^ t-"^ ö-* ^'^i «^"^j-aV J-« "^_U:u ^^.™JI ::;^»^,L- jl cX».il , 

jl^j ^T A-^ J ^i^, .u^Jl ^;^,l; lil ^3j| jl ^1^, a.li ^^ ^.1 y. U 

.^Uil L~. ^U>-3 ^^Ij _^H 1^ j;,i> ^Ul jV dLi J^j l-U Jli. ,_i::ii •. 

I. V^OL: vel^-C^L; vel^OL' vel^-Cb vel ^v.X^b vc'l^,X;L-. - 2. Velus Testamcn- 
tum ()ii^^>. 1^^,;) iis^iv^. — 3. Spoliavil. spoliatus est ..anj.; „i^. — 4. Anoslolus u.ä^ — 

5. ^.Ub.. 



XXXV. lIlSTOIliK DE BaiSOUKAISK ' ]' 

Celui-ei traduisit rAncien Testament de Tliebreu en syriaque. II chaugea 
cnsuite de coiiduitc on s'attachant ii la doctrine d'Ebion -', qui prctondait 
que rhumaiiite du Christ etait depouillee de sa divinitt' el qu'il etait de la 
race d'un certain charlatan, appele Paul l'apötre. 

A cette epoque, les Peres sc reunirent au sujel de l'erreur de eeux qiii 
cnsoignaieni que ränie de riioiame est mortelle commi- son corps et (pic 
par consequent eile ressuscitera aussi avec lui ■'. Origene avait deja discute 
contre eux*; mais en les refutant % il avait invente une doctrine pirc cn 
enseignant la transniigration d'une Arne d'un corps dans unautre''. 

Cet Origene (Orghdnis) etait interprete ä Alexaiidrie {Askandan'ija). ' S'e- 
tant nuitile, il fut chas.se par Denietrius {Ddmalrio.s), eveque d'Alexandrie, el 
ompeche d'intcrpreter. « Cet homnie, dit-il, est meurtrier. Car Dieu a crce 
ce membre et Ta rcndu respccialtlc pour etre la cause de la gönöral inn. » 

1. \ ocalisation conjecturale. On pourrail eiicore vocaliser : Btboukir, oii Baljoukiz on 
Baboukali- ou Bahoukatz, etc. Nous n'avons trouve cliez les autres annalisles aucun ivn- 
seigQement sur cotte personne. — 2. Sur cette persoane voir le Livrc des Sclwlies Av 
Theodore Bar Koni, XP livre [ms.). — 3. Ces heretiques eUiient nomme.s Ilypnopsy- 
clusles. — 4. Phrase obscure, mais le sens n'est gaere d >uteux. — 5. Cf. Eusebe. VI, 
xxxvu. — 0. er. Vedit de Jiistinien contre Orii^ene, tom. ^', Coniil., p. ß.'Sß . 



•r. II: 



192 IllSTOIRE NESTORIENNE. [100] 



iJiA 



'>-^.-„ "^ 0^ J^ ^r^^i ^^ ö- ^^y^ ^ '^-^-5 <>^-:^ ^'--^ ^-**->' dr^^ 



Ce Saint ue depassa pas les limites ; niais il obeit ä Tordre ' que Simon 
Pierre {Sim'omi as-Soplid) donna k son disciple Clement {Qhiniis) dans les 
regles qu'il etablit. 

XXXVl. HlSTOIUE d'KzECHIEL, LE VlNGT-.NErVlVniE DES CATIIOLICOS '. 

Ce Pere ötait eveque de Zäbe {Az-ZoKdhi) et disciple de Mar Aba catholi- 
cos. Apres la mort de Joseph (lo».vo»/i/(), prive de la dignitu du catholicos, 
on se reunit poiir choisir quelqu'un pour le remplacer sur le siege patriarcal. 

L'election tomba sur Isai ■' le docteur; mais Paul, metropolitain de Ni- 
sibc \ et d'autres Peres s'y opposerent, ue voulant poiut se detouruer d'Kze- 
". iii! chiel {llazqycil), disciple * de Mar Aba et evöque de Zäbe, qu'ils avaient choisi, 
lorsqu'ils etaicut reunis pour deposer Joseph de sa dignile sacerdotale, cl 
([uc ■ le roi Kosrau Anosirwau, qui l'avait jadis envoye ä Bahrein et ä la- 
mäma, d'ou il lui avait apporte des perles, aimait et estimait. J/arcliiätre 
Marozi'', surnomme Naurozi, fit savoir au roi le choix qu'on venait de faire 
et le pria de Tautoriser. Sur son autorisatiou, les Peres se reunirent et lor- 
donnerent patriarche ä Seleucie ' {Al-Madüui). llabile dans les affaires pro- 

J. Voir 2'' Synode des Apötrcs. dans Noinocanon d'Eliedjosus, canons XX et XXI. 

— 2. Cf. Mari, p. 54-55; 'Amr, p. 'i3-4'i; Bailiebr., Chron. EccL, II, col. 98. — 3. Man, 
loc. (iL, ecrit Mari. — 4. Voir ci-dessus. p. 180 et 187, n. G. — 5. Voir ei-dessus. p. 178- 

— 6. Originairc de MerwY i-jopo. — 7. En 5ü9i70. Voir ci-dessus. p. 182. n. 2. Amr 
place ä tort son ölection en 8(18 des C.rccs (557). 



[101] XXXVI. — MISTOIRK D'KZECIIIEL, LK 29 DES CATHOLICOS. 193 

.<S jils <^ J jiV <JL3 4^U jL^VI ^ jj^" U 'LlL-V ^Ij L?J'JJ> 
^li^lj Cj-UIL Cv ,1^^'' J>«1; L'> j^3 ä''-^^^; ^Jai'l MjjJc. HJVl «*:=-lj 

j^ ' ^.S^^i '^Wl i:Jl J ,«^j .3-u«L-VI _u, A ^^yk;;»^!^ jüLU-VI ü>U'iMi'. 
Ji (5^—^ --« TT^J -^^^^ ^'^:-^' J Cjj^Li ^j^^ <^ cUtj «CVI ^5^ ^^ 

^LXs-lj lyJ l» f-^ij <^-uJI Ijli __o ^Lt i^lu* UJ lii-LJI (^^;— 3 A< "»----Ä Xäsj 
»-•^j l5J Jr-^b "^L^ f^^ ^'^^ orr^' JlA* u/^'y ^-^ \. of^^ C-?-^' 

1. J '^--«-j. — 2. xatapa^i; >m.m;tv^. — 3. Impositio nianiuim i,>v<.>m. — 'i. fJvii/a t:ioUi. 



fanes, verse daus les scieiices, il conduisit tres bien les affaires et coiitenta 
tout le monde, raeme ceux qui etaieut contre lui lors de la deposition de 
Joseph; indulgent envers les pretres et les diacres ordonnes par Joseph, il 
se contenta de les faire tenir devant l'autel pour reciter sur eux les prieres 
propitiaioires sans reiterer leur Ordination. 

En la quarante-cinquieme annee ' * du roi Kosrau (A'wm), il convoqua les 
Peres ■^ et elablit trente-six canons % relatifs ä la discipline ecclesiastique. II ^v.w. 
fit im voyage ä la Montagne a la suite de Kosrau; puis il eut une coaduite 
blamable ä l'egard des Peres, envers lesquels il se montra grossier. 

II accompagna le roi Kosrau jusqu'ä Nisibc, quand celui-ci attaqua la 
ville de Dara, pour s'en eniparer et exterrainer les Grecs qui s'y trou- 
vaient. Paul ', metropolitain de Nisibc, accueillit le catholicos tres houora- 
blement et tres pompeusement et le conduisit en ceremonie ti sa cellule, 
d oü ils entrerent ä Teglise. La le metropolitain monia sur Tamhon et pro- 
non(^a un tres beau discours, dans lequel, entre autres choses, il dit ceci : 
« Chretiens! le Christ vient de vous visitcr aujourd'hui; purifiez vos corps; 
ötez vos habits uses et augmentez les aouveaux. » Lis assistants, ayant 
compris que par ces paroles il voulait llatter le catholicot , le prircul pour uu 

1. En 576. au mois de fevrier. Cf. Sijn. Orient., p. .3ü8. — 2. Ce synode a etti public 
par J.-B. Chabot. Voir Syn. Orient., p. .3Ü8-38i). — 3. Amr, p. 43, est d'accord avec nolre 
auleur sur ce nombre; mais Mari, p. 5'i, concorde avec le synode, oii les canons sont au 
nombre de 30. — 4. Mari, loc. eil., ecrit (_^^.C « Bakos -. Ce serait une corruplioii de 
{^yj^ ' Paul ». 



^94 HISTOIRE NESTORIENNE. m->-] 

■ ^L^lj ^J3 lyi^.13 jj^.Ul ^i^^Li .(,,013^ 13>J3 ^Sj\^\ ^^3 ^^^\ 

iMiöUi ji j.. ^3 ^^ .u^ ■ ^y.y-^3 ■<^^. vir^''^-^ J^" ^'^ ^-r^^ •'^•■^ r*-^ 
i;a.^ ^a._ ^^. ^yL^3 '^^^-^^i n-^^ r^''^ ^-^^ ^^^ ^^^ ■^■^" ^^-•''' 

j^ U^ ^^ Jl_^l Lv^ j ^ > -^3 ^.-^^^ L$.--^ V .-^ ^-^'^ ^->^^ ^ 
^_^ i,^ ^ ^U.3 <-3J ^^'1 cT-^ J^J-)^ ^^> ^ ^^^^^ ^^ ^ 

*^,L^i «^1^ j '3> -^" ^.^^ r^- -^.-^' ^^■^■' ^ ^^-5 ^-^^^ -''^^ '^^ 



i.U'-o.. 



ignorant, le rcgardercnt conime indigne d'estime et de consideration ; ils se 

MMismirent meme ä le deprecier. * Le catholicos affirma avec serment que, si le 

roi parvenait ä assieger Dara et ä la prendre, il deposerait Paul et lo priverait 

de sa dignite metropolitaine. Je crois qne le catholicos eii vouliit au me- 

tropolitain, parce que celui-ci avait dit : « Augmentez vos nouvoaux (ha- 

bits). » Mais 11 ne rcussit pas. Car Paul, ayaiit appris la nouvelle, se mit ä 

s'adoiiner ä la priere et au jeiine, se prosternant nuit et jour devant Notre- 

Seigneur le Christ, le suppliaut de le faire niourir et de häter sa flu avant la 

prise de Dara, pour qu'il ne füt poiiit frappe d'anatheme. Or, au moment 

meme oü Kosrau s'empara de la villc, dont le siege lui avait coute taut de 

gramles et de penibles fatigues, Tange vint empörter l'Ame de Paul, mc- 

tropolitain', — que Dien la sanctifie; — ainsi il echappa ä l'horriblc ana- 

Iheme que le catholicos aurait fulmine contre lui s'il etait reste en vie. 

A cette epoque Isöyahb etait interprete ä Nisibe=; il fut remplace par 
Abraham, fils du forgeron ^ auquel succeda le c6lebre Huana', qui avait 

1. Kosrau I roprit Ics hostilitrs contre les Uomnins et s'empara de Dara en 573. Voir 
l.iirclon, Tiie ThinI pari of ihe eccles. histonj of John bishop ofEphesus, p. 353. La 
inorl de l'aul aiirail Jone eu lieu cette meme anneo. - 2. Cf. BarhadbÄabba, Cause de la 
fondaüon des ecoles, p. 75-76. Isöyahb dArzoun Arzoimdiia) dirig^ea l'Kcole de Nisibe 
de 569 ä 571. Voir Idem, p. 72, n. 2. — 3. Fils des lorgerons ^.!•;^ ;- dans Ebedjesus de 
Nisibe, apud Assd-m.. B. 0., 111. i, p. 223. Barbadbsabba, loc. cit.. lui donne le surnom 
de t-j.^j.j « Nisibien •. — U. Cf. Barliadbsabba. p. 76. 



[103j XXXVll. - IllSTüIRE DE IIOUMIZDAÜ. 195 

^♦Jl Sjl^^ <i'ili <L_i J Jj^ 4!». i^_— Jl o--^ jl*c L jLs"3 JlLVI ^UliVI 
^ idÜl <JI J cUij ^UJl ^y JU"3 l^ J^i i^_^ll Jl ^L^3 ^^^^ ^y 



. A.ft_>flT, . 



1.^^ ^-' •^:»^ ^r-' J'^:^> w-^' '-^^ t-*:''. — -'• -^'V^^ ^^>*• -3. ,.r^: ,U. Et in 

margine f V . 
cW 



trois Cents disciples ', dont quelques-iins fureut tres piiissants", et dont on 
a parle dans leurs biographies. 

* Ce p6re Ezechiel (Hazqijul), en punition de sV-tre moipe beaiicoup de ceux ' i'. iir, 
qui avaient le moindre vice dans les yeux, coninie le blanc et le gonnement% 
d'avoir appele aveugles les Peres vertueux et braves, Int frappe par le Christ 
de cecite, dont il lui fit goiiter Tamertume pendant deux ans. II mourut en la 
troisieme annee du roi Hormizdad, fils d'Anosirwan *. 11 tint le siege pendant 
onze ans, suivant les uns ; vingt ans, suivant les autres ''. 11 fut transporte et 
enseveli ä Ilira, d'apres les uns; ä Seleucie (Al-Maildni), d'apres les autres. 

A cette epoque les alFaires allerent bien. 

XXXVII. IllSTOlRE Iil HEGNE DE lIollM IZll VI). 

Kosrau Anosirwan mourut apres un regne de quarante-sept ans". Hor- 
mizdad, qui succeda dans l'enipire persan ', se montra tres favorablo aux chre- 
tiens. Les mages, ne pouvant supporter ccla, s'en plaignirent. * Le roi, pour-p. in 

1. 8 00 dans Mari. p. 54 ; 500, selon un livre d'Epito/ne des canuiis si/nodau.r, conserve 
dans notre bibliotliequo de Seert (A. Sclier. Calal. des /)iss. etc.. n" 67). — 2. Parmi 
lesquels Barliadsal.ba .\rbaya, Iso'yahbll, Catholicos, et Isö'/ahb d'Adiabene. Voir 
ci-dessous, n' LXXIIL — 3. Ici la pbrase est alteree; voici la legen de Mari ■ ^^3 
J- ^J-' ^■■^. ^K" j-*^, jy>^ « Ezechiel se moquait de celui qui avait le moindre defaut 
dans les yeiix ». — 4. En 581, Hormizd ayanl regne au mois de fevrier 579. 'Anir place 
ätortsa mort en 888 des Grecs (577). — 5. Dix ans, selon Mari, loc. cit. ; vingt ans, 
Selon 'Amr, p. 44; onze ans. d'apres notre auteur : cette dcrniere donnee semble (Hre 
exacte. — ß. Quaranfe-huit ans. Tabari. p. 252. Cf. ci-dessous. p. 197. — 7. En 579. 



196 HISTOIRK ^'ESTüRIEXNE. [104] 

'L.lM-Jl jjij i.ULl^VI Jjtl ^;Li |«AJJlji |j~^' (^ «^ lrr"'j «-*-*-' 'r^b i^J^' 
^Li i^l Jk*s Lo dilJL- a3 ^<^_;^ ■^" jb^^^ öy> .i^i-lTl^JI J^>=- ^»^ '^ir^ JrJ 

.■UJl 'Uj>-j ^)J=S ^Ar^3 ^y>-\ ''^^l^ j^Lj-Cäi jÜi C~c ^j 

'P. iis jb^_y L?^'— ^ "^J-* ■^^ 

/»Li CiJ' Joe (»3^1 -^ ^äJ j'j^j-i' J-^=3 i/^»^b ("3^ tjf ^'3^'='' '■^^~^"' ^ 



leur faire comprendre que Tempire ne pourrait s'appuyer sur les mages seuls, 
leur cita ce proverbe ' : « De meme qu'un trone, qui a quatre pieds, ne peut 
se tenir sur ses deux pieds de devant, s'il ne s'appuie egalement sur les 
deux de derriere, ainsi la religion des mages ne pourra se tenir, s'il n'y a 
pas une autre religion, qui lui soit opposee. Prenez garde, prenez garde 
de contrarier les ordonnances que j'ai faites pour la protection des clire- 
tiens, pour la conservation de leurs lois et pour la pratique deleurs usa- 
ges; car ils sont fideles et obcissants. » Hormizdad honorait beaucoup le 
catholicos Ezechiel (Uazqi/dl}. Anosirwan Favait designe pour son succes- 
seur, comnie dejä son pere Qawad ' iQubdd) avait fait pour lui. II fut cou- 
ronne apres la mort de son pere, dans les jours appeles Pirozdedjan, dans un 
pyrde ä Goundi-Sabor. Ses freres l'liouorerent de leur estime. Que Dieu lui 
fasse misericorde. 

'P. IIH XXXVII l. DeTVU.S SLIi LA MOItT DK KosHAU AnOSIIUVAN ; ' -JAITS QU! ELHKNT 

l.IKü I'VNS I.'llMl'IUK r.RKC. AVANT, AIMIKS KT PlIIANT CKTTE Kl'OQlE. 

La guerre ' conti nua entre les Grecs et les Perses. Anosirwan, trois 
jours apres la prise et la destruction de Dara, envahit la terre grecque. 

1. er. Tabari, p. 2(18; Mari. p. 55. — 2. Gl', ci-dessus, n. .\.\1V. — 3. Gl'. The Tliird 
pari of the cccles. hislori/ of John bishop uf Ephesus, ed. (hiretoii. p. 353 et suiv. 



[105] XXXVIII. - DKTAILS SUH LA ISIORT DE KOSRAU AXOSIKW AX. 197 

^^Ij Ujjl:»!:; U« li-^^Ü is^jl -UiSj "CL^ „.^j A_lt dUi Ji«j Ca- i /r— »^ 

jU! c~^ ^^.iiij ^ji^ (v^^ (.jj' JäJj bU ^.y^^^ cM\3 ^;;\ii «^ pjt^.:-^i j^ 

^J Ö_J' C;.^!! ^;<.lj L^lk:l j_ ^U j,-lll ^3^1 ^Ij .oUj V; '^^ 
^63 ^^ yt~- ^\ ^«-»-iJli fJ^"^, ^y^ ^y^i ^J^^ 'i:>^ ^M i-»— =- \y>J>\s 
Jlsj .L»Jlj ^Ül LAl__»i *-t c~Ij JLU'3 *5C=.- A.*» \jy^J:i ö- ■»-»•: j^3 ^ji— ^U iA^ 



1. Tlmribulum (-io;-3 > ,li 



■» >--• 



>- 



Ayaiit appris ' que los Grecs venaient de ruiiier tlaiis les environs de 
Mossoul et de Beith 'Arbäye [Bä'arbdijä) un espace de plus de cinquante 
parasaiiges.il s'irrita beaucoup ; et, ayant rassemble ses armees, il attaqua 
Calliiiique [Ar-Raqqa), qu'il detruisit avec les villages d'aleatour; il ruina 
aiissi Cesaree {Qaisäriija) et la pilla. Les Grecs, qui ratteignireiit, lui cou- 
perent les routes; et, layant environne de toiis cötes, ils allaient le saisir, 
quand, grt\ce ä un stratageme qu'il employa, il put leur echapper et traverser 
l'Euphrate {Al-Pherät) ä la nage avec une grande partie de ses armees: la 
plupart de ses soldals se noyerent avec leurs betes; les autres, qui s'e- 
chapperent nus, furent poursuivis par les Grecs, qui en massacrerent 
un grand nombre. Ils s'emparerent aussi du pyree que le roi avait apporte 
avec lui et dans lequel il avait mis tous ses tresors; ils y massacrerent 
soixante * ofTiciers et eteignirent le feu en versant de Leau sur lui. Kos- •!>. ii'j 
rau (Kisra) abandonna tont confus le territoire grec; le cliagrin le iit 
tomber dans une maladic de poitrine, (jui Lemporta enfin au bout de qua- 
rante mois. Les Grecs d'Antioche {Antdkiyn), qu'il avait conduits en capti- 
vite et fait liabiter dans la ville ■ qu'il leur avait bätie, se reunireut pour 
hoaorer ses festes, selon l'usage des chretiens, teuant ä la main des en- 
censoirs et des cierges, et les entourant tout le long du chemin jusqu'au 
Heu oü ils furent deposes. 

II regna quarantc-sept ans et quelques mois. Oii a de lui des maximcs 

1. Litter. : vvi. — 2. Voir ci-dessus. p. 182. 



108 HISTOIRE NESTORIENXE. [lOGJ 

\^hL.ll ._iU-j -'■fy (*b >-''^3 '^-^ /»::; *— ^3 ^^'^ ,<.Uc- ^-~o ^ji i\ <u-'j As- <f-lj 

•P. i20k_iO jJb J3 A_b "»JL. ^U-3 Aju^J ^V'^-" Ls'^ ^-^ jLUjVIj \a-yi -x.»^ !>l5-J jl 

•'^.' f^' j J^ ^'-^ j' '^^ cy3 ^'^3 

^^^j ^-*Ji diU_jl3 .ij^-Li-^ (_j^-*^. >T-*-^ "^^^ j ciUJl J^j^is j_-^ J^rr^'^J^'^'' 
1. Discipulus i^oi»/. 



et des proverbes qu'on cite toujours'. On raconte qu'Anosirwaii vit des 
signes mauvais et qu'il eut des apparitions etonnantes. Un jour qu'il s'etait 
assis sur son tröne, ayant la couronnc siir la tete, voici qu'un gros chien 
se tint en sa presence, puis disparut. Les portiers et les chambellans, qui 
furent punis pour cela, dirent qu'ils ne savaient point comment cela avait eu 
lieu. On raconte aussi qu'il vit une autre fois un homme au visage tres hideux 
1'. 120* et habille en haillons s'approcher de son tröne, y monter et s'asseoir ä 
cöte de lui; il ne put savoir comment il etait arrive (jusqu'ä lüi). II y eu 
a qui disent que cela eut lieu du temps de son pere. 

XXXIX. — HisToiitE DK Daniel, i.e i'i:niti:>t. 

Sous le catholicos Ezechiel (HazcnjäJ) vivaient : Daniel (Ddiiydl) le pe- 
nitent*, qui opera des prodiges et des niiracles, et qui fonda sur la route 
royale, dans un endroit difficile, appele Besloi, un monastere, oü il reunit 
des ecoliers; Abimelec ', qui bätit un couvent ä la porte de Nisibe; et Si- 
meon \ qui fonda un monastere dans la montagne d'Arokh. Barsahde a in- 
sere leur histoire dans son livre. 

1. Quehpies-unos dr ces anecdotes ont öle rcLUoillies par Ath-Tlia'alehi et At-tar- 
tüu;si, auteurs arabes. — 2. Cf. le Li\>re de la Chastete, n" 31 ; 'Amr, p. 44, l'appelle J^' ; 
Mari, p. 55, ecrit ,_£>^' : ce serait une corruplion de .^jj^^^I. — ?,. Cf. le Livre de la 
Chastete, n" 41; Mari et 'Amr, loc. cit. — 4. C.f. Mari. p. 55. 



[107] XL. — HISTOIRE DE RABBAN QOLSKK. 199 



\ : 1 • ■• 



-Li« » 



JJ) ^lyLLJl p*U' -*".-'^^' ^L?".' 0^--' -*-^' ^--^ ^^ ■^"^'' V~^'' * ^*ül_/ iLa*l'. IL'I 
(_ysJLi>iJl L^l >_i^-±) 3 bAs-j J-i>c)l j^LSI) <Lw i^^^i^ ^J— *^ viU.*C3 bji-Vl cA=>-3 <_Lä>%]1 

•u. I^y'l^ yS]\ j[^J\ ^\s .|»i) Ju-ii' J^l3 ^»~JI .^ — . jV.^L« (V" '-'^k ö' iyi^3 
'UJ' ^ l^j C-ä]I ^1 ^5_j_J j^ j^ll jljl Li,ls .A.UJ U p^ j ^,i^3 cl'i, 4„U 

1. Magister noster ^e*- — -• '=^j^- — 3. ij^-^ vel s^-j^. 



XL. IllSTOlRE DK R.VliBAN QoLSKK 



Ce Saint etait originaire de Ninive ■ et vivait du leiups de Kosrau (Kisra) 
Anosinvan et de son fils liorniizdad. Des son enfance il s'attacha ä la lectiiro ' 
des Livres divins. Etant devenu adolescent, il alla trouver Habbaii Job 
(Aijyoub), disciple d'Abraham de Netbpar, qui lui donna l'babit monastique, 
et aupres duquel il passa quinze ans, en servant les freres, ne se nourris- 
sant que de pain et d'eau ; une chemise sans manelies lui servait de vete- 
ment; il convertit k la vraie foi une foule de Jacobites qui habitaient Ninive 
{Nauiaica), et opera bien ^ des miracles. 

On en raconte qu'un jour, lorsqu'il passait aupres de bergers qui nian- 
geaient de la viande, ceux-ci le prierent et le conjurerenl de manger avcc eux; 
il consentit ä cause du serment et avala trois bouchees. Les moines qui etaient 
avec lui, dcsapprouverent sa conduite et eongurent pour liii du mcpris. II fal- 
lait traverser (le Tigre), pour aller de Ninive jusqu'au jardin. II lit le signc de 
la croix sur l'eau, s'assit sur son vetement qu'il vciiait d'i'tendre (sur l'eau), 

1. Cf. le LiV/e de la Chastete, n° 50; Mari et Amr, loc. cit. — 2. Celle ville, qui est 
plusieurs fois mentioniiee dans riiistoire de TEglise de Perse, loil iHrc certainement la 
meme que le bourg actuel, bAli sur les ruines de rancicnne Ninive, appele Nabbi louuess 
(le prophete Jonas), et situe sur la rive gauche du Tigre, vis-ä-vis de Mossoul. I.es 
Nestoriens avaient la un nionastcre, nomme couvent de Jonas, et (jui, depuis bien des 
annees, a ete Iranslorme en mosquee, appelee du meme noni. On y montre encore le toni- 
beau du prophete Jonas, qui serait probablement celui de [jnanisiV I, calholicos (voir 
'Amr, p. 59-60). — 3. On pourrait encore lire KyS « etonnaiits ». 



I'. 121 



200 HISTOIRE NESTORIENNE. [1081 

;^_A,J1 * ^L ^U j.Äll ^I^^Jl iLj ^>jVl ^ (n^l^ ~^^ J^ b.-^3 ^^' ^ 
\jLA ml jM-^ls jLaI; *-'1 jL^3 C»Jit >\5Ca t-vJI ^ ^y^\ i^-'. f .IaVI üjj^j^Äi 

JjLöJ «jL- i»,.:^ J|>-j i'^::^'^ r*>r~3 -r'^'*'' j^a^j („ri"^'' W Oj^^'^ t^y^^ t^*' 



a- 



IJ -V^^ 



1. Turris ulterioris ripae (Tigris) vel Turris Ilebraeonini Ur=^ u^~ 



et apres avoir pris ä cöte de lui les moiiies, qui Tavaicnt bläme de ce qu'il 
avait mauge de la viande, passa Teau avec eux conime ä pied sec. Les 
'1M22 gardes de la porte * de la ville, Tayant apercju, le prirent pour un dieu. 

Puis il bätit tout pres de la ville un grand temple, oü deux moines pieux 
vinrent habiter avec lui. II n'y avait point alors de bätiments vis-ä-vis du jar- 
din. Ce tut Kosrau (Kism), fds de Hormizd, qui, ä son avenement, bätit alen- 
tour beaucoup de bätiments, oü on logea. Lors de Finvasion des Arabes ' 
dans le pays, d'oü ils conduisaient les hommes an captivite, beaucoup de 
gens se refugierent dans le voisinage du saint. Les Arabes les attaque- 
rent et les ilrent prisonniers. Un d'entre eux, qui tira le sabre pour tuer le 
saint, eut la main glacee. Ayant etc gueri par le saint, qui, ä ses i.nstances, 
venait de prier sur lui, il fut la cause que tous les prisonniers et tout le bu- 
lin lui furent livres. II predit la fondation de Mossoul {M<(hscI) et sa gloire 
et la fin de la domination (persane). 

Quand les Arabes regnrrent, ils ajouterent de nombreux bätiments, ä 
l'endroit oü Kosrau avait bäti, et Ic nommerent Mossoul, qui devint ensuite 
une ville ". 

1. 11 (Jiiit s'agir ici dune Invasion dos Arabes antorieurc a la conquete des miisul- 
mans; a moins loutofois qu'on ne sujipüse (jue ce saint moitie ail vücu jusqu'ii l'appari- 
tion des Maliometans, epoque a laqiielle il aurail du etre deja presque centenaire. — 
2. Mossou' avant la conquete musulniane etait appelee Ui-=-^ k^»- « Forteresse au delii 
(du Tigre). Voir le Lwre de la C/iastete, n° 50; Il/stoire de Thomas de Marga, lib. IV, 
c. V, XXIV ; V, 0. XII. Msiiia-Zka; ed. de M. Mingana, Mossoul. 1907, p. 87. Ce nom lui 
aurait ele donn6 cerlaincment parceux qui liabilaient en dega dulleuveedenien. On pour- 
rait encore traduire ^;iv ^lai. par : forteresse ou Tour des Hebreux, mais la prämiere de- 
norninalion nie parait beaucon|) plus prii])able. 



[109] 



XL. - IllSTOIRE DE RABBAN QOUSRK. 



201 



■^^ ^.^U3 .Uyi ,^. ^^ ,^ .^^ ,^^,. ^^^„ ^^ ^,^ ^^^^^^ ^^^ 






^ .._^, ^^_ ,^ ^i ,^ ^^ ^, ^^3 ^^ j 6*^ C^ jl A. 



1. '-- J. - 2. Dominicus u.^. - .!. Jacuit (reposer) _.u,. 



On dit que ce samt ne se nourrissait pendant le careme nue d. fruits II .,. , 
mourut vieux et fut inhume dans son couvent, qui est conn„ sous le nom do ' 

Rabban ( )ousrö : c'est encore aujourd'luü le siege des metropolitains de Mos- 
soul -. 

1 Assemani 5. t). III, ., p. 72. l'identifie avec Bar Dqousin, auquel Ebediesus de 

Porten ".V '■"^': ^•''"': ^" "^^'''^^"^ ^As...oIogues) et confe rh.rLa.-qt 

oul et est connu encore sous le nom d'eglise de Mar E,;aya : - corruption de Mar 

1.0 yahb : vra. nom du samt, Bar Qousre n etan. que son snrnom. - L-egLe a enco.v 

donne son nom a u quartier qui se trouve ä ses alentours. 



ERH.vr.. du fascicule 4. t. III. - P. 226 (16), lignc 4, an licn de vi„, ü 
Sa ir an-När, In-e et alla en enfer. - P. oys (58), ligne 16. au lieu de llane- 
fites, /U-. paiens. - P. 292 (82), ligne H, a» /,V» ./. Aphraate, le medecin per- 
san, hre^ Aphraate, le sage persan. - P. 294 (84), ligne 21. au lieu de pendant 
a semame, live le vendredi. - P. 304 ,94), ligne 17, au lieu de ä ses affaires, 
Irre dans les eglises. - Ibid., ligne 18, aa lieu de pour eile, lire pour ton. 



TABLE DES MATIKRES 



Pages. 

Intuoduction 97 

I. — Histoire de Baboi, le vingtieme des catholicos 99 

II. — Histoire de Leon, roi des Grecs 103 

III. — Histoire d'Anatolius, patriarclie de Constanlinople 104 

W . — Histoire du roi Zeaon 105 

V. — Mort de Piroz, roi des Pcrses 107 

VI. — Histoire de Gennade, patriarclie de Constanlinople 108 

VII. — Histoire d'un moine avec le demon 109 

VIII. — Histoire d'Acace, le vingt et unieme des catholicos 112 

IX. — Histoire de Mar Narsai. docleur 114 

X. — Histoire d'Anastase, roi des Grecs HS 

XI. — Histoire de Milas. roi de Perse 122 

XII. — Histoire de Quwad. roi de Perse 124 

XIII. — Histoire d'Elisee, le docteur 12(> 

XIV — Histoire de Zamasj). roi des Perscs 127 

XV. — Histoire de BabaT, le viiiot-deuxieiiie des catliolicos 128 

XVI. — Jolie historiettc 131 

XVII. — Histoire de l'attaque d'Amid par Qawad l.'{2 

XVIII. — Histoire de Mar Abraham le Grand 133 

XIX. — Histoire de Sila. h; ving-t-troisiemc des catholicos 135 

XX. — Histoire de .lustin, roi des Grecs 138 

XXI. — Histoire de .lacques Baradee 140 

XXII. — Histoire des lierctiipios avee .lusUn I'i2 

XXIII. — llisloire de Justinien, roi des Grecs ' 145 

XX1\ . — ilistoirt' de Kosrau Anosirwan 140 

XX>'. — Histoire de Xarsai et d'Elisee, Ics vingt-qualrieme et vingt-cinquienie des 

catholicos 147 

XX^'I. — Histoire de Paul, le vingt-sixiruii; des catholicos 153 

XXN'll. — Histoire de Mar Abu le Grand, le vingt-septieine des catholicos 154 

XX\II1. — Controverse du Catholicos (Mar Aba) avec un magc IC4 



[111] TABLE DES MAXIERES 203 

Pages. 

XXIX. — Question posee par Mar Aba u;- 

XXX. — Souvenir des disciples de Mar Aba 171 

XXXI. — liistoire d' Abraham de Xetlipar et di- .Iol>, son disciplc 172 

XXXII. — Hisloire de Joseph (^atholicos 17(1 

XXXIII. — Hisloire de Justin, roi des Grecs 180 

XXXIV. — Hisloire du patriarche Eufychius 190 

XXXV. — liistoire de Baboukabr 191 

XXXVI. — Histoire d'Ezechiel, le vingt-neuvieini' des calliolicos 192 

XXXVII. — Histoire du regne de Hormizdad 195 

XXXVIIi. — Details sur la mort de Kosrau Anosirwan 19G 

XXXIX. — Histoire de Daniel, le penilenl 19.S 

XL. — Hisloire de Rabban Qousre 199 



LE SYNAXAIIIE inillOPIEN 

LES MOIS DE SANE, HAMLE ET NAHASE 



PLBLIES ET TRAIIUITS 



PAK 



IGNAZIO GUIDI 

AVEC LE CONCOUKS DE L. DESXOVERS ET A. SIMiLAS 



II 

MOIS DK IIAMLE 



PATR. OD. — T. VII. — r. 3. ^* 



10 






^AM.-i-'Cl- :: rDj,>.7- : :,..-,;,e.A : ./....e,A" : ,.Vf : fl|.>K.-.P.- : ro.'/j,«,./. : rWle 
-"/All- : riM-Ä.A. : RA-;/"/- : .n.lTV,- :: fl,J.J.l. .. „.,. .. ^p.^.-, .. ^^.^^.^ . ^^,,. 

wh:'ni9^au. : A.nH-;Vj .. Y^cMin = on.V. .- rt«?,»;/-/- == am : Air"J •■ e/^^A ■■ 

2^»ö] «>« .». «., P. - 5. x... .... O. _ .. ,x"V .,«. 0, P. - ,, ,a..,.u,q - -M» ,' 

A = d'Abbadie 6ü; A = d'Ahbadie OS; ü = Bodleia,,. xxv: P = Paris Fonds 
ethiop.) 128. '"^ 



LE LIVHK DU SV.XAXAIKE 

Au nom (hl Pere, du Fils et du Saiuf-K sprit, un seid J)ieu 
Mois be 
dccroissent. 



Mois beui de hamle dont le |- j„ur a I', heures; ensuite, les iours 



I.K l'ltKMIKK IlK MAMI.K 1 8 juület) 



Eu ce jour est honoree sainte nafrcuva {Febrnuie). vicrge et martyre; 
cette ascete se donna ä Notre-Seigneur Jesus-Clirisl : sa tanto matcrnellö 
etait la superieure d'uu convent, situe sur unc montigne entre les deux 
fleuves(e«i»/e.o/;o/«»„V), oü sc t.ouvaient 50 vierges; celle-ci, noinmee Aryana, 
löleva dans la crainte de Dieu et lui appril a liic les divines EcriturJs. — 
Elle se livrait avcc succes aux combats de l'ascetisme; eile faisait penitcuce 
et jeünait tous les deux jours; eile faisait de noml.reuses priores; celt(< 
samte avait un aspcct fort l.eau. — Lorsque l'impie Diccletien donna l'ordre 
dadorer les idoles, de nondjreux chretiens furent pris et devinrent mar- 



A 278, b 



208 LE LIYRE DU SYNAXAIRE. [192] 

H'M- '■ atöh ■ hr f.'tti: : (B-ii'f'üh ••■• fl'Ä.'i f:4- ■ hr y^fii: •■ H?»'}nA : ha« • r 

9*1 : tihi\ ■ IVA- • 'hr?Jm\ ••■■ fl»-in,A"ö«»- = n-t: ■■ ^^.M- • 4"i-i"'>.e •• '>/*h- 
•t. • h.J?P • (D"i^:1'P '• AM'I; •• h/.Py.'1' ■••■ fl»V/*7i'P •• mMCP •■ (IrtVAA = ,h^.'i ■ '- 
io(Dft?:V ■■ -W •■ im: • inaotpttA.'/ : nat-h-l- •• I.H. •• Ä^r/D-V : ö)ViV-l- : h*^ •• 

A J79, a. Ah.'i'i''l:u- •• flJ^HH •• h«» : ^.-H-nT'P ■■ nÄ-n-IC •• (oh9"'il • *7iHH • wAflirn- : lo 
-nA : ?.iii,?»'nrh,(: = «'.A'r+ = ^.hA'ß ■ ii^^#. • nh»« • hJi- = 1d.^f^' ■ ^'^r 

/.. •• Ml: ■ fflAl- •• ?in.C " (D'l"r"i ■■ ao\^„Yi : lohutl : hao : f.^tACP '■ ^^f: 
AI- •■ +'i'(r'}.e : fl>(?.h"'>'>'P •• 0-AJ- : «n'JVl"/«W"/.'T|- ! flJf.AT* ! /".'''/ ■■ {\ao*? 

A (18 1, AC-f- •• fhX.'» •■ rDl^<. : G'/: : irj'l- : WA" : ?iAh : 'Im'.T+ : WA' ■ ^' P'l • ö» 15 
l. mt;i — >,'/° cw. 0: — >,yÄ'] iD-nv -. ,e. ' P. — 2. >>-l^] >.1;J- A ar. ^j^' w ä'). — 

(i-7. ^- : >, : ?" (), P, A. — 8, K-flR-,r<P] •l-flXA'P A. — F. 4'.P.<n>] Vfl P. — «. : jF.f-» 

A ow. (), P. A. 10. a)>,ir'll] m^on O, P, A. - J(>. mCifm'] .e.r.Tm- 0, P, A. IL f.vr"^'\ 
^.^niv^O, P. — 12. i-rf^.^] a+äVi 0, P. — lo. fl> : >,n.(: =0 Vhn = m 0, A; "/>iJH- = w P. — 
14-15. n«n"pnci] n'rnr.t (), A. 

tyrs. Apprenaiit ces evencments, les vierges sortirent du couvent, poiir sc 
caclitT; il n'v resta plus personne, excepte la superieure Aryünä, celte 
sainte Qafrouva et une autre sccur. La lendeniain, arriverent au couvent les 
envoyes du roi; ils saisiieiit la superieure, renchainerent et chercherent les 
autrcs vierges. Sainte Qafronyä leur dit : « Preuez-moi et laissez cette femmc 
ägee. » 11s la prirent, la licrent avec des cliaines de fer et la conduisirent ä 
la ville; eile clait alors ägee de vingt ans. La superieure la suivait, en pleurant. 
Quand la sainte fut amenee devant le juge, il Finterrogea au sujet des 
untres vierges et lui dit : « Sacrilie aux idoles. » II lui lil de nombreuses 
promesses, mais eile iie lui obeit pas et eile repoussa avec niepris ses pro- 
messes; il donna l'ordrc de la battre de verges, puis de deciiirer ses v6te- 
ments, afin de mellrc a nu sim corps. — La superieure cria vers lui : « Oue 
Dieu tc decbire, o perfide inlidele, comme tu veux outrager cette jeuiie 
fille orpheline. » Le juge l'ul irrilc; il ordonna d'euchainer saiute QalVo- 
nyä, de lui iulliger le suppliee de la roue, de dcchirer son corps avec des 
scies de fer. — Ils lireiit sur eile tuutes ces choses, jusqu'ä ce que son corps | 
füt en land)eaux. i'ille priaitDieu et lui deraandait son secours. Or, il ne lui ar- 
riva pas le moindre mal. Ensuite, ils lui coupereul la languc, lui briserent les 



[193] 1" IIA.MM> S JUILLF.T^. 20» 

uh'inA •■ ti\''i9" ••■• (ofin : ftjiOT : ffD)n„yi : hr'it'ni •■ h\i\\ ■■ \\tm : .e.iri^- • 
CM • aum.\'/,, : CM ■ rirt.e.V : aftf^M- -. MriA.A • tiTö ■■ lU/n'^J/"-/- •• rt"'/ 

* •" oniv • wp'vi ■ 'V\riA' ' 'nii-:^V r. ?,'7ii.^'nji.(: = ^.rwi/.v : iiÄA-.i- • 

10 flJ«»APAP.y •■ H*«"f"<- :•:= 

Ä,hiiA- j nx'j^o»- ■ A-s.f-*ATe',"rt : "V'vrK. .:= 

[öinH/: • <iA'1- •■ Jldn •• hil/.f : hAf-ft ■ A.-!' • Äi^«^l- : \\iV'% ■ mnciA" 

-fö«»- •■ A"/A«n : 'JAi'" •• WVl «] 

2. öort.eA.f-t'/] «n>A A, öuAyAC-v P. — 2. (n>,(B.o,«'i'] ö»>,ü>-'^ts 0, l*, A; /^;)V (/). fl>>,«D. ) 
add. O, P, A. — 3. >,irw->iv] >.r'li-'VV;J- O. P. A. — 4. nn.e't: (p. v.\i\) add. (). A. — 7. w 
a»vii<s.^ (/j. •/^y"^!!-! «(/<^. 0, A. P. — 14. »lAvn] i> A. *i O. 



dents, lui couperent les menibrcs et la liri'ilerent par lo feii. Notie-Seigncur 
Jesus-Clirist la soutint, en sorte qu'elle ne rcssentit aucune douleur. Quand lo 
juge fut las de lui infliger ces supplices, il donna ordre de lui couper lu 
tele, et on la lui coupa avec un glaive: eile reijut la couronnc du martyre 
dans le royaume des cioux. — Un riclie üdele vint prcudrc Ic corps de saiiitc 
Qafronyä, l'enveloppa dans de beaux vetcmcnts, nn bcau lincrul de soio, el le 
pla^a dans uiie chässe d'or. — 11 sc produisil par soa iulermediaire de nom- 
breux prodiges. — Quo Diiu noiis fasse niisericorde par ses priores-, Ainoii. 

[Salut a OalVonya. Les compagnous de DiocbHieu qui l)risereut ses 
dents et qui couperent ses membrcs, tout en l'aisant cela, ne purent pas 
detourner par Icur violcnce sdiiitr Febronic de Taniour du Christ.] 

[En ce jour aussi, moururenl Rrdyos, patriarclic d' Home, Bartalonicwos 
{Burtheleniij) et Gabra-Madl.ien, moinejuste. Que Dieu nous fasse niisericorde 
par leurs prieres, dans les siecles des siöcles. Ainen.J 

En ce jour aussi, inoururent les saints ascetes, les frercs lii^yokfi' i't 

1. Ü, P el A : Heyok. 



I" r.:i. li. 



In 



15 



210 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [194] 

0o. : öD/jn, : n,'!- • Tnctitn ■• n^rt. ■ tc ■ ©fpu "■ fl»ti>- : hA- = efl>-A-s. ■ 
«i-Ä-T} : n*.^ftv « fl)?i'7ii.?%'nrh.t: ■■ ff.iac ■■ nM^Hiira«- -. ■\ix'r/.-i • (oani\\ 

11 ■■ +f:n • fi^'A'-u ■ Ahn-i/'o»- : (oaut-hu •• /."• = A-nrt •• 'i'ftM •■ ■n'irVi • h 

^'•s.ft ■ njjp'i'j ■ hii\ ■■ hj.'n^ ■■ hoföh ■■ h^nfi ■. mn-l- •• h'rf\öiy? ■• hr^ 

w • Ö^.'\•^^ ■■ (Ohao • h\^ ■■ d.^^ ■ 'hlW.h-tttl^.C ■ AjRVh'J "■ (OlnufW ! iMo ■ h 

yicftf.jP'j •• ixt{ao : hA-'M-- : vn<. •• rimu- • rt»<i>-?i'i: • hjhri: ■ -'in : hkjii 
Art"««»- • hh^^ptin • ^S'i'J ! nh'j I- ■■ J'P.e-i- ■• ^Ä/^i!- = Hit-i" •• »icft'i:.e'> « 

1. ■llf>i : r»n ] •nv-Vi : m-tt-iyr-i 0, P, A. — 2. >,;iflj] h:i(i>- (), P. — 5. atfig^''] to^i! A. 
— 6. "VV] "V.f. A, m.e.^<, ] u».e.V<{. ' A; >iy".P.'Biröi»' (p. tD.e.^-t^ ) add. 0, P, A. — 7, 10. -irv^ 
"O] ^ "V. O, P. — 15. >,rt- ] >.ft" 0, P, A. — 17. VCA-/] YVt <), P, A. 



Bcuyamlii, lous deux prrlrcs. Ces sainls etaient pretres daus rt'gliscde la ville 
de Tunä, dans la region de Qidä de TEgypte septentrionale; ils etaient freres. 
Leiir pere, econoiae de Teglise, etait uii hoinnie integre et doux; ses enfants 
etaient d'une saintete parfaite; i)ar eux Dien faisait de grands prodiges et 
de grands miracles : ils guerissaient les malades, llslavaient, en effet, les ma- 
lades avec l'eau de la citerne de l'eglise, et aussilöt ils recouvraient la 
santö. Au monient meme oü leur pere etait sur le point de mourir, le pretre 
Benviimin rcvetait les ornements sacerdotaux et montait au sanctuaire pour 
V ollVir le sacrilice. Oii vinl 1 avertir et (ui lui dit : « \'uici (jue ton pere va 
nidurlr; il te deniainlc » Saint Benyamln rrpondit : « Je nc puis pas deposer 
les liabits sacerdotaux, avant d'avoir aclieve la messe. Si Dien veut que 
je voie man pcrc avant sa mort, soit: si non, *'// nr le real pas, que la vo- 
lonte de Dieu soit faite. w — Son pere l'envoya chercher trois fois et il rcpon- 
dit de la meme maniere. — Ouand il eut achevö la messe, il trouva que son 
p6re etait deji'i mort; il lul fort intjuiel au sujet des vases sacres de l'eglise, 
ear ils se Irouvaifuil clicz lui, et il ignorait oi'i son jirrc les avait niis. Son 
frere Beyokä lui conseilla d'allcr, dans le döserl de Seete, interroger les 



10 



I"- IIAMI.K s .ILILI.ET^. 211 

mm • wv. • 4";.rt : •n'>.P"v.7 ■• ■'in •■ 1^,00 .. hh'it'vh •■ miA.m ■■ 9"tiA ■■ ^y.- 

A^'i-ft ■■ •niif'%'i •• WA" •• im. : Uffni^h : AOA.!)- : l\hil:hV- ■ lühM ■ hi'" : 

^'Ml •• '^n •■ hiM- •• '{\h{\. • 5i,e.-4' •• moi-M- • ym.c* • W-A- •■ "HU. •■ H^'n^- 
h ■■ tth'i-llhlh •■• «MV. •• 'Wl ■■ fl>*?i-|: • «)hi»"f' • A-|i -• '^n ■' Uh" •• 'iV? : ^ff.-fl 

7.e.A • u'f,y. •• fli'i.Ä.'^" •' 

^.«l'J : Oi'M' • h.Crt. : m\Y\\ : fl)rt«|ij^ : A<0-?i'|: : "2?,.'> : Hril-rt/.-f-" : /".'^ • 4» 

•S-ri ! fflOÄ ! to-rt/' ■ "/Ä.'> «»riA'J ! /»^'/J : rfXl/. : m-WV ■■ "/«/} :•• aim •■ A" 
* ? A«??.' : Afl>-?i|: • hjf.A. -• h'iU • y-ttto-h ! tO'M- •■ lU-h'U ■■ "if^'i •■ '».f-llA 

ö •■ Hj&vnt: • at'hiru ■ ?!?"/*'-'» = ^Sfi "• ö»An : Äh«»<- •• ^SAJ • ni'-h ■ on 

'^.e'^'J : Hti> ! ,hHi' : d.a:4y^ ■ w+Z-A?' = Aat-hti ■• h^.A. « a^hrw ■■ ■l""i\\ 

15 <. : ho» ■ ^.nAii}" ■• Afl>-?»'|.- ■ h.ftA. ■ n?» '^f- = /^;» •• ^s-ft •- fflAhA?» : a?i"/ 

ll.hnfh.C •■ \\ffo : .eni.f.*«!" : AK»ö •• y>J •■ 'HM: : /"'/V.-|: « fflhft'l-Chi'-fl»- • 
OTAÄh ■■ h'lll.h-nril.f: • m^HiroD. : \\ao : ^-flAA?' •• ÖIV/»'?,}P : hOi'h'V- - h.c 

1. /».<c owi. A. ^ •irv.t""/.'/] •rrv.Pi'" 0, ■lIV.CTi P, A. — l. r"/.\- cn. (). [Adcv apres 
ifi' P; »"ii- : iihfi A. — 3. n '/.i"7.v] — .er" 0, — ^'(»v P. A. '\ftA.(^ ow. (>. P, A. 
— 8. Mlit!.'\ Uli:/!. (», P, A. — '). rD,!'."* ] luy.tiuf \, ^ lu IJ. uia-nhU "ll^-'/ »ni. <), P, 

A. — 1 !. -iif»] •nv« <), P, A. — 1.)-I4. atn;yx'i'\ — 'i"v <>, P. 



saints vieillards au sujct des vases sacres de l'eglisi'. (^)uaud saiiil licuväiiiiii 
liit arrive daas le desert de Scete, il reucoutra saiiit Ahha Daniel, supericur 
du couveut de Scete. Saint Aitlxi Daniel dit a saint Benjamin eulierement 
ce pourquoi il etait venu et il lui oidonna d'aller cliez un hommc juste qui 
lui fcrait connaitre eutiercment ce pourquoi il etait venu. — 11 alla cliez 
cet homme qui lui rcvela oü etaient les vases sacres ; il les ])rit. — llnsuite, 
son frere et lui l'urent tres assidus daus un hei et parl'ait ascetisrne. 

Dans ce tenips-lä, les fideles conservaient it; Saint Corps, l/luicltarislir, 
pour le cas ou quelque malade filtsur le point de mourir; alors, ils le commu- 
niaicnt avec ce saint Corps. Ür, le diable eiitra dans un serpent qui, pousse 
par lui, perga la caisse, la pij.vidc, oü elail le saint Gonis, y entra et mangca 
le Corps qui etait dans la caisse. Gc serpent, en eircl, a\ait Tliahitude d'enlrcr 
dans cette boite et de mauger ce qu'il y avuil du Corps saint. — Ouand les 
saints Beyokfi et Benyämln apprireut ce qui etait arrive, ils en lurcnl fort 
alUiges. Us tuerent le serpent, puis ils resolurcnt tous deux de manger le 
serpent ä cause du saint Corps. Ils pi-iörent Dieu de leur manifester si teile 
etait sa volonte; un ange de Dicu leur apparut et li'ur ordonna de le mauger. 



212 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [196] 

\i.h'n(h.c ■ y.r.h/.'i • nÄA-fö«- • a'JA«» .■ «ja?" ■ h''i.'i •••■ 
riÄA-i- • Hl"/»»- : wrihAJ ■n«»'--/' = to-thYi ■\- 

riA.o • h.e.rt. : u^-/,.qni .■ »»aWi :•:] 

[conU/: : dA'V ■ Jlön • 'lllU^- ' AK^VTP-ft : A.* ■ ÄÄ^-1- :•• n/.h'l-- ■ '1-Vh 

(o'irh. • n^chl- : Äh"J;l- : n?i?.'Ry- -• h»» .■ ,ft^.ft : fl)-ft.|- : Ml)' • ü»f-ft<^ ■ e 

1-2. 7ÄA-0»- : «MI7IK.] "MlCö»- : rm.^-rt-öo- 0, P, A et DM (Brit. Mus. or. (i70l. —4. ii 
11] -ii' A. — G. ft-^y] aller. \-\\t\ (). — -irv.e"?.] — »Vi 0, — </»■> A. 9. ncftcn (/>. ?.?" 
/*■;>) «li^. 0. — 11. -j-TitK.] fli'-o- O, ny"'V ! !>> BM, n?-^ : h A. — 13. Le recit du 
miracle de saint Thomas se lit dans O, A et BM; il manque dans P. 



11s prirenl le serpent et le maiigerent; apres qiuii, ils mourareut. — Dieu fit 
conuaitre leur combat spirituel et ce qu'ils avaient fait ä uue vierge saiute. 
Celle-ci rapporta au peuple ce qui etait arrive aux Saints. On leur hAtit une 
belle ^glise. JJe leurs corps se produisirent uii tres grand nombre de prodiges 
et de miracles qui sout meiitionnes dans ]c rccit de leur vie. Que Dieu nous 
fasse misericordo par leurs priores dans les siöcles des siecles. Amen. 

[Salut ä Benjamin et Beyok, assidus ii la priere et aux supplications 
conlinuelles, jusqu'ä ce quo vlnt aupres d'eux un ange de la part de Dieu, 
qui leur ordonna de manger le serpent, ä (iause du Corps böni du Clirisl (|ue 
ce serpent avail mange.] 

[Ce meine j<>ur, il y u conunemoration " du patriarclie Agnätyos {lyiiace). 
Que sa bcnediction solt avec lunis dans les siöcles des siecles. Amen.] 

[En ce juenir j<>ui', Tapötre Tomas (Thomas) op6ra un miracle ponr une 
femme qu'on avait assassinee dans un cabaret. II y avail un jeune homnie 
qui faisait des choses qui ne conviennent pas. Un jour, il prit de ses mains 
le pain sacre, les enIo(jirs. ponr le porter ä sa bouche, mais ses deux 
mains devinnnil arides, raides, et il ne put le mcttre ä sa bouche. Les gens 

1. C), BM : (c lu mailyro ». 



10 



15 



[1071 1- lIAMLfi 8 JIJILLET). 213 

in •■ M^'Pjh : mfiM ■■ öi.e.f .- m-hf ■• h4ih •• mrtn^ = hh • rM.9* • -iny •■ 
•flC ■■ i*"?f : hV'H'M' : h.lvl' ■ nhrt.'/- • m;?M' ■■.■ aihttA ■ -niU: : (1>X.,1, : 

cv ■• ht" : /Mit ■■ '»"iV • 'i-i(u: ■ riiv. : hc'ß : ry:i: .i-. maiv/ ■. hun = ,/, 

frt-fl ! hCrt-f-ft •■ (O'luhO'tt • ?i^„h • «l-/v/iF- : ml,hfyl] : (O-hU ■ nhfl. ■■ hy.'lilh : 
tD,hy.(0 : htm : +J(;"7. ::: «l^,{^••^| : C,n,rt» : »/.«PCIp : >", : l>"f:,h>. .• -^1 : l\ff:*,- :•: 

flj,h<: .• iivi- ■■ fli^H : 9"fiA •■ Wi'Pce : öih-nÄvi» ■ -vn .■ «»ji-j .- h/.jm :=: «»i^n : j: 

?l,e • rh^Ce : -Vl/V • T* • ^ft«« : a'V,<'.> ■• rUAU.ftl- : ,e.?,/: : 0)^1/1/ : yu)'{,h'P '• 

öJe^nt:-? ■ at-tx-l- • 'J<;.-1- •• miM, -. flh«D .• hnwao. ■.:■. mhitt^'. ■ M.u- •■ a<>a. 
ffl+nn : -vn.y • iih- •■ mtm -.i-. (».e.n. ; hm-nn. .• -nh ■ hLTj-f-ft :■.■■ aty.hi- ■ m. •• 

4. i-n«j] w«. A. — 4-5. >,7(i(: ! «"Vf] u- : iivricii- A. — \k mivf, = «»•(•] o/«. o. — 
14. Aiih-] A-ii->* BM. — 1,). ^-v ] ^>r'>iti. <)■ A. 



qui eil lurent temoias rappoiierent ce qui etait arrivr ä rApölrp, qui ap- 
pela le jeuiie homnie et lui dit : « Haconte-moi , ö inuii eni'aiit, saus etre 
retenu par la honte, ce quo tu as fait, car c'est la gräce de Dicu (pii te re- 
prend. » Cet homme se prosterna k ses pieds et lui dil : « J'ai commis-- uiie ac- 
tion abominable, tout en croyant bieii faire. J'aimais iine femme qui etait 
marchaiide de vin, et je l'exhortais ä vivre cliaste, d'apres ce que tu 
m'avais enseigne. Mais comme eile s y refusait, j'ai pris uue cpee et je Tai 
tuee. » L'Apötre lui dit : « Comment la colere t'a-t-elle fait commettre une 
actiondigne dun serpent? » Aussitöt, TApötre ordonna d'apporter df l'eau; 
il pria sur cette eau et dit au jcuue liouiiae : « Confesse Notre-Seigneur 
Jesus-(;iiri.st ; lave-toi Ics mains et tu seras gueri. » Le jcune homme se lava 
les niains et il fut sain comme auparavant : ü etait (/ai-ri de In parahjsie. 
Ensuite, l'Apötre lui dit : « Gouduis-moi pres de son cadavre, de la femme 
tuee. » Ce jeune homme alla avec l'Apötre et l'amena i l'endroit oü il l'avait 
transpercee. Lorsque l'Apötre la vit, il fut tres attristö, car eile ötait belle et 
jolie. 11 ordonna de la sortir de rendroit, et de la placer sur un lit; on fit ce 
qu'il leur avait ordonne. II iniposa sa main sur eile et pria; ayaut achcve sa 
pnere, il dit ä c(; jeune homme : « Va, tieas la par la main et dis-lui : .Moi, je 
t ai tuee de ma main, mais que le Christ te fasse rcssusciter par nia main, par 
la foi. » Le jeune homme approcha d'elle et dit : « Je crois en toi, ö Christ » ; 



214 LR LIVRE DU SYNAXAIRE. [198] 

rtrhn : n?iR.y ■ A.e.?,-J: : nhrt/l- •■ wi-vä-I- : rnxi/.'i- •• ay/Miv •■ nn-yi ■• rt-nx ■ 

Ah :•: fl>J&n.A ■ rfi-PCj? • •J'ICJ'. • h.e.'l; j nH*1»il. :!= (D>,(B./"K-f- = ffl-lMLA" • Ä-nh 

rt. ■ ÄA.'/' : WA'>;1-|»- ■■ flJA-nrt- •• f-rtvli ■ nU* : '/v/D,nfl)>_ : fllflJrt.e.'/. : /whV : Ä- 5 

öJ/w}h"/:.lfV. •• ?iO"l- •■ i/jL'.V.P.-.P.' ■■ flj>'i'.(^ V : h(Y-A'-\' ■ tO'M' •• rö-?i'|J ■• «»'»Vi»<;-V^ 
jp'>"i<'.'i<. •■ up : lofl : ?»A • h'hn ■• riA^To«»- •■ fl'o • h^ •■ n/»'dc-fö«»- •■ «n ■ 

rh.e.e.\e> •■ ion'i.^^?i -. (««i'.j-Ajf} = mhA •• Ä.rhf»Ä. ■■ ä-wjpv : <nA.-irth<. : 

fl»^.ll.ft"fl»>- ■ r/.*P(:.e ! AhA ■• jMö>- ! rt''7<i]r)fl»-'/- ■• Ai/'i-nA : Hl: ■■ iihrt/V ■■ h ^- 
»I .• »nnxti'U ' IHM- ■• i/-»i • h\ ■• "1% • n ■ Hf/h. •■ hi»"» • lohWo^-'i. •■ -i-'^e 

1. n>..e„7] >i.P..V A, BM. — 7. ffl>'i:i^ = >,fr<!.>] «»H:'i-|- = >,rt-/.V <d> = >,rt-,i.v A. — S. -/n] 

"/■n*: 0. — 9. nvii-ptir«»- = a» (/;. jhiav "(W. HM — 15. (i> ] av o, ui- = A. 



aussitot, il tira par la inain cette fenime qui se leva cruu band, s'assit; beau- 
coup de porsouues, qui etaient lä, la virent. EUo aperyut l'Apötre et, aban- 
doanant son lit, eile vint ä ses pieds Tadorer. Elle saisit Textreniite de son 
vetemenl et lui dit : « Oü est l'aiitre individu qui ctait avec toi et m'a recom- 
mandec ti toi? » L'Apülie lui dit : « llacoute-mui oü tu es allee ». Elle repon- 
dit et lui dit : « [Ju bouimo, lout uoir et aux velenicnts trös malpropres, uu' 
prit et me con(kiisit ä uu endroit obscur, oü il y avait plusieurs cavernes et qui 
cxlialait une mauvaise odeur; je vis une fosse remplie de feu et une roue de 
feu ardeut; des ämes etaient attacliees ä cette roue. Je vis aussi une aulrc 
fosse bouillounaute, renq^lie d'immoudices et de vcrs. Des Arnes se vautraient 
lä; quel(jues-unes etaient suspcndues par leur cöle, par la laugue, certaines 
par Ics cheveux, d'autrcs par les niains ou les pieds ; leurs totes etaient ren- 
vcrsecs; de la fumöe et du soufre fumaicnt au-dessus delies, les envcloppaicnt. 
Je vis un endroit obscur qui exbalail une mauvaise odeur; celui qui me con- 
duisait me dit : de sont les Arnes des aduU6res, des calomiiiatcurs, de 
menteurs, de ceux qui out comiuis des rapines, desvoleurs, des nieurtriers, 
de ceux qui ndul pas visite les malades et ne se sont pas souveuus de la loi 
du Seigneur; c'est pour cette cause cjuils reroivcut la röcompense de leurs 
actio US. » 



.1^«: 1" IlAMLh' 8 JllLLtT . 215 

w-A- •• «"hii-n : n?i''/ii.^iirh.(: • mhM'.i-nh- ■■ •nii-:'» : ani't' ■■ h'«» ■• vmv •• '/"x-'p 
'/• •• AV'sy} • ^ri'/n • A"?';. •• AWi'i'c.e .■ m-Y.d .• i»"x-'P"i- ;:= «"iix-,/» : n.vi»- = 

«pce i: aia}'hi't •• ,e.<Cu>-n •• v^A- •• n:''.e,A • h^il.Äi •• Ä.Pft-n ^ hJlfi-fn ::= i) 

^AvU ■■ VyA- •• rftA.V ! A'JA'/" •■ "JAr : h"Vi ■■•:■'] * p '"='• 

hb-i' ■• •>A,ÄAii : All.^.l) : ^'P ::] 

3. A'^S- : ftWi-PC^] ^ /.«»•! — f^ A. — "> milhl»] myf O. A — tj. m.e<iDa>,}P<i»-] 
iDfohö O. — V). Ce salilm o/«. 0. — 13. AUhli] fttirtli A. 



L'Apötre dit ä ceux qui etaient presents : « Avez-vous cntcudii ce que 
cette femnae dit? II u"v a pas seulement ce cbätiment, niais il y eu a de plus 
durs eocore. Pour vous, convertissez-vous donc au Seigiieur et abaudouuez 
les reuvres du peche et les mauvaises peiisees, restez fermes dans la foi, daus 
l'esprit de doueeur. dans la saintete, et vous recevrcz de lui, du Seinni'nr. la 
gräce. » Tout le peuple crut au Seigneur; ou ramassa lieaucoup d or pi)ur 
faire Tauinöne aux pauvres, car l'Apötre avait l'habitudc de donner raumöne. 
Sa renommee se repaadit dans tous les pays, dans toutes les villes et cht>z 
ceux qui avaient chez eux des malades, des infirmes, des demoniaques; les 
lunatiques, les malingres et les souifreteux, on les portait sur des lits, on les 
portait et on les pla^-ait sur le chemin oü etait lApütre, qui les guerissait 
tous par la puissance de Notre-Seigneur Jesus-Christ. Que sa benediction 
soit avec nous, dans les siecles des siecles. xVmen. 

[Salut ä Thomas ; apres qu'il eut ressuscite la femme qu'on avait assassiuee 
dans le cabaret, lorsqu'il l'interrogea, pour qu'elle lui dit oü eile etait allee 
dans sa course, eile lui repondit : « Voici : tu etais avec moi et <ix tont vu; 
comment donc intcrroges-tu u ce sujet, moi ton esclave.' »j 



210 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [200] 

Imhihl' •• 6M' : hin ■ fihOfC • Wi'PCjP : fl^AI' ' VI/. • «^(..e • ^ftlC^P- : 

hiMM ■■ hsfi-h ■ TncM'fi •• ahrfih • (oi.n •• hu-vj?. • iä. « ojji'.n.A- ■ fifi 

A- ■■ 9,P\\ : ■l-'n-'i : JP'ftA.f :•: ÖJ^'/*-« : OHfß ' rtA»» : ©«JC» •■ (O-M' •■ til^. :•= 
(0M\ ■ +cn : rh'PC^ : a>'ttl' ■ VlC '■ C,h^ ■ ühtl. • h/P'B ' Kitt • f/hCft : •] 

<i.ü '^ : cD^/. : -mu- : fli^.n.A" • rtAj»" • Ah •'• fflJidri : js.fl,A" : ^Ä/..'"« •• i;ni •■ 
'inft-i' • hnAd •• fl»,c.n.A- : h/.pv. ■• ^A-nf -. iiprt : ^Ko»- : "jnc • 9"ftA : ^ft'p 

C •• ?ifth • hrhflHC ■ haof^'h ■ Ah ■■ tt-t-ttfi^ö " ffl^ftA- •• rhC : flrtA9" :•:: ©r^ 1 
n : ,h^ : fl»-?,* : -tthfl, ■• J&O. ■• ihVC,? '■ .>'hd'\' ■ A.+ • htm : hittC ■■ Hh : 9" 

4. n-f.\t (p. Mvcy) add. o, A, P. — 5. fl>^.<c] Ol O/H. 0, A, P. — 0. n-n>i (^y. >.y">) 
aii^. 0, A, P. — 8. I.a suite jusqu'a jj. 221 (205) ligae 14 manque dans P. 



LECTL'HE UL 2 llE IIAMLK (9 juillet). 

Au nom du Pero, du Fils et du Saint-Esprit, uu seul üieu. 

En ce jour mourut Saint Tädewos {TluuUlee), apötre, un des douze grands 
apötres. Get apötre, Notre-Seigneur le choisit, pour etre du nombre des douze, 
et, quand fut descendu sur lui le Saint-Esprit, le Paraclet, il alla dans toutes 
les villes precher le saint Evangile; il amena un grand nombre de Juifs et de j 
paiens k la connaissanoe de Icur Createur, et il les baptisa du bapteme 
cin-etien. 

|Un jiiur, pcndant quo FApötre niarcliait dans la ville de Surva [Si/rir], 
N.-S. .I6sus-Christ, semblable ä uu jeuue homme, d'un bei aspect, lui apparut 
et lui dit : « Salut a toi, ö nion bien-ainn'' Tiiaddee; va et ue craius pas, 
je serai avec toi. » 11 lui repondit : « Q)ue ta grAce soit aVec nioi »; apres 
quoi, Ic Christ lui donna le salut et mouta au ciel. Lorsque l'Apötre approclia 
de la ville, il aperout nn vieillard qui labourait les chainps; il avaiit^a vers 
lui et lui dit : « Salut a toi » ; il lui dit encore : « vieillard, doiuic-nioi du 
pain ä manger! — .le ii'cn ai pas ici, repondit le vieillard, mais reste 
ici avec les boeufs, jusqu'a ce que j'aille te chercher de quni m auger. » 
Thaddt'-e lui dit : « Va en paix! » Lorsque cet hommo Tut parti, l'Apötre 



[2011 2- IIAML^. fO JrilJ.ETl. 217 

ftA '• htivi: •• htif^ ■• -iiixttx •• '^^. •• h«» • ^.^nc : h.v ■• »-vf ••: mi-ir'h •■ fl> 

hf»» • hCO'l' • mhAWi ■ ^^>^ •■ htX'PC •• h«« -• y.'^CM • mUCh •■ A"|: • Ä.T(V 

».M •■ hsfi-fi ■• hcft-f-rt : fl»:^/.rt • tnÄTiAy"'!- : fljni'.A • m:h •■ ay.M: -. M 

•1- : mW ■• fl'P.l' • fl^'/"A•^ : /"CVf •• (»Ott ■ inh • at-M: : -nlhfl. : ''in : 7/-Ü 
-1h ! VÄ^. • inn/. ! /h'PC.e • mtO^:^ : ;/v-h'/- : ?»7^|J. : fflJi'.n.A- : hr'\in'i' ■ hi 
'I- ! Hffl/.^. •■ hrtilf^. ■• ffl^MlA- : :i-?„?'ft : h'ift •■ K.h'i'tt' : h^Ah : hA = 7-0 

/. : >ii>"Ah ■• M •■■■■ (Dy.a.ft- : ai-}x'U •■ -nhfi. ■• uf'M- : l^'^y.1' • Hi(u:h = a.-!- : 

h'W"]| : ^,h0»- : 'J"/h : hflV^. : fflÄ^nhö»- •• W ■ A.-pö»" • flJ.'i'h'/'C : H^rt. 

ihh ! -vn • j/A-Yi- ■ flj.'i-rsf'j^iA- •■ ru'ft'h j n.ih<">- i HhriAi) = htifro -. m - hi.^ 
Ä- ' n'ß^.'i- •• AU-/: ■ Ü1C •■ flJh-jnc • f-r .• hft'«' •• mw.h'i ■ Ä,f frfi • hcft-f^ft « 

(DPh • oi'M- ■■ im: ■ mA ■ hiifc. •.••■ wm ■ oh •- (o-tii- ■■ mi: ■ väc?' = rt-n 
?i : hvi •■ f^.f^ofc • fiv.-i' •• flj,e.aA}p ! hrhM- ■ /.h-nh • rtfli-/- : vr : ^yiv- : 

5. a>i"if'h\ o//i. fl». — 11. fli.-i-fit-SA-] — .SAw 0. Cf. Budge. The Contendings o/ the 
//. Apostles (texte), 299. — 15. ?"ftA — mc oni. A. 



dit : « J'ai honte de rester oisif avec les iKinifs, puisque cet liomme, de son 
cöte, est parti pour me faire du bieii. » II se leva, prit le joug et excita 
de sa voix les boeufs ä Ial)Ourer Ic chantp. tandis que Pierre, prince des 
Apötres, rensemenyait, — cc dernier, en efTet, se trouvait alors aveclui; — 
il douna la heiiedictiuii au nom de Notre-Seigneur Jesus-Christ; il lalioura 
trente sillons et, immediatement, la semence poussa et se forma cn epis, rem- 
plis de grain. Lorsque cet homrae retouriia aux champs, en voyant ce que 
l'Apötre avait fait, il tomba ä ses pieds et lui dit : a Es-tu donc un Üieu, 
descendu du ciel? » Thaddee lui dit : « Je ne suis pas uu Dieu, mais le 
serviteur de Dieu. » L'homme lui dit : « Dois-je le suivre partout oü tu iras, 
en retour du bien que tu ni'as fait? — II ne laut pas que tu fasses cela, lui 
repondit-il, prends plutöt les boeufs et rends-les ä leur niaitre : que ta fenime 
Sache oii je suis et qu'elle me pr^pare ä manger dans volre maison, car je 
veux entrer dans cette ville et y rester aujmird'Iuii. vu (jue le Seigneur 
Jesus-Christ ni'a appele. » 

L'homme i)ril des epis du champ que les Apotres avaienl enscnicuce, et 
entra dans la ville, avec les boeufs. Quand il entra dans la ville et que les 
gens le virent porler des öpis, ils lui dirent : « Oii as-Ui trouve des epis 
aujourd'hui? N'est-ce pas mtiintciianl Ic tenqis du labourage? » II ne leur 



218 LE I.IVRF. DU SYNAXAIRE. [202] 

«»• : :''A«<. : 'Vtt.e : nhA. : h'iW • h'M'M ■ af,n(^0O- : V/A" ■ HJlV : htlil : JVH 5 
"Ä-t: ::= ffl^-tlA}"' •• ^»«.'J'M- = fhll ' ö'^-flÄVh • '^n.V •■ (n^.dti-ao- : fl>.?,.|: .- .(\ 
hfl. • K'iih' ■■ 'iti'l'.l' •■ hiia« ■■ ,e.»nX7i : at-M' •. n^rp i: atfitt •■ flÄVh • h'}l- 

fl»rt^."i'>rt ■■ h/iirt«" : An : »i*\}.rii' ■■ fflf.n,A- = >iA, ■ a> • Ah«» • tiv • ii 

A- : fl>hfl»-/"h. : nöfi"} ■■ finh : ?.^?/ : /?.nA- •■ Ä.'JJJA : -f-ZrA-f- ■ ?iA»n : 

*^"" ' rt'^«»v ■ h^w • ^.Prt-ft ! hCA-f-ft ■ M)"Aliö»- : ft-j-nc : a-o»- • h<«,+s. • 
^^^ö»• •• '}'}"/h •■ -nhA/j- : w^v.!' ■ (o'nn/- • bi-^ ■ hvh •• um: •■ mfi 
n ■ <J.+.p. : mh ■ im. ■ ot'.jiX'f: •■ h.jp'/ ■ hj-nat-h ■■•■ mhnxvh. : nhM- ■• 

H"l'P.'l' ■■ mhh-i'l: •■ h/\(\fl.V ■■ (oh'ittr/P ■■ AAA ■■ h'i't'f^- ■ riMiX.rh : ,h*PCjP ■ '"l '^ 

(1 ■■ K'H'Ä •■ ir«: : vä/.. ■ AnhA."i- •■ ö/^.* • aiy.h-iii. ■ .-j-lTiP- • hh-p • '/""in 

4. <n (/;. •m.'i) (idd. DM et om. rian. — 11. •^•l:ft»^t] — a--?«»»' 0, A. BM (corrige . — 
12. >fA» (/A ft-ö»-) «rW. ]$M. — 13-I'i. fl><*n — ii.^'v] mf.wMi: ■■ ji..i"/ ■ fnf>" ! <{. : /iiTr.p = y. > 
I» ' : >..;b ' A. — 16. >,nf] >.nifi 0. — r"i'\i-'] »m. A. 



(loniia pas de reponse; il iciiiüt les hceufs ä leur niaitre cl rcntra dans sa 
demeiire; il prepara ce qu'il fallait pour l'Apötre. Lo bruit de cela arriva 
aux dignitaires de la ville, qui ciivoj-erenl des lursscn/ers chez lui et lui 
dircnl : « Oii as-tu tiouvö ces epis? dis-iKius-le, aiin de iie pas mourir 
d'iiiic mauvaise moi-t. » 11 repnndit et leur dit : « Peudaiil (pie je labourais, 
Uli homme est passe pres de moi ». 11 leur raconta jus([u'au bout tout ce 
qui s'etait passe. Les diguitaires lui direut : « \i\ et amene-le aupres de 
nous! » Cet homme leur dit : « Attendez uu peu, car il va se reudre ä ma mai- 
son; lorsqu'il sera arrive, vous le verrez. » 

Mais Salau readit mechant le coeur des dignitaires qui dirent : « Malheur ä 
nous, si cet homme est un des douze sorciers ! Levez-vous, alloiis vers lui, pour 
Ic tuer! » Mais les autres dirent : « Nous ue pouvous pas le tuer [Thaddee), 
car nous avons entcndu dire quc Jcsus-Clirist, leur Dien, leur fait tout cc 
(|u"ils veulent; preuons plutot une prostituee et pla(^ons-la toute nue hors de 
la ville, a rciitrec; lorsqu'il voudra enlrer dans la ville, en la voyaiil, il u"en- 
(rera pas. » Ils amenerent une prostituee, lui öterent ses v6tements et la i»l;i- 
cerent au-dcssus dr In purte. L'ApiMre, arrivant ä la pnrtc de la ville, aper- 
rut cette rentmc nue, ijui lui ninuhail sa rnauvaiM' conduile; il pria et dit : 



2" HAMr.K '1 iril.l.KTi. 2in 

/. : xAf •• r/iTce : rt»,i'.n. ! Mu.h • Kv{\h ■■ )n:Mt\ ■■ i:i- •. "tUK/w ■■ a/i- : 
fliÄAt' : Wi'Pce : 'in •• Ji-iii.^'flrh.r: • fl),p,n. ■• ^^ii.;. : ^x-j"//. = a^a = •f-.j.e.A- 

'|: : Art.t'.'T> : Ul'i/"h •■ f\Öi\.V ■<■■ fl>?»'JI/ ■ ,l'.Ä,A. : //.'Ptie : W/.y. : "7.J|>i.A : 

u •■ un: :■.■■ mh'iftfiai : WiTCj? = oi-tii •■ im: ■■ «»rtiih • nt\"B •. h'']\\.h'i •■ h.vti- 
ti •■ \}i:Mi\ ■■ whr'i- ■ i\nh '■ uu: ■■:■ inf>(i.v ■ hoi-/.y, • An?,rt.'i- = i/ft^'A-i- • 
Oi-M' ■■ Hti •■ aih9"y:"i/,']l ■ "l.ao -■ h'oo- ■. h,^M •■ ^'M-l- • mUW'rl- ■. inh'Yo" 

fli-n/' •• Vi'tx • l-'IAMl •• All.'!- ■■ yicn/.jP'} ■ cH.P.ö»-jPV ■ i.wi\ ■ m^\l^•^\• • hfi^.'i 

;i-> ■■ ^'J/"h •■ ^irth ! ?ii»"V- : WA- : rtnÄ •• on: ••■■ 

2:;. m-nr f:>.o] ow. A. — 2-3. >,nfl»->.] .iuiio-t. o. 



« Seigneur Je^iis-CIirist, envoic l'arcliange Michel, pour suspcndre eii lair 
cette l'emme par Ics cheveux de sa tete, jusqu'ä ce que j'ciitre daiis la ville. » 
Aussitöt, eile fiit siispendue par les cheveux de sa tete, et tous les (ligiiitaires 
la vircnt, pourtant sans voir celui qui la Icnait suspcnduc. Elle criait et 
disait : « Delivre-moi, Seigneur, des dignitaires de cette ville! » 

Cependaut aucun des haliilaiils de la ville ne crul rii Jrxus-Clirisl, parce 
que le diahle avait eudurci leurs coeurs. L'Ap(Mre pria Dieu et dit : « 
Seigneur! I'ortifie-moi dans la lutte avec Ic diable qui s'est leve contrc 
moi. » Pendant que l'Apötre priait, Farchange Michel descendit et chassa les 
esprits mauvais qui dominaient les esprits des liabitants ile la ville L'Apotre 
marcha dans la ville et precha au nom de Notre-Seigneur Jesus-Christ. Les 
hahitants de la ville emhrasserent la Ibi. Aussitöt, il fit descendre cette femmi- 
qui etait suspendue en lair; puis il leur ordonna des eveques et des pretres; 
il les haptisa au nom du Pere, du Fils et du Saint-IOspril. Quant ä la feninie 
qui avait ete suspendue en l'air, il la fit servir dans reglise. 11 gueril les 
malades et ouvrit les yeux des avcugles; les muets parlerent, les boiteux 
marcherent, les demons furent chassös; il ressuscita les niorts, si bien ([ue 
tous les habitants de la ville embrassörent la foi. 

Le denion ful iirite et enlra dans Ic cceur d'un jeune li<unine riebe, qui 



220 LR LIVRE DU SYNAXAIRE. [204] 

fl»?ift/.(? •• ^^^ ■■ rh*pr:.e = a»<i.v?' : -mi»- ■ oifiÄvh = (ofiiF. • a-i: ■ fl)f.n.A" = 

-nh •• mnirfA- •• V^r-fth •• öj^/I^» -Ha •• m^/i-ftc^» j fflA/IHö»- • fl'HA.lvf.^.P.- = 
^.^n<. ■ Ah : rt-nh •■ Ä/l-ini: = h-^i- • ah^ä- •• «'"J^f. ■ ■'/.t = »«Pfh • mm •■ 

•7II.3SV : AHh'^h ■• j?.4'AA ! 1«wA : ^'VA^' : h'i'l- • ft+V.'!' = «"flVA •• "h^iXö 

A ! JZ.n?i ■• flJ-ft'l- : «WJ«V/»'-J- : rt«7(P-|- :;: fl),ft(lA" = CD^H : in-^->, : >7Ch • h,\\ 

fh'Pc.e : mhrfch ■ oocq-.o, : m:i.'(\ ■■ h'^'-ZA- •••■ cn/.»! = .hvcy ■■ <nj?,n.A" •■ 

5. r'KVV (p- fl»l)-n) achl. (). — iL >,..ft" : 7 : .e't i] Kf- ' .R'l>» = Joi'A 0, h.,e^l1fhA : 1 i 
fiii'h A. 



aimait les richesses; il l'excita contre l'Apötre et reuvova vcrs lui. d' jcnue 
homme y alla et se prosternant ä ses pieds, lui dit : v O Imnime de Dieu, je 
possede beaucoup de richesses; qiie me faut-il laire pour avoir la vie eter- 
iielle? )) L'Apötre dit au jeune homme : « Ainie le Seigneur, ton Dieu, de tout 
ton cceur et de toute ton ämc; ne tue pas, ne A-ole pas, ne commets pas 
d'adultere, et ce que tu ne veux pas que les liommes te fassent, ne le fais 
pas ä ton prochain; en untre, vends tes biens ot donnc-les aux pauvres de 
cette ville. » Lorsque le jeunc; homme entendil ces paroles, sa colere contre 
TApötrc augnienta; il lui serra le cou, voulant le tuer. N'eüt ete la puissance 
de Dieu qui lui donna force, « sairit Thuddve, les veux lui seraient sortis des 
orbites, par suite de la douleur de retranglenient. L'Apötre lui dit : « Notre- 
Seigneur a dit au sujel de ceux qui te ressemblent : 11 est plus faciie ä nn 
chameau de passer par le trou d'une aiguillc (|u'a uu riebe d'entrcr «laus le 
royaume de cieux. » Le jeune iioinmc lui dit : « Les paroles que tu viens 
de prononcer ne sont pas exactes; un chameau ne saurait passer par le trou 
d'une aiguille! » A ce momcnt, passait devant eux un homme avec un cha- 
meau; l'apötre le saisit, le fit arrelcr et dcmanda une aiguille t\ un niarchaml 
d'ai^'uilles. Celni-ci, a la verite, voulnt aidrr Fapölre et lui apporla une 
aiguille qui avait uu large Irou. L'Apötre le Ix^nil, Ic rcincrcid, mais il lui 
dit d'apporter une aiguille ä trou etroit, afiu (pic la gluire de Dieu iVit mani- 
festec dans cette ville. Le marcliand execula l'ordre et apporta une aiguille 
ä trou etroit. Alors, l'apötre etendit les mains en priaiil et dit : « nion Sei- 



10 



In 



15 



^2051 2" IIAMLK !) .lUH.Lhrr). 

J^ : -n^rt. : r,n./nA- = «-rt/- : fttV./' : .^CV-Ö : ü,.C.n.A" : W.'Pt: l' : -/„^ : ^^/.^ . 
h«o : ^„1^* : ^,'H.fl ::: mAH : V}^<. : ;h'l/.n = ni\' : ^'>h^ :';,A'JA- : '»'A/ir 

«"" : fli.f.(i.A- : ÄAH - ^i;"Ah : „?.w,A : h-ZH.^.n./a: : hr^h : ./.^ ?.A • w!'P 

r/lTL-^ • nh«» : AhA" : fl»«n,/^ .. ,7.^ , ./p.ov^o.^. . ^^^,,^^ . ^^^^^^ ^ ^ 
ffllDA.?.- : iUaoU.tX : ^'S-A : «AWA- : A-AÄ : ,/'»: : tnaWOan. : rr'm /. /• • 

flH"^ :: inr^rii : hbU. : (IAA'/" =: h'^M.h-n.M: : .(V/Vh/.V : n^n^U : Ä"r> :: 



«AP) a,fd. 0. - 0. fl,.nt] >;.n A. - Jr,, «..At] 0, A, P, BM om. 



(O 



gneur Jesus-Christ, montre ta puissance! « II dit u l'liomme qui tenait le cha- 
raeau : « Au nom de Jesus-Christ, passe, toi et fou chameau, par ce trou d'ai- 
guille! » Alors Thomme et son chameau passerent par le trou de raiguillc. 
L'apötre lui dit : « Passe encore uue secoude Ibis, pour que touf le peuple 
connaisse l.ien /« verite de la rho.se. » Lorsquc les gens .«urent vu ce mira- 
cle, ils eleverent la voix et dirent : « II n'y a de Dieu väilahlr on dehors 
du Seigucur Dieu de Thad.lee, Tapötre. » Ce voj-ant, le jeune homme adora 
l'apötre, la face coutre terre, et le pria de lui pardonuer son peche et de 
prcndrc tuutes ses richesses, pour les distrihuer aux pauvres. L'apötre fit 
Selon sa demande; il lui enseigna la regle de la l'oi, le haptisa au nom du Pere, 
du Fils et du Saint-Esprit, lui et tous les hahitauts de 1 1 villo, et leur donnä 
les saints mystercs du Corps et du Sang glorieiix d,. Notre-Scigueui-; il 
sorfit de chez eux, le congediaul en paix.j 

Ensuite, il alla precher dans le pays de Sorya (^//^/c■); beaucoup re^u- 
rent la lui par hii. HeaTiconp d'alllictions et de tourments lui vinrent de'la 
part des Juils et du peuple. Puis, il mourut eu paix. Oue Dieu nous fasse 
misericorde par sa priere. Amen. 

PAin. OK. — T. VII. — F. 3 ^5 



n :;:. ;i. 



A IHII. Il, 



15 



222 I.H I.IVRR Dr SYNAXAIRR. [20ttl 

Kittf'^ • T<i'|: : CD'f\ö^•' ■ htm : O^A •• HA««. ••: 
rt+A : •nJ.rt.f- •• flHft ■ H1H.Ö»- •■ HA<f. « 

A" : mvnw^ : 'rnfitt, ••■ hin.htt,h.c • ^.9"rh/.v = ^}\A••.•^ ■ a'JA«". .■ «jAr ■ 

^i^r{\^.•\^ ■ hao -. :^/.,e.vi- : ^n. :•: 
^«wv : -ttcn '■ -löMjnj'. • ^fl. :•::] 

[fl)nH'l: : ^Al- : Ufltt ' M •■ .e,e.Afl)> ■ htm ■. JäO-Ö : t\'Pao- : Art-/.<CA : 

a)Vi.<-n,A « n/.h-föo- •• 4'.e.fi> •■ -IVi-'} ■ 9"ftA.> : A'JA<w = "/Air .- h"Tt'^ :•:] 
H'1-rt.'n.h. : hrf\\\ ■ (\]iKSff.'rr ■ *a :•: 

2. Hrt(f.] »<:(f. A. — 6. Les ligiies 6-8 et l'i-lö nc sc lisent que dans P. — 0. Co saläm 
se lit (Jans P et A (sous le troisieme Hnnile). — 'i. hl\y\ = <n"\ ] '»Vrh : »» : >>^.0'V A. — 

10. ."hV? ■ «n.jvai'i:] .ti? : fln«,1,<i:^ A. — 11. «>»'^>iH^ = ■>.S-t!r (/^ >i5'"ir add. A. — 12. hao] 

II«" A. — 13. -ncv'/] -im-riv A. 



[Salut i\ Tliaddee qiii suhit Ic supplice de retranglonient, lorsqu'il fit des 
reprochcs au rielie, au sujet de ses biens et de ses richesses. 11 suspendit 
cn Tair une fcmme qui pechait continuellement et fit passer aussi un cha- 
meau par le trou d'une aiguille, si bien ipie sou miracle a ete ecrit pour la 
poslerite.] 

[En ce jour aussi, est commemoree notre sainte mere Märyäm (Marie), qui 
acheva sa lutte spirituelle et supporta avec patience les epreuves. — (^ue i)ieu 
nous fasse niisericorde par sa priere, dans les siecles des siecles. Amen'.] 

[Depuis qu'clle se fut voilec du vetement des angcs, pour observer les 
preceples du Livre saint, notre mere Marie, qui supporta palicninicut les 
alllictions, a dit : « Lorsque je Tai prel'ere ä un cliar, aussitöt il m'a ete donni' 
une nuec de lumiere (:'). »J 

[En cc jour encore, il convient cpie nous iüvoquions les noms des Sera- 
phins et des Cheruliins. Que leurs saintes lienedictions soient avec nous dans 
les siecles des siecles. Ainsi soit-il.1 

[Salut i\ Yous, Serapliins et CIu riiliins, (jui clianle/. dune voi\ inccssante 

1. J'ignorc ii quelle Maryain se rappurte celtc conimemoration, qui n'est que dans 1'. 



p l'l'l. I). 



t2071 :r IFAMLft MO .lUllJ.ET). 223 

-^n : Mm : Kao. : h» : .|;?V.A"ft : A.+ : AA^l' : m/7/. : hhm?:i:? : H?,^* 

hn^i^i: : Ä/i : fflAn-v ■ ?,rth ■ m .- m •■ .ev-nn •■ A«i.avhv •■ ä-/» .• ex'}/» ' 

nn = tnhhr,^ .• cd-mp-ü/. .• wa- •■ r^n^/- .• hn-^-/- . 0,^,1 .. .,.^.j^„„ , „^ * ^ ^'*" ' 

1. h-V^-o».] >.h" P. - 3. {;,. saläm se lit seulement dans I' et A (au fol. luO, v n.l aui 
omet le dern.er vers. - 7. c-V.-V] O, A, P, BM .... _ lo. *.,.« «. .o1 .^./. 0, A P 
HM. ^ >.^.,^ !.. h^A-J add. 0, A, P. - 11. »,,..„„.] ,,,„ o, A. P, 1^1. - vlu, ^ 
nn] -rm. A. - i',. ^,y, (p. -^^,,.,.) „,^,/ ,„ A, P, BM. -^ .,./.«„,.] ^.^„„ „, A,P, 

les louangcs de Dicu; anges de la fun-., d.-.fend.z mos armees ä l'heure d. 
la guerre et du coml.at, avec la croix que roniient vos alles.] 

LECTiRE DU 3 DK iiAMi.i:: ,10 juület). 

Au uum du Pere et du Fils et du Saiut-Esprit, uu seul Dieu 
En ce jour, mourut le Pere salnt Al.ha Qerlos iC^rUlc) orthodoxe, eolonnc de 
la loietlum.ere de la sainte Kglise chretienne, palriarclie de la ville d'\lex-ui 
dnc; dans la serie de saints Peres, les Patriarches, 11 Tut le viug(-c,uatrieme 
Y samt lut eleve cliez son oncle materni^l Abba Theophile, patriarchc d'\ 
lexau.lrie, son predecesseur. II l'envoya au monastere d'Al.ha Maqares {saiul 
Maran-e), oü il apf.rit (outes les seiences diviues, duraut cinq annees- il apprit 
par coeur toutes les Eeritures. Dieu lui accorda la gnce et l'intelligenceVuu 
teldegrö qu',1 lui sulTisait de lire uno fois un livre, pour le savoir par ca3ur 
KnsuMe. on 1. conlia a rilluslrc p.r,. l'eveque Serapion; il progressa en sa- 
gesse, en science et il apprit toutes lesoeuvres honorees. — Quand il lu( nul-,il 
on tout bien, Abba Scrapio.i Tenvoja ä Abbä Theophile; ce hü pour ce 
ui-c, l'occasion d'une graudejoie; il remercia Dieu de lui avoir douue un 
tel hls. II lattacha ä la maison palriarcale, avec la chargc de toujours uro 



224 LE LIVRR DU SYNAXAIRE. |208] 

A- : 9""^/. •■ w'Vji'. ■■ ^."19* • hn ■• {\/.-n?i ■ 'iffi ■ Y\(\ •■ i.pvA-ft • ai'td.r' 

,h •■ n-l: ■■ "/fl.e • V/*'fh ■■ a)h}\h"f- ' M\n\\.h'(\ih.V. •• UmUP : (DAR ! h«w» 

ti'n •• vf-A" ■■ 1.11. :: mi«v •• Ott ■• evnn •■ (m^tUd. •• h,y.d.l' •■ "^'iH. • h/w .• jp 

9* ■■ Ani'j'f: ! h-n ! ÄH : «feCA-n ■• a/I- = ÄiiiAi- ^ vv'iuo- « mncnV ■■ n.»- ■ hc 
ft'/:.e^ ■• ni-i»"!«:;)"/:!»- ■- offttt • h/iift •• Jftmcrt •■ A.+ •• äA<^T[- •• mm. • «f»*-ft 
T^T'j.e : '\\-i(\h' •■ A^A.u- -• '^')m. •• i't\h. •• ev^.Ä.rt •• *^A'l- : nm/. : h.d„ 
fi'i : n</»'Pi>A.i)- ■ AUfF-M-ti ■ "nr ■••• fl»v» : in-i- •■ hn : a.-»- • ai»a : if 

-}'!: : «Tinf: •• ö»'/"'P/"^ ■• A'ifirn-Cft •• r«'/'*fliT' = «bT^ = fflha-/- -■ Viuf.-f- :•■ 
fflAn •• A.'/»»^'.,n : Äfl»-lli ■• rn/.Tp .- fflrt^^. : h</'>'>n<- « ö»R/.rt • in-h ■ 4» 
.^.ft : iroe+A'/- ■ lii»"l- • fl>-ft|;-f-oi>- : '/,e."7S"'/' • fMfi'l" « fl>?i'/'.P;'V<J.«rö«»- ■■ 

f: ! /»"A = Ärnn.e.^ ii- = oiÄiJA'e = n-iftnh-i: « cD?»fl»-7iioi»- •. twih^at»- .- ?,a ■ ff. 
<<.A'p?' ! Ahcft-f-rt : Yxoi- : ri^'.mft?i •• ?»'/"irj'i: • r\\c •• ia-v^. •• (ohnn-i^ • ■/ 

5. Täo»t : ,*A'] fllööo : ,* ' ü, A, BM : ,* : Tftoi» (s/c ) P. — <S. "T-tn«:] — C A. — 13. -nM- 
.-.t (/?• KCAf-t-) add. 0, A, P, BM. — 15. — rtiii,e°rli] — .p.ö 0, A, P, BM. — 16. irnr.] 
\i-nr: A (= oo;a:' ar. ^|^"). — 17. cfcö] f.^ö^ A. 

l'Ecriture au pcu]ile. Quand il lisail TEcriture, personne ne desirait qu'il se 
tnt, tant on Irouvait de cliarme ä sa parole. Ouand niourut le Pere Abba 
Theopliile, le Pere Abbä Cyrille fut consacre patriarche ä sa place; sa doc- 
Iriiie fut pour TEglise chretienno une lumiere. Quand Nestures [Nesforius), 
patriarclif de (loastantinople, prol'essa son beresie, on reunit contre lui uii 
concile de 200 eveques, dans la ville d'Epliese, au temps de l'empereur Tewo- 
dosyos [Tlieodose) , et ce saint eveque presida l'assemblee; il disputa contre 
Nestorius, le contredit, en Iriomplia el manifesta son lieresie. Conime il 
ne rcvcnait pas de son cyvcur, il ranalliematisa, le maudit et le cliassa 
d(; son si6ge. Ce saint coniposa douze sermons dans lesquels il exposa !a l'oi 
orthodoxe; puis il ecrivit des commenlaires, des exhortations morales et des 
lettres; tout cela est ontre les rnains des lideles jusqu'ä maintenant. — Ce 
Pere demontra solidemcnt et enseigna que le Verbe de Dieu a unc seule na- 
ture et unc seule essencc dans son Incarnaliou; il cxcommunia tou.s ceux 
qui divisaient le Christ, ou qui s'ecartaient de la vraie docirine de la foi 
orthodoxe. Quand il eut aclieve son l)cau combat spiriluel et accompli le hon 
plaisir de Dirii, il l'ul im pcu malade, et mournt en paix, apres avoir de- 



in 



[2091 3" HAMLft (10 JUILLET). 225 

5 ho« : A.+ •• '^mc. • JO : •/^.n'Tl' '■ 'itl'Vl^tl ■■ A/+CT T 

flJ-l-rtnhl" ! tt,hVi • »MI- ■ hCfi'T «] 

tDOH-t .' liAV ■■ Uöi\ •■ hö^.d. ■■ Ä-n ■ ^sn •• Jin-c ■• hAft/:s"ft ■■ a.+ = A 

M-\' : H«7/. : CT"?. : HliV ■ /.Ä'h : AP-^lTJ^i/rft ■■ A.-«' = i^Ä«^!" ■ Mhr^ff:"!. 

in Ih :: Wm.H. ■• «i/T-'J: ■■ ^HH : \\ao : ftV».^ : ir}-|: : ^n : A.+ : ÄÄ«^'/' ■■ Uf'M: 
!>• ■■ h9"ff:"l^lh •■■ (Dh'/"li ■■ hUil • hin ■ i'.-nA : l-^+n : MDA.e.-f : ?,ft/w : ly 
Afl>- •• )nao : ,ftVhV- ■• fl»-rt'|- •• l/?/. ! f?''X ■• 'f'W''\l- •• «nrtT "• flJ^n ■• hö/. 

i. • p-vh-j-^/rft •■ nrp • A'H'j'ii ! hn ■ \\^t\\:*r{\ ■- a.+ •• ää«^/- : in">'i;i)- :•• 

^,-\\ao: y.'^qo : fii{\(n-cf\ ■• A.+ • i\M'l- « Ai^A ■■ in/ • r?"7. •• aiy.tiff:F' ' 

3. 0, A. aBK,hV2 «"»«/hfl^- 0, A. — G. Il1i-n<i : Tir"i.-M-] tlTl'"+;i-|- = -^d«: P. — tlÄ 

V] in.sir"P. — S. m (a. mn-c) rtfW. 0, P. (■> ' : WH ' A). — 8. »iAn-fc'"ft] iiicfn:.e¥"ft : ^lAft-wvfi 
P, BM. — 12. .tth-v-] .ßiiffl'V A. — i:>. iiAn-i:vn] ncn-tr/'fi <> ; ^iAn/:.«"rt P, BM ; iiiA-i:.ev'n A ; 

et ainsi plus bas. — 1(J. ATrflm-r.n] — <n-c 0, P; — Tcrn A, BM el ainsi plus bas. 



meure sur le siege de Marc l'evangeliste trente-deux ans. Que Dieu nous 
fasse inisericorde par sa priöre, et que sa benedictioii soit avec nous! Auieii. 

[Salut ä Cyrille qui s'adouna ä la parole du Livre saiut, selou que Te- 
woflos (Tlieophile) l'avait elove. Quand il presida le concile, pour combattre 
la foi de Nestorius, il compara la divinite ä de la laine teinte eu pliisiciirs 
couleurs, et Tliumanite, ä du fer chauffe au feu.] 

En ce jour aussi, mourut le saint et illustre Pere Kalestiuos [CJleslin), 
patriarche de la ville de Rome, disciple de Yonfdvendinos (/«noc<??u'(?) ', son pre- 
decesseur dansle patriarcat. Celui-ci, au moment de niourir, donua ordre que 
ce Saint patriarche le remplaciU ; puis il lui fit ses recommaiidations, en lui 
disant : « Veille avec soin, nion fils, car des loup.s rapaces vont se iiion- 
trer dans la ville de Rome. » Apres la muri de Yoiiakendinos, on consacra 
ce Pere C6lestin patriarche a sa place; ä cette epocuo, rcgaait Tempereur 
Honorius, dans la ville de Rome. Quand Honoriusl'ut mort, Fimpie Lulyaiios 
(.Inlicn) lui succeda dans le gouvernement; cct cmpercur inlidele voulut 
etablir Nestorius patriarche de Rome et chasser le Pere Celestin; mais Ics 
habitants de la ville repousserent Nestorius, d'oü, chez l'empereur, un graud 

1. S. Innocence I ('i02-417j el S. Cl-IcsUh I (422-432). 



A liil.a. 



O -11. 1). 



22ü LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [210] 

AinU ■■ hfl •■ hAft-/;',"ft :: flJrtnÄ •■ ir/Crt ■ rt.P.fr?' •• ^'it\m^Ct\ " toto .■ ah 

M' • An- •■ Mo-hu ! -ii'A^' ■ h,/i^. •• *«» •■ "ftts' ■ hr"! ' *s.ft •• hAfi'ts" 
flii;n ■• ii^tm : fl)^'.n.A" ! -j •>/"?» • ahhi: ■■ -w ■ jn/. ■• K'»iii..e • -irn •• ^s-ft = 

Ä-"Ä'rt?ft ■ A.+ ■ ^M1' : ll.?i'/ • rn'XlC • n-^Lo- « htltm : i-i-r • ,hM ■■ 
flAn- •■ Ah«» ■• i'tyoy.in • Ji'ronh •■ .e.4"TlAh - mftn •■ V'>'/ ■ M^iVar»- : fljö 
h = h9"at-lh'U •• ^.-nc : w'/'ftA.ii- : eh'Mo' ■■ aJttK^th •■ W ■ um. ■ h'i^l\.!f ■ 'f 

7-/*' " rn>n/. : ivi{[.ih : fl>-n/- ! Ä-f-nr: •• h9"h}f:(\/.-i' • im. ■• hin\.^ ••• ©* 

A'J7/" : A-A.P'i'Y) ■■ hr/i-^,. ■ ai'rtit^iroo' : Ä-K-'/' •■ ©»«"i-CU ! <f..P.-4-.P. "• ö'fl>-?i 

2. An- : Afl»->.1:] An .• «D- (), A, 1% BM. — 3. ■l'.'J.fl : (B.l./J (0,1." : •> 0, P, BM. — V/"ft>. 

M7C] — /.^ 0, P, BM. — (i. n^>i.e. : nrt.ft.->] n^-^f = a. (►, A, P. BM. — 8. Ä—iTtrn] .e: 
y"C^.f¥'fi A (et ainsi plus has). — n.V/] iivwn..t' <>, A, P, BM. — m-^nr.^ loytid. A, P; 
ar. ^Mj ( J!j). — 10. VWJ1..1'] >.fHiV.(^i:.t' (), P A, B.M = A). — 12. nvitu-J ö>-/ A. 



desir de se veiigcr sur saiiit Celosliu. Le saint soiiit et alla dans im des 
monasteres, voisin de la Peutupole ; il y sejounia, et Dieu, par soii 
intermediaire, fit des prodiges et des miracles en gralid noinbre. — l^'em- 
pert'ur iiiipic Julien partit pour la guerre. L'aiige de Dieu, Raphael, appa- 
i-ut a saint Kelestinos, dans uue vision noclurne; apres l'avoir salue, 
il Uli dil : « Leve-tni, va dans la ville Ansokiya (Antiochc) aupres de saint 
Denietros (Ihhnclrius), patriarche de cette villi-; rcstc chez lui, car l'em- 
percur a resolu, cn son coeur, de tc tuer, aussitöt qu'il serait revenu de la 
guerre. » Line fois reveille, .siiint (Irlrstin (piiila le eouvent, accompagne de 
deu.x freres. 11 aniva dans la ville d'Anlioelu>; il y trouva saint Denietrius 
malade; il Ini raeonta tont ce qui lui etait anivi' de la part de Teinpereur 
et resta aupres de lui, dans un des monasteres de la ville d'Antiocln*. — Les 
saints Agnalyos [Ujnarc) et Yunalccndinos {Iiinocence), patriarche de Rome, 
apparurent ä Fempereur inlidele Julien; avec eux se trouvait un person- 
nage, d'aspect tres cfTrayant et terrible, (jui lui dil ; « l'ounpioi as-tu laisse 
saus patriarche la ville de ces /(o/;i/HM.'^ \'oici (pie Dieu l'otera la vie : tu 
mourras par les niains de les euncmis. » l^'empereur dit : « Mon Seigneur, 
que dois-je faire? » 11s Ini repondirent, en disant : « Crois-lu au nom ' de 

1. ü, A, P : » ;i la l'assion >>. 



Pill .r IIAMU".; MO JClI.LETj. 227 

5 n. : h-iA : hhr-i :: fl»ÄrOV"?.?' : r»^.n.A}" : <«.V- • tHhflXVh : AölA.P.V : hA 
Ml'Th : m'lflX : at'tll' «n'HK. " OlJ^fl : V*'/ : 'Jl/*' ; hriVa«' : (OOiMi : 
?i'>H ■• y-dWA) ■■ fl'X*/i<<. •■ »»A?ih;i"l' : ffl<i.V*p : -^(1 .- .e,'"y.'pr;rt : Ji'JH •• e-'flA : 

10 </«"|: « m{ti\ : ,h4. : A?,J|>.li- : A'>7/" : /.hfl?» : A^S.ft : hAft'/.'Tft : WÄT?» = 

'Vn • U7/. : (?"?. .• nh-nc .■ 'jn.f. : oj/ «j-nA}" .• ,inj.n •■ n''/fl..ft = q:/»'w, - «» 
^ö^.ü■ : Tvn^. ■■ 7-n^ • ffl^,.-j"hi;A- ■ AhArt/;',"ft • h»» ■ .ft-n«rTi = 'in • tv 

1^ nc •• iXh'H' •• Ä«il- « fli<f,Vfli •■ e+Oto-ft-/- : flJl>"rtA.|l'ö»- : <wA?ih'J- : ru/.Tj» ! 
A'>rtm-f:ft : fl>-ft'|;-|: : fflKfl>.7|l :: flJli> • 'J7./»' .. f^jr-J : W^'t^ : AihmC-tl ■ 
lOf^.U^rC. : ni: : ÄA • JlV : ^.^f.Cll' : AA.+ : i>,M-1' " mfltt : ^.^P. : ?,^H.Kfl 

2. fh^-'v] y-h A, vW 0, P, BM. — 'i. ntio«. ■. a© ] a.-h-i-^i- ■. w o, A, l\ BM. — '.-:,. ,oy. 
d] — rtft- 0: — rt»«o. A. — 11. <D (,/. ..,fi..e) «(W. A. — (i«hi..k .• v/-,h] iiv = -, (), A, P, 
BM. — 14. -^-^n^] — CA. — 1.-.. K ow. A; ar. ^_^f.~..-«J (au tluel) que 1.- traducteur a pris 
peul-etre pour uii pluriel. — mvnA.v'ao-^ V/li = 9" O, A, P, BM. 



Dieu? — J'y crois, » leur dit Tempereur. — Ils hii repondircnt ol lul 
dirent : « Envoie chercher notre filsCelestin r-t relablis-le sur son siege. ,> lle- 
veille de sou sommeil, l'empereur, lout effrayd, ecrivit une lettre qu'il adrcssa 
ä Demefros et lui dit : « Ne sois pas iäcU coiitre moi, au sujet de Celcstin. 
Je te demande de guider mes serviteurs et de les conduire la ou il sc troiivc, 
afin qu'ils le rctablissent dans sa cliarge. » — Ou.uid arriverenl les envoyes 
de l'empereur, ils trouverent sainl Celestin, et ils Ic ramenerenl ä Rome en 
grande pompe; le peuple vint au-devant de lui, tout joyeux. A cette 
epoque, l'empereur reviut vainqueur de la guerre ei l'Egllse chretienn.,' de- 
meura en securite et en paix. Quand Nestorius profe^sa sou li.'resie, oii reu- 
uit contre lui uu concile; mais il fut impossible ä Gelestin de se rendre au 
concile, emprchc qiiil chiit par la lualadie; il y euvoya deux pretres avcc 
une lettre, dans laquelle il excommuuiait et anatlieuiatisait .\cstorius. f/cm- 
pereur croyait ä la doctrine de Nestorius et y adherait, mais il craignit le 
patriarche. — Quand Dieu voulut donner ä Celestin le repos, aprt^s les labours 



228 I>E LIVRE DU SYNAXAIRE. [212] 

i. 

JlöO- ! ArThlffl' ! fl)j?.n.A"öD- : -J-'J+n- •■ JiA»» : IM" = \\ao : JP.Oh. : -|•Jf^A•l• •• 
" A 281, a TJ-}.!: . ^rtjp' : HH'/: = rt"/!' « hA- ■ >l<»»'>|- •• 'feC A"fl • A.* : AÄ«^'|- •• ^Ül^. ■ 

nrtAr « äA"'J: • fl)n/.h'i.- : p»;a- ■■ rnA,* = K'^äj •=: 

*p 145, b [ rtA9" : A5nAft'/:jP'rft • APVyi'>^.Tft ■• filOO' :;: 10 

hö» : htn>C •■ l'MAV • ?iA : f-rtPo«- ••:: 

4. on»] (»Am 0, A, P; i)A<d. HM. — .e.nh.] .cnin-h. A. — 8. «oA-^^n] ö>A-4"^yn BM. — 
10. AHAAt ] AMAt P, A. 



de ce monde, Yonäkendinos et Atnäsyos (Imwcence et Athanase) lui apparurent 
et lui dirent : « Recommaude tes dernieres volontcs au peuple, car voici que 
tu vas venir aupres de nous : le Christ Notre-Seigneur va t'appeler. » A sou 
reveil, il fit ses recommandations au peuple : « Veillez, leur dit-il, parce que 
des loups rapaces doivent entrer dans la ville. » Apres ces paroles, 11 
ajouta : « Levons-nous et marchous; voici que les saints me cherchent : deux 
autres palriarches et moi, nous allons sortir de ce monde, immedialement : 
ce sont Cyi'ille, palriurche d'Alexandrie, et Luqyäs, ^veque de San'. » 
En disant cela, il niourut en paix. — Oue sa priere et sa benediction soient 
avec nous! Amen. 

[Salut k Kelestiyfinos (Celeslin), successeur de Yonäkendinos (Innocence); 
comme il lui avait predit que les loups allaient elre constitues citefs de l'Eglise, 
lorsqu'il fiit expulse et se tint loin de leur foi, Tango du salut et de la gueri- 
sou, appi'le Hufael, lui parla et l'entrelint dans un songe.] 

J. BM : Luqyänos (Tanis). 



229 



[213] 4' HAMLI-: ,11 JUir.LRTj. 

C.e :: fll»;Afl>- : HlV.-J : ö>-ft/;;J- : hfth : <w.«p,iA.„. : A+.^-rt : «feCA'ft : A.* : Ä 

^»)>r: ■■ -1(1 : n.'/- • )ni:M:n • »/4"JYi • «vc-pft ■• mnf\'ii ■. my.?,.^. -. r:-}irii»' ■. 

■ich?' : hr/^'.'Jirao. : A^S.f^-} : ^fl-feC • r»Pv/,'>ft : iN.e.?- : Itl' : "l/'/J"/;!/' 

10. >,n..(:c] WH-üj: A: h<l : *^ A ar. ..J;.') et ainsi plus has. - m,i.^ : r»}i»fiA.u.] a»,u<. ■ 
9" (), A. P, BM BM avait ä lorigine mir", le w a ete biffe apres coup). — 11. ii".p..«c 
(p. ffliKCP) rtc?rf. A. — ÄT.A] -vo.-» A. — l.j. \9" (a. hf.«i ) om. 0, A, P, BM. 



• A 101, b. 



♦ () 28, a. 



LECTURE DU 4 DE H.VMLE (11 juület). 

Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour est la fete de la translation des corps des saints venerös 
Abuqir et Yohannes {saint Cyr et saint Jean); cola, parce que, quand ces 
saints furent martyrises, le 7 du mois de Yakätit, des fideles apporterent 
leurs Corps en secret, et les placerent dans reglise de Saint-Mare n-lvaji- 
göliste, qui est au sud de la ville d'Alexandrie; les corps y resterent jus- 
qu'a l'epoque de saint Cyrilh^ patriarche d'Alexandrie. Un ange de Dieu 
lui apparut et lui ordonna d'aller dans l'eglise de Saint-Marc l'Evangeliste et 
deprendre les corps des saints Abuqir et Yohannes; il s'y rendit accompagne 
dunegrande partie du peuple; on pria et on creusa. La chambre oü se trou- 
vaient les corps dos saints apparut; on los eniporta eu grande pompe, et on 
les emmena dans l'autre eglise de Saint- Maic, qui est sur le bord de la mer, 
oü on les deposa. La on leur eleva unc eglise, et on fil nue grande fete 
comme cn ce jour. ßeaucoup de paiens sc rassemblerent avec eux ; quand ils 
vireiit les prodiges et les miracles que faisaicnt les corps des saints Abuqir 
et Yohannes, ils abaudonnerent les temples de leurs idoles et leur inlidelitü 
et ils se firenl chretiens; quant au teniple des idoles, le sable de la mer le 



230 LE LIVRE DU SYNAXAIHE. [214] 

h"}'!' •■ vn<. ■■ in-K ■■ ii?,riV)'>.p.r:jp : oii: ■■■■■ 

t\at> : htli'ChV' ■• »»A^h : A'&CA-ft • "IC ••• 

■w ■ M' •■ "icAti • »M- ■■ riÄ-'H. : mm: ■■■:■'] 

[am»!'/: = ÖAI" ■■ Uött ■■ höU. '■ ftbViyil ■ O'A^. ■ Td-ft ■ ö»A^ •■ -J^AJP 

'iii^' ■■ y.D-fi •■•■■ ffl'/>np : i\h'ii' ■■ Ä.*p'B •• ht\i'}bfii •■••■ öJj^.n. : WiA.«!' = f.hA* 
?.nÄ ■■ 'r!f:c. ■ 5'.n. = ^l'^ll.^•nrh.c :•: ewiA* = rtnh ■• mMM • m^,uo<^ ■• h 

S. 'hr'i.Va«-'] 0, A, P — ih. — ö. >,-nA (jO. prius flA9") «(/(i. A et oin. aller. — (i. >,Trt = 

>n<:] >iA : *y-n<. A. — n>.fni ] fi>.A : 7. A. — '•. n.t] om. P. — da»] iioa- o. — n». mn = 

fl : H ] fl>»| : (1 : Ö <>. 11. A.r-fl.f] yt\ ■ A ODl. 



rf'couvrit eu gründe partie, au point (jue son eiiiplacenionl deviiit uno graude 
colliue.. Les corps des saints produisireut des prodiges et des miracles eii 
o-rand nombre et de o-randes ffuerisons de malades. — ()ue Dieu iious fasse 
misericorde par leurs prieres, daus les siecles des siecles! Amen. Amen. 

[Salut, salut ä Yoliannes et Abuqir! Ils demeurerenl caches dans la 
villc d'Alexandrie; d'apres l'apparitiou d'un ange, saint Cyrille trans- 
poi'ta, aujourd'liui, lenrs corps, avec pompe et lionneur, ä röglise de Saint- 
Marc, sur le bord de la mer.] 

[En ce jour aussi, mourut Sofonyfis (Sophoiuc), fds de Kus, fils de Go- 
dolyä, fils d'Aiiiorva, iils de Sedeqya', ipii proplietisa au tenips de lyosyä 
{Josias), fds d'Amos, roi de .Inda. 11 proplietisa au sujet de la captivite d'Is- 
rael, en disant" : « Certainement tout sera detruit sur la face de la terre, 
dit le Scigncur; les homnies et les animaux perironl, les oiseaux du ciel et 
les poissons de la mer periront. » 11 propiielisa ensuitc au sujet de Moab en 
disant' : « Moab deviendra comme Sadom [Sodome) ot les enfants d'Amon 
comme Gamorä (Goiitonln') ; rpiant ii Danuisqo (Damas), eile disparaitra eoiiime 
un tas de ble <>; en elfet ces villes oul perl dans la captivite de Nrdjukadana- 

1. La Version etliiop. de la Bible subslitue ce noiii ä celui d'Ez^chias. — 2. Suplio- 
nie, I, 2. — .i. /Ind. ii, 0. 



i<> 



[215] 'i"- IIAMLK fll JUILLET). 231 

cti • (ohi^tiv • OTiin/. : AVVB : hfl« : n.e/fl>- ! \\hii\i\ • <n?. •■ flJ^.-lv.'JV. ■• »" 
i.'\9' •■ W"\>A\\ ■•■:■ msf.Ji'i: -. oiC ■ mVM' ' l\hy. - 'hM\iif:C. • ao^p.t;tp^ ■.:■. ,„ 

p- ■ A-|.- ■• abhco'l' -i- rn.e.n. •• ä'i'.a-; • ^.-I-p-äjp ■ ,e»nKh. ■ a-i-- ■. au^^tpf, 
[AAr : Ah ■■ Afc"ljPrt ! Jnn-C :•: 

h'jH •• '1-nA ■ h^o-H • h'jHA •• u-vf. '■ mm: •■■■• 

1» "^ ^'h^' hoi-^w •■ -J-vnp- ■ rih'j'/- ■• htiA-f-A • am ■lUn?«»- ■ Aii.«i.tiA = tDn.''y. 
-j :•: ?l^ll.^'nrh.f: • ji'.j^'Vh/.v ■ riÄA'-fö»- • a'JA»» = "ihr ■■ h"Vi «] 

1. hüic o/ii. A. — i>. .e.x ] .KÄ. I'. A. — 15-10. (Oll."*'*] <»il."7V <); uiiuv A. 



' 1' l'»6, a. 



sor {Nabiicliodoiior}. » II prophetisa aussi au sujet de Färes (/t'.v Assijru'ns) et de 
Ninive' : « Je detruirai Füres et je fcrai des ruiues de Ninive im deserl sans 
eau; les troupeaux paitront au niilieu d'elle. » Cette villc tut detruite par 
Eskeuder (Alexandre) le Macedonien. — 11 prophetisa aussi au sujet du Christ, 
en disant - : « En ce jour, je transformerai les langucs de tous les peuples, 
afiQ que tous invoquent le uom du Seigneur et qu'ils se soumetteut ä Lui 
sous un seul joug. » 11 dit' : « Les ileuves d'Ethiopie lui apportcroul di^s 
sacrifices. » Que Dieu iious fasse niisericorde par sa priere, daus les siecles 
des siecles! Ameu.] 

[Salut ä toi, illustre Soplionie, qui as prophetise en Judce au sujet de la 
disparition des pecheurs de dessus la terre, en disant ces paroles : « Sans 
bonne actiou, l'or ne sauve pas et l'argent ne rachete pas ' », au jour du Sei- 
gneur, au jour de la retribution, dont le pleur est ame ■.] 

[En ce jour aussi, on fait la commemoration des aouze petits prophetes, 
qui repandirent la prophetie au sujet du Christ, el la conimömoralion de 
Kiräkos et Bimf-n {Cyriaqiw et Poemen). Que Dieu nous fasse inisericorde pur 
leurs priercs, dans les siecles des siecles! Amen.J 

1. Sophonie, n, 13. — 2. Ibid., in, 9.-3. Ibid., 10. — '». Ibid., i. l'i, 18. 



232 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [210] 

?i5»»A.e<.^A.r •■ Ji^n • A^r^h ■ *a- :•:] 

htm : 6Mx9"i\. •■ r'inn ••■ 

^P- : ^1ll.?iV • n^^;'- : ^A'l- : H'lviV/"'!' = ([± " fl»»iV •■ UV' ■• Ah'JÄC^ft ! KV- 
V- •■ ^»9"4'.^'^.^^ •••• ffl^n ! -V/.?- ■ AÄ.T(?ft ! "/.'P : A.«!' : Wi*Pf:jPl- ■•• amu : ?t 
7H • ff.t-tihYi •• A«».e.-:'.jrv .- htih ■■ XH. = ^li*^«?-/:«»- "■ oniV = fl>-ft'l;'|: •• ■/^,'^S" 
-l- •• fl»*'}^!" : mvM: • Mx'lW.Ki •■ (DttYx'i'lH ■ "i.T = hlMM • Chfi •■ .hVC. 

a«' : li-nA- : hat» • fl>-?i'|: • h.AJPft « flafl ■ ?i9"iiröB- = h<w> : ©-^-f: : Ki^^ 

1. Ce saläin o/». 0. — 9 n.e^] rt.^T A. — 13. m^t^-c] — <. 0, A, P, BM. — 15. .e-nA'] 
.p.n. 0, ,en.A- A, P. 



[Salut ä vous, proplietes d'lsrael, ü vous toiis, qui avcz vu clairement le 
mystere de Gelui qui est et qui sera. Au sujet du Christ Seigneur et de 
son Saint Evangile, vous dites : « La loi sort de Sion, et de Jerusalem aussi 
la parole de Dien * ».] 

LECTurtE uu 5 DE iiAMLE (12 juillet). 

Au nom du Pere, du F'ils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En cc jour, eut Heu le martyrc des deux grands apötres, chefs des ap6- 
Ires, de Petros el Pawlos (Vicrrc et Paul). Pierre etait de Bethsaydä : il etait 
pecheur. Le Icudeniain de son bapteme, Notre-Seigneur le choisit. An- 
droyäs (Anrire)., son fröre, avait ete choisi avant lui. Quand 'Pierre cul (He 
clioisi, il Tut etabli chef des Apötres; il continua ä scrvir notre Redemptcur 
jusqu'au temps de sa Passion. 11 avait la foi, un zele ardent et ramour 
de Nolre-Seigncur ; aussi Notre-Seigueur l'elablit chef des Apötres. Lorsque 
ceux-ci ötaient divises au sujet de notre SauvfMir, Ics uns disant qu'il etait 
Elie, les autres qu'il etait Jeremic ou Tun des prophetos, Pierre confessa 

1. Midi., IV, 2. — Is. II, 3. 



In 



[217] 5'^ flAMLE (12 ,11 II, LEX). 2:« 

i\ •■ hat- ■■ bhT'l^.^l' :•■ m-i'hr'l : ^.^."'Wao' : AW-A"<n»- : hin : jC-flA : hi 

■t • at-hu ■■ "nCMtx • a)/\^ -. hiw.h-nih.c. •• Ax^at- •.•• ^"7// • htil-nöP •■ hin. 
'^w■A-l- • >nn..ev ■ -ii^/Ar - mrtnh ■• fl)-ft'i;f.oD- : nriö»- •■ A?t^ti.?,v • ^.efrft .• h ^"" '' 

t:ft'frt ■ H'J"rt4'A ■■ fl)"7.r"öo- : h-Ml-yi : ^rliH-n •■ H^.j?.i!"V»A«J-- : (Oh-Ühao- , 

-/•;ii»'V.-|- : (Don-iY}/..'!' : «,n^.'/- : H/i.^.l'V-A'l"- « fllÄrh«?. : i:»»Ahh;i"f • ffl 
^i?»OB- : 'Vn • «wy^.JP'V'} :: OJj?!? : A-^C^ft : (D'Hll-ao , A"'|: : flJ-J^A : HA 
10 flj'4' -• H'!- := 

[ fflhi^'» : nh : »n/. : Cl. : ©"/flT : -"kn : ^^f^-i : Hf/fl. : "Hl : ?.■[-. t-fi miAb 
h- '■ t^Knl- ■ fflhArh : nOfl.^ : .*A : ^-JH : ^'flA : nO"/-} : «D^hC^'J : htl 
im : A"ö»J: : ^'r\U:9'aO' -. fflHOT|[A"D- ■ M\'H' -V- (Dil^ : flTO- • f^A : hl 

H ! e^a»-Ä- ' öhA'^p. •• hh(\'i • XA : öOT^niv : «D^nc: • j?.n.A- • h^i.'i ••■■ mi- 

1. fflth?" : ^f:'^2 — "»> •• n* 0, A, P. — 7. J.Ä'C«-] A — WöD-, A ow, — 8. k] 

Ainsi A, 0, A, P: BM g. — 11. Ce qui suit jusqu'ä p, 240 (224) 1. 11 ne se Jit pas dans 
P. — 13, Air-V* ow, A. — 14, n Ui. fio»>, ) flo'rf. BM (ajoulc sur la ligne), — 15. ■>,?» 
S"* ] — m'V 0. 



safoi devant eiix tous, en disaiit ' : c Tu es le Clirist, le iils du Dieu vivant. » 
Alors Notre-Seigneur le proclama bienheureux, Tetablit pierre fondamentale 
de l'Eglise chretienne et lui remit les clefs du royaume des cieux. — Apres 
avoir re9U la gräee de l'Esprit-Saint, du Paraclet, il alla parnii les loups 
doues de raison de ce nioiulc, les infulclcs, et preclia le nom de Notre-Sei- 
gneur Jesus-Christ, crucifie; il convertit des peuples innombrables et les fit 
entrer dans la foi de Notre-Seigneur le Christ. -— Dieu fit, par son interme- 
diaire, de grands prodiges et niiraclcs qu'il est impossible d'evaluer. II ecrivit 
trois' epitres qu'il envoya aux fideles : il dicta et expliqua ä Marc l'evangile 
connu sous son nom. 

[Ensuite il entra dans la ville de Rome et monta an grand theätre oii les 
dignitaires se rasseniblaient; il cria ä haute voix en disant : « Ileureux les 
misericordienx, car ils obtiendront misericorde », avec ce qui snit de cc 
passage de l'Evan<jile'\ Les quatre colonnes de marbre tles quatre angles du 
tröne, au retentissement de cette voix, dirent : Amen. Les personnes reunies 
entendirent aussi cette voix. II y avait la un homme possede du diable depuis 
soixante-dix ans''; ä cet instant le diable le fit tomber et sortit de sa per- 
sonne, en entendaiit la voix qui venait des colonnes de marbre. Lorsque les 

1. Mallh., \vi, l(j. — 2. BM seulement « deux », — 3. Mattli,, v, 7, — 4. O : treiite. 



234 LE I.IVRE DU SYNAXAIRE. [2181 

An : fflin. : ^0 -n : ii-Ji-- •■ m: -v- athnt •■ ihe-s. = -vn-/. •• h^/« : y.itK- ■ w- 

'I- : HhAn-i." •■ i'P«'. : h«» •■ ei/n : An/" •■ mwh'iv • HhAoi-- ■ n-j* •• öj-I'^ lo 
h/. •■ '/"t\/\ •' 'n^A.'i: •• h««» ■• e'whj', ■• n-nii-'i •■ vic •■ w-ThtiA" •■ -rihrt.-!: s rh-c : 
n;h'i: •■ hr^\\ ■■ Ä.Trvft = .ei^-J-. • Ah « »nÄvh ■• -vn = jt-/" •• wi+nA- : non. 

A^ ! njh:^ : VI/. ' (o-imA- • ©A'^./' ■ -wv •:: rD-in,A- ■ hön : >^hi]\M ■ '>A ' 

4-5. l\-}n-U : 1tA9°] "iAoi. 0. — 5. A>^^-V] >^ 0. — 9. OD-»"Jr-->] — •/: ü. — In. i^s^r'A 
!h] ^/'-/li 0. — J4-15. rD>,M'^ftA>] — ftA'O. 



di^nilaires eiilendireut ccs paroles, ils furcnt saisis d'un oraiul cfTroi ei 
rentrerent, etoniies, dans lours maisons. L'un des dignhaires, qui s appelait 
Oawstos {FauslHs), se rendil aupres de sa fcmme, appelec Akrosyä, et lui 
racoiita ce qui etait arrive et comnient saiiit Pierre enscignait (luil fallait 
abandouner Ic moiide et avoir pitie des panvres; eile aiissi, en cntendaiit ces 
paroles, cut im reveil d'esprit et dit : « Cette cliose est bieii admirable. » 
Ensuite, ils promireiil toiis dcux de faire tont ce (jue Pierre eiiseignait et ils 
distribuerent toutes lours richesses aux pauvres et aux indigents. 

Apres ces jours-la, le roi envoya chez lui, chez FaiisUis, un messagvr lui 
eujoiguant de veuir, afin que le roi put conferer coiijointement avec lui sur 
las affaires du royauuie. Quand Oawstos apprit cela, il en fut tres attriste, 
parce qu'il n'avait plus de richesses ä (Ininicr au roi, ui de provisious /wh;- 
s'ploiqner et sc s<iui-cr. II coniera longuement avec sa feinuie., clierchaut ä 
trouver Ic moycn dr sc IJirr d'cnibdiTas; sa femme lui dit : « \'a et que le üieu 
de Pierre to donue bon succes! » 11 se reudit aupres du roi qui raccuoillil 
avec orande joie, et, Irois aus apres, il s'en retourna chez lui. 

ür, Yoici (lue daiis l'intrrralle ses deux enfauts ctaient morts; sa femme 
crai<mit de le Ini dire ouvcrteuu'iil ; eile feignit bcaucoup de choses vraisem- 
blables, vour juslificr rabscnce des cn/diils, iiiais d hi /in, olle le lui dit. Faitsliis. 
en apprenant la chose, l'ul lies triste. Elle lui dit aussi : « () nu)u nuiitre, 



[219] 5' IIAMLK (12 JUILLET). • 235 

hd" : i\Ki\\.h'(\.h.i: ■• flJÄAf- •■ '^n •• hiw.h'ttih.i: ■• nT(\ö ■. A-n •■ mao^h .- .4» 
ao:)"i : nnf-A"«»- = ?iA •■ rt'/'o- : rtnri»?' •• Mtxn\\.htt<h.i: • föö?i'/"?,A = i'i^' 

5 h. : öi-h'l-- ■ «^A.J^"}rnrt : iltiV = /.Ä ^ •■ AllJ-l: : Wi'PC.e : «»'/IC." : Ä-TtT/I •• W- 

H : fjm •■ rt"?? ■• n/";j -• iDha>^.V' ■■ ffoi^t-hv-'i' •■ "itt'M •■ H^.t'.p.A{''o«" : y.i: 
fli'}^. ! /.?»? •• chP = Ä.'r(?A • hrAA ■■ <>nf ■ h-n/.. : AhTii?»/- • wa> • 

in *.e.A> • fl»'}ÄV7i'|- •• '^fier •■ mcM ■■ f.«»«,' : tthrfiA ■■ «l'ftl" : HJPA'ICÄ, ■ H 

fl>-A/- •• ^p.'/jiroo- •• htiy.v-l' ■■ (DW-jp"}«»- ■• i/JiA-1" ■• rD.e.-nA- - -n^ji-l- ■ h"}!: - ^ 
15 ^Ä-QTK • HJ^nii. •• nhr:/»'Vi. ■■ m/* = A^^iL^-nr/i-c : ?.iii.h : ^.-Jhnrl- ::= ■Vi.r 

/. : -P^n.'/ ! ^';"Ah ■ K"7Ah V :•:= /-^./"«li. = ^XTlIhJ- ■■ lr/A-<n>. : ^.^j^. .- \i\t^ : 

10. •>.e.ni- : in Hill. O, A. — il. >.!r'\ii] V/H.>.> <). — 13-l'i. y,oii.'] "lOp. 0. 



öuppliuiis le Seigiieiir! » Us le priercnt avec ardeur; il viiit, an ndciidit luie 
voix qui disait : « O Qawstos el rrUi' qiii est 1a fenime! puisquc vous avez 
accueilli li's paroles de Pierre, mou disciple, je vous rends vos enfant« 
vivants. » 

Aussitöt, leurs enfants ressuscitereiit d'entre les morts et tous ceux qui 
apprirent cp niiracle loiierent le Seigueur. L'iin de ceux qui ressusciterent etait 
(Jalementos [Clement), qui fut le disciple de l'apötre Pierre, auquel Pierre 
revela tous les mysteres qu'il avait vus, et auquel il raconta comment il avait 
vu Notre-Seigneur Jesus-Clirist, montant au ciel avec soii corps; il lui remil 
les livres secrets que les autres geus ne doivent pas voir. Ce Clemeut fut 
ordoune par lui metropolite, et son frere fut ordonne diacrc. 

Pierre eut aussi une vision moutrant la grande gloire de noU-e niaüressc ä 
louö, la saiutc et pure Marie; il vit un nuage, semblablc ä un arc, qui se mon- 
trait parmi les nuages; au-dessus, etait uu taliernacl? de lumiero, au ceutre 
duquel la saiutc Vierge Marie, Mere de Dicu par la cliair, elail assise, eu- 
touree d'angcs qui portaicnt ä leurs mains des epees et des lances de feu et 
disaient : « Tu es heureuse, 6 vigne cherie d'oii germa la grappe du salul ; Tu 
es heureuse, ö taberiiacle, toi dout Ic sein porta l'agueau de Dieu, le Seigueur 

1.0: il de lui-mC'iiie ». 



A lOL', Il 



236 I.E [JYRE DU SYNAXAIRE. • [220] 

n>?i9".e.'V/.'H : hl/l" •• h'^W.h'i • AÄ.T(VA ■ h^/" ■• .e.finV) s at-M' ■ WA- •• >»i) 

n : »nc •■ n^•l^'lmi!. ■■ A.PÄ. • m-^n = im. ■■ K^iihti ■■ <»:"'n • aä-^ :•:: ©nÄrh 

•i: ■■ ?ii»"()A:i-1- •• h'JJi ■• Uli" ■■ .e.Ä.A. • am/. ■■ Ä.PÄ. • /'^.-f- •• F.oot,- . ^^yj : 

- o -.. a tom^SA' : M)ti,\h • Tm/lA- ■ rt'i".<'h-1- ■• ?i';"rt'^^. •■ hrth • r^:C. ■ müh" - at-ti 

'BM75,a t;»' = ^'/•«^A.irö«»- ■ AWA- : ^-jn«^!' : iihcnöl- ■ h^c '• wv/A' • höVV' ■ toh 

,ei- ■ rHn'\^ •■• öJ,p.n.A" ! Ji'JA ■■ Ä.e»hc:Ä- = fliÄ,.e.nAd • Hcvi-n : mUdn • Äfl>* 
/» ■ /»'A •■ ?.'>H • jL'.nA : ]\hn\\.hi\,h.c •■ h'JÄvii : Ä.,ecw-A ■ rtn?i •• ö»A9"'J •- 

H")»- • *A ■ |:7.H. : mAAÄ<»-/' = *A = »»i = .fth.9"C • hbi\ö'\' ■ -in : llVh • h 

2. >,-jn.>.> (p- ffltvv/) «tW. 0. — ii^-vnrt.'/] — i> 0. — 7. >,y"öA;J-^-] — öa^- A. — 8. n 
v.:h'f Olli. A. ~ 10. ^Ä. ] (^w. >><). — 11. ^7,"/ll.>l (/». w.p.n.A") add. 0, ^iIht, «rf^f. A. — 

lo. fflAftĩ-/"] fflllX ' 0. 



des Seigneurs. Rejouis-toi, 6 Mere lumincuse, Mere de la misericorde; 
reiouis-toi, ötröne du salut, sur lequel s'assit le Dieu des Dieux; rejouis-toi, 
ö maitresse de tous les humains. » Lorsque les anges eurent acheve les 
salutations ä la Vierge, Notre-Seigaeur Jesus-Christ hii apparut et lui parla, 
sans que personne en dehors d'elle süt ce qu'il lui disait, et, aussitöt, la 
terre trenibla. Pierre vit aussi des mysteres inelTables. 

Apres cela, Notre-Seigneur donna ordre ä Pierre de precher dans toutes 
les villes. 11 preclia le saint Evangile; il alla au bord de la mer et enlra dans 
unc ville qu'on appelle lyope (Joppe), dans la ville d'Im;Uius (Ernmaiis) et dans 
Ledya (J.ydda). Un jour, pcndani qu'il priait dans la ville de Joppe, un nuage 
de lumiere l'entoura et une nappc, qui s'etendait du ciel ä la terre, descendit 
sur lui; des etres ressemblant k tous les quadrupedes et oiseaux et des 
etres ressemblant ä des porcs, sc trouvaient sur cetle nappe. Une voix Tappcla 
du ciel et lui dit : " J^eve-toi, o Pierre, tue et mange. » Et Pierre dit : « Je ne 
tuerai pas ni ne mangerai ce qui est inqiur. » La voix Fappela une seconde 
fois et lui dit : « Ce que Dii'u a dcclai'c' pur, (pu; llionime ne le rcgarde pas 
commo souillc. •> H cnlendit cette parole trois fois, et, toutes les fois qur la 
voix l'appelait, un doigt moutrait cel aninial ressemblant au porc. La nappe 
s'eleva et disparut dans le ciel. Piern- fut ctonnö de ce qu'il avait vu ; il 



iii 



In 



'"'^ 5« IIAMLft (VI JriLrFT». .,.„ 

»l-i: : im: : mauy,,n-i:v .- A?.- - oh> : «,.rt,:;^ .. „^»1^ •■ Oft«- •• AhrV.^-: 

A..7- : H^,„> : ^,",: : .^^«^.,. .. ,^ , .. ^^,^^ . ^,^,^, ^ "l^;''- ^ 

ffl'P'4'.l.fno... : -in : «^A^^e, : rD^flffl. : ^^rt../-««. : fl,?.«„.^.,:j, , ^^p. /.^^ . ^ 

0. - 89. rtv,cn4.n] A>.^„.>.> 0. - JJ. „^^>] _ ,T, BM. - ^^;,] ^^,, 0. 



compritpar 1. ,..„ .... accueillir les pa.ens qui se convertiraient au Sei- 
gneur, et il en park aux Apötres. ses freres. 

Ensuite Pierre et Jean entrerent dans la ville d'Antioche, comme le 
Se gneur Jesus-Chr.t leur avait ordonne; il envoya pröalable.ent Jean ä 1 
porte de la v.l e pour connaitre les nouvelles de la ville; Jean interrogea d 

mechants qu. ku adresserent des paroles injurieuses et voulurent le tu 
11 s en retourna, en pleurant et en etant irrite; il dit ä Pierre : « Si ces mise- 
rab e, ^ ^^„^ ; ^.^^^^^^^^ ^^^ ferons-nous en presence des reis 

Chnst. Comment y enseignerons-nous la foi? » Pierre lui dit : « O mon eher 
compagnon, ne sois pas tronble ä cause des diseours de ces gens-ia et ne 
t attnste pas, car Celui qui nous a amenes de Jerusalem jusqu'id en une nuif 
aors qu-nne teile route den.ande vingt jours pour -a ^arlurir . Zl, 

Clan, la^ Ile et y precherent le nom du Christ. Les habitauts de la ville et les 
pretres des zdoles se rassemblerent eontre eux, les frapper-nt durenient les 
outrage,-en, et les raillerent; ils ras.rent la n.oiti. des'd.eveux de lert.Ie 

clemanderen au Seignour ,1c leur venir en aide; Notre-Seigneur Jesus-Christ 



ommes 
er. 
mise- 



16 



238 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [222] 

^ll.X•f^rh.c • \\oD : ^,cjp. •^öl>• : athMCh?"»' .■ h'^n.M ■■ \\cf\-f-fi ■• hsti-ii ■ 

'T^-ClJ- : flJÄ.-l-'MIV- '• htlfm •• M •■ UAfl>- •■ l»"ftA.ho»- ■■ htiil ' 1A4"h ! "JA 

AWA- : rtn?« •• r\?A-hWn • o-fti- •• n.»- : hf:ft'/:.e'}f •■ ©.e+c-n : i^p^ •■ tth 

P- : Mih'ih ■■ ,e.n,A" •■ JP"*'/" : m-fH- ■ Aj^A.h : ft-Üh '■ H'il • VIC. ■•■■ fl>J?.n.A" ■ ?• 
fh-itl ■• K-J'-itlC : hri,? ■■ htltm : A.«!' : rfi'PCjP'l' = h(>n = mH'!: ■ ?i9"^A :•: 
CD^/. : Äfll-A"ft • '^n • rt-nh : h'i^KF •• ffl'-'i''?/. •• l^ftA.I/'ö»- : 11«^*.?. • ö» 
?i<wjyive : \{im : fl>-?j-|.- : (P«roAh •■ «l/'-f" : fl»<</KTh?'ö»- = aim{\^:9*aO' : öl-^n^l 

*A 103,,,. (IUP : -lixT/.-]' • (oao'iTn/,.'i ::: mhiH- ■■ hfi^.'i'l' •■ rtfl>-<:'} ! HlmAS. : *?i9"h 

:i. wh.li-ii'/- o»i. (>. — 'i. -vwirt] /"öci- A — 0. ii-nr:] ww-m. (). — (i. m^+c-n] myb' 
A. — 13. rt-flh] tn/.O. A. 



lern- apparut, entoiire de Cheriibins et de Serapliins, et leiir dit : « O 
I'ierrc et Jean, ne craignez pas et ne soj-ez pas tristes, car je serai avec vous 
jusqii'ä la fin du monde; ne vons etonnez pas de ce qu'ils vous ont rase 
li' milieu de votre tcte, pour se nioquer de vous, car ce sera pour vous un titre 
de gloire et une Institution d'honneur; ce sera le signe distinctif des membres 
du clcrge et de tous ccnx qui serviront dans mon eglise et ofTriront mon 
Corps, comme vous le faites niaintenant; au membre du clerge qui mourra, 
portant cette couronne sur la tele, je lui accorderai le pardon de ses peches. » 
Apres quil leur eut dil cela, il nionta au ciel dans la gloire. 

Paul vint cnsuitc, par ordre du Seigncur, et Pierre et Paul se rencontrercnt. 
/V//(/, en voyaiif Jean, Inj dit : a Ou'est-cc que les liabitants de celto 
ville t'ont fait? y Jean lui dil : « Nesois pas surpris t\ mon egard, car le Prince 
des Apötres aussi a cette l'orme, rouiH' de cheveu.r. » Paul alla vers les habi- 
lants d'Antiochc; il parla avec eux comme il voulut, et lit scmblant d'adorer 
les idoles. Alors, les habilunts de la ville dclivrercnt sainl Pierre et saiiit Jean, 
les amenerent et les interrogerent sur leur dtat. Saint Pierre et saint Jean 
leur dirent (pi'ils etaient disciples du Cdirist, et ils firenl des prodiges et des 
miracles : ils ouvrirent les yeux des aveugles, iics tols du sein de leur mere; 



10 



15 



f223] 5« IIAMLE fl2 JUILLKT). 23^ 

M',hlfi : r.*<- ::•: fll?,->H : PW.fl».f: : *.?.ft - nT-T'^ : /.hfl : rn«, - HiVA 

A- : ^.P/h. : AhCn-f-ft : ^.JCDJ: : -^fl^h - fll^^fLAh : h- : ;.^.,. .. ^.rt-C : J, ^'A ■ 
hnMhn,h.i: ::: fl,,H/ : fl^?,.,: .. „»j^ , ^^.^^ . ^^^ . ^^^^, ^^^.^^ 



ils ressusciterent egalement le fils du roi, trois mois apres sa mort. alors quo 
son Corps eta.t dejä decompose; quant au roi et ä sa femme, ils parlerent avcc 
Paul et embrasserent la foi. Pierre frappa Ja terro et l'eau en jaillif il 
bapt.sa le roi et tous les habitants d'Antioche, au uom du Pere, du Fils et 'du 
Saint-Esprit, et ceux-ci bätirent une eglise. 

Apres ces faits, les fideles de Lädoqyu i^Laodu-cc) lui firent savoir 
a sauu Pterre, que le rteuve Qisäros avait englouti beaucoup de per- 
sonnes a^^c leurs champs et leurs betes; il leur envoya son bien-aime 
Jean. Pendant que le saint etait en route, il rencontra un agneau (,ui sVlait 
separe du troupeau ; il l'envoya, en lui disant : « Va pres du fleuve OisAros 
et dis-lui : Le d.sciple du Christ m'a envoye vers toi; il te declare que tu es 
enchaine par la parole du Seigneur. . Cet agneau alla et fit comme Jean 
ic lui avait ordonne; alors le fleuve s'apaisa. A la -ue de ce n.iracle un 
nombre immense et incalculable d 'infideles embrasstrenl la foi Jean 'alli 
ensuite ä la ville de Rome, y precha et y opera un grand nombre de mira- 
cles; il vainquit Sem'on {Simon) le iMagicien, qui lui resistait, et le fit lomb.'r 
du haut de la region des vents. Gräce ä ce miracle, beaucoup de personn(.s 
embrasserent la foi; les concubines d'Akarpas (Acjrippa.), prefel de la ville 
crurent, converties par lui, et observerent la chustetö; plusieurs femmes 



240 LE LIVRE DU SYNAXÄIRR. [224] 

hl- • nhM- ■ /yhfi\:i-nv-fi • hi:i\ ■■ n/^' ■■ -W ■■ Ä.Tj?ri : hin •■ •l'whi? : 
9* '• »/.hn ■ ührm.Wi ■ "hiM •■ .i'.ricn-?, : at-tii- • wie •• ahrfiA ■■ u?h'rc ■ + 

n : HA.<f.'l'Ä"h :■• m^n,'/ ! 'l'wjL'.rn •' •'in •• mC •• m^lt^in»' : A^:^fl»- ' W-A- •■ HIO ■ 

(Dftn : Ph •■ (O'h'i- ■ im. ■ ci. ■• /.hn -■ tx^at-n-'ti • w»'Pcjp = fl»-A'i;;i- « cd 

^AJP : «|>'-A+"-A.'|- ■■ Jx'in ■■ ^.nA : htlfn> ■ hlll.?»? •■ ^.PfrA ■■ hcA-f-A ■ J-rt* 

:i. AhA.-J-nrfi] AhfD-'i-nffi A. — 4. ^.v>i] .rix 0. — il. m (o. »iv-) "w. 0. — 12-14. (n(>n > 

Ph — <n>,;ill] : wen ■■ 1X9""! •■ tWHh : h'.iV •■ o, A, BM. 



s'eloignerenl de leurs maris. C'esl pnurquoi on confera, afin de le tuer; 
mais la femmc d'Altäbyos ', ami du roi, envoya un message ä Pierre, lui 
conseillaiit de sortir de la ville de Home; les freres, les fideles lui direut 
aussi la meine chose. Pierre y consentit et sortit seul de la ville, ayant 
* change d'habits, pour ne pas etre roconnu. II renconlra Notre-Seigneur (jui 
enlrait dans la ville f/e Rome, ayant Faspeci quil lui connaissaitjadis; il Tadora 
et lui dit : « Oii vas-tu, ö uion Seigneur? — A Rome, repondit Jesus, pour 
(Hre crucifie. » Pierre lui dit : « Scras-tu douc crucifie unc seconde fois, 6 
inou Seigneur? » Pierre se rajtpcla alors ce ([uil lui avait dit autrefois : 
« Quand tu seras vieux, un autre te ceindra et te menera oü lu ne voudras 
pas". » Aussitöt, il retourna ä la ville el raconta aux freres tont ce qui lui 
etait arrive ä propos de Jesus-Clirisl, et ils cn fureut tres allristcs. 

Lors([u'il entra dans la ville de Home, ily renconlra l'apötre Paul. II [)re(lia 
el enseigna; par lui bcaucoup de citoyens de llonie eurent la foi. L'enipereur 
Neron le fit arreter et onlonna de le crucifier; Pierre demanda avec inslance 
(Uion le crueiliät lu t('le eii bas. a Mon SeigucMir Jesus-Christ, disait-il, a ete 
crucifie deboul; il est juste que je sois crucifie la li'le eu bas. » Ouand mi 
le crucifia, il prouonra aux fidöles des parolos de vie et les forlifia dans 

1, A : Kusel)C (All)inus). -— 2. Jean, xxi, 18. 



lu 



P25] 5- IIAMLP' 12 .UMl.I.F.T . 241 

[rtA9" : Ah ■ A.T(?ft : •/•A"?..f." : 

?i'}H • •/•/.«»•<> .• 'VIV, : A«BA?.}T/- : Tnr.fl-f'tl : («A.f.- :•: 

Ä»» : AA.h ■• flJ^»| : 'pyi'il : flhÄ" :!: 

ffl^»«. : AU+ : Ä4'V-M1 ! nd.e.' :•:] 

flJAfl>-A-Art : Jl> : nhfl. : hf.lhH'R : hmF. '■ 'n'i,?9" : -f.^A'C ' «A.^ : rf.^ 

CT.-!- : C?'^7 : OnÄ. : «jn^f. : hli- : ^AAA : H^^.C/J'/:.^ : W",7.A : ^Alvh. 
M- • HÄ2 -• «i^, ! ,Jfl>-.e. : KVTl,{,o ; mrfk-h :•:] flljlj : '^?,{>"/. : fl/hT : ^^^ : 't' 
^'K : n?»-}'/:^'/ :: flljl>. : Afl.P.hl- : «D'/.ftrV^ : ?,A : hr",- : t\hy.VArao. : AJ, 

1 UV'/- ." (0?,,hd. : A-'|: : */«i\,-h«i:'/- : (IhR.«- : 01^ HU : \\in, : .ft?,A(?fl»- ■• Aif-A-O"»- : 

4. H>...e+n«>,] - +.n«v, p. (A nKl-'). - 8. fl.Afl^/>»flrt] mnnt •• öa^ : nöa. P, «. =*.•>,: 
njr-, = >.-, = .M.f, : Affl-A-n = AO'/ = öv^^- = (A : ncn-pn = wa = ö = «aV = <»,",„ A) = .»"vn^t c 

'■".•fc = mviöd : .-»c^-il)- ! öDcr^ : ffliUV = V.J.'»- = fl»>,C9"T» = fflllVfc : J^rD-A-ft ( A. »•» 0, A. — '.). || 
•1r-C^"%u.] iinv A: (ffixo,.». _ „.y^A-j, din. <i.i2i o/i,. P). _ y. «.^^ o/». P. - i. m („ +9^) 
«rf^f. 0, 1». - 15. ft.4.3 A.,n (), A, P. - l... mxw./.] - 4. A, A. - n>..P„.h] - e-,.,,- (). A. 

P. — »Min] A. A. (» ■1I}C. 



hl foi orthodoxe. Puis il reniit soii iinir eutre les mains de Dicu. (hu. Dieu 
iious lasse misericorde, dans h^s siecles des siecles ! Amen. 

[Salut ä toi, n Pieiro, In disciple! les paroh^s de doute et d'ii.lidelite ne 
t ont pas fait desesperer, lorsque tu couiais iulrepide poiir- le service du 
Christ, ie Fils. (^)uan.I tu etais jeuiie, tu te ceiyiiais toi-inrrne d(' ta mui.i, 
inais lorsque tu ins viciix, uu autre t'a eeliit.i 

Quant ä Paul, il etait juiF .je la lril)u de lieujamiü, pharisieii, lils de pha- 
risien. ^Ses paients FavaieiiL appele Said, uom (pii s'iiiteiprete iloinir. cnitti. 
C'etait un jeunc h..niine heaii et grauieux, a la stature droite, au huut 
i-ouj-e pominelL-, eomuie l'ecoi'ce d'uue grenade, au visuge inajeslui-ux, au uez 
releve, aux ycux /kj(V,s- commc le collyre d'anlinioiue, aux joucs couleur de lose 
et encadi-ees d'une barbe fournic.] II etait docteur de la loi niosaique et pleiu de 
zeh' pouielle. Les fideles (pii avaieut regu la foi des Apötres le redoutaienl beau- 
eoup, ear il avait obteuu du grand pretre des pouvoirs; celui-ci lui avait ecril 
de sa niaiu et lui avait doiine rordre d'euchaincr luus oeux (pii ixvcheraieut 



•J> i'jü, Il 



A lo:{. I. . 



242 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [226] 

fl»-4- ■ at'ti'l' • ^-TV • lh9"in/. ■• A.e<.^A.9" ■ 'Tin : m/. • ?."7ft* •" rDrt/.+ : aöA. 

^a>-A : «^fl»-A « Ai>"'}-"h ! '>rtÄ'?.3r ■■ ^.-nÄrth • ///.K- ■ to-hi •■ 'l''ri- •• nA.,"h ■■ 
fli^,tt.A" ! »»V- : h'ii' ' ^^^^ll,^ ■■ flj^fl»-/*'^ •• m^.n.A" : ä> ■ m-M' •■ Kvth 

ue : f.V9<-h ! HJMfflh •• i!-7nc •- lofinh • Ä.e<.^A.i'''rt ■■ 9"t\ü,ü- = *o«»- = 
©.eÄ-rhi. : vir? = m^An • n?.d.M- •■■ (o-i'-iA^h • fiaf-fii ■■ h'J"?:c. • flj?i'}H •• \i 

rD>n<'. : nue ■ i^A-rt • ^A'^ ■ h,f.nM ■ mh,y-M: ■• (oh,y'd.h, •■■ wjm- = Ä-nh 

i: •• rth-'h •• Ml- ' i'.-nA'P : cVdl- = ro'l/*'/»' .• niLI- ' ^.ih)\ ■ Hfl«"»- : ^fl>-A ' 

fL • w-A- • Hin/. ■ ^Vhp : ■s.n • ^s-^s^h : (\h,?<fit^r ■■ mmwi, •. hM-nvAr ■■ 

a-W •• A.* '• JlUV'l" ! »oX'Ä : \\ao i f.tff^iha»- -. AW-A-o»- : hA •• ^,fi.lO'li' •• l\ 

2. iB-ftt] II o, A, l'. — .1 *rt] +A A, P. — 4. +«-*] vr^- A, P. — ^ 5. >.>,^ ] >.^ ' 0, 
A, P. — ü. -^ftÄ-^] — Äi 0, A, P. — II. ffl (rt. >,An) ow. 0, A, P. — 10. nuf] nw A; 
OOT. A; n om. 0, P. — 11. n>,irfl>-nt] ««»-nt A. — 13. (lüf (p. ffl-V/"/-) rt^</, 0, P; üf 
add. A. 



le uom de Notre-Seigneur Jes?/s-Christ. — Pendant que- ses compagnons et 
lui marchaient sur la route de Jerusalem äDamas, une clarte, venant du ciel, 
brilla au-dessus de lui; il tomba la face contre torre, et entendit une voix 
(jui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persecutes-tu? II te sera dur de 
regimber contre l'aiguillon. » — Saul dit : « Qui es-tu, Seigneur? » Le Sei- 
gneur lui repondit : « Je suis Jesus de Nazareth que tu persecutes; mais 
levc-toi etentre dans la ville de Damas; lä on te dira ce que tu dois faire. » Les 
gens de Jerusalem qui Taccompagnaient s'arreterent; ils l'entendaient par- 
ier, mais ils nc voyaienl personne. — Saul se leva de terre; bien qu'il eül les 
yeux ouvcrts, il ne voyait pas. En le guidant, on le conduisit ä Danias, oü il 
demeura trois jours, sans boire, ni raanger, ni voir. — Daus La villi' de Da- 
mas, se trouvait un disciple des Apötres, du nom d'Ilananyä {AiHuiins); le Sei- 
gneur lui apparut et lui dit : <( O Ananias! » Il repondit : << Ale voici, u mon Sei- 
gueur. » Le Seigneur lui dit : « Leve-toi, va dans la nie qu'on appclle Droite et 
cherclio, dans la maisoii de Yeliudä (Judas), un nomine Saul de la ville de 
Tarse. » Ananias dit: « Seigneur, j'ai entendudire tont le mal que cet liomme 
a fait subir ä tes saints, ä Jerusalem; ici encore, ayant obtenu des pouvoirs 
du graiid pretre, il est venu enchainer tous ceux (pii iiivo(pieiit tou nom . » 



15 



[227] o'' HAML6 '12 JUILLET). 2« 

i\ •■ «i.Vfl)>. : -"lllh •■ \lht\'li:Mil ■■ nVS" l- '■ h'iH : -t-tm^h ■• i\fm : ICKl', : (Bf!. 

rfiö •- A^A.h : ODUM • ^Hti •■• (ofitt ■ l'/^'ö"/ •■ h'J"höy.i'l:o- • h»« • "/<£. 

> : (Dc:?if ! j^n.'/ • mi'irh •■ toxuwr-^ • ©nA"/ : ?iirjA : ojä'j'J •••■ «»vn/. •■ n 

W-A"o»- : hA ■ {\T0' • fl>,e,tl.A- : hli'/- : llJ'!-" = H+'IA"o»- ■ AXA • /^-rt'ri'- : n 
Tl ! ft?" •• JUi,f4-<^A.9" • flin'HPS: « flJ'wAÄ : H'J'I: ■■ ^-S-ft ■■ rh^PCP ■ Äö»-A- 

^=^ -1- • Ar1.T ■ ?i1ll.?.V ! ^.f rt-ft ■ hCrt-f-ft « fl'riV. ! fl>'rt'J" • WA- • ÄK'Vii. •• "/A'/' ■ 

1. x;> (/?. '\bt\M) add. 0, A. — •IVö'V] tV»! = (<> l-//^?!) ">ö>. <», A, P. — 12. AtVi:^ > J>. 
flj-A-n] A I <ii' 0, A, P. 



Notre-Seigneur lui dit : (^ .Je Tai etahli ponr moi vaso d'election, aliu ([uil 
aille portcr mon nom parmi les peuples et les rois d'lsraßl, et je lui moii- 
trerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon nom. » 

Ananias partit et, quand il fut entre dans la maison, il le trouva en 
priores, lui imposa les mains et pria pour lui, afm qu'il recouvrät la vue. II 
lui dit : « Saul, mon frere, Notre-Seigneur Jesus-Christ m'a envove vers toi, 
lui qui t'est apparu sur le cliemin, pendant que tu venais, afin (pie tu recou- 
vrasses la vue et que tu fusses rempli de l'Esprit-Saint. » Quand on eul eu- 
leve de ses yeux une sorte de toile d'araignee, il recouvra aussitöt la vue. 
II se leva et fut baptisö; il prit de la nourriture et les Forces lui revinrcnt. 
II resta quelques jours ä Daiuas, avec les Apötres, /c.v disciplea; il preclia dans 
les synagogues et enseigna au sujet de Jesus, afTirmant qu'il etait le Fils de 
Dieu. Tous ceux qui l'entendaient etaient dans 1' Honnement et disaieut : 
« N'est-ce pas celui qui, ä Jerusalem et ici, tuait ceu:: qui invoquaient cenom 
de Jesus? » L'apötre Saint Paul fut rempli de la gräce du Saint-Esprit Pa- 
raclet; il professa ouvertcment la vraio foi; de meme qu'il avait ete zelö pour 
la loi mosaiquc, de meme il redoubla de zele pour la loi de Notre-Seigneur 
J^sus-Christ. II alla ä toutes les extreraites du moude; il preclia Notre-Sei- 
gneur crucifie; par lui des peuples innombrables reciirent la foi. Do grandes 



244 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [228] 

•l»"- •••• wnKth ■■ jr-j/JO. • 'ittS- •• tminnvlh : ffl'r^rlh?' ■■ mhfiiy ■• (Dht\in9" 

^-s. • m.v • WA- : fliiiÄMi. •■ 1/7/. •■ ?»'}'»• •• h'n ■ jp^-ft • rD/.hn- • nhrt, • 'wi*- 
ce ■■ h,e.l^^'e : Hftö»- • h.t\'nt\ •■ öi/^öit'«"»- • o)^.*?. = .e.inA^ ■ a^/»aWi ■• 

l/lt: •• Ä"?.V ! (onl^^^ •• Äfl>-A"ft •• rD^.n.A" • VU- •■ ^^ = h1]\.h'nih.C. •■ A*A,h ■• 

öJ'J-äaa ■• i\[\,'/ •• fl»ÄA'w> •■ hdy.'Hiu- •• iD'yn't\' ■■ ny.tmch : m:h?- •■ «»hu^v : 

JP ■ fflAAT/.'f • flJftCn.^ ! aian,M- '• (lUf « roUA" : Ä-nhA. ■• n»/?/: ! ArtT/. ■> • 

Hftfl>-ft ! ?i1<{i;- • hiP'hCl^ • ho»- ! ^{»"h'W : tlV • A.fh/. : (OtiTP ■ AÄÖ»-A"A : h 
'JH • ^.-I-^IC • (Ohhooa ■■ Äfl>-A-A : h»» • P'/^'l^l' ■■ «»PrhF- •■ fl»,C.(l.A- • IIA-»» •■ 

2. (DHU : iiiLhih 1 jf->i j h->-V}p] fl>h»> : (Hill, s \t- 0, A, P. — 4. n ■• — iinÄvh o/n. et A 
(ar. s^.-i^> ^-.^-.ff'^'j iL)'.-.,). — 5. fflfl^nt...] Ce qui suit jusqu'a p.250(2.'34| 1. IG. manque 
dan.s P. — G. ii^A'l'^öix] ^ ^g~ 0. — 11. aii-0(o-cj] m-l-thafc. O. -Iikd-^Ii A. — 11. >i.C'"*Vi] — 
«^Yiö»- 0. — 12. in<: (/). «roh»-») a(/rf. A — 13. A'+J-V] A,*'VJ»*V, 0, A,.*Tr.e A. — 14. m 
ÄCn.'V — AfiT«!--/ o/«. — 1~). -l-atAR [p. 'hli.o^) add. A. — 15-lü. WH : .e^-TVC oni. A. 

iribulations lui arriverent : on le flagella, ou Tenchaina, on le mit en prison, 
on le noya dans la mer, on l'exila dans les d(5serls, on lui fit subirtoutes sortes 
de supplices; voici que cp/« est ecrit dans ses Epitres; loic partie des Iribula- 
tions qui lui sont arrivees est consignee dans le livre des Actes des Apötres. 
[II est öcrit dans les Actes que le Saint-Esprit dit : « S(^parez-moi Saul et Bar- 
nabe, pour l'ojuvre ä laquelle je les destine. » C'est pourquoi ils allerent au 
pays des Grecs et opererent de nonibreux miracles. Du nonibre de ces miracles 
est le suivaiit que les Actes racontent : ils firent tout le tour de lile et arrivrrent 
ä une ville, appelee Yafus {l'aphos), ou ils trouverent un soreicr juif nomnie 
Elmäs {Elymas), ipii los contrecarrait et voulait empechcr le chef de la ville 
d'ombrasser la foi. Paul le röprimanda i'l lui dit : « Voici que la maiii de Dien 
l'atteint : tu seras aveugle et tu ne verras plus le soleil, jusqu'au temps 
oü ta fin viendra » ; aussitöt ses yeux s'assonibrirent et s'obscurcirent cl il 
chercha quebju'un qui Ic guidAt. Ge voyani, le gouverneur de Yal'us ful stu- 
peCaitel crul en Dien. Ensuitc, ils allerent au pays de Lycaonie, ä l^ystre et ä 
Derbe, oü ils cnseignerent la fni. Dans la ville de Lystre se Irouvait un 
bomme pciclus des pieds des le sein de sa inere; depuis sa naissance, il n'a- 
vail pas pu inarchiT. II i'iilciidil parliT Paul. I'juI coniiul ([ii'il iivait la l'oi et 



[229] o- lIAMLfi (12 JUILLETi. 245 

Kvh ■• »;•?(: •• fflhrhHn- • h«» • «o-h-i-- •• Ti- • fl»n^3r;i- : mdh : 9"rtA ■ (u;vn 

flJ/.hn- • hihi' • flJA'J- : KH' ■■ ,C.-lV..flJ8 : P^-i : <D;j-J.n?i : f^h.'ihlll:'/ ■ nJI':'» : 

•nVJ" ■■ fl)'/-Afl»1- •• ?:"i&ira^' •■ w-Th-fiA = ?iA- ■ hinct- • hlii.K-fl^h.c • jp."?.«» 

<.V ■■ VS°'h ■• l'hf.lD-l- : fll^XVhn-f- • AÄfl>-A-rt ! (D-i'OO^.tn : Äfl>-A-A : fflll^Jt : 

^.h-i: ' fl'Al- •■ a}h9".e."V. •■ iiii: = ©öÄ ■• im, •• rhA-n : ö>Ä/iif <p : a?.»« • 

AÄ9"All ! ^.h'l: •■ UIC ■■ (D(D^^9* : O-Al- : hl^> : <^?»hA : K-f--» : rort^i:,/, : 

1., A : n?i*.e.'j'/:irfl«»- ■■ to)\M'a'i"-h?* •■ ho« -. y-^h •■ mmdh •■ hm •■ Ki^.Mur. ■ 

2. Uf] om. 0. — 5. AAW-A-] Atf-A- A. — 6. h^:^.*] h^i^i»'^ A. — S. -nvV] ow. 0—11. WiA 
■fl] üA,-fl A. — 12. (lÄCfi] — C¥ A. — 13. >.*•>] >,*> I M> A. 



qu'il serait gueri ; il liii dit : « Au nom de Jesus-Christ, leve-toi et tieus-tüi 
sur tes pieds »; aussitöt, il se leva et marcha. Voyaut cela, la foule se con- 
vertitä la foi. Pendant qu'il etait lä, des Juifs d'Antioclie et d'Iconium vinreut 
jeter des pierres contre le bienlieureux Paul; en le trainant, ils le firent sor- 
tir hors de la ville. Ils pensaient qu'il etait mort, mais, le lendemain, il 
alla avec Barnabe ä la ville et ordonna des pretres pour chaque eglise. 
Ensuite, ils se rendirent ä Afraqä (O : Afräqyä; Phrygie), et Galatie et vers la 
Troade. Ils passerent par la Macedoine et y trouvereut uiie jeune fdle 
possedee du demon, qui, pnr la divination, procurait un grand profit ä ses mai- 
tres. Elle les suivit, en criant et en disant : « Ce sont des serviteurs de Dien 
qui nous montrent la voie du salut »; eile insista aupres de Paul qui se 
retourna et, au nom de Notre-Seigneur Jesus-Christ, reprimanda l'esprit impur 
qui etait sur eile; alors la jeune fille guerit. Apres quoi, il se rendit ä la ville 
de Halab ' et ressuscita la mere de Tiinothee qui s'appelait Badros (A : Ha- 
dronä); c'est la qu'on voulul le sacrifier aux dieux de \\ ville et qu'on lejela 
dans le feu, au milieu d'une fournaise. Paul etendit les mains ä la manicro 
du signe de Croix. Les habitants de la ville virent, de leurs yeux, le sigiie 

1. Alep; A : Halib. Cf. Budge, Contendings ofthe II. Apostl. 549 (probablement ily a 
coufusion entre Beroea de Macedoine et Beroea = Alepj ; la mere de Timothee iEuiiice) 
poile. comme dans A, le nom de Badronä, Ibid., 554. 



246 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [230] 

9^'i'l'i. •■ t'hir' •• fflrtlS. ■• A"'l-" ■• W-A-öo- •■ a)h9"'l' • {\^öh ■ "h^^llO- « (DhCilfl^ 
ftjr : »Dh-^V •■ ülC •• h^'i '• (O'Viat'-V '• fnP:H'fi - xl-f- •• (D'l^ytxh- •• tof^iD'P •■ 

h'ii\^ •■ "Ihhfi ■• TM'i-fX • flJ^.ll.A" : Äfl>-A"ft •• h,e.-|; ■• I/Afli- = JllJ'r'l:h : hh ■■ 
,e«wAVhh ■ mhoi-rh ■ Wi\\f\ ■ m^-lt : Vno^>\ • Ä^il.?»? •• ?i/ih ■■ KV.e.''/h • 

nh^-D- •• Ä7H : Ji'.ftrThO ■ h/W : l»"fl>"V ■ örj^.G". : '^MlA = /li'Hn ••: fllh^Tl : h 
»TfiY^ao' : nprav' : (0{H\ ■ CM- • iHilin : ^+S. ! h«w ! ^,4"IA?'ö«»- : AJlllV 

-> • ffl/?.ft. •■ i>,afi\"ti ■• h.y.y./i' •■ v-9" • aoqi-i- : nn-/: : im: ■ iihjnA : »ii^.o» 

-> : iD^T'/n-pö»- ! AV/'A-fl»- •■ fl»,f.n.A- : A9"ftA •' T^H • HJii •• h'HXfl ■ Ä.-Tf-'iV.. 
hd.^^ii '•• tom^. ■ iO-lhU ■■ h'ittfl ■ tD'tll' ■■ l'ii»" •■ toh'm ■ r«V. •• Äö>-A"fl • ?i 

fth • ÄJi •• fl»-ft'l- •• «7C • airtrö- ■• H/ru- ■ ^.c.y-Ä- ■■ ffl-h/J-nh- •• 'MLii- = a*Y\ 

1-2. flJhcnoinx] flJhCVn O. — 5. >,fil(i] o/». 0. — 12. aj-J.I:] ow. ü. — 13. Ml : «B-nt ! 

07r.] ronXMi : <»• ! Il-fc : I» A. — l'l-l.l. mft' : >," : AA ' = «nJi ] mft+A}^ : A!^ : Wh A. — 

15. ftvj'TA] n»'irTirn A. 

de la Groix et le prierent de sortir de la rille; il m sortit, sans avoir ete atteint 
d'aucun mal. Tous se prosternerent devant lui et en furent convertis ; Arestos, 
le gouverneur de la ville, se convertit ä la foi, mais los sept pretres dos 
idoles fuireiit et se cacherent. Paul appela la statue d'or (|ui avait la forme 
d'un vautour; eile vint se tenir ilevant Paul, sous la forme d'un liou, au nii- 
lieu du temple. Saiut Paul lui dit : « Oü sont tes pretres qui t'adorent? » 
Le lion repondit et dit : « Atteuds, mon Seigneur, que je t'informe oü ils se 
trouvcnt. » Le lion alla ä l'endroit oü les pirtves s'etaient cachos, fit sortir 
Tun d'eux, en le prcnant par le cou avec sa gueule et eu le traiuaut comme 
un mort, et le jela au milieu de la foule; il auieua les sept p;e/ms- de la möme 
maniöre. Voyant ccla, la foule voulut tucr les pretres, mais Paul dit : « II ne 
convient pas aujourd'liui daus cotte viilo ilr vaiildir la mort, mais la vie ». II los 
baptisa tous. II dit a la statue du vautour qui ötait devenue uq liou : « Ne 
crains pas, ö lion! En recomponsc des Services quo tu m'as rendus, que ta 
demoure soit dans le descrt, jusqu'au moment oü je t'appell'crai. » Ce lion 
liabita dans le desert. Ensuile Paul alla ä Aki\ {Acco); dans la ville, les Juifs 
apprenant la nouvelle de soii arrircc se rassembl6rent auprös do lui, le saisirout 
etle soumirent aux lourmoiils. Ilsapporlörent ou outro deux lamoaux, suspen- 
dirent Paul par les pieds et le liörent entre les deux taureaux avec Senkotcs ', 

1. A : Sokontros: plus i)as O : Eskendros, Eskenles; A, Estenkes, Aksentes (Secuii- 
dus: cf. Bndj^L', 1. c, 507). 



[231] 5« HAMLE 12 JUH.LRTl. 247 

T» : im: ■■ n^.n = hdni ■• nA.-tv'i- •■ htih ■■ fl>-w/ ■• ,e.r<n.- : h^/^ .• 'ny. ■ oi-jv 
ttth-i: '■ <»>•>■ = hön^ • hAhi-- • ehfivi: ■• ri-wi •• ■f-ö»- • "vmia • int: .■ rttA •■ 

■tthfi. ■ H.f.V.e.^öo- • rDi;Afli. • hhh ■ P-9" :•: mm ■ CM- ■■ «Iriin • V'«:?' • A^^ 

H ! ^.atliy'oo- : nÄöH'} ■ aH'rdP •■ A*Srt •■ Afl>-A-rt •• o»^.ll.A- ■• h-flhrt, = /" 
/ii*. ■ Vli- ■• ?iil/»h : r»hHI/ •• .e'^-'Ä-h. • eÄAWi»"'»- : MM'A' ■ inh9"Äh' ■■ 4"P/-. 

y.^ : owftT : Mhl\V9"'l' •• M'A' •• mn^.y.9*ao' : AKf:.e.-?i"/- : öi-rtL-Pfl»- : tu 

i*'A-rt •■ A,eAf :=: rö»»X^ •• hlM.M • hSt\i\ ■ hCfl-f-rt ■ '^A : «»Ahh/:«)- • 

MI- ! mhOi'hV'OO' : Mtlh •■ «IC •" ÖJhA : -f-C^- ■ 7,ahpa»' -. .^A • ?il'"rt''7J?. : 

h«i> : .e.l-.-J'flh. r 'in : ?iWi'JX :•: OHmf^h : OflhU = Ä'jn«1 • ildy/* ■ Ot-hl' : 

15 I^JT» : flIÄCWl : n^A ! V>H ■ ^'.flA ! hOD"!' • llKIlUf •• ^.fA-rt = hCrt-fft : 

1. »?-] »■»-> A. — S. fflnilWi] toMUtro«- 0. — S-'.l. >,i>">,'i:>,] Hh A. — iU. Aö/tirao- -. >,o 

*] >> ' : V A. — 14. noo : .ft^;)-n>i.] fl^>,n1•;}•ft^ö»• A. 



ÄOH disciple. Ils les trainerent sur la place de la ville, Irs /alsiiiil marclwr sur 
des pierres aigues. ä tel poiiit que lern* saug coulait comrtie de l'eau; Icur 
Corps l'iit dechire et leurs os furent mis ä nu. Les disciples priereiit Dieu : 
alors ces deux taureaux devinrent de pierre, a l'eiidroit iiu'mc oü ils se 
tenaient, au milieii de la ville, ainsi que Thomme qui les mcnait; ils s'y 
trouvent jusqu'ä preseiit. Ce vovaut, la foule rapporta ces fails au gouvcr- 
neur qui s'irrita et donna ordre de lui amener P«;;/ et ses coinjuif/noiis; ou les 
conduisit aupres de lui, pcndaut qu'oii jetait des pierres sur eux. Le (joiirer- 
neur se mit eu colere contr(> Paul et lui dit : « O soreicr! voici que je 
vais te punir! » II douua l'ordre d'apporter deux boeufs d'airain; on ap- 
porta du goudron, de la poix, du soufre et de la graisse; on les mcla cn- 
semble et l'ou en eudulsit les deux boeufs d'airain au dcdans et au deliors. 
Les disciples furent jetös ä Tintcrieur; on mit les ba'ufs d'airain dans Ics- 
quels etaient les disciples dans une fournaise et on alluina le feu sur eux, 
pendant trois jours et trois nuits. Mais Notre-Seigneur Jesus-Clirist vint, 
avec ses auges, et fit en sorte que la fournaise füt transportee de ce Heu au 
tribunal; le feu changea de direction et brüla les habitanls de la ville. Une 
voix, venant du ciel, invita les survivants ä se reunir ensemble; le liou 
que Saint Paul avait envoye dans le desert vint el cria d'une voi.v: rt/7/- 
ritlee, en disani : « Croyez ti mon Seigneur .lesus-Clirist, au nom duquel Paul 



248 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [2321 

nh'JÄ-cTft : 9h. : hrhf\^' •• h^w : .e?,r<- = rt-nh : »H: • mc. ■■ lomöh- ■■ hrh 

•fJ •■ hf\^ ■ rThJP'PJiiröD- • MW •■ ^.^.fl>-'i. ■ r'iiCA- ■■ Chftt"»' •■ flJhAP ■ A^rt,ir 

o»- •• *v ■ itM'l' • mr^n.'/ : ÄLMi. •• rii-H-n • ä'^h : .e.'nA- • vh'/"> ■■ nhiw.h 

^. • '^n ■■ m/. • hvs •■ (ohTii ■■ /^z. ■ wi ■■ ehinc • rt\h •■ ^A^n : rh*Pr: 
.e ■ flirtjiYh r fiijf : aih:''')i9*ti»- ■■ A.ffat-'ii- • mc ■■ iD'r^riiP'ö»- • hy.v.irao- -. 

lohliiirao- : mmyv- : rts'ftA •• at-fil' •■ h'^ru-'J.irfl»' : mnn^' ■■ l./.- ■ rhl'J = 

h:"»?/* : fflflje.f. : tD'M' ■• ?i,e.'f;irö»- : ?,fth • »nii/..?i'/:i/'o»- ■ AAa?».«'.- •■ bh9: • 
HWitJ • m+jfli- : ?».e/ßirö»- ■ ©«J^. : i.n<. •• hy"/iA •■ '/»-l-h'i'-T!- • MiUVi - H 

Ji'/' •■ M.'i ■• HP^ö>-.e.- ■• vfA" • 'im-o'»' ■ fflj?.h.e.-'> : WA" •• /*';jiröo- • htm ■. a,. 
9MCK • T'il'i, •■ ro+ifo- : in*?/:!/'«»" •■ (lrtA.^i'J- •• Wil'J •• miM- ■• h"iö ^'■' 

1-2. fl>A>ifiirvjE^cn] mATifiTVinfi A. — 3. >,TrH ■ h..e ] iio» : h..e 0. — 4. ;ii,ii-n oi». A. — 
(1. A>.ftVl'lr'Pft] AMVVTfl A. — 9. X^ Olli. (). — 10. WV-rK. : '"ifQ fl>>,.S. i v' A. — 12. m+'/ 
fl»-] ffl'^■/fl^•}» I y'AA. A. 



pröche. » Le lion se tourna el dit ä Paul et ii Estenkes ' : « Sortez du feu, 
afni que les habitauts de celte ville connaissent la nh-ite. » lls sortirent de 
la fournaise de feu sains et saufs, saus nieme que leurs chcveux fussent 
brüles ni que l'odeur du feu s'exlialät de leurs cor/js. Alors, la foule s'ecria, 
en disant : « Nous croyous en Notre-Seigueur Jesus-Christ, le Nazareen. » 
Paul les baptisa au noin du Pere, du Fils et du Saint-Esprit. 11 ordouna 
pretre Eskentes et leur ln\tit uue eglise; apres quoi, il se rendit a Atenä. 
Ensuite, il alla ä deux villes, avec l'apötre Philippe, y precha VEvani/Ue. 
Les chel's de la ville les sais'rent et leur enchaiuereut les malus et les pieds; 
ils mireut uue cliaiue autour de leur cou, firent uu casque de fer, qui leur 
couvrait la lete; ils fireul aussi une fausse paume de main avec Ir restc de 
leur maiu et des doigts eu fer, et y iutroduisireut les malus des disciiilcs 
jusqu'au bras; ä chacune de leurs malus rtail uue maiu de Ter, qu'ils 
clouereut sur leur main. Ils firent aussi une fausse epaule eu fer, (jui Irur 
arrivait juscpfau cou et qu'ils clou6rcnt sur eux, par devant et par derrii'rc; 
ils (ireut des phupies de fer qui entouraieut leurs membres et couvraient 
tont leur corps, pour qu'aucuue partie n'en restAt visiltle ; ils clou6rent leurs 
flancs ä des plaques de fer. Ils firent des chaussures de fer i|u"ils clouörent ä 
leurs pieds, ä tel point cpic los clous p('nrlraieul de la plante des pieds 

1. A : l'lsleiiUcs: v. plus liaut. 



[2331 ö" llAMI.i; 12 JUILLKT). 2',9 

«/.v. •• nii-:'' •• ii.ev.p.vp- : fyM'i- ■■ U9"{l^ ■■ ^t: • unA ■ miy. ■. w^t/..} •■ m%/\ 
'?/. ■■ h9"'i • +At"'J,e ■■ '"A>i : in'\'M"m.ft •• «»rt^lÄV-'J • möom •• -nil-:^ :!= m 
hTfkh- ■■ h.'f'iU •• «»ÄflrtA}»» ■• (Oh9"iha)'9^ ■■ tn-M' • Tiö ■ flJV'T?' • lo-h 
'/• -• rtrt.^rl' : Hrh9ö»-'}-|- • HA(>A •■ /*';^I/'ö»- = A^SO'J = ?irth •■ lAÄ* = T«!' : 
l»"rtA • r'PH'ao- : fl)h''/0>- ! AjiA ! r/i?fl»-'J'l' •■ HrTliA*P'} •■ tO-Mrl'- • r/iVC.e'l" : 

fli-K-j' : ^/y. : H^'/v/iöJ-}" : ht\\\ = 'JA''/A : ^ll>"^l•^c^o»■ •■ ?inh • r:?ir^fl»- •• m», 
^ij^^t^^ao. . fio,j)"e. : rt«rni: •• iii.'i"- ^ hv-^ •■ i:ahf""'i- ■ hT^x. • ht\\\ ■■ aiva- •■ «» 

fli'hA'JA : fn>i\öi\'\' • r'pyyai^- • voaua •■ äo'i- = oJWi'Pc.e-lrt ■• ,p.ä.ap : '■»! • 

h'lll.hn^h.C : ffltny.P : '/Ml/.'/- = nA(J : 6«»ho'r> ■■ fl),(',n.A"fl»- ■ Artnh • «t'-l-rli 

0i>- ■ mmith ■■ Y\9°f\h ■ rtA.^'/- •• .''Vi ■ (nhlM-^d. ■ ?.'/" •• M^r'^firaf- ■ Arh 

•">. rt>,'i-7] rt-Min : >.o> A. — 5. .*t:] >,*<f:r: A. — '.'. aöa om. 0. — 11. n'^?"Ä] n°,9" 0. — 
I'i. Aanth.-,-/] .A>»önv>.-/'V-V- A. — 10. >i5'"tA] ii üie 9"(i(\. a savoir : en olant les plaques de 

l'er, leur sanu' coula, elc. 



jusqu'aux jambes; ils firent aitssi des calec^ons do fer, conime enveloppe. Le.s 
fabricants de drogues nuisibles vinrent et apporterent un talent de plomb, 
une grandc cruche d'airain et sept livres d'huile d'olives concassees, dans 
les(juelles on mela de la graisse, de la cire, de la graisse de boeuf et beaucoup 
de drogues qui allument le feu; avec ces drogues il y avait, en outre, de la 
pnix, du soufre, du goudron, sept livres de resine de Colophon, duleka(?), des 
sarments, de l'etoupe et beaucoup de bois; ils apporterent des drogues qu'ils 
firent cuire et foiulre dans une maruiite, et ils verserent lo taut sur les 
plaques de fer, appliquees sur le corps des saiiits, si bien qu'elles resterent 
collees fortement sur leur corps. Le plomb qu'ils avaient liquefie, ils le ver- 
serent sur le fer, dans lequel etaient envelopprs les Apötres; il y en avait 
une teile quantite qu'il nionlait des pieds jusqu'ä la tele. Ils les appuyörent 
contre uiie grosse colonnc de pin, baute de cinq coudöes, dopuis le bas 
jusqu'au baut, et ils allunuirent le feu, qui /hnnhait au-dessus des Apölres, 
avec des ce[)S de vigne et du lin, dout on n'avait pas öte les graines. La 
flamme du feu s'elevait au-dessus d'cux, mais les Apötres priaicnt Dieu, cpii 
inspira des scnliincnls de pilie au eauir de l'mi des juges; celui-ci dil au\ 
hdiiinies : « T)6liez-lcs »; quand ils les eurent delies, ils leur otercnt du corps 
les plaques de fer; leur peau ctait ccorcbee; comme des pbupies de fer 



250 LE MVHE DU SYNAXAIRE. [234] 

o 31, a *pcy-1- ■ ^.n •■ r^c ■• iDOh ' rt'j&Tj • at-ti-t- : An •• finh •■ mc •■ m'^'vp 
yx ■ AinAOA • M'1' ■ hrura»' -. anm^M- •■ ?.tf»T ■■ -niiv-'i- ■ ^-jf- •■ r^h 

-Th : 'HT'w : flJA.^.1- : /»■.'Jirö»- : ti^^Al ■■•■ tofitl '■ CM- •• Uil ' Y\f"i' ■■ WA- 
<">• : atm-t ■ mc. ■ 'lh">V- ! '/"(>/. : na»-'?/.-!- ! fljjrö^ •■ n.e.TV'l- = ^rTh% : fl> 

ftnh'i- ■ cD-iiA • *sft ■ aihtxHih?' ■ rynw.Vi ■ hs{\-t\ • Vjcft-ffi ' fl'A'n.A- = 
{\i\r ■■ Ah : ^.'K-i'. •■ WA- : inn/. •■ -t-iih/M •■ oihäo-"/ ■■ fi'^'h •• (ou.wio -• fl. 

-J' : InC.M.if'ih • r»HWifl»Äh : «MfJ'.Ae •• fl>-ft/;;i- = flJAH.e.U'fl •• -nft"/'!' : Ah : fl> 
AHin/. : TilWA' ■■ ttöM' ■ l-Mhi'M • tir'il'/. • A?»A- ' WA-ö»- ■• MncTö»- : 

'rfiA.h : n«w"j«7/»'-/- : ?»nv •• ihiA'^jp'I' •■ mi/rvh'jK = ^-ny-h • yicft-/:.ev'l- ' 

i»"'S" ■ ah4o- ■■ 'h'i'ti ■ to^iCi • m-M' ■■ rt'T/.e. ■ athmi ■• h'if'ftm. ■ huiv. •»• = 

.«•{r* s htm : .nc'/'} ■■ fliM/H-f- : i/Ji»» ■ ^."Äuc •' (\^hi: ■ mc ■• «»>•?<: -f- ■ nih 
:b : J7<: : atwon-f' •■ rtA<w : m'ici'l' • fl>-fif" : rt'^/i «] 

2. «nfit : MV •■ rt^TCel-] Arli' : m- : >, ' A. — rillU»] om . 0. — ."). -nH-;! ip. t>i-VV-) fl«?^. 

A. — h-1.1.] <'h9'/ A. — 6. mvr-ji] ow. 0. — s. i\i\r' ■■ An] ow. A. — Yi^a- = m-m. ■■ w 
lU.W ■■ fflii] om. 0. ^ .S-'.i. (bl- ■ Vir.n/:r/n] «»»r.ni-Ati A. — ''• mHrJimxTi] <nH/fi«»Ä A. — ATi] 
*4i; A. — 12-13. m-/->i?"'r] fl». A. — l'i. >.A'P<!*'V] «ri,?^'.-, 0. — il>. mmoa-f- ■■ n'\o"] "/>i. A. 

tomba le sang des Apötres ä gouttes sur la terre. Le diable entra dans le 
creur des habitants de la ville, qui, iine seconde fois, jetcrent les Apötres 
dans le feu, inais Notre-Seigneur descendit du ciel et eleignit la flamme du 
feu; uns nuee lumineuse et rcmplle de pluie viut et enveloppa le corps des 
saintp. A cette \ue, ils crnrent tous; dans la ville, ils furent tantöt lapides 
et tantöt couvciis de flecbcs; ils ressusciterent beaucoup de morts. Quand 
il se rendit ä unc aulre ville y precher l'Evangile, Notre-Seigneur Jesus- 
Christ lui apparut et lui dit : « Salut ä toi, ö mon elu Paid; tous ceux qui 
feront ta commemoratioii, iuvoqueront ton nom ou bätiront une d.gVise sous 
1(111 rocahlc, celui (pii la visitera, y priera, fcra des voeux ou fcra une aumöne 
quclconquc Ic jour di' la coninienioialion, je l(>s i'erai habiter tovis avec 
toi dans Ic royaiinie de nion Pcie, au ciel. Los cglises bäties sous ton 
vocable, je les I'erai garder par nies anges. » II lui lil beaucoup de promesses, 
1(! baisa de sa sainle bouclie et monta au ciel. Ensuitc, ils parcoururent 
beaucoup de villes et arriverent jusqu'A la grande ville de Wäriqön'. II vit 
notre Dame Marie, nuTc de luniiere, qui lui dcniiiu l'ordre d'cnseigner hi foi 
dans cette ville. Ini dit beaucoup de dieses, lui doiina le salul et monta au 
ciel. 

1. Cf. Budge, Contendings, etc., 513. 



|u 



Il> 



[235] 5= HAMLE (12 JUILLRTU 251 

he> • fflVHM •• flj.e.iLA •• i;'n>. ■ >iX"/;.ii. •■ «»hv ■ ?."Xn> • Ah. : if.hxu •••• mmua 

-f- • "/K'-i- = fl^'V. : Äfl>-rt°ft ! 9"/lA ! rt.e«f. ■ '^n ■■ ODij-i : ]l^.tm'l'<. : fl>-ft-|;I: : 
hChft;J-|- "• (Dön ■■ ?»ÄV> = i:h{i ■■ Art»?*?. : h^.V : 7}t : n'}K'4- : Ay.h'll ■■ fl>Al- :: 

'/: ■■ fl)A'/" « aifttt : '/vw>j?,rti : ü)-?.'|.- • rt.e<f. • h'w •■ jP/ntv • An/»' ■ hJtw •■ + 

'l-A- : AÄfl>-A"rt : /.hn-f- : ,e,h'/: : fflA'l- •' öJ'l-Il.A" : hj?.'l; •• i^fl>-A-A •• fl>^.n.A •■ 

3. ÖDAJ.1H-] ,l:fl^ö<n»A>l1n;^•^ : fflÄ 0, A, P. — 7. Virtl-] >,«ro;BT 0, P. — 10. afj,g,ß : «.Ot] 

— ■) ! \i*>, 0, A, P. 



Ensuite, il entra dans la ville de Rome, y precha et beaucoiip de citoyens 
criirent par lui. 11 les baptisa du saint bapteme chretien; il leur ecrivit 
l'epitre qui se trouve en tele de ses' epitres. — Apres cela, Tempereur Neron 
le fit prisonnier et lui infligea de grands supplices; il le consigna pour avoir 
la töte tranchee. — Comme il s'en allait avec le bourreau, il fut rencontrc 
par unc jeune fille de la famille de Tenipereur Neron qui, convertie par lui, 
croyait ä Notre-Scigneur le Christ. En le voyaut avec le bourreau, eile fondit 
cn larmes. Paul la consola et lui dit : « Donne-moi ton voile, je te /c rendrai 
de suitc. » l'^ile lui donna son voile. Paul alla, avec le bourreau, au lieu oü 
l'on coupait les tetes. Lorsqu'il courba sa tete devant le bourreau, il so 
couvrit le visage avec le voile de cette jeune iille; le bourreau coupa la tete 
de Saint Paul la laissant recouverte par le voile de la jeune fille. Quand le 
bourreau reviiit dire ä l'empereur qu'il avait tue Paul, la jeune fille le rcn- 
contra et lui dit : (c Oü est Paul? » 11 lui dit : « Voici qu'il est jete dans le 
lieu oü Ton coupc les tetes, et sa tete est recouverte de ton voile. » Elle 
lui dit : « Tu mens, car voici que Pierre et Paul viennent ä Tinstanl de passer 
pres de nioi, revetus des vetements royaux et portant sur la tete des cou- 
ronnes bien ornres. Ils m'ont donne mon voile; le voici, vois-le. « Elle le fit 



A 10.5, 



252 LK LIVRE DU SYNAXAIRE. [236J 

ftn • .e.nÄ-rhö»- = äaa-"I-- : ^tuy-oi- • hry.VArao- ■. ^n,y ■•■• hi\\.h'n,h.i: ■ ^.r 
tWh • AWA> = nÄA"-Ptf"»' •■ AhA- •■ eji'pc.e'i- : fcTtrrj = öJÄto-A-n • 011 'j-nA 

hfih ■■ ?i«f-rtAJ" = nrt,e.«i". : tnffO'i'C?* -. h^?. :•:: 

n'\iiA ■ ?i'n^r^ •• /»ortA : Ä-n?. •••: 
fl)Ah,e.i>-.e:- : Vis-ö»- •• ^l,e.^^ft «] 

[rt'Vl»" • AÄ.T(?ft = flJAÄfl»-A"ft •■ rt-;)-^ •:: 

3. >,nti ! Ji> (sie A, A, 0)] — V- P. — ^5"n<.] — CSPö»- 0, A. — T). .e.fl»^öi>-] — ,i. A. 
— 16. biv-it-^'] A (f. 103, a) bi.^^. Cf. Dillmann Le.r. 704. — 17. mt\h- ■ hWit] A ' < fl»" 0. 



10 



voir ä ce bourreau et ä ses compagnons; toiis en furcnt etonnes; ils crurent 
au Christ Notre-Seigneur. 

Dieu fit, par l'intermediaire de Tapötrc Paul, d'innombrables pr'odiges et 
miracles : k tcl point qu'on plagait les malades sur des lits, le long du 
chemin oü Paul passait; des que son ombre les atteignait, ils etaient aussilüt 
o-ueris de leurs maladies. Duo Dieu nous fasse misericorde ä tous par la 
bcnediction des deux apötres Pierre et Paul, et que Icur intercession et leur 
prierc soient avcc uous. Amen. 

[Salul u Paul qui proclama la foi du Clirist, si bicn qu'on le blessa 
par l'epec <'l liii coupa le cou. Pour ramcner a In foi les peuplcs on 
revanche de ce (pi'il avait persecute les rhrcticns auparavant, pour les 
insenses il se tlt iuscnse, et pour les juifs, il .se fit juif '.] 

[Salut ä Pierre et a Paul, son compagnon. Apres qu'ils se furent reposes 
des douleurs et des soulFrances penibles, en revelant de beaux vclements 
royaux, ils passörenl visiblement devant une jeune fiUe, allant lä oü le Paradis 
elait ouverl, cl oü leurs iiliircs dr repos claient preparees.j 
1. Cf. I Cor., IX, 20 s, 



KU1-<{.'I- .• WA- • hoB : ^.iflJhöD. .. ,/nnhA^i. : 
H/.fl» ■• h,9"hfmf;^ : ?,«;••> .. jr^/wv'J : 7nt :•: 
n^ri^'/*h«'»- • l/'/'Oö»V. ■• 'w>rt«J, :::] 

[rtAr .■ ?,[|A ■■ ?,A • e..n^ : «/"/ .• hnm :■: 

■l-ll'^A' : »JAr : WA- : »/.rt.ftJlfl''- : 'rfyP.Ot :!: 
n''7(>«^^. : 2/J.e. .■ hrir°i. •■ ^rtr/n .■ ^.nf,? ■. ./.h,iöJ ::: 
Ä'lffl.^. ■• h.ffllll? ■ ■M:'/'i\)af>- : "ila, ::: 

[rtA'/' • Ah : *«« : n+Al- : fl^ÄCTf ? 

?l«7(ihA ■ "731'. •• Uf[\\ : flJ.lji), :::] 

|--). - (.. /./<»>,«».] ,.;„,. P. _ 7. },r-7.«uv>] >..A.">.«..VV 1>; „;«. ü. - ,). Co salam o;« 
- 10. ,"ö,a,2 MO. A. - 14. Co saläm o«.. 0. - 1,;. ,,..,„ „,„. p (c,- Di,l,uann, /...n 

llooj. 

I 

[En CO jour aussi, on fuit memoire des 72 disciples tie Yeshaq (Isaac) q„i 
fut martyr dans la ville de Gaza, et des justes du couvent d"Asa i,lu Poisson) 
Que Dieu nous fasse misericorde par leurs prieros, dans les sieeles des siecles '] 

[Je vous dis salin, avec louanges et clameiirs, en invoquaiK le „om de 
cl.acun de vous, o 70 disciples du Christ. Lorsqu'il vous envoya deux ä deuv. 
dans tous les pays, le van, porte par vos mains, separa les infideles d,. l'as- 
semblee des fideles.] 

[Je dis salut aux Peres de Dah.a Asä; vous qui, de toutes pompes du 
monde, avez fait un passage pour Vautrr vk. Puisquc, par le seaudale de 
Terreur, riiuile s'est devers6e de mon ampoule, accordez-moi, u mes maitres 
votre lumiere brillante, pour qu'ä niinuit j'accueille Fepou.v, pare pour les 
noces ']. 

[Salut ä toi, ä la taille du palmier et du cedre, fruit porte par la k-rre dc^ 
Ge'ez, rAbyssinie, Yesliaq, ardent martyr du Dieu /o,^/-puissant ; nie guidant 
comme ungouvernail, sauve-moi, par ta priere, moi, iiomnie trouble, d.Muilicu 
des eaux du litige el de la (pierelle.] 
1. Malth.. XXV. 

P-ä^TIi. Oll. — T. Vit. — f. S. .. 



[' 147. 



254 LE LIVRR DU SYNAXAIRE. [238] 

,e.++ •■ hC'/'o»" •• aO'.)''i : h'i^^'h' :;:] 



i\ 



10 



K 



ViiA : A. - ü. .D.e.u.y-r:] «..KÄ^ A. - lü. n-vrur:c] AI- P. - 10 Ä.'vcn] Äm-A-n A. 



[Rn ce joiir, oa lele aussi l'augo, le diel' des aiiges, Saqu'el. Qu'il iutei- 
cede jxjur iiuus, daus los siecles des siecles! Amen.] 

[Salm a loi, .:. SaquTd, ä qul Ton a don.ie pouvoir sur las vents; portaut 
la der avec les anges, ouvre les tresors de la pluie de cet liiver, pour que les 
o-ernies poussent et que les cliamps soient riants.l 

[Ell fo jour aussi, il y a memoire de Qawstos' et de Akrosyä. Que Dien 
.uuus lasse misericorde par l(>urs prieres, dans les siecles des siecles! Ainsi 

soit-il.J 

[Salut ä Qawslos et ä Akrosya (pii liirent declarcs bieulieureux, car ils 
fureul Ibrtili.'s et alTeiiuis par r.Miseigiicuieut de Fapötre Pierre. Lorsque, 
dans la priere, l'auslus cl Akmshjä appelaient cusemble Inns nifants par leur 
nom, ils entendirent du milicu d'iiuc nuee eomme une voix 71// disoil (juelcs 
enfauts de leurs cutrailles, qui ctaient morts, avaient 6l& ressuscites.] 

lEn ce jour aussi, 011 l'ait memoire des saiutes lemmes, Dcwres, Qäryä, 
Aqmai)a, Aqrahanva cl AUsclua, (pii möpriserenl les plaisiis de ce monde 
passager, ä cause du Christ. Que Dieu, par leurs prieres, uous fasse mise- 
liconle, daus les siöcles dos siecles!] 

1. l''austas [''auNluiiaiius Jos Recognitions de saint Cleiiieiil. 



[23S] 5^ IIAMLft 12 Jlll.l.KT . 255 

SLat'iiti : toh.'i'i:,? •.■.: Ai+<^n ■ a)h^/..(\iy ■.[■. 
n+A • -1i>"ih:'|: : AÄ.'rr.7i • Wi*P(:(p :•: 

urt\Ul\ •• rtrifll- ! rof.'if-rt ■ fthji • "/(ly ::] 

[öMIH/: ■ (iAl- : J|(»(l : lUlU.- : A+.P.Vll- : mttÖÖ'l- : //nf|+A : hfl^i- : \l 

A'JA'/B ■ "/Ai*" ■ h''Vi ::] 

1» nnr/i./. : (\ö}f: ■■ (nnwu- ■••.■ 

lflf\9" • A'W'C'&A-A ! /..e.-^ : Ä.T(?A .■ «lA.P. • PS' :•: 

2. fflj,^ "] fl.+ A . - 3. «.hlifH-V] - V^V A. - G-S. fflnNt - >.«*-V ../«. 0. A - !1. rtllC 
«»■■] Uf-Vt = -N»' A; ce saläm om. 0. - 14-1Ö. «.riM-t - >,-o 0. A ow. - lü. Ce saläni 
om. 0. 



[Je dis salut aux femmesd'Akerpas, Üewres, Aqäryä, Aqmäbä, Aqräl.rmvri 
et Aksetnä ' (A : Aksetyänä), et salut ä la iemme d'Altäbvos de Romyä (Ho„n-), 
qui, par la voix de renseig-uement de Tapotre Pierre, renoncerent au lit inipui- 
et ä la couclie iiupliale souillee.] 

[Ell ce jüur aussi, a lieu la commeinoralioii de la saiiite el lieureuse Mas- 
qal Kebiä qui eut ä süuirrir des triLulations et ä supporter des aillictions. 
(,)ue Dieu nous fasse miserioorde par sa priere, dans Irs siecles des siecles ! 
Amen.l 

[Salut ä Celle qui souilril des tril.ulalioas et supp,u-(a des aillictions. a 
l'etranger, comme dans son propre pays. Pendant qu'elh; voyait. des yeux 
de l'esprit, la sainlr Virn/e et Jhus qui veriairut a sa rcncoiilre, Masqal 
Kebrä mourul, eu disanl : « Voici Marie el le Christ, son premier-u6! »] 

[En ce juur aussi, est la cominemoratioii de Marbel, disciple de Pierre. 
Que Dieu nous lasse misericorde par sa priere, dans les siecles des siöcles! 
Amen.] 

[Salut ä Marcel, disciple de Pierre, fds de Yonä. Ouaud il oignit le ca- 

1. Cf. IJudge, Tlu- Conlendlngs of ihe IL Aposlles, 32. (Agrippas, Dione y;, Kucliai-ia, 
Euphemia, Agi-ippiiia, Xantippo... Aibinus). 



256 LE LIVRE DU SYNAXAIHE. [2''01 

y.dti" ■■ AA.II- : n*A : ■Iv'hl-V •••: 

[riu-/: •• ^A"i- ■■ öc\v •■ rni)- •■ hö-w/.- •• -nju/. = hi\ ■■ Ji^vn- :== hti'»' •■ aih 
-|: : VM"? ■■ Ä»h<c. •• l'^Mir- •• hh''i\\.h(\,h.i: ••=. tnfl>-?,-|: : hrn.1 ■■ mi ■ "^:^ 

müv/ : ^ood.■l^ : ffl^ö^xK-f- = i^Mr •■■■■ (ohöa •■ ■V'im. • iih'/» = «»ä?« = '^f = 

(0-M- : fitt'h ■■ '/«"P^A : (Ohr» •■ 1"lv{.?..e. : ««mV = imA' ■•■■ oihril ■■ YU •■ tth 

(lavre du corps de Piorro, avec Tonguent "des fleurs, Pierre, dune voix 
liumblc, Uli dit : « Pourquoi as-tu gaspille dos parfums eu si grande quauthe 
sur Uli cadavre, taudis que tu es vivaut et eu boune saute? »] 

I.ECTLRE DU 6 DE UAMLE (13 juillet). 

Au uum du Perc, du FHs el du Saiul-I':sprit, uii seul Dieu. 

[' Eu ce jour, ua lete l'Asceusiou du rorps d'Esdras au sejour de ceux 
qui Uli ressemldeut. II fut appele, cu eilet, le scribe des urdres de Dieu; 
il etail de la tiilm de Levi; il commen?a ä parier de clioses admirables, avec 
le Tres-Haut. 11 dit : « Lnrsque tu as cree la terro, tu as commande ä 
la poussiere et eile a fall sorlir riiounne. » 11 .Hl mcae conuueut sout 
veuues les eaux du deluge, eu leur leuips, et out detruit iout .'t comuieut 
lurent choisis Noe el Aluaham, David et Salom.m. U meutiouna daus sou 
livre eomment TAme sort du corps, circide sept jt)urs, puis re?bil la retribu- 
lion suivant ses ojuvres. l-hisuite, il park du jour du jugcment, disaut qu'il 
sera saus soleil ni huu-, saus luiuiere ui clarle, horiuis l'eclat de la gloire de 
Dieu. Kusuite, il vil Siou sous l'appareucc d'uue Icuuue desolöe, räinc ac- 
cabltje de douleur, aux vetcuienls dikliires. la tele couverle de ceudre. Elle 

J. c:r. Et:(lnn' Apocal. i.Vel. Test. .\cUi. V. I.il.ri apocryplii . cd. Dillinaini. üoilin, 
1894. 



[2411 G" IIAMLK IT .ini.I.KT . 257 

A • '/D.n/.t : fittihiiih • AhiiihttthA: •■■■ aihm • ^ä/.. : aäv •> = nhriA •• nh 

.e.ivj/i- •■ T«!" ■• {K.o •■ 1^ •■ h«w •• Che/' •■ «"-nc* •■ bv : ck? ;i- : mchp • f" 
- hv : tm^^^.:^"V:l • miM •• nA.A.-l- : iiJtw ■ f/CT : ifii: ■• hnA^hc. •■ wimhw; 

'>/"h : hittfi •• h'ri^i'r •■ h'iu • .p.T'u: ■ mfi'nöTn9' •• .t'.v-nn ■ \\oo ■. .«»'a = "h^ 

10 0. ■ C^.Vh ' nrt.A/V ■ V4.rt ■• on.^. = .l'-m^?» = txri\^i: ■• rn.t'.'lhmrt : WA- •• '«"P 

2-3. ^n : 0,0] An.O <»; AllO A(Cf. Dilhn.. 177). — S. WH : .c.Tir.] im. P Cf. Dillin. 1.S2). 
— 10. m.R'HKOfi] <D.e^iimti 0, A. — U. >iin'n,"hJ:] o//;. P ;Cf. Dillm., 182 . — 12. iTfiA = Ä 
ADS-] n^ 0. — -(111"^] — :i^ 0. — 13. t;>-nh.] ,r^;j P. 



lui dit que son fils raourut le jour oü il entra dans sa chambre nuptiale ; pcndant 
quil lui parlait, le visage de Sioii fut tout illumiuc et son aspect devint 
comme im eclair ; il vit remplacement de scs fondements. 11 vit dans la niiit 
qu'un aigle muntait de la mer; il avait douze alles et trois tetes; les tete.s 
sortaiont de ses ailes; clles dominaient et disparaissaient chacune ä son tour. 
11 prophetisa au sujet de la generation du Christ et dit : « l'n lion rugissaiit 
s'est eleve du desert, et j'ai entendu iiiril parlail, conime parle un liomnic; 
il blänia l'aigle. » 11 proplietisa encorc au sujet de la naissance du Christ, cn 
disant : « J'ai eu une vision dans la nuit : un vent violent s'elevait de la mer; 
tous les flots etaient agites; je vis que ce vent sortait de la mer, seniMable ä 
un homme. » 11 vit son ascension sur les nuages du cid avec puissancc el 
grande gloire; il le vit s'asseoir ä la droite du i'ere; il vit romnienl sc 
rcunirent aupres de lui les neuf Iribus, qn'il lit hj.bitcr au dcia <bi lli'iivc. 
Ensuiti', (|n;md il sc Sduvinl que les livres des pi'dpln'ti's et la genealogic 
des Peres avaicnt disparu et avaient etc dctruits, il sortit dans le desert, il 
fit des supplications, en priant et en jeünant, et il prit avec lui cinq hommes 
sages qui etaient scribes. Une voix, venant d'un arbie, l'appela et lui dit : 
« Esdras, Esdras, ouvre ta bouchc. » \)\eu lui dunna un vasc plcin d'eau, qui, 



258 I.R LIYKE DU SYNAXAIRE. [242) 

fit- : fl)>/^h •■ ÖJrt-le : fB'/"/'7i ■ An- : Tfln •■ («hnP. : a>-flJ- : ^i'J^.e.'"/!)' = 

An-T : fl"w'><;.fr • '[•"/^'n • fl»-Mi/"-i- •• Mo- •• rD^.'i;jflÄ .• h'ii\ •■ rDö»»;nö»- = 

AO-A : Tnn ' A?»Aln|: ! /-de.fl»- : flJÄ,/i^- ■ WA" : HliV : l-run;i"l- : UhSh 
T^v • ttntn-l'Unh : fl»Vn<- : HUf : ■7'w'JA'f" ::= fl»hö»-'>'|:rt •' '/""/A'J- = ,P'Ä" 

rW- : flJArtch ' ,e.S,y.<- •■ öJ^.nAö- : >ihA : fl»-?i'|.rt •• /woA-/^. : .ftifin ■ fl» 

A.A.'I'/. ! hj/.r'r '■ al■l•K•i1^4' : nh''7'^|: •• f^Vflfi^ ■■ l'/'W^rliV-l- •• :iö>ö .• AJ?,?" 
11 : VIIO •• AO-A •■ m.f.ll.A" •■ U'i'l' •• (>'l"n ■• htm •• l'Ufiaf" '■ Anifl.n'J ■ /liH-R •• ?» 
A ! Oö»- ■■ "V'H-f- •■ ■MV/'i • aft^"/ •• Tll-n : mhh'rc - htm : at''i,il ■■ rmn 

nnfifm-t- : hr/D : (AK-A^n-'f- : n"/Aft ■ ^nC'i : (OrmtpftAAb : ;»flietDm-h'h : 
h'^y. ■ V/"?.?' ! A«V1I/.- •• -n^h./. • ?iA : In'nxh ■■ Ä\h.fc" : «"Jh : WA- ••:: ÄA-I: ä 
Wn/.h'l: : f«A- : 'rnA.1 ■• A'JA'/n ■ "/A'/' : hn"} "'] 
[rtA-r •• Ail •■ i-U. ■ Vn.J?-l- : A-'I-'/bA :•: 

m/. : ft'n#h-/:ii- : A?i"?ii>'nrh.t: : Ao-A :;: 

1. All/!.] om. O, A. — 2. ani-n.P.] wfl><'..P. : miKl.P. 0. — :!. l-i+fl] — -n 0. — n A. — 'i-"i. H 
h.^>,5»"<.] — '/"r: 0. — 5. — n (in fl»>,<ji>-'VI:n) om. 0, A. — 0. mArtcm] ncti 0, A. — at- > 

od' : ,(•> ] «.©•' : .P. ' : fli.' 0. — '1. (DV : T ] m/-0'>-n : Tflfl P. — U- H'^Afl] nO^fl P. 



par sa coulcur, rcssemlilail ä du feii. II le prit et but, la sagesse jaillit de son 
coeur, et rinlelligeuce fut profonde dans sa poitrine; son esprit fut atten- 
tif, sa houclie s'ouvrit et ne se ferma plus. Lc Tres-Ilaut donna lu sagesse a 
ces cinq liommes; ils ecrivireul l<ius les enseignements, ehacuu a sa place 
sanslesconnaitreprealablement; ils demeurerenl lä 40 jours; duraut lajournee 
ils öcrivaient; mais, le soir, ils diuaient et prenaienl de la nourriture. Quant 
ä Uli, Esdras, le jour, il parlait i'l, la nuit, il ne se laisait pas. Durant ces 
M) jours, O'i livrcs furent ecrits. Ensuite, le Tres-Ilaut lui parla et lui dit : 
« Conservc ces clioscs, aliu de les donncr aux sages, rpii onl le ilamheau lu- 
mineux, la source de la sagesse el dr la scicnce (jui .v VVoh/c conune nn lorrent » ; 
il til ainsi. La quatrieme annee des semaines (Tannees. 5.000 ans apres la eon- 
damnation, /« soiiir dAdinu du Paiadis. lc dixieme jour de Fohscurite, du drrliii 
de la June, lc troisicmc inois, ä l'jige de '.)2 ans, en cc jour-la, Esdras fut trans- 
portd au Heu de ses semhlaldes, lorsqu'il eut ecrit tout ceci. Quc sa priere et 
sa bcnediclion soient avec nous, dans les siöcles des siecles! Amen.] 

[Salut h toi, ti SuIm'i'I [Esdras), dernier des proplietcs, semblalde a unc 
grappc, apres la recolle et la vcndangc. Lorsque lu chercliais longucmcnl 



10 



lö 



10 



15 



[243J G- IIAMLI'; i,i:i JUILt.ETj. 250 

hrt^nh ■■ hs'^f\ti.r ■■■■■ mWi- ■ +''i"V. = yvhi- ■■ athT-n ■ vnwiV : mif^y-tn 

hOA : ni-.'JJP.A" •• fl»'/""»'!" : fmt\fi^f,i- ■■ <»y.ii.A*p ' fiA'^. ! 'Jfi-J:!' •• Ä-nWi = ii 

n^v : IIA.«} : iMyi' •■ Ä-n/h : ^>OTf'r .• -vn = A'^fr • h+'J''?. ::= ffl?»'>n,p.v = »i 
7+ : Äon. = M •■ riA,"/ :i: (Dhrii ■■ hhuA^ •■ nrtAy" -v. ^^ii.^-nrh.c = v.r,h 

O • riÄA";»- • A'JA^n • »JAr ::0 

AH ■ i\ht\'l • h,h^ ■■ htm ' V-flAA ■• U?h\}^ -l- * ° ^-' ^■ 

CDn?!^'» 11 ■ hott. •■ ■j-n.A-') • A?»A :] 

nn-/: ■ AA-1- ■ nV ■ 4"?^ ■■ .hVC.jf ■• hA.rKjtl •■ rt-VAV • *W?'{\a«9- ■• Äcd-A- * ^ i-ea. 

4. «pluDt ! /»'.i o/«. P. — s. X1IA] o/?i. P. — iii. >>A.?"A.^n] >iA" P. 



les mijstvrc.s, iine voix te dit : « Pese le l'eu, si tu le peux, et, ahrs, tu prsrras 
les conseils de la gloire du Tres-Haut.l 

[En ce jour aussi, mourut saiute Satroniu {Sa tum Ine); cetfe bienheureuse 
etait de Jerusalem. Elle fut d'abord uns pecheresse, puis eile se repentit et 
se convertit ä Üieu, d'un eceur enflamme; eile meprisa les desirs charnels ä 
telpoint quelle fut creee superieure d'un couvcnt; eile observa, outre mesure, 
la pratiquc des vertus. Lorsqu'on vit son corps s^allaiblir, ä cause de sa vie 
ascetique et de son refus de prendre des aliments, ou lui dit : o Mange quel- 
que mets, afui de fortifier ton corps. » Comme on la for^ait, eile dit : 
« Ne vous mettez pas en peine, ö mos filles; en mangeant quelque mets 
je reviendrais ä mes anciennes liabitudes; c'est pourquoi je nc vciix pas 
manger. w Ensuite, eile mourut en paix. Quo Dieu nous lasse niiscricorde 
par sa priere dans les siecles des siecles!] 

[Salut ä Satroniu dont le corps fut epuise par scs nombrcuses iatigues 
et son ascetisme. Comme les sa3urs lui demandalent de manger quehfue 
chose qui püt la sustenter, eile leur dif : « l'uisse-je ne pas retomber dans 
tuus mes peches; c'est pour([uoi je refusc de iiKnii/cr. » 

En cc jour aussi, c'est In frte du Saint apölre, le disciple AlimpyAs 
(Olympe); niartyr, surnomme Pawlos {Paul), ce saint ful du nombre des 72 dis- 
ciples; il servit les apotres; il les accompagna dans leur predication; il 
porta les epitres de l'apötre Pierre, qu'il servil au Icmps de scs tribulalions; 



15 



2(;o Lß IJVRR DU SYNAXAIRE. [244 1 

C?fl ! flJ'IAMi : n7.H. ■ '/"'i^idih : fliWi'«' ■ 9*'ftA.U- •'• mph ■ l^ftA.!»- : Oi-M' •■ 

'C.e'j : fl»Kn;.ö»- ■ fl»-fti" ! vy-"!'"'!- ■• hiii.?iV •• ifinft-f-ft -■ «»i^n = »•* • rh'Pc.e = 
rinvH ■• nhAHO-'i- ■ hnv« ü- •• m^-jnt? •• m-M- •■ n.-!- : Ä^rv : tmuy.r*n ••■ 

In •■ Hn?i''7'> :: rnJin'/T •• ii"-», .- «Jd.e : <o+i*'fc" ■■ ö>rt«|'A" •■ rnhrn.rt- : »»"ivTirtd- •• 
V ■• n^'J'l- : no«»- • AhCA-f-A •• aHWxm ■ 'lv<.«>.P.- ■• h'>-f' ■ ^'-lAJ-. = «»hnKWi'/. • 

//D : «ro'/'U-J. : A.'r(?A : fll'in<. •• Ol: : lOJ- •• r/»V/'7l : WflA.A : ,U'?i'.fV •■ A"? 
A;I"V « h'lll.^nrh.C ■ .t'.'/'//./.> : flÄA-i: • WVI •■ 

1. m/fthiioo.] flitA>i 0, A, P. — 3. fl»tft>iJ'] fl'IA>.J' (>, A. r. — r'!\(i.O- oiii. 0, l\ 
— 4. fflo"!»/.] — iKfao- 0, A, 1'. — 5. mh-flhöo.] O. A, P 0//I- — (). rt'^/öt] — ^- A. — ^uh 
r. (/>. «roft+A) rt(W. O, P: Oi^n-l-ftih A). — 7. mj»>VA'> (/O- Vin-<!-^] ridd. 0, A. P. — m-fl|-] 
ow. A. — Ä>iir> : «nv.('.y"T'V] Ä>,(n» 0; Ä<m' P: hoo'i y.f"'i A. — S '.). >,ir>,r:.t>i*] hc' A; 
o/«. 0. — y, 10. a)t>.y>] — (">> (P), 0, A. — 15. Wo» om. A. P. — l(i-17. at (a. (\«nb:>-h-) 
add. 0, A, P. 

il soufTrit avcc lui, il entra avec lui dans la ville de Rome et y precha l'Evan- 
i>'ile; il instriiisit. convcrtit et fit entrcr dans la foi de Notre-Seigiieur Jcsus- 
("Jirist bcaucoup de paieiis. Quaud Tapotre Pierre cut ete martyrise, ce dis- 
ciple viiit, le desccndit de la (]roix, rcnvcloppa dans un precicux linceul et le 
deposa dans la maison dim fideie. Oii denonc^a ce sainl ä rempcreur Neron, 
cornrnc elaul ruii des disciples de Pierre; il le lil veuir el linterrogea ä ee 
sujel; celui-ei eonfessa ([u'ii etait disciple de l'apotre Pierre et que le Christ 
Notro-Seigncur est le vrai Dien. A'rVo/; lui inlligca de graiuls snpplices, le 
llagella et le suspeudit cii l'dir; oii allunia du l'eu sons lui, laiidis qu'il elail 
suspendu; puis rempcreur lui dit : « Comment veux-lu luourir, afin que je 
tc lue de In faron (ftic In prrfl'rrs? ». Le saiut repondil, en lui disaut : « Je 
dcsire mourir pour le uoiu du Christ; tue-moi donc, couinie lu veux, et fais- 
moi parvenir promptenicnt oü je desire. » 11 ordonna qu on le llagellAt et 
qu'on le crucifiät la tele en Las, comme Pierre, son Maitre; on agit ainsi a 
son egard; il reeut la couronne des apötres martyrs. Que üieu nous lasse mi- 
söricorde par sa priere. Ainsi soit-il. 



10 



[245] ti- liAMl.K l:i Jl ILLF/I). 261 

h'H- •■ 'VI' •■ AÄ.'PlVft •• TiUb ■ a-VP :•= 

,e.n,A" ■ ni;<f.'i'.*'.ii ■■ '>'ia : ii.,?? :•] 

[«»nu/: • AA'i- • »»All : i-ii^ir^ö»- : A(u:/A""7.}''ri • ?ii>'Y,nA • «»XyA"? 

mani: • aav •• »lAn •■ w-l- • 4'.p.A"I- •■ «»AI/^e/Al- • i.j^a^aj? ■ A'-VAl- • h 
ao' : A'lf";A : hniryi'M'A : <»';"AA.'/ = iU"*\\'yi-\' ■• .(«»k^'^A-'I- •• ViV- = A''7A;'* 
'!• :: r/IÖ>-?,'|:Jl. : htX'"' ■ »1/: : '^y:t\'\' - All = hA'J'Py.i'-J'' : AfliA'i •• ^niVti 
-JP-A •• h'/n •• ö>'h(: •■ VJLA/;.eV'/.' •■ fl»Vj"VJ}" •• ii'Vi •• "/fl.V • ?iAJi = ^Aä'I* = 
AffD'/M- •■ fl'KA/ChP- : h^lLhV : »iCA-fA • (ll'.h'J: • A.A.'|- ■• «»?i.1.f?' = wh'i 
rh • Tö-P •• Hh'^flA ■■ «"AV « ronAir:'- : All ■• hnÄMi?' = flV.hn?' •■ ?»'}il •• T 
0-J?. ■ Hh'HlA : fl»AT ! mAJl = ChjP.?' ■' ^A- • v./mWi'i^- ■ ö»hA- •• XmeK'^Al 



(n 



i. A>.Ay"Äyfi] rthAÄcn 0. i. .K-f-f.u] ■■»v.'i-.p; A. — 0. >.rv..eo] >.r.iy.fi <» ii>.'r<'..eo A. 

— 7. rhTC^ o/H. 0, A. — 10-11. rtoVÖ.'-C] — V O, 1'. — 11. ny""/1- : ll"» ( /' (^H) rtrft/. (>, A 

P. — 12. m-v;.- : lir.fH:.eV'(.'] H •• «>• ' 0, A. P. — 14. m (<i. /.M-mr) <>"/■ <>. — 14-1'-. (n>niv..-i- 

— «lo-nv o/H. P). — l.ö. 0)>.A'] (0>iA"'V A. 

fSalul a Alimpyäs {(Ht/miic), suniommc Pawlos [Paul), qiii a eiiveloppc 
Pierre d'uu beaii liiireul riiiieljre; lorsquc Ic prefet lui eut demaude s'il crai- 
-iiait le supplice ', « dis-moi, ajouta-l-il, quel ycnre de mort tu de.sircs. » 
OlijDipc rcpondit : « Tue-niui, eomme tu voiidras. »] 

[Ell cc jour aussi, est la memoire de Barlalomewos {Lluriln'lcmij), orif/i- 
iiaire de Radasä', des millc martyrs, des soixanle-dix petits cufants, et de 
Kalädyänu (r7r(/»//V/(), iieiiviemc patriarclic, depiiis l'apötre Marc. Que Dien, 
par leurs prieres, iious fasse misericorde, dans les siecles des siecies. Aiusi 
soit-il.] 

Ell ce jour aussi est la fete de sainte ^^■\vodosya (Tlimdosic), ascete et 
martyre, mere de saint Abrokonyos (Pnifupp.) Avec eile fureut marlyrises 
dcux dignilaires et douze iemmes ; voici commeut : lorsqu'on deuonra sou iils 
Abrokonyos, comme etant cbrctien et (pToii lui inlligca de si graiids supphces 
qu'il (Jtait sur le poiiit de iiiourir. lt> Christ Nolie-Seighour apparut a 
cc Saint la nuit et le ü,iicril; 11 le lit se lever sain e. sauf, saus aucuu mal 
{hlessKir), et le lendemaiu, (juaud on TauHJua, ou le trouva sain et sans aucun 
mal, hlessure. (^)uand les deux dignitaires, les douze femmes et meme sa mcre Ic 
virent, ils tomberent dans un grand etonnement; ils s'ccrierent, cn disant : 

1. A : « si lu desires le supplire ». — 2. O : « de Daras », .V : « de Radasä ». (Cf. Aine- 
lineau, Geogr. de l'ligijple <'i Irp. coplo, 122'; ^l.inlulf, Coni/n., 42 J. -'-i ;. 



1' IV.i, a. 



262 I,R LIVRR DU SYNAXAIRR. [24«] 

^,0o• : uön ■ hih^' : <«..e.-4.^. ! flJÄC'i' •■ hin •• ^.-flA- •• "j/hv ■ >^r'> : nhj»"'\ 
öo- ■ nrt^'-'i- ■■ fl»>/*'h. • hliA.A •• hrö ■■ i\tn''i'^r'i •■ ffi^t- ■■•• hiu.h-nth.c ■• 

[rtA9" ! ^-flA s Ai:9'F'h,? ■• ttK'P'^ ••.■■ 

T-n'j'f- •• tn^y, : vxy.. .• h'ittA - r'^'h. •.< 

rtA9" : ?,.nA ■ H.^y ■ T-Oh, :•: 

nft«D : h^ : (DflJAÄ" ! (Dao'),i,{\ : ^.^.fi : >,^.S, : h9"f[Y} K 10 

fi.0D>c^M • iiny.A ! ehrt •• n;ih;i-*ß^'j : rw-h-i: « u-j-i: ■ *«?•/) •• ?i5'"rt'flÄ : j; 
in : h'J-J- ! hl •■ rt'JAA ■ ?iire.rDA •■ in/. ■ hh«7.r .• hrAi^A.e. : ^fiÄ" ■• Hl- 

7. >,■>•(•] >.fni A. — 8. H.hv] Hii. (), A. — 9. »lön] — n/- (A ir' : >,->" »"). — 12. scrt. 
«»^Cefi] — <5^fi P; "hCA^ ■■ aD^if,f;i\ A- — lo. fl-'/'\A] Oft"/' A. — l'i. ^icftftv-ft] Plus bas 
thc" (Horsisius). 



« Nous croyons au Dieu de saint Abrokonvos ». Lr roi donna l'ordre de leur 
couper la tele; ou la leur trancha par le glaive, et ils re^urent la couronne du 
martyre daus le royaume des cieux. Oue Dieu nous fasse niisericorde, par 
les prieres d'eux lous, et (|ue leur benediction soit avec nous. Ainsi sqit-il. 
[Je dis salut, en rinvoquant a Tewodosva, qui, lorsqu'elle vit l'ardeur 
de son fds, fut martyre sans crainte pour l'espoir de la resurrection! Salut, 
dis-je, ä sa compagnie, les deux dignitaires, avec 2 fois 6 {== 12) femmes.] 

LKCTURK DL 7 DK HAMLl': '14 juillct^ 

Au nom du Pore, du Fils, et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour, mourut le saint Pere et devot ascete Abbä Sinodä (Siiioii- 
tlilns), archimandrite, c'est-a-dire chef des solitaires; ce saint etait citoyen 
d'une villc, nommee Sanlal '. du territoire de la ville d'Akmim, dans la 
I laute -Egyptc; saint Kersesyos % qui rosseniblait aux anges, avait pro- 
phetisc ä son sujet. Pendant qn'il nllait, acoompagne de moines, pour les 

1. Cf. Amelinoau, (ieogr. de [Ej<;yplc ä l'ep. copte, 'i2(i. I/ar. a ^;;^ljbILj, ä corriger 
^,^b.c_. — 2. Plus bas : Ilarscsyos [Horsisius.. 



[247] "" HAMLK il'i Jni.LKT. 2(13 

jr"}-l" : HflKVhh : .f'MI. •••• «J.P'Ü.A-ff»- •• /h.em- • «»-hl: : h'lll.^flrh.C : >.fl»-A-.P," 
f : «A- •• ^'.tn/i?i : hrn\: • -n?iA/> ■ »Timl: : Ä.<U- = ,e.-|v/n/\,1, : Ol-- ■• WA- : "/A 

a>- : fl^?!-!- : h'^w.h-üih.i: : hhü'? • \t\fn> : (Ml = -Jv.'nh ■• h'j'l" •• "in • »1/: ■• n 

«eih : rt.e.v = nA./h : h-JH : fofl»-^ •■ fl>^,n.Ah = An : i-hTih • cM ■ ix^r - 
Ah ! hhi'M' •■ MxlWM •• h.f frft : htrfi-fft ■• hhrc • h^/n = H,e.'|mA.e.- ■■ "hm 

fl)An : *»!> : Ä«™ = ÄAfl'C:'» ■• •TJnl- : '/mA?. : -»"M-- = ^-S-ft = M • rt.T'! « 1 l'» b. 

1-2. A),«- : rtii] A>.««' ! m (), A. P. — ! 4. iiu>T.ft] ni» P. — !•! ii^'iv (/). nft>) ««/'/. 
0, A, P. — tJi"?-^*!] 1h?" A. — 14. A>,-jH.>.p] AV/H.h-nrh,n ! >.^ <). A. 



affaires du coiivent, il llt la roncontrc de la mere de saint Abbä Sinoda qui 
etait sortie pnur piiiser de reau; il alla vers eile et baisa sa tele trois fois, 
disant : « I3ieu beuira beaucoiip le fruit de tes eutrailles ; i'odeur de son nom 
sera suave conime le parfum d'uu onguent; du entendra parier de son nom 
dans toutes les contrees el ponr toujours." » Quand les moines le vireiit, ils riir<Mit 
dans retonnement et lui direnl : « notre Pere, toi qui n"as jamais voulu voir 
le visage d'une femme, quo l'arrive-t-il maintenant .' » II leur dil : « Par le Dien 
vivant, mes cnfants, c'est (pi'il sortira de cette femnn- un grain dö sei; par 
lui seront sales tous les peuples, qui altendent la misericordc de Dieu. » Parmi 
les moines il y avait un ascete, plein de justice; il pril la parole (H dit ä Ahba 
Harsesyos : « Par Ic Dien vivant, ö mon pere, k)rsqiie tu l'es approche de 
cette fcmnK^ pour la baiser sur la tetc, j'al vn, rnoi, im ange de i)i(Mi : ii 
avait, dans ses mains, unc epec ' trancbanlc qu'il faisiiit tourner; il la dit, 
lorsque tu as baise sa tete : Salut ä toi, bien-aime de Notre-Seign cur Jesus- 
Christ, Sache que celui qui naitra de cette femme sera un sujet de joie pour 
tous les saints elus, et que le Fils de Dieu s'entretiendra avec lui trcs souvent. » 
Lorsque arriva le 7 de Genböt, saint Abbä Sinoda vit li' jour; quand Abba 

1. 0, A, P add. « defeu ». 



2(,4 ].K LIVRE DU SYNAXAIRE. [248] 

fl'f^ri ■ Al^^• : im?» • f\ht\-U- ■■ ^^"10 ■■ tnmupa»- : Art.'."J^ ■■ mAS. : )\tn> : ,e. 

fl't'Pav :: flijli : /J/,"^, : y,0.-n : ^.«^p- : ATA"!- : rnjP.rOt:.?.' : flJ-ft'/' : «/|/4"l' : "7 

h •• Ä-n.i, : yf-A" : 7.H. ■••■ am : hr"/ ■ iXh'HihO' • hrw.:i*p. •■ 9,?:^ : ^.n, : h 
A. : ^n-ii- ■ mm{\F. : '^n • *«jn •• M • ^n-JA • hvt '■ f\hao- : h/W • ,e.nc:h : 

AAA.IJ- ■•■ mhitt/. : Ml : h-n-yA • M..ih ■• A.Tli97 •• rt.',">; • «J.n : ChA- • fl»-^'I: : 

iny.i\.(i" : t\i:M, : h{\j{'y, .• htxao -. hii- •■ »;A«)h ■• iu"> ■■ ■i'n-'i ■■ hi\ •■ 'itts ■• 
Ann-:'«} : ^,Ti,iin ■ m-^p.-) ■ htt-o- ■ -vn • 4"/.A ■ ^n-JA •■■■ mahihl: •• AA-1- ■■ rt 

T^ : hr:Ay/»'l-^P.A ■ Aif-A- • "ih't" •■•• mjiv : .P.-l/ie.A • //J.e.A" ■■ «Jn.f : öi.P.ä 

»"Ä" = n^«/'A»i • n't,y. :. n^'/' •• mÄA-i" : fflnA/..?.- ■■ m-i-.iu ■ ml-/. ■• H?»'>n 

A •■ ÄL"/'!- " «>Ji> : -nc/V : Alf-A- ■ ^Ä-^V. : 9".?.^ » flJPY.rt : .PCAVf" ■ nil- 

h • hi\\.httth.c. ■ a4"J.a •• hn : K-n->A : «»^rÄ-^ = a-i: • hMvn • n/bAPA : 

1. miBon«»- : Art.y-s] — n = A>.<1 : rt. O, A, P. — 5. T (a. hf,-n''i.a-) Olli. 0, A. P. — 
.»•nco-] ~ » (). A. — V P. — 7. A,'h9-V] AiiJ-VJ: : A" 0, A. P. — S. iB-VI: (/J m.»',n,ft») rt^W. 
O. A, P. — 10. >,0 Olli. (), A, P. — V/H : .P.-IIA] H.K 0, A, P. — 12. (DÄrt->] mllÄ 0, A. 

P. — 13. ?°.^r.] 'iftiT 0, A, P. — 14. n-i-"».^] — v A: n*"«.l- A. 



Sinoda out grandi, son pere, qui avait des brehis, lui cii confia la garde ; Si- 
uodrtdonnait sa propre nourriture aux bergers; au lenips de Thiver et du froid, 
il descendait daus uuc citernc d'eau et s'y tenait toujours en pricres, depuis 
Ic soir jiisqu'au malin. Un saint vieillard fut temoia ä son sujet et dit qu'il 
avait vu les dix doigts de Sinoda briller comme dix flambcaux. Son pere le 
prit cl le eondnisit aupres de saint abba Abgol, son oncle malcrnel, alin qu'il 
le benit. Abbä Abgol pla^a la niain du petit Sinoda sur sa propre tote et lui dit : 
« Benis-inoi, Sinoda, parce que tu es destine ä elre le pere illustre de peuples 
nonibreux. » Son pere le laissa aupres de saint Abgol. Un jour, saint Abba 
Abgol entendil uue voix du ciel, qui disail : « Voici que Sinoda sera elabli 
arcliimandrite pour toule la lerre. » II rombattait les grands.combats de Tas- 
celisnic; il servait assidnmcnt Dien par le jeiinc et par la priere, par Fadora- 
lion cl les veillcs, tuujours, saus inicrrnption. 11 Tut une lumiere pour toutes 
les parties de la tcrrc; il ül de munbreuses homelies, des exhortations 
morales et des scrmons utiles. Une nuit, un Auge ile Dien apparui ä saint 
Abba Abgol, lui apporta Taskcma (velement d'ermite, n/-7,ii.y.) du prophete 
Elie, le capudion destrois enfants et la ceinture de .lean-Baptiste; il lui dit : 
« l)iru rdiddiiui' dl' priiM' sur Simida et de le revelir de ccs vetements monas- 



[249"] /•■ lIAMLft fl'i JUII.LRT). 265 

•ins- ■ «•^n'j ■ wi-yAi^ ■■ rH+vi- •• \iv;wm •• im-vr'^ ■■ öi,c,n.A" : .p-ilaii ■• ?. 

V ••! tDj^n.'/ : l-'J/^'h ■■ ^S-ft • ^-n-JA ! öJäAV' ■■ ArtA •• rt.S"J^i ■• «»^AIIi^ ■• hAOrt : 

i»"'>Vf-ftV :: Ö)?ii;".e."V/.ll ■ '/-.^f.A • 'J-.^P.-A- : "JHP : mwCi : «|","V : H'/nVi««^ 
5 '"J- : Ö)A»»*.«,'J'J'I" •• fl»A,lriin'/;jP'J •• WA^'Jrt'l' •■ Ö»AVf-A"«B- : rt-n?» :: tHl^rl : \\'l • 

"i-iiu •■ '?n^i. •■ evnm/. •■ ;..i<„(^'J •• iW. • ri\h •• hn •■ M •■ 'luA-ti -■ a.* • aä 

> ■ ai'M- •■ ih"H: ■■ rftA •■ A.-!' : iilÄ«^'V •■ mt^iV/ ■• äAP « rn^ftl-n«!"-''/ : '^(1 ■• 

Jt-JH/: : ««Ai^A'ti;- •■ A^n •• «ftL'A-rt • hm •■ IM" : ai-fii •• //»»"(: ■• fl»'/'M'"s" : 
MM ■■ ^.nA •■ rtAr : All •■ A-hn-e ■■ öja?iA = rtifi.i\ •■ ffl^.a.A?' = (nhH- • rtA 
y : Ati •• «iÄ.'i(:rt''/V ■■ iiÄA-lh ■ flJhJh<. •• h'ri.o- ■■ dsy^y^ ■ m{\■nh^r • a?»"/ 
H.h'n.h.t: ! H^.i)-n : wiv ■ ä;j •• a?iA • if.uivr •• fonKv/i •■ 'in = p-n-j. • cov-n 

1^ <: • ÄA-J- ■ (inU^^ : A.A/'|- •• 9"t\h • fl»-A-S. •• «»>ii«^'l' " fl'.f.A}'' ■• ö»ii'/ ■• ^x"]». 

M ■■ Ä,ert-fi : )ni:M-t\ ■■ e-nÄvii • -^(tü- • •nH-;'- ■■ ^H.e-^ = aty.v.n: •■ rhf^ih ■■ 

2. ^Äft.] Vä. A. — li*l] Vrl: A. — 4-5. iKioVliO-l] A<n» 0. A. E'. — (i. -/KU] — C 
A. P. — 7. -/fim-cn] — in-i: O, A. P. — 8. «inn ow. A. — 12. ai.p.n.Ajp] — A-. A. - 12. m 
VVt] — i-L (). A; ^ IV. P. — 1 i. fl»h.Ycfi"i>] ^ >. mss. — 14. »y.u-H ■■ im- ■■ ä;j] HVt • 
Ä ' 1 h' O, P. — l.j. «D^rtjp ow. <J, A. P lar. j^:^~'Ul. 



tiques. » Saint Abgol se leva aussitöt, pria sur Sinodu et le revetit des vctc- 
ments monastiques. Ensuite, il coml)attit las grands combats de rascelismc 
et prescrivit des reglos poiir les moines, les magistrats, les laTcs, les feinmes 
et tous les hommes. Quaiid eut lieu le concile des 200 eveijucs, daiis la vdle 
d'Ephese, il accompagna au coucile le Pere Abba Cyrillc, patriarche, cl ils 
triompberent de Finfidele Nestorius qui fut anathematise et maudit. Lorsqu'il 
revint, les matelots ne laisserent pas saint Abliä Sinodä moiiter sur le bateau 
avoc le patriarche; aussitüt il pria et supplia Dieu, et uu nuage Temporta; 
taudis qu'il allaitsur le nuage, il arriva, par devant, au-dessus d'Abba Cynlle, 
qui etait sur le bateau; il le salua, eii disaul : « Salut ä loi, mon pere, et ä 
ceux (jui soul avec toi ». Us lui dirent : « Salut ä Loi citssi et ne nous oublie 
pas dans tes priores ». 11s furcul fort ötonncs de cela. ils louoreut Dieu qui 
donne de telles graces ä ceux qui le craignonl. II arriva lo memo jour au 
couvent et iit la priere de matines avec ses lils, les moinos. II merita quo 
Notro-Seiffncur .lesus-Chrisl vint tres souvent s'entrelenir aveclui; il lava les 
pieds de Notre-Seigneur et but IVau avec laquollo il lui avait iavö les pietls: 
Notre-Seii-'ueur lui rövola beaucoup de mvsteres d lui üt beauooup de [nu- 



* A 28'i, a. 



206 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [250] 

h,h*i..n ■■ hh •• i!-wA' ■ ^ö^ • /"A-a : **j.n ■■ «).ew,Ä}\. •• «»Atiih •: tnhat-/" 

A" : >.'K..e,P • rt.',"^ : ■|««.4'.e.V- ■ JlAÄ • «»«p^iA • txh'm : VU- = «»"PM.h •■ »• 

i : Vfliw'J»»"!- : flieKfl»v.'i : ?ift//o : WiV ■• AHfth : htxlh'n '■ T'^i-hH ' IxTl 
W • lm^?{l^.\\ ■ »"/fm-l- : athTlU. ■ M\M\ ■ hMi/"! ■ T'i'iitlt: ■ hhh ■ «*.?» 
H. •• fiOD-l' : fflehflJV.'i •• POhAh •• i{'n " iDfn •• e-ftA" : »'}•/• •• "/CT : h1\l. 

lii '• (D-hv •■ ff'i^'i- ■ n'jn.ji'. • tin.hi' ■••• (Dfia •■ »•> ■■ h^^ • %hm:> •■ ,urti, ■ 
n,A"öo- ■ Afl>-A-.«j. : h-Mt-i. •■ htm : hiiiy: '■ f\rxii\M' • hsii-t\ •■ \)i:M'n ■■ (oh 

2. ■nl^:l1• o/u. o, A, P. — .i. «nfturi] «Dflrm A, 0, P. — :äa'] ö A (?j. — r,. i\\.y (/). ä 
>ffl) rtti<f. A. — finaf'iX] .P.X. A. — U). Vwji'^'] Vtt»Ä"j' O, A, P lai-. ,jri-;j iiU). — 
12. V-^ ] VY"^ (), P: VmÄ A. — l'i. "Vlfl«:] — C A. 



pheties. Quantl il ful avance cu äge, il se mit au lil, le G de llamle, et 
Notre-Seigiicur Jesus-Clirist (a Uli soit la gloirc) vint vors lui ot rosta ä le 
consoler. Saint Abbä Sinoda lui dit : « O luon Seigneur et niou Dieu, nie 
donneras-tu la force comme auparavant, afin d'aller au concile, car le pa- 
triarche ni'a fait appcler au sujet des infideles qui blaspliemont. la sainte 
Trinite et qui diminuent ta divinite ». Notre-Seigneur Dieu et Sauveur lui 
repondit avee une grande honte et d'une voix tres douce, en lui disant : « Si- 
noda, inon elu, est-ee que lu desires virre d'autres jours? \'oiei quo ta vie at- 
teint lOi) ' ans et 2 mois, puiscjue tu as revötu l'habit monastique ä l'äge de 
9 ans; dopuis le monient oü tu as levetu Thabit monastique jusqu'ä mainte- 
nant, cela fait 109 ■ ans et 2 mois; c'est asscz de labeur pour toi. Aprös avoir 
dit oes choscs, Notre-Seigneur rcmonta aux cieux, avec une grande gloire. 
Quand ce fut le 7 de llamle, la congregation des saints moines viiit aupres de lui ; 
il vit iN'i)tro-Seigneur Jesus-Christ; il dit a ses enfants : « Prenez-moi, afin que 
j'adore mon Seigneur Jesus-Christ » ; ils le souh^verent et il Fadora; cnsuifo, il 
dit ä ses enfants : c«. Je vous mets sous la protection de üieu, car voici que la 
volonte de Dien s'accomplit sur mni, que iiion Arne se separe de mon corps 

1. O. A pI !*, comnii* l'urabe .lu nuiiiis le ms. du \ at.i, pdrtoiil 12U ans. — "1. O. 1* : 
110 (A : 101). 



15 



[251] 7« llAMLß 14 Jl'll,LKTi. 2ß7 

f : hr/^Ji? •■ ff:\V9° " OfM '■ M^wmao' : hau : ■l-lh.mi' : t\hiV\\ao- , «e 
J\ ■ ht\ao : OhJ^U •■ 'i'fW.lnov- •■ hi'-.P.-'V^LP :: WM\ ■■ y.ll ■ WH' " ^.ILA" : hTi 

\Oxl •• W.i\^t\ •■ nOÖ •■ h'i'\' ■• ^'K.,f.f ■ rt.S"'i : ffl>.<.-l- J f.hü>->h ■ htia« • ^1 

J'J- : mCh : /*'r/.>P • iWi'ti- • tfD«p,>A : ^l.^.öl-lh : ffl^.^H.J'. • V^J : ''HtP : tl 

««» •• höVA'M ■■ (O'tli' •• ■l'iV'rTh-l- • Ufi'iM" •■■ (UM\ ■- .ftlLA- • ^-Jll.^V : H'JI- : 

OOttMÜ : VVl^ : tO'tli : hi^lh ■• Ah'';il.h'nrh.C : Whfldtl. : (IrtAr ••• h^lll.hndu 

hin • ^ft'/(,7i. ■ A"/^.! : «V'WU: •• Ä'^.* :•: 
V^'Ti' ' ft-n<- • oowin : ^aot; • /.j,4. :.:] 

w..t: ! fli^/*v/D(^ : A^-iiL^-nji-c :: hin.hnih.i: •■ ,f.r//i/.v • (Ij^a-I: • a'JA 

O» : 'JA'/" : h"Vi i] 

1. n«|: om. (), P. — A<i>-*A-^ (p. f.n.(\'ao.) add. 0, A, P. ~ /\>,"/ '] Kl : •hl' 0, A, * O 33, a. 
P..— 2. ^..cä] <f..c^. A. — 3-4. 4.'«] «e^ O, A, P. — 5. KVH-(\ (p. >."/IL>,» «cW. (), A. P. — 
'B'i.<-^-] — 1- O, A, P. — 7. >,"/ii.>,5' ow. 0, A, P. — 15. MI (a. H-n-ty) add. 0, A. — 15. ao 

,*cn] .s/V p uu oi>,i-"; «o*an o. A. Ki. .ii-c], .i.c o, a. 

cpuise. Je vous recommande d'ob(Mr ä volre pere Wisü ', car c'est lui qui sim-i 
votre pasteur apres moi. » Apres qu'il eut dit ces clioses, Notre-Seigneur Je- 
sus-Glirist lui dil : « Tu es bienlieiireux, 6 mon elu Sinoda, iiiisericorde te 
sera accordee, parce que tu as fait ma volonte tous les jours de ta vie; 
maintenant, viens pres de moi, alin que je te doiine le repos, dans lesjoies 
de reternite. « Apres ces paroles de Notre-Seigneur, il remit son aine entrc 
les mains de Dieu et il mourut en paix. Que Dieu nous fasse niiserieorde, par 
sa priere, et que sa beiiedictiou et sou iutereessioii soieul avec nous. Ainsi 
soit-il. 

[Salut a AhLii Sinoda, a qui l'urent donnes, en verite, l'askemä (iryj,y.a) du 
prophete d'Elie et le capuchon des trois enfauts. LorsquVm rempeclia de mon- 
ter sur le Lateau du patriarclie Cyrille, a la vue d'uiie foule nomhreuse, uu 
nuage leger l'enleva vers la route de son couvent.l 

[En ce jour aussi, mourut saint Abbä Maq;ires [Maaiirc)-, qui praliqua I'as- 
cetisme, dans le desert de Hur, et qui plut ä Dieu. Que Dieu nous fasse niise- 
rieorde par sa priere, dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il. 

1. B^T«, le diseiple et le biographe de Scenuti O. A. 1' : \\ icJa). — 2. Ou .Mulabes; 
et A : Maqäbis. 



208 LE LIVRR DU SYNAXAIP.I- . [252] 

mao'i'i. : h'j»Mi : fnP:H- •• fl'h-nXM« •• '>'?•/" : ö),e,il.A" : WO •■ AK"7A3n'|- ■• o» 
^.rti'"''/ •• h'/'>,»- : wy\,\'h\\\\ •■ A"'|: ■• fli'/JiP^- : hjv.'l' : nii-:''»' : «»•/■'feT'} •• 
AiiA.1)- •■ n»Ä.|v/nji'.,n • AJi.J^V/;i>- = (ohM'-if •• ?ii'"'l"-'r''/i)- :■• fl'All •• ii> •• "Ihii 
ti,irao- : v/r: : -nu") •■ fl'A.irtvh«» •■ '/'fiA-u- ■• nhup./- ■• rDAitv : »»rn?' • a 

t\\- •■ ?,y„ri- •• A?.^ii.Ä'nrh.(: : mhry:"i^A\ • K'H'A\ •■ -vn.«»- •■ ö)-?,-|: .■ h^n«^ ■ 
tl'l•y,^ai^ •■ A"'i- « ?»''/ii.hn*h.(: • y-'r^iM •• iiäa-i.- • fmi/.Jii: • pjm- ■• 'y'ftA.v •• 
[rtA'/" • A>i1VTP-fi ! A«n'jn/. • Ä.Tr?ft ■ um/A :\: 

y^r'i ■• «"V-nfM- •• wa- •■ hia'Ja : 'rif\ ■i- 

A'/»/"1'rt'/' •• mf'l- ■■ TTi-'l- •■ hm ■■ p/M'fl ■'.■■ 

2. ^.{»".e-'V. : A/rc/fi] — <5.i>- : rtA. P; ow. A ar. (^^^^ --»^)■ — 'i- "»h-n?.«»»-] «>.e-fl' O, 
A. P. S. <i)?,.|ftv>i"»] iDh.1-hRa> A: (>7(: — ^'''fiA.u- om. ()). — 15. A«i>Ki<:] (Iöi> F. 



En CO jiiur anssi, fiit martyrise le saiiit Pere Agnätyos (Ignacr), patriarclic 
de la ville de Uoiiic, qui succeda ä Pierre, au temps de rempereur Trabyänos 
(7'rr/ /(///). (]el empereur, lorsqu'il eiit ontendii dire (pK» ccliii-ci cnseignail tous 
Ics peuples el (pi'il les faisaif eiilier d.nis la l'oi de Nolre-Seigncur Jesus- 
Christ, de sorle (piiis iiu'prlsaifMit le culle des idolcs, le (il veiür el hii dil : 
« Saerifie aux dioux. » 11 ne l'ecouta pas ni ne lui obeit ; rempereur lui lil de 
nombreuscs promcsses el se niil iittssi en colere eontre lui; il no ceda pas aux 
prouHisses ui mo craignil sa eolere. De lon^'ues dispules eureut lieu culre 
eux (Icu.r, luais il UiKupiiesea poiiil ä sou inlidi'lite ; aussilcM remper(Mir le 
livra aux lious. Saiiil li^nacr lil ses recouunaiidalii>iis ,iu pcuplc: il li' l'ür- 
tilia daus la loi orllioduxi». Uu des lions s'approclia de lui el lui prit le cou ; le 
Saint remil son Arne cnirc Ics niaius de Dicu; apres quoi, le Hon ne s'a|i- 
proclia j)lus de lui du lout. ün eulcva son corps en ^randc ponq)e el ou le 
döposa dans uu hei cndroit (saiictualrc)^ qu'on lui avail prepare. Que Dicu nous 
fasse misöricordc, par sa priere, et que sa heiiediclinn snil axcc nous! Amen. 

[Saint a .\ifUi\l.vos (/c///^((r), ipii lierila du siegi! de Pierre, Iccpu'l rciiipoiic 
i'U dii^iiili' sur Ions les siei;es; husipir liruace prochnnail inipnr le valn 



•; 



&. 



^-^^^ '" IIAMI.K I'. ,11 II.I.E-n. ^Cp 

hhV% : txrih : 'H'/\" ■■ hm^ ::: 

n/*'Art.i;- : ^r'«\}l •• ^«n : ?,i»"rt«7(* .. ,|,^ y. •.:: 
X;«» : t'i;" .• Jk/n : Ot'M: : <f.«/.Jf. ::: 

t\hi\i:7T' •■ «JAP. • öJArt/'.'/' : ve. :•::] 

[«.(14/: : ^A-J- : m\ = -/■',/»,<. : ^M : 7.J'-t:-/.rt : .//ift-;. : „^./rt : «»?.W. 

\_fl\T' •■ ?,nA • «»v/ii; : h^f.fl». : 7V/- :;: 
5 7.PT:7.ft .- J|ir> .- f,n • AAP ■ ÄA-/- : 

A An- •• V7<i. : /j.'l'A-/- :•:•] 

'.^..m.] Conj. ms. „rr/.S.: <), A om. les lignes,'!, 4. - 5. Ccsahm, o,n. ().-,; ..,,,,. „, 
'Wir: P. - vvrirt (^. .P.,:,:4.) «,/./. ^ - lO. Ce qui suitjusqu a ^,*-^.,. 1. 17 on>. O. _ j.m \ X 
la place de ces nx.ls, P a «, : , = .. = ,-, : .c..n : W...n = VV/- : ...•..-. : •,..,... = .«.V, 

dent ce salam sont tnV.s du memo salän, cl ajoutes. _ ,4. -v-.:,,.-,-] „;,, A - A >n 

sucrifice des idoles, pour acl.ever son martyro, u,i lion I. tua, el msuit.. 
ne s approcha plus de son corps pour le touclier.l 

[En ce jour aussi, les noms, /.. pnsonnrs de la Sainle Triuite se re.ulirenl 
sous la form,. ,r.ny.s, daus la „.ais..,, dAluaham. Oue leur saiate benediction 
soit avec nous, daus les siecles des siecles! Ainsi soit-il.J 

[Je dis salut ä celui qui fut hüU- daus la .ualsnu ,rM>ru/uu,., pour s'assenir 
ä la table a mauger. Dieu, quaud il desceudil du ciel, cu sa Triniu", douua 
en ce jour, selou sa v.donte, a Abrabam ua lils, a S-.don.e les llamu.es ' 

Kl. c j,nn- aussi, ,,„ l.il la couuuemoraliou d'Abbä (dvorois i(U;,n,cs) de 
^seea, qui composa le livre <,ui ,,ortr I. lUr, d'Argauon, le iivn. des M^steres 
et beaucoup de prieres^ Ouc Dieu, par sa priere, m.us lasse miser^corde 
tlaus les siecles des siecles ! Aiusi soii-il 



[Je dis sulul a Giyorgis, pretre, qui obtiut le paradis ruisseau de par- 
umsO)etreyutduSaiut-Kspril Fiuspiraliou; quaud il p.iail. il disail a Marie 
''■■■^ 'NKi par.ilcs qu'elle liii avail euseiguees.) 

donna a I asccMsmo et fit dos pHc-es. lorsqu'il cul ,v,„ 1 ,Ms,.i,.atiua d. l'Esprit-Saint . 
PATn, un. — T. VII. -- 1 . j ' 

18 



A 107. b. 



A 28', 



270 LK LIVRE DU SYNAXAIRE. [254] 

-h : ft«'/ : Mfi ■■ hrn.h./. ■ ^nÄ- « «»imio- •• a-i- = i,W>io- •■ m.M'i- •■ ?i 
öo- : /..?,f • ii^/» : ^'AMi = ?l•'/ll.^'n ,!..(: = y.i\A ••■ yii-Ah. • ?,''ni.h"nj..(: = o 
•tti.h •■ bhriP'A-y.w ■■ j.W"« '■ ü'vhhWi. •■•• ö'i ILA- •• h}^''mM' •■ >"'?» = ^'■■^•'^• 

„. : ./..A>»Vl : fl'^'Vl" ■ t:?.A : A'^Sn : M : nA.f. = J^.P.^» == fl».f.ll. : H'M^ = m 
1. ^ : ,vVe. : A?.^ll.h. « rOfV : 4'^J.rt = ■nAt^ = ^^^J^ = "'^** = /"^"- « ö'^' 

n.A- : höo. : AnA.e. • Afl»->.-|: = '«'AWn •• >.?.''?ii>e = '>"/?i •• hr^'o^- ■■ äkv- 

«J : ii.cviAhn •• A>»'7il.h'n.h.f: ■■•• mhoy^^-h ■■ »»^M^ •■ «>.f.ll.A = MiU •■ a^h-u ■• 

ilV.i'- •■ Ä-iil.h'nJi.C ■■•• m?,ir'e.'V/. ■• e,n.A = '"»A^h = Wil ■■ V'^nh ■• hri.'/ '■■■ 

(Dött : AU+ •• ^--s-ft •• ^n : nA.«'. = ^.'loi ■■ ii'/n = .e-AiiA • ^AnA •• r-jvf-ftv: 

w,W. '. 'Vn : 1^.«" : ht\'k-Vi\ •■ fl»^/"'>'n..A : ll'Vn = ^-^^i : M •• OT.e. • H^AHA = 

-, rtvo] ft-vo A. - ü. >."/iL>wwh.<: i'///e/-. o/«. A. - D. fl.>.i: = i<;v.v = ^-nwx.h.cA p ■ iivc) 
«,W. 0, A: «^ = «aä : v/' (z^. nrvt) «rf</. P. - i:!. m.:',.i = <:>.^ i/'- "-am.) "dd. 0, A, P. 

i.ECTURE m 8 iiK uAMi.K 15 juillet . 

Au nom du Pitg, du Fils rt du Sainl-l-sprit, un soul DiiMi. 

Eu cejour, mourut le saiiil Perc Al.bä Besoy (ßm«\s), qui jouit d'ui.o grai.d.> 
renummee, eloile du desert, daus le c-nuvenl do saiul Al.ha Macaire. Ce samt 
etait do la viUe uommee Sauasä', du pays d'EgypIe. 11 avail six freres. Sa 
mörc out une visinn; uu ango de Dieu lui dit : « Dieu te dit : Donnc-moi uu 
de tes sepl culauts, pour qu'il soll mon servileur. » l':ilc lui d.t : « O mc. Sei- 
<rneur, prcnds parmi eeux-ci celui que lu voudrus. car tous sont ä Dieu. » 
L'ano-c rlcndil la main et prit la le(o de saiul A1>Im Bcs..y, le juste, el dit : 
« C'esi lui% qui lait le bicn au, /-• l«,n srrvitrur d„ Seigueur. >> C)r samt Bc- 
sov etait maigre et chelif de .orps. Sa m^re dil a Tauge : « Mou Se.gneur, 
preuds-eu uu fori, (p.i puisse se.vir Dieu. » L'auge lui repoadit, eu disaut : 
« G'esl celui-ci que Dieu a clu-isi. » Apres av..ir dit ecs pa.oles, l'ange dis- 

parut de sa preseuce. _ 

Lorsquc Abbä Besoy cut gran.li, il desira revrlir riialul niouasliqu. ; il 
„IIa au desert d'Asqetes {Seele) et eulra dans la vie uu.uastique aupres du 
,aiut Abl.ä Bämoy, qui avait revetu les vet.M.iruls mouasliques de samt 

1 U^.. er. Am.Unrau, (..-o^r. dr /7^;. ,; r.p <„/>/<'. ;!73 (43üj. - 2. (> ajoule : « CVsl 
lui que Dieu a dioisi .. ; 1' ajnuU. : « C'esl hu \e tils de Di.ni ». 



10 



f255] ,S^- HAMM-; 1.-, ,)l I|,|,i:t. 271 

.'^.e.'rt- : 'illV : tS.y.'iy. : Öl/«» : j.'/.l/.e/" : (Kl : .^^yn^JAl- : hUl : hS-'^ÖT : 
(nh,rin •• hhh : •/•',:;i"7.J- : •'///D«,A1- :: «)Jl'/ : öl-"»/. : yUVIX : »oi^M'-l- : 

U : A.A.I- : tll./..",A/- :: ÜI^V'/V. : .*A : ?,"/ll.^n %h.(: = <?..!'.-{. .f. : K^/nj,,: : «, ,. ,,1, a 

«»^n-/(:^\' : A-|: : h-m.h-l : h.Vfhfl : InCflffl : nU':'' : 7,».,V'/- : fl)W,flJ| : ^ 
7^J)- ■ »"-/.f. : ÖJ-rtJ- : '>n-/;/.. : tUfl-lV : r/«'><{.4'- : fl):'.P.T : r/i.'J^.^i : A/..P.7,. :: 
lDhr?:'W, • «/f:7 : h-hLM : ?,'/-^(l..i. : ^.ItA" : ^-^-tl : A/..P/h. : 1'}^% : Olfl 
i-f. : at-M' : «VP : HO-/!/" : ^n/.Vi- : «^.R. : /..?/?, : iVtV.t^. : Arjl- : hj.lh 
iVi. • ?,rX"<..f. : "ly. : »(»-nj- : Tlf -fl •• mh.l'Wh '• (OhM'i •• tD'lxl' •■ "IV : 
M\"o : ^,»11 :: tOhöÜ : .P-Jl-A- ■• 4»«?.^ ■ M : -nft^. : A/..P.h. : l'i/^'h : ^.fflA.e." 

•wi : ,f,?»-/; : j-n/y.. .- fl»Äy.hn • ro-rti;;)- : mh.9ni'/. ■■ h'ny. :■■ «»^mP* •■ 
i\'"' ■• /S:i^. : KSfhf^d ■■ hfm : at'hi: • "ly. .• hrhi^u- ■• A«».«'.-:''3r'/ =: wAri = 

(p. /.«•>..» .7.W. (>. A. P. ~ 10. ^.,v>.] /..e,?.. (), A, I'. - l(i. ^.e..>..] _ >..rt 0, P -'a,„.p. 
:!>.>] A>,-vii.>,v <t, A. P. 



ALbfi Yüliannos le Pelil (V//,a>gi,-). Co saiiif sc livra fort aux bons coml.als Je 
l'ascetismo. II jorma j.ar trois fois', tous Ics 4Ujours, saus rieii -..laer avant 
lafindes ^Ojoms. II lisail contiimellemeut Ics saintes Ecrilures et satisfaisait 
la soif de son esprit par la parolo de l'E spril-S.,inl. 11 jemiait ccntinuelle- 
ment; il veillail imil of j,,ur, il aimail la p.uul,. de Dieu Im,,, plus ,|uc lo 
miel et le sucre. 11 elait commc uii aibre plante aupres .l'uuc snmv,' d'rau 
vive. II merita quo Nolre-Scigncur Jesus-Christ bii apparnt souveiil. II l.ii 
lava los pieds avec de Teau dans im bassiii; il but la moilie de cette eau .■! 
laissa lautre m.dlie ä son ■lisciple^ Ouand Notre-Seignrur fut romonte a,, cid, 
le samt dit a soii disciple : « Leve-I.ü et bois Feau qui se Inaive dans le bas- 
sin. .. Le disciple se dil en lni-,„rme : « Poni<{uoi „e „lo d..ni,r-t-il pas a bciiv 
de l'eau limpidc qui est dans le seau? » II n.- sc Icva pas et ne but pas de eotte 
eau, con.me il en avait reeu r.^rdre. De .louveau, saint Abba Besoy dil ä 
son disciple : « Leve-toi, mon fils, et bois de l'eau ,fui est dans le bassin. « 
Conuu. d lo forgait, .elni-ci se leva et alla aupres du bassin, mais il ny 
trouva aucune goutte d'eau. Le saint Ini ...xposa conmionl il avait lave les 
pieds de Notre-Seigneur, comment il avait bu la moilie de Teau, lui laissant 

1. 11 jeünait irois oaremes par an ; ar. ^L^>: iJj ' _ 2. 0. A. l' aioutenl : ,. alin 
qn il la büt 1'. ' 



• A ms, 



A -JS:., a. 



272 LE LIVKK DU SYXAXAIRE. [256] 

Hf. : A/..e.h. : ^Jnc : ••J.a.^^ •• »'J'/' ■ niv. = «»nA- • Mi-4' ■• IM1.AJ1 ■ h-i\ 
ifo .. ■(■•iv"/h = loYi'no. ■•■■ o'r^n : .1./. •• /..«'.•?i- = t'thnw. ■■ ii'ir: = Ahn •■ -n 
fiy. '. f\f,t\ : to'hu •■ J^.e.* • i-irh ■ ^ity ' «'Villi = unwy- •• «'.i' «»-A" ■ fi"if> '• 

Ü.-/-MIH : A^n-ll ••■ htion : /.JIK'Ml • »iU : .e.'j;^7. : II?»HIA = M\ : lOy.«»- 

h : l'hHH : hn-h : ^n : .e.n.Aii • fii-.f. •• of'hi' ■■ "n : iiü»-fti' •• Jn/:/- :: Ü»A 
n ■• e.n.A" = fl>->.-i: •• ^^-^ •■ "'»'• = >''^- = '•'"•.»'•'" ' ""^*i" • *""• •" '''^•"^- " '" 
nh.hi: : AA-i- : ^/»ÄÄ ■ Ä?.'rh(:^h.ii- = A^'J-rt = hn ■■ n^.f. :•• «.hr+Pv/» ■■ t'. 
n?. : "Ulli- '■ {\ry ■• A*4.n ■• M •• -nr^.e. ■ ?.'>n •• .f.'lVH: ■ -/"ftA ■■ »»Ah. •■■ «»A 
n : Ph : h.^n : n"in.i'- • «»>•/, • h'/'rtnh •••• antihh ■■ hr>.o- •• «'.f.n.A- • 
tf«v- : iiuA- ■• y.''\'^'n: ■■ 'rftA-h :■• fl»iMi.A- •• ^s-ft = hn ■• -nf^y- •■ htif"> •■ rv 
r •■ 'ktMivun.'i'h •■ ""Xh ■• vn-f •■ vr ■. n«»'j^.ft = my^^M. •■ <^nrt • hh^^i: 

-, .S.1.U] -/».ü- o, I', '»ftrt..^ A. wv-c = niv.] ii'/i: = nw: A, «» ( ^: O). - 13. .-^n-o- 
,;. M ad,l. (., A. P. - nmu.] r-f.A.u. F. <*/». A. :i' o. - Li. ft-l-.-.n = m. = -no.p. (/-. «...-. 

rtA") ,,<W. <). A ((» con-ii;.': <p.^(l. = A* ■ = >.■ = -n ■ P. 1'.. ^'-'i« '"" A, 0,coni-.i P. 



raulre moitie; le disciple, en cfT.t, i^nuiait qu- eotle cau provcnmt An lavo- 
ment des pi.nls de nnt.v RLHk.mi.h'ur. Ouaud Besoy lu. d.t .•da, il lut Ires 
allrisle et eprouva un gnind l-oulde. Le saini envuva son .lisc.ple .lans la viUo 
d' \kmim, aupres d'uu jiislo «im laisait le Cm. Co justc V rousola; d le ren- 
voya rl.ez son pcrc Al.l.a Hpsov. Commc sou disciple elait Iroul.le nn^^ se- 
rondc rois, il l'envova, d.' .u.uvcaii, aupres de cc just.^ ipii sur crs mlnfutrs 

„„„uul. AM.a Besov -lil a s.,ü disciple : « Place sur lui er ha el dis-lui : 

I\1..n p.Te tc dit deressiiseiler el de ine parier. » !.-■ dis.iple alla, pla.-a 1." 
l,;,,nn d,. saini AM,a liesnv sur 1. jusle; eelui-ci s.^ leva aussilol, le c.msola 
Ol 1,. n'.priu.au.la; il lui dit : « Snis atlenlir el ol.eissaut au.K ordres de tou 
pöre car c In^ul.le u.. l'csl arrivr .pic pour avoir Irausgrcsse le euni- 
mandcuients de Ion p,..., lorsquü Ta dil : Unis de Teau .p'i est dans le 
bassiu. » O.iaM.l i- jusl- lui ..ul .lit edle pan>lr, il s'eu relnurua et uu.u.ul de 
nouveau, comme auparavaul. Tu jnur, uu .les .lisciples de saiul Abl.a Besoy 
viut lo voir. Avant quil n- tut entre aupres de lui, il euteud.l sauit Al.l.a 
Besov qui s'enlreteuait avrr ui. autre iadividu : u.ais, (piand d lui eulre, d ue 
truuva personue avec lui; il riulrrn-uea. d lui dit : « (.)ui etail eelu, .pn s eu- 
Iretenait avec toi.' » Le sainl AMk, liesuy lui repnudit : « L'empereur (.ous- 
lautiu est vruu auj..». d'hui pivs .le uu.i, ei. espril, et m'a d.t : Si j ava.s su 



10 



^257] «• IIAMl.K 1.-. Jlll.l.KT). 273 

Vi- ! htm : ml'. ■■ hnC •■ 'ittj- •■ IM?'«»- : ^^'«'l\^f\^' •■ liTWn- •■ mhr-'i?^!' • 

OT'>-//"i|f • inliti«-i'n"{\\\- •■■■ mhifl ■ Ml.A- ■ h)V •■ M'TU ■• +f:V •■ ■/i'"?'." 
1' •■ i'Aö^V ■• Uhm.h'i •■ »K-Tif-n ■ iifh-vihh ■■ hrMt •■ ")y:H' •• athjiuHX 
hV- ■• h''l\\.h'i ■■ WM-fh •■ 'r'il'/. •■■■ rnciLA" = '\:.l\(n'in\.'i'{\ ■■ A'^'i-ft ■ M ■■ -n 
5 fiy. : rtM;ii>. ■ >ii\\.h'i ■■ im-:'» • i'-n;'-!- • hA = ^.»»> •■ h«" •• hncVtn.. .■ ^rw-, 
M-l- •• hti"" •■ M •■ f-Vi.vi- = n<n»- : Wi<:. •• n?i'^l' = hm •■ yi\v/.- ■■ mtMhi»-h. •■ 
fl>-ft'|- : ^.P<.«VA.'/' •■ rt"7j?'/.'V "• fl'^•^rt • ?in.A" : Wh"!'} •■ anwao. : h"hi.hn 
rh-c : at'hl- •■ »in/. ■• ilK'Jl- •■ 'Jn..e. • vixro^- -. -hix"« ■■ Aho»- ■ h'Jl-«-rt • 

n-nhrt.-l- : «»«»-A-.f; : fntlj^A • -l-l-Vr/ll- = no"- "• rnr/i.VVi«V'lrt : ?ifl»'M: •• v^J.e 

H-j'f- : hn/. :•• mnh.ivt: ■• '/,». = i'-ir; = hm.htt.hAi ■■ A^-Sfi = M ■■ -ttf» 
.f. : h'iu •■ .t'.fiA ■• ^v •• h/utiV' • ^'^vi■\' ■■ v\r ■■ \\ao ■ nv^^Mr»«- • hW.iMx ■• 
(DhOTAh«»- ■■ hf'^'iiifiV ■•■■ «».f-iirt- : ^*i'f\ ■■ >^hiu.h? ■• hrM'.t: : y.^.m- ■• rt. 

1. >,ir»>VH- = m Olli. (). A :ir. w^^vi -^i w^^ . — 3. h.?ft-fl (P- ll>."/H.>,» rt(W. 0, A. 1*. 

— m?;*-l] «ifl- (>, A. 1'. — 'i. >..frt-n {p- >."/n.>i» a(W. O, A, P. — 5. ro (a. fflonVi) «^(^. 

A. _ 8-9. Atifl»- > h-v^oo-n ' n-fl>in.>] ahöo-a : ■nwo'>-t\ ■■ h-fl.f> = n o, A inK"»- = rt\i<n»-n = n P. 

— 9. m (fl. -r^-VlIII-) </c/(/. (). A, P. — 10. «D (a. C.-iVi) oin. (), A, P. — «> («. y"v.«;.n>) 
om. A. — 11. HVI] niV1- A. — Ml.] öA> 0, A, P. — l !• fl».<"'A>.<i»- : >><<»>1"»^] —>.!«■• 
>M+ 0. A. — L^-i'!. ll.P,nAÜ- (p- (\AV-oo-) add. 0, A. — l'i-lö. >irli.rt.] >,<I.A. A. 



la grandc gloire f[iii fst vhervee aux meines, j'aurai.s al»andoniie mon rovautne 
et embrassc la vio mtuKislique. Je lui ai dil : Tu as (''lahli la puissance de 
la vraic foi eii Notrc-Seii^nicur Jesus-Chrisl cl tu as nboli le culte dfs idoles. 
Esl-ce quo Nntre-Sciij;nciir .Icsus-Christ ne t'a rii'ii ildiiiiö <-ii ircompnisr? 
Conslantiii <lil .'i .^^aiiit Alilia Besoy : Oui, Dii'u m a accorde de nombreux 
(Ions, niais nc iii'ii rieii iiccni'dr de parcil a la gloire des moines; j'ai vu, eii 
effet, sur eux uno ailc de reu, a l'aidc de laquelle ils V(daient ol entraient 
dans la .Jerusalcin cr-lesle. \'A nun, je lui dis : En verite, Dieu leur a doiine 
cctte gloire k cause de leurs grandes faligues; car vous, vous avez une femme, 
des enfants et des ricliesses comme consolalion. Mai^ Ics moines onf cn par- 
tage la pauvrele, la fairn, la soll', les alllictions, et c':!sl pourquoi Dieuleura 
donne celte gloire. » Une fois, Dieu parla ä Al(ii;i liesoy et lui dil : » .lefcraide 
CS dösert comme di's demeures <lc eolombes, je Irs remplirai de moines. » l>e 
Saint dit : « mon Seigneur, oü trouveront-ils leur iiduiriture, s'iis devienuent 
des peuples nombreux? » Dieu lui dit : « .le prendrai soin d'eux cl je ne 
les laisscrai mani[iicr de rieii. » 



27'. LK l.IVRR DI' SYNAXAIRE. 125SJ , 

i' : oi'hu ■• 'j^i'^'ß ■ flv.rtf •• A'/V".e''7'i:()" : i:<i^l> •• «mÄvh : -vn ■ tj»» j >»'} 
R.Vfl>- ■" (oftn •■ 'i'/.'hn ■ mA ■ fl»-?i'i: •• ifi'^'P. ■ /.hOöB- ■ AnH"V = ^riiH-n : 

9"ry^-i:u- ••■• m,(',n.A"ö«- = hjrt •• »Mm^ : r'fi-ii •• 4'Srt = mWA- : "/n/. ■ n, 

/.T^l»" : A-ö"- •• Ji'/n^irliV-l- = -nA/'l" : in,Mt\ ■ m\\W\' •■ A-ö"" • h»» : 'W»'><{.ft •■ '" 
^S-ft : Ah'/'lllJA'ß •• •>,e.ft-l' " fl)-/v/ii(',,n- •• h<n>'J'|: •• ^rlhHn ■ OJ-n/" : '/^."W 

Un •■ (O-M- ■ ■/.e.'^'r-'l' : CA'ö^ •■• r»i;A?' •■ A^'S-rt •• M ■ 'nAjC. = ^S:'h ■ f'PO » 
»n^n • ^h/. • ii*/» : .e."//r : -/n/. • ?iR.u- •■ /.hn ■ ä?i'/'V ■■ ^/iinn : riihfi,h-f- .■ 

?iy"VT'h •• Ä-fr* ■• hflh : -/'VI/. •■ *A : Kt:<«.il' •• A<^A • hlW.Ki •• "nv.Mix ■• m 15 

1. sw.v'i:] .x-fl>in. : >i r. — vs«»] »v/. 0, A, P (ar. J-o-). — 2. h'^X^-''-^ — »■• 
A. — ;>. h.ntf otn. (), A. P. — 5. t\9"ry^-to'\ — f"V",.iran- \, — n*"/.?-!:»" — 7. p.>iii 
■V] i:>i>.iiv P. — 7-8. t\r'ry^-bo-'] t\'rt"v\0' A. ^r'H'n^i-.o- 0. — 10. 'ha«^:hv.^'\ — t 
ü,A. P. 



On raconte qu'il y avait un vieil ermite tlaiis le desert ' d'Andfiiäw et 

que des hommes, eii grand nombre, s'ctaient groupes autour de lui, pleiiis 

de confiance eii lui. 11 commit unc grande erreur, cn disant que Ic Saiiit- 

Ksprit n'existait pas; licaucoup le suivircnl. Ouaud Abba Besoy apprit ce 

fait, il fut atlrislc au suji'l de cot erniilc 11 mit Irois aiises ä son panier et 

alta dans le desert (rAudriiiiw. Lors(pril lil la rcncoiilre de lerHÜle, il trouva 

unc grande foule avcc lui. 11s salucrent le saini el Tintcrrogerent au sujet 

des trois anses qu'il avait miscs i son panier; il leur dit : « Pour inoi, il 

cxiste une Trinite Saint c et toutcs nies oeuvrcs sonl faitcs 11 son Image . » 

lls lui dirent : « Est-ce «[u'il y a un Saint-Rsprit? » Le saint commencja ä leur 

doiiner des cxplicalions d'apres les Livrcs Saiuts, TAnciiMi et Ir Nouveau 

Testamenl: il leur lil voir cumment le Sainl-i']sprit est l'une des trois cssonces 

sainles. Ces gens se eonverürcnt a la foi orlluuluxc; le vieil eriulte ögale- 

meni, cjui avait lui-meme erre et les avail fail errer, se eonvertit a la vraie foi. 

Saint Abbä Ik'soy avait un discijile sinq)le, sat. Lorsqu'il alla rii rille p(Uir 

vendre l'ouvragc de scs malus, un individu d'enlre les paiens le renronlra 

et le lil errer de la voic de la verile, au ]iiiint (pril prolV'ral des paroles blas- 

pliematoires au sujel du Ciu'isl, ,\otrc-Seigneur. «hiaud ec diseiple revinl 

1. O, A P : <' I1.1 villo » (ar. « : monla^-iio "). 



12501 «" IIAMLK ir, .1 11 1,1, KT,. 275 

, ;'• ■ CM •■ %p ■■ 'f^'itiM •■ 'h*iti ■- i/T'/'+f- •• inc.fil"; ■■ (ihr^iti ■ mn : ov^f. 

hwi • ^/.y:h' •• htm : y.d'p'f] ■• '/.e."7s"'J' ■• c-löi- •• «»^.•Th^/'i-n = h««. : hj.'i-; 
IC •• "ii/. ■■ hry.hw. •■ mp'pjM- = »?,'>nA = hh'ra " mftn .■ «»xh. .• ncnc •• "i 

<: ■• ^s-ft : ^n • n^jL'. • n-?';«" = ^rt'tTft •- mwi -. h^^^po- • A4'Srt • i/ii»" 

/..-l- : flKro-jVj/.. -> : 'nil':"»!- : Ot/^'Plh : }xflh : ^-Mf. ■• rliJPfl»- ■• llh'JJlA : öO-^ 
15 Ä- •• nfl»-ft-J- : Ifi'fo : h'i^'i'at- : Y'JffD'/' :: Oina'-fl'f' •■ 'JAJ'" : h'/^^^:'^ : J?.»» 

<>iy"«i' O. A: m»"'pP far. 8^1. 



aupres d'Abba Bisoos, cchii-ri vit la gräcc de rEsprit-Sainl, la gräce du bap- 
teme chretien (jui s'eloignait de lui. Saint Abbü Besoy dit ä sou disciple : 
« Que t'est-il arrive, 6 mon fils ? » Celui-ci lui dit comment le pa'i'en Favait 
fait errer. Lo saint deuieura eu priercs pour lui, durant sept jours ' ; ä la liii 
des sept jours, il vit la grAce du Saint-Esprit, la grticc du baptemc chretien, 
qui descendait, sous Tappareiice d'une colombe, sur la tete de son disriplc, et 
entrait par sa bouchc. II reudit gräces ä Notre-Seigneur Jesus-Christ etreconi- 
mauda ä son disciple de garder la foi orthodoxe et de prendre garde dor»'- 
navaiit, dr iie pas faire de discours avec ignorance et sans connaissance solide. 
Quand les Barbares vinrent dans le desert de Scöte, Abba Besoy alla demcurcr 
dans le desert d'Andenäw et y mourut. Lorsque le tcnips des persecutions 
fut tcrmine, on cmporta le corps de saint Ahbii Besoy avec celui de saint 
Abba Bula, de la viUe de 'J'amaw - au couvcnt de saint Abba Beso}-, dans le 
desert de Sccte. Le corps du saint lit bcaueoup Ic prodiges et de mira- 
cles; son corps s'est conscrve jusqu'a mainlenaiil inlail, sans corrupliüu 
aiinnir. Le saint resla 27 ans dans le desert de Scete a lutter et a prati- 
quer l'ascetisnie, 10 ans dans le desert (rAndcnaw. cl '20 ans dans le nionde 

1.0: 6 ans, P : 3 jours (ar. : une semaine;. — 2. O : Taiiiwa, V : Tamwä (cf. Ame- 
lineaii, Geogr. de l'Egi/pte, etc., M']. 



27(; LI' I.IVllK DU SY.NAXAIUH. ^(iOi 

11^^' ^.{»'Vh V.> •■ (lÄA-l: •• m(l/.h|: : fl/A- ■• ri\M ■ h"'L'i •.•■ 

KA- •■ ^HA'i ■■ Viv- ■ ^.9"rt•n^^ •• m/. • t/'V -s. : athtviiirn»- : fm-/y,rt;i •. /../.. 

t\ •• cDAhT'ö"- •■ ICyr ••• tnfitt ■• hfi///' •■ hn'Hlfon- • m/wHi -. mjiV .- ot<paa. 

nq-.^c ■ «»vj^.«?'» • nw-A- : -H^-i- •• (onrnn/. • Ky.'4' « r»n7.if. • ny.-t- ■ r^ 
n : iiv- ■ nH-i^-j • fi'^ö:H' ■ v/»'h. • ^Hfii ■ "j'PP : fl»«i'<. •• 'in ■• im. • i.^. 
1 -.Yxon : s'-'ii^- •• my.on.u- •■•■ flv.hn?'«"»- = Mw.- ■• '>»•/" •■ (B'rM.iraf>' -. 

3. •h-tttf (p. •ll^ft) «rfrf. P. — 'i. r*n] Yio» (). — I2-1.'>. Ko'-f,i'] — > P, A. — 13. m«m^r..f 
v] — > O, A, P. m.ftih'ßJi'Pjp««»-] «».e^mvi' A. — 15-16. «C«'."?] (Cr. (>, A, P. 



avant de sc faire moine; sa vic cntiere est de 97 ans. (Jiie Dien uoiis fasse 
iniserieorde par sa priere et quc sa benediction soit avec noiis! Amen. 

[Salut, je dis, ä Abba Resoy qui multiplia les eontbats de raseetisiuc. Lors- 
qnedoiistinitlii, venant vers lui cii esprit, lui dil ; « .I'auiais rejete tont royaume 
vain de la lerre et les plaisirs dn nionde qui lui resseniblenl, sl j'avais eonnu 
quc la gloire des moincs est si grande dans le ciel. »] 

En ce jonr aussi, furent martijrisrs les sainls marlyrs Aberoii et Atom, son 
fröre; ces saints ctaient de la ville de Gamnudi '. I^eurs parents (Maient des fi- 
deles clirrliciis, erai^iianl J)ieu i'l donnaiil de nonibreuses aunu"in(>s ; L'ur perc 
so noiiiiiiail V<ilianues (Jean) et leur nirrc Märj-äm {Mnric). Oiiand l(Mirs parents 
moururcnl, et (juand enx-menies eurent grandi, .Vberoli elait ägci de )50 ans, 
et Atom de 27 ans. Ils furenl loujours assidus ärt'glise: pleins de bonle. ils 
i'ecevaienl les elrangers avce amoiir: ils elaicnt parfaits en toule verlu el iii 
loute aclion jnste. Au tenips de la persecution, lorsque les martjTS elaienl 
deveniis nduibreux, li's sainls priroiit des marcliandises et allerent dans la 
ville de I''arama, pour se livrer an commeree et faire du gain. Ils reneonlre- 
rcnt des soldals de lemperenr. II y avail eliez ees derniers le ei)rj)s d"nn 

1. (;f. [ilus l>as. Ar. l-!»'-;-^), ^^y 's^- AiiiöliiuMU, (>eugr. de l'Egypte, etc., 415). 



261] S' IIAMl.K i:. Jl II,LI:T . 277 

r'pih ■ hh^y,i\ •■ nifl.n •• w{\nö=\' ■ wh»»- •■ h'i?'i'f\ ••■ fl>flji;n?'ö«- = n-j- 
/. : •nii-:"' •• <»'//"?»?' •• h'riU- ■■ wh-ny^iW?' ■■ 'in •• n-f""- ■• «»hjnc?' : fl»-ri 

L • tnhf\H'M' ■• hr>.ih ■■ i/i'/v.-i- • "/n.i'.i- :■• (0')'y,.fi'ifi ■. ,hA\'. ■• n>i}'/- •■ 

«TIA«!"!: : A'irJI: : 'JA'/' • Mi!. •■ intth'H' ■ 'l-^i'/'Mrl' ■• fini"]/"'\- = (^"VJ? 

s. • ff^'l-.ivUiroiy' : Ml- ■■•■ 

m^.^at : ?»''?ii>n,/i.r: : '/"Ah»« ■• (nhy::'''l'o«- • hTufM- ■ M^- ■<■ mh 
9°y:')/.l\ •■ hmi ■■ fmh-'i'i ■■ h'/n •• ('.fl4'A}''<'»- •• ^iM •■ M»" •• AiiA-l- • h'iU • hl 

<»»• • h'rMu'u"- : (ohTh'iW.on- :■:. ajmt'.y. •. (/i>fi\,ht\ ■• Wnw.h-i^th.C • i»i\yr> 
1. A/.-Tr-r.n] A'V 0, P. — 1-2. iKv. : nii-.-i] (iii;'. : -/Tf 0. A, P. — :i "V-^Pt] "-nm A. 

— V/ll] II <». A, r. — "). "V-IA'I-/: : AllVI:] - t = 11 <), P; -^A-l-l- = 11 A. -VV. 

r'M- ' OTV"»/-t] -riW.V ■■ -ViV-li'/ = 11'"' <•- A. P (!• n«n> ). — S. »d.C'Iv-'i:?'«"»' (/?. .Rh"V* 
SP«»-) «(/(/. (), A, P. — '•. nti.M- ' a> ip. «hVV) adil. 0, A. P. — II. Dans .\, il manque 
ici un fuuillel; la lacune va juMiu'ii p. 288 272 . - l^i. ^y-M-W«- = «Oi-rV/fc"«»-] >.!r'VV" ■ 

^D■>^r'i^i■ O. A. 



Saint sage' et martyr, nomine Anyänos. lls donnerent aux soldats beaucoup 
d'argent et leur prirenl Ic corps du Saint, ([u'ils empörterem dans lern- maison 
et qu'ils placerent dans uiie cliAssc onn-e de pierres precicuses. Dcvaut die ils 
suspendireiit nii flambeau ([ui devait toujours I)niler. U s'en produisit de 
grands miiaeles. Les sainls, considerant la liii de vo monde perissablc et 
considerant les joies du royaume des cieux, dun toiiunun accord, allerent, 
dans la ville d'Alcxandrie, confesser le nom de Nolre-Seigiieur Jesus-Chrint, 
devant le prefet de la ville d'Alexandrie. (>elui-ci ordonna de leur infligcr des 
supplices; on les llagella avec des lanicres de Ita-uf, jusqu'ä co que leur 
sang coulät ä terre. Eusuite, ou trauspeiva leurs corps avec de longs clous de 
fer, et sous cnx on alluma du feu'. 

Dieu envova son ange qui le.s delivra de ce feu. i'uis le prefet ordonna de 
les suspendre a uii liaiil aibre, de teile sorte qu'ils eussent les pieds en haut et 
la tete en bas ; ils les suspendireiit, jusqu'ä oe ([ue le sang coulät de leur bouohe 
et de leur nez. L'ange de Dieu descendit et les delivra de la Suspension. Le 
prefet ordoima di' les encliniiior: puis on les envoya a Farina. <Hiand ils furent 

1. \v. ~^^f^ mediH-iii. — 2. Un feuillcl manque ici dans A; la lacune va jusqua p. S'i. 



278 . I.K [,IVRF DU SYNAXAIRR. [2621 

ao^ivV-l- ■■ "ftt.? ■■ n.P.">n-Ol" ■• n,hVi ■■ to-M- ■■ M-Wao- : mnat-M'. : 7.H. ! 

PI - b Hh-lTö"- ■• fl>p'}/»'h. ■• A-|: ■ lihM' •■ h'P'l- ::= Ort^A?» : ^*iA'i • AhT " 
^' '^ ll.?iV : hLTi-f-ft • mh'ir'hV ■■ An?irt.'l- • tfohoT} •• h'Pl- ■■■■ fflhrv • «".h"-} 

^jp-} : fnA'/'nii.v7 •■ fl»fl)»;n- • /".-ju- •■ A*?.ft •• Ä'>.es''rt : AÄ-nhrt. •• J^fr* •■ m 

!. ir"jn<?iröi>-] hCh^MPöo- C», A. — '.>. "iIA" [a. \i€m add. T, O. — lu. >,'r'>] ii<j"|-^ O, 
A. — 12. h.fft-n] ow. 0, A; ft»i: ■■ n-Hrh^ (/>. ncfi-pn) «<^i^. 0. — 15. n<:n'P">] 11/. P. 



en presence du prefet, cclui-ci Tut tres etonne de leur fermete et de la hcaute 
de leurs actions ' ; il leur dil : « Jetez de Fenceiis aux dicux. » lls u'ecoutt'rent 
pas ses ordre.s et s'y refuserent. 11 mela du sei ä de la poudre de l)riques, 
du poivn- el du viuaigre, et versa le tout dans leur wz. lls supporterent 
avec patiencc tous ces supplices. Ensuite, on les cloua " sur uu lit de fer; on 
alluma du fou sous cux; ou arracha les ongles de leurs malus et de leurs 
picds; ou leur infligea de rüdes llagellations avec des massucs, munies de 
pointes ä rextremite A ce moment, mourut la femme du prefet; il (P, O : IVm- 
percur) leur domauda d'avoir pitic de lui, ;\ cause des supplices qu il imr 
avait iuiliges, et de ressuscitcr sa femme uiorte; les Saluts prierent le Christ, 
.Xotre-Seigneur, et rcssuscitercul la l'cmnie du prefet. ( j'lui-ci et tous ceux 
de sa maison crurcut en Noirc-Seigneur Jesus-Christ. Le prefet renvoya les 
saints. Ccux-ci allorenl ä Gauimuli, leur ville. lls dounörent le'restc de leurs 
liiens aux pauvres cl aux niallieuieux. lls remireut le cnrps de saint Anyauos 
a uu jusle, nomme Sarabaiuou {SiinijKiinnioin. lls lui rtM-DiiiinamliTcut d allu- 
mer devaul liii uin' liiuiiere a lui, comme auparavaut. i'iusuite, ils allerent dans 
la ville de üaraniou [linntnni, Puir/niiKii) confesser Iciii' l'ni en Notre-Seigneur 
Jesus-Chrisl , devaut le pn'fet. Cclui-ci iloiina ordre de leur inlliger une grande 

1. O, A. : f de leur aspcct ». — 2. Ar. »».^-j icf. DiUmann. Lew., 588). 



^26:?J «■ 1I\MI.I'. 1"' JUll.l.l-.r . ÜT'.I 

aumy,M- •■ -n^rt.'i- = ■ni)i'"'/- ■■ niÄ'/'i'"'!- : «»v/"^'i- •■ h'ry^ro»- •■ «xi-ti"/"!- = 

• MV ■■ «»Ä'IIV : f"Ail • (nfl'r"f1- •■ rn-ivi/.'l- •• 117.11.'/ = "»^»11 •• ««'Vi-TJ •• h 
■liira«- : ilrtji'.'r. : r»V/"h. •■ ^»lA.A = rtJ»"«) : IU/»'r//"'/' •• rt"7y'|- •• mV/''^ : rt/. 

n'r'> : /"/M/'tf"- : M"iA'i ■■■.■■ (IUIf\in' : {»"flA-rJ- : >|A^'} •• rt'fl?» : M"!)!/. : 'J'/' 

10 V-p,. • rt»7V'H}"«>»- : llrt'J^V'l- : rnhAn«^'|- : ]riHV..-|- •• rn-l-ri?,}''«'- : lWiV.:H- ■■ 

v-h •• «r»: •• ^'o»- ■■ MM ■■ hf\ •■ y-MAV ■■ r:nrao' ■. .«; n : rt/.iA = mKni" 

oo- : ai-ft-|;;J- : i»"ftA : /"/'Jl- ■• A'll''i-ft ; A»>e'rri : /llfl.n : rtl>iö»-'J-|.- : 'ht\\\ ■ 



nagellatinii. Ou Ics cmmcna a Iravers toulc la villi'; Icur sang coulait ä torre. 
Une femmo sourdc et muetlc viiit prendre de Icur sang; eile cn oignit sa 
bouche, son oreille et son conir; aussitöt eile parla vi entendil. Le prefet 
ordonna de los cncliainer; on les enchaiua. Ouaiid il fnl las de les supplicier, 
il donna ordre de lenr couper la lete; avec cux sc Irouvait en eet endroit 
Sarabämon. On Icur eoupa la tele avec le glaivi>i ils re(,'urent la couronne 
du martyre dans le royaume des cieux. Sarabamou prit les corps des Saints. 
D'autres citoyens de la villc de Gamuudi elaiciit avec lui; ils ensevelirent les 
corps dans des suaires et des linceuls precieux; ils b>s oignirent avec des on- 
gucnls odorifcrants. Puis ils les portörent dans leur ville de Gamnudi. Ouand 
ils furent arrives ä Textericur de la ville, les betcs qui Irainaienl les corps, 
places sur un cliar, reslerenl en place saus marclier; on les frappa pour les 
faire avancer, mais ils nc marclMreut pas. Ou culcudit nuc voix qui disait : 
« C'ost Ic Heu eiioisi par I »icn , pnui- qne iios corps y dcinciirenl. » On laissa la 
leurs corps, jusqu'ä ce qu'un Icur ci'il consiruil une eglisc. Dans cctte eglisc 
leurs corps furent j)laccs, avec le corps ile sainl Auyiuios, le sage (Ic ntrdrcni). 
Ils sonl encore maintenant dans la ville de Ciamnudi, et fönt des prodiges et 
des miracles en grand nondjrc. Saint Abcrnli [Piirou) elail tres roux et de 
haute slature; la prunelle de ses yeux clait lilcu fonce comme riiidigo. Saint 



10 



280 LF. LIVRK DU SYNAXAIRR. [264] 

•1ll.?iV ■ /i.frt-A ! hCft-f-ft ■ (l'/.H. ■ 9°'}f]a,ll'a«- •■ h^/n ■ WA- • UfAUhi: '■ i\r 

HO- : hat' • HJi'.?n(: : l'llfHVö"- •• nh^/n : h'/'^n^ • h'/,A"'|." ■• 1'.?.«"^^ : :Vn)fl}. 

;i.j>- : m^„e,<;.;,. .• l^>3l : loo-/.- - ?i'7ii.^n,h.f: = yrM^'.'i ■ nÄA-f«"»- •• A'JA 

tn> : "/Ar : hi-Vi ■l- 

[rtA'/' : AMl.(?'l : (Of[h'Ul- ■■ h-f'r ■■■■ 

nh'ii- ■■ Tni'M-fh •■ Hr/iö»- : nT-n^in. •■ Auy" :•:: 

fl»nn'/: : ö^-l- • »i(>n •• vo = ^sn = ?»n • (\f\i. •• rt'^(>'i' •• »hnn/. ■■ n/- = 

•pi53,a H>,9"e.rDA ■ rth : ?,l»".^n-n •• inK- • ni"*-!! : ^Sft ^ tiV ■■ +rt.A ■• tnftn : rt iP" 

^ : 9"'ifilUra»- : AffD'/t','/'V'} : m^'l'M'OO' : Art"?«!;!"'!- ■ riifluni •• Vf'A" •• '} ^^ 
«PP- : AV^i.ej • <nA'/'ftii.V'> ::= rD,h/. : -^n • U'U ■■ hi^^'a*- ■ a*l'h(/ni •■ Hfl 

4. >,.vrtn cw. O. A. — ii.eii.Yic] — w. O, A. — G. W-n ■■ la^-i-J "/ ' = li^ <» = .?,<".> = "/ > 
A. — 11. Hrt/linö»-] Hmiin«»' P. — 1.5. •>.'^fi : >.n] om. P ar. lo' ~.>.-^— ' • — l-*] "«^ 
P. n/, 0, f\/. A (ar. !h). — Ki. in<'.] — c P. — 17. h.ffrft : nir.nrn = />°* = n-ti^^ (p- a>.";h.>,v) 
rtrftf. 0, A. 



Atom etait de liauli' stalure ; la pruiielle de ses yeiix (Hait noirc comme le col- 
lyre (raiiliinoiiie; sa harbc etait noirc. Xotrc-Seigiieur Jesus-Christ, au temps 
de leurs rpr(Miv(!s, proinil (|Ui' quicdncpii' t'orail uu'uioire de Icurs iioins ou 
celebrerail leur auniversaire, daus la iiiesuie oü il le pourrait. aurait sespcches 
effaces et ne verrail jamais le supplice. (,)ue Dien nous lasse niisericorde, 
par leur iutercessiuii, daiis les siecles des siecles! Aiuen. 

|Salut k Aberoll {Virdou) et ä son frere Atom, qui, ä cause du Chrisl. l'iirciit 
Ilagelles avec des lanicres de boeuf. Salut, salut i\ Anyanos martyr, (pii, par 
SPS prodiges admirables et ses niiracles slupcliauts, les eutraina, l'imni et 
M'iin. i'l les lil parvfMiir au saug du mtirh/re.] 

\]n r(! jour aiissi, liil uuirtvr saini Abha Beläne (A/w/Zo/if), de la ville de 
Bara, dans le dislrict de Saka, au nord de TEgypte; cc saint etait pretrc. 
Quand il apprit les souiTrances des fidcles et le massacre des marlyrs, il douna 
tous ses biens aux pauvres et aux inallioureux, et alla dans la ville d'Ande- 
naw {Anfiiiöa). II eonfessa sa foi au unm de Xotre-Seigin'ur. dcvaul le juilel : 
cclui-ei le eoudaiuiia ä toutes sortes de graiids supplices, duraul de uombreux 



[205"! «■ II AM Li. i:. JIIIJKT . 281 

i. ■■ •nil":'» •• «'"l*(>A • ininuwin •■ WC* ■ in-M- ■ M\.i)- •■ tiWlW.h-WAxÄ'. ■ in'i/"h •■ 

hiiAA •■ M"f> ■■ i\t'»"i''\r\' •■ fft^l- ■:■ h''}\iM\>iu: •■ y.r,h/:i •• (Iäa-i- : a"/ 

A«D : «JA'r •• WVi ■■■■■ 

[rtA'/' : ?i'llA ■• A'llAJi •• -(Mhö ••• 

U'Ve : JA ?iil •• 'i'tiM ■■ l\ai'M' •■ '/'/"IM :i: • Ü U,, a 

ix^.v ■■ 'rhf">'ri •■ f\"i.y ■■ "'+-iA'j' ■■ 'Ay.-.'f'i •■ ivw-ö ■■■■■ 
hin '• y-ti<- •■ ifv- •■ ArtA : 'ty,n ■■ rtn?» :•:= 
iwn-y. •■ *r\i'*n •■ *'/» •■ tu-"/ •■ MTfi ■■•.■'] 
[iunni: : öA'i- •■ höi\ ■■ hbu. • hn = "'/.a;..a •• v^jy. = h+jiiv • hn ■ h.r; 
h ■ «)ii.'.i>rt • i*\\ ■ /h/. : )xi\ '. \\x:i\ : iv'iMu •■ h''n\M\iU'i\ •■ m-M- •■ y.iw. ■■ 

nM' •■ UKr/, : at-t\l' •• y.-tt/. •■ '/n'/tiA-l- = uHhr:'' ■ AÜ./" • hCM.n ■■ «"-J^P •' 
nue : /"«^A : hTw'h-Vi ■■ "'h'.yj" •• «•a'J.'/- •• h'r^in •■ «»>««>-:s» .• h'j-n"/ •■ h9" aiuj, u. 
^rt.^'.'J•/:l^ •= «i^.ii.A : y^hTwh'i? ■■ luhi:'/. •■ Häa-IIi. :=: uH'mA' •■ /"(>a ■■ 
fl)-litA" ■■ Aii.(Vrt : ivv.e, : 'i'.'j-'ih : ^.l'VA'i: ■• wrm' •■ vook"? ■ lo-hv ■■ "vv 
^.ch : h^/" : •lA'i-n : ^(>ftr'^• •■ ^n-h :•:= «»rt"?./' • M ■■ \\x:i\ •• rti,^'. •■ ;'\i>j- • 
/"dA •• 7;vn-;j'.:i"i" ■• «»rt'/'"/ •• /''A ■ nvi/. : ?»'n/.-.f.nm. ■• »i'-nA- = p^Jiaii = ?» 

i). Dans 1» au Heu de t-e long' recit, ou ne lit que les mols suivants wrui-t •■ öA^ : tiflll i 
Y<bi.A. • >.a : '"/.HJi-A ! I-S'-Vr: : m>,/..e./..p. : •I-.J.P.A- : flir-;'. : '',<m:h\- I H^y" : milXA»!- : 7,5-11 : yiv 

»"C." : A>i"/Il.>.'/ : A.i'lVn : llCfl f-A :: m°»'i:"i : >.:V(:i»V. : M. :■■ mtll/.l\ : ao-nfV ■ ti"'l yl'.V " — 

11. rin-1] «i-il- A. — i.">. >^^Hl^J"■l■ ■■ >.nri] ^ i-.u- ■■ t\h A. 17. n^tiy. {/>. y'M./.V) ''<W. A. 



jours. Le saint rcmit son Arne cntre les maiiis de Dien et re(;ul lu cüurouiie 
du martyro dans le royaiiiiic des cieux. ()w Dii'ii uous fa-ise misericorde, par 
son inlercessioii, dans les siecles des siecles! Aiiisi soit-il. 

[Je dis salut au bienlieureux Belänc, au beau minislere, pretre ä Taiitel, 
dans l'eglise : avant appris IV'.vil des lideles et le niassaere des justes par la 
violeuee, distribuant ses biens aux pauvres, il se tint devant Ic tribunal, intre- 
pide pour le niartj'rc. 

[En ce menic jnur, iiidiirul Abba Misa'd, le iiauvre, ipii ful eiist'vcli par 
Alilia Kilos, (hiaul ä son hisluire, lu voici : Lorscjue Abba Kiros alla, par or- 
dre de iJieu, a Üabra Bast, il arriva a uii couvcnt de nioines. 11 visita Te- 
glise et y vit l'image de Nolrc-Dame Marie, niere di Dieu; ses yeux verse- 
rent des larmcs; il lui dit : « Notre-Danie Marie! souviens-toi de nioi, dans 
ta priere. » L'image parla a l\iros et hu lül : « Qnc la vuie est, soit boiiue; iie 
passe pas par ici, nc ra jids dans er viinrciit ; rctourne dans ta demcurc, pour 
garder les os de ton pero. » Abba Kiros, en cntendaiit ces mots, Hl 700 genn- 
llexious devant Tiniage de la \'ierge et enlendit une voi.v (jui liii tlisait, en 



282 l.E LIVRE DU SYNAXAIUE. [260] 

'htlt»> ■ ^u'/nXA«» : /"/JD- ■ a^T •■ «»riÄrt-l- • «»äA?»}" : <(,.«'.•'{.?. • «»hfl?,}'' : 

II ■• rn^A}^«!' •• A«"'/;!- :!= «»C?,? • M ■ il.Jl'fl ■• "V.»l^.A •• ^/«'Y]^ .- -l(:"/rt.i>. .• 

o»'jn(.7i.A •• iMf:;i0" : ^'-f^-A ■ nf?'/- : mrt'Sh.eA = no/Jö»- .• ro.c.ii.AAj" • ri 
h'/«f.ir«"- : «H^iAP : H.(',/„?»t'öB- • hrtiiih •• ""'lU. ■• H?r>(iA ■ hn ■ \u':ti ■ n 

o»,e.n.A}" •• nv ■ 'iMni -• ?ii'"'Wi : ?i";ii>n Wi-t: ■■ h«» .• '>,>.|.n .• aum: • v^,^. :•: 
ö»^-ILA-ö'»- • M •■ \\.c:t\ '. htx'n ■■ "löM'i- •■ (oiMl.A?' •• ?»fth • hoo : i!.h.-^\\l'i '■ h 
"lU.M •■ hhöVM- ■ ri)'/v/D,e,,n = M •■ h.C'rt ■ Vn •• '/"VJirt :•• «i.CiLA- ■ ?irtV 

I >.v"uf o»/. A. — 'i. 'V'i'i:] iilv.i'.v. A. 1. v.e.c] ■"/'t.p.f. A. — ««fiÄ^fi] — cfi A. 

— 0. o«"/7ft] II A. -- S. mh. (^/. üo-/.'/.) ,«W A. — 10. Aooo>,1i-V (/). «i.i'.lUft-ö»-) (idd. A- 

— 15 rt>,ör:-) (:] t\hbi:t\- ■■ Wh- A. 



langue hebra'iquc : « Cela suiül; piiisquc tu es (Uraiii^cr ii ce rouvmt. In dr- 
fiilioti sera recompensec daiis In Irösor ilf la iiiisericorde. » Lorsqu'il soitit 
de la, les moines virent son bei aspect el virenl combiou il etait charmant eii 
tout ; ils sc dirciit l'un ä lautre : « Ce molne ressemblc ä cclui qui viut de 
l'Kgvpte; son eorps n'cst pas ih'-raiL parle jeüne et la j»riei-e » ; ils le detes- 
lerent lixandeincnt et Ic logerent dans un mauvais gite. 11 v trouva un honimc 
trös pauvir, gisani sur la lerre et malade de la inaladie dite « masfaras ' ». 
dont il avaiL ete alteinl depiiis longlemps; il rtail sur le point de inonrir. 
Abba Kiros vit quo saint iVliohol se tenait pres de sa täte, Gabriel pres de scs 
pieds, Ilapliai'l ä sa droile et Sadakyrd ä sa gauelie. Ils l'cnvironnaient de 
leurs alles; aucun homme ne les voyait, excepte Abba Kirns srul. I.es anges 
saluerent Misacl et lui dirent : « Vive riiomiiie eourageux qui ne craint pas 
la iiiorl devaiit les boiirreaiixl » Abba Kiros i'iil i'lonui' el dil aii.i- iini/cs : 
« l^oiirqiioi reslez-vous iei? » Ils repondirent : « .NOus avons rc<,n de Dieu 
Tordre de veiller sur ce pauvre. » — « Et jusqu'ä quand? » dit Abba Kiros. 
Ils röpondirenl : « Jusqu'ii ce que Dieu nous ordonne de le faire innntcr <iii 
cid. » Abba Kilos se tourna vers le moino Mita'cl el lui dit : a (lombicn d'aii- 
nees as-tu liabite cctte ville? » II lui dil : (( Soixante-ciiiq ans. » II lui 

1. C.f. Dillmann, Le.t-., 405. Sens dontenx; le SawAs Tcxplique j)ai- : hi.e: •■ hy.'/'i- i 
;j,</yyt. „ csjji'ce ilo inaladie » { - jL^'^^ XJ\ ou : » jaunisse »y). 



lü 



[267] 8" HAMLß (15 JUII.LET,. 283 

^.|- : ",t/n;i-i' ■■ i/vncii : i»'t\\' •■ u-i: -• im: ■■ «».(MI.a- : :>;•«»/:"/'/'»•/• •=.: wUö 
n : yn. : }\{\v'i-Uf»' •■ h'rw •■ y^ny-h •■•.■■ «»t',n.A" : ä"/«"'i- "• «»imka" -• /»n •■ 

yjA-o»- : «»Ai.i'.rt/: : "7t'-«"- •• «».f-iLA- •• ^lO • lijvri : »/-nVi. = >•'//.>. •• "^'i- ■ Mi- 

h ! <»«'»'#• •• M*"!! :• "».f.ll.A" : hlVV •■ J'M*' • yi.A'fiJ'..i''^ : «»>»'/H'>. •• «)A'/- = 

•J7i»> : /C'V-'V : h'TiV ■■ hl\M\ •■ >^M ■■ il.C.7l : A«»(:4' • «»A-tKC ■• «»A^AH 
rt •• '\'ii\i'l- ■■ .i'.li.f..«'.}" = nn./- •• Ml-P : rii.tMl.A" •• M •■ Ji.j'.7l : '"''/-Ifi. •■ hriKv/i 
h ! l/f : m-M- •■ H/: -• 'r)i.-\' •■■:■ <»<'.11.A" •• flÄM.. •■ kA,i'.ü»- •■ 'Irfl = Kfl-P : >iA •• h 
«^h - fl»n.-|: : VV •■ fl»'/.!!. •• ""'id.'l' •■ A.A.-I- : '/"Xh •■ WA' •■ nhfl. •■ ÜUI • X0>- 
"/}'. : aH'.tt,M. ■• "7.«^?».A : "7.«^h.A : "7.«^;..A : 7.11. = V?!/ : ■l'i/"h'H. ■ .Ml ■ T 

t\h ■ ?»A- •• 'fy'iA) ■ iiiiifi. ■• "im: • uiiHrWi- = «»tr}'n- : h"7i/'«'- : MW ■ hyi 
■m: •■ i»"A' : «».e.iLA- •• Mi •• \\.c:i\ ■ tx^'Ht ■■ ht\"« ■ h'i •■ w\\\\\\ <■ mon- ■■ 
6«»viift •• i/ft«"- •• nnv'i : VJ^i.i'. = ^.y:4y^ * ui-n/.u •■ nvr ■ ^»"Tch •■ -vh. 
0- ■■ vA"i. •■ n",'y't- ■ (»hfi^.o^ • (tthiu.h-tt'U: •■ tmn\ ■■ /"/^d- = AhMi«^ = «»a 

1. >.fi'i:-//- ! «',<i»;)-|-] •(: ! ■•(• A. — III: Olli. 0. — 2. .ko.] .i'.n.A- A. — 'i. Ilti«»] 
i,a„ ^. _ I,. )i.A'iM'...rv] — y.'i'P. A. — '.». nip o/«. (). — 11-J2. r't\t\ •■ >.a-] y-nA-iCöo- , t\ <>. 
— 14. Äou'/iifi] .A(i>.rt. A. — «■•■/jifi (y^ n-riv-s) «</(/. A. 



dit encorc : « Combicii d'ainircs ac soiit rninln-s ilcpuis i\\u' tu es malado.^ » 
— a N'iiii^t ans, » lui lepoudil-il. Aliha Kirds liii dit : « l'ourquoi le supö- 
rieur du cuuveul et les niuiues ue vienucut-ils pas tc visiler? » II dit : « Ja- 
mais, 6 mon seigueur! Coinnic tu me vois, ji' suis roste (juiu/e aus, saus 
voir leurs visages, ui iiiaugcr de Icui' uourriture , ui hoire de leur eau. » 
Alil):i l\ii()> lui dil : « Alliiiis! Dis-iüoi qui est ton pere el ipielle est tamere? » 
Mixac'l repoudit : « Mou pere est le roi de Kelqedeyäu (A : Kclqedonawi) et ma 
mere est la fille du roi de Uäl.irAh; je te le dis, cn verile, ö Abl);i Kiros, 
daus la uiaisou de mou pere on foule aux pieds Tor, Fargeul et ies ve- 
tements preeieux. » AMki Kiros lui dil : « (.)ui doue t'a ameue iei dans ee 
couveul? » II ilil : •< Dcux iKJiniues couiuie toi viurcut ehez luoii piTc, el la, 
(laus In iiKiisnii dr innii pere, ils passöreut la uuit. A niiuuit, uu liomme lu- 
uiiueux villi Vers nu)i, il lu'appela et me dit : .Vlisa'd, iMisa'el, Misa'id! ä 
riieure du uiatiu, levc-toi et va avec ces saints, res luoincs. C'cst aiusi que je 
suis Ycuu cn cc licu, et j'elais comme eux, sans faire le Lieu. » Aidjä Kiros 
hii ilil : « Keoule, ear je te eousolerai. il Tlail iiii iiKiiiie Ires pauvre, ipii 
s'appilail l'>aliiiuda \l'ii ,ilniii(c\ el qiii vivail daus le desert. L'enncuii du 
bieu, /<■ didhir villi a liii et le seduisit; Dii'ii douua aux lioiis et aux oi- 
seaux du eiel le eorps de ce pauvre dout 'y te parle. Lui aussi , il etait le 



284 LK LIVRE DU SYNAXAIRE. [208^ 

Yxö'Pd. • fi'^y. ■ i\ofh'l: • 'ifii"- ■ HMLAh • in-h\'\h •■ «JA",. •■ A'J'Mv •• \\A-\\ ■" 
hnv. : H»».p.- •• H.e.'/nAh : ?i'/';ivii/;(*- • A'Jii*' ■• ti''r.e :!= «»»uiri = ^iV/^-h • w 
Aflj ! ÄV^e. : fliAS. ■• A'}'}!*' •• r';';".e : mbh ■ ^i*"!!. i-- ■• .«'.n-h ■■ ?»'>ii ■• Ai.ji'/# 
/"?i •• rDÄ.'r'>/>. •• nh'WiA • n-lf: •• n.i./:;>- • mhih ■ hhn^ •■ Mt-hi-. ■• nh 
i\. ■■ d.ifAy. •■ ufiui • ^"'/«'.A ■ hrifi')" ■• m-M- •• if,'}" ■ «»h';"Ä.<'.nf: = lo-M- ■■ 

hy:ni: •■ '/"■?•■/. •• KM\Ut'\\- : mM'M-^'l. ■■ ^.jPJi'/nCVl- :•: flU/rt" ■• ftV^iA'- = "»A 
••}. • An/" •■ flni> •■ V.Vh) •■ «»"/AI- •• rt)A.A./- : JlAnrt •• /v^« : ixJAXM • 

io}i,y.fii: •■ u}^'in^ • iirtHi;)-!- •• flXiHh^/ö'H : im: • vn/. = mhö/./.. •■ nhnr: -■ 
0JV7». ■• Yi{* ■ «"A?ihl" •• MVn ■■ a)"i.9"9' •■ ui-fif- ■ r/B'ri/"-;- .- rt''7e"i- « y. 

i.ii\A\\ ■■ ht\i'" ■ ^\\MA'^. ■ y.irf^ :•= fli.i'.n.A" • Ahn = \\s"i\ •■ «»-^i: •• «»'/»i 
A : (:i-(> •• A.'/- • H.e.y.AöijL ■ n?.'}/- • ^ax.WV'i • •/•««.?. .fVi- ■• «mi}/- : n'/.A- • 

/»'"/f? ■ Atw-?i|- •• .f.ö»-t'. : an nf- ■■ "»ÄÄ : i^i-ZlLhi : Ä.f A-ft • \\i\Mt\ • A- 

•t : Aflr/rl- ! flil'"AA.l)- • mohöW- •■ ö)-|-?,A^I' ■ ÄfVA«}-'!- ■• h'iU '■ .e.A.d/li}" •• 

<> ii 1, flj^',H.i>»<. : ro.e.nA- •• '/A. • A-y : Ahl>"Ah'/ ■• '/A. •• A-e • An-'/'«"- ■• «»'/"JA 

ö"»- •■ A«.P.*'J • '/A. •■ A-e ■ M'MM'o»- : A^SA'J : ?lA : fl'lK' ■ H«öffl. •• i'.l<<„ 

3. >,5»"(i.iO — •!■ : Mi-u- A. — ."i. m (ii. iit\io) add. A. — 7. dAiin] iiAfi.n A. — 8. ini-nc 
oni. A. — 1»-10. (i> (o. y.^iXWi.) add. A. 11. rtil>.'i: ] Whv- A. ü. ii.f.P. = n>> ' •■ -.'.m. -. 
•l<f. ] /ifi«" ■ (i;'.<ii. ! Vi. ■■ H.e..e." A. 13. öa-i] a.a.V- A. — l'i. iiu»- (p. «■•»>,) (/c/(/. A. 
— lü-17. in'i"i{>o'"2 ml{\'i.trao- A. — 17. A/fl'J.l)'«"*-] A'("7^«'»- A (O (IUI. A). — ««of»-] y.y. 
A — .e.V ] ö).('.'i- A. 

tils du i'oi de Kdiiz, (ruiu; nohio f'amille, (jui ri'giiail sous la (Iriicudaiirr 
du roi de Rome. Je Ic dirai aiissi quil y avail im pauvre, lils du roi di' 
lidiiic, ([iii soilil loiil ä i'ou|» de sa niaison, saus r-ioii empörter, si er nCst le 
lialoii seulemcnt. Je eoiuiais tres bien crl hoiiiiiio; il oiiail de de.serl on de- 
sert et de montagiie en montagiie; je n'ai pas appris sa iiiort et je ne connais 
pas sa vie, je ne sai.s .s'il rsl riraiil oii iimyl. 11 y avait aussi uu pauvre, fils 
d'uu roi, qui veillail jour et niiit. revelii d'iiii sac, ne mangeanl et ne buvant 
que les dimanclies ; il veeiil aiiisi rl mnuiiit glnrienx. Les anges de liiiuii're 
prirent son Arne et lui donnerent plaee dans le i(t\aiiini' des eieiix. 1^1 iiiaiii- 
lenanf eooule, u nion Irrn', (|ur je te parle; ne crüis pas trop dur le cliäliinent 
de Dien, ton Createnr, ear il clialie cenx qu'il aimc. » Cc moine dit ä Ahha 
Kiros : « Crln est juste et echt convieiit; je rec^ois ce ([iie je nierite ä cause de 
mes peclies. » Avant dit ces niots, il se tut. En ce jour, Ablia Kiros pria 
Dien de l'aire nnimii' ce malade; aiissilnl vinl .\olro-Scii>'ueur Jesns-Clirist. 
ä lui gloire! avee des niilliers et iles milliers (langes (jui le gidriliaienl, 
(dianlaienl et disaient : « AUeluia i^i untre Dieu! Allclnia au loi rl a la 
splendeur des justes! Allelnia a respoir des sainl<. i|ui mit endure des 



10 



[2601 ,S- IIAMl.K 1.-, JUIIJ.I' 



28;; 



rf\\\S ■■ '/"MV- ■ hflKV/lh •• -IIP • <»,tMl.A" : ?,1ll.?,'/ : ao?,^\X' : ''lll.h : ht\ 
tm ■■ X'l'rVhJr :•: fll.t'.ll.A" : YxW : ll.CYl : VP""/ : A'II'M: : V'J.C : })//" : ^öi.V- ■ h 

^'i:A(p'i"rt ::= roi'.n.A" • lo-'-h: ■• öJ-n-j- : u. ■ auj-i: ■ v^.e. : h»» • .e.chi'. .- !*• 

hUU : }x"hl.M ■■ unniiM- • Yiib • Vm'i ■ »Kmh • tfiC ■■ miix'nr ■ «i/v/d,,, 

hbu. • HJ.e,a. : ^n .• r-iÄ- ■■ "i^r>A.p ■ coväjv = m ■ Uj^h •• oi^.n. ■ ^.iiv ■• 

rtn?i •■ u'J'f: • h^ : C{?."\i : tn-hU • müh/X" ■■ hoo : j^.^-ni: • /^'.'Hh : afhTö 

ffl'VfrTP • (D'Dl- ■ f^U'; •• »;A«J. • hA : f/TJ?» : P,ha^' : ^'-flC?' : ÖJ-fOWA- : 

i-2. <n.t'(LA" — -ilf oin. 0. — 'i. id<dü(|] Uli O. — (i. h,{.-7v.>i] hV.'t'/.W (». — 7. MIH : >."/ll. 
>,■/ om. O. — Wfr o/». 0. — vm-^ est place apres at^'^iy« A. — II. m.c.n.] (Di'.ilrt- A. — 
<n'/«r.-] — «c A. — 12. M ()/« A. — J'i. iinou : — .mia] >i : .c = nn = vv A. 



fatigues ici-bas, ils sc rejouiront. » A cette viie, Ahlifi Kiros se prostoi-na :\ 
terre et dit : « moii Seigneur et Diou, (juelle (■(uisc l'u anieiie ici? » Nolre- 
Seigneur lui dit : « Je suis venu aupres de toi, parce que tu m'as appele. » 
Abbä Kiros lui dil : « Doune le ropns de la mort ä ce pauvre, car il a beau- 
coup soulTert. » II bii dit : « Kli bieu, prends! » II lui mit dans la main uuo 
lleur d'<t apil3-änos » et lui dit : « Jette-Ia sur le visagc de ce pauvre, afin ({uc les 
armees des angesvoicnl combienjc l'aiine. * Abba Kiros lil comrae Notre-Sei- 
gneurlui avait ordonne; aussitöt, son ämc, de Misael, sortit sans peinc et saus 
louleur; Nolre-Scigneur la re?ut dans ses mains, la baisa et la mit sur sun 
liar ä cute de lui; il la fit montcr du cute de l'üceau et lui donua une place 
uans le royaumc des cicux. Abbä Kiros pleura, etonne; il alla chez le supe- 
ii'ur <■[ lui (lil couunent Misa',! Hiül mort; le superieur lui röpondit : « Que 
m'imjiorte! » Aiiba Kiros le fi.xa du regard el dit : « Cv n'est pas uu Iiommc 
celui-ci, mais un demon. » II le pria (renlerrer lo corps de Misn\d, et c'est ä peine 
s'il donna ordre ä sept saints, vioines, de l'enterrer. Ils apportercnt un eu- 
censoir; Abba Kiros les adjura au nom de Dieu, en disant : « N'apporfez pas 
votre encensoir impur, laissez-lc ä sa place; ceux cpii brülcront Icucens sont 
prHs eil er lim, mais enlcrrcz-le plulül. » Ces saints, tnaiiics, se direnl Tun a 
1 aiilre : « Ü'oü est ce rnoine? » Ils rentrerent dans la maison, en mnrmurant 

P.\T«. On. — T. YU. — F. -f. 19 



286 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [270] 

•JA»» : "/Ar :•:] 

[rtA'/" •■ A'7.«^h.A : r^n • ?i/i/.«i. •• hr-Hbll -V- 

AhA : //»YüP •■ ^Ä-"» ■• luK'htoO' • "l-'iy.G ■••■ 
JP*AA •• Ah«»- ! ,e.ll.A-öO" ■• AA/^Jf-höP- ! }t(" ::= 

*iV : np.»D : AöA •• (o-M- •■ un: : atchV' • AhltUV ■ ^Pfrft •• WMfti • n^i- 

— 5-6. ■//••>,. I f":)ii- : m u/n. A. — 0. "hViu- {/>■ >4"^) ndtL A- — 7. (D.'hoB.ow o/ii. A. — 
9. A"V.oh.A] A"7.>ih.A P. — 10. W1-] .v:■^^. i'. — 11. ^Ä-o»] <1ini-ii A. 



conire lui. Les quatre arcliaages se loverent et encenserent soii corp-s avec de 
la myrrhe, du stacte, du « luzän », de la sandaraque, du cumin, du « tefah » ' et du 
« me'er » ; lamaisonfut reniplie de la fumeede rencens. Les moines se dirent Tun 
a lautre : « Esl-ce qu'il conuail les sorcelleries? D'oü lui vient tout cela? » 
C'est qu'ils n'avalent pas aper?u les auf^es. Ensuite, ils prirenf sou corps et 
l'enterrerent dans le couveut, daus le sepulcre des etrangers; une source 
d'eau limpide en jaillit, qui yuerissait tous les malades et les infirmes. Que 
sa bcnedicliou .soil avec nous, daus les siecles des siecles! Ameu.j 

[Salut ä Misa'el (P : Mikä'el) ! Lorsqu'il se reposa des afllictions, lui qui l'ul 
cuterre par la maiu de Kiros, accux (pii l'avaieut meprise et u'avaieut pasvisite 
sa demeure, il dit : « Puisse Dicu alleger lepoids de vulre faute, In jKiriliniiirr. 
car, gri\ce ä votrc iuique opjtression, je suis eutre dans la demeure du 
Ciirist. » 

En ce jour aussi, est saiut Aldia Buna de la ville de Belniesa, dans la 
llaute-Egypte. Ce saint ötait un homme riebe en biens et aimant les pauvres; 
il i'ut gouverneur de cette ville; il vit, dans une vision, Notre-Seigneur Jesus- 
Christ, qui etait bieu plus brillant que la lumiere du soleil. Jesus le sa- 
lua et lui ilil : « L6ve-toi, va aupres du pröfet conl'csser mou nom, car voici 

1. Selon le Sawäs. = aroiiia, nialuni citreuiii. 



[2"'^ S' HA.MM> I.-, JUILLKT . 287 

h\'- •• «»öl-?,/: : yiU-A) •■ i!S:4y. : hrnCn • 0,/,e, :i. mio,',"'," : m('.n.A- : '/• 

^'Pp- ■■ My,n : mrhhsi •■ mhr-M .• j^ap : mniö^ : hnm: .- «m/v. ■■ m- 
iircn.- : (ohjr'i-y/. • öi^9"a»i ■• «»/».i-irt • (ni-.^'j .- lohs-ftrö ■■ ^Ah • öj-j?. 

HHh : Whj'.n'fD'd : A"öD. : ^fxao : ^,} : /^«„^J, .. Ah"/|UV = A.PA /l : \ii:M- 
i\ ' fflA.e. .• hlWMhM: : ,1,yü»- ! ^.«Ja. : rt"7jPl- : fliy-.e.t: : Ö)l/A- : H«>-rt'(; 
^'-flo. : fll.^J»»'} : «„Viu-rj • flJÄHH : (DiW-H. : AOT : My.V. '■ A^H-li y tD^t 
tn : A-f: : hln.h'tl.h.i: • A«^'," -• T 0-P : /J^'HIA ■• O-fl'," : (Ih«» : +^"1 : fli?, 
m : h"V'>?' .• n'/'h.e.C.- : fl»«|.>fl>.?' : AJ.H ■• «/^f. : ,hVi ■■ (OhiM. : r/o-IAJ; 

i;- •■ hO'/- :•: mh-iwMhhÄ: : ,eÄ'V." ■• ?,rvf».ii- • fl>,ev/"^ .- tü-p ■• nhm 

■1. m («. t>.«n-v) rt,w. (), A. - '.. >.y",r/r:] ^rn.v. (>. A. - ',-5. «.-n/- : U7<.] •v.i .• »u. (). 
A. - 7. WM±^s^1 - .v'> 0. A. — 10. >,o.,A>.] >,)»"AJ. 1». — 12. fl.«..i<.] ej»-'i<. 0, A — 
14. .s.n :",<!.•;■] (i')''/'/';(): d", A. — Ki. «»»kvv] ow. A. 

que je t'ai prepare une couronne de joie. » Ouand il fut reveille de soii soni- 
meil, il se leva, doniia (ous ses hiens aux pauvres et aux malheureux; cnsuite 
il pria, sortit de la ville, alla dans sa ville de Behnesfi et confessa Notre- 
Seigneur Jcsus-Clirisl, devai.L le prefet Luqyänos; quand celui-ci sut que c'etait 
le gouverneur de la ville de Taukaläwos {Bankalaicosy , il lui demanda les vases 
sacres des egiises chretienncs de sa ville et lui dll : « Sacrifie aux .lieux. ,> Le 
saiat repoudit, en disant : « Des vases sacres de TEglise, il n'eu reste pas la 
moindre chose. Quaut a ce qui est d'adorer les idoles inipures, je ae pröterai 
pas l'oreille ä les paroles et ä ton ordre et ne leur sacrilierai pas, parco quo j'ho- 
nore Notre-Seigneur Jesus-Christ, Fils du Dieu \ivant, Crcateur du ciel et de 
la terra et de toul ce qui s'y trouve. » Le prefet fut irrite el douna ordre de eou- 
per, avec une epee, la langue du saint; Dieu lui reudit une langue intacte et 
Sans lesion, comme eile etait auparavant. On le suppacia dans un pressoir et 
on le fixa avec des clous sur uu lit de fer; on allnnia du feu sous lui. Dieu le 
delivra de sou supplice; il le fit sortir sain et sauf, sans blessure. Ensuite, le 
prefet l'envoya dans la vlll.- d'Alexandrie. Notre-Seigneur Jesus-CIirisl lui 
apparut et le fortifia. Puis, on le mit en prison; il y lit de grands prodiges et 
1. Cf. Ainelineau, Geogr. de l'ligypte, etc.,<db. 



A 110, b. 



A 'J.S7, a. 



2g8 ■ I.K LIVUF. DU SYNAXAIRE. [272] 

«.-ft'l;;)- .• VW = eXA. •.-. im\ ■■ ?.*)'«• = '-V,"'J'> : hrM' = ^.VJ" = W = AM 
^, : -Jnj\- : rDh..V'y}" = nue = rort+AJ" ■• «f-At-A/l- :•• inhry:-^/.'» '■ atU'-?" 
af'tl'l' ■■ flLTJ : rDÄ'}e..4. ■• ^/«•l/IrlM»- ■• lOh'nW.h-, : yM'CK : A-1: : fl'.PÄ-VT 

1. .n«n-v,...,. :/. l-^^-^w) «irf. O, A. P. - 2. Ae-A.e."f.] r>vA^n A, ^ var^Uo - - 
Vl-O] Vl.4...f. voir plus bas>^ O, A, P. ^ '.- A-.IV1: . •>.':.(. (/^. n>,.e..«.) a^^- 0, P; A* 

s' J-;;..:] vr. (): vr A, p. - 0. . (.. >...) ^uu,. o. A. p. - '«• -"-^ -™: 

(>, A, P (ar. ^--). ^ 11. "»-■/■VSP] - vr A. - «.M-.e.-l^l] «-^.-rni (►, A. P. - ü- MI 
(/.. on->,Ti,-l.-i)-) «^(i. 0, A, P (ar. V^'^'V- 

de o-rauds mi.ucl.s'. 11 v avait la soeur de Yolyäaos de la ville d'Aqfus% qui 
aall ,)ussedee par Tcsprit impur; le Saint fit sortir d'elle cet espnt impur. 
Sa rcnomniöo se repandit dans toute la ville ; beaucoup, par VintcrmnUam' 
de CO saiut, crurenl en Notrc-Seig.ieur Jesus-Christ et devinrcnt martyrs. Le 
iuce fut irrile et le condan.na ä tonlos sorlos de snpplicos, ä la rono; on Im 
arracha les ongles des mains ot des pieds, on lo traina, attache ä des ehan.es 
de fiM- et on le iela dans le fover d'un baiu. Ensnite, on suspondit nne grosse 
pierre \ son eon et on le jeia dans la mer; Dien le delivra do tons ces 
snpplices et le roleva sain et sanf, sans blessnre. Ensuite, on lo uut dans o 
l-eu- il en sortit sain et sauf; dans le feu, il se tonait ou priores, (h.aud lo 
prefet en ful las \ il l'envoya dans la Ilantc-Egypte ; la, on lo suppho.a ot on 
le crucifia la tote on bas; pnis on l. JHa dans uuo poele et on allnma dn 
feu dossous: Notre-Seigneur Ini apparnt, lo dolivra ot d In, hl la pro- 
messe quc (luiconque forait sa oonimomoralion, oornail lo In^v do sos 
combats, on le lirait, anrait son non, 6orit dans lo U^n' do v.e. Onaud t. 
prefel fut las de lo supplicier, il ordonna do lui mupcr la trto par le glaive . 

1 Fin de la lacun. de A. - 2. Cf. Am.Hineau, Ccogr. d<- rEi^ypte, etc.. 50. - X O. 
A, P ajuulcnt : « chaulVees a« feu ». - '.. 0. A, P : « fut L^s de le supphc.er .-. 



M 



273j 8' lIAMLli L5 .UlLLKT . 289 

Wau-inr'V •■ fl'"iV'l' •■• rt»V/"h- : /".'Hf' •■ M"ii\ ■■ hi\ ■■ II."? : h"HH:i:i)- •• Af- 
A.e'rn ■• tlh'J"in/. ■• h^^iihti •■ aH0i\^:'P : -Till •• »n<. ■■ athnuy •■ (P-M- •• tm 

»I'} : i*",'Jl'. : >»rtJl : •/"l"J\"7.'f- = ^">'Vb^ ■■ MJV " fl>,/i'/?.. : A"'|: : Itf- : hCft'J: 

^•} : lA'Vt'.'l' ■■ <",'^.n/. •■ Hih'HK- • r"Mh ■ (n-til::h • flmv : hTiAh •■ '|'^.'/V.. 

-V : flJr/i>}h/,.'|- : nil-:'''!' :: (»r'Plh ■ htlh •■ ,1'.?.». •• ^-d^m-ÖO»- : AV^A■öl^• : .P/ 

fl>-e'} ■ ?.A • .i'.iiÄW.. : -^n ■• /*','Jii- •■ aiy,'ih'r')9' ■■ nh"Vi ■•■ hnu.hnthÄ: •■ y. 

\i\^r •■ A^^ ■ n."? = hjf- •• vj^rr •■ w-^y. ■■•:• 
A1Ä ■ »icn-fn : M'.i^ •■ ?i'/'V ■ OM'- ••:= 
nK'}i:hi)- ■ r/."?.'r •• iuun-y, -. tifi-y. ■■■•■ 
(in : 11.^1»- •• iFiy.A • tiHW.hih ■ öwy. •••■ 

A" •• 'JTP- ■■ rn«)ö^ = h'/'«;7<. ■ OitmCh •. ?,"/ll.?,V = "nCMti ■■ (nhnr^.i^ ■ -v 
1. a>«n.t<.] .eirv<. <>, A: P. — 2-5. Af-Ajpvn] rtf-A^n A: npArfi 0, P. — 3. >,4>'f./Jifi] 

>,->-{.,1.n A .S/(/7/,7 h'H.n A). — f. A>,rl : (L-^] rtll.P."-/ <•: rtll."? A. — 11. rl."?.'f»] — •/" P. 

— i'i. >^(t^.i.'] J'> P; oin. 0. — i.ö. vr (". rt.^A) 0/». A. — lö-Ki. a-,?/'^' .• ■i.jn/'.nfn] At = 

•V O. A. P. - l(i. M 0/«. A, 0, P. lar. _;J-'! ^Ik") : 



il rcgut la couronno du marlyre dnns lo royaume des cieux. Les scrviteurs do 
Yolyänos de la villc A([falias prireiil le corps de saint Abbu Bima, Ic porte- 
roiit pres de sa vlllc et le deposcrent dans im bei eiidroit, sancluaive, jusqu'ä cc 
que fussenl linis les jours de la persecutioii. Oii liii eleva iiiic belle cglise et 
im couYcnt, et on v dcposa soii corps, qui fit dos prodiges et des miracles 
en graiid nombre: son corps, jiis([u'ä mainteiiaut, guerit tous les malades 
qui viennenl Je visilcv et le baiseut avec foi. Que Dieu nous fasse misericorde, 
jiar sa priere, et ({ue sa beuediclion soit avec iious! Aiusi soit-il. 

Salut ä Abbä Bimä, qui regarda, dans une vision, Ic visage du Christ plus 
brillant que le soleil; lorsque ä cause de lui il iiil soulierl tous les suppliccs 
au tribunal des tourments, sa langue coupce revint ä ^on etat nalurel, avec 
loute sa force et sa grandeur. ' 

En ce jour aussi, mourut le saint Perc Abba Iviros (C//r), qui liabitait dans 
le desert occidental, pres de Tcnfer. II etait frere de reiiipcreur Tewodosyos 
(Theodose) le Grand ;quand ce saint vit Tiniquite de ceux ([iii sont dans le 
monde, il ahandonna tous ses biens et sortit do sa ville. Nolre-Seigneur 



290 LV. LIVRE DU SYNAXAIRE. [274] 

n : y-hi: • "J^J?" = nay-hv •• 9"r>/..n ••■• m■>9^^. •. fl»-fi'i;;i- •■ nup • nA-/:!-- •• "/«» 

at-h-U • H7V» •• r'jy/ •■ A'^.e.ft'l- •• ^.'^rie • mA-/- .• H.S"'J • -J?-/*' « fl)fl»-h1: : + 

tut\ ' ^n. : ?i'jn ■ üMO'\\' : fl>-ft'h •■ n.-i- ■■ iicft'/:.ev = ii.hf •■ i\MM ■■ fi'^ö 

Yl« ■• *A : ?i';"rt'^,l'' = hin •• l'.flA}'. : ^hO •• Ooo- : 1 '>/»'?» : lOMl •■ ©0?» = 

ipv.'ie ■■ /.s:^y, •■ hr-Mx-yi ■ *s<^'> ■•• m^n.'/ -• i '»"/hvi- ■■ Kiw •■ ?%■><<„"/ 
mrt^AJi}" •• ohnA" ■■ ^^ln•p = p»^a-v- = »ia?« • -j^i^^' ■ (ßfii- : h-/: = i^Jr •• 

(oy.tt,M. • hm ••• ioh'ii\ • ?in.A" ■ "7.»»^n'} : \m\CM : fl)-ft ^ : jJp.iP' : rorrov. : ft 

i> 15'., ii * -i- : 'hftli : ^.hH. " moJ^hYh •• h*F-\^V' • atMVn- -■ iy/ß'JA'l" •• hA?i'l- « ö>/.h 
-nVh •■ »lAh ■• i"!«?« : Hftö»- •• hT'J •• ai'i'h'^'^'n- ■■ fn?,n.A" : nv- ■■ fwA- • Ji 

A?i ■■ iyi'"i'P. •• tn-lll- •■ »1/; • T'i'/' : rn.iMl.AJ-. •' hm •■ aH'h'^nW/' ■ mMVn- • ö 

2-3. loy^r'•^^i'\\■^''\ a>hM- U, T; «»W. A. — 3, (). Oöo.] nwö»' A noj-"? P mais plus bas 
flin^;. — 0. >,-Vii] II 0. A, P. — 8. >,r'-nH-;l»] >.'rh"A°ö>»- O, A. — 9. in] m-M- 0, A. P. — 
11. »DflhAll}"] <o|fl>i (t. A, P. — filrt-V] v;V A iin-V- (». A. ilAfflV- P. — l'i. mm9>,li] <n<n 
ö>Oi- A. — l'i. >in(/J. im«»-) «fW. ü, P. — yiirt-] i»A" (». A, P. — 16. ©thT^it] — "nr (), A. 
P. — 16. ö] P :•«. 



Jesus-Christ le guida et le fit parvcnir a ce desert occidental; il y demeura 
seid, duraut de nombreuses annees; pondant tout ce temps, il ne yit aucun 
liomine, ni Ics betcs du deserl. II y avait daus le desert de Scetc ua pretre 
du nom d'Abbä Bämu (Pa;n6o); c'est celui qui avait enseveli sainte lläryä, fdle 
de l'empereur Zcnon. Ce pretre dit : Pendant que j'clais seul dans moneglise, 
j'ai entendu une voix, venant du cid, qui rae disait : « Abba Bäniu, leve-loi, 
va et entrc au niilieu du desert, pour ensevelir le corps d'un saint ermitc, 
qui atres bicn accompli ma volonte, mieux que beaucoup de saints, moiiies. » 
Aussitöt, je me levai, tout joycux, je niarcliai dans le desert, durant trois 
jours, j'arrivai ä une caverne, ccllulc, et je frappai ä la porte;.un vieil ermite 
ni'ouvrit; nous nous saUu\mes Tun l'autre. Je rinterrogeai, en lui disanl : 
« Mon Pero, y a-l-il un autre erniile dans ce desert? » II nie repondit qu'il 

V en avait un. — ^ Depuis conibien de temps, lui dis-je, demeurcs-tu dans 
ec deserl? Qucl est Ion nom? » II me dit : « Je m'apptUe Sem'on {Simeon); il 

V a mainleuant soixanlcdix ans que je demcurc dans ce dösert. » Je lequittai 
et je marcliai pcndanl Irois autres jours; je üs encore la renconlre d'un autre 
solilaire; il s'appelait Amon: je le saluai et lui dil : « Y a-t-il un autre ermite 



ü :;(), 1). 



[275] 8' HAMLE 15 JUILI^ET . 291 

»nO/Af- : *JlA^'f' " <nnK."hVl- : W •• nOl: ■■ hll'iU •■ M ■ KCtX - Öl-?".?.-/".?/ AUla. 

9"J;ü- : WChM' ■• }^.'*«'- •• AJi-ilL^n^h-C : in-t\\' • 1?,. ■ «Vr^CJ- •■ C.hib ■ (O 

ÄVTiO»- : Ä^/J"! •■ ll^/n ■ (I/..P.- " <"(^(1 •■ WUni- : fl»Wl'r'<(.5: : «>-ft'|- : .liKV- • W/'h 

jr-^>. : mjf.n.A'/. •• V«»- ■ vro7;"/'ro.|- : ?,y»il ■ VrU:Tti" •■ at-til- ■■ M'J; : n"/!- : ho 
'>:i' ! Ml: •■ {it\'\' •■ wi^n.'/ : .hao .■ cortim = hin •• .e.ftViA •• ,i'.?»/" = a-a.!- •• w- 

A-};!-'/ •" «07.11. : Än.1> : iM'A) •• 'ttC/'i •■ "/ttS- • tO'fll- '■ ÜOl- ■ fliph • fl 

hfl. •■ ■nc'/'.'P. ■• mnhF^'Pjf' •• //»ft+A : ncn •• ©vn/. = ivw •- '>«Jfi •• ii.tr 

h • (D'l'hr^T ■• fflJl/.Jl : flJVHI' : fflöHiO •■ Mtm : tD'J'rtffl/. : h'/'iU- •: (Oh'if\ '• 

Otts' • flJ.t'.nci; : htfo-w ■.•. (ny.tt,M. -■ haJ/\ff:V •■ m-t^ : a}'hU ■ hlll.M -■ h, 

Vrt-ft •• WM-ffl •■ fl»AP. ■• h^ll.h'nrh-C : .IxSfat- : ?»ft*«wi : A'T}- = .l'-nj^-rli ' '^ 
ll.f : IfA" : h"7y. ■ ö>^/,'lM/>. :•• «m/Jf. •• Ürt"/'!- = nöA'l' ■• 'l''i"V.> •• (t'iiv'i- ■■ rt 

1. fl)n«."iin] (»(ij^viin- A. — ^-s-n {p. AniTr*) "i^W. 0, A. P. — 3. n«»-] oöx'^ o. A. — 

.'). «.lü. ■ rt>,"j ] x;> ! >,"/ 0. A. — <i. <n (rt. ,fi>l'<f."/.) o/». 0, A, P. — 7. "/«i>> : >.y"li] "<«"t > 
7,-VII A. — Ti-VH (/'. n"i^-) iidd. i), A. P. — 8. örtV] ft"i1- ü, A. P. — MI. .n>ft+A] A A. — 
nwi] Vll <). A. P. — hO (/J. 4'.'i.n) rt«?<^. 0. P. — 12. mVti'hAWr ■■ ft4'.S-n i/i. ^.iM» add. 
O. A. P. — rt'l'.'i.n oin. (>, P. — il.e.Allfl am. A. 



dans ce desert? » 11 mc repondit qu"il y eii avait un; je Ic saluai, je marchai 
quatre (P : 40) autres jours et j'arrivai ä la cavenie de cct Abba Cyr ; je frappai 
ä la porte de sa caverue, eii disaut : << Benis-iuoi, ö saint Abba ». A celle lieure, 
il nie dit : « Ta venue pres de moi, aujourd'lmi, est bouiie, sois le bienveini, ö 
Abbä Fiämu, saint de Dicu; cnlre en paix. » J'entrai pres de lui, je le saluai 
et je pris sa benediction. Je vis la gräce de Dien sur son visage; les clicveux 
de sa töte et sa barbe etaient blancs comme lagrelc, la nc'Kjc Lorscjueje me 
fus assis et qu'il m'eut presse sur son sein, il nie baisa et nie dil : « II y a 
cinquante-sepl ans que j'habite cettecavcrne, dansl'attente de cettc beure-ci. » 
Aussitöt, il tomba malade et se coucha, en proie ä des troubles, dnrant toute 
la nuit; au matin, une granJe lumiere brilla dans sa civerne; un lionime tout 
brillant de lumiöre entia;dans ses mains etait une c.oix lumineuse: il resta 
aupres de saint Cyr, le baisa, le benit, le consola, lui donna la paix et dispa- 
rut. Moi, j'etais dans l'eponvante; je dis au Saint : « Qui est celui qui est 
revctu d'une si grande gloire et qui resplendit de cette maniere? » 11 me dit : 
« Mon fils, c'est Notre-Seigneur Jesus-Christ, Fils du Dieu vivanl ; il a l'ba- 
bitude de venir, chaque jour, vers moi et de me consoler. » A ncuf heures le 



292 LE LIVRR DU SYNAXAIRE. [276] 

«n>. : AA : fiM- ■ hih-}!: ■•■ whi ■ h'ihC'iv •• dS:^F. ■ <nrtn,Tl»Vj?' = hhlW.h 
'n,h.c. • fl»n.e.h-/: ■ M'v ■■ tiv •■ h^m ■. %h(nc> • rh9"A. • 7"//. = 4"J.A • hn • 
ii.crn ! fl»i'.n. = "/'/".«:• ■• "/n.t'. ■■ «».p."^ ■ t'i'" ■■ i^^öf\^^ ■ ^nx- •• fl»fl>-?»'i: = 4» 
•s-ft ■ hn ■• rt.'r'5 : f:?»rt : v]''vp.,?'i ••■■ maff-hi: •■ a.a.-i- : »lAhrh-Ä- • .^'^lo = <;. i 

h.crft •■• flj^tt.A" : A»».«^'n • hhn\\.M • cDhi>"Aii.e = ot:»i : ahm: .• -nKrt. : ?» 

1-2. mWVW-nH'] mhm-ic. 0, A, P. — 2. «m-/. : nrv^] r'-rV •■ m-hU > -m' 0. A. ■r'i 
Yi- •■ -V ■■ iD-hU P. — 4-5. -h-r — ] >.nKi A. — 7. AA] II P. A: AA — A>,°Jll.h-n<h,C om. 0. 
— fDrti|,hliP] (nrt-fl,1i}P P. — ^i- ll>iö<'.Ko»- (/^- A>i"»ll.Vn/F).C) rt<^f/. P. A. — i\"i^ > V' •■ h' ! 
7. ! w. : ■/"/<;] m.c.>.l: •■ AAl- = )'yl- : >«"• = % (S P) A.I. = ml 0. A, P. — 0. -^iTÄ > ".ll..f.] "/". 
,ft : ".r,?: 0, A, P. — 10. iiA>.,h..e'] ii>. 0, A, P. — 12. vii] s.d <», A. P. 



samedi, j'cnteiulis une grande clameur qui airivait jusqu'au ciel; Ic? mon- 

tao-nes et les etoiles ' furent ebraulees par leurs cris. Je dis : « Moii Pere, que 

sollt cettc clameur et ccs voix que j'entcnds? » 11 me rcpondit : « Mon füs, ce 

sollt les cris des peclieurs qui soiit eii enfcr. Notre-Seigiieur fait cesser leurs 

supplices ä cause de sa saiiile Resurrcction, depuis neuf heures le samedi 

jusqu'au couclier du soleil, Ic diniancbe; c'est pourquoi ils louciit Dieu de les 

faire sc rcposer, le dimanclic. » Quant ä moi, j'etais daus un graiid etoiiiic- 

meiit et je louai Dieu. Alors, c'ctail le 7 de Hanile, saiut Abbä Cyr se mit a 

pleurcr, en disant : « Une grande colonnc est lonibce aujourd'bui dans la 

Ilaule-Egypte. » C'etait sainl Abba Sinoda, cbef des crmites. Durant la nuit 

du samedi au dimancbe, sainl Abbä Cyr fut agite par sa grave maladie; voici 

qu'une grande lumiörc brilla dans la caverne; Notrc-Seigneur Jesus-Cbrist 

eutra; il sc tint ä la tele de saint Abbä Cyr; celui-ci dit au Sauveur : « Mon 

Seigneur et mon iJieu, benis cet bomme, car il est venu d'un pays lointain. » 

Notrc Sauveur nie dit : « Abbä Bämu, mon clu, aie confiauce% et que ma paix 

et ma bcn6diction soient avec toi; maintenant ecris les corabats de cc saint, 

ce que tu as enteudu dirc, ce que tu as vu par toi-mcme et ce que tu entendras 

1. O, P. A : " et les coUines ». — 2. O, P, A add. » el ne t'effraie pas ». 



[277] 8' IIAMLK ilö Jril.Li;!' . 293 

'^<.,e.e : ÄV^ •• (nfif\'rv •• «»n/.h-lf • fi;A- • *rt\tyM •■•■ m^-hllV. ' Är/iV ! I.e.- 

A" : All'}'!: •• ^^tx ■■ nrt"?!»»! : H»»*f.Vi.h : rHi;i[rti'"(i ■• >i(>n " «»jiMtA- •■ tmyry/, • i i.b. 

> ■• A^'j.n ■• hn : iijvn : ^.KjL'.f • hn • \\x:ti ■• K'V.ixWi ■ -hh"» -. Wiv ■■ •!• 
A- : H.t'.xvTi^r- : '/.e.-AJi • hat- • i/evnn ■• h«»- •• uy.tiTö • ^'J•n^•f• : «».t'-'/nc : 

A- : nhfi. •■ iiy.o-n •■ '^■■(:nv ■• hio- .- 'rx-'P/- : hat- • jp:'»'|: : ''7'Vf'j- ■ nhii- ■ 
tirh • M •• MM' • ru/»'>i/»'-1f : aoin(,{\j\' -. -nn-yi' •••• hoi- •. i/.e.Ä /hv ■ 

■V : ao^-,hi. ■■ rl..e.ö»i|- :•• lOUi!.l-m: ■■ TiWA' •• A^A •■ rriil/i"} • (IXA'I- ■• 1 "U 

K •• A'it'/J ■• fl'i/^..,f.A''7(> ! A?i'i/'} ■ fl>rf^„e,ilvh.A,ft ■■ to-hv • AH •■ rtn?i " m 

JlffD. : (Dhnclfl : It-fo»- : (»^Al>«> ■• (»-A-fö«»- = ö)At,^,;l>Th. ■ fl»Ä.y"'>l"J'. •• 

1. fl»h.il-'i:<!-U (^. »V6) add. (), A, P. — 3. ^0 [alter, am. 0, A. P. ~ 4. in-M: om. (), P. 
(/?. A.e A. — 'i-5. •n>.rt. (/j. ffltf-A-) rttW. 0, A, P. — 5. «».Kv-nr.] roii.e, (), A, P. — d. n sj! = t 
jtc» n«j:4T.] nv I ns. : y 0, A, P. — n ((/. m-ni) o/». O, A, P. — 7. ■>.s-ov] — vr A 
P. — s. .e;v/:] iif 0. P (A iBf ). — 10. (D>,«;i,(.-:] — ',: (), A P. — 11. '/^.rv = m ("• •ruw. 

¥Tr) rt</(/. O, A P: (WAjr U). — lo-l'i. (Dh^r.noo-] mVlV. 0, P. — 15. inh.,e.;lTh.] mh. 
«■"0, P. (Ao/w.;. 



encorc. » Notre Sauvciir dil t\ saint Al)lia : « O Abbä C\t, mon elu, nc t'in- 
quiete pas de ce que tu vas mourir, car ta mort ne sera pas une mort, mais 
la vie de reternite. Tout homme qui ccrira tes combats, ou qui les lira, ou 
qui en enteudra la lecture, ou qui cclebrcra ta memoire, avec amour, sur la 
terre, je le ferai s'asseoir avec moi aux iioccs, au bniuiuct messianü/iie sur le 
mont Sion, durant mille ans, et je le compterai au iioiiibrc de mes saiuts. Qui- 
conque donnera iiiio oflrande, ou fera rauriiüue, ou l'cua bniler uu llauibeau A 
cause de fon nom, je le reeompenserai dans mon royaume, eu lui rciulant bica 
plus. Celui qui ecrira le livre de tes combats, aura le livrc de ses pcchös de- 
chire, et j'ecrirai son nom dans le livre de vie. A tous ceux qui feront miseri- 
corde au.x pauvres, le jour de ta commömoration, c'est-ä-dire le 8 du mois de 
Hamle, je leur ferai voir cc que IVcil ne voll pas, ce que l'oreille n'entend 
pas, ce que le coeur de l'hommc ue congoit pas; je les ferai approcher du saint 
Mystere, dans Teglise premiere-nee; je les benirai et benirai lenrs maisons; 
je ferai grandir Icurs enfants; ils ne manqueront d'aucun des biens de ce 
monde. Maintenant, mon bien-aime Abbä Cyr, je te ferai reposer des fatigues 



294 



LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [278] 



hrip'i^v •' H'j'i: = "ihr •■■■ loy.wui, •• hVAivs • M •■ \u^f\ ■■ M ■ mcm\ ■ 

■W/^tlx-l' •■ HA^/Air "■ (Dh'iH ' ao^CVi • ^--nA = XnV • tOHü- : J^^l- : Vn..ft : 

tm?cYx : (orfin.i>- ■■ tmd'ijf.ih : iDti-i^o) : Qi: •• hin •• ,e.nA : M-/: = bh'v • hi 
■V ■■ i-n<: : hi\\.hnth.c. ■••■ '>ii<."/,i. = fl»'}-iv/,i»-,e. .■ n-i: « fl)^.n,A- ■• «•.e.-i'.jrv •• 

tiA- : ^i'e> : ■|«i.'>frv- = h\uri: •■ Ah : n^.t'. = äö>-;)-(: = ron^p, = h.-^ • wn^ 

hn ! h.(?ft ■■ h'i •■ hiA' •■ ht\"U ■■ y.hat-:H: • (n\l.'"lii'ao. -. fnji;j.i;'oD. :-. rohrtl« 

"y.hh.A " ö»hv = flö»- ' -i'nfih- : ^'pih : A*«j.n : ho ■■ \\.i"fi ■ ö»(^n : fl»7?iV • 
?»9"no-i- : cÄ.'ih : vf-A- : p.nc : '/'A-h • ?«'r:\('.A> : nc/ve^'i- = fl>A.+V'r- •■ 

2. öo*!«;-^] <n,j)-> 0, A, P. — ft"?^'«:^ (/o. -ncvT'c» ß«^''. 0, A, P (— ^' — -eP). — «■ .ß 

Hi^C] H.fti»"/"r. P. >.U 0^.11. A. — 7. •1-<t ! >.». ! rttl ! IIS > h(B-'] (Ih.P. : (')/»• P) >.(»>• ' ^• 

/. = >, : rt>i (A >. = rt = iv. ) ü, A, P. - 111. •ju:vvi;.fl-] - n <>, A o-i'-vM-i- (». P), P. 



de ce monde et te t'erai passer dans las lieuxliimineux, daiis les joies de l'eter- 
nite. » Pendant que Notre-Seigneur lui parlait en ces ternies, voici qu'arriva 
le prophete David, avec sa citliare sur laquelle il chanta, en disant : « F']n ce 
jour (tue Dieu a lait, rejouissons-nous et soyons dans rallegresse. » Notre 
Sauveur dil ii Abha Cyr : « Cyr, voici que David est venu; dis ce que tu 
veux qu'il le chante. » David lui dit : « Avec quelles cordes veux-tu que je 
chantePAvec quel chant, avec quel rythme et quel modo! Avec le premier 
ou avec le second, et aiiisi de suilc juscpi'a rcliii de dix cordes. » Saint Abba 
Cvr repondit : « Je desire entendre rinstrunient a dix cordes, ses sons et son 
mode. » David accorda son Instrument et en joua, en disant ' : « Glorieusc 
est ia mort du juste dcvant Dieu; ü mon Dicu, je suis ton serviteur, ton ser- 
viteur, le fils de ta scrvanlc. » 11 dit encore : « J'ai etejeune et j'ai vieilli, sans 
jamais voir un jnste qui fiit abandonne. » David cria d'une belle voix et fit jouer 
son instrument; voici (pie l'Anie de saini Abba Cxv denieurait dans le sein de 
nolre Sauveur; notrc Sauveur la pril, Ia baisa cl la donna ä Michel, (hianl 
ä moi Bämu, j'cntcrrai le corps de sainI Abbä Cyr; lorsque nous sortimes de 
la caverne, je vis toutc la montagnc rcmplie des armöes luniineuses et des 

1. Ps. cxv, 15, l(i; l's. x.\.\vi, 2.^. 



10 



[279; S" IIAMLK l.i .lUII.I.KT . 295 

rt/-'C'|- ! frof\h\l1- ••■• (Dh'il\/, ■■ tm^yyi^ ■ tmM'tV' ■ Ohlvl^'n ■ Ari"/'!" ■ \\tO't\\: 

.). . /*';j„. : A*Sfl ■■ aunuiY/, •• ao^yyi^ -. rt«\«o .- «»(jm : m-M' •■ rt"7jP-h •■ (1 

©»JCT : O'f; • flJ-ft'J- • r/o'}";/"'!: : n^^',M" •• inKi(\ ■ Oö"- • -/V.VVl- •■ »hTi-;: 
fl»hi'".e.'i/.'ll •• hi{i{iOi-\\' : ly/o^/AI- : rDllH.liVi- • -Vn • nO'l: ■ AMI ■■ tiTP 

10 P,0n : hMn^fl ■ in\'}\'"l"it\9^0V : AW-A"«"»' : «nVJl/i'(- :: mVIChJPoo- : ^P-A" : A 

«<..p.'{.p. : a}f\■(\('^^9* •■ A?»"/ii.?»n,h.{: : H.f.n-n •• hi- -• ä/j •■ a?»a • y.^.cv?* .• 
m7.fhv\v ■■ 'J.P.A" : A'irM-' ■ ^^t\ ■■ tD^.V(o-n- : ''in .• vfA- ■• hn.ef" : incMip 

1. ö"n+ft" 0/«. A. — A. ^j!:'n.u- (/). .Kiiw:) add. (), 1'. — li. iil; cw. <), A, P. — mh 

■vrt] (nh> 0, P. — 7. <:ii-(Hi] «in.Rii- (), P: (D^rt.p.h- A. — jn] m-nt 0. P. — 8. jn] m-n 
■I- P. — 10. m-nc.wroo--\ — (;p p _ ^a- A. — 11. c>.p] c>..fr 0, AP.— n-/""^] n^-zön- 
0, A, P. — 1 i. ii.f.ib-n] iivt [sie A. — 13. iit] Ht A tivt O, A. P. — l'i. tiVit ■■ '>.s-n] t\ 

■I' : >.<l ■■ li.Cfl O: rt>,ll : li.C'n P: All : >, : )1. . A. 



chefs des armees angeliques; notre Sauveur deposa sa croix et scella la 
caverne, dans laquelle ctait le corps du Saint; notre Sauveur me donna la 
paix(medj7 ; « La paix sur toi ») et renionta au ciel, en grande pompe, pendant 
que, devant lui, les anges et les archanges Ic glorifiaient. David jouait de 
son iüstrunient, devant l'äme d'Abbä Gyr; notre Sauveur etait au niilieu 
d'eux, se rejouissant de Täme de saint Abbä Cvr; il monta avec eile {la ßt 
monier) dans son royaumc elcrnel. Pour moi Bämu, je restai seul dans oet en- 
droil; je me trouvai pres de' la caverne d'Abba Amon; apres avoir marchö 
trois jours, j'arrivai a la caverne d'Abba Scnion; de nouvcau, je marchai 
durant trois autrcs jours, jusqu'au moment oü j'arrivai ä mon couvent du 
descrt de Scete. Je saluai tous les moines et leur dis les combats de saint 
Abbä Cyr; je leur dis comment il avait vu et entcndu'- et comment il avait pro- 
phetise au sujet de la mort d'Abba Sinodä. Quand les moines entendirent ce 
reeit, ils Tureiit dans un grand etonnemcnt el ils louerent Dieu, qui doniie 
Gelte gräce ä ceux riui Ic craignent. J'ecrivis Ic conibal, la vie, de cc saint, 
je l'envoyai dans loutes les cgliscs et dans tous les monasteres; quiconque 

1. 0, A P : « je mc mis dans ». — 2. 0. P, A : « commcnl j'avais vu et enlendu ». 
(L'ar. au moins dans le ms. vatic. est plus concis.) 



29() LI': LIVRE DU SYNAXAIRE. [280], 

V'l- • fflh.e.n/. -ii" •■ fljJ» •■ n-i." : i'M' •■ öjv-mii. = aw-zv • Hevnn ■ n^t\" : m\ 

-nATlh ■ fOh- ■' rtlM •■ A^/A'/» •• "ihr •■ Ä"V.'> :•• 

[fflnu-f: •• (>A'i- : >i(>n • Y^}x^,i. ■ M • m-ö ■ m^n-sA ■ 'f.fl»-A. ■. h'^w.h-n 

rh.C •• ^','rWi/.> •• HäA-'I: : mn/.hJ: : fl^A- ! '/"AA-V ' A'JA«» • "ihr •■ h^Z'J •::] lo 

An •• hö^.i. ■■ f-r • h'Hi • u'V.f. : 'r^n^. :•= 

[fflllM'f: : AAl- • »lAn • f 'HJ)(?ö»- : Art''7A;>-il- = ?iA = hV- • {»"AA : M ■ S" 

2. Ml] '>.s.fi 0, A, P. — 'i. A>,n] A 0. A. — ''-10. mnu-t — h"*v] ow. 0. A. — i i. M. 
w(y,om. P. (A -j.mA.). Ce saläni oni. 0. — 11. ti"i"7'(;] ikiid."? A. — 1.'5. A«»v<{.0'i;] «"> 
P. — 15. •n^p.] "w. 1". 

lut les combats, la rie, de ce saint Pere Abbä Cvr, y trouva iin sujct tKes- 
perance el de consolation. Que üieu nous fasse misericorde par sa priere et 
que sa benedictioii et soii iiilercession soient avec nous, dans les sieclcs des 
siecles! Ainsi soit-il. 

[Salut ä Abbä Cvr, <iui. de ses levres, baisa la llatnme, et sur le dos 
duquei Dien fut porte. Pour que son äme sortit sans douleur, David chanta, 
sur rinstrument du doux psaume, en disant : « Glorieuso est la mort du 
juste. »] 

[En ce jour aussi, mourut Ic bienlieureux et saint Abbä Päwli (Po»/). Que, 
par sa priere, Dicu nous fasse misericorde et que sa benediction soit avec 
nous, dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il. "; 

fSalut ä Pawli dcuitle pays, la patrip, estTamäwi', lorsqu'il mourut en ce 
jour, alors que son anivre avait etc belle; avaut (pu^ des hommes fideles, sur 
Icconscil (Fun lionuue spirituel (?j, ne reuuissent son corps arec cehii de Besoij, 
sur la voie de la mer, le navire portant Ic Corps du bienlieureux Besoy n'avanca 
pas.] 

[En ce jour aussi, memoire de ecux qui furenl uiarlyrs avec Abbä Xob; 
ils ötaient au nombre de ipiinze. Oue, par sa priere, Dien ail pilie de nous 

I. Cf. .\nielineau, Geogr. de l'Egijpte ä l'ep. copte, etc., 477 cl plus haut p. 259 (71). 
n. 2. 



[281] 9' HAMM": (16 JUILLET). 207 

•n ! .((D/:Wl\ •■■■■ TxIM.hlhh.i: ■■ y.T.U/.'i ■■ (l}4A--fö- : r/Ml/.ll-fö'>- : f J/A- • 9" 

txM ■■ ^'^l^"» •• "ihr ■■ h"7.'i ■i-l 

n.?iV • Vicft-f-n : «J-Mi/. : l'hr/.'l' : a)f/o'i\\/..i- : .nil*:""!' ■• (»<i.a)-rt ! A.P.fl»- 
■i-iA}'' • i/ft"? • r;?".' •• ^^^ll.^'nr/».^: ■ e.rrh/.v ■• nÄA-i-- : am^Mv. •■ e«m- • 

{i\f\r • Ah : Vl-Vh-A : l/.+T :•: 

5. Celle commeinoration de sainl Simeon est au 10 de Flamle dans O, A. et P. — !>. >i 
c^rft] >iTr.e-i:^'n O: \'i!f:v.yrtt P h'/Äcem A. — 12. m (,/. ai>i<c) ow^. 0, A, P. — >.vii ■ ii- 
■le^r ■■ iirt"7] >!■'/•;• ■ fl"7 <), A. 1'. 

et que leur benediction soit avec iious, daas les siecles des sieclcs. Aiusi 
soit-il." 

LECTURE DU 9 DK IlAMLli il6juillet. 

Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour, c'cst la fete du saint Apütrc Sem'ou Qalayopä {Siincun Cleo- 
phas), marlyr; ce saiut fut nomme cvi'(jue de la ville de Jerusalem, apres 
Yüqob (Jaajues), le frere de Notre-Seigneur. II convcrlil nn graud aonihre 
de Juifs a la foi de Notre-Seigneur Jesus-Christ. II lit beaucoup de pro- 
diges et de miracles et de guerisons des malades. L'empereur Aiyänos ' avait 
entendu dire de lui qu'il si'jparait les femmes de leurs maris et (ju'il leur or- 
düunait d'elrc chastes. — 11 le fit veuir aupres de lui, et lui iulligea de 
grands supplices; k celte öpoque, le sainl etait ;\g6 de 120 ans. (hiand il 
fut las de le supplicicr, il lui coupa la tele avec uu giaivc; avec lui ('laitune 
vierge, qui le suivait. nommee Tewonä {Theoiw). Oue, par sa priero. Dien 
nous fasse miscricorde et que sa benediction soit avec nous. Amen. 

[Salut* a toi, 6 Natna'el de Qänä, Israölite ä la pure intelligcnce, apOitre 

1. O : Endoryäs, P : .Xiidei-yänos 'Trajuii'. — 2. Ce saläm suit !a eoinmemoralion de 
Simon dans et A cuniine dans 1'. 



298 LE LIVRE DU SYXAXAIRE. [282] 



i 



ihvcy • tb^.ti •■ «'VP • CM': ? 

htm : 'nv«7h • ^.ino- ■■ ä»»v :•::] 

öJnH-l; •■ öA-'l- : iiött ■ hö^d. '■ Ä-n : *Sft ■ hA.^^Tft •■ A.+ = AÄ«^> •• H»; 

1 li., b ^•S.rt ■ >n/. •■ -^.n ■• ao-nU, -. n C4-t\ •■ lDyLf\'P, .• HDÖ'iem'l' -. kui .■ vo^oa^- •■ 
[rtA'/' : AhA.f.eS"fl • IIV'-A-* : -^.«w-I: :!: 

'Wl • l'.Ä'Jrl» : .P.'AtO : Art«?/?. = A"/.'fl ::=] 

[ö)(i»i-/: : fl^1' •■ »Jon •• hddd. • hn .• -nft-j^ :•:= mu ■■ «.e.* •• vn/. ■• ?i7 

8-9. rD",.s. — Ii*c-V-Fn] add. P. — 11. ni»"°?n<. — V.ß'^V*]. Uunc veisum male praepo- 
nit secundd A. — 15-l(i. >i'Vii : .f.-V.-j.^A] am. A.. 



nouveau, u la belle vieillesse; repauds ta benediction sur tes peuples, partout 
ou il en est bcsoin, de fagon qua les nuages versent la pluie.l 

En ce incmc jour. iiiounit le Pere Saint Kalädyänos [Claudien). palriarche 
de la villo d'AIexandrie. 11 Tut le iieuvieme dans la serie des patriarches. Ce 
Saint resta sur le siege de Marc rEvangeliste, durant quatorze annees, ä la 
garde de son troupcau, et moiirut eu paix. [C'est aussi la cornmemoration de 
l'ascete Tewodros {Theodore), eve(pie de Qorontos [Corinthe)' .] Qiie Dien nous 
fasse misöricorde par sa priere. Amen. 

i^Salul a Kaladyanos, qui par Tordination l'ul conipte le neuvienic dans le 
nombrc des Palriarches. A cause de ses bonnes oeuvrcs et sa grande Ibi, 
Dien le delivra de la servilude de ce monde; il le transporta dans le ciel, oü 
l'attendait prclc, sa recompense.] 

[En ce jour aussi, monrnt Abbä Besenda [Piscntios). Cc juste, se livrant ä 
l'ascötisme, demeura dcbout dans nn puils d'eau profond. Les anges le visi- 
taicnt et le porlaienl sur un cliar. rlcvi' de la terre de ncuf coudöes. Ensuite, 



1. Celle menlion, ajoulee dans P et lircc de la cornmemoration qui suit, au 10 de 
llamlo, ii'cst iiiserüe ici. parail-il, ([ul' jjar ciTcur. 



[2831 10' HAMLß ;i7 JCILLET). 299 



Ko» • I ArhlTA. •• l'"'jn'n :: 



* 



h"'>v ! -wi •■ i^A• : ihhfl>-(:l- : tDhmi ■ Ji«» ■ ,f.h"'r>?'o»- •• aJk.7i-/:jp'j • <»e'r 

flJllV ! rt-|: : AIJ'J'I.- ! ^S-ft : hrXW. • '7.r : hn : ■l:9*':t\ •• ^//l•/• •■ "too]- :•. fli 
^•nXM» • (">\\'-Y'i •• All'J'l: : ^^Yl = lOhMW •• tl«» = ,C.i»-^ : A"I/';i"l- "• aJh(0'/" 

h •■ ^y,fl ■• «I,IMLA" : A.ji'.ftA- • h'W : '>'!.«'.••> : A^y"Ah •■ <<."1<L : rt"?.?!' •• «»!»'' 
Jf.C : Ü»Ä/|V/oA5f| •• "l/";)-/- :: (DhtD-/*'h : «oV,„'}'J : Öl.f.JLA" : flV- •• l'WA' ■■ AÄ 

8. im] nun 0, A, P. i'nhr-A- ow. P). ^ 10. m («. /.fifP ") om. 0, A, P. — 11. hrfil-] — 
-t A — l'i. in>,.v<inA^i] : m';r' P A: '>.S.fi mh<i>-/"h 12-1.3 o/». 0. 



il raourut en paix. Que Dieu nous fasse misericorde. par sa priöre, Jans les 
siecles des siecles. Aiiisi soit-il.l 

LECTLKli UV 10 UK IIAMLK 17 juillet . 

Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

Lecture du 10 de llaaile. En ce jour est la commemoration de saint 
Tewodros [Theodore), marlyr, eveque de la Pentapole. Lorsque l'impie üio- 
clötien rcndit les honneurs divins aux idoles ', il envoya un prefet dans chaque 
province, avec ordre de supplicier les chretiens et de les faire perir par 
toutessortes dcpeines. 11 envoya un autre prel'cl, uomnie relatos(P(7«/t'), dans 
le pays de Ai'raqya [Äfriquc] et tout le district. Lors([u'il lut arrive, il vit tout 
le pays; on lui accusa ce Saint, conimc enseignant aux clirelicns; il y avait 
une annöe qu'Abbd Tewonäs (Theonas) avait ordonne ce Saint. Le prefel le fit 
venir et lui ordonna de sacrifier aux idoles; le Saint lui repondit et lui dil : 
« 11 ne convient pas que nous abandonnions le Dieu createur du ciel et de 
la terre; nous n'adorous pas les idoles. » Le prefet prit la parolc et lui dit : 
« Est-ce que ä cöle d'Artemis, d'Apollon, d'Arlemida ('A3T£;j.i5a) et de tous 

1. Selon la legende, (|ui a cours aussi en Abyssinie, Diocletien. d'abord chrelien, 
aurail embrasse ensuile riJolülric. 



300 LE IJVHE Dl' SYNAXAIRE. [284] 

1 lii, a fl)A.»lV.V. : haO'J-li : ^''7A5T^ « *fll^Ö»-/"Ä : ^-S-rt ■• ©('.(LA- • hW •• Aul»>- = 

?,öo.'H: : höVAln-j- ! ÄA •• ?»iii.?iV : ^.frt-rt ■ Sir:/j-f-?i •• tn-M- ■• <J."i<iiro»- ■•■ 

ÖI'MT», : OTho-}'} : n?!-}/- • ?.->»/ ■ 'lrt'r?''|: ■ OihWM •• htm : J?,ho'J-}JP « Ö»W1 
<• s ?!•}»/ •■ ^ÄylVP • ^»»«}A'/" : n*/*V.'l' • flJnrt^'A-l" • flJVfVJi : (\tmyn../.Ai'/.' 

n,'/ • h\\\l • mao-H. : Che* : nrtjP.'i'. •■ fliV'Ä •• ?t5nA.A • rtl»"«» = wan-^irv •■ rt 
ö7.e'i- « hiw.hn.hx. ■ f.r //./.> •• jika-I: : h-n ■••• 

[rtA'/" : A;J-A..e.-f?ft ■ H'l'iA'Tf" •• hHA ■■■ 
mfJ'l: : if-A- •• P'V^: : •J-.-'P.A " 

•jftn • r/KW» : nfmip^,-h-i- : oiöM' •' ii^ftq". -• '/"j-iA ••■• 

•f-ft •• 0)9"rtA.(l- : h"it\-\' ■ Gie»nVi,'J-J> : ?,A : JMö»' : .P-Vl/J-J?» : flihö»'}'!: : A' 

1 . VDrt] .i'.V,A. (»: .e.'/.A- A : .(V/.A-V- P. — 1. mAVnA"-^] — }%-A-"> (>. A. T. - >.r'A^i] — A^lH : 
A. — (i. «nllw : II. : 1"] <Dn<n><piJ-,1,-|- 0. A {A aiao ), — 7. <d«dJ<.] .«'.9"^<. 0: ß.r'^l'.y •■ 
ata» P; I .e?"-><." : c>»(* = atoo' A. — 9. Ce saläm iie so lil que dans ü et A dans 0, a 
la fin de la commemoration de saint Theodore de Corintlie). — A;»>je;C*A] — £-l\ 0. — 
13. n («. fny;if"\) add. A. — l'i. ^i>f(i (p. -hyAen) add. 0, A, P, — 15. f: («. h"iM- 
add. 0, A, P. 



Ics (Jieux, il y a d'aulrcs dieux? Cew.r-ci nc sont-ils pas dieux? ». Le Saint 
repoiulit et dit : « Non ccrles, ils ne soiit pas diuux, luais c'est ^'otre-Seigneur 
Jesus-Cliiisl ijiii les a cre(5s. » Le prelVi l'iil irritti de la feimot(5 de sa reponse; 
il donna rordre de 1(> supplicicr. Quaranle jours diiraiil, 11 suliit des suppliccs, 
la ilagellation, 1(3 cnicificmeiit, la ])eine de la roue, remprisonnement. Ces 
pcines ne reilrayercnt point et il u'obeit poiiU ä ses ordrcs, du pirfet. Aus- 
silüt, stir l'ordrc de celui-ci, on lui tranclia la tele par le glaive. II regut la 
couronnc du martyrc dans le royaunie dos cieux. Que Dien nous fasse niise- 
ricorde par sa priere. Amen. 

^Salnt ä Ta'odros, donl los membres furent lorturc^s, pendanl quaranto 
jours; apr6s qu'il eut lulle an milieu de lous ces lourntcnts, en rccompense 
de ce qu'il avait souffert dans les ehaines et en retour de ce qu'il avait 6te 
tue par le glaive, il oblint le royaume des oieux et reeut la couronne du 
inarli/ri'.] 

Kn ce jonr, il y a aussi Tewodros {Thi'odnrc), marlyr, evequo de la villc de 
Qorontos(Co/-(/i//i(') et avec lui des (O, A. P : trols) femmes et deux magistrats, 



[2851 lO' IIAMLK 17 .MILLi:!' . .'501 

mn/. ■■ ^'i^'i-f-ti ■••■ rii^njwi.j'' ■• iMi\hM' •■ nhH- •• ■/jc/'v,"-!: : mihr'i •• 
'/'Ä-n •• (m.ni •• A«"'*!!/. : 'n/';i-'i- • «»'i^r-'i^ö»- ••■ wi'ro' ■■ ?.a- = pmwii 

«»•.«J-'J : fll-rtl- : 'flrh.?i : OfLlO' :: flJ<D-?i'|: : h'iU • ^./flTo»' : A'l/'.'i-ll- ■• W 

A«o*'.'rji- " "»»i(>n •■ ^I/ll• •• '/»v.^'j-i- ■ «jöb/^. .- aot •: oir^ji = ^/D'/t:?' • v 
/'Ti-f- : h,\v\: ■■ hrht\"'i ' h'iM' • 'm'i^,r^n -• h^ •■ "iw/.. • riuv :■• «»i^n •■ t 

rt-ft ! )ni:Mt\ •• MV/ •■■ öM'/'^/ : ff:1'riV'{\ : ö)+'IA"'} •■ t\i:h'iM' '■ hrhA ■■ * a ii> b 

I. A-luV-fi] A-lir"fi A; ft.^irn A plus bas a-' (ar. ^^^li^'). —2. mwVft] m 0, A. P. — 
3. m {(I. MVA^f) Ol». 0, A. P. — /A. fflihjp"/] ml-M»'/ 0, A, P. — ö. <n<;79] — z (», A, V. 

— ib. >,«• Olli. 0, P. — /Tl. (? (a. «»V, ) ow. A. — 8. ai<n>|<.] .cv'-V-f. 0. A: Vio» = .(••i'"><- P- 

— ih. on-IC}''] <n»l<. ! At'/" 0, A, P. — 9. ao'/ e,9"fi'i Ita A, P, O; A ~ TrV. — 1 I. fflft<i:/h : 

AOS"] ffltftV/h : AOV- 0, A (0 Atr); mriAW. ■ (lAtV- P (ar, cod. vat. .^^L aJ^j ^U wL».' 
«-^y). — 14. >,y">,A] >.A 0. A. P. 



qui (levaient le supplicier, Lukvos et Degnänyos. Voici dans quelles circoiis- 
tances : lorsque ce Saint fut accuse aupres de ces deux magistrats, comme etant 
clirötien et eveque de la ville de Corinthe, ils le fircMil veiür et l'interrogörent au 
siijet de sa foi; il confessa qu'il etait chretien; ils le cliätierent et le bat- 
tirent avec des vcrges. II se traina par terre, iVappa du pied le tröne des idoles 
L'l les renversa. Les deux magistrats i'ureiit irrites et lui iufligerent de grands 
supplices. Ils gratterent ses plales avec des morceaux d'etoire recouverts de 
poils, aprös les avoir imbibes de vinaigre et do sei. Lui-memc maudissait les 
idoles et les magistrats. Sur l'ordre de ceux-ci, on lui coupa la langue. Quand 
on lui eut coupe la langue, une des femmes fideles qui se trouvaient en 
cet endroit, la prit. Lorsqu'il fut mis en prison, le Saint rcprit sa langue ;\ 
celtc femme. II la plaea sur son sein; il allongea la biigue qui cntra dans 
sabouche'. Une blanche colombe vint volcr aulour tu Saint. Ensuite un 
))aon vola; i! demeura sur la fenelre; les deux magistrats les vireut et l'urenl 
dans retonnement. Lukyos crut aussitöt en Notre-Seigueur Jösus-Christ; 
niais Degnänyos se mit en colere et tua trois des femmes qui suivaient le 
Saint. Quand le Saint rendit son Arne, la colombe et le paon volerent et par- 

1. O, A : Sa langue s"allongea; P : « il cria avec sa langue > . 

l'ATIl. on. — T. VII. — F. 3. 20 



302 LK LIVRK DU SYNAXAIRK. [280] 

.e.'IV'Ji'ft ■ n»-?»'!-- = »i^n : nhlMM ■■ TnilMti ■■■- t»hrff:'W.'\\ ■■ M- •- ut-M' ■• 

i/iHiT?' : nn'ic: ••:= 

1 .1.^,ft . W^] ■, = -l- <», A : ■/ A-l- 1'. - 3. ^.«»] >.n«» <), A. P. - 4. u-nt] .in O, A. P. 
- :, aoX^-,-,1 - -VV A. - 7,0. o..|hV">] .nt^-V <>, A. P. - 12. Dans O et P ce salam sml 
la comme.noralion de saint Ttie..dürc de la Pei,lapole. - 16. «A>.+ (p- r-m) add. 
V, \\ add. (t. 

tireiil aussilüt. Ce Tut pour Degnanyos im sujet d'etonnement. Lukyos lui 
fil connaitrc et lui dit que la foi de Notre-Seigneur Jesus-Christ est la ventc. 
Degnänvos, luiaussi, erat en Notre-Seigneur Jesus-Christ. 11s allrrent eusuite 
sur la mer, depuis la ville de Corinthe jusqu'au pays de Qopros {Qhupre); i's 
rencoutrerent alors un autre niagistrat qui puuissait Ics chreticus. Lukyos se 
tint devant lui, eu cachctte de Degnanyos; il rcnversa Ic trone des idoles et 
confessa sa foi en Notre-Seigneur Jesus-Christ. On lui conpa la tete avec le 
glaive, et il reeut la couronne du martyre. Degnanyos rcnq.orla, Fenveloppa 
dans un linceul et l'ensevelit. Puis il se tinl devant le magistral . pour confesser 
sa foi eu Notre-Seigneur Jesus-Clirist. l.c maglstrat lui coupa la tete avoe le 
glaive, et il regut la couronne du martyre dans le royaumc des cieux. (,)ue 
Dieu nous fasse miserieorde ä tous, par leur priere. Amen. 

[Je dis salul ä Theodore, accable de doulcurs. On le hallil de verges; on 
gratla ses plaies avee des morceaux d'ötolTe couverls de poils. Salul aux 
,K'UX magistrats pkins de sagesse et .le conseil, avec les f^Mumes, sa 
compagnie, '/'■ Tliroilore']. 

1. l\)ur la place de ce « salam » et du preccdeul, dans les mss., voir la noleau Icxlc. 
i.es legendes auxqucUes on fait allusion montrent que l'ordre de ces « salam » a elc 
inlerverli dans O et 1'. 



[287] 10' IIAMI r. 17 JUILLRTi. 303 

[«»n»l/; ■• öA'l- ■ hfii\ ■■ hfi/.^. ■■ 'Hft •• »Bfii:iy-i\ ■. ht\ -. lA.ej ■ All» 

o,hy- •■ «»i>v ■■ hon : tiHimuh •■ 'iin\, •• an:^ ■■ (o-nu: •• «kh-'/Ti •• m-ht- •■ ivin 

■ne •• tnfi"tP : HM- : .e-lLA •• hilM • mM- • hmAWYi • rtt'.'IV'l- • *i«/J = hr 

?\\.\\i- : hYitY- ■ Tl •■ ö)V^Vi • a}'l'i/*'h ■■ \Ua} •• "iVf- -. f\di\ • 'if,n •■ <» 
'^''^li/i'-J • in-VMhh ■■ ^^n^^',.'\i ■■ mMU. ■- ^± ■ "nVA ■ ^'/">*Pt'- ■ aiU. ■ 
t\H' •■ WK'Mm" ■■ Aröh't' •■ (o,u/. : m-M' •■ lf,'r ■■•• inh'lU.hn.hA: ■■ him. : f> 

2. ;aftnjn] jEftrti 0. — ib. IIA?"'?] h 0; tiAö<>-s" A. — 4. J,9"in<:] Vy"*!«»»;- 0, A. — :>. t\ 
>ill>.V] ANMI 0. A. — 7. ll.l'.(f.'>Ä-?'] — .P; P. — 10. -PI- > fl» OOT. P. — ib. fl»(->/">i] — "t>. O. 
A. — 11. Aa)'\.s.-(:] //(( P: fl»'\.S.-r- 0. A cl'. Dillmann, Z,e.r., 372. — ib. mva"] — A 0, A- 



[* Ell ce jour, mourut aussi le Saint ascete Abba Ilelyäii. Le j)6re do cc 
Saint se nomniait Yesläs et sa mure Kelincnä'; il dtait du dislrict d'Ayna 
Sahüy [Heliopolis); dans sa jeunesse, il travailla l'or et l'argent; on le louait 
beaucoup pour le travail de ses mains. Un jour, unc femnie, du pays des 
Arabes, vint vers lui et le pria de lui cisclcr dcsbouclesd'oreilles; sonouvrage 
termine, il lui reclama son salaire; eile s'inclina dcvant lui et lui dit : « Si 
tu desires de moi ce que les liommes demandent aux femnies, nie voici prele, 
devaut toi; mais je n'ai pas d'autre bien d te donner. » Ayant enlondu ces 
paroles, il lui dit : " Tu es la fille du priuce des dcmons, eloigne-toi de moi 
et nc nie montre plus ton visage. » Eiisuile, il resta queiquc lenips dans sa 
inaison, reflecliissaut en lui-ineme ä la mort et au jugenient dcnurr; il se leva, 
dislribua ses biens aux pauvres et aux niallieureux, lit ses adieux ä sa m6re. 
a qui il laissa sa part des bicns; il prit de quoi se nourri/ duranl trois jours et 
alla dans le ddsert. Quand Dieu Tout-Puissant vit la puret(5 de sa pcnsec, 
ile .soll espill, il rapproclia p<iur lui les distanccs; en un jour, .\bbä HeJijciii 
arriva ä la nier Rouge; pendiuil (|u'il dormait, trois liommes v6tus de blanc 
lui apparurenl ; ils etaient appuyes sur une croix aussi brillante quo le soleil ; 
ils rOveillerent et remmcnerenl avec eux; rpiand il fut arrive i\ l'cntri'e d'un 

I. <> : Ycslä et Kulincna 'A ■ Kalinnnai. 



304 l^K f.IVRK DU SYNAXAIRE. [288] 

hMfa^- •■ atfin : (lÄVfi ■ (O'M' •■ 'ioy^ ■■ n-l- •■ atatonir • n-lV. •■ aumM'A •- H 

hrfi'i'i>-- ::= tnh'iu •■ i;Afl»- ■ m-hi- ■. t,v ■■ äaf- ■• -inv. ■• mn7.11. = tii^^-i- •■ f> 

A^VA ■ 7>-l- •• ffl^'rt'/: = "7^ •••• tnhtm -. ^J.«!'^. • h»» ■• ^'^»j: • nA.A.'1- • a>'tl\' •■ 

n"/;i-"i- .• fli-jj^«?!- ■ fljöpjiv-i- •• ;J-ru:i) = a-i: = niv. • «^ft+A : «».p.«!-». •■ -t- 
rnfl>-r ■• A-'|: '• ö»»o •• A-nrt- •■ ?»y"A<iiÄ •• ?»'>-lVi- ■■ ^(>*pr •■ 

tDfiy.fn-}{\ : cj-r : ftti • CM ■■ K'^p-A-f- • .h/. •• -in = rtn?i : ?.Vj-e> •■ <» 

■u ■ dA"! •• fl»nx..i.ö'>- ■■ i'-Th. = v'."'i- : 'Till : fJÄ-oi. : "?? • ^%'wl = y.i.M ■ 1- 

rthTö- •• llJt.r/i •• UV ■ htm : y.M'V' •■ fl'Ä9"h. •' <?..?-■«!•?. ' <">n>n ■• Iv/nrtA : rt.e. 
'n'> •■ ahrfiA ■ hc'ß ■■ a^'i'c.v ■■:■■ ©,1,/. : w • 4*4-fi ■• -VA.ej = rö,e.n.A- •• hc: ■• 

2-3. r»n oni. P. — r-. m-nt om. P. — (i. fflV^'^-V Olli. (), A. — (Ä. ,oK4-^i, : 1<n ] (M P: 
wc-^-f ■■ :M'CA\ A; aic;h+->V. •■ •>.n 0. - 7. (fP - hb-rv" om. P. - 10-11. fl>->.1:] ay(it 
P. — 11-12. .e.^■i^v. — -nao um. P. — 12. .e.filf. = <nx)»°h.] .KrtVn = ffl.e.Hr>.. P- 



jardiü, ils lui donnerent uii l»äton et uue croix de pierres precieuses; ils prle- 
rent ensemhle dans ce jardin; au momenl oii il se fut prosterne, il leva la tele et 
ne trouva plus personne; ilpleura a cause deleur eloignement, et, comme son 
sejour se prolongeail, il s'liabitiia k la vie d'anachorete; il demeura ä man- 
ger de la verdure du jardin et ä hoire de l'eau. Lorsque, dans la nuit, il voulait 
aller visHer quelque cavcrnc {a-Uulc (l'criuifc), ou couvent, ou heu saint, le 
jjäton de la Croix Teclairait et, cn meme lemps, le preservait des chutes'; 
son vetement etait forme de l'ecorce des arbres du lieu. 

Quand le maudil Satan vit commeut il prati(iuait l'ascetisme, il vint au- 
pres d'hommes mechants et leur dit : « II y u un tresor caclie dans le desert; 
si Yous vous emparez de l'homme qui le garde, vous le trouverez. » 11 les 
guida et les fit passer au Ixud <lu flcuvc; inais. lors(|u'ils furent armes, ils 
nc trouverent plus l'oudroit ou Iravcrser le lleuve; tout en vovanl Jeuu, ils 
ne pouvaient pas y arriver, pour en Ijoire, alors qu'ils olaient tres älteres. 
De nouveau, Satan prit les apparences d'uu serpont elTrayanl ; il s'approclia 
de saint Helyän et lui dit : « Commeut donc n'as-lu pas compassion de tes 
compagnons qui soullrent la soif et ne leur donnes-tu pas ä boire? » II pensa 

1. Propr. : « Ildelournailles clmtes >- (Sir., xx,29; Dillmnnn, Vet. Tesl.Ael/i., Y. p. 75, 
VQriantes;. Le sens d'«L"loigner » avertere, äTtoTpIrav, paraK prolVrable ä ceux d'oblii- 
rare, obslruerc, propobi5s pur Dillmann. Le.r., col. 1238. 



[289: iO" HAMLli 17 .HIIXETj. 305 

h'il' •■ H/i.'l'/'Uf: : hnjPX.h •• hiU ■• .C^'/'h. = tlhjf'fl'lVao' i «7? : mnh'H' 

11 : r/DrtA" • h^/n : .f-hl')/}'' •• «»']l''f7lrt : ,hM' •■ h^ : »Afc" : Ji-Jll.^nf/i.C : il 

l/'öo- : {VVh'nA^ •• ^/n/l'l'A ■• '/"V- •■ liUi.C.a»- : (0?,JP"')| : {l(\ : •H'M ■ 7.11. : ^l'- 
Art'J: • «nj'/h. : 1rJl,(J. : ?,A- ■• Vtl^.Of : UhtllChf^.P' ■ 'I"i"7. : «»ÄWi^- •• A-|: : 

H-vu- •■ ffl<^n : TN- •■ -^({cr •<■■ hin.hn.h.i: = .i'.'/\/./.> • iiäa-|: ■ a^/A»« •• «ja 
[rtA9" •■ ?»'nA • ^■tthf^. •■ '/'?i»i"> : 

htm : "l/iU : lA'Aft : 0^.10' : -V-n^: •■ 0"/^! ■ Afl'«^^ ? 

1. llh.^yiic] llh.-(<f.r.» P. — 2. WiAf : ti«»» oin. 1'. — 7. r*n om. V. — l.i. Afl-OV] r AO-a 
■5r, A0''\'>. — l'i. <n»i'V] P ffloo '. Cf. Dillmann, Lex., 1259. 



qu ils l'auraient pris par ce nioyen. Quant au Saint, il pensa que Dieu lo 
reprimandait ]iar la liouclie du serpent; il leur puisa de l'eau et traversa lo 
fleuve, pour leur donner a lioirc Ouand ils viront son indigence, ils en eureut 
pitie; ils voulurent lui donner des vetements, mais il n'accepta rien et il 
retourna dans sa demeure; quant ä Satan, eomme sa traude n'avait pas 
reussi, il prit encore la ressemblance de moines, qui vinroni vers Ic sainf, 
afin de le seduire; mais, quand cclui-ci eut fait sur cux le signe de la croix, 
ils s'enfuirent, couverts de Imiitc. Puis. (piaud le iiioiiicüt de sa mort appro- 
cha, les trois liommes qni lui avaient apparn auparavaiit, vinrent vers lui 
et ecrivirent le recit de sa vic; quand il fut mort, ils rentcrrerent. Que, par 
son intercession, Dieu nous fasse misericordc dans les siecles des siecles! 
Ainsi soit-ill. 

[Je dis un salut a llioinuie fidele qui s'appela llelyaa; de la meme maniere 
que les trois hommes revctus (Vlrnliils hlancs, une luniere qui sortait de la 
croix, le liAfon qu'il avait en sii niain, l'eclairail dans les lieux obscurs ou il 
se rendait]. 

[En ce jour aussi, memoire de Mär Mäüä et (TEndräwos, evöque de Qa- 
falä' (O : Qafahalri); dödieace de l'öglise de Sargis (Serf/e) en Egypte (Vieii.v- 

1. (^f. .\rnölineau, Gcogr. de l'Egypte, etc., 18.3. 



306 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [200] 

9M ■■ U'l'/.A •■ *ö'>'irt. •• n.'/- •■ \\CM:9'i' ■■ MiCiM ■■ mnX' : (UM""/ ■ hh •• b 
V- ■ rrtA ■■ hn : h.fl. ■• Vffl/jVi-ft •■ (Oö.h/.- -l- lUMa»' : '|-VK> ■ 9"tlM ■ A'}A 
ao : 'JA'/* : Ä"Z'> "] 

hon : YrDÄArh9"A. : {T^tin •• 

n : tOA."^ « ffl^n : fl)A^- •■ A'H'}'|: : '^Irt : rt«Wp- : Pv/l'Jrt •• ÖJrh'/Ä : IL'/' •■ InfT 
röjlj : ffntpj^A.J)- : y«lii«jOT./- : 0)1/(1 : Ml"/ '• \\av : .ftfi+JK"»- "• ö»ll> •• ^.tZ-n s 

rt.OP- ! if-A" : h"7y. • AS"A-'/- ■ flJA?iA •• <i>M- ■ m-M' • T-'r-l- • fli.ftÄfl)-!»" .- ?,ft 

1 11+^.'»] 0, A — g.>h'\ — ib. >ift ow. 0, A. — 7. nc'n"\fi] P ft' , A Aönr./^n. — 8. h.pft-n 
ante ^ir.n cn «^W. P, 0, A. — 13. l'fflä"/ '] P, 0, A Jfflg'^ . — ib. ©»n] P mm . 



Caire?); martyre des compagnons d'Aljba Esi, au nonibre de cinquanle-cinq 
personnes, et de quatre soldals. Que leur benediction soit avec nous dans 
les si6clcs des siecles! Ainsi soit-il]. 

LECTURE DU 1 1 DE IIAMLE llSjuiUetl. 

Au nom du Pcrc, et du Fils el du Sainl-l']sprit, uu seul üieu. 

En CO jour fureul les saiuls martyrs Yohannes et Sem'on {Jean et Simeon), 
son coushi palerncl, de la ville de Sermaläs (P : Sarmalas). Lamerede saiut 
Jeau etait sterile, sou pere priait Notre-Seigneur Jesus-Christ de lui donner 
uri Als; et il eiiiit Ic vomi d(> Ic consacrer au service de Dieu toute sa vie. 
Saint Jean-Baplislc lui aj)parut en visiou et lui aunoura que I).icu lui dounc- 
fail Uli (ils; rpiaud il eul pour culaut ee saiut, il l'appela Yohannes; Jraii avail 
liAti anlcrioureuient uue eglise sous le vocable di' .Iraii-Baptisle; cpiaud le jeuue 
Jeau cut grandi et qu'il Tut i\ge de ouze aus (P, O, A : 12), son pere lui d.iuna 
des moutous ä garder : chaque jour, il doiuuiit lous ses aliments aux bergers et 
a eeux qui passaieut sur le clicmiii; et il jeüuait jusqu'au soir, chaque jour. 
(hiand sein prre l'appril, il vint vers lui dans le champ pour conuaitre la verile 
de cc tpi'du lui avail rapporte a son sujet. Le jeuue Jean, craignani qin' son 



lü 



[291] II IIAMF.F, IS .lUILLET . 307 

9/:.Ü'l!- •• htm : ^.inM' •■ uyny •■ nh'il.hih • (H^.CO • rii<i.i| : ?',hitl •■ \\o« •• 

hj.m\(n : Än-i;- • wiA'^. ■■ Ji«» •• .i'/JH',e. ■ «».f.n.A- • Mi-«)- : hcM'/. •■ Mv 
h : vr •• aihm-r'h •■ «».e.ii.A- . (\h ' htm .• -i-c^^ « oi^n : nh ■■ ha-u- • o»- 

T-l- ! •nu-:'"/- •• ?»»»}\/i»<,:'/' : n,-/- •• "tniM'Si ■ «»n^A}'' ■• ^(l•/.'J^ • \\aD : yi\ 

•hÄ'/V-/" ■• "/Ht',/- : «n^A- ■ »^'.?.'/i •■ JhfA- •■ .P.'B ■■ >yi ■• jP/wkTiP'o»- : -Trlti*. : 

f.%f^'f.ao' : <»,e.n>A"öi»- •• tihtm : e.'E : ■m"'i ■ ».ft^wÄ-?» ! -^iLhöi». : nh'M' •■ •> 

l- IIMCJ''] P mV ow. — 3-'i. MH)' : !!>• : "V' ] 1*, <• «»• = "H •■ h ■ — ö, ö. «da^.ö»-] 1' 

tB-h'p.ao-. — 12. (Hp,h.f.<n.] A — /he. — 13. ^i; : ■nii-'Vl I*. (► A n : ^ • — i^ ll^..R•>•rrt■^■• 
(h. est — v- ] IV (> — :>.; A — V. — 15. A,h<i.] 1'. o, A h.hr'A . 



pere le battit, voulut s'enfuir; son pere lui dit : « Montre-moi ta nourriture 
d'aujourd'hui. » II r^pondit en lui disaut : « Eiitre poiir voir. » Lorscjue son 
pere fut entre dans sa derneure, il vit le panier rempli de paius chuuds; il 
fut tres ätonne et il raconta ä la mere ce qui s'etait produit pour leur fils. De- 
puis ce jour, ils connurent la grAce qui etait sur leur fils et ils ne le laisserent 
plus ä la garde des moutons. Lui apprit par coeur les livrcs de rRglise; ses 
parents lui dcmanderent de le niarier; mais il n'y conscntit pas : ([uand il 
fut Age de dix-huit ans, il fut ordonue prdtre. Sem'on, son cousin pateruel, 
abandonna la garde des moutons et devint son disciple; c'est lui qui a raconte 
ses miracles, car Dieu, par son inlcruiediaire, prodnisil de grands niiracles; 
tous ceux qui ('laient malades d'une maladio ipiclconque, on l(>s lui amenail, 
il priait sur 1 liiiilc ilciiil il les oignait et ils etaient gueris du leurs mala- 
dies. — 11 leur faisait des admouestalions et leur disait : « I.es nombreuses 
raaladies qui vous atteignent sont ä cause de vos ')eclics. » Ce jusle fit 
d'innombrablcs miracles : Voici Tun de ses miracles; un soldat avait pris le 
fardeau d'orge dune femine veuve; celle-ci vint trouvcr le sainl cl porta 
plainte contre le soldal ; \r saiiil !<■ mauilit et sa jument mourut lorsqu'clle 
mangea de cette orge. Une fois, le chef des soldats de l'empereur etait venu 
prelever rimp(')t, il avait un serviteur qui etait aveuglc d'un oeil; ce serviteur 
vint trouver saint Yoliannes et prit sa bencdiclion : aussitut celui de ses yeux 



308 \.K MVRE DU SYNAXAIRE. [292] 

'p'V-i' •• «fy.rt- •• M\ • OA^z-f- • Afl>-?»'i-- ! {\rr •••• atttbUL ■■ »»ä ^ : a.* : aw.- 

V' ■■ A'>1/" • h»» •■ ^hVP-tth •• ÄHrlrJ- ■ rojM" ■ A-|: : IM'. ■ MöOf-CA' • hih 

■I: ■• "/.e.v- ■■'■ maoj^h .■ to-hu ■ '^m: •■ vn • *s.rt ■ j'/h-jft ■• «)/!V.h ■ hr^v- ■• 

'Th : A-ö»' : :'««lfl»-^.iroo. .- tU^Vir'^a»- : n?»7'/:h'/ « «l-hrt'/""/ .- ||.Vl^ : AH'} 

-f: : *.S.ft ! -'in : '}-?•/*' ■ »n«"»- •• '^f.'JP'J'ft : auMöl-f- : hWi/: : «»Al" : n.lr/:;'* •• 

(s 1, flinh : fll-n-J- ! hC*"/ : hi'.A. •• ÖIAIM- : hH"/ : fl»hAÄ'l"l" : A'Wt/J-J- :: CD?»'/'.?.- 

'V. : röi;ri ■ ^n-'/ • v?^ ■ nii-:'' •■ Anin.n'} = ©^..'MnuA-o'»- : Ji^/» • ?.d.at't\ lo 

P-Wi'jri ■ (lim'idM : htm : 'J^./»' t y.d.'>}!: : ^-nj^-.h « ÖIJlV : ^.<<,CU : ?i9^'K"7 ' 



7. <D^i/»'M<n>-] A fl).ß7 . — 0-10. fli>,}F".e:'><:] A — ^.l]. — 11-12. A7-n<.] P. O, A ftflm-c > 
7". — 12. -vfi,!»- ip. i\1:>;.i\ (i(/d. (», A. — 14. ffl>,<7"nA<:] P o;w. O, A mn . — ib. ftf:^''\n] P. 
ft" A t\r'i'Aa. 

qiii ctait avcugle ft'ouviil et il vit bieii de cet o'il. Ce saint voyait dans le 
Saint-Esprit les actions de toiis les hoinrnes; il leiir faisait connaitre Icurs 
peches et il les en reprimandait. La reiiommee de ce saint parvint aux oreilles 
dun roi nomme Märyanos; celui-ci avait une fille imique : un scrpent etait 
cntrö dans son venire; son ventrc s'etait gonfle et eile etait siir le point de 
mourir : son pere avait deja donue beaucoup de bieus aux niedccins sans 
qu'ils aient pu la guerir, quand le chel' des soldats lui fit connaitre l'histoire 
de ce qu'avail fait saint Yohannes, et la nianiere dont il avait ouvert Toeil 
de son serviteur. Le roi voulut envoycr quclqu'un, pour faire vcnir le 
saint; mais cclui-ci sut dans son esprit que le roi voulait le faire venir pres 
de lui. Comme il craignait les fatigues du voyage et la raer, un nuage 
l'emporta aussitöt de la villc de Sermaläs jusqu'ä ee cpi'ü le conduisit 
dans la villo d'Anlioche et le fit se tenir sur \au clicrrt (le) le lil du roi; 
ce que voyant, le roi fiii saisi d'epouvante et de crainle. Le Saint lui 
donna des explications : « Je suis, lui dit-il, le pauvrc vers lequel tu as 
voulu envoyer ({uelqu'un, afin de nie faire vcnir vers toi. » Le roi amena sa 
fille ä Saint Yohannes; celui-ci pria sur eile et le serpent sortit de son ven- 
ire, sans lui avoir cause de dommage ni fall de mal. Le roi et tous les 
gens de la inaison rfiyalc deniandi'rcnl au .Saint sa bcnediction ; ils etaient 



[293] 11 IIAMI.K IS IIILLET). 300 

i ■• H«i./<0-h : htm : -|-^.'/. : r/l;i-nXr/i>. ■■ «»ÄflÄVh •• A«»A|: •• 'Wl ■• ^''i-rt • T" 

//r>rt ■■ tn?xM •• t\{tM •■ miobh •■ at-Tx-U •■ hjt'.rt. •■ hThC"! • <»Ä.e<Ti»rt'^ • fl»/...e 
h<- ! iS:^i'?. ■■ fl>rt'n/Tii}" ■• A?i'';ii.?tn«/i.(: •■ m'.n-n .• hj/- .• ä;^ ■ A?iA : .e^i.-lf'C 

'/"iij- : mhX'y\'\ ■• (Od.'l'y. •• il'/^' ■■ hfm : JPJfKY ■• IVilUh ■ mh.l'iiüti'' •■ «I 

r/i'jfi ■• -^n •• »/i<. ■• ay.hi: •■ a.a.> « w'>7v"rt = Wi>ä : jli- ■• "nvMv.y'i ■ f\ö^ • 

y.M: ■ ^.^C : ffl/rtiTf •> : (LI- : TnilM'.n ■■ lU.fi'i: ■ hl\\) •■ Hl: •■ (>A'|- " royiV : 

t\ •• ([^y:im : r/nhu}'} : m\\»Y"aO' : If'/J; : «,n.P ■' ö»?i9"Ä'V.'H : ^/n/' <■ : ^iCh ' '' 15», a. 

2. -Iftn Ip. a>+-nf!^i, add. P, (), A. — 3. rDh.^,l,n"V : (n>,..f"7rts] P. O. w^.^.Iiod'^ : A 
m-h,AMm^. — 0. n>i.P„ü-] P nVP.'Ci»' ; (). A 0/«. — 15 (D(>,y"v] 0, P. A — «»"/•. — in. mh« 



ilans UM graiid etonnonient et louaient üieu, qiii donne une pareille gräce 
ä ceux qui raiment et qui praliquent ses comiiiandenients. Lf roi lui offril 
lies biens et des cadeaux en grand nombre, mais il n'apcepta pas la moia- 
dre chose. Le roi vouhit le garder pres de lui, mais ccla nc lui Tut pas 
possible. 11 le retint par sa ceinture, afiu de lempecher de partir, mais uii 
uuage l'emporta, tandis que le roi tenait la ceinture entre ses mains, la 
ceinture sc decliira dans les mains du roi : Saint Yoliannes arriva dans sa 
ville cette nuit-lä. Le roi (5leva une eglise au-dessus de Veiulroit oii se decliira 
la ceinture; eile a ete appclce, jusqu'ä ce jour, TEglise de la Ceinture. 
Lorsque saint Yoliannes cölcbrait le sacrifice; cucharistique, il voyail les 
bons et les mechants, ceux qui etaient dignes de recevoir rEiivliarislie et 
ceux qui en etaient indignes. Quand Diocletien devint infidele et adora 
les idoles, cc Saint prit avec lui Sem'on son cousin paternel ; ils allerent 
dans la ville d'Alexandrie et confesserent Notre-Seignour Jesus-Clirist de- 
vaiit le juge. Celui-ci leur infligea de grands supplices. Apres quoi on Icur 
coupa la tele avec le glaive, et leur äme alla dans le repos cternel. Leur 
Corps, jusqu'ä maintenant, demeura dans la ville de Ganuiudi'. de grands 

1. Samannüd, Sebennytos; cf. Amclineau, Geogr. de l'Eg-, 'ill F-.'ar. a 'L}sJ^—.-. cf. 
ibid.. 4 IS). 



310 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [294] 

ti'tlö'o«' ■• nfi?.V- • (D,h/. : ■iV.fl-l'AI'ao- : (0-M' ■ ö/A'1' •• HA^/A'/" : tOf^':Hr 

<"»• ■ hM\ ■■ ^.Mf. : nui/. ■ i9"i-'i. •■ h'i\i •■ iftiii'Ju ■■ hrr'pvra»' ■. ihn- 

t\M •■ hn'i ••• 

'rftA ■ {]9"P'i ■■ i\l\'/"ft • Aaoi'n^'l ■ ff^^ •■ hif • 'M'"! ••■ 
hat-öh ■■ tiji'.rt. : A<«A/- • ihr •■ hrhC"* • 

m^}«w : ht\^'vt\ ■-■• hnw.h'ttti^c ■ !^-'r,hd'i • nÄA-i-- : ton^'.hi: : pua- = r/iA. 

[rtA'r ■ Ah •■ hM'9t\ ■• 'i'ffM •<•■ 

Jihir'Vh : IIA«?. • ttff/^'tpö'i- •■ ftfirhl- • (h^ii •■•■ 
,fc7^e^. ■■ ?»h.e.f • n-^hrni- ■• 'Wj^ft = *«jfi ••:: 

[flinH'J: ■■ öA-l- : Jidn • hö/y.. •■ ^sfi •■ hn • 'inch./\ •■ a.+ ■■ ^M-'i- ■■ mn 

/. ■ hMny.'C^ i a)a>-hl' ■• hT'i^^^a»- • fihl\a>' ■• A.+V ■• ^^fi'l' •■ Ivatx •■ AH^ 

1 . <n^.<;] Ita A ; (), P, A ,hi- ■ (0, A ,h/.- ■■ ntxy.V) m<\h.. — '■ JiVflO] sie codd. — 3. f.r' 
,M.'t A oni. — 9. 7-IK.] A V-hc — 15. (l<nv"'('rt/] P (lanV'V/»'/' ; ü n<n»/"A|- cf. Ps. CXV, 7 . 
— 16. .er-?^.] ü, A M-- '. 



prodiges et des guerlsoas se produisaiit par leur corps. Que par la priero r/t" 
Jea)i Dieu iious fasse misericorde, et que sa bciu'diction soit avec nous ! 
Amen. 

[Salut a Yi)lianiii's aiix ceuvres pures de toiis peches, qui avec Senrou 
chercli;i par le martyre le rovauine des cieux; mout6 sur une nuee commc 
sur un Hon, il fit sortir le scrpent du venire de la filli' du roi. ol il gueril 
de sa propre main VccW aveugle de son servili'ur. 

Va\ ce jouraussi, memoire du grand saini AIiIm Isayyas (Isiüc), anachorete 
dans le desert de Seele, nue Dieu uous fasse misericorde par sa priere cl 
que sa biMiedietion soll avec nous! Aiucu. 

[Salut ä toi, Isäyyäs prelre, erniitc solitaire du couvent de Saint Macaire. 
Ma maliee puisse etre mise en fuile par le signe tlu Saint-I'lspril, aün que 
je te salue loujours avec le sacriiiee d'une louange uouvelle, car il a ete dil 
que le saqrifice du pechcur est impuri. 

[En ce jour aussi, luoiirul saiul Abbä Gabriel, palriarclie de la villr 
d'Alexandric 11 est le 7S"'"' des Peres patriarcbes. Ce Pere eut des parents 



[295J !!■ IIAMLE IS .HIM.RT;. 311 

■|: •• hn ■■ riv- •• hW'P.ih : w/c'/'v'} : atn'<Wi • ou\hfl>-<. : ri'i.',"/- ■ ?i'';ii.^n 
./i.f: • imrr/A- • (nivihmijt- ■v- fl»<^n •■ «»aä-?' : .hoiv' •■ luy// ■■ h''iu.h 

ihh.i: ■<■■ (iftthihl: •• f>i\1- •■ "n'AYi. : -TiiLJ»- •■ (n^'i\\f\-\- ■ '>';«^'> ■• «MM- • liTUn- 
hU^-a"- •• {>h/.:>'n ■■ ^S-rt •• «»HK^- ! Hi»",",l'. •• J.^'.rt- • <nj:?,t' .- /..?,? .- t*'Vf •• h 
//D : 'MV-Vi : ;..Ä.ft • ''('9A^- •■ V'fOfff:'/* •■ Ar1i7'> •• a>hHK- ■■ he.'/Ji/'ö- ■ Ar>rt. 
»• • fon^:»!}" ■• r/i(Ml.A- : VfA"«"- •■ A.f.tl-'> • At'.Yl-'> i: «»r^ri : 'i'h) •■ Oi-hU ■• ^ 
/..f'P. •• 'hr/.{tV. ■■ ,hM •• rH.t'.Ü. •■ ö»-?»'!: : ,1^ri •• «n.e ■• .f-h«»-» : n),i',a.A" : A 

Ärliiin := inhi]'{\ •■ K-\'/JhV' ■■ ttat-hu ■■ 7.11. " (0^11° •• Hhw ■• ch\' •■ flJrtn 
w-A-o»- • ?iA : iVh^.9^ ■• .e>5f)<. : }\;j ■ hi\\.hn,h.c •■ i/A(>a.j»- = mAn-vi»- = «»h?» 

4. ♦^n 0, A oin. cum seq. m. 7-8. a>,tt(i,ft" — u",-f] F n«n>w.C — '' mh-vtn] 0, A 
o//(. ft. — 10. ni-v*] 0. A >,'y"-ir/^. — 11-12. A>i°?ir.>iV — »ir.n-pn] o. A rt>,°ni.>,-fl<fuc. — 

1 >. IIMT] A -flV. — /^. nj^A] O li^ , P Ohlx-t: [siCj. — 15. x.->] 0, A >.'/"X.v. 



lideles et beiiis cjui niarcliaicut dans la voie de Uieu, agissant selon sa 
volonte et Selon ses commandements. Quand ils l'eurent mis au monde, 
ils l'eleverent dans la crainte de Dieu. Un jour, de saints nioiues viurcnt 
vers lui : parnii eux, il y avait un vieillard saint et juste, mcnaut uue belle 
vie ascetique; il avait eu une belle vision : beaucoup d'eveques se reunis- 
saicnt autour de l'enfant, lui imposaient les mains et le beuissaient; tous 
disaient : « Ainsi soit-il, ainsi soit-il. » Lorsque ce vieillard se l'ut reveille de 
sa vision, il redecliit et dit : « Cet enfant sera grand personnac/c. » II dit ä 
son pere de li' lairi' iiislniirr avec soin, car il allait deveiiir la leti' et Ic chcl" 
de peuples nombreux. « QuanI ä toi, lui dil-ll, lu iie le verras pas alors, ce 
sera apii'S tu nwrl. » II lui racouta sa vision et loua iMmi en disant : « Que 
sera donc cet enl'ant ? » 

Lorsqu'il l'ut Age de deux ans, son pere niourut t ulourc de lu luiseri- 
eorde de .\otre- Seigneur Jesus-Christ. !1 vivail rüiicli- iiiatornel de reii- 
faiit noriinic AIiIm l'rlros (['ierre), 6veque de la villo de iicinia. 11 etait ad- 
niirable par son ascötisnn'. II connaissait enlierement la divine itcriture, 
r.Vncien et le .Xouvoau 'res'aiueiil; il regut l'eufant et l'inslruisil. Tous ceux 
qui le voyaicnl adniiraienl la gri\ce de Dieu qui etait en lui, son intelli- 



312 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. ^296] 

tD'M' ■ Äöo..e. : maot\'i:fff:f\ • i\Wri\\\ •• i*'V,ft ••:: fl»V/'7. •• A,li9'> ■ anmh" • 
* p IS 1, 1.e.A : iT» 'JVfftV : HrTh^iT • »o'PiiA ■■ W^fi/Chf •■ hTUi- ■ Vhr/.A' •■ aumi 5 

h/j.'i- : flj'i'j.'i.'i- •■ i»'V,e"i- •• ö»'nH":'''> ■- rt-nx •■ o'.p.ri}'' • nh'j-/- : 'i/J.e.A-|: • 
m-J-Ä'/'^-'l-' ■• rti'lvl,-!-',"!)- :•• 

h9"h?„ih : Ahn •• 4"?^ ■ hn ■ "?.Ji^,A ■ A.«!' • ^M'i' •■ aihru? •■ toojf. 15 

1. Ä+ä] 0, A Wg. . — 2. *4'<: — :!'><{.] 0, A llVt : "iA«o : ;l'»<t,. — :>. Avil — Ä-Ttr 

fi P o»i. — G. fl>^<.<{.^] 0, A om. a>. — 8. hO] o/«. A Ml. — '■'. uf] 0, A (li)P — II. 4- 
."{•fi oni. {A om. n.e.-n«'. — «" ). — 13-14. >,ai»iv"i- ! '> ] P >iy"iiWVl- = "(•.';.0'/. — 15. ante 
>,i| U add. A)\n : — /6. rt,+ ! »,f, 0, A om. 

o'cnce et son savoir; il liU ordoune diacre. Ouaiid il fnt äö'e de douze ans. 
il voulut revetir Ihahit moiiastique et meprisa ranioiir du monde (O, A : 
ce moudo) perissable. L'eveque Abba Petros (Pü'/vc) le reniit ontre Ics mains 
dun excellent moinc du noni d'Abliä Petros [Pienr), pretre, devot, vaillant 
daus la piatiquc d'iui bcau cullc de Dieu, qui prit l'enfant et rinstruisit 
durant quelques juurs daus rascetismc nuuuistiquc : par lui, par ni rnfnnt 
se produisirent des miracles, des prodigcs et de belles vertus ; beaucoup le 
louaient de son ascctisuic, de sa devotion et de son humilite. 

(huuid l'ul uiorl Ic pielrc Abba Pi'lros, son mailrc, il passa daus le mo- 
nastere de saiiil Antoine. nu il resla de nouibreuses annees, se livranl ä Tas- 
cetisme et servaul Dieu saus inlcrruptiou par le jeüne, la priere, les veilles, 
l'adoratiou. Aprrs qu'il eut elc dans le dösert de Seete, au couveut de saiut 
Ablia Macaiie, il dcvint superieur de leglise de Notre-Dame Marie au couvcnt 
de Saint Märmos ' ; il pialiqua rascetismc, et reconstruisit ce coinv'»/. Ensuitc, 
il alla daus la villr de Jerusalem, pour etre beni /»//■ la i-isllr des Lieux saints; 
la. il fnt ('taiili |)retre de TEglisi' de la saiule ilcsurrection [rAnastusis), par 
saiut Abba .Mika'el (J//(7(('/), palriarclie lO : melropolite); de Kä, il revint ä 
la villc de Alisr ilc Viciur-Cairc}; il demeura daus FEglise di- Ma'alqa% 

1. Dans le couvent de. Märmos (Bännos, Baramusi. — 2. Muallaqa, Tot^lisc coplc 
du Vieux-Caire bien connuc. 



[297] 11' IIAMI.I IS llll.LET). 313 

rii ■• w ■ im. ■ rt\i: -v- «>vn/. • im./- • \\iM\:n ■ ti""ü/\.'f' ■■ uh'rmx'\'i ■■ "v 
t\ •■ Ji'M^- •• «)A'/..''''j • «Mrnn : im'/v.'nn ■ wi-Mhi»- •■ \in-a»- ■■ ttt,.'i'/\ •■ 

ini]/,r)H: •• h'f ■■ .1'."/.'/'}" : (nfiy.'nifl ■■ äA;,. ■• n".'y'l- ■• h'i/^h • (\tti\ •■ hX)' 
y'i ■■ oH'iU- ■ A(>A.i»- •• wK^A'^i- ■ ■'i/»'f- • M : ■'/.'/"}" : Ah-n •• ']'Srt ■• f">'id. 
fl'll ■■ Ml •• h'l'rUif'fl •■ A.'l' : ÄÄAll- : »(^?M' ■• (n/\y\ ■■ ^hA.A •• r»hnir.7»t' : 

M">.o- • r''m^. •■ i*'ST' ■• (n,h'iu: ■■ i:iö ■■ i/?t'HiA •• un-i: ■■ n^rAA : m •• M- 

A • A.«!' ■ ÄÄA'i- ■ (»)tfn\ ■■ hirh •■ äa;i. •• /*","el" •• iJ-li'/- : "??ihA : .ii'i/n • 

li p- : ?i"Jii.>»n,h.t: •• AM/: •• "t'«''i- •• Vinc'i- •• u>-?i'|.- •• .e,h/*'> • /iT •• «itK- •• 

5-ü. IIÄ>A I flj] 0, A OW. — 7 m] V >,A S. Mlft.A] (), A »lft.A. — 14. ffl.RÄAP ■ u>.e. 

+ ] O m.p.<|! 1 m.RÄ. : A fl).P,Jt". 



(It'iliec ä .Noire-Üaiiie iMaric, transcrivaiit les l-lcrilun's Sacrees de la Sainle 
Eglisc. 

A ce momenl-la. nioiiiiil le pere patriarche Qerellos (CyriUe) et, durani 
quelques jours, il u'y eut pas de patriarche sur le siege de ISIarc l'Evange- 
liste. Les övequcs, les notables et le peuple des fideles se reunireiit. Tous d'un 
commun accord et d'uiie seule voix furent uiianimes ä decider qu'on Tetablit 
jjdiricirclie; mais Satan, ennemi du bien, fit surgir des hommes mecliants 
qui le jalousaient et qui ne voulurent pas qu'on le sacrät; mais ils etablirent 
patriarche le pere saint et devot Abbä Atnätewos {Athanase), connu soits le noiii 
de ^^'alda Aklll (fils de la couronne; O, A : Kelil). 11 donna Texemple d'une 
belle conduite et marcha dans la droite voie, sans defaillance, ä la maniöre 
de Saint Athanase rapostolique; puis il mourut. De nouveau, so reunirent 
los öveques, les notables et le peuple; ils ecrivircnt di leur propre main et 
lurent d'acoord qu'Abbä Gabr'ol serait ütabli patriarche. De nouveau, renncnii 
du bien, le diable fit öclater la dissension parmi le peuple; ils convinrent d'ö- 
crire sur des morceaux do papier le nom de Gabr'el et les noms des aulres 
(■(uididals, de dcposer ceux-ci avcc le nom de Gabr'el sur Taute!, do prier et 
d ofFrir le sacrificc au sujet de lour('/«7jo// pendant trois jours, priant quo Dicu 
inanilosti\t le nom do celui qu'il aurait choisi pour cette illusire charge. Ils 



314 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [298] 

h»i"if : ü)hj»"Ä'h. • iT(i?> : Jh-rt •• mhiD'öh •• lfH::J-rt ■■ Uoi-tilrU ■■ JWhV •• fio". .- 

1' 159, a nÄA"'i- : «»n-i/^i; ■• an\(\x^: ■■ a^a./- = mnofi^i' ■■ öi/a''/A : aöa ■• nn-yi •• h 
.iinn : n/'/JÄ-A-i: i: fflvn/. = h^nt .■ "/«/d-i- .• fl).nii:'»> •■ M""/ ■■ 4»s.^'> : '/«»> 
li«^'V • t:?if- ■ o-|: •• /..rt^-l- • ipvjpj- •• ■ hir-iiföD- .- jt-nA = h»» : öJ-h-l-- •• c '« 
hl'- ! aui/. ■■ htiri'iyci:,? •■ hJii ■ .e.A-nrt = hAOrt = a.+ : i{M'i' •• öifjoi-Ä?» : 

Aiiii. ^ii'-yi : Y}c.M:n ■• uhiixü-n ■ fl •• hrurao- -. ?,a : ch^.?' • hi» •• fWio-c • 
■'in ■ 7^i»n ! hri*Tft • ^a/. • ^-sa • ^n = ö».*ca • h/w •■ j&j^fr : n-t :•: o» 

A •• fl)^.P.'ß : ^..J&llA ! JL'.^Ä- • (Ohr-W •• hAJChf : *'JA •■ h'UniVh • n/..|y.& : 

4. >,n] 0, A «daä- — 13. ^i»»f9"] P /'iiw.R. — l'i. ft°1: 0, A oin. — 15. •j.ifc.f/-] 0, A 
•/.ifc. — /6. ante >.n 0, A flt^(/. *.^n •• — 10. hfttOif] A — f-. 



procederent ainsi : ou ameiia un petit enfaiit; il tira le papier sur lequel 
etait ecrit le nom de ce Pere ; toiis les eveques se reunirent et retablirent chof 
de Tcglise de Ma'alqä. Encore uiie fois, son installation ne reussit pas, mais ce 
fut Abbä Yohanncs, connu som le nom f/'Abbfi ^O, A : ^^'alda) Absadi, qui fut 
ordonuö. 

Ell ces jours-la, il y cut une grande calamilt' sur TEglise chretienne du 
pays d'Egypte. Lorsque Abbä Yolianucs eut ele installe, Abbä Gabr'el alla 
daiis le monastere de saint Abbä Antoine; il inultiplia les bous combats 
de rascetismc et fut assidu au jeünc, ä la j)rii''i'e, au.\ veilles, ä l'adoratiou 
{auxgeiiußcxions)jiOnvcl nuit, il rcmporla sur beaucoup par son ascötisme ; il 
demeura ä pratiqucr un lel ascetisnic pendant une annöe. Beaucoup de saints 
moines eurent ä son sujet de i)clles visions. L'uii dV-nU'c eu.v dit qu il 
l'avait vu daiis la villc d'Alexandrie, revetu des vetements patriarcaux, cn- 
tourö d'un grand nombre de chretiens de dijferents peuples; certains Ta- 
vaient vu pendant (pi'il allait dans le d6sert de Scetd, au monastöre d'Abba 
saint Macaire, pour y rtic ordonne ; d'autres l'avaient vu recevanl des clefs 
en nombre incalculable. Souvent, il voulait descendre du monastere d'Abbä 
saint Macaire, mais il tombail malade ci ne pouvait pas descendre. En- 
suilr, sainl Antoiae lui apparul dans une vision et lui dit : « Je ne veuxpas 



[299] 11' HAMLft 18 JUILLET). 315 

\\.hn,h.{: ■■ üiKTy.hu. •• h.iv.y: •■ uh'u\f\ ■■ uuh •■■•■ 

AI- •• i'.v/*'?.}" : Ahn •• ■HW.h.A •■ an'.fijf.rr : A/i> : ^M'i- • ^\^^^ ■■ in/. • h 
Mrtff.c.v : ittfin : (Höh ■■ lu-rxi: : h/.:>'n ■■ v/c; ■• am ■■ "mh.7..a • niu/" • c?, 
f : fl»iiA(>Al- •• iiÄWi •■ -^n •• i^.n/. ■■ hn ■■ hid^ivti • '/«h-jv ■■ <;•»/. = hv)/.. 
A • fl)i>"rtA.i»- • MI ■• '/'Ji'l- : ai«i./io-'M- : •nil-:'»'* • mai>y^,h/.. ■. ^/nAhV)!: • AJ 

A ■ 1/7/. : Äftyn.efijp : «iv/*'?,?' : »^l'}^A ■ «?..''••«}. : fl)fljrt.e.p' : nhnc • oii. 
1». •• "in ■■ in/. ■■ ht\Wiy:i:y ■■ lorM^ih • hiuo- .• k^m •. j(-m'[- ■■ uH'^.A'\h. •■ 

0'|: • 1^^A• • /inin : fl»H,e,?,-/: •■ f,i\1' •• "/.^/d .• A^l^Ärt ■■ Ah.t'<-OA.r • r/i;,.Ä,ft • * o 39, b 

/, : hffD-U : »/f/D-l- : inOH'.'.'t :: 

ataat'h'l: : '/.». : htllChV- •■ hl\ ■■ h7r»'JP-ft : fllJ?.n.A" : '.Ih = llX'/h = 
«J+Cn : 7.11. : tl/.V'1'h : a}h9"y:"l/. •• "/«»> .- mtm'i^.^ : l|-^.Aft : Wl •• h"/». 

1. ffl.Rftrt"] 1* ow. et add. f.n.tV' ante ^<c,e-. — 3. <n»vji" i ii ] 0, A — r>fi-i- ■■ .e. . — 
7. VV<>i<j.,1i] >,<>i , A rti '. — 9. «B.ß-i.i»"}»'] (J, A — 1». — 10. 07«: O oni. — li-lü. n«Wi I 
1»+"] +cn : A 01)1 . 



que tu descendes de ce couvent, sauf de par la vuIoiiIl' de Dien; doröiiavant 
n'en descends pas, avant que le moment soit arrivö. » 

Au bout de trois aus, un saiut vieillard, un des moines du couveut de 
Saint Antoiiio, \il, dans une visiou, un ange glorieux qui disait : « D'ici 
ä trois jours, on prendra Abbä Gal)r'el et on Tetablira palriarche de la ville 
d'Alexandrie. » — Quand ce vieillard fut sorti, il dit ä Abbä Gabr'el ce qu'il 
avait vu. Un jour, arriva au couvent d'Abba Antoine le niagislrat de la ville 
de Entäfih (0 : Etäfib)', accompagnö du superieur et d'un grand nombre 
de chefs, avec une lettre du roi, afia de faire venir, en toute liale, Abba 
Gabr'el et de l'etablir patriarelie de la ville d'Alexandrie. 11s le saisirent 
malgrc lui et le conduisirent, en grande pompe, dans la ville d'Alexandrie. 
Les evequcs raccompagnaient et tont le peuple se rejouissait ä son sujet. 
Ce jour-lä, il ordonna un nielropolite pour Jerusalem, des eveques, des pre- 
tres et des diacres. Ensuili' il iicuil le sainl ClirOnie '.rois fois, et denieura 
palriairlic une anin'c i'l nii mois. 

A ce nionient-lä Abba Antoine lui apparut et lui dit : « \'oici que vicnt 
et approclie l'instant de ta mort, dans une annec et deniie tu passeras au- 
pres de Dieu et tu recevras en lieritage la vie eternelle. •> Ce jour-lä, une 

1. Ar. ,gJds] (?); cf. Ameliiieau. Geosrr. de l't'g., 320. 



316 LE LIVRE DU SYNAXAIHK. [300] 

h.A ! "/»n-f- ■• v-r^Ti- •■ nm-ni- •■ rt\i: • mh^^hao/, -. oo^h. ■■ pi- •■ -vn •• »;a- • 
A-n?irt. : ^/D'/c'.'/'j : ii.eu'jrr; ■ A^^ii.^nria: : nir"in<. •• •»••>'} ■■ a-I: = *'>''/ 

■V ■ »»Ayi;J-'/.'J- : ai>«(i»-/>>. : }xT(o-h'U ■ tmifi •■ athittc: ■ a*'t\\' • 0. -^ • hCft 
-Z;.?"} •• HWi*Pf:e1- : flivn/. : -nH-I^ = ot«P^A ■ h'JH : ,e.Ä«w>.e.- : ÄA-;»-/- • fl)4»^ft 

^9"V'> ■ ?iA ■ »»Kh- •■ 'Tfdn- « 

ffln^ifh'/: •■ A.A.> • hMch?- •• hn : h-T-T-fc?"/! •• A.+ ! ÄÄAl- • W?. ■■ (D 
J?.n.A" : K^'^m ■■ tth-il- ■ Tl'J'l: •• ^»^ ■• m;«.»^ • nf\Ä',hh ■ Ji'lH.^flrh.C • h 
^'>'i\\ ■■ ?i9"mi:'' ■ ^4"? ■■ fl»9°'}JPin, : fl»VW- ■• WA" ■ .fc^/n^h •• AAA-h : ^.'B : h 

tm • ?.i.?:r ■ Ah : ?»^ii.hn<h.(: = ->A"?/*''i'h • hA = /•<{,"/.■». : ht\tn* •- >"/?»h : 

1-2, «/(U : •/"' ] O, A •)" •■ ", . — 2. ante mi: P (/fW. ^S-fi ; — o. ^.OV] O, A 

— foB'. — 5. öov-t ) n-j.] ü, A n ! oo . — ö. s>,«ioY,e9"'r'>] P so»v : iauif.r'-^. — s. ♦ 
■>'^] 0. A praem. at. — 14. h.^-^inr] P »..^Tiliic h.^TTiTi 1. +Tmi). 



graude calainite i'oiulit sur le peiiple cliretien; le saint Pere domanda h Dien 
de le delivrcr do ce fleau, üieu exauga sa pricre et le dclivra. Ensuite, le 
patriarclie revinl sur son siege; Abbä Gabr'el se cacha ä Misr [au Vieux-Cairc 
une annee entiere; personne ne savait oü il ctait, sauf un fidele. Parci' 
(jiril pratiqiiait heaucoup Tascetismc jonr et nuit, son aspect exterieur se 
uiodiCia et son corps se dcssecha. Ensuite Dieu (it connaitrc sa conduite ä 
un fidele qui, par ses pratiqnes, faisait le hon plaisir de Dieu; il eut ä son 
egard une envie angelique, il le fit sorlir de cet endroit et le fit habiter dans 
TEglise dos Apötres. II y demeura un grand nombre de jours, etant assidu 
aux prirres et aux fonctions liturgiques; il s'occupait des.pauvres et leur 
donnait ce dont ils avaicnt liosoin: il eonsolait la foule des fideles qui vc- 
naient ä Ini. 

Une nuit , le patriarclie Atnälewos {Alluuiase) lui apparuf nianifeste- 
ment et lui dit : « Ne t'atlristc pas des fatigues et des inquiötudes quo 
tu as eues; Dieu l'a dclivre de tontes tos peines et de toutes tes tribula- 
tions; voici qu'une maladie va venir sur toi, afin ijui' Dieu motte un terme 
a ta palience; cependant röjouis-lni parce quo tu as n^'U une grande grAce 



[^^^^j 11 IIAML[- IS JUILLET. 3J7 

x;j ■• h'-nihn.iui: ■ Hf/ji. • htim. ■. .lunifi -. ri,.f.ö)./- : uA'iAr • mv./^'.h •• h 

/.,P,/.A+ : mf,tt.V : Ä-lr« : P.'B : ÖO-t] : (n-,lU : ^11 : y.y.'P, : «)»!> : i^ QU : 
«'.P-^V^/y .• tthit' : 0"rl' : VVrt- •• hrrPO' : r«n?.'J'f- : '\"P,r-\: : .)..P..^Ö*: ^ 
"/».^n^/uf: :i. WJ;A- : 4'.«'.//« : '/Ä- : /»'ÖA : ?i-M/?,lV : »IC^T : öl»l'/ •• VM'tt 
•t'-ö •• -^n.'/ : ffllV. :i: flinfl>-?,|: : 7.H. : htl'l'ChV' : ^^ll.h'nW.C : ttnlu : 1 
X- : fllVH.« : fll^X-J/' : «».CMlA" - h,V^-i-U : ^/^ : -J-^."/,!. : ?,ft«„ .. J-^/^h .' 
«»'>«7/>'-/- : rt«7.el- •• hf\h : U.A.ft : ÖAl' : 'U.fi.fl : ?,9"',r>.J: : «,Ar :•= «.n"/A 

d.fii : nh-nr: •• ottj. « rv.h'|.- •• -ih--} .• j»»rtA.> •• a-ja«« : «/A?» ■• ä^zj :•= 

[rtA9" : Ah ■ nhrt, : 'wrt'/-,1.e.A ::: 

A.+ : PM-l- : 7n(:h.A :•: 

*ÄOT ■ hy.'ilOh : Tl- : flJrt«}'/- : rtj&A :•: 

i^nr'i- : rt»7,ev : V'/.Äh : Ä.1-V/..I; .• «.«i-nA :=:] 

1. >.fiflp: (). Aw. ,i. „",t p o/». - 7. >.nn] O. A praen.. «.. _ ,Z,. post ",/»»" () 
A arfc/. ri-^A. - 8-y. «n.c*<i}Pft] (). A «^wn. - lo. «»Mv^äa] P O-JA. - 14. yt^,! o 
A >"/>,»i. • ' 



de Dieu, parce quo tu lieriteras de la vie eternelle et de la joio «lui ne finii 
point. » AussitOt, il ful pris d'unr nialadie grave et resta malade. 11 etail 
elFi-aye et epouvaiite, eu pciisaiit a la sortie de sou äme de son corps et 
k sa comparutiou devaiit Dieu. 11 avait devant lui l'imagc de i\otre- 
Dame Marie et la priait saus cesse. A ce moment-la, Dieu, avec un visage 
lumineux, lui apparut, le consola, Ic rcconforta et lui dit : « Ne crains p^s, 
mais rejouis-loi, parce que tu recevras le royaume des cieux; dans trois jours! 
tu (5niigreras de ce monde. » Le troisieme jour, il mourut eu paix et fut 
inhume, en grande pompe, dans Teglise de saint Marqorewos ' (Mcrcurius). 
Oue sa benedictiou soit avec uous daus les siecles des siecles! Ainsi soit-il. 
[Salut a Ini, ascete, patriarche Gabriel. Lorsque la mort et l'heure de la 
grande angoisse (la comparution devant Dieu) te terrifiörcnt, tu as eutendu la 
voix qui ven.iil du {[h peirit daus Tiniage de la Vicrge Marie H ,(„1 disait : 
« Puisque tu regois le royaume des cieux, ne sois point elTraye. »] 

1. ü, A : Saint Marc. 



A llj.n. 



PATR. OK. — T. VII. — F. 3. 



:n8 



LK LIVRE DU SYNAXAIRE. [302] 



hoo • reAJi'/"A. ■ T'in-n 



m\: •■ öh'v ■■ '/ii>K- : hoD^Kn •■ nn-f: = a/I* •• ^/«Ahh> ■• «v.Ji/..a = »jf.'i- 
i(iA ■• nh'}'/- : 1/«»^. •• M^ ■■ h*m.i,ifiD' : v^A- •• i.ii. ■•• [ht\o« ■• ni: ■ <f.v?' = ?» 

-|: : iWmiDHvm ■ "/■?;>■ = AÄ.P<«^A.r : <"<{//«» • rtVVia.'/' •• A?»Jl'l ■■ •'Hl : rh 
'H^.eft : '>7/*' : ?.'>H •• I'-ÄC*!-- = '\^A.U- : CArtA : K'^ll.^nrh.C : h9"AVl- • Ö»^. 

ILA- : ^/»V- = »e.e.'tvyi«- • hrh^? :=.= o)^^HV = .1rii'>eft •■ Ji'*' •■ ^i'-^J •■ o^A-n 
rt : !*•+ : ä7h: : <»n^ : 0.1' = hm.htt.M: ■• fl'ÄAf : w •■ h''h\.h(\.h.i: ■■ mfn 
y, : oi'ti'i' ■■ «»*?.rt- = inf\hti" •• hf« •■ yp-VJ : .l.'im : ö»ee.'V> •■ in/. = A.v 
<.AA.r ••■ aHm\\&. ■• h^ll.h-n.h.C ■ KhM- " (»ih'P ■ A"7.Jj^A = A.-l« = «»A 
KViV = -Vd •• ■>(>.«'/>'l- = ArtMrj/«'/' ■• n-iA- ■ Ai\i\ ■■ mn-tt/. -. n-/: • on.f = IM»" 
/. : inhyyy: ■■ hhs^'fiti'r •■ mAvf-A- ■ riinn : ?..i-^ =■• nh'ji u • m/h- = '/»r 
»;/.// : n.F- : \M\t\\:n •■ h»» = 'Jinc • noA- = a"7.>i^.a • a/I- • '«'Ahin'i- * n 
»M: : ÖA-l] •■= ■l'jnÄv -• äA-I-- : (0{[^M•\' ■• f i'A- •• rrtA-v ■• h'"Ä'> ■ iowi.-\ •■■■ 

3-/.. ii.ßt>11A - -Ufc P, 0, A om. - 4. ni:] P om. A nut = öA>. - V)-10. mxftf - » 
fihft-] P ow. — 10. im.-] (►, A intr. — 12-13. ",ii.v = t ] <», A •/• = », . 



I.ECTlItE Dl 12 DE IIAMI.E (19 juület). 

Au uom du l^^rc, du Fils el du Sainl-Kspril, uu .seul Dicu. 

En ce jour, commemoi'atiou du -iDiieux archang-e Michel qui iutercede 
loujüurs pour le genrc huniain. [C'est qu'en ce jour Dien IVnvoya contre 
l'armöe de Sennachcrib, roi de Pevse [Assyrie); il lua 180.500 hommes de 
celte armee, lorsqu'clle assiegeait Jerusalem. Sennacherib avait envoye des 
messagers au roi Kzecliias, le maudissunl lui et le Seigneur soa Dieu. II di- 
sait : ^Qui pourra vous delivrcr de mes mains? >> Ezdchias, roi de Juda, lul al- 
tristö; il rcvctit 'uu cilice cu poil, oatra dans le lenq.lc de Dicu, pria Dieu, 
se prostiTuaiil daus le sancluaire, et le supplia de delivrer son peuple et de 
sauver la vilie de Jerusalem. Dieu exau?a sa priere. 11 envoya l'Archange 
Michel coulre l"armee de Sennacherib roi de Perse {.Usijrie). 11 fit -■ontre 
eile uu grand niiracle et delivra Jerusalem et tout le peuple de .luda. ('/est 
pourquoi uos docteurs de l'Kglisr chrrtienne nous onf ordonne de .•.■lelirer, 
en ce jour, la föte eu Thonueur de iAirlunige Michel]. <,)ue riutercessiou 
de sapric.TC el de sa brtirdi. ruin soll avcc nous! Aiusi soit-il. 



[303] J2^ lIAMLft ,19 JUILLET). 319 

[rt'tr • Ah • /.ff:h,l- ■ '>.*i.fl'i : A'"l{f1- :•: 

,n'l'U'/, : wQir'h'/, ■ h'ryri'r •■ t-'i- ■■•■■ 

*fljnii-/: : öAl- • h{t(\ ■ jiv ■ 4"?.^ • h(\ • \n: •■ fmö^- ■• hj/.- • «H/i • ti .p leo, a. 

n«D'}V,"<i.WV..> : «)rt+A 9' : '{"■A'l'-A./- : mii.,','iiP • nM'l- : mihh?.:i :Uh'0 40, a 
2. «.e-;»-T- . ö ] ü. A 6 f,' . — 8-9. ffll-h?»-,] P, 0, A — a»-,. — 9. n>.°/ll.>,V] P, A W 

7i" ■ h,Pft-n, n-h-m.Mhh.c. — lO-ll. 7,!>"nrvj.- — >,?«•/•>,] o. p, a mniro- = >,^*' = t>.?%l-. 
— 11-12. >,<io.-,j; , n-v ] p n . >, ; 0, A n » >,<i»-',i:v.. - !.■>. m-n-v] o, A n (P o/«. 
m- ■>,). — ib. posl will 0, A add. Yioo , jey°.>^ = c>.^; P add. jiau . ;er'>,1.j". 



[Salut ä toi, secours des saints martyrs, et qiii visites les hommes jiistes 
dans la cellule monastique. Miclu'l, scnthlahlc au solcil ./)// (hrnnclu vin-iieui- 
aux semences que le froid a ralenties dans leur dcveloppemenl , qiie la vio qui 
est dans tes ailes, sur lesqueUes les justes sont partes au Paradis, nie reveille et 
me fasse rcssusciler de la secoiide mort]. 

En ce jour tiU tue aussi saint Abba Ilor, iiiaiiyr. Cc saiul elait de la 
ville de Seryüqos ' ; c'etait un jeiine Iiomme; il avait uiic socur; son pere etait 
ouvrier, travaillant los mdtaiix prdcicux. II nn-dita, eu son coeur, de do- 
venir martyr. 11 alla dans la vlll.. .1,- Farama ((), P, .\ : Farmä), confessa sa 
foi cn Xotre-Seigneui- Jesus-Cliiisl devant le magistrat, et l'ut condanine ä de 
f,^rands supplices. Ensuite, ce magistrat, sa loninie, ses enfants crurent, 
parcc qu'ils virent les miraclcs que Dieu avait lails par ce saint. 11s furcnt 
martyrises par im aiilre magistrat. Ouanl au saiul MhR ilor, le juge l'en- 
voya dans la ville Andenaw (Anlinoou), et lä ..u lui iiillig,.u loutes sortes de 
supplices, on liii brisa b-s mombres sous la roue, oii le crucilia la liH<' .mi 
bas, on le fit soullrir par le feu et par des barrcs de fer chaulFecs au l'eu. 
Quand le maf/istral ful las de le supplicier, par soii ordre on lui ooupa la löte 

I. .ViriL'lincau, Geogr. de l'l'lg. ä l'ep. Copie, p. 408. 



320 l'l-. I.IVIil-: nil SYNAXAIRE. [304] 

[rtA'/' : A^n : rl^C : (l'-in ■■ h'lll.h- •■ tH'»"'Ul'l \ 

jrflA : .P.** • ffl-n^rt/l: •• HhAO •• VA"]V :•: 
[rtAl»" •• AA.PUO- : y.Äfll?, ••=.: 

(Dhitil- ■■ Ä-Arhi: : •l-^.e.')'!-" ::= 

j?.rt<BT » nrt.eu'ö»- • *A •• {\f\9^^ • 'n'i-P i 

6. .e-l;* . ffl-n>i"] -n^" ! a».P.* : A -IlT.' > mm-ft-.',.. — 8. rt'>'^°] unut ce saläin. — 
15. höiiJ] A Ulli. 



avec Uli glaivc 11 regul In couruiiiio du uuuiyre dans le royaume des cieux. 
Que Dieu nous fasse misericorde par ses prieres dans Ics siöcles des sieclcs ! 

Ainsi soit-il. 

[Salut ä Alibä Hör, qui ic?ut la recompense aupres de Dieu, apres avoir 
Supporte les opprobres et Ics barres de fer chauffees au feu. Lorsque le 
ma"-istrat vit la grandcur des miracles qui se falsaient par lui, ils crurent 
par sou inlerrucdiairc, lui, sa femme et ses enfants, tous saus dösaccordj. 

[Salut aux 127 hommes et aux 20 femmes, armce de Her; salut t\ ceux 
qui en grand uoinbre mnururcnl apres eux. Puisse la voix de cette saluta- 
tion quo je l'ais, vlw versee dans leui' coupe, comme du viu qu'on a puise 
abondammentl. 

LKCTiiiK in 13 in: iiami.k 20 juillet . 

Au uom du Pi'ie, du Fils et ilu Saiul-i'lsprit, uu seul Dieu. 

En ce jour, mourutsaint Abbä Basandyos {Pesynthiiis), 6v6que de Keft {Cop- 
tos). Ce Saint entra dans la vie monaslique dös sa jeunessc: il ful dövot et pra- 
tiqua Ics yrands ((unbals dr rascölisme; il apprit par ca?ur de nombreux livres 



:305; 13» HAMLK 20 JIH.LET;. 321 

J?. : hf\\} •• .f.<<„Xi'" ■■ h'HW'l' ■■ l'itt.'U ■■■■ «M-nUA : l\h'il:hih ■ hfl'»' • (»•?, 
•|: ■ i»> •• m •• .e>/"?i • ?»y.'/.'ü- •■ r»('.Ä.A. • .t'.Juw'i- : h'AtV'i.ü- : (K.'/'J • llh«/» • 

■f- ■■ htivl' •■ ö^■l' : (D-tl-l' ■■ n",-l: • (n/.\U\-f- : "hd-l' • OUVA • Oi'Mi •• On'.M: •■ 

iH hi<:ii- •■ hihi- •■ ?<<\.'r\- ■• n^"7.'> : tnnA'j.'i- • amv/ ■■ -{/..wd-v ■■ wry^'?.'/ ••■ 
(unhihi: •■ fit\'\' •■ CM ■• rhy.tn -. n^-'n •• rtuiij/n?' • ff'/.-'i-i- •■ hm ■ .f.n 

A?' : hyV{\ •• UAö»h •• l»^/n ■ ■\uiB<'](\ : All./' • WM'l'J'f •■ t\h''h\.h(\,hA: •■■■ rii 

h9"*?:"l/.ll ■■ W.V' : h''lU.hlhhA: ■ Ö)'/"i*M',r/D : >,.p,,rt : J(.M : fif,/\ : ,;//, : .].<,- . p „.^ ,, 
'? :: «»»!'/ : ftl] •■ .l'.'fc.P.Tl : 'H'^irt. : 'PHini : .('Ji^'r.' •• f\h''}]\.h'l ■ "/.rl : y"/'^''P(i : 

1. ironiüov.] 1', <). A «"».(.A J u»1l . — 4. ■(KV*] //« A, i* IICV/. <> (K.'/l-, A IK.V/. — 5. -ri 
<.V^-] P, (), A -nf-'n. — ib. ante •vn.e.-C P, 0, A add. mm>',w.\- . -- S. mfi/] (), P »n A 
= A) — 10. »-Pir-i] P, O, A -^v.-,. — 11-12. .p.-riAj^] 0, P, A .p.MA-. -^ 12. iicfii: = AV/n. 
j^-n] P, 0. A — Tr . ii>,";ii. . — l'i. A>i-/ii.>,-/] rt>,";ii.Mi<i..(:. I' a),-; ■• h.rrvn . iir:fifn. 
— 15. S+rt.n] 0, P .«(il>,il. ! '1- (A = A). 



et parmi ces livres il y eut les Psaumes de David, et les 12 petits Prophetes. 
11 arriva que, comme il lisait une des propheties de tel propliete, le prophete 
venait aupres de lui et restait jusqu'ä ce qu'il eiit achcve la lecture de la 
pj-ophetie. On raconte ä son sujet que, quand il levait ses mains daiis la 
priere, ses doigts devenaient brillants coinme dix llambeaux luiuiueux. Dieu 
fit, par son intermediaire, de grands miracles. II ne regarda jamais le visage 
d'une femme, mais il pcnchait sa töte vers la terre. 

II y avait une femme qui avait dans le venire une grandc maladic ; eile 
l'attendit, un jour, aupres de sa cellule, et le prit ä l'improviste. Mais il 
s'enfuit et eile courut apres lui; comme eile ne pouvait pas raltcindre, eile 
prit avec foi une poigiiee de la poussiere que ses pieds avaieut foulöe, la 
mangca et aussitöt Tut guerie de sa maladie. 

Ln jour, il vit trois liommes lumineux ; ils lui donnorent dos clefs. eu 
lui disant : " Tu devras administrer l'Eglise de Dieu. « Ensuile, Dieu !•■ 
choisit; il fut ordonnö evöqui" de la villc de Kcft. Quand il olTrait le saint sa- 
crifice, il voyait sur l'autel iNotrc-Seigueur el ses Auges. Un jour, uu prc-tre 
c6l6brait la messe en sa pröscnco; au milieu de la cörömonie, il craclia, tout 
on elant dcbout devant l'autel : quand il cul fiui la messe, ce Pere le rc- 



;!22 Li: LIVRE DU SYNAXAIRE. i30H] 

ao : ^P,{i. : ^},^>y, : MiU : ^^ : hin : C-nA • h.d./.lWl- : h^ '■ hlW.h'tt.h.C : 

uHhh : llÄVh •• W • hV<<,i»- : Ah.<H,A ■■ H.i'.+o»-'/" : y,ß : r/"<Pd " cnnx- 

flJhX"J/'ö«»- : to-M' •• •/e."7'r-'l- •■ fM-ri'l" •• ofhUUao- -. -nih:'» : aiaotnm .• v^^ s 

?.^io-{\ '. »f-A- : i/,e.i^'/j • i/.e,n?,vii ■ '"liUi- •■ i\h"Vi ■••• h'^n.h'ihh.i: •■ .p.'/vh/.v = 
[{\f\r • Anfiel ■• H^.JiKC ! vn..e/- :•: 
(DfiTo- ■■ Uön ■■ wind ■ 'ih'rii'i' ■■■•■ 

hlP"'/l*'<'. • h1<' ■ ^!^M- : IIA."/ : tw^t :•:] 

(i. nw-lini:] A >, ; A n?"'7n<.. — 8. mii^'Hary : (Döo] 0, P, A mao' -. mi . — 14. rt-Mfl 
^] 0, A A-nn"/.e.f-n (A Artn ). — 16. mdr'O''} sie codd., non fi . 

primanda, eu lui disaut : « N'as-tu pas la crainte de Dieu, lorsque tu te 
tiens aupres de cet. autel redoutable? Et ne sais-tu pas que ce crachat que 
tu as lance est tombe sur l'ailc du Cheruliin ([ui sc trouvc sur Taulel? » Ce 
pretre fut saisi d'une grandc fraj'eur; ou Temporta daus sa maisou ; il Tut 
malade et mourut. 

Ce Saint avail la voix douce el sa maniere de lirc etait agreablc. Per- 
sonne u'elait rassasie de ses cxhorlations ni de ses enseignements. Quand 
approcha Ic monicnl de sa niorl, il Ic sut quelques jours aiiparavaut ; il con- 
voqua le peuple, Tinstiuisit, l'exhoi'la, Ic Torhiia dans la l'oi orthodoxe, et lui 
lil un grand nombre de recommandatious. 11 rennt son anic enire les nuiins 
de Dicu. Dieu prcjduisit par son corps des niiracles nombreux. Son disciplc 
avait pris un petit morceau de son linceul; par ce liiicevl il gucrissait tous 
les malades qni venaicnl a lui avcc l'oi. One par sa priere Dieu nous fasse 
miscricordc cl que sa bcnediction soil avec nous! Ainsi soit-il. 

[Salut ä LJesda {Pcsynlhius), qui voyait devanl lui les prophötes jusqu'ä cc 
(|u'il eül Icrniinc la Iccturc de la proplictie ccritc par clniniii d'eux; on connut 
de mcme le miraclc (pi'il fit : une l'emnie ful gucrie de sa maladie et recouvra 
la Santo cn mangeanl un peu de la poussiere des vesliges de son pied sacrö]. 



[3071 l.r IIAMI.K 20 jrilJ.ET). 323 

?i«r p.mA • n',' • hryAvn ■■ «•jfij'.- - aji-j-i-- : '^';.fl • ^ft/chr- .• a-i-- • mfi^h 

,1.(1 : -Wl ! im. ■• hi^Stn- •■ m,i'.h..'rJ?' ■■ \\M\- ■ Ixa^- ■ MM'.Mh ■■ m.u/. ■■ 

miX"//.-]' •■ ,u?.:i •■ \\U:{\i9^ •• nh«^'l' : rHji'P-n^in. •■ HhAi>'/*'i- ■• onUi-M- •■ Ti 
\\.h'i\,h.i: •■ <f^'iF •■ tO'M' • irj'i: • ifA- •■ -li-n •• <».?>/*'>. ■• 'vo-v ■■ i/^-jiiA = :\^ 

rt<'.7A : f'"'i/..fi'n'l' •• fl)',nii • tnhK^'iF ■ mlh^F' • \\fm • öj-^J: : jP.'/.A- ■ «m 

♦ O 40, 1). 

1. tn^f^iUi. ■■ '/PA h • hv • MMic; : n«/n'r?/"i-i' •■ fl'h.p.'wnn •■ i'i^'i fl»-;».ii- - «»^ • i> ici,a. 

]. h'l] I', 0, A om. (scd scribunl infra; I' )i'/""/ inlVa h' . ar. i^-'j'. — 2-o. «»ANV] P, 

<». A — h > >,";ii.>i-H/ii.c. — "). to\h.T'i\ P, (), A «»v. — /6. post n>.'7ii.>.> P 0, A 
o£/cf. h.rft-n. «'. m->,|: P. (>, A om. — 9-10. ,li-/'/" : toh.ao-tif) P, (». A o"- > «.li . 



En ce jour, tut aussi la inort de saiut Abba Amon, niart\ r, de la ville de 
Tuh, du dislrict de Bona, dans TEgypte septenlrionale. Ij'ange de Dieu, 
Michel, apparut ;\ cc saiiil, et lui lit coniiaitre tout ce ([iii lui adviendrait, 
qu'il irait daus la ville d'Andenaw {Antinooii) et qii'ou le siipplicierait ä cause 
du nom du Christ. 11 alla dans la ville (rAndcnaw : il confessa sa foi en 
Xotre-Seicrneur Jrv».s-Christ dcvant le niaiiistral Awü'vüs; eelui-ci lui inlli- 
gea de graudes peines : une fois', le supplice de la roue, puis le fim, le lit 
de fer chaulTe au fcu, les lanieres de bceuf; il le mit dans le foyer dun 
bain; on lui conpa la pean de la tele et on v mit dessus dos charbons ar- 
dents. Dien li' luililiail dans tous ces snpplices et le faisait sortir sain et 
sauf, sans donleur et sans lesion. Eusuitc Notre-Seigneur .A'SH.s-Christ lui 
apparut sous Tapparence d'un jeune honime, portr sur un ciiar spirituel; il 
le consola, le reuonlbrta, lui proniit d etrc avcc lui cl lui dit : « () mou 
bien-aimö Abbä Amon, tous eeux qui invo([uer(int Icn nom, au temps de 
leur tribulalioii, je les secourrai et les dölivreiai ; tous ceux qui celebreront 
ta commenioration, on (jui ecriront le livre de ta lulte spirituelle, je me sou- 
viendrai d'cux ilans mou royaunic et j'effacerai Icnrs peeliös; je veillerai sur 
ta ville, sur ton eglise et sur ton corps. » Ce Saint (it de grands miracles, 

1. Arali. : l»3- « ä la fois ». 



324 LE LIVRF DU SYNAXAIRE. [308] 

i ■■ M^a •• »n/.h ■ ©(!.-/• ■• TncM.^'ih •■ lor'Ph « flu-n/. •■ -H^-fi • hhir*/.-!- • 
-1- : lA'vy i" ■■ «»«f-ip' •■ rt\h •■ ^hi-M'j\- ■■ -w •• uK- ••• ©/»'.-Jii- • hflh ■ ^Mi. ■ nA 

h-i'l •■ Vh^F' ■ h.^V ■ i\\\hJ.,hA^" : *A •• Mih ■■•■ 
Aii6,a. j,j>; : e^.oy,,. . (lOTTnMr'J" ■• iWÜiU- --V- 

[flinn/: : öti'i- ■ »j(\n : viv • 4"irt. •• n.'|.- = A^'-sn ■ ©^iÄ-'^ •■ fl)/w>q:+^ : hc . 
t: : ?.riiw:i ■ nÄA"ii •• fl»n/.h'|: ■■ p<;a- = rt\M • a'ja'w ■■ "it^r •■ ^''Z'j «] 
ao'Vtih • A.p.'i- •• nii"! ! .p."V/. • id.^'^ •■•■ 

4. «h-HIC^] P - tu-. — 'J. RYIO-I P 'M*.. 11. Cft-> P om. — 12-14. mniH:] et 
A om. rede comniemor. — 1.5. t\'\9"'\ om. ce saläm. 

mewe etaiit eiicorc eii vie ; quand oii hii eut coupe la tele par le glaive, et il 
reQut la courouiie de la vie, il y avait en cet endroit saint Yo\yos {Jules) qui 
prit son corps, l'enveloppa dans de beaux linceuls et l'envoya avec deux de 
ses scrviteurs dans saville; le corps, jusqu'ä maintcnant, est reste dans la 
Ilaute-Egyptc, faisant de nombreux miracles. Que par sa pricre Dieu ait 
pitie de nous et quo sa benediction soit avec nous dans les siecles des 
siöcles! Ainsi soil-il. 

[Salut ä Amon, soldat de Dieu ; des promesses lui furent donnees par 
Celui dont la bouclie ne profere pas une parole de mensonge. Son endurancc 
etait s\ grande que ceux qui la virent en furent ötonnes et eurent peur; on 
coupa avec un coutcau la peau de sa töte et on amassa dessus des cliarbons 
ardents]. 

[En CG jour, il y a encore la dedicace de l'Eglise de saint Absoy {Bisoes), 
homme juste et aimant le Christ, qui fit de nombreux miracles et de grands 
prodiges. Que par sa priöre Dieu ait pitie de nous, et que sa benediction 
soit avec nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il]. 

[Salut ä la dedicace de ton (5glise, bätie dans un beau style, par ceux qui 
crurent en tes miracles ötonnants, Absoy, quand furent linis les jours 



'.WT IV IIAMI.K 21 .1(11,1, KT . 325 

h9"ht\ •■ hT'l' ■• h-nöy- ■• »n'>*l/:.'/;h • r/n,e.-«/V/n :•: 

hAO • r/rj»l«^ •• öJhAH •■ {\i\\*m :::] 
All'}'!: : «>.^.ft : >1> : A.f.'l-" = ?i9"in<'. : ^..f^-l^A,'/' : ml\a»- : tihtt'O' : WM'l'ti: 

Ct\ • Hnlt::i"V.r;- • AOrt. ■ JlCrt-f-fl : tuhCrt/.'.eV'/.' •■ lO-h'U •■•■ iotl'"l •■ AÄöo- •• l: 

fl>-h'/' ■• i'PV ■■ A'J.t'-^A'ryrft ■• öJh4VJM- ■■ A-'|: • rtiA^ • A'»}'!: ■ 'h^itl ■ <» 
f\}\M- ■■ i\»f •■ ,1''"/.'/" •• «"'n'.'>V :•• 0)'//"^, : hTi'/ •■ Uf'M' •■ J'I'V ■• <""/,'/" •■ A«»A 

>5 : ^/i»h..>'/ : '\<>A ■• tfi/. : ?»n3rr>.«'.r:.e - f»?»'/"!! ■• huu ■■ lu/" • y.h-vi'at»- ■. mh: 

tl'l:y'i •• lU-A.h^. •■ A"'|: : (l'W'M: : '»>?^',Ui. ■ «"Ahhl" • Wh^uU' ■■• (»f»t\ •• rlV. • > 

ft-/:'^ : hTirii. : h'iM\.y • «"Xä •• ■'iHo- ■■ .-''a ■• ^/n«!'.!:«; : h'r{\'iy. ■ h"i\\ • 

1. h-ttOf. ' <n'vn ] A i\-t\(> ■■ •J:l^. — 6. mfn:] P, (), A «»^i . /i!'. >i-iic:'j<n-n] P mi 
fffirfi: ü hdoiirf-n. — 7-8. iu:n/.f:cfi] P — fc-<j. — f.'n. — 9. al>/"^^s] v. o, A ow. a». 
— II ftni'//:] P -H : o, A ir/t I *fl.ft. — Ui. fi-irv* P, O, A om. — iZ». n>..»'„u-] P, 0, 
(/)•>.•/: ! n>i . A n : «i- '. — 15. a»v-c.\) : ^ir'fl'^;a] P. 0. A >> ' = «o . 



nombreux de la persöcutioii. II ny cut plus de muet, il n'y cut plus di« 
boiteux qui ue parlAt pas, et qui ne se lint pas droit]. 

LECTtHK DL 14 ÜE HAMLE (21 jUÜlet . 

Au nom du P^re, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En CG jour, fut la mort du saint et illustre Abrokonyos (Procope, P : Pro- 
chorus) martyr, soldat du Christ. Ce Saint naquit daus la ville de Jerusalem; 
son pöre s'appclait Christophore, ce qui veut dire « revötant, portant le 
Christ »; c'ctail uii cliretien; sa m6re s'appclait Tewodosyä {Theodosie); eile 
adorait les idoles. Quand son p6re fut mort, sa möre e pril. Possedaut des 
bions et des bijoux, eile alla dans la villo d'Antioche; eile donna ces biens ä 
Dioclctien; eile lui prösenta son fds, ce Saint, et eile lui dcnianda de l'etablir 
magistrat. II accepta ces presents et etablit le fds de Theodosie prefet de la 
ville d'Alexandrie; puis il lui donna I'ordre de punir les chretiens et lui 
öcrivit une lettre de sa raain ä ce sujet. Comme celui-ci se trouvait ä unc 
petite distancc de la ville d'Antioche, il arriva du cid vers lui une voix 



32ß LE IJVRE DU SYNAXAIRE. [310J 

■]'{[ : ■iv/Dfli-i- ! nhVi-.f. • 'f'l- • M\ •• y.<i-i:h •■ ö)'i«/e.fl)-h : Hhfnivi-h - w.e.n.A- ■ 
«"V- • Ä-}'!' • y^hi\\.h^ ■ M ■ hhh^1n • h'/" ■ :H:hri, •■ chMx • mvui.'/ ■ htii- 
i:M ■■ A"|: •■ «wft'i'A : in-ncn ■ «»rt'/"} = +a ■ hm • ,f.nA- ■ h"! ■ at-hu •• h. 

Ä-C^ « fflh'JH ■• Pr/iO-t: ■■ 'l"7/"h. •• A(\A.il- • nAfl>- •• h/.'H'PJ'i '■ a)d.'l'^- ■■ \\tm : 
,ft4">A?» : flJÄ'J'} ■ A(iA.iro»- : n:'»^.A : <wft«|'A •■ (OThao' ••• ffl'1-n.A" ■• ho»- •■ 

"il'f^' • IIJtw •■ »iV : hiTtDA^ : Änf.'lfOt'-ft « rn<{.VaJ : ^,.p->A'PJ?'rft ■■ -lin •■ an 

3-4. Jifiir.h?] P, 0, A - hf . — 6. n.n-'/] P, A 0.0-/. — 7. «pv* — uv«;] P, O. A in 
<.. — ». «i>fi.|.A] p. (>, A «»n.^n• : rtvtr.npn. 12. ii.eY..^hv.] P, 0, A ii*-..«;- . — 14. viKrt'»»"- 
fi] A oiMi ; O, A (DA^. 1 >i I Yir.n-t.pir: P iirio» ! (DA^! : h : nr.' : — 15. fl>r»n] P, 0. A mX 



clFrayantc qui l'appela par son nom et qui lui dit : « Si tu fais ce que t'a 
ordonnü Dioclction, tu mourras d'une mauvaise mort, parce que tu auras ose 
transgresser mes commandoments. » II dit : « Qui es-tu, ö mon Seigneur? 
jo to prie de te niontror a moi. » Aussitöt, unc croix brillaule lui apparut 
et il entendit une voix (|ui lui disait : « Je suis Jösus-Clirist, Fils de Dieu 
vivaut, qui ai cte crucifie ü Jcru.saleiu. » 

Qunud il eut eulcudu cctte voix, il cu fut ('(rniyö et trcinblani : il rcviut dans 
la vilie de Bison (1* : Bisan, ar. .,'—-> Srijtliopolis) et fit uue croix d'or. Kusuiti', 
il cliemina vers la ville d'Alexandrie; pendant qu'il allail lä, surgircnt 
coiilre lui des Balaw pai'eus', cpii Vdulaiciil \r Iihm'. 11 l'iil plus fori qu'cnx 
]);ir la puissauce de la (Iroix (>l en lrionq)lia. Sa uiere lui dil : m () uiou eu- 
i'aut, sacrifie aux diviniles qui toul aide daus la lutte et qui lHut ddivre. » 
Lc Saint lui rcpoudit : « Je nc sacrifierai qu'a iXotre-Seigneur Jesus-Clirist 
qui ui'aide par la puissauce de sa croix vivilicatrice. » 

Quaud sa uicrc i'ul eulendu collc parolc, eile euvo\a uu nicssage el lil 
connaitre a Fcmpereur Dioclelien ce (pii ('Liil unive de sun lils .\broknnyos. 
Dioclötien envoya im iiirssaf/e aupres du magistral de la ville de Cesarec, alln de 



1. Ar. : i'j v£ « des brigands ». 



[3I1] IV IIA.MI.K Jl .11 II. I. KT'. .T27 

i'M' •• A-|: : ?i'';ii.?iV •• \n:hri\ : ne.?.'/: ■ a.a.'I- = nncvi ■■ "/(i.,e. ■ (n'rhA.ih .• 

AVi;i-'/M" : yiß : r'.'Uh ■■ «»•/vi.mrt • ötV/ • ?ii'"VrA- •• -l'-M-luh ■■ mW/,:h • '»■ 

tlhti •■ ff"h-ri ■■ n\'i'l- ■■ \l.','lh ■■ A'J'S.ft ■■ hf^fl : '/"•/• •• hat' : ^AO • hhffn : 
OhM' ■ iUM •• h^/n : «^';.ft ■• '/»'l- :■• ©«^(1 : /.llO : Tfl-V : l/?i'HlA : ""^'1" : fl»^ 
•flK««» •■ 'Wl •• n.'l" •• 'H/'.J-l- : ?irt'/n : fl»-?i'|: : ,\W. : W ■ DP : Jl^/" : ,e.}\A. •• <D- 
/l/;;i- :: in{l{\ : riÄr/i •• 'h'iii ■ WCM' ■ KiW • TOy. : lUhl'. ■ h'^W. • iS.'A- 
f. :■■ I0t>t\ ■■ CM'?' •■ /Tlilin •■ ?iA : V(K. : HUP : A'JlK- : ^{..e.'J.t'. : mM'.'l- • Vf" 

A-ö»- • Kiw •■ .i'.nA- ■• i^xi •■ \u:t\'\:n ■• v/y. •• ihri •■ nh'/'Aiu- • A4"ift •• h 

/*'h. ■■ M1A.A : t\rfi •■ ttöM- •■ htfn •■ yAtnC'.h -. ,hrt\, ■■ 

1. m-ihr"/'] V. (>, A — ö»>. — /6. 4'.e:'"Aih] P ow. 0, A n* '. — 2. (d>,?"ii] (). I', 
A fli>.ir.p.-i<',ni. i-U. hntOif] P. O, A — hf. — 3. P, 0. A posc ft»* i «rW. h.frt-n. 
— 6. >,aoft] P, u, A ow. rt. — 7-8. mh-nw/»-] 0, A, P ow. a>. — 8. ^.Ärt.] A .e«.rt.. — 
/Ä. »n posterius P, 0, A ow. — 9. (d->,|:] P, O. A >.-Vnft (O II >i) ■ flo-fi«?. — iO. nv 
f] 0, P Uf, A 0/«. — 12-13. a»t>V- — MUri'Vffi] itii P; A, O. A ow. sed P = ar. (P 
Xi-nct'Cft). — 13. <DOTt<.] P, 0, A .Ri^^<.. — i'j. nöft^ P, 0, A ow. 



faire une enqudte au sujet du Saint et de le soumettre au jugcment. Quand Ic 
magislrat eut fait venir cl' Saint et l'eut soumis au jugement, celui-ci confessa, 
en sa presence, sa foi eii Notre-Seigueur /(''.vM-s-Christ ; Ic mnyistrat le fit 
beaucoup flagellcr, tellemcnt qu'il fut sur le point de mourir; puis il le fit 
enohainer. Apr^s cela, Notre-Seigneur Jesus-Christ lui apparut, cette null, 
dans une grande lumiere; avec lui il y avait des anges lumineux. Jesus le 
salua, le döiivra de ses liens, touclia de sa main divine son corps; Ic Saint fut 
gueri aussitüt de toutes ses blcssures. Le lendemain, le magistrat demanda 
tles nouvelles du Saint, (leiiiaitihi s'il etait murt ou pas, car il pensait que le 
Saint etail mort. Quand il l'eut Irouve sain et sauf", sans lesion aufune, il le fit 
conduire au lemple des idoles, parce qu'il y allait poui prier. Quand le saint 
ful arrivd lä et qu'il l'cul vu sain et sauf, il l'ut dans un grand etonnement; 
quand la foule qui se lri)uvait la, vit le saint, eile tut beaucoup ctonnöe; 
tous s'öcrierent, en disant : « Nous somnies cliretiens; publiquenient nous 
croyons au Üieu de saint Abrokonyos [Procope). » II y avait paiini eux deu.x 
magistrats et douze femmes ainsi queTh^odosie, la mere de saint Abrokonyos. 
Le juge ordouna de leur couper la töte pur le glaive et ils recurent la cuu- 



328 ■ LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [312] 

•sft • ai-M' '• n.1" ■ 'p^h\ ■ i:«w."/A'i" •••• (Dhm-öy* • ?»9"n,'i' ■ ^^.tii : aj^-ila" : 
V»- : '^'}^/*'Vl• ! ArtA.h •• iy/n'jA/- ■■ h/w • ^.ijvyDf'p .. A-nli ■ •Trn.h ■ at'l"ru 
i: ■• iT-rth •• ml'a-d : fm/^'tpfii' : AÄ'^Alnl- :• aihof/^'y* ■ ^S-ft • riijf.n.A- ■• h 

■[• •• H-j-i'n<. ■ n?,p. ■ rtn?i : hrhhi\'i •• (ofioat- -. mhf\h'i ■• htif"' •• hao-i-u .- 
hCln,'\9'fi ■• hr/n : .e.n'P* ■• •Ml'P/.-jJ- : Anf'>'|: ■ *S.rt • me-firtl- •• ?•?„»»• • ror/JÄ- 

All.; 1, 4» : rD'/O'/- :: rD/'/"} : otVio-}-) : fll^HH ■■ COfBlCJ^ : A^Sft • -SJ! : *r?:C. ■■ ffl* 1" 

rovn/. •■ lO'M' • n.l' • 'r4'rli = iy/o",A'/- : (n«w>'n..-}'Jrt : .e.<h.A. : '/">'|- • ».e.'J-n 

M\' •• rt^h'v ■ MI' ■ ffl^.e.-'is" ' hm.M ■• incM-f'ti ■ hn.'/ •■ ö'/i.Ah/f.-f- • t > 

1. •/"•>ri.] r >."/(I(r ■■ l\->" : a»-fil- ! 'r'>,li. — /5. .i'.<h.A.] A cIiA., P .crih.. — 3-'i. w^tmn 
r:] A (D-Y«n , P m'-i-^avMC.. — 5. (mivi.n] (), P <n>,rt-ft A m->,-P<<n.n. — ('(. »DiiAhV] ü, P, 
A oni. — 8. >iÄ'eih] P, 0, A >..e„t>-. — !i. post ■>y,.i\ P, (», A add. nt,l\y,T'f. -— 13. y» 
t] 0, A o//i. (P .e?"). 



rönne du martyre le 7 de Hamle. Ensuite il fit mettre le Saint en prison, 
jusqu'ä ce qu'il eüt decide quoi en faire. Le Saint deraeura en prison trois 
jours. Le mafjistmt Ten fit sortir et lui dit ; « Voilä ([ue j'ai patientc a ton 
egard durant trois jours, afin que tu recouvrasses ta raison, quo tu eusses 
pitic de toi-meme et que tu ofTrisses un sacriiice aux dieux. « Le Saint rcpon- 
dit : « O magistrat, lui dit-il, voici que je sais et que je vois que Xotre- 
Seigneur Jesus-Christ est seul le Dieu grand. Quant a ces idoles, qiii out 
cle faites par la main des hommcs avec des pierrcs, des arbres ou autre chose, 
clles sont des creatures et ne fönt ni bien ni maL » Le magistrat fut irrite de 
ces paroles ; il ordonna de lui dechirer Ics flaues avec des cpees ; le bourreau, 
qui s'appelait Arkeläwos, tcndit sa main pour dechirer les flaues de ce Saint; 
sa main se dessecha; il tomba et mourut. Le magistrat se fAcha et ordonna do 
jetcr le Saint sur la terre; on lui fit subir une grande flagellation et on dechira 
son Corps avec des couteaux ; on versa sur ses blessures du vinaigre; on le 
traina par les pieds jusqu'ä la prison oü on le jeta; il demeura en prison 
trois jours. Quant au magistrat, il reflechit ä ce qu'il ferait bien de lui; alors 
il le fit sortir de la prison et le jeta dans une citernc pleine de feu. Notre- 
Seigueur >'.s-»v-Christ Ten delivra et le feu ne le toucha pas du tout. Quand 



[313] JV HAM[J-. ^I .lUILl.ET). 32f) 

I1A.A : h'rfi ■■ «M./. •• oi'Oi- ■ ö/.v-\- •■ riA"/Ar ■■•• h'']\\M\ih.i: ■• ^.5>"Wi<i> • hä 
\_(if\r ■■ Ah'ttc:w:h •■ iUi.v<.«^A.i»" •• n/üJAft :•= 

?.'/'Anrt. : hCrt-f-ft : y^tt'lh : A^nO-/- •• OJ'JIA •• H-I-Ä'/'^ =!: * P 102, a. 

'wAMi • ii,t'.hA>. ' ?i'rrt''?<'. • flV.,^ : 

tomi: : AAV • »Hin ■■ inh^- •■ Ahn : «/«.«»•cft = hp"/!!. = fli-iniJK- : M\r'i 

\\,h'{\th.v. • 'f.rtW.'i ! Ainy. • ■/ -iuk- ■ ?.a • -h/jn^v • h"'/.'> « 

1. muot«.] 0, A .»'.5'"^<.. — 'i. rtMicj'crn] A rtMicrof-ft. — 9-10. Ah^o-vf-n] P — is^n. 



/e magistrat fut las de le supplicier, il donna ordre de lui coupcr la tele par 
le glaive; il re?ut la couronne du martyre et entra dans 1(> repos eternel. 
Oue par sa prierc et par les priercs de ceux qiii fiircnl martvrs avec lui, 
Dieu ait pitie de nous! Ainsi soit-il. 

[Salut ä Prochorus (A : Abrokonyos, Procope) qiii iukjuIi ä .Iirusalein ; il 
fut soumis au joug de l'Evangile par sou pere qui revölait le Clu-isl, CJiristo- 
phore : lorsque, selon le commandement du roi, il voulut sacrifier aux idoles, 
un ange descendit du ciel et Ten i'iiiprclia; la Dlviniti' mit sa iiiain sur ses 
plaies . 

En ce jour aussi, memoire d'Abbä Macaire le Grand et d'Ainonyos mar- 
tyr. Que par leur priere Dieu ait pitie de nous! Ainsi soit-il. 

En ce jour, mourut Fiqtor [Victor) pratiquant la vertu; il fut interprete 
des Livres saints; c'etait le fds du roi Minäs; il fut enferre avec liunneur et 
pompe ä Maqdasa [Satictuaire) de Dägü; que Dieu ait pilie de nous, nous qui 
sommes reunis pour faire sa commönioration! Amen '. 

1. Celle conimijnioratiun, ajoutee d'une main plus recond' dans la margc de A 
(f. 291. b'. manque dans les aulres mss. 



330 LE TJVRE DU SYNAXAIRE. [314] 

hoo : YgAWi'/'A. : Tin-n " 

9"Atl-f- •• Ahflft-f-rt " fllllÖ»-?»'!: : 7.1/. : /IV. • 4»?^ ■ ^n : h.V&.r ■■ 'W ••*•'}. ^ 
tl- M •■ j?rt*n ■• ÄÄrt : iÄtt.'i •• fü-Jl/'it : ä)»nÜC : röh'IV/»* : 'rr+'l' : Y}CM 
-1-V : Ö>Vn<'. : iVllUh ■■ in'l'Py.h : 'l-.-JÄ-A" : "/Jl.? = «f.Ä'J..^. = hrflttK •■ llODtpfi 

A.ih « rotiV : <ö-1V. : Ji'.Äfl>-l'" •• ffl(',Ä.A. : ll?.'>nA : KC"/'!- : «Jm/.**. : AÖA,«- •■ 

iptth- •■ "Tmc •• httiO' : ix.^M • *M'i' • nXaix • tun/. -• »,e ■ to^u/: .■ ii i« 
(onhrh-/: •■ öA-'i- • Che ! ^fiti •• ^^ • ^v^r = vry^ •• -nc/j ■ wm •• ^+ 

4. Yiu-v] P, <», A >iu>. — 7-8. Höo'Pört,i>] A ow. n; (), P n«» . — 10. «^-^nc] 0, A — 
(!<:. — 11. -f^nc] P, 0, A — <: I l:^fy. — 13. (onhrii-c — hn] P. o. A <on.e7i-t ■ a.a.^ > 
CM > ho. — 14. >,nn] A o(/i. 0, P, ji. — il). <D(>n] P, ü. A <d(» i c>if. — 15. «»»h] 

0, A man' . 



LECTLRE Dl: 15 DE UVMLK 22 juilletl. 

Au noni du Perc, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour, n)uurul le pere saint Ephroni, le Syrien; ce Saint etait de la 
ville des Etoiies ' ; son pere ötait prelre des idoles et haissait la religion du 
Christ. Ea ce temps-la, saint Abbä Eplireui alla aupr6s de saint Abljä Yä'qob 
(Jacques), eveque de Nisibe ; cclui-ci lui tit des exhortations, l'instruisit et 
le baplisa du baptemc chretieu; xaiiil Ephrciii resta cliez lui et iiiulli[)lia li'S 
combuts de rasc6tisme plus qu'auiiiu hoiiiinc dr sou tcuips: il etail toujours 
assidu aux jeünes et ä la prierc, saus interriiplion. La gräce du Saint-Esprit 
descendit sur lui; il enlrait eu discussion avec les peuples (Ics paims) et eii 
triompliait. Lors(jue so reuuit li' concile des ;U8 6ve(|ues dans la ville de 
Nicöe, ce Saint accompagna sou maitre Abba Va'ijuli a l'asseniblee et ils 
triomplii'renl de riuildelc Ariiis. 

Uli jour, Abba Eplirein vit une colonne kunineuse, qui s'elevail droite 
de la terre et ani\ail jiis([u au ciel. Conuiii' ((), P, A : lorsipfil \il crhn il en 



1. L'arabe portc, en effct : .■»>?^' ^.-•'' mais c'eslune faule (Evidente pnur >^— •*^' ^.-■ 
ä savoir ].m>..u ,-^j-i, Xisibe. 



[315] 15« HAML£ (22 JUILI.ET). 331 

t\ •■ llrtAt'-rt • h.^.t\ ■■ Jf'^ii •■ tun/. : 'llftCy : <II^./-«) : hf»> ■ W.M- " «MV. : 

^"it\ ■■ hn ■■ h.V'/^'r ■• -wi : in/. ■• tficp •• «»nh • ui-hi- ■■ ni: ■ (ii- ■ Vn:ft/:y 

'} : aiJf'fW : ui'M- ■■ "'Ihtn'l- :■• UHIM' •■ A'^'/fl •• HflAt'ft ■■ iH\ : "/C'J ■• 'J.d : 
"»'KIC : Jl«n : .PMIfl : flJ'}7.A •• '^Srt : «»A-flrt : ^AOrt : VlUVV = I/WJC«)' : Hfl * '' "-' '^ 

f:?iA- : A+sn • iirtAt'-ri - mKhim/. ■• 4";^ ■• «iftAP-fi • hr/" ■ ^s-^ : ^n • h.v 

tnhih/. ■• 'h'iti •■ hn ■ h.V^'r ■• {*i\ ■• Äü»-/' •■ nft«»' ■■ amV. ; 'VILd- •• aH'h 

'0 r '^ • nn,l'.','/;l/'«'»- ■ fU/nJC^';" :: I0(\hh" • M : ^i/l'-^r ■ AhO : OftAt'rt •■ 

\\tm : y.-lt,"}/;. : fUl,«',',"/:!/'«'»- ■ uh'il]^ • tm-Hn^'J" •■•■ mn/y. -. AiiA.«/'«»- •• fyp •• 

<ö?i'/"ii : "tr : rifiAf-ft • AMI ■ /i.'i'.^r • •S.y-ir'V " mh'r!f:"i/. • rli'JT ■■ »» 

*P*A ■ -ji»',p.^/ii : ^.rt.rt : luhfiir.h? ■■ hnu' •■ -i-i^.-'l- •• ■nil-:'--!- ■ «)/-,i,e.A = 

15 -i'/JÄ-A- ■• «in.? •• iDhno'hu •■ hUf^ •■ hihi: ■• -nhfi.'i- ■■ ^imi-i- ■ njiA> • i^^iy. 

1. nivt P. (). A om. — ib. <b->,j.] O. P. A -iiVf: . a>- . — 1-2. ^Ai-fi] 0, A, P -lio-ö. 
— 'i. <>n] 0, P 1(1 (A :-- A). — 7. A'V.'i.n] 0, P, Airvi: : * (A = A). — <). WK-rlU — nt\a«- 
P, 0, A O/M. — 13. auVöA] A o/«. (P om. A^t). — 1^-. mT.j'-tD-M:] P oi- , U, A (DIKd- ' i 
llöoV (A öoTöA). — ib. ^n«"] P, 0, A »Awl-, A = ar. — ib. ;iü^-] A «d;! ar. o^s^-' 
sine j; ; P, O, A iD:i" rcctc post addil. OAm-l- . 



6tait etonne, nne voix arriva a liii qiii liii Jisait : « Getto coloiiiic luiiiineuse 
quo tu as vue, c'csl saint Basile, evc'(|ue de la ville do Cösaree. » II 
desira le voir. Saint Abbä Rphrem alla daiis la ville de Cesaree; il entia 
dans l'eglise et se tint dans un coin; il vit saint Basile monte sur un tröue, 
po.ur lire le saint Evangile; il etait revetu d'habits sacerdotaux ornös d'or 
et d'un grand prix; il out un doute ä son egard, mais Dieu lui lit voir une 
colomho blanche sur la tete de saint Basile. Saint Basile connut quo saint 
.\1i1ki l.phieni sr tenait dans un cuin de reglise, il onvo3'a Fappeler par son 
nom. Saint i-]plireni Itil etonne, lorsqu'il l'appela de son uihu, oI il vint pri-s 
do lui; ils se saluerent Tun l'aulre par le muyen d'un intcrprete; mais Abbä 
Lplueni denianda a Abbä Basile de converser sans interprete. J^a gräce 
du Sainl-Ksprit descendil sur eux, et cliacun d'eux ccnnut le langage de 
lautre. 

Eiisuilc Aliliii Basile nrdiiima diacre Abbii Eplireni el, apres pcu ilr 
temps, celui-ci Tut ordonne pretre ; il lit voir beaucoup de vertus et eunibat- 
tit Ics grands eombats de rascetisme. Parmi ces falt.s ailniinihlcs amimjtlis /jur 
lui il exisle le suivaitt : Une feninie illustre, riebe, avait honte de faire la 



332 LE LIVR1-: DU SYXAXAIRE. [316] 

io-h,y •■ to-M' ■ lnC:f'ti •■ yi9"'iM ■■ hfih •• fl>-?i'f: • ^H. : tnh,l'U. ■■ h9"i.U'(n>' • 

*it\ •■ ortAP-ft •■•■ mrthA-f- • n^ff:0D : ,inin ■ hin •• l-nA • M ■ rihrt/l- ■ :iT 
hl- ■■ (oqu- : ÄWi^n- • inf-A- •• :''fna>'M ■■ lo-M' ■• HJ: • hc-i-ft « tohV : XrthA 
h : hff» • l'iÄ -Jflo- : ffl^,^irrtrt- ^ h'rat-iil' ■■ to-h]- •• 3rji:;>-ft ■ h"*» : A* 

r : fl>-?,'I: :-. flli/*'h .• ?,9°iy : ©-^'h : TnC:)'fi ' (OÄAP •■ {\hl±M • flJjlV : CD' 

* A293,a 4'Sft • ^n '■ h.y.^9" : flifl>-?,'|i : F:!..«^-; : Ah. : H/' : :Vm.^'Hi. • i;-fv.^,'l- « 

A : fl>•^^'|.- • ,h6 : q:rn-V • -W ■■ ^St\ •• «IftAf-ft • h'f^^tm : Oh-f: ■ ?»9"nr>+ ■ 
^A9" :•• ?ift»» ' (D'h-V- ■ A.+ • JlUT-l- •■ fflfl»-?,'!: : fiV.^'T : Atl, = l'-m.^-Jh. « 

m-ioD^m-l' : ^h-t. ■ -ühtiA- ■ -^n •■ 4"?.^ •■ nftAt^rt •• w/.hfH- ■• JlH = höU. ■ 
A 117 . hlW : ^7,a>-C9' •• -S.n ■• hChM- ■■ hUTl" • iDttM-l- • aih'in/.^' ■ (n-h-i- •• Jlt:;i- 

1. post nc.+n P, 0, A «(/(/. iivft<:^-. — ib. fl»,.t«CA] P, O, A a>h.-l-C.iS.. — ih. >,5rkiröi>.] 
P, 0, A 'hT'i'jin.ixj-. — 4 ut] A, o/w. ar. >_gJ->). — 5. oi.eÄ5»"nn-] P. 0, A om. at. 
— 9. '»•!:] n-fc, P om. (A ^ A). — U, 10. iit^A^] P, A n-I-C . — i>. jn] (priiis at- 
fit. — ih. ii;] 0, P H-Vt; A om. —- 10. <>.s.n P, 0, A om. — 14. w^nn^] P, 0, A — n-F. 



confessioii piililique de ses peclies ä saint Basile ; die avail ocril sur im ]ia- 
])ier tous les pccli6s qu'elle avail faits, depuis sun onfaiicc jusqua ce mo- 
irieiit, Sans en laisscr un seul qui ne füt pas ecrit; ensuitc, eile presenta 
ce papior ä saint Basile et le supplia, cn prf^senco du peuplc, en lui disant : 
« Je suis uns peclierosse; voici que j'ai eeril tous nies peclies sur ce papier: 
je te demande de »ren donner rabsolutiuii el de faire qu'ils soient elTaces 
de dessus cc papior, toiil «'u restanl cacliele. II liii pril !e paj)ier et. pria pour 
eile; ce papier devint entieremenl blanc; tous ses pöches furent elTacös, 
excopte un seul p6chö tres grave. Quand eile vit cela, eile pleura et eile lui 
demanda de lui pardonner le pcudie qui restait. II lui dil : « Va dans le de- 
sert auprös de saint Eplirem; il te lemettra ce peche qui res<e. « Lorsquelle 
l'ut arriveo auprös de saint Abbä Eplirem, eile hii dit ce (jui lui etait arrive ; 
il lui dit : ft Va, en toute hAte, auprös de saint Basile, avanl ipiil iic sortc 
de cc monde, ear il est le clief des prötres; il U- rcmellra ton peche. » Cette 
femme retouriia aupres de saint Basile et eile le Irouva mort, au moment 
oü on Temportait sur la töte' des pretres ; eile pleura, phiQa le papier sur le 

1. Traduction litterale de l'arabe : -jj , ^— . 



[31'] l.V IIAMI.I. 12 .iril.l.F.Tl 333 

(m-n/. ■■ 4"J-ft • ^»1 : Mv^r ■■ ihr/..!- • •nn-:'-/- - ruju/n'PMji- • hft-/- 
•1- :•• (nf\h(\" : 4"J.rt •• ^n • Mv,.'r •■ ^hm.htt.hA: ■■ awa : hi\i ■■ .f.fiA = ?, 

\_i\\'}" •■ tih.'l'd.'J" •■ \\(n> •■ C^-n : l'f'i'fl.fi" :•:: 

at-'i.n ■ f:i:f\^'^ : ■Ml:'' • m : AAn- : r'-fA- :•:: 
15 fihiw.hn.hA: : h'rf{Y} ■ ?,'»» ■ .e.nA • rt^A- ::] 

1. mnhrt^L 1\ (». A ow. - ib. A.p.Vf:] (). I' '\i:. ~ >. ii;vxv]. P whh-^. () iitCA .A 
o/n.). — (■>. f^wfTif] P IT. — 13. rtAri-] l> aad-a. hi. ti>,y"OA = m] A iiy-fiA. 



Corps de Saint Basile et lo pria de lui ofTacer ce peche qui rcstait sur le papier; 
le Saint l'efTaga par sa pricrc. 

Samt AI)bä Epliicni llt de nombreiix iiiiracl.'.-;. A ^,.n eporpie apparul 
un infid^le lieretique iioinme Fils de Disän (Dardesane). Ce Pere entra en dis- 
cussion avcc lui et eii triomplia. Ce Pere composa de tres nombreuses ho- 
melies. II est ecrit dans les livres quo Ic nombre de ses homelics et de ses 
discours, prononcös sou.s l'inspiration du Saint-Esprit, est de 11.000. Saint 
Abbä Ephrem supplia Dieu tres-haut. disanl : « () inon Dien, relieus de moi 
les flots de ta grAce. « Ouand le pere eut acbeve les pratiques d'ascetisme, il 
passa aupres de Dieu qu'il avail aime. Ou.- par sa piirre I)i,.|i alt pitie <!<• 
nous! Ainsi soit-il. 

[Salut ä Eplirem; il vi[ le Saint-Esprit, scnibluble a unc colunibe, 
couvrir de son ombre ia tt^le de Basile. Lorsque son oanir fut vaincu, acca- 
ble par les grands turreiits .le ses homölies, il pria ,e Seigneur Dieu, en 
lui disaiit : h .\ir,'.(e, [als rcsser en moi les flots de ta gr;\ce »l 

Km CT jour oiicorn, nK^inoiro dAMu Ilarayon (?) <les Images' {? A : II. 
d'Amsal.?] avec lä m.i, d /i.> marlyrs; de Frömenatos [h'rumcntius), moine, 

I. l/ar. ms. val.) a sous ce jour : Jj^; ^^y~,_^ U (Fbrsiesi/ gmpja.,, ' Cn,,,,, Cat. 
Copt. .\hs. Hr. Mus. .30."i. A-t-(.ii In , .'.^ |„nir J^-^y) 

l'.VTP.. 01t. — T. VII. — l". 3. 



334 LE LIVRR DU SVNAXAIRE. [318] 

h : ^ic^ft : nh«« ■ Ävh.v • (ifi'JVioc • urtii: ■<■■ iwMf-"^- ■■ *.«'.ni' ■■ iti-J •• 

y"AA.V : A''/A'/'' ■ "/AI»" ■• >i"y.'> i=] 

[«,n.i/- : Ml- = »»All ■ /n^. ■■ ih'/v. ■■ win^. ■ rr"?. • Ä.Tt?ft = rDÄfl»-A-ft : 

nchi- = ^h^'{\'^\ •■ ^i:Mt\ ■■ «»An = ^-/lUnja: •• iiiVi/"!- •• vf-n- ■■ //n-r//";'- 

fl)f,a.A"«- : ii/- ■■ hw. ■■ ?»vja : hhn: • k^'» •■ v/cv«««- •■ (:i-«> •• «»-^'i- " «'^ 
rii ■• v«:?' •• WA- • 1 ^'/v.-i- • »im. ■■ hin.M •■ ^tcMti ■■ a-i-- • t\(\Av\- ■■ «».t'ii. 

fthr'P ■■ IlÄA- ■•|VJ«- : h^'/"> •• llhrAhVl«- = «'.IMLA}" : Ä.TJ?ri ■■ «'Äöi-A-fl = ^ 
«rö^, : AfflAlii : •'ia.V ■• «»^ü.y = M'"Ä^'P = r-rni = r»hA"/A- ■ ?»*'.'Jiir«». = W, 

1 «..vii^V-] <). A •IJ.-rr.. - 2. «W.«"-VJ"«- - Ä^-/';-V] ü, A om. el ajouteiU Ic Ion- 
recit qui s,nt. 1. 5. - 3. *r.*n] O *c:n-ft. - 1-^ '''CJ-] <> >": = >"- = "'■"^^"^ i*''"^- " 
zZ-. Ihrv.r] A -l' = fflö»-VVi/i-l-. - ih. anlc licfi-Pfi A <'<W. »..i-rtfi = - J4. >,>,-r-/ = n] om. 



ascete et cliaste, .lui Hl Kcaucoup .Ir miracles : Pierre et Paul ronverlirent les 
soklats de Paragmon', et inarlyrr ,1,. saiiit Cyriaque, scloa cc qui est 6crit 
daus le synaxaire d'l':gyptc. (^le leur .saiute beuedictiou soit avec nous dans 
k'S sieclcs des sii'cles! Aiusi soil-ilj. 

[En CO memo j(.ur, l'icrre v\ Paul lirenl uu .ui.aclc dans la ville de Päonie. 
Le vmn : Apres rAssomptiou de Nolre-Dainc la Sainlr Vicrge .Marie, uiie 
nuce pril Irs dru.r .{poirrs d les lit descendrc au milieu du palais royal. En 
les voyant, le roi lul .Honne et leur .lit : « Qui etes-vous et (pie faites-vous :' « 
Us repondirent : » Nous sonimes les serviteurs d.- .Jesus-Christ, Eils de Dicu, 
(pii delruit lous les royaiimes, qui peut sauver ceux qui lui obeissent el qui 
punit ceux qui ne lui ÖImmsscuI pas. » l.e roi leur dil : <- Conu.u.ut pourrai-je 
connaitrc si ce (pic vüus dites eslvrai? » Alors, iU lui raeonterent lous les 
miracles que Nolrc-Seigneur .lesus-Clirist (qu'il si.it loue!) avait laits. Ee 
roi leur dit : « -l'ai nnc fdle a (pii un oiseau a arraclie l'oeil droit; si par 
vos prieres vous lu guerissez, je .-roirai en votre Dieu. » Pierre et Paul lui 
direul : " Amene la (illc aupres de nous! >. On Pamena aussitöt; Ics Apöln-s 
elevörent leurs uuiius el priereul Dien Inaueoup: eu.suite; ils iniposereut 

I. I.es iiiuls " l'ierri! — Püra-nu.ii >• maiiiiueul dans O ol A, .|ui ilnniienl loulc la 
lüiigiic legende (HÜ suil. 



[319] l.V IIAMLK 22 IIII.LKT . 335 

vi:jf> •• «»äa\'- •• nii-:"' ■• -wi : h"i\i.hiUui: ■• aihTii ■■ hnv.- •■ M.'iiira»- ■. 

i\ •■ hiU ■■ .e/A- •■ 'V'i'IV : /fi/- •• fl>,f,tl.A" ■ A'/"> il- • :iVJJ"'r ■■ II?» J'/- •• e^ört^A 

oo- • Af/i'Pt:.eT[- • tu«/?-!'? : ,\w.. : Aini: • hfth ■• ^,'iw- •■ finh • mc ■ wnc}" 
t: : öjäAv- •• m •■ ?»"/ii.^'n«h.(: ■■ h«» •• ji'.^^.v- •• a-«»- • /..e.-^/- :•: möiv/ ■■ ■»■ 

<Wje.rtv •• hV/.fl.U'oo. : rt,/,<;. : ffD'JlA : rfl'PCJPl' : fl»}\(.Mi- •• fl.^A ■• 'l'm.'i •■ 
h/W : H^.rlll. ■ hll'l'O- ■ "h'UM'aV' : fl)rtj.«J. : (l-n/.ll.W'ü»- ■• «)Ä?il>"V : h'iV.rt = 

ÄAüA •■ .«»'A- •• htfD ■• i\(\h •■ <n.e.(l, ■ >^h■nft'i ■• .u/.- ■• ^./.''iTti •■ A'/'J-i" : n\' 

2. ftK,frtn] A ft>i'?lL>i> : >i. . — 'i. ffl>i^Uf] O (o{>{\. — 5. VV/.V] A Vfl/LV. — /''. Ä^T 
fW] A — '("■'/. — "' ■ h.Vdio: ] A ii>..m . — II. «oxrtf. — VJH.vn A um. 



leurs mains siir les youx di- In /ille, et la guerirent au iiuiii de Jesus-Cliri.st 
(qu'il soit loue!). Lorsque les gens vireiit ce iirodiyc, ils se prosternerent aux 
pieds des Apötres et embrasserent la foi. 

De lä les Apötres se rendirent au pays de Filpos [Philippcs), comme Ic 
Christ (qu'il soit loue!) le leur avait ordonue ; niais le diable, prenaut la res- 
semblance du roi Endou', viut vers Parägmos (A : Parägmon), suivi de quel- 
ques soldats, et lui dit : k Pourquoi te tais-tu au sujot de deux sorciers saus 
que nous les fassions perir de suite, avaut qu'ils convertissent par leurs sor- 
tileges? » L'esprit de Parägmos fut induit eu erreur; il eiivoj-a ses soldats, 
au nombrc de 1U.200 cavaliers, pour lui ameuer les Apc'itn'S. Les soldats 
entourrrcnt la ville, de sorte que les habitants furent etonues de cela; ils cii 
parlereiit aux Apötres, qui sortireut de la ville, et, se tenaiit devaut Dieu, 
prierent Dieu de les secourir. Aussitöt les clicvaux des soldats se loiir- 
nerent vers Ics Apötres et pousserent des cris pininlirs, comme fait (juel- 
qu'uü qui pleure; ils dresserent, ali(/nercnt leurs pieds et s'ageuouilleri'ut. 
L'un des clievaux eleva lavoix, comme fait un liomme, etdil : « insenscs sol- 
dats de Parägmos, pourquoi chcrchez-vous Pierre et Paul, soldats du Christ 
(qu'il soit loue!), et les regardez-vous comme des sorciers, tandis qu'ils sont 

1. 'Ivoiöv, des Indiens. 



:i36 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [320] 

röWA- : l'ttt^ ■ A-^f.jPnA-n •• ^.l-XÄ-CJPöo-V. •• TM ■- iiro'»- • hS{\'t\ '• A" 

•1- : -ny.A- ■• hCoDOB : <(y.rt ::: S 

i '■ tofitt ■■ ^A''/A- : höy/Huroo' : v^A• : rinin ■ r:?i,i'.?' : Ah^ii.?!^ : hin •■ V/i: 

♦A 117,b. V- i (XtlCM'tX ■■ A-|: • ftnWi'l- : fll'JVV. ■• Ar/i<Pf:,e'|- : 01 hU]]9*ao. : fh'PCjf'l' •■ ll 

oo : ^.'VÄ'T- ■ h'/J> : W»/. ■• öi,i'."V.rn- •• A'}7V"ö«»- : ^'j:/..rt.ir««- : rM'j'PP • /Ji^A- n 
n ■• Ä/.-TT'ft : 'J7'/'öB- ! ro*oi»- .. ^.p."%|). .- (».fttLA-o»- ■• h^: • hö«»-'>'l-- ' e 

r/Drt^A'J : H<i.Vfl)-n-höO' ■ h»» : ;J-9"Ä7.?'ö'»- ■■ «».P-ltA?' ■ Al'"'>'> : 1:"'/*"/' 

ö»- •• nhti.l" ■■ up'j'j- ! u",7'-'> •■ in-fK- •• Ah ■ ö)Ä7fl»-<p : ncvi = AojAih •■ w 

I. >i.>i«i:}^o»-] o K.e.si . — 7. flj<*n] A <<n. — ;>. fl>>,ini}"«o- : ^v o ow. — 10. t\'n- 
Voo- : >,'i:<!.rt.ir<n"] A h ■■ ft-/ . — JO, 11. nüicrt-Ffi] A ri>."/ii.>.'/ : h.vt\(\ • ^i . 



venus pour dötruiro les sortilegcs el toulc rreuvrc du diahlc? Nc les voyez- 
Yous pas avec leur roi Jesus (qu'il soit loue!), niontes sur uii clicval hlanc 
i't priant pour vous, a(in que vous devcnioz soldats du Clirisl ((|u'il soil loue!), 
et aliu d'ecrire vos noms dans le livrc de vie? Nous, qui summes des betes, 
nous adoi'ons leur Dieu. » Avant dit ces mols, le cheval se tut. 

On i'utcudit (ilni's uiie voix qui disait : « mes Apotrcs, ne soyez pas 
insouciants au sujet de mes plautcs nouvelles. » Lorsque tout le peuple leva 
les yeux, il vit Notrc-Seigneur qui moutait au fiel dans une yrande gloire; 
quand ces 10.200 soldats le virenl, ils crurcnt au (llnisl Kju'il soit loue!). IIs 
se prosternerent aux pieds des Ap<*)tres, qui leur ordounereut d'abaudouner 
la milice, de rendre j\ leur roi les chevaux el les armes et de professer ou- 
verlemeiit la l'oi eu Jösus-Christ (qu'il soit lou6!). Les soldats sc rendirent 
auprös de Parägmos leur roi et se tinr.ent devant lui. II leur dit : « Oü sontces 
rlcux sorciersque je vous ai envoyes les amener ;V/? » Ils lui repondirent : a Pour- 
quoi les cherches-lu, pour leui- faire du mal en echangc du bleu qu'ils t'ont 
fait? Ils ont accorde la lumiere, la nie h ta fdle. » Ensuite, ils delirent, 
öll-rent Icurs armures, el les jetereut en face </« r»i. eu disant : « Prcuds les 
armes! Nous avous trouvi- uii roi mcillcur (jue toi, nous avous euilirasse la 

Loi^(|iir le roi entendit ci-x parolcs, il In! 



.iil l.V IIAMLE (22 JUII.I,ET). 3:57 

«J-l- : (»hm •• }f.y.y.9^0O- ■. ai-M- •■ (tf- : '/"4v1i •• htxXX •■ l'.'(">A"öO- :: (BThT'W ■ 

'/"nl : KAf- : ÄA-I- : lUl'ÖÖ'l- • A(>A •■ *'.''nV = fl»h'nÄM'ö'»- = ,^•«»'1' ■ (OhiO'^.F' 
an- : ''?MlA •■ ll.'|- : ^/nJ-J/"'!- :• Ol^-ö»- : •>.e."7.l»- = iXf^/.-ITtl ■ fl)/?,|l,A}" •■ Ä. 

.f.'lv/Dfm- : Wl/.- •• fl),e.n.A"ö'" : Ar/l'PCjP'l- •• h'>ltn>- : tmi\''Wi : H"I-/,t:f. : 1/7/. ■• 

fl»,e,n.A?' •• rlirt • AV ■• h'/'irjl: : rn.e.itA-ff»- = :"•^l.^'■|"hö'»• : ^9"k*^ ■■ '^r^A.h 
'}.'/"J:/. : öjycrt'jp'ö«»- •■ (lh«^'l- ■• a),f.ft,e.?'ö»- : fl>-ft-i- : chr^o»- .- Afh<P(:,e'> •• o» 

,e,ft4'A}'*ö»- • 'f»'-A*"-A.J- •• fl)7n<- •• flö»' ! h'^U- :•: ffl^'/"]! : RA? = Ä.T(rft = ö» 
Ä/.-Tr'ft •• «l'--A'l'"-A.'f- • f^hh •■ •li-n'-ao- : ^l.-nn- .• ai-ft-l- : H.^ = O»-?!'»" •■ 7.H. ! 

6. ;&}»"«>,] .f.ö»»>.. — II. A> ! >.'/"l|-V/:] <t ftniVh. — //'. '»ftA.Vlö»-] A •(niöo-. — 

12. ii^i.-/] A "/". 11. — 11'. »i^A"«"-] A tf-A-. 



('founc et se mit eii iine graiidi' colerc; il domia ordn; df Irs mcttro cii pri- 
soii, jiisqu'ä ci' qu'il Ics luät. Eiisuite, il sc disposa ä paitir lui-meme et fit 
preparer les armes; de nouveau, il doiina ordre a 2Ü/i()ü faiitassins d'aller 
dans le pays de Filpos {Philippes) et de raser la vülr jusqu'aux fondements. 
Pierre couiuit la rliose eu son esprit, et dit ä Paul : « inou frere, leve- 
toi; allons cliez le roi Paragmos, avaut ipril u'arrive pour detruire la villc » 
Ensuite, ils prierent et montcreiit siir uae nuee, qui les transporta et les iit 
desei'iidre au milieu du palais royal. Ils se tiurent devant Paragmos et lui 
dirciit : « \e demolis pas la ville ä cause de nous; nous voici en ta presence. » 
Le roi ordonua aux lioupcs de renirer, et dit au.v .\ii6lres : « Vous etes 
des sorcicrs qui eiisorcc^icz le pays. — Loiu de nous um- teile chose! « rc- 
poudin'iitils. Le roi leiir dil : " Volr-c criiuc a ameiie la pcrsrnitioii eotifn; 
vous. )i II (lüuua urilri' Ar iahriqucr dcux cas([urs de iVr, munis de elous, de 
les remplir de drogurs pmiirii'Kscs , de les eliaul'"er au l'eu et puis de li's 
mettro sur la tetc des Apötri's; // (inlnund de les suspendre la tete en Iias; ou 
llt coiunie eela sur i'ii\. Alnrs, Pierre pria el dil : « Seigiieur Dieu, luoutre 
ta gloire sur Paragmos! » A Tiuslaul Paragmos ful suspendu la tele eu lias, 
lui et tous ses gens; ils etaient ballottes par le veut. Alors, il cria eu disaiit : 
« mos scigneurs, sauvcz-moi de ce supplice! Maudit soit le roi lleudon, 



338 1-K LIVRK DU SYNAXAIRE. [322] 

->-?•/" : \riF'"i • hfl»« •■ fl>-?»'|: ■■ hMvl'/. • toCl-tm • ^Ih'J • WA- • rtfl?» = Hf. 

vnn ■ Kiv^ •■ A^A,yio»- ••• fl»,e.n,A- •• Ä.Tr?ft •• Ä."lw(:.e.- : hnnu •■ ft^A-lh •■ 

rt •• 'Wl •• A",l'. •• fl»A'|: ! tn^llM ■■ hff •• -l-V-'l- i^^o«- •■ af^/l'ih^'oo- -. hho» ■ ^'M: ■ 5 
n/h/:;/- ■ ICdA- ■■ h'rfi^hV ••• m^.n.A- • Ä.T(?ft = ftlff" ■ i^-hlH. •• Kt-(DC.y: '■ 
h'riVi'U • ft^A-l- ! A?i»n ■ A.Ärh'i-li •■ nhiUn •■ Mil ■■ l-flA ■ h^P ■ OAÄ" ■■ h 
ir-AVi : n?i'jnA ■ hSh-tx •■ "ncM'ix ■ "iin' •• vf-A- • "/A'r •■ mhAO ■ CVi-fi = h 

jP'/'?,h- •■ A"'|: ! hC.'J-rt •• aupf^ao -. flij^Wi^. •• h«"-)! ■■ MU • rt-fcA •• fl»-?»'l-- •• '^'• i" 
A«l'--A.-|- •• (odMn ■■ tn-h'l' ■ tmfchd. •■ m^'Hin'P •■ n"7?ihA : H-A •• J/1C ■• «»Ad. 
•/ = hfl»V..P.?'fl»' •■ Wi'PCjPl- ■■ AÄ/.Trri : fl)A?iA.?il»' ! ?ii»"rt'^A'> « 

rnOTj',^ .• -ii-r' ■■ (om?:^ ■■ :i'M' ■ hl/Ara»- ■. Ar/i'PCjPl- ■• m^.iLA-o«»- • 
fiiCV. : A.'J- • hPh'M'i? ■■ M • hhr'i •■ nhrf\lnlna«- ■• onf-A- = .inin ■• «'.e.-* ■ 
:f'il\-l' •■ hidirof" : h'in •• .tvnA- ■ li«roii : «i^T^/n'^?'»"- = Avf-A-ö»- = nrtr/n : 1. 
hn : mtnA.e.- -■ aianUM : *^ift « fflAhAh-l-Jr .• ,/»/.- • ät«^*?'"«»- = ffl:'"n<- ' 

2. "/i-/" .('.Vi-/ o"'. — '1 >."» -A <)/«. — /Z». Ä^■7'l••fl A o/?2. — 5. A»,R.] A a.p. V . — 
il>. a>^.^;hfoo. A o/». — (1. y.lM'/.A oin. — 8-!». Uli"-/?] A il>.TrnA.f. — 10. ante .f irjvA. A 
rtfW. >io". — II. n"7>.>iA] A "V . — 12. >,m-i.p.}"<">-] A. - jp. — (V-. fl>A>.A./.l^ ow. A. — 
]:5. post -nr' A (7c/t/. <nm,p.. — 16. posi 'l'-'^n A add. hhr''\\i. 



cur c'csl liii qui ni'a iiuluit eu erreur! Maudil soit quiconqiK' <lil du mal 
ilc vdus! » Pii'iTc hü dit : » Tu ne dcseeiidras pas de la poteiice avant 
qiii' tu iTaics <l()iiiii' roidre de di-livrer les soldals qui ont ete mis en pri- 
soii. )) Parairmos cria ;\ I.üv, sa lillc, et liti ordouna de les delivrer, et eile 
les dölivra. Eu clFet, eile seule etait restee saus etrc pcudue. Pierre dit 
encore : « Maiutcnanl tu ue dcsceudras pas de la ])oteuco, si lu u'ecris pas 
(Iota maiu ces inols : II u'y a de vrai Dieu (jue JtJsus-Clirist, loi du monde 
eutior, et il u'y a pas sur la terre tVItonunc aussi iiupur que uu)i; eu luc-me 
lemps, lu devras ordduuer de proclamcr res inots au uiilieu de la villc. « Le 
roi eiia, ordoiiuaut d(! lui a[tportcr du papicr et uue ])luiue; il i'erivit ccs 
mols, lout cu restaut pendu la ItHc eu has; il euvdva l'c'crit ([u'nii lul au mi- 
lieu de loute la ville. Aussitöt, les ApiMres lireut deseciulre Parauiucis et les 
siens de leur putcuee. 

Lc roi s'approclia, et, sc jelaut au.\ pieds des ApiMres, Iciir ilit : " l'ar- 
douncz-UKii, 6 mes niaitres! Je erois ä votre Dieu! » Tout le peu|ile sc jeta 
,inx pieds f/rs Ajidlrcs r\ pi(iiion(^a los miMiies juiinlrs. I.cs .[pillrrs les bapti- 
siMTiil Ions au iiiiin du Pitc, du l''ils il du .Saiut-ülsprit ; ils baptisi^'rent 
aussi Irs soldals. rl Ions l'unMil uiiauiuu^s daus leur fni ä NnIrc-Seiy-ueur 



.323] l.V IIAMI.K 22 jni.r.ET). 339 

., U'a»- : fii.e.n.A}"«'»- : rt'Wi- ■• fl'/.f/'Vrihö»- • H}rYi> •• (f«ViV;\\aiy .- ?,rth • Mv/d 
ÄA"-fö»- : «»(l/.h-fö"- • P'/A- •■ '/'rtA.'i • A'JA^/n : "ihT ■ h"Vi «] 

\_{\^r ■• ?»nA •■ ri.A.vhö«" • 4'Srt ::= 

in Ä.TlVft ■■ fl»A<0'A-rt : rn?,,e. .• ^^fllriöo. : q,f\ •.:■. 

Öi\ •■ (Höh ■ öl ■ n|: : htlffo : 'V.e.} : l-hUH : }x''l\\.hl\,h.r. ■• Öl\ ' ^-ILA" : ,h. 

I . i: •■ mt\-n)n •■ ^fl■nh •• WB •• oj^ot .• oi/.m-}'"/. .- <ii-'W" •• h'UU ■ m'/tt/. ■• ai-ti 
■I' •■ hCw : hmd ■• Ü'W/A'/" ! «»i:A.A./- • hflh •• hat'Rh : l'-jf.A ■ h9''f\i}'P. « 

1. w-nil] An— 1. c-Völ- : ■/.CT/'/] A •/ C. ■ — A. ante "ri-iv A add. <n.«,-h^:t : m. 
— /A. anle aof,:hV-\- A add. W-a». — (>. ^AÄ-npfi] A <;.Ay^n. — 13. mflij-t]. Cette comm. nc 
se lit q\ie (Jans A. 



Jesus-(;iirisl inu'il soll loiie!). Les Apotres leur Iiätirent uiic eglise et leur 
ordonuerent des prrtrt's et des diacres, rlioisis pariiii leiirs savauts; ils leur 
enseigiierent la l'oi orthodoxe, les iiistruisireut siir tdus les mysteres et 
leur donnereul les Livres Saints, pour qiie leur espril füt allVrini, el ils 
leur dircut : « Soycz fernies daus la foi (jue uous vous avoiis eiiseio'iiee, 
jusqu'ä notre relour cliez vous. » Apres quoi, ils leur donurreut Ic Ixiiscr 
de paix. et allercut ä la ville de Filpesyos (A : Filpos). (hie leur priere et leur 
beiiediction soiciit avec noiis pour les siccies des siecles! Ameu ']. 

[•ii' dis saiiil a vdirc iiiti'lliyeiice saiiite qui n'atlrista pas FEsprit, parloul 
OH vi)lii> pi(!d est alle, Pierre et Paul; la puissauce de votre force suspcndit 
lo rni et volre majeste for(;a les elievau.\; a se prosteruer -i. 

Ilii ce rneme jour les nuitelols jelercul ä la nuu- le prophete .Jonas, puis- 
(pic Ic sdii i'lail toini)e siir lui; car il avail laisse iraccom/ilir l'ordre de Dicu 
(pii liii avait dit : « Va jiriHdicr au pcuple de Miii.c! » Au niüiiieMl ou ils le 
jetereut, uiie haleiiie reagloulil i't il resta daus sou venire trois jotus et (rois 
unit'^, ju-(|u"a cf (pie la Puissauce divinc Ten lil sorlir. Au Iroisieme jnur 



1. Cf. J:p/i., IV, :>(). — 2. I')n ce meme jour, Ic Synax. elhiop. de C.oltingue et celiii do 
'lubing-nc placonl la commeinor. du roi Yoliannos I (1()65-1()<S2) qui a ele Iraduiti' parDuen- 
smg. I^iefeit d. ulh. Si/ri., 43-'iG: rl'. Turaiov. Isliedovatüijd, c nhlasli ii^iol. isliicn. 2S1. 



3'iO 



I.K I.IVHF. Dl" SYXAXAIRE. 



[324] 



htm : i%h,hrt\, •■ rm-ü •••■ 

mn: : ^A'i- •• htiu. ■ ^n = *«Jft ■■ p-z/i^fi : mjiA- • \\m\^ •••• -wi-x- ■ *••?. 
f) .2, ri : viv : '/i'/'rt-n h •■ im. •• (?"V. • «»iiv • hn-j>- • -nh/i, •■ n(>A •■ foftt»»- .■ h'v/.- 

ik: • /w^i^Ti/r.'j- : «>.e.oi- •• fl'rt^A•■ ■• Ahn-u- • h^/n : .e.^nc •■ a-i-- = toyih ■ ii 

',' : hAh •■ '/»» : VfA" •• "/A^/n ■ r»V«V ! n4'Ä""V.I*- : h«« : ffl/i.9'">». : 0)^.1(0 : 

'/"HfAV ' mrh/. : tH'h'U •■ ''»Vi'A = W •• ^.V<AA.'/" : (H'|vwe,,n • tD;*.?.^ .- (Vli 
(tirao. : nh««' ! A"?*}- :• ön''i*'i»' ■ Ü'^ILii- : 4''iA •• ?'ihTfti '• \\tio ■ y.a}'t\F' •• 

7. n^rt. ! 'IAA] (), A — ft. ! — A, 1' ilrtrt. - 7-8 >,T/.nfft] A — f-Tr. — 8. fvl.vn] O .7-,<j.fi. 
P, A '>y,n ■■ V- ■ — *'-10. flj-viA — A-;.- A (*/"• 12. -vn (), A om. — 13. posi min.p.n l\ A 
ad>l. A"-;.- — l'i ii^A"] P, 0, A irvi- (mox A mh.tirtn = -r;'). — H.. n-vn.i»- — v^-vn] 1', 0. 
A •> •■ f- : IIV . - //'• .e.m-A/'.] 1', O, A .c.A/.. 



in 



il sortit saus aucune IcJsion (!t accomplit l'ordre de Dieu. Ouc Diou qui a 
yarde ce proplielo saln et sauf daiis Ics profoiidcur.s de la mcr, nous garde, 
nous aussi, pour les siöcles des siecles! Amen. 

i.KCTiHK i>i 16 PK ii\Mi.K 23 juillet). 

Au uoui du Prr«', du Fils d du Saiul-l']spril, uu scul Dien. 

Kn ce jour, uiourut le pere Saint Jean a Tl^vangile d'or (saiiil Jnin 
('(ili/hite). Ce justc ötait romain; son pere, lionune riclie, sc nommait Atra- 
bvos (Kiitrnpius) et sa niere Bcdura (Thcodora). Saint Jean ötait chez un 
maitre apprcnant les saiutcs l'>rilures et denianda ä son p6re de lui faire un 
Kvang'ile en or; son \>rvf lui lil ci' (piil vnulall. II lisail dcdans toujours; 
son pere se n-jouissait. i|iiaMd il li-ail. iln cos jours, airiva ehe/ cux unmoine; 
il sejourna dans Icur inaison, il allait se rendre a Jerusalem. Ce raoine s'en- 
trelint avcc saint Jean; il fil devaiil lui Telogc de l'haliit mona3ti(pie, si bien 
([uc. fc(ui meprisa le numde, Tesliuia pour rien el desira entrer dans la vie mo- 
nasliquc. Ce moinc alla a Jerusalem; ä son retour, il demcura chez eux, 



f325- 10' IIAMLK 2:! WUAJiT,. .V.l 

{l :: fllV/">. : Tflti^lh : «),li<. •■ 'VM J nullit: : m-I'Ä-(>V. : tO'M' : */i»»(: • (DM- '• 

%1' • hioiMf:? : hhn: •■ htm : VT'/" ■ r'>vf-ftv ■ öön-'i- ■■ dx-^y. •••■ mhön • 

."»Ä-A" : -nil-:^ •■ (o^fmoi : «»^ • «/(!.? •■ htiii •■ fnrt ■• r'Pu- ■ (»htilcM •• hö 
f\:9°±o- ■• ^'r.'ivTh'l" ■• MfiO' •• ?i5'"'mf:V • iii'" ■■ mÄA-l- ■• «irt'/..e.- = ro-K-JU ■• n 
h'jJiA • Ät:'}-!- "• fl>t»v : hn ■ nv •■ j^-v-hh : ro^.-nA- = ^mA.p.f = »«rh»! • m: 

1. V : A"-!: •■ Ä'J'/n-f- •• h'i» • ^'.'K'JftA ! -»-.-».P/A- : "/n.? ! Ch? ■• iUhi^- ■■ htm : )( 

2. H-vt P, 0, A oni. — ih. >,fl>-n.e:ti] 0, P, (A >irt.e,n : rt.t. — 'i. vn o, A s.n. — 

7. m.f.ltA"] 6, P fli.Rfi.. — 10. m\%')"S!. ■■ mt.v.P.rt] P, *•, A ffll;/ : mix . — 13-14. rtc>ifili] 
P, 0, A rtWfi»). 



suivant sou haljitude. Siiiiit .Ican lui demaiida de Temmener avec lui dans 
son couvent. Gelui-ci lui dit : i^ Je crains ton pere; il ne me sera pas pos- 
sible de t'emmener avec moi. » 

Ensuite, saint Jean le prla de noiircait el le pria vivement de Femmencr 
avec lui et de sauver son äme. 11 Ic [>rit avec lui; ils allerent au bnrd de la 
mer, monterent sur uu bafeau et voyagerent, jusqu'ä oe ([u'ils fussent ar- 
rives au couvent oü habitait ce nioine. Ouand le superieur du couvent 
le vit. il fut etonne de son exterieur et de son parier. Sdiiit Jean demanda 
au superieur du couvent de le revetir des vetements nionastiques ; le supe- 
rieur lui dil : « O niou fils, Sache quo le chemin de la vie monastique est 
tres penible. » De nouveau, il s'inriina devant b; su|i(''rieur et lui deniaud.i 
de le faire enlrer dans la vie monastique. Gomme .vr///// Jean insistait, /'■ 
superieur bii coupa les clieveux de la tete el le revetit des vetements du 
saint monastieat. II pratiqua l'ascctisme; il se livra ä de uombreuses lutles 
spirituelles; il lil de yrandes mortilications, si biei que son corps se des- 
secba; on voyait ses os en debors de sa peau k cause du grand nombre de 
ses jeunes, prieres, veilies, prostralions, saus interruplion. Le sup6rieur 
Ic ciiusolail et lui disail : « () inon lils, iiu'nage-toi, diriiiaue tes fatigues, 
ta pcnitence; agis comnie agissenl lous les iVeres. » Ouand il eut passe 
sept ans a livrer les grands combats de rascctisme, il apereut dans unc 



3'i2 LE LIVRR DU SYNAXAIRE. [326] 

ji'.n.A" : ht\ ■■ 'ri.'i- ■■ inu = /.hy. •■ hrwi : h^m.hn.hA: •• fl»t'.«^Afl»h : h//» •■ 
Im: ■••• 

(nfn\ : o>{ih •■ h'ri^.ni: ■■ /.hn •• /i9"M^^ -■ hm •■ .p.A-nft • ^xc4'■^ ^ mv/*" ■> 

^«o. : ?,«rj;|). : fllfflj/fl : ^AOrt : U.hth ■■ «»«^11 : llXVh = W ■ 11.'/- ■• hiVlh ■ 'iW 

.\:M- ■■ "löy, ■• hn-ih : Hr»'K- = hllMl'l' ■' fofttt ■■ ■l:''fi\V- •• h"»- ■ hi^^M- •■ \\ 

V • e'jxn •• Ä.vi*- •• »Jit'h ••• w{*i\ •• «J-cn : ö/a'-i- •■ hy.y:P •■ ^/»aWi • h^ni^h 

<i.Vrfi : ^'S-rt : f-wr>ft •• lo^ai'»/ : f\ho"- : mh^l/.- ■■ hff" ■■ oy-h-l'- •■ mA'i ■■ Vm- 
> :■• a}fin ■• llKV/rl- ■• '"ilUh • iTw •■ l-rt'^iV : tlhh-f' ■■ (nh'r,hf\ •• hf»» •■ -ll + fH? ■ 
ö»-ft'/- •• y.hl: •• "7'i.P.(: ■■ ih-tl • «»^.-irnAT : hA-'M- ■ h?a'A'\' • H.C.Ann " 

fl»?i'/'ii ■• «w;n •• <i»-?ii' • rii-jv-A : »flu:* j <n,e,(i.A ■■ ^'>nn- •• iiiiH-- •■ im^-tM- • 

'2. miri:] I', <•, A in\nv — (i. ii.m»] W (», A y-virnv : im. . — i/>. vn] P, <>. A n — 

8. irmv*.] (), l* my.m-i<., A wy.'irii:'/'. — ''. n-AV-h^ l' A" — '/' ö/.'i:/:] P, O, A ?.ifc : ö . — 

10. T.fnm] I', (), A aw. — II. Jicn. — 'tKn-'/'] l\ (>. A V s Vi ■■ Oh' : m (P cf/i/. m- ). — 
1.5. >ift»>/- : — 1] A >!«•>•■»•(.■ ! — 1-. — 14. rni'//:] A 1) lar. ^) P, O, A irvt > »»»Wirf.. 



visidU (|iii'l(|iriiii ([ui lui (lisail : « \ a au[ir('s de (rs |iari'iils, \n>\w cii iMro 
hf'iii, avaiil, (|iir tu iic luciircs. « Gelte visioii, il ICul diiraiil Irois iiuils; il 
iiil'orma le su]i<''rieiir siir cc qu'il a\ait vti ; cclui-ci Iiii dit : o Celle visioii 
vii'iil de Dien; il couvient (jiie lii [larles. » 

(hiaiid il fiil sorli du couvciil, il rencontra un pauvre, velu de vetemenls 
eil lamhi'aiix; il les prit et lui doiiiia ses vetemenls. Ouand il fut airive an- 
pres de la maison de son pere, il deineiira ä la porte de ht inaison de soii 
pere, dmaiit srpt aimees, daus iiue |»elite liahitalioii, sc iiourrissaut de.s 
niietles (Ir la lahle de son pere, {pu> hii jclaiciil les serviteurs; (piaiid sa 
inere passail ilivant lui, ellr rlail indisposee de sa luativai.-^e odeiir. (^)iiaiid 
approelia sa mml, un anye de Dien la lui fil connailre, eii lui disant : « Dan.s 
trois jours, In einigreras de ce nionde. » Saint .leaii lit appeler sa luere, 
inais il ih' Ini dit pas lout de suile ([u'il ctait son fils; lors(pi'clle liil arriv^e 
])res de Ini, afiii d'eiitendre ce (pi'il d(Mnandail, il la eonjiira de 1 inlrmr 
tlans cclli' prilli' li;diilali(in el dr ne jias Ini ehangiM- les velcmenls en laiii- 
beaux doiil il iHail leveln; puis il Inl dinnia smi l'',vangile en or el Ini dit : 
<•• fiisez lonjiinrs ce livre el sonvenez-xniis de nioi. » (^>nand le p/'re aiiiv.i, eile 



[327] 16' HAMLK >:> .lUll.LET). 3'.3 

m-lv. : (n')i)n<.'/. ■■•■ atftn ■■ flKWi • hn-j»- ■ ^ChP-f- •• »-}•[' ■ mjiA •■ mhhtm/, • 

-|i •• «T^^c: « ton-;,!/.'/ : .cila-ö"- •■ ^v = at-'h-ii -. fl)A.f.-Ji<n»- •■ p-wrjrt : mftw^'i ■■ 
nhp • -nhf •• OT<i/. : ö)'f-,i^h. ■ n-mirtn»- : wa-ö»- ■ a*/..'*'> : in/. .• t?"?. « 

10 pao- ! fl)/./""/-!" : r/D,/,A : flin'/.ll.y •■ ftmf-l- :•. m/-Hh/. •• hn-ü- •■ f^ilA •■ (nhil*' 

fflhjr.e.-'i/.'H : AiJ^. » A-1: : 0.1" : ht:ft'/:jP> •■ WV^'.'I- : Öl^'JfK- ! /^'.'Hh : Of'tl 
15 'h : fl)n/.h'|: •• eJM- ■• mA.V •■ h^Ä") :: 

1. H-Vt] P, 0. A «B-Vl-. — 3. post W/\h.\rao- P, A "(W. hfH> : afho^. — 'i. m'>i1:] O, P 
o/n. (A =: A). — G. post "V-^äC P «dd. wonwin- = ft"* (0, A = A) — 7. h^rt"ai»-] P, <), A 
Oin. — 10. n<n»-] P, 0, A "hao-. — ib. fl»m.ll.7] P, 0, A mn^.-h-t ■■ in.. — 11. >ift»Tr-|-] A >i 
<»"•■>•(•■. P. O. A "hT''\(il\-»- ■■ "htv . — 13. post iwV.ftt : P, O. A add. nfiö»-. 



lui fit voir cot Evangile; il recomiut que c'etait l'livaiigilc qii'il avait fait 
faire pour son fils Jean. 

Tous (Iciix (P el A aj. : le pere et la iiuto) se levereiit vi vinreut uupres 
de Saint .Jean; ils lintiTroyerent au sujet de TEvangile et au sujet de leur 
fils. II leur dit : « Jurez-moi que vous ne m'enterrerez pas autrement qu'avec 
ces vetements decliires, dont je suis revetu, et dans cette hahitation. » Aus- 
sitöt, il leur dit : « C'est moi qui suis votre fils Jean. » Aussitöt, ils [)lfurerent 
amerement tous ; les chefs de la A'ille de Romo sc reunirent aupres d'eux. 
Ouand i'iit aclieve Ic troisieme jour, sainf Jean inounit. Sa merc sortit les 
beaux veteiiifiits (prelle avait preparcs auparavant pour ses noces el Tenve- 
loppa dedans, ouidiant son serment. .\ ce momenl-hi, eile toniha malade; 
le pere se rappela le serment, enleva ces vetements etrevelit sou fils de ses 
vetements en lamheaux. ün Tenterra dans cette petite habitation. Son corps 
produisait de grandes guerisons pour quiconque etait malade. Ensuite, on 
lui liiilit Ulli' liclle öglise (O, I*. A aj. : sous son vocable) et ou y di'posa son 
corps, (pii produisit iieaucoup d«' niiracles. (hn' Dien nous fasse misericordc 
par sa priero et que sa benedictiou soit avec nous! Ainsi soit-il. 

[Salut ä Jean qui possedait lEvangile d'or que lui avait fait son pere, 



♦ O 'i:!, a. 



?44 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [328] 

(Mv'J.P-'A" •■ "Vrti •■ flJ|-fl»Aril •• hjPf- :=.: 



htm : iKfith'rii, •■ rinn 



nn-J: • öi\'\- •■ V'V'i" •• '>.p.n'i- : hoi'^.9"^ • H.f.■'^■|• •• «»rt""/!*'!- :: AH/: • iK^h 
■1' ■ h"Vv •• i,h'">\\'yi-i:it- ■ twv-^(\'v9'it\ • wha»- : ni:fi.w.t\ ■ <^n ■• ■.''M. • «»r 

S"rt •• 'il'/^' •• rt»A"l/';i"'/:J>- ■• CVv^-ll- •■• fl>Jl(>(I •• /."Jw«^'- : hm-M- ■ tm\\»'y'i ■ >i 

i\\ •■ l-nA : m;ai1" ■■ \\tm -. Tx-ni •■ ath/\n-u •■ '/M«/.-!- •• ^.'i-'/j/a-o«'- • a?»a- •■ 

rtflK ■ 4"}0'> •• rn;,.'|<i.(:«)V- •■ h««' ■ JPTVhh ■■ ^rAVi«»- " tnfH\ ■■ rt'/'"/ ■• ^#.P- 
^AT.eS''^ ■• WH' • hini : roh-nÄVTl.'P ■ fl)-J-rt?,A ■ tth'il- • ■/('."7'.":i- : <o^,h.l. 
y.1' •■ ÄA : •|-Äl'"V-l- •• ^y:"7.ih •■ h«» •• ,e.?i-/; ■• Vn:ft/;yV'fM" = r»h"VJ'P ■ lf^^i •• 

7. >,fl»-,<.y".f] (», P hK'/"^. -- '/'. vxvl.^-] P, 0, .>.(VM- lar. >^'vk''). — S. post iAi F «(W. 
'>.('.'"Ai'. — 1- <niO>] P, (>, A — OV. — 15. post hHII P, 0, A <7rfr/. .(••(l»,"h'P. — lö. -th 

•rvl-] P, (), A >,y-/V 



11 cause dl' sa ^raiideiir, /yf/;vv (/»/V r/«// i/ninil pcrsDiiiKii/c. l'ar siiite de scs 
lutles spirituelles sa iniiic depiTil et s'altera a Irl point (jiie rcux qui 1^ 
voyaieut iie pouvaient reconnaitre sou visage et <[u'on le priail de diiuiuuer 
SOS souH'rauces, sa jßriiitciin']. 

i.iccTi iiK i>i 17 iii: iiwiir; 24 juillet). 

Au iKiiii du 1*i'tc, du I''ils et du Saiul-I'lspril . uu st'ul Dicu. 

\']n er jour fut la iimrl dr saiule Auliuiya fO, 1'. A : l'llbmyä; Eiii)hrmir), 
jusle, martvre. Gelte saintc l'ul supplicicc par uu des luagisIVats de Diocletieu, 
uommi" Barsifos. I.orscpi'il passa, il ctait accoiupague ile sainls qui avaient 
di's chaines de fer a imip cou cl qn'ou trainail couime des chii-us; quand 
Celle sainte los vil, sou cieur s'eullauiiua de Taumur Ar Dicu; cllc lul altristee 
de leur sorl ei pleura; eile ui.uidit Diocletieu cl ses idolcs iuipurcs; eu (uitrc, 
eile luaudif Ic juge, eu lui disaut : « O loi, dont le cccur est comnie de Iü 
picrri' et ipii n'as pas Ar pitie, u'auias-tu pas de (d(Muencc pour ces liiuumes 
saiuls? l\e crains-Ui |>as (pie leur JJieu nr t'aueautissc ? » ()uand Dioclelieu 
reutnndit, il ordouna de In fniir renir; on ranieua; il riiilerrogea au sujel 



[329] 17' lIAMI.i; 24 JUILLET). 34.-) 

«^n.? • nm/ : u.hu- ■■ vf-vi •■ i\'n>'>n"i'\' ■■ tnnM-i- •■ an\hl'f\i- ■•• ath'r^:)/. 

-I: : tt-A- •■ Vf-»i :: flUl'/.U.'/ : +«"■/- : (H'?.«» = WA' -• rlrilfl .' «»äAPI- : fll^'^n 

1" •■ ■|?ii;"r:/' •■ ''»rt+A •■ ^i.ri ■• vf-A- : /*■;»■/ • fl)»"nifl''1' •• Wfi • o-fii- = ?•?„ 
(*• ■ A?i'';ii.hn,h.j: « ÄA";i- : ö»n/.h;i- •■ oj-l'^-nAW : pj/a- •■ y"riA.'# = a^/A«» = 

"/Ar : h'7.J :: 

Inn.t'. •• AVAA ■■ VJi,/:. ■■ ninA.P. = ^SAJ •• A-Vr)!- :•= 

AH • v.f. ■ AH ■• nhr^h'ni- •• ^f/i- ■•■■ 

lü r/o^-i*"! l- • A?iV ■ hV-l'Ai':}- ■■ (Dhy,'iiy:t- ■ A*A'I- -i: 

flJAii.fc":l- ! Ä,»}UA ■ ?,A1- .iO 
[rnJlH'/: : AA'I- •■ »JrtH = »O •■ b^A'-V- •• Ahn ■ Vin-C • A«A • lllnC : t^":?. • 

fl»-H<f. ■ 'r^nc • Kn • ?i'>.e.(:.eri •■ hn : {»"Ji'i- = »"/n.e. ■ i^ic ■• .^n^. • A.n'," 
A ! ir>'i:A ■ 'fioA •■ hr/iöv ■■ hr'i'h(\' ■■ nriiA.n •• Tnn = fl)jih?,'/'(? •• «»A-nrt •• 

4. post «un^-A (), P flfi?«:/. fl'.S-fl. — 8. '>.MV 0. A om. — '.). nhyA>ii:>] 0, A— V.. 
— 10. fi>i>] Olli. (A h,.fV-C.'/ •• a>h.^.p/'/"j?). — 1-J. mdM-/: (lette commömoralion et le sahiiii 
d'Alihä Kndreyas ne se tniuveiil que dans A. 



de sa foi ; eile ne iiia poiiit, mais eile confessa devaat lui quelle etait chre- 
tienne; die fut punie par toutes sortes de grands supplices : la tlagel- 
lation, le feu, le crucifiement. Ensuite, on la jcta dans unc fournaise de feu; 
il nn Uli arriva pas la moindre lesion au milieu de tous ces supplices. Mais 
aussitöt, eile sc tint debout devant tout le peuple, pria, fit le signe de la 
croix sur tout sou corps et remit son äme entre les mains de üieu. Que sa 
priere, sa benediction et son intercession soient avec nous pour les siecles 
des siecles! Amen. 

[.Je dis salut ä Afomyä (Euplipmie), Telue. Lorsipie son ca3ur s'enflamnia 
du zele divin, en vo^ant nne cliaine pesanle au cou des sainls niarlyrs, les 
vergcs ne purent pas rdfrayer, et le crucifienienl ni' pul- pas reponvant ei- 
le feu fut inipuissant ä ratteindrel. 

[En ce nirmc jour, touibe la mort du l*er(! iionore pour sa haute et bidjc 
renommöe et ses oeuvres öminentes, Abbu Eudreyas, superienr du couvent ilii 
grand pays de Dabra Libfinos '. Des son enfanee, ce bienhenrcnx i'ut Uduiii du 
lait de la sagesse et de la sciencc. II rcrut riiabil inonastique des mains de 
notre Pere Abba Vohanues Kamä. Apres une belle vie et de grandes lüttes 
ascetiques, il fut place sur le siege du Pere vencre Abba Takla llaymanot; 

1. Cf. Tiiraiev, hlied. ii' ohlasli agiol. istocii. h. ixlor. F.tiop. l.')."). .300. 



346 I.E LI VRE DU SYNAXAIRE. [330] 

«»«PrtAj)- • h»» ■ f.'i-.Aft ■ Wr-WH- • «JA?" ■• »il : IV«"?.!- : T'-l: = mVö ■ 

htf» ■ 'iTine. : wrt- = n-wi = ^^";ll.^•nrh.(: :!= fli/ro.n')i'W • .-»'Art •■ i/a» ■ kvii<«. • 

A- : rhM ■■ h"'h"i i] 

[rtAi'" ■■ {\f\r • hhiy.cyii ■■ h-n(\" ■■■■• 
U/L/.V ■■ x-.«*."!' : ny.n/. ■■ A.n',"ft •• (1'I"-A" ■•• 

Hilft : I5.Ä. •• «»rt-.i-^«'- •■ HriJ-.l.e.A" :•: 

Alf ! »»«p'V, • >i'JH ■ l'.iXC ■• h5FlA.A" :i: 

[roHH/: : r>Al- : »iV • O"/!: ■ Af-Vft ■■ ?.rhO' ■• h-itt/, ■ hT^rW. • in/. • 
tP-hlA' •■ i:»»''/A'l' ! rnrA-A./- •• n^lhl-" •• f»;A- = rtxM • h"Vi «] 

[conn-f: • (>A-1- • h(>n •■ •/ -»»k- = A^n •■ (tÄ.A • rt^vi^l- •■ flJHJK:.eft ■■ »im ■• 

m^ro-A'^jP ■ ö»«?/..'!- ■• ;».Ä.ft •• -T-i^ft -l- hlM.hn.hA: ■ ,e.';"/h/.V •■ nÄA'-föi- : 

[ton»!-/; : öA-l- : »Hill • 'J-iUkTö»' : A^SA'J • Ah.ftÄtrft •• H'iifA - O.U^. •■•• 

VI. mmi: Cette commemoration de Jonas manque dans P. ((M'. plus haut p. 33(1.' — 

17. A^.n.l•.•^:•n] o, A h. . 



(laus l<i srric des Peres Superieurs des ahlws. il fiit le luiitieme. Lorsque le 
teinps approcha oü il devait quitter ce laonde, la fui de sa mort, sa inorl 
tut par la violence, pour que soii äme tut plus graude aupres de Dicu. 
La plus graude partie du recit, qui concerDc er s(tint, est ecrite daus. le livrc 
de sa vie qu'on lit le 17 du mois de Ilainle. Que sa beuediction soit avec 
nous! Amen]. 

[Je dis salut ä Eudreyas, tpii (k)ana le fruit de la justice, lleurissant ä 
Dabra Libänos. Bakos, son caniarade et sou couipagiiou dans la lutte asce- 
tique, eu voyant la couronne de cc vaiuquour, mourul de suite le jour ineme 
oü i'ludre^iis emigra de ce monde]. 

[Rn ce jour, eut lieu la sortie de Jonas du venire de la baleiue, apres 
uu sejour de trois jours et trois nuils. (^)ue s;i benediction soit avec nous! 
Ami-n]. 

[Rh ce jour cncore, nienu)irc de Abba l'xdil, uiailyr, de Zakaryas {Za- 
charia) pretre, de Awlenya et de Marät cvöquc. (hie par Icur iutercession Dicu 
ail pilir de udus dans les siecles des siöcles! Ainsi soil-il . 

[l']n ce jour encore, memoire des saints Esdros (Isidare) d'Ayua Sahay 
{llvliiijuilis]. Neros marlyr. Üido, Awa et Andise'a ((), A : Adise'ai; en ce 



10 



[331] 18' IIAMI.K 25 JUILf.KT). ;{',7 

> •• .P.rM • (n'i?,.,lx •■ w\'l\r^ •■ hUh •• A?i"?U.?i'/ • tthil' ■ m-M- ■ /vhKV ■ 

ri\^ ■ h'iu.h'i •• m ■■ Da- ■■ tn-tti- ■ n./- : r-rt/i". ■ dh«» • i-rt-rv • f-A.^"- ■• h 

li öir/Djv. ■• n/loD- • /\lni:ti-ffl •■ (n'"t.(nav .- Anil":'»'} ■ tO'hl' ■■ "/.f."?',""!" : C'lö'l' •• "^ "■* ' 

9'V..'l" : 'Jii.:'.'/- « 

[flJ?i'/*Jil/'o'" ■• IM" •• ti'tlhfl. • h'T't ■• üiUOi'CA' • rn/.Jin •• rhl'C.e : n'i".',"1- ■• «» 

<«.+p. •■ ,f.oh •• iL-f- •• öjnvrv • /.hii ■■ n^A. : I/o : ;^i7 :•: m{i\\ ■■ t:hp- •• ix^.'ni • 
1 , AjP(i*n • WiTc.e : hA//i ■• «le.ib .• ri-\- •■ nli ■• 'rt\f\,? ■• .h'Pi:,?i)- ■• Ahcrt-f-rt : 

naoi\hU ■' IK' •• lu/n ■ /i-T'i-.ÄJ'. ::= «».f-lLA" • th^Pll? • l'i.'Ar • M'h ■■ hii- ' 
J. mv'/s.fth] (), A <Dh.s.nji. — //'. a»inr : ■/• ] o mni- . V «»nm- . — 7. /vhÄir] P, 0, A 

llt". — II. -S.!!] P, 0, A (1. - I.'!. «>>,5»">.ir«i>-] I' O/H. rr iccil jusqu'ä p. .■')'i,S, 1.") . — /i. l) 

vi'h- oin. A. — 12. HU] A ii|i|:. 



joui- est riiiveiition des ossements do Yoslos [Justr], marlyr. Ouc par leur 
interccssiou Dien ait pitie do nous dans les siecles des siocles !J 

LECTLMiK ur 18 iiK IIAMI.K 25 juiUet). 

Au noiii du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dicu. 

En ce jour, i'ut /« inort de Jacques, martyr, cvecpic de Jerusaleui. Gc saiut 
etait le fils de Joseph le cliarpentier et le plus jeuue de sos fils; il etait vierye 
et ciiaste; il Tut appele le fröre du Seigneur, parcü quil lul (deve avec Notre- 
Seigncur, lorsqu'il etait dans la niaisou de Joseph, enmiue Joscpli etait appele 
son pere. Les Apotres l'etablirent eveque de la ville de Jerusalem; il pret-ha 
et enseigna au nom de Jesus-Ciirist; il convertit heaucoup de gons ä la vraie 
foi, et les baptisa du hapteine cdiretien. Dieu fit par sou iutenuediaire de 
grands prodiges et miracles. 

[De ce nouilu'c rst /r ftiil sulntnl : II V cut Uli iioiuiui' des pavs, paicii (?), 
que l'Apötre rencuntra sur sa route et dans l;i niaisou de ipü il voulul ciitrer; 
cheiniu faisaul, il renconira uu hoinnn' posÄt'di' du diable. Lorsquc le diable 
apcr(;ut lapulrc Jacques, il s'ecria et dit : « Quas-tu u faire avi'c nioi, ü 



348 I.i: LlVlil-: Dl' SYNAXAIIiK. [3321 

hfl. ■• h«w« ■• M-1' ••■■ 

fl)j?.n. • hjyi'n- : M ■ ?:/\(o : h^/n ■• in?» : h'ii' •■ n.lp '■ f,ho»- •■ ii/A •■ 9n 
■1' '■ ?iin(: : \\in> : ?i.p.';'''} : M ■ (m{'(i''av' : fi-nh •■ iLif-e -i: mnh'j'f- ■• at-'h-i- •■ rt ^ 
nwi • Wi*j»j:jp ■ n/i«" •• yx.\'f\-t\ ■ hcrt-f-rt = (».f.ii, ■• ^hw-zh ■ hA.* = hti'^ •■ ?»«*• 
•/.f.h •• vT-iP ■• "''?'n^ ■■ 'in ■ nhfi. •• öivuv = "lU ■■ h?:'Yr ■• ru^/nin? ■• rt»» = ?, 

1ll.?iV • Ä.Pfrrt ■• InCMtl ■■ A"'|: • t\'tt,h'l' •■ ^oh'n>^ ■■ h/.Ji'P, •■ üt-M- ' IL'I: •• 
«»'/'.'»•nh. : 'Ml.l>- : if-A- •• i\nY\ •• n.|: •■ OumOCo»- : '/{^'."Vit- •■ (OhTfmJf.ao- : 

«»• : Woi'M' •■ '/V*'m./-'/' •■ *.P."«^-1- : /".'^u- •■ AJi^ll.hV •• «o^-T : hllV. •• fl'A 
fi : rty"«- • {\wh ■ nji-t: ^ ^^/Ji- = MUt- •■ v^A- = .<'.fl»-.e> ■ ?iA • ne»- : w-a» ■ 

y.'ß •■ (n^.tnt»at>- -. Aif-A-ö»- = öJ"/.'/" ■■ ti'o»- : +Afl>'rtJ* = fl'-'J.JP'f'V'l- •• fl»Afl>-?i 
'|.' : h/.:i'fl •• "i»" •■ A-ö»- •■ h.Kt\ •■ *^rt ! mfl)j;n •• flJ'J'iA" •• A?i"/Il.?»'l : hS 

f\'ti • 3f)f:/i-f-A ! A"'|: : ft-n/frl- • oimbh • ,f.w.i: : fl>-rt'J- ■ VfA- •• (hhöJ-Cl- •"] I 

4. ^-OJ. ■ hVt] A >, : ^ . 5. mlt-lfno-^ A — IV. ~ ib. «onw/-] fl»n. — ö-G. n-fl/h 

— hfrt-n] A »h'P : fi-ri/t- ■ Ah. . — 10. Tir+i- = vicn^v A ow. — H>. on-pcni-] o/«. «d. 

— 12. tf-A" (poster) oin. — 14. oxDon] A — n»»-. 



Apötre du Christ, toi qiii es venu ici pour me perdre? « L'Apötrc lui dit : 
« Tais-toi, csprit iramondc, et sors de cet homiiie! » Sur ce, le diahle, sous 
forme de feu, sortit de riiomme. Lorsque le vieillard vit ce miracle, il tomba 
aux pieds de l'Apötre et lui dit : « Je ne suis pas digue que tu entres dans 
lua maisoll, niais dis-moi ce que je dois faire, pour que toiis les gens de uia 
maisou et moi uous soyons sauves. » A ce sujft, IWpotre donna gloirc au 
nom de Jesus-Christ et dit : « Je te rends gräces, u Maitre, parce que lu 
m'as donne un heau cliemin, tu as doiiiie un heurcu.v rcsultal d nwn voi/af/r. » 
11 entra chez cet homme, lui parla du salut etcrnel et lui euseigna le nom 
de Notre-Seigncur Jesus-Christ (qu'il soit loue!). Le vieillard le lil eutrei' 
dans sa maisou, et toutes les persoiines de sa fauiillc sc reuuirenl auprcs 
de lui. II les instruisit de la foi, les haplisa du bapteme chretieu, au uom du 
P6rc, du Fils et du Saint-Espril, et les fit pailiciper aux saints m3'st6res, i"! 
la chair de Notre-Seigueur et ä sou saug veuere. Ouand les gcus du pays 
apprirent ces nouvelles, ils apporterent aupres de lui, Jaaim-.s, tous les ma- 
lades f[ui soufVraient de toutes cspeccs de uialadies, et il les gui'rit tous. II 
leur ordonna di's pretres et des diacres et leur sacra comme evöque le vieil- 
lard a ([iii il doniia l'l'A'angile de Notre-Seigneur Jesus-Christ iqu'il soit 
loue!); apres ([uoi. il parlit, pour sc reudre dans tous les pays]. 



[333] 18° HAMLfi f25 JIIIJ.KT . 349 

mrr'Aflj'Ti- : hihi: • nhrt.'i- • (min = mrthA-f- : h^/n .• ^'.^^a ■ nhiiiM •• 

■\f\ • >»1ll.^'nr/l.L" : \\(m : Pj/O : «»A.P. : OT^Ai' : A(iA.'/ : lOlViM' : OUnAft-l- : 

fliAft : rtirt/zoff- : y,»4v.n :: aH\h.hl: •■ ft/\1' ■■ l-jf-nh' ■■ hi^'.ihff: : -nn-yi : -i 

dlh : rt»,l'.n.AJ" : h»" : .(''J-m'O»- : tthil •■ Ä,f A-^ : «n'/. : Oi'M'. - «»»iV- •• ,f. 
^ rh.Ai'- ■ h'W : m-J^Xz : f,n,A"0«»- : ?,ft^/D : /..pA-A : hlll- : fl»-?»-|: :: «»«JCT •■ 4« 
•S-A : (t'(>«p-n • //»Al^AJ" : WjnC : fl»h'Vl/ : y.)}/"1' : (\"at>- : fmMif- : A?."/!!. 
hV •• ilCM-f-tl : «l,C,|LA"ö«>- : h»n • «l-?,'|: : <><.,(', : JP'AA : h^lL^nfh-C : Äfl « 
flJAn •• rti»"«- : »'}•»• : 'M>"0- : A(iA.li- = Ö'ÄÖIV.Ä?' : hwAfiA'/" ! WJ-^nC : flJ 

10 AHA •■ mMflrn : n-/: : fl»-A/" • ChA- •• mimiwm -. vq:A := fl)-/'Kv1i<<. •• (IM-/- : ni'j 

•|: : 4«.P,.rt : hr/n : Wh-fr : A,AlP : fl)^,V : '7o">v5. ■■ flJÄ.nA"/ : (Oh.T'H'^, : ?t 
ITHO ■ .e.»n :s (DhJ'iC.l : -«J.n • ChA- : »n/\}V. : (Dh.l.htlW ■ H^VP r flAJi : ©;,. 
A-nA : '/"^.A ! h'^ ■ ll> : ^A'^lM' •■ "/KV. • fll(','I'fl>-9" : «llV. : ÖJ.P.A"?.«'.' = ?iA 

1 !»• •• All./- : //"^.p.A « KiiLÄ-n^h-c • ,i'.?"w,^.v : riÄA-i: • fl)n/.h'i: • f»M- = y" 

AA,V : A^/Ar/n : 'JA'/' : W"U1 •■• 

'1. fl»,t'.fl.Ai"] P, 0, A üJnJiA}». — '1-5. ,P.A,AP.] A p,i, . — :.. -h-^-o,-] A ,-h.f<n. ;ir ,^', 
pro ([uo ^^ leg', iiiterpr.). — 7. ncfi-Ffi] P, 0, A >,.pft-n = n . — '.». }»",-h9n] A irrL^-fT; P, 
0, A "•/.'itÄfU (cf. Dillmann, Le.r., 625; ar. .rJ^LiiJ' ^■j'r' •>-" •^'i f')- — 12 ^""1 P, ^^ A 
Ä?" — 13. +"7.n] 0, P A-nn: A hAirt u-. Ui). — 14. ^-n^o^P, 0, A wh ; (A — t). 

11 y avait luii' femme sterile; eile lui tleinanda (riiilerceder pour eile 
auprcs de Dien, aliu qu'il lui doiiiidt im fils; il pria pour eile; eile convul 
et engendra iiii fils, qu'elle appela Jacques. Ua jour, de nombreux Juils 
se reuiiireiit aupres de lui, lui diront de leur parier de Jesus-CArw^, lui 
demaiKlnnl qui il etait. Ils pensaient qu'il leur dirait que .Iesus-67i ;•/*•/ elait 
soll iVere. Saint Jacques monta sur son siege et coinmenca ä leur expliquer 
la diviiiite de Notre-Seigneur ./^^s•H.v-Christ. II leur dit qu'il est l'egal de 
Dien le Pere. Quand ils cutendirenl cela, ils fureut en colere contre lui. 
Ils le lireul descendre de son siege et le flagcllereut fort. Un d'cut 
arriva avcc uii hois dn lavoir (P, 0, A : un hois de foulon) ; il 
Irappa la tele avec cc liois; saiul Jacques reiidit son Arne. II est ecrit ; 
sujet de ce Saint qu'il ne hut jamais de vin, (pTil ne mangea pas la nioindro 
(■lio.sc contenant du sang, que le rasoir ur passa jamais sur sa lelc, qu'il 
ne se baigiia jamais daus l'eau d'un liaiu, (pi'il ue p;jrta jamais de chemise. 
mais (pi'ii elait vetu d'un manlean dr lin. qu'il se tenait toujours deliout ei 
faisait laut di' prustralions (pio ses jambes, ses genou.v el ses maius eii 
etaient entles. Ouand il fnl morl, on l'enterra ä cöte du sanctuaire. Oiie par 
ses prieres Dieu ail pitie de nous, et que sa benedictiou demeure avcc nous 
dans les siecles des siccles! Aiusi soit-il. 

I>ATR. OK. — T. VII. — F. i. 23 



11 'i.i. 1). 



c eux 
ui 
:in 



A i'.i'i, b. 



350 



LF. LIVRF. DU SYXAXAIRE. [334] 



A" : ^ivi-m ' h'ifi •■ hr-ihh? ■■ i'Hfi- ' UM': ■■ Ahcfi-ffi : «»/uf:''.«'-l = */ 

«oChV- : h«/n : WA- : llf/A" : IKMll = "JT-/*' ' ^'./.Hn •■ r/"4'IvV.'|- = 'Jfl.V : O)}?. 

1. vn] 0, A n-in. — 5. •dk.vii«'.] P o/«. «d. — /i. n-t. V om. — s. wni-] O ny"°>. — 10. w 
m.VI:ft] 0, A o/«. ft. — 11. hl (), A om. - i:5. m.c,,'».^-!:] V ro.R.lW: ; O <D.e.n,-h/.-. — 15. post 



iSaliit a Jacques, (lui Tut clcve pres de Marie, parce quil iHait orplicliu 
de merc. Cc juslo, frere de Notre-Seigucur, iie lil eutrcr dans sa houche ni 
chair, \\\ viii; il \w se fit pus dcux tuuiques]. 

:Eii (•!■ joiir, Till /" HCT/ de le bienheurcux Atnätcwos {Atlmnuse) du pays de 
(^)ulzum {ChjsDKt), du tcinps de Diocletieu et de Maximien. Le bieidieureux 
Atlianase elaii de faniillc royale; il lut ferme dans la foi du Christ. Lorsquc 
les empereurs pervers ordonnerent de reudn; les lionucurs divins aux idoles, 
ils etablirent Atlianase magistrat dans le pays d'Egypte, avec ordre ,1c d.truirc 
les eglises chretiennes. Mais lui, cn arrivanl. alla aupres de Tereque. \\>\>.^ 
Pelros (P(Vr;v), marlyr, reccvoir sa beueilirtiou. II lui dit ([u'il i'lail cliiiHiiii 
et celui-ci sc rcjouit ä son sujet. 

En apprenaul cela, le roi envoya un uiagistral. pour qu'nu se saisit d Atlia- 
nase etonexaniinAI son cas. En arrivant, le nuigistrat lui dit : « Pourquoi as- 
lu resse d'ainicr les dieux.' » Atlianase lui .lit : « Moi, depuis mou eufance, 
j'ai aiiue le Ciuisl r\ 'y ii'ahaudoiinerai pas ina Toi. « Le magistrat Ini dit : « .Si 
tu ue tc couvritis pas et nc renics pas cetle foi, iguores-lu que quicouque 
trans^rcsse lordre de rempereur reeoit nn graud su|)plice et uiie lorti- 



10 



In 



[335] 18' FI.\MI,E '25 JriLI.ET). 351 

hhh •■ IV^K •■ ny.f^lfi'ix ■■ A(>A.li ■ U'^>. •■ hhh ■■ A'JA^/n : "/AT ■ m\fih •• "}?•/" 
hJ: •■ mt\{ih •• h(\'i}'/. - rt.e.Tj • äA/h ■ hlu.httih.C ••:■■ mfi'^p • fmh-'Ti • l-r 
: T'i- •■ (Dhmi • .e.';"'l<. • chr^ • nrt.e.v. :!= mrt"?./' = •>'j.fi = h-lv;;?'rt •• äap • 

C ■ .e.rWi/.V •• (IKA"'|: ■ A''/A^/n : "ihr • h"ri :i:] 
[rtAr ■ Ah ■ ÄllVI,}''ft • y^T i 

uhM'i'M.h •■ (IUP • wrtih ■ Vii ' To-ir :•: 
hin •■ "i}\.A. •■ y,'y: •■ Avf-A- = "/A'r ••: 

».httflui: '• ,l'.9"rh<'.V • riÄA-fo"- ■ A'JA»" : «JA«/' : h"7.'J ::] 

1. «■•/■•V] P Olli. (A .K<'.11-n : Jf-" : ",n.f : rDOD.>" j »■/•",). — ,). ?,(m>.] 0, A Olli. — >.. — 

.">. m'ixao-] (), Am— l.j. A>,y.^-f.v] — /».^-V ; A — .<5-<{-V. — 15-lü. a»n''7ö;»-> — mh-b 



peiiie? » Saint Athaiiusc dil : « Inseiise, atlciids uu peii, jiisqu'u voir, el, tu 
verras le rhätiment qui tombcra sur toi, pour Ics siecles des siecles, et qui 
arrivera a ton empereur et aussi a ton pere, le diable, l'ennemi de Diou. » Eu 
entendant rrla, le magistrat fut vivement irrite et ordonna qu'on lui coupät la 
tele aver le glaive. A cette nouvelle, saint Athanase pria Dien ile lui dünner 
le repos avee ses saints, (reloigner de l'cglise chretienne les calamites et la 
persecution et de fortifier rcmpirc de Rome (Bi/zance) et Tempire d'AUsoum. 
Quand il eut acheve sa priere, il fleciiit les genoux, et un soldal lui coupa 
la lete avee une öp6e. Des rnira( les en nombre incaiculable se manifesterent 
par son corps. Que par sou inliTcession Dien uous fasse misericordr d:ms 
les siecles des siecles! Ainsi soitill. 

Salut ä toi, Athanase, arbre du pays de Ouelzeni (Clijsnia), qui y es 
apparu portant de doux IVuits; pendant que tu priais, ilcinaiidaiit la paix pour 
le monde entier, tu as ötö couronne aujourd'hui pur le tranciiant de l'epee^ 

[En ce jour encore, niömoire d'Anderuna (() : Aiidor.uia, A : Anderäna) et 
de Tobya {Tobie), et de 900 soldats d'Antioche, compagnons d'Ksdros (Isidore) 
et d'Androniqos fO : Antrani([0s) le magistrat, et de son arniee. Que par leur 
intercession Üieu ait pitie de nous dans les siecles des siöcles! Ainsi soit-ill. 



352 LR IJVRF DU SYXAXAIRF. [336] 

"V'/.M/'ö"- • ftflrt •• (nmyn •■ rojPV-«}. •■ rurt'JTJ.e •• roVi> ! <i;;\''Ä •• ixTpao- -. h 

tm : •ÄA"rJO-l- :: mfl^lA?»'!- : 7.11. : 'l'l'i\-(m- : A «'/"»', '>'>'> = ?|A : AT'ö'»- •• Äfl»' 

m\{\t\f\v. : 7.11. •■ 'I-/A • hhci.'v ■■ h'iu •■ irthn •■ f[öt\ •• "//C;)- ■■ ?»i'"fl>-A '^ •• 

rn-"/m. •■ (l,;'- ■ <nA,(',?,J:rt •• ht'.'t.'l- •■ IfthA'P ■• ,U- ■ hC^'rfi ■ ^h'iV • hti- ■ 

^y,A'i • ti"ifi:i-'i- ■■ «»;//. • ?iftv •• «»'1 n-A-o"- • vp = oAat- : -^n ■ p.-nc : uy-fi 
im : .e,.l>>A ■"■•• •• A5n(.7i-/:,e'> = my.tiff.'F'on- « 

3. ji"/-] (). A fiy""/ : l' ; P inoilo >ins' >» j scribil, mndn hiw.: <• modo hl\i in saläm >inT' 
modo wni; A sempor >,fiv. — ■">. fl'M^V.e.] (), A pr^i/ti. m — i/>. .p.'^ni] .P.AIC : A Ärt.;>. 
— <i. (^«'.n] ft<.n: A fV<:n. — //'. my/s.'i o «».r'/*.; A «.p-H-- — 8. «».-»«o'/] o (ni'"/v; A «> 

;;-m."7-'/. — 0. milOA'i.P.] (odOAn : A (onOAfll-. — 12. rtonh-W : M:.evn] Ah ■«mim 
>!>.«»<.; A rth ! (nh>,«i'<.. 



i.ECTi RK i>u 19 III. ii\Mi.i': 26 juillet). 

Au nom du Prie, du Fils et du Sainl-Esprit, un scul Dieii. 

[En ce jour, furent niarttjri.si-s les saints martyrs de la ville d'Esnä {Esneh}. 
\'oici ce i|iii Till roccasion de leiir martvre : Arvanos, le prefet, so rendit 
lrf>i.^ Ibis dans la villr (ri-lsiia. L'iic premiere fois, il lua Dclaz (O : üalaz, A : 
l)ali<ia), asc-elo beiiic, et ses quatre enl'aiits, qui so nommaieul Sers (0 : Sanis, 
A : Sures), IFermaii, Yaiiui'a (O : ^'aiifii, A : '^"aiiul'u) et Santanyä ' ; leur inar- 
tyre fut ronsommc Ic G Genbut. La seconde Ibis, il lua quatre olViciers, qui se 
nommaieul : Awsafyos, Tämäii (() : 'l'amaii. A : 'rawmain. Ilarwäp^ et 
Bäkos'-; leur martyre cut lieu le 7 Saue. La Imisieme l'ois, il Ina unc vieille 
femm«', cuuciiee sur sou lil daus une cliambre de sa maisoii; cetle vieille 
femiiie fut inlerrogee par les soldats d'Arväuos au sujet des sainis martyrs 
de la villr d'llsna; eile leur avait dit : « \'oiei qu'ils soiil daus la montague 
qu'on appclle Agatou ', car ils ont appris la venue du magistrat Arvanos, 
dans le biil de tuer ((), A : et ils eoiiiuin-nt ([u'il tuerait) les cliretiens et de 
les persiMiifcr. ■> 

\. VA. /olenberg-, Catal., 184 jß de genboli. — 2. Cf. Duensinp, Liefert d. a(h. 
S.. 22, 'lU. — 3. Kälün. .VmiMineau, (ipogr. de l'Eg., 212. 



f337] 19' IIAMLß (26 JUILLETi. 353 

(1- ■ t«Ä.ex(:h. • -hrti/MX • wn: = kh- •■ ft*.e.'i- •• \u.r •■ '\{\'">?. ■ ©/.hn- = 

iro»- •• i-c : n^.{{f'ov. : YxTW'h •■ (oat-hu • .«'-VHi'«''- : «»ji'.nA-««" •■ yno- •■ 
«»•»•"/"ji*- : h^/o ■■ -inh- •• ^/"'rv^'i' : rt"7j?'i' •• fl»?i'>» •• ii^/"'ii ■• y.'röF-ii"- •■ ha- 

tm : MIO ••■ (Dth/.ti •■ i'V'iV- •■ ^ö^.{rao• -. (iKn.i'.'i-'i- •• «»•i-iaj''«- •• «)<{.k 

a»- : a)y.i[h(M\roo- : n^]riA.A'/- -• Mvn ■■■ 

flIriV. •• »n'naYi : hTÜi' : Hl/. • hi\*?')l ■ aH'Oo^.m • J|(»n : Ol/. ■ htl'i ■ 

1 • n •• CM'9' •■ ^i'-'"!' ■■ hoo'il- : hin ■■ .t'-flA- '• ii'h'i • YlCtlllS'i •• ""'.*'• =:= ""^"^^ 

ti^jr (n^iT-;'): A fflh. = VVii = .tt+>A- = >.?° = 1» = >. = Irt = n4-.e.l- = wa". — "i. ii.e.no-.i'.] O, 
A n.R-nA}p. — /7'. «•.iviiA"«»-] P ».ttiu = — 6. «.>,vii] I' >.vii. — ! i. post ©»•>■ <), A at^^/. 
u./..i:t. //-. f-r-^iirt-] P .('.•MM-A. — 12. nMift.'\i-] ü, A - rt.rt - i'i. vn^-e^y] o, vxcyi 

— ib. VI'V] P VC^* sie . 



Apres cela, le magistrat ordonua ä ses soldats de hier sans repil tous 
ceux qu'ils reiicontreraieut depiiis roccident dela ville, qui s'appelle « Seqeyt 
Karim » (?); ils trouvoreiit beaiu-oup de gens sur 1(> (■liciuhi eL les tiierent; 
ils agiicnl de la soilc jusfjira Icur arrivee au couvciit (riiii Pöm-c illustre, 
nomine Isaac, le Solitaire. Alors leiir hon pasteur, nonuiie Anionyos, los 
Ibrtifiait et les ronsolait, en leur disant : « Soyez courageux et perseverez, alin 
d'enlrer dans le royaume des cieux. » Pendant qu'il les cxhortait ainsi, le 
magistrat vint aupres d'eux; quand ils Feureiil vu, tous s'ecrirreut d'uue scule 
voix et dirent : « Nous sommcs cliretiens oiiverlement. » Le magistrat donna 
l'urdre de les tuerpar le glaive commc dos hrohis; los soldats, apres les avoir 
torturös aveo le olaivo, les tuerent. Les lialiitants d'Msua achovorout lour 
bon combat, grands et polits, liommes et i'emmos, le P.) llamlo. Les angos 
reguront leur änie et les oouronnorent aveo des oouronnes lumineuses. 

De \k lo magistrat alla dans la villo d'Aswau (Assmui), puis revinl daiis 
la ville d'Lsna; il y roiioontra trois liomiiU's (lui portaient ieurs iiislruments 
de travail. Lorsqu'ils le virent, ils s'ecrierent, en disant : « Nous somnios oliro- 
tiens iHivertement. » Avanl onlendu ccs p(trolc\, lo magistrat ordoiuia de les 



354 \.E F.IVRE DU SYNAXAIRE. [338 

P : OD'no-J'J : hm ■■ hff" ■■ ?.4">A?'öO' : (0^.9°^^ : hChtltlfO^- ■ 0"/«?? : 1^11 
Cao- :[: (Dhfl'H'hira^ : AhA" : fr/i-'J-ft :•= (Dh''fn\M?-ti ■■.■ flJOTfl^h^.vL : flJ^,X 
öi>. .■ hTPirO' : hoD : ifflÄA^örth/.?" « fflAnj'J'l^rt •■ ^-^t) ■ h-ü • ViO-c ■■ h,K 

ti ■• *Art ■• hn : h'r">p-rt : hfic ■■ oD'nu-i"/ : mhnnt^ ■■ i^v.", ■ a«i/'^ : ©«^n •• 

hao : \ia)6f\:i"S^A^' :•:: maoft^'h^ -. fi-nh ■ hT'haBf;'^ -. Oi'VinA? : (D+nCJP : fl> 
t\V ■■ oot}-} •■ ]lf.{\aB^. : n,'!' : fhVf] •■■• (Dtt(\ •■ l'jfid. •■ OT'PrtA ■■ n.P.'l' : f^Vfr- •• 

'U • hn •■ rnUi-'l' ■■ 'd-Orao' -. fi'nö:i"t' ■ hA : ■\'^^t^ ■ Hin^. ■• ht\^ •■ PJ^A- ■■ 
rt]M ■■ A'JA'/D : «.Ar : h"!.-} ■■■.■■'] 

[rtAir •• ^i-flA • hl» •• ^lA-riA : yiArh -i: 

A?,'.P.-+ : ÄTiP'n •• hflh •■ P.ffnT'l" ' HIlKMi :•:= 

+C'/ •• nOA- ■ ?:ao?: : htm : a>-ni' ■■ hflT : l'V^/h •••: 

?,(D'Pao. : ^hh^V^ ■■ ''in •■ 9.P."A- ! 'hÄ.rh i 

h'i\l ■■ "ifi'V ■■ mVh ■■ trot^-f- , ^^^ . ^jf^-V :•::] 

1. YiöD 0, A o/n. — ib. a>fir'^<-'] 0. A mmt-ti,. — 2. rt-<{<j-fi] O iV*.ft; A rt-cfi- — 
5. wv."^ ■■ (D 0, A om. — 6. >i?°>i«n>'r''/] 0. A odv?" . — U ■ rt'^!^]. Ce saläm manque dans 
et A. — 13. JifiT] ms. P -j-n?. 1*. et A fönt suivre ici la commemoration des saints 
Quirice et Julitle. ("f. plus l)as p. 370. 



luer et de leur couper la tete avec leurs Instruments de travail. Ils se uom- 
maient Suräfäs CO : Surus, A : Suresj, Antik^vos et Mashadre; ils acheverent 
leur martyre, ie 1 1 .Maskaram. Quant au Pere, l'illustre eveque Abljä Amo- 
nyos, le magistrat Fenfhaina et Fcnjoignit ä force de sacrifier aux idoles. 
Coninie il refasait de sacrifier, le magistrat ordonna de le jeter dans le feu; 
on l'y jeta: il acheva son martyre le 14 Tähsas. Des fideles vinrent Tenve- 
loppor dans un linceul fuiiebre et l'enterrer dans le lieu, le saiictuaire ap- 
pelö Beta iiafs'. Quand l'urent termines les jours de la persecution, ils 
(^levärent sur rcl endroil une Lello eglise qu'ils lui eonsacrerent. Que la 
priere et la benediction de ce Pere, que les prieres de tous les niartyrs 
tues dans la ville d'Esnä, soient avec nons dans les slecles des siöcles! Aiiisi 
soit-il]. 

jJe dis nn saliil, en poussant des cris, a la saintete d'Amonewos, qui arriva 
jusqu'aux nuages. Lorsque dans la ville d'Esnä fut sonnte la trompette re- 
tentissante de son Maitre, eile appela des milliers la oü sa luttr lut aplanie, 
soutenite. Une petite semence fructifia beaucoup, gräce ä sa niurt . 

1. ^-^^ w :J. Cf. Zeilschr. f. Assijr., XIX. 211. 



15 



[339] lii' HAMLf: (26 JUII.I.ET). 355 

.j. .. j^A'-f-öo- •■ *Ä'ft-l' •• f l/A- •■ l»"flA.V ■■ h-ihoB : «JA?" •• ^"^7 :•: ] 
rt'^d;i-|' : JflCrt-ffl •• Wim. ■■ h{\',' •-.•■ 

1., h,?-ti •• fl'JiVil- : hö»- • tm'/y.T'}^' : fflrt'^ ■• h.VA ••■■ «'i^n ■• AlH' •• »o»^(? = MV 

i-7. üjni|-t — h'T.'V] Ces lignes manquent dans ü ei A : elles semblent elre coni- 
posees sur les donnees du salftiii. — 1. >,ns'] ms. >,fi5' (? — 2. -rn-lr»] ms. — p. — .!. >i>» 
!«.<:] s/f ms. (I. flin>V.rK? — 4. i.ii.] ms. o/«. — 8. 5r°A-h>] 0, A 'rn-".> (dans O cl A ce 
salüm prücede la commemoration de Saint Quirice). — JO. v-n] <), A hll. — l'i. (hii-V-v] P. 
(). hie etiiifra n-r ; A o»t inlVa üt'. — l'i. •lö"?./'.'»] 1* ;'öy" : <> :>b''-l y.-i . A •/•>i''V-S-V. — 
13. >iVA] »•'»V. 

[Ell ce jour encoi-c. au jete les saiiils et justes martyrs de la villi- 
dEsnä. Ces saints marl\ is etaicnt intrepidos dans la foi di' Dien et dans 
l'amour de Jesus-Christ. Le magistrat Aryänos vint ; ils apprirent qu'il venait 
pour aneantir la religion chretienne et detriiire les eglises; ils coururent. 
fn tuiilr liAtf. Inttant de vitesse, sur l'arenr du niart\ re. prenant avec eux 
le pere soll fils, la mere sa iille, et, Sans se separer, iis reeureut la eou- 
ronne du martyre dans le royaume des cieux. Que leur aide et que leurs 
sainles prieres solent avec nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il . 

[Salut ä vous qui IVites remplls de sagesse et d'intelligence, martyrs 
eliriHii'iis de la ville d'Esna, qui fütes tues, le pere avec son fds. la mere 
avec sa llUe, par les gardcs Aw magistrat Aryänos, tpii n'i'U epargnerent 
mßme pas un seul, pour iwrter la nouvelle du iiiarlj/n- \ 

Eu ce jour aussi est la mort de saint et illustre Bilalän (P, O. A : liallan; 
Pantale('iit(i)i\ le Sage (medecin). Ce saint etait d'une ville appelee Ta'amidon {Ni- 
comedic); son pere. qui se nommait Astukiyos ', etait iufuleU>; sa mere etait 
chretienne: eile si' uinnmait Tiiäla. Lorsqu'il eiit grandi, son pere Uli apprit 
a ecrirc et lui appril aussi la uiedeeine i|>. (), A : Uli apprit t\ ecrire[0, A : les 

1. Ar. _.»,äJ:-v' Eustocliius. 



P 166. 1).' 
O 4'i. b. 
,A!2n,a. 



356 l.l': I.IVRE DU SYNAXAIRE. [3401 

-{.-n • ?i9"n.-f<n>- : b-tthti. ■■ 'i'fiM : mfitt •■ P:''AV •• n*,e.''Xii- = t\in'\'i ■■ y.'kK'C ■■ 

h^ : if.rC^ ■ at'tl't- •■ Vi"/- : »li.Cö)'!- •• «».ejl^ : tP-M' •■ ■/^.''7S*"-|- = CA'Ö 

A'j ■• luhy.y.'P •■ ?iiii.Änr/i.f: : n/.?»p = rt.A."i- ■■ h«» = nmAJ •• i/a- • fh9"> = 

.e.nro-?, ■ at'M' •■ n.i: •• Aö»-?i-i: ! •i'A.n •■ (o^'.'i".'/!: •■ rfM\,i>- = ii?i'>i- = vy. 
fflAn-vi/'tf»- •• AhA •■ y«"Ayi}" « hTv •■ hy.y.P •■ h»» •■ v^a-ö»- .• hA = f^ 

1. »,"hÄt] <» A </««;iiVt. — /i. in>iöll ■■ öoOC] P, O, A ffltf-A". — 3. An-Vü-] A AO". — 
4. ante Yicn-Pn P «"''/• K-Crt-n (O, A, iri et plus bas, ajoutent au nom de Jösus-Christ : 
A-I: . n-(iw.ii-). — 7. mhy.M.P'\ P, 0, A <B^M- ■ 7.11. ■ h"- — i/>- Drt»] P, <> »AS" A tiftm. 
12. o»-ft-'V] P uo-fl» O, A — Al — 13. post A-* P, <» "dd. fi-lao. 



Livresjjettouti'sciL'iice, et il dcvinl tres grandmödeciii. In prrlrc liabitait pres 
de leur maison ; lorsque Batalän passait devant lui, ce pretre adinirait sa beautf', 
sa scicnco. sa sagesse et soii intelligence; niais il s'attristait ä soa sujet. 
parce qn'il litait infidiMi'. Lc pretre deinandait ä N.-S. ./c'.sf/.v-Ciirist de gui- 
der Batalän dans le clien-iin de la vie el de Ir coiidiiire a la vraio foi. Apres 
qu'il eut niultiplie ses prieres devant Dien ponr I5alalan. Dieu iit connaitre 
au pretre, dans une vision noclurne, (jue Balalan croirait par sou intcrm^- 
diairc. 

Le pietri' fnt dans la joic 11 s'eniretcnait assidnment avec Batalän, lors- 
(lu'il passait devant lui et le saluait. Cc l'nl la cause de leur aniitie reci- 
pmque. liotaldn cnlrait tlans la inaisun dn pnHrc et s'enirctenail avec lui des 
clioses de la foi. Le pretre lui nionlra limpurete iles id(des et la corruption 
du cn'ur de ceu.\ (pii Ics lionorent ; il lui Iit connaitre en outre la gloire de 
la lui du Cliri-^l. la scicnce et Lintcdligence de ceux qui Tadorent. Puis il 
hii lii connailre ipic tons ceu.x qui croient au Clirisl Notre-Seigueur, des 
niiraclcs et di' gramles guerisons se produisent par eux. Lorsque samt 
Halalan eut cuicudu (\ur Ions ceux qui croienl uu (;liri>l fönt des iiii- 



Itl 



15 



[3411 MV IIAMLl^ ,2G JUILI.KT). 357 

tum •• rtr"/ : 4*^f.A : lhnA'> = h»» = ?.A ■ fh'/'V : riJK.Ti'fft •• e.ifK- • Ih'r 

«MUwh/: •• (>A1- • >h/.. ■■ •Tf"J.ri •• nro-ft/- : t/o/,.i)-ni- : f/JC ! i:M- ■ A6tth 
h/ro : >i'i:il-'} •■ .•'•A • -l'rt.rt • 'm'J»l)iy : f,l\ : .iMl-Ai: •• Ah«" •• h'M" •" htm-}\\ : 

iVncM'tx • 1'Mu: •■ 'ih9"/."i- •■ {\i\a^- ■: «i'i'cn : -^(1 •• «»"hl- •■ nhrt. •■ iivrtii 
-f- • h,f.rt. ■• fl)ÄAe ■■ ÄA"'/" • V'/.»;'» ■■ wtihh •■ h'/'-'in ■ Incfi-f-rt -• htm .• .f.in/'-i- • 
•>f.ti" •■ uty.d.at-(t : A<i>-?i'|: •■ -nhrt. •• r»(i'.4'il-A •■ Ahji'-rt. •■ lu/" = h/V'Jfiln •• AJ| 
Ah « «'1^11 : ^.Ä»» ! ÄA"-f- • -i'i/^'h • at-hi'. ■■ nhfi, ■■ ii^ym- •■ (D'fo-y. •• uh'i 
riA •• /VVJ»" •• ttifl).e:-+"(- : .f.?,'/; : h,f>rt. • (dTH- •• MV/ •■ «»/«»rtii = ■/<'.''7'i"'l-- •• 

ö)(lhW»-/; •• öA-l- ! «"Äh •• -^n.!)- •• hfiot-i: : h»» : i».*;.«»-«^ • tafttt • Cht'- ■• 

2-3. fli.e.^-ÄJty» — A.*>}.] 1*, (), A ai,e<f.»?" : K..-;'/'.. — li >i'/ii : '/ni'] (). P, A ii>". — Hj- o 
■vn.o>] P o/«. ; (), A ^Ä-^tih. — 7. r>n] P, O, A ^n«». — 8. post .+>,y"^t P add. loao■•,\^^.\ 
0, A mai>-,\\i.\- . — 10. w.e'M-'^] P. <) A «d^^VA» iot mox P .(iV ', A >»..ii j. 11. /h^'u»- ■ 
iBTO-;&] P, 0, A — u» ! —f. 



racles, il fut clans une grande joie; il desira faire des niiracles, afin que sou 
but de (/iK'fir les malades füt atteint par la medecine et les miracles', et 
il cnil en Notre-Seignenr Jesus-Christ pai' rintermediaire du pnMre ([ui 
continua sans cesse a Tinstruire. 

Un jour que le Saint passait sur la place piddiqiie de la villi', il vit un 
liomme mordu par uii serpenl; le serpenl se tcuail la. \)vt"< ilc lui. 11 so dit 
en lui-inenie : « Je desire verifier Ve.racliliidc de la parolc du prelrc nmn 
Maitre; il in'a dit. cii cllVl : Si tu crois au Christ, tu l'eras des miracles en 
son noin. » II s'approcha d<' riiomine ([ui avait 6te mordu par Ic serpent, lit 
une longue priere et demanda a .Ms7(.v-Christ de manifester sa puissance, en 
guerissant cet homine et en tiianl le s(>rpcul, aliii (|u'il ue imirdil plus pi-r- 
sonne. Lorsquil eul lini de prier, cel linninie m' ixlcva gui'ri. sain et said. 
Sans aucnn mal; le serpent londia et muurut anssitöt. La l'oi de Batalan 
grandil ; il ;illa anpres dn prctre et reent (h; ses mains le bapteme chretien. 
11 allail loüjunrs chez lui. 

Un jour, vint vers lui un aveugle, alin de se faire gnerir. (^)naud le pere 

1. Ar. . Ji." J. i^^ i} J»-V.' u pour que soii IjuI dans la im-Jeciiie fill atloinl •>. 



!■ iir 



358 LR MVRE DU SYNAXAIRR. [342] 

tiöat-i: •• MlM>- • A4'S.rt •■ fi^^F' " (olhha- •• ttin^'i ■ Ahll-i)- ■• ö».ftll.A" ' «» 

A-f- « ö»Kfl>-/*'^ : ^•SA ! ro.f.rt.A' •■ Ahn-r)- •• VMnh ■ \\aB -. 'ich?. •. Aflrhl- : 

h''i\\.h(\,h.i: " tDÄfl)-/» : i\ut'hu •■ fno-i: ■ öiji'.ii.A" • AK««» •■ i:Ki\ • ■ihr'i'i' ■ 

ll^rAlf] : \\i.(D{\\\ : ^(>.f/>-/.Jl •■• <0,('.a.A" : fl»-?i'|- : {lÜI'C ■ hOi : h>»?"'> • fl>}\ 

AP ! ^SA : A<>A.ri- = äA-/- •■ W.:'' ■ wKm^. ■ h^ü- '■ -S.O ■■ höy-HiO' •• Afl>-?» 
-|: ■ Afl)-(: : my.tt, ■• flAö»- : AJi-ZlLÄV ■ YlCM-fh ■■ 'IChy'- ■■ fl'll7.U.'/ •• /h/"'!- : 
>»(>j^/>'/;ii- : fiiO'hU •■ inO'C ■ "'An ■ CM ■ Ml«)- : \\"iV ■ hT"/ ■• '^"AA ■■ m-h 
■U ■■ öat-C •■ iXhnw.h'i •■ hSii-ix •■ hCA-f-A " fl»V/"höi- .• .>.«j.rt : jimAJ • -in ■• -l« 

t^öo. : AÄ-/'nn/:i>- •■ h"i''/ii.ev = mmvw •■ h,<'.au4' -• h'rj'Pf- : av^iJPJ = ö»ri> ■■ 
.e-inc : Tiin = ini!.A„(»-C^ai- : Artnh = i/hjnA • «//»'-n ■- hA •• e:"»/^/" ■ hrh 

' u 45, a <»+'Jh. : Ai^A. !)• : mtt.fX'i : fl)^A'J'l*?.,e.}" •' W ■ H/^' ■ 9"^ ■ 'l'A.A ■ tu 
•/'AA • ötO'C •■ ö''/'AA.|/'fl»" : 'flll-:"»'} : hA •■ hTi- « flil-feT"/ ■• 'n/*' ■• A*A.li' 
a»- : tiJ^.|l,A"ö»- •• n>-0- '■ hhni\W' •■ «J^.-J-hl/H' ' A"'|: ■■ (Oim.\-^. -. hCkMlW 

li. +>!?"•>>•] A — i»"'/-. — 7. Kicnpfi] P, o, A h.»"«-?! ! ^1 . — 7-.S. H:hy. — iicn-pft] A 
o/«. — 13. post f.i„af{^oo- l>, 0, A add. rt-il>i. — Ki. posl u:>ii\-biroo- P, (). A ('c^^- 
MM-. 



du Saint vil cet aveugle. il Ic diassa. BataUin demanda ä son pöre qui etait 
cet Iionmie, qui le clierchait ; son pere lui repondit, en lui disant : « C'est un 
aveugle; il ne t'est pas possible de le guerir. » Le Saint piit la paroJe et dit 
ä son pöre : « Tu vas voir la gloire de Dien. « II appehi laveugle et lui 
dit : « Si lu vois, croiras-tu au Dien (|ui aura gurri les ^'oux ? » L'avcugle 
lui dit : <' Oui. je croirai. » i^e Saint pria sur lui longuenuMit, posa sa maiii 
sur les yeux de Taveugle et dit : « Au nom de Xolre-Seigneur JcsKi-Clirist, 
vois. » Aussitöt, les yeux de l'aveugle s'ouvrirent. Lorsque le pere du Saint 
eut vu ce l'ait, il erut, ainsi quo l'aveugle. en .Notre-Seigneur Jesus-Christ. 
Saint Balalän les amena aupros du jjretre, son maitre. qui les baptisa du 
baptöme chretien. Lorsque son pere Tut morl. il ailVancliit. ses esclaves 
et donna la plus grandc partie de ses biens aux pauvres. II exercait la nir- 
decine et gucrissail les gens gratuilcment; il dciuandait ä ceux (|u'il avait 
gueris de croire en Notre-Seigneur .lesus-(;hrisl. 

Les niedecins lurcnl jaloux de lui et le denoncörent k Tempereur. lui. 
ainsi ([ue le pretre, l'aveugle et beaucoup de gens qui avaient cmbrasse la 
foi. L'enipereur l'ul irrite contre eux (>l leur dit : « Sacriiiez aux idoles. » 
Mais ils ne lui obeirent pas. ()n leui' Irandia la tele et ils rerurent la cou- 



1(1 



[3431 !•'■ HAMLl' 20 JLHLLET). 359 

'jfl.f •• ln)!^tl■\•^:M ■• hrui- •■ iwriA' ■ •nii-:''!- •• lofwfyi ■■ tinh ■■ hr'i- •• n 
[rtAr • All • rt-vj^l- •• ii'PA'j •••: 

{»"ftA '• d(0-i: •■ iM.a)ftti : ro'/'ftA = »»{riJC • hü^ :•: 

[a»nn/: •• ^Al- •• »Irin • lllUaaf»- ■ AÄQ ■■ nl'/.fl •■ (Dtm^Ctl ■ \ld,M •■ ih 

A.n •■ «'«-rt. • tlft\t ■■•■■ tt/.Moo. : ^.^n-l" : ''\''n-i ■■ rilM ■■ A'JA»» = "/A?" :•:] 

'2-3. n>.Ä'/:i)] (), 1*, A ii>i.i'„i)'. — 5. Uli «fei'",] ü, P, A iDir"^. '>■ Ahv-nni — A^hfr] 

0, P, A rt>.->ll'» < (Dh.yi'hM'' ■■ M ' l\,b(i. — 5. «Dflot*. ! OiO] P, 0, A liö» > ,e.v"^<. (P ^.i»" 
*<.) C ' «DO"" (0 om. atao ). — ib. t;)ÄA"-F] A — A-1: : P, 0, A — A-. — 10. T^^i] 0, A 

wf". — 14. nl<!.n] A - .5(1. — /i. ii(f.m = /h ] A ii<c^ . — lö. ncv'] (» iinti., A »rw. 



rönne du martyre. Puis il fit suhir ä saint Batalän de grands supplices. 
Celui-ci iit beaucoup de miracles; un grand nombre de personnes crurent 
par son interniediaire, tandis qu'il etait dans les supplices : olles l'ureut 
martvrisees. L'empereur l'ut irrite contre saint Batalän et le jeta aux lions. 
Mais les lions ne lui lirent aucun mal; au contraire, ils caresserent ses pieds. 
L'eiiipcreur ordonna de lui couper la tete par le glaive. La lutte de ce saint 
prit lin ainsi; il regut la couronne du martyre dans le royaume des cieux. 
Que Dieu nous fasse misericordo par sa priere et quo sa bönediction Sdit 
avec nous pour toujours! .\inou. 

^Saläm ä toi, Balalaii, iiiarlyi- de Te'bidon (Mcdnu'dic); pour .lösus tu es 
mort, tuo par rop(^o de i'or; avec ravouglo ([uo tu avais yu(''ri d lo prötro 
ton maitro, tu as rogu la courDunc do Ijcautöi. 

Rn CO jour oncorc, memoiro de Abba Batrabo lA : Batribo), do Macaire 
de Falaga llalib'. et de Moiso do Soko (O : Soki, A : Sok). Oui' lours saintos 
benedictious soioul avi-c nous dans los sieclos dos siecles!] 

1. « Le lleuve de lail ». Y aurait-il confusion di' . ^-'ä et v_,-,^ä. puiii' '— ^;-:-=^ ^' i 

(Nitria)? 



3ö0 LE LIVRH DL' SVNAXAIRE. [3441 

P lü7. h. fl»|./; : ^A -l- ■• tlV : +'J.ft : hilf: • "/fl^l'- = J.f'.P.f^ft •• A.-l' : i\/.-*PA' - tHh"'} 

ö^ ■•■ AHM: : 4"i.ft •• iiv : t\a»' : AhiVih ■• Vih'iti ■ h'rfinh ■■ im. •■ tx'vn ■■ 
IxTMt^y. •■ "]i\?c ■■ wh:n\9' •■ AMl-i»- •• A'il'M: • ^y,h ■ rt\^ ■ 'Itt^-W •- om{\ 

!f:9* : -in : uu. : h'i?'\\.y •' «i'^y./. : mn' ■• (ohufftn ■ ö'A-i- • äk»»»«.'*»/- •• 
y.M: ■ im: •■ loWi- •• ;iv/»A») = 'I)F:M- •• (oh,:f'h'n: •■ iijpwAh : i»";i- : »'•#/» 
•Jft ! öJroA^- : Ji'^Ji'/ ■■ A'H'JI- : ^''/.fi •• ■/;}'».e.(*.7i - «)<^il : ^f/l-e.!- • ho"- • ii 

A-J. 1. o». :: fljJlV : hd'!»- : V,h"il\ ' P. A.A. : f"'IV. : fll,eA'/(l'l"-(> •■ 'Vll : h-?ll.h'nrh. 

\n:M't\ •• höy.ii' ■. am- • «mv. = -w ■. },.^m • 4r»^rt • j^m-^* = Hnoo- : ^oj-aiu^ = 

:!. >iy A (*/«. — ib. vii-c] I', o, A (Bvi". — 3-4. «)n"Vö-v] I*, «», A n"7öi-. — o. üi-v.w] 
0, 1*, A tD-iac. — ///. >,«ov.',vi- : .e"] P, — vi- ■ H.e" (A nt). — 10. «ii-4<c] <>, A — ca. 
— 11. «o-lY. P, 0, A "/«. — 13. -HV/: P, <», A '^w. — i(>. >.>.y"i:' > u)'rim] 1'. o. A -r ■ 



LICCTLHK UU 20 D.'! HAMLE (27 juillet . 

Au luim du P6re, du Kils et du Saiul-Esprit, un seul Dicu. 

Vax ce jour, l'ul iinuii/risr le saiut et illustre Ti'wodros {Theodore), graud ge- 
neral et niaihr. IjC noui du pere de ce Saiul r-tall '\ dhaiiut^s {Jean); il clait 
des haljitauts dr la villc de Sclcb de la llaule-l'^gypti?. Ou avait pris le 
pcrc de ec Saint avec uue arniöe, et ou Favait envoj'e dans la ville d Au- 
lioclie ; il y douicura et epousa la fdle d'un des luagistrats de la ville. Elle 
adorait les idoles, saus savoir (juel elait le culte professe par .leau, son mari. 
11 eut (rellc ce saint Theodore. Lorsque la mere voulul l'olTrir daus le lemple 
des idoles et lui eusiigncr sa religion, le pere ue le lui [MTuiil pas. .Vussi. 
eile fut irritec eoutre Yoliaiuics et le cliassa. Le petit Theodoic resta aupres 
de sa Miere; (piaut ii son pere, Jean, il priait et suppliait toujours Dieu de 
conduire son enl'ant Theodore daus le eheniiu de la justice. 

Saint Theodore graudit; il apprit la science et la sagessc. ^'o/;r-.Sf'/- 
7/(e(/;■ ./csKs-Clirisl (■■claira son iiililligeuce. 11 alla aupres d'un evecjue, noniuie 
Awläkis, honiuie juste (pii lui douna le baj)lenie chretien. Lorsque sa mere 



[345] 20' HAMI.ft 27 JUILT.RT). 361 

*jn.e •••• (nhT^rW.ll ■• •/•A?iA •■ tth'H- •■ htt'ih ■■ hltx"» •■ yiV -■ 9"ri>"1" ■ hto- •• ^A 

■f- ■ ?iö»- • iih'M- ! fl»-?ii- •■ \}i:M:y',''P. ■•• «»au* = irji: • ')";.rt = •/.{".f.r.Ti = 

(OM • Ä-V-ö ! ««..e.-^ ,?. : iUtt'tli' •■ O'Wh ■ <n"t.T •■ Hr' ■ A.'l' : rt/,.'/;l" " a){ii\ : 
mllh : -Jl-/" ! h«n : ('.?nA.«»- -• Artnh : WM ■ Oll"! ■ '1/'}'|: = '>S-rt •■ «»h:"-!! ■■ 
AroAA : J'M»' : 4.f:ft ■• hi'"i\öi\\' ■ tiy.fi' ■• (n-M- ■ mV.'Pffn'ltx ■ rrA'^"l\ •■ 
mh'ry:')/. ■- rThST •• r/n<|»^A : '/ '>/'7i- •■ ttlUU: • f\ftt\ ■ im. ■ er •■ mh'VV- 
h- ■■ hinV. •• ■MV.'* • inM\ •■ {\r"i •■ ■'}.P-4'ATJPS"ft = -Jl/" ■ Wi'l' ■ d.CU ■■ /..?: 
4.,e. : mÄö»-/* : M:'/'y:iVl\ ■■ rt»Jf.n.A- •• TiV ■ Wiimi ■ Vlh •■ 9"l\{i.h • WA- : 
i'i d/.'P.V • mit[" : "i*?^ : ,/i4'A : oiMl ■ 'Wl : Q'tth •■ aihin-r'Yx • ^-^ti •■ '\:9* 

f:c:h • fl».e.n.A" • j'Pf •■ »/««Va •• Hii.^h : ma»- •• A^^nc/.h •• Krt»» •• Wi ■• 
I , -Ml •• on?! ■ (ohj.(ot\y: ■ rtxti,^ • rt/.'/M- = "?ff»/- •■ ?»ft'w • hrf\\\s •■ n.f.'" 

1. •rm-h-'] V, 0, A — t. — :5. nw/-] P, <», A awm»- = n>." = lU'-/. — 'i. »v-ö] P, o, A 
- "i. — 7. ncnc] A neu: (/«/'/" nr.nc). — li. anto vpp P «c^c/. -/"/Ji = A T-t^r, (ri — 
ib. DOö»-] A mon«"-: P et A 'VO.... fflUfio»- (P wüO). — 13. -Iltv] P, O, A .S.n.0.. — 
15. ■»'«i-'RI] P, 0, A 0^9° (i . 



connut CCS clioses, eile en (iit tres attristee. .\pres eela, il s'iuforma aiipres 
d'elle si son pere etail mort ou noii; un de ses serviteurs, cii cacliette, lui dit 
ce qui etait arrive ä son pere, et Ini raenntd comment sa merc l'avait chasse 
parcc qu'il eiait cliretien. Saint Tlicodore grandit; il elait tres fort daiis 
\'nrl de la guerre ; rcmpereur le nomma general. Lorsque rempereiir par- 
tit combattrc les Perscs, ce saint vainquil et prit le fils du roi de Perse, 
du haut de leurs dicvaux, cn rtiiiit a rhcnil lui. /c fils du ml. el Theodore 
rOriental. 

Apres peu de jours, les Barbares se levercnt coiitrc la villc de Koine et 
detruisireut un grand nond^-e de villcs. Lorsque renipercur Diocletien l'ap- 
prit. il fut saisi d'une grandc frayeur; il appela 'riieodorc et lui dil : « Ou'al- 
lons-nous faire? Prends avec toi toule l'armee et loutcs les armes: pars cn 
guerre. « Saint 'rheodore röpondit : « Tes armes, donne-les a tes serviteurs. 
car, pour nioi. je ne venx pas d'armes, parce ([ue ma confiancc est dans 
le secours de inmi Dien, le Seigneur Jesus-Christ. Cctie lance que j'ai dans 
ma main et le cheval quo je monte me suiriscnt, par la l'orce de mon Dien, 
Jesus-Christ; j'irai senl ä la guerre et n'emmcnerai avec moi aucnn Soldat, 
car c'est mon Dien qui part avec moi ä la guerre; il est le Createur de toutes 



362 LE IJVRE DU SYNAXAIRE. [346] 

bh • rhM ■■ ohti-t ! 0-nh ! fl>-?i'i: • <«."]<{. • »f-A- ■■' flij?.n.A» '. -JT-/" •• inc ■■ n 
i-«<.+Ä' •• htiff" ■ vi>- •■ +(:n- • %t\h^'i ■■ m{\f\-/,:i' • ©Ah : *sn = -^n •■ o-nh : 

(Oh'ili/. '• ^7-/*' ■ h9">.ih : mWA-fl"" •■ ?iA •■ '^"rtA.1)- •■ m?,i>»ii .- ,h/. ■• *S. 

ft ■ •/.jp.e.'tvn •• -vn • onih ■■ t],ivi:\- ■• ai-'iy.'i •• A'j?/" : (.vj..+ = hrura»- .■ ^ 
rn> : rröut' " (of>n ■ jiÄv/i : 4»?^ : •i.?'.p.-f?ft ■ -wi • fu.'ru: • j?.n.A"o»- .• -i- lo 

i.'i^'i • K'i^-K ' o^yi. • hrfinh ■■ uhintuh ■•■• «.e-n-A-ö»- = *.«;.a •• ufff^-cn ■■ 

ao' : Av/Ahflo- " fl>,e,n.Ajp ■■ ncnr: •• v-i. •• (n>9M\ ■■ H-vn^. : AhA-n • htif^ ■• 

1. ante wVJ: 1% 0, A «cW. f.f.^h'i. •• — 'L ante oh-f» I', O, A <7(W. m,W. > ~ ]<t-l]. ■■)■ 

J^-tlh.'/.] P, O, A — K'/-. — 12. -V/hS- — IIT.'VnA.Yl] P h.Tr^h. = Tr" > ll.e.<n>Ä>, : »«.ir ! rtOf|>, : 

>.y"ftn>i > <"••/■/. ■• M>. : ■i^h. > -w) -/' ■ ii.ftÄn>i = «»'/•/. = >>'/"rtfi>i = ii>i A >>.■> > »" > H.e 

9-(l"i'/ 1 <">>■/. . >,y(r (A «i>VV.) ' 1). ft«roV.V.] P, A «nvv.; 0<«>>.'i. 



choses. » L'empereur lui dil ; « Fais ce que In voudras. cur voici quc Ics eii- 
nemis approeliriil de riini. » Lc lendemain, lo Saint partil pour alli-r ä la 
guerre. L'empereur lui dil : « (^)uelle puissaiice as-tu pour combattrc les 
Barbares ? Ils sout noinhreux. — Tiens-loi \ä avec ton armeo, re|)Oudit le Saint ; 
j'irai scul vers eux; tu vas voir ce qui va leur arriver; j"ai confianoe en Dieu (ä 
lui soit gloiri'!). Je sais qu'aucun d'enlre eux ne rentrera janiais choz lui. » 
Lempcreur Tut etonne ainsi (pie lous cimix (jui etaient avec lui. Puis. 
saini 'riu'odurc partil scul a la guerre; il laissa reiu]iereur ä la distance de 
trois uieraf {.shitiniis). Ouand saint Theodore l'ul arrive aupres des Barbares, 
il leur dil : « Combaticz-vous contre nioi ou bien vuus en allcz-vous cn paix? 

— (lontre (pii comballrlons-nous, direiit-ils, car uous nc voyons personnc si 
ee n'est toi.' » Saint Theodore leur dil : « .le ne d(^sire pas d'autre combat- 
laul ; mais, nioi scul. avec la puissanee de Dien, je vous l'erai lous perir. 

— Kst-ce que tu es venu par hasard conibattre uu cliien.' lui dirmt les Bar- 
bares; en eflet, si tu Ic veux. lo plus petit d'entre nous sortira contre toi 
et luttera avec toi. » Aussitöt. le Saint descondil de son eheval, tourna 
son visage vers l'Orient ' et pria, en disant : « O mon Dieu et nioii Sei- 



1. Ici conimence lu lacunc dans A. 



[347] 2nMIAMr.F, 27 .iriI,[,FT . 363 

^. : 4'S./l • ?iy"A(*A •• ^y.rt- : r""7.rn •• 1^ ■ ^"''>'JA = rrW.A' • fflÄAP •• ?i'JH • ^. 

Art)/';)- ih : iiuH'ti" •■ Ah,('.rt. •• nin/. ■■ nn.A"'> -. h"?»»- •• i;a- •• ri\ü.? ■■ i^.}x\Li. ■■ 
'Tiruf •• h'w • '>9n?i ■ mA.ho«»- •• ?ifi'«' • M ■ i'n<. ■■ a?i'7ii.äp ■ hsfi-fi • hn 

ft-f-n • iniH\,'l •• OK •■ "VhtlA.W'ö»- ! ?i'}H • /.9"'V. ■ ID-M' ■ M„0- ■ fflhTVh 
<n>- : AW'A-«»- : ttCttC • mhJ^rVi ■ hnwao- : u^.ih'i •■ ^iß -• d.^M •' atUjf. 
h^.f: ■■ nhli: •■ m^y,i\ •• /.P'.f/JTrt ■ ffnJV. •■ ^C^»rt'J:(rö•>• = A»n^^'J'>-J;l^ö^»• : 
mh'/"Ä7.<n»- ! {'"rtA.i;- ! '^n • 'J7-/*' : (O-l-HW' ■ 'HV" = fflVf-A-ö»- : nV-V-l- ■ 

-firh./. : tu:nr: :!= 

fflfM" : m/'?^. •• hfl>-Ji.ri>A : h.t'.A. ■■ ()n„t'. •• OlVlV- : .Pr/DAh?' : «»JP-i^-d?* •• AAA 

nA'l- • Tni:fii:V',''n-1- •■ (not\m. •• ^■\: ■• efl>-A-.P.- •• mv/*'?,?'»©. : (o^^'/.'n?'«"" •• A 
ah^'V' •■ h.f.rt. : h/w : t',nA/'<n'- - no»-?»'/: ■ iM ■ flK-rh • ^Hh •■ ■]:9'!f:V:t\ ■ -1r 

1. 7/] Apres ce mot. lauune dun feuill. dans A. — o. da- P o/«. — ib. y.'MWi, •. m] 1' 
mf,'. — 5. ii>..e„ü-] P n>lÄ'Et^• — '•■ •nhXOi'] P fl'S.,e^'V/-. — Ij- n.e>.-t = mc. P post -n^ft.^. 



gueur, qui as donne ä Daniel, le propliete. Ui puissance de detruire les 
idoles et de tuer le serpent dans la ville de Babylone, sois pareillement avec 
moi; maintenant douc fortifie-moi par toii secours, afin que je glorifie ton 
Saint nom ä jamais. Ainsi soit-il. » Lorsqu'il eut achevc sa priere, il prit sa 
lance daus sos mains, fit le sig-ne de la croix, nionta sur son cheval et cria 
vers les Barbares, en Icur disant : « Venez vers moi, afin qne nous coni- 
battions ensemble, car je suis le serviteur de mon Seigneur .li'-sus-Christ. » 
AussittM. il enira au milieu d'eu\, ayanl sa lancc en iiuiin; il lit perir tous 
los Barbares et n'epargiia aucun d'entre cux, soit cavalier, soit t'antassin. 
Saint Theodore coupa les tetes de leurs chefs et les emporta avec lui chez 
Tempereur. L'cnipereur et tonte son armee allerent au-devant de lui et se 
prosternerent devauf lui. Les liabitants de la ville d'Antioche sortirent et 
pillerent tont le pays des Barbares. 

II y avait dans la ville d'Awkitos un grand serpent. On lui rcndaifc les 
Honneurs divins; chaque jour on lui donnait deux hommes ä manger; dans 
cette ville vivail une veuvc chrelienne qui avail deux ent'ants ; on les lui 
prit et on les od'rit au serpent, afiu qu'il les niangeät. A ce moment saint 



364 LE LIVRR DU SYXAXAIHE. [348] 

/.•f • VfA" : HJlV : ^ÖM • (DWXxtm : ffirt«?. : fll-A'^ •• AhP./i. ■•:■ (OfH\ : ^ihöD/. : 

-f- ! hjl'.rt. •■ fl»W-A"ö"- •■ {\tth •■ UIC ■• h'i\l ■■ e,iÄ<- •■ 'M1.I'- •■ ?i«»A(>A'/' ■• "z/.^". 

A • A<iA,iJ- ! m/.mi •■ ri/.9"'>- : fl»+-f-A- : (ohy::'>'"ii^- •■ ao-a-j?. •• «»nA-l- « 

A '■ nh'j'/:Äi>- ■ fl'hnj'.viij" • •in.u- ••: m^^OTf? : n'i?iirf:;j-Ti- : \\an .. o».?,-!: .• 
mA«j. ! mvn/. : n-^n •• ^n-u- .- ?,rth ■ K{t/&. •••• wkr-xi • vao^.iw •■ ■\k\ •■ m/. ■■ 

hiM^V ■■ ru/.hO ■■ A"}'//" : «J.J'^ATjP'i'Tl • htm -. h,l,^. : f^TnCMh ■ wh'rt\ 
h •• "\P:i"V •■ m^«o->e.Oö»- ■ AA'Hll : lnL7j'/:jP'> • ?iA ■ hri- •■ ttha^- ■• i\h1\\. 
hV : )nCM-fl\ ■■ tn4'fm ■ •>p"V.i>- = fl»'lh«"> •• nhliKM •■ ^.frt-rt ' WM-fh ■•• m 
h'r^ff:tm : 115: ■ hA/'pp..c.}'' ■• JW»"/' : 'H/'.'i-l- ! rt-nÄ : in/. • htP'\\.(nt\ ■■ h 

n s 71'/*' : flJ.ftJl.A?' : htlfm : Ot'M: : H'|"/A" : Atl.?-/!. : HVl*/- •■ e^Ah?» = fl> 

2. mcn'] P <niHl<n». —3. ",n"Wr] I' hlTÄji'P. — (i. >.«»AflAt] P <">A . — 7-8. pOst JjBA 

P <ic/<^. fflou'E",. — 0. >,n•t^] P vn.i)-. — 1 1. nvn] P »n. — 12. \^,•h^. = am' ] P Am" : n '. 



Theodore arrivait Jans la ville d'Awkilos. La vciivf so tiiit ilevaut liii, eii 
pleurant; eile liii laronta lout cc ([ui lui etait arrive et iui dit coniiiieiil on 
avait mciie scs enlauls au serpent. Lorsqu'll sut (|irelle etail cliretienne, il 
se dit en lui-meme : « On a commis iiiie iujusliue contro reite femme'; Dien la 
vengera. » Puis il desceiulit de son clieval, tourna sou visagc vers TO- 
lienl et pria. Ouaiul il cut acheve sa priere, il s'approcha du serpcnl ; lous 
les hahilauts de la ville Ic regardaieut du haut des luiirs de la ville. Le 
serpont etail hjug de 2'i eoudees. Dien lui douna la l'oree coutre ce serpent; 
il le transper?a de sa lancc, le Ina et delivra les (ils de la vcuve. 

Ensuilc, il alla dans la llaule-l*vgypte a la recherelie de sun pere. II 
sinforma de lui; on le eonduiriit aupres de lui; il reconnut ä eertains signes 
qu'il etait son iils; il denieura aupres de son pere jusqu'ä 'sa mort ; puis 
il revint dans la ville (rAulioche et Irouva que Tenipereur Diocletien 
avail renie Ic (Hirisl. adorait li'S idoles et persecnlait beaucoup de chre- 
liens, qui confessaienf le noni de >'otre-Seigni'ur .lesus-Christ. Le Saint se 
tint devanl lui et eonfessa sa i'oi en Notre-Seigneur Jesus-Christ. Jadis les 
pretres des idoles de la ville dWwkilos l'avaient aceusc aupres de l'empe- 
reur d'avoir (^le le destructeur du serpent qu'on adorait commf Dien. J.e 



[349] 20^ IIAMLK '27 .HILT.I'T). 365 

■HA : l^A• •■ rniXi-i' •• hXxA- •• hr^h ■ hm^^. ■. .•'m.M- ■■ u:'>^.i • ^r^h • rt 

(l-l-h •• /";J|»- •■ OitO'"l\\ : P.tf"»- : »J.n : T^.'C. • JT"» : "?,?. « 

lü Cd : 7.11. • ■\'V?,"%i : lÄ-Ah ■■ in,?fii'i:h. •• J ^'/'/c-l- : (afm'i)n/..-i- : ttu-yi- •■ 
m-tii- : »Bh'i •■ uy.uu: ■ at-tiiri: •■ /".'»h ■ fl)Vi»- ■ ?i";ii.?»v : ^.frt-fi •• \n:M- 

fli- ■• HPÄ^n ■ rr-vn : nrti»"h • ?»ö»- ■ »y.v-a ■. 9"ä'P'/- = iidA/- ■■ j "i/JjcJi : 

^fl>• •■ i/.ert'/; : K'ö""/ • hui- : uy.u-n •. d^ni ■• hat- •. ^vnin'i •■ hat- ■. ao'/c.hd. > 

15 A(L'/' ■ Ju.7i-/;.e'}h : tth'ii- •• tiTh ■■ M •■ h^.fmti{\ .• //oxv/i<{, : "ifnto-hjrao- .• 

1. post YtY" P add. Mao -. f-tiKtliy •■ tn.U- •■ uun-i. — ib. posl a>y.\\,tv I* add. fi.f-^eifff 
n. - il>. post rty-v-'J- P add. -nainx. — 2. 9'"1^\^.'\ P et (►: — i-V. — 'i. cti-o-l-] P — 1-V. — 
//'. .t'(ii'i:"i] P iWdXM (f. III liois, XI'. — S. -ii-,-): P om. —ib. Vi\- A oin. — 14-15. >,<»• ■ 

"■■ : All./] P ),(»• : ll.P.»,"li'i: > 0»>\Vl./f. : ll.f.K-d : rt(l.(-. 



lendemain, Tomperour Tenvoja cherchor. Oii lui amena saint Thnodoro, 
Diocletirn lui dit : « Pourquoi fais-tti cette mauvaise actioii ? » Saint 
ThL'odore lui repondit eii ccs termes : « Tuute mauvaiso action vient de 
toi. fds du peche. de toi (pii as abandonne le Dieu du ciel ' et qui adores 
li's iddli's inipuiTs; Dieu ruincra liioiilöl ton royaunie. » Aussitöt r('in[jerrnr, 
irrite, ordouna u 100 soldats de le ieter a Icn-e d de le baltre de vers'es- 
ils le frapperent, se relevant chacun ä .son tour, sans cesser, ä tel point qm- 
son eorps Cut deohire et que son sang coula ä terrc, comnie de l'i^au. 

Pendant qu'il etail ainsi au milieu de tous ces suppliccs, l'Ange de Dien. 
Michel, deseendit aupres de lui ; il se lint dfvani liii el dil : « () Theodore ! sois 
ferme; voiei (pi'cst proolir je inonient oii (es conihals priMidronl fin ; iirauconj) 
de miracles et di' prodiges scroni prodnits dans Tendroit oü diMncnn-ia ton 
corps; voici que .Xotri'-Seignenr Jesus-dlu-isl le i'ail unc veritabie proniesse : 
il te dit qne si (pn Iqu'un celebre ta conimeincn-ation, ou donne ti manger aux 
airames eii Ion nom, ou donne raumoni' Ir joui' de la conimönioralion, ou 
donne a Imiri' aux alleres, ou donne rcneens et rodrandc, ou des Livres saeres 

1. Selon la legende, Diocletien iciiinini' .liiüpn), cliretieii d'aliord, aurail rcnie Im l'oi 
et embrasso l'idolAfrie. Cf. Pereira. Actn niartijriuii Aclli. ((Corpus .Script, (ilirist. 
Orient., Scr. Aelh., H, t. XXVIII), ver.sio IG, etc. Cf. i)ius liautj. 

PATK. On. — T. VII. — I-. 3. 24 



360 I.F, LI VRE DU SYNAXAIRE. [350] 

hat- : n^.M^'P •• hm- •• H.eniCf- = Wi •• ?iX vTh'»"- • ä^'^-/:!/'«»- : o-ft-h •• «»Ävh 
h-ttih-'t- ■■■■■ 

iD-hu ■■ Hh.p.r'-vv ■ ?.'/•?!<?. ■ ÄAhlv :: rn^i>»v- ■ tthiw.h'i •■ )ni:M't\ : n^.?i 
■l: •• dA II- : ■nH-:'''» •■ hT\1^ll^t\ ■• mhir'a'/.'/if" = J"?-/*' = ©liV- : fi'nö:M- -. 

«» ! ^.e.:'.jJitfo- : Aj:^.** ■■ ^liT^i-fV ■• M> ■• flim.H.'/ ■ mVh ■■ ai-M: •■ M 

7. fflöo'^i:] P mnao . — 9. ft'^ö/J-t] P — '^ : O, A n"7öt. — 11. pos/ i\^fi.(\ P «^J. -t 
JPje-en. — IG. n+.^«n> P om. — ib. >.)irh.S.] P o/)i. h. 



a Teglise en ton nom, j'cfTaeerai lo livro de sos pöches; II ne vorra point les 
supplices eternols. Cclui qui ecrira li' livif de ton coinlial, de ta ru\ ou 
(jui It' lira, ou (|ui Fi'iiti'ndra lire, ou qui lacheliMa. uura son nom öcril 
par moi dans Ic livrc di' vif. » Lorsqui' Tange eut parle ainsi, 11 renionta 
all eiel. dans unc grande gloire. 

Alors tous les soldats de Irmpricur si' reunirent ain.-;i qin' lout le peupli' 
i'l criercul au roi, cn disaul : « <)y\t' Dicu te detruise, iinpii'. par \r soulllc de 
f<a bouelir fl par sa colere. parce que iu as supplicie saini 'J'lieodorc. qui 
est fort el vaillant; c'esi lui. en efTef. (|ui nous a delivrcs de la main de no.-; 
ennemis. » En ce jour, lieaueoup d liommes du peiiple et de rarnice di' 
rempcreur erurent en Notre-Seigneur y<'S((.s-Cdirist e( furenl martyrisös. Apres 
cela, 1 iiupic Diocletien ordonna d'apporter uu lit d(> I'it. de faire eoueleT ir 
SainI dessus et d'allumer du feu par-dcssous, jusqu a ce que lout fut cui- 
hrasö. Saint Theodore dil : « () Dien, delivre-nioi comme tu as delivre les troi.s 
enfanls dr la fournaisc de feu. » Aussitüt, le feu s'eteiiriiit, et fut froid conime 
au moincnt du matin; une voix vint du eiel, disant : « toi ä qui a ete donnee 
la Force par Xotre-Seigueur J(5sus-Christ, sois forme. » Aussitöt, le Saint sc 
Icva, sc tint devant lempcreur et hii dil : « Aie iionte, ö infidide, rar Notre- 
Seigneur Jtisus-Clirist m'a dölivre de Ions tes supplices. » Ouand le general 



10 



[351] 2(r IIAMLK ^27 Jl'H.I-RT . 3ß7 

r"» •• (lAo-A ■• +A ■ hm ■ .i'.riA ! ^.Ao • h'/'Ah ■ whmh ■■ hr^\\' •■ ^^>i^ 

hl»");!)- • y,r •• fl>»/A.n ■ «»^J.P.S. : ^til -. ^n.P .■ anO]^. : /".'J||. : Ö»-ft'|;;l- : 

«'/i.Ahfc° • ?»0'/- • la^'/.' ■ ath,at'ö{' ■■ hihi: •■ hrr'tuVV •■ Chfi- •• (mmm-l' .h'\ - " 
oo- : ani'i' : nH-ii ■• Arh/- ■■ tn'i/"h'l' ■• /"."»u- • fln>|i • nhAOfi •• i»'S',f. •- m 

hny:'' ■■ h(.7i/:jPTl- ■• iDhy:t\/.-'i- ■ nii:^-!- •• oj^-xh- • /"Pih -. at-M- -■ ^.n 
c •■ i/irj/. • h([-ih •• t\-vn •• i/A(iA,e. -• ^-nx' « oitiv .- hT^':^»' • -ih'r/.A- •■ 

m::'> : Wi'/'A. • mv"^ •• M1A.A : h'rö • aoo-i'^ri- ■ rt'^^l- ■•• h'^\\.hi\,h. 
'- c •■ y.r.hc'i •■ fiÄA"-!- •■ rDn/.h'i-' ■ ö»'i'jnAVi>- = fWA- : {»"ftA-v •• k^äj « 

i. trvivi] F — k. — 3. fiAO-A ■■ .-j-A] n.+' : a ; P n'^a^ (>'V). — 'i. mih] P ojs". 

- (1. (U-] F "w. — 9-10. fo-.'j-nh^'] F mvilA-F. Ici tinit la laciine de A. — 12. \\Hb\e.'\ P i\" ; 
n\ (A = A). 



de rarmee de Temperour vil cela, il crut eii Notre-Seigneur Jesus-Christ et 
s'ecria, en disant ä haute voix : « II ny a de Dieu que le Dieu de saint 
Theodore. » II ful martyrise. Quand l'empereur ful las de lui infliger des 
supplices, il ordonna de lui couper la tote par le glaive et de bniler soii 
Corps dans le feu. Selou la volonte de Dieu, on le conduisit devaul la porte 
de la maison de su mere, et lä on lui coupa la tete avec le glaive. II eu coula 
du sang et du lait. On alluma un grand feu dans lerpicl on jeta son corps; 
niais lo feu nc rattcigiiil poiiit du htnl ; pas uu clii'vcu di' sa töte ne fut 
hrüli'. Sa mere donna beaucoup dUr ,iux soMals el enleva soii corps, 
Teusevelit dans de beaux vetemenis et le ca(tlia ' dans sa maison, jiisqu'ä 
ce que fusscnt tcrmines les jonrs de la pcrseculion. On lui eleva des eglises 
et des nionasteres en grand nombre; on deposa son corps dans le monastt're 
de la ville de son pere k Selcb, dans la IIaute-l^]gypte. Son corps produisit 
beaucoup de prodiges et de niiracles, ainsi que di- grandes guerisons. Son 
marlyri' fut consomme le 20 du mois de Hände. II ri'(;ut la couronnc du 
niartyre dans le royaunie des cieiix. Que Dien nous fasse misericorde par 
sa prii'-re et qne sa benediction et son intercession soient avec nous! Amen. 

1. Ici si' loriiiiiic la lacune de A. 



368 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [352] 

fflA.* • u'/..'i:'i- • yin-r: :•:= 

tn'Möö'i ■ d^M •■ W Ä, : Ä..elv.<i. • Anihc :•: 

[flirui-f: : öM' ■ Ji(in • (i/zr-fö»- •• A^'S«^} = ■Vhm-'njnh ■ mm.'pr;?'ft * 
A.+ ! ÄÄ«^1- •■ i/?iA •• ?.n3Fi'>.P.t:,e : «»öo-rt. •■ mi^s^•"^ <■ «''/'»Jk?o»- = AjiVört'^ 
ii;i-l- ■■ rrtA • ^Sft • <\\CAt\ ■■•:■ iU.M-a^- • "iVi-J • l>"ftrt,V • A'JA»» ■• "/Al»" = 

[roilH/: : ^Al- • »Hin •• hVl- •• l.hA ■ nöfi'l- •■ l/'\}\F"|- • C>i«^ = n^+/. : 
/i.Prt-ft • miMti •■ rt"?."/ ! Ji^-'^A : ^y,ti : ^ui'ti'ti •■'■ ^X'Kl' : ÄA";i- J 

ewA- •■ 9"hM •■ A'JA'/o : "ff^r • h'"n ••:=] 

[rtA9" ■ h\:\\f\ ■■ n?i'>'/' • XÄ* • H^..e'lH'ir ::: 

•/•+C>t : r'Öl'A' ■■ H^-flKVl. : hrChtX : 'ht\\\ ■ Ah-V :•: 

nftVV : hVnftl- • h,^<\^i\'\ •■ tnW'iV: -. h.VCü',' :■=] 

I. hAh'i-Mi:'] I' >.A : n corniplioii de ,bL^-,'j A onicl ce salam. — 4. H.' •■ M' ] 
h.^ : ■/<.'. — 1). /Jim- ] A >i(D-m.|in. — 7. öVö] öyM. — 10-12. «vnili: — h"*"/] mamiue 
dans () et A, et parail tiri' du salam el ajoiite conime souv(Mit cest 1(; cas dans P; niais 
A a le salam. — 11. n"V.",] ms. mit . — l'i. >.rtli : nl^V] I' >.fth»V. — 17. ^.i"^•■n'\] A f'. 
— ib. h,fc.i\v'\ A y . 

[Salut ä Theodore, lo general et le cliel' illustre de Tarmee ; seul avec le 
secours de Dieti, il nc laissa fuir personnc du pcuple barbare, pour portfr 
la nouvellc üc Ja di'failc, m favali(!r, ui fantassiu]. 

[En cc jour aussi, c'est la niort des saints Ta'awkijos Tlu'octi.slc [A : \\\- 
tikos) etTimotc\vos(T/7«o^/iA'), palriarclie d'Alexaudrie, Muse (3/o'w)et Valuta 
[Julicltc); c'est la mömoire des 404 (0 : 402) martyrs, qui soufTrireut avec 
Saint Qirqos {Cyrimiiu', Quiricc). Que lourbthiediction soit avec nous dans les 
siecles des siecles! Ainsi soit-il". 

[En ce jour aussi, fut la movt di- la bienlicurcusc Tekia (Theclc), qui mupa 
les ctieveux de sa tele, par amour de Jesus-Christ, entendant, obeissunl ä 
la parole de saint Paul. Oik; Taidc de sa priere soit avec nous dans les 
siecles des siecles! Ainsi soil-il . 

[Salut ä Tliicle, qui pour la verite de la foi ne s'attrista pas d'avoir 
coupe les chevcux ({ui descendaient de sa tele ä ses talons; car eile obeil a 
l'öpitre le mcssarje de Paul de belle renommee. Le juge ne reussit pas par 
difl"6rentcs epreuves soit ä la faire decliirer par la deut dos lii»ns, sdit a la 
brüier \<:n- la llaniniel. 



lo 



[353] 211 IIAMI.K 21 ,1111. LEX). 360 

y.nfi'i •■■■ t\]liU ■• «.f.-* •• Ji> •■ iru. • »»•A'j. : f'"/ •• inmi\F. •• hn-'i ■■ h,9'ti"}\:9'ti •■ 

fi}\;i : att/nuc: : nii-:'» : ■iriH::M- •■ hmti ■■ M/' ■• nun/.y. -. hiyny ■■ hm •■ y. 
rtdh •• ayyih •.•■ tith'rff:"!/. ■• '/"/• : Ml-V : }u9'f\"]l:9'{\ •• l'ffi'.m •• ttih./. •• ^i.-'l- 

/. : <nr/Djv. : .nii-:"» : 'I'/mh:;'"!' ■ «»h?i'/»> •• nu-yi •■ ^lJ•ul • «»nii-^ •• ihr*: 
ih : A'i/'Ji-- •• ^y.')' •■ OKU. ■■ uhai'?!:h ■• "ly •■ h'/'hn'} • KV?« = AhA-n ■ ä«"-^ ' 
]\y.\i\r •■ iiii'/.'v ■■ /.y:ii •■ myoayc : y.'/.c: -• v/./. •■ hr'Atih •■ (n^jnfiov -. n^ 

A-"|: : Mf-ni- ■■ h''m.h '• (nAWY} • in/\tnM- ■• hTAx"!»" •■ /^'/..f, « «»,hVO : n. 
Ah :: fli-/v/D|nrn : h.>5> • 7.11. ■ Tl-- •• ^i'/'hlll.^nrh.C ■ Miy.^at'f, -. tiT •■ <» 

[_{\^r ■■ Ah : in/. ■• hs{\-t\ ■ rcia»- ■\- 
nA-nrt •■ rh"7.Ai' ! rtim/n.p.-o- :•:= 

1)22. nn-t] Cette commemoration el son saläm ne sc liseiit que dans A. — 0. fl»-nH">] 
ms. ;i. 



TEn ce jour, mourut le saiiit et pur Abiiiia Gabra lyasus tlii pays de 
Dabsan'. La patrie de ce juste est le Wäg: il fut fds, par la gräce, d'Abuna 
E\vost;itrwos, qui l'instruisit, saus iiiterruption, sur beaucoup de sciences. 
11 se rendit cu Arniäiiyä {Armrnic), precliaiit l'evangile. Apres la mort d'Abuna 
Ewoslatewos, il rentra eii Abyssinie, guide par une etoile. II vint au pays 
de Dabsan avec une croix et un autel, enscigna beaucoup de choses et 
convertit des gens en grande quantite. Les miracles de ce saint sont tres 
nombreux; de pierres dures il i'aisait jaillir di' l'eau pour le chien altere (pii 
le suivail, qui etait sctn aide el bii apportait le souper, qu'il recfvait des gens. 
Par sapriere, il guerit le dignilairc llabta Egzi' et sa fdle du mal de l'ensor- 
ccllement. II bätit une eglise sous le vocable de Notre-Dame la Sainte Vierge 
Marie, mere de Dieu. Au moment de mourir, il rec^ut de Dieu la promesse 
(/(' kiddii), en favcur de ceux qui invo([uerai('nt son nom el feraient sa connne- 
moration. Que sa benediction seit avec nous dans les siccles des siecb^s!] 

[Salut a toi, ö Gabra lyasns, orne du velenient de pcau de chevre {[j.r- 
7.(jjrr,) el du cilice. L'eau miraculi'use t[Uf lu as fiil conli'r et jaillir dans le 

J. Cf. Duensing-, Liefert d. ülh. Srjii., .'JO. Turaiev, /.•i/iedot'd/iii/n, etc., I7(>suiv. Celle 
commemoration sc lit seulement dans A. ; eile est dans le Syn. elhiopien de (Jotlingue (qui 
porte : Cabra Kreslos) et dans celui de Tubingue. mais sous une forme trös abregee. 
Duensin^- Iraduit : Und an diesem Tag wird feiiior gcdaclit des gerechten Vaters Abba 
(labra Krestos (T. Gabra lyasus) aus dem Kloster San, welcher eines durstigen Hundes 
wegen Wasser aus der Wüste hervorsprudeln liess. 



370 l.K LIVRE DU SYXAXAIRE. [354] 

htm : ./-Aöl : tl.jPh : ttUi'M- •• V-^tO- :•: 

hao : -Äfl)ÄAr;»i'"A. • iP"}nn •■• 
n»i'/: : AA'i- ■ i'Mh/.- • Ahniih'i'i ■ ''/•.e.-ft'i- •• .f/j-iA ■• jÄMri- • "i(:if9° ■ 

mt\.%\- : h'/'Ah :: l'jnAV/ •■ mKA'.'i- : röd/.h.'J- : fJ/A« : '/'rtrt.V • A''/A^/n = "/ 

M" ' hni ••■• 

[rtAl»" : Ah. : 'l/A?-l' •• \\nC. • n»«<^„ :•: 

'^CffT ■• ?i'MlA.li. : '^inKn- • ,hf,/,„ ■l- 

All : Jv/opTVl- : nM„ •■ «»ArC. :i=] 

(Ami':) nH'/; ■■ rtA'l- : »nid ■• »iV : ^Sfl • 'liCA'tl ■ Ü'^fi'l' ■ (»Ä.f A-"l • ha«- •: m 

■U ■ '7' SA : V»V •• M"} ■■ a)ffo'PöA.o- •■ r'itm'l' :•■ in',^'hf- ■ ha»- ■■ (n'M'l- ■. hT-tt i . 

' P \m. :, ,,^^ . (oj,.. . .^,,1 . },^^ . .(,,,^,(. .; (o/hn-f- : Afl»-?i'|: ■• (yn'nu'i'i : H7"f "l- : hr% 

(i. niiKi] P n"/A : Min *«■ : A, -j-nivK; : n"!*». Cf. Dillmann, Lex., 283 . — 10. -vwA] 
0, miic A KR->. — 11. >iA<ii:] 0, A hAP*. — 12. "vc^?" : 7.V(irt.ii.] -h" ! "?" (A = P|. 



desert pour rtaiichrr la soif du cliii'ii. lorsqiril te suivait dans Ics chemins 
tjiir In parcdiirtiis. vnici qu'cllc oxisle jiisqu'ä present^ 

LKCTiHK Liu 21 i»i: ii.vMi.K i28 juillet;. 

Au nom du Pere, du Fils et du Saliit-Ksprit, un scul Dieu. 

Ku Cf jour, commcmoration de Xotre-Danie la Salute Vierge Marie, mere 
do Dlcu. Que suu lutercesslou, sa prlere et sa benedictiou soient avec uous 
dans les siöcles des siöcles ! Ainsi soit-11. 

[Salut a toi, 6 revetue de gloirc roniiiic d'uu manteau et celutc dr purste 
conuiif d'une ceintuie. Dans la nier Immense de mon erreur, tpii na pas de 
toi-mo, 6 Marie, je u'al pas de ])ilote, eu deliors di- lol, lorsque je nie 
tourne d'un c6te et d'autre\ 

iOn ce jour aussl, i'ul hi iiinrt dr salnl C,vrla(iuei(>'^(//(v') marlvr i't sa mere 
lyalula {Jiiliclte). Cc salnt etall nn rnfant; 11 etait Agö de trois ans. Sa mi-re 
le prlt et s'eniuit de la region de Hnni dans un autre pays. Mals eile v 
rencoutra le niaglstr;il diml i'lle voulalt s'elolgner, en li^ fuvanl. l'^Ue Inl tut 



[3551 21'' IIAMLK 28 JUILLET). 371 

ih : (UM' :•■ mhtil'PW.'P ■• 'Irn.!»- ■ wh-\\?C,h •■ (nll]hf\ ■■ Ühil' i hTMi ■ "XF 

Ah : ^''7AlT/• •■ a}"t(/n : ^AP :: «»(^H ■• M- ■ AW-V' • ho^'n-Yi • ^M'iVP = A 

1-p' ■• mM\'"}t\'iv\A)- ■• htxh ■■ hy.yiyo»- : AWA-o»- : h/\ ■■ ,e.V'n<. ■• av? ■ mh 
'jh<. •• hruh : ^.e^i-y. •■•• atf)i\ : i-yiv. ■• ««•Si-rj •• M'" •■ v/v}-. = "/(i.e = au 
1/ : il.^D- • •if'ii. ■■ uhj'.lnfi' '■ AjVA.i;- •• "/n.n " "'h'^u- • Ufin •• Ahö«- : ^.PA- 
1" /q : yi"VV : '^h-'i'i ■ TM • ini\f, ■■ Jim/ • \\.hO' • wvji : j"h"/n.h'nWi.f: ■ j?v 
/'7.0»- ! 'Po-e> ■ \\Kn\^ ■ «»-ftv - flMihjj -ii • Mh^,- ' nn-yi •■ h.ixH-n •• ai 
hT"!- ■ ahnwxi •• hr:rt-ffi • «»»iv- • ifiitv • mn/s^ .- AriA-iro»- •■ ä."» •• h"/ii.h 

'/"•vn •■ Jxiu.hniM: •■ nKiUhv ■ aihö/.i ■ h'^w.hn.h.i: ■ ah ■ m-M- • ffiv 

6. ffl'/rill] A »oy-Vfid. — !). tf».] P ^i'-tf-Viih. — 11. TO-.f^] P, U, A — f. — 12- 
13. >,-/ii.MMi.r.] P <i»;/;m ; 0, A <n.-v<f.n : •l'.'j.fi. — 15. post v.ß''VV'li- P, 0, A add. n>."/l- = 
tiT-n. — 15-10. >,'/"v(i] (». P. A -in. — lo. post nvvirhv P ad(/. t^ao -. y^-fh ■■ nifi'^i'rt ' 



dönoncee; il la fit venir et l'intorrogea au sujet du cailte des idoles. Sainte 
hrdulfi repondit ft dit : « Deniaude a cot enl'ant, äge de trois ans. de nous 
l'airc connailrc ce qui est juste et de nous dire s'il est l)ien ou non que uous 
adorions les faii.r dieu.v. » Lorsque les soldats du niagistrat allerent, ils 
trouverent Saint Cyriaque, son enfant; ils l'auienerent devant le juge. Celui-ci 
i'iuterrogea sur If cullo des idoles. Dieu lui donna la force et la parolc. 
11 niaudit rempereur et ses dieux, k tel point qu'il eloiina tous ceux qui sc 
Irouvaient en cct cndroit; ils etaient dans un grand etonnement ä son sujet. 
Conime le juge etail eouvert de iionlc!, il lui iulligca loutes sorles d'enormes 
supplices, (/t'.v .s(//(y;/(VY'.s- si grands ([ue uuHne les adullcs Hauraicul pas pu sup- 
porter. Parcillcnient , Ic niagistrat inlligea ä iyälulä toutes sortes de peines 
en meme temps([u'a son fils. Mais Dieu les l'aisait se lever sains et saul's, saus 
lesion. Heauconp en furent etonnes; ils crurent en Notre-Seigncnr Jr.sii.s- 
(llirist et furent martyrs; la gräce de Dieu etait descenduc sur eux. 

Quant ä renfant, saint Cyriaque, il giK'rit beuucoup de malades et fil 
de grands niiracles. Comme sa mcrc avait peur el manquait de foi (P, 
(). A ;ij. : ä cause des supplices), le saint pria Dieu pour eile, apti ijii'il l<i for- 



372 l.i: l.lVRi: DU SYNAXAIRE. [356] 

Ji^ii.hn.h.t: « ai-i-ii,A" : A«»A^ : ^fl>A.^'.•f : ^rv.-hw, • h^v ■• ha-? •■ (dm •■ 

•' " ^ r/iA'lii •■ nftjl-l- •• ,('.M; : rt"/'«- •• H«>A.e.V}-h •• 0/; "• m^d ■• T.h«« • /wViujj : hT 

li-'/W"«- ■■ hmi •• «>»D'f<. ■• L7i(^ •• fl>t:?irt •• ha»- : fl)V/*7v : ^ihA.A ■ tx'rö ■■ n 

uy.fi'^ö •■ y:ro' •■ hon ■. yi'-y.-^ff: -.i-. 

hun'-'i ■ ii'i'U ■ hy.r"! •■ \\A'i ■• r:\wJ\- •■ hrioi\}f: •••:: 

hJ-'r'Ah •■ T\' ■ M)T ■■ «»A(iA -• rtnh ■• fl.f.-nÄ' •••: 

A ab) fl"!«'/; : ^A'l- ! Uön : hfl/J. ■■ ^"i'tl •■ C\'l\'i\''t\ • tlxÖd*- "' lll'U ■ * 'J-ft ■• V' 

•, : ?,ffDV,,'}'J';;|). : M'.9*p.Mt\ : '}-)•/*• : fl)A(»A.r>- : Ä."» ' (OTn-n : (D{\W"l ■ '/' 

rÜK:-!! : aihhrc:\- • AWA- ■• rtn?» ••• a}y.,h.at-^an. : Afrfl»-jP'J = flJjf.vniliö»- • <» 

1. fflÄ-V"!-!-] I' mfll.'/ : ä'. — 4. (n<ii>t<- ! r.>if> : (OOift : >|U"] I'. (». A »]<«> : .('.'/"■•(•<. = 

hChM-Ara«- : nn.ß'i: (<), A posl nft.ß'j: add. <n<n>.;<. : },i:'hM:irao-). — iü. m-^öft] (». A a>n'\ . 
— J'i. .e,,ii.n»-x<m-] A fHi". — «6. A.?-ai.r'/] Jf, <>, A ft»f-rt»oo- : .e.-". — 15. ffl.ß«^.!^»«"'-] l*. 
io/..e:hao-. l)>nis la inarfro de A sonl les mots suivants. ä peine lisiblns : rnc •■ \ir.n-Ffi ■■ 

«"■/"U/. : ■'••:) •■ "»tl'All : ■■!•<.'{• Cl'- ■■ CA" : All""" " = 1W«ll.fc° ' n»'/'/- : All : flVIl'^r. : h'/ll-IIJ'' (V). 



///»// (/«/(.v .vrt /oi, cl iJieu l'it moülLT lyaUihi eu csprit daus Ic ciel ; eile vit la 
demoure spiriluelle, et aussitöt eile ful forte au milieu des suppliees; eile 
rendit a-räces ä Dien et dil a son lils : « O inoii eidaiit, a |)artir de nuiinte- 
uaut tu es niou pere et je suis ta fdle; liieiilieureusc est llieure oü 'y I ai 
cngendre. » Quand le magistrat Tut fati^ui' de les supplieier, il ordonua de 
lui couper la tete, ä lui et a sa mere, avec le glaive; et ils reeureut la cou- 
roiine du uiarlyre dans le royaunie du ciel. (^)ue par leur iutcrcessiou Dicu 
ait pilie de nous dans les sieclcs des siccles! Aiusi soit-il]. 

[Salut ä Cyriaque. II iir craigmit pas le crepitenieiit de la namnie. (|ui 
ri'li'iitil ('(inime Ic ImiuI du lounerre; gräce a cela, il olitint un |iacle de 
inisericor(I(! du l'^ils, a saroir que la mort n'arriverait pas aux troupeaux, ni 
la peste aux lionuues, la ou un teniplc 'mir (■(jllsr) serait bAti sous son vocable. 
En ce memc jour, luourut saint Susneyos {Si.sinnc\, eunucjue. Ce saint 
etail du nombre des dignitaires de lernpcreur Theodose. Sur lui furent la 
grj\ce et la sagessc; 11 etail trös conipatissanl el il connaissait tout le monde ' ; 
il visiliiil li'- nialiides ; il les cousolait ; il s'iuformait des uialheureux et liir 

I. L'ar. porlo -;>^'-^^i U^r^ y^i^ " Ires compalisjsaiil el Ires bienfaisant ». Le tra- 

duclcur na pas coiiipris lu inol ^^j^' bienfails . 



iii 



[357] 2r IIAMl.K 28 .HÜf.LKT. 373 

A.+ : ^M'\- • \wu. •■ hfiln'iy.'i:? ■• Viv = UJI- •• «>^-n • .e.-iAÄVi ■■ a-i.- • mAif- 
«B = Ann • «u:?»p : n/.hy- ■• htm •• H.f.x.ö»-/' : w ■■ hnJi-n • "/!!..«'. •••• öJV/n* •• a 

•i- ■ hr/n ■ ?ln^A•• : A?i"/ll.?iV : W.M'tx ■ {XhihKn ■ htm : y.^.a>-h\\ ■ }x9"y.'B 
h ••■ ro^ö)-/*'h •■ flj.e.(i,A- •• ?i<» • hha-v •■ ^.fth = hii-n ■■ ivy.v •• A';"rtti/,"> « 

IHI ■• WA" • i'PV' ■■ AV'ijP} ■ <öA'rftil/."> ••: ö»?i9"1l •• rthn • inhö/.d. ■• HrtA'/' : 

fl>?;AP : AAA.r>- ! «>^n : 'ftCA-fi •• önvr« •• öi'Mu? •• fl>hi/H • lu/n : y'ia<' • A- 

th.C •■ ,e.y"#h/.V : nÄA"'|: ■ flUI/.h'J: ■• f WA- : i'-'^A-V •• h''l'i •• 

[rtA9" I Afrrt'M'A •■ n'/"7nr: ■■ miüTv- •■•■ 

ny.'h.oi'F •■ tt/.M'' •• Ä"i/. ' hfi'i'ChV' :•:= * i6, b. 

AdA ! ^Hn : htlh ■ f.H<. : -»«Pf- •••: 

»"«Pj^A • ,/i,e.rD-f.- : flJrth : «tCA-ft •• AAP- :•:] 

1. Vfifii-cn] P, 0, A — m-C. — 2-3, fflAtf-A»«"-] P, O, A fflVf-". — 3. <D.P.»Ji.rt.] A a»p^ 
A.. — 4. n<{.>..e.] P, O, A ^>if. — ib. wy.^^m-f'] A li.i'.X : P ll?.(i>->'. — (1. rt>,°/ll.>i>] P, A 
— n.W I ?,.frtn : 1i' . — 7. rtii"fl1i.',-/] P, 0, A Air-'i.rV. — 11. H(D-VI.] P a»«». ü iioh" (A = 
A). — 15 n<i.V-3 P, Oow. n. 

veuait en aide. Lorsque les deux ceuts eveques se reiuiirent en com-ilc 
dans la ville d'Kphese au sujct de Xestiires {Nestorius), et saint Abbä Cyrille, 
patriarclie d'Alexandrie, y vint, ce l'ul co saint qui le servit vn meme temps 
que tous ses eveques; il s'occupait d'eux tous. A cette epoque, il fut atteint 
dune cruelle nialadie. U vit dans une vision comme si quelqu'un l'appelait ä 
de grandes noces; il raconia ä saint Ahlia (^vrille ce qu'il avait vu ; saint 
Abbä Cvrilli' lui dit : « Vcu\-lu (|ue je demande ä Notre-Seigneur ./e'sH.y-Christ 
qu'il te guerisse de ta maladic!' — Oui, mon pere, r6pondit-il, jusqu'ä ce que 
je donne nies biens aux pauvres. » S. Abbä Cyrille pria poui- lui; il guerit de 
sa maladie. 11 si' Icva et donna tous ses biens aux pauvres et aux malheureux. 
Puis il se couclia el iiiourut en paix. Saint Cvrille pria sur lui, Fensevelit et 
1 enterra. II oidouiia de ci-hilircr sa rui^'inoire, le jour le sa morl, c'est-ä-dirc 
le 21 de Hamli'. (^)uc j)ar sa prierc Dieu nous lasse misericorde et quo sa 
benediction soit avecnous! Aiusi soil-ii. 

[Salul ä Susneyos, ([ui Tut semi)lable ä Susi, lils de l'ciros {l'ierrc), par le 
noni et par les oeuvres. Aprös la vision ([ue Sisiiinc cut de quelqu'un qui 
1 appelait, Cyrille, par la priere, prolongea les jours de sa vie (/'' Sisiiinc, 
jusqu'ä ce qu'il eüt distribue ses richesses aux pauvres]. 



374 LR r.IVKK Dl' SYNAXAIRE. [358] 

[<on»l'/; : öM' • i}fti\ ■■ hbU. ■■ -ttOft • h"ito : ncMh • (OlliU : ^H-tl •■ 

M •• s"A'§ : flj^n •• hm-m •■ nhrt,'/- •• vn/. • rt\M ■ n.e -r/Av •■ mm ■• t'.i+> 

?„A- • «^^P. : Ah'J/'.f.- : tn[\{\vM •■ m-hu '• ViUtiW • hK'.irao- ■. mjf.hi: ■■ -l-l- . 
AMrj : aä'/.v. • fiM't^- ■■• ii)h'r]i ■■ rt^A• ■ w '• ?l^ll.^'n,h.^: ■ f'«^\^f\'\' • vä- 

ow : .'»•A : Wr{\"iy. •■ If.t'.nA : Titlff" '• ^i.nK'W» = l.e.Aho"- ■ h'/'«lV : '/"/^P.A" 

HlK/n-ii : ny:/\ : (ö/'.'J.e.A" : hödd. ■•■• hlU.h'ttiluC ■■ ^.rAW."! ■■ (1}^A"I-- •• A"/ 

[rtA'/' : AK'V«' ■• hCrt'f-n ■■ MffO : HYlC ■ ÖIII.V :■• 

rtxh • n^rt/i- ■• 'inv. = i/Mi^f)- ■ n.f.-j^Av ::= 

1. >.'>(»] o ft>ifl>; A >i<n. ü. v»'!;] <> >.<'."7'i;: A "i'\"7'i:- — '>-''. (i>ii<ii>",a-v] I' "'»- n. 
— •">. A>.'/.>.i'.] 0, A i\M"i.v:. — 7. 'y""/iic;uo.] o^ ■vnc/«"- A "/iic.". — 11. 7.p.a = <» o, 
A ow. — 31. nA}»"] Ce saläm manque dans P. — 1.5. Tii^'^AO-A] A >i?"'/ : '/"rti->. 



Ell cp joiir iiussi, luourut le bienheureux'Ehwa Ki'estos(0, A : Ewa Kr. 'i. 
Ce Saint elait l)erger(<) : pauMi, A : laniue '-). Lorsqu'il cii! pris en mariage uno 
fmime, il vecul avec eile dans la viigiiiite, servant Dien par le jerine et les 
priercs; la iiuil, il se revetail dun cilice; lui et sa Icnime couchaient sepa- 
reinent. II passait lo jour dans les cliamps a paitre les moutons. Quant ä 
sa IVinrne, eile |)r(''parait le rrpas pour les pelerins; le soir, il leur lavait 
les pieds; eile les servait, en leur pf)rtant la iioui riliiii'. I'lnsuite, des moines 
parl'aits demaiideienl ä Dien de leur devoilcr ce (jue valait leur eonduite. 
Une voix leur arriva du eiel, (jui dit : « Vos comliats asceti(]ues nont pas 
atteini la mesure dos comlials d'j'^liwa Kreslos el de sa foninie. » En 
allant clicz lui, ces moines s'inrornirrent de sa nianiere d'agir. A grand'peine 
il leur raeonta S(in sccrel ; ils sCn allrn'ul, eiuerveilh's dinic teile perfertion. 
II iiiourul, en prali(|uanl de lellos lutles de lascetisme. Quo par son inlerces- 
sion Dien ail pilii' de nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il]. 

[Salut ä l'lliwa Ki'estos de belle memoire et de helle rcnomniee, lui qui 
ainsi (jue sa remmc se vouercnt ä la virginite; eonuiu' '/// la voix qu'enlen- 

1. (;r. Duensing, Liefen d. uth. S/j/i., W. — 2. Cl'. Duensing, ibid. 



[359] 21 II AMI.K 2S .iril.I.KT,. 375 

"/ttf-'i' •■ ?.A : ?.'/"/*v.-4' : o,hy. • i/fton- = \}i:Mi\ •■ Th • a>ti'»' •■ htio- ■ nv : 
ao'-i-p :: rt)VfK. : HUT •• rtn-^n = ro^.fhrc ■ hcfi-ff! •• r?» : hA?i'f- • u'h'm 
itth ■■ fl>-A-y.- •• loti'i •■ rli.e.tti-lrt ■• 'l'\i;- : ■nil':'» •• tthil- ■■ HhAO • fl»-A-.e.- •• amn 

1/(15: •■ h-ZlL^ = «.ftVl/»/}: •• WiK' ■■ ö)(p/*''/v?„ftrT!i •■ A-nf • öMIKWi •• '00"/:^ ■■ Air 

n ■■ hiii.?inrh.f: ■■ onp-i' ■■ mwi ■■ ao •■ i-fn^-m ■■ (o-m- •■ v/",h •••• 
n-l-nu:»- « «»«^n •• c^f-f- • ft> : .Ii.röi'i- •• A^/nA^h = ?»"?ii.h'nrfi.(: ■ hj» ■ .e. 

2. >./!■ A »in. — ib. >,.n»»li-] A ,ft-n»<Ii-. — o. mflilJ:] Cette conimemor. avec son 
saläm manque dans O; P n'a quo les paroles suivaiilcs ; man-t •■ öA-V = »ftn = e\.e.l: •■ rt-ri 
fl-ö ! fl>'>.S.fi : M ■■ h.riy^k?' •■ 'sie iijn.fton : (sie ■<',"l'"l,e. = thVC.y •■ 'hr'd'r ■■ ,li.i',(D> : -Ki"!-. et puis 
le saläm. — lö. n^iTuc*] ms. (i-ni->.y"in:(.-. 



dirent des moines elus qui vivaient dans Fascetisme, ils iiatteignaient pas la 
mesure de la vie ascetique de ces justes]. 

[Ell ce joiir, toinbe la naissance d'Abuua Ewostätewos ' , ue d'un descen- 
dant des grands dignitaires de rOrierit, doiil le iium etait Krestos Mo'a; Ic 
nom de sa mere etait Semia llcywat. Tons les deux etaient justes, timorcs 
de Dieu et aimaient les peleriiis. Ils vivaient dans le mariage legitime ; Krestos 
Mo'a ne connaissait d'aulre leinme qiie la sienne, et Senna llevwat ne coii- 
naissait que son niari. Ils vecnrent longtemps sans avoir d'onfants. Seuna 
Heywat gemissait beaucoup de ce qu'elli; u'avail pas d'(;:iFaiils ; eile lll nn 
voeu, pria, supplia Dimi d'nn ('(rnir eoulril (!l, avcr l)cau(;(m|) de lai'mes et dit : 
« ü Seignenr! (loMnc-niDi //// i/arron. tpii prodiüsc des l'ruits de justice! 
Donue-nioi, ü Seignenr, un garvoa, qui consob; ma trislesse et rejonisse 
mon coeur! » Son voen monta aupres de Dieu Sahaoth, et le chagrin de son 
esprit se changea en allegresse. 

Ensuite, l'archange Miclirl lul envoyc par Dien au|)r'i's (rdle. 11 lui dit : 
« Tu enfanteras un fils pur et saint, (pii, par sa doctrine, sera le salut de 
beaucoup de gens. » Lorsquo Senna llcvwal vil Tange d(; Dien qui lui parlait. 

1. Cf. Tiiraiev, Acta Eiistathii Corp. Script. Cüir. (Jriunl., Script. Aetli., 11, xxil. 



376 I.K I.IVHK Di; SYNAXAIUi:. [3G0i 

->v?/.- ' yjiio-l- : anih^.'i- •■ hrött? •■ iiyiih •■ mh-'itt ■■ ('.'/vir: •• rM,v - n 

Pfl>-Wi-1- : nh'H' •■ (D-h-U ■ Mi ■• if.e.l-flJA.e.- .• hr^'/ •••• oihMh • VC/'i' • 

'hrf\{tM • ini'd.^'.h •■ AH : i^n : fir'i'i- •■ vir? • a^^aMi : ?i"/ii.h-nri>.t: = 

inl",'llU : rliA/,"/ : ?»';"'^H> = «»Vl/.-f- : A'/'.'i- : W.Mh '• Th • »h^/» : ^ifirt/.. : 

P.'rYi- •• hÄ'rj? ■• n?i ^/- : Mi • ».('.'/•«»A.«'.- : hri."! ••■■ mofhl'. •■ ^MtO'i : <^'ie. 

iv/y.''vn- •••■ 

M"! ■ i>'Vf •■ \\\\f"> ■ hnrt/.. •• r/»AWf] : yjn-r: ■• a.* ■ tm^wn-i- ■■ "7.>i^.a • «'rt/w i» 

p.<^ ! ?»'/'Jit:iv : ?iö»- ■ h»n ! Kcriftt • vn..('. •• i/hv-f-'i- : mvuhih ■• fwfr^ .. 

Min. ■ OT'}^/"./' : rt«7(p-|- :: hl» .httdUl '• i^-rAW."! • HäA-Ii : A'JA»» : "/AI»" «] 
[rtAl/" : AA.P.'/h ! m\: : ÖA'I- :•• 

;i-AJ(:^i. : f'h-^//." • WM ■ dt:*"»- « 

5. •P'h] ii'ii. ms. 



eile fut etonnöo et tremlilail i'i cause de sa grande majeste. L'ange sc mit ä 
hü parier, avec doucciir, au sujct de lenfant qui devait naitre d'elle; il 
liloig-ua d'elle la craiulc, et, lorsnuelle euteiidit les paroles de Fange de 
Dieu, son coMir fut pleiu de joie et son esprit fut console du chagrin. Elle 
raronta ä son uiari Kreslos Mo'a coniinful Tange lui avail donue uiio honuc 
uouvelle au siijcl de Tenfant (jui naitrail d'elle. Mais Krestos Mi» a lui dil : 
« Je savais d'avauce quo cet cnfant naitrait de nous; il sera la dcmeurc du 
Saint-i']sprit ; il sera plein de sagesse et de science et sera ferme daus la foi. » 

A|)res ])('U de jours, la fenime de Krestos Mo'a conrut; eile mif au nionde 
un hcan garron, comnui Miclnl laichange vi'uere lui en .avait doniu! la 
l)onne uouvelle; sou [)erc l'appela Ma'(]aba Egzi'. Dieu choisit ce saint et le 
sauctifia des le sein de; sa nu-re, eomme li- prophelo .lereniie de Auatoll: (M 
.leau-Baptistc, qui prrelia le royaumc des cieux. (hie Dlfu nous fasse uiisc- 
rieorde par ses prieres, ]>our les siecles des sieelcs ! 

Salut a la naissance de Senna Heywat, eu ce jour, 6 Ewoslätewos, au 
li'nq)s de la neige et an nioiueiil de la l'roide Saison, puisse num anie nne 
apparaitre couverte de ton v^tement, qui est le vi'lenienl de la saintete]. 



[361] 21' IIAMLß (28 JUILLET). 377 

[«Hin/; • fif^l' ■■ Ufil\ •■ ttO/i' ■■ Ah./.h.A •• A.* ■ tmf^hM- ■• »htllllhV- ■■ A 

•/.'."h : "ttni- •■ nriyvl- =:= uf/ihn/.- ■■ vn.t'. ••■ a/MU •• l-'n-i ■ TfiM • A'JA»«' •• 

[rtA?" : Ah • A.* '• ^?.AV ■ //»/.. ! 

A'/.'i"h = h^/n •• ;J-(:^e- •• "ijuv •■ nt.yv-l- •• viv.. ? 

[fllllM/: ■• ÖA l- •• >l(>n : l-lUK. • AnO<> : ö)A*SYl ■ hn-V : (lÄA-'I' : "iJl 

^bA ! Hjn<: = -i-ä?"/.-!" •• aumi\\/..\' -. nii-i'^ •• (»Afvi'rft : «wh-'J'J •• nohm -. 

Vif «n.- : anUM-fo«- : ei;A- ■ 9"tiM ■■ A'JA«" •■ "/AI*" •■ h''li -i:] 
[rtAJ»" •■ K-nA ! tm'i)n/.-ini- ■ Ott.? ■\- 
AnRA"'i- • "?.Jih.A • hn-e ::= 

1-3. iihnicM- — >i"%V] <>, A Hill, et fönt suivre les mots mtnilCöo- : An«A°t = "Y.H>i.A 
(1. 9-10) etc., plaranl le salam ä la fin, immediateiiieiil avanl le salam de Basalota M. — 
2. aiA7,-il^] sie; ä liie a»?-nm.<; = »fV = A " ? 1». mnHI: — n«A°1] «), A «otiniC«- = Anx' 
(of. note a la I. 1-3). — 10. »TiU — -tlH-J. 0, A <>/«. — zV-, <DAV<i-VA] P «AVVfl. — H. KV 
A-n i tlCfl-Ffl] <>. A ')/". — 14 AIIXA-I] I* Olli. A. 



[Ell ce jour aussi, fete de Tarchange Uriel, qui raonira ä Henoch la revo- 
lutiou dos liiminaires Celestes et [Ic mijslirc de Sioii] ä Esdras, le prophetc. 
Oue sa beiiediction soit avec nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il]. 

[Salut ä toi, clicf de milliers de soldats, oriie de la foui'oime et du diademe, 
ö Uri'el, envoye des tenles Celestes [du r/r/) vers Henoch, pour lui moiitrer 
la revolution admirable des luminaires, et pour expliquer ä Kzra le mystere 
de SionL 

[Ku ce jour aussi, memoire de notre bieuheurcux et saial pere Basalota 
Mika'el', qui fit des miracles et des prodigos ou graud nonibre, et de 
Yoränos% qui etait present quand tut transperce le cöte de Notre-Seigueur 
J^sus-Christ sur la croix. Que leur iatercession et eur benedictiou soient 
avec nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il]. 

[Je dis salut aux grands miracles de Basalota Mika'el, inou pere ; ayant 
cliangc cn la forme d'iiu serpent celle d'un poisson, de lujuvcau il lit 

1. VA. Conti Rossini, Ada S. Basalota Mika'el (Corp. Script. Chr. Or.. Ser. 
Aelliiop., 11, .\xj. — 2, I' : Yoiias Cf. Duensin«?. Liefert d. Ulli. Si/n., etc., 30'. 



378 F.E MYRR DU SYNAXAIRE. [3G21 

(nUfitt ■• he.fi. : *}"/ : /.M ■\- 

[«MIHI: : (*A1- : hön •• ^(>^.<i. •• Aiih : "VCJPr ■■ V-C •■ <oi*-VJl'. •• fflOT«i:+ 
^ : w}^M''l' •• rii^/oq:«|'<i. : 5>"X<P'I" « Al/'>i- •• '>Sft • >iV •• rt"? ! Aha»- ■■ jr««/ 
V : flic* •■ fl'A/- • V/".«!- ■ n-jp ! Ä.'IPÄjP ! Hr/iVJ^ : A«"Jii •• /*'Art. • mhtm ■• ä 

n-D" : fl.T ■ ÖJAÄ- • ■il^l^' • TV •■ iT^rt : J'J^C -■ hfl^ = htt'P.U- : '.'V- : jPrn^* ■ 
ft»D : "/.OT^'.flO. :•:: (tthT^rW. ' WA.?.?' • AH'J'I: : Mi ■■ »iV •• hy.l' •• "/Jl.^. : A 

öA ■• hny '^ : ]rK:ft/:,evl- : wAfVA = '>)•/*' •■ H.e.+ = A-nV : Ä'>1A = o»«.'.' •• -l-ji 

(Ur^n ■ TZ- • J'//" •■ A-nV • .«'.'J^A ! V^i*' ■• flJAS- ■■ 1Afl>-R,?'fl : Ai^A.1)- •• 

2. m/";>0'] P /"" (cf. Dillmann, Z-e.r., 85). — 3-5. «nnil-t] Gelte commemor. manque 
(lans et A. — 21. mfUi-t] (leite commemor. de Lä'eka iMärväm manque tlans P cf. 
Duensing, Liefert d. ülh. Syn., 471. — 8-'.». hr^l^ — «A.?-] wi-ü-'i •• rt.)r i wa.^ (A fflA.p.). 
— 9. 7^] VjR^^. — ib. ä liie VW ' — lu. ,1,»"/] O «.«:■<>. — 12-13. n;J-<5)>ö»-] «H:^ ■■ 

Mao !). 



traiisformer le serpent en poisson; par la cluilonr de ses os et de sa chair, 
il guerit les malades . 

[Kn cc joiir aussi, eut Heu la Iraiisiahuu du corps de notre pere, le 
liiculieurcux et saiiil Ablia \\r"c\ aiia Sagahu', qui mepiisa le nionde peris- 
sable et qui coinhaltit les hous eomhats de rascetisnir, par le jeiirie et par 
la priere. Que par sa priere Dicu ait pitie de nous <laiis les sieclcs des 
siecles! Ainsi soit-il . 

Rn ce meme juur, uiourul La'cka .Marvam, l)cau et liou, (pii aiiuait (( //rc 
les Livres Saints et h faire rauninue. La mrre de cc saiut s'appclait Romäna 
W'arq, lille de .\a"od, r^i d'Ethiopie, ipii liatil Makana Seiläse ■; sou perc 
s'appelait Semo Wald (O : Sem walda, .\ : walda), roi de Ga\ fi \A : Gafi). 
Ouant il redirc la gloirc de ses ])areiils, le iioni de leur diguite la fait con- 
uaitre nsscz. Apr6s (pi'ils eurent cet eid'aiil, une graude per'seculion com- 
jncn(;a eonlre les cgiises et contre le mi juste Leluia Deiigel. iXous omeltons 
le rccil de la patioiiee et des vertus de cc roi. car il est ecrit dans lliistoire 
de Seniia Kreslos et Za-Paräqlil()S. 

1. TuraTcv. Ixlieduvtiiiii/a etc., U'i. ■ — 2. I,e <i sanctuaire (loito?) de la Triiiite ». 11s 
regnerent : Na'oJ de l'i91 ä 1508; Lebna Dengol de 1508 ä IS'iO, et Galawdewos de 1540 
ä 155!». 



[3631 21« HAMLft (2S .IIULLRT). 379 

hmi •■ hf»> •■ y.,i\öiu'9' •■ A'ir>i-rt ■■ /ma • >i»i •• v/-a- •• »/^./.hn : h^wia : JJh 

öD. : ?,A : liD-uno"- ■■ diu/" • ,t'(b •■ ?t^ll.?»> •• ?irt»»n ■ ."höfi • hl»"!!!;!*' : Iti 
tpao- : W'llh : M'OiM- • »0 • /TlA'P'J : ?iA : ihOlO'f'ao- : fy-nK •■ fflO • rliAT 
i ■■ ^|A •• WiO<l>- ■• Chf>a»- : \\Ki\' • /W}^/-./- : rt'^el- :: fflHrt : .f-hA • Äfly. : 
AJI'.Ä.C ••: 

Y^ : f«?i'H/ ■• Pr/ifl>-(:rt : rKi'.',""!- : ^M^^ •• ri^AX, ■■ p-k\i. •■ ^.rt*Ajp ■■ '»»^a+'-a. 

1. VV/" — >ilin] A 9"' ■■ h'- i'- H (0 OW. r'l\l\). — 4. K.oVi'"] <> h."- — fl- »i^A- 1 II.K 
«^^in] O h" : Mf-I\-. — S. ante n-^«- A add. >,)•>■ (>.ft.') — ib. AöTV — «>|i oiii. — 
12. .e.n^-AP] (> ~ ^-a: A WH •■ .e". — ^ 14. föD>] 6"o/i/. () !"•?>; A ii«n>. 



Lorsque le roi Lebna Dcngel mourut, son iils Galawdfiwos (Claude) 
regna, paix ä liii! Tu jour, pendaiit que le roi Galäwdewos faisait la giierre 
contre Abbäs, il fut d'abord vainqueur, mais eiisuite les Musulmans le vain- 
quircut, car teile est la regle du nionde, r/VVrc laiiliU rdiiKiiicur et luntöl 
vainvii. Alors le jiiste Lä'eka Maryäm ftit pris et Tut aiiieiu' pres de l'Imäm, 
qui le fit derneurer cliez Uli avec lionueur. Mais, voyanl quo sa foi n'etait pas 
d'aceord aver la sicnne, car il pleurait et gemissait eii voyant des cliretieus 
prisouuiers et Ines, il doniia ordre de l'emasculer. 'I'oiit le monde nc peut 
pas atteindri' ce dcgre de bitte ascetique, mais seulemeiit ceux auxquels cela 
a ete donne, conime Notre-Seigneiir le dil : k 11 y a des eunuques qui sont 
nes tels du sein de leur mere; il y a ceux (pie les lionimes ont rendus 
eunuques, et il y a ceux (jui sc sonl rendus eunuques eu\-menies, pour le 
royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne ' ! » 

Ensuite, il donna ordre de le conduire cbcz le roi des .Musulmans, c'est- 
ä-dire des Turcs. II cut lieaueou[) ii soulTrir cn lonli^ : tanlt'it on le suspendait 
la lete en bas sur le cliarneau, tantöt il ctait tournienle par la clialeur du so- 
Icil et par la soif. Knfin, par la volonte de Dien, il arriva au Yernen. Le roi des 
Musulmans donna ordre de Taniener en sa presence. Ouand le Paclia mourut, 
Lä'eka Maryäm survecul par la volonte de Dien. Son depart, sa delirrance 

1. Miiiili., \ix, l:^. 



380 



I.F T.IYRR DU SY^'AXAIRE. 



[3641 



'■id ! »yA«» •• htw.O' ••: h''ni.hnAui: •■ if-riiw^ ■• fiÄA-i-- •• a'JA»» : "ihr •••:] 

* 47, a (iH/; : ÖAl" : »iV •• ^S-ft : '«'+Crt : (^"Vr^'/' : «»A^. ■• «J-A.Aftft = A.+ = Wi/.- ■• "' 

* p 1 " 1 AHM: : 4'S/i ! f>n •■ Tift'i'P^.^.}" •• '^(1 ■• n/*' •• •P/.f-4'AT,e'rn • h»» ; <»•?» 
.e.c.e :•• «i'i^i»":'. ■ htw.u- ■ inh\woo- •. h//» .■ ^'.Ariti)- • a^a ■ W^i •■ iort\\\. 

1 (UO",-/:ft] (» — 'i. — 2. Il"ill..f.] <• '""• II — '' wAhVn^] A <i»h' . — Kl. rt.+] P, <», A 
<:>.n. — 13. mtW";!] P, O, A — ?"■'/•«■»• : n. 



pour le pays d'Ethiopie eut Heu par un graiiJ miraclo. Mais il ii'est pas 
possible de le raconter ici dans toiis ses details. Apit'.s quil eut echappe d 
rt'sciurcu/i-, il bälit heaucoup d'eglises, et pratiqua les vertus, /(/ diariti' cnvers 
les pauvres et les indigents. II faisait aussi les commemorations des saints et 
des marlyrs, et il rt'U'hrait surtout la fete de Notre-Dame Marie. Quand li' 
moment de sa uiorl arriva — la mort est le terrae de la sagesse — .il douua 
la liberte ä ses esclaves, hommes et femmes, et partit pour le monde de ses 
peres. Que par sa priere Dicu uous lasse misericorde ilaus les siecles des 
sit!clesl 



LEcniiE Di: 22 DK UAMLK 29 juillet . 

Au noni du l'i'ir, du Fils et du Saiut-Ksprit, un seul Dien. 

l']n oe jüur, ful /(' inoii ilc -~aiiil .Ma([äres (3/«f«/)Y'), uiailyr, lils de l'asiladas 
{Basilides), general. ()u deuoiu;a ee Saiul ä Tempereur Diucletieu, counue 
u(! reudant pas les liouucurs divius aux idoles. Celui-ci, par ecrit, douua l'or- 
dre de le cunduire dans la villc d'Alexaudrie. 11 iit ses adieux ä ses parcuts, 
leur recomuuinda de sulivcuii ' aux besoins des pauvres et des lualhcureux, 
et partit avec la lettre, Itinlre rnit de l'empereur. Le Christ Notre-Seigneiu- 

1. .\l(il h mot : ut inlclliocrcnt siippr cgenos et paupcrcs. CT. I'sulin. xi., 2. 



[365] 22- IIA.MLK (20 .HÜLLET). 



381 



n",y. :: flihuV'i" •■ Vf>Ä •• "/tt.? •■ nun : \\.hö- ■ WVX : fll'lv/Drtnrl- : Wtb •■ "hiW 
at'h'U •■ (D'ti'l' •• i^VJi •■ (ohCM- ■■ hin.h'ttth.i: ■• «V^^-^Ji/'ö»»- •■ A^-S«^^ = fl"T^ 

^?,"iP •■ fl),ertlAT/' •• m^'i^h. •• TOP •■ Hh'HlA ■ ow/lV " Win/. ■■ h^\\.h-(\ih, 

luin-Fft] P, O, A h.ffrn ■ n ' ! A"|: : w\\ih\. — 2 nri] P, o n; A Hti«». — 7-.s. mT^.e/.] 

" -> o ....,,. ,. . /Ä. ©"Y-^Ä/,] P, (), A 



P, ü, fO'^'^jiMrao. I A (() — C"«"»- et om. a). — 8. hO-if-'] 0, A hniM»* — 'b. m-n-iRi^ 
m. — 8-9. >4"fn] P i^V-ft; () ».■fef-ft [A = A). — 9. fl)<^np] P, A «xn^.P.; O «däP. — 

.iiO. (null \ .1.0.01»* 



11. fl».ffl 



•l■'^^y] A — .-i-'^nr 



lui apparut dans uiie visioii, le fortifia, Texliorta ä la patience et lui revela 
ce qui allait lui arriver. 

Quand il fut arrive dans la ville d'Alexandrie, il se tiut devant le niagis- 
traf Hernuinos. Celui-ci connut qu'il etait le fils de Basilides, le general ; 
il lui fit beaucoup de promesses et le pria de reveiiir de son dessein. Mais 
Saint Macaire ne lui obeit pas, et ne changea pas sa bonne resolution. Le ma- 
gistrat lui infligca toutes sortes de grauds supplicos. Son osprit eut un ra- 
vissement, peudant qu'un le suppliciait. Notre-Seigneur lui fit voir la de- 
mcure des Saints et la denieure de son pere et de son frere. Ensuitc, le 
jugc l'eavoyu dans la ville de Naqyos (P : Niqyos, : Niqiyos), oii il fut 
soumis a de grandes peines : on lui eoupa la langue et les bras: on en- 
fon^a dans ses flancs des clous pointus, chaufTes au feu. Au cours de ces 
supplices, Dieu le fortifiait, lui donnait courage et le faisait sortir sain et 
sauf, Sans blessure. Dieu fit par son intermcdiaire beaucoup de prodiges 
et de rairacles. 

En voifi un entre autres. Des hommes passerent devant lui, portant un 
mort qu'ils allaient enterrer. Tout le peuple regardait ce spectacle. Saint Ma- 
caire interceda aupres du Clirist Notre-Seigneur pour If mort et le pria de 
manifester sa gloire sur lui. Ouand il eut prie, le mort se leva, raconta au 

P.\TR. OK. — T. VII. — F. 3. 2.1 



382 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [366] 

OB : ß,Y]A^^ : tl-ntb-lllh •■ AdA.lh ■'■ lDh9°li ■ XAf •• m-l-'i^'h •■ fl>-?i'|: ' 9°fl)- 

Ä s w-A- • ö>-h'fj « öJ-nH-:^"» ■ i'hii-n •■ hri- •■ (\hn\\}xi • \\i:Mt\ •• i^n : i\r 

hC,e^"A ■ 'WJho'JV : ^'^Ä.Vfl^• •■ c^n •■ l^wf.,!! •• V/*7. • 9"fliyu- • A^Sft •• «».* . 
CA « öJAH •• nÄ"Wi. • 'in ■ im. •■ fim^V- •• *»« ll- : Wi^nn : a);,.-|"j;a>-h'1- : (Dh 

A" : ht\tm : nini-" : fmW} : -><i„Ä-9" : J-.'JÄA-'l'h = «JO-f: : J?.V'flC ■ /*'.'h « Ol 

hnn ■ «whu-j-j ! h»B ■ ?fici9^ : a4'S.a ■ oD^fi^-t > onc: : (D?.9"t-^. ■. chf* •■ 

©An •• V'li»' : •feArn'}m,S"A : mA^ = 'hT'^^ü- -• '«»h"'}'} = HA«"»- : ^a^A»«? 
?iA • •/ 'KliA- ■• ö».e'>r'hA-<n»- ■• AÄ-ny-l- • «l/».')-!- :: mhhiCM • A»'|: : ^SA •• 

P Kl, a «D,«»»CA : nA.A.-l- : Ol ^^..P//' : A'wJl'} : HlM" : /»','»«> : tD-A'I.V»' « ffl-h^/"?, : i, 
6. rtm>.v] P ftTrTV'j:; <) nnKthV- ! : A n-Vm-v. — T-S. mfln.lt"'] P, O, A (i»(»n •■ (l»Wi ■ 

•>n ! im I >,Tr.e„Vfl»' ■ flj.ft' ar. = A). — .s. ^<.}<ir] A ^A . — !•. rt^'.'i.n] 0, A rt*" ■ öD_*cn: 
P «»"^Än (sie) : «n•_.^cfl. — 14. m/Tr/hA"«"». : a] P ^ a; A — A-; ow. w^ . 



peuple ce qu'il avait vu, et leur dit que le Christ est le Seigneur ilc toutes 
choses. Beaucoiip parnii le peuple crurent au Christ Notre-Seigneur, quanrl 
ils eurent entcndu ces paroles. On leur coupa la tete; ils re^urent la cou- 
ronne du marlyrc. Aryänos, le magistrat d'Andenaw (Antiiioou), setrouvait lä; 
lorsqu'il retourna daiis sa ville, il enimena avec lui saint Macaire. Quaiid 
ils furent arrives dans la ville de Salanuf, le navire s'arreta et n'avaiK^a 
plus. Voici quo Ic Christ Notre-Seigneur apparut daus une visiou ä saint 
Macaire et il lui dit : « Voici le lieu oü tu acheveras ton combat {ninrtijre); 
c'est ici que ton corps demeurora. » Le magistrat donna ordre de faire 
monier saint Macaire sur une collinc cl de lui Iranclier la töte. ()u lit ainsi, 
suivant les ordres d(mnes, et on hii coupa la tete avec le glaive. II acheva 
son combat (soii mnrlyre) ei regut la conronni' dn martyre dans le rovaume 
des cieux. 

Sous le regne de Conslantin, un magistrat, nomme Awlogyos [Eidof/e). 
qui etait chrelien, vint de la part de Constantin et ordunna d'ouvrir les 
eglises, de rebAlir Celles qui avaient ete detruites et de detruire les temples 
des idoles. Saint Macaire lui apparuf une nuit, et lui fit connaitre I'endroit 

1. Amelineau, fleogr. de l'Egypleä l'ep. copte, 424. 



[367] 22- HAMLF, i20 JUILLET . 38.3 

•J;.-!- « mhMC.h^ •■ hiP*JiI)- •• f ^'r/-.-1" : "/n.ft'l" :•• h'lll.h-nrh.C .• ^.Tilx^."! ! n A123 1, 
ÄA"-!-- • Ö>n/.h|: ■ fJM- •• '/'ftA-V : Wll '• 

MiJA : >m.M' • »/i.,e.e.v/D<," •.:: 

Wi/..'B • •/•n'J : (lfl»-ft'/- : hrtt • h'ßT :•: 

to-hi' ■■ ?.'/'rt'nÄ • in/. ■ nu-nA-ft ■■ w«»".".«. •■ hchjfü- ■■ «{.j?.-4.ft •■ ©VÄ-'r ■ n 
öo- •■ öin?i'j'/ if : yT.'ipat*- V. fliyi> : ml'/ : ^.zr'^ao' ! AK-n.ex.«»- = Wi/^- •• my. 

1. m^Trfl/.] F, (), A — <. (ar. = A). — 3. ante -^n.R^ P, O A add. mao-^Wi.^- > (A o/n. 
°i '). — 6. nh.fRoo'T'] A — i!,at<r. — 7. to'^] O oin. [A = P). — 10. y\a-c:] P, <), A mn . 
— /Ä. '\fl>-T->}»n] A — H-9't\ [infra ut rec.) P, 0, A — ^-f-fi. — 11. Jiy^hfl'l.'ih] P, A — 
n-0-: ^?"■>n,^^. — ib. Ati- •■ fl>-nt] P, 0, A ah-h-f: , >,9". IG. <D,6-flA»o».] A a»^n. . 



oü (itait son corps. Awlogyos se leva et se rendit lä. II trouva le corps du 
Saint, l'enleva de lä et lui construisit une belle egiise, oü il deposa son 
Corps. Ce corps produisit de grands prodiges et niiracles. Que Dieu nous 
fasse misericordo par ses priores et que sa benediction soit avec nous! 
Ainsi soit-il. 

[Salut ä Macaire, perle de Fasiladas (Bfisilidcs), sardoine dont l'cclat nc 
fut pas obscurci par la rouille du peche; iutrepido soldat dans le niartyre, 
pendaiit qudn lui coupait les bras (!t qu'on lui traiichail la langue, persoune 
ne pul If diHoinncr (\r Tainour du dlirist]. 

Kn ce jour aussi, i'uL In mmi du saint et illustre l^awenicwos (Lconce), 
marlyr. Ce Saiul etait idirelieu de par ses parents et iuisait partie de Tarmee 
de Tempereur inlidele. 11 etait de la ville de Tarabelos iTripnli). Son exterieur 
ötait fort beau. II etait parfait dans rascetisme; il lisait saus ccsse les Sainles 
Ecritures, eii savait par cceur une grande partie, notaninient les Psaumes de 
David; parce qu'il les lisait assidümeul, il les savait douc par coeur. Con- 
tinuellemenl il insfruisait les soldats ses cainarades, leur apprenant la 
craiiilc de Dien et Icur dounant courage. II leur disait : « Xe perdez pas vos 



A 2?7, b 
47, li 



3J54 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [368] 

n : A.*«"»- = m^n.A?» • hfl«» = '\fl»-'>/.?Ti • hrt-/vh+(?öa. , A«!/»;)-!- = mf-r 
Y^A" : nin-M:-fao- :: m^.nÄ^h = oB^n.'i'i ■ -^0.«- : flJl'fiÄA" = n^-JJ-ll ■ wl-K 
an-,. : (o-K-p : H^^.Am>. > ?,rv4'<. • hW.Mtx : ^i»"'\h.f = WW, ■■ h'^AVi = h. 

jp.n,A- •■ rih'^'J = ?tv • h^-^fr •■ h«» • .f.nh. = vf-A-m.- : rt-nh = (o-m^ ■■ v^-'^t 

1 1-wni-] P, 0, A >.ft = ih". - 2. posi v/-in;hÄ-F«- f, <>, A ndd. «w = n,T.t*fl»- = 
.nöAm^^fl»- .- cwnt (P - ot) ii>n<. = PC «> n-t) +^'^.. - ih. oh] P, o, A HOh. - 
3 «,;.«.A5P] A «,;.n.A». - 5. «»fA«] /m A et A: P, -A-. - d. 'he.«^.»-] !', <>, A 
n-y - 9. M^iH = «.>.'] P. 0, A >.£ = fflM '. - 10. >.«"] 0, »• WIM«- (A = A). - 14. «. 
>.r-ft>.] A ,D>.«nA„, P, 0, A «.hZ-Al. («c). - 15. ante HA-VA?- P «rf^. A-^^^ = »A.^.fl.t, A 



annees dans le culto des idoles. » Les uns obeirent ä sa voix et se conver- 
iirent de lour inCidelite; mais Satan iHait entre dans les autres; ils allerent 
trouver leurs chefs; ils leur dirent que Lconce meprisait les idoles et ensei- 
gnait que le Christ est Dicu et le Createur du ciel et de la terre et de tout 
ce qu'ils renferment. Le magislrat le fitvenir aupres de lui et l'interrogea ä 
ce sujel. hnl confessa sa foi dans le Christ Notre-Seigueur .levant le inagistrat 
et lui dit i-nmmc ce que disait TApötre Paul : « Qui me separera de Taniour du 
Christ, nion Dieu, que j'adore depuis mon enfance et .pie je venere? » Le 
magistral lui irrite et ordonna de liii ü-t les pieds et les mains et de le 
mettreenprison. Ou lui lit ce que le magistrat avaif ordonne. 

Le lendemain, il l.> fit vcnir et lui dit : « Eu vertu de quelle puissance 
as-tu l'audace de transgresser les ordres de lempereur et de detourner les 
hommes du culte des dieux? » Le Saint repondit et dit : « En verite je voudrais 
quetous les hommes entrassent dans la foi dans le Christ Notre-Seigneur; toi, 
si tu ahandonnais ton erreur et si tu adorais le Christ Notre-Seign.ur. tu 
rccevrais cn heritage le royaume eternel. » Puis il maudit les dieux et les 



10 



^369] 22' HAMLfi (29 JUILLET). 385 

•fcih : a}Afi]F;)"l:ih : c^i-fi't' ■• (Ohm ■ fl>'l«i*"i:jp : OT4'i*.<n.|- .- 'j*n.f • htih : p ni, b 

^fi ■••■ iO,IM ■• A"'|." •• 6h9"^ ■■ ihi- •• fl)^AS"rtrt • flMlV- •• (».f-lLA- ■ hü • h,\\W 

-i • nÄ'>/:^h ■• öJ>,ir,ihh ■ fl>-CH-fh •• 'l-'ric ■ ^rh-j- • ,*A • n^i.-j.v'' = wiiA- : 
AOTh-'r> : h»» • Ml- • l-rtro-A ' AÄ'^Ah'/.W" ■• ffl^V : hilv/infh : foh9:"i'i\\ •• 

mm ■■ Che • »Dh"'}'> •• 'l"A^/"'f- ■■ fDÄ-}/» : hao\\''i[\ : AAA.Ii' : W'JJlIh • h 

fth •• i-nih : /*';'^^ = fl'o^/TiiH : ^ao' : ^ fl : T^c •• (o^hr^"h^.'\\ ' hm ■ h 
i- : «p^»*!! •• hfth ! ^rh.A. • Hj^-i-nc • AAA.U- • ©An •• in<. •■ n-i-- = h'j-i- = ^a/. 

d. •■ niu-ft-l- ■• n-J- •■ T'+.Tli « flJff»Ä-h'1- ! •nJ.A.'l- •■ HAA^ : »nyj?,i>»'j.l- .- mmm^' 
ao' : ^«Pf : ^iH-:5i : A'J,*'n^V ■ (1.+ = T***!! •• öJAfh/5- : m^/^M' •• r'ßü- •■ A4* 
^ft : OlVH-f- : nhAnA-l" •■ l*"r^^ •• rh^.A'7- •• (Dl-ad^- • AAA.U« : KotAAA'I- •■ 

OT^vih : A-nA ■ Hfflc* ■• flJ^'}n^:'f• • fl"/Ä.i ■ nfl>-ft-h : n.;i- « a)h^''/f\'i' ■• /" 

3. flJhA-V'fift] A — ft(>. — 4. fl>-CH-1-n] A <»•<."; Pfflf.". — 8. afhr'R'yiii'] P, 0, A aj>,y"ni. 
— 9. fl»-n+] P, fl'^.ß : fl>-ni- A (l'^ja et ow. <»•" : ii,"hc. — 10. .e/furt.] A f/hA,. — 12. ©>/»">, 

^] P, af,t"'h^ : A (0 om. A/";)0-, A «»>/">,.? s anVlI-F : A* ' : IINA ). — 13. '\OA.Ih 1 ^öuAÖ 
At] P, A»* ! öoA A aoA . — 14. niB-nt ! II..-»-] P, 0, A <»•' : M-. 



idoles impures. Le magistrat ordonna qu oii le battit violemmeiit de vergas, 
ä tel point que son sang coula ä terre. Lui, pendant ce temps, louait Dieu 
et le celebrait. Un soldat s'attrista de son sort, lui parla k l'oreille et lui dit : 
« Je suis attriste k ton sujet ; j'ai pitie de ta jeunesse; dis un seul mot ; dis au 
magistrat que tu sacrifieras ä ses dieux, et, moi, je repondrai pour toi et to 
sauverai. » Le Saint le maudit et le chassa d'aupres de lui, ou lui disani : 
« Eloigne-toi de moi, Satan. » 

Lorsque le magistrat vit sa fermete et sa patience, il tlt redoubler les 
supplices, k tel point que son corps fut dcchire et que son sang coula ä 
terre. Puis il ordonna de le plonger dans la mer, de le trainer par les 
pieds et de le jeter dans la prison, en attcndant qu'il redechit ä nouveau 
ä ce qu'il lui l'erait bien. Quand ils lui eurent i'ait cela, il mourut dans la 
prison. Une riebe i'emme fidele, chreticuiw, vint, donna beaucoup d'argent aux 
gardiens de la prison et aux soldats, et emporta le corps du Saint. Elle 
l'ensevelit dans de beaux v6tements neuCs, et lui fit [lui bnnla) un vetemeul 
d'or au-dessus de son liuceul funebre. Elle le plaga dans une chässe, dans 
sa maison, fit pciadre son image dans sa luaison, et suspendit devant lui une 



386 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [370] 

öü" ■■ ttai'M' • n.;i- • flJrt+A'l- • ^ff.'^'Lü- : «y'iVfl) .• hin ■ ,e.nt:u •• (o^-^ « ^.t 
[rtA'/" •■ Ah • Arn^:.nAPft • '^'V-f•;^ :•: 

IxiM ■ l'inC : MR'ih ■• hiAl •• flJC* : -l-Crt.;»- :•: 
a»-ftl- : «Jo-,?. -■ ftiri> : c?X'h = ;J-.e.-'Vr ■ AJ»";)- :•=] 
[ronH-/: ■■ öAl- ■• Jiöll -• 'li/h<. : A*S.ft ■• ffDchA-ft ■- n/.h'|.- ' ^.^ftl- • ^Vj- 
•> ! rt\M ■ A'JA»» : «JA?» : W'L'i :;:] 

1. nw-nt ! «.;»•] 0, A nm-n-fc^-. — /ä. wii ■• ;p.ncu] P >. i .en 0, A wya . — ^. Ä«"'i] Pä 

xoo. — 5. ^v-fQ P ^-A-S.. — (>. An.?-"**»] P ow. — <S. aocwtvW] A «»ci'en. Celle commemo- 

' A 124, a. ratioii est precedee dans A du saltim suiv. : * t\'\9" •■ MT' ■■ \'i(\t\ ■■ ^.•n«<'li : ö,e-"li»- » rtn.p."/ : 

f*'pw > i.'rV i nr?>iY)rt ! vv^ ■ wiAy ■■■■ nöAt • >i->/»'>i •• \icn-pn » ai-ma : v.e"79"i- = ii>.,p..(>- - vi»- ■ ii 



lampe qui devait brüler sans cesse. Que Dieu nous fasse misöricorde par sa 
priere et que sa bencdiction soit avec nous ! 

[Salut ä toi, Läwentyos {Leonce), lumicre de Tripoli, toi qui as subi les 
tourments du martyre, de toutes fagous; pour recouqaenser la femme qui 
t'avait cachö dans sa maison, en faisant {en brodant) un vetcment d'or, orne- 
ment de ton cadavre, tu es accouru sur le champ du martyre, pour saiivor son 
mari']- 

[En ce jour aussi, memoire de saint Marklos {Mairrl). Que sa sainlo böne- 
diction soit avec nous dans les siöcles des siecles! Ainsi soit-il]. 

LECTLitic m 23 iiK iiAMLE (30 juillet). 

Au nom du Pere, du Fils ol du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour, fut martyrisöe sainte Marina. Le pöre de cette Sainte se nommait 
Drdcewos (A Däks) [Dl-ce); il etait le chef des prötres des idoles dans la villr 
d'Antioche. Alors rögnail Däkewos (Dece). Quand sainte Marina fut ägöc de cinq 
ans, sa m6re mourut. Son pöre la confia ä une nourrice, qui dcmeurail en 

I. C.f. le inüis de Saiu'. Patr. Orient., I, 527. 



[371] 23« HAMLK (30 JUII.LET). 387 

iDiDun ■ h(\-'/ ■• f^ihn.^' ■■ Hl-vnc : hvh ■■ uic ■■ atinc.Mj^'v.'l' • f^h-b • (oao,u 

Kiw ■ •V'^r'r' • h^> ■ ti9"ö • fljnÄvh = fl»-ft'i' •• J?-?!'/: ■• «'«: = Aönho-}} : «/a 
'/i : <«r^n ■ cJijp •• hm ■ .vrf^hv -• my.iM ■• hrh^u • ^m: ■• c^v. = rur- 
ri. : ffliiu- ■• KV ■ itxrfinh •■ hsfhfi •• Vicft-f-rt • (ohr? ■■ «»^v = mchv- ■ «» 
ho'j'j : ftv •• fflArTi.^ ■• ft?ii •• {"nr •■ fl»*/.«i : nirf-A- ■• vii: = h»« •■ hir ■■ inA- : 

^,ir'-i"<. : «DA,eAP.y •■ fl»f./»' IS- ! /*';»'/ • htiii • ö>-'Vh • ^."7 = h»» .• «^ji». :•: m 
n • ÄHH • ,enh<p • fl>-ft'h : n.-!- : T^Hx •■ hit'a-k : ä-aot> : Olh-JH • H-Ä.A. ! 

+.e.ftl- : »»^v ' oB^'h • "7.»»h.A • A.+ ! <w»A?,h1- : (D^ncy •■ An.-!- •• T**.!! • 
mhöC.i ■ la-tx-V ■ fi'^y. ■ iDhChSf ■ «Tif./. : ^S-^'J ■ d^Ä-*'} : fll«Ä«l ! o»-ft 

2. ante v^"?¥'t] 0, A arf<^. W-A° : — ih. ",aoY\ P om. — 3. 7i-VH] P o/«. — ih. t;J.e:A"F 
ai»] 0, A iRivao-. — 4. ^inJ.!- : h.fft-fi] (», A ow. — 5. s] 0, A om. — 6. ^?»»>,'P] P y-ttK 
A«?. — /Ä. m.ftrt.'^] P fflr*n ! .f. . — 7. ante h.fft-n P <7(/(^ >i"»tl.>.>. — 0. iiMl^*:] (>, A IUI 
^«;. — 12-14. wd.(ot\ — «ni'\>,ii^] (), A om. 



Jehors de la ville et qui etait chretienne. Elle lui apprit la Ibi au Christ. 
Quand eile fut parvenue ä sa quihzieme annee, son pere mourut. 

Un jour, eile avait entendu sa nourrice raconter les travaux et les lüttes 
des martyrs. L'amour de Notre-Seigneur Jesus-Christ entra dans son coeur. 
Elle partit, clierchaiit ti devenir martyre. Un magistrat impic arriva dans la 
ville. Lorsqu'il la vit, il ordonna de l'amener et lui dit : « D'oii es-tu et quol 
est ton nom? — Je suis, röpondit-elle, de la famille de Jösus-Christ, et je 
m'appelle iMarinä. » Le magistrat, vo)-ant sa beaute et sa gräce, ne put pas 
se contenir; il chercha ä la söduire par toutes sortes de paroles, afin qu'ello 
acquiesgat ä ses desirs. Quand eile l'eut maudit et qu'elle eut blaspheme ses 
dieux, il ordonna de la flageller uvec des verges Je fer, de lui coupcr les 
membres et de lui dechirer le corps, jusqu'ä cc que son sang coulftt comnie 
de l'eau. Puis il ordonna en outre de lui couper les membres avec des scies 
de fer. Comme sainte Marina priait Dieu, TArchange Miehel vint la guerir. 
De nouveau, il ordonna de la mettre dans une prison, remplie de tän^bres. 
Pendant que sainte Marina priait, TArchange Michel vint et eclaira la prison. 
11 l'öleva au cicl, lui fit voir la demeure des Saints et des justes, et la ramena 



p i:-.), a. 



♦ O 48, a 



388 LE LIYRE DU SYNAXAIRE. [372] 

Jl^A ' d.aitt :•: 

-Th • Hlhv-nn ! flj+cn : -irn,'/ • mat-'^fn ■ Jx'iu ■ Mn^ • h^^y • nh9"0A : »«h 

«l-A ! flJ'l"Ä,A. •• (IAO :•: tDlO-h'l' •• '/.H. •• '/ipT* • hCw ■ mmöM' ■ ^J»"}!«»- ■■ 
Hh'HlA ■ ö»riV •• flJÄ?»ho'/-f- : tiWm.h-ü.h.C. • fli^n : Vtioy.ny\' : ^'}H/. •• IL'I- •• 

T***!. •• i:?.e-f- •■ Art,f."i7 : >n.j? •■ nhr«iA • -nhrt. : äa.9" • ox-n-«!-!- • ^y.*« 
ehrt- ■ fflunm-f- : nni<: • r/D4.a"r.'Th k lo 

vnc : c^n : o'^Pi • oivnn.-i- ■ "hiw ■ l-nA • i'<i./^«h. : ^»»^v •• ^fi«» : Hfl) 
-nrt ' ö»,f./i4'A*p : «i»'-A'i'"'A.'f" •• (D^tD-d^.v •• n?i<i'7- • (Df.y.y.v •■ m-tii- j ä/i» 

2. n«n.rti-n;h] 0, A — TnA->. — 4. oi>»>,] p axn.' . — 5. ii^>-n-ii] 0, A >n.ii. — 
9. >i;lH-F] P fl»>i . — 14. «Bjß^^'P I fl>-nt] P fl»fl»-fit : [sie]. — 15. fl)öw»>i] (). A ow. «i». 



en cet endroit-lä. Le lendemain, le magistrat ordonna de lui döcliirer Ic corps 
avec des crochets de fer, de couper scs flaues avec le couteau, et de la jeter 
dans une prison. Michel arriva et la guerit. 

Pendant qu'elle se tenait en prieres, d'un des coins de la prison arriva 
pr6s d'elle im grand serpent, tres cfTrayant. Quandclle le vit, eile lul t'pou- 
vant6e et eile tremblait de tous ses membres, ne sachant quoi dire. 11 s'ap- 
procha d'elle et la devora, pendant qu'elle 6tendait ses bras en forme de croix 
et qu'elle priait en son oojur. A cc monient, le venire du serpent se dechira 
et eile en sortit sans blessure. Elle rendit gräces ä Dieu. Quand eile l'ut 
revenue dans l'autre partie de la prison, eile vit Satan assis, sous les 
apparences d'un liomme noir, ayant ses mains sur ses genoux, Elle fit sur 
son visage le signe de la croix ; eile li* prit par les cheveux de sa töte et le 
Irappa avec un bälon de verges. 

Alors, lui apparut le bois de la croix de Jösus-Clirist, sur lequel se tonait 
une colonibe blanche, qui lui parla et dit : (^ Uejonis-toi, 6 Marina, parci^ 
que tu as remportö les arrhes de la grftce du Saint-Esprit. » Le lendemain, le 
magistrat ordonna de la mcttre k nu, de la suspendre la töte en bas et de la 
brülor p;ir le feu , et de la nictlro dans un bassin rempli d'eau bouillante. Se 



[373] 23« HAMLli (30 JUILLET). 389 

n^Ä.fl>-(> : ft"? ■• fflAH.e.'j-nc •• 'i'Hhi' ■ öJAi/^'XrTiiV : lÄ-A •• hö>- : »jpv-nn •■ hat- •■ 
H^rtf"/' •• htm : .e.rt<i : :'»m.h-f- • aij&ä.'TP • A-/; ■ l\.,?ih • flJ?ii'"'H = 'W'/<. : (:>, 

«^ : Mrt.e.'l'- •!: lOhtl'Hlh? •■ Ihre ! -nil-i •• fl)Aö>-/i.'> : LTiP- : (OthÜlfl'i ■ ,h ' A \ 

<- ! «ixö»«?'} : rtrü- •• fl»n'/T} • Win- ■• ui'iwi'i'f'i : h9"i- ■• n?»^ii.hv = hsci- 

hr •■ h''Vi •::] 

[rtAr ! Afl»^v : 70<?'/- : ll-^A ■ mao'iTßC ••.■ 

AhA ! J?.Ä,fl>-0- : ft«^ ■ ntD-fti- : if-A- ■ •ttth.C •■•■■ 

:iJ?.A ! rt«?^!- : V"/.h ! ?»'JH ! f.?.-l; : ni»".e.-C :•: 
htlh •• d.?,tm^' •• KA";i- • Art.P.^'J •■ 'W-f." :•: 
\\ao : K-'/ö'J ! »tA-f- •■ iXh'ni: :i:] 

4. Ho» poster. 0, A om. — ß. post «do»»?, <», A add. vitv = — 7. fl»Aiije7-riC... taM\y. 
» "] 0, A fl»H ... flJH A fl>.e7 ! fflii.e,»". — '.>. (DA(D.^'V] 0, A om. m. — 10-11. n>i"?lL>i> •■ 
Kr" ■• HC "] 0, A nuc . 

teiiant debout dans le I)asöin, eile priait. l'ne colombe viat du ciel; dans 
sa bouche etait uiie couronne d'or. Elle delia les lieiis de la Saiiite, et la 
baptisa trois fois, au nom du Pere, du Fils et du Saint-Espiit. Sainte Marina 
sortit de l'eau, louant Dieu. 

Quand le magistrat vit qu'elle ötait saine et sauvc, il ordonna de lui 
couper la töte par le glaive. Arrivee au lieu de soii iiiartyre, eile pria Dieu 
de recevoir son änie en paix. Notre-Seigneur Jesus-Christ viiit lui faire la 
promesse (/e Kidän) que quiconque invoquerait son nom, ou celebrerait sou 
anniversaire, ou ecrirait le recit de son combat, de sa vie, ou le lirait, ou 
l'entendrait lire, aurait ses pdches pardonnes, et ({u'il ferait gräce k celui-lä 
ä cause d'elle. Puis on lui coupa la tctc avec le glaive. Beaucoup de mira- 
cles se })ro(luisirent : des aveugles vircnt, des boiteux marcherent, des 
sourds entendirent, des muets parlerent. Beaucoup crurent en Notre-Seigneur 
Jesus-Christ; on ne peut pas en calculer le nombre. Que par sa priere Dieu 
ait pitie de nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il]. 

[Salut ä Marina, qui fait des prodiges et des miraclcs pour lous ceux 
qui invoquent son nom, en tout lieu: pendant qu'elle etait sur la terre, eile 
reQut la force du ciel, i\ nn lel point que sa priere renversa le diable vil i>l 
qu'elle le foula aux pieds, comme on foule des souliers]. 



P 172, 1j. 



390 Ll£ LIVRE DU SYNAXAIRE. [374] 

a)'i.r •' ^K^(nt\ ■ A(>A •■ r^V. ■ ^.d-^ • aomat •. A-* • AiJ'>|: •■ ^Sft = ?i9"V 

Ato : ihi'lh :■ mfitt : l\K',h ■■ IM ■■ \UA'?. ■ hlU.M = htm : (&,1,9»9" : nji^l' = 
KÄ-ITi- •• VT/.'!: : flJÄ'flJ.O»- : ÜM'U'?: ■ "/A'ßJP'J : hOT ! ^.«704- : H"}'!- ! ft 
n ! <:rtf- ! Chftao. : .e^A*?* : Air^'l: : T'^nC •■. JlV .• -»-i-U ■- f^-ilStl ■• 6h9"V : 
,h£- ■ ÄA ■ httUao. : Ä.A^rt • iT/n ■■ .t'.ft^A}" ■• Ah'lll.?!* « (Otthii' ■ ]lmhn9* '■ 

A^^.U".e.- •■ ffl/.J!i • AJtllLhV : nVi'-V-l- ! rxr?:"i^. • anoxm ' W't^ : toai-A^U ■■ h 

riPih : "IS?. : (Dy.9« :: (Dfitt : CM ■ mi' ■ ^sft • Hj-f" • ^\'hr^, •■ hi\\^. •■ 
dS:i'y, " (Dhött : CM ' (\l.\t. ■ ft*A'l' ■ ÄA«» : Oihi!. ■ mmc"!"/. ■ »«V •• h«w. .- f. 

1. ^ift-c] P, (), A om. — 2. et infra, 4-i^pM'y'\ P, 0, A. *f." (ar. "Li). — ih. et inlra m.i| 
Cffi] P, 0, A inj'. — 3. 5»",^] P vi^- — il>- "»fna»] P, 0. A mimmip. — ib. post ^-^fi] 
P, O, A add. A-vii"fi. — '). t■^^^C\ P, 0, A .Iniil-. — ''. rtV7iOi>] P /nu- : A>i . — 
10. «^^ft 1 flij^?»] 0, P, A n.T' ■■ at-iy.. — il. n-l-AV] P, <», A — rtt. — ib. aale XAo» P, 0, 
A add. rtao. — 12. rntAT*] P, O, A ^ "l-. — 13. /üiftli] P. (), A mt' . ~ 14. >,JHi : 
n+rt*] A >,?"fi (sie). 



En ce jour, fut la mort de saint Langinos {Longin) lionore martyr. Ce Saint 
etait du pays de Cappadoce et d'une famille grec(jue. Quand Tibere Cesar 
legna, et etablit Pilate chef siir la terre de Juda, il lui donna parmi ses soldats 
saint Longin. (^)uand l'ul arrive le temps oü Notre-Seigneur voiilul souffrir 
pour le salut de ses cröatures, il permit uux .luifs perfides d'accomplir uue 
teile chose, de metlre d moii Je.sits-Clirist, puisqirils s'etaient rendus dignes 
par leur mrchancnte d'accomplir un tel fait; saint Loiigin fut parmi les soldats 
ä qui Pilate ordonna de ('i-ucifier Notre-Seigneur. Comme les Juifs donnorent 
beaucoup d'argent ä ce saint, il sc donna beaucoup de peine pour executer la 
volontö des .luil's; il transper<,^a avec sa lance le cöte de Notre-Seigneur, lors- 
qu'il eut rendu l'äme. De l'eau et du sang coulörenl de son cöle. Quand ce 
saint vit ce prodige, il fut dans un grand ötonnemcnt. De plus, il vil, au 
moment du cruciliement, le soleil s'obscurcir, la lune devenir conuue du 
sang, le volle du temple se decliircr, les pierres se fendre et les morts res- 
suscitei'. Son elonnement augmentait de plus en plus, ä cause de ce ([u'il 
entendait dire et de ce qu'il voyail par liii-memc, au .siijct des miracles ac- 
complis par Notre-Seigneiii- depuis sa iiaissance jusqu'ä son crucifiement. 



[3751 23" HAMLfi (30 JUILLET). 391 

•|i ■ ^^JO ■ -H'J'I: • ^Sft : A'J7.S"ft : r»rthA" •• A?i'1ll>'nrh.r: • \\ao -. .Rh/*'-!- : 

5 A-i: : H"}'!' ! j>"/»'my. « flj<<.WH ■• A-i-- ■ hiw.M • rh<pi:^ • Ä.'rj?A ■ fli^.hn ■• ii 

»»"PdA : '1"i"th.ih ! A?i^ll.hV ••: fflrtÄA- ■ A'J'/.Tft ' Arfi*Pt:.e • Ä.TC?ft ■■ flJ^r 
rhA» : h»o ! ,em,e.* •• W-A- •• I^.VJ^ ■• Af'yrM.^ ••• tOhu-l- •■ A-l: ■ rh*PCJP = Ä-T 
CA • Vf-A" ■ H'f'WlP- ■ ni: : n?i'>'|- : «n.e.:'ViV : \\aD : (O'lhl: : fliAÄ : hlM.htt 

tiao' ■ A?i"?ii.?iV ■ \ii:M'ft ■■ nh»» : rh'pc.e ••• 

(Dön •■ ii'r'i ■■ Ä,ArnA • tn-v ■ -ir"! •■ aöa-u- ■ 4i.y:4y^ •■ ai<f.vfl) .• ©vitr : 
Am.ncprt ■ tth'i'iihu- :: ffl^nÄVh •■ (n.nc?i\ ■■ ii/^ •• öJh'Vr •■ waoi-^ .• ch 

' ' r*h<:V ■ flÄA"-!-- : mtt/M- •■ Pi/A- ! rtlM •■ h''Vi ■■ 

5. ffl<{.>a>] P, iDÄ>}P (A = A). — ;3. «hTC^] P, i\At {A AA. : At ). — 7-8. Aou_e- 
:4i> — A-TCft P, 0. A AöD.er-^V ■•! mV/C = /Ji-J'CP. — il. Wif C^] P, 0, A — f'f. — 12. mi 
>o»] P — jp, ow. (A — A). — 13. <DöD-/v:] P, O, ma»-ie (A = A). 



Lorsquc le juste Joseph emporta le corps de iiotre Maitre et de notre 
Redempteur, Tensevelit et le deposa dans une caverne, ce saint se tenait lä 
avec une ti-oupe de soldats, ayaiit mis lui-meme les scelles sur le tombeau. 
Quand Notre-Seigneur ressuscita, alors que le tombeau etait scell^, saint 
Longiu fut dans l'epouvante. II pria Dieu de lui devoiler ce mystere. Notre- 
Seigneur Uli envoya Tapotre Pierre; il le rencontra dans les jours de la re- 
surrection de Notre-Seigneur. Longin interrogea Tapötre Pierre et le sup- 
plia de lui raconter toute Ihistoire du Redempteur. L'apötre Pierre lui revela 
tout ce qui avait ete predit au sujet de Notre Sauveur, iiKtiitranl qu'il etait 
le Fils du Dieu vivant. Ce saint crut par l'intermödiaire de l'apt'itre Pierre. 
II abandonna le service de l'empereur terrestre et alla dans son pays 
de Cappadoce. II y preclia le nom du Christ Notre-Seigneur, comme un 
ApOtre. 

Quand Pilatc l'apprit, il fut fort irrite contre lui, et envoya prevenir Tibere 
ä son sujet. L'empereur Tiböre le fit venir et lui infligea des supplices et lui 
trancha la tele avec le glaivc, et il regut la couronue du martyre dans le 
royaume des cieux. Que Dien nous fasse misöricorde par sa priere et que sa 
bcnediftion soit avec nous! Ainsi soit-il. 



392 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [376] 

AA-Tt^ft ■■ ^if^'h • htm : jf.1'a)W' ■ tihM' -V- 

pi-3, a ^.-jH .• *A,erhft'n ■■ o•^• : nVl•.V'^ •• m- ■ ciu-f- •■••• 

9"ftA.> ! h''^^tm : «JAir :•:] 

htm • ■ÄüAw»';°A. • *rmn ••■ "' 

(Hl-/: • öh-\' •• \\'i ■ ^"ih ■■ ^n : Tn ■• {{"löl- •■ n\rin/, ■• jy."/ •• hr?.«! 
A ■• tm^'ihi' •■ T?:c •• ?iire.n"n •• inK ■■•■ Mnu •• ^s-rt • hi- ■■ hivno- • rtn?! ■ 

2. <Cä>i] 0, A aor-vc — ib. n>iA-F] 0, A \r'\}c.^. — o. fiiT"^] P Ö4V-I: (sie). — (i. iir> 
»i] 0, A — H. — .S II. wnu-t]. Cttte commern. se lit dans A seulement. — 12. r>'/] P ftf"*^ = 
f!'. — /ö. n"7*^-] A — t. — 13. ^".^c] P om. — 13-1'j. n-n>. : •>';'iV = fnVX.WiV s möoWiC.fV] 

P, 0, A — h — > — > — >(P o/«. n-n>i). 



[Salut ä Longin, au sujet de qui la bonte divine fit signe ä Pierre, le 
disciple (O, A : le maitre), d'accueillir sa demande (O, A : sa doctrine), ne lui 
imputant pas de l'avoir perce, de sa niaiu, avec la lauce; je glorifie la mise- 
ricorde et la patience de Celui qui iie voulut pas que buK/iii inourilt dans sos 
pech^sj. 

[En ce jüur aussi, niourut Abh'lmawos [Ptuh'ini'c) de Sokä (O, A : Sokj. 
Que sa bcnediction soit avec nous dans les siöcles des siöcles!] 

En c(! jour, fut hi innvl de saint Siuoda iiiail\ r. <,>ue par sa priere Dien 
ait pitie de nous, et que sa benedictiou soit avec nous! Amen. 

LECTIRE DU 24 Uli IIAMLK 31 jUÜlets 

Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un scul Dien. 

En oc jour, fut la mort de (P : fut inartyr) saint Abba Nob uiartyr, de la 
villc de Nehisa', du district de la Terrc Infericure^ du uord de l'Egypte. Ce 
Saint eut des parents saints, cliastes et misöricordieux. Quand ils eurent poiii 

1. Am(line;iU, (',eo<(r. de l'Egypte, 272. — 2. Mot ä mot : « pars iiilerior terrae ■■. 
C'est la Iraduction de l'arabc j'^'^ J^-,' (Ameliii. : « Terres basses » niutjao'^, 
Geogr. de l'Egijple, (i'i). 



[377] 24- HAMLE (31 JUILLETi. 393 

flÄ : fl»-ri'/' : n.'/- • "nc.M'.n •■ a^ArP •• A'i'rt.ft : m» •■ jLV'y.i)(?o"" = aoo'/s^.t 
ftö»- : h'nv.M'ti •■■■ 

-»/»•^ : manm ■. w-A- : '>'PP- = hwn •• fl'A9"Ah.',"} :•• m,h/. ; •'in : wi^: • - a jas, b 

A-ftjpft ■ lo-ihr'i ■• ^y:"'/.o- ■• nftoo- •■ A}\''m.M ■ TncMfi •■ fl»nuf • hMch 
15 p- : A"'|: ■ fm/\hh ■■ hnwjvnAu: ■■ (oh^'ip • mvic? = wa- ■• H^.nÄvii : aaa. 

ü- : röVi-Vr • to-lhU ■ ffn'n-Ti •■ WVi •• "/(Lf « mAJl •• rh^. = '^hu-j-j .- -irn : 

7. m.e"A"/. : ft-o»-] P, (», A <n^,"tv. : rtVi«"-. — ib. fiooTio- -. >^:t»:i/'«'»-] P. O, A; ^»n = 
—^tn>; — 11. >,n.ii.] P ro-fit, ft (expuncl. ul viiletur A - A). — l'i. mthW] P, 0. A 

_„„>. — Ili. m-VI: I ff"h" : tf-" : "i" >] P, If" ' : «, : tO- : «"h.' , (A 0/«. ffl- . ao"). — 

ih. rtoh.w] P, (), A m->.-/: ! «"li" . 



enfant saint Abba Nob, ils Telcverent, dans la crainte de Dieu, jusqu'ä l'äge 
de douze ans; — il avait Tamour de l'eglise et il aimait entendre les Ecri- 
tures et Tinstruction. Lorsque Diocletien persecuta Ic peuple chretien, ce 
Saint resolut en son coeur de repandre son sang pour le nom du Christ 
Notre-Seigneur A ce moment, il entra dans l'eglise et ecouta le pretre qui 
iiistruisait les fideles, los forlifiait dans la foi orthodoxe, leur disait : 
a Gardcz-vous d'adorer les idoles », et leur montrait combien il etait beau 
de se livrcr ä la mort pour le nom du Christ. 

Ce SainI revint chez lui, attriste et inquici. II hl apporter devant lui tont 
ce quc ses parents lui avaient laisse, en fait d'or, d'argent et de vetements. 
11 dit : « Voici qu'il est ecril que le nionde perit avcc tous ses plaisirs. » 
Aussitöt, il sc leva, et donna loutes ses riclicsscs aux pauvres et aux mal- 
heureux. 11 alla dans la ville de Gamiuidi {SanKinniid, Sebennytos), marchanl 
a pied sur le liord du Ileuve, et fit la rencontre du magistrat Lusyäs, et 
devanl liii, il confcssa sa foi dans le nom du Christ Notre-Seigneur. A cet 
endroit, un ange de Dieu lui apparut, le fortifia et lui dit tout ce qui lui arri- 
verait. Lc magistrat lui inlligea de grands supplices. Quand le magistrat s'en 



394 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [378] 

rt"Ä'} •• "ir'h •■ A^sfi • rtxti.V' ■ (Drt+A- : 'l•"•A'^•■A.'l• •■ ^iM • "ir^ • lUao 

r) • Hjo-rt-f- : h9^ü' '■ ?i'nV • «)/'<■ •• Äd^'.'>'/:irö>" = AWi/.u- "■ flifl>/.y. .- /waä 

> : hLTi-f-ft : «ni>- ■• rt'^ii-j- « öih"Vs" • A+sft : ^n : '."-n •■ w-vi • «jn.? ■ n©- 

I^ : oiäA? : ?»'>« • iD-hl- '■ ^/.H •■ '}/.'»• •■ //iX/J ' öJ^.P.:''S" •■ \1\\.h'n(h.i: ■•• m I 

Jxin.h'tttiui: ■■ K'/'rt«7.e. = mhyrvr •• (Dh'i^y* • Töf ■■ i/hjnA • ö«>ftv s- 

'i. rt4'.S-fi] A ((/». ar. r..J.--!JI). — 6. ante ir"i-^. P, add. oii (A — A). — 0-7. m,b 
*n] P, 0, A mi>a : r:>,p ! Wi/- (ar. LU^ i\^^^ UL). — 7. *T.-»"tiPö»- •■ mmicvo»-'] P. (>, A 
^T-PtWo»- i (0, A 'l-vm-t ) mmicy. — i». fl»-nt] P, 0. A 1(1. — 10. «)•>,*] P, A, Ort" 
om. — 13-14. »f->i . ",{\y ■ a> P, 0, A om. — 14. +;»-A^t] P, O, A .p>. 



alla vers le sikI, il prit le saiiit avec lui et le siispendit la tele en lias sur im 
mät de navirc. Lc magistrat s'assit, pour manger et pour boire. Aussitot, la 
coupe devint dans ses mains commo une pierrc, et les yeux des soldats furent 
aveugles. Ua ange de Dieu descendil du ciel, delivra le Saint de la potence, du 
null, et es.suya lc sang qui coulait de soii nez et de sa boiiche. Puis le vent 
souilla i't ils se rendirent dans la ville d'Atrib [Athrihis]. Le magistrat d'Atrib 
avaitappris cc qui etait arrive au magistrat de (lamnudi. Les soldats delierent 
leurs ceintures, les jeterent devant le magistrat, confesserent le Christ Notre- 
Seigncur et furent martyrisös. Le magistrat infligea de grandes peines ä Ahba 
Noli, (laus Alrili. ()n le couclia sur uu lit de ier et on alluma du l'cu dessous. 
I.f SdinI priait , pcndant qu'il etail sur li' lit (\r Ter. Dieu le delivra. Puis on 
le scia avec des scies, ot on lui coupa les membres. l'n ange de Dieu des- 
cendit du ciel, le di'livra et le fil se lever sain et sauf, sans qu'il eüt aucunc 
blessure. 

Ensuite, on conduisil le Saint dans la ville d'Alexandric, nn t>]\ lui in- 
fligea de nombreux <>t grands supplices: on lAciia contrc lui des serpents 
venimeux; mais ils n'approchercnf poiut de lui i't ne lui firent point de 
mal. T^n des serpents alla s'cnrouicr aulonr du c<iu du magistral, qui 



[379] 2'*- HAMF.E .11 .HH.I.ET . 395 

JP/TirtJ»"?» "• tn,u/, : Äh'/'V : Mn.e.n-I- • tn-l-mnAA : S.H : h<^S. ■■ AOTho'j'J •• m 
rtÄA" ! '"•h"'}'} •• A4"J.ft •• ^n : 'i"n ■ iifft* •■ ^.9'\ht': •- mhUll •■ *Sft • Afl>-?i'|: ! 
h^.rt. ! fl»:''y.'> ■ tiff^h-Ti ■■ *»fl)/.P. •• ?.'rAöA • h«^S. • rn>,i/ii .- ao)nuYi ■■ h«w> • 

^4"{r1ift •• Wl •■ 4» 'JA : ^n •■ '."n : roniP'!' •• hri.o- ■ iff:t\" ■■ mhfm ■• im- • 

fl»Är/i«i. : WA" ■ 7y.-A" " 

CM ■ A-* •■ h1\l.M •■ TnCM-fti ■■ roVHir • (nlU^F- • rD,ftn.A" • rxtxao .- nwfih : 

^^ • W-A- • H:"»!*'!*' ■■ Ji'/'lfl •• 1x1\\.hü,h.i: •■ Oft«» = ^Sfi = hn • S"'n • A'.e,"iT •• 
Ä'iii.^'nrh.f: : hrM'h' • r"ift\\.ü- « ©vf-A- • «.e-inc ■• i ii^ic? : hat- ■ HjPÄ^n • 
AC'l-n ■• hat- •• HjPrt-/: ■• AK-oo-h : äo»- ■• ».f.ii-n ■• ^«IV ■• hfl>- ■■ '^C(\i ■■ hfl»- : 

p-Af-ft •• r.'Hh ■ A*?ri : m«i.v?' •• rt\^ • hinc-iAh • -iin • i;i<- ^ "jy.«^ « mti 

1. ^.11] I', <», A fl»'fl|-. — 'i-'i. ooh"'VV — mAöou'C^Tr] P, 0, A <n>h»" s ft7>iB.^ (A A>7V" 
sie) •■ mhimwca-i •■ (V a>^ao^c. \ A mAh-^AHl-) Yl«" : fofb.e.fa«' (O — f) ■■ n>,f\^- — 
12. AC»-n] 1', O, A on. — ib. n^-av-h] P, O, A »«»••V. — 15. posl A*.s.n P, add. M t 
ir-n (A = A). 



demaiida ä saint Abbä Nob d'avoir pitie de lui. Le Saint ordoinia au ser- 
pent de le laisser tnuuiuiUr, v[ il laissa tranquille le magistrat et des- 
cendit de son cou. Le magistrat ordonna de brüler daiis le feii les pretres 
des idoles et les sorciers (P, O, A : ordonna aux pretres et aux sorciers de 
les brüler, les serpents, dans le feu). Yolyos, de la ville d'Aqfalies, vint aupres 
de Saint Abbä >'ob, l'interrogea sur ses combats sacres et le nom de sa 
ville, et ecrivit le recit de ses combats. 

Quand le magistrat Tut las de le supplicier, il (irdnnna qu'on lui Iranchät 
latete. l-e CJirist Notre-Seigneur lui apparut, le consola, lui fit des promesses, 
et lui (Hl : « Dans tous les endroits oü Ion corps reposera, il s'en produira 
de grandcs guerisons. » Pareillement, ipiieonque l'era iinc demande ä Dicu 
au nom de saint .Vbba Xob, Dien le delivrera de toutcs ses tribulations; qui- 
conque celebrera sa memoire, ou rassasicra un alFame, ou donnera ä boire ä 
celui qui a soit', quicon([ue donnera de Tencens ä l'eglise ou une olTrande, 
ou ecrira le recit de ses conihats, recevni de Dien le pardon de ses pechös. 
Ensuite, on lui coupa la töte avec un glaive, et il regut la couronne du mar- 
tyre dans le royaume des eieux. Yolyos prit le corps du Saint et envoya ses 
serviteurs le porter dans Nehisä sa ville. Quand furcnt acheves les jours 



396 LE I.IVRE DU SYNAXAIRE. [380] 

n • i'<{.Ä»» : ODfpftfy : rte.ll- : l'.h'i?, : A"!: ■ h-([^l' • tW.Ml^'ll' ■ Ö»ll> : Oh 

P'/A- = rtlM • h''%'i ••• 
t\:h,lxi' : 9".e."C : y/A -l- 

tm^nn-i-} : fifiilO' : Kl'tt '■ .'»m.h'l- •■ (Ohttfl ••:• 

o .9 a ?,';"T.4'^. • hCft-fn • Ä,yjUA •■ AVT.fr ■ .eTl*"/ :•:] 

Ai25,b [ run»i'/: : öh^' ■■ iiön • hv ■ M •• fhA ■■ hF'',y. ■■ Hftn/. • A.ns°ft : ffl-j-o) " 
[fflfiH-;: ■■ j^A'i- : Uön • 'i"Mht^ao' : AVflJöfffl'-w-fliöTifn/..^ ! Hhn ! T-n : 

[rt'\'r • Ah«»- : .HDÜ^hA'f.'l- 1 15 

A^'JYi : 'rn ■■ «TUU'i.ü- • «xi^.-!- :•: 

3. 7?">-S.] P — ir-S.. — '.). A. ajoute uu socond salam. v. pag. 'löA. — 10-11. ranH-fc — 
ji<»lTr] P ecrit ces iiiots plus bas, j). 403 A; ajoute uii salam, v. p. 45'i. — 10-12. infnAÄ] 
P «».0 : t". — 11. n»»i ! °7 3 P <nn"7ih : "V'XU-'/.O-. — 13. -nniiföu.] 0, A M"", > »••/■. — 

ib. «T^m'l ■■ llh'l : V-fl] (), A ~ <i.> : m. — 17. ^"(1] hl\ •• Vll. 



de la persöcution, on lui bätit des egliscs. II s'y produisit beancoup de pro- 
diges et de miracles. Son coips est reste jusqu'ä maintenant daiis la ville de 
Gamnudi. Quo par sa priere Dien ail pitic de nous, el qiie sa henödiction soit 
avec nous! Ainsi soit-il. 

[Salut ä Nob, ne du .sein de Xcliisa, bi iKirlir inferieure de la tcrre. I.c 
magistrat impie et plein de peclies et de crinies. en brülant son corps avec 
du soufre et de la poix bouillants, ne put pas dötourner son Anu- de lanioiir 
ilu Clirisl\ 

[l'^n ee jour aussi, fut la niorl de Aii])a Takla Adonäy de Dabra Libanos, 
(Ip Tavvalda ISIadlicii et d'autres, leurs compagnons. Que leur benediction soit 
avec nous dans les siecles des siecles! Amen]. 

[En ce jour aussi, memoire des l90.0S''i compagnons d'Abba Xob, mar- 
tyrs. Que par leur intercession Dien ait pitie de nous dans les siecles des 
siäcles! Ainsi soit-il . 

rSalut a vous, les lU().()8'i martyrs, grands [nubles) compagnons de sainf 



10 



381] 24' IIAMLl'; (.U JUILLET). ;597 

<: : fl»'?i'|: : n.l^l.l: : h'ill : t',Xö>-5'" = rO,P,Ä.A. : «(PV-nn ■ ^/n«,!,^!:/- :: «»il'/ : 

/»..f-HAA ■ l/h'JHA ■ inft'/- ■ anat' ■■ Thh - ht»»-'* •• fl),/,rA ■ l/Ai.enrtA}" ■ 
ri?i01' ■• n/li'/rl-- := ind.'Afm ■ ».CA- • miT^TF-f- • fl»/',-J.e.A-f- ■ Wh"]/./. : W 

rt • v-i-ffli- : uat-hiri: : Avq'.rt •■ >nn.'i- ■ AH'/;-/- :: flj/n/. : hi\i.hn.h.i: • «j.fi .• 

?i^.'eu- -• -i'h'J"/.--!' • mf/n'iY] /..■!• : f/ny.-i' ■.: 

m^r-TA^öi- : ?,ft«D : rtn?i ■ ?iVi-,p'> • h9"hvf;f- •■ in/. • ?ifth'>.p.-(:,e .• 



A oni. — 1.5. rtn'KV] P, (), A WA . - K;. post -V-PP P, O add. i|||.;i (A oin. vpf - a>m 
U-fl>P). 



Nob. IVIon äme pecheresse vous Jeniaiide de la delivrer du feu <|iii „m,^ 
attend danx Vaidre vif . 

Kn ce jour aussi, niourut 11- l'ere saint Abba Sem'uii (Simvou). patiiarchc 
d\\I,.xandrie. 11 fiit lo 42"'« des patiiarches. Ce Saint ölail dune lamille 
d'Oinnl. Scs paiviiis rumrneieiK au monastere occideatal, a ia ville (FAlcxaii- 
dric, daiis lequel sc troiivait le corps de saiiil Sawiros (Se'tvre)'. La, il piil 
l'habit de moiiie, apprit a ecrire rt sut par waw b-; iivivs de ri':o'Iise. Abba 
Agatiiou lordonna pnHre. Puis, Dieu ir ,l,.,isii pour etre paliianlie. Lors- 
qu'd lut sacre, il eonlia a son pere spiriluel les afFaires du paliiarcal. II 
demeurait seid, jrmiaiil. prlaiK et lisaiit les Kcritures. II iie manueait (pie du 
pam avec du sei, et du cuiniu d de la venlure uou cuite au Iru ". il se perfec- 
tionnw (laus rascötisme, dans la devoliou et la lulle ascL"li(pie, souniit lanir 
coiicupiseible kXkxwQ rafiounelle. Dicu litpaisou iiilnu Y.diaire de o-iands pro- 
diges et miraclcs. 

Le suivaut en est du uundue. Des bomnies niecliauls pacuii les pretres de 

la ville d'Alexandrie furent jaloux de lui. lls allerent Irouver des sorciers k 

1. Lar. dit : i.^J^C^Jt _^y ^^^^ \^ ^„,,itl j_^ ^ ^'i-^^^J' ou « Couvent de 

Abbä Severe, ä l'occidenl d'Alexandrie «. Cf. Amelineau, GeoÄ"/" ^e Vltsuple, 1>7 — 
-:• L ar. : ..s ^ lij .. 



I' \V- 



l'ATR. un, — T. VU. — V. i. 



26 



308 LR I'IVHR DU SYNAXAIRE. [382] 

JJAfl>- : A-o»- •• Ihr» ■■ H.e.+lA ■• inan)n9'o^>- : h.,ei>' ■• mv/"?»?' ■■ ha«'i-\- ■■ 
h'n-if'i •■ t\in'M: : ,i,r-u ■■ (o^.a«i:r ■ rM ■■ '/»Mi.- = m/.rt.«'?' ■ «ö-rt'- •• '^'^ 
to- : fl.m»/.n?' ■■ AM- ■• ÄÄ«^'l- : rt.rthA}>' : h«^"» = .f.rtl'.e. • ?.'rin»- = '».e-nnlrj : 
f\ÖMra«- '.: rortlf : tO'h'U •■ hryrW. •• Iv/^rivö •■ '/Vm./.-'l" ■• ^-.e.Ail- •■ (dK 
llÄvh • fl»/..l»"'>'l>. • hrh'n-y. '• lo^W.- •■■■ a}hr}f:'W.il ■■ ifK- - ai-hi' ■• .1i9"H ' 
moU'tt9' ■■ li.yi'- = ^'"^'"^ '■ «'/"Art ■• ^DhJ^^{ir •■ flJ^.rJl'X = OJÄ-Jh^- ■• hr 

//nn«i>- : rrmj-'i' ■■ ^y.fii' ■• ?»'»" •• ^"''^' '• ^^'i- " "'.f-ft-A?'««'- ■• "»«'•cy 
n : nÄA,h.-i- : flJrt^A?' ■■ AA.«i' ■• ^M'\- •• h/«- = .ft'fiAA •• ?»'rö»-h'i- = oa^ •■ m 

h : hr:.»'- •• n.1'.?./: ■■ A.A/V ■ am/. •■ ^«»"/Ai- •• Mw ■■ «'..*'.'».' « fl'^ft•l•f:^f ■ a- 

I. ft.-«o.] I', A-i:. ^ /Ä. fl.«...-njp«»-] V P. - 2. - «nft-t] P, A ni:. - ■<■ «».r- 

■V1V] 1% O A rt>h.9-V+X — 6. .»/'"Art] A ö»"/ . — '••. 4..^A.t] P, — A. :A — A.. — '/'• 8 

,-h • n ] V () A .-h ■■ a •■ « — '»10. <Dift».fl»-] P, O, A «vr-ni (A — ii) = r- • — 
10. «>->.|-] P. (). A «>• (A *»-VI:) = -l.ir.1 (ar. ^0,M. - 12-13. >.J..rV] P, 0, A ^.^.WV. 



qui ils donnercntde l'arg-ent. Ceu.x-ci Icnr preparorcnt un poison niortel et le 
leur remircnt. Ces hommes mechants prircnt le poison, le inelanarörent ä un 
breuvage qn'iis versorcnl tlans un vcrre. Ils le donnerent au patriaiclu'. en 
lui deniandanl de le boire et de les hrnir. 11 le bul, apres avoir re?u lo Saint 
Mystere, mais il ne lui airiva pas le moiiidie mal. l' iisuilc ils preparerenl 
de nouveau ce poison, le lui donnerent une seconde et unt; Iroisieme fois. 
Mais il ne lui fit aucun mal. Ils ötaient etonnes qu'il fiU sain et sauf. 

Ensuite, ils allerent au niarche, trouverent des figues nouvelles, en 
acheterent et inircnt ce poison mortel dans deux grains de ces figues. Ces 
prötres mechants convinrentde lui donuer un lel aliment, avaiil (juil ne recüt 
le Saint Mystere, pcndant qu'il serait ä jenn. Les sorcicrs leur dirent : « S'il 
les mango, aussitöt son ventre se dechirera. » Ces impies allerent aupres 
de lui avcc ruse, et ils demandercnt au patriarelie de inangcr cette ligue et 
l'v oblio-erent conire son gre; ils lui inirent la ligue dans la bouclie, mais, lui, 
ne voulut pas la nianger, avant d'avoir rcQU le Saint Mystere. Lorsqu'il les 
eut mang(5es, il cut la diarrhee, peudanl la nuit, et. durant 'lO jours, il 
resta malade. Un angv lui appanil daiis nur vision nueliirne. lui Hl con- 



[383] 2V IIAMLK (31 .1111,1.1; T . Unf) 

u ■■ «waMi •• h^m.hihhA: • iu.hv : A.A.-I- •• rii^nie* •■ j;"»r>e/- .• j?.'ßi;- : «»ii 

l^'■\' •■ rt"'|: ■• htfl-llirav. .- AÄA • 7JK. • A-|: ■ Ot-M' : ,7,«/'!/ :: 

h'>.e.-c.e •••• tnmöh '. '^ii.i>- : ini: • ?in •■ hn •■ rty"/"j : a.«!- • AA«^ii- • h^/o .• y. 

5 l'+nA" •• OHIM • 'J7V" ■ hrt/. • y.'E : ^,.11 : -W. •■ AUi-l: • ÄH •■ «i/fl hA"«»- • • a i..,,. 

mhUU •• htm ■• ,vat'/iy.9^av : n?iA-|- ■• AJiUV-V •• mhaBwi:y"i •• flJrtl.P. : 'irj-f: ■• 
h'fl ■• AA' • ÄÄ«^ll' ! ^i.a ■ 'ry.-C ■ fflrtÄA" ■■ An/** ■ hr/n : y.9".ht^(n>- : fl),l',(l, 

u, A- • ^A^ ■• ^A • j?ö^A.f.}"ö»- •■ nhAi- ■ nir/o = ,e.e.A?'o>»- •.: fl»,e.iLA" : hn •■ 

-> : iDh(0'''iV-a«- ■ nM-1' • f\ff"i^'C!f'i •■ -Trll •• .•»'irrt « tnhV'H" •■ 'JT-/*' ■• All* 
'!-• • Ä-n ■• m^hnt? ■• dS:Ay^ ■• öJhHH •■ A"'|.- ■ htm •■ VuViK •■ hnjP'/' ■• WMl: 

3. "^-dÄ] A ",.e. ; P •:iy*'.e. ; (A vn.p.Ah : il.)i.) ^ li. ftx,hvi:] P, O, A — «i:-!-. —9-10. pdst 
ffl.en.rt° P a(ft^. Yt-r'. — 12 -VT-/»'] poster. P, 0, A om. — J4. posl vil P. 0, A add. 

^-s-fi. — 1.5. nt ! ticn-t^v] P, 0, A h-n.fi- = (A fi,-/-) iicft-fc^T^. — ;ä. w.p.-n*'.] o mi-wi. sie) 

A <D>.£-iU.-l- (ar. ^.f.')- — ib. AAW] P, O, A >.A'PU ^ar. jj|*^J. 



luiitre la cause de sa laaladie, et lui ruviUa los nonis ile ccux ([ni lui avaieul 
fait ce poisoii. 

En ces jours-lä, Abil-al-'Aziz, roi (l'Egvpte', aniva daiis la ville dW- 
lexandrie. Le Pere saint Abba Siineoii, patriarelie, sortit ä sa rencontrc. Le 
roi vit la trace de la maladie sur Ic visage du Pere, et, iuterrogeant ses 
scribes (.sy'.v secrelaires), il leur dit : « Qu'esl-il arrive au patriarche, pour 
qu'il ait cet aspect? » Ils lui raconterent ce qui lui etait arrive et lui direul 
commeut on lui avait prepare le poison. Le roi fut irrite et ordouua de brülcr 
daiis le feu los pretrcs et les sorciers. Mais le Pere patriarche so proslerua 
ä terre et deiuauda au rdi d'avoir pitic d'cux. « Nou, dit li' roi, luais (ru'ils 
soient iii-rdes dans le i'eu, coinme ils le meriteut. — Si tu l(!s fais brüler. 
repliqua le Pere, je ne serai plus pretre, ui patriaridic. » l^e roi fut etouuü 
de sa douceur et »le sa niisericorde. II douua l'crcb-e d'exilcr, rciivoi/er'- 
les pretres et de briilcr les sorciers, pres ilt; (JAros '. l^e roi cou(;ul de 
rafTeclidii pour rc Saiul et le combla d'lKiniHMirs. 1! lui oidunua de cons- 

1. C'est '\\)d-id-'\'/.[7. ben Merwun, gouvcrnrur do l'Egypte sous les califats de Mor- 
wän son pere et d'Abd-al-Malik son frere, et mort en 85 de l'hegire (704). — 2. l>'ar. : 
ii!A]='j libercr cf. Renaudot. //isl. Palr. Ale.v., 1821. — 3. , _a,'i pour ^. ,U IMiariis. 



400 l^R \A\nE DU SYNAXAIRE. [384] 

Hrt"VLV ' rtii: ■■ «»»»aäj = ^n.ei- ■• »i(:ft/:.ev> ■• mi-yi ■■• whi*"/- = hm.hn 
1" '. htP'h\' ■ "ish ■• »".'^tt' ■■ '^«^A •• WA- • '>*Pe •■ ^•n.e•^• • Vicft'/r.evl- •• h • 
'#. : n/M:*^.«»- •• ounvh •■ All- " fl'r^n = rtr"/ = a.* = ää^-i- • rhi/v = ^y.-4.p. ■• «> 

•l"»; ! ^.h'l- ■• A.A.'|- ■• \i'hi:H •■ ?i'>H ■• .<''rt?«A" • AhllLh-nr/i-C • AöA ■■ Wh ' 

v'i- •" 

A ■ nh-i'i' ■■ 'i^pf •• ^'fl."?-i" = hcftJ:«?'.'-!- = fl'i^n = +t:n • /..e.h. •• w •• iti- = '^ 

1. ffl>iAvv] P - >. - Z^'- iiii-rw] l*,<> A •(iii-:vi-. - 2. post t>,r^t] P, ß^'' •iiii';^t. 
add. a.<n.V\i<J-t. - 3. >.ir.e.->i] A fl.>.i»".t . - 7. «..ftHA»] 0, P, A «..ßlU . - H'. AO-A 
P, 0, A orn. — 13. ffln«»V<C+] P mnJ.ltV = ">■ : <), ü>rlJ.II. = <"• : A m/.H. = «» ■ 



truire des eglises et des monasteres. 11 constiiiisit uue eglise et uu monastere 
pres de la ville de llelwän, au sud du r,V».r-Caire ' {FostcUi et d'autres eglises 
en graud uomljro. Dieu manifesta. /// j.ar sou lutciiucdiaire de graudsmiracles. 
^|)u uoudjH! de res mimrirs rst Ir suivanl. 11 icssuscita par sa priere un 
prülre, uomme Minas, qui etail niort, (>t qu'ou avail envcloppe deja du iiu- 
ceul funebre. Voici de quelle faeou il le ressuscita. Ce Perc avait ötabli Miuäs 
ialendaul des hiens des eglises, aliu (ju'il h'S gaidal : les vases sacres et les 
vetemenls se Imuvaieul eliez lui; le l'e.c lui ..idouuail toujours et lui disait de 
iie plaeer dans s;i inaisou aucuu des olijels sacres des eglises. 11 lui arnva 
tcut äcoup une maladie; sa langue se li.va ä sa gorge. el il peidit cüuuais- 
sai.ce. Lursqu.' le palriarclie l'apprit, il fut tres atlrisle ; il veiUa toute la uuil, 
dcmandaul il Dieu Tres-Ilaut de ressusciter ce pretre de la .uort, ä cause 
des objets sacres des eglises. 

Au uiilu'U dr la uuit, le ].atriarclic appril qur le prrlre elait sur le poiul 
de muurir: il mvoya sou diseiple pres de la IViiuue du pretre et lui or.louua 
de preudre des informalious au sujel des objets saei'6s des eglises. Quand le 
(jis.iple arriva ].res de la niaison du pretre, il eateudit les cris de geus qui 



e 



l.i;ai'.: r-^' "-'--i .»'-i^ ^>^ ivr!te.- (c'- AiiRliu.. Geogr. de l'Lgypte, 584). 



r;igy 2'.' IIAMLK .'U .lUIIXRTV '.Ol 

fiin-h-U •■ +rt.rt : flT"! ■ K'/.V'an- : Art'O?» : h'iti ■■ ^4\\].\'' •■ A<>A.i>- •• fl^^^ •• 

flj^hn : 'rm-t ■■ hm ■■ hM\ti9' ■• ^AOrt •• ln'VV •• «»^fthnj" = -^#.(1 : "//.-u •• mn 
A^n •■ hiic ■• K'i : n';"/''> - fl>,e.n,A" ■ (w-h-i-- : ^S:h ■■ kva : h'i'rt.n = «j^.-i- 

V/5-U « fli^.n.A" ■• hat : nh"?") = äVi^Yi- : llRA-'f: = Ah'lir.?!? : h-n : A.+ ! ÄÄO 
(Dft,(D'pin>- : fl>-?,-|: : /..e.?» : Ahl/Vl' •• ÄA ■• f/HO" •• nh'J'f- : Tl: : hUi'h 

mfin ■ (iK\h. •• -^iti)- • »luv-l- •• ffl/Thii-n ■• ,e.n,A"<n»- •• +A.ft = ^?%9"4- •■ h»» •■ 
1 , A- • ^r'i■1' ■ :''n?ih • iv? - h-n^v ■• hcft'/.'.evl- • ?i'/°v = h'^v • hrp-i • a. 

2. >,A(ifij^... fflhftn-iisp] P, o, A .frt ... «».pn . — 1. -hm : nh-vv] P, n : >. ; A n = x 
,,0),. : >, . — I I. >,>,5r<.] A >,>,ö>>i:if (ar. U--')- — ^-- '">'*''"-5;] P *>. A <nh+ . — 10. in-n 
.(Vi"] P, 0. A «.e;}". — ;■/'. vn] P, 0, A fl»-ni-. 



le pleuraient; il entra et Ic trouva mort et qu'on Tavait revetu de ses vete- 
ments sacerdotaux et qu'on lavait couclie sur son lit. Beaucoup de person- 
nes rentouraient, en pleuraiit; le disciple so pencha, pour baiser ce pretro; 
voici quo lo mort ressuscita aussitöt, s'assit et etreignit le disciple avec sos 
maißs, eil lui disaiif : « II n'v a qirun [)ieu; c'est colui de l'illuslro Pore AI)ba 
Simeon. » Le disciple lui dit : « Ale courage, 6 protre, et iio crains pas. — 
Ell veritö. dit-il, ji' suis fort; gräce ä la priore de niou Maitro le patriarche, 
Dien m'a doune la vie une seconde fois; il m'a rcssuscitc' de la mort. » 

Le disciple appela les pretres qu'avait epouvantös la mort de cc pretro 
et leur dit : a l\e soyez pas effrayes; voici (juo lo pnHre .Miuas est ressuscite 
de la mort. » Lorsque les pretres et le peuple aiTivoront aupres de lui, le pretre 
leur dil : « Sachez que j'etais mort et ([u'on m"avait place devant le tröne du 
Christ; j'ai vu tous les patriarcliesd'Aloxaudrie. dopuis le Pore Marc, LApötre, 
jusqu'ä Abha Isaac; ils se tenaieut devaut le Clirist et ils m'ont reprimando, 
me disaul : Pourquoi as-tu caclie les objets sacres dos eglises k notre frero 
Simeon, le patriarche? Notre-Seigneur .Jesus-Christ donna cet ordre : Condui- 
sez-le dans les tenebres e.xterieures. Lorsqu'on mo traina. pour nie chasser, 
les patriarches se prosternorent dovant lo Christ Notro-Seigneur ot lui firent 



402 



LE LIVRE DU .SY.XAXAIRE. [386] 



'H' • Tx-Ufa»' : tX^rP'i •• A.+ : ÄÄ«^'l- - lOhh'"» •• hri-V •■ <i.;i-/hh •• {UJ'^:\\ •• 

<Dhi*"'ili •■ A"'|.- : iv? '• Ä-njp'/' : h(:fi-i:.ev'i- : ö»?»'whvi ■• ^> • hany.twh •■ -Tr 
n • iif •• r/)Ä.j?.-(«Bh'i". ! ft^A-ffl»- ■ n?»'>-/:Ah := h«»if •• ^.ILAX •■ h'iw.h-ttihA: •■ 
mvii" : ^V : »hföi-Tn- ■• h'/'.^.-'V/. = T-l-'n- ••• lofttt ■ iiTO- ■ "li-ti-ao- -. rt-n?» : >»A = 
vfl<. : riiH' •■ wcw •■ \\"iV '■ Ihr/. ■■ h'iii<- ■ «j.P'J.t'. •" rort-nrii}" •■ A^-ni.^n i 

,h.C. •••■ mlVlM.V ■• '/•«»Arn • Wii/Tö»- ■• ffl-nJU'-o'»' ■• to-hl' ■ «iVr/i " <»?»'/'.P.1/. 

-M • .hy-o) • fl>-?i'|: • 'i'fi.ti •■ "7.S7I ■ ■twi'i'' •■ f">tpdty •• flJiiv •• y.'ini: •• niv ■■ ih 

1: • atn/M'l' •■ PiM- ! ThM ■ h"7.'i « 

1. '\ÖA.I^] A, P, O — A.>: A f^/«. ar. xlt). — ib. -röi^ W (>, A i||- = y" . — 
2. m,e.n>iA I', O, A oni. — .j. «nw,oi->i] A — Ji- ai. _:Xi^ . — li. A;'-.1iri . mtn»'^ 
ti] P, 0, A >.y. . . «»K.vr . — S. (nM'.'C'l.'Vr'i:] A — oHio:. — 12. posl «TLVfi P, 0, A edd. 

<D-/n<;. 



cetie prii're : Aie pitie de lui, dirent-ils, pour cettc fois, car voici qiie rnain- 
teiiant iiotre frere Ic palriarclie Simcdii se ti(Mit eii priiTcs pour hii, -ä cause 
des objets sacres des egliscs, cpii etaieiit cliez lui. 

« DIcu agrea leurs prieres ; il comnuiuda de faire reveuir nion äniedaus 
Mioii Corps. Dieu uic dil : .l'ai cii pili(' de toi a cause de mes elus et de leur 
frere Siineon, Ic palriarclie. Si spoulauemeut tu lui ouvres 1(> lieu oü ils sont 
cul'ernu'-s et lui monlres Ics objets sacres des i^'glises, c'est bleu; aufremeut.jc 
te fcrai revenir ici, et je n'exaucerai pas leurs prieres pour toi. Dieu uic parla 
ainsi. Voici que je vis, apres cHrc mort. » Lorsque tous ceux qui se trouvaieut 
iii eurtuit eutendu et curcul vu jiar eux-memes ce miracle, ils furent daus uu 
üraud elouueiaeut, d ils iDucrcut Dien. Alors Icur Irislesse et leurs larmes 
se changerent eu joie. i'jusuite, le prcire Miuas vccul de ui)ud>ri'u\ jours: il 
racontait ce miracle ii tout le moude. 

Le Pere Abba Simcon demeura scpl aus el dcuii, praliquaul rasci'tisiui' et 
ia (h'volion; il instruisait ses ouailles, les exhortait et les forfiüait daus la 
vraie l'oi. Puis il inniiriil in paix. Ouc par sa priere Diiii :iil pilii' de uous! 
Ainsi soil-il. 



11) 



[387] 2V IIAMF.K .ü .1111.1. KT). 403 

n^'J/"^ • rö>--v .• «»•rt.n •• ?i'/'.e.i/. • i-nu ■■■•■ 
nhiiihih : .e.+lA- : fn\ ■ n-/*' ■• hmi ■■■:• 
hM't\/.v •■ A^iuvl- •• h^ ■■ h/iM- ■■ "low •<■• 

ai'M' •• ao^y.tih •■ htm : vf(>h •• nj^"«>L' :•:= 
MI Cd, ■■ •n?iA, ■• ^'/'r7i'H'n •• nff.'u: •••'\ 

(DMHK^OO- : AefYflV/f : ?,A • llV- : rt«V(V,-l-'/- ■ Ihn/, : h-l'/J-fl :•• ?.'1II.Ä'n<i>.f: : 

2. iroj-^ ! 4'ii.n] (), A + ■• y" . — .3. r»n] >,«i> : r*n: A hon. — /ä. ••/i/»"] a 

>P"I.. — '•• hntfi^f] P, hl\1CM. — ib. >,A] '\ftA (h. e. a>iA1 A ow. — OS. l-.srt.] T 1- 
/hT-Jl. Cette commemoration et les suivantes sont au 25 Hainle dans ü el A. — il>. licA 
■t^v = II] P, 0, A — ■/■ = A. — 7. nou-] P, II« (A = A). — 11. 0141-2 ü 07<: ( A r:^ P). 
— 15-10. «nfiivic*««)-] (leite commenioralion est placee au 25 Ilanili" dans P f. 170, b 1) 
0. A (129. a smis celto forme : «orHH: = öAl- •• »löd : VV ■ (A o/m. h ' i ji ') •(•nniir»»- ■ Aft 
"'lt>:i-V ■■ 'h'i-t'.-n ■■ Kiim-jy, ■■ mhH""i ■■ iwir.yj" ■■■. 

[Salut ä Simrnii, (jui lit voir un puissant [<jvand) miraclft en ressuscitant 
le pnHre mort, a[)res qii'il cut et('' euveloppe du linceul funebre. Lorsqiie 
le roi doiiiia ordre de tuer, ä cause de lui, loa jirrtrcs , il demauda pardon 
pour les pretres qui avaient ete mechants au point de lui ddiiuer ä Iioire 
un poison mortel]. 

En ce jour aussi, est la dedicace de Teglise de Marqoryos (S. Mcmirius), 
martyr, dans la ville du r/eH;r-Caire ; et commemoration des miracles qui 
se priiduisiniil thaif; crllr ('i/lisc Ouc par sa priere Dien ail pitie de nous! Ainsi 
soil-il. 

iSalul a la dedicace de ton e<>lise, ö Marqoryos [Mcrciirii(s), saiiit prOirr 
de la ville du rt6'u.r-Gairc. l'rends-nioi sur toii chcval , 7^0«/- aller de la 
terre chez les citoyens du ciel, comine tu as pris dans ton sanctuaire, en un 
clin d ceil, riioniine qui elait reste en arriere loiii de .ve.v gens]. 

En ce joiir aussi, lut FasciMisidn au ciel d'llenocli, le scribe juste, et 
memoire des 2Ü.500 jmlcs qui furent martyrs dans la ville d'Atrib {Atliribis) 
r.\mnn et .Maryam\ Oiic Dien par leurs prieres ait pitie de nous! .\rnen. 



A IJ6, b. 



.V 301.1, b. 



O 50, a. 



/i04 LE 1J\ HK DU SYXAXAIRR. [388] 

P175, 1). flJVV'/" =:= 

nJi'M- •• JlCrt-f-rt •■ All»l : WA- : l/r-l- :•: 

n^n ! «/nft'i'A •• rt^in •• Wir-i- :•=] ' 

[fl)hj>n : nii'/: •• <>a'i- • txr"! •■ »iv •• hn ■• 1/;^.^ frft ■ jip.n/. • A.oTrt • nh 

P. : h/.'% ■■•■ n/M' ■■ 'l-'n-'i • V"{iM ■ A'JA'w» •■ 'JA'/" -O 

"/^c*^. ■• \\f\?- •■ An ■ Ji'wm/ii'i- : }\/.% ■•■• 1' 

1. n'\y"] nmct CO salam. — .i. v-/"] A >iA-. — 0-7. m^i,n — ",i\r' »] (les mols se 
lisrnl dans et A, mais au 2.") Ilamle. I-e salam ne se lil que daiis A. 



[Je dis Saint aux deiix myriadcs et 500 justcs qui aiijourd'hui furi'ut iiiar- 
iyrs daus la ville d'Atril), a cause du Christ mort pour la rt'demptiou de tout 
le monde, abreuve de fiel sur la Croix]. 

iRn ce jour egalenieul, Abba Za-lyäsus de Dabra I.ihänos souffril Ic 
iiiaihre par les malus des paiens {Ics Gall(i>;)' . Que sa beiiediction soit avec 
uous (laus les siecles des siöcles!] 

Saldi h Za-Iväsus, dout Thabilude etail de lultcr coulrc la coucupiscence; 
au lem|)s du bcsoin de iKiiirrilurr il ue i^-oüta que Ic saiul Saerifice. Lorsque 
Ics pa'ieiis Uli coupercul le cou par le i;laive, ou le Irouva a^enouilie sur la 
pculc de Taute!, etreiguaut de sa maiu le seuil de la pmlo]. 

[En (■(• jour, UKiurul llesau Mawä'i [VKufani rdlmiiicuh de Dabra Bagu. 
Oue sa br-ufkliclion soll avec uoiis dans les siecles des siecles!] 

I. er. Tiiraiev, Isliedoi'anii/n, clc, 2157. 



[389] 25'- HAMLE (l" AOUT). 405 



Äff" : /;7;A//ij'"rt. • 9"'in-f\ ••■ 

nu/: : öM- ■• hö/.^A- •■ +.e.-rtl- ■• l-h^ ■ .h'Pi:.?'P.'l- ■•• »1-/: •• '^9:t\-\- •■ Vii'l- • 
(U/n'PrtA.iJ- •■ AAö»-A"rt ! f/i'PCjP " (nf>t\ : in(ih ■■ Äto-A-ft •• ,lx'Pi:,? •• hTim. •■ 

hi?^\\.y ■■ «MV. ■ W •• Ol/. ■• ^.*ir(p : a^}^" ■ riin' • -nhrt. •• ^/n'/.e.y"'} : i/ft 

ö»- ■■ tlAl"t\ ■■ Urh, •• AÄÖ»-A-ft • ffl^i'jnd' •• <»-ftJ' ■■ 11.1: :: «UlV- • nH'lVj : h 

riiH-n ■ jL'.i/inh- •■ 'Vn.i>- ■• «».f.rti;»»- .• i-'n/c-j'- :: oiaii •• i\T"r\' •■ »i/; ■ .e.'n 

■Viini) •■ ■l'ruC'f- •■ «'Vn^:-!- • h^o-U -. a-A-rt = f»"PöA • nuvA-rt ■• AJPAP ■■ my. 

1'9"ih:-u •■ fl»-n/- : AO :: (»thin- •■ htt'P:/ ■■ (uhi-nci:'/ ■■ am- .• .e.ft?,A<p • h 

ft ■• (DhCT.'Ktl •■ f">\f:i'i-l- •■ aifih? •■ /{"tio- : nhffD •■ Vi^ : hTaiM: -. -l-jriA "■ m 
ha^-'i'Ufl •• hllU:^ •■ hflh • ,IV. • W : lir' •• flJhAWi : fli^ft/'P.P.P- •• AÄfl>-A" 

3. ■\-w'(\ P, 0, A •l;Vi'\ rt ainsi dans les passages suivants. — .">. h.4i)>".f] P, 0, A V.* 
»"jC:^ far. Vjf".' • — '' «.«fCfi] 1', A ?) ft": ar. = Ai. — 13. mhr.T* ] P, 0. A mc. 
(0 iDC^vn). 



LECTi RE nr 25 de hamu": il " aoüt . 

Au noin du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour, mourut saintc Takhi iTlii'cIr), l'Apostolique. Getto Sainte vccut 
au temps de l'apölre Paul, (^)iiand rapuln' Paul sortit de la villi' d'Antioche, il 
alla daiis la villi' <le Icjouiya (IconiKnt?) (P, 0, A : Nicouiedic). La so trouvail 
iiu cluotien, uoniine Sifaros; il emmena Paul et rinslalla dans sa maisou. 
Hoaucoup de porsonnes so rassemblaicnt auloui- de lui el ccoutaieat son 
enseignemont. Ouand la vicrgo Thecle eul appris quo Tapolre Paul ensoi- 
gnait, cllo regarda de la fciuMro do sa niaison, aliii dCiilrmlri' sa doctriuo; 
olle resta ainsi trois jouis et trois nuits, prötant l'oreillc! oL ecoutant sa 
doetrine sans manger, iii Loire; la parole et rensoignenient de Paul entrerent 
dans soncocur. Ses paronls el ses sorvitcurs cu furont altristös; ils lui demaii- 
derenl de revenir de son dcssoin el do uc pas suivio Paul. Son p6re alla 
trouver los magistrats Diniäs et Arniogänos, et se plaignil ä eux de co qui 
etait arrivi' a sa lillo Thecle. Ils insisterent pour qu'il alli\( auprös du mj. 
II denoii(;a Paul publiquemonl . Lc roi lit vonir Paul ot rinlerrogoa au sujct 




^.ne LE I-IVRE DU SYNAXAIRE. 

n :•• foK-fiÄv^ = 'ii-^' ■■ AÄa>-A-ri •■ flj •^fl^lA • h9°iih ■ nh'j-h • n-n^- 

'/ ■' tO/»,/.h'fl*P ■ fflVICjPö». : h»» : ?.>\\: •■ a-'ltl : Äfl>-A"ft ' rh*PC^ ■•■ CD^HH 

inao : ^->7ip;\ ! n?i'>'/:h'/ = w-A"'j • h'ih'v • J./i'W} : Wiix'i ■■ •nii-:^l" •• h^yin- 
/i.'} •• rt-n?! : ?%A •■ hr'; •■ a-irfixc-u •■ A^ö»-A"ft = w.*pc.e - ffl^a>-öh'P ■ hr-'itt 

Äfl>-A-fl : h<w •■ ^flM>^.*P ■• (Dh(D-Öh9* ■ AÄfl>-A-ft : hdJl •• ÖJ^V : AH •■ ©WC 

.-l- : '^n •• Äfl>-A-ft • fflCXf -f- •■ ?.'>« •• ?.Ä.A. : »"/CT ' öJ-ft-l- •• ti'ny. ■■ tt^Plh B 

Wh/nl- •• ^h^C-i' ■ «»ft+A •■ ^iM • 18 • ©/»'.'>•/ : aKD/.W'l- : >^0 ■ tO-tl-t : ?,/i 
1- ! iDW : h'Jfl'l- : ^nll.^ : AÖA.'/ : fflm.H.'/ = dMO '■ hlW.h-titl^C ■ V^'ao : -ü 
W^ '■ mao^/.'P : flin<:ft : fflllV = h-f-'l • hf\-\' • h<w> : niA ' «feiiC « fflÄli^ 

n-m-?. •• fflrt^A'f• = h»» = ?a?^ •■ /^öc-i- ■■ chfi-- to-i-'i-A?' : Ä'V<i.u- • foi-n/: 

386. WMIÄ-/I. ! -»r/"] P, 0, A mMih ■■ at-til- •■ A, o/n. a»-' ] KCtb ■■ Tr ' (P »CA " HT-}: 
ar. üv^-^ix^U. — 3. no-;»-] P, 0, A r'C^-tl- — '<■ n->n] P. 0, A OAflJ^ : in. —9. rtA 
rt>ft»fi : »lön] P, 0, A »i" : AA. — i>-lO. An — fl»r.>if*] P, 0, A ah = »v-'^ ■■ (A om. » ) 
«»'/x<'.-t^ : AÄfl>-A-n (ar. J^ Uvk)^ i~oJiJ' ^jJ^ Jss,. — 11. ^>.irr.t] P, A n^ . 



de ses actioiis et di; sa Joctrine; il ue (rouva rien contre lui. Pourtant il doiina 
ordre d'encliainer Paul. 

Salute Thecle öta ses ornemenls et vint aupres de Paul, daus la prlson; 
eile se proslerna ä ses pieds. Quand ses parents la chercherent, ils ne la 
trouvereut pas. Ou leur dil ipfidlc ('lait avec l'apölre Paul. Le magistrat 
donna l'ordn! de la hriiler daiis ](> fi'u. Sa mere criait, et disail : « Brülez-la, 
aliu que par eile loules les fenuucs soient admonestees. » Car bcaucoup de 
feiumes de ^rands pcrsonnages avaient cmbrasse la foi, par suite de la doc- 
triiie de l'aid, TApolrc üii l.i Hl soilir d'aupies de Paul, pour la brüler. Ou fit 
aussi sortirPaul. Sou cojur el son ri'gard ('laient tournes vers Paul. Peudant 
qu'il priait, eile le vit uioutiT au ciel eu corps. Elle fit le signe de la croix sur 
sou visage el sur sou corps et se lan^a dans le fcu. Les femmes pleuraient 
sur eile; a ce mouieut, Üii'U envoya une grande pluie, de la grele, des eclairs, 
et le foyer du feu deviut eoiume uue froide rosee. Elle fut delivree du feu et 
courut rejoindre Paul, la ou il se tcuait caclie. Elle lui demanda de lui couper 
les cheveux de sa tele el ilc lui iieruicllre de le suivre. II lui (il aiusi. 



!• I7G, ;i. 



[391] 25» HAMLE (l-' AOÖT). 407 

'i-<pp.^.*p = w •• ao\x„i', : ^',?,-j; : oic. ■ i»h\\\\ • (oouc'p ' tihw-nti'i- ■■ afin/. 

•t- ■■ n'^hliA ■• hV-nftl- •• e«wO/A/" ■ toeAjPAV ■■ mha^-yV- ■ ^VnftV •• ^.Arlirt- ■• 
Ute • mhj:hf""n •■ inh.9"'i'l''/. ■• ö»rtf..P.-*P •• flJrh/.-|- : W •• Äa>-A"ft : <»'.'ll»l •■ 

,h«'.-l- : 'Vn : »n/,. : («"'Arn-fo»- ' A^n-y : «»AK"'/ •• mh-nh-fa^- ■■ iO'M' •• '/^. 

l'T-l' •■ ?i^il.?»V ! Incft-f-ft :•• a*C»(\ •■ ^.Ä«"-!" • -l-P^d" ■■ hö^'.^.'l' •■ nrtA5»" : roi a uTa. 

'i'hr/.''i- •• a}ffo'iYi/..-i' : ■nu-yi' « ?.iii.^'nrh.c: ■■ y.T\h/.i ■■ n^A-;»- : ä'^'J « 

[rtA9" = ?i'nA •■ Ar/i*Pi:,e'ß> = bVlA :■: 

2. ivv.«] P, A uivf. — /i fl».e.Ä<C-P] P — ^: mMtf.^ A ms^/x-f- ar. A.-U ^Lklwl). 
— 8. mhr'.er'^m^ P, 0, A a>>,ir-)l. — 10. •/■.J.e.-rt"] P, 0, A - ff:'-. — 11. nOTi^Tr = mi-h 
"7V/] P 15^* ' Hft ' wt ; fiiT'ö: A = A. — 11-12. 7,fni = .p><ii- = .''•■/"] P. *>- A i)A" = 
>i : .e. •■ .ftV (0 ll.c.V : A o/«. .ft> ). 



Lorsqu'ellr viut daiis la villo d'Aiitioche, un des jugi's la vit cl dösira 
l'epouser paree qu'elle avait un exterieur fort beau. Mais eile Tattaqua 
hardiment et le maudit. Oii la denonc^a au magisiral de ceHe ville, qui 
ordonna de la jeler aux lious. Elle resla au milieu des lions, deux jours el 
deux nuils. Les lions lui lechaient les pieds. Ensuile, on la lia entre deux 
boeufs et on la traina dans toute la ville. Mais eile ne ressentit pas le moin- 
dre mal. On la chassa, on la rcnntija, et eile alla aupres de Paul, qui la con- 
sola, la forlilia et lui ordonna d'aller preeher la foi du Christ Notre-Seigneur. 
Elle alla dans la ville de Qonyä (Icoiiiuin) et preriia Ic nom du Christ Nolre- 
Seigneur. Puis idle alla dans sa ville et (•(invertil son pere el sa mere et 
les fit entrer (hins la foi dans le Christ Notre-Seigneur. Ouand furent acheves 
ses combats, eile niourul en paix et regut la couronne des prcdicateurs et <les 
confesseurs, dans le royaume des cieux. Son corps jusqn'a ce jour est de- 
nieure dans la ville de Sengar', dans la Basse-l'^gypte. De son ('Orps S(> pro- 
duisirent des miracles et des prodiges en grand n(ind)re. Que par sa prirrr 
Dieu ail pitie de nous ! Ainsi soit-il. 

[Je dis saluf ä Theele l'apostolique, que Dieu rendit forte; les lions ne la 

1. Amelineau, (jcogr. de l'Egypte, 375. 



40S LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [392] 

VJ •■ (0''hi''} ■■ (DaD,hC.n '•'• fl»''«^- ■• T'>'l' = *^-rt = 'Vn : 1/7/. : Ä'>Ä.Vtn- •■ flJi" 

riA? : <mn<- •• fl'i-' ! nh«/» : ?»m/ •• w^ji^vh ■• (oh,r'i'\''/, ■■ hrh'n-y. •••• athv" 
i\ •■ hfuv ■ at^y^' : ■w ■• im. • htiWiff:i:}f ■■ fflirftA.«;- • ^S-ft ■■ hn ■ ll.'^tift • 
oyv,{\'nö:i''\' •• JiAh'} ■■ flj'f«'4>,hoi>- .- r/nh«'}'/ •• i/7/. = ^irth'JÄ'C.e := furt+A» • i' 

y.fi'liirao- :: rD'n-VS" •• »»yin'JV ! im. ■ i.^.'n ■ l\m\.hit- •• li't>. •• mrtm* -• /",'' 1 

1- Kyi"- 1 -h9"h.yi'- ■ — Ö-7. mthiTv] P. 0. A — «»>. — x. ioh.r'-i'fi. ■■ >.?">in-.R] P, 
• O 50, h. a»h.5rvf/. : >,y">,*A? : >,Th.e (0 >,Ti-.0): A >.<7iV = '/"-V-l-l^; ar. (sie) K^ ii'-- Jj. — il. >,?» 
kl)-] P, O -hr^hiu- (A >.fiYi ! »»"VH : Ä<">-). — 1), «nh-'V>] 0, P. A oin. (ar. U,i." j'y. — 
//'■ /y."?] P, 0. A «f.r."^ et ainsi plus !);is. 



blesserent pas et la fournaisi' ile feii nc la linila [miiil. Lorscjuellc eiil cru 
ä la docliine de justi(;e, eile laissa ses parciil;«, coninie Paul liii ilisait, et re- 
jeta SOS riehesses]. 

En ce jour aiissi, Tut /« imni du saiut ALba Aiulouina [Antunin), martyr. 
Ce SainI etail un jeune liomme ile la ville de Banä. Ses parents faisaient parlie 
des paliirinis de lavillo; ils etaioiit croyaiits, verlueux cl misericordieux. Ce 
SainI alla daiis la ville dAiidciuiw {.{nlinoou) et eonfessa sa lui daiis li' Christ 
Nolrc-Sci^neur devaut le inagisti'al, (pii donna l'ordre de decuclier des fleches 
sur lui. Oll lil ainsi, selou rordic reru. Mais il nc lui advint pas Ic moindre 
mal. Knsuile, Ic iiKU/istml l'eneliaina et renvova dans la vilh' d'Alexandric; 
avee lui se trouvaienl saint Abba Bimäkos {Ephnachc) et deux aulies martyrs. 
Le magistrat d'Aloxandri(! les lil encliainer. 11 suspendil sainI Andoninä, la 
tele en bas, de soric quc beaucoup de sang eonla a terre. JMisuili', il lui 
inüigea de grands supplices. 

Quand il fut las de le suppiieier. il l'cnvoya ehez le magistrat de la ville de 
Farama. Ce saint v Irouva saint Miuiis (;)/r'/;/K(*) dans la prison; il s'en rejouit. 
Ils se consolerent Tun Tantre. Le magistrat de la ville de Farauia lui infligea 
toutes sortcs de peincs : ou lui deeliira le corps avec des scies ib' IVr rliaufFees 



[393] 25' lIAMl.l', 'T' AoUTj. '.09 

■\' ■■ im ■■ (iih'iw.hnth.i: ■• ev/*'>. : 'vov ■■ \\KH\h ■• o»t\': ••■ mfta •• yMoo .■ 
wrM'iM- ■■ hm •■ aum\'^. : i:}y{i -. nrt^.v •■ m't/'-h ■■ Wia.a : hrö •• lU/nj"? 

/»•'/■ •• rt"VjPil- : fl'iiV •• hT'r'Pu- ■ 'l'h9"/.--1- ■■ (od.ay'i\ ■. "AW- •• Alf-A-ö"- •• ,?.•«»• 
yj •■•• ii''mMhh.c : y.9"iix/.'i •■ (IäA"-!: ■ «»(i/.hi.- = vjm- ■• 9"f\M ■■ h"Vi « 

An.''7Jiri ■■ rtA'/' •■ vnv. • iihf: •■ fl»H.v :•: 

\\\'^J. •■ \rhMV •••■ (HhtllllM • A-|: • ?i^ll,?iV : (\/,M. ■ mh\W • htm : ^„h 

1. nhCItifoo-'] P, 0. A — }". — ilt. post vriftAi" P, ü add. n>iOl- (A o/«. h-llrt ' — 
n>iO>). — '2- ^'//''>] P, h'i^"h A = A). — il>- post .en»» P add. öi>h-'V'/. — 3. fli«D(<.] 
P, O -nao : .ey"l-f- ■ r.^(> •■ loa» (A .e.f"" -. c > m'ir'h). — '/. io,(.iD-n ■■ "iiiy.^ P, 0, A "in.e.=f ■■ 
m^". — 7. nv] -fiT. — 10. jr-y^sn. : «»] ;/</ A: <> ow. P om. y"Wft. — 12. höT.e.] P, 



--^^ 1 



0, A i>*-. — 13-14. nne«"' : Kfli. ] P, 0. A (lil(!öft> (A «»"iAV) (ar. ^^--^j ^- 

14. ui.ft^ ] A iDMi' . — ib. <ny"fi1i.'rv] P, 0, A «»A-y" . — 15. ii/<:<{.] O, A HICrf.. — i6. mhfl 

•ichf] P. (), A - f. 



au i'eu ; puis oii le fil cuire dans iiiie luarmite. Mais Dieu le l'aisait sorlir saiii 
et sauf, Sans aucune blessure. Quand le magistrat fut las de Ic supplicier, il 
ordonna dclni foiipcv Ja tele, et on lui coupa la tete avec le glaive. II re?ut la 
couronne du martvrc dans lo royaume des cieux. Son forps produisil de 
grands miracles et guerit tous ceux qui elaient malades. (^)uc par sa |)riere 
DIeu ait pitie de nous et qui' sa benediction soit avec nous! Ainsi soit-il. 

[Je dis salut au uiarlvr Aiiduuiiia de la ville de Banä, couIih! ([ui le cliel' 
d'Esnä fit decocher des fleches. Salut ä Riinäkos associe « lui dans la com- 
memoration et le recit, ainsi qu'aux niartyrs, (jui supporterent les tournients 
et les cliaines dans la routel. 

En ce jour aussi, ful Ui inoii de saint Ahha Isaar, uiailyi". Ce saint etail 
de la ville de Saniania '. II etait gardien de clianqis (P, O, A : d'un jardin); il 
etait bon, doux et devot; il ne niangeait de cliair, ni iie buvail de vin, niais il 
jcünait tous les deux jours et mangeait de l'hcrbe; il prenail soiii des pauvres 
et des niallieureux et leur donnait le surplus de son salaire. Notre-Seigneur 
lui apparut dans une visiun et lui ordonna d'aller pres du magistrat confesser 

1. i'.i. .Vmelineau, (jeof(r. de l'EiHjplc, Uli. 



410 LK LIVHl': Di; SYNAXAIRE. [39'.] 

}\Ae •• fflrthA •■ -wi • Tx^UKhüiM: •■ htm ■. uif^.y, :•. 

vf->3i ■ ajjf'i/"h : T»? : uh'iaf\ • ÖD -^iv :■• röAfi ■ y.in«" ■• ?ii»"W-v}ii»- ■ hm\ • o» 
h'ii\i:9' • fl>•ft•^ ■ «nJi'j • iA",y. • ?irih ■• •/•vj\''y.h •■ »»"Pj^a ■■ rt.f.i- ■■■ m^iM. -. 

riÄA"'!-- : fl»ll/.h'|: : PiM- : rftA,V ■ ^''V.'J "• 

3. UVV ! HJao-] ita A: P, ü. A im = •Hl.l^ : >i!/"-VJ't'. A oin. >,?»■>). — «i. mr'UW. 
vv] P. 0, A fflAiT . — ."). flithy"/] P, 0, A — ö»>. — //>. (!>."? ! HC] P xi = >.^nh■ll-l.. 
c; >,"jii.h-nrh.c ; A nfiöo- s av/ . — <i. «n.rt.eA ] A »oA.fA et sie inlra. — (i-T. cnii.^] P. 
0, A mhli,/. — 7. n«n.vh- ] P, 0, A — i\i-C.. — ib. >i"?ll.>.V] P, 0, A >.-;il.>.-(l,h.c - //'. a> 
^fifV. ] A w^fifV . — 8-9. ante m<n>-;-<- «^<^. P, O li««» = jR?"^*: A .p.y"1<. (1' ow. öi<n> i 
C '). — 12. u-Vf] P. 0, A — .('■/■. ^ 1 ). püst -l-V^"/..^- P. r/rf(/. moo',\u.:\-. 



son noili iMi sa presence. Notro-Seigneur liii fit de noni])reuses proniesses 
(/(' ki(la)i), il liil promii la couronne de joie ([u'il Ini avaif preparce. II Tut 
dans une grande joic, se leva, doiina aiix pauvros el aux inallieureux Ics biens 
qu'il avait pres de lui; puis il se mil cn prieres et demanda a Dicu de liii 
venir en aide. 

II arriva pres du luagislrat ei devaiil lui confessa sa foi au Christ Notre- 
S(Mgiieur. Lr inagislntt lui infligea de grands supplices; il le fit hrillcr dans 
le fcu, lui toupa Ics membres, Ic suspcudit, Tecrasa avcc la roue. Nolre-Sci- 
gneurle fortiiiail, hii donnait courage dans lous les supplices, et le faisait sorlir 
sain et sauf, sans blessure. Q)uaii(i le niagislrat lui las de le supplicier, il lui lit 
coupcr la tiMe par le glaiv(>. II re(,"Ut la courouuc du niarlyi'i' daus Ic royauuie 
des cieux. Les gens de sa ville, Samania, vinrent prendre sou corps. Ten- 
veloppörent daus de beaux veteuients, el le deposerent daus uu Heu {sanr- 
tuuivc) eonvcuable, jusqu'ä la liu tles jours de la pcrseculion. Alors, on lui 
biltit une belle öglise, dans laquclle on deposa sou corps. De grands miracles 
et prodiges se produisireut par ce corps, qui guörit beaucoup de malades. Oue 
par sa priere Dieu ait pitie de nous, et que sa benödiclion soit avec nous! 
Aiüsi soit-il. 



[395] 25- HAMLE fl" AOÜT). 411 

h'iu •• Kyn^ö •• rn ■• ««hni : K^.txv. • my-'i •■■■■ 

9" : fl)-T|-Ä,A. ■ ö)'IV. :: «r^H : »1^ ■• <w»<P(»A.'/ • itaö"iao:\' : flj.C.?»'/; ■• -Tl-J-nC •• >l'i 

u • "l-jnc • lü/.' •■ hu'-i- : ^± : wi\\.Wi ■• hcn-f-ft ■■ nc/v ^ "/fl.? « (ohMch 
f ! A-/: : <-'{.^.A ! A.+ •• /wA^iTV • roe.n.A : A'/"M- : hil: ■■ ¥rn6 ■■ öJl^.e.- 
A- •• M'l\\ ■■ fl)?,yjA.Al- : hM'y,i\tD-?'ar- : A?,A : M'P^'i^r ■• nK'J'l- •• ftö»- •• A?l 

iii.hv : yn-Ti-r-ft ■'• (Dfin •• rtr"/-!- = uii- ■ i-i/^'M- ■■ (omonv •• wa« ■ '>*pe ■ 
Mfi,n •■ tnA9"ti\\s'i "• «MV-l- •• 'iin : Ol/. • m-of ■ fl>?i'/'uf : wi ■• üi/. ■ nc 

7. R9"Af'j'i P, A .^'/"A^; O .P.y.fA ar. 'j'J^-^j. — 10-11. (DhtttC.M'\ P, — h^ (A 
= A). — 12-1.}. A>i°/ ! ticfi ] 1*, <). A Aln" ä >!-»". — 15. post (Ii|>,«>.>-1- P, 0, A add. 
Kf^Cf (P h. "). — Iti. *^n] P, 0, A Ä ! -n^ft. ! * . — il>. rt.rrt.] P, 0, A rt.r^. — «6. post 
hfltOif-] P- A «</(/. A»*; O add. A-t. 



^Salut a Isaac, qui fut gardien de fonds rustiques, qui ne niangeait de 
viaiide, ni ne buvait de vin. Conime Dieu hii on avait donne la promesse, ä 
cause des nonüjreux supplices soufTerls par liii, il parvint ä la joie du ciel, 
qui est sans tristesse\ 

En ce jour aussi, fut /« innrt de sainte Liyärvä {Hilarla), martyro. {]ette sainte 
etait de la ville de Demelyaua ', pres de Deniira. Ses pan'uls ctaifut noyants et 
verlueux. Elle Tut cliaste dans son esprit et dans son corps. Elle jeünait et 
priait continuellcnient. Quaiid eile fut ügf'-e de qualorze ans, alors qu'elle etait 
occupee ä son travail, le Clirist Notre-Seigneui- lui fit voir une grande lii- 
miere. f/arcliange Rapliael lui apparut et lui dit : « Pourquüi resles-tu ;jflü(7;/f', 
tandis que la lutte de la pcrsecutioii est repandue et les courounessont pröparees 
pour oeux ([ui combattent pour le nom du Clirist, Notie-Seigueur;* » Eu entcu- 
dant cela, eile se leva, donna tous ses biens aux pauvres et aux malheureux, 
et alla dans la ville de Tuw. De lä eile se rendit ä la ville de Sersenä et cou- 
fessa le Christ Notre-Seigneur devant le magistrat. 

11 y avait lä un saint homme, nommc Abbä Sinosi (P, (), A : Sanuda). Le 

1. P, A : Demälya : Demyiil. Cl'. Ameliiieau, (Jeogr. de rEgyplc, 138. 



412 LE LIVI'.E DU SYNAXAIRE. [39(3] 

'/: •• rovini : tDh?cV'i • AH :•■ mViuV,- ■ to-^X- • (n"n.,yi -. vf-^j; .- «jd.P •• mfinvl- • 

imwtn ! Ä,1,9V • hThao' : «)^.tiV : A'/; ■• H?i'}flA.J)- •■ ö>»iVl- ■ 'IJUi. • m'l'f\ 

; '' ^' ' hCft -f-ft ■■ n?i>-/;^'/ ! (nhmi • 'hnw.h'i ■ Am-h-l.- ■ hau •• afl.in -. Aö>-?.'|: : 
Ml ■■ •'in • ho«' •■ KiW •• i1\!fa}' ■. to-hU ■ »»^.nXM» • ü»A.ir"> IJ'. : ha^M ■• 
mfin ■■ riÄ/h. • -vn •• im. • mio- -. htm •• ^/»"n"^» ■ h^/n ■• ,t'."/e.'i".'P ■ A*.e.'ft lo 
l- •■ at-til- ■■ rifty. •■ nM. ■ lOhM- •■ Ol: •• flh'w • hmi ■■ mhJWih •• (nh.9" 
i'l'V. ■■ ?il'">iVh^. :: fli?,y"'H • tm-l/,. : r/DAeAjP-/;'/ ■ {naiuy'ao- : ai-M' •• ?i/|l' ' 
flxwAJi. : ^'V/.--!' •■ hy.'llV •• mh'li'.'/ •• mmt-l-^. .- A«^'r ••• o)+Vfl>- ■■ (W-A-/- : hl 

hfl-]' • f^Hiivi:'/ ■■ w{i{\ •■ 9Mfm • hr-ii-n'/ ■ hmi •■ ,f.r^<. •• r.hfi •• nrt.e.v •• '■ 

3. >iii5iU'] P, A A":jo-: O om. cum praecrd. at-". — 8. >i'7il.>iir] A an/, lar. , ,y^ y^)- 

— ib. awht. ■• /IWV] P, <), A l\,1t . — lt. >,->ll] A »nwil. — '), 11-12. <iih.9"-,1-'4] P, 
— ti (A ~ A). — 12. >,!r>,jh,e.] P, A >.oi>-fiv; ii>,'/nA : «»-nv (ivc). — 14. h-fh-, < ^t.-y'\ 
P, U. A ^ifl- ■■ N/l. (A ih' ). — 15. aule nn^.* P. 0, A add. «ioi>-|-<. i CM. 



Christ Notre-Seigneur lui avail appani et lui avait fait connailri' an sujet de 
cette sainte ce qui allail lui arriver. Lor-scjuil la vit, il f'iil joyeux; il la <(insoia 
et la fortifia. Le magistrat lui fit subir de graudcs peincs : il lui decliira toul 
le Corps, lui enfoiiya dans los oreilles des clous poiiilus, chauH'es au l'eu, puis 
reucliaiua avec 7.G()Ü martvrs. II les prit avec lui dans des navires ot pari it. 
Pendant qu ils etaient dans les navires, un nioiislre marin ' surgit et eideva un 
enfant ä sa niere. Elle neu avait pas d'autre; ellepienrail et geraissait beau- 
coup sur lui. La sainte out pitie d'elle et pria le (llirist Notre-Seigneur pour 
olle. Notre-Seigneur coninianda ä ee nionstre de raniener vivant le tils pres de 
sa niere; il ne lui arriva aucun mal. Quand ils furent parvenus a la ville de 
Tuw , le magistrat ordonna de jeter la sainte dans le foyer d'un bain: oii lui 
fit ce qui avait i'li'' coniniande, inais ellr n'cut aucuii mal. I^uis on lui roupa 
les menibres, qudu jcla dans le Icu, ou lui arraclia les ongles des mains et des 
pieds, on lui coupa la languc et on cloua dans ses pieds des souliers de fer. 
Pnis on la couclia sur uii lit de fer, sous lequel on alluma du feu. Quand il fut 
las de la supplicier, il ordonna de lui couper la tete avec un glaive. Elle 

1. 1,'ar, : _'~jo crocodile. 



[3071 25' HAMLE (1- AOUT). A13 

[rtAr • AhAi:.? • iH« ■ r'p'/ •• MW •■ ■\i.{\. ■■■•■ 

'hiw.hn.h.c •■ hi'.M' •■ Ahn » rt,vrt. ===] 

r»nn-/: •■ jiAl- : »Kill • w • ^s o-T- ■ rt-^ii/i-l- : ihA : fl)tn»i. : wi^ro 
1/. ■■ 'i'/.iih •■ Tx'r^.tnA ■■ Oih./.- ■ -vn • m/. ■ ?ifiVi'>^."(:.e •■ Mi-t-- •■ ^-s-^'i- : 
•/vhÄV ■• -iin • fn>9°vi:'i' ■■ u.'W •• h-/M.hn<h.(: •■ -^n ■■ jn/. • +/.'f!n •■•• m 
^n ■• -'iA'f- : -in ■■ n/hc: •• chjpi»- •■ Affnh"'>'j • JiJH : .e-i».-»',"«- •• A.infn : hc 
ft'i:.e'j ! fl>^'^h/'.. ■ ^>^•{vv •■ '^T'^-wiA- • An- •• mh.rw^- ■ ^so") ■■ \\h •• .i'.-i- 
«v-ii»- ■ AW-ijiii- " öJ^rtfc^f ! A--} : OTAhh : ^^'^!l.^•n.h.r: : mhv.'Mi • 

:;. WH] <>, A wt. — /i!'. ^vift.] A ^ft-rt.. - ."). nÄ-v^] A ii>,i'"OA. — 7. rt.vn.] u. 

A OV-ft.. — " ']fi-k^'\ P •l'ifi.^M : 0, A +^.e*n (ar. ms. vat. ^^'-^'^f^l- — il>- lA./!-] P n."h.tt 
i.: 0, n.T..p^. A O/hV-i- far. s^s^.-"). — /6. Jn] P, O, A lOiir far. -Jü. — /ä. r,*» : *.';.0>] A >. 
A--VI: : 'l-S-O-V. — 10. /./!.'it] A mi . — 12. ^y^iniAl] P. O, A — »/.. — ib. m>,?"tf-A-] P, 
0, A m>,rt-. — l2-i:!. .('-^"fc ] A .P>'V'. — 1^. ftWm»-] P, 0, A >,i^•»l^' (P >.««» ■■ tf- ). — 
l'i. -jn] P. 0, A ■■/il : 117/. l'höi» : ,p„i.^ : -j" : u': ar. i) ,J.;X~^' J,'). 



reriit la rourouiic du laartyre daiis le royaume de.s cieux. Hue par sa piiere 
Dieu ait pitie de iious! Aiiisi snit-il. 

[Salut ä Elar^'ä (Hilario); pendant qu'elle regardait rexislencc de son corps 
rn er nioiidr comnie ccllc dun pelerin ou dun etrauger, Dieu niontra a Aliiia 
Senasi (O, A : Sauusij Ic regne daiis le ciel, dont il la recompcusernit pour les 
soufi'rauces cpi'elle supporla, eile qui lul l'orte comme un liomuic, idlc ifiii rlitll 
(■cjjcnihnil uue femme]. 

Ku ce j(»ur aussi, l'uieut ludiiijris/'rs les saintes martyres Tal<la (Tliecle) et. 
.Mugi, de la ville de Oaraqus ', dudistrict Brdiira- presdcla villc d'Alexaudrie. 
Ces saiutes avaient ete elevees par une niailresse, eraignani Dieu, a (^)araqus. 
Comme elles passaient sur le bord de la mer, du jleuvc, ellcs virent un uia- 
gislral qui suppliiiail des chretieus. Les saiules fureiit elounees ilc \:\ durcli' 
de son ccBur, cl df la palicnce dr tou-^ '.es saiuts au uiilieu des suppliccs. Un 
ange de Dieu apparut auxsaintes, leur (ilvnir lagloire des saiuts et les forlifia. 
RUcs uKiulereul sur un navire (V ajoutc; : [K)ur alli'r) a Alexandrie. Notre- 

1. Amelineau, (Juogr. de l'Egijple, 178, donnc ,j"^^y, mais Ic ms. val. a, comme 
retli., -i't3 «V:^'. — 2. P : Qayraqis, O, A : Qarayqus. 

i'.\Tn. ou. — T. VII. — !■. :i, -" 



414 1 r. I.IVHE DI' SYNAXAIRE. [308] 

MW •■ .«'.nii.jp • 9"t\ii,in •■ (of>a • nÄv/i : -wi = im: • i^kw; •• o^wiw.'h'i • hc 
^Jf.ti-I' ■■ oo'X : nrt^'l' ■• «JV/'7»-V •• MnA.A : ti9"ö ■■ tt'm'yir'l' '■ fi'ny-1' ••• m 

i> 177, b. Mn •■ )?.ii^ ! no/iif: • irw : «w-ninipl' :•= 

>ift'/'(:^eir> = riM^'^^A : e^^. : \yriWv ■■■■■ '" 

> : hrrt-nh •• im, •■ nv<P'> ■ mvn^: • +^'^. = <i.jp,+'ß = cwAr»- = rriA-ih- ecD 

ftC* ! 'i*¥?' •• ^D^^^^tt9^ ■ Kin •• ?.'I11» : CDP.+fll-'r : nÄA"lh :: flJÄ'J/V.J^ : h i 

2. y"nA.irv] A — u*flo- lar. U^^»-- . — ih. vn] P, 0, A m-M-. — 7. ft'^ö;^^•] ♦jtn^. — 
-s. posl VAi'^v^-] P, «'W- clöl-. — ''. .e>i^] P — .s.. — 10. hfito, ] —.?.}»■> ; A — pt 
■V (?). — 11. h,Atn.T] A tit^-%. — 12. vi} 0, P, hö<:<c: A — A. — ib. hfitir.M-v] 0. A — »i 
«'.H-V; P — ^i<:il-V cl ainsi generalemcnt daiis les passages siiivanls, ar. .,_.:i.j-Nj'. A et 
ecrivent qiielqucfois sepan'ment hn ; n". — 13. nVTTr] P tt"iV^: n-VP-V: A "fl-v" plus 
bas A. inf>. O et A •fl-V'Pi^. 

Dame Marie leur apparut avec Elisabeth, sous los apparences de deux fcmmes, 
qui pleuraient avec dies. Ouand elles fiirent arrivees dans la ville, elles 
eonfesserent leur foi dans le (Christ Notre-Scigneur devaiit le magist rat. 
Celui-ci leur infligea de grands supplices; puis il trancha la tete de sainte 
Mugi avee uue epee. Elle regut la couronnc du martyre dans le royaume des 
cieux. II envoya sainte Thecle dans la ville de Demutu ' ; eile y fut martyrisöe. 
(^)ue par leur prierr Dicu ait pitie ile nous! Ainsi soit-il. 

[Salut a Thecle et h Mugi, martyres. l^orsqu'elles furent chassccs par la 
violence, ä cause de la foi, et pendant qu'elles voyag(>aient sur la mer, /'■ 
fh'urc, Ao//('-Danic Marie et l'>lisal)elh leur apparurent sous l'aspcct de deux 
fcmmes, qui pleuraieutl. 

En ce jour aussi, fut la nioii ilr saint Abakerzun iP : Ahakarazun, 0, A : 
.Miakerazun), martyr. Ce saiut etait de la ville de Banawän (P : Banwän, O : 
nanwiin, A Benwani'-. cY'taif anparavant uu brigand. II etait avec deux 
jeunes gens brigands, cpii allcrcnt a la caverne, cclltili:, dun moine, dans le 
dösert de Scet^, aün de lui voler ses bicns. Ils le trouverent veillant et en 

1. Cf. Anu'lineau, (k-ogr. ih l'i-gijpte, 120. il.e ms. vat. a ^J^'^]. — 2. Amelineau, 
i<l>. /.. S(i. 



A .!n-.>,h 



[399] 2.-,' HA:\IL1\ il" AOrT). 'il5 

fm : ^.^.i\-9" • Art«"? : fli.e.rth'tl : win-M'ft ■■ fm',\\t\ : hSo" : ^ö»-/.- = m<f.c:r>- •■ 
-} • rt''7r>'l' ■ i\hi\- ■■ riflo- : AVlCft-f rt •••■ tnfin • yi> : hrffyW. • ä'J»«.-!- : ^9"Ä- 

h ■■ rt^.TJ •• ';'">'in, •■ A<>A ■• n.'f- ■• Tnc{i-t:.n ■■ oja^a : rinin : iicMii^'i ■•• at-i- 
hr-'T ■ Ahn 11- • ffn'idAv. : ai'i(\/.i\ '■ hnu' ■■ a).h^, : -m -. m/. : i^fti ■■ 

(D/M ■• Arhrii>".es"ft •■ Jl/" : flJ'hh«wV • Qh'^H.M •■ \\V.Mt\ • n+JP.'w • tr" 

/.nl •■ mf.^,?' : a»/l'J" : -K* •• H^i'i •■ fllfl»/fl> ?' : a>'ft'J- : 0/7 C: : WY&fih •■ an 

,h/. : flinÄWi • '^n : 1/7/. • ni*P'> = fli-i/)?iA ■ M^iiftf»- = nM/- •• hnhf:!!' 

1. -wo» •■ ^<tÄy"] P, 0, A >inYi ! ^rf. . — ih. a)ix.o-'\ P, 0, A — ci. — 'i. ffl«DT,h.rt-] 
A m<n»>'. — lJ-7. ;a»)-V] A f,ln(o--y. — S. ncfirr^Tr] P, — -t^vt: A =-- A. — '.). i^-fft] 
P. A > ■ ■/.'. — 10. nTi-viuv : ncfi-Ffi] P. A n : h.fft-n : ^ nvvii.Mi/fuc. — lü. n-»TV.] P 
irV'T'fl. ff. p. 'il4. n. J.'i 

priores; ils attendireiit qu il eüt fiiii de prier et se l'üt couche. Mais le moinc 
ur (lormit poiiit; ils furent effrayes et epouvantes. Au nioment du nialiu, er 
vieux moiue sortit vers les brigands. Ouaad ils le virent, ils se prosternereul 
a ses pieds, et jeterent leurs epees devaut lui. ils sc fireut moines pres de ce 
vieillard. 

(le Saint Ahdkarziiii combattit les grands tumbats de 1 ase(Hisme, et servil 
Dieu dans son corps et dans son äme. Un vieux moine proplietisa ä sou sujet 
et lui lil counaitre qu'il serait niartyrise a cause du uoni du Christ. Sept ans 
apres, Satan lit surgir des calamites sur rKgiise et sur le peuple cliretieu. 
II fit ses adieux ä son pere spirituel, dont il rei;ut la beuediction, et alla dans 
la ville de Neqvos', oü il trouva IVmprreur Maxiniinien. Devant Ic niagis- 
Irat, il coid'cssa sa l'oi dans le Christ Notre-Seigneur. /.'• nuu/i.strdi lui lil 
subir de grands tourments : il lui scia le corps avec i.ne scie de Ter, et t'rnlla 
ses blessures avec du vinaigre mrlr de sei. Piiis on le conduisit dans la 
ville d'Alexandrie ; (in le suspendit a lui mal de navire, cinq fois. Mais les 
Cordes se rompaient. Puis on le mil dans une outre de cuir et on le jcla 
dans la nier. Un ange de Dieu le fit sortir de la mer, et lui donna Tordre 
d'aller dans la ville de Gamnudi {Scwunwud, Schenmjtos); il partit et arriva 

1- !', A : Naqyos, O : Niqyos. Cf. Amelineau, Geogr. de l'Egi//jle, 277. 



41fi I r. I.IVHR DU SYNAXAIRE. [WO] 

Ml'"! •■ ff^tpftfi^ : mh.^h'rc. ■ ■\i\ • Ofi« : mh.fllfi'i •• ».Vi»' •• na^-/.- ••• mAfl 

ü 1, 1 'hi»';J- : fl»ia,A"0"- •• Artn?» ■• ni^-fi ■ *fl^^l'|.• ■■ ^nhCH-^ • mhvm'i- •• -van- • 
v/A "öo. : A'fih ■ inc ■ m-in/.Yh : ^rjso- :•• fljtf-A- •• H^-A'ß : »iV = ^.nÄ\7» • -^ 

11.11- : my.flhfii ■■ «».l'.Ä.A. ■• Al>A : l/.t'.-Tf- : «».e.+'n^ ■• fflPrfiP K 

M : ?iAh • ^-nXVh •• -Vn : «nh..-}-} : fllA+A" : 'l»'-A«l'^A.'|- : ^.(1 = A^ •■ .(«"•'JA'I' : 

11T8, H. (DM- •■ A.+ : rfi<i. •■ mv'-H' •• fflVn/.-l- •■ fl>-rt'l" ■■ »».^-nc : ;i;ö)?:<wj«jA'h -• (ni\ 
^AF» •• A+S-rt ■• i\h'i±M ■■ n»*S.rtrt • ÄAf = mrt>iA : 'in ■ Txnw.Vi ■ hCA-f-ft : 
lohirtx •■ A^.M: ■• fliA-l" ! rBVi/.-ftfo- : rih»» ■ CMt ■■ at-til' ■ rt.>.A : hf'it- 

•>■ VCV.-»] F, 0, A — l^r. — (i. ».Rfi^A] P, 0. A rD,p.n>,A° : rt>,-»II.>.V ; (P ndd. h,fft.fl : 
1iKft*ft). — ih. a>fiH.fi. : fi"] A '\bH ■■ ->ll (le niot '\öA a rte ajoute eii suicharge, sans qiic 
•>n ait ete bifTe). — 10. pos^l äoo-] P, 0, A add. fi.n •. VKC. (ar. = AI. — 11-12. mt\ 
htxr'] A lOrt+AP (ar. 5^"~J:. — 13. post wrt^ P, 0, A add. VP*^. 



(laus la ville de Halla^^all (P : Bainvadi : r/. |i. 'i I 'i, n. \'.\]. II iiiterrogea Ips ffpnx 
(hl paijs au sujet d'Abakorziin. Conime ils iic l'avaient pas reconiiu, ils lui di- 
rriit : " noirc pere, Ahakcrziin est jiarti depuis lnngteni|)s; iious iie savor.s 
pas oü il esl, nous n'avons jamais eu de ses nouvelles. » Une servaate le re- 
garda et le reconnut; eile s'evanoult ä cause de sa g-rande frayeur; sou vase 
se hrisa; olle dit aux liabitauts : « C'osl Abakerzun! » Tous Ics lialiitauts 
de la ville s'empressereut aupres de lui et rcrurent sa heuedictiou. Tous ceux 
qui ötaicut malades venaient a lui; il piiait et recitait une priere siir l'liuile 
dont il les oignail ; ceux-ci guerissaieut. 

Hiis il alla daus la ville de riauiiiudi. 11 dit ä uu soldal : « .le suis chre- 
tii'u, encliainc-moi et Iraine-nioi daus la ville. » II lui fit selon ee cju'il avait 
ordiinne, jusquä ce qu'il rauieni\t devaut le magisfrat, qui Iß suspendit ä 
uu arlne, la tele en bas, duranl dix jours, de teile sorfe qiie sou sang coula 
il Icnr de son uez et de sa bouclie. Saint Ahakcrznn inaudit la tillc du ihi'f 
des soldals et eile niourut. l'llle resla dans le tund)rau di\-liuit jours. On 
supplia le saint pour eile, et le saint pria et supplia le Christ .Ndlre-Seigneur, 
qui ressuscila la jcune fille morte. l'lUe dit au.r i/ens les suppliccs qu'elle avait 
vus en enfer. Voslos, chef des soldats, crut, ainsi quc sa lenime et tous ses 
soldats, dans le Christ Notre-Seigneur. ils furent martyriscs; ils itaiint au 



In 



[mi] 25' I1AMLI-. (1" AOUT). 4l7 

Vi •■ a}h9"'i •• Vtin^ti •• A.+ : */»/.. ■' oitthM' •• l\h''hl.M •• ViCft-fft = mt-A- ■■ «h 

<l>(^n : .f.hö«" •■ ^l'rV^Vil»- •■ ÖJ«i.V?' : 'Wl ■• 1/'?/. : Ä/lll'J.e.CjP :: fllf^f] : (IX' 
J» : '^n : WW, •■ f/oi:ao-y, : (OhttlCh? •■ A"|: ■ hlU.M •■ Ä.Prtft : VlCft-ffl : «» 

W-A- •• H.f,/l?iA • nftö«»- ! .f.'lvioÄi'" = A"-|." : flltxAU • önf-A- •■ Hf -If/^/*' « «»All •■ 

?.hffö : ?ii>"vfVii>- • huti •• «ohuTJ ! m/D'H. : i:?iA ■ nrt.e.v • «»^.仫' = iä- 

A" ■ at^r'h •■ ^hA.A ■■ fti»"«) •■ i\ao'y'nr''l- •■ rt"?.?'!" " mhM'Ch?' •• »»Ahh • 
?»lii.hfK/i.f: •• AA+A.rt •■ h9"fi'tth ■■ oid. ■ «wm: •• (Oh?.?:? • »»Jii : H^nc s 

at-Mi-l- •■ f^:Hh •• A^S-ft •• hWtXC.Wi • mh\W ■ \\ao -. ,e/>/'7. « fflrh/. • to-M- • 

•i'fiM •• o»>/"Ä : /*';ju- ! A^sfi = (oi'iv ■ (ihAnAl- : i*'V.e'i- • (»hjni? •• «)-a 

'/■ : aoii'i : ,*.«,'«'. • hl\h •■ '/"^•■H"?.'/- ■• ffi"PÖA •• ftR'l" « <»'/*fr>}\ = A-|: -• {\,'\- ■ 

1. .e.n<nft] A .e" ar. |^f-~kw.j| — /ä. wtf-A-] I'. O, A «dH^a-ö»-. — 2. «dot] P lel Or) ai;-*; 
(ar. ~ A et Aj. — 3. -nH-.-!] P. <», A "illf. -- i-'i- «».H"!!] P, .onftn; P post vj»»-/-«;.: 
A «bhöii : <t>}p = >i*n sie]. — '.. iiäii'^V] P, o n.e'id.ol- (O Ml) ; A ii.e.-V(M^-. — /ö. «»ftrK] 
p^ (). J^ — c.f. — 5. £«<"»•] A — <n». — (i. ö»"/<C] P <), A i)7(: (ar. J-'j. — ib. aoC<"»*-S] P, 
nCT*^ O (lCö»-S: A ncoo-i. — 7. .e>^«i'".. rt>.ft;0 (A .ft^i ), P, (), A .e.<C»y° ! — F. 
— 9. ante ,niiui-<.] P, o. A '(A/. .f.y"ii-<. ■■ O.O. — '1-10. 7ÄA-] P, A ny")» ; fiy-rv isicj. 



nonibre de 93.i (P, O, A : U4.j). Kusuite, /'■ inui/i.strnt envoya saiut Aba- 
kerzuii ä Alexaiidrie, oii du lui tit sultir de giaiuls tourmeuts. Apres, il 
l'envoya daiis la ville ile Ganinudi; ou le Irappa ä cniips de bätoii et ou lui 
brisa le dos. 

r)uand on tut las de le supplicier, ou l'envoya daus la ville d'Alexaudrie. 
Ouand il ful airiv(' ä la coUine de Marmudä', Notre-Seigneur Jesus-Christ 
lui apparut, le cousola, et lui lit eonnaitre que c'etait lä <pi'il accoiuplirait sou 
c(Phd)at, siiii initrlijrc. 11 lui promit quo quiconque prierait eu sou uoni aurait 
ses priores et ses deniandes exaucees. Quand le uuigistrat i'ut las de le sup- 
plicier, il ordonua de lui Irnncher la trtr, et on lui tranclia la tele par le glaive; 
il aclieva son martyre et reyut la couronne du uiartyre daus le royaume des 
cieux. Un ange de Dieu apparut ä un pretrc de la ville de Manuf, et lui iii- 
diqua l'eudroit ou reposait le eoips de saiut Abakerzun, lui ordonuant de 
Temporter. Le pretre alla prendre le Corps du Saint, Tenveloppa dans de beaux 
vetements et le deposa dans un endroit {snnrlKdirc) oonvcnable, jusqu'A la llu 
des jours de la perseculiou. Alors, on lui bi\tit uiie belle eglise dans la ville de 

1. P, <), A : ' la vill(! "-, au lieu de « coUine »; P : Bannoda, O : Barmuda, A : 
Banuula : lar., ins. valii-. : i'''j>. ^Aiuoliaeau, (ii'-oi(r. de l'E^nph', 'i89 : ii-'y). 



418 LE LIVHE DU SYNAXAIRE. [402] 

[rt'\i'" • tihtth/At-'i •■ ttaffi'i' ■ t\rö ! H-^f A :•: 

HX'ivl. : A-* : X\ao -. ^.ä-> : ÄhA.A :•: 

>i'>H ■• fl>-?i'|: • i;a- •• n<w"Pfl>-,e, • fi*A i 

?ifth : '/•'P^+ : nrihVA •■ h'f-.A :•:] 

[{\\'r • Ji-nA ■ iMoi'tf :•: 

1. tr/Vi'\A n-/ P, 0, A -n' . — O. fi<n>Tii»'.e] aiiisi les 3 mss. Cf. Dillmann, Lex., 1241. 
— il>. n*ft] A -lifrA. — !». <D^;i:] O «dK? (?i — ll. fl'\?"] O o/h. ce saläm; A a le salani, 
niais onielles deux iignes i|iii le prei-fdent. — ili. %'(tai%v'] A .<ihy">i-(- j iiiatii. — 14. tpg.lf'] 
A , — KA. — 15. .'i-"V.^f-n] I>es mss. errivent le |)lus souvent : .s."7.e-fn : quelquefois \' 
et — .e„}''fi. 



Hanaw'aii, et oii y ileposa sou corps; il s'en proJuisit de noiabreiix pro- 
diges cl miracli's. (^)iic par sa priörc, Dicii ait pitii' dr iious d que sa saiuto 
ben^diction soit avcc nous! Ainsi soit-ü. 

[Salut ä Abakarazun, qui luf fort daiis Ic martyri', pour rccevoir la gräct' 
de la courouue (/» inarti/rc qm luietait piedcstinee. Lorsqu'il etait suspi'iidu t\ 
Fiiistrument de toiture, son corps fut llagellö et döcliire a im lel poiut quil 
loinba (I Icrrc cii lambrauxl. 

[Rn ce jour aussi, memoire de 70.700 maityrs. (hie liurs beiiedictions 
soient avec nous daiis les siöcles des siecles! Ainsi soit-il . 

Je dis salut aux 70.700'. Lorsqu'ils virent la course buuillaiite, iiitn'jjidc 
d'Abakarazun, en le suivant, ils ne se tournerenl poini an arriere, jus([u'ii ce 
qu'ils (!ussent luttö et fussent marlyrs). 

lEu ce jour aussi, iiit In luml dr Duinädyos (Domltiits)-, le Syrien, martyr. Ce 
Saint Tut elevö chez des Perses et apprit d'eux la -^lirnci' desctoiles. II di'siiait 
i'lre cliretien; il renconira suf le inarelie uii piiHie [icrsr, noimie' .\\v_i;alyos 

1. A; O.'i") : cf. i)liis li;uU 'il7. — 2. I'roprenienl Aoastio? ; iT. Si/zuir. Keil, ('omld/tt., 
eJ. Deleliaye, 8GU. 



lu 



[403] ^5" liAMLft (1'-' AOUT). 419 

-l: : htm : ff.\].'i : TncMU.v','!'. -i- öV.hii ■• Ä+rt.rt ■ hrf\nh ■■ u:t\ • i\io-t\i' •• 
-wi : ?i'7n.?injK(: • lay.htm-,. ■. n-f: :•: (nhnt • ,w. •■ vii • YxAvi: • im: • hi 

rn»iV • ,f.l;jy.A •■ •/■;^e.A" = "/(l.e • H.e.lA.''/A • ArtA : *!:'»•/.-/■ = K■\^ ■ h'/orli 
.e<i>- .• üi+jü- : A(iA.i>- •■ h'^ai' : An j (:?i\' •• 'J/^e.-A"-f- : ()n.P •• at^iA'y,- • h'/» ! 

II •• ft-nJirt. ■■ n.li;i-'/; = ^Wil- •• "/^/i-i- : ?,'}i/ .• ,e,-i;j^.A = riiÄ,^,nAA : R-nrfi = 

lOh,r'Hi. •■ }x(mt\M't •' TA-Ali- :•: 

^."/.r • ■?..?*> ■• fli^.-l-AKVi • rtin.v- •• fl>-/i/- •• IL/- : tfo^yM '. All ■• /../-hu 
A" : ji'.-l-'}y.(i>- : -l-hw • /-i*'/?,«» ! ^„e*v • wviv : .e.'iAMn ■• 'rt\ti.o- •■ at-tii- •• 
^f,fi. ■■ fl'A II : oin • flj-h'f: •• nrii.-i-f.» : ö»-ft'i- ■ 'r/"*PA = h«» •• M'ff:i\ ■■ ^^J '^ i-« i^ 

A. • r«llff«}<f.+ : ^.AJrt. : t:h.e : 4'SA = H'^ff.'V'tl ■ hh,h± ■• t:"/n : 0"/^ • U'V 

sie mss. — 13-14. «'•4*.^fi — <D-fH*] P o/«. 



(Euf/i'nc?). Celui-ci lui uppiit Il'S vüies de Dieu; Doniitiiis :^p njouit Ibi't et 
commenga ä inslriiiic les gens de sa maison, afia de les coiivertir et de les faiie 
croire en Dieu. Ensuitc, il alla dans iine ville i'ntre la Svrie et Rome (Nisibf). 
II y regut le bapteme chretien et entra daii.s la vie nionasticjue; il com- 
battit les grands coinbats de l'ascetisme, dune fai^'oii qui surpassait ce 
que comporte la nature liumaine. Des freres fureut jaloux de liii, lorsqu'ils 
virent son grand ascetisme, et desirörent le chasser des couvents. Appreaant 
c-es choses, il sortit de lii et alla dans la ville de Tewodosyos (Theodosio- 
polis). 11 se rendit au couvent de saint Sergius, ou il resta uiic annee aupres 
d'uu solilaire, se livrant ä la devotion, ne mangeanl auciine pitance de riaiidc 
ni aucun nicts de lailage. 

Ce prötre solitaire obligea Aliha Diimädvos de sc faire ordoaiuT diacre. 
:ilia (ju'il le ser\ it dans le sanctiiaire. Ne poavani sc soustraire a soa 
comniandemeat, il fal ordonae diaere et servail b soHütiir a la aiesse. Uue 
fois, le solitaire iHait monte a l'autcl pour celebrer la messe, au aiilieu de 
la fonctioa litargi([ue, saial Daiaadyos vit uae colombe blancbe, ties belle'; 
eile vint desceadre sui- Fautel. 11 peasait que c'elait aac coluaibe corporelle 
vcritable; il se troabla, (it un geste de la aiaia, la chassaat, afia que le 

1. (".f. A/ii)/)/tl/i. /'titf. Zucf^a, Catul., 322). 



420 I'E LIVRE DU SYNAXAIRE. [^04] 

A. ! h/w. : jf.h-i: ■■ ein : r.t'P.^ ■ ffliiv •• ,&wö : wi!.h.n: ■■ i\hy.v.o- ■■ m 
.ftrtfr^ : htm : A, e.-ih*Ja»- : ^Vfi •• mhCPVA • n<li;i-'fi = KCh9 • ACI-fl := <« 

ö ! n7.H. : +^.rt. ■■ ö»'irt'i".ri. ■• >ift.h ■ -'iii ■■ rr'^tt ■■■■ avm^ -. i/h^ ■ CM ■ a 
c:^^ • (ofAhfi- ■■ }i9"ff.h\i. •■ m ■• ^'tühjf •■ 'r?^>. = mm - oci • a^^iA. = w •■ 
rr'Pö ■ aH\fci\x ■• 7.H. ■ y.£.h^ •■ Miitt ■■ fli^-(i.A" •■ ^hn-f •• (IäWi-'i- • c^n ■ 
«»^/./^'firt ■• A.f:h.e ■• Ufitt ■• toW • ^lU-wi ■ A.ff:^?^ • my.til.v: •• *.e.-^ = h"!». 
.h-thh.i: ■■ «».e.Ä.rt. ■• fl)-lv. •• to^MW^ö •• n'n»i,e, .• //»^ic : a.a.1- • öiot^a 
l- • hfth : chy •• hy-h-l: ■ ein • mhh'^/, -. h«"» • y.hi: ■ ä/j = »»idM ■■ 4« 

«)rt.f;}>» : rt»'v.l»"J" ■• +rt.rt • ilh'HlA ■ ^.*S. ••• ai{i{\ ■ rtl'""/ ■• A.+ : ^^f\-V ■ lim- 
?i-|: : Ürh-J: •■ H.V«»- •• ariff.'d- • >/»'Ä • 'rftA.ll- •• Anitt ■ (Od.'l'y. •■ \\"" •■ y.Mi • 

('<. (ii:;] l' ()<C"/'/. — '"^ >iöii •• "•»'■/] " <""■ fVi V »1 ■■ V A to\\<n\ ■■ v . — io. a.i'.>iI:] O, 

Art. — 12. <u-V<:] O, A o/«. 



calice ne Till pas reiivei-se. Le viou.v solitairo iTavait pas vii la coIoihIjo. I.a 
messe luriiiiiiee, il l'iiUeri'ogea : « Pourqiioi, liii ilit-il, l'cs-tu troiihle pou- 
(laiit la foiictiou litui-gique et as-lu etendii tes inains sur l'autel.' » Suliit Du- 
iiKiilijos liii raconta coiumcnt il avail vu la colombe. « Desormais, lui dit Ic 
solilaii-c, lorsque lu la vcrras, ilis-le-iuoi. » Quand il monta ä raiitcl pour li' 
sacrilicc et quc le iiioiiieut de rrpirli-sc airiva, il vit la colomln' ot dil au 
solitaire : « Mon pere, la colombe est vimuu!. » .Mais ic solilaiio iic la vit 
pas cettc fois enoore ; il cn fut tivs attriste; il sc prosterna di>vant Dicii, li- 
piiaut saus cesse, le suppliaut, pleuraut ameremenl, uuit i/t joiir, jusqu a cc 
([u'il vit la rolouilie. II counut quo c'ötait la grace du Saiut-Esprit, uiais il 
u'iMi dit lieu ä saiut Dumadvos, afiu de ue pas lui dnuuer d'orgueil. 

Knsuite, c-c solilaiie alla trouvcr- I'eveque, et lui diMuauda d'urdouuer 
pretrc saiiit Dumädyos. Mais lui ue sul cela qu'au uiouienl oi'i ou le pril 
et (lu ou l'cmuieua, pour l'ordonuer priMre malgre lui. ()uaii<i Ic pati iarclu; 
de ce pavs eut appris la reuomuiee et la vio ascetique de ce saiul, il 
cmuieua avee lui des geus, el vouUil idler avcc eux le houvor et [•ecevoir sa 
bi'uödi'jlion. Mais saiul Duuiadyos liil iuslruit de ces cliuses par le Saiut- 



piOST 25" HAMLE fi" AOUT). 421 

\\i\' •■ \\{\'\\h ■ s.n ■ ?:id. • iA"} '■■ tiH\hihi: ■ j>A'»- • >/"h • "V'ifd = «'«'/. 

.f. •■ -Wl • <f.A-/ : h«o : (?.«>>},!> •■ «^P ■ iOChV'i ■■ ^h'itl'l^ ■■ rU»? •• KiH •• .e'+Ä- 
ih • '^? •■ Wrtfh* ■ AdA.1»- •• ö>'l"/A* •■ n-|: •• ai'l'(n>y.in •• rHAL+Ärh • "Vf • 

h^H : p;^'ij'> : iiAn- ■ mrthrt" ■ A?.'7ii.h'n,h.(: • htm .• jp-jj^f: .• Ati>-^l.- ■• <<.A 

OC'h : ■'liUh : If-A-öB- ■• h'itl-l'.^il'ao- : aiat-ti'F'tiV' : (ntih/\9^ ■• tth'i-ttö •■ -nil- 
') ■■ htth ■■ f\hf\" • A^^ll.hJ • /..Pfrft •• \}i:{l-ftl •■ *""V.ni ■• A-ö»- ■ fl>*?%'/' ! <J.A 

•j : nh«" : +^,"7. ■ »i> " All : (.Tip-ö»' •■ hfitt • h{\i\h • h'iw • jphnc?' •• ?°e • 

■i. (lV.'el^] *' •'i.il ■• "h ■ A (l>i.e„U". — 5. nuf^ A om. ((> um. (U(:>,fV. — .f.+ ■ "?f j-6). 
— 8. ante .p.^.<. iidJ. •na». !i. )iau] P um. — T^. +S"'/. : )'>] O j' : + : A +S''?. 



Esprit; il s'eiifiiit de 1;\ eii spcret, et se reinlit a l'eglise de Saint Marc, mar- 
tyr; de lä il alla dans le desert, oü il deiiiema, maugi-aut de Flierbi-. 

Dieu fit par son intermediaire de graiids miracles. II s'enfuit de la vaiiio 
gloire des hommes, .sv reiuhtnt au bord d'un flcuve. Ua jour, il pril uu seau 
et desci'iidit au fleuvc puiscr di' l'eau ; il y vit des femmes, qui puisaient de 
l'eau; olles se nioquereiit de lui et Ir (ournerent en derision: il reviiit, 
Sans puiscr d'eau, et, altriste eu son coeur, il denianda ä Dien de desse- 
clier le fleuve. Dieu (''couta sa priere et en fit une roule au uülieu de laquelle 
les hommes pusseul marclier. Lorsque les hommes sureul que e'etait saiut 
üumädyos qui avait dessechc le ileuve, ils montörent tous pros de lui avi'c 
leurs feuimes et leurs enl'ants, et h- supplioieul avec des laiines si abon- 
daates qu'il |iiia Xotre-Seigueur Jesus-Christ qui leur lamena le Ileuve, 
comme il etail auparavaut. Lorsquil vit eneorc nur lois les hommes rhono- 
rer il s'enfuit de la, et alla daus uii autre desert ; il y demeura une annee, 
pratiquant l'ascetisme et la devotion, suppurlaut avec patiencc le l'roid de 
riiivrr el la chaleur de; l'etö, ötant sous le ciel, saus abii, daus une graude 
fatigue. Des hommes iusisti-rent ponr lui eoiistruin' u\f lialiitation, oü il 
demeura. 



422 Ul MV HR DU SYNAXAIRE. [406] 

'^ILil- ■• roÄAP •• AiiA-ii- : ro^OA • «7^. •• (OH^.'Th = fliWipn : Ol; = öiWijP.fl» :;: toJi 

Ah •■ ^{)T ■•• (oftn ■• Ä-nxvii}" •• 'VitD- ■• hh«»(? • h«n : iihM- : '.''ni.h'i' •■ H 

e?' : hiTP.'ß«»- ■■: tnhdtt ■ JlA?i : nhrt. •■ ni>A : tf»X -^ ! rftA : nhA/J: •• «n»l 
^.Vtl • HÄAO •• V^A«!"- ::= 

ro/wXÄ : Tin •• »;7/. ■• h'jiih.^ : mhiiUh ■ h-tt^i- ■ \ii:M:,?';l- •■ hi\ ■ iM^ 

2-:i. >,i»"),.p.«(.'(h] (>, A ^Vhf.u-. — :>. '>.';.*»1] \\ A +Äfi'»-. — 0. jALhi:] O, A ;i/'i 
«D-h,!»-. — 7. '»öA.ih <), A 0/ti. — 1). wrt-.e.] ainsi dans les 3 mss. — 10. 7-il<:] P liv - - 
12. iBini^ P vin. tn. 



DIeu fit pai' soll intermediaire des miracles et des prodiges en grand 
noiübic, panui lesquels p// voici uii. II y uvalt uii honiine, aveuglc d'un oeil; 
lorsqu'il rerut ki beiiedictioa de ses saiutes maiiis et que la maiii du Saint 
touclia l'oeil avcugle de cet liomme, aussitot Voaü s'ouvrit et vit. Oii lui 
iiiiieua Uli autro iiuliviilii paial\ ti([iii! ; il jiria <ur lui. aiusi que sur leau et 
siir riiuili', avec lesquels il le lava; ce paralyti([ue guerit. In autre, cc l'ut 
uu mui't; quaud on le lui eut aiiieue, il counut que cette maladie lui (itail 
survenue ä cause des pcclies qu'il avait (•oiuiuis. Alors, il pria Dieu qui le 
guerit de sa maladie. De meine, un autre hornme riciie vint vers lui avec 
sa femme (jui etait sterile; il pria Xotre-Seigiicur Jesus-Glirist qui leur duuua 
des eufants'. Oii la ' lui auuMia et il la ' hjuit. Les miracles que iit cc saiiit 
Abbä Dumadyos soul si iioiubrcux (piOu ne peut les t'Oiupter. 

Au teinps de Walilos ", rempertnir iulidele, qui adorait les idoles, vint 
dans la ville d Anlioclie et dctruisit les eglises quavait fait conslruire Cous- 
tanlin. Puis il apprit que les Perses V(!naient Ini l'aire la guerre. Lorsque 
.vt'.s- sdidiils allerent lä, i-oiüir h-s l'crsi-s, ils passerent pres de la demeure de 

1. A corrigcr mn-V imc /iUe; on peut supposjr du rcste ijiie dans : \.\ lui amena 

LA benil Ic sullixe arabe : U — »> ail t-lti traduil conimo sini^ul. lumiii. — 2. Valens 

(Arien; Synax. Cünstanl. : ■ .lulien »). 



[hol] 25' IIAMLK (I" AOUT). ^.23 

«1/^(1 : M- ■■ IM' • -^A^- • -V(i •■ "i'i^^' ■■ A«>s.fi •• ';.''?.e.i'rt •• (oyn:?* ■ n?«'>-/: 
iK-t : A-|: • ^-ziL^nwi-i: •■ Aft-nhrt. ■ r'/^u- •• öi(i»-?,'i:ri. .• ?,rt'"' = v;j^. ■ hm • 

f</»A^'. • fl'»:'i''-l- ! röJ;"rtA.I^ : "»«»A •• öo-'i •■ *ii«J.e-+ : at-h-U ■• '/«»A = riH»/, 

AtO-h-U •• 'K/»A : hl*"/- •• A-ö»- ■• (l'J'f- :•: «»hX«»<. : h«» : <»-?i'|.- • (l^'l-- ■ A 

4"J.ft •• *i'"iy:V-li • fflh/.^'- ■ tahdi'.l' • f^'.Hh •• ^Srt •• ffl/»';j|j. : A^CPh- = 11"/ 

n.f. ■ hni: • h<m ■ =Kaiizh,\x'n\> •■ (owif.hi: -. öm- ■ whö^.d. • n/; • oj/ZiVä. • 

^^S:}\' ■■ (n\u^'■l' •• hi\\.hn,iuC • ih9''i.iro«' -. •/ ^irv-i- •■ ■mt-.'-i- :■ ttdhu • e 
WA- •• rt\M •■ h"Vi •■:] 

?.'>H ■• .e.HAli ■• "/(>/. :•: 

^''/II.Knr/i.C : ÄL7.f • nKft'ßl)- i «D'JV)/. ::: 

mmf]--"! • i'AW ■■ hth/, :=:] 

1. W/VC}"] A j»'*!»-. — .;. üJ»j(:] P "Mir.. — s. .M-n = «»/►•.j»-] (» o/«.: A * A+.'ifi • - a i»j, a. 
fflrtd . — 11-12. (idh/: — h-tV] 1' Olli, el add. m^',t\. ■. it/- : \n:t\V.fi- -. A+.Sfi = "VC^ft = 

fliti-Fa»* l'Il-. C^iiltt; deJicaee, ajoulei' dans P sans aucuuo scparatiüii de ce qui precede, 
ii'est pas inentionneo daa? O el A. — l.->. M:hV] P om. (Gf. p. 403, 1. 15-16; et p. 454). 



saiat üumadyos. Oii lui (A : leuri parla de lui ; ils le lapiilcreiit, liii et son 
compagaou, ä un tel poiut qua les picrres pai-dessus leur formaient un 
graiid moiüiculc. Aiiisi iiioiirureiit-ils, Uli et son compagnon. Uue annee 
apres, Dieu montra a im liomme le corps du Saint. Voici comment : un mar- 
cliand passait sur la route avcc un chanicau cliarge; le chaineau fit une cliufe 
el toniba sous tcrre dans un puits. (^)uand les lioninies arriverent pour le l'aire 
remouter, il hur decouvrit une cellule. Ils reconnurent (|ue c'etait la cellule 
de Saint Duniadyos; ils civusercnl et enleverent S(ui eorps saint et eelui 
de son disciple, en gran<lr ponipe, le l'i de llanili', j^ur <iu saint Duniadyos 
mourut. On (^leva ä saint Duniadvos une eglise, ou Ton deposa son corps et 
le corps de son disciple. Dieu lit par eux de noinhreux miracles. Oue sa 
benediction soit avec nous! Ainsi soit-ili. 

[Salut ä Dumädyos, (|ui dcnieura dans le desert, niangcant de Iherbi'. 
Dieu lit di's miracles par son intermödiaire, si bien qu'ji sa priere il guerit 
uu aveugle et lil rnaidier droit un paralyli(pio|. 



424 . LE LIVRE DU SYXAXAIRE. [408] 

i : 4'P.ft'/- • .f/'J^A • "Vfiyi'" " (HM\ ■■ i.%t'o : '/■/J.e.-A-l'- = <«,/./. -f- ■ rDH«7il- • 

•/• •• AJi.'/' : «Ji^f'j: : -vn ■■ WiVu^. •• "inji- ■■ «»•/•//o.f./ii'i: : ?»i>"n</iY. : "/nK- •' 

rWH- ■ '^hr ■ '\M. : -Wl : "/A«" • «li.P'P'J : ÄnX-,!»»«»- •■ AüÖ>-A-f. : KA" • 
hoi>-'}'|: : p-rtrnft ! fl),ftiJ-/J : öip-«^ •• fOjPrt^-n •• «»A|:^*PA-^.»- : flJ^HMo»' : Ö» 
./ -^ü-'-Voo- : wt{(\\,U : hy.'Pjh ■■ numtnw : Wf> •■ 01'M- ■• ?i?„l*- : A^llL^Ü*/!. 
t: •• ilfOi/.fl : ,"ii.f.(ll/- : l/A'JAl»" " «niV : W-A- ■• (^VfiA •• i'hff.io-l: : yßiiioö",au 

:>. u'V.Ri] P. o, A i»'V.e.. — .1. n-vria»' : A] 1% *\ A vn.«-. o. +.ti- i .e,--v";A ■ "vc '] 

P "VC : 4» : A '"ir.yr"/ ■■ •(•.e.fir. — (n/uu.c. ] I' () A <i>>,«» ■ •(• . —9. a»ill)^v>>] P. O, 
A t\K,i-. U). Ml»-'-«»-] P, <», A x«»-yu»-. 



LECTijRK Dl 26 iiK H mi.K 2 aoütj. 

All iioin du PtTC. du Fils et du Saint-Esprit, uii soul Dicu. 

Ell (•(' jour, iiiourut, daus unc belle vieillosse, Joseph le Jusle,- le char- 
peutier, qui mi'i'ita d'cMie appcle le prre du (Christ seloii la cliair. L'Evangile 
töinoigne ipi'il etait juste. C'cst pourquoi ou lui coufia la garde de Notre- 
DamelaSainle Viergc Marie. (^)uand il aoheva sescombats, sa maniere de vivre, 
Sil iiiissioii (■( ses Iravaux au})res de Notre-Datne Marie el du (Christ Notre- 
Seigneur, lors de soii airivi'c avec eile a Bethleem, de sa fuito en Kgy|)li', de 
son retour d'Egypte ' et de ses ('preuves de la part des Juifs, et quaud fut 
arrive pour lui le uiouieiil de quittcr ce moude perissable, |tour allrr ilaiis le 
nionde des vivauls, il mauda ses (|ualre iils Jostos, Judas, Yosä el Vaeob, et 
ses trois (lUes. II leur fit ses deruiöres reeominandatioiis, leur dil adieu, 
etendit ses uiains, remit soii Auu' eulre les tuaius dr Dicu, d re<,ut eu lii'iitage 
la vie eterndle. J^e Intal dr sa vie i'ut dr I 11 aus : 'lO uns avaut sdu uiariage 
et 52 ans apres son niariage; apres la niort de sa fcmine, li) ans, doul .'5 aus 

1. Le texle ariibc a : »--^ ~-\-' f' j"^' i_i*i' »J'' ■•■'-;'■ ■'•..-t^*' i" ''-^ aiiu'naal , eux 
deux, de IJelhlceiii eu Egypte '■/. 



[^09] -liV IIAMli", (2 AOUT). /.25 

•|: : A^/n.e."^>.> :•• «»ÜXr/» = 'in.lJ- ■• ^''ill.^V : "illltl-ffl ■ (17.11. ■ A/.V'I: • r»?l> 
n/. •■ ?^?„l^ •■ ^/.fl : hj^.f'J'J:!'- •• Wh'HV'l • ^Ö^Ai^ ■■ «»«»»Ml : A/" .'^O- : J^.' : h 

/w. : ^.t'.nA. •• aiAhöÄ'ri'.n- •■ iK/n • }xJ'.'"IM' •• ru^HlC}" = «»-/ll- : '»K'f'-n/. ■• 

jp^+n : ^n-i>- •• lYün/.'it/ni- : ?i'/"i-A'n?ii-" : /yh^iu.M • \\v.Mh ■• A"'i: •• nn./i 

-1- : A'JA'/' :: ÄA-|: : fl»n/.h|: : All'J'l" : «.P/^» • ViX.h' ■ Ä/.ll, : fim« : rtXM ' 

hni ••■ 

-tn : ;i-'>^rt- •• WA*/. ■• KiM ■ \'-\Wt\ ■ M'i ■l- 

;i.nAf •■ ru/n.'f'.nr: ■• rB^.y. : «vrt^ :=: 

hMi •• P-r •■ n.e.V- : IM«» ■• fA"! :•:] 

fl»nn'/: •• (»AI- • ^<>/.<;. •• Ä-n : 4»';^ : M •■ m.T\^9*fi • a/i» : ^^f\^- ■■ mn 
'\: : 4";ft : h"! ■ h'Uh ■ A4"iYi •• K.'¥C:i\ •• A.+ ■ Ai^«^l- ■• i/?»'/"4'.e."V.i*- « mr^ 

4'^-'>Pfl : fl»«^ -nAP-ft « flJnOÄft : "/'""> •• hT'^l.fro-l' •• MH-l- ' hfl • Vlw •• ' '»" ' 
'i. h..e.llA.] A >,..p.nrt.. — ib. h^ft-^nv] P, (), A — •>. — ih. (OWi<\C.9''\ A — ff. — S. iir-V] 

r WH. II. — 10. -na»: htM.r P Olli. — l(i. >l|(ll] A — 1-. 



avant rincarnatiou de notrc liedempteur. Au moment de sa nioit, le Clirist 
Notre-Seigneur vini pres de liii; il posa ses inains sur ses yeux et pleuia siir 
lui. il dDiina ä sou corps le privilege de ne pas siibir les atteiiites dr h\ ((u- 
ruption, et ä ses os celui de iie pas etre decomposes. Oii le deposa dans le 
tombeaii de Jacob, soii pere, la seiziöme annee de l'lnearuatiou du Christ 
Notre-Seigneur (ä qui soit la gloire dans retcrnit«' !). (^)ue la priere et la 
benediction du jusio .losepli, Ic cliarpentier, soient avec uous! Anieu. 

[Salul a Jusepli, (|ui lul avec Marie, parloul ou eile ullait, lorsipic eclle-cü 
piirtait sur les liras le IHriti i^lufaut. Comme Ji'sus-Clirisl le lui avait promis, 
soll (vrp.s ne so corronipit pas et ue se deeomposa ])as daus le tdmbeau; jus- 
qu'ä ce jour, sou corps s'est couserve iutaet '. 

En ce jour aussi, mourut saint Abba Tiniolewos {Tiiiiolhrr). palriarelu- 
d'Alexaudrie. Parnii tous les Pr-res palriaicbes il est le \ ii'igl-deiixiciiif. Cc 
Saint i'lail le hi-n' de saiiil Pdros il'icrrr), sou pr(^decesseur dans le palriareal. 
Quaud il eut ete ordonue, il garda le troupeau raisonnable {siiiritin'h du Chri-I, 
le ch'fendaiit cdiilrc les loups d'Arius, de Maeedonius cl de Sabellius. La 
sixieme auiiec du patriarcat de ce pere, Tlieodose le Grand etait empereur du 



42fi 



t 



I.K I.IVRR DU S\N.\XA1RE. ['•'^l 



* A 303, 



«V'Wic •■• hft"" = p,riK?-i\ •■ ^.'\• ■• ÄÄ«^1- : Uli?/. = (:"% = KaTdU ■ "iW • "i-^a 
h. ■■ Ol" ! ii'M- • Tinc : ?!»» ■■ öAfh'/:!" ■••■ «» r/iWÄ : in-i- = ^Sfi ■• n««"PriA. 



f 



4. ;?}»"Ai-n] P j^-YAr-n: 0, A ÄArf-n. — ib. >i.n»/h] A o;». h.. ^ j. nw«ji- : *i ] P. A 

viHvt : fthYi; O >.uv^- — (i !\'y,.(\ : vn = ho] P, 0. A ^-n = *. — i>. waiwst] P, 0, A m,», 

ftf. _ 9-10. fi«..<i'ört.i>-] P, (>, A (i"/.«"l:. — 10. -flii-.v^] P. m-M- post vir.n ; A om. 
— 12. oi>.*-n<?ir<n>-] P, 0, Mi^-tiroo-; (A ? : nm-ni- = Mi.f-f:»'«»-) 



peuplc cliretien; cettc memc annce, il y ciif Ic concile des lÖÜ saiuts evöqucs, 
qui se reunireut ä Constaiitinople, a cause de Maccdonius, qui niait le Saiiit- 
Esprit. Ce Pere fut le chef du roncile. Car Damlyos', patriarche de lionic, 
n'etait pas venu au concile, clant malade; mais des prctres ctaient venus (P, 
A : il envoya des iiretres) ä sa place. 

Ce saini Ahba 'rimothcc refuta Macedoiiius, qui uiait le Saint-Kspiil, 
ainsi (]ue Sai)cllius et Apollinaire ; il en triompha et les couvrit de confusion. 
Au 4 de ^akatit, nous avons dejä ecrit \c n'-rit de leur lieresie et comment 
ce Saint les nM'uta, quaud le concile fut iruni. Ce saint, pendanl qn'il fut eu 
cliaro-e, s'occupa heaucoup des eglises, et en balit plusieurs dans la villr 
d'Alexandrie et au didiors; il en restaura el eii n^mil beaucoup a neuf: il lil 
des o-rottes (calanuiihrs) pour les sepulcres des rtrangers. Que par sa priere 
Dieu nous fasse misericorde et que sa henediciiou soil avec nous! Amen. 

Sans cesse, il donnait a son troupeau un enseignemcnt varie el le foili- 
liait dans la fui <.rtlio(loxe par sa g-rande scinice, par sa parolc et sa nianiere 
de üre affröables; il couverlit un prand iiombre de parlisans d'Arnis el de 



1. 1* : l):uiiiilv(>s: O. A : Dalmyüs; ar. cod. vat.) : ^^^;^/':! (1. ^^--j— -' ■> D» 



amasp 



[ftll] 2fr HAMI.ft (2 AOUT). 427 

n'^"•fl'^'>'r'}y •• hji> : A.'^ ■• «YiirKVö«- •■ AhA.^u- : 

rtA9" ! -nH-i •• "hMx ■■ e:^AV = mtr-v =:=] 

wnH'/: : «>A1[- •■ hön ■■ iiih^- ■ Avrt.v •■ «.p.^» •• «»Af. = .eri-P-n •• >in/. ^. 
A ••: hn\\.h'ttiM: •■ i!-r,\w,'i •• nÄA"'|: • h'"i.'i •••• 

mdH-/: ■ rtA> : '/ iih'i- : A^S-rt • ^•n = ^n ■• rtA"7 •• f:?irt : ^M^ •• H-fifh. 

Ä^ : a)h<wH : at-hU •• H.VI»- ••■■ ff^f^'h ■ fih'/'-n.h./. ! öCd = ntM^»- • '7.f?Ä^f-ri •• A. 

7. öAiD^-] P ow. — 9, n. mnn-t] Ces deux comm. manquent dans P, 0, A\ au lieu 
de la seconde ils donnent le long recit qui suit. — 15. «^CÄ-f-fi] D[illmann. Chrest. 
Ael/).], A — n>tf-n ; (A -n-c.) — OÄ- . 



Macedonius, et les fit entrer dans la foi orthodoxe du Clnisl Nolre-Seigiieur. 
II demeura snr le siege de Marc TEvangeliste neuf ans et denii; il rnourut 
en paix. Que par sa priere Dieu ail pitie de nous, et que sa benediction seit 
avccnous! Ainsi soit-il. 

[Salut ä Timothee, le frere de Pierre, metropolite, palriairkc de la ville, 
son prcdecesseur, qui, ä Constantinople, fut pour les siens le chef du coueili-; 
aux fideles, qui soufTraient par suite de la perturbation de l'impiete, des 
trouhhs (If riicn'sie, il se produisit par lui uiie i;raude paix, jusqu'a ce quo 
son 1enq)S füt passe]. 

En ce jour tombe la comnicnioration de Joseph h- juslc, ills de .lacob- 
Israel. Que Dieu nous fasse misericorde par sa priere! Ainsi soit-il. 

En ce jdur tombe la conimemoratimi du saini Pere Abba Saläma, chefdes 
metropolites d'Ethiopie; sa niorl fut en ce jour. (hu' Dieu nous fasse miseri- 
corde par sa priere et que sa benediction soit avec nous! Ainsi soit-il '. 

;En ce jour aussi, mourut Abba Salamä, le revelaneur de la lumiere, nie- 
tropolilc d'I>thiopie ; voici quelle est son histoire. Un nomme Meropyos {Mero- 
piiis) (Dilhn. A : Merobopyos (A : Merb.); O : Merobapyos), chef des sages, 

i. Cette comrnemor.. commo celle qui l:i prcci-de, manquo dans rarnhc, au moinsdans 
le ms. val. 



* o 



• r 1811. b 



/,2,s I>F, IJVI5K Dl" SYNAXAIRE. ['.121 

y.9' •■ rt..e.v-»ift •• flXiKv/i : nwi'wc = ,h^.+ = n^h./. : K"/"/!!. « fl»(:?if ■■ vf-A- = 

imV^.'I- : ]U.Vitt ■ An- : fl»?i'>H ■• y.i.^^: •■ y.'l-»"?'? ■■ ■thh.C: • l 'J/"h. ■ aaa. 
U- ! 0C: •■ rn+'l-A}»' : '/"ftA ■• VfA" ö»' = hf\ •• 9"tlty.O' ' tn-VcA- ■ hh- ■ eft'l:^' ■■ 5 

•Jh-AT : fli%flia»?»oo- : {\-nh ■ im: •• maD,ui'jpao- : 'n-n/. •• j^-Ia- = fljmA.e.-?' 

flo- : ^9":^ : A'ni>' ■■ ^Inw 9" • HAö»- = ?.A •• hAJ^i i: fl»"/.T' ! JT-/" = A>i.^A 
V-tl •■ (fPtt. •■ n.'J- : 'l'm.'i ■• ö»AVa.9"VniA • 'J.'J'ft. •• rl."/ •• fflÄ#h^ ■• h\}n'- 

A : Ixo^- ■■ afiln- : ?iA : ^Tf^?^ ::= öjWK- •■ h?:Mti : ri)q:<j,5rv^A ■• ?»'>H •• " 
frhö'}?' •• A/TlWJ •■ ai?.'"l\n:'P ■ ■/.e.'^S"'!' ' hCA-f-A • lUnA'/il- = '>A'I;'I- •••:: <nrh 

vo- : A"'i: : ^ÄAf ■ fli^Ai/^nh- ■• 'in.!»- : p.«ft+ = VJH •■ ,t'/'7.uf:?'ö"- •• t^-w 

öoV. •• «>"7'^A.'h •• <"An : ^nÄVh ■ -Wn- • M'i •■ "y*'/" -• aH'.H'S ■■ {\h^9^ ■ X\'"> - 

y.i:i9*i«- •■ inao«- ■■ inh?:i\vtifi ■ *h^. .• •n«h.<'. •■ m.(?A •■ htm -. y.i:hy. •■ «»a^. 
jp'/.ij- : (ov-^^r'unM. ■• tm-ih ■ }xtiWi!f:cy •• 'in ■• a.+ = ääai- : ^n = äTivi; i ■ 

9*h •• w^M(^ •■ nWi^j.A • •i.ao-[i : rD|f.>jP : WA" ■• UdK^th •■ AAA.i>- = mnh'il' • '/?. 

3. rt..p.-«l'n] P rt.<!-' .— '' '»■V.ftt] A — j-^ D — f\-. — ih. \\i.\m\ (», A. S. = Sapeto. 
Viass'o <■ Mis"- Calt.) - m-l-; I» »V^m^ — "i. flJtr.4-] 1) <n-l<:4.. — 7. hM^ O "lö-S ; A TiA 
hJ?: D M^. -- 10. iD>"/i.>.] — u> (? . — ih. hV-M-'\ 0, D — ■', . A >xh' ■■ m. — 13. Ml 

»/h] Ml «•<■».}'•. — //'. -Hri- ■■ ;>!»■>] P o/« — '■/'• •v>n"] 1* — OD.. ^ 1'.. m>,.p.nf-nft] D, A om. 

n. — //>. •(Ifh./. ! rtl.']; 1) rtl. ' ! •flrh.«'.. 



viiit de Grece avec It^ desir de voir l'Ethiopie ; il avait avcc liii deiix onfauts de 
ses parents : Tun sc iiommait Fremenatos {Fnimerire), Vmüvi) Adesyos (Aedesius); 
il V a des gcns ([ui rappellent Sidiäkos (P : Sirdkos). 11 vint siir im iiavirc 
jusqu'au rivage de rKlIiiopie; il vil toutes les belies choses qu'il desirait, mais, 
au momeut oii il vüulait rcveiür eliez lui, des enncmis sc Icvereut contre lui et 
le tuerent, lui et tous ses compaguoiis. Toutel'oi.s Ics deux petita enfants rcs- 
terent rn vie. Les liabitants du pays les fircnt prisonuiers, leur apprircut l'ait 
dl' la gucri'e el les oirrircnl eu prc'seul au roi (rAxouiu, uomuu' ]-"dla Alada 
((), A, Sap. : A'eda). i.c roi (•lalilil Ardesius admiuistrateur de la gardi'-roin' 
niijalc, et JMi'meualos {Fnanriirc} gaidieu de la loi et scribe d'Axoum. Peu 
d(; jours apres, le roi mounit, laissant uu petit eufant avec sa meie. Ella 
AztruAffue (O, U : — i>iii"y:in» : A : /aiiuai alurs regueriMil. Aedesius et Fre- 
uieual.os (Frunti-nrc eleverent rciifaul; petit a pelit, ils lui appiiiml la loi au 
Clirisl: ils lui iialinnl uu oraloire, oü ils reuuissaieut les eu laut s, leurapprrnaiil 
des psaumes et des eautiqucs. (^)uand cot enfaut ful ariivi' ä radolcsccncc, 
ils lui denianderenl de les renvoyer daus leur pays. Aedesius alla a Tyr, pour 
voir ses parenis; Fremenalos {Frunicncc) vint ;\ Alexaudric, cliez le patriarchc 



['•13] 2H' HAMI.F. (2 AOrT). /,20 

"h'iW •■ h{\Pa»- : ^^f\-\- : Wpfiat'M- ■'.■■ fl»>l?'')l ■■ ■•//r : ^'T V'l;J''ft : MV.. 
r','<ntl •■ h'/n : nVi ■■ ÄÄrt : Anrh./. •• Ä.lPÄjP : «»<<.V}" : rtlt\ : «(I..C. : hfl 

h •■ {\^T ■ hhnw.M ■■ hSiY-t\ •■ TncMti •■ fl»-ftl- • WA- • h?:.?'"/:/ ■. mi\h'y\-]\ ■ 

fif\r ■■•■ ^"Jii.hnji.r: • .c'/v/i/.j • nKA-i-- ■ a'JA«« ; "JAi»" • h"Vi -] 
[rtA'r ■ rt-^r : n.-J'A •• V'iV",).!- • hM" :■.■■ 

h'iU •■ Ä^-nP- • (nhMt\- ■■■:■ 

[«»riMJ; • i>A'l- ■ h{ti\ •• f'llJK. : AnoA •• rn^^Yl : >,n ■ C^.tx :■■■ mhn ■ A 

a«h,i\ : »TA.P.n • ^^H.hnr/lC : ^Tih/."! •■ OÄA-ftf"- : A'JA'/n : 'JA'/' i] 

[rtAi>" • AAff» -^bA : AhJiCPA ■ {\':H- ■■• 



■> 



Wir] I* ■hi\. /'/>. f.Mt = <n.ho<n-n(] <». A. I» - ^- = — ^. fS P) — :;. h>p-}<-.f] o. 
A, s, I) h-n». ■■ uh.' (A mh. ). - :>. n'>'f : n] o, A, S J) nn-^«». — s. ^<(:/'M,^] D n-nwi^. - 
10. fto"'/] D An . — ib. nr'^/.=i- > <n-i- ] (» rty = mAi- . — ll. ri>..>fÄ-.c] D uh. . — 12. a 
öA,y] D, A — i»-. — 13-14. fflho — iiTA.?.'!] (>, A (*/». ~ 15. nvy] O omel ce salam. 



Abba .\tJianasp, (|u'il trouva recemmeut inslalle. II liii raconta tont ce qiii 
lui etait arrlvp et ce qui avait trait ä la foi, hi anirnslun du pays des Etliio- 
piens, liii illsdiil comment ils avaieiit enibrasse la foi cn Xotrc-SeigiHMir 
Jesus-C.lirisl, liicii qu'ils ii'ctissent iii cvequcs, ni priores. Piiis, Atlianase 
ordonna Frcmcu.ilos (FriDumce) patriarche d'Ktliiopie et rciivova cn graiido 
pompe. II arriva cii Ethiopic au moment oü Alircha et Ab.^cha etaicut rois; 
il prcclia la paix de Xotre-Seij^ncur Jesus-Christ dans toutes Ics provinces; 
cVst pourquoi il Ciil appelc Ablia Salama. Apres avoir converti ä la foi Ics 
habitants de rEtliiopie. il mourut cn paix. Ouc par sa prierc Diou ait pitie 
de nous dans Ics siccics des siccies ! Ainsi soit-il]. 

[Je dis sahil! salut! d'unc vnix joyense, en Ic cölebranl et cn Tcxaltanl, 
a Salama, poitc de clemcnce et de misericorde; il a fall luire en litliiopie 1 
clarte de la Inrnicte du Christ, ([uaiul Ics tcncbres et Fobscnritc efaicni - 
cllel. 

[En ce jonr aussi, memoire du bicnheurcux et saiiil .\hba Ho\ s, cl dWI.I.a 
Samuel de W'aldclilia. (^)uc [lar lenr prierc Dien ait pitic de nous dans les 
siccies des siccics !J 

LSalut ä Samuel, compaonon de Zakarväs (Zarli(trir), qui monlait loujours 

l'.UR. OK. — T. VII. — - F. :S. -S 



II r 



430 LE LIVRR DU SYNAXAIRE. [414] 

hfth : cD-'iH • Mx^ ■• hat» •■ hn-n^in •• M- ■■i- 
mhiih •■ l'lnöm •■ VM»- = nhli- •:] 

i'.Mti • 4'.^''Xi*- « fl»Vi">S" •• WVi = "/Ü.? • flj+ipfc" ! flJrt+A" ! fflrtni'f' : Inf-A- • /" ' 

OB-ftV :: fl)?,9"nf •■ d.'KD'r : '^(1 ■ »r/^: : Jifth'JÄCjP : ©hfl-fChf = A"1: : h'lll.Ä 

^ : iRCtl-f-tl ■■ (DhfCiF •■ tDi'iWF' ■■ flJ^ftA" •• Irf-A- : »M-ttC ■ ■lüh^.h ■ hat- = H 

7. ii>,?"in<:] P, ü «I»' ; A iio . — ib. ^cv-t] O — v*. — «• H.e>). ] P, 0, A V>ii = ^*». '■ 
— ('. mtN?">] P, (>, A — <n.>. — 11. ><e:i^-] P, 0, A nrt./fi^ ! «>>': ar. == A. — 12. Ti?"-»-- 
nvto] P, (>, A «1^ . — 14. posi oi>,»'/P P, (), A add. lOhM-hlV, ar. = A. (O om. m^» '). 



sur le dos criiu lioii du descit. II servil Dieu toiijours, sans intcrruplion, ä un 
lol point quo la sueur lui tombait ä gouttes, lorsqu'il se prosternait daiis Irs 
adorations, et que sa cervelle s'ecoula par son nez]. 

LECTURE Dl 27 DE HAMLK 3 aOÜt - 

Au uom du Perc, du Fils et du Saint-Esprit, uu seul Dieu. 

Eu cejour, Int In innrt de Ahba Auion (Aininnnltts), niartyr, de la ville de Tar- 
uul '. Ce Saiul viut dansla Ilaute-Egyple el y vit les tourments qu'on intligeait 
auxsaints uuirtvrs. Ils'approcliad'Arianus, lemagistrat d'Andenäw (/l/(///iöiO, 
et devant lui, confessa sa foi cu le Christ Notre-Seigneur. Arianiis lui iulligea de 
grands supplices, le iit baltre de vcrges, le suspendit, lui dechira tout le 
Corps, transperea son corps avec de longs clous de fer. Le Christ Notre- 
Seigacur le forliiiait, gucrissail scs blessures et le faisait sortir de tous les 
supplices sain et sauf, sans une blossure. On renvoya ensuite daiis la villc 
d'Alexandrie. Le Christ iXotrc-Scigneur lui Mpparut, le i'ortifia et lui donna des 
promessos (le Icidan), en ces termes : « (^)uiconque celebrera ton annivcr- 

1. Ct. Amelineau, Geogr. de l'Egijpte, 49,'5. 







in 



[415| 27' HAMLK (.5 AOUT). A31 

PÄvThV : 7.e.Ah •• hat- •■ ».ei-nn • hat- -. H.e.i; -n • 'inft/- •■ m'nv •• AV>}j?. : ttöf\ 

/"'/• • rt'^.e-1- :•■ flir^n ■■ ^.n,A" • hlu.M ■■ )ni:t\-f{\ •■ hm- ■ «Jcj ■■ m-ft/- .• rt«7(p 
■»• •■ non..?. • ft-flrh'i' :•• io-\'i.^',h ■ ^fi.t\ ■ ^n • h*/"} .• t./",/, .• «jn.f = m-hr 

»»ho-^-J • fnfli<:fl>-«p i fl^rt'f" : ?i«^-l- : (Dh^W : h1\t.htt,h.C ■ hrahti\' : M 

"Jl/^'h ! rt'^^'1' :: fflhJ J hrrPlh : -!•?,}»"<{. 1- : fllm.'}3F)<J.-|- : -nH-;^-!' : ©<{. 

1. ?Ä-AVi] J*. A «»Ävh/. : "/,e,AVi ! (P v.^AVi sie). — /^i. ny-i-nul '* — -ll; <> "w : A 
a>f' . — 2. m-M-2 P, 0, A m- -. «D>\vhÄ •• ;)i.ßffl^ i n. — 3 4. at-M- — ft-IMi1-] P. O flftll : 
fl>-' : ft"7 : A fin : ft"?^-!-. — 7. rt/i/e h^-C P, 0, A add. UAml- : — ib. WkAl P Ji.V-' 

— et sie inlia ar. \f}~^]. — 8. mthj^»^-] P, A — «rov^ (0 ow;. maa^Jf- -. — tm)}..y,}. — 
'■K >.i^>iO^] P öt-fil- : >,"; A ■hr'toM- : y,' lO om. mhK'iU- — M^; et ndd. ronön = >, 
af6-hv ■■ >.?"7iO^ : flj>.ir'nr : miji : ,r9"^<. : CM etc.). — 11. wAl'.s-nft] — nv. (P ow. niA.l> ' 

— AiTö lignes. 11-12. A au lieii des lignes 11-12, a ; m'hr'-V ■■ hHn : aoh""/"/ : Wtm -. _e.r'^ 
■f. ' (:>,(< ! A^'.'i.n : (noDt<. : c>i<* ' (oyr'h elc-). — /ä. >,nii.-F] r.>i(» far. 5^;;— JI s.Li:^!;. 



saire, ou ecrira le recit de tes combats, ou le lira, ou donnera du paiii oii de 
l'eau aux pauvres, le joiir de ta commenioration, j'ellacerai ses peches et 
j'ecrirai son nom dans le livrc de vie, dans le royaume des cieux. » Quand 
le Christ .\otre-Seigiieiir lui eut aiiisi parle, 11 remonta au ciel, eii grande 
ponipc. Saiut Abbä Amon fut dans une grande joic. Puis le magistrat lui fil 
subir de grandes peines. 

Beaucoup de gens embrassercnl la foi et furent marlyrises ä cause de 
lui. Dans le nombre, il y avait une jeune fdle vierge, nonimee Teyopilä 
(P : iyopilA); eile se tint devant le magistrat, le inaudit, lui et ses idoles, 
et confessa sa foi en le Christ Notre-Seigneur. Le magistrat doniia Tordre de 
la jeter dans le feu; mais Dieu la sauva du feu. Ou lu, tiancha la tele par le 
glaivc et eile rerut la couronne du marlyrc. 

Ouant ä saint Abbä Amon, le magistrat lui iniligea de grands suppliccs : il 
lui coupa les testicules (0 : sa tete ; P et A omettent re pasxcuje) et, ensuite, donna 
l'ordre et ou lui coupa la tete par le glaive. Ce saint regut la couronne du 
martyre dans le royaume des cieux. De son corps se produisirent des niiracles 
et des prodiges en grand nombre et la guerison de beaucoup de malades. 



P 1»1, a. 



A l:f'i. a. 



A :iii'i. a. 



4.-^2 LE LIVRF. DU SYNAXAIRE. [416] 

w^'iV'V ■ nA.rh'i- •■ m^öt^o- ■■ ■\'\•^^ ■■•■■ 

rt^r : rtA'/' •• A.e. "JIA ■• IPÄ.A :•: 

hil' ■• '/'ftA.1)- ■• nrt,e,v : /wy)..'>'j : 4"Ia :•:] 

rtiriH-/: : (>A'l- : iifin •• / lUi/. • /c.>,^, .• mihv •■ i'\^ll^h./\ • vn.«*. = 014»^»^ : 
lu-i- ! yH:rt;;e'} ■ H4"J.ft •• ?uh'it\ •• oj-^ia'/j •• d»;?/. : htiWiff.c.y ■■•■ h'nu.h-n^ 
c ■■ f.r,h/.'i •■ ns^A-f-ff»- : h^vi ■■•■ 1" 

mfiM-/: • r>A'i' • Jn>n 5 'iii»K. : AÄ-n : hn-c : M • t\rpi ■ a.+ : ^M 
> : Hinz. • ?.fiyi'>.e.t:jP = fl)fl>-?«i: • vArt-f- ! /".-»jh ! -^n • ^-n/. = ^n • a^^c 

h ■■ ttlfifm : htl-^Tfl ••■ Imö/A'-I- •' Art.1' : fl»Af. : hfi9" ■l-'] hIM.h'ttAi.C •■ y. 

(). ^f-M] h.«*- ; A •l.}PÄ''\. ^ 7. .|-;'\] O, A M-f^. — 11. mmi-f: — tTi>i<.] P, «ot ". 
— 15. AAAftt] A * — //' /".m] P /".l. — LS. «d^iäTV] P «nJi»"? (0- 



(Jue Dien par sa prÜTü ait [litie Jf' iiuus et que sa benedictiuii soit avec nons! 
Ainsi soit-il. 

'Salut ä Amoii, doiil les ininiLrcs fiiront blosses par dos clous aigiis 
qui rureiil cloiies sur liii, siiy soii rinijs, de sorte ipic le Christ lui donna Fas- 
svirancc et la promesse avec serment. Salut, salut a la vierge Tcyopila (|ii(' Ir 
inaj^'istrat tua avec lui par le glaive". 

Ku ce jour aussi, memoire de la visiou ipiCul lizccliiri, le proplirle, et 
didiiace de Teglise de saint .Iran l'Evangcliste daiis la villc .d'Alexandrie. 
Oue Dien iious fasse misericordc par Irms prieresi Aiiu'ii. 

Ell ec jour egalement, memoire dr rillustre Perc Al)i»a Scmon {Siniroii} 
palriarclie d'Alexandrie; c'est la Iranslalioii de son corps au monasterc d'Abha 
Macaire dans le deseri de Seetä ; et mort de Setli, lils d'Adam'. Oue Dien 
par leurs priores aitpitie de nous! Ainsi soit-il. 

Je dis salut ä l,i translation de ton eorps saiiit au couvent crAbbä Macaire, 
u Siini'oM. patriarelic de la ville d'Alexandrie. I)isj)erse bs cinumis de inon 



] 



[417] 2S' FIAMLI'. 4 AOUT). 433 

r»n •• ajVA.!)- : H'Vn/. : a/S: •• hvv ■i- 
5 f^f\r •• ?inA • «n'Hi/. : hr^1^ •■ rt"?? :•: 

(IHJ: •• (>Al- : ^(^/.<i.'Tl- : "Vt.'JPi»" •■ tm^l^^AHW "■ Hl: ■ 4'.f.ft i|- ■• '/Arnf- = A?i 

AÄh-f- « <"»i*n ■■ •iA?ih'f-ö'»- •• A/h'Pt:«!''!' • rowi/.-'i- = n/.». = rii"?"?-/:«»- : A?»"i 

n : uf^-'üC •■ iDCM-f- •■ AhlVi •■ h'i'UrM/. •• fl"w.A^Vl •■ e.Vlu: •■ -^/.(Lr»- =: «>/\ 

fl • «i.C'/1- ■ j?.x-t ' 9°titi •• ''7t:jPi'" ! hoo- : A?i"Jii.?i> • ,e.a.A"'} • ^/"A^iri ■• Ai.l'i'. 

2. ii.ftflffl-cjp] Ce salam maiuiuo dans (». — il>. ».ünw-t}"] A iny.dyA-^'. •>• A fait 
suivre ici doux saläm, cf. pag-. 454. — 7. La conimemoratioii de Saiiile Marie Madeleine, 
que A, eonime le Synaxaire arabe. placent en ce jour, se retrouve au (i Naliase daiis les 
auties iiiss. P, 191, a; U, til. a; A 137, b. — 10-11. <BtA>.^-F] P. <>, A ffltftffl-F- — 
12. iB(l>,rf^.ii] P, O, A iBII. — 14. .ttltA-V] P, O, A«».ß . 



Corps et les adversaires de r.imo, comiiu' In vnnt ehassn la poussiere de la 
surface de la terre]. 

lAu tröue de Dieu que les animau.x' portent et soutiennent egalemeut, 
sans qu'il chaucelle aucunement. d'uu cöte ou de lautre, et doiit l'aspect a la 
couleur de la grele, ;\ ce Inhir dr li'n'u. an cirl, qu'eii ce jour vit Bzechiel, 
je dis salutj. 

i.KCTuiiK i>i 28 iiK iiAMi.i': 4 aoüti. 

Au uom du Pere, du 1^'ils et du Saiiü-Rsprit, uii scul Dieu. 

Ell ce jour', niourut Marie-Madcleiue. Cettc saintc suivil le Christ Xotre- 
Seigiieur, qui chassa d'elle sept dcmons. Elle scrvit Notre-Seigueur et cusuit.' 
servil aussi les Apotrcs. Elle ful pirsnilc au monie it de la passioa de Notre- 
Seigneur, de son cruciiiemeul et de sa mort et de sa sepulturc \j- iliinanclie, 
eile alla de liou mal in au sepulcre, et vil la pierre roulee et uu äuge assis 
dessus. Coiuiue elles elaitnit eirrayees, eile et Marie, la ineie du Seigueur, 

1. iizech.. 1. — 2. Gelte commemoration est placee daris P. ü, A sous le (i .N'aliase, ce 
qui corri'spoiid uiieuv au ealendiiiT elliiopien us\iel. 



434 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [418] 

(uüy.M: •• Uön ■■ tiht\H:h}f •■ A-/: •• ao^rSVi ■ mmA ■ th<i ' at'i'nCA'of- -. 

rbJrV ■ fl»>1/.-fö>»- : Hh'W» : Clhf-f- • Mh^n.Kl ■ am\\tm : ^,n,A " aJ'l-tmYjthl' : 

njp^- : ©«^m-f -> : Antt-;"»-!- : ^i'jft-> ■ fl>^,.fl^^•.'^ .• to-M- .• '/^.«vs"-/- = hin.h 

'r9"+-f"'> :: CDflÄV/, : AjiA.'/ : r^^ll. •• "/fl./?- -• Ji^i • ^^-U-fr = fllVdJ6C-> ■• flJ 

4'/»'<f/l- : nriAC •■ nH-'l " fl)>n/.> • ?.'}« ! H-Ah>»fl»- ■• A/h'PCjPlh ■ hfth •• 

2. iir] P, 0, A iivrt. — 3. iihntCJi^] F, (), A >^l\ . — 7. >,?"'>£«^ir<ii>-] P, (» fli5n<'.1i- : 
HYiöo ! ,p.(i'\; A ffliihöo ! .tt : >i'. — 10. n>->0] A (iwri>; P, <), A — l.-. — 13. u»9" 
UCI] I'. O, A •S.^'FV'et. — 13-14. ffiTy"**-*] A m>,TflD+*V ar. ^X^vx^^ . 



M 



Tange leur dit : « Ne craignez pas! Je sais que vous cliorehez Jesus, qui a 
ete crucifiö; voici qu'il est ressuscite ; il n'i'St pas ici. » 

C'est ä eile aussi que le Redempteur apparut, et dit : « Va dir.e a mes 
freres : Je monte vers mon Pere et votre Pere, mon Dien et votre Dieu «. 
Cettc sainte vint et annoiKja aux Apötres !a resunectiou du Kedempteur, 
leur raconta comment eile avait vu Notre-Seigueur et leur dit co (|u'il lui 
avait dit. Fdle se fit gloire, vis-ä-vis d'eux. davnir vu \c Seiguour avaut eu.\. 

Aprc's l'Ascensiou de Notre-Seigueur, eile conlinua ä servir les Apötres. 
I.a gräee du Saiut-I'^sprit Paraclet dcscendit sur eile aussi, comnie dit le pro- 
phete Joel, cu prophctisant : « En ellot, vos enfants et vos fdles prophöli- 
seront; je röpandrai de mon espril sur lues serviteurs et messervautes '. » Elle 
preclia avec los Apötres et convertit iieaucoup de lenimes, qu'elle amena i'i la 
i'oi du Christ Notre-Seigneur. Les Apötres Tötabllrent inaitresse (O, P, A : 
diaeouf'ssei, pour enseigner aux temnics, et pour les baptiser. De grandes trilm- 
latious lui advinrent de la pari des Juil's : outragcs, llagellatious, igiiouiiiiics, 
en grande quantitö; eile continua ä servir les Apötres, jusqu'au moment 

1. Joül, II, 2S. 



[4101 28' IIAMLft {'> AOUT). 435 

'7-'>'^/b •• hcft-fn ■ miM-t- '• hrth'PCjf'i- • +^.«? •: 

?.'>nA •• jpvcirj •• r-ii' ■■ ha.a.-i- • ir:"? :•:] 

[n»H: •■ AA-lh •• f'iiJuVö«- : Ah'>.e.v.>.4''ft •• in/\-nhfi.l- •■ Älvfty = »»«i-.+c.e 

/w"p,>A • flJAf. •• efl>-A-^. •• 'i'n(>'i- '- (Dh'itii • (Dfiany.?*//**- : V'th'iti •• fli"7(:.er = 
n'j'pp-ö»- : fl)ni¥^öo- ! A.p.-fl»-,e'> : flJA>>;j?'j :•:= «o-h-i; •• ^.-l-AhVi •■ A^ft«»- = «> 

4. ncT.?^] l* Hhcw-l-. — 5. iitoi-'f.] P — <f.. — <'i. .ft■>^fl>«] P — ». — ''i- Amn.ii] <», A 
ft. _,s. «iAn>irt.»:] 0, A «0(1 . — K». >,y(ni;i] (>, A WYii/i« — 1:^- •>£•*"»:■/•] l' ».y"«:-!-. 
— lü. .S.II] ü, A «B-fti-. 



de sa mort. Que Üieu par sa priere ait pitie de nous dans les siecles des 
siecles! Aiin'ii, Amen. 

[Salut ä Madelf'ine, qui s'appelle Marie, qui vit (P : montra) la resurrec- 
tion du Christ avant les Apötres. Salut aux iemmes qui partagerent sa peine 
on accourant au sepulcre du sage Artisau, du Christ, saus que la tcrreur de 
la nuil les epouvantät aucunement]. 

[En ce jour, memoire d'Andräniqos [AiKlriiniiiur) et di' sa I'emme Atnasya 
{Ailiaiuisk), qui aiuiercut Dieu. Ils etaieut de la villc d'Autiorlio : ils ötaiout 
riches en or et en argent. Ils donnaient les denx parlies de leurs uonibreux 
biens aux pauvres. Pen de jours apres, ils eurcnt deux enianls, un garvon et 
une liUe, qu'ils appelerent Jean et Mario. Ensuite, ils di'ciderent d'aliandoiuier 
l'union du mariage, et comniencörent ä mettre au Service des malades et des 
pauvres leurs biens et leurs personnes. Lui servail les hommes, eile, les 
femmes; ils resterent occupes ainsi pendant douzc^ ans. Puis, leurs enlants 
furent atleints de la maladie de la fi^vre [oii (h/scnlc.rie) et moururent en un jour. 

Lorsquc Androniquc vit cela, il tomba ä terre, et se jeta, en pleurs. devaut 
une image de Notre-Seigueur Jesus-Clirist. II disait : « Nu je suis sorti du 



/.36 LE LIVRK DU SYXAX\1RK. [420] 

i 

n -• '/•+n<. ■• ö>-A->i •■ ?»•>» •• -inti. •• (oi\n.fiA- •■ cM-i- •• ahrfiti ■• ««»vtiA .■ ?,-j 
H : e.nA •• ^,1 -nyip. ■• nhii- ■■ 'ri- • «o-A-frii. ■<■■ M ■■ nViP. •• nhii- ■ r.Jxfi , 

AI) i. /..|. : hiii.h.n,h.(: :•:= an\l:{\ -. ^\'^o^a\ ■ 7« : hr ■{[■»> ■ ^r ■ m'VM) •• rnA.* (PK 
2. iK.li] I' mir:. 3. ^-^Va] <>, A ■wo» ■. i- . — '.. c>.v^] P o/". — "i. .k-ih] P HH. 

_ il_ nX-Vt ! -/"I] O IH-I-, P ow. ««»t. — 10. All>ift.|.] A om. (0 om. <uJoi>,k»ii .S»bA). 
— 11-12. .ft.i.c] (), A .KA-C. — 12. >iüD»iV'h] P >iy°i)UV)- — /i 0>>>"VH] P, Olli. ID. 



SPiu de raam(''i'ft, im jo roviniiJrai. Uiou a domit!, Dien a onlevi''. Ouo Ic uom 
de IJicu soit heui maiiitenant et dans reternite! » Atliiiniisic. leur mere, ä 
cause de Timmensite de sa douleur, voulut se tu.T-, eile cntra, en pleurant, 
dans le sanctuaire oü etaient enterres ses enfants. Mais, duraiit la iiuit, ellf 
vit (luelqu'uii (jui ressemblait ä uii nioine d (jui liii dit : « Ne pleure pas au 
sujet de la niorl de tes eufaiits, iiiuis pleiin- siir loi-nu'MUO, car tes enfants 
sout lieurenx dans je ciel. » 

l^orsqu'elle ent entendn ecs paroles, eile alla les dire a son uiari; ils iloei- 
derent d'abandnniier le munde; ils distribuerenl leurs biens aux j)anvres et 
;iu\ nialhonrenx, [)arlirent de nnit el allerent ä Alexaudrie. Andnniiiiui- laissa 
la sa femnie et alla daiis le di'serl de Seele, oü il se lit moiui' aupii's 
d'Abbii Daniel. II levint el eonduisit sa fenuno dans la llanti'-Egypte, dans 
un monastere de vicrges on il la laissa. (Juand dou/.e annees sc furent 
econlees, il demanda a Abba Daniel la permission d'allcr a .Jerusalem rece- 
viiir la benediction des Lienx Saints. Pendant (ju il (Mait en route, voifi 
(|ne sa l'emme, vonlant eile aussi recevoir la brn('di(lion des Licnx Saints, par 
la volonte de Dien I." n-n. ontra. Mais son visage etait tellement eliani>e, par 
suile de ses iioüd)reM\- jcunes et de ses veilles, (pi'il x\r ivcr)naut i)as que 



15 



[421] 28' lIAMli: ('i AOHT). 437 

fl)>n<- • "in-/. •■ ime'J«'"»' •■ JJA^ •■ «»^An = uhhff/. -. lu/«« •■ nhrt/l- = ,f.?»/: • 

'i!f:/.-^j'ti ■ '^n •• M •• J^rj/..A ■• tD.e.n.A" ■ hhfm .■ n.Kf ■■ y-ffmo-^' • V/ : h^/" • 
'/•r/i«»->i •• fl>nR,/h : M ■• ^i'>;..A ! /.hn •• fr/n.»*. : .ii'^'r ■• «j-iitA- : Kn • }xd. 

aU-i- •■ ^y:f\-\' ■■ oi{i{V/ : hö/.dA' ■\- at'hl- ■ 7.H. •■ %'nn • %V •• (iV^Cl' ■• «><"• 

A^ •• lUJ- ::= (ofttt : d.^fi. • ^'-TJTi'P •■ /-hn'P •• n/*'f:'ji- = h'^M- •■ flj/.iin- •• h 

4-?! : 1}t • rüjPft** -• fl»hi'".«'."V. •• V^iT ■■ /wpiVA ■ ^n •• W»"» ■• «»Äh- •• -lill.«'- •• 

5. iih),«»^:] o, A '"•^. — li. iiiih/ii-;:] A n>i'. — 7. ^nwi = yv-{>ao-'\ o, A «cimi (<> «^ 

A«"»")!!. l'.. Ay";*-] P (""■ rt. — /i. h'»n<l] P Olli. — 14. in>,>,«i><c] P Olli. m. 



c'etait sa femme. Mais olle lo rr^coiinuf, parco que soii Visage n'etait pas 
cliaiige. Apres etre parvenus aux Lieux Saiiits, ils revinreiit ä AlexaiiJiie. 
Abbä Daniel avait connu la chose, gräce au Saint-Espril. II dit ä Andio- 
nique : « Demeure dans uu meme lieu avec le moine qui a et('' ton eompagnoa, 
car c'est uu saint. » Ils roslei-ent ensemble douze auties auuees, sans qu'ou 
siit que c't'tait sa feuiuic, niais ou rappelait Atliauase (c/ imn Atli(iiiasic). II 
arrivait qu'Ahbä Daniel los visitait eu uiemc temps et leur parlait du prix de 
leuisänies. (^)uand Atlianasie fut malade, Andionitjue vint dire ä Abba Daniel : 
« Mon compagnon se meurt, viens le visiter. » Abba Daniel vint : il \r Irouva 
gravemeul malade. Elle lui dit : « Pere, je voudrais que tu uh> doun(>s l'Ku- 
charistie. » Abbä Daniel fit diligence et lui dunna le Saint Myslere. AussiliM, 
eile mourut. Au meme moment, s'exliala un partum d'onguenf qni renqilit la 
maison. Lorsqu'on voulut Tenvelopper du lineeul fuiebre, on s'apei\'Ut que 
c'etait une femme; on trouva aussi uue feuille, sur bujuelle eile avait eciit soii 
histoire et le signe pour scrrir ilc rccdniuiissdiicc qu'cdle avait laisse a son 
niari. (Juaud Andronique la lut et apprit ipie e'elait sa lenime, son iutelli- 
geiice s'obscurcit. II C(jmuien(;a ä se IVapper le visage et ;\ se lameuler. Pen 
de jours apres, cumiiie il etait malade, les vieiliards, Ics tnniiifs, viurenl vers 



'♦38 LK LIVUK Dr SVXAXAIRE. [422] 

?i'>H ! ^H<. : -niiA" •• \lK\\'i ■ nöh •■ 'iao^ •■■■ 
roAÄlTft^ : rtAir : AVn.(; ■• H'/Of 9 ■ 

n^ch-j^fl»- ■ ^-ifh-} ■ rt\M '■ h-ihtm • "/Ar • Ä"*-} :•::] 
K-ncyr • ?.t\.h^ : (Dhtii'h.^ • hö<i ■<■■ 

[fflOH-/; ■ iVA-l- ■■ li'/ ■ ö^.V-U •■ A-nO'ö • aot\\'p?:i\ '■ 1(\i. • «w^h/.-!' » ÄO • 

4. -Urt : "; ] er. üillmann, Crestli., '»3, 1. 2 a f. — 14. m-^-m-^n-'\ A. <Dll;i- . — IT). <Dfli|-t] 
A place cette commemoration au 29 Manile; Tomet avec le salaiii; P la rouiiit regu- 
lieremenl, au 28 Hamle. a celle de Masqal Kebrä sous cette formr : 



lui et reyurent sa biMiriliclion. Apres avoir roQU le Saint Mvslero, il mourut 
et outra dans le royaiinie des cieux. Oue par leuis piieres Dicu ait pitu? de 
nous dans les siecles des siöcles!'. 

[Salut a Andronique, qui visita le couvent do SciHe, distribuaiit ses 
ricliesses, qui nYtaient pas des richosses acquisps injustemenl, et salut ä 
Athanasie (jui l'iit sa conipagne de (lemeiii-e, sans qu'il reconnrtt son visage 
et .si'it que c'etait sa femnie, parce que, ä cause de ses jeünes, ses os s'etaient 
dessöches comme de l'herbel. 

[En ce jour aussi, memoire de nos peres Abraham, Isaac et Jacob. Que 
leurs bcni''diclions soient avec nous dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il . 

[Salut ä vons, Abraham, Isaac et Israel, remplis des ijifirfaits dans les) 
commandements et la loi, sans aucune defaillanco, Abraham, isaac et Israt'I, 
vieillards, vous qui, spinhlnbles fiit.v branches de la vigiic, portez les pepins 
de la justice, et, srnthUihlps au.r lleuves, faites couler les eaux|. 

[En ce jour ', lombe la mort du bienlieuriHix athlete du Christ, le ihauma- 

1. Cottf cOMiinr'innration que A place lo 21) Mamlc; manque dans O; dans P eile est 
jilacee regulicrcment au 28 llamle, mais sous la forme suivante, tres abregee : " Kn ce jour 
aussi, tombe la memoire d'.Vbba Filpos Philippe), docteur de la loi; les extremit^s de la 
lerre rctentirent de la reiiommee de son ascetisme et de ses Iribulations. Gel homme, 



10 



Ij 



[423] 28' HAMLft '4 AOUT'. 439 

«i.A^ft •• Ml : "V'Wic ■• Mii: •■ *.e.ft-l- •• y.n/. ■■ A.n',*7i : Mnu • ^••s./i : i-n 

i.^A ■• ?i'>i/ : ^.-l-'^rtA • Ji..eii- • (Dr^n ■ hö^.d. •■ hn • -MnA •• '/e.''7'r> ■■ ■ji*>ji'.^/i> ■ 
y"e.** •• A^n-v : mfta ■■ dA'fi. ■■ y-i-rn?* ■ h-iMxtiih •■ mf-v?/. : h'in : ^.nA ■• 

Intmil ■■ ^.n. •• hn-> ■ J-hA • '/t'."?S"> •• h.A<^<i : y.9°i\h •■ -mf •• fl>^,A^ft •■ y.i 

Mit ■• y^eat-C. ■■ ^hA.A : tirö •• htm : sfl)öA./iJ>"A. ■ n<:JT|: • ll/A- ■• i'"ftA.V • h 
"Vi •••:] 

atfin^f : ffi-l',"-!- ■■ >i°/H.>i"/ : W.?rt-n : llCfl-Ffl : d"! ;)» ! mllXA»^ ! fl)Au»n + A : Uli/.- :■:• 

2-3. (Döh] ( iinj. le ms. omel c»- mot. 



turge Abbä Filpos [Pliilippr), superieur de l;i comniuuaute de la villo saiute do 
Dabra Libäuos. II a ete dit au sujet de cc saint qu'il l'aisait des miracles ot 
des prodiges; par la volonte de Dien, il sort.it des monts oü il etait ne, allant 
au milieu du desert (du coiivent) aux jours oü vivait Abuna Takla Havtnrmot ponr 
en 6tre Ic fils. Talcia H. l'accueillit avec joie et connul par une rerelalion du 
Sainl-Esprit qu'il serait un vase d'election. Apres qu'il l'eut i'prouve dans 
toutes les oeuvres spirituelles, il le revetit de l'habit monastiquo; Filpos 
pratiqua toules sortes d'ascetisme, en Timitant. Quand Abbä Takla Hfiymänot 
mourut, Abba Elsä'l E/Z.svV) fut installe sur sa eliaire. Peu de jours apres, niourul 
Tun dos fils xpirituolx de l'abuna. Quaud on voulut l'envelopper du linceul 
funebre, il remua el parla en cos tormes : « Abuna Takla llaymanol a dit i\ 
Elsa' de venir choz nioi d a Filpos de s'asseoir sur nia chaire! » Avant pro- 
nonce ces paroles, Ic imiiiir mourut. Ensuile, ou inslalla ciiiniiic supt-ricur 
Filpos, (jui eut une conduile purfaitf en tout, eoinmi' son pi'-re, Takla Hai/- 
iiKtnot. 11 regut flagellations et tribulations, en luttant pour la justice. 11 
mourut en exil, et alla vers Dieu, portant la couronne du martijre, le 2U de 
llamle. Que sa benödiction soit sur nous! Amen]. 

juste el Saint, etait le gardien du couvent de Dabra Libänos, qu'il arrosail de la foi de 
Notre-Seignour Jesus-Christ, par les veilles et les prieres;et la niemoirc de Masqal 
Kebrä ». Cf. Turaiev, Isliedov., 'M't et Mnniim. Art/i. ff/igioL, t'aHC. 1. 



440 LF, LIVHK DU SYNAXAIRK. [424] 

«wfti-.'ie.AV : h'i^.h •■ rn.e.-A- •• 

?ift»» : rnnÄ'l- : A^/rif: ■• Wi*'/ • •i-'/J- :■:. 
f^ilA ■• *.e.rt> : Uli: ■ fin •■ (ofiF' ■■ A9":f- ■•■ 
"IJi/uA •■ •/-:V.e.-T : ,ft(>+n : n,7i-/;;J- :!= 

Ä«o •• ÄwA//il'"A. •• 9"'i(\tt ■••• 
nni: •■ «iAl- ■ -J "lUi^. • (r/A •■ AP.»: ■ Mtxlw.M ■ «»Äi'"Ah> ■• ö»«».e.-:iij-> .- /,. 

5., a frt-ft : hCrt-f-rt : A"'P ■ ft-nWllf- : A'JA«» : "/M" : ?i"VL'> " 
[rtAr : AA.f.'l: ■ n-Wl • ■ittj'l- : H'J».VÖJ : 
h'ittti ■■ .eCV- ■• 'i'.Ä.»'! : .e.->"/AV • ?»«»• • ödu> ■l- 

(3. rt'»!'"] O Olli, ce s.ilani. — lu. a — }».+] Ce vers est omis daiis P. — 13. (l'Vrt] P, 
OW. — lü. ^C-V- ! VÄ-ao] 0, A v' > y . 



[Salut a Pilpüs, lils dts 'l'aUla llaymäuot. La Jigiiitr du su graiulour et de 
sa richesse, la haute (U(/nit(' de supth-irur ijui hii iHait n'servee, se fit enteudre 
parla voix (l'uu mort. (]c justo, celebrc par toul Ic luonde, excita les athletes 
(hl l'.lirlsl, par sa liitte ; par ses blessures, il guörit Ics blossesj. 

[Salut a Masqal Isehiä, doiil 1«; Livrc di^s l'rnvi'rbes a t'aif l'elogo, car eile 
tut adouuec; au travail, ayaut toiijoiir.s les rcius ceiuts'. I^orsquc Mioliel 
couduisil süu niari vors la \'illo Salute, salut G;il)rlel, de la classe des 
archauges, fut laisse poiir la garder, olle seulej. 

Ma.TiiiK iiu 29 iiK iiwii.i-: 5 aoüti. 

Au iKiMi du l'i'ii', du l'ils et du Saiul-j'^sprit. uu seul Dii-u. 

En ce jour, uieuioire de la l'iHe de la Xalivili' de Notre-Seigueur, Dieu et 
Hedem[ilcur, .lesus-Cilirist. a (pii soll la gloire daus les siecles des si^cles. 
Ainsi soit-il. 

[Salut a -'a Xallvilr ipii fut auunun''!' par les prophetes. Saus ouviir auru- 

1. I'rm'.. x.\.\, 10 s. 



10 



[425] 20'- IIAMI.K :. AdUT). 441 

vi>- : '/v.lnn • fmifry^'j .• h^/« • ^.ix ■■ p.Ar» :i: 

fiH-/: • öM- •■ Ji(»n •• n'JA •■ v/\üi- ■ /".-ju- •■ A4";.fi = ;i-?„?'ft = Wi tcjp •• '.f J,;,| ,^ 
^i^'M/i/. •• (^r:e •• htih ■ tn/. ■■ fft'r'>T'>,e :•■ hVAf» •■ n/" ■■ «nr,:<f.^. .. ^ncfi^. 
h •• 1:.l\(n'i(n.'"{\ ■■ J^.P.'> = fl«//.VÄ •• A-l-' • ll./' •• W.M.n ■■ n",y.l' • ai'i'yM'P • 
nh*/" : H/: • {tf\1- •■■■ (nh'itX- • r'PV' •■ OJ-ftl;;'- •• m^fi/ChP : hrJiJ»- : f ^'r 

A- ' r^M • )\"V\ ••■■ 

[rtA'/' ■• AVArt'/- •• /";»h •• ?i'/'V : wi/. • ftcy ••■■ 

?n/o • Ihn: •■ (n^y-fi, ■. ;i-?„?'ft • MViiy ■■■■ 
AWA- : \i/"P • ?i/ih ! ,e.hfl)-v : hcM -■'•■■ 

''lh9'V. ■■ inCA-"/ ■■ '/.f.TrV •• mf'Py •■ mKö»-.«'.' ■ md.'l'H- ■ y"i.r9* •• hXt\ • 

*iirt • ffli-e •• ^y'iiro»- :: m^n • häv/. : -in ■• h,M: • i;?f: ■ ^'lf,^. •■ wi : e?i 

2. -j/h] P t,!! fVi — 6. m^.'/x] <), A A.. — ib. ^ir.n-l:.p->] P, <» — V (A = A). — 10. in 
<; = r»f:^] P inr.^ v/V . — 14. iiM^- : fV] ^ '^>> = ü ■ -^ i"'- mr.fiw.] P, 0, A — -f.. — 
11). wjvoo-.ev] 0, A — ,p.. 



nemenf l;i virj^initc fermee de sa mere, notre Redempteur, qiii chassa les 
tenebres et refraichit la vie des honmirs, fut convciiablement trouve semblable 
ä l'aurore et a la pluie eiivoyee ilu rlcl]. 

Kn fc jour aussi, l'etc de la Iraiislatiou du corps de saint 'l'liad(l(''e, apotie, 
du pays de Sviic a Constantinople. L'empereur Coustantin, h' jusle, (|ui 
ainiait Ic Christ, le fit transportcr, lui bätit une belle eglise, qu'on consacra 
en ce jour. Oii v deposa soii corps. 11 s'en produisit des niiracles et des 
prodiges en grand uond)rc. Que par sa priere Dieu ait pitie de iious et que 
sa benediction soit avec rrnus! Ainsi soit-il. 

[Salut a la translatiou de Ion corps du pays de Syric a la ville de Cons- 
t.intin, a Constantinople; o Tliaddec, laiiotre, /"/ (pii lis des niiracli;s et des 
prodiges, fais (pie les villes de nos ennomis bnd 'iil par Ic fen, de sorte 
qu'clles scrvent d'exemplc a tous les liommes . 

En ce jour aussi, ful la mort dr saint AN'arscnul'a ', niarlyr. (]e saini etait 
dune foi orthodoxe, doux et devol. Oii vouliil 1 onlonner evequc, mais il 
s'enfuit. Arrive dans une ville. il sejourna pres de deux freres, qui ainiaient 

I. 1' : W ar^uiiüla; :ir. : iJ_v--,j. 



442 LE LIVRE DU SYNAXAIRE. [426] 

:Sfli- : ao^'^c^i : hcft-ffl : (Ohtl'H'.M •■ A-f: • ö»A^h : hlW.h-ttih.C • tDh 
HH : htm : y.^htm-i : nhlU.h'l •■ WM-ftl ■ ID^l^'h ■ h'n^A • t\rö ■• (Ofitt •• 

P IS-, b WVJi : «jn.f •• fl'Ji'/'ll : flie.P'ffO- : fl^rt'h : 11.'/' : T^tli ■ ht\\\ • htm : ,h/. : 'Tl '■> 

%u. •• vf^iirö»- : Jiv : t/D/\hi) •■ hiti.h-nth.i: ■■ pfiiiih, ■■ a-o»- -• tD,?f,'ipa^ ■. 

rn«7/. : tfDA?iJT|: •• A7T-/*' = flK'»'»' • hri\\\ • "]/';i"l' " ffl'l'}/»'^ : -H-J-f: : 
^•Sft : mctii'i. • aitmt\(n -. fiat-M- ■ ri'^VC ■• fl)i»'mrn "• m-lT'^ • ««'li-'J'} •• 
if..?.'«} ,P. ■• afhnu ■■ htm : (p'>.^.4. • Mi •■ M'l- •■ ojy.^i!.?* • A^S-ft : ot-t\'b-U • 
a>i-n<' •■ ni: : iWltm : ?,HH • tn>h«Ti « flJ^.Ä«« : ftl>"/' ■■ iO-M' • Mi • M-1' ■• 
fl>A?iö»-^'l-rt •• e^:''fl>- = ?iA •• VfK- •• 'rixt^u- ■ wtmi-^. -. hChMilTti«' • mir' '^ 

J. fl»>.ntr.hf] 1*, <», A — hV. — 1-4. Vf-rt»oi>-] 1' «'A/*** ar. ^».^c>. . — 4. idiköoV-] A 
— oD> (ar. Liycili). — (i. n»r P. O, A o/«. — S. m^nfv."/ ] A — "il . — 13. lioi» P, 0, 

A o/)i. 



le Christ. Uii ang-e de Dieu hii apparut, lui cirdoniiant de coiifesser sa foi en 
Ic Christ Notre-Seigneur et de reccvoir la couroniie du martyre. (^)uand il 
fut reveillö de son sommeil, il dit aux freres ce qu'il avait vu. Tous trois 
d'acoord deciderent d'aller devaut un magistrat cunfesser leur foi cn le Christ 
Notre-Seigneur. Le magistrat leiir intligea de grands supplices. Puis il les 
mit en prison, jusqu'aTi nioment oü il alla dans la viile de Seiihur'. II les 
prit avec lui et leur llt subir lä de grandes peines. Au moment oü on les 
suppliciait, un ange de Dieu leur apparut, les fortifiant, les exhortani a l;i 
patiencc et guerissant leurs blessures. Apres ccla, il les conduisit dans la 
ville de Sä (Sais), oü il les supplicia. 

Knsuite, le magistrat reuuit uu grand nombn« de cliretiens et leur lut la 
lettre du roi eoncernant le ciille des idoles. Saint Warsenul'a se leva, s em- 
para de cetle ordonnance et la dediira. Le magistral enfia dans iine violeule 
colere, et donna l'ordrc d'allumei' unr lnuruaise de feu el d'y jeter le saint. 
On lui fit ce qu'avail ordonne le nuxgistrat. 11 acheva son martyre dans 
cette fournaise. Quant aux deux freres, qui demeuraient avec lui, on leur 
tranclia la ttite; ils regurenl la louronne du martyre. Que par leur inter- 

1. Cf. .Vnielineau, (Jcogr. de l'Kgyptc, 41.">. 



[427] 30' HAMLE .6 AGIT . 4A3 

h' • ^hA.A t\rd •■■■ hiu.h-n.h.c •• ^•rih/.'i ■■ nj^A-ftm- : fl)n<'.h'f«n>- •■ ewA- : 
rt\M ■■ hl.'} " 

lfif\r' ■■ Art)(:ns"4- = Kii- ■■ >v ■■ hnn^- ■■■:■ 

t ■■ A(^A.e. • "/'fix- • (nV(K. ■• a)-nt;'|: •■ h^H : e.'h.'J.e.A- •• n?i?" •• mn?irt-> : (0 

li AöA : rt.+ ■• W.t\±n •■ h•r,1^1la ■■ Mif-ti ■■ hrhs.e^ = mnh- • ivi-hm ■■ »z*' •• 

li. «DB ] A «DAe . — ib. "V-^IK.] P '^•>Ä<-. — " o"t<.] A t««"^<.. — 10. post ♦•SJl'V P. 0. 
A <J(W. ^A,'\^I^^■V. — 11. ^.-im] P. 0. A h:iah ■■ Viii--^ lA —m — >» — !.i. iB-n-tl:] P. O. 
A — .+. — 14. Mh,"] A Mh. : u"r.e¥ : <) m-^. — 15. n.t] P. O Mi.et : A =^ .V. — /3. >,cr-J)] 
P, 0. A — Ifl^.rv. Cf. la noto suiv. p. 'ti'i. 



cession Dieu ait pitie do nous. et que «a hencdiction seit avec nous! Ainsi 
5oit-il. 

'Salut ä ^^'a^senufä, qiii senfuit de sa ville. en halssant le nionde et sa 
gloire. Une bände de mechants le jeta au milieu dos tlamnies. Ouant aux 
deux freres, martyrs du Christ, ses compagnons, on leur coupa le cou avec 
le glaive"'. 

LECTIRE PI 30 DE HAMLt 6 aOÜt,. 

Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu. 

En ce jour, furent martijrises les saints mai'tyrs Marqorvos [Mercurius] et 
Ephrem. Ce? saints etaient freres par lesprit rc/iV/iV/.r et parents seloa la 
chair. Us etaient de la ville d'Akmim. 11s firent uu acoord spirituel de se 
faire nioines dans Tun des couvents de la Haute-Eg}"pte. Ils y demeurerenl. 
pratiquant lascetisme par les jeünes, les prieres, les adorations et les veilles, 
durant vingt annees. Lorsque Satan, Tennemi, tit surgir la pei^seeution contre 
lEglise, de la part des Ariens infideles. qui, par ordre de l'emperour Cons- 



-'.44 LR I.IVRE DU SYX.\X.VI1?E. [428] 

'kiHn'im.Tti •■ aiM- ■ {\,V •• yiCA'/;jP',"l- : W.M ■ MIM • CAiVi •■ •/y^'^'i'> •■ 

•h •• m-l'-i/^'h' ■■ f>(l,'/ ■• tnph- •■ at-tii- ■• !!.'/■ •• ff"'>y.ti ■ mrn/.r»-}'» .• Afl>-?i'|: : 

♦ A 3"5 a i-nri-r • H^'jfic?' •■ ?.A- : '^^^p.n •■ iiih^i.n •■ "».pn.A?»o«- ■• HÄ.'/riv/'+ : n/" 
Ah ■ ^-s-ft : h.y-yi^r •• jp<>f:-/ ■• '^•c:^'," • wWiWA •■ -^».n : '/•/"•p'} • «i/'.-i-i" « 

«»Ä'VllP'ö»- •• hCV'fWJ'i •■ fl)«^l*■q:?'ff»• : ffD4.,A.Y-/' • "/fl.f •• fnrtrjf:}»>oi>. .- .«;,n •• 

nj^A-f-fl»- : h"'f.'i •■•■ 

«nr:*/.- ■■ «»^-^-^'Z' • hm ■■ p.+'Xj- •■ 4''>'Ji' ■■••■ 

hV'V'PP"^- •• Cli'tl'l' • hof : rDi<. : 'i-nft'/- •■':■ 

lü-3. hcv-fi — r»n.v] P, o. a j,«:^»!»-.!-/ : ii.i..e.-.r'' = f A "/^/, n ) muh- ■■ ni>iiiH : "n-A" •■ 
<(inrtivm.',"n : (A "tfd. ine\.e. ■■ ■fefirtivm/i-fi •■ «.e.-^») >i"" = .Riwrih- : (A .p.+.efr) iiy"lf-/!<il- : 
>.(:-P/ViOfl>-.r'/ = ml"iA^'h- ■■ >irt' : *.S.fV. A omet les mols (n->iHll : •V7v'" = 'fcfi qui sunt ilaiis 
Taralie „;^..-l .1™= ^:,0J' ,.--b . — 3. o«*.?.?!] P, <>, A in:n»:.e-V. - 'i. •^'»'i;.pv] I', <>, A 
■v ! hcr-om-yv ; (A hr. s "i ). — 4-5. nr'ft-n] P, **, A iin«» : /" . (i. hr:f-t ] Ahir'. 
— 14. .P.4-V0-] P .P.^+>R. — !.">. Vy" ! CVr^n^] A X^VI*"».!'*""' ! f.tifl. 



iiiiiliii, cntrerenl dnii.s nos eglises a iifuis, orthodo.xes, |niui' y i'elobrer Imr 
sacrilicc impur, les saiiils furfiil pris du /('Ic diviii. Aussilot, ils so levorcnt 
el (Mitrrrcnl daiis Ic saiicluairc; ils jcterciil Ir paiu (ju'avaicnt döpns('' ccs 
hcreliqiies iiapics d Icur dirciit : " C.cliii qui ircsl pas haptise au uoui de la 
Trinite Sainic n'esi pas dig-no d'offrir lo sacrifico, sauf sur Fauld des idolrs. » 
I.i's Aricns les prircut, li's llagcllercnt rudemtMil, Ics jclArcut par Icrre el lc> 
foulerenl aux picds, jusipi'a cc quc leurs lurmhres et Irurs ds liissiul liilscs. 
lls rendiriMil Icurs äines au Clirisl .\otrc-Srigiicui- el reeureiil la couronuc du 
marivre daiis le royaume des cicux. Dos lideles viurcut eulcver les corps de- 
sainls; ils les cnvclopperenl. daiis des vetcmcnis et les deposereiil daiis uu 
ciidroit, IUI iiniliiirr coiiveuable. De crs cinjj.s sc pidduisircul de graiid(>s gm- 
risons. Que par leurs piicres Dieu all pilii' de nous ! .Viusi soil-il. 

[.le dis salul aux deux freres Marqorä {Mrrciiriits} el i-qjlireni. (^)uaiid, 
pleins de zele, ils renverserriil le pain de l'aulel iuqpur ilrs Aririis. les Ariens 



1.5 



[429] 30'' IIAMLfi {(i AOUT,. UU:> 

[rtuiH-/; •■ i>A'l' ■• iittn • hö/'.d. ■■ hn •■ -no-jv •■ Am-A-n :;= -wi-x- • 4"i.ft ■• »»v • 

A-'l: : W&'WV • "/Ar • tn^^iV.! ■• fflhn/. ! mA-|: ■• nKA/V : 4'P.rtl- : (D?A\^'L • 

* ! fl»,e.n.A"ö«»- : Vu- : ^.+.e.-Vi- •• h<w ! h-'/.'Plno"- • nh'JI" : hcft-f-rt = fl>,e.ii.A 

fflWA- •■ T^-y- :•: rOH^Cfl) : J'Pt'- ! AV^.JP'J ■■ töA'/'ftil.V^ ? ÖJ»»J\7, : '^n ■• '/'}l 

Th •• ^r'bV ■■ ^'PAÄ- : fl):'»i*"f : A?i«» i ri'i' •■ üi,e.n.A •■ ?i^>.p.' = ?»"//r • Ali. = 
*p : A'/: ■ rt\^ : HViV • rrtA.'/ ::= ro/w-jh^rt •• tD-h-l.- = m'i/^h ■■ p.** ■• -Wl •• '/' 

1. rt.^-VJ-7-] A Jw^+'H-V- — «6. r.-/Ät] A i:i\\l-, Dillmann, Le.v., 31!). — 2. >,nhi] •» 
>,nYi; A ht\-n-/. — 3 A'>.';.n] P, <), A t\. — 4. *.<i.fi] P, ow. —8. v.e:4-Ä-] <> «tÄ-f-^; A = 
P. — 8-'.i. ■ii>,rt.-l'- : w.P.'f:*] P ont. — li. -vn P hn'\. ~ 12. >,y»}i|-] ainsi les 3 mss. — 13. an, 
ir] o/ii. fo: A = P. — 14. -vil] <) Ml; A = P. Dans la niarg-e superieure de A 'M)?>, 
a I, se trouvent les mots suivants peu lisibles et dont quelques lettres ne se dislin- 
uuent plus sur la photograpliii' : nut ■ öAV : Md.^ ■■ .Ii-Wi = f* <DA.e. : 'Vi-/*" = "ILVn ■■ a>it- 

■n/. ■■ (ii-n-;- : ii-t = j?-nc : »t\-i ■■ -s.i. 

ne cessercnl pas de doimer des coups de pieds daiis les llaucs jusqu'ä ce qu'ils 
eussenl rendii ii Dit'u leur äme honoreej. 

Ell ce jour aiissi, c'est la translation du eorps d'Aliha Tiiuothee, pa- 
triarche d'Alexandrie, du Vieux-Csiire au couvent de sauit Abba Macaire, dans 
le desert de Scete. Que par sa priere Dieu ait pitie de nous! Ainsi soit-il '. 

[En ce jour aussi, mourut le bienlieureux Pere Päwlos (/•(/«/). (le saiiil 
avait lu ce luondc uiie liaut(> position el uue graudc gloire. Sa i'enuiu! elait 
sainte; ses enfauls etaieut bönis; il ctait tres riebe. 11 voukii se faire moine; 
il appela sa feiiime et ses enfants cf leur dit : « ^'oici que je desire vous 
veudre pour le Clirist. — Tu es nolre maitre, repoudirent-ils, fais selou la 
volonte. » II prit sa femme et ses enfants et tont ce qu'il possedait, et distribua 
ses biens aux pauvrcs el aux lualheureux. II viut dans un couvenl de femmes, 
demanda la mere superieure du couvent el lui dil : ( .le voudrais tc veudre 
cette femme. » Elle acquiesgaä son desir el il ecrivil l'acle de venle. 11 la livra 
avec tout ee qu'elle avait et il enlra dans la vie monasti({ue. II coiiduisil ses 
enfants ä un aulre couvenl et leur fit comme ä leur inere. 11 les vendit au 

1. Voici la Iraduction des mots ([ui se trouvent sur la niarge superieure de A : < lui ce 
jour. moiinii Henok (?) le fils du roi Minas: il fut enterre dans ce couvent, dont le nom 
est Däg'ä. » 

i'ATit. ün. — T. vii. — i--. :{. -3 



44G LK I.lVRh: DU SYNAXAIRE. [430] 

i'> ■• JlA?i •• öJI'fl/. : Pao. : (lJi<w> : h'fav- -. (D'^t.intnf : -hn : A.+ •• {»"i'Tl- •• fl» 

AA.* •• r>,> :•: ©.eiLA" •■ h«<.4'.e.' •• h/w : ?,n?i •• fl»-rti- • (LI- ■■ \icMi:n ■■ n«Th 
'/:->? •• flJÄn.h : n'il' •■ rop^ .■ «i-rtl- : 0. •^ : hCft-/;.e'} • mhom •. -«."'l.-i- :•= flJ* 

n.ü- -• .•'•A •• «.c-fiA ■• vii- j hhofCn- : uH' ■ ffl'jflJhvin-h •• -^n-p ■ ntf-A- • a\ 

?i'7ii.^'nrh.(: : nx'j '^ • irTh^vi»- ::= flJhft/'frhf = }x'ri.ih ■■ i-hnA- •■ -fiii-'i ■ 

[rtA?" •• AAö^A-ft -• H"/.m ■• -n^A.-?- ■• iDiO'A-F' ■•.■ 
mihfi •• ^-l«/» • u'^-r" : Ahnft-f-n ! h'i'l' •• ■l'T.r^ i 
la-hi- ■ n.1- : hcft'f:^') : nv^h - An = äc:'» = ({hiX-fP- ■■■•■ 

.^A : ^h"■l;•^[• ■ ?i9"A-''/A. ■ rt"7.e. : hF- « 

\_m\i\-i: : öM- • »iA(i ■■ '^^rt, : ii.'/' • )nct\i:.n • AhA<f.AP-t: • nm-h-i- ■■ A- 

C^A : OTAhh : -l'jnAVJ»- ! f J/A- : 1»"AA.> • A'JA^/» • "/M" ■ h-l.'i «] 

M. ll'^iU.] P o/«. (;-7. jiuu-] um. : A P. — 7-8. ,>,rt.Vf] (» A1I1'; A - F. — 0. <(. 



chef du niouastöre t-l los liii livra. Puis il alla dans un aulre monastere ot 
se vendit au chef du monastere. II liii dil : " .le voudrais entrcr scul dans 
l'dn-lise. » Cela liii Tut permis. 11 cnlra dans Teglise et ferma la porte; il 
se lint dcboul, ('teiidit' Ics iiiains vers lo cid el s'(''cria a liaute vnix : « Sei- 
gneur, tu sais que je suis venu vers toi de tout mon cccur. » Uue voix, 
([ul veiiail du cicl, lui dil : « .le le sais et je te re^ois, de tout mon es- 
piit, tnon (-(riir. « Puis il demeura dans le couvent, i'aisaut toutes sorlos 
de dures besogues du couvent conime un esclave et s'lunniliant lui-nienic 
plus que tous les autres. Dieu l'exalta ä cause de son liumilitö. II fit des 
miracles cn grand nondjrc. II mourul cn paix. Quo par sa priere Dieu ait 
pitiö de nous dans les siecles des siöcles! Amen]. 

[Salut ;t Paul, qui vendit sa lemme et sos eni'ants, et se vendit aussi lui- 
möme, dans une vente de devotion pour le Christ. Lorsqu'il fut entrö dans 
rr-glise et se i'ut dcrie rorlemcnt, une voix de louango lui vint du haut du 
ciel, qui lui jinDitctiail d'accomplir ses desirs el son entiere volontö]. 

En cejour aussi, consecration de l'eglise d'Asrclyor. c'est-ä-dire de l'Augi' 
Suriel. Ou'il interceih^ j)i)ur uous daus les siecles des siecles I Ainsi soit-iij. 



10 



[431] 30 HAMM-: i; AOUTj. V.7 

rt-CPA : ji'.-i r/Ä- • i-^'/Yli ■■ h-'V/ ::= 

[«»UM-/: : j^A'i- •• »11*11 •• ■nii:'' ■ ihr /.•■]:»' •■ A^'jfrCjPrt ■■ .hvc? ■■■.■ mwr 

1" rt■n^ ! ,f.?i-/: : im: -. }\m> •■ wi^t\ •• liA-l- : yroKh?' • h«" •• .t'.fiAr*?* « ffl^.ii, 
A- •■ M}f:i:^t\ ■■ /yhllLM • htm ■• liV- •• rtA-/" ^ r>A'|- : ;i„t'.nxv7i •• -IrlUo- : 'J?. 
o»- ! OTA^ihh • «i> ■ ,?a}'öS •• 'j"-m-> • hrn.!- •■ 'r^,1^ •• mhof-^'h •■ h'^W.M ■ 

fli^.n,A- ■■ rx'iff:i:ift\ ■ ^"71* ■- hau •• ?iII.a • mu: ■• Wi. •■ •tuv • y.hu. ■ ^fo?xh • 

fflW-A-ö- : hA •• Pr'-y.S- : fl>-fi'f;;i- ■ M\'{\ • mhi'AKM ■ All = Vi ■ i\'K:>' ■ Vi 

i. n'\y"] ü omet ce salani. — 4. ii/^öAti] I' (\r ■ A lir'öA. - ib. •H\.f'i 1' +ll."i. — 
5. n4'»n-> ! h-n ] A h^vm ■. {>a.'/. — (>. mnH-t] Au lieu de ce long recit. P met seulemeut : 
©nn-t : 6A=h ! nimi«: : fr-l: = >i°?ll.hrh.-flC •■ i-hr'i •■ iWi^Cflx •. ^VCf- Cf. le Gadla Hawänjat, 
Budge. Contendings of the IL Aposiles, 277. Ce texte, plus developpö, est bien distinct 
de celui du Synaxaire. — ib. nan ■■ -mi;! = 1hrv..-t(>] A THi •■ -rttl-."! = l■hr'^. — 7. mht\t 
Oif] A o/H. m. — 0. .-i-cD-ft^] (► — >,. — 10-11. yiDKhf — ört^-] i""- — !-• onAMHi ■ 

<f>] A rf. !./■>. — IS. vv.p.- ] A rt).v '. — /V). >!"" : >,n.'\] <• ii>, . — l'i. V/tn] A mj, . 



[Je dis saliit a la consecration de ton eglise. Quand les fideles eurent fiiii 
de la constniire, ä Constantinople, ö Siiriel, to.s miracles s'y manii'estereul . 
Aussitöt que le pere d'une jeune fdle ciit oint avec riiuile de la lanipe de loii 
image, il donna la lumiere ii l'eeil aveugle de sa fdle\ 

[En ce jour aiissi, tombi' la memoire des iiombreux miiaeles d'Andrc l'A- 
pötre. Le suicant fait partie du nombvc. Pendanl quo saiiit Andre elail dans 
le pays des Grecs, Notre-Seigneur Jesus-(^lirisl iqu'il soll lom''!^ hu apparut 
et Uli ilil : « Levc-toi et va ciicz Matthias, au pays dfs anliiropopliages, pour 
le faire sorlir, Ic dcUvrcv de la prison, car dans trois jours les gens de ce 
pays le feronl sortir, pour le manger. » Andre repondit ä Notre-Seigneur : 
« Si c'est dans trois jours, 'y n'arrivcrai pas d Icmp.s jKiiir le dclirrcr; 
envoie plutöt ton ange, pour (|u"il le fasse sortir, Ic driivre, aussitut de la 
prison. » Notre-Seigneur ini repondit et lui dil : « Kei)ul<\ ü Andre, si je 
disais a la ville : Vicns aupres de moi, maintenant, eile viendrait avec tous 
ceux qui y dcmeurent. Mais toi, leve-toi demain avec tcs disciples: luirnu- 



4'i8 LE LIVRK DU SYNAXAIRR. [432] 

f\hWi- ■ tthrfiA •■ 'ri'.e-i- « «mv. : hi!f:i:yh .• -in •■ .h^oi: .■ av.hn .• a?,"/!!. 
Tii •• i/'/v/i>rtA ■• Ji«o •• A.'^ •• Wi/wf: : fii.cn.A" •• rtA'/* •■ Ah •• y^^.'\' ■ iUf'H\ •••• m 
,c.n,A" • h"]\\.h • {\f\tm : ^'-/ii.hnji.c ■ Pi/A- ■• i>"ftA.h i: rt»t'.ii.A- : }i'iy:i:}ff\ •■ 
^.t'.'i: • j/fitM-c •• (rii'>'i: •■ ,hfn>i: : flj,e,n.A" : h^nt.M ■ "iW ■ im. ■• i\f\ö'\' ■■ i\ 
•n?» •••: ö»,f,ii>A" : hi^:C9t\ •■ »f-A- •■ rtnh • yn-M- ■ h'ri.'/ •■ mhila»- •■ liU 

fl>-<- : -Mh'/ '■■■ fl',e,ll.A" : A.'I« : ilumi: : (m(,\^y: : flV : Ot-M' : .f?»'/: • n^h-C : 

rnjrliV • 'uhoH: •■ ■'iW/ ■• a),e.n.A- : h'i}f:C}f{\ ■ M • hfiTxfih ■ M'Ah: ■ \\"o ■ 

1'?^-^X •■ fl'Jin.A" : A.+ : ,htn>C ■ ^IJ' ■• mhÖ^Aa«' ■ mKiW • PJifl»-;. • y,,{\ : 

o 5«. a ,ThC ! -/-rthA" ■• nii-:'' ■• VI/. ■• hiw.M ■■ hViV = hao : A.«i' • Wi«wi: :: fl)?,'y.e.-cp 
röhiT.P.-'V.lt • '•"»» • A.+ ■ .hnoc : cD?»^.e.(:.eft5- .- mhCXhU •• '•"<"»• •■ ron 

4-5. mBön'^^iVi^] ffl.t'.ftft" : i\'\r' ■■ (\'i\ ■• mii\aD\f,-y;^ (sie). — S. VU. om. — 10. öd^:.> 
.IV : -11"/] A -n •■ "» . — l'i. '/Vff] A ii/.. 



Veras im iiavire pret ä paiiir; moiite sur cc iiavin-, qui te conduira cIipz 
Muttinas. » 11 lui donna la paix et monta au ciel. 

Andre se leva, comme Jrsiis-Chrisl lui avait ordoniu", et viut au, bord de 
la mer. .Xotre-Seigneur lui lil uii bean uavire, pres duquel Lui-nieme etait 
assis, sous les apparences du pilüte, avec dcux anges sous l'aspeot des ma- 
telots. Andrö avanga vcrs Ic navirc. Irouva iXotre-Scigneur sous les apparences 
du pilote et lui dil : « Salut, ö pilote. » Le Seignour lui dit : « Que la paix 
de Dieu soit avec toi! — Oii vas-tu avec ce navire? » lui dit Andr^. Le 
Seigneur repondit : « Au pays des anthropophages. » Andre lui dit : « Tont 
le monde fuit oc pavs ot vous, vous y allez? « l^e pilote repondit : « Xous 
avons des affaires ä regier dans ce pays, ct. p(tr consecjuent, i'UDus y allons. » 
Andre lui dit : « Je te prie, mon eher, de ine trausporler/«-/MÄ. » Le pilote y 
consentit et les fit monter, Andre et ses disciples. Pendant qu'ils voyageaient 
sur le navire, Notre-Seigneur, qui etait sous les apparences du pilote, intcrrogea 
Saint Andre sur beaucoup de choses ; saint Andre, de son cöte, lui racouta 
bcaucoup de miracles de Notre-Seigneur, sans savoir que c'etait Notre- 
Seigneur lui-mcme. 

Ensuite, le pilote s'endormit : .Vndrö et ses disciples s'endormircnt aussi. 



[/,331 -iO' lIAMI.i: [6 AOUTi. 4'i!) 

^.•h/:i)- = tnh'ittC'Pa»' •■ W •■ 'Ä'i^. ' '».Vit: " (»f>n • V'I'W. ■ KiyX.^h ■ hT'i 

II : y.atöh •■ hT'iru: • Ik/'> •■ <"<i.n •■ iii»'Vt'. •• /?.• ■• «jt'.ii.A- : ?r>.f.'(:j?fi : fiAn: 

c: • {\vlth'\' ■■ fl'fl'H •• <f.'l'.P."Vl- •• Jl«« ! ;'•?»'/•(: •• \\'f» •• -np = l'i.e.A -■ Ai^A : Vf-A- : 

im: •■ «^^A^ • •inr: •■ ii,f.rt'W>. •• / 'j/*7» ■• (ot\h •■ im, ■■ mhoi-tih ■ A^v-iyn •• 

IM ?,'m.'/- • T'+rh • rnAVfA-fln- : hh •■ iMö'- •• '/"ftA.«!- ■•• (Dh'J"y:"i/. •• >'.n,A" : 

ai-i'ir'h '• h'iy.'cyti ■■ mhcy'hi- •• (»Ph- ■• im. •■ m^Ao : hvä/. = aaa. 

iTö»' : aWh' • "iW •• h'i'V?. ■ It'l" : T'*/7. •• 'Vn • IM- • 0'/: = "VVjPn ■• mi^n • 

15 (Dp-H/rc :: in-vhrY?' • mji'.a.A" = Kiy.cytx ■■ /^'"i'iyfi ■■ hH- • 'in. = hry: 
■w. •■ rt'/t'. •• {i^■\' • ywöh-'i. ■ rt»,f.'i"'iA-3r : jk/» ■ KiM • «'t'.üAoJ: •■ r'n\' ■■ 

1. post A>,'v.p,-i:^n (idd. "ti'f-ivao-. — 1-2. — hf:.p.->.J:ih] A — ^•7■nr:•^:l^. — 3. '/x^] (» 
o/«. A aJd. vii ! Ä-vrf. ! <i,i.(:. — li. w.e.- ] A avv . — n. .»-ni- .• rt"V.pv] A n-vy-i-. 

12-13. iiw.'. ! '^Art-i/'«!»-] A — er«"- ! — A-it-. — l)-l'i. lU- — hX'X o/«. — IG. .emöh.'/. > 
«Dja+^rt-Vj O - ■/ ! (A — «h.) — >. 



Alors, Nolre-Seigneur donna onlro aux anges de porter Andre et ses disci- 
ples et de les de|>oser sur le bord de la mer. Lorsque Andre se reveilla de 
son somnieil, il regarda, mais il ne trouva plus Ic navire. II en ful tres etonne 
et il dit ä ses disciples : « O mes enfants! Nous etions dans le navire avec 
.\otre-Seigneur, et nous ne l'avons pas su. » Andre se leva et pria. Mars, le 
Christ Notre-Seigneur (qu'il seit louc!) lui apparut, sortant de la villc sous 
l'apparence d'un jeune homnie au bei aspect. II dit : « nion bien-aime 
Andre, ne crains pas! J'ai l'ait cela, rp ininirle, parce que tu m'avais dit : 
Nous n'arrivei'ons pas dans ce pays en trois jours. J'ai vouln que tu con- 
nusses par lä que j'ai pouvoir sur toutes les rlioses et que rien ne m'cst 
impossible. Leve-toi, entre dans la ville et fais sortir, delivrc de la prison 
Matthias et tous ceux qui sont ayec lui. » Apres ([u"! lui eut dit ces parole.<, 
il monta au ciel dans la gloire. 

Andre et ses deux disciples se leverent et entrcrent dans la villc. saus 
que personne les apergüt. Ils vinrent t\ la porte de la prison, dans laquelle 
se trouvait Matthias. Ouand 11= prirent, louclihrent la porte, eile s'ouvrit 
ä eux; ils entrerent et trouverent Matthias assis et recitant les psaunies. 
Ilsle saluerent. Andre dit ä Matthias : « Tu as dit : l)an< deux jours, on mc 



450 LE LIVRE DU SYiXAXAIRE. [43M 

r ' nto-n-J" : »1-/: •• mv. • A.rt^viihv- •• ilöJ-ft/- .■ öj-j^a •■ *s.ft •• hJH • ^.-ha = 

V-jr : 01-1*1 -^ • ft.-»' • r*.!! • Ä'PrVhJP • Ah"/!!.?»* • '/h/^'J- • A//- : mj?.n.A}'. ■ h. 

Ml ■■ h'ra.}' • '/"4»r7i : Ah ■ mAWA-ö"- • KA • Tfit^h ■■ öJV«'- •• llHrThh : Ch, ■ 

(Oh'i^CVM. ■ >Ä/. ' •'Kl • rtnh ! ?»A •• m-M' ■• ILJ- : T^rl, ■■ Kill •■ h{\'i- i" 
"i '. \\at> : MM ■ (Dh^^^ao : (pfli-^M : Art('."]'> ■ «»AV/A- ■• i*'<C.'/M: : mhön • 

h'iff.'C^ti'/. : ffl''7l-.eft>. : ^.ft•^'n'^