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Full text of "Patrologia orientalis"

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PAT1I0L0G1A ORIENTALIS 



TOMUS DUODEGIMUS 



R. r.lUFFIN 



F. NAH 



PATRÖLOGIA (MENTALIS 



TOMUS DUODECIMUS 



I. — M. BR1ERE. 

Les IIomiliae cathedrales de Severe d'Antioche, version 
syriaque de Jacques d'Edesse [Hom. LXX ä LXXVI). 

II. _ E. W. BROOKS. 

A COLLECTION OF LETTERS OF SeVERUS OF AnTIOCH, FROM 

numerous Svkiac manuscripts [Letters I to LXI). 

III. — E. BLOCHET. 

MOUFAZZAL IßN AbIL-FaZAIL, HlSTOIRE DES SULTANS MAM- 
LOUKS. 

IV. — S. UREBAUT. 

Les miracles de Jesus (Miraeies fä X). 

V. — H. L. BISIIOP KARAPET TER MEKERTTSCHIAN and 

the REV. S. G. WILSON. 

S. IrENAEUS, Ei? i-ihi^ toO iiTOGTaXuMu *7ipuy|AaTos, THE PROOF 
OF THE APOSTOLIC PREACHING WITH SEVEN FRAGMENTS, 
ARMENIAN VERSION EDITED AND TRANSLATED WITH THE 
COOPERATION OF IL R. II. PrINCE MAXE OF SAXONY. 

J. BARTMOULOT. 

Demonstration de la predication apostolique, traduite 
de l'Armenien et annotee, avec UNE INTRODUCTION EI- 
DES NOTES DF, J. TlXERONT. 




|Uo3J^ 




PARIS 

FIRMIN-D1ÜOT ET C ie , IMPRIMEURS-EDITEURS 
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 

1919 






P3^ 



LES HOMHJAE CATHEDRALES 



DE 



r ^. 



SEVERE D'ANTIOCHE 

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES DEDESSE 



( HOMELIES LXX A LXXVI 



PATR. Ofi. — T. XII. — F. 1. 



LES HOMILIAE CATHEDRALES 



DK 



SEVERE D'ANTIOGHE 

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE 

(suite) 



HOMELIES LXX A LXXVI 

EDITEES ET TEADUITES EN FRANCAIS 



PAR 



MAURICE BRIERE 



L = British Museum Adel. 12159. 
V = Vatican n° 141. 



;*!* 



»La» ~/ Vju- ^*a o/ |-fc-»^5 l*>rnq* I^äa» | ■>» i V^s'U» .»^o|U» ■ I^M* tx-lpo .-oio^-/» 



. - V ^j ooi p och ,J vm » aolofloot; ouo.b. p oviai. \-^- )^-»l-^o (L^oa..^. 

h^^ 3/ .yp.U Jbö> ^>oi^^. p ^-.oi^-i. K.») n „\ m ^">V* «P ^0 )«? 

_oicv.|_iio .Jk^Oo* )-ioi IxiJ ^\ ^Km\> c*^ ^x^i -,)jch *-*/;* oö« 



v fol. 99 

V° H. 



L fol. 139 

r a. 



1. V l^^^e- — 2. L V in marsine . Axooaaiv. 



HOMELIE LXX' 

c'eST LA TROISIEME CATECHESE. (CETTE HOMELIE) FUT PRONONCEE, SELON LA C0U- 
TUME, LE MERCREDI DE LA SEMAINE DE LA PAQl E SA1NTE OL DE LA PASSION. 

Que personne, pensant que. dans son evolution, le eycle de l'annee nous * v fol. 09 

5 ramene le meme jour avec le raeme sujet (öwööeffis), alors que souvent celui qui 

enseigne est egalemenl le meme, ne juge superflue la presente lecon, sous 

pretexte que l'instruction va redire les memes choses et quelle va rouler 

inutilement dans les memes termes sur ce qui est dejä connu. Car celui qui 

aurait de semblables (pensees) oublierait aussi, me semblt'-t-il, ce genre de 

10 discours, que sa seule designation revele et fait connaitre. ' (Ce discours), en * 1 fol. 139 

r' a. 

1. Les homelies LXX-LXXVI datent de, la Iroisieme annee de l'episcopat de Severe (nov. 514-515). 



V fol. 99 

V b. 



6 SEVERE D'ANTIOCHE. [288] 

:£m^. »3/ ^Jls| ^.IVl s3/ ^Jo» +3 yjoi :JovioK.jLio Jlaisopoo 'JloJLa.s>po 
J_A.s4.i0 K^s 0/ j-^opö; ■.f.^o'l )i-U^ö> Jf^Ji-sj ^/; Ul vj^aio ^-; jJ 
} « t »/ .^jjj^oj vojoio 3/ ^-,; V-ao .\oo)^^iojtio_s ^...jiJ.so jjj ^«»2. 
♦ydiAj yjüiojfcoo; ^-^.oi ,_io .•»ab»; ^3 ^io V-^-? ^/ °l JJ-^fcf ^f* 5 ? 

«01 aüS. Jjlsoj .. pöjj )i-A_; -ö) Jlv—/o ' V i0 ) J ? «01 -01 Jli— / Jl.a.io,_3 
^6 wöi .a-^jj )'t-»^-; ^.ö^ .-yji^yj K*o 0/ ! >o>i; -61 ö*..^/ w.01 p 

.U~A'a— lo) » , wp yju/ V-^o)-»? | n.|o 1-xq.^jsädo )^>» V\ Uaa^ "•^*! ^ 
"^oo .jj.jj JiicLso K-o Jlaöm *> yooi-s »£ vo *- 2 »? oo*- 1 / •'Jo^ool JJ .^-»t^o 
il^js ^00 .^s> ° > 'iv> |„CSl£^ |^v^ 001 v 3 001 •.J^i* ipoo jlot^c/ >s/; 
s^öi J fcv^ao(.:xa..s ^3 .-^iLo^o ^d-jj-ii ^»r^J- \J bo.~ ^S.\ <h\ ».3 oC^o -.).jo) 
Jiiöi ).ia^Vaja_s v °°*-^ t- D v oo«.^>o .yOov\ y^^io j^.jLs Im.)- 3 J-ieuiw» V-*^-*? 
otLa^iajLio JJ.js y ^ s ö^^oo yoooa^ |^-o/ wJbv-J^oö ^ -.^..'i^Kao )V,ojo 

1. L V (;j margine : Hx«iv. — 2. L V in margine : Karrix^tv. — 3. L V in margine : l"U^> <&±v 
v^, 1 ? l^**" — 4. V in margine . !a note 2, p. [289]. 



effet, est appele catechese ou retentissement et bourdonnement, — je ne me 
lasse pas de dire la meme chose deux fois, dix fois et meme plus souvent; 
- parce qu'il bourdonne 011 retentit aux oreilles de ceux qui ne sont pas 
inities, et peut-etre aussi de ceux qui sont inities, afin qu'ils saisissent dans 
ce qui est dit beaucoup 011 meme tres peu de chose. 5 

De meme, en effet, qu'autre chose est de se rejouir et autre chose est de se 
v fol. 99 rejouir beaucoup, et pareillement qu'autre chose est * de chanter et autre 
chose est de chanter beaucoup, de meme ce n'est pas la meme chose de bour- 
donner ou de retentir et de retentir beaucoup. Car cela marquc l'action d'un 
fait ou d'une science qui a ete montree une seule fois, et ceci le sejour repete 10 
et frequent et, pour ainsi dire, le grand usage (rco^u^pvisTta). 11 n'est donc pas 
etonnant que nous venions dans les memes pensees et les memes mots. Les 
meres et les nourrices, en eflet, versent aussi le meme lait ä leurs enfants, et 
ensuite elles broient le meme pain avec leurs dents, ä l'occasion, les habi- 
tuant peu ä peu ä une nourriture plus forte. Elles se servent des memes 15 
expressions depourvues de sens et des memes cris, begayant avec eux, 
imitant l'imperfection du mot, balbutiant et prononcant avec eux de petits 



r a. 



fol 139 

r b. 



!89 HOMELIE LXX 7 

♦yooü^. ^>;ö^o Jbo^.,...o )K n t ,,V)o ) K ..N ~io ».v> JLo l^s 
lic* II.Q.AqiNao; JJOI L».;/; ^6/ ,.3 >-»-j/ L*>' ^-*; U-*J ^o ,_^.\ a\ 
k...» 8 o/ ' >tr> . in . "\ . ^Lo t^oU/ )'Ot "^^io 3/ .• ^ . vy o tvi» «>; »V fol. loci 

5 j_oa* ^io; 001 *■■»/? -01 N ^^.>» • •JjVLs; jLo laxL^po ^-.1 ojoi .-jl.QJLJ.po 
^*_x^o.jm v ajc*\ K^mJj J^^vOlVoJI; jLo K-o 0/ Yjpo \.yx^of . L>ooi ^_»s 
^^0 yOOuK-/ *o,_3 K*AL\; yOJOiS. p^^i^S. ^_ie .yOOtloJLSi^o Loa\ • 1. 

♦ L\.Loo ^opö K.*J 0/ ^oi»po -'^-'Z L\'/ 

t-3 :> L VI .6tl/ >°>\ll; v.611 \*1M )k>» VlIiÄO^.; vQJÖt "^»JXJt ^JU> >s/ 

'° ^otoN*../ |ooui oou/ :> aS>.b ^i . i n i'ISoo ^_ioL ^0» |La^> ^-o 0/ ),^oo>^ 

jKjlso^o jy.spo.3i ojx JLo lo^Of- 2 -.L*J^öot ) £aq«m ^e )L.r) t .v>o ) n »<\co 

) A •>*/ JK.^~/ ^_^©t \-J— ^-.»^opo JLo K_o 0/ poio; ya\ -.jl^ay-w 

I. l ;-»U- — 2. L in margine : .■ iiox-h-m; Mo, ivn ^400; -o, . k.u<ojz> iisi-so i^oitoo ilu^od iloj-^u 

^ L001 Ifüv -*^cp oVo \U»<* Uä^io )ooi )p 1-ua.. 1 1 »N ,-> |yi»t ot^o^ ^t ^oo '* - "^ - ~» • -* • (J " K4j^- ;je|N^e» 

<HJLX>t ,coaa.| ocn Uo~»! ^Ofl .^SJj^Af |N^_ß .|1<m i.po . ILoi^opa .^U^o/ r *^ |LOL£L^po ^■■'■'a Ln-o^N '.[SIC) 
oipo/ N«J *\>^ ^io» l^aiei» LLo ^-( '.ov^oo^s | i^Nao V- »3 '^.t V3toi . ~cio\, / | viv>io ^^äoio .p.^ -.Ijoi -i ->;yi 
.ovs K^/; r Uto */cf ^^io — a. L V Waxtf/rriüii. — b. L V H/o;. — c. L Karoc. 



mots reduits en menus mörceaux et les conduisant vers le mot entier, nei 
et certain. 

Mais il n'est pas hors de propos de dire que ce genre d'instruction qui 
se trouve place devant nous est aussi appele * MT/i-jr^n^ ou catechese, e'est- *Vfol.ioo 
ö ä-dire retentissement de la voix qui parvient aux oreilles, a cause de ceci que, 
comme s'il venait du ciel et d'une hauteur, un bourdonnement ou une voix 
theologique (6eoXoyia) descend vers les auditeurs selon leur iutelligence ; car 
c'est d'en haut que (ce genre d'instruction) retentit ou bourdonne et crie a 
ceux qui sont quelque part en bas * et qui viennent sur la terre. ' Lfol. 139 

i" Nous aussi donc, a qui a ete confie desormais le ministen' de renseigne- 

ment, impressionne dans notre cceur par le bourdonnement ou la voix qui 
emane de lä, s'il etait vide et pur des pensees materielles, comme la voix qui 
se fait entendre dans les deserts ' et dans les endroits solitaires, nous ferons 
bourdonner avec bourdonnement ou voix ce qui va suivre, de teile sorte donc 

15 que le bourdonnement ou la voix des dogmes (&oyu.x7a) de la piete (eüae'Seta) 

I. Cf. Luc, in, k. 



1 V fol. 100 

r b. 



l- b. 



10 



8 SEVERE D'ANTIOCHE. [290] 

ta'tj [^.iof oötS. .Uo\ •£>} \_*» f-2Ld .(.^aiofi otk...^/ JJ/ -.^~.; ^oicts.../ 

-.^•t^o .jJLnauw. v ^oo |.jooi ^_so } n «°> nt> «..oiolx.../ Joou o£>o ^s» a\ v / 

^- Ä \oM ^6 y.*l .'m)!»; yQjÖt-S ]LaXJ3L.J=D J_.oot ^J^CU*; OtJ.C>-.OiJ y-iO JJ.3/ 

y-*l\l :Jjl2o.».}0 l^ot^s ^.; JfcOioo» | K^_ti.j> N-aciio JJ )1q^..vJL5 . ^oolAj 
Jjuooifcoo oot Jiojaj; c*J^./; Jjäd :pe*/j ^iö Jj/ J.i\ Jla*^po «oi J,_'/ 
a\ -.', »m'.. K^I^^ojl^o; ')v). M g°>\ ^-.; c*\ \j\ Jj.1, .Jjul^I^oo Jjcm La\ 
(.icoo^ oto »s/j KaS ^^io .• \t\ . ..; (.jp^'po ocx )\ •> ff); Jj>cl3 .-Jjo« o£o 
toüaso .^s J-^iöi jk^j; ) i, •vraXtoo JJ ) mnn\ .•^»oioia-*Na JLo Nw^> o/ 
J_=>J-.Kio Jjlsoi -.JLoej |.j^.Xiö la\ 'JL/ o|^(oo; |jp! -t^ö/ ).Jloch ^ .^o; 

1. L V /n margine : ; ISI-oajo U. — 2. L V ire margine : «^»»o ►»J^,- 



n'est pas de nous, mais se trouve l'öcho de ce bourdonnement; peut-etre 
aussi, ä le bien considerer, devons-nous encore rapporter cette (voix des 
dogmes) ä celui qui crie, parce que ce qui germe appartient egalement aux 
semences. 

Comment pensera-t-on donc que la parole qui tieut du ciel ses raisons. s 
meme lorsqu'elle est dite de nombreuses fois, est digne de satiete et super- 
flue? Personne ne le fera, ä moins qu'il ne soit totalement depourvu d'intel- 
* v fol. 100 ligence et de pensees. Ainsi il ne resulte pas de satiete chez ceux * qui 
voient du fait de la clarte du soleil, sous pretexte qu'il eclaire des objets 
passes et anciens et toujours les memes; car il passe pour etre chaque jour in 
rajeuni par une splendeur inepuisable. Je veux dire qu'il y a la meme relation 
entre la parole divine et le soleil qu'entre la lumiere intellectuelle et la 
(lumiere) sensible. Mais je vois que cette comparaison est completement en 
defaut, sinon que (dans les deux cas) la satiete deshonorante est chassee, 
parce qu'aussi par ce seul bourdonnement ou voix un aiguillon insaisis- 15 
sable de desir est depose en nous. David Tatteste cn parlant en ces termes : 
De meme ijxic le cerf soupire apres les sources d'eau, de meine mon Arne soupire 



15 



10 



10(1 



[291] HOMELIE LXX. 9 

J^l/o )!'/ -Äoojl, .-)— . Joi^s lo^ w^lSü loij .Joj^ y.l<^ -^~; KaJ 

.•wJio. «jläj JL^'/o ' l^l'l y-^KOt .ysSs oa-!» l vjcu^aa vA |oei • l foi. i«e 
Jk-.,ol,o Jio'm jLa^> •joiSs; o«J^*j»^ J^o,^ Jot-^oi. Jj-aJuio; J^oo^s V^'l» 

• • * # * 

oöu^ ...T *'/; k-oot UJi .joj^JJ po/ K-ooi s^'Ji .Jlioio»! ^io ö/ 

«oiots^/ Ja-/» \A Jooi po(; JJU<l~; Jaa'o9\ .J.Xiö^ N-ooi ».^^ JK^aatio 
J L f , ^.; o»Xa^ N- Oüala )-q.cp ool jls/o .^flo jJo .k-oot ^o^J* -.^oC^ 

OJOt .ts-OOl Jt-liLiO Jot-^iol {jJLluaeLa t-Ä^'/; -.K-.OOI w~*— 'fcoo J_L.»ot^o~3; 

.•Jj.~fcoo; j-ioi J-ic^i^a J-j.-.fcoo; -öt JK-uu^a J-ioJfcC^ V-=^'/° J;i'/» .^-» 

I. v »a^ia. — 2. L V j/i margine : Uov 3. L V in margine : <~~:«^»o : U£ßo l^ ; *>•*> Uo 
low ,V°' o'w T*l =l--*»l l>w "oo^l :oil.ao— i ^» o( oiLoi^l "*£•» : H-s^> P> ; * »»• Ui\^z b*jLkx, 



apres ioi, 6 Dieu. Mon äme ä eu soif du Dieu vivant : quand irai-je et parai- 
trai-je devant la face (rpoWivov) de Dieu? Mes larmes ont ete mon pain jour et 
nuit, pendant qu'on me disait toujours : Oü est ton Dieu? Je me suis souvenu de 
ces clwses * et j'ai repandu mon äme au dedans de moi-meme. Car je passerai * L fol. 139 

s dans le Heu du tabernacle admirable jusqu'ä la maison de Dieu, au milieu de la 
voix de l'allegresse et de l'action de gräces (pareille) d un bruit de fete* . 

miracle ! .le desirais Dieu, dit-il, je voulais trouver celui que j'aimais, 
j'avais soif * comme les cerfs. Comme je ne trouvais pas l'objet de mon desir, * vfoi. 100 
je i'aisais une nourriture de mes larmes. Je n'approuvais aucunement le doute 

lo des pensees qui me disait : Oü est ton Dieu? Et, je n'ai pas non plus perdu 
espoir. Mais j'ai epuise toute la force de mon äme ä l'egard de ce desir. Apres 
avoir alors per<ju avec peine un bourdonnement, -- et ce bourdonnement ou 
voix etait (un bourdonnement) de fete, d'hommes qui etaient dans l'allegresse, 
qui louaient, qui prenaient un repas de parole et qui se rejouissaient, — je 

15 m'en servais comme de guide et je me mettais ä passer dans un tabernacle 

1. Ps. XLI. 2-5. 



10 SEVERE D'ANTJOCHE. [292] 

l«a_io^_s k-Jv-K- *t— -^x ^W» .^oojl^ jJ;o J_jüoö|K.:sa-\ .-Jot^i )K*a 

\l .«m^ s-OtoK-/ JjLSJjfcoo jj ».D .•'«.k^ 9 ^-^<M ^.iOO Joi^ t^CLl^ JK-..S 

J;ot ^ c*.A_/ jllo K*3 o/ J^aiöj ^.-.^oi ^.-/j; J^~. .J-L^ßk^o JJ° 
vfoi ioü.JS ^a-i^ioo ^--^o).io )K.ij;|^; v^Jot; .Ji.aJL.lpo K*3 o/ JleuLiope 
^a-iot loA ^ ^*jLOoo vK-*'K-CLio;o .-)la. ^ .>.JO öi^s ^-äo ^n » ..V;o 
*x^-; J£w ^ y »y-M^oo iiaiöj yQ-Joi yOOuK-/ voou^o» 
V-*^ h^^'l .Joi^jJ P;Kj; ~öt -« J;Jx» K*a ^^^o ''^-ooi )K-/ 
+~»l \.z>l jou&v y~^> ^ju. ^UL^cuot^ot J;qj .'po/> ©« pö/ k-f~«o JoC^jJ 
Ua*/ .Jjo» ^i«j U*L\o .jlo,-, ,^.j |^oa3 jbokj oi!^*-».-» J*~*oo -.^.3 io 

♦ o-.fcoj 
fco/ M £o>. ,j> .-«.V Kj/ ^ Jov_S^ ,.-*i aiiCL.ovia^ pojl *-" U^-'/ 

• • • • 

^3; fco/ ^w^ali JJ 'J^../ .J...,.-^.. oiV-i.Js ^s/ aJLia-.oi.iaS. Jf~^o «^ poM» 



admirable, c'est-ä-dire ä marcher et ä passer ä la contemplation (Öewpix) 
naturelle qui apparait dans ce monde visible, lequel est autour de nous comme 
une tente merveilleuse, et ä arriver ainsi ä la maison de Dieu, (aux etres) 
intellectuels et incorporels. C'est en ceux-ci surtout que Dien habite comme 
dans une maison et c'est par euxqu'il est connu, alors que par nature il est 
vfoi. loo incomprehensible et inaccessible. Ce * bourdonnement ou catechese est pour 
nous la naissance de semblables bourdonnements ou voix de ceux qui nous 
bourdonnent ou fönt retentir (des chants) de tete, lesquels (bourdonnements) 
sont eloignes de toute satiete, nous attirent et nous entrainent vers ceux de 
qui ils viennent et enflamment notre desir. 

Je continuerai donc : Parce que c'est une fete que de se souvenir de Dieu, 

- Je me suis souvenu de Dieu et je me suis rejoui', dit, en efl'et, celui qui a 

dit, ■ — confessons que nous croyons en un seul Dieu le Pere tout-puissant; 

et tout aussitot nolrr bouche sera remplie de joie et notre langue d'allegresse*. 

ainsi qn'il est ecrit. 15 

« Commenl, diras-tu peut-etre, m'ordonnes-tu de croire en un seul Dieu, 
puisque tu vas me dire aussitot de croire aussi en son Fils unique? » — Eh ipioi 
(st-ra)! N'enteuds-tu pas que, apres avoir dit « en un seul Dieu », j'ai encore 

I. Ps. i.xxvi, 1. 2, IN. cxx\ . 2 



10 



293] H0MEL1E LX\ 11 

.o^a* ' U/ l-»t— / ^-/ t--^ JW -J-»/ _^-/ J«*^ *~ 'U 3 «" &l V? f 01 * 120 
jj JL-JV- — JJ t^ -.o«-^ ^-/ U*l -oioK>/ Joop; wo) ÖjAjl^ V-— -^ -oiojq-J^ 

L)|.A » jl Jl/ -.-oiok*/ ^i— / ^ t io ^o q\j h^s ^^dc .J^s'fcoo 
ot^-iV Iva <ä/? l-io s"/ -Jooi -oiok-./; \.±o oöi Jooi -oicJS«-./ K_.J^oofcooo 

.J»a/ il^-s y^oo jJLs>a ^V— / °^° •")»■* aia'UviN ) .. i» ^o Ua-'/ 

yooop; -öl loA; \l\ -W-So yOexA K_/ )-_;.; ^-ioo . y a ft *. ft 'Aoo Jju=>>-=> 
)„. Y ->; J^.*ü. ^a_»t^o J-*?.'° *.|o«-ä/ ^-»°öt )->-=>-» V"^ *^~ .yoouk-»/ 



Lfol. 139 
v" b. 



V fol. 101 

i" a. 



1. L M 



ajoute consequemment * « le Pere » et qu'avec le mot de Pere est egalement »Lfol. 139 
entree en meine temps l'idee de Fils ? Car le Pere est necessairement le Pere 
du Fils, en sorte qu'il soit Pere ä proprement parier, non pas en une parole 
vaine, mais en fait. Cependant, meine de cette f'aeon, il reste un seul Dieu en 

s tant que Pere. II n'y a pas, en eflet, un autre Pere * avec lui; car il possede ♦ v fol. 101 
seul toute la qualite de Pere sans la partager avec un autre, parce qu'il 
n'est pas d'autre chose, mais qu'il etait ce qu'il etait sans etre engendre et 
eternellement, de meme que le Fils possede aussi toute la qualite de Fils, 
parce qu'il vient du Pere par generation ; cependant lui aussi existe inde- 

lo pendamment du temps et eternellement. 

« Et comment est-il possible de concevoir un Fils qui ne soit pas posterieur 
dans le temps et apres le Pere 1 » -- Comment? En eloignant ton esprit des 
naissances corporelies qui subsistent dans le temps et qui tiennent du cours du 
temps leur passage ä l'existence. Nous, en effet, nous devenons peres dans le 

15 temps et le cours du temps precede la naissance de nos fils, et c'est apres que 
nous sommes devenus les fils de certains hommes que nous devenons ä notre 
tour les peres d'autres hommes. Mais, quand tu entends dans les Livres 



[0 



12 SEVERE DANTIOCHE. [294] 

• jVS.Aoo J-Oo,o )K^iO; :UjÖvs I^Kjo &o/ nsäj; -fcoo/ :J-s/o )oj^; 

:JKXia^ c*^ ^- l \±~ jij V^)-»oo« .J-^o*ooo ;>oa^ jl'O J-*~ JJ? 
»vrol.ioi ."**^. JJ ; o JjL.f-.fcoo JJ ' och o£>o J-ioo«^ oi^jo . • J_o.ioaio>; Jfcs^JJootfcoo 

r h. 

jjOOJ, JK-V^CU^j y>*\ .JK-si JK*S.»lj J-3JL*> .^*? J-^/ Ji-^ «*" 
w~a > >o Jk-ajjJ.; J-~iOj oiA ^ o»A ^-.j *s .^ ^ "W^; oc* U/o 
Jjp| .J^aio; oila^otoa^o oj1o*jl=>j. .jL'S oju-1/ .oüaJtio; 06. Kj/ 
^.io )ts„j.>V3too öu^ V*>/ **-)/ JJ -JlSwULJtiaA )loj;o»jLio^o U *?j^? V~ ^ 
)l;a— / -6) jJL.^-— ^ 6u^ ool JLs/o :>oi-JLio 0/ «* *>j-*>; 061 JjLia*. 
»Lfol.iwjio»*.; *>^ JNjöa-s J^i-sk^o; JjLioji ou^-./ V--^ )?°i : J-ä-*^J! v°°^»? 

r° a. • 

.•J_a/j Jjjooifcoo t-^o, 061 Ji-a^ >£»/ Jjlsoi .ch^j )^K-^s Jlaj;ou_io ^ 
JJo ou*io,./; OCH.X ^oioK_/ Jlo -^ ook - a o , -> JoJt; •JjoJ; |nu l öubwS 

1. I. V in mar g ine . ^U"»- H. 



sacres que le Fils de Dieu le Pere est proclame le Verbe et la spleadeur, que 
les expressions elles-memes te soient une lecon, et par elles eleve-toi et 
envole-toi vers la naissance impassible, incorporelle et eternelle. L'intel- 
ligence, en effet, engendre sans souffrance, et non pas comme les corps en 
sont capables, la parole qui caracterise et signifie au fond la mobilite intel- 5 

vfol. 101 lectuelle et qui forme par elle-meme 1'intelligence toute entiere * invisible et 
inconnue. C'est pourquoi Paul a surnomme le Fils l'image du Dieu invisible '. 
et Isafe l'anrje du grand conseil-, en taut que la parole de l'intelligence ou du 
Pere qui est au-dessus de tout. Lorsque tu trouves que le meme est nommo 
la splendeur de la r/loirr*, considere que sa naissance est independante du 10 
temps et eternelle. De meine, en efl'et, que personne ne dit que la splendeur 
et la clarte du soleil peuvent etre separees du soleil qui resplendit 011 eclaire, 

'L fol. 140 ni non plus que le disque qui renferme * les rayons, — c'est le soleil, -- est 
separe en partie pour un temps de sa propre clarte; de meme il est de toute 
necessite (ä.väy/.-/i) que nous confessions aussi que le Fils, la splendeur intel- ''• 
lectuelle du Pere, est egal en eternite ä celui qui l'a fait resplendir et briller 

1 Col., 1, 15. - J. Cf. [saie, ix. s. - t. Hebr . 1. 3. 



[295] HOMÜLIE LXX. 13 

)K ^ > n^^ ^.oia..\ '«»K^qj ;>o<voj jJ ,UJJ &fa •«*-r J ?/ k-Jj^*>*oo 

^_io K_) i \<n 3 . n > »V :oot; ^ J^>oi Jjoi <*X_3 :J^Jü/o J-ot^s )A ttio 

. nf ,, a ^ ■) ' ^ - ^ V JJ J-J-DOt )^ÖiO y£> ]il -.^J^.'/ ^-ous; ^.*-^oi 

lö fcs_i/ J-s', IM-.;» JJ •.vOOi-JS^i» ,_.j.U*ooi ^-J^c*^ :J;»^~ ^*> ^-*^-üeo 

la—Vi a\ .s-Jua>o J-.^-~ >s/ -»-^ )?°» ^^^ — «oK*/ ^»j^ixs; ooi 



v fol. loi 

v° a. 

o 



1, v &«Ui=i- 



cTuiie maniere ineflable et que par la pens^e nous n'entendions pas non plus 
le Pere le premier dans le temps avant son Fils qui lui est egal en eternite. 

En entendant cela, oseras-tu donc eneore comparer la generation tres 
sublime du Fils ä l'une des generations * qui sont entrainees sur la terre et *vfol. 101 

5 qui roulent vers la matiere (u>.7i)? Ou forceras -tu Dieu a engendrer ä la 
maniere des hommes, en sorte qu'il soit compare a notre condition et qu'il 
soit regarde comme avant un Fils qui est cornme nous le second dans le 
temps et qui a ete aussi apres lui? Et ne distingueras-tu pas convenablement 
qu'il y a autant de distance et de difference entre la naissance divine et (la 

io naissance) humaine que la condition du (Pere) est completement differente de 
celle dans laquelle nous sommes? Mais, puisque les naissances sont ainsi 
separees et eloignees l'une de l'autre Sans offrir un point de cornparaison 
dans ce qui apparait en elles, c'est par ignorance que tu veux introduire une 
ressemblance. Le (Pere) a engendre dune maniere incorporelle, impassible 

's et independante du temps, et par consequent il n'est pas etonnant qu'il ait 
aussi (engendrö) eternellement, afin qu'il soit en tout temps le Pere du Fils 
qui est en tout temps. C'est pourquoi, en elFet, (le Fils) est eneore surnomme 
l'unique, non seulement parce que seul il est sorti du seul, mais parce qu'il a 



V fol. lol 
v« b. 



14 SEVERE DANTIOCHE. [296] 

*~J,\aSO; jjjo )jij/ '"^D ^-io V^ 

of^ J-3JJ N.-.J-.a* s^OtoK-./ U-OO U_CDo/i ÖC^w; ^3 o£s~.i -.\\-=> i-^sx ^° 
otlo-«^ooK-^o lo-.a-iL^> o_»_~'l./ •.)— io, y- .:*>/i k«_j/ s*,.^ ^ ou\ r^ ^»J 
•.y^ )oou ».oialjo; L^ioa* JbCiooi oöi ^.; L^jojs .ch.— Ji/o ou~io,/i oöi la\» 

.'J-s/ ^iO V^iO JjOOl ^iOj vu/ ..V-.^v J^.JjLlt-«, JJ .Jlo,-«^.; OllaAOJUw, Jlj 

Lfoi. iv j n„~oi^> ~ r x •.^^•? |1aJL3lcb^o; yK-^iö JLa^oi laus* ^^w*/ ^...oi^o -.Ao/ 
)a«j; -6i ^o y. m ..o :j^.;oai *.— -*.')-£> t-*^ J"" 01 <*^- 3 .K-J^- N -vV> o ^o,_=> 

.-.>»> nJ Jt—o/ L=>Jj^ J-S^j oöt ^.-/ .-^.JU. » nv> ^-->Q>.j ^3 ^io t-.K-J 

•:•)>— -J oiJL^o )ial*o J-.,J; jia-H |K-,o^^» U^-/ 

l L Y inmargine . llpo»iX8ev. — 2. L IAojoo. — :jt. \' Ifi^oj^a^»- 



r b 



ete egalemenl (engendre) d'une facon unique et diflerente de tout genre et 
mode de naissance. 

Lorsque tu entends « Fils », conclus donc de ce nom qu'il est egal en 
essence (oicia); car tout fils est egal ä son pere en essence (oüai'a) et en nature. 
Lorsque tu sais que le meine est dit « splendeur », considere L'egalite en eternite '■> 

• v iui 101 qu'il possede avee * celui qui l'a fait resplendir et briller. Que l'appellation 

de Verbe soit pour toi une indication süffisante de Fimpassibilite de sa gene- 
ration; car c'est d'une maniere impassible que le Verbe est engendre par le 
Pere, ainsi que par une intelligence. 

Pour parier simplement, choisis dans chacune de ces expressions ce qui w 
convient ä Üieu et jette au loin et ä distance tout ce qui le fait descendre 

* L fol. uo jusqu'ä la ressemblance de notre pauvrete. * Car une seule indication est si 

eloignee et si incapable de montrer toute la realite que c'est a peine si, ä 
l'aide de toutes, nous reunissons quelques signes et quelques points de res- 
semblance excessivement tres petits, comme si nous frappions ensemble une ' : > 
pierre contre une autre pierre, afin den voir sortir et jaillir une etincelle 
de feu. 



fol- 1' 

a. 



3 



[297] HOMELIE LXX. 15 

JotAJJ JLs; -.ootj ^au./ i^.Kixiio JfcCS.io; oöt J.*x* Jbeo J-äeo ^,; yo-+2> 
:JAC^io ~<xoh^l Jc*3s;; ~oto^;l K-JjK^aaLÄ> a^> v / JJ/ .J.^»« .-QK>M 
-öt :jJ;7 ' »Jj-=»o Jjlu.j£oo jLoj J- 1 ^* / i-*-»? «o»K*i ^^? ~°t 7-»/ °^° 

Jjo£* >s/ .JoiiofcoLio Jfcsjxxau ^/ )_;KjLio öuaAio; ooa^; K-J X ^^ i0 ? 
. ^a \a>o_\oJ_3 );ot ^£oo .s>otoN-/ Jjso_a_o JJ;; ^.oia^aJu-,1 >xoo*3^3 ^-io 
JK_^io " .otogen U/; oOoqjlo; l^a-^-j -.y^>'°i )^^**' J?«" JlaJVJs..aj.iou^ ' v 
J_joot; "i'-^ t-^^ jJ-3/o ■) La N o JJ |iOQ_x_o..^ ^-a—'i; Jk~oo_a-J ^*; 
)J^*Jüooitoo od.o±i~ji.fcoa\ JJ/ -.JJ^ö; s-.o in qv» ^ ^^>^ :o«^oaxa^o 
c*ioaJLD; s-oiolk-./ \-*.X>n i o Jjloo_ ^.../ -Jo^? ^»! JJ^-io .ou**.» K*J o/ 
JjLDOl .J-sJJ k-»J— ..O.A. ^OtoK-./ J.*.flDo/; öCiv..; t 3 ö^"*?? ^ö*- 3 •'^i^-r*? °öt? 
.JJSJioo Jooi ^oioK.-./ V— -^ U-i^ Jou^ ^/ .ouoilso Ji-s ^»/ .^.^sot 
*JftC^o ocn Jooi -oiolk.-/ JojSso JoCSs la\ Joot -oioK.*/ JK^Ooo 
.«asü U>/ ,-io; oöi .Joch ^.otoK*/ J.Ju.,.3 -.JjL-t-O J-«oi »s/ Jlaio^» ou> 
J^*o/; ooi ^-./o :J-a2ü J,-o/ J— o» \^-? -«* Jk^*> 7^? t— ^ U) 7-' 
1 V }|Ho. — 2. V "«"»^aS- — i. L V in margine ; !?<»* k- 3 o» 13 - 



Cependant de quelque maniere que l'on envisage ce nom de Verbe, il 
reste qu'il convient ä Dieu. Mais, si ce n'est pas avec prudence que tu sais 
que le Verbe fait partie de Dieu, et non pas de la merae maniere que (la parole) 
qui est prononcee avec les organes (ö'pyavov) de la voix et qui sort dans l'air 
fait partie de nous, laquelle est encore appelee emise, parce qu'elle cesse 
avec son emission, tu penseras necessairement que (le Verbe) est egalement 
sans substance. Aussi Paul, renversant cette opiuion impie, l'a-t-il nomme 
l'image de la substance du Pere'. * La parole emise ne peut pas etre l'image * v fol. 102 
de la substance; car ce n'est pas par l'emission des paroles que nous con- 
naissons la nature et la substance de l'intelligence, mais (seulement) sa 
mobilite intellectuelle ou sa pensee. Mais le Verbe de Dieu, en tant qu'il est 
une image (eijmov) substantielle, fait partie de la substance de celui qui l'a 
engendre, parce qu'il est ögal au Pere en la meme essence (oücia). G'est 
ainsi donc que meme le Fils est aussi appele Dieu : Au commencement, en 
15 effet, etait le Verbe et le Verbe 6ta.it en Dieu et le Verbe e'fait Dieu -. 

De la meme maniere, le Saint-Esprit qui procede du Pere etait aussi au 
commencement. Car, de meme que le souffle sort en meme temps que notre 

1. Hebr., i, 3. — 2. Jean, 1, 1. 



16 SEVERE D'ANTIOCHE. [298] 

Jl^JS_io; odcv^wtA .-^.jjui^K^o JJo t^l-Q..^^; \i Jjjoi -.öiloA J^ - 3uO 
»3/ •.j-A^ooN.^os '001 |_i_i| JJ; '^-.,-io .Uom oilo£a.2ü 3/ Jla^-ioo )°> - I 
Jls/j otK^o i a1; l—ioi t- 3 : t-»-^7* )-L-=>>-=> o-^ ')t-a *-*™^. v/ •)- jL -'»- I— °' 
oJ^ •JK^^oo )v^> ^.io ja.^~; 0/ ^n, .' t *°> JJ; 061 J— o» cä/i Lq-lj/ -.—oiol^-./ 
Vfol. 102 o« J»>onir> v /o .)— s/o )oC^s ^io sXL^aul fc^lpooKio JJ / -Jl-^J^o JjlsJ-s & 
Lfol. 140 JLoj jl cu n\ pa ^o-^; -öt :-oioK_/ J^--.; j;oi y-»/ oJ^o : UoC^s JfcCi^io 
-oiotv_/ joou '^cocy2> "^s ^io l^aooxo -.jLa^.'K^o |^jj («.—^o :J-^J> yS> 
•:) r *)E^ioi )Loi\ 0/ JKjmOS^o laio^ Ql^o -.)jl^^o J_~oi 03/ 
-01 J^cl^;; ..Jj/ "^«_a/;o .>n «Vi; 0.^0 -.i-io/ t03iJ j^ö/ J_s/ ^io; JJ / 
outSs_/ (tvji^.^io JJ/ ,|^.ot| oiLa£iQ.aj.-\ öi..k— /1 c*\ (...a^io J.-^»^ . • )»oi m 
^-* A oi .')joi ö/ ^»j.L«Kio ^Aoi )^_^_3u^ "''^o 'JK-Vjs ^i.» -.j^oj^a^ 
-.j-s/o r -_.» jov^jJ .^^k^^Oo — ojoK../ joouo -010K-/0 jooi -oio!^./; *»ots; 
.f.^,K~CQ-J ^o|-oi -.j « VN; OCX JjLSJ »3/; j-L3-*/ .^»otJ^s-./ . ViS'n; ,^*OU^3 
.— OtoK_./ JJ/ „OloN.../ JoOfJ JJo -.OwA-»/ J^>)iJ^O 'JOOI —0|olK_/ "\jJ01 JJo 

1. L V in mars ine ß»{- 



parole comme s'il lui 6tait attache, de meme c'est sans distance et sans Se- 
paration t|ue la procession de l'Esprit accompagne aussi la generation du 
Verbe et lui est unie. Par cons^quent le Saint-Esprit est e^galement inde- 
pendant du temps et eternel. En eifet, si le Fils n'a pas ete engendre dans 
le temps, puisqu'il est la splendeur de la gloire du Pere, il est necessaire = 
que l'Esprit, qui n'est pas separe ou distant du Fils et Verbe, ait procede 
egalement de Dieu le Pere, non pas dans le temps et en dernier lieu, mais 
r o °/ ~ eternellement. Et si * le Verbe * de Dieu est substantiel, et non pas comme 
* L / 01 • - 140 est notre (parole) qui est detruite des que cesse l'emission de la voix, il est 

de toute necessite que le Saint-Esprit soit aussi substantiel, et non pas k 
comme est un souifle ou une haieine qu'on exhale. 

« Mais, dis-tu, affirmant qu'il procede du Pere, et non pas qu'il a procede, 
je crains que cela ne montre que la procession de l'Esprit soit celle dun 
enfant. » — Mais il est facile de dire que ce qui est distingue par (les mots) 
« il etait », « il est », « il sera », 6 un tel, apparait pour l'etre cree" et fait, 15 
tandis que pour Dieu le Pere tout est present, de teile sorte que meme le temps 
passe est regarde comme present. Par consequeul, a proprement parier, il 
n'etait pas et il ne sera pas, mais il est en toul lemps. l^arce qu'il s'agit de 



[299] IIOMRLIE LXX. 17 

-Öl ^iO ^-K- yA3Ü; -6« .'Jo&t ^^iOo y.*\ "^.OOI )uJ^O i-K- .^_3j ^Ü 

^_»; i-ioiNu .«j^j a^>o .--\ ^Swl* jJL^ki yocx-^o V>t-o ^-io» -öl .J_a_.£o 

oi^ ^-oi_.^_/j ^--Jöi ^ ^>t-io; JäuJj Jjl3l.'/ -.K-^d j—o» ^SlJ ')_=>/» • 
♦ oti ^.üo k-JL*»fcooj a^o .-Jlv-Ao joou )Li ,. i oftoo • )■ -^ 

vs/ ..^A K-ooi p&/ .Jl ooo Q >,|; o/ Jk-ouSs JJLo,.^-; Jjj ooi Jju'/j 
JJ c*^. K-/ I-jljoij -öi JlaJ^AK^ (j/ sajLiö JJ/ .^J^oi, J Q»\ -- ^»\ 



Dieu, « il procede » est donc plus propre que le mot « il a procede ». De meme, 
il est ecrit au nora de la Sagesse de Dieu qui est le Chris! : // m'engendre 
avant toutes les collines', et non pas : « II m'a engendre »; et cela etonnera 
fort tous ceux qui sont environnes de tenebres sur ces questions. Si, en effet, 
le Saint-Esprit procede de l'essence (ou&i'a) du Pere, * comment se fait-il 
qu'une des proprietes qui se trouvent en lui par natui-e, devienne acquise 
ei soit en dernier lieu, et non pas qu'elle existe en lui eternellement? 

Mais tu nous attaqueras et tu nous diras ä cela : « Si L' Esprit est de 
l'essence (oWot) du Pere et s'il Test eternellement comme le Pils, pourquoi 

io ne lui donnons-nous pas aussi le nom de Pils ? » — Mais nous disons : Parce 
que les revelations des paroles sacrees affirment, non pas qu'il est engendre, 
mais qu'il procede. 

Et si tu nous repliques encore : « En quoi la generation differe-t-elle 
donc de la procession? » je te dirai d'une facon ä la fois pure et vraie : Si 

L5 je savais, öexcellent, quel est le mode de la generation divine ou de la pro- 
cession, je te dirais aussi leur differehee. Mais je laisse ä la Trinke ce qu'elle 
possede ainsi d'une maniere ineffable, ä savoir de se connaitre elle-möme 



v fol 102 

v" a. 



V fol. 102 



1. Gf. Prov., viii. 25. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 1. 



• L fol. I 

V li. 



• V fol. 10 
V b 



18 SEVERE D'ANTIOCHK. [300] 

Jj/ ^.-.'/o "M -• ^'* ^" • .ouN-/; *»•/ ^;i CH-^ -Ol» -öl : K.-)-JL^^ioKio 
,ii ^io öS. )_s/; .-v2lSx*j -öi_\ Jj/ ___!_. JK__.»o -.vlaS. k«-.Jt J^o oö»_>. '-to_\ 
K-j^V. ]J ? w.cx okv K-./ j-^» M o Jl—l^-? ;><V*> JW .--oioK-./ ^-V—/ ^t-*» 
L^ioo-». +s . • K.-.J-aoa.j rr*! ^**°' -'J^ r^ k-»)»-«^-» It- 2 »? .'«oioK-»/ Joovj 
ochA ji.ot._-_>-. ^--ö oäu^ .jla_i_-.;; oi_x ix-/ J-£-_V jJo Jjls_.j1.Aoo jj 
2^Aoi JK-_S_v? ,_.so JA><W,vx> )1mVn^ }&-* _ -- > ., - > JJ ? Jjlsl./ .Jlo_oa_u ,_-; 
ycuöi; .•Jboolfl yooüfc--*!} JK_„,~. V^J.Ü •yA«^» yOOUL-O ,__._*_> "^i-M 

•Jl«i , ^VNrt n JJLO|0 JJ\w__J__1.0 J1oJ__000 .--Ol J,.-. Jloo£_fc. ^-*J OJOt )._..COo/l 

.Jv_> )oC^ -U/ V-n^ )°^ •)<*M' ^'J- 3 ? ^--'öl ••|^*JV— / ^-^oi ,-_o£_oo 
las. ..J__.o»o )i^>; -öu_ JöiSis k_J.^_2L_o JIxoJ. __v JJ/ .Jj-.t-o J--©' J<*^ 
r% | l vs , t __^v£>/ .J_s/ ia_„ ^_._SO'ISOO J_JL-_J JJ; J!x__v.S> ^._/ JIojljl-.; J,__ 
__.__%. .oijIx_a ^so a__ ^.3/ -.vOOi-k-./ ^ooou* —öl J__oi__vo jj -\\ öu»k—/ 
&_,JK__sJ. _>/ • .Ji_,_I\«_M -01 »_> -01; Jjl__/ .yOCH-K-/ V-^ Jio_oooAo__> 
N. r J ir.wokv JJ .jl.ooiAJ._3 •*.»— JJ. Jl_._ia___\o • Jlc_-_-\-.V--> ^_iIx~_oi 

•^-voj'UL N_,JJ_o^_. JJo -.jlv-^'U 



10 



1. L V in margine : LasLLL 



■ teile qu'elle est. Je crois et je garde en moi ce qui nous en est descendu, et 
Livii. 140 j'estime que c'est beaucoup * d'enseigner que le Pere n'est pas d'autre chose, 
mais qu'il a de particulier et de special de ne pas exister par generation, et 
que le Fils vient du Pere par generation et l'Esprit par procession, attendu 
qu'ils possedent uue marque particuliere fixe et distincte, celui-lä la gönera- -, 
v fol. 102 tion, et celui-ci * la procession. De la sorte c'est d'une maniere inconfuse, 
claire et nette que, par les particnlarites qui apparaissent en chacune d'elles, 
peut se garder la connaissance des trois hypostases, dont l'essence (oüsta), 
c'est-ä-dire la divinite, est une, ainsi que la royaute, la louange, la volonte. 
I' Operation et tous les autres altribuls qui conviennent ä Dieu. Car le Pere est [0 
Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dien, mais ils ne sont pas trois 
dieux separement, parce que le Fils et l'Esprit rcinonlent, independammenl du 
temps, a un seul principe ainsi qu'ä une cause, au Pere; c'est de lui, en effet, que 
le Fils et l'Esprit possedent leur cxistence, liien qu'ils ne soient pas apres lui, 
rar ils sont egaux en eternite. De la sorte, la memeTrinite sera concue d'une Vi> 
triple facon ä cause des pari iculari les, tandis que Funite sera reconnue ä 
cause de la divinite, et eile sera separ6e sans division et reunie saus confusion. 



Mol. 141 
i"' a. 



[301] HOMELIE FAX. I!» 

,_«o )_3o,V-3 , ^ t :^K>Viwl 'vaPO^JS, »..sj-flOio J^-joow. JtaJLiÄLio ^^ioo 
• o 

;o_a_al .) - eoo/; -01 p -ot; v-c*^o ,— oö«-so .JlooC^JJ J. msi . 'o J_ioa.J.o 

*.~ loA oolo .J— kiofcoo ja— ^.s jkM loJ^ ^ <r-*>? -o»™» •Jot.ooi »Vfol. 103 
i ' • ^ i" a. 

oöt ) t . iv< ; JL_^j_ao JJ ^-boo K^);o^. \ '^.-it '♦" , ^ > *^" a V* •)-*-^>^ i0 
)laj.:xwP>too JJo Jiaslojuio JJ 3 _y»»JUl .J>c*a c2>/ ? k^a Jjlsu./ Jl'/ JJ\Mi 
•)lo-.;o— « V~=> ..^oq_jl^^ JJ 9 V-^^ ^° yQ-ioi ^0 .)K-,V^> loA* JoiSm 
^ot )K-^-; -.^-; J-iajua.^ .ou*> v£-» ^>^- )Or*> JJo JJ.a-.K^k-so 
fcs^/ J_3l-s'o; JJ..3/ JJ/ .^.-vi ^n^o Jj^/o JJoot ^_io; k-^-3 yOJÖi .Jlo-l».»l 

J-3L3P0 )1° -JJ-OOt-SX Öuk-/ J^*°» ^O^iO V^ «3/ .JoOtl JJ JJ^.k^K^ 

*JL.£OoJ_3 
:JoCSs K^~,\ ^-AlA J^JV* J.-AOM vQ-JÖl ^ JL)/ ^Jju ^ JJ/ 
*JV^ J-l1o JoiS^ ^.oot U>\ pj ..vOO«A J^-./ J^_JJL.V-! vOJOI ^JbO v3/ 0/ 
♦ J_s , JJ »3 0/ ..Jj—.kj jlaJ^-^l^-s» J-!l3l^/ :Jjl-^d J.~o»o 

l. v Kxtt^a^'o- — i. L V /» margine . J^^ U 1 --* 1 -^ ^- 5 »1 ao£..*&»iN lt«s» M k^pt^-» U 
■ i£* o'oio 11 o'w 1^1= — :{. L V in margine . «»»Il- 



Tu eviteras (ainsi) la pauyrete des Juifs et de Sabellius, qui rcstreint In 

divinite ä une seule personne (•rcpÖGwirovj et ä une seule hvpostase; par cette 

une et meine essence (oüaia), tu renonceras au polytbeisme (iroMief«) d'Arius 

et des pai'ens, qui multiplie taut en gardant l'unite, - chose encorc cton- 

5 nante, — en ce qu'il s'etond * seulement dun ä trois et que de nouveau il "Vfol. u 1 

. 1" ■'■ 

remonte ä im. Apres deux, en effet, il vient uniqueinent et parmi les nombres 

impairs le nombre trois, en sorte que meme par la on comprend quo la 

divinite n'a rien de commun et de comparable avec la creature. Car parmi les 

etres incorporels nous n'en voyons aucun en dehors de (Dien) qui ait l'unite 

10 et la trinite, tandis que la dualite est le propre des etres corporels qui 

consistent en la matiere (uayi) et la forme (elSo;). Mais il n'y a aucune eom- 

position dans la Trinite, loin de lä! parce que la divinite est quelque chose 

qui est simple et qui n'est pas compose au point de vue de l'essence (oüci'a). 

Mais Tun de ceux qui entrent maintenant recemment dans la religion 

1?, ou encore de ceux qui discutent, posera peut-etre cette question : « Selon 

qu'il le veut ou qu'il ne le veut pas, Dieu * acquiert-il donc 1111 Fils et 1111 • Lfol. 141 

. | ' ;i. 

Saint-Esprit. aün d'apparaitre dans la Trinite? » 



r b. 



10 



20 SEVERE D'ANTIOCHE. [3021 

jJ N-Ji^i ).i^iio .-j-jo« JJJo.-*. ^.o\oK*l |a«..\> JJo ^^cd )_»,$ jj l±o 

><^- 3 '? i-*-^n. t- 3 'l- 5 ^ JJ °/ J-^H? -ot^ )'i/ °£^ J^-*/ ••« v>'» m Jjl^Xqjlso 
x-^o; ^-»; y-^c» .. i .. > » ilo JJ o/ ,'a. ^m'io > i .. ^.. i'n yoy.bo Jjoi ^ju 
v fol. 103 V*^ «oi •1~ 3 ? J ? -°* fs^s.— i. y\.qt) jJ -.^a ^-jlüö JuLaoJoo fX_U^3 i^o* 
•fk—l ta/ JLs'. ^j .-^j.jj.; ^.Öl .'jl^aut Mf^ ^°t^° JJ° '.OlJL./ w.O| ^ 

J-1^5,1 o\o ,^>OuJ^*/ l~L>Ol V^x ^Ad .K_)/ J_s\ JJ v 3 o/ JL-^OO K-l/ 
.Jo\ JJ »J o/ .JoC^ -OloJ^-./ JojSs J-s', ^3j .-^JJLbO; J^-/ Ju/ JJ; Jjp/ 
JOOI )Q ..^0 ,_3 -J_s/ vS/ !\..^_3 JjLDOt ,_J5).X_D...=> JoC^S. ^ ^ JoOt s^OtoJ^-./ 

jooi vfi°>'i; |_^,o^\o .J_A^ja J-~- io, ^.-/ • • tS^J-J—ii JJ CH_Lio iou^cm Ji-^«-^ 
)lo_j»oiJLio; JJL3-./ :ouLio ^J^koi yoot-j^-./ j^^v J-JJ^J^-io jJ .J^.)^oofcoo 

^Ö Jio_l JK ..o"»!;, JJLo » V>; > ^s_3 ^O *X>^ ^.3/ . JiO—J ^SO J J.CH .» ,. ., » O 

jlo-iio) I V> tS^^.o J_i/ ^_>ö/ \-~.-^oi ^» V~^^ öl— ^»— / _)o»-i>o JJo •V-^ss. 
JiK-jLiO ~.3oi J.-^ov_\o JV-^-^ o-^> . J— ^/ JoCSXl ^.» Ol WH f) .)lf>l «,..>o 



Combien cette question est tres denuee de science et de sagesse et comrae 
eile releve d'une Arne qui n'est vraiment pas initiee! Dans ce qui peut etre 
acquis. qui est recu de l'exterieur et qui est soumis au choix et ä la puis- 
sance, il y a place pour notre vouloir ou pour notre non-vouloir; car c'est 
lorsque nous voulons que nous l'acquerons et que nous le recevons, ou que 5 
nous ne l'acquerons pas. Mais ce qui des le commencement existe en nous 
vfoi. io3 * par nature et par essence (ouoia), ne tombe pas sous notre vouloir. C'est, en 
effet, la meme chose, et non moins insensee, que si tu posais cette question : 
« Es- tu doue de la raison, selon que tu le veux ou selon que tu ne le veux 
pas? » Car cela releve de la nature et non de la volonte. De meme qu'il n'v 10 
a personne qui pose la question : « Dieu est-il Dieu, selon qu'il le veut ou 
qu'il ne le veut pas? » car il etait Dieu loujours; de meine aussi le Pere, 
quand il montrait que le Fils brille par lui independamment du temps, en 
tant que sa propre splendeur, et que l'Esprit proccdail eternellement. Ces 
derniers, en effet, nepeuvent etre separös du (Pere), de meme que la clarte et la 15 
chaleur ne peuvent l'etre du feu, quoiqu'il echappe ä toute ressemblance 
avec les exemples. Car le feu n'existe pas du tout en dehors de cela, je veux 
dire en debors de la clarte" et de la chaleur; mais l'hypostase de Dieu le 
Pere n'est pas detruite par le Fils et l'Esprit, loin de lä ! bien qu'il appa- 



:m HOMELIF, LXX. 21 

• t ^N. q__\» :«»_v K_j/ ^sK mY; a^oi; och '^-— ^01 lo__\ 3/ \.±o\.i )J/ 
^_.; ' Jj/ «j^JS*jl_o -.Kj/ '^-xx-o jlooi-^ "^oo; JK_oo_s J^-Voj *.6| ,--0 
J-a-H-.; ,-io jj/ >«»i«v» j»°t-= JJ° •')-»/ )»-^> l^öC^ )— sNjl^v p .-Jj/ ^e>-,_=> 
i ^*K.-'/ jjoJLSfcooo -JoCSs ^o J_*o«^ t— JJ/ .•jlo-.K^l j^^too; l^n^to. 

loot ^oo-io Uouio ,.___■ ,.0 :ot\ jooi K«./ )lc_3u.w 'w-_0 *K..I/,-J^* JJ/ 

oiX-s^i o_~o . Jo£_N f_M La\ io—Ji ^o)cu.iK-!xjo . |Loc*_is JLo) . ^co ^_o jooi 
10 NS.10J .•)v^-acC-\ ^.... ■-■ 3L-O0 jJo > » « Ij' •> >; v o.Jou\i ^6t.-V .'CH.-I; OI~Jk-«/ 
ooi JJ; |—L 1 ./ ..j_ttä_i_ct )K-_vN-__-o )Loch.-_^ )*->*->; -ot .-jK-iol fcv_.Jv-.otJ 
ot-c-o |^_s..£> __io JJ/ .yo\ ^yj V-^ö/? yo» 1 m 1 IL^eo |ch__^m _6i La_\ 
)»-»'/ -*../ :»^i m v>\ v_Mj Jc+_N ,.._.\i ^__c _.6C_v f_> Jlcu.aV.-ctN v ooi.~_o,_o 
LA.^001 *-» J-moc-_\ -.öi'po/ l^j^-^v )c4-^ lo) « .frffl; jl -vi n\» cH_>ts_>/j 

I. L V in margina : k»U»_.ß- — 2. L V in margine : U-_i- 



\' l'..l. 103 
V il. 



Lfol. i.i 
r b. 



raisse en eux, parce qu'il n'y a qu'un seul et meme honneur de la divinite. 
Mais I'auditeur dira cncore ä cela : « Tu ne me sembles pas parier en 
dehors de ce qui convient ä la notion de la divinite. Pour moi, ' cependant, »vfoi. 103 
je suis trouble en lisant les Livres divins et en ne tronvant nulle part dans 

5 l'Ancien Testament (5ia0v)Vc,) l'enseignement de la Trinite, mais (seulementi 
d'une seule personne (irpocwirov) et d'un seul Dieu, et des lors j'liesite ä con- 
fesser un celui qni a parle dans la Loi (vopc), dans les proplietes et dans les 
Evangiles (E'j*yyg"X[ov). » 

Mais, d'abord, quand le Dieu de l'univers parlait par Moi'se, il avait 

i" soin d'eloigner ' du polytheisme (izokuQtia.) Israel qui avait grandi dans le *Lfol. 141 
culte egyptien des demons et de lui faire voir un seul Dieu. II jugea que le 
temps n'etait pas venu d'enseigner clairement ä ces (Israelites), enfanls el 
incapables de saisir, la foi en une seule divinite et en trois hypostases, de 
peur qu'ils ne fussent de nouveau portes ä penser qu'il avait parle de plu- 

15 sieurs dieux. Mais e'est par partie qu'il leur a servi cet enseignement, lors- 
qu'il a dit clairement qu'il laut adorer un seul Dien, ce qui est le contraire du 
polytheisme (uo^uOeio.), et qu'il a use de sagesse pour cac'her la notion claire 



V t'ul. 103 

v b. 



lo 



11 SEVERE D'ANTIOCUE. [3041 

'Jjjbö; jiojajti.o ')K r . , ^a\ -.oKj/ Uaioi ^.6|\ :)ooi ^aisjLiö j^o^O> jjoij 

JV-SO J.-OGA »jJLiO; -y^-? )o£^ J-t^O )Ll/ .jjLSOt ;^Ö\ J^JÜ ^>OOtJ5 JiC*\o 

^> \Qj/ k-a.'~ jJo ..j^io».; )io.-J^3 c*\ji\ «^> \^s_.» J-^/; oöt .J^.»/ 
.>*.jl jJ v^iio i-^.Ä> JoCSso ..^ipo; J^»/ ^o ^Kaä'I Jj/o .yooi;)^ "^;)1» 

la\ .ylaio^o .^-; J• ia ■^^ ::, J-*-^ ^ t r> >' 1 Joöfc. v*?/o — 6« Jk\_»;o 



et nette des tiois hypostases. C'est pourquoi, quand il enseignait la forma- 
tiön de ce monde dont Moi'se a donne le recit, il a passe sous silence la crea- 
* v toi. 103 tion et la formation * des anges ä cause de la chute dans le polytheisme 
(■KoluHdx) et dans Fadoration des creatures. II le declare dans le prophete Osee 
en ces termes : Je suis le Seigneur ton Dieu, qui affermis le ciel et cree la terre, 
dont les mains ont cree tonte la milice Celeste'; je ne t'ai pas montre ces 
(etres), afin que tu n'ailles pas apres eux ; je t'ai fait monter du pays d'Egypte. 
Tu ne connaitras pas de Dien en dehors de moi, et il n'y a pas de Sauveur en dehors 
de moi-. 

Ensuite, il se trouve aussi diverses paroles qui sont citees dans les livres io 
de Moise, contre lesquelles il n'y a rien ä dire et qui couvrent les Juifs de 
confusion. Tantöt elles laissent entrevoir le Fils et Verbe ; tantöt elles fönt 
egalement connaitre le Saint-Espril en meine temps, et elles fournissent 
par le pluriel une indication des trois hypostases dans un honnenr egal et 
une gloirc unique. ij 

En voici une pour le moment : Et Dieu dii : Faisons l'homme ä notre image 
et ä notre ressemblance* . Vers qui ces paroles inspirees par Dien conduisent- 
elles donc le Dieu qui parle? Les Juifs aveugles disent : « Vers les anges. » 

I. i :r. [sa'ie, su . 18, 12. — -i. Cf. ' >s6e, xni. <\. — 3. ( len., i. 26. 



• Vfol. lu'i 
i'" a. 



305] HOMELIE LXX. 23 

)Lo_^~.-5 As_»j^£s»0 . \ r ~. O/ Oi-ia.X yOä.jL.^jO JloiCLJl.^.5 c*S. y03l.ok.jLJj 

•:-_0(oio— \ )o£$M woi 
jlo i\-^a-so ) m cooj-a ch..\ s21oKjl-^o; och La.\i -.J-X-.»... ^.ai )J / 

i .1. 

5 V Q-JÖU^ • ' S ^OOi O^I^S )-*--»»-ß L ^oi LoJ^o • .OlK2S._iOO 0|^_3 'JLm-SOJOO * L fol. 141 

1— o'fio •.J-ocla oi'tV-»./ )->V^o; V-*-^ otK^ia.3 .yO^Suij —öt v ooC^ Ut-^o-J jJ; 
:JLiüf-3 1 1,\) Joch V-^ö/? °öi \/ -.k-O N-^Uj^/o .yOOf.N,.«,« oubo o».ioa2i 
N ^io.io v ooita\» vOJÖ« :)ooi ^otok,./ v o.jch.\ j-»J3PO( ^ot t-D -oto ) v ^i a\ 
Joo»_J J, .ao..\ i y.~ J^.cdo|o . «°i\ ..*V); yQ-JÖo; .Loch ),.,.,. ,3lOo J-LSl.'/ Joch 

10 ♦JjÜ^S 

:c*\ ^ju, ^» im'i li-^>? J^ulco/ ^_./ e\ :Lia\,_2,j ^>otA ss/ 'w-j v / 
jls/o :)otSs ^otoK.../ L^iu/ jji.oau>..3 t-*-^. °-^ :|l-i— i-A öuK-./; K^J ^.ch 
Iochji J-La-./ :)..,Lt ö oöi Lb.ioa_iu=> jJ/ :>ooj^v jJ;o ^a»"»«/ JJ> oöt Jvnroj.^ 

I. L in margine : vpjaJio- v //i margine . n o;=jv — j. V in margine . Ra»oiA«w- 



Et comment le Seigneuret le Cfeateur de l'univers invitait-il les serviteurs 
et les creatures ä se joindre ä lui dans la ereation et ä creer avec lui, et en 
particulier lorsqu'il s'agissait de l'animal raisonnable qu'est l'homme? Gar 
le fait de creer est le propre de Dieu seul. 

5 Mais il est bien certain que d'apres l'Ecriture il a parle ä celui qui parli- 

cipe * a son essence (oücta), ä sa royaute et a sa gloire, son Pils et Verbe, et * Vfol. lo« 
au* Saint-Esprit, auxquels il n'est pas etranger de creer; Par la Parole du »Liol.i'ii 
Seigneur, en eilet, les cieux ont ete affermis, et par le Souffle d<- s<i bouche toute leur 
armee subsiste* . Autrement, si celui qui disail : Faisons l'homme, n'etait pas 

io d'une seule et meme essence (oüeria) avec ceux auxquels il parlait, comment 
etait-il possible que l'homme füt une seule image de ceux qui differaient par 
l'essence (oüci'a) ? 

Si nous prenons eucore ce mot : A V image, nun jias pour l'exterieur 
(-7/r,y.a) du corps, - et c'est lä la verite, car Dieu n'est ni dans une image 

lä (eixwv) humaiiic ui dans un exterieur (cyr,y.a), puisqu'il est sans exterieur {lyr^a) 
et saus corps; — mais pour une marque de superiorite, alin qu'il soit le cliel' 
et qu'il regne sur la terre, — lorsqu'il eut dit : ,1 notre image et d untre ressem- 



v a. 



1. Ps. X.X.XII, li. 



SEVERE D'ANTIOCHE. [306J 

^^o JV-^s "^o :J.*iojL» JK— ^3 "^o Jj*»-.; JjÖj ^^ v a£Xk.jLio cxiK-s 
•.joot-ij jJLJi-s Joch ^.Kiw c*iaA>-3; oöi JjjlsJ.1 ),f>ii/ öuS_a -.J-i»>/ ot-Xo 
)1q-.K»\I. ^.oioK-./» KjwO oöi . - )oo( «oioK_./ joop jLouS "^ ) -'»'- $ jj_o» 
*Jlojj>o K^-JUo ), « «> \ yo+so \j\-~ /; o/ J-^jl^o oöt Jjl-oj 0X0 JKjl^o 
^Sj? V*^°^ ^"^ ''v^ ^? ^-*^oi Jjju.Vo Jj^iS iaio^sj •.V^ji. jJ/ 
"och J-3ojV-3 «oiok-./ ^ ^ J;oto . ^jL.^^_a^ o/ |_£Ocuiaj ^ju. ^aa.Jip 

k— J-it~~ JW ."^soö-io J..juaoi y* IjOls^ otA ooi Jcü^ioj Jj_J*oo ^ookio 
i^oo ^fc^» |_j/o J-Lbo»jj jj/ .yju'/ ^.-/ ? .M_jJ^co o_Xo >r _s>^a^> 
Jju^o 'JL^j/ I^aIn Jj/ :J»oi t o_i kjL_o'J., och Jj/ :oolo :JouX K-JS. '. *. i .*> 
°/ x^* \^' A °/ V^- P?/ JJ° -.)-^>OJi liv^ «X., )^J»i Jj/ :öu^^ 



10 



blance, ila ajoute, en effet, apres oela : ()» ils dominent sur les poissons de la 
incr, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux et sur toute la terre*; — il est de 
toute necessite (iväyy.-/i) que le modele ä l'image duquel l'homme devait etre 
fait, füt d'une nature superieure et royale, laquelle est la Sainte Trinite, et 
non pas d'une nature angelique ou d'une autre (nature) creee et soumise ä la 5 
domination. 

Mais tu diras : « C'est comme les rois et les chefs qui sont pres de 
viol. 104 nous, lesquels disent : Nous im tel, * nous legiferons ou nous ordonnons, et 
ceci quand une est la personne (irp6(7»7rov) en question, que Dieu a dit : 
Faisons l'homme ä notre image, et que ce n'est pas pour indiquer la Sainte lo 
Trinite. » 

Mais Dieu est eloigne de cette maniere de faire et de cette gloriole qui se 
rencontre parmi nous, et il ne semble jamais se montrer createur en parlant 
ainsi; mais (il parle) toujours au singulier et non au pluriel. Par exemple : 
Je suis le premier et le dernier, et en dehors de moi il n'y a pas de Dien-. Et 15 
encore : C'est moi qui ai cree la lumiere*; j'ai fait la terre et (j'ai place) l'homme 
sur eile, pur ma main j'ai affermi les cieu.i-'. Il n'a pas dit : « Nous avons 
fait » ou « nous avons cree » ou « nous avons affermi ». En effet, si Dieu 

1. Gen., 1. 26. 2. [saie, \i,iv, 6. — 3. Isa'ie, xl\. :. 5t, Isaie, \i v. 12. 



v b. 



[307] HOMELIE LXX. 25 

-.^-•J j-*oi -oooi ^-^.Vboaia K-.)j) » ^ et» .cxla\ o»^_.i ) » ;: » i Vi «s/o '^aoo^s 

J L um O K JL J S> .j fco/ .^A^s^iöioo ^060 * t t *>\; .•> »J »fcoo JJLaOjikj * L fol. 141 

^■■^•j jL»f£/) li~ä^o -.ts.i»)J^ji J^jJJ j-v^ ^»/ J-»'Q-» ^ioo .j.bo^J^ /^-? 

)J.q-K j JS.Ij ~öi '^^bo JJ/ .-)^j) »,»«> )bw»oQJLa J_a..fco; ^^fcCcoj Jjv— / 

:fc>».J_jpoio K~.) . m -> :ool ^aifcos; ^J^oj.^ 'Jjoj^^io .)lo<x^j fcs^a o/ 
§ j3o,V3 JJ/ -.^- a\ ^-o JJ/ .Jla-k-Mj I^jooji ^>o/ fc>^) .\ vi i >n q^. ^3/ 

j^oAj-3 .) » l» ^\ )oU^» Oo/ i-^ ♦~3uX .JV- 3 ? OO«? Je^-OO vSL^pÖ jjL.»l 

vö';; 'fc^a ^»-^ +o .JouS^j JLioAp ^^_i. |oC^>? JW >50oIa .oi,_i.^ jou^s; 
-)— ,1/ .J_i.j-.fcoo; J) „,.. i A ^ K K-/ Ji^—Z jfcoo^js sä/ ];ot «Ol ^3 --.; v.0) 



V.fol.104 

v a. 



aifectionnait un honneur et une gloire de ce genre, necessairement ses servi- 
teurs lui parleraient egalement au pluriel. Et maintenant ils semblent * agir *Lfol. 141 
d'une maniere opposec dans tout ce qu'ils fönt et disent. (Vest toi qui as 
affermi la mer par ta puissance 1 . Et : Au commencement, Seigneur, tu as donne 

5 ä la terra son fondement, et les cieux sunt l'ouvrage de tes mains i . 

II reste done que Ton ne cömpfend pas que cette (phrase) : Faisons liminair 
ä notre Image, soit ecrite avec la marque du pluriel dans un but autre que le 
suivant, ä savoir que Ton sache que la Sainte Trinke cree en tant qu'elle est 
un seul Dieu, paree qu'il n'v a " qu'une seule et meme essence (qü<jmc) ou divi- * viv,i. 104 

io nite. C'est pourquoi dans la suite (Moi'se) a eneore affirme la notion de la Tri- 
nite d'une facon cachee et enigmatique, quoique imparfaite; mais il laisse 
entrevoir que celui qui cree est non pas une seule personne (ircouwTCov), mais 
une deuxieme (personne). Dieu, dit-il, en ell'et, crea l' komme, il le crea ä l'image 
de Dien 3 . Tu entends que Dieu a cree ä Fimage de Dieu. bien qu'il fallüt 

iö <lire : « A sa propre image ». 

On peut voir que cette meme chose est eneore enseignee dans un autre pas- 
sage. (Moise) dit, en eilet, que Dieu apparut ä Abraham, et il nous a explique 

I. Ps. LXX1I1, 13. — 2. Ps. Gl, 2H. — 3. Gen., i. ■:",. 



V° il. 



Vi'ol. 104 
vb. 



Ll'ol. 
r a. 



10 



26 SEVERE D'ANTIOCHE. [308] 

JkM; t~^v ocu .Joös, -otok-./ )lcu.;a ^ oo .v*^ JlaA-^N-s .pö/ ^/ 
)ooi ,»»^, JkM yo-io« tcu\ ,— io-X, ^-./ -.J^;/ "^SO. f^JOO )>-- Jt^-^ 
JJ .^.io^-o Jlo_au*-4 K-,.. tVf )»/ vi J-V*o '/*■»/ ^ .jboA ^ou^ 
JLc^» ^./ ool •JKi^ö; JvnmJJ J,— .*> c*3^~t* ».so .^.3l \\ v-oto-.io.-iJ 
, ^\ - t * JJ^vV yCi^. fclio :J_iio ^^aot vQ_a.iöjKj .Joch > ^iö-io JKoJ. 

IL'^eo .•— V*äo/j J~^öo )LüKjl^ ool ^ialii p jü/ V-*°)- j v' ^" A ^° 
.J-oan ,_io JL-po lo-o. ^-io jicuo JK-jo 3 J»a*»^ "^o ^co^ä> ^iw V^?/ 
^o^io 0/ Jjjbo .-J-V* t~? l V*»H V*^ Jl J-V*> U-'/ lo ^ ^° M* M 
JchAJJ -.J—V-io Jjäa V*^ °°l -l 001 -o«ol^_/ ) i»vU io vO-JÖ« )i n\ > «. ^io 
142^-ja-^.a fco/ .-j.-t.io y^ JiiaA; ya^oo .olJo» Jjä-/ J|3 ^otoja-^o 

♦J^»/ 660 "*üo. J^o-Vio 
1. L V ('/) marsine : &>l " M l- 



de quelle maniere il apparut : // leva les yeux et regarda, et uoici trois hommes 
sc tenaient au-dessus de hu'. 

« Dis-moi donc ceci : Le Dieu qui apparut, est-il ce groupe de trois 
hommes? » — Oui, dis-je; car Dieu est dans la Trinite et dans l'unite. 
Celui qui vit trois hommes et qui se prosterna jusquä terpe, tenait eonver- 
sation, en eiret, avec ces trois hommes comme avec im seul, en disaut : 
Seigneur, si j'ai trouve gräce devant toi, ne passe pas [hin) de ton serviteur*. Et, 
apres avoir change aussitot la forme (opi**) de sa parole, il parlait de nou- 
veau ainsi qu'ä trois : Qu'on apporte donc de l'eau, et qu'on luve vos pieds, 

♦ Vfol. 104 ' et reposez-vous sous cet arbre*. 

v " ''' Oue dira-t-on, en entendant encorc les Livres sacrös dire : Et le Seigneur 

ßtpleuvoir Sur Sodome et sur Gomofrhe du soufre et du feu de par le Seit/nein- du 

haut du ciel\ Ouel Seigneur? De par quel Seigneur:' Ne dis pas, en eilet, 

qu'un ange ou im des esprits au service (de Dieu) ctait un Seigneur; rar le 

» Mbi. 142 nom de Seigneur convient ä Dieu seul, ' aiusi quil est ecrit : Et qu'ils suchen! i" 
que ton nom est le Seigneur et que seul tu es le Tres-Haut sur toute la lern' '. 

I. Gen., xviii, 2. — 2. Gen.. xviii, 3. ■ 3. Gen., xvm, 4, i. Gen., xix, 24. — 5. Ps. lxxxii, 19. 



13 



10 



[309] HOMELIE LXX. 27 

J^aio laS. J_"po '^bJboo :^-\oi oiKb^oo oot 'oK.J j-ncüo yS> *s/ "J-iaot 
p )oiS\ ^So jooi |^li ..otaa-o»') la^ ^S^iäj Ju/ yj; ^.-/ :^_iLs).^ x^ 3 / 
"^iäio "(.ia— 'i la^o^ ^_i3j._s ^s/; oo»._i/ jJ/ .^.^j»a.ji «J^ ja— -.'pö/ 
J^*-.,-. o'/ .jj~J )<hSs; jL^aiL\; ool )ooi v^ ^^Kio J-ia.*'/ -JoCSjJ c*\ )och 
. • | fcsJ^-iaJS . -U».-— .^-V . oiA |a_~ K-ji joot pkla otl^—a-a..*.!} |.^io>_\i 
•:•)».— b^ji )oot ^bo^ ^oljlo U^—/ j^^öa^si oöCS. -'J-^/; oi^oaJLfl; ) i ort »\. 
jca^as . j^an "^»s». ^oäuolo ,— laS. jÄoo» Jot ..joot >&^ajk »s/ ')ioC^^.io 
Jjot *-»/; -.v_iö/; ^-.i -öi .Jooi -otoK_./ ) ^ .^.-jl.^o ,)»\ai oot« «.p*/ ^-»? 

N-./ Jjjo )tooi )»— •.wyJjJ.; Kj/ w'J»j -öi '-^.; ) ^o a t ; U)—?? .OuK*/ »vroi. ioj 
• ^ r" a. 

""^i*; ip6/ y.3 OliöKlAJ J-SJl3 ÖlkJ^OOj -Öl JKiOOj OtlaJ^aO-stoo .-«^ 

on .*v~> y.s '\ ea a a; — öi ) Lar^^i joou JjL.j.-,tooo :^.1^\ öt.» !.,•>/ (.sj-s J;oi 
vO-iö» K^s )■ i ~> . / .|LsJJ ().— .— -Jf—j oön 'po)~>o •.— oio)^—/ Jjl.j— Aoo ]J 

-)Ls/ ^.^01 jl-t— »—~— .; ~-./ J.-^=>Q._fc .OI.--.iaA *-*"•)■;" • .\°y^>\~ I -OU«..JO>.~Ji 

)~i; j-ioi-a -.-^-.j i«ia» K_i/ J»s\ jj-J. '^.ooi y/ .J«V*o )la a « ^ jiiö; 

1. L V m margine : Pls. 



De memo, quand Moise a ecrit ceci ä son propre sujet : Et le Seigneur parla 
ä Moise face ä face, comme si un komme parlait ä son ami\ il faisait aussi a Dien 
la demande suivante : Montre-moi ta gloire 2 . Mais s'il parlait ä Üieu face ä face 
comme ä un ami, comment desirait-il encore voir la gloire de Dieu? N'est-il 

5 pas certain qu'il demandait qu'il lui füt montre la splendeur de sa gloire, le 
(Fils) unique, le Verbe, l'image (e£x<ov) de la substance du Pere, celui qui 
devait apparaitre les derniers jours dans la chair? 

C'est pounjuoi il entendait aussi : Voici un Heu pres de moi, tu te tiendras 
sur le rocher*. Et Paul dit : Ce rocher etait le Christ*. Ce qu'il dit signifie ceci : 

o « Pour l'aspect * de ma gloire que tu desires trouver, je n'ai qu'un Heu et * VI "' '"' 
qu'une maniere, a savoir l'incarnation du Verbe. C'est ä cause de celle-ci 
qu'il se donnera le nom de pierre, en disant : Sur cette pierre je bätirai mon 
Eglise h , qu'il sera visible par l'economie selon la chair, tandis que par nature 
il est invisible, et qu'il dira : Celui qui nie voit, voit le Pere*, en sorte que 

i> ceux qui le verront diront : Nous avons vu sa gloire, gloire comme celle <lu (Fils) 
uniquequi vient du Pere, plein de gräce et de verite 7 . Si donc tu veux voir ma 



r a. 



1. Ex.. xxxiii, 11. — 2. Ex.. xxxiii. LS. — 3. Kx., xxxm. 21. — 'i. 1 Cor., s. i. — •">. Mallli.. xvi. 
18. — 0. Jean, xiv, '.'. — ',. Jean, i, 14. 



28 SEVERE D ANTIOCHR. [310] 

•y-^ Loch LoiiL'tSo>ei ^.ot LoJ\ «3/ \.-ioUo V-ßU yaio ^.x^i ~.oto 
j^o^ • . ^.^..N, o^_i ),_./ Lrab/o .L^o_»i )ioV—.-3 ",.ie>/ >--^v y-Xi«-»'/ 
]l wJ^..; ^_.i Lso,^ .'^.iKra^; . » \oi Jj—L ^...,...010 .'«-<-•/ _)Q~.i (o j_a^ '/; 

J^Kj.^0 ) l..\ ^v y/ JJ/ .Jj*,— / U^ •J«tW>V>) )t-»./ vä/o '^j JioV— »3/ 
)io^M t— •— 3* l^° °o< w.otoN~./ »-^\v I-Jot ^-/i .-^tal^oo ) 1 ro'o-» Vl^io 
- ^-^cn )oi5ki jjkm 5; yJ^ot ~»>l«Kio _oio,j;)_^ 061 .-Li^ K^.^.1 ~%-2>.'j 

\~>°) L-XÜ)--S< _CH ,'L^mu) " t ffl 1 ->j odo I > \ ^^^0 -.V.OCH ^-.OI-.K-./ '^-*1 

_)cyi» (~.^o ' t -> \o -.L <t .io.\ jbcuua \y-ao -.^al oda\ vloo )ii\i )-.,.:*> ^so/ 
1. L V in margine : ll-aiks"«— — 2. L V <n margine : \^a^- — :j. L V in margine : ^j^ 3 «j»j- 



»Lfol. U 
r b 

»V'Tol. 105 3 



gloire, c'est de cette maniere que je te la montrerai ä l'avance, et ceci comme 
en enigme et dans la mesure oü il est possible que tu voies l'avenir, en le 
voyant ä l'avance ä distance, tandis que la plupart (des evenements) te reste- 
ront caches, de peur que tu ne sois glace d'etl'roi par ce qui est au-dessus de 
toi et que tu ne sois aussi paralyse par ce qui sera saisi par toi. Je te mettrai, 
dit-il, en effet, dans le ereu.v du rocher, je te cacherai de ma main, jusqu'ä ce 
quej'aie passe, et j'enleverai ma main, et alors tu verras ce qui se trouve derrihre 
moi, mais tu ne verras pas ma face (lupocuicov) '. » 

Ce creux et cette main qui cache, que montrent-ils autre chose sinon une 
♦Lfol. U2 revelation partielle et faite avec parcimonie? Car tel est ce qui tombe * sous I 

r D b. . - . . . . . 

les yeux par le trou par lequel on peul von ce qui se trouve dernere Dieu; 

»Vfol. 105 et * c'etait lä la manifestation du Fils unique «lans la chair, qui a eu lieu 
•' b. . ' M 

dans les temps qui se trouvent par dernere, pour parier d'une maniere poe- 

tique (wotYiTutw?), et qui sont ä venir. 

Ce qui suit fera connattre qnil en est ainsi. I.e Seigneur, dit-il, en eilet, 1 

descendit dans la nuee, se tint In pres de (Moise) et invoqua le nom du Seigneur, 

et le Seigneur passa äevant la face de (Moise) 2 . Tu vois que le Seigneur a invoque 

1. Ex., xxxiii, 22-23. —2. Ex.. xxxiv, 5-6. 



[311 H0MEL1E LXX. 29 

3/; Ka3 ^00 :c**xa; Udo-* : f — 1 i— *- / J-'t-ioA Jv-O )-.»po; Kj / |>1~ .^oiäs/ 
Lxt.» -> |t^/o .|_».aia\ <x^ po/ J001 ^o»-? >s/ .*-""^. ^ JL3 °' 'J ^^y o j-*- 00 ^/? 

•:-)'t.-oo .K-o-S 3/ . ^.j^jo^d j_^ia\ 
a2$S '.Jod fiel L.ioöt- lo_\ 'J-Ji^JoLi (oCSsi O|^^io o« J»o£s^io 
s oöt »■— ^ ^.tO^^vio .v*\ yO^ooi ^. » 1 v> .oi^o (.>a^a\ v ofs^.ooi . « ivi.öoo 
^»oj>o 'L^oöjlo JK^K_i< )oi^s f*+ oc*\ p -.l-cpg^aj ^.^jts^s 3/, 001 .oJ^ 
• ,*po/ '>> 1,.. jKx^—^v ^o»_io jfcO^io Loiai.).o )j - , \o m oj-Xt\ fä . )ocx 
*^*ojofc^./ ,— J~»t^° \~>>-? Jo£§S )-»po .V.|i.iß-.| <&^a* 
j-»pCLA. ^00 L»«öo<_> ^o; v q.jc*\ 3/» Lli>/ ;)J^O0-a Kn^li ^_.» » »Not 

',, ..\i\ t-*-<x <&l :)K« i\ i"f>ts^o JJo oC^d ~^sj JK « irnif a\o rypojk-^o» 

V" ii. 

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jaVi;; ^-.oöt .)K.jl^^o ji.o_A..*-Nl ^^ioi )£Os^a_\ oi\ )a...'v>o yeuJLaie 

5 ♦v't .' t 'f>; )joi Li~sji a\o •.Oi**k—l JNju.i/ '^..ouTS^ 



im autre Seigneur, qui partage son 110m, parce qu'il partage aussi son 
essence (ouwia) et sa gloire. II l'avait aussi predit ainsi ä Moise : J'invoquerai 
le Seigneur devant toi' . Et en verite il l'invoqua. 

C'est pourquoi le Verbe de Dieu disait lui-meme aux Juifs dans les Evan- 
gdes (EüayysXtov) : Si vous croyiez Moise, vous me croiriez aussi, cur celui-ci a 
ecrit de moi 2 . Le meme encore, dans le Deuteronome ( Aeimpovo'fuov) , lorsqu'il 
faisait connaitre le Dieu unique qui est en trois hypostases, renfermant ce 
l'ait tout entier dans une phrase breve et nette, a dit : Ecoute, Israel, le 
Seigneur untre Dieu est un Seigneur un 3 . 

Jai developpe (ces passages) dans le discours, afin que ce qui est dit con- 
vienne egalement ä ceux qui parnii les Juifs et les Samaritains sont instruits 
de la parole de la piete (eüereSsioc), et que cela ne leur soit pas completement 
etranger et inacceptable ; car l'instruction saisit et approehe chacun d'apres 
ses propres pensees. ' II y a, en effet, un grand nombre de temoignages • vibi. 105 
(tires) des prophetes et des autres livres de l'Ancien Testament (£hx9t)>«)) qui 
etablissent et montrent la notion de la Sainte Trinite. II est long de les 
passer en revue et ce n'est pas l'affaire du moment present. 

1. Ex.. xxxiii, 19. — 2. Jean, v. itj. — 3. [)eul.. vi, i. 



V l'ul. li 
v° b. 



30 SEVERE D'ANTIOCHE. [312] 

K_.J_*^OaXio JJ lv^° /? 7-/ |»JLL8JLa p /Uaio; )-i-=>)-^ \/ Jot^-ioL JjLioo 

JKvt «T .. Iloj'^^o yo..^ JV— pi^ljL^ 3/1 m Lm| .»001 ^.viS"» IN^o 
U-^jl^o )oc» vl^jl^ö ,_so .'!}» );oi 7-»/; )&0^io )»-..)-=> li-J-^o ^^• 0D 
* Lfol. ivj .-^a^oi ]J, ),v>yn\ pojL/ * .joot pö/ J-^^W )j».llx>a3} ' ) In .\ v> > >ci\ I 
) 1 .'..v> .. n ./ ^.oiQ—/ ^o> Ks''? r--^ ^°? -'yfl iN )— 1/ t-^ö/ ^*; M 
-öus ■..»..-'J./ p JJ/ . J.^iö^ji_\ JoCSx t-*?/? V^?/ JJo .-Jjl..^ — o«oK_./ joog 
öijK-s -fc—/ I-jl-ocmo .-JLäo^s ^0 v ~ JLs/ Loot Li-io^o JJ; 'v^olU )^^o 
J^k^-s )^o,V3» J<*\JJ JJls Jjl^^oao Ji-o-«/ &l \aA )j/ pö/ ^»» Mj <-« 
^^uOOlS 'JS^Ji innm ) «k>v>j yo'\joi ^.K.cqj* ^,61 ^o d>^o .• N ^b. / oi^<* 10 
' )och ^.oioK^/ 001 ^■■^soiS. oä/i vx>a^.* .Jfloo^o,) Vlö» jK-^cyo ^«wKOli ocx 
. Loi^-o v oj6u^ )_i(' ^^io )UhAtao Jmovn ■> t-«-^ -oio^J-s . ■ ya-co- 061 
^.,. *so'»,>o y oA ^o/; |£0ioc.\ p ) .. .N."» .-jlajj^^oi J-^aao iK.^> ^o JJ/ 
«3/ ooo» w^j^io ^^LAio ').« m .m!^3 ^Q-^ .'oom ^.iyit^o )töL).o J>o£\o 0001 

I. L V 1/1 margine : ^^o Vioa. — 2. v Uajs&»-»N. — ;i. j^ j n margine : Eixt|. V in margine : Hx»i. 
— 4. L V in margine : Eppniürj. — 5. V k-U^ a <""*»- — 6. V 1-m.iia. 



Qu'v a-t-il d'etonnant, si, ä l'epoque de Mo'ise, oü les hommes avaient des 
dispositions imparfaites, comme je Tai dit, ce qui concerne la theologie 
(ÖsoXoyia) etait enseigne d'une maniere tres derobee, alors quo mßme dans le 
Nouveau Testament (Äiaö-fcoi) une teile notion a coule avec une economie tres 
sage et peu ä peu? Quand le Christ enseignait la perfection des commande- 5 

Lfol. 142 ments evangeliques, il disait : ' II a etd dit mix andern: Tu ne tueras point. 
Et nun, je vous dis : Quiconquese nieten rolere contre son frere au hasard, sera 
coupable de jugement' . II n'a pas dit : « Dieu a dit aux anciens »; mais en so 
servant de cette expression : // a (He dit, qui n'indiquait aueune des personnes 
(-aoccüTuov), et en ajoutant ensuite cette autre : Et moi, je vous dis, il a mis en 
avant l'honneur et la puissance digne de Dien (GeorpeTr/f?) de sa propre per- 
sonne (rcpdowitov), et il a evite de passer pour poser des lois opposees ä celni 

vrol.insqui avait pose les premieres, ' quoiqu'il Int lui-meme celui qni les avait 
posees; car c'est par Ini que Dien a parle ä ces anciens dans la Loi (vöjjlo?) et 
dans les prophetes. Mais apres l'accomplissement de l'economie, qnand les 15 
apötres vaquaient au service de la parole de l'Evangile (Ev«yyeXtov) et qnils la 

1. Cf. Mallli.. v, 21-22. 



313] HOMELIE LXX. 31 

■ n\"1t ooot > ., v>/ ^3 -'Ji-so J-s/ l<^? oii>o-,/ Lo.-.a.jL-\o J_ Ott Oi_L^Cixa»iy 

y -sV S. JjL^-flO )LiO J IV ^^^iO ■) . II .. io\ v£DO - ,^3 k3/ .-yoKj/ q— fcSCUfclfl 
♦ JoiV|_2> jJ/ J.tl«l a_a J^.V.^x ; jj .-JJL^-O J—Oj-S "^^ »1» 
. JKju.,-0 jla.A^J^J. CH...K-./ )JL;Q—2l-S>; •.K'»CI« (j l/ ^s^JOi ^-.OU^O ^».3 
. )la.«-ioofcooo )L>..~o )lm\ v>o |K— a^jilo L«..floo/ j^^i öi.^s_.i ,j> oC^_.<o 

yoooij; ^o».."^ 'yoouk.../ JJ» ^.öi ^io .•)>.> -Kap jjot I.M.XnJ^o .Jjjoöifcooo 

•:-)K.».,. t -o )l,Q_.K.*.\ii jlojf.^.x^o CH...K»./ V-o-ss. Jt-** •J-*- , t- D |—oi 

U'olt :poJj ju/; Lo.,/ "o&. joot K_/ *»-»-»v jja^io .Jootl JJ -JoiS^ joot v^oioK..»/ 
~.cxo - .looi |-i. h .^!^io ^otoia.-^-^i ot..\^o öt-J^_»/ j 3 CO [In ^.ot ot-.^-i ' i M 

V b. 



Vfol. IOC 

r° a. 



confirmaient par des miracles, ils proclamaient des lors avec liberte (irappiffia) 
la meine puissance et l'honneur egal que I'Esprii fpartage) aussi avec le Pere et 
le Fils, en disant : Lp Saint-Esprit dit ceci { ; il a plu au Saint-Esprit 2 ; l'Esprit- 
Saint ii dit 3 ; Ze Seigneur, c'estl'Esprit '. Etienne ditauxJuifs: Vom resistez toujours 

•' aw Saint-Esprit 5 ; et Pierre ä Ananie : Pourquoi Satan a-l-il rempli ton cosur, 
au point que tu mentes au Saint-Esprit? Tu n'as pas menti aux hommes, 
mais d Dieu ''. 

Tout cela donc a montre que la Sainte Trinite est creatrice et quelle est 
. une seule et meine essence (owi'a), gloire, royautö, force et eternite. C'est 

m celle-ci qui a fait passer du neant ä l'etre le monde invisible. je veux dire 
les puissances superieures et intellectuelles, et ce monde visible. Le Pere a 
tout cree par le Fils, tandis que le Saint-Esprit creait aussi avec lui; car il 
n'v a qu'une seule Operation de la Sainte Trinite. 

Oue dit-on donc? Avant * qu'il y eüt quelque chose, dira-t-on que Dieu * V fol. 106 

15 6tait oisif et inactif ? Nullement. II avait, en efl'et, pour plenitude, pour ainsi 

parier, sa propre contemplation (Sewpta) qui est infinie * et qui etait connue ¥ Lfol. 142 

V b. 

1. Act., xxi, II. — 2. Act., xv, 2«. — 3. Act., \. 19: xi, 12: xm, 2. — ',. II Cor., in. 17. — :.. Act., 
vn, 51. — «. Cf. Act., v. s-k. 



Vfol 
r b. 



32 SEVERE D'ANTIOCHE. 314 

öi-_.K-./» Jn>~«j — öi .• yn m.Vkj K_.J_j^_floo/ o»-s loot ö|.J^../j — öi )Nv>i..^; 
,_*> .'Jp&l p JL.K-l.k-io JK— iöus jlicLs ^/; -öi .JKJ^ioo J-,-*— Jj-a 

.JoOl )^1« ÖtJLaJS,) -Öl K-OOI -K-'/ Jj/o .o^ ^1. JLlM vOo£^3 V»^ß 

:o£S>-; JK-K.^3 JK-V-s ^^ )°°« '"■""! °fc> ^-t— ^■•»-^ö/ vj '.JJ r^r 1 ! 
^io y_a.^> otA ^SsAJ -.oü^-.; JK-K*i )loJ t i\V) Joot Ja— j ^*«-3? )->^-»/ 
.«jS. «\\ JJ| .^o^io "^o» >n » ifp JJ .t»«"^ ©Ol .J-o-jlco jl -otoK-/ Joog; -6t 
p .-^t-L, ooi; ^*-^ot jLiä_i .öj_.K_/» )<o»..\ öu» ).*.^oj» -K^o/ -.»-a^ 
yo-jöi K-/ Jooi-J; .•)_ »\ VA J't-^< «öl öu;a_- ^^-s otio..^-^ ^^-io 
y-/ JJ ^-.j v /o .oi— so. Juso oCS-; Jfco.,-us ^»vicn^tooo K.*3 ^-^sloKjLio; 
^_./o JIJ > ^op JKjJio ^io J^oi .s/o -.yQ-JÖi; *J_Jooi jJ;o JK^ji^ JK^io 
^ouK-/ v— >^ JK-Vaa»j .jioio^flo JJjo -otoK-/ \L-£^=> .\3 ^o '^s oj -aa^i 
106 j^aj; ,-_,. otK^io ~-/ .jjLflo JJ; oiJLoj, ^\vio o6s~~- 2 la3^ .-^-o&o oüS. 
Jl) m \v JJ>_i _y—/o -.J^co,- ^bo JK„3a-^ ^./ J.a o vi \ yotnXa -.J..^j 

J.+ 1 O 5 > -I / ^Of-^O JJJS.O ..VOOU.K-/ ^o»^o ji-^ "vOoJSjo .o£> O ^ i * ..1/ 

1. L V in margine l>»v- — 2. L V in margine : i^^-- 



de lui seul et la possibilite de se rejouir dans la Sagesse qui etait en lui par 
essence (oücia), ä savoir le Fils unique et Verbe, qui est egalement citee dans 
les paroles sacrees, lorsquVlle dit : // m'engendre avant toutes les collines, et 
j'etais celle aupres de laquelle il se rejouissait ' . Autrement, si nous disons qu'il 
avait besoin de ses propres creatures, afin de montrer par elles sa propre ä 
Operation, il a cesse d'etre sans besoin. Car il n'a lui-meme besoin de rien. 
Mais il a cree tout, quand il a juge que c'etait convenable pour des raisons 
que lui-meme corinait, en voulant ä cause de sa seule bonte qui surpasse tout 
l'existencc de ceux qui partieipent ä sa connaissance et ä sa gloire et qui 
s'en rejouissent. Sinon, selon l'opinion tolle et insensee de ces (memes iq 
bommes), meme maintenant il est oisif et inactif en grande partie et pour 
ainsi dire en tout. Car tout est pour lui peu de chose en eotnparaison de sa 
Vfol.io6 puis.sance et de son Operation infinie. Selon Fexpression ' du prophete Isaie, 
en eilet, toutes les nations sont ä ses yeuao comme la goutte suspendue ä un seau 
et comme l'inclinaison de In balance; toutes sunt comme neu et sont comptees pour 15 
r/V// '"'. Et selon la parole du sage Paul, /'/ mene tout par In parole di- sa puis- 

1. Cf. l'i'ov.. v.iii, 25.— 'J. Isaie, xi., 15 el 17, 



31S HOMELIE IA\. 33 

v / .o£s.^-~ i jlS^iaj» —.oi^-ilS. ' JK...J.JÖ •.v£oa..\a3 (.ia^a^ ,_..; oitO^io 
loa IS. '^ou^so i^o*..» Jt-*.)^! I> m °ia..o y^\ '^.oi^3lS. JN^iö ^.oot 
• f v^.^Nrt Ji)»ÄLioj JJ(..x\o *JI^3a£JS. ly-^a-^sboo ^ oC^L~^ )lo_^Ji^o 

5 yOOifcC^io y^\ r^ola Jloiais^D |J* .JK-i-s j^-s» »Kjs ^>o *s/ ..).i^-.slN.io 

Jj/ .-Jpö/; oC^->; jtoaa^N i««-^ ^ia*. .oC^-i jL-^oji. -.o&. K-./ ),~^ )joio 
^otoK-./ Jt.-a.ls> 'JlSoaOL*,; ^_>* öC^->; 3/ Jocx J,.-— ida^o ^61 ^001 ^N...*/ 
K^oot J-.,J~ ^.; >oa_. \j_i •/^_^^v )»-iö/ .l~s)_» loot \+~U ~°l -.J 00 » 
■*>,!. ju/ JJo .-pö/ J.-JS.^JoJ..s vs/; iü-/ -,|j_sj ^no ou^>« J^oiva^s 
•^oo- n ^-j> ! v—- ^~<* .J-^ v / jJ/ ^ Ju/ WJ Jia/o .-Jj»f v / jJ/ Jv^ 

l. V l^i-M- — 2. L V in margine KuSo;. 



[,1dl. [43 
!"■ a. 



sance 1 . Si donc il mene tout comme un Je place Jans la main, et si tout, com- 
pare a la sublimite de sa puissance, ressemble ä la goutte et a l'inclinaison 
de la balanee ä cause de la sublimite de son Operation qui surpasse toul et 
deborde comme une mer immense, 1 1 1 < ■ 1 n < * apres avoir cree le monde, il est 

5 demeure inactif, suivant l'opinion de oeux qui le jugent et le considerent 
dune maniere humaine. 

Mais, avant la creation comme apres la creation, il est lui-meme celui 
qui se suffit ä lui-meme. Son occupation est sa propre contemplation (öewpta); 
ecoute, en eilet, sa Sagesse qui dit : J'etais Celle aupres de laquelle il serejouis- 

10 sait. Et l'occupation de la Sagesse etait egalemenl de se röjouir dans lo 

Pere; car eile dit : Chaquejour je me rejonissais * dans sa personne (irpoGUTCov) »Lfol.143 
en tout temps 2 . De nieme (Jesus) dit aussi dans les Evangiles (Eüayy&iov) : Per- 
sonne ne connatt le Fils, si ce n'est le Pere, et personne ne connait le Pere, si ce 
n'esl le Fils 3 . En eilet, ces mots « chaque jour 9 et « en tout temps » ne 

15 troubleront personne, sous pretexte qu'ils renferment la marque du temps; 
car il ne nous est pas possible de ne pas parier de la superiorite divine dune 

1. Hehr., i. 3. — 2. Pi'ov.. VIII, 30. — 3. Matth . XI, 27. 

PATR. OH. — T. XII. — F. 1. 3 



Vfol. 101 
v a. 



o u 



34 SEVERE D'ANTIOCHE. [316] 

\ .. .*.:*>; .)-».., >^o öt_.k.../* -.61 .•)K»V>oi no J!^..,.^^.. JotS^ )J.*.— o )K>oi,.> 
v*ö( .JV^^ö? vfiPQ^oaS. otA . i»\>p'jl .-)ou^; jk.iaa.~o jo£^>.; ji*— t-»-^ 
w.01 )v.i6/ -.«^ ^XL. JllM vOOiXa ^o^o» :J.^/o JouSx \^io 'l'\x>l ^ 
OÖ| Jt-J^- y/ .J-VrS ^-OOI JjL3l.'/ •«■J't~> J-— V 2 *! -01 ^Z *.OUl2lJ "^^OiO 
.jlo*a.2^> ^-io ..^.i_s.i/? ^-»? 061 .^otoh^l J.JLO ^^io -.^JL/; r-»-^ ^° J^o 

• .voo.j.'j öCs.^i |i^>ä.\ ..ö»-.K-./ Jootl jf-^o jt^iw —01 P «o»; :J-«p? Jjlsu'/o 
v*\ ^1. jj.1^1 voofc^s ^o»-o; -öt v-^. ^ö t 3 •^ 0O - aJ J- 11 * - 3 r^° )»— ^°' 

• .^d^x^; |Vo_^ ^.io K-)ou.iol 'Kj/ »ouio; iji-^o/; -öl ^-/ :jjuoö|kioo 
j._iäX_^ ^o^-o» -öl Jlo^^X-.; JKX^ V^-«^ lt-7 -^iOL^o JK^O. ),— jJo 

1. Vadd M- 



V (bl. 10c maniere liumaine * et defectueuse, quelquc grande contrainte 'et quelque 
violence que nous employions. 

Par ce qui est dit aussi du Saint-Esprit, tu peux entendre cette Sagesse 
et cette Force de Dieu unique et hypostatique, qui est le Christ ; car nous 
enteudons Paul proclamer le Christ la Force de Dien et la Sagesse de Dien'. ! 
Apres avoir dit de Dieu le Pere : // m'engendre avant toutes les collines 2 , [la 
Sagesse] dit aussi d'elle-meme : LeSeigneur m'a creee 3 . Comment donc est-elle 
creee, si eile est engendree? Car ce qui a ete engendre fait partie de la nature, 
et ce qui a ete cree fait partie de la creation; et comment est-il possible 
qu'une meine chose soit une generation et une creation? Ecoutohs ses i 
propres paroles et aussitöt nous serons delivres de cette iucertitude. En 
effet, apres avoir dit : 11 m'engendre avant toutes les collines, - — et le Livre 
divin se plait ä donner le nom de collines aux armees angäliques et intel- 
lectuelles, selon ce qui est ecrit : Tu eclaires d'une maniere etonnante du 
milieu des montagnes eternelles*, — eile n'a donne aucune cause. Quelle est, i| 
en effet, la cause de la generation avant les siecles de la Sagesse, qui a res- 

l [ Cor., 1. 24. — 2. Prov., vni, 25. — 3. Eccli., xxiv, 12, et Prov., vm, 22. — 1. Ps. ia.w. 5. 



v a. 



317 H0MEL1E LXX. 35 

^io ))^X^oo :)oC5üv ^-*> ) « ... » c>; V-^ )^-^.^ -l^-^oo JJüsJ^ ^o ,_*> 

♦ O ..TtVlN. KJS. -JfcC^iO • V I il 106 

v b. 

5 K^^ -.^-»; ^'y-^Xl •] jL, V- :s )°?t! — OW> -'v^^-^ >-m- : >.'-/ -.I^/? IL«— o J^-^a-^- 
)^o^ w^-> Jjs/o .J-~>o/ J^-7 M •*l-^s^io^ i-iö/ ^D .-JlVN-OO; U>->i 

..6iJ^-./ v*^ 1—'°/ Jt-^ y°y-° ^*^n » ; flpU/ y^io^lo JK— Vo/; «-ex .-OJ>*V() 
wöi y-./ -.1 n* ..•V) /« ^u ^-oi-'l/ k-^ » > i °>,oi .^-1— ^-»; a-iot )^ü^ 



\" ii. 



plendi et brille du Pere eternellement au-dessus de toute cause et de tout 
motif? Car on ne peut ' trouver une cause pour qu'elle soit plus ancienne * vfol.ioi 
que Dieu et un motif pour qu'il soit plus aucien que le Verbe. 

Mais au sujet de la parole : Le Seigneur m'a creee, eile a donne en outre 

5 une cause; car eile a dit : // m'a creee le commencement de ses voies paar ses 
oeuvres 1 . En eilet, quand le Verbe, la Sagesse uuique et la Force du Pere, 
s'est incarne, c'est pour nous qu'il a ete cree, en ce qu'il s'est i'ait komme. 
Mais il a ete cree pour le commencement de ses voies, afin de nous faire 
remonter, nous qui etions dans l'erreur, vors le Pere et vers la voie droite 

lo des vertus, puisqu'il dit dans les Evangiles (EüayYe'Xtov) : Je -suis la voie 2 ; et : 
Moii Pere agil jusquä present, et moiaussij'agis 3 . 11 est certain encore qu'il nous 
a ri'dresses, meine apres * l'accomplissement de l'econoiuie pour laquelle il a 
ete cree, attendu qu'il s'ecrie : J'ai acheve l'oeuvre que tu m'as donne ä faire '. 
Ceci, ä savoir que les voies ont ete preetablies avant les ceuvres, ainsi que le 

15 reste, ferrne la bouclie insolente des Ariens; car la voie, c'est la direction et 
l'enseig-nement de la science et de la vertu, par lesquelles les ceuvres, c'est- 
ä-dire nous-memes, ont ete de nouveau formees et adaptees au bien, selon 
ces paroles : // a trouve toute la voie de la science et il l'a donnee a Jacob, son 

1. Prov.. viii. 22. — 2. Jean, xiv, 6. —3. Jean, v. 17. — 4. Jean, xvil, i. 



I. l'ol. 143 

i" b. 



10 



36 SKYKKK D'ANTIOCHE. 318J 

\ ioi. in: ^-*J^oi; :|K^.*> ch.2^ K*( jia... /o :wUljd)K.-jl J_ia2$L^. ^t- ? J^Q-a— 
r° a. 

v-6i )N^>o.a~i JK-cdJK_i .-jfco^ lovi . t 'o; Jb>ä^> j_oo< loot |^o_«tioo .^^ 
-6{ ^.io j --N- vmfivN >..i»^o vJlj/ JJo -.'pö/ JU—/ V-«-^J k-*») ^-* •*< ml-»; 

oiIq-2la^3o ot^-i )„i.» ^<-s . )oot oüö >j»o) la.ic_*_^0^ vj»a\aa\ ss.ia.Ao 

• • 

1. L V in margine Tou itpoupiaöat. 



servilem' 1 ; et : /-e commencemenl de In limine voie, c'est de pratiquer la justice 2 ; 
et : Fais-möi connaitre tes voies, Seigneur, et enseigne-moi tes sentiers 3 . 

Si les heritiers de la folie d'Arius objeetent ä cela que la Sagesse a dit : 
vfoi. 107// m'a furnier avant ' les siecles*, et (s'ils demandent) quelmotif nous avons 

d'entendre cette parole de leconomie qui a eu lieu dans les derniers jours, 
qu'ils sachent qu'ils sont des ignorants sous le rapport de l'intelligence des 
Livres sacres. En effet, le fondement de la Sagesse qui est dans la chair etait 
deeide d'avance den haut et etait pose d'avance par les paroles de la pre- 
science. C«r personne, dit, (l'Apötre), ne peut poser un untre fondement que celui 
qui est pose, lequelest Jesus-Christ*. in 

Ecoute Paul qui ecrivait ä Timothöe : Selon son propre dessein et selbn sa 
gräce qui nous n ete donnee en Jesus-Christ avant les siecles des siecles 6 . 

Et si eile nous a ete donnee en Jesus-Christ, comment est-ce avant, les 
siecles des siecles? Mais il est bien certain que ceci releve de ce qui a ete 
deeide d'avance et de la prescience, et que cela releve de la röalisation des ts 
l'aits. Par consequent, cette Sagesse essentielle (oüeta), le Verbe unique, le 

1. Bar., in, 37. — 2. I'rov., xvi, 5. —3. Ps. xxiv, 4. —4. Prov., vin. 23. 5. 1 ( ior., in. II. — 
6. II Tim., 1. 9. 



Vfol. 107 
r° b. 
Uni. 143 



319 HOMELIE I.XX. 37 

— jojt. JJ; a^iaid\ >.o\j ^-^v_i 3/ • Jjoi.qj ^o; (ioiax^ :|^aS^ )o^£>i )j -sN, 
3/ )^-*Jj»^ )t-7=>?° •.)—=>/ ^o K_.)_x_iajiQ.^ jJo h^.[ tn t .. JJo :JLls| jJ;o 
^o(..\ji.j K_^oN^»o )o»..^ l',-^!« ) ^.x.^jd ^.ioo i-_. t .£) L~ oi . v» ^ra^.^> 
) A » "* •>; -öuS. .'..j •»!/» -01 ^^io ^a_i; 0/ otJLio j^ji JJ p . • vt-j^o 
5 LaA» J— 2t3o» »j^) ^^— •; J-fcÄJ t—^. vj .j^oJi»Ix ^o»-o;o J-t™ 1 fl -010K../ 
|j/ pö/ Jla_^_Ji^-iaA :^_3u '/ ^-/» :ö|K*^_^.\ öuuio JL.,Ji JJ ')t^ 
liü/ »-S jJLaub.^ ) v — 'U.*.iii -61 jlot « L3 -> JJ/ :)K-^^i JloiX. ^'^no \^ 
^^1. JJ; 061 jÄsJb^io )ou^ J.-JLJL-.'/ •.j^ooJLO t — o \00uVl ^-io |_A^s.^ajL^o 
).2oom -oiolk-/ 001 \j'i~*,l ^.*J^o«^;o .--oioK../ ^s).^jl_3i JJ/ .•j.a^^a*. 

In ,.3 . - joOt — OtoK_./l J^O OOI ^-iO ^-3ÜJ joOl ,— ÄOv .-yOOl—A-«/ yOOOt-J» —Öl» 
-Öl 0/ .'JJ^JLJOOtl^O <H.\ K../ )■ > °> ,1; ')y^°>\ K-)-V>a-JL.i> jooi ,_^*.'KiO 

-oia_*^ijo .-^l^^IjuI ^a-po ^-io o»A ^.— 1/j oöi ) r m i\; .-).•> °> oo; 

♦ Ji.OO»\$X; |_fc£0ojj 



Fils qui est avant les siecles, la lumiere de la lumiere, il faut confesser, et 

qu'il a ete" engendre par le Pen' saus commencement et d'une maniere inde- 

pendante du temps, impassible et incorporelle, et qu'il a ete anssi cree avec 

uu corps selon la chair par l'operation du Saint-Esprit et de Marie, sainte 

Mere de Dieu et toujours Vierge, sans qu'il ait chasse 011 rejete loin de lui, 

par suite de sa creation, d'etre incree par nature et d'etre avant * les siecles. *Vfol. 107 

r° b. 
Si, en eilet, notre äme, par suite de sa reunion avec * le corps, ne chasse |>as • i.r,,i. 143 

loin d'elle sa propriete, — laquelle? je veux parier de son caractere raison- 

nable eh de sa faculte de connaitre ; — mais que, par le fait de cette reunion 

naturelle, des deux il resulte un seul animal qui est un homme complet et 

unc seule hvpostasc, comment Dieu le Verbe, qui ne connait pas le chan- 

genient, mais qui est en tont temps et qui lui-meme donne aux autres l'exis- 

tence, devait-il dechoir de ce qu'il etait, en s'unissant hvpostatiquenu'iit a un 

corps anime par une äme intelligente, 011 bien, au contraire, changer et 

elever jusqu'ä l'essence (oi<ria) de la divinite la chair ä laquelle il s'etait uni 

(en la prenant) de Mari« 1 

iNous confessons donc que l'Emmanuel est un sans confusion de deux 

natures, ä savoir de la divinite et de l'humanite, qui sont entieres selon leur 



38 SEVERE DANTIOCHE. ' [320] 

J^üdoJ.:» Joj. oj\ +3 o£» Jla^- »K_3 ^*o JjüLa ^.»JL o^o ,^-)ft'vA 

.'öw^sKlcaj; vä';; ) . 1 ">j J.*ia£> la^ a^ . (La-,..« jl^o ^.iO; ^j w.6) 
oilaJUL^io ^»ja JJ^oKj^» jJa^ ^eu^ol/ ^o^d JJ v-^ >s/ .Jjot oju^'Kj; 

Vfol.107 )K . ISO ■■■.'; ^CyiO )IaJ-.K^a.iOJ» p .'wil vQ^O.KäJJ ^3/j )iv| .Jfc^iO; 

•.JJ^oJkja_s ^._^J JK^iO» ^.Ölj ÖiiCLi. JJ/ .^_sl/; OCH ^-JLio Jooi t^^too 

)t^ .oiIqJS.; JJ.a-,~~j» K-)jL^Xiotoo ')Jj J,—^ Jj^j J;ai>j JäSV-* ou> 

Jooum -613 U'Q-ao . Jfc^juooifcoo J»jl.9jls Jooi vASj'K^o p .-Joot Vl^o'Äoo in 

001» y.*l -.'j-^oa-» n b > ^.01 JLa_,.~ ö)~-ts-./ V-^x J;ot Joo» o-caj ^oioK»./ 

^S&^io .-^..fcoojo k-.)jÄ^-*KjLio JJ JJa.*. Jooto ^£_sl/; ^a.K^oj JfcC^io 

•>^J^U;o ^^_sK.J? jooi . ^Vi; Jt-^^ Jooi »Ji^-SO» ^ö| 

1 l " 1 |,;i JJ Jt^rS Joot Vi . 'nvi ^3 out oöt :Jj-sj* Jio^i J-^3» "^w^oi «^. Ja-, 
V b. ^ ' ' ' 

l. V H- — 2. L V in margine : l^^eau» 



notion parliculiöre, et non qu'il est deux natures apres l'union, (et) que le 
meme est de la meme essence (oüct'a) que le Pere, parce qu'il est Üieu, et que 
le meme est de la meme essence (oü<7ia) que nous, parce qu'il s'est fait homme 



sans changement. 



Quant ä ceci : « apres l'union », nous ne devons pas l'entendre d'une sepa- 5 
ration faite dans le temps, comme si les deux natures existaient avant l'union, 
et c'est ridicule de le penser. Car l'enfant n'a pas non plus preexiste dans 
la Vierge avant l'habitation du Verbe, en Sorte qu'ils soienl connus deux, 

vi'ol. 107 et que * celui qui a ete concu ait ete uni ensuite par une fainiliarite d'arnour; 

mais (il a ete uni) au moment meme oü le Verbe a habite dans la Vierge, 10 
dans ce court instant de temps, des que le corps anime par une äme intelli- 
gente eut existe en union avec lui d'une maniere ineHable e1 qu'il eut recu 
le commencement de son existence. L'union hypostatique, en effet, consisle 
en ce que l'on reconnaisse que le Verbe a ete conou, qu'il s'est fait enfant 
sans changement et qu'il est ne, parce qu'il etail uni ä 1111 corps capable d'ötre is 
concu et de naitre. 

L /° 1-143 Montre-rnoi donc im couri instant de temps, oü, pendanf qu'ils exis- 



321 HOMELIE IAX. 39 

w_.t-.oio -,o(\ f^LL*j oöi )■-»■-*->/ |jlo ts_o o/ :|K^o; oü^.« jooi — otok-./ 

—p°^ JJ •.> Q "^ i/ k-U^^aÄoo, JJ w-.; y/ .)'i'.^\ w.*;l vootS. Jj/ -pö/ 

.%)wm r. -n. )Kunm°)toa JJ )lo_,..J^ . )Lqjl.<K_s )•,.« va\ 

.oi^K^l Jioi Jio_.ww »K.^> w^o Jjl^s wiil i-^dj; ^!J JJ? > ^ooi s^öi 

5 w~ :ot-.K-./ )) »<x«> ^o o/ j— iy \n m w-.il w^o :jlo_.w~ w.oi; K-..3 ""^.^^o 
jjO-^o» iJ^s w^o -.Ol— ^ oot ^*-'Kj»; V-^oJ-J? -oi jlg^JL»; : J_^-jl£>o i->-^x 
^oi ioot w-.O|_J_i0; ^.^.\oiA w~.OJ_\ K_i/ )\lx *3 ooL JJ Jlo_.w~ tu/ 
•>^a_wO*l/ w-.il w^io JK-.JLa^w5J^Oo JJ; w« oc*\ J't-fci- .'w-.il i-ojl )lo-w- 
.-wjuv^ö/ Jjuld w-.il w^io p JjLio '"^s^ioj -.iopll; '^"jj; '^-»; -oi »s/ 

i .yoou*^^.; -6i )K>>\..; (KXio y-.\ vooü^. N-./ J^.j-wV^ojw«; wL« y^3-CDo,N? 
K-./ J^j-wOCL^v *o o»-.K-/ )-J^,^o.jl^o ysy^o -.)-Il2lJ* «6u> ')K.N.^X.>o Jjl9li 
^^wtf .)i^wSw\ ov\ Jim'j JLasu ouk--/ Jootl» -.it» JLhwx'q^CwV ^-w^ 0w\ oi\ 
vcoa^as t.D .cx-^o ot.jLio N...|jlX_.i -oi Jbeuwfl^o -.Jjoi w^ (j^stoo p >s/; 

1. V «■»!• — 2. V ^'••">- 



\ lul 10 

v b. 



v b. 



in 



taient, le corps ou bien la naturo humaine qu'il s'est unie ne faisaient pas 
partie du Verbe, et alnrs je dis qu'il y a deux uatures. Mais s'ils ont existe 
dune maniere inscparable, n'aie pas l'audace de briser par la dualite l'union 
liypostatique qu'on ne peut scinder. 

Cela signifie dcmc que nous ne devons pas dire deux natures apres l'union. 
Car, de ce que l'union resulte de deux ou plusieurs objets, est-ce de la folie 
de dire un et simple celui qui s'est uni Iui-meme ? Apres que tu confesses 
l'union, ne dis plus deux en brisant les elements dont l'union a eu licu, * et * Yfni.io: 
ne brise pas le seul qui d'une maniere indivisible a existe de deux. 

II faut aussi expliquer pourquoi, quand nous parlons des deux natures, 
nous ajoutons ä leur sujet : « qui sont entieres selon leur notion particulierc ». 
\j äme raisonnable, parce quelle est Arne, est quelque chose d'entier et de 
parfait. Ce n'est pas, en effel, pour le complement de son existence que 
l'äme recoit le corps, parce que, meme separee de eelui-ci, eile existe iso- 
lement par elle-meme, par exemple, quand Paul dii : II y a les esprits des justes 
parvenus ä la perfection 1 , el quand Pierre ecrit au sujet des pecbeurs : 

I. Hebr., xn. -Li. 



'.(i SEVERE D'ANTIOCHE. [322: 

)-Jl2lj ,11/ .;*p./ ^J./ t^Aa-i.— tSv-^oi w-Ocx \K~ o^\ o/ OJ..3; 061 -.otO> 

JjLOOt .J.iia...oiK.:>o Jj^V^J öt-^-/ J^J^o; '-IV^ ) a *> U^'r^o ** -.J-J— Äoo 
CH.2^ K.*l y.SO JJjO -.^>0|oK_./ )_^S— *l_iL.bO ^CyiO -JV^' -<*-=> Jv<^ &1 



ca 



* Vful. ins ji.o. A N s _SQ.jL; > 0» JNJ^ia^. l-^OI ..J_iOQULD y~) JjJ^iOQJl laS. : ^-^.iäio 
r a. X . * X 

**»»'»' ■»!( K^j^.^3 jJo f^^Ji^-^ JJi ^01 ^^Jbo . • > y » m '^. JJ ,_.o£^_.i ^.01 

jJJ^t yoo^o ^o»- ? °<w© .J»o»a.co ^»01 J»oto -.üiCS^Oo ot,.^.^ )K-^jl^.=m V^^ 
^.ölS. .-jjtcLaL^v ^o ^cyia\i y.*l ~^S..x ,.:> o.\ -.^o^j/ w^V-s |~»V^° :^-*W 
l. LV in margine : *^=^- 



(L'esprit) dans lequel il est alle pröcher aux esprits en prison '. Mais l'Ame qui 
est entiere selon sa notion particuliere et vue en elle-meme, lorsqu'elle est 
unie au. eorps, passe pour etre une partie de riiomme. De meme le corps, 
parce qu'il est corps, est aussi quelque chose d'entier et qui ne manque abso- 
lument de rien selon la definition du corps et sa notion particuliere. Mais 
cependanl il est une partie de tout l'etre vivant. Nous disons aussi au sujet 
de l 1 Emmanuel que c'est de cette maniere que l'union a ete faite, ä savoir 
de la diviuite et de l'humanite qui sont entieres selon leur notion particu- 
Li'oi. 144 Höre. Car les elements qui dans l'union tiennenl la place (t^i?) * d'une partie 
Vfoi.108 pour furnier une seule hypostase, ne perdent pas * leur notinu d'integrite, 
parce qu'elles ont ete unies saus confusion et saus diminution. 

« Nous avons aussi l'audace, dis-tu, de definir que le Verbe de Dien qui esl 
parfait en tout, tient la place («&?) d'une partie. » — Oui, dis-je, et avec beau- 
coup de confiance. Car c'est volontairement qu'il a fail cela pour toi, et c'esl 
lä l'aneantissement. Celui qui a ete engendre avant toutes les collines 2 , s'esl 
ecrir, : Le Seigneur m'a cree 3 , saus se depouiller comme d'un vetement de sa 

l. I Pierre, in. 19. — i. CT. Prov., vm. 25. — 3. Eccli., wiv, 12; Prov., vm, 22. 



323 HOMELIE L.W. '.1 

j^ji.^ 3/ •. );<*-=> ^-^3 °«"=> . (.-^sajLioo \->'y-^, ß ^otobs^l Joou ).^coo|_s< 
r .^~/o 1^3 nJ^coo Joow; wöi ^-*> sixaij JJ JJ/ .)V:-° <*^ °?« JjL».ia.jLioo 

)J» \QJÖo yOottO^io j-4 .>!«. ^-.pö/ ^»»1 Q-^ -.^ J-«-flOoJ..s )o|*o 'J.-=>JI 

^.iä J t °> ' •*<•> :öuK_./ ) 1 «to j.iooJL£> t-«*^; :jlla_^ioo ^oioK^/ jt^^^^o 

>S/ ^.J i^.0DoJ.-5 Jol«. .-JOOI ^OtoK-./ JoC^Sj -ÖU> J..SJJ v-.OIoK~./ ^.iÖ )^-fiDo|.^ 

.vJ^a_io j»ot ^io o\o • J-juV-- 2 joot N-.J.ia^-«KjLio jJi ^.öt-i 00t ,.3 00t ^. *vfol. tos 
Jv/vy n ^ ^^joji^&x« ^iö ) t — ^1*..^ (la..,— < :(.S»oa.ji öi-tV./ K~.Ji-.K_ )iO|0 
K_j,-Ss ^juAjkm>o; ^öt -JKJ^io; cnX.; v.m._3L.ioj J..X.O ,_o :^otoK.../ 
^.iö ,\ °>j -^ . \-»-~ ^-»'t-iö/o )~iCL*.'ol K..O 0/ vJDO ..v> m J 5Q-. t ^ooy3 ^N 



propriete d'etre incree et entier par essence (oücsa). De la meme maniere il 
s'est aussi appele lui-meme serviteur et ministre, mais il na pas cesse d'etre 
roi et tout-puissant. II a souffert dans la chair, ei il est demeure impassible. 
Et quand nous disons que le meme est de la meme essence (ovgiol) que le Pere 

5 et de la meme essence (oüaia.) que nous, nous ne disons pas deux, selon I ex- 
pression de ceux ([iii proiessenl des opinions denuees de science. De meme, 
en eilet, ([uc notre homme, qui est forme de deux (elements), esl un etre vivant 
raisonnable et mortel, qui na qu'une seule hypostase et une seule nature, 
qui par l'anie est raisonnable el par le corps est mortel, qui pour cela n'est pas 

10 divise en deux, et cependanl esl appele toul entier raisonnable el toul entier 
mortel; de meme aussi le Christ esl de la meme essence (oüc-ia) que le Pere, 
parce qu'il etait Dien, ei le meme est egalement de la meine essence (oOcia.) 
que nous, parce qu'il s'est fait homme sans changement, el ' il n'est pas divise »vroi. los 
pour cela. El la marque de cette union excellente e1 de ce fait que l'Emma- 

15 nuel est la seule hypQstase e1 la seule nature incarnee du Verbe consiste sur- 
toul en ce que nous avons forcemenl besoin d'un Trpo;S'.opi(7[AÖi; ou d'une 
delimitation el que nous disons qu'en ceci il esl de la meme essence (oücia) 
que le Pere et qu'en cela il esl (de la meme essence) que nous autres liom- 
mes. Car quand il s'agil des etres qui sont divises et separes par la dualiti . 



42 SEVERE D'ANTIOCHE. F324] 

1 ■sDa.±a.a±*icL*r£Oo r S ocx N ^.^ JjLQja..oo K.^> -.^jl^^o ^.JN.a.^0 jl.aJL.iK_s; 
Jot-Ss; ^.oio^l Jv~3 v3/ -Joch J-u/; o«V-=> &l j;oi_s^_o .I - ^ q -^'o! K*j o/ 
L-ö._> ^sil «-» oov\ )ich ^_io q.\o Joe» oOO_Il_ö ~.oi »_>/ 'K^wS );oi oC\ ooio 

• m,.i. iv. . ^oioK^/ JS, J._*_cooJ.._ Jal*» .-J_*joo 061 J_sÄo -pö/ P / JJ .JJ/ 

i"' b. ^ * * ' 

Loio .Jpojfcoo» s^öi looi Ö1-.K-./ jla^t-iw, ,)J; '0/ .-jK^^iii )^>-^? «^ 
fO+s> Ixx^.jXi :)Loc*\Ls LsJJ ^otoN-./ L^jx>oL=> )a!* Jv-i? -.61 :^-\ '».ic/ *" fc ^ k 
^6t 0/ :JK_iu,,_o ^.öt J6C_solk_» Jt-ß.U. Joi^ i'*^-*) -öl °/ :J-»oÖS Likoo 
^io >o,._> jJo -.ItC-oa-s ö»-s i-*.^ ^.J^oi -.juv^I/; s*öj 0/ :))S^io •^fiQ-=i/; 1 
)Liö .v* y ' 1 ^ •^ iCL *7 fl0 ? o«»^«v>N, k_/ )oiS^ ^-io m ^L j> AJ f-äto» jLxJ 
Jl^t JjJV v*.-K^ia.\ v ^io/ ■■) l »j .. jJ; JJ.Da.CDo Jooc.* ^.ioo • .. 1» ."V>> 

►Vfol. 108 :««oK-./j 001 wJ^..'/ Jj/ :po/ Kcxio ,_^s; J-s/o Joi^jJ o_oa* v*^ P 

1. v *«tt-»aft»ia«»*oo;S- _ 2. L V in margine : o^o- 



v° a. 



point n'est besoin de ce 7tpos£iopi<j[/.ös ou de cette delimitatiön. G'est pourquoi 
il est devenu le Fils de I'homme, et il est le Fils de Dieu, et il s'appelait lui- 
meme celui-ci et celui-lä; et ce n'est pas pour cela que nous estimerons ce 
seid deux fds. 

Lfol. 144 a Mais, dis-tu, le Livre ' divin n'a pas dit qu'il est de la meme essence 
(oüffia) que nous, et je crains de dire une parole qui n'est pas ecrite. » — Je te 
louerais de cette crainte, si ce que tu dis n'etait pas le f'ait d'une cause mau- 
vaise ou de l'ignorance. (Hie nie dis-tu, en effet? Y a-t-il quelque part dans 
le Livre divin : « Le Fils est de la meine essence (oüsta) que le Pere sous le 
rapport de la divinite » ; ou : