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Full text of "Patrologia orientalis"







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PATROLOGIA ORIENTALIS 



TOMLS OGTAVUS 



mm^ 



R. CRAFFIN — F. NAU 



P\TR(ILOGIA Oltll'NTAIJS 



TOMUS OCTAVUS 



I. — F. NAU. 

JliAN RUFUÖ, EVKQUE DE MaiOUMA. — PlEHUPHO 
RIES, g'eST-A-DIRE TEMOIGiNAGES ET REVELATIOIS'S 
(CONTRE LE CONCILE DE ChAT.CEDOINE). 

II. — M. BRIERE. 

Les IlOMILIAE CATHEDRALES DE SevERE d'AnTIÜCHE, 
VERSION SYRIAgUE DE JaCQUES d'EdESSE (HoME- 

lies LVII A LXIX). 

III. _ A.-A. VASILIEV. 

KiTAB AL-'UnVAN (IIistoihe umyerselle, ecbite pah 
Agapius de Menbidj), seconde partie, fasc. 2. 

IV. — J. PERIER ET A. PERIER. 

La VERSION ARABE DES 127 GaNONS DES APOTRES. 

V. — F. NAU. 

La Didascalie de Jacob, premiere assemblee. 





PARIS 

FIRMIN-DIDOT ET C", IMl'RIMEURS-EDITEURS 
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE Ja,COB 



ALLEMAGNE ET AUTRICHE -llONGRIE 

D. HERDER, A FRIBOURG-EN BRISGAU 
1912 






^ 



JEAN RUFUS 

EVEQUE DE MAIOUMA 
PLEROPHORIES 



TATR. OR. — T. vin. — r. 1. 



REGUEIL DE MONOGRAPHIES 

IV 



JEAN RIJFUS 

EVEQUE DE MAIOUMA 

PLEROPHORIES 

TEMOIGNAGES ET REVELATIONS CONTRE LE CONCILE DE CHALCEDOINE 

VERSION SYRIAQUE ET TRADUCTION FRANCAISE 



EDITEES PAR 



F. NAU 



PERMIS D'IMPRIMER 

Paris, le b Mai liiH. 

P. FAGES, V. g. 



Tons droits röserv6s. 



J 



INTRODUCTION 



I. Les manuscrits. — l"* Le principal manuscrit, add. 14650 (A), 
est conserve ä Londres au British Museum. II a ete ecrit Fan 1186 des 
Grecs (875 de notre ere^, d'une ecriture jacobite. Quelques lettres et 
quelques mots sont peu lisibles parce que l'encre a disparu. Les Ple- 
ropliories vont dufol. 90 r° au folio 134 v° et sont divisees en 89 courts 
chapitres. Un lecteur a indique en marge les equivalents d'un certain 
nombre de mots. 

Le manuscrit est forme de cahiers de dix feuillets; le cahier 16 com- 
mence au folio 90 et le cahier 20 au folio 130. Le feuillet du niilieu et 
le dernier feuillet de chaque cahier portent en titre dans la marge du 
haut de la page : )jti^; j-t-IS;.^, Revelations des saints; ce titre se 
trouve fol. 94 v, 99 v, 104 v, 109 v, 114v, 119v, 124 v, 129 v. La nume- 
rotation des chapitres est indiquee, en lettres syriaques, dans les marges. 

2° Le manuscrit de Londres add. 14631 (B), du x« siecle, renferme 
aussi, fol. 17-44, la plus grande partie des Plerophories. Le premier 
recit et les derniers (84 ä 89) manquent. Plusieurs pages sont peu lisi- 
bles, 19 r, 26 V, 29 r, 35 r, 42 v, ou meme illisibles, 17 v, 24 v, 36 v, 
44 V, parce que le frottement a enleve l'encre. D'autres pages ont uu 
coin use, comme 23 v, 25 r, 30 v, 34 r, 34 v, 37 r, ou des trous, comme 
25, 33, 41. Les mots qul figurent en marge de A se trouvent dans le 
texte de B. On serait tente de croire que A a ete coUationne sur B et 
que les mots de B qui different ont ete mis en marge de A, mais l'ac- 
cord des deux manuscrits est si grand (ils ne different guere que par des 
details orthographiques) qu'on peut croire que le plus ancien (A) a ete 
corrige par un lecteur qui a remplace les mots impropres ou tombes en 
desuetude par des mots mieux choisis mis en m&rge. Plus tard un scribe 
a transcrit A, en prenant toujours la le?on mise en marge, et cette 
transcription n'est autre que B. Ce dernier manuscrit corrige aussi une 



6 INTRODUCTION [406] 

faute de numeratlon de A (cf. chap. 65 bis). A la fin d'une ligne, le 
manuscrit B ecrit souvent les premieres lettres du mot qui commence 
la ligne suivante; nous n'avons pas note ce detail ni indique les niots 
ecrits seulement en abrege dans les manuscrits. 

3° Le pseudo-Denys (manuscrit syriaque de Paris, n" 284, fol. 45 et 
48-54) atranscrit les chapitres 1, 2, 3, 4, 7, 8, !), 12, 14, 10 (en partie), 
11, 13. II ajoute un titre ä chaque chapitre. Nous donnons ses variantes 
sous la lettre D. 

4" Michel le Syrien a resume presque tous les chapitres des Plero- 
phories dans sa Ghronique (ed. J.-B. Chabot, t. II, Paris, 1901, p. 69- 
88). Nous le citons sous la lettre M. 

Enfin 5", dans le manuscrit syriaque de Berlin, Sachau 329, fol. 112- 
115, nous avons releve les chapitres 28, 29, 30 et une autre histoire 
analogue. Ce manuscrit est nestorien et il est assez etrange qu'il con- 
tienne des recits diriges, d'aprfes leur auteur, contre les Nestoriens. 
Leur forme est d'ailleurs ici tellement ditlerente de celle fournie par les 
autres manuscrits que nous les avons reproduits et traduits integrä- 
lement, chapitres 90 ä 93. 

II. L'auteur. — L'ouvrage contient quelques details autobiogra- 
phiques (chapitres 16, 21, 22, 23, 88, 89) sur son auteur. II se nommalt 
.lean,etait ArabeduSud de la Palestine', Sans doute d'Ascalon; ilaetudie 
le droit a Beyrouth, il est appele de Beith-Rufin (ou simplement Rufin), 
d'Antioche \.^^xx^^l \x*^o\ K*^^ ^a> % il a eto ordonne pretre ä 
-Vntioche (476 ä 478) par le patriarche Pierre le Foulon dont il avait ete 
syncelle. II a quitte cette ville quand le patriarche Pierre en a ete-chasse 
et il s'est retire ä Jerusalem et en Palestine, oü il a connu le solitaire 
Isaie et Pierre l'Ibere, eveque monophysite de Maiouma, pres de Gaza. 
La Vie de Severe [Patr. or., II, 86-87, 224-225) l'appelle tantöt Jean 
Bufus, comme nous l'avons mis en titre, et tantöt Jean d'Antioche, 

11 (itait ä Jerusalem en 485, lorsque Pierre, retabli a Antioche, 
a envoye sa lettre synodale a Martyrius. II semble des lors s'etre com- 
pll4emcnt attachö a Pierre l'lböre (f l'^'' d6c. 488), car il lui a succede 
comme eveque de Maiouma, pendant que d'autres dirigeaient son mo- 

1. Au temps de Judas Macchabee, les Arabes plantaient leurs lentes jusqu'ä lamnia, 
II Maccli., XII, 9-12. — 2. Litt. : « Jean de chez Rufm d'Antioche. » Comparer />. G., 
l. LXV, col. 1245, oü un cerlain Rufin, architecte d'Antiociie, bätit, vers l'an 400, une 
'■h'iise ä Gaza. 



[407] INTRODUCTION. 7 

nastere [Patr. or., II, 86). II a ecrit le present ouvrage pendant que 
Severe etait patriarche d'Antioche (312-518), cf. infra, p. 56, note 3. 

III. Objet de l'ouvrage. — L'auteur veut combattre le concile de 
Chaicedoine. Dans ce but, il rapporte une longue serie de vlsions, de 
prodiges et de predictions, pour montrer que ce concile n'est qu'une 
revanche des nestoriens condamnes au premier concile d'Ephese. L'ou- 
vrage est donc un interessant specimen de l'opinion que les jacobites, 
alors triomphants (512 ä 518), se faisaient du concile de Chaicedoine, 
et de leurs procedes de polemique. La plupart des histoires provien- 
nent du cercle de Pierre l'Ibere; elles sont animees par des details cir- 
constancies, historiques et geographiques, qui leur ajoutent un nouvel 
interet. 

IV. Histoire litteraire. — Nestorius nous apprend que le premier 
concile d'Ephese (431) avait dejä ete suivi de publications analogues 
dirisrees contre lui : 



'o^^ 



^-<^oi vOJoi; :oooi ^«jK^; J^^^oSl^; )ts!^^^a\ V^Jj>ol ^ ^'^'-^ ^^ |) - - "^ 
jlii »t n *> :|.^ä^aA^ oooi ^oCmKimo .|JSs.«.j^^/ |.j'^/o :^,.i^b.^ o)-*l oooi ^V^/ 
JL-1 .^>oo; Jia. -M -^o .v.oou^ oooi ^«jIK.^; )jl«^.^2o :oooi ^'i^-»; J^^).3 
:oooi ^>-**i ^;^^</ ^^oC^s "^N OOOI ^^m^Si^ ^""^^ "^^l "^a^ ...looi 

II y aurait beaucoup ä dire au sujet des songes qu'ils racontaient; les uns disaient les 
avoir vus ä mon sujet; et d'autres (imaginaienl) autre chose. Ils stupefiaient les auditeurs, 
ä savoir par les saints qu'ils avaient vus, par les revelations qu'ils racontaient, et par une 
prophetie qui avait ete imaginee... Ils cherchaient ä persuader tout le monde de ce qu'ils 
avaient vu et ils se comparaient ä des anges de lumiere {Le Livre d'Heraclide de Du- 
mas, ed. Bedjan, p. 374). 

Le concile de Chaicedoine a suscite des recits analogues et Jean 
Rufus [ou : de chez Rufin) les a rediges en grec peu apres l'annee 512. 
Ils ont ensuite ete traduits en syriaque, et Jean d'Asie a sans doute connu 
cette traduction (avant 572), car nous supposons qu'ici comme ailleurs 
le pseudo-Denys a transcrit mot pour mot chez Jean d'Asie les chapitres 
des Plerophories qu'il a inseres, avant I'ann^e 775, dans sa conipi- 
lation. 

Les Plerophories ont ete utilisees aussi par le redacteur de V Histoire 



8 liNTKüDUCTlON. [408] 

de Dioscore, ecrite par son disciple Tkeopiste (Paris, 1903), car on y 
trouve mentionnes les rapports de Juvenal et de Pierre l'Ibere (Nabar- 
nougios); sa defection ainsi que celle de Basile de Seleucie; l'histoire 
de Leontios, evgque d'Ascalon [PLeroph., chap. \1, 18, 49, 25; 23; 
52; Ilistoire de Dioscore, p. 443-146) et surtout Thistoire de Pampre- 
pios que les Plerophories et l'histoire de Dioscore nomment Panöpro- 
pios [Pleroph., eh. 21 ; Hist. de Dioscore, p. 148-453 et 180 . 

Au ix'^ et au \' siecle se rapportent les deux manuscrits oij les Plero- 
phories sont voisines des fragments de Jean d'Asie (add. 44650) et de 
l'histoire de Dioscore (add. 14631). Au xii" siecle, Michel le Syrien resu- 
maitla version syriaque de ces recits dans sachronique, resumee ä son 
tour par uii traducteur armenien (cf. F. Nau, Sur u?i ahres:e arinenien 
des Plerophories, dans R€i>uc de l'Orient chretie/i, t. ^'[1899], p. 134). 

En 4897 nous avons rencontre les Plerophories dans notre analyse 
du pseudo-Denys [Rei'ue de l' Orient chretien, t. II [1897], p. 66 et 457); 
nous avons transcrit le manuscrit add. 14650, nous l'avons resume au 
XI« congres des orientalistes, en septembre 1897 (cf. Les Pleropho- 
ries de Jean de Maiowna, dans les Actes du onzienie congres interna- 
tional des orientalistes, quatrieme section, 8», Paris, 1898, p. 99-112), 
et nous l'avons traduit dans la Revue de l'Orient chretien, t. III (1898), 
p. 232-259, 337-392, tirage ä part, Paris, 1899. M. Glermont-Ganneau 
a commente plusieurs passages de notre traduction : La Palestine 
au vomniencenient du VI' siMe et les Plerophories de Jean Rufus, 
iviijue de Maiounias, dans Recueil d'archeologie Orientale, Paris, 
1899, t. III, a'^ 42, et M. G. Krüger en a cite de nombreux extraits dans 
Die sogenannte Kirchengeschichte des Zacharias rhetor, Leipzig, 1899, 
p. 301 sqq. Ell 1902, nous avons identiiie ä Londres le manuscrit add. 
14631 dans lequel les Plerophories ne sont pas signalees au catalogue 
(cf. Histoire de Dioscore, Paris, 1903, p. 13, note 1), et nous avons 
collationne notre copie. En 1903 et 1908 M^^ Graffin nous a remis gra- 
cieusement une reproduction des manuscrits AB. En 1908, nous avons 
transcrit a Berlin les fragments du manuscrit Sachau 329, fol. 112-115. 
Enfin M. l'abbe Briere a redige une traduction nouvelle que nous edi- 
tons avec le texte syriaque. II nous a ete plus agreable de corriger 
celle-ci .pir la notre. Nous avons en general mis en note les mots grecs 
qui ont ^ti5 conserves dans le syriaque. 



[409] INTRODUCTION. 9 

V. Les sources. — Les sources sont toujours orales. Ge sont la plu- 
part du temps des recits de Pierre l'Ibere' ; quelques recits proviennent 
des personnes de son entourage (eh. 7, 9, 10, 11, 16, 20, 44), ou sont 
recueillis directement par l'auteur (eh. 14, 21 ä 24, 26, 47, 51, 88, 89); 
il est tres rare qu'il invoque un temoignage ecrit (eh. 10, fin, 36, 89). Les 
seuls chapitres 55 et 59 sont theoriques et ont pour but, non de raconter 
une anecdote, mais de justifier les jacobites auxquels on reprochait de 
n'ötre qu'un petit groupe et de ne former qu'un schisme dans l'Eglise. 
En somme, Jean Rufus a redige en grec, peu apres 512, avec quelques 
anecdotes personnelles, celles qu'il avait recueillies de la bouche de 
Pierre l'Ibere ainsi que des moines et des visiteurs de la laure de 
Maiouma, pres de Gaza, dont il etait eveque. G'est un recueil d'Apoph- 
thegmes d'un nouveau genre, qui a pour but, non d'ediiier, mais de 
combattre le concile de Ghalcedoine et ses defenseurs. 

VI. Le style. — L'ouvrage est charge de mots et de formes d'ori- 
glne grecque, comme on peut le voir en parcourant la Table des mots 
etrangers. La traduction est parfois servile au point de conserver le 
cas des noms propres : ä cöte du nominatif sfia*i))l, 7(j,, ou sm-.)-sl, 78\ 
on trouva l'accusatif Jt*.»Jl, 17„4,; a^'i^i» et v?->^U »ont les genitifs 
de 2z);twv ou SxXtö/, p. 100 et 177 et de Tx-p.':, p. 34; )^*,iet^^, 99.^, 
est raccusatif de n-oKi^xaif.',, comme )t„.»oK.s/, 126e, est l'accusatif de 
'A-pQop';*;. D'autres fois la traduction s'ecarte du texte, on s'en rend 
compte ä ses difficultes, aux alterations de certains noms propres, 
comme Pamprepios devenu vÄQ»wSoV3ajL3, ^o^^, et surtout aux modifica- 
tions des textes bibliques, p. 151, 153. L'Ecriture sainte n'est pas citee 
d'apres les traductions anterieures : le traducteur syrien traduit direc- 
tement le texte grec qu'il a sous les yeux. Le manuscrit A met des guil- 
lemets en face des citations bibliques. 

Les manuscrits portent en general les formes pleines du parfait 
pluriel vf-io-o, 117c, poui' oioö; ^*iCL-»floU/, 117«.,,, pour ..*ia-^a>U/ ; 

1. Voir le resume de Fhistoire de ce personnage, infra, p. 11, uole 2 et Palr. or., 
t. II, p. 219-223. Nous renverrons plusieurs fois ä Richai i Raabe, Petrus der Iberer, 
8°, Leipzig, 1895 (edition et traduction allemande de la Yie syriaque de Pierre}. Pierre 
l'Ibere etait föte chez les jacobites au 25 Novembre et au 1" Decembre, d'apres le Mar- 
tyrologe de Rabban Sliba, dans Analecla Bollandiana, t. XXVII (1908), p. 168, 109. 
La seconde date convient sans doute seule d'. i.aud, Aiiecd. syr., t. III, p. 346). 



10 INTRODUCTION. [410] 

mais les semi-voyelles sont ajoutees ou supprimees dans les mots etran- 
gers, Selon la place dont le scribe dispose. 

On trouve |°> r>m°>/ , ).3r>nm »■=»/, ) °i nm . ° >/ ; sCDojouo-flO, vtoo^oä, 
>Ä^Q.«. Nous nous somnies propose de reproduire fidelement les ma- 
nuscrits, sauf pour la position des points et la reproduction des points 
diacritiques, details d'ailleurs sur lesquels les manuscrits ne sont pas 
d'accord. 

VII. Textes complementaires et tables. — Nous avons ajoute 
quelques textes grecs et syriaques peu ou pas connus, eh. xciv ä cv, 
d'apres les manuscrits de Paris sijr. 209, 335; Coislin 127; foncls grec 
881, 1631, 1596 et d'apres le manuscrit de Londres add. 12173, pour 
illustrer certains recits des Plerophories (voir leur contenu ä la Table 
analytique des matieres) ; ils sont relatifs souvent aux solitaires dont 
les Plerophories nous presentent une si riche collection. 

Nous ajoutons deux tables syriaques : l'une des noms propres et 
l'autre des mots etrangers ou remarquables ; une table des noms grecs 
et deux tables frangalses — table alphabetique et table analytique des 
raatieres — pour faciliter les recherches dans ce petit ouvrage qui Inte- 



resse ä tant de titres l'histoire et la theologie. 



F. Nau. 



SIGLES 

A = Brit. Mus., Add. ms. n" 14650. 

B = Brit. Mus., Add. ms. n" 146.31. 

D = pseudo-Denys, Ms. syriaque de Paris, n° 284. 

M = Michel le Syrien, 6d. J.-B. Chabot, t. II, fasc. 1, Paris, 1901. 
W. Haabe - Petrus der Iberer, Leipzig-, 1895. 

Land -- Anecdola si/rinrn, t. II, Leyde, 1868 (traduit en latiu par W. J. Van 
Douwen et J. P. X. Land. Joannis episcopi Ephesi Commentarii de beatis 
Orientalibiix, Amsterdam, 1889) et t. III, Leyde, 1870 (traduit en anglais par 
E. \V. Brooks, The Chronicle of Zachariah of Milijlene, Londres, 1899 et en 
allemand par K. Ahrens et. G. Krüg-er, Die sogenannte Kirchengeschichte 
des Zacharias rhetor, Leipzig, 1899). 



jjjcL. r^TiXP ca>i3i*':\ rd."\3r^ Goa-H^S Tdxj'njs':\ jcnoTu^aJ^ 

1. ^Ä>o4,l3 M. — 2. D add. 1;^ \^'0 i-^l . v»ii.aäu^a^oooi>, Hjia u»<L.ia^j«»j ja^i ow l-->av^ioI. "^v 
\.-,sl, Ui^^t low uwoC-I w;= Ut=i lie^ <» \"n •<».»o ?ov~? l» r' ^* t'P^'i«? U>- low ow» U;=l 

ßöÄ^; low U;^o UaaiiM t^aX oia^o Ua^;-?» t^:^ |V=oi^ o-/ b; j3o ■|i^»i wCw ^p<i^o 
■,.^lo 10U» ,^1 |JW -U^S/»- — 3, ^'OW w^»( h. 



A f. 90 
1" a. 



* Ensuite PLEROPHORIES 

C'est'ä-dire : temoignages et revSlations que Dieu a faites aux Saints, au sujet 
de l'heresie des deux natures et de la prevarication qui eut Heu ä Chalcedoine; 
elles furent rkligees par Fun des disciples de saint Pierre l'lhere, nomine le pretre 
Jean de BeU-Rnfiii, d'Antioche, eveqxie de Maiouma de Gaza'. 

I. — Notre pere et eveque, le veuerable abba Pierre l'Ibere, uous racon- 
tait - que quand il etait encore ä Gonstantinople, avant de renoncer au raonde, 

1. M : « ensuite nou8 tScrivons les PMrophories, c'esl-ä-dire les tiSmoignages vöridiques äciits en 
toute exactitude et recueillis de livres autorisös par Mar Jean, disciple de Mar Pierre l'Ibere, le saint 
6v6que ; ils raontrent clairement, par rövölation du Saint-Esprit, que le concile impie de GiiaIc(5doine 
a eu lieu dans la colöre de la justice et l'abandon de Dieu ». — 2. D ajoute la pri5sente anecdote ä la 
suite du chapitre correspondant de Socrate. II döbute par : « Au sujet de l'homelie que Nestoriua 
prononga dans l'eglise de Gonstantinople, saint Pierre l'Ibiire qui fut lömoin de cette affaire, comme 
il en t^moigna devant nous, dit : — Ge Pierre l'Ibere i^tait fils du -oi des Iböres. Tlieodose, roi des 
Romains, le regut comrae gage (6ixri(>cia) que (son pöre) ne machin jrait rien contre lui. L'empereur 
Thöodose l'öleva comme son fils et Pulchörie, soeur de l'empereur, (l'61eva de m6me). Quand il eut 
grandi, il aima la conduite pure du monachisme et abandonna la cour. A la fin, il fut üvOque d'Apa- 
m6e {lirc : de Maiouma). — Gelui-lä donc tömoigna et dit... » — La vie de Pierre est rösumöe Patr, 
ui\. II, 219-223. 



♦ A f. 90 
r° a. 



A f. 90 

r b. 



12 JEAN RUFUS. — l'LEROPHORlES. [412] 

. • • • 

^j ^|JiJ.Jio p^ßKiej )i.fi^ :)>»-«»~o l»ö».Ä> w>^^V/; ^ ppo; )ooi JiioK.Juio t 

''^-u ^-; jcxji w.oiofcs>./ :^/J^j )iaju.-,.^i ).iai> oC^^nJ ^^ ^^»Kj» ^)aa 

jj/ Joil^iJ jl;N.-^io o/ -l,^^ ^^ ]l ..*i.,^i>>-. jojJ^JJ; OCH ^l ' ■ycL.r^ 6 
.J-ao[-3; <x_^J^w^. Jq-; o».^ joot .);ot 'po/j ),...■ v> o JoC^; vOJL^o/ \.aj\js 
^^^jlsK^o »jo .oi>]^m^\ ^Oi^ ^o)U )ju^ia>; o»^/ »s/ oiI|ä ^oi. )jl30|; 
«..010^.^/0 w.otQ.1^^0 .).j.jL^aiiL:ioo j.x^:>'po s^oiaaL^» ^ä^cC^ jooi f^JS^o 

•:• "o4JL^ l^oot vi_».Mt 

1. KoteiuyA^aii. M. — j. ovN low t^lo I). — 3. ^Jo^io I). _ l, |ili. M. _ j. ^H» M. lo»^ l-»^ Ü. — 
(i. sie D; >•»*' A. — 7. U"|J Ho >.»» M. — S. um. D. — 9. ^^3ajo l). — in. low vi^;^ ^SlX»->oyio >1. — 
11. "^aA D. In maig. A. — 1'.;, ^aa.> D. — l:j. D add. : o*s%aj >:ssa5 ^^l \^ajo <i;»|-i2m "\.5w pw 
■ U^ ows "^^IN "^^ l»»a W1.3, ^ ^w Ho psa* ^ 



r b 



lorsque yestorius vivait eiicore et etait eveque : Cumnie il terraiuait la com- 
m^moraison des (^uaraiite saints Martyrs ' claus l'egliöe appelee Maria, il se 
leva pour expliquer rKcriture devaiit tout le peuple eu ma presence — il 
avait uik; vuix reiaiuine'- et claire. — II se mit a blasphemer et ä dire devaut 
A I. 90 moi au milieu de soii alloeutioii : « Tu ne seras pas gluriüöe, Marie, ' comiue 5 
si tu avais eiifaute Dieu; car, ö excelleute, tu u'as pas eufaute Dieu, mais 
rhomme, rinstrumeiit-' de Dieu '. » Des qu'il eut dit cela, il fut possede par 
uu demun a Fambon ^ uieuie, de teile surte qu'avec suu visage, sa maiu droite 
l'ut aussi retuurnee ä l'eiivers ; cunime il etait tordu et qu'il etait sur Ic point 
de toniber, des serviteurs " et des diacres le saisireut rapidenieut, le porterent 10 
et le mireut daus la sacristie '. Et depuis lors la plus graude partie des habi- 
lants de la ville se separa de sa eommuuiou, surtout les geus du palais^ et 
moi aussi, avant tous (les autres), bifn (|u'Il la'aimät beaucoup''. » 

1. Sans doule les niarlyrs de Öiibasto, au 9 mars. — ■>. Jlöme locutioii cliez Deiiys bar Salibi, cite 
el Iraduit infni, p. 1«2 k 1G3, ili. xciv. — :(. «pY>w- — ''• Uiie plirase analoguo est altribuee a Anas- 
lase, famiÜLT de Neslorius, ct. Sociale, Ilist. ecci., vil, 32. Ncstoiius a e.xpliquö ce passage en disanl 
que Marie ii'avait pas enfaiite la iiature diviiie, iiiais seulement la ualure liuinaiiie. Les inonophy- 
sites, parce qu'ils ne recüniiaissalent qii'une nalure aprfts l'union, ne pouvaieut admetlre cette 
e-xplication. — S. ß»i|ia. — C. U^^.» traduit vfwxöpoi, Consl. Aposl., VIII, 21. — 7. oiaxovixdv. — 
8. Palatium. — 9. D ajoulo : « (Vcsl aiiisi qu'il erra el loinba comnie Lucifer du ciel {Isaie. .\ i v, 12), et 
il iie changea pas sa volonlii mauvaise parce (jue Salan (ilait eiilre en lui. <■ 



3 



A f. 90 
V a. 



[413] [-11. CONTRE NESTORIUS RT MARCIEN. 13 

jooi -«olS^/; -IV-^S U/ ia-^ )o« )U s^^i "^^^ t*! °« •^^^'^ ^>-*' 
)oo, )^-/; U-.s^a> ^sa- ^^^ ."Ij^V ^^«^*^? ''■^^^ ^-^" '«^-r*' 

•pol .)V-»|1? öui--! jKiik-i JK;ldo^j» :)<H^)"5? "^lloVK^ioo \JLxa^ ^^ 

1. l) add. : ^ oJi low ^a.«^ "^^ '^jW lo-w ^? ew .-wioi» l*^ .«a^US |o« ur.U |£m^ Nora 
;-»;o .wLoi-^-w ta.^. _ i. .»0-^9 A. - 3. .^J D. - V l=w^ D, sie D ubique. - .-.. "^.ft'^3? M) 
.U-^oJiS, ILoTijo:^ DM- — 6. ««äi^^a-. M. '«V'j-=0' D. - 7. |to-=>o A. — 8. Ik^^^^ D. - 0. Sic AD. 
l^io ,3 M, — 10. Sic D; ltoi^.Mo A; lLoi^•»» M. — 11. D add. poi^s». 



II. — ' Ce pere noiis racontait encore au siijet du bienheuieux Pe/fu/p 
d'Edesse, qu'il menait une vie parfaite. 11 etait moine et prophete; et lorsqu'il 
eut entendu les blasphemes A'lhas-, eveque A'Edesse, et qu'il l'eut repris ouver- 
tement, il eut beaucoup ä souffrir de sa part; se trouvant persecute, il vint 
*dans une certaine localite de Palestine et y demeura en paix du vivant de ' a f. 90 
JuvenaP, avant le concile (de Chalcedoine) et la prevarication de la foi. De 
cette maniere la gräce habita en lui ; il fut rempli de l'esprit de prophetie 
et il merita d'avoir de frequentes visions. II allait tres souvent visiter l'abba 
Pierre qui etait alors en paix danf^ la laure ' de Mamimcr de Gaza .- (ccs saints) 
avaient, en effet, une grande aflectioii Tun pour l'autre ; dans une de ces 
rencontres, comme Pelayp se promeuait avec (notre) pere dans les endroits 
sableux de la laure et qu'il avait avec lui une discussion sur les pensees et 
les perfections qui sont en Dieu, il disait, sept annees avant Ic concile % 
qu'il avait ete ravi (cn extase) et qu'il avait vu la prevarication qui devait 

1 D ajoule : « En cette ann6e (753 = 444) proph.5lisaii Pelagius, pr6tre d'Edesse, qui fut chassö par 
Ibas parce qu'il le reprenait ä cause de ses erreurs dans la foi. » - 2. Ev6que d'Edesse en 438; con- 
damnö par Dioscore, et juslifiö ä Chalcedoine en 451. - 3. Eveque de Jerusalem de 422 (?) a 438, 
soutint Saint CyriUe, puis Dioscore ä Ephese; abandonna Dioscore a ChalciSdoine. - 4. h»^ laura 
iPatr or II 97) est devenu 1;=^^- et 1;=« par permulation du v en b. AiSp« (pour )aif o.) s e Irouve aussi 
en grec. Cf. Montfaucon, Bibl. Coisliniana, Paris, 1715, p. 186. - 5. Maiouma 6tait lo port do Gaza. - 
6. G'est-ä-dire en 444. A cette (Spoque, d'apres cc passage, Pierre aurait 6te ä Maiouma. II ava.t alors 
trente-six ans. — Concile est toujours exprinie par «ruvoSo;. 



v° a. 



14 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [414] 

V b. * * 

^»^, OÖ1 )-JL-s)A oC^ ts^l :|^/ ^-^o s-\ ^/; .''po/ ^3 .)t-)-=> j^-)'^? 

yO^jQ^XJ; y^jtoo )J; ^«^O« .|ji-.t^ vOOiiO ^oi« ^ju^mK^o ^j oöt •. 'jooi 

♦ ^Jly^. \ loot »3/; v^ö) .jbiotvjLi )-»3o;i_s oiJs .'jloJLieuot; ),.ja.ai*i. 

" jooi J-iV— / jo)"**^ »^oJ^ .).juflD; oiIql'^ jjr— / )-*-^-o ^)o^ 'o^V-o t-s '^^J ^^ 
«o .J-vaai^^ s-o .)-.V3Qi^3 s-o .''^j «•>-» ^o^, pojjj >-V»o '^»0^0.« ^»^ ^ 

''l^JkO jloJ^oK^ jot-^jJ K^;oJL&/; ^ l^'po^^! V^/ :oiJL^ '^jtoo; oo| 
jK . ., ft\. y_l ooo( ^^A^^o vtOf ^'^OJ»; l-i^t~ö voo^^; '^ö< .^£Q-.ja^ m i\ 
f. 91 jioJLicuiO) '"'Jso^ \ ivl; Jt-K^ . ''^1 . m->;)lj/ w^)J» loo) |.aeu^.o; -ö( '''Its^oN^so 



,10 



A 

r" a 



1. Ici commence le manusciit B fadd. ras. l'iB31, fol. 17 r). — 2. l^^^"»» A. —.3. ow A.— i. Sir I). vr*^ 
toooa^ ^o» AB. — 5. D add. I;^>ai.. _ 6. om. MD. — 7. B add. JjSwo. — 8. ;-/ &.^Jtt^o. Low >3/i ow 
U;.^ w^>^iae Ii. — 1) ajdiile coniiiie tilio : \'r^ \^li wt^-^'^xo ^la^ja^L^ o^^~ ^.pn^iS "^ \j^Ll ooL 
Jij);jo >o^» ml.a3l.aAo \::it^^ x»-^» U» "^^o -Ul^l. — '.i. uoa»^^ Alt. — ]o. P» 1;^^ t^/ ^ low 
low ueioC^/ D. — 11. low ;»; II. _. lu. uao^vn&tc ]iU. — l.'?. 1^3 ,3 D. _ 14. Hl^^s^ fio I). k^ 
Po M. — 15. D add. ^- — IG. 1.» -wo M. t^^lo D. — 17. >»w^ D- — 18. s?»»5^^ A. _ 19. A eradil 
^o el scribit l^o- — 20. l-«Ooitii h. mos,!. vi D, 



♦ B f. 17 r. avoir Heu ä Chahcdoiiie de la part des 6vcques; * il pronon^a meme lo 
nom de rempereur impie Marcien, au temps et par le pouvoir duquel cette 

♦ A f. 90 pr6varication devait se produire , ainsi que las autres * evenemofils pos- 
terieurs, et il dit : « Ce temps nous atleindra, moi et toi aussi, abba, et 
lorsque nous serons persecutes avec tous les saints qui ne consentiront pas 5 
ä acquiescer k cettc prcvarication de la foi, nous mourrons durant cette per- 
söcution. » Et linalemcnt, c'est aussi ce qui arriva. 

111. — C'ctait de ce monie abba Pcl(i(/(> qui etait propliete, quo nutre 
p6re nous racontait lorsqu'il 6tait alle avec d'autres saints trouver ce vieillard : 
II eut encore une autre vision avant le concile (de Clialcedoine) et il se 10 
mit ä dire cn pleurant : « Malheur ä Pulcherie! Malheur k Pulcherie! Mal- 
heur ä Pulchörie. » Et quand nous lui demandftmes avec grande insistance de 
(nous) rt'völer ce que signifiaient ses paroles, il dit : « Pulcherie, qui a pro- 
mis sa virginitö ä Diou, qui a chasse Nestoriiis et qui est reprösentee par tous 
les saints de tous les pays comme une sainte et une vierge, eile qui se tenait 

' A f. 91 h la fiHe *de rorlhodoxie, eile est sur Ic point de devenir infidöle ä sa Ibi 

r 11. 



91 
r°b. 



[415] III-IV. CONTRE PULCHERIE ET JUVENAL. 15 

oila.a.'^^« jUoV-« looto .).;ia£V^\ K^;j/o .J.maJl^'^ K^ioKa/« ' JI^aSm 

jjwj; 0|.^o^ ^•3>-d ^^<^ .Ot:)a^^ jooi ^OioK^/; .^CL^Aio-/; Ut^; |.JLJi^A^ 
Jk_/ |f.A^ ^'*'^ ^^ '^°°^ )..<J^v^ ^jiJ^\ ^3 J^C^a^^; jKjL^^i) jKsOf.^ 

• l^iCi ^O ^ jl^l ^ >•— ii/ f30 .)o>-wLi. »a^-«l/ .jJ»iOO Vj-Ä ^20 .0«V jooi 
. V |Lli; ^^ jIV'^^O • v£0OJjLjL.3a^ .v£Do)LL^a> .vfDojlx^o.^ .V^).xl^ 

);|J.'*.o )..OoooiV ^^; .Kj/ ^^j oo«.j/ oi^ ^u/ )>J^ jüiso« •.^fOojljLso^;: \^l 

1. sie BD. A add. o»:^»v — D add. : V^o;.» ov--«»» I5ä<^ lomto- — 2. D add. ^^^^ Cv-vi^ao- — 
3. oito-2»o ov-'..?oa^** "^v D. _ 4. D add. Il-;' ,;;Oi>:* M .3 ^pw.»?!. ,^oto-'Ä) ^:: ^\^ i^so ;.»/. D, plus 
loin, räsume ä noiiveau ce chapilre : »^ »J« • Uai.| li>iio >»a»»,*l.i w^- l^-.sd^a^ oeoj ^« leoauc;.» 

»,0 ^10 oi'^-v lOJlf^ 11.0.21 (rL^ ttv-vi^io .l-»J3 Ix^;.^!^ tom r-^^^ »jo iXjoSI. Ui "^^mo anl&i-x^oi 
>9I.o^a'.o Uox.tO'Wo ll.a'^0^^1 oil>fO<i> ^^ ^/ ^.p^'^N cv^^ ^^/i ^oiiol^ ^^0.^113 U^ic "^-^^ l-^^' 
.a.^5 ^^ ^1 l-»3/ .'^a^tL lioi-vi^oi ^oovl^t'i^o li*o;-iäi.. _ 5. Ij ajoute le tili'e : lüocUi^aa^ ^^ oot 
»^i*ioN. — 6. U^^ D. — 7. veeWiot. (bis; Ü; »»a^^J-oa* M. — 8. lot-o U^s >ii*i ^ R;— ^o U. — 
9. U>«oV B. 



comme ä sa virginite et de maltraiter les saints. » C'est aussi ce qui arriva : 
eile renia les promesses de piirete qu'elle avait faites au Christ, eile se 
maria k Marcien et eile devint l'heritiere de son empire, de son impiete et 
des peines qui lui sont reservees '. 

IV. — Encore' le meme pretre Pelage, comme le raconta Pamphilc, diacre 
de l'Eglise de Jerusalem et son ami, qui etait entre une fois avec lui dans le 
Saint lieu du Gohjotha, pour y prier, tandisqu'il faisait encore nuit — c'etait, 
en efFet, son habitude — comme il priait debout, il eut une vision, et, sous 
le poids de la tristesse et des larmes, il se mit ä dire : « Juvenal! Juvenall 
Juvenal! » Quand la vision fut enfin terminee, le diacre Pamphile se jeta ä 
ses genoux ä part et lui demanda quel * etait l'objet de cette vision et pour- * a f. si 
quoi il avait sans cesse crie : Juvenal! Pilacje repondit : « Ce Juvenal, tu le 

1- D 6crit encore un peu plus loin : « Marcien prit Pulchärie, sipur de l'etnpereur Th^odose le Jeune, 
aprSs qu'elle eut gard6 la virginitä durant cinquante ans et qu eile eut aussi chassö Nestorius. Elle 
transgressa sa promesse faite au Christ et aussi la foi. Pour ne p. s partir du palais, ello fut la femme 
de Marcien et la proph6tie, faite ä son sujet longtemps auparavint par le priHre Pölage d'fidesse, 
s'accomplit : que Pulch6rie transgresserait sa proniesse de virginit6 et la foi, qu'elle öpouserait 
Marcien et que, par eux deux, la foi serait] corrompue, comme c'est (icrit plus haut ». — 2. D ajoute 
le titre : « ensulte sur Juvenal de Jerusalem ». 



•Bf. 17 V 



16 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [416] 

n,n .».„^.^^-jo 1^^:.-; ^io; .^o]Uia*V o».'^ Kj/ )>:- U«; iias/ .<-^;po 

)„i/ ) > ., o \ Oi^ )ooi V^/ .)^K>k; «öl woV^ )>:-. ^ )jO( oot 03 

).^i^^; " U>oo .w^iü )-.öCSs J-^K-Ls a^ö«!/; ..^).ra3QJo/ ^-o- JjKjjo^o 

Vio/ sa*i>U/ ,.3 .)^-/ ^*-"-flOj |.iaAj oiJtioo |oot voV^; «-öi^ :v-oö( ypojlS^io» 
''^«»sl/ ^3 ^Q*^jl3 ^j oot .4^Ä o/ Kj/ v^/ U^ J^W ^A JJ .|-Ä^e^ 
• A f. ni ♦vA-.i.lKj vÄ*i.lK.j; ).Xo; oöto .Ul V^7 U^ j-j/ '*'»-'■• Ul •V^l 

.K.-U*io/ oib. )oo» K-/ jia"^? jjoi .)laJlia.-o(; l-ia^i.; U-^h^ )-JOI — Cl 
|..^a\ajL^ i^f^ .jlwil jJLaa^ci^cxj» jjv^^l^^ jJ saX^v^-< •w'.V^; |o^ l^'t^o 

I. l2^o^5 I".«»-' ^1 Usw >»»»»>.» oc*■,■^iCo Uv*i ^« , •joDÜj.sai^ ^J/ U"— 1*01» IjO/^ »-»/ '^» 001 
|^.L^JM Ua:;..io l-xcwV o«, :va^]^L, ^ t>^l ^.t-^l i,. _ o. l»a'ol BM. —3. 14)1^ M- — 4- !''Ol'^w M 
_ 5. W|SCoo M. ^ 



V a. 



10 



verras, si tu vis (encore), porte en triomphe par les romains ' et les demons, 
comme tu le vois maintenant, co Jurenal, porte en triomphe par les meines 
et les clercs. » 

V. — Celui-ci (Pelage), voyant en esprit ce qui devait arriver, disait ä 
(notre) saint pere et au bienheureux Jean rEunuque'- : « Meditez la divine 5 

•Bf. 17 V. Ecriture, mes fils, et, quand 'le Christ vous confiera ses eglises, priez pour 
moi. B II leur prödisait (ainsi) rimposition des mains qu'ils devaient recevoir; 
aussi, ccmmc le bienheureux abba Pierre ctait dans l'ötonnement et qu'il 
ne trouvait nullement agreablc ce qui venait d'ctre dit, car il fuyait jusqu'au 
mot de rimposition des mains, il dit tout en colöre au vieillard : « Tu ne sais in 
pas ce que tu dis, ö vieillard. » Mais Pelage, conservant sa serönite, repon- 

• A f. 91 dit : « Je sais ' ce que je dis, et que cclui qui veut s'en adliger, s'en 
adlige ! » 

VI. — Celui-ci (Pelage), au temps de la prevarication de la foi, faisait 
constamment cette priöre : « Seigneur mon Dieu, preserve-moi jusquä la is 
fin de transgresser la foi orthodoxe et de passer ä la communion de ccux qui 

1. C'cst-4-(lire « ics joldnls ». — 2. Cv Jean clait de Laodicöo et il accompagna Piene, sion lilleul, 
lorsque celui-ci senfull de Conslanlinople ä Jerusalem; cf. Raabe, p. 21-22; il s'appelail uea^^li^.»«, 
ibid., p. 29. Cf. Land, Anecflola syriaca, III, 120. 



10 

8 



A f. '.II 
V li. 



[/.17] V-VI. — PREDICTIOX DE PELAGR. 17 

.j_Q_^Q_aL_3 w^/o ' yO^\°> o N-<kj» ^/ .wk-*©; o-öo fco/ jls,; l-L^^/o ^l 
jLj/ )"\ '^■^ jjo \ f> fot-=> .iooi 3/; s-äi .«.«JUV^ Jj^^i-fcoio jJ ;a^w^^ 

ȣ>V^ po .jia^ASuo jooi wJ:^!^ ^iolo {jo^n^jj oj^ )oo) v^u-ioo JL:mci.i..:)0 
5 y^l JS.ysh^xl CHi ^^io |.-^^»)^^^ cxlol^ jooi |.jL^!S>.ioo )jLsa^ ■«ioa..^ jls jooi 

yO^oi ).^w^^>ji.>n\ ^a— j; oiV.-.t-s ''|v-=|Ls ^oio^aiiwo oi,^^yjk 0001 a.3uflQJo .J-..IS^^k-3 

.rr,n'\l .jnm-yj ^ ^CXoK.^/ ^O . )ÄailjC0u>.3 / ' ]\~^^ )-s/ v->-tA .' )Iq.1 Vl^CH v* w»Vl 

1. ^a2i^U> M — J. uoa^^^ao M. — ;i. amSiol-W in marg. A.— 1. i«>a»>^ AB. — ö. Sic M. I'l=^.= 
AB. -li. \H,\^V. -7. l.'l=U» M. — S. .«Q-^3 AB. 

ont opprime la foi ä CliaUrdoiiw. Regois mon esprit oü tu voudras et comme 
tu voudras, meine ä riiotellerie ' et ä l'auberge-. GarJe-moi seulement de 
devenir un renegat. » C'est aussi ce qui lui arriva en realite, ä Ascalon, chez 
Uli certain Ci/rille, Hotelier '' orthodoxe, qui avait ete chasse de MuUnima k 

» cause de rorthodoxie, s'etait retire ä Ascahnei ytenait une hötellerie' ; comme 
le bienheureux Pelage en fuite etait caclie chez lui, il y mourut une certaine 
nuit, Selon ce qu'il avait demande et predit. Quand quelques-uns des freres 
zeles de Maiouma eurent appris sa mort, ils vinrent de nuit, emporterent son 
corps et Tensevelirent daus la laure'', au monastere de l'ami du Messie Haivun, 

10 marchand de hie. 

La nuit uieme de la iiiort (de Pelage) — * comme los evöques orthodoxes • a r. 91 
etaient alors persäcutes, l'eveque abha Pierre etait parti — il se trouvail ä 
Oxijryiichos'' (>n Tliehaide et, ä celte dislance-lä, il vit dans un songe le bien- 
heureux Pclacjc s'approcher de lui tout joyeux avec^ un visage souriant, le 

15 salucr et (lui) dire : « Pere, prie pour moi et recommaiiilc-inoi {ä Dicu), parce 
(jur ji_' m'en vais vers le Seigneur. » (Notre) pere nota par ecril, le juur 011 il 
eut cette vision, et il tiouva plus tard quo (-'etait le , our oü etait mort le grand 
confesseur Pelage. 

1. xa7tr,Urov. — 2. Conjmt lol-oS. Travoo/siov. — .3. zäTTVo?. — 'i. Sliipra. p. 13. ii. 'i. — '.. Appi'l(''e 
di'piiis liehnösa. Pierre quilla Oxyrliviupio a la moii de Marcieii ('ir>7); cf. Raabe, p. (i:i-ü'i. 

p.\Tn. on. — T. viii. — I'. 1. - 



18 JEAN RUFUS. — PLEROI'HOUIKS. [4is; 

♦Af. !i2 V-^jK.ioj oci :)^i,imii^i Jjl^ilu ^-j—o- U-=>^ ^ ''^^i.K^/ — A 

^va)Q_,^ )-s/ la\ >i.xio/ )^-^^ wJis. jooi K-./ ^^o .).ie^o^ »aaj/; ''jKio-«; 
:CHJ.io ^Ä^/o .v-:^.*, ''jl^s^io--; ch\ JJ-^/j dia^ ^4°*' l^»-«^^^? °öi U^ 
^» oci .^-^sOi. jJ>J; oim*3/o Jla^-^i-o >-^i-; )N^ ^.^io ^too; oou/ 

).^^OM t-K^ •'"j.^t-« Uj>j v—^ '*^ r:^ .)lo»N..-^io; ),-3oj; ).^ax; iSu/ 

1. Sic M. »äo..,^ au. — 2. I"3» M. — i l-a'-^»» A ; l-"la»-v> ^ ,~ M. — i. |l.aa.;m3 jn niarg. A. — 
."i. D add. lituluiii : ^^ »Sf loow» »41 U^;» U^^-» ^^o l-3o»» ^-^ ^m/o «.sjI.; ICsi^iic? loso.;^ ^l 

(s. A:^o I». — '.I. >Äa^ II. _ 10. bk- li; iiin, M. ^» AI! 



La mere de celui-ci, jeünaiil la seiaaiue, le coiig-ut, le mit au moiide 
cl Televa dans la saintete; il etait homme fait et avait alteint Tage mür, 

1! 1. 181 . quand mourut Tun " des lioinmes les plus honorables de la ville ; eii le voj^ant 
conduire cu terre, il Tut accable de tristesse et, aussitüt apres ce convoi, 
il s'cnfuit au nionaslöre, car il comprit la vanite de ce moiide et c'est ainsi i 
(|u'il devint im vase d'elcction. 

\'il. — Le bieulicurcux Jean, pretre dWlc.vandric. appelu de Bcil-Ta- 

• \ f. iij //((//«', liomme * connu et lionorable, nous raconla : Quaud jetais jeunc, 
j'cus le desir de renuncer au iiiuude, et comnie j'avais I haliilude J'aller 
pres de l'aljlia Küadins, le prophele des Celliilrs', je cuurs che/, lui pour lui i» 
l'aire eoiuiaitre inon dessein, pour apprendre de lui si Ic Seigneur approuvait 
mon desir et mon zele, et pour lui demander de prier pour nioi. II nie repon- 
dit : « Altends uu peu % car je ne vois pas mainteuanl la trauquillite; mais 
va, tiens-tüi eu paix eu t'oecu[)aut de progresser dans les oeuvres de la per- 
l'eclion; dans quelque tenips. en elTet, une persecution atteiudi'a l'Eglise ; alors i.. 
I'uis, viens iei et sois uioine. " Lt coniine je disais a laKba Elladios : « Quelle 



r il. 



1. IAH. : (1 Uf cliez Tuliuiiii u, ou simpleinonl Jean lulieii, of. fli. .\i.vm. — 2. Deserl d'EgypIe. 
priS du ScC'ti). Cf. /'. C, I. I.XV, col. 175 : 'E)),ö5io; passa viiigl ans ti; ti KwXia, Sans lever les yeu.x 
liiiiir \uir lo liiil ili> rOvlisc. Cf. infiu. cli. i.. - :t. teu;. 



10 



f4i9] VII. - PRKDICTIOX DRLI.ADIOS. 10 

^o .UV^I f^^l )oölo l^'oCb. Kj/ \l'l h^jl vÄ'A nf <^^<^o .]ly^ yi^ 

I e> ^ ;; ^ . e. J| ,_3^iöo .jjL^Ä^bO OCAA; ).i^-Ji» JAli^iO ^%0 jj / . jj «^ V^/ 

^"j^-ü.. \U/ )-i/ t-30 .J;a2L3 s^cMoa^^ )o6t )jV-/o ''v-^ )j^fcoo ."^/; «^^ 

1. ^.^.ii 1). - :;. \'lo D. — ;!. ««o_,S^ D. — 4. sa.^.»^.Jo wiv ^avii>»j ^oi L). — 5. H ««.»»•» 0. — 
6. 3,;isl» vS; >oi,e*» D. — :. <^' A. Mot peu lisible en B fsemble 6tre "»a-»^ _.!-■>■ !)• — 8. D ad.l. 
wX, -1 9. „m. D. — lu. CvO-vW D. - 11. >«a-io4,o3 li. ^a-4ai3 M. — 12. t^J^ov« D. — l:i. l^-Mtt-• 
^i^ L). — l'i. Sic D. »1^1^»-» AI;. 



sera cette persecution? Est-ce que le paganisme preiulra de nouvelles Forces? » 
il me dit : « Non; niais il y aura uu emperear impie, nomme Marcü-n, qui 
amenera las eveques ä aflirmer par ecrit que celui qui a ete crucifie n'est pas 
" Dieu ; et, alors que tous lui obeiront et partagerout son avis, il n'y aura 
.>> que le seul eveque d'Alexandrie , je veux parier de Dioscore, ([ui \u^ 
lui obeirapas; mais a cause de cela il sera persecute et eoudaianc a Tcvir, 
oü il mourra. » Comme je lui disais : « Le peuple dWlexaiulrie le laissera 
douc partir eii exil ? » il me dit : « Oui, on le forcera (ä s'en aller), et, ä sa 
place, onmettraun autre (eveque), qui seraun renegat. « Et commeces paroles 

10 me faisaient souffrir, il ajouta : « Mais Dieu suscitera ä cette epoque uii 
pretru qui accomplira sa volonte — il aunoncait le bieuhcurcux Timotlik 
et son predecesseur qui se conduisait en tyran sera tue — il designait 
rimpie Pro/eV/MA-' —mais Timothee, apres etrc reste peu de lemps eveque, sera 
jete en exil '. » Quand ce vieillard eut dit cela et ( u'il se tut, je lus daus une 

15 grande angoisse et je lui dis : « Seigneur (mon) pere, cet eveque orlhodo.ve' 

1. e?o?ia. — i. ProltJi'ius a 616 mi^ ä morl U' joudi saiiit, eti 'tTü. — :i. » Sera livi'6 :'i l'exil .. .-Mi. — 
'i. o>(liSo;o;. 



A f. '.)■> 
r b. 



20 JEAX RL'FUS. - PLEROPllüRIES. [420] 

•, o» »^ ^ l-fcJJO jjLStjkiO OCX ''vQjjj !-»/ )-JL^>q4° l?®* V"? ''*' " *^ 

^jjLioo '''vojjj hl l<:i2i. )!/ 'M?«« ''^^o :'')la*JLcaD/; jioiK^iCLS 

1. eOiSjo is.» I). — :;. »a:^ n. - H. D ;ulil. >^- — '1. ^»^D. — Ö. D mld. tiliiliiiii ; i^l s«^: \=l ^l 
Ur^.o» USoiio .äiouoäi "^i. ^ (;. ^OL.! la/o ^►•w D. — 7. ovl-CuJ» |£v*Ul D. — 8. i-^l \'vt D. — 
(I. t'it.v-..:» Ua^i» lall H. _ In. »^ v-^W» 0. — 11. USß-ao I). — 12. l-ioos/? Ija^Va |o^»JO D. — 
l:t. ^^>o ril). — l'i. Uo^^o D. — 1.".. v?^l I). 



' A f. 'XI demeurera * doiic rii exil et la ville (d'Alexaudrie) et toute FEgypte periront- 
* ''■ et seront possedöes par rimpietc? « II se Inl; mais coinnie je persistais dans 
ina demande, il mc dit : « S"il cii a le temps, il reviendra; et, apres etre 
roste peu de temps, il mourra dans la vraie foi '. » Apres ces paroles, il se 

11 r. 18 V". tut ; je mc jctai ä ses gcuoiix desiraut ' apprendre de sa bouche ce qui s'en- 5 
suivrait. Mais il mc rcpoudil : « II te siifllt de savoir jusqu'ä ce moment-lä; 
car aussitöt apres cela, le Icmps de l'Antechrist ■ arrivcra. » 

Nlll. - Lc hienlieureux ahba Znion, Ic mcndiant ' et propliclc de Kcfar 
Sr'arld ' — il s'agit de la ville qui porlc ce udiu eu Palcsfiiir — cii predit 
autaiit, avant le concile de CliahrJoinr, ä Tabba Elivnne (jui elail nioine et qui 10 
dcviiit a la (in diacrc de Jcrusalcin. Celui-ci, en eilet, voulait aller i\ l'clran- 
gcr ' pour (l'amour de) Dieu et participer ä la perlectioii d(> Texil'; et, poui- 
celte raison, il sc rcndit anprcs de l'abba Zninn et, apres lui avoir demande si 
Dieu appronvait son zclc, il cn iccevait la reponse suivante : « Pour l'instant 

I. Timolliec .Elurc fut (ivt'iiuc; duriiiil viiiiil-ileux ans : liuis avaiit son c.xil (iiKiis 'ijT ä jauvier 400), 
«lix-scpl en cxil jnsqua \'ir/.<n'>Mv de Hasilisciue ('i60 a nuv. 'i75). II ful condamn6 de nouveau a l'exil 
m 'i7", lors de l'dvieYxJxX-.ov de Zenon, e( mounit lc 31 juillcl 477. Raabe, p. 80. — 2. 'Avtixuioto;. — 
:i. Lill. : « celui qui ciiciile », ou « gyrovaguo ». — 4. Cr. Raabe, p. 48-50. Kefar S6'arta signifie « le 
villnt'i' 'le Torsfc , el si> Ironvail a 1.") niillcs de Gaza. M. Clei-mont-Ganneau ridenlifle avoc Khirbel 
ilia'aitii, village liubilti a l't'poque des croisades et deserl aujourd'liui, au nord-ej^t de Gaza, a deux kilo- 
nirli'es et dem! au .«ud-c-il du vijlasre de H'ieir, /ilmles fl'.\r<lifoloi;ie Orientale. I. II. 18HG, p. 1."). 



A f. '.I-J 
V 1). 



[.',21J VIII. — PREDICTION R| MOHT DK /.F.NON. 21 

)la 1 Vi .01 ^^^.^.^o jit-^ >''t-'! V» n »^Voi; |.ioQ~oo )^3om t-"^^ ooi t-^^^ 
ötjjo Jla» >m'>jj s*JLi U^::» ».3 .ot^ ^»-^ "^^i ^^ .»)^i '')jxi3o»oii/; Kj/ 

'^ ^n I \-»'^i yoi ^^O ^io; yOJÖi yoo^sj <h\ jooi h^l ts-*^ ly*^ i-3o 
^ou>l^/; ^wJ^oto .\\v>>i yOOUL^ y^ ^...JS^; ov.2LA.a^;o ^vOJJj j-jl^o.^ ooi 

]y^^ jlSoLjL. yoy^ ^o <n.x3,i >,ii,.T>..,. .)jo^A.£^aL^ ).<oöi; jloiaas ^^ :|J.V-^a^ 
itj Jooj s-ojoK*/ "'|K-^)i.o jLs|-s ^o Jooi '^ i nv> ^ «•VM ^ Jijj) )lo .lio^oas; 

•t'jVci^LO; ^o;oga.OD ^o«.^ ,^ j,.^ )Kia wJ^«.^eLk. josoi 
l-aaj )i-^3^ .J.J\q.?>^o.Si ^; v£0<iA.^u^aJL./ l-a/ ^ jooi "J^K-jl^o — a\ 
^^ oj/ o(^« )..Q„>.^o^o )^i ').jiuis^ ).^aa.^Aa..a K^/« V^/ ^3 )>^/; )a_50 

1. o»^ ao-isco 1.1, — -2. Uw ^M .»^ ;-»/ ,^1 ow .|l.a^»a^ [1. — :j. tta.§..Vo^ A. — 'i. U|'»l- UaiJO^w 

IjOjO^aa D. Lasuile manque dans 1).— s. U^ B (inmarg. A> — 'J. «W H.— In. |ev-"jLo |;. _ ii. looo^a«. 
li. — 12. D add. lilulum ; ^^ ov>^ ^^s, '° -ov^oi-i U^a>^ ov3;o ^i.o .liv»3 low ;-vi:-i.i U'f >*W "^^ 
l»i31Soio »^ on-vj^o laüo^oMo». — 1:!. Ü add. •-• 



va et tiens-toi tranquille ; car une persecutiou et une revolte des Iieretiqucs 
vont atteindre TEgüse ä cause * de la foi orthodoxe; et alors, quand bleu • a f. '.n 
meine 1u ne le voudrais pas, tu iras en pays etranger" et, si tu aimes rortlio- 
doxie, tu resteras (dans cette condition de pelerin). » C'est aussi ce qui lui 

5 arriva, quand, ä la fin, il dut aller en pays etranger'- et mourir dans cet etat 
ä cause du concile de Chalcedoine. 

Le bienheureux Zeiioit avait coutunie de recevoir tous les nioines de par- 
tout, d'ccouter les pensees de chacun d'eux et de leur dire ce qui pouvait leur 
etre salutaire^. A la fin, quand il previt les maux qui allaient fondre sur la 

10 terre, par suite de l'apostasie qui eut Heu h Chalcrdoinr, il se renferma une 
annee avant cette apostasie et, ä partir de ce moment, il ne recevait plus per- 
sonne. II mourut'' ainsi dans le deuil et les gemisseraents, une annee avant le 
concile des renegats'. 

IX". — L'abba Innorcnt de Pamphijlic, liomme pur et chcf de frercs, nous 

15 racontait, disant' ijuil y a en l'ainiiln/llc une vallee graiidc et profondc oü 

1. a;j)£Tixoi. — 2. 5'ViTlia. — 3. Cf. P. G., t. J^XV, col. 17G-177, n"' 3 et ü. — 'i. £T;/£iaj<j£v? — 5. Ell 
'i50; ou en -iöl.i d'apres M. — 6. 1) ajoule cclili'o : « Sui' uii saint qui domeurail dans la solilude (/('//. .■ 
en paix); sur la lutte que .'Satan engagea avec lui et coniment il lui i-övöla au sujel du concile (<le 
Chalc(5doine) qu'il serait r(?uni par lui. n — 7, S'.r.Yr.uaTo, ^jy"''- 



V h. 



• A f. 03 OIAO— X ;a(? fy 

I" H ■ ^ 



22 .I1:AN lUFlS. PLHROPIIORIES. [422] 

odo-^ )!/; Ly fi\.3)l \coo;otJQ-fle ^^i5 ^io ^>^ )>— : |-.ÖJ^o jJ^^JS 
v^jLi -.'v^^ «H-» ■^>^' U-t-O "'»^o -«^ J^-'^^ ^^ "'^^^^ t^? ■•°'^ 'r-->ol° 

Vakmy> ' jlioio»)^ jo-^jo .)jMK_Juio jJ .i-iojKj; i-to.» J>Of^ i^so — -» 
q_O.Ka/ |jt*t-ö |-.',L.;o :)>V^ ^oAjo l-iLflOo j^äj l^■^-^^; ^; "^^s^-^^^o •^^1' 

1. Ii add. »•'»oi.. — -J. u»o.iaao H, _ :{. ^« ow |i. - i. l>-'>.j5^o (i. — ... >Ä>o%wJa» K «ia» lw 
lio.o^a^ l3o::oÄ..3/ ^w^ai». d. — r,. vaoo>)Oflo .\H. ^«.jaM 1). — 7. lUa-M^t ^^» A (in marc;. 1**'°. 
|,,i(p ^^M,. -- 8. •aoo.^l^^; l;. _ i|. lo.lS.^ A (in iiMig. U»'i . — Id. vaooJOÄ fS. — 11. PalVko iL 



.\ f. •■> 

r U. 



10 



• A r. '.t:i l'un des saiuls ascetes vil unc fois, * iivant le coucile de ChalceJoinc, le ten- 

latcur Y(!iiir vors lui et lui dirc ; « 'l'omlje ä nies pieds el adorc-moi. » Et 
cominc le saiiil. rciiipli d(; oolerc, liiijuriait, le deinon impur s'eloigna en lui 
disant : « Pourqiioi ne veux-lii pas m'adorer? Voiei, jr vais rassemblty. toiis 
los evequcs el faire im coucile, cl la Ions les eveipies ni'adoreroul. » ■> 

X. — Les faits (]ui voiit etrc rapporles paraitront piMil-etic iueroyaliles et 

prodigicux ä certains, uiais, (si je Ics racoule, c'cst (jue) des liommes purs, 

;\<;es et dijj;'ues de loi, aiiisi quo de saints moinos les ont coutes ä mcu et ii 

lif. i'.ir. ccux qui etaiciit alors caelics * dans le mouastere de l'abba /{o/ha««*', lors- 

(pi'ils s'elaient reneoulres pour sa commcmoraisou ' . in 

L'abJja Alarliins-, lioiume siueere, V&hini Praf/uiius, Tabba TIhhikis le soiird, 
pi'inci|)al disciplc de l'abba liinnnnus, et beaucoup d'aulres vi(>iliai"ds ä la 
ciiusciencc droite, ne caeliereiit pas le signr ([ui eiit lien en l'dlc.sliiw pour 

• .V f. ■.!.( aiinoiicer i\ Tavancc l'apostasie des eveques. 'An mumenl oü le concile irre- 

j^riilici- allait avoir lieu, Ic cicl devint ton! i\ coiip obscur el Tut rempli par des \-< 
tönebres et dos nuages sonibres, et 11 y eiil, dans la ville saiut(>, dans tous 

I. Iloinnnii^ ulnil l'6lö le L'j novemhif. C'.f. Laml, An. si/r.. 1. UI, [i. 3'iij. — 2. 'ATdip6io:. 



in 



r^,,3j IX-X. - VISION RT r'n(^Dic.Rs. 2:^ 

Tö, ■■.^a.^..:i^oo,, :ooo, ^^^/o .a^J^/ )I^t- U^ V°°^^ '^^^^^ 

t^l^ )^.., U-^ )va^ ^-! loo« l^-J^ •"''»^5 -«°r^ a..ok«/, 
^ ^^/ 000, ^--po/o " v«»^^ ^^ ^^^ ''^"-^ "^^' ^^'^''^ 



les vülages des envirous et dans beaucoup d'endroits de Palestine, une pluie 
de pierres ' qui, au point de vue de la forme, etaient absolument analogues et 
ressemblaient ä celles qu'on fabrique; il y avait sur elles des marques 
diverses et etranges. si bleu que beaucoup de gens ea ramas.erent; (ma.s 

, quand certains en eurent use sans discernement, ils devmreat aveugles Et 
on disait qu7/e.yr/./H.s-\ rorat.nu- de Jcrasalcn, en ramassa beaucoup, es 
montra ä rimperatrice Eaäoar ' et en envoya ä Constnnth.ople, comme d^- 
mon.tration de ce prodige qui annongait la cecite qui all.it IVapper le monde, 
par suite de l'apostasie des ^veques, selou la parole du prophete Iscue : Le. 

10 lerciteurs de Dieu sont aveugles^ On voyait en outre beaucoup de fine pous- 
siere placee sous *quelques-unes de ces pierres, ce qu. montrait qu elles 
venaient d'en baut; etquelques-uns de ceux qui avaient ete temoms (de ce pro- 
dio-e) disaient qu'on conserve encore maintenant dans le bourg de Gutta ■ une 
corbeille'pleine de ces pierres. Le bienheureux P/.nr, uotrcpere, temo.gua.t 

,5 de ce fait en disant ainsi : qu'il avail entendu dire clauvment - en ce 

.. Le scas de ce .ot es, : « .i.ai.,e .. ou „ p..e » ou „ coU,. » pou. ... >^^-^^^':;^J:^;:;^:^ 
il s-agit cl-un Corps solide, employö pour les maux d youx. - 2. « \^'21oPalr -v t CXIV. col. 
c-esl sans deute le prMrc qui est menlionnö dans la V.e ^e samt . h mo^ P^''^^-^' ,^ _ 

629. Cf. S. Vailh., Saint EuUnjme ,e Granä. dans «e.«e ' «/ f "-' "^'"l'l.^^^lL 
',. Epousc de Th^odose le Jeunc. - 3. U-, xi.ii, l'J. - ••• tf. inf>o, cn. 



■ A r. •.»:! 



2', JEA.N HL'l TS, — l'LHKüPHURIES. [42'.1 

vS/, .jooi i^-A-io 01^*^0^.1 Dm/ 1-s/o .)^<iy..>)0« li-^i ).. \ . » , -^ ^-t-o) )ooi 

• • • • ^ • 

V» h. ^ J • • • 

)t-i^.,^ flp )_iai. po .0001 vOCH-^«-»/ i^"^ j-ioi.; '"'^i-^-io j-.i «1 n\ vOtb«.^; 

Bf. i'jv". wcxo ..•^t/ vooilab. ov-^o JJJL,^^ \iy\ ,000 'o\ n> p; oöj ^ .)KjL.^io ^ 10 

.')jO( ^/; )j)i; )_>-, jo« ooij ..pö/ ^3 JV-V* )t"=^ )« '«" 

1. CO^l A. — :;. w»aj ,,iii. A. — 3. "«^o* U. — .'i. low ^tj A. D add. Ululuni : U«o;-x.< Uon\xi ^1. 



lemps-la meme et ä ceux qui Favaienl vu — quo ee sig'ue avait eu lieu, alors 
(jii il sc trouvait cii paix dans lo monaslcrc de Maiouina. 

L'abba Andre, ?on disciple, anirmait que lui aussi avait vu de ses propres 
yeux UoLs signes : le signe des piorrcs, le Samaritaia qui etail autrefois 
aveugle et ([ui recouvra lu vue ei> si' luellaiil sur Ics yeux du sang des saints j 
moines qui lurcut tucs pres de Ncapolis au temps ile Tapostasic ', et l'Eucharis- 
tie qui fut cliangcc seusiblernent en corps et cn sang dans reglise dos Apö- 
trcs ä (A'sarce. Los saints pöres, en eilet, ailoronl au-devant du renögat Juvenul, 

• \ f. u3 au momont oü il revenait du concile, pour Ic reprimander ou * lui persuadcr 

de so repentir et de rcvonir a I'ortliodoxie; mais le gouverneur'- Icur defcndil lo 
d'entrer dans Crsa rce parce qu'ils otaicnt nombroux et que beaucoup de 
pcrsonnes vcnaicnt les rojoindre; il leur pcrsuada de celebrer rEueharislie 

♦Ijf. luv . Jans reglise des Apütres qui est en dcliors de la ville, (or) *beaucoup de 
(idt'Ios rempnrtL'rent dcoc lieu, ils laconservöront chozeux'' et ils la Irouverent 
onsuitc (cliangde) dans lo corps cl le sang voritable. L'abba }I(i.rös\ pretrc 15 
rl liomnie sincerc, lemoignait aussi de oc miraclc, en disant ([u'il avait vu 
im lel prodige^ 

1. Cf. Lund, in, 127-128. — 2. if/ui-i. — 3. Cf. clinp. i..\x.\viii. — i. C'esl la leron de U. Cf. Uedjan. 
Acta mar/., I, Tniis, I8'J0, p. 2J2, ««-äSjo = Mi5«;- A csl illisiblu iiiais snpporic aussi celtc lecluro. — 
.1. « le prodigo ([ul uvail cu lieu la u A. 



A f. '.r, 

I ' a. 



[425] X. — PRODIGES SOl'S MARCIEN. 25 

ye^ ''HViai» öC^ao ^-/ ^|jxjl-- -.I-J^* ^io :J.i^*JL; jju^V^ 'jL^sj V^o 
.^ipa\ ^-/; 'oö» ^/ ' -.jjoi ^^/; jooi )jJJu«o Joch ^^-*j; jL-o U^oai. 
)L-^_3 .jlaaiVio ^JL-^io; öi-Vaiai. vOOJIS-O; J.iau./ .;)jJ ot^^ioi./ V*n^ U=o« 

loot öi-l^^/ •^'►^ ^^'■'^^ l-ia^a»; oö« ^/ .^_*^^)tooo oooi ^,#ISCS^^ 

s-oto;.*)_3 .' ')ii_ia.i. ötlbo "''üi^ )i)j; )ooi ♦-.K^; U^^-"^. llo-^-a^J -h.oi ^; 

" jk-i-i oC^; ' j-ioa/ .jovSs tCSw«; ^; )laaQJu-,;o jla*iCLflO;o .JJOV^» oi^-; 

.).Ji2is..io |:>waJi); ouio .l-w^:5QA i*-»l )lcnv».oi; jl nn . ..;o Jooi )o6i )o«!^)-3; 
) ■» « ^; oo« JK.-JVi«»^'^^? j^cLdÄL-^/; " jj^^ ^o» ^-/; JJJJ ,^ioo 

1. Uat. A. — L'. U^a», A. — 3. RoiX->a.\ w^. -^^W» D. ('^>%j'-N A; «^iW? Hj. — 'i. l^;^'- D. — 
5. \ia^ D. — ti. KW 1). — 7. om ;^N low l=a»-o U. — S. l=i H. — !l. D add. Uv^- — Id. D niii. 

^ooviiS- — 11. ^^^Äjo D. _ l-j. i^il ovCi.2 ^i. lowI-1 l-ow l.>»'>*^J D. — 13. 1-» ;■•/ I!. — l'i. v,»c 

Ik;^ U*aiS D. 



' Et si quelcju'un se rel'usait ä croire qu'uii signe aussi grand que le 
mirarle des pierres ait eu lieu, qu'il en reroive coullrmatioii, en apprenant 
Uli f;iit semblablc qui se passa alors, qui est coiiiiu par tont le monde et qui 
est atteste par un ecrit public-. Le jour oü l'iinpie Marcieii fut prociame empe- 

5 reur et ceignit la couronne, des tenebres epaisses couvrireiit subitoment 

toute la terre et du sable viat d'eu haut; les tenebres fureut semblables * ;i * -v i. n'i 
Celles qui couvrirent FEgyptc; elles obscurcirciit en cfTet l'atmosphere de 
teile Sorte que tous les habitaiits de la ville iinpörialc fureut tous dans uue 
grande crainte et l'angoisse, dans tous les lieux, qu'iis etaient dans la tris- 

10 tesse, qu'ils poussaient de grands cris et qu'ils etaient dans le deuil, comme 
si la fin du monde allait snbitement arriver. C/iHait lä une prophetie de 
l'obscurite qui allait couvrir loute la terre par le fait de (ce) tyran, aiusi que 
de Faveugletnont et des tenebres loin de la crainte de Dieu; de meme toute 
la crealion etait, pour ainsi dire, dans un deuil indescriptible, et eile an- 

i'> nongait d'avance riulidelite ä Dieu (pii allait se prtduire et le rejet de la loi 
orthodoxe que dcvait accomplir l'empereur impie ainsi que la Ibule immense 

1. Dajoute le lilre : « Du rögne de Marcien, et de l'obscurilö qui i-ögna. lorsqu'il pi'il la couroiinc, 
en tcmoignage de l'obscuiili'' qui sY'londail siir l'liglise et sur 1p mondo. » — i. Sr.n'Jiio;. 



r" a. 



A f. O'i 
I- h. 



B f. 20 1- 



* A f. 9'i 
V a. 



2h JK.W KUFUS. — PLEROPIIÜRIHS. [426] 

.)_ajia3 jJj |-.V9ov-Ibw3o |lo;oux>o |ts_a— l ^-^cxjo .)jLio-,^ l-^A »^ U^®« 

\^'^Q.x |joi >-0)oK-,/;o .'.«^; )Inn ö lot..« <=> « ; jicuQj oi^ ^ i n\ i p .;vi^OO lu 

)K.a^Io Jio-LccLiio vQL^vaKcQjj )o)^o yoy.^^^ )jU.^o yOi^^sajü» JjV/ N_./j 
^.-.-s 'Ji_oa-iw JJjo j^— io; -öi ot-.K-/ jK.ju,K3 ' jKiCL^ÄO •. 'jK_)^ 

1. 1^ j3 \ioH, ^t ow U»;^ l-xf"- D. — 2. iCw»»;-» B in niarg. AI- l^•'^:"-so d. — 3. v^^ä-miN |) 
— /■,. «a^Ckjo IJ in marg. \). — .">. ov»3i3 •,sja.xo !>. — u. U^/ D. — 7. |I.a-I.;->oi u _ s. Iloa^xi 
>ii..i Ii. _ ;i. taii.vi ^» U»»-» n. _ In. l-».A5o li. — II. ISoo-Ä>t/ U. — \2. ll■!^.^- \. — |:5. IC^a-l-o 
|^.■aJD^ l). — l'i. >So^ I>. 



des eveques de riinivers. Ces tenebres demeurerent ainsi jusqu'au soir'. Et 
la dümonstralitui, Ic leiiioignagc et la confirmalion ■ peremptoire de ces faits 

• A f. 'i'i ne resiilteiit pas du dehors, niais * des ecrits qui furent publics', (eavoyes par) 

le t\ ran qui luttait avec Dien \ (Uiand il vit eii effet l'angoisse et la Iristesse des 
soldats" et de toulc la villc et (qu'il s'apcrQut) que tous aug-uraieilt' mal de 5 
son empire, comme s'il devait etrc l'auteur de grands maux ponr tout le 
mondc, il fut elTraye et plonge daus uiie grande angoissc; il comnien^a (donc) • 
par composer des ecrits publics% pour user de ruse fii face de la colere 
de Dieu, daiis l'espoir de tromper le peuple; cai' il disait, au contraire, comme 
rcnseigiie cet ecrit ä ceux qui le rencontreront : « 11 laut ipi'une aboudance lo 
•Uf. 2iir. ■ de biens noiiibreux soit altendue de luon regne par tout le mondc, car les 
tönebres qui provcnaient de Tempereur, mon prcdeccsseur, sont dissipceß, 
taudis quf mon supreme gouvornement est marque par une brillante lumicre. » 
Cc Tut lä tout a liiil l;i premiere de ses ordonnaiices. Cet ecrit, repandu dans 

• A f. '.i'i inut l'univers, fut pour ceux ([ui ont 'des oreilles pour entendre, des j'^eux i5 

|Hiiii' voir et ju coenr pourmmprendre '', une proiivi", nnc (Irinonstration cer- 

I. Hein Jeail do Nikion. I'aii>, l»83, |i. 'i7:i. — 2. ^/.»ifofOfii. — 3. or,iio»;ti>;. - 'i. TUfivvou bioua/'-j. 
— .■>. utfaTioiTai. — 0. r.f. Mntlll.. Xlli. W. 



[427] XI. — IXCENDIE DANS L'EGLISF. DK LASCENSION. 27 

^^t OCX |^.^~*.:m V-''^ |,.=l^ s .')o(!^|-3; )-«.^ql ^ ^ |^;a:iO ).^«.i3; .-^o^A^oj^ 
'> .\^i jooi s^otoK../; jju.^^ ).XL^a£D K.<._3 oj^jx^o )ooi iou^ )lJx^flo IjJIx 

) >f> \; jl^iJQjk^^o ' jj^o 1 \ Ij^^oI jo»-^ ts!i^-«j I^OL-^i^io; Uai^/ JoCSss 
.j)_i^/o )^',JJ ^■•» )^/» )io ^ .'t " -> '"i-^^-ö?®!! |J<l-.^s^^J)-^ .)-*^i^JLi joot 

1. Ulli. D. — 2. Olli. B. — 3. ;i ^•^'S^ ns.aI.0 ^-»^a-o |l--a.^3». Cm*, [i. — ■,, J3^»o L». — ö. ^^o 

tvi.li| .low D. — 7. U'oa^.? f^l Li. — S. A sec. m. : ;»2l./o .=i.'- l».ii D. — 'J. ioa-»o Li. — 10. U-i^ 
^p^= B. — II. V&ooj» A et addil ^ supra lln. 



I" 



A f. ■.>■, 
\ li. 



tainc et un arguniont ecrit, qui, gräce au soin de ce tyran, faisait coiinaitre 
aussitöt et sans retard la prevaricalion et l'eloignemcnt de Dien, qui fut le 
fait des eveques de Chalcedoine. 

XI. — A la meme epoque, il y eut encore a .Irnisalem une aiitrc demuiistra- 
liuii seniblablc ä la precedente, qui annoncait d'avauce l'injustice (qu'ou allait 
faire) ä Dieu. La grande croix, objet de veneration, qui, depuis de longues 
annces, brillait et etincelait dans l'eglise de VAsrmsion, fut tuut ä coup con- 
suniec par le feu et reduite eu cendresV Co fail mil le trouble dans le coeur 
de tous ceux qui craignent Dieu, de teile sorle que riniperatriee Eudocic 
qui craiguait Dieu, pour consoler le peuple qui le lui demandail, fit mettre 
a la place de l'aucienne fcroix) la croix d'airain (jue Idu voit briller main- 
tenant et qui reufenue six mille livres d'airaiu. 

XII. — L'eveque abba Piervc euf un jour uuu conversation avec 1 abba 
Isaie'^, qui demeurait cn paix, en la douzieuie'' " (annee de r)indiclion ' ; nos ♦ a f. ni 

V b. 

1. D ajoute que celle croix avciit ülij placec dans oelle eglisc par limpt^ratrice IIöUmic. — 2. Mort le 
11 aoül 488, liijz. Zcilschr., lOOn, p. 'iGG. On trouve quelques-unei- de -ses aMivres dans Patr. gr., 
XL, 1103-121'i. Cf. K. Ahreiis el ('•. Krüger, Die sogcnannle h'irchengeschicltle des Zackarias rhelor, 
Leipzig, 189U, p. 385-386. Une anccdote le reprüsenle coinnic favorable au coiicile de Clialcödoiiie 
tandis que son disciple Pierre lui ätait opposcS, cf. F. Nau, Les rdrils inMUs du moine Anastuse. Paris, 
r.102, p. 6fi-67. Cf. Pdir. or., II, 78.; Raabe, p. 101, — :i. 5w5e<äTTi. — 'i. En 'iö8/'.i on 'i73/'i. 



10 



28 .IRAN RITUS. - Pr.RHOPIinniF.S. [428] 

vQjoi ^ ju/ 1(^ ^.iOLiot/ ^>i; Ul '*>^•"-! ^! )o« V^/ -x^-'r^lU U-^^l ^ 
Kj)*_ia_jL jld^ij jjoto .^*JLA . .y m ^o J|.io; .)K.^a« >ft-5 K^N.\ "'^SioCS. )coi 
^^^ ')_ooi .j.-*-.^* po/ j)Ot-Dj -CH .|oiS>v ,^_io; )lc a a^..>J^oo s-otoN-./; o6( 
•Bf. lidv . K-jNjLio j-j-oi t_aJ^o jioiwj )JL3; JUn ; vju/ joöt oijKj» ^o .^'^ ^^i>-.^iwoa 

.•..rr.r^l^ rft ., "> . ^ 1^. olK_Kia^ j-iOA }•■> 1^0X0 ^C^^^^'^^P''^^-^ |jL3010 .JJJaO ')lt^.3 

r- a. 

I .;, I rn ".^^. ,^a^)-3 ).-Xjl^ joot o^^■-.; .jK.,iJ^Lo w^«.-^>.l )ooi JV-oNj>o; 
^j ^-^^ jooi pö/ .w^lS.-»./ '.£a*^.^-.3/ )_3i oöi I n > ^sjaa.^'^aa„aD; joai-/ 
^)^_0. .^^1 K-001 \r.'.£>o :K-,oo« ^ts^l \-^^ "'^.^^J^i.o .j^j, im'vV).^" wK«/ 

1. ^jo/ U^li llo3 \sl <s:L D. — •-'. L» ailcl. low- — :j. liwo H. I'wo i). — 1. ^^^o H^•o Li. — i' '^l 
U^ '^^' l'»»l 1^1 D. — G. |l-;-3 D. — 7. >»a56^9 M. — 8. I«» a. 



freres Zacharie et Andre — je parle des syncelles ' de l'abba Pierre — y 
assisterent i't ils noiis racontereiif ce qu'avait dit Tahba Isa'ie. II disait : 
« Je sais que j'allai jadis clioz l'un de ces grands saiuls, l'abba Paul de la 
Tliebaide, qui etait dejä Age et qui avait un peu plus ou un peu moins du 
cenl viiigt ans, et j'entendis de sa bouche la proplielie (suivanlc). : Dans 5 
viiigt ans* il y aiira de la part des övcques unc prevarication, qui sera l'e- 
loignement de üiou prcdit par l'Apötre; ce sera le fait d'un honime mechant, 
de renqjereur qui sc uommera Marcien ; cet empercur mourra apres un peu plus 

Uf. 2ov\ de six ans; ' apres lui il y aura pendant peu de temps uu hommc menteur 

et il fura en partie la paix et la tranquillitc dans les Eglises; et les eve- lo 
nements sc iliToulcront ainsi jusqu'ä l'arrivee de l'Antechrist. » 

XIII. — \'oici (enoore) une proplietie luul ä fait semblable a la prece- 

\ r. '.I.") dcnle, ' lalle par l'abba Zeitoti, (jui ötait appcio <i des trois cellules » et qui 
dcnicurait cn pai.x i\ Enaton (VAlcrandrie^, comme le raconta le grand sco- 
laslique Ejioinrit-s ' : 11 disail : (Juand j'etais ii Alexandrie, jcune enoore, i,-> 

1. n\it*Oyol. f.f. üaabo. p. IH'i. et Pa/r. or., II, »s. Gf. infrn, cli. i.xx, lxxiu. — 2. La prophilic 
psl (lonc do l'an '(31. — 3. Croupe do iiiotiasti^rcs siluö au neuviinic millc (fwatov) d' Alexandrie. 
M. t^ruiTi a monlrö qii'ils so Irouvaiciit i'i Üüiirh(51a, pri's du monast(!'re <i du verre » (El-Zoii.säegl 
• |iii -!• noiiiiiiail aussi, dil Makri/i, El-llancloun. — 'r. Ty/Aa^iixo; 'Kita'.vi'tr,; ou "E-aivito;. 



in 



A r. 95 

V b. 



[429] XlIXIll. — l'üol'IIF.ril'S DISAIE ET DK /KiNOX. 20 

£^^j/ ^>-3 «-30 .) im; otloS. ooJ Kj) m « ^ tv>; .jlcti^o, .o<..s wC^ )ooi K>/ 
V-- •>\f> oKL.» oiK->^ •.o»!^,^ä lo^ t^iCLO )..^ji ^•X)o :oila^ ]*■*■>- y^l 
o-o^po« N^ooi \^ea ^o .'^^\ "^oj^ jocx ~ K.a^o w.oiäjL.i>.K.o .^cxS^jL^ l\-*-£0 

^ ^; ooi .oi^ ^«■'^'^ KsV"^ f3o -^^j/ ^// JLjl^ .--la^ v^a^j / )-ii JI n r> 
) « Y» jK^ ) -vm po/ .)■■»>" ">'^l-=> |-XQ-3o;oli/ v£Do|]S>.^Q-.^ ) t -lO ^ )^ö r> fn . 3 / 

.Ot N. ■■; va.a_>f_«.^« / Jok^ r. ffn .o^I joöi OI^IS«.^ ^^3 .^!^ ^.«JLA. y^l'il ^K_3 

1. 1^ supiu lin. A. — 2. jj» B et in mai'g. A. — 3. r^foi^ om. B. — 'i. l^»« A. — :<. U=^ oiu. A. 
— CA add. iao»»3;. _ :. \L,\s 13. 



et que j"v etudiait*, j'avais 1 liabiliule, (iuspiri'e) par la l'ui, d'aller frequemmeiit 
trouver ce vioillanl. Uu jour que j'allai cliez lui suivaut moii habitude et 
quo je nie presciitai brusquement pres de sa cellule, je le vis (se leuaiit) 
debout, portaut une corde ' dans les mains et tenant les yeux tournes vers 

■"i le ciel. Coiiime je crus (ju'!! priait, je lu'absliiis (de lui parier) afin qu'il 
terminät sa priere; mais il demeura longtemps sans bouger et je peasai en 
moi-mcme que Dieu revelait mes peches au vieillard el que pour cctte raison 
il ne m'avait pas parle et n'avait cu aucuiic joie a uie recevoir. (^)uaiid j'eus 
encore atlendu un peu et ([uo le vieillard demeurait (toujours) dans sa vi- 

iii sion, je me relournai conime si j'etais sur le point de partir; luais celui-ii 

me eria ä haute voix : * « Pourquoi pars-tu? » — Je m'inclinai et le saluai — el ' a r. sü 
lui, Sans m'adresser une aulre parole, me dil : i^ Va et ecris. » — Le bienlieu- 
reuxpatriarehe orthodoxe Timothrc etail alors en exil". — Le vieillard me dit : 
« Apres un eerlain nombre d'annees le bienheureux Tiiiuilhec reviendra d exii \ 

1"' i! retablira rorthodoxie ' etil mourra au boul de dcux ans; sou archidiacre " 
deviendra öveque" aprös lui et ü son epocfue il y aura dans les Eglises un 
schisrae qui ne sr-ra pas gueri jusqu'^ Tarrivre de 1 AnU-chn'sr . » 

1. o£ipi. II Iressail saus douU- lu Jone, cumiru: beaucoup d'anaclioi'ules. — 2. 'ifio-'iT"). Cf. supra, 
eh. VII. — 3. s?'jpia. — 'i. öp9o&ü?;a. — .">. ifxioiäxovos. — C. änccxoTio; partout. — 7. iviixpioto;. 



r- 1). 



n f.Jlr 

* A f. y 

V" a. 



r^O JKA\ Rl'FlS. — PLKROPIIORIKS. [430] 

' ) j^ m "^ '^ )ooi ^otoK-/; oöi :jJa3 )-i/ );oi 3/ ^ jooi )^N.Juio — "X* 
^y^ ^io; Jt-i-Ao j-Jis^ Iw^»^ .)--:uo Ju^a^ )j-.»^j/ U/ >»^ |o« pai.; ^ 

.)o>-.,_3 joOt 't_a; OÖ( S^'J-^? i^'O» )■*^^^ ^;^Ot ^ ^/ )o01 v£OO^JQ-flD 
\—tfA y^ >A2lJi ) ffnr> ^ -nX qI^ w.O)oj>-. > » VxL. jlS^l »J^ ^^O .Oi^ ^aiJ 

'"'i&s.ia-J; |^*i. otA jocH ts-./; ^ _^/o .^cmoK-./ j-i-io; nsm© Jicul ^ 

1. ^ Ijoi Ui^l U>1 xsoL ii. _ ■_>. C^lj;a»-» |). ^^U•^^» U. - :!. l=oi}i A. — i. ,j»»»o I). — 5. A seC. 
manu w^ »» \'oL\i el oni. "^S- — G. U^/ li. — ". |3o:if Si A — 8. ^"«"i !i — '.i. Ijwia2» D. — 
10. Uio:-"'» H. 



XIV. — L'abbu Paul, qui etait sopliiste', nous racontait aussi qu'il avait 
demeure avec labba Andre, vieillard prophete, aiusi qu'hoinnie travailleur 
et sincerc", cpii, avant le concile (de Cbalcedoine), fut l'un des grands saints 
de l'EgypLe. Celui-ci, dans une visiou, vit ime iiiiiut'iise foule d'eveques 
itf. iir. ([ui aUisaiciit uue l'ouniaise tros ardente ' oü ils jelerent un bei enfant 5 
• A f. ui resplendissant coninie Tor et qu'ils fermerent de tous ' cöles de sorte qu'ou 
n'en voyail pas sortir la fumce et que l'air ii'y pouvait pas eutrer; et, au 
boul de Irois jours, il vil Tenfant sortir saia et sauf de la fournaise et 
il reconnut que c'etait le Seigueur. Comine il avait coutume de lui parier, 
il lui (lit : « (^)iii suiil ceux qui t'oat fait cela et qui tont jete daus la in 
fournaise? » Celui-ci lui dil : ^ Lcs eveques m'ont crucifie de nouveau et 
ils ont döcide de me ravir ma gloire. v FA il avait raison; oar los nesto- 
riens sont malades de la maladie des Juil's, quand ils iliseiU quo cdui qui 
a ete erucilie, etait uii Imiume purenient et simplement , et uullement le 
Üieu incarne. Quaud le vieillard regarda encore, il vit dans le loinlain un v, 
vieillard qui se tcnail drbout, qui n'approuvait pas les autres övßques et 

1. oo^ioTT,;, Land, III, lüJ. Itiii, l'.iii, l'JL>. er. iiifru. eh. xxxvm el lvii. — 2. Ces deu.x dernier? mols 
iigiiilk-nt souvent » soldat el sciibe public ü. 



lu 



v b. 



A f. in; 
!■■ a. 



[«Ij XIVXV. — SU1{ DIOSCOHE KT riM()Tlli:K .IIIA'RE. .'!! 

-•.^0(olS^>/ O I Vi jL^iS |jO| .).vC^>^; OlLo^ y^l \jS^£D OOIO .^OtOXlLO |-<iIS^\ 
. ').A.CDO(V3 ^^.OAt ^ y^l j_a.aD OOIO . v00iKJxJl<w.^iCL3 vdlo)^/ jj ^0(o;a..JS.^ 

.öui^/ ^ipo; 'jKjL^ ^ ^; jjUfOjO .wJS^; ).i «\< ^x^ )..>JL.ia^ vO^ooji 
öi.J^^->; jJ^o.^; w>öi ^••^)^ )t~*'^; . ' K-i| « 1 1 K^f->i/ K.^^ ^■••-•ot ^^o 

)Kj^is-».N.:5 ..SLfiDaj; ouJ^/ |lv:2SS\ ^^^ ^J-,V3oC^So jjot; ji^oj^ — Ol* 

.^CDojK-iO-..^ )-jiSy_iQ_^ ^Iw .)L.iQ.CQ.3JJ '^j/; OÖt ^iO .KiJiCL».» >0^iO OCH 

JbkKjL^o .jjtoo p jooi ^«.^alft. o(!^^£ l^^o .| t,.»n; oC^; ou,jaN.'^ jooi o-i^oo 
^A^otJ^ \\-D .vjoo)l^oo-fc^ jjl^.3a^ oo( JI^KjlJ; )ooi ^K.>w f^« -'t-*-^ )*^*^ 

1"' ) — I — SO— ^ t-^/; _/-*/ Jj/ joÖl \-'^-^ \^l -vOO^ V-^/o s£DO",_».!^w£» ).j.^O;iO * n 1. 2lv", 

1. 'StttiM B. — 2. «Äoiooao-» B. iä>;oä'» D. -- -i. U'a^i\^ B. U™»3 b. — 'i. Sic B et in marg. A. 
— ^1. ^\, ^a^^ \oiyi ^oov>Ä ll^ooaa» ^(1 A. ^owV) |cm [I. — :,, |£m.m lx.iao 1). _ r,. jl- n . -i i - i ]). _ 7. gio 
AOli. — ^. U3o?a\So |;. — '.1. Uj^ .\. 

qui ne s'adjoigtiit pas ä eux, ui quand ili attisereat la fournaise, ni quand ils 
y enfermerent l'enfant et s'en moquerent. Le vieillard dit ä reiilant : « Quel 
est douc ce vieillard? » Et celui-ci lui dit : « C'est Dioscore, ' patriarche 
Ae^ Alexandrins, qui seul neparlicipa pas ä leurs desseins. » Le vieillard, pre- 

•' nant conflance', s'enliardit iusqu'ii dire au Seigneur : « Seigueur, d'oü vient 
donc que tous les eveques (YAlexundrie combatlent jusqu'a la uiort puur 
la verite ? » Et celui-ci dit : « Depuis que Siinoii Je V.ijrhivi'ii a poiie nia 
croix — et Cyrenc est daus uue partie de VEyyptr — depuis lors j'ai prevu. 
et prcdit que TEgypte, dont fait partie (la ville de) Cyreue situee en Liln/r. 
porterait ma croix jusqu'ii la fm, s'attacherait ä moi et marquerait soii 
zele pour moi jusqu'ä la mort. » 

XV. — F-u toufirmalion et ca lemoiguage- de ce qui preeedc, il me faul 
ajouter ä ce recit ce que ui'apprit celui qui accompagna le venerable li- 
niothee en oxiP, assista ä sa sainte morf ' et entenJit ses dernieres paroics. * a f. 'm\ 

!•> II racontait douc que, lorsque le vöuerable Timolhcc fut sur le point de 

mourir, il convoqua les chel's du clerge ' et leur dit : Meme si je suis * Bf. i'i v- 

1. Ttappr.oia. — ü. Tt/.TjCOio&ia- — 'A. ^Sopia- 



,\ f. ;».-. 

\ I.. 



32 



JRAN RUFUS. - PLEROPIIORIES. [432_ 



]- b 



10 



.);ai>j IJS.^ -N-/ ^^ w.^ Jl^^; )e^ :/'?/? )j°« )-«^J? l^?o<"o jKjst^j.o ^ 
.JV-;CH0 I— »Ä ).3o,V3^ ^jljo .«jLy»-3 w.ojo^ij-3 » . I •> iN .)oi^jl ll-^o Jääjo 

w % ju/o .jooi );;» >-.ba>. ^-; jooi k-/ .oi.JLio "^©«.I^; )K.*JÖ^ :)jxioai. '"'iiOK 

1. ^^>L A. — L'. '■v- B. — 3. a=J-' in niaig. A. 



iusense, coiume parle If bieiilieurcux Apölre', je crois cepemlaiil ([u'il est 
nöcessaire, pour que vous soyez avertis et qiie vous ayez une connaissance 
parfaile de (iiutro) temps, que je vous racoiite ce qiii m'advint, quand j'e- 
tais petit ciifanl et que j'allais uu uiatin a Tecole-. Un vieillard excellent, 
vönerable et anii de Dieu, me rencoutra; il me prit la tete dans ses mains 5 
et il m'embrassa avec un vi^age joyeux et resplendissant, en me disant : 
« Salut, Timothee, ÖYcque de perFection », et quand il eut repete trois fois (ces 
paroles), il disparut, et je ue le vis plus jamais. »•* 

XVI. — Quand je demeurais ä Jerusalem '\ je suivis uu jour la roule qui 
A f. '.IC, eonduit de Silai', par la vallee, aux lieux ' situes au-dessus d'elle '', (et) il y avait 10 
avec moi, pendant cclle promcnade, Tun des aotabh^s de la ville qui conuais- 
sait tous ces eudroits. En regardant du cüte gauclie du cbemin, je vis au pied 
de la montagne situöe de ce cöle un grand moiuistere devenu vieux et tombant 
en ruinös; tout nutour se trouvaient des arbres de dilTerentes sorlcs, les 
uns secs et le.s aulres devenus sauvages ', et il poussait (Iti) des epines el de 10 
la vigne comme si ces lieux ne servaienl plus. lUnupli d'elonnenient, je dis ä 
eelui qui se promenail avec moi : « .lo suis stupefait (et je nu' denuuule) com- 
ment il se t'ait que, quand laut de (moinos) etrangers vicnnent ;i Jerusalem et 



r b 



I. 11 Cor., XII, II. - 2. ny/Ar,. — .'!. M iillribue coci a Timothuo, mai.s a toiM. — 'i. Pour la lopo- 
i;ia|iliie, voir C.lermonl-Uanneau. Recucil dArclidoIngic orünlnle, (. III, Paris, 18'.I9, p. 227-228. Celle 
vm1I6i' est Celle citi fli^Jron. — ."i. A |iorli' eii iiiar;?o ; el les aulres « (|iii avaicnl ük; devasles u. 



'O ' A r. yr, 
V" a. 



[433] XVI. — SIR LE MONASTERR DE JIJVKXAL. 33 

fc^JtS :|-. X a N-.^o )i.,L.j voo«^ vQJLjiJo yOA^po .|i)-ü,^ jKiaoj ■ ^-'^«■ t 

.)l o° > f>m *3JJ )!/ .joOt JJjl CH^ po .loOl ÖL,hs^l vI!D0JLl_2(Q_; ) ;OJ j^-J .C)tl<^ V'io/ 

:, )la-^..^ ^^; ^/ floj» im Vi ^^ V-^ )jOt.A.a^«^; ^£Do^0.fiD iooi« ^^o 
f*^ );Ot jtoo; ^j/ )>J*.; ^/ looio .jjot ^/j |_ij(xJ^ U/ .joiSs; l>->^»; 

.%£OojLjL_S(X. )ooi IjocH-.; oiV-x« jiVA-^; :ipo/ i^^— jU/o '1»--^/ IV^ojl/ yjso 

lü .J — s't— — jooil Ol»—»;? •V-^/ |.~«oi.-i »...o^J )>sKj oiN.!^..^^ioo .|;oi jtoo; 

•:>V^CL^; )oo(j jJ >^oin n > v>' .so 

j— Q_.K-iw J,_^ > . ^l ioäwmjo :|tsju.^Ä j^JL.po v^Vt— K^/j Ui^'t-s ^ypJ^ 

1. <^ A. — 2. I>- ^l A. — 3. ^oiaiio^'» ij. — i. l^aj A, in mar«. ;;^- 



s'appliquent ä trouver de norabreux endroits, et ä acheter et ä construire pour 
leur usäge des monasteres et des maisons de repos', ce Heu demeure sans habi- 
tant et reste desert. Qu'esl-ce que cela signifie? » — Et celui-ci, avec un vi- 
sage souriant, me dit en parlant de ce (monastere) : « C'etait le monastere de 
Juvenal, et il y demeurait eu paix quand il arriva ä l'episcopat, (puis) quand le 
concile de Chalcedoitte eut Heu, (ce monastere), contre toute attente, conime 
* par un coup de la colere de Dieu, devint desert comme il Test (maintenant) ; * a f. og 
comme tu le vois, ce Heu, ä cause de la ruine, ne fut plus habitable et il fut 
completement desert attendu que personne ne put y demeurer. » Je fus 
rempli d'etonnement et en meme temps je me lamentai en disant : « En verite 
Juvenal a ete le compagnon de Judas, comme la dit * de lui le bienlieureux ♦ b r. -n r. 
Dioscore; c'est pourquoi ce Heu a herite de la malediction de Judas et c'est ä 
ce sujet que l'ecrivain inspire a dit : Que son habilation soll desoiic et (ju'il n'y 
ait personne ä habiter sous ses tentes'. » 
1.1 XVII. — Je me souviens avoir appris le fait (suivant), avec beaucoup 
(d'autres), (de la bouche) de notre pere l'abba Pierre. Conime Juvenal avait 
riiabitude de parcourir, pendant les jours de la saiute quarantaine, les mo- 



lo 



1. Le le.tle porte le singulier : ivisaMsiv? — 2. Ades l, 20. 

P.\TR. OR. — T. V[1I. — F. 1. 



V° 1). 



34 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [434] 

I^ÄJL^O )_Ö-.t0. ^-«.\o( ,_iO JU/ j-3u00 lo^O jj./ .^Ot-S „^.O 'l\ts.>)0; ^^Ol^ 
n n . y .\ r. qC^ |oO| >2i.* Ci I {.JM^O v£OojJjL=iQ^ \-^^^^ X^*. I-^ •'^^^^ \°°* ^■'■^^^ Oi^^j 

:ooo) . n^^ j -" vQJÖt oiNj ^; ^3 .w-Ks jJ ).5^?K_3 oooj > «* n Jo .) . IV^ v>o 

^^oua ooo( y^.iaaiK^o ^; If'w^/ .vXDojJjL^ä^ ^eo». oooi h^l] ^^oi oooi 
■ '•' - o ■ ot-Joo( . "-^ .s^otQ-O-^OA .^cooJJjL^a^ yOOtXau^ r^l '^öoi y^l^)&ooj 
«A_^jU/ ^-.Xoi .'tJÖ/ jjLio >i.^ jJo .ou<Q.:x3 K t ^ . jljL..,^» t-«^^ jto-aJLi» 
\0\^ I; OOOI ^V^u .Q^^a.j; vOJOi v^oo|J^..3o .öC^<; J^qlXso .öC^O )Ki ., viv^ 
JoC^; j^^a^fo )a_.^ jooi 1»-=^; -oöi ).i tTi\ ot\ ^^a^^ ^^ .joöi; yo^^a oö» 

I. w^-tl-M B (in inarg. A). — ■>. ■■a^^-ai^'A^'i A. 



A t. Ü 
i° a. 



10 



nasteres situes aux cuvirons de la villc saiiitc et de visiter, suivant uu aiicicn 
usage, ceux qui s'v appli(|uai(Mit a la perfcdioii, il alla trouver aussi uu 
vieillard, un de ces anciens et giands ascetcs qui sout proches de üieu. 

♦ A f, % Quand celui-ci sut qu'il approohait, il ferma !a ])orte de sa cellule, * et, apres 

avoir pousse le verrou, il resta trauquille ä l'iulerieur. Ouaud donc Juvihial 5 
fut arrivö et quo la foule des clercs et des citadius qui raccompaguaient,, iVap- 
paient ä la porte, il ii'ouvril pas ; et comuie ceux-ci persistaient etmenagaient 
ou d'escaladcr le muroude hriser la porle, Ic vieillard se tuit ä crier : « Va- 
t'eu loin de moi, Anlvrltrist, je ue laissi; pas FAuleelirist entrer dans ma cel- 
lule, le traitre Judas u'eulrera pas iui. » 15t il disait heaucoup d'aufres paroles lo 
analogues. 

Comme ceux qui elaieut avcc Jurnial se fäcliaient et qu'en meme tenq)s ils 
rougissaient de ce qui etaitdit, Jurnidl lern- dil : « Laissez-le, il a perdu Fes- 
prit; unc vie ceuobitifjue trop longue Iui a, eu rllVl, desseclie le cervcau et il 
ne sait plus ce qu'il dit. » Ceci i'ul publie ä haute voix daus toute la ville et 15 
dans ses envirous et tous ceux qui rcuteudireut prenaient gardc pour voir ce 
qui adviendrait; car ils savaicut que co vieillard etait un homme saint et un 

' A r. y7 ^iiiii de Dlru, rruq)li «le " la gräce de l'Kspril (saint) et qui ne disait rien en 
vain. 



OOIO 

B f. 22 V 



A f. 97 
I™ 1). 



[4331 XVIIT. — PRODIGE A I.A PISCIXF. PRORATIQUE. 35 

oot» ^l -vcuöi )toocL»-s )!/ );0i ^/; ^^ic )jL.V— /o ^! )oo« — ^W-» 

^m._iw_^V_ai_iu^ / )-.^>^^ Jd/ .)-.,.io w.^»/ l-tJLio ooi^; ^öj-s :)l^;aiai^io» ♦ 
).-w^qjl2> ^tO^ )oo( '^l.iw; .>5»ajL- yCH^o vjp^ J^)"«^^^*^^ s-iO«-.>-« .|^..>-.^Ä 

>ooK.io |)o .jK^JL- l^v*? ^"^oio )vio.->o ).-^xioo .vOoCi. )j/ ^V-Äbo ,^-1^01 
'" ) bsjLiCL».)^i ^-^ft ->"> yoiooui vooC^ jooil )tOi^ I-I-3«; .vOOJ^ '''V« f» " ^^^ 

«£>/; )>^ ^J5o .|..jL.^o )j).iö vOO«-= )oo< J^-/; ^-.'^oi .-U-ixa-jp yo— kstsj; 

1. ,^1. B et " inIVa lin. — 2. "i^l( in marg. A. — 3. ;»- B. — 4. w;o^ A in niai'!;. w.>^. 



XVIII. — II y eut ä cette epoque un autre prodii?e ä peu pres du möme 
genre, ainsi que nous le raconta uotre pere Pierre, alors qu'ä ce moment-lä 
il deraeurait encore ä Jermalem; et il vit lui-meme ce qui arriva. II disait 
donc que dans Feglise appelee de la Piscine probatüfw \* oii le Seigneur *B r.22v" 
iruerit le paralytique, uu jeuue lecteur -' de ceux qui y etaient en fonction, qui 
accomplissait son jour (de garde), s'etant leve de boiine heure dans le lieu 
Saint, vit clairement Je.v».s, uotre Seigueur et notre Dieu, y eutrer glorieux et 
entoure des saints. Quand (Jesus) vit que les lumieres de l'eglise etaient les 
unes eteintes et les autres negligeniment placees, il s'ecria et dit : « Que 
lerai-je ä ceux auxquels j'ai donne de semblables biens, de l'huile et du 
vin ainsi que les autres objets utiles ? U ne leur manqua janiais rien, 
pour leur donner une raison d'abandonuer et de negliger mon servicc. 
Malheur ä Jiivciial! il a fall de ma niaison une cavernc de volcurs ■' et il l'a 
remplie de Ibrnicateurs, d'adulleres et de gens impurs. Apres avoir dit cela, 
15 * il entra ä la sacrislie * et il ordonna d'ouvrir les armoires oü etaient les vti- ♦ a i. o: 
tements sacres ; ayant vu que lä aussi il y avait de la negligeucc et d'autrcs 
choses semblables, il cria et dit a ceux qui Taccorapagnaient : ^ l^renez cela, 



(1 



lü 



1. I.ilt. : » probaliqiie du baptSme », c'est le mot ä mol de ■kooS^xsUt, ■M).v\i.Srfioix. (dans la Peschilto 
|^.,o^^, U 1^30»), Jean, V, 2. Cr. Clermoiit-Ganneau, loc. eil., l. III, p. 228. — 2. ävctv-'"»"!?. 
— :!. Cf. MhUIi.. X\l. 13. — 4. öiaxovixfSv. 



♦ A f. a: 

v° a. 



10 • 



3ß .IFAN KUFIIS. — PLEROPHORIES. [436] 

^o(Q.Qö»/ .jjioi , ^'^ )iv> Jjoto .fio/o .jjL^tooo )ooi vraSLotoo I^C^^w—j ^io» 

V-ic/ -.loO« vSLjLjtooo »to ^ )jO» ^; OCX .^,Jii. |j/ >ö>^ jJ .).i^>0 sDCl3 

Vio/ ^; oot .v.lQJL*ioot.io ^ Nj/ jUo . ^ «.n ^ o to/ joltoo .J-Viö odo^ 
- 1 > ^ ).JL0CHO .Jj/ ^-a.>w wi^^^-ii.^ ^/ >j>.\ ^ip>.^ ^■.J affl .. « '')'; oou/ .0(1q^ 

CH_^ ooo( ^-.^X-si ..^"i-ioo ^'^>_»^/ )jL3oij ^otajj— ».»o .|l ai it ^ ö^s; ).^eL^o 
oöi- ^3 .01^ jooi; joj— oi^a v00t\ v^o/ ^J.« m .»l^aij» ^^j oo( JK^^ ♦■^j-i; 

1. oao^xio Li jii niarg. Aj. — :;. ow x/ A. — 3. l^-::•^^o. B — i. U^'I^Äs a. 



vous (autres), lavez-les bicn, repandez dessus du fenugrec ' et rangez-les 
commo il faut. » Quand cela i'ut fait, il sortit de la sacristie"; ilvit le lecteur ^ 
qui par crainte setait retire et s'etait cache, et il dit : « Et celui-lä, que fait-il 
ici? Faites-le sortir d'ici. » — Mais lui, tombant la face coiitre terre, dit : 
« Aie pitie de moi! » — Et Ic Seigneur lui dit : « Sois d'ici, je ne connais 5 
pas tes Oeuvres. » — Et comme celui-ci demeurait prosterne et Finiplorait. 
li' Si'igneur lui dit : « llepens-toi donc desormais, mets fin i ta negligence. » 
— Et celui-ci lui dit : « Si tes rnisericordcs m'aident, je fcrai cc que je 
pourrai. » 

Quand le Seigneur eut disparu. (le lecteur) demeura ä partir de ce jour lo 
et dans la suite dans une stupeur et dans une tristesse qui ne finirent Ja- 
mals et il poussait saus cesse des gcmissements inenarrables. Quand vint 
' A f. '.'7 le jour, ■ les diacres de cctte eglise et les lialiitants qui se trouvaient ä 
proximile (de ce lieu) accoururent et, en voyant (|u il etait si triste et qu'il se 
lanientait (si fort), ils lui en demandaient la cause, celui-ci en toute con- 15 
fiance ' leur raconia la vision qu'il avait eue, et il conürnia son rccit en leur 
montrant les orneiaents sacres ; ayant en elTet ouvert les armoires, ils les 
truuverent brillant dune lumiere divine et comme couverts, au lieu de fenu- 

1. l'lautc odurunte, xepatcov; on caiuubo? — 2. S-.axovixöv, — 3. iva-prüffcr,;. — i. iti^fr.oi«. 



[437] XVIIl. — PRODIGE A I.A PISCI.NE PROBATIQUE. 37 

«°>\ .. vO(X<i^^<^ jooi V«-3 l'y^-^ y-'l° • \^ "t "^ ^ )~>c>(^ ) n '^)-s? v^/ o ..Tt / 

.);oi ^/; ji^a^ji.« ^j^ooi 1^').^ .^_i\j/ ^ . I ■.f) . >.«.m/ ).x2ü ^yb^Jo ^; *Br. 23r. 
_Xo(, lioxcOL^^oo |il(x.3 jooi , ^ . ly N^ jJo . -wan.« ^^«^oi ^ ^9 <XDojl I ->ci . 

X • • . X • . ^ ■ V b. 

6i^ ^-^V.ii; l-<->^ ^^w>2^oi ^^ >Ju/ )j/ >&^; .v£DOV.^s^ )jN>30^ cot )ooi po/ 

" y£OoJl I ')0 .; o)K.^ecL>-5 jooi jo).*.^^ y^i ■ ,\joC^ Ul "^^] w; t-^/ .^joa ]J 
"^g N i; voi^ J jj 06t 1.^00^ ^^o .j^^o^ K« 1 -) <X^ ^■*^^? J ^«^ °i ' ^ )>-w<3 
T^ '•'-'"" -1 " K_»);Q..wi^ jJ/ .)jL34ixo ^^ ^ " ■ 01^/ ^r^? |l-^/<^ -U«-^^ OC>Q^ 
^; v^? -i-iot ' "^"^ >; )JLaJV.2L^>K:^ ioot "jooi ^^^^.^^^ f^*^^ ^ -looi '^•^''^ ■ 

1. \f^^ A et in marg. Ittoo _ 2. Low A. 



grec', d'une poussiere qui, chose etrange et tenant du prodige, degageait 
une odeur remarquablement agreabl»^, de sorte qut>, lorsque toute la ville en 
eut connaissance, les habitants accourureut ä cette eglise. Moi-meme et mon 
frere Jean, - que son äme repose en paix ! ' nous fümes teraoins de ce prodige *^'- 2Sr*. 

5 comme nous passions par lä. Quand Juvenal apprit cela, il ne put supporter 
la honte et le reproche (qui resultaient) de ce quon disait ä ce sujet; rien 
en effet ne resta secret ; il fit enlever pendant la nuit celui qui avait eu cette 
vision, et le lit disparaitre; comment et oü? Dieu le sait. 

* Le venerable Pierre ajoutait ceci ' : a Je connais quelqu'un parmi les * a f. 97 

10 bienlieureux qui vivaient en paix dans la ville sainte — parlait-il de lui ou 
d'un autre, il ne le montra pas dune facon certaine; il dit donc : — Je con- 
nais ce (bienheureux) qui, apres avoir eu une vision au temps de Juvenal et 
avoir vu les impuretes qui avaient Heu ä l'interieur du sanctuaire, ue voulut 
plus depuis ce jour entrer avec lui (Juvenal) dans Teglise ni recevoir la com- 

1 j munion de sa main, mais il la recevait ä part ä la sacristic ' : la prevarica- 
tion de Chakedoiiie en effet n'avait pas encore eu lieu. » Mais quel etait le 
Saint qui eut cette vision, il ne nous le dit pas. 

1. x£piT:ov. — 2. Sans doute Jean l'eunuque, cf. supra, eh. v. — i. M place ici le eh. xi.x. — 
h, Staxovtxov. 



A f. <M 
r" ii. 



38 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. [438] 

■ cr-^ JI ■ -^ ^ - ^ -ÖCM ^oö(j ^--^o»; jloV-sJiA )ooi V-=^--ßiio jJ ^j .joC^Sj ^ 
))_^vQ-.ai_3j y^lo Jj.*^; JJjlS jocx )>— o :ot:^^; q^Äjolcoo ot-ßQJL^ «Xao 

J,_jL.io ,_ao -.IlSw^^wjajs ^oioja-„Ji>^ ou-SJ «Jux*. ^..Js^ ^öaI ,^ JK^oü;^ 
|-9Va-=> jocM v3|.j> h^\ fn . ^ «)o :JLs/o ji-V-po i'^^! ;>o^ 1°«^ ^»-° omlSJ 
^_ai./ jooi jj'o yo-io; .Viö/o jooi jbotoo jot^j \^ojfS) ^io; ^/ Joot ^)^o 

.yOoC^wi |«> -"»^ i,-:xi» jipojlo jlöl/ lo-si .li^Ji JJLslJO |iot3/ s*jl-V .K^o(-, m 
, -NN- ) .>^^\ .v.*jbd/ vOOV^; joup^ .jöt.^^— . n.-yaji ,^ .JL.^iCL4,; jloa^Oo 

1. Uo ]',. — J. Voo^s^^ A. 



XIX'. — Mais notre bienlieureux perc, sinccrc rl liomiuc de Dieu, ajoii- 
tait au recil (precedent) cc qui suit : 

Comme il ne pouvait suppoiicr la pervcrsilu de ec qui airivail du l'ait de 
Jureiuil, des gens de sa famille et de ses syncelles - et qu'il voyait le scandale 
A r. ;i8 duii graiid iiombre et en general di'.s elrangi>rs qui venaient * lä (a retle s 
eglise) de partout; par uiie soile d'iiispiralion diviue, il s'enfernia seul (Jans 
sa cellule ä partir de la neuvieme licure et se proslcrna devant J)ieu (eu ver- 
saut) des larines ameres et eu se lanumtant; taudis que frequemment il fai- 
sait des genullexions et se relevait, il etait comme renipli par la personne 
de Dieu et il disait' : « Que fallait-il que je fasse pour le salut des liom- lo 
nies, que je n'aie poiul l'ait? .I"ai eousolide le ciel, j'ai affermi la terre, j"ai 
plante le Paradis, j'ai l'ail touriu^r tonte la creation ii leur bonhenr; apres 
la faule d'Adam, j'ai donue la Loi, j'ai cuvoye les patriarches et les pro- 
phetes, j'ai fail poiir les persuader un grand uonibre de signcs et ile prodiges, 
et, eu dernier Heu, j'ai euvoye ä cause d'enx mon Fils unique qui, (une fois) 15 
arrive parmi iu\, preclia le royannie du ciel, accorda le pardon des peches, 
gueritleurs malades, lit voir les aveuglcs (el) marclier les paralytiques, chassa 
les demons, fut crucifie pour eux (et) uiourul pour eux, apres avoir detruit la 

1. M oinci cc cliupilrc. — •->. o'jyx£>>.o'.. — :{. Cesl-ii-iliic ; ■ il disail, au iio[ii de Dieu ». 



A r. '.18 
I- I). 



1! f. -23 v° 



A f. 98 
V' a. 



f43gj XX. - VISION DK PAUL DR ()\X\\. 39 

.'^30, )pto .-:ii^ ).^^m-:s;s^o/o u-:s;.A .'Uo' ' '^^ ^^o^k^I U^^^ 

joo. »-to.? N^^- -.JU^ U^) )-^?° rr^»« 7-^5 ^^^ )^ -0,0,0-:^ 

, Öt-L^ )-j^*.o vju./ jooi J,ot^ .;aV*io/j Ut^; i*^-; )^!^? ^ x^? ^^°^ 
)oo, fc^^o J-oJLi. Jvioxio oilo.:^ ^ >t-'! -.Jic^ h^ «^^? l^«^! 
.joiLa^ * Kicu-; .llaSLaj .-Jlc^oK^ .JIcul.^ .I^^X^oI )loil^io 6ii^^ 

I. t-^^ >ß:i,Cva.i' n. — 2. A (sec. manu) W-f o»-«'- — 3. B oin. <«a:;' '^• 



mort, sortit du tombeau, affermissant (ainsi) l'espoir en la resurrection, apres 
etre monte au cid, euvoya * le (Saint) -Esprit, douua aux apötres et aux ^a^.,» 
evangelistes leur mission, renvcrsa les idoles. Et, en retour de tout cela, 
ils m-offensent, foulent aux pieds ma loi et mes commandements et trans- 
o-ressent ma foi : (aussi) voici que leur maison reste deserte. » Depuis cett.> 
Vision (Pierre) ne cessa plus d'acconiplir tous les jours ce meme office, en 
ajoutant les memes lamentations ainsi que dos paroles semblables et des 
larmes pendant longtemps, jusqu'ä ce que l'epoque de la transgression qui 
eut lieu ä Chalakloine tut sur le point d'arriver. 

XX. — * Le village de Gauta' qui se trouvc a quinze milles de la ville Mif.■23v 
sainte, dans la partie nord, apres avoir appartenu d'abord i\ rimperatrice 
lAuIocie, appartient niaintenant, en vertu de son testamenf", ä l'Eglise de 
Jrrusairm. II s'v trouva uu pr.Hre, originaire de ce village meme, nomme 
Paul; il aimait' depuis son enfance le genre de vie des asciHes et il etait 
ir. orne'de toute la perfection evangelique : la saintete, la virginite, la purete, 
la bonte * envers les pauvres et l'amour des etrangers ; il etait reverö de tous 
los habitants et de la reine (meme) et, aupres le Dien, c'etait u.i An. 11 

1 Scrait Djaniö, LjU, a« uord-uord-ouest de JOru.al.M,,. Cn troave pre. do la Ouadi Djennata et 
•Ain Di'nnata qni ;eMd.le,d avoir consarv^ littöralement le n,„. ,-l,erohö : Cler.nont-Ganneau, loc. cü., 
t. Ill, p. 230. er. siipra. eh. x. — 2. 5ia6r,xri. 



10 



A r. «8 
v° a. 



A f. Ö8 
Vb. 



10 



''•0 JEAN RUFUS. - PLEROPIIORIES. [440] ' 

|-A-i_S; i_^/o .^>a^ JL>--o )-s; jv^oi. K.oo/ yn . ^r> I f> ..|Kv^.a^ 6ii )joj 
jooio .j^--^, iuVoioi., vooibv., ^oou^ .au^l/ )lv-Ao Joot JL^-;; )JU^ ^ 

^-' ■ "" ' ? V*^®" "^-"^^ V''^^ ^*^ ^'^^^ .jK-^D, Äi^, )1^, jj^^^j^ 
6^A joo. a_x.a_io UxA ^^\o. ^oi^o ^, .jv^^j oi^, ^ooi^ joot k./ 

»Q j JJ, ..jK.^i:^/ jlVk-^ ^ ^Qj^ll .jjuo 1^/ 1^^ :|K.i-o.\ 5 

•.^-^M/ Ijo, li. nni^ :Uo;o/ jivio Kä^ j,o« ^o JJlKj/, )^o,V3 j>-^o 
.JJ ^v—/ ^l ^o .|j^jai::i. 1^^ )jL=)Ja^ loo) JKnro ^otojaJ^^ ouio 
•jooi ^oiot^l U^j ^/ JLs/o .1 n . . ....N^-o ^io jJo H ^^^-o / ^ jj 

-,^^ »J .Ji^ ^, ^l IjK^o jooi ,o^Ä) jjo,, joi\)^, oiio;K.oa\o 
|jo^..^iVoj '^ojouaÄ ^^^:iio ^ jJos JjK-^c^ jjoi .^o1^ ^^l/o oi^.^/ " v^.^ 
j^-- jK^^_a^ j>_o ..joo, Us.\, jo>-^ •.yO^' ^ ; ^otj ioo. jjuLat^ 
jiAi j)_ jK:^^, ö,K:s.^pa^o jicuu/ 6Cso v^^oj-^o:^, ^/ iooi j^/, .,\ts^i 
Uo,,, ^jä.^^_£o/ ^io J.00, U^^, . '^Ja^^ JlAi ^io ^i^i^o j^; ^ 

1. ^/ 13. — 1;. anjo.iai» B. — ,i. ^Voa»o \ 



fon.la dans lo village un coenohium ', c'est-ä-dire un inonastere, grand et il- . 
luslre, el il dcvint le pere d'une grande foule de moines. Finalement il fut 
saisi par Ics habitants du village et fut fait pretre do l'eglise du village. Des 
personnes qui avaient eprouve cet homme, allirment ä son sujet que, quoi- 
qu .1 reunit pondani lanl d'annees ce village (ai.x ofrices), hommes et femmes s 
a la lois, .1 rut soiii, ciilie autres vertus, de ae Jamals rcgarder ni (meme) 
voir le vi.age dune femme; quand l'irnperatrice ^ Endocic eut appris cela et 
qu eile reut coniu, par experience, eile ne voulut plus, jusqu'ä sa niort 
recevoir la cornmuuion que de lui seul et nou pas d'un autre, ni d'iin eveque' 
■u d uu clerc, quand men.e il aurait ete moine'. Le veuerable Pierre, notre .0 
.\ r. 08 pere, qu. Fauna beaucoup • .t qni eut des relations avec lui, rendail aussi 
tömoignage a la divine perfection de cet (ascete). 

Au moment oü l'on convoquait dejä le concile de Cludnhhine de er. in- 
(.deles, le v.^nörable PanI eut une vision de null. II vil unc grand. plaine 
qu. contenail, pou,' ainsi di,-e, loule rhuma.iite cl, au .nilieu de cotte plai.ie r. 
•I v.l un. I.a.ite coUi.ie et, sur le sommet de cette colline, un baldaquin^ port.^ 
pa.. des colonnes d'o.- el d'a.;gent; .M.tre ces eolonnes s'elevait un aulel, 
formö de p.erres pr6cieuses et de perl.-s magniflques et e.nettanl n.ie lumie.-e 

1. xo.vö«.ov - 2. Litt, domina. - ;.. Alliönais, baptisöe sous !,• nun. d .£7,« Eudocia .^pouse de 



OOOI * R r. i'i r. 



10 



[441J XX. - VISION DR PAUL DK GANTA. 41 

^^ ^ooujaJ^^ .)-^t^! -otoVV-^ OOOI ^-^a-u>, ^o«o .\jS^ ^-Vl V^/' 

)Kv .^o.^ c*:^ ooo, ^-:ioo, j^iCL^^ * ^? ^oi .^*^l -l^' )»^ °°^ 

JL^ l.V-= -« ^°^° .^o»*iol p l^ojo )kV-.^i OOOI ^-^^ ,^-:i^ P *^„f;'" 
^^V-^ .jjL^sKio )Jo ^ oi6. ^^^^^! ^ ;oV-^ •'•°« ^^>^ )tv-o3s 
)o>-.; ^oi ^-JSU ^, ^3 •:-^^/ OOOI ,_^ii^ ^oouiaJ^^ ^oio .jVoas 
ojLL-Kio ^ .)N-:;jI!s^o ^-^/ )l^i Jl^ii^o -.U^ oiIq.^ ooi )1| ^^^.^aio 
Po^^-x^:^? ^o^JOi» ^^ joo, :)Ua oi^ k-l; ;opo ).^^m :^j;K^ )oo, 
ouXw, v^o^^cujua ^«^ jlv^»^^^ •.)-^=^ iJ °^ V-^ ^' .vÄojUi^ ^ioo 
^ .vmojU^Q- OOI V-^oi^ )ooi V^io .^a^^^Q-a\ )ooi 0^:^^^ ^ .^^ 
jooi V^/o .)laJ^>oi wK^ oilo:^ ii^ )ooi K-/; U^?o/ jNj^^ioi^ jooi )>-> 

] l^al4, B. — 2. 1^^ om. B. 



indescriptible; tout auluur sc trouvait uue grande foule de saints qui se te- 
naient debout et faisaient le service de Vautel; — parmi ceux-ci, selon son 
dire, il ea connaissait qui vivaient encore ä ce moment-lä. — II vint du 
ciel une voix qui dit : « Qu'il soit anathemo, celui qui pn.clamera deux 
natures » ; et ceux qui se tenaient debout autour de l'autel repoudaient de 
leur cöte d'uue voix Corte : « Ainsi soit-il. » Le* peupl. qui remplissait La » b r. -r. r 
plaine/ gardant le silence, etait dans la crainte et la lerrour par suite »ai.'--- 
de l'etonneraent. La voix divine criait de nouveau : « Qu'il soil auatlieme, 
celui qui divise r(ßtre) un et indivisible; que les apostats soient anatlic- 
mes »; et seuls ceux (qui eutouraicut rautel) repoudaient : « Ainsi soit-il. » 
- Quand la vision eut cesse, le vieiUard reviut alors a lui el il fut saisi par 
une grande angoisse et par des gemissements, en r.-nechissant cn lui-mcme 
et en pensant que, si, dans cette vision, il etait fall allusiou a quelque scau- 
dale, cela ne pouvait vcnir quo du concib« de Clialrcdoinr et de Juvcnal. 
15 Cet impie, on .'iret, avait passe par le monasteie' de Paul lors.in'il allait 
a la cour-^ J„rcnal le reverait en eilet en voyant que rimpcratrice Z:/»/'«"' 
avait en lui une grande confiance; et (lors de son passage) d disait au 

1. xowöSiov. — 2. All comitatum. 



10 



* A f. !l 
1- b 



'J 



^- JEAN RUFUS. _ PLEROPHORIES. ^4^3^ 

r-^. ^K^, ^V^^ .s«>.^^^^;j ui .u^ )u^ )^,, .^>^, 



plei,,edopi.„c.M.evioilla„lU,iau i '""T"'"''^ ■"'" '" 

Cclui-ci dil „ , ue for ' ! ''""'"«'"''"<^' l>«l"< " J»..l tu c»rev..,„> . 

Je r„.„„„.,o „c^i: : , r;:n: 7 ™'" •"'°;" ™" ■"" "°"'- ■ 

!■ £:ofia. — 'J. M place ici lo cli xxi _- i • 
'A>oy.o^. _ .-,. ,yjj,,,. ^'I"™- '■ esl-a-diic « cotiime un charboniiicr ,,. - ',. „,. 



10 



Kl 



A f. 9'J 
v° a. 



10 



v.(.y,\ 



V I). 



[443] XXI. — VISION DE PAMPREPIOS. 4.3 

^iO ;«3t_l)^^-^ »^ ^afrs>00/ .Ji-SLi. ^Q_i. )-SV-D ,~a^>J; t-»J^! ^g"<^ ^\. fr. ., «> - ^ ■ | 

■i w.otoK— /; iiiJV-^ ^^! )■^^^•• •)^;o»v ' Jjo( )va^ ^)''^? -o'? •l^^-t-o )^-«o' • 
)-_ä.;)_.so )— i y .., ? >, \ yOOt-J^/; ^^o« vooj^oo ."^js-^/ 1^»/ ^^o j^Äi» ^io 

.öu^; ji »m» •> ^.-.oo« )j/j oöt.^ .;o^lÄ> Jv-V* joCSx ^ .J^Ka/; )j/ j^jtoo 

. vjODa^h.2oVdoJLS jooi oi-XLii; ).3o nm »a/ joot j;oi; .K« i.->i/ y«jL.3j Jj^cld )La^>^o 

1. ^oVi3 1;. — -j. Iioi B. — 3. vfli>a*S;Siu3 a et o siipi'a liiieaiu inter i et >S- 



de boii, iiiais plutüt ' des soandales ; (ä cause de cela) il attendait que 
Tevenement confirniät ce temoignage-. ' Quand l'apostasie fut publice par- * a f. oy 
tout, le vieillard fut etonne de la vision qu'il avait eue ; et comnie de ^" *' 
vieillard) se demaudait ce que siguifiait ce que Juvenal lui avait dit daus 
la vision au sujet de VAntechrist qui allait entrer en lutte avec la pous- 
siere, il comprit, avec la lumiere de l'Esprit Saint, que ce qui etait de- 
signe par cette poussiere * etait certainement lliomme qui est fait de pous- • Bf. -j'iv 
siere et forme de terre; et tous ceux qui sont terrestres et attaches ä la 
terre, l'Antechrist allait les prendre, les vaiucre et les tromper. 

XXI. — Maiutenant il me faut racouter, pour etablir la verite, une his- 

toire qui inspire la terreur et la crainte. Dieu y temoignait eii faveur de 

la verite : car j'ai coutröle sa verite l'ayant apprise eu l'entendaut racouter 

d'une fagoa certaiue par ceux qui l'avaieot vue : ' Jen suis (donc) certaiu. -Af. oo 

II y a en Isaurie la ville de Titopolis', aiusi appelee parce qu'elle fut 

1^ bätie jadis par Femperenr Titus; eile posseda un evcque nomme Pamprepios ', 



1. (lä/.Xov. — 2. ir).r,pofopia. — 3. Titioüno).!;. Georges deCliypres, 6(1. Teubner, p. 'i2, n" 832. — 'i. Nos 
mss. et la Vie syi'iaque de Dioscore portent Panöpropiös. Les fragrr ents cuptes de la Vie de Dioscore 
ont conserv6 la bonne legon n Pampröpios ». Cf. F. Nau, Ilistoire de Dioscore, Paris, 1903, p. 180. 
Dans la version latine des actes de Chalc6doine, on Irouve Mampieto TitiopoHs Cilkiae secunUae, 
Labbe, Conciles, IV, 8", et Mampreos Titipotitanus, IV, 787. Le grec n'esl pas coiiserve. Le n inilial est 
devenu M dans le latin. Une mauvaise lecture du ji Joint i la lettre suivante, a donne la lecture vu 
du syriaque fon sait que dans les manuscrits le v porle souvonl une queue comme le («.). 



A f. 101 
r* a 



'''' 'EAN RUFLS. - PI.EROPHORIES. [444J 

x^ .00, y,iU jooi J^/, Jpooi. vjL-; K^ol vitt^;/ a*.saii5o j-ajü j^jx^ 

.j-.iaixi./j U>Q:^a> jKa^poj .ai-.^^^a3o-,^^^ ^o^-^ro^ 4^^, - oNjjl^ 
11/ ^3j 0Ö1 .\j-y^l ^o ö n n ...a/ ^o^ ooax J-iot^o oji>«_aA '.a>o^cuai>. N^j/ ^ 

••U-:^ ^-Vi 000, ^po/j ^ojiO^ 000. ^^i_io ^oo^^ poU'^j ^/, 

>voJi! oim^a^\ • 000, ^.^^Jx^ jJo '^o;a.x^, Jj^^ «oo, ^^cC^o 

)>-. ^o .vxoa^;,|k\o U-oC^o U-o:i^aii. .^a.,j^/ jicuj^, ^o^\ JJo 

^-V^^/ ^.^^, oxi^^Vo, ^, ^"^oC^ .-^oou^ ^,Ka/, ^^o^ox^m., ,0 

i-^^O JK^^L^JO KiO^ JOO. ;oiA OML2U JL3U« ^O .OU^lLiO iS«.^\ ^ULJL 

.-:^j JV^ :Jv-VA jiotoj :N^, ^ovso ji^A, jo^^ ,p6/o ^^^ i<^ joo, 

1. ^o^owa^ A. - j, a><>;ßxa., a. - .!. ^;ao«^, a. 



Lommc pur et coenobiarque ', c'est-ä-dire cl.ef .Fun monastere, (,„i se 
frouvau dans cc pays et donl on l'enleva de force pour lordonner pretre 
de a V, le. Quand eut lieu Ic coneile de ChalMno, Basilo, .netropolitain 
de lav.le de Sel.ncic ülsaune, en se rendant au eoucile, en.mena e-^alo- 
ment celu,-c. a.nsi qu- .Fautres ev,-ques. Ouand (Pamprepios), amv6 au 
concde, Vit, au conuMeucemenl, la lulle pour la verite de la grande maiorite 
des evnques qu, t.,us, pour ain.i dire, anatl.ematisaieut les partisans ,les 
* 'r.'o.'" f'"-^ :TT "'^'"^'•^•^"^ ^"^ bienheureux Dioscore et ne recevaient " ni la 
ettre de Ldo„ ni eeux qu'on avait rejetes avec raison, (ü savoir) Flacicn, 
l,as el ll,..lun; ,., quand ensuite il vit encore que les memes eveques de- 
fadla.en e. tomba.eul dans I'apostasie, qu'ils rejelaicnt le defenseur de la 
von e, IHosan-e, el qn ils recevaient contre tonte jusliee et eontre les canons 
les l.eret.qncs nommes >recedemment et les ennemis de Dien nni recou- 
vra.cnt (ainsi, leurs si^ges, il retourua ä sa demeure et, apres s'v ölre 
enferme, d vedla.l dans les larmes et les gemissements et criail v.rs Nolre- 
Se.gneur, en disant : « Dien de verite, Sauveur du monde, luuuere veri- 
lahle, mon espo.r depuis mon enfanee, ne n.e laisse pas, (moi qni suis) ton 

I. /.omÄiip//,;. - 2. TO(io;. - .1. »!jieT,xo;. 



10 

a 



„,^5^ XXI. - VISION DK I'AMI'UKIMOS. « 

^■\^ .)j^/ ^^o, o/ .^oou^ -5!^/? oö, Ur^=^! ^3^ii^=^/ ^' 
. ^ )^, .o;-^ ^h o^^xi^oo^^o .a^^^ t:^., )J, ^V^/! ^^^V v^°^? 
•);vi^ ^ocu./ )^^ Na I-^^o ^*^ )J? .^.iasov'^ ^^^^/ /a^^^ 
ItC^l «.Z^^-XL» ^ Uaoio .^; )v^Äo .w:^? \lö^^h U<i^^« ""^^ V^' ^° 

.).^0, ;^/, )o>-> )^- .«a^I^O U-^ )0^ y^ t= .Ito^^O U^C^l 

^o .)^i)J l^A fc^-^o ..1^^ ^ .^-^? -U' >-^^^=; r- ^^^^ 

.1.0. )o>-. )f- ^o .^^-^ '^v^ .- °-^ -- °-^ •'5°' -°r-- 
>^^/o .^ .»J:^\ v.^ p )-^^^ lr-^° -^^^ ^?° ''^' ^■'^■'^^^ ^°°; 

^oC^ voo^ Ao/° -ll^'e"? l^ oC^ ^^ .^^^M «^ f° .clS^t^ 



A f. lÜO 
I- b. 



A f. luO 
v> a. 



1. Un feuillet manque ici dans B. 



A f. 100 
rb. 



scrvileur, perdre ton esperance et devenir robelle et iuMele dans ma vieil- 

lesse; ol parce que je suis uu Ignorant ' et qua beaucoup alterent d'une fajon 

perfide ta verite, revele-moi, au sujet du jugement infaiUible de ce qui s est 

passe dans ce coacile, si cela arriva selon ta volonte ' et quels sont ceux 

que tu approuves : Dioscore, patriarche d\ilexandne, qu'ils rejeterent, ou les 

autres qui re?urent contre la justice les impies dejä nommes et qui approuve- 

rcnt la lettre'^ de Leon; de la sortc, quand j'aurai recu un temoignage dans 

ta honte, saus incertitude et sans crainte je resterai dans la verite jusqu au 

sang et je ne rejetterai pas la foi de mes peres, ni Tespoir en toi. « 

,„ Ouand il eut ainsi passe trois jours et trois nuits, prosterne devant e 

Seigneur et en prieres, il eut le songe que voici : Une grande bände- de 

papier etait depliee depuis le ciel et descendait jusqu ä terre et sur les d.ux 

cötes, de part et d'autre, il etait ecrit en grosses lettres •. « Anatht^me ä ce 

concile; ils m'ont renie, ils inont reui6 ; qu'ils soient anathemes", qu ils 

15 soient anatliemes. » j . 1 • 

Apivs avoir eu cette vision, il posseda uu tcn.oignagc grand et clair, 
aussitut, la nuit meme, il laissa tont le monde et, par mer, il retourna ^ a f.joo 
dans sa viUo. Apres son arrivee, il reunit tous les habilants de la viUe et 

,. :j.ä,n,;. - 2. .6,0;. - 3. .X^^opop!«. - ^. II mauque ici uu feuiUel daus le ms. H. 



A r, ii 

vi 



^^ JKAN RUFUS. - PLEROPIIOHIES. [446J 



1. l*' A, in inaigiiie ^-J 



A r. Itw 

V I). 



.1 leur raconta lout ce qui s'eLait passe ä CA«/«Vo/„.. fä savoir) uue le. eve- 
ques abandonn^rent lorfhodoxi. ' et commcnl il ,v,nt du cid uno revelation^ 
äce ., t 11 le l.nn- aflirma et leu.- dit : « C'esl pourquoi j'ai eu häte de 
partir e. de venu- vous apprendre la verite, afin qu'aucuue flatterie ou ruse 
nesoit (poss.l.le, aupres de vous. Si vous etes pr^ts ä rester Termes aveo 5 
mo. Sans vous öcar.er de la Ibi orthodoxe, si vous vous a,tael>oz a m. et si 
vous fuyez les renegats el leur communion. je suis pr-a a rester avec vous 
ä combattre jusqu'au sang pour votre salu. et, si c'est uecessaire, ä donner 
n.a vie pour vous. Mais si vous avez le dessein de vous a socie au " 
rn tropohtau.' BasUe et . ceux qui pensent con..e lui, je serai iZ „ ,0 

votre sang; ma.s je u.'öu irai el je sauverai ma vie « 

Quand .1 ent ainsi ' embrasö ieurs ccBurs de l'amour de Di.u et du zele 
pour la verue, .1 demeura apres ..la dix-sept aus dans Fepiseopat ' con 
servant son troupeau in.act, .saus lache et saus transgressiin de' la ^.i o i 
hodoxe. e cela alors c,ue boau,.oup de dangers ■ et äl ruses le .ettaien, . . 
1 .pr..uve, de la part de /i.s//.. n.ötropoliUun d7..a..V, et de celui cju on ap- 
pela., le patr.arohe de la vdle dM.W/.-'. aides en outre qu'ils etaient par 



10 



[447] XXII. — IllsroiUl^ DK PIKUHK DK TITOPOfJS. 47 

)oi^ y^, >jUL*, ts^j... It^ JjLSOlO :0«K^i.pa.\ \-^0 .jjLaSOltoo jio JjLi.pKj>.iO 

^^s.<_^_au.io |l>.^ ^-io •:'|tax>;aio; jLJbo V-^^^ ^^ .)— ^jl^o oC^; J^oVS 
«.^ ioo» l-aL,/ ^^; JKi^ )^)^/ .^-^O^iCL».; ^-^oi; jnaji}^» .«^ «äj-ts-,/ 

)oi^; )^t^; )^t-=>t-^^ 't~^ O^^; j-jQ^^QuODO .^^A jloJOU lojLrf^O I^OOa^JJ 

}.^a.»^; .^o( ^ :oim.i,^ j^^am.^/ |.joi jooi ^o(o^v^/; .).3n n m .<^/ )«-^^ jooi 



ceux qui suivaient riiifamie de Clmlcrfloiiie. Avec la protection et la gräce 
de Dieu, il deineuia i'erme, inebranlable et sans defaillance, et il conserva 
son troupeau et, de la sorte, il retourna avec gloire pres de Dieu notre Sau- 
veur ie Christ, couronne de la couronne des confesseurs. 

5 II nie faut maintenaut raconter, pour confirmer ce qu'on vient d'appren- 

dre, ä quelle occasion je re^us ce temoignage ' . 

XXII. — Pierre, qui fut patriarche d'Atitiorlie au tenips de rencyclique* 
et qui m'avait aussi ordonne pretre malgre nion indignite, * apres etre re- ♦ .v f. im 
venu d'exil'' ä Antiorhe et avoir regu le supreme sacerdoce, envoya sa letlrc 

10 synodale ' au chet' de la sainte Eglise de Dieu de Jeriisalnn — ■ c'etait Martyrius 
— par un lionime qu'on appelait l'eveque Pierre. Celui-ci etait isaurien par 
sa race, de (la ville de) Titopolis precödemment nommee, et il exertjait l'epis- 
copat, en qualit6 de disciple et de syncelle ' du tres illustre et venerablc con- 
fesseur l'eveque Paniprepios, dont il etait l'lieritier. II sembla en efl'ct qu'il 

15 etait digne de recevoir son supreme sacerdoc(! et (pi'il ullait montrer pour 
la l'iii orthodoxe un zelo egal au sien. (Pierre) envoya avec lui en outre un 



1. irJ.ripofop'a. M oniet cette phrasc et le cliapilre xxii. — 2. eyÄÜvAiov (de Basilisque). — Pierre le 
Foulon fut patriarclie d'Antioche de 'i68 (ou 'tlO) k 471, de 475/6 a 477/8 el de 485 ä 488 (?;. Marlyrius 
fut övL^ue de Jerusalem de 478 au 1.) avril 486. II semble doiic que Jean fut oi'doniiö ä Aiilioclie de 
475/6 ä 477/8 et quo Ic pri^sent r^cit so place ou 485 au retour <1p Pierre. — .'!. eSopiot. — 4. iruvoötxr). — 
5. (rjYy.s).)o(. 



r° a. 




48 JÜAN RUFÜS. - I'LRROPIIORIES. [',48] 

>/ jJ._ajQ.fiQ y^ln I ■> m vi\o ^-^j-^ o<^ )ooi joöt; oöl .) ..LV»?/ oij3ul^^^ 
a.\ yci m o'M ^CDo'f^ ^^o ^i vQ-)/ y-^^^ r^ .>.«„» >o jooi v> *..><? w^^^^^o 

l—s/ I •; I fTo/ ^'Sis-aLTLioo vaJl«V-3 ^JLjoo wC^; I^/i K_Iv.-K.-o .|jL...^»ittis.a.S 

JJo -V^^ioli«/ jJu^fioiss^L^ "''^ii.-^Jiio; .JJA,^K.3 K-*JL3 .)jt-»j>j (hX-; oj^n.. ^ 
\-il y '>\ Ui^Sjl p .)jlia-o )f_2LXDo vOO(!^; jloJLäcuot ^.^ )ooi/ |jliiV^K.m 
vOoiSw )oo< ts^l .oiojjjl»/ jiö^s/; )^>-^^ )L.iiQJLO oöi |jls>.s; |.a-./ >aViiioj_s lo 
01^^.31-; ^-^o< .-jKju.,.!) )KjL-,.ia\ oC^ oi./ ^j ^ .)L^&« jfcsx^ao JV-ioxio 

♦ A f. IUI .>jjjoi»3^j sCDovÄbo ^; ^v— J^>-^o >-^ vf^ t^ .|-.^:>>Ji )J;o K-jLa.--,— «^i. 



pr^tre de l'Kglisc d'Antioehe nornme Saluimn, Armenien de race, lequel avail 

ete dans le passe son syncelle' et le niien en nienie tcmps et que j'ainiais 

beaucoup, et il leur ordonna de persuader par tous Ics moyens ä ma faiblesse 

♦ A r. im ■ de retournor vors lui. 
r I). 

Aj)res (}tre paiii en elTet de la ville dWiiliorhr ä la snite de son exj.1- et de r. 

la victoire des liertiliques^ j'obtiiis d'rlre adtnis dans la familiarile des saints 
pöres de Palestine et surtont de nion pere, de mon elief, de celui qni accueille 
les ötrangers, I'eveque l'abba Pirna Vlbhvc et du grand ascete l'abba hah». 
Quand j'eus goüte aniplemcnt raniour du saint, je declarai que je demeurc- 
rais desorniais en Palestine et (juc je ne me separerais jamais de leur foi, lo 
de leur esperanee et de leur lierilage, en habitant en paix ä Jerusalem oii, ä 
cette epoque, il y avait u[ic gründe IduIi' de peres orthodoxes' (jui (y) avaicnt 
une demeure et des cellules de tranquillite. ür, quand furent arrives f\ la 
ville saintc ceux qui avaienl apporle les lettres synodales ', je veux dire Pierre, 
eveque de Titopulis, et le pretrc Saluittmi. et quand ils m'eurent bleu clierche i"> 
' A r. im et trouve, ils insistaient aupres di' iiuii avec force et sans reläche *me pres- 
sant et s'efloryaiil dn in'eminener de imiic mauieri', me montrant aussi beau- 



I. <TÜY<f).),o;. — 2. IJopf«. — 3. alptTiÄoi. — 'i. öiOööoEoi. — i. auvoöixai. 



10 



[449] XXII. - mSTOIRR I)F. PIF.RRE DE TITOPOLIS. 49 

^A^LCDo.bo ,.3 .s^oöi ^jj^iö jKm «g^o )l|_,..,^o jlo,-w^^; .^£00^.^^^ jct Xrn r» / 
^j •_y^i^? )-.»aÄo-,ii.3;i5. otJLio ^ Jk-,/ )^i>«ä«i .,_*^o( ^/i; |K m .°>\ ),oio 
yQ_ioto .ji,:— j>-J ^la^ )t)j ;o..J^^; .pö/ ^3 o(la^ jljli y.m .g>j sCDoVÄS^a 
)l i*.*^ jl/ .»«■'> \ j.m «°> )J ^ jjL^ia^ >.i!mii o^ ^S sJlj/ jj« jts^oo ch\ 

)j>CL^J^ ^-jos ogLio t^^s-a^ jfcoocL. ^*:5..JS.i> iK-s ^^ioo .wi^ »,jj jK^-^i^js 
^^ ^laaaj; j^-ji-No ^-^ ^ .Uy^l Iw^ h^yf*. li-i-^l -Ijo« ^/; 



» • A r. iDi 

V" b. 



I. Uo.»«2< A. — -J. U»i in iiiart;. A. 



coup de ävz;7,to[Aa,, c'est-ä-dirc de viatique pour Li routo, ainsi que des lettres 
du patriarche Pinrr. remplies d'une grande joie et de persuasiou, cl ajoutant 
aussi pour nie persuadcr : « Xuus avons ordre de sa part, afin de tc cou- 
vaincre', de t'cngager de touto inaiiiere ä venir pres de lui ; (voici ce) qu'il 

5 dit : Qu'il vienne seulement pres de moi pour que nous nous vojious et 
donnez-lui ma parole que personue ne lobligera ä recevoir la comiuunina 
Sans qu'il soit convaincu, mais que je le iaisserai en paix. » 

Sans retard je lis connaitre cela ä mon saint pere et sauveur apres Dieu, 
Tahha l'ierre llhh-c, qui se trouvait alors dans les lieux situes pres de la ville 

10 dWscdIdir , et je lui demandais cn losuppliaul de iin' repondre proniptement ce 
que, Selon lui, je devais faire. Au Loul de quelquesjours, j'en reyus la reponse'^ 
suivante : 

* LETTHE DE SAINT l'IERIIK l/lBERE. , 

Apres avoii' In l.i Irtiro de Ta Purote, nous tons (|ui t'aimons, nous l'ilnies (ploiiges > 

1,5 dans la Iristi'SSf. laufjoissi' el les g'emissonienls, a la vue des pit'ges du (lalümniatcur 

qui s'eli'orce el clierclie de loute facon a t enli'vcr tun espiTance et ton salut (>n Dieu 

et ä deshonorer les travaux (|ue tu as iaits pour loi et pnui i ortliiidiixie. dar il est sür 

1. rffipofopi'a. — 2. Piene ribiire, apres son relour (l'ICgypIe, loi's(|u il deiiicuiaii a IU13, a dix Stades 
üAscaloii, decida u quillL'r lo iiionde an c(Mtaiu Jean qui peiil sans duale t^lie ideiitlliü avec le nötre, 
Raabe, p. 77-7S. M. Cleniioiil-liaimeaa vuil dans IUP im lUS la liansciipliun da niol gree -sXsta 
« colonibe », auciuel correspond le mot arabe Hamäni6 u eiploialie », noai d an villaei' non luin d'As- 
calon, l'tudes d'archeologic Orientale, Paris, ISW), t. II, p -. — :f. iTiöxptois. 

l'ATU. OH, — T. vui. - r. I. '« 



A r. lol 
v-b. 



I!f. 25r 



A r. lu:: 
1" a. 



ÖO .II:A.\ lU'FLS. — l'LKUOl'llolilKS. [450, 

^^v2lO; ^^/ [jäiOi ^Jl^O • , y^ii^^^ y^l ^v^O »_3lIN .^o/ '«.O-sKjLiO; ~00| y/ 

•;->f> .\1 ^_>k.2JL2L^ ^\o .vrQ.^1 )K^5oV ^X Kj/o Jv^l Jo^JJ JJ; » ^.^!^^ 

^oin Vi .<y.s; OCH .v« ivi j.^oi.J jJ; .IS>.2lju31/ ^o'^3o yV^:>^o -^f-^^^^! ^^oi^ o/ 
K^j-kJua j-oo...-^/ ^^^ ^-<>.\o< ^; t.s .|1q.^i j^-^^o |.sojl^ ^^ >. I r>°i/ 

^^9 ol/ .-y./ULJCI 'imil cool ^^V^l^OO v£DOV^ ^'^^iO ^^O toi^^w OOOI ^^^A».^ 

: >. 'Y'-'->v > « 1 ->o o>_.N.JL2> )-*~:^) i / ^^; ^^^oio w^Ow oooi ^^^a^^o voopo.^ 
^j>.^iK-^ )^fl.^O>; ^^\o<;o ),A:)Ouk.:»w ^^/ :)Io^^^ ooo(o o^OiOJi p; ^-«^oi 
wCS^; I « "x^ '=>oi\, > « ^oi'^-CQ.^o ooo( ^.«^^po ^^^ f^ .wi.a^ ^ot^ )t~~^^ :oooi 
:^o«Q_iio,_D K_.ooi ^^^^sJaü j.wC^Ji |i;o .i^p. )-»V^o io^ )Li/ i-oo .|_*jq_.^jJJ; 
)K_.oi255\ jln i; ->» v> looi .yOciicL^^ oi-^a^ ooo» ^j^iiKjl^io jü-.,^ )Iö«-s/o 
f_^)boo; OCX . •vjOQJo» I « n^ |oo( ».^..'«^«o | n ms jjoiiaa^ yoS^j .)ioi ^/; 

1. B. lul. ij 1', rei'timiiiciR'e ii'i. — :!. oo»i/ I.i. — :i. ai3^».»»o _\ — >,. |; -nl,!. i»^.^.. — ,-,. ^w IJ. 



H r. LT. r". d'avance f|iic. si tu vns h Antioilic, tu soras (rmilili', piiis «liiiv.iiiu'u ]iai' ' los amis ol \y.\r 
Celui qui esl inaitro la-lias; i'l alnis (ni bicii tu to juiiiilias a lui. ou bioii tu lomhoras ilans 
[son iiiimili • s'il te rouvoio. Aijis douc solon tos lorces, ot iious ici. iious lircnis tout Udlre 
pnssible pour (|uo tu ii'uHeuscs pas Diou, quo tu no lo prives j)as de giands biciis el(iuc 
tu uo nous mollos pas daus la duuleur. nous qui sommes tes auiis. 

Apres avoir rcou ccilo n'-ponso', j appliipiai moii coMirä dlirir aiwc saiuts 
plulöl- (pi'ä ceux ipii lidiiipiiil i| je siippliai iiulic .Mailrc et Sauvciir ilo uo 

A I. 1(12 pas sV'lui^'iicr d ui, lui i[ui ilaiis sa misöricortlo ' iiTavail l'ait snrlir (l(>s 

li'iii'lii'cs et de roiiibrc de la iiinrt. 

()r, tandis (juc ceux d' Anlinrlir iiisistaicul eMcryiijuemeiit aupces de moi 
it ri'eirorgaiciil de toutc luauiere de m'emmeuer, ceux d'Arahir, lä savoir) mes 
proclies et mes conifcnercs, viiirent avec cux et ils insistaicnl aiiprcs de moi; 
aprös avoir ap|irls eda et s'en eti'C rejouis, parce (|u'ils (■laieiil du uhmkIo el 
(pi'ils eslimaienl les clioses du moude, ils aecourui enl aussiir.l uic Irouver, 
Inul Irouhles, saus perdtc de leuips, au sujet de luou i'ctour ;i Aiitioclir. 
(^otuiue j'avais recouru au Seigneur et rjue je m'elais aussit(it proslerue 
devant lui. taudis (\uc les saiuts pörcs eombatlaieiil avec moi par leurs prieres, 
voici commcnt n^'ü la ili\iiie l'rnvidence : l^'evcipie l'icrre ef le pretrc Salo- 

I. iTio/pici;. — '2. (iä)/ov. 



I" a 



[451] xxii. iiisToini: DK i'Ip:rrk di', Tnni'oi.is. 51 

)-<^* ^ .')N-ts_Al jKxl K*oo/ .)K.^i ^**^^^^ ^! °-'°' ^o)-^f^^-^ / 

.t^o^l^Ooo joo» ochVKjl^o jt^-fc/ ^ P )j.30|o .>«.:m.& oi^»-.; )lo.aL^V-° ^'^..^^io 

wiJ^-^; )— 't—^/ ^■^ vn'qi flp jJ JoC^j JJL.; K'^ .>jC^^ )1/ )oÖ5^; |).^io 
wb.^cL^ ^öt ySi ^öij .•K_.oot ]\lo yolLo »^ai; oöi ^^ vs/ ]J/ .Jtojv-a^^ooo 
.^^ ^_iL^j!^^ ool )J )joi ).^a^ ^:^ y^ )j/ AAsK^ J^aSi^ jooilo «jl^L 
^.a-«^-Jl_3 ♦— ^^ '^■'Z ')— .^a^-« «^LiLal/ ;a.JS.j> -.t-i^ 1^'/ U-^ii y\ 
)-i\ '>,—Js,-,\ )->V-«*/ l-^xixQ.^ oi.^;o .^^VL ^^ts^/ Oi^; oö|.J5 .^coaJOf.JLA.a^o 

I. A om. ^'^^>l■ l^»; ^^o( et add. in iiiaisj. l^-^^l■ l^».^ — ■_'. I^-1.^M y j,, niarg. A;. 



A f. 102 

r b. 



10 



B f. 25 v 



A f. 102 
V a. 



\ f. lo2 
I |j. 



imiii toniljiTont tous deux siiLitemoiit Jans uno grave maladie, (jui mit leurs 
jours 011 ilan^ei- ' ol qiii sappclle r.y.iTpiTy-io; — c'ost iine partin de tniis — 
c'osl-ä-dirc la lievre ticrce. (hiaiid j cus toiuui leur maladie. il nie paiiit 
cnnvonahle et utile de les visitcr, ce qiu' juscpic-la je faisais avcc pciuo, ' loiiimc 

ö tuut le niüiidi' pouvait Ii- voir. I']taiit alle oü ils demeuraient, daiis iiiie iiiai- 
son .splendide e( siiperln'. je vis l't'veque, place en faee de la portc (>t (tres) 
agite'; (|iiaii(l il appiil (cu eilet) iiiou ap[)rnclii', liii'ii qu'il IVit Itrülaiit de fievre 
et (tres) agile', il saiila du lit ol sc leva; il mc dit d'iiue voi.x forte ' : « \'iens 
eu paix, serviteur du Messie — je rapporle sos paroles. — Aie pitie de uioi ! 

1" Aie pitie de moi! j'ai peclic contre toi; j'ai peche contre toi. II depeiul de toi 
(pie je vive et que je mcure; je vois clairemeiit que c'est ä cause de toi que 
je souffn^ lout cela et que la colere de Dieu est tombee sur moi : le jugeiiient 
de Dien fsl juste. .Ma piilr et ma prevarieatidu iic me siifliseiil pas, mais 
je m'eiroreais de te faire soullVir aussi los meines soullVanees (pie moi et de te 

1". rendre apostat, toi qui persisles dans le bien. "Je i'en supplie : a parlir de Mii. 2:. v', 

ce jour nous ne Tinquielerons plus, agis comme lu voudras, seulemeiit pri(! 

pour moi ; tu vois en effet noire cliagriu * et le daiiger ' dans leqiiel nous nous ♦ a i. Upj 

v° a 

1. y.ivouvo; — 2. C'f >l-a-iliie « agitt' tl'nn trcmlilenifiil lltvioiix ». — 3. Litt. : " il cria et dil ». 



52 JEAN RUFUS. — PIJ'lROlMIORlES. [452] 

vo» oot '^•fAO .^ot ^/; ).a^^-«aji;o .).iö_^>s^ ^^^l! j^^^^^ -oi )->-^» K-,ooi 
oöi .))a.rS.Vi oC^o ii^-^^JU )_.iaji ,_ioo "^ii.iJ^ ^-io; .)^iö;o ))-k^ä> J-Sl^o^ 
oiik )oo< )oö«j oöi .ijujaioo ' j^o nm «<=>/ v£Da.»^V^ax3 )J^^.ia^ '"'Sb^^s.io K vi flO; 
JlaoKjI. j^ioA ^ \\-^ «J>o . \iPo;otJo m *> jooi jj.^^/; •''SI'm; siL«io oü^i j.^/ - 
«I * °" -» *> --«" .-JJLSOI iK_3; j^io^Ldo )lr>i vi\> v>o j^V-k. >qiV.«; j^aöm »«=>/; 

) ' "^ -/;- ■•>> co\ O) jooi« j»»io.3L3o .jf'tJi vOO^ J'p/o oiK.JL>^:>ci\ )!/ ).XA^/;o 
IIq-sl^wTO-^ ).^j>ajL2 y./i^^«.^Kji/ )jL3o<;o jiaao jJo Jjjls^I^oo )J «K^ )i<V'^ 1-^t^ 
A I 1(1.' j-ui'/i -Ji-^-S oo« |jJ^^.io )^^,-3o jUoi^^ '^AJiio oMtatJ ""^^..^ooo .)lv.'=v> io 

h. 

sfn . ^..^aof^.^io v£Da.«^^'.^m.^\ vai«.°>^l/o . jloauaiaa.*^/» J'^■,^» ^ ^»'^Z 
^^oi ^ ^f )j/ ojVoaL^ xf^<^? 'XDo^o.cD; jwSloji jooto .jlnivt^oi "^^ V-^^o 
>^lc>n\V) lo^i jo«!^; ^otoJXL^'M ) Iq v^ ■=» ^^^JU-^U^ w>.jl2lJL3 Iv^eol/o l^o«.äa>. 

1. 1! ;iild. ^»001 i|=o iil. viil. — -J. ISoäi-SI \, _ 3. codo^oäs |j, _ ',, B mld. '^•>^a(o iiI vid.^ 



trdiiviiiis Idus (Ifiix rl In jiciix iLH'Oiiuailre) t[nc iious en soiiuiies ä notrö 
doriiier soupir. » 

Pdiir moi, coiniiie j'iHais dans rctonuemeul et la stupefaction au sujct 
(Io ce (jui avait etr dil, jf lui deinaiidai la cause de ccs paroles et dun si'iu- 
lilable cliaun-cnKMit. II -^c mit, daus uiic L;Tand<' augoisse el daus les larmes, 
a nie racuuter depuis Iv coiiiuieuccnicnt loul ce que j'ai rapporte au sujct 
du vent'Table övequc et eoufesseur Pamprcpios, qui avait öte son pei«» et sou 
arcliiinniiiliilr, coininnil II assista au coneilc, ciinimeut, apres avoii' vu d a- 
liiird la lulle drs r'vi(|ucs poui' la viM'iir >■[ cii-^uiti' [cur Ifaliisou et leur apos- 
lasie, il sCMJViMia dans sou lialiitaliou et y priait le Sfüguenr, (piel h'inoi- lu 
gnage'rt <pii;lle lövidalion il olitiul, eomuwnt il revint dans sa villc. preelia 
laux lialiilanis) la veriti- et drvoila l'apostasie cpii avait eu li(>u, el eouinient 
il dcnieura juscpi'a la ün saus llöcliir el saus apostasici' et mourut aiusi 
ronvcrt dl' glciirr dans iiiie hrllc viclllcssc. I'icric racnula cnsnitc, dans hi rou- 
' A r. ii.'j fusioii et les lainu's, a sou sujet. * eomnienl il avait clc" s('duit par la desif de 1:, 
Icpiscopat, avait clc du ni.'>mc scnlinient (pic le uielropolitaiu' liasilr. a\ail 
Iransgicssc la foi et ilait devenu naitisan du coneilc de ees reuco-at^. 

Pour nioi, (piand j'eus cntcndn ccla, je Ins renipli de trislesse et je 
compris la grandrm des luisericordes d.- Dien a l'cgard de nioii auguisse. 



!. ix)r,pofopta. — 2. |i.iriTpoTto),itiri;. 



10 



[453] XXII. — fllSTOlül': DK IMKUHI', DI' TITOI'OI.IS. 53 

.J-..^i^; U-=>) l\-^ «-S .jfcoo-^ )tsJt-t-D iQi»^ K^O»; ly^-JM .) I-.J.\ »K_3 ^iO 

.•)_i>^ol :)♦-»♦ j-jsi^so U^^^ -Ul ^^-»l aJLio Uv^ -J^i-^/o N*-.i>lo .>« ^\; 

vooow vQJOt» J^^^ )i')i x^o ^; It-^s^^ X^^ "^3/0 .\oo\l jioaLO; «^ ' ^ \^"'* 
^^»_^io .oCi»^-» joiSs. |-.Vio^ ^0^3/ ^*JO) jJLio .)»oio;o |jl*jl3o )»»a*. v-!^ * "^ '-'^ ' • 

^:l>.;; )frv.AX-jil ^oi^lVl ^^01 -t-j^oiV ^ ^oia.<^£V^j« .)jl.«~3; ou-<>-^>c^ ^^ 
• .[^■aojL J.j-.ii jlaJLiCuot; jJÜL^o joiSs w3^; yOOvSj; j^^»^\ .^-je/ «ii.j No 



Aussitöf apres ecttc reponse, je courus a la sainte (eglise de lai Kosurrer- 
tion — aprrs avoir attendu le moment du rcpos — et je me prosteniai 
devant Tautel et le Gohjolha venerahle, avec des laniies arneres qui venaient 
du fond de mon co3ur; je criai et dis : « Seigueur, qui suis-je? Un avorton 

^ et Uli chieu pourri, un ver de terre, une uiaisou reljelle, une caverne de 
volcurs, un sepulcre l)lanchi'. (Oui suis-je) pour que tu aies ainsi verse sur 
nioi la jdeiiitude de ta misericorde et de tes merveilles et pour que tu aies agi 
constamnient selon tes misericordes et ta [litie, de teile sorte (|ue ceux qui 
etaient venus avec l'intention de me trompcr par tous les moyens, de me 

m presser et de m'obligcr ä devenir un apostat et ä alnindonnci' l'espoir en toi 

et la bonne conscience, *ceux-ci, "(dis-je), ont ete pour moi une conllrma- ' ■\'' ***■* 
tion, une exliorlation et un avertissement? Que rendrai-je donc au Seignenr * ü'-^ör. 
mon Dien pour lont ce que tu as l'ait pour ton servitcur'? Pour ccla je t'a- 
dresserai ces paroles de David et je dirai : ./'• canfesxcrdi .soucenl le Scif/iicur 

15 par ma houclie et je le luuerai au milieu d'uit </rand nombre, rar il sc ticiil d la 
(Iroite du jmnrrr pour Ic delivrcr de ceux qui le pcrsecutcut''. » 

.I'ai pense qu'il etait bicn juste et fori necessaire de placer devant tout 
1(! monde, commo sur une colonne publique % cos deux histoires lerribles et 
veridiqiies, jinur I in>trniliiiii i\<- lous ceux ipii craignent Dien et (jiii sunt 

1. Ci. MuUli., xxni, 27, — J. er. Ps. cxv, 12. — 3. l's. cviii. 8Ü-JI. — '1. äYiiiöaio;. 



♦ A f. 1(13 
r b. 



A f. Ii 



10 



54 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [454] 

3 |)0( ^l -..amo/ V-io)l/j ^\o(; ji^Qj."^» o«-.^-./ )-a.J3.J» .liou>l/ |-.»cua-jJi 

: ')...inm .j-a K.-|.io^ ioij/ )Ijio«j |joi )— ^»; )ju.»o .-I—i^qji Iwjl jiojLia-ot» 

♦ K_.jj)j) jLJliv^ ^nt ^-^oi ^'^^^.^^ioo -.ot^oi; ^^lioctjio )i-KÄJi Jjiotol 

• -sK. ffftN« .JL^o-ca^/i )■ . nciN m '> ).3n n m «3/ jooi; oöi . vJDa..C^.* m ^; K^ooi 
^£Do^Q._Ä K_iL.xol/ ^j OÖI Jooi vi^too ' t^_JLi.I^^^oo K^|v-<l2l&; V-"..^ )ooi 

.jK^lSv^ |-ixi-3«)L;/o ) Li^ jooi V~^l^s.m.^ )ji3oi ^r-c; oöi .otJL^C^ojL Ka^I; 

1 ^0Lm.3eM» B. — 2. I^ioaols Ali. — J. ^\>>xe Li, — S. \ioaS^i A. 



zeles pour la fui urtliodoxc, atiii (ju'ils soient pcrsuades de toute Iciir aiiif el 
sans (aulre) cxplication (]iii' c'esl du liaiil du cid ([u'est sortic cettc sen- 
toncc : (' Huc li' coiirile de Clialri''d(iinc sdit aiiatliriui' ainsi(|uc toul ce ([ui s'y 
csf lait, cl tous ccuxqui pciiscnt Ics memcs choses quo ceux(dc Cdialccdoine) 

A f. in.i et Ics enscignent. » Puisqiu' j'ai fait mcution de Vlsdurir, ' il o^tjuslc quo, s 
pour coulirnier cc (|ui a lAr dit, j'ajoiilc lliistoirc suivautc du liicuheureux 
Ktiniiir, (|ui lul arcliiinaiidrili' du iiiouaslrrc uoinme 'riii/dn' et »huc ä SpIpk- 
rii- irisdiiric. II l'ut Ic prcui'nr (|ui se monlra jadis plein de /.rli'- pour la l'oi 
oiiliodiixe i't tili Ir priiu'ipe de celte splendcur qui luaiiüciiaul eelaire d'a- 
Itord risaurie il de la loul TOricut. Dans la lutte ' meme il se couvril de lo 
gloirc cl niourul : il coinballil le bou couihat, cltermiua sa course cl, ä cause 
de ccla, il rcmporta il jusic lilrc la couroiinc \ 

WIM. — ■ Voici riiisldirc J'etais, disail-il, lami iiilimr de linsilc (|ui lul 
evequc de Scieucic d Isauric. II jjussait jjour parier avec aisance et logique; 
qiiand on reiiiiit le concile de Clialmloinr. il »'y reiulit aussi avec d'autrcs iö 

A r. In.! evc(pies' d'lsaurir, (placcs) sous sa juridictiou. ,lusquc-la on l'avait regarde 
comme (un honiPU') zele et un orthodoxe ' vcrilable : aussi ([uand on rapporfa 

1. Tayeii. iii Tayiöv cl. dnns SOvi'lo (Urooks. SiletI li'llcrs..., Lyiulies. hui'i, p. Ml>. uiai;. - 

-'. 7tpiüT«Y""<»'"i; ' — ^- 4y""'- — ''• tlf. II Tim., iv, T. — .">. ip06äo5oc- 



r. -ii; V 



b. 



[455] Will. - CO.MUl': 13AS1I.K DK SKLKUCIK. .Vö 

>a-^vt^_ji/o V-St-^ ^flaa-»Jb.>.«-xa-a »s/» oooi . »i > v> jJo .)i»a.iojlo joot »--/ 
oi^o-wi K^ooi v-frs-»/; «^ yOotS-3 yo^ ^ioo .|j"^/ ^-« ^ oii |lai:)OL^sJu:)Q-:» 
. ' vüQ-^.,^^a3V-^oo ^aio; )ooi ».*!S^i»o : y.ZOi ).^ia£D)J ^5 y^ .o n .co \ n v> o 
yo 'xn I; J-io^i^ .oi.io^ yosioKjL) jJ; 0001 ^->^t'; t^ -.oocx y^ a». ° i^oo ))jl,^»m; 

oj/ •.|i^>.J |.y^poo j^Vl ^ "^N .|.-j.So J.JU j)a>. :)KjL.^io ö^Sj; )I o 1 .', n -^ 
^''^s.-i. ]-2>\~^ ^^^^a-Ji .J_iaJ>^ vÄ_oa^ ,_3o .|-^-2l.jl-:>oo )_io»o Hf- *^ j^-"^— ! 
jjiA^ieu.« 01^ /» ^-^^^^l >-.io»/o .jl:>ojü )la^<« ^K^o jooi ^j-'-oj . ^cDou.^>»*.flQJi 
1. «A.; ^%^Ci. A. — ■:. jif li. .m-^aS;^«^ A. — o. um. B. 



ul qii'oii coiiiuil [)artoul lapostasii' ([ui s'y produisit, tdus elaient saisis de 
stupefactiou i't d iHounement et se refusaient ä croire que Basilf ciit egalc- 
nicnt apostasie et se füt laisse .seduire par la trahison des autres, et moiplus 
que tons, car j'«Hais son ami et son panegyristc. Coiiime le nietropolilaiu' re- 

vcuait eil Isnuric, et qu'il etait .sur le point dy eutrer, beaucoup etaient daus 

l'hesitation, en estimant ijuil uc fallait pas ' se joindre a lui avaut d'avnir ♦ ii f. jr, \". 
rerii Ulli' [»leine confirmation " de la verite. J'elais de ceiioinbri', disail le bim- 
heureux hUicnnc; coname j'etais eiicoie seciilier et que je piiais Dimi, et que je 
lui dcmaudais daus la siucerite et la siraplicite de 111011 cüeur de ine faire 

1" roiinaitre la verite sur ee point, aussitot, daus celte meine uuil, 11 ine seinlila 

(|ue jr voyais reveuir liasilc; tout ' le peuplc courait ä sa reiicontrc, et avec A f. i".3 
lionneur, gloiro et Inuange, il le faisait cnlrer daus l'eglise ; coninn' la louli' 
de ce peuple nombreux allait ctrc completc, et que (Basile) sc tcnait deboul a 
l'autel cn presencc de toute la ville avec les feinmes et les enfauts, il entra 

li par la porlc occidcutale de l'eglise iiii Iiornine (ras|)ecl tcrrible, grand et im- 
posant; ayant traverse rassistauce, il sc precipiti sur Bdsih', ([ui se tcnait 
deboul et aliait Faire la priere, lui enfoncja un doigt de sa luaiii droilc daus 
la biiuclic et lui tourna lc visagc de son (MMe; de la soilc, il lc lirail et 1 eu- 

1. HYlTpOTCoXlT'/i; . — 2. TV/,r,f/050fio. 



A f. In' 
r° a. 



B r. LT : 



5^ JEAN RUFUS. - PI.EROPHORJES. [456] 

jJ ^j/ ^a .oi\ )ooi ii^o joo, ^KjLio Uaoio . oiSojVS clci^ ^oi/o oooo-ls 
loo, 6ut^/ .^ou^o o,,-^o )1,^ ^^ oMxs/o .ioy, joo, ^-^io jJo joo, jJLb. 
ioo, Uo,, .ai^^a-^^^x.^^^ .^.öou, ^öo, ^^K^, ^o,, jia^ .J,o, ^., 
jo, .U3<^^/ jKxiv^ K^;, iaaüm^s/ ^; .jjoj^ 'jljt^^o jj^^ ^ 

Uo. jJj :joCS^ 0U.0; v^/ ^/, .jl, y,,^^ l^.^ ^ ^^ ^_^ . ^^^ 
joo, ^ -^ yo-^ .jo)_ j_jo,, oijuia^ joo, jo, .jjo, j^/j jjL^; ;K^ ^ 
V^^ s^fx .^^j 06, ^^ -o,o,J^, ^o, .Jbo,.^^, .«o^a,^ Licxaa 

.Ux:ü^ ^ioo joi^ ^ ..j^iL-^o voo^.)^/ 
'• " ^ '^ ^° -U^oJ^^o K-00, ^ts^l jL:^ ^^^ 'josL^/ j.^ i^/ 
^^ :ou^ ^^11^, ^ooiS^ !^^ ^ .jLäCSx jL^^ö^o,, j^ol^^K^ 
^ r^'^^ M^Uj joo, .:a^^ .^o^^, .^^/, ^^^, ^^ ^^ ^^^ 

-x> i^r-j u. .. u»^..«i3, V. _ o. B Olli, t« )o;3 .lo^, p©,,. _ ^ ^is^ u 



trainait, sans ,„0 porsonnc Ten ompOchat et osät 1 arreter, il le ,it sorl.r de 
I oghse, Ic cluissa et le repoussa. 

C'.Hait_une prophetie de ce qui devait arriver par ..it.. de Tinstalla 
^ q.uvjen avo,.. lieu du saint et venerahl. SrJ, (o..„.ne)pa,n , • L 

r- a. ' "^ "'Pl> ques et (p. il a rte reprouve par Dieu " et les saint«(-=' Des 

lürsremanpioii.s(iiie. si Dien a rl,'. .viiioni l r .■ , ^s, . aims . ih s 

lieu cenen Innf L ■ ' ' ''^^''^'«'-^tioM de cette vision a eu 

..; z^"t,!:-^':r^r:rr:;™^T- 
oxpert dans la co.maissanec e.xactc des do-^me. ' <^;v• ' '' ^ 

uoac i., ,trilo el do p.„li,i|,cr 4 la commuiiioii 



M 



10 



\ r. im 

r b. 



V :>. 



[457] XXIV. — VISTON D ETIENNE. 57 

) 1 . 1 ..\i y-tlo .i-».^ vji\ V-io/ .oitOi^-^oo );oio ^» »aL^oo/ ^ .^Ä 
)o>-M )>-^ .| I *>; ^t-^ ^^ ) o...>Ji.>o; ^oioV-ä^ ^^ «J>-|/; :^^ jUv^ )v>'.<io 
b |N.A^ l^oot )>lx; t-^/ ^ooi •, i'm ■s^loi'im^ "^..^.^ V^/ ^ .jjot ^^/i 

K^>.M ,_30 .)oO( V^/ w.N^s.^00 fj .K^OOI ^)J^ j-«^^»!^ ^^ ^l*° )) -• ;l '^ 

H«t . \ WNN/V-. j^..aQ.A 1«->U )lo ivi »Ol ^oiö^j_3o rmv); -.jjioif Jj^^o/ :^..aA. 

1. ) q n "m . q ) A. — .!. oni. B. — 3. vao.v.»o 1! (in iiiarg. A). — 4. v«_,iftj» B. 



des orthodoxes ', je me suis rappele ceKe visioii et j'en ai re(;u souvcnt uiie 
solide confirmation^. 

XXIV. — (Le meme) ajouta * ä ce sujet aussi ec qui suit. 11 niC dit en eilet • a f. ini 
et mc revela (ceci) comme ä son ami intime : L'un des serviteurs du Christ 

5 eut autrefois la vision suivante, oü il parle de moi ' : « Je croyais, disait-il, 
voir une grande maisoii qui ressemhlait ' ä une eglise; daiis cette eglise il y 
avait beaucoup de sieges et sur ces sieges etaient assis de nombreux eve- 
ques. II me sembla te voir subitement entrer — il parlait de moi; — quand tu 
vis ceux (jui etaient assis, tu t'ecrias et tu dis : Voici les renegats et les in- 

I" fideles; (puis) tu pris un fouet, tu les chassas et les fis sortir, et tu renversas 
leurs sieges. » L'abba Etiennr me faisait ce recit en rougissantet il me deman- 
dait, pour rapprendre de moi : « Oue siguifie donc ' ec signe? « I^^t je hii dis 
qur; Dieu le savait, mais que c'ctait vraiment une vision terrible et qui ne 
serait pas vaine — commc du reste l'evenement l'a montre — eile annon^ail 

15 d'avance la Suprematie acluelle de la foi orthodoxe, qui vicnt de lui et par lui '', 

ainsi que la repudiation ' et Fanathemc des cve([ueb heretiques'. * -^ '• ^"'' 

XXV. — Eeoufe encore uu autre jugement " sur le concile de (Ihalcedoinc, 



V 



1. ope(5&o5oi. — 2. n).»ipo9opia. — :t. LiU. : o de ma rauviete ». — 'i. tutio;. — j. ipot. — «■ I'i»' lilienne, 
cf. supra, p. b'i, 1. 8-12. — 7. aipETiHoi. — «. i7t'>jai;i;. 



' li I. J7 N 

' A f. in 

V ■ |J. 



58 JEAN RUFUS. — PLERni'IKHIII-.S. !:458] 

wi^ajj looi cH_-tv~./; j^-^» )t— ;; Jjj-Sfioo Jv-; >J^» )oo»» oö» .sAi.jlk.io ^o» 

.)_Jl^^» OUiO OOOI ^^»JkiO» .OCH JJLS>^ joOt K^/ j-."^» ))-^^* ^^ ^''i^iX 
) /.n -> S.P. )_.;q_3lJ) 'i.ioNjl/ ).^wJ,.iO Ö^IlbsJO t^^ *^ .|-»^isA OOOI ^.» T . "vV o 

j o^ n fn , 0,1 0001 ^v^ltoo» :)jo, « n\a^ ojlaoI/j ^^i>ot;o sÄJojijLia*; 
y._/o .^oj '^.-a.a; )ivi..otio o^--U/ 11^.-^.0.- )k.jii^o 'Ua-k-caie )J Ji.5|-3 
»_.,; ^/ vQ-^ot» -vooiii^-; ^io vO-Q-aj ^o .)-V-?? )-»-«»-o )-^°-^ ')|. ^m ■> < 
^..j |_i/ v^/ .)oi:$5s )o^ ^)lo ^j ""^J&JiJiio .joCi^jJ JU^Jl'^O jOu^J J..i/ 
JOAI \" l ^^J l-«^^^ )-«I;S5s» '')laio».j»; oC^ ooot > . m «°VV>0 JjLiOO» li-B^ 
^ioo^.io ^ .^-<^— /; )_:>^.Jio',— so : )_ia2^JL_io» ) lQ-JLia_.ot_s ^oiJ jJo .JL',jyi^ 

..pnn, ir« pr>\ ^j|j; JOOI f^JSsJbs ^ . >XD0JLl.3<X.« |-.^a2i^ ^iO Oi^iCLH« ^-«^ot oC^ 

1 >i.aoL i> (in niari;. A'. — '1. lust^»-» \. __ 3, iS.!;«'^© U (in niaru. A:. — i. I"^-^' siiiua liii. in I!. 
— j. ofc> Olli. li. — r,. Itttjo^o B. 



qui est venu du cicl; cclui qui rcntcndit, celui-lä memo FafTirma et l'annon^a 
piililiiiueuieut, (a savoir) lo vcneralile lionianus', dontde nom) rcteutit par- 
tout; il fut archimandritc et dirrctcur du grand monasterc qui sc Irouvail du 
cölc de Thi'cuc'-, vülag'O situe a environ quiuze milles au sud de .lerusalcrn, 
et oü il \' avait a cclli' ep(i([ue plus de six cenis moines, dirio'i'ss par ce saiul 5 
r\ (Icniiiiraiit cu paix. 

(^)uaud ou couiiul daiis toul rOiii'ul Faposlasic et la prevaricati(Ui de 
Jiirriiiil i't de ecux qui se reunircul ä ('Ji(ilcrdi)iiii', auxquels ou douuait Ic noui 
d'eveques. Ics lidMcs de tous ics lieux et surtout Taruiei- 'des saiuts meines 
l'un-nt saisis d'une liistessc sans borne et d'une piofondc angoissc. Ceux-ei 10 
I. r. jTv-. sniiirenf ili' Icuis nionasteres et ils eouiuicut *eu ipudipic sorle vers leui' 
A r. iiii piTc eommuu, revriu 'de Dirn, ipii se iIimiI con-^lamment devant Dieu, je 
vcux parier de Saint lionKinus .■ ils lui deuuuidaieiit d'etre, cnmuie Ic pro- 
phele Klir\ .-initue du zelc convenahle pour le Seiifiieur, et de ne pas tolerer la 
foi imposee iii liiupielc regnaute, lui rappelanl ee qu'ils avaicnl appris de 15 
l'apostasie de .liirriinl : commc celui-ci efait sur' le poiut d'aller au eoncile, 
il allirui.ul <•! disail a loul le nu)ndi' : « Ccliii ipii adhen- a cilli' l(lli(>'. a le 

1. Appell- n li; nörc des müiiics », Kiiahc, p. :,l. ol l.aiul, III, ;iil sim. er. infra. eh. xx.xi.'C et lxxxmi. 
— 2. l'iilric ilii propluHo Anios. Cc mnnasU-rc rlail appek^ « la nouvcllc laiiic u : C.loniiont-Oanneau, /«<■. 
(•(/., l. in, p. 2:U ; <;f. S. Viijlliö. ilans Hniir <lr IThiviil tlin'licn. I. \' ilOnO). p. 'lO-'i«. — :!. xivfi«- — 
'1. Cf. III Uois. MX, lo. r,. — ,-,. tö|io;. 



[459] XXV. — VISIONS OK RO.MAXUS. 59 

yO^euiwXD ^oi. : jjoi ) mv>Q.^C^ ^)A^^? ^^! Joo» t-^/o .jul^sj\ )oo) icifiaioo 

p vQ-j/ v rft . °> / .)»t-* »3^^— ^^AJ JLiäi^ ^30 :^-^ vOO»->Q^o o«t"«! « ^ 
.s^io^ voJ^/ rr'^l ' r^'^ ^olS> its_3 ^o .)N.iocLi ^^^s^^Cisjo s-^ voiKo .v^/ 

woöi« ^^ \ oi ^^>io ogu;o ou-«-3i csü^ jj,.,^tvj; )ooi ).^\o .|.'V^ yo^ ^%>^j 
y*.üli/ ^j : y»o; "^a^ 0001 '«^^JtSotboo; |.2lSCu>jl:>o \.JL^ ^^^io )jo» « nNji^a 
:ooo( ^^<.^S..2U3)^oo ^4 y«.ij/ ^ : 0001 ^v^jK.^ iS^<)jL^.ao oooi ^^I^s.£&:m ^ 

I. ]:^'^<^ l). — 2. »^ ^w 1!. — :;. lÄi-;9a^3» 1;. _',. l!;i(ki(his, >aaj ,3. _ 5. ^v.>«^» », ,„ ,, i 
_ i;. .3ic^*»o 1! du iiiiu'g. A.). — T. (-loSia^^a l;. — S. U-soav ju iiisiig. A. 



r" a. 



r !i. 



memo sort quo SiiiKin Ic Magicieii et le traitre Judas, d il lui fmit recevoir la 
circoncision c-ommc les Juifs. » 

Presse par la foule des saiiits moines et pric de sortir de son monastere, 
d'ctrc anime du meme zele qu'eux et d'accepter toiis les Iravaiix pour la 
vorifc, (Komaniisj leur fit ci-lte demande : « Attendez-moi quelques jours; au 
bout de cc temps vous vieudrez me trouver et cc que Ic Scigueur me fera 
conuaitre d'une faeou certaine', je le ferai. » Apres efre sorti de sou monas- 
terc', il se rendit seul *au deserl et il y passa dix jours et dix uuits pros- • a r, iw 
lerne devant le Seigneur et consume par le dcsir (juil lui fit connaitre sa 
volonte et son jugement sur ce qui se passa ä (llialredoinf; car les bruils les 
plus divers circulaieut partout, et fce qui arriva au t;oncilc) etait rejete ft 
juge defavoralilement par les uns, et elait (au conlraire) approuve par les 
autres. Au bout des dix jours. il entcndit unc voix lui dirc du cicl : « Va, 
aie, Selon ton bapteme, la foi di's trois cenl dix-huit, et tu seras sauve. » — 
15 Apres avoir re<,u ee parfait tömoignage'', il rcviut ; son monasterc - et il lit 
connaitre rclti- visiim au\ savants integres et äges de son nionastöre-; mais 

1. TtÄ'ipofof^aEi. — 2. xoiviSiov. — 3. itXvifOjiOfia. 



10 



60 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIRS. [460] 

|).;bolSs^I; jlo I >»n .01 'oooi ^j-» iiv> |;oi ^cn . )jOt-.-nN •> '> yOJüLsl/; ^^o( 

' A f. 105 Oolo . I |_;:.,^CDl - -^"j^-^-^ jj «OJl^ yOOOOQ--t^_S 0^0.00 Q.bO^ . V.£0^^>JLiolo 

.|lQL.aJL^ joo) i'^^«^ jL^CL^ ooi ^ 001 "^ •^tp ,Jo . >^otoja-J^ js j'^po^ ^J / 

jL»i Iv-^^Sl^ . ' itv^ yooilo I, baI^jL-:>Q-3o vOOi1qj.'=v \ v>\o »Sld ^.aJ^oi^ ,^j 
.)I^.^«1 f^:^o )_:»< oöi :|— «; m r>)— i; asQ_.'f.>^V>^° .)^i,j.niaL^; ).3<i nm V°i/ 
^1 ..o .\o v£Do->v^^'f..,^.o "~^ -^ - «^ -^^»^ \tr>o « m iJLjJo .).^oooi)« vrrt «\o «^o 

■ > « qi'n I ^^oi~Xt ^'^..sK m V) jVoaLS . ,«\oi sd/« voo(.JL:bo >ioaji 'po/ j ü...^o 

yOi'f . »Y v> .)-^^ „a - ^ > ■^■^■^-aoo .vooi1q,.,i °>>v' v> tsw.ji^j ^. r>>°>N> p 

Eil. 28r. Od yjj Jot^; «o(aicu«V ^^ ^ "^J-nt jJSwULajLstoo jJo Uv—ou ' J-.^Äoii^; 

1, ^»; ];. _ •_>. Hin. 1!. :i. ^»aSia'SA n. __ •,. .\ ;,(lil. ^l >ß;^^■>c USwo :I!M Olli.;. — 



ceux-ci lui r('pli(|uc;i-enl : « Geux (iiii elaicLit reunis ä Ch.ilcedoine adirmaiont 
ögalement la foi des trois rent dix-huit et y adheraioni pour ainsi dire; et 
c'osl pourqiioi ilsmirent eii lcl<' de leuis dcciets ccux des trois ceiit dix-luiit, 
pDiir tionipor rt induirc eii crrnn liciucdup d'liommcs. » 

Mioinainisi retourna senl au desert et il supporta les memes travajix, se 5 
* .\ r. lo.i livraiil i\ des execcices ascctiques et sui)nliaiil lo Sci<>neiir de liiii (liniiicr iin 
temoignage' parfail ; et cn verite une voix vint qui disait : « Va, attaclie-toi 
aux euseigiiemiMits et conscrvc les traditions" de Pierre, patriarclie d'Alexaii- 
di'ic, de Gn'f/oirc de Neorrsarec, le grand ol le lliatiinatnrge, de Jules <lr Home. 
dWlIidiKtsc, de lldsilf, de Cröf/dirc. de Jean dr (loiislanfinople, de Cj/rillc, de 10 
(xirslin et dl' Dinsnirr. — Apres avoir rerii ce parfait temoignagc', il reviiit 
pleiu de joie ä son monastcrc, et, apres leur avoii- tilö ces saints, il entendit 
dirc (ä ces moines) : « Ces renegats passcnt aiissi pour les suivre on inter- 
pretant leurs doctrines avec inauvaise foi et ils troni|)(ut (ainsi) les simples; 
aussi cst-il nöcessaire que tu demaude.s ä la niiscricorde de Dicu uu tenioi- 1., 
gnage ' eelatanl et ikmi eipiivoque, ' (pour savoir) si le eoncilc do (:h(ll(r- 
'' ni.Mv. duiiir a pense mal nu liiin. » 

1. jxXjipojopia. — -i. A ajoulc : c cl ;iin.si tu soras siiuvu i'. 



A r. Uli 

v° a. 



A r. lo.i 

v"b. 



_4Gr XXV. — VISIONS DK IIO.MAM'S. 61 

• • • * • * 

ö ,.30 .)>^V^P vOoC^ {.>0 .yO°,.Jl^ .yO',.^^ .)jO, f>\li ^; ^.o^O« yOV^LS .^^0| Oi^ 

.,2l^v^ )-LJL^^-^ ^'y-^U \-^°* OL^O JJL^O.^ ooi joC:^ ^^ ^^^iwiiJi ~ I^V^o',^«^ j;o| 
|lo 1 « m -> .\s.li )| «^fio jjULSo Off-.; I^t-*! U-^'l -U^^iOJ^ iwU )i.oiv>.oto j«'^ 

10 ^CDO^O-CDl 01.-1-:^ )t\'V> ^^O« )mO(0 jij « »X ft> jlo^',-^ |j3 ^ v£Do|JLL30_. 
]J s^oio .. T »/ ^; ^ .|...^w^-^M )lo<.^i^sJ^ s>0|»Oa3L30«JO .|.A*^ |j.».3i 

yO-n-^OI ) * -j "; I t i. *> Oi^O ^0{0 V>', .■/ s^OlCL^).^ ^ •)o("^i' o/ yOL^S^OO 

1. l^Ao li in iii;M-g. A . — 1'. Haa>;ai>S |;. _ :i. Cvjm^o A. — 'i. Olli. B. 



(Romanus) se rendit *au deseit et il mit on ajiivro les pratiques de l'as- ♦ a f. los 
cetisme, la solitude la plus parfaite et la priere jointe aux larmes am^res et 
aux j^emissemeuts, implorant de la misericorde de Dieu une repouse ' claire 
et uon equivoquc. II lui vint la suivante : Au milieu du jour il vit descendre 

5 du ciel une grande lettre" sur laquelle il etait ecrit : « Ceux de Chalccdoine 
rniriit des apostats; ils ont prevarique; malheur ä eux et anatheme. » 

Apres avoii- ro^u de Dieu ce tenioit^nage ', le bienheureux fut tout entier 
enflamme de zele pour la veritö et la foi orlliodoxe au poiut d'abandonuer 
son moiiastere et la foule numbreuse des t'reres, daus une (>xtreme vieillesse 

lü et avec un corps debile et d'aceompagner les moines saints et zeles qui viurent 
pres dr lui dWrahii' r\ de l'dicsliiic. Ils songercnt d'abord a alliT au-devaiil 
de l'apostat ' Juvrmil (|ui reveiiait du concile des inlideles, rempli d'arrogance 
et (comi)le) d'lioiuieur par iempereur, pour tentcr, * par des conseils, des ♦ a f. loj 
parolcs pcrsuasivi's et de douces paroles, de le faire revenir de sa niauvaise 

ir. viildute et de le rameneraux dogmos ' ortliodoxes. Mais Tayaut trouve oi)stine, 
plriii de confiance dans un empercnir niorlel et re-olu t\ plaire a ce dernier 
plutöl" (pi'a Dieu, et l'ayaMl aiialliematise en face, loiile la foule des moines 

1. iitiSxpioi;. — 2. Tojirj;. — :i. jt).r,poyop!a. — 'i. 7taf«6ar»];. — 5. SoyiiotT». — (1. |iä>).ov. 



vb. 



Il) 



Ö2 JP:AN lUFlS. — rLEUOPlIüRIES. [4621 

)oO( N^ -si Nrt.r. I - ffft -.r. ) I 1^ I o<^ fMift . Ol ^ O^-O •)<^'>^? ' v^OQA.«. m '^ ^ ) «0( ilSv^ 

1" a. . . X V 

OÖ1 .0001 ^-«.-S'^ fl VIO ly-^,^l ^_<^~a_^^0 .|1|-A.,^XD llo-^s-ik^^^ OOOI > «^Ö)< 

•:-^AJS.f^ jJt l^-sOf-^o ''|1«_.U Jlo » V>..ot-3 )oo( K^poo .jooi V^A > * iN. iN ; 
vim!»; )jo( ^/m oou^ ot-^ >^...\ » .v^jl/« > . \oi^ W*^ jJ >Ju/ ^«-»Z 
^o<oK_./ ^ .)^.^^\ V) )_h^io/ f..^ )j^>03i )-:>/ yoo^ v^boi w^öi H«->x/ v^oiot^').^ 

1. |a'J^Cv3 lr.«;«= li. _ j ILa-'ia^ia |! fin marg. A). — 3. Uo..;! low I!. 



retourna ;i Jrnisd/rui et lä so rassemblörcnt, pdur ainsi tliro, tons les saints. 
moiues et les srciiliers de tuiites l(>s villes ainsi que les övrques orthoiloxes 
qiii etaienl re.sles cliez oux et n'iHaieiit pas alles au coiicüe. lls rejelerent 
il'abord et repiuliercnt Ic niiseraliic Jmenal par 1111 anatlienic eoril qu'ils 
puhliereiit', et cusiiile cruu coiuiniiii accmd" ils luinimerent iin ('vcMpie zele, :, 
saiiit (>t oriie de loiite la pei'fectioii aposloliipie, je vimix dire le veiierable 
T/i(-ii(l(>sc'' , (pour succedcr) ä .lacijiics Ic Minnir, l'irre du Seigiieur, et üs l'eta- 
Mirenl clirf, i;iiidr rl, |iasl('ui- daiis la vdio saiiile, puls, par ses sbins et 
A I. iiM, par sdu aiUoiitr, ils noiiuiieiiMil <les i'v.Mpu's ' dans tonles les villes, tandis 

qur Ir pi'uplo aeoourait aveo heauioup dCinpressemeut , les clioisissail 10 
aussi (les evüquesi el les amenail. II plaisait a loul le lUoiidr et il elail orue 
lU- la loi orthodoxe et dd'uvies iii r'procluibles. 

Si (pielqu'uii iie cix)it pas ce ipii vicnl d'elre lacoiite, celui-lä pmiria sc 
procurei' la lettre tpie leur ecrivit l'alilia /io/;/(///»s, pres de riiupeialrice Z:,'»- 
ihicic, lurs de sou sejour a Aiilioclic oü l'avait exile Tiinpie cl le tviau Mdicicii, 1:, 

1. Viiii- I.alibc. Conrilcs. IV. 8riii-XC>:t vi S7's-,S8-J. dc's li-llios ile Maivion aiix iiKiiiios il'Aloxaiulrio il 
ilo Piilesliiie. II ai-ciisc 'llinidiise, ilrja övi^iinc ilc .Ifiiisaloiu, d'avoii' viniUi faiic luoi' .hivoiiul, elo. II 
iliiiiaiidf de Ic livror an giiuvci-iitnir dr la piDviiiii" iiiiiir (lu'il ne lriiiii|io plus les simples. — •>. »{/fifo;. 
— :i. Cf. Land, II', VJ'.l rl :i'il. TliOodose s'oiiluit ilaboid a .Vlcxaiidiie, il roviiil paroourir la Sji'iesrnis 
riialiil de siddal, Int aniHi' aiix poi'les il'.Snlicii-lic et eiiipiisomie a Conslanliaople. A la uiorl de Mar- 
liiMi ('i.i7j, reiiipi'ieiir I.i'imi adoiicil les limieiiis do snii eiiipiisonneiiii-nl. iiiais Tlu'udose seiuble tJIre 
iiiorl peu apres. Uii reideiia dans l'ile de Cliypie el lesjacidiiles le IVIeiil le 3U deeembre. 



CVÄ ' B f. 28 V 



A f. loo 
r U. 



r4(;3j XNVI. - sri! TIMoTIli.l'. .KlA'IlK G3 

jt^iCL-a- oi..Vj V-s^U-"^^ •>>-«>! ^o« UV^^^ "^^^ -l'V* 0^^=» )°«*' 
).^^o iJ| .^^^^^-oi; ^.'^oi, )I^V-^ ^«^^ ,CL^V^ Q^^ .)laia:^ioo 

V*A. jl-lXs ^-^^i^o .)JL.^^ U-X3 ^o^^^^bOLi, IV^sij^ . 'ai=o.3;)tV/; l^ov-^x 
000, ^^.^^; '^ y^l .oC^? jl-ü-JC^^ >^ «^oo« ^r^ Jlacaiol 

1 ^a^; M. — 1^. ^MfiioUn 0. — :i. !.•*■>■ i" niars^. A. — 'i- B Olli. «» fl 



p\ il y troiiv(M-a uu Irinoigiia-N' ' cu favciir de toiitc la veritc;, siir le l'ait quo 
Von a lappoi-le d-dossus; (cefte lettre) en efTet est ivinpllr d(> sagesse et d'eii- 
seigncment, iinu seulemeut ä l'uccasidii de ce qui arriva alors, mais aussi 
ausujel dr la ronnaissaucc cxat-h' des dogmes' vrais et de la foi incorruptilile 

5 et Sans ciTCur: et cda siiflira a qiiicoiique vciil se montrcr docile, a lui iiinn- 
tiei- (riiiH- laron crilaiiie et a lui (•lal)lii- la verilö et ä lui faire l.länuT h 
prevaricatiun de Clialeedoiiie '. 

XXVI. — • II y eilt ä Cesaree uii certaiu prelre Miommr) .\iiiiII<ih ' qui y Mn'.^sv 
dirigcail la divinr eglise d.!S orthodoxes; c'etait uii hommo ' verlueux el • \ 

in saiul par-dessus tont, lionore et revere de (ous; il soiilTrit beaucoup et iiiou- 
tra Uli (grand) zelc pour la foi orthodoxe. 11 racontait et disait que, au temps 
ou le venerablo et confcss.mr patriarclu; Tniudhi-r elait eucore eu exil eu 
awrsi,iü-sc\ il alla le trouver pour lui rcudre visitc et pour oblmir sa 
benediciion. Ayaul vu ([u'il avait au pied uu uiauvais uicere, appele par les 

1:, niedecius /.-/•/.'/oO;'-: — <■<! (|u'ou traduil par lulcerci d<' uaturo maligne — \v- 
(piol produisait .lu pus, j'aceusais ses syn.'elles de ncgliger la sanl.' d.- ce 



a 



r. lofi 
1 • b. 



1. ^>.,fojo.,0^,.xa.. - -1. öorixa.a.-:i. Nuir la .■oulre-parl,.. I'.C... 1. LW. .-.1. \W-\:,i, -n lo moiMO 
G6I0SC rc^siste a TlM.odüSC. - '..,< Apolonos ,. Ali. «Apios» II. Au d.apiUe x.xix lo nu^ne. se,nble-l-l, 
est appel6 AltüS (AI!) et Apolios (M). - .".. Timotliee ,Kluro a et6 üxilo de u.ars '.57 a janv.or i(.ü. 



A I'. Int; 



64 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [464] 

.. /r» . . r, ^l ^ )-«oi wJS 0001 y « O ''V I ^; v^o« .l-i-flOj CHi y >\a^,j) 

. .^V» y \ - -■ y_./ , ^^> fcsj/ yS/; Kj/ ,_aliw •^ '\t iO ^i1 joC^ ^.OiCL-«» 

I, -^^ |;o( vOoCs^; H\V)-^; '.^KxdI jJj Us-./ .)-X,/; )lQ_au,v^ jJ» |ju.»-o» 
|j/ "^ji*; ;)©♦-.:» oöl "-^ . •^'»" .»-J^wi. yoL^ill -Ul r^h J^oo« >.2LjLoK.ioo 
)j/ . ■ -) ^''v fco/ Ij>J.so l-po; ^ V>t^o ocHj ■• yoo^ po/ J-«t-t-o ^; och .^JLio 
oog/ )j/ ^lojlo jJ» :jJiioi }i^^ Ul V^/o -^-J^/ ^*^!^ Ul ^^^i-^aü p l;Ka ^; 
jts i tf ^-^^ ),_— .|v-*l/ jl; po/ JJ^t^ ^? oot . UsQ-fc ^ ^/ <^CH-. ]i; 
..K_.ooi vfn.qy» K.vi'f) »jo .Ul t-li^ t-^aji )oC^JJo )-.poj ^^^ oöi» .l.Vi>o/ 
1 1 ■■<% » ^'^^.^s^o .jUo^oo )->>^; ^öi y •\\l }la2~*fj^jä<t ■>. I n Mi IQ ^ji^ vfn°ii i; 
)oo«L )Jo .w ■•y>,t olo U^o^ iKä ^Iol^ V^/ ^; ooi .oüS.^^^ )ooi K^/; 061 

I. mjcwiaas U (in nmig. A). — :;. C>^< H (in iiiiirg. A). — 3. ^■•» H (in iri:irg. A). — 'i. om.^ U. — 
5. (iSoo*. II. 



10 



vieillard. Mais ceux-ci s'excusaienl en disaiit : a Bien des fuis nous lavoiis 
priti et suppliö de iious laisser nntloycr son ulcerc et y appliquer le rernede 
convenalile et u'avons pas pu le persuadcr; mais inaiutenant voici que le 
Soigiieiir a lail veuir Ta Pietö, et tu aj^iras hien eu faisaut egaleraenl toii 
possible (pour le persuader). » 

(Nomine je compatissais ini>i aussi a cc vicillard et que je bnllais de clia- 
' A r. iiMi rite, je inc jetai aiix geiioiix da saiul, cii ' lalisfuci' des freres, afin (pril 
ne crill pas (pic je faisais cela d'apres leur eoiiscil, et je le suppliai eu les 
termes : u Aie pitit* de moi et aecorde-inoi ce que je vais te demander. » — 
\'A \r Saint imc) dit : « Leve-l(ji, et nous ferons cc que In doiiiaiidi'ias, si ui 
c'est possible. » — Je restai prosteriu' le visage contre (erre v[ liii dis aus- 
silül : « Je 111" nie I6verai pas, si tu ue nie douiies pas une prüinesse. » — 
Kl li' saiul (lue) dit : u (hi'il u'y ait poiut de coutestaliou ; je t'ai dit eu rilet 
Ulli' lüis (pic je Irrai t'e (|ui sera possible et ec ipii plaira a Dicu. » - Je 
lue it'vai d jr liii deuuiudai dr nie [niiucllre el de iin' roncedcr de faire 15 
soigncuseuicut ce (|ui serail pdssilde et utile [lour 1 uicere qu'ii avail an pied. 
11 nie tht : (1 Heste inaiulenani (I a--;ii(l>-loi ; el In ue seras plus 
pdili' ä uie cpiereller. » — A\ant niis le dnii^l sni- sou ceil, il nie dit : 



A f. lOG 
Vb. 



f. 10 
r a. 



[465] XXVI. - SL'R TIMOTHKK .l- LIP.K. 65 

jl .jjjoi Kj/ )>1^ JjLio »ou- .^*X po/ cHJL*i. ^^5^_i> yn m ot_Xi . po .^^*v— 

Au/j I I ■> ./ ;>o_^ jJ/ .)— -.^^J^ )j/ joöt y/ )j/ vS/o .w.^ V^/ ooio .^/; 
);o« l-a-/ ^ :y^ I^^Ji/i — 'i^ ts-Z )ij^ ^ Jij^ ^ Ji^i-o vm^qi^U 

5 Jl w IV> )I»C1>.J )K_lL.iCL_llo .Jj/ ioiAO ^;-3>^ )i^-.OOi >0,-£liO ^ .«\ ^»"^ 

)-j/ joäi )l .^ I . -^j \-il »—ailiw jLs/ .Kj/ V-^/? yy-^ joo« i^! «H-^ J^V^/ 

I. 1C03 li. _ ■>, ^[o B. 



« Examine ce que tu vois lä ; u'apergois-tu pas sur la pruuello de mon 

oeil comme une cicatrice epaisse ? » — Je repondis : a Oui », — et il me 

dit : « Dusse-je moi aussi etre insense', * pour que tu sois convaincu cepeu- * a f. lon 

dant et que tu cesses de m'iniportuner, il laut que je te raconte comment 

5 cela m'est arrive. Uu jour que je m'etais leve de bonne heurc, que je veil- 
lais et qui' je ra'acquittais du petil oflice, tout ä coup il arriva un liomme 
terrible, effrayant et oompletement noir, lequel etait ' tel que le propln'te 'D r.29r. 
Jof) reprösente Satan; il entra, apres avoir traverse la muraille, tenant uii 
grand livre- dans sa main; et en ctendant et agitanl sa main droite, il s'eoria 

10 et dit : « Voici le seul qui resiste k ma volonte; voici celui qui ne m'obeit 
« pas; accepte du moins mainfcnaiit et signe. » — II poussait et pressait, 
tout en me menagant ; et il pensait in'efrrayer par sa voix. Mais moi, cacoii- 
rage et fortifie par le Seigneur, je lui dis : « Ce que tu dis n'aura pas Heu 
« et je ne ferai pas ta volonte ; je ne serai pas Tadversaire de Dien ni uii 

15 « rebelle comme toi ; je connais " ta faiblesse et tu ne m'cll'raies ni me ter- • A r. m: 
« rifies par tes menaces et tes fantasmagories. » A ces paroles il sc fAclia et 
s'omporta, et veritablement comme un serpent et un dragon, ii Int plciii d'un 



r a. 



1. er. II Cor., xii, 11. — 2. T(5|xo; (toino de Saint Löonl. 
l'ATU. ou. — T. Vlll. — F. 1. 



A f. 107 
1" b. 



66 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. [4661 

IV-io/; y^l )ooi ^.^\o :wJi>s^l| )K*.jlo )J.V^ )j^io )-.a^ y.^1 )»V*-30 
jjoj _^/;; )o|j5o .J^, U.^\ ^*50. jtoa-^ U^o )J1 .oot ).«LiO(i^ ou-^io-.^ 
jjoio .N-^s..3..io > > I <.b> öj^ k-j— l/; V-=^/ Uh. x^ y-l -«^ t^^ Jv-V^ 
_y-/ o>^ .jJl-/ -Icilb. yo^ |v3j ^io ^., p JoC^; |j;;ai^ looi jj ^iö 

|^v.^f. )n« .«vnft / OCH ^ . VJt-iO 0*~= )oOI J^^-^O -ioo» )jt*i.» Öi^J U*:s -CHI 

^•,_2iLo) :)t«JLi>:^ ^-*jdJj; -öoi x^p«! )<->^»-='? ^j^ot=)0 :)JjJ-=' y O ^-» « ^; 
.w.^ looi );ot U^/ ^ Ul ^^ Ult -Ul -y^l ^^ «v^^ '^^^'^^ ^ •^'°' '" 
)j/ ^)jio j-.VJ>o yoyJ> •-«■»■ N.-001 JtJio .lloj-, 1. rf>vi~> lito po .|^. -s<fl * -> ; 



I. um. r.. 



venin dangereux; il porlait, commc je Tai dil. uii livre ' dans sa main droilc ; 
il le leva et avec colere il m'cii frappa sur l'ceil ; et il mo causa une douleur 
si cruellc que je crus mon ail arraclie et tombe ä terre ; nuiis par iin bien- 
fait de Diou, cela n'eut pas Heu. Quand les frcres cnlreront cliez moi au 
mal in, ils virent coininc une goutte de sang et de cbair, cpii clait molle et ä 
tombait de mon (i'il, el (ils rcmarquerent) que d'une laoon generale l'oeil 
etait entierement öteint et qu'il ne s'y trouvait plus rien de sain de son as- 
pect antcrieur; tont entiers aux larmes et k la tristesse, ils mc demandaient 
de It'ur pcrmcttre de l'aire usage des bains et des autres moyens ordinaires 
capablos de guörir ocs maux; ils pensaient toujours en eilet que cela piove- m 
\ f i"7 nait d'un catarrlie" lui dune cause analogue. ' Je ne les laissai pas faire, 
leur disant : « Je sais comnienl cela m'est arrive; aussi n'entrez pas ea dis- 
« cussion (avec moi ä ce sujet) et ne m'importunez pas; car mon soul medecin 
« est Celui qui est au ciel. » Apres avoir pcrsevöri^ dans la patience, m'etre 
prosterne devant le Seigneur et avoir inqilore sa misericordc, son secours li 
me vint : en rlVet nolre Dien Jesus-Ciirist m'apparut en pcrsonnc, il mit 
sur mon oeil ses mains sans tache et il me guerit; il me fit voir et il me 

I. Töfio;. — 2. ^tOji». 



,, I 



B r. 29 V" 



A f. 107 
\" a. 



[4671 >^>^^ '• - SUI{ TIMOTHKR .liLURK. 07 

-n\ ; i ^'^'5>^^ w.K_-/ I I ..<X^ I-JOIO yV-iO ,_iOl jlojLÄJsKjLiOJ» J_Jl01 ^/ OO) 

)jj50t .)jLia^Q-J^ '«-X )ooi oCb. t^ÄJuol/ po :)-.'t.iaj> J^OJä^oi ^♦^o«i )jia-/o 

jjL-^ÄjjLso K-jK-N— ooot ^.«^^-•; l^oooji jj-i^s^ U'y^l y~>oo .)K.*i^l -oi 
r » v^ « vs r» :oila^ oooi ^..t « i "^ jjn m', •> •> o«-3o .JLqjquOD ofi>> oooi; yajo« y;^ 

.l,_3_i.U/o Ü^JL-Jusi/ -'Ly n\ V/; ouio» ^ ^/ .Jjo^*Jibo; sÄO^Jom^ 

1 fr^oSv»; B (in marg. A). — 2. >=oI.o B. — 3. \j» "^^l A. 



laissa cette petite cicatrice comrae souvenir inoubliable et comme actioii de 
gräces de sa visite bienfaisante. Et maintenant je sais tres bieii qua celui 
qui m'a envoye * cette epreuve et ce coup, m'a encore, avec la permission ♦Bf.29v". 
de Notre-Seigneur, cause egalement cet ulcere au pled ; et de meine qu'alors 

5 j'ai eu coiifiaiice dans le Seigneur et que j'ai recouvre la sante, apres l'avoir 
prie, de nierae maintenant encore je crois sans hesitation que sa visite mc 
viendra tout d'un coup; c'est pourquoi je prie Ta Purete * de se tenir trän- » a f. io7 
quille et de cessci" de ni importuner sur ce point. » 

J'ai cntendu conter la meme histoire par beaucoup d'autres qui connais- 

10 saient parlaitement Ic patriarche Timothee et qui eurent en realite des con- 
versations avec lui ; et de memo par Fun de ses syncelles qui etaient reunis 
pres de lui en C7(c/.wh(\sc' et le servaient en exil'. Des lors le venerable Timo- 
lliee, qui avait appris cela par expcrience, eut raison de donner dans un grand 
nombre de S(!S Icttres et dans ses autres ecrits, le iioin de diabolique au 

1^" concile de Clialccdoine, comme r6uni et dirig^ par 1-3 diable; c'esl le precur- 
seur de Y Antechrist - et c'est la revolte qu'indique l'apötre Paul quaiid il ecrit 
aux riiessaloniciens''. 

1. efopi«. - 2. ivTixfio"?. — 3. er. II Thess., II, 3-10. Celle idi^e est i'eprise el ce lexlf est eile, 
(i'apivi Timothee. dan? le deriiiei' chapitre. ('■{. infra. 



• A f. 107 
V ' 1). 



♦ A f. 108 
I" a. 



68 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [468J 

yr\ . m; ^ö_ö;» sfioa_ioK.-; /; ]\n «vi .ya oöj )--2S3 jü/ \aj)j — »^Ä 

y—/; jK*iv*i .yl.a.3L-,_ct^ JjK^o^C^ |ooi J^Kjl^c |jL.,w^>^mS3Üi. \l\ p; ooi 
.»-^ jooi ''l-ilk.io > ^j •> |_JO) .)•, \o "^ m Jooi woiots^/; ')v^3 Jui/; .|jo« 

vfDOf-JO-CoJ^ K».001 ww_2l-Jl-^0 ^m .^Q-^ mi; 'ws^B J^OOI y>K^( ) i •> .. 'SO l 

^A^oi "^^nalS. K_.oo» yo\L£> ji^^OLÜ; wi.,^0 .Jj^i«^io J-l^^^v^o^o Jjo, . n\ > 

«otoK_/ ^ ,_.^X_.j^; y^ Ja--/ Ji/ Jl Ji^JL^^ vaLol; Kj/ Jlsj jJo .tsj/ 
Jt-M JKao^ vA^ v^o-mO . '»Too I . o» v> ^; ^-JS>..). -> .J i\v > > m . m ioji 
.J.I N V-^toiO jJ J— ..sa*_3 ^m-.wÄ;oJl JjJSs_sq.^CS, JjusV-oJ^^-^ jJ Jiotoj J-^S^io; 
JjL^v^sai.o Jjül |-«^^s.io; Jlv—/ JJ^o^ wj)i^Jx>/o .|-iLiCLJi ^^ V-^ väVJ>^o;o 

1. ^<ii.| M. _ 2. ao'» AB. — :i. Hue incipit M. — 'i. l^l^»» B lin marg. A). — 5. om. B. — U. Kßf-M 



B. 



XXVII. — • Un certain soldat (du in im dci Znioii. |iiimicier de la eoliorte ' 

des Daces" cascrnec k Alcxandrie, fut envoye parle cubiculaire '' Cosme en Pa- 

\ f. 107 Icstinc, pour garder, jusqu'ii son arrivee, l'abba * Pii-rre, notre eveque, et 

^ ' l'abba Isaie, moine paisible ' ; il altondait (!e monieiil) de les conduire pres 

de Tempereur Zhiou; c'esl ainsi, cn elTet, qu'on lui avait ordonnc d'agir ''. s 
Arrive en Palestinc, il rapporlait au venerable, en notre presence, Thistoire 
suivante : Uu certain Pi'em', (pii etail ayoAapcoc''', nie racontait ce qui suit : 

J'etais un grand ami de Ncslorius, j'approuvais le Concile de Clialcedoine 
et Tempereur iVfljTjV», et bien des fois je ni'elevais contre ccux qui les acen- 
saient. Je vis, pendant la nuit, un homine qui nie disait : « .lusques ü quand i« 
seras-tu dans l'erreur et refuseras-tu d'adherer ä la verite? Vieiis donc, je 
te montrerai ou se Iroiivc rcnipcrrur l'lirodosc d'uiie part et oü se Irouve 
Marcien d'autre part. » Et il nie Hl voir, dans nn lieii renipli d'uiie lumiere 
A 1. los iuaccessible, le vönerable Tlx-odose dans nne gloire incMiarrable ' et plus bril- 
lante quf le soleil; (puis) il mc conduisil dans im antre lieii rempli de l'uniee. i.-, 

1. Primiccrius ipiOnoü. — 2. Cf. tUennont-Ganneau, loc. ri(., l. III, p. 231. - 3. Ciibiciilariiis. — 
'i. Sa Vic llgurc 'lans Land, III, ;i'iG-35ü, cl ses tcuvres dans Migne, Pnir. gr., t. XL, col. 1103-121'j. Gl'. 
siipifi. eil. .\il et eil. I.XV. — 5. Cf. Land, III, 192 et 355; Raabc, p. I(i3-I0'i, et Palrol. oi\. II, 101. — 
II. Otlicier di: la garde impiSrialc. Cf. Clermonl-C.anneau, loc. ril., I. III, p. 233, et Migno, P. /,.. 
1. I..\.\1V, cd. 'Ml. 



B r. ;ii) r. 



r 1). 



[469] XXVII. — CONTHR MARCIF.X. r,0 

)>L>. JujJ jJo -.ii-io/o .^l ^öjNjLio; {jL-iua^-^a."^ )So/ )>!>. .v-^ t^/o )jQ-»— o 

;ö<-^ jj ooaA J.AO«; |;oi,.flD >Jkj/; v£Dov^aIX^ K../ );ö|.fiD K._3i .^ffpi .c^l / 
oo« ^^/; .)ipo;l ioVo-i^-flO ^.<J^ot >aiw )jJ<aAi )Io i >^ oi^ looi K_/; .~)j/ 

10 VMIl,V) .||JL,^C lloVotaD ts«,w^j JKjUV—/ |K.iDO^.SO ^^'t-i .^^•,-oK.iO j,.*^ • A I. 108 

oco( ^A.^w-20 :'^)jc>» nXs; ^coo,Ja.aD ^^ ).3n nm «°>/ oädot ^ )->~•^■o );o(-tt 

1. lAoaoUjao M. — 2. ^...ittÄaBi v»oßao3 iv*^ M. — i. Loici.^xo u. — 4. Lecture tlouteusc: 0111. B. 
Ce sont peut-eti-e les preniitTes leltres du mot suivant ecrites puis elTacee;;. — .">. Ijo;«o^j B. 



d'obscurite et de tenebres et il me dit : « Vois-tu Marcien dans les tourments 
en ce Heu? » — Je dis : « Je ne vois personne. » — Et il porta ses regards 
vers le ciel et dit : « Seigneur, ecarte un peu Tobscurite, afin qu'il voie et 
qu'il croie. » — Je vis Marcien suspendu ä des crochets de fei au miiieu du 

■■ ffu et en proie ä la souffrance. C'est ainsi que j'ai ete persuade et que je suis 
devenu orthodoxe. 

XXVIII (cf. XCIII). — Cvriaque et Jules, chypriotes de naissance, moines 
integres et dignes de creance, racontaient au venerable abba Pierre, qu'ils 
savaient parfaitement et qu'ils en etaient persuades par experience, * qu'il 'ur. 3oi» 

10 y a, dans l'ile de Cliypre, le temple d'un certain martyr, dont je ne me rap- 
pelle plus le nom maintenant ' , lequel accomplissait des choses etonnantes 
et avait, en particulier, l'insigne privilege (suivant) : Si quelqu'un lui faisait 
la promesse d'y ofTrir une brebis on une colombe ou un de ces objets ana- 
logues que d'ordinaire Ton offre * aussi dans d'autros endroits oü il y a ♦ a f. los 

li beaucoup de temples; il la chassait (la brebis ou la colombe) de sa maison; 
et eile marchait toute seule et on la trouvail dai s le temple- mcnie, sans 
que personne la dirigeät et sans qu'un de ceux qu la rencontraient, osät la 
toucher. 



I- 1). 



1. M 6cr\l Spiridion, cf. Socrale, I, xil; Migne, P. G., t. LXVII, .-ol. 104. I.o Ms. Sacliau 320 {infni. 
eh. xciii) raconte une histoire analogiic de Marcellus, en Th^baide. - 2. Lilt. : Marfi/ritim. 



70 .II:AN RUFrs. — PLEROPHORIES. [470; 

)ooi ))_^K.^ £^_)_aJ^^_^ .jooi jJ I > » j> ^t~^7 ^~*/ .|L^.OLaS. vqx^; 
yooi^ ;ot m Vi t^ :oC^; jijuoi^ oooi ^^1/ Ir-»^ x-^; . .»Not^ jK^Vo)^^ (^ 
.,_ioIS.J^ vQji>.j)i U ..*oio;), 'vot««_j/ ^^*Aj/; oöi -.^-X^ v-K.-/ )j/ .^iiö/o 

.'jJL.^m\°i->; J^m ^m ^ lp.)S.uaD/j wöi^o ©»-.K*/ l-^iojj );ot — «La 
.jjOf^^Ibo; v£Do^a.tf« j-JL^j-do .)j».^ o 2 o ^_i_mQu*; Ö(^ It^^)«-*- |.>a*.^; \.ä~»l 

• • • ^»^ * • 

• A I. ins ^«iÄOLs; oöi .)ju^^sjlAj»q_o )jK-sqJo jLiu,^ .)K3o»-3 öt-s jooi K-,/ )vj<üo'^3 

V" a. ' • • 

J^s-r^i; j't-aia/ jJ^^-soj V*^ jooi K^/ .).j,.^a^oo; oto>-,^ jooi >am_s)So>o ^j 
I v> n «VI \ ^ ^..Vl K->/; >^ö^ ^£0OuS. n i, n ^ fftw^m n\n^n .öi^o ö(j>^ l;ö|.^ 10 

f_«. ^OIolS^^/; .vOOt—i.-:^^ h^l x~^! i'! ''ji«-L-00 .|.^).£QJäO )-30lt-3 ^^a^Q-.,^; 

6i^ v^ojl^o ^eu^io ^cDQjoUo ■w»,«'^ ) « "^i; y.^0 .jj^bCL^«.^ ^i_MQ_> )->-*«-o; 
p ; ) I .. ^ I ^ ( Y i o o jjJ^a^ ooi ^'^^ .jooi oKl. sJü/ jJ; oöi ^'^>^ .jJ^^o^ 



Quand Ics eveques revinrent flu coucilo de Chalmloine et qu'ils cherehaient 
ä trompcr les simples commc s'ii n"y avait ricii de mal, ce saiiit martvr ap- 
paraissait publiquement par les chemins ä ceux qui se rendaient comme de 
coulumc ä son temple: il leur temoignait et leur disail : « Je suis un tel, 
(celuij aupres duquel vous vous reudez; n'y allez pas et ne vous joignez pas 5 
aux renegats; c'esl, en eilet, ä cause de cela que je me suis eloignii de ce 
Heu et que je uy paraitrai plus ». 

XXIX (cf. XCl). — Lo t'ail (precedenl) a aussi de Taualogie avec ce qui 
se passa ä Sebaste en Palestinc, oü est conserve le corps de Jean-Baptiste. A 
l'epoque du coucile de Clialcedoine, le saint et v6u6rable Constantin etait por- i« 
• A I. 108 lier ' dans cet eudroit * e(, en tout temps, il avait le bonlieur de voir le ßap- 
tiste. Cet eudroit, en elTet, etait une chapelle'-' particuliere du temple, ornöe' 
de grilles ', parce qu'il y a deux clii\sses^ recouvertes d'or et d'argent, devant 
lesquelles brülent perpetuellement des lampos" : l'uuc est celle de saint Jcau- 
liapliste et l'autre, celle du propliele Elisee; un Iröue', recouvert d'un tapis, i.-. 
sur lequel personne ne s'asseyail, est aussl place dans ce Heu. Aussi le ve- 
nerable Constonti/i, lorsqu'il se levail cluique nuit pour veiller, entrait d'abord 

I. napaiiovifio;. - 2. ejiöf«. — 3. xoT(iiw. — V Conrcllox. — 5. Y).(o<r(7(!xoiioi. — G. Candelae. — 
7. Op<vo;, 



A I'. l'iS 
V U. 



M< 



„Ij .WVIll-XXIX. - CONTRK C.llAI.CKnOlNE. 71 

'^oK3s p)^o4 ..cisj^^^ v> -^^/ K-^« -^-^r '°^ '^^ 

KN,o. .Ss^oJoU, oCiw, ;ea-:^:i^ )oo, 3^1- ^oc, o,l^>- P! V:^l «i^! 

K..)^^ ^, 00, Joe ^:^ ho. ^h o^! )^-^r- *"°"'''^ "'^ 

^./ P^\ ^3; .-,^1 i-'l^ llcu^cH^? -^>- ^-? e •■'^^^ ^^ ^''^'^'' 

. ,. ^o«Si M, Cf. eh. XXV, -^^Sl. ^ ^. ^ '-• I^- - '■ '--^^ "^^ - ^- "^'"^ "■ - '■ '" ^ 
(in niarg. A). - Ü. U'-'ilS ü. 



dans cette chapelle et, apres avoir salue les chässes, ü arrangea.l los lampes 
et recouvrait soignei^sement le tröne du tapis. C'est ce quo nous a raconte de 
lui le venerable Apollon pretre, que nous avons mentioune ci-dessus lequ. 
dirigeait a Cesaree F EgUse orthodoxe de Dieu ' . Apres etre reste pres de samt 

. • Constantin et etre devenu son disciple, il dit : « Quaud je vis que tous es • a .. ,os 
iours il avait taut de soiu de son tröae% je tombai ä ses genoux en lui dc- 
mandant de me dire le motif pour lequel il prenait tant de soin de ce tröne-, 
puisque personne ne s'y asseyait. II ne voulait pas d'abord le d.re; mais 
quand il me vit demeurer dans la foi, il (me) dit : « D'ordinaire, chaque nui , 

.0 « lorsque, pour la premiere fois, j'ouvre et j'entre (dans ce lieu), je trouve le 
« Saint Baptiste assis sur ce tröne. » 

Pour celte raison, Ic venörable Constanlin * avait confiance en samt Jean ; -ULs..-. 
(aussi) lorsque l'oppression sc produisit et que les cveques du parti du vc- 

1. Ceci semble renvoyer aux pre.ieres lignes du chapitre xxv., ou «^ <-~;^^^^;^;:'t^: 
lonos ou Apios; aussi nous avons mis le m<^mc nom Apollon ma.s le» '^^•. ^^_P°';^^',;^'p^,,,.,„e. 
et M » Apios ». Cepc^a., ^vj.. ava. ^ -^ ^^ - ^ .^ ^^^ J^ii p..: 
consulte en part.cul.er ^oK^t=^ om i:^. ^ V= est mi. PO"' . ,„; aemander 

lard, S6v^re aurail consulte Elle, qu. öta.l de cl.ez AUo» de Gc.a Cc ^^ '^";f " ^^^^ ^^,.^,.„„j j,,„ 
des rensdgnemonls sur Pierre, originaire de cette vUe. Dans ce ca,, Allo. ,t Apoll, 
noms .lu inömo pr(Mre. cl'. Patr. or.. I. IL p. »«• - ^- «P'^^»«- 



72 JEAN RL'Fl'S. — PLEilOPIlORlES. [472] 

» A f. 1011 )ooi vauLoKioo .~J.iocuisJ joou iKaio ^; ool o/ .)jpa^«^o jju.^; ) i . IN ' 
))^o .jo^JJ )v.». 2 La; ^cn oi\ JW>o 'OiJooi fOUJf )■<»■.■ a^o; j-f^^tOt-o l-^oti )ju.^j>^ 

^ i-xjoio .v-!^/ ^^^^ K,j/ ^j'/i )jL.jJo .)^ia.3LN JJj stlo i v> »ot v^o vooa 
{-....'^ot iw.U ) iajL^Q^ot^o .|-il:>'^ Iä^^ *~^U ) J.O « 1 m "^j-a >oql^ ]1« vn<=^ i 

ooto .j.<Mi-j»<x.ji Iw^U )la.jL,^..ot )iaJV-:k.^K.:>o jl^ v^ U«»><^ )-^A'^ -l'«-^^^ 
w«-*Vl jlöi-:^/ ya-\o .jooi Jiji v « i, <> m ^o^^o 'oK.^)'^ ^ )joi .öa^o r-^U 

JOOI JL^KoJSO OOI; Vk^/ )1^0:J)0; ^^01 ViA^A JlaalaA 0(\ joOt 1^/ j.,>,OQJl 



' A r. iij'.p 

r li. 



in 



1, UaSLoA B ^in marg. Aj. — 2. 1';=^^-» B (in niarg. A). — 3. Sic B (in marg. A). — 'i. fU B. — 
;,. l^iviia)/ j*j in marg. A. 



nerable patriarclie Thi'odose fureiit diasses par Marcieii, il so trouva dans. 
rembarras ä la pensee de la double alternative : Ou fuir la communion des 
• A f. UM apostals et (aiiisi) se privcr de la sociele * du saiut Baptiste; ou eneore de- 
meurer et (alors) devcnir apostal. (Aussi) suppliait-il le saint precurseur du 
Christ d'eclairer son intelligence et de lui reveler ce qui plaisait ä Dieu. II r, 
vit le saiiil (jni lui dil : « Pretrc, ue perds pas tou äme ä cause de moi et 
ne renio pas ta foi; mais va et garde ta foi sans prevaricatiou; oii que lu aillcs, 
je serai avec toi. » De la sorte, uue fois parti, dans ses voyages, il persevera 
sans tache dans une vie saintc et dans la foi orthodoxe jusqu'ä la fin, apres 
avoir combattu le bon combat ' et avoir et6 couronne de la couronne des con- lo 
fesseurs. 

XXX (cf. XCIl). — C'est un temoignage'- et une vision du meme genre 
qu'obtint celui qui craignait egalement Dieu, le prötre Zosime"; c'ctait un 
etrangcr', et un homme integre; il merita de demeurer avec le venerablc 
Pierre et de conservor jusqu'ä la fin sans prevaricatiou la foi orthodoxe et il i> 
fut garde par eile. Celui-ci, apres avoir demeure ä Raitlwu'' et sur le mont 
• A f. um Sinai et avoir etö en la compagnie des Peres orthodoxes, quilta ces * lieux, 
aiusi qu'il nn- le racontait. et il vini a .Jerusalem; a^'ant aime le genre de vie 

1. iYÜv. — 2. 7rXripo?opia. — 3. Cf. Migne, /'. C!., I. LX.\\'III, cül. 1680-1701. — 'i. li-ioi, « moinc 
gyrovagiic ». — h. Le ms. .\ ajoule en mnrgc : « prrs d'Alexandiic ». En röalite port sur la mcr Rouge, 
aujourd'hui Tor. 



[/w3J \\\. — APPARITION DR JACOB. 73 

yjL.j 1)1..; JLa-./ -^"^i^/ K . ^\ m ,.30 .j-^C^j^ ')t-3^; jtoo; oi\ ws^aju; jocx 

jolft.; j..w^^ui o^ )oo( );oKjl^oo .^1 itoü; o|jl^ )Km «3 oi^ looi j^^'^K.^ 
^^« ^^^.^_^ ,_.aL-^^-j );0( jocH »..^t>o jj; ou^ ^;o/ JS^j-fclS.^ .o<\ o^-OJ 
^ oö( o(.J^ )ooi jioK-A-^ ool .^a-.'t^ )jo, . fi \ •> jv; jVaad ^-»..Xo«; )jL3ia.i2 
.jjiot »Kj; i_i6/ ;f>...,N ^ Ijot ^'^^^-^Oo ot^ oV-a.i )1>.^ |^— 'jJ vs/j .pö/ 
.^< J^ o» ioJ^ oi-Jooi uJ^^^J ,.30 .|;o| jKao;; i^/ ^«^o .wOq.S> £vj/ -,.^poo 
;)> > ..«, "^o I, f> > vto jiVQ-w>. jL-^ )t-3L^ oo n\.» flötM^/ sX^^"^ j...^S^._3 \}.^ 

O^OO )i^s.30,-3 Ö(— 3 JOOI ^«.^.^ JJLSOIO |lS^.^Q-aJi y.« .T>\o )..aiy,3 y^L^s^^^O« '^ ß I. :U 1 . 

ya^ ^Kj/ vSloKjL-ioo .y—.)^/ ). m ^;)lf/ )^/ ^s '^a-/; -Vio/o oiioi^ ♦ a f. Km 



U=^' B. Le«e l'ou.v _ -j. US/i n. — 3. lia..;, b. — i. ^l tnn. B. 



^S 



([ue Ion ineiic daus ces saintes contrees, il allait et venait, afin de sc trouver 
iin endroit favorable ä la tranquillite '. II vint ä Bethcl, oü le patriarche Jacob 
vit rechelle, et il fut aime par le portier" de cet endroit; celui-ci liii demanda 
souvent de rester en ce Heu, lui promettant de lui procurer un repos conve- 

ö nable. II lui avoua francheraeut qu'il ue pourrait pas agir ainsi, parce qu'il 
fuyait la communion des apostats de Chalcedoine; de nouveau (l'autre) lui 
promettait ce Heu de repos en disaut qu'il ne lui creerait aucune difficulte 
sur ce point et en lui disant seulement : « Reste ici, tu chanteras avec moi 
et tu auras soin de ce Heu. » 

10 Comme l'esprit de Zosime inclinait vers ces propositions, il vit, pendani 

une nuit, le patriarche Jacob, hemme aux cheveux blancs, venerable et grave, 
revetu * d'un manteau et portant un bäten, qui se promenait ainsi en cet'Bfai 
endroit; celui-ci sapprocha de lui et lui dil : « Comment toi, qui es orthodoxe 
* et qui es en communion avec Ics orthodoxes, cherches-tu ti dcmeurcr ici? » .\. r, hui 

1.^ Ne trangresse pas ta foi, ä cause de moi; mais hAtc-toI de fuir la compa- 
gnie des renegats et tu ne manqueras ni de biens, ni de Heu (de repos), ni 
de ce qui te sera nöcessaire. » 

1. Le Zosime grec, Migne, loc. eil., est aussi un rrranl : il o<t ä Naplouse, 1C89 C; Ccsaroe, 1692 C : 
Tyr, 169.'! C; ev tii «eöiiäi {j)Utme de Galilec?), 1667 D. — 2. Ilaoa|ioväp'.o;. 



v a. 



v) 



lOI lil 



74 JEAN RUFÜS. — 1'F,ER(1PH()R1F.S. [474] 

jl V^l/ llv--^ 1-^1^ )-»-=«« ^V^ t^ J^^ '■ « " ! t^'^o« )Jo J^^^! |Jo 

jjuM^ )i/o jJiaSwS. ^io V-OLA1 OCX .j-^; 'sÄoi^-^oi )oo) |,-dI^O05 ).JL-.^x> ^ 
)J. ä _ r. r VJ^; jf^i»^ «H-^ )-3l-^ ^3o . j . n . \ « f> ; vrooio^» J-Ü^o jVa^» 

oi-,_x_co j;o« "^.^^-ioo .)v-=>; Ir-o-^!® ) m « f>; j-sVoJLS jooi . .. j i.....ts.:io jjicol 
.\ I 109 JL;/, ' '^j \^, .j^... n 'K? )o^.ia»3 )_^Q_^i_^ .2lX^ oiA jooi y>oioK-./ 
^ ^oto)>_- .^*J^oi )l^*.aö^ ^^li.^; y.^1 oll i^ : jK^il-i^^ )1qJU.io 

m . m K rt-> K n ''^„^OO .^Otot^-./ )t^. I m'>/ Jlo-«..»; O^ 1 fiO /o { > »> O V J-O-«' 

Jl) •-• nft )_^jL_iL. ;fc.^_s ^io .^0)o;, -l^^^?-^ vQJtüJ ^3o .Jts-V-V-ä^ oCis^; 
J^^o^ -.» - , ^^'; ool joot > .. -^ > >o JJo :>ö>t-.J./ Uaoi ,JX5 .);oi ^-/, )la-QJLi>» 

t-,K^ »j )jOi .)-.",l.;; J-s/ joot )v-.»-s V^o-^i» ^^c) .|.iai>w>r^ )i)j, ,J^ot )^.:Loo;; 

1. lÄoio^Ss M. _ 2. l^a^io 1!. — :;. Sic M. Uoi^« AB. — 1. o^i U. — .>. <••» li. 



II s'enfuil et ainsi il demeura jusqu'ä la lia iu6branlable dans les saintes 
actions et dans la foi orthodoxe. 

XXXI. — Le venörable abba Pierre, eveque, nous racontait (ce qui suit) 
au sujet d'un ccrtain saint qui s'appelait Heliodore, pätre. Celui-ci quitta le 
mondc et se reudit sur le sonimet des monlagnes et dans les forets duTaurus 5 
cn Cilicie: a\ant elu domicile avec les animaux sauvages, pendant de nom- 
breuses annees, il y demeurait dans Toubli des horames; en guise de nour- 
rituro, il sc servait sans prcparation des pousscs des arbres et des plantes sau- 
vages ; pour ce raöme motif sa chevelure lui tenait licu de manteau hiver et 
A r. 109 etö. Or des chasseurs * de cerfs et d'(autres) animaux sauvages, venus solon 10 
Icur coulunie dans ces iieux, vircnt le saint de loin et crurent avoir alTaire 
ä un animal Strange a cause de son (5tat ' sauvage; ils poserent un fdet et 
ils le prirent apres qu'il cut passe beauooup d'annees dans ce gcnre d'asce- 
tisme. 

Ainsi döcouvert et ne pouvant plus se livrer aux oeuvres d'abnegation et 15 
suivre la eroix, il fut sollieite ou plutöl" contraint par les habitants de ces 
cnntrees d'allcr dans le monde; il habita dans un monaslerc et il devinl 



'.75] WXIXXXIl. IIKMODORE BT TIIF.oDOSK. 75 

) I %■> ^_^t^j; ^K^ «""-^ ^^^ ^^ .^ipa.^ oi^ov^ )laJLX^;lK.:)o )«o<9 

)_i/ )_jts_^Q_^ )oot V^/i ^— ./o .yo', \ ff»; s-öi )jL-«^ m \ °ii r^ .).^q.3o;)1V/; * A i. i 

•>K m .°>^l/o JSo>:^oji o(JL^ ^^>>\oio . ) * 't "o )..^-fiD ^lu/ .)ooi jÜi 

. N^ jl.i} wao, * ojK .\ n ^ o^_> ^ .jjL^^^o vm . <y>;o|i. ).xa3o;ol^/o )jK.2Q,^ 

^_io .vjoo I . ^ v>n f> ju/ ^^^%v^oo |_s/ J^ )ooi j^ts-iLio ool «^1 

)ooi v^JLotsjL^ ogi^o .srfOio;)< jooi ji'/ '^j»>Sjl3; .)-iif.JL£a:L^; )~^>J ^^oi 



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1. ^^4tM B. — -• <^ ^'^ 'o** wl.a»« l-ioa»ao -Uaii t£üa.jii>,<l. tuat tiv.» ^(.'•iLo ^^o H-io-ia* Cvi». 

Ui;Som laja-xjt-j/ ,2 -^ijo/ Uj"& liUwl. ;a» ^Li'L© ^».va?/ ^ovuo i>->clo %^^ ^u*.ia^ Ja |owo .'■.. 

Uo;.» oC^ low D, — :!. t^U««N B (in niarg. A). 

eiiöuite abbe des moiues. Comnie il etait pres de niourir, il appela ses disciples 
et leiir dit : « Dans vingt-quatre ans' il se produira une apostasie de la foi 
de la part des eveques; mais quand vous verrez le commencement de cette 
perturbation, fiiyez en Eyypte; car c'est lä qua se conserveront les restes des 
Orthodoxes * ainsi que dans la Palestine qu'ils ont vlsitee. » — • Notre venerable ♦ a r, iiu 
Pere alla en Etjypte, comnie il le disait, et il trouva un de ses disciples, im 
homme Age et saint, qui vivait encore et qui y dcmeurait : et c'est de lui que 
j'ai appris ce qui precede et que j'ai ete pcrsuade. 

XXXII. — Le vönerable abba Pierre dit encore : Je connais un certain 
saint qui, apres la mort du venerable et orthodoxe Theodose, enipcreur, 

' entendit dans sa cellule une voix du ciel qui dit : « Voici quo Ic ciel esl -biüix . 
ebranle et qu'il va touiber et detruire la terre, et persounc nc s'alllige! car le 
grand empereur, Torthodoxe Theodose, est mort"! » 

XXXIII. — (Notre) Pere nous racontait encore (ce qui suit) au sujet d"uu 
certain /.oij.-/;Tiavo; ', Fun des notables d'Alexandrie. Celui-ci venait souvent 
le trouver et participait de sa main aux mystöres; il lui rapportait (i'histoirc 
suivaute) : 

1. Ceci se passail dono en 127. — 2. D menlionne ce lait cu 762 (450/1) : Tli6odose est morl le 28 juil- 
lel 450 ("Gl des Grecs), ä l'age de 50 ans. II avait commence ä rt'gner ä Tilge de 8 ans, Ic 1" niai 408, 
Anth^mius ^tant vJTcapxo;. — 3. Se Iraduit par « nlTicialis comitis », ou « cmploy(5 d'nn corate ». C'est 
Sans dnule « .Tnan du cliap. i.xii. 



A r. 11(1 
1- 1). 



A r. IM 



76 .lEAX RUFUS. — PLEROPHORIES. [4701 

.^U \J^kSi\ \^i ^l/j »xcL^iooja ^ ts.^K^/ :)-.iamoJ-s ^£a-ia^sjxi> 

'vfiDQJ-.V.^U]Q.,wiO m It—^iO JOIJO .^^^\; Ot)^i.JS V'^"^? «J^/ U/ -.OU^JLisJS 

>a_-.V-i>o jJo .)-^...-*.^ joCSsv -otoK-,/ )J; :K_oot v^/ K_)jLjwi ).^>o]^; -U-^ 
.«.A,^» ooooa ^^ •».■> X K-^o ouul-^ s-i^Ji/ ).iCL.,vK.3; ot-ioiwo Joi^ 1,^ 

;,JuiO» OÖ» sCDQJL,V^m,^ jljj; ,— l^iOQ-. yo^ ^ .K.-.iO O^ ^^^7 ^ )jL30)0 

)^«/ jld/; .mNji/o jooi ja^mj.^ oi.3o :^öt jl^o^ ^i / P : '|.3o n m «°>/ jooi lo 
yOjAj^— i; j L -^ ./ .oilS.ai.jj jKjLÜj fcC^i jj/ .otloio iK.a ^io oi,Xa tsli^.:u5 
^; K...«-^>-«l .jK-fioj-^ ^o|.wUaI^Kjo .j^v^LflDJ..^ ^ot..U(i3»jLJ; xr^^! JVo^o^. 

1. Sic. — :;. lÄa.^^oa-v^se M. — 3. laom-s; A. 



Au tenips oü l'impie Nestorius etait eu cxil eii Tliebaide, je fus envoye par 
le comte ' pour douner de Targent- aiix soldats qui y etaient. J'etais ainsi 

A r. 110 dans la necessite * de converser avec lui et je l'eatendis souvent blasphemer. 
Pendant une de ses conversations, quelqu'un vint lui annoncer qu'on le rap- 
pelait en haut lieu et que le courrier'' charg6 de le prendre allait venir aus- 5 
sitöt. Rempli par des pensces d'orgueil et plein de joie, cet insensö dit : 
« Quoi?Jc n'avais donc pas torl de dire que le Christ n'est pas Dieu et que 
Marie n'a pas enfante Dieu'! » — A cette parole, sa langue sc dctacha et 
pendit beaucoup cn dehors de sa bouche, et c'est en la mordant ainsi qu'il 
mourut, un jour seulement avant Farrivee du courrier^ qu'on avait envoye lo 
dans le but (de le prendre). 

D'apres ce que disait et afTirmait l'abba 'Theodore, inoine, devenu iinalement 
dveque^ lequel alla dans ce Heu, Fapprit par experience personnelle et en 
acquit la certitudc, la torre elle-meme ne voulut pas recevoir son corps apres 

A r. 110 sa mort, mais par trois fois eile le rcjeta, de sorte que les habitants * de 15 
l'endroit furcnt obliges de Tenvelopper dans une corbeille et de le suspen- 
dre au mur". Le bienhcureux Timotliee insera le recil de ce fait dans Vllis- 

1. Comes. — 2. foy«. — 3. iiaYurtpiotvo;. — 'i. Xestoiiiis a loujours dIt que le Christ est Dieu et horamo ; 
il s'esl born6 A dire quo Marie n"a pns enfunlo la nalure divine. — 5. Peut-fttre Th(Sodorc, Svfqiie 
ilAiilinoe. Cf. Land, III, 189, 190, 3W,; Patrot. or., l II, p. 107, 111. — 0. On fit Sans doute courir le 
liniil i|up Nestorius avail 6iiS ontcrrö a la modo egyptietine, dans un colTre a nioinie. 



[477] XWIII-XXXIV. — VISIOXS COXTRF. NESTORIL'S RT PROTKRIUS. 77 

J ^ . r. ffft| ^ K-*/; j.^^'^-^ l-'f^; )-*-^'«-° vcuoi ^^ ^^/ yCL^ft^g'^ — TU. 
jJLio; |jLa-./ .);)-l». ^^o. o«^ |oo» IS^-/ )jot ^/; jjLSQ.».j .otK^^^io jocx ^iö/o 

.);)JL^ !<^t-^ |jL30(0 .^...^ajl^OOi ^^CH ''^Ow ^CDO^J ).*>*■ IL^O; JO^CLJUS ;Q.^ JS ..3 

y,_3K_i; ^;/ .^ca-»?Jl °> m )^-I3^^-^; ) i -ao ^ jf-Su^ ""^»..^^^ w^a.» ^; yS 

^1 ooi .jooi 'f^wloD jjL«,.^!^ )L)jL,w^ jl^ÜNo Jooi \^^ )-.it »cnni\|-a ~^^oi*Af. iio 

oi^ K-./ jKi^l |of5x v-^^ f^a^j .sAji^U ]J j^anm «a/ Iv^^ )-=>/ va-^U 
oJa-n )_ioio ..)— löo WWJU.V yftn .°>\ .. jm >'^v> joC^i |1^ ^""^ ^'^ '^"^^"^ 

1. A add. »^- — 2. ^1 >»w A. — :i. In iiiarg. A lüiii. B). 



toire ecclesiustiqiie ' qu'il ecrivit", et j'ai juge bon, avec la permissioii de Xotre- 

Seigneur, de Tinserer dans le present ecrit. 

XXXIV. — Potamon^, l'unde ces saints moiiies d'autrefois de Scete, monta 

de lä et habitait ä ce nioment en Ej/ypte dans une cellule. A cette epoquo, 
5 uotre PcTC, avanl quitte la Palestine, so trouvail eii Egypti' et (y) demeurait ; 

il disait au sujet de ce saint qu'il avait un tel pouvoir sur les demons 

qu'il les chassait, eu jetant seulemcut de l'eau, au nom du (]lirist, sur ceux 

qui etaieut tentes. 

Quand il eut enteudu parb-r d'uu bienbeureux uomme Srfdlaris ', (Pierre) 
10 alla recevoir sa benediction, en se cachant pour qu'on w püt savoir ni (|ui 

ni d'oü il etait, — Proterius habitait alors ä AJexandric et acoablait les sainis 

' de mille vexations. — Or Potamon'', (ayant rencontrö) notre P6re et ayant su ♦ a r. im 

en esprit que ' c'elait lui, lui dit aussitdt : « X'aie point d'inqui6tude ä ce sujet, 

* I! f :ii r 
abba Picnc eveque, n'aie point d'inquiötude, Dieu en ellVt va bientöt pour- 

15 voir ä sa vengeance, car voici quo l'Eglise de Dieu iutercedera pour vous 

1. äxx5ir,(T'.aoTixYi. — 2. Teile est la souice de la legende qui f'uit mourir Xeslorlus d'un Cancer d la 
langue. Le conlexte et la nalure des autres röcits prtilcis a Timotliöe .Elure nc perinettenl pas de lui 
atlribuer grand crödil. (^f. infra, eh. .\xxvi, et la niort de Theodore de Mop.^uesle au chap. xi-V. — 
:i. lIoTa|j.(.)v. — 4. Nom inconnu, ä rapprocher pout-tMre du nom d'gyplien lir.joypt;. 



A f. 111 



78 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [478] 

»N»^ ^ioo -t-iö/ ' «j»Q-.V-^ov^ '"^..^oo p .'"^»-^wotoo jJa,^s.oo .|p» ya:». 

^jA^oi ^:m .|_oaA.^/ o<.cQ.i^:s )ooi ^..oiol^/« Ijul^cul^ «ju/ )ooi — otaa 
Jus/; ot.-L-09a2; )LL.;öi:bo jooi; oö( .%£or> .\ . m ^ )ooi ot-^oji« .Q.a-.',^SLo« U>^^ 
oi-^ «.«.-^i /o .jloau^oo K. I. ., Vi ^ joci v*oioK^/o -j-«^^ s^oioK^/ «^ v£Dov^^ 

>.»oto;a<,.\ -> vfQ^j^li j'^f^cuB yXi> «jl^cl^o ^l^io .o\'\ n lo j..-.«iL'y>; | ^»N» 
"^j .) >\ (Yt -) .o«J^ \-^h. ) - >^ xi> ^^ JLa >ö.^cljl )1v^\o .jLito )ooi »aa'.N 
)— •jo.a-s )oo(-j; V^^^ ooi ^K^ .)lojL:iQ_ot >°>\ .. »jlKsI/o .)K„.uv^CL^J^:)a^ 

^_i^o< .ot^ )oo( K-i/ llodtoji^o JV-^o« yojoi t^ .^^X v^^ic^ v'^ |;:ja^l.Uo 



autres ^veqiies et (jue ce sodomite et ce meurtrier sera tue » — il pailait de 
Proteriits. — Et trois jours apres Prolerius fut tue '. 

XXXV. — II y eut un certaiu diacre, originaire d'Anti(j(/ic, Tun des plus 
remarquables du clcrge, nomine Bastle'-; il plaga sur le cheniin du salut Tabba 
Pierre comme il elait eiifaiit et se trouvait dans la ville imperiale, et il alluma r. 
cliez lui la llammc de la vie monacale. Notre venerable (Pere) racontait ä son 
sujet qu'il abandouiia le aionde, embrassa la croix du Christ et s y ättaclia. 
11 demeura et resta seul, durant trente-cinq ans, dans le desert de la Tlw- 
baule, et il entendit enfin une voix du ciel qui lui dit : « Basile, va dans los pays 
A r. 111 habitös * et combats pour la l'oi; car il y va se produire un reniement du Fils lo 
uniquc de Dieu de la pari des eveques et des rois. » — Quaiul il lui venu sur 
le terriloire du pays de Lijae, il trouva sur le bord de la mer une caverne % 
un endroit non fr^quentö; il y demeura pendant douze ans, cn se livranl aux 
memes exercices de la vie ascetique que ceux auxquels se livra l'abba Ilclio- 
(Inre qui fut piUre et qui a ete menlionnö ci-dessus'. Mais un navire s'arreta li 
en ce lieu et les matelols % descendus pour lenrs besoins, le Irouvrreiit et le 

1. 28 mars 457; Fierre uliiit alors en Egyple. D'apri-s Ics rC-cils suivanls il (ilail eucoie a la cour 
vers 430. — 2. Un certain Basile, diacre et arcliimandrite, präsente, ü £ph6se, une requßte contra 
iNestorius, Labbe, Conciles. III, 426-431. 11 raconle. 427 D, qu'un müiiie, pour avoir rcpris Neslorius 
ü IVglisc, a 616 Ilagell6 en public cl exil6. — 3. Oii n un roclipr «. — 'i. f;ii. xxxi. — :>. Nautae. 



A f. 1 1 
r b. 



B f. s-2 V. 



[479] XXXV. — BASILE ET XKSTORIUS. T'i 

■.^oi< n . „ . -x > /o yOOiK .. » ^ ^*!^.w^^_io on°> i jL^cLjo :^iol Kiaji |.2uSs ^^» 
|i)j; oöt )il/; jju/ ^io ^m «°v^l/ ^»-«U r^ j-L3ot -^-ioi» jVo-ioi^ w.otai.»o/o 

|.^CL^. oC^s ^»-o o^Mlsl . ^a^K-ioo ^Q-«-^ ^''^«^ >^)^? v£OQ_.»a^sjaj ).>>.kji'^ 
lu J^/ ^-3cn )-iio .tsj/ .auioo K>)~jl..^ .. '|.3Qja.oQ-.^/ ^^ Kj/ .U .-pö/ p 
oo( V-io/o l-^^-o . oi.ia.^,_3 »K_3 OCH ^^o .jloiü /; )L^>^)cLxpi '^Ka.ico * 

^-^1 vO^^^K^i./; ''!■ °> n m .'=^/; ) In •> ., fi •> v£q^;q^,.cqj "'oO( ^ou*t-0 P J.jlL3 

1. h add. l;»o^ ftOo/. A add. . iu niarg.) IVJoiis.. _ l>. LäomS; a. — :i. lÄoauS; A. - 'i^ ova^ioCo 
in iiiarg. A. — :>. low B. — c. ISoaTiio^;, B. _ 7. vaoo^coioll. B. 



llreut connaitre aux habitants du pays; ainsi decouvert, il fut sollicite par 
les gens de cette contree de veiiir dans les endrolts habites de la Lyrie; il 
y alla et Ibnda deux raonasteres ' de saints meines, run d'hommes iM Taulrc 
de femmes. 

5 A cette epoque, l'impie Nestorius etait eveque de Constaiiliuople el pn''- 

cliait ses blasphemes. (Basile) entendit de nouveau uiio voix du cii'l ' qui * a 
lui disait : « Basile, hate-toi d'aller ä CotislaiitinopJi- et reprends l'iniiiic 
Nestorius qui blaspheme et a renie ma l'oi. » — Sans retard celui-ci vint a 
Constunfinople; et, apres etre entre dans l'eglise et avoir trouve Fimpic >'cs- 

10 toriusdebuutau '^vj.x el l'aisant un pröne, il le reprit devant toulli" peuple en 
disant : « Sois orthodoxe, eveque; ton enseignenieut est mauvais; pourquoi 
renverses-tu et corronqis-tu les dogmes" des Peres? » — Coiiime (Nestorius) 
' s'arretait (laus son pröne, Basile lui dil a haute voix : « Sois maudit, AV.v- * u r. 32 v 
torius, ainsi que ta niechancete. » — J'^t, aprös Ic deparl de la foule, Basile, 

1:, appold par Nrstorius, raontra la mechancele de ;elui-ci en prescnce des 
eveques qui etaicnt la. Enün il aborda renipercur TIh^diJosc qui passait sur 
la place et il lui dit ä haute voix : a Empereur, pourquoi ne confesses-tu pas 

1. y.oivogia. — 2. ööyiiaTa. 



.111 
b. 



80 JEAN UUFUS. — PLEROPHORIES. [480] 

Kj/ ,. ... v> \ p )» v»\ 'jjiliss^ .otioA v^/ U; jLa-so .j-oojus v-^^ 

.)_».£;1 OCX vioai-Q-lIi^S ^io ^jlXJ./ fSo .^-<H-K_/ )1q_K„J^K.'^; Jl -x^ n\; 
.>öis_so i^Uo <*A^ ^*— ^-^^ •U<i\^° ^ov^ m «.^-v^ ^^^■•o^ jo« -otoK-./j 

V-^.:« ^iolo .),^.:y\3o/ )K.Ju.»-o; )JS_^'^ yoouio "^^^i/o ).ia2K ^ ^sl^I/ 
).^ou jl; ouio j.i.-so oi\ vm«qi>oo .oi»,.*; oöi j-^V^soi^ vajLaK.io p .Jjusj jooi 

'^as_,^Ä>;o)l jjK^o^ )..oa,* \ ~\a.3ü p :);oi ^/; jioj-^^io looi Jooi ^oioK^l 
'vauo»JL_aS> '''i&.wi^iaÜK l^t-^o .öul-,-^ vSju^ ^^5ij>IS> ^ )t->^tJO ^^'ii-aj .)jl^io 
,|) n . «^ j^ojo jNJSw— ^.3 joojo .|v-:»-fiO ^^ V"^ ^i^i/ i^o .oufc^/ ji'i^? 

;,_* ),^-^o .jou^ K:i«>^; "^^^^ «JikoK-io; :oi^ JSu/ ^^ia!* jJ; '^'^s-^Oo 
^/ )' V .ou^o ■°>'^) '; oC^ jooi \n\ .°>v> )^o? o^ > f>° > 'i «.so .) > . ^ f> \ o(^K^/ 



♦ AI. 111 



la 



A r. 111 la Trinite, alors que tu es baptise au nom de la Trinlte? Car ce * qu'enseigne 
^° ' Xestorius, est oppose ä la Trinite. » — Saisi par le Tlirace Flacien, qui elait 
alors gouverneiir' (>t Ivran, il eut beaucoup ä soulTrir par ses ordres : il l'iil 
IVappö et eouvert de blessures et, cn depit de ropiiiioii publique, il tat cuu- 
(lamne a Texil". Commc la seiitencc etait publiee dans la Yille^ le peuplc .-. 
l'enleva et le conduisit t\ l'eglisc de Sainte Euphrmic oü il demeura un certain 
tcmps, priaiil et suppliant le Seigneur de verife et Uli dcmaiulaut de ne pas ■ 
supporter jusqu'a la liu que Timpie Xcslorins os;\t (agir) cunlrc la piete. 

Sur ces entrefaites, il arriva ce qui suit : Comme le venerable empereur 
Theodosc ötait deliors sur la place, une brique ' tomba d'cn haut et Tatteignit lo 
ä la tete : peu s'en lallut qu'il ne fiit en peril ' de inort. Quand il fut sauvc 
contre toute espörance et tpiil etait dans la crainte et dans une grandc 
i'ravinir, il vit la nuil \\\\ imiiinio qui lui disait : « C'est a cause de Bnsilc, le 
A f. 111 servileur de Dien, que tu as ainsi soufTert, paree que In ' ne Töcoutes pas, lui 

(]ui bitte pour la crainie de Dien. » — Aussitöt il donna Tordre de faire vmir ir. 

1. (li^iffTpo;. — 2. Busiic nippoite avoir souirerl des luuimenls analogiies, Labbe, Conciles, III, 'i30 
AU, cl'. 'i27 D. — :i. Gf. I.nblif, III, 'i2" D : toC xYJpjxo; ßoü>-/To<; liJiTtpooOev oOtO'j. — 'i. xcpau.:';. — 5. x:v- 
5uvci;. 



A f. \\i 



10 



['iSl] XXXVI. — ANECDOTE COXTRE XRSTORIUS. 81 

^.. •«• I. ^; ^-vk^oi )j/ )%!•> jj .V^/ ^; oo( .,.^^^0 .o(.X > .. « t v>; . «\o< 
^roO|.,rQ. ao jootl« ;n n '=^ .otLpJ^ ^^q-..ü^o :)oi^|J yil2>-it; > «.Xoi jJ / .wJ^ 
.);Kjlio o(^« ^m-<u»^K^ jooilo .joC^ ^^>^? v£Q^^a^<jaQJ; )^icL^ yOfnm'^JSo; 

^cDoj^V^M looi otLKj/; .[.Bnn m «<=^/ Iw^^ j-s/ ^^ )ooi j^KjLio — CU "lif. 3sr. 
jfcODjj K_3o«_o ))^Ju.^.o )lNu/ )juJSs J^_^K-3Q^ .va..V^oV3 I^^V^oot )oo<» 

j esn n m . 0,1 )oO(Jl ^''^ '^^ )^^ ^^ .)^..«Ji.V> s^ K . W ^» ^^ vi\'>->;0 
^^Jl> fcCSll »K_3 ,_iO .JJU^ )jL-SS .ViÖ/» hi^ Öi^ ->— i/ . \cDa-»Q^^.CQJ » A 
jjo -•<>g" ^'^ v..|^ vws .\<-<o.) I . ^ t ^enn n s ' f^Q om «<=>/ ol^; f^^l^ y\ °> 

JlaIs« jJo . ^coa_>^a.^«jQJ )oo( ^>-J^ l^^^i ilS^.^ ^00 .oiXM IjLsioo « » -> c ol 
JI3/0 .ou)— J» y)~S-^^» ^.Jlsj ö(lal^ |l/j ötl^Jx^ oi- N ■> o l; ^oKio looi 
.•)-ouSs ) n^>^ tvji-,_3ji/o s-oiaäio^ Ki^iaji ^ jJ/ .ouio lj)^-=> vsIoKaI; 

1. uBiuia^iiaii p,. — 2. iagjÄj 1',, _ :;. VS ftnn . ^ i A. — 4. iafi^»" V, (in line lilieae). 



le Saint et, apres s'etre excuse aupres de lui, il lui demandait de lui faire 
connaitre ce qui lui serait agreable, afin d'y pourvoir. Mais celui-ci repondit : 
« Je ne demande pas ce qui m'est agreable, mais ce qui plait ä Dieu et ce qui 
afTermit ses Eglises. Ordonne qu'il y ait uu concile ' pour reprimer les blas- 

5 phemes de Neslorius contre Dieu, le deposer" et le cliasser; car teile est la 
volonte de Dieu. » — L'empereur obeit sans retard et il ordonna qu'il y eüt 
un concile ' ä Ephese et que Nestorius füt depose - et envoye en exil. 

XXXVI. — L'abba Pienr, eveque, nous racontait que l'epouse * de Dama- * b r. 3;ji-. 
rios, prefet du pretoire', fut la venerable Eliaiia* ; c'etait unc sainte femme 

10 qui faisait (beaucoup) d'aumones et aimait le Christ par-dessus tout. Trois 
ans avant que Aestorius devint eveque, il lui apparut un ange qui (lui) dit : 
Eliana, * Eliana, dans trois ans un tel sera eveque ä Constantinople; (alors) * a f. ii:; 
prends bien garde ä toi et ne regois pas la communion d(! lui. — Trois ans 
apres parut ^k'stol■i^(s ; eile ne voulut jamais le rccevoir dans sa maison lorsqu'il 

15 se presenta ä de nombreuses rcprises pour lui faire visite, ni ineme participcr 
aux mysteres de sa main. Mais quand eile cntendit ses blasphemes et qu'elle 
fut enflammee d'un zele diviii, ne demandant (pi'a connaitre la verite, eile se 
rendit ä Fegliso, et il advint ([ue ce meine jour, pendant que Nestorius prö- 

1. ffOvoSo;. — 2. xaBaipeoi?. — 3. -jzaoyy^ npsiTopc'tov. — 'i. Poiit-i>lrü 'EIe'v«, Helene. 

r.\ru. on. — r. viii. — f. 1. '' 



A 

1"' 



82 JKAX RÜFUS. - PLKROPllOBIES. [482] 

j)a^»ISo>o ^ j-iod^i ou>; ^; ji^^ .|l,^Jii. 11/ \i\-*^ ' sai-^lj looi U^^lao 

Ki^ )_bo; JI n -. U^LJi. )cL^^-fio/ ^ "^^»^^ ^ -o«o .OMSLiJo ^~Ä-^Ä; 
o« )-ia2iw-, ]y-'00> y^ .'sm^ m . p .^/ _y-Ci>^ )^V- Jvi-i/ ^3 oifcoo^-'/o 
.)j>ab^ 001 )oo» >^in t V) Jxi3 -^Vl ')-o^Vc5i* ''^'s».^ 'V^^ ''''*>-^^^ i>-! 
'\ia^;a^Äj:^ oi^ '^»^ )*-V-^! -ö«-=o t^i^^J? l-^^^ .1;<H>>1/ "'jjoii '•'s^^^^^o 

I ■ 1). • • ^ 

)ooi v-^J^^-^ ^lo .)_Ju*J Kjl-;1 -6» jlo-.^ ^ K^Jial/ )jldch; .^ojlS 
ij_^^iaji JouSs; )>^'; )l a. w. . ^Q-=>o .^ t-^/? o« \j^h^ jlv—^ I^A 

O-.; sfDojfc^-iO-.^ jjK^SQ^Oi. .jjOl ^^55^^00 IjXL^-XOy ^tS-^J^i^l ^ jKxiO -Ot; 

1. l^AttS Uj lowU r, in niiii'g. A). — 2. om. B. — -i. ^a^t^'A^l B. — '.. ao4,Vwj B. — 
5. |,o»^6^»oo 1). - i;. ^afi'Ä" ]; (in fme lineae). — 7. om. B. 



lu- 



cliait, arriva le l)ienheurcux /irts«7(', diacre d'Anlioche, dont nous avons parle 
dans les (passes) precedentes, et, qu'il le reprit '. Celle-ci, du haut des porti- 
ques'- supcrii'urs, cria ä haute voix et le maudit en disant ; « Maudit sois-tu, 
Antichrist ! » (^ar olle se souvint de la vision qu'elle avait eue au sujet d'uii 
lel, parce quo cette vision designait les heretiques des deux natures. j 

Puisquc j'ai raconte ce fait, il est juste de nous etonner encore de ce qui 
♦ A f. 112 arriva, ä la iin, ä Nestorius pcndant son exil, * pour confirmer la verite de la 
vision de la venerable Eliana. Nestorius avait ete envoye cn exil ä VOasis^; il 
fut pris par des barbarcs appeles Mz'Cwo; ' et, (apres quelquc tcmps de eapti- 
vitc), il i'ut rachete; cest pourquoi il nc lui l'ut plus perniis de rester ä lOasis, ii 
mais (il dul demeurer) dans la ville de Paii ', ainsi nomniee de cet animal il 
deux natures"; il y ctait garde jusqu'ä la fin, a l'epoque dont nous avf)ns 
parh'; par un coup dr la colere de Dien, 11 recut sa condamnation, (mi pluhit' 
il Till |iuni cl il inouiiil \ 

1. V. eil. xxxv. — 2. axoi. — H. La gi'amlc Oasis, ä la lalilude de Thebes, cf. Georges de Clivpre. 
Descriplio orhir romaiii. Leipzig. 1890, p. 'lO et 139 (au nom "ISew;). — 4. Ges barbares sont menlinnnes 
en particulior par Raabo, p. «7; Ivvagrins, llist. crrl., I, 7; Mnsclius, Praliim spiril., eh. cxii cli-. • 
."■i. Wavii, (Paiiopolis oii Akliinim), villi' episcopale de la Thrbaide, cf. (icoi'ges de Gb\pre. loc. eil.. 
p, :t9. — 11. Honinii' aiix pied.« de rlievre. — 7. liäUov Zi. — H. Micliol omct la (In de ce c-liapilre. 



1183] XXXVl. — I.A :\I011T DK NF.STOIUUS. 83 

)oo«; )t— jtoLA iJ^ ^io .vfn . fr>»o|l . "vN >o )_jt^_iQ„^ , i^ i « ) | . v w. ■ 

|j<o(a^ jcxlx ^ . ' o n . ^Vo» ^'^i^ joot» jmciviiN K->jJL3o.a.^o -.^.iCSLit/ 
Vw^^v yj^jVK-io .j^ou^ )»^Pwo ^t->o( ^^ ,^oi vüSJ 'vpn . (Y>;o|l )jfc^_sa^ 
^^*i^ V-^l-J» ^)~.^-floo«V-3 '^n * l-^poo JJLS^,^^ K^^ '"'isoo .joj!5^ «^Sl«i 

Od; ooi .).3n n lYi .°i/ )oo(« vju/ «roo)i.^o^o 'v£Q-.^a^.»aQJ ).^vaJl'^ li-^-'; )i-^^^! 
o-.j^^l^'— A / ; ^; ^/ .Oll . ■>>-a sjCQ^^a.^«.cQj ycLS. j^jom'^jj ^j / ott.a i ^^ 
.si^^s^so/ ^f^oti OCX« ^cDoflio; OOI ).i.2L^y^^o ).^.o^ )ooi ^o(oK_>/ ^-«^^-^ . - '» ■ I 

I ^Äio^Äiio 0. — J. 00*4, V Ol B. — :i. u^a^j^o^lL A. — 'i. U*o-lt3 B. — .1. In iiuiii,', A. — U. 'Ma>ia^aai |j. 



H f. 33 V 



A I. 11:; 



V a. 



Pour conflrmor cc fait, il me parait necessaire d'iuserer ici, ' daiis Ir . \^| jj^. 
present ecrit, la partie de l'histoire du venerable Timothee, patriarche 
(d'Alexandrie) , qui y a trait. 

(E.iirait) de l'histoire que composa saiiit Tiniotlirc. (in-herr(j)ic^ (rAle.randric, 

:> pendant son .srjoiir d Gaiif/m '. 

A cette epoque, par la perraission et la volonte de Üieu, il arriva, a eause 
de nos nombreux peches, que notre venerable empereur Thpodose mourut, 
* un an apres le second concile d'Epliese. Son successeur n'imita pas son »At. 112 
zele ardent pour la foi; aussi toutes les affaires de l'Eglise furent troublecs 

1" et furent contraires ä la loi contre les heretiqucs'', portee par le venerable 
Tlu'udüsr de digne memoire. Dcpuis lors et jusqu'ä maintenant, en effet, ceux 
qui craignent Dieu sonl persecutes, et tonte langue blasphematricc et teme- 
raire peut cn tonte liberte* parier contre le C.lirist. Car, d(is quo Marricn l'ul 
sur le Irünc, il envoya en Eyyplc un tribun ' des gardes'', pour rappcler AV.v- 

1.) torias et un certain Donjtlie'e qui fut eveque ' et qui, de lui-memc, alla en exil 
avec Nestorius, de sa propre volonte. D'apres le dire de quelques-uns, ce 

I. äpyism'^/.oTio;. — '2. .luin ^illü a nov. 'i75. Gl'. K. Ahrciis eL C. Krüger, Die soüoiinnnlc Kirchenge- 
scliirhle iIcs /ficharias rliettir, Loipzig, 188!), p. 391. — 3. olpöTtxoi. — 'i. 7tap^y]aio:- - '■>■ Triliiintts. — 
6. Nous lisons IVafr» « gardes » au lieu de Ivio" « iiotaires ». - Co Iribuii se noniiiKiil .loaii; Land, 
in, p. 119. 120, 12.1. Cf. Kvagrius. Hisf. crrl.. i, 7. — 7. de Maroiaiiopolis- 



A f. 11-J 

V"b. 



A r. Il:i 
i" a. 



84 .lEAN RUFUS. — PLEROPIIORIßS. [484] 

)joi»QJLio .jooi V^^s040 VJ^io ')im.>a yS ..1^*^)1; jK-l-po c^-fcs-,/; vä>qjl3 

ly^i^l .<°>X^ |;oi po .(xIS^; JJ^JJJ J-t-^i^? yOOiJLio ^cocülS )Ka^,.^o-:» C)U^ 
) «^Vn^ och '^t-o« >-^— t^ :|,--^^)Nw_s . .» .ex joo» ^oio!Ss_^/; .v m . >or> n 
oKjj -^Ji/! '1^ r:^ °^ w- ^^ tJ .''^m-;a^^.flQjL\ ov^ ot aNv» . 'v cn « m ;o|l 
^io »jt^-*/; oöi ,_3o .^^$tsJ>a-Jo ).^V^ ^f^ H^^^ JJo Jv^^ö-äj» 6i-s jbüo 

ya>o)lio; ^f ^ .ya_V-ol/i ^^oj^ ^t-^ )^ v©«*^ )oou jJj -vOj/ '«»»aji 

I. ^Mt_ B. — -1. ^aoaöaßjiaii^ U. _ :;, |;^aaüs ju marg. A. — 'i. ,;» Li. — ,.. ^üoa-Ä.olt A. — 
0. ia^^»" I! (in (iiiP lini'iio). — 7. >«L.;^>Äai». A (in liiie liii.). — S. u»tt^»ttgveaj, A. 



Dorothee etait tres couiiu et tres aime de celui qui regiia alors. Quand le tribun 
qui avait 6te envoye, fnt arrivt- en Thehaide — beaucoup finirent par le savoir, 
A f. 11-2 car ce ne fut pas puhlic. — il Irouva Nestorins * dans le liou nomme Pan, 
ville de Tlicbunlc, garilü dans uii chateau fort et adlige d'une terrible maladie. 
II arriva en cfTcl quo Ncstorius fut euleve, par des barbarcs, tVOasis, oü l'avait 
exil6 le vönerable cmpereur Thcodosp, et que, dans la ville meme de Pan, il fut 
vendu par eux aux babitants. Lorsque le comte Aiuhr. qui etait alors en 
Thehaide, lapprit, du vivaul dr Tempereur Thcodosc, il lui fit dire, apres 
son rachat, de rester et de demcurer dans le cliäteau fort ' et di> ne rien faire 
et de ne rien dire de temeraire. Une fois que l'envoye de l'empereur eut 
trouve Seslorius malade dans la ville de Pan", ainsi qu'il a 616 döjä dit, avec 
Dorotlii'c. il leur lit connailre les ordres qu'il avait req^us et, ä cause des 
Egyptiens, il leur aunoura d'une faron quasi mysterieuse (juil n'y avait 
aucune cmbüclicdaus le rappel dont ils etaicnl robjct. Or /Joro//)«' demanda au 
tribun d'attendn' im peu ä cause de la faiblesse de Ncstoriits. (mais) son etat i.-. 

\ f. ii;i empirade jour en jnui-; ' en elfet salangue se decomposa et sortit de saboucbe'' 

i'" II. 

1. Gastruni. — 2. Tiiiduction de l'uiiopolis. — 3. Mt>me rc-cil sur lo p:ipc .Vgapel. /'. 0., II, 'ins; ct. 
infrn, cli. xr.v. 



10 



10 



[485] XXXVI. LA AIORT DR XFSTORIUS. 85 

)-3iK.^ ool yon «No rlooi \^^y~B jJ jJLo ii-2o .)jQ.ak^v^ ooi ^:m1 ^otoh^l 
OCX iVA; JLls^/ .|)^ n\>flo jK-^^^rw»; )i)>». \ )!/; 1^,^ .o>i> \ ) j)Ssji.:>c>o )ooi 

y^l )K 1 •;» >o ^. "^ ot ^oiJScj ^^« *'^'~^ ^"^^ I-^I^^jl^ .y,..y.v>)l/; ^-^ous 

^oioN^/ T-»-^ )oC^ .jooi ou'P; oöt^ wO(.<uoUaj V«.^; yo ..•>>/ )Jo .|».fc^.a 

)f-M jK^Of-s ^cDojlio« otf-siA .K-*^o '\£Q^iQ..^^.caj OOI f.3o JIcLcd/« )la.<^pcL3o 
OOI ^-3oi .oöi; oiLa.^ iK-s ^:>oo .mK>Ji/; |jo_3l^^ oöio opa^ .^oioK-»/ ^ 

I k 1 .^ v> )_o;)__3 ^ .jooi )L^Kjl:m; \^l ^^ frOs^Ji jtoio ool — U 
^&^_./ ) «v^ -N ^ "^.o^ p; .jooi 't^/o .^^1 l^ooi t-ipo oi^CLN I n « loq» 

1. B adtl. »^- — 2. Olli. B. — .!. ia^«" B (in fine liiieao); '«'••;6>^' .\ i in liiie liii. . — 'r. «-c-jaS^ ys^l^ M. 



1 i f. 3'i r 



A f. ll:t 
1- 1j. 



en presence du tribuii; sa parolc dcviiil iudistiiicte, et cliaquc jour sa langue 

se decomposait et se detachait davantage, en sorte qu'il devint uii objetd'effroi 

et d'horreur ', commc l'aflirma le tribun dans la suite a l)caucoup. ' Dien etait *Bf. 3'i r. 

l'auteur de cc que nous venons de racontcr, car (le tribun) rapportait (ju'il 

r, s'empressa de faire venir des medecins experimentes, pour ainsi dire de toutes 
les villes qui etaient dans le voisinage de la ville de I'uii, et ils ne purent etre 
d'aucune utilite au malade; car c'etait Dien qui Favait frappe et qui fit con- 
naitre sa mort terrible ä beaucoup par le recit (du tribun) et par l'intermediaire 
des medecins. Apres la mort de Ncsturius. Dointhee l'enterra - dans un certain 

M endroit, tandis que le (ribun envoye par l'empereur etait avee lui et, apres 
la mort de celui-ci, le tribun s'en retourna pour aller ä la cour \ 

XXXVII. — * .I'ai encore entendu raconter ceci k (notre) pere quaud j lia- ► a i. ii3 
bitais avec lui ä Area, ville de Phenicic ' : 

1. Cf. supni, eil. .\.KXin. — ■_>. D'apre.s iin autrc recil, Donilliee iiRnirl le prnmier, cl'. M. Brieio, La 
legende syriaqne de Nesbirius, Paiis, l'Jlo, p. 2h. — 3. Ad enmilci'iim äTtitiv. U est dit des övöques qui 
vont ä Constantinoplo apr^s le concile d'Ephese ; « ad pium coiiiilaluni visliuiu advcueiunl », Lupus. 
Variorum Palnim epislolae, Louvain, 1682, eh. xxviii, p. T'i ; li. i;xxvi et cx.wir, p. 2(;3-2«'i. Ou 
Irouve mentloii, plus laid, dun patricc Apion, Patr. or., II, 105, mais il iio semblc pas qu'on doive 
liaduire : « il s'en ictuurna au romitnius d'Apion ». C(. eh. xi.v et i.li. — 4. .\vec Tyr pour 
luetropole, d'abord "Apxri, F. Nau, Les suffragants d'Antioche au milieu du VI' siede, dans la lievue 
de l'Orient Chritien, 1909, p. 215, puis "Afxai, II. Oilzer, Georgii Cyprii desaiptio orliis romiini. 
Leipzig, 1890, p. 50 et 184, et Area Caesarea, Baabe, p. 22, y9, 105. 



8(i JEAN RUFllS. — PLEROPIIORIKS. [486] 

-«o-i ^ K-oot v-otjo :^^C^v3l.5 ^m^osJjL— ^ul^^-cooa^ ts_ooi -peu^o l^ooi 

J.-><^..Ii^ji ^fioov^ J-»-t-Ä'^ ))— ? Jo« V^/ )o>-*^ lo« t^o -y^^^«^^^«» i-a:^i/! ■ 
oC^ ^Ow^o .s^oto^f-o «Hicu^Ä/ I «xn 1 *> ^/o .JKio» jKsOf^ oi-K^/o ot^^-Ouft.; 

V-io/ oolo .)-.»vi V-'jJ'-^^'»^? 7—/ vj-^^ oibo). pcuso .otS. J.io'j ^fiO '''^O^JO 

Af. 113 I ^ v^y ft ^^N^ouS. >0,, Vl\ll^ )^;; .jJ^lj )»OICU OiiCLi.0 .|,_3 )otJ .OU^ 1« 

vooui^l. t^ jJ/ .)v>nYn jK^l .jlooC^ )«-•' .J^oiqj ,-.« .JLi_m ,-m .)K^a.2kAl 
ot^ joot J^/; )ooi 'wi.^^ : {-«-^po ;a..\ ^ oöi .yOOi-*)^>->/ jji^V-^K^ \i 

I. um. Li. — 2. U^a^^ M. — :!. Lue : i-^lo .l^l^^ß- — 'i. ^w.asj A iV). — j. »ifl»» ß lin marg. \). 



Lorsqiu! j'etais eiicoro crifant, disait-il, et que je d(!meurais ä Cunatdiiti- 
noplc au palais', observant la vigilance et vivant en ascete, je raisonnai en raoii 
esprit sur le mysterc de la sainle Trinite : comment, 1° lorsque nous confessons 
Uli seul Dieu, nous croyous en meine temps en une Trinite de meme essence-, 
eternelle, saus commcncomcnt; cl 2° si celui qui s'esl incarne pour nous est '=> 
l'un de la Trinite. 

AyanI cu une vision, il vil, disail-il, l'apotre saint l'irrrc cpii Ir pril, Ic 
conduisit dans un Heu ^leve, le plaga devant lui commc un ('nfant el lui moutra 
dans le ciel une grande lumierc inaceessiblc et incomprehensible ({ui avail (la 
forme d ("une roue comme ' le soleil et il lui dit : Voici le Pere ; puis une seconde '" 
lumiörc qui suivait la premicre et qui lui ötait seniblable en lout et au milieu 
de ccllc-ci sc trouvait Notrc-Seigneur rcpresente avoc les trails du Nazareen, 
(!t il ajouta : Voici ' le Fils; el, en oulre, une troisieme lumiere semblable en 
tniit aux precödentes, et saint Pierre lui dit : Voici le Saint-Esprit; une seule 
essence, une seule nature, une scule gloire, une seule puissance, une seule '•"' 
lumiere, une seule divinite en trois liypostases; mais, tandis que tous trois 
sonl inaccessibles, seul celui du milieu ctait represente avec la figure d'un 
liouimc Nazarecu, pour muntrer que celui ([ui a ete crucilie est Tun de la 

I. I':ilMliiiiii. — "J. 6|j.oo0(jio; y — M, {im} tOico'j. 



A r. 1 1 :i 



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1j. 



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r. :i4 V. 



f487] XXWll. - VISION SUR LA TUIMTK. S7 

).: ,.^^\ |^ JV^j. ooi »J |jot .otV-; \.^l ^l jooi ^oiot^/ V-^ U^ ;^-/? 

) - >>.v»^ )oo. ^^oi i)^o .^; U/ ^ )N^,aia^io ^^^^, -ok*/ 

\ ot^ )l!^po;o .)Kjl-uld )1Kj/ ojaj ^1 J)ax> ^«lalbs:» tsj^^io^ ^^o 

K , ) ^ . ^ ^ ook-ajo .)jL-^_o )-3Q-^o .)-ot-^ )-u^ ^^^Jl^J1 U^/ 

>,oio;a-^.X^ V-s^ouJL^ .)ju.^^ä::^ä^ )ooi ^otol^/, ^; ).^/ U^^^^ 

io A, ■ ^ .. , .. .jouS^ ^io odt^/ vSlN.- )^^; .U^^OÄ )ooi ^ZL^io 

^ kX^oU/; .Jjo, ^1; )o)^ 1)- .)..^^CLxX U-V^ ^o -I^U ^ -^'^» 

I p>a.i^; U,o Uai.tv^ Wo B. avec des poiiits .jui signalent la transposilion. - i. U^-^^^a- B. 



sainte Triuite et noa un autre; loin de lä! Mais les deiix autres sont seulement 
mir lumiere inaccessible, inimaginable, insaisissablc et incomprehensible. 

XXXVIII. — II y i'ut un certain Aiiianus, scolastique ' integre, vertueux 
et orthodoxe-; il en etait d'ailleurs ainsi de son pere. Etant (encore) jcune 

5 enfant ä Alexandrie, il merila de recevoir le bapteme des mains de notre 
pere'; ensuite il demeura en Cilicie; et, apres s'etre fixe dans la ville impe- 
riale, il y prit iine femnie vertueuse et ornee d'autres qualites, mais qui 
n'^ta'itpas * orthodoxe ^ et adherait, au contraire, aux deux natures; bien»Ar.^ii3 
des fois il la toiirmenta poui- l'amener ä l'orthodoxie ', mais eile demeura dans 

10 son übstinalion, de sorte que, aninie par le zele de Dieu et le saint amour. 
il ecrivit frequemment ä notre bienheureux pere qui etait en Pah-stine — 
c'est de lui seul, en effet, qu'il recevait la communion — pour qu'il demandät 
u Dieu d'arracher sa femme au parti des deux natures. Quand * le saint eut 'BS.y.^'. 
prie, il arriva co (jui suit : 

1.-. C.'tle bienheureuse tomba dans une grave maladie, t\ tel point que les 

medecins en desespererent completement; ainsi prochc de sa lin, eile cut la 

Vision suivante : Elle fnt conduitc par les anges dans un Heu obscur, r.'inpli 

1. ,Xo>-T.m,c'...t-a-dire avocal. - 2. o,665.?o,. -:f. Cf. eh. x,.,x. - 4. Litt. : » pres des orthodoxes ... 



A r. II 



A r. II 

r h. 



88 JEAN RUFUS. - PLEROI'llüRlES. [488] 

öiQ^i^A .'ool ^1 ^,o .)J-a^ o/ jL^aj ^^ |Jo looj!^ K-'S.jo .^-Jl^j 

vooooi. ..o\. ^ .o; ,^6» .yOouK-./ ^-^oi joii .ii^ v^t^/» J^jLiö oolo .)o)\jJ 
«j\ jooilj ^KjI ^j>. "^.ooi yj .|jo,^A^j >iPo,Jo m ,\ .\ ^'.^x^T ^<^5, 
K-/ oii o I vt <o< s^oi ^ ..«JV-=^>-^ -W.-UO ^,^ o^ioaa .j^ jKjui jj:^, 
».so ,J^J)OJ jjc*^ «j;^ y i . \i ^_ m o ..s^a^. yi.-:b..ajio ^jl.1/ .jKjjt yöS^l yso 

1. ool. ^o B. 



lu 



de tenebres et de puanteur oü (so faisaient entendre) les voi.x de ceiix qiü 

pleurent et qui ii out aucun repos et aucune consolation : puis de lä les ano-es 

la piircnt et la conduisirout dans un autre Heu rempli de luniiei-e, de gloire 

* Va"' ^^ *^'""® J^'° iiiellahle; et eile y vit une foule * de saiuts qui etaient revetus 

d'habits öclatauts et qui gloriliaieut Dieu, ainsi que des anges qui lui di- 5 
saient : « Voici ceux auxquels toii inari est uui ; uuiis les autres sout ceux 
qui sc joigncnt aux eveques qui approuveut le coucile de C/iakeduine. Si 
doHc tu veux iHre en la coiupagiüe de ceux-ci (qui sout ici), nous demau- 
derons pour toi ä Notre-Scigneur qu'il prolouge ' ta vie d'uue anuee; leve-toi 
douc, sois agT(5ablc ;\ ton mari eu ayaut la uieme foi quo lui et, dans sa com- u> 
luuiiidn. preservc ton Auie de tout pechö et de toute negligencc; ä la fin de 
l'annee, nous viendrons te prendre et nous te piacerons dans ce lieu. » 

(,)uand fllo l'ut retablie de sa faiblesso, (la bienheureuse) appela sou maii 
<|ui, picin de Iristesso et revetu d'habits noirs, se trouvait dans une auliv 
cliainbre en compagnie d'un grand nombre de personncs; felui-d se leva 1,-, 
sans retard, de sorte que ceux qui (3taienl presents ciurent qu'elle elait morte; 
f-^^ii' * il alla donc prös d'elle et, apres Favoii- tiouvöe en vie, il les fit tous sortir, 

1. 7cpci6E(i|iia. 



A f. 11; 



[489J XXXVIIT. — UKCIT SIT, I KUCIIAHlSTlK. 89 

ooi yjo . ^ ,2 ^ ,..^1/; -öl öt-K../ ^^j -Jv^o/o odo-^ loot j-o^poo .^^^i^Kx/ 
.'ojaaojolV/; )JL^^■o )ul3»q-d ^io »^ ooi .^^k^a^ )oo»/o )-!-./» wJ^ JSo/ 1-^^; 

^^wj 04-^ joo» ijK-iLioj .)j-39Q.oo ^j ot^ )ooi K^ / :)oj_- 1)-« ou>; ).ioa-^ 
K-) V>^ f>o :öiA^>w "^sll/o c)u:>o_.o( ^s : )3a.n m «a/ lt-^3 )-^/ ^^ JKjlil 

1 qi S.l )_i— « Kwk—O toCLD ».so .)^I30*^ |j)V ^iO Öt\ OOU JKS^iO OJ-i^l 

.£s.>^S^oKjl/ I^OJi; ).äa^ajL:d oi.^ .|iQ.JLoI oi^^^o jL.iXLDo;olij_3 )ioiK.Oo«o ' A r. ii't 

V" n. 

10 Ji-fJuii )a^; ^.«^04.\ <.a^Ka/ ~s£Dqj)..,u/ In . ^^jaxSAco ooi -JJLpo;! ^.«.^oio 
j.-j»/o .jJa-So \U-iyjl U^lo :| „ iL .o lo Jjl^o^ |_=>/o .^ju^o.. I-s/ |<a »^ .a^^ 
^■o.,\j /o yOJJj ) iN, V) ^^ yOoC^ wwi^tv^/ fj .yOotA>ai'> oC^so jioiojl 

I aai3,n;, B — 2. >Äol->? AI! — i. spwtaii. B. 



afin d"apprendr(' de sa bouclie quelle etait la eouduite (jue Dieu avait tenuc 
ä son egard. Elle lui raconta alors clairement toute la visiou et, d'une voix 
forte, eile lui dit : « II depead de toi que je sois guerie; si tu veux que je vive 
et que je reste avec toi, donnc-moi part ä la sainte eommunion des ortho- 

5 doxes ä laquelle tu participes toi-meme. « Celui-ci, apres avoir acquis la con- 
viction que c'etait la volonte de Dieu et avoir note le jour oü eile avait eu 
cette vision, — il avait precisement F Eucharistie que lui envoyait chaque an- 
nee l'eveque abba Pierre ', — et apres avoir eu foi et confiauce eu eile !■( lui 
avoir demande sa parole, il lui donna part aux mysteres du salut. Elle se 

10 leva, vecut d'une vie pure et parfaite daus l'orthodoxie et dans toute * la vertu, * a f. ii'. 
et, ä la fin de l'annee, eile mourut. 

Ces prodiges furent racontes par le scolastique Anianiis ä ccu.v qui ac- 
compagnaient l'abba Jean, archimandrite et eveque, l'abba Julien, prelre, 
l'abba Andre, (l'abba) Paul et l'abba Theodore, et ä toute leur coinpaguie, lors- 

1 . que, sur le mandat de l'empercur Zenon, ils se rciidaii'iit k Gonstaiitinople -. 

1. VA. infrii, cli. lxxviii. Hui' ccüe coutuine de recevoir la coiiiiiiuniuii pimi- imc aimee, voir aiissi 
Moschus, Pratum spiriluale, cli. i.xxix. - 2. Ils sont menlionnös chez Land, III, p. 18'J, l'.ui, 192. 
Jean le Tabonnesiote öveque d'Alexandrie de juin a dec. 'i82. Thöodorc (JvOiiue d'Antino(>, les airlii- 
mandritos l'aul (lo sopliiste) et Andre, qui s'etaieiit söpares de Pione Monge, fuient envove.s a Cons- 
lantifiople. Theodore d'Anlinoö est nientionnö plus haut. p. Tf! et /'. 0., II. 78. II ne iloit pa.s 6trc 
confondu avec Thöodore, successeur de Pierre l'Ibere, /'. ()., 11, SO, 87, 107, 111, iiH, dont la morl est 
mnntionii6e. ibid., 22'i ä 227. 



O 10 



90 .IKAN RUFUS. — PLEROI'llollIHS. [490] 

*Iif. 3r.r. )-s/ I 1 -vo ^; )_SQ— o jloivi .Ol ^; ojA jooi K~./ .|.3 o n ca . ° i/ ^oi. ^J» 
^ioo s*-« ,Jo .chS^; ^öi Iv-; ^o^ jK^joVo )1)« ^«> ))^äVj )ooi ^jiI\o )jL^oi 

^oKjl/ -.j-^Q^Q-lLI > « \o<-5 )oO| f.30 ."^ ^ ^Mb ^ i/ t->^^ l-IOI ^/o .OiJ,JO>. its.^ :, 

rj.*^^.^:)^^ s^oiQ^ts v "^N fua^ |'P<ä^ jl« |t»>^:Mo ..^öt!S> )~oöm )^v3',\ a'^o .)o>..J^ 

looi 6t— •JSw^/; jjL^ooi 1^/; l«-»«^ >^ot.j» J QL^i^.sQJo >>ot « ro 't m I; .)>lk* jJ «ju/ ^ 
* A f. 11'. ji'^, >.. > .Vo )_jlJ.v_d jiöj^jl -»oKa/o ^,:ioKX )!./ po .jL*^ | » >n .» ^^>^, 

V" ll. * • * ^ • 

..SlxsJ./ wk^d .|o)^; ^^oi yOOiS. w^^Ka/o ^«o/o .ww^^ojj !»=>/ ^O^; ^.ü^Ot 
)oK_JuJ a-CQ-3o«)l.V/; jJLa^Q-o ;a-w^.5 o^« .jK^i ." -> [^Jiö^ >a^ -»^ -»l 
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)l«a^o«K^ jo^; jjüoioa ^) jjoi; .^cuosoil/ ).'il.«,iLO ^a^o .^C^s^mK^/ jjoio 

1. pu^ojo M. 



XXXIX. — Semblable a la precedente, est l'histoire du bionheureux Clait- 
(lieii, qui ctait intendant ' sur tous les biens de l'eglise de la ville d'EIeutlu'ro- 

*u {.TüV". pnlis. II etait du parti ' des evrques; mais il avait la confianco et Tamitie 
du bienheureux abba lioinaims et il faisait de nombreuses et abondantes 
aumöiies pour son monastere-, pendant sa vie et apres sa mort. Car lui r. 
aussi tomba malade et, sur le point de niourir, il eut une vision et un tcmoi- 
gnage semblable au precödent. Et, sans le moindre retard, il donna I'ordre i\ 
ses familiers, durant la nuit, alurs que personnc ne pouvait y voir, de le preu- 
dre et de le conduire au mouastere de l'abba liomainis qui etait a cinq milles 

• A f. ii'i (de lä). Quand il v ful arrive, ' il rendit tömoiguaf^fc aux saints Peres et aux lo 
archimaudrites qui elaieiit avec l'jibba Leontius, et il leur avoua et leur racouta 
sa visiou; puis il les supplia ardemmeut et il leur demanda avec larmes et sou- 
pirs, non seulemcnt de lui accorder de participer k la comraunion des ortho- 
doxes, mais cncore de lui donucr Fliabit uionacal. Apres avoir vccu seule- 
ment trois jours, il mourut pleiu de joie v[ d'allegresse et il fut enterre avec i,-, 
les pretres. La cause de ce salul tligiie d'admiration fut l'aumüne ä laquelle 
rieu n'est impossiblc. 

1. iititpono;. — 2. II ne s'agil sans iloulc pas du inoiiastiMO de 'l'liecmS (cli. xxv), mais de celui 
quo Romanus hiMit, voi-s 'i.'.7, pivs d'l'Ueullieiopolis, a deux niillos du saiiit proplieto Zacharie, sur le 
lerrltolre du village do Kofar Ti.uiban (|ui appailenait a Eudocie, cf. I.anil, III, p. 315, 1. 3-14; RÜC, 
l. V (1900), p. 272. G'cst pr6s do ce nionastöre que Sovile et Aiiastase d'fidesse commenct^rent a 
inener la vie monacale, Pntr. Or., II, 96-97; 228-229. Cf. infra. eh. Lxxxvit. 



A r. iiä 

I' a. 



[491] XXXIX-Xr.. — SUR l/ACMONK. — COXTRR JUVEXAI,. Ol 

üLj/ '^i n I j- 'xi ..... A |jL..ax.:> j^/; U^->/ -J '"t - "^"^ ^; ^^o^jcl^d ^%^ 

'O-j/ ot— 3 jooi ^.^u )-Mio)_3; ooi ^/ .)-Jo»« n \j; siSoiOiJO.£a^ v>^ nn f 
^_sK-oo/ .) . vxi\^ jooi »j .jjoi ^/j Jo)_^ o»A jooi )jl»j w.öt-s K-.|v-.ts-.o 
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^; p .jooi lS.-5po JSs^jL^^ ^ Vi\ ^1 oö( .jjoi )l^K^ . . i.v> o.a> .V-^/ 
^oioK-./ ^; )-^^;oa-i .|v.<a« ji.^9 °^^^ \^° Ol ..it / .wmIS>.3o ogi^ ^^.sl^ 

■ viPoJi I ^»Q— . ^t^')..^ \->^^ .|1S^.OO joOl ^OIoK^/ > ^ v£Q^ia^>.CQJ ^« )jO( )oo( 

)jLSOi) )v^^ )-:»/ )jL-30-^ );o<o ^..; jooi po/ .o6i; | n •; fr> j-^jxa.! i HoV-> jooif 

jooM ).-Joi Nk^/; ^«-^? •^■coojl » •><•< ' j^o; )jL..:ibo(.^ )jü/ . >o jl^.^^ JLm 

•:*|lkju.^ )Kjl.^j> o . -> (x:» jooi jLii o6i |jL^)-3 lv^^-3 l-^l ooi t^ . 'oiK.^öa^.5 

1. j«>o^.a-ja= M. _ ■_>. UvCmi B (in marg. A). — 3. Sic ABM. Lege ^owv — ',. ^a..^ao B. — 
5. uoio»^ in niaig. A. 



XL. — Le bienlieureux Bniti/ace, prctre romaia, uvait im zele si ardent 
coiitre le cuiicile de Clialceduiiw qu'il iie tiiit pas meme ime simple coiiver- 
sation avec Tun de ses partisans, fut-ce un seculier, et qu'il ne parla jamais 
avec lui, a nioiiis qu'il ne commengät par anathematiser le concile de 

.5 Clmlccdoine, et cela mume si on le rencoutrait sur uu chemin; la princi- 
pale raison en etait qu'il avait cu, au leinps de l'oppression, la visiou sui- 
vante : II lui Sambia voir un iionime * mort, place sur un lit devant le saint ♦ a f. ii-. 
sepulcre; il sentait raauvais et remplissait I'air de sa puanteur; subitemenl il 
revinl a la vie et il etait prrt ä marcher ' ; il fenait un livre daris la main et, 

10 l'ayant donne au pretre Bonifacc, il dit : « Prends-moi ce livre. » (lelui-ci etait 
splendidement orne ä l'exterieur; niais, quand il l'i'ul pris et ouvert, il le 
trouva ä l'interieur plein de saletes. Cela indiquail que Mrstoriits, apres sa 
mort. reAavrait eu Jiivchial qui serait l'lierilier de sa vaine gloire. 

Le bienheureux abba Pierre disait aussi que le miseraljle .luvenal avail 

ir, rcnipli l'eglise d'hommes negligents, au point que seinblable clioso arriva ega- 
lement ä son epoque, lorsque l'abba Pierre demeurail cn paix dans la ville 
sainte : 

1. Les nianusrrils poileiit : > il olall pn'l a cloiiiier des avis ». 



♦ A f. II.- 
I» b. 



92 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [492] 

)^.jl_,-q_s 'otKjLiaAl; ).ioa- v^ t^ .) i .m -»>o [naot^ au/ — rsf^ 

jooi J-^*^» ^^s-ioo .')-J!^0. JK« '»-> j^J^a^^; jNju.^ jfcoo»^ "^^^ 
^ou.«^^ |io|.ia^ j-ios o/ :jooi \Lo ooo» ^t.-«^— / 1^'^ t^o .)^ o!«>o ; J-flO^-iw^ 
^ ji^, ^^o .y ->\ o^j. )jo( 'jb.^ .-oia*ieL^ .scooJJjlsq- ^^X^« )K. i\ 

'ßf.35v". y^^,^.>Ci* ^ '') > '.'t n IjÖUflO ISs.-^^ >0^ I-DQJUS OOl w-^Kjl/ ^,.*-«/ I^Vi. 

)K^-,; ^j \.y^\ .).i^; VLX oiK...^-.. vJUL^s^ i-io)-io •.Ijtaj ioK^ )C50W0 

v£do)l^V-^ i-i^Q^ ^^^^""^'^ \-^\ Jo®' pö/ 1?®' '^^Ooo .jKjL^sojil ^ otnm°> 
jooi ,_K_^ ^.3; jjjL^ )K..^.20^f IV^; ^:bo |oo( ^oioK../ ^«^öi; oöi )>V>> 

•:*|oo( v))'i y^\\, ^U JLiL^M jKjL^cLjil ^:bol ^ ^\i; 

1. o(^*-vx»l. ;^ ij. — 2. It^^a^» M. _ 3. Lg.^ I>,-Ä3 j[ fin marg. A). — 4. oni. B. — 5. Uafi'-'»»^ 
B (in marg. Aj. — G. B om. ^^'f> IjöCj» c^-= »jO- — 7. l^iw ^o B (in marg. A). — 8. 1=/ in marg. 
B. — !). (loa., B. 



XLl. — L'u diacie iinpiidiquo, apres avoir l'ait soii jour de Service au 
Saint sepulcre et au saiul martyrium, eut commerce avec une femme, et il 

♦ A f. iir. vini coucher, commt; de coulume, au saint lieu du Golgallia ' dans une cham- 
bre du haut et, comnie e'etait l'etö, sur un lit recouvert d'uu tapis. Les portes 
etaiit l'crmees, une voix se fil entendre : « de quelle impurete Juvenal a 
reinpli ma maison! Ils Tont .souillee! Jetez dehors cet etre corrompu. » — Le 

*Bf.;i.-)V°. niulin, comme les portes restaieul fcrmees, oii le trouva ' sin la place situce 
devant le saint martyrium, couclie dans le lit et il i'tait un objet de derision; 
de la Sorte, comme beaueoui) d(> gcns accoururenl, il i'ut reveille, sentit son 
ignominie, se rcpentit et dit ;\ tout le monde son pechö en pleurant et, ä ce 
recit, cliacun fut saisi de craintc et de stupcur. C'est pourquoi Juvenal, 
couvert de honte, Ini inlerdit le servicc. 

A II' propos, (noire) perc nous disait, en parlaut du iiifiihenreuN Geron- 
tins ', diacre, qni appailenail alors au monastere de la bienheureuse Melanie, 
qu'il jeünait deux fois- quaiid il etait sur le point de prendre en ce lieu le 
Service du soir '. 

1. Cu u'val s..ns doule pas ce diacre, devcnii prclro, (iiii diiigea, pindaiit quaiante-cinq ans ('j39-'i8'i), 
les nionasti'res de Melanie apres la nioit de cclle-oi 131 dec. 43U), Raal)e, p. 31, et Heiue de l Orient 
Chrilien (S. Vaillie), t. V (19011). p. 32-3r,. 11 fiU cxpulsO, en 'i8'i, par rai'chiniaiidrile Marclcn qui avail 
6\.v son anii. — 2. Litt. : Duo diio jejuiiaOul. — 3. « l)u jour i> D. 



1(1 



lii 



[493] Xl.l-Xl.ll. — CONTRK JUVKNAL. 93 

ooi JL-^/j ^'^_^^-ioo .»— .o» llöu-a/ J>.^»; )..£Q_oia3 s^uL^ ^^^^ loo« öi^K»,/» 
)Kt .»n •> jooi ).«,tQj.'> ^« t^ 'VOt-"^ ]o°i ^o.aLj |Jo .oülSj jooi v^Jj .|i,.sa^ 

>^ota^^^' ^^o« -.oi^ ■»-^■'o o^^ »».i-io ^ )-<V^; )Lji;ai,-so .).ioi ^,.io j,.^/ ^ 

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öt-«K^/i } n - -^ jl^jLsa^ )jQj^<.a..fio/i )Kj:^o^ oj/ jlNj/ — «^^ 
jloaLaj ö(J^..a_:»o JIq-.oin-» )^iK.^o |L^^ ^ .^Jin jj.^ li "^ j-^c^ iooi " a r 



A f. II.-. 



f. 11.-1 
b. 



] , v£0 O ^ ft^)0 1 > . 



XLIi. — Juvi-nal voiilut, avant le concile de ChaUrdniiiP. ordonner' (notre) 
bienheureux Pere, Icjrsqu'il demeurait dans la villc * sainto dans une cellule ♦ a f. ii.i 
placee ä cöte de la tour du patriarche David ; le bienheureux en eut connais- 
sance et, pour cette raison, il se tenail siii' sos gardes et ne sortait nulle 
part. Un jour oü il y eut une assemblee dans la sainte Sion, (Juvenal) en- 
voya des hommes pour l'enlever de sa cellule, situee dans le voisinage, et 
pour le lui amener. Comme ccux qui avaient ele envoyes etaient sur le 
point d'entrer dans sa cellule, Pierre entendit une voix qui lui dit : « Leve- 
toi (et) fuis par cette petite porte, parce que Juvenal a envoye apres toi des 
hommes pour te prendre de force, (et cela) afin de t'ordonner. » Aussitöl il 
se leva et il se jcta ä terre du haut d'un toit assez eleve; avec le secours du 
Seigneur qui l'aida et veilla sur lui, il toniba debout sur ses pieds. G'est 
ainsi qu'il echappa aux mains d(^ ces gens, en s'enfuyant, et, ä partir de ce 
jour, il ne voulut plus se trouver avec cet impic". 

XLIII. — Une femme des environs ^.'Ascalon, la bicnheur(>use Mii]a-\ qui 
etait * parvenue ä Tage de cent ans en passant touto sa vie dans rascetisme, * a f. ii.-. 
la purete parfaite (>t la craiute de Dieu, eut une epreuve par la mis6ricorde 
de Dieu et en reeul un ternoignage ' au sujct de Tinfidelite qui eut licu 

1. "Iva x.etpoTovr,(iTi. — Ge cliapilic iiianquc daii.s M, niais se trouve dans liaubo, p. 5U, liors la lin. 
— 2. Raabe ajoule qu'il s'crifuit a Maiouma oi'i Paul, ncvou de .luviTial, clait <'-v(''(iui\ II y lui ordonnö 
pr6tre en 'i'i.">. — 3. Mixa el Mixxa. — 4. e7c),Yijso?opvi6ri. 



!)'i JRAN RLTUS. — PLEROIMIORIF.S. [494] 

)jK„.;aSoV^s^ oiiV>o .|o«-Ssj )1q-3u»^; )i . mi öC^ joot frs^/o Joj^ fcOi^--.;o 

>-Kj / jjLio ^^=i».^oo .öi^ Viö/o jioio öi^i. ^>^? J^j-"^^^^^^ U^m\ l)~-o 

Ö4t^ ,.30 .ÖUi'iUS ^-.JS^jlo )K_2i sXOO^JOm -^ )ju/ wJ>- ^ iL3l w.Kj/ |-»'pQ^o 
^ »Kj )j— .^^jp JJLSJO .ch!^; ).JLäJi>^ i,_20 .).« m ^», °> . a ol^o ji^ft-s öctSoi 

.öiloJ^ o',_oK_j; «.^V^icü '^.«.a^o jl; IJiA'/ .oiK.£p./ jjLSoto .).^V^; ch v>» .-> 

♦ AI. 111. o_oa_)o .öu^xx^ VAJL^.i./ j^^-LÜj; oöl .)iL^ J i. f> |iojo)l |_i/ ^ «.-^Nji/ J;oio i" 
r° a. 

.c»la».,«,j> ^^oo ö|loi^v..*..^ ^^ 



au ooncile de (Ihalcedoinc ; eile le raconta a tont le monde en decIaianC 
l)ienheurcux ceux qui iio lui doiiiiercnt pas leur adliesion et cn les aH'enuis- 
sanl : 

Elle vil clairement Satan qui la mena^a de mort et lui dit : « Pour- 
quoi as-tu Taudace d'cxciter les geus coiitre le grand concile et d'eii dire 

du mal? » Et apres avoir fait tomber (la bienheureuse), qui etait d'un grand 

ägc, de dessus la chaise sur laquclle eile se trouvait, il reuversa la chaise, 
cn realit(' ol. non en imagination', et il cn dispersa les planches. II combattit 
(ainsi) longtemps avec eile jnsqu'a ce que, fortifiee par la foi, eile prit de la 
poussiere, la lui jeta an nom du Seigncur et, par lä, le niil eu fnite, de teile i" 
Sorte que depuis lors il n'osa plus l'aborder. 
A f. Uli Getto histoire nous fut racontec par l'abba ThrDdan-, pretre, ' (pii lui de 
nombreuses fois cn relation avec cllc et (jui l'appril de sa Verln el de sa 
Saint cle. 

XIJ\'. — Ija bienbeurcuse Uinhicia-, diaconesse, etait la fdle dun ccr- i.-, 
lain cvct[ue de Crele. Aprös la morl de son pcre, eile quitta le monde par 
amonr du Clirist, avec son frere, le bicnbeureux Euphrasius, (puis) eile em- 
brassa Ic renoncemenl au monde dans toute son etendue — je veux dire la 

1. ifavTaoia. -. Oüpfiixi«, fc-miniii cl'O0p6i-/tio;. li'apres Clernionl-Ganncan : l'ibici.i mi Orbuia. loc. 
(■/<., p. 2:!7. C(. eil. I.l. — Co cliapitio nianque ilaiis JI. 



:'.!).-.] .\l.lll-.\l,l\. -^ VISION DE MIQA. — KI'II-JIAXR KT OIIIBICIA. !)5 

•pö/ .tOs^XLii |.ia.^J>.; |. \>n . i i:> o ).-;a3LS po ^xo<i.,.jx>)\^ol U^xa^ öto-«/ yxx 
.cxQ-«/ yco. jKju.^ |Kj_^ia^ U/o ötNoL.,.iCL^ Km mi p Jla-ujaj/ ^^j )j/ 

^ ^ * ■ • • . 

.o^oa3oi-s jLjfL^/ ).3Q. n m . '=^ / ^^..Jl^o^ ^\ > i; «^J^?^ ^ ^ vQ--CiK-DQ_Qj/; 
jKju»^ )Kjl.»J)o \ jljjo Jln « I niT^j^ a>a2üo ) ,.\a3.:>o.°i..s; oil^ ^.V) ;V^1^ 

^lUlbO; |K_a^l^ .|iQ_.QJLiwO |...^^^Jl OJ^ JOOU sOOiiO^O .^'tÖKj ,OOiJLiOO 

)— o^OM yooi ■«■\.\, ^&-.j/ .)» nXa/ ^« ^ oi^ vim .. ^; ^ .)i...jl5o Jmojlo 

)).^o yOOlia^ |l/ ^ ^; OÖI .vO-j/ ^fioaj; Ur-*l \~»-^l ^^^ ) r. \<s r^ 

^ai> yosio)^*/ :po/o vpoü^ ^I^s^o .yOoCijw )ooi «^a-t-Oj \^o y^l vOOiloit^.,-^io 
.looi Jt-^/ JK« I 'xa^ po .''o<&s.^a^^o )-^2^o vO^t-»; yO'tX K_./o )o> « ^^ .o>/ 

1. ;-äÄ A. — 2. I ' i nnn" . '» / A. — !. ^aO'^iU B. — 'i. »SQJi 1!. — .".. oiCoo-io A 11. 



H f. 3G I'. 



A r. 11« 

r b. 



1" 



condition de peleriu — et (poiir cette raison) eile abandonna sa ville et 
villi avec son frere dans la ville sainte; pres du saint Heu de VAscensii)n (ces 
bienheureux) acheterent un monastere et c'est dans cette solitude qu'ils de- 
meuraient, en s'appliquant au bien * et en etant assidus ä TofTice de Dieu. »Bf. 38r 

Or il arriva au bout de quelque temps que le saint evcque Epiphanc, de 
Pamphylie ', apres le retrait de Fencyclique "', ne voulant pas adherer aux 
autres eveques pour ce retrait, Tut chassc de son eglise de Pamphylie, partit 
en pays etranger, vint dans la ville sainte, (y) fut reru par eux et partagea 
leur repos et leur vic ascetiquc pour Texemple, la confirmation et l'edifica- 
tion de chacun. Le diable, en ayant con^u de la Jalousie, suscita contre eux 
la persi'cution * suivante. Le gouverneur de Jrrusaleni d'alors (leur) cnvoya • a r. m; 
donc l'archidiacre' de l'eglise de VAscension, avec d'autres hommes, pour les 
reprimander. Quand celui-ci se fut rendu aupres d'eux et qu'!! vil leur vertu, 
en sa qualite de voisin, il leur donna le conseil suivanl : « Adhörez a l'eve- 
que, et vous gagnercz votre monastere, ainsi que la tranquillitc et son ami- 

1. Cf. infra, cli. lxxxv et Land, III, p. I7'i, 1, 4 et Pulrol. or., II, !üO. Evöque de Miy'jSov, il conleia 
la pr^trise ä SövAre et ä Pierre I'IbiM'e. Cf. Brooks, Selecl lellers ( f Sereriis, I, 7; SevOie l'enterra 
dans son propre monastere, ibid., p. 248. On racunta a tort qu'un cerlain Isaic n'avait cU- ordonnö 
qu'en lui imposant la main J'lipipllane d6|a nioil. ihid.. et /'. (l.. I. LXX.W'I. \t:u-> l\ col. 45. — 
2. Apros 477 (?). — '!. äfxioiixovo;. 



r' b. 



A f. in; 



06 JEAN RUFUS. — PF.EROPIIORIKS. [496] 

v> \ >3loK % >o .)^w^j.v> ycL.^ y\ )ootj UjooA. ^'^^ V^>^? r:^?-^ U-3^/? 

w-po wJ^ ;^/ .iv-io/o .oilo^ K-».JL3 |K_<ULsa^o Jts-.^.^ );oi yoa^ öu^-/ 

uUüQJL^^aJO yQ.^ 1 n I ; OOt yj ''^n_)_»J;0 vmOJO VkOJLu )-<^^■0 .V N^ Ji yO-^^ 

sm..o>^l/ :wi^ Viä/; )ooiJ ]L> ).-^iajL ^ '"^^».i^ik ^ ^/o .yOJ^ ^to^Ji/j 

)Ij;/ oiS. K-,/; 061 .v-^O. ^a>; oöt J-io»— o )jl.j ^^ wUuV» 10 )l)jo )-wJ 001 
vron. i°>.<=</ )j-.t-o ^)o^ )..»^iL:>o v3ui^— ; o^oKxl^ ^j ^^'iss^-io ♦^^^ O Q ■X J >ö.:sajLj; 
:6i_3 joot K-,/j )» 1 \ ^.\ )v-; ycxxiio ^^55s^N_i.l;o .ya3;ifcoo yopv^jj 
Q, a.. ,..y..,..^-o ^^o I -i, ' «^ -\\.j\ yo^j/ .)1oju;q^o; JLi.ISj yoV.^^.aJo 
yC>.. Ml \Sj) lo). * ^m '>o .y^nX ^nl/ Jv^i^)-:» J^^ol^^o )^V->!° ^^? ''o-m-3o«)iV/ 



tie. » Et comme la bienheureuse disait : « Comment poiirrions-noiis man- 
quer ä la promesse que nous avons faitc au Christ et adherer au concile de 
Chalcedoine? » - — il dit : « G'est a mes risques ' que vous adliererez et vous 
ne ferez aucuii peche. » — La hienhcureuse lui repoiidit : n üis-moi, Sei- 
gneur Pere, quelle valeur oiif tes risqu(^s ' pour que je livre ä ce prix le salut 
de mon änic! c'est pourquoi ecoutc : quand menie les saints Henoch, JSoe et 
Daniel vicndraicnt nie coiiseiller de me joiudre a vous, et quaud bleu meme 
du haut du ciel se ferait entendre une voix qui me dirait de vous croire et 
de me joindre ä vous, jainais je ne voudrais le faire, ä moins que mou pere, 
A f. ms l^, saiiit moine Timutlirc, qui m'a doime la foi * orthodoxe en Cretc, ne res- 
suscite et ne vienne me delier de la sentence et de Tanatheme qu'il a portes 
sur moi. Quo cclui qui a des oreilles pour entendre, entendc'. » 

Pour cette raison ils furent juges dignes d'etre meprises et persecutes 
pour le Christ avec saint Epiphanc, ils furent deposs6des de leur monastere 
et des bieus qui s'y trouvaient et ils rccureut la couroune des coufesseurs, 
ils vinreut i Alexandric et ils (y) furent regus avec honneur par les clcrcs 
orthodoxes de la ville ainsi que par les moines et les seculiers ; de bien des 
fagons ils louerent Dirn ci ils furent glorifies par lui. l-lnfin ils rcviurent ä 

1. xiväuvo;. — 2. Cf. MaUli., xiir, !). 



10 



lll 



v"b. 



[497] XLV. — CONTRI'> TIIKOOdRI', OK MOPSl'F.STK. 97 

)_^oifo •)j)-^; I yyi *. ^ o , \ vOua..3oi \i\ .. \ o .ouio vQ-^-^tsji/o )o)J^jJ 
)N » I ig^ jot^ji t»> * 'tX ^) ^«oi .yO-^i^b^^ol^/o ^l yO^o ^ -iL yC>otl.QJU;a:Mf 
|it^-»-^ .looi öuN_>/ )-it->»>A )— «oi; |J.o 1 »^ öi^o ^^ |.«.^S^;o :)K . i lo 

.Öt.^ K_3l-^ I^^^-^ |K-t-^ yä ^t-^l-' )°t-*V^! ''ÖlO VMOf-3 ^; )-»I*.«o .^^a 

:> *>lr-*°; ^i^ '^/ ),. VI » 3 

l^'^t )-*^t-o ^Vl ...■*. l/ '"^i^v.^s.iO .)-s/ JJL-^O^ ^^ jooi I^KjlM — OO^ ♦ A f. 1!»; 
vT ^ ^ '^'^ " X T^ " \ ""; ~ vm . 'I-.^;^? /o ^cooJL^o^^o^ ) . n .\' . n ).^J>'lSOk 

^.03 )jL30( ^cDo^Of..; >o^ sai^ia^>«.fiQj; ot^i jooi; JjlJiLs ^^^^Vi o6i .\^ m «°>v>Vi; 
in j .. .N; >; vm . ff) T, Oi > K-/; )it^üJ ouio; ^/ Ji-nJ; j-LX./ .|o«!Ss ''^Ow 

♦K_.wio o)-ii..°>, I jooi ^■^'Ssj/o )q-.i oCb. jooi »„0 ^^^.k:bocL. ))^I 

1. Uoi^ao ^< M _ 2. >Ä)t^»/o B. — 3. a^^*/o B. — 'i. laBcij*» B. 

Ma'ioumu de firts«; ils y acheverent le cours de leiir confessiou et mouru- 
rcnt. — Cette bienheureuse et prophetesse, revetue de Dieu et remplie de 
la plenitude de la gräce de l'Esprit-Saint, etait morte quaiit au corps et 
vivait quant ä l'esprit, et on peut dire en vcrite qu'ayant choisi la bonne 

5 part', eile a sa demeure au ciel. 

XLV. — ■ (Notre) bieuheureux Pere uous parlait de deux saiuts persou- 
nages, * anciens moincs de Cilirie, Turquatus'- et Hermo(jenf. qui allerent k la ♦ a f. ii 
cour'' au temps oü il s'y trouvait et qui lui raconterent (cc qui suit) : L'iiapie 
heretique Theodore, eveque de Mopsueste, partisau des deux natures, qui fut 

ii) avec üiodorele maitre de NestorUis', entra dans une teile fureur contre Dieu 
qu'il rejeta, de sa propre initiative*, les lettres qui sont dans les Actes des 
Apötres et l'Evangile de (Saint) Jean'''; et quand nous allämes le trouver et 
que nous le reprimes, II nous blftma en disant : c Ge n'est pas l'afTaire des 
meines de discuter de semblables questions ! « et il nous renvoya ainsi cou- 

'■' verts de honte. Trois jours apres il mourut, posscde par Ic dömon et se 
devorant lui-meme'. 

1. Cf. Luc, X, 42. — 2. Cf. Glermont-Ganneau, loc. eil., p. 237 : To^v.oyäTo;. — 3. Ad comitatum. Cf. 
supra, p. 85, n. 3. — 4. Cf. M. Ui-ic'-i'e, La ligende syriaque de Nestoriui, Paris, 1910, p. 17 el 18-10. — 
5. Ou : « qu'il e.xpliqua d'apres son propre sens i>. — 6. Thöodurc aunuldit quo les lelties catholiques 
« qui Salvent les Actes » dans boaucoup de inss. (avant les lettres de S. Paul), nc sont pas des 
Apötres. Cf. Oriens Christianiis, Ronio, t. III (1903), p. .55.5. — 7. Coinparcr a la niort de Xcstorius, 
chap. XXXIII et xxxvi, et ä celle du pape .\gapel, /'. 0-, II. 288. 

PAin. oii. — T. viii. — r. 1. ' 



V" 1.. 



♦ A f. ii: 



98 JEAN RUFUS. - PI.EROPllORIES. [498] 

♦m.:i6v. ♦jlojujaiöo )i>-.U jiaj.io_.oi-s öts yo»'^ 

oooj ^;^^.^a^^; ^*ij/ )-"i^? ,)_Aa3.ia2>-3 );oi ^/; )K..ci--l looi — <X>3 

yOO«A VÄJiO .^.^JULSKiOO jiaiM .Ol ^'^.^^iO ^ ..ÜL.... ^ V> »,3 'Q-flQJOJolV/ i-V-? 

yO-i^^oi/o .yOjaL^aj ^Jioi ^io JUujo .vO,-3J>J JioJLS ) l . m i ; |JL^ yOOuVK^ 
)i.Q_L-i>a_-.ot; }..:>eL .« tao )1>— .»i. |lo iVi-.ot; yQ.<,i>^.OQjaj / o6i jioJ; )^^Ja^i 
) I . . -i ^nX ^ fM « 0001 ^jKaboo .yojJ; |.jQ.:>oa^ ^Oi» )jOf.^^.fiSjL^; >jD^Q.flO; 
j, ^.y> .vo)J; ) ff> vxi^o ).ioa--I jiOJLS yOÄJL^ p IV^SQ^ ji» )t->:»o Jof:^» k 
jjühSj jJ;o >oai>o jJ; t^i/ |-.o»Ss yO^N no n I / ^; ooi .|VÄi.o iict^^ oooi 
.|Va_aLj; )iQ_3la_A. » . 'iS i^-.JS.oi Q-,oU/ ,.3 |;oi ^^^>>.^^i)Oo .|»QJ; ö|i^j.ia-3 

♦ OÄJOjjiV/ OOOt jotSs '^^-^*^— ?? vQ!^^»-'"^ UJ^ »^° •>*-^<^ ^^ yO-Ä-*»/ 

)o( .ötioui» ^oioK_/ )otSs; j;ot )i;aio;J^\ ^>xa_o<.:»o jJ Ju/ y/o — Os 

1. ^i.:^ A. — :;• h o "» » ** / A. — o. amS»ol.V( B. — 'i. ovaoMa^, B. 



Apres l'Encycliquc', bcaucoup de moines et de saints de tout pays, (sou- 
tenus) par la forcc et la grüce du Christ, ne conseiitirent pas ä accepter cc 
retrail (de rRucyclique); mais, eiiflammes d'im zele diviii, ils demeurereiit 

• 1! f. :ti;v . dans la foi * et la confessioii oilliodoxe : 

XLVI. — Voici la dt-iiionstration qui cut lieu en Paiitpliijlic. Des moiues qui :, 

• A f. 117 adheraient aux eveques dipliysitcs, un jour * qu'ils coupaierit du bois dans 

' ''■ une foret, furent aux prises avec des meines orthodoxes- dans uue discus- 
sion sur la l'oi; coiniiic la ([ucstioa rcstait pendante, il pliü aux deux partis 
de faire l'epreuve du l'eu et den accepter le jugemeut : ils jeterent dans la 
llamnie ardente TEncyclique ' de la foi et la profession de foi du concile de lo 
ChalcedoiiH' avec la lettre'' de Leon et ils restaient pour recevoir le jugemcnt 
de Dien. Inunediatement, des quc la profession de foi et la lettre ' de Leon 
eurent touclu' ie fcu, dies l'iirenl aussit('it reduites en cendre et en poussiere, 
landis quc la diviue l^icyclique' fut conservee saus lache et sans mal au 
milieu du fcu. Aussi les parlisans des rcnegats, apres s'etrc repentis, quil- 15 
lerent leur cneur et, reniplis du zele de la piete, ils devinrent orthodoxes". 
XLVll. — El si quelqu'un iie veut pas croire ä ce prodige dont Dien est 

1. £YxOx)i6v. — 2. Apö'iooEoi. — :l. t6|J.o;. 



' A f. 117 
1- b. 



[491)] XI.VI-XI.VIl. ■- KPRKUVF.S l'AH l.l'. VV.V . 09 

[si^l .jljoi _^_/; ^t-io )ooi ),^wicxi^^3 oJL^^^i. ouK-/j It— ^')K-,-a.i; 

w_./j jo«; ^o^-io OÖI ^» -otoK--/ .)_-i_Z)QJi 1»-.U |i o i v> ..o«; )jiotol JL-io 

:. ^; Ux^^jUl -.x^ 14*^!°* :c)U»a:>ai» ^^ Jij/ ^)ax s-öi JK-^ä; [ «l^^Jl^ .)jci 

vSloN_JuJ; o»A )ooi C5so Jlg i vi ,o\ ^"^.^^io joo« y^ <. i ^ lioAbo-ot; JjlJl^o 

\\lß Otlo^ OOO» ^^.^^JO^^ )^>-'t-0 ^*Ai» vOoCiiO »JO .)K-.,-D ^ I.JLJU1 o/ OCKi:^ 

^ •,. . .. ^ ^ I K_i/ |_s^ -V-iö/ ^-3 .)_m_3o;)l;/ oötA I - Jl^-i f» oöi oCi» Jooi 

^J^; )' " ^ - to/o )j/ ).ioVJo lioj ^-Qj ..^iCL.000 ^>-.)-i^; oöi -otofc^/ 

1" )la_JL_ia_oi «D»-.K_-/ odoA; )~i^^- -.U-^aJ JJ? o«».-./ )v^Kio; oöio Jiciijs 

^; t^/ .U^o -^-/ U^ot"^^ )-i/; Jooi pö/ U^Q^^-^ ^? p .^-soa Ij-il 

ooot "'^-^oiVÄO .j;o» vm.*ai^o^3 '^o^s^ ).aL3 ojLiUo o^-SlA ooot ^^oa..-0; ' a r. ii7 
JK_IlV_2lJo .qjlXdI/ ))-i:^^ IsaJiü )^--^ioo .|-CQJJo;oi»/ oöi '■^J^^-aIä .jooi!. jioi; 

1. Sic M. -^- i^ ' "'-' A. — ü. Sic M. \i;^oM, A. — ;!. ^w;»otv) A. 



temoin, cn voici uii (iiutre) semblable. Aiiisi que nous le raconta le bicii- 
heureux ßa.$j7»/e ' , moine excellent, il arriva quelque chose * d'aiialoguc, dans »Ar. ii: 
uu village, situe ä cöte de Ptolemais-, oü se trouve le monastere de Fabba 
Claudien, qui, ä l'epoque d«' l'aposlasie, fut un defeuseur' zele et uii prota- 
.-. goniste pour la foi orthodoxe. Voici donc ce qui arriva d'analogue. 

Le pretre de cc village avait une discussioii sur la foi avec un des habilants, 
(liomme) iguorant '' (il est vrai), niais orthodoxe' et zele pour la t'oi, et il le 
pressait d'entrer dans ses sentiments ou de quittcr le village. Comrne tous les 
habitants du village etaient rassembles autour de lui, Ic pretre hl venir Tör- 
in thodoxe' et lui dit : « Tu desires savoir ce qu'il est bon de croire; allumons 
du feu et metlons, toi et moi, notre maiu droite dans le feu; celui donl la 
maiu se coiiservera saus blessure, il est evident que c'cst eii lui que se trou- 
vera la foi orthodoxe '\ » Gomuie le laique disait : « .le ne suis cpTun laique 
et un pecheur, et toi tu es im pretre, comnicnt poiirrais-je auisi entrer eu 
15 jugement avec toi? » les habitants du village qui 6 aient presents, approu- 

verent, battirent des mains a * cette propositiou' et ils pressaient que cekvw.^u 
sefit. L'orthodoxe' accepta. Aussitöt on i'amassa du boiset la llaniiue s'eleva 

1. lia-7a.:5r,;, Sans doutc le cüiupagnu» de l>ieii-c l'IbOTü, lu' a H^^W l«^'^, K»p.r, ua/fi. pml lu.i. lüin 
de Tiipoll, Haabe. p. 112. - 2. Le syriaque poile latxusatif : UToXai-aVoa. - :i. iTfoviaTr,;. -'.. Iok-tt,;. 
— 5. öpOöäoSo;. — 6. Cf. infrii. eh. c. — '. itpoTiai,-. 



* B f. :i: r 



AI'. 1 1 : 
\' I), 



100 JEAN RUFÜS. - PI,KROI>HüRIES. [500] 

^6i .6Ci^ Ir^ li-soi. jJ, )^-^ U-JlD; ^ oi^/o "V«^^^^ ''^ rj V'"'-^ 
oo, ^ joo! ;-,JCiOo .U.-ii )Jj l;fco -.UicCiOK ).iaJo;olW jjJ^oiio oöt; ^-; 

^<n .otl;a.icui. J)a^ )\p'^ lla-L-io-o« )ooi _y— ^'^^ ^o..y°>,^l )-lsK^; 



5,>>.fini B. — 2. It»»' B (Vrl l;«'© toCa^). — :i. »«o Ü. 



cn haut. Quaad Ics habitaiits du village Icur eureut lie les niains avec dQ 
petites branches, ccs deux hommes s'approcherent du feu et le toucherent. La 
main du pretrc fut completcmeut brülee, aussitot et sans delai, tandis que 
Celle du fulcle laupie ortliodoxo demeura sans blessurc. 

Ce lüenlieurcux moine ISasilidc uous aliirmait (ce fail) : J'etais alors nuir- 
chand d'huilc et, coiume j'aehetais de riuiile dans ces contrces, j'eus 
rhonneui- d'entrer eu relations avec ce confesseur. Je me rcjouis avec lui, je 
fus heureux et je fus confirme (dans la foi). 

XLVIII. • — Ecoute encore un prodii>e semblable au precedent, qui eut 

• n f.:t: r. Heu dans uu villajye du Saltmi \ ' nomme Afla'-. A cöte de ce village se trouve 1 

Ic müuastere de saint Silvain le Pere des m()ines% et la habitait un inoine 

♦ A f. UT pur, humble et tout penetre de douceur, * qui s'appelait Epiphane ; \\ profes- 

sail avec (tout) le couvent la foi orthodoxe, qu'il avail regue des saints Peres 
et des meines orthodoxes, je veux dire des bicniieureux Tuliami ' et Marnii, 
qui etaient de son pays. 

1. Genilif : toJ laXtoü. Cal le laUuv TepaiTixö; f,Toi Bapaijiuv. ou GiSrara. CT. II. Geizer, Gcor^ii 
Cyprü (lescr., Leipzig, 1890, p. 52 el 193. — Est-ce la ville 6piscopalo de Palestino vö^mS (Psal- 
toiin) mentionni^e, dans k'S acles syrinques du concillabulo d'Kphiise, 6d. Perry, p. 189? — 2. ''A?6a(var. 
'A?0(oi dans .losi'^piiP, H. J-. IV, 111, K. — 3. On lit en parlinilier dans Ic M. Coislin, 127, fol. 136, i:«pa 
TÖv TioxaiJLOv, wXrioiov x9\i xiötiYi;, EvOa 4 jiaxipioc SiXouavo; öirJYev iv HaXaiotivr,, Voir ee röcit infra, p. 177, 
Cf. 8, VailhiS MnnasIriTs ile Paicslinr. ilans lU'viie ilv lOricnt clirclien, t. V (1900), p. 281. Sur Silvain, 
cf. Sozomene, Hisl. eccl., vi, 32; ix. 17; Raabo, p, 'i7, — 4, Cf. snpra, cli. vn. 



15 



A r. US 

r» a. 



[.-,01] XLVlIi: Sl'R LK MOIXF. El'IPIIAXK. 101 

IV-a^v J)^ M n; | « « » f> vo<h.^n ^ö.-.j / .^_<Xoi; Uü^oSl^ ^m .. ^ jJJLi 

|_.;oV^o l'^io jia..:;^^ s^oiQ^«^ ^^"^ °*^ ^♦•"° -.-oi^^^^ oC^ ooot » «»'^C^ 

• .ot.^ s^oioK_/f )<>-■* )o(!^)l )a^>Oo yjä JIo . I m'>/ joi^JJ ov-oliio :)-»-ooV^>^ 
-.vOOOUJ )K2S^^f_3 )K.y^« öuVo^CL^ yooj^ JJLSOI; .fJL^ I« « « o oot^ .Ju.-a; 

Joo( ,-^.^0; I-Jl-/ ^io .^'^5>w-..iotv_i )-.l X ji/ '')jl2Q^ )-»-»»-o V?-^/? '^.so I n -.; 

1. oni. B. — -J. ^-^ Li. — 6. l«ftS,UH li. — ',. Ij^ito l't^ |j-., _» ];. — :,. ^a--=aui=< li. _ r,. ü add. 

w. . J . 



L'ennemi qui dispose et dresse des pieges en secret, jaloux de leur salut, 
excita contre eux le pretre du village, hommc puissant et jugc. Quand celui-ci 
vit que seul cet homme se separait de soii Eglise et qu'il u'adlierait ni ä lui, 
ni aux habitauts du village, excite plutöt ' par ceux-ci contre lui, il le mauda 
et le condamna ä des coups, ä des opprobres et ä des persecutions qu'il en- 
durerait des le juur suivant s'il u'adlierait pas et ne se joignait pas ä lui. 
Ce pauvre orthodoxe" lui dit : II m'est impossiblc de reniiT la foi que j'ai 
regue des saiuts Peres. Une fois qu'il fut libre, 11 se prepara ä la fuite * et ä • v f. us 
offrir ä Dieu cette vic errante, lui montrant les peines qui s'y rencontre- 
raient et les utllictions qu'il supporterait pour sun nom. — Et le jour suivant 
ce pretre mourut en bonne saute et sans aucune maladie, de sorte que tous 
les habitants du village furent saisis de crainte et rcmplis d'etonnemenl, cu 
apprenant ce qui etait arrive, et qu'ils laisserent l'orthodoxe- Eijiphane et 
qu'ils ne le molesterent en aucune fagon. Celui-ci, ayant reru la couronne 
de son beau zele par ce juste jugement, l'ut juge digne de lonibcr 
malade dans le monastere^ de notre saint Pere, le bienlicureux Isme', oü il 
avait coutume de participer aux saints mysteres; apres y etre niorl, il lut 

1. [j.ä»,ov. — 2. öpOöSolo«. — 3. xoivöSiov, — 4. Cf. supra, cli. .\ii et («/)«, eh. .\cvi. 



102 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. [502] 

1\~-^ n •> .)ju.Vo Kjlj^ Ut>^ ^Sl^I/ .^iol wi^s^ot»^/ y^o Jj)^ vSloKjü» 

)ooi ^oio^_/o jlojo \ eo ihs ^>»o j-^oa^^ ^io v.aX>i \^l yS — «^^ 
.^'^^^j^i^l/ If.yn >■« yx^'io \ « I m'\l >.oa.>^V ^«^oi ^ ^ju/ ^ ^JLo .\^iy imii\)o 
^o». \ n -^ I " ■ •'■ •^^ o I-.JXJ )v-3u^ l-i:-;? !-=>/ i<x^si U>1 .jocH )j^ l).....;^^^© ^ 

w.oioK^/9 jJSoo; wiX jo^u.^ ^:)0« t^Orf^ \jil po/ ySo .);«-X. Vln o.:)Cun^l/o 
' B f. :t7 V . ^J50 .)KjL.».ia^ |I/o |-.^^S^^)^J> yx£io .vsJi jlo )— joj-s JvJti .JJ-D oC^ i-io/ .Öi^ 

> » nj t-so tQ_>_2 )— 3/ 001 ^t )ooi ^oJ^^viS .|v^^ )-i>^«-^ l<30( <^oioK_/ öt.^; 

1. V-Ä«u«o<i^ is(j„ n,;,ig. A). — 2. IcCSa«» D. 



A f. 11s 
I- l. 



enscveli dans l'eglisc au milieu des saints, dans iin tombeau qui est isole. 
XLIX. — Quand notre Pere eut qiiitte Maiouma, apres la visite ', et qu'il 
ctait ä Alexandrie, regu par Tun de ces liommes qui aiment les etrangers et 
les Saints et ignore du grand nomhrc, Tabba Pinr, pere des moincs, pro- 
phele et homme celebre en toul lieu-, enteiidit uiic voix qui lui dit : « Leve- 3 

* A r. US toi, va h la ville A' Alexandrie, ' et quand tu seras arrive aupres de l'rveque 
l'ierrc, le confesseur, qui a öte chasse et qui est Cache dans cette villc, con- 
sole-le et coiifirme-lo et rejouissez-vous euscmble. » Et aprös quo l'abba Pior 
eut dit : Qui in'indiquera l'eudroit oü il se trouve? — la voix lui repondit : 

♦Bf.37v. « Mets-toi en routc et ne l'inquiete pas. » — Ml se leva de nuit et vint ä la 10 
ville; quaud il eut IVauclii la portc, il vit une coloune de feu qui Ic guida, et 
cela non seulement sur la place publique, mais nirme jusqu'ä l'atrium et qui 
le dirigea pour nioutcr les escaliors au milieu d'un grand uonibre de cham- 
bros, jusqu'a cc ([u'il Tut arrive au lieu oü se trouvait saiut Picnr. L'abba 
Pioi- (Mail uioutr et apres avoir frappe ä la porte — le bienheurcux craignait 15 
lic lui l'ouvrir parcc qu'il ne savait pas qui c'etait — il dit : « Ne crains pas, 
abba Pierre; je suis lo pauvro Pior: le Seigneur m'a envoyö aupres de toi. » — 

1. Le grec porlait sans duiite « aprös (qu'il oul rer«) Töpiscopat », car äTtioxonTJ conduit ü. ces doux 
sens, et c'esl six mols apivs son rpiscopal «luil dul prendro la fiiilc, Raabe. p. 58-GO. — 2. Cf. P. C, 
I. I.XV, col. 373-376, od l'on raconte qu'il Iravaillail saus rL'clamor son salairo, qu'il mangeail en 
niarclianl pour ne pas y piendre plaisiret c[uil ^lail indulgent pour les peclies des aulres. 



[•503] XI.IX. — PIF.RRK I/IBKKK ET PlOU. 103 

, ■ N/^ V ]J "<54^_^^o )v^A I^Q^iLi oüi^ looi K-/ )K*^? otp«©; ^-; sA^^ 

5 oü^ )ocH K-:^; -6^^ .)oo( ^jKjLio Jj^o^ r.3o .oipoio, M o^rci^/o )oo. 

..oooi . - -^ - i " )K-JLiCLAl^J> CH.iai. ^oa-ai:^^ JJo; ,^ot )Jo :U>--; )I>oo? 



A f. 118 



♦ A f. HS 

V I). 



1. liaW B. — 2. "»3i AB. 



A r. HS 
v" a. 



Lä-dessus il ouvrit la porte et regut le saint; ils sc rejouirent ensemble et se 
consolörent grandemcnt. 

Or il arriva * que le maitre de cette maison avait im tout jeune enlanl 
qui n-elait pas encore baptise ; il demanda ä noti-e Pere de lebaptiser' et 

5 comme le bienheureux refusait parce qu'il n'avait pas de Heu couvenable et 
parce que ceux qui devaient Tassister dans la ceremonie n'etaient pas pre- 
sents, il persevera dans ses efTorts et dans sa demandc, de sortc que le vene- 
rable'fut oblige de fermer sa porte et de ne plus Touvrir alin de connaitre 
la (volonte) deDieu = ; alors, quand il out ouvert sa porte. le sainl trouva le 

,0 petit onfant qui se trainait et se roulail devant lui; le bienheureux on fut tres 
etonnc et, persuadc que c'etait la volonte de Diou, il se resolut ä bapliscr 1 en- 
fant. Comme il n'avait avec lui que l'abba Pior qui se trouva.t alors present, 
ot (lui n'ötait pas clerc», maislaique, il lui demanda cepeudaut, vu la ncccs- 
sit.'. de tcnir Frufant au-dessus du bassin \ afin qu'il put verser 1 cau'. Kt 

,:, qnaml colui-ci vint pour le tenir ' il vit la grAcn di sacerdoce au-dessus de • a im 
la tote du bienheureux, illut saisi de craiute et s^enftit encr.ant etend.sant: 

1 Cf supra. eh. xxxvni. Anianus avait et. bap.is^ par Pierre, ä Alexanc.rie. - 2. La p.uase ici 
est incorrecte. - 3. x>.^p.v.ö;. - 4. lageua. - 5. Bapl^n.e par infas.on. 



104 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIFS. [504] 

)*-!'•> ), -^'^ ^ oc>a^ >,3ajL^9 Piff) »°>l ^ . ■ >n\ .|jK.3a^ ot'^^N ^; y^ .^.'po^ 
^"^.M^lfi; J - fv"*/ ^clI^^o JJCH I > v> .000; Kau./ JoC^; otJU^^< vk^/ )-.ooi );oi 

s^OI .0001 . -•, '>>-N^v> );t— ^ ^^00 •J;^.,.';^ 0001 » .•^•^\.V);o .| «\ ->0 f> tP ) ''^^ 

1. om. B. — 2. >«-Ue^ l; (in inarg. A). — 3. cutO^oLil B. 



O Bsois, 6 BsoTs ' ! c'est-ä-dire : Seigneur, Seigneur ! Quand le venerable l'eut • 
retenu, il liii persuada ä grand'peine de s'associer ä lui pour cette action 
sainte cii lui disaiit : « Nc crains pas le jiigement, comme si tu etais indigne, 
mais commo cela ne se l'ait que par suite dune necessite, d'apres la volonte 
de Üieu, (obeis), afin que ce fidele et cet ami des etrangers qui nous a accueil- 5 
lis, re(;oive ta b6nediction et la gräce de Dieu. » 

L. — Le meme abba Pioi; un jour i[u"il eul une vision, vit uue foule im- 
mense de moines qui portaient une grande croix sur leurs epaules, par ses 
deux extremites, en se tournant le dos les uns aux autres; les uns faisaient 
des efforts dans un scns et les autres dans le sens oppose : de la sorte, les 10 
premiers genaient les seconds et ils dtaient aussi genes par ces derniers. 
A f. 119 Ceci annongait la scission actucUe * qui provieiit des controverses et des dis- 

1" a. . ' , 

putes entre les moines orthodoxes iVKt/i/ple et de Palesliiip-, alors quo les 
deux partis s'imaginent, ä cause de leur grand zele et de leur sincerit^, coni- 
battre pour la foi. 1.) 

C'est aussi ce qu aiinonya un saini du tcmps passe, 1 abbaLH(7'».s, (Ic moinc) 
des cellides^, aprös l'avoir vu auparavant dans uue vision, en disant ä ceux 

1. Dans B el en ir.aige de A on a : Betsois. G'est le copte ndoic " le seigneur », d'ou nEndo^C. 

— 2. Allusion peul-elre aux moines de Palostine revenus a l'oilliodoxie, avec Marcion, Sabhas, ilc. 

— 3. Cf. eh. VII. Les Apophtliegmes connaissent aussi un Lucius. .VciOxio;, inais le placcnl a luiiialün, 
P. G., l. LXV, Cül. 253. 



10 



n f. :i8 I- 



♦ A f. Il'.i 
1- b. 



[505] L-U. — PIOR, l.UCll'S, OURBICIA. 105 

.■ ?>\ . «. yOioj-ÄUj . . 1 iX ^.^ V"'^ ^•-^J •.^-='J y'*-*! 1-«t^-i» vQ.aiJLiO y '«' f / 

,-30 .ö>^;n ..N ^ |. ^ J bK jL^ ;a,^oii -.{ju.«^ )-a!^a„fiD K.wk.^\ )_<JS^^ iooi 

jJLTu/ «X '-fio/ -.Usoi ^>-= «Jt^ )>^ -J'Q^ ^cxoN-./ Ujl-/ :)ciC^; «Kio/ 

1. l;-ssi A. — 2. |a^«>^= ova |! i in marg. A). — :i. ;-«/ B. —4. l^a/ 0. _ ,-,. Um« ß (in niai-g. A). 



qui se trouvaient avec lui : Si quelques-uns de vous vivent encore, il vieiulra 
Uli temps oii deux (hommes) pris pour temoigner en faveiir du Clirist et de 
l'orthodoxie ae communiqueront pas ensemble. 

LI. — * La veiierable Ourbicia, doiit nous avons fait mention ci-dessus', »nLüxr. 

5 eut aussi uno vision terrible, qui avait la meine signification. II Uli sembla, 
en eilet, qu'elle montait la iiuit, selon son habitude, ä l'eglise de rAsccnsion 
pour (y) adorer seule en paix; quaud eile se fut mise ä genoux sur les 
degres, eile vit sous le portique" place devant Tuglise de VAscfusion. une 
femme qui etait revetue d'habits de pourpre et qui etait brillanle de clarte 

10 sous le portique^; saisie de crainte, eile tomba sursa face et eile gisait (ainsi) 

ä terre. La sainte * Mere de Dieu, — car c'etait eile, — s'approcha et la releva * a i. ii;i 
en disant : « Ne crains pas, mere; ne t'effraie pas », et, l'ayaiit prise par la 
main, eile demeurait avec eile. Toutc brillante de clarte, eile regarda en bas 
rn dcliors du portique', et tandis qu'elle exaniinait la montagne, eile dit ä la 

i'' mere Ourbicia : « Vois-tu, servante de Dieu, quel est l'aspect de la nioiita- 
gne? Regarde doiic un peu et dis-moi comment tu la vois. » — Celle-ci dit : 
Je vois toutc la montagne cominc joncbee de morccaux de bois. Et la mere 

1. Gl. eil. xi.i\ . — 2. iToä. — .!. NipOriE, loniplacti en niargo de A et dans H par otoi. — '1. <jToi. 



A f. 



10 



106 JEA\ RUFUS. — PLEROPHORIES. [506] 

..)-joi jici^J^ s-to/ )->^? yl )«• Joi^ ii^ i-V^h •) »^ ■ n ; )..,.. V^j ^ 

♦ jl^-A ).^t^ U>'^ |o«^? «xU^ joölJL '^ «TV )-L30) 

iii' o«^ ) I n-i; s^^-sü^i/ >.)Ia « ii ^^/ jjoNnm/; |.3 nnm « '=> / Joch ^ ^po 

^l .rt \ fff. "JLiOf->ux2^o; ^£Do^a.co loo( )j.äO( ^K^ ^^d «.oo .)-.»fi mojj oj^ «fji 
)loiaSL.n_3 )^/ j.^tJ; v£DojLLda.«X ot-x )oo( 'JV^^; oooi > .^vi/i ^/o .ooi 

I irtN. r. ml ■ . Y ^ 'ya_3..^S>^/ );0| ^O .JOOI ^0(oK_>/ OOI yOOU^O ^^ V-*'^ 

• .w.oi.w^->o;',_^) o/ jJ/ .s^oi . io\ ^ n i j] ^6| p; oooi ^ ,« rt .».^.;^ .'yo|jL^o 

1. >Ä>a^oll M. — 2. It" »»''O ]!. — 3. pOfO^» A. — 'i. ow A. — j. >fiA«»M, f! Ciri niar^. AI. 
— C. v^ai^ 15. -_ 7. ^tti^o B. 



do Diou dit : « Voici, do memo quc lu vois cette montagne, ainsi Teglise de 
üieu sera dorenavaiil (rcmplie) do schismes jusqu'ä la fin (des temps). » 

LH. — Leonliiis, I"un do ceux qui passent pour etre d'une famille illustre 

et reiiommöo d'Asculon. rononga eiifin au monde et devint moine et archi- 

mandrite; c'est ä lui ([un saint Zi'iion, ormito ', fit la prcdiction suivante : « Tu r. 

scras eveque et tu iie inourras pas oveque. » Oiiand donc il fut dcvenueveque 

* A f. ii'.i dWscalon, selon la propliötie, * il s'efTorga de gagner l'amitie et la protection " 

de riierötique Nestorius i\m occupait alors ri']glise de Conslantinople ; il ötait • 
touf rempli d'hypocrisie et do l'osprit du moude, et c'esi pourquoi, quand 
l'impie Nestorius fut ciivoye en exil, il lui fit parvcnir des dons et des pro- lo 
sents dans son exil '. Puis, quand eut lieu [laroillomcnt Ic concile de Chcdce- 
doine, il s'y rendit aussi et, ä ce (pi'ou disait, c'elait lui plus quo toul autre 
qui poussait Jiivrual ä souscrire ä Tapostasio'. Quand los habitanls dWsrahn 
apprirent cette nouvelle, ils oiilrerenl en coloro it ils (''(aient decides ;\ ue 
pas lo rocovoir ä son rclouf. niais ä Ic oliassor ou a le laj)ider, aussi il rcvinl ir. 

I. Disciple do Silvnin, cl'. eh. viil et xi.viii. — 2. Mpoataata. — 3. Paul, öveque (l'Aiitai'ados, ful 
(It'posö par DIoscore pour avoir rendii visilo a Neslorius a l'Oasis. Xeslorius etait donc tenu au cou- 
rant do tous les (!'v6nempn(s. cf. Le livre d'llciaclide de Üamas. Paris, 1910, p. ix. — 4. Au concilia- 
hulo d'Eplii'se, l,eonce, avec Dioscore, döposa Kusi'he el Flavien, Labbe, Cnnciles, IV. .'!ll; a Chalce- 
doiue. il drposa Diosoore, ibitl., 'iCiO. 



\ r. Uli 

vb. 



10 

4 



[507] Ml. - MORT DK I.KOXTirs DASCAr.OX. 107 

)ooi K-./ .^o\Q-.JMyl CH.^ .ya^s-^Ooax) ^^ ioo( )ä^; j^Ss ts-w^^Ji/ ,Jo ' 

^«■ ^ 0< )oO( jolwi^O fr^-^)..^<.,.»»-J ^olo ' ^fr> > N.rt esj I . ^ I ^ enn n\ ^,_oj./o 
)t— 3/« ),>rt,.Q.«>C3 ^^ .^0 .OU^; w>^0| )L*-3^ y^OjCt ..>>ft .K.^^ ,.30 .jloJL^o/l 

jo « jJo^o-kD ^>; )ooi ^ .oü^« ^-^01 1q\ ch^ 0001 ^K__...^o .^OtClMflO 
..öi-_3; > .« \ oi "'^wi. ji-Q-^; \ca-io» I » n )oo» v> « n>o :yoLß jJci>...vio |^a_._3 
yoJ^o .öt » v > yo\ n I; y -o-^^Ls ^/ :|jlx^ ^io ^.*t^o 0001 . « n°>:>o ^öj 

0«^-.; y.>Ota->t« . H\ OV-O '|.>\*.5 . J if.\ n ffftjl ol/o OlSl^ ySO .J-^O-fc^ o,ji 

1. M ;idil. Ik^o!^- ^ i-'. "«Nft'^i.(;ag^aeaas \. — :{, i»uo»»ix) A : »^laJfi^o I!. 'i. l'^cxn.Sj^ A. — 

:,, ts^U»^ B (in rnarg. A). 



Ol airiva a Asciilan ilurant la iiuit ; des quil apprit la colere de ses liabilauts, 
il se retira ä Cln/prc Quand il y l'ut mort, ses familicrs Ic prireiit et s'efTorce- 
rent cn secret de le ramener ä Ascalon et de l'y eutcrrer la nnit; avaiit (donc) 
trouve nn navirc ' qui venait de la cour', ils l'y deposerent. Or, il y avait * -^ f- "" 

5 sur le nieme iiavire le Corps d'uii cocher- qui ctait * dWscaloii et qui avait ete *Uf. ssv. 
appele ä Constantinnjili' oü il avait exerce sa professiou d'une maniere remar- 
quable. Apres sa mort, les siens Toignireut de niiel, le mirent dans un cer- 
cueil ' de plomb, et ils le faisaientparvenir ä sa faniille. Mais, comme uue teni- 
pete violente survint cii mer, quo les vagues s'eleverent et que l'equipagc se 

10 trouvait enperil ' de mort, les malelots ■' sortaicnl et jetaient une partie du char- 
gement, chercliant par li ;'i s'alleger d'autani . Sur ees enlrefaites, ils songerent 
ä jeter aussi le corps du codier et ä ue garder (jue c(^lui de Teveque, ä cause 
de riioniiour du ä Tepiscopat. Mais la justice de Dieu dirigeant tout cela, les 
matelots", alToles par les vagues et la tempete, jetereut ä la mer le corps de 

i"> Leontius en place de celui du cocher''. Ouaud ils eui'ut teiiuinr Icur voyage 
par mer et qu'ils fuicnl arrives ä Ascaloi}. ils niaiiderenl secrötemeut les pa- 

1. E romitatu, cf. p. 8."),97. — 2. "H-^ioxo;, sie infra. — -i. r>.w5<TÖ7co(tov. — '1. xivöuvo;. — j.'Naulae. — 
6. Ceci a 616 portö dans Vllisloire de Dioscore, Paiis, 1903, p. l'iö. 



A f. 120 
r b. 



108 JEAN RUFUS. — PLKROIMIORIES. [508] 

y "» ^&^ vsj/ jjf -.oooi > » -^ .'^ f»; . «Not^ vO«"<^^ -.voloi^ yJSO .jlSs. öm°i ^ 
'*^^v_J^ )oo) ^oL«; ^ ""jo o*^ l^o* )oot ) '' l \~*—'y—^^. ^» ©ooi ^ . y Vi / 

s^ w>^l^&/ ooi; .jjQk^üXD/; j-rw^,_o )ooi s^oioJSw/; sfloo Vi . moj "'^■^^s.^ .)ooi 

.)j0^^.a^3; v£DOfJQ.CD jooil« ^...lA K^i ^t-° ^^ '\-^l }°0i V^/ — «^i 

1. (aaÄuS/, H. _ 2. lio^oll. Rual)e, y. I'.i. 



' A f. 1211 rciils de Leonthis; ceux-ci prireut * le corps pcndant la miil, avaiit que per- 
sonne ne le sut en ville, et. ils se liäterent de Tenterrer. (Juandils ouvrirent 
le cercueil' pour enterrer le corps, ils Irouverent le coclier avec tout son cos- 
tume, portant le casque sur la tele, tenant son fouet en main et entoure de 
bandelettes; couverls de hiinlc, ils ordonneient ä ceux qni ('■laienl ia de ne ■'> 
raconter eela ä personne, niais ils eonduisirenl le cocher a sa derniere de- 
meiire conime si c'eül ele le corps de l'eveque IJontiu.s; on disait que Q'avait 
ete un lioniine excellent, et qu'il ainiait beaueoup faire Faumönc et observer 
les cönunandenienis. C'est ainsi que s'acconiplit la prophelic de saint Zenon. 

J'ai entendu allirnier ce fait par beaueoup d'autrcs; l'abba Zacharie, pre- lo 
Ire, <|ui craignail Dien, disail au sujet de Zo.v///h', le premier d'Ascalon : « Ce- 
lui-ci me raconla et m allirma Tavoir vu et en avoir ele convaincu " »; c'etait, 

• A f. 1211 en eilet, un parcnt ' de Uontiiis et avec les autres qui luieiit invites secröte- 
nient ä renlerrcmeut, il en ful un iemoin oculaire. 

LIU. — i.Xotrej Pere disail : Trois ans avaiit le coneile de Cluilcciluiiic'', iü 
le bienheureux TlicoiloU- ', quelques Peres el nioi, nous nous trouvämes en- 

1. r),(ü(joöxo|jiov. — 2. n)ripo?o(iTi6Yi. — :). En '1^18. — '1. Cf. Itaabe, p. 19; c'esl Pierre qui a döcidö 
Tliuodtitc il st' faire iiioiiie. 



A r. I-2I) 



[509] MIl-LIV. — VISIOXS DK IMRRRP. I/IBKRK. 100 

^ jjotb. .)L-^iaju=. ) tv!» jK^l ^bo I^J-^^^ s;J->- .).ioQ-.; ^o«.! >*JJLii 

•^)o>^ OOI ^^^>-w>« 6i^; s^o(oK^/ ).^a^ oo(; K ..•^ii| .otJ«Jo^ "^y-»^l t^ )l.'t.^\ 
1. v».^ «a^3 lov^- lov-o ll»»< M. — :;. |5I.oCn»>o B (in marg. A). 



semble ä Jerusalem et, vers la septieme lieiire du jonr, nous vimes tous dis- 
tinctement trois soleils dans le ciel, l'uu ii rorieiil, Tautre a l'occident et 
le troisieme au milieu du cid'. — ür, que signifiait co prodige et cette vision, 
Oieu seul le savait. Gertainemi-nl " l'issue di' Taliaire l'approudra aussi '. 

LIV. — (Notrc) Pere disait : Ouaud j'elais cn Ei/yplc, au teuips oü le bicn- 
licureux Tlieodosc, patriarche, mourut f\ Consloiitinople pour rendre temoi- 
gnage * ä la verite, je le vis, cette nuit, montcr au ciel, revetu do lliabit ' 
blanc que les eveques de .h'-vusaicin ' ont coutunic de porler quaud ils bap- ' \ f- 120 



i; r. :wr 



tisent, — brillant et etincelanl, — jusqu'ä ce qu'il entnU au ciel. Je uolai 
10 ce jour et, quaud eulin j'appris sa mort, je trouvai qu'ellc etait arrivee b' 
jour meme oü j'avais eu cette visiou '. 

LV. — A ccux qui nous discnt : « Tout le mondc se rend dans les eglises, 
et vous seuls qui ctes peu uombrcux, vous etes des schismatiques et vous 
vous dites (cepiMidaiil) orthodoxes'' et remplis de zelc pour la verilö » — les 

1. C'est bien la disposition des pdrhi'Hcs, ou « Images pälos du soloil ipii upparaissenl quclquefois 
aux exlremittSs du diametre horizontal du pelU hulo, un peu en deliors », cf. A. Ganot, TraiU de phij- 
siqw, 19" edition. Paris. 1884, p. 1102-1103. II C-lnit pres d'uiie heur ! de l'aprös-midi, le soleil n'ctait 
pas loin du möridien (iniliou du ciel). II pouvait «Hre entourö dun ou lo plusieurs cercles conceniriques 
ou halos (v. siipra. eh. x.xxvu); sur une ligne horizontale, de pari et d'autrc du soleil, on eu voyait 
deux Images ou parheües. — 2. TlivTw?. — 3. Cf. infra, (in du eh. i.xv. — 'i. oTo),r,. — 5. Vers 458; cf. 
Land, III, p. 3'i3, 1. 15-19, et I7e d'lAtlhymc, Cotelier, L'cclcsiae gr. monnmeiila. I. II. p. 2.14. 011 l'uu 
Irouve mention des liabits blancs du patriarche de Jerusalem. — G. 4p6o6o5oi, 



V" a. 



IIU JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. [510] 

•:-|.ia_^K-3 yOOiJ^ Ix a .J jUsoi; )iö«-s/ ^ oioi^/ .j»iJi; U^^o o-ccisojolV/ 

.0^-2/ ) ^-Sj-^a. '»o .ooo( jj^.^^.l^v.^00 jjLo^Vl^^ ^ooi^o ;a....X.s ^Vl w^ «.^^^do 

JI'PO JJlCL^O \^i j - i^^JO Jt-w^/ ).fl P Q.a a .J ^).i& OÖtO .yOOllo^OQ^S^ ,..<k^ o..!^!/ 

) . H » yOotJ^ ^ V.C0V.2L3 oolo ';»)JS..t » 1 ■> ]\. « >w OD vi.^ jocxl jJ .'t^/o jooi 

|Jo JJUJSL^J^ jJ o;toj-:S;^ |)^Ok.l ^-.\oi .jj^i^, ).XL.\jA O^^ 'Ijoiuj 

V° b. n 

0001 ). I H « ^^^-^ •oooi » » -I «t-o ^f«oi; I) . ^fn\o )j^:)eL^ oi^o jJ/ •.ot.JL:>o 
vooi-^a^o .jLsia*^ jooil; &o/ jjl^, ^^^^.«^soi ^^^^^/j .ww.>.^a^ jJ; )o(^ Lo^^^i 
j»«^k^ jK^l ^^010 .-)jl2q-i V-3 0^00 yOJ ^j> >i>>ajL^ >as. .JNjiio yS jootl. 
v->t ..1/ );oi v-oi .)-^oiM jw^CL^«^ o,-.,^..fiD; |_ic^s^ o(Sj >CLi» 0/ .^ '' 'i ^; 

I. Woov^»< A. — ■^. Uix\::x 15 (in marg. A). 



In 



Peres iioiis 011t appris a leiir faire la reponse suivante : a Rappelez-vous 
combicii de milliers d'lioinmes sortirent d'Efjyptc et comhien de prodiges 
et de manifcstatious ils virent, et, ä rexceptiori de deux seulcmeut, tous 
liircnt des rebelles et des prevaricateurs et ils perireiit dans le desert ; iioii 
seulement ils succomberent sans obtenir les biens cternels, mais encore il 
leur fut defendu, ä cause de leiir iiilidelite, d'entrer dans la Terre Promise. 
Le graiid legislateur et propbete tont a la Ibis Moisr dounait des avertissc- 
ments et disait : Mc inirliripp pas (iii mal tircc la iiddliludr' . 

De meine, en l'crse, lorsque toiis los captifs de .Inda adorerent la statue 

du roi -, los trois enfants demeurereut sans faillir et sans prevariquer et, 

A r. ijo par lä, non seulemenl ' ils furent glorifies par Dieu, apres Tavoir loue, mais 

encore ils donnerent au roi et aux nond)reuses personnes alors presentes le 

bienfait de la vraie connaissancc de Dieu. 

Aiixquels veux-tu donc tc joindre et avec lesquels prends-tu parti? — 
Avec Josuc, ills de .\ouii, Caleh, üls de luu/'iia. li les trois enfants de Bahylonr, 15 
ou bien avec toute la fotde qiii a adore la statue d or? 

Medite ccci, au snjet de la foule immense qui sc trouva ä Clialcedoine, 
au concile des rcncgats, — car c'est surtout d'elle qu'il convient de le dire, 

1. Ex.. .will, 2. — 2. er. Uan.. 11. 



10 



A f. IJI 
i" a. 



L! f. :iy V 



[511] r.V. - APOT.or.TE. - I.VI. l'IF.UHi; I'ROTKGE THRODOSE. 111 

)|jL^_fl5 |la-i.Vi .jo^jj ).->-^;/; jK^oiJ jfcOiOo v-ä» pojjj ot-t^-/ jJiolA 

j^iO^»^^ jK.,^,^^ ..iJ^« jKjLiO yO^CLCD .^iol^ oj-iO^O .v.«^^; j-^P vO^-i-« 

♦j-a^ ^io jL'po; )ju-3, i"2k^j »■— ooi ^^; oolo .a-.;ltoo ]J; 

u>o_a_ij joo) t-X^ )J; w,cH_s :|ooi ^j^^-Jt-io ,Jo .yOOiiai> ^j)~<» )j>oa.»^o» 
^^«J-^; vjoojl L . an . \ cx^ jooi N^/ )^*-^^^ ♦■^'"^ xr^®' rr^ = \°-^^-^^-^Q-o ' 

1. >fl<"»aio B (iiiniaia:. Ai. — :;. P^*' lia^l M. 



— (medite) In parolo udressee aux pretres par Ic prophete Jeretnie : De iiom- 
breux paxteurs onl raraijc ina viijne et souille inoii heritcuje; ils ont fait, de ma 
pmpriete fertilc, uii desert qui liest pas freijueiite' . — Et eucore : Vn seid qui 
fait hl rolniite du Seigtieiir VeiupDrle stir inilli''. 

ö LVI. — Quand le reuegat .Inreiidl revint du concile des oppresseurs ', il 
plut aux saints Peres orthodoxes et aux moiues de Palestine d'aller ä sa ren- 
coiitre sur la route et de faire leur possible pour l'amener a reconnaitre sa 
faute, ä se corriger * et ä faire cesser le scaudale du monde. Ils demaudereut > a i. iji 
aussi ä l'abba Pierre, qui demeurait alors eu paix dans la laure de Mdiounia, '" "'• 

ii) (1 aller avec eux; comme il refusait sous le pretextc qu il n'avait pas coutume 
de sortir de sa retraite et qu'il nc voulait pas avoir de rapports avoc; les 
seculiers et dune fagon generale avec les gens de la cour — beaucoup 

en eilet parmi ccs derniers suivaient Jiircnal et venaienl avec hii pour le "li i. ci v\ 
sccourir et le garder — notre Sauveur lui apparut et lui dil : « Je suis oj)- 

i;, prirae, on transgresse ma foi, et toi tu cherches ton honneur et ton repos. » 

— Remue parcette apparition, (Pierre) se leva et partit'. 

Tandis que tous marchaient avec joie, ainsi qn'ils l'attesterent, et quo, 
dans une conversation entrc les Peres et rimpie JitvenaL le bienlieureux 

1. JiT,. MI, lu. — 2. Eccli., XVI, 3. — 3. En 4J2; cf. Uaabo. p. 52. — 4. CeUe visioii se place clic-z 
Land, t. III, |i. 128. all dOpail do Pierre poui' l'exil. 



112 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [512] 

, N/< ^)ooi; o6( ) ,\ .» «.m <y);o|i | i ->n ^o :) . m .. ]i ^mojl i ->f> .; oilok^ 

^J . fffw^j-, a ^ o(^ )oo( vnf^v> .^ol^jl^o)^ )-po n m '«a/ a_>) JIV-'m^ )jl^o-.ö»^ 

)ooi >ö>^o ^; '^ "^ -> )oo) VI .» n ; ^^ ^-_./ :|-Jo» . n^ i •> joot; j^io^is 

.jooi ).flf>',.°> v> scooji.i ->n .; oC^; j-tiaSiSo '')JIa)_2 ».^ mv>o .^P^K^od/; ^Oi^ 

A f. iJi ooo( . .°> . f I« yO-JÖi ^-^ : 'vQ— >^a.aj/« aj|l ^.o^o ^^doILlso^ ooi Kj^cl ^ I/ 
I" b. ^ • ^ X ^ 

^« o(^ jooi ->^^ .-liogi n m «°i/; jla^i oC^ )oo( bs.^/ )Jo :|oo( ^oiol^/ )-•«-•; 
Jl - ^ o(JS> )oo( V-^/° .ot\, n -> oiMo/ wi^^f/o .yO-^^vin n ^^ oöi^o 
.'''§iSs.bol 'oiSnNo; o/ ..-«.pol; Kj/ v^'pcL:>o jloivi .ot '''55>>^sj)0 Kj/ .)1o«. M; 



""^.^j-. «^oioiS«../ ^^ o«.^,.^ )-^ojo jJ-^^■3 c^öi jooi ^ ^«-»ot »y^ 



^ 



.Sla^UI 



1. um. li. — 2. i-;«!.!./» I! (in iiiarg. Aj. — 3. om. B. — 'j. Um^iI^s B. — 5. i::a| -nwvi o A. — 6; Liif 
^a.p(oo,. M ; ^a-ieott*» _ 7. >a>;^ b. — 8. ^^o B. — 9. oC^ >-^? li. — lö. H<" \f^ B. — 11. om. B. 



10 



Theodose, moine, que les fideles nommerent dans la suite patriarche de Jeru- 
salem, condamnait fraiichement Fapostasie qui eut lieu a Clialeedoine, car 
il avait toujours ütö priisent et ctait au courant de tont co qui s'y etail passe, 
A f. i:!i f't qu'il decouvrait riiy()oci'isic et l'apostasie, celui-c-i ' enlra cn colere el 

ordonua ä uii diicenarius, Tun de ceux qui le suivaient, de traiter Theodose, » 
avec diligence, comme un perturbateur et uu adversaire de la voloute 
de l'empereur. Coinnu! cclui-ci allaif le faire, Ic bicnheureux Pierre qui 
etait encorc moine et n'etait pas honore de Tepiscopat, fut rcmpli d'uu zele 
ardeut ; 11 connaissait cet hommc depuis son sejour k la cour'; il lui jeta 
son etole" sur la nuque ' et il lui disait d'uu ton prophetique : « Toi qui oses lo 
riuterposer dans unc question de foi et Irancher en tout, n'as-tu pas l'ait 
teile et teile cliosc cette nuit-ci ? Je suis le moindre de tous les saiiits ipii 
sont ici ; luais si tu le veux, je parlerai et le feu descendra aussitöt du eiel 
et te cousumcra, ainsi que ceux qui te suivent. » — Alors celui-ci, pleiu 
de crainte el de tremblement, le reconnut, se jeta ä ses pieds et lui fit cette i.-. 

1. Comilalus, ct. p. 85, il7. — 2. Oriirium. — :i. Gom|iaror au geslo siiiviinl de Tlioopliik' : eveiUi 

7i7> '.\|i.[iij)vi(ii... To lojjiojöptov £v T(f) Tpax^qXü) olxEiai; "/£pot, x»i rfr.Yo; Tat; otaYoaiv aüioj ^(lyOpr.aa; /'. (i., 

t. XLVII, col. 23. 



10 



A f. 121 
V" a. 



[513] LVII. — VISION DE TIIEOSEBE. 1 13 

jj ^ . ^fiQ*-ooo;o)t U^a^"^ otViaji ).i30(o .CH-K>/ j^sioi v^lajL^^uj Ki.^- ]J 

5 'joot w.oioK^/» oöi tya^ÄiAÄÄaa/ oö» |Ja3 ).i/ ^ )ooj |i.)^jiio — U 

jl^:« IV-^-^ .vmA^Aojl jcoi o(^A; .>^^^; )»«/o ).j/ .^^coi ^K~«/ JL^Jl^ 
""^s-^io joot ^.A._3K.ioo .)LiaS.ä.j IKiaai-.; oCS. iooi K-/ |l|.^^j(» )JSo.^-;o 

^^Oi\ .v^lAJ ^wiw^^llo )™i.itv.J} <x.'^ )J'o |;oi ^^^io ).^.aL«/; .otlaji-.^ 

1. vto.j»5oR n. — 2. Hill. H. — 3. >Ä>'ioiio» A. — ',. l^ii'So?^ C liii iiiarg. A). — 5. ^^-•''- B. ^- 
6. low A. 



demande devant luiit le monde : « Lais^se-nioi, Scigneur AV(6«™«H(/i ', je ne sa- 
vais pas que ta saintete etait ici. » — ' C'est ainsi que (le Decenarius) laissa » a f. 121 
le bienheureux Theodose; il n'osa plus desormais rien dire ou faire contre les ^°''' 
saints; il prit Juveual et rentra ä Cesaree-. 

5 LVII. — L'abba Paul, ancien sophiste\ qui etait le compagnon ' de l'abba 

Andre, avance an ;\ge, et clief de monastere% nons racontait : Au temps du 
concile de l'.lialcedoine, nous vivions tous deux en paix, mon frere Theosche 
et moi. C'etait un homme eloquent, qui avait en outre une grande con- 
naissance des sciences profanes; il etait perplexe au sujet du dogme' dos 

10 deux natures et il demandait au Seigneur de lui faire la grAcc de savoir 
ce qu'il devait penser sur ce sujet et qui il devait suivre de ccux qui fefu- 
saient de confesser deux natures ou de ceux qui les admettaient. Saint Jean 
l'Evangeliste' lui apparul et lui dit : « Theoshhe, oclui qui etait depuis Ic com- 
mencement (est) celui que nous avons entendu, cclui qui s'est rövele k nous; 

15 nous avons vu de nos yeux et touche de nos mains le Verbe de vic". » 

1. C'est lo noiii ibcrien de Piei're. — 2. Cf. su/irci, p. 2'i. Juveual ret'>unia a Constantinople et TI160- 
(lose fiit nommö, par les meines, palriarche de Jörusalem. Vingt moi 5 plus tard (fin 'i53), le comte 
Dorothöe ramena JuvC-nal, massacra des moines pr^s de Nöapolls, cf. siipra, p. 24, et cliassa Th<5odose 
et les evöques qu'il avait ciOös. — 3. äit6 ooiisiüiv. — '1. Litt. : « qui ötait fils du repos ». — :>. .Vndrö 

Tancicn et Paul le sopliiste sont mentionn^s : Land, III, 189, 100, 102. Paul l'esl encoie p. iri2, 163, 

166. Cf. snpra. eh. xxxvin. — 6. Söfna. — 7. EiaiyO.ta-zrt;. — 8. Cf. I Jean, l, 1. 

PATK. On. — T. Vlll. -- 1-. 1. 8 



A f. 121 
V b. 



1 14 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. [514] 

. ♦jo« )'V*! IjöV» .»'J^/o Uo^^ ^.slIo Usot ^3o -U^*,, 
io )jot .^jo^AioU! )^J-^-0 )i^^? )K-^io )oo( )jL**J> U^l oj/ — rWJ 

.Bf.4o^.o^^ )>- P ^^-« x^° ^o)Ll^^ >a^ ^^:^ väVä * .ii^i ^^-;a^mj 

^V^ )_a-/ ^; .aiCL^i )jo,.-.ijisJXJ»; ^-^S.« ^ ^V^/? o<»j/ ~ »V 
^)^ --\» ^otoK-/ l^oioj; :vOO»^ ^Pö/ •j-^'oc^ t^^^o/ jVo^^ ^ yotsj/ 

r a. . in» 

^-Vi; Iaom och *" «.fli-ja.^xQXi». yoK^i»/ ^QÄS).ij ^^io noEs.j/ ..-^SJ 

1. Sic M. AH :i(ld. ^^fi»«- — 2. '«o,!»« B. — 3. «o^an B (in fine lin.). — 'i. l-Ä*ilSo B. — 5. -plO^*i 
V^^di^^ B. — 0. ja^Mifti\ M. 



10 



,\ f. 121 • Apres avoir regu ce temoignage et avoir ete ainsi confirme, il devint 

im apotre de la verite. 

LVIII. — Un certain Enee' fiit pretre et econome de la sainte Eglise de 
Jerusalem; aprös l'apostasie, il s'eloigna et, en qualile dorthodoxe zele, il 
Bf.'ior. racontait au bienheureux Abba Pierre et ä l'abba Etienne, pretre', que lurs de 5 
la reunion du coucile d'Ephese oü fut rejete Timpie Nestorius, * il y accom- 
pagna Jiivenal. Depuis lors — parce qu'il vit en lui beaucoup d'hypocrisie 
et qu'il ötait pret ä trabir, s'il n avait eu honte et s'il navait craint le vene- 
rable Cyrille ainsi que son zele ardent et son franc-parler^ — il ne voulut 
plus, ä partir de ce jour, recevoir la communion de sa main, comme d'uu i<t 
bvpocrite et d'un pr6varicateur. 

LIX. — Si ceux qui sc sont montres infideles ä Chalcedoiiie, nous disent : 

« Pourquoi nous appclcz-vous prevaricateurs ou infideles? » — nous leur 

repondrons : II y a une loi apostolique qui dit : Si je rebntis ce que j'ai delndt, 

" A f. 122 je montre que je .suis un prevaricatcur\ * Vous donc qui ä Epliese avez reprouve u 

'^' "' .\estorius, le champion des deux natures, qui lä-meme avez r6fut6 ce qui 

1. Les mss. A D (M omet cc chnpitre) porlenl clairemenl Aniä. Cependaiit En6e est 6crit ^a^l 
(lEnias), Palrol. nr., II, 90 el Land, III, 353-354, mais on trouve aussi l«'^ Actes, ix, 3'i. II ne 
semblc donc pas nßccssaire do corriger cn 1^ « filie ». — 2. Cf. cli. i.xxix et Palr. or., II, 5fi. — 
3. itap^ijoia. — 'i. Onl., II, 18. 



6 



A f. 122 
v'h. 



fSlöl LVlll. - CONTRE JUVENAL. 115 

|)j l-Ä-oio ^cDo^iioji ).x-^^o .1^^^; jj^ioj U^AO ).-**;o)*Aj/ JL-1 
)la.i v - a \ K-^; )ljo« )_)>.j» oi^ .'ji.ift—o 'ä.::;/© K'Sio ^^IVio jJ/ :)Kjl=>j 

^^ oolo .jjuoJ^y^ \jJi^ sj^'il yas. .yoK » i -> "'^<y> .\.^o. , . ^ f ^ rrn ru? ool 

IVio/ N^iO^-ÖJ )jia~>/o .yoK» !■'> ' jLjOf-.*_i3..'^^^« v£DOJOtJQjOQ.^ ts._.)_.^^ 

1. ^e;x|U H. — 2. u>c".o \»3»/o Cc^ito B. — 3. ^o^«it« 1!. — 'i. ^^o^.i^ B. — :,. iÄ^aSU-^j^«oc3 



tendrait ä affirmer deiix natures et qui avez anathematise ccux qui on( ose 
ou oseraient penser et enseigner ainsi, comment ne seriez-vous pas coiipables 
et prevaricateurs, vous qui avez restaure ä Chafcedoine les choses memes 
qua vous aviez detruites auparavant', (et cela) par crainte des hommes et 

5 pour satisfaire et flatter un empereur impie, et qui avez re(;u sans jugement 
les impies Theodoret et Ibas, excommunies et deposes pour cette iinpiete. Et 
ce nest pas seulement une fois, mais deux, trois, quatrc et cinq fois, que 
vous etes tombes dans cette sorte de prevarication ; aprös avoir renverse rim- 
piete, vous l'avez relevee ä nouveau. En effct, comme je Tai dit, au concilo 

10 d'Eph'ese \ous avez condamne ce dogme' impie et ä Coiistantinople vous l'avez 
retabli avec Flaricn, le partisan des deux natures; puis, pou de temps apres, 
* au second concile A'Kphi'se, que presida un homme saint, le palriarche ' a f. 122 
orthodoxe Diuscore, assistö par Jiivcnal et par la foule des evöques orthodoxes, 
vous avez detruitl'inipiete, et, au boutde quelque temps, vous l'avez restauree 

15 publiquement au concile de Chalcedoine, et, commc; je Tai dit plus haut, vous 
avez re?u saus jugement Theodoret et Ums, eux qui Haient deposes pour cette 

1- Nestorius et Eulyclics sont daccord avcc nolre aulcur pour diro que Cvrille et le preniier con- 
cile d'Ephfese ont condamnö la loculion « deux natures ». Gf. Le Uvre d'IUracUdc lin Üiimas, p. 29'i i\ 
298 et passim. — 2. So^n». 



r' b. 



* A f. 1 
V a. 



10 . 



116 JEAN RUFllS. — PLEROPHORIES. [516J 

.ooo( ^^Ji )joi I^AO» ^^io; ^-^oi .yoJS^^X) JjL-; |1; ).Ji-oi\o 'scd^^mo))^ 

^'iSs^Ä its^o .yofc**— )-s jK-i^^io jK^A^aD )lo;aaai J^aoV^ ch^ ^ otb. 

.>-otoK^/j OCX ''^^-i. aÄJ.— ]Jo .ycoi^*; jl^" yai^p; vaaü»^^/ :).i3oi j-^^xj j^ioj/ 
.^^>^;>.^o ^j:iJljK^ ).-«oi "^3 v:^^?° •vO^«-»ooi |.^o» »^ >ö.^jlKiO} ) . i n 

vOOt^QJO jK^iÖ jj V-~^ yOCHiC^ol .wkJS Q.,«^^^/; ^^ot )i^>^ l^'r* vO>-*io 
|Va.3Li. ■ - ^t^i ^^^-io ;a^yJ^~3 oJ^o .\m ^\nN )i>'M\ yooowo .].^\% jJ 
jK- n ^^, o \iS0fja.fiD; yolv~a^ |.^oa.^i« ^'^s^.^o jl / .y0^sJ/ ^'^K^oo ^osl.]^/ 

1. Sic A. •«o^*vol^^i B —2. iiioo2c».S^i/ B. — :i. v°''^^*° B. — 'j. »o£^ B. — 5. vO»^*^^' B. 
_ i;, ILo^ioi-o B (in luaig. A). — 7. ?a^«a^ B (in fine lin.). 



impietc. De nouveau, dans VE^iryrlicpir ' publiee au temps du bienheureux 
archevequc " Timot/ice, vous avez condamne rinipiete cii la reniant totalement 
dcvant toute la terrc ; et peu de temps apres, vous l'avez retablie dans l'acte 
nomme Äntiencycliijue^. Vous avez accompli ce qu'a dit le prophete Jeremie : 
lls ont (ippris ä remucr leurs pieds '' et ils ii'ont pas epargne c-e qui existe. Vous 
ctes des roseaux que le vent fait remucr; vous etes agites et secoues par tout 
* A f. 122 vent ; vous etes toujours boitcux des ilcii.v jamhcs^ * et vous ne vous tenez jamais 

dans 1<" clicmiu de la vcriti''. C'est de vous qu'il est ecril : .le hais ccnx qui . 
se rendent coupables de prevarication'''; et, k leur sujct, Dieu a annonce et dit 
par le prophete Isaie, ä la fin' : Vous sortirez et vous verrez les menibres des lo 
lionimcs (pti se sont eleves contre moi; rar leur ver ne mourva point et leur feu iie 
s'eteindra point et ils seront pour toute chair un ohjet de curiosite. 

Et ce n'est pas seulement ä cause de ce que je vicns de rapporter que 
vous ctes des prevaricatcurs et que l'on vous appelle ainsi. mais encore parce 
que vous avez transgresse le döcret du premier concile d'Eplit'se qui döposa i5 
ISestnrius et qiii di'cnHa qu'il ncst dosormais permis h porsonne. evi'quos ou 

1. iYxüx),iov- — 2. öp/ieit£<jxowo«. — :(. ävTi(eY)x'Jx).tov. Voir les textes dans Evagrius, Hist. ecci., iii, 
'. et 7. — '(. Cf. Mr., XIV, 10. — :.. Gf. Matth., xi, 7; III Bois, xviii. 21. — 6. Cf. Ps. c, 3. — 
7. Is., LXVI, 24, 



1517] LIX. — APOLOGIE JACOBITE. 117 



CQJ 



♦ A f. 122 
\'b. 



jj tJ> j^— io vQ-iO-o K-J-io^ß .)Lio»«n \ a ^ vQJloI/; ^-Ao« (X^ oooi ^-*^^L. * 

V-^J-J; ^-*-^oi ^^ t--aJS> .^» v> . colli vQ-Joi .^-^j ^-«..^ot ^Äaro .abo 
11 |jci±Ä -l-it-"/ )Lio-"UJO )ootJ; jjL^C^oji K-X .^-i->io jJ ^cu^mj» o/ ')^;Kjj o/ 

Ur~"l )-iQ~JL-ö -^^J^^ sQ-ioV— t)^-»j «-6«o ]!/ .vOO»^>» ).-;a_a.^»o yOOl-i^-SJjs 

1. IaCus li. _ -1 Hov'^; R (in mar?. AI. — S. I '^n"n tt. '^ f A. — 'i. ^; — "►.^^a» Uo ,i^aj B, — 
5. UxSicsjj A (>3 erasum). —(1. Uäm, in niarg. .V. — 7. ^'n° i m . UmMt B. — 8. l-Ä>;aaib.o B (in niarg. A). 



clercs', d'emettre, d'exposer, d'ecrire ou de composer uu autre symbole ou 
une autre profession de foi que celle qui a ete emise jadis" par les trois cent 
dix-huit eveques avec (l'assistance de) FEsprit-Saiiit, * et que ceux qui.Bf4yy._ 
auraient Taudacc de faire quelque chose de ce genre seraient deposes, les 

5 eveques de leur episcopat et les clercs' de leur clericature'. Ceux qui se ras- 

semblerent ä Chalcedoine, connaissant tres bien * ce decret, commencerent » ^ f 122 
aussitöt par protester qu'ils ne voulaient innover rien de semblable, et ils ^'''• 
criaient ouverteinent et disaient ä haute voix : « Persoune ue fera uu autre 
Symbole; uous u'en aureus ni la hardiesse ni l'audace; les Peres l'oiil 

10 defendu; ce qu'ils out decidö, suIRt; et en dchors de l^t uous uo pouvons rien 
dire, rieu penser, rien decider; il n'cst pas possible (ju'il y ait uu autre 
Symbole; il y a un canon qui dit : Ce qui a etö decrele sufTit. » — - Beaucoup 
de paroles de ce genre se trouvent consignces daus les actes ' rödiges ä cette 
öpoque et servent ä blAmer et ä rev6ler leur hypocrisie et leur prevarica- 

lä tion. 

Uu autre canou apostolique uous ordonne de les anathämatiser ; il dit : 
Si quelqu'un vous amionce un autre ilvanrjile que celai (/ue je rons ai annonce, 

1. KXitipixo!. — 2. « A Nicee » B. — 3. x),))po;. Gl', ^[ansi, Conciles, IV, 1362. — '1. -jitoixviiJiaTa. 



118 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. [518] 

OCH ^ V-=«^ va3,-a.fni \^>n* ^ )jJb«o o/ sxdcl^ciS Ul ^/ ^«^o )o'y^ 
V.OVJ5LÄ ^a^Ji^o/ ^ V^su^; ^^5^^ ^^^ •^i-' )oow yoK'i.^^j ^^ 

A f. n.i v-Äj-i.K-i.iolo )).^KAij s£Oo^Ja-a> ^^ « «\ "i f> ? )o^ ^ V^<-«>o :^ 

r a. • . ^ ^ 

^_Ao( yov-a-ao M-i^* •> JJ^t— l-io--^ l"»»—/ -U^ v'J^? )■^"a^^^ K...^k^/o 

♦^ yOOi-K-/ '|jLiof— Itooo jVojLiwo |JL.^x> jlöi^/; lo 
:Viö/o joo» ^a:>.>iöo .yooiki.pcL3 ^j^loj j.... » \ » väcl^oS ) > ., n\ o i^ nnm « ° >/ 
.yooi.^ V-^/ vQ.j/ J-Jl»; »K.S ^o .wh-if-oöd vQj/ ^-^>.oi .^aa^ K.io-.fl/; 

1. Olli. B. — :;. ua^ia^aaii» B. — 3. ^OtJ^KÄs A. — 'i. t-aov— »o b (in luai'g. A). 



quil sott anathhme ' ; et encore : Qiiand meme moi Paul, ou </(/«»</ meine un (uuje 
du cielvüus unnoncerait un autre Evancjile quc cehii que vous arez reru, qu'il soit 
(inatlihme'\ Et donc, parce qu'ils nous ont annonce cc qui ne sc trouve pas 
A r. ij:i tlaiis l'Evangile, ni dans * ce que nous avous re?u du concile des trois ccnt 
'" " dix-huit saints P6res, ni surlout dans les actes du (concile) d'Ephhe qui r. 
deposa Nestorius et rcprouva le dogme '■" des deux natures, mais parce que c-eux 
qui se rasscmblereut ä Chukedoinc nous annoncörent contre lout droit un autre 
Symbole nouveau, el que par suite ils sonl tombes sous l'anatheme aposlo- 
lique, c'est avcc justice qu'ils sont anathcmatises par tous ceux qui craignent 
Dicu. Ce n'est donc pas de notre autorite ' (personnelle) et de notre propre lo 
jugemcnt que nous les analhömatisons; mais c'est en suivant les canons apos- 
loliques et les decrets des Saints Peres que nous voyons en eux dos pröva- 
ricateurs et anatliemes. 

LX. — Un liomme craignaul Dien vit uu jour dans une vision tous les 
eveques röunis et l'apötre saint Paul qui se tenait au milieu d'eux; celui-ci n 
disait d'uue voix forte : « Voici les pröceptes que je vous ai donn(5s ; voici 
les lois que je vous ai tracöes; voici mes commandements. » Apres les avoir 

1. üal., I, 3. — 2. Gal ,!,*<■— :t. Sovi*«- — '<■ aJOcviia. 



10 



[519] [A-LXI. - CONTRE I.RS KVftQUPIS. — CONTUE MARCIEN. HO 

I .. .. t ^.X )j/ .oi!^ v^/ K^|jt-.,.^>o ^^^|.^^^ .).JL.3 v.*^Vi; l-^^>~^! vcn'^vi 
),..flp)^o )i.po;l jooi f^x ,,^0 .^Oi ^'%.äjä K^ooi ypN.^ 01:^0^0 .t«>ooi o^^ 
:a-MO »i\ IJo fi^i/o y. i\l/ fjo :v2;iK^o jooi j.^«.^ ^.oo .abs^iso )oo( 

Inlsfo )jJ;o K^}^ 001 fj 001 .jfr^..«^ VI « nvio ).£d).^o ^^l^^^ioi K„.)Lwi« oöto 
^Vl ou^ ^>^)I«< ^ootoa^ jJo •U't-^l )-Ä-*< > »Not •» ^ > m >o;o Jöiiio ^a.b;o 

a.|Lk.40 ^.iJ^OtO ^.«J^OI V-^^! . ^J \ •> ^ oC^ ^ Ot^ jJ/ .jj't-^/o jj^^/ ' A f. 123 

001 >3LajJ./o j'^ '>^'> f-^!^-/ y^O .', m ^Vi; jJ^^lbO joC^i )jlO ,.«.0 .wy.M3N.jL^;o Mü. 'U r. 

•:•) I . t ^o |v-a^j~d oipaA, •.J.^.aJl« 

1. I&0.JÄ3 B. — 2. ,^^*J B. — 3. l-«a*ilS B. 



rt^prlniandös, il leur dit : « Prenez et lavez-vous * la figure dans ce vase. » — • a f. 123 
Au milieu d'eux en effet etait place im vase plein d'eau ; et, quand ils se fureut ''" '^• 
laves, il se trouva que tous las visages fureut couverts de lepre ; et l'apötre 
leur dit ces paroles : « Pas un de vous n'a ete trouve pur. » 
5 LXl. — J'entends dire ' qu'un saint etait tres libre'' avec l'impie Murcien; 
en refutant le dograe' des deux natures, il lui dit avec spontaneite et saiutete : 
« J'ai ete pres du Christ et j'allais et venais avec lui en tout lieu quand il 
faisait des prodiges, guerissait et enseignait, quand il etait injuria et perse- 
cute, quand il tut arrete, flagelle, crucifie et accable de douleurs ; quand il 

lu iut enterre, ressuscita, monta au ciel et s'assit a la droite de son Pere ; j'ai 
et6 partout avec lui; et celui que j'ai vu enseiguer, guörir et ressusciter les 
morts, je Tai vu, le merae, etre fatigue, pleurer, avoir faiin et soif et supporter 
les autres souffrances; je n'en ai jamais vu deux en lui, un et un autre, mais 
j'ai toujours \'u le meme ' accomplir ccs difförcntes actions, souffrir et etre ♦ a r. 123 

15 gloriüe et Dieu le Verbe * incarne n'a qu'uue scule nature'. » — L'impie - Bf. iir. 
(Marcien) fut jetö dans l'etonnement et couvcrt de honte (en entendant) cet 
homme et il lui donna conge en lui accordant des honneurs et la paix. 

1. M omet ce cliapitre et les deux suivants. — 2. uu^friaia. — 3. äivu-a. — 4. C'esl la formule du 
pseudo-Athanase, adoplee par saint Cyiille : [iia ?ij<ii{ toü 0eoö Adrou (i£<iapxw(iev»i. Le syriaque Supporte 
plutöt la lecture u£aaf/.(ü(ilvo'J. 



120 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [520] 

^b^oi) vfoo I . ^ w> n > I ..o » oi^oji; ),.. > v>; oif-2L^ l->t-~/ *>3olo — «"1 fn 

|oo( s^o(oK_>/; jooi Iv^l^Oo 0(,^>_>; vfn«viQj ^o^ .)-.j^ I m'>\|-5; jjL^ä^cH^ ^ 
Jooi w 1 ^>^ K_.|t « ^ jjüLs ^'^! ^? l-^<=>-^°t-^ .j-t^Vo-OD; )j->Va^^jaj ^^ 

).JU:bo .o».^ v« I <^ .) j.%>e> i,_iwo jojSs IfX-; jj/ jjQ^-io» ^iö/ ooi p 

> o'^oi» j-i-n—./ ot V)fi <=> v^K.£d/ >^|i/ OOI ^.so .^^ o/ i«^w ^Vl -.^^..ihSoi 

JK V> "^ .. ^^iS-^s-iO .jot^jl yQ, .. 1 > IQ .yOpOjKj 'OOOI ^-<>.^>.^QJlO > . 1 .'»^1 

)jo^ « f> Nj; >xoo^Q.fiD ^^>.^.^ jooi \-^l .) VI •> ..o j t «t-o lt~^-^ V*' r^'*"^- 



A f. 123 
V" b. 



Ol» 



10 



.)lax^a.oi ^^io ^.*).jl-^ jooi Ni^Kio; ji^i. yo^ j)S^JUf.io; ''j^n nm .°ijj 

1. li um. low coio^^N. — 2. PH;»-»' A. — S. ^:^^>i»o oow (nrü. iuv.) li. — 'i. w»:»-^ lir» >S^i^ B. 
— 5. uilJ. ß. — li. i qnm . q ll A. 



LXII. — Uli aulre serviteur du Messie, nomine Jean -/.oiy./iTtxvo; ', Tun des 
fideles d'Alexandrie, discutait avec son comte ' qui apparlenait * au parti dos 
nestoriens Syriens % car il avait lo inalheur d'elre imbu du dogme ' des deux 
natures; il lui disait : « 'Pu crois quo la Sainte Viergc est mere de Diou. » Et 
alürs% comine celui-ci dit : « Je crois qu'elle est mere de Dien et mere du 
Christ », il lui röpondit : « Gomment! eu a-t-elle donc engendre deux ou un? » 
— Et l'aulre (ainsi) presse resta la bouclie close, en sorte que ceux qui 
etaicnt prösents et entendaient furent dans l'adniiration et louereut Dien qui 
avail ddiiiK' tanl, de sagesse ä son serviteur [lour la vöritö. 

LXIII. — L'aiiba Jean, 6veque, iiomme (ttj;) 5iax.ovia; (?) et archimaudrite io 
d'uii nionastere d'l'^gyple ", honime saiat et savant, disait au sujet du concile 
de Chald'doine : « II repete' on tout Icmps la parole dito par les Juil's au 
A r. 123 Christ : * Pouniuoi toi, ijHi es un. Iioinmc, tc fais-lu Dien, cii rcr/alanl d Dieu"? » 

LXn'. — En Pamphylie, Marcien, laic zele pour Torthodoxie, repri- 
manda, en presence de l'cglise, Tevecjue de la villc parcu t[u'il cxposait mal is 

1. Cf. siipra, eh. xxxiii. — 2. Cnmi'x. — 3. Lire pcut-ötre U-oV«»» « des nestoriens pervers ». Le 
; indique seulcmenl un gßnitif. — 'i. S6y\i.<x. — 5. üx». — 6. C'esl pout-fitre Jean, övfique de Sebennytos, 
l'alr. or., 11, 78. Cf. Land, III, 3:.3. — 7. Lill. : « il ilOlire ». — 8. Jean, v. 18. 



1™ a. 



[521] I.XII-IAIV. — SUR LA VIKRGR. JEAN ET MAUCIEN. 121 

ot-flop ""^^^o oip, ^'^iiOw >*^i<^ )ts«.ii CO \Kx^^ )In^.>öo .jjos;/ ^>o ^.j^l/o 

♦ ^^-s s^io» .) i v> ...öoQ^ ^^; )oo» pö/ .JL*^; ^»-^ ot^ K-X p ^-jfc^ji/ 

oooi ^-3jl^ yO',.2L3 ^_/ jj/ .)l<x-:Lbo ^aAoi^ K^oot a.^-,.io '^ ,'\yf jJo 
^ ')Ki-.i»)K.io jJo |N.-v_,^i 'Ifc^x« o».'^ )ooi tv.*/j ,^ ^j '»-^^ •"•^^ 
p ) , 1 » O' ,. \j ; Oi-^; O^ioJiQ.^ ^io jooi |i»; )_iO; oo« ^io jJL) « ^<y 1-^ 

ofc^_ li-^^-3 l—s/ jLjK_jsa_^ ^^? ^^ I °>onm »s/ jocx p — COJQO • a f. 124 

)£s— »_flOO |K.iO;o jK-i» ^t-iO )ISv_.i.Jl3 .)>-* joj.-» )joi ^/; .Olt^^O 'l 

jj-^K^io^ iooi )^p.^oo .öC^.^^ |).^m '>; ^l JLooi {•>« iN; .)lv^^°^ K^peus 
j-ajJ jooi i-iö/o .|l^_^.io/ ^_^_x^o ^v*lj; j^^oji ,_io Jjjboo .6(la^V.Ä ^io 
)1q..V^d ^^ jlv^CL^ ).j;o .y«.t>o ) l^q^ n oo / );oi "^.slIo; . 'j^n n m «3/ Ji-^^-^ 

I. Not» 1^— VI* Ol |v-=a= M. .\I. C.habiil proposo de lire [-i'jo/oi ei U,^:^ .■iriUtca. — :i. l^^-^^ M. — 
3. l^ua»^» AB. — 4. ^M^ A. — 5. Pom.°>; v. 



la foi ; il fut arrete par le gouverneur ' et il reyut sur Ic dos et sur le venire 
des coups mauvais et cruels au point qu'il parut mort; et on le conduisit 
ainsi dans sa raaison, tout en pensant qu'il etait mort. Le lendemain il se 
trouva qu'il n'avait aucun mal. 11 disait aux fideles : « Au bout de trois coups, 
je voyais un homme vetu d'liubits blaues qui se tcnait ä ma droite et ä partir 
de ce moment je ue sentais plus les coups ; mais ils me toucliaieut corame du 
papier-. » — Un liomme qui avait une löpre epouvantable et incurable depuis 
bien des annees, prit avec foi (un peu) du sang qui coulait du corps de 
Marcicn, il se lava et il fut aussitöt purifu^ de son mal. 

LXV ^ — Au temps oü notrc vcnerable Pere, l'abba Pierre, etait öveque 
" et demeurait dans son eglise de Maiouma, ä cette meme 6poque l'abba ♦ a f. 124 
haie, le solitaire ', eut dans sa cellule la vision suivante. II voyait au milieu 
de la terre habitce une sorte de tas d'ordures large tt luiul, qui la recouvrait 
pour ainsi dire en entier et qui mettait en fuite bcauco ip de gens par sa puau- 
teur; un ange portant une pelle descendail du ciel et disait k l'abba Pierre, 
öveque : « Prends-moi cotte pelle et puriiie la terre de cette puanteur; car tu 



1 ■• a. 



1. äpxfov. — % ixinupo;. — 3. M oinet ce cliapilre. — 'i. Gl. ili. xii et xxvii. 



A f. 12 
I" b. 



' B f. '.1 V 



122 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [522] 

:|jp.a-flO .-o<oN_/ wJ^; jL-.^— ^ ♦-^^-^ V-=>A .t-iii./ );oi; )j/ ».. •<*V> 
y\ .. ff> p Jjjiio o6t )ooi JilA |J .U^l jL^ ^ ^^>5^^^ t-iö/ ^K-U\cx3;o 

]l\ .oiK-Xo * ^ ^2lJ »i IvSj» OML-; ^ .^'S.o) Usi^l U/ ))— ^3o 

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Hö«..s/ ^io Olli». »;1^-»/; ^i^a- ).äJ1 oC^ w^^K.»/ ..).jai»,JXi -otoK,/ 

1 |£So.::«ia3,o li (in marg. A). — -J. lo»^ "^^ ^.*o H. 



as et6 Charge de Ten debarrasser. » Et comme le saint s'excusait an disaiit : 
« Je ne puis pas faire cela, car c'est une ceuvre qui est au-dessus de mes Forces 
et, pour tout dire, au-dessus des forces humaines », Tange (cependant) ne 
cessait pas d(3 le presser jusqu'ä ce qu'il Teat contraint de prendre la pelle, 
comme pour purilier la terrc. 

» A f. 128 Apres cette vision, l'abba Isa'ie sortit dös Taube * de sa cellule et vint trou- 
ver le bienheurcux ii Ma'iouma ' ; il le vit et, apres avoir echange leurs saluts, 
il lui raconta cette vision et il retourna ä sa cellule. 

•Bf. 'iiv". Quelle serait la realisation de cette vision, ' Dieu scul qui est sage et 
connait tout, Ic savait; mais le temps qui vient ■ cn temoigne mani- 
festement. 

LXV [hisy . — Le bienheureux Timothee, archeveque d'Alexandrie et con- 
fesseur*, pendant son ■iöpur enChersont'se, raconta (ce qui suit) ä Tabba Jean qui 
lui fut envoyö par les P6res orthodoxes de Palest iiie et par Tabba Pierre t^vßque 

1. Avant le depart de l'ierre pmir l'Egjple, car, aprüs son retour, il ne seniblc plus avoir sejourniS a 
Maiouma, mais ä lUUia (ou IIaniäm6), ä dix Stades d'Ascalon, vers 47G, cf. Raabe, p. 77-78; Clcrmont- 
Ganneau, £lucle$ d'arch. or., t. II, p. 2-9. G'est sans doute lä qu'IsaVe est venu le trouver en '174, 
siipra. p. 27, notc 4. Plus tard, Pierre a demeurß ä Magdal Toula (Thabata), au sud de Gaza, oü 
Isaie, qui demeurait alors A Beit-Dalta, venait encore le voir, cf. Raabe, p. 101-103; Clermont-Gan- 
neau, loc. cit., p. 'J-14. — 2. Cf. supra , tin du chap. liii. — 3. A porle deu.\ fols le nunu^ro LXV; 
aussi ä partir d'lcl sa numörolation retarde d'une uniltS sur celle de B. — 4. Sur TImothöe yElure, 
son ordinatioQ par deux ou trols (5v6que3 (dont Tun ötait Pierre l'Iböre) et le meurtre de Protörius, 
voir les lettrcs des övßques ögyptieiis dans Labbe, Conciles, IV, 891 sqq. Voir aussi Land, III, livre iv, 
eil. XI ; Kvagrius, llisl.., ecci., li, 8; l'. 0., II, 222, et supra, cli. vil et xxvi. 



♦ A f. 124 

V" a. 



[523] LXY-LXVI. - PIKRRE L'IBHRR. TIMOTIIKE .ELURE 123 

oi^ .)jo( ^/; )o>^ K_.>_u vjoo^o m\ ^;)j; viDov.^m.>i |jN.-3a^ jooi ^to« 
1^"; ^'^^ sD^Ss-CD .jlo^^ >K.;5 ^^oo .jla^t ""ouio o.cqjo •.'^j'/? oOclSji 

)oo( ^oiolSv^/ )— '^f; oöi; ^; j-^'i-» •'^-^-o j^v^v^"- ^ °^ \~-^)\^<^ .^o^l/t 

1. lj,-jii.3i jioo^i"» B. — 2. V«Viinn*>'^^ B. — 3. | '^nn a.3| A. — 'i. t<«>yiiia^i B. — 5. oCuo A. 



pour Ic visiter et le consoler; il (lui) dit : « Quand on rassembla le coacile 
de Cluilcedoine, je vis dans une vision que l'on celebrait les saints mysteres 
daas l'eglise dWlexandric, et quand je ra'approchai pour recevoir la com- 
munion, il se trouva que le pain etait coirompu et le vin change en vinaigre; 

5 ce qui aniiouQait l'abandou de la gräce de Dieu qui devait avoir lieu dans 
les eglises. » 

LXVI ' . — L'archeveque Tiinothee raconta cncore ä cet liomine ce qui 
suit : * « Comme le venerable Dioscore allait se rendre au concile, j'eus la vision ♦ a r. i-M 
suivante : (Je vis) le venörable Dioscore entrer ä l'eglise de Saint Jean-Baptiste 

10 pour le saluer en partanl et se reconimander k ses priores; apres sa priöre, 
il monta les degres pour s'asseoir, seien sa coutume, et, quand il se fut assis, 
tout le clerge^ sc dötourna tlc lui et l'abandonna; seul, je lui restai lidele; et, 
conime j'etais avec lui, voici qu'un grand loup i'urieux vint au-devant de nous 
et se jeta sur saint Dioscore; l'ayant pris par derricre, il le mordait; mais 

li comme il n'avait point de dents, il ue lui fit aucun n.al ; je vis un soldat appa- 
raitre et tuer ce loup feroce. » — ür il est manifeste que ce loup etait Pro- 
teriiis ^. 



V a. 



1. M oinel (;<■ cliapitru et Iüs qualre suivants. — 2. xXrjoo;. — 3. Protörius est au3si appelö « loup » 
che/. Land, 111, p. 12'i, I. I:t ul che/. Raabe, p. 58, 1. 2ü. 



v"b. 



A f. 12. 
r a. 



124 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [524] 

.yjoo))^ VI ■> ^ l^ r>m .°>/ sjutj '}] ^ ;^ o^ o>^l^/ ^; |;0(o — VfiO 

• I « t f>0 I— »V^V^c^ yOf^ I ^ ran m K.^o01 ))^ OOI |jL3>-2; Vi^ K_.00( '» ^ m V7 
* A f. 124 JOOI <^V^ .Jl. I \~3 f_30 Jlv^CLXb^ Ö<^ |oO( vH^lllO .s^OIQlS.^vjL3 )oO| ..^O^lsO 

•>\Q^i )>^V-2; oilci^oo .t.\.i>Ji oöi 
^^oi.J^ .)oo( )_^^ ^^ ^a\oC^o .^3 yeL\ )ooi o'^ix^o .jlp.^ "^^j Uo'*-^ 

i. >i»>a.;l,o;5 H _ -2. B ;irld. »>»■ — :!. om. B. — 4. »oooiattiao \, — 5. Hijk ß. — G. IftnwSj a. . 



LXVII. — L'arclieveque Tiinothee raconta (encore) ä cet homme ce qui 
suit : « Je croyais a la miuiie epoque voir un clieval sauvage et indornpte 

♦ A f. 124 qui donaait des ruades et troiiblait le monde; tandis que * toiis fuvaieiit dcvant 

V b. , , 

Uli, j'cus seid le courage d'aller ä sa rencontre; et, apres l'avoir vaincu avcc 
l'aide de üieu, je le liai et je renfermai daiis une cellule, et dopuis lors il ne 
reparut pas. » — II s'aglssait lä, sans aucun doute', de Tiiupie Marcien et de 
sa mort qui arriva par suite de la colere de Dieu. 

LXVII I. — II lui raconta oucorc uiie autrc vision que Proterlus lui-möme 
lai iuterpreta ä sou siijet, alors (pi'il etail clerc" avrc lui : « Je voyais un tyran 
(jui entra dans l'eglise (!t il altaquait tout le inondc : il frappait ceux-ci, pour- 
suivait ccLix-la, tuait les uns et accablait les aulres d'injures. Je fus saisi 
d'indignation, etcomme je ne supportais pas cette fureur et cette lutte, je fus 
fortific par le Seigneur; apres avoir pris confiance, je m'approchai de lui et 
dans (mon) indignation je le chassai de l'öglise. Le jour suivant, je racontai 
(cette) vision aux clercs' en prösonce de Protcrius et cedernier (me) röpondit cn 

• A r. 125 ces termes : Apnis saint Dinsrorc, ce sera un ' herdtique' qui prendra la 

direction des 6glises; il te t'audra le poursuivre, et tu seras öveque <^ sa place. » 

1. öpa. — 2. xliipixö;. — 3. %).r^y.y.ii . — '1. a'fSTtxti;. 



lü 



10 



.\ f. 125 
1- b. 



[525] LXVIl-LXX. - Ti:\IOTIIKK. PROTERIUS. EVAGRIUS. 125 

^£oa.^Ä._,v^.*.^ j / ■ '«Ä)ov-Ä..fla^; »Ki ^io jooij o«j Iv^/ • ' v^ov^ä.^» 

oVäKjo |jo,..«aa^a; ' ^coojoiJaÄ^ ^V-'-'; ).ica*; ot»K_3 ^io |oo) ^Ki. »ao 
]lKä^ y^^l )o« JS^/ jlaioaiol ''o^jlj^; ^'^ |j>Ji-:>; och j-^'S^ )>.« "^ouLio 

•t'jjLXS VA^')'! ^^Oll |lay^.flD -JN^^ jKjUs. 

1. Ldi. B (in marg. A)- — 2. ^teiaetc^^ A. — 3. '«ooICÄiH ol^^3 B. — 4. om. B. — 5. 1^04,0;-= B. 
6. v*oollo^)(o A scc. n]. o iupia lin.). — 7. >«o,>e«s'^. B. — 8. W'»'^ .£tct»<o B (in maig. A). — 
9. >»<a5ii A. 



LXIX. — Le menie Proterius disait ä une sainle femme de cette epoque, 
lorsqu'on apprit ä Alexandrie * la deposition et Texil ' du venerable Dioscore : * B f. '.2 r. 
« Je (vousj dis qua celui qui succedera ä Dioscore sera un Antechrist. » Aussi 
fit-elle des reproclies ä Proterius, en face, siir ce point, et, apres avoir beau- 

5 coup soufTert de sa part, eile reijut la couronne des confesseurs. 

LXX. — Le bienheureux Evacjrius, mon frere', apres avoir adhere aux 
evöques, sortit de Beyrouth avec Zacharie-, Anatolios et Philippe''' pour 
renoncer au raonde et s'eu viiit ä Tyr, aupres de l'abba Elie, prctre; et il y fut 
converti ä la foi orthodoxe. Comme il dcvait, le lendemain, analhematiser le 

coiicile de Chalcedoine et recevoir la comnuinion d'Klie, il vit, durant cette 

nuit-lä, uu homme dout la langue etait en putröfaction, * (rongee) en quelquc • a f. 125 
Sorte par une espece d'ulcäre ancien et fetide; il le cracha et il fut gudri. — El 
le lendemain, comme je Tai dit, quand il fut sur le point de communier et 
d'anathematiser le concile, il se souvint de son reve; car cet ulcerc fetide 

ä designait ia pourriture des partisans des deux nalures. 



r h. 



1. KaOalfeoi« (xaij £?e.pia. — 1. Esl-ce celui qui est n6 i Samofnle, et qui a öludie ä Anlioolio et ä 
Beuoulli, cf. Prilr. Or., II, 54-57 el passim? — 2. Zacharie le scolasliquc, nulcur de la Vie de Severe, 
l'filr. Or.. II, 1 sqq. Cf. cli. xii et Lxxili. — ;!. Anatolios d'Alexandric et Thilippe de Palara (Lycie), 
I'alr. Or., II, 55-56, 80, 87-88. 



10 



126 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [526] 

.-■iP'i^y, - ^ ^ ^*-S^ «-ototv-/ V->^ v3 .'j n . ^ f nX oAco oi^ )ooi Jow 
oop/ .06. -pö/; )^*-^o )JL-^Äo )^ä vJu/ )>-- jVoas ''^ )ooi 0,^6000 
ouioo U'r^l )V^ }.3<iÄia*3/ ^-J v^oi»o .). moft > ^i»^ ojd vä^sU; lio/ [i^; 
.'■ J)©»^ "^lo 1^ ;)cl:^ |,_-w^2oo .Kil ■'sß-yS>tsjMo )v-VA *)-io^o» ^/ "^SssJ»:* 

], |d.^~\-.~. 13. _ ■>, ^a^onasB. — :i. «i. vStoCs*» B (in luarg. A). - 'i. I'wai B. — i. oioIX»mo 
B (erasum in marg. A). — 6. »,>o^i^ B. — :. ^♦^^».( A. 



LXXI. — Le frere Anastasp, moine iVEdesse, qui avait ete scolastique \ 
eilt mi songe analogue*. Comme il etait encore ä Beyrouth et qu'il adherait 
aiix renegats, il vit (daiis une vision) iin saint et venerable vieillard' qui liii 
dit : « Si lu vcux etre sauve, prends uu clieval, et cours pres de Tereque 
Pierre Vlbhrc; tu en recevras la vraie lumiere et tu seras sauve. » — Aussitt)t 5 
il se d^pouilla de tout et vint trouver (notre) pere, qui etait alors k Aphtlin- 
ria ' präs de Tabba Gref/oire; il lui raconta l'objet de la vision (precedente) et 
des autres plus nombreuses, qu'il avait eues, quand il etait ä Aiitioche et dans 
son voyage% et ([ui lui annoii?aient par avance qu'il devait se retirer du 
A f. 1-25 * monde et qui lui ordonnai(>nt de quitter et de fuir compl6tement ce monde, 10 
(puis) il fut persuade, convaincu et il fut regu par lui et iustruit dans la 
f'oi orthodoxe; et apr^s avoir auathematise le concile de Chaicedoine, il fut 
moine pres de lui et renonra au monde. 

1. Cf. Pali: Ol-., II, r,ö, 96. La präsente vision est racontöc p. «:i-8'i. — 2. Litt. ; « vit la inijnie 
force de songes ». — 3. D'apros P. 0., II, 83, ce vieillard ötail Pierre l'Ibore. — 4. Les manuscrits AB 
porlent, sans doulc possilile, Aplitoridä, mais on Irouve Apliloria dans Raabe, p. 120, 136 et dans le.s 
lettres de Severe, Od. F.. W. Brooks, p. 132 (texte) et UU (trad.). Nous avons donc sans douto deux 
cas du möme nom : 'A^OopI«? et 'A^OopiaSa. — Pierre passa qualre mois a .\pliloria (Raabe, 113| et 
quitta le village apres la Pcnlecölc (5 juin '188). II alla de la ä Azot oü il ölait encore au mois de 
Techrl (oct.-nov. 488^; il y lomba malade; on le Iransporla 11 lamnia 011 il appril la mort d'Isaie qui 
avait eu licu le 1! acut, il niourut le 1" döcembre '188. — La präsente hisloire se place donc de mars 
ä juin '188. M. Clcrmonl-flanneiui propose didentifler Apliloria avec Arsouf ou Apollonia, Eluites 
d'Archeologie Orientale, l. II, Paris, 18W, p. 18, ou avec Antipalris, Kvciieil ilAnh. or., l. III, 240- 
2'rl. — .5. Litt. : « dans sa monlöe >'. 



[527] LXXI-LXXII. — ANASTASR ET CAIUS. 127 

^^ N._.ooi V-:a-flQio .^-.VS.^ oi^ 'oVäKjj |co( ^^Ki. ^3i ^; ^^ )cot 

^JlSIS^^ w..^ I^/ f.J90 .).->A-«V-C °CO| ^aIa^^^; .y^:iOf£> ccoi ^a'^j / )|ä^^io 

• .s^lof-siA ^:^ "^IjI ^^^0:^. ^oj )^M ^3 :);oi oJ^ Icoi j-iSi^/; o.a^K^o K^coi 

'a.Ä..3j|lV/ ^•*ooi; ^aJ^cx v°o»_i^3 jj/ .^-Vlj |t..>eL.^ |..jo( -otoK.^/ '♦■*-^ ^ 

•:• 11.0.1.^00 jL.^o.*^o -.^oKjl^ )jo( ^../j j^oioji^ 
jooi w.o»oK../; .• ' vQ-»|i^^ ).-**jiia\ ^—io |>^ |o>>< ooi ^3 oo» — «3^ 

joot ^..t^~i«o . 1-^.^0. Ji l»_.»l jlci i v> .o); )ioK^K-. ^^^Äo y.^d\lll ouioo 
|o>.w>^ Oi^ oo( |oo( j).!^ •j-Ä->t-o >a^ sbIoKjuo )jo, . nN "^^ v£Do^jo.ffl^ ^oV.wJ; 

1. 3ict«Jj B (in n:aig. A;. — 2. l^*"j' B. — 3. om. B. — i. B K.-. — 5. !■/ »^^ pi p B. _ 
p,, l«i3,|l.W B. — 7. v'^^J-«5,B. — 8. Iftnm.q/ A. 



A f. 125 

V, b. 



B f. 42 V 



Or il noiis racoiitait : « Au moment oü j'allais adherer (aux orthodoxes), 
cette nuit-lä, je croyais me voir comme un uouveau baptise, j'etais vetu d"un i 

habit brillant et beaucoup de personnes marchaient devant moi en portaiit 
des cierges. Comme j'etais perplexe et que je me demandais comment cela 

s pouvait m'arriver, puisque j'avais ete baptise une fois dans mon enfance, je 
vis le meme vieillard que j'avais vu ä Beyrouth; il rae dit : Ne crains pas et 
ne sois pas perplexe; car ce n'est pas un second baptöme; mais tous les 
orthodoxes re^oivent cette lumiere, cette gloire et cette splendeur. v 

LXXII '. — C'est la meme vision qu'eut Caius -, ami * du Christ, Tun • a f. i2'i 

1" des Premiers de la cohorte ' du gouverneur de Sehaste cn l'alestine, oü se 
trouve le corps de sainl Jean Baptiste. Apres avoir rencontre en efTet le vene- 
rable Pierre, * 6veque, il ful instruit par lui et en re?ut la connaissance »Bf. viv. 
exacte de la foi orthodoxe; comme il allait anathematisor le concile de Clial- m 

redoine et se joindre aux saints, il se voyait lui-meme dans une vision, durant 

1.. la nuit, revetu d'habits blancs; beaucoup de perscnnes marchaient devant , 

lui comme devant un baptise, avec des lampes ' et des cierges. C'est ainsi 1 

1. M omel ce chapitre et le suivant. — 2. <i Ga'ayoun » A. Sans doute TiVoj ou raiavö;. — 3. TiSi;. 
— 4. ).a(ii!ä?. 



128 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [528] 

•:«|jLJL^o )-caDo;ol?/ 
)ooi wO|oN_^/« .1.^00-.^:^ ^-^; o6| U^r-ö) ^; ) n . ^ sjXL^aa.flD — *^^ 

^ A f. 12U NO,^ OÖ1 y^-*h OU^^ j)^ .v£OQ-^— »V - '^^-S JOCX ^0|oK_./ ^ .|oO| sft°> «> UaJ 5 

^•^/ )-»jj^/o o.*,.!} ).ia,^l!s^ ^''iiO-s «1^; .-)..ais oooi ^.«-acH.^ )>tMJii.^o :)ooi 

)-=>jJ ))^ .OCXtKiXl^O «A-i^Jt f.30 .)JuUl3 jJo |t..>^JL )-<V-»/ v3^^ OOI jJ/ .OOOI 

Viö/ »,3 .oCi>« joot )).!-. ^-^-^J V*^ "^^^ -^^^ ^°°* '*•'--•! ^•V-?! ^/ l-'^^^l 

•>yOO(JL^ a.V2i/o )-...X...^V/ w^oi; \i^ ^^ ^oV^> .o»^ lo 

)l^-iw »_-./ t^j .^ w^i )l a •> .. !•> ; - )^o,.j>o )io °i •>.j,.B )-jL_*_ji.^ ^»-^^-^ 

.^^jio^oJiJ; Ut-^? ^••»■■•Ol ''i^-»001 >C>-^ jjtiOA .vÄ>Cl-.^D).Sui^jOD |-.i,JLfliat^|_S; 



(pleinement) convaincu, qu'il s'eloigna de la commiinion des schismatiques 
et qu'il devint orthodoxe' zele. 

LXXIII. — Le scolastique" Zacliarie, celui de Maiouma', qiii etait ortho- 
doxe^, tres zele et verse dans la connaissance exacte des dogmes ', de sorte 
qu'il pouvait par consequent venir aussi en aide aux aufres, eut une visioii, -^ 
A f. 126 tandis qu'il etait ä Beyrouth : il lui somblait * qu'il sc trouvait dans l'Kglisc 
des parfisans (du concile) de cettc ville; et pendant que l'on cclcbrait Ic 
Saint sacrifice et que les diacres donnaient la coupc sans la proclanicr 
d'aucune fagon sainte et mysterieuse, mais la traitaicnt, comme toute autre, 
d'indigne et de meprisable, il vit, plcin d'cmotion et d'effroi, l'abba Isafe, lo 
pere des moines", qu'il connaissait — il l'avait vu cn effet tres souvent — 
etqni Uli dit : » Fuis l'Kglise de ces partisans des quatre (dieux) et separe- 
(oi d'cux. » 

LXXIV. — Un pretre dAtc.rnndrie, ami de Dicu, nomme Thcmisioi}'^, 
homme remarquable par sa puretc et scs niccurs graves, nous raconta : Au is 
temps oü Salofnciolus'' dirigca l'Kglisc d'Alc.raiidric^, j'^tais alors diacre de 
rp]glise de lilnnocoroura^, j'avais la garde de la sacristie'" et j'etais charge des 

1. 'Opö<i?oEo;. — 2. oyo>ouTi)tö;. — .f. C.f. siiprn, cli. 7.XX. — 'i. öiy^l.a■:a. — S. Ct. siipra. cli. xn. — 
r. .Thnmnsion M ; Tamixon AH ; poiit-f Irp eeiitoiuv. — 7. St'ifäqrios d Snlnfäqrios AB (om. M). Satofaqros 
chez Haabc, p. 7o. — 8. Juin 'jGO-iiov. 'i'ö. — 9. Cello ville avail Pölusc pour in(5tropole. — 10. Siaxo- 
vixdv. — M ne porle que la premlO^re ligne do cc chapitre. 



In 



A f. i2n 

r h. 



11 r. V.i r. 



[529] I.WFIMXXIV. — ZACIIARIR ET TUKMISIOX. 129 

jltjC^ ^^oo )Kji.^a..iil; )-i)^ K-.001 y, v> .ot^o yo n « I oo .; K_ooi y.«..a^o 
^^ joo« ^Sl^m jNjL»^; öC^s-»; ^^ j^g n m «. °> / .J^ooi ^^o<o N.^ooi o.)^ . n^! 

^^oio )-j)-^ ^io ,.wwJ^3 K_.|_^^ oCis ^o^Ji/o oiK_.i)j9ai^ '1^/? Kl» ..1/ 

^N_ii/; oöi y.-«/o ) I »l ^^l r:^? ^°^ \~sicniis. m v>o .vOOl^s.il.^ia_^ iooi 
.\jll "^wi^ Kits.* ^ sj>.j5 ly^ •jL^.^'t-^ ö^io^aÄ oooi y*.\j /o ajoslj loo« Jt-*1^ 

1. ^aßama. j A. — J. |°>o«>»3i A. — :i. l^i'» A. — 'i. >3o A. — .'.. >«ioo;oa^^Ä LI iil vid. — (3. »^ L! 
(in rnarg. A^. — 7. .atwaiui li. - s. oaa>l in niaii? A. — \i. )-.i.i^5U a. 



v.ises du Service; (aussi) etais-jc force de demeurer et de couclier daus hi 
sacristie'. Or l'eveque de cette ville fut persecute par les liabitants commc 
heretique et, apres etre alle aupres de Salofacioltis, il se rerait en roule pour 
reveiiir * diriijer de nouveau son üo^lise. Commc j'clais charo-e de la sacris- » a r. ui 

. tie\ aiiisi quo je Tai dit, je songeai ä rester jusqu'ä son airivi'c pimr lui 
remettre d'abord les vascs (sacres) eu sccret, et ciisuitr ä fuirli' druion et 
la calomnie. Je vis, taiidis que je dormais a la sacristie' peiidaal la nuit, de 
nombreuses foules de saints revetus d'hal)ifs blaues : la saiute rncre de Dieu 
se teuait au miliou d'cux et eile se hätait de quitter ce lieu, apres qu'on eut 

1') amene, semblait-il, uuc anesse maguifiquement et modestemeut paree et 
(ju'elle se fut assisc dcssus, aidcc par les saiuls; commc eile etait sur le 
poiut de partir, prec^dee par l(!s saints, eile me vil, assise sur son äncsse, 
' eile me fit un signe de la maiu et, m'ayant appcle, die me dit : « Va-ren ' isr. «r 
d'ici, ue dcmeurc pas iplus longtemps) et suis-moi. » 

1-. C'est pourquoi, celui-ci, apres ;ivoir reru l'ordini'.tiou' de la pretrisc, viiil 

ä Ali'xandrie ; comme il fut trcs aiim'' par les Per^s orthodoxes, apres le 
retour du saint cvcquc Tinuitlivc\ il fut cu graudc faveiir :iuprcs de lui, cnr 

1. oiaxovixöv. — 2. XEipfjTovia. — :i. Nov. hlj-i\ juillcl 'iT7. 

l'ATil. Uli. — T. \1U. — 1'. 1. '•* 



V 1) 



130 JKAX UUiaS. — I'LKUOIMIOIIIES. [530] 

)„.j^»^a_^ jooi w^ ^-wO^X ,_-3o .jtoi-ia-ot-s ^j-jl/ jiV'—.'^ )_io^_i.o 

joo» h^l )KjL-^io .*lü ^ JLj/; "^^s^boo .J.JLJLJ oi^-i)^ ;»Ot.o; .'oaiaojoiV/ 

jooi woiots.— / .j-uV-No ).— V-S; )<oi JLJa^ii. yaoa^ yO-sa^ilS. r^^xili. ^ t-^*«^? 
)j,_— o/ iK.j> ^ioi ^<x^o V.J.-U r^h'O« •l-'Q-? )'•<^^^■^? l-*--*^ )— O' )W ^■•? 
A r. iJi; -t-jt^X^ ).jxjlAo |.^JLjLio \.a^y~D ).--oi; jlo-^«^ ' n n « ^ Voi; 
:)kju^io ^£D|.-.J.io).^» '^IjoJ.iCL^ .^ooi ^V-^>°^ t^! )-=*/ ^ s-.b.K.A( O.^ 

I. IflOo^olU; A. — -2. \^o;a\ii\ A. — :!. ^=»-'■1 1!. — 'i. s^oom^*/^ H. — :., amSo^olU-; IJ. _ 



A f. i-2fl c'etail * IUI liominc rcmarquahlenient orthodoxe' et onie de (toulcsi les 
aulres verlas; il Tal releuii dans celte ville par l'eVL'quf et il lirilla jus- 
qu'a la fin daiis la foi, pcndanl la vio du venerablc Tiiiiothec et apres sa 
Miüit, rassciidilanl le pruple, l'afrermissaul et rcdiliaiil jii<(|u'a sou der- 
ui(n' sdiipir. 

LXXV. — II dil aussl er (pii suil : Coiuuu! revecjue lu-retiquc ' dout j"ai 
parle, ctait sur Ic pnini de veulr ä lUiiiionironni, uoiis qui etious tous des 
el(M'cs orthodoxes ', uoiis songeAun's ä parllr avaiil sou arrivöe. Uu iiahitaiil 
de la ville qui avait uu pctit enfaul mm iiaplise. deniaiidail (lu'il Tut !)aplisc 
par drs oiihodoxcs'', avanl (pic FieNeque) heretiquc- ii'airiväl el ue l\)hiin-eat m 
<\ le faire haptiscr. Ouaud la eeremonii' (\n baptiMUr l'ul h'riniiH'e, reulanl 
(pii (Halt lia|itisr s'rcria : k Arrelez, arrelc/ eelte coloiuhe (jui s'envole et 
s'cufuit. » — (^iHall rvideuimeul ■' le Sainl-I^spiil qui apparul alors sous la 
A f. ijfi Forme d'uue coloudje el nioutra qu'apres le triouqihe des hereti([ues ' * la grAec 

{\^^ l'Rsprit-Saiul pailirait el abaudouuerail les Eglises. i."> 

i.X.W'l. — .\otre l*rre uous raeoiila : (^)u.iud iiuiis dciiu'uriiius a Mami-it 

1. 'J(i065o5o;. — 2. >'.p£5i<o;. — i. 6;/l6ö'>Hoi. — 'i. ipi. — ■•. «ipiTixoi. 



A r. 1:;: 



[531] LXXV-LXXVI. — TIIKMISIOX 1:T PlllUllI". L IBIiRR. 131 

jy^'-fT yjü/ «^ joot 1^.^/ .)-.i^j.iXiaX)-3 )oot v^otoK.-/ aoQ-.v^oV^j oöi JJls)^ 

•,_s»)^>-io ^^ Joo« )_i^_il,I^. jj'^QJo; )!Sv_^_^;o v£Da3o,.^s^).^u.3o ^»a^V^®»^ 
lo^ w^o,-^3 NjiScx/ .|.ialJ^; \Kso^ 'K.<..jji/ JJo J-^^-co/; 'K-.^j/o oiK^.)-« 

j_j/o ..■,^:>C\.N » -■ ^U P .-lo^ v^Oi; .>..,OLi.»oKjl/o ovJ>*. ^3 ^; 00< .)^~flD/ 

K . ^ .. )_Lio .. y ^ . ^ .. .^K^/ j) ..«.iio !^j/ ^^'i. l-iiaii. ^lo^ ,j>o/ ,.30 
lo .l.^-3w>> Uio !kj/ v»v,.:* Kj/i oilo^ l-y^l la-A-s );o( ^s )j/ .«..OLio Nji3o»1/; 

ojAo .)chJ!^JJ w.^-m-Vix:»oo ^. .. i*V); l^jbö; )jaä^o )i-.^Äj JJulso .U-ia* 

1. iv*l>o,Oi l;. — -j. |Ca.,.ici l;. — :;. ^-3.0 H.iii iiiarü. A). — '1. ^":l*/ in iiKirt;. A. 



de la ville de I(iiniiias\ au temps oü I'nili'-rlits etait ä Alcrandrif'-. j'avais pour 
ami un clerc qui avait d'aboid passe pour ortliodoxc^ et zcle, niais qui adhera 
ä la flu ä Protcrius et deviut ccouome geueral ' et gerant des affaires de 
riiglise, empörte par sa graude fantaisie '. Un jour quo j'allais rcndre visite 

5 ä un Saint et ([ue je me hAtais, je le rencontrai dans uu eiulroii ctroil de la 
ville, tandis qu'il se promenait avec arrogancc. Ouaud je levis, je voulus me 
detouriier et, eomme il u'v avail pas assez de place, je louraai moii visage 
du cöte de la muraille. .Mais lui. lu'ayant apergu et reconiiu, accuurut ti moi 
en me souhaitanl l- itunjour; el luui, rempli de crainfc et aussi empörte liors 

1" de moi-ineme, 'y lui repoudis et je le saluai eu disaut : « Sois beni. » 

Lorsqu'il ' meut dit : « Pourquoi me luis-tu? .\e siiis-je pas ton ami.' Kii quoi • A f. vn 
ai-je peohr pour ([ue tu le dctournes de moi;' » — el que je lui eus adresse 
ectlc scule parole : « Tu sais hien ce que tu as fait, » — ' je le (piittai. Pen- *i! i. ■.«% . 
dant la nuil, je vis une grande plaiue remplie d'uue lumiere et d'une gloire 

1"' Celeste, et occupee par la foule des sainls et les coliorlcs des anges <|ui glo- 
rifiaient et louaient Dieu, et (j'apcr?us) le Seigueur au milieu d cu.x. Des 

1. All « port » de hi ville de lamnias. Ct. Clcrmont-Ganiieau, Ivc lit., p. i'i2. Oii lil ilans liaabe, 
p. Vl-i, quo peu avanl sa morl, on conduisil PieiTe « a reiulruil qui rsl appelö Maliouza de la ville 
de latiiiiin. Ii'qiiel est au bord ile la nier «. C'esl le 'luy-Mtitü-i Xiitr.v nouiiue aussi Moiiimos Jamniae, 
aujouid'liui MincI Itiihfn. Au leuips de Judas Maechabee, la ville de laiiinia (aujouidliui Yehna) se 
Cümposait deja d'uue ville daus les lerres el dun pml. C.f. V. ViKouiou.v. niclionnaiic <lv tu Uihlr. au 
mot Jamnia. — 2. Nov. 'i.il au 28 inars 'i.i7. — :!. 'if'l'Jwli;. — 1. uavtEniTpojtoc. — 5. fOivTaoia. 



132 .ir.A.N RUFUS. — I'LEROPIIORIES. [532] 

otl;^ v-Ji. )oo« K-./ jloiv-,.* ^--^flo? ..Iloj, '.(■nV ) wK.-J>.»Ko s^ )oot K-,/ ^ 
^; )j/ .^oViojt^ |j^"i-o vOoÜSj )jlooi; .sii^.io ^ v^j^ v-oiös/ _y-3«>t/ )-^^^o 
Kj/ .JSj». yi^i -Wio» .)j/ i-iö/ ^D J.xiÖ! ;)o^ ^o« '■^'^»^^o .|»<ia3 oöi 1q\ 

•;'>...jN.'> n i; v.m ,« °> ^1 / oi. a^ >> ^ 
^io ).ioci^/ vOOi.\ joo» OÖ1-.0 :|JL.t-D ^^jjtoo ^o; ^^io ^Jioj ^>.\o«!^ 

I. Ufio^^'So I;. — -J. Olli. li. — ■!. piaS^U^'» l;. — 'i. |o " . 0/v i \ aajin B. — :,. u^ise 11. 



10 



(inc je Ic vis, je courus a lui pour l adorer, et j'apportai beaucoup d ardcur 
dans ccttc demarclie, car je ni'imaginai au dedans de moi-meme (|ue j'avais 
une grandc intimite et une graude familiaiite ' avec lui. Mais quaud il nie vit 
de loin vciiir a lui, devant tous ses sairits il detouriia de moi soii visage avec 
tristesse et indignaliou, de sorte qiie tous los saints fureut l'rappes d'etonne- 5 
riient; pour moi, je compris aussilöt (|ue la cause de cette conduite etait la 
rencontre, ä savoir la couversation, que j'avais euc avec ce rcnegat; je me 
prosternai avec larmes cn disaut : « Seigueur, aic pitic de moi; toi. qul con- 
nais les coeurs, tu sais quo ce u'est pas de loul cu'ur et par nui voloulc quo 
j'ai fait cela, iiiais bieii dans ma liäte et dans nion trouble. » Ce n'est qu a 10 
.\ f. i-j: grand'peine, apres quo tous les saints * eurcut inteic(''di'' pour nioi. ipiil 
ctHisenlit ä me recevoir. 

LXXVIl''. — Notre Pere nous racoata cncore l'histdirc suivautc au su- 
jct du scolaslique ScrtipiDn, honimc dune graude foi, zele poui- lortiiodoxie ', 
ami des saints, Ic premier des scolasticjues ' d'Alexaiuliic : au fcnips de I'm- i-i 
teriits, il consolait les saints qui elaient cliasses de partout el il les secourait ' 
(du fruit) de son travail. Aussi il fut favorisc par Dien de la visiou suivante : 

I. n»|if/ri(Tio. — '2. iM utiiol CO c.'liiipllre. — 3. ovOoooSia. — 'i. ayrj').'xai:%oi. — ."). Uli. : « il lour don- 
nait Uli subside (äv4>,(i>|jia) ». 



10 



V f. 1-2T 
v° u. 



10 



[533] I, XXVII -LXXVIH. — MIl'.ACI.KS KUCIlAlllSTlorES. 133 

|_L_lL.-V W- -^-^ ^ .-0^_A./ )j01 y^~»ll l-'Oi^ |o>— ^ ')?<>l ^'^^-^^iOO .Oi^iCLi» 

) i! .» fi ^^ «ju/ jocx wxV^o^o |Jo '|i«a.wi_29 )^V-*? ^^00 .)K,i .^ v> ^^o j^'^'jo 

.SMV> )-~>>^; ).^äL^>^ Ot^Ol )_<U|V^ );)^ y^ llSiOSOiiA^ jjLsiO^ f-^L^JO )>^Kj« 

oil^^^'wM« ^'^^^00 )oo( ).sl^I^^ oiK. 1 ^ ^ : yfi « °>', m V-^^/; ) n... ^m^o "^ m oö| 

3.30 lOil^tJS, ) ,» VI > K,^)^.^ |£v.2o,J^ kASuJ .yOf-ix^; 0001 ^f.:oo )jl^(JO 
k^o,_«/ s^oöi ^^ . * °>o .)ot.i^jJ >*=>. ii. .ol^^o jJ 00 ^ )-^>^; ysL^ wOiasVo^ 
K.,...nlk-A/ w.öto,_./ '^Mn.-wi-jo .otlaS>» ji^cLJ« ^to.o )oo« jJ vio »Jo .J.*.iaJui>. 

•^ CO V)i / p .'vfn «\oq)j„.^x^ can n\ >n m 1 )Vo„cd)-2i |oK.ju; ^/ .|JLai.^a..oi.3 

JJLSOI .yt-^ ^1^1 )jf10^0 )io..3L.».^s^ v^oKa/ .fr» ,\c ct| i . ^ i ^ mr. r.\ >f>\ m ^ 

1. Olli. B. — 2. ooaSojoU'i li. — 3. oiUi^^ in inaii,'. A. — 'i. lis^^JÄXiae B. _ -,. um. B. — 



()uaiiil en ell'ct los cliefs dWIcrainlrii', puiir la salisfacliim do l'nilrriii^, 
chasserent les clercs orthodoxes ' et les moiaes de la ville et de tous les nio- 
nasteres situes dans Ic voisinage, et quaucun saint u osait plus se montrer 
iii celebrer le saint sacrifioc pour les lideles, lorsquc la Tele du Seigneur 
universellement celehree, la fete de Päques, ful arrivce, le scolastique'^ SeVrt- 
j>ion dont nuus avons paili', cai-lie dans sa niaisou par crainte du renegal', 
etait dans urie grandc angois.se et dans \uv (prol'onde) doidcur Interieure. 
|de se voir) privc de la communion en un jour aussi saint quo eelui-la. Quand 
arriva l'lieure de la nuit sainte oü Ton avait coutume de celebrer le saint sa- 
criiicc, il sortit dans sa cour en plcin air, se mit *ä genou.K, et, en pleurant, * .\ i. i-.;: 
il pria et supplia Dieu, les mains etendues vcrs Ic cid. Comme il priait et 
qu'il etait snr le point de terminer sa priere, les mains joinles, il se trouva 1 

dans sa main une portion du corps du Seigneur. Apres lavoir prise, il tut 
ainsi rortifit'! et confirnK' dans la foi : ä tel point qu il Tut juge digne d etre i 

livre par Proterius ä Manien ' ei d'aller cliarge de l'i rs ä Conslaiitiiiopli'. Et *" i' '''■ i"- ' 

m^me c'est apres 6tre alle ä Conslantinople qu'il ful particulieremcut lavo- 

1. xXr.axo'i ö(/0o5o;oi. — 2. oy.o)a7Ti/.ö;. — .3. Par crainio de Proleriu?. 



A i. [-1 
Vb. 



A r. \-r, 

V l3. 



J34 JEAX lU'Fl'S. — PLEROl'lloP.lKS. [534] 

) . m ,\^ ya^ jL^i jJ;o o^ vmm'=^)^; y.^1 [sS-iio yo^ ^f-^^l It-*-*^ ^"""^ 

V.:bo/ OCH ).^i p • . vOOtN^>^.^s.io J;ot oooi . .^.^o/i U'y-^l ^^ .j^ri n m «s/ ^Jioo 
^|jl'«Vo ^^^; Uöt-^Z ^-^ ^^ hs^l I I •>ja-fl; .yov^/ ')__.fiDO(V.SL^ ^« 

^£oq.^Ul3 ^ yO-aos/ )^0•K-« a m'^o;)lV/ yocx».!^-»/; )-Q.y,L^is-D »^-öi^/ .oi1q\ 
)l/o .^CDO^^',-!^^ vQJl3oi po .j-^o^J^o );o< )-m„'=^ •^; ^iö yL^f .)jo» ,_aL>J; 

1. Uä|;3 I;. — :;. »m^ n°> i. ^) afe^gaa3 A. -- ;. ^ILo^^m P, iju marg. A). — 'i. ^I.oCv*m in innre. A. 



i'ist' de lii gräco cl de la prolectioii de Notrc-Seinncur ; il parul imi effet si 
modeste devant Temperour (|iril lui tut peiinis de domeiirer saus crainte et 
en toute libertö' ä (Unisldtiruuijili-, de prendre rang- paiiui los scolastiques- de 
cette ville et d'nbteuir la prciniere place ^ C'est li\ qu'il mournt. 

LXXMII. - — (^)iieltpies scolastiques- orthodoxes' d'Mcxdiuliic qtii etu- 5 
diaient h Brijroiitli, allercal avec d'aulrcs * Irouver un slvlite qui se teiiait 
dans IUI village ä cole de cetle ville ; celui-ci apprit, de la ])ouclie d'autres 
pcrsonnes qui rallirinalcul a leur sujet, (pi'ils ne rcccvaieul la cnmmunidii iii de 
ri'Iglise, ui des evcqiu^scl, cn colcre, illexir dit : « Oü coniiiiunic/.-vous, puis- 
quevousetes etrangcrs? » — Ceux-ci ri'pondirent iVanchement" : « Nous avons 10 
la coniuiniiion de nos saiuts Peres ortliodoxes* et nous eu preuons. » II leur 
dit : « Coniuieut jieut-il conveuir que vous qui etcs seculiers, vous vous per- 
mettiez de prendre la couimuuion .' » IIs lui repondirent : « Nos Peres, les clercs", 
qui sont de vrais orlliddoxcs ', nous (lut perinis saus rcslrictiim" dagir aiusi, 
comme si c'etait permis el convenahle. » — (^)uaiid its furcnl de retour ;\ i:. 
Bcyroiilh et quam! vini le diuiaiiclie. Tun dViilrc eu\, se ra]p]iitaut les paroles 

1. na^^rjoia. — 2. i;>;o).ai7iixoi. — 3. Ti$i;. — i. opOiooJoi. — 5. Ttap^Tisia. — (i. /yiifi/ol. — 7. dpBöSoJoi. 
— 8. TtivTu;. 



1" 



A f. Ii8 
1- a. 



A r. i:;s 
l" I). 



[535] LXXIX. — APPARITION OK SAINT rriKWi:. 135 

'l^ii )IN^ 0!,^)l3 K—oKji^/ .jliaia^ ^^5k_QJi ^o .o^-d )laJLia_.ot-3 ^'^ii^^i— t/o 
•:')oo( |->t->;o t-»->x )lt-'>^ -^^ ^^>^oi/ )-a^^ mXojLOO ocx jliQ^o«! )«04 ^o(o 
)0lSji;o)-3 yO n .» »•>?/ oC^ )oo« joöt; oöi .).* <>> o sroaxaL^s-co/ JJL^O.^ — 'V^ 

^«^Ot )-JLiVO ^iÖ ))^s..iOQjL:5» ^CH .)K.JL^»_D oCS )oOt ts_./ )K.-« .)-CQ.30l)t»/ jjJL^ 
loOl \-,ll K .\ m ^ s ean .]iöjä )^OLJl ^^9 ÖC^3 .loO( I-OSlIj [JxX :)-^0i« > » N '»V / 

ioot jiotJji ^^lo .|j^:>ccoo ^Ju>a^ ).Ju.f_o;o .^foaiSL^wCo/ l->^t-<); hö(.£c IS«...i_2X 
)li.t.QX J^|.3o,V3 )i— t» \7-*^ ^^/ )1q-i..3;iO )laJu.,_0; jJ^Ot Vi j;0| y^}^o 

)l.)l ö(t->^ >^/; ^'^i^^Sl^ locx {.slil^K^ ' ' jjo,»i^^^3; vxDo^oxo locx ^t^OI po 
jjaaa vtdoJJjlsq-. vü. IS^j,^)^ >^,^do .'').^odSL^ ya.^ \i lo jlotöt.^ ts... i\ 

1. Sic M. iroaia^Ä» AI!. — ■_'. ^/o A. — ::. ollo A. — 'i. U^Mo A. — ... l'co^i A. — fi. Ka-ao 
■ot^t Hanois »aüaja^iiüllo . ^iÄ'.» ^a^ ^..|S(^.;9 U-1.^ 1»a . I^^i |^.-a»v3^ ^^»o llio» oC^ tocn lo^ 



du stylite, hesitait ä recevoir de sa propre iiiaiii la sainlr coinmuuioii; " eiifin, * a f. 12s 
apres s'i'trc fail des roproclics a lni-iii(''nii' it apri's avoir puise de la force 
daiis la loi, il s'appioclia et ayaiit pris uiie pareelle de la Saiiitc Eucharislio ', 
il li'ouva dans sa inain un peu de sany. Co scolasticpie- uüiis raconta ce pro- 

5 diye; ä la fiu, du roste, il devint et;alement moino\ 

LXXIX. — Le I)ioidieur(!u\ Kticmic, pnMre, ijui av;iil i'h' arcliidiacre ' a .}('■- 
rusalem', orthodoxe" zele, avail iiuc sivxw sainte qui, peiulaiil Ics joiiis iMMiisdii 
Careme, sortait tous las samedis ci, peudant le resto de l'aunee, .sortait les 
de veilles des fötes et venait iVrcjiKMiinicnl au martyrion" de Saiiit-/',7/t'H/;e et 

II' iiii'm[-,l)'(in-fiaptislc oü ellcpassail la miit; cl eile eu arriva a uu tcl dogrt'' de 
saintete et de purcte qu'elle vit en personiie saInt Kliciinc et saint Jean qui 
vinrent vers eile, lui parlercnt el la lieiiirent. A repocpu' oü ciil ücu Ic ((Hi- 
cilr dl' ('.Italcrdoinc, eile hrsitail ä aller sclon suu iialiiludc daus cos eglises" et 

1. I.ill. : •< charbi)ii (;ii'ili'iil) •<, \y.w analogie avoc IsaTo, vi. il-7. — 2. ayo'iJXG-.iv.'j:,. — :i. Gf. oh. .wxvui. 
Ce riicil .scnihle inilk(iipr i|Uf la pratique de recevoir le pain eiicharisliquc Idiigloinps tl'avaiico, /'. (1.. 
l. LXX.WI, pars 1", col. '>! A, loiuliail a sa fin. Severe tlAnlioclie la combat ilaiis plusioars lellres, 
öcrites de 513 ä 53«, cf. i:. W. Brook.s, Sclecl Leiters..., p. 2G1-282; on lui envDvail im coUVc poiir le 
rcmplir de pain eucliari.stique, il lepond quc le mystere est iiidcpendant du celtibraiU et qu'il sutlil 
donc que celui-ci soll orthodoxe. — 'i. ipy.iStäxovo;. — 5. Cf. eh. LVU . D'apres Raabe, p. 13;!, il quilta 
le clerge puur vivro dans l'cxil; il niourut .saus Uoute a Maiouma, piiisque rarcliidiacre de cette ville, 
noiuiiie Nesl.abous («»ari^iiftj). clait pr(?seiit ; il eut puur disciplc Jean le (ianopite, succcsseur de I'ierrc 
l'Ibere; on fölail sa nii-inoiro le 4 di^cembre. — U. öpOiSoSo;. — 7. Lill. : « la niaisun des niarlyrs. ». — 
8, Litl. ici : « la niai>on des leinoignages »; l'auleur scnililc avoir vuulii rondrc im phiriel; cependanl 



I ■ a. 



136 JEAN RUFl'S. — PLKIK H'IIOIUF.S. [536] 

jJo v.ik3K.«^b^^^ »./C^kjL "^Z; '-V-^/ «-3 vjoo 1 qi ^s-00 / )-iL^t~c öi^ ^>-~W •.jJLtt-o« ^ 
V-^^ )ju/ .y-tV) ^Kj/ j^v^too; ^Jiö y^l .^■.■a...^U JJo -.«..slill > .'^ m ..1 

•>)'pa2Oi0 ^-JUf..aL^. ..•^vi\o .^Jui/ ^^^^^ ^aJuJSw/i 

♦Bf.Vi V . .).JiOQ-i^j» o».^ ^^l ).^wJiOJL3 joou; J.».^ .) n\o«>; JK-»_^ Jl^so^ jq^^ooJLj 
I— io-^wCd/ 1q\ ts.icu> ajoisl; loot } ..•^» v> JJ ^o .)^Vi yo,.^!!/ J^^ JJ ^3o 

.ÖfKjli» iQ\ 6lKj.^b^-Q^ I^OlSOIO .) « ton OOI ^»tv^/l iiO^ ..J-^Jt^l^bO ^ »^ 

♦A r. lis jJtJO^ lot^ looi |-:^'«~o »Jo .ISs^J^io!^/ oj.^; )joiia3 lo<voi/ »J ^; l^t"»''^ lo 

yOL^ ^OOtlj o/ ■•'^ « •\ Vi ^^.£m;1; ^N_j/ |.._wi.-3L-t..^ |_JLi*/j . «•, >o / 



v" a. 



A I'. i-.'s ;i prior avec ' los oppresseui's ol surtout avec Tapostat Jin-nial, ([iii dirigcait " 
aldi's TEglise. Conune eile etail Jans l'angoisso (ä la pensee) qu'il lui i'au- 
(Irait s'arraclier ;\ la compagnie dos saints, saint Eticnnr lui apparut et lui 
dit : « Va, demcurc dans ta cellulo et tu ne perdras pas ton heritage; ne 
t'afillge pas eu le erovant söparcc de ukus, car ou lu sci-as, nous y serons s 
et nous demourerons avec toi. » 

LXXX. — Uue fommc ortliodoxc' de l'nnipliiilic, nyaul rciuiurr auinonde 
avec ses lillcs, viul a Jerusalrin ol eile vecul dans lo repos sur lo inont des 

lif.v.v". Oliricrs-. Une foisqu'elle se rcndit au saint lieu ' de TAscension pour v adoror, 

il arriva qu'il y avait ce jour-Ia une assemblee ^ et quo los portes furent lo 
fermöes ä son insu. Commo dlo ne pouvait surlir, rllo se linl caoliöo aupres 
d"un pilier juscpi'ii la lin de rasseinl)leo^ et eile retourna ä sa cellule pres de 
' A r. 1-28 ses fdles. — A la lin, nudade de la nnaladie dont ' eile mourut et proche de 
sa tin, eile criail cn disant : « Venez et voyez quelle accusation on porte contro 
nioi a cctto honre; on nie dil : Comment peux-tu donc etre justifiee et etre au i.-, 
nomhre des orlliodo.xes ', toi qui, durant la cölebration d'une assemblee-' de 
ces renögats, as conscnli ä rostei' et a voir ces indignes faire paiiioipor aux 

Miihel resumc co clia[iiliv eoiimie s'il u'\ ('1:111 que^lion quo ilimc sciile t'gliso : relle de Saint-Etienne. 
1. ofööSo?!);. — '2. Comparer a fiblcin, xiipra. eh. \i.i\. — 3. Sans iloiile oOvaSi; ou Messe. — 
4. öj)6<i5o$oi. 



A f. liS 

V" I). 



[537] I.WX-IAXNI — VISH)NS COXTRR CIIALCRDOINE. 137 

) sV-c'^-^; öj. » °v I \ 1)-^ |«oi wO( ^^j»^; .)io(o y^£ool ^ — r^3 

^-ioo JjLaoto ••.^*3!^^ vJu-o oC^J )oi5s» )^i; ^Kj/ ).>;q^o "-.IoC^X 1«^^ 

♦ otlajü/ toa-^-^ ts.*ot^/o tC^^JsJDl/ )^;o/; iKj 

)Va_^ <JL.*_2^« .^öcn yi'^ISs.^ jjUL^ax^ oj/ ^^; ^^ /-•/ •^-•öof ^ü^IS^^h^ 

I. |^alS(^1ol■?o/ M. — i. Hol M. 



saints Mysteres ceux (|ui iie sont pas plus di^uos qu'cux. » — Cela nous fiit 
raconte pur son fils, iiouiiiie TAm/^/r'. (jui (Hai( oilliddoxe"- c\ qiii dcvint 
diacre. 

LXXXI. — II ajoula aussi ceci : Ellft se vit uni> lois s'appioclicr du lic'uio ' 

5 de Dieu comme si c'oiit cle pour le jugemenl cl pll(> fMitcndil uur vuix ipii lui 
etait adressee de l'intericur du tröne'' : « Confesscs-tu quo le Fils de Dicu est 
ne de la Sainte Vieri;-e Marie, mere de Dieu? Coufesses-(u quo le Fils de Dieu 
a ete crucille et a soufl'erl pour nous? » — G'est ainsi qu'apres avoir fail rette 
(double) confession, eile Tut rcQue et qu'ellc obtiut de sa pari uu hon 

in ■ accueil '. * a r. 12s 

LXXXII. — A Attah' de Paniitln/lir. il \ i'ul uiu; arcliiinandrilt' cl um' 

directrice d'uii couvent de vierges orthodoxes', uoniuiee Zoe'^^;elle i'ut tivs 

pure dans ses actions et dans ses pcnsees et olle vivait dans un grand asce- 

tisme. Tandis qu'elle etait dans la stupeur apres le retrait de FencvLdique ', 

15 eile se vit iine fois dans le paradis; au milieu etait l'arbrc de vic et de nom- 
breuses abeilles volaient (tout autour), chercliaient ä goülcr a Farbre ule 
via), mais elles en ötaient empecliees, car ellcs etaieu' chassees jiar im diacre 
revi''tii (Fliabits blaues, ipii se U'iiail prAs de Farbre et (|ui b's tdiassait avco 

1. flfiJouXo;. — 2. öfOöcoSo;. — 3. Opövo;. — 'i. Lcsyi'iaqiie Iraduil ipiXavOpwTiia. — 5. ä(>Oö5o5oi. — G. Sic 
M. « Zola » AB. — 7. £YxOx).tov. 11 s'agit sans doulo du ranli-nTic\clif|U«', on 'i"7. 



i.is jK.w i;ri-rs. — I'I.f.I!o|'1ioi;ii;s. pss] 

."'^is.^sjioj :c>uio ^jK*./ ^» OCX .^<h\ )ooi ;V^ oi;io|.3o :J.m„.-D loüS. ^|.!ßo 
ifc^_s ^^; ^-^oi voo*-!^/ ^-^o'? ^^^ -.öiIq^ V^/ .^Oi^ ^^'.^ Uio 

I" a. ■ . V . 

h^Ks Iv-^j-ij .pö/o l—oV-s )o=>( vüSuJ yO-'^^Q"':^^-^ / V^|ts.io; oöv^ ),_./ 

OCX y/ .^»^-.jU; jt»./ )->po )-i-ii-»/o .Oilo.^ l\-^lo .)_i!^w^ JJo ) t^i -> o^o 

JJo ).130| .>i^jlKj; )K^..i)0 ^-^aL».io ' |.ia.\; .öi^is_jlo ).j>,i jJ JjlSD K.^).io^; 

.^o^^^.aL-3 ) ^ » -^^o .)..iuoa^ ^-ioj OCX |-.V^^io s£a*^ojJ \^l — *^^ 
va..i.^»oo..^u/« J.*3a2oto ^«»•-i^^aja.A^J / V^jK^; ocx joou; )ooi ^bs.i. ^3 
oooi ^t.;A^ ).*.jcLdo .'li^^; j.^^^ joot wJ^Ju^i .|o>-s-^^ j>-> .).*-.^aji. ^il 
».^■OsJLs;; Jip^ )-j/? -r^l f^ sJll^sj\ jocx jot.Ätiö jjcx "'^iiK^ioo .)^;/ "^i^ 

.IS>«_./; o6| ^-./ Ji— U^>.i OU5 |ji-»t-0 ^^ I-IV— / ^? vlLi/ — n.3 



son etole. Elle lui domamla jiüui(|u<ii il li'S diassnit et il liii i/pmulil : « Parce 
quo ce sont lä ceiix (|iii, ajirAs Ic irdail de \'Eii<-i/cli(iui-' . (nil adliere au 
concile de CJidlccdninr. 

Un jour ([uo revecjue dAllulr, CJandicii'-. viut la Irouvor, cl qu'il s'euleudait 
A I. i2;i reprocher par cellc-ci " d'avoir signe ce (pi'on appolle VÄiilicncycli(i)ir \ il ■'> 
sVxcusail eil disaiil : « Je Tai signee de la maiii, et pas de Tesprif iii du 
coeur. » Elle lui rejuindil : « (loniimiil la niain ])enl-i'llc se niniivolr, si l'es- 
prit ne l'a pas voulu auparavant et s'il ue l'a pas mise eu mouveinenl ; uii 
morl peut-il sc mouvoir? De lueme la luaiu ne peut (se mouvoir) saus l'äme. » 

EXXXIII. — L'Abha Ij'dulius, ermitc de Liicic et celebrc (>n lous lieux '. lo 
cut une visioM au nioment oü allaiont avoir Heu la Promulgation de ce quou 
ap[M'llr' I Aiili-cDci/cHijur'' et le relrait dr lluicyclique ' orthodoxe'. L'aulcl de 
ri\glisc etait depouill<' i't les sainls (Mystercsj etaicul repandus sur la tcrrc. 
Aussi il preuait lout le niondc a temoin cu disanl : o Je n'adliereiai plus 
desormais ä TEglisc des partisaus de ([uatro dieux. » ir, 

LXXXIV. — Uli autrc saiiit vil a la iiieme cpoque TEglise cliangee. 



1. cYxüxXiov. — 2. Nu li),'Uro pas (laus \,(' (.luion, On'riis ilirisliuiiiis, I. 1U27-1028. — .1. 4vti(£Y)xyx),iov. 
— 'i. St'voi'e iiienlionne, cn Pampliylio, Li'^Dnliiis. saini vieillaiil solilaire, cf. V.. W. Brooks, ."Selerl 
Lcllers..., I, p. 2'i2. — 5. V.n 'ill. 



I"1 



A r. i-jii 

!■• I). 



,5:}!) I AWIIll.WWI. --- VISIOXS COXIÜK C.IIAr.CEDOIXF.. 139 

)oo( V-^/ )o>.>T> |oo( ^ rr-^)-^ -.ocOo; Jj^olü^o )oo( oi^...^a^l v^/i o6i 
K_./;o ) I VI ■-•, v^ )oo( v^l^^^Q.:^; : v£Do-*Jl..^:^s^Oio / Ji-^-flO; )3n n m >3|J ))~><; 

>xoa-«, igt«"»)] ot.:>CL^.o .saJLoK^/ )jo,»*.^iSo; scoo;oiJo m ^ ^V^N_cd/^ ^^ot-so 

oö< .Nu/ l-i-ä^h. :^£0a.KjL.*^A^^/ io^ )ooi ^^/ 0^0.^^.^.^^^/ \js>l 001 ^Sl:» 

.Oi1q\ V-^/ ^; 00( ••)'-"" |jOi^ K^u^K^/ Jlo^K.^:^^ jjL^uw^ l^'f^/ |jL20(9 

1. ^oU» UnMO^ (sicj a^^S1 0.001» ^i-xl M [in Uno oapilis). 



sfml)le-t-il, en uuo etable' 011 se trouvaient toiites snries (ranimaux sans rai- 
son et d'oii s'oxlialait une forte puanteur. 

LXXXV. — Le J)ienIiouroux Kpidlii', qiii ölait arcliimandrite il'uii graml 
monasttTO (Torthodoxes en Pomp/u/Ur et qui etait (tresi ziMe, eut un juur um' 

5 vision, Selon ce quo nmis laconla revt'((ue Kpiphuni'- " qui l'iil son disciple * a r. lio 
et f[ui tiiit (cottc liistoire) di' Iiii-inr'iue. II disait quo (daus cette vision) il 
avait vu rr-veque de Sidr^, Ainp/iiliKjUc ', — qui passait pour uiisericordieux, qui 
avait une conduite irrepreliensible et qui profcssait la foi orthodoxe, mais qui 
avait souscrit ' ä la lettre" de Uoii et avait adlierc ;i ee qui s'etait fait au cou- 

1" cili'' ile Chalnkliiiiir — ainsi que Kpipliaiic, evrquc de Pi-vfp-, il les avait vus 
tous les deux enfonces dans la houe jusqu'au cou. Tout eu pleurs, TaMia 
Epict'cle disait ü Anipltil(i(]tic : « (Komment toi, dont la vir toute reniplie di' 
A'ertus a jete un tel eclat, tc tniuves-tu dans celle houe ^' » — Et il lui rrpon- 
dit : « Sil y a du bien, c'est de Dieu qu'il vient, niais s'il y a uu peclie, c'csl 

i'. de nous (qu'il vient) : je soulire tout cela, Scigneiir Pore, ii cause du concilc 
de ('.luikcdoinn auquel j'ai donne nion adliesion. » 

LXXXVI. — Une femme dWlexandiic, venerabl(> d dinin' di' Iduannes, 

1. Slabuluri). — 2. C'li. xi.iv. — 3. lioj), mötropole de Piiiii|ili\Iie. — '1. Ainpliilucliius sidoeiisis, 
I.abbe, Conciles, IV, 'iVJ, 791; />. G., t. LXXVII, cüI. 1515, ot Land, III. Vl-i. I'i2-l'i3. 1(i'.. — .•>. Lill.: 
u 6cri( ». Aussi Michel a lendu cctle plirasc par « on dil que c'esl lui qui avait ecrit la lettre de Leon ><. 
— C. TÖ[io;. — 7. oüvoSo; ubiqilf ■ 



1" b. 



♦ A r. 129 

\° a. 



140 .IRAN RUFUS. — PLEROPHOlilKS. [540] 

^_>.-\o( I g> ö ffr. . g^[ ^^ .ju/o .|.>i^^V^.O j-^CL«..»^ )»3^ ^^ OÖ( 4 «• ■^t-'»« 

)ia-^; I ton,'» .50 .^'t-^:>oo )ooi vmMi m nv^ IKü^ j^jJLso )) « .>^cio ^; l-^oi^ 
^boj .öi.2^ t-^/o •U'f^o ooi joo» v^oioK^/j ..oV-oioo ouio ""^s^"^ jocx ^ojloj 
|..l..aiQ-o ^J» Kä--;/o .JoCü^JJ K...,..-Mi .K.m.^3L^t/ )jL30| ^o .o».1dI/ Joiot 
•:')lai.ia_oi^o \.j^j:^ • .\K^y.MO )l)^_.tv— ')K.aioo;)i»/ l^Ks )jlooio .{jJLs ...-.Vi; iü 
^^ I '^ ' ;^^ '^°°* yOou^^/; ^Ä^/ ^Vl oooi . ).JL^oi )^/; oi°»^t~3 — *^ 

»j>._»* ""^^^.fcS^ t^O .^CDOJISOJQ^O ^XmQ-. .jl^OL.f.^0; j-wbÖ^.O ^JSO ' vQ-«-flOai»^ 

* A r. i2<i ) yi »•>«>/ oi\ ^o v^o|.:>ci^i ^/ ou^o j.^aL^>.x^ Oy.B^ vxdojl^o^ ).i.j»oi jooi 

V- |j. ' -^ 

1. l^..^> 1.^3* i„ iiiui'g. A. U:>«^.>^/ JI. — 2. uSloCSiU M. — M. U^a* t^U i,, mai'i;. -A . — 



nomnirc Aj/atluiclra ' . so troiivait d.ins Fcmbarras, apn'S le lelrait ile lenc}^- 
cli([UL'', sur la qucstion (de savoir) comment il fallait user des clioses saintes^. 

A r. i2!i Apres avoir deiiiaiule avcc inrilauce att Seigneur de lui adressor \u\ ' temoi- 
giiago ^ et de Fexaiicer ou egard a sa grande piirelr, eile vif dans une visioii 
une graudo cglise ou il y avail deux aiitels ; l'uu grand, (mais) sombre et 
IUI, elini cveque, l'iiii de ceux qui adherereiil auconcile de Chalceihino, qu'elle .% 
eoiiiiaissail hieii, elail debout a cel aiilil, celebranl et ofTrant le saint 
sacrifico; Faulrc, ä di(jii(', ('tait de petife dimcnsioii, mais il (Hail (iriu' ' d'or et 
de pierres precieiises et il icspleiidissail ; iin pelil enl'anl se tenail debout k 
cet aulcl e( olfrail le saiiit sacrifiec; c'etait le Seigueur et il lui dit : « Rerois 
la communion ä ecl aulel. » — Aiusi convaiucue, eile loua Dieu, s'eloigiia ui 
de la conimiiuion des partisaus des diux ualuies el, de la Sorte, eile resta une 
oiiliddoxe" YiTilalile el illusire par sa vie et par sa foi. 

LXXXVII. — Dans le monaslei'e ile l'abba Roinainis' il y eul dinx IVeres, 
Jean el Tiinollicc, qui elaienl originaires de Pelusc, des premiers de la villc. 

A f. 129 Alors que le bicnheureux /{o/;(rt//».v vivait cncore, * ils renoncercnt au inondc i:. 
^ '' el c'est de lui, pour aiusi dire, qu'ils regurent riiabil** nionacal. Longicmps 

1- 'AyoiOoxXei». Co iiom est liiidiiit cn itiai-;,'C du ms. A : .( boiine appelliitioii ». — 2. ly^'J''-' '<>''• ^ ei'^ 
'i'iT. — 3. " si eile ilevail comniuiiicr >> M. — 'i. ji/vitiosopia. — 5. y.oii|iiw. — G. 4pOiä5o5oc. — 7. Cf. cli. x 
Ol XXV. — s. ox^l**' 



[541] LXXXVII. — C0NT1{I'. Cll ALCIDMIM;. 141 

^-^ ^£Do))^ia.A-^ -.IjLiooi )Lj>/; cxlaio; )) « ^tP U-=>) »^^-s ^-ioo .jlav^^;; 

o^ OOOI ^_*^JjLioo .-^^^otj ~ Jv-; Ji-» _)ai. |-.V-»; l'---^'" J-^^'O^o ^■*! ^^l' 
.K^_io );-, » '>; yOO<'-Q^ \-^l •)°^ ^^--^ y^ Ua.-«/» .K-*^ \''>\-*-=>] oo« y/? 

o/ .)totv>_K— . o/ .V-iö/o jooi j-i^loo Jooi w-ultooo .k-j^V-io jooi |a"_s 
«K_/ ^a tojl. )!•>./; -.v-^ votv-j/ ^loilflo vokj/ .jloK_K->, o/ .)l.ok-.K— 
.>e^.iCL^J3L3 jj^iooiio K»,ooi ^/o .\^l sjj/; |Nw^;l '^jij/ jj; .yCLaLiai. 
UJop./o .J;oi )ISOOLJ> IjijaXo |.ia*.V v-»JLfc/; K-.».ioi./ ^o; ^_io )Jo ^i ^^^ 
);Ot_\ )-io^-i.o JJL^U )lQJLia-ot ^QLio jJ; iv^J «-ot-s )J / .|.ä^1aI ^ 
. ••♦) 1^, . ^\->^. jVaaLa? jlaslaA. ^_äo ^la-JS^ ^^ ^x s u K-Ow-i/ )K^*. 



1. ^icaOÄD M, — 2. 1»*»**^ A. 



apres la uujrl de l'uLba linntdnu.s' , 'riinntlicc, luii d'eux, loniba malade de la 
maladie fjiii devait ctrc la dernierc pour lui, et, apres sa mort, les freres le 
prirent, selon la coutumc, le laverent et le placereiit sur uu banc". (^)iiand ils 
allaient reutci-rer, il se leva brusquemeut et s'assil, au i;raiid (■•louiicmeiil et 

5 ä la grande stupcur de tous. Beaucoup de moincs accourureiit avec rarclii- 
maiulrite d'alors e( ils lui demaiidaieaf si veritablemciil il (Mail mort et com- 
ment il etait ressuscile apres sa mort. II leur dit (pTil etait reellemcnt morl, 
qu'il avait ete comluil au lieu du jugemeul el di- la justice et ([u'il avait cte 
appele pour elre jugc. I']ii disaiil cela, il pleurail amercmi'iit, poiissait des 

10 gemissements et s'öcriait : « () exactilude, 6 exactitude, 6 exactiludc! vous 

m'ötes temoins quc j'ai eu bieu soiu, quand j'etais ' avec vous, de ne scaiida- * a i. i:m 
liscr l'esprit d'aucun des freres bien que j'aie ele ui'gligent cn lout. C.cpcn- 
dant ce n'cst pas pour cela que j'ai pu Irouver misericorde et aide ä cetle 
heure et ecbapper aux lourments, mais c'est pour avoir conserve saus taclie la 

'^ fdi orthodoxe et pour mVHre eloigne depuis uioii enfauce jusqu'ä cette lieurc 
de la sociöte des rcnegals de l'.lialvthloinc. » 

1. II s'agit clonc ^aiis doule du moiiasli'i'L- voisin dKleiUlieLOiiulis, I mdo vcrs 45", a dciix iiiillos du 
pi'ophete Zachiiric, sur le lenüoire du village de Kefar Tourbaii iiui apparlenait a Eudo( ie. f'.f. /{ (., 
t. V (1900), p. 272 el supm, eil. xxxix. Avant 512, le supcricur sc nomniait Mamas, 1'. O.. I. II, p. 
107, 366; et de 513 a 518, il se nomniait Kupraxios l'I plus tard Tliüodoie, cl. Brooks, Selevl Leiters of 
Secerus, t. I, p. 177; 181. — 2. Seamniim. 



r a. 



142 JEAN RUFUS. — PLEROPHOHIES. [542; 

^_aO .0|ISv_.)-^ Jj/j OCX .JOOI |j01 y^/l VJ^iO )ts.J>» ).*JQ-fc^u)-3 — .OJS 

.•)iQ_.|_3 iai»j )^t-»^;o jlo-sjo Iv^ojLJd .oj—; ^^oi ^"^iö/j y^^l )t->>^ jJ; 
^^ If—*..»/; .vm... \o °>) 1* ^JL^-floo fi •>o u^^ooi'^ ^/; )-'>-^^^^ ^_>^oi ^^ 

A r. i»i :1"^/« ■^^l t..«-A./o »ooCis^s ^io .^v^^» och :)»oh )_5i )^U io\ .jjt^io |i)j 
)_nU; o(J^-«i s^oiclS^ t»^>>o .).^a-.;o<i ).:aa^^jL \.^Ol*j^.coI .jla.3^« )1/ oj/ 
•IIo-aI^^V^^^o )Lji.9Q-a^ .ja^.ca^o \^^^ ^ ö»^ jooi jiio .jlioLi^j )fcCb^.^y^o 
>o»__ioo .J.a'^ol jooi v>.j>..2^o .jjL»la3 I,-** y^/ ]J / :ot^ joot K^/ ♦"•■^ i^ '" 

jJ pOO -.OtloLi^ OO« jooi ^jLlß l-i^AJi; ^-«J ^Otj-^vQ-flO .joOt ^^iCLiO jJ OUOOSLi 
o/ |_JS01J .jLj/ ^iO 0.£Q.J; jooi J.Oi ^oK.io >o,.io ^-J |1 .j.>^;o jJS^-wjjKü 

.jlai^ ^iol o^Ii. |oo< K.-/j o«.Ji,^A t— j'>'ö |J / .jj^--J; JJioqj Jis/ .JÄm.3 

.Oii^ joOt OjJxLiO J.:;^00 '.j-OM o/ J-O't-»! jl-AQ-SO ^jJS-D ).ia^\ jjLioi «JlsjJ 



1. wik in mal'!-'. A. 



LXXXV'III. — Dans Anlloclie la grando, il arriva le fait suivaiit quo j'ui 
vu; comme je lui couiiii jiar moi-meme, j'ai crn iiecessaiie dv rajoiilcr aiix 
traits rapporlos ci-ilcssus, poiir augtneiiler la l'ui el la cdiiv'u'linii ' (riiii graml 
iioiiibre. 

II y a (laus i'clt(^ ville iin palais" imperial qui nc le cedc eii rieii, disciil ceux 5 

{[ui lOiil vu, ni cu hcauli», ui cn graudeur, ni eii toulc auUe splcudcui. a ceux 

de Ronw et de ('.oiislniiliunpU; ; il ctuit alors feiiue parce qu'il nc servait pas, 

el il rlaif sculenieiiL garde pour le cas oü rempercur vicndrait par liasard 

* A f. i.'.ü daii8 ees lieiix. ' Pn's de la graude porle ipii etait eoniplel(Mneul eu deliors el 

ferniee comme je Tai dil, vint uu liomme vetu de Thabil ' ordiuaire de la classc lu 
du pcuplc; il sc iabri([ua sous cctle poiic une pelile teule et il y liabitait cte 
cl liiver dans Ic iVoid el la nudiie, ear il n'avail ([u'une luui([ue: il gardail le 
silcuee el il nc (lis;iil pas uii niot : peudanl de iioinbicuses aiinees il dmioura 
aupres de cetlc poiLc, uccupe a piier ilans les gemissements el les laimes. II 
11c voulait Jamals aecepter rieu de personne, ni or, ni argent, ni meme des li 
pieces' de bronze, mais un l'oulon soii voisin, ipii avaitla sonatelier, lui portaif 
sur Ic süir im peu de pain, 1111 plal d'licrbcs uu de legumcs et de l'eau; il 

I. rf.rjp'yjO|i(a. — -. |i;il;illiiiii. — '■'>. i/riy.». — 'i. N'uniiiii. 



[543] LXXWIK. — St'l'. TN SOMTAini- H' WTIOCnF.. 143 

^^« ) lim^^O .|oO( t-^J )oO( iKl.; ^O,.^ OCX .'loOl v^!.eQ.J CHJLi3LjQ.flD t,^o 

yoy.-^ jlS^_^Q mI. y.-»l Jooi >a.._floo .oi!^ )oo» oö».^ oila^ ooo« ^-1/ )t-*^ 

J^^ooi ^j'/o .) im\ oCbs joot s*JÖt \i ).i«t^;; '-V"*? ^ooi ;iKm>o .odoi^ 

>s>».^a.^ «ju/ ^« ot^ lSv_.ooi jj.!^ .uk^ ',-u ).^^<^ )^oi^^o ^jCS..2uO JS^J-^^^^Om 
^io vr>\ ^>-bo;o I »■«■-) . )3o,',.3 oC^ )ooi )^/o .oa-«jo ^ « n>0; jta^ju» 
«1 ■ V K-iOO) ^I^sl. .oilo^ jlajii^^ tsw^^o*./ ^; ^ .)1q_q,jl>.o J^iöjo jLs/ 



A r. i.io 

V a. 



,Q..* aa-\..Q-5 o 



^'i&w.^^io» oilo^ ts_.oot pö/ ^o .wJS. »..aS j>a^ jo«^; -Joo« >ö>;QJL.io jpo^^ 
^_; Ul .Otto^" Iv^/o K^V^/ .|.ia,J^3 «OL3 jJo --.IlSu/ 1.3.:^ |fcO^J>. |^/ ' 

I, l ^" - '' 1111 l^^'s^ in iiMi'i.'. A. 



,V 1. l:>0 
V h. 



prcnait ce qui lui etait necessaire et il gardait le supeiilu d il Ic ddiuiait aii\ 
pauvres qui ordiiiairL'iiienl vi'uaicut Ic Irouvcr. II scrvail aiu-i ilc iiiodtdc 
■ au mondc. " A f- ':*<• 

Lorsque j'appris ccs faits relalifs ä cct liomme, j i!us Ic desir d'aller le 
trouver; je oraiguais de u'etre pas agreable ä ce vieillard et de Tenauver par 
ma visite. Cependaut, apres avoir invoque le Seigneur. je me reudls aupres 
de lui. Oiiaiid il mc vil. il nie reeut avec plaisir ei il ine regarda d'uii 
visage ' joyi'ux. Javais di'vaiit li's veux im iicinnne luriM' au luilieu de la 
vicillesse, se teuaul debout, uiaigrc; sa ligure elail seelio et emaciec par le 
deuil, les larmes et la vic asceliquc. (!omme je frouvai grAcc pres de lui, je 
lui demandai : Puisquc tu aimes la vie asceliquc, piuinpioi ne vas-tu pas 
plulöt"dans un desert ou daiis uu uionaslere''? Et pourquoi restes-tu dans 
uue ville ciunme celle-ci, splendide et magüirK|ui'. el te fais-lu une deuieure 
sur une place pubiiijiie et dans une tenipi'ralure ' defavoiable .' — II (■lendil 
silencieusement sa maiii dinitc vers le cid, en faisant connaiüc pai- cc 
signe : Üieu me l'a ordouue. — Comme je lui disais Pour quel molif ])leu- 
res-tu? — il ne me repondil pas. " J'osai lui dire : J ai peiise que l'epoque 
dl' la liu apprucliail el que tu uous avais ete euvoye cn leuioiguage p"iir 

I. spöaunov. — i, |iä>)ov. — :!. voivöoiov. — 'i. är,f£;. 



r. l;iO 
I). 



O 



A r, I:U 
!■■ a. 



144 JEAN RUFUS. - PLKROPHORIES. [544] 

N-/; oot vj .;a-Ji^ oilj— ^ )lUl/o .-otlaaiaj; )l,. m i olflo/; Oilaiv K-l/ 
)_ia_3ojol;/ )l.aAia-.oj.j:o ^-j jooi .-oioK^/ .)lo;-,Jio ^^üoa>/; l^^-*--^» ^^ i°°^ 
.soo\-.i—i>o «-oiö-s/ )ooi ^3cH.ioo .jjL.Va^m.j^ jooi »S'>^ *-~^^!° -Uj^' 

♦ wC^Ook*/ jlo;ot.Ä3L^ ..^^ioi/ )icL-.iO; ^OUiO 
)ocH oi^iaJi; ^VJ^Jld; j-Sojim-^s/ Ju/ )oot )jlsj oovjs ^-; oi^ — ,^^ 
Joo« joJLiwtoo K-.)_..,^o .jlo-.-,-?; IV-^ )oo« '^■Q-* oila->i^ ^; ocn . jJo|j 

)._i .ia_^_caj vxßa-»Q.^v^i oiJLsf^o .s-oi )»-.;» ''jooi |v-»; v»_io ~ |x.;ot.io 

)a_^_o; )_a_Q-ca*3/ |jojj^ 'ojüs )ooi )jui^ .|lSj-^:ia^ -oöt )l)ji^i» ^^°J^ 

1. Jioj Jl. — -2. Pf=i» iu iiiaig. A. — :i. low ~.\\[iv:\ liii. — 'i. A add. 0^^ itcruiii. ^ 



rauüonccr an moude cii ce lit'U. (Maisj il ne faisait que verser des larmes. 
J'allai souvenl Ic Inmvcr pcjui- connaitre par moi-meme sa puieti' et pour 
in'iiisliiiire a sa seule vue, qnaud javais le desir d'clre iiistruil. 11 elait ortho- 
doxe ' et zele au poiiil de viu' d(> la foi: il allaquait beaucoup les Ncstoriens 
et 11 detournait d'eux soii visa^e; a la liii il Till diireinent brise de coups par :. 
eux, eomme je Tai appris aprrs iudii di-parl, el, affaibli par ees coups, il 
nioiiriil, reudaut tt'iaoin'iiai;'e (ä la lni orlliiidoxc). 

l, X.W IX. — A la meine epoquc, il y out uii eveque de Qennes}-In, nomnie 
yoiniHs'- ; il portait depuis sou enfanee le jcug de la vie nu)nastiquc et il pra- 
tiquait rascetisme ä un haut degre daus le graud et celcbre mouastere d abba ii 
\ I. lii Aqiba (situ6) ä (•öt('' de la ville : * a la tin il di'viiit directeur el arcliimaudrile 
de ce mouastere. Au temps lie Miirli/rius^^ nestoiüen et evetjuc, qui l'ul rliasse 
d' [nlioclif pour liei'C'sie evidente , idors qu'il se protlnisil de nonibn'uses 
disputes tians la ville, l'eveque \()inius dont il a ete question plus haut, se 
moulra pleiu dr /ide. (lomme il etait eneore arehiniandrite, il |)ril ses moines, i,-, 
villi a Anlioclie el ful dun graud secours aux orlhodoxes '. jus(|n a ci' qiu- 

1. öpOooo;o;. — 2. NäOuiiA ou N'öonA pailoul. iiiais Micliel pmle P*' i|ui liadiiit (Mi g(5iieral \uimus. 
Aiicun livriiuc de nom aiialogu« iic fimiro (raillciirs a celto dale a Cliakis (Keniiesriri) dans Le Quioii, 
Urteils clirislianus, II, 78ü. — :J. Patiiarclio d'AiiUuclie de 'lUü ä iC8 (ou 470). — i. öfOdäo$oi. 



10 



[545] LXXXIX. - CONTRE NONNUS DE QENNESRIX. 1'.5 

.^*_^sJS^ -öt ta^ )oo» a.*JL3; .^-^io/ ^»-o? ©öl l-^«-^ ^^^'^-^^-^ -^J^^ ^«^ioj. 
.oi-L.OLXJd )oo«-i! otioL^ w^aco» s^oto . im/; ..»x cn .. q / .o«!b. )j/ ^»1.; '3l S ■ po 

^^;^_ia_io "^ihw^-a^-rs Ul t-s« .l^CisJi» ^.J^ooji ^so .^^oSJa^ j-io,^ l»to -jJ?^! 
oöi >-,o»ol^/ )_Jot; .) imN c*\ l'^io/ ».Do .fco.^ ^; Ul ."^aXJ; )-Sj 



A f. 131 
r- b. 



i" b. 



l'hrnHiquo Marti/rius fut cliasse de la villc. Apres cela donc, comme il cher- 
c'hait ä le ri'compcnser de son zele et de soii empressemcnt, Pierre, qiii fut 
eveque des orthodoxes' ä Antioche ä I'epoque de TEncyclique-, le crea evcquo 
de Qenncsrin. 

5 Comme il avait pour moi une affection extraordinairement grande, il 
m'cntendit parier du vieillard, dont il a ete question plus haut, qui demeu- 
rait pres du palais'. Quaud il sut quo je le counaissais, il me demanda de le 
[ircndre avcc uioi et de le conduire vers ce vieillard pour eulrcr cn relatiitiis 
avcc lui. Comme nous uous dirigious du cüte ' de sa tenlc. je ilis ä reve- • a i. i u 

10 que : « Attends uu peu ici, ([ue j'apprenue d'abord ce que fait le vieillard, 
s'il n'est pas par hasard en priere et si uous ne le derangerions pas, el 
que, en meme temps, je lui fasse conuaitre ta Saiiitete. » Huaud je fus 
arrive et ([uc je Feus trouve en priere, j'alteudis qu'il eüt liui et, quand il 
cut termiue, jeutrai. Taiidis que je lui parlais eiicoro, l'eveque ^(uinits, voyant 

'■' que je tardais, s'approcha et, desireux d'entrer, il frappait du dehors. Je le 
sus; et, eu disant au vieillard : « Voici celui donl jai parle ä ta saintete », je 
me levai et allai au-devaut de l'eveque. Des que celui-ci fut entre, le vieil- 

1. öpööSo-oi. — 2. 1\y.va)mi. Pierre le Foulon ful palriartlie dAiiliiMlie par trois fiiis : ^i08 (ou 'iTO) 
a 'i71 ; 470/6 a 477/8; 485 a 488 (?). La seconde lois coiicspoiul a rcn<\cliiiiie. — 3. ralalium. 
PAin. Oll. — T. vni. — V. 1. '0 



In 



146 JEAN RUFUS. — PLEROPHDRIES. [546] 

)«0( jl; t^ooi v^jL^K-boo ) ^mN cx!^ Km.oo( ^cci.«.3l^oo .|oo(J )Uoi.2u30 K^)-:»ioi 

joot '«_)-^o otloJ^ Ott—«/ >^..fc-'So CH.^ )oo( »iw^a / j ^s ^^; ooi .} » m'^;ol?|L3 5 
J^io^iw -.Jj« ..Ijoi .jooj »-iö/o |1).>^«) jKio»« )ooi >^;ax:y3 .)jio>^j j. vi . •> m )^ 
^; ^'^>^^ .J-a.co\ ouu^/ ooJ. jl; .|K°ni •■» N.-a3üo |L3aAÄJ.*3]J oits^ux*; 

ÖjK-^,—-/ .)-jy NOtP; )jLjQ.aV) ^iO jiV— 'i^O .<H^ )>-* )»/ JjLiOO .|jo)j JLoS, 
jooi •»-^'^■fiö.ioo )-.aJLNO JJUL^ jooi >^OioK^l JjLDOl; OÖt )J0( V-«^ oo« .ItO^^"^ 
i ^ '^ }°' 1 1 j,o.i>^to» j « m .. |i yO^fA^wist o«K,.^ooJL3 .o„aa3o;oi.V/; {juiKstoo 
^öw-ji»/ )-U30i; .o tr>>oIV]J |,>co^o jooi jLs/o Joe» otsloAo )loi.> o .oi ^^^40. 

I .„x.:>a.\ l.,^o o.£ajl/; ).JlJV^o .joü^ji ^JL^wJai'^ l^-^V^ | ^^a ^\ pojj; 

\K.a^yy^lo .)..w^Ju:scL^ 0i5^ jÄ^ai.o J^jaioo Ji..a \ aao .JI^ol^^ ))^^oK-a\ 

I. IL.vi^l. jji mal-,'. A. — -2. "i^i^J iii iiiarg. A. 



lard le regaitla seulement au visage, fut rempü de colere et se mit a lui souf- 
fler ä la figiirc ä de nombreuses reprises, de sorte que moi je f'us rempli de 
confusion et que I'eveque l'ul tres trouhle et couvert de Innite; et je priais 
et suppliais le vieillard de ne pas agir aiiisi, * eu disaiit que cetait un cvcque, 
quil etait pleiu de zele et qu'il avait Ijeaucoup travaille pour rorthodoxie '; 5 
mais lui, Sduillaut sur I'eveque, etendant ses main.s vers lui et s'agilaut 
dune l'aron nieuagante, montrait um; grandc eolcre et disait : « (lelui-la, 
celui-la! » au poiut que je pris I'eveque et sortis toul euulus, pnui' ue pas 
exciter davautage le vieillard. 

J'etais stupel'ait, uc sacliaut pas pour quel niotil' le vieillard avait ete si 10 
excite contrc N'onnus et ce ([u'il avait done' vu eu lui ; ä la fin, la suite des 
evcnemcuts me fit oonnaitrc C(! luotil'. dar !c nieme honime qui etait aiusi 
zelc et aseete el (jui passait pour un delenseur des ortluidoxes ', pnvariqua 
la l'oi au temps de l'impie, dr l'liei'etique el du paieu ('.(ilcudiini ' el il si^ 
joignit ä lui, — ce qui excita la douleur et la pitie ehez les orlliodoxes ', — 1:, 
et il poussa l'inipiete jusqu'a ap|>cler le Clirisl un liomme 'riieopliore el un 
liomnie pris (par Dieu), el la Sainte N'ierge la mcre du Ciu-ist et i\ allirmer 



A f. i;u 



1. ofy^oMjt'a. i. i'pa. — :!. ifOoooCot. — 'i. Paliiiiiclir d'/ViiliocIlc de 'i8l/2 a /i8."i, 



V h. 



[5471 FAXXIX. — CONTRR LES CHALCKDOMRXS. l'iT 

^oCi^» l-icUlÄo ji)-:;^^ vOodaJLsKjtio ^io; Ua-./ •JK ^ ^ a . A ' xs o |lv-V* 



K" 



i.a^:.. 



o« ) - *N^; °'»-'<^ rU'Q-O ^^--^öu; Uie ool yO-po)j;o .o-,.aj jla-^ »fcs.j 
vo)); o^-ot-ida^ '^'^^ c*^ )°^*-^^. °<=^ )t..ioJjbCL3 .Ä>o)l^oa*^ |jK..sa^o ^; 

1. o«aS|»ol.'^ A. 



\ b. 



dans le Christ la cunfusion, le melango, la dualite et autres choses analo- 
o-ues ■ que nos Peres orthodoxes rejeterent ensuite. Si quelques-uns des 
saints Peres les out diles, oii toute simplicite assurement, ee ne fut pas 
puur professer qu'il y eül deux fds, ou deux personnes', ou deux Chrisls 

i ou deux natures, uiais ce fut pour elablir et pour afTirmer que rincarnatiou 
«■•tait veritable el couiplete, cuuuue nous lapprcnons par leurs ecrits et leurs 
livres. Ccpeudaut, ä cause des heretiques", qui s'appuyaient ouvertemeut sur 
de semblables paroles commc si elles eussent confirme la perversite de leurs 
opinions, c'est dune maniere absolue, comme je Tai dit, que les Peres or- 

10 thodoxes rejeterent ces locutious ; ainsi ils u'adnüreut pas que Ton afTirniät 
di'ux naiures apres Tuuion et eucore que l'on dit, eu donuaiit la Sainte Eu- 
charistie, cette seule parole « : le corps du Ciirist «, mais bieu : ". le eorps du 
üieu Verbe », et : « le corps du Christ Dieu Verbe et notre Sauvcur », aiu-i 
que l'aenseigne le venerable Cijrillc dansrexplicatioii du chapitre Xl ', commc 

li le venerable Tiniotitt'i- dans le traite qu'il a compose sur la lettre ' de IJon et 

le coucilc de Chakedoine. Quelques-uns du clergc iWinlioche . ' au temps oü ' ^ f. uJ 
riieretique Mniii/riiis dirigoail (Uicore l'Eglise, cn viiirent ä un tcl degre d'im- 

I. T.foaojTta. — 2. aipstixol. — -i. Cr. /'. (!.. t. LXXVI, col. :!12, :iT-J, Vi,S. — 'i. -iito;. 



A r UV. 
r h. 



148 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. [548] 

:)-JL30( ö(->>^«-*/; .).^.«I^J>.; jLo l\^ ^l-i)^ t^)->; ^;j ^^i^oi lo^« .) ^a ..«.....,.» 
jj; IjöiÄ jtC^lo^Vl ^003 '•'^^^ -.jjLOio; |.a>a:>Q.J ^^si. i~2Li.; )ju/ V*^ v/i 
ouAM )ju/ •.^.suOJ ) «*.n ).Ju.V-=> yeLio^io yo^j/ > «V -»'m j^tCLS .l\^ Ui0.^i 
V^.o .-^^A^J./ Oi^; .OJ^O; vk^/ oC^« ).a-.ISs.^m j..^; oji^o :|oC^; oii-2\ 
ioo(; ^ö( .|lv.:>eL^ öu^^ Iol^« jo»^; |1o;oi.xdo jLo lt_3 )^j^ •^|la^A^; )-^o'^\ 
o(^^_^OlQ-^«o otl.ajLft.M ji-oV' |oo(; oö( .yaJt-^ >&OJl^ j-*>-*t-A ^Q^ joC^ ^^ 
^^iocus s>öo(; ,^-^01 jKjsioV jlpojl ^^^oi t-"^ »1^ ^^ •)-»» |aQ^>ö» 
)l| - ^«> Uö-sj iK_3 ^^ :| 1 1 >o oöi iK^ ^^ .'Iv^po^o ) >n ...- 5 .)oC^ 

I— ^-N , :)ftiL^ i-<^^/<> -.l-^^)^; ;a.J!^^ jl^s.^^ ^^ öw>Vaji; jl^oa^o a.><^v/? 
)->Jt-3 t— ! )o^^"- ^^^ •JJ'-P'ojl ^oi^ ^^ot ;K_s ^^ :cii^; ).io,_«o 

I. ^«.» rcscliiUo et grcc. — '2. >*.oW l'ijMjliiUo ul gix'c. 



pletf' qn'ils oserent, quand ils donnaieut la Sainte Eucharistie, diro cetto 
simple parolc : lo corps du justc. (l'est ä oux qu'il convient de dire avec rai- 
son la parole de FApOtif quo vuiei : S/ cii cffd rclui ijui ii li-iuis(/rcss<- hi hii de 
Moisc, iiK'iui sdiis tiiisrric'irdc sur hi flrjjosilimi de dcu.r an trais teiitdins, (jiiel 
diir iliiilliiieul ii'cerrii, sehni raus, celiii ijui (iiiid piiile (iitx pieds Ic Fils de Dien, 
qiü (iura toui poKr un sani/ ndf/airc le sanfj de son allidiire' . pur leifuel iious aroiis 
cte sanctifih, et (pii (iura ()utra<je l'Eaprit de hi grdee'-? 

C'est umi ])elle parole et, un beau temoignage que Dieu a adresses ii 
toute la lerre, que cc qu'il a dit au saint Josne, fils de Soiui, qui fut Fheri- 
lier du i^iand Moise dans son comniandenient et Jans sa eliarge. En ellel, 
apres les grands prodigcs que Dieu lil en l-j/i/ple, sur la mer et dans le d(''- 
sert, apres la manne ', apres les nombreuscs et eclatantes victoires, apres le 
A r. \.i-2 passag(? agreable ä Dieu du Jouidaiii, apres * la prise de Jerlelio, la cliute 
de scs murs au seul cri du pcuple, sa destruutioii eoniplele et sa mise sous 
l'interdil, apres tuus ces prodiges, a cause du peche dun seul homnie qui 
transgressa l'ordre de Dieu et ([ui prit et deroba des choses devouees par in- 
tcrdit, DicTi cntra cn colere conlre tont le peuple, Israel fut vaincu par un 
petit nomi)ro de combattauts, de sorte ([ue beaucoup d'hommes periront et 
que toul le peuple fut dans la crainle et la twrreur, i\ tcl point cpie le peuple, 

1. Oi3i«r,xr,. — J. Hob., X, 2H, li'J. — <i. Maiiiui. 



10" 



10 



[549] 1. XXXIX. - CONTRH Ll-S CIIAI.CliüüNlK.XS. 149 

y^l jooio jjÄi.; ).^ >5>.jj V->^ OL-Ks .NS>aJ- U» M-*- ^' ©«• «^Z® )V^^^ 
oX. . ^o( ).Ju.Vo U^J^-s? v^o« ''^? )t^*ii*i. ^ ^^io >!oa»J .U^ 

tsj/ ,oJi. )j^o .|^W ^io ^ ^^^° -^ ^-ovatoo U')^ ^-Pal^! V«"®» 

10 ^^^ Kj/ ^ -a» Uio ^'^iK.^oo .yoQJi ..>5k.aju. la^ J-V^ V^/o -.l^i _j^-ia.i\ 

.^oo(1qJ^ «."^ jooi ^nv>; oöi «^; ^bOv^ ^^55>^ V^OwO .).iai> |.^ -7-^/ 



A f. \M 



y cumpris soii clief, le gran.l .InsioK pordit tout ospoir : il est ecrit eu eilet : 
le fceiir du pruptc fut ebntnlt- et dcriitt coiiiinc de reaii'. Appienons Jone, par 
les r6cits qui se trouvent dans los saints Livres ä la suite de ces paroles, 
ce qui s'cnsuivit et ce qui est raconte en ces termes : Josur di-rhira ses vete- 
5 ments et se prosterna jusqu'au soir le vi.siu/c nintre terrr, lui et Ics aiiriens du 
peuplc. et ils sc mireiit de la poussiere sur la trte. Josne dil : Je t'eii piic, Sei- 
f/neur, pmirqnoi ton serriteur u-t-il f'ait passer le Jourdaiti a ce jjeuple pour Ic 
livrer aux Amorrlieens qui nous feront pcrir? ' Uli! si noits fussiuns restes etsi* a(. i:)2 
nous eussions demeurc de l'autrc edle du .hmrdain! Quc dirai-je, apres i/m Israel 

10 a tournc le dos deeant sau cniunni? Quaiul les Chunaneeiis et tous ceux qui de- 
meurcnt dans ce paijs rappremlront, ils nous envelopperont et nous detruiront de 
la terre. El que feras-tu pour Ion grand nom ? — Le Seigneur dit u Josue : Leve- 
toi! Pourquoi es-tu prosterne le visage contre terre? Le'peuple a peclie : ils ont 
transgresse mou alliance que je leur avais preserite, ils ont derobe des elioses de- 

1:. rouees par interdil et ils les ont placecs parnii leurs liagages. Aussi les enfanls 
d'Israel ne peuvent-ils plus resister d leurs eniiemis, cur ils sont tous sous l'in- 
terdit; je ne eontinuerai plus d etre avec vous, si vous ne -etranchez pas iinterdit 
du milieu de vous'. 

1. J0SU6, VII, 5.-2. .I0SU6. VII, 0-12. I.e syriaque est traciiiil diiectemenl sur le grec, avec quelques 
n^gligences, sans lenir comple de la Peschilto. 



10 



150 ,IF.A\ UrFL'S. - Pr.KROPHORlES. [550] 

jj/ ' )_3QÄca_*-3/; )-JiaX3 ;a....N ■•» Q^o Jl-i;^^ )3: ^nca «3/; I-OiQJLs )oo( 

}il ..vooiloA j-Aoio i-iö/ ^3 .U»/ ö6o ^^üio. )oC^; J>^»^ °*^ U>]y-=> )! 

.•)Kjl-^j JJL.» JLooij ^t-o« ^ .)-OoooiV; )laAi>.io K^aa ),^o\ajio tCi>^^^ 

111 arg. A. 



Si Jone, poiir uii sPul jianui toul lo peuplo qui transgressa roidro do 
Dieu el peclia, cctle graiRle culere du Scigiieur eclata (.outre tous los eiifants 
d'Israel saus exception, eoniment n'eclaterait-elle pas maintenant contre Ta- 
bominalde ' coiicil(> Je VJinlckloine oü il y avait nne assembleo de nonibroux 
A r. i:i2 evt-ques, nou seuli'iiient uno asserablee d'cvcques, " mais oncore uii grand 
^ '■ nombrc de pcupb's (lui iiieprisereiit et prevariquiTcnt par leiir entromise? ils 
ne transgrcssöreiit pas si-uli'ment uu conimaiidemeul ordiiiairc, ils ne peclie- 
reiit pas seulcnient eu malirre profane, mais ils rciiiereiil bi foi orthodoxe 
eil Dieu et sa conl'ession et ils deviureut analhemes; ils toiuberenl (eux) 
aussi en effct sous ranathemc du venerable apütre et sous les canons des 
saints Prres et des saiuts coiicilcs preoedcnts, et de la sorte ils ont apjjcle 
injustement sur loute la terrc la colere de Dieu, qui leur dit de meuie main- 
tenant : Je nr continiicrai plus a etrcarcc rnus, si rous ne rrtrancliez pas rinterdil 
ilii iiiilifu de rou.v"; c'csl aussi Cr qu'a moutre claireiin'iil l'issue des rvi'iir- 
MUMits : car voici que depuis lors Tempire romaiu a cessö et a pris lin, la 
savoir) depuis qu'il a ete le principe du mal et (ju'il a fait paraitre Tabumina- 
lion qu'on appelle la lettre'' de Lron ; la villc qui riait maitresse el souveraine 
de tout lunivers a ete prisc el placee sous la domiuatiun des barbares '. G'est 

K litt. : n all noin souillO ». — J. .losiiO. vii, l:i. — :i. töho;. — 'i. ^licliel s'airite ici. 



10 



10 



[551] l.\.\\IX. — COX'IUK LKS CIIAI.CKDO.MF.XS. 151 

.^■\ üjo/ t^-^^— |K-^^^-- .cxlo-.)^ Ot^3 ÖW-iO K^;^Ji/ .J^;/ Ö(!^0; jio,— 
.öp^ioioV; 11^^.00 ""^^s-^^^o .öti'xyi'y) j^po; "^.^»iio .)to.o>^ looi jjoj ^^.«.^.^o 

wöt .va>oti jJSsLYi .otV) jKju^ l^>>-^; loot )JLX>/ :V^/ ^s ).^^.ä«A/o |i.Q.« ^> a 
«^y •> \o JKJlsu wJ^>.^«J1o ^; )^o( .JS^ji^o« )lo.a^;j 6(^o .)jl.« looi |_<ilbooi 
j^o I ^ ^o -.l^'o vOoC^ oöu t^ 'f^/ jl't-«*/ l^v.30,^ vootlok^t JiVA ^^^ 
•» . ^ ^^^ •:-w>>^^; j-o^o^-s )Jo ).aQ„fcX)o .%^^')l2 )Jo )..a.Jia..« yol,..2L^ .| i n ..'po 
poj^.,.^; oöi .).3;o.^ jlo^^Ajii öC^; ]^f>l ^^^^ w^l ^^o .Vi . foU/ 
V-^)K-^ K-)— D;j J^oi ^^ Ijoi ^■^>^ooo .vo|); otit->^/ ^^-Jo/ |mva^ 
j^^V—! ^^^«-^^^ ■yO'^viN )ooi/; )j/ >'=^moV) ^«"^v^ )Jj .joCSs ^^ v^ooi1q\ 
1. |tv.,!Os^o A. — -2. fA'^ 0»:= A. — f. ^^w^- ,^i^c»N a. 



I.i:f 



A I'. l:i:! 

I ■ h. 



1- ;i. 



sur olle quo Jthrniir pleure et dit : Conmu'iit r.sl-rllc tissisc sulildlrc, vdtc villc 

ijiii rliul rriiiplic il ImliildiitsJ et eucore : la princcssc ilr.s jjrnvincc.s n rh' smi- » a r. l:i:i 
inise (III trilmt; hi (/ninilc fillc, cimniinie de i/hiirc. jnii' de tonte li- teiTi-, (i rtr 
(h'poitillci' de tollte sa beaiite. Jerusalem u niiiltiplic ses ppclies ; c'est poun/uoi eile 

:, est deveniie un objet J'liorrciir, paree ipic le Seifjneur Vit reduite ei la pauvrete a 
cause du f/mnd noinhre de ses iniquites, parce quo fanntheme existe au milieu de 
ses liiiliildiits' . De iiiriiie Isd'ie pleure sur eette ville, daiis unc propiietie seiu- 
blable a cellr du piophele .lereinie, quaud il dil : Coinuient la elte fidele de Sioii 
est-elle devenue une prostituee? eile elait remplie d'equite. In justice ij li<iliitait, et 

In iiiaintrnant oii // trourc des r/ens <pii tuent les (hnes et qui inaiujueiit d la rerite'-. 
(l'est ä cux qu'il dit, dans uu autre endroit, en les declarant mallieureux : 
Malheur a vous, enfants rehelles ! raus are: forme des desseiris. maissansmoi; mus 
arez fail iillianre. miiis siiiis iiion esprit'. C'est la en eilet cpi'a ete conipose, et 
c'est de 14 qu'est sorti le tresor de loute impiete et de loul l)Iasj)li(''iue, qu'oii 

ir, appelle le tome\ c'est-ä-dire la lettre de Leon : aussi " peut-ou desormais leur * a r. i:t:! 
dire avec justice ce que Dieu a dit : Je ne eontiiiuei li jilus u etre aree raus. 
parce que lunatheme existe au milieu de eous '. Les enfants d'lsruel ne pouvaicnt 

1. Lumcnl.. i, I, G, 8. Les dilT^rences soiit nuiiibreiises. — •->. Isaio. i, -21. — :!. Isaie, xxx, 1. — 
'i. TÖno;. — 5. Josu6, VII, 13. 



I" 1). 



♦ A r. l:i:i 



152 JEAN RUFUS. — PLKROPIlüRIES. [552] 

' ^ , ■> oo \ yo vtci ni; ^^^N^)i.£Q_,/ s«. > -) ^__»_io ^ .. a N-) jJ .vQ_dK_i_*_s 
)L-XL^;t ^f^ ^^:%>.^^ -j-^W^ vOOtJ^sOdk^ w^ ""^^^Kjü; jjbo,^ yOOt « ^ ••>|N;n,-s 

)i Q . VT \ oöi -fPojI^O Q ...^ ji^-r-»'! jiaJL^cuoii )jlaO;Po jJ )J^s_^Q^o V-^/i s^öi r, 

o»_^» :| « f>a ...; w.ototv_/ jjotj iK^JL^i»^^ p6/ ^3 V^Jl^co ,.:iIä>o joo» V-^/ 
oöi l-OooVj HqJlS^o; |jt— o/ '^^s-its.io »j .•jts«<^--.-^^yjL jKboo ).^J::^oo1SvJl:m 
jK..., ^s-^ ,.j .)j.o( JJ/ K-ySv»/; ^; wöi ^io J-ioooiVJ Joot vjotocLio JJ; 
J mVK i^ ,J>oJN.ioj oöt J-iOLO»; Jx-jot-ioo .J-.»aaoo )oi\)-3j \^^oi .ts,^^^ )K-si m 
öu!^'-3 ^; öul^/ •:•« » . m°iVio ^jlL»)^ Jjloii j.^ y^l .vüsj öu-^; vojJ« 
yaa\ y I . m . °> V i .) . n «• loN crl i.o\« ^^Vl; ji',^. I-^ U^^ ' J.-.«Na; jla^^.^ 

]. | m . N »o A. — L'. oito^» jii iiiaig. A. 



plus resisler ä leurs eunemis, laut qu'oii n'eut pas eulevü ranatliL-me du 
milieu d'cux. Craignons donc ([u"il ne s'accoinplisse, dans cette prevarication 
qiii cut licu au concile de Chalcedoiiic, la proplxjlie faite par rApötre; je veux 
parier de la rebellion quo suivra rarrivee de Wlnh'r/irisl' . Lc vcuerable Tnno- 
llii-e, l'invinciblo (champion) de la i'oi orthodt)xe, la colounc, le gardicu et le d 
docteur de Torthodoxie-, l'eveque d'Alexandrie, cii a parli'- ei^alement ' — et 
c'est dans l'esprit de Dieu qu'il parlait, agissait i-t adlriuait eu disant mt le- 
rnen t : 

« C'est dans cette repudiation que s'accoMq)lit la paiule de rApötre: 
voici que preud fiii la souverainete de l'empire romaiii, cc qui iie sc pro- i,, 
A f. i:i:i duisit Jamals ä Home, depuis * qu'elle ('-tait doveuue maitressc, luais (ee qui a 
lieul maintenaut. Elle a commis un graud peclie, (ä savtiir Timpiete euvers 
Dieu el l'apustasie, et eile a ouvert la voie a rimpiöte qu'uu appelle la lettre' 
de IJoii qui en est venue, ainsi que nous le voyons et qur uous le savons 
Miaimeiiaiit. u 

<( Vdiei eu luiiii- la propli(5tio de l'Apt'itre teile qu rlle se trouve dans la 
seconde epitre aux Tlifssaloniciens : ISoits coiis cunjuron.s, mcs fn-irs. iiour n- 
(IUI rnnccriie !ii vciiur de .\<itrr-Sci(jiu'iir Ji'sus-Cl>rist et imlre reiinion avec hü, 
de ite pns raiix luissrr fuiilniinit cbniiilcr dans votre bon sens, et de iw pas mux 

1. «vTtxptiiio;. — d. öf6o'yo5ia. — ■'. \oii- eil. \\\i dnnl ceci parait fitro l;i suile. — 'r. töjio;. 



A f, 133 



[553] lAWlX. — CU.NTUF. LES CIIAI.CKDONIEXS. 153 

.U©; ^ )lo )Ki.^ ^ jJ vOCHoU ]J ^l .)jooi ^ va:>>-jU ' ""^^^^^^ 
^-N-^^i oj/ jJ ' ypJj o»_3a-- ^''is*.^ ^'^ joot ^pJj ^/; Uv^/ ^ ji^/ 
)-,_3 )^-*■^♦ Uj»-3 iUs^o .K.-wio^ ji-ojoV^ )i)i |J? oouj/? -IjJ t-*-» JJo 

v^ n f ■ yV-io; oot .jJoi. )UJ^ oiiK^KS .)K>>po ^ ^*i^-D^sJü »-w-/ )jiO(» 
•,__f,. . oiK^l).io .oiK»,!).^; )jui^^^^w3 >^oiQ-> X ^>juo oiioQuS w-oV-3 .^oi Q .. ° i . m i 

ÖibOLSO .|fcs^^; )ip0?i<O )iöl/o ^^5!>.-,^ '"'iiJLa .JJL^^-CD? «-Ol |lQJ,.r>\V>.5 OÖ(» 

y^l .yy.£>Qj^ yom.qi^Kj; «^-^a^! )1qj»in>V) )oü^ vooiS. »^jü )joi ""^^^^^^io 

1. ^ai,>j.,|L ll.aa-w;3 in niarg. A. — 2. Lire : s,'-»^ w»"»* (»^ '-Ä'-«) ^6^ »»-"^ I*? : «i""? ''vec les 
immuscrits g^ec■:^ et In l>esclullo. — :t, in iiiarg. A. 



Iiiisscr h'oiihler, soit pur (lucliiac ijuroli-, soil [jur iiudifut' inspivalloii, .so// inenw par 
(liiekiHc li'tlrc (lu'iin (lirtiit t-ciiir de iious. l'oiir l'uiitniir de ^otrc-SeiglH'Ul■' , ijio' 
jtcrsoiiiK- nc v'iii.s srdiiisc iVaucunr inaniere; (er ji)in-hi iie riendra pus) que la ir- 
rolte HC soit arrivcc (iiqjaravaiit et tju'oii n'ail vu panütrc riioiitnic du pc'clir, le ßls 

u de perditioii, l'ailrcr.saire qui s'clh-c au-dessiis de toitt ce qit'oii appelle Dien au de 
ce qu'on adnre en treiiiblaiit, jiisqii'd s'asseoir dans le teniple de Dien, seproclaiitant 
liii-meme Dien. ■ — !Se rous saiieenez-vous pus que je r(n(s disais ees elioses, lorsque 
j'etais eiieare rliez eatis? El raii.s sdvez ce qiii le rclienl presenteinenl, n/in iju'il iie 
paraisse qu'cii sau Icnips. dar le inystere d'iniquile sc forme dejd ; (il faut) seule- 

iit ment ijue ce (jui le retient muintenant, ' soit enleve da miliea [de noas). Et apres ♦ A f. i:i3 
cela paraitra l'iinpie ([ue Notre-Seitjiiear Jesus detruira pur le suu/lle de sa bourlte 
et qu'il aneantira par l'eclut de sa venue. L'apparitioa de celui-ld se feru par lu 
jiircc de Sulun uvcc lautes sorles de iiiiracles, de siyiies et de pr<ßdi(/es inensoiigers, 
et Ucee Inules les seiluctians de l'iniquite pouv ceux (jui pcrissenl ptirce qu'ils ii'oul 

i"' pas recu l'aniour de lu rerilc, qui leur donnerait la cie. Aussl Dieu leur euvatc 
une puissance d'etpirement, pour qu'ils croient au mensonge, ufin ipie tuus ceu.r 
(jui n'ont pas cru ä la verite, inuis qui ont pris plaisir d l'injustiee, suient cun- 
danines'-. 

1. Tous les manuscrits grecs et la I'i'scliiUo iiurtent : - coiimie si \f jour tlu Seigiiciir etail arrive ». 
La modification est peul-iHre vuiilne; le currecteur iie l'a pas corrigee en marge. — 2. II Thessnl.. ji. 
1-lt. Le syriaque est traduit sur le grec et n'a pas 6tö influencö par la l'eschilto. 



\ b. 



A f. l.i 



A f, l:!'. 



i:,4 JEAN RUFUS. — Pf.KROPIlORlES. [554' 

V*,^ -öl .JJoiw^i '^ - ^l^l jJ/ JN-hoäS. qiv>.oi JJ; ^-*^/ vOoiSj ^qJ-.»)^; 
)_Aoi; )_io oöi vj ja-2iwj» a^o— K.io\ -v* o^o ^ JJa>>; )j)m ),-«^/j 
yov-io/ )--^-iooo«V; jloaixjxs; öi^Sv^o-s ^^^^»^^^ .)to.j^ ^ "^ükäNjü ^*-.| 

>^iQ_JLJbCL— «O K-iO^-A w^Otio .Kjil^l/ JV-<^3J^ ^""^^^ -V^/? °^ ) .. ^^. . \ « 

vS/ )J/ .wJ^ jo-J^^^ qAj .f^äl >3LaOQ.:io ^; oöi jjjj jju.; Q-ooij .oöi 

tv -) ^ -, -^ ts_-.)_jv:yj ' v-^^ ^-t-oi -t-ou-^S^^ a^i-^/j ^--^^/ vOO| \ a \ i" 

jlo |_^-,-^ joon ^^^{».-»Aio jjo Ot-io/» W.ÖI )-.^JJ |.*Pj; |iQ_^jaJ )-<ii^:iotsjLio 

l«% « . «.r> ) in, . n\ ">. v£DO;OUQ.aD Öul^'/ ^'J ) lOI •l->t-^; 0|K .. . -a -i )-« IM*» 

j_iov— o )^^v— / l^^^-S^ )U öw.ts-./ );oi Ji,^ ) rtm'=>o ^; <-öi; )laJLia>oi 

1. A ;nld. ^< "W — 1'. I^^wi siijtiv, \J. t;7. 1. Ki. 



« Quant ä i'O qiii vient drtrc ilit : (/("' /c nii/sthr <l iniiiititr a dcja i())iiincii(r 
(] .ST [oriiwr ; (il fiiiil) scdicinciil ijiic er (jui ]c rcliciil iniuiitciKinl soit i-iilcn- ilii 
inilicu ide nous) — les saiiits Peres cl Ics Dnutours oiil dit (ju'il avait parle 
par enigme de la fin de renipire romain. 

« Olli douc sera assez lieureux, trois l'ois lieurcux, pour demcurer forme '• 
dans la foi, pour brüler inteiieuiemeut du desir de supi>ortcr tmitos les soid- 
frances et pour s'v pr(''])aror, pour avoir la eonfiaiice ' de pouvoir ainsi se doiiiier 
la louaii^'e de lApülre ([iii ilil : Jdi cnmhiillu /r //(*// nniilidl. j'ai tniiinif nui 
ciiinsc. j'di i/anli- la foi; ' drs iiiiiiiilrii'nil la (■(lurminc de jitslivc mCst r('Se)'L'('<' 
cl yiiln-ScIijiicur. Ir JKslr jiiijr, nie la donncid cii er jour-ld, et il continue cn lo 
disant : non seiilemcnt d inoi, maix encore ä tous rru.r ijui aiuinü aimr sa nutiii- 
fi'slatioii "'. 

« (]'est alors eii dlrl (pie s'aocomplira j)r(ipreiuriil el elaiiiineiil l.i proplii'- 
lii' du jirnplit'le Zitc/utrii' ' ipii dit : // n 1/ diini plus dc.suniKiis dd/nilln'iiu' in de 
Chunaiu-rii dans la niaixon du Scir/neur. l^e coueile de CluiUedoine avec sa foi i'» 
perverse Ci ses deercts n(Uiveaux est le si^ue iinpur de la fui, ranatheme, le 
pii'curseur de rAuteclirist ', et ccux qui v out participe eonime ceux qui y 



1. nspfriaia. -- 2. 11 Tim., IV, 7-8. — :i, Cf. .\1V, 11. — '1. dvtixpiiio;. A l;i lin du tliap. .\.\VI. COtte 
psirole esl attribiidc ü Timollii'e, c'cst pourquoi co qui pnk'i'ilo i)aiail .lussi lui .ippaiionir. 



>J^ 



[555] I.XXXIX. - COXTRR LRS CIIALCEDOXIF.XS. 1.", 

.aoojK-io.-^ loAj )---'i>«J^! J^,'<^ V^ )?o*^ "^Z® -It-^a^ )-J^3o« '■'^i^^o 

)_iai^ V-'ja.- yoiaio )-ioVJ» -öi^ )-*^^?? ^^OQ-^-» "^ '* l-*-»*-^ r^l •.^<i^ )J? 
) ;• .-> Jv-» jloJLia^oti Iv^aui I-Jcu^/ vJiKjI/ .U-^Va )jt-oa3 -r-llj Ui^o^ 



Olli adherr rousciemment soiit les Clianaiii'-ens maudits ot oxecres, ainsi quo 
nous l'avons iiiontre dans los pages precedentes. » 

II y a cn verite d'autros temoignages, d'autros demonstrations ot d'au- 
tros plerophorios, qui fiirent iaites par Dioii, en particulier aux saiuts et, on 
geaeral, atous les lioinmcs, au sujel de la prevarication ([ui eut Heu au con- 
cile de Chalmhinc; mais pour nc pas etendro heaucoup ' cot ecrit, je crois < 
quo Celles (jui out ölo rapporlocs (ci-dossus) ou toute vöritö, sulliront aux 
oreillos fideles, (|ui les accepteront bien, afin de so rendre agreables ä üieu. 
C'est pourqui)! uous allons doiiner la parole a celui qui doit jugcr avec jus- 
tice lesvivants ot les uiorts, au Dieu de verite qui connait los coeurs et qui 
jage eu couuaissance de cause et par suite d'uno manior(^ parfaite. 

Va\ cola aussi (ibservo lo pn'cepte do l'apölro a 'l'iniotliöo : 'l'm diiiic, iium 
fils. jiiililii--li)i (Ullis Iti f/idcr (jiii csl cn .h'siis-C.lirist. El rc ijuc In as cnicndti dr 
tnai cn jircscncc de bcauciin^i de Icnmins, rnnfic-lc n des liojinnes ßdt'Irs ijUi imi.s- 
scnt rrnsi-ii/ncr aussi d d'aulrcs'. — (^)uaut ä celui qui confierail le mystoro 
de la craiute de Diou ä ceux qui n'eu scraicnt pas digues, saiut Basile a dil 
qu'il resscinblorail ä celui ([ui uiettrait un ouguout" de grand prix dans uu 
vase sordide. — \'oici le commaudemont de TApötro : Cnnilmls le heau cont- 



I" I.. 



I ■ h. 



1. II Tiiii., II, 1-2. 



[lupov . 



ir.O JEAN RUFIIS. — PLEROPHORIRS. [550^ 

o/ )| ;: ^ nn );öiJD yo^ .jl,-. ^ .» |K-.;ol N_.;o/o JS^-^dI/j ^^oi:^ .^oi^..i^i 

.^^/ .^^Oi. )lQ-i^ JiVA 
• j— ÜL-.^.£ t~*"^ joCl^ ^^ OOOl; ) I »N ^ |lö;0|.XDO v£DQ_.f^0^3 O^C^sA 

1. M lerniinr ]);ir : ISaamSj W>^\ I^^IS l=N 01-^l^il. ^a. ^;je l*.^ &^l^^iX_ vü3, ) C^n-a L ^w 
1.001 Ug^as« |lai,3.^^a2< (jo.'Q^U'i >a>o>>a« C\^v/ U'.3~ l-ioS ^a->^-Mi i^ioi ^-^'.i» . U'»!^ 



bat de la foi, porviriif! a In vie eternelle ä laquellc tu as i'tr appele et pour laquelle 
tu (i.s fait iinr belle ronfesston en presenve d'iin fjniiul noinbre de temnivs. Tinto- 
A f. is'i tliee, reille sur le dcpöt qui t'a ete coiiße, en fuijaiU ' les discours vains et impurs 
et les disputes de la fausse science dont fönt profession (juelques-uns qui ont (ainsi) 
abanilonne la verite. Qtte la f/räee sott avec toi! Amen'. 

Fiu des Plerophories, des temoignages et des revelations quo Dieu fit 
par rentremise dos saints, au sujef de TlKTesie dos deux natnres of de la pre- 
varicatiüu qui eut lieu ä Chalcedoine'-. 

1. I Tim., VI, 12, 20-21. — 2. M lerinine par : « j'ai place ici cos histoircs recucillies diligemnifiit 
par sainl Mar .leaii, (lisciplo ilu saint övequc Ahba Pierre l'llji're, (pii moiitrent quelle grande cunui)- 
tioii a introduito Ic concile ilo ( :lialcckloine. qui cut lieu par luperation de Satan u. 



10 



AFPENDICE 

1. RECITS DU MS. DE BERLIN. SACHAU 329. 

}\-^^ :>^;o/ )bsj-,.ia^ ows ^« )*oi ^l •:• UA.iCLJ.io Uv-? ♦— ""^^^o^! ool 
) ^%v .^ • •, v'«^ )I,:ie.i» .-UiC^ Uo».:>>o oOoK-«.io .ljKio.i>.io ^jl^q_ .»;^ U-^ä; 

.■ ot _\ jooM ULa-i« ^Ä-Q-^K-ioc )oo( ^'j( jIa-o( obu» .oCi>- )oou Ijlü» olj; 

5 ^ l_CQ_L^ )00( N—/ JLJ/ IV-i^ ^*-^'/ Ui»- ;>C^ Uöl? 1-IÖ( ^! IJ-3>-3 

^e,_o ,_io 3' ^i :1-U^« i-sbo ■)-»— l-icx oC^ >^^^ -.-otot^-./ U ». io , tvv ? 
^i ?N.»s --^j/ »öl )l.:^c>C^ ot^o -.r^? -0^^ ■ ^ -^■o -oö( ^m . m i ^^ 
^_i©o :)l|j Uv-I )-. ^-^^^a\. Ua-/ .Üb -0(0:^0. jp.I(' -.Uis.^o böo- 



XC. — Ensuite, sur un moine {qui etait\ diacre. 

II V avait dans la ville meme d'Ed^sse une eglise de saint Jean-Baptiste, 
qui a la reputation. jusque maintenant. doperer de? prodiges. Cetait, dans 
cette ville illustre, une habitude ' qui y avait ete contractee depuis longtemps, •sf.iii\-^. 
qu.' quiconquc soufTrait des yeux allait s<- refugier dan< cette eglise pour y 
trouver du soulagement. Or ä cette epoque — il y a aujourdhui quatre ans 
— il y avait un homme dont la famille etait de la ville dAmid, (um moine 
pur, instruit dans le saint monastere des Orientaux d'Edesse et qui etait dia- 
cre. II fut atteint de cette souffrance et de cette maladie des yeux, lorsque, 
10 auparavant, ils etaient dejä un peu faible?. 11 sortit dcnc, alla ä cette eglise 
et y demeura jour et nuit. mais la maladie s'aggrava, au point qu il en arriva 
ä un extreme der^espoir et qu'il voulut, par desespoir de cceur. se jeter dans 
un puits d'eau qui etait proche de cette eglise. Quand il eut passe la porte 
pour y aller. Ic bieuheurcux ' Jean-Baptisk' le rencontru et lui demanda : -^f. lur 



»!Sf. ll.iv 



1Ö8 .\E\'S RUFUS. — PLEROPHORir.S. — APPENDICE. [558] 

Sw,^/o .-l—^; v^ jK.,^Lio 1q\ y^ ^j :o^ ^/ -.V^^iw/ s-oiös/ ^^5iOw )^/ 

i^ » i,> .^otabCL^i wöi^ oi^ )j/ ^|J^ ooL jJo .-|-.uofJL<i^ s^oio im i; s^o(^ 
)oo( )jL^a^Q-wO -l-A-««^ oo( V^/; ^/ t~^ :)jL»,v\a.v> oo« ^«^öi :oiJL^ oi^ 

^_^/t .-^©»-.K»,/ jla^^jo |^i»3; P9)-'o ^-^61 ^i^ v^ivsKj ^^; JJ 

jJ/ •■> .»Noi ^^5s>^ vQ.-«/ 0/ v^>^ii. J^-i/ ^; j^h Jl-^^-^fio )-»-j/ ^t-o 
ojoJü :y,ij». ■«■«/; )<04 jln i,v< .ot; jJ Oo .^^^Z ^i!» )loK^K.^o j^V^ oi^^^ 
jlojiricuoüb. ^aIiclLJ^; )t^°?? •■^^Q-'^J oul2ü ^-l^ «.^JS^o .jK^',^/ )^>v<i.jlS. 



li 



« Oiie veux-tu faire? " Ce diacre dit : c Mc joter dans le puits. d Le saint lui 
dil : « Nc l'allligc ])as, et ue le i'ais aueuii tort » puis; apres lui avoir pas^c 
la main sur la ligure, 11 lui dil : « Va a c(^ hassiii d'eau, lave-toi et tu seras 
gueri. Ae ni'iuvoque plus dans celte eglisc, car je u'y suis plus : parce que 
les Chalcedoniens limt piise, je u"y entre plus; parce qu'ils l'ont souillee, je i 
Tai quittec. » Lc diacre lit alors comine ie saiot lui avait dit et il fut gueri. 

Ne doulons pas de ecs choses et nc disons pas qu'elles sont niaiscrie et 
uiensonge, car je te dis commc devaiil Dieu que les persounes (TCpo'iwTrx) en 
l'aveur desquelles ecs clioses ont ete laites, Tont raconte devant beaueoup 
-f. iiiv . d'hommes. Toi imn plus, n uotre frerc, ne * doule (loiu- pas de res clioses. m 
niais re(,'ois-les en toute veritc et exactitude. Prions, ponr garder jusipi'a untre 
dcrnier soullle la Toi tpic nous tenons, et (juc cliacun de nous se couvaiuque 
de faire les aclious qui convicnneut ä la foi. Si nous faisons cela, nous s(>rons 
gralilies du royaniuc du eiel, par la grace di' Xotre-Seigncnr .lesus-Clirist, 
ä qui gloire ainsi qu'a son Perc et a sun Saiiil-Esprit dans les siecles des li 
siecics. Amen. 

XCI (XXIX). — F.iisnilr, milrr liistairc, qui sc passa ä Si'bastc de Vnli'stini' 
Uli est place le eorps de Jrdii-liti/ili'ilc. An hMiip- du concilc niandil el inipie 



r559] XC-XCl. - SUR SAINT JEAX-BAPTISTE. 159 

• )j r K iK eana )j.^s_sa^ w.Ö( jKjo^i .*y<»V); joot K-/ )vJQ ^ o V- >.3 :)jo, ,. n\ 3; 
jj^, , pV^. {.^i^O»;© l-^^OCL^ )oO| ^3 .^->Q_ JJL^^Ä ^)cti. 06« K_/j |« m .M)^ 

.)_iV-a \K-^ )oo«J iKaj y/;o .•)j,JioXio ,^0- ' i*-.^^ ^ai>; |juu^ ^io 
po/o :ou:s. )it^"o joC^jl Jv^LJLj .-ex :oi^ Jl^; U^^ä J^oii^ joot sS-k^toeo 
uoQ_3 i^fcC^^oo v»lajLia-.oii ioLaialo ^3J ,^ol jJ -.Iju^jlo .-^,.^0:00 oi\ 
• )«..«» ^a^uJo :s-)!s>l./ ^^Äi. )Su/ ^j7? l-^JJo -.l^lj i^? ^laivi .ot v^o 

♦ jlauULCQLö)^ ^oobo ]lj iKio 
«otvi/ Jo).-J^o .Ijch ^/j UoV-=L_Q-2L.ioo j nn' . ° i \ ♦jL,— / )K-^naJ. 
s-o(ok_/ p ^; IjÖi .JÄ^J )t-at^ .j.-ULais/ >joq,^^äo; |jL-t-o Joi^jl ^^^^5 



-r. H'rr. 



t^f. ll'lV" 



l. 1^ Ms 



de Clialcedoini', il y avait uu portier (7:afa;y.oviaio;) qui faisait ruffice daas ce 
lieu — le bienheureux Conxtantiii — et qui jouissait chaque jour de la vue de 
Jean) * BapfisU' ol du prnphete Elisee' . A cause de la familiarite (ivappr^'^y.) qu'il -^^f. ii'n 
avait avec saint Jean — lorsquc eurent lieu riujustice et Toppressiou de 

5 Chalcedoine, et que les eveques ordonues par le patriarclie Theodose'- furcnt 
iliasses par Timpie Manien — il etait trou])le dans ses pcnscos parce que s'il 
luyait la conununion des rene<^ats, il serait prive de la sociefe de saint Jc«/;- 
HapÜstc et, s'il deineurait, il serait transgresseur. 11 suppliait le precurseur 
dclui reveler ce qui plaisait ä üieu et qui lui etait utile Le liaptistelni dit : 

Hl « Pretre, ne perds pas ton äme et ne renie pas ta foi ä cause de moi. Pars, 
conserve ta foi sans alteration et, partout oi'i tu iras, je serai avcc toi. » Li' 
pietre partit et demeura sans lache eu pays etrang-er (icviTS'a). 

XCll (XXX). — Autre hisloire. * Le pieux saint Zosinie'\ etranger (;evo;i «sr. ir.N 
et liomnie pur, fut gratifie d'une persuasion (T:et<7i;) et d'une reponsc analoguo 

15 et d'une vision : Lorsqu'il elait dans une cellulc sur le mont Sinai, il partit 
et vint ä Jerusalem, se cherchant un lieu de repos, et il arriva ;'i lli'lhel oü Ic 

1. Cf. /'. O., I, .•.,!3-.5:!f>. — 2. Sic AU, siipni. cli. xxix. I.e pi-.'S.Mil ms. pnrle ;'i loit « Athan.nsc ». 
- 3. Sic AI!M. I.c (irOsent ins. iioite Rosios. 



sr. ii.-M 



*!?f. I1..V 



160 .IFAN RUFIS. — PI.EROIMIORIES. — APPENDICK. [560] 

:oC^ );o^JL_ioo .-jl^JL,^».^ o^cl^^Io .-jKjo; -6i; IvJaioV-»^ ^io ^a-«U/o 
^^..^^ .•^.^\l );ch; \jI v^:ijl^ )J; :-»©/ K_)-.X^ :ot\ o^-OJ IoIa; |-».I-J; 
^ \ ),_ia_iov.*-3 cxA pö/ .)j/ .is-A )jo^-wjo;i>^; j-io^ao jlcxsloA ^; 

^_<^^jkAo |™m-.V3 *3L^^-Xio; ..),-«^-.3o )»A^ ^ lIVo— jliö It-SL.^ :o o'n\ > 
v-3 ^— 1/ U:i-/ •oü^ t-io/o odabK oi_i>o :)fcooj w,öu> ^'^.-..^ooo )t^*jjaio 



palriarcho Jdcuh vit reclicUe cl il t'iil aimc <lu porticr (Tiapaiiovxs'.o;) de re licu 
qui le supplia l)eauc(mp, cl rpii liii promoltail de lui doniicr la tranquillite 
convenable. II lui dit ouvcilemont : « Je ne puis pas faire cela, parce que je 
suis eloignt- de la conimuuion et de l'apostasie de Cluilrrdoüie. » Le portier 
7;apa[/.ovxpio?) lui dit avec serment qu'il ne lui ferait pas uue seule difficulte 
pour cela; « demeurc seulement pres de moi (disait-il), et cliante (les psaumes) 
avec moi ». Comme sou esprit, dans sa simplicite, ineliuait ä cela, il vit, 

'sr. ii.-,r. • durant cctle nuit, le patriarche Jacob, lioninie couvert de cheveux blancs, 
veuerable et grave, revetu d'un manteau et portant uu häfon, qui se prome- 
nai( cu ce licu. 11 s'approclia de lui cl lui dil : « Commcnt ttii, qui es ortlio- 
doxc, participes-tu avec les renegats et cherches-lu ä demeurer ici* Ne 
transgTcssc pas ta foi ä cause de luoi, mais lu\tc-loi de fuir la compaguic des 
renegats et il ne te manquera aueun hieii. " Par sa luitc, il se maiutinl, jus- 
qu'a la lin, daus la foi orthodoxe. 

XCIII (cf. XXVllI). — Encorc inic (Uilrc liisloirc : 

Des que les orthodoxes sont chasses des eglises, le Saint-Esprit part avec 
eux et l'Adversaire cntre avec les heretiquos. Pour confirmer ce fait nous 

*Sf. ii:.v. i'aeontcrons un l'ail rnlir milres' devani ' les audileurs : Un saini lionimc, 

1. Lill. : " pou Jo btaucoup .. 



.■)611 XCII-XCIII. — Sl K JACOB ET MARCRIJAJS. li;l 

y—^ll .J-LJS-^ jjcL.;o joMp li-^H^ UjüU-s; JJLO-/ .ILl-^o |lpo;l V-isloj; 
,-A):i.j U^t^ j^Q-^^o -.yOoC^ jooi |>:-,K^ «5*ä)-s ^/o .o^saucH:^ ooo» 

)o« V-^/o OOOI ^1/ oiv-.,^; jot-'p^ joot j>»«too jK^Vo)-so : oCi>^jL^oi\ 
:^tC^ vO^jU ooi jJ .-yo^j^'j/ oileiS.; jjowo vroo^is^v^ -K-/ |j/ lyOoj^ 
ooi jJ .jot-I^U -"»Ab s-K.*js.\ v*^ -oioia^ i^i:^ K*LJi :^1 ^hl.1 )j 



digne d'etre cru, racontait qu'il y avait dans le pays de la Thebaide uii 
»aiut marlyr qui operait des prodiges et des miracles, de sorte que beaucoup 
d'hommes malades, demoniaques et lepreux venaient ä son temple : il leur 
apparaissait face ä face et leur accordait du soulagement des le premier jour 
5 qu'ils entraient dans son temple. Apres un (certain) temps, les heretiques 
prirent son temple, et il apparaissait par les chemins aux malades qui venaient 
ä son monastere, et il leur disait : « Je suis le martyr Marcdlus ' pres de qui 
vous allez. N'allez plus lä; je n'y suis plus; car ceux qui ont renie Dieu ont 
souille ma demeure, je n y apparaitrai plus. )> — Ces i^detailsj sont suffisauts 
10 pour les fideles. 

1. Jean a oubli6 son nom, et Micliel a supposö que c'etail Spiridion, supm. page 69. Xou> ne con- 
naissons qu'un Marcellus, originaire d'Apamee, qui demeura d'abord dans une caverne du Liban, m.n 
loin de Beyroulh, puis ä Nitrie et enfin au monastfere de Monidion, mai^ il etait i-ontompurain de 
Moschus, cf. /'. /,.. I. LXXIV, cül. 196 et ROC, t. VII (1902), p. 6l3-61'i. 



PATR. OB. — T. VIII. — F. 11 



11. TEXTES COMPLEMENTAIRES 



p. 18J. 



XCIV. — SiR Nestorius (cf. stijjrd. rh. i). 

Gomme nous Tavüiis dit, p. 12, iiote 2, Deuvs bar Salibi caracterise aussi 
la voix de Nestorius par les mots v-jj et ^-"H « feminine et claire ». Nons 
rcproduisons tont ce passage parce qu'il est inedit', qu'il corrige la lettre 
de Pliilo\ene ä Abou-Nifir'- et qn'il correspond sans doute ä une tradition 
conservee ä Germanicie, puisque Denys, avant d'ecrire ces lignes, avait ete 
eveque de cettc ville (T15''i). 

I •• ' ^ ^^;1 oi_i^ ,Ji5^_l/o .^ju-,^.iaju_s ok_. ^j/o oit_Jsj yoL^ : JJai> 

|_y,_oK_io; 1 1^ -, « ^ ,_iol jju yOoC^ Q_xflQjo >ji.NV^ t^--oo/ t* n «.t v^ y,^ 
JKJao ^J«5l ,^Kioj ^^!4oo ).i^^Xio oi^ K^/o :)K»3V— ö«-J^/ ^;^<'o-.? ^?o»-^ 
),_». \y\ -S . >r> I— .)_^K-^ jfcs— y^ ^io ^^^>^\o .wkjuo >-*-«fJ» oi^^^ joöt rcHJLio 

yOj/ qJ^^^/o .'».ma^-Mojl >.*oi_.V-x>o J^.^ lasen ^q.ji.n.« -ijlo .vi33Q_»a^sJaJ 
r|Oi N. . ^ v'-r. I -IJI CL^o> o T>» ^o .j-rua^ }\°i, m\ Qg^N .0 .jK_>ja^ v<X<T^<pjJ 
Jl , s- -> j f - « '*' ya. ,« colli -<^n .in ^ mi :^otiljJ oa^XH y^o .).j^jq_.j )lov^io 

1. Nou? en avons scuU^mont (lonnij iiiu- liadiicliuii, Iteriw de VOrient CliiiUivn, I. XIV' ^l'M.i . 
)). aol-30-i. — 2. KcJitoc par M. 1'. Martin ilans Syro-chalilaicae insliliitiones..., Paris, 1873, p. 71; 
Irailuile par M. Tixcront Jans Herne de iOiient Clirelien, l. \'III (l'.)03), p, G23-630; cf. Im naissance 
de Xesloriits. ibid., l. XI\' (l'.Hi'J), p. 'r2'i-'i2il. — 3. Maniiscril syriatjue de Paris, u" 209, p. 181. — 
'. I''lillt).\viie» ajdllle U^^^k^^. - ■>. ^Om-^I V. — H. uooi^olt. l'. 



1» 



[563] XCIV-XCY. — SUR NESTORIUS ET ZRNON. 1G3 

)^V* JjJ^o 'l^^ « "«^ jtC^io ^Ai- oi\ jooi K.^/i ^'^5i..^s^io .) . nK^ o».iaji. 
vs/o j.aXvi \ im/ t^o .>.m .\n°>i,. ^v-L^ma.n.s ot.^).^ o^^ü iJI^a^iljl )L-o l^-^ 
.>*otn imi y.j^jl ^^ v^/; .oö( s^oiolSy../ vm,. ijo-»/ v^V^ /-■•/; l^aiLco-»^/ 

5 jo« oo« >s/ oi;j V-s ^^; JL^^Mojl .jKjLv^^ oiN..O.?K\ jJLl^ ^-^ :^,.Ä)ia3 

.jJ^OUf.^ ^mnln n\ jotn nm .o>/ 

Chez TIteodore s'instruisirent Nesturius et Theodoret ; niais il convient Je parier 
(d'abord) de leur naissance, de leur education et de leur famille. 

II y avail un lioiaiue nommi- Adda'i, du village de Atac, perse de naissance;sa i'emme 

'iO se iiüniniail 'Ainalcd. QuanJ il eut frappe sa femnie et qu'elle eul jete un enfant (avorle'i, 
il se leva. la pril- et alla demeurcr ä Snmosale^, et olle liii enfanta deux enfanls : Bar- 
ba'aUinin et un aulre Abi'asoum. Apres la mort A'Adda'i e\ de sa femme, leurs enfants 
allerent a Germanicie, ' c'est-ä-dire Mar'as. Ils y prirent des femmes dans le village 
nomme Behcdin, qui est aujourd'hui detruil. 11 y a lä une fontaine. et quicoiique y nait 

15 et en boit, a la voix claire et feminine. Au-dessus du village il y a une cavernc oü on dit 
que Nestorius a demeure. Barba'aUmin eut un fils et l'appela Neslorius; Ahi'asoum en 
eut un aussi et il l'appela Theodoret. Ils les mirent ä l'ecole grecque. et ils apprirent 
1 ecriture grecque. Quand ils grandirent. ils allerent a At/iencs et apprirent la discipline 
des Grecs, puis ils relournerent ä leurs pays. Ä'es/on'iis fut fail pretre dans l'eglise 

20 d'A/i/ioche; il etait inlerprele ä cause de la clarte et de la douceur ' de sa voix. 11 com- 
menga ä möditer les livres de Diodore et en tira l'heresie qui est appelee aujourd'hui de 
son nom. Comme il avait un style elegant, une langue deliee et une belle voix, sa 
renommee alla jusqu'ä Constantinople; le roi et les eveques crurenl qu'il etait comme 
Mar Jean, qu'ils avaient aussi pris ä Antioche. Ils l'appelerent et le firent archeveque 

2'> de Constanlinople. Quand il fut sur le siege, il conimonca ä reveler sa mauvaise 
volonte. Theodoret, fils de son oncle, etait aussi eveque de la ville de Cyr'-'. 

XCV. Sin LE MOl.NE ZkNON (cf. cll. Villi. 

Le Zenou du chapitre viii est ccliii qui est meutioiuie tlaus les recueils 

d'ApopIithegmes : dans lUifiu, /'. /.., t. LXXIII, col. 1\-1\ daus Pelage, ibid., 

au col. 8G6, et dans le texte grcc, P.G., t. LXV, col. 1 7(;- 177, car la Vie de Pierre 

ribere nous apprend que notre Zenoii, qui Iiahitail alors ä Kej'ar Seavla. etait 

disciplc de Silvaiii )»,..^ : » a - M jooj s..oioK_/; ooi ).*jlJo ) ,, r r . vQ-Jl./ )jt-«t~o 

y>-^ joot jJ./ tv^J-ju^io/ )oo« o_-^^^ ^o; '^aLS vs/, oö) |Lia^-.Ä> J-sm 

)lt.J>ar> V °> "^a jooi v^iCLi. jjLSj oöv^j jju.^^ \Q-L>J io^iw otK-,^:^^ ,_3 , I -»- 

1. I^i^u» Ms. — I.V : « qimiid il eul frappö une femnie il so !ev;i. pril '.\mak;\ »: edle loeoii 

osl meilleure. — 3. D'aprOs l\ ils deiiKMiiCMCiil (l:iiis le neil-Soufniioyi), iiv:uiL daller a Samosiito. — 
'i. Lill. : <> la ft-iiiiniiiilu ». — 5. P porle, ii lorl. Tliüodore. üvöiiuo de .Mop<UL>^le. 



164 JEAN RÜFUS. — I'LKROPIIORIES. — APPENDICE. [564J 

« Saint Zenon, solitaire et prophete, qui etait disciple du graud Silvain... 
(Pierre Tlbere) allait sonvent avec Jean (reunuque), son syncelle, pres de sainti 
Zenon qui demeuraitä cette epoquc h Kefar Se'artä, ä quinze milles de Gaza. » 
Raabe, p. \~ et 50. D'ailleurs le Zenon des Apoplithegnies etait aussi disciple 
de Silvain : El-äv ö i€€ä; Zr.vwv 6 y,aO-/j--/i; toO v.axxpio'j SiAouzvou. P. G., t. LX\ , 5 
col. 176 et /'. L.. t. LXXIII, col. '.)()G (Pelage). 

De plus, celui-ci, comme le ncMre, est « gyrovague «. 11 a liabite Scete. 
C'est lorsqu'il vovageait en Palestine qu'il est tente de prendre un concombre 
et qu'il s'en punit en restant cinq jours expose au soleil; c'est en Syrie qu'un 
frere egvptien vient le trouver pour se plaindre de ses pensees ; et enfin sa lo 
maxime etait « de ne pas demeurer dans un lieu celebre, de ne pas resider 
pres d'un homme qui a un graud nom, et de ne jamais jeter de fonderaent 
pour se bAtir une cellule ». Nous savons maintenant qu'il est mort l'aunee qui 
a precede le concile de Chalcedoine, apres avoir vecu un an en reclus'. 



XCVI. Sun ISAIE l'EgYPTIEN (cf. XII). i'> 

\'oiei, (l'apres le ms. I59t>, p. GlO, du xi" siecle, l'auecdote relative ä 
Isaie l'Kgvptien quo nnus avons visee plus haut, p. 27, note 2. 

Auo 'j.ovayol iovojv ei; Karexpßiy.vav " tv)v /.üavjv FzCr,;, äv dtaipopo;; x£X>,toi;, 6 oe 
el; si x'JTWv •j'j/.to; xxl riL/.='aa; k'/.lais, /.al As'yci a'JTW 6 ysiTioV a BIe'ttc, a'ösloi, avj ä-6 
f^ataövtöv tVY,; tx ^y./.zux. » As'-'si aü-co ö iosXoö;- « S'jy/copvicov, oüiis cpayetv [is sioci -i* 
-■JL Sy.y.MX. » Asysi äÜtw ö xW.oi; ä^sAOo;* « i-)i'u:; y.~ilH(.au.i^ Trpo? tov i€§5cv Hcaixv 
x.al ävayyäVAei; xJT<;') tx ttccI ~Ö)v fixxp'jwv; » 'AttsIOovts; oOv ii^viAwcrav T(p ä§6z 
Ilcaia Tx r.iol to'iT'Oj t^'.a FIstoo'j toü aaOviToC aü-oO. 

K'/l i— s'cTci'Xs TTpo; xCiTO'j; ö y/pcov Xs'ywv "Oti äirci Sxiao'viüv sicl t« oäxpux raÜTa. 
H ojx. •/••/.O'JcaiTTS Twv TXT£atov )vey6vTWv' "Ort iravTx Ta 0— £oi/,erpx twv ^aiu.ovtov eiti: -•■' 
Kai (oi)-Ay,6EVTc;, sdcov irpo; äVArilou;" Ali Ti O'jz. EpwTwaev -6v /.a),oyYipov, i; öt£ xa^.ü; 
7.T7ex.piOr, r.jATv, si /.-/loj; TCO'.oOasv x.o'.vwWjvts; t/1 cuvod(,). Rxl so-zf^vW^xv a'jTto. 'O oe ■ 
ye'ptdv e(i/,7.wi7=v aO-roT; Aa'ytdv 0'j(i£v ymv.vi 'iyi: r, t'jvo'Vj; t?,; /.aOoA'./.r.c '¥,yi.YSkr,nla.c,, w; 
ESTE, X5<.>.ä>? IctI, y.'/Xim: -igte'jete, o'j'^3 yip x'JTo; sx.o'.vc'ivst Tr, 'ivyC/.'XriCtz. Kai eaOwv 6 
u.aOriTri; aÜToO TlETpo;, eIttev xOtoi;" Asysi o yspojv Oüriev 5taz.6v syei -fl 'Iv/.itV/icix, w; ecte, ■*'* 
y.aXöJ; ecTä, y.y.löj; -ktteuete. 'T'.yw <i= >.i'y(ü 'jj/.iv öt; 4 yspcov sv Toi; o'jpxvol? fJtaysi, 
•/.«l 0''jÄ o'.^c TZ y.a/.a tz ysvo'v-evx iv ty, «lyvodco. O; f^e ei-xoV 'A),-/^Ow; w; =i:Tiv r,(JLiv ö 
■/'.a>vOyyipo; TCOioOy.iv. Kai ocoevte: aÜTv/, i— ?,),0ov. 'I'^ov iröj; t-j^EV/ifJyidxv gpwr/i'cavTe; 

1. U'iipres Uli ms. iiHMÜt. '/.rimii li'iiiiil (|iic le rnoiiie (Icvmil coniple ;i Diou de (loulo) cliiirite qu'il 
jiiirail reelle : F.iiitv 4 äCfii; Z<iv(i) / öti /oyov 5t'^Ei (Siiost ?) tut Ociji ö (iova/o; inep wv (f|V ?) XapiSdvsi iYäTojv. ^^s. 
l.MiC, p. Gjt;, et Coislin 2:i'2, ful. -'."il. — Celii nous expliqiie pourquoi il iic voulail d'abord ricii rccevoir 
(lo personne, P. 0.. t. LXV, col. I7ti. n" 2. mais il ne pouvait cnsuile lien donner; il fuchait donc otceiix 
qui lui olTraicnl ol fcux qui liii dcniandaionl en vain. .Sussi il se uiil a accepter et A donner. Iliiil. 
— 2. Ou KoniTtaßtaviv, ms. Cuisliii 2.'i7, du XT sirck', fiil. "8'. 



[565] XCYI-XCVII. - ISAIE LRCYPTIRN ET SEVERE DANTIOCIIE. 1(55 

Tov YäcovTX "/.»' 'J-'h TTWT'EU'javTs; iauToT?. Rx>.QV ojv iiTi'! £v /.aipöi TUctpauj^/ji}, y:'pOLi7;v 
eaTCeioQi? )tai irveut/.aTi/.'jt; ävy.xoivO'jcSat Ta y.aO' jauroi?. 

D'aprt!'? ce recit, ileux iiioincs i[iii hahilaient Raparbiana (W=^3o, le boiirg 
du tamaris?) vont trouver Isaie. Le vieillard vivait en rccliis, ne voyait per- 

5 sonne et ne communiquail avec les visitours que par rcutrcmise de son 
disciplc Pierre '. L'iin des moines qiii pleurait constamment, hii l'ait demander 
si ce don des larmes vient de Dien ou du denion, et Isaie repond qu'il vient 
du demon comme toutes les choses excessives. 

Nos deux moines, enehantes de cette reponse, chargent enc-ore Pierre de 

10 demander ä Isaie s'ils fönt bien d'adherer au concile de Chalcedoine, et le 
vieillard, qui ii'adherait pas lui-meme ä l'Eglise, leur fait dire : a Le concile 
del'Eglise catholique n'a rien de mal; comme vous etes, vous etes bien, vous 
croyez bien. « Pierre leur transmet cette reponse, mais ajoute : « Moi, je vous 
dis que le vieillard vit dans les cieux et ne sait pas les maux arrives a Tocca- 

lä sion du concile. » Les deux moines s'en tiennent ä Tavis d'lsaie et Tautcur 
conclut qu'il est beau de consulter les hommes eprouves et spirituels. 

XCVn. — Sin Severe d'Amiociie (cf. eh. xxiii). 

Le manuscrit syriaque de Paris, n° 335, forme de fragments, renferme au 
fol. 36 une courte biographie de Severe d'Antioche que nous editons comnn^ 
20 un complement ä P. 0., t. II, p. 317-318 : 



v£Q_ 



\n qojQ_co ^^ ojm i^-> v^otolSw/ .j^^^V^^ |'^o).i» ^io ^^..^^io 



>^;U/ Pilo .».X^ ^^o .vCD «Xaaojgja; ).3n n m .'=^/ jooi oo« ot.% » > oo )KjL>po 

25 joi-^ ^ou« i >^ •U-'y] jooio -U^^ m .\.. 3; )»i)-3 JV^^X ^'^^iOk {^.^aoo .J_3, 

.-1« sujet du Palriarche Sevbre. II est originairü de la ville de Sozopoliset son grand- 

pere etait 6v6que de Sozopolis. Des sa jeunesse il fut instruit dans la science, et il alla 

dans les villes, et il apprit dans toutes les ecoles (i/.oXäi;) des philosophes jusqu'ä l'äge de 

:ii) trente ans. On voulut le faire ai-rhevöque et il no vonlut pas: et il alla aussitöt ä un 

1. La Vie d'lsaie (Lanil. t. III, p. 351,352) el leä lexlus iSdilOs che/. Migiie [IK G., l. XI,, col. 1103 sqq.; 
nous iipprennent (:'g.-iiemeiit que le principal disciplc d'lsaie se nommait Pierre (cf. col. ll'Jl), ce qui 
nous perincl d'idenlifler leur aulour, coiniiio l'a dejä fait M. Krüger, et de dire qu'il n'est pas un nnöinc 
i^gyplien mort on 372, comme l'öcrit Migne, mais un moine egyi)licn mort en Palestine le 11 aoüt 488. 
Les apnptithr.gmes d'lsaie, P. G., t. LXV, col. 180-18'i, ont toulo Chance aussi d'apparlenir ä ce 
dernier, car Tun d'eu.x lui appartient certainement. Cf. ibid., col. 182, note 49. 



106 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIES. — APPENDICE. [566J 

monastei'C au pays de Palestine ' et il Tut iiioine; el Dieu le clioisil et il fut patriarche 
i -K-xxpiäpyrfi) d'Antioche. 

XCMII. Sil! TlIKODOSK LE JeLNE ET I.ES MOI>ES (cf. lIi. XWv). 

1. C'est Nestoriüs qui a demandc ä Tcmpereur de convoquer un concile 
pour prononcer entre lui et Cyrille; il avait en effet cte depose par saint 5 
Cölestin s'il ne retractait pas scs erreurs dans le court delai de dix jours, et 
Saint Cyrille etait charge de rcxecution de la sentence. C'est donc lui qui avait 
interet ä porter sa cause, dejä condamnee par Ic pape, devant une assemblee 
d'evcques. 11 ne s'ensuit pas cependant que l'histoire du chap. xxxv, qui 
nous donne uue cause inedite de la convoiation du concile d'Ephese, soit lo 
necessairement inexacte. Le moine Basile a pu demander, aussi bien que 
Nestorius, la convocation d'un concile, et vaincre les dernieres hesitations de 
Tcmpereur. 

2. Le pouvoir des moines sur l'esprit de l'empereur etait considerable, car 

« il aimait bcaucoup l'habit des moines », dit Nestorius {Le lirrc d'Hemclide dp ij 
Uamas, Paris, I'.IIO, p. 241). Ceux-ci d'ailleurs etaient hostiles en general a 
Nestorius, les uns parce qu'ils le trouvaienl trop rigide — ne voulait-il pas 
leur faire garder la clüturc! — et le grand nombre par tendre piete, parce 
qu'ils croyaient que Nestorius voulait enlever ä la Vierge le titre de « Mere 
de Dieu » pour en faire seulement la mere d'un hommc. 11s furent donc les jn 
meilleurs auxiliaires de Cyrille qui sut les utiliser en 431, dit Nestorius, pour 
forcer la main a rempereur : 

11s firent des röunious de pretres el des attroupemcnls de moines... 11s avaienl pour 
auxiliaires Lous les eunuques de Tempereur qui scrulaient sa pensee et donuaienl confiance 
aux autres. Comme rempereur aimait beaucoup Thabit des moines, ils s'unirenl tous dans -•"> 
une meme volonte pour lui jjei-suader qu il n'v eüt pas de jugement, mais que ce qui 
avait ele fait contrc moi sans exameii demeural. l'.l Imis les moines s'accordaient en un 
meme sentiment conlre moi, eux qui. en tmit le reste. etaient sans charite entre eux. 
envieux et envies, surloulpour la gloire humaiiic. Us se choisircnt pour directeur et jiour 
chcf, afin de frap[)er l'empereur d'elonnement. l'arcliimandi-ite Dalmace, lequcl, depuis de ■^" 
longues annees, n'etait pas sorli de son monastere. Ine multitude de moines Tentourerent 
au milieu de la ville et ils clianlaient roflice, afin que toute la ville se reunit ä eux pour 
aller pres de l'empereur, afin de pouvoir empöcher sa volonte... Quand ces choses qu'ils 
avaient preparees contrc moi furent accomplies, la troupe inique sortit du palais. C.hacun 
repandait divers hruits: ils firent sorlii' Dalmace sur une liliero garnie et couverte; des 35 
mules le portaieiil par le milieu des rues de la ville, pour que cliacun süt qu'il avait 
vaiiicu la volonte de lempcreur... 'i'ous les liereli(jues. qui avaienl ele auparavant 
condamiies par moi, se joignircnl ä eux. Tous. dune seule voix, criaicnt cgalement mon 
anallieme... Ils avaienl Tauduce de frapper des mains, sans rien dire aulre que : " Dieu 
le Verbe est morl. » {Le livrc d'/Jcraclide, p. 240-241, 2'il).) 



'i(i 



1. II est inpxacl (|uu Ton all voiilii fiiiro ilo Sövi ro un .■irchcvi''quc avanl son enlrde au monaslfere; 
il nV'lait pns mörni! piiylie. .\ nolcr i|u'il aiiiiill cu alors Ircnic ans. 



[567] XCVIII. - TFIEODOSE LE JEl'NE ET LES MOIN'ES. 167 

3. Ce l'ureiit encore les moiiies — de maiiiere moias theätrale, mais avec 
le memc succos — qui brisereut la dcrnicre resistance des Orientaux et los 
amenerent äcondamnerNestoriusqu'ils avaient jusque-lä proclame orthodoxe. 
Epiphane, syncelle de saint Cyrille, ecrit en efTet ä l'archeveque de Constaii- 

5 tinople de pousser les arcliiiiiaudrites Dalmace et Eutyehes (Ic futur here- 
siarque) ä a<,nr sur l'esprit de Tempereur. C'est encore Eutyehes qui doil 
dirio-er le trilnin Aristolaüs, charge d'amener les Orientaux ä se soumettre ou 
ä quitter leurs sieges : 

Et dominum meum sanctissimum Dalmatium abbalem roga. uL et imperatori mandet, 
10 terribili cum conjurationeconstringens, et ut cubicularios omnes ita conslringat, ne illius 
(Xestorii) memoria ulterius fial; et sanctum Eutychen, ut concertet pro nobis et Domino 
meo fCyrillo ... Magnificentissimus Aristolaüs. qui pro tua Sanctitate laborat, contristatur 
omnino, quod ei talia scripserilis. Rogel itaque Sanclitas tua Dominam jugalem ejus, ut 
scribatei, rogans illum. ut perfecta laboret. Et ut reverendissimus Eutyehes scribat ei. 
15 (Cf. Migne, P. G., t. LXXXIV, col. 828-829.) 

4. Les Orientaux avaient demande en vain de ne pas soumettre les questions 
dogmatiques aux moines et ä la populace, mais de les discuter dans une 
reunion des seuls metropolitain.s aides chacun de deux eveques de leur 
province (Lupus, Variorum Pntruin epistolae, Louvain, 1682, chap. viii, p. 31); 

20 les Partisans de Cyrille, pour fuir toute discussion, apres avoir tranche la 
question äeux seuls, en ont fait ensuite la matiere d'une sorte depmuinirinmieiitii 
populaire. Par un ju^te retour, les moines, associes ä Ephese ä Toeuvre 
dogmatique d'une partie des eveques, ont voulu encore s'y associer ä 
Chalcedoine et ont fonde. en depit de tous les eveques (hors Dioscore), le 

25 schismejacobite qui dure encore. Pour donnerune idee des relations familieres 
des moines avec Tempereur, et coramenter ainsi le chap. xxxv des Plerophories, 
nous allons ajouter deux anecdotes inedites. 

5. La premiere ne figure que dans le manuscrit grec de Paris, n''881, du 
X' siecle, fol. 1()7' : 

30 Theodose, « l'empereur tres fidole, (\m etait calligraphe et qui aimait 
beaucoup les moines », rend visite ä un meine pres de Chalcedoine. 11 s'assicd 
ä terre, se fait connaitre et loue les moines de ce qu'ils ont renonce ä tous 
les biens terrestres; il prend part ensuite ä une frugale agape et avoue que 
depuis Irente-huit ans qu'il est empereur- il n"a jamais riea niange d'aussi 

35 bon. Depuis lors Theodose rendait frequemment visite a ce viiällard pmir 
s'(5difier. 

Cette anecdote a passe dans le chapitre des Apoplitliegmes « sur l'hii- 
militö ». Cette fois le moine est egyptien et l'empereur lui demande des 
nouvelles des Peres d'Egypte : Tln'odose mange avec plaisir, comme dans le 

1. Voir IUI specimcn de ce iiiiitmsci'it dans rhistoue de saint l'acunie. /'. ().. t. IV, fasc. 5. — 2. Le 
recit se dale donc de l'an 4'iü, puisque Th6odose est montc sur le tnjnc en 'i08. 



168 JI:AN RUFUS. — PLEROPIIORIES. — APPENDICK. [568] 

recit precedent, mais ici le moine, pour fuir les honneurs, retourne en Egypte 
et nous est ainsr im modele d'liumilite. ' 

fi. Le recit des Apoplithegmes donl nous allons doiiner le texte grec inedit 
a ete traduit en latin, Vilac Palmin, 1. V, eh. xv, Migne, /'. L., t. LXXIII, 
col. 965, et en syriaque, cf. W. Budgc, The liook of Paradiso, Londres, 1904, 5 
texte p. o;j8, et P. Bedjan, .1'/« nuirh/rum, t. ^'1I, IH97, p. 616; il a meme ete 
paraphrase en latin dans le livre III des Vitac Patnnn, attribue a Riifin, 
n" 19. Migne, P. L.. t. LXXIII, col. 749. Dans cette paraphrase le recit est 
mis dans la bouche <1(' Poemen; le moine demeurait dans le faiibourg de 
Constantinoplc appeh- licbdomon (septieme) et son merite, lorsqu'il fuit en lo 
Egypte, est longuement mis en rclief. Nous avons d'ailleurs trouve la version 
syriaque dans le manuscrit ilc Londres add. 12173, qui est du vi" ou du 
vii° siede, au fol. 4 v". Celle-ci peuf servir de trait dunion entrc le grec el 
la paraphrase atfribuee ä Hufiii. 

7. Tr.rtc du niainisrril SSI : i.i 

O ooO.o; ToO 0£O'j Qiooöai'j; ö TriTTÖTaxo; ßaijiAsü;, ö xal y.aXkvvoy.t^o;, r.v (pt^vojio- 

• l'iil. liiT vxy^o; iTxv'j. ^iv rii Tt; [7,ovxyo; TrpoopaTi/.oc xaOii^oaevo; ev toi; 7:).Yiciy.i^ou(7i * tottoi; 

Ry.7.yv)5ovo;. 'Ev y.ia o'Jv twv -flajpwv, 7.-ic>-/jna.i. Trpoi; x'jtov ö ßxGiAsu? j^-ovo; A'-to';. 'q o» 

i5e u.o^iacybi t,v x.aOi"{d[;.£vo; /.al tviv cstpav £pYa"C'i',i/.£Vo?. 'fi; o'Jv TrapsYc'vETO 7:30; auTOV 6 

ßas'.Xc'ji;, k'Say.ev jj.ETxvo'.av tw yipovri ^.sytov « riov/iTOV viy.lv di'/rri, Traxss. » ü Se 

ys'puv aiTTcv Tupo; aÜTOv" « 'AvaijTx, ö 0co; eW.oy/ioei rre, zi/.^o-t. » Vsye!, ö= ivio? 

a'JTOv yspwv' « Tex.vov. x.y.Oj'Co'j. » 'Ex.z9i(iev ^e ö ßa(jt).S'j; ei; t6 £(^ji(pog, oü yap 

E'.jrsv TX-Kaveiov ö ye'pwv, ä/.r/fauv yzp y,-/. Kai ).c'ye'. Trpo; tov yc'povTX ßacO.S'j;' « Ol^a; J.'i 

Ti; ctj^.i, äSSy. ; » O Se ys'pwv 7.e'yji a'vTw' « O 06o; oi^sv ijc, ö <7U[/.§xcri>.e'JtüV co'.' 

->•/;■' [*Y, Oelvfcv;; Tzv.ziay.i ;j.£, xvOpw-o; yzp etai äu.xpToAo;. » EIttev ^£ rpo; aÜTÖv ö 

ßsfTile'J;' « 'ASSä, eyw £17.1 0coSö'7io; 6 ßaciAs-j;. » '() rJi yspcov äx.o'Jca; ivEOTr, /.al 

• fol. 167 TTporycX'Jvy.'jcv a-'jTiv. ' KaOicOev-rojv (^£ a'jTwv, x.ai ).a).cj'JVTO)V TTäpi «j')0£').£{a£ ' A£y£'. tw 
V' h- . 

yepo'/Ti ßxTi^.Euc* AIxxzp'.o; ecxe üy.£r:, iraTEp, oti /.aTS'pfov/firaTS ttxvtwv t(üv yv.ivcov" *' 

TcpayiAaTtüv x.al dou^EÖcTe t(o XjI'itw iTCEp'.u-z'iTCd;. 'fio£lr(0£i; ' o'Jv ö ßx'7'.'X£Ür — aaa 

ToO yEpovTO; ', ■).£y£'. Trpo; aÜTov « EoEa: ' ÜTCtp £ao'j, TvaTcO. » 'O ^i ye'pwv £;it£v itpo; 

Ä'JTo'v « Te'/.vov, 'Jiz tÖv Kupiov 7:o''-flcov äyzTt-flv, xal outw; äTC£'pyoi> '. » "O Sc paaliuc 

elivtv « 'ilqy.ilvjv.;, Ta-rjp. » '() '5; ysptov ävxcTz;, =S7.>.£v £■; to ßau/ca>.iov -j^wp xai äXa; 

■/.al TOEi; iva^ajAzÄar, /.xl k'Or./.cV £vo)-iov toO ßaciXs'io;, lEywv « ReXeu'iov, t£/.vov, -oirsov :tri 

äyaVflv. » 'O öi ßa(ji).£'j; ßp£/_wv t«; ra^aazi^a; £•; t6 üf^top soayev, £77i£V ^k /.al t6 

'j^wp. 'O iJe yepwv e'-ev -pö; aÜTOv « S'jyy_(.')p-/i(;ov r.fAiv, TeV.vov, oü yap £yo(A£v (;j(^£ xä 

' fol. Hi8 £') s'ijfAara '' * toO iraAaTt'iu. » Eiirev i^e itpo; atj-öv ßxirO.Eu;' « YliaTvii ao;, -«'tcS, 
r a. 

1. if. M=. — 2. Y'-n^u)' Ms. — .■}. vipw/To; Ms. — 'i. e'^e Mf. — .'i. iiiEpyE'. M*. — 0. aiS. Mü. 







[569] XCVIII. — TIIRODOSE LE JEUNE ET LES MOINES. 169 

oTi cvto oviaipov \r,' stv; ßxcO.e'j;, /cal towjtov -^O'j 'paysi'v o'ji^stüotö ä<j)ayov ' . » 'Ettsu- 
^zu.evo; Äs aÜTÖJ 'j yepuv i— Aucsv aÜTo'v. 'E-/C tots o'Jv 6 -'.TTtoTaTO; )tai ooO/.oc toCJ (")eoO 
OcO^OTio; ö ßaciXe'j;, cuyvdjxc'pw; -xpc'6a7,£v tB) Y-po"''Ci lofpclöi«; /zp'-v. 

9. Resiiine ilonne daiis Ics Apophthrffincs, d'apres les manuscrits Coislin 127, 
5 du xi'siecle, fol. 240-241 (= C); Coislin IIS, du xiii" siecle, fol. 224 v" 

(= DV, Coisliu 12r), du x" ou xi" siecle, fol. 2:51 (= E) ; la version latine 
lue cit., col. 9(i5 (= L). 

"EiAsivs Tt; ij-ovxyh^ Aiyj-T'.o; ' vt ■Kpny.iTS.'M Rojv^TavT'.vo'jirolcd); i-\ Wsoöotw'j 
TO'j ve'o'j ßaiji>,£cuc. AixSaivcov 6= Tr,v ' ötJov e/.eiv/]v ö [io-ijOcii;, y-xTc'/t-; — avra; ' /.a'. 
10 iü-ft-y.'. jxövo;' xxi y.po'jet tt, 6'jpz wj i^.ovxyoO'^. Kai ivoic^.: j-i'yvto [jlJv -ri; r,v, s^scaTo 
Je y-ü-röv (ö; eva tx;£cot/,v. 'Q^ o-Jv eiiTYilÖev, £Tuoir,(7av ' cüy/iv /.al exaOwav. Kai '/ipcaT 
a'jTov E^sTz'^etv 6 ßaatAeü;, « tcö; ol ivaTspe; oi ev AiywTw; )) 'O de eiuev « rizvxE; 
E'jyovTai Ty;v cwTTipiav cou*. » Kai ei-resv x'jtw" « <t>zy£" i/.«piv. » Kai l'bpe^ev aÜTo) 
i'pTOU? '", /,al £§x),£ [JX/.wi 'i\i.wi x.al aAa;, y.al E'payE, xy.; £TTc'6oj/.£v xÜtw ü'iojp /.xl 

15 £:T'.£V. 

EiTT£v 5= a"jTto ö ßaT'Ac'j;' « Oi'^a; ti: £i[Ai; » O Ö£ eiTTjv aÜTw" « O 0£Ö; 

o'.5ev ce. » Tote sIttev aÜTo)" « 'Eyw eiu.i 0£o5ocio; ö ßait'XE'j;. » Kai eCiOu? TCpo<;£/.'jvvi(i£v 

xÜTw 6 yepuv. A£'y£t aÜTw ö ßacO.sug* (c Max.zpioi üfAer? ol ä[<,£pij/.vot toO ßto'j"" stt 

zXr,6£''a? ev tv) ßaatlciz yEvv/iÖEl;, 0'J6£'tvot£ ä— r/.a'jTx ' ' aprou /.al uöxTo; w; (7Vi'[ji.£pov • 

20 TTOtvu yap Tibew; ecpayov. » 

Hp^aTO Se iito t6t£ Tiaav y.-'jxov 6 ßacO.£uc. O Se yspiov ivaaTa; e'ip'jye /ca; -al'.v '^ 
Ti^.Oev ei; AiyuiTTOv. 

10. La paraphrase attribuee fä tort) ä Hufiu'' porte, \w\ cit., col. 749 : 

Le Saint vieillard Pcemcn disait un jour ä ses freres : II y avait recemmenl ä Cons- 

■J5 tanlinople, au temps de Fempereur Theodose, un moine qiii liahilait niie petita cellule, 

en dehors de la ville, pres du faubourg- qui est appele « au septiemc imille?) ». oü les 

eiiipereurs. sortis de la ville. vonl doi'dinaire se recreer. L'empereur, apprenant qu'il y 

avait lä un moine solitairc qui iie sortait jamais de sa cellule, commenga, en se prcme- 

nant, ä aller vers l'endroit oü etait le moine susdit et ordonna aux eunuques qui le sui- 

fo vaient que personne n'approchät de la cellule de co moine. l^ui-mome s'avanca seul et 

frappaäla porte. Le moine se leva et lui ouvrit, et il ne connut pas que c'etait l'empereur 

parce qu'il avait enleve la couronnc de sa tete pour ne pas etre connu. Ajires la priere. 

ils s'assirent tous deux et l'empereur l'interrogea en disant : << Que Tont les saints Peres 

en Egyptc? » El le moine, repondant, dit : « Tous prient Dieu pour votre salut*-\ » 

35 L'empereur examinait la cellule avec attention et, n'y voyant ricn que quelques pains 

secs suspendus dans une corbeillo, il lui dit : « Donne-moi l'eulogie. abba, pour nous 

I. Efafuv Ms. — 2. Olli. CIJ. — 3. I. rclie les deux phrases : et (liiiii iriiiisirel TlieoiUisitis junior 
impernlor. —4. Omnes qui in obsequio ejus erant L. — 5. Venil solus an celiam ejus \,. — G. y.pojit 
Trö liovaxü E. — 7. cTcoirjaev U. — 8. L porte en plus ; Imperator autein circumspiciebat in cella ejus, 
xi quid huberet ef niliil itlir riilil iiisi pnrvam xpurlellam, lialientem modicum paiiix, et lagenam 
nquac. — 9. D aj. y.iv. — 10. äptov CD. — 11. L porle en plus ; qui non cogitatis de. Iinc sxeulo. — 
VI. iniiXauoa CD. — 13. Sic GL; b>-./ye jiiXiv xal DE. — 14. RuPin est morl en 'ilo. — 15. Ceci semble 
lilen indiquer que le moine a reconnu l'empereur, comtno Ic porlent lous le? aiilios le.xtes. 



170 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIES. — APPENDICE. [570] 

restaurer. » Aussitöt le moine se lidla, il mit de l'eau et du sei, y trempa des morceaux de 
pain et ils mangerent ensemble; il lui lendit aussi un verre d'eau et il but. Alors l'empe^- 
reur Theodose dit : « Sais-tu qui je suis? » Le moine, repondant, dit : « Je ne sais pas 
qui tu es, Seigneur'. » II lui dit : « Je suis l'empereur Theodose, et je suis venu ici par 
devotion. » Quand le moine l'eut entendu, il se prosterna devant lui. Mais il lui dit : 5 
« Vous etes bienheureux, vous autres moines, qui t'tanl libres et degages des occupations 
du siecle, passez une vie douce et tranquille, sans avoir dautre souci que du salut de 
vos ämes, et sans penser ä autre cliose qu'ä vous rendre dignes de reccvoir, dans le ciel, 
une vie et des recompenses eternelles. Moi qui suis ne dans la (pourprei imperiale et 
qui suis assis sur le tröne, je dis en verite que je n'ai jamais pris de nourrilure sans l" 
avoir de souci. » L'empereur le salua ensuite avec grand honneur et le quitta ainsi. 

Vienncnt alors de longues considerations, egales ä la moitie du recit, pour 
iious dire que le moine, de craiute d'etre lionore, s enfuit en Egypte, et pour 
nous le proposer comme un modele d'humilite. 

11. Voici la Version syriaque d'apres le manuscrit add. 12173, du vi'" ou du i^ 
Yii^ siecle : 

II y avait un solitaire egyptien ä Constantinople, sous le regne de Theodose, et il 
habitait dans une petita cellule. Comme l'empereur sortait pour se distraire, il vint seul 
pres de lui, la troupe (txW qui l'accompagnait l'atlendait ä distance. II cidevala coiironne 
de sa tele et la cacha, et il frappa ä la porte de ce solitaire. Eii lui ouvrant, celui-ci -" 
connut fjue e'etait l'empereur, mais il u'en tint j)as compte et ne le manifesta pas, et il le 
reQut comniG Tun de ses suivanls-; ils prierent et ils s'assirent. Et (Theodose) commenca 
ä l'inlerroger : « Comment sopt ,les Peres dEgypte? » Et l'autre lui dit : « Tous prient 
pour ta sante. » Et il regarda dans sa cellule et il n'y vit rien qu'une petite corbeille 
(aTTüpU), dans laquelle il y avait du pain. Ce solitaire lui dit : « Mange »; et il trempa du 2') 
pain, il mit dessus de Ihuile et du sei et il le lui donna et il mangca ; il lui doima de 
l'eau et il but. Et l'empereur lui dil : « Sais-tu qui je suis'/ » (]elui-ci lui dit : « Dieu sait 
qui tu es. )) Et il dit : « Je suis l'enipi^rcur Theodose » ; et aussitöt il se prostei'na devant 
lui. Et il lui dit : « Bienheureux etes-vous. qui n'avez pas le souci du monde; en verite je 
suis ne dans la ipourpre) imperiale, et jamais je ne me suis rassasic de pain et d'eau si •*" 
ce n'est aujourd'hui ; et cela m'a ete tres agreable. » Et l'empereur commenca a Thonorer, 
mais le solitaire se lova aussitöt en häte (et) s'enfuit en Egypte. 

12. Ce petit exemple nous montre combien la Iransmission des Apophtheg- 
mes estcompliquöc''. Nousavons ici trois groupes :!' lems.881 quiparaphrase 
mais n'a pas la pröoccupation systcmatique, comme Ics dcux autres groupes, -f-' 
de rattaclier cctte an«'cdote a rhumilitc; 2° le syriaque et Rufin: le prcmior 
traduit, le second paraphrase, mais ils ont cn comniun plusieurs details : la 
menlion de la couronnL' t-achee par Theodose qui manque dans CDEL; la 
corbeille avec le pain sec qui manque dansCDE. Nous sommes donc conduit ä 

1. Hans les autres le.xles, le moine, qni a reconnii lempereur, lui donne une röponso evasivc. — 
2. Uli. : « des Als de sa cuhorle (Tdt?i;) » : eos mots lraflui.-:(Mil TaJsMTr;;. — 3. Nous en avons annoncö 
une ödition dans les premicrs prograinmos de la I'alrologie, car ces pelits lexles nous pieoccu- 
paienl des avant lyo3, mais les Sdilions pröliminaires nc sont pas encore assez nombreuses pour 
iiiMmcItre de donncr des lexles classös de maniere d^flnilivc. 



[571] XCVIIl. — TIIKODOSE LE JEUNR ET LES MOINRS. 171 

introduire trüis iutiTmediairos : x (qui raltache Ic recit ä l'huiiiilite), y (qui nv 
mentionne pas la corbeille) et z (qui ne mentionne ni la corbeille ni la cou- 
ronnc), d"oü Ic sclirma suivant : 

Uriijiiial 



I 
ms. 881 



Syr. 

Rufm L 



C D E 



XCIX. — Nous avons trouve, dans les manuscrits grecs 881 du x'' sie- 
5 cle (A) et 1631 du xiv" siecle (B), uue seconde anecdote sur Theodose. Uu 
moine apprend par revelation que l'empereur est aussi parfait que lui. II on 
est fort etonnc et va ä Constantinople pour demander ä Tempereur quelles 
sont les Oeuvres qui Tont conduit ä cette perfection. Lo cadre du recit est 
classique, c'est celui qui constitue dejä la Vie de Paul de Thebes. II encadre 
10 facilenient toutes les verlus du roi que Ton trouve par ailleurs chez les histo- 
riens. Cf. Xicepliore Calliste. xiv, 2, 3; Migne, P. G., t. CXLVI, col. 1057 
sqq. Le recit se place en l'annee 447 '. 

A'.TiyviC'.; Tzizi (7v;u.£irj'^o'po'j Traxpöc. 

Fe'pcdv Tt? s/.aOc'^^äTQ 5v T'^ ifr,MO •ffc'pxv Toü Top5avo'j', /.y.l ü'.'xzfi'lia.i h aÜTr, err, [j. 5v 

15 i.r;/.r,(si\. TTolT^r, ', o'j'^s yy.f eiSsv avOpcoirov ev oXoi? ' tou TE'jfjapay.ovTa sts'J'.v, i'/Xy. 

Ovip'io'.;^ ij'jv^izvcüv Y'jj^.vo;, •öcu-j^v) ■/aptiv-x-QC TrpoopxTi/CCÖ". Vlxoiy.y.'kif. oJv tov Osöv >,£ywv 

« R'jpts TravTO/.paTOjp ', ^ei^ov y.oi [^.stz t'.vo;" v/ui [J.ifo;. » AxEx.a^.utJ^sv os xOtü ö (-Jeo; 

>.£'Ycüv a Msfä ©eo^OTio'j toO' ßr»;'.).:'«!): i'/^i-; j-'sp'j;- » 

* O Äk Y^pwv äy.O'jda; sA'jTjri'Jr, u'poSpa /.ä'ywv' « 'Eyoj TO'rrjTx sf/;' r/_to sv Tr, ep/f^a-;) • A fol. 16S 
20 iT'jy/.xiöv.cvor Tiö '" xa'jijwv. tt,; r.ai'aa?, /.xi t(o -zyeTÖ " ty,; vux.to; yjavo:, ivöpw-ou 
y_apa/.T-^px oOx iiJov'', äprov o'jy. ='<py.yov, ä/,).' sv 7.'.7.w x.xl i^i'y"/; S'.avv/.TcOi'Jü) a'iOp»? " 
"c'tv] u. , y.x\ iJ.ezx TOffO'jToy; /.öttou; z,x'. tjLoyOo'j;, [/.Eri. y.05p.i/.0'j lyo'/Ti; f'j^yJ.y,ot. y.otX =v 
Tp'JOT, diayovTo; tö y-spo; ao'j y-aTcTzyr, " », y.y.\ stjc7£v sttI TTpocwirov aÜToO evtä7:tov Ropvo'j, 
ev yAauftpiw pya/.w ouvTpiSiüv ' ' iz'jTOv ical A=yio-r « Kopte -avT'j^'jvzai, ar/5au.w; toj; "' 

t. Gar il est dil quo Tlieodose regne depuis 30 ans (il est monle sur le Iröne en 'ins). — 2. A om. 
■n. T. 'lop. — U. B om. ctr)... — 4. evdiii; B. — 5. 6up!oi; B. — 6. StopatuoO B. — 7. 7ia'Toä'jva(je B. — 
8. Toivo; B. — 9. ixi A, £ti B. — 10. to .\B. — 11. xöv itaYSTÖv B. — 12. oCxoiäa B. — l:i. £v Xr,[iä> xai 50i}/yi 
^iTepegto 6 e6pio; B. — 14. y.iititn \. i\iyuinoi xoTETafr.v, aSiXajjioi B. — 1.'.. — 6ov A B. — Hi. om. B. 



172 JEAN RUFUS. - PLEROPHORUiS. - APPENDICE. [572] 

TOTOUToü; -/.OTTOU? Y,yX ^.öyßo'j^ ei? O'jösv Vj-'wai', y.llcc 7:')//ipo(p6pviij6v ^j.t y.iry. Tt'vo; syoj 
aa:o;. » Kai 7;).0ev ayyc'Xos Kupiou ■rcpö? zÜtov x.al Aeyet y.''jT(7)"' « Eirrov 1701, viptov, ÖTi 
[ASTa ösQöo'jiou TO'j fiaatlso)? eyei; [J.£'po;. » ü §e yepcov ävaTTa; eireev ev skutm' « Ei [^-cxä 

A loi, ins ©eo^ociciu toO ßa-iO^ojc eyw [xspo?, £i stvI * tocoOtov eiai jÜTcAr,; xal iypeiog evwttiov 

K'jptou, iva, (A£Ta y.o(jji.ix-OÖ xaTayw, si^ TroAAäx.'.; r/.elvor icTiv Oauv.acTvi? apeTvi;, )t7.1 S 
■TTpa^eu; äyaOr,; 4'aTvXeo;, äTväpyoiAy.'. ^ ojv x.al Oswpw tt.v roliTciav xÜToij. » 

"E>.a5ev O'jv to [j,v)>.QT7)p!.ov aÜToO /.y.l t/jv ßaaTYipiav iv Tr, yeisl xOtoO, x.al sTropE'jÖY) sv 
RiüvcTav-ivo'j7TO>.iv, x.al StaoÖa'oa?^ £i; td -y.ly-io'i toO ßacOvt'u; eiur.T.Qcv". E'jÖc'ü)? 
Se ejA-flvuffav oi Isyci^Evo; i7£7.evTiäpiO'. tw [ix(jtXeT t/iv aipt^iv toO y£'povTO;'. Kai sxaXsccV 
ö ßacO.E'j; cwievai aÜTov. 'Hv 5s ö ßacO.E'j; ©eoSocio? cpi)irjpi,ova/o: Travu", e;r>.0£v° rii 10 
x.al a'jTOc £i; iTCavTyiTiv to'j yE'povTOC, xal ü-avT-floa; '" «ütw asra yaoac", E^aT-ov incfio- 
TEpot y.ETZVQtav X.al yEvoaevKi; eüyY,;'- ~apa to^I yspovTo;, ävsTTVi^xv äpi^oTEpoi, £(^o>x.av 
d£ äW.vflo'.c '■' Tov iij7:y.na.vi. 

Ai'iil. ii;s Kai 6 ßaciTvc'j;, rvi; /£tp6; to'j ye'povxo; e-iIx^ojaevo;, sOXa^E'!}: t-ä Tf psiroucr ' ' , Xsyci 

-po; aÜTo'v <i TIjj.ie''' TrxTEp, -oOev et"', x.al tuo? /apiv Trpo; -fliy-a; irapayEyova; ; » 'O 5; l'i 
ys'pwv EiTCEv wpo? aÜTÖv''' « niGT£U50v,-:£X.vov, ix. Tvi? spvi'fAOu T-^? äyia; ttÄeco; £ii/.l, TCc'pav 
TO'J lop^xvou, coö 5; EVEx.a EVTaCiÖx TCapaysyova. » As'ysi 5"s ~poc aÜTOv ö ßauO.S'j;' « Aiä 
TCOiav alTixv, TraTEp; » 'O Se y/pcov eTtcev « "Eyw goi t; -/.xt' i^iav eitteiv'*. » E-ceTiOövtcov 
oe aÜTcüV sie -riv xoubo'jx.liov "' , yiyEt rpci; tov ßaaiT^sx ö yE'pwV « Ei— e' jaoi, tex.vov, tz; 
Trpoc^Ei? co'j. » AE'ys: irpi; x'jTÖv ßxT'As'j;" « Ooi'xc rozCEi; äyco Eirsiv, x.0(ja'.)ci; av9iW7:o; 20 
(ov; » Kai le'yE; ~^hq x'jtciv ö yE'pwV « A'.x tov Rvptov, ziy.w^, tl-i u.oi iv ocAyiOeiz iroi; 
7:o>.'.T£Öe(7X'. . » 'O OE ßaci>v£'j; Jtt£'(A£V£'/ ev'" Tvi TXTCE'.vocppoiT'Jv/-,, ).=ycüv 7;po? -öv ys'povTx" 
« öxTsp. TCxpx )coc[A'-x.oO ävOpwTToi) 6au[/.x!^(>) TTw; TCpa^iv x.al roltTEiav etti^TiTEI; " ' . 
npz^s:; ^ä x.al TTol'.Tsia', TSAsiwv ävi^pwv e'.cIv'', oioc 7;v zoSac Avtwv.o; x.al ö x€€ä; 

A Till Hi'J Max.a':i,o;'% x.xl ü * äo€a; nayu)ij.'.Oi;' ', x.xl ö xooa; no'.[;,r,v"-^, x.xl 01 öu.o(oi aÜTwv. "Eytü 2."i 
öi TrxTEp, xv9p&)-o; E'.ia: x.otiaix.o; x.xl xjAxpxoAöc, iS'j'j yzp, (ö; öpac, ßxoO.Euc eJv.; "". » 'O 

OE ys'pwv £;—£■/ — po^ xÜTo'v « I h'TTE'J'jOV, Te'xVOV, £yw jyco (iia'vojV JV T-/i EGY.aW TTcOaV TO'J 

Topoavou"' ETV) TECcapzx.ovTX, Oviptfj'.? cuvÄ'.xycov yuiAVo;"', x.xl q'jt; avOpiuzov ji^ov-", o'jte '" 
apTOv i'fpxyov, iW.a yjy.vii; cjyx.xiou.ivo; '" tG x.aücwv. tv;; r.aE'px; x.al t(Tj -rraysTw tt;; vjx.to'c. 
EosTjÖviv O'JV TO'J 0£oO, ivx XTTOX.aW'^vi jjt.oi'*' y.ETZ Tivo; lyio f/.E'po;. Kai zttex.xI'j'J/e'v i/oi ö *i 
0£6c, 7,£'yiüv"" « .\l£Ta" Oio^ociou toO ßact^E'w; sysic L/.c'poc. » "Eyw Ss ä/co-jca;''^ 
s'Xuir/iOriV (;(p65px, T-s'yuv « El jaetz -roTaÖTx sTr, x.xi to^O'Jtou; x.o'ttou; xxl jAo'ySou;"', x.xl 
« TO'ia'JTYv aTX.yiiiv as-ra y.o'^y.ix.o'j syovTO; yjvxix.x. x.al (^'.ayovTo; sv Tpuipr, 'iyv.^' to lAc'po; 



1. )oY'n''oi B. — 2. Kai ino/.f.O»); ö xYfiJo; K. k?. aj. Xeye' B- — ;<• t, k. — 'i. — iie A. — .'>. oif. B, Sn?. 
A. — 6. ev T(7) naXaTto) itp6; tov |5aTi)£a B. — 7. Tr,v toü y^'p- äymSiv B. — 8. nävy 91).. B. — 9. £!(rtX6£v B. 
— 10. OnivTYiscv .\. — II. ito).)?,; ZT'''! '*• — A aj. x«(. — 12. fj/_. tevwii. B. — 1:). iv. xai dS. 4X1. B. — 
I'i. Kai y.paTrisa; o pci'j. Triv -/^ipa xoC YtpovTo; .\. — 1."). oin. A. — IG. rj B. — 17. irpö; to; ßoff. .\. — 18. A 

(I. TttTtsuffciv ; : i/M 001 Ti y.aOYi|i£p»v eiitEiv. — 1!). tv tm xo'j8o'JxXi(|) A. — 2ii. 'jjts|i£iv£ B. — il. I^riTrj; B.— 

22. £ativ A. — 23. B om. xai ö 4o. M. — ■1\. llaxo'j(tio; .\. — 2."i. B 0111. /.iX ö iS. II. — 2ß. it»T£p, ä|iopT(i)X6; 
i'vOpwno; siiii B. — "27. Texvov, iyai tv t») f'p. SidYwv B. — 28. om. .\. — '2'.l. xai oüx l5ov itpöocuTrov ävOpünou 
.^. — 30. ojSe YÄp .\. — 31. ouy'E'- AB. — 32. \).i B. — 33. in. [it Xeyuv B. — 3'i. öri niri .V. — 
3''. ä/ovü)v B. — 311. ,\ om. xat [i. — 37. i)T, \. 



[373] XCIX. — THKODOSE LH JKUNR KT LRS MOINES. 173 

« aou ' xaTaTayTiva; ', y&xkct iiiol ÖTt ä7ro).to[i.-/iv ". » F.— easiva ' oJv asTot —dkküv Saxo'jojv ' ' A lol. 1«9 
6e6u.£Vo; toO 05O'j Iva y.oi y-.w.oü:j']^r, ij.£tx tivo; syw [J.eio;. K-/1 w; ly.sTJ: t;£i'; rju.spy,: 
vjXOsv iV,'s).oc Ku:io'j ■:vpo? jXc /.ai Asyst [aoi." « Ti oütw; äs'; eajTov c'jvTpio'/i, yEfwv, sizov co; 
« öt: [iET3c 0£ohoctou ToO ßx^jt^ifc); s'}^=i; [as'oo; », xxl tcjuto eltcwv'' ö ayY£^o; i.~inx-ri i-r: 

5 iaoO. Eyw Äa sittov sv iaauTcö ort eyw s-l toco'jtÖv eiy.; ipiapTüjVj;, /.xi ö y.ö— o? twv 
TocO'jTiüV Itöjv Et; [/.zTViv e>.oyiij9'/i, iva p.ETa •/.otjjux.oO syco f/.Epoc, v) TravTtü? ■}, ocpsT-Pi tqü ävö- 
p6? TcTicfz IcTiv rxpa Kuitou. A7:£pyoa7.i '' o'jv /.al Occupw ro j'pyov «'jtoO. IcVj'j cjv, 
TäV.vov, £— l-ziioocioTiTa iTE. 'Q; Ei'Jw; o'jv OTi Kujto; 7.7;s';Ta7^x.£v a£ 7:p'J(; c£, y//] i^-/] y.piji}/7;; ' 
i-' £u.0'3 Tot? — pzcet; cou. 

1" 'O Äs ßxffi'Xs'j? öeoi^öijto? äxQ'jcxi, sooS-flOvi oo'Sov [J-Eyav, xal sSa'XEv [/.Exavoiav tS 

yEpovTi * T-aytoV « S'jy^cöpr/cöv 7.01, itzTep. » Ral ysvxiXEVYi; £Üyv;? Trapa toO ys'povTo;, * A IuI, iwi 
siTTEv TTpo; x'jtov ö ßaTiT^Eu;" « 'Eyco -po; to ytv(i(j/C£tv CE, TCaxsp'', Eyco ev tt, ß7.o"i>.£ta 
err, aÖ', /.Äi iyoi \' etvi gti etw /.a-ra ^ap-zta oooco Tp''yivov, y.al ecojOev t/,v -Tvoao'Joxv. » 
"O Sk ys'ptov ^.syE'. 7:06; aÜTÖv « ToOto oüfis'v l^viv'', sav Sa syr,; a'A'Xo tittots, eitte. » 

lö EliTEV Se ö ßo.Gi'Xs'j;' « Eyw >,€' ypfj'vou; ou/. ii:'Kr,fiix(;a. ivpo? t/|V -uvxl/.« aou, äW ev 
xyvEia Ät/.YO(ji.at '". » Eltcev 8l ö yE'pwV « OüSe touto ecti t;tcqtc, sav Se evti; alXo 

TIXOTE cilTE. 1) 'O f^E ßxij'.AEU: El— EV" « NviCTEUW vijJlEaLOV ' ' TrZVTOTE, £I7TIV Äe OTE X.at Slic 

6uo TiiAspSv z.al öiz Tp'.üv xa.t O'.a sSbofAzoo; egOuü, xxl oü [aejav/ijaxi Cit; l'^xyov s/. toO 
■JTx'XaTtou, xAA' £•/. TO'j spyoyEtpou [acj sgÖico'". » O oe yspoiv si-Ev 7T3Ö; x'jT&v « OüSe 

20 TOÖTÖ ECTl Tt— OTE, EXV 0£ EyEl; XAIq TlTfOXe £'Tw£. )) 

EIttev ttza'.v * Q ßxciAE'j^' « 'Ar:£'yo[i3ct Aou-pCiv xai OuTüiv '^, y.«l ezv rtpoGE'Xöv) fAOi ti.; ♦ a fol ic'.i 
■/.xy.oTTOvo'jjAEvo;, o'j y.ivoiJay.i to'jto tvou ' ' ew; oj to Sr/.aiov auToO'' aTTOviiAw yvipöv Trpoi- 
iTTaiAai, öpcpavöjv üirEpxc-tCw /-«i ez-zctyiv vJx.Ta TTEp'.s'pyoiAa'. tx: p'JiAa? xai tou; saSci- 
>vOu;'° /.xi Tx; (p'jAx/.x; t-^; tvoT^eco; -apsywv — z'Tiv toi; SEoas'vci'.c tx Trpo; Tr,v ypsixv, 
25 y.xl Twv y,x"/.ouiAE'vcov '' x.xi Ac')vOf>-/;y.£'va)v to 'Tcüjax"', ifV^xt; /EpGt'v ao'j AO'Ju x.at G'j:/]yo), y.al 
tx; a'X7>x; Xpjix; xOror; e;u— -/ipETcö. » Ei7:£v oe T:p6; aOrov ö ys'cwv « IIigteijcov, te'ävov, 
y.xlal [ae'v ei'jiv a; — pz^Ei; x.xi Öayy.X'TTal, ojaw; oOv irpö; tov y.oTrov tov "Cvito'Jiaevov 77xp' 

vijAlV O'jÖe'v £<7TIV EZV f^E Ey^St? x'X'Xo Tt-rVOTE EtTVE . » 

EiTTEv öe ö ßx'7'.'XE'j; Tvpo; tov ys'povT«" « [Iicte'j^ov, -/Tsp, y.xGi Trposi-ov syu OTi 
30 eiiaI ßaciTvEij; ' etv; a6', y.xl ote ylvETxt iT:-0')po[Ai.ov '" y.aTX to eÖo; tv); -o'AiTEta:, y.aOc'- * A Ibl. i:u 
Co[Axi y.xyo) y.aTz to sOo;"" Tri; ßaTtXilx;, 'io'ptüv to ct£'[A(a«, y.xl t-^v Tropo'Jpav, y.xl y.xA- 
7,'.ypx(p(I), y.xl töjv orlv.ojv wTxaEvwv y.xl E''jcpy)[AO'jvT(ov u.s'', y.xl 7vEyivTiov u.01 etvxivou;, 
TpEyovTcov 0£ y.al Tüjv xpfAXTUv viy.övTCüv y.xl rjTTOjAEvuv "', y.xl Et; a>.lvi7vOu; ^ixrAXjf opiEvcov, 
T«; [AEV (jiwva; äy.O'Jw, O'jöe'ttote Äe eviV.viite'v "^ (ae ö T-oytciACi; [ao'j, y.al -/ipa to'j; ötpQa^.iAO'J; 

35 p.OU XXI iOOV T! rp'/TTOUClV " ' , XAla TCpOOE'j^tO T/i lAEAETYl"' y.Xt TU EpyOy Sipw "'■' , [AYli^ETtOTE 

1. — Yivai A. xaiayivoi li. — 2. B Olli. oTi äit. — 3. — [iiva A. — 'i. B aj. itp6; to Yi'">"JitEi'» 5£ et Oinet 
la Suite juä(iua la ligne 12 ititep i/w ev t»] ßa<j. — 5. eJitöv A. — G. — /ciit A. — 7. xc,'j^/i; A. — 8. B 
reprend ici. — 9. B aj. TtnoTe. — 10. Sti-yMUEv A, oiivuiiai B. II laut onlend.o : n dejiuis läge de 32 an? 
('(33) ». Cf. suprn, p. 40, note 3. — 11. rmepiMv B, — 12. B oin. xai o-j |ji£'|j.vri|xat... — 13. iTT£py_w|j.£vou [jiou 
XouTpoC xai e-J(JOTo; B. — \'t. B aj. exüvou. — 15. em? aÜTm lö oix, B. — liJ. li om. xii t. eu.. — IT. xaxo- 
Xoy|iEü)v A. — 18. -ÖL (jMii«Ta B. — 19. ETwEv 8e 6 ßa^jOEij;' etV TpVixovTa evvEa . xal öxav fEvoiTai i~o- 
6po|j,iai B. — 20. B om. tri; itoXiT... — 21. B om. xal eO?. [/.e. -- 22. tuywue'vwv B. — 23. ExivrisEv B. — 
2'i. )0Tianö; (jiov J.v oj xai Osa^iitriv B. — 2.j. B aj. [jio'j. 



1- b. 



A i'ul. i: 



174 JEAN RUFUS. - PLEROPHORIF.S. - APPRNDICE. [574] 

ivavEÜwv il; to TzyyTi'ki;- vm ote y;vcTai ' ri v^x-oc", £-' av Si^oOciv y.oi ■' tou: cxEcpy.- 
VOU-: Gl rapi<jT/.[Ji.Evoi '■ TvaTpix-to:, /.al -ap£x.<^ [ipxgera' toT; v.z.Y,(7a(;iv % p, O£(op*v 
'Afol 170 TCpoGiarov oioufecTS ävÖpw^TOU, aA/.a TTZvTOTe x-otTOj vsutüv '. ■ napx/.aAcö cä oüv, osßA, 
\j:t* wavÄa/.^cO-/); £■/ i[Ao\, äv6pw-o; y^^f «'f-' il^-afrcolo; '', 5£0[/.svo; -?„- Tvapy. to". Kupio'j 
ivTL/r^eto;, x.al Sta rr,? i/pavTO'j aÜToO p.-/iTp6; t-?,,- iyiac Osotöx-ou, D-TTrCto cwOJivzi. » 5 
'O <^e yspwv. TX'Jxa i-/.o'j<jac, I^egt-/) xr, "' ^ly.vofa im^vj eV-UTa^iv acyaV/iv G^'Ji^pa, x.al 
T.irm^i \tX Tzpdwr.oy aOxoG £-■ tviV yf,v, -poTEx.Ov/iTSv tm (iaciAEi )iycoV « Max.y.pso; ei, 
XSX.-/OV, 6t. TOiauTYi; yipiTo; " r,cuoO-/]C, /zpi; äe tw 0£Ü ItcI r/j. zv£xJtT,y/;'TW '" aÜToO 
^wp=a, OT! TO aepo; jj.ou [j.£tx co'j x.aTarzcai £Tv/iyy£iAaT& ' '' ' £iv' il-ziösfa; :TcivVr,po9Öp7.- 
piai", oTi o'jy- E::).xvr;Oy,v, o-jte ä7:o/.£(7« to'j; x.6tou; ;j.ou. 'Eyu yap, tsV.vcv, [;.a t->,v iya- 10 
-r,v, sl;'" TO i^ixpov tt,? äpETr,; Ta'jT?,; O'jx. ^^^^(Ta, är/,' e'j/ou 'j::£p Ey.c: 5r>. töv K'jpiov. 
Aeyei Se -po; Tov yä'povTX ö ßxGiAEu;- « AÜTOC ;;.ä"y.7.ov, x.aAoyripE "', co: x.y.T7.A£iAx; 
-0 _^_>^-.3t • xi ToG [iiw, x.a.l ■}.T.iz<.i-y.G-(x>', SouAEÖtov tw '' XpiCTW, E'j^ai 0-£p i'j.vj, tvx xiyi) 
y.aT4tcü6a) £v Tr, rtoify.vfl toO Xp'.CToC; e^jp^Ö'/ivai '". n 'O .ik ys'pwv £7r£'j;zp.£vo; tw .äacO.Ei 
ci: T-/,v iJi'y.v ior.'j.O'j uivEGTpE'yEv Äo?a"{cov TÖV 0:ov '''. 15 

C. — Suu t'N .\nit\CLE DE i,'El:cii\histie (cf. X; XXXVlll). 

On trouve aussi daiis le ms. 159G, du xi'? siecle, p. 544-546, un recit 
d'apres lequel TEucliaristie aurait ete changee en corps et sang veritable 
pour temoigner de la foi orthodoxe : Un paysaii tres pieux et orthodoxe 
allait souvcnt chez certain patrice. La femme de celui-ci etait hcterodoxe et 20 

suivant Texemple donne pur Timperatrice Theodora — eile avait des moines 

heretiques dans sa maison. Elle voulait persuader au paysaa que les Chal- 
cedoniens etaieut des Ncstoriens et qu'il dcvait rccevoir les mysteres des 
mains des moines, saus doute Jacobites, qu'elle logeait chez eile. Le paysan, 
ebranle, demanda au ciel ce (ju'!! devait faire, et, la premiere semaine des 2:. 
saints jeünes, lorsqu'il alla communier dans Teglise de saint .Mennas, il Irouva 
que le pain s'etait change en chair. 

"E^eyE' Ti; tÖiv iraTsptov, oti irpo oXiytov ypdvwv ^layovTÖ? [;.ou £v KojvoTavTivouTtdlsi, 
yeyovE irpayjj-a toioutov Ar,ijA~ni ■" yxp ti^, toc y.Ev ällx EÜlag-^?, to 8k ayß^a. oiov S-jc 
TÜc, /.cdu.-/i; y.y.\ toO svi^Of^.aTo; s-ior.piaivtdv, /.xi to-^to, tö; oi[Aai, 5ii to'j; ttoaitdco-j; apTOu: .^o 
irasE/öaevo:. ' V.':/ Hv-Zi 'Vi oOto? ec-s'pac x.xi öpOpou ev t7, ayir. tou ÖeoSi i/.Alriaiy.. y.x\ 
6v ToTi 7.01-01? fle''0'.; eÜx-T-zicio;;. £■-/£ Se yvöJGiv Trpö; Ttva tmv TvaTptx.iwv x.zl cuve/w; 
EtcrriE'. EV T(V. oix.w aiiToO. Mlv 8i ri toOtou yuvr, eteoÖÄo^q;, Tx/a r^s /.ai aÜTo;, xor/.zx.tc 
O'jv Ex.eivY, or/7.Ei tw SYiaoTr,-" li'-O'jau- « Ttvor yx'piv oü x.oivuvEi; oj^^e jj.eÖ' r.y.wv £v tw 

1. vivExe A. - 2. Y£'«0'TO" ^i«» "• "~ •*• öiSidoiv (loi li. — 'i. ol napaoicxäiicvo; uoi B. — 5. ßpafiioi .\. 

— (i. -nyMii-i B. — :. vE'gü) li. — 8. 111 A. — U. — /u; A. — 10. ti A. - 11. xm^'>> ß- — '-• — vi^w A. 

— l:i. £5tiYYi5«o A. — l'i. — ?öpTinE A. — IT), texvov, ö),r|Oiav ).i'(o> <joi 6ti ci; B. — Ifi. T:|ite niieo B. — 
17 B aj. Se^iTcötT,. — 18. xaraS. ouvaptO|Ji»iiiai (i^ta twv au)'ut\i.itiß)y H. — l'.i. B ;ij. ü 7:f£;xi ;:äaa 66$a rt\\>.fi 
y.a\ iip'ic xuvri^Ti; et: tO'j; aiüva; Tüv jid)vwv. i(ir,v. — 20. or.ao). Ms. 



[575] C. — SUR UN MIRACLE DE L'EUCHARISTIK. 175 

EÜXTriSiM, Ttöv u.ovayiuv E/.Tc/,0'JvTcov Tr,v IsiTO'jiyiav »• si^ov bi iviy.:, [Aova/o'jc aiiETixo'jc 
=v TW oiy.w, T.izX (ov izo'cTOAo; sior.y.sv öVi aiyizaAwTiCouiT!. yuva'azpix ' . 'ü 5e äirsxpi- 
vaTO* 6t'. iv TT/ iyta toü 0cO'j 'E/./.V/)(Jiy. [Aaxa'Xaj/.ßavw, otcou /.xl £/. TTxtdü'Osv. Ty,; ^s 
>.£YO'j<r/;; ar, öpOS; opovav Tr,v 'Ez/AviiTiav Sta T7;v ev Kx)yv]Äo'vi cövo^ov, äV/.a toi; Nscto- 
."j :io'j äoyu.x(;i guvx— zyeiOxi, s'lEyiv sy.srvo;" oti öttoü o [iaciAeü; y.xl ö TCXTpixpyv;;, y.xi 7:5; 
ö /.ocjAo; j/,£TaXay.ßzv£t, y.äyw. 

Tr,; 5s 'Xeyo'jcvii; OTt y.zi i-\ twv ']'lAA-/ivwv oi ßaGiAeic to'j; öiiüyjAO'j; sttstO.ouv, y.zl 
oüy. ö(p£i).0[ji.£v äy.o).ou9£tv x'jtoii;, y.xl xK'/.a.; oi. ffi/.uxpix; ttIei'ctx;, ö SY)i7.0Tr,; " ä/.ivviTo; 
Ttd cpp&v/faxTt EjAcivsv, aXla y.ai u.ri /.oiv(ovr,(7x;, £/. twv diEdTrapjAi'vwv «ütv;; >,QyMV y.ai. 

1(1 TÜv ToD ivöfo; aÜTT,;, £<jyc di Ttvx; AoywfAoüc evi^ 01X01X00' (pÖEipouot yxp TiGv) ^pr,(jTz 
iaiXi'ai y.x/.xi'. Tr,v oüv TOix'JTr// otiuytxv e^uv. irxpsy.xAEi tov ©eöv T^Eywv Küp'.E, 
oüx oioa T/,v ßxO'jr/;Ta " y;v A£you'7iv oi zvOpwTuoi oOto'., xVax g'j ö tz -y.'nx y.vcj'j/cwv, ' p. 54:,. 
obriyifiGo'v [ae et;'; to cjaipE'pov, Iva [Ar, i7T£pvi9(I> tt,; öp6*flc tviVteco:. 

Tfi oüv TCpwr/i £o6oy,xdi twv iyiwv vr.TTEiwv, T?i; cuvzcstd; ett'.tea'j'jiaevv;: ev tw vxw 

15 ToD äyiou Mrjvä, EiCErcrs yxp £v itpcoTOt; tö « y.xT£'jÖuvfJr,T<d » AE'yETXt, y.xl Tiacx y; xoAi; 
aÜTÖÖi (JuvayETai, yc'yovE y.xl aüxö; £v tw aÜTw toO [AzpTuso; vxio, y.xl ö-/; toO « y.xTE'j- 
6uv9tit(ü » pvi^E'vTo;, y.xl tt,; (juva{;£w; £7;iT£Aoi)[;.£vr,?, x'jtö; etuezeito tr, e'j/y, t/iV Sir,aiv 
iTOiO'jp.£vo:, ToO (Ar, CT=p-/i9r,vxi t-^; öpÖri; TrfcTEO);. FEvojAivr,; oov Tri; ÖE'ia: Trpo'Tx.O'Ai.'^^c, 
y.xl iTzvTWV Tcov (pp;y.Tcov ;A'j'7Tr,ptcov [AEtxAxSovtwv, ivpOTr^lÖE y.xl xÜTo; [aetx ^azcjcov 

20 jASTaXaSsiv' zvoi;a; ^l T7;v /.Jipx, öpz, xvtI apTOu, atür/.x -/iiAxyacV/iv, zal -X'Txv Tr,v 
ysipa aÜTOj tw aipixTt cpoivfcacxv. Kxl or, svTpofAo; ycvöu.Evo; £-1 tco TCxpx'Jo'^w ÖaujAXT; 
EAEysv « Oüa; [Aoi, — dÖcV ev txI; vrii^TSixi; £'Jp£'Ör,v (^EyoaEvoi; zoe'x, tvzvtwv «pTOv ^E^a- 
u.£Vü)v, i7w; äpx r/_to t-^v czpxa v/jcteix; oü'ar,; [AETaAxSsrv. Üjaui; Sia to [ay] öpaO-^vai 
Ttxpa xaIcov, y.'Xivx; tx yJvxTX [aetx (po'Sou [AETrAxSiv. 'iic §£ YiAfiE [AcTXGVciv y.xl £/. TOO 

25 äyi'ou TroTYipio'j, y.XTxvoEi ö dizzovor, y.xl [üe'-ei tx yetAr, xüto'j r.aayaEva, zxl äe-ei x'jtw' 
« Ti E/^ii; £X£l, a^EAipE; » Rxl ),£'yEi' « Oüäsv, 'Segttotx. » Rxl E^EVEysta; tx; /sipa; 
xÜToO £i; TO ' y.xTxi;.z(;ai tz )f£tAr,, E'jp-Ov;5av y.azEivxt -ijaxyaEvx'.. Ti; Se 01 ■KEp'.scTwTE; 
ij/r,Xa^/I(javT£; oüy EJpov [^.ültoTva ou^e äAAr,v xtTiav Tr,; tou xiaxTo; ougeo);, vöoutwv <xÜt6v 
TO Ti TTOi'floa; ouTw; eiaoauvO'/i; To'te ctevwÖei;, ei-ev aÜTof; to Tcav tou Trpzyaaro;, xal 

30 XaocvTE; xütov, ä.-r[yayov rpo; tov y.XTx y.xipöv 7^aT:lxpyr^/. Rai xx.ousx; tvxvtx itxs' 
aÜToO EÖx'jaacE Tr,v ävaOo'Tr.TX to'j 0eo'j, tou p.r, Ge'Xovto; äirolEcOai Ttvx tou -azt'axto; 
aÜTOÜ. Kxl ö ßxoi'XEu; ^£ zal oi ä/touffxVTE;, ä^o'^xcav tov Weov. 'II9E'Xr,(7E Se 6 iraTpiapYV); 
TOV (p'.AoypidTOV E/.Eivov -oivjoai. irpEcSüTEpov * TOU ayiou Mr,vz y.xl TTxp/irÖTaTO, X/ycov ♦ p. 5'iG. 
ävx^cov Eivxi TO'J TO'.ouTOu ßaOaoü . 

Tevoito dl y.xl r,aa; Tr,v ToixuTr.v f^ixOs'Ttv j^.s'yp'. te'aou; ütces t-?;; öpOoi^o^ou -igt-m; 
cw!^£iv zxl Tr.v lV/-,v T(o ivi^pl tw pr.Oa'vTi txtveivojgiv y.Tr,(jac9xi, l'vx zxl toü Oe'Ou ;;aO(/.ou 
xaTav.wOiäjAEv Toü >.='yovTO;' öt'. tcx; ö TaTveivoJv exutov üI/iuÖ/cETXt •'. 

1. 11 Tim., III, (i. — ■>. gr,ii(iTri; Ms. — 3. I Cor., xv, 33. — i. e^ u Ms. — 5. .Matlli., .\xiii, 12. 



33 



176 JEAN RUFUS. — PLEROPHORIKS. - APPENDICE. [576] 

CI. Sl'K l'ePREUVE VV KEU (cf. XLVIl). ü 

Les orthodoxes racontaient aussi (iirun stylite, envoye ä Constaiitlnople 
pour les affaires de soii monastere, avail iiiarche sans chaussures dans le 
feu et avail dcifie ses adversaires de riniiliT, ins. grec de Paris, n" [Ml^, 
p. 541 : 

"Ilv T'.: /.lO-nV/i; £t; tx as'pr, r?,; 'Aiiy.t -ztj svy.pcTO; x.xl Oy.upfJTo;, r,v Sl v/jav 
»7-cd aovx'jTrIsiov. Kpeix; o'jv yevojjivr,; Tivic, -/jvaYxaoav xÜtov oi äi^clcpol äv£>,6£iv £v 
Kcovctxvt'.vou-o'Xei x-al xiT-Tjcai -röv ßaciXsa ' . Kai ^ avclÖwv -/.xTsluaev ei; tÖ ^Evo^oyelov 
Toij äp(p«voTfo^£iüu, Y,v ^£ ).ot-ov yei[ji.cüv, -/.al r^EtTO xpouW.a uX-rip-/)? ' ivOp/.y.ojv. 'Ey.y.9-/)VTrj 
&£ T'.vs; a'.o£Ti/.ot [J.ovayol 6spu.aivou.2vor i/.7.Hi.Ge 5= x.y.'i 7jJ7o; toO OEpjAavOvivat, /.al -Äp^xvTO 
•/.aTaaiT£ip£'.v aürw £/. t?,; oiz-sia: aipicjcio?. Kai >.=--£•. a'jToi;" (' 'Eyoj öcGöi; itictsuü), £• 
Äe \>iLii; /.oeiTTÖv aou tvwtc'jeti, TTOir.rjx-s w; ttowö. » K«l äva^iTz; 'ioTr, zvu-oSeto? ei; 
TÖ idJs £7:1 TCOA/.-/iv wp-/v, y.al o'jx EcployiTÖr,. '15ovt£? Se Ey.jtvoi, y.aT/iT/'Jv^r.Tav ix.-Aayc'vT£; 
£771 T(o 7Tas7.i5d^(o OauiAaTi, x.ai o; iKOÖTavTa; ib'iixna'J töv 0s 



10 



£0V. 



Gil. Sun LE MONASTEUE DE SeRIDOS. ■ '^ 

Citons enün le r6cit suivant, ibid., p. 609-610, qui determine Tenipla- 
cenient du iiionaslere dont les hegouinciies successifs ont ete, au vi" siecle, 
Barsanupliios, Seridos et enlin Dorothee' : 

Le bienlieurcux Seridos avait un monastere ä Thabatha (Thaouatha). L'uu 
de ses amis, qui liabilait Ascalon, lui envuya uu disciple pour lui demauder 20 
du parchemiu. Seridos le donna, puis, coiuiue il pleuvail et que le fleuve de 
Thabatha avait gouilö, il voulut dissuader le disciple de retourner aussitüt. 
Mais celui-ci dit qu'il avait ordre de retourner et se mit en route. II enroula 
les parchemins dans ses habils, les mit sur sa tete et se lan?a dans le torrent. 
Seridos croyait n'avoir plus ([u'a envoyer chercher son cadavrc sur le rivage 25 
de la mer quand il s'aperrul (pi'il avait i)u traverser et il admira son obcis^ 
sance <|ui lui avuit fall aiusi affronter la niort. 

'O Lia/.aiio; üspi^o; s/tov y.oivoSiov ei; OauaOi, £i/£v äya-r.Tov Ttva atyJTTTiov 
oiicouvTa SV A'^xzAiav'., s'yovra /.xl aaOviTyiv. il'jvsfir, 6i aÜT'Jv, ysifAwvo; Ö'vto;, irsaj/xt 
Tov u.aO/|TY,v aÜT'jj asri ypau.y.zTwv "po: rov äßSoi^ SEpioov, ettI to Evsy/.Eiv x'jxü it'j- :io 
TäTv/iv yäsTtüv. l'JpyojjLEvou Se toO vEwxEpoii aTCü Aciix>.iüvcj;, £~U7,£ yivEsOai ö[/.ßpQV tioXliv, 
(0i7T£ y.a.1 TOV iroTxaöv OauaÖcov D.Oeiv äpsuTspov. "Ot£ ol £^wy.£ TÖt ypaaaxTa tw ibbz 
SeoiSo), ßoo^Y) T|V, xxl /-ey£t a'jT<o ö vecGtsbo;" « Ao'; j/.o'. yxprt'x tvx äiV£/.6to. » 'O de eiitsv 

1. Ccsl ainsi que Severe a 6t(5 plaider n Conslaiilinople la cause des monasteres inouopliysiles de 
l'alestine, cf. /'. 0., I. II, p. lO'i, 23'?. — 2. ^tXrjpEi? Ms. - :i. Cf. S. Vailh^, Repertoire alphabelu/iie 
lies monnsleres ile l'iilestine dans la Herne ile l Orient C.lirvtivn. I. I\' cl X . ISil'.i et 1900 (situs ces 
iiums). 



[577] Cl. SL'H LEPRF.UVE DU FEU. - Cll. SUR THABATIIA. 177 

aÜTÜ' «Bpoyvi Ict! xal 7:ou s/et; xcti iTceXOjrv ; » Rxl ^.s'vsi aüxw ö vswtcOo;' « 'Evtoj 
^rjv evb) xai o'j düvaaa; |X£rvxi. » 

'Q^ oe liTEaEVEv öy^üJv aÜTw. i'^üj/CcV aÜTw Tat yxprta x.al, AxSoiV -azüHicvi /.y.i 
£'jy/!v £/. Tov äfiSä, y.Tvr'Khe. Asyc', oOv q iSS«; AcopoÖco; ' ■ (( 'A':Tr/.6iou,e'/, 'ii5aiu,=-< ti Toiai 
5 eE; tov roTrjAOv, i^exstro vap y.al v) flpoyYi'. » 

'12; ^£ 5(p9ac£v £!:; aÜTOV, äT;e/6tüV (/.axpiv y.-' aüfiov, äxai^ucaTo Ta i[AZTia auTOö, 
xal [ia7.fc)v STrivoj r^? )C£^a)/fl; aÜTOÜ, svT'/Aica; £■/ a'jTOic tv. vaiTix, e;~iV aÜTO?;' 
« E'j!;a<76e 'jTCep sfioO », xal piTCTSi säutÖv =15 tov xoTxaov. 

'11; OS lirlvipocpöprjcev ö aö&z; Sspiooc TO'J; c'jvo'vTa;, oOi^'sv a/.Ao TCpoceÄo/.ouv, £■! ur, 
10 7f£'[;.<j/at ei; OzXacijav xal eüpsiv t6 y.s^J/y.vcv aÜToCi. 'O i^i sv.sivs -'jy-Tsjuv Tr, ocißsiä toO 
uJxTo; pu[/.r,, /.al u.x)tpav tcou -/.araoupel;, j'fpÖxcsv si; to a>J.o -soxv toO 7üot7.i7.oO. Ky.l 
Oxuu.ai7avT£; rr.v * 'j7Ta/.or,v a.ÜToS tviv [/•£/?'. OavzTOU, i8<^?,oi'7y.'j.vi tc/v 0£ov. • p. cio. 

AÜTr, £(7Ttv r, •jT7a/.or, y.v /ivouc.v oE TTXTepE; äSizx.piTOv, r.ri; -'A/'/jv ~aJ5r,i7''av Si^wct 

TÜ xxTa^KdOävT'. aÜT-7,; EvioTTiov ToCi 0£O'j. RaTa^uocei §£ y.y.a; t?;; aü—ö? yaciTOc, ivy 

15 iuepi,u.vaj; /.al £'];-/;vi/CO); -xoe/.ÖovTc; tk^ ■flp.£i;z; y.piäiv, äupcoasv T/.eo; a£Ta tgjv 7:aT£ctüv 

YlJJLÖiv EVW-IOV TOO 0eO'J. 

Comme Ascalon est au norJ de Tlial)atlia-, il s'ensuit que le moiiastere de 
Harsanuphios, Seridos etDorothee^ etait sur la rive gauche du ileuve et nnu 
loiu de la mer. Rappeions que M. Clermont-Ganneau, Ettnles J'arr/woliHjir 
20 orientah', t. II, Paris, 1896, p. 12, place Tliabatlia ä Teil el-'Adjdjoül, sur la 
rive droite du torrent, et le mouastere de saiut Hilarion ä Clioubäua. ä vinst 
Stades (.'J kiloiii. 7ÜUj de Thaliatlia, sur la rive gauche du torrent et non loin 
de lamer. C'est vers Clioubäna qu'il uous faul placer le monastere de Seridos. 

CHI. .Suit Su.VAIN [l-L XLVIIIj. 

25 I . Silvain, mentionne au chap. xlviti, est encore le S'.A-Juy.vo; ou iliy.Cavo; des 

Apophthegmes, P. (}., t. LXV, col. 408-412. Celui-ci (iv" siede) demeurait au 
Sinai' avec son disciple Zacharie, tandis que le iiütre avait son monastere 
dans un village toS SaT^ro-i, du Sa>.T6v rspap-zivojv, qui esl pres d'Eleuth^ropo- 
lis, d'aprös Theodoret. Cf. Georges de Cliypre, p. IU;5, 11° 1027. Le trait 

30 d'uniou nous est iburni par Sozomene, llist. ecri.. \'l, 32, d'apres lequel 
« Silvain. apres avoir ete en Kgypte et etre denieiire sur le mont Sinai, vint 
fonder un mouastere sv npapo'.; iv -ü /£w.appü). Zacliarie dirigea ce monastere 
aprös lui' ». 

1. Le ms. porle en plus Töi ö/tu; iiiiv. — 2. Thabalha =-- Wauada, M. Cleiiiioiit-Ganncau ideiililie 
de plus ÖauaW avec Uot "^^^ n |a lour du müiiei- u qui ötait « pres du lemple de saiiil Ililarioii » 
et 011 Pierre Tlbeie passa Irois ans. A quatre niilles de lä, au village de l^^» ^»=, demeurait Isafe 
l'iiicyplien fsupra, cli. xii). Raabe, p. 101-102; Clermont-Ganneau, liliiiles tiunheoloifie Orientale, 
t. II, p. 9-14. — 3. Dorotli6e est nti vers ."■'lO. Ses u'uvres se Irouvent I'. G., t. LXX.WIII, col. IGoU- 
IS'i'i. La presenle anecdote esl resumee, ibid., col. lGa7. — '1. En 415, celail Zacliarit- qui le dirigeait. 
Cf. Hevue de lOrienl Chritien. l. V (1900;, p. 282. 

P.^TR. Oll. — T. VIII. — r. 1. 12 



178 JKAN RUFUS. — PLEROPHORIES. - APPKXDICF^. [578] 

2. Unrecit inedit nous montre aussi quo soii monastere ('tait « eii Palestine 
pres du torrent » rl nous apprend de plus que le genic de monachisuK* 
importe par lui pii's d'KIcutlu'ropolis etait celui du uord de FEgypte : les 
moines avaieiil leur cellule parliculiere et le superieur allait les visiter indi- 
viduellement. Silvain ne faisait en geueral cette visite que le samedi et le 
diniauche. Severe et Anaslase suivirent donc la regle generale lorsqu'ils s'iso- 
lerent dans le desert d'Eleutheropolis jusqu'au jour oü le successeur de 
Romanus vint Irs visiter il'utrol. Or., t. 11, p. '.»G-97 et 228-221)j. 

EItt:' Ti; Twv ■iraTSfwv ' • oti Trapse tov TtOTau.ov, tc^z/jciov tt,; y.w[j.-flr svOa ö [Aa/.zfto? 
iltXouavös SiYiYSv SV na^.y-'.CTiv/i, ey-svev ä5eA(p6; irpoTTroio'Jf^-svo; jj.wptav öxav yip otTryjvTa 
ol'jTÜ iSeT-^ic. EÜffäo? eyc").a- x.at /on^öv sk toutou, y.aTelijJiwavov a'jTOv /.et: iTr/fp/ovTO. 
S'jveSv) Si Ti£u TÖiv TraTs'pwv TrapaSaleiv tw iS€a SO.Oüavw, -/.al y.jTX to TTOiT.cai £Oy-/|V, 

♦ n.l. l:i7 -apsy-alEiav aÜTOv ä7:QCT£tXai T'.va " ^uv aÜToi?, ottcü; Oez^riuvTai tou; ä^£)>(poui; ev toi; 
' ''■ ■/.i'KkiQK; aCiTwv. K-/t liyouni töj yep&vTf Ooi-zitov äyaTtriV /.al -apayysi/.ov tw äSaT^cpto, 

ivx xpo; TcavT«; T^aSr, '/'.[■'-a:- 'O (5i ye'pwv Eiire TÖJ a'JöXcpw ItvI aÜTÖJV « oTi TTpö; itivTa; 1 
to'j: TTXTSoa? aoov aÜTOvr »• /.ät' i^^^av 5i Tcy.pr.yys'.Asv aÜTw 'Xsyov « IVajTCc jrr, 'XxSy.; 
aÜTOÜ? Ttso; TOV »laAov s/.iTvov, ivy. [/.v] 'Tx.avöaXtcOüi'ji . » ^ 

Aiep-/ö{y.evoi Äh tz /.iÜJ.y. xiiv ä(5e)vO(iv, r/.syov oi xy.TEps; t(7) öS-ziyoOvTi a-jTOu;' 
ft Iloi-/ic&v äyzTV/iv, 7:pö; irzviat; apov r,;;.««;. » Kai TAjysv ayToi;' « KxAcör. » 'ü Äs oüy. 
k'Xa^sv aÜTOÜ; si; to -/.eW-iov toO oaAO'j, y.'x.-.y. tov T^o'yov toO yspovTo;. i2? 6e 'J-s'JTps^j/av 
£i; TOV yioo^TOL, eItcsv aÜTOii;- « Eu^sTi tou; dSikfoü;; )) Ol ok £;-ov ft TSat, -/.ai 
eüyapicTToOjAjv, touto i^e luTcouij-sÖa oTt irpo; TTZvTa; oü/. äTr-/i>.f)G[;.£v . » Ral As'ysi ö ys'pwv 
tÖ) laSövTt aÜTO'J;' « Oü/. sluöv co; oti ttiö; -/.vTa; «pov aÜTO'J;; " Kai £ir3v ö äö£>.(po';' 

• lul. Ks: (( OÜTtd; £TCO''r,ca, TCzTsp. » lIa>'.vo'jv s^sp/ou.svoi oi 7:y.-izi:' £A£yov tu ys'povTf « Ovtw; 

S'j/apwToOjAcv oTi £lSo;A£v TO'j; äSETLOQÜ;, aXkx tooto advov >.uTCOÜ[j.£0a, oti oü;c sl'doacv 
xzvTa;. )) ToT£ /.y.T'.i5iav /.syEi ö a^-'X^or toj ys'povTi.- « lipo; tov cra'AÖv ä^Eliföv oüx D.aoov 
aÜTO'jc. » 

li; oov i— /iaOov 0' 7:aT£p£;, Hiy.y.d'jy.; /.aO' iaoTov ö yi'pcov to ysyovo;, iKh/t-x: -po; 
VAii'ivi TOV ääs^.oöv TOV ■Jiio/.p'.vo[;.£vov TY.v t/.ojp'av, /.al [xr, /.po'jcx;, i/.A' vipsf/.y. ivoica; to- 
ciToypiv, aiipviSiai^E'. tov i^EA^pov, xal s'jpw/.si aÜTOv xxOs'Coasvov si; to n/.ÖicjAa, /.al öüo 
cTCuot'Sia, jv £/. f^H^itüV aÜTOo /.-/l £V £; £j(oviJiAtov. l\al, ÖK £t'i£v TÖv yiviMTU, y.y-k to =6o; 

1. Coislia l'JT, ful. \MV. Voiii !<• r:ulrr ilii rec-il ; Uli l'ivie i|iil (U'iiicuiiiil If long du lleuvo. pii-s ilu 
village (lo Silvain, siiiuilail la lolio. Quaml im l'ieie le reiicoiitrait, il sl> nieUait u riro jusqu'a cc iiu'il 
partil. Des Peros elrangoi';' viennont Irouver sllvaiii et lui ilomandonl de los faire aceompagiior pour 
visiler louslos freres dansicurs ccUules. Hilvain recommande — a leur insu de ne pas leur monlrer 
ndiot, pour ne pas les scandaliser. A leur deparl, ils sc plaignent de ce qu'on nc leur a pas inonlre 
lous los freres. Silvain, vuyanl qu'ils onl appris, par unc sorle de revolalion. l'exislenco de ce frere, 
va le trouver a l'improvislc. II le tiouvo assis cnUe deux corbeillos et lui demando, do la pari de Dieu, 
de lui r^völer sa conduile. Lo fröre lui apprend que durant toule la jnuriioe, lursqu'il a une bonne 
pens6e, il met un caillou dans la corbeille de droite cl, lorsqu'il a une inauvaise pensee, dans la corbeille 
de gauche. Le soir il oouiple les cailloux el, s'il y en a plus a gauclie qu'ii droile, il ne iiiange pas. A ce 
riScil, Silvain, en souvoiiir saus doulo des anges qui iinl visiti; Abraham non loin de la, dil que ce sonl 
aussi dos anges qui scuil venus le liouvor pour atlirer son altonlion sur les morites do co frere. 



10 



20 



30 



;!7 
V" a. 



[579] cm. SUR SILVAIX. 17i) 

TiOCxTo ye'Xäv. Aiyv. aüxfo o y='s(ov « Aos; TKOTa a:T'. y.al eitce 'J.r,i m x.xO'.'TiAy. »to'j. >^ () 

8k ■JTZAiv svAa. Asye'. aüxw ö -/'M.^ üi/.ouavi;' « Oi'W.; öti y(o;l; «raoSaTou /.al •/.'j;'.-/-/'.-?;; 

oüz. s^j'p/'*'-'-*' ^''- ""^'-^ ■''-sW.iou, äXy.i vOv ■'rjJim sJ; to y.icov ty;; i€oo[Ji.a'Jo:, o y'',^ H$o; 

i-£'(JT£i).c' as irpo; (7£. » 'I^oSr/jjig oOv k'SaXs u.= Tavotav t(o yi'povTi /.al y.syei, a'jTM' 
ä (I Suy7wpy;i7Öv jj.o'., — aTsp, öfi y.ary. irpwV /.r.O-/;aai l'yojv xi; ' J/r^ipo'j; T.TJxy.; i'p-xpocOiv • fui. i 

y-ou, x.al sav ItziXH'Ct [AOi /.oyiciio^ äyaÖo;, [iz/.cu 'J/-^(pov sie tö Ö£;iöv y.x/.z/.iv, siv f^a 

TTOVYipo;, Ei; TG ipiTTEpriv. 'Kcirspa; Cjv jy.STpw xi; (Jc/f'poij?, x.al iav S'jpsOaJci to'j (^s^wj 

tcXsiou;, IcOiw szv hi xoO äpicxspoO, oCx. in^io). Kai t-^ STraupiov -v'i.'m, '{-jm i~iVjr, an'. 

>.oyii7[ji.6c itovTifo;, /.:'yü) iy.auxör B),£'-3 xt -cici;, oxi. TCa/.iv oj/. scOtc'.i;. » A/.O'Jaa; hi 
10 xauxa ö ä66ä^ 5Ii/0'jav6;, sOrJaac?; x.z'. cirjcV u "Ovxw^, O'. 7rx:7.€alövxsc Tjxxä'pe; zyioi 

styys^.oi iirjOL^, x-flv ipjx/jV xoCi id^AooC Osaovxs; orjAOTuOirai, x-xi ya: r.n'iXr, '/y.~y. vm 

£Ü^pO(7'Jv/i ys'yovä [/.oi xy, — apouc!« aüxüJv Tr/S'jy.xxiy.r,. » 

3. Une autre aueeJoto inedite, eonsnrveo daiis le ms. I.')9G, p. 649, 
iious montre commeut Silvaiii entendait la priere; il etait pou favorable aux 

ij Offices chantes et voulait conserver la simplicite des pratiques egyptiennes : 
Un frere lui demandait comiucut il poui-rait aequerir la componction, car il 
succombait a la negligence et au sommeil ; lorsqu'il se levait de null, il 
pouvait a peine dire rantieiiiie du psaunie et tombait de sommeil. Silvain lui 
repondit : Dire les psaumes avec antieunes est un piemier acte d'orgueil, 

20 comme pour dire « je cliante ». Le IVere ne chante pas, car le chant endurcit 
le cceur, le petrifie et ne perniet pas ä l'äme d'arriver ä la componction. Si tu 
veux donc l'acqucrir, laisse le cliant et, lorsque tu te mets en priores, que 
ton äme medite la portee du verset; pense aussi que tu es devant Dien qui 
sonde les coeurs et les reins. Lorsque tu t'eveilles, ta bouche avant toul louera 

•2i> üieu et tu ne commenceras pas Fofficc aussitot, niais tu sortiras de ta cellule 
et tu reciteras le Cveda et le Pater nosler ijui es in c(elis. Apres cela, tu rentreras 
et tu commenceras roflice lentement, lentement, en gemissant, et en 
repassant tes peches dans ton esprit, ainsi que la punition quo tu devras 
endurer. 

*j Le frer»' rc'pondit : Depuis que je suis solilaire, pere, je chante Vordre de 

roÜice, ainsi que les heures et les (livmncs) de l'uctoechos. Et le vieillard 
dit : C'est pour cela que la componction et ratlliction tc t'uienl. Pense au.\ 
illustres Peres, comliicu ils rtaient peu inslruits, ils ne savaient i[ue quelques 
psaumes. Ils uc louiiaissaienl nl antieunes ui liopairos, cl ils brillaient comme 

»■•i des astres dans le monde. L'abba Paul, Tablia .Vutdiue, l*aul le simple, l'abba 
Pambo, l'abba Apollo et tous les autres confirmeut ma parole, eux qui ont 
merae ressuscite des morts et qui ont prevalu coutre le di-mon, non avec des 
chants, des tropaires et des antieunes, mais avec la priere i't le jeüue. Ce 
n est pas la beauli'' du cliaul ipii peut sauvcr l liommo. mais la craiulr de 

'■0 Üieu i'l Idliscrvance des conimandiMiiculs du (Christ. Le cliiiul en a pn-cipili- 
beaucoup au iond des enlers, non seulemenl des seculiers, mais aussi des 



180 JF.AN UUFUS. — PLEROPHORIES. — APPEN'DICE. [580] 

prßtres, eile les a fait toruber Jans riiupurete et dans beaucoup de passions. 
Le chant, entant, fest pour les seculiers, c'est pour cela que le peuple est reuni • 
dans les eglises... 

'A^eAipö; •flswT/.is -öv 䀧äv St/.ouavöv /.s'ywv n T; ircii/lcw, z€oa, ttöj; /.Trlcoaai tv-.v 
y.aT/.vj;'.v, Tii'iu Y^? 770/£|y.oj|ji.y.i 'jtcci r?,: i/.r.^ia; y.al to'j 'jTCvou. KäI 6t£ ävicraaa; t?, ". 
vuy.Tl, -oV/z TTj/.Tj'jw, y.al /wpU ~0'^ ''!/.'>" 'i^aly.i-t o'j /.syc», /.xl oü Sjvxaa'. TZif'.'^'i-JioHy.'. 
ToO ÜTjvoü. » Kxl ä-£y.pif)r, ö ysotüV « TeV.vov, to ae'y-''' "^^ ''■''^' J/aAu-ov; j^.stx Ji/cu TvpÜTr, 

cy./.TiOuvst -rr,v /.aaSiav -/.al -tupo'jvs'. , xal oOy. sz T'/jv ({/uyr.-/ /.aTxvuy^vat. Ei ojv Ösaei; £t; 
xxTxvj^tv ä/Oeiv, xoi? TO äcy.a, ■/.xl ot£ iGTxca'. Ta; ä'j/x; r:ci(iv, ö voö; co'j t/,v dyvau.iv in 
TO'j CTiyo'j loeuvaTco, -/.ai /oyiCou ot; svwtj'.ov to'j OjoO irapiGTX'Txi, toj etz^ovtg; -/.apöia; 
x.xl väa:oJ;. K.al '^ts ivxcTf,; sx. toj utcvo'j, tcio tzvtwv ^o^acs; tov Osdv to cTÖjia ffou, 
■/TL' vh ctii-r, TO'J y-avo'voc eüO-j;- i)./.' s^sa^wv l^to toO /.i'/'/mj. CTivo/oy/iCOV t-/-,v hict'.v, /.al 
TO nxT-flc -«o-üiv £V Toi; oüpavoi?. Rxl to'ts ilii'/.fiii'i, i'p;ai toO y.x^i'iuz «vsTÜi? zveTÜc, 
CTSVz'Cuv y.al £v6u|jio'j[A£vo; Ta; iazsTia; <7ou, y.al t/iv y.o/.xciv £v vi [;.£'>.7.£'.; ,Kxcxvi^£c6a'. 15 
|). liäü. * £v aÜT-?,. » 

Kai /.£-,'£'. i^EA&'j';* « Eyco, iSSöt, s^ öt£ saovaca, TViv ä/.o'XouÖiav tO'j y.avjvo; y,x\ 
Ta; u;y.c, /.al Ta tt,; ö/.Tarlyou (l/z/Aoi. » Kxl >.c'yc'. ö y/pojv « Ali toOto y,al v; 
y.aTXv'jC'.; /.xl TO ts'vOo; «psüve; ä-reo cou. 'Evvör.cov to'j; u.sya'Xou; TraT£'pa^ nur löiwTx; 
•jTir,oyov, xxl [i-/i ett'.ctzixevoi, li u.r. oAiyou; •yxT.aou?. Kxl oÖt£ -/i/ou; o?jT£ TpoTTzptx 2u 
Eyi'vfoc/.ov, y.al ^iy.-/;v owcTr^pwv £v xo-jato £'"/,aa(Lav. Kai ji.xfTupeT [jio'j tw 7>öy«d ö 䧀ä; 
lla'jAo;, y.al ö ä%a; Avrwvio:, y.al HajAo; ö x->,Oj; y.al ö ä66x; Ilaa^Ju, y.al ö ä6€ä; 
At:oaa(o, y.al ol /.xO' iV/i?» oI'tive; y.xl v£y.pc.ij; T,y£ipxv, y.xl /.xTa ba'.{AOviüv t-/;v i^ouciav 
£^£EavTO, GV/. £v ac'AXffi y.al Tso-apio;; y.xl vi/o'.;, ä/.T.' £v ttsoCcU/ä xxl v/;<TT£:a. Oü yip 
r, xa'X'XiEUtx tov äciiaTO; O-äp/Ei vi tc.j"(o'ji7x tov xvf)ptd-ov, ä/.A' ö (pöSo; toO 0£OU y.al -fl 2.'> 
T/'cr.Gi; TÖJv TC'j Xo'.CToC evtoawv. Tö yxp ä-raa -oaaoJj; £ic Ta y.aTWTaTa rü; y?,; 
y.aT/Iyxys' y.xl o'j aovov y.ocai/.o-jr , äA).x y.xl l£p£t;, «l; -opv£'a; y.xl £■; tvxO-/; ■!To7,Aa 
x'jto'j; sSöÖpi'JE, y.xl to xn'j.x. T=y.vov. tIöv y.0G|Aty.wv ecti, 'Ua to-jto yap y.al CDvxQpoiTETai 
ö Axo: £v Txi; j/./.Ar,C''x'.;. 'Ev/o'-zitov, Ti/.vov, iJOGa Tzyrj.xTx aiTiv iv tü oüfxvw, y.al oö 
YiVsarrTat tcesI aÜTtüv oti ;A£Ta tyi? ö/.Ta^Iy^O'j 'i/äAAouiiv, ä^.Xa Txyfia £v xxxtxtcxu'Ttw; to 3o 
äVAriloOta z^£i, £T£pov Tzyy.x t6 äy.c; -/.vw; Kupio; SaßatiO' £T£pov Txy[i.a £'j>.oy •/■,«.=>/) 
y, So';a Kujio'j, £/. TOij tÖxo'j y.xl ey. ToO ol'xou aÜToO. il'j o'jv, tj'/.vov, äya7rT,cov t'/jv 

TXTTfivWClV TOU Xoii7TOO, /.xl T.'JjQVfl C£aUTOJ <pu7.ZTT(üV I70U TOV VOOv £V Tr, löiZ T-?,? 1CpOC£U- 

y?,;, /.al o-o'j S' av irapa^ya>.V/i;, jir, Äei/.vjei; ex'jtov xyyivojv y.xl y.afjy.yviT/iv, xaa' £<;<ü 
TxiTE'.vo'opwv, y.xl ö (")£Ö; "ap^'y.-'- '^'"'- '^''''' ■''-^•~zv'j;tv ' . » 35 

1. U;iiis le rOcil fucceilunl. uii lli^^l■i|lle ile I'iiiiiljii, qiii v:i veiiilre i Ali'Xiuulrii; le Iravail ilii vieillard. 
passe seize jours dans la villi-, dormaiit. la »iiil, « dans le iiailliex de l'eglise, dans le lein|ile de sainl 
Marc». II voll coinraenl les cliu-urs (Tifii«») de Tegllse clianlenl, il apprend les Iropaircs el il deniande 
au vieillard pourquoi, au deserl, on ue cliante pas des canuns, des tropalres el des canliques avec 
kur> Ions '(isVtüöoüatv öia|i»Ta x»i fu!l|i!!;o'joiv f,/o-j;j. I.e vieillard vuil dans loul cela une Invasion du 
paganisnie el le prelude de ii.aux nouibieux. ibid.. p. 6'iT-liV.t. 



10 



^581] CIV. APPARITION DE SAINT EPIPHAXE. ISI 

CIV. SlH L.NE \PPAniTION I'E SAINT EpIPHA.NK ! cf . XXVIII, 

XXIX, XXX, Lvii, xc ä xcin). 

Xous avons vu qn'iin saint de Cliypre, saiiit Jcan-Baptiste, le patriarrho 
Jacob et .lean rKvangelistc ctaient cen^es cHre apparus pour eloigner les gcns 
du concile de Chalcedoino ; dans iin recit grec inedit on racoiite au contrairc 
que Saint Kpiphane est apparu pour ramener ä rorthodoxie un jacohito 
refu'^ie dans File de Chypre. Celui-ci ne communiait que s'il trouvait des 
clercs ou des moines de son heresie pour lui donner la conimunion. siuou il 
s'en abstenait, meme le dimanrhe. Saint Epiphane lui apparait par trois fois, 
et le decide enfin a coniinunier ä l'eglise des Chalcedoniens (Ms. 1596, 
p. 550-552) : 



'Av-r,p Ti?, t6 vc'vo? AipirTioi;, to 8k ovoiax 'Twav//,:, j'JXx€-/i; itzvj, (^r/iY-flia-ö u.o: 
6aOji« toioOtov öti £v t"^ -/waz u.O'j 0£Oi^O'7iy.vo; ' 0-r,:/w, u-h xoivwviov Toic aTTO -rr,: '7'JVO'io'j 
T-?,; ev Ra>.yr,5ov;, Y.youv -^ /.xOo)v'./.-^ i/C/Avici«. Fcvov.jvr,; oOv (puy?,; -so^z'TS'. Tr,; 

Aiaywv ouv «äi, ötxv £Üps9r,5zv Ttva; r, z,A-/;pt/.ol v; y.ovaJ^ovTs; tv;; zbcGScö; pij, 
i^iÄouv aoi /.2cl u.£7alz[Aoxvov. Tä; Sk -Rldw; -flU-sca;, /.ai y/j-ric tx; äyiac •/.upiot/.J::, 
ixoivwvYiTo; ev-evov, [tr Oxppüv -poGsTvOsTv tt, iy^^ /.a%>.ixr, r/./Ar.aiz, öix t-^v -aTio-apz- 
SoTov ais-zi-j'.v. ' K.al Oswpw ev |j.'.ä /.siu-svo? ev tw )tpx€/.-r-w [AO'J Tivx r/ovTx tov xwywvx 

20 ::ei:o).iwaevov wi yio'va /.xi Hyri-x u.o'.' « Ti ecTiv, 䧧a 'Itozvvr,, o z[i.^i€z'XX£'.; /.xi cj 
7r:orjc'p-/-() x.xl •/.o'.vuvet? ev ty, xyta )cxl x.a9o>.;-/.-7i iy-yl-firsioL; « 'Eyw Si r/Tpoaoj J'or.v 
« 'E-ei^-/i, Äi'TTr'jTa, oü(^£XQTe iy.owÖYr.noL u.i-y. -rojv Rx>,/-/iSov.twv. y.zi "/c'yo'jdt -r-.vj; öt-. 
■/.«■/.w: r'.ijTc'JO'j'i'.v. » 'O (ie <p-/i(7iv « Oü/i, ar, yoSoO, ovx. r/ci -/.a/.ov vi äy'a toO 0cQj 
Uy.lr,'7i%, ^rpöieAÜe oov /.al •/.oivwv/i'jov. » Rxl TxOTa eiTCwv ärpavr,; eya-zeTO. 

23 Ei; iauTov Se sa6wv, sveOuy.oüp.v to opxaa, -/.xl äjAoi^x^.'Xov toi; Wy-Tpi; jao'j 

7ve'yci)V « 'Apx e/. toO Wsou s-ttiv, r, £/. to'j ^taSolou; » öjaw; f^e j'ajw-/. y.vi -/.oivcovöjv. 
Rxl TuzXtv TY, ETe'pz vj/.tI öeojpcö äTCapa7.).z/.Tto; Tr,v xJtV^ o-tzt'Ixv Axotov /.al Ty;v aÖT/r' 
Ti'x^x^'^ÜM.'i . 'AWx /.al O'jTüj; ttza-.v evvoöJv to'jc yovciTc u-ou ojtw; a£Tala[i.SavovTa;, 
/.al -/-.v T(lv eTspo^d^tdv -pocTTx^eiav, -xvj yip «^'jve'pyovTXi Toi; -j'jva'.pcOKJTX'.;- ei; tx 

■"^' «iwiAXTiicä v.xTv'.ijTa Äix tq [ir, ^-/ijAiwcat tx ^uyn.y.y., vj.v.^y. [xyi [/.iTXAxu.oxviüv. 

öcupü) oOv w? ev excTasei tov xÜtov [i^otzsitzt, xvi^pa, ejj.^piOecTspov tw -poTtoTH, 
x.xl ^ojvji x'jcrrpz "kiyvnoi jaoi" « Aiari O'Jv ■rcxpr.icousac aou t6 deuTspov xxi o-j/. c/.oivtovr,- 
Tx: T-jT; öoOo^öco'.c; » 'Evw Se ex, toO ©o'So'j. O'jf^e äivo/.s'.9?;vxt ■fidwy.y.ry. Ectx Aeyei 
IAO'." « O'jjc £'.CY,'X6c; ev Tvi [i.'flTpo-reo'Xei Rwvttxvtix;; fl 'Eyc.i ^e cuvTpoy.o; eV/iv « iSxi, 

35 Äe'i-oTa. » « OOx, ä-r.'XOe';, ^Yi^iv, et? tov vaov 'Erei'^av^ou ; » Ral ecpviV « ATr?;'X6ov, 
X'jpic. 1) 'O «Je )iyci' <i Kxl ti >.£ye;; 'ExL'pa'vtov, öpOoSo^ov, r, x'-perwov; » l'v.-ov Oe 

1. Partisan de Th(5odosc, paliiarche jacobite clAIt-xandiie de 535 a ö'iO. — J. Sans doule linvasion 
perse de 613 ä 616. 



182 JÜAN RUFUS. — l'I.KUnl'lKtUlKS. — APPENDICR. [582] 

äyw* « S'jyywpr.TOv, Simzoxoi., '^oO^.or toj WcOj /.al zyto; £i7T'. /.al cr,j;,£io'p6po<;. » 'O hl 
i-c/iciOri' « F.TTi'pav'.o; oÜTto; ttittsöji, Ö); vi y.yJh'/.i/.-n i/.yJr,n'.y., /.al jj//; itv.o'.ozW.r,;, ^ 
äX).' ävaaTzc /.O'.vüv/i'JOv. Kyw yap siu-i 'Et'.ozvioc- » 

Ei— ovTo; oi aOroj tx^tz, srJoca TrcoriTri— ts'.v zütw aiTiöv ijyvo'jor.ij'v, /.v.l e'jbiio; 
p. 552. r,>,f)ov £i; iz'jT'j'v. KaTXT'ppy.ytTzaEvo; i): /.y.l sO^zasvo:, /.al t<o Osöi eO^api^r/iTy.:, ' i'aa 5 
yeyovcV -ri'i.iotx. Karayvoü; oOv xr.c — poTs'pa; TV/.avri;, z.al sTriyvo-'j; Tr,v iX/iOsiav (i'.a to'j 
iyiou TCiO XpwTO'j OspzTCOVTo; 'l'LTri^aviou ETri^Taifa;, p.5.).VyV ris HsoO, -ro'j [/.vi (io'j'Xo[;.£Vou 
tÖv OzvaTOV TO'j äaaprtuVjO w; xi STTwrpc'ij/zi x.al (^viv aü-ov, ztcsVJwv jv tu y.up'.y.x.w, 
[j.sTä'irvov Twv (woTCouov /.al äyiojv [/.uaTvipiwv, i'jy xniTrinci ; tö) (")£(o. toj /.z[-».e tov ävz- 
Ciov i7'jv7.piOjAricavTi. t'i\ äyi'z aj-oO öpOo^o^v) -of[7.v/i. 'A[r/;v. In 

CV. — Sil! hv. rATm.\i!CME A:m<)S (cf. lxxixi. 

Nous ajdutniis un texte i[\\\ t'ail meiition, vers la lin Ju vi* siede, des 
eglises de saint Elienne el de saiiit Jean-Baptiste a Jerusalem : Un nioiiie 
avait peclie, et rarclieveque Arnos, au lieu de.se borner ä le reprimander, 
Uli lif enlevcr son liabit dont il revctit un porc qu'il lächa dans la villc, i5 
puis il fit flagellcr le moiuc. Saint Jean-Baplisle lui apparut et le menac^a 
de sa vengeance, aussi l'archeveqne « commen(,'a ä bätir le teniple de saint 
.lean-Baptiste, cn deliors de la ville, en face du teinple de .-^aint hltienne au 
levant ». Mais saint Jean lui ap[)arul une seconde fois et lui dit : v Si tu 
mc construisais ciuq aulres teniples plus grands que celui que tu as cons- -m 
Iruit, le peclie ne (te) serait pas remis. » Apres la mort de rarchevrqiie. 
les Peres enleverent son nom des diptycpies (Ms. 159G, p. 552-553) : 

• p. 553. r='-'ovj Ti; VI Tr, zyiz Xpi'7T'j'j T'j'J ÖcOÖ r,[y.cov toXs'. * ipyic— wx-otto; övrj[AaTl ' X^MC. 

Hv Äj oOto:, /.aT" svs'pysiav to'j i^zTavä, jAicoii-öva^o; tqioOto; w; O'j/. av ti; eizot eTcpov. 
Ilv (^2 x.y.\ aÖTfJc TO'j äywj cyvij^.aTOc, sl /.al zvaiiw; r,v to'jTO «popcov. RaTa hl cuyywpy.T'.v 25 
OiO'j, TTcpi-TCe« Ti; y.ovzYoc ji; TreipaciAÖv , /.al y.aOwv touto o a'jToc äpy_icTTi<7/.o~o;, 6 ö'vrcoc 
ivzC'.o; /.al t?,; üptoT'Jv/i? x.al toS iyys/'./.oO cyrij^-zTo:, cpipsi tov rAovayov, /.zi OTrep sirpc— £ 
TVi StJiacx.a'Xt-/. TV/ ztOcv?, -sptTTOi/TarjOa'., touto o-'j/. STToir.Tsv, zIa' e/.Ö'Jtz; z'jtÖv tö 
iyyEli/.v' nyvj/x ö r£pi£fj5'67//iTO, svc'yva; yoipov, 77xvt(ov OsMpo'JvTwv, ivc'ouTsv aÜTOv to 
£Vf^ji7.z ToO v.ovayfjiJ, /.al Z7:£>.ii(7£ [y.s'cov r?,; ■:T6)vew;, tov ()e aovayov rjij/a; O'J [A'./.pü;, so 
iTtD.'jis x.al aÖTOv. T-^ r)£ aÜTr vu/.ti cpzi'vsTai «'jtü 6 ay.o; Iwa'vvr,.; 6 ßziTTicT/;;, £-z- 
T:£i}.0'ju.£vor /.cd liytoy z'jTfo" « Ti O'jtoj; i-oir.iv.i zTiy.aia; to cyriU.7. ;j.0'j, w av9pio-£, 
[/.e'W.to Äi/.r,v —O'.sVv v.sra «toj tt, T.aspz ty;; y.z'.nuoz ettI toO ßy)ij.aTo; toO ^ooepo'j. « Toü 
r^= J-v'.cOc'vTO; [J.£TZ (poSou, y.^yiTy.'. /.Ti^stv vzov toO äyiO'j 'Iwavvou to'j 77poopou.ou £;(o 
Tvic Tto'lscj; , /.zTs'vavT'. TO'J vzo'j TO'J äyiou ÜTEipavou /.axa ävaTo7va; , /.),ztwv It:': toj 35 
(ZTÖ-TTw TO'J itpaYjxaTO;: O'J y,v -oir,<7z;. Kai T£>.£iw<;avTo; züto'j tov vzov, /.zl /.zTax-OTjAVi'- 
(jzvTo; x.zTz irzvT* toottov, eo££TO Tuy£rv »7uyya)p-/{'7£(')c wv r,(xapT£v. ' l'.,iriyaiv£Tzi ')£ x'jtio 
ö zy.o; 'loja/zv/ic £/. ^eutedo'j ).£'y<ov « \'i'\rflnyy >.c'yw. £'. x.al zX>,ou; zj'vte vao'jc x-Tiiei; 



[583] CV. Sl'R IJ' PATUIAUC.IIl'; AMOS. 183 

IAO', o'j jV.Ti'Txr [/.et^ovx;, O'j [at, cuYytopviOrl vi atz-apria, äAXx <VJ/.-/iv t^'jv/.tm [j.s.-:x lo'j £v 
TT, 90§£3z 'öitcpa TÖ? y-siTSw;. nrpelOövTo; Äs TO'j ipy.e-wz.'j'-O'j tqv ivO;wTtivov fiiov. y.xl 
r.^T, Tov Trpzyu.xTo; TrpOYvwjflc'vTO? , ol totc TrarepcC kV-pivav to'j ä^x^.ci^Ovivai to a'jToO 
övojxa jx. Twv SiTkTuyuv T/,; äyi'a^ Xpi^ToO xoij SeoCi r.y.öiv 'Avx'TTy.csw;, ö y.al sTTO'/nijy.v '. 

1. Noiis avons dcja lidilo ce recit piiiii' coninioiitcr If chapilre lxxix, riiais il reslc encore plusieuii 
points obscurs. II est pnihable. mais pas reilain. que le :<yiiaiiiie iiieiilioiiiic doiix oglises dislinctes, 
siiprii, p. 135. Sil nn iiientioniic dpiix, vcrs lau 'i.M, dunl l'iine de Saint .Icaii-liaiilisle, il reste a 
expliquer pourquoi le palriarchc Amus pliir- tard cii auiait enroro constniit iini' dans les nierije.- 
parages. Enfin rien nc nous permet ile le.« localiser. car les mots « au levaiil » disciit seuleiiieiit que 
r{?glise Saint Jean etait a Test de l'eglise Saint-Etienne; res deuv mots nOnt aucuii rapport avec l'est 
de la ville oi'i cerlains grecs avaient enleiie un uiarbre. provenant de liersabee et porlaut le noni de 
Saint Ktieune. pour faire cnire ä l'exislence d'uue ancienne eglise, et. Hcruf de lOrienl Chrclicn, \. .\II 
(19071. p. 'ilii-ilS. Puisque l'eglise d'Iüidocie. batie sur remplacenient de lu lapidation de salnl Klieuue 
au nord de la ville, existait dejä vers 'i:i8, ibul., t. XIII il'JOisi. [i. 'j-ls. il u'est pas impossible quelle 
soit visöe daus les chapitres i.xxix et cv. 



ERRATA 



si7„ il ri'jeta (1. il expliqua, cf. /'. O., IV, 378-.381). — oö,, supprimer « et ä Pierre 
ribere ». 



Bien des \ sont casses. Lire i-\ toi.; is,,, Iov^K'! "5 i->a^v: iJ, iLoi-oc^; m, aci.v->:i^o etc., etc. 



De meme 16,. un j est casse. etc. 



TABLE DES XOMS PROPRES SYRIAQUES 



/ 



Ui^oics^l HO, 

-.( grand-pere de Neslorius 

^^.o( reine, 23^ 2;, 39, io„ '.i,^ «2, 

. mo , rpof et ^£oaxDof H'Jj^ j, ftl, 

l.inqel eglise de saintc Euplie- 
mie, 8o„ 

wOliol 13,2 '^7 '"'l-fl 

>^"»l ''Vl« 20» 2*5 -%-..•, 32, •«. 35, 
••*'>o "9 "810 5*<3 62, 73, 95,,, 108,,, 
109,^ 112, 114^ 135, 13fi„ löl,, ir,0,,. 
Cf. 22„33„3.J„6-J„91,,;)3,aV, 

la.( Chrysostümc, iret, 
^a.( prophele, f», 
u,i.^( Allale. i:r7„ v-!\ 
.Ä>a.^a^(ii<( de Pamphylie, 21,., 

^io^l ',3„ 11,, /.ß,., ',7,„ :.'.„,.„,,,, 
— ^fa£D/ .'>.\ 

Itt^l 1' 

^|;m. 1.T0,, 

Ij;^(22,fi7„-B„129a 
asoAi^ioixu/ 17,. 



|[Cy^ loiS^ 147,, 
■m .VoaUoSs. 90., 

U>i^ de Cesaree. Cf. 71, n. 1. 
I-Sv pretre de Tyr, 125, 
uss prophele, .W|„ 

.joo?Oi «^ cl. wiDoi»-.^Oi 7i , et 

.,£&o*t|->iJ^ 7k 
^£DOv^.2ix .Aaci,.,.^:!^ ''''>,i',- ct. oxi^,^ 
(x*Sv KL ,, S2. 

^»JuOi^ prophete, 7o„ 1593 

H^xma^äK 18,, 19^, 28„.,3 Slj.,. -15, r,„„ 
68, 75„ 77,„ 83, 87, 96„ I02,_„ 120, 
122g 123, 125, 128,3 '^^n '^1, i:f2,.j 
133,, 1.34. 139,,, I.J2,, 

— P!;.iia>( 72„ 

|..i,'ifm^ 12:S,, I2«„ 

jcotois ou ^o|i9( prelre de Ce- 
saree, 7I3 

139,, 

\u<^l archimandrite. ho,, 113, 
]U>^t comle, H(,.. Cf. |i;,j( 
liijj; discipledc Pierre l'lbere, 

21,; son syncelle, 27,, 
lUijjf vicillard et i)ropliete, 

■.aia\ia^l 125,-. V . ..aooll^; 
[.. ^irmtv ; ^a^( 28„ 

u-o^l 17,,.„ 5o,_„ :r., 02,^, 82,, r2.-,„ 

M2, M1„ 115,., 117,3 Iß2,„ 1(15,,,. ("f- 

733 el ;.,^J( lKi3 

-.moi^j) cf. |.vi>^t 16„ 
^a^^;^.^/ 20^ 28„ 29,3 .r.,.^.,, 
«„ W,, 67,3 1253 152, 154,,. Im- 

jirecation 82, 



aooU^o; 125^ 

Uj; prelre de Jerusalem, 1113 

-.hjoUj; COmme -ajaj).*j( 89„ 
Uj| «73 80,,, 
ixj.jaj; moine d'Edesse, 1211, 

ijiVSooi ^flsoioNj/ 75,. 

^ara^vco; archimandrite de 



Tagai, 51, 55, 56,,, .-.7„, 
cDoxa^s^f martyr, i35..„ ,3.,, i.%„ 
.coaxa^s^l prelre archidiacre 

de Jerusalem, i», el ua-^'=; 

2"8-u "':, 

( COmme sca^-aial 

pQ^Äüsi 17, , 10, 93„ lil6,„^|_, 107, 3.,., 

108., 
^<i^) fy) 8.-1,,, 

^■{.^.±^1 scolaslique, 28,,.,, 
.mo,^!»..'»/ eveque de RIocyuoov, 

9.5. 06,,, 1393. Moine, loo,,, 101,, 
■ma^i't.,'»! eveque de Perge, 139, 

.^ca^^n.'^l 139,,,, 
ji5o|l3/ OU .,a>ol!0^ 71,,, 

71, n. 1. 

UiCtSf 11,3 

-moaxsl 81- »\ 114, ,3 11.5^,,, 116,3 118. 
ins; II«i„ 

|^ioN9( 126,, 
U^lif •■^o.j 61„ 
Li!) V. Mii( 
. m ■ tU^jcif 97_ ^ 

Ux<i prophele, in, iie, i5i,„ 

U.i| ai„.,3 

U>-»l moine, 27j„ 2a, 48, 683 101,3 

121,,, I28„ 



186 



1. — TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAOUES. 



586' 



^o.»; prophete, 23, iiiij, isi, 

■"■■1/ 162„ 
J.U 162„ 

■jco.mii/ arcliuveque d'Alexnii- 
drir, fio,, 

jl; k.'.l. Lire Tlieodurr 



^;ov3 !'^>2|| 

.jcQ^'=\*jaj 9!j,^ et . m.^.3jaj IH^^. 

v£ca^o;^k^ 123., 12L> . \ . ufia^V^h^ 
-ma^i^ IS, 126^ 127. 12i ISI,.,^ 
"^^Z (^.»j T\ Kill, 
U-^ N^ IH, 

Ui^ojc N.^ eglise dp Jerusii- 
l'-m. 27,,y:v, ioö„, 

c^-^ eglise de Cesaree, 21-, ., 

" -^ ■ -^ ' diacre d'Antioclic . 

78j 79,,.,, 80,^ 82, et t..i-aao 7K^ 7!i,. 

.g^-m-i de Seleucie, 41, w^ ,,, 




^ 



jN^a^^ I5„ 53^ 02., 
)IU^30^. Cf. ILls^ 

.io^-^ arcliimandrito a 
Aphlorias, i2b„ 



-►'«'•^ 



de Nazianze, w. 



.lEQ.,;.^^^ de Noocesarec, a\ 



wo; rol, Mg 03., 

jDoiiio. ev^que, a?,,.,, a<„.,,^ a-)^ 

.isoiot^t 07, et ^£DO*ta^f 162., 



I<a-. 12,, 

jDo;aÄÄ>..> .jooinm.; arclieveque 
d'Ale.xandrie, ih,^^ in,,,, 31,,,,, 

.ÄoiLua.; ]v-'. 3:1, 10, — a Gaiila, 
10, — U--:!^ U/; l^i|„ 

^4-Uj; prophete, or.. 

ÜÄ» 68, 

«LBi f»,,. En syriaqur ox.. indi- 
que souvent la villc de 
Tkooii. 



Öl 

M1..0, evpque d'Edesse, 13,,, 11^ 
11:., HR, 

>i=o>^^oi et jr>oio_oiv solitaire, 
'''4i.i ''^la- Appele Uii << pä- 
tre », traduction de 5 ßo'j)to(; 
ou ßoravöpxY'»'; " niangeur 
d'herbe ». Voir i-o.i (table 
II). 

lji.0, reine, 27,3 

1^^ v=k» v,o>oi l'. 



^ojh empert'ur, 68, 80,, 

^Qj)) Soldat, fis, 

vOJii .snlilairo, 21),,,.,, 21, K»\ IHK 

et ^ox.) 1113.^, ^, 
|\^D -i^^i ^cuh 2-1,,, 
l)oi iw„ 
wosoieu^iDoi premior d'.Vsralun. 

108,, 
i . imi/ ^oDojfij^cDoi 72„ 
ILO) 137,,. V. Iloi 
^OL-l cf. vÄJli 20,, IW,, 

l-w pretre, i08„ 

Mwij prophete, mi,, 

pp) le scolaslique, i2.->, 12s., 

^V3) syncello de Pierre l'ihere. 

27.. 



patriarche, 0«,, 



^ 



^ 5=4 ?J„ Iö0„ 
..iDOl.iajjio.4 07, 

U-^ II«',, 

jco^^ empereur, 13,, 

-.m^aso^^ 13,, 17„ 18, 

-a>o|toQ-4 apötrej i5.\ et iitooL,^ 
au vocatif, i.ie, 

,a>o|Nio^ .Elure, 19,„.„ 29„^„ 31,,.,, 

■^i, '«« «V,., *,3 «2.3 83, iie, i-'-'„ 

12:i 121, 129,3 '^'t ^"ii '^-.T 

.moitoa^ moine et saint de 

(Irete, u«, 
.moinoa^j, de Peluse, 110,^, m, 
l^t i\t^i) 110,,, 



-m| . ivi^j 130,, 

\>oou peiiple juif, 110, 
i.oou Iscariotc, 33„.(, .34,, ; 

U'ioou 42^ .»^ 
«TDO^ljLjaaj ct. usoUi-aa.« 
u»oMj.:»aj 13 



(.ouojo/ v_Q- ißj 37^. Syncelle de 

l'ierre l'Ibere. iKt^, 
^i-o- apötre, 97„ 113,, 
U-^^ N^^; ^Q- pretre d'.Me- 

xandrie, 18„ 
,i-a. abba, 122,,, 

lj.>^oi N.ji_3* ^o.. II, 156, 

.^i-o.. Chrysostome, 60„ 
y^aj,a^<> .^a^ archimandritc 

d'Egypte, i20„. Arcliiinaii- 

drite et eveque, 89„ 

Ufiojoo v^o. 70,.,, -I,,.,, 72.^ 12:;, r27,„ 

,x-a. de l'eluse, 110,, 

,^n 1 . ^ ^^v^ rt ^l^O« I2(t,. V.l. 7.'l,, 

U^o. ])rtHre, 89,, 
-"-\"- j)ape, r>o„ 

r-;'^ 148„ MO,,., 

loiS. l,:^- 10.n„ 10«, 120, I37„. Cf. I20,.j 



[587 



I. — TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



187 



palriarche, Ts^g iw, , 
L. -joji^ .lacquos le Minfur, 



.OJ '^ N^QJL« 



IIO„ 148„ 149., 



C:f. av-.„ 33„ 



^ 



|jo.n\i Cf. 2'ig 31)3 'i3| U, 15.^1, 
Uo^..^ II3 13,, 14, IB,,, ai,„ 2I,,,^„.2L'„ 
■.'7, Ä 37,3 39, 40,„ 41„ 443 4R, 47, 

683 69,3.,, 'O7 ^\ 88, 91,., n:i, 94, 
96, 93g 106,„ 108,3 llü,3 112,, li:!,. IH,„ 

"53-13-15 '"e "87 '-""h, l-'^'i <-^\, '•-«„ 
127,, 135,„ 1383 139,.,, 14a 141,3 '",2 
I5O3 1523 ir>4,, 155- 156„.8 159,., 160„ 



'«'s ':'\2 1^1 

llyjo vao 2O3 1683, 
MaH>w 6:3,„ 67„ 122,„ 



V 



^»P pape, 44, 45- 98^,„ 139^,, 14-,, 

150,3 151„ 152,, 
w^o»! 107,3 '*l-5-li- f^l"- -™<i-*-i°U 

■ . .fe.J0(l 9(1,, 

aa-^oi) solilaire do Lycie, 13H„ 

. m . ft uQ^ lüfij. LI. -ÄO^i^op 
Uso:^ 7K 79 13« 

-oo-^Qi. moine, loi,. 



>0 



e^. ||o|jo l:W„ et |)<i_io 1311,. 

=\.^ prölrc, 24„ 24, n. 'i. 
er. liaabo, 1.39. 

Hol ^!.J,s« 177.^, 

UoaXio Nj.,,io 25„ 78j 87„ 
INj-jB |N^^ cf. ^o^ial 
t w .. i. v> 1 I;^oa^) 157„ 



uaio propliete, iio. i48, , 

oAl').» 82,^ 

lio-.^ inn^^,. V. |)o|jo 

|>^, \^^>c II, 13, 17,.„ 2'., 97, 1023 



lio^^lM I28,,| |:({1,, et IVo^xilp 12-1,, 



*f 



Uv^ eglise de Constantinople, 

^jo^po 12, 7R„ 137, 

— loiSv lA- 7(i, 

UL^;^o l'52j, 

hN v> p..a3VJo et . rro i . n po 1'»,.,^ 15^, 
,6-18 '8.4 '83 2^13 25, 28, 62„6S„„,., 
69i-3 "',3 «,o "9» 133,3 '53ö 

vmoj^uopo empereur, 15,^ 124,. Cf. 

tÄJo U^^io cf. 25,, 

-mn I . fiy^ laic de Pamphylie. 

120,3 ^^ M-^W» 121, 

^oVovio marlyr, i6i„ 

4R, 70^ 77,. 78, 83,^, 93, Kß, 119, 



^ 



-^^qj^jM 113, 

MoM övi'que de Qennesrin. 

m .Noap 24^ 

_Qj palriarclio. nr,, 

paj !'♦ ',,. V . poUi 

t-^fl-o 117,,. Cf. 1173 118, 

.Ä>aji^iju l.'l,). n. ,^. 

.jpQ-.inf;s fn 1 cl ..co^io^^xoj 11„ 12 t'i 

'■'■.-, «-I; "\ "«,-7-0-12-1» «\-8 8'3-5-n-i, 
82„ 83,,.,, »(,.,.„.,„.,3.,. 85, 9I„ 97„ 
106, tl4„.,3 116,3 "^o 

\±.-ia^.MiJ .30,, 12O3 144;^ 

^'^ 86„.„ 



li^^^is V. Ua^s^x>( et jDniq^ml 20,, 



Ui^Kio 93„, I . , ... 

^^ '- \o.-3;; i-cnnj leur lete. i 

ai.|!\-.,io Jean 1 euimqiM' , 

1(), n. 2. 

Uj|L» 92„ 
l^ m . q-mvi 97,, 

"■•••^ W„ 

viP» 20, 25, 3O3 31,., 753., 77,_, 83,,, 

1(19, Uli, I2ll|„ 148, 
yO^M IOil|,_, 

.ia^-^ eveque d'Aiitioihe , 

14',,, Ii5, l/,7,3 

..io^^io eveque de Jerusalem, 



lio^to d'Antioche, .5fi, et i;.oin 
10.5.,, 

I^""^-^ 7il,. 127,, et ^^m -ifo 158,, 

.£a...^Q3o,acD IH.5,,, .,,, 

InNnfP! . \ts^ya ICoo.) 9.53 IW,. V 

U-Vqxo 12O3 

PL^ro I2„ 2I„ 6.5, 91, 1.53,,, 1.56, 
jBcii3^..cß |,15 \ . >cpai'=^^.jp/ 
|,.^^m i:i',i. 



Mdi.jii pere des moines, m\ et 

[ "■'^ • "•' 163^3 

l.>oQ.\tr. d'Isaurie, 413 s'.,,,, 

o-g-Noo 100, 

-mo^U'iastT. eveque d'Alexnn- 
drie, 128,., 12«,, et an.ia^iiiE i-.'93 

.ja^ilKfT. 77,, Voir Sefalaris [ta- 
ble IV). 
^a^p» scolastique, ia2,„ isi 



\V 



|.i\:o:> 162„ 

^^'! 1^-!) '"„, 



\^ 



\\i\j> 'iVi, n. 2. 

^0^=4,03 et v.=>^=^ ~i „ 

Pqs ai-eliimandrite, «o,, 

iias pretre de Ganlo, 39,, io,„ 

(las SOpbiste, :lll| 113, 
Uj|l Pas 28.,,, 

-mortis apc'ilre, «7,, iw, ,,. Cf. 

1.50, ,523 
I n .,!&£> 8.5,, 
|..an \ ft^ '.lO^, 
^QÄ^ el ^ajo^aa 77,,, 

1;^.^ archevöque d'Ale.xandrie, 

60, 



188 



I. 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



[588] 



1;^ Pierre Ilbere, voir -mo^^ 

40„ 48, .19^„ 68, 69„ 72,,, 71., /S, 77,^ 
81,, 80-, 91,., „ IIG,,., im., III. III, 

'tl-li ~ll 4 in '''7 

Iv^ et osov^ evequc de Tito- 

polis, 47,,, «,., .^1., .is,,, 
]^-^l -mov^ voir 1^4^ "w-n-u. --'ii 

3ö., ;37,j 78,_ 112,. Ci". 75, . 77. 87,, 
93, 97„ IOX„ 109^, l:W„ I32„, 

^a>ov^ le Foulon, 17,, 49, is.i.,. 
L'apötre, 86^.^ 

ia^ 102,.,.,, 10a,.,„ 101,,. 



Ui^c^ II,,, 14,.,^,,,.,, l.^„.„ 
li.^m.N.q ISi^ 
>jpn c\ . \ m. g ^ 125, 

Vi^Qivs archevfeque de Constan- 
tinojjle, 44, 11.5;, 

yn.>£pa^.3 110,., et ^. ft>n\q llii,.^ 

ß^-ö ''\. "■, ", a7,„ 111, I22„ I27„ 

et ..J.{>fn\°i 1,58,, 
|-a.*^.^iis:9 Ifl4„, 
J.^aaLSa3 21,,.,;, 9,5. , 98^ 120,., l:«!, 

137, 130, 

>jan\.«>in-> diaci'e de Jerusalem . 

k.^3'30, 

^a-OQ^;s 22„ 

|IS..; nin>vi ; (^l»^o^9 efjlise de lil 

piscine probalique, -vi, 
uiia.;io;3 aivlieveque d'AIe- 



.\andrie, 

'2''--,3 '2 

JIDVS llOg 

i^jo^s r,2„ 



10, 






12:1, 



J 



-°'J *'5 



93. 151, 



lo, 125. 



^J-.^^l^.Joai> de Sebaste, 'o,.,., 71. 
150, et ""^ ' ' ^ ' ^ "^"^ " "*i'> 

l'Vu '■*Vi-. '■":! '''2r, "«Vi- Cf. 

pÄÄXiÄ cuhiculaire, m., 

PVäoa 69. 

.£dqj>)-.»Qlo et ^xoa.a-.iQj5 ITlOine , 

^ii-iQj» archcveque d'Alexan- 

drie, 6o,„ iii, m7,„ 
^Q^iai> Hotelier d'Ascalon, 

|j.>iaA ■^'--'1 

■^" " i" " et joa-o^ia^ meine, 6o,.,, 

I - " -N ■ n 74, 87, 
I . n .V.^ 07, 

|njl-^ |Nin>n eglisc de Jerusa- 
lem, 53, 01^92, 

vTDO^OA f>9 

M-;aVD intcndant, oo,. Arclii- 

mandrite, oo,, 
^Qx-ioi^ eveque d'Attale, i38^ 

|[^-ÄD l.S,,^,, 105, 

va-;-iia> eveque (lAnlioche, iw,, 
jtci I . t> m\ n pape, »>,„ 

144„ 14.5. 



1-^^ 24,., 63„ 71, 113^ 
tiV- 91,3 96, 

|to-!/ |N-^D9n,n. 1. Sansdoulc 
Sarephta, v. Kwu/j jxaxpol 
(table grecquc). 



oüol! 72„ 

|.Moo,i 60p I52j, et wwjoooii 112, 

UioooiV 11,2 l.5„ I6„ 150,,, 151., 

— V-oooi 1.52, 
|.jhjooo,t 91, 

(jL.j^ (_o; 43, i:«!,,.,, 160,, 

— |ln>.{,; Uoi liH, 

ujooi arcliimandrite, 22,,,, .5s, ,„ 

62„00.., 140„HI, 
jDaj|.iooi Uli,, et -mnriooi Kn,.,. V. 

.oi 1,59 l,irc Zosime. 



ioiouDOJ-i 128,^ et )>oM>P> 130, 



kU 22, 77, 
U.Qi.^A.32, 

^n v> .\ » pretre armenien, syn- 
celle de Pierre b' Foulon et 
de Jean Rufus, w,,., 51,, 

^■.ini lli2„, 
Uk^uioc ,^ r>vaat 31, 

U^soj 24, 



L 



Ij^U V. j>i^|L 17,,.,, Ifil, 
-m^lL V. ]f^]l 76, 81, ,, 
^fio^^L 78. 



^iofli eveque de Mopsueste, 

97, 162, 

jDo^i.li. eveque de Cyr, n, 

l.(,o;o|l 108,-. Cf. .Äa4,.o|L 
^a3^ofo)L 137, 

jio.oii pretre, 94,,, 

ISoioii moine et eveque, le suc- 
cesseur de Pierre l'Ibere 
(plutöt que l'eveque d'An- 
tinoe). 7«„. Eveque d'Anti- 
noe, 89,, 

.ii>a{,!o|L I08„ et ^o.olL 108,, 

■ m.mjoiL eveque de Jerusalem. 

62, |i)9„ 112, 113,. V. .jco.m^l 
^a^i;oH 115j IIB, IB2,„ et t^^iioH 
162, I6.X 

U^oi Uoo|L disciple de Roma- 
nus, 22„ 
— '-~~"-l' n-i. et I - ~~~|i 11:1,, 
^nm.viii. prötre d'Alexandrie, 

128., 



i|l 128,^. V. ^nm.yjl 



.olL 68,,.,, -1„ 83,., 84,,.^. 



Cf. 75 26 

v.l. !■ y, - ., 

;jxk»N±ioLo ii^NM l'eres de Nicee, 

Ua.-iä.\ml 67,, 1,52,2 
|<iot et >ä.aßt .583,, 

(-aiii (Flavien) le Thraee, 80^ 



II 



TABLE DES MOTS SYKIAQUES ETRANGERS 
OU REMAKQüABLES 



/ 



^V-ü |J| ^0^.2 '\; lÜO« 11)2. 

Po^l -12^ 154, 155,, 

nrt .[nrt v^^ tl>1 

^ti^X^o/ M7„ IW., 

^ai^iol 12„ 
|iJo( 112,, i:«, 
U^iol llSg 
llfma/ rfi,, 71, 

Hi«i( |..v,.,2 2ü, 2H„ 31,2 «. «, «„ 
B3,„67,„762 803 81.82,^a),2lUC,„I2Ö2 
|ooi |i{.fniQjaj) 84. liKi,, 



"*-*«" ^lü-n 'S» 1ÜI„ m^ 159,, 

MÄ,( :«. 38, 39,3 % 159.3 

|iajD( 2:L 

■^"t^^i^-^^l 51, 

tK^I 12l„ 122, 

-^a-l-lipl l()ä„ 

■ m . j^m i^/ Ij, 

.m.f).mni^( :»;., 

kin-fr« ; '! 27,1 

pUBOjf I.'i7 ^ 

^ oAn n n .,.^/ Uli, 13 J^.,^ 
VioQiu) l:)2,^ 

<.a-:^oa^( 47„ 95„ 9ä,.^„ llß^.^ l'.i, 
^a,i.flaaj(! ov.jaflo, »öj^gS^ 1383.,^, Ui)^ 



)Q^>JB( 1U5, 1^ ,. 

|.ja^a»/ 4U,., 1«, 
|^ja^,jD( i:M-_„ 
U^acJ 1Ü9^ 127^, 
M,a^-,^^( 2U., 
PaiÄ>( 32j| 
IC^AjQ.. . >\(T<mf 1G2 
^^^i^tTnNmmf 87^ 
t 'M . im l W^j IIJ83 142j l'iüjj 

I vi-i ml 'rj„, 

— t-'^ü yij,| 

|^-,aaj( 2:1,,, 711,.^ 

|N.a^^; 121,, 

yO^ nn .g^ nnga/ 113. 

■ m . m^Ci3/ 57 

. m .rr>VJ>aa/ 49_ 5U. 
. m ..fn .;jact^ (jj 
^a-^l (äTtitövyi H"i,^| 

^3Q nfin . ^ / J.aÄcci*9/ t^nfnq/ IL _ 

,., etc. 

Ilo'^nm.ll 12, etc. 

[ rt . ^ /v^ . >..sV ^ j 7H 

|i| 19^ 33^ (ij,„ 124, 145„ 14ü„ 
t-L>-^V| I2S,„ 

lölSv ^.v.jV 13i,2 

Ma^!( liü„ 

ao^V/ l(il,. \ aiij^.Vo] 

■ frtn'in^»/ i;m 

paii; L'i, rji, 

>cpQcvnm,.3^i/ Hf., lltj 122 
^a^,-oi( 29,^ 95,„ l:&, 
' m ■ jpi f 1^22^,. V . - f*^ . ^:^ 
txaao.lLi) 75, 99„ lul, 11'., 115,, 129,^ 135j, 
137., 



— |jioo;otl( 21, ,. 75,,, 99„ luu., 1,, 
128, l:!U., 144, ii;o 

— ojiuoiolV; 110, 111. 115,., 13Ug ,j 14Ü„ 
147, lOü,^ 

M«o;|li( 54„ 09, 73„ 

ama.lLV/ 48„j 57, 73,^ 87^ 89, 9(1,^ l;«^ 



13',, 



.. I'^-';. 



— oma.olV; ly^ KM,, UB,^ 147^ 
ojiuo.lLV/ yil,^, 98,., 122,, 130,3 '''■Vi 
^-i:";|li( 14,2 -'.i 

Uill30;oLi( 89,, 1:I2,, 
(jii3;oL>( 29, 87., 
I^QjoiLi; 13]^ 

— |Nxa3;|LV/ 87, 13ü. 

— jK^a^otoLfO/ 137 

— It^jnaoi)!.;; I4(l,„ 
Um^ioli; 4U Ui5, Hl). 152. 



l.^M 12, 
lL^:.\aj 110,, 
Itü- 135,„ 

-0)q:."IS-_3 Uli 

)Lö;ow» N-^ Ü9,,, i;l-')„ 

■0D-.fcO.^ 10 ^1 



100 II. - TABLE DES MOTS SYUIAQUES ETRANGERS OU REMARQU. [590] 



pK=V-» 121,, 



,t^ III' 



^ 



liiQici^ la sainte comnuinimi 



^d^fO^Jl* 112- 

87„ 89, 
^^a^o. 113^ 1163 118,, n:L 1203 
^^ois^o. 50„ Rl„ KS3 79„ 128,, 

loiSv tCS—; 27, 94, 155,2 

- loiSs .^ii-.. »jy 118, 

^o^o^* l'JI>„ 

N. " " • ' " ^! 1-9 '^J 3'l2 '-''l--.-l5 

^ n . 1 n *; li'),^ 

— jNA^oojiot |N_:^^o 2.>, 

I^).£00^o|f '^>.^ 

\^<; degres, 105, i23g 



lüca»!) aumones, 90,_.,,, los, 

1.8, 48,, 



|Vci_ |Vci_ ju^^ 127,.| 129. 



pi<ia3 22„ Si, 24, 25„ A^. 44„ 95, ga, 

1I2,_ 114, I52|„ 160, ^■ 

— ovas 45„ 
|>o\->-> vaa liJO, 1«!- «U,, 
loi^p. -väa 11)1. 
UJaiV= l-';i,, 
o,j.a3.j | m .i;i(,p 93, „ 
Im^p 43g 
/P — Ijaptoo 20- 



4, 



^ 



öl 



4C.. 



,o, IIHP,,, 12(i,„ W9„ Ml„ I.--0, 



^^OOJLM^OOi 117,., 

^,^JSaA ^J^*^ )LQXJCL.Oi 21 

47„ r.'7.. m... 

Hj-iL IL' 

^.0^0, 107,^,^ 108^., 

)ji,^;oi 82., «1, liKl, I24„ 129^ i:»,.,, 

'■•■\ '"■',. '^Vi:i 

— QÄ^Vo, 21^ i:w,., 
eioi 11^ 144,2 '■'''u 



JDO^ 18„ 

ijuMÄi 44. 43j,.„ 59, 61, 65,, 66^ 9d,,.,„ 

139,, 147,, 150,3 '^'.2 '^2,0 
I^^H 2:!, 57„ 
|i VI»; Im^aj, >«'•,, 
oooi | n' . f) oo wju^ IUI,, 
Uait 131,2 13'.2 

^.joQi4 27j iKL elc. 

— pk.di.4, 111, 
ILoxia-o,; (jj-t 99„ 
üi«. UH 110, 

— ^«>^S^ 1^^ 81,3 «'9 

Raajii 37,2 

Povi 2.5,„ 2B2 80, 101, 124,, 

— D-Movi 19„ 

- - ILojo^i 27, 
Ma^Vi 83,„ 84, iß,.3.e.,„ 



lov^ L,:^ voir ;iux 110ms propres 

l_>.i^'i LA- 120. 146 3 



|nj-^! ilqjo« (^|)iscopat, 442 

l^uLaa 142, 
M 



|^=,(l 13,,_,„ 17, 111, 
|Vo_ . ■ . -.\ 129, 137,3 
loi^p Ni.-.\ 97, 

|,vqvi\ 128, 

1JL0\ 103,., 



X) 



U^sji Mkx» 18. 

INxäaL; ppül 12',1| j. 

JEaJ-•^i.ia,^ 76,.j.„ 
[S^^ 12» 
LijiO 3'., 

^0*0^0 l.'>5,,, 

. m . ft ,. \' »o;.^oo 52„ 5,5, 
^a\\ao 5(Jj, 61„ 82,^ IOI3 143„ 

— ^.ivjo 74,3 (sie A- ^ illisi'jli^' 

— ^ai.|jo 43, 
Ui» 148„ 
IN^cttio 9'i„ 

loot v..OioN-() I ■ ^J VI Vö-, 

yimn VI 140„ 
|N-UL^ViO 41, 



"Kl 

Ui7„ 



ItCb^io lovSv; |Juo ►- 119,2. ^ • 

| i-- W....VL 
Maa. I9„ -1„ 24„ 4(i, 11,.,3 132,, KU,, 

i:i.-,„„ l:«;,3 Hl,:, 
— Iloia..« 21,,.,,, 2(, IIK.,, IUI3 



V 



^^ '■', l"'lo.,3 
lvi<" «'„ 
|jL_J! Iviöi 142,3 
|Ln«iii 93,3 
tcngvii ITi,, 

f.ä^.3 . "tm'i II4„ 

— ^oovA^pa . -krft' t rt ll7,2 

jiaj — |in'\M 13, 1093 122, 146, löOu 



:-,91, 11. - TAIU.K 1)1 

UDO 



.;S MO IS SMUAQUKS ETRAXGliRS OU RRMAltOU. 191 






etc. 



118, 



•1115 — l-t-l2 

— ^o^o» •->!,„ 22,, etc 

.ico^v^ua^A 47,, 

^^/^■» Symbole in, 

li^jo 29., 

^j^^^^,^ji^\aiOD 28,., l;i2,.^ 
^.^^^^..niaii« 12l\ 132,0 133. m^. 



l^siaa 42. 

^.i&iaias 93., 

|~^■a IU3.,, ,2,, etc. 

IN^iBi^aiN^ P 87„ 

— ^>3 ^^^.üu 113,, 

— I r' -g* ^^caö 114^ 
|ooi | m » '^ 12"^ 



,ja^ )m;q \Kai^B l'i.j 24, 27, 38,„4;i,,.j 



'U» 42„ 

ip>>ö.^Q^ ti8^ 
)jiäi> I3S„ Ittj 



'sa* «'.. '■*'. 



|ISi.<ia 119, 



135... 



12Ü 



'12 



t fl tn n N- i tc 89,,^, 
- . I vinta 1^1.1 



Vk 



llaXÄ.0,. picL^ 145 l«,ü 2^5 ^a, 

"',3 '•"•. 

— ItoJVi^Nio 37,j ■■iS^, lICj 

— pV^too 114j| 1&9, 

— |ia^ 114,,.,, lir.3 116, 118,,, 

— JLOJV^N^ II3 35-^,1 27, 

— (j;ji3.(oo V li',| 1\, 

|r^^p<ueoa vjoj. 2.,j "; 

^Oli. .r., 48, 

llcuttl» 3'i,„ !(3,., ;ß„ 

^to. — tiVji» ^ Mi-to. .iJ| 1"'',. 



«^ 



pai.o,Vfl 31, ffl„ 112, 114, 119, 134„ 154, 

— p.m-iV3 3I,„ 114,, UH,, i:!2„ i:«,,, 

— MDiVB 3I,„ 

M°-|-,3 112, 

>,^Ä-V3 13'', 

— ^■m■^i^a lai, 

pi^aa 17, 



V^^a '■•^,0 '"'■^ 

^,)a3o;i^ 31„ 4n„ 46, 47. 49, 52,55,''.n„ 

7-:) 
ii-i-,-i:.-"i 8 

Ui^-^s 4r,„ 59,3 142^ 

— ^iaaoV-.Ti.s 20, 57., 

— ).,;Qaitii.3 59,- 

— ^vsci^s 43, 

^Ai'taaoV.-^a 11, 

— Low ^jN..ia3o-;>^ 94, 10«„j 

— pvsot^a Olß 140, 

— p;aa-tQi.3 61,5 

— .a^iasi;-^^ 15;, 

|oon pi.>a9op>.3 02,, 
^a^o-r^lk-^ 131., 

,a^o^ inu, 122„ 134,, 
pja^iS 94, 131, 
mn°>ri"^Q 02^ 

^o-,a3 121- 

).ai<>;^ ;«„ 137,, 
U^oL^iiB :ß|., :iO|3 - 
.m.mt,o^3 99,j 

) . N^ffrtlft^Q 8Sy 

l^ooi;^ 12., 

m^vs 97,,, 
l;jaioV3 70, 73., 
_ Ijjlio;^ 159, 100, 
pj«vj-a>;3 Uli;, 

^30J;s '.o„ M, i2r., 131,, ivi,., r.o, i'.7 

158, 
D^I^OjVa 135j.,., 
l-pNS 39, 



^o^-^ooc^ 41,,, 97, 11.7, 111,,, 112„ 



^a^^^ioQ^ 85,,, 
.iOQJ-.i-Joiia 7.5„ 1211, 
„ai^^Q-D s.;, Si, 120, 
(jjitto pOUr lloslo* 72, 

p^ioB eucharistie, 2'i,.a 37,, 10, si,, 

«7,1 89,,, 9Ü,„ 114„ 121, 133,., 13-.,,.,, 

i;ö, i',% 

- ^V^Nj» 127, 

- ,^;.Dl>~io l:l'i,. , 
mi m(fm(f^ 50^ 74,,, 

Itoo.^ :I9, 

^OJOjO.^ 50„ 5I„ 90,., 107„ 

— ■ ^rogj, ! «o 80,,, 

— oj jJiÄ 40,., 



.coo;..:^-^ 31,- 117- 
l^v^^ 40, 1Ü3„ 147,., 

Qji.,-^j,Xa 10, 96,, 
— an--^i^ 124,, UiO, 

ya^'i^^ 117-, 133, 13'',, 
;_Q..>i>.i> 117, 

,cco;:^a> 12:i,j 
pi.-;i^ 124, 131, 
||)j^o 70„ 
jii^,ji( o^aO-LQ 44, 

o-^a^ 40, 41„ 44, .59,, „ 00, 101,, 143,^ 
et I . ^n i o 79^ 

^^..viin 191,3 

l^oQJ-o 80„ 

Md^ 117,„.,,j 118,, 150, 

.jOQ\n I ft 7t), „ 

IWjwma 8'i„ 
1 m >" '^ '^ 7ll,„ 
ILob.^.^ 17, 
^oUau 147,,, 
.co^t^lOA^ 03,, 
.(.Vo :iO, 37, 

po--^ 127j 



192 II. — TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQU. [592] 



l^^v^ a-i„. 



lis^^i 11'., 13I3 

t-io,^ vf,o,i precurseur 7z, lay, 

l.irr.T/ . .>vi..V IMÜ, II >4, 
IJU.V0 ...^a-V lul?, 
I ■.,>fc^o ^toou.i <SU 

I . tviN Nvi..; S)4,3 

oiLoajl ls.^eu.t irj7^ 

|oCx\ [o.u.i «4, i.'.r,„^„ 

ILoai -JL-! 9;fj 

W: U-i -'1,3 

— |lajo»3 .^i IV,,, 

y-^i pour Mi^N^ -'i,,, 

l-^i 74j 78,. « Pätre » est sans 
(Joule hl Iraducliüii litterule 
de ßodxo'i;. Ca mot designe 
dans les ecrils ascetiques 



les moines qui se nourris- 
sent d'herbes ( ßoiavoipaYoi) , 
cf. .Migne, P. G., t. .XCIIL 
col. 1688 et Fabricius. 
Btöl. Gr., ed. Maries, VIII. 
227, note qq. CT. Moschus, 
Praliim spirititale, eh. xix, 

tis.ioi K^i a, ,„ etc. 



lioaicL^ ir,^ 8S„,„ 111,., icu,.,„ 
— |)|-^ ^Lotvj.1 8I|.| llö, cf. 11'7,, 

hiic 111:1, 



pLj^j I in . ■■! 811,., 
\ä^ et ^ax* S,3.„ 23^,3 2'., 25, 
'■■"* lll3,. 

— iJLlo!; INjL^miL 92|,^ 

jN « I« Vit IQ '.♦'»!., 

— ^-vSLotsjLio 88^ 12i„ 

— ^stajjio HO 



^-^" --"^ 27,„.„ ll:J, 
|.\t I^j.^ 38^ 
loo, lU'33j 91„ 

ov^a ^ 113q 
|..N« Nt^N 136,, 



L 



[ *(Ttol.3 J^uOA 86., 

^JCL^ -N^l 1Ö4- 

|N^\"a -^^-^l. 28|, 
{Loxeo^oL 12^ 



1^3 ^!i (Diphysites) ii^ 41. -s-ii, 

113,, 118„ I2O3 l-'.7, 

^u ^i\. m^ iw,3 115, 

|Laxi<i.o, j-U 17,, j, 



III 

TABLE GRECQUE DES A,OMS PROPRES 
ET DES MOTS REMARQUABLES 



^•(•«SoxXEia, 140, n. 1. 

AiYÜirtio; (ftovay'ö;) 169^ 

äxoXoufli'a Tou xavovo; 180 
aXtiJSi; 7rcperix.li 1S1,5 

'Aixu.io'iio;, 112, n. 3. 

'Aaci?, arclieveque de Jerusa- 
lem, 182^ 

'Aväjtaii; 183^ 

'AvT-ypidTo;, 20, n. 2. 

AvTwvio; lii^j M)^ 

'ATtoXXw wo 

'Apxai et 'Apxr,, 85, n. 4. 

'JcpToi iroXiTixo! 1743^ 

Adia 176|, 

AixäXwv 1763, 
'\Y>^, 100, n. 2. 
'AtpOop{5(?, 126, n. 4. 
'ATsfpSio;, 22, 11. 2. 

ßx/.Trip(a 17J, 
IJ«p7aijiwv, 100. 11. 1. 
BatriXion;, i)!), n. 1. 
^auy.aXiov les^^ 

4'äi;a 164,„ 

Faio? ou IVtavd?, 127, n. 2. 
repapoi? (£v) 1773J, 
7uv«ix«pi« 1702 

I'ATil. OU. — 1. VIII. — f 



SiTTTuya, 5(i, n. 2, 18,%_ 
Awso'^eoi; 177 



'EXeva, 81, n. 4. 

'laXaStoc, 18, n. 2. 

"EXXyjvoi 17.), 

'EvvotTov d'Alexandrie, 28, n. ;> 

'ETraiv£T/|C; OU "E:tai'v£TO? , 28 

n. 4. 

Epr,u.o; Tri; «Y''"' '^'iXcW? 172 . 
äTc-pdSo;0(; I7'i^ 



ZrivüJV 164. .^ 



"HXid5i.)poi;6ßo(ix(i?, 74,78,^ ,.. \'oii 

Ui! (table II). 
:?lfxiTpiTaco<; .')i., 
'Haaia; l(!4.., ... 



z 



H 



riyoi 180„ 



H 



0aua8a 170^ iT/^, ; TroTauoi; (-)ocjä- 

9(.)v 17B3., 
©Efiiaicov, 128, n. (). 
OEoooffiavd; iHi|3 
0£o8d<rio? le Jeune i(iä,,_,j,2^ loa, 



BeoToxo; 174. 



I 



'lajjLveiTöJv Xiuiiv, i;n, 11. 1. 

'16e'.)?, 82, n. U. 
1. 



'Idpäavoi; 17I„ 172,,.^ 
ijTTToSpdaiov 1783^-, 

'Iwavv/i; 8 ßaTTTiTf^; I823,_3,_.3g 

K 

xaxor^Oei; 63j. 
xaXXiYpa-fOi; 168,^,. Cf. na,, 
x«XdYV)p£ 174,2 
KaXyjiStov 168,^ 17."i,^ 18I|,_ 
KaX/^YlSoviTfti I8I22 
Ka[jnta6iava 104^^ 
KetTtapSiava 164,^ 

KeXXi« (xal, presdeScete, 18, 
n. 2. 

XtOVlTVi? 176g 

Koixr)riavdi; 75,. 
xodfxixd; I72,„.23.2„ I73„ 
xouSouxXl'ov 172,g 
xpioaxroi; 181,^ 

KuTTpO; 181|.^ 

Kwfxr, [jiaxpa, 99, 11. 1. 

VI. Clermonl-Clanneau liden- 
tifie avec Sareplita, celO- 
bre par le miracle du pro- 

pilote l'Jie, Kwi/.r|(j»'p£;rTa a 

ete rendu par|^aui( |(>..;^d'oü 
le^i) ]!s^-^, qui se traduit 
par ÜMix-fi (x»xpi; Acad.des 
Inscr., sept. 1895. 

IvcovaravTia I8I3J 

l\wvTTavTiv&Ü7coXii;l6'Jj 172^ 174^^ 17C„ 



Aagpa pour Aaupa, 13, n. 4. 
XeiToupYia 175, 
.Vouxio?, 104, n. '.\. 

13 



194 III. - TABLE GRECQUE DES NOMS l'ROP. ET MOTS REMARQU. [5941 
M 



l^ayiSTpiavo; 'S^g 
MaY^Sov, 95, n. 1. 

Moixapioi; ra^^ 
Mä;u;, 24, n. 4. 
139. 



Cf. Raabe. 



ar.XoTr^piov 172. 

Mr,vS I7ö,.,33 

Mixa el Mixxa. 93, 11. 



N 



NsuTopio; l7.i_j 



;Evo(jo/_£lov 170^ 

ü 

Öp'^avOTpO'iSlOV ITi'.,, 

O'jpSi'x'.a, O'JpßixKj;, 94, 

n 

llaÄaidTivr,, lüO, n. '■'>, 
TtaAottiov I73j,, 
[lotuoiö iw^^ 
llavoTtoXi;, 82. n. 5. 
•iraqauLaoai; liJSa;,.^,, 



Ttopapiovapioi; 7(ij|, 733 100,.. 

TtÄTpixioi 174, n-lg, 

riailXo; b ÖTTAoü; l»o^ 

natiXo;, preiuier crmile, i«o^ 

na/ouuLio? I7ijg 

lla/waio? 17225 

lUSiocOi (Iv TT; , 73, n. 1. 

niXeia Oll Ilamänu'. 49, 11. 2: 

122, n. 1. 
Whfoe,, discipk' d'Isaie, iw^,.;», 
7rX/|po'{iopsio £TrXT,po'4/opifi<ra I7i^ I77,| 
— U£7rXr,po!popr;aai 171,, 

rToiixi^v 1722- 

TtoXtieia 172^^,, I7:l.||, 
7CoXiT£U£5!(l 172.^ 

lIoTa[/c.)v, 77, n. 3. 
ripoSaTi'xr, xoXu|ji6r^6pa. 35, 11. 1. 
Trpojxoaiov; I75|jj 
nxoXEjjiaic;, 99. 11. 2. 



i-iXioJv l'spociTixo; SaXtotj), 100, 
n. 1. 17;^ 

(TEipä 1()8,| 

TEXsvTtapioi 172^, 
2£pi3o; i762g_33 177,, 

TV)U.El()iOpO; 171|3 

2ivfoüpi;, 77, 11. 4. N'oir Si'-fa- 

laris (table \ I . 
SiOY), 139, n. 3. 



2iX6avöi; 1//^^ 

SiXouocvo';, 100, n. 3, IM5 177^1-^,^ 

,, i7y,.,„ 180, 
<ji5ovpi<; 1783„ 
axot[ji.v£Tov 1682J 
ciTupioia i7Sjj 

(XTUTaXri ya'pTwv nß^,, 
aüv«;i(; I7r>,^ ,, 

(jiaXEpw;. Voir Sefalaris table 
W). 

i,r,]j.7. 174^; — (äYtov) 182^,.^ 
(T/oXocpiot; B8, 

I' 

TaYsti il'oi'i Tavoiv et Tay^^^' 
54. n. 1. 

'l"iTioÜ7roXii;, 43, n. 3. 
TopxouaTO?, 97. 11. 2. 
Tpi'ytvov 173,^ 

TpOrtäplI ISÜ^,, 

<l>iXoijiöva/'3i; 172,,, 

X 

XapTia 17U3,..,, 1773., 
XpicToi; iC8.„ 



IV 



TABLE DES REMOTS V ET/RITLRE 



AXCIEX TESTAMENT 

Exode, xxiii, 2 llü 

Josue, VII, 5 149 

— vn, 6-12 149 

-^ VII, 13 150, 151 

III Rois. xviii, 21 116 

— XIX, 10, l'i 58 

Psaumes, c, 3 116 

— cviii, 30-31 53 

— cxv, 12 53 

Eccli., XVI. 3 111 

Isaie, 1, 21 151 

— xiv, 12 12 

— XXI, 1 151 

— Lxvi, 24 116 

Jeremie, xii, 10 111 

— XIV, 10 110 

Lamentations, i. 1. 6, 8 151 

Daniel, ii 110 



MllVEAU TESTAMENT 

Mattliieu, xi, 7 116 

— XIII. 9 96 

xiii, 43 26 

XXI, 13 35 

— xxiii, 27 53 

Jean, v, 18 l20 

Actes, r, 20 .33 

II Cor., XU, 11 .32, 65 

Gal., I, 3, 8 118 

— II, 18 114 

11 Thess., II, 3. . . 07 

— II. 1-13 152 

I Tim.. VI. 12, 20-21. . .■ 156 

II Tim.. II, L-2 155 

— IV, 7 54 

— IV, 7-8 154 

Hebr.. x, 28, 29 148 

\ Jean. i. 1 113 



TAIU.E DES MANUSCHITS LTILISES 



MAMSCKIIS SYIUAQUKS 

1" de Londres 

Pages. 

add. l'i(;50 (A) ö, 11 ä 15(3 

add. 146;U (B) '), 14 ä 138 



add. 12173, 



2" de l';iris 

284 (D) <>■ 11 a31 

209 I<i2 ä 163 

335 Ili5 

3° du l}erliii 

Sachau 32',l l.')7 a Uil 



MANUSCRirs r.KECS DE l'^IUS 



159(5 



I'asjes. 
. 1(14 a 165, 174 ii 177 
179 a 1S3 



l(iS,.,-,,17i( SSI 168 a 174 



1631 . 

Coisliii HS . 
— 120. 



171 a 174 

169 

1()9 



127 I6i', 178 a 179 



164., 
164., 



VI 



I AHLK ALPHAIJETIOUE DES MATIERESi 



Abi'asoum oncle de Ncs- 
lorius 163,^-|,i 

Abou Nilir 1G2, 

Addiii gi'and-pere de 
Nestorius 163(, 

Afta village to-j leO.zm 
100,0 

Agapet pape 84. n. 3. 

Agalhocl6e,sa Vision Uo. 

Alexaiidrie 87-, 96,o 1023-,, 
122.2 1233 125, 128,3-,, 
129,„131| 132,5 133, 134-, 
139,- 

Altos Tl,;,-,« 

'Amalcä grand'mere de 
Nestoi'ius 163,0 

Aniid 157, 

Aiiios övßque de J6111- 
salem manqiie de res- 
pectenvers l'habiliuo- 
nacal. i^ainl .lean-Bap- 
liste lui aiinonco qu'il 
en sera puni 182 ä 183. 

-Vmpliiloque ßvöqiie de 
Sidc 139,.,. 

.\nachoreles travaillent 
le Jone 29. — Pcuvenl 
feinici' ieur cellule 34. 
Ceilains se noiii'ii«sent 
d'herbes. Cf. U^i (ta- 
ble II). L'uti deiTieure 
sous le porliquc du pa- 
lais d'AnliocIie 142,„-|,. 
\'. Slylile; Meines. 

.\nastase d'lidesse 90, 
n. 2. Sa Vision 12C-127. 

Vnalolids d.Mexandiie 
125, 

.Vadre d'Ale.xandrie 89„ 

llV>o 
.\ndr6 comte 84, 



.\adre disciple, sjncelle 
et Tun des successeurs 
de Pierre I'Ibere, con- 
nrmetrolsprodiges,24; 
laconte une parole 
d'Isaie en 458/9, p. 28. 

.Vnianus scolaslique, 
baptise par Pierre a 
Alexandrie (apres l'an 
454)87 et 103; 89,2 

.\ntechri?t, son arriv6e 
est prochaine 20, 28,, 
29„. Ghalcedoine est la 
röbellion predile par 
Saint Paul qui sera 
suivie de la venue de 
l'Antechrist, 152 ä 154. 
— Injuro adressee a 
Juvönal, 34, 42,^ 43^. 
Chalcödoine est son 
precurscnr 67,-. — I.c 
successeurilcDioscoi'i' 
seraun Anlechrist la.'i., 
.Vntlieniius Onaf/o; lors- 
quc 'i'htodose le Jeune 
commence ä regnei' 
1" niai 408, 7.52,, 
.\ntienr\(Iiqiie 1 1«, 138-,. 

.Vntiorhe 12(i„ 142, 144,,, 
1453 147,0 "Wa,-n '«ß:;: 
son palais inqierial 
143j.„. Martvrius livc- 
quo nestorien d'An- 
lioche 144,2. Pierre eve- 
quc orthodoxe 145,. 
(_;alendion herelique 
et paien 14(1,, 

.Vntoine (le moino) 172,, 
I8O22 

Aphloria ISOy n. 4. 

.Vpocalypse. Vision du 
ciel et dl' l'enfer 08, 87 



a 89; 90o-,. Vision du 
paradis 137-138. Tirao- 
th6e raeonfe son juge- 
ment 141. 
.\pollon prötre dirigeail 
ä Cesaree l'eglise des 
orthodoxes, 63. — II va 
visiter Timothee^Elure 
en Chersonese (enlre 
457 et 460) 63-67. A elO 
disciple de Constantin 
a S6basle (Samarie). 
71. 
Apophthegnies. Etüde 
des divei'ses rödac- 
tions d un recit relatif 
ä Theodose le Jeune, 
et essai de classifica- 
lion 1672,-171,,. Projel 
d'^dition 170. n. 3. Cf. 
9,,. V. Peres du desert. 
.\pparitions de P61age a 
Pierre I'Ibere, 17. — du 
Christ, 35. — de Sa- 
tan ä Tiniolhee.Elure, 
65-66. -—du Christ, 66. 
- — d'un mariyr, 70. — 
de S. Jean-Baptiste, 
71-72. — de Jacob, 73. 
De S.Epiphane, 181. 
.\rabie 6; 50,,. Opposee 

a la Palestine 61. 
.\rca ville de Phenieie 

85,3 
.\scalon 17, 93,5, 176 a 
177. Les habitants veu- 
lent lapider Leontius 
Ieur evecpic 106-107. 
Ascension egiise 27,; la 
croix est röduite en 
cendrcs 27 95,, loSg. ( T. 
95^ 13fi„ 
.\tac village il'.Vddai. 



grand-pere de Neslo- 
rius 163g 
-Vlarbius meine 22„ 
.\thanase (mis pour 

Theodose) 159, n. 2. 
Athenes, Nestorius y 

ätudie 163,8 
.VttaledePamphylie 137,o 
Claudien ev^que d'At- 
tale 138, 
.\uteurs des recits, Pierre 
ITböre, chap. 1, 2, 3, 5, 
6, 17, 18, 19, 20, 31,. 32, 
33,34,35, 36, 37,40, 41, 
42, 45,49, 53,54, 56,76. 
77. — Pamphlle, eh. 4; 
Jean Tatien, eh. 7; In- 
nocent de Pamphylie, 
eh. 8; Andr6 et Pierre, 
eil. 10; Zacharie et An- 
dre, eil. 12 ; Epainetes, 
rh. 13; Jean Uufus, 
eh. 21,22; Elienne, eh. 
23, 24; Apollon, eh. 26. 
29; Zenon, eh. 27; Gv- 
riaque et Jules, eh.28; 
Zosinie, ch.30;.\nianus, 
eh. 38; Theodore, eh. 
43; Epiphane, eh. 44; 
Basilide, eh. 47; Epi- 
[ihane, eh. 48; Pior, eh. 
50; Ourbieia, eh. 51 ; 
Zaeharie.ch. 82; Paul, 
eh. 57; Enöc, eh. 58; 
Jean Rufus, eh. 55, .59, 
61 ä 64; Jean, eh. 65 a 
69; Evagrius, eh. 70; 
Aiiastase,eh.71;Caius, 
eh. 72: Zacharie, eh. 73; 
Tlieniision, eh. 74, 75; 
un scolaslique, eh. 78; 
lOtienne. eh. 79; Thc-o- 
ilule, eh. 80. 81: Zoe, 



1. N'ous ajoulons cetle table a l'usage des leclcurs qui ne lisent pas le syriaque. i:ile ne fait pas 
d'ailleurs double emploi avec les tables precödenles des nonis propres, ear eile est eonsacröe plus 
specialenienl aux nialieres. 



198 



VI. — TABLE ALPIIABETIQUE DES MAXIERES. 



[598] 



eh. 82;Leoiilius,cli.83; 
Epiflele, eh. 84; Aga- 
Ihoclee, eh. 85; Jean, 
eil. 87; Jean Rufus, eh. 
88. 8',). 

B 

liabylone 110,5 
15apt6me par infusion 
eonl'ure par Pieiie l'I- 
bereäun enfant 103-10'i; 
hahit des nouveau.x 
liaplises 1'272. Baplisr 
des l'enfanee 127-. Ha- 
bit blanc li!7,5-,|i. Bap- 
lenie d'un enfant 130^,^ 
liiirba'alsinin pere de 

Nestorius 16:j,,_,ß 
liasile Uiaeie d'Anliocho 
dcniouroduiantlienle- 
cinq ans dans la Tlie- 
baide et, duranl douze 
ans, dans une caverno 
cn Lyeie, fonde deu.\ 
monasteres en Lyoie, 
va reprendi'C Nesto- 
rins,vei's 'i2'J,etdecide 
l'eiiipereui' ä convo- 
([ner le ccincilc d'K- 
phese 78-81. Ce Basile 
qui a edifie Pieiie 
ribei-e a Constantinu- 
ple vers 'i29-430, est 
Sans donte le Basile 
diaerc et archiinan- 
drite qnicstmentionne 
dans les aetes du eun- 
eile d'Kpheso. Ce Ba- 
silo a ete reprendie 
Nestorius chez Ini, 
e'est uri aulre moine 
(pii l'auiait repris a 
rei,'lisc. Les Pleroplio- 
lies atli-ibuenl le toni 
a Basile; cf. 78, n. 2; 
80, n. 2 el 3, 82,. CI. 
16Gj a 1G6|3 
liasile de Seleucie Parti- 
san deChaleedoine4'i;, 
''"10-16 ö'-m- Vision a 
son Sujet, 54-5fi. II c.^l 
raj'C-des diptyques par 
Severe 56. 
Basilide muine 9a., liio^ 
Baslonnadc sur le dos i't 

siir le venire 121, 
Betliel lieiide peleriniij,'!' 
avcc gardien pour faire 
rufdce et ehanler 73; 
159-160; 011 le palriar- 
ehe Jaeub vil rt^ehelle 
160, 
Beyrout 120^ 127» 128. 
lüble Imputation pcu 



elaire eontre Theodore 
de Mopsueste 07,,-,^ 
Lire « il expliqua » (et 
non « il rejeta >>). 
Buniface priJtre romain 

^'i-io 
Briere (Maurice) 8. 

c 

(Uiius 127,, 

Caleblils deYonfiia Uu,-, 

C.alendion eviSipie d'An- 
lioche « inipie. bc'rell- 
qnc el paieii » Hf;,,, 

<!'.aivnie 13.")^ 

r.ellules(Lcs)desert prcs 
de Scetc 18,„-,„ 104,7 

ilesarec, niiracle dans 
l'Eglise des Apötres 
au dehors de la villc, 
24. — Gelle eglise elait 
dirigöepar Apollün,63, 
qui est peut-ttre noni- 
nie Altos 71. n. 1. Les 
moines vont au-devaiit 
de Juvenaljnsqu'ä Ce- 
sar6e 113, (ef. 2'i). 

r.hale6doine, episode du 
i-iineile44-4(!. 52. — Esl 
anatheme 45,^ 5')., (jl^. 

— Bole de Basile 5'i-öü. 
— Reuni et dirige |iar 
le diable 07,^. — bes 
Partisans sont vus en 
enfer 88. — Satan le 
defend 94.— 9«;,.— Bole 
de Leontius d'.\sea- 



lon 106,, 



Le grand 



noiubre des c-vöcpies 
n'esl pas un signe de 
verite 110-111, 117,). A 
lait un nouveiiu Sym- 
bole HS,. Du Christ, il 
fall un honime 120,3. 
Vision de Timothee 
eontre Chalc6doinel23 
a 124; 125,o. Les Chal- 
eedoniens sont « des 
[>artisans de quatre 
clieu.N » 128,, 138,;,. 
Ivglise changco en eta- 
ble 138-139. Punition de 
ses Partisans 13U,5-,„. 
Est cause des calami- 
tcs 150, alöO,;,, comuK' 
le p6ched'unseuletail 
eause des calamitös 
d'Israel 148„ a 150^,. — 
C'esl la rebellion dont 
parle Saint Paul, qui 
sera suiviede larriviie 
de rAiiteehrist, 152 a 
I5'i. .V eu lieu par l'o- 
peialiondeSalan 156„. 



.V dövie vers les dogmes 
de Nestorius 175^ 
Chant. Silvain etPanibo 
Ic condamnenl 179 a 
180. 
Chasseursprennentdans 
leurs lilels le nioiiic 
Ileliüdüi'e qui vivail de 
plantes sauvages (6 
ßo5-/.6;j 74. 
Cliei'soiicse. Lieu d'e.xil 
de Tiniolhee .Eliire 6*. 
.\pollon va ly visiter, 
röcits de Tiniolhöe, 63 
a 67. Ses rt'Cils (4 vi- 
slons) a l'abba Jean 
qui va le visiler en 
Chersonese 122 ä 124. 
Chypre. Voir Cyriaque, 
Spiridion, Marcellus. 
Leontius. evfique d'As- 
calon. y nieurt 107^ 
Cilicie 87„ 97, 
Claudien 6\eque d'.\l- 

lale 138,, 
Claudien. intendanl de 
^l?gli^e d'EleutheropD- 
lis 9(1, 
Claudien superieur d'un 
couvenl pres de Plo- 
lemais, 99, 
Clernionl-Oaiineau 8. 
Goeher raniene de Cons- 
tantinople ä Asealon 
esl enlerre en place de 
l'evdtpie Leontius 107- 
108. 
Conciles, cause du jire- 
iiiiei' concile d'Ephese 
78-81. Voir Chalce- 
ddine; E[ih(ise; Cons- 
lantinoiile. 
Constaiilia en Cli>pre 

I8I3., 
Constanliii. porlicr de 
l'eglise de Sebaste en 
Palestine (Samarie) 70- 
72. Saint Jean-Bap- 
tiste I'engagu ä partir 
aprös le retour de Ju- 
venal (apres 453), 72: 
' 158-159. 

Constantinople 86, 89,^ 
109,, 133,-,-,,, 134t 142, 



l«Va 1"2«- 



16;!^ 

Le concile de Elavien 
relablit le dogmeimpie 
desdeu.Mialiires 1 15,,,- 

11 

Cosmc cubieulaire se 
proposc de conduire 
Isaie el Pierre l'lbere 
pres de Ziinon, 68. 

Cr6lc 9'i.,, 96,,, 



Croix. La croix de l'e- 
glise de I'Ascension est 
brülee; Eudoeie la 
reinplace par une au- 
lre de 6.000 livres d'ai- 
rain, 27. Les moines 
d'Egypte et de Pales- 
tine tirent la croix en 
sens inverse, 104. 

Cyr 163a) 

Cyrene 31j| 

Cyriaque et Jules racoii- 
lent l'appariliun d'un 
niarlyr chyprioto pour 
diMiiuriier les gens du 
concile de (^lialce- 
doine. 69-70. 

Cyrillod'.Mexaiidrie 1 l'i., 

Cyrille chasse de Maiou- 
ma, hötelier orthodoxe 
a -Vscalon 17., 

I) 

Üaees 68^. Les lIlallu^- 
eiils su'iaques portenl 
aoM qui signilie. dans 
l'hisloire de Diosconv 
« de TkOdU » ville il'i;- 
gyple. M. Clernioiit- 
Ganneaua propose de 
lirc o^^'j 1. des Da- 
ces )). 

Üalinacc, son iiilliiinci' 
sur ThöodoM' le Jeinn' 

Dauiarios üitai/o; iifai- 
Topitov, Irois ans avani 
quo Nestorius fnl e\e- 
([UC (en 425), 81. 

Daniel propliele 96, 

David roi 93^' 

Deinon. Tourmente Nes- 
torius 12, empörte Ju- 
venal 16,. — .Vpparail 
a Innocenl en Pam- 
|>li>lie 22. — Combat 
Mika 94,-,, 

Denys bar Salibi 162,., 

Denys (pseudo), 6. 

Desert au dela du ,Iour- 
dain 171,i 172j,est, ap- 
pel6 desert de la ville 
sainte 172,,, 

Diaconessc, Ourbicia, 
nile d'un evi>que de 
Cröle 94,;, 

Diacres. Paniphile diacre 
de Jerusalem, 15. — 
Etienne diacre de J6- 
rusalcm, 20, 135. — Dia- 
eies de l'Eglise de la 
Piscine probalique 



[599] 



VI. - TABU" AIPII ARKTIOUF DES MATIRUES. 



199 



3B,3. — Basile diaciv 

(I'Aiilioche "83 
Diodore (de Tarse) 97,,, 

1632, 
Dioscorc. Le rOilacIcur 

desonhistoirea ulilisö 

les Plßropliories, 7-8. 

— Soll rölc csl priidil 
par Elladius 10. par 
Andre 31. — 'i'ig-ia 'iS^. 

— .\u socoiul concile 
d'ICplu'sc. il iie fail que 
coiitiinuT l'd'uvpp du 



prcinier 



11.V 



sions de Timolliöo 
.'Eluro a son siijet 123 ä 
12'i. Vision de Prol6- 
riiis, 12."). 
Ilipt>(iucs. Severe raie 
des diptyqiies le iiom 
de Basile de Seleucie 

•'65-c 

I'ucleurs orlliodo.\es,Cli. 

l'orolhee OvöcpiedeMar- 
eianopolls 83,,. accom- 
pagnc Neslorius en 
exil et l'enlerre 8'i-85. 

Ltiicenarius (|iii accom- 
patrno.Iiiveiial. 1 li-IKi. 



lielipse de sulcil le jimi 
011 Marcien fut procla- 
1111; empereur (25 aoül 
'i.".0), 25. 

Ecrilure. Les cilations 
sollt Iradulles sur le 
grec, eil gi'iiöral Sans 
leiiir compte de la 
PoschiUo 149, n. 2: 
151, n. 1; 153, n. 2. D'a- 
pres Silvaiii les illus- 
tres Peres d'Egypte 
ne savaienl que quel- 
ques psaumes 180,5-.j„ 

Kdcsse 157^. Monaslere 
des Orienta u.x a fidesse 
157« 

Kglises : appelec Maria a 
Constanlinople 12. — Du 
f^iolgotha 15, 52; des 
apötres a Cesar6e,2'i . — 
De l'Ascension ä Jeru- 
salem 27. — De la Pis- 
eine pi'obatique ä Je- 
rusalem 35;(. — De la 
Uösurrection ä Jerusa- 
salem 53. — De Sd- 
basle : dans l'une des 
eliapelles sont les 
eliässes d'Elisee et de 
Jean-Baptistc 70-71. — 
De Jacob a Betliel 73. 



— Öaiiile-Eiipiiciiiie a 
(lonslaritinnple So. — 
llroil dasile. «0--,.. — 
•I Porliques siipe- 
ricurs d'uiie eglisf 
dr CoMSlanliiiople .S2v- 
Du Sainl-.'^epulere ou 
de la R('Surreelioii 
(Aiiastasic)yi,922: du 
(',()lgotlia92.,; egiise de 
r.Vseension 95,2 lOög 
];!Gä 137;dcSainl-Jeau- 
liaptisle ä Alexandi'ie 
12:t,,; de Saint-Elicnne 
el Sainl-Jean-Baptisic 
a Jerusalem 135: de 
Sainl-Jean-Baplisle ä 
Edesse 157^; de Jean- 
Baptisle et Ellsee a 
Scbasle 159.,. a Belliel 
159 ä 160; de Saint- 
:\Iennas a Gonstanti- 
nople 175(5; Saint-Mare 
ä Alexandrie I8O3,. 

Eglises eomnie refuges 
de null. — Un moliie 
passe seize jours a 
.\le.\aiidrie dormaiit 
la rniil ilans Icnarlhcx 
de l'eijlise Saint-.MaiT 
180;,^. Vuir Ülliees (de 
null). 

Egyple eonseive la vraie 
l'oi, 31, 75. PolamoM 
monte de Seele en 
Eiivple 77, lO'i,., 109;, 
110^ l'iS,, 

Eleiillier(ipiili> 'M).j. Ilis- 
Inirr ihi nionastere 
ilr liuMianns 90, n. 2. 
I.eontius scmble en 
(Mrearcliimandrite9o„. 
Autres delails l'il. 
11. I. I.es nioines de 
iSilvain logcnt dans des 
eellnies (et noii dans un 
inonaslei-c) et Silvain 
les Visite le samedi el 
ledinianehe. 178 ä 179. 

Eliana fenimi' de Dania- 
rios üjiap-/_o; 7!(i».tT0|ii(i)/ 
81g.,, 82^. — .Sa vfsion 
eontre Nesloiius, l'an- 
uee 'i25. 81. 

Klie piiMre de Tm' 12.V11, 

i;lie piopliete 58„ 

Elisöe. Sa chässc avec 
Celle de sainl Jean- 
Baptisledans une cha- 
pelle de l'eglisede Se- 
baste (Saniarie) 7Ü-7I. 

Elladios propliete des 
eellules prödit Mai- 
cii 11, Uioseore, l'rotö- 



rius et Tiinolliee, 18 a 
2<1. Est eoiinn par les 
apoplitliegmes gree> 
18, n. 2. 

lunbaunii'niciil au iiiirl 
107. 

i:nalon d'.VIexandrie 28,,, 

lOncvelique 'i7, 98|-,|,-|, 
11«,. Son i-elrait 9.S., 
137,., 1382-12 l'iO, 

Enee prölre et econome 
de reglise de Jeriisa- 
leni 11 '1.,. .Vcconipa- 
t;nail Juvönal au Pre- 
mier eiineile d'IOpbese 
1 1 'i„ 

l'ipliese. Le premier eun- 
eilea renverse la locu- 
tiiin B deux natures » 
el a mandil ceux qui 
oseraient penser ou 
enseigner ainsi ll'i,;,- 

I löj. Le seeond.conimi' 
le premier, eondamne 
eedogiiie impie 115j,-,,,. 
Cause du premiercon- 
i'ile d'Ephese. 78-81. 

II dßfend d'ajouter 
quelque cliose ä la foi 
<le Meee llG|-,-117-,. 

Epielele. Arcliimandrilc 
en Panipli\lii' 139.,-,., 

l-;pipliaiie apparail en 
c:liypi'c a nn jacobile 
et le coiivi'itil. ISI a 
182. 

Epiphaiie evöque de Jlä- 
luäov en Painphjlie, 
i|uillr son siege apres 
'i77 el va domeurei- 
avec Ourbicia el Eu- 
plirasius ä Jerusalem, 
lls vont a Alexandrie. 
c'l a Maiüuma Epipliane 
ordonne Severe, 9'i- 
97. Raconle la vision 
d'Epictele 139.-, 

Epiphane nioiiie qui de- 
inenrail pres d'.M'ta 

100,2 lt"i3 

lOpiplianc ('vi^que de 
Perge 139,,, 

lOpreilve du Icii punr 
l'i'lieveliipn' i'l la li'Ihe 
de Leon. 9.s. — Poin' 
un priMi'e el un jaco- 
bile, 99-tOO.—Pour im 
stylile, 17«. 

Kspril-Sainl 3'i,3 43^ 973. 
.\bandonne les eglises 
aprfes le Irioinphe dos 
liörötiqnes 130,..-,;, loo 

10 

Elienne. Are liiniamlrili' 



(In monastcre de ToY»i 
a Sileucie d'Isaui'ie. 
Ses visions conire Ba- 
sile de Söleucic el les 
eveques, 54-57. II ötail 
encorc seculieren 451. 
p. 55, 56. 

l-;tienne mariyr.son inar- 
lyrion 135-136: 182:,- 
183, n. I. 

ülienne nidine i'i diacre 
de Jerusalem, 20-21: 
est Sans donle lemiMne. 
c|n'lClienne arcliidiacro 
de Jernsalem (pii est 
mcji-t a Maiuunia. I l'i, 
l.i:,. 

litienne prötre, arclii- 
diacre de Jerusalem 
114^ I3.-)„. xMeurI a 
Maiouma 135. n. 5. Cf. 
Elienne nmine et dia- 
cre. 

Elole a sei\i a Trapper 
112gll2,n.3: 137,7a 138, 

Eucharistie cliang^e en 
Corps et sang verita- 
ble ä Cesaree, 24. — 
Recneälasacrislie37,-. 
— Pierre llbere l'en- 
voyail a .\niaiius a 
I ainslanlinople S7,.,. 
.\pres l'.lialcedoine Ti- 
molliäe voll le pain 
corrompn el le \iii 
clian,i,'e en \inai^'re 
12:1,-1, Jl.inii'i-e de dim- 
ner la cimpe 12.S-,-,j. 
Miracle en l'avenr de 
Serapion, 13:!. Dessco- 
lasliques ont empörte 
aveceuxla comiiinniun 
eleu prennenl. im >t>- 
lile de lie\idnl les 
bläme 134. Miracle cn- 
cliarisliqnel3.">j-.,.Id6es 
de S(5\eie an su,iet de 
l'n>age de rece\oir la 
cniiimunioii [mur une 
aiinee 135, n. 3,. 136,7 
ä 137; saints m\sleres 
repandus a lerre 138,.,; 
lU' rec-evoir rEiicharis- 
lie cpiedi'- iiilliiidiixes. 
l:i;!, n. :!. l'iO,,.,.,. I'aro-- 
les diles en doiinant la 
communion 147„-|3 148 
1-2. Miracle, en l'aveur 
du concile de Ghalce- 
doine, dans l'eglise de 
Saint Mennas 175,, a 
^'5■^^. Le |)ain se don- 
nail ä la niain l'Sou. 
.Vpres lau 613, un ja- 



200 



VI. — TABLE ALPHABETIQUE DES MAXIERES. 



[600] 



cobite ne communie 
pas s'il n'y a pas de 
moine ou de clerc pour 
le faii'ecommunier 181 

10-18 

Kudocie 23,. Met une 
croix du poids de G.OOO 
livres d'airain, dans 
r^glise de l'Ascension. 
27. — 39,2 4O7. — Chro- 
nologie 40, n. 3. — 
'1 ],„ — 62,4- — Romanus 
liii fcciit 86, n. 2. 
Kuph6mie (Sainte) öglisc 
ä Constaiitinople 80u. 
lOuphrasius fils d'un 6v6- 

que de Crete 9i„ 
Eutyches. Son influence 
en faveur de Cjrille 
'6'^5-ii-i4 
Kvagrius. L'autpur l'ap- 
pelle « son frcrc » ; s'il 
ne s'agit que d'un 
lerme d'afToction. c'est 
peul-etre Evagriiis de 
Samosale 125„ 
Evöques jetlent Ic Soi- 
gneur dans une four- 
naise 30^. — Leur 
palinodic ä Chalcö- 
doine 44. — Sont ren6- 
gats et infideles ,'>7. — 
Apostats 58. — Sunt 
clioisis par le peuplc 
ü2. — Apres Ciialcö- 
doine,veulent tromper 
les simples "Oj.— Mar- 
cien, laic, reprend son 
cv^quf 120-121. 



l-'ete des quaranle sainls 

martyrs 12. 
Flavien de Conslantino- 

ple iig. Retablit, a son 

concile, le dogme im- 

pie des deux natures 

115,„-|, 
Flavien, Thrace, [ii^i- 

oTpot ä Constantinoplc 

vers 430, p. 80. 

(; 

Gangra 83^ 

Ganta (on Gatta) villagi' 
situö ä quinze millev 
au nord de J6rusaloiji. 
leguö A l'eglise de Je- 
rusalem par Eudocie. 

Germanicie (Mar'acli) 

1625 163,3 
Gerontius diacre du 



monaslere de Melanie 
92,3. — Superieur du 
monastere de Melanie, 
92, n. 1. 

Golgotha, priere au Gol- 
gotha 15. — Saint-Se- 
pulcre (lilt. : la sainte 
resurrection) 91, 92. — 
Etait dans l'eglise de 
la Rösurrection 53,-2-.j. 
— Un diacre couche 
au Saint lieu du Gol- 
gotha 92., 

üraffln (Ms') 8. 

Gr6goire archiniandrile 
ä Aphloria 126, 

Guerison d'uu lepreux 
121,-., 

n 

Haioun, marchand de 
b\6, a un monastere 
dansla lauredeMaiou- 
nia 17,, 

llelitKloiv [latre (6 poTxoc. 
Voir k-i. table II) vil 
d'herbes dans le Tau- 
rus, dirige un monas- 
lere, meurl vers 427, 
74-75. 

tienoch »6„ 

Hermogene moine de 
Cilicie 97, 

Hösychius orateur (ou 
calechisto) de Jerusa- 
lem, 23. 

Ililarion. Position de son 
monastere 1772, 

llisloire cccl6siastique 
de Timotli6e JE\utc 
nienliunnee 76-77; ci- 
tee 83-85. 

I 

lamnias 131, et n. 1. 

Ibas evöque d'Edesse en 
438, est repris par le 
pretre Ptlage qu'il 
chassed'lfidesse (avant 
.'.44) 13. - ',?,,„; — ile- 
pnst^ pour « rimpi6t6 
des deux nalures ». 
ic?u Sans jugement a 
Chalcedoine 115j-,„ 

Isaio moine, mort le 
II aoül 488. Converse 
avcc Pierre l'Ibere en 
458/9, p. 27 et 28. — 
Vers 431 va voir Paul 
de la Thebaide. 28. — 
48j. — Epiphane le 
moine meurt dans son 
monastiire 10l,o. Sa 



Vision 121-122; 122s-,, 
128g. Des meines vonl 
l'interroger sur le don 
des larmes et sur le 
concile de Chalct^doine 
164,5 ä 165,8 

Isaie prophete 23g 116,,, 
151, 

Isaurie. Histoire d'E- 
tienne 54. 

Israel 148,, 150., 15l„ 



Jacob patriarche. A une 
eglise a Betliel. Appa- 
rait ä Zosime, 73; 160. 

Jacobites. Reponse a 
l'objection tireede leur 
petit nombre 109-110. 
Montrent que leurs 
adversairessont preva- 
ricateurs parce qu'ils 
n'ont pas öle conse- 
quents 114-118. C'est le 
ineme qui operait les 
prodiges et qui soul- 
l'rail ,il n'etait pas deux. 
un aulre et un autre, 
le Verbe incarne n'a 
qu'une natura 119,5. 
« Le fils de Dieu est 
ne de Marie mfere de 
Dieu; le fils de Dieu a 
(ile crucifie » IS?^-,: 
c'est le Seigneur qui 
offlcie ä leur autel 140. 

Jacques le Mineur frcrc 
du Seigneur 62, 

Jean envoyö par les 
Peres de Palestine 
pour visiter Timothee 
en Chersonese, 122 a 
124. 

Jean d'Asie est sans 
doute la source du 
pseudo-Denys, 7. 

Jean-Baptislo; eglise de 
ce nom a .Vlexandrie 
123„. Son Corps est ä 
Sebaste 70-72 127,o-„ 
158,5. Son martyrion a 
Jörusalem 135,^. Son 
eglise a Edessel572. II 
gucrissait les maux 
d'yeux 1575. II quitte 
son eglise lorsque les 
Chalcedoniens l'onl 
prisel58r,, ; il apparail 
a .\nios 1823,-5,. Arnos 
luibillil une<iglisel82.„ 

Jean de Beit-Tatianä 
pr6tre d'Alexandrie 



(Jean Talien ?) 18,-,, 
Jean le Canopile disci- 
ple d'Etiennearchidia- 
cre de Jerusalem, 135. 
n. 5. 
Jean Chrysoslome 163^, 
Jean t»;i; Siaxovi'a; archi- 
mandrile d'un monas- 
tere d'Egvpte 120|„ 
Jean I'Egyptien ancien 
Partisan de Th<5odose, 
eonverti, en Chypre, 
par Saint Epiphane 
181 al82. 
Jean l'eunuquo origi- 
naire de I.aodicee, par- 
rain et conipagnon de 
Pierre l'Ibere; Pelage 
lui prädit rimposition 
des mains 16. — Etail 
ä Jerusalem avec 
Pierre l'Ibere 37, 
Jean l'evangeliste 113,, 
Jean xo[JV]Tiavöi; d'A lexan- 

drie 120,. Cf. 75,5. 
Jean de Pcluse moine au 
monastere de Roma- 
iius 140,, 
Jean Rufus auteur des 
Plerophories; son his- 
toire 6-7, 156,0 ; prßtre 
ä Antioche vers 477, 
est ä Jerusalem en 485, 
48,g; puis ä Maiouma 
dont il devient Ov6(|ue 
apres 488, il iScrit les 
Plerophories apres 
512; il voit Ic monas- 
lere de Juvenal 32-33. 
II raconte deshistoires 
porsounelles 43 ä 54, 
J'i2 ä 146. Ami de 
Xonnus evöque de 
yennesrin 145^. Etait 
a Antioche lorsque 
Nonnus etait eviSque • 
l''5u-iB 146, c'esl-ä-dire 
apres l'an 476, voir 
Nonnus. 
Jean (le Tabennesiote) 
archimandrite et evd- 
quo 89. 
Jean Iribun envoyö pour 
rappelcrXestorius, 83. 
n. 6; 83-85. 
Jorömie 116, 151 .-^ 
Jericho 148,., 
Jerusalem. Pierre liabito 
une cellule a cölö de la 
tour du patriarche Da- 
vid 933. V. Golgolha, 
jVscension. Ses evö- 
ques portenl l'habit 
blanc quand ils b.i|ili- 



[601] 



VI. - TABLK ALIMIABKTIQUE DES MAXIERES. 



201 



sent95„10'.t,-r^ll2,135„ 
136, 

Josue fils de Noun 110,^ 
l'.8„ l'ifl,-,-,,-,, 

Jourdain l'iS,^ W-l-rv 
171„- Voir D6seil. 

Judns. Dioscore dit quo. 
Juvönal a 616 le com- 
pagiioii de Judas 33„. 
cf. 34,1). Les pai-tisaii.'ä 
du lome de l.eoii lui 
sonl coiiiparos 59, 

Juifs. Les neslorieiis di- 
senl conime eu.\ que 
celui qui a 6te crucifio 
esl un lioiiime pur et 
.■•inple et nulleinenl Ir 
Verbe incain^, 30. 

Jules moiiic cliypriotc. 
V. (;yi'ia(iue. 

Julien pr^tie Sil,,, 

Jusles, ont et6 le petil 
nouibre cliez les Israi-- 
lites et en Perse llo. 

Juvenal <5veque de Jeru- 
salem de 422 (?) ä 4&8. 
Sa dcfection est pre- 
dite par P61age, 13, 15. 
16. Son monastere est 
desert 32-33; visitait 
duranl le Careme les 
monastcrcs des envi- 
rons de Jörusalem, 34. 
Injuria par un nioine 
34-35,3 373-,, 38, 41,,-,o 
42,0 433. Palinodic 42- 
43, 58-59. Les nioines 
vonl au-dovant de lui 
61, et le remplacent par 
Theodüse (en 452) 62. 
Massacre et prodiges, 
sans doule a son sccond 
retour en Palesline (au 
plus löt cn juillet 453; 
24. — Neslorius revit 
en Juvenal 91,3. Scan- 
dale au fiolgotha ä'son 
^poque 92. Les meines 
vonl l'attendre au re- 
tour de Chalcedoine 
111-113. Kamen6 par 
Dorothöe (fln 453), 
p. 113 ti. 2. flraignail 
Cvrille 114„. .'\ppui de 
Dioseore 115,3 13G, 

K 

Kefar-biaiia du Kapar- 

biana 1G.'>3 
Katar Se'arta,idcnlifica- 

tion de ce villago 20. 

Z6non y habilait 1683, 

16'i« 



Kefar Tourban, UO, n. 2; 
l'il. II. 1. 



Laure de Maiouma KU 



"0 



lllo 



Leon empereur: son 
regne esl prOdit et ca- 
raolerise par Paul de 
la Tliebaide iSg-,,, 

Leon. pape. sa lettre a 
Flavien est mention- 
m'e44„45,98,| 1395152,3. 
Celui qui lui adhere a 
pari avec Simon le ma- 
gicien et Judas 59. Sa 
lettre esl un tresor 
(rimpiöle et de blas- 
plieine ISl,, 

Leontius d'Ascalon, 
moine, archimandrite 
puls eveque d'Ascabiii. 
njcurt ä Chypre. esl 
jete ä la mer, lOü-108. 

Lcontius ermite de Lycie 
138,0 

Lcontius superieur du 
monastere de Roma- 
nus 90„, Cf. Elenllii'- 
ropolis. 

Lettre synodale de Pierre 
le I'üulon 47„. — Tra- 
duclion d'une lettre de 
l'icrre l'Ibere 'i9-50. — 
Voir Leon. — Meiilioii 
d'une lettre de Homa- 
nus 62,,. V. Leon. 

Libye 31„ 

Liturgie. Voir FÄtes. 
Garde dans les öglises 
35^, cf. 582-3. Les evÄ- 
ques sonl choisis par 
le peuple 62. Les 
nioines et les seculiers 
doposoiit un evOque 
(Juvenal) 62. 

Lucius moine des cel- 
lules 104,g 

Lycie. Basile diacrc et 
archiniandrilc fonde 
deux monastc'i'es dans 
celte province 78-79. 

M 

.\lacaire 172^5 

Maiouma de Gaza i\ 24^ 

97, 102, 111„ 121,, 122, 

1283 
Maladies. Fievrc tierce 

5I3. — Ulc^re de Ti- 

mothic .Dhirc 64-65. 



Maouzade Jamnias 130,0- 

Marcellus martyr 60.^,, 
161i„. Marcellus d'Apa- 
mee 161 ,5 

Marcien, empereur. Pi c- 
dit par Elladios 19^. 
par Paul de la The- 
baide28s: eclipseäson 
avönemcnt 25, 26. — II 
est vu dans les tour- 
ments 69. — Chasse 
les 6veques ordonnes 
par Theodose 72,. Des 
son avenemenl rap- 
pelle Nestorins 83. — 
1195 124,5 133,5 lä9o 

Marcien laic miraculeu- 
sement gueri,120ä 121. 

Maron moine 100,, 

Martyrius evi^que d'An- 
tiocho l'i'ifj 145,:chassO 
pour heresie 144,3; ^^' 
rötique 147,, 

Martyrius evf que de JO- 
rusalem (47S-48tii 17. 

Maxös. Temoin d'un 
miracle de l'Eucharis- 
tie, 24. — Figure dans 
Raabe, p. 139. 

Melanie 92„ ; 92, n. 2. 

Mennas, son eglise ä 
Constanlinople, mira- 
cle eucluirisllque 1742e 
175,, ä 175.,, 

Michel le syrien 6. 

Miqa. Sa lulle avec Sa- 
tan 93-94. 

Moines d'Arabie et de 
Palesline vonl au-de- 
vant de Juvenal 2436!. 
Le deposent et nom- 
ment Theodose 62. — 

. Basile reprend Neslo- 
rius ä l'cglise 79-80. Les 
moines vont blämer 
Theodore de Mop- 
sueslo qui les renvoie 
a leur monastere 97; 
lulle des moines d'E- 
gyplc conlre ceux de 
Palesline lo'i. Vonl 
admonesler Juvenal 
lorsqu'il i'evient de 
Chalct'doine 111-113. 
Moines chass6s d'A- 
lexandrie 133^,-.,. Soli- 
taire löge S(jus If 
porche du palaisd'.Vii- 
lioche 142 a 144. Lc.ir 
inlluence surTlieodose 
le Jeune 166,, ä 167,^. 
Inconvenients de leur 
aclion dogmatique 
167,„A167,,. üeuxanec- 



doles (de 446 et 447) 
pour montrer les rela- 
tions des moines avec 
Thöodosele Jeune 167,8 
a 174,5. Cf.l66al68,„o. 
lleretiques logös chez 
ccrlaiu patrice 174^, 
175,-2 
Moise prophete llo, 148,,, 
Moiiasteres (voir Laure) 
de Haroun, marchand 
de ble 17 ; de Romanus 
(pres d'Eleulhöropolis) 
22, 90; d'Enalon 28„ 
de Juvenal 33 ; de Ganla 
'i0|. — ä Jerusalem 
34,-, 48„-,3. — de -ca-ra', 
a Söleucie d'Isaurie, 
.'vi. — de Romanus 
Thecuö 58. — de Ba- 
sile en Lycie 792-3. — 
Voir Eleutheropolis. — 
dTsaie 101,e; d'.\ndr6 
113o; deZoe 137,,; d'E- 
pictete 1393; de Roma- 
nus 140,3 ; des Orien- 
laux ä Edesse 1578; de 
S6ridos et Dorothee, 
176 a 177. 
Monophysites, voir Na- 
lures, Nestorianisme. 
« Celui qui a 616 cru- 
cifie est Tun de la 
Sainte Trinitö » 86-87. 
« Le venerable Timo- 
th(}e eutraisonde don- 
iiur, dans un grand 
nonibre de ses leltres 
et dans d'autres ecrils, 
le nom de diabolique 
au concile de Chalc6- 
doiiie comme r6uni et 
ilirige par le diablc » 
67,2. V. Ghalcedoine, 
Anlechrist. 

N 

.\arbarnougios, 7-8, 113. 
Voir Pierre ITbere. 

Xaturcs; qu'il soit ana- 
thfeme celui qui pro- 
clamera deux natu res 
41„ et divisera l\i5lre) 
un et indivisible 41^. 
Voir Nesloriens. Les 
hi-retiques des deux iia- 
liiros 82^; Pan l'animal 
;'i deux natures 82„. 
Tlieosebe deniandequi 
11 doil suivre : de ceux 
qui refusenl de confes- 
ser deux natures ou de 
ceux qui les admetlenl 



202 



VI. — TABLK AF.PIIABETIQUR DES MAXIERES. 



[002] 



1135^,2. Le N'crbe iii- 
carne n'etail pas deu.x, 
un aulre et un auti'e, 
il n'a qu'iine naiurc 

IIV,:, 

Neapolii, nioiiics tu6^ a 
Neapolis au rleiixieme 
letour de Juvenalavec 
le comte üomlheo 
(apres jiiillel 'i5;i) 2'i|-, 

Neslorianismc. Nosto- 
rius dit : « Tu ne seras 
pas glonflce, Jlarie. 
coniine si lu avais en- 
fanle Dieu!... » 12. 
(Nestorius entendail 
que la Vierge n'a pas 
enfantö la nalure di- 
viiio, mais la personne 
Uieu et liouiuie.) Nes- 
torius aurail dit « le 
Christ n'est pas Dieu 
el Marie n'a pas en- 
l'anle üieu » 76. Les 
« liei't'tiques des deux 
ualures » (p. 82) sonl 
assimiles ä Nestorius. 
81-82. Ceux qui « adlii'- 
rent aux deu.x na- 
tures i> ne sont jias 
ortliodü.xes 877-„. i> 
qu'onrcproclie a Theo- 
dore de Mopsueste 97,,, 
(■'est d'etre diphysite. 
rimputalioii suivarile 
■'"11-121 sur l'cxcgese, 
n'cst pas dairc. — Les 
evöques diphysiles 
>onl opposes aux 
iiioines orthodoxes 
'.iiS|j-,. l.'ii jacobile est 
perplexe « au sujct du 
dügmc des deux na- 
tiircs » 113i„ Jeau l'e- 
vangelislc lui dit que 
oelui qu'il a louche sur 
la Icrrc etait n leVerbe 
de vie » 113,,-,. Le |ire- 
iiiier concile « a de- 
pose Nestorius et a ri'- 
prouve le düguie des 
deux natures « 118u. 
I'n salnl refule.devant 
Marcien, le dogiue des 
deux natures li;i„. In 
(louile <i apparlenail 
aupartidesncstoriens. 
car il avail le uiallieur 
d'ötre imbu du dogme 
des deux naiures » 
1202-^. Vierge « mere 
de Dieu et mere du 
t:hrisl » 120-. Get 
ulcore dcsiguail « la 



pourriture des parti- 
sans des deux natures » 
125,5. Agathociee « s'e- 
loigne de la commu- 
nion des partisansdes 
deux natures et reste 
ainsi uiie orthodoxe 
verilablc » l'iO,,-,^. Ca- 
l.iiulloii c'Veque d'An- 
I loche a appele « le 
ChristunhonimeTheo- 
phore et un homnie 
pris par Dieu et la 
Sainle Vierge la mere 
du Christ » et il a al'- 
lirniö « dans le Christ, 
la confusion, le me- 
lange et la dualile « 
I'i6|u a 1473. Certaines 
locutions des Peres ne 
veulent pas dire " qu'il 
\ a deux l'ils, ou deux 
persoiines, ou deux 
Christs, ou deux na- 
lui'es I) ; on ne peut 
plus employer ces lo- 
cutions des Pöres a 
cause des hereliques 
l'i7| ä l'i7„. Les saiiits 
l'eres n'admetlent pas 
qu'ou alTiruie deux na- 
iures a[)res l'union, iii 
qu'on diso « li' corps 
du ( ;lirisl >• iiiais « le 
Corps du Dieu Verbe " 
1473-,:,. Sons Marlyrius 
on en vint a diie, en 
donnant la coinuiu- 
nion. u le corps du 
jiisle i. 148^. I.a lellre 
de L6on est « le trtSsor 
de loule iinjiiele et de 
tout blaspheiiie« L'iliv 
II Le concile de Chal- 
c(;doine avcc sa l'oi 
perverse et ses döcrels 
nouveaux est le signe 
inipur de la flu, l'ana- 
Iheuie, le [irecurseur 
ile l'.^uteclirisl » 154,^. 
.1 l''in de> Tleropho- 
ries... au sujet de Ihe- 
rOsie des deux nalure? 
et de la i)revarication 
qui eiil Heu a Chalcö- 
doiiie )> Ijßu-»- C^" 
soninH^ la theologie 
siiiipliste du v siecle 
roulail autour dos mols 
11 deux » cl " un »; 
a ceux qui disaienl 
I. deux II on reprocliail 
de dire deux • per- 
soiines 1' et de faire du 



Christ un simple 
honime favorise dune 
gräce speciale ou ins- 
pir(^ par la divinitö; it 
ccuxqni disaienl« un <■ 
on reprocliail de chan- 
ger Dieu en hommeou 
de changcr riioinme 
en Dieu, ou desonmel- 
Ire la divinilö. comme 
les dieux des paiens, a 
la naissance et a la 
niorl. Cependant ceux 
(|iii disaienl n deux >• 
(deux naiures) affir- 
maient dire aussi un 
(iine personne) et ceux 
(|ui disaient » un » 
(une nalure) affir- 
maient rejeler le me- 
lange et la confusion 
parce qu'ils ajoulaienl 
le niot II incarnee >'. De 
rares individualites. 
condamnees par tous. 
unissaienl les natures 
au poini de supprimer 
l'une au profil de l'au- 
tre ou. an conirairc. 
lesSL^paraienl.au poinI 
d'en faire deux per- 
sonnes, mais les jaco- 
biles et les nestoriens 
condamnaient toujours 
ces deux exces). 
Nestoriens. Disenl. 
comme les Jiiifs. que 
celui qui a elc'^ crucifie 
elait un homiiie pur el 
simple, 30. .\ssi- 

miles a Simon le ma- 
gicien et aux juifs 42-,. 

— Sont les " liörii- 
liques des deux na- 
iures 11 82; IJG, 

Nestorius. Des recits ana- 
logues aux l'löropho- 
ries ont 016 diriges cou- 
Ire luien 431. 7: il avail 
une vüix feminine el 
claire. 121,63. Blasphe- 
nie, est possedepar un 
dömon (le 11 mars 42'J 
ou 430) 12. — .V ele 
chasse par l'nlcherie 
l'i. — 68«. Sa niort esl 
laconlOe a Pierre 11- 
bere par un xofjiTitiiivö;, 
76. Son enterromenl a 
la modeegyptiennc 76. 

— list repris a l'eglise 
par Basile 79. — D6- 
püs(5 el exile 81. Re- 
pris par lia-ile el 



Elliana 81-82; son exil, 
sa captivite, sa morl^ 
82; recit de sa niort. 
d'apres TimothOe 
,i;iure 83-8.5; 61eve de 
Theodore de Mop- 
suesle 97,„: rejoit en 
exil des dons et pre- 
sents de Leonlins d'As- 
calon 106,1,; Paul d'An- 
tarados en avail fait 
autant. 106, n. 3. — 
II 'i„. Est « le Champion 
des deux natures ■• 
114,0 llßio- S"" '''*- 
toire d'apres Denys 
bar Salibi 162 a 163. 

Nicee, concile des tiois 
Cent dix-huit y.t,., Wl.j 
118, 

N06 96^ 

Nonnus evSque de Qeu- 
nesrin I4ia-,, 145,, l'i6,|: 
estsacrö par Pierre le 
Foulon de 476 a 478. 
145^ cl n. 2. Elait en- 
coro cvf^que sous Ca- 
lendion de 482 a 485. 
1 ''fii;rir, 

Oasislieu d'exil de Nes- 
torius 82s '^''o 

I )f(iccs et prieres de miil 
a l'eglise du Colijotha 
15. Veille de nuit a 
.eile öglise 92a-,5-„,. 
üflices du jour de 
Paques 133; des same- 
dis et veilles de fiSle 
135.,-„: ä l'eglise de 
l'Ascension' 136,,,. Of- 
fices a Bethel 73^ 160„: 
a Saint Mennasla pre- 
miere seniaine du Ca- ■ 
reme 175,, a l'ä,„. Sil- 
vain est hoslile au 
chant. aux anliennes 
el aux tropaircs I7'.t a 
ISO: Pambo voit anssi. 
dans les canons. le? 
Iropaires et les cau- 
liipics. une Invasion du 
[laganisme ISO,,,-,,. In 
moine passe 16 jours a 
.Vlexandriedormanl la 
nuit dans le narthex 
de Töglise saiiil Marc 
I8O37 

Oliviers (moiit des) 136„ 

Ourbicia diaconesse 94, 
105,-,=, 

OxvrvnchosenThöbaidc. 



[603] 



VI. - TABI.F. AKPHABETIQUI-: DES MATIEUKS. 



203 



IMerre llliori' y ap- 
prend, pai' revelalioii, 
la raorl de Pelnge 
(avant 45T) 17,3 



Pacöme 172^ 
Paicstino visitee par les 
orthodoxes {d'ligypio) 
conservera aussi lu 
vraie foi, 75; cf. 87,, 
16'is 16G,. — 10'i,3 12'',., 
Gl,, 
l'ambo 180^:^38 
l'amphylie 21,, U8,-, 13i;, 

137,,, ISO, 
Paiiiprepios evique de 
Titopolis adversaire 
du concile de Clialce- 
doine 43, ii. 4; meurt 
cn 'iG8, p. 46. — 47,4 ^2, 
Pan(Panopolis); aiiinial 
a deux naUires el lieu 
d'exil de Neslurius,82, 
84, 85 
l'arh61ies. Deseription 
de ce phönomene, vu 
par Pierre l'lberc a 
J6ru.-ialeni en 448, lo'J,-;, 
etil. 1. 
Patre 74,. Traduil 6 ßo- 
(jxö;, raoine qui se 
nourrit d'lierbes. 
Paul apolre 118,-,o. <■'■<■ 

lä'-irjo 15''8 

Paul de Gaiila siipiSrieur 
de monaslere el pretre, 
direclcur dKudocie3'J 
a 40, 41,a-„ 

Paul neveu de Juvenal 
oidüiine Pierre l'lbere 
prölrc en 445, U3, n. 2 
(en447, d'apres la N6a 
Sloii). 

Paul le Simple ISOj^ 

Paul sophisle 30, 8'J,., 

1135-,o 
Paul de la Thöbaidc ne 
vers 311, prophelif 
qu'il faitälsaie eii431, 
a jage d'environ P20 
ans, p. 28. 
Paul de Hiebes 171„ 180^2 
Pelage iiioine d'Edesse, 
Si naissance el sa con- 
version, 18. Kepiend 
Ibas d'lidesse. Est 
ohasse de cette ville 
13. Pr6dit, en 444, le 
concile de Glialce- 
doine 13-14, Tavcnc- 
ment de Marcien 14, 
le lüle de Pulcheric 



14-1."). el celui de Juve- 
nal 15-lG; l'episeopat 
de Pierre l'lberc, 16; il 
meurt a Ascalon avant 
457; il est enterredans 
lalauredc Maiouma,au 
uionasliM'C de llaroun 
le niarcliaud de bl6, 
17. Les Plerophories 
l'appollent n inoine el 
prophele » ; le pseudo- 
Üonys l'appelle « pre- 
tre », ce qui est moins 
probable. 
Peres du desert : Ella- 
dios, prüi)hete des cel- 
lules, 18. Zenonde Ke- 
far Sö'arta, 20. Isaie 
l'egyptien, 27, 28. Paul 
dela Tliebaide,28. Ze- 
nonodeslroisccllules» 
(TpweX),o;?) 28. Andre, 
vieillard prophele, 30. 
Pior, 102-1U4 ; Lucius, 
104-105; Zenon, Isaie 
1G3„ ä lB5,c.. Les moi- 
nes el Theodose le 
Jeune 166.j a 174,5. Sur 
Seridos et Uorutliee 
176,5017723. Sur Silvaiii 
177,,., ii 180.^,. Zosime, 
72 a 73. 159 a 160, cl'. 
73. n. i. 
l'crse 110,j 
Personnes 158,j 
Phönicie 85,^ 
Philippe (de Patara) 

125, 
Pierre, aputre 865 
Pierre de Cesaree de Pa- 

lestine, 71, n. I. 
Pierre le Foulon, pa- 
triarche d'Antioche de 
468 (470?) ä 471 et de 
475/6 ä 477/8 et de 485 
ä 488 (?). II ordonne 
pr6tre Jean Rufus vers 
477, 6. II le rappelle ä 
Antiochc(vers 485)6el 
47-48 — 492.Cree Non- 
nus C'veque de Qennes- 
rin 145j_j 
Pieire l'lbere 6, 7, 8 etc. 
Voir la table des noms 
propres syriaques. — 
N'e en 408, envoyö en 
otagea Conslaiitinople 
II, — rappurle un ser- 
mon qu'il a enlendu 
prononccr a Nestorius, 
le U niars 429 (ou le 
U inars 430), 12. — En 
444, il est daus la laure 
de Maiouma, 13. —Pe- 



lage liii predit le con- 
cile de Ghalcödoine, le 
mariage de Pulchörie 
el l'episeopat, 13 äl6. 
Lors(iu'il elail ä Oxy- 
rhyiique, avant 457, il 
apprond parrevelation 
la mort de Pelage, 17. 
.\pres la nioi't de Mar- 
cien, il revionl en Pa- 
lesline, convcrse avec 
l'abbelsaiecn 458/9,27 
el 28. — Prodige du- 
rant son sejour a Je- 
rusalem 35-37, 48s ; el 
il ,\scaloi! en 485, 49„ 
50. Lettre de lui, 49. 
Polamon lui piedit la 
mort de Prolerius, 77- 
78. Est amene ä la vie 
nionacalc vers 4'29-430 
par le diacre Basile, 
78. Souvenir d'enfance, 
86-87. II bajitise Ania- 
iius 87. — Scandale ä 
Jerusalem diiranl son 
sejour (430-438?)92.Ju- 
vönal veut l'ordoniicr. 
93.11 lest par Paul, 93, 
n. 2. — 102,. Une co- 
lonne de feu lui con- 
duil Pior 102„. Miracle 
lorsqu'il bajitise un 
enfaiit, 103-104 II 6tail 
a Jerusalem cn 448, 
108,5. lilaita Maiouma 
eu 452, va au-devanl 
de Juvenal. 111-113: 11 
elaitencoremoinell2s. 
— 1145. — 121,u.lsaielui 
prödit qu'il purifiera 
laterre (vers 4.53.^) 121- 
122; cf. 1-22, n. I ; 12G.v 
I!esum6 de la fin de 
sa vie 126, n. 4, 1-27,2. 
II est puni pour avoir 
manque de charitö, 131 
a 132. La vie de Pierre 
ribtre a ele r6sum^e 
en grec dans la Nea 
Sion, t. X(191ü), p. 614 
et t. Xll il911),p. 82. 
Voici la Chronologie de 
l'autcur : N(S en 409, il 
est envoyö ä Constau- 
linople en 422; a Jeru- 
salem en 430; e-t or- 
doniid pr(itre en 47 el 
eviique eu 454 ; il .a eu 
ligypte en 455, puis en 
Tli6baide et a Alexan- 
drie en 457; il revienl 
en Palesline avant 476; 
il passe deux ans en 



Arabie vers 480-481; il 
va en Phönicie en 485; 
ä Orlhüsias vers la 
ftlle de Päques de 486; 
a Aphloria en 487; il 
meurt le 1"' deccmbic 
488; Ibid., p. 91. 
Pierre disciple d'lsaie 

Pierre olhcier de la garde 
iuqieriale GS,. Sa Vi- 
sion conlri' Marcien, 
68-69. 
Pieire Monge est peut- 
tMre l'archidiacre de 
Timothee ,Elure nieii- 
lionne 29,5-,,, 
Pierre evfique de Tilo- 
polis ä la moit de 
Panipr6piüs (418) 46. 
n. 4; l'etait encore en 
485, 474, n. 2. — 48, 
50,8 
Pior 102,,-s-,3-„ 103,. 104, 
Piscine probatiipir 

(egiise) 354 

Pli-riiphories, significa- 

tionduraol (t6moigna- 

ges) 11; voir son em 

(iloi dans la table des 

mols iHrangers.Manus- 

crilsdes Plerophories, 

5, 6. Voir lo contenu. 

table VII. Le premier 

eoncilc d'liphese avail 

deja (5crll des sorles de 

Plerophories conlrc 

Nestorius, 7. Le sous- 

lilre est « revelalion 

t'aile aux saiuts >> 5. 1 1. 

Date de la redaclion. 

56. II y en a d'antn-. 

m;üs cclles-lä sullimiil 

Poemen I68cj 169.vj 172^5 

Polamon moine de Seele 

chassait les d^mons. 

Predit Irois jours d'a- 

vance (25 mars 457) la 

mort de Prot6rius. 77- 

78. 

Pragmius moine 22„ 

Prodiges. Samarilaiii 

aveugle gu6ri li Nea 

polis, 24. — Miracle de 

rEucharislic ä Cösa- 

r(5e, 24. — Le C.hri>l 

guöril Timothee .Tilurc 

65-67. — Les anirnaux 

olferts ;■( cerlain mai- 

lyr se rendaienl d'eux- 

ni6mes ä son lem|ile, 

69. Voir visions, Ku- 

I charislie. 



204 



VI. - TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. 



[604] 



I'rodiges naturels. Pluie 
de pierre, 23. ^Eclipsc 
ä ravenemcnt de Mar- 
eien (25 aoül 4.50), 25. 
— Inceiulie dela eroix 
de l'eglise de l'Ascen- 
sion, 27.Parht'lies vues 
par Pierre l'Ibeie en 
448, 109,-3 et n. 1. En 
punition de la lettre de 
Leon, Roniea 616 prise 
par les barbares (Gen- 
s6ric, Odoacrc) 150 a 
152. 

Proplielics euntre Nes- 
torias 7; de Pelago, 13 
a 17; d'Elladios, 18 a 
20; de Paul de la Tlie- 
baide, 28. — d'Helto- 
dore. 75. — De Pota- 
nion sur la morl de 
Prolerius 78i-2. — Voii- 
Pelage, Zenoii. 

Prolerius, sa morl 
(28 mars 457) est pre- 
dite par Elladios, 19. 
D'apres Raabs, 68, il 
aurait et6 tuöle 4 avril. 
Sa mort predite pai' 
l'olaaion. 77-78. — II 
rst appele sodomite et 
iin'ni'trier 78,. — Ti- 
niotliee le voil sous la 
l'ornir (l'nn loup qui 
vieal iiii>i'(!ii' Uioscore 



123« 



II iiilerprete 



iiiie Vision de Tiniollie 
\i'ig-n- Fait une pre- 
dii:lion 125,-:, l^'i-.i 
133,.,, 

Pldleniais 993 

Palehörie a cliassö Nes- 
lorius, passe poiir uno 
sainte el uih' vii-]-n;c 
14. 

Punition divinc sou? 
forme de inalailie en- 
voyee ä Pierre de Ti- 
lupolis, 51. — Hrique 
liiiiibani sur la tele de 
'riieodcise Ic .IcUMc.80. 
l)(?coniposilioii de la 
langue de Nestoiius, 
76, 82 a 85; Pnnilioii 
de Tlieodorr dr Mnp- 
suest(! 97„-,„. — de- 
deux prötics non or- 
lliodo.xes. 99, 101; de 
l'empire romain, 150 a 
1.55. 



Qennesrin l'r'ig 



R 

Raithuu (aujourd'hui 
Tor), le moine Zosime 
y demeura 72,^ 

Resurrection, 6gliso h 
Jerusalem, enfermail 
le Golgolha, .53, 183^. 
Voir Sepulcre et Gol- 
golha. 

Revßlalions. conire Nes- 
torius, 7. — Faites a 
Ronianus, .59-61. 

Rhinocoroura 128,„ 130- 

Romanus 'iia-12 i " '^ P^re 
des moines » archi- 
mandrite a Thöcue 58; 
il recoit uiie revela- 
tion conire Ghalce- 
doine, 58-61. Va au-de- 
vant de Juvenal, avec 
les moines d'Arabie el 
de Palestine,61 a62.— 
Exile a Anlioclie 62,,. 
Son monaslere pres 
d'Eleutheropolis. 90. 
140 a 141. 

Home 142, 152,1 ; a cause 
de la lettre de Leon, 
eile a ete prise par les 
barbares (Genseric. 
Odoacro) 150,7. Jereinie 
et Isaie l'avaient pre- 
dil, 151. Saint Paul l'a- 
vail ]]nMlil anssi, 152 
a 155. 

Rösiüs Ulis poiir /.dsinie 
159; 11. 3. 

liufin 169.„ 



SalofacioUis cvOipied'A- 
lexandrie 128,, 1293 

Salomon,arni6nien,syn- 
celle de Pierre le Fou- 
len et de Jean Rufus 
48,-,, 50„ 

Sallou 100,,,. fli'iiilil' dl' 

Iä).T(OV. 

Saniosale 163,, 

Satan. Saisil Xestoriu? 
12^; apparail a Inuo- 
cent 21-22; apparail a 
Mi(|a,94. Creve un a'il a 
Tiniolli(}e .F.lure, 65-67. 

8c6le 773 1G4, 

Schismes sonl prevus 
par Pior, 104 ; [lar Lii- 
i-ias, 104-105; par Oiir- 
bicia, 105-106. 

Soolaslique. Anianus 87., 
89,..,; Anaslase 126,; 
Zacliarie 128^; Söra- 
pion 132|, 1343 



Söbaste en Palesline 
(l'ancienne Samarie). 
()n y conserve le corps 
de Saint Jean-Baptiste 



70, 127 



la chässe 



du prophete Elisee, 70, 
158 a 159. 

Söfalaris 77„.C'est peul- 
61 re l'adverbe a:f,(x).z- 
pöj; : ot£ &i rjXO'JiE itsfi 
TÖv |j:axdtpiov avopa. ff^a- 
Xepüi; TiXöev. « Lorsque 
(Pierre) eut entendii 
parier de cet homme 
bienheureux (Pota- 
mon), ilalla avecgrand 
danger, — car Prote- 
rins accablail lessaints 
de niille vexalions, — 
pour recevuir sa bene- 
dielion. ü Le Iraducteui- 
Syrien a Joint ij?a).Epw: 
a la phrase precedente 
et en fall un nein pro- 
pre. 

Söpulere (Saint) ^1-^» 
V. Golgotha el Resur- 
rection (eglise). 

S6rapion le premier des 
scolastiqiies d'Alcxan- 
drie 132,, 133,. Est en- 
voyö, Charge de fers, 
ä Gonstanlinople 011 il 
obtient la iireniiere 
place parmi les sco- 
lasliques. 133 a 134. 

Seridos archimaiKlrile a 
Thabatha 170 a 177. 

Severe d'Aiilioche raie 
Basile de Siileucie des 
diplyques, 56. Men- 
lioniie. 71, n. 1 ; 90, n. 
2; 95. n. 1. Combat la 
pralique de recevoirle 
paineucharislique d'a- 
vance,135, n. 3. Courtc 
biographie. 165 a 166; 
li('(piiMilc li'S ecolcs 
jasqu'a Tage de Irentc 
ans 165^1 

Silvain le pere des moi- 
nes lOO,,.,,,,-., I633. 164,-, 
177 a 180. Visite les 
solilaircs dans leurs 
crllaleslesaniedi et le 
dinianclie 179;,,-.,. II ne 
v<'ul pas ile i-lianis ni 
d'antienncs ni (l<' Iro- 
paires, 179 a 180. 

Simon le Cyri'neen vaiil. 
anx evöqnes d'.Vlexan- 
drie, decoinballrelou- 
jonrs pOMila veril(',31. 

SiniDii !'• Manicieli VJ,. 



Les Partisans du tome 
de L6on lui sonl com-,, 
pares 59, 

Sinai. Zosime y demeura 
72„ 159,, 

Sion (la sainte) 93, 

Soleil. Image de la Tri- 
nite, 86-87. Pierre 
l'Ibere voll Irois so- 
leils (parhclies) 109,-3 

Solitaire au delä du 
Jourdain y vit 40 ans 
(407 a 447) Sans voir 
pei'sonne. II apprend 
que Theodose le Jeune 
est aussi parfait que 
lui et il va lui deman- 
der quelles sont ses 
Oeuvres 171,, a 174,, 

Songes contre Nesto- 
rius. 7. 

Sozopolis 165^,— va 

Spiridion. Michel liii at- 
tribue un prodige con- 
ire Chaiccdoine 69,., 
161,, 

Stylite dans un villagc 
de Beyrout bläme les 
jacübites de prendre 
eux-mtMnes la commu- 
nion 134-135. Envoye a 
(;onslanlino[ile pour 
les affaires de son nm- 
nastere. sc soumcl a 
r^prenve du feu. 17r.. 

Syncelles de Pierre 
ITbere 28,. — De Juve- 
nal 38,. — DePamprö- 
pios 47,3. — De Pierre 
le Foulen el Jean Ru- 
fus 48,. — De Timo- 
Ihde .lilui'e 6:!,,, 67,, 

syrie 164o 



Tatiana (TalienV) moine 
18. 100,, 

l'aurus de Gilicie. lI(^lio- 
dore s'y nonrrissail de 
plantes sauvages 74. 

l'haballia. 176 a 177. 

rhöbaide. l.e xo|iTi-iav6; 
envoye pour pa>er les 
soldats de cc pays ra- 
conle la mort de Nes- 
torlos, 76; S'i. llisloire 
dun marlyr de la Th6- 
baide, 161. 

riK'Cue a qniii/i' niilles 
au sud de Jerusalem. 
Monaslere de Roma- 
nus 58, 

Tlieniision 128,3 



[605] 



VI. - TABLE ALPHABETfQUE DES MAXIERES. 



205 



Theodore successeur de 

Pierre l'Iberc »9^, 
Tht'odorc inoiiie doveim 
ev^quo il'Antinoö ?) 
raconle iiiic la Icrre » 
rejeti) trois fois le ca- 
davre de Neslorius, 76. 
er. 89„ 

Tlieodore de Mopsuesle 
le diphysite expliqu:i 
dapris son propre 
senslesletlresqui soni 
dans les Actes des Apo- 
Ires et I'livangile saint 
Jean, sa morl. 97. I6:J-. 
er. P. 0., IV, 378-37'.!. 

Theodore prt^tre 94,2 

Theodoret 44,,,. Avait 6te 
depose pour riiiipietä 
des deux naturcs, est 
regu a Chalcedoine 
Sans jugement llös-,o. 
Sa naissance; sa pa- 
renl6 avec Neslorius 
163,, 

Theodose. Les moines le 
noniivient evÄque de 
.Icnisalem; il etablit 
des (ivöques, 62. Sa vie 
62, n. 3. Sa mort esl 
revel(5e a Pierre ITbere 
lOOj-,,. II reprimande 
Juvenal qiii veut le 
faire arriHer, Pierre 
ITbere le protege, 112- 
113. Mentionnö 159^ 

Th6odoseleJeune. II esl 
vu dans la gloire, 68. 

— Sa mort est annon- 
cee, 75. — II est bläme 
par Basile diacre et 
archimandrite, 79-80. 

— Est blesse dange- 
reusement 80, et Basile 
le decide ä convoquer 
le concile d'Ephese, 81 . 

— Sa rnort, 83. — Pou- 
voir des moines sur 
l'esprit de l'empereur 
166,, ä 167,3. Etait cal- 
ligraphe 161^ 168,8 1"3 
3,-32. Depuis Irente ans 
(417-447) il porte un 
cilice sous la pourpre 
173,2-,3. II jeüne tous les 
jours 173,„8; il gagne 
sa nourriture 173,o. De- 
puis l'äge de 32 ans, il 
Vit dans la puret6 173 



,5-18. Autres bonnes 
icuvres 1732,-2,,. Aucir- 
<|iie il iie pröte pas 
attention au spectaele, 
mais il calligraphie el 
s'aiiplique au travail 
des malus 1733,-35 

riicodole 108,„ 

rii(5odule diacre 1372 

Tlieologie. Viiir Neslo- 
rianisrne. D'apres Ju- 
venal « ils nous dc- 
niandenl dcpenserque 
le eiirisl... n'elait pas 
Uieu » 42. Voir Jaco- 
bites; Chalcedoine. 

Theosebe 113- 

Thomas le sourd prin- 
ripal disciplc de Ro- 
manus, 22. 

Timothee meine de Crele 
96,„ 

Timothee .Tilure. Son 
r61e est predit par El- 
ladios, 19, el Zenon, 
Chronologie de son 
episcopat, 20. n. I. D'a- 
pres Raabe. p. (18, il 
avail etö consacre ar- 
clievc^que, vingl jours 
avaul la mort de Pro- 
terius qu'il place au 
4 avril. Pres de niuu- 
rir, il raconle qu'un 
vieillard lui a prödit 
lepiscopat, 31-32. En 
Chersonese (457 a 460) 
a un uicerc au pied 63 ; 
raconle que le demon 
lui a creve un a-il et 
que le ehrist l'a gu^ri, 
6i-67. Son recit, dans 
son llistoire crcUsias- 
tUlue, de la morl de 
Neslorius est nien- 
tionnö, 76-77, et rap- 
porte au long, 83-85. 
— II62. — Ses r6cits 
en Chersonese (4 vi- 
sions) 122 ä 124. Cf. 
122, n.4, 129„1303. Son 
« Iraitösur la lettre de 
Leon el le concile de 
ehalct?doine»1'i7,5. Ci- 
lation de Timothee 
pour monlrer que Chal- 
cedoine est la rebel- 
lion predite par sainl 
Paul l.V2a \yü. 



Timothee de Pöluse, 
moine au monastere 
de Romanus ; sa rösur- 
reclion el sa Vision. 
140 a l'il. 

l'itopolis disaurie, a 
pour övöque Pampre- 
pios 43,5. puls Pierre ä 
parlir de 468, 46. n. 2, 
47„. Pierre ßtaitencore 
6v6que deTilopolisen 
485, 47, n. 2. — 48,5 

Torquatus moine de Ci- 
licie 97, 

Trinite. Sainl Pierre l'e.x- 
plique ä Pierre ITbere. 
86-87. 

Tyr, 125, 



\ie monastique. Les 
moines allaient consul- 
ter Zenon, 21. — 
Prieres au desert h% 
6O3 61,. — Prieres el 
larmes 6I2-3. — Moines 
qui se nourrissenl 
d'herbes 71. — Moines 
voyageurs : Z6non . 
20, n. 3; Zosirae. 72-73: 
Basile, 78-79. 

V'ierge mere de Dieu 120, 
129^ 1745. mere de Dieu 
et rafere du Christ 
12O5-6 

Vision de Pierre ITbere, 
38-39. — D'un lecleur, 
35-36. — De Paul de 
Ganla. 40-43. — De 
Pampröpios, 45. — 
D'Etienne, 54-57. — De 
Romanus, 59-61. — 
Contre Marcien 68-69. 
— A Chypre 69-70. — 
De Theodose le Jeune 
SOg. — Vision du cid 
et de l'onfer, 87 ä 89; 
de Boniface. 91 ; de 
Miqa, 9'i ; de Pior, 103- 
104. La Sainle Viorge 
prödit les schismes 
105 ä 106; de Mar- 
cien, I2I5; quatre vi- 
sions de Timothee 
.-Elure, 122-124 ; dliva- 
grius, 125; de Ciius, 
127: de Zacharie, 128; 



de Thömision, 128- 
129; de Pierre ITbere, 
131 ä 132; d'une femme 
ortliodo.xe, 135 a 137; 
de Zoe, 137 ä 138; de 
Leonlius, 138; d'un 
saint, 138-139; dT'ipic- 
tete, 139; d'Agatho- 
cl6e, 140; de Timo- 
Ihöe. m. 



Zacharie prelre (d'As- 

calon) 108,,, 
Zacharie prophele 15'i,,, 
Zacharie le sculaslique 

125, 1283 
Zacharie syncelle de 

Pierre ITbere, 28. 
Z6non. empereur, veut 

voir Isaie et Pierre 

ITbere. 68. Une dele- 

galion d'Alexandrie va 

le trouver, 89. 
Zenon de Kefar S6'arta, 

20, 21. Connu par les 
apophlhegmes grecs, 

21, n. 3. Meurl en 450, 
21. Sa prediction a 
Leonlius d'Ascalon 
10(3- 108(,. Etait disci- 
ple de Silvain 164 ; 
son idenlite avec le 
Zenon des Apoph- 
lhegmes 1682, ä 164,,; 
meurt en 450, 164,3 

Zenon soldat priraicier 
de la cohorte des Daces 
casernee ä Alexandrie 
68, 

Zenon « des Irois cel- 
lules )i (TpixE).Xo;?) pro- 
ph6tise ä Enaton d'A- 
lexandrie enlre 400 et 
475, 28,3 

Z06 (ou Zola) 137,1 

Zosime premier d'Asca- 
lon 108,, 

Zosime demeure k Ray- 
thou, au Sinai, a Je- 
rusalem, ä Böthel; 
Jacob lui apparail, il 
rejoint Pierre l'lbere, 
72-74 ; ni6me hisloire 
1.59-160. Est peut-^tre 
idenlique au Zosime 
des Apophlhegmes, 73, 
n. 1. 



VII 
TABLE ANALYTIOUE DES MATIEKES 



INTRODUCTION 



Pages . 

I. — Les manuscrits 5 

U. — L'auteur 6 

m. — Objet de l'ouvrage 7 

IV. — Histoire lilteraire 7 

V. — Les sources 9 

VI. — Le style i) 

VII. — Textes complementaires et tables 10 

Siglos 10 

PLEROPMORIES 

I-II. — Contre Nestorius et Marcien II 

III-IV. — Contre Pulclierie et Juvenal 14 

V-VI. — Prediction de Pelage . .' Ki 

VH. — Prediction d'Elladios LS 

VIII. — Prediction et mort du meine Zenon 20 

IX. — Vision d'lnnocenl . . 21 

X. — Prodiges sous Marcien 22 

.\I. — Incendie dans I'eglise de I'Ascension 27 

XII-XIII. — Prophelies d'Isaie et de Zenoii 27 

XIV -XV. — Sur Dioscore et Timolhee /Eluro .'{O 

XVI. — Sur lo monaslöre de Juvenal 32 

XVII. — Juvenal r(!nd visite aux solitaires 153 

XVIII. — Prodige ä la piscine probatique 35 

XIX. — Priere de Pierre l'lberc 38 

XX. — Vision de Paul de Ganla 39 

XXI. — Vision de Pamprepios 43 

.\XII. — Histoire de Pierre de Titopolis 47 

Lettre de saint Pierre l'Ibere 49 

XXIII. Cunlre Basile de Seleucie 54 

XXIV. — Vision d'Etienne 57 

XXV. — Visions de Romanus 57 

XXVI. - Sur 'linidtliet' .lilure 63 



[607] VII. - TAnM". ANAl.YTIQUE DES MAXIERES. 207 

I'agcs. 

.\.\\ II. — Contre l'cmpereur Marcien 68 

X.WIII-XXIX. — Contre Chalcedoine «9 

XXX. Apparition de .lacob 72 

XXXI. I'icdiction d'IIeliodore 74 

XXXli. — Revelation de la mort de l'empereur Theodose 75 

XXXIII. — Premier recit de la mort de Nostorius 75 

X.WIV. - Pdtamon predit la mort de Prolerius 77 

XX.W. — Basile d'Antioche va reprendre Neslorius 78 

WXVI. — Anecdote contre Neslorius -"^l 

Extrait de l'histoire de Timothee .Elure sur la mort de Neslorius . . . KJ 

XXXVII. — Vision sur la Trinite ^i 

XXXVIII. — Recitsur rEucharistie ^7 

XXXIX. — ilistoire de Claudien d'Eleutlieropolis 'W 

XI.-XIJ. — Contre Juvenal «1 

Xl.li. Pierre ribere evite d'etre ordonne par .hivenal 93 

Xi.lll \ ision de Miqa ^•^ 

\L1\. Ilistoire de l'eveque Epiphaae et d'Ourbicia '.'4 

XLY. — Contre Theodore de Mopsueste 97 

XLVI-XI.VIl. — Epreuves par le feu 98 

XLVIII. — Sur le moine Epiphane d'Ai'ta 100 

XLIX. — Pierre llbere et Pior i02 

L. — Visions de I'ior et de Lucius 10^ 

IJ. — Vision d'Ourbicia 105 

LH. — Ilistoire de Leontius, eveque d'Ascalon 106 

LIII. — Apparition de trois soleils (parhelies) 108 

LIV. — Revelation de la mort de l'eveque Tlieodose 100 

LV. — Sur le petit nombre des Jacobites 109 

LVI. — Les nioines vont au-devant de Juvenal et Pierre llbere protege Theodose . 111 

l.\ II — Vision de Theosebe H'^ 

l.\ 111. Contre Juvenal H'* 

LIX. — Palinodies des adversaires des Jacobites H'* 

LX. — Contre les evequcs H^ 

I.XI-I.XII. — Le Verbe na qu'une nature 119 

I.XIJi. — Contre Chalcedoine 1^0 

L.XIV. — Prodige en faveur de Marcien, laic de Panqthylie 120 

LXV. — Vision d'Isaie sur Pierre ITbere 121 

LXV (Jw)-LXVIII. — Visions de Timothee iElure 122 

LXIX. — Vision de Proterius 1^^ 

LXX. — Vision d'Evagrius 12'' 

LXXl. — Conversion d'Anastase d'Edesse '-*' 

LXXII. — \ ision de Caius 1^' 

LXXIII. — \ ision de Zacharie le scolastiquc 128 

I.XXI\'. — Vision de Tlu-mision '-*^ 

LXXV. - Sur le Saint-Esprit l-'O 

LXXVI. — Recit de Pierre ITbere ''^l 

LXXVIl-LXXVIIl. — Miracles eucharistiques 1^- 

L.XXIX. — Apparition de saint Etienni' 1"^*^ 

LXXX. — Vision contre Chalcedoine 1'^" 



208 VII. — TABLE ANALYTIQUR DES MAXIERES. [608] 

Pages. 

LXXXI. — Profession de l'ui jacobite 137 

LXXXIl. — \'isiön de Zoe (it reponse de celle-ci a ('.laudii'ii. t''VL'C]ue d'Altalr . . . l37 

lAXXIII-LX.WlV. — Visions contre Chalcedoine 138 

LX.XXV. — Contre las evöques Anipliiloque et l<',pipliMn(' . 1.30 

LXXXVI. -- Vision d'Agallioclee 1.3Ü 

I.XXXVIl. Coiilre Chalcr'dnine l'»0 

LXXXVill. - Sur un solitaiie dAnliociiu 142 

LXXXIX. — Contre Nonnus de Qennesrin iVt 

(Contre les Clialcedoiiieiis 147 

APPENDICE 

.\(;-XCI. — Apparition de saint Jean-Baptiste 157 

XCII. — Apparition de .lacob 159 

.\(]lll. — Apparilion du marlyr Marcellus KiO 

XCIV. — Denys bar Salibi sur Nestorius 162 

XCV. — Sur le nioine Zenon 163 

.\C\ I. — Sur Isaie TEgyptien 164 

XCVII. — Sur Severe d'Antioche 105 

XCVIII-XCIX. — Sur Theodose le .leune et Ics moines 166 

C. — Sur un niiiacle de rEucharislie 174 

CI. — Epreuve parle l'eu 176 

CIL Sur le monaslere de Si'ridos 176 

CHI. — Sur Silvain 177 

CIV. — Sur une apparition de saint Ephipliane ISi 

CV. — Sur le patriarche Arnos 182 

Erraln 18'. 

TAIiLLS 

I. — Table syriaque alphabiLiquc des nums propres 185 

IL — Table syriaque alphabetique des mots etrangers uu reuianpiables. ...... 189 

III. — Table grecque alpliabeticiue des nonis propres et des mots remarquai)les . . Ifl3 

IV. — Table des renvois ä LEeriture 105 

V. — Table des manuserits utilises 196 

VI. — Table alphalx'liqui' des matieres 197 

\ll. — Table analyli(jiir des matieres 20(1 



=s-^^aA< 



LES IIOMILIAE CATIIEÜRALES 



DE 



SEVERE D ANTIOCHE 

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE 
(suite) 



HOMELIES LVIII A LXIX 

EDITEES ET TRADUITES EN FRANCAIS 



PAU 



MAURICE BRI^RE 



rll. OK. — T. VIII. — K. 2. 



14 



L := British Musi'uiii Aikl. rii5<i. 
V = Volican n" 1 'il . 



A^EIITISSEMEM 



Nous continuons l'edition des HomiUne cntliedrales de Severe 
d'Antloche d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse. Le 
regrette R. Duval, professeur au College de France, a edite et tra- 
duit en fran?ais les homelies lii-lyii dans la Patrologia Orientalis, 
t. IV, fasc. 1, pp. l-i)''i. Dans le present fascicule, dont la pagination 
fait suite a celle de R. Üuval, nous editons et traduisons en fran^ais les 
douze homelies suivantes,ä savoir les homelies lviii-lxix. Ges homelies 
sont toutes inedites, et seule l'homelie lxvii se trouve traduite en latin 
dans A. Mai, Spicileg. Rom., t. X, pp. 211-220, Rome, 18^/i. 

Nous donnons le texte syriaque d'apres les deux manuscrits Brit. 
Mus. Add. 121;J9 et Vat. n" 141 (cf. l'avertissement de R. Duval). Nous 
suivons ordinairement le manuscrit de Londres et nous mettons dans 
les notes les variantes que presente le manuscrit de Rome. Cependant 
il n"a pas ete tenu compte des dilTerences purement orthographiques, 
telles qih' )jljlJül:s >jLtJS^ »— "^3, |jp/ )»-^/, l?«H^^^^ ILs/ ; oow/ 
^yjl . ' '\^l ^^o "^.^^^o^ v*^^ X*"**?» ^°°' au lieu de )ju/ »«".«.^ 

^-, ^yx)/ ^03 "^Q-^^^o r^l '^^^ -öoi. n'une maniere generale 
hl premiere fa?on d'ecrirc ces mots est cellf du manuscrit de Londres, 
tandis que la seconde est celle du manuscrit de Rome ; mais d'une 
iiiaiiI(''ro absolue L ecrit K^IK.-. et ses derivesi et yo^^J-so et \' ('crit 
K-K— et yo^^. Nous devons encore ajouter que V inlroduit quelques 
homelies par la lormule ; oi^*» ^ oi^t c'est-a-diro « Du meme (Severe) « 
et qu'il omet toujours la couclusion .... Iv-iol-io >^:*, c'est-ä-dire 
« Fin de Ihomelie — » 



212 AVF.RTISSEMENT. [98] 

Dans la traduction nous avons respecte la tournure de la phrase 
syriaque, toutes les fois que la phrase francaise l'a permis; quelque- 
fois, quand la clarte l'exigeait, nous avons ajoute certains mots entre 
parentheses; d'une fa?on generale nous avons voulu faire une traduc- 
tion litterale. Comme le sujet de ces homelies est souvent theologique, 
nous avons respecte les termes de l'auteur et nous avons toujours 
traduit )jl*3 par « nature », j-so^v^ par « personne », [vkho par 
« Hypostase « ou « substance » et ))^ par ^ essence » ; quand le mot 
|_.^Äo/ s'est presente, nous l'avons egalement rendu par « essence », 
mais nous avons ajoute le mot o'jcia entre parentheses. 

Nous remercions tres cordialement M. l'abbe Cersoy, ancien pro- 
fesseur d'Ecriture Sainte au grand Seminaire d'Orleans, et M. l'abbe 
Nau, notre professeur de Mathematiques ä l'lnstitut catholique de 
Paris, pour les conseils qu'ils nous ont donnes dans l'ordre des lan- 
gues orientales et en particulier dans la preparation du present travail. 

Montargis, le 2'.i juin 191 J. 

Maurice BrifjU'. 



UiioU ^f^Xi^if l*tio|>o 



.ovS\ V-**xio» ; m-x . - >: 



) |IS.*L^iot )Laj;_3»^o ^^i^o -.INx-^Jö ^asoiaii^i. |L.|i — oj ^^ 






1. L et V in margine : ow^ s? » 



\" f. 53 
r b. 



IIOMKLIE LVIIl' 

SrU SON AltlUVliE U.V.NS I.V VILI.E DK CYU KT Sllt I.'kCONOMIE DK 
I.'WK.NKMENT DVNS I..\ CIIAIK DL CIIltlST NOTIIE DIEU. 

Unc couturnc ancienne veul ({ue ceux qui vicuaent Jans Ics eglises et 
i qui peuvcnt dire quel(iue chosc d'utile, paraissent en public * et fasscnl part » v f. 53 
ä leurs auditeurs de la sagesse et de la science qui se trouvent en eux, s'ils eu 
out [)ar liasard («p«)- 

Sous ce rapport, mßme ceux quc conduisait enoorc roml)ic de la Loi 

(vö[y.o;) de Moisc, avaicnl cette sollicitude. II est ecrit en elTet que, cpiaud 

lu Paul et Barnabe precliaient rEvangilc 'KCpayie'Xiov) et qu'ils entrercnt dans la 

1. Los Ilomölies XXXV a lx mil öle prorioncoes duraut la sccoiidc aiiiiec de IV-piscopat de Soviire 
(Nov. 513-51'i). 



♦ V f. 53 

v" il. 



214 SEVERE DANTIOCHE. [100] 

♦ ot^/ .l^jCLäw lai». J)-.a^; jNI^.^ vQJls N-.| vj •.^*— / 

jujoi .JAJJ )i./ -lil-«^ jtOb^i vaj/ ]U^ ^-Xo, )loVl)^ N^ y^M 
}^\--=> »s/? U^L./ -.U^w^C^nt^o jloau*»..^ jjv^axo o^^ )ooi ^oioK^l <x^ 
y^l jLs/o :K-.j.^Jtlio QL^ V- ''^'*>>^? 'vQJÖC^jo .)loVi)-s voows V-^r>^ iy^U^ 'o 

•:-|i|.*s^ )is::ivicu» ßl ' ..>a:^jo )j-J^ )i - , ^\>n^ ) 



synagogue des Juifs ii Aiilioclie de Pisidie, les cliofs de la synagogue leur. 

I. r. 11-2 eiivoyerent * quelques-uns d'enlre eux, eii disant : Iloninws frhrs, si coiis 
avpz (juehjuc cxhortntioii a udrcsscr au pctqth', pai'lez'. 

On Yoit aussi que l*aul liii-meine n'cst jamais arrivo aupres des lioninics 
Sans leur avoir adresse la parole, ou sans prendre la peine de les instruire, s 
mais qn'il. anivait aupres de lous de la menie fagon, par sa parole plutöt 
qtie ([AaAXov... -/i) par son arrivce corporelle. C'est ce que le Livre divin nous 
montre Ires clairement, quand il dit de lui : Etant arrive en Macedoine, II 
porcourut res licnx el il adrcssa aii.r disciplcs de nninhreuses e.rlwrtations, puis il 
se rendit en Grere'-. II avait taut de souci et de sollicilude pour cetle manierc io 
de faire qu'il ])arcourait encore les diflerenls lieux successivement cl quil 
on exliurtait et instruisait (les habilants) en particulier, mm d"une f'agon 

V f. öii ncgligee, ni iiou plus comme en passant, * mais en leur adressant de noni- 
breuses paroles. 

Tandis donc (jue je veux, moi aussi, observer celle loi (v6;«;) et dirc quelque Ui 
chose qui. soit necessairc el utile, je vois (d'un cöte) que celui qui est ä la 
töte de cette Eglise sainle'' inene avec toute la science spirituelle et pastorale 

1. Act., XIII, 1."). — 2. Act., XX. 1-2. — 3. Sergius. Cf. in/'rn, p. fit")], nole 1. 



lo 



[101] HOMKLIE I.VIII. 215 

^^^o ^1 J-aJ^ )-^^i ia^ jt^^^i^soS. ^ t-^V^o :|K.,^^'^;o jK'b^^io jK^t» 

^^1 jj/ )>1^ :);l.o«jo ) ,. "■=> xo 1-,^^^^ |Jo )jl.I)SJl^ yOO<->K->/ jj / lyOOi^ K../ 
).f>v \o jj'l jJo :o(.^ I^iaj K-.)wyw^Q-»o j^ioKji.^ )~<J^wm oCS,.£l^; )K.O>V^>o^ 
.)j/ )bs_,rNj>0 po'/j W.ÖI loi!^ l^)i_J^ ..|-.pQ.J Jl\^^ ^_io; y^l OUiO 

ooi jLs/o -.fy-pl jJ Jjot )-*^jj oöj :vaa\ jV^ >^ajL< U\^l 'f~»-<s. ^ 

mch ^^ t-:^ Vi . mi \l\^l |N.^)Ka.; ^jl» > ■> ..^t v> jJ -JN-jOdINju^ chv> m 

• ■ ^ ■ r 1). 



V f. r,:i 

V b. 



son troupeau vers Ic päturage bon et exempt de tout germe de corruption, 
et qiiil le falt grandir aiipies des eaux tranquilles, qui ne contiennent rieri 
de boueux, mais sunt boiines ä boire, pures, limpides et claires; et je vois 
d'un autre c6te que le troupeau obeit ä la voix de sou pasteur et le suit 

5 avec joie, sans se rövoller et sans prendre la luili' conuue il le ferait a uue 
voix etraugere. C'est cela surtout (pii in'ameiie a parier, pour ue dire cepcii- 
dant absolurneut rien de nouveau. 

Xous ne vous prcclierous pas en efT(!t uu autre Jesus que ce pasteur u'ait 
pas pr("'clie, iii non plus uu autre Evangile (|uc vous u'ayez pas re(,'u. Parce 

lu ({ue, niinme un saye archilccte, il a bien pose le foudenicnl, nous ne pouvons pas 
poser im untre fomlement m dcliors de rehii (jiii a cte pase, lequel est le CJirist'. 
Mais c'esl sur celui-ci que nous eonslruirous d'une raauiere convenable. eu 
mettant /'or, l'arrjent et Irs pierres preeieuses : les doctrines * pures et sans ♦ v f. öi 
nielange de la verite, et en rejetant le bois, le foin et la paille : les inventions 

1.^ trompeuses et aboniinables et les fictions des herösiis (atps'rar). ' Le fait de * 1. f. H-i 
bien savoir (pid est le fondenient nous apprendra en elFet ä ne construire 
sur lui rien diusolile ou d'etranger. 

1. Cf. I Cor., iii, 10-12. 



216 SEVERE D'ANTIOCHE. [102] 

yOfßo K^jj-Sj jJ ^; OJOI ^; 1^90* |J« .-«^JL/ \^l ^^ )^.^s^e ^/ 

.•)->^oJ^-S ) \ . S ^ ^0 ,. \ ^•'iis.i.O .-jj-,.^ jJ y-^ofc^/; y.-/ ^.-»*J |-»^CLfc ^^ 

) »q il '> > i i °> I V> ; .-j.^k^o)_3 ^ jolji) oöi \\ m -■ .-jK^oK^; ÖU^OO \ju,^ 

1. L (Vi margine : ottcojaso. V (>; niargine : w-moiüs ow 



O 10 



Disons donc quol est le fondemcnt. Cur r'cst par Ip canir qne nous croyons 
kl justice, et c'est par la bouche que nous confessons le salul ' . 

Le Christ, la sngesse et la force de Üieu ■, est nö du Pore en tant que ^"erbe 
Sans soufTrance et sans corps; cependant il est sans commencement, c'est-ä- 
dire independamment du temps, avant tous Ics siecles et de toute eternitö, 5 
en tant qu'il est la spJendeur de sa ijloirc et rimarje de sa propre substance ' ; en 
tant qu'il est ' Fils de la meme essence (öpoüirioi;) que son Pore eten taut (jii'ii 
est Fils unique et le seul qui vient du seul, il possöde essentiellement et entie- 
rement tont ce qui appnrtient au Pere et il en demeure lui-niöme comme 
une image (eix-wv) immuable. (Le meme) est descendu des cieux dans los der- i« 
niers jours, sans avoir de corps, il est entrö dans le sein d'une vierge, 
il s'est incarn^ sans peche, sans semencc humaine et sans concupiscence, 
par l'action" du Saint- Esprit et de la Vierge, (et il s'est fait) ehair de la meme 
essence (ö(x.oo'j'7iof) que la nötre, aiiimöe par une Ame intelligente. II n'a pas 
V f. 5'. chang6 sa* (nature) divine et entieroment etvöritablement il s'est fait liomme, i'> 
sans s'6lre changö lui-meme en Tikme ou en la chair, et sans avoir non plus 
mölö l'ämc ou la chair ä l'essence (oüci'x) de la divinitö; car il est impossible, 

1. Rom., X, in. — 2. Cf. I Cor., i. 2'i. — 3. Cf. Ilt-br., i, 3. — 'i. Lill. : « corarae celui qui pst ». 



Icl 



[103] HOMELIK LVllI. 217 

• • • , • o • • 

jtOsoo joiSX; llo-.».-*; Uf -otol^/ ^ )ju"/ o/ .Ju- JV^i^ io^! j-aü^-^o* 

)vlo joCSs. ^io v^i^-«°ii..i )-üKs» ).Ä)aiöj ,-3 -.Uly^ ou^ t-i/ ^'ü? )t-^/ 



I. r. ii-j 

v a. 



r" li. 



ou quo la uatiire increeo et immuable soit changee ea unc cieature, ou quc 
quelque chose de fait soit change et passe en l'essence (o-Wia) increee. Mais il 
est reste cc qu'il i'-lait, et il s'est uiii ä lui-memc hj^postatiquement un Corps 
qui possede une äme raisonnable, de teile sorte que de deux uatures, de la 

r> divinite increee et de rinimanite creee, il nous est apparu iin seul Christ, un 
seul Seigneur, unc seulc personne (irpo^juTrov) , uue seule liypostase, une seule 
nature incarnöe du Verbc. 

Tu diras peut-etre d'uue manicre trcs agressivc : Comment est-il um' Et 
(comment) le Verbe s'est-il incarne et n'a-t-il pas souflert de ciiangement (du 

10 fait de son union) avec lachair? Ou quel est en somme Ic mode d'union de 

Dieu Ic Verbc avec le corps? Pour moi * je reiiondrai cncore a ton attaque et * i. ( n^ 
je resoudrai la diüicullc, sans cxamlner le modi' (d'union), — j'lionorerai par 
le silence ce qui est inelfable et je conserverai t'i ce mystere Thonneur qui 
lui est du; — et (pour cclai je te citerai les lois (vo'ao;) des Ecritures ins- 

15 pirdes par Dieu. 

Ecoute en elTet Paul qui possede le Christ ' leciiid parle en lui' . 11 montre 
cc qui est incomprehensible, autant quc rhomme peut le coinprendie, et il 
dit" : Parce que June les enfanls ont partieipe au sany el ä la ehair, il y (' pai- 

1. Cf. II Gor, XIII, 3. — 2. Ik'br., ii, 14. 



v a. 



V f. :.'. 

1- I). 



V r. r,', 

V" a. 



o 



218 SEVERE D'ANTIOCHE. [104] 

j,^^^ KJslo.Kji/ \l<^h. oöi |. *. ly -^;o 'j.*^^; jjLaji '^^joi |.jp/ .^ows 

\\.<s-2 OCH ool jis/ :|v,^^ K,'.=>,N,«Ka/ .-ot )J ^3 :)ja-,_3u^ oiN^-^^Cscla 
K^)lL^; a\ :«.^o)^— /; )^ ooi iLs^Q-s jJ; i)^» yOOUio »,-^3 jJ / :} «qn\ 
)4oi»-5 ,.3 JJ/ :^-t,*i.l/; ^--Xot ^VKxJo '^U j-Lio.Kj ^/; ^/ :oiib.o ouioo 
)>^1S^^ '|jL.. *> ,— o )_ioa_L_o »_-*o Ji^-O J_3o,,_3 ,_- :^-lVl ^Jsoj oöi )^-o/; 
vSiol^Ji/ oi^— jJ;o jjswij jJ; »^ .Joi^j JtO^io ooi ^/ Jio-io^i öii •.)a..,: n>o o 
)..>joo)-a ,^-Aoi^ ^*J— i/o .•|tO^.. ^ .:>o Uaxa K.-J jLSULiö; )•, cn ^^ o )^^ 
i^*a jloouSss .-^iVi ^ ^- .-K-JLJi»^ jJo M I «^ \ ^ts.jiL-^ )J j i . i-o 
^2i>^l/ ^„lo 1 v>.:>> .l^)-, » m » jlo ^otX K-,1 K^J^ JS - vi > >n ; jicuui/ 
) I .^ 11 N/^ ^ ,NÖ )-, ;u °'^; .joCSss IV^l. oli^'^; -öC^ ^a-«o .oi^oKli/o 
Jlo-.^-* ^; "^^^ .^^^fcoo ^^^.Kj; ^^;^; ooi .KL-Q-Ji/ öuio -oi j^oi; 
K^Joi^s 1q-.).3o .r^-.o l^vJL^^ •, fn'->l/; oö( JtC^^io^ )K.-u^^^ioN^o )J 

1, L j'n marginc : \^o~^y V-"'- \' //( inarginc : Ua"^ UiUov 



//r/y^e «/(.«(' Iiii-m(hni' de hi iiirinc nuuii'crr. Aiiisi donc ränie de Fonfanl, cl de 
riiomme semblablo a iioiis, a participc au sang et k la chair, et, uiiie en essence 
(oücfa) en vertu d'uncuuion intime, eile a complete riioiiime [Kiur en faire nn 
seul etre vivant; eile n'a pas ete changec elle-meme au eorps et Ic corps 
n'a pas non plus ete oiiange lui-menie ä l'Ame; mais cliacune de ces parlies ■'. 
est denieuree sans coni'usion ce qu'elle etait, non pas isolement et separement 
en Sorte qu'elles soient comptöes deux et que, tont en etant unies, alles soienl 
encore separöes, niais de teile fagon que par le concours de ces deux elements 
il apparait et subsiste une seule personne (TrpoVuivov), une seulc hypostase et 
une seule naturc. II en est de meme aussi du Verbc de Dien lui-meme; sans m 
semence et sans peche il a participe au sang et ä la chair aniniee par une Arne 
raisonnablc et il v a ('te uni en (^sscncc (ojct'x) et en nature saus avoir eprouve 
ni changcmeut ni confusiou, de teile sorte qu'il est un de deux, ii savoir de 
la divinite et de riiumanite qui sonl enlieres et coiupletes; aussi esl-il ne 
Emmanuel et a-t-il ete ainsi designc. 11 a montre « Mere de Dien » celle '5 
V f. 5'. qiü l'a enfanie; * car par Thabitation de l'Esprit eile a produit d'elle-memc 
le corps capable d'etrc con(;u et de naitre, et a cause de Tunion inell'able 
eile a conyu et enfanie le N'erbe qui s'est iacarue. Ü'unc i'agon digne de Dieu 



V° il 



♦ I. r. iii' 

V b. 



\- f. 

V"l) 



[105] lIOMIilLlR I.VIII. 219 

ot-s »3/; -öl .jK^ioo joC^; Jjlj/ NJia-» jlajt^-^Kio^o .yK-Z^^io; 

5 iVV- vS/ )l^s_XoK-a\ out^ •.)^^r• °9' -ot°^/ ^*^*-^ ♦•*^ »^^ v' 

^io ^^i^i^'Ii.o '^o\ofs^l joi-^l ^; vj .)_i^AoV^o jL^^a^ li-«^ ö/ .K^t-s 
..JLX.^- V-^^ l^ m" .©».ioKJAl jiK-^^oo )o«.-.^l; -öt ^io; (»..^ajijL ..)^^V.io 

.•..«I- ^v.ft -^.cQliiio; ßl -.J-V^ l^ m'^ ^ jJ Q^ joC^! 

10 )•,. '.v :^JL^..T »v> jJ ^io).ia\ U) U-l-so U^/? ^;^? -« =)Vs^ ^Q^ l"»^-" 

I^^JS». I^JSj» ^loKxl :|j.*o ^ "^SsoiJ^ vS/ ^j \^l '\ \ ^ '\ > vs/ :^ 
jK. ^ « . N^^^ jts^io ^^a^ IV-:»^ -.VieJ-ia^ Ua-'/i ^-; -öt •.JViß.-aL'^o 
ft) -'^ -• • I N- . I W NoN^ Nrt jJ öuK^/i «Om^^ ^s^**? '"'^ '^■^ )K-.a^K.Js 

1. I. rt \' in iiuirginc : l''»*;,: l'" r"' 



{(h'jTZii-üi) el du fall de ccL eui'autement elüiiiiaiil, eile a ete appciee a juste 
titre « Mere de Dieu », et c'est par snite de ce miracle, et 11011 par suite d'une 
gräce ou d'une concessioii huniaine, qu'il liii a ete atlribue cette appellatioii 
qui proclaiiii' !c grand mystere qui a eii lieii poiir nous et la condcsceiidaiico 

5 pleine d'amour (ipO.zvÖpoüTCOi;) de Dieu le Verbe et qui meine daus riiumiliatiou 
n'exclut pas Televation superieure ä tous Ics liomnics et digne de Dieu (Oso- 
TzfiK-r,;). Gar si cet enlantement est ordinaire, * appellc aussi la Vierge « Mere ♦ i, 1. 11 
de riiomnie », ö grand par le bavardage et Fimpiete, et s'il est etonnant et 
incfTablc, laisse-lui cette appellation, parec qu'il est (Mounaiit et excellent. 

10 11 est en ctrel connu par avaiicc qu'clle a enfante Dieu, 11011 pas celui qui ue 
s'incarne pas, niais celui cpii s'incarne et se fait lioiuuie. 

Mais, de mßme que, au sujet de uotre Constitution, uoiis savoiis t[\\r 1 änie 
est unie au corps en iiature, sans que nous puissions dire commciit et de 
quelle maniere, — car cela döpasse notre coinpröhen&ion; — de meuie, ' an 

15 sujet de rEnimumicl, nous savons que hi Verbe a participo au sang et a 
la cliair de la nidme maniere que nous en nature et 011 niemc leiiips au-des- 
sus de la nature; quant ä dire : Comment? cela depasse toute parole et tonte 
pensee. En eilet, \n\r ce seul exeniple qui est emprunle ii notre vic et qui 



V" 1). 



\' r. r.'i 
\'b. 



V f. 

r" a. 



220 SEVERE D'ANTIOCHE. [106] 

)N_^b.U )^-A )J >s/;o .•)jLSri>..i)o)ioo jj f^ts^ woiok-/; och jjJi^ ^coo^as 
^oi ^ v-ot y^ )v..»m .. •,)jLa-/j wöi 's -i fi'N J jla-^-. ''^-i« ♦"'^ v/ -/'jN^ 

)ooi s-otoK-./ oC^oo .•^'!50 ^io ""^oX vS/ ^; yoS.'^l.^ '^^Ü^Ji-s jooi ^»otots-./ 
.^,1. >»otoiQ^>A ooij y.-/o .-jjooto jK^Oo '"'iiJ ^^ ^i!^j ^; l^^-'f -'Oi-s 

,)->^>ojl\ ^i/; ^! -öl -tci— o .J-»»-^ l-^iCLA ^»/ -.^ t-.o; ^*^ .po/ ^JOp iu 
>«>^K.^o l^^-^CLJuso j-^oof-a; ^^01 )laiw>-:£^ ^ •V-^/ 'l^i )J -öt-tv»./ )»o« 
jto.,-^ voj/ loSso -.vOOtS. to/ jJ",o "Kj/ ^po? oöi ^/ )J/ .;Q-J:i^ Nj/ 



est iueffable, Paul a montre le mystere qui est encorc plus ineffable et 
qiie ne peut saisir aucuii csprit. Gar si tu poses la question : Cominent? 
au sujet di> l'unlou, il tc faut egalemeiit la poser au sujet de la descentc 
des cieux. 

Comment, en verite, est-il descendu d'eu liauL auprcs de nous, lui qui ■"' 
remplit toul? Ou comment, saus sc limilcr, cst-il venu s'cnfermer dans le 
sein de la Vierge, lui qui ne peut etrc cnferme? Comment elait-il toul 
entier en tout, ou plutöt ((;.a>.>.ov <^e) au-dessus de tout, et etait-il en menie 
temps tout entier en eile? II est evident que cela est au-dessus de toutc parole 
et de tonte iulelligence, de teile sortc qu'il est seul ä le savoir. II est, en elFet, '" 
impossihle de trouver le mode de ccs clioses etonnanles, et il ne convient 
qu'a Dien de Texpliqucr, lui dont la forcc vicnt ä l)0ut de tout. Qu'il soit des- 
ccndu, le Livre saint le dit en eilet pur da bouclie de) David : Incliiie les 
cieux, EtrrnrI, et (Icsrfiids ' . El cette exprcssion « Incliue Ics cieux » signifie : 
V r, r,r, Ne continue pas, ' dil-ii, ä n'elre connu que par les Vertus qui sont dans les '^ 
' '^' hauteurs et dans les cieux; mais incline les cieux en quelquc sortc et fais- 
les pencher ei reunis-los ä dessein avecla terre cn t'aneantissani cl en descen- 
dant. G'est en eilet l'liabitude des Livres saints, de donner souvent le nom 

1. Ps. CXLIIl, 5. 



[107] IIOMfi[>IE LVIII. 221 

• J... vi> -> ; vQJÖt )lQ^S-^-a.\ yl . ^m y^ -i- L sj j^ fivi\ ')-«JÖü iJlsJ^o^ J^^\ 

5 )ooi-J; .jlK-j/ ^_io )ooi-j; ,ofy iN joi^ »tJi. -.j-ls;; vOo»-«.\aio )i/; ^; 

..p6/ ^_D 'jlouJt-OQ— sISoo; ötJln i °> \ »K-il^ jL^o |,->o/ öitaJL,^5s^too jL\ 
■ .« *' .■.!/ ))^ .o ..t^-s ^ »s/ .^; ^cDa.\a3 .^ j^AO joci |^ m^ )K^S.io 

^^OtO ^"""^^ V '■ ^'^ .^OulVl JK« INlOÄ^O ^0|^K_/ )'-->->« JIr. ., ..^r. 

"^N-^CiO .0< I V) ^.^.■\J^i^/ )-.,L.3Li. lo.'S.; ^öi -.t-^JJ^/ ^'iis.-Iis-D yo^ ,_iO; 

kSloK»/ '|J.o >o, -. öt_s "oot 3/ •.)•, m 1 -10 ).^t-5 osioKji^/ )-Jl^9 ^'^wJSoi 



•■ L r. II:: 
I" a. 



\' f. :>ö 

r h. 



Ij 



* L f. 11:1 
1" :i. 



♦^oo ^ ^ou> 
)ouSx; jt^-X^o j^^^boo .-ItsJ^oK-Js; { cpi •> "^ ^euJlol/ ^t^ jJaX ^.-^.^ oü^ 

1. L :!-»;»■» |Cs.oC"^ ^^ija» OOI' "1;= 001 ^» ^u.aj- — 2. 1, el \' in marffiiic / l-ioaixja. 



de ciel aux Vertiis qui sont daiis le cid : c'est ainsi qu'Esdras dit aussi : l.c 
vrai est fjrand. rt le cid Ir hrnit'. 

Paul nous l'ait egalemcnt * eiitendre deiix choses : il est desceudu et il 
s'esi iiicarne (en prenant) iiotre propre cliair. Dans sa lettre aux Galates en 
5 effet il a öcrit : Lorsquc Ics tririps out cte arcomplis, Dieu a cnroije soii l''ils. aßn 
qu'il fi'it de 1(1 ffinnir, qii'il fi'it smis In Loi (voj/.o;)-. Jean, le Theologien, Ic fils du 
ti)nni-irc\ montre Tindivisibilite en nieme tomps que rimmutabilite de l'in- 
carnation, en disant : Le Verbe s'est fait cliair, et il a habite panni noiis'. Paul, 
en se servant encore d'un exemplc, a depeint le fait, autant que riiomnie le 

lü peul, et il a fait connaitrc que le \'erbe a ete uni ä la chair en essence (oWkh), 
c'est-ä-dire hypostatiquement; c'est, en effet, la memo chose, parce que ces 
deux expressions indiquent Tessence et l'union en nature.* Nous avons cite * v s 
dans ce qui a ete dil uu pcu |ilus haut sa lettre aiiv llebreux : Parce que 
dnnc les etifants oiit participc au saiuj et a In chair. il >/ a participc, hii aussi, de 

i."> la meine maiiiere '■'. 

Gar il est faux que l'enfanl ail preexiste dans le sein de la \ iiTgc et que 

I. III Ksdr., IV, 35-30. — 2. Cf. Marc, ill, 17. — 3. Oal., IV, '.. — '.. .loan. 1, I'i. — 5. Ilcbi-., 11 l'i. 



i" I). 



222 SEVERE D'ANTIOCHE. il08] 

)K*.\;J^io .-IK^xiciU«» jlaJL^^iCL^o )fcs.*.i^a-« )laaL*.ajLi ).joC^ ot^ ot-fcs_^^ 
•.V. mS Ns jK^io ooi q\ ..ou)^/ );oi t-»^ vj .^-Jl^IS^Jl./ Jjl»^, ^-io; ^oi 
K-,)3-Qjo -.oi^ ^)Ss^^ )-*JV-=; I-sojV^ ßl .N-UsCSw-KjLio jJ )ocu ).jljv»3 jLs/ 
.-^U |.3o,'^3o .•| v>f> , t , n o ^^*jLiotoo lui^ ^U .•\^o^ ^/;; jlo-.^-« »K-s ^Jio 
vC>oi->K_/ ^~M;o .•\^.^^ol > .'^ > «>/ jt-o-^/ 1q.«q. «..so llo^s; ).^clji in '*^.*-^? '■ 
> «t V» /; jjiau/ .'IjLd'ajL^o |in i « ^sjs; s«6i )K«.tv>'.»? )ln'=\ . n i > . -, ^.^ '•»^^ 

vSioK-*/ |_»^-^\ llo-io^ oi-3 :)vä1». )it-'^<^ vxDQ^a3.\; y^l *^*; yj 

• .)»jl.j^ jooij «öi^ :ycL»lsill 1— K^)jL,^v^ts.io jJo :yJu,^l/o V^Q-IjsI/; jooi 
L 1. iii ^o(oK^/o jooi yn . 'nvi ooi ^ ooi .-joCSso jooi «-oioK»,/ jtC^^^O» ^Öt-S ^/ 

1. \' uia>^a^£aMo looioiol'-io. 



V r. 

V a. 



Ic Verbe sc Ic soil aussitöt appropric par iine adlicsiou iiispiree par Famour et 
par une cliarite pleine de misericordc, en vertu d'un dessein dccide par la 
volonte. Si, eil effet, il en a ete ainsi, le Verbe lui-meme ne s'est pas incarne 
et ne s'est pas fait honinie sans cliangement; niais il s'est approprie la 
personne (xpo^toTrov) d'un homme, et par consequent apres une nnion de ce :> 
genre il faut compter deux natures, deux liypostases et deux personnes 
(TTpo'cwTCov) , qui sont liees l'une ä l'autre par l'egalitö de nom de fdiation et 
par l'ögalite d'lionneur et qui passent pour etre une seule, en vertu d'une 
adhesion d'anmur (|ui a Heu par gräcc et concession, comme le disenl ceux 
qui vomissent les inepties aborainablcs et infectes de Diodore, de Theodore, i" 
de Nestorius el de Tlieodoret. 

Mais si, ainsi qu'il plait ä Paul el a la verile, le Verbe a participe au sang 
et ä la chair de la nieme maniero cpie les enfants, e'est par eetle union avec 
le Verbe que la chair a possöde sa substance, (la chair) qui vennil d(> la ^'ierge 
V f. :>:, * et etaii aiiiiur'e par une iline raisonnalile. I*,ir la on conipreml (|iril s'esl i:. 

V" ;i. 

lui-menic incarnö et fail lininine et (|iril esl resle un sans division, en ce qu'il 

s'est l'ait homnie, bleu que cependant, en cc qu'il elail le N'erbe el Dien, il res- 

r b. lait ' et ctait le inenie, (ä savoir) eehii cpii est avaiil les siecles et h' lenips, de 



[109] HOMliLlK l.VIll. 223 

""^^»-.jo I v> \ ^'^^^-X )-^o I n ^o |.A.fioo)-3; v^ö« jlo-.»..»^ '•V-*?' )<3^^ ^^ °> I 

lO vju/ v/ .|jl30( oK_3 v£Da.fcJO^jC^^-0 lo^« ^ö( ^^ |lV-^)-3 .oooi . . .. -^'i v> 
)^.w<3/o .q.ft'il/ j. . (Y>o)— a; aJ^ jj/ :«»^;^/ )ici.a,« ^>^; V^/ J « 1 1, ->; y^l 
W-.» yO^o^j-io .lliK^io jloj,. •>\>o ^^ ),n..i>.a.«) ^oioK^/ )ochj •.^'^oi.^/ 

• Jjo» öuK-/ loCSx? flo^-^i^^^ »_«.^ q\ .^oioK_i/ ) 1 «'..V) -JotSs ^.N.^.. ^;i» 



1. V add '^■ 



\- f. 

\ ' 1.. 



ti'Ue Sorte qu'il etait celui (|ul a cte cree, qui s'est fait enfant daus la chair, 
qui a ete congu, et qui est ne. Apres une uiiion de ce gonre veritable et inef- 
fable, il n'nst uullement divisö; niais de la divinite et de Fhumanite, lesqtielles, 
avons-nous dit, restent entierement daiis leur iiotion particuliere, il est une 

5 seule persoune (rjöcwTcv), uue seule Hypostase et une seule nature, et il est 
clair que c'est en tant que le Verbe qu'il s'est incarne. 

Je te citcrai encore la loi (vöy.o;) de Gregoire le Tlieologien, afin (|ue tu 
apprennes que les interpretes des mysteres et les docteurs de l'Eglise, niar- 
eliant sur les traccs de l'Ecnture inspiree par Dieu, reeonnaissaietit au sujet 

10 de rEmnianucl l'union eu esscnce (oOc;ta) et en hvpostase. Dans la lettre ä 
Cledonius, en eilet, il a ^crit en ccs tcrmes ' : « Si quelqu'uu dit qu'il a agi 
par gräce eomme dans uii proplietc, et (juil u'a pas ete uui e( formö en 
essence (oüci'ot), il scra prive de l'operation parl'aile, ou plulöt ([aäIVjv S=) il 
sera plein du contrairc. » — VA encore" : ' « Si (juelqu'un dit que riiomme » v r. v. 

13 a (ite creö et ([ue Dicu y est cnsuite entre suiiicplieenieMf, il sera cnndamnc, 

1. Gi'i-goire de Nazianze, P. U. I. X\X\'II. ■ hI. i.su. —2. GrOgoire di^ Naziaii/.e. !>.(!.. I. XXWll, 
col. 180. 



V b. 



o 



i'° a. 



224 SEVERE D'ANTIOCHE. [HO] 

'sfiOa_^s_*;ojo)ij •.Öi-.K—*/ )K.i^_^^ '^-.Oi-^-S "^„.«„301 > ■^■\oi ^iO 

^ö(-3 .-jln 1 . ^o )K-..ixl L x> )lo°ii « n i ^^; v^o« .-)KaJ_30_w <^öt JJ/ -.oooi 
joü:^; |i.o,..i.ISw^ 'jli 'K^^ «öt .looi I . Si'» v3/i jjiau/ .-Ol» 1 \\ \\^io vSloJLioj 
joiSs IV^^l.? J1ä/o Jlot-Ci^j |_;aai3o 'va:iC:i.).io )-..i5op. jJ/ :jbs-io ', «^'^1 /; 
|\T^m/ l-^ol^..^^ lO.JS^ jLo l',_3 ^/ -.1 n i't I^Vjlj» jJ^oK-:» ö<^lS^/ )ood 

LI. ii;)ooi o * ! ..!■/ ^) It^; ^^ ^/ .-jj.jk^Ä; |iQ.a-.;V^ojio ^-:>ö )lni.,«\^Oo 
V f. .)(; .•j.aojL ^ y . a' ji ; ^^oi ).^s-iö_^^^ v^wä^S; J-L-jl? >-•/ -V-*? )♦♦-»-=> -"O«^ 

Oyoouöt^jJ |.^^'><« )nv>po )oo(o 



car ce n'est pas la naissance de Dieu, luais la negatiou de la naissance. » — 
El encore : « Si quelqu'un ne confcssc pas Marie « Mere de Dieu », il est 
eil dchors de la divinite ' . » 

II ressort donc de tout cela quo, lorsque Tlieodoret, Nestorius et la foule 
qui combat Dieu de ceux qui se sont reuiiis ä Chalcedoine, ainsi que leurs 
maitrcs Diodore et Tlieodore, confessaient qu'aprös l'unioa il y a deux na- 
tures dans Ic seul Christ, ils reconnaissaient non pas l'union veritable et 
hypostatique, mais ruiiion inspiröe par Tainour foiidöc sur Tadhcsion pleine 
de miscricorde et sur la gräce, — de la meme maniere que le maitrc s'associe 
a sou servitenr, comme dans les proplietes par exemple, — laquelle n'im- 
plique pas la naissance de Dieu qui s'est incarne, mais qui plulöt ([axV/ov) 
i'xclnl et nie la naissance et qui n'accorde_ pas vraiment que la Vierti'e füf 
« M6re de Dieu », bien que (le concile) fasse semblant {n/r^J-x) seulement 
d'admeftre le niot pour tromper et qu'il appelle Nestorius insensöpour induire 
en erreur et flattcr un grand nombre, comme celui (|ui avait öte condamne 

* L f. 113 par lui une fois, ' et en röalitö comme celui qui a ailiche des dogmes (Soy;j.a-3c) 

• V f. 56 semblables ' aux tenebres et qui est devenu la cause de l'analheme contre 
r a. , ,,. 

leurs Peres. 

1. Gregoire de Naziaiize, /'. fi., I. XXXVII, lol. 177. 



10 



rilll HOMKLIE [,V1II. 225 

)oOI oNj ^«•'" - / ^iOj OÖI . I ..O «.^ y.ä v£OQ.^»0;o)l; J-L2_. / • . )^sJJisJ.K-flO / 

^^j yO-^i^^)-^ .-w-jK^/ |lQ_a.JS_ jJ;o )K N«.'».^ jio-.,^; ).Jj jjoi \^l 



r' lj. 



1. V ^Ä>o<wjaa>. _ -j. I, ri V /n iiiarfiine . 



Ces parolps, en effet, Ic concile (tuvoiJo;) * de Clmlcedoine a fait semblaiit 
It/wm) de les dire d'une maniere periide. Plxpliquant plutöt ([;.z).Xov) par la 
fahle et par la fictinn trompeuse, lorsqu'il a delini le (llirisl cii deux natures, 
il a dit (pic son liypostase est uue en eiiteiidant « hvpostase » a la place de 
" personiK! » (tcpo'ctwttov), aiiisi cpie la ruse a (Me expliquec par 'riK'odorct 
daus sa lettre ä Jean d'Egee. Gar ou l)ien s'il y a en realite une seule liypo- 
stase, il y aura aussi une seule natnre incarnee de Dieu le Verhe, ou bicn 
s'il y a deux natures, il y aura aussi de tonte necesssile deux hypostases 
et deux personncs (irpo'Tw-ov), et la Trinite sera trouvee um» ([uaternite. Mais, 

disent ces impi(;s, nous ailirnions deux natures el une seule j)ersonn(! (tcsw- 
o)7cov), eil joi^iiaiil ces drux natures par rap[icllalinii dr (lliiisl, dr l''ils el 
de Seigneur, el par la pnissance. C'est altsulunieut coninie si quchpi'un 
estiniait un scul deux liommes (pi'un roi lionore du in("'m(' lioiiiieur, a cause 
de l'egalite el I'identite (riionncur ou de puissancc. ()ü a-l-on irouve ce 

'.■> mode d'union inventee et inusitee? Disons plutöt j^.aXxov f^\') ec qui esl (res 
vrai : * ipic la ilisliuetion est peilide et Ironipeuse et qu'elle a [KUir bul »n 
dl' nniis l'aiie a|)pr(iu\('r ce (|ui ii isl pas et de nous i'airi' di''c!ar(M' lanx ee ([ui 
est vraiment. 

l'ATli. OR. — T. Vlll. — F. ■-'. 15 



1- 1). 



22« SEVERE D'ANTIOCHE. [112] 

jJ ootio .•), m 1 .so |-^^_3 |i.a~^^.^ 6|— ^ . \ >31o1^s.-a/« )K,\^q.\ ou^ 
.')ooi ^^o(oK^/; ).^ oöi ^o^ yjä )-<>->'t~3 ^-•; o-<oi )^£Q.;.2 )ooi 1^) I «^S ^xK > ^ 
q\ .)a.JLXjL^ ^^ sjujj o,ou oC^; OÖI )jL^\aji ^^« .Jl ^>o n\; ^6i a.\o 

JJ |oO(J «Ö»_3 :y n >Öl/ IS« .) I . ^.O ■yßiKl.flD/j wu.oKjü ""^i^j^SLiO oo« V-'^^ 5 

^^ \j'y^l >JLj/ jJ/ -.If IN; )laJ:>o; ^2L-caj );oi— so : j-Jü^-s ^.^) i°>\ ..t^>«.:!io 

•:-.3l^^--.1/ ).^oCSs JjL^vXojii«; .J^»/ ^-io» vOJÖi 
^s ^o<-3 v3loK^/ ^^ jla^,..^ ex.:» :)vm -^ io )..^(-2 ■^loh^xl p V■•^J/ 
' I. I. 113 Kjw».l JI / ^o :J I . ■> ^ It— »1^ ^o[oK^l ^ ooi ^iö vÄi'^s_flo/ -.^-.oi-s 

)-^^--; OCH ^;/ jJL-3/j K_o '"'^^i'-^vio :)tCis^^ ocn yla^ )i./ :>jcdqjl*^u^Joj 
" ■'■■ f .,1, jLjy_iKj; »s/ 'oiK.I^^,.io; oöi :)oot ^oioK-/ )joi yi^/i ' vl\K^/ jloio^o 



Personne, en efFet, ne peut dire (le mode d'iinion) en s'appu_yant sur les 
Livres divins : ces derniers aflirment que le ^'erl)e a participe au sang et ä la 
chair de la meme maniere que nous et qu'il s'esi hii-meme fait cliair, c'esl- 
a-diie lionime sans cliangcment, en donicnrant cc qu'il etait; et non pas, 
au contrairc, ([u'il a cominunique sa pniprr puissance ä un limuiue. Gar, 5 
dans cctt(> liypotliese , il iii' sc trouverait pas lui-meme s'ötre aneanli et 
liumiiie volontairemeut, ([uaiid il sCst t'ail liomiue saus changemeiit et ([u'il 
a pris par la la fornu; du serviteur; niais uu autrc liominc, du ii(ind)rc 
de ceux qui apparlioum'nt ä la terre, so trouverait avoir rli' saisi par la piiis- 
sance diviur. m 

Mais si, i|iiaii(l il a participe au sang cl a la cliair, il v a |>artici|H' dr la 

1.1 il:: inciiir iiiaiiicii' ([uc nous, il s'esI ant^auli ' liii-nirnii', |iiiis(pril csl riclic par 
natur(!; et si, apics cpi'il est vnni sons les niesures de la paii\ ri'lc, cette dcr- 
niere est cnsnilc iliassee au loin, il y a eucore rapparenoe tronipcnse de Tinia- 
ginalion (ipavTxcia). (]e n'est pas, en eilet, avcc une sorte de eorps Celeste, scion i-- 
Texpression des l'ables de Valentin, que Ic N'crbc est venu parnii nous, parcc 

\ r ■■'''■ (|ui' Icl ■ ii'ctalt pas Adam (|ni a peclie et cpii a etc livrc ä la nmil et que c'est 
a cause de lui (•galcnienl qu'il a accepte de s'incarncr. II na pas passe non 
plus pour apparaili'C lioiuuic, aiiisi (pic dans A<'^ rcvi's rl dans des iuiagi- 



[4131 IIOMKLIE LVIII. 227 

jl/-> -, .^m tooi [.sx a.!.flD »—•— «X jJ .)— »-X-. '>'v)io )_3a^o/; vOOllo \«>^ y^l 

oi^ )ooi h^l : lo^.. \ •> |)-«.lS«,.ioj s^^Kjjo v^•,^»^^.»J1 qSs.o .)v-V* )jLi>iaa 

.-> ^P.Nj jioVp^; jJo .)ooi ^.^^.fco ^--^V-» U><^^^. °^ U^i? }^l° -J^OJV-s^; 

^j^ot ^060 ^--s»o :-0»cL>jJ ^ JLioj'kj )ts.^.^^ ^ i-^o» ^^io '•^55>^i^;o 

•)kAoK_3 ^ Jk-^-^» jL^-w.^ )^^ /o? '^'^ ^::^! J-"^^^ •)^'-' v^? 



\- r. :,(■. 
V" b. 



nalions, solnn riiiipietc d'Kutyclies et des Maiiicheens ; car l'apparence uc 
liii sulfisait pas pour relever riionimo qiii tUait toinl)e et gisail .sous le peclie 
et pour operer sa vraie rcdeinption. Si sdii iiiteution etait d'avoir des liallu- 
i'inations et de s'imaginer paraitre uniqueniciit, il n'elait pas necessaire qu'il 
prit la Vierge pour completer l'^conomie, ui qu'il IVi( comii [x'udanl un espace 
de neuf mois, ni (|u"il iVif enveloppe daus des langes, ui (|u'il passät par la 
graudi'ur corpon'lle et par la naissance. 

.Mais ceci ne l'ait aucuue dilliculte ([uc, [tuisipril voulait /'rn';c jxiiUi- de 
la rarr (VAliraliam, comme il est ecrit, iidus rcssnnhlcr u ildus scs firrrs 
(■II tfiiitrs cltosrs' lioiniis le peclic et passer par tous uos etats, aliu de de- 
tiuirc i'iiticrciiii'ut In lorce du pechr, il s'est inearut'; de la N'icrge dcsceudaut 
ilAdain, d'Al)raham et de David, et s'est souiuis voloutairement aux lois 
i('Jao;i de uolre uaturc, saus seuience toutefois et d'uiu! luauierc iuellable, aliu 
de uiuis reudre la libcrte ä nous les esclavcs du pr'clir. (lest pounjuoi il s'esi 
i':iit cliaii', (cii di'veuaut) cliair de la nu^me esscuer (ßi-wJcirj;) (pie la nolre, el 
nou pas (uuc cliair) inanimee, * mais ögaleuient uue (cliair) auimee, et (auimee) ♦ v f. :>r, 
par Ulli' nuir inlclligeute. (]ar il scrail cir.muc quc |c N'erbe repoussäl l'Ame 
raisouualde et creec ä sa jnoprc image et ipi il la laissAI saus gucrisou, 

1. er. llObr., II, 11^17. 



V" h. 



\- f. .-. 



228 SEVERE D'ANTIOCHE. [114] 

),. ■«■'%» ÖtJ^LOD w»01Q.^'(l^ 3^di< s^/; ^<x^ . - ) K..o-«.£d) K.^ \i öt« n ^.t IQ .'|oo( 
)K . \U, _sf> ,\ CO oöt w^^^..; IxoioLS ^^^^.^o oi;>j V-«-^ jJ -l-^ oöl 
.•jt^_.ou5s )la, 1 ,t ly-al^oe ^io ^I^; jjoo^ ^oto^^ai^o .-^soa^'^ix^a^l 
}i Y— -^K^; joil^ ,..T t V) jJ; t •> m v>o .-oiK_.^;K.^ oo( >n . m Z^; ^^>.^«^o 

.•)lo'v>; )_l^--o/ otX Jk^/; oöC^ ^'^^^liJ -.Uoio ,_,..^j l-LS-./ -.Viö/ p ö^ i' 
^e^io; ocHj/; \-»-^ l-«Jt-»/ .|l.o,_a-i^ |.::).a^:i^ ooo» yoo«-»'^/ vOOP^^^— vOoC^ 

)Ljf_Mo/ v^il^ii/ ^^(H^>^ ,~<i.^o :\^l£0~jII ^Oi^S jJ/ .^o)^A./ )J Jloi)..J^ I.-, 
1. I, Ol V /'// margiiir ■ jr"-^^- 



eile que Ir hon ['asten r <i doniief inriiir jidur scs hrcbis '. L'insensc Apol- 
liiiaiie, en cfret, ne se luiiimeiiteia pas au sujet de nion salut et il cxclura 
notre intclligoncc de rincaiuation diviue, parce qu'il est insensö et qu'il pense 
(juc Dieu nc pcut pas etrc uni d'uiic fagou indivisibli' a la ciiair douöe de ' 
räiiii' hitelligi'iili'. L'rli'inenl iulcllio-ciit, en cITet, est appaicnte au Serbe 

1. r ii'i ' et peut Uli iMre uni d'unc fac^^ou beaueonp plns couvenalilc ipie la eliair, 
Sans qu'il rcsullc de celti' additinn cpiclijui' al(iui'diss(Mn('n(, cunimc e'est Ir 
cas ponr les eorns, ([uc 1 Hu jn^i' par la grandcur cl la ilillV'i'enrc du nuil : 
(lonunent ? 

l*aul cxpli(pie la cause pour laipielle Ic V'erbc a paiilcipr a nnus dans li's ii 
Mienies cliuscs, en disaut : iVi-st njiii (r/inntntir jxir In inarl cfliii ijiii n la jiiiis- 
siiiivi' dl' In innrl. f'<'st-f}-(lirr Sdlnu. cl ilf dflirriT hnis vcu.r ijin, /mr In nanih- 
ilc In nimi. clnifiil hiiiti- huir ric rcli'iins dnns I csrhirdi/c' . |)i' la sdili' ddiii', si 
le \ itIii' na pas pi'is iine des clioses par lcs([ni'lli's la nimi csl dcvcuui' luile 

V r. .-,: et pnissante, cellc-ci es! demeun'C sous " Tesclavage de la uuhI : par couse- >■"' 
puMil, si l'espril n'a pas ele jiris, ainsi (pir Ic |iri'lfnd Apollinaire, il n'a pas 



I" II. 



1. Cf. .I(>;in. X, II. — ■-'. Ilrlir.. n, l'i-l.".. 



,113] IIOMKI.IF", LVIll. 229 

)Ljlj^:s yx:s. ^Jnö ^jp«'-/ ^^ .j-Jot oj\ joo) IS.»./» oöi jJL^^i» ^/o -.Itolio» 

od.K ao 'Ka .•)i,'>!..\ oo-^wi l.,^ i\ •\\>n oiUa-ä-a_33 • ,\ ^/^ r.\. ^ ja,- ,^ 

.. JK VI . n -»o .-^t oooi ^a.... .a^-; vOJÖ«» j-LD^i^lSoo \\ jVaxoJJ |^jl "^o-oib.» 

) b^-..^\',-^ jioii )_-...!^^; ö/ .- vkl^« |,L'=v\ö-.; .^04 )K.^d)Kji öuK../ |»0) 
.|_.Pqjl;^ qAo .K_.^Ä5rio )^sV^ r'^? )-^i-^ y^-«? )-=>P>^ .jlS^I^v..^is^o 

l n m''=^; W.ÖI ))Ss_^io >^^euiilo •.JiL..^/j jLo li^ ia^ ^ool^s \vn v» > /^a'joi 

I. L el V in margüic : UU ^^. — 2. L et V in nxiri^inc : ^-»/ l9aom-3i .oi-^;« ta^. — 3 i, ,.| 
V in mniaine : >»S*- — a/01 '0/ ,*< ^ovoaa . ^^& ^» a<oi '^l 0/ : U»^:—!' ^oo\i,aaoi : >o>l >i<>a^ 



recoiivre la liberle. Mais lout a elo pris et c'esl par tout ccla qu'a ete brisec 
la puissance de la mort. Satan (pii la possedait, qiiand il a lutte avec rhomme 
qui etait capable de soullrir, trouva le meine Dien impassihle, qui n'a goüte 
la mort que dans la cliair, mais qni, par soa impassibilite, a eniousse l'ai- 
ä guillon amcr el acere dirige contra nous, par sa sepnlture vivifiante, ;i 
ilrlniil la (orrnption, par sa descenle au Scheol, a brise les licns ineluctablcs 
de ceux cjui y etaient cnfermes et, par sa resurrection d'entre les iiiorls, nons 
a prepare la resurrection. 

C'est lä Ic fondcment de Ics doctrines, pasiciir ' ilc ce IrnnpiMu spiri- 

i(i linl; In as mene paitre tes brebis dans ton pslturagc propre d mm dans uii 
paluiage etranger. Tu les placeras devant lui (le Seigneur) an grand el bril- 
lant jour du jugement, tu recevras la recompense de ton adniinislratitin 
par laqucUe tu as chassc les loups et montre A cenx qn(! In faisais pailre 
ä fcrmer Toreille ä la voix des mcrcenaircs, et tu cnlendras la parole d(> 

i:> la sentence du juge, (parole) pleine de reconnaiss mce, semblable a unc 
priere et agreable ponr cenx qni l'attendent- : C'esl liicu, scrrltrnr ' hmi ci • \- r. 
ßdele, tu as rtr fulrlr eil jjcit de clniscs. je li'l(il)lir(ii siir lifdiiCDlip ; cillrc ddlis 

1. iJupies UHU iiule iiiiirgiiial.', 11 b'ugit de levöque Sergius. — 2. Matlli., xxv. 21 el 2:!. 



\' r. j- 

r li. 



1 I). 



230 SF.VF.HF nAXTlOCIIK. [116] 

• JK .«n 1 * l \^\^ oC^i *oö) -^r-^; otlo,.-Jb. ^o_i. .• y^-^o.^^! ) > | - . «t» 

1. V UP- 



L f. \\\ 
r \). 



}:k^U ^)a^9 j;^i^ 






i. L'luiiiKMie LXIV eUmt oii s,'i-an(le purLie ime rcpelilion de riioiinMic LIX, un a iiidiqiu' ici 
la lürrespiinilance dos maiuiscrits pour les parties coiimiunes. cl uii a niis dans U-s riutcs <lr 
riidiiiölif LIX les variaiitcs (pio presenle i'lioiiielie LXIV pai' lappurt a riionu'Iic LIX. 



hl joic ilr liiii MdUrr. C'cst ä hii ([HC couvieut la gloire cii toul leiii]) 
Ainsi s<iit-il! 

l-l.X DK I.IIOMKIII-; IVIII. 



[.',,."' *1I0MHIJE LIX 

CICTTK (IIOMKI.IK) IIT 1C(;M,1:M KNT PUONONCKE A CVIi, SUIS t/kCONOMII, HK I.'wi'- 
.MC.MK.NT DANS LA ClIAIll DU ClllUST NOTIIE DIIU, CO.NTUE LES lU.ASl'll E.MES 
DE TIIKODüUET. 

ParfP quo nous avons vu quo le fondement qui est Jesiis-Clirist ' a cte l)i('ii 

' V I. 78 posc par le doctcur et Ic sage ' mailre-cliarpeniier de cettc Eglise saiiite, 

1 - 1). 

l. Cf. I Cor., III, II. 



\' I. 

6 
I- b. 



10 



[117] IlOMKr.IF I,I\. 231 

lOy. ■«. °> ii; (.^.-ää-^M |K . j°>Vj>o ' jLo-.^^ ^3 :^;^)^l./o ^JJwio.^/ )_£iioai^js» 

)-jooi loy. m .. ,5-io |l >s/ :)^pwipo ''^aa^o/i oiSsv jjjo )K^i«iV) )la^^ 
^^ ot^^o ot_JL_io ^--.^ojo ^ifcC^ Jis/ :) n m'°iK..^ vÄa^^jjLJ^as/i l^i^^^ 
:)ia^,_>. iJ^ ^-^1 jjJLS; )loj-.il^ | f> mlsboo \cDa«iQ.^s.fiQj« jK_«ooi^ jlci « i» 
^_./ ^Oi^ K—./ K-.j-«^.:aajL>r>i jiojLj/o ts.-^ jloovSx ^io '^IVl wio; JJ / 

^ • ^ ■ ♦ L f.' 12 

•:•)!» n «v>o .t^-o jt^w^^äL-^ .).^j.a^ ju.» öt-i^s_/ »""^ ^^ •'-h-=^ "'^^^ 

I. L et V (71 marginc : AixsU«. — 2. V >^ai,oN- - :(. V i^-U^^^-» .•;((•). 
Ilunielic LX1\'. — 1. V in margine : Aixe>.>.a. — 2. L el \' uSo^oi»- 



qu'il a el6 jete en profondeur i't consolide, apres que votre coeur cut 
öfe creusi' d'une faron tres habile et d'une maniere convenable aver le 
liovau doctiiiial des dogmes {^if^x-va) de la piete, et qu'il ii'est ni ebranle 
par Fimagination manicheenne et athee d'Eutyches, ni sape par le manque 
iinpiir d'intelligence d'Apollinaire, ni brise cn deux tronrons isoles par la 
folie juive de Xestorius de la dualite des natures apres l'union, mais que (le 
Christ), forme de deux, ä s.ivoir de la divinite et de riiuinanite qni sont 
entieres selon leur notion propre, sans confusion et Sans division, est ron- 
fesse un seul Fils (et) un senl Seigneur d'apres * la seule personne (TrpÖTWTCov), ' \ f. 57 

in la seule ' Hypostase et la seule nature incarnee du Verbc, (pour cette raison ♦ i, r üü 
donc) nous continucrons nous aussi de bfttir avec precaution sur ce fon- 
dement bien etabli : car erst une pierrc amjuUiire, de clioix et de (jrand prix\ 

U est une pierre (uu/ulaire, parce que le Christ a reuni les choses qui 
etaient eloignees, d'une part quand par le curps de ,vi' cliair et par le sang 

1:. de sa croix, ainsi que dit Paul, il a fait la paix et la reconclliation entre ce 
Hui est sur la terre et ce tjui est dans les cieux', car nous etions exiles ainsi 



I. Cf. Isaie, xxviii, 16- — 2. Cf. Col., i, 20 et 22. 



232 SF.VKRF. DAXTlOCni'. • [118] 

JJj vQ-JÖi |.ia.iäi> ^io; yOjötJ^o .•''''!5»-.)»ja-./ ^» vajc*\ \\^ ya*.^^©/; 
)V-Ao .>-« ^^ voo»-»''^ t-^:^ );oi_so .ooot ^^v-"^^/ l;)-J^ J^^^— t-3;o oj!S\ 
)o»-^jo I tr .JL s ; j_J>.j.io 3/ .001 ^ V— ^ 091 -i"^"^^! jl^^-flo/ lQ-«^j.iCL^ 

)^^~«^! )la^^^ öi^o :^/ youJS:l )t--js/ ^^io »^'Sjo :)^-Jj/ )v-.^ä>/ )oo)1 
'^•*J— si-ät-^ N t o « « n «, « M vOJCH ^^ fwJ^ la\f ^ö( :)-<^«.^; öw>K^/ 
LI. ir. joJio Iv-s -oiots-,/ j^ju^ao '^ oo» >s/ )_jldo( ..oi_\ K_/ )och_j t^|N_^ 

^-001 ^.«^»o .- y fc fl «^;o ^001 ^,^!^s^; V.QJÖ1 ^\; l-i^at^/ .'j-o-Äol-S jaji 
.|jU. a CLjL |_3/ ^Oi. )^-w^/ oloJO 0)-S OCH l^-J)/ ^..^ ni .jK.*.^^-- ^ )K^.iÖ 
'^>-S X^iO 001 .•»-K~./ )t-*^0 loJ^ wOO« yO . ..V; ^*^oÜ^; OÖI '^äOOI I ' -^ - / 



\' r. 

V" 1. 



1. ], Uli] »s- 



V" a. 



\- r. TS qnc (laus uue giicrn' .'t otlieux ä Dien ä cause du peclie, et d'aulre pari ' quaiij 
par une scule proclamation de rKvanyile , E'jayy£'>,tov) il a appele ceux qui appar- 
tenaient a Israrl et ri'ux qui appartenaieul aux peuples depourvus de Dien 
et encliaiiiL'S par Tidoliilrie et cpie par la des ili-ii.v jHiiiis il n'ni a jali iin'nn 
scul et quila rnircrsr Ir mur iiitcnnrdiairc dr In IkÜi'' : lo iiieaie en eifet est 
appele aussi Ic inrdidlnir des lunnincs et de Dim-. VA de jni'iiie (jue le propre de 
la piei re angulaire est d'etre liee avec le.s deux uiurs a la fois et de les uiiir 
ensemble pour u'en faire qu'une seulc cliose et que pareillement le pro- 
pre du inedialcui' est d'etre en relalion avec cliacuii de ceux (pii se trouvcnt 

• 1,1. II'. eloignes et eiuiemis; * de uieiiu! aussi le Cliiist lui-meme par naturc est Fils 10 
el de la uu'nie essence [^'jah.) (pie celui qui l'a engendre et par son auiour 
il esl devenu saus ehangement de la meme essence (o'^ia) que nous, aliii di' 
uous relever en meme tenips (|ue lui-meme et de nous faire demeurcr iii 

' V I. .■>: compagnie du Pere Celeste, nous qui etions separes et eloignes * et (lui 

gisious morls par le fall du perlie. Comuieiil doue (•'■lui ipii a reuiii les 15 
choses (pii etaicnl cloiguees et qui les a amenees ä ue faire (|u'uiic seule 
chose, serait-il lui-meme divisi' eii deux apres I'union!' Cai' ce qui pai'ait 
provenir de deux elemcnls daus uue seulr li^poslase, ne coufond nuUcmcnt 
los elömcnts desquels il a el(' reuiii cii un seul et ne devicut pas deux non 

I. er. Kph., II, l'i. — 2. er. I Tim., n, :>. 



V f. -s 

v° 1). 



L f. Ii<> 
V" a. 



I'i 



V r. .is 



j-Ht,] IIOMKI.IF. MX. 233 

)o« ^^il jLs/o •..* iSl/ ,-JS. ^-ouJys; ,^(X^ '^j::i^;^Lio al^s - . N -^v » jJo 

jJ,o ■.^o^oK^l Uie ^-J^-^ =*^= -«^ '»^^^ '-^^ ^ -oiotv^/ !-».— 

♦ jN ..et itlo 

)-^, Uäjoi ^1^7 V-s5^^/ -lU^ )--)-^ J»^*" oiioNJA/o .•UjWs )oot 
oN-s ) - \ V ) n ./ .oiJ^i-; '■-^■'S^ \:^° oiJ^i )w^r^ ^ -.oul^; 
.•)looC^? )jLJ»-,^boo ]1 jiot.ojo )io«j ^^*&-^^^ .oo) ^ 001 ^; )ial- ■). m'°> jJ 
) f •% - / .•)_ia.^^O>:i>^ If/i Uj»-s '•^^o^ ^oguio» oö» .JV-VJ^ o6» .--oio^-/; o« 
..)_j^/ al^o OCX P oo( 'ooi ^-; }.ia.ioQjo .\^l aco^^^a^o) 1 ocn „_i— a-.; 
:!. L Ol V in margine : -^ ^- — Aoüjwi. — i. L et \' in marffinr : \^'- P- — : Uj a-a 

Uomelie LXIV. — 1. L P=^^o- — 1. I. l;ao- — ;i. L et V -'>- ;= - .. I. d \' 1"^ ^- - '■>■ 1- et V 
iidd ^■ 



plus (laus lu suile, allii Jr nc pas dotiuire 1 uuiou, " car la dualitö est la des- ' ^,, j^ ''' 

truction de l'uiiion. 

Le mem.' est dit unc pifrrc de rlioix et de graiul pri.r. parce quo, 

cn laut ciu'il est Dieu, il est le Fils uniqne du Pere, qui est en deliors de 
i toute iiature creee et qui n'est ni eonipte avec les erealures ni mis dans Icur 

uonibre, et parce qu'il est le Seigiieur de tout hcnineur et de toute louange. 
C'est aiiisi que l'epouse du Cantique ' des Gantiques, qui figurait l'Eglisc! 

ä ravancc, dit aussi de lui : Li' fils de nton frrn- rst hlanr et rernwil, il csl 

ihoisi ciüic die millc panni ceux qui sunt nes'. — /.'- fils de mon frere, parce 
10 qu'il a participe ä la iiirine natuie, lorsqu'il s'est i'ail liomme sans change- 

meut, et parce qu'il a ete appele le prentier-ne eiitic hcaucoup de freres-. 

Gar nous somines ei/alemeiit les memhres de soii eorps, foisant partie de sa cliair 

et de sex os", ainsi que l'Apötre l'a ecrit * aux Kpliesieuä. — Le meme (est dill * ^^ ^^ -"^ 

blaue ä cause de Teelat el de la luniiere, car // est la verUahle lumii-re cjuieclairc 
1.-, Iniit homine veiiant dans le monde", comme le dit Jean le Theologien ( Oso^oyoc') . 

— Le meme, et non pas uu aulre, (est) de plus (appele) cermeil, h cause de la 

1. CiiMl., V, 1(1 — :;. (_;r. Kom.. vni, 2U. — -i. CS. lipli., v, M. — -i. Juan, l, 'J. 



I, I. i2<; 

V" a. 



• %•. I 

r" ii 

* I . r. II 

V b. 



\ f. .-„s 
r h. 



234 SEVF.RE DANTIOCHE. [120] 

^Ny^ ^^5^^x^ U^\, y.0 .>*./ K-l-iL-Sj? 1^^-^ oöi .-j^M lloji^ajo ^*5^^oo 

:w..^otoN.-/ ^-J^o, ^ ■ U-oV^?o U-^L-^jl/ -.I-Xiot^-^ )t.-3/ )_D)l_bäj 

\.^h^ w-JlL-U 'I^-^? U«i-s^ j-iOJLj» sS/ ..),o(; V-^^ ötK-V^ .\.^l 5 
.>,^::^ ^ ^o«oq1-j I-s/; ).-aöo/ ^io» jjiau./ -.opJJ) l^-^-■s. .U^ -Uj««^ 

•^,-s .'"^o ^io ^©«J^jo jK^v^«^ iJ -ö« U«o/? öt-^/ IN-V^oJ -.Wp 

loA .AÄJo JilbvJ; )-sj 1-?^? 7-/ r^^? )t^-^U; )la*JLi.;/o lloaioi». ^ 

1. L el V />! miiriiiuf : Ao/:ia- 

llüiiielR! LXI\'. — 1. I- i-'l \' '" iiKirginr : Ao/etoc. — -. I. i'i" v^"- 



1. r. Il'i 

V 1). 



couleur roiiye du sang qu'il a verse vüloiiiaircment quaml il a purle la crnix 
pour iious claiis la cliair. — (11 est dil) clioisi enire di.z- iiiillc iiarmiceux qui sdiiI 
iirs. c'est-t'i-dirc ([iril ii'cst pas coinph' avec les myriadcs des anges, mais 
• V r. 7!) (ju'il csl clioisi cl iiu'il sc Iruuvc loiii * d'(>iix, ä cause de la jinipriele et de 

la rcalit(' vraie de sa naissancc de son Pere avant* les siecles : c'est pourquoi :, 
eil cll'et le Livre sacrc s'cst egalemcnt scrvi du mot « naissance » emprunt<- 
aux choses corporelles et il l'a appele chdisi panni cctix qui sunt iics, aliii de 
montrcr (|u'il est ne de Tessence (o'jtio.) du Pcrc. 

Tclli' csl ciicorc la parolc (pii sendilc circ adrcssc'c au ImU |iar la pcrsoiuic 
(Tipdcwrtov) de Dien Ic Pcrc par liiUermediairc du proplietc Psalniislc : .If t (U in 
cnyendri' de iikhi sein annit l'auvori' ' . Car Ic inot « sein » est elranger ä ressencc 
(ouc7ia) incorpoiclle et supeiieurc ä tont, mais il indique et signifie la naissancc 
v(5ritablc et semblahlc ä la naissance naturelle. Le Livre divin se scrt cn 
effet de la pauvrctö des mols qui sont en usage parnii nous, quaml il vciil 
V I. r.s clever * autant (|nil c-l possible riiuniilili' el Ic Icrre i\ tcrre de notre esprit i:. 
et le faire niimlci' jusqu'a la liauteur des pensees divines et quand il s'abaissc 
ä cause de cela a suivrc l'lialiilnde de nos oreilles, afin de peindrc cn nous 

1. Ps. CIX, 3. 



!•• 1j. 



I, I. ii;i. 

S 1). 



r- b. 



\- f. :,s 

\ " n. 



ri2ri HOMKI.Ii. MX. 235 

o« -ji " -^ oöi :).-_au^ oöi :^u.a^ »Ju.? -ö» :).3)j -ofoK.../ ''^^_oot t— • v r. tu 
i^j^^jkVio :)K...i">l K 2i>)S>^; -ö» jl^Oi^» ciK^io ^/ ) nW toDo )»Q— 

jjsfco ^^^ »v^^; ■^\-^.lt «^a^io;o|K,.\ j^SÜA )J ^/o -.t-^. m . V <^o/o 

OÖI )K-^.^ joOi ^-.^-i. V-^-^ l-i^'l .IäX^-OJlS jIS.^^ iCL^U t^Ui-V^oo 

.Jooi <^otoK_/ joCäxo .]o<n -ojok.*/ jouS^ l(X^o .-looi -oioK— / J-*-.^^; 
)ooi >o^lo .)oo( va^>^--NjLj loowj -öt la^o .-jooi wOtoK-/; )..io oöi >^ n-»» i; 

-otoK-./; oot ^*!&w^^ .-jooi V^/; oöi ^l Vio).icti>>; ^-/o .-looi -oioK-f; 
)J o6t ''^üi^ i°iL::i^aAo .•^_::i.ÄLio )_iooi la^ "^ü^l jlo .^y-^ )-j/ "^^ocoo 



les Images (siKtiv; de hi verite et de laiie avancer uotre iutelligence jusqu'u la 
raison de ses preoccupations par li' signe des mots, car liest impossihli' de 
montrcr en elles-memes des actions pures et simples autrement qiu- par des 
mots differents et par des expressions trös bien ' choisies. 

Le Christ est doac le seul ä etre la picrrr; il se trouvc ' d raiu/lr. 11 est 
clwisi, il est prrcii'ux, il est blanc et vermeil, seien la parole de repouse du 
Cantique des Cantiiiues; le Verbe en effet s'est fait chairct il<t liahilr ixinni ixnis' , 
comme le' dit Jean le Theologien et rKvangelisto (E'jaYyelwTTi?), et quoi(iuc 
celane plaise pas ä Theodoret qui a ose crier conlrc le Livre sacrc des i']van- 
10 giles (EvayyeXiov) et dire - : « Si donc Dieu Ic Vcrbe ne s'est pas fait chair, 
c'est en vain quo nous prendrions pretoxtc d'un changement ». Comraent en 
effet Dieu le N'ei-he (/h* (-lait au ruminencement, qui ('■tait aupr'cs de Dint et qui 
elait Dieu^ allait-il abandonner ce qu'il etait et se ohanger en ce qu'il dcvail 
devenir? Car Ic predicateur de la verite nous donnail uu avertissement pre- 
lirainair«', quand * il repelait souvenl cc niot « il (•tail » ; et, pour ainsi parier, * v f. :.s 
il semblait dire : Je tc parle de cclui (pil est, ne U' laisse pas aller a une 
opinion dötestable et ne songe pas a uu ehangement au sujet de celui qui 



1. r. i-ii; 

V 1). 
\' f. 7'J 

1- 1). 



1. Jean, i, l'i. — 2. CS. Theodoret, /'. 6'., t. LXXVI, col. 392. — S. Cf. Jean, l, I. 



1, I. II 

1"' a. 



2:^6 • ÖEVEHI-: 1) ANTiociir-:. :i22 

.•yfcs^..^s-io \\J£>-=> )ooi ^otoK.-/; och; .-Kj/ >*wialji; .-K.io/ .-jj^U jJL3Li^--bvJiio 
.•)oo( .^otoKj/ jj; j.^ oöi o m I 3-flO.o/o .-joot ^otoN.^/» ).io oö{ Ol^v.^^ jl ^o 
I-..X y> * >c :)ooi ^o^oK^l ocx ^-3 ooi; "^s^aoi ^^io .Uj,_=> )»i-».i )ooto 
V r. 7.P OCX * .'|K„»jl_.; ^^ joot >-oioK-,/j oöt -.Viö/ ,_ju«qu. "ool •.jjJV.io t^.^ jo»;^ 
^^Jio •■ -V - ^^; Uf^h x-'->r**? °°' .^-JlX^-s ^ju).-»; oöi ■^tvxi.A; 
)■ -x. / .)>^ j)oo)S_io Jui/ |J JoC^jJj -.t^/ ooi OOI ^-^ »s/ .)JL«; )tC^io 

s-öijs '^ alib. .-ww^-^/ joouJ» )-JL_iL_iL^Njjoo ).i-.>^fcs^ ^v-sl/o i-aslil/; 
|)o 'w.oiot^_/ t— V—-^ t^ •)?°'? ^°*-^ ^^ ■''^^:-<^i° ->— .U )oot -oioK-./; 
K_,w-l.;o .).JL.>-*l^o>o. jJ 3/ JjL.>-«Kio ss/ )oo( .-oioK-/ OCX v3 001 ..)jL,^S^kiO 
^«&.iäio K-.)_jlj/o ■ MotSs» vs/ 001 p oot .jLjL-^io; 3/ .."^a-j ]J )^-»^ 
•,.^^^ JJo .)jlU; ^JSLLaio K-)jV_s^io; ^/ Ji-V^!!- i-^i>^ K-jojSs. ta-)^; vS/ 

JJ; t-..^ o .^-; J-ixuUvvaLi^ ''^Si.ieu -001 ^)^^ ^? v^*"^-«/ i^o Kxä;o 



\- r. :.8 
\ \>. 



1. A' e^^;3. 

IhirnOlie LXIV. — I. \' ^-*-^s- ■_■. I, o^ P :. \' ^^-S^-- 



I. I. 11-. est inimiial)le, lorsque tu cnteiuls dirc : Cehii qui est * s'est fait clia 



air a cause 



1" :i. 



de üous on ne changeant pas ce qu'il etail et en prenant en outro ce qu'il 



n'etait pas, el il s'est fail homme en realite. Parce cpie le menie iHait par 
consequenl parfait coniine Dien i'l (■(niiine limmiie, Jean dil encore : ('i'liti 

\ r. :\< (jul ('■hnt des Ic coitiiiicuvcinnil. ' rclui qnc )i(iiis draiis ciiIcikIu. ccltn (juc nous (ii-<iiis ;, 
vu de nos t/cii.r, ri'Uii (juc miits <iriins i-i)nl('iiii)lr cl <jiic nos mains out iourhc. 
(■iiiiccnianl Ir Vrrlic de r/r'.., II a dit anssi Ini-nienie : Personne ii'a jamnis ni 
Dien-. (Komment allirnic-t-il donc (pi'il a vu et lonche le Verl)e de vic i't 
vivani .' Oll liicn il est certain que, en ee qu il s'esi incarne ei s'csl lail 
liniiiine, 11 a ennseiili a devenir visii)le et taiiLjiMe, puis(in'il a ete vu it |, 
touclie noii pas dans ce qu'il etait, niais dans ci' ipiil est dcvenu. lüi elFet 
cnmme il est un el iiulivisilile, le nienic etait et visilile et invisilile, rl il 
ne tombail pas sous le louclier et il etait touelie ; le nu'me parlail eu Dieu 

V I. M * et en lioninic; conune il eonvenait a Dien (OsoTvps-w,-) il faisait des miraeles, 

et conformenicnt ä recononiie il endiiiait les soudiances. Ce n'est jia- pmir i. 
autre chosc qu'il s'est l'ait lionime si ce n'est pour suppoitci' la sdullrauce 
a noiri' |ilace el jioiir diie les paroles (|ui iioiis cnin euaicul a la plarc de 

I. I .IfiiM, I, 1. — :;. .Ii'iiii, 1, 18. 



■b. 



\' r. T'.p 

V" b. 



[1231 IIOMKLIR IJX. 237 

tv_U.j/o K>.).jL_.k_a_io )jLDo« ^'i&k.icuj ji^/o .a..,Mj« |lo -Joch woto)^/ Iv^^^s • i, r. i 

y.^1 oot -a^ ^ -.vJL— JJL-.; )jN i'nN? oöv^o .''^Si^iäio ^-).Jlj/ 3/ ^.*)-l)J^ 

. ^ oi:^). , t-- ^-*aW^ ••»^^*-|/ »^ ^-.^»^ )..a_a^'kio K».)-.;i )J; «-öt jlooi:^ 
^V*.'; ^-^^? vOJäi;© -.c**)^*/ ^-.v^-;o ^*-^w^JÜDi vQ-JÖi; V--^ l?®« Jt "".^ 
^_,i^^wi.»o ■•^..■a i )._i;L--JJ; ^-jv-iÖ».^ ^_-^aüo . • ) IS^'^S^-^i t^*^; jju./ )fcC^^-*; 

.' jJo ..K_)L-_JV->/ i.001 ).*j^io t--^-^ Jis»/ :'^rt^'-/ )»-^=V f^ '^"^^ .>°"^° 
..ocK )oo« |. a r.; ^5 (.Ju- .jooi ^T V jJ; ,^-*^oi ^o6^o ^ «a-* ^r^ * 

y ^\ 006^ Jis/o .-jK-^-iO OCX )ooi )Nv> « fl'» ^li \il .-j^aju« \i oi^ y.£0 



L I. 11:, 
v 1.. 

\' r. .-.'.1 



lUilllrlif I.XIV. — 1. L oi^- 



notre race (y^vo;). Car lorsfju'il etait sans * chair, il iie lui ötail jiossiblc iii de ♦ l f. 127 
soutl'rir ni de parier ainsi humblement et liumaiin'iueiit. Mais quand il sc fut 
incarnr 011 prenant im corps animc par une ünie intelligente et eapable de 
souiriir, c'est avec raison qii'il a parle Immainement et qu'il a souffert 

r. dans ce corps eapable de soull'ranee, tont en demeurant liii-menie, en lan( 
([ue Dien le Verbe, incapable de souffrance et irnpassiblo. dar ce n'cst pas 
a cause de la snuffraiico de la divinite, quc quelques-iuis iious impuleiil 
par iuiiDrancc, ' tuie nous le separons de la chair; c'est lä en cllVt le fall de • v r. tu 
ccux qiii sont elliayes et ebranles, de ceiix qui cprouvent i\o la crainte la 

"J oi'i la crainte n'existe pas, qui tombent dans les accusations (]u'ils poricnl 
coiilrr ic- aiilics, (pii ti'cniblent coninie s'il s'agissail dun Dien [lassiblc 
et ([ui reloignent de la sonHVaiice, en le si'|iararil de |;i cliair a hupielle 
il s'esi Ulli. Car nous autres nous sonuncs persuades (pic, lorsqu il se 
l"ut incarni', il a eti' cgalenionl uni avec la niorl par h\ eliair, — ce n'etait 

1.-. pas possiblc autremcnt, — et (lu il na enduri' aucune " des siiuHVances » l. r. 11:. 

, I'" b. 

dont il etait incapable. Mais il esl dcvenu liii-inenie la sdulVrancc di's sout- 
franccs et la iinni de la niorl, ' parce (in'il na pu ni soitir an-dessus de la • V r. .v.i 
chair iii nun plus sapprocher conq)letenn'iil de l'iinpassible, mais (jue nienu' 
dans la n'snrrection il es! devenn liil iiniiie mint et (pTil n'a pris non plu- 



a. 



o:VS SEVERK D'ANTIOCHE. [124] 

^ locH '^-^i )J ■.U^.»v> ^►io; ts.-^ U^/ Jo«« • 0'y.>^ oC^ ♦-•—/!? oö«^ 

ts^^U^^« '-"''-^ '^^ •'-'°' ^'^'^ '"'^^^ '■^^ 'Kr^ ' ' ^^ •■*^/? -öt 

^Q_J5"/. f^; '^^^? -'y^h )=^ !'•'/ 1-»^ '•'=^ 'v^? UßioS "^=5^^ 

I ^ ~\ .. IfcOsoo lci>rf^,,f> Lo^i.« sjDo,-A^iJs o!_5 }U>o :|ju« k^ o/ (joi j^üa«) 

L^S-a» ^;\.iXi^a^ ^ ^) oi^ ^ic/o :)«o( ^^ )ooiL jj -^Jso ^^ säx-.; po/ 

^ ,-> -, ^ ö«la^« wöi -U-si ^A.00 L^^ ^i ^öt ^ a30,.ij; )oot ^-K^ )jlx./ 

.^o i' _a-i^ Laa^^i>o :|o..,\j ;x:;U ■-^i«^/! ^ W— ^«j^ ) ,-,„a^i!o|l .)bö ^ocx 

^,' y>ocHL volisolL ^. v^>Oi^ -^i; -ÖU3 :va^Lj Icon |ij. cit Lsi,_o ^; 



\' f. s. 



Homelie I.XIV. — I, L tM V j» margimt : UstiK. 



eolui qui so or\>vail pri? par Uli, de teile sorte dono que le Chri.M ne crai- 
gnait p{^^l la mort qw'il a vainoue de ■ "-^ '".aniere avec pu«-^--: 

Car eile apparteuail uou pas ü Se. luais ä Teov t ii uotre 

jrtiörisou, la parole qu'ila düo : .¥*»» Phv, si! est f:mT>ssihIif, tjuif tf ealict s'eloigjw 
«/f mm \ Colui. en elTet. qui venait ä la siniffrauoe avee un grj»ud desir ä cause ■ 
de uoliv ^ut ; J"*»» «fmir. dil-iK »f- lifsir ma»igicr rHtf Päque', c'est- 

j\-ilir\^ ivtte souffraiuv. qui a hläme Pu rrt: o. avoir dl - ' ^ ry-pliötic 

de Uv or\>ix ; .A />«Vm «wr plaisf, Seiunmmr' C^h M<r i\. ... .. _.-.->. v; -.>.. lui a 

It^ irL)^s^s tfc /hV««, MMts ; ■ M' difs jurmseifs knnmamifs *, «. : 5e uieme i'' 

ai .rv K»r*que le moimenl etaij arrivv ot ölait imiuiuouK «v versquoiil 

s'elan |H>rlo eu Unil»* luXte,* Mais, oomme je Tai dil, eViaie«! lä dosp;»n>le5 qui 
j>l K>iuie oJ i\ luHr*^ irweri^>u. !.■ effot, 

a\,».. \ "'^ ' f •- V "> jH^j^uad«^*^ den _ ...oiulu, 

en ?;".' - . ■ 'v;-, n^w*' ^rtvj W fallait ' ' 

\ :^ qv. -.li-nuMue pris v^aa:^ l«"* «u mes ' piesitt»'*^, "■ qu :> fu* 

du calioe, qu'il $e prxvipilAI dvrome sur x»u hMwmo eÄraye jv qu il 






\' f. so 
1" li. 
L r. 1 1:. 
V" a. 



125] IIOMKLIR MX. 239 

ooi ■^^' - ; oö» J>o;)_3 JJJ.M U^oio .JjtOJi— )J JovSs ot^ ^3 C3«^ >^ot n . .. •^t .io 
^^-fco.» .S-a-Ä Jl.;oöuj l—i^ Jjxjoa^ ^/ -.^j ')i— s/ JloojSsi li-v» ^^üso^ 

1 -■ ■ ,-, ^ jj p v^oi.vj |i< Joot );■; |Liö ,_^o( v*^ ^ 3/j -.^j tC^'li 

. -^jIj ^jlSlj ^io ^i— !S«^)---po jLs/ .JtC^i^J Io^^SlA .ai>^; 1-'°^/ ^^ 
.V-^jjo 'yV^l^ ^,J )oiSs lQli^. Jv^ \j^) ^» p ."^^ol.Nj r;-«^>-^ ^^o 
o^Ki Aj/; ^l JJ/ -.Jj/ Uj Jj/; T"»/ Q^"^ '>5i-^o -l-J« 1-^3 «*JLio V-a-iJj 
.010^-/ )jV-/o )ji--/ Q^! -öt^ -.j-^t- hot )f--^/ r^? JloJÄ^vio V-^ 
_iö/; ^-iiXoi ,».^ ^/ '^1 }y~-^l -OOI ^O 0010 ^-- jJ/ •i-s/jo )^i; J-^^^J 
in |l^ SA ^:io ^^.^M oöi .-^ 3lofcoi/ ) I .-t-» OiJ> ^3 o»-i; -.loo« jol-^io )oot 
bi^ ) r. . . V. . Jooi f-iö/o ."^—alo ')K-Ai.»o )tOi^— ;; JjuJ^ fc^U-^j^o 

^p/ .JjL->-w.fcoo jJ )— i/; oCis^..^ oci )— ^JO>o ycL-^ ^S " :^ «^ •■^^^— ! 

2. L el V in inargiiic : \ioi-sa:>^o- 

Uom^lie IAT\'. 1. I. ft \' "' iiKir^ine : l'ova ^, öo. — -J. L in iiKiii^iin- \Lo;.:^^o- V in 



le trouväl Dien iinpassiblc et <iii(' de ei>tte sorti' il IVit vaimii daiis Adam (\u"\\ 
avait frustri' de l'espoir de la diviuile. I^noulro il a egaleiiieiil rciiin' la liouclic 
insolente des Jiiifs qui seraieut alles jusqu'ä dirc : Xous ne soinmespas coiipa- 
l)les d'avoir crucifie celui qui de sa propre volonte a couni ä la soulTrancc. i-u 

stroisieme lieu par ces pandes il uüus doiniail iiin' Iccon ä nous-niemes, ;\ sa- 
Vdir de nc pas courir aux lulles (iYwv) pour ia piele saus y ehe appcles, de ne 
pas y aller lemerairenient de nous-mdmes et de ne pas nieltre en nous notre 
cunfiance; mais, (juaiid l'uccasion se presenir, de lever nos regardsveis Hieu 
rl cir dire : Quo cc calk-v s'eloü/ne de muH Cepcndaiit. non ptis cc (jw je vru.r. 

1 iimis (T ijUi' In veii.v ' . (hir cela a ete dil pour * uotrc instruction, e'csl, eu cirel, 
hieu ccrtaiu. puistpic la vulouh'' du Fils el du !*rre ' n'est pas ilillerente. niais • i.r. ii 
est une seulr el uirnie vuloule. lui outrc par ees paiulcs il ui>us monlrait 
encoi-c qn'il a parlicipö i\ la memo nature quo nous. eelui (|ui etail ellVave par 
la inoit et qui a i iiduic vnlonlairemeut la soullVanee de la eraintc et de l'au- 

I i^oisse, il disait : Moii änw rsl ihins ran(/ois.srji(s(iH'<'i In iinui', alin quo ees 
(loulcurs qui etaicnt entröes on lutte avec li- Clirisl la ruicic du Pere, lussent 
radicaleiiuMil ari'aclires de uiiti-e race (yivo;) . l'Ji i'llcl, de iiirine ([ue, lorsqu il a 

1 M^ihli.. WM. :tii. — -2. MiiUh., xxvi, :!.s. Man-, vili, il'i. 



\' f. so 

1' 1). 



\ ' a. 



240 SEVERE D'ANTIOCHE. [126] 

♦yoj/ ;;'j )lo;ou»; j-sVo» |jö^/ 1q\ .ou» n i v\ .01; vOJÖi^i. öuio; ^ö) 
. - <=^\ T .■ - '^^ " ^ * jJLisa^ w.oi^ ^01^; —6t ') ^ » \ 1 ^iw vs/ v^^^ 

1q\ ^3 -yJ^l jooi >Oy'n>n w.otOt^iö_^K\ -Jocji v o . '» a oo« V-i^^ oi^; .)-xJio^x> 
"^^iso yoi^U; '.ÖL^ts^l Uoi ^/ "jtOwJi )».17 )oi; ..jooi jl/ Ußo^S )jl-- 

yOJÖi . roN. ., jJ I .Jooi ''^ ' '■*; jooi — oioN»./ OO» Ql^ -.^»^jo .— otoK-.( — .^O^ 10 
y-ä ) - ^ ■ ^-.o^ jooi v^/ *s/ yOOiN^^ooj yttJÖi -'l^rO ^001 y^ . fi « ^ . » ; 

j__LiaA .-w^Julo, wJSv-l joilSs. joi^S .-^io/ ^t-D jLö KjlS \_-.\o< ^"-^CK 

1. V j^. -^ 2. L udd ^^fr»- 

Ilomölie LXIV. - 2. L um ^w- - :!. L adcl ^^ß-»- \ nm i».«v 



V r. .v.i porte volontairement la moit daiis la cliaii-, ' il aplantr par eile rimmortalile. 
de iiieme (piaiid il a eiidiii-i' volonlairi'iiii'nt la snullVaiicc de la craiiilc, il a 
seme par eile la force et la vaillance donl il arme eii vuc des grandes lultes 
{i-^biv) du niartyre ceux qui oiit cru en hii. 

(Tesl poiircjuoi c'est aussi pour noiis (ju'il a pousse sur la croix Ic cri : r, 
Mdii Dieu, inoii Dicu, püHrquoi nt'as-lu (iliandoiuK' ' ? lorscpril a pris sur lui la 
defense (cuv/]yopta) de toute notre race (ysvo;); car c'est iiüus qui etions abau- 
(Idiiiies ;\ eaus(( de la desobeissanec dAdaiü iioirt» prcinicr prie. Kii cfTcl, (pie 
cc nest pas lui-memc (pii elait abandoniu', il Ir di-ait ä l'avauee i\ ses disci- 
ples lorsqu'il parvenait a la soulTraucc salulaire : SDici. Ilifun' i-ioil. <■! t-llf w 
est (li'jd rcimc, Dil i'iiiis scrrz illsiirrsrs clifii-ini ilr sini coli' rl ttii nnis iiif laissrrrz 
srtil : iiiiiis jr nr siii\ piis sriil. cur tiiiiii l'rrc ''\/ arrr mtii'. Par cons(''([ii('iil w 
n'ötait pas lui qui etait abandouue, inais il a pousse ee cri pour iniu> (pii 
etions abandouuös, dout il parlail aussi par Ic proplieli' David, eu disaiil a 
laxancc les uu'-mes part)les : Mon Dicu. iimii Ih'ni, rciiulr-nuii : jjniiiiiiioi in <is- 1:. 
/// iiliii/iili)nnr'.' I.ii roi.r dr nies jirclirs rliii(/nr iiniii siiliil'. de u esl pas, en (dFcl, 

1. M:illli., XXVII. 'ir>. M;iri', xv. :!'i. — 2. .I(;in. xvi, a-.'. - .1. l's. xxi. •-'. 



\' r. 5!) 

V" 1). 



V r. si 
I b. 
L r. ii:> 

V ll. 

!. r. .-js 

r" a. 



10 



V f. IUI 

1" a. 



[127] IIOMKME [,l\. 2'.1 

.•J,i^^ ^/ '^I^a/ ^ iJ -.'ö.^» |oo( .aLjLbts.io ^ öt^ob.» v^öi .|.^..-:^>A 

)K.^NI^w^ jfcoJÄ ^^o.» )oo( ^K^ v-.^ Uau,'/ •^?/? «ö« ).J»-oa3 i-sii« 

OCH »J QLi>o :|oot JJ'vio i--^ floJV-spo-si .^-^oooKjl^oo |..ir^iL.a ^-.o^^V^oo 
y^ ^)j/ jioiö j-s/ .•♦-io/o ip^ ^'iisi^ J^', ^ >;o/ Jooi >ii^>ji.flO '|;oi ^^»i. 

♦wui»^ Kj/j yoivi'.ou; .-l^^o"/ wV,— )Lajl3 V|^; )jo» 
Uaot .JK^^^ )ooi >ö.tl. JJ ^ oi^ s-K.-._s ,^^5 Jto.^Jt'^j "'^i&^^.jo) )Lip/ 
s*oioK_^/ oo) ^ jooi V-iö/o .-jocH Ivlo oi^^^; | i. f>»a-3 ^^-•; jjLoioa^ vs/ 
io^ *);oi '"^».^^^o .s.r.J^w<; )to.V>-; jLiö .-v-^-j JjLoias ^_io j-o^o'^ .-J^ovä 
Joo( >(k-^K.jL.^ »s/ -Jo©) )-^-^ llo-io ^^ v^oja*-Oi.^; jooi --JjLioj oöi 

2. L et V in margine : '^\ol- — :j. L otm Uw ^^■ 

Homelie LXIV. — 1. L <-ae*i Uaj. — :>. i, d \- ,« morgiiw : '^t.ol- — 'i. \' om l"/- 



pour ses propres peclies qu'il priait, ccIih (jui na pas cuminis dr perlic et ' ddiis ♦ v f. :>'.) 
In houclie (Inqiiel il ne s'est point trourr de fraude'. L'Apötre a appele ce cri un 
(jiiuiil cri'- doiit il a accompagne sa priere ainsi quo de larmes, parce ([u'il 
nous a emprunte les larmes aussi bien que la voix; car grand etait cn realite 

5 le cri qui a pii, durant tont ce tonips, incliner vers nous les oreilles du Pere 

qu'avait detournees la dr'sobcissauce * d'Adam. Commcnt cn efTct allait-il * v r. si 
avoir besoin d'nn grand cri, quand le Fils priait pour lui-ineme, alors quc Ic 
publicain * et la fenime adultere gemissaienl, pleuraient on silcnce et etaicnl * i. r. ii.> 
exauccs? Oae c'est a cause de reconomie qu'il priait, * et iion parce qu'il en . i, f 'i-ig 

10 avait besoin liii-iiirmc, il 1 a l'ait connaitre lorsqu'il a prie pour Lazaro : ' "'' 
Pi've, je tc rends (jrüccs de rc que tu ni'as i'xaurc ; jKnir iimi je mcais que tu 
m'exaiuex toujours; mais c'est d cause dein foule <j\ii inCtitniire que j'ai parle, 
afin qu'ils croieut (jue c'est toi qui in'as enroi/e''. 

De nicMic doiic ipi'il s'est appiopric nos pcclii's, aloi -; (pi'il ni' connaissait 

15 pas de pech6, de meme il appclait aussi notrc salut son propre salut et il disait, 
tout en ctant lui-memc le Sauveur : Im i-oix de mes peches eloigne moii salut. 
C'est pourf[U(ii il criail, vers celiii qui pouvait le sauvcr de la mort * et il etait ♦ v r. m 

I ■ a. 
1. I Pierre, ii, 22; cl'. I?aio, Lill, 'J. — 2. llrbr., v, 7. — 3. Jean, xi, 'il-'i2. 

PATU. OH. — T. VIII. — r. 2. 16 



\' f. KO 

r li. 



1. L cl V in innrginc : "^V^^i- 

Iloniuiid I.XIV. — I. L i't \' I« mrir^inr : ^l-»(. 



2'.2 SEVERE D AMIOCIIE. [128] 

)— i>-3/o .öt't^it o< \ «; |-^K.«_3 |lal:ba 3; K-i^-S ^öiJ^ .')oo( vSLiusK.^ yo^J 

o6( ■•) i°>\n . ^^^ jooi >n « I «) 001 V-'>->\^ Q^ •'■'t*'! \^^ v^ jloJL^^ISyjL^ 

v a. 

^«oloK^/; oö( .-^iolKio ^^io'J^Ji/j »3/ .Jjoüb^io .v.* ^ ^ )°'>h. )»>Q-s J^^-*^ 

^^t jlg^^S ^o.a.^ jir^ . • j. ■>■ ,1». .a jooi; ^6v^ ^.9 .•on,«'>^ ^'^.Jls v,«\ >n t, vi 

sOOU^>j\ )oo(o .■)JLa..L^ocLjL^^ ) « i°>\ Vi ).^a3.a^ ^b« oou>o .-ou^ ^^K^^ 10 | 



cxaiice d cause de sa pietc ' . Bicii (ju'il deiiuiiidat ä etre lui-meine sauve di' lu 
inort, il n'a pas ete exauce d'une manicre alisolue, car il est mort: mais j<i 
nous iious reveillons et si nous coinpienons (bien), il a ele exauce lorsiju'il 
priait pour (jue nous fussions par lui sauves et delivrcs de la maledictiuii de la 
inort poiiec contrc Adam, qu'il a detruilc par sa propre niort. Do memo (jnil :. 
nous a emprunte la priere et les larmcs, de inenic il nous a eniprunte cncore 
la piete el le l'ail d'a pprciidrc lOhi-issaiirc par Ics cIki.scs ipiil ti sniiffcrtcs" . \\\\ 
eilet ee n'esl pas hii-mömequi avait besoin d'apprendre, lui ({ui connait loiit; 
\ I. 81 niais comme il a voulu etre les pieniices de iiotre racc (ye'vo?), * il a supplee aux 

manqucs et aux (h'l'auts d'Adain. C/est pouniuni il est dit encore (|u'il a ele \« 
i'-k'vi' ä hl iiiTfccHiiii '', Uli (Uli csl par-fait dans loute sa iialiirc, lursqur, s"(''taiit 
fait honune, il s'est approprie noire iniperfedion cl (|u'il nous a iIoimk' 1111 
modele (tu-o;) dot'trinal cl <[u // rsl (Icrcnii, pinir tons cru.r (jiii lui <ihi-issciil. hi 
aiH.se dun salut clenicl '. 

Comment donc Theodoret, en rougissant de ces choses ([iii smil aiiisi i^ 
diyiii's de Dieu in im'ine lemps (pie conformes ä Teconomie, fii clditriie-l-il 

V f. Oll Dien le ^^■^lM■ ' qiii, ä cause de ces choses, s'est volonlaireinent aneanti cl 

i" h. 

I. er. Ilcbr., V. 7. — 2. er. lk-l)i-.. V. 8. — l. C.r. Mi'br., v, '.!, — 'i. Cr. Hein., v, '.i. 



[129] ll(i.Mi;i.ll': LIX. 2M 

IKsüLjI )jx^i ^)a_>KO ■■\-»~^ ''jfcOss--*» ^oi.» oö^ Qj_io f ' - -^ ■ ^o^ 6»^ )oo» 



•0 .vaLol ^_.J^o( k-,)j_^-j jju-,_i^j j-JL-a-./ -QJLJbo? -ö« )-3o,iL3 ^^U '"'^^-^! 



* V t. 81 
V b. 



>kO 



\' f. ÜO 



1. L et V in marginn : vJ— — J. L ou». — 3. L in mrirgiiic : \LcSiz,. y ,-,; maiginc . ta^xj. 
lIonuMir- I.XIV. 1. L ul V in murginc : ^— — 3. L et V in margine : l'oaa.'. _ ',. \- ad.l ;;»i- — 



abaisse? Gar s"il rcloigiic de ces choses comme de chüses viles et petites, 
eommentapprendra-t-il qu'il s'est al)aissc; mais, ne * comprcnantpas la sagesse • l. f. i-28 
de rincarnalioii tliviiie et donnant ces clioscs ä la iiaturc humaine separe- ' '' 
iiit'nt i't ä p;iil, il divlse * eii deiix le scul Christ et il demande ' : « Qucl ♦ l, f. in; 

5 est ci'liil ipii :i ('te ('■Icvc' ;i la perfcctiou par Ics lal)e(irs de la vnlu et qui 
n'etait pas parfait par nalure? <Hiel est celui (pii a ap|)ris robeissance par 
l'epreuv«! el (pii iic la coiiiialssait pas avaiil Icpreuve? (Jiiel csl celui qui a 
vecu avcc piete, (jui a pieseiite ses prieres avec des larnics et qui ne pouvait 
se sauver lui-meme, mais priail celui qui pouvait le sauver? » Si tu dis et si 

10 tu penses que le Christ est un, coiiiinriii |„,sfs-lii ces questions en employaiit 

ce mot a Oufdest celui...? » * comme sil s'agissait de dcnx persoimes (-po'c?- . \- r. si 
wTCov), de teile sorte que tu appliqiics ces choses a rimniriic separemenl et ' ''' 
non pas a Üieu le Verbe incarne et fall liommc? Pnui' nous, tout en sacliant 
qu'il est un, en reconnaissant la distiintion et eu eunCessant que paiiui les 

15 paroles et parmi les actions les uncs S(inl digncs de Dieu of que les autres 

sonf humaines, nous je- liii ' attribuons toutes, sansouidicr (jue lr luömc est » v f. «o 
Dieu ut homnie, el nons ne les separons pas el ne les divisons pas enlre les ^ " 

!. Tli.-.,dor.-l, /'. ^•.. I. I.XW I, ..il. 'i3ii. 



244 SEVERE D'ANTIOCHE. [130j 

.■•^l ^ ^jp/ ^roQ^oS vS/ V-"^^ )?o^ .)jJi3 ^»J^ ^ju^,^s.:2l:>oo ^o^ 



^/Sjiw^ );>o|>o 






,;^^-; )L-J— ; |ts.^a >■ v> y^l .)_)/ V-^lflO; ^-./ ^^ K».)-£xat!i» 



00 



dciix iialiiri's. (]ai' c'est lu ce que l'aul a egalemont iii(lii|uc 011 disaiit : C.i'liii 
(jiii, (liiiis Ics JDiirs ilc S(i rlidir. II jnrscnU' des pyi'crcs li ilrs siippUcnliiii(s\ ctipar 
\i\) il connait, saus la chair, avaiil iiu'il se soit fail lniiiiinc, (■cliii iiui a pri;* 
sur lui ces clioses viles et humaiiies; et il a ajoutc : Quoliju il j'ul l-'ils. d (par 
lä) il a etc elonnc de toute cctie luimiliatioii acci'i)t(''c pour iioiis comiuc de 
riiumiliatioii du Kils de Dien par nalurc. Nous lui ollrons la louange aiiisi 
qn'au Perc cl au Saiut-Ksprit, maiiitcnaut, toujours et dans tous les siecles. 
Ainsi si)it-il ! 



1 IN in: 1. iiDMKi.ii-; iix. 



1 10 M KL iE LX 

(CETTK UOMKLIE) KIT l'HO.NONCKK, QIAM> I.KS CHHKTIENs |1K (Mt II I DEMANDEHKNT 10 
A C;H\NDS CIUS DE DEMEUUEll MI'UKS d'eIX, Ml.N h'k.NTKMMU-: ENCOltE UNK 
AUTIIE INSTHl CriON. 

11 me semble ({u'etant donnec la mesure de uotn' l'aihlc forcc et etaut 

1. Cf. Ik'br., V, 7-8. 



[131] HOMKI.IK I.X. 245 

-.1 - I / yOJl^; )K,I .,V> lo^ «O.»«^^ )loiCLXi3Q_3» ^_*^^/ ^1° ■ • Ji. ■« — > .^Q 

^jA^ -.'y^lo )o01 OOiS.KJLiO )~.ov^ )jLi-^<^; oöt :).. 1* 1 oot t-«-^ )-«^ 
o . i'> » W.Ö1 :)oCSx; jl^,^flD; )_<j'ajL^ o', -^ . m >ni\ joot . ... ^ ».^ j)o :|^V-:ia^ ^^^^ 
loAo 'jl.iv_5 IcL^ :)-^JOü )_»to -^/j l-JLa-./ |Uoi-s; vOJÖi )-».iäu( öio^JL-b^/o 
10 It-^o/ l-iCLi. loAo "vOOttoA v^/ ^ Joot sAi^pö ..) . \ rf>v >o ji.-^» )öC^ 
y/ .vOi^uäcL^LD vOO«-»l ^^ V?*^""^ .-ftoojJ ).io^ -.voouio v-^ri/; oöf 
,_3 .oi;Kjs q^j ..001 jb^ ^; vj .otit^_s o^jo ol -JoC^ )-.fio y-o)oK^/ 
)^^ljL-_flo)tsJyj jj ,j>o lyooila-^ "'^i^^ yoj/ sm->j K-.|_!S.iQjLio; "^j )ooi \^\ 



\' r. i;o 
\" I). 



I, r. m; 

I- 1.. 



* \' r. ui 

1" ;i. 



\' r. (iii 

V" 1). 



doiiiiL'i(iic uüiis iie soiiuiu's venu daiis votrc villc ([uc pour lu visili', 'lous uvous 
sullisammont pris la parole dovanl voiis au sujet des dogmes (^öyii-axal de la 
vi'-iiti'. ■ Mais, [xiiisses par votrc t'ervour d iiispiiAs par 1 'aiiKHir de Dien, vous 
avez juge convenalilc di' noiis arrrter, au moment uieme oü uous uous prepa- 

5 rions ' ä repartir. 'I'andis ([ue vous nous avcz rctenu aupres de vuus par le ' i, 1. m 
frein de Tamour, aliu d'enlendre cucorc cetfe troisieme homelie, nous nous 
soniincs rappele une aiicienne liistoire. 

Klir \i' 'l'lKtsbite, (pii i'tail emlirasi' [lar lu zele de Dieu et (pii disait : 
J'di rtr n'iiijili (Iczt'lepour l'Eternrl' , et (pii ne pouvail supporter Ic ehangcmenl 

10 du culle de iJieu que de honteux pmplietes, conime dil le Livre divin, avaient 
transporte ä Baal et ä de faux dieux ahominahles, s'ecriait en s'adressant 
ä la fois ä ceux-ci et au peuple qu'ils avaient trouipe : Jus<iucs d (luaiid 
boitorez-vous des dcux jambcs? Si l'Ktcrncl est Dieu, alh-z et suircz-lc; niais si 
liiuil r.sl (Uieu), siiiri'z-lr'-. Coniiiic il vuulail les repiei ilre de leur i^norauce 

1.-. d'uue far(jii |>aiTaite et, puistfu'il a'y avait pas d'es^)oir de guerisou, les 
livrer ä la perle par une decision venue d'en haut, il developpa devant le 
peupli' la proiiosition * suivante et, s'adressant ä ces impies, il dit : Que l i»i ikhis ♦ v f. r,i 

i" a. 
1. i.f. 111 Hoi~. XIX, IIP II l'i. — ■>. er. III Hois. xviii, 21-'iO. 



246 SEVERE DAXTIOCHE. [132] 

)o»^ '|oo(.Jo .w^-1 joiSs )->V^; J-iojL^ ),-d/ .|j/o .voa^; jöi^s.» jcx^seuLs 

)i^ l-^'--' ^{K-3 jjisoio :jlaLS.^M )In\ «... v> vm m 'il.l K^|.^f-o; jooi vi>;j 

.).^..^a^ jJo .'JO^iO jLo 0|1q.\ ^iO joOt >4.V^ jJo -.^ «J-;^ lii«-^ ö/ "y^ «UL.5k 

);■■» .. .JJo :y-co jJo "jooi K-/ jiojo :|ooi «oioN_./ )v.mO t v J-.JL3 ^ '^ .•>v> u* 
yooi-iooi lf> n . °i m -> |.^iJ!^ jooi ^^.^^ yso :) vi N^jt )^ n ■ )oo( ^ . m 



V r. r,l 

I" ll. 



tinnnc dni.r lnuycnu.r ; ijii'ils cn clKiisissriit uii jinur rii.r, cl (jiic l'aijant nmpr cii 
inorccnii.r, ils Ic jiUtvciil sur Ic Imis saus ij iiicllrc If fcii ; iiioi je preparerai l'aii- 
tic Idurcdii, Sfui.f IJ incllrc Ir [rii. Innuiucz Ir iioin ilf ros ilicii.r, et moi j iiivii- 
(liicrai Ic luiiii de I Elcnicl man Dien. El i/iic Ic Dien ijui rcpoit<lrii aujounl hui 
jiur Ic feit, ijuc ccliii-ld soit Dien. ä 

(^)iiaiid Ic pcuple eut repondu cl dil : l.d projiosition ijhc tu ns faitc est honiic, 
il l'ul pciiiiis aiix l'aux proplielos d'oiriir Icur liolocauslo oii pieinicr licu ; 
il convenait cii ollVt quo la faiblesse du incMsonge füt d'abord reprise et ipic 
de iiiömc la verilT' mouträt ensuitc sa l'orce iiivhicihlo. Ges demous criaicut 
jusqu'au milicu du joiir : licpiniils-ninis. d liuul. rcpoiuls-itous. et il no faisail lo 
cntendrc ui voix ni Iniiil. Aiissi, comnn' la repouse laidait ä vouir, qu'il u'v 
avail absoluuicul })as de l'cu et que Tliolocausle restait li\ saus brüler, Klic 
louruait eu derisiou la vanite de leur intellineuce : ('riez avce plus de forcc, 

* V r. f,i disait-il; * piuil-iMrc revcillerez-vous Baal ({ui est eudoriui. 

Quand ccs falls eureiit luis en ('■videncc la failtlesse et la faussete de leur i-"' 

• I. f. iif. ruse, riioiunic de Dien icui- succeda. 11 rniislruisil im auli'l avec douzc * picrres 

et ICiildiira (i'uu fossc. Aiusi, aprrs avoir coiiim' Ic laiircau par nioreeaux et 



(133] IlOMl-MK lA. 247 

Ol 1«) -.joo« t^/o oilo^ oooi >«v> .'(•>» yojöt^ joo« I '•»'o •.l.mJC^ >a^ | -- -s, s^ 

^^_\,o J.iOL^^ Jt-Or* ^^^^*^ .|— ^^^io ^'^^ vO,ji|Jo -.^-iö; ^.^Q-o ^IVt wJ^ 

■ • • • . J 

I^V-^ lo^ 'j.^^ ]La_3 ).w^.3J ).^>_oo .|.:>eL. ^/ 6to,_^o -.j-h^xj glS^ '|^.a,.^o 

•.) . M; ooooso oiK.OwU ^^ 'jLfi laL^V-^ s^oot . ö Vlao '^^ .\r^t> .oooi 

10 .N.L«m1 \ l\ °> \\ oi^ kS/; oöi y—lo -.1 's ■..■■•> OOOI > .°ii .'^; vO-iöi |.A:beL^o 
wOioK-,/ ooi •JoCSx j~«V-^ "l^li-."^ '.o-^^ "^ojäs/ ^i» l-ioi. '^-Sl-I ,_9o 

♦ jLl^; ) « HiN yoj/ ol^^-^Co aao o »jo JoC^ 



ir. 



\- f. ci 

V 11. 



l'avoir placö sur rautcl avcc lo bois, il donna ä ocux ([ui se tenaient pres de 
lui l'ordre suivaut : Prcncz-iiini dcii.r cnu-lics d'ciiii, i-rrscz-les sur lititlcl, sur 
ritolocauste et sur le bois. II Irur dil : Faitrs ccla unc secomlr fuls; cl ils If jircut 
uiie secondo fois. II ajoula : Fuitcs rrhi unc Imisirnir fnis; cl ils le fireiit une 
:, Iroisicme fois. Ils rcutjillrrnt d'eau le jhs.sc crcusr aulour de l'aulel et ils eii 
fireiit une Sorte de nier. Li' propliöte cria d'une voix forte vers rEternel, le Dieu 
d'Al)raIiam, J'lsaac et d'Israd ; il invoqua et imploia los ancetres du peuple 
et ses patroiis, en lour disant ([uils devaienl avoir pitie de leurs cufants qui 
etaient dans l'erreur. Taiidis que ces paroles sortaient ä haute voix de son 

10 esprit et de sa bouclie, le feu ^lait envoye du ciel en echauge de ses paroles 
et, une Ibis venu et descendu sur Kautel, il consuma lout en nieme tenips, 
riiolofauste, ' le bois, les pierres et les eaux <|ui iuondaient le voisinage, a • \' f. «i 
tri poiiii (jii'il siiublait lechcr mömo l:i pnussiere. Le peuple tomba ä genoux 
et s'ecria : Yraimcnl IKlrrwl i-sl Diru ; (-'est lui qui est lUeu. VA, s'etaiit rcleve, 

ir, il tua les faux propln-les. 

Nüus aussi donc, nous avons dit eu toutc libcrte (irappr.'ria) ä ccux qui se 
condniscnt d'une maniere hypocrite (<7/YiLf.a), en eonfessant d'abord un seul 
Christ et imi le ilivis;iiit < nsuite eu chiix par la dualid' (i(>s natures apres 



V a. 



248 SEVERE D'AXTIOCHE. [134] 

f3 ^I^M . ••) ) -» :oooi ^ .» v'o l_a e L.il K.^^.^ j^^^-^f ^~>o; oöi Jjmo^X 'jl-^^; 
|». >ft\ -oi-^ s-oiüä^; >-6i ^; ^J-s :^Kj*^ ).ina ^^j s^öi )laJL^),Kjtici\ 

\ f 1.1 |.iajj/ ^/ )j_i,o '«.VtS jJo :Vio)l/o V^^-ä/ J^Jj»^,.i)0; |)S.-,u^/ ^wiXoC^o 
|K.a>,— j |-..- a ,.:> o p ^; ^_i-« ;| n^ » Jis/ li-VJ^ ^t-^ jLo yCUÖC^ JLs/i 

v° b . ' ' ' ^ ^ 

^Xs^N'=v? y L.. t . '<=^ ).^SJjQ_^;; Jioj-w^oa^ JJJ■ool^.-io jjio^* It n «\o ;)..w^^jI 

• .y OiN ^ 1 W V ) ^_A.aÖQ_ ^il ^-«^ou3 y-ä Sa^..^v^ y.i.«.iJL :).^«oi ),^;0( 

K_\'K_i; vs/ -.yo^-j/ ^^o^^l ')_J:Sx; |NwJ^ ,:>a-iL:>o Jim .>o,>o y.s 'voKj/ 

,^JL^J:^..^oo^o 1^1; );oi |Kjl3J ^ •.^^sX*^oo K^J .. .o.... jojo .^ yoljl^ 



in 



l'union ; Jiis(jiic.s a (judiid boitcrcz-vijtis des ilrii.r jainhes? Si le Clirist est uii, 
confesscz uue la naturc incarnee du Verbe, et si apres runioii vous proila- 
mez deux natures, ne faites pas semblent ('jyfty.x) de dirc uu par la laiii^iie 
celui que vous avez violemment sciiide en deux. Cependaut ceux-ci, conime 
las prophcHcs de Baal, iniploraieiit lo secours qui vient de la fausse science, 5 
eu citant tautut le rcfus du calice , tantöt la parole : Mon Diea, mon Dicu, 
pourrjtioi m'as-tu abandoniie'? et la priere ofTerte pour nous avec un grand cri 
\ I t;i et des larmes'-, aiusi que le resle qui a ete fait ' et dit selon reconomic; et 
comnie i\ ceux-lä eile iic leur a fail eiilendre pour reponse ni une voix veritable 
ni un bruit. Mais nous, nous avous etabli l'autel de la vraie science sur les 10 
■ I '"> douze pienes de la doctrine ' inebnudable des douze apötrcs, nous avons dd- 
pccr riidlocauste spirituel par la sulitilite des dognies (So'yfAaTx) et nous Tavons 
coupi' par niorcoaux. Nous n'avons fait cela que deux fois, en vous pai'lant 
ces deux j()urs-<i; mais vous voulez que nous iniilions Klie oonqilcicment et 
vous nous avez donnc l'occasiou de le faire une troisienu:- fois; et voici nous i"' 
le faisons joyeuscnienl pour la troisienic fois, en vous adressant cettc troi- 
sienie bomelie. De la sorte le Clirist, le feu Celeste, immateriel, incree, — ctir 
iiotrc Dicu est amsi un feu qui consume^, comme il est ecrit, — resplendira 

I. Mullli., xwii. 'iG. Maic. \v, 34. — i. Cl'. llrbr., v, 7. — 3. Ili'br., xu, 'J".i. 



]■" a. 



ri35i HOMKF.IF. I,\. 249 

^0(J_JO ■^•, "'' • !■> A «.. y_,l ) K.__JL_oJb^_^^_iO oot )iQ_i "yoC^ »"^^ "^^ 

, ^'^ oC^i ) tCi.oaj.-io fjs -.^Oiri .\ i'o r ) vi . m '> l-^^^'i^ =^^! |jsc^>_*. |«-a^ 

-- ^/t o>. I.. '.. , IN'/? -.öt-l^/ «^'^j jK^osJjcj "-po/ v--^^ o« .)-ioC^ <x^ 

5 )K-.t)j>o ,_«^^ . 1 o^.l./; OCX .-^JS«-.; )-JL-oia-3 -.^otoK-./ )-^/? r:^! °''^^~^J 

jböio .-°>^ ; '|la_Jt-s,_ioo .-joo» ^_3ötb^_io ).-^J-^, )jtDCLio; )K-^jiaiQ_3 
JJ3/0 - , ^^ 'L^i»j^).3 ^ ^^-o^ jl^/o .^o^ ^^^>i^ otlo-io; ts.'sN ..1/ .-Joot 

10 )i^. ;; I \o .-j^öCSs )i-.Vot)_s |,»v>.> ^/ io».j/ o«.3o,vs^ y^ ]^l .lloV-^^-coo 
oöi ) «Vi.« jooi ^CHoN—./ V-«^^ °9' •'l'Ot.QJ-^ '<v/ ^°°' «A.«..a.. \ ; ^—^01 
)£o^-^ -^l ).. VI >\ wtoö;o .jK-wU ^/ )»oi.Qj .a^OK*)^..io; oö(0 .llo-a-ij; 
♦ oCi»^» ) ^ -\ j\ ym°i o jjLicuJi .-o^^^J »J 3/1 oot ••'t-oji t-iopö; U^-/ 
oöt ''va)o;o;o)l :Jiiaio;li )otA)J K— J-3 .-ch |1q1s,A chA V-iw)-iö ^ ))/ 

1. L et V in margine : U»»^^:»- ^ .^^ <"w Usaa-. _ 2. V U»=j- — 3. ^' aikl "W- — '1. V ^«'ßJS. 



et Id-illeia dans vos caurs, y consumera tout ce qui est lerrestre, li(iiiiile 
et susceptible de brüler, et acceptera comiuc mit' mleiir agreablc loul luilic 
holocauste, eii en faisant sa propre nouri-ituro; il a dit cu eilet lui-meme : Ma 
nourrititre est de faire In roloiitr de moiiVvrc\ et la volonte ilu Pere est notrc 
salut qui a eu lieu par la veiiue du Christ dans la cliair. ' (;()miüent ea elTet " v f. 11-2 
le Christ ne serait-il pas lo feu? Quand il vivait encore sous la mesurc de 
rhuniiliatioh volontaire et qu'il operait reconomie pour nous, il s'est traiis- 
figure sui' la montagne. Dans cette circoustauee il n"a [las agi seulemeut eu 
Imagination (^avTaaix) , et il n'a pas non plus change ce qu'il etait; — ehassons 
de partout cn efTct le changement el TappanMiee; — mais dans son visagc 
I TCpwo-ov ) il a brille eoninie le soleil de splendeurs divines, et dans les vtMe- 
ments dont il ötait revßtu il est devenu blaue de lumiere : car il etait lui- 
nieme le soleil de justice. // s'eni'ehjtpc de la lainihre .•oiiiinc d'nn luantean et 
il elend le ciel comine une teilte'-, ainsi que le dit David dans les Psaumos, et 
lors de son erucifiemcnt il a arrete les propres rayons du soleil. 

Mais, en rabaissaut la grandeur de ce miracle dignc de Dien, 1 impie 

1. Jean, IV, 3'i.— 2. Ps. cm, 2. 



250 SEVKRE D'ANTIOCIIE. [136] 

vfDO^ia^^jejjt ).tsii^ .v> oöi :)^^'s-Op)c>m'\vy>v>; j^lo^o o^i )ooi; oöf :).>wOi; 

^^siw -.^j jjJioi .jooi ;q-JS^ ^?^ia-3 -.f*^ ^oC^ •.) n .\ e e> ö/ Kj/ pö/; ., 

I ji.:>o ii N5Q_XLJ .-^-io/o )ooi »_ül3 ).^, Vi , > . :> ; j^^OiX^ oöi t^l-^ J V--»/ Q^ »""^ 
OÖI >4.QJuJ^ vfn°v'^>:>o jocx yo^'.n>r>^ jJoSs .-yaS»./; JL-J-s )»0).äo vai..i).^ lo 

1 \- ,»a.;o^ottn. — 2. L in iiiar^ine : Au>7ri. 



Theodore, ancien eveque de Mopsueste et maitre de Nestorius et de Theodo- 
re!, dit qu'il ii'y a h'i rien de grand; « car quand les Egyptiens etaient chä- 
lies par .Mnise, il v eut des teiiAbres, non pas pendani trois lieures, mais 
pendant trois jours. » Ne rougis-tu pas, lui dis-je, et ti tres juste titre, * de 
u'avoir pas coinpris ce que tu dis, ü vain? Dans le prämier cas en efl'et cela 5 
ne se produisit qu'en Egypte, mais dans le second cela se produisit sur toute 
la tcrre; car il ctait le maitre de tonte la terrc et de toute la crealion, celui 
qui a endure dans la chair la mort salutaire de la croix. (}uy a-t-il d'etonnant, 
r. I. n: puis([ue commc en figuri' (tutto?) 'par Tinlcrmediaire de Josue, fds de Nun, il a 
' '' prolunge (la lumiere) du soleil Fcspacc d'unc journce ? Car oelui-cl comnian- lo 
dait aux luminaires qui soiit dans le cicl et il icur disait : Arrric-loi, snieil, 
siir Cdhaou, et Ini. Iniir, sur In riillrr d' .{jitlon ' , pnur celto seule raison (pril 
svnilidlisail If veiilalile et Celeste J6sus. Qu'il le figurait d'avance, c'est en 
efFot un tenioigiiagc evident. Quand Moise ötait sur le point de lui faire 
quitter le desert ainsi (\nh d'autres liommes pris dans chaque tribu d'lsrael, is 
afin de leur faire explorer la Tcrre i*romise, comme il sappelait .losuc (jus- 
qu'alors), il chaiigea son nom i'u celui de Jesus, tandis que d'mic nianiere 
;il)S(ilue il ne cliaiigea le ntmi daiicuii untre. Celui-ci enliii. ilixciiu par 
unc decision de Dien le clii'l du pcupli' ajjres la mort de Moisc Im ilcmna 



\' f. <; 

!•• 1). 



1. Josue, X, 12. 



5 o 



[137] II(».Mi:i.ir. lA. 251 

oö» .j-äo* .qX,»ii CH^io ""^50 ,-u^ jJo .Jj^JJ tJ .otouaji ^scx >^ajL^ -Joot 

I N« «« ioOl CH-ts-»/ V-»-^ )J . Ui'i^Q^O; )-^'jJ ) «>;'^ - ' |ji»Q-. yOOÜ^ O.OU. * \ f. f,2 

v a. 

J.iCLji k^/ v-^ JJ^/ :»~^/o Jooi ;>a^'too )-,jöoi-. lo^o ijjoJis-..,/ )t-^>^ 
^^4 OOI ^/o •.^^.l^; ^"^ ^'<j Ol ^; oöi : | » iV I 'v K^^ v::t-.ou; l-)t-^/ 

|J .) i«0»0 )-.. >Ö ^_iO JL_)/ ,J!^Nj JJ yjj .J^^!^^ — ^öj__s os^pö; >&<uu. 

"^oSsJ ju/ v/ -'^(-s .-j^ii »ts^/ )j/o .-joC^; )lo?Nv^\ ^'^'i&^iOCL^ w..->iiV) 
10 '•• - - "^ » ■ I «.\jo ^aSüo ^oXJO .-^^J^ 

• Jooi ) N^ - 1 « N^ » vm . m°> «\-o/i |«->^o jlo=^ « n'i öC^o ^-^ t-=^; . -^ota^oa.^ 
)^-o/ )-.Ot-s yeu>. )lia.io;K._s ))^,V-=? .N-l^^^-i».»; -öt \-^jI ^)a-i. ;oiJ.flJo 

♦looi 

1. V add U»» ß<— l- 



* par le sort la Ti'ITO Promise eii liL-ritage. Car il n'ajtpartonail pas a im * v 



autre noni quel qu il IVit J'cntrer dans la Icmtc ([iii ütaif coiisidörct! ("01111110 la 
figure (tütto;) du royaume des cieux, si ce n'est ä celiii de Jesus. I'icire 
cn tijm(>iji;nc : C'e.v< au nom de Ji-sus quc j'ai (jnerl re hoilcii.v, et il s'ex[)li(|uait 

5 aux Juifs en ccs tcrmes : // n'y a pas cn cf]cl (sous le viel) (Vaulie nom (jui ait 
etc ilonne parmi le.s liommes, par lequcl nous devioiis etre sauves*. Jesus lui- 
m6nir \r proclamc dans les Evangiles : Si cjiicliiii'iiii ne renail pas de l'eau 
et de l'Ksprit, il ne peut pas entrer dans le nn/aunie des eieit.r'-. — Moi, je suis 
la parle. Si quelqu'un entn- par moi, il seni saure, il enirera el sorlira. et trou- 

10 vern un pdlurarje''. 

(j)uant ä ces lein'ljres qui oul i'U liru lors ilii 1 ruiiliciiii'iil, iU(''iU(' los au- 
teurs des liistoires profanes los out iioir^es, paico (juelh^s se scml prodiiitos 
en dehors do toute «'clipse {v/Xv.<hiq) de soleil tlötorminöe et ordiuain', ot 
olles rendcnt temoignage, ainsi quo la terrc qui a t.'oml)le, «[uo dans ce 

\:> miraolo la oreature soufTrait en möme tomps quo le Cioatour. 

J.e propliotc Arnos, observant cxaclcmont los lieuros, a egaloiuriil prodil 

1. <;f. Act., IV, 10 el 12. — 2. Jean, lu. 5. — 3. Jean, x, 9. 



f. 112 



v° a. 



I , r. II 

1" b. 



252 SRVKRE D'ANTIOCHE. [138] 

VI G2 V^/ oöi j^a*^ )ooi.Jo .jJLSOt -.l-oo» >»^l; -66. )-io^ fcC»; JK.Xfc ^; 

♦ )j5aia>|-s )^W ^^^.-i^ jicx.QJ ^jl--.jo -.^ou^ U^a^ ^\^ -.U^ 

oot 'loi-^ )--po Mi—V* tv«"^/ x;^t-^/ f yok-i/ vrV° V'^^^^^ 
) - =i. ^; ^l :si.^K_io )jLi3 ^-i^wi; )i.Q-.^- »Kjs ^io oi-^ ,^Viö/o 
^o!^i..x> ^ 'V--^ );o» .^-f ..^. ^\ .. > :>eo .,^*a--po 'jlai.-.Jj loj^.^^ 

«6t ' sm_J^Q_3oV-^^-wio; )t---^ U^»-^ .-^--J^i. )°-^ ^°* ^^l 
OQ.Q>^ la:io,_i; joot «— ^ajtioo .-jl / )...... « * v>i oiboia-s» )_^"aiQ-3; .-vO -^X .; 



1" U 



V r. <■.-> qn'il y aurait des tönMiros depiiis la sixiriin' * jusqu'a la nouvieme hcurL'', 
eil disant : /•.'/ roici, ilil rVAcriicl, Ic solcil sr nnirlirra n midi et la htmi'cre sc 
chuiH/era cii Inü-hvcs sur la trrrr (iii )nilicii ditjoid--. 

N'avez-vdus pas ele öclaires dans vos cspiils, Pii voyaiit (pio ri']iiiiiiaiiiiid, 
iihaisse dans les liuniilialions, hrille dans los soullVaiices par des prodigcs di- 5 

I, f. 117 vins? La face prosteru^e ' conlrc lerre, u'adorez-vous pas en disant : II est 
vraiment ri'UcincI Dicu colui qui a ete crucifie pour iious, c'ost lui qui est 
Dieu? Ne delouniez-vous pas volre face, aiusi quo des proplirtes menteurs, 
de eeux (pii le divisent et disoiil qirapres ruiiion il est coiinii cii dciix luiturcs, 
et ne los avo/-vous pas en ahomiiialidii, jiarco (pi'ils allorriit rl clianii.-ent 10 
la religion pai- iiiic ruurhcrie möoliaiito? C'esl vrai, et vüus l'avez luonlrö en 
oiret quaiid vous avez vv\r cl quo vous av(^z auallioinalise conx qui profossoiit 
CCS opinioiis. 

Kn röpouso a vdli'O Ini vrritalilo et orlliodoxo, Dieu a encore suscito et 
(Habli survoiis cc saiul vioillard. a savoir rexcellcut pastcur ' do votro nietro- i:, 
pol(> (a-/iTodTTo)^'.;l: il osl vi'iiii avo«' la plouiludr de hi lir'in'dictioii du Cliri-I, 

1. Cl. MuUli., xxvii, 'ir.. — -2. Arnos, vill, 0. —3 iJ'iiprös I„ il esl ici quoslloii du ni<tropolil;iin 
Pliiloxöne de Mabboug. 



[139] IIOMKLIK LX. 253 

j^K^S ) -V^\ . .-JU^-^io-s; vQJCi J-öCSs )K^q_ ^ )oo( jbco ol_a5; oöi 

L.N_^ UjJ^» JjxÄjlfc joot -pciiiVio Joo» ^')-o jocH ^iaji ^^5 Jücj^ tJ -».jsjj 

joiJSs; jlax-j/ tS. >n ..y^o )laj».*^S-^ -^T^^-^ i^N^! loo*^! -öt-X .yol)! 
'>^^JmI .^.^^^X^ ^)<liOs^O .^jiübJLSO J^oi .|ju.^ß )-*o»o l-s/ 



\ f. Ü3 






et, ä l'exemple tlc .lacoL ' ([ui etait vieux et rempli ilc jouis diviiis passes ♦ v f. c.j 
dans les verlus, il peut ilonuor ä ses propres enfauts des benedictions 
vraies et eüicaccs. Si le temps et la maladie iic l'avaii'iit pas aliattii, il sc 
serait peut-etre leve 011 enteinlaiil mes paroles et il aurait lancc los Hots de 

•■' sa propre langue contre les inveutions des paroles des heretiques (aip stizoi) . 
Gar il est encore rempli de zele poiir rEterncI, et cn cda seuIciueiU il u"a 
pas vieilli, niais il a conscrve dans son esprit l'ardeur de reiil'aiice et de la 
jeunesse. 

Nous vous avoiis adrcsse la parole encore eii ce jour par amoiir poiir 

10 vous et nous l'avons fait pnur la troisirrne fois eii l'honneur de la Sainte 
Trinitc. Mais vous n'efeiudrez pas le feu des dogmes (SoyaaTx) de la foi 
orlliodoxe, aiin de venir dans le royaume des eieux avec des lampes allu- 
inf'cs. Puissions-nous oblenii' tous (pi il imi seit ainsi, par la gräce et ranimii' 
dl' .lesus-('hrisl le üieu grand et iidtre Sauvcur. (l'cst A iui (pio cnnvient la 

15 louange, l'lionneur et la puissance avec le Pere et le Saiiit-Esprit, maintc- 
nant, et toujnurs. et dans les siecles des siöcles. Ainsi >oit-il! 

1 IN IPK I.'llOMKI.lK I.X. 



♦ V f. 6:} 
r h. 



^0 ^t^^ [l^]^ 



■:-pi^.vjoo l^^^r^ ktöi' ^i-a^ l^.rJi; ovJpOjjj 



I - '^ ■ ooi ya-^ ]J; :j-JOi3 )..:»to otKiis.^wio Viojj; jjta^/ :)ooi ^otok-/ . 
öt-JL-SL-i» t— •— >^ )K_jJLi.;oK_Ji^>o :).J"^Q-CD; oilolsi ^io ^i.)0 )ooi ioJi po i» 



vf.« MIOMELIE LXI' 

i-' h. 

SLU h(l> llKTOUll oll SllVIT I.A VISITK HKS S.MNTS MONASTKliKS. (CEJTE IIOME- 
J.Ili) ITT PKONONCEK LE .KU 11 Dli h\ COMM KMUU.VISO.N DU S\1M PltliCUItSELR 
.li;\N-riAI'TISTK. 

MoTsc, Ic iiiinislre de la l.dl (^vo[j.o;i divine, occuiiait parini les proplietes '■< 
uiio place si exeepUoiuielle que le Livre saere dil ä son sujet : // iic s'cicva 
L I. 117 y//),.s- (laus Israel de pyophhtc scinhinhic ä Moise, (juc ' Ic Sci(jnriir (inill cniuiii 
face (TTpocwiiov) it facr (irpocwirov) '-. II etait (aiiisi) au-dessus de toiis li's ohefs 
de pciipirs, paroc ipi'il nc possedait \)i\<, raiiltirili' oii verlu de Tlieritage 
par sa desceudaiict; d'autres persomies, ni eii verlii de la decisiou et de i» 
l'elcction de cou\ qui avaient cu le pouvuir, mais en vertu d'une indication 
vciiue d'en haut : aussi y elait-il raiiieiie, ipiand il s'enfuvait et quaiid il 
reLniinltait et liemhlait devant la grandeur de eette eliarge; ear la verlii se 

I. L imllquf qiic Ui |ii't>oiil.' lioniulie iiKiniiir Ir dibiil ile la lroi>iome aniiOe du palriaival de h^i'- 
V(M-e. r,es lioniL'lies l.xi a I.XIX daloiil df (■cllc li(ii>iriiio aiiiicc fiidv. M'i-jlri). — 2. Kcul., xxxiv. Id. 



V a 



10 



>>»o 



[141] IIOMKIJI'. lAl. 255 

) K . I . j ..Kv^rt |)^^.*JU>-«N..io jJ )K-.V~=> ö»^;o I^Wjo I-^^^^cia? l-i-^ ^<=^ 
5 .Jooi ji)to>o ^-; I »,q>t -^ .j-cDoiCLij Its^i^toL^^ -.loot ' ^ '»'nv > ^iö l-'^-j-so 

) ^ v i '^>w- -.loot NN >r>'> ').^^.,/^>oi )l,.i«!ix vmatl^io )ooi ^^lo; t^l'Kj} 

j-io-A jJo :«aDm/ oi-.;a-^^ Mol^-s jKjxJo^ ^--^^-^W »^ jjj jjowso 

,)\o, .o>\ )la-oi jooi )o»j ).-iQ-^; -.iooi öuN-./ ^; -öt .^oiäjjjJ looi j-.!/; 
Jod ^»-i^jstoo )pKs tOiw>ji oöv^ 3/ .JJ| -.»a-M^^ li-iCL.-«; ^'?°J"^ "^^ 



coniiait ello-mcmc et cllo sc retire coiistammeiit daiis la pctitessc. Apres 
avoir laisse une i'ois le piupli' cloiit il etait Ic chi'F, il ctait inoütc par ses 
picds sur le sommct de la inoiitagiic d'llorcl), inais il (Mail arrive par soii 
esprit * jusqu'au cid, 011 pliitot ('j.v.'/lo'i (ii) jusqiran Seigiirur du ciel et de • vi. «! 

'■> la terra et de Imil le iiioiidi' iiivisiidc el visible. Dans ses maius il rece- 
vait le texte de la Loi (vop?;, mais daiis son Aiiie il etait iiiitii" ä la pro- 
fondeur et ä l'esprit du texte. Au sujet du taljeriuicle du temoignage qu'il 
devait coustruin' i-t qui ligurait d'avance TEglise du Christ, il eutendait 
(dire) : Rr(/(ir(lr et jais tmit (Ininrs Ic modele (tjtio;) (jh'i I esl muntre sur In 

10 montaijne' . 

Aprrs avoir etö nourri ainsi uni(piement par la cnnternplatiou (Ostopia) et 
n'avoir gouli'- ni pain ni i'au [leudaiit quaraute jours, il dcsci-ndil cn por- 
(aiit los tables (de la I.oij, tables de pierre, verlies par Dien -. Lors(pi'il Tut des- 
tendu jusqu'aux abords du camp a une corlaliic place, il euteudit uu cri vcnir 

'5 ä ses oreilles. La cause cn ötait que le pcuplc etait düublemcul ivrc et qii il 
divaguait, parcc quo non seulement le vin, mais encure "idolätrie lui avaient 
donni'! le vertige : car // aruil ehawje sa (jli)tre\ seluu rcxpressiou du 
l.ivre sacre lui-niriiic, el il avait reporte sur le veau de l'oute le eulle et 

1. Kx., XXV, 'tO. — 1. er. i:x.. xx\i, 18. — t. er i(-v., n. 11. 



* V r. r,:- 



V" I 



10 



256 SEVERR D'ANTIOCIIE. [142] 

,R ooi j>o»i> ^ ..jt^-,Juiai )~=t-^? jLo :jK^^- )J ^ V^o/o oi.^eL^ It-«^/ l«^ 
^^^a:y-^; vfJÖ«? J^ .-oioK_/ )J; -.looi v^/ oiK.*^?I;^_3 toü.l/o ).iL... \ cHi.^ 

^.Ä.^ I * -" ^ JK .t;^— ä vjQLA.^a^ V-«'^?o ) « I -oj ^; o«; .-op ^^ ^oot 

1. L in iHurgiiic : <•■»!;■ 



radoration dus ä Dieu. Josvie de Nun, qui sc trouvait present en nirme 
V r. i;:i lemps quo lui, dit par ignorance : U ij a im cri' de ;/ucric dans Je camp '. Mais 
(Moise) qui avait connu d'avance hi passion du pouplc et qui en etait con- 
trarie dans son esprit, disail : (]<■ n'csl ni Ic cri de ccii.r <jui chmücitt ihuis 
]. f. \\: Ifirnicc, ni Ic cri dr ccii.r (jui cliiinli'iil ' d Voccasion dun ciimlxit rictariciix : ce 5 
(juc j'cntends, c'cst hi cni.r de ccii.r ijui chdiitcnl piii' reffet du ein'. Ces paroles 
etaient l)ient(')t justifiees par la vue du vcau, i'l cc que Ton cntendait etait 
confirme par cc quo Ton voyait, la danse, le rire, ia folie diaboliquc et tous 
les autres effcls de Tivresse. A cette vue, il nc s'arrarlia pas les clicveux, 
il ne dechira pas ses vetements, il ne sc rcpandit poiiil di' la poussiörc sur i" 
la tric, car la soulTrancc etail liien supericurc i^ la tristesse. .Mals il brisa les 
tahles qui claicnt dejä meres de la legislatlon (vo'ixo;) exterieure, superiiciidle 
et assujettie a la li'ltre, et qui elaieut grosses de la Loi (vo[j.o?) spiriluelle 
heaucoup plus profunde. Car dans les passions opposces, les pensces saines, 
vraies el divines se trouvent inises en morceaux d'une fa^on ou d'une aulrc i-' 
et sc refusent ä subsister dans des coeurs mous, döregles et inipurs. 

Mni aussi, niaigre ma petitesse, je suis nionte sur la niontagnc di" la 

1. Kx.. xxxii, 17. — -2. V.S.. xxxii, 18. 



[I'i3] IIOMKI.IK I.XI. 257 

• IV^sJxD )jio» ^^i_iSN.io )-.,-.» |v.>3»o y-t'l^ i'"?^? ) K q n; n'^ . ..■vSiio j_i.X^üo 

') .. XJSo K-0-3 ).^o-:»a-«/ ^>w^vOi'K:)0 ;a^-!\..a ql^ '^.»Xoi^io .{.^om ) opg^iäj 

.•;^>\ V> ^,->K..^4 yO-lÖl )-Ä^x 1q^4 )t-3°?? -'vpoC^ ^>l><t vOJÖiX j-fiDO^CU 

.^j>jKfn V); > . \oi— a ^« VI ffiLsK.^ > « v, !f>o .-^.«^l^J^ ^a^o^ | N^ no . n^ 



\' f. C'i 

V" a. 



pliilosoplüc |<pO.O(jo9''a), lorsquc je suis alle ces jours-ei ' visllor ccux qui 
vivent d'une vic superieure et scmblable au somunl il'uiu' montague et ([ui 
sunt (laus Tetat mouasticjue. .I'ai vu uou pas Dieu desceudro dans le feu, 
mais des hommes cullamnies par le l'eu diviu des desirs ' Ics plus grands et ♦ \- r. ci 
les plus cleves nidutcr vcrs le ciel. Ils uc re(,'oivout pas la Lui (vdjj,o;) sur des 
lables de piorre, mais ils possedeul ccritcs sur les lables de leur civ'ur les 
lois (voVj?) de l'Esprit ; nou seuleuieut ils les mi'dllrnt le jour el la imit et ils 
les ont ä la Iiouelie, mais ils les accomplissent eu realite et ils sout poui' 
ccux qui les voient une loi (vip.o;) qui dispose la conduite en vue de la vic 
futurc, qui meprisc les bicns temporeis, qui delourue et eloignc de la eor- 
ruption de ce monde et qui pour ainsi dire crie ä tous les lioiumes ces paroles 
que le Clirist a dites ä ses apütres : lA'vrz-roas cl pminus il'lci'-. 

Ils resseniblent en efTet aux anges des ce moudc ' en saisissant d'avaucc 
rimpassibilite et le bouheur de la rösurrectiou et en jo lissant pai' anticipa- 
tion des(biensi (|uc nous allcnduns. Car ils ont rcnonce lux echanges qui se 
fönt entre rhomnie et la femme, ce qui est la cause edicieute de la pro- 
duction des enfauts, et (cependant) ils ont crü et se sont multiplies. Nous 

I. Lill. : roainleiiaiit. — i. Jean, xiv, ;tl. — i. Lill. : dans riiabilalion. 

PATIl. on. — T. vui. — F. 2. IT 



10 



238 SKVkRE DANTIOCHE. [144] 

!, f 118 .JjuoöiN.io * jlo^:;-* laS. Ilo-u^io,^ vOoCü. o^ls^l »aJS^ );ou> a^o 

I" b. • 

^^.j )äj (xr^j oöt-^ .-^oioia.^.. \.a ooCS ^ ■. ■=>, ' n vi JU-^ |jiQ_s ^ » 'm^ 
Uaöiii.o .-^-.Sl^ )-ai-!V3; jV)^^ .UöCSs ).Sto; U-i-o^ ^^ -Ji-r-^J ^ 

♦ ))-.Q_=> 'vOOULSiLi^ ^»~:^ IjQ^'J ^? JUqJLso )-.>2 Ö .=>o ;aJ^^ |.ia-J^^ p 

1. L el V (/( m(iri;iiii' : xpo^ v5"w. 



cnteiidoiis vn eilet notre Sauvcur ilirc : Ihms In irsKnrrtlmi Irs hommcs nc 
piriidivnt pa.s de fcmmcs et Irs fcinmrs n'atinnil pits de inaris ,- iitais ils scroiit 
VDinine Ics aiifjcs daiis k cid '. 

Ce n'est pas cn cela seiilement (lu'ils out de la resscinblaucc avec les 

* i.i. US puissanccs* iiitellccUiclIcs, iiiais aiissi eu ceci ([ur par di'S chanirri de i 

♦ V r'r/, louanges * continuelles ils lionorent leur Seigneur, en seduisaut el en char- 
mant leur äme par des eaulii|ues excmiits de toiitc angoissc et de loute souf- 
fraiice, et en ccci ([uc iiar des IVetjuenles geiiiillexions ils preseiilciit leur 
aduration ä celiii seul dcrant qui taut (/ciiou flrrhit dans k cid, siir la tmr et 
aii-dessoiis de In Icrvc'-. Ils liiiisseiil leur eliaiil i>ar les lariues de la prirrc m 
(Uli laveul de la l(''piv rimuiinc ailaibli et virilli par le peelie et de uouveau 
ils rceonimeucent leur eliaul avcc' une purcle cncore jtlus grande. Lorsqu'ils 
eessent Icurs eauticpics, ils liseut les Livros divius et par 1;\ ils ramassenl 
les. fruits du l'aradis et en reeueillent les fleurs. Par leur eorps ils sonl sur 
la terrc, mais par leur esprit ils hahitent dans Ic ciel. Ils ue sc soucieut dr i 
la nourriturc (piaulanl (|u ils saveul (prils sunt lies ä des corps; encorc ne 
preiiiieiit-ils que (;e qui est necessaire a leur ventre, au eoucher du snjcil. 
eil se coustdani iiuii|ui'iuriil avec du palii, di' l'cau rl des plals de legiuiies. 

1, M;illll.. XXII, Sil. — 2. (.1. l'lllli|i|i., II. lil. 



1" b. 



[liö] FIOMELIF. L\I. ±50 

.)^-.l-»a» v0oi. \ •> \ jla^V-joa^o V-^^ jL3j-too .^^1 «^otoK-^ j\nm ., 
K-^eu^f . )jLi"j ts.-.^ji-s» vQJÖt (^iojo J. onus .j^yX. ^^^sov; jLij ^..^^^...^Cs 
llo^l^-o eL .3 .^^01 ^io jf^^^^ jNJL.,^^ ^^oC^s; l'y-^^ —öl V-<^->x^ J-Slcos • v 

^» . » \o< ^/ .^<oC^ ^«.it!«. yOOi^^; jb^^tOL^ ■.);,_::.; )1q.1...^,\'»L^cil^ 



j-.^.:;^ vS/; 'vQJÖi .|->-X.; Ji-^o; o/ -.yaJÖi; JV-^Of."^ l^l-i)^ J^/ ^oto|i-fl_j jjJV 

1. V IH mrir<riiic : I»'^ö>Ui» J 



r. r,', 



♦ I. r. IIS 
1 • h. 



La il iiy a poiut de Jalousie, car tous egalemeut reclierchoni labnega- 
lion. Les ruscs cxcrcces los uns contre les autres, les accusalions mcnson- 
geres et les citatioiis devant les tribunaux {^'.yMCTCüwi} ont disparu. l/ava- 
rice, ' In ntrinc de Imis les mau.r \ est en efTet aliscnti' pariiii ciix; mais ils ' \- r. (/, 
5 aiment beaucoup la lirlicsse au poiut de \\\r de la vertu d ils la lassomblcnt ^ ''' 
deparlinit. lU apaiseul la coltTc; ils s'a[)pli(puMil a niod(''rer Icur pai'olc; ils 
i-onlieuhL'ul lu rire libre par le Heu de la tristcssc; ils rapi)elleul Tämc relä- 
chec au souvcuir de la douleur saus liu dont eile a ete nieuacee; aiusi quo 
dans la disposition parfaite des un^nilucs d daus uu uk'uic accord, ils regar- 

10 drut commc les lours les succes des uns et drs autres. II v a aussi paiiui eux 
rügalile des vötenients (pii caclient et retdiauHeul par leur epaisseui-, mais 
qui corrigent et allenueut la violence et la lulle de la cliair. De la il resultc 
que toul luuiullc so trouvc eliasse et (jue la Irancpiillite et Ic silence regnenl 
en tout. C'est avec raison (jue Ton donnerait le nom de « Finitiation des 

i'> mysteres » a leur etat ou ä leur genre de vic. Ils vivcut viaituenl de la vie 
d'ici-bas et ils vivront plus vraiment encore de la vie future. 

*(!'est pouiipiiii j'al pliMin'' aussi sur ruiii, paice (pie j'ai t''li'' privi'' il'uiie • I, f, iis 

1. Cf. ITini., VI, 10. 



\' f. I 

V" 1>. 



260 SEVERE D'ANTIOCHE. [l'>0] 

. .-j-icuwa) K.^1^; wci ).ia^-:s» jJooi iQ:^. .-IK^ jJ^-s; j-^iOQ^ lo^o •)■'/ 
' )K.-:i_i)l!s_3o ).ioö^i.o .-^sKj Kw-IS.'^ jK,ltoo '^Js^i.jo ).J,^t^ IjooC^o 
^ov^^; -öl jK^OO^ ..fc^ooi ^K^'l ^l ^o .JV^Äio )K„o--fÄ> )la3-.J-; 
.ölk^>--o •Jk.'i.^ )♦.- hioi ^JL^? -^/ Ui^^ J-po/ -'^? )^^ '•«^'^ 

jl^ );oi ^)a_i. )..-.*jLio öt-sj -öl jlaslojLO )la^pa\o ivoii^; )toa--v'^ 

öl )J^O^^ );0| ^ JjLJL .Jviöl ^ s*'^ loOl )-lpO JLsQ-Q:^; -öl ..v*_L3lQ_i 

l-V-io; oöi .jl/ -.^j )JL-^J ^^^--^ jl -x^»^! Ur^ ^^'/ 1^° -.l--**^! 



loog i< 



w^-S;^, vQJÖi^ p v*j/ V-s^ iJ :)-V-? v?->öt? r^-VS U^* i«^!« ^j/ 'r^l 



V b. 



1. \' |tt.^"jD\30- — J. V l^-^^->s- 



" V I. (i4 bienhcureusc li;il)il;itioii ilc cc gtMirc; i'l je suis desccndn «laus * (mMIc vallec 
dr lariiics, daiis lidjiuic {■'Ar,] de (cc) mondr place eii lias, ([ui eiitraiue \-ers 
le bas rintelligciiee iaitc pour la dircctiuu et porlee vcrs le haut, et (|ui ! eii- 
lace dans los larnies cl les <reinisscments des vaiues prcoccupatious. Cumine 
j'elais dans ces lieux, j'ai adresse ä mou anic la parole de Pierre : Vrux-Iu 
(jiK- nous (Irrssi/iiis ici inic h'iilr' } Va y: l'ai vue aecuurir rapidriueul el douiu'r 
son eonscMleuirnl. Mais, ipiaud eile s'est remis en memoire votre auiour aiusi 
(pie le mariage et Talliauee par lesquels le Clirist m'a uui ii celle j-^glise, 
eile lue rcpreuait au coutraire par ces paroles : l.aisse cetle pcnsee, ö toi; la 
CS lic d imc fcnunr. m- chcrrlic pns ä luntprc (cc Hon'-: uous avous ele raelieles lo 
a uu prix et a uu graud pri\ {t.'jM), par le sang du (Mirist, et uous ne 
sommes pas les niaitres de uos ames ' : cpie ce ne soil douc pas notre voloutö 
(pii soil i'aile, uiais que ee seit ecllr du Seigneur. 

Apres avoir aiusi detourne mes regards tlu sommet de cette moutaguo, 
je veux dirc de la vie de ces meines qui est sublime et s'cnvole vcrs 1.' eiel, '•' 

car personne, nie meltant en avaul les faux (uioiues). nc dilVamera ee diviu 

«renrc de vie, parce quo Judas qni se rcudit coiipaMe tlaiis le eollegc des 

1. Cf. MaUh., XVII, '1. — i. Cf. I Cor., vii, 27. — 3. C.f. I Cor., \k 1'J-20. 



\- r. fi.-, 



V a. 



♦ V f. 1.5 
1-" 1). 



r,/,7i lloMI.I.IF. I.XI. 261 

jn \ - |l -, r<^^ i\. ^ö( )iQl^ ^^ ^'''''>^? h.°^-' :-N-.-/ )k*-»0, )— ^"^iJCS 

•,.^..^ )jp/ .\\Lo U^i ^3 «iv-^a:^^ P^rs^'-"/ -^^^? J^? r^^ ^/? -°'? .-^-oot 

. ' )».-^\ ^ J-iamio^ 'Kf°^ ^^''^ tJ^^i Oloaiij, jJ^^L^o jlici^^^j^ )5v>-i; 
^01 sbI l-XJOt •Jla.-. «i; )JUJ ^ V^^Ä 06. t^l ©Cbo ^'^'io yo^ Jis/; 

10 )jQJL^ ta^o .-06. -ot ^.iSLD./ .•JJ.QJLieuof; jlj-;i )lojoV3 vj )i/ )j/ )-»-ö M.i. 11s 
yso jjoi ''*%s.^ .I^-.« .. jUcii. ovbo äS.-, ..;q-J^^ I;ch^o .^J^i-»./ UjjI' 

•:-v^ ).^.^Li Ul "^ ■-■"''> »Jo '.— '^ )-aL-<^ 'Ul '■ '" t 'o 

f^ r I ^'l i-s)^ );0( "^^o :\.M^ oot J^/» ^ö^^o-;*? oötl^o :).b.»/; ^o; '"^5s^:u»i 

1. L el V in m(ii<;in(' : \^v^- — 2. \' l»-:=o. 



(louze, n'ii cause aiiemi pirjudico aux aputrcs ; — 'j'ai sougc u descendro et * v r. i'.ä 
apres m'etre remis cn cspiil l'image de cetio sainte Eglise, et avoir oublie 
celte Philosophie (©ilo(jo(pta), je lui ai appartenu loul eutier et je pensais que jo 
dois mi' priver meme de moii sang pour eile, si roccasiou le demaudc Gar de 

5 meme qii'uiic fcmme combleo de tresgrandcs richcsses, oniec et pare(> de 
ia 'doire de la naissanco et de la gräce de la beaiite, et de plus reelleuinil 
v<Mieral)le par la pratique et le sceau de laeliastete, sc trouve fiancee, eii vue 
du mariage, ä im [lauvre et a un malheureux i|ui ne possede absolumeiit 
quo des moeurs douces: di' meme (cette Eglise) a agi egalement ä mon egard. 

II' Mni qui suis pauvre et depourvu de toute perfecliou, <•[ qui ue possede rieu 

aulre cliosc que la predication ortlioiloxe de la foi, ' eile m'a reuui ä eile- • i. r. iis 
meme, eile ui'a lait moulei' daiis sa ibambre ui\ stique et eile a eslinie rette 
seule (qualilöj plus que toute la richesse : c'est pourquoi, (juaud je suis pie- 
sent, eile m'aime et, quand je suis absent, eile me rechme. 

ir. C'est ellc-meme qui a ete fondee la premiere * de toutes les saintcs * v r. r.:, 

Kglises de tous les lieux <le la lerre. Celui qui s'est entendu dire' : Tu es 
PIrrrr. et siir rotte pim-r jr lidlinii mon lu/lisc el les purles du Srlieul ne prcvau- 



1. MaUli., XVI, IS. 



2G2 SEVKRK DAXTIOCHE. [1'.8] 

^ ^_./ :ciK_3ja_i ^iö )-^,^j y^h :K: -v cqj |.-jlj50 It-a^^ )-^» )ts.,..io^ 

);o( io:^ iui. t^/ I^Ua^ ..lA^bvio )j(x^W?o jK^^^iö ji^/ l-ofiot-s 
a-a_aJl/ jts.. \o y^io V^^JS., ^->Ju|Io .|-«.JtjLio jJ ov^. mvi X jK-öu^ 
^o .ya-j/ ^<Y:l ^>— )t-V^ -.vocnjib. Kl^oi-. jL^oj» |._sfto ^ ryai^VJ; -.öl 

y^l (^ .^-IßVf^ .yOOliCLi.; IV^iCLi-iO i.Q-.a^ x^ -.vQj/ h^JO \^U )l|-LfittJ 

V I. 1,5 ]J,o :)^-3/ l'V^o )la_a_s^2S_i^ klioL.;© )jl.».<w^ Kjl^>wJ> ouK_/; \yj\ 

V" il. ■ 

1. \' f'lo — ■_>. I, el V //( iiiiiriiiiif : '►^^ — \%\a'i\. 



dront pas contre eile, et qui a rec^^u les clefs du royaurae des cieux, eile a ete 
la premiere ä le recevoir eii (jualite de pasteur, de mari et de constructeur : 
eile l'a suivi coinme un pasleur, eile a cohabite avec hii comme avec uii 
mari eu pratiquant la cliastetc' et m iM'glaul -ur sa conduite ' sa propre 
maniere de faire, et eile a eaolie dans ses trcsors le fondcnieiit qu'il a pose 5 
comme un constructeur. Elle se revet de rappdlation de clireticns (ypiTTiavi;) 
avant les autres biens ainsi que de quelque cliosc de supericur, comnie d un 
vctement (croAvi) royal et de pourpre. Aussi montre-t-elle son zele surloni 
sur ce poini qu'ellc ne soull'rc pas (pi'on altere la parole de la vcrite et qirclle 
ne peul supporter ceu\ qui traliquent (x.zTv/ilo;) les clioses de Dien. Lis \\n\n- 10 
nies qul se sont unis a cette (Eylise) d'une faci'on indecente, apres qu'ils 
eurent cohabite avec cllc un long cspace de tonips et qu'ils ne se furent poinI 
repeiitis et di''lournes >\i' leur iin|)ictr', eile les a chasses cruellement en leur 
donnant itn acte de rrinnlidlinii -, i-t leur jjortaiil unc jusic liaiiie, eile s'est 
refusee a avnir unc miTni! lialiilatinii avec eux. (^epcndaiil eile 11 a pas eli' i'. 
* V f. f.:. scmblable 'ii la reninie qui est niecliante daiis la (|iieielle, aime riiiimiti(' 
et conscrve de la rancune, et (pii ne sait pas supporler les defauts suppur- 
tables de ses maris, — ce qui est cncore le propre des femmes fortes et ium- 

1. l,ill. : son liiiliilildi'. — -'. C.f. M:illli.. V, :il. 



I. r. 118 
\ • 1). 



V r. fi.-, 

V I). 



[149] IIOMKI.IK LXI. 2ü3 

•>vOOi!S^» oöi )-.l^->^ Jl -i' .. ^^ öi^ vOl^Kj 

^^üij ^;o )i>-»'- •jlcuLio-.oi; jliOioa^ .^1 ss/ )ji3oi JooiJ )a-^» t-^?? 
V-K- ^-^^Ä>i jLDK.io ''^J^^i ^/o .öi.ri>. )-j/ j>ai>vjL.io )-cu.,.ioo )v-Vs^ /o? 
.MLs ^ ),->A ^o^ )-i=^!? ••)-'/ '''=^«-^-"; j-tJV fcCo-A jlj^siiioo ( wi ^~.1K^ 

10 )K ■ .s/^V -^ I^SOOJLÄ jjj ).-aö).^)Ä^ CH-.^JX^7 jkxL-^3L£DO jK^S^"^^ o/ 

>:-)K^a:S-^:>s^K.ao. .)J )la-^ »fc^-s ^io; Jjl:^? U'^Jl^'^o \ n . m'^ '> .j^^too 

1. \' MiliI \'i — i. L et \' (Vi mariiiiii' : oito^i^ß. 



nßtes; — mais (olle ii'a pris eette mesuro que) lorsqu'ello a perdu tuut ospoir, 
parce qu'ils ne pouvaient cHre gueris et qu'iis essayaient d'alterer sa pro- 
pre foi et tlc lui communiquer, ainsi qu'une maladie pornicieuse, leur propre 
corruption. 

5 C'est p(mr(iu(M iiou sciilomeiit je suis confus (di' son clioix), mais (>ncor(> 
je suis daiis la ciaiiile el daiis la Irayi'ur. De iiieme que le mari ([ui est 
humble et doux et qui ne possede rieu autre eliose, temoigne ä sa riclie 
compague, pour en etrc aime davantage, la distinctiou de ses manieres 
d'une l'aeon tres pure et tres vraie; de meme moi aussi je transmets ä eette 

10 (Eglisei la parole de la foi d'uiic faeon orllindoxe, ahsolumeut clairo et nette. 

Comme s'il s'agissail" d'uii poids cpii doit etre parfaitiHUCMit juste el d'une * I;f- "^ 
balance (pii doit etre cn etpiililtrc, je erains ou liicu de rendre par iiasard 
leger et insuflisant Fun des plateaux par suitt; de l'iniaginalion («pav-racix) 
sans Hypostase el reveuse de la legerete d'Eutyclies e: par suite du defaut 

'S de rintelligence d'Apollinaire qui ex(dut, de rincarnarKiu diviiie et de nolre 

ri'dciiiiiiinii liiitrlligenee, faculle ' crui est ä la fois la ineilleure et la plus ♦ vr er, 
elevöe, ou Incu de le faire paraitre lourd el eulraine en bas vers la lerre 
par suile di- la divi<i(,ii ef do ja diialih' di's iialures apr^s Funion Iiieirable. 



264 SEVERE DAXTIOCHE. [150] 

yoy.^ ^%.s> >-0(oyu.)-sio .l-iduk^ "^J yoy^ao U-sj; )iv--^i» oöt ■ • ^^.> ^ »a ^o .\o 
)lo OOI .-/i^ö^^o joC^ ^oiolS^.^/« ^ix-3fo ■.; m i •> o.^; otJ^ y.s oC^ Joo« 
t>— fc-a jtcoiJ:^ ^_io .-^IVl ^-ie .^o{oK-.l »-^^^ t— .) t ." \ oo» |_L2LjL.,vts.io 
oo( »J OOI .moC^j jts. . i\_.^ ^ JN.]!ioci-s ^oC^ K-./ bs-.)-.^v>t V); .IIqjlj/o 5 I 
• .O^^; )-S<3;«-^ <^otob^^/ '""^ *^ .ss^bs.^ f^ j.^00 I n ^; ■.),_VJi j.xj;-20 |oC^ 
jio-it-ix öu^>->/ ^ojlNn; ^^öi^ ^ ]lo .jl^^^>.^t oC^; oöi , m''i>o; ) I . ? ^-mO 
^^ )ooi; ^öi ^^^v-^s.^ ]i^/o -.^V^/ . . I >•> ^ii :<JL»M ^-^ oC^ ^^ ^^ 

) .. . t>o ^_io V-»-^ v?'^'^ .)oC^o j_s/ ia\ )_fc.cooLs jol». ^oioK-./ )oou» 
)-iC^>-so n m JjoiVaa .-Jlot . i m .-Jt ^\q-s .l^^aS .-La— 0,^0 ^o^ jjol^v^ 
) i't """ -■ V ,^^'0 ^I^üL.»; ^-iJ^/ y^o^s^ -jLin V» 't öi..2o .{..^.jLOt-s i^/o 

Vf. Gß ^lo\, Jboa— i— s .jl.',:-^» j-io/ )K .. . ito ' |K-^jj )»ot ^_Xo) ^^^^^.Joo 



!0 



Mais je prechc ä cotte Eglise que Jesus est un : // rst Ir meuie hier, au- 
jourd'liui et clerneUemeut ' ; il est ii la fin des temps et avant tous les siecles; 
c'est par liii que iout a ele fait-. Lo inerae a souffert dans la chair et, eu ce 
qu il est Dieu, il est superieur et inaccessible aux soufTrauces. Car il est im 
de deux, de la divinite et de riiumanite, qui possedent leur integrite ehacune 
suivant sa notion particiiliere. Le merae est Dieu et homme veritable et il est 
connu un eii hvpostase. Uno en etfet est la personne irsÖTw-ov) et une est 
la nature iucarnee du ^'erbe. En resolvant de nouveau le Christ dans les 
elements qui sonf Tobjet de Tunion, nous n'affirmons pas quil y a deux na- 
tures; et parce qu'il a ete de la memo essence (oütix ) que nous en deli(»rs du 
peche et de tout chaugement, nous ne disons pas non plus qu'il a renonce ä 
etre de la memo essenee (oj^ia) que Dieu le Pere. Que Ion bannisse en effet 
du Christ, pour les tenir ä distance et au loin, la division, la confusion, 
lapparence qui sont des maladies opposees et cependant semblables par 
limpiete, et de mdme tout co qui cause la ruine et la perte de notre salut. 
V f. 06 ' C'est ä cause de cela que Tillustre et celebre meri' des Eglises brüle 
damour pour moi; quaml je suis nn. eile nv revtH do ses propres vetements 

1. Hobr., XIII. 8. — 2. er. Jean, i, 3. 



1. r. IUI 



♦ \" f. 60 
I' 1). 



[151] IIOMKLIF. I.\l. 205 

)i-.to>o -.wJis^ ).aL^ooio ö(!^; I-Kjls )bs ."1.5 -.-l^^/ i-^^p. ^^o .'jJja^too 

3 )_);oiai.;o ..)-.^-i^/ pö/ ^)aXAio/ ^^^^^oo sS/; Uai^/ :)v-.j j-po? l-^^/ 
.)fcOi^--i lop3Ji» ).^oä^;j |low.»lo -.^l UoCs.'! ,5>oC^-; jN^CH-io/ l-iooto^ 

1. L i-l V in iiiargine : l^-.^-^-x^• — j. V l^-a»-3o (sie). 



et nie fait paraitre rirho. Elle n'aime pas quf je parte et eile iiu; gronJe 
quand je m'attarde. Poiir moi, meme pcndant mon absonce, je ne Tai pas 
oubliee. Mais lorsque je vivais au sommi^t de cette montagne en conipagnic 
de ceux qui vivont de la vie superienre de Tetal monastiqiie, j'ai trouve 

5 qu'elle etait (jravi-e sur Irs mains du Sciijiicur, comiue Isaie ' l'a dit aussi 
de Jerusalem, et que son Souvenir y etait frequent dans Ics prieres et dans 
los supplicatidus. Apres etre descendu de ces lieiix, je suis alle trouver " ;-:cs » i. f. im 
fdli's les plus connues, je veux dire les Eglises de son ressort, je leur ai rap- 
pele la noblesse de leur origine maternelle et Torthodoxie des dogmes i^-aaTa) 

10 de la religion. EUes eu soiit arrivees cn (juelque sorle ä crtte pensee que c'esi 
ä cause de leur racine apostolique dont elles desccndaieiit par leur naissance 
et ä cause de linir noblesse maternelle, de leur education pure et de leur 
Instruction qu'elles ont rejete loin d'elles tout ce qui est adultere el etranger 
et qu'elles se sont souciees de la beautö naturelle en meprisant toufe invi- 

I.-. tation heretique (aipsTuo;) ainsi que des couleurs traceis et eifacees. 

Quand je suis parti de ces lieux et que j'etais sur la ruutc, ' conime je nie » v f. r.« 
trouvais dans la region qui jiri-crdr les portes de la ville, ou phil<')t 'aüllvi 

I. Cf. Isaie, xlix, IC. 



\' r. r.f 
\ - a 



266 SKVI'.m-: ITANTIOCHF.. [152] 

)._so;; .-t-o; V-^/? -« )^— »oi-jo )jO'» i^—O )J / ••^*-N!«^V^ )<H-^]lo -^Js'tv-io 
)_ÄQ.^.j )._)/ ')o\-^ .^..^^Ix-io ^K-o ^-^bö» V-J^-«» vQ-JÖi jov^; ).xoaiär^ 5 



^s) comtue j'iHais encore loiu Je cette ville, une voix est vonue au-devant 
de moi. ('e u'est pas la voix (qui frappa les oreilles) de Moiso, la voix de 
l'ivresse, de la inoqucric seniblable au rire, et des danses deshonnetes 
(ju'exe('iiloiit les demons, qui lait hriser li's tahles de la Loi (vo'p;) el qui 
provoqu(> la colere de Üieu; niais c'est hi roi.i- de ralh't/re.ssc et de l'aclioii de 
fjräces', selon l'expressiou de David, qui l'ait eclater les cris solennels d'une 
fiHe spirituelle et qui ouvre les iahles du coeur qui reccvront avec emprcs- 
scmcnit les lois (vdr^o?) de Dieu les plus liautes et les plus elevees. Cepeudaul 
jV'crirai cu vous avec iioidiour des lois accessibles, (|u'il vous sera facile 
d'observer et ([ni u'auniul licu de pcsaiil cu dies. 

Ceux qui professeut Tetat monastiquc se preoccupent de la pauvrete et 
de la uudite; uous, courons apres ceci : ne pas causer de tort, apres ceci : 
ne pas desirer le hieu d'aulrui, et apres ceci : faire pari aux necessiteux de 
cc quo nous avous aulaul ipic iious Ic pouvous. 11s se soucieul de chaulcr 
avec emprcsseiueul hi luiil cl U) jonv; proposous-uous de uous liMiir, par la 
lauo-ue et par rnuie, Idiu des cliaiils iuseuses et ouvroiis uolrc liduehc (ui 
prctous notre oreille aux cautiques de ri']i;-lise parl'ois le soir et le uiatiri. 11s 
V I !■'; obscrvrnt un sileucc ' parfait et reticnuent leur lann^uc, de teile sorte qu'ils 

v° a. 



10 



1. IN. XI.I. 



[153] llo.MKI.II-. 1X1. 2ß7 

.^iO ]0\-^ UV;^ ^J^iÖio )ts-».llA I In, I, . V>V:)0\ .^rJ^— .Q^^» ^ l:>Q.^Q„ \ o K-iv^ 

. ^y. ' yoculo-^l )oK,t I j-^^iCLAj jlaaL^^iaS. öi^ ^ ♦"'^^ °'^? '^ »oJloqj ' i f. ii'J 

5 ^_.ÖOi.J ^_.\:3QJo ■ - "^ ^l ^fiO ^^iJ» qJ^jo -.(.-jCai^ ^^.lJ»J ^»JO .^JL— 

jV-a-iö ^J—Q-. ,^^o)A .ts^l'l voaA |ü/ )K^|.ic )-floä:>QJ ,,_a^ov^ ,j 

1. I. el A' in maii^ine : \Lea^j,a.\. — j. V l'Villl- 



10 



sont formcs ä la moderatidii pour oulcmlre et pour parier; iious, bannissons 
la calomnie qui est deraisonnable et qui repand l'amertume. Ils sont unis 
par la charite; luius, faisous cesser les embiiclies mutuelles. Ils pleiireut 
aliii de laver leiir äine des peclies; aous, iiitcrdisons-iKuis la coiirse qui 

ä mene aux theätres (Oea-pov). Nous vouloiis en effet obleiiir lo myaumo di's cieux 

CDmiiio (>ux; ' il laut quo untre conduite soit ilu meine gcnre que la leur et • l, r. im 
qu'elle ue soit uullcuieul dilTih-ente el rlrangero; rar II ii'ij it ricn de coininun 
ciitre la Iiimihrc et les Irnchrcs ' . eiitcndons-nous dire au Livre diviii. 

Taudis que je vous ai apporte ces lois (voaoci, Jean vons les preclie par uioi 

10 en ce jour nieme, (il est) la roi.r (jitl cric dans Ic drsnl - ; il a ramene les ämes 
des peuples qui etaient deserles et steriles de toule perFeclion, i! leur a ouvert 
largement la penitence, et le pmiiier il a fail eouuailre aux liomun's Ir noui 
du royaume des cieux. Par ses priores il uous a aeeonl • lui-ineme ee bieiil'ail 
plus graud ipie (ous les aiitres, qnc je vnus revoie et qu ■ jr vous embrassc en 

v< espril le jour de sa commcmoraison. II lui est agreablc en ell'el de precöder 

par la beaute de ses actions * et de moulrer par les faits qu'il est le precur- ♦ v f. m; 

V b 
1. <:f. IT Cor., VI, l'i. — 2. Mattli., in, 3. Marc, t, :J. T-iic ill. 'i. .Tean. i. 23. 



2f,s SEVERE D'ANTIOCIIE. [154] 

yoo^su U^iQJ^? ItoaiVicus vs/; -.^^^.»-waoi oj!:^ 3JlJ>K.j JN-j^ ^^^^ )°^_^ ^^i' 

^^^ajLio )l^Vai.jj )_:^v^05i, ^/ .JIp^ S-Ö1 'jfcv^jpo 1.q\ ^ >j^.äjo 
K.^^_ioo kJ>u_io '^^p. jJjo .-jlVK-^» |la.:iocLXio ji ^^s^oo .•oob.igso^ 
oo» t1 « v< I .. n >Nftt oiJSo-io; jtooQ-Ä; )K^ o»>ft^ . • ).>2i5Oax:>0 )v^.^^ 



•:. ,_o v*^! l;-^Uo _)o^ 

1. V |^-^» 



iiN in; I noMKi.iK i.xi. 

1. Cf. i:\<U., \\. l:i- — -1. Malll].. \, 'i8. 



seiir qiii court en avaiit de tout liicu. Prions-le done d(> iious preceder aussi 
(laus le rovaume des cieux qu'il nous a prepare par sa predicatioii faile a 
l'avance; (ju'il uous tciide la main et qu'il uous prrle son assistauce dans 
ce chemiu elioit, ainsi qu'a des enfaufs qui ue savent guere marcher k cause 
de rimperfcctidu de leurs vertus et (jui nc sont pas cncdre parvcuus et sl 
arrives a rimininr pnvfalt, ö la nicsiirc de Vaijc de ht jili'-iiilitdi- ilii Clinsl'. 11 
pcut uous douuer ;'i nous aussi ce qui est parfait, celui qui a dit : Soi/i'Z 
(Idiir iiarftills, coininc nitre l'rir crlcslr est purfdit-. \ hü cmivii'ul la g'loire 
daiis lous les siecics. Aiusi snit-il! 



^^U xr^^^? ^»^^^ 



■■.■|,...in.. t^j|.j; -öl lovS^i INjljjJj |lji^ -o-L/o 



10 



]i lU-Jk! ^io ^iö öiJi). )ooi ^>^.l!^.ioo lyd^K^l J-^iocLjLio |^;aJ^o 



II OME LI E LXII 

Srit LKS VKKHKS nll llllK.NT KNVdYKS IIIC IWLKSTINK KT Slll I KS CIIMIIIONS QUI 
1 l UKNT VdMIS l'AI! HKS I'DSSKIIKS, KT QVl IL1!K>T MONTUKN A L\ SMNTK EGLISK 
DK UIKl. u'a> rioCIIK. 

5 Jerusalem rtait uiie fois sur Ic poiiil d'i'ivv allaqiu'C \inv Ics Babylonions 

et (l'ctre livrec a iine defailc et a unc devastalion eonipleics; eile elail assaillio 
par Irs mriiarcs " <les proplietcs, mais eile uc se convcMiissait pas; eile n'('lait 
pas altrislec par ccs nienaccs, mais eile reslait sans donlenr; eile ne s'eloi- 
gnait pas du peclie, mais ' eile demeurait oecnpee jiar les nK'nics paroles 

10 et par les memcs aetions inscnsees. .lercmie, dont le id'ur etail brise d iine 
tristesse toule divine, — car il n'v avail pas d'aiitie personne cpii montr;\t 
t'i l'egard de scs compatriotcs une pitie plus grandc el unc misericorde plus 
sensible; — voyanl ([ue \r niallicnr atleiidu etail proclie cl qu'il etait dejä 
arrive et ne pouvani ahsolumiiil raiie cnli'udre ses plainlcb a persunuo, 



\' f. (i: 

1° a. 



• r, r. U'j 



\- r. ü7 

I"' a. 

I. r. ii'j 

V" il. 



270 SEVKRK D AMK )i;ili;, fl56] 

ViOO.to (3JL^ o/ ..^oi^AJo/ -»-i .\^ «XDO^uJ QJLiO -.loOt ^iÖ/o "joOl vv V>\ V< 

-.JI-Ja jjtS "^ii^ sS/ ^o^ o/ :)ji*:>2i>. iQ_Jb^ )-^V^? «»^ .joiSss; li-^»^ 



•:• ) oot >« m ^ ^1 o6i 



♦ 5 






10 



vSaal y/ JLs/o .^iö/ J-si t-'^? -öi^ -^l ßl -.JJ-äl^ ;a-J^^ |J^*>-^>^o; j;ot 

')-^V^; ji-f^-^ -y^l )i^->^ii; öC^^; öilas/ -■^; jJuiJDO v^/ .j_-,.^o\ Jl ^''^^/^ 
öu-s •.^■'? '"'^is.— .Ja-, ys/ .^*.\ot ^'^iv-i. yO-i^-^V' jJo '.l ^ ^»-s vOi^io'jl jl 

1. I- (;l \" in iiKiriiinc : W^J- 



pleurail et disait : Qui durti piliv de loi, Jvrtisdinii, ou ([ui t'prourcra de In 
tristrssc d Ion siiji-l ' } II cliercliait eii elFet des plaiutes et des larmes tellcs 
(|u'clles fussoiit capalilcs d'ai röter la eolere de Dimi, noii pas Celles ([iii 
nuniilleiit sculemeiit Ics yeux et piait-i^lre ineme eouleul sur Ics Jones, iiiais 
Celles ([ui vienueiit de la iirofondeiir cl eoiiiiiic de 1 Arne cllc-meme et ainriicnl •' 
Uli cliaiigeiuent daiis la ediuliiitc de la vic digiic de reproches. 

l']lles sont lüuaMes, eu eilet, les laniics (pii porteiit des friiils rl (pii pcii- 
veiil llechir Dien. Paroillcment coUcs qui sout iucllicaees et aeeusees par 
des aetious coutraires et «[ui ue possedcul aucuiie force, pcuxcnl iin'mi' ' exci- 
liT la eolere, paree qu'elles sout repaudues sous les deliors ( 5/;r,[A5c) de l'livpo- lu | 
crisie. i\'est-co pas eii elFet de Tliypocrisie que de pleurer un peu sur le peelie 
el de contiuui'r h nous embarrasser daus ses oeuvres? C'est pourquoi le ]>ro- 
j)liete Isaic ue reprouve pas seulciuent les lariues de ce geuie, mais dit eu- 
eore cette parole trrs iuipurlaiile : (Je ue rcfjnide jms) soif ijw tu courhcs ton nm 
miiuiic Uli rroclict, soll (juc hi rtciidcs sous toi un suc et de lu cendre, soit (juc rous : 
(ipix'liez [CCS pnÜM/ucs) un /n'inr d im jour Uf/irahle d riCtcrnd'. Micliee parl>' 
aussi seldM le iiieiue cspiil : l>uns lussi^uililrc d<> I'Kti'vncl n<; reise: piis des 



1. .Icjr.. XV, 5. — 2. Is^aic, LVUI, 5. 



V b. 



\' f. (17 



[157] IIOMELII-; I.XII. 271 

otJ^j . v' -louV Q-JL3.U -.vO-Jl^-; joCS^ )-.Vio \^l \^o\o ..iii.>iö jla^^i 

)lo^^-^ <...\ ''=) jK.'S— *»^;0 .-j..JLaJQJ39 ts^l I^JS.lo )_Q..<ww^ »"^^ ^'^ ^^'^'^ 

w-^IS 1^^^^? öC^-! öi^is^^iojo .jtCi^--; ;IS^^ ^ )lSoa.--V-=> <=/ •l-.V-iQ-'^ 
"^.^Cb. ^; OCH )>^V-'^; ^^.^ •■'l!*' )-ifOQ^ ^3 ^*~»?o .J^-a^C^ «djA 

♦joC^jJ ^oio-.,..a..\J ).i..w£Q.^i>oo .■^^^'•y.j M, f. 11.) 

^'SSs-riDoJ^ :)<H^ ^io wuw.^.2l_i joKaus iSw/; vOJch ]bu«.; )^>«^ JbJL*^'^ 
wöt K-.aL« .K_l»/ .)i.^iw ^^-D tv-vLo J-öil!^ ) „J OQu:»ä-J ^*'!iK_iw ^i..ati>.j yOJÖi 

■)l,:-wio>^o jk-wJsJiK^ .))isJL.^io; )^Vi. yo^ |jl.Jl3 k-Ii>.äo llaiJii voK^xbl/ 



lannrs. rl iir iilnirc: pus a cc stijcl'. Joöl crie ci;-alemeiit ile la iiu'inc I'ik.'ou : 
Mainli'/iiinl. dil l'i'jfrncl vn(\-c Dien, rcvciicz vcrs iiioi ilc Imil mlrf nriir. dmis Ic 
jcüne et (laii.'i Irs luriin:-. et tluns Ics hiiwiildliuiis : dechircz- ms i-(riirs et iniii jhis 
vos veteincut-s -. Cur il faul uii cuHir coiilrit et brise, ciiii serve le Scigneur avec 

■' crainte ou avec amour apres la crainle, (jui fasse Ic liieii ä cause du bien lui- 
m6me et qui marche daus loul eomuiaudemeiit, afin d'apaiser la culere d'en 
haut et de rcndre Dieu luisericordicux. 

* C'est piMiri|uoi, lorscpic j'appris autrefois h\ calaniite eljaiii;i' et inae- 
coutumee (|ui iVappa a limproviste hl graudc ville ' d'Alexandrir. ji' nie suis . \ i,-,: 

10 avance cu public'' c-t, apres elre uioiite sur ccllc cliaire ([iv.fAo.) saiule, je decri- 
vis par la parolc le i;cnre de ce fleau; j'exposai devant les yeux ees luallieurs, 
je lus rlevaul Tasseiublee les menaees terribles (|ue rcufermc le Livre ius- 
piri' par Dieu cuiitn' les transgresseurs des lois (vo;j.oi;) diviiies, je douuai des 
avertissements, je uKuitrai ( c ipi'ü lallail l'aire. Vous avez ete frappes d'«4o!i- 

ir. nemcnt en eiileiulaul ce i-ecit, vous avez acceptc la pilie quo je vous ai 
ti''moignee, vous avez pave mos paroles par des Iduaiigcs, vous avez gemi, 
vous vous etes relenus, vous vous etes assembles pour faire des prieres genö- 



I . r. i'.i'.i 

h. 



\ ■ ». 



1. MichOo, I. 10. — 2. .Iiicl, 11, in 13. — :). Cf. Iloimlic i.in, l'alrol. ar.. IV, p. [23j. 



\' r. n: 
\" b. 



272 SEVERE D'ANTIOCllE. :i58] 

)loVa->^..£o loJii^ .)K_^; )_b^;aSo |lo^.oi^/ öCb^D ^ioo •.yaö-. 3/ yotoiS.oi/ 
la^o .jld— _^o |1o-2l^j .yoa^ v®!^/ yoK-Js^w^o .yoK-M.Kio •.jla^* '\ ^,; 

• .. «\ot ^oiS>-L^ ,^/ voK_o^j 'vQJl^ )j/ )>!-. oC^o jjoi "^j Uot a 
jioVljJo )K ,1 .y VI \o o^ ,_io )_i.'»o .-jr/o j;"i )— »oJls jJSC^Oo ^_io 't-^?<^ 

• J;o) ^^5i^.^io .v_sK.^_i JJq._^_so )iL.)^ ^-/ ^■«■»-'/ ^io n l ^>..,J^:o^ 



v'b 



raics ilcviuit ,les portcs ilc la villi', vous avcz prie Dien ä l'eglise ilaiis los 
livimies et les cantiques, vous vous ötcs dclournes des plaisirs des reprc- 
scutatious, ainsi qut" dun objel (jui cause la perle de liunc, et de toulo la 
nioll(!ss(! et de la luxure de la coucupisccuce, vous vous iHes appliques et 
vous (Mes pr(''|)aivs a la purele i'l a la douecui' v\i vue des twuvres du zele et ■ 
du rcste ile riioniuMcli' de la vie. 

Mais niainleuaiit, je vois que vous avcz oublie tout cela, a tel poiut quc 

vous ne savez plus si vous avez cuteudn |)ai'li'r de (picUpu^ ehosc dCllrayaut 

V r. 1,7 et de Lerriblo. (hu' fallait-il *doiic que je lasse? Carj'ajjpreuds qucla ealauüle 

ti la([u<'l!(' ou ne eroit |)as avaut son eprcuve, avance daus le chemin sans i" 
rii 11 dirc, viciit, trappe dejä les villes et les autres lieux et qu'on s'atteiul i\ 
ce qu'elle vienne egalenicut sui' nous saus beaucoup lanlcr. >i bii'ii qur desoi- 
uiais ou u'cn parle pas, mais ou la voll. Ne me fallail-il pas vous rappider 
eucore la peuitence et reveuir avee les uiemes paroles? Mais je ne reiloutais 
pas pcu, qucu disant les meuies clioses, nou seulcmeut nous n'excilions eu i-' 
vous aucune erainle, mais encore qu(! nous passions aux yeux de quelques 
uns pour (Mre lidiculrs coniiue des gens superllus cl bavards. C'est pourquoi 
je viius ai lu les Icttres ecrites de Palestiuc, qui soul iro'uvrci dlidninii's 
sainis cl Ires pieux, lesciuels respirtMil la verite loul conune l'air il soul 



[159] HOMELIE LXrf. 273 

yOOi-.b».-/o .•»|)i; y-»l ^ *. fi « ' «> }'<yJi vO"^io)jj ^öjjo .-joi^ wOaL*.V v.»^^£Do 

•■ r ' / o\ ^'" vOoC^..j jl^KjLa )^^'|.30 .-o^ \l*.S.-3> . .o|-> .-0^.1.11/ ooot 

r, ^oi. |t-*3/; ^öt . iV-sU/» |K.-^,^Q_^j» )ts. ■=^ . y . .... ^-*\oi jlaJLio^ 

'aX^Q-Ji; .oSlcoo/ |;0) vS/ •.q_s,I^; V^*^! V-*! vO^^>>^,» .s2L-lli/ JV^iocL^ 

•t'vooi^oa^ ^^o oooi . . n'^o .'oooi . . n m V) 

»-•Ki.; ooi )>aJC3uk.; j^Vcui Ql^ '^-^oi -.K-.ooi V^pö ).> •>;'' ^oi. v^^^s».; )..., n > N o 

1. V (**"■ — -'. L et V in marginc : ^«s^. 



• \' f. G8 
p' a. 

* L f. 120 
r a. 



Ü8 
1° a. 



dignes d'etre cnis; j'ai place devant vous comme preuve les charbons eteints 
qu'ils nous ont envoyes avec les lettres et qii'ils virent de leurs yeiix memes, 
et regurent dans leurs propres mains, unc fois qu'ils eurent Hg vomis par 
les possedes, (ainsi que) les fragmcnts pointus de verre * brise qui furent ♦ v f. 

5 vomis en meme temps que les charbons. Vous avez entendu, d'autre part, 
que ceux * qui ont ecrit ont encore ajoute qu'ils avaicnt appris que qucl- ♦ l f. 120 
ques-uns des poss^des faisaient sortir des clous du l'ond de leurs entrailles 
et les crachaient par la bouche. 

Laisserons-nous donc passer ces (faits) saus douleur et sans larmes? Ne 

10 sont-ils pas capables d'adoucir meme fAme de la pierre, d'cdoigner de toute 
concupisccnce et de toute voluptc irraisonuablc et de nous persuadcr de 
nous faire violcnce pour vivre et nous asseoir sur un sac, d'etre dans uiie 
tristesse et dans une douleur cruclles et de dire avec k prophöte Psalmiste : 
J'ni maiifji' dr la cendre en guise de pain et j'ai mdlaufjc ma boisson avec des 

u, /armes'? Ces (faits) ne sont-ils pas les debuts du lourmcnt futur et sans fin? 
Qui hösitera et ne croira pas encore au sujet de la flamme inexlinguible dont 

1. Ps. ci, 10. 

PATR. OR. — T. VIII. — F. 2. " 



274 SEVERE D'ANTIOCHE. [160] 

]K:xL^£> »N-3 wio U^h. *^/ ••^t-oi ^')-* -J?®!; jK^io wi^ ^Uj wKio/ 

ji^ .-yOt i.\i l^^/o )-..:)ajii .-ux^po ^^V^ 001 ^ ,K^)^.K« -.^^Z «vi jCHJ 

v^/« :^i .« . o \, vi'» ^^61 )1^ yä y^l 'yo^^ '^H^^ « « •\*.'~>^ t-*VA; oC^ 
\ .,.0 v> s^V-^; :oi iX •> ). »..». s» oö( li-:^^ V^U ^r^l :^o<-2 V^/? ^-»JÖi 



i" b. 



1. V tfioi» 



iious sommes menaces, cn voyaiit que les hommes se roulent gä et \ä sur la 
tcrre, qii'ils soiit tourmentes et tortures par les douleurs, qu'ils crient etre 
consumes par un feu secret et «aclie, mais älteste par le vomissement et le 
rejet de charbons eteints? Quand tu me repondras, en posant alors cclte 
question : Comment, apres la rösurrection des oorps, quelqu'un brüle-t-il r, 
• V r. f;8 Sans fin et saus * disparition alors qu'il brüle? quo ces choses qui sont vues 
soient pour toi, ö homme, la preuvc dos choses futures. 

II fallait encore, on effet, que nous croyions les paroles certainos de IK- 
vangile ( E'jaYye"Xiov) tout conimo les faits, surtout quand notre Sauvcur crie : 
Lr cid pI la tcrre passrront, iiinis mes paroles ne passernnt pas'. Cependant, au lo 
sujet de toutes ces choses, nous hesitons ot nous nc croyons pas, cn disant 
seulement on parolo quo nous croyons et on no pensant nullcmont que cc seit 
vrai. C'est pourquoi, memo quand nous entcndons ces paroles, qui sont encore 
dites par Nolre-Seignour ot qui indiquent un autre genre de tourment pröparf'i 
pour les pecheurs, par lesquelles il dil : Si le maurais serriteur ilil en soii [:< 
etriir : Mon inaitre iarde d reriir, et .s'// se met a frapper ses eompaf/nons, a nuuif/er 
et (I hnire fivee les ivrognes, le maitre de ee serriteur rieiidra le joiir oft il ne s'i/ 

1. Mnllh., XXIV. 35. Man-, xui. 31. Luc, xxi, .3.3. 



I. f. 120 
r-b. 



\' f. tiS 
V" a. 



[161] HOMELIE LXH. 275 

''>&t_L. )Ji -6t jN. \ « ^> o ') •^'m V) }i* OCX ) wi . •> oöt ), ^^t otv_io jljj 
..^_t— > ., ^'po fSo -^^^^^ y « 1 v> .oi.:>o \\a .x^JU* ^^^^s^^)^^-^ •■""'" '.<s^ °* ^'^ 

I -^ -''» )Ji )j\ \n ff) .-öl jlct l>>\°itoo; )_&;/ <xOÖo -.Vw^s^ JSv^Jbo ^ :aj/ 

^_^^o« )N-^.s!^i^j; I jö-s; io^ )jo( ).^a^v^; ) vi . "^ ..^ ö/ ia^j -.»-ioj-i >" - "" 

.JVs^us ^^.slIx ^^^"^^ °l ) n ' n''=> »-» jLs/; -öt-s .-^,_3lI^ |ia^^oo ^; J-v^ 
)ts-U-woi ^f^ ) I » "^ tm; )^?-^? '•i^^^'-^^^^-^^! "öii<iJU..^vj3o ö(ioV->ot-> ^^ Joot'i 

)lniv> »Ol. JJ« Jim rmvi .)jo( )*.,-» >nmvi N_iww>I j i . ." vi yoot^l^/« vOJÖi 
jJ^s.^..^ ^^ t-sJ^ o^o -.öui^^--»/ I '^ - '<=»• •.)— ^..j—ii-s yQ.o.caJo \a.x*ll^ 

1. V ^a*l.l.C>ioi- — 2. L (/! margine : wl-ao»oio. y m margine : wtaiuiSv — 3. \' ^a:^•l.l.^)■ 



attend pas et ä Vheure ([ii'il ne connait pas, et il le dicisera', nous hesitons et 
nous ne crovons pas, et, en riant, ou bien nous disons ou bien nous pensons : 
Quelqu'un mourra donc encore apres * la resurrection, tout en etant divise? • l f. i2u 
Quel est le genre de cette division? Ce fait semble incroyable et meme il est im- 

5 possible ; mais il se presente (ainsi) pour que nous disions ä celui qui est dans 

ces dispositions : * Regarde, ö sage de ce raonde, les pointes de verre vomies * v f. es 
par l'intermediaire d'un membre delicat : la gorge; ils produisent la douleur 
d'une blessure, mais ils passent sans ecorcher et sans blosser, parce qu'ils 
ne fönt dans le corps aucune coupure et aucuno division. Quo la clarte et 
' la fragilitö du verre soient pour toi la iigiirc de ([uelque couteau spirituel et 
iutellectuci, qui ne coupe et uc divise pas le corps, mais qui depouille, ainsi 
(|ue de la pcau, de Tadoplion spirituelle qu'avaient autrefois obteuue par lo 
Bapteme ceux qui sont condamnes ä cette pcine. Ces cliosos qui sont vues 
sont un bläme pour notre incredulite, mes frcres. Ces pourquoi, möme ceci 

15 qu'on vomira et rejettera par la gorge des pointes de verre, fait partie de 
la foi et ne doit pas ötre regarde comme une chose irraisonnablo. Car c'est la 
preuve que nous avons mepris^ la crainfe ili' Dieu, les paroles de la correction 

I. Mallli.. XXIV, W-jl. 



r b. 



v" a. 



N' f. CS 
V" li. 



27G SEVERE D'ANTIOCHE. [162] 

o/ y\rf -'r^l t^ ^-^ t->o; ';o«Icco .|lojL>oi£oei\o jK«oi^ |io;po; Ji.VL\o 
.^^^«j; ),", y-lo .-jVol; jlciloj ^-/ |, >fl • ; •> . » ; jLxJ .-pö/i ^j J^oioi) 

»3/0 *jio»)^— _io; jK-Uuau^sJiö jLö »s/o :)oC^; l'^^^-'? t-^Ns, "^^ .> . ^.<J; 
^4« 1^..^- Vi -JKt''..^ 1qJS> > I, ... > .>o «fo y\ .» )lo..\ ^ ^^ K_.)_Su*wO 
ly " "^ "; ^■•/ |iV t"'^^ -> f> ^ •JK.iU^Q^o V-*^ 6w>K_>/; ^6( \^il lo ^».3 



1. \' lov^i |^^.-.■^. _ 2. L in iiinrainr : w-so.tti- 



10 



(livine et Ic repentir. David l'atteste on disant : Pcrcr. (■'cst-d-ilirf contiens 
y f 68 um rliair par ta craintc, car j'ai mtint tcs jugements '. L'Ecclesiaste * dil de son 
(•(')te : Lrs pnvoles des scKjes sont conimr iIcs (liguillons de taureaux et comme des 
cloris plan tcs'-. C'est tres justement qu'il les a appelees « des aignilloiis de tau- 
reaux », parce qu'elles nous excitent au travail comme des taureaux qui la- ä 
hüurent la terre. La parole « comme des clous plautes » est egalement dignc 
de provoquer notre admiration : car la craintc de Dieu, les paroles pleines 
d'enseignement de la vertu, les doctrines sont violemment enfoncees en nous, 
parce que nous avons ete saisis par la mechancete et tpie depuis uotrc jeu- 
nesse nous sommes portes au mal avec ardeur; mais, des qu'elles sont com- in 
pltHemenl enfoncecs, parce que notre nature a de raOinite pour le bien comnio 
une terre trc'is fertile, clles sont cntourees et envcloppöes par renfonccment 
des clous ainsi que par los racines de la plante, vi elles changenl de nouveau 
I. r. iL'ü la violcnce en l'habifudo " naturelle. Mais nous, comme je 1 .li ilil, Inrsque 

nous avons cliange par la mechancete l'heureuse condition de la nature, nous is 
avons encorc vomi avec violence et douleur les clous de cc genrc. 

1. Ps. r.xviii,120. — 2. Kerl., xir, II. 



fl63] HOMELIE LXIl. 277 

jjta-/ .)joi^ öiOjL-, )tooQ.£i^ \fjxx voouK-./; )-^ ^l -.V-^ljoC^^äo 

)-."•> . .J^iioo-^; '^>c»n°»v\'> .K-JJ^^^ ' j^joKjLioo .)loiK.*:io 1qS> oiii. 
"^^^_ioi )l.o;i_io j^- ]lo t_3 ..^^Ib^N-io, vQ-iöi ^ocH )»a.J;o |jou^; 
r. o/ )K.ia_-_o '•^is.^'^-io ;>ootv^ V->->55^ o-^^ .^*Ä^ts^ ^X-io )oi^; jloiisJso 
)-^ .-^OA )J;o ^»-t^; Ul- '^^-^^^ o/ -l-ic^! jloa^^io ^'^^^^^ 
|JSl^ yoj/ ^o^N^V :^ ^oSükio );ou3 jb^i. ofS^ a^ ."^&o>äio oC^» 

jjöli. J-äVoIs; )_^oqjlo )N-c3V1^ rllo-aoS^; )tCs:^ii^ :)Jtooo j ^m >o ^ 
10 )^\v•^/^ )lix5^^ :) > I . Y -> l)juaib. :)-3-^ä Iq^j och ) vim .. N :)K-^V;o 

|v>\ . -.vOOiJ!^ ^-J^'-Vt^ )-.j— oi j.taovxj )-io^; •.^-i-' r ^ '"» )t-^! -©«-^ 
^-^ Ua-7, -.vOoC^ ^oL- ).ia^| -.vQj/ ^?.' U^^ )»Q^J )Oy^ ^^°-^ 

1. L et V in marginc : U<^C^- — 2. L et V in margine : ^oitai-;»l.I>o<i3. _ 3. V lU,;-«^- 



C'cst pourquoi, en cflet, meine les enfants eu bas Ago ont ondurc cette 
soufTrance, alla ([ue nous apprenions que c'est ainsi que, par notre laute, iious 
avons corrompii la nature, et que desormais eile ne so porte pas avec plai- 
sir vers la vertu. 11 est clairenient indique par le vomissement de charbons, 

5 que ceux qui viennent au monde deviennent les enfants * de la geheune et du 
feu, quand nous nc leur apprenons pas la science relative au royaume de 
Üieu. Qui parle, en effet, jamais ä son propre fils de la resurrection, ou du 
royaume des cieux, ou de la vie future et eternelle? Nous ne rcpoussons pas du 
tout la fatigue pour apprcndre Tecriture aux enfants; et de meme, quand ils 

10 seront eu Age, nous leur montrerons Tiniqulte ([ui se commel dans les cchan- 
ges du commerce, les motifs de la fraude, les profits et les progres des pro- 
cedes malhonnßtcs et des gains, la Jalousie envcrs le prochaiu, la haine des 
liommcs, les construclious süperbes de magiiifiques edifices. N'est-ce pas par 
les faits eux-memes que nous leur conseillons de ne pas croire lApotre (pii «lil : 

15 JVoi« n avons pas, en effet, ici une dte permanente, mais nous rlierchons la (fite) 
fntnrr ' ? Leur avons-nous lu une loi (vdp;) spirituelle? Leur avous-uous appris 
unpetil foinmanderaent du TEcriture? Leur avons-nous moutre comment, i)ar 

1. Hebr., xiii, 14. 



\- f. d' 

1" a. 



\" f. r.'.) 



' V f. «0 

r b. 



278 SEVERE D'ANTIOCHE. [164] 

yQjöij |"ft) ^ i.ay)r>.»:oo :). . i fn..:b/; jL^o-uo ) „ .,i . a ■jq.:>5 ^^s^; )laa-.jl, 

jj; ^2:s-; jioJLiL^v^ )L\ '^ !_.;■» ^^ .)-.2Lotoo )ot-^^l )jl-^ .jfc^V-^ 

jloiLioo iaü. .-j.-ULlajo |juX^l ^"^i^o» ).^JL. ^io K-jl-^lS-o yOj/ ,jlJ>./ v-OJ.» 
L f. 120 ^N-lK-iöj ^^ot jts.-JLÄJiL.i.^»©© )K n m\ ^oCii^^ '♦■'^■^ >^ ^ *' .)-«■ afl> ; lo 
vooi^ voooy jÜLi^VoS -.^-I^IKj jot^^JL.» jKi^l '"^s^.^s-io oA; oow/ :|:>;oi 

..v2.,|j )I^^.*-^^-> ; 'ool .,;--^,i. ^-Aio ^jL-i ^io ^=550^, ^^ot -x^ '' 

1. V KoJ;-oi- — 2. L el V in mnrgine : '^»Sj-^- 

la soUicitude pour les pauvres, par l'hospitalite donnee aux etrangers, par 
l'assistance exercee ä l'egard des affligös et par les autres bonnes oeuvres, 
uous nous bätissons des demeures eternelles? Je passe sous silence la mol- 
\- r. i;<j lesse * et la döpravation dans laquelle nous elevons les enfants et par laquelle 
' ''■ uous leur rendons faciles les niauvais desirs et toute impurete. A cause de 5 
toutes ces choses qui maintenant out grandi et se sont fortifiees, meme l'Age 
de l'enfance est alteint dans une large mesure par cette calamite ötonnante; 
il instruit d'une part noire insensibilite sans nous causer de douleur, et d'au- 
tre part il n'est lui-meme nullement incommode. C'est ainsi qua meme les 
enfants, tues ä Bethlehem par Hörodo, n'onl eprouve aucun dommage du fait lo 
du meurtre, (jui les a fait passer rapidcment de cette vie miserable et tem- 
L f. 120 porcUe au royaumc * des cieux; car, ä la place de toutes ces douleurs et 
^°''' de ces peines qui surviennent ici, ä moins qu'elles ne survienncnt ä cause de 
la peine des pöclies, ils serviront de paiemcnts, dans la Yi(> future. pour 
ceux qui ont subi les niemes 6preuves; ici aussi, en eilet, c'est ce qui est i'- 
observe par chaeun comme il faut. 

Pourquoi donc, nous qui entendons parier de ces malheurs et qui les 
voyons suspcndus drsormais au-dessus de nos tetes, nous preoccuperons- 



1105] llÜiMELIR I.MI. ^79 

..|ju^»^ joou jVoiw; 1-^; JLs/o :)»VJ \ji-=>h. )^— Vo/; ^odo^ ^ ^oilab. 

..^j)i )i)js iaix jJ o)^ •.^t-»/o •'<^ö; ,_^ot yooi^ '^1-')^ jfcC^ooj» 

^ :^j_m_-w3l^-io jJ; yOj/ yo)— J; >-too/o .voloiolo yO^-.! .yCiOA-i »K-s 

vooi^ ^.N ..V:>o ^^io )-^M^ )°^ -.voot^ ^a:--.ioo VooC^ ^.-Ili^aio ^ 

10 ^fl-too; ^ot ^ ..JJ ^-; v/o .^o« )K-iSo^a v«^o;l ool ]i -.^pö/o 
^ootts . \;tC^ Jfc^^^^ ..^-^^io ^-X-^"; p '^j vOJÖjo .yO^JU v«^ai. 

-••l'ft^'v'N« )t-«ii^ yoouio ^*Aj"jo ..^_*.caoi. 

1. V ^I.;^»- — :i. L et V in margine : -^i^l «^^ f>- —3. \' PjOoÄ 



nousencoredupeclie,marcher()ns-iious dans les memes cliemins de p(>rditioii 
et n'imitorons-nous pas les petits enl'ants? Car lorsque leurs pareiils veuleut 
les eloigner * des objets nuisibles, ils leur donnent par la parole les aver- 
tissements convenables et leur disent : « Prenez garde, n'allez pas pres du 

5 puits, de peur de tomber au foud ; ue montez ni dans la chambre haute ui 
sur le toit pour regarder, de peur de tomber la tete la premiöre et de mou- 
rir. » S'ils les voient ne pas obeir, courir vers les memes objets, mepriser leur 
commandement et n'etre pas arretcs par cet avertissement, ils dresseut alors 
desormais sur ces lieux des personnages terribles et des (igures de betes 
10 sauvages capablcs de les ellVayer et de les terrifier; et, apres les avoir 
emmenös, ils les leur montrent et leur inspireut de la craiute par quelque 
menace en leur disant : « Ne continuez pas ä fouler ces lieux; sinon, vous screz 
devores par ces etres que vous voyez. » Ceux-ci, saisis de peur et de frayeur. 
conliennent leur esprit par la crainte et repoussei t loiu d'eux l'habitude 

^•> nuisible. 

Aujourd'hui donc nous aussi, — permettez-uioi en effet de vous parier 
avec abandon, parce qu'il s'agit de votre salut, — nous nous soramcs appro- 
che df vous ainsi que des enfants. Aulrefois eii eilet, lorsque nous vous 



\' r. i;:, 



\ I. li'.l 
V a. 



V f. 69 
v-b. 



L f. Vl\ 
1" a. 



280 SEVERE D'ANTIOCHE. [166] 

yO—a-^ ^^j/ ^-oL- jtCisOCL^ -.vaJLi. ^-x^^l^iö )px^; ^l yS> V"^ 

)..N ^y y^l -.IjuSJ; JLal-o ' )jt-s/o ^1; )i.a*3jo )io»-Ji/ lo^o ryoNj/ 
^.j>o_ä_-*K_ioo :)laJL^o)^ y> » S\;o )iS..«.JL^. \ ^oo jio^; o^ .voa^ y ' ♦< >' «« 

yOOi^; jLx.^^; )o>-iJ-3 .^«liW? .OOOI ^^:>a'» jJ -.jjoll^^io/; OLiio— yOoC^ 
jooi ^^^'po JLOonS^N; y^l .•)^>^ oti>. ^ . nn°i^'v> ^^^^j |jp.ai»; lo 
)K-lo -.iSj— j jL^2L_^ |.^5;^»_x^ «5^Jo "^j Joo« r^l l-^^W i«^o .voo»:^ 
I - ' ^; )jaju_o K->^^ söoslo -.Ijöus; )■ > « ü n x^° iicüK; ) « » « " ^^ 
A_i6i )y ^ - ; vOOU^Ui^ )^i^-^\ w.oiQ-.V-=>.iio .oK-^j vcuöi yoo^j 
icusl/ JjLSOi JloN ."..; j-V^ Viö/ ^--^oi ..vOOiloüS. V^)i.o .^^i. s^ » n° > '' ! 
- -^ « N^ jJ; oöi •■)^?— ? \->\-^ V^J^.'^'-^? U^l .l!®" |Kju,:i)a\o )joi j-iaiX i. 



1. L et V in margine 



£s3j. 



avoiis parle ainsi qu'ä des hommes, nous vous avons montre les mallieurs par 
la parole. Mais maintenant, quand nous vous voyons conime des enfaats aller 
encore aux representations, au dereglement et ä la niollesse qui eu decoulent, 

* V f. G9 ä la perle * et ä la corruption de Täme, nous vous avons montre ainsi qua 
^°^' des enfants non pas des figures trompeuses, faites avec artifice et propres ä 

enseigncr une crainte qui n'oxiste pas, mais les fruits mßmes de la colöre, 
afin d'effrayer par la vue ceux que la parole n'a pas retenus. 

♦ L f. r->i * C'cst ainsi que Dieu s'approchait aussi, par Tintermediaire des propliötes, 
' "■ des enfants d'Israel qui etaient dans une condition puerile et tres imparfaite. 

Car, comme il les mena^ait freqnemmcnt de la rninc de Jerusalem, ils n'ecou- 
taient pas. D6s lors il les ellrayait, ainsi que de tout petits enfants, par la vue 
lerrifiante des faits eux-mßnies qui figuraient d'avance la menace. II disait .'i 
Jeremie : Va et ach'ete uii vase fait en terre, tu nnmhnems des anciens du peuple 
et des aneiens des pretres, tu sortiras pour te rendre au cimetiere de leurs enfants 
morts; tu briseras levase en presence des hommes sortis avec toi et tu leur diras : ir> 
Ainsi parlr VKtcrnrl drx armees : C'est ainsi cjur jr Ijriserai rc peuple et cette ville, 



10 



[167] HOMELIE LXII. 281 

•>)_3V^; )^i/ ^l Jjot )tsJL.p o\ öu^l/i .0*^ 
6i^» öu^l-so ..^_-^;; l^ttlso^ y-^i -Jooi ,_al3 '^j ^^>^)-^r>j^.. \ vS/ 

5 .-^ooiJ^ )_3^, 'm v> );ot ^^^.^^-ioj o« )-. ^ ,. >\ o .ji-so^o ^^OisJ^-io OOi 

J^ilo ..l^sjcLSo j^i^o l ^-qX ^o jJboQL^ jp^o -J^o:. :oi\ po/ v-.^ ^^ 
«ö( O»— ; jl^aaj^o .|vi..\ y^ vOj/ ».iii^lo -.Jv-^Sj ^- l-i)-2x" v^j/ 
^osjl )JA^ )-^A Pr^ ^ .)-ioa-^ oNn^tP ^V^»^:»' jLoKjicus "^oajii 

10 )_io^ .)jt^ ^ '-v'' o^«^J^ ^^^^ \r* )'— --l^*^ JW^ )^^'° •vj'j/ 

♦ ^i vQj/ ;^7; M .•).:>o.v>V'. )|^ yOoC^j |. V> .. \ "^-Iv-m-/; )-uj; 
^K-JV-OM ^-^-O fc^)-:^ V-^ ^ t^O ••)— ^ OCH ).^i^/ )l-s/ .ji/ 

1. L in margine : Etv. — 2. L et V (h margine : s^^S^iä.. 



commeun brise un vasr (Vanjile, saus quil puisse etre reiabli. C'cst aiiisi 'lUi' je 
ferai ä re Heu, dlt l'Elernel, et ä ses hahitants, et je remlrai rette rille semhlable a 
une terre ilesertc ' . 

U commandait cgalement ä Ezöchiel de reprenJre par des figures (tu-o;) 
5 semblablos et par l'exeinple nieme des faits la vie bestialc ei irraisonnahle 
du peuple, les ceremonies * m^langees, sa conduite, la captivite qui Tatteii- 
dait ä cause de cela, la faira qu'il y subirait, les aliments impurs et lllegaux 
(lont il se nourrlrait : Prends, lui dit-il en effct, du fnnnent, de Vonje, des 
(eres, des lentilles, du millet et de l'epeautre, tu les metlras daiis un rasr d'argile 

10 et tu t'en feras du pairi. La nourriture que tu mani/eras sera du ponls de vuujt 
sicles {niy.\o<.) pur j nur ; tu en mangeras de temps ä autre. Tu hoiras de Veuu arec 
une mesure, un siocieme de hin; tu en boiras de temps ä autre. Tu manijeras des 
gäteaux d'orge et tu les couvriras en leur presence de furnier d'excrements hu- 
mains. Tu diras : Ainsi parle l'Eternel le Dieu d'Israel : (.'est aiusi que les enfunis 

15 d'Israel mangeront leur pain souilld parmi les nations au milieu dvsiiuelles je 
les disperserai'-. 

Mais lo proplict(> Isaic lui-m6mc — quoiqu'il pruplictisilt plus uiauifesle- 

1. Jer., xix, 1-2 et lü-12. — 2. Ezedi., iv, U-13. 



V r. 



V f. 7(1 
1" a. 



282 SEVERE D'ANTIOCHE. [168] 

Lf. i2iJboi U;/; j^la> >o * jJ )ooi ^Oioh^l .Uy^l vOJOi ^ t-K- jooi )jij'Kio 

|_j jJ^o|_^so jKJiw*,-»© ,yOv_ia--)^ )uJ^a_flO; ^ootl).-^ .•^J.UN_io )l 

^ö.OM; y^^'Ki.; ^-*JÖi jISoüLJsj |j£i3,ä^ ai^! •'X''^ '^^ ^^5i^.*aoi ''*5s^-*^li 

oiNCis-^oo; ..oojuuj »Aj\ >> .oo( vÄV^.Kio joC^jl ^.... . .■i. v» ; |j,:-./ t--=>? -«^ '<* 

-Jl - ^'< ,^ jaJu Jy-. m ^ vooop )jt— )-=> jJ / :»Q-^ ^^ s^^ Q^ 
) -s^ ff ,-^; -öt -.^-jj)^ ^ ^-AUo .jJOJiaS; jjöj ^ I^/ ^po ji'o 



meat et plus clairement que les autres — n'etait pas dispeiise d'avoir 
I, I. 121 part * ä ce mode d'avertissement. II recevait, eii eflet, Tordre de marcher 
'" '' im et dechausse, afin de montrer la nudite et la dure captivite de ses Cüiii- 
patriotes '. 

Ces choses n'avaient lieu pour aucun autre motif que (pour le suivant) : & 
* V f. 7(1 que les auditeurs qui etaient d'un esprit grossier, * qui etaient eniants et qui 
' ''■ n'ctaient pas corriges par la parole, fussent touches par la vue des iaits et 
qu'ils fussent reprimes par la crainte et la necessitö. 

Soyons dono nous aussi dans la crainte, nous qui avons vu non pas des 
figures (tötco?) des malheurs qui doivent arriver, mais bien les signes raemes lo 
de la colere. Que chacun ne regarde pas son voisin et qu'il ue s'imagine 
pas qu'il sera lui-meme sauve par ceux qui sont agreables a üieu. Que 
cliacun songe que c'est ä cause de lui que la colere va venir, s'il ne se con- 
vertit pas de nouveau au bien. Car si nous ue nous regardons pas nous- 
memes, mais si nous pluQons nos esperances daus les autres, nous resterons i5 
tous les maius vides, nous n'aurons absolument aucune ressource de salut 
et c'est ä juste titre que nous sera appliquee la parole de J^remie : Coiircz, 
pairourez les nies de Jrnisalcm, roijcz, iiifoniicz-voiis, cheirhez dans scs placcs 

1. Gf. Isaii;. xx, 2-'i. 



[169] HOMELIE LXII. 283 

.•ji.Q>JL_äO— .Ol |.X-ao |_L-.j t-=^! *■'-'/ s-oNjlj >^/ .-Ji-a-^ Öi^ y fl .. "Xt l vj 

•>ö^ )ooi7 1 1 . m'..VK> 



^o«c 



10 



15 



..)loi^_^io ^_io y ., . m ..;o 'Inrnv^ ^^K-7 t^^; "^^^^soi '"^^^^^oo 

)Q_ß5_iO .V-^^ . ■ - vS/ )»..-•! v^\ jju/ o>^CU-.V JOOÜ -U;!.; ^--3 toi^; OÖ1 



Ol ♦ \- f. 71) 
V a. 



I. f. 1-Jl 



(■7:>.aTeTa), si voits y trouverez un komme, si voiis en trouvercz un ijui jjnitKjne la 
justice et (jui cheirhe la verite, et je pardonnemi ä la villc'. 

Voyez la grandeur de sa charite; c'est ä ce scul homme qu'il veut accor- 
der le salut de tous, et il ne le trouve pas. 11 se renconlre en eilet des cas 

5 oü la vertu et la justice parfaite d'un seul homme procureut largemcnt le 
salut de toute uae ville. Mais on trouve ä grand'peiue cc bien suprcme, uu 
homme qui puisse arreter la colere et etre exauce par Dieu : c'cst uiic aj]au-e 
■ de troitver un homme pd'ele ', comme dit le Livre divin; en effet, le jiisle fail ' v f. :ü 
ögalement connaitre la foi qui est manifestöe, c'est-ä-dire revelöe par les 

10 Oeuvres, et non pas exaltee par la langue et les lövres. 

Parce que donc nous sommes tous pauvres et quo nous manquons de 
vertu, de möme que dans les aumones des quetes, faisons le bien cliacun 
Selon notre pouvoir et procurons l'utilitö commune; car ce qui sera recucilli 
parmi nous tous sera capable de rendre Dieu miscricordieux. Prions, plcu- 

15 rons, faisons-nous violence, jeünons en nous abstcnai t de toute möchancetö. 

Supprimons * non seulcment la course qui möne aux reprcsentations, mais • l r. i->i 
encore celle qui möne aux tribunaux. Soyons charitables envers les coupables, 
car nous supporterons egalement le eliAtimenl. Pardonnuns un peu, parce 

1. Jer., V, 1. — 2. Cf. Prov., xx, 0. 



\- f. 7(1 

vb. 



284 SEVERE D'ANTIOCHE. [170] 

tJS» V*-^ -o» j'J^^-'^x' .« «i'^m>o; v^ot-^ ^tO •.)•,:-.^«-. sO-iöt jKlwJ ^ie 
■)oo(l )J; ^6» |1)1 ^ o/ ..ww.-isJuJ jloiK-Jbo )ai.o h^\. I. « -^ j '^^ y'=> - ''>; ' 

.•)..,. .>>>a\ ot\ ^^-^i^l ovV^-.)_s )lV-^A- )^.*;iVj ^^^l ^-lotla )) .|J/ 
vooi^ ^>^? •» to.>-^ |Vq>.j jKiöa- ySi ^■«■\oto .JUq-N o.ot^o .j-soi» 
jJ jl/ ,), n ^ y— /; )j<a.iäA It-flii» ^_*^oi oim i; JIol^ .- ^ «i ^ii^ o ooot 

1. \- ^jia.ni. _ -2. \' .a^.— 3. V add ;-s:^- 



10 



que nous avoiis besoin irun grand pardon. Donnons aux pauvres (en pre- 
nant) sur uos vetements superflus, car c'est le conible Je la perfectioii 
d'endiirer la faim volontairoment, de se mettre nu avec vertu ou d\Hre in- 
seiise et diirame, si ropöratiou des demons cn arrivait lä, ce qui ne sera pas. 
Que la femmc supprime un anneau d'or ou uu collier, et nous subvieudrous 5 
aux victimcs de la Caim, avant qu'cUe soit lieo par Ics chaines et les liens. 
Achetons-nous k bas prix (Tip/f) avaul la soufTrance la favour de ne pas 
soullVir; car le fait que ceux-ci ont souffort, ils raclu^taient eher avanl de 
supporter Tepreuve. * Secourez TEglise (jui est accablce de ])(>ines, qui porte 



♦ \' 1. 70 

un i'ardeau de dottes, qui est debordee et qui ne pcut ni nourrir lous les 
affamös ni velir ceux qui sont nus. 

Mais certains honimcs ne rougissont pas de dcmander des interrts con- 
siderables par rinterni6diairc de l'Eglise au Christ lui-nienie ; ils donnent ä 
int^ret de rarg(Mit !\ celui (jui a dit : C'est ä »toi cpi'appartii'iit laryent, c'est ä 
inoi qu'appaytient l'or \ et qui a donne la richesse; ils fönt cela, quelques jours 
aprös notre depart, parce qu'ils voient que les pauvres, n'ayant pas de quoi 

1. Agg., II. il. 



10 



(•171J HOMEI.IR LXll. 285 



V^ 



OOt. I f» 



joC^; ji-O-*^/ K^CL^^o Jla'»,. ^.a -JoI^jü ^^^^^; ')oo(i; ^öv^ .J-Ocla.« ^ö^ 



10 



•:-^iLo ^N^* IV^i^o yi^^ 



vivre, criaient et se plaignaient au siijet de notre voyagc prolonge, s'ils 
n'avaient pas regii les dix quadrants ordinaires. Mais je iie sais pas oommciit 
ces paroles tombent <le ma languo; car je crains qua les usuriers no so fVicheiit 
contre nous et quo, formaut leurs inains, ils nc veuillent plus nous pröter. 
5 Qu'ils nous pardonnoiit de toule nöcessite, parce que c'est preoccupe de 
leur salut que nous avons ainsi parle, afm qu'ils cchappent ainsi que nous 
ä la colere placee sur nous. En ayatit pitie des pauvres, ainsi qu'il est eorit, 
Us prHernnt ä Dien', dont ils recevront des paiements gencreux et magni- 
fiques dans cette vie et dans le royaume des cieux. Puissions-nous obtenir 
10 tous qu'il en soit ainsi, par la gräce et la charite de Jesus-Christ le Dieu 
grand et notre Sauveur, auquel est due ainsi qu'au Pere et au Saint-Hsprit 
toute gloire, tout lionneur et toute puissance dans les siecles des siecles. 
Ainsi soil-il! 

I'IN DE 1,'llOMKLIK I.XII. 
!. Cf. I'rov., XIX, 17. 



I, r. i:;i 
V b. 
' V r. - 1 



jr^U ^^^9 i'«^U 



:•; j; ^J_3 ^wJ o( IAt- f^-^ ^*^ 



ooi vo)^/ ^*-^A yo'^/? -"=*^ -.^-^-^oi y^\ Y^ >&-^a^o wlv*^ ^-^■^♦o 

)K:s:sj;i.o .jN ..«nK:^ ^-XoiJ» va^uu M•^-^^^? -jo»^ )oi>,i u-_3j ^ 

).ioov^o .'vCiaLS vo^j/ ^/ voKisl ^_*I^oC^o .JiacLflD; voii^JSLlDl )K^Vai.j 
V-ÄA )p/» I-V-Ujo •)^^J. i° ' V^ )^W? V--^ I-IP/ -^-W vQ-Q-floi )o<^|J )l^ 
\s^\ jJ, •^; s-.6t tUoC jlioöio )Kj.^.m t jLaJi :):s.;j jl-ilnio »^ KUi^.l/ 
JlSw^aio ^io »jo v^io :)ksu,w .])o )V)3; )lo^-i>^ laV )jL*a IoV*äa öi^ 



I. f. i-ii 

\- h. 

■ \ f. 71 

r" a. 



1. L et V in marL'ine : It^t^-». 



*HOMELIE LXIII 

SIK L\ NATIVITE OU l'ePIPHANIE. 

Dcux fuis dcja j'ai c6lebrö cette feto avec vous, et j'ai paru etre uii horarae 
non pas sans parole et incapablc de nourrir spirituellement les fideles', mais 
tres riebe et tres gönöreux i\ ce point de vuc. Car vous savez vous-mcraes 
par votre volonte pieuse, quo vous serez abondamment nourris par des 
(paroles) moderecs et rjuc, apres avoir re^u quelques sujcts de pcnsces, vous 
pourrez les reduire en iniettes entrc vous, afin de les l'aire niontcr jusqu'a 
une hauteur digne de Dieu. De meme en eilet qu une terre fcrtile et bien 
cultivee par les laboureurs, apres avoir reeu la semencc, donne un epi bien 
nourri et eleve, tandis (jue celle qui n'a pas une bonne nature pour produire 
les l'niits et n'est l'objet d'aucun soin, ou qui est gönce peut-etre par des 
plantes trun nnmbrousi's'-', cnrronipt menir la senience de choix; de nienie 

1. Litl. ^ cfiix qui suiil appelös u. — 2. I.iü. « pai la geiniinalion (lo la iri^aliire v. 



V f. 71 

r' b. 



[173] HOMELIE LXllI. 287 

I f ■•, '»« «^ -^"^ y N1 m VI \ . ..•Ml Vi; ) Vi .. \ > « nqiV); .-j',_'^ ).^«^CL^M 

wk3)j/ p -'JV)^ jJ; t-3^^ I-. JUi.:», . oö^ ) i°i\n «V. sS/» -.^oi ) n°i!fr> -Jy^.. v^ 
p öl V^ ^ "yVi voK_j/;o .ot I V) ''^»i^j l-'P'J! oö) j^ijj )-»>^^ '^ .. V>/o 

'j)SCi^<«; '^ -•>N^ «^2> jL.;o .)j/ ^^wO.i. <-'K^^D -.yoK N ■>' .o K-.J_2i;oi jt^VoN; 
10 •>)♦— }^l .\:°i "^--^ 

)(X^; ) I . -iv-s sa-V^; )-^ts... ^ i )joj |;)-i. i.o-'i»^ ^J j-j/ ^-; ^■^-=* 
^ s-« V*^ »^ •1-'/ "^»-.IVJLjio }i ..~o;to.Jio\ )K-,J^M jiotJi -.'tv-ts-U/ 

1. L et V //( marginc : ^-^-«- — J. L el \" in margine : ailßCs'AS.- — 3. L et V in murgine : >^ l-.a*. 
— i. L et V i/i margine : VTtoöeat;. 



aussi l'esprit bien conduit et exerctj ä croire d'apres rorthodoxie, nionie 
lorsqu'il regoit de courtes doctrines qui toutefois ne s'ecartent pas de l'objet 
de la piete, les fait milrir et leur fait porter d'une raaniere abondantc los 
fruits des dogmes (SoYaa.Ta) veritables rpii douneiU iin pain capable de sou- 

5 tcnir * le coeur de Thomme, tandis que l'esprit ingrat, qui a ete cicve dans *"^r^"' 
des paroles impies et qui boite dans des pcnsecs deraisonnables et in- 
sensees, peut rendre iiifructueuse möme la doclrinc droite, quand cellc-ci 
a et6 vaineue et affaiblie par la semence de l'ivraie jetec au-dcssus d'elle. 
J'ai grande confiance que c'est avec la meme ardcur que vous vuiicz apres 

10 avoir ouvert la bouche de votrc esprit el regu ees quelques pensces dans 
uue large mesure, et ä cause de ccla il n'entre d6sorniais on moi aucunc 
crainte. 

Cependant comme j'ai ete coudiiit par la volonte de iJieu ä celcbrcr la 
presente föte pour la troisiöme fois, je n'ai pas de quoi vous proparer uii 

»5 troisieme repas. Imi effet, conime c'est le meme sujet, si je mc sers des 
memes pensees et des memes paroles, vous möpriserez ce repas comme ceux 
qui regoivf'iil cn imiirrilure les mels de la veille : et si je mc tournc vers des 



!■■ b. 



V f. 71 



\ ' a 



10 



288 SEVERE D'ANTIOCHE. [174] 

^OtoK«,/» OCX OO» It— .Ki.J ^'^i'.-^wiO "^»-3 .KiXo.Kiö/, ^öi^ '*'?«>J^? )^.. At>o 

.jKjüüaoi; l^ijJ 'jLo-.t-3; |jp/ .j.i.., r>; );ot •^v m *. g) la3ooC^ )-*io7 -.l-i/ 
)_»/ >^^_aJLioo )u/ ^ * .» );ou\o :)_i/ ;,_L^ )i-»Q-i-j )0f-^ |KJL_io ,jjo 

JjLio .t-sjl/ )-w^-JLio; odoj-^-^ K -^ - a; ,^6i ,^ .-JK^«^© JJ; K*/ ^.-^ JjLio 

)_-oVSo JK^^^oo joiS^; ^'^o ,~io ^oi^j >-öi J.*.«©/ la^ ^>II-*JSoo; ^^>^/; 

I. \' |l.aa^;^o. — 2. V om ho^- — 3. L et \' in marginc : ''■"i- — 'i- L et \' in margiue : Aixe),a {sie). 



\. f. 122 pensees nouvelles, je craius queii * dcscendant au fond des theories (SEwpfx) 
'' "■ je iv puisse plus en sortir, parce qu'il arrivera Tun ou Tautrc de ces deux 
cas, ou bien l'esprit sera incapable de lulter avec co qui est connu, ou 
bifu la parole ne pourra pas exprimer ce qui est connu. Toutefois parce que 
V f. 71 cclui qui est l'objet * de la presente soleiinite est riebe, il ne faul pas etre s 
nugligent; mais il faut lui demander de nous donner, ä nous qui sommes 
faiblc, unc iutelligence et une parole vives, puisqu'«'/ donne aitssi hn-m^me 
la parole ä ceiuv (jui annonccnt avec beaucoup de furce le grand mystere de la 
religion'. Ayaut la parole, je frappcrai Ic sujft (ÜTvoOeai?) präsent commc on 
frappe avec un boyau une terre d"or ; et aprös en avoir arraclie un petit lo 
fragmcnt, l'avoir travaill6, ctcndu et tire on longufur, j'en forai uu obji't en 
or qui sera tres grand. 

Lequel est sans parole, des fails qui sc sont passes ä la naissance du 
Christ? Lequel ne ferait pas döborder les sources abondantes des paroles et 
HC montrerait pas tonte chose comme une seule goutte d'eau, parce (jn"!! i' 
surpasse toute parole? Si je laisse en effet nia langue se porter sur la hautcur 
de ce qui regarde Fesscncc (o'j^ia) absolumenl supericuro de Dien lo Vcrbo, 



1. Cf. l'S. LXVII, 12. 



\" r. 71 

V- 1). 



I, f. 122 
rb. 



[175] I10>tfirJE lAIII. 289 

)^j/ ^; ..)J..3Q_fio ^)a_i> |^--J/ «—vs/ Jl^; JJ.'S.Jacoo laL^i »^^^)o rjoot/ 

).ioo» ^ oi^ jjot -.l-iov^ Ju/ o,_DKioj v-w^^ jjioj ^'ijo .jK^ltoo K.<«K^O 

. oqot^ -.^« ^^ .too )j50io |.3oju«< f^ -.^V-*-^ K^N.\ ^)J; Jr-'^'-^; vQJöi 

u> .).A^oa^; oiIqjldmISv.^, ,)J Iql^ .'li^N; \^\^ jL>-w v^aüfio t->~.v^jJ ••voöt.<ULr>.\ 

öt->lS^->/ jooii K—.Jv-'K-. ^/ :).,»..a,.j; )Kw>L. s^öi jlci » i!n ^l K.^^ |jl3oi 

«6( ..jLäöjo jLsö-flO; 1)-«-^^ l^^-Ä iK-s ^^ jl^^Ao .JV*-* jJ^io j<x^! 

1. V 1*:^;. 



si je m'envole et si je vole ä la fois par la graiideur de Texpression des paroles 
et par les pensees. je passerai pour m'etre eleve seulemcnt de terre comme 
un jeune oiseau qui vient de s'cnvoler de son nid ä rinstaiit meine, (mais) 
qui peut voler plutöt (aä/lov) dans les regions voisines de la terre et noii 
5 dans les parties superieures de l'air et qui est ramene en bas : car autant ou 
s'approche de co qui est eleve, autant on se tient eloignö de la ])aulcur. 
Et si je fixe l'oeil de mon esprit sur la profondeur de sa dcsccnte * et de son 
incarnation pleine d'amour pour riiommo et si je xn'efTorcc de doscendre ä 
la fois par mon esprit et par ma parole dans cetto profondeur incommensu- 

10 rable, je serai afTaibli, abattu et aveugle, ä l'exemple de ceux qui nag(Mil 
dans la mcr ou (jui se licnneut sur le soniiiiet d'iiu rodicr tr(''s elevö; des 
iiu'ils regardent vers le bas, ils sont renqilis de lenebres et d'obscurite et 
detourneut Icurs ycux, car la puissance visuelle di> rooii n'cst pas en rapport 
avec unc profondeur inaccessible. De meme aussi la laculte visuelle de l'änie, 

15 quoiqu'il lui appartienne surtout de discuter et d'examincr ä fond les pensees 

pleines de controverses, * devicnt en quelque sorte nonchalante, va (;u et lä ' i- <■ '--' 
et s'enfuit, lorsqu'elle veut considerer Tinünite et rincompröliensibilite de la 
descente de Dieu je Verbe, et enfin aprös d'imnienses tlols de paroles et de 

PATIl. Uli. — T. VIII. — K. i. l'J 



V f. 71 

V" 1). 



1' 1). 



1 ■ a 



290 SEVERE D'ANTIOCHE. [176] 

^^.o(!^o '.Violl öwLsj-s vroo^Ä ''^!^.^ ^io )^--2ui. ' jJuK » °>o> flpqL^^.«^ ^^otaa.\j 

♦v^oio ......Mi I o>.v> J n . vi\ ).Q.^on\\o .looi öi^l^/; j-bo ^^ f^t^^ 

[f>V>0\\o KjO ).^00,^ .• '«JULJLiO )t— ^/ ^OW.lVK^ t^J jjoot v-^ l-"^'/ 
I" a. V • • • 

j t <=> i\o ^^; Jt-m-a^ t-"^— *i/ 1^^^-*:^— ^^ i-^^-^ »^ -l^»/? )-l^^-^i jloVtjJ 
)..^^^o I '^ - "^ )J oöC^ .-K^ l-fcjL«.^. l^^axD o(!S^ )-io<^; 061 .-jj^tX^io^ 10 

• .|lQ-a-.«j; )..iiV>. > OCX : )jL:>i_o°K.^ )J 001 jioicu :)loia^kM )J o(J\ K«/ 

1. L L'l \' in inargiiic : «I'i^oioifoOrivai. — 2. L il \' in luaiginc ; ^^^»i».. — 3. V U^i-i- 



pensees eile dira necessairement ä son tour la reflexion philosophiquo de 
l'Ecclesiaste : J'ai cprouve tout cela par la sagesse. J'ai dit : Je serai saye. Et 
la sagesse s'est retiree hin de moi, beaucoup plus quelle n'etait auparavant. Sa 
gründe profondeur, qui la trouvera ' ? 

Quelle est en elTet l'intelligeiK'e qui reimirait ä la fois ces deux points de 5 
vue, la hauleur et la profondeur, cn un seul, et qui entendrait le Livre divin 
V f. 72 ' dirc" : Celui qui est an-dessus de toute domination, de toute aulnrite. de Unitv 
puissance, de toute dignile, et de tout nom qui sc pcut nommer, iion sculement 
dans le siede present, mais encore dans le siede ä venir-, qui existc avant toutes 
choses et par ([iii tout subsiste, est dcsccndu dans les regions iuferieures 10 
de la terre o\\ s'unissant hypostaliqueinent a unlic cliair cl ä notrc äiae intel- 
ligente ä Fexceplion du peclie; v\ ([ui (cepcndaut) ue trcmblcrait pas, ne 
serait pas dans radniiration et ue ren<lrait pas gloire cn silence ä notrc 
soutien qui s'est soumis ä tonte cettc hurnilialion volontaire et {\ celui ijui, 
tout en etant sans besoin, parfait et riebe, s'est abaissö h cause de notre i^ 
salut au poini de se faire cliair et a endnre dans sa propre cliair les souf- 
l'rances acceptees ponr nous justpfa la cioix. O prodige! Celui (jui passi-de 
seul limniortaliti'^, la lumicre inaccessible, le soleil di^ justice, ä cause de 



1. r..'i-l., Ml, 2'i-2j. — 2. K|>li., I, 21. — :). er. I Tim., \i, IC. 



lO 



V f. : 

1- I). 



I. r. 1-22 



[177] IIOMKMK I.XIII. 291 

l<^o :Jj/ '^l )^...fv^ifl\ >^a-.vJ; oö« Ijcq_.;VS ^-io : )-^iOtjO yil/ ^_io y > \ ° >i; 
..^jL-oo» )K_o«J:Ss jlojicHJLio öi^j ^^ »-al^o : )-.»Q.fiOJJJ ^jU;N-Ji/ I-^P*^ 

^ yOJÖi^ wt—i; )jL304o .-«-.OMO wbiu»/; )t-o^ ^^ t m 'ti <^q^o .-o.ia-J ^01'^/; 

♦ 0001 ^..^ISJ^ Hq^j jJJiK.^^:5o jto.»-. ]J; I-sqjl-^j 

.j_iwi/ ^^_iw )la_Q-.}jo 1-1-.; o \ 10 ^'^^ioKlcQJo •.) n .;j )■ r^ . \ Vi ^ \vm 

)1; :)Ia «. 1 I ^; );oi; .) « i"! -> oo( .vi>«|0^ ■.)->t-^ .^oiQ_.Vi^; 061 'ot^i 

yOoC^j p •■)-Q-'?J jJL^iö Hi^s^-io/ »-.oj ^io ^j^^ ju/ jJo .).-Joo j-sto vOOl^ 
- -^'I/ yooii)^ ^^« vOJÖi .'l-hAo^o |^>wA>M ^:m t-^^-^ a^iJi owoo; vOJÖi 

l. V Olli <$»»• 



nous qui avions deslionore par lo pöclie notre premiere formation divine, 
qui 6tions toinbes de notre premiere demeure, je veux dire du paradis plante 
ä Torient, qui avions ete chasses en exil (s^opta) ä l'occident et qui elions 
en deliors de toute clarte divine, est apparu ä Torient, apres avoir participe 
i d'une maniere adniirable ä notre existence, avoir eu part ä la semcnce 
d'Abraham et avoir pousse selon \a ehair de la souche de Jesse et de David, 
et ainsi il est apparu ä coux ([ui etaient assis daus les tenebres de l'inno- 
raace et ä lombre de la niurt. 

Le prophöte Jerömie * annongait ä l'avance cette apparilion adniirable et • v r. t-j 

lü bii'u di^^ie de Dieu en disant : Viiici. les joitrs ricniicnt, dit rElcnirl. i-t je 

siisiilnai a Iktv'ul iiiie justc apijaritioii ; nn roi jiistc irt/iuTd. il si-ni sayr et 

jiiuliijHcru l'equitc vi In justice sur la Ictre. Sons si-s juiiis Jmln sera snurt- ' rl * l, r. vn 

Isnti'l liubilcm cii seciiriU'; et voici qiie le iioin doiit le Sei(/iieitr lappelleni sent 

Jißseder; il est daits les proplit'tes ' . Quo eetle propliütie t oncerne saus eontesle 

1:, le (llirist, c'est ce que tlisent tous ccux <iui s'occupenl du Livrc sacre. meine 

partiellemeut. Car, depuis David, il n'a regne aucun roi jusle, altcndu que 

lous ceux qui rii dfscriiilii ml sc iriidiii'nl ciuipabli^-^. a rexreptiou di-lzeciiias 

1. J<>r., xxiii, j-ü. 



292 SIEVERE D-ANTIOCHR. [178] 

\j\^e y^l -,} ,t(\'\t •,^^.»^111 -.looi ^/ ^^>^/ J-fcJia..; otlo^ )]S«>3 ^^« oöi 
oöi JJL^J^« •.).^^^ ^^.aj -.llo . ii< ^; ^^ot -.),» nioflo w.o(a^^ K»^; o6i 
U^* ••OlN Vi/; yOJÖl ^-»0 jJt^jJ JJ3/0 ,)0'y-^ .yh^JU ^lSs^;o ^9^.3 ^^Ot 
OÖI .Jlo n .;j; j »>oa o6{^ .•j.><-i..»..aft\ v/ jJ / .-K^jjj-S Oj/ ]\.^ \-^-'V 
.■j^i/ ^^%Ow jlo-o^ijo jju^; ,_2l^ vS/i oö< .^ "-"^7/ 1°^! I'^t-*; ) n «N>^; 
OÖI .j-^i/ öi^^_3 ""^^ vtrt» °i > . n .;j ^^o ^^ o^; yOJÖi o^^; j-floo^ y.^ 
' V f. 7J ^ .'"^%s_oi ^ )v_A. * '^^^i^lvjsa-./ ^/ ..vov^.l/ );oou vs/ j^^a/ ■ . oiKjaocL^:»; 

V" il. * • * ' ' • 

^^^^)^_CQ_JJ lyO^oQ^igi» v^oin 1 " •>) ^^ | nm"! ^iJS^ j.^cüw )ooi ^))^£d/ V->k^ 

OllojO', »^X .0001 . .T\v>lts.^ ).^0.\qJ^ )-^t-^ K^).,^°lV> •.) 1001.^0 K..O 

0001 . <.^.\ °i; yOJÖi 11.^ m -^i y^l >ooi^>^ -.oilolN v<\o )..■■.<. »,^; ^1 
:^^ |;ooi_>; ^; ^'^i^^^^ .oN i.'r> )',_u ,_J^o '.K^I-tQ-iL o,-3L^Kjt/o oJLS.ii./ 
j;oo(^ Oj/ If-OJ -JoC^jJ 1}L^ I— 1001 ^; ^^>w»jfj»— •/ •■'•' «'oi^ N« jjo-^; oö| 

1. \- ^;m>;. 



V" a 



lü 



et de Josias, apres lesquels Jereniie a fait cette prophetie. Quelques lignes 
en effet avant les paroles qui viennent d'etre citees, il disait au sujet de 
Jechonias qui devint roi apres la niort de Josias : Est-il »leprise, ce Jechonias, 
aiitsi qu'un vase dont un ii'u pux bcsoin'} 11 est bien certaiu d'autre part quo 
les paroles de la prophetie descendent jusqu'au temps ([ui suit et qui est ä ;. 
venir. Cependant on ue donnera avcc raison le uom de » juste apparition » h 
aueun autre de ceux qui ont reiine si re n'csf au Clirist; il est Ic soloil de 
justice; il nuus a fait briller les rayons de la science de Dieu; il a pratiquö 
aussi l'equite et la justice sur la terre, lorsqu'il a ötendu sur toule la terrc 
ses lois (vo;;.o;) d'uue justice absolumeut supörieure; simultanement sous ses m 
V f. 72 jours .luda a ete sauv»; et Israel * a iiabitö en securite. En eilet quaud ;i partir 
de l'epoque de Salomon le peu}>lo sc fut scinde en deux parfirs, Israel et 
.Inda, il y eul jiis(pr;'i la (in deux royaumcs separes; mais d'une fagon gene- 
rale tous ceux qui etaienl separes sc souniircnt et obeirent egalemenl ix la 
predication du Clirist et ä son royaume et ils regurent un seul jung. Toule- 1:, 
Ibis ä cause de Jiida quc Ion interprete « cclui qui conlesse » et disrael quo 
Ton interprete a l'intelligence (|ui voit Dien », on appellcra « Juda qui est 
sauve » ceux qui niaiuteiianl si' sonl :i[)[ii(ielies de ri'lvangile el (jui tieiment 

1. er. jiT, XXII, -j». 



[179J HOMELIE LXIII. 293 

■ •^X^lo |)^^-^ ^;VJ^ioo .-joiJ^JJ ^>1- K-J o/ ^-.JboKlflOio );o».30 

) A I .'in f>\ ol^ Olbs^^s^O« >iOQ^a°>\ «-^'->^ >^0>-OO J .^o(oK^( ) * V> 

^oi^; ^oiNju_3; oöi ^\ ts-,)-^owo N^).^Ji^^ ^JS^o ijoi!^; )la.fl-.;; ^j 
:>i.joKji/ jJUi^ ^o»-s »3/0 -,_^j-:ioA; y^l )ooi )-3j'too; oö|A oi^ :jl^» 
)lo^^ ^^ ..»oij'U ■)>— ISoo . >v> j-Jioto :)ooi ^tow ^^ .» .cxi oöi oi.^f.^x> 
..«otol^/ )joi 001 -.V^/o )oo( )oü^^ 1^^«^; OÖI yL^l »J .) » Hl •> 001 -.vA^j/ 



1. f. 1-22 
vIj. 



V f. 72 
vb. 



la place de ceux qiii confessent et on appellera « Israel qui habite eii secu- 
rite » cf'ux qui dejä onf cru et ont passe par la coutemplation (Öeupiot), qui 
par lä connaissont ou voient Dieu, qui soiit coiifirmes par la science et qui 
sont en securitö et pour ainsi dire qui habitent et se reposent dans cc qu'ils 

5 ont connu. Mais ces deux camps (TaY[j,a) constituent le corps unique de 
l'Eglise et sont places sous la seule autorite du Christ, que Jeremie declare 
aussi avec raison etre appele Josedcc, ce qui, ' traduit en langue grecque, * L f. 122 
signific « la justice de Dieu ». Et le Christ est la justice de Dieu Ic Pere ainsi 
quo la sagesse et la puissance. Ecoule eu efl'et Paul qui ecrit aux Corin- 

1" thiens : Lcqiiel est dcceiin pour nous scujesse par Ic fait ' de Dieu, et justice et » v f. 72 
sanctification et rcdemption '. Quand Jeremie ömettait cette prophelie sur Jesus 
et disait : II sera appele Josedec, c'est-ä-dire « la justice de Dieu », il reconunt 
tres nettement et tres clairement celui qu'il prophetisait et au milieu de 
ses paroles et aussi avec ses propres yeux pour ainsi dire, et il fut eclaire 

15 par son apparition qui alors etait ä venir et que maintenant nous voyons. 
Aussi dans sa joie il s'ecria : // est dans les prophetes, en le moutrauL ainsi 
qu'avec le doigt et en disant : C'est celui qui a 616 dans les prophetes et qui 

1. I Cor., 1, M. 



294 SKVKRE D'ANTIOCHE. 

t-2L^/o vOO»._3 >..<.. a . J OlKIi^_^^_iOj ^aJ^OI yQ_^'K_J 



»o 



V f. 73 
1- a. 




V r. 7:t 
1° a. 



t-»^ U"-^ U'r^f vS/ ..ytC^^oo JUi_sl/j ooi j^^i^^j I— -J; )joi "^^s^v.^^^ 
liAS "«»30 .wwj^ ouio J^Kb. ^ioo .o»^ |.iajL j--^j .1»-=^ \^ -.'f^l ^}oi^ 
^^oi ^OiSj ^t-°? °"=*^ >«« ^'» I jJj Ol v> . jln« M; (s/() 6|loK_,ll^ CH-.l^/ 

).JÜV^ ^'^JL^ 'O»^^? OÖi -.j-s/ jiOI.QJ ^_iO wOloK-/ i_,^^ jioiQJ .Ot^ j-iCLk 

^^^jaiJiJ »o :joci )V— =«-^^ |-X3V-oJ^">-io ji oo« )jO).Q-i :)lQ-a-.j;j ooi |ji:>ft.*; ^; 

U-SOi; w»öj )lQ_.N-^K_io ^_io ..K .| i....-a. o»A OOI y •> \?o :)^.a-\; )ia-;io; 
»oiJ./ )lv-*Ao -.oC^ OOI «a-* Ji->.|-3 Jt-«.)-»o •.'-~^,; ji^^-üicLio V-»'^ c)i-.K-,/ i. 



les a inspires et qui les a fait de fayon diverse emettre ces proplielios qui se 
rapportent ä sa propre personne. 

Au sujet de cette apparition du Vcrbe qui s'est fait hominc pour uous, le 
prophete Zacliarie dit aussi d'une laron touto divine : Voici iin hommc dont lo 
iiom est Orient et il se levera de dessous hä ' . Ah ! combien grande C3t Texactitude 
de la prophelie! Oui ne louerait pas celui qui tant d'anuees auparavant a 
prononce clairement ccs paroles par ses propres serviteurs et qui dans ccs 
derniers temps a accompli en fait les paroles dites ä Favance? Son nom est 
Orient, dit en elTct \v, propli(''te. 11 est la lumiere de la lumiere du Pere, 
Celle (jui ('clatrr tont Itotnme renaiit en ce ntondc-; c'est pourquoi il a portö aussi 
le noni de ce qu'il est. Le propre ' de la lumiere et du soleil est d'eclaircr 
d'en haut et de projeter Icurs rayuns sur ce cjui doil etre cclair6 et avoir pari 
ä la clart(3 qui en vient. Mais parce que Ic soleil de justice, la lumiere inac- 
eessible^, s'est fait lionune, en prcnani sur lui de s'incarner et de so faire 
homme pour iious, il s'est leve d'en bas; car (piand il a pris une forme de i 
serviteur et qu'il s'est lui-memc humilie volontairement. il s'est leve d'un 
abaissemenl (jui csl ainsi trrs liumble, il s'est montre lui-nn}me petit ä petit 

I. Zacli., VI, 12. — ■•. Cf. .Icaii, i, 'J. — :t. Cf. I Tim., vi, lu. 



10 



L r. 1J3 

r° a. 



\- f. 73 
1' b. 



[181J HOMELIE LXIII. 295 

ouio K-.)S^ ^^ -.ot^ l-iCLH )L*J; ')t-=^ Jo< -.V-^/ )i»a^;i JjotA oCbw 

Of-2L-^ ) )->Vl '.j-tf^O; Oi^io/ O -1 .'^ -.OOt v3/ vA^pÖ OUw^f"^ ^Oo]^JU1 ooot 

j_po .'l^'^xv^ ^^Ow v^ «^ji oöi^ 'po/ l-xio/ V-*-^ Ot-2i^^ .0(^^; Jt«.'»"t \ 
)_,K_,b_s I .. -vrti \o :o_3i > \ .; jlci i •>mv> ^'^»^ ^/ V-^^ «^/ -o*^ )-^>aA 

10 .|oi2Sso I-Vio v^oioK-,/ )o<XJ» -öiV öt,»». jJ -.loo« JJUJV^ ^3o V^^ >^/ -o^ 
^öt .jtoou» )o6t )J .^_iö OCX -.j-ip^^o ^J» ) > VI.« ^~J"j; ^Kj ^/; ^^^^^^>io 
)N^.j)o v^/ '\j^ o(-3 p o(^ .)...^,.:>o ci<_.K_./; joLoo |_3V.^oa\; -.^i jLso-oS.; 



et cnfin il a brllle pour ainsi dire de toute la divinite. C'est pourqiioi Zacharie, 
quand il annon^ait d'avance ce predige, * a dit : Voici un homine dont le » j f i.,^ 
iioni est Orient et il se levera de dessous lui. r- a. 

Paiiant de ce lever qui a lieu d'en bas, David a explique cette pensee 

h d'une maniere differente et il a dit qu'il s'est leve ä l'occident. Et il crie 
lui aussi avec Jeau-Baptiste ä ceux qui devaient etre les temoins de son 
lever : Preparez la voie du Seigneur, faites droits ses scntiers', en disant : Pre- 
parez la voie ä celui qui est monte sur l'occident; son noin est le Seigneur'-. Rn 
elTet, bien qu'il soit monte sur notre pauvrete et qu'il ait volle sa gluire 

i'i particuliere selon l'ecoiiomie, il s'est leve en quelque sorte ä Toccident; mais 
cependant son nom est le Seigneur; car memo quand il est devenu hommc, 
il n'a pas renonce ä etre ' Seigneur et Üieu. En elTot, bien (jue (le Psalniiste) 
däclarc que le soleil se leve ä l'occident, celui-ci ne devient pas lui-ni6mc 
obscur; mais au contraire il montre que roccident est l'orient. De la meme 

u. maniere, comme notre etat etait l'occident, puisqu'il etait noir par le fait du 
peche et qu'il etait privö de l'action divine, le Verbe de Dieu l'a fait l'orient, 
quand il a beni noti'C passage a celte uouvelic condition oii, par son incar- 

1. MaUli., III, :i. Marc, i, 3. Luc, in, 4. Jean, i, 23. — 2. Ps. lxvii, 5. 



\- f. 7 
I" b. 



V r. 73 



296 SEVERE D'ANTIOCHE. [182] 

: ^£oa-2L_iXJ o«A ooi y).>^flö ^--uü^j ^/ : oiK-.l)- ^ . \ o^ 't . m v> \ ) n° ii 'ti o 
(oju./ -otoiV-^; oci )— sQAjo ' |.*ä)^^J3; )la<-.-^3J; .öiJ.^^ci.cQ.'^ v^xajo^jo 5 

jLiö K_)oi^ »J .•t»'."i ^ Ju/ po/; jJiaL./ |.Ä>^Ä ^ )^^^«" odo^ 

QJ01 >.. jN Mb v-'^?o j-oC^ ^f^ )^»i- t-^-= 'U'r-^l v^oi \00»^ ^^ i-^ 

1. V M<^P?- 



iiation par laquelle ont ete op^röes les oeuvres de lumiöre et tont ce qui est 
hon parnii les hoinmes, nous dcvioiis devenir justice, purete el l'ensemble des 
autres vertus. 

De meine qu'iiu roi qui vout so icudre dans une villc petite, inconnuc et 
absolumenl incapable de supporter sa venue, souvenl sc fait petit et supprime 5 
la grandeur de l'orgueil de l'imagiuation («pavTacia) ou de la gloirc q»ii Ten- 
toure, afind'etre supportal^le ä cette villr, et cependant il ne peut pas ne pas 
cntrcr comme \m roi et renoncer d'une fa^on generale ä ce qu'il est; df intMue 
aussi le Fils et le Verbe du P6re, rincomprehensible et riiifiui, a voulu 
vcnir sous une forme humaine dans ce monde (jui est aupri's de Iiii roininr io 
Hiie (joutte (suspcndnc) ä iiii seaii ', selon l'expression de Tun des propbetcs, 
V f. 73 puisqu'il ' le rcmplit d'unc maniere divine, et autant qu'il lui etait possiblc 
il s'est liumiliö de sa propre gloire et est venu a i'liumilialion, — c'est en 
ccla cn eflet qu'il s'est aneaiili et qu'il est ainsi devenu accessible, — (mais) 
apres tout cela cependant, d'unc l'agon incomparable et d'unc maniere 15 
remarquable et spöciale qui surpasse toutes les autres, il est entrc dans notre 
niondc par une portc divine et tres royale, c'est-a-dire par la virginite, 

1. er. Isaio, Xl-, 15. 



[1831 IlOMRLir-: I.XIII. 297 

jotS^ r,^^ ^-ioo U^^ )— o» ^ ■ ^ ••'■'^ ^^? l-ia:^«^'^ IIq^oK.^ ^j • 1. r. 123 

.•|^»/jo l-oaji; )po )_3/ y^ )j/ jjoio -V^/o ^;o/ joiSs. laS. ^ K-/ 

I ' " ^ -^ t^ :.-;o/ ^—-^aJ^w-; och-\ ^1 )~j/ ^iö/ :oilaI^; 061 .^ajL:3^.io "^J [; '"' 
^^ ..po/ onnN. |oo( iJL— V^^'to»» ' ^ «\oi^ <^)-^ yV> , "n »o )K r> . ..V 

1. L Olli ,^0v^ r"»— ' ^jiai^o |t.o»-?. 



eil ' naissaiit dans la cliair du Saiiit-Esprit et de la Vierge Mere de Dieu. * l f. ijs 



Gelte naissance extraordinaire et sans semence, par laquelle il sc leve 
de la tribu de Juda dont Mario descendait par sa famille, Jacob le premier 
des patriarches la predisait, en renfermant dans quelques paroles toute la 

5 ricliesse de ce mystere. 11 a dit eu eilet : Juda est ttn jeune Hon; c'cst de ma 
rare, man ßls, que tu es luontc '. 11 appelle le Christ « un jeune lion » parce qu'il 
possrdc la dignite royalc et Tinaccessibilite, et « Juda » parce qu'il tirait de 
la tribu de Juda la meme race (y^vo?) dans la chair et parce qu'il a confesse 
pour nous qui u'avons aucune liberte (7:appr,cia.) aupres de Dieu, en disant : 

'0 Je te confesse, Pere, Seiyneur du ciel et de la terre, de ce que tu as cache ccs 
choses aux sages et aux intelliyents, et de ce que tu les as revclees aux enfants. 
Oui, P'ere, (je te confesse) de ce que tu l'as voulu aiusi'-. ür Juda, nuus l'avons 
dejä dil, est interprete « celui qui confesse ». Tandis qu'il le considcrait, 
* je veux dire celui qui a confessö pour nous, a\ec des yeux qui malgre la 

lä distauce voyaient l'aA-enir ä l'avance, il a dit : C'est de ma race, mon ßls, que 
tu es monte, en appelant sa propre race la Sainte Vierge de laquelle, ainsi 

1. Cf. Ijieii., XLix, ü. — 2. MaUli., xi, 25-2t). 



r- b. 



V f. r.i 
vb. 



298 SEVERE DANTIOCIIE. [184] 

♦ s*No/o vÄ^Ä U^i) JJ; oöi jJa.,^-flO ).^^jl:» o .JN-xjsa ^; y^l öu-io; 

-,_s )k.*i.aio ^; :Viö|; ^clcou^IISo |1o»ü/ Jl--^ jls/o );/ .^>a^o/» 

hut^^l ^; y..^^ ) m I ^ 1^-=. .)...*>0! ^'^^•s ^t^ «Vs^ :v??^ s-oioN-/ 
) . - ^ . ouio ^3 oiJLio vS/j ""=^^.^00 -.öiS^; U-^^if \-^l oq-q:^ sS/ :)o-.vio 
^ \ ..^^_a_^ ^.i? oö«o .^=a-/? 1-^^ V^/? )J^/ •■^■^ ^-^J^tCio 



v° a 
V f. 
1" 11. 

1. V ^^^l9;. 



que d'une vigue, le Christ, le raisin, est monte sans semencc et a pousse. 

Oü sont-ils donc, en entendant ces paroles, las partisans de la folie d'Eu- 

tychös? Ne donneront-ils pas lour adhösioii meme au premicr des palriai- 

clics qui dit : C'rsI de ma racc, iiuni fils, qm- tu es montr'^ Tournons eu. deri- 

siou la sottise de rimaginatiou («pavTÄGia) et confessons que le corps tres saint 

du Christ est de Motr(> cssence (oüc'al; Marie, en elTet, est de notre race (yeV.ci 

ainsi que Jacob sou premier pere, parce que nous somincs formrs de la meme 

hone, commc dit le livre de .loh '. Celui qui a cre6 et forme est venu reslaurer 

et creer de nouveau ikhi uiie aiitre creature, iiiais cellc qui i'lail toinbec rl 

avait subi la corruptiou du peche, par le moycn de Tincarnalion divine, 

quand il s'est jetö lui-m^^me comme un ferment dans toute la masse du genre 

(ye'voi;) humain, qu'il est devenu le second Adam, qu'il nous a delivres par sa 

resurrection et (lu'il nous a fait repasscr de l'etat mortel et terrestre ;\ la vie 

incorruptible d Celeste. Comment ne sentez-vous donc pas cpic vous nous 

privez des biens de ce genre et que vous nous rendez ötrangers ;\ cctte incar- 

v-a. " nation qui est un secours et qui a etö ordonnde pour' ceux qui sont tombes.' 

^ '^' " l']stimez-vous * que notre chair cüiitractc (piehjue inqnirete ou quehiue souil- 



in 



r" a 

I, er. .loh, x.Nxiii, 11 



[1851 IIOMKFJR lAlII. 209 

.jj^.^*.^; JLslL- ^J QJO» .D'ilo l-iö^i; jjLJLiOj «öl CH-N~./ )»_».» yoKj/ 

10 ^_io jJ-s|o . ^ ^t - : xi -.^^^j Jt fn,- » «oioK-./ jj-icu^ j-.^^ >^/ .^2i>^-; JLjl*3i Ul 
o/ )— )» ftK) .. yof^o :|KS.,« 1 ^ .-Ol öu.tv_/ l'^-*:^! ^? vj •y'-»^'* ^'^■*!° 

K_)^ );0( o|.^K-/ ).ia-«.o;o jldw^po ) ><>•>•>; ^ ^ l-^oS. h^l jl^/o .-O-); .Vi; 
I,, ) — s , ^'^s—a^^; oöt oof ö|— .'^)»3« «öt . • ) K.. . .^.^^ v>öt ^io V-»^^^-^ \°*^}^ 



Iure (laus Dien le Verbe, sans comprendre qu'il n'y a qu'une seule chose 
capable de rendre impur et sale, ä savoir la corruption du peche? Et oü y 
a-t-il trace de peche, lä oü Dieu le Verbe s'est incarne sans changement, oü 
la merc est vierge meme apres renfantoment, oü le Saint-Esprit descend, oü 

:, la scmence virile est abseilte, et oü la concupiscence est entierement exclue 
et absente et fait dei'aut? Poiirquoi, faisant abstraction de toutes ces circous- 
tances pures, grandes et remplii's d'une bonne odeur divine, vous detournez- 
vous comme des porcs de ce qui est suave et capable de plaire ä l'odorat, 
et desccndez-vous dans la fange infecte de; vos pensecs, — je ne dis pas, de 

10 notre nature? Car si noirc chair est impure, il ne fallait donc pas qu'il la 
forme, möme des le comniencement, celui qui u l'ait toutes choses helles et 
bonnes et trcs bcUcs? Mais si cetle l'ormation est pure et n'a caus6 ä celui 
qui l'a formee ni dommage ni souillure, commcnt la scconde formation n'est- 
elle pas plus pure et n'y a-t-il pas Heu de dire que, par la graude distance 

15 qui existc cntre elles, cettc Formation par laqucUe celui ([ui a forme a voulu 



V r. 

r b. 



• V f. 74 



lui-m6mc etre forme ' dans la cliair, esl plus digne de Dieu que la premiere? r b 



/o 



♦ L f. 123 
Vb. 



lo 



300 SEVERE D'ANTIOCHE. [1861 

1— 5,:-b> "''^i-v^^^O W^/j OÖl; "y-J ^JU. ^^: >ft .OU^O -VO^/ y . 11 >^^^^-^ f30 

)-JL.j JJLSL./ h^l'l Ul :i-»uo "^Q^s-QJo OQJL^; j)/ :)!/ )J 1-^-^^? toC^j 

♦ )lo>v> .Ol. JLs O^ yiO voKm.3Ljl/; y p*^ « .« lo ..yoi^./o 

:K n\ ft) -i_s |K.O.Q,^ ^ioj i^/; ocinN.; ^^o^ y^° > n' i; :K 'n°> i< )ju.| 

.JlK_i/ ^Jio; ^j wöt .) — flOQ-^eu K-..-.1 )oow; -Ji-J^/ ^^ JooW? otV-=^ 



Mais prenez garde de nous precipitur de cette faron meine dans los fahles 

absurdes des Manicheens et, en mettant notre corps en dehors du mystero 

comme souille et impur, de lui etablir aussi un autre createur, comme ils le 

foiit cux-niemes. En efTet vous avez enleve de lä riinagination ((potvTaoia), ou 

plutöt ([/.ä'X>.ov 8i) vous en avez ete depouilles et spoliös, et vous etes bien 5 

dignes de pitie pour le double motif que vous volez et que vous etes voles. 

Quant a nous, nous croyons que celui qui a dit au sujet de ses brebis : l.e 

rolriir iie rient r/ur pour volrr, tuer et /airr perir; moi, je suis venu, afhi iiu'cllrs 

aiciit hl rir cl iiu'cllfs soiciit rlans riilioiidaiicr ' , peul egalcDieut vous faire 

rentrer daus vos bieus, parce que vous avez ete voles et (|ue vous avez pcrdii, lo 

»LI. 123 * et vous faire vivre, parce que vous avez el6 d6'yii les victimes de rincredulite. 
v b 

Paul de son cöte — il est lemps eu clfet que nous n^preuions de iiouveau le 

sujet ä l'endroit oü nous l'avons quitte, aiiu de monlrcr qu'il est d'aceord avee, 

la parole de Jacob : C'cst de ina race, moii /ils, que tu es monte, — a öcrit aux 

Galatcs en ces termcs : Quand les temps ont ete aeeoniplis, Uieu a envoi/e son ii 

Fils afin (ju'il tut d'une fentiiie. a/in qu'il j'iit saus la Loi (vdp.oc) ". Co mot « d une 

femme » niontre quo rRrnmauuel est ne dans la chair de Tessence (oÜ5;a) de 

la Vicrge. 11 na pas dil <' par uue femme », afin de (ue pas) douner ä ceux 

1. Jean, X, 10. — 2. (.ial., iv, 4. 



10 



[187] IIOMKI.IR LXIII. 301 

|l-,_x>_ioj .-^-O.jJioo K-JJL;^^; ycuwi^. |U/ ^fcvj; U^^l .-jl^j/ y^ 

)-a— ^ \_ic ^;/j V-^ ^^^^--^^^ .^oUio ^fl-^ioi )j/ "•^«><> »>3» t-^» 

.ojJ^ a -^'^N^ o»!^ jooi K„.^; oöi jUai. »s/ .jJ / -.ot-p; oojii. oi^ )^-)^ 
,_ioo jlolio; ) t..Cl^ ^ «Q-i ^.i Q^ f3 •t-V' ^"? V^°^ '^^J -^^"^ ''°' 

♦ )CH^; )1^ -v^ t-V* )t^ '^^^^^^ j-ULÜo .-^ «-N— / l^^ia^j 



v° a. 



I. V U«>V6ol3. — 2. V l^-.^io. 



qui ont de mauvaises pensees Toccasion d'appeler sa naissance un passagc 
■ d'iuic maniere alleoorique et d'aflirmer qu'il a couru comme dans un canal ♦ v r. Vi 
et qu'il a passe comme un eclair. G'est pourquoi on comprend qu'il y a eu 
une conception completc, alin de montrer que l'incarnation est veritable et 
:, saus imagination (oavTstcia) : Les jottrs cn cj]'ct fiiimt (iccoinplis pour tiii'clh- 
cn [antat ' . 

Quant ä moi, considörant plus profondement les saintes Ecritures, je 
mc trouve observer un autrc mystere plus grand. En effet parce qu'Adam 
n'avait pas 6te trompe par lo serpcnt, mais que la femme, une fois trompee, 

10 avait et6 la premiere dans la transgression, Diou le \'(M-1)(^ qui a voulu giierir 
cette transgression, a (■li^xr la fcmmi' ä iiii Imiineur plus grand. Cai- cpiand 
Dieu guerit ou corrigo, il n'apjxjrtc pas seulement au nialado le priiicipal, 
mais il lui accorde en plus meme la ricliesse qu'il n'avait pas. G'est lä ce 
qu'il a l'ait aussi pour nous-memes, non seulement en nous delivrant par sa 

15 resurrection de la condamnation a mort et de la corruption, mais eiicore en 
iKius conduisant au royaumc du ciel ä la place du paradis et en nous l'aisant 
flls au Heu d'esclaves, et Ii6ritiers de Dien. 

1. Lui', II, G. 



y r. 7'. 

V 1). 



lo 



302 SEVERE D'ANTIOCIIE. [1881 

v^JiK^J*/ )jL^^a--j ooj jjjo ^ooj; ).äa.j; ^j wtoo/ .^;/; Oi^^ ^ 
• I f 1-' |y ^ - vO,_— |j jJ; s-öi lo^ :)-w-IisJi ooi vooi^ >«r->v> jlo-o/o |laial-.i 

CH l >oo -.^-♦lo )-,_3u^; U^i)^ V*^ CH-J»; Jl^j/ ^ CL^O )1Kj/ 1-^^ 

1. \' lv-=v^- — -2. I. i'l V //( iiKirginc : ^-lU^- 



Quol est donc cet honneur plus grand, dont il a jiige la feranie digne? Je 
vais le dire clairemeut. Lorsque Paul donne ä riiorame Tautorite et la pre- 
miere place (tx^i;) et qu'il assigne ä la femmc le second rang, ' et que pour 
cette raison il dit qu'elle doit ctre modeste et soumise, il a ajoute : L'ltomme 
eil e/fet ii'cst pas tirc de In frmmr. inais la fciiime est tiire de riiomiite ' , car eile ^ 
a et6 creee avec une cote de rhoinmc, Mais comme uolre existcnce depend 
de l'union du niariage et du modc du commerce cliurnel, l'homme aussi a 
existö par la l'emme : de \ä vient que l'Apötre lui-mcmc, Ics invitant, ainsi 
* '' '• '-'' qu'ä * l'amour et ä la bonne eulente, ä ceci que les hommes n'exercent 

pas avec durete leur autoritä ä l'cgard des femmes, a ajoute ensuite : '•' 
Toutefois la friniiic ii'rsi paiiit saus riioiniiic. iii riionimc saus la fcinme, daiis le 
Si'igneitr. (Air de meine (jue la feinine a ele tiree de Viiamme. de meine l'homme 
e.cistc aussi par la femine'-. Mais c'est ä juste titre (pie, nous, udus sommes 
dits avoir exislö « par la femme » et non pas « de la femme », car (pour nous) 
la projection de la semence virile precede et c'est par eile surtout (u.öLWo'o) '"• 
que nous sommes. Le Christ, au contraire, conc^u sans scmenco, a existc non 
pas « par la femmc », mais « de la femme » a proprement parier, et il l'a 
fail monter jusqu'a uu rang (rz^t;) qui possöde la superioritö. E\\ cll'ct daiis la 



V f. 71 

V" 1). 



I. I Cor., XI, s. — -J. I C.ir., \i, 11-12. 



» 



V r. 75 
r" a. 



[1891 IIOMEIJE I.XIII. '503 

);0( j^K- ^.^ ^; OiSjJ )jot .öuio .|jL.U ^;/ oöi l-^-^xio .>*_.?; y^i ^; 
♦ llo!^ . 1 ^ ^ V-.K_ JL.;» ^; llo^i^^-a^ l-oCSs M^! l-^iOJ -.^öi ^ 

5 v-)^? l-a^^iö ..l^-^oK^ jcH^äs» l'^ f*^ :)t^-JA-.Vo jts.-^^ ^ouN-/; 

O0i_l/o . .">-,• ^^ ^^^SQÜS^^ ^.«^is^^aiO ^^Ki.J vQJÖ» I-Jl» io^jo ^;-«^ ' ^ 

^oi ^ ^01 y..3L\o :^;j; x;-*i>^oC^ ^;;»-:^ J~^^0! :\«>j/ VT^^^? r;:^^ 
^^l .^aü;/ ,5--JL3V/ .-Iju.»; U^ ^y^^l^o ) i °> Nv;\ ; ^/ •. ^l;).iö 

lu ^-^jKlioo lyooii». y^. n°>'i j^JLA |J; 'lloLiwI^CiKVo :|-=)Ci;; |ajci3 ""^^i^.^ 
,__a — .; nf ^^^ :yO» i...! liUJo/ K-*jlJs ^.. a .. ' ..; vCüöi ,,-^0 ^-iö o i vTS 
)_ju/ _^/ yoN'^ I oJLic; ^; j^-^ ^^^ :|jL-.j fc^-^jsis. yo^^-^ v?t^ '^*^^ 

jjLÖOt; j;C*.Jl yCXXiO^ vVoVA.i jJ •.vO.. \l I j-jjSs OCX 1^«!^=^! «HJ-^ »s/ "^J 



premiere Formation la i'emme est d'Adam et dans la secoiide formation le 
Christ, le second Adam, est de la (femme), et ceci l'emporte autant sur cela 
que lu seconde (rormation) est plus divine qiie la premiere. 

' Puisque vous avez ete jugees digiies, ö IVmines, d'uii tel honneur, de ce " v f. :: 

5 qui est le premior et le tirincipal, par Tintermediaire de la Vierge Mere de 
üieu, doiiuez donc ä vos maris de tres bons conseils qui les conduisent ä 
la vie f'uture. Si vous trouvcz qu'ils sont les premiers ä faire leur devoir 
et ä vous lapprendre, pretcz-leur l'oreille ainsi qu'ä des maitres qui occu- 
pent la premiöre place (tä^;?). Si au coutraire vous trouvcz qu'ils soul lies 

10 par les desirs et les soucis du moiide, ([u'ils soiil etoulTes par la pensäe 
de raniasser de Tor, (ju'ils passcnt les uuits sans dormir et qu'ils sc dcman- 
dcnt avec anxiete quel dchiteur ils vont mellre ( n prison, qnel prisonnier 
ils traineront et citeront devant le tribunal, sur la .naison de quel hunune ils 
tomberont sous pretoxte qu'il est sous le poids d'une dette et qu'il est d6- 

15 pass6 et dövore par lo grand nombre des interets, quel etre ils depouilleront 
niemc du vrti'iiiciil näcessaire, no passcz pas avcc eux une veille ainsi 
pleiuc de miserc et d'anatliemc et n'aclivez pas par vos paroles ainsi (jue 



V r. 

i> b 



304 SEVERE D'ANTIOCHF,. [190] 

LI. 12'. «6t 'jl ^N« .«%^-N ^ Jim .tyi-. :^ j-nalüo» jKDiaj» joCS^ ^ oow. -.Vioji 
Jl v^^ ^ -l^-^ xr^ V-' /°- ^'^ ^ "^^ ^ . vim .5'boo "^o.'S. ^j 
oöi .ot-JL-ioj ^-^ot )b.ÄxoöN-s vQj/ y'f'~>l \^o^ '^^ v * ^ "" ' -^ y^! 

K^jL^^Ä )i->-i«3 -.Uv-Vio )lonm\; jioj*-« -CH ^io «Äil/o sSlA./ '''!!b»-^^a>o 
'"^I.JOO JJL)/ VlL.» y>^ vS/ ..«.iOQi-«» ö/ "''SSwOOl OJu-KJ -.^i^-s '-^Z 

.(sie) )l^-lKL- ^/ v-V^ )jLSot Q^ jl^Q-? )^:»Jii .^«aaja^; v«^öt n 



lO 



1. V add UoUs^o. — 2. V |t. ftvi . («-> o- — :i. V ^*^>^/■ — 'i. V ow- 



par le vent la flamme de ramoiir de Targent. Mais dans une pensee inspiree 

par Tamour de Dieu et dans im esprit coiirageux, faites-leur resonner des 

paroles sages et eteign(!z eii cux le desir de rabondauce des seules (ri- 

cliesses). Que chacuue de vous dise ä son mari : « Dieu nous a donne une be- 

I' !'• 12'< nedictiou suilisantc pour uüus " et nous jouissons de la paix et du bonheur r. 

V {'-,:, d'en baut ; de toute part los biens nous arrivent : * nous nous röjouissons du 

' ^' fait de tes travaux, quu celui qui donne les biens a benis eu y ajoutant les 

siens propres. » Quandvous verrez qu'il est devenu doux et gaipar des paroles 

de ce genre, qu'il s'est montre bienveillant et qu'il s'est relAche de la vio- 

lence de sa durete cruelle, ajoutez aussitöt aprös : « O mon ami, montre donc i'* 

des sentinients un peu cliaritables pour les mallieurcux; no reclame pas avee 

nur lelli" exactilude le paiement des dettes ; rerois une [larlic, et retarde nn 

peu ou meme abandonne le paiement du rcste, s'ils sonl profondement nial- 

lienreux. Nous, nous sommes dans la joie, et cux, ils sont dans les plcurs; 

nous, nous souunes rassasies et nous jcniissons du superllu, et eux, ils n'ont i"> 

que du pain, peut-etre leur est-il mesurö ou bieu leur fait-il meme döfaut 

par suilc du (b'gre du besoin. De mon cöte j'aj)portrrai aussi quclque cbose 

(Ml iiK'inc Iciiips que reilusioii de la boiilr cl je iir l«' loinni.'nterai pas par 



In 



iior lloMKLlK lAIII. m-i 

)K_opeu3 yis^ Ul ) .Q. ....'n jJo -.^^-j )^(^-^ laiwÄÄJi ^i. jt—^/ ^t-io )j/ 
^■«.Noio ^.iJ^ «-^^? K^ooi t-*)^; )jLa..a\ oöi wJS. )j/ | n ia .j«oi jKxlii; 

^•^J wJ^ ^•j'- y*'-^ i^ •)-'V— / O« l'^J ^'^^>^? «Ot jJ^-Q^JO -.J-SOlM |)^Cü>JL>, 

jlcuL^a^t-^ .>J^ ^>...aa.!jQD ^oouia^^N.^ *^^^ . . vi « mi v^jöi |K..Xj .oC^ 
^^>wj,Joi ^^.j/ ^^a-jL.^ p . v£d|Vo.^m Jlaä^^JiO jlaS^I^io öCio oC^ 

1. V rj^cn- — L>. \' U'Ä^-v — 3. \' \^tii — i. L fl \' in miiriiinf : lV|Top;;. 



V a. 



los soucis de cctte annee : je raljaiidonni' co vc'temi'iil (jue tu devais mc 
faire aiusi (luc res bijoux eii or et ccltc somnie puur cet aiitre ornemeiit ; tu 
ne m'achüteras alisoliimeut rien; k'S vetenioiits ([iic Vmi poitc a liiiterieur 
seulemeut ine sullisont; la misericorde euvers les iudigenls mc l'ournit uii 
5 vetemoiü In'S lioiiuete, qui Test beaucoup plus quo tous les votemcnls de 
graiul piix. A riiiterieur j'aurai pour boaule celle qui ne vieillit pas * et qui » \ 
est agreable a Dieu, et non pas celle qui est exterieure, sc llctrit et tonibe 
comme la llcur. Par lä je coiislitiicr.ii pdur nn's mfauls uue boui'sc precieuse 
!■( iinprcnable. » Ouand volrc niari vous eiilciidra ' tcuir ces raisonnements, 

10 fül-il semblable a uiie bete sauvage, il ihangera ueccssairement ses dispo- 
sitions et il deviendra cliarilablc cnvcrs ses debiteurs. (]ar personnc n'est 
capablc de pcrsuadcr ainsi les lujmmes comme les rcmnies liunmHcs et pures, 
möme si Ton avait toute l'eloquence et toute riiibilele des rheteiirs. l*af 
consequent si viiiis uc i'aites pas k Kien l'^rs(|iii' Vdus pouvez lc laiic, ecoulez 

ij l'Ecriluri' (pii dil ipie ce peche v<jus sera impute : l'.cliii (lul sait !<; hicii (fu'il 
find l'nin-, dit-ellr i-w idTef, i-t iir lc fall pits, .sc rcnd coiipuhlc ili jicclic - . 

I. LiU. : « Quand Um man t'entciidra ». — :!. .la<(|iio>. iv. 17. 

PATIl. OTi. — T. viri. — 1'. 2. 2ci 



f. 

V" a 



.joü si;\ i;ui': u A.Miut;iii:. [1921 

jLcufc^» *j.»Q_D la^o : ').ill3^2^; ^--J^oj )^.m.*.:i.m |)S^«Vo/ ioAo : ^ .». a-^ 

'Lf. IJijouSs IV^l. '"^'iO. p ..C)W.-,^X3)._) K_jjuUJ> ).JL30|; Ua-/ '\r^^] |ts.il.aJio 
V" il. • • • \ • • 

'ÖM^oo •) I- f"i "^ I I o>\fi .. |K « fitq ^'^>>^; >~«/ :» »•^loot ^Kj/ > vi . n vi 
^-j:a^o l^-i^ ioA yO-j/ ^-;V -.^-^31^ x:-»!^/ ypo-i^io j)^-^.-»; '')^-Ov»l ; 
U-".^ i_o._^ ^'»-^^ °^ K-)V-.I^ jlaaLajo )i an i«> i3 -.^to/ vj^^^ *^ v?^^ 
* V 1. 75 ''jjoi-iC^o .)/)i J^oj^ ^oiQ-.» -x n 'i ..yK~,i«_2L:5j j-ÄÜJ Jt-o;o JjlÖü •^^! 

r^A-^.y^^; )r-^3JL )-3).':.wJ\ ^_iö y,«;^! :jb>ö ^...J^oi-s .)>_JLj» io,AQ.io; r 
)KI^ot^_i ^010 :^^a..\ yOOi-.)^-/ yoooui ^'t-L>o \.s}Lm |äD ^; ^_*.JuaJ; 

,.*i aS.o jocu )ll^/ ^^; oö« .-lloiK-Oo; I-Jcl^/ ^j-flo och .•K*).x-.>-«)^s^o 
•:<^aJX^ o^j )1o.:m.aIS^o |;oi )loV»>vi\ •^öt ^^00 .jIKj/ 

1. L e( \' in niiiri:iiic : "^.^'- — '2. \' La\^. — :;. 1. d \' //) niurtiiiiif : iaf/n]. — 'i. I, rl \' in iiiiir- 



De inrnic (juaud vous vovcz vos mar'is vous pousscr mts la vtihiple ilc 
la passion, vers Ics iln'iiiiiis firquenk'S qiii iiiL'uent ;i Daphue', vcrs la vic 

» I, f. i2'i liumide et dcpensit'ru du cel eiidniit, [xnir* liii doimer par \ä uii nom hoiiiiete, 
lixcz votre iiilelliii'ciiee siir la Mv\>' de Dien aiiisi ([ue sur le livre des saintes 
doclrincs cl, apres cii avoir tire im espril pur, failes-le hahiter en vous. j 
Poussez vos Miaris vers Ic liicn cl l'aites-leur uue Icrou en disaut : llouorons 
noirc \ie, <"> uioii niari, surloul par Fliouiictete el la purch': par la \ii' el la 

♦ V 1" 75 conduite pures de uolrc maisou faisons du mariage ' uu uiyslere, et du lil uii 
(Heu) pur; que li's allaires du commeree charnel soient |)Our nous non pas 
uue ({uesliou et uiie recherche <les desii's luauvais, iiiais uiir kiliilatiou i" 
mvslöricusc, inell'alde el douuec par Dieu eii vuc de la productioa des cu- 
fauls. I'ar ei's paroles vous metlre/ un Ireiu aux violcuces insensees de vos 
maris, et de plus les augcs vous applaudirout et se rejouiidul a vulrc sujrl 
aiiisi quo la bieidii'ureuse \'ierge el luutc rarniec des saiuts, cl Ic Christ 
vous couronncra dune luauiere iuvisible, lui qui livre le combat (äywv) de la ij 
vertu, qui a cxiste *' de la feuiuie » rt non « par la fenime » et qui par eelle- 
ei a Ulis eu vous ct'llc rciuich' et cc couragc. 

I. 1 aiil)(iiiig ilAnliiiflif, cclebiu idiiiiiiu licu iIl' iiliiisir. 



[103] IIOMKI.IK LXIII. 307 

■ )»o.i. J l ^•.. o/ ).J-,— / ).jL2u^^aiö lo^o :yOOi^ ^^^i^aio )jÖ)— ial^» -N.io| 
OCH |;).i^ ..Jj^jsoio oöi U>^'Q-3 "^.a^Q^ .^-^/ vOO<-3 ^^'U/ jt^ io^i. 

po .)._o>Q.ba_) ^ V^^J l-iö;i |JV-/ ;)o^io |j,^cxä> la\ o/ .-^j/ |jo>^ 
)t^.-AJLia\o ■^^■» voot.iai.0 ^-».siKio U-lifo j^ii. ,5-^0».^ ^'^wO^ \.iS>o{ 

jootlo .-y^K joop V-.2JL; ).jLi-/ * .-^^jJo ^a^jl v-oL? -ö« ^/ -J^-u;;-*/ '';,;'"-'' 

♦1^;/ '^'üi^ U~=>) y.^ 

1. V UV:^^.- 



De niLiiic, au sujct ilc reducatioii de vos enfants, n'ayez pas de la coii- 
dc?cendance pour vos iiiaris. Mais quaud ils les conduisent aux represfiita- 
lious et a luute autre cliose qui blesse rt corrompt räme, appliquez-vous ä 
les raeuer ä l'eglise; opposez ä la volupte pernicieuse les moeurs tres Lril- 

5 lantes des saiiits; touchcz-les vivemcut et pressez-les eii leur disaiit eu meine 
teraps d'uiu' iiiaiiiiTe fenne : II ih' peut pas celcbrer les TiHes de Dien eoinine 
il laut, eeliü (pii va aux represcnlations et ä toute autre allaire du memo 
o-enre tpii sc Irouve eu dehors de la Loi (vdy.o:). Lorsque de cctte mauiere ils 
aurout etc eleves dans ces moeurs et ces liabitudes, qu'ils y auront graudi 

10 et qu'ils serout parvenus ä la mesure de TägG uon seulement du temps. mais 

aussi de la vertu, couune ccux ([ui se sout uiiis uuc lioiiiic lois ' ä celui (pii a . y r. to 
dit : Lais.scz les petils ciil'unls d tu- les ('iiijirrhcz jins ilc vcnir n inoi, cur c'est ä 
ceiu- qui leur rcssemblrid (itir Ir roi/aume den cicu.r (ipi,'irticiit \ ils scront pour 
vous un bi\lon de vieillesse et une consolation pour toute augoisse. dar ils 

15 serout iustruils par ces autres paroles : lldixirc Ion pirc et la inen; ' afin que • 1, r. ij', 

. „ V 1). 

/(( sois heurcux et que lu prolouf/es la vie sur icllr h'ire-. 

Vous voyez que ce n'cst pas eu vaiii i[ue je disais au coramcncemeul de 



1. MaUli.. MX, l'i. — 2. Deul., v. KJ. 



^■ f. -i 

r 1). 



308 SKVKRE D'ANTIOCIIE. [194] 

:vQ-^)_^<_io ^^; )— >>~3/ l^v. V» •> ..; jiloti. wie jJjo-flO; )l»ab.j )1;V^ o-mj »^ 
)->Kj3 oCbo )joi 1q\ ^3 '>~*'^ 1*^ '-^^ ^^ öu^ JL^KjlJ :wMi.t-J IjoC^o 
pö/ >0«--=>! ) lt.«/ -.^JL-wÜi./ JJ Oi^; JlaÖ-flO; o/ jliö; JJ^sSl^qJ ..^_LQ_3J 

f>j)r.'^- \ Ö« ■«■■.., *V> J I ' --J ^O-^; '^?J<3 .jjiOa^ ^£DO'f3 ^^^.^ ^^ ^X >i>n i> I 
JJj Ua-./ y°''*^ .. t.» nqbO)0 ^^io ^^!50Li. )j_sj >*>^; »s/; ^'^iSs.^oo .•j'poj.ioj 

^Jioo Ijoou; l-^^-a^ ^io jJ._sa...^j> )K-Jj )K\o)Ss_s )oC^ l"^- "»"^^ *^ 
' »s/ .)jL^>^ w>jtv.JL..^/ vN..aLiL.r3»s joto . • ^^>^)-»» *> .>v öC^ )ooi v^/ )jLa^7 -.i-»©? 

1. V ^. 



celte homelie que, si iioiis prenious une petite yraine de peiisec dans Tabon- 
dance de la sagesse comme dans une mine ( y.iT7.AAov ) et que nous la chauf- 
fions, nous eii fcrions un grand ohjet; car voici que, apres nous etre etendu 
si longueincnt, nous n'avons pas Irouve une gouttc de ses paroles ou de ses 
pensees, ain;^i quo dil .Inli m uii ludroit '. ■• 

\'ous voulcz donc (jue nous lassions fcl olijct encmc plus rnnaiNjuable 
et ([uc nous y encliassions, comhih' des pierres pret-icuses, des pensees 
variees et profondes; mais le jour nons aliandonnerait necossaireinent et il 
faut que nous reglions suivant le tenips la longueur de llionielie, parce que 
nous soinmcs obliges de reconnaitn- le tenips en tonte cliosc. Cependant m 
alinde no pas abandonin r et di' ih' pas laisser cct ohjit Inialement depourvu 
(I iiriH'nii'iits, nous allons 1 urnei' en ri-solvanl iiik' seulc (picslioii. 

Puisque la Vierge Mere de Dien descend par sa fainil!(> di' la tribn de 
V f. :i; Jnda et de David, conmienl Gabriel lui ' disail-il : Vnici. l-^lisdhrlli. la pdicnlc, 

a roiint ' } Car cetle derniere. etant la fenmie du pretre Zacliarie, apparle- i' 
iiait necessairemcnt ä la tribu des Levites. Hn eilet il n'etait pas confornie 
il la l.oi que celui qiii ap[)arleniiil a nin' liilm prit sa feininc dans une aulre 

1. er. .Iiil>, XXVI. I'i. — 2. Liir, I, :tr.. 



15 



105^ IIOMKI.II-, lAIII. 300 

j^po ).i^ I vi ■> V*^ \^l -l^^l o*'^ i'^-'J JJV-/ l-^^-^ ^ -looi -o«oK-/ 

Nt^ -), ■■^-/« j-ULÜ; I^JlJl sOoCio ^ jloi,.-^ )JL ^ ^^; )lv^ "^^oo .^-.)-,.£a-/ 

.•Ji_3tv-aJ.io j>eL>i-io ))^'i^J^ .tCajL-«!/; -.JlJlIi ^ o^o ^-^l^. j^La^ ^ 
^^^Ju/ .)^Ju.^ü JK^oN-» -« öu)^/ >«wj».JL-:Sx; öiKjL*-/ ""^i^-^aoi j-ta^/ 

JjV-/ ;i0^io ).iCLi. ^; JjV-/ Ju/ "^üiw^ ^3» -too/ ..oj/ |vä.j l^su^i^ 



I. r. 1-. 

r" a. 



\" I'. :i) 



Iribu; rar le Scit;iir'ur dit jiar Moise daiis les Nüiiibres : /.''.s rnjniils il Is- 
rael contrartcrciil m(triiii/e rhnciui ilaus llirritai/i' dr l<i Inlm ilf smi pfrc; et 
Idiilc /Uli; (jui jiiir soll hrrildf/c scni (IjtjKirciltfr Krrc lalllrs li's Iriliiis des ciijunts 
d'lsrael, sera hi feiiiinr de l'un de n-K.r tjiii uppurliennnil i'i lu fuinillc de smi 

•". pi've'. C'est poiir(jU()i (iiiaiid oii a dressr la gcnealoi;ie de Joseph, etaiit doime 
que le Livre diviii a coutume d'etablir la geuealuj^ic d'apres les homines et 
non d'apres les femmes, ou doit avoir dresse (an meme temps) eelle de Marie, 
all'inlu (|Lie d'apres la Loi (vo'[z.o;) eile appartient a la inrnie Irihu que suii 
liaiice. 

1" (Komment la Saiiile Vicrgc csl-elle doiic la pareiite d'Klisaheth? niiel([iies- 

uns ont dit par iguorance que c'est paree que loutes deux etaienl des Israelites 
et etaieut issiies du ineuie peuplc ' que Gabriel les a appelees parentes. Or • i, 
ou a uu motif d'appeler parent celui qui appartieut au iiienic peuple, ([uaml 
üu jiarlc d'uiic autri' persoiuu' qui appartieut ä uu aulre peupli' ' i't que, 

ir. pour Ten distiuguer, ou appelle parcut celui qui appartieut ä la meme race 
(yEvo;); c'est ainsi que Paul, daus la Irltrr au\ iiouiaius, .'■tanl >;ur le point de 

1. Nombr., xxxvi. 7-8. 



r. i-j,-. 



\- f. :r, 
V" a. 



310 SKVKHE D'AXTIOCIIE. [19()j 

vOouK-,/j vajöi -rJL.,/ «2l^^w>< .'V^/ ^3 vQj/ wijJa oixax^ wUlü ')».;öou>^^ 

)i)„*,^-flö ).jLi »j jJ'S/o •.<— ajü ^Q-v^ ^^..äoo s\->>J^Sx ^^^..^oo ^o^ JJo 
j^jooji ^/ jK^oK.^ lo^ jLsji-^ )ooi V^/ .-j-XL^; ou^ «^ oiX>ifi ^ooi 1S^</ 

»ö^ — ai-iL ^ ^ joij ^öt -.j-aioi >ä/ ^^do» Ijusoi .I-^^jl^o )ooij ,_o; ^^; 
^.^o-^ou^ )j/; l^A^ W.ÖI .öi'K^/ )o<"^ji ))^ jjji ^^ ^J^^ -.v^sKjla^/ 

1. L e( V in mdriiiiic : C^l-«^««*. — •_>. V .^Ä^-'ia»! (sie). L cl ^" in iiniriiine : tü^::^«»- 



parier de oeux qui parmi les autres nations et aiissi parmi les Juifs avaicnt 
cru, (lonne aux Juifs Ic iioni de pareiits (mi disant : A hi pUin- de rncs fiTirs 
(jiii sont mes jirojircs jKtvcnls sclmi hi rhulr, i/iii sant des Isrnelites '. Mais iious ne 
trouvcroiis nulle part ijiiil(|iii' diose de seinblablc sur Klisaliclli et Marie: et 
alurs que beaueoup de rcMinirs appartcnaieut au meine peuple, l'aiiL>e n'aurait •"> 
pas dit ä la Vierge en guise de signe precis celte parole : Valci Ellsabetli ■ 
1(1 jHimile. .. Mais coninio il etait le niinislre des revelalions diviiies et des 
ordres spirituels, il n'a pas pi'onouee celle parole d'une nianiere generale. 
En elTct Tange qni apparul a Joseph en songe, lui disait : Joseph, fils de 
David-, aliii de lui r;ip|ie|ei' la |ii nmesse par laquellc Dien avail proinis ipie le H» 
Christ serail Issu de David. II en est donc de menie iei, et cette parole : Voici 
Klisübetli hl iKireiile... est rcniplie d'nn inystcre digne de Dien. A nion avis, 
ccla n'avail pas ecliappc'- non plus a la Vierge, paree (|u'elli' participail au 
• V f :<■. Saint-Espril; e'ost ponrqnoi ' eile se sounietlail gaienieuL et courait loul 

anssit('it au|>res dhilisahelii. !.•. 

l^irce (pie le Chrisl i'liiil le mi des ;o/.s'en ee (|n'il esl Dien el Seigneur 
ile l'univers, el paree (pi'il a ele de plus a|i|iel(' gi'uud pn'lre apres ('Ire devenn 

1. Ü.iin, IX, 3-'i. — 2. Miillli., I. 211. — :i. er, I Tim,. \i. f.. 



liommp. ou CO qu'il s'rst olleil lui-memo en sacrilicc ol on offrainlo pour 
jiurillcr Ic peclie du mondo et eu ce qu'il s'acquille liii-ineme de uolrc ooii- 
fession enveis lui >'[ .>iivers le Pere : Consiilrrcz cn cjjet. dit Paul, /«yw/zr et 
kfjriiiKl iin'-lrc de nolrr fni, .Irsiis'. il a ele decide d'eii haut que la race (yevoj) 

5 de la liilni royale de Juda cl celle de la trihu sacerdotale de Levi seraieut 
röuuies, ' de teile soite que le Christ, roi cl grand pretre, dcscendit de 
CCS deux Iribus par sa famille daus la chair. II est ecrit en circl dans l'Exodc - 
(|ue, avant que füt porte le commandemenl qui defeudait de prendre uno 
fcmme dans une autiv trihu, Aaiou le prcmier grand pnMre Selon la Loi 

10 (vöiAoc) prit une Icmme dans la trilm de .Inda : Elisabeth, fille d'Amiuadab; et 
Aminadab descendait par sa famille de la trihu de .Inda. Ahn quo personne 
n'allAt songer a un autre Aminadab, le Livre saore, cearlant Terreur et la 
montranl Ires clairenient, a dii : Fillr d'Amiiiadah, sanir de Naasson. \oyci la 
direcfion particulierement sage de ri:s[.ri( (pii a dirige cl fail tpic la femmc 

li de Zacharie, la m^re du Baptiste, la parente de Marie Mere de Dieu, s'ap- 
pelät Klisabelh, et qui nous reporic jusqu'a celle Küsaliclh. * quWaron avail 

1. H<-br., III, 1. — 2. Cf. V:\., VI. 23. 



L f. 12:. 
I' b. 



j^c)7^ IIOMKI.IK I.Xlll. •Ul 

• ^ >^ K\l )jöo o-,» 3/ oot ^ ,^^; 001 :-o«oM ^'^iO; I^V^oo )ou^» ^-*:J 

•y^l v^^Q^i^'i/ :U|i ^h 1^^--^ o^^ °? vO^^=^ °^? ^? )K-;otOi. ^ 

>>o )»ot NJmJVS.!./ ^Jio^:a ..v».qju. v^-'oi.! U'<^ ^*-'0 l'"'^«'^ >ÄQ^a3 

.. J^op ).^^^jo .Ijoo^.; Uai^io ).^^^; >Q-^ °<?« ' v^^^^'J^? -."^^ 

y^l, )-O0^Ä )JÖP JL-; OCX v?'«/? ••^V-^ )^^^ ^ '^^^ SÄmiO^ 



r" a. 



* I. f. 125 
!■• I). 



\- f. 77 



312 SKVKRK DANTIOCHI-:. [lOS) 

>a>:x>-«^ s-6t ^; .'InN).^ K^).<J^^ oiiojL ,-.^^>o .-j^ü.* yOOi-Vl» jloa-^^J 

oöt ycLx'io ♦-■^^x ■^;o'*-V> .yOOvJi»^; )-»oi-ä/ )»-i^ ^^^s-i. V-«-«^ vOOiJ^ joot 
•,_io/ -.^ |a:.«>io V-io)l/; ^-«^oii (s/n )lol^lN-J^ »J '»^-j l-oab. vs/ 



epousee et par laquelle avait ou lieii runion dos tleux tribus, et qui nous 
proclamo claircmeut que cCst par cfttte Eli^^aholh (|iio 'y dois uvoir la pa- 
roiite avec la \'ier^o. 

Que persoiine uo me dise quo la caplivilö riiez Ics l^aiiyhiniens a jete de 
la confusiou pariui Ic peuple juil", d(> tello sorh' (|u il iiy rül depuis cotto 
epoque aucuue disliucliou ciilrc les races (yivo;) <■! los Iribus. Esdras en olTet 
döclare que lous ceux qui rovcnaienl de Bab^lone sc donuaient beaucoup 
de peine, pour rassembier aulant que possible los oiil'auts d'Aaron ot les 
Levites qui restaieul ; car ils sc prooccupaioul dos lial)iludos de lours anc6- 
ires et rhistoriou iudique et iioto non seulomcul la tribu de ceux qui snul 
rcvenus, mais oucore les villes el los villagos. 

Do niönio Luc. nous uioulrant loxactitude de co qui a (''tö dil, ]iarli' de 
Zacliarie eu cos termes : Sa fnninc iHail d'vtdri' les filics (/'.Irt/'«// et s'njiiichiit 
fUisahrlh '. 

Le Clirist, (}ui a dil tlo lui-uK'Uio : // ikhis conricnt tiaccompitv Imilc ij 
hl justice'-, n'a rien laissö tombor do oe (]ui royardc l'oxactitude ä son 
siijil ; mais, a|iros avoir oliscrvc toutos Iis i'Iuim's, il los a consolidöes ot los 
a acciiinplii's, car \c C.lirisl osl le ccMuiuriicrnifuI r| la liii do la Loi (v6[;.os) 

I. l.iK-, I. r.. — 2. Miiiiii.. Ml. ij. 



iii 



10 



10 



[199] IIOMKLIK IAI\. 313 

♦^*.io/ .^j^:>o^i. ^ou^iC^ -.{jl^^ l^oio \^l yccs. jj^-^o/o 

■:-|IS^Lo ^^^: Uv>t^ P°^^ 



l^.:ät/o xr^^^? l«^i^' 






1. L ft \' (/( inartiiilr : Kni xsivr.v. — 2, \' oiii IV-a*- 



IIN VV, L IIOMKI.IK I.XIll. 



HOMKLIE LXIV 



f. 125 
V a. 



\- r. 

r I). 



ot des Proplietes et 1r Dien Je raucieniie cl de la nouvelle Alliance (^ix- * i, f. 125 
0-/ix-/i), ft il s'est leve pöur nous egalement dans la cliair dans ces derniers 
jours. A lui soicnl la louange et la ])uissanee avec le Pere et le Saiul-Hsprit 
dans tous les siecles. Ainsi soi(-il! 



COMME LKS FIDKLES WAIENT DEMANTu': o\r. I,'lIOMK[.I K IMUINONC KK A CVll CONTliK 
I-ES nLASPIIEMES DE TU !•:( iDOltKT I.EI H 1 IT HKPKTEE, CETTE DEItMEHE IlOMK- 
J.IE IlT AJOL'TEE, APllES QIE LE COMMENCEMENT EN EIT ETI; MIAI'TE A I.V 
COM.MEMORAISON QUE l'oN CELEHIIAIT DES ENFANTS MIS A MOHT TAH IIE- 
HODE, ET APIIES Qu'll. Y ELT ETE lAlT ENCOllE QlEI.Ql ES AniMTlONS. KI.l.E 
FIT PltONOXCEE DANS l'eGLISE Al'PELEE Y.y-k /.«vr.V, c'eST-A-DIUE « l>H 
EST KANS LA (vILLE) NEIVE » , (Jl SE Ul.lSSAIKNT CES KENARDS DE l'iIE- 

uesie (aip£(jti;) nestohienne. 

Je voudrais, sachez-le IiIl'h, aujourd'liui cncore comnn' aiitrefois di'-jA, 
Clever la voix sur les tout petits eniants niis a inort par lliTode pdiir le 



r- li. 



;514 SEVP:RE D'ANTIOCHE. [2001 

IVi .s/ 001 ^3 v*^ 001 .-^ ^U l-^^; .-.ü^pe. U-2J )-o^/ >£>/; joa-./ 

♦ l-s/o joi^jJ Uj»5ci£o )k— ^5 .•)vi«mi )— ."^ oi^ och ^>q^a./ ,^--ä^— 

s-öt .)-Ocla; jlaa^K^; j-s» Iv^/io -vOoCli. Q->-v/ )V^/ JL^ l^«»-'^? •t-SQ-^ 

jjj ""^s^-^Oo o)..>-->N.^.\ looi t*^'? )J :ioot )-^7 öCi«; ).« V^N yS> ^^5».-^-.»» 
loo( )•,. ^ -» o ^ioi; ^''is.^oo :)ooi jvlo ^-J^ K-^2^ ^*-.; »J :vOOU^«/ 



V r. 



lü 



1. L el A' in iiifir^ine : Innoöpoiiov. 



Christ. Par unc imnidlation si dignc de louange ils soiit arrivrs daiis uu elaii 
imprevu jusqu'a I'Ikdiiiiic pttrfail, jusqua In mcsurc de l'äf/r sjiiritnel \ et ils 
ont älteste qu'il etail h; Dien imissant, rciilaiil de Bclldeliciii qui est ne pour 
iKius et null |ias eu efTcl pour lui-meme, oomme cric egalemenl le pro- 
plirte Isafe : l'n cnfinit imus csl nr'-. Le meme en cffet etait eueorc le Fils •"> 
du Pcrc, le \'t'rbc uiiiipii' qui lums a ('te donne, parce qu'// s'c.sl Hvrr liii- 
iiiemo a Dirii le V'rrc pour nmis vuiiuiu- an savrljice el aiie (iffmndc de buiiiie 
odeur ■'. 

♦ V f 77 ^'GS pedts cnfants (pii tuit ete mis ä muri avaut ce sacrifiee, ' qui donc ue 
^""''' les dirait pas liicnlieureux? Car ils se soul li'()UV(' uue iiiorl pleiue de reeoni- in 

pense, et (pleiue) de la graude reeompense du royauuie des cieux; c'est encorc 
ce qu'a claircmciit predit le prophetc .leremie. Eu ell'ot, il a (d'abord) dil : 
Ilaeliel qui jdeuntil srs eiifdiils refii.siiit de sc eiiiis(der. jjurce (jui/s iie sollt plus \ 
cn donuaut h- noiii de Uaclid a Belldelieui, parce que c'esl lä qu'etait euter- 
ree Rachel, fcninie de .lacoli: — a- dernier a dil (imhiuc pari A sou sujet : i-> 

• I. f. ijr. ' ./'• /'/(' eiilerree lü siir le cliriniii de /'•.TTTroÄpojAo;, e"esl-a-dirc deriiiii|HHliiiiiir, 
^ ''■ (jui esl Belhleheiu' \ — il a ajoute eusiillc : Mnsi /lurlc rKlernrI ; Urlims les 

1. Cf. lipli., IV, i:i. — 2. Isaie, ix, G. — :!. i.[>h.. v, 2. — 4. .IiT.. xxxi, ir.. — 5. rioii.. xxxv, 19. 



[201J IIO.MKIJE LXh. 315 

j^^sü^w v^/i ^1 sixiOkA .sOJÜ^ wkSL^; |->i H\ JJ/ ><.jl^) |^I.2l!x^ a\ JJ«-^/ 
M3lf_><J!S. I', im jootJo .| i'\s,.^>>^5 )->>''/ ^^ yaiPt i -t^/ ) « m ocx ool 

. l-tin m'^jJ ^^;o |t->i^ ^/ .-. i .. ^y •>(:>, \ ^^; )j>oaII^l ^^ V-=^ 'J;^ 



^■ f. 

V" U. 



laiiiciitatiiiiis elf t(i riii.r et Irs liinncs ilc /es i/ctix; rai' il y diini unc iTcoinpctisc 
poiir tes eiifaiits, dil VEtcnicl' . La autre traducteur en efTet a traduit iion pas 
« tes Oeuvres », mais « tes enfants ». Concedo tonlcfois qu'onpourra penser que 
c'est egalement « lo^iivre » de la iiii'i'e davoii- livru ses propres enfants ä Fini- 

■■' molation pour la piclc. Quelle est donc la recompensc de ses enfants? Le pro- 
phete dil encore lui-ni(''me : Us reviendronl du pnys des ciinnnis et il ij uura 
de Icsperance pour ta /in, dil iElerncl, et tes enfants reeiendivnt dans leur lerri- 
toire-. En elfct apres avoir quitte le pays de leurs cnnemis, des soldats d'lle- 
rode qui raettent les enfants ä mort, les toul pctils enfants sont rcvenns dans 

1" lonr li-rritoire, et leur terriloire coniine le nötre a tous e'est le Paradis, le 
pays et la inaison patcrnellc du premier pere, de teile sorte donc que, tant 
que nous somnies 'dans ce sejour, nons dcmeurous en deliors de noire • v r. 
territoire aiiisi que drs sujets chasses et expulses en exil (s^ofiot). Xous avons 
apr^s notre fin celte esperanee, qui est le retour bienlieureux vers ce ter- 

ij ritdirr, que ccs enfants out olilenu rapidement. 

On ne les prendra donc pas en pitii' commt! oeux qui ont supporte des 
souffrances dignes de pilie, niais iiien pluti)t on les esliniera bienlieureux, 

1. J(-r., XXXI. 1G-17. — 2. Jim-., xxxi, 17. 



V 1). 



' I. f. I'-'C, 

!■• a. 

» \- r. :s 



•JK) SKVKl'.K 1) ANI'IOCIIK. [•>02| 

|;ö(.^Dt 1;^-^! j-^äA <^aS6^ °<^9I? -'v^/ oaJuyi.J jjl^llaa^ ^; yCL^-i^).^ ^ 

>ö,^ |lo -.yooi^ ovlo/; 'iV^>o7! >-•/ l^oo» J_s'i 'l'pojjio oCis^s >s/» \Qj6i^ 
yo, yv>tl; \oJ^/ V*^'® •'^ v°^/ V^ l^i— / ji->"3Jt to^ U^-«/ \->l 
yOJci '^■if)o\ .-^ci jKjupg^ K^l j-ia* V-«-^ U<^ ^'V^]^ >xDoiaLQ_s» ^^oi 
) ' "'^« |la°> .■=^^a ■•).,.,.,. >,v> >&aju« yowll^o v^po t— ' oöil^ oi^ ^■*.^N'°> v >; 

p :s^otQ.a^ jf-^pa^; o6i 'y« .i."t ^.i^^^^/; U^} ^^^ ^-^ *>30^ v^oi.>^^t-c i 
^o^ 'oo( f^ nQ~>Ö(; yooi« i"i\ )ooi jj'l |)S> n,«m'^'> jo navuN oC^ p oC^ 
^; .{sie} )iK».lJS,— jlo^-,^ jK-OLat^iOO jlSuu^^^ ^'t"^ '^'"^^-^ )N-.w.NJil 



I. \' low- 



parce qu'ils sdiil (Icvonus les aiiies du choeur des inarlyi-s qiii ont soufl'ert 
ponr Ic Clii'ist. 

J(! voudrais, comme je Tai di'ja dit, li'ur coiisacror loute cclte liouiidie et 

je ne sais comment vous m'oufraiiiez dans unc autrc voie et onmment vous 

desirez entendre co (|ui a iHr <lit a Cyr, — c.'esl eu rÜ'rl Ic iinni di' cclle r, 

ville, — contro cciix (|ul divisent le seid Jesus-Cliri'^l iiotii' Scigucur et iiolrc 

Dicu au iiioveii de la duallte des natures apres runioii. (lela nie paraitrail eii 

verite tres discutahle et l)icii iiiulile, si je ne ni'elais pas rappoli- de nouveau 

rimag-e (ei/.iöv) de iVIoi'se et si je ne l'avais pas consideree. (]eliii-ci eu eilet 

iivail lu devani les enfanls d'lsrael la Loi (vojao;) quo Dieu leur avait donnee in 

sur ril(iiel), el euenrc apres Tespace de (piaiaule aunees (pi'ils avaiiMit 

^, passe daus Ic descrl, aldis ipir tous eeux (pii (Haieul sortis d'Kgypte pour 

I- :i. ainsi dire * etaienl deja uu)rts, il repetait aux enfants ' de eeux-ci la meme 

' r '.; "'* I.oi (vopc) hrievenient, laudis (pi'il se Irouvait ä Touest de Moab dans la 

recion voisinc des Hots du .lourdaiu, avei' un reell court el iuslruetif rt iiue i:. 
clartö parfailc : de 1;\ vieiil ([u'il a encore donne ä ee livre le iioni dr « re- 
petition de la Loi {^euTesov6jy.-.ov) ». Par eonsequent eela ne s'eloigne pas de cette 



lf> 



[203] HOMKI^IE LXIV. ;?I7 

^*.'Lil oocH h^l ö».j>; ),-./ .--ö» |£^a^,.^Q^ ^^i n ^ » ^ ^_i_« vs/j ^ö( .-jLaJ 

yan 1 » 10 yoo^o ^A^oi 3/ -.voo»-.©»-»/; jig.»^^ ^io 0.1« vQJÖi; JJJ^/j 

^^j -öt j^A^f V ) -) ^''^^ V^)^/; U-l oöi :oöi |v,:)o|:>a-5 ^j o«^ K»./ 
)io ^ «^ '^ i'n^c ^ :|L*io^i5 OCX JlA.iaio »1^ ^io tloiioKji/ "^^Vä 
K.-J1*.3ld jJo K^|;^-ä^o jJj :^1.; Ut^ vJL.-^ )ooi ^')-o; oötj toC^^t j^Van a 

Ua^io )joi ^io )ts_flo)Kj[Xj ''^^'»-^^io 

♦ 'vOj/ j»'j jlojotflo» l-sVo» )jä^/ J,<a^ 

I, \' ^ool.^l — ■_>. I. //( ;j,«yn^/„,. . ^->|3'V.»o- \ //, ;/,(, ,^. ,„(•.■ ^* J-^^ijo- _ :(. ( ;f. sii/jni, p[i. [116] a [126]. 



Image (s'>.(i)v), qiie nous au8si, apres avoir quitte cette ville dans laqucllc 
il y avait cerlaius lidnimes reniplis de zele au poiut de vue des dogmes 
(^oyajLTa) pour raiicienue idolätrie des Egyptieiis et non pour la veritable 
piete actuelle, nous reprenions de nctuveau la meme homelie, et cela quand 

ö nous sommes cliarmc par vos dogmes (ÄiyfAxxa) orthodoxes comme par les 
flots du Jourdaiii el nou pas seuleiiieiit par uotrc presence (au niilieu de vous). 
Peut-etre en i'll'et y a-t-il aussi ici quehju'un qui soit Egyptien comme le pre- 
mier par Timpiete. Mais nous avons la conliance quc de meme que ceux-ci 
sont revenus de l'erreur de leurs percs, de meme ces derniers se repenli- 

'" ront et abandonneront leur iiiauvais esprit. 

Voici riiomelie que nous avons prononcec dans la ville mentioiinec un 
pcu plus haut, — aprös la prcmiere phrase 011 nous remerciions des le com- 
menccment celui qui etait a la tete de cette I']gli^c d'avoir servi ä ses lidöles 
la parole de IJieu sans dimiiuition et sans alteration : 

'^ Parce que nous avons vu. etc. '... 

Dans quelques manusirits ile l'Kvaiigile (lvJayvc>.'.'vv) il est encore ecrit : 

1. er. sii/iid. pp. [llir a 126]. 



I, I. 1 



» lii 



318 SEVERE D'ANTIOCHE. [204] 

• j)^^.^..— ;; jju.\N:v\ ö»^ ;V-^o sflLSiiöj ocn _^/o .-O-^aj ^^^^» U-^-^ V^! 

))„*-.^ibJi>. -Ol 3/1 w.öt .•)v-«^io/j wöt -CK >3/o -.öu.^-./ J501 ^/; 
K-,/ jjjboj .-l-jsu.)^ JÄÄo;» )J:i^^Jo/ ^"jj^,.-^ 'N-.jL^;j .'K.JLia.-oil/ 
)lcui_s».io "^^io -.t-'^^^ Ijo« ^/o '«H^ 1°°' ^^!i'-'^I-*^o l-au-^j lo^ ")°'\-^^. 1°°^ 

yooi^ yooouj ).3jiiö .•U-«»^o )-*JÖi3 l^ol^'Jl vOJ-K-lal^Jj ^»_.K.b.; vQJÖ»; 
'^^ •> "^ iCaalco -ö» JK^T .. :Jooi .-otoJS^/ 001 ■f-->^ vj .\00^ ^i,.^J^; 

1. I, c-t V in iiifirf^iiic : L-^^Cstai _ ■;. V '^P^^.v S'c)- — 3- I- oin »\^,. 



Des tjoiiltcs ilr saiif/ cDiihünit (!<■ son cnrjis irttiie imiiiicrc siirprciiantc comnic des 
(/(iiitlcs (Ir siicur' , aliu qu'il füt seclie de notre nature et qu'il devint soinblabl(> 
ä colui ijui rejettc et cliassc la source de la erainte. Sinon, si ceci ne s'etait 
pas passe (ruiie manierc synibolifiuc et s'il n'etait pas plus tiinido et plus 

' V r. so craiiilir (juc tout Ic monde ä cause de riiiimiliatidii ' et di' la laiblesse qui 
^ ''■ soiil eil dcliors de la iialure, 11 dcvalt elic luouille par les gouttes de sang 
comiue par riuiinidile de la sueur. 

Tel est egaleuienl ce ([ui est dit, — ce que beaueoup croient avoir ete ajoute 

* L I. 127 ä torl daus (juclqucs * Mvangiliaires (IvjayyrMov) : — // // avait im aiuje ([ui sc 
^'"' Icnait aiiprh ilc hi rroix pI qiii Ir fdiiiflait'. Car ceci avait ögalement Heu par 
suiti' (rniic disposiliou prise a cause de nous. Eu eilet, dans les combats (äyuv) 
pour la piele comme aussi dans les autros, il nous a lui-meine delivn's (juaud // 
II fitit nur hrllc ruiifi'ssioii dcvaiit Poncc-Pilate', conunc dit l'Apötre, et quaud il 
a moutre par son propre cxcuiple que ceux qui duiveut soutenir des eombals 
sacres et sainls auront les anges pour les secourir. Car s'il etait lui-meine i 
la sagesse capable de tout et la foree du P6rc, comment avait-il besoin d uii 

1. CA. I.Uf, XXII, 'i'i — 2. Lur, XXII, 'i3. L'n ccrtuin nmiibrL' de maiiiisciil^ gi'ccs (MiieUeiil cc vcisel 
fl lu suivaiit. — 3. I Tim., vi, lt. 



10 



(205] lloMl.l.ll-; I.XIV. .il'.l 

oät .-Oi-^ )oo« ^-«.i^»^; ^— l-^jJ-^ ^"'^'^ joot >n « i.ff> )-»Jt^7 •.)-•=>/! jL«-~o 
V> 'v . ^too/ 3/ .•);ajii.O li-iO ^-./ O»!^ ^jwAioJjuiOl oC^ K-./ vOoC^j^i 
,_,^iCLJLioo a^i-Ä h\Lys .-l^io V^/ V-^^ joi .jooi ^söttoo K_)jlj/ )■ > 1 ;• 1 -■ 
V_iö/ '^^i^iä-io K_)j^w-jK_boo ■|^--^/ K_.)jV_3po ^ '^-.j o« vs/o .oüS. oooi 

Joot t^^/ :)oU^! )lSJi>Oa\; ooij/; .'^(.Ia/; wJi^ Joo) ^_/ l^i-uoi -.^o» 
|_3JLio ,_«? |ji;a^ ^''^^ )->-at>7 -.oiJs «-^aJ^.; vOOi^2is.bo y.^1 ).-ui„.^ia\ oC^ 
10 061 0/ ■.^...ja^a.N ^-io jooi »^oiofrs^/ ) n .'=^«) :J-i-sj oöv^ |i/ Joot v^^juco 
.,^_*_^ ^o«_.tVl ^io \y^ .).i^..QJ0 loi^ oCb. )oci ^üsJä jJ .-oiJ» )oo» Vioii.; 
yotvj/ >3/j .."^s-.-aio ai>;o "^^o) 0/ "^^ooi o-^-i^U/ .yO^l; )-QJLj/ oC^iwO 



so 



ange pour le Ibrtlfier, liii qui avait tous les anges ä son service en taut que 
Scigneur et Createur. meme quanil il vivait Immaiiieraeut au milieu des 
honimes? Et voici, dit eu eilet Maltliiru, Ifs (ini/cs s'appnirhrrcnt et ils !<■ 
sercaieiit' . Lui-meme, parlant tout ä la fois conformement ä recononiie et 

r. suivant riiumilite. disait aussi : Est-n' ijU)' tu peusc.s que je nc piiissc pns 
maiiilriiant piicr mun l'rre qui ui'ciivrrrail de nuuibrenx [aidcs], plus de douze 
le(/i(ins d'aii(/es? Conmieitt dorn s'accojnpliraient les Ecritures d'apres lesqueUes il 
ddit en etre dinsi'-. ' II lu'etait agrcable de poser celte questiou a ci'ux qu'eui- 
vicnt les idres di' iXestorius : Si le Christ possedait le Verbe de Dieu qui 

1" liabilait en lui, selon leur cxpression, commeut avail-il besoin du secours 
(Fun ange? A ce moment-lä, ctait-il prive de riiabitation? Ou bleu eelui (jui 
liabitait en lui n'etait-il pas capable de le secourir? Car il est de tonte neces- 
site que vous disiez Tun ou l'autre. Hcveillez-vous donc, ü vous, et saeliez 
desormais (jue vons-inemes vous tombez sur voub-niemes, que vous derai- 

I' sonn«'/, sur nu iidinl capital et certain en disaut ([ue celnl qui a etc crncilie 
pour nous est un lionime pur et simple, et que vous blaspheniez et parlez 
commc les Juil's. Car Firupur 'l'lieodoret ne rougit pas tle dire daus sa refu- 



\" f. so 



I. Nhilll]., i\, 11- — :;. MiiUli., xxvi. 5:i-.i'i. 



v"b. 



V r. 81 



10 



320 SEVF.RE D'ANTIOCHE. [206] 

I, f. 1-27 <N, ^ V )»jLloa- p •■)^-"?? jia-Lioo/ t-<^ öio'j l-^/ "'"^^-^ ^/ )!'=' .uij^ä/ 

.ouJL_.aI»* )K_.oiSxo jC^-^aA^^ jiaj'^^^ ^J'-*'? «-»ö»^ .•)^-i>>. v> ; oilaSw<i..wJ^'^ 
..)-aJoo )-sto "pö/j -^ö{ :^^^; jJoiVoao jla^^l^oo o m' i; )l,/j v-^ oöt 

-öl j.: ^\j ^^=!sO>. »s/ vQ-^i-s 

♦ '^,»^0/ .^.»^OU^Ow .^Ot^wiJ^O '^j\ "^ -^o JAOl 

1. er. siipni. pp. [VIG] ;i [IW]. 



tatioii des « Cliaiiilres (/.scpyAaia) » rlu sage Cvrillc quo 1«' (llirist a besoin du 
secours d'un auyc et de puscr la (juestiou suivaule tout en attaquaut son 
concurreut par la uioqueric : « Huel est cclui qui a eu besoin du secours 

♦ L f. ij: '1 'i'i auye ' ? » * 11s ont mömo represcnte cela sur les murs par l'art des peintres, 

^ ''■ quand ils oiil l'ail des Images (£:/.wv) par maniere d'imitation, ceux quo los 5 
mömes chosos ont rendus fui-ieux comme ce dornier, et qui pcnsenl lourncr en 
derision la faiblosse du Christ quo nous avous montree ctro uuc disposition 
sage et divino. Colui qui est venu cn eilet pirndrc nos iiißniiilra rt nas iiia- 
ladirs^, comino dil Ic i.ivre diviu, commont dovait-il so souoicr ([u il passAt ■ 

• V f. XI pour l'aililc ot ipie nous jugions quo riiuniilialinu " (pi'il a pri^o sur lui a in 

cause <l(! nous ost un dcshonnour? 

C'est pourquoi c'est aussi pour nous ([u'il a poiis^e, ctc.\.. 

i'iN nie i.'iioM I i.i I-: i.xiw 

I. Tluddurol, /'. C. I. lAXVI, <o\. 'loii. -- •>. CA. M:illli., \iii, IT. — :l. CS. siipra, pp. [lin :'i 
[l:io]. 



l^^a^o ^/^^9 )f>o|.^ 






>a^^aJo vQl^kJxj .-joilbÖAi yOOi^So.iL^o JI^ÖjCO; vOOtlol^V-^; >-*öi ••)i<i "i »»!^o 



\" f. s-j 



\" a. 



lü 



IIOMKLIE LXV 

SUH SAINT ItASM.E KT SAINT ( lllKC« >1 lUO. <>N liAI'l'oltTK K.NCOltK, \ KHS lA (IN ILIK 
l/lil)Ml:l IK I, QIKI.QIKS ColltTKS PAUOI.ES Slll K.NACK UIAKIM IIK IIIKI. 

(^)uc, [lersounc, cousideriuil d;uis sou iutelligeiici' la rcylo (voy.o;) des piuie- 
gyriqucs, ne pnrtc siir moi Ic juifcment que c'cst daiis colto p(Mis(''o ([iio jo ine 
suis avaiicr cii |inlilic, coiüiih' Ic lont ' ceu\ i|iii iiroiioiicriil di's discdiifs ' \' 1. s-> 
solcniipls ■ rl <|iii roniiiosciil des panöoyi'iqucs solori Ics irj^Irs de Tarl : ils , j f\.,H 
u'oiil ([iriiii soiici i'l (|u'iiuc jni'oceupatioii, exaltei' Ics l'ails par la yraii- ^' '"' 
dciir di's pcnsces et par la hcaiih; des cxpi'cssioiis, Iciir ddiiiicr laiusii do 
la iiiajcsLe, les rcvctif commc des corps nus du V(McimcuI suidiruc dune belle 
laugue et les inonirer bcaux par l'aspeet cxtericur, tandis (pic |iai' iiaturc 
ils ue sdut pas aiusi (Hi <|u ils luaiupieiil iDlaleuienl ou du rudiiis conside- 
rabl(!ment de l'aspeet qu'ils Icur altrilnicut faussement. Gelte pensee eu 
eilet est bicn loin de moi; car, uii-mc au cas <.ü j'auiais eu Ic lort de uic 

PATli. (lli. — T. VIII. — F. ■!. -1 



322 SRVKRE D'ANTIOCHE. [208] 

j.!!^)-:» o m V) o«..^^^ ^^ ^»J^liL.^;o j^ajo.. jJ ^^-^ )i-=><^!0 :)Ua^ >ö jJo 

^.JxX« j^l^i vQJÖi -.^.».a^ iflp V-->^ ^^oi ^^üs^ .oocx ^ ■«■a^ J . m )1 -.^-^j :. 

<>o-».^ ).£Q.^;V^; )->'pOJO 

)-Uj io-^oa lo-io,^ -v^o«? |l^^-*=«^ >-«;/o sJli^^j) ^^ä {to-j-io-s ^)a.*j» / 
V (. ,s2 ^/ o/ ■•)K,., tTOQvii j-^cL^"^; ^_./ o/ .•o-.jji./» ) ny ^ )-»-i/i )K... . i t m 



mellre ä cc poiiil do viio, liaslle et Grögdirc, puisqu'ils (Hil dans loiis les 
csprils des monumeiits de verlus eci'its et iimnortel^; cl iiu'il> mit incue 
uiie vic iiiipassihic cl cxcniplc de tonte liypocii^^ic, a rexeiiijili' du Men- 
lieiiicux lial)itaiil du jiaradis, iranraicul jias hcsdiii de iii(> Mlciiieiils 
de peaii; il n'}' a eu ellVt a eii avt)ir besoiu (jiu^ ii'u\ (|ui mil vecu d'iiiio vie .:< 
exterieure el (■li'augere au paradis. 

Mais ee (IUI uir [ir(''()ccupe paiiicuhrrciui'ul . cCsl (pu' rluupic aiiut'i'. ipiaiid 
ari'iv(; le juui- h'Ihimimix ou \r yiMiid Hasilc csl paiii pnur les lahiTuaeles 
ei'lestes, je dois paraitic ru |iulilic drv.iiil Icnil \r uiuudi' et cehdiicM- Irur lieu, 
\' I' sj ä rexeniplf dr la pauoplie i;lorieuse des luuiiuies valeureux e( ilhisires " ou Iü 
des laldr-; df la l^oi (vou/j?) ou de rexcniplairc (t'j-o;) de la croix, aliu dr imus 
eli'viT juMpia la pcnseo lieroTquc, leufale cl ininial(''riclle. N'cst-elle pas uue 
p;iiiOpiie, CU eilet, l.i \\'- dr it'^ Ikiiiiuii'S cpii cdniuie l'aul oul lall ilc Iciirs 
iitriiilircs mir iirniiirc de jiisllrc ikhh- Dirii ' ■} Ou lii^u \\r siuil-ils pas la Loi (via.o;i, 
eux ipii "/'/ mniilic l'irdvri' <lc In /.'/Mvdao;) ('ciiti' diiiis Inivs Cd'urs, eucoro sciou n 
la paroli' de rApiilri'-.' ( )ii him nc fanl-il pas Ifs cniisiderer cciiunii' uii 



,.., I 



1. er. n ., \i. I.!. - ■-'. iiiiiii,. n, i;.. 



Tols etaiont cf^; puissauts docttnirs cIo la vörilü; par hius Joctrines aiiisi 
1. Cf. Giil.. VC. l'i. — 2. Giil.. II. 20. — 3. er. II Cor., xiii, :{. 



V b. 



V f. S2 



[209] IloMi:i.lK I.W. ,323 

.",-fiQ-3u3 . !■.■ ' > « oLy. j-JlOI« ^; U>0 OÖI ■•). .. « > V> ^^ ^f wwx .-S^ol )J 

•:-|o^S9 o(V^« ^ '. I« »'.. jlo I v> .<x^ * I. r. 12s 

I I . k ""»f*^ vs.-i )._L^Vlfcs_iO )Jo l—sVo; JJl-^^ yO-JÖ) .-l—C,-«/ '''5Ss_^30l i-LiO 

yj ]J / . • . . n . ' mo 0001 ^')-*< .'v£DQ->ia.,^-.'f>xp ^cDQ-«.^^.<y.cD|^ jJ^t-^; } «yi^"» 
./|_<«)_i )l.aiv\ .oi-s; >-öt ^io :vJlj/ )--)j )ia 1 vi .ex ; i-i..^ -6» .)lQ.JLia_oi 

>o°|^ N^ -l*^ . ^ f> ^ :y.^kMO vi)')_fiD ) In I VI »Ol ^ot; ^; oöi .jj^'t v>o y^.iNK.^ 

V'K^t ^ loL^ f^ '^; )^o( .w..^ )l.oi VI .ojo; -.looi pö/ '^^ \.XOi °v£Do)^a3 
•:-jooi v^/ o{-3 ''^^O)ö.:>o )<>.-.■ «.ao» -.vuk.^ jloi ivi .o< ^.01; ^^ ^>/ :%,a^J^o j-^i 
yOoCi^_; )i<ii°i\ vi ■>; .-jitJi; |jK^ O L^ j iq\ ":>o ^,<^o( ooo» yooi-K-./ Uao» 



exemplaire (tuttoc) di' la croix, cux qui ont poite la rroix c'ost-i"i-(lin> la cou- 
dition mortelle de ce monde et qui se sont niis ä la suite du Christ, en 
s'ecriant aussi comme l'Apötre : Lc monde est cntciße poiir noiis, comme noiis Ic 
somme.s pour le monde ' . Ce n'cst plus nons qui vivons, c'est le Christ qui vit en nous ; 

5 ce que nous vivons maintenant dans la chair, nous le virons dans la foi au Fils * de ♦ l f. 12s 
Dieu \ 

De quelle autre (hose vivaipiit donc ces tours grandes el iiuh'slruclihlcs 
et cos Premiers deCenscurs de TEglise, Basile et Gregoirc, rl que respiraienl- 
ils en deliors de la foi? Car « vivre de la foi » me parait jiKis grand que « vi- 

1" vre dans la foi ». En eilet celui qui vit dans la foi esl cncoro saisi el conlirnii- 
pai- la i'oi, mais celui qui respire la foi et en vit. panr tiuil sc tient snr la 
pierre solidenient, ou (pic plulut (<j.S.Ww ti) il est port('' cnrDn' vns les ohoses 
sunerienres, * fail vivrc les antri'S des elioses (lu'il n'snire hii-nirnn' rt ilonl il ' V f. »2 
parle, et les rend erovants. C'est pourqnoi l'anl disait dans cerfaines cir- 

1^ constances quMl vivait dans la foi, et dans (Tantrcs cireonstances on il 
selcvail davantagi-, comme s'il vivait de la foi. il disait quo !<< Ciirist parlail 



V» b. 



v" a. 



\' r. S: 

\" h. 



324 SEVERE D'ANTIOCHE. [210] 

o,.ji^ )jL30«o .-^-«lio ooot ^V-o--2> )-i«^oV^? lUsj^a^ <=^'^^-^ '''^^? T"' 

- v\ ->; v-*->^v?JÖ« -l^l-J? U^l J"-^® ••'--^5 )'•'■/ ^^'^^^i lo*^ 
o/ voloicu JjLSO«; jllC^i. ^-oöt vOoCi». vOüot ..^)oi>^'^; oot )laio \5_*k*boo ö 



fi 



I \' ^»^1. — -j, \ l^-lo. — ;;. \ »Sic- 



([ue par des fl6clies ils oiit mis k mort boaucoup (riiommcs quc la meclumcete 
riMulait rurieux et ardcuts etensuite ils les oiit fait vivre de la verilabl.' vie de la 
foi üi'tliodoxc et de cettc niaiiiere ils ont imite Üieu qiii dit : Je inctlntiii mort 
ctjefcrai rirrcjr fnipix'nn et jr Diirrinu' .Tel est cu cil'ct Ic boii Dien (jni inrt ;i 
mort pour faii'e vivre et ipii rrap[)0 poui- ,L;iierir. Car cihix (jui |HTiss('ut et 
incurnil de la iiioii i'teriielic sniil pour i'ux-memes la cause de ee genre de 
Miorl üu de perle et c'est a eux (pie Dien nie ces paroles : Pmininol iiunin-z- 
i'Oii.s. »Kiismi dhvui'l'.' Car je uc vcu.v pas In iii'irl de relui qni ninirl, dil Ic 
Scifjiifiir Uini, niais \ je drsirr) (ju H rrricuiic de sa roic et ijiic sim dmc nrr-. Ces) 
li'i ee que fonl nniuc luainliiiiiiit ces docteurs iles paroles ilr 1 l'.-|iril par Ic 
iii(i\ cn des Iravaiix qu ils oiil laiss('S daiis leiirs ('crils. ( hiicoiiipic Ics hl cn dVcl 
V r. sj mciirl ' au rinl lionuiif (|ui vil d;iiis l'espril de la ehaii-, et vil kii nmirrl 
^ '''' liiiiinnc, crcc sidnn Dim dnns uiir jualirc rl nur snhitrlr rrrilaldcs et rcnniirrlr 
d(uis In riiiinaissnncr schni rinini/r <lr iclni ijui In i-i-cc '. 

Moi-meme je nie ferais illiisioii ifaeilemcnl i i'l. qiiaiid je considerc 
mrcliaiict;!!' du li'inp^ iirc-sciil, je jirnsi-rnis rlrc ijnrhin'nn. (inniijn'm rrnlilr 
je in- suis nlisiihnnrni ririi'\ .Mais, eil lixaiil l'd'il de iiioii esiinl siir ces 

1. It.'ul.. x\x, w. — i. V.i.M\.. WIM, -Ix. :U-32, .■! xxxiii, 11. — :i. CI'. Kpli.. iv, 2-2--J'i, cl Cu!., in, 
O-IO. — 'i. <'.f. <l:il., VI, :i. 



a i: 



■211 IIOMFI.ir; I.XV. .T25 

»))J; )l^i g.\Nri. )KJ^v> 1 jjilo-. v-^^ K.-J^ -Ott-/ ^.— i; vQJÖ»^ vQj/ 
..jLXlio )-3,:i«j lio^'^ ^ nt ^öoiJ» joot v£>;j» ^-^-/ r:^°*^? "'^^'^-^^^ 

•;-K' * -^i/ |)Ss_«^w<^o/ 



I. r. ij'.i 

I' a. 



\" f. 83 
!■■ a. 



Itloclcurs) ■ ooinme siir un miruir, je coustate comhien grnnde est mu folie et • 1. r. ii:t 
quelle est l;i laidi'ur Je mon Arne : je suis couvert de honte et de conlusion et 
je prends la resolution de corriger mes fautes. Gar il faut aussi remarquer que 
Gregoiro le Theologien a ecrit dans un de ses discours : « II est importaiiL 

;, pour le parlicuiier (i^iwtvi;) et pour (N'liii qui l'ail paiiie du pcuple, de n'iHrc 
pas mechaul; mais, pour le ciiet' des pretres e( pour eelui qui est a la lete 
du peuple, ce serait au contraire un grand malheur de n'elre pas hicn an- 
dessus lies autres par ses vertus, aiin de pouvoir entraincr a son iinitation ses 
subordonnes ' . » F.n ell'et, il u'v a aucun prolil dans la parole (ie Tenseiguc- 

I" menl qui fnijtjic I iilr'-, comnie dil l'Apötre, (piaiul les nuivres de eelui (jui 
enseigne ui' |iailcnl pas avcc sa parole Aussi ces hoiunuis efaienl-ils reclle- 
nient des chefs de pretres, parce que (out " ce qui doil se Irouver chez les pas- ' v 1. s3 
ti'urs des hrebis spirituelles se rencontre chez eux : la methode, la parole, la 
conduite, rinstruelion qui a reuni des connaissances diverses de toutes sortes 

1.-) {'(iioc) et humaines et divines et (|ui s'est servie de toutes pour (rciii|ilni le 
devoir (!<• la predicalion evangelicpic 

1. er. Gregüiie, /'. (i.. l. .\.\X\\ cul. W'i, f( t. XXXVI, col. ö'i8. — 2. Cf. I Cor., ix, 2G. 



r a. 



32ß SEYEUE D'ANIIOCIIK. [212] 

1 1 1 - 1 -H ^/ ..a-v^l/ aio^ jo».^ V-^?° .Ui.;äjLio yOO^.K_/ );,.*! ch^— ;o 
^•, ^ N- ^oi_.Vä JLiiaiO; j-ta../ . -lex, vi» x yoo^^ ^ -^la o ^- CP jjpwajo jK_=) ^Jio 
otlv-3 ^; -.ot vs/ .•|k_V3QJ )^;j-3 -t^/ Moi» ••■♦^/ t^ ^»-^N^ 

1. irji,Q_i<i)^^ V"-^:^ )N-oi5s )lov*.iw la\i ^J» y.^1 •.^; yÄo-io.^,^ m 

y.yi^ \i ' "^*301 m .JJJQJL— v-Ols )Ls/o U'^'^ ^-^Jl^ ^sj'^l )Jo • " ^^ÄiO-. / » 

I. V in mni\u:iiic : rspuaii. — i. L rl V in marginc : lai-'^o* rs^satia». 



\- f. s:i 
r li. 



11 nie semble que les nunis do ccs honuiirs signifieiit aussi los actious 
• et la realite et qu'ils ont ete doiines d'avance par Dieu, tandis que les hoiii- 
iiu'ö imposeiit les noms apres les actious. Aiusi Moise a[ipela soii lils Gucr- 
scliom, i'ii (lisaiit : ./'■ s'n'.s- ImliittiKt (Unis iiiic tcrn- ('lrini(/rrr ' ; et la iille du 
Pharaon hü avail doiiiK- a hii-iuemr le mnn de Moisi'. i-n disant : ./'• lai 
retirc des eaii.r '-. 

G'cst de la iikmiu' luaiiirrc quo liasilo a rccu soii ndiii, parce ([u'il rmuluil 
au royaume dos cirux ccux donl ii est Ic paslour, el parce ([ui^ la parolc de 
son enseignemenl s'avaiice au inilieu du cliemiii roy.il cu laisanl disparailre 
les lieresies (Kips'Tci?) qui. pla(('es de part et d'aulrc sc Irouvcul düulilenieiit 
ecrasees. 
* I, I. i».i Gregoiro de sou cüte ' seini)lo n'veiller cenx ([ui doiiucut du sduiuhII du 
uionde pour les faire veiller avcc Dieu et par le nioyen de sou uoui crier aux 
fideles aveo Paul : Tons, nt »■jf/'l. nins ('trs les riifdiils de In hiiiiicir et /es 
riif(tnts(luji>iii\ cl iiiitis nr soiiunrs ni Irs rnfaiil.\tlf la ntiil iii les enfaiits des leni-hrc.s . 

• V f. N! V donuiiiis doiir ' pas cDitDiic foiit Irs (uilrcs, niitis rrrcllloiis-iKKis cl reillons^. 
1- 1). 

1. i:x., II, 22. -- 2. I'.X., II, lii. — a. I 'Ihtifis., V, 5-li. 



10 



[213] flOMF>|.lF. LXV. "^S? 

"tswjv-^ »J» ^^-^^^ -.Ul f^l IV-»-^ r:-? °-'®' vTDQ-.ia^V^ «i-o.U t^')-iVi>o 

■)ai..; ^1 ^ Ji'a-a^^; ö«to,-.Ki. ia^ -V- i/ ©/ -V^ö ))o .jtoJicHjkiOL'is 

ouio ^-JÖüis ss/; "^^^ .•)K.-u^>.öot JJo |K-.XJoö(fcoo ^-^o« J— oV io^^a 
joio .."^^Uj? la^ V-*>^^'^3 Jlov^» l-iox jjoi ooi ^oi^ K-/ Jj,^aa>; 
jj/ .sAJLlats.io )ji— / ^^^ )io -.^j '•^-^ .^.--J J-^^Äfc ^io ).x-^^ ' V-:^ 

— a. V ('/( inariiiiii' / V.'.g. 



Mais en consideraut dans cet lionime surtout ramour de retude, je dis que 
c'est en cela principalement qull a ete Gregoire, c'est-ä-dire « vigilaut ». Car, 
tandis ([ue par la conteiaplation (Oswpia) il marchait vers le ciel d'une inaniere 
cveillee et que de la meine maniere que les puissances superieures il regardait 

.-. la lumiere de la Trinite avec un oeilreveille et non endormi, (cependant) par 
la Penetration et l'elevation de son inlidligence ainsi que par des ailes il ne 
s'est pas envole d'uni' maniere excessive et il n'a pas cherche ä saisir ce qui 
est inaccessible. Mais il a caclie son regard avide de reclierclies et de 
discussions, il a regle la clarle sur sa propre mesure et il n'a ni combattu ni 

In lulte pourol)tenir rabondanL:c de la gräce. Üe lä il nous a fait entendre um' 
theologie (Oeo>.oy;Ä) exempte de toule erreur et exach', Itirsciu il s est tenu 
dans Uli ri'vcil lout diviii ä la ressemblanre des esprils intellcctuels el 
immateriels. Gar ils portent eux aussi en vertu ile leur artivite le meine 
nom dr « reveil » ; i! est eerit en eilet dans Daniel : Voiri eine da cid dcs- 

ir, (■('iidil IUI rir/ilanl el uii xainl ' . Et ce mot « vigilant » ne peut pas etre traduil 
autri'inent que par « vigilant » ou par « qui est ä l'etat de veillc ». 

C'estdc la meine maniere qu'Ignace, revetu de Dien, qui a aujourd Inii 

1. er. Uaii.,.iv, 2u. 



l'J 



I. f 1 



\' r. s:! 



328 SEVEllK D A.XTIOCIIK. '21' 

\ f. s; jlvN— ^^io :|tQ.,:i., K..-^^» ou!i^; jK.-^^ :^^.^^_o j)aÄ )K»»4-*o; 

oö» .-jooi oot^K-liLio vJL--wJ ).^u^jl^ v2l^^; .-öt; )N.^^o .-jK-^oi^^ )K:xx^m 
I^JLJi; ).Ji;/ Q.-3VO jld-^L-o jiaj; .-jooi pö/ joot otO) t^ioo'^ ^3 vs/j 

^^O OiJ^ jooi N_/ ,J JjOlO .joK^x/ )^-..>.>ft ^QJL-X 40.^:^^^ .-^-lii^ yoltj 

♦w^/ ioil^i. y^ )1; .-^ V^/ a^ ^io .loot 
N.'.ia-^Vl/ K-lio^ )o»J^ ^; -öl :).iaA» llo-^ - po-s io-^Vjj ^» oi^ 

vS/ jj/ ..vrOQ^).!,^/ la^ jloX-^iO,.^ looi -.^COO-io^V^^O v£DQ-.^^-.jOo|_a^ 

1. I. et V in nwi-fiiiir : ^w l'-''"^ Ml ■ >=K^l U»oV ^rx Cv^lg^S Uo^ a\, : t2iw ^l <^;^ >OM 

— h. V in iKurfiiiir : ll-jf(!o;. — -. V It^S«^. 



V f. .s:j pliice dcvaut iimis co feslin ' spiriluel a riiiteriour de sa propre eglise et qui sc 
^ "' rejouit lies louahles vcrtus de ses diseiples, a aussi re(;u le iium d'lgnaoe fort 
a propos ä cause des faits eux-iiiemes, parce qiiil coiiiiait davauce ravenir. 
Ouiconque eu cHct a eludi«' la lani>ue latiiie, inrmc moderenient, sait que ec 
nom sigiiifie le l'eu alluiiie, pour aiiisi parier; car les Lalins designent par .-. 
1. I. i2'.i a igiiem » le fcu qui brüle ' et qui est alluine. Quel est celui qui avait aiusi 
^ ''■ cu Uli la tlamuie, c'esl-ä-dire le llarabeau (■Xajy.-a;) de l'amour de Dicu et qui 
etait end)rasr du di'sir de soiillVir pour le Christ? (-'est celui qui disait dans 
sa lettre anx Uoruaius : « Que le l'eu, les beles, les supplices de toutes sortes 
foudcnt sur luoi, pourvu (pie j'oblienue le Cbrist ' », et ceci quaud il possedail m 
intcrieureinenl celui qui l'aiuiait, ce <pii eloiiuc encore; c'esl pourquoi il 
s'ecriail aussi : « 11 mu' dit iuterieuremeut : N'ieus trouver mon l*i''i'e "'. ' 
• V r. n:i Mais la rcsseudilanee * avec Igiiace a exisd'' uou sculiiiHiit daus la cdusi- 

^ ''■ diTalidii du iiorii. tpie l>iiii a attribue d'avaMce a Basile et a Grögoire, mais 

daus leur altitudr cnuragcusc pour la vi'riti''. dans leur IVaucliise |irxppr,(j'a), l'» 

1. Igiiaio, /'. <!., I. \', rol. tHI'.'. J. Igiiiui', /'. (1., I. \', (ol. tVM. 



[215] lloMUll-: 1,\V. 320 

N. .| ics\ .A>Nrt jj, oöi )oi^; )K^oa\ :ooot yA3.^:)Oo ooot ^^^1< ^-*-^ )oC^ 
)loV-,v j-i^o; '^^f:-* )^^Vai»j ^^ -.vm-a-s jl.-*o "^,. °i \^ o.^._^Jo :\rc\ Vi./ 

• .s-i «\ii oöi.^ ^"^"^ ^ "^^l \J '•^! ^^^^-•^^<^V->^ .woC^^ )jum; jooi/ 

a2^ .ool ^^1 vty>n .\ . mj n .joü^ v.«^b<^Il£> >a^ vi . tioINjo .joou j-^oy..^ 

" .-yU.^,-^ j^OcLs« > .»Noio .-}.:)a^<; jlol^Vo |.^W° ).»->a-« Oi^o )jo( «••'«-.x^ 

(.s^Äio j^«~3|0 .-J.isJJio i)/o ).jLÖaDo .-jKl^jJo )1o-J1m; ))S^. lii.:^,. ^^oio 



(laus li'Ui'.s cdiiiliats (äycjv), daus Iciirs soiillranccs, daus laccomplisscnieiit de 
Icur predication. Ils savaieiil cn (dl'ct et ils (>iiseignaient qu'il est Dien, le 
Vcrbe de Dien qui s'est incarne saus eliangement, a ete crucifie pour nous et 
a soufTert dans la cliair, sans se soucier beaucoup de la defense (cuvr.yopia) 
ö aveugle de Simon et de Nestorius ([ui se scandalise d'iiiie maniere nullemenl 
digne de Dien de la soufTrauce de la rnviiiite. Ils n'ignoraient pas que la soul- 
france ii'aiteiiil pas Ic Dien impassiblc, bleu que, suivaut recononiie, il soit 
(laus la snuHVance, en taut qu'il s'est iiicariK' et l'ait In mime, afiii ireiiiousser 
raiguilloii de la mort el du [leche dirige coulre uous. Igiiacc disail : " Laissez- 

iii nioi ('tri' riniitateiir des soutrraiiccs de moii Dieu'. » Greffoire disait : « Si 
quelquiiii u adiire pas le Crucifie, qu'il soil anatlieme et mis au uombre des 
di'icides -. » liasile disait egalement'^ : « Tout le ciel, toule la terre et les 
myiiades des mers, les creaturcs (|ui demeuieiil dans Ics cau\, aiusi ([uc les 
auimaux rl les vegetaux Icrrestres, les astres, l'air, les lemps el I'oiikmiu'iiI 

1.-. varie de ccl univcrs ue inontrent pas la graiideur * de la force de Dieu ' \ r. s'i 
autani quo ceri : quo le Dieu ineomprehensiblc ait pu. jiar Tinterniediaire de 
la chair, ötre uni avec la mort d'uue maniere inqiassible, de teile sorte que, 



1- il. 



1. Igiiin-c. /'. (1., I. \, cdl. (;il:i. ^ :!. (livgoirc ilc NMziaiizn. /'. (i., I. \.\WII, io|. ISO. — :!. Hii- 
sile, P. <;., l. XXXII, col. loo. 



I. r. 

V"ll 



330 SEVERE DANTIOCIli;. [216] 

.-)oi-^ w>_^clL<V yOOi-tlS^.'/ )l'^K_.c^^ yo— löi yo n » !3l.'j JIoIq-».^ jJJSo 

• .^wu ^..^^^ vOJÖi l^m"..; )jpot^ ^A^OiSla jiol^ }jLiL\ ^^^jl^« vQJÖi 

^« -.l-^-iV-^ I^C^^.0^^ jlo-fco^ j^^ a_i; ^^ ^2.o(o JVr^; oöi :)NC^^o i" 
,ly.^ -.j^ioi« ^-^ot )...wJ.\ yoot^ . I . n°>'i ')CL^^,; oC^; U3u>/o '|^s..a^ jJ« 
|-^/;o K-o o(^N-*t |,^.3Qj^ .•|...:>aAi ) laaS ba.5 3/ |iL.«-D >a^ vlco^'Njo 



\-i) 



■:■) t yi .,0 y.lSJi» IVie^io JQ^J 



pur la soullraiice, il ikhis ail jn'Ofure l"inipassil)ilite. » (Jiiaiil ä la qucstion 
de savoir comment celui qui, par sa propre soufl'rance, iious a procure Tim- 
1. 1. 120 passibilite, a pii lui-meme etre prive de rimpassibilite, ' de riricorruplil)ilite 
et de riiiimortalite, c'cst ä cciix (jui, par leuri? vcrtus, soiit les amis de Dicu 
(pi'il coiivient de la resoudrc cn meprisant les vaiiies apologies de Tiinpas- 5 
siliilite de Dicu le Verbo et les raisons sur lesquelles ils les elalilisseiit. 

C'est ä causi' de ces doclrines inspirees par Dien et de ccs lois (v6y.o;J 
saiiites et aposloliqucs qui sont un frein pour toute lauijue impie (pie nous 
celebroiis la uiemoirc de ccs saiuts en vous pri'parant cettc joic spirituelle. 
Car, dit egalcmcut !c livrc des Proverbes ' : (Jnund mi jail IVIoi/c tlcs ju.sics, in 
li:s jtciipics soni ilinis hi juie. (Hu'. |)ar Icurs su|)plii'al ions. Ic Clirisl, Dicu Ic 
\'erbe, cpii a crce l'ctre raisounable (|uCst riiouinie et ([tii Ta crec une secondc 
l'dis. uous acccuilc, apres avoii- passö la vic il'ici-bas saus augoissc et selou 
sou bon plaisir, d cire au coiuble de la joie et de la fclicilc egalcmeul daus 
le royaume des cicux avec les saints. pour sa propre gloii'c et oclle du Pere i."> 
et du Saiut-Kspril, luaiuteuaut, toujours et daus tous les siecles. Ainsi soit-il ! 

IIN DK I. lliiMM.Ii: I.W. 

I. er. \'\\>\ ., \\i\, 2. 



Ifi^o ^t^f \Mio 



V f. 8'i 
1° b. 



:• |Voi.aj ""^ 



^io -o ^ ^ ■ \-äio^ ^^» ^_-^^ot jjoiVas» yooilo) .«■^mo •■^^>-»! )^>--r^-~ 
\ n .t ea \lo.j.Jol );ot ^/;o );o» öC^o ^b.^ .jj/ Iv^Jl^o joOolo i-.^^ Ipooj 
ötUoi. ;)Ss_s ^Jio; Ua-/ .vaJi^ O(.i0CULi> oo(;o |j»j.i6;o )oC^ ""^SSO.© .tooi 

..iiA).iöo l-^iw*/ ^JbCLS. v^?!^^-^ 'x^ '^'y—' )-i-^ o?« JJ / -.l-^J^^ 1^° ^t^^-' 



•IIOMELIK I.XVI •^f-'^' 

r b. 

SLli I.'tl'll'llAMK. 

Olli quelle eliiit la tvraiiuie qui s'exergait coiitre nuuset eontre notre peelie, 
et quelle etait la multitude des maladies qui en sont sorties, — j'eri suis saisi 

h d'etonncment et de stupeur, — puisqu'il clait besoin de toute cette guerisoii 
et d'unc teile guerison et de Dieu qui ii;uerit et agit en personne, de teile sorte 
qiie c'esl apres la richesse de la guerison qu'a ete connue la grandeur de la 
maladic incorniuf; auparavanl' (]ar ec n'est ni un ambassadeur, ni un ange. 
mais c'i-sl Ir Si-ii/ncur hii-uivinc (jul iimis d smircs'. s'ecrie Isaie, ötonne 

10 comme nous. En effet, alors que le Verbe de Dieu elail ne d'en haut par 
nature, je parle de sa naissanee du Pere sans eoiniueucenienl et cternelle, 
quand il a encore voulu lui-meme par amour pour Ics lioninies et conformement 
ä reconomic naitre d'en bas, qu'il a pris dans la chair une naissanee de la 
Vierge sans douleur, que par Ifi d'une certaine niauiere il s'est mis ä refondre 

1. Cf. Isaio. .\.\ \v, i. 



\' r. s'i 



332 SKVKKK 1) AM'IOCIIK. [218] 

'■ I ''"vajci ^ .aa-SiIj )jl.)1o •.^■:»■^ U^ ••^'>r!5j|-/ )<i- ''^^>i«! "I-^olIjs X;-»»-'^)^ 

Ji.Q_i-i.^V_5 Öil^ vÄXJi-aLiOO 't-sVio .I^NJ^ ^_io; It™««.^^^ x;^*^'/ U*^-=» ^ 

|_j/ v-^^ij/ f^- -oC^ i-"/ jJ.ia.JLio jUoiojK.^ v^tv-Ä)/ ^laii>j ooi 'J li .. 

.JLJi-^ l^oi ^ jj/ •li.^a.^? l-JL-^j ^ JJ^/ JV-fiOr^? )-L*-='j ^ \^l -i^? 
)_JL__3j •.^-; )-j/ .j^slol* yooo«! wCS.^; jln i . ^; -.yO^j/ y'^'-^ .)-^iö ^ioo 

^3o .•).ai^-<ajL ^^ V-^^^Ä) )jü/ v-s Ik^oöi K-)-.2ioojLio );<x^o .)K.*jJootto>o 

«„"^ K.^1 )JL301 ^O '^\Jä JotS^ w.^-.'/ )oOl7l wOt ^ -fjil^ tCix^lLl) )J l.> 



1, f. l:iii 



de iiouvcim notn' iialurc cn ajouliuil d'uue laroii adiiüralilr ä la boiie Ic fcu 
de sa pruprc diviiiih- ou plulöt (aalXov Ss) sa diviuilü clle-iueiiic pour iic faire 
qu'iiu tont, et qiril a arrcHo et lcv(' la sentcnce porlee contrc Eve : Tu en- 

fdiilcras (laus h's (Imilciirs ' . ([ue ' lail-il i't oü va-l-il .' II nous dispcMisc ' cl adnii- 



V I. s', nislrr nialiiili'iiiciil , a iious qui soinmes m-s d\'ii l)as par iialiirc, la iiaissauce :> 
d'cu liaiil et du rirl. ru iious criaiit pinir aiiisi dire par los falls cux-mt-mes : 
« Je suis ue d en bas pour ecla meine, pour (pie vous uaissiez d'ou haut. C/cst 
pourcpioi je iie fais pas uon plus loiu de la douleur volre naissauco uiysli(pie 
qui a eu Heu d'iiiie i'a(;iin prodigi(>usc eu ee cpii nie coiiceriie. dar moi, je 
suis iK' dans la cliaii ilii Saiut-Ksprit et d'uue mere vierge, et vous aussi, m 
vous iiailrez noii piis du stiin/. ui de la rnhnitr de In chdir, iii dr In nilniili' dr 
I liiiiiiiiir. iiutis du Saiiil-l-jspril et de rraii\ et ecpeudaut vous, (ce sera) aliu 
d avoir pari a ma Li^r;\ee, el moi. aii coulraire, (cc ful) aliii d'avoir part ä volre 
nature, lorsquc je me suis uui hyposlatiqucmeul i\ la ciiair aiiimei> par uuc 
Amc intellijjfente. Par \ä je suis dcveuu liommo parfaitemeut sans avoir eprouvö i,-, 
de cliaug-emcHt et saus iMre di'cim Ar ma ii.iluii' dixiue. Cependaiit. lamlis (pie 



1. (jc'ii., 111, ir>. — 2. er. Jeuii. 1, 13, Ol III, ."). 



1219] llOMKl.li: I.XVI. 333 

)^^viw )ju.^£ )_«oi_so )"^ vjwio )-s).^; N-öt •ooJ ^.C^i >^öt ) K_.;QjiaXbo 

, J„oä2> ^^Siw^s^i oi) .-yeLß U-:ie K^pcus -.^-^ot ^/;o "^-^oi ^^^s^-^oo 
^3 ..«xii. ,^ .-oiaii«^ ..J-^sK-ioo loo» Jii.;; Jj^iai.^>oi U-^^oJVo .^oioyL.».io 



1. L et V (// iitnriiiiii' : l^^a^»- 



V f. S'i 

V ' li. 



V b. 



je suis ainsi par iiature et qiie je ne manque tle rien, par cette naissancc je 
serai le piemier a vous delivrer, je viendrai au Jouidaiu avec les coupahles 
et par le bapteme de la penitence de Jean jetahlirai inon Ijapteme qiii doil 
s'accomplir par le Pere, par nioi le Fils et par le Saint-Esprit. » 

(".'est pour ces raisoiis et pour d'autres raisons seinhlahles (pi'il s'est 
tenii all niilieu des eaux. lui ' qui rcrauvrc scs di-iticiin/s pur Irs edu.r', i't ipi il . y r. sv 
a tirö sur lui la inaiu du Baptiste qui elait eilras ee et arretee, eu nieltant 
en lui le cuurage pour exercer sou miiiistere par ces paroles : Ijiissc fdiiv 
iiaiinIriKtiit-. et en se l'aisant arroser la tete dans les ilots. Pen s'eu lauf (|ue 

In moi-uiemc je no commence egaleinent a elre saisi de frayeur, lorsquc je 
(Oiisiderc riunneusite de eet ubaisscmeut. II deseend dans Teau et il est sous 
l'cau, eelui (pii a dressc les eaux ([ui sout au-dessus du ciel d i|ui l(>s rclieut 
seulemeut par le cnuiinauilrnii'iil . alors qu"(dles sout porlees vers le has i>t 
(|u'ellos couleut par nature. Mais, de menie (pi'il le- a dressees alors dune 

ir. maniere erealrice en tan! qu'il est le Verhe du Pere et le Crealcur de 
cet uuivers, de nieuie uiainteuaul eueore, c'est d'uue maniere mediciuale el 
provideutielle que dans le.lourdaiu il rctieul, coupe el arrele le cours niul- 

1. er. l's. CHI, ;i. — -1. C(. M;aili.. m, 15. 



334 Si:Vi:i{K D'ANI'IOCIIK. [220] 



r 1 



\' f. h: 

r" :i. 



1(1 



^S J -pN^ )o01 >Otlc K.4-^.>^ f-O? U^-Jl ^-»J OCH JoOt -CHoN— / )J0!0 

^j6t )'■•-•■- .j.-JIio -c5ioj>- ^-t-CH ..yKÜ^-io ^in-a'l./ t-^ U-l-'^-io 

.■ IX^IjU^ i't^-M^olw H/ ■.ts.\i,^ ■\^-yz ,olt- l-=J ;;»/ U^ :V»/ :|IS^io — ;i. V5w(i. - 1). VoaT«. — C. V 



1. I. lüdliplo du peclie * cl 1<' torrcnl qui de la so rrpandait siir nous, aiiisi (lu'unp 

' '' CGI Tuption güneralc! et indoscriplihle. 

II etait celui que le prophAfe David aniionoait claireiiu'ut ä ravauco cn ces 
leniies : Lcs caax t'ont vu, ö Dien! Le.s cau.r L'out vii. d rllcs nnt fu jicur'. En 
(•(Tct, i-e n'est pas lo propro des eaux de voir, et cn ontie Dien rsl invi-ihlr :; 
par natiire. Mais, ipiaiid il csl dcvciiii visiblc, apn-s s'elre iiuaiin' poiir nous, 
alors los eaux Toni vu, c'esl-ä-diri' les homnics (pii se divcriisscnl ninllcnicnt 

V I. s:. dans les di'sirs humides, * et dies onl en peur. Nou siMilcmeut cllos omI cu 

' ''■ peur, mais eucorc dies oul eh'" ellrayc'cs et ehraulees dcpuis leurs profondeurs, 

ainsi que d'uu cerlain ahime, lorsque ridoläliie qui rc'niiail anlrrfois et les in 
cdutuuies des auci^tres (''laicnl reuvcrsees el (pic la Inxnri' i'lail (■lian^i'-e en 
iiuretr. C'est ponnpnii il na pas dil : « 1,'eau Ta vu » an sini;nlii'r, mais au 
pluiii'l : (1 Les eaux l'onl vu el onl cu peur », a cause Ar la vari('li' des pas- 
siuns el, eonime je Tai dil, ;\ eause d(! leur muiliplicite. 11 a ajoule : l.rs ahlmis 
Olli rlr rß'nii/r.s et il 1/ (i ri( im rrdinihirmciit (hl Iriilt des cini.r: d'unc pari, il 1;, 
luuulre uue deslruclicm de lancicuue liabilnde depuis sa piofoiuleur, el 

1. i's. i.xxM, \:--2\. 



1(1 



[221] IIOMKI.IK FAYl. 335 

^CH )._(o^-^;o )K.iu,L.io;o )_ia_icLi.i .jjot locu )-sJia^o ^».io l-so» ^A-^? 
jj-üi» -.^ooi ^>l«ts.io ) I . mi-a ou>o :^oo« ^ö°>'i )» -i'nX ^^; ^-^ot ^ 

.opoji/ oiCfLo UoC^ ).— oi ^-.^; yOJÖi )juX:^o .-).i.,.:äa oö» ji-^^io ^ 
.•pö/» «^boo/ ^l .Ul^a^ )t-^? «*^ öt-.^-./ )l•)-^^^ )K™OÖ^ .i.*^);o« 
.•j<X-'Sss» ).^ul;:jlzs )._-,.iaj> )^;N.J oxJjo o/ .l—ViaV JoN-jlj ) i i \ ^ <^^-~>0] 
V-.^otiop .JV^io" ^oto^b. yV-^^o-CLj JJj ,(XD.9'/ JUi^o •Ur— / jt^oo^^o 
^/j .)jpopo i-io/i "'^i^^ooi ^öi .^oiok*/ ^'^-JtJS»^/; )K„-^ toljj )-'i-io? 
:a2S— ..;© jLJV.il /o V^»-^'U! °^ ")»^]J -oto|>.-> |._^"Jio p; .c*_K-./ jjoi 

OOOt ^y^.K-CtÜO» vOJÖt J-o-IaJ .^*» QJOI ,)jLJLi. ^-^i.ÖU jlfl -.Q— .Vjl/ j^OÖOllo 

.-oooj ■ r '^ "^ ^^ )^y \n m; yooub>^5 vooW»*»-»)-^ "-^"^r^ ^ ^^.-'t-o ^^ 



\' r. s.-i 

I- h. 



L f. l:!0 



d'autre part il indique eu meine temps que cela s'est fait avoe uu i;rand Inuif 
et une grande agitation de la part des peuples, des villes, des princes qiii 
s'elevaient contre la predicatioii de rEvaiigile (E'jayys'liov). 

Mais, quand ccs choses se trouvaient realisees et ([irelles apparaissaiciil 

."• daiis rexi)rri("iire meine, h-s mirrs.' dit-il, ont jait n-tciitir Iciir roi.r: Ics 
lli-clics (iiis.^i rnlpiil. 11 appelle « niiees » les proijlirtcs qiii ont fait ((niiher 
snr nons In jiliiii' du ciel et les revelations predites par l'lisprit divin; cr'est la 
cn elTet Tliabitude de rEorilure en de nomhreux passages; par exemplc, 
(inand dli^ dil : (Jui. ilmis Irs inirrs. si-ra scinhlahlr au Srif/nciir, ou qui scra 

i'i ciiiiiiKiir (III Sriiiiinir jiiii-nii Irs jiniphrlcs de Uirii ' .' I']t dans un autro passago : 
./'• nilliliuniilcnii ilK.r Nili'-i'S llr lir jids fdirr hitlilirv lit jilllir Slir * (inil rKjlU'W 
IUI- In rii/iif llr ri-llmirl ilfs ii riiiris. r'rsi In miiisnn irisnii-l'- . Tel est douc atissi ee 
(pTa dit Ic Psalmisle. (hiaiid les eanx (inl vii Ic Dii'ii iiicarne et t;iit lioinnie 
et (prelles ont cu pcur et quo les abinies onl de ellrayes, les nnecs oiil lait 

!'• ontendre leur voix: eVst-a-dire les proplieles qui passaient antrelois ' ponr » i, r. mo 
netrc pas clairs pailaicnt par les lails, alors que leurs proplielios etaient 
aocomplics; leurs voix ne restaicnt pas seuleiin'ut dans .Inda, iiiais onrnnie 



\' f. 85 

!■ Il, 



V" il. 



1. l's. i.xxxviii. 7. — 2. Isale. v, C- 



336 SKVIJ'.K D'AMloCIli:. [222] 

ooo( , .', -N 'n. r. ^j^,.^.a.',ro .oooi ^■«i.^^v'q 1')-^ i.o.>o»..i jJ / .-«o^IS«^ «ooi..a.-3 

)jLJL>> oo«-. JjLSoi .)^;/; öt^aömN j.^«^ jjLoioa^ jooil; .-J-iCLiäi.; jiot.dA^ 

JLo N^»o jlS^^i llojovaii^ QjLiCLJi ^ .Q-.,-©.!/ )-^^'? U"^ "^l •.\0<nJJ^ 

JLa-3 "jooi J^/ jiopo jJ; yoy^ lioXCttw^aLiO V-^^ 'S/ .)K*Ju/ ) K, ^ .. S *\ o 
■)Lo ^} |_Joi .OOOI ^A-^^.balfci yQ.-JÖtJ^ K..J.ÄJ01 iooi )t.%^J; -'oöt j-^»o^»; 

jK-^OL-«— so (..b^JL-aO .-yV^.K.iO ^Oi«2 ,.-0 ^^Oi_s; ^CH ^^%s-^»^0 .^oioK-./ 

^aJ^o« jjtsÜLio ).aL^l**QjL.so .-jjloicLso I ,.^0^.30 (-^«L*..3o .•)lä2^..^^_io 

1. \' U^>o». — -j, \ low- 



des fleches cllos volaieiit et, eiiiportrcs par le vcnt, elles passaienl rhoz Ions 
les peuples. 11s predisaieut, (!ii cilVt, au sujel ile rEinnianuel : Voici (juc je 
t'ui cUibli paitr rlrc la liimicrc des iKilians et poiir rtrc moii saliit jiistjiniu.r cvtrr- 
initrs ilc 1(1 Irri'c'. ("/est ainsi ([ue les iiuees oiil lait reteiitir Icur voix el ([uo 
los lloclies uut vüle. 

La voix du tonnerrc les a acioiiipaLjueos dans Idul le cci-cle; il dil cn cllVl : 
/,(( rai.r de ton toiiucrrc rrldlc <l(in\ Ic vcrclc. 11 appclle « voix du Idiiiii'i'ir « la 
voix lies apötres, donl ([iielques-uus oiit re^u Ic nom de jih ilii lunncrrc', 
part'C quils sc soiil atMjuitlrs do la urandc predicalion, rclrntissantc et 
Celeste, ([ui a fait resomicr lout ii' ipii se trouve sous Ic v\v\, cpii a ('iiiauh' i' 
les orcilles di' Ions les lioiumi's cii uuo sculc l'ois pour ainsi dirc cl (pii a 
Icriiii' la porlo aux doi^iiK^s (fJ6y;A7.T7.) I'aux cl aux inNriilions iiuiiiaincs. II y 
V r. .s.-. avait, cu cll'cl, dans cclle voix de tonnerrc nnc soile de persuasion " cxrluant 
(loutc) discussion (pii cnirainait anri'ablcincnt les auditciirs. Cette voix a 
cclate dans le cci'clc, cl non dans nn coin cl dans un angle, l.c ccrclc csl le i'' 
tnontlc, parcc qu'il esl parcouin par les ntcnies (cvencmcnls) : lieures, jonrs, 
nnils, niois, naissances, inoils cl anlies eliaiii;enienls di\e!> ipii s y pii'scn- 

1. Isiiic, xi.ix, ti. —2. Dl. .M;irc, in, 17. 



[223] HOMELIE LXVl. 337 

..j^■^..io ssolo "oj-ÄL-iö; v-^^m.jj jjLau/ .^1"/ ^oi_a ^ ^o»_3;o |j^/ 
.jL^'J^oo ooJL ^^\oi-3 -.^ot^ ^oJis-jij ^-<^oi ^o .Jj^Imio .^wO ouaöoot 

♦ s-CH-i^ 'l-^OI» jL,^^^ jj/ ..K-).^.*JtO| JL,^,^qA "j-JV-/ sAj/ IjOlX^SJiO 

.-, '^^^^ v/ JlVK . vio yoy ^^ ^ ^o^S; |j»"on°>i |l.a^:;^«jL\ -.V^ö/ |^'^ p 
jiioKjLio; ).io OCX vs/ \cDoV3 '^a ^ -.«otoK-./ j^ia^i '^j'^a.^« v^ö«? \^^ 
.töi^jU/ ..j-io-i»»; jLo ^ O'ow/ l-o'i^ ^5 ^ .«-otoK_/ J-o^Ls -.va-aJo ou^o 

.•tOs»j;o oioui/; 11/ .'l^i/ '«^ojl.o j-o'^ yojouJ; t-^/ ji Uat-7? -.j-oji ^j 

loot )t— »K^ ^fiOoV3 ^■^so ^ioj ^öto .-llo > M; öi;as, ßo ötlov-V* ^^b>^oo 

,_.JS_i.; OÖ4-3 a^o V-^; )->-^)-s y^ .-öi^ ts.'n°i i op ^^j oö( vi-./ .-lootlj 



1. L et V in innrffiiif : l'v'zazo>;. - i. V I^v^m- 



teilt, de teile sorte qu'il passe pour etre vieiix et encore jeuiie, poiir fleii- 
rir et pour se fletrir, et qu'il est exaltc par les clioses memes par lesquelles 
il preiid fiii. C'est pourquoi un autre (ecrivain) l'a appele non pas le cercle 
purement et simplement, mais le cercle de l'existence '. 

Lorsquc la voix du touuerre eut eclate dans le cercle, tes eclairs, dil-il, 
ont illuininc !c monde, lorsqu'il appelle « eclairs » les splendeurs des 
commandements de notre Sauveur, lesquelles lancent des eclairs par les 
vertus. Si en etfet la voix des predicateurs est le tonnerre, necessairement 
ce qui la suit et Faccompagne est egalement les eclairs. Lorsque les eclairs 

10 ont illumine par le fait de; la voix du tonnerre, la tenv a (He phranlec d 
eile a tremblc, c'est-a-dire les esprits sujets au temps et attaches ä la 
terre. Mais c'est un sujet digne de remarque, ä savoir coniment 11 n'a pas 
dit : Los eclairs illuminerorit, et : La terre sera ebranlee, mais : Us ont illumine, 
et : Elle a tremble, ä cause de la verile et de l'exactitude de la prophe- 

15 tie, * et comment il n'a pas cxprinie ce qui devait net cssaircment se produire 

de la meme maniere que ce qui etait dejä arrive, en se servant du temps 

futur et non pas du temps passe : car le meme fait se rencontre souvent. 

* A partir de cet endroit, le Psalmiste ajoute tout etonne : Tod chemiu sera 

1. Cf. Jacques, iii, ü. 

PATH. OR. — T. VIII. — F. 2. 22 



L f. 130 
V" b. 



V f. 85 
v" b. 



* 


L f. 
Vb. 


ViO 


• 


\- f. 
V b 


sr. 



338 SEVERE DANTIOCHE. [224] 

)Lj/ )>1« V-^/ \..jI yoflji .^^Kj jj .^K.iLQ.b.0 .m,^ |,i^>ö-5 .^ .\ . Sto^^ 

IjlIL. loj-uotso )l o 1 . l \^ ^j ojoi .-|.:)eu^^; .•(sie) )iK-,lK*, ö«-.)^/ )j.oo<; 

.-jK-i.,™.» |NJis.ieL3 .JKioau«; )Kiocu3 .-),^ul^oV K*3 |.X3äx.5 .jlVN-^ioj -, 

Kl^oij )-,oVSo JLw^^ yo^ la^^s; wot ^^oo .•^»^'Kj ^^; Jl « ^ » ^ 



(hins la Hier et tes sfntiers (l(ui\ li:s f/raitdes eaux, et Ics Iracr.s nr scront poiiit 
connues. Je dis et je vois ä Tavance, et j'en suis saisi de stupeur, dans « le 
chemin » ta legislation (v6(ao;) övangelique, ö Eternel, — ce qui est tres exact, 
— qui marche, avance et croit dans la mar, c'est-ä-dire dans l'humidite et la 
volupte des passions de cc monde, et cela de diverses manieres et par les 
seutiers des vertus, ä savoir par les dons spirituels, par la parole de la 
sagesse, par la parole de la scicnce, par li's dons des guerisons, par la 
production des miracles, et cela sur les grandes eaux infiniment varices des 
dösirs multiples, rapidoment et legcrement, de teile sorte que les Iraces de 
tes sentiers ue seront plus connuos, parce quo c'est ä la ressomhlance de 
quelque cliose qui est leger et capablc de voler que la parole du salut a couru 
dans le monde. 

Mais ceux ([ui onl rcc^'u l'Evangile {VVjxyyfkw^) ne vicndraient pas ä cette 
Iiauteur, s'üs n'avaient pas cte conduits a l'avance, ainsi (\ur par des 
maitres superieurs, par les commandements ölömentaires (dTO'.yeiov) et prelimi- 
naircs de la Loi (voaoc) de Moise et s'iLs n'avaient pas 6te instruils et inities ii 
l'avance par le saccrdocc liguratif eonfornic a la l^oi (voaoc). Tu ns ciDididl Ion 
peuple commc ili's hrchis, dit-il on efret, /wn- /*/ iiKtin ilr Muisc et (lAaron. Car 



10 



u< 



L f. l:!l 
I" a. 



[225] HOMELIE LXVl. 339 

..yQ...«^S^o|J oi^ OOOI ^»yAy» .'j^^OA OOOI . ., 'I '\ ^^sl ^^O .'^^OÜ^OO 

öl_\ OOOI ^jV-aiiö .-J^VJ^j vQJÖi j-ioiibXo .•'"^!5>-.)",.m^/ ^ioj vOJÖi^ »io 

♦ jNioaS, 
öi_»_a.mj .-J-a-OlS jjooi y~»lo )K-au>N.3; öilos/ vS/; -.^ii-j/ ^« ' .■ •^*i 
«s/ •.s-ts.io/ ts^l )tCbo>o t--,^ l^r-' .olS— .;o joiSs l-ßSö ^o)>^; ^öi^ 
.))^>.-»^jio jlojjL^V^ ^Q-,^Äi .•jjLJL^:;:io ]Jo ) j-a iv» jJ ^^!^^;o .j^oj^ ♦-aui.l.; 
vS/o ■•'\^T" .Q-^^-«.;o -.joiJSxj ^sOO•^? )i-i^--.v^ xr"!'*^! J-^ ^^%>-^oi o)— 
y \>i |_iCL. ^•'^«^j oöi vV-io ^"'^'»"^^^»ö; -.ju/ öuV-ioJ-J '^— io/ ).5>a*^; ^öi^ 
■jJLiö ^_*.\oi ^oC^O; {sie) jlK^lts^ jlaJLioisjuio ')o\^ Jv--^/ Ji-o®« )-^»-t^ 
.)V-^l^oo ^^^»^ ^^ »^o)i/ ^»4°! oot )-QAa3 y^l -.^oi-JS^; jiacLflOio 
>&a-iu.; .-^;^Q.^i oil^ww^^ |)^ « ii>opo ^^ looi jl^'Ji^ ^oi^ ^-*-^oi; 
•) <V^ )Ld ooi- .-j.^öoiJ. Q^\';l/ .'l^So oJ^^^,« ^-iol ^_io .^oVS joC^ 
öl\-> '> |^V-= ofou/o .-jL,^.^^ t"^? i^? oii^A )l/o • |V)-^ o-^^So 
i-' |U^„«„:xii Jl, . 'v"» )_ciäo .-'i-ii^l./ ):ia-.o -U;/ li^jo .•)K*J•^iai.I!oo 

1. I. et \' (/( marginc : ltwVo( co 'iomo ^mW- 



partout les apötres expliquaient et eclairaient les paroles de la Loi et des 
Prophetes et commenQaient par lä * pour confirmer TEvangile (Eüayysliov), ♦ v f. »g 
lorsqu'ils prechaient la parole (de Dieu) aux Israelites et aux autres nations. 
Mais quelqu'un pourra prendre au pied de la lettre et dans uu sens facile 

■■■ cette parole : Les eaii.r t'oiit rti, ö Dien! les eaux fönt vu. En cflet la 
parole sait parfois crt^er une personne (TtpöduTrov) et attribuer aux choses 
inaniinees et inconscientes la conscience et riutelligence. Les eaux du Jour- 
dain ont donc vu Dieu qui est descendu vers elles, elles out eu peur et elles 
out 6te effrayees. Quelqu'un dira encore que cette parole : Ton chemin 

iu .vero (laus la mer, ötait dite ä ravancc de Notre-Seigneur qui devait mar- 
cher sur la mer. Cependaut la tradition exacte de toutcs ces paroles et 
des pensees qu'elles renfermeut ' est observec selon rinterpretation exposce ♦ L f. vn 
plus haut. La descente au .Jourdain de Jesus (notre) Dieu (et) notro Sauveur 
a ete pour nous la cause de tous ces biens. De lä les eaux ont eu peur, les 

I"' abimes ont ete elFrayes, les nuees ont t'ait retentir leur voix, les tleches ont 
vole, le bruit de la voix (du tonnerrc) est venu traverser le cercle, les eclairs 
ont illumine tout le munde, la terre a ete ebranlce, la mer a ete parcourue, 



r a. 



r° a. 



» \' r. 80 

I" b. 



340 SEVERE D'ANTIOCHE. [226] 

)ooi , ^'^ ^ .-j-uo»©«/ ).JÖ(Q^o jjiQ.^ i-"-^? °°* ).flpa. v >io .-oooi ^ .. N . ^'n ^^ 
.•)laJ<HS ^^\a3o ),M>..N">; jfcsJ^^ioJLio lla i^TSv^ ,_^ .yO-I^^ojJ l^io/ 

•>)ooi sA-<f.:boo ).2u»'N.^o )ooi jL^too 
yOJO) ^)Q-»t-o ^-io )ocij oöi ) m <=>.a^ vs/ ».oüco oj^ fc^/ Udo« '^j );0(j 

:*,_oa.3uS ooo) vOOuts_./ yoo« ,« Y ->; | ^ -..N"> ^ \ etw its^ ') . \ym ./; • . K-»)-^..^ 
^,_:ia.^.. Njo ^-«X'i/ ^3 ryOJLäCLJuJ oöt; o»j),\j U^-/ ^vf-«/ oial* ^«io^ 

.^V r> » ..OOOI U'^l ■'^'^ ■' )-»t— /o :0«-^— i/ ^Ma-_S K-,JjL«OM ,.ÄLi.»NX 

.J_^>ö_s fiCL^/ xr^ ^-1— Q-.; -.Pö/; ^^va^ ')- \ "* vQJoi ^/ "v— ^ oooi 



\- r. so 
r- 1). 



les eaux recev.iient les senticrs des vertus, et la Loi (vöjjio;) de Moise et le 
sacerdoce d'Aaron, en frayant le chemin ä l'Kvangile (EOayyAiov), etaient 
remplaces et Caches par la doctrine parfaitc des apötres et par l'exercice 
du sacerdoce ' et ils les regardaiont. 

La figure (cjtco;) qui eut Heu autrefois a toinoigne egalement ([uil en est .-. 
aiiisi. En elFet les enfants d'Israel qui pass6rent le Jourdain t\ pied avec Josue 
fils de Noun en retirereut douze pierres et les cmportercnl sur leurs epaules, 
et d'autre part ils en dressercnt douze autres au milicu du lleuve'. Cc fait 
niontre manifestcment ceci, i\ savoir que les Israelites donnerent au .Imirdain 
les douze apötres qui etaient leurs enfants dans la cliair, pour iMre les mi- m 
nistres de son niystere, en allant baptiser toutes les nations au noni du 
Pore, du Fils et du Saint-Esprit, et d'autre part ces uK^nics douze (apötres) 
(lui uaquirent spiritucllement dans le Jourdain et ([ui se transformerent 
completemcnt, ils les prircnt et les emporterent sur leurs epaules, quaud ils 
se soumirent ä leurs propres cnseignements. Les apötres eux-raömes en eli'et i.-, 
entendaient notre Seigneur qui dit : Ji'cui a haptise d'eaii; mais vous, vous 
sercz baptises du Saint-Esprit'-. 

1. Cf. .Iosu(\ IV, 1-25. — 2. Act., I, 5. 



10 



\' f. 8ii 
v° a. 



L f. l:n 
1 ' b. 



[227] HOMELIE LXVI. 341 

p : ).^.. „^M ^iaJ>» ou^ qAo V-^^ r:^ ■)-«J. "-> I n v > o « «> < )-«o» t^-^ ^.ioJ. 

y^ ^o ..jjLoiaSo )1q.> .^^o K..O |I<xo-.;j ij^- ac^ » \oi^ ^io ^ i^i/; 
^*jLSj ts.*3 oö^ .)— oi; oit^l).^^ CH^ jooi ^-»inv» JjQ-.; jlo^io^ ^^ • 
joot s-oioK-/ ^ oi». V'i^ )?«<-^>^^'^ .)^x»oJ-3 joJi ^-/ CH^ o«A )oot K-./ 

• • • ^ 

y^ts~^l K_j/; -ci .too» I— Jlbo ^» j]^ r>iT>V) »Kjs ^ Jjot ''^'is^^oo 
...^Q^^ )ooi )i/o jjQ-. y.^1 )oot K-^; )— OM ^ö(o ••) '» « '» <. OÖI v.<^>^; )V-s 

•)oo( ^^o^s-Z Via-sl/j oöt JN::>^io ooi o^i^ y/ ■)] ^; y/o .jL^l U-^^^^l 



Le bapteme qui a lieu daiis le Saint-Esprit a commence au JourJain, 
quand l'Esprit d'adoption y est descendu. Car c'est pour nous et non pas 
pour lui que le Christ a ete baptise, lorsqu'il a purifie et sanctific les eaux, 
et non pas lorsque lui-meme a ete sanctifie par elles. Comment l'aurait-il 

5 ete en effet celui qui est ne pour nous sarjesse par la volonte de Dien, et justice 
et sanctifieation et reJemption ' ? C'est pour nous qu'il recevait exterieureraent 
sous la forme d'une colombe la veuue * de TEsprit, qu'il possedait en lui- • v r. sc 
meme par nature puisqu'il est de la meme essence (okt'x). C'est pourquoi en 
effet ce n'est pas quand il etait * sous les eaux elles-memes qu'il a attire le . k r. 131 

10 temoignage du P6re qui le declare son Fils et la descente de l'Esprit, afin que 
personne nc pensät que comme nous c'est par le bapteme qu'il a regu l'adop- 
tion : uar il la possedait en luimeme par essence (oj(j(a) ainsi (}uc le Pere et 
le Saint-Esprit. Quand il est descendu dans les eaux pour nous et non pas 
pour lui-meme, il a rendu le bapteme parfait. 

15 C'est pourquoi c'est aprös qu'il fut remonte de l'eau que se produisit la 
parole : Tu es man Fils bien-aime-, et le fait que l'Esprit descendait sous la 
forme d'une colombe et qu'il venait sur lui, afin que par ces choses sensibles 
et connues par l'ouie et la vue füt revöle ce qui etait cache. Au contrairo 



r 11. 



1. Gf. I Cor., I, 30. — 2. Marc, 1, 11 ; Luc, in, 22 



♦ V f. si; 
v°b. 



342 SEVfiRR D'ANTIOCHE. [228] 

jooi vi>')j .-^-jb-^^-^i jjiau/ Ky.)t-*N.^ )— >-^ ^'^^^ -Jla^^^ ;1^ ^~M ) I «.3 
j-s/i )-SoiV^ ^:bof vk^/; >^öi jLo Iv-s ^oia^^ KL.V-cl/o .-)ju>^ )^oi ^^-^? 
^^ .-yoott^^oo y—»l )..."vi oooi yOCH-K-./ ) n •■>'°>.co ..''^5b^*Jot )»/ .Kl.)^^U/ 

• .)-k^Do/j ^01 fS y^oti ^oi^ : ) * »t n )_mO'^o jusjJ 'o(^ ^ o^ jooi h^^l •.''^>f>>^ 

• l^o'^J^ Oi^ jooi s^ m'i ytk^^.^^^ -looi ) ." v> ^-^ t ^\; w^; iK_3 ^^ i' 
.•) » I ^ It-D.'^ o«-s » » «■; U^-'l -.y^-t^l >-«V-^; —öl joo) SN yy '» yIkJ^^.^k.ioo 

•>)J^^.A^^^^ ^'^^k.^^^ ^-JL>oo( l-aJä, \ \ ^lo I 1 ■>y n V> ^9 

öuK^/ ) » «>o|-s;o jl^yjio >oajL^jl;o jK^oi)^ v^öi lIo^-iC^^; -.va^w« j«.^ ooi 



si celui qui a etö baplise dans le Jourdain ä notre place et conformemcnt ä 
recoiiomie ii'etait pas le Verbe lui-nieinc qui s'est incarue, mais si c'etait 
rhomme separe et distinct du Verbe, selon la doctrine de ceux qui pen- 
sent comme Nestorius et qui ailirmcnt deux naturcs apres l'union, il fallait 
que sur les caux parlieulieremcnt commc sur nous le Saint-Esprit descendit s 
et que fiit prononcee sur lui la voix qui est venuo ainsi que de la personne 
(xpo^ojirov ) du P6re. Ses eaux etaient-clles donc, sclon eux, privees du Pere 
' V f. 80 et de l'Esprit, parce que la voix avait * Heu apres la montee? C'est apres la 
montöe que sc trouve la venue de l'Esprit qui apparait sous l'aspoct d'une 
colombe. Mais il csl liicu ccrtain (|uc le Verbe qui s'est iucarnr, puisqu'il est "» 
un et indivisible, lorsqu'il est entrc dans les flots du .lourdaiii, possedait en 
lui-m6me le Pere et lo Sainf-Esprit parce qu'ils ont la meme essence 
(o''jcia), et (jue, apres qu'il i'ut hors de l'eau, c'est pour nous qu'il recevait 
l'Esprit et que c'est pour nous qu'il entendait cette parole : 7"» es nioii fV/.v, 
afin qu'en lui nous soyons appelcs cnfants, alors que nous ötions adversaires '^ 
et ennemis ä cause du pech6. 

Cependant meme cette (parole) est digne de Dieu et conforme t\ I'dco- 
nomie.En elFet cette parole « Tu es mon Fils » indiquc la naissance divine, 
incorporelle, vdritable et selon l'essence (oO^'a); car il a dit : « Tu es Fils » 



10 



i: 



I, r. i;fi 



\- f. .S7 
r° a. 



[229] HO.MKME lAVl. 343 

■ J ^ . ^ ... ^^j ^öt .K_.ooi» o^o -.po/ )v^ '■"'^^ >*— •^^— •/? .)t^-<UL.Q.-*iO 

.•Jb. ^»J^ ^!'Q— • "'^■--^ |.w>^^,v> ot^j -Ol ••)— oio \->Jiä ^^1 s.»6» jlo,-^^^ 

♦ j-fc^n* -oioK../ )..^ba3f vooi^; 

.•j-iwi/; JiL* ^-./ ^i.;)A -oia*t-:ii.7? ^? rT*)-^' •l"^'/? I^^-=>Va ^-oi^s 
),^ajo .0^ ^-^-^ ^-<^^» /o .-^toeuflo ))-^>^ )-acc<ö>; j-s/; .-^-j X"^^^ 
y^,_äaKioj ^.iJÖi^o :)oo» ,,-^bo-.öu:M )J^<Al3j \_.oiSj :)oot >b^>a:A; ^^^J 

1. \' oii.. — 2. V add ^w- 



et iion pas : « Tu es devenu (Fils) ». De plus cette parole » bien-ainie » 
signifie l'amour qu'il a pour nous; car en lui, ainsi qiie dans le seconJ 
chef de notre race (ye'vo;), il nous appelle <^ biou-aimes », nous * qui etions m, r. m 
dignes de liaine, parce (jue, selon la parole de Paul, c'etaitDieu le Pere 

■' qui rkonciUuit ce moitde dans le Christ ' . C'est pourquoi il a ögalement ouvert les 
cieux, afin de nous apprcndre qua la naissance de l'eau et de l'Esprit, par 
laquelle le Christ nous a delivres sur les bords du Jourdain, est Celeste, 
qu'elle nous ouvre les portes du ciel, qu'elle fait briller et luire ' les bap- * v r. 8? 
tises comme des etoiles, qu'elle les lave et les purifie de la boue et qu'elle 

10 les appelle aux choses d'en haut. Le Heu des etoiles est cn eilet le ciel. 

Le patriarche Abraham, iuitie ;\ l'avance ä cette chose incffable, // iijoula 
foi et cela lui fitt imputc d justice '-, comme il est ecrit. Souvent en eilet il re^ut 
la meme promesse et il entendait de Dieu, tantöt : r.n toi seront benies toutes 
les familles de la terre'\ tantöt : Je remlvni In nice eoinine le sahle de la terre \ 

li tantüt : Je tr ferai le pere de iiombreiises iialions et je te multiplierai beaucoup'^ . 
Autant de fois il entendait ces promesses, autaiit de fois il y croyait et il 

1. Cf. II Cor., V, 19. —2. Gen.. xv. G. — 3 Gen., xii, .'S. — l. Gen., xin. 10. — 5. Cf. Gen.. ivii. i-C. 



344 SEVERE D'ANTIOCHE. [230] 

jLsKo s^oio^^ ötV^/; .-)-.)-mK-^ ^-flo jJo J;oio -.loot ^dJboK-jL^ "oCS« ^oo) *^ 
«fcoo/ ]il |U« ..jN- csiS. KlajL— i/o jo^jl yocn\^l . M^oi; ^^6^ .•|,JUo^3 oö) 
yOOOtJ) ooot ^^1^^.^. ) .. «> v>->< jlo I VI .Ol ^^; vO-iö« : ) . I " •> ; )Ia^.^<.j^; 
Oi^a/o :)i«v>» -I yO^K^Kjj oooi ^t^fro. >£/; yOJÖi :)oC^ oiJ^ ^o^ 'oiS> 
:vQj/ jJL^i; wyLasil y/ '{.iLSÖSk^ >«i vto )->^)ajL.5 ^^»^C^ ia^ :o(^ 'r^h t»^^ 
jofJ^jJ >ooi'^.^/ > v> .oio .-otiK-^s «'l^'/ ^-»t— »«^ -.^-^'J )oo{-j jjLSot :V^/o 
•.w.^ )',-3,KxQ.^ , -iN OlÄ^/j w^ ^01 v-^^«^/ .llo-ü-i;).^ oj^ K 'm i '»i/o 

* V f. s7 jjjLsvVKioo '> » 1 .yj-p; ^^oi jLii^Qjo ^ v^ »^? JJ / •Iv-'^^/ l^l-^^-^J^ oi^? 
^-to^j oö\ }))i 1q\ oiK_i^»JS^ (^ul^-/o :)o».ioK^ ovicuk-o/o :oi,-ä^ yooul^/ 
^t^ts:)« .■|,.:>oXj»« jJLctivi .ot «.i^^; vOJÖt j-..JLii^ oC^ jooi Jou ' ^ ^ Jjlso« -.loot 
öi^K_/ |loj^o->oi; 1^«..^^ ''^».^«^oo .).2L3ä3 lo^^ [„^'^o )r->;^ vooou; ooo( 

'LI. Kii ^3?, I •) ^ :KJ-.a^l/ K'v^.'no K-.)_ji)» o«^ KJi>,_-i/ K'vt/fi» ^ch loo» 

V" b * . ■ • . . ■ ' . ■ 

jlo I v> »o< )ooi Vit'.. )oC^ ^ :o 1 VI »Ol; yOJOi^ QJ;>-^ a - \ looi )^K^ 

• .^^A^IL» > v>';,'f>; ^wi^o(; ) I n ^^rn[ > i'i Vio :|«-äJ^^ ^^ W^^-^ "^l |io-o-»;>^ 

J^S» .»I/o jov^JJ >oo(V^/ .Vi .Ol; s^öi .'^)£^-3 ^^w/ J^)j).2o J^). >a -.... '\ 



ob^issait aux ordres qui lui etaient donnes; et c'est lä, bien que cela n'appa- 
raisse nullement, ce que le Livre sacr6 a dit de lui : Abi-aham crut d Dien et 
cela lui fut impule ä justice. Mais quand Dieu lui montra la splendeur des 
enfants qu'il dcvait avoir par la l'oi au Christ et qui dcvaient encore etre ins- 
crits dans Ics cieux, (/ le conduisit dehor.s rt il hü dit : Regarde en haut rers • •■ 
le ciel, et compte les etoiles, si tu peux les compter. Et il hii dit : Teile sera la 
j)osterite'. (Le Livre sacre) ajoute apräs celte parole : Abraham rrut d 
Dieu et cela lui fut impute a justice. Car meme ce mot « II le conduisit dehors « 

V f. 87 ne me parait pas * dit simplenienl; mais il me semble que, apres Tavoir sous- 

irait aux faits presents et sensibles, Tavoir mis dans l'admiration ei avoir lo 
portö son intelligence vcrs le mystcre qui devail avoir lieu, (Dieu) monlrail 
ainsi (ä Abraham) les enfants qui par la Ibi du baptöme allaicnt luire ot brillcr 

L f. 131 comme des ötoiles. Et parcc que la foi qui lui a etö manifestce * et montree 
ä l'avance d'une far;on mystcrieusc etait celle qui devait aussi justiüer ceux 
qui ont cru, quand Dieu imputail ä justice la foi meme sans les oeuvres et i5 
qu'il accordait le pardon des fautes ant^rieures, (le Livre sacrö) a ajoutö en- 

1. Gen., XV, 5-6. 



10 



[231] HOMELIR fAVI. 345 

.. vjo«-^JJ loot jot.K-flol ts-.Jv-.t^ ^»-*o« ')»o«? ioo« öi-K-,/ l-^ö» -.l'viojl/» 
.•y-a— /; )^-7 WJJ )lo ^^-stJ^ ,^:>oo ^i/ ^ .ßa3; )oo« >&.:>cuAf .-ts.io/ 

♦ Joot |a'^V) It.H'V'); Ui-V* )lnivi»oto .joot väSljo 

wuJLso :^i-* ^ooi lot^Xj )..i.".?>o :yi .vi .'o jl^jaiaä^io ^ '^"H ^ '^'^.l 

)-,_Q_,/ ^^!^>^Oo )a-flci^ )oj)_s sS/; U^*/ '•^:::^ ovla_io j;|;o )i . m i;o 
•:',_iol ^^ ot,rt g|/ jJ-oi .\^^^eo ) i » m i ».-^i»© . • )j3a-.;VS-3i 
yo^ y^ -Jjoj )-ia^/ lg an .,n\ )^...,.j v^ ouNji/ ;)Ot^ ^'i&wOof ^ 

) • /%\'S ^. jK «v "i r. JjdVoIS; )ioi . ..)J «->-«0 .Ot. X .«^ \ Oi^ jotljLiOO \S)\^ 

^'üi^ vä/ jÜLJoi -Jlgi« \^oa-5 «-,-A )K^a3)j«9 ^ 'ye^J '"^'io.; v-^ )jJi-/ 
^öojJ ^\oi j^JIs; ^v-io/! -.V^/ »^ -UVö? «-i^' v^ )K^aD).io^ •l " ' »^ 

1. V t»/- 



suite : Abraham crut d Dien, et eehi liii [ut impute ä justice. Au contraire, 
si ce qui a ^te dit ne regardait pas ce qui devait arriver, il aurait fallu que 
cela eüt ete confirnie ä Abraham d'une maniere particuliere. quand il euten- 
dait : Sors de ton pays et de ta faniille et va dans Je pai/s que je te inontrerai', 

5 et qu'il sortait et montrait une Ibi verilable par les ceuvrcs. 

C'est ä cause de nous qu'eut donc Heu l'ouverturi' du cid, quand le Cinist 
monta du fleuve ; c'est ä cause de nous qu'il accepta encore la tenlation du 
diable. 11 montre que, quand nous nous releverons du baptcme dans un tcl 
degre (xä^t?) de splendeur, * et que nous serons devenus les enfants de Dieu et 

1^' les citoyens du cicl, il y aura pour nous un diable qui sera jaloux de nous ä 
cause dcnolro splendeur et qui nous presentera la tentation et le combat, de 
mcme qu'il a ete jaloux aussi d'Adam ä cause de rhonneur dn paradis et ([u'il 
Ten a fait sortir par la tentation et la seduction. 

C'est pour nous par consöquent que le Chris- a engage ä l'avance ce 

15 prcmier cond)at 'iywv) en detruisant et en ancantissant la force du diable. \ ois 
l'analogie de ses ruses et de ses artiüces. De meme en eilet que dans le cas 
d'Adam il a commencc la söduction par la nourriture, de meme aussi dans 

1. Gen., XII, 1. 



\" f. s: 



\' r. 87 

V" il. 



* \' r. 87 

v"b. 



10 



346 SEVERE D'ANTIOCHE. [232] 

);oKjc.^ '|oo)1; f,— »t^_^ jLs/ looi ot_.K_/ jJi s-6i ^ '^^ ^iolo Jyi ."N 
.yoood. jöC^ ^^l -.jj^^/ ^ yo^sji. )j,.ixi^ ^^ ^_a^ p; -.looi pö/ ')ooi 

•.^StJj ^-; oi^ )oo) )>L- .oiijt-3./ )»— *? .'looi v\.^a.jL )— ^/? »— *-^ ^^ 
•LI. 132 p -Jl «»x"> );oo,-5o "jja^l-a )ooi ^oioK_/o .oiA )ooi K^/ 1^ .|i-%»e.N.vs^ 

'.> V> ." \; jLiö y.^,^ Oi^ vO^So süj'j J^^jjLA^Lboo 'K^)^.«JO 'K_.)jlj/ -.^A^.i/ 

f_fc^ ^bI 't---^ hoü^'.^'^o '^oot ouK^/ ^^■•? jJ^"^^ ^^ l-i^^Of^ Jim «V), v> 
o^ o'^Kj; jooi «.n i't : ^otjl >. (d'i ^o(— »^j-s« > .»-Not :. . >o;; . . \o< 



le cas du Christ il a fait de la nourriture le commencement du combat, eii 

disanl : Onloimc (jue res picrrcs dcvicnncnt des paiiis\ La. comine il promettait 

ce qui n'etait pas et qui ne devait pas etre, il disait : Quaiid voiis fnangcrcz 

del'arbre malgro le cnmmandement, rous serezcommc des diciix'-. Mais ici, conimc 

il imite ce qui est, il dit : S! tu es le Fils de Dieii^. Dans un cas il sc inoque 

et il se rit d'Adam comme de quelqu'uii qui a ete trompe, et dans lautre il 

voulait appreiidre le secret du mystere qui lui ecliappaif. Car il avait entendu 

le temoignage du Pere qui l'avait declare sou Fils, et d aiitrc part il le voyait 

' L f. 132 suipt ä la faim : aussi etait-il daus le doutr, ' dans la liitte (iywv) et dans 
r a. •* ...... . . 

un grand troublc, tandis qu'il dösirait vivement connaitre ce qui 6tait cache. 

♦ V f. 87 iviais le Christ, abandonnantla nuissance nui * convient aDieu, lecliasse otlerc- 

pousse par des paroles convenables, d'une manicre huniaine, douce et iiunible, 

afin de nous montrer ä nous, pour lesqucls il agissait conformemcnt ä l'e- 

conomie, la science et Texemple (tütcos) d'une victoire humainc. Si en efTct 

il l'avait chassä, apres l'avoir blanie comme Dien, rimilalion scrait elle-meme i"' 

loin de notre pouvoir. C'est pourquoi c'est encorc par des choses sembla- 

bles ti Celles par lesquellcs (Satan) tenta Adam qu'il permettait que la ten- 

tation lui füt presentce, afm de gu6rir par des remedes convenables lulcere 

ancien du pöchö. 

1. Matlh.. IV. 3. — 2. Cf. Gen., in, i. — 3. Mallli., iv, 3. 



10 



[233] HOMELIE T.XVI. :^47 

^,-.01 . ■^t>.aJL^ ^-ßoV-3 ^^^-^^-^ ).,. N^ .'jo/ ^V-^/i v \ ,:> Q . ' « p ^j ju/ jj 

yOJÖi ) « I «• I ^; •♦"""'^ ^?°' •°°' ^^ ^°*^ i-^?.'^"-^ IV-'^^^^ In vi, ^; o»^ ^ 



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,o 



\' r. 88 



yOO(^ lyyi'Xjo jL^o-aV) )i.Qj,.'>\v> a\ n'o^o .-jj^^...^^; ou^w/ ^^o^«K^f 

jl/ .vJt^ );Ot; I ...«li ^ O )oO« ^to^ Ua-.'/ -.^JL— ^--^^ ? JJ? J-^ °Ö< J'-'^ « I » 

>') ^ ovloj jl «mio ^t.:bo 1..^^ vj ^^->^i-^ ji -.^^ . . i'tVK) yi »\«jltoo 'jl',.»/ 
• •)» nN'^/; ) Min ..\ jooi >ä>fl> )Of^ ]oi^ ^l ^ • .^\ ) .. « *v> .jJL^^-m ^-^1 
3/ .-jooi ^'j / l-sjn .. \ vs/ .-Oi^ ovIa-J; joot t^N—^; vOJÖ» 1 1 « m » \ 

VouL^ p .-jLa^o«; jj^^^ )oo( >r>\'tif)o .-jooi jr»v> j^vJu.^ jKjL.^^ )"\ 
o«A 001 l^jjL.«^|0 .-ovloJ > «v> ..'\; jl « lin i; oü^ jooi u v^^^ JJ^'«-'^^^;; 



Personne, en entendant las Evangiles (EüayYslLov) dire de Jesus notrc Sau- 
veur : AIdis Ic diablc le condiiisit dans Ui rille saintc, et encorc : // le roiuhiisll 
sur unemontacjnc trt's c'/ereV, ne pensera qu'il etait conduit par celui-ci coiuiiic 
une bete : car ceci est le propre des hommes qui sont possedes par le demon, 
'" qui subissent l'action de Tennemi, qui lui servent d'liabitation et qui sont 
reellemeut menes par celui-ci. En efTet si nous, qui nous couduisons uous- 
memes avec pleinc liberte, nous ne sommes pas conduits par Satan, cxcepte 
si cela nous est agreable, vers ce que nous ne voulons pas, eomment le 
Christ devait-il soufl'rir cela? Mais cette lilii ou cette expression « 11 etait 

1" conduit II montre qu'il est Dieu en prenant volontairement sur lui ees fai- 

blesses. .Xous, ' en effet, lorsquc nous nous dcplagons et quo nous allous * \ r. ss 
d'un Heu dans un autre, nous ne savons pas si Satan ne nous y presenicra 
pas quelque piege et quelque tentation. Mais le Christ (pii connaissait ä 
l'avance comme Dieu les intentions du diable et l(!s tentations qu'il devait 

15 lui präsenter, allait au desert, partait pour la villc sainte et nioiitait sur le 
haut du tcm])le, en l'excitant par les lieux eux-memes ii lui prcsenter les 
tentations convcnables et en se livrant lui-meme volontairenieut a scs com- 
bats, ahn que, apres avoir 6puise toute sa folie et apres s'ötre trouvö l'aible 

1. Matth., IV, 5 et 8. 



1" M. 



' L f. 13 
r I). 




V f. 1 
r b. 



348 SEVERE D'ANTIOCHE. [234] 

)j^^N.jbo :)^v^ vJLf/; )jp/o .jlo»» -> "^l^oo^ vf> « t q joou «J^ >3/ Ji « .. >» 

-' jilji ,0 :o6( yOt V>> Ici V>» •> 'oi^ h^l \ t « •>;>:>c jj jLi^; :)-jK^w^^ 

^_/ ^ : ot\ 'vo n \ ; yOJotJ^ >ol^jljo '^tsj o^ ooi :^j)-J ) -^ " > \ \ ->; 

)Kj;jo; 1q\ ^ ) .. « »Vi 3/ j-x-doi -.yO-i/ )-3.>-io v>a3o(_i JL^..j>o ).i,iia.\3 

yOOuK^/ ) % >; ^ .^^O); vs/f yOJCi .•> »)im'l'^ V-»'^; |a"^ jl^vJ^l ^^Aoi 
I I » » n; oöi f-ib^ .{ n .', «> |... T)a»< oöi f-k^ -l-^t-^ K-^Ow^m oöi «-'■-a .|;aIL>/ 

• .1«. *» v\ )i',_<i^^/ ~oC^ *>dV^ Ji-V»*) ^.»01.^0 :po)j oj/ ^/ J.3oiVSl3 ous 



1. L et Y (n mafffine : »ujosoa^i. _ 2, V om w^.- 



10 



dans sa force iiieme, il deviiit pour uous aussi d'uue victoire facile. De ineme 
que quelqu'un d'excellent, d'illustre, de fort, qui possede une force iiivin- 

' L f. 132 cible* comnie Samson, se rondra au pays de ses ennemis, se donnera et se 
livrera lui-meine a ses adversaires, Icur criant pour ainsi dire par les faits 
eux-menu'S : Prenez-moi, je suis entre vos mains, traitez-inoi comme vous • » 
voul(!z; et que, apres qu'ils se r(!poseront aiusi sur lui, il Ics renversera et 
les vaincra avec puissance et force; de meine aussi le Christ, etaiil alle dans 
les lieux convcnables, se livra lui-meme aux combats du diable, — et c'est 

• VI. 88 pourquoi il est encore ecrit : // fut condiiit, — * et de eette fa(,'on il le vainquil 

a cause de sa grande richesse, en luttant avec lui par les trois passions les 10 
plus generales qui renfcrment aussi les autres : par la gourmandise, par la 
vaine gloire et par les biens nombreux : cette derniere, il Ta appelec ögale- 
iniiit, nie semble-t-il, une montagne tres elevöe, cn taut que la mere et le 
sommct de tous les maux. Le tcntateur a presentö au Christ cette tentation 
par sa propre personnc (Ttpo'juTCov) pour ainsi dire et par ses paroles et non pas 15 
par riniaginalion coinme a nous, lorsqu'il jctte en nous les pensees mau- 
vaises : car le Christ ^tait inaccessible ii toute souillure. // n'a pas commis de 



[235] HOMELIR LXVII. 349 

,.^1.^^ Uaiitoo jJ .^ \^i \^i ** \ Miö.. ^ 'r^! \-^^^\ )t^*i.;Ki oi^o 

yH «^N- -.Jojbio Q-s.V-D ') ■ - «^ ' »K^ wie; oöi la^ .oiioaaL^ jla-J ^-^at^ji/ 
)otJ^; ..^j );oi .y. > v>«v» jou^o li-ioA; _y— / »-s .])/ •.^-— i^-^io 

. •*->-* I/o — ^;;o -y»-^ ^-i^ «^Z? oc*^ •°*"'^^^J y » '' '^ ! c*2^; ) i > v> ü vi 



■:- jtoio ^t^Jti ^^^r» 



lji.=i*.o ^^A'^ i»^bo 



♦ V f. 88 
v° a. 



IQ 4- ^&>pO , •'j^ -» ^ [S\oN-SO |0V^ L'A^ IISJj^^ ^^ 



jbö-ajAo :;a--7 jNAot^ )<h3x iV^^ ^oA, j-j/ )L^j ^ — Uö 
)oj^ ^io; ^\ JIjj; jj/ i-JLlflO .^QJL^/ 10 N -> -^j\öt .X-i-s öi^^iSs^Oo; 



pkhe, comme il est ecrit, et il ne s'cst point trouvr de fraude daiis sa houche'. 
C'est de lui que se sont approches les anges apres la tentation -, non pas pour 
le secourir, mais pour le servir comme leur Seigneur et leur Dieu. Mais c'est 
lä le propre de Dieu seul; il est dit, en effet : Benissez l'Eternd, voiis tous 
ses anges, vous ses nünistres, qui faites sa volonte''. A celui que nous aussi nous 
benirons, qui s'est leve, qui est apparu, qui nous a sauves et instruits par ses 
tentatinns, ä lui soit la louange daus tous les siecles. Ainsi soit-il! 

UN iiE (l'homki.ie) lxvi. 



* HOMELIE LXVII * v f s« 

v a. 



10 SUH MAHIE, S.VINTE MERE »K DIEU ET TOÜ.iOlUS VIERGE. 

Lorsque je veux porter mes regards sur la Vierge M6re de Dieu et toucher 
simplemont les pensces qui la concernent, dös le debut de mes pas il me scmble 

1. I IMciTc, II. 22; cf. J^aw. I III, U. — 2. Cf. Mallli., iv. 11. — 3. Ps. Cll, 20. 



I. f. l:( 
v° a. 



y h 



350 SEVERE D'ANTIOCHE. [236] 

|jo)m\ wi-A. .)j;oi^ o,-dU jJ •.saJjI-s viii^pö ^■'^^tt Jj«?© :pö/? -^ )^/i 

j^aXJLiO jKjJoCSs vjCDpJoji ^ ^ySM ^'«i^J OCH jjOOvS. w,0»Q-.V*J .-^^^ Jjö|^ 

^; jJLio -JofSs l'i^^wL» ^ )-oCäx •^-^».1 )ooil j-iojl ^; ' jJLiO .> n(TiVi\ 5 

looi in-.ts^l jjLJV-so :iooi ch-K-/ W/ ^ '"^'-^ '^^ .|-.. ^ * :> ^; >«s^ 
^jJo j^.^; iooi öv-.^-/ )-»^.Q^ o*^ ^ ^/ ^r^ )-^ÄoU K^ojio 'Jjl^ü 

joow; -öt -ot ^o a2i. . r,^o K-|ouSs ia— )_9 Kji^^j -öi-s .-tC-vs./ 1« 
«;a_A jJ; jooi w.otoK_./ V-«^^ )?o« V^^^-U! o«H^ Kjljü* jc*!^ wOioK— ./ 
\ 1. SS 001 t-3 oot jooi )ocH_i; --ixA ^ jJ/ .J-^cvJSln yOoC>^_3 ^J» "^oiAo 

y ^r.'»K V o^ )^^^*-^ -..ftNIvvN fco/ )»3", y/ U^^"/; r^? -Öl .U-^JO l—oi« 

1. L el V in marginc : \i>l. 



(jue de la part de Dien une voix vient me dire et crier fortement ä raes oreilles : 
. f. \:i-> A'e t'approclie pas d'ici, ötr te.<t soulkrs de trs pieds, car Ic Heu sur lequel ' lu te iieus 
' "' est nur lerresaiiite'. Veritablemeni en ('fFct il faut quo nous dcbarrassions iiotre 
esprit de touto iinagination («pavTania) morlelle et cliarnclle ainsi que de sou- 
liers, lorsqu'il clicrclie ä monter jusqu'ä la contemplatiou iduofix) de Tuiie des :. 
clioses divines. Quel objet peut-on contempler qui soit plus diviii quo la 
M6re de Dieu ou (jui lui soit superieur? S'approcher d'elle. c'est s'approcher 
d'uiie terre sainl(! et allcindre Ic cicl. Elle appartenait en elFet a la lerre, 
faisait partie de lluimaiüte par sa nature et etait de la meme essencc (oö<7ix) 
quo nous, bicn (pfellf (At pure de toute souillure et immaculee. et eile a 10 
produit de ses propres eulrailles ainsi que du ciel le Dieu qui s'est t'ait cliair, 
parce qu'clle a coneu et enfante d'uno maniere toute divine (ÖEOTvpewö;) : ce 
n'est pas qu'elle a donne ä celui (pii est nc la nature divine, car il la pos- 
• V f. 8K södait avant tout commencement et avant Ions " les siecles, mais c'est qu'elle 

lui ;i donne la nature liumaine sans qu'il cprouvAt de cliangement, et cela li 
par cUe-mcme et par la venue inell'ablc et mysterieuse de l'Esprit-Saint. Rt 
si tu veux apprendrc comment (eela a eu lieu), tos rcclierclies sc Irouvent 



< I 



1. Ex., III, 5. 



In 



1. r. l:!J 
v'b. 

\' r. s'.i 

1" a. 



[237] IIÜMELIE LXVII. 351 

^ )uJLA,*,„^t^.^. ß •.>öwwau^» ^j OCX .»StA./ |,^^s-dud ou> ji^/j .jla^o)^; ixi^ 

•:*)-»^aji; I^U ojoiio •.)iO{ jKaoi JI-«-« ; ).^; -.SiSO n\ . la v>|. -> |lia^;K-3 öt^ 
)oot >o')-flo ^i~3 <-3 .•^'^o ^"^o.» joiSSs ^Q^t-o ^io ^/ -.V-r^^^JS« N.^ 
'' V^/; )-La^/ :)->r-^! ot-w^-aoA« |1>.m iooi öuK_./o .>.«.i.i>.oc>i )«a^ '"^«-N j-coo^cu 
uUlJ> ^t-o jio^; wöi jKauo^i) ''^o. .• jJjQ.,^too; |»qj ^/ -.I^^A-foto j-sto 

^..'■«J^oo ) n\o 'jjül -.Ijoi ^>— •/; |1><«J!^ ^; jooi >q » n'i •)->'f^; o\- 'ksü; 
yi—äJ^; ^OU^^Oo . « ^öij; ), ny.-30 .)»o °> . »; ) ) -»> -\ JL-Do -.) l ^^-^cl-^ 
)<) ^ooi . ^ -"-^ ^oioVt-** oooi > « Vi «,',o< yOJoi^ )'^7^ ^^^ ) n ..0|^o .'jN^^i v>oot 
yoou)^/; f"^"^ ycuöi^ .^A^'t^oo OOOI . .»n!iv> y -o- a iA fS> );o(o .-^^S-scLmo 
)VJ-^;o 1^)^; ) ..v't •.yOOML-2Lj; jin « »'n ^ ')Of_^ ) « t"t lo^^^ oooi 
..v^vjU' jiQ-^s-s vScLiL^ V^/ )jLi la-.^-* V--«.^^/ .yooi^ ooo« yOo>-^too 

1. L öviJoI.- 



arretees par le sceau de la virgiaite que cet entantemeiit n'a pas meme violc, 
et ce qui est scelle est absolument intangible, cela reste secret et on ne peiit 
pas en parier : aussi, etonne par ce prodige, quelqu'uii s'ecriera-t-il comine 
Jacob : Qur rc Heu est terrihle, c'e.st la fjorte du cid '. 

Le Dieu qui est au-dessus de tout est descendu aussi autrefois, lorsqu'il 
promulgua la Loi (vojao;) sur le mont Sinai. L'aspert de In (jloive de lEteniel, 
eumme dit le Livre sacrö, etait semblahle ä un feu arde)it, sur le sommet de la 
montagnc, en face des f'///i(///.v(/7v;f(''/".Cependant c'elait l'aspect noiide Tessence 
(o'JTia) ou de la substance, niais de la gloire de TEternel. Cet aspcct etait 
cncore accompagne defumee, d'unc nuee remplie de ten^bres, de la voix puis- 
sante de la trompette, d'eclairs rapides et de tout ec qui [)0uvait exciter la 
crainte et eloigner et detourner de la niontagne tous coux qui se tenaient autoui' 
d'elle, et cela lorsque ces derniers ^taient sauelilies et purifies; car ceux qui 
etaient des aniraaux * parleur nature, ötaientmenaces de recevoir * despierrcs v b 
1"' et des fleches : Si un aninial tauche la montagnc, est-il dit, ijuil sott lapidc ov 
perce de fleclies ■' . Tout cela avait Heu pour produire la crainle. (Dien) s'appro- 
chait fdes enfants d'Isrard) comme d'iiidividus qui etaient encorc les sujets et 



I, r. I.! 



\' r. s'.i 



1. Gen., xxviii, 17.— 2. Ex., xxiv, 17. — 3. Lvx.. xix. lt. 



\' 1'. 

1- b 



lö 



352 SEVERE D'ANTIOCHE. [238] 

..yooiji^^s^ joot VL^A^ );iQ.fiD "yo; ^^J ^^o -.yCOtloL^ )oo» 0,-D'fcs.iO j y . Tn 

V*^ ]i -Joot V^/ vO-wX^oj-s o i . v> .Ol; vOJÖ^ t^oiloA jooi i%^ p 

) - ' ^ la^oa^-flo; \^oi ^ots. -i^m i ))/ . )j^\...t\ ool )lo, -» \; )_Moi yoK ^m i 

..J-ÄOiaj ^-^ jjVJ ^»^äjo vttj/ '))»Kj ^fliSJ |)^C^— t-a; v-^^ ^_äö )oot )_Sj 

\ 't'< JLq^j ^/ •, - '^^'«^ ^^#^o>'K.^ )t-^? jf"''.^ xr^ ^'^o^ p )jL3oto 

'•'^- 1 ^ - ^ -- -^K_o lS>^|-.J^:>o.ii-y> '^^^^ .■ov-a'Kj 
:)tOi^^vi_s; l-jp/ jJ/ :oiK_* jlojV^ laicui,Io ^^ \)°'»-^ ^f^ i' ^? P 
^^..^k^o |_L.30i 3/ -.aa «^/ )j>ioi ^^; oöt |j«;q^J^ 'joi^^^i ))L.^oo j^).^»^:^ 

n'.t )-sQ-,.,.s •.|]S.^..^,-3 vOj/ f.,^ jJ; yOJÖiJ^; j-L^^/ .) « iH l oV> n >' tP i )-^oV^o 
);oi .vQk.j/ ».IM )y,<^->.5 )..,i"r> •. 0^)^,1/ ) . \ (Tn>ö It-äi^ ^^o .ycij/ < 'tV'» t 
^« j-ä-'/t v^ot .'It-^jl/ )...»^.V.» ^^ J^) v>,. "^ ..; ^öi .-looi öuK-'/ IW 

1. L el \' in iiiari.'ine : Hoi]!. ^. _ o. L ov.ttv.J (sie). 



les serviteurs de l'idoltUrie egyptienne et des passions brutales, et partout 
il excitait la frayeur chez eux, parce qu'il voulait les effrayer par les bruits 
et les terrifier et de celtc maniere les rendre tres dociles ä Tendroit de la 
legislation. Paul faisait allusiou ä cet episode, quand il disait aussi ;'i ceux 
qui avaient cru i\ IKvangile (Eüxyys'liov) : Voits n'acez pas rerii cn rj}ct iiii cspril :> 
de serriliiilc pi)iir ('Ire encorc sous la craintc, iikiIs vous arrz rrni im cspril d'n- . 
iloplinii'. Dieu voulait en eiFet par avauce les instruire par la crainte et les 
corriger par la l.oi (vdpio;) et, une fois qu'ils auraieut ete eleves au-dessus de 
la condition de serviteurs, s'approclier d'eux ainsi quc de ses enfaiits d'uue 
mauiere plus parfaite et plus ainiautc. i" 

Ci'pendaiit ils n'ont nullcmcnt prolite de cette Icron aiiticipee ; mais par 

la violence et le döbordenunt i\r leurs peches comme par un lorniil ils oiil 

l'ait sombrcr b; seeours qui en vcuait; ainsi dans son immense bonte (Dieu) 

\' r. 89 leur donne aussi sa gräoe et son esprit * d'adoption avec plus de largesse 

et de liberalite. De la sorte, ceux qu'il n'a pas attires par la craiuto, il les ir. 
soumet par lamour et, apres qu'ils se sout montres des serviteurs dctestables, 
il en fait des enfauts de choix. C'ätait vraimeut lä la parole dite par Paul 

1. Udiii., VIII, 15. 



\' f. 89 
V a. 



[239] HOMELIE LXVII. 353 

)^oi; JA-./ :^ ^1 ]J/ .jici -. « l l'iN— i/ V-»)^ .-jlSs..*..^ ^ N- ' - ^. c o ; 

Jju/ :^; l^iot .)oot vJl^cljl^; )l,...« i>o JjiQ.ioo -.looi ^^' .o j-V-io; ot... „r) a. » ' 
)lS>^lJ.ia_so jiouo^» .jtC^oK-s JL.^^ jia^ -.I-^Jl-s iaioo-^Ä; )l o ^ « l 
:, .-jo»^ ooi .11/ '.l-t-ioi Ol— ^.»Q-Ji; Jl>— Q^o .-joCjo wM-iOiltoo )ju.^ )— oi 
^9*;« o-^ .jL.o(— 3/ }vK>>o; litxi. . OCX .•[ y\Ni oöt .-jNJ^Oo 061 -'Jr-^» oöi 

I ^ ^ ^^ cx_ioa_xa o« t^ .-^ vW° •'*"?' )r «>.'^ *^^ jN^^^^o .,_^fcooo 
•,.— ^ |J ... ./Kn^ |jl>.x>«v> P',— J, ■*> p o^o ..vioA» o<l n 1 « ^ «jLieüiLioo 
10 ');oC^s.^oo ■>» v>!> I l^i."^ io^oo . (101 )io -I >^^^; .-It-a-i.; loot (^^-•^w-./ 
.^n^pö vJLioji/; jJ/ sjLioK:*/; K-,r/ jJ;o -.»oiJsKjLbo ).-ot^ Ij'JO^! dlalsV-» 
)l joC^; w.O(ots-./ )t-=> |. -^ cpo)-5 ^ :)-»-»/? oi't-^ joöt o« ■^— »j-io^-ÄO 

)_^/j |J.O -. .^ )-UÜ2) .-^N-/ )-i^i/ ,;^J vQJÖt ^;^ USOIO -.JJL-^--^^ 

6u^ ,jo ..jiK-jio; w^ ^)So» U-au./ ilt-fT»; -öt ojsiJo JoL-^io Iju oö j 

1. L et V in margine : l^-i— — 2. V ön»- 



avec sagesse : La uh le pt-chi'- n abonde, la cjräce a surahomlc' . iMuis lä, oü ctait 
l'esprit de servitude, c'etait une montagne fumante, parce qu'elle ne recevait 
que l'aspect de la gloire de FEternel sous la forme d'un feu ardent, et Moise 
etait le ministre qui faisait roflice d'intermediaire. Ici au contraire, oü est la 

5 • gräce d'aduptiou, c'est une montagne spirituelle, la Vierge, que fönt hrilicr 
et resplendir la purete et la venue de TEsprit-Saint. Ce n'est pas l'aspect de 
la gloire de l'Eternel, mais c'est Dieu lui-meme, le Pils, le Verbe, l'image 
(etjcuv), la figure de la substance du Pere. II ne marche pas simplement * sur M,r. 133 
le sommet de la montagne, mais il s'est incarne et est ne de la (montagne) saus 

10 changement : Le Verbe en effet s'est fnit chair et il a habite parini nous'-. C'est 
en personne qu'il agit et qu'il nous dispense sa gräce, et il ne se sert pas 
d'un autre ministre; car il n'appartient pas ä uu serviteur de dispenser la 
gräce de l'adoption : c'est pourquoi il se glorifle de la grandeur du secours 
divin et il s'ecrie : Je ne suis pas venu pour ctre seroi ' mais pour servir^. II » v f. so 

15 se fait d'abord le Fils de l'homme, tout en etant par essence (o'jnia) le Fils 
du Dieu iuvisible, et ainsi il nous döclare, nous qui sommcs de la terre, les 
enfants du Pere Celeste selon la gräce ; il prend ce qui est petit, afin de donner 



1. Rom., V, 20. — 2. Jean, i, li. — 3. Matlh., .\.\, 28. Marc, x, 'lö. 

PATR. Oll. — T. VIII. — F. 2. 



23 



10 



354 SEVERE D'ANTIOCHE. [240] 

jio^ ^ )— »-i/ jJ»! ) « -» I "^1^)— w_i; )>-«» o6( I^Jj )ooi -oiots-./ )joi 
)J^^otv-s ^^ Jy.^.^; ')io I \ . m v>o )_i«>j jJ»; ^; Q-iO( .-vA-axS.N-io 

v-Ji>sioKJi/; 061 )— oCSs )j)i ^<5i..^o JIqAoK-s ^^^»-^OOo :)N— V-s ^(i)^ 

)-Joi jio^; ^; ) nm'°> .-jL^-o N.*3 ) 1 ^\n * .-jl nit .i ''^s3; )Kää-,_do 
)..i^Q^o chSj K.A^i ^cla^I^J jlS^^flOJlkA. ^/; JJLSL./ .-jooiJ; o-i .^J , m ^•■' 
jjoi ^ v_xX ynm>n\ >«.1H[V» ju/ jJ Ji-V— / ■^-^/ V*-^^ )K.i»|^ji Ji-t^! 

v° b. . . . . w . . • 

1. L et \' in martiinc : Itaiia-vwo- — -2. L et ^" //( mrirgiiir : ^^ ^^ ILu^ — :!. \ wl.a)?k^C«>o. 



ce qui est grand, en restaurant cc qui est pelit par ce qui est graiid, cur il 
est ne d'une mere qui ignore le mariage. 

Celui-ci etait la pierre qua le prophete Daniel ' vi( se detacher de la 
montagne sans le secours d'iiucune maiii liumaine, c'est-ä-dire que c'est sans 
la semence et sans la Cooperation de rhomnie qu'il s'est incarnc de la Vierge. r, 
Qu'est-ce donc qui m'etonnera davantagc? Sera-ce la montagne? Selon les 
apparences exterieures, eile oecupe la partie inf'erieure; mais, par suite 
de la virginite et du mystere divin (jui s'y est accompli, eile est haute et 
elevee. Sera-ce la pierre? Rlle est le point eulminant de la montagne, 
la cime et le sommct de tonte aiitoritr. puissaiice et force-; mais eile a voulu m 
devenir par la chair un fragment de la montagne, afin d'etre placec comme 
fondement sous tont Tensemhle de rKglise : Personne en effet, est-il ecrit, ne 
peilt poscr au (lulrc fondenicnt en (Icliurs de eelni (jiii est pose. a saeoir le Chnsl 
Jesus •'. Ce n'est pas parce que la dcscente du Verbe, semblablc au dctaehcmciil 
de la pierre, prouvc son amour pour les hommes et est un gage de ptiix et i.i 
que la montagne, loin d'cxciter la crainte, est au contraire faeile a al)order, 
* V f- **■' (cc n'est pas pour ccla) ' qu'il ne laut pas que nous soyons purifies, quand 
nous aurions l'audace de nous prösenter en cet etat. QucI est en effet celui 

1. Gl'. Dan., ii, 3'i. — 2. Cf. lipli., i. 21. — .■?, I Ccir., in. 11. 



in 



241] HOMELIK LXVII. 355 

pö/ )N.*i.Vl lo^ :1^^6t» )joi |»a^; „^o ^ äa.» la^ p Ij/ jjojli^^oo 

Joot ^1^; oöi )jöo JL-» ^^iSs^io; )-.^^pa:> eu ).ito^ Ul "«^iCLl* p .-jjijQ-iJ 

■ -"o»/ ^^ o^\ '^oNJo .•) n .'fi; )-jaL3'oi; ) v> m -> s^cxö^/ jJ-^° -'l»'«-^ 
|n^^ -N. o6( Iv-^o. ),a,'^- IQ .-j-po ^y^ jioj ^"^o. )vim i\ ^ .. m io .-j^U 

)K.*i.U; )»^- U*^^! l^-'^o-ioo ■ji.VK,^. ^ ; );; a .. M .,. S j-aiaV-io» jloVaiOö; 

1. V "^^..o 



L f. 133 
1- b. 



r 1). 



qui, trnuvant qiie la montagne ne re^oit pas Dieu comme (le Dieu) du Sinai, 
mais qu'elle enfante Dieu', n'en congoit pas de Tetonnement, alors qu'il voil 
Dieu descendu sur cette montagne, de laquelle il est ne homme sans chan- 
goment ? 

5 C'est pourquoi, apres etre accouru au pied de cette montagne, ' je veux * i. r. i;« 

dire (apres avoir montre) les sens exterieurs et superficiels, je crains de porter 
mes regards h l'interieur, ainsi que dans le Saint des Saints ; car j'entiMids 
le livre de la Loi (v6ji.o;) dire au sujet du grand pretre qui entrait dans ce lieu : 
II preitdra im encensoir plein de charbnns ardeiits sur rautcl qui est devaiit l'E- 

1" ternel, il remplira ses mains d'enccns de ßne composilion, il entrera de l'autre 
cöte du rolle et il utcttra l'riicnis sur le fru devant VElernel, la fumee de l'enceiis 
couvriru le propitiatoire qui est sur le temoirjiuuje, et il uc luourni poiiil'. 

II faut cn effet que celni qui entre pour voir Tinterieur soit cmbrase et 
eprouve en lui-meme par les charbons ardcnls pris sur l'aufcl de Dieu et 

15 onsuit(; ({u'il ait les mains pleines d'encens de lino composilion; il est connu 
que l'ensemble des vertus forme la puretö des actions et que la priere doune 

1. II y avail ici, dans l'original grec, un jeii de iiioU enirc f)eo5ixo; 6l OeotÖxo«. — 2. hiv.. xvi. 12-13. 



356 SEVERE D'ANTIOCHE. [242] 



r" a. 






ou> 



K~<b^'^; 06t f^l '^ •.'\\r\o .oi\ jJbo |v>m.-^ ir> vi, •> ).^yi^i lo vi « m •> öu^ojo 
■^*^oo .l,_-*U7o .KaL^^-,r,'o 'jK-^V—s ^V-=.?J^7 -.J^ooi joOoK-so 'wi^ jj/ 

" L f. 133 )),.,^^«> I^Ij).^; •.^'^jai^ia^s^ CM^ Ul )-Q^'^ooo .|ji«cLo 0.0,^ ISs.^^ *^^-^ 

v° a. • • . ^^ 

1. L pt V in margine : lim'oi ^■ 



• V f. '.m naissance ä une intelligeuce penetrante, de teile sorte ' que, nielangec au i'eu, 

cettc derniere conduit aux revelations moderees et susceptibles d'etre cora- 
prises, tandis que, celles qui sont au-dessus de nos forces, eile les couvre a 
la maniere d'une fumee par un propiliatoire place au-dessus de nos ämes et 
ainsi eile ne nous impose pas un fardeau qui depasseraif nos forces. C'est 
pourquoi, parcc que je ne suis ni pröpare ni purille et parce que je ne suis ni 
pourvu ni muni de ce feu et de cel cncens, je resterai cn dcliors et je n'exa- 
minerai pas en detail ce qui se trouve ä Tinterieur, car il lu'cst absolument 
impossible d'y jeter un rcgard et d'adorer le Christ qui a ete cunru par (la 
Vierge) et qui a pris le pechö du monde. 1 

Cependant, en considerant ces choses, je vois encore le souvcnir de la 
Viery-e Merc de Dieu eclairer mon coeur, Tembraser comme le feu et le rem- 
plir, ainsi quel'encens, d'une odeur parliculiercment suavc. Des lors, comme si 
je m'ötais oubliö et que j'eusse öle frappc d ('lonncnienl, je suis conduit, em- 
pörte et saisi par mon dcsir et je suis toul entier ä lintcrieur. Je suis ebloui 1 
par les beautes et les visions symboliques placecs au dedans du Saint des 

* L f. 133 Saints et je considöre rEmmanuel * signifio et indiquö d(> iionilircuscs nia- 
V" a. . , 

nieres. 



10 



[243] llOMELIE LXVIl. 357 

^ .jjLO.KJio )^\ H^ jj I m «• n ^ioo ' |,.*3; \jäon ^; ' |la.aau K-,).^^ 
ss/o -.113; ^'^^ ^V:^ i-^ xf^oo l^^-J Q^ ^~« '^o; ^3 ^^ )-sot; oo« 
)K-K-_3 |lo..,.. a .iL ^ l-wJiKj^jo |tv.-:^v^ .vÄ-aJi oCiJ ^^55o )^j>o; )^ }i 
^o .-^IVi ^io ^otots^/ ,_^ p ■•).. «>vi ooi jjLSoi y_/j al^ o'l .oi^^j 
I^^ X o.^^. jJ jiojj/ ^o .•v^>iöo »OiJLio OL^j Uxni ^; ^/ jlooi^ 
jojÜSsj j^ij jJ;o l-J; U^ ^^5^^S^ .j.^CbsJLiO )J ).äJLo ^j _y-/ J|-^'..; 

<*V-^ ^^o K.^0 Q^^ ^^ Jm«n ^'^k^ jooi vi «y n j-^otM ^ 
:v*o«oK-./ ).-^Äo)Ls. jojio 'I f» ' ^ ->. joJt » « n\ ^'J^Qoo > . nj's |^ -^ "^ ^"^t 

1. V n« 



II Test d'abord par l'arche (kiSwtö?), * formee d'or pur et de bois impu- 
trescibles, l'or etant applique sur les planches partout, k l'interieur et ä 
Texterieur, et ne laissant absolument aucun endroit nu et manifeste par sa 
propre splendeur. N'est-ce pas ainsi que se presente le Christ? 11 esl un de 
deux, de la divinite comme de Tor qui brille et resplendit d'uii vif eclat, et 
de Thumanite soustraite ä la corruption comme des bois imputrescibles, ä 
cause de la conception de Dieu le Verbe laquelle est pure, sans semence, 
operee par l'Esprit-Saint et la Vierge Marie, en sorte qu'il ne s'ost pas uni 
lui-meme seulemcnt ä la chair qui n'a pas d'äme, mais ä celle qui est 
animee par une äme intelligente. C'est lä en effet ce que signifie cette 
parole : L'or etait appJiqiic sin- les bois u rintprieur et d l'exierieur' . 

Remarque eucore en cela la justesse du symbole (tutcoi;). De meme en efTet 
que le bois imputrescible est du bois par sa nature et est de la meme espece 
(yEvo;) et de la meme essence (o'jcix) quo tous les untres bois que la pourriture 
attaque et ronge, mais qu'il n'a pour propriete speciale que d'etre imputres- 
cible ; de meme la chair du Christ animöe par une üme raisonnable etait aussi 

1. Cf. Ex., .\.\v, 11 et .xx.wii, 1-J. 



♦Vf. 90 
1" b. 



\' f. w 
r» l). 



358 SEVERE D'ANTIOCHE. [244] 

jK.^^;^^; oci .-JK-^wia^ ,-iJ--l/o ^,^^.1./ jt^^oIS^ ,_ioo jju.^ [^oi ^^j 
oooi > . I '^V) ^; yo f>rfi<=Htsj; :^if-Looo ooo( ^^^^-^^^ ^J^ )]S>.wk^^^>^-:> ^^ 

oo(A Ji-A. oi^j OÖI .-jinlv?; |i «mi jooi ^^i'«) jJ -.ou^ jooi K-/ jJLSot 
.•)l / ^o-jL^.» )lk--JÄ^o jUoi n\ |^p> too .06. |oo( 1^/ jialio; l^t— o/j ' 

.^'.„OLbO) oiV^Ä v^ol«!/ ) I \ ^■»K^ }i ..^oC^^J ,-^5 ^-^ Ua-./ .o-Ks; 



♦ L f. 133 

vb. 



1. L et V m marginc : ^=;^ 



* ^7. ^" tle la meme espece (ye'vo?), de la nißme nature et de la meme * essence (o-'jc^a) 
que la nötre, mais eile avait ceci de plus, que seule eile füt libre et soustraite 
ä la corruption du peche, parce qu'elle a ete congue du Saint-Esprit et de 
la Vierge et qu'elle a 6te unic au Verbc, lui 7«/ n'a pas commis le peche et 
dans la bouclw diKjnel il n'a point rtc trouve de ruse'. Ccpendant, de meme 5 
que les bois de l'arche (xigoTo?) ötaient au-dessus de la pourriture dont ils 
ötaient exempts, mais pouvaient etre coupes et brCilös; de meme le corps 
entierement pur du Christ ne participait pas non plus au pcclic ou a la cor- 
ruption qui en rösulteut, mais il recevuit pourtant Ics lourments, les coups, la 
division, la mort et les souffrances du meme genrc. Car s'il n'etait pas n' 

*L fi:» ainsi, * il n'aurait pas subi Teprcuve de la muri pur laquellr il a hrise celui 
qui arait la piiissaiice de la uiorl-; et quand il est venu jusqu'a la scpulture 
et h la descente aux enfers, il n'a pas encore connu la corruption (jui en 
vient, ä cause de sa resurrection divine d'entre les morts : car son äme n'est 
pas reside dans le Scheol et m cliair n'a pas vu 110» plus la corruptiun \ ainsi qu'il •■• 
est öcrit. De la sorte il resulte que le corps du Clirist s'est montrö incor- 
ruptible en tont, puisqtiil nc fut nullement sujet ä la corruption qui vient du 

1. I Piorro, 11, 'li: cf. Isalo, 1.111, 9. — 2. Cf. Ilebr., 11. 1'.. — S. Ad., u, 31. 



[245] HOMRLIE LXVII. 359 

. v> . ^^, oöi; . )jLjLjuaK.io. ß oC^s ^'^i^i -J)^^^-- ^io» ocn wio Jl ->' . ,\ ; • v r. oo 

jtsJ^OO y^l .'l m . n •> yooi^ jooi >f> . ^.; Nsl/ p; )-=><^;? l-ip/ ^"^^ °^ 

).ia_a ) ■•^» v' )Jo -.-Ol Jl . ..Vi V-"^^ »s/ .Jv^-2^ Io®« ^*^ ".v > )jl30( )ouSx; 

•:*|_<^OM ^Ov^ )^;oäji ;q^>^js )-iQ l >.>^ )>o/n «J •.). * .. '° > ('^'^c) 
• Jou^; jl^^JS-io '^..po; N.*^ U^-/ .yoo»^ ^ vOOi_s ^loKji./ |la-io^ ö^i 

15 •t'jLa^o^ 

1. \ ow. 



peclie, et que, susceptible de suhir celle * qui provienl de la mort et de la • v f. wi 
sepulture, il l'a ecartee sans etre pris par eile, ä cause de son union avec le 
Verbe, car il est par nature incorruptible, impassible et iinmortel. 

Laisse lä-dessus la coniparaisou de l'arche (y.iScüTo;) et la ressemblance 

•"' qui la concerne. Ce n'est pas en effet de la meme manierc que Tor qui, uuc 
fois travaille, adherait aux bois, que le Verbe de Dieu etait aussi uiii ii la 
cliair. Car Torabre qui est dans le Symbole (tüto;) est faible et ne peut pas 
rcpresenter la verite corapletement et entierement, et eile s'ccarte de l'exac- 
titude, apres avoir figure d'avance quelques marques de ressemblance. 

1" Paul uous donne une (autre) image (ei/.ijv) de l'union divine realisec au 

sujet de TEmmanucl, quand il dit : Parce qiir donc les enfants onl parlicipr 
au saiuj et d la chnir, lai-mciiic <i cgalemeiü parlicipe aux menips ciwscs de la 
meine mani'ere'. Ainsi donc le Verbe de Dieu a part cipö de la meme maniere 
que nous au sang et ä la cliair ; or on sait que c'est par une reunion en 

li nature et en substance, comme on peut le voir, que nolre i\me s'unit au corps 
Sans confusion. 

1. Ilfebr., II. l'(. 



* ^• f. 91 

r° a. 



♦ L f. 134 
r° a. 



10 



15 



360 SEVERE D'ANTIOCHE. [246] 

«_3 )ocx K-/j «6t )_so(j» )-^<^a^ -.JJLiwr/ )lQ_iiJj ^^VojKj»; ool jJ/ 
-Jf, »^^ )jLJoötK.:>o * yo^ )-ö-^J P -.«^ )^>^ öiio^o -X Ur^ jjxio 

.-La» "^^i >-/ )^-.)-s )^.-|^ l-cas.ai ^- ^^5o »-^ )ts.tinnv»i -6t jN^-ioAl 

♦^po '^•^N )al-J» ^- ^aalÄ )Jo .jjLtstoo 
^Jboj >-6t ),^vj!Q_a-3o :) I t V) joot K— J JV-^^-^ /-/ l-*- ^ * ^^^ V-^ P 
^; o6t )oi^; otK2i>_ieL^ Jooi >*.;Q_io .Joot jusl-.K^ K12^^j-->1/ ^-.N^ 
t^J^^Ji. ^ ]ll -Iv^auj joot ^^->4 ^^.-iJ^b. ^ Q-^o .-looi K.^ UioA 
JäS.o-^ .^ [jxlJ^ ..^iö jlojxo "^^550.0 .vaiJsJSs^ M i °> \ ..Ka^ )J ,,-xieo 
.jL-sQ-o:^; -61 -.^j )-3;ot .Jioo»-^; .^; )_sot; .0001 ^ N >^ v^ )t-s^; 
joi3is; -oCi^ .^; jJULio .)_*a->*>.o )Vs^; )K-a-l -.^s«!? -61 ^ \-^<JO-o 
001 ov;x>; iKi ^ ).. .*v>; JiJLs -ot jpoio loot j^jcLbo );ot ^ .jK^^io 

K j -s . Nrt >cu>o :)o(^jJ |jL3io.oo )1^^.^>'^^; ') vi . m ^ | t N ^ . q \ «. o^ 

.JiQjs*aiJLib.o ^2b-; )-.-a\ :).JU.V>> )>>.■> ^*^v-Jlio OiioK:*/ );ou>o :)K.^i<J 

1. L et V in margine : '»' a^N - 



Mals, contimiant ä faire ces considerations (öetüpta) sur l'arche (xi^wtös), 
voici que le vase d'or dans lequel se trouvait la manne m'appelle et m'attire 

♦ V f. 91 vers lui, an m'cnvoyant des rayons en quelque sorte * intelligents et en me 
pr(^sentant et en me montraut une autre Image (stxciv) de TEmmanuel. A 
la mani^re d'un peintre, le Service legal en eilet peint par des figures (tutco?) r, 
successives, comnie sur une tablette, toute l'economie de la venuc du Christ 
dans la chair, attcndu que dilTörcnts auteurs rassemblent diverses conside- 
rations (6£wp{a) et qu'un seul ne suffit pas i\ montrer le tout. 

♦Lf. 134 La manne, dcscendue du * ciel comme une pluie et renfermöe dans un 
''° "■ vase souill6 ici-bas, indiquait le Verbe de Dien qui dcsccndait du ciel et 10 
n'apportait pas la chair d'en haut, mais s'6tait incarne d'ici-bas et de nous 
Sans changement. A propos de l'arche (-/ctguTo?), les bois ^taient la figure 
(tüito;) du Corps, et l'or celle de la divinile. Mais ici c'est le contraire : le 
vase d'or präsente la figure du corps, et la manne celle de Dicu le Verbe. 
Cette allc'-forie indiquait et signifiait que le Christ, apres s'elre lui-meme u, 
offert d Dieu püur nous cummc une oßrande et im sacrificc de bonne odeur', ötre 

1. Cf. tph., V, 2. 



[247] IIOMELIE LXVIl. 361 

^^Acx; )l\ inV^ o/ .j-Ju/ )joiVaaLiK , '<V.>V); )i^ O«^ jo« ^l *^oi jJ 
t-^^ ioo» |-»^>ö>0 .),.,^Ij;o J-O) ,;o jiojJjo )j/ V-^/ U^? -«^^ 7—/?? 

UJL^iO jotSs; Iv^ ^/ JJLQJL-* jJ lüL^-^^^too |J :U^ 1 '»NV ^ jji-^ 001 
)■ --^^ .a\.»^j./o >>»'> ^ q\o .»;o».io jo^JJ ))3; oö» )— wJQJl^;o -j i . •^- >; 
y_/ )>--.lS^_i .3/ <H-sj oöi .'looi «o«oJi^_*/; ).io oöi ^olo p .JJ/ ..jloou^; 
w6« iooi ouK-,/ |;0(o jr/ ool |->J>aji ^^ yS .-..-otoVX).;; sOJÖi ^-io o-.Ka; 
^^^1. ool )J Uo( jJ/ .).. «.ii.>ji\ •, (■»'»■> ^tr-o ^? vi ••^coa^as )ocn v^/; 

•'•1 ' -- 

■jooi s> . 1'.; »K-s ^io; oot vO)0(/; )', ^o .. \o •.öi_5 yV> V m i ) ts-«_flocLiaj 
)->**j.io; ..jKJ^.^ )_i.;a-io );oi p .^-^i^.o/ )j<^^? )»)-^ "^V^./ ^v^)ou^l 
w^SlI- .)-i'a-^j -öl jio-ioi i\o |jT>ovii\ .» ->'.. ot-_5 oo) p :)iQ_a^; |jp/ 

1. L et V in maigine : l^^a.Jo■ 



ressuscite d'entre les morts et par lä s'etre desormais donne le noni de pain 
du ciel pour notre vie et notre commuuion, n'avait plus un corps sujet aux 
maladies humaines et susceptible de supporter les infirmites * du meme 
genre, je veux dire la faim, la fatigue, la soif, les tourments : car l'econumie, 

5 pour laquelle il avait voloiitairement endure cela, etait accomplie. Mais tout 
entier, comme ce vase d'or, (le corps) est saint, vivifiant, indestructible, 
impassible, en tant que le corps de Dieu, qui est vie par nature et qui est 
orne d'une gloire digne de Dieu; il ne s'est pas change et translbrme en la 
nature de la divinite, mais il est demeure ce qu'il ^tait, tel quil sera vit, ainsi 

I" qu'il est ^crit, par ceux (jui l'ont transperce ' , quand il viendra de nouvoau du 
ciel. C'etait lä ce que disait Paul : Mais si nous avons connu le Christ dans 
la chair, maintenant nous ne le connaitrons plus'. 

Mais, quand je promene mes regards dans Tarcho (yaScoro;), j y vois plac(5os 
lestables de la Lei ainsi que la verge d'Aaron' qui, apres s'etre dessechee, 

i"> a fleuri d'une fagon dtonnante et a produit des fruits d'amandes. Cette parole 
signifie quo le Christ, de meme que l'arche (icigwTo';), apr6s avoir renfcrme 
en lui-meme la Loi (vop;) et le sacerdoce levilique, les a caches el, quand 

1. Cf. Zacli., XU, lu. — i. II Cor., v, IG. — 3. Cf. Nombres, xvii, 8. 



' V f. 91 
1- I). 



♦ \' f. 9 I 

rh. 



V f. '.i\ 
v° a. 



♦ L f. 134 
i" b. 



Iii 



362 SEVERE D'ANTIOCHE. [248] 

vOV-i-flo.l jj; Joot \^l 3/ Jjo»; K.*^ öi^^^^io .vOj/ »_a^ )_2^^o/ JV^om 
^j Uio .jLiö/, .11/ JVJi/; h^Vl \i \).H»\ 0/ )-«>a:iCiJL:^ JVJi/; K.!./, 
.■|-^o;io ).^. .^ oa^ieu V-<^^ U ^" •'! .l^j-JJ-S ^^o '^^^^"^ '^'^ °°®' vooui^/ 
• .s*oiä3|-s oi^ K-/ V^i^ v^! *-« )i°^? V"' l'^^'^'^ •1-'°^ ^'^^ >-oio)Ss^/ 

Ji.«tV> );)3 ..^; Ut--^ .)ts.niw; ji/ .jlo^-.; C)t.K-/; )i_5.^aSLio jJ -.jjiCH; 
ou_.K— ./ ^t-io > ^ jK.Pi .', ..« ^ .Q_A»jl/ öu^l-s; yOJÖ«-^ j-aoi-l* jio-o^jjj 
K-j-ia-^-i^— .«J^.i/ ji^ft^ J^^-^o-^V^! ^? U^ °öj\ -.jl-iä-iw '"'^i.^oo )i-,_»^aao 

{...^^Octoo wULD.l/; J-iO OÖ« ^ jio^CisjLiO ^i. |jL30tO • .l'y^ ^o; ^3 ^ 

Ajsrt Oft VN.N/>.^ 



ces derniers se furent des lors affaiblis et desseches, il leur a fait rapporter 
des fruits par la germinatiou de la vie evangelique. G'est pourquoi il disait 
aussi : Ne croijez pas quc je suis venu pour aboUr la Loi (w^o;) 011 les Propheies; 

•V f. yi ' je suis venu iion pas pour les abolir, mais pour les acconiplir' . Quels.elaieut 

ces fruits? Des amandes. Et c'est trös juste, car ramande est le fruit de la i< 

* L r. 13'. verge legale et repressive ; * Tticorce de Tamande rjui est exterieure et qui . 
parait est tres amere et Irös ücre, mais celle qui se trouve aprös la prece- 
dente est saine et ferme; et ces deux ccorces renfermeiit la partie tendre et 
destinee ;\ la nourriturc et au goüt. Tout chütiment en eß'ct, selon la parole 
de Paul, au nioDtcid meine, seniblc etre un sujet non de joie, mais de tristesse; m 
mais, daiis la suilr, il produit un fruit paisible de justice pour cettx qui ont ele 
uinsi cxerces'-. 11 est d'abord iiu peu aiiier et triste 11 cause des eniuiis (qu'il 
produit), mais il conserve absolumcnt saiii cc qui a ^tö obtenu avec peine et, de 
cette maniere, il remplit d'un charme puissant i\ raison de cc qui a etö obtenu. 

La vcige qui a ficuri tonte seule, — k cause de la richesse et de Tabon- i:. 
dance des sens spirituels, — nous annongait encore d'une autre maniöre le 
Cbrist, qui, (issu) de Jesse et de David, a grandi selon la chair; c'est par 



1. Maltli., V, 17. — 2. Höbr., xii, U. 



V f. '.II 
V- h. 



V f. 92 
r° u. 
L f. 134 
v a. 



[249] HOMELIE LXVII. 363 

-,_ >•» / % ^ t l )-xi'ts.io »j ■oitOi..^ooj OÖ1 .j)S>v>nn\ )i /o >ö>V^./o o_5"oi 

*wOtQ-^o.i OCH :)oo« Vi . ft> JIqj^jo ^io '"^^i^j oöt "oot ^iö )-^roa^* ss/ 
,_ » / y m jjio; jla/o ryoö Ju/ JJo ooo» ^_*Jc*Jiio ) nnovii~. » vQ-jö» ,^ 

,, ) - « N^\ ••'-^^ vOCH-Vi. ^ jooi )3— "too )-3opj )ä^; oot :>-oiQ;^b. 

j^^ )la-JL_iCL-oi t-*-» j-^ijoa-* joiSs otio-fio yo^i o6i .K-.l-A-^ 'ö.jOAio 

>oo :)oo( ^ ...fP "^ )lo 1 n ^ ^^'SsoJi».; -i^/ vtdoAq-S; Ua-/ ouis-.; 

Iq^ :)lQJV^^io, K.^ o/ t-m-aus; |K-.l)^; )tsi>Oo öCisO; :)oo» >i.;QjLio )j»oi 

si»_^_a» ^/ joouij -ex la-\ :looi |_J^>^K_io )»— o/o loo» ).^,Ii>^Kio );oi 

1.. j]oi/, N.^ ^^55..^ ..jjjLiL^Kjio )J \-; )joüa^ ..^oi^s:L- "^^ss^^^ l—floa-, 
»3/; -öt .oC^ oo) oy'ni; w.öt .'Oi-X-; jJ/ .-loo» öi-K-./ J > i X » -> ^ >Aj/; 
V.^.^^ju- .))-k;^» jöt.^ \ajaJ; -61 ^"^^^»..^ -oVäI/ ^j )^-* »J -VV^ 
jJ/ ..o^^ , ■ -- ^. .. V; pxs_3.a^ ia > n., ' n^ a^ -.^^ ^oüiio ^ V« 

1. L <'t V iit niargine : Ui<"0. — 2. L et V in marnine : oow ^;J5^M |ovfi>::-» ^ß« : l-^V" >a<«V? 
^iOwS 0001 i^om'-M^ .^w l-'>ai.l V"^;=?. 

lui que nutre race (yivo;), qui avait laiigui par Teffet du peche, a yerme, fleuri 

* et grandi; c'est de lui que prophetisait Isaie en ces termes : Vn rammu ' '^'J^ '" 

sortira de la meine de Jesse, et im rejeton s'elevera de sa raciiic ' . 

Le propitiatoire, place au-dessus de l'arche (xigwTo;), sur lequel aucun 

5 de ceux qui exer(;aient le sacerdoce legal (v6fy.o;) n'a accompli son miuisterc, 
ni verse de sang, et qui etait couvert des deux eötes par les ailes des Cheru- 
bins, signifie aussi manifeslement le Christ, que Dieu a preetahli comme victime 
propitiatoire par la foi eit son sang-, comme dit Paul. — eil etait place au- 
dessus de l'arche (xigtüTo;). » Par lä, il etait indique que touto la raison de la 

1« venue du Christ dans la chair ou de Tincarnation tendrait et aboutirait en 
meme lemps ä ceci, qu'il scrait la victime propitiatoire pour nos peclies \ a'mü 
qu'ilest ecrit. — « II ötait iiitangiiilc aux prelrcs. » Caril u'appartcnaita aucun 
homme, mais i\ lui seulement, de s'ofTrir lui-menie : c'est ce qu'il a fait aus^si, 
quand // s'est offert iine fois pour porter les peches d'un .trand nomhre ' ; et (|uand 

15 maintenant nous exergons le sacerdoce, nous n'immolons pas d'avance (le 

Christ) en figure (-wtto;), mais par raccomplissement des rites mystiques nous . ^. |. g, 
faisons memoire du sacriiicc ' qu'il a ofl'ert lui-meme. — * « H etait couvert 

1. Isaie, XI, 1. — 2. Rom., in, 2j. — 3. I Jean, 11, 22. — '». Hebr., ix, 28. 



1"' a. 
L f. ]3'i 
va. 



V f. ;i 
r" b, 



364 SEVERE D'ANTIOCHE. [250] 

I « mo .. )ooi t~3 ^^/o :^^^'K^ joou )-3o^ ^^; ^; ^6^ -xr^-^ ^ « \ v>' *, vi 

i.)_is^D ^öi )^- ^ •« --; jloi.« \.,vl>Oo ^^s.^ .-jf..<K^Bo )v fi «V> iSs_)f^l^o 

^a_UK_io; jivim S; 0C1 Jt-^^.:^^ o)^ Ul |j-^ -.l-i/ t-^/ "^-^oi ^ )J/ 
■ .. Y.v\ ^oi^ >^ocLiv»ioo .|)Qj; jio'^og^ öi^ |.aL L > > oo -.""^^ioC^ jKKioo 
;la .// vA-A 7 K_.)_JL_2L_^vK-_flQ_io )Jj "wJ^ ^^^o .|;i7 ^^.-^^Icl^; s-J^ JLdo 



1. V ow- 



par les Cliörubins. » Comment cette parole n'indique-t-elle pas clairement quc. 
merae apres etre devenu la victime propitiatoire seloii l'economie, il est encore 
Dieu depuis qu'il a soufTert pour nous dans la chair? qu'il est terrible et 
inaccessible aux puissances superieures, comme il Test avant de soufTrir? 
qu'il est plus respectable et plus adorablo, puisqu'il a montrö so sagesse :, 
inultifo7ine\ ainsi que parlerait Paul, si l'occasion de notre salut? 

Mais, cn disant ccs clioses, je vois que la furaee de l'eucens s'6löve et 
monte eu haut; eile (me) cache l'öclat du feu et remplit nies yeux de tene- 
bres, eile m'empeche d'aller plus avant et eile me conseille de bicn vouloir 
descendre sans dauger et de mY-n aller ä reculons d'uuc fa^on sürc et trau- 10 
quille, eu lovaut uu pied et en posant l'autre, et de sortir en faisant attention. 
l*ourtant Toruement cxtörieur de la Mere de Dieu est abondanl i'l rivalisc 
pour ainsi dire avec la richesse intörieure. Elle est cu ilTel le levain de notre 
nouvcUe creatiou, la racine de la vigne veritable dont nous sommes dcvcnus 
les brauches par la meme germination du baplrme. C'cst 1;\ Ic terme des i"> 
V r. '.12 reconciliations " de Dieu avec les hommcs, ä Toccasion desquelles les anges 
chantaient : Gloire et Dieu daits les luiuteurs, et sar hi terre paix et bienveil- 

1. Kph., ui, 10. 



[251] IIOMELIE LXYII. 365 

)^i/ ^'^«i.O .-joi^jJ ).^0',:^CL3 |.^.30^; -öl .JjjJLiÖ OOOt ^po'pO ^OllS^v.^001 
)K^ol^^_3; ÖMV-30« ... «Not ^'^N.^^^0 .jloj^^^po loV'kSLll ) » I . Y 'l '> .•)l...A 

jlo^U )J« jIa:^-3,^s.X^ )^~•'/ ^^<3; . '>'t..^to»o ^ .••,,.«^v> ^^! )Ki>qi\ 
y -/i N- .••,-.^).,^Q.\i y—tl ) I ■^; n v> |r-2o; K..<^ o/ vfn,. fn).^s-OD)^)-o ^^o 

|o«3s i.',^^«!.; Iv-o-/ io-'^j .jlS^öI^ ^^i.Vl!vj \Ksä'', q\ '"^«b-oo» Ua-.*/ 
)v-._i K— I; ^-Ji>wOi JjJu.'/ .^öiV ,-iol ,_io; jjLi>.;a3o jL^Sj ia\o ^o-i-io 
a\» yKjiIJKio ^ ■ • I laalo % \o ).,vOO>.X v^ot-^JLQ-aj t^-.)^..JLao K_.J3Jj q\ 

I" i-s;'Nj ^^o ci\ Ua.*7 .)— oj; ),tpnv>i "^^^.^Oo .-»b^J ).JOus 'ot^ -i-o.^/? • L f. isi 

1_ V ia»«»l^^lo. — J. V l-'o- _ :{. L et V m margine : • ^^^f- »»^J ^J" <^J- — a. \' U»l- 



v'b. 



V f. 92 
v° a. 



lance pour les liommcs '. C'est pourquoi le souvenir de la Vierge reveille nos 
ämes, ea leur faisant considerer de quelle inimitie irreconciliable et de 
quelle y.z.Ta'jTa'Ti; ou condition de guerre pour ainsi dire, ä quelle paix, ä 
quelle familiarite divine et ä quelle societe nous avons ete appeles par son 

ä Intervention. 

Comment ne s'estimcraient-elles pas grandement les vierges qui courcnt 
vers (ce qui fait) l'honneur de la Mere de Dieu, Marie, et vers la couronne et 
la recompense qui en sont la consequeuce? Et comment Celles qui sont sous le 
joug (du mariage) ne s'acquitteraient-elles point chastement et saintement de 

1" l'union et du commerce charnels, en regrettant de ne pas pratiquer la virgi- 
nite et en suivant d'une maniere philosophiquc ((piVi-jo^-z-cxv-rä;) cette (parole) : 
Que cliacun rcste dans l'äat awiuel il a rtr appele', ' k cause de la loi (vop.o;) de ♦ i, f. ir, 
l'Esprit? Comment tous ne nous conduirions-nous pas et ne vivrions-nous 
pas pour la gloire de Dieu, qui s'est fait chair et qui nous a juges dignes 

'5 d'une teile et si grande charite? 

C'est pourquoi, quand vous avez entendu que j'ai donnö ä la Mere de Dieu 
le nom de Saint des Saints, — * c'est le tabernaclc qni se trouvc derriere le • V r. '.>i 



v"b. 



V" a. 



Luc. II. l'i. — :;. r.f. l Cor., vii, -20 et i',. 



. 366 SEVERE DAMIOCHE. [252] 



N^ n -^t Öi^; jl^.«^ .■)_.^f^ 6< I •> » V>; -.yoK-JL ^ ^-S ÖtJLSj^ s^^,^£DO •. 



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""^.^oo .•jKi.ooi». vQj/ v-^-»./ jit-.)^ jK-scxaio ötSj ^,-0 ^ioo .•' ^^[o 

|.io OÖI "^iSs^^j jJ/ .)to»Q-s ^ oC^ oot )V-a^ .•oiloi'>mv>') loi^ p )i->m>ft n 
^»1* I ^\ " |«'^'«N/< v.oioJ^/o > .-^m^o JJ y/ ';a^w N^ -.«oio^il-s ).-w^Cioj 
)— iV-=) vS/ ^; OÖI .oi-D"Kio |jl./ ^oj .•' ^ , ->'nV> jjoii».; oöi t-^ 001 
V f. 92 «^ * , ^ K ffftNft .JKju.»^ Jl^o^-s; )t-A^)-3o :)^Lw. I^uois ) a.i. a )joi; ')^om 

v»b. * • 

w'fc^^ ..)_-.^sji/j ^-J^oi jLlo NjLÜ :ji.p. lotS. .3/; )jLi-/ öila\ sANpö» 



secoiid voilr, — vous avez ete egalement remplis de fervcur daiis vos coeurs 
et vous avez vivement soupire apres le temps oü son premier tabernacle, — 
je veux dire sa maison de priere, — serait agrandi par l'adjonction de por- 
tiques (ctoz). Qua manque-t-il, si ce n'cst de notre part de vouloir noiis mcttre 
ä l'ceuvre et de commeuccr, et de la vötre d'iraiter, par uiic boiiue et genö- 5 
rcuso volonte, les enfants d'lsraöl qui, lors de la constructioa du tabernacle 
du tömoignage, apporterent tous joyeusemeiit toute la matiere (i»>.7i) et le don . 
de leurs biens? Dieu ne refusa pas d'accepter merae le poil des chevres pour 
la fabrication des cordes de crin; c'est lui en elTet (pii a re?u aussi les deux 
quadrants de la veuve et les a mis ouvertenient avant tont autre don plus in 
inq)orlant, parce quo toute la vie de celle qui les avait donnus en depcndait. 
Qu'aucun pauvre donc, honteux de sa pauvrete, ne se dispense lui-memc de 
l'offrande, mais qif il presente ce qu'il peut; et s'il ne Test pas en fait, qu'il 
soit pauvre dcspril; vdv cehii (jiii rcroit cettc olTrande, sail dOü i-llc est 
oirerte. En se rcjouissant de la lerveur spirituelle de cette foule sainte et de lä 
V (■ '12 riionneur de la sainle Vierge, il me scmble * qu'il crie ä celle-ci, ainsi qu'^ 
riiglise, ces paroles d'Isaie ' : .\(/raii(Us ta tcntc, attache les volles de ta de- 
meure, n'epargne pas, allongr tes cordages et affcnnis ies piquels, etends-toi 

1. Isaie, Liv, 2-;». 



[253] HOMELIF, l.XVIII. 367 

^/; ^-< ^ o< ^^»-^ .s«^n«°> jt>>ftm\o j.i^>o->.\ ool .v^^tJt. .w^Si^f lüLoiSo 

)äVJ-» ,vaa-.K-/; y^l 'yOT .\\ ^2LfiDOJ ^^; Uo«-^/» joüSx j^'flbO; -.^V^/ 
If o — ./o ))S> ..n mI kS/; ,oöi\ .vaa\ ^^S&^» U-^ä^l .yo ">%''» lo .|^)^ 



Ui>oU xr^^! ^*^^ 



10 . <■ ^.o>ai / * t-^-'t-o l-^Ot* ov>-t-3 ^t t^o|L/ .NoOtJi ^;)> ^cn '^^ 



HOMELIE LXVIII 



SUI» LE DKVOU! HL JüliNE. (CETTE HÜMELIEJ ■ UT l'HONONCEK 
lü AU COMMENCEMENT DV SAINT JEUNE DU CAIIE.ME. 

r)uan(I quclqu'un prenJrait-il la parolc comnie il convicnt, s'il ne pra- 
tiquait pas Ic jcüue? I'^t comment (vous) enseignorions-nous que le jeüae est 

1. Deut.. 1. 11. 



L r. |:tri 
I" ;i. 



1. V ]Li,,. — •_). V adil ow 



cncuri' d droitc et ä (jauclw. (]'est pourquoi, eu lui rendaiit gräces, et eii vous 
couronnant par Ics benedictions de l'Esprit, nous disons : Qui- rEtcrnrl. le 
Divu de nos peres, ajoutc siir vous aßn que vous soyez mille (bis plus nomhreux, 
et qu'il vous benisse, comnie il vous l'a dit ' . ' Nous lui offrons egalement la »Lf i.ir, 
•"> louange et l'honneur, au Pere, au Fils el au Saint-Esprit, maintenant, 
toujours et dans tous les siecles. Ainsi soit-il! 

I'IN DE LIIüMELIE lAVlI. 



V f. '.»:! 



10 



368 SEVERE D'ANTIOCHE. [254] 

ex 1 . ,^< t-^-^7? ouN— / s-^; |i^a3)j>oj .-j-o^^öl-s ^/j V"^? oi^ioo 

loJ^ jooi wJ^:>o )lo tqNv>; j^Ju«/ j^^^^o ^s Jooi \^l ^; w^'^oi 
..^oiot-k^^i oC^ 0001 ^-fc^s3,!<<.>o ).^c u >. \ ^as|ji ^61 IcL^o .-jK^V-MJi ^öi 

Q-^ '.\~jI )^l— o *|t— ^/ \.il ,")♦ »J 'Ul pö/ Jioiopo; oiKS.^Ok^ (x\ jj/ 
y^ )®°J /? ^1^^/ %*lä3LfiO yjo'pj .)J/ '.y^ V^j/? v*N.io/ ^lääLfiD >^Jop; 

jN. V NW « NftXr. :,2^^« 061; o).>oa.q\» «d/ •.>..'>>JL |.:>oo<\ oi!S. ^^ oC^o 

1. V Itw.-'i^^.o. 



un festin spirituel, si nous ne dressions pas ilevant vous iine table imma- 
terielle? Commcnt ne passerions-nous pas (plutöt) pour eprouvcr de la tris- 
tesse du fait du jeüne, comme ccux qui sont tournes vers leur vcntrc, si 
nous ne manifestions pas notre joie par des paroles? Par elles nous vous 
V f. '.Vi uüurrissons et nous nous nourrissons nous-meme, * selon l'cxpression de 5 
"^ ■'■ Notre-Seigneur qui a dit dans les Evang-iles (EuxYye"X!ov) : Ma nourriture est 
de faire la volonte de celui (jui m'a envoye, et d'accomplir son ceuvrc'. 

II disait cela, quand il avait fait ä la Saraaritaine un fres long discours 
pour l'instruire et quand ses disciplcs le pressaient de manger du pain. La 
parole en efTet est le veritable aliment de Täme; c'cst pourquoi, cn niodifiant i" 
lögcrement la parole du Psalmiste, je dis dans Fallegrcsse et dans la joie, 
non pas : Mes levres se rejouinnil (juand Je chaiiterai'-, mais : Mes levres se r6- 
jouironl ([u^md je jeiinerai eu ton lionneur. Car il resulte de vr quo nous 
jeünons, que nous chantions et que nous enseignions avec sagessc. Tu trou- 
veras que le mömc jeilne purifie et la bouclic du docteur et les oreillcs des ir> 
auditeurs, et qu'il i'orce les esprits a estimer les clioses d'en haut et ä rejeter 
tout ce qui est charnel et terrestre. 

1. Jean, iv, 3'i. — 2. Cf. Ps. lxx, 23. 



o 



15 



rejouira-t-il le Crealeur (jiii est si bon, quo je nie dcclare hi guerre, que 
je fasse maigrir inon corps, quo je Ic ruine par le jeüne cl la faim et qu(> je 
le contraigne ä briser les liciis qiii riinisscnt a Täme? » 

In Poiir iiioi, je suis stupefait d'enlendre ccux qui tioiineiil cc langage, et je 
suis si loin d'approuver ccs miserables et ridiculcs sedut-lriccs, que je mc 
tiens sur la hauteur, que j'embrasse le jcünc couime un roi venu du ciol et 
que je ic salue avec beaucoup de r(>speet et d'lKiniicu-. .le nieleve jus(|u'aux 
anciens Souvenirs el par la j'appreuds, aulant (pi'il est possii)I(\ ([uellf est la 

15 raison de ma creation et quelle etait Tänie d(' rhomme dans sa (prcniierc) 
dignite. .Alais il faut commencer uu ]ipu plus baut. 

1. er. MalUi., XII, M. Luc, vi, 'i:.. 

PATR. Oll. — T. VIII. — F. 2. 24 



V f. 'M 

V II. 

L f. 135 
l" 1). 



[255] IIOMKLIK lAMII. 369 

^ VI » V •> ^V^/o :j-^Joo j^to -^/j jjia-./ '^. m'^>o yOOtjA; )Vlol^\»o 

^^!ioj )..-^Ä>Voio .-^h^'l jooi'/j -öi^ wUL.K_../ l^oo( ^is^'l JJ yJiO ^; ) ^N^\ 
' )-JLDot; oöi );a.2LiJ^ '^j j;/ .joot'/ U^aJ y* l^oot ^JS^ y/ •r-o]'^ »"^ ' - 

♦:♦>■>> °\ 1 » j't-fio'/ 
■|_j/ sn— ; otAj ).JOio .^^/ ^-.\oi; ycuöl "'''»'-i^ Ul i-^j'^-io .^; Ul 

jl^,^ öCio yea. ..)!/ l-^^ictA ^, JjL^^ vjujij y^lo .\jI ^Utoo jjbooi 

1. L et V in margine : ^- — '.'. L et V in mavgine : ovÄi:^ K "^J:*. 



Gependaut, il est des bommes qui sont tellement chaniels dans Icur intel- 
ligoncc, (pi'ils sont la chair elle-meme ; ils laissont ecbapper rabondaiirc de 
Icurs ca'iirs, comme dit le Livre sacre', e( ils diseiit par suile de leur 
goiirmandise et de leur ignorance : « Eii quoi suis-je utilr a Dien, quand 
5 je jciiue.' Pourquoi, alors que je n'existais pas, * m'a-t-il (Inline rexistencc *\' '••■' 
et a-t-il crce des alimcnts de tout genre (yevo;), si je devais ' jeüner? Cela • i, r. 135 



r-b. 



370 SEVERE D AXTIüClIE. [256] 

v° a. ' ^ • 

)juooil^Ooo ^'^4sXi.; oö) |~i0Li>O>^ ..oilo-aL^i )K^iI ^ Jso>oo jN... '» .? w.6( JIoXaSlA. ö 

.JLsJLiöA ^; )_j/ "pö/ .-c»;^ K_/ V-.a*; oCS. Kl-}-*.!/; >-Kjbo/ .•)Vr=> 

|_^— a.Jo )-:>>, a'>; o6» f-'\\ -öl jl-Q— »»-Lso 1^^--^ )K^a.a^fcv>s ^J^lo^^JJtio; 
^h\ .'vOotA öuK^/ )-*^ );oi -Ol v3/; yOJCH^ .•|^..^3,.j jUai. ''^'«i-^^io ouio 
) L_fc-i<-io ^io; y—./ \-^i ^^! oöt l'O'.Q-' \-^ yovim VKjo vO^io)^; m 

•:'|o).\jJ jo^»-*. JJ; w^-^^jüj «ex .•)KjL...io/ IIo^ao 
)Iq-sK, !°> v> Io|.«.^m\ )t^,)~3 )t"«.l-=>! :otv_3 vxoa^aS; J-lSl^/ w; )-s\ t^ 



v a. 



1. I, in iHdi'giiif : \LeL.vi^mso- — •>. L ft V in murginv : Uia». H». — :j. J, ol V i« jnarginc : <jM- 
— 'i. V ,i^w- 



Dicii, liirnlicureu.r et sriil piiissimt \ pour parier comme Paul, <jiii apparail 

dans Ic Pure, lo Fils et le Saiut-Esprit, ilaiis trois personiies distinctes et 

(ccpcndant) dans iiiio seule d luenic esseuco (oucia), qiii seul est sans coni- 

♦ V r. o:j mencemeiif, eteriiel, sujet a aucun bosoin. cn laut * qu'il est parfaif vn 

tout par natiire, dans unc cffnsion suprrnic et rcniaripiablc de sa boiite, qnand :. 

cela hii a scnihle bun, a cree le nionde snpcricur et spiritnel, je vcnx 

dirc les anii-es et Ics esprits administratenrs et inirnaleriels. II a vunln les 

l'uire parlicij)i'r an liciidicnr. et a la IV'licite immense cpii sorl lari^ement de 

lui-memc ä cause de son alMMidance pour cenx (pii possedenl la mi'nie vie, 

afinqu'ils soieiit roniplis et ravis par la lumiere qui vicnl de lui commo d nne lo 

sonrce el </'///*■ (jlori/irnt Irar souticn, sans cesser et sans sc rassasicr Jamals, 

par des louaiujcs divincs et par des cliatits de fetex'-, comnic dil le proplictc 

dans les Psaumes : ear c'est veritablcniont unc fete et un festin continucl 

de inner Dien sans trcve. 

Voulant cncore, ainsi ([n'a ecrit Paul, montrcr successivement I'in/inie V' 

' 1, f. l:!5 rarii'-lr * de sa sagesse'', et surtonI ri\ji>nir los ])nissanccs supiTionres et lenr 
V" a. 

1, er. I Tim., vr, 15. — -J. Gf. 1V-. .\i;iv, !■:;. — :i. Cl. Kiili., iii. 10. 



10 



93 



[257] IIO.MELIE LXVllI. ;57i 

l- ^ - ^ o .o-toj jjtau/ ^*, f«a a xaL \ jJLia^ vJulso .):>.;/; ou-sös^ )v> A 
oot .©»-.■■»V-* ^-»"»o U»^ öy-^^^JiK ^^f..x vooou; c>l^^^o |^»jj öii^-,,/ oot 

• .»)/o |_*^o jiojo )^;/ i^oj/ ^ulo ;)^i. )^).ia*au« "1;»-:;:^ \.sns>(L^<jr>l 
1. V ,;j1ä3;. 



moiitrer qu"!! pouvait creer, non seulenieiit des natures spiriluulles et 
incorporelles et qui par lä passent pour etre voisines de lui, mais encore 
Celles qui lui sont completement elrangeres, eloiguees de lui et privees de 
son voisinage et qui iie possedent ahsolument aiirune * resseniblance ou com- ' v r. lu 

» munaute avec lui, il a tire du ncaiit ce monde luateriel et visibic. 11 a donuc' 
au ciel la variete de ses etoiles, il a pare la terre des beautes que iious 
voyons ä sa surface, il a acheve tout ce qui s'y trouve renferme, il a eneliaine 
la mcr dans les cavites de la terre, // a rcu/ii Ics cati.r ni itne si-iile iiuissc', 
ainsi qu'il est ecrit, il a entoure la terre par la uier et il l'a disposee, de teile 

10 Sorte que les eaux puisseut descendrc sur elii' e( coulcr autour d'elle; 
Ini-meme, est-il dit en elTet, il l'a foitdec .sitr Ics »lers et il l'a etablic sur Ics 
/Icuves-; il a arrange et ordonne avec sagesse les Clements (cToi/jiov), la terre, 
le feu, l'eau et Fair, afin qu'ils jjuissent sc melauger entre eux. (Ainsi) il a 
defini avec soin une licuute iiniciuc de lliarmonie de toutes cos clioses et 

15 de leiir nielange sans conlusion, pour ainsi parier, a.ln de tinT une gloirc 
particuliere de chaque creature et une gloirc generale de la reunion el de 
la totalite de tuutes ensemble. Cependant il est parfait et il n'a pas besoin 
d'etre glorifie, mais il tire de la ravanlage de grandir cliez ocux qui lonent 



V' b. 



1. Cf. Gen., I, y. — 2. Ps. xxni, 2. 



vi 



372 SEVERE DANTIOCHE. [258] 

^.•_.><^J3l!a-^0; yOJOua )— ^t^-); )-3'01 ^^ V^)^^-^ t^ i^ / .•>(•! . I ff) jJ w^-sKjlj« 

fr^..*-«i JLaJ; I^^Jij )^-»-» «oio ^^^-»^ )^'/ :-V-=>.^/ ^^ J-^ioA ,.^0. :)oj;5x 

I" ;i. ' * ' ' 

j,.^V.3 ^^o . • ><i_.Uts.ioo joo« ^^S^^Kio» ^bv-io/ J^VK_s jjicu.^ ^; l^Jxico 

•:*)oo( vfi°>'i oi^; j'^/; 

L 1. I !.. of :-^l )_JL30( OQ-,/ loilS. ool och; )jLa-./ :)Vs^ ^^^^^ ^:^ ^-^^ K^ 
^%..^ ö»toQ_jCO )]S.^CS^o "IIa*-» K^.a_^ l^i/ ^^ J.!^ K'im I p Kj/ 

I t °> 1 -» .K-,)Kw^i oü^ fcs-./ joojj )K*JL>)-«Kio )l^-•t-s i.Q^ -.^-^ )•, 'in.'o; 
j 1 ■«. N;-> ))Jm '^::>6 w.c>i!^ po .)^..->UL.>^K.:^ jJo )Kax\ooi |1 ^öi l-o^ '-V- '^ 

1. V 1^-;-». 



rahoiidance de la scienco ot de la coutcmplation (Oswpi'x). 11 a tcmoiyiie eii 
clVot (jiic la (•[•('atioii du v'nA, aiiisi ([iic dr la tcrrc et du reste du nidiule 
(]ui tonibe sous la sensibilite visiblc, a ete cause (jue les anges ont accru 
la gioirc et la louauge (■/.lio;;) dout Dieu est Fobjet; il a montre le tout par 

V f. '.i'i la partie, * quaud il a dit i\ Job : t.orsque les (Uoilcs n'iurnt ä l'c.visleiicc, tous 5 
mos (Dir/c.s m'ont f/Iorißc et loui' n haute voix ; jdi fciine la »ht jiar ses partes, 
ijuand eile .s'aijilail d s'clcrait cl ijii'rllr s'rliuirail ilii sein de sa iitiTC ' . 

Coinnie cos (niondes) sc trouvaieut ainsi eloignes et separes, je veux dire 
le monde spirituel cl le moudc sensible, sans qu'il y eül entre eux ni melange 
ni communautc, il crc'-c eu produisant un acte extraordinaire et il place i' 
rhonime eutrc les deux. 11 a l'orme d'abord un corps avec de la boue, cununi! 

i.i. i;i:, lui-meme le dit encore ii .lob dans ces tcrmes : * loi, apr'cs arair jiris de la 
haue, tu IIS forme arcc ilr la Irrre iiii elre rivanl. ct. I in/uiil dam' dr In jiarnle. tu 
t'ds ptare siir la terre''. 11 mit (cnsuilc) dans cc ctM ps une äine intelligente, spii-i- 
tucUe et ineorporelle. De la sortc (^riionnue) rappeile ;\ proprenient parier i)ar 1.. 
la chair le inonde visible, et par Fänic Ic monde immaiericl et invisible ; et, cn 



V" I). 



1. .lül) it,\.\i. xxwiu. 7-8. — 2. .Iiib (UXXj, xxxvin, l'i. 



[259] IIOM[-:i.ll-: I.WIII. -.iT.i 

Vj>^x oi^ jooi v^oiolS««,/ .I^K^ >*>to'N.io 0/ vXi.ca3.Kio \^jo{ . v> )>°vi; 
.•)ts_-l)^io ^^üso»^; ^-<^oi La^ K-li-N—jo -Jim «3lKj»o. ;».«,f\ao 'JLJiv.D 
l'^N. ^ Nrt .■^„^^bvjioo v2La.J jjooi« JN^aIs .^„<i^^.Ji |jL>^^>^ .-jjLiu>f.\; y-^lo 
v-öi; ).JLa-./ Q^ -.jlovi.w.« }y-^ '^ouiVl ^ioj v*öt |l oi° >... f> I tC^bwicu». r-o-^^ 

OCX .-loot ).J^.OQ-3 ; ^\ iK^ ^-iO ..)l^>.jj*^i0. .v-^Ä> )jOOt\ l-'JL^i/ ).JLajL.iO 

Jl. 1 '.»o jLiä.iwo IjLiw'lo |lQ.au.wo .-o.*-"--!/ ),.cQ_.jv.3 ^^; jt^oaLio otK^v^^ioj 

1. L et V in mnrsf/ne : ;i:^^-». 



voyaiit relui-l;i avec les yeux de la chair et 011 considerant cclui-ci avoc les 
yeux de Tesprit, il decouvre la sagesse du Createur placee 011 cliacuii d'eux, et 
il eprouve de la joie et de l'allegresse, ä la peiisee qii'il habite sur la terre 
comme uu autre ange, qui est (ä la fois) visible et invisible et qui plus que les 

5 anges montre cu lui-meme rintelligence insondable de ce Diou seul sage. 
Le meme * an efl'ct est esprit et chair, et est vu et coniiu (comiue tcl); il n'csl 
uuUement eutraine dans son intelligence par suite de l'union avec le corps, et 
il n'est pas Udu plus courbe ou incline en l)as par les mouvements raisou- 
nables de räme; car il avait (un corps) leger, tres obcissant, porte vers los 

10 clioses den haut et suivant, ainsi qu'uue autorih', la voloiili' iudepeudaulo de 
l'esprit, ahn d'cn rccevoir sa diroction; c'ost p()ur([ii(ii cii eilet riinion des 
dcux (elements) a donne un seul etre, nun pour (pie celui qui est inlerieur, 
mais pour que celui qui est superieur possede l'autorite. 

Car ee que riiomme sage a dit : Lc nn-jis riiynijitihl.' (tlnurdil l'äinr, et reite 

15 detneurc terrcstic entmine Fesprit aux pensccs inultiples ', n'a eu lieu ([u'apres la 
transgression du commandement, ä roccasion de lacjuelle il a cte coudaninc i\ 
la chute du paradis, aux ennuis, aux miseres, aux pcines et h la corruptiou 

1. Sagesse, ix. 15. 



V f. '.i'i 
r h. 



\' r. y't 
r 1). 



\' r. ii 

V" a. 



374 SEVERE D'ANTIOCHE. [260] 

•».-Ju^; ^; yoy-a .^j)l J-i^ijJo ,y^t^l U>^'ilo .^ : x \- . \ "^os)! ^-^/f 
^io v^/ ' ..)_jl2u^ V-o«>^>o jo^jL^N-io )t^? -y^ll ^"""-^ °^ ■'°®' * " * '^ 

OOI t— ^ |.i)^vju> .y^öi^U )ia>w»^;o jK*;^^-« ^)ai. .JIoSl^j^'j '^^ot ^»s/o 
f. IM .^.ool-K^/ )IS..->JViai ).i^-jiV» yOPt^L^s-^ yooiio» -.ol-^o 'oo^/i J^oäq^^w^ 
^^^.^OO vO«H^-? )j-0»Q^ ^''^^ vpoCii. ''^ü.jw^w-s; vQJO« "^^«-001 j;0) "^'i-^^io 
yOJs/; )K.*_^^-- ^^s^O ^JL^^-*'i/ )«0(.-30 •'■^iAj] ^£OoV3 ^^SO ^io y^'l)] tv„oJ 

^öi y.-'l •.^-iSs_>.j o6« Ivi no'.o ■jK^Ju.iÖAo j^JL^ ^-.\oi^ ^oi\ ^--Jii^ 
yQ_=LjL-"Kj ^-; jüLöo .'Ija-Jt-* )*-=^ )K-^^io ^*:5^1 .-jJtocLs ji-^^io/j 

^ot-K^/j y«^oio .'ouooü ^^jcuij^-*; OOI )J/ .-j-ia-O^ ^ojot^/ ^; ox^ 

1. \- ^'Uv — :;. \' 'iS/o- — :i. V iiild ^v — 4. \' >o^— » (Sic). 



il(> l;i iiiort ; il eutciulait oii eilet : Iji tcrrr ie prodtiira tli'S rpiiirs cl ilrs roiicrs, 
et tu mangeras ton paiii a In sncur </'■ Imi front ; tu es tcrrr et In rrtonrncras n In 
terre'. Mais, avaiit d'avoir desobei au coinmandemoiit de Dieu, qui eprouvait 
sa liberte, il elait lionore de la or;\ce de rimmorlalite; car celui qui a dit : 
\- f. 'j'i Ij- Corps c()rri(])tihlc aloiirdit Vätnc, ' a dit un pcu auparavant : Ce ii'cst pas 5 
Dicu ipii a [dit la mort. et il nc se rcjaiiit pas dr In pcrtc des vivants'-. I.es preoc-. 
cupalions egalement 011t öle doniu'cs t\ cause du peclie et de la meeliau- 
ccte; il est (''crit eu efi'et dans le livrc pliiidsopliique (<pi>.d<70oo:) de .loli : 
♦ L f. 136 Tonte la vir ' drs mcchunts est dans Ir soiiri^. 
' "■ C'est pourquoi donc coux qui sc preoccupenl de Icur salul, — car il laut ic 

de toule ueccssite que nous ayous des preoccupatious et e'est k cela quc 
iious avons (''le rondamues ä cause du pecln' de uolre premier pere, — tour- 
ui'ul les pcincs a ractpilsllinii des vertus, el diritii'iil Icurs preoccupatious 
vers les bicns Celestes et vers rcsperancc future, ainsi qu'il est ecrit daus 
les Provcrbes : In sonri pcnl siirrrnir a rinminir sar/r. nniis Irs insrnsrs mrdi- \:, 
trroiil [toiijoars) le mal ''. 

El qui est sage, siuou celui qui est saiu daus son intelligence et ([ui 



\ ' a. 



1. er. (Ini.. in. 18-l'.i. — 2. Sage.-ise. i. 1:1. — 3. ,li>b (LXX), .\v, 20. — '1. Prov. (LXX). xvii, 12. 



\' r. 04 

Vlj. 



[261] HOMELIE LXVIH. 375 

y -/ o\ *)t>^,2L^ f.3 .).A^f^ o6( )jü^-a^ oC^ )ooi h^l )Io;q-:^\; ))S> .'t .Vo 

IjoCbs-^^^oj oöi .-ou-Jj )].ajULCQJ>)_3 ).x\..«JX.Mi j;aoi^ )a!^>o ^3 ]!/ -.^vül^ 
.•Jjü» jh^fy^l \ts^'^ ^\c*\; ^_iö ^/ )oo( jj .-Viojtoo Jjlj/ ^a— 'i ^/ 

)•, g» ^« .■0(lo;a.2L^; )la3Kaiia.\o oiloJLioojJ öv^ jV^^ \^>'y-^ .-^oj^ ^>o 

•:«6ti«3^ \.tl 

1. L et V in mnrginc : 's*IjI>>9oj.. — J. V U»-»^. 



considere ce qiii est de la memo famille (yc'vo;) qiie rintelligence et ce qui 
est divin, (en particulier le moyeii) de ne pas perdre la vir fulure reservee ä 
l'äme raisonnable? Ainsi donc le premier liomme possedait ces biens excel- 
lents et supörieurs de la creation. Ce n'est pas comme uu poids et une 

s entrave de plomb qu'il a regu le corps en punition, selon que l'inventeut 
les bistoires des paiens; mais il montre dans sa nature cxtraordinairo la 
sagresse * du Createur qui est dit ä cause de cela l'ami de riiomme. Ce n'est * v i. ir. 
pas (toutefois) qu'il ail de la baine pour les autres creaturcs : car comnie 
un pere il est anime de sentiments misericordleux pour toules; mais c'est 

1" que, plus que toutes, Tbomme public Fbabiletö et la variele de sa crea- 
tion, puisqu'il apparait poussiere et intelligence, saus (lu'il y ait confusion 
dans leur uninn intime C'esI |ioiir(pioi David aussi dil qu'il semble pour ainsi 
dire que les cim.r proclamcül i't racinüfiit hi i/loirr de Dien ' : mais il confesse 
que la creation di' 1" liomme surpasse toute pensee Oewpia), cn disani : Tu 

i"> m'ns fiinni' cl In as mis la muin siir moi ; ia scIence eionnaiilc ost (tu-drssiis de 
mn porti'C, eile csl livp cicvve pour que je ptiisse la saisir'-. 

De lä aussl (vient) qu'il avait obtenu, pour demcure et p<iur lialiilalion 

1. Ps. xvni. 2. — 2. Ps. cxxxvni. ä-C. 



I" 1) 






376 SEVERE DAXTIOCIIE. [262] 

• Jooi I^UIioo l^-js/ )i^ ss/ 'I-ilSj ^i.; '^5 U^-'^ .OUL2U vv^!mi "^^^io/ 

LT, ]■'.(■, ^ • • • • • _ * . "1 

),.-w^j/ ) »"»i ^Oi. ^ )-<t-OQ^ »-3^ ^t-O )>JL30! .J^-wJj/j )1q— .^QJl ^^^^^^O 

.•)ioV---Q-. jJo )iai5w:^ivÄ ^-^ ""^s^^ )ooi ^iltooo )v^3 )oot jU'too 
)V^ ^ "l^oi; |jp/o .v^oo« ^iQ.-a_\; )K.*^VK-s jt— j/ jooi |j»ilkio ^l 
^-J^oi )KJS:j)_io la^ "t^ljk^a-;© K^Ui^ :N-*I^ )jl2li.\ oj!^ >4.Kj 



adaptees ä cettc vie iiiimoiti'llc et i'xi'inple de touto angoisse, le paradis, 
riclic cu plaiilcs donnant des Iriiits (|ui soiit capaldes de iiourrir ceiix (|ni 
vivciit (ruiie seniblable vic e( (jui rapporteiit ])lutöl (aa>.7.c.v) a ränie riUilili; 
ft li' plaisir, selon 1111 Provei'he sacn'' : l.r justc c» inaiu/paid rcissusJcni smi 
t'uiir'. II est cerlaiu d'aiitr<> pari quo Ic corps etail ('tj-alcment nourri 011 nuMim 5 
temj)s ([HC l'äiiic cl (pTil rpiouvait avec eile di- la jniiissancc par uuc cer- . 
taiiie partieipalioii cl par le licii cotiinmn de Iciir uaUirc. De iiicine cu cll'i'l 
(|iic, dcpuis fprAdarn, * apres avoir violc h; comniaiidcmenl, * a cle revctu 
de luuiipics de pcau, c'cst-ä-dire de la mortalile qui est la (siiitc) de la cnii- 
dainuatiou ä morl, cl de la lourdcur et de la pesanicur qui cu dccouleiil, — 10 
car la pcau est le signc de la mortalite, — les alimcuts soni lourds dcsormais, 
ils nourrisscnt lo corps et plaiscul ä l'ämc, et (l'une ciTlainc lacmi ils la 
circouviriinnit par suile de Iciir uuinu intime; de mcmc, lorscpie, avaul la 
transgressiou du couuuaudeuieut, le corps, ä cause de sa Icgcrote et de sou 
inauquc de pesautcur, elait elev('' cl porli- cu haut cu nicme temps que Fäuic, I5 
il elail egaleuient nourri en nicuie Innps quc cellc-ci par des alimcuts 
appropries. Et de meuu- quc, mainteuaut (pie le corps cnl laiue räme cu bas, 



* \' r. 'x, 

1" :l. 

' i.r. \-m; 

r Ii. 



I. I'riiv.. xin. 



V t. 9r. 

r- lj. 



[263] FfOMELlK I.XVIII. H77 

^OO» ^>Of— .N«./» w-JÖt .•).Ä1-.;V^; jCv^öJ-iO ^^Oi^ .-jjü^-S )oO( w j.^. itoo 

)ooi ^^o^oh'^^l jj )N_^_&M o6^ .-loot Jlbj o6i | m . n; )»).3 la\ |i./ -JK^i» 

0Ö( t-iö/ )ÖC55\ ^_./ ♦■■'^-«N^ yOOod .)laJL.k^s.^JM; ÖC^t-A. OOt .>*.5Q.bO •.ji-CQ._Sl 

joot ^i. -l^'^ji \oi^ y~2L..^ ^t~o »-3 ■^^^»-fcSoi )jL^a^« :sJLj/ V^Jj *^*j yj 

1. \- |j.Ȋ);csm. 



nous somiüi'S porti'S avec avidite et satisfaction vers b'S aliments matericls; 
de memo, alors que Täme, gräce ä sa natnre, avait la prepouderance et 
entrainait (le corps) vers les himis superieurs, Tliomme di'sirait avidemenl 
las aliments du paradis, qui etaient avani fout iiiimateriels. (U est resulte) 

5 de lä quo, apres n'avoir pas röprimö la violoiice * du desir malgre le com- ' V f. ■.).■> 
mandement de Üicu, il est venu vers le fruit de Tarbro dofendu, alors que 
pour un temps il ne pouvait en manger. Que cette fureur du desir relevät 
de Icsprit ol hou de la cliair, o'est ce que moutre l'attrait do la scduction : 
Cur raus scrrz amunc ilrs dicu.r, dit le sedueteur, si roiis fit inani/cz'. VA ce 

1" di'sir d'rlre Dieu, lueii que 00 soit do la folie, est un d('sir immalöi-iol de 
l'änio et non du corps. 

Si quelqu'un dit : « INjurquiii d(inc Dieu (jui a d abord lail la terre, la 
faisait-il vcrdovanto, on y mettant rher])e nourrissanto du hie ot dos autros 
planlos, si rhomnie uc dovail pas s'on iKMirilr^' » je Uli n'[)on(lrai : C'ost 

15 que, parce qu'il est aussi nK-docin, il pröparc los remedes avant la maladio. 
Toi-raeme, comment n'ahandonnes-lu pas cc qui conviont, cn ne concödant 
pas quo T)iou puisse, conunc; le medecin, prendre ;\ Tavauce dos niesurcs, 
liii qui conuait clairement tont Tavenir? C'cst pourquoi, puisquo uous 

1. Gen.. iii. 5. 



♦ Lf. 136 

V" a. 



♦ V f. ;i.-, 



378 SliYKRE DAMTIOCHE. [264] 

)___fiDVoI -.^^,1/ ^jK^ jKAi^m.:^ vcn . fr>)-^^-OD)^j-o la^o '^oipl/ p ^ 

,j5o :oupj oöüi. )-flo»too \~>.£olt |jp/ jJ/ .^ o.^. ' ^ ^ylo y^ y:\ '\; 

jLiUUJ oö( )jl^o.\o-m ia\ po :>f>m''> j-JOiVos I».Svnb ^^^oi jlSC^C^s-2^\ 

.•)K.iUl\öoi )KisIa|.io ^-^oi ^^; l-^oj r^^ t^ -'l-CQ-Jt^-s; oö" Iv-Oü 
1^030 ■•j.^.ä.jo ),tioovii ^^1-3 .-j-^lbo^ oö( Jt-XL^/ v^'? ) '"^ ' ^ <^ «ot.:»«J)6o 

)«'•-•' ^ ^j a\o — tJS.l/ joCSx ^-ioj '^j QJO« .-oioK-,/ )o«*Jj j>°— [J- l-^o>o '« 
^io qJS. »j .•ot-:>fl,'* ouis ooi ).^....N.>o \-'\-^ ^£00^.03 ^s/; )jp/ •.w-jts-»./ 
.•)...Jsaji ^ ^'y£>Xl )oC^ I-Do^ >&aju. ,.*i) )l / .-^JLJi-s t-»-» i^/o )-»^/ >«» "-' 

1. V i^.^©;. 



somnies devenus maladi^s et quo nous sommes tombes sous Tesclavage do 
I. f. i:ir, l'etat (/.aTaTTaci;) charnul, il iiuus a prepare davauce ' dos alirnents conve- 
naliles. Mais de memo que le inedoeiii nourrit le malade, on supprimant les 
causes eificientes des maladies et en le faisant revenir ä la sante naturelle : 
de meme Dieu nous nourrit au point de vue corporel ainsi que des malades, s 
V I'- '•••"' et il (nous) fait revenir ä l'etat (y.oi.-y.n-cxaii) primilif et tres sain * de Fliabita- 

tion du paradis, en (nous) prescrivant le jeilne de ces alirnents materiels et ■ 
(11 lappi'lant a notrc Ainc sa prcmiere dignite par la Loi (voy.o:) et les Pro- 
phetes aiusi ([ue par les eommandements des Evangiles (EOxyyOv'.ov) et des 
apötres. lo 

Moise ' döcr^ta que le dixieme (jour) du septieme mois, qui est le jour 
de lexpialion, scrait un saini (jour) appele el un jeiine, c'est-a-dire appele 
par Dieu et non pas invente par les liommes. G'esl ainsi (juc Paul s'esi aussi 
doMiir liii-iiiiiiio k' iioin d'appcle el d'apülre, parce que ce n'est ni de In 
pait lies honmics, iii par un hdininc, mais c'est par Jesus'-, le Sauveur (notre) ir. 
Dieu, cpiil a eto appele du ciel ;\ Toeuvre de raposlolat, saus avoir 6te 
auparavaiit apotre comme les autres, et c'est de celte maniöre qu'il s'est 
douno lo uom d'apötre. Mais comme (les llebreux) se trouvaient deji\ dans 

1. er. Ltv., XVI. 29-:{l. — i. Hoiii., T, 1. Olli., i. I. 



[265] HOMELIF. LXVIII. 379 

l^f~£> ^-3 jjoio :) «Kl Vi I yo'\jx> yOoC^ )oo« pö/ :ooo( y,.oa...t.JO Ji.m.jL:90 

•t'yOO^sJLaLj yOTt^Öi s^/ •.JJM« ^/ )-^0>^ CXO|.^aiL )ju.fi3 

> )— ^o^ )-JO< oJ^ -Jooi >.a-^)-^ 'y00i.JL.^ )ooi sO-xS j^'^.JJ'^ j io°«.j>.ba3LS.o 
jJ..Ä_3 -Jooi jLL^ j-iooii oilci-^w3o otloV-ioC^ ^3 V*"^ *^^ IjOt^^S,^ 

t' -jvN^ * .-^-^ >■■■■.. in )-''7>^'? yOO'l-^^^^-'ö |3oiV3o Jjut» t-^-^ J^-Q^ .^«jjl^» 



o»»oj_ 



V f. nr, 

V b. 



L f. l:!ii 

V" ll. 



uue situaliuu Ires hiunlilo et quils etaicnt attaclii'S a la chair, lo lei;'islatoui' 

(voao?) leur disait : Vous Iniinilierez cncorc l'us dines'; — et ceci, apres avoir 

donne au jeüne, aiusi ([n'a uu i^raud (joiir), le uoiu de saiiit (jour) appcle. 

Isaie, les relevant de cette humilite, elevait et portait eu haut leurs 

5 esprits en proclamant la grandeur du jeüne; il les poussait a rallegresse 

spirituelle et cliassait de lours i\nies la tristesse et le dcuil, quand il leur 

criait : Je n'aipas choisi cc jei'nie et ce jour, pour (juc l'hoininc Innitilie son tiiiic'-. 

C'est pourquoi Notre-Seigneur, declarant la splendeur et la gaile du 

jeüne, donnait aussi ce commandement dune voix elairc : .Va/.v toi, ijuand tu 

u\ jeünes, * oins tu tetc rt lare ton visage (TrpÖTw-ov) '. 11 indiquait l'eclat et la purete » v f. '.i:. 
de l'äme par le moyen des principaux membres du corps. Car c'est vcrs la 
tetc et le visage (TTfoVwT'jv ) quo sc tr'ouvcnl rassembles la plupart des sens, 
rouic, le goül, la vue, Fodorat, par lesqucls, ainsi que par des sorviteurs, 
l'intelligence exerce son activitc; ils la servcnf dais ce ipii dnil ctrc fall el 

15 ils operent avec eile (l'une fagon conniiiiiii' on li mal <>n la vcriu. Nolrc- 

Seigneur lui-meme ordonne donc ceci, ' d'uuo part, de sc laver et de sc '';/|^'-"' 
purifier en s'abstenant du mal, et d'autre part, de s'orner et de briller eu 
])raliquant le bleu sur lequcl resplcudit la grilcc de l'esprit. Ce n'est dune 

1. Ll-v.. XVI. :!1. — 2. Isaie. i.viii. .".. — 3. Mallli.. vi. 17. 



380 SEYKRR D'ANTIOCHR. [266] 

.(.^oi) )ia~äA^ ^^oijJ^:s. j^ou^; ^.«^ot .'jKJL^i )Ioiax.cQ.^ -.a^^-^o^o « 
^.^oo jj/ .-s'^ ..>ö ^*.ia_.',; vOJÖt!^ ^''^üwOOt ^t— / ^OyJiß ''^Jis.^Cio o^ 
)lo .» ••>^>-so jla^CLSO Jl •>!.. -■; ^K^ ^^^ .-. ,. .. i!» V> );oi ^«^ oilo;n iV^^ 
> . mjl^oo JjlSujl^o .-^rfV->V^>o ).£q_.;V2l3; oot ^/ -'Iv^^ ^Kjl/ )^t^ 

♦jjK^iO} .^cHj )l<x:sQ^i5^.i^ .-^^^oJ^ ^^'^^^■' Iv^^'^o .-^^^SoJ^ 
yo» DI; 'oilo^ 0001 1 - * - '"^ Jt-«.:!Ö.I\1 ^ 'vxdJoV.^^^ v£oaS.a2 j^ioi ^^; 
) N^n *>) VI \ öi^ -.yooü^ '"^^s^euf s^'^Iji ^ •.)!» 1 « m yoX ^'n 10 ').v>...y^ 

ol^ jlo-S ^'^^^j 'ju/ {.^CLüI^Ow t-^^ joot ^^^.ÄJ .);ot ^/m ) « <Vt fPo\ . °>1 
)ts.-~iioo -JKä-s )oot s^otots.^1 JL.^.^"i jtC^ij ^ :vfiDQ.aa^o/ <xiaji» )ooi 
oiv-,^^ ^^_i. ^ -.looi )^»; oö»!^ 'oC^ )ooi VI > n v> sCDa.\a2o Jooi )Q-<>^ 
jK^>.»K-i "jliaiojij ötloüsi^ •^'^■poo "öt^ ^jo^Jtio po Jooi ^aj ;a.J^2 

1. V add IVooA. — 2. I. Pl V in inurf^iitc : ^Mj- — 3. L et V in iinirfiinc : ' "?V o->». 



pas pour autro cliosc (|ii'il aime ceux qui jcüiicnt, si ce u'est parco qu'ils 
rendent par la gloire a sa crtiatioii; rar, apres que la corruption, la mort 
et la pesanleur ont fait peiicher Ic corps en Las, comuie s'ils habilaieiit dans 
le paradis, ils nourrissent leur ;\iuo avc« des alimeiits iiitcllectinds et.imma- 
tci'icls et, conime cela a lieu avec la lialaiice et riiiclinaisou des plateaux, 5 
ils eiilraiucnl le corps et Ic tirenl eu haut par l'attrait de ee qui est supt5- 
ririir. 

De lä (vieut) que Paul', sT'laiil mis h parliu" aux disciples de 'l'roas, 
leuuis autour de hii, pour rompn' lo paiu el prcudrc la nourrilurc, (Mildia 
ralinicnt sensijjlo; mais, nourri eu lui-uieme ])ar les pensecs divines, il \„ 
y 1. 'jo prol(Higoa son discours jus(|u'au luilieu ' de la uuil. Ou pul voir imtuedia- 
Iciiieul le fruit d'uuc seiublaiilc ij|iili>s(i|)liii' ((p'.AO'JOipia). I']h ell'el, il etait IoiiiIm' 
uu jiMiiic lidiuiiii', uoiunu' Miil \cliiis. ([ui etait assis sur uui^ l't'Ui''tre, — la 
uiaison avait Irois teils; — il i^isait inoil d Paul ressuseitait eet lionime 
etendu ä terre. en se eoucliaul sinqileuieul sur sou corps. Eu Icuiperaul et i:. 
cn etoudant la graudeur de ce prodige avec uu espril iiumhle, il criait 
nu'me i\ ceux qui se tenaieul autour de lui : Ne craif/iiez pas, parce iinc sdii 

1. Cf. Acl., x.\, G-12. 



[267] HOME LI K LXVlll. 381 

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)_i^ .3/ jjjoi .joot J^oUKio )K_oi:Ss )-.;o)K«so .looi jijtoo ' jio^ "^N * 
I" joo) ^)Ss.i> ^ .«^liooji )K.\a3|.io JJj ^^.jj»^;/ )ts.icaL..\ vOou\ ^ vooiX " 

'^» OCX •.CH^Cis^S joCSsi JHj^' ^° :^''^>a^»./ fjs ■Jjio.i. ^io "^jj^«./ ^ oö» 
)Kao ^.^ KM .-JLa jJ^, )^ä^\ ^-o«:^ ss/ ßl ..,aJi>^ li-^'^ .Q.'^ 
j fit v> .oolo .jooi >5sJi.^ioj ^^s-.|i.ia_.jJ oi\ jooi yf>r> V) {.jisJo ^ . 

1. L et V in mitigiiie : '**;'• 



äme est en Jui'. Apres cela, il monta ä la maisoii et rompit Ic pain, sans 
cesser de parier des choses excellentes. Mais Taube du jour le trouva en 
traiu de parier, parce i[u'il avait oublie l'heure du sommeil; aussitöl il sc 
mit en route pour un autre endroit. 11 regardait comme un agremeut les 
travaux Supportes pour TEvangile (E'jayyEXiov); c'est pourquoi, en le montraut 
claireineul, il disait encore : L'amour de Dicu nous poiissi;'' \ car le soutieu et la 
vie de ccux qui aiment Dieu consistent seulement ä aimer. 

C'est ainsi que MoTse a pu supporter un jeüne coulinu ile quarante jours, 
lorsqu'il recevait les instruclions relatives ä la Loi (vö(;.o;) sur la montagnc 
* et qu'il etait nourri par la contemplation (Qeupi'y.) de Dieu. C'est ainsi fpi'Elie 



Lf. l:i7 

1" ,L. 

\' f. w; 

r h. 



10 



I, f. 137 

I" a. 

passa, lui aussi, * quarante jours, sans prendre de nourriture, lorsqu'il etait * ^' '■ '■"' 
sur le point d'ontrcr (!n relations avec Dieu, aulaut qu'il est possible ä 
riiomme, dans la cavernc d'IIoreb. A cause de cela, celui-lä regul les sup- 
plications du peuple qui avait peche et il le sauva de la colere de Dieu; et 
15 celui-ci arreta non seulement la pluie, niais meme les goulles de rosec 
pendant trois ans et si\ niois, lorscpie Dieu punissait par la sechcresse la 
mecbaucete d'Israel, et il rendit de nouveau ä la terre sa boisson par une 

1. Act., .\.\, 10. — ■!. II Cur., V, l'i. 



\ f '.ii; 
v° a. 



OOI 



382 SEVERE irANTIOCIlE. [268] 

)ooi ^^Jk. ooto ..j—V^cu^ V---^ ooo« ^t^-o -l-^o?! )')^ .^o®* öu^^/; I^^«-»^ 

♦ yOoC^ JOOI 5 

).ioo, yooi-.,*!« vooCS-aiS. ..aaiu'l/ yCiJÖt^; ^-.'^oi «s/ "^-j ^--^-I^Ia ^/ 
.oooi ^w>,io^lD )la\,o l^o, ^ ..oooi ^i^."Ä> ^-oi!^so .vOOl\ oooi y .» 1 !^^ 
J^Vio-^ OCOI ^^JtiajLio vajcn ^-; ^3 -Viö/ |jl30| p ,scci*x£io|p; )^K.D ;o»Jä>o 
|^^.'iCS. ^o)_jl.\o j.-^JV-^.'^ «.'^ a-*oV3 .Jjt-t-o l—o» po/ • . ^-ocu.* ,0 

o,.^^ yjä •.i-^/ ■j.jaJi.^jo »xco^aSj o(Ki>^^io ool ']l\^l )^oo^^o .yQj/ 
yoj/ c^iK-^/ -.l-ico, ^^ a_A\ p Jl-A ^^^-a-s )» «> ö ^-; vooCS> 
.•|lV^;I a^»i jjaiki. cooi yOOi-lS«.../ )joi.I^^-io .oi-i nivi .01; oöi JL-Wia^ 

♦ vflOJL^ ^'^J; jjoiVoS; )iaiÖ/o 

vOOt-K-/ ^-C^OI ^^/j ,.3 'vQJÖl; '.^l ^iO-Ji ^-.'^Ol ^3 'KjI i-i©/ jJ| tä 



grande aboiulance de idiiics, et c'est par la priere qui est le riiiit du jetiiu' 
qu'il operait ces deux prodiges. lls iin-diiudirnt Ic Sciyiieur, et cclui-ci Ics 
ccontciil'. II les voyail en effet elcver leur Arno et la faire monier vers sa 
premierc digiiite et par eile nourrir leur corps, et il les rcconipensait eomnie 
de vrais serviteurs. 5 

Les apöfres, ainsi quc ceux qui les suivireal. pratiquaieiil le jei'iiie toule 
leur vic, et ils laisaieiit loutes elioses, apres avoir mis en ceuvre aupa- 
lavanl le jcüne et la priere. Le livrc des Aetes (Opä^sic) l'attesle en ces 
termes : l'endaiit (iii'lls xcrrctieiil Ic Scif/ncur et (ju'ih jci'inaicnt, riisprit-Saint 
ilil : McUrz-niüi ä pari Barnaln' cl Said pmir l'd'ucrc d laqaelle je les ai appclcs. lu 
V f. 9« Alurs, apri-s aroir jahu' et prie et Iciir aniir iniposc les maiiis. ' ils les cn- 
voifeveiü'-. Dans uii anire endroil, il dil cnctue ;(U siijcl de Paul el de L>ar- 
nabe : Ih jirent ih's pietres daiis rluKiiie eylise, ajires avoir prie et /eäne, et 
ils les recdiiunandi-rciil au Seiyneiir, en (jni ils ((caient cru^. Aussi ils faisaient 
unc multilude de miraeles et guerissaienl des nialadies de toul genrc 15 
(ysvo;). 

Mais, en entendant ecla, tu diras : « Ceux-ci avaient un Justc nuilil' de 

1. l>s. xcviii, 6. — 2. Acl.. xili, l-J. — 3. Ad., .MV. 2-J. 



[269] II0MELI1-: LXVIII. 383 

OL»/ "w-j \.il .0001 ^.a^ä/, J^l-jj-s >>^^ -.J-m^-^Hao 'jloil^s«»^)©; jialjsV-^ 'ooo« 

^*_ict*", t-«^ vQ-JÖi .pö/ ^/ -.ooi )«->N.' ■jj.-^J-« ^K^/; ^1 y^ :j_pxo 

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o(-*>o ^-^ 001 '. .yV; K.O [xs.^1 Jooi'/ ).^ fnv> >»V)ni n )-j/ .'Ijys'/ 
oöi )l^.*JlM; -.s^ooi ^o{.^N_/ '^^; j^öi/ .v^oiol^/ jy iY)_.a; ou^^CLfi •.j.JMOi; 
)oo< Uo-^o .•> .fc^oi; |l.oilS>»*.^a2^ j^... ">/ joot t-^--'^-^<3 .'jooi , ^ \ vi; 
yo tv>..öi.J; Jjlsl./ .-jlöi/; jlax^a^K.:»: -oi looi vo®«'^^^^«-^-^! so-iöi .-j.j^jJ 
15 •;-vQ..«..)^-^oJJ 



jeüner, puisqu'ils etaieiit parvcnus ä luie si graiule perl'ectiuii ot qii'ils etaient 

apötres; mais inoi, je suis un pecheiir et uu hoiume de rien. » — Eii iiimi 

(el-ra) ! le jeüne etait utile et necessaire aux apötres; mais, pour loi cpii es 

pecheur, il est superllu.' — « Oui, dis-je; car ceiix-ei jcünaient pour 

faire des miracles et des prodiges; et moi, ce que je reclierclie, c'est maiiger 

et boire et passer dans Ic monde, saus avoir aucune cliarge. » — * Mais, ' i. f. v^' 

d'abord, c'est le propre d'une äme de porc et de taureau de n'avoir aucuu 

aiiiour pour la vertu et la soeiete de Dieu et au coiitraire de ne rcganler 

que sou ventre. Ensuite, les apötres jcünaieut pour doniplrr Icur corps, et 

ils n'ouvraient pas leur palais pour faire montre de prodiges; car ils iretaicut 

pas esclaves de la vaine gloire. Paul Ic h'uioignc, quand il ecrivait * aux * v 1. % 

Coriutiiieus : Mais je floinptc inon corjix et li- clidtii', de prnr <iii'<ij)irs annv 



preclie aux autrcs, je ne soi.s repmure inoi-ineine ' . Aiiisi dour, le iuit du jcniii' 
est de reprimer la cliair, et les prodiges relevaicul lu (^lirisl ipii les faisail, 
15 et qui rcudail liouueur a leur vertu eu uu'mui' tcnqo qn il proülail aux aulres, 
pour les([uels avait lieu eclte manifeslatioii tics [)rodigi's, aliii ([u'ils croient 
a l'Evaiigile (EüaYyc'TviQv). 



1. I Cor.. IX, 27. 



384 SKVKRE D'ANTIOCIIE. [270] 

)i-.i.^^-Q_sj :^ 'jj/ .^.^iJ3 jjLDjoSj ^^oi ^ );oto .-j-ojas jpo ^j ^/ .-tvj/ 
)V ^qi \ Ul 'j-^^>-^? V^/? oö» :y^ ^K mv< oiy m . '»'S. o»ü^ )ooi V-s'j l'Q^j ü 

V f. '.17 ooc .-jeiJSs» oiV-3» )j/ «— ooj jioJLia^o^s .•)', m ^ ~» )j/ w^-* jjicx; ).>»o oot 

1" a. * ■ 

^j y-6) )lo,-.<o -JoiSsj oi)^CL3 );oi s3^^^ "^ «TVi '^l.li.o -.) • , tn *> ; oitv^,^ 



♦ 10 



1. Y ailil oCi.. — :;. L low. — :!. L rl \' in iiwr^inc : >-S- 



Mais tu diras encore : « Ceux-ci supportaient le jeiuie racUemcal ; pour 
rnoi, quaiid je jeüne, je crois que ma chair est brisee et mou äme dechiröe 
el (ju'il s'cii fallt peu que je n'aic plus de souffle. » — Pourqnoi clier- 
clies-tu par ces prctextcs a ('cliapper au jeüne, comme un serviteur a un 
maitre severe, et cela quaiid il commande ee qui procurc» le salut ? Est-ce 5 
(apa) qu'il le semble, eu efTet, quil traitait sa chair avi'c unc legere violence, 
celui ([ui (lll : Je tiiinijilc man ro/'/y.v? Gar « dompler » vcut dire « faire vio- 
lence » ; el (-'est (tu.r riolcnts iju'ujjjmrtieiit le roi/dume des cieitx*. Mais celui 
qui a ainsi agi avcc violence, d'uue certaine luauiöre, a fall de la violence 
(sa) nalure, parce ([ue Dien ne iioiis a pas commande nun plus des ciinses ui 
V r. '.iv impossibles, el il est alle juscjua dire : Ce (juc je vis ' mniiitemiiit dtuis la 
chair, je le vis dans la fni au L'ils de Dien, <jui ni'a aiiiie el (jui s'est liere hii- 
meiite paar iiaii-. II laut donc (\\\r noiis Irailioiis avec unc legere violence !a 
concupisccncc de la cliair: d il cntrcra desormais a la place de celli'-ri 
la consolation de Dien, ainsi ([uc la joie qui en vienl, laqmdle accomplil la i.i 
parole plcine de pliilosopliie (oO.O'Toor/ht;') dite par le Psalmislc : YV.v eonsnln- 
li<jii.s ont rejiiui iiaiii dme\ Des lors le b<iiilii'iir i|ui fdccoulc) ile la. passcra 
lui-mcme dans Ic cnrps el le rendra prospcrc cl bicn p^rlant, selon cc (pii 

1. Mallli., XI, 12. — 2. C.ul., II, 20. — ;J. IV. xc;lli, lll- 



r' a. 



I. f. 1.(7 
v a. 



[271] HOMFJ.IK LXVIU. 385 

■ )j^^ .1-=^'^ )-^■— io J^^^ U-^ )->— t^ .j-LDOi .Viö/o l-ooo J^to IjoC^ 

.|io I I * •.>i.K-^ ji vO-lÖ» jioVl/ ^äO N3^-iO |iSv_30^ : «>CDa>,JQ.^J / OCH 

1.1 ^» .£ > i-.^? I-^ ' .^ :»-•'; |).^^,^0D jjLsj ^io :).-cilsv oö« |f-5,.:)CL^ |j,:iaiwK.io 

• .oii.»IS^ .^o(Q_Mfc<3 )',.A.^s-a-2 ^^ 'v^oto>Ss ^iu/ ^3 -.^^oa^ ^^o ^ v^t^o 
])o I « .»-o ^^ )U/ ^-ioj oix ^/ :^£oa^iQ.^il yOoilcL^ vfi «^ i; V-io/ 
K_).^,„o oo( ^f^O(o -.joi-^jJ >JLA.a^ jooi .^oioK^/o :|oot j^j.^ jjLs'^boo 

• ."^ » yn ^iö VQ..JÖ1 .o»1q\ ooch ol/j yOJCH!^ oiK^t » V) ^io joci — ;— ,1./ 

1. \' vxoO^AalU/. 



est ecrit : (Jniunl If r<i>ur est lUins In jaic. Ic i-isni/c (to'jgoj-'jv') csl resplcnills- 
sdiit ' . Si ■ IcKÜ de l'esprit est purilie et s'il preiul plaisir u lu eoiit(>mplali(iii ' '. •' is 
(Oswpfa) superieiire et aux revelations toutos divines, rolTusiou et la joie de 
CO bonhour passeront egalement dans les os et y penelrcront comiue im 

5 parfum; c'est aussi ce que confirrac le Livre sacre en disant : Laül qui 

voit de boiuu's clioses irjoitil le cantr, et uitc luniin' noiirclle eiu/raisse les os'-. 

Athanase, cc llambeau Celeste au milieu des eveques, a ecril quehpie 

cliose de semblable, dans 1 liisloire de la vic d'Anloine, le modele (äv- 

^ptavTx) de la vie ascetique. Autoiiic eu eilet etait parti dans un endroit do ces 

10 contrecs qul n'etaicnt ni foub-cs aux piods ni liabitces, dans le dcsert inte- 

rieur, et il y avait dcmeure longlemps dans uiie vie ' tres dure et Ires severe * vi", u: 
au delä de tonte liniite. Des bommes rimportunercn*, apres avoir ouverl sa 
porte de vive Force. « Antoine sortit vers eux, dil Allianase)% comrne de 
rinterieur d uu lieu saint et inaccessiblr, inilic aux uiysleros et revelu de 

ij Dieu. C'etait alors pour la preraiere fois (ju il apparaissait cn dehors de 
son fori ä ceux qui etaient vcnus le trouver. Aussi ces derniers elaient 

1. Pruv., XV, 13. — 2. l'rov.. xv, 'M. — 3. Alhaiiase, /'. G., t. XXVI, col. 8ü'i-8G5. 

l'.Un. Oll. — T. VIII. — F. 2. 2ü 



1" h. 



' y f. !)7 

V" a. 
I. f. l:t7 

V" 1). 



IJ 



386 SEVERE D'AMIOCHK. [272] 

^o Uioös ^_io; y^l t-*fr^? }^l ••).«.>°'i n>f> jJ y^-,1 ^>n'an ji^/o .-oC^ iooi 
^«^^I^ 01..JQJ ^t-o; U-tl y-»l joot ^oio!^/ ^j J.JO) ^/j; .-jjjlji; J-^V-o 

J K lYl . ■=^ .O 'JK-Oiw ^bO; y_./ V-o.^^ jis/ .)-Oj )jj Ool ^^» 0(Jl2ü1 .-QV^ 0001 

| °>^Q . n o/ |.at-«Q^ ^j jls/o -.iooi )^w^/ )io).^o! '^j Jis/o -.loo» öt^K^} 

yOoCiO ^:y3 ^ jis/o •.v->Aj'l/ 'jjJLJL^ jf^ ^ »^^^ J^/o •^'•0°' l-^'?>^ •' 
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♦Iv,^^ v^oia.«, flprKj 10 

ytC^^H^Oo jjoi oüS^« oö(!^ :)Läau^i» )ö,_d; och ))^.rb>.io.\ :joi)55v; o<',_2l\ |j^\; 

1. li tjM- — 2. V Oll] v-^- 



elonnes, eii voyant que soii corps avail la memo pliysioiiomie; il ifavait 
pas cngraisse par Ic inaiupie trexcrcicc et il ii'avait pas noii plus maigri 
par suitc des jeiincs et des eombals des demons, mais il elait tel qifils 
l'avaienl eoiinu avant son depart. Sou äme, d'aufre part, possedait des 
niocurs pures; eile n'elait eu eilet ui abattue eomme parle chagrin, ni amollie ••'• 
par le jilaisir, ni poursuivie par le rire ou la lristess(\ Car il iie ful ni 
troulilr ])ai' la vue i\c la l'onle, ni mis en gait«'' |iai' les salulations de Imis 
ces (visiteurs). Mais en (out il etail egal comnie sil cüt ete conduit par la 
raison et parce qu'il elait dans la natnre. » Ainsi done « etre dans la nature », 
* V f. '.>: c'est dnnnei' ' di' la IViree a FAmc par les jcünes et les travaux de la vie ascö- in 
♦L r. 13" lique, et nourrir " le eorps par des i'eslins imniateriels cl dignes de eelle-ci. 
Xous donc, jusques a quand demeurerons-nous en deliors de la nalun' 
et penserons-nous, daiis notre l'olie, (|ne nous rompons avcc cette vie iniitile. 
en obsci'vaiit le jriuu! ees cpielipies jours? Pour la vcrin nous n'avons auoun 
motif (de jcüner), soit. N'honorerons-nous pas le Fils de Dien, le ^'erl)e i.i 
qiii (existe) avant les siecles et qui s'est luimilie ;\ eause de nous, a tel 
poiiit qu'il est meme deseendu du ciel, qu il s'est iucarne et lait iioinme sans 



10 



[273] IIOMELIE LXVlll. 387 

jj^Oi ^1 v^öi :j-».fioV^ \jl^ «2l!^^^o :v^o<n.V.f>.'.«>J jJ 'otK-^ a .... o;o otJu^; jjioia^ 

K^ÖD jJ.Q^J» s^KioJJ ).io»^ :ooo« --»V^/ ^^\bo p ^*Ju|o :vaa\ ^-.oo) 
. JUi . m -ssr.^ 0^3 p öt^ '^..^:^ol yoQ..aj ..)la\yo jt-äöoj? IKjtiäjilo Jjjls 

♦).iooj_so jlaik^ y/ )J/ .-osaaüi ),^^. -> i. v > ^t.i>a^ jJo 
yS Qu^ ■ .o.\ -A« ■ [sie) 'J^jK-lK-- jJ/ .)i..aLj» aaa im °i i ^..._3cn JJ 
|_ji_a.lflo ..Ht^^ )la-2L^l; |1^^ ♦■^^ ^♦"■** •^"'^ X"*^®"' ^°'" V^''*^-^-^ 

1. L Ulli <;,— M - :;. L vi V in margüw : ;&-.'o. — 3. L et V in murginc : ^••^^«AM. 



cliangemL'ul, qu'il s'est oil'crt eu saciilicc pur hi oroix puur purificr le iiioiule 
et qu'il a souffert selon la chair, (ne riionoreroias-nous pas) cu souveiiir de 
sapassion et de sa resurrection, et ne lui accorderons-nous pas, en echange 
de sa passion salutaire, de iious allliger par le jeüne? Mais je passe aussi 
lä-dessus. Ne voyons-nous pas que l'attaque des demons est aux portes? Je 
ne vous dirais pas cela k l'avance. si quelques-uns ne se moquaient en disant : 
« Jusques ä quand ces supplications publiques, ces ofTices cliantes et ces 
prieres?» Demeurerons-nous donc sous ce mepris? Quand los (>nnemis sont 
sur nous. iicius protegeons les murailles et les portes, en nous ellbr^ant de 
iie pas elre vaincus; * et quand des esprits maudits, cnnemis des hommes et 
excessivement mechants, sont abandonnes et lances contre nous ä cause de 
uos peciics, nous ne nous protegcrions pas el nous ne ufius defcndrions pas 
par uue murailic spirituelle, le jeüne et la priere ? f/ est impossihle en ef]et, 
cst-il dit', (jue ce (/nire (yevo;) sortc autreiiirnl ijni' par 1 1 pnerc et le jeüne. 

Ne nous desesperons donc pas, mais convertissons-nous entierement, sans 
retourner jainais cu arri^re : car une seule heure de pönilence veritable suf- 
fit ä df'lnnnicr la colere la plus violcnte. d's jours saints et vcnerablcs sont 



V f. Ü7 

V°13. 



1. Marc, IX, -26. 



388 SEVERE D'ANTIOCIIE. [274] 

♦^i-io/ .^>iolN>^ JN. ..r.^*» oCS, .^ vßoVÄJo .Uxj -.t-A-I- jK yi .. o ^ o oC^; 



|:buk.U xf'^t l't^l^O 



1" il. ' ' 



V f. 98 
r" a. 



:|K._xJu_3 ^ij j,^; '»-*'^ ^^/ .|.3'oi^! )K-JOtJ |;ot )tC^>wi..ioi öu>^ ^Jl— 
^^ |v~jl ^ '^^o_o ^.3-0,1/ ^o :K_)jla^i ym ^ ^ ^ -aL-flo )-hj)oy3 )_3u>.\i^ 



pour iious iinc sortf de secours, saisissons l'occasion, et celui qui les a ho- 
nores par sa passion porsonuelle et sa resurrection, nous exaucera ot noiis 
sauvera. A Uli soit la louanqo dans Ics siecles. Ainsi soit-il ! 

I-IN DK (L'llOMliLIE) I.XVIII. 



10 



HOMELII': I.XIX 5 

sru r.\ iMiiii'AuvTiiiN a i/k.nthkk \i mm-tistkue, oi i \ i.iin ii'diiiuN \ihk aprks 

* I. r. 138 L.V SAINTK 1 KTE * DE E.\ ItESU ItHECTION . (CETTK lliiMELIE) KIT I'HONONCEE AT 

r a. 

SOIII DL" COMMENCKVENT IM .lElNE, I.OUSQu'oN FEHMV l.\ SMNTE M MSON Dl 
It.VDTISTEIlE. 

Pendant ces jours glorienx (-;to>.'JSo^o;) du jeüiir. nous voulons cucore vous lo 

rappeler la raison de la saintc cntrec dans ce (Heu). De möme en olTel iitiuni^ 

fois dans Tannec, lorsrnio nous cxaminons, autant qu'il ost possihic, lo 
• \- f. ;is ' . . ' ' . . 

r a. n.'lour du jour, ou Ic Christ ' a portii volonlairenienl dans la cliair la croix 



In 



\' f. '.1S 
1- l>. 



[275] IIOMELIE FAIX. 389 

^6\ otlN-^-^Q-5 ^^1 \ c\\ :|y.?> n •>; oö< ji^^"^ )-^-~ 1', ^\ v> «xUo-sl-o-:» 
]Jo ) n > » " JJ^-^— .? oö« ^Ql«^5 Ito-SiXio K..,^^_ :)^i/» l-J^^-^l- Uo'tjJi 
^.OiK-io <^-»— ' x--^-^^^ :)-Jo« ^»-o? jJ^^-iÖQ-. ^-^i^»/ ^-^ou> : JJV-Q^^^-:^ 

^jL« ^alo-io |.>..ÄVtoo jJo ').iai', )tajL^_3 ö^^s ^io yS>o \il r^-soi^Jü-io 
oöi; :)-jL— *_i;t^Jbo oö» j-=>i-:^; ).io; jJjo 1^-*^» )k--^».^ vSloK-iu; U-^l 

^JL-* ^Ju^is^ ^^io U ^3 :)»t^»o )la^; j^w^^^aus ))/ :)lo,-.V.ioio )1qj_^i 
oot )-w..OLia-3 JLj/ y/; ^1 -övb. :).i^ia-* o/ )-.^äi.^ )_q-.K^ och j-iUt-s .^^ 
yootjs JU^— ^oi^o -öoio ^oC^ V^^ )^..iü•^o.^ ^öC^o :)l^-— oo» )^-V-^ 
yi^ ^ j.>o ) ^> ^, -- ,.^ A t ') ^3 i^'^Jb^-JLio jJLDOii JJJL^/ :^i— -...^;Q.jLio It-ä-Ii^-s 



du saliit et, apres uvoir cte ensevcli, est ressuscite, eii detruisanl par sa 
sepulture viviliante la corruptioii des tombeaux et en deraciuaiil par sa 
descente dans les reo'ions inferieures de la lerre le tciril)le, cruel et iiidera- 
eiiiable empire du Scheol, nous nous purilious d'avauce [)eüdanl les ([uaraute 
jours (pü precedent ce (jour), eu jcruiant et en nous alisleuaul noii seulemeMl. 
des alimeiits qui regardent la jouissauce et qui cullauiineut la fureur des 
dcsirs (inauvaisj, mais encore de toute inalice, aliu d'avoir part au sacriiicc 
pur el uou sanglaut de la brebis (pii duit ölre saeriliec, de la (brebis; spiri- 
tuelle, i\r l'Agueau divin, et alin de relebrcr la frtc noii arcr du vieux levaiii, 
ni (ircc im Icraiit <li' nidllce et de prn-crsilc, inai.s avcc les azijmes de la p'tnie et 
de la verite', en ne portant rieu du vieil liomme cutre eu putrefaction ou en 
fermeutaliüii, et en monlrant par les l'ails eux-nienies que : Quironque est 
dans le Christ, est une uouvelle creature, et que : Les c'wses anciennes soiil passees 
et (jiie tdiil est ilcreini ridtiveaii'-,, en sorte que par li dorenavant, en faisani 
chaqiii; diiuanelie nienioire de la rcsurrcction et en honorant le jour ipii porle 
Ic noni de Notre-Scigneur et de notre Sauveur, nous jouissons du nienie 

sacrifice souvent et d'une maniere toujours nouvelle; de ' meine, pendant ♦ v f. ns 

r b. 

1. C.f. I Cor., V, 8. — 2. Gf. II Cor., v, 17. 



L r. 1 
r b 



390 SEVERE D'ANTIOCHE. [276] 

oi^t oöi .'|-^o_> oöi >0t_o ^I^ ^""^^ « J-» ^Aä'f.^ . i.« >flt " ■•) *. aoio 
'^^-s/ \~»Z^\ S-ßSöo |.^; .•o|i'=>, •> t°c.;i./ )^Q-i^)v^^,XD; jKi>'>n\ i yü {.^.OlM 

^"^ |_iJ^^ .-^^f.^^ ).w».oA.>0; oiIa^CL^; V^-**^? '^'^A -'^^ )K.« »m'>/ Ql^ .^t-^ -> 
) > v> vl^, )^-o/ "^.«.ax^ )K*j; ji-^»^ )Kicu*.i>; Jbca^\j JJJl./ -.öt-s 

1. Jj et V i'n marginc : >üÄ>i. — 2. L et V in iimrginc : ^mo. 



V" a. 



ces jours de penitence et de purificatioii, uous nous purilions d'avance avaiit 
Ic jour, 011 le Christ, pei'C('' au c<)te par la lance (Wy///)) du soldat (cTpaTtuTT,;), 
nous a l'ait jaillir le sang et l'eau de la vie et a fail montei' la source du 
pardon qui coule eontinuellement. Et quand cela (s'est-il produit)? Apres le 
deparl de Tarne et apres la mort. Qui a vu la vie et le pardon vcnir de la ä 

• 1. r. i:is nioii? Certes ce n'est pas Strange, si ceux * qui sont baptises dans la mort 
du Christ sont rcvetus de la vie. 

Ilonorons donc cette source divinc, qui eoule des rieux ou plutöt (jxxXXov 6i) 
du crcateur des cieux, et qui eiivoic atix eieux les plantes qni rn naissenl 
et V hoivent. Mais liouorons-la, en eloignant un peu la questiou du corps eu lu 
vue de la puriüealion dont il a ete fait nu'ution plus haut, et cu la regardaut 
constammeut avee les yeux de l'esprit, de teile sorte que nous arrivions au 
jour de la rösurreetion avec des pieds purs en menie temps que le Christ el 
que ehaqiu> (liin.iiiche nous marchious et allions avec le meine esprit dans le 
meme cheniin qui est fouh' el n'est pas foule et qui est (sans cesse) renouvele; 10 
car tous les (chemins) qui meneul ä la vie future out pour eux de ne connailre 
ni la vieillesse ni la deerepilude. II faul regarder le jour ou le cöle viviliant 

' V r. '.IS (j^ resplendissant (du Christ) * a etu ouverl el uclui de la resurrccliou 



1(1 



[277] HOMELIE I.XIX. ;?91 

^2.x^,l^« -.^^^^Kj; )ooi ,_.I^o «jlm« o6<« -.^v.to^o ts_)V-*oU9 .jK.^a->.^; ooo« 
:^o »> \. ^t^->Jj; »g^JS-a vOJÖi ^ea- :^^o» V^/; [•^^■'l ».^1^ ly-^l ^-^ö 

) i^^« l-^«o/ ^»^ jax^o*^ jJ; U-Sl,! '-^ ^-'^^ ;Kbwi ^'^..«^o« ^i-oJ 

.j.ü^^ -V*-^ ^? '^°' jooilo Jt^oi^ j^ijLd )KS.^o -.J-A-io j^^pcua Q^vU/ 
jfL.« .jK^'^f ) .VI od'q-s )oou r-^''- -looi^ j-K-il^; 1 1 «NV? -JK-^oii <*in l.^wi)_3o 
.)V^,U )Kjl^^ j-^io/o •.|K_fc.3; ji-.?o/ "^t lootlo .).üi.o J_..i1do '\ca.i.*^j..eo^ 
'^i^La^jOj ^» v^ot .jlj-ia^ I— '«/ ^-^i ^©i jooi^ JJ© -.ll-i^»-^ «^^J- t-=^.-^ JJ 

^aJCX JJLA loJL-* ^JiO jLs/o .)_»/ ^^1 )oO(J jJo .yCL^^J JJo ÖiJ \°?»-' 

1. V oiij ^J— 



\" r. 98 

v"b. 



conime un scul joiir, liicn quils 8oient difTerents. L'eau et le sang etaient en 
effet les signes de la resurrection; ils indiquent clairement qiic colui qui a 
soufTert et (jui devait etre cnseveli, devait dune part etrc conipte, coniine dit 
David, sculement avec ceux qui desccndeiil an Si'Ik'oI', mais noii avec ceux 

5 qui (y) dcineurent, e( d'autrc part se montier lihrf parini les iiturts'- el res- 
susciter en taut qua le Dien vivant. 

Preparons-nous donc, de peur de nous eloigner du chemin des eaux 
vives et de paraitre tolalemenl indignes, en le deslionoranl par des pas 
impurs. Qnel est le chemin qui inene ä cette source? Isaie l'a proclame, 

In apres en avoir rc(;u dans son csprit la figure et le symholi", en parlant ainsi : 
Drs caii.r jdilliniiit ihuis lo tlrscrt, et un torrnil ilaiis la Irrrr aride; la lern' 
Sans eaux sc clianf/era cii fhrcts, et daiis la Icrvc aride il // aura itni' sonrcc d'caiix; 
hl sera le bonhear des oiseaux, les demeures des siri-nes (<j£ipr,v), les roseaux et les 
forels. La il // aara im rhcmin pur, et il sera appcle un chemin saint; l'inipur n'i/ 

15 passera pas, et il n'ij aura plus Id de chemin impur. Les Cläres // marcheront, 

et ne s'y tromperont pas. La il n'i/ aura jtas de limi. ' et les betes sauvayes (pii sout < v r, »s 

1. Ps. CXUI. 17. — 2. Cf. Ps. I.XXXVII. C. 



392 SEVERE DANTIOCHE. [278] 

•Lf.i.is l_c^-^ ^ ^aa::i.övj jj/ .^i. ^^tOj * }LqI ..ii.:^^ ^öm < JJ -.IKxJ^ 

.•J «"v> jJ;o )K„y^^ looi öi^^>_/ ^:m ts_.).^j-D; s^öi )^i/ öul^/ ^; ^^ 

)^oi,^o .-oöij otJS>^t_. ^ looi )_2V:^;o ••joCSs öi^ |ooi yi'i jJi looi öul^/ 5 
oöi^ ji^^/o j - o- ^ g^e u oö( | . n * •> ji^/o .-looi |> * 't . }]\Zx hCis^^^ ^^; oö( 
|^°>* V) vJu.^; ^; )lo,-<i^^« )K ..'ff); )j..>N.>o.2> ^; j^O< .'looi \-.tSslx i*^2)J 
l—tK 'i >f> I.-L.A' yOOlN'N )-Si j^iCL. lo.^^ KJI^JuId Ö<a,w30 .-J-iCL. y^l 

^^s^^CiOi |-»Jij; ^^o(o |.Jia^9 ^^oi )j/ V^/ jLl^ ia:>a..» ' n\ .-^^..^)^.^q.</; 

• .^^otlo^ ^^^:^j; ys>\f 6» « ^>J5 V*o;; ■-ö« jN^io^ »s/; '^J^oC^ls, 

l—j^^a-oD ^bo > ,« .»».V-So ^r^^; ^-»-JÖi .')lS^-wu,L3; jocx j^—^^l^ )-^?i' -.öi^« 
jJ; w.oo( ^..oi_.K-./ ^^ yoL,^ wiboo .-|..iC^^o/ )'f.3o; t-o-.^ ).A^aiL\ | * i \V / 



"LI'.«» iiirrhdnlcs n' ij iitniifcroiit piis <■! nc * s'i/ Irinn-fninl jids; iiiais crii.r (jitr l'VJpntcl 
(iura rdviu'li's rt rassfinhh'.s ij ituirchrnnil^ . 

(Quelle est la tcrrc qui etalt d'abord deserti' ot sans canx. mais qui fut 
enfln rciulue grasse par une sourcc d'i^anx vivos, si ce n'est TEglisc? Autro- 
l'ois olle n'clait pas foulcc aux piods par ])ieii, olle etait privec de sa connais- 
sance, eile clait dossechec par la soif de 1 idojäli'ie el eile ne huvail iii aux 
Hots de la Loi (vojao;) ni ä ceux des proplietes; mais luaintenant (die est eom- 
pletcinent nüiiplic comme la mer par la source du haiii de la regencration 
et, ainsi qTi'iine mer immense, eile a re^u en olle-nieme (uns les ruisseaux 
partiels d'Israel, je veux dire les proplieties de Mo'isc et des proplietes rela- !■ 
tives au Christ. 

A ceia il laut eiirore rattaelier a soii loiir la parole de David (pii est aiusi 
COneuc : liiins les ri/liscs hriüsscz Dii'ii, rEtcrnri. {raus ijiii eti's) des soiirccs 
d' Israel -.(yc^l daiis celtc (lerrc) qu'a eu licu le concours des oiscaux, qui oiil 
voltig6 et vole dcpiiis les aclions terrestrcs jusqirau eiel par la vic evange- 13 
lique. Autrelois ils etaient sans voix et ii la (in, eonime des sirenes («isrM, 
ils (»iil cliaiite les pardles divines. de la memc manierc que sc sont montrös 

1. Is.-lii'. XXXV, C-lO. — :!. l'<. LXYII, 27. 



[279] HOME LI E LXIX. :«)3 

|J^'^; ^t-^ ^■^"'"'■^ ■•♦"'■^ sm.jL.*,:.-a» Jjoii )»«..-> vOt-JÖi jJÄ^Jlio q-.)_^1/; 

., ^JSs.A^; . - ).2l^>»wJ[.^ Ii^<^?? )■■«■'■ -Q 3 -a; ^; U>^y-» ■'U^^-'^y^^, )K-•^^'^^ jJJ^ISs.^ 

In 'jIa_.VjJjo JI^aOjo ')Ka-»t^ -J'Ot io^; -öt i—'o/ -.I^I« n t / )K^^ y*ö( 
^^o) w^/j JK,. »niNotts.^ JJ -.j-O; jlo Ujl lo-i— Ht*/ vooi-.)^/; vQJöi^o 

|..°i\ ,..ÜV) )^.o;:^o ).iaa>ö k •> ^ .-oooi ^;^^ ).. : >CL:>ö.a>-5 ^^ ^o~>t-c ^^; 
•C'yoou*!^-»/ ).<>...ol>b; Iv^ t"~>-^o .-llo t «^ t-*~3 ojULsl/ ^; \^ot .-0001 ^^'il^oo 

I. L et \' in iiuirgiiie : oioi'iH- 



les docteurs excelleuts de cette (Eglise). Les sirenes (csif/Jv) cn effet sont 
une * espece (yevo;) d'oiseaux qiii ont une voix agreable, qui chantent beau- 
coup et qui aiment, dit-on, liabiter dans les deserts. Et tels sont aussi les 
saints qui sc complaisent dans la solitudo et dans la privation des affaires 

5 seculieres et materielles. C'est pourquoi (la tcrre) a produit des forets, 
tout en etant ornee des proprietes du paradis; il est certain que (les saints), 
par les productions des differents genres de vie, rapportent des fruits eent, 
soixante ou trente fois (plus). (La terrc) a produit aussi des roseaux dans 
lesquels on peut soutUer, et (par lä) chanter los louangcs et les reveiations 

1" de TEsprit et charmer et apaiser par leuis cliants ceux dont les moeurs 
sont barbares. 

Vous voyez de quels fruits eile a ete pnur nnus la nirre, cettc sourcc de 
vie qui a arrosc la terre deserte. Lc chemin qui y conduit est saint et pur 
et inacccssible aux lions et ä ceux qui sont scniblables aux betes sauvages 

i.i et impurs. Tels sont, cn effet, ceux qui ont ete puiifies et illumines par lc 
Saint * baptemc; autrefois ils etaient dispcrsös au niiiiru des peuplcs, tandis 
qu'ils grandissaient sous des lois (vöao?) et des habitudos dilferentes, et main- 
tenant ils ont ete rcuiiis par la gräcc et ils se Irouvent dans le scul corps 
du Christ. 

PATR. ÜU. — i. VHl. — r. i. '"' 



V f W 



I, f. i:iS 
V" h. 



V f. (i'.i 



I. f. 138 

V 1). 



!■■ 1) 



r" b 



lü 



394 SKVKRI-: D'ANTIOCHE. [280] 

.Jl .-^ J jj)\ .)loV-.Viaj. Jl^jJ .)Kia->A .^..a,.'^ ^^5i,_:u5Q;^; |laj»ai^i.o 

• .T^->^ -'^j> '"'^Ow '^^ voa-flüL^^üjo .vO^^oijLi ')K_oöio jlllo Jisoü yx:s. \~>J:i<xl 
I— io/ iooi "|l»-.»l ..po)_io .|JS^S.>o>o la^ jjn^cus yeüK ^j yga^^^i-^ij 

J^V-^ IV-^^ oV-xlflo ^k..^^Ow; ^''^s.^oo .jjuji t-^-J?° l'iJ^ ^-^— /?o •■)»■»-•• t-^^?© 
•:«^*io/ .^a^olS^ ^ou^iJ^o ^^; ^'^Jlso \.t.ot .^J^y-o jL.ov'^o )^.a\o 



Nous aussi chassous tloiic de notre esprit tout ce qui est iiiic passioii de 
^' I- '■'•' la bete * sauvage : les desirs bestiaux et iinpiirs des passions inferieures ', 
la rapine et la fraude ä l'egard de nos semblables, la fiiieur, la eolere, Tai- 
greur, les manieres fourbes, l'injure soit (pi'elle entre par les oreillcs soit 
([u'elle Sorte par la langue. Vous avez enlendu, en efTel, que le chemin. est pur "1 
et Saint. Si vous y marcliez comme il convient et avec preparation, Isaie 
ira de nouvcau ä votre rencontre avec ces paroles sacrees, ii vous felicitera . 
de volle preparalinii, il vous poussera juscpi'ä reutrei" par ses felicitations 
(x.Xeo;) el il dira : l.c vhciniii des luiiiititcs picux est droll cl jirrt : (iiirrcz- les 
partes; (jite le peuple (jui (jtinle Ui jiistiee, cpii i/urde la ri-ritr. (jui possi'de la in 
verite et qui (jardc la pai.r nitre; eur il a espere en toi, Seii/near, ä jamais'. (^)ue 
1(! Seigueur vous donne lui-meme, apres vous etre ainsi disposes et prepares, 
d'obteuir encorc avec paix Teuln^L' daus ce (Heu) et celle dans le royauuie 
des cieux pour sa proprr louauge; car c'est ä lui que convient la louange, 
au P6re, au Fils et ä l'Esprit-Saiul, uiaintiuiaut et toujours et dans les siecles 15 
des sii^cles. Ainsi soit-il ! 



1 IX LUC (l. UOMICLIK) I.XIX. 
1. LiU. : « qui soiil. sous Ic! venire ». — 2. Cf. Isiiie, xxvi, 7 el 2-:i. 



TABLE DES MAXIERES 

(\üus renvoyons ä l;i pagitiation ciilie cruchels.) 



P. O., t. IV, läse. 1. 



Pages. 



2.5 



Homelie LH. — Sur les Macchabees 

Homelie LIII. — Sur la calamite qui fut envoyee par Dieu ä Alexandrie 

Ilomelie LIV. — A ceux qui, apres la priere, vont au theätre 4') 

Homelie LV. — Paroles d'adieu, lorsq.u'il se preparait ä partir pour visiter les 

saintes eg-lises des canipagnes et des villes et les saints monasteres 6() 

Homelie LVl. — Sur sa reception ä Kinnesrin '^ 

Homelie LVll. — Deuxieme homelie prononcee ä Kinnesrin, sur Sei-gius etBacelius. 8:i 



/'. O., t. Vlll, fasc. 1. 

Homelie I.Vlll. — Sur son arrivee dans la ville de Cyr et sur reccmomie de 

l'avenement dans la cliair du Christ notre Dieu *1'' 

Homelie LIX. - Deuxii-me homelie prononcet; ä Cyr, sur le meme sujet. contre 

les blasphemes de Theodoret ^^'' 

Homelie LX. — Troisieme homelie prononcee ä Cyr, sur 111 Rois, x\ in, 21-4ü . . . i:U) 

Homelie LXl. — Sur son retour qui suivit lavisile des saints monasttns 14» 

Homelie LXII. — Sur les verres envoyes de Palestine et les cliarbons vomis par 

des possedes 

Homelie LXIil. — Sur la Nativite ou l'Epiphanie l"'-^ 

Homelii' LXIV. — Repetition de la deuxieme homelie prononcee ä Cyr. contre les 

blasphemes de Theodoret '■''•' 

Homelie LXV. ~ Sur saint Basile, saint Gregoire el saint Ignace 207 

Ilomelie LXVI. —Sur l'Epiphanie -'' 

Ilomelie lAVIl. — Sur Marie, sainte mere de Dieu et loujours vierge •. . . '^35 

Homelie LXVIll. — Sur le devoir du jeüne 253 

Homelie LXIX. — Sur la preparaliun ä l'entree au baplistere 274 



ERRATA 



Dans le texte : ii,, ^>>> lire ^<;]i. — 20^ i^ta^j-o 1. ü-^a^j-o. — tv, oiio 1. loo,. — m^.^ ^ 1. 

^. — 21,»^ vii^ 1- -^v^- — -fi'i,i --i-w^ 1- v^o«- (Quelques lettres se sont aussi brisees sous les 
presses. 

Dans la Iraduction : 128,, parl'ait dans toute sa nature lire : parlait en tout par sa 
nalure. — iriK,, ridicules 1. ridicule. — in6,„ perdu I. peri. 193,,.,, les mroiirs tres brillantes 
1. la fete tres brillante. — lyi,,, obliges 1. oblige. — 221,^ prophetes 1. fils. — lw, , et c'est 
lä, bien que cela n'apparaisse nullement, ce que le Livre sacre a dil de lui 1. et il ne 
semble pas dn tout que le Livre sacre ait dit de lui cette parole. — 2',i|., et 1. 011 — 204,1 
Psalmiste 1. psaume. 

Dans les nolcs : na note 4 : ^u o^ 1. m=^-^; 12« nole 2 : 2. L add ^«.^j» 1. 3. L add '^^i^. 



KITAB AL-'UNVAN 



IIISTOIRE UNIVERSELLE 



ECRITE 



PAR 



AGAPIUS (MAHBOUB) DE MENBIDJ 

fiDITKE KT THADUTE E\ FliWljAIS 

PAR 

ALEXANDRE VASILIEV 

Professeur ä l'Universite de Youryev Dorpat 1( ipi.ciii. 
SECONDE PARTIE ill) 



■ — »noi*)^^QO>»^|»«i— - 



PAin. 0». — T. viii. — r. :i. 



[139] MELECE D'ANTIOCIIK. 309 



I 



i 1^ )ij^ L5 ^j-ISj jv*^' "f- ^y^J ^J ^r-i-Jj-^-a-» iijL.^ i_jlj UÜ * fol. Gl. 

jij cUjIä-s' >w ^Lä_-s' Jalä-'j -rzJls^ iAj« jM OsjkJ vJI«^ •dx) jlj I V3 viü 

viüi LijJls ^-li aJ i_ljls \.sXa Ak IL, ^Ä!'3 ^U- ^v« L;'3 
'LVI >_.U.J J5U^ * jjb O jOt. -^j^ J\ V^ji^ >: ci^J' ^'i j, Mol. 61V. 

j_j-*^^Js i^ Lü-l j^Uäs f»)'-'^ ^stäJL .vis iiLvJi 

1. _^..~,^o. — 2. LjJiJ ou -jJ-^- — >5- Dans In ms. noustrouvons ici ajoute par crreur 
o J qu'il laut supprimer. — 4. _J:Ji. — .'>. „...iL'. 



' Lorsquo les eveques, (parlisans) de Macedonius, euront vu cela, ils • f„i ,-,1. 
rononcerent ä leur alTaire, ccrivirent plusieiirs lettres ä Damase, eveque 
de Rome, pt s'attaclKTfnt ä lour religion. 

C'est jjounjuoi Meletius (Melece), apres son retuur u Antioclie, dit ä 
Paulinus, eveque de cette ville : « Tout le peuplc n'est iavorablement dispose 
ni pour loi ni pour nioi : ruii est pour loi, Tautre est poiir nioi. \'()ici 
cominent nous pouvons iiou.s arranger : rennis mes partisans avoc les tiens ; 
si le poiivuir (episcopal) excite la hainc entre nous, nous placerons iKvan- 
gile au milieu de la salle : tu te mettras d'un coli'-, nioi de Fautro, et celni 
de nous deux qui snrvivra, occupera le siege. » Mais l'auiinns refusa". 

A (clte epuqnf-ja, .MidiHius s'interessa ;i Diodore et a|ipril (ju'il savait 
i)ien ■ .s'oppostT anx lit-n-tiques et les rel'utait solide-nenl : «l il le lil (•vrijui' • f,,i r.i v. 
dl' Tarse'. 

Knsuifc, Meletius et plusieuis eveques s'entendirenl pour liansferer 

1. Ce fascicule fait suite au fasc. 1 du Imiie VII, comme rindique la pagination cntrc 
crochets. —2. V. Theodor., V, A. Muh. le Syr., I, p. 309-310. (lir. Min., II. 15(i-l,j7. 
Cf. Soor., V, r,. Sozom., VII. 3. — 3. Chr. Min.. II. 159. 



I'dl. c.-^ 



400 AGAPIUS. KITAB AL-'UNVAN. [140] 

.:u^ L^U p^Ui 'Uk_jl O J[J>^^ J^J V:-l; <i jl^ ^^ j.j^ Jji. Jl <JI 

^Jy^y-b ^^i~L_j j^jL« «.»ij-li —.LijjL C-V^^^I^) o'^^-i^'3 *-Sila;L o^,i/^ cfT^"^^ 
0. ^_,^.'^. 



Gregoire le Tlieoloiiien de suu (Midroit ä Constantinople, ä cause de son 
grand esprit e( de labondance de sa science, et ils fircnt cela. Beaucoup 
de gens commencerent ä se rassembler aupres de lui, dans la pauvre et 
petite maison qu'il liabitait chez uu lionime qui s'appelait Auastase ' ; et il 
Ifis instruisait. Deux ans apres, ils rabandomierent et eurent de l'aversion 
pour ses inerites; el il s'eloigiia de lä-bas. 

Timothee, evecpie d'Alcxandiic, (irduiiiia a sa place Maxime le «'yiii- 
que^, qui ctait iiii lnunini' vaiiileiix daiis soii äiuc et orgin'illi'tix cl (|ui par- 
tagcait les idees d'ApoUiiiarius. 

Eiisuiie 'rhei)dose se iiiil a perseeuler les Aliens, ([ui avaiiMil ele niaitrcs 
du pays et des öglises pendant quarante ans; et il cxcita nne persecution 
violentc''. 

I'iiis il lit conxoqnrr un cnncile a ('onsliinlimqde, et ceiit ciiiquante t''ve- 
ques s'\' r(''unir('iil . ('.da ciil iiiMi rn In dcuxienie annre de son regne, i|ui 
i'sl l'an (j'.l2 d Alcxanchi', It; Irois (hi niois däb laonti. 

A cellt! ('poipie, Daniasc Fnl |)aliiar<'h(' di' l^mii'. TiniullRM' d Alex:iii- 
iiil. i;^. drie, Melelins d'Antioclie, dyrilli' de .It'Tiisalciii. ' Avcc ceux-ei se renniii'iit 

1. Je crois qu'il s'ag-it ici du la ciiapelio l'oiuli'u par ( iröuniro i\ laiiiii'lic il ilomia 
lu nom de la Resurrection ('Aväcutai;). \ . Socr., \ , 7. Sozoi/i., VII, 5. — 2. Dans le 
texte arabe « Maxinic lils de ClvniciiK! ». — 3. ^ . (7ir. Min.. II. l.jT. (.!'. .Uic/i. le Si/r., 
I, .ilO. Socr., V, 7. 



[141] I.K II' C.ONClI.i: O'CrMKNIQUK. 401 

A'.:.i,:W.,; .^L_- ^rj.wi.3 J^^li.. ü«' ^_)j jl ^1,>'J1 1 ^>-:> >-^t-3 ol^Vl jJ=Ül 

*Ji .-.A^äJi ^ «J .''' wi J ' ^i-s- 'v« , ■*->>' J^i *-J l«-i=Ji» iv«.'-i-' ''Uoil lv»-ij"^ 

■^'^r,-JLL-3 M^Ljlj -M^L^^^ -It l,;^ d'ii\ J 'j-t.-^ Ö^L** ^jl ^y^ii 
J\ ^y, y. l^\Ji\ S^ V >V' i^mi J S:^>, ''*UL-3-iJL,3 M^»;U,ly3 '"'IjJ'-Li 
■ »Ji jl j 5^3 iä.'.< *J'iU- Ol z^x>v »' ^'»^ J^ ■* — Ji Jc>-'3 i^o /.j,l) J3 )i^4-« 
V «-• .wJ-i~' ,U. jus' ^ , ii—i J i-s o'^ V3 o»jj i^J^ -^ A.:J-s.'!-i „« ^^y> 

1. Cod. _-^. „.,'-' Je crois riu'il fiiut lire „.— »^ -= Tarse Diodore de Tarse . — 



2 



^ ^ 



jJii.'. — 3. 'j'w^oJ. — 4. '».''j,'. — 5. , „.,.jü~.. — (). Peut-etre le iiom mulile 



des « Apollinariens »"i* — 7. LilL'L--. — 8. |yL<jJ-i^. — 9. >Ji.'. — 10. .]^j^. 



Basile, Gn-goire le Theologien, (Diddore), (■veiiiic de 'Parse (?), ijui disalt 
que le Saiüt-Esprit a ete cree, Maxime, eveque de Constaiitinople ', et 
Nectaire. 

Ils completereiit et confirmereiit le Symbole (de Nicee) et y ajoulerout 
que le Fils est de la substanee du Pore et que le Saint-Esprit est Dieu et 
Seigneiir, viviliant, procedant du la substance du Pere et du Fils. Ils aiia- 
thematiserent Eustatlic, (jui partageait les idces de Macedonius'. 

Ils rödigerent qualre canons. Dans le premier ils prononcei'eiit aiia- 
theme contre les Eunomions, les Arieiis, les Sai)('Hiens, les Apollinarieus(?) ■', 
les Plioliriiens et les Maeedoniens. Dans les trois autres caiioiis, ils de- 
finirent que les eveques ne passeraient pas d im endroit a Taulre et (pie 
chacun d'eux occuperait soii siege jusqu'ä sa mml du iii^([u'a ce quapn's 
avoir commis (juelqur clmse d'illicile, il IVil cxili". Ils ordonneront ([ue le 
siege de Constantino[»le iVil le premier apres celui de Hoinc et (|uc l'accu- 
sation de l'eveque liereli(juc contre I'öveque orthodoxe ne iVit pas aecueillie '. 

En la cinquieme annee de Tlieodose, Vahran {h'alirän), fils de Sabour, 
nmnla sur le tnuie de Perse et regna onze ans". 

1. Ccst Maxime, philusoplie cyiiii|ue. V. plus haut, p. OL» l'iO , n. 2. — 2. Mich, le 
St/r., I, .312. — .3. Cf. Mansi, Concilioruni collectio, t. III, p. 500 : Ks'i ->,v ttöv iiaCeÄ- 
).i«v(T)v, Mapxs).Xiav(öv, xai t»)v twv <l>u)TEiviavöJv x»l t^,v TÖiv AwoXXivotpidTÖiv. - '1. l hi'odor., 
V, !) (vcrs la fin). Muh. la Sijr., I, 31i-.il2. Chr. Min., II, 157-158. — 5. Mich, le Syr., 
I, 322. 



/.02 AGAIMUS. KITAB AL-'UNVAN. [142] 



I 



ö- ■h^-^3 ij-^"^ ^--^^. ■^ilC« »l«3 ^r'-üJi ^^ i^JiLl v_rj-^-"y ^y3 
• f,,i. (-,2 V. iiLL'L ^j-~-i L^_j;. s-^-w*-)! ^^t^ ^-^^ ^-*-* j ^^* J^J 

1 ..^<'^ — 2 . ' •' 



En cettc aiiniM', un rebclle appdc Maxime sc revolta a Rome. Theo- 
rlose envoya ses troupes coiitre hü, et ii tut liu''. 

En la sixicme annee de son regne, un fils na([uit ä Theodose, qui r;i|ipela 

Honorius". 

I^a meme annee, Tiniothec, eveque d'Alexandrie, mourut. 'riM'ophile liii 
sueceda, pendant vingt-liuit ans '. 

Cyrille, eveqne de Jerusalem, mourut et Jean lui succeda, pendant 

vincrt-deux ans '. 

loi. r,2 V. * Jean, pretre d'AntiocIic, lul, un des savanls rcnoninu's de cclte epoque '. 

Ell icllc annee, Theodose ordonna aux gens de bon conseil de deiinir et 

de professcr par ecrit leurs idees religieuses et de lui presenter cela. Lors- 

qu'ils Teurent fait et Ic lui eurent prcsenli', il se leva et pria. Ensuite 11 

ordonna de metlre ees opinions (ecrites) snr raulcl: et Dieu lui inspira qu'il 

UV a (pruno eliosc vraie, e'esi la parole de ci'ux ipii disaient quo Ic Fils 

i'st de la subsfancc et de l'essence du Pere. Aliu-s ü urdcuna de l'airc linilrr 

1. Mich, le Si/r., I, SDO. (Jiegorii Abulphdiajü llistoria D.viiasliaruin, ed. ab E. 
Pocockio, OKoniac, 1()G3, p. 14:! trad. 90:; cd. Salhani, Bcyroulh, 1890, p. 142. Cf. 
Throdor., V. 12, l'i. Socr.. V, II. 12. 14. Sozom., VII, 13. Sur les details v. G. 
Häuschen, Jalirbirchor der clirislliclirii Kirclif unter dem Kaiser Theodosius dem 
Grossen, Freihurf? im Hreis^-au, I.S'IT, p. 281-283. — 2. Mich, le Si/r., 1, 307. Socr., 
V, 12. Sozoin., VII. 14. Gr. Abidphar., IW (90i; ed. Salhani, 142. — 3. .Vieh. Ic 
•S///-., I, 320. Chr. Min., II, 1.V8. — 4. Mich, le Syr., I, 321. Chr. Min., II, 158. — 

Cf. Mich, le Si/r., I, 319. Chr. Min., II, 157. Jac. d'Edesse ad ann. 09 [ZDMG., 
p. 314; Chr. Min., III, p. 220). 



o 



b 



[1A3] (,.\ MORT DR TFIEODOSK. 403 

kiJULJ' A^Ai- ',^3 j'wAJi V.J T-vj' J^Ü' Jvi) V ^^ ■*-i-3- V« ia£- 

k.^ "v-JL- i _»i ">D^ ö. b _l£- «_— liLU jl 



fol. CS. 



toutes ces opinions el d exiler de la ville leurs partisaiis ; il ra\ a des con- 
tröles de ses troupes, de son conseil et de son entourage tous ceux qiii 
partageaieiil Ics idees d'Arius'. 

II oi'donna de d('triiiri'. daiis tmit !•■ pays, les eglises des Ariens et les 
lemples des idoles; et il fit luer beaucoup de paiens h Alexandrie". 

Celle ann6e-la, une coloiine de feu parut dans le eiel et resla pendant 
treiite jours. La ineme aniiee, une obsciuite lerrihle eut lieu d midi '. 

Ensuite Tlieodose tomba malade et envoya cliercluT lloiiorius, soii fils. 
Lorsqu'il fiit airive, Tlieodose le lit [jroclamer (empereiir) et l'envoya en 
Occideiit: il fil prodainer Arcadius, son autre (ils, et renvoya en Orient. 
Tbeodosc niourul dans ces circonstanccs, apres avoir regne dix-sept ans 
et avoir vecu soixanle ans '. 

Arcadius, lils de Theodose, regna In-ize ans, ' en lau 7()<S d A- • r,,!. m. 
lexandre. 

De son temps, |iarnii les savaiils, s'illuströrent Ej)iplianius, eveqne de 
Cliypre, Tiieopliile, eveque d'Alexandrie, et Acacius, öveqiie d'Alep '. 

1. Cf. Soor., V, b{Migne, I.XMI.p. 5.S.S-.V.)2 . - 2. Cf. Mich. U Sf/r.. I, 320. — 
3. V. Mich, le Si/r., 1, 319. Greg, .\biilph., I'i3 (90); ed. SaUiani, 142. — U. Gr. 
Abulph., 143 90); ed. Sathani, l'i2. — 5. V. Mich. !c Si/r., II, 3. Cf. Chr. Min., 
11. I.V.). 



',04 ACAIMl'S. KITAH AL-'UNVAX. [144] 

Ji *' -^li-jjl ^"-^ 1^^^ "CiiUl «..-..^3 ^r^J .^,j:-U -'^^^jJLL^I ^II ijA:_OVL. 

^_j^l Lisa l^ «^3 •«JI CIU3 •«.-It iA3-l3 ^Ul j^y:>\ij\ i\j^\ i-CUl Üil cJo» 

o-^wi^l ^^1 ^Ul il^^l ;J'\j>l ly^j c^^ w''j <-iii- ^r^ J ^jj i~--^'^ ^_;_^« 



7. ^ ^^L). — S. ^vi'j.J. 



A l^)me, apres Damase, qui oecupa son siege pendanl (li\-linil aus, viiil 
Siricius ' . 

Ell cette auiiee-lä, aprös Necfairo, Jean Clirysostome deviiit eveque de 
Constantinople. II etait originaire d'Aiitioche et, ä l'äge de vingt-liuit ans, 
il avait compose le commentaire de rEvangile ainsi quo le commentaire des 
Epitres de Paul. 

Devenu eveque de Constantinople. il defeiidil aux jueties de nonibreux 
actcs de corruption. IIs l'envierent et se mirent ä cherchcr contre lui une 
fällte qaelcdiKpie pour Ten accuser. En ce leinps-lä, il lisait les livrcs 
d'Origeiie. 'I'lieophile, patriarclie irAlexaiidrie, envoya che/. Epiplianiiis. 
Eveque de Clivpre, et che/ toiis ses rvequcs, et ils anathemaliscrent h's 
livres d'Origeiie. .Icaii iTy fil poiiil attention. Ahns Idiis lui deviiirent lios- 
tilos; parini si's eniieniis se trouvait Epiphanius. ("veipie ih^ Chypre. et Au- 
tiochus, eveipie de 'Akko. 

E'imperatrice, feiiinie de rempereur Arcadius, avait aussi du resseiitiinenl 
contre lui, paice (pi'ü avait l'ail renverser sa stalue qui sc trouvait pres de 
Fcglise, et paice ipi il lavail injiniec, un jour, dans une homölie et Tavait 
comparco ä Jözabel, femnie d'Arhah, (pii avait pris la vigne de .Nahotli 1 Is- 
raclile". C'est pourcpioi eile partit im jour avec viiigl-neiir evequcs, aux- 
quels se joignirent sepl aulies evi~'<pii's cxciles contre .lean. et ils ai'rivercnl 

1. V. Mü/i. h> Si/r., I. :!()!). (7ir. Min., II. lr,l». Surr., \ II. H i;ip(xio;). — J. \ . / Ihns, 



[145] HISTOIl'vi: l>r. .11 AN CilRYSOSTOMK. ''05 

■s,\ kS\ \yfrii "^^ ^yL^'^ ' >^yl ^yb ^^. L«^^ J"^ J^'^ '^ V. Js-Jj • f"'-«^v. 

iil ^« O'i .J^- y l™* •»-i-' ^^ ^'•^'' "^5 V»-J ^»^3 "^V J^ ^V ^r^ ^ 
^LiLiLV ^_Lj ^r^^V.b >^y t^'^ -^-^y '-^..-^ ^t^ ^-^=^' ^.^-5-^ "^^-^^ -?^ 
c~- i.'-- -*• r-'^^v"^' '^^^ '^'^ j *^'^ J^^i V'-J ^i-v"-* ^-■5'--^'-'> Jl (n^~^ 

.. .. ^ . .. . *w o > .. • ^ 

1 . ,'j. 2. s^i^=v. 3. ^;ak).Ä-'l V. Soor., VI, 21 : h KouLoivoti; toü EüSsivou ndvTou 

— 9. r.',J^'. 



pres de Tlieoplül«'. ' SiMant niis (Tacronl au suj.'l Je Jean, ils Uli euvoye- 
rent dire de veiiir aupres d'ciix; rnais il ne vint poInt. Alors ils rexcoinnui- 
nierent et le deposerent. 

Apres rexcommunieation de Jean Cliiysostome, la populalion de la ville 
se troubla et se divisa. I.'empereur, temoin de Icur division, envoya cher- 
cher Jean et le retaltlil dans sa dignite. Apr^s son retour, il cniuposa des 
lionielies sur son exil. Dans un de.ses discours, il designa, un jour, l'impera- 
trice sous le nom d'« llerodiade ». Outrcc de colere, eile envoya chercher 
Tlieopliile, Kpiplianius et d'aulres evequos, qu'cUe rennit a Constantinople ; 
ils excommuniercnl Jean et Texilerent. Cela eu( lieu rn l'an S d'Arcadius, 
qui est Tannee 710 d'Alexandre. 11 fut exile dans nue ilc ilii Ponl-lluMn, 
Oll il 111.. 11 111 1. a l'äge de quarantc-six ans; il avait ete eveque pendant quatrc 
ans '. 

Pen de temps apres lui, rimperatrice mourut. Arsacius, freie de Nectaire, 
siii'ceda il Jean, pendant qualnrzi' mois; ai)i-es celui-ci, vint Atticus, origi- 
iiaire de Sebaste cn Armrnic -'. 

Klavianus, eviVpii' d Aiiliüclic iiMiunil, et Purp lyriiis lui succeda \ 

1. Midi, le Sf/r., II, .;-9. Soor., VI, .!, 10-21. Theodor., V. 27-2S. 3'.. (ireti. Abtilph., 
I'i3-145 (90-91); ed. Salhani, l'i2-l'i:!. — 2. Soor., VI. 20 : 'Antxo; to xt-h y^vo; Ia 
IsSaiTEf«; Tric WpjjiEvi-/; x«t»)Y£V. V. Mich, fe Si/r.. II. «. - .!. Chr. Min.. II. IT.O. .)firh. le 
Syr., 11, 11. Socr., VH. '". 



lui. 03 V. 



406 AGAPIUS. KITAB AL-'UiWAN. [146] 

J-J^X" ^a! iL, »_-j vl.t-ir^J ^-*^' ^ J "^ J.r*-'--''3 J^nr'"^ 

^ ^bji <->! ^t;' <;i.C (.1^3 Ä.-jx,CVI ._ii^l >liy Jy ^Xu iHÜI ö_il Jj 

' ^vjlia ^'' !i-^i3 /t~-- kl-^' ' wJa-ii->«J iAju3 ',-1^ «jji "^ r-üa — >l '*-*J^<' ("^3 

1. ^JJL". — 2. i^^-V. — 'S. -^s <j'. —4. J.*3. — 5. ^Ikw'. — 6. ~k.'j. — 



Ensuitc, au siijet des restes de Jean Clirysostoine, des troublos eclate- 
rent pariiii les Grecs, en Egypte et en (3rient; oii les ramena Ircnte-trois 
ans apres., sa mort; on les cnsevelit ä Constantinople, et Ton consigna son 
nom pour toujours dans Ic livre de vie (daiis les diplyques) '. 
• fol. 64. • |",|| l';,ii T) (lAicadius, Yezdegerd, tils dr Sabour, commenga ä regncr en 

Perse et regna pendant vingf et un aus. 

Epipiiauius, eveque de Cliypre, mourut. .luii'd'origiue, i! s'etait fait cliie- 
tien etavailreyu le bapleme. C'est lui i]ui iiaptisa Arcadius et Honorius, tuus 
deux fils de Theodose ". 

I'iusuilc Arcadius niouiut, a läge de Irculc aus. 11 laissa le tröne a sou 
fds Theodose, t\ge di' liuil aus, (|ui regiia peudaul quarauti-(leu.\ aus, a 
partir de Tau 721 (rAlr\;iu(lrc '. 

l']u Tan ."{ de son regue, Tlieopbile, eveqne d'Alexaudric. mourut: rt 
(h'rille, son nevru, lui succeda pendanl Ireule-trois ans '. 

.\ Honic, Anastase fut eveque pendant quatre ans; apres lui. liduiliniu- 
pendant trois ans, et apres celui-ci, Celestiuus pendant ueul'ans^. 

1. Mirli. !,■ S;/r., II, l(t-l I. - 2. Cf. Mic/i. le Si/r., II, ,S-<). (jrct,r. Abiilph., 145 Ul ; 
<5d. Salliani, 14:5. — .?. Mich, h- Si/r., II. 2. — 4. .Mich, le Si/r., II, II. Chr. Min.. II. 
159. — 5. Mich, le Si/r., II. II. Chr. Min., II, lüO. Socr.. VII. 11, h i iidir nuUnir 
omot deux evcques de Koiui' : Innocentius et Zosimus. 






V. 



iiisToiRi-: Dl", Yi:/.iiK(;ii{i) 407 

ju jX_CVl ^,-— ^^^ Ia^^;j ^^\ ' j-'jy^^ -^ iiiLil (-Isj 

■v^U- i^^U •C« 'ii.li- ^ i„i.,. Cij C-i'03 Ülii ü_»__£ JO3 vilL ' ijs-^y^ j' I».' 
:> ^:iy l*sj.«3 jL*-U]l ^U:-^3 i^- ^ J^ *-• ^.^?=^ -^•i^-^>. -'-^ -r'^ .^'^ ^^> lT^ 

i,^ rc ü «-iU- j\i Us 'J^ i.->^_ ''^— »i. ^}i "— =>=:^13 i^^ jA* T>^ j^'^',^* 

1. -..j^--. — 2. UJ>. — a. IV'ut-eti-e _--!=' J = Novalius? — 4. „Ji.- . .'j 
— 5. 'j-. ,'-». — I'). -1^-v-'. — 7. ^J-^. 



A Aiilioclic, apres l'urpli\ rius, qui occupa son siege peudaiit ciiuj ans, 
Alexandre fiil evr'(jni' pemlaiit dix ans. U retablit entre les Orientaux et les 
Occidentaux \\w paix qui avail ele liouhlee par suitc de leur discürde au 
sujii de Paulinus, lequel avait ete evöque d'Anlioche au temps de i\ovatius(?) 
i'impie. Apres un episcopal de dix ans, il eut pour suocesseur Theodotus 
pondant treize ans, et celuici eut pour successeur .lean pendant troizc aus '. 

A ccttc epoque-lä -, les chreiiens se multiplierent dans l'enipire de Porsc 
et II' clirisliauisme devint tres fort, g-räce ä Marouta, evequc de Mayafariqin, 
■(jui. par l'ordri' di' 'rii(''odose, se rcndil j)ri''s des l'erses ''. ' i'ol. 64 v. 

F.nsnile Yezdegerd rögna ; il fnl injuslo et oppresseur; et scs sujets se 
revoltaient contre lui, le redoutaieut el le maudissaieul. Mais voici qu'un 
oerlaiu jour, (accouruti un clHn'al agile, de heau pelage et si beau ü voir (jue 
Tou u'avait jamais vu son pareil; il se mit a courir et s'arrela pres de la 
porte du palais de Yezdegerd. Tous ceux qui le voyaicnl, en lurent slupe- 
faits. Les servitours enirerenl el previnrenl Yezdegerd. leur maitre. 11 sorlit 
a la liAle poui- voir Ir rlieval, le Irouva iieau el s arriMa pour le caresser avee 
la inain. Lorsqu'il tourna derriere le clieval pour ui caresser le dos, le clieval 
le frappa de ses deux picds (de derriere) et le tua; ensuite il sc mil a courir 

1. Mich, h: Si/r., II, 11. (7ir. Min., II. liKi. Socr., VII, 9. — 2. I>e recit suivant a ete 
Iraduit eil russe por lo Iciroii /{o.sc/i, op. c, 58-5i). — 3. Mic/>. le St/r., II, 2, .'$; cf. II, 
15. Socr., VII, 8. Greg. Abulpli., 145 (91); ed. Salhani, i4;i. 



408 AGAPIUS. KITAB AL-UXVAN. [1481 



„Ic J_^3 ^jLiJI J^ iJJ:> cl j'^.Ajj i-^: ^'-» (V 



4.I3 i^lk'L "uLL jl^3 ^l^^l ^5^'U ^^ ^.J J^ d^\ Ua J cLwUJl ^v* j^j 

1 '.-^ 



et disparul ; et Ion iie sut pas tloii Ic clifval etait venu. C'esl aiiisi (lur Ir 
pcuple ful delivre de ses persecutions '. 

Ensuite V'araliran (BahrAm), son fils, qni lui succeda, persecuta cl 
opprima Ifs clireliciis. 

Getle aimee-lä, il v out une eclipse du soleil. 

La memo anneo, il y eul uue bataille entre les Grecs et les Perses, et 
hcaucoup de gens furent fues des deux cötes; les Perses furenl mis en de- 
route, et la persecutioii contrc les chretiens cessa^. 

En ce Icmps-lä, parrni los savants florissail .Mar Isaac, disciple de Mar 
Eplirem; il habita Anlioclio cl composa plusieurs honielies sur les fetes, les 
martyrs, les gucrres cl les invasions cpii avaient lieu ä celfc epotjue; il i'lnll 
originairc d'Edesse '. 

A la nienie epoque, il v avail a Aloxandrie i)eancou|i d liahitanls .luüs. Un 
beau juui-, plusieurs d'cntre eux furenl baptises; ensuite ils prireul une statue, 
la crucilirniii 1 1 ilirciil : « C'est le Messie! » Une grande discorde cclata 
' All. G5. cnirc eux cl les clireliens ' et beaucoup de gens furenl tues. 

1. ün ne trouvc pas cct cpisode du clieval mystiirieux daiis la Clironiquo de Miclit;! le 
Syrien, mais on peul Ic lire dans les chroniqucs arabes de Tabari, d'lüitycliius. etc. 
V. Nöldeke, Gesclnchte der Perser und Araber zur Zeit der Sasaniden, Leyden. 1879, 
p. 77 ein. 1. — 2. Mich. Ic Si/r., 11, I.!. — .i. ('///•. Min.. 11, 159 : babitabat Aiiudae. 
Jci so lermiiie la Iraduction de l{osen, 



[149] HISTOIRE DE NESTORIUS. W.) 

>1;LV' ^^.Ji jl^3 iiik:L ij^l .;-^U jL«^ ^j' ^_^-^3iLL) i^^UI i_JI Jj 
•''^•3^^ •clC (.133 Jy ^J <-■- ä-ir^3 är-"' (TT^-'-J^ '-^^' ^^. i-^ ^""'3 
J^^ j j5Ci Co-uJl ^.il-l "^_jko3lr A(* ^ ^Ikil Jl jL^ jv' '•^lL>ji3U3 

X/^j i^,.:^::^! ^:>-3 ^r-^x---i3L'- jl J' L__« )ij^ .^^\ iU ^l^ ^UL, j\^> >1j1jL.vJ1 

U^^ J il jU'l ^^ S> vJ^-;. y^ l~i i^ Ck^ v*^'' ^-^ v^. J^3 

I ^jü'Ji-' .)U Peut-etre -..J^ ►-k!,iJo':' — 2. Probahlomunl il faul vi)ir ici le uom 
niutile d'Acacius de Benia (Alep) ^^-;,^i'-?!. — •'5. ^~-jy- — ''■ ^^j^— '■ — ■'). ~^- — 
6. Ji.'.^Jj.— 7. ^J=-'l'. 



En Tan 6 de Theodose le Jeuiie, fureiit trouves, ä Jerusalem, les osse- 
ineuts d'lüieune le marlyr, et une eglise sous son vocable y fut bätie '. 

En l'an 10 de Theodose, a Antioche, s'illustra Siineon le Stylite, ([ui Hl 
des miracles et des prodiges". 

i'armi Ics savauts. fureiil Cyrille, patriarche d'Alexandrie, Theodorct de 
Cyr, el Acacius d'Alep '. 

Ayaiit siege peiidani viiigl-deux aus, Jeau, evrque de Jerusalem, mourut, 
cl Praylius lui succeda pcudant cinq aus; celui-ei eu( pour successeur Juvenal 
pendant quarante aus '. 

I',ii Oiiciil tut uu lionnuc, (pii s'appelait Ncstorius; il ful iasiruit et eludia 
Ics livrcs <lc Throdnn! (de Mopsueste) et de Theodoret. l-lusuitc; il ai'riva a 
Aulit)che au tcmps de Tlieodolus, cvequc de la ville, el s'iuslalla daus uu cou- 
veut. Cuuiuieilelail assidu a la leeLure des Livrcs Sacres, Throdotus l'oi'douua 
priHre. Eusuile Theodosc le fil veuir el le fit patriarclu' ä Couslauliiin|ile. 

IMais;iil dl' u Iircusrs iiotui'-lies au peuplc lluc Ibis, laudis qu'il laisail 

1. Mkh. le Srjr., II, 14. Theophanis Chr. (ed. de Boor), 1, 86. — 2. Mich. le. Siir., 
II, l'i. — :\. Sur Acacius d'fVIep. v. O. JJurdenhewer, Palrologie, 2" ed., I'"reilnirg 
iiti Breisgau, 1901. p. .m")-:{()(). I ';ininö-l ioKoini/xtö, KpaTKÜi O'iepK'i. nciopin 
cnpiii<-i;<Mi .inTeparypi.i. Pelersbourg, 1(IU2, p. 28. — '1. Mich. Ic St/r., II, 15. 



410 AGAPIUS. KITAB AL-UNYAN. [150] 

JIa Jlsj \^Si z^y^y^ ^'^jh kj jL— ''VI ^aJIj IjJ Jl« oO iJVI 5JJI3 1^1 ,v^^;^^ 
^LJl >Ti.'^^ ^•'^* ■L-^Lkjl ^ •w. /.AÜ j^JJI iÄ^" '-'^Ikjl jU ^ C^l ^'i 

4i*, G:^ ^jj)a....: Ji\ ^<Cs ^3j v_^U ^'1 _jJ^\ S^^ jis- Oi ci-ij ,j^^j 

(^-Ij ^LJl k_^^3 1^^ r^' '-*^ Jt^ "-^^V f*^ ^ ^<^^J '»aisL-l ä.»Jä> JI3 "UlI« »»Jb 
OjJa.) ^ji-L-J lj_«^j>j Lia^l jUiU (W-*^ j ?w Ujts- ^,Ji-aJl ^j-.-.iiiU' «.jOtS 



2 .'-L^' — '5 J-3 



unc homelie, au lieu de dire que Sainte Marie est Mere de Dien, il dit 
qu'elle est mere dnii liomme. (Les gens) ne virenl aiicuuc iiiention de la 
divinite. Anastase, son disciple, qui etait arrive avoc lui dAiiliocIic, disail 
* loi. r,.-. V. aussi la meme cliosc. Lorsque le peupli' en l'ut troulde * et agite, il monta 
en cliaire et en dil eiicore davantage. Le peuple eeoula, ful irrite et trouhle '. 

Cette alfaire se repandit, et la iiouvelle en arriva jusqu'ä l'eveque de 
Rome. Celui-ci cnvoya ä Ncstorius des lettres 011 il Texliortait et l'avertissait 
de ne plus tenir de seinblaldes discdurs. (lyrille, eveque d'Alexandrie, liii 
eiivoya egaleinent des lellres (in il lui defendait de renouveler ce cpiil avail 
l'ait. .Icaii, eveque d'AnliocIu», lui ecrivit la nieme cliose. 

Trois ans sc passerenl ä espcrer ([u'il reviendrait el rclourncrail a la 
vc'rite. I.orsqu'ils rcurenl vii perseverer dans son ailaire, ils en fircnt le 
rapport au patriarelie d(> Roine. Alors le palriarclie ecrivil a (lyiille, patriar- 
clic d'Alcxaiidiic, liil driuaiidaul d'("ii'c son repröscnlani rl d(> riMiuir uin' 
asscnd)l(''e irev(H[ui's qui i'xcoinniuiiieraienl Xeslorius, s'il ne n'-lraclail pas 
sesopinions. II en ecrivil (cgalcnient) a l'eiupei'eui'. 

Theodose le .leunc avail eonvocjue a Kpliese un eoneiic de 200 eve- 
ques, (pii exconimunierent Ncstorius, patriarelie de Constanlinople. Dans 
ce synodc lurenl (lyrille, evripic d'Alexandrie, .lean, evi'que d Aiiliculie, 

1. Cf. Mich, le Si/r., II. 1'.. V. Socr., VII, ;}2. /ü'af^rü Hist. Ec.l.. (mI. de ,/. liide: 
el L. I'armenlier, Louiloii, 18'.)S, I, 2 p. 7). Thcoph., 88. Chr. Min., II, liil. 



fol. (JG. 



[151^ HISTOIRE DE NESTORIUS. 411 

iLiLkjl .^l^ \-^yj <-j.^-J^Y< >_^L- ^jjJ ^--»^^ ^-^ j J^J Vc^d^: 
A«, i_»^^^ ^^ >r^^ ""'o'^^'-' U — '^ >_^l^ j>^*^J irr*^-"-?' •r-^^ ^j-3^^'^3 

rJ^ '^^ '^'-' ij^ ^y'^ vln.-^^ ^^^ *-*^ ij'jj^ j' f" ■^'^'^ '^-^ ^ -^-"^ 

\'J\^ A;l^_^l ^jß ^\ ^L-li lyiy ij^^.> -AS ^^Jj>ii- ^yJ^ J^"^'^ ■^'^^ '^i 
»^j_j .>Ln ^^<_. OVI iAjlj j^_^ jl ^JU.. V J^.j ^^^. ^^--i ^^ '>^ 

1 ^.Sj — 2 ..j'-''. — 3. , ^l=. — 4. yJ. — 5. Jli". — 6. Dans le ms. '-i^.J. 



Juvenal, eveque de Jerusalem, Memnon, eveque d'Ephese, et Acacius, eveque 
de M^litene. Apres avoir etiidie avec soin ses livres et ses epitres, ils l'ex- 
communierent et trouv('>r("nt qu'il s'eloig-nait de la foi de Dien et s'ecartait du 
chemin de la verite. 

* Apres snn exc<imimiiucation, PSestorius leur dil : « Moi, je n'appellerai • lui. r.r,. 
pas Dieu celiii qui a ete äge de deiix ou trois mois, et je ne l'adorerai pas 
comme Dieu. » Ensuite A'estorius rassembla les eveques qui etaient de son 
avis, et ceux-ci excommunierent C.yrille, patriarclie il'Alexandrie, et Mem- 
non, r'Vf'Mjiii' d"l']pliese '. 

.\ucuu des eveques d'Orieut n'avail assiste au concile. Lorscpie .leau, 
evc^ue d'Antioche, et, avec- hii, Ics <''veques d'Oricnt fureut arrivcs, ils 
trouverent Nestorius dejä excommunie, et ils atlendirenl. Cyrille envoya 
chez eux plusieurs fois ses compagnons; mais ils ne viurent pas chcz lui. 
Alors Cyrilli- les cxcommunia, et eux, ils rexcommunierent (egalement). 
Lorsque Nestorius eut vu cM-la, il compi-it que 1 atliiire ameuerait j>our eux 
une gravo disscnsiou ; et il se mit ä proclamer et ä dire : « .\ou ! <Jir(ui (lis(^ 
que Marie esl Möre de Dirnl " Li' Iroulilc sc call i;i, et Ncslorius rclnuriia 
dans son couvent k Antioclie-. 

i. Socw, VK, .S'i. Evagr., 1, 2 p. 8). Theopl,., ilO. Mich, le Sijr., II, IS. Chr. .Min., 
II, im. — 2. Socr., VII, :!'i. .Mich, le Si/r., 11. I'.). \ . I^iiislol.i Pracfectorum ad Ne- 
storiuiii, ut cum lionore id siuim iiioiiasti'i'iuiii i'ciiicarol... clioz .Mansi, Conciliorum 
Collecliü, V, jj. 7'.)2-71>3. 



412 AGAPIUS. IvITAB AI.-'UNVAN. [152] 

Jl L^J-V- >_,'Iä-^' • "y-« ^_ÜL-1 «-IajJ _JjJ_S ^Iä^I ij^ <i«L' "l^J^'' '*'=-^' Al'' 

"^jji v_ü--l ^_^_Lujijli' d-*3 ^r-^t« u'-*l J-fi J^-^'' J^^ jtt;; ijljJI Jj;' J3 

i.>U.ll3 ^Ul ^^, >^U ^^U Jl ^ ''^^^y J' ^^^'' ^^3 ^-^' ^J~^^ ^^^ 
1. ~L',iJ-'. — 2. ^fi. — 3. J^-^U c'cst mot en marge; dans le texte , --JL'. 

- 4. J.-JI. - :.. J-3. -6. -^^L.t. - 7. „.J_'. 



Ensiiite Iiiiit eveques des partisans de Cyrille et huit eveques des partisans 
de Jean se rendirent, a cause de cette allaire, cliez rempereur Theodose. 
Lorsqu'ils fureut arrives (diez lui. il leur ordonna de iie rlen dire devant 
Ini dl' raffaire de Nestorius. Alois cliacun d'eux retourna dans son pays. 

I.es liostilites entre Ics Orientaux et la population de rEg3'pte ne ces- 
sereiil poiul. 'I'heodoret, eveque de Cyr, et Andre, eveque de Samosate, 
envoyerent las decisions etablies pur (]yrillt>, ev(''([ue d'Alexandrie, delinies 
dans sa troisieme epitre ä Nestorius'. 
itil. r.i; V A C.onstantiiioplc, ' im prelre ilc bnnnc enndulli', appele IMaxiniiauiis, 

siieceda a .Nestorius ". 

'riieodose le .leuue eerivil .111 pahiai'che Cyiilli' au sujel de llioslilile qui 
reu;nait eiitr(! la popiilatinii di' I I']l;\ |)li' cl la pnpulalion de r(3ricnl. Lorsqu(> 
la lettre i'iil ariivee a (!vrille, il rerivit a revripie d'Alep et le j)ria de leta- 
hlir la paix et la securih'. Aeaeius, eveque d'Alep, avait rasseml)le uu noui- 
iireux coiieile devequcs (|ui envoyrrcut uue letlrr ä Cyrille oii ils exposerent 
la foi veritablc; ils envoyerent eette lettre par linteruiediaire de Paul, eveque 

1. Lc texte latin de cette lettre dans Mignc, Patr. Graeea. LXXVJI, 57-58 (llpislnia 
Cyrilli ad Neslorium). — 2. Socr., VII. li"). Kvagr., I. 8 p. KU. Thoopli., 91. Midi, le 
Siji., II, 22. Jean de Nilcioii, 4()2. 



[153] CYRILLK DALEXANDRIE. 413 

■^^L» jl 'i»^ UJ lyUj IjÜwU ^ySJ,^ >^^L= (_^|*9 « <; ^^iJ ^^-^^\ jL,VI 

^^j L:^ J^-i-^" c-lj"! J' ^-^y v^3 '^y uT^'' -*'^-' '^»-'' J v^' t^^ v_iai=j 

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JJ 



1. -y. — 2. *^-'. — .!. J-i. — 4. ib^'. — 5. En mai-o-e nous lisons : jot- 



d'Emöse, apres avoir dit entre eux quo « la paix entre uous et lui avait dejä 
existe avant cela ». 

Arrives chez C\'rillo, ils lui remirent la lettre. II la lut et agrea lr>ur 
propositioii. Ensuite il ordonna ä Paul, eveque d'Emese, de l'aire au peuple 
une liomulic ä l'eglise; et le peuple loua sa parolo. Alors Cyrille envoya 
une lettre aux Orientaux oii il recounut la verite de la foi au sujet de laquelle 
ils lui avaient ecrit: il Ics on rcinercia et s'excusa devani eux des erreurs 
passees. 11 rennt la lettre a Paul et le congedia. Ainsi, la paix se fit eutre 
eux '. 

Depuis la convocatiou du concile ä Nicee jusqu'au jour du eoncile des 
150 ev(k[ueä ä Constautiuople, il s'ecoula eiuquante-six ans; depuis cc concile 
jusqu'ä celui des 200 eveques ä Epliöse — ciuquante ans ; depuis le concile 
d'Ephöse jusqu'au concile de Chalcedoine — vingt et un ans. 

En Tan 763 ' d'Alexandre, Jacques l'intercis subit le martyre ". 

Maximianus, patriarche de Constautinople, niourut, et l*roclus Tut ius- 
titue ä sa place'. 

1. V. E^'agr., I, 6 (p. 10-12). Cf. Mich, le Sijr., II, 22. — 2. En marge de notre 
inanuscrit nous trouvons celte date plus exacte : « Dans un autre manuscrit, 733 ans ». 
\'. Nöldeke, Tabari, 420-422. Hallier, Untersuchungen übt-r die Edessenische Chro- 
nik, Leipzig, 1892, p. 108-109 (LIV). — 3. livagr., I, 8 (p. lOi. Cf. Mich, le Si/r., II, 
23. Jean de Nikiou, 463. 

pATii. on. — T. vni. — V. i. 27 



lui- ii: 



414 ACxAPIUS. KITAB AL-"UNVAN. [154] 

J p__i.;l ^ (»^ ^l^ C-c^ ^Jl ^i^^l Jl pvJ JUJ ^Jl ^b ^Ik. ^j. 

f t c 

j,li- p^ ^.:ii::i i-^Jl r\iJ^\ ^\ i'_».tij pi-^ ^^^-s ^s-^^ ^3-^bb (*i— ^1 

1. ^U^. - 2. J.W'. - 3. j^^'l. — 4. %,i. - 5. L^-. 



(Hiaud ccttc paix fut rctablie entre les gens, ils se iiiircnt ä disputer au 
sujet des ossements de Jean Chrysostoine; et Procliis fit ramener ses osse- 
ments, qui i'urciil deposes daiis la yraiide eglise de Constantinople '. 

Ell ce temps-la, parmi les Juil's, paiiit uii liomme ([ui s'appelait Moi'se et 
qui leur dit : « Je suis descendu du ciel pour vous delivrer " comiiie Mo'ise, 
lils de Anirau ». Cela eul Heu daus une ile de la mer qui s'appcile la 
Crete. Un beau jour qu'ils marcliaient avec lui, ainsi que leurs feniuu's et 
leurs enfants en graud nombrc, au bord de la nier, ils arriverent dans uu 
endroil qui surplombail la mer; alors il leur dit : « Je vous ferai pas- 
ser la mer, et j'irai le preraier. » Plusicurs d'entre eux se jeterent dans la 
mer et se noyerenl. Quaud les aulres eurcnl assisle au sjx'clacle douue par 
leurs compaguous qui s'etaieut noyes, ils nc sc jeterent pas et voulurcnt 
eapturer Müise ; mais il s'enfuit (loin) d'cux, et certains esprits impurs 
(les diables) Ic regurent. (A cause de celaj beaucoiqi d'entre eux se firent 
chretiens \ 

En ci' Icmps-lii, ü Edesse, HabboulA fut evrqiii'. Apres sa mort, IIÜki lui 
succeda '. 

1. Socr., VII, 'lö : Ei; t:Jiv £7t(i')Vuu.ov tiöv 'AjtoaToXojv Ix/Xrioiav ai:iüixo. Tlieopli.. i)2-i).S. 
Mich, le Si/r., II, 24. Jean de Nikioii, WA. — 2. Dans le ms. <> pour les delivrer ». — 
:i. .Socr., \'II, 38. .Mich, le Si/r., II, 2."j-2(j. Jean de iXi/doii, 4()7-4G8. — 4. Chron. 
Edess., Ll\ ('d. Ilallicr, p. 110-111 . ('/(/•. Min., II, 15!). Jacques d'Edes.se, .id 
a. 78 i/l)MG., 315; C/». .Min.. III. 227; i( i le suppleiiionl csl f;ui\ . .\/i<h. Ic Si/r., 
II, 23. 



[1551 ^'''l''' ÜOHMANTS 1) KPllKSK. 415 

•^^ j' ^J' ^^ '^^ ^r^^ i)^ ^ 

Jili ilü ^J Ja— J ^It fj:Kj J V wl*^ ''^^ i^Üall Jl i^AUl ■^^ ^' * l'ol. 07 V. 

/k^— j l,A-L£-^ w^JJ , " t ■ "■ ' j ^r*—' '^L-'i « Ijl Ja< ^r—^ "^—Uj ■X.^y 

OU -*J i_'^>-J j^-'^ "^ V^J L«~«-»- ^t^^'l wi__,ia-^ij 'ttSjSKi Vj ,l!,'fc*J' ^U- (♦( — ül 

• ) 'J A ä.«Lw' «^ ^iXL»Jl r'» J^3l)' rr-^i>.j O- ■-IvjJ /i~j''3 ''^"-* -*^ )-*3 viJ»L«Ji 

1. ^^Uc.— 2. „._-•':;. 



En l'an 2'.) de son regne, l'empereur Theodose le Jeunc se souvint de 
Nestorius et ordonna de l'exiler en Egyptc oü il resta jusqu'ä sa mort '. 

* Eiisuit(,' renipereur envoya ä Antioclie pour saisir tous ceux qiii n'ex- ♦ f,.i. c: v, 
communieraient pas Aeslorius, et les exiler. Alors dix-liuit metropolitains 
avec beaueoup deveques, de pretres, de moines et de laiques l'urent envoyös 
en exil. 

L'empereur ordonna de hrüler .le Corps d'Odris {Diodore? Theodore?). 
II se trouva en Orient beaucoup de gens qui se resignerent ä moiirir, mais 
ne le brülerent point; la population fiii troublee et dit : i( II ne faul pas 
brüler un honinie qui est dcjä mort. » 

Cette annee-lä, les compagnons de la caverne se reveillcrent du sotnmeil 
qui hs avait gagnes sous le regne de l'empereur Decius, depuis 182 ans-. 
L'empereur Theodose sortit avec des eveques, des pretres, des metropoli- 
tains et des cliefs de la ville; ils les virent, et (les conl'esseurs) leur parlerent. 
Ensuite ils moururent dans leurs pays''. 

1. Soor., \ll, -W : ei? £;opiav 7t£(Aj,(J£i; ei; Tr.v 'Oaaiv xiToixei. Evagr., 1. 7 p. 13. 
Theopli., ill. Mull, le Syr., 11, 19. — 2. II s'agit de la le^-'endc des Sept Doimanls d'K- 
phiise. \. plus haut, p. [72]. — 3. Le recit detaille, d'apres Zacharias lo Rheteur, se 
trouve cliez Mich, le Si/r., II, 17-21. Greg. Abitlp/i., 14. '.-146 (l'lj; ed. Salltani, 144. 
Cf. Tiie Syi-iac Clironiclc kiiowii as tliat of ZaclKuüili of Mitijlene, translaled iiilo 
English Ijy F. J. HamiUoii and E. 11'. Brooks, London, 1809, p. 18-19. Sur d'auircs 
texles arabes et syriaques de cetlo lej^-ende v. /. (jitidi, Tesli orit-ntali inediti sopra 
i Seile Dormienü dl Rfeso. Alli drlla |{. Accadeinia dei Lincei. Meniorie, vol. .MI, 
Roma, 188'i (1883-18841, p. 35Ü-404. 



410 AGAPIUS. KITAB AL-"UNVAN. [156] 

;j.,jlJ1 -rJ^ J ^Ul i.%\^ ^J iJ-kk-i-ll l^ '^j ^Jl ^^ j ^^5 

■-'uys ö. i^ ^' iv> ^-^'^ *^-y- -^- ^^^- C^-' 

1. ^jÄ~.<i. — 2. 11 faudrail ici le nom de Domnus. — 3. J-'ß. — '<• F.n nuirge 



ajoulö .r^.y^i ^y^. — ."). ^J^ 



Ell cetle annee, il y eut un grand tremblement ile trne k Coiistantinople. 
Beaucoup de gcns s'cnfuirent l.ors de la ville, .■( plusieurs eudioits s'ecrou- 

Celestinus, patriarche de Rome, siegea peudant neuf ans et mourut ; 
Xystus lui succeda peudant liuit ans et eul Leon pour successeur^ 

Cyrille d'Alexandrie siegea pendant treate-trois ans et mouiul ; Dioseore 

lui succeda '. 

A Aiitioche, apres Jean <pii y siegea pendant trei/.e ans, vinl Domnus \ 
. loi .IS En lau X\ ' de rcmpereur Theodose, Varaliian (Baliräm), roi des Perses, 

mourut, apres avoir regne pendant vingt (vingt et un) ans; apres lui regna 
Yezdegerd pendant liuit ans. 

Cette aunee-la, des gens d'Edcsse arriverenl a Constantinople avec leur 
evöque (lliba) et dirent qu'un certain jour il avait fall une liomelie dans 
laquelle il avait dit : « Je u'envie pas au Messie ce qu'il a fait, paree que 
dans tout ce qui lui est arrive, je suis comnic lui '. » 

La meme annee, des gens se rendirenl a Alexandrie et .Inent d(>vanl 
Dioseore an sujet de leur evt^que que, lorsqu'il laisait des homelies, il ne 

1 Theoph «3. /. Malutas, 3Ü3-3Ü'.. Jean de Ni/doii, 458. Michel le Syrien, II, 22. 
V Marcellini' Coniitis l'.hronicon, ad ai.num W. Cr. Abnlph., 140 (91 ; ed. Salhani, 
IM - 2. Mich, le S,,r., II, 23, 33. - 3. Mich, le ,S//,-., II, 25, 33. - 4. Mich, le .\>/r., 
11 ji _ 5 V. Greg. Abidphar. llisl. Dvnasl.. 140 Irad. U2 ; ed. .Salhant, 144. 



[157] EUTYCIlfeS ET LE CONCILE DE CHALCftüOINE. 417 

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o ^liJVl ,^ 



J. 2. „.^J^». — 3. II faul voir ici Pulcheria. 



disait pas quc Marie avait enfaate Dieu, mais (ni'cllc (Halt Mere d'un homnic 
et qu'ellc avait enfante un hommo parfait, (pii resseml)lait ä Dieu, seloii la 

doctrine de Nestorius. 

A la meme epoque, parul iiii liomiuc qiii s'appclail Kutyches. II disait 
quo 1(; Fils üternel n'a nn\ pris de Marie, mais qu'il s'est ciiano-ö, s'est 
transibrme, est devenu cliair et sang et a passe par Marie saus avou' ruMi 

pris d'elle. 

Un concile fut rasseml.le conlre iui, cl (les evrques) rexcomniunierent 
et l'envoyereut en exil. Apres que 130 cveques se furent reunis ä cause de 
liii a Kphese, Dioscore, öveque (PAIexandrie, Tut clicf du (M.ncile; il eiiassa 
plusieurs Cveques de leurs sieges en meme temps que Iui (FAityches). 

En l'an 41 d.- Tempereur Theodose, la tete d(^ .I.-au-Baptiste fut trouvec 

ä Emese ' . 

Theodose mourul ä Tage de ciuquaute ans. (Apres Iui) Marcien regna 
pendant sept ans, * en Tan 762 d' Alexandre '. 

II epousa Pulcherie (Qloudhiqiyah), sceur de Theodose le .leuiie, qui gar- 
dait raiicune ä Dioscore de c qu'il avait exilö r^veque de Coustanlinople 
avec tous les evöques et autres, qui Tavaient ex( ommunie daiis ce euneile; 
eile se mit ä pousser Fempereur ä se venger de Iui. 

1. Chr. Min.. II. 1.1.!. .\hulplHirag. Mist. Dyn.. l'.O anid. 92; ; ed. i^alhani, IV.-145. 
er. The syriac Chronicie... of /.avh. of .Uit!)h'ne.,[.r.xA. llamiUon c( Brooks, 313. — 
2. Mich. l>: S,/r.. II, 35. 



♦ lol. (18 V. 



-'.18 AGAPIUS. KITAB AI.- IWAN. [158] 

. ^ -> .. ..^ .^- ^^.>-' -> ..•^^-^^. 

\ . Uy -y^^^j l—^ j ^jJJUJl jj-i^-J ^i^'' '^'' J L^ <^LäJ1 «-^Is iJjÄili- 

l L! 'v-l'o'» AjUI— !♦-/-*-£. JU'lSj 'r^,,-^' (^-*J ^L< «-— J .'t-^J ki^' ^-U- Jji' \_)^" 

jv r^i ^ i^ A^' j=v> ji ui:j i^ ^y y-jj ^>^. l,^ 

üdl p^-^VI ^ ::j^>U1 ^j=^ JI3 j^'3 

* fol. (i'J. ö_ V-iiJ «— ^^.iw * ,V "~ jj ^ r U.^' it wLU CJI JSÄA Jj* ijj 

1. jjL^' est la lecon marofinale: dans le texte on lit -5j<j. — 2. >y^. 



Ensuite lempereur et rimperatrice ccrivirent une lettre ä Leon, eveque 
de Rome, et ä tous les eveqiies, oü ils leur ordonnaieat de se reiinir pour 
examiner les questions theologiques et la conduite de Dioscore dans le 
second concile d'Ephese. Apres qu'ils eurent exprime le desir que le concile 
eilt licu a Nicee, Temporeur ordonna que le concile se reunit ä Chalcedoine 
a cause de reloignement de Nicee et du voisinagc de Chalcedoine. Ce fut en 
Fan 2 de Temporeur Marcien. li' 25 du inois de ticdirin I (oetobre), en Fan 7(5^5 
d'Alexandre, que le concile s'y reunit. 11 s'y trouva 630 eveques. 

Ils excommunierent Dioscore et redio:erent de nonibreux canons. Ils 
dcclarerenl i[ui' le Fils a pris une nature sans hypostase, parce que la na- 
ture differe des hypostases; quil reste une hypostase et deux natures; (piil 
est doue de deux substances. de doux actions et de deux volontös; mais 
que Fhypostase est uniquo el quo la substance de Dieu n'a pas (rois h)"^- 
postases '. 

Apres avoir regne pendant sept ans, Marcien mourut ä l'Age de soixante- 
cinq ans et nomma empereur Leon qui regna pendant seize ans, en Fan 7(5'.) 
d'Alexandre". 
fol. <;9. En cette premierc annee, Poröz, fds * de Yezdegerd, commenca ä regner 
sur les Pcrses et il regna pendant vingt-scpt ans '. 

1. Clir. Min.. II. Iß2-1()3. Cf. Mich, le .S,,r.. 11, 3(1 sq. TIteodori Lectoris Eccl. Hist., 
I S-'i IMignn. Palr. Gr.. t. LXXXVI,. p. It;7-lü8i. — 2. .Mich, le Si/r.. II, 122. Chr. 
.Min., II, Ki'i. — .3. .Mich, le Sijr., II, 1211. 



[159] F.F RKGNF. DE L'EMPEREUR F.EON. ^iio 

iJuBj j_v— • — ^""J^" '•'"'^^ ^i oL« i— "jijti-t 'v-^'' '^jj j«J ^-3 L«J} 

^— " JJ ''Ol,^ L^ o»r-" ^^J ..r-^" ^:^^<-' Oy ^^ ^^1 ^— Jl Jj 

La»,^^j U__^l^j j.«! ^J^\ \y- ^XU s^,.i£. ^d' i-J' Jj 
1. ^JU-,. — 2. L'ii Paulinus? II faut voir ici Basile. — 3. -voL'. — \. ~.'J=,I. 






(>. -j%.'. — 7. ^^— 'Ixw'. — 8. Chez Ahulpharag. \}~^. 



La meme annee, ä Antioclie, ville de Syrie, il v cut im trerablcment Je 
terre, et plusieurs endroits y furent engloutis '. 

Apres avoir gouverne pendant vingt-deux ans, Leon, (eveque) de Rome, 
niourut. Hilarius (Ilarous) lui succeda pendant scpt ans; apres Ini fuf Simpli- 
cius (Simblous) pendant seize ans. 

A Antioche, apres Paulinus ti* Basile) qui siegea pendant trois ans. fut 
Acacius pendant cinq ans; apres lui vint Martyrius. 

A Constantinoplc, ä Anatolius qui sic-gea pendant vingt et un ans, suc- 
ceda Gennadius pendant quinze ans. 

A Jerusalem, ä .luvenal qui siegea pendant quarante ans, succöda Anas- 
tasius^. 

En l'an 9 du regne de Leon, il y eut une eclipse du soleil et les etoiles 
apparurent (en plein jour). En lan 10, dans lOrient, il arriva une grande 
disette et il y eut beaucoup de sauterelles \ 

En lan VI de son regne, les Perses se dirigeient cuutrc Anüd, l'assiege- 
rent et la devasterent \ 

1. .I//V//. le Siir.. II. l'il-l'.2. Chr. Min., II. 16'i-165. — 2. Abulpharag. Hisl. 
Dyn., 147 trad. 92'; ed. Salhani. 14.5. — .i. .{biilpharag. Hist. Dyti., Vü (trad. 92 : ed. 
Salliani, 145. — 4. Abulpharag.. 147 (Irad. 92): t-d. Salhani. 145-140. 



420 AGAPIUS. KITAB AI.-'UNYAN. [160] 



'-•■ t^- 



iLj (• .^ «Cl J' jL^flll ^_y^.^ ^-*^. 



* fol. 69 V. Gj.»^ * Jju.a ^^ Jjl ytj J_^l ._^Uj jl».»^ J^-Xii' j_}J C^.' jj 

Jl <j_. J^i \^^ ■ül ^^^ oy^j ^S ^"^^ Oy iJr:.J ^J^ V ^-r:.-' 
jl ^u LU-1 ^^"^ ^. i-^ ''b^jj- jl ^ij\ jU ^üil ^^ U-^^ ^^hr-^ 

blüj «U^l Olli .dUl i-l Us ClUl jOc ^ J^ !>J^J '^y f^J^ ^'t^ flr'^- 



Rii cclle mrnic iuiiice, Baliis commengu ü rc'gner siir les Pcrscs et regna 
pendiuit quatre ans. En l'aii Ki du regne de Leon, Qabäd, iils de Peröz, 
i-ominenga ä regner sur les Perses et regna pendant vingt et un ans ' . 

Martyrius, eveque d'Anlioehe, apres avoir siege pendant treize ans, eut 
pour successeur Julianus pendant quatre ans; Pierre le Foulun lai succeda, 
qui, plus tard, tut excommunie et exile". 

Auxjours de l.eun niourut Sinieon Ic Stylile; il fut le prcniier qui monta 
iiii. ii'.iv. * sur une colonne'. 

Z6non regna pendant di.\-sept ans, en Tan 785 d'Alexandre. 
Nous allons raconter riiistoire de Pierre le Foulon. Ce Pierre s'etait relire 
a Clialeedoine dans un couvent, et il en etait le superieur. Zenon fit la guorre 
contre l'empereur Leon; il attaclia Pierre ä sa personne, le fit son cunipagnon 
et se rendit avec lui a Taise, ville de Cilieie. Lorsque Pierre y fut entre, il 
dit aüx eveques du pays : « Leon ni'a cnvoye chez vous avec Zenon pour 
(|ue vous me fissiez eveque d'Antioche; si vous voulez vous altirer sa gräce. 
faites-moi eveque avant que Leon nc vous Tordonne. » La population agrea 
ses paroles et le lit eveque a l'insu de rempereur. A celle nouvclle, Leon 
rexcommunia et l'envoya en exil. 

1. Mich, le Stjr., 11, 150, löG. - 2. Mich. Ic Si/r., II, l'il. Chr. Min., II. lli'i. 
Theod. Li'cL, 1, 20-21 |i. 175-17()). Theoph., llü-ll/.. — 3. Theod. LecL, I, 12 (p. 171- 
172). Theoph., 112,.,.,,. Chr. Pasch., Miiine, .\CI1, .S2(). Ps.-l)cin/s de Tcllmahre, ad aiin. 
177 [Nati dans la lU-vue de l'Orienl Chrelien, II, 1897, 'löUj. Midi, le Si/r., II, 142. 



[löl] r.F. HKGNE DE LRMPRRFAJR ZENON. 421 

\J.. 
1. , „.Js^ik--j. — 2. II faul voii- KCi/oiiT«. — 3. iJ^. — 4. 11=.'. — 5. II faut lirc 



Ensuitc, parut ä Antioclie uii rehelle qui s'appelait Basiliscus. 11 rclal)lil 
l'ierre par la violence dans son rang, sans demandiT le consentement des 
evequcs qui etaient dans le pays; il redigea une lettre oü il le confirmait dans 
sa (lignite episcopale, ordonnait aux eveques de le recevoir et de contre- 
signer la lettre de leurs mains. Comme les eveques n'acquiesgaient pas a cela, 
il ordonna de les mettre ä mort. Alors une partie des Eveques et beaucoup 
de moines s'enfuirent et se caclierent dans 1 cglise de Mar Thomas qui elait 
ä Antioche. Pierre envoya les chercher; il les trouva et les tua tous. 

Apres que le rebelle eut ete tue et quo Zeuon fut devenu empercur, il 
ecrivit ä l'eveque de Rome et ä tous les eveques et les informa de TalVaire 
de Pierre et de son crime. ' Ayant appris cela, l'eveque de Home l'excom- 
munia, lui et tous les eveques ([ui partagcaient ses idees. 

Ensuite Zenon l'envoya cn exil ä Euchaita. Ce Pierre altera les Livres 
Sacres par des interpolations; il rejeta la parole de Jean TEvangeliste, lä 
IUI il dit : a Chaque cliose est dans son pouvoi^ et il ny a rien qui si>il 
sans lui » ' ; il rejeta egalement la parole de celui qui a dit : « II a ete crucifie 
pour nous. » 

Apr6s rexcommunieation de Pierre, ä Antioche, Jean lui succeda pen- 
dant six ans; ensuite l'ut (evöque) ä Antioche- Calandion pendant trois ans. 

1. 1, .'J. — 2. (Jn lit dans le ms. : « a Constantinople «. 



♦ fol. 70. 



422 AGAPIUS. KITAB AL-'UNVAN. [162] 

^' ör^ cT-^^ ^r-J' J^ lT-*^-^ ^-^' ^ly. ^^ -^ 
i-Jtc- jl»j' ' i^jj-^,--« '^--- ^^r--^ j^' '-*^';-^ i5-*J' ^j-^Lia_Jl Aju |».1J:jjIj (»Isj 

öw J t^ i>tr-^J j*-;-" c/^^' ^^J ^-^ är-"3 ij-*^' ^^r«^ j^j Jyj 3>yj 

foi. 70 V. 1^^ ' ^_^ (T-»^ '' u"^^^ ^-*^ f^J jy i^tr^ *—•' ^3^-; j~-^^ f^ '-*^3 
•j~Lw »-jj' ' 5— J^i ij"— *~j ^■^•^ i^-^i i^_>'^'-' ^y J^ "^' "^j-*-^- — ji'j (*'-'3 

-Vj-VäJi ^ Ji_jj bAjuj /)-"•" *— - ,j— ^' ^^y. ^-*^J lV^-^ ^-~" >— »*i_y' L^y ÜJjuj 

•C- Ä_^.±i »_jji Uj-ls ü-Ujj A—— 

1. „..Jl-..-. — 2. ,',-]=. — 3. SallustiusV — '.. -CIj. — 5. , ^.-bl^,. — 
(i. , ^.^_'ii_.'. — 7. „..s-'UJs. — S. _^L'. — <). Flavien? bJä. 



Ensuite Fempereur Zeiion ecrivil a tous les eveques pour les consulter : 
« Est-il permis de retal)Iir Pierre daiis son rang; si vous le croycz possible, 
faites-lc. » Lors([ue Pierre eut uppris que rempei'cur avait ecrit au siijet de 
cette afl'aire, il relouriia, saus aueuiie permission. a son siege el Toi^cupa 
cncore pciidani cinq ans. 

A Jerusalem, Auastase qui occupa l'episcopat jiendanl dix-liuil ans, eul 
pour succcsseur Marlyrins pendaiil dix-linil ans. Aprös ceUii-ei Sallustius ' 
gouverna pendant liuil ans. 

Zenon mourut a l'Ago de soixanle et nn ans, et Anastasc regna pondaul 
vingt-sept ans, en Tan 806 d'Alexandre. 

En Fan 6 de son regne, Unit le sixieme millenaire dcpuis Adam''. 

Apres neul" ans d'episcopal, Felix, (cve(iuel de Ronie, mouriil, d Gelase 
loi. 70 V. ijii succeda pendant cinq ans; ' apres hii vint Anastasc pendant une annee, 
])uis Symmaque pendant qualorzc ans. 

A Alexandrie, c'i Pierre Mcmgc qui oecupa le siege pendant neuf ans, 
succeda Athanase pendant quatrc ans; apres lui, vint Jean le moine pendant 
six ans; apr6s lui, .loan lermile pendant sept ans; apres liii. Dioscore le 

1. Dans Ic ms. « DjanAdil ... — 2. Mich. Ic Si/r., II. ItiT. Clir. Min.. II. KiG. 



|-163] I'K REGNE DE L'E:\1PEREUR ANASIASE. '123 

0^. ..^.-i ö- ^,i^ "'^^yi ^>^ jU U.^ ^'-ül JjjU A*. p-Ujjl j^:l3 
JU ,>. JL-.3 ^" ^ J^^ '^f.-k J J^ ^^^ ^ ^-?^ ^ ^^^^ '^^-J 



1. ™U-vj'. — -2. Dans ce nom tont a fait defigure il lautvoir Riiphcmius. — 3. ^~^. 



- 4. Lv>^. - 5. jUi. - (l.^.J=ü'. - 7. ^•-'-•. - 8. ^^~--^''^ 



jeune pendant deiix ans; apres lui Tiinotliee ' ppndant qualorz(> ans ^ 
Apres les seize annces de l'episcopat d'Acacius , Eupheniius tut eveque 
de Constautinople pendant sept ans. L'cmpereur l'exila dans une ile du Pout '. 
Maccdonius lui succeda pendant quatorze ans, et rcnipereur Anastase Tcii- 
voya en exil, parce qu'il Favait bläme et lui avait dit : « Tu es un Mani- 
cheen et tu partages les idees des Maniclieens »'. Timothee lui succeda 
pendant six ans; et apres celui-ci .Ican fut (('ve(iue) pendant deux ans'. 

A Jerusalem, k Said (Salluslius) qui occupa Ic siege pcudani liuit ans, 
succeda Elias pendant vingt ans; apres lui J(>au gouverua pendant quatorze 

ans ". 

La prcmiere annee de son rögne, Anastase fit perir des enfants de plu- 
sicurs femmes ainsi que des gar^ons, qui etudiaient la Iccture et recriture '. 

En Tan 3 de son regne, fut bätie la ville de Dara, qui se trouvail au- 
dessus de Nisibe, ä l'endroit oü Darius, (roi) des Perses, avait ete tue ". 

1. Dans le ms. « Flavien »y— 2. Dans lo texte probahlcmenl le nom miitile de. 
Flavianus? Cf. B. Evetts, llislory of Ihe patriarclis ..t llio coplic cliurcli of Aloxan- 
dria. Patrolooia Orientalis, I, p. 445-451. - W. II s'ao l d'Euchaila dans le PomI. V. 
Mich, le S;/r., 11, 154-155. — 4. V. rheod. Lect., II, 26 . Ö6p.?ov ZI tov ßaa.Xsa, Mavi/'/iov 
aTto>ia),oövT£;(,V«^'-/i'S LXXXVi, col. 197). O'flwer, AnecdotaGraeca, 11, Oxonii, 1839, p. 107. 
Theoph., 154 : OßpOTec xbv ßaa.XEa Maviyaiov... — 5. Mich, le Si/r., II. 154-155. Chr. 
Min., II, 1G7. P.s.-Denys de Tel'.m., ad ann. 809 {Nau dans la lle^'ue de l'Orienl chre- 
lien, II, 1897, 4ü2). — (',. Mich, le Si/r., II, 1.53, 101. Chr. Min., II. Iü7. - 7. Mich, le 
S!/r.,\\, 154. -8. Mich, le S'/r., 11, lüü, 107. Zach, of Mili/l., 105-107. The Ch- 



ro- 



fol. 



424 AGAPIUS. KITAB AL-"UNVAN. [164] 

^^j JoJji J>_^ jij^l i,% j ^__^ (jr-Üa-jl diu S^ i C i^jLpJl ÖJl Jj 
1. .Li... —2. ^_'b. 



Eiisuile rempcreur Anastase vonliit .supprimer dans le symbolr et ä 
Tegliso la phrase : « tu a.s ete crucifie pour uous ». Tonte la populatiou de 
fol. :i. la ville se souli'va et pril * des pierres pour le lapidar. Cette alTaire leflraya; 
et, ayant peur iFeux, il öta de sa tete la couronne et leur dit : <( J'agirai 
selou votre ordre daus tout ce que vous desirez. » Alors le peuple le lais.sa 
iranquille '. 

En Tan 11 du regne d'Anastase, dans le pays des Grecs, il y eut nne rüde 
famine et il vint de nombreuses sauterelles qui devasterent tont es leurs rc- 
coltes. La meme annee, il y eut un violent tremblement de terro". 

En cette annee, brillait Jacques, eveque de liatnan, qui composa des 
traites sur la l'amine, qui surviut dans le pays des Grecs i\ cette epbque 
Alors florissait egalement Mariuus le nioine, originaire d'.\pamee, ([ui com- 
posa ä Emese de nombreux ouvrages '. 

niclc of Joshua thc Sli/lite, NC (trad. IT. Wn^ht, Cambridge, 1882, p. 70). Ps.-Denijs 
de Tellni., ad ann. 817 [Nein dans la liev. de lOr. Chr., II, 1S97. 46'i-4(i5). D'aulres 
sources chez .4. Rose, Kaiser Anaslasiiis 1. Erster 'l'lieil : Die äussere Politik des 
Kaisers. Halle a. S., 1882, 44-45. V. aussi le cliapitre « De Dara communita » chez E. 
Meilen, De liello Persico ab Anastasio gesto, 107-201 (Comnientaliones pliildlogicae 
Jenenses, VII, Lipsiae, lOOü). 

1. Mich, le Si/r., II, l,j(i; 1()2. (ireg. Abulpli., I4S ('<);{); ed. Salhani, 146. Thcod. 
Lect., II, 2Ü-27. Theoph., 154. — 2. Mich. le Si/r., II. 154. Cf. Joshua ihe Slylite, 
XXXIV ; xxxviii (trntl. W'right, 23; 27-28i. Jacrjucs d'Edesse, ad ann. 175 Chr. Min.. 
2.36j. Chron. Edess., i.xxvi: i.xxviii (ed. /fallier, 118; 120). Ps.- Den i/s de Tellni., ad 
ann. 810 {Naii dans la liet>. de l'Or. Chr., II, 1897, 462). Marcellini Chr., ad ann. 499. 
Greg. Ahulph., 148 (93); ed. Salhani, 14(i-l'.7. —3. Mich. Ic Si/r., II, KU: 155. (^reg. 
Abulph., 148 (93i; id. Salhani, 147. 



[165] I,E REGNK DES RMPEREURS ANASTASE KT JUSTIN. 425 

jljJ! ^i^' j'^^^ J ^j-»—*^ ci^( ^lk_;V ^>i^j ^W' '^ J-? 

<i ^j-iJlJ>tJI -It i^v^ lO '^}j kS[ls^\ w--=-L-= (j-JJ^ ^^ ciJi lil^j ^j 

ij-cCVl dJy^L ^^j i^b (>^ j^3 

J__,i^l iäJL-i jj-'^l? .— JuÜ^ Jjt,! [^ lijj «Jl »~«J»- rc-Lsli i^JJ 
^.O JLli- /«J^'l /y.« 3^-3 '^Lr^' i5^^ -'^ ^_,*^b fij^ 1-^' «J ^Ul ÖJi J3 
iUllll CJl ijj M^^b jU=-iVl JwJlj — iii- ^3 ^v-!j -*~U- Jai~ '^~-.'l iJj' ^J 

^^3 -j^l 'IjiV ^äJLsJ >_j^I ^.^Lj jÄiJI ^l| IJJ3 vjiUI A=-3 i'™.il iÄA jj 

1. x^'^JlxJ', cest-ä-dire 'LjyjLj\ = le Jacobitisme, k le Jacobile ». Je prelere voir ici 
ii^Lkjl. V. Greg. Abnlp/t., 148; ed. Salhani, 147. — 2. iLwi^jj; voir plus bas. 



En lau 22 clAnastasc, au inois d'hazirän (juin), ä midi, il y eut uiic 
eclipse de soleil '. 

A cette epoque, parut Severe, eveque d'Antioche, qui fit plusieurs livres 
coutre ses adversaires ; et il partageait les idecs de Dioscore, patriarclie 
d'Alexaiidrie'-. 

Eiisuile regna Justinus^ peiidant ueuf ans, eii Fan H2\) d'Alexandre; il 
etait originaire de Hoiiif '. II reconcilia toutes les eglises, en ehassa les 
gentils et mit en liberte les eveques d'Orient. 

En Tan 7 de son regne, les Grees et les Perses se livrerent iiue bataille 
au bord de TEuplirate, et beaucoup de Grecs se noyerent '. 

Eu cette annee, de grandes neiges et une forte gclee qui surviurent, 
detruisirent les arbres et les vignes. En lau 8 de ce regne, les pluies deve- 
nues rares, la recolte Tut pclite, ' et l'eau manqua dans les ruisseaux. ' 1..1. :i v. 
Ensuite vinrent de nombreuses sauterelles et une terrible peste qui dura 
pendanl si.x ans ''. 

La raeme annee, l'empereur envoya une depulatiou pres de Mondliar, roi 
des Arabes, pour' faire la paix avec lui, parce qa'il avait razzie les Grecs, 
detruit leurs maisons et emmene en captivite la population '. 

1. Mich, la >//'•., II, l.")4. — 2. Mich, le Syr., II, 1ü:5. — '.i. Cliez notre auleur Jiisti- 
nus est appcle Justinianus. — 4. Lt. Mich, le Syr., II, 169. Greg. Abtilph., 149 (93 : ed. 
Salhani, 147. — ."). Greg. Abulph., 149 9,3: ed. Salhani, 147. — 6. Greg. Abiilph., I'i9 
93 ; ed. Salhani, 147-148. — 7. <jreg. Abulph., 149 (93); cd. Salhani, 148. 



426 AGAPIUS. KITAB AL-'UNVAN. [166] 

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]. ,Li„.»j. — 2. ö-CU'. — 3. J-™k„.j. — A. Rn marge -Vi. 



Ell cette aiinee, le Pcrse, c'(>st-ä-dire Cliusroes le Perse, ül une exprdi- 
tion contre Edesse oü il tua beaucoup de gens ' . 

Une comete paiut dans le cid et rcsia duiaiit quaraiile et uii(> nuits-. 

L'empereur .lustiiiiaiuis (.lustiiius) associa ä rempirc im lioimiie qui s'ap- 
[tclail egalenient Justiiuaiius; c'elait le fils de soii IVere et il ri'giia peiidaul 
lieate-neuf aiis^. 

11 V eilt Uli violeiit treiubleinciit ile terre, et plusieurs endruits lureüt 
cngloutis. 

Une discorde cclata enlre les parlisans de Severe et les partisaus de 
Julien, (eve([ue d'lialicarnassi'). Julien disait que le eorps du Christ est 
coriuptible. Les partisaus de Severe disaicuit que e'est im[)ossible et ne peut 
jauiais etrc '. 

Ell l'an .'5 du regne de Justinianus (^Justin) et de soii associe. les Arabes 
attaquerent les Grees. 

A cette meine ('iHi([ne, des causcs de grands mallienrs survlnn'ul entro les 
Grecs el les Perses; beaucoup de -Grecs perireut et un grand iioinbre d'entre 

1. Greg. Abulph., l'i'J lil'i): ed. Salhani, 148. — 2. Mich, le Sijr., 11, 170. Jusitd 
le SlijlUe, XXXVII ( JIV/^'-Ä/, 27). Chr. Edens., i.xxvi (llallicr, 110; v. aussi p. 30). /**•.- 
Deiujs de Tellni., ad ann. «36 (Wrtw, 468). Greg. Abulph., 149 (i»'i); ed. Salhani, 148. 
— 3. Greg. Abulph., 14'.) (94); ed. Salhani. 148. — 4. V. la con-espoiulance enlrc 
Severe el Julien sur ce sujel cliez /.ach. de MilyL, p. 2;i4-244 (Irad. Ilaniillon ul 
liroohs). V. aussi The sixtli book dl' llie solect hjtlers of Severus palriarch et" .Vntimli 
in tlio syriac Version ol' Allianasius of .Nisibi.s, cdilcJ and translaleil l)y I-.. 11 llron/.s, 
\(il. II, p. II Ir.idticLioa), London, 1904, p. :i49-350. 



[167] LE RfiGXE DE JUSTINIEN. 427 

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fdi. 



1. Ici il taut voir Belisarius, peut-etro . ^,L»i)y 



eux se noyerent dans rEuphrate. La guerre entre eux dura pendaul (iiialie 
ans. Le chef des troupes grecques s'appelait Basilides (Belisarius)'. 

Les Juifs de Palestine se revoltorcnt et s'insurgerent contre les Grecs, 
et se choisircnt un roi. ' Les Grecs marchereut contre eux et les tuerent, eux * loi. n 
et leur clief '. 

Ensuite Tempereur Justinianus ordcmna qu'il ne restAt plus de paiens 
dans l'empire grec; ils devraient se faire baptiser et se convertir au christia- 
nisme; s'ils refusaient, ils seraient tues et leurs biens eonfisques. Beaucoup 
d'entre eux se convertirent '. 

En la cinquieme annec de son regne, il ordonna que les äveques partisans 
de Severe et de Dioscore tinssent un concilc ä Constantinoplc. Lorsqu'ils 
furent rassembles, il les exliorta avec instance et les piia iTaccepter la dur- 
trine de Leon, eveque de Rome, et du concile de Chalcedoine, ä savoir quo 
le Seigneur le Christ a unc personnc et denx natures. Mais ils n'accepterent 
point sa proposition. Severe, patriarclie d'AntiocIie, (jui etait present, et 
dont tous les eveques orientaux partageaicnt la doctrine, disait que la Divinite 
est identique avec les hypostases et que le Seign^Hir le Christ est une seule 
personne et une seule nature formee de deux personnes et de deux natures, 
— l'une divine, l'autre humaine. Los evöques de Sevc-re n'aecepterenl doiie 

1. Cf. .)/(■(■//. le Si/r., 11, 101. — 2. Cf. Mich, le Si/r., II, 191. Jacques d'Edesse, ad 
ann. 207 (/DMG., M'.)\ Chr. Min., l'il . Zac/i. de Milyl., \\,i>, llainilton el /iioo/;s, 
231-232). — 3. Cf. Mich, le Syr., II, 207. 



428 AGAPIUS. KITAB AL-'UNVAN. [168] 

rsJLy ^jli viiU ' jLi oL. CJI iÄA jj L*_^Äläs (_jjii' ^ji- ^^U-'l <-JI ijj 

<~«jj y^- jj^^ .— -Ü- ö-)l i-i* ^j 






i-i— Jjl) i-kiu^ 



1. A^j. — 2. 'ii^'. — 3. jUj'. — 4. ^~.''^''. — 5. o^UJ=. — 6. Luä. 



point la proposition de I'empereur, qui les renvoya ä leiirs si^gcs combles 
d'honneurs '. 

Ell l'an 6 (de son regne), les Perses attaquerent (les Grecs) et coiiqui- 
rent (leur pays). La meine annee, Qawad (Qabad), roi des Persos, mourut, 
et les Grecs firent la paix avec les Perses. 

La meme annee, les Samaritains se revolterent. .lustiiiianus envoya contre 
oux des Iroupes qui les combattirent et vw turrent un tres grand nonibre". 

Lii Tan 8 de son rögne, il y cul uiu' etdipse du solcii. le 2U de nis;\n 
(avr.), ä deux heures de Tapres-inidi. 

En cctte annee les barbares s'eniparörent de Rome''. 
lui. 72 V. * Jean, palriarclie de Rome, niourul, apres avoir gouveiur l'Egliso pen- 
danl Lrois ans, et Agapct lui succeda. 

A cctio epoque, Epiphane, patriarclie de Constantinoplc, niduiiit, apres 
avoir oeeupe Ic siögc pcndani sept ans; Anlliimc lui succeda pendant dix 
ans. 

A Alexandrie, i\ Tiniotliee qui avait siege pendant di.x-sept ans, succeda 
pendant trois niois Gaianus, auquel succeda Theodosius \ 

1. ('reg. Abulph., 150 i94;; (id. Salliani, 148. — 2. V. la note 2 de la page pröce- 
dente. — 3. Mich, le Syr., II, 241 (les llunsi. .Marceil. Chr., ad ann. 547 (Golhi). Cf. 
I'rocopü De bello gothico, III, 10 (ed. Hniinj, 302 sq.). A'. Ch. Diehl, .lustinien et 
la civilisation byzantine au vi'' siecle, Paris, 1001, p. 615-621. — 4. Mich, le Si/r.. 11, 
18'J-190, 2ü(i. Chr. .Min., II, 171. li. Evcits. op. eil. Patrot. Or.. t. I. p. 455. 



[169] LI'. RKGXI': DI'] .IL'S IIMIIX. /,29 

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Ä.:.i?:W a< 

1. ji_^^'. — 2. ^->^^- — ■■^- S.Abiilph., ed. SaUuini, l'i'.i : ^.:-= c-'V' "~" 



f,il. ::!. 



4. 'ik'. 



En cette annec, il y eut uno eclipse du soleil qui diiia pciidant un au rl 
deux luuis, en tout quatorzp luois. C'(''tait en lau <S'i(> dWlexandrc Le soleil 
n'envoyait qu'unc faiblc Iniuiero; los astronomes et tous Ics gens disaieut 
qu'il Uli elait arrive un accident qui ue cesserait Jamals, et quc le soleil ue 
reviendrait plus a son etat primitif '. 

En celtc aunee, vinrent les sauterelles daus toul li' pays. l']n la luiMm' 
aunee, l'liivei' fut i'igoureux et avec beaucoiq) de ucige. et beaucoup <le gens 
(Ml iiioururcnl. I']n Fan 10 de .liislinianus, uu sigue i'xtraordinaire parut ilaus 
le ciel; la ehaleur du soleil sc roiVnidil, (>t li's IVuits ue uiürin'ul pas eettc 
annee-lä ". 

En celte auuec, sc reudil celebre Scrgius de Häs'ayu. qui etait philo- 
s(q)li('. traduotcur el iuterprete des livr(>s, auteur de nombreux ouvrages, et 
eil fuilre luedeein. II aniva jurs (ri']plireiii, patriaiclic d'.\iitio( lie, et resta 
((|uelque tcmps) eliez liii. ' l!usuite E[)liifin ICiivoNa cliez Agapct, rveijuc ' 1..1. ::!. 
de RoMie, au suji'l drs allaiii'-; (pii lui rlaiiul aniv.'es la-bas. Sergius lUounil 
A Conslaiitiiiople '. 

1. Midi, le S,/r.. II. 220-221. Grei-. Abiilpli.. 15Ü ii)4i; ('d. Salhani, l'iÖ-lVt. C.f. 
J's.-Üe/ii/s tlc Tcl/in., ad aiin. 812 (Xan, 'wOj. — 2. Cf. Mic/i. le Si/r., II, IM; 221. 
Ps.-lh-nijs de Tellm., .id ann. .S'i2 y<iii, /i7(ii. V. ('.rei(. Ahulpli., 150 (91); ed. Salliani, 
149. —3. Mich, le Si/r.. II, 199. (7ir. Min., II. 170. (ireg. Abiilp/t., 150 i91); ed. 
Salhani, 149. 

i'ATB. on. — T. \m. - F. ;!. 2» 



430 AGAPIUS. KITÄB AL-'UNVAN. [170] 

/^.Iw ^j\ l^]i j^ >rV^'' '-in. (^3 oO^'^ lS^'^ l_yikc dUjI 

1. jU,,!. — 2. , .iwUlj; chez Greg. Ahulph. : J'jJ-^-?^' ^\ -^U'o ,150: ed. S<i- 
lh(7ni. l'iO). 



La ineme annee, sur l'ordre (de rempereiir), 72 eveques se reunireiit ä 
Constantinoplc et condamnerent Petrus et Origenc et leurs livres. 

La merae annee, uu sigue, pareil ä iiiie lance de double giMiideur, paiul 
dans le eiel et resta pendant quarante jours. 

Ell cette annee, Chosroes, fils de Qawad ((kibad), uiarelia coulrc Aii- 
tioclie, la prit et emmena en captivite ses habitants qu'il conduisit a Bab\ - 
lone, bi\tit pour eux uae villo (juil noiiiina Aulioihe, connue aujourd'bui sous 
b- nom dWl-Makbüz al-Djedid. et los v installa'. Daus la suite il Ics traila 
avec bienveillance et les protegea. Ils lui payerent l'iiiipöl et obtiuicMil sun 
cloignement. Apres cela il niarclia sur Uakkali et s'eu crupara. 

Cepeudaut les Grecs avaieut alTair«' avec les Bai'bares (Herberes) et li's 
Slaves (Sacjalibah), situes sur les eouiius de roiupire. Lorsipi'ils eiiiciil adicve 
la lulle avee eux. ils sc toutiu'n'nl coulir les Pcisi's. et rcllc gueirc duia 
saus discoul iuucr pruilaiil <pialri' aus'. 

1. Au sujol du uoiu dl' cclIc iioiivello Antiocho v. NnUlekc, 'l'aljari, Idö-lliii. n. 4. 
Cliez (lieg. Ahidpli. : AI Maluiza ruivn p. U4). /^rocopiiis lapi^dlc : Avitö/itav t/;v Xoipdou 
(/'/■oco/>/V De hello pcrsifo, II. I 'i ; i'il. //nur//, 21.! . /.i/iri C/iii/i/liriini : ipiaiii .\nli(nliiain 
C.laisrdis vocavit \/^and, .Xnoi'dola Syriaca, I, l<S(i2, 114' C.la'z lliistorien arruciiicn 
ScIk'os iiDUS li'ouvdiis : Veit Andziilo/^/i-Sosrov ciu Sn/inslrin d'OIcin. Ilisloiic d'lli'- 
raclius nar l'eveque Se/x'os, Irad. /•'. .i/nclcr. I'aiis. l!)0'i, p. X. \ . Irs imtus iji' /'iil- 
/ia/ii/an dans sa Iradaclion russe des liisloriens arnioaien.s de /\<il(in/;atoiialsi ^S.-I'r- 
Icrsbourg, 180L, p. .'{IWi el de Sebeos lib., 18(52, p. l<S7-l<S>Si. Ilaiiizac /spa/ianensis 
Annaliuni libri X, Pelropoli, 1844 : Bch ez Kndiv Cliosru, id est melior quam Antiocliia, 
qaae eadem appellala est Roma Mada'inensis (I, 4, p. 57, Irad. p. 42;. — 2. \'. .)/ic/i. 
!<• Si/r., II. 20(i. \<i{(l<'/{C. Tabari, l(i.'). (!rrg. .\hnlp/i.. 1,">0-151 il'i : od. Siilluini, l'iU. 



[171] LE REGNE DE JUStlNIEN. 431 

^ l^J^J ' ^ß^ J^ ^>i'' vj^^J ^^^»r»--; |*i-r' '^>-* ■^VL-'--' ^-^ Jr* >^t * iv,i. :^ v. 

-N'. — 2. ~J-J. — H. ,ll-.J. — 4. --_.^\ — 5. _.-v.U'. 11 faul voir Bell- 



sarius. 



IUI liui IG (de son regnej, survint sur tonte la terre iine grande peste, 
([ui (luia tnjis ans. Des ulceres se declaraient anx gens aux aisselies, anx 
t'esses el aux rcins, etnn tres ü^rand norabre d'enlre enx niourut snhitemenl '. 

En cette menie anneo. Belisarius. coniraandaul de .liisfinianus, lit une 
cxpedilion contre los Perses. 

La inemc annee, un Arabe, Harilli-ibn-Gabala, niarclia eoutn' Ics Perses. 
C.omme Chosroes etait frappc de ces ulceres, Harith altaqua avec ses troupcs 
les Perses qu'il mit en dcroute, ' detrnisit j)lusicuis de leurs vüles et fit heau- * foi. ts v. 
coup de capfifs. Mais nu des satrapcs de Giiosroes surlil ensuite coulre les 
Arabes, les dölit et leur reprit tous les captifs-'. 

A cette epoque, un signe de ieu, de la i'uiine d une epec, paiiit dans Ic 
cicl et se transportait de Torient vers roccident; il resla ^visibii-i pendant 
tuiit ridver ■'. 

En Tan 17 di' Justinianns, Chosroes, lils dr Hawad. nionla conlrc Kafar- 
toutlia et Uas'ayn. Mais Basilius (Belisariusj sortit avec des troupcs grecques 
contre les Perses et repoussa Chosroes avaiil f|iril sc füt empare de ces villes. 

1. \ . Ic recit dtiluilli- sur la peslc chez Mich, /c Si/r., II. 2.i.")-240 d'aprös Joaa 
d'Asio Ol Zacharie le Kliütcurj. — 1. Cf. Mich, le Si/r., II, 2(iit. llarilh-ibii-Clabala — en 
grcc 'Ap'6»; TOü W'AXi. \ . .YoldeA-c, iJie Cdiassäiii.scheii Fiirslen au.s dem Haus (lafna's, 
p. 10-11: 17-li) .\bliandlungen der Km), .\kadeniic der Wissenschaften zu Berlin. Aus 
dem Jahre 1887. Berlin, 1888).— 15. V. Mic/i. Ic Si/r.. 11, 271. Ps.-Dciii/.i Tcllni., ad 
ann. 885 yNaii, 4'.l2-'i93). 



432 AGAPIUS. KITAB AL-'UNVAN. ["2] 



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• idl. 



U«UV\ y^ 



1. J^. ,A'. - 2. Rn margc ^-^^ - 3- ''-^- - '*• ^-^ '" ~" ^- ^ 



En ran IH de Justiniauus, Cl.osroes mouta contre Edessc. l'assiegca 
pendant denx mois et . n-ayant pu la prendrc, s'en retourna ' 

Fu ran 20 d. .lusiinianns, une grandc lanune sevH .n ür.ent. au pcun 
„uc i. hoisseau (modius, so vendai. V.^ di.l.ems. En Fan 26 de JusUmanus. ,1 
survint uno orande peste qui lil p.'-ir l.eaucui. de m.uide -- 

LS l.c«uS furen'ögalement attein.s, de .cte ,ue las l^m.nes labonnuon 
avoc des .nes on des cl.evanx. La guerre se declara entre les hommes. .pu n. 
coss^renl de s'enlretuer. et l.eaucoup .piitterent leur pays natal . 

En cet.e annce Jns.inianus onlnnna de condan.ner Theodore et ses l.ves ; 
,,. ..ondamuer egale,nenl les chapit.es oomposes par Theodo.el et d a..ep e. 
, 1..S cl.apifes composes par Cynll,.. palnarehe d Alexandne. K.. ^-q- 
'. ,.e,nu,en, et eondanuun-ent Theodo,,., Th^odon-t. len.s l.v.es e. leur do. - 
„,„,, .„ „iha, ev.4ue d'Edesse, et sa doctnu.. Ma.s .•^••••- -"l";;^; 
Home, refusa d'appo««'- «'^ ^''K"'^^"'''^ '' ''''' eondamuaUon et d,t . » (jn 

X.; est mo.t lans .fe exeonununi., ue peut .fe lict.nent es u„.un„. 

aprcis sa mod. " Mais .lustiuiauus insista; alors Vigdu.s les exe 

si.nia avcc lous les aulres eve.pies leur condamnaluui 
o 



cinent exeoiuiiiunir 
-(iinuiunia i't 



. M- ,. lo <i.,r 11 'Oli. - 2. Mich. leS,,r., 11, 2'.'.. Lu: d-Kdessr, ad au». 227 

;^!; 22: -/DN^c^vS; r.;. ..//... 2... .;,.,. ..«/..., .- 0.: .... ....../. v.. 



[1731 l.i; IJEGNE DE JUSTIMKX. 433 

»cJaJ' *v «-äj -^-^^i i*»^ >j ^»--»-=^ ^jJij j]>LjJ1 Ij-Ciu LjlS r'LJ' V L--^ j^ 



Rn la meine annee, il y i''it tni viok'iit Irciiililemenl de leire, qiii delnii- 
sit pltisieurs localites'. 

Ell lau 28 dl' Justinianus, les Grces lin'iil la |iai.\ av(!c Ics Perses, et la 
paix eiitie eiix diiia jusqu'a la sixieme annee de Justinus le .leune ". 

La menie annee, il y ent un tremblement de terre ä Coiisfantinople. au 
mois de kannn I (dec.)'', et il survint une grande pi'Ste ä Roine et dans les 
pays environiiaiits. 

En Fan .'5.") de soii rei^iie, Jusfiiiien ' ordonnu d'ecriie a Ions les eveipies 
de celebrer la Xod le 2'i de kaiu'iii I iili'eeinlirei et ll'^pipliauie le (> de 
kaiiüu II (janvier), parce que heauemip de personnes avaiciil eelebre la iXoel 
et 1 Epiplianie ensemble, le meme jour. c'est-a-dire le jour de l'Epiplianie, 
le (j de kaiii'm 11 '. 

Ell Tau ■V.) de .liisliniauiis, 1111 si<^iie, eoiiime uue laiiee de leu, aj)panil • u.\. :\\. 
dans le eiel et resta pendaut quatre mois et commenea ä se deplaeer (l'un 
eiidriiif a l'aiili'e. 

A cetle epoque s'illustra Jean le grammairien :'i Alexaudrie. II fut pliilo- 
sophe et ecrivit heaucoup de livres sur la grammairc, la philosopiiie. la 

1. Cf. Mich, le Sijr., II, 2'i3-244: 262. — 2. Cf. Mü/i. le Si/r.. II, 2.S2. V. Greg. 

Abiilph., 151 r94); ed. Sallmni, 149. — .'i. Cf. Ps.-De/ii/s Tellm., ad iinn. 802 ou S()7 

Naii, 489, 491\ Mich, le Si/r., II, 2(12. — 4. Le passage suivanl a id- traduit en russc 

par le baron Rosen, op. cit., .")9. —5. V. Greg. Abiilph., 151 (94-95); ed. SaUutni, 

149 cliez Grey. .Mmlpli. i! y a cpielque clio.se d ajoute). 



4:54 A(_;Aril'.S. KU Ali AL- U.WAN. [174] 

^r'jji-i ^^-^'.. ^^J ' J^ 'J^b ^'-i j^b 0;.-^''3 J^<^''3 iL_U]l3 ^_!l J l^^3 

l^»«; i^;L_L JU^3 p-;lil Ä^.U- ^r-AiLlI ^JJ3 ^^V^3 ^Vl jl Jls3 öl'j ^,£- o^il (V' 

VLi- •>-0 iJ-l*i JD L»ilj ^.w J3 JL J3 A,ä,,e-?Jl ^^Li.^ J 

1. -.j^^ llalicarnassel — 2. .IJ=.^^.'. 



lonique, la rcligiuii, etc. 11 parlagcait Ics idecs de Jat-iiues et de Severe; il les 
abaiidoniia eiisuite et pretendit qiu' le Pere, Ic Fils et l'Esprit-Saint stmt trois 
hypostases et trois natures que eompreud uuc seule substance qui les ab- 
sorbe ' . • . 

Ell ee trm])S-la, se sig'ualerent les })arlisaus de .liilieii il'llalicainasse. 
Les Ulis disaicul que le corps du Christ n'avait pas ete ciee, mais ([u"il etait 
descendii du eiel avee lui; d'auties disaient : « Au eoutraire, le eorps a ete 
cre6, luais il est subtil et spirituel. Le Christ na pu subir des souffrances 
qu(! s'il a ete assoeii* an peclu''; mais le Christ na jainais (''t('' üe au pcehe; 
il n'a donc pas ete vraimeiil crucllir', il n'a pas soull'ert, il n'est pas iiiorl: 
lüut ccla na ete qu'en apparence ". » 

Lnsuite Tempereur .lustinianus rnourut, apres avoir regne tout seul pcn- 
dant iieuf ans el avee Justinus, son assoeie, pcndant trenle-neuf ans. Apres 
CCS trente-neuf ans, Justinus, son assoeie, regiia tont srul, en Tan 788 
d' Alexandre. 

1. Ici linil la traduction de Hiiscii. II s'aj,^it de .lean l'liilupuuos. \ . Michel le .V/''-. 
II, 244. Jacfjiies d'lidesse, ad aiin. 215 (ZDMG., ;520; Chr. Min., l'il . \. Knini- 
bacher, (ieschiclite der byzanlinischen Litleratur^, München, 18117, p. ö.'i. liardcnhcwer, 
Patrologie "^j l'reiburg im I3reis;.;au, lUOl, p. 479. ^'. aussi \iceplt. Callistns, Will, 4."» : 
xai Tov •(^rtii.[j.ixvfi>-i 'Iwavvr,v, 0? iTCExXriOr, <l>i/.'JTrovo; [.Migne, CXLVII, p. 421 . (^uanl a ]a (jues- 
tion, si Jean le grammairieii vivait ä I'upoque de la prise d"Alexaiidrie par .\mr en C41. 
dnnt parle .\bulpliiiragins (180-181 (114 ; ed. Sulhani, 17r)-17ü), v. .4. Ihiller, The arab 
conquest of l'^gypl, Oxford. 11)02. p. 401-400. Cf. Ho.sen, op. cit., p. 51), n. ;5. — 2. Cf. 
Mich. Ic S;/r., II, 2(i;5-2(i7. V. Ahulph., 151 (.94-95); ed. Salhani, 150. 



[175] 1 K P»i:c..\H DE JUSTIN LE JEUNE. 435 

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CÜJl Jl ^^3 b^l i^A. jl LI3 a.'i ^^ ^^Ul ^.^J^-L. JLa <:w3 i->U cJl^ 
^Xi ^^Vl s_i^l >_iii>L.'3 ^i^JL 1JI ^-j-.^ ü-r"^ '^*^. ^'^ ^ J^^ ^y^i 

1. Clioz Ahulphar. JLv^>' >_^kL" x^L (ed. Salhani, löOi. 



Rh la prciniiTf aniK-c ilc soii rei;-ne, il y ciit uuc rclipse du snleil, le 
(limaiiclie le premier ab (aoüti. 

Ell l'an 8 de sou regut', (lU vit dans \v cid uu sigiic Je l'eii, " ipii s al- - ini. 
lunia dans la regioii du nord et resta dans tout lo ciel ' . 

11 stirviiil uiie oljscuritö (jui enveloppa Tunivers eutier depuis neuf licures 
du jciir jusfpi'a la niiit, de soiic (ju'on ne pouvait rieii voir; et il tombait de 
l'air comme des fetus de paillc" et de la cendre '. 

Ell cette annee. rcmpercur euvoya uii de ses licutenanls ä Apaiuee pour 
V pr<Miilr(> la cioix de A'otre-Scigneur le Clirist (pi'Helene y avail j)lacee. 
i>a popiilalion sc soulcva et refusa de le laisser s"en niipaiiT. l.e lieulciiaiil 
ccrivit ä rempcreiir pour rinforiner de revenetiirut ; alois rnnpeieur (U- 
ddiiua dl' partager la i-roix eii deux, de liii apporler une inoilie i't de laisser 
laulrc ä la ville; aiiisi lil le licuteuaiil '. 

Ell l'an 3 de Justiuus le .leuuc, les pluies devinrciil rares, el 1 liiver lul 
pareil k Tete. 11 y cul uu violent treuiblemeut de terre et une graude peste. 

Va\ lau G de son regne, une eoloiine de feu p irul dans le eici. dans la 
region de lOccident, et resta pemlaul 1 annee entid-e. 

1. Cf. Mich. [,• Syr., II, 283. Ahnipl,., 151 (95); ed. Salhani, 1.".0. — 2. Pococh 
Iraduil « pulvcri miiiuto... siniile » Ahulph., p. 95i. —.'5. .Mich. leSi/r., II, 2M. .\bulph., 
151-152 (95!; ed. Salhani, 150. — 4. Mich, le Si/r., II. 285. V. Cedr., I, (i85 : x« tä 



ful. 



W6 ACAI'irS. KITAH AI,- CWAX. [17Gj 

(jr'jü (_5i( Ü^lj cJilA i^-UI ,_^LJ1 

dlUl iJÜi<-_^^ ^i Ijj:^» Vr*""' iijlii; j^f^ »sjj Ä..:Ja:L.. i ; ^^1 «-S 1^3 

'•>v-lpt:i J^ jjJb^ _li Ijj^ Ij^lfr (.Isis IjU ^_r'jls ^U (j^ b^ ^-«L^'l <-J^ Jj 

j^JÜi rJ-JL i~.ls ol^i j;.j LJ3 IJ^ J\ '^jj l^i-i'Uj ^_^b jli.l3 i-^lkl Jl <^js 

j»j.=^L. ^^\ pT l^ Ij^^S oo^'^ V^-^ '^■■■^^ -r^'^' '^-^ ov^'3 fjj^ Ot; >^"^ 

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^U. ^j~~> fl^'13 ;-'-i-3 Jl_j-''3 ^-^ j_5~-' "-* v'^ *?"-'•' *-^'_>^' ^-*>* ^^ ~ ^.^^y o»^ 
•'(JÜI) JrL'-^ v>-* ^^ '^M ^^ lS-*^"^'' '^if'^'^i ^T^' ^^ bl.» 
1. .'J'. — 2. A.o,y. — ;5. V. Mich, le Sijr., II. .•iJ2 : \r 15 de tosrin II. 



Ru Tan 7 de son rögnn, Ic roi dos l'crscs marcha ronfrc da fortcrosse) 
d'Abaraii ', la pilla, inccndia A}jainöe, s'empara du bois de la Croix qui sy 
trouvail, i'L l'onvoya on Persc". 

i>a mrriie atiiiec, uik; seditioii eclat;i ;\ (lonstantinople, et la discorde sc 

iiiil ciilic' les patricicns arm6niens. Ils ('■<rivircrit ä rcniporeiir Jusliuus pour 

ic piicr dl' leur oiivovit qurkju'un ([iii Ics nicUrail (Faccord. L'empercur cii- 

voya (qu("l(|u"uii) (|ui les recoiicilia '. 

r„i, 75 V. * I']ii lau 8 (du ivgnc de .lusliiiusi, Ciiosroes, roi des Pei'ses, fit unc 

cxpediluni coutre Dara, l'assiegca pcndant quelques mois, mais no put la 

prendrc. Alors il cuvoya (uu de ses geueraux) ä Aulioclic,, qui cuvaliit ses 

alcutouis et ntniiiiia a Apainei'. La populatiou d Apauiee, ayant coufianee en 

la paixqui regnait cntie Ics Grecs et les INm-scs, ouvril les portes de la ville. 

Les Perses y cnlrcrciit et s'y dispersercut. Eusuite Icur clief leur ordouua 

de passer les liabitauts au lil de l'epee; et ils pillerent la ville et tuercut 

UM tres graud iiondjrc de ses habitants. G'etait pondant qu'il assiögcait üara 

(MIC (Miosroes avait cuvoye uu de ses mar/.bans isalrapesi pour s'cmpanr de 

ces endroils; cclui-ci lelourua prrs de lui avec lieaucoup dr piisouuiers, de 

richesscs et d(; chevaux. (diosroes assiegca Dara jx'udaut six mois et s'eu 

cmpara Ic 1 1 de tielirin (11) (uovembri') \ 



1. Sur l.i ililTtTcntc liaiistTiplioii du nom de cette lorleresse v. A'. Groh, Ge- 
schichte des oslrornisclion Kaisers .liistin II. Leipzig, 1889. p. 10,") et n. ö. — 2. V. 
Mirli. Ic Si/r., 11, :il2. CA. Ei' fif(r., \, lo llidcz et Parmentier, 206). fcan d'I'J/>/iese, 
VI, H iTlie lliird pari of liie I'>clcsiiistie;d llistory ai Jo/in hishop of Ephexus, translated 
hy Paync Smilli, ().\ford, i8(i(», p. ;58.j-387 . — .i. Cf. Mich, le .V///-., II, 282. — 'i. Mich. 
Ic .S///., II, .ill-.jri. .Icfi/i d'Ephcxc, \'l, .".-li l'nijnc Smilh, ;!7!)-385). Theophi/lacti 



.177J 1 r: RFC.NF ni-: tii^kiik ii. ',37 

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,-n-^-'' ^''^3 jnv^'--* ,-,-'' ^y i-''" -^'' ^-^ 'J^y: i-^ ^^'^-" ^'^ jj 

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Eiij^uilo .lustiuus sc propara a l'aire la iiueiic aux Persos, niais il dcviiit 
claiigvreusemoiit malade, toinba on demcnco, cl la campagae ueut pas 
lieu '. 

En cette auneo, 11 y eiil uiic \ii)ltnile ct. graiule pestc daiis tont !c pays 
et partieulieremenl ä (Aiustaulinople. Vnc forte gale frappa les gens, et 
beaiicüup d'entre eux ileviurent aveugles". 

Justiniis soigna sa maladie; il guerit, et la raison lui revinl. 11 lasseiiilila 
ses patrieiens et les cliel's de ses troupes ol proclaiiia Cesar pour regner 
apres lui uu liomme nomine Tiberius, (|ui appartenait au.\ notables de l'em- 
pire et se trouvait lonjuuis pres de Femperenr '. 

En lau I I de.lusliuus, les Samaritains su revoltörent. L'empereur envoya 
contre en\ (une arnieoi (pii les eombaltil, |>i!ia lenr pa\ s * et eii tna nn tres • iv.i. tu. 
grand nombie '. 

Tiberius regna pendant quatre ans, liiparlir det l'an SS'.) dAlexandre ; il 
clait restc lieritier presoniptif de Tenipire ptMulant si\ ans. 

Si/iiocultiie llisloriae, III, 11 : 6 toj llspiixot; ßautXi!»; XsiXaito; Si'xr,v s; tö Acipa; f-Y"*"'^ 
xoti [j.5;va; I; /.»Ta:toXE|jL-/-(ia; to tioXioja«... ed. de Boor, Lipsiae ISS", p. l.U-lo'i . I\\'agi., 
V, 10 Bidez et Pannentier, p. 20U-207J. ('///•. Min., II, IT'i. Abulp/i.. l.">2 (95); (id. 
Salliani, 150. Cf. Land, Anecdota Syriaca, I, ll'i. 

1. V. Mich, le Si/r., 313; :U2. Jean d'Ephcse, 111, 2-3 p. KiG-ltl'.) . Abulpli., 152 
(95); ed. Salhani, 1.50. — 2. V. Mich, le Si/r., II, ;509-310. Chr. Min.. II, IT'i. — 3. Cf. 
Mich, le Si/r., II, 3.54. Jean d'Kphi'se, III, 5 (p. 171-172 . Ahiilph., 152 (!I51; ed. .Sal- 
hani, 150. Jean de Nikioii, 521. Sur d'autres sources et sur les details v. Groh, op. 
eil., 5'i-50. — 'i. Cf. Mich, le Syr., II, -202 (du leiniis de Justiiiianusj. Jean de Aikiou, 



«8 AGAPIUS. KITAB AL-U.\VA.\. [178] 

^j jj^ Ol j^ «j'jj ^,->)lj ^jjl j^ jl^ ^JJI ^-a.11 l-:ai;l iAjfr ^Icj 

du UsljJ ^j^-^ C-jJ' "-*-?"b ^ '^^^ «-jj^ J >_>^,Ä.II 'ülj^ 'J\ iAfjj ^j^l| tJUs. 
j,-!i£. ^1^^ ^jij rvUslj j>t)l J-LxTj Jo_A^ J^p3 ^r~lj Jisj. ^i-~a.l| J lA--^ ^^' 

JoA-i 'Ij t^L^J ^r^^b V~--*-b fJ'^ ^ ^^'j 

1. Peut-etre KiOapi^wv? V. Thcoplii/l. Si/mov.. III, 15,1- (o^e Boor, 142). /ea« rf'£'- 
/>Äese, VI, 14 (/». Snii/h, 409). — 2.y,j,,^. —3. j:;La.l. 



Sous son regne, expira la treve ([ui avait ete conchie eiitre les Grccs et 
les Perses, et uiie violeute guerre eclata ciilre oux. Tiberius, empereur des 
Grecs, ecrivit au roi des Perses poui- demaudfr la paix ou lui dire de decla- 
rer la guerre. Le n)i des Perses refusa de faire la paix avec les Grecs et 
promit ä Tiberius de venir le combattre dans uu endroit qu'il lui indiquait. 
Les Grecs se rassemblereiU au combat et arriverent dans cet endroit, oü ils 
attendaient les Perses. Mais Cliosroes les Irompa et ne vini point au lieu 
convcnu. Les Perses attaquerent Ras'ayii, al-Klianilrin (?) et Kitharizon (?). 
Alois Tiberius eiivoya contre eux des troupes sous le comniaiLdcmcnt d lui 
de scs patriccs noiiime Maurice, qui rencouira les Perses et les mit cu d('- 
route. Ensuite Tiberius rejoiguil Maurice et ses troupes. lit 'lO.OOD caiilifs 
qu'il dcporta et etablit dans lilc de CJiypre '. 

En cclto annee, il y eut ä Antioclic un violenl IreinblciiuMil de terre i{ui 
renversa deux tours des inurailles. En la nieme aniH'c, i'i'te ful tres phivii iix 
et Iri's tVoid. L'almosphere se ternit et s'obscureil : de iKimbrruses santc- 
relles panircul (|ui devorerent la recolte de giaiiis. les herbes et les legumes. 
II \ iMit une grande peste^. 

.")21 .lustinianus . I's.-Deni/x de Tellin., ad ann. 8(>.'{ {■= m'2) (Naii, 489). Gregorii Ahtil- 
phiii-d'^il C.hroiiicon Syriaciim, ed. Bruns cl Kirsch, I.ipsiae, 1789, 82. 

1. Cf. Mich, le Si/r., II, ;W8-3;59; 347-348. \ . A/>iilp/i., 153 i'Ki): ed. Salliani, 1.">1. 
.Iriin d'Ephi'se, VI, l'i-l.") /'. Sniilli. 408-412i. l'heophiß. Sim., III, I.'> \dr lioor, l'i2i. 
(!!'. Meiiandri ¥^xcv\'[i{i\. .'!I.S-327 i'd. IJonn . V. C. l'dlro/to, Ijizantiiii c IV'rsiaiii alla 
line (Icl VI sccolo. ('-idmalc della Societa Asiatica Italiaiia, .\.\ 1907;, 19ti-i98. — 2. Cf. 
Mir/i. le Si/r., II, :i52. Ahulph., 153 ;9(i ; cd. Salh.uti, l.M-152. 



[179J I.K HKC.XK DK M AlllICK. 'i39 

iyiäs ' jljVl jj-Vju ^r^\ ^ji\ viUj J .y>-3j ' f"l- •'"> V. 

jLj.-3 (»i._lI-'3 ^-.j^^'i |>i^-^ ^'r-'3 i^'^*^ ^»^ ""^i-'J y C^*^-3 "-—'' J l;-* Jr^ 

iU »_,jl Uj l^Ui ^ 0U3 ^.:.L:k..i. ajJwJ; 'Lj ^,i>_^^ cfvj-*^ '^U'^ ^'' j-J 



^l_^il ^ 






\^ 



1. ^-i^. — 2. i^a',. — :>. »-• »•• ^' rJ. 



A celte epoqui- il se trouva des gcns (jui adoraienl los idolrs ; ' et ils*foi.:Gv. 
l'urent tues '. 

La 4° auuee de sou regne, 'riberius (luiuia en mariage sa tille a Maurice, 
le plus reniarqualjle de ses generaux, et le proclama (Cesar) avec t'ulurc suc- 
cessioii. Tiberius mourut et Maurice regiia pendant viugt ans, |ä partir de) 
Tan 8^)4 d'AIexandre. 

Maurice etait hominc du hien, dun commerce allalde, tres charilaMc; \l 
donnait ä manger soixante fuis par an aux indigents et anx pauvres; oublicux 
de leur rang, lui-meme et sa femme les servaient ä manger et ä boin; et 
leur faisaient d'aljondanfes aumönes". 

En lau 4 de Maurii'c. uiie grande peste sevil ä Conslantinople et emporta 
400.000 de ses liabitanls'. 

Kn Tan 11 de son regne, Maurice proiionca le hannissement di^s .luifs cpii 
etaient ä Antiociie, et ils t'urent chasses de la ville \'üici pour quelle raison : 
IUI chretien avait louö une maison pour v liabite". i.orsqu'il la (juitta, il y 
resta une image de Marie; apres lui, un .luif Inua celle maison, et lorsqu'il 

1. .1//,A. /<• Si/r., II, 320. Ahiitph., \yi (96); äd. Salkani, 152. Cf. Jean d'Hphese, 
111, ;ii il'. .Smitli, 215-220). — 2. Abulpli., 153-154 [0()) ; ed. Snlliani, 152. —3. Abulpli., 
15'i (96); od. Salhani, 152. 



440 AGAPllS. KITAB AL- T.WAX. .180] 

(♦i'-JJJ JsUjI ^_i,l=-3 kS[L\ ^ jv^ ^Is ci.lJl J\ -b^^ «sy Ij^li. JU ij^j-Ä^l 

l^j^^ iiUj lyS'^-lj ^*^;»— ^-^'j Ä.«-Ja& oOLa lj,9 ia«l_Jj C.A.JI iil» .^„i-lj 
Ljyi. iL^i- U.*lj I.UJ /j-^M-« ^5^9 (V^ l5 ^-^-*^'J1 TJ^=" (J^ r J^ \.X:>\ Ja. 

<)l.«.) l.»i_^ IäJs <£• ,.^) v^]j („^iiis aAaIj ,a U.« -t-j^,5>JL bij-Jj'j «CjXJL jLs—Ä) 



y enlra, il troiiva ceür image et iiriiia dissiis. ('ette afTairc parvini a l'empe- 
ri'ur, (jui ordoiiiia iFexpiilser les Juils (rAiilitn'lic et leiir lit raser li' niilicii 
de la tele puur qu'on les reconniit ä cette niarque. 
fiii. 77. Ell l'an (5 de Maurice et * le 29 de tichrin I (octobre), il v eut ä Antioclie 
uu tremblement de (erre (jui devasta tonte la villc ; de giauds Icinples, la plus 
grande partie des murailles i't des marclies et tonte? les maisons t'iirent reii- 
verses '. 

On racoiito qu'il s'y troiiva uii niarcliaud originaire d'Apamee. t|iii. duraiit 
toute sa vie, setait occupe des indigents et des pauvres et etait tres cliari- 
table. La nuit du tremblement do terro, il sorlit ponr chcrchor dans les rnes 
et les marciies de la villc quelqne homme ä consoler; mais il iic trouva per- 
sonnc. II alla alors chercher liors de la villc et apcrcnt denx angcs. Lorsqn'il 
les vit, ils Ini appriient (piils rcnvcrseraieiit la villc, d le previiircnt diu 
sortir, Ini et sa l'amillc II le lit eii lonh; liAlc et ecliappa sain cl sauf avrc 
sa i'orlnnc. 

En cette annee, les Perses attaquereiit Mayafaricjin et s"en emparercnt ■'. 

La meme annee, les Grecs de Syrie se revolterent et mireiit a Icur te(e 
luii dVntrc eux. Manrice ccrivit alors ä Grögoire, ])atriarche d'Antioche, 
powr le pricr dr pacilicr les Grecs. l^e palrianhc v rcnssit, et Imis les 
(irecs se joignirent au gou\ rrmur (|uc rcinpcniir li'iir avait ciivoye, et par- 

1. Mkh. le Sijr., 11, 35'.i. — 2. Miili. Ic Sijr., 11, oGO. Lcs .sourccs grecqucs v. dans 
la iiüle suivanlc. 



[181] hV. REGNR DE MAIIRICR. 441 

^ ^J^;^ ä^.-^'l o^>l^ ^^5 
lj,^-3 >_^ '^.'3 ^j„Li]i Ijß ^y- ^ß Iaa Jj 

^C p-ij (vi^A,!! 1> a; ji;;^^i ^U-; J^J rc^- V^^ ^^-^ :f- ^--^ :r ^^-^ 



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Pol- 77 V. 



tirent pour Mayafariqin ; mais ils trouverent que les Perses s'en etaient 
dejä empares; ne pouvant reprondro la villi', ils i)ätireiit pri>s d'olle um' 
bourgade qu'ils appelereut Maurice, et riiabitereut, en atteudaut de pou- 
voir s'emparer de l'aulre, et tuerent les Perses qui s'v trouvaient'. 

A cette epoque s'illustra Qourva (Qoura) le philosoplic, auteur de uoui- 
hreux ouvrages ". 

'Ell Tau 8 de Maurice', les Perses assaillireut Hormizd (llorniiz), leur * fui. 77 v. 
roi, Uli creverent les yeux et ensuite le tuereut. Ils se partagereut cn deux 
partis : Tun fut pour son fils Cliosroes, l'autre pour uu uiarzban (satrape) 
uomme Bahrain. Le parti qui etait pour Ghosroes, lils d'Hormi/.tl, luil 
les (Invants et le proclama mi. Halirani le marzbau faisait alors la gm-ni' 
aiix Deilemites et elail ai)S(>nt (piaiul 011 i)roclama Cliosroes. La gui'i'rc 
avec les Deilemites Icriuiiiee, il ccrivil a (Ihosroes : « Je ne te couiiais 
pas. RenoHce au pouvoir ou c'est uuc declaratiou de guei'rc! » Bahrain avait 
de uouiiin-uses troupcs. Cliosroes, fils trUormizd, (-tail jcune; il eut pciir 
d'entrer cu lulle avec Bahrain et songca ä deiiiaiuliT ilii secuurs a l"ciii[)i'- 
rciir d(!S Grecs '. 

1. Ci'. TItcophijl. Süll., III. .") Je Boor, liS-llfl . Em,i:r., VI, 14 [iiide: et Parnu-n- 
tiet\ 2;U-233). Niceph. Call., Will, 17 [Mignc, C.XLNIl. .• il.:{(il !. —2. C'est unedes sour- 

ces de Michel le Syrien; v. 11, :j.").S : « le plus receiil ile lo is. (hmrä. pivlrc de Halna 

nous commencerons lä oü .s'arr(5te Qoura de Baina ». C'est un auteur inconnu qui ecrivil, 
d'apres Michel, ä Edesse, dans quatorze chapitres, sur 1 epoque de .lustiu rl jusqu'a la 
mort de Tibere. /?. Duval, l.;i lilteralure syriaque, 2" ed., 208. — .'>. Ici coinmence la 
traduclion russe de Hosen, (.[). lil.. (iü. -- 4. Mich, le Si/r., II, .'{(iO, 371. Greg. Ahidph., 
l.'>'i 9ü ; (id. SaUuini, l.">2. 



442 AGAPIUS. KITAB AI.-UNVAX. [182] 

JJ «^-- liis dUj '»^ <J^ ^y- ^s•^\ i^,-i-Li A^Ai- ^y^ <> JU^_ ^»^ ji^ ^-*i 

dUJI ^>l i,U3 ^^jir^ Jj^ (^L* ö.k:L_i 

■^jclUl iv' i^-Cii Jr-; dUuJI ^^1 Jojl '<.L>- «J JUs jJis-U- L <) Jlsj ^Ul ^JJ.3 

-L) ^U 1*3^,5^« <) ,3^ j^ -^„^, i-i^- 0_^^_ j^ jlUJi ^J»:3 v--Ät ^1 ^b 

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'y -~ "li'^j <ül '»jiAi c^IäJI «-« oj—^ ly'j "f^JJ '*-^ Js-i^ls t>v~^ ^^ vl>?' 

ci ^Ul ^b 

1. ^il^l. 

II ajipela alors im de ses serviteurs de confiancc (M liii fit pari de sa 
resolution. (Juaiid celui-ci eut entendu Ics parolcs du rni, il sdilit en secret 
et sc mit en routc pour Ic camp des Grers; il y entra, reuconlra un rlicf 
arabi' nommr Djafiiali, tpii avail deiuaiKli' protection aux (irecs. rl Ic mit 
au couranl. Djafnali renseigne partit pour' Constantinople ' et fit laut ipi'il 
arriva jusqu'ä l'empereur. 

L'empereur s'ecria et lui dil : " (^)ue veux-tu.' » Djarmdi rcpondit : >< .Ic 
veux comnuiniijucr ä rompcreur un secret que je posseile. il je lui l'erai part 
ensuite dune chose extraordinairc » L'empereur craiguil (pu' Djafnali iie 
vouliit lui f'air(( du mal, et (irdonna de lui ütcr ses viHemenls. Djafnah se 
' f(,l. :s. presenta dour ' devaiil rernpereur en jyantalon sculemenl et dil : « O empe- 
rcur! .Ic veux etrc cnvoye pres du roi des Perses pour (pTil so soumelto 
et l'oheisse. » L'empereur dit : « .ie crois que tu es i'ou ". Alors Djaluali 
sorlil ia li'llre que (Ihosroes avait ecrilc. L'empereur la lui, la compril ft 
s'cn rejouit. 

Knsuite rempereur lui (udonna de l'aire veiiir Cliosroes cluv. lui poiir 
(luil lui ddiiuat loul (■(• (Idul il avail liesoin, rl (pfil l'aiiläl contn' ses enne- 
inis. [Vax memc Icmps) Maiirici^ iTrivit la i^quinsc a hi li'llti' di' (lliosroes. 
Djafnali la prit et s'cn rcloiuna avcc Ic scrvitcnr auprcs Ai' (lliosroes; il 
lui nniil la lettre el lui lil part des lionucs disposilions de rempereur a 
son egard. 

1. iii liiiil \.\ IraduiliiPii lie iu'scn. 



[183] LA COHIXESPOXDWCK F.NTRR MArRICK Kl' (.llOSROKS. '.43 

oL ^is- vi'U* /.liJ'j -^J^ ^ jT^"^. *-* l--*^- ^j~^ L?' ^.^ iJ:.-'^-' v~^ 

c ^ V J^ -f. ij».« i^aUI i^g....!i yl c'jLJi ^">l! 'Cä_; Cio aJI ^:5 i' • foi. 7,s v. 
l'lj jJfr Ijjfrj j»^ ^V c^\i j^\ Ä^l "-M_^k»i.j (»aVj^ l^t« j.*^ U^)^^ ^^^^ 

jV viU Ijuili- j_^_5 ^JUUai. p-altij dti L. I| f>^l jl .JU»-»^ ^Ü 'j^L'^J j^J^ 

jlj 'i:>j^\ J~JI (^-^1 ^ ^^y »^ v'^ ^ ^-J"*^ ^ ■^''-5 -^ ^iH-J f^ 

1. A.^''. — 2. 'j^. 



Lorsque Chosroes eut In In lettre, il qiiitta son royaume, se deguisa on 
mendiant et traversa aiiisi lempirc des Perses; il passa par Xisibe et arriva 
ä Edcsse, oü il entra. II se jirescnta devaiit le gouverneiir et liii apprit <]ui 
il etait. Le güuverneur Feinbrassa, le tmita aveo distiuclioii, lui ronrnil tdul 
le necessaire et eerivil A rempereiir ä son sujet. 

Alors rempcreur eerivil ä Chosroes pour lui sigiiilier d'aller ä Meiibidj 
et d'y attendre Tarrivee des troupcs avec tout le necessaire. La, il serait pres 
de son empire et pourrait fondre siir son ennenii, avanl i|iril se i'nl enipari' 
de son royaume. Chosroes eprouva niie graiide jnie a la lecture (l(> cette 
lettre de Maurice. 

Hnsuitc il lui envoya uiio lettre ainsi concuc:*« Au perc heni, niailre * r.ii. ts v. 
de l'epee victoricuse, iMatirice, lils du niaitre, de la part de Chosroes, fils 
d llniiiiizd, son nis, salut! .riiiloinu» remporenr (pie Hahrani et scs partisans, 
esclaves de ninn pere, n'onl poiiil recniiiui inmi aiiloiüte, se sont coalises 
contre inoi ipii suis leui' inailie, mit dwhlie les bieiifails de inon pere, se sont 
revoltes ct)ntre nioi qui suis leur seigucur, el ont •oulu nie tuer. Alors je nie 
suis decide ä avoir rccours ä toi, ii ciHsrcher proteelioii aupres de ta grAi^o 
et ü me soumettrc ;\ toi, paree que se soumettre ä un roi, oomnie iiioi, bieu 
qu'il soil Uli eniieiui, nie vaut luicux (pie de (omiier eiilre les niaiiis d'es- 
claves rebelles; mourir de la in.iiii des rois est plus noble pour uiui ipie 
mourir de la main d'uu autre; je considerc cela coiiiuie inoins ignoniinieux. 
Je nie i('fii^-ie aupres de toi, eoiifiaiit daii-^ ta Ixuifi'-. dans la giMii'-rositi' que 



fol. 



444 AGAPIUS. KfTAB AL-'UNVAN. [184] 

(J^ o^^' j'i ^ ^H^' jl >_:::>-i3 üUj ^^1 ^ dAlt "Uli <.U^ L«3 dllkii::, üT 

i-tUt« ^i« ^ L'IjIl;' V3 >^l — =^'3 ^jj« ^U i^Iäxs viJJl ^~i ^-»^ ^-W^J ^Liai^ 
»-»^3 UJäa Ijl«L- Ia!} viU C^r-i' »i-^)i ii c~l»s lils aX-U \£. b»jL'3 i-u^ ■kJs. c„lc. 

^ «oj**j '<j' ^j ^ ■ ' ^ 

Ä-vJifr Jl_^l3 ^^»ä)1 ÜL >l"ll« i_iJl j^jl 




Dieu t'a inspiree, et ilans ta clemcncc. Je te deiiiamK' davoir pitie de moi. 
de me faire misericorde, de nie truiter avec bonte, puisque j'ai recours ä toi 
et qiriiumldenient j'implorc ton secours. Je suis venu dans ton enipirc pour 
rciiK'ttre mun sorl cnlre tes uiains. llätr-toi de ine secourir d de nie laire 
du liicn; ne'sois pas insensible au soit d im loi commr lui, i\i\r di's esclaves 
out vaiucu et chasse de son royaunic. Si lu at^is ainsi a mon egard, je serai 
])()ur toi un lils docile et obeissant, ainsi (pn- toule ma famille, nion eiitouiago 
et Ics sujels de mon royaunie, s'il plait ä Dieu le Tres-Haut. » 
loi. 79. 'Avant hl cettc lettre, Maurice rassembla les coniniandants des (irccs, Ics 

Patrices, les guerriers et les cliefs de la ville et Icur cn lil ddiincr Icclure. La 
Iccture t(!rniin(5e, chacun demanda a son Miisin sdii (i|Miii()ii. I.'iinpcrciir pril 
connaissance de leurs reponscs, et il se trouva seul de son avis. 11 decida de 
rcpondre l'avoi'al)lement ä cclui qui s'elait nMugiT' auprcs de lui, et d'aider 
cclui qui avait iniplore son sccouis. 11 urdmiua aux Iroiipes de se prepai'er 
ä eulrer en canqiagne et de prendre avce dies l'argent nccessaire (ä Clios- 
roes). L'arniec, au nouibre de ■'lO.OOO soldats, partit vcrs Chosroes avec b; 
niateriel de guerre et beaucoup d'argent. 

Maurice lui dcrivit la rcponse quc voici : « De la part de Maurice, 
sorviteur de Jesus-Christ, ([u'il soit i;l(irili(' ! a Cliosrocs, roi des i'erses, 
mon iils et mon l'rcrc, salul ! J'ai lu ta li'llre et j'ai appiis jiar eile la conduiti' 



[185] LA CORRESPONDANCE ENTRE MAURICE ET CHOSROES. 4'i5 

^.Jül j*__jJI y\ jj^ aJ L, ^ju^ij *JXlo ::,.';^i jJj A» L.i j».LJl |>-'3 (_5jJj (j-_yi)^ 
^yt d'm ^v^_Ja_>-j3 cLwU- ^;^^Js~> dUM-lj vjXLl |V>i (»(ia^J in*3-r'J '-i^c- '3:s_^^ 

J'>Uiu.V'j j-^ vilL ^iJ^ c-äT jI:j:--V1 'J\ ^ Ljß':> L« Ui« ^U Uj d!jlji-.l3 iJJL 

LJJL^ Jü ci'j J Ul >r~i-jj J">UJ1 i^L:=ii z>ß>-\ dliij a~J1 ^^j^I J ljy^\ ^ 
i^UJi ■ -w Ij S^^ L'-u^ viAis-U>- L-Ja»» oizji) L«_»ji3 di-Ul LlLs-3 id^l>o LLS3 Jü»« 
I-Oj tiAr_^3 ctlzj^j iiA:^jj v cJg)g->^' ^3 ^LLLLj' jl JU^V'3 ^j^j-äJI viUI ^-=-33 

\iX^yCs- ^j vJJJl L*)-^ "t-< «-^' i3 ,-i«-j>-3 J'i^l) ci-Vc- '~ /y^] o w li cÜJ Cj_r-»3 

cii-j^^;:«, V3 ^J'j-äJI -»^3 aJ »c-3 <u)l o^p ^U ^^3 l,^ viJJ cJjL« J'j^Vl ^j^^ 
Äill J^.a ??.;_ jl ^lj-f>-jl3 ^'/Jl3 J_<3l dLfr JJI3 c.|j-U ^xts j^<! ^U V3 ^^^»^ 

1. »jJ=»i. — 2. .^^'. — 3. Teile est la lecou du ms. 



fol. 79 V. 



des esclaves qui se soiit soulcvcs coulre toi, leur desobeissance, le mepris 

qu'ils ont fait des bienfaits de tes peres et de tes aieux, et leur rebcllioii 

contrc toi ([u ils out chassc de ton royaume. .Pen ai eprouve plus de pciiie 

que je ne saurais rexprimer, et la syiiipatbic ni'aiiiiMic ä plaindre ton sort 

et ä te secourir, comme tu me le dciriandes. Puisque lu dis quil est prcfe- 

rable de se cacher sous les alles dun roi ennemi et de se nieltre ä l'ünibre 

de sa protection, que de toinber entre les malus ' des esclaves rebelles; que * fol. 79 v. 

mourir de la ruaiu des rois vaut uiieux que niourir de la niain des esclaves; 

mais que tu jireferes une tres noble amitie et quo tu l'implores de nous, 

— nous croyons tes paroles et agröons ton langage; nous allermirons toii 

pouvoir, accomplirons ton desir et satisferons A tes besoins; nous louons et 

approuvons tes bons scntituents. Nous t'envoyons douc des troupcs et de 

Targent, parce (}uc tu es abaisse et depossede de ton rang et de ta dignile. 

Je te fais mon fds et je si-rai ton j»ere. .le ne seni avare pour toi iii dr 

mon argent ni de mes troupes et je ne refuserai pas de les envoyer ;\ tou 

secours. Preuds l'argent, puisse-t-il te proiiter! et va avec la benediction 

et le secours de Dieu. Prends egalenient les troupes, et n'eprouve ni angoisse 

ni crainte ! Cours vite ä ton ennemi, arriere tonte negligeuco et toute len- 

teur! Espere que Dieu te donnera la victoire sur ton ennemi, le precipitera 

PATR. OB. — T. VIII. — F 3. 29 



fnl. SO. 



446 AC.APIl'S. KITAli AI,-UNVA\. [186] 

■Uli Li jl dLu]_^ Jl d'xjuj !s^..piJ j ijo S_y3 iiJ-.ji vSs^" •Uli <:S^i dJjA.«.. 

* füi. sii. wJ^rÄ^J LX(J3 tSj—' J y^ ^J-=^J ^*r"^ c.-uJl Jv^Ij ^ f^LJlj -^'^U'j vljjJI 

^jLaS ia-wl33 ^_I-lJ| ^^. L. Oi.li b^' (»J^ ^J' jjrj-sJI «^ J-*^-* iV i^v~ -'^-5 

ii-'<r Ls-^' ^^^^3 fr:^*^ c5-" (n^-^3 ^y}^ ü-="- C-?-^^ ^- ^^' <i-^ ^^ 
1. i.j^Ui. 



ä tes pieds, rendra sos ruses iiiutiles et te retalilira dans ton rang, si Dien 
lo veut ' ! » 

Lorsque" les troupes et la lettre de rempereui- luicnl arrivecs pres de 
Chosroes, flls d'llormizd, et qn'il cnl regu rargenl, il marcha oontre l'en- 
nemi. Baliram, apprenanl la luili' de (lliosroes chez les Grecs, etail alle ä 
al-Makhüzah, s'etait enipare des richesses contenues dans les tresors, des 
armes et des ell'ets, * avait brüle toute la ville, detruit les palais de Chosroes 
et s'etait prepare ä la guerre. Chosroes, fils d'llurmizd. se porta ä sa ren- 
contre avee les tronpes grecques et l'atteignit entre al-Madain et .\\'asit. 
Baliram fut mis en riiite; tous ses hommes fun'ut tues et ses richesses et 
son camp livres an pillage. Chosroes rentra dans son royaume oi'i il monla 
(snr le Iröiie), et toni le peuple lui preta serment. 

Apres un conrt repos, il appela les Grecs, les conibla de prescnts, les 
renvova aupres de leur maitre et retonrna k Tempcrcnr Maurice dcux fois 
plus d'argent cl de cadeaux ([u'il n'en avait reeu. II commenga ensuitc par 
restituer aux Grecs Dara prisi' depuis dix-sepl ans par les Perses, et de 
rnöme, Mayafariqin dont il transporta aillenrs tous les Perses. Chosroes con- 

1. Nuus trouvoiis celle corrcsj)ondancc donl le texte est pourlaul aljreue, chez (ircg. 
Ahulph., 153-156 (96-97); ed. Salhani, 152-154 (la source est AgapiusJ. Cf. Eutychii 
Ann., II. 200-207 (ed. Pocockii): Mignc, CXI, col. J0S0-108i. Nöldekc, Tabari, 273-275. 
Throphnl. Simoc, IV. 12-14 (ed. de lioar, 171-181). Theoph., 265. Mich, lo Si/r., 
II. '.Mi-'Ml. — 2. Le texte suivant a ele trailuit en russe par le bar. Hosen, oj). cit., 
p. (l0-(i0. 



'""' _ II-: IlteNE DR JJAI IIICI.; 






3J vVi v-^-=-' jIjI j _^'-ii .. ; <r'-i . .„ ., „ ■ "^^ 







0^ •-<^i .-- ^.u, ^i, j, ^ "^;., -'^'' -^^ ^ ^-•^" '- 

^ e^^ ,«.. ...^ ,.. ^^ .<a. ,^ ^^, ,_„ .^. ^^^ ^ > 

(»i^j ow^^ Cj^ \ -i,[L. II T I- - -i ^ ^-^ 

' - o (V-'^J cjjl 'Ulk: 

1. , ^LL.1 



C;^' J;jj-J <^ j,^^ ^L^- j^ 



serva aui)r(''.s de lni m.,^ t ■ 

'■' -inte Marie, ,, |v,„.,„, , , rSo" ; , * ' ' "'"' ' "'■*'»''"'"• '1'^*'^« 
Wse, palrianche ,rA„li„<.|„, „„, ,,;'■■" """'^ ^ """'''■' '' « -cir M,.,s. 

-.e.,:i:;c:;-c::::-;:-^.- „.„„.. , 

'0"le la v„,.J„,,, E„ ,,,„ „, ,,„ ^"^'^ f-<=^.l<: „„.i,,, ,<., ,;^,,^^ ^,^ 

l'cauco,,,, Je „eij,o .. ■* '" '"' ' "'■'"''lemcl do le,,-« el il ,,„„,,, 

A lafu, de laiO-a„,„v,|,..„„„;ee. !„,„,,„„,,, .,, 

ni.ignals el les palnce.. des Orecs 



flll. Sil V. 



4,^8 ACAPlllS. KITAB AL-'UNVAN. [188] 



.fo,.8,. ^3 ii C'^ J- ^^- ' ^^ ^^ ^'^ ^^ ^^^^' ^-^^ ^ ^'^ ^' ^' 

diui ^o o^'^ ö* ^-^ ö-^- r'^ -^^^'^ ^"^^ ^-^ 

^iJI ^Ul olLJj (.jjl ^..3 ^ J^ ^-^'^ -V-^^ o-^ ^^'^^^ -^' ^^ i-^- ^^ 



s'assemblerent dans la villc crHeraclee. Parmi eux etait un patrico nomme 
Phocas qu'ils voulaieut proclamer empereur. Mais ils avaient cu auparavant 
rintcutioa ae proclamer Petrus, iVere de Maurice, quaud Maurice, apres avoir 
concki la paix avec les Perses, avait supprime la solde aux troupes et avait 
rayc Icurs (noms) du role. Ils lircut savoir ä Petrus, fröre de Alaurice, .pi'.ls 
voulaient le faire roi, mais il s'cnfuil d'aupres d'eux et partit pour Coustan- 

tinople ' . 

Eusuite Maurice s'eufuit ä Cl.alcedoine. Les Cxrecs ratt<"ignirent, comme 
il cHait velvi .l' liaiUons conmie un meudiaut, le tuerent, lui, ses fils et ses 
si. Partisans, el proclamrrenl Pliocas enipermir. Phocas regna * pendant liuit 
ans, depuis l'an 914 d' Alexandre; il n'apparlenait poinl a la faniille impe-- 

riale'. 

Chosroes, a la nouvcU.- du incurtrr d>- Maurice, aniiula !.• traite «onclu 
enlre lui d les Grccs, ron.pil la paix (pii les uuissail, niarcha sur Dara et 

s'en cmpara '. 

En Tau S de Pl.ocas, il parul dans le cirl un signe senddable k unc 
grande eloile r.<spl.>ndissanle de hupielle pailaicnl des rayons conm.e du 
Tang qui s'ötendaient ä la majeure partic du ci.d et de l'air; et ce signc resta 
(visible) da mois de liclirin 1 (octohre) au mois dr nisan (avrd). 

1 Mich le S,ir.,\\. .iT.-.. Ahulph., il.idcm. -2. (h-eg. Ahnlph., 157 (08); ed. Salhani, 
r,5 -3 Michj/s,ir..\\.-Ml-:m. Cveg. Ahulph., 157 (98); ed. Salhani. 155. Theoph., 
■IKwi 'Ik. .Srhdos, X.\I Irad. de Mach-r, p. 57; la trad. russc de Patkanyan, 80). V. R. 
Spinller, De Phoca imperalore Romanorum, leime, 1905, p. 'il. 



fol 



[189] LA .MORI DK l/KMPF.RRUR l'llüCAS. 4/i9 

ivyXLrlj ^jLalJI ]^ V"^ '— ^'-^ ^^ *'^. ^3 |'*J'~* i/— Lili- l^llij j^^U- ,_5jL:jJi 

iy^^i ,1'L.LiJl ^Lj •Ci'iYj <oLL'L r!^^. 

Cijil JV>i.C- ^=-V'3 Ji^~>> L,JfcA3-l jUi^jl;^ (*J^'^ ^^ ^^ ^J^ T^p- ^-^3 

j iL-i; jLj l3L CjU iAs-is ^äJI >^l«^j6. V ^^'^^v* ^_^i liji i,^ J A.:.!j:!a....? 

1. llfaullire -^-4--". — 2. Uj. 



En la nirnie aninic, il surviiit cu Syric im yraud mallieur. Eii voici la 
cause : les Juifs qui etaient lii-bas et en Mesopolamie, eiirent rintention de 
turr les chretiens tiaiis toutes les villes et de luiiier leurs eglises. Pendant 
quils etaient preoccupes de cela, ils furent denonces aux autoriles. Alors les 
chretiens se jeterent sur eux et en tuerent iin grand nonibre. Avant appris 
cela, Pliocas sc fAclia contre les elircliens ' et les eliargea de lonrds impöts 
ä Antiüclie, ä Laodicee et dans toule la Syrie et la Mesoputainie. 

La nienie aniiee, les Perses monterent contre Amid et s'en enij)arerent; 
ensuite ils se louineri'nt contre Oinnesrin et retournerent ä l']desse'". 

En celte ineme annee, deux rebellcs se levercnt contre Phocas, empereur 
des Grecs : Tun d'eux Ileraclius, l'autrc Gregorius eUiVfrique; * ils envove- ' foi. si v. 
rent des troupes avec deux lidnunes de leurs partisans et Icur ordonnercnt, 
c'est-ä-dire ä Heraclius, fils d'Heraclius, et a Nicetas, ills de Gregorius, 
leurs partisans, de tuer Phocas. Ils convinrent entre eux ([ue lYMupire appar- 
tirmlrait ü cclui (|ui aiiiverait b' premicr a (".ouslantinople et lueniit Phocas. 
Ileraclius, fils d'Heraclius, alla jiar iiier et la lrt»rva favorablc el calme, et 
.Nicetas partit par tcrre. Ileraclius devaui;a Aieelas, enlra dans la villc et tua 
Phocas. Ileraclius regna trente et un ans et cinq niois, depuis la 922'' annee 
d' Alexandre '. 

1. 11 faul lire « contn; les Juifs ». Cf. Mich, le Syr., il. :i79. - 2. Midi. Ic .V///'., 
II, 378. Greff. Abulpl,., 1.57 (98); ed. SaUiani, l.",."). Seb4os, Will [Macler, C2 ; Pat- 
kanijan, 85;. Cf. H. SpinLler, op. cit., 'i2. — :5. Mich, le Si/r., 11, 37S. (Jreg. Abulph., 



/.50 AdAI'llS. KITAB AL-IWAN. (190J 

4.CÄ, Js ^LaJ ^yi^'^ ^^ ^\ l->ij J^j^ ^^ V ^- ^!^' ijj 
lj,Ul ^_j^_5 [py_jls,_ \jLäi «S\ls^\ \jjc. diu Js_jA j\ oO^^ *^. ^^ 

i-^ ^11 J jvj;^ J>3 (.jjl w>.jjs ^^!1 -^ C*j^>J^J fjjl ^>^ ^jV^ j,H^" 

-».IjJI •5^^-3 k_i.Ä]l ^r-Ül i_ol ^^^ A;JJ; ^^ (*J^^- lA/^ ^^'^ ^"^ iJ-5 

fiii. 82. *.»— I joj j-uJI iÄA 7t;:il ,jJJI jLj^l ^1 ^^ ■^y'^' Cy- '^^' >--'' (**' 

,„l^j ^_i.') '»-ivi-fr "y-l.^! 'yj> J<i^ *-«J-*3 '^'^ j^j^r-^ 
^^ i\j=> ^i. iL_ll iAA Jj 

1. -J-. Je crois qu'il s'agit du fleuve d'llalys. 



Kii l;i preniierc aniiee de son regne, Ileraclins envoya des anibassadcurs 
au roi des Pcrses pour faire la paix avec lui; mais il ne l'accepta puiiil. 
Lorsque las Perses eurent appris qu'lleraclius etait monte siir le troiie, ils 
altaquerent Antioche, tuerent son patriarche et emmcnerent en captivite sa 
popidation. 

Ensuite Nicetas, fils de Gregorius, partit pour Alexaiidrie et s'en empara. 
Les Perses mouterent contre les Grccs et prireut Antioclie; ensuite ils sc 
touinerent contre Apamee et s'en eiuparerent: ensuite ils allercnt a l'lmese 
(llinis) et s'en emparcrenl. 'J'oul eela eul lieu au niois de ticlirin I (oeloiji'c). 
Les Grecs s'asseniblerent et combattirent les Perses pres (du ileuvci illlalys; 
niais les Grccs furent mis cn l'uitc et beaueoup d'entre eux se nojerenl 
dans Ic lleuve. Ensuite les Perses s'emparercnt d(' Cesaree '. 

En eelli' annee, parmi Ics Grecs, il y cut unc grande raniine, de sortc 
i|iii' les lioninu'S mangeaient les cadavres et les peaux des animaux". 

I<]nsuili' Nicetas, lils de Gregorius, sortit conlrc le salrape (marzban) 
• fol. S2. ■ ap|Hl(' Krsrou au '. cpii s'etail eniparc de ces villes, Ic combattil et le inil 
eil liiilr; et des deux cötes il y cut 20.000 luunmes inorts. 

Vax celte annee, parureut de nonibreuses saulerelles. 

157 (981 ; (id. Salhnni, 155. Jean de Nilcioii, ;>/j1 sq. Thcnph., 2il8-2fi'.l. D'aulrcs sources 
cliez Butler, The arab conquest of Kgypt, Oxford, lilO-2. 1-41. Spintlcr, op. cit., ,50-53. 
.1. Pernice, I/inqicralore l'lraclio. l'^ircnze, l'.)()5, 25-'il. 

i. Mich, le Siir., II, 'i(ii>. ('-reg. Abidph., 157 i!)8); ed. Saihnni, 1.55. Thcoph., 299. 
Sebios, X.\IV (Marlcr, (i5 ; l'atkaiujan, 87-88). — 2. Ahulph., 157 (98-99j ; ed. Sai- 
hnni, 155. — ;i. Cf. .\'<)Ulel!c, Tabaii, 2i»0 et la note .J. 



im F.A GURRRE 1) HKHAC.I.irs AVKC LES i'HRSKS. 451 

^y^\ JiU j\ J\ ^U lui ijAl^^VI jiU ^y.\\ JiU Ji^ Im.\J\ <^\ Jj 

C—'l J j lA^Äli'3 ->-U )j' U j.tj i jL_J' ^yj> ^r-yii\ t:J>- Jij^ i-^Lk!' [ •cJI j J j 
IajäZÜj iJjJJLii:- '3J»^3 ^jJ' ,^' ^^3-5 't'^ ^3 i jaJCVI ol/^^ C*^^ ''^--^ <~»^\ 
^_5JJ iL «_"j j-lUj ^-^' C- J -r'-rr: ^-.•"-'' ^Ir^ ^'^-n^ S^Ul ÖJI Jj 

fjL^^ Ta,^ cl'j ^^ vV'3 uT^'^ J^ xj_^LJl3 j^r;.l-uJI ^1 •^ jAä, JI3 l(4>=:::il j_^i 

1. l>e texte «Je cette phrase est completement abime. Chez dreg. Abiilph. nous lisons 
tout simplement (157 (99); ed. Salhanl, 155j : ^^ -^f^^ waLU \iß} ix^V' i-^— " Jj 

J 



J.^Wtf■.^ ,,f,JJ^& .^V<^j .IJ'^OUhJ 



Eü Tan 4 (.rileriiclins, les Arabes rommencereul leurs ccmujul'Ios, c'cst- 
ä-dirc en Fan 935 d' Alexandre '. 

Ell l'aii ö d'lleraclius, les Persos sortircul de Cesarec, se mireiil cii 
marche vers Jerusalem et s'en emparerent. En l'an <S d'lleraclius, les Perses 
prirent Alexandrie et les pays environnants, pousserent jusqu'a lu Xulile, 
aüaquercnt Clialcedoine et s'en emparerent". 

i-ln l'an 10 d'lleraclius, les Arabes se mirenl en muuveinenl ä .lallirib, >'\i 
l'an 931 d'.Mexandre '. 

Em l'an IT) (d'Heraclius), les Perses lircnt nnr inenrsion contre Rhodos 
et s'en omparöront '. 

En cetto anni'O, Cliosroos, tlls d'llormizd, ordonna de prcndre le marbre 
des eglises dans toutos les villes dont il s'clail empare, et de l'emporter a 
al-Madain et al-Maklinzali ; et cela causa aux liommes et aux animaux nne 
grande peine. 

1. Lc ti'Xtc arahe est altere: j'ai Iraduit d'apres le texlc d'.[/>iilp/iarrigius, 157 (99); 
ed. Salhani, 1.55. — 2. Mich, le Si/r., II. 400-401. (irrg. Abulph., 157-158 (99); ed. 
Salhani, 155. Jacques d'Edcsse, ad an. 292 {Chr. Min., 249). Sebeos, XXI\' [Macler, 
Ü5-69; Palkanyan, 89-91). Theoph., .JÜO-.JOl. Nicephoi • Breviarium, ed. de Boor 
(Lipsiae, 1880), 9, 15. Sur la prise de Jerusalem par les Pjrses v. mainlenant l'impor- 
tante publication de A'. Marr. IL Mupph. AHTiox'b CrpaTiiri,. Il.rhuenie 
Iepyca.iH.Ma nei)ca.\in ub <il4 r. TeiiCTbi n pasbicKaiiiii no ap.MJiHO-rpyann- 
CKOH •Ml.lo.loriH. Kh. IX (Saiiil-Petersbourg, 1909). —3. Greg. Abulph., 158(99); 
ed. Salhani, 155-150. — 4. Mich, le Si/r., II. '.08. Crcg. Abulph., 153(99); ed. Salhani, 
156. 



452 AGAPIUS. KITAB AL-UNVAN. [192J 

j ^^^\^ L.^g. Ci.ii- (j— 3 s^~~' ^-*-« ■'CZi^ i_o^'' i-^y ^y- ^^'^ ^-^ ^3 

*fol-82v. ^^^^1 lj_^ ^y\\ ij_|| ^^ ^^ ^^ • ^i j^_ ^^J^\ ^ 

^. ^ VI 

_rl«JiJl j-k_»J! f^-^ ^J3 Cjj^^ rcJL^j bA_»j ijJj jLi ci-Lo -»_r 'C- ■»-U-j'j («''-*'' 
iA^^ ö- CLL« ■'' -U; ,r ^ V iLs C,'L« L-iiJ i-l>- «— b! ÖJl .55 i*)! LäZsI 

I \, . '...■• ',.-■■ 



En cette annee, Ileraclius fit la guerre aux Porses, s'empara de la ville 
de Kisri, fit beaucoup de prisoniiiers et partit. Trois ans apres, il fit la paix 
foi. 82 V. avec los Perses, ' c'est-ä-dire en Tan 17 d'Heraclius '. 

A cette epoque, il v eut une eclipse de soleil, et cette eclipse dura depuis 
tichrin I (^octobre) jusqu'ä liaziran (juin), c'est-ä-dire pendant neuf mois; la 
moitie de son disque fut eclipsee et l'aufre ue le fut pas; et on nc voyaif (juc 
peu de sa lumiere". 

En l'aii 18 de l'empereur Ileraclius, Chosroes, fils dllormizd, roi des 
Perses, fut tue, apres avoir regne trente-liuit ans; ensuite Qa\vad (Qabadi, 
son fils, Uli succeda: il fit la paix avec les Grecs et leur restitua les villes 
que son pere avait prises. Eu lau 19 d'Heraclius, Qawad, fils de Chosroes, 
mourut, apres avoir regne uu an, et Ardcchir, son fils, lui succeda. Ensuite 
le satrape Chalirabaz ' qui avait l'ait toutes ces conquetes, le tua, fil la paix 
avec les Grecs et leur restitua les villes que lui et les aulres avaient prises, 
jusqu'ä üara, qui etait situee au delä de Xisibe^ 

En cette annee, parut dans le ciel une comete, dans la region de l'occi- 
dent^. 

Ensuite Ileraclius ordonna aux Grecs de quitter le pays (des Perses) et 

1. (jreg. Abulpli., 158 [Oyj; ed. Salhani, 15G. — 2. Mich, le Syr., II. 411. Greg. 
Ahiilph., 158 '99); ed. Salhani, 156. — 3. Sur ce noni v. Nöldeke, op. cit., 292. n. 2. 
— 4. Mich, le Syr., 11. 409-410. — 5. Cf. Mich, le Syr., II, 419. 



I 



83. 



[193J LES PREMIKRES GUERRES AVEC LES ARABES. 453 

j^ r^ jL^ J^U ::,.^i.H ^^^li ^i. Ji^^} c_ /y^j:.^- (.Lr Jj <iJ ^jli ^i Li 

' ^^'i j->^^ '^-5-' C*^ ^-^ ^^-J r-jJ' ' Jjr" ' f"'- 

1. »^'-^■. — 2. .,',^'. — 3. Le nom geographique que je ne peux pas dechiffrer. 



de venir dans le pays des Grecs, parce que les Grecs et les Perses avaient 

fait la paix. Chahrabaz ordoiina ii tous les Perses de rentrerdans leurs pays, 

cliacun dans sa ville et dans sa famille, et de ne pas seiner le desordre dans 

le pays. Mais ils n'accepterent point ses paroles. A la fin de Tan 20 d'llera- 

clius, les Perses firent une incursion aux bords de TEuplirale, et Cliahrabaz 

fit prisonuieres de nombreuses troupes * de Grecs; un grainl nomltre des * fol. 83. 

chefs des Perses (des Grecs?) et de leurs partisans furrnt tues. 

En l'an 21 d'Heraclius. Chahrabaz, qui avait usurpe le pouvoir sur les 
Perses, mourut. et ßouran, sa fiUe, commenra ä regner et fit la paix avec 
les Grecs; ensuite eile mourut, et sa sceur lui succeda '. 

En cette annee, la rcnommee des Arabes se repandit et cpouvanta beau- 
coup de gens parmi les Grecs et les Perses. 

En lau 22 d llöraclius, les Grecs se rencontrerent avec les Arabes sur 
les bords du Yarmouk : i't les Arabes tueriMit une teile quantite de Grecs qut' 
(leurs Corps) formen-nt un pont sur lequel on passait. (]ela cut lieu en l'an 
^\\\ d'Alexandre'. 

(De ce temps-lä), Ab((U-I?<'kr-Ali([, lils d'AbüU-Qouliafah, Tut reconnu 
pour li'ur chef: il S(''jonrnait a 'Naihrili dans le pays de Farous (Qarous ?) 
et il envoya des troupes de tous les cötes sous le commandement de quatre 

1. Mich, le Sifi-., II. 410. — 2. Mich, le Si/r., 11, 420. Theoph.. Xy'l : ^ xati xov 

r»€i05v \i-;M x»"i 'l£p(xoü/iv xnl tt^v Aä6eaaov oiuo/uai'j ; v. aussi p. .'>.'iS : £•.; li«; stevomu? toü 

lepiAou/flS ■noTBfi.oi;... Sur les details v. de doeje. Memoire sur la conquöte de la Syrie, 

Leide, 1!)00, p. 10.3-136. U. MrbdHUKOOö, na.ieCTiiiia oib :jaBOeBaiii;i c:i a]ja- 

6a.Mn. I, S.-PiHersbourg. 1902, p. 494-502. 



454 AGAPIIIS. KITAB AI.-'UNVAN. [194] 



b^^l i^S'c»-«?! X) iV»--'' iJ' ifi» 



*y-« ^i v*j 



A_JI r.^r-=^ («-Ujji (_5J1 ol^J3 ("LiJ' _*=^' w'ÜaiJI jj^ ^^»^ ^J:.^' ÖJI iÄA jj 

\Ja^3 ijL-3 ÖJ^ — '^-^-'^ 7^^ ^^'' ^•^* iji 

1. (^esl un mot syriaqiic. 



generaux : Tun (fut envoye) dans li; pays des Perses, l'autre ä Alep et ä 
Üamas. Un patrice grec, dont le nom etait Sergius, residail ä Ccsaree et en 
etait gouverneur pour Ics Grecs. II rencontra les Arabes qui le iiiirent en 
fuite et tuerent ses lionimes ' . 

En cette meme annee, il y eut un violenl tremblement de terre et il parnt 
un signe dans le ciel, sous la tornie d'une ('olonne de fcu, qui commenga ä se 
mouvoir de l'orient ä l'occidenl et du iiörd au sud ft fusuile disparut '. 

Ileraclius envoya son frere, (jui etait ä Kdesse, coiitrc les Arabes; mais 
il n'osa s'opposer ä eux ; alors Ileraclius alla ä Conslantinople, (piitta la 
fni. s:! V. Syrie et envoya contre les Arabes des troupes ' qui Ics mirent en fuile et 
pillcirenl Icur camp'. 

En cette meme annee, Omar, lils de Kliattab, se dirigea vers la Syrie 
et arriva ä Jerusalem. Le patriarclie surtit au-dcvant de lui et le fit entrer 
dans la ville. Omar rcgarda la ville et le teuiple qui s'y trnuvait, et y pria. 
Aprös y etre reste pendant quarante jours, il se leva et alla a Damas oü il 
sejourna longtemps ; ensuite il retourna ä Yathrib \ 

ileraclius, empereur tles Grecs, mourul, apres avoir regne trcntc et un 
ans et cinq mois. 

En cette meme annee, les Arabes s'cnq)arereiit de la ville ilr Cesarec et de 
la Palestine. 

I. Mir/i. Ic Syr., U. 'il.i. er. Cifi;. .[/u///,/i.. 17'. Uldlio : ed. Sal/umi, 170. — 
2. .yic/i. le S,/r., II, 4Ki. — .i. V. Mich. Ir Syr., II, 'ilS. — 4. Cf. Mich. Ic Syr., II, 
425-42(i. 



[195] 1,\ (IIRONOLOGIR. 455 

^^^1 <^->J il» «— ^j ^,~_»j>-j >iir c- J ^^1 i^ji j_ii^jb ^^ j.la:.^ ' diu J 

aXu <x^UI c„i' Jj ' uyCu. ^^J ^^Jl 7,^:^1 v.<Li, ^^.1 ■C-.sLJI cJl J3 

,-»*l — ji , Jl JjjLi ^U '^^a 'C_. 'wo« r« ,:: 'i \AjC^ J a «Li 




lol, 8'i. 



Ensuite Coii&taiitin, lils dHeraclius, rcgna pendant qiiatrc mois, cn l'an 
953 rrAlexandrc, et fut tue. (Apres lui) Heraclius, fils d'Ileraclius, et son 
lils regnerent ensemble pendant huit mois; ensuite ils furent detrönes. En- 
.suite Constans regna pendant vingt-sept ans depuis l'an 954 d'Ale.xandre '. 

En l'an 6 de son regne, les Arabes s'emparerent de Cliypre et la conqui- 
rent. En l'an 7 de son regne, les Arabes et les Grecs se partagerent l'ile de 
Cliypre en deux moities. A la fin de la vingt-septieme annee de son regne, 
les Grecs le tuerent, c'est-ä-dire Constans, dans un bain, en Sicile -. 

Depuis Adam jusqu'au deluge il s'ecoula 2.242 ans; depuis le dduge 
jusqu'ä la constructioii de la tour, la confusion des langues a Babel et Tepo- 
que d'Ar'ü, 650 ans; depuis la confusion des langues jusqu'a la iiaissance 
d'Abraliam, 11;} ans; depuis la naissancc d'Abraliam jusqu'ä la sortie des 
Israelites * hors de TEgyptc, 5Ü() ans; depuis la sorlie des Israelitcs hors • r..!. «',. 
de l'Egypte jusqu'ä ce que Ic premier roi, Said, regnät sur cux, <i96 ans; 
depuis le regne de Saül jusqu'ä ce que Aabuelio lonosor les emnienäl en 
captivite, incendiät le Temple et dötruisit la ville, 505 ans; depuis Zahab 

1. Mich. Ic Si/,., II, 'i2(), 'i.-JO. 2. Cf. Mirh. le S;/r.. 11, /,'il-'.'i2. V. A. lincu.iheßö 
{A. Vasüiev), 1 bi.iirni'iecKi!! oiHoiiieiiiii HiKiainiii 11 A])a6oin. .ta npeMfl 
MaKe^OHCKoil ^iiinacTiii, Saint-Pelersbourg, 1902, [>. ,JO-.").S. J. Kaestner, De impe- 
riü Consfantini III i'641-()68 , Lipsiae, 1907, p. 30-37. CT. inf'ra. 



456 AGAPIUS. KITAB AL-'UNVAN. [196] 



t^' 



jjj ^ p^ J^l3 J^ diu p^j L<.U L5CU l^^Uj ^__^l| ^ jj^^-i O^-'J 

^IaT disl U j\ L^" U 



-'^"-' ^-^ 



f^j fjj' ^^ ^^ ir^ iS'^ ^3 ^jri'-r^' L$^* ^.^ "—'3 ör^^i '-"^ '^'" ^ 

I. J'omets ici la ligne suivante du ms. i^ (•rr--'^v '^™J 'i^>'™-' ^ ;;*- '-^^' --^'j- A la 

marge, nous trouvons kli l-^-ä• = « c'est une faule ». 



(Zödekia), roi des Israelitcs, lieutenant du roi Nalmcliddonosor, et les rois 
des Perses jusqu'ä Alexandre, 2.2;59 ans; depuis Alexandre jusqu'u ce quo les 
rois des Grecs commengassent ä regner, 280 ans et cinq mois; depuis (le 
debut) de l'enipire des Arahes jusqu'.'i present, c'est-ä-dire jusqu'ä la 1.27;}" 
annee d'Alexandre, il s'ecoula 330 ans e( liuit mois*. 

Nous rapporterons les annees des Arabes et de leurs rois, roi par roi, et 
combien chacun d'eux a regne, aulant qu'il seia possible, si le (Irand Dien 
le veut. 

IIiSTOiiiii HKS .\nAiu;s. 

I'iii l'an '.»3:5 d'Alexandre et eii Tan I I dllrracdius, roi des Grecs, et a la 
lin de la 30" aunec dv Cliosroes, lils d'l löniiizd, les .\ral)es s'agitercut ä 
Vathrib et etablirenl cuiiinu' li'iir eher un liomnir (pii s'appelall Moliamincd, 
lils d"Abdal!ali. 11 devint leur clie! et leur roi et les gouverna pciidaiil dix 
ans. Sa famille. ses pareuls cl sa tribn so groupercnl autour de hii, et il les 

1. Ici, cn margo du manuscrit, nous lisons : « c'est faux ». En ell'et la faule existe, 
parce que la 1.27.!° aiiin'e d'Alexandre r-- OGlj ne correspond pas a la S.'JO" annee de 
l'hi'giref-- 9'il-!)'i2i. II faul, au lieu de 1.273, lirc 1.2.")3 (— 941:. De Tautrc cöle, nous 
savons que Masüdi, qui ecrivail son Tcnliili en '.)'>'>. connait dc'ja Touvraf^c ilr Maliliuiili 
(Agapius). KilAl) al-Tanbili wa"l-Ischraf aucldre al-Masudi. 13ibl. ge(igra]ihuiuni aiabi- 
corum, ed. de Goeje, Vlll. Leide, LS9'i, l.">'i. Macoudi, Lc Livre de raverlissement et de 
la rcvision, trad. par B. Carra de Vau.v, Paris, 1896, 212. V. Po3Cll'l. {Rosen), op. 
eil., 6(i-67. .\. llnrii.ihi'üf, (A. Vasiliev], Araiiiii Maiiuii.r.KCKJii. xiiiirTJaiicKÜi 
apaHcKÜi iicTDpiiKi. \ irbija. r.iKiauTiiici.iii 1)|1(Mciiiiiii;i,. XI l'.iü'n, ."».SO, .'iSci- 
587. 



[197] lllSTOIRE DI-: MOIIA.M.MKD. 457 

^Äi-ls <*»fj <jjls|j '»-Ul k}\ "-^^i /t-^ ^Ji-C- f*^J>.^i CCU3 \ _J J jUaS aüIa^ 

^^'3 iiL-Jl iAs-3 Aül Ji^i'j j^jVl SjiLi- ^viiJjJ <-* ^^ V i-*^3 '»JJt; j^.Vl 

ly_y j i>UI 1^_ jlj (.AÜj öJl Vj ^^jiiJl L^^L Vi ■ ^J' w^^J; d!/« il:S-Jl; * r«)i. s-. v. 
A^J \^ v^>»-" -^-iLl^ ^^S ■^■^•Is- »11« I3 •Cijj ^^«3 Iä.'3 jvU ciJS t,*-» J_t^ i^j)^ 

A) ÄjLiaJI |^">0 i^^ Üj^ rt^3 ■►A^.^i 

«V Jl US^ j' .U jUV O 'i^i^ij aJ lj«Li pJ^^j ÄjLa]'3 ^_3Ä^'l3 i_3^Ji ^^1 

j,j^ V -T ■ ■>^l' ljl«3> JI3 *,^ •uil J^M U3 J^ji^i 'LjVL jUo_Vl; <^' ^,^13 
(i J^ ^-^3 wLjJ'j jU'j ÖÄ.II3 i^LäVLj a=-3jj i-Ui3 0^03 4j^i J_3-j «-■l ^^>^.J 
^ j^. jj j^l j_^^ ^^ LJ3 ^Li3 ^^'3 ^.^ ^^ jl,:^ -Kj ^1^^3 .UJ^ ÄJäJI 
J.___jkül ^ Ci J^ Ä_^Sl J Ll. ^U ^^3 ^r-*^-^^ ::^ly-^''j f^l (»j^ ij^^i j^ V3 ^1 



fit croire eii im seul Dien qui u'a pas d'associe; il les fit rejeter le culte des 
idoles et adorer uniquement un seul Dien. 11 leur ordonna de pratiquer la 
circoncision, de ne pas boire du viu. ' de ne manger ui du porc. ui de bete ♦ fol. 84 v. 
etouflee, ni du sauy-; de faire la priere et de payer Timpüt (zekat). Celui 
qui acceptait eela, etait sain et sauf; et si quelqu'un refusait et faisait de 
ropposition, il lui faisait la guerre. 11 tua plusieurs clicfs arabes de sa tribu 
et des aulres et s'empara de nombreuses villes des peuples voisius. 

Les chretiens arabes et les autres vinrent ä lui, et il les protegea et leur 
donna des sauf-conduils. Tous les peuples qui iTetaient pas d'aecord avec 
lui, c'est-ä-dire les .luifs, les Mages, les Sabeeus et les autres, firent la 
ineme cliose; ils lui preterent serment et roQurenf sa protection, ä cliarge 
de payer l'impöt de eapitatiou et Timpöt foncier. 

11 ordonna ä son peuple de croir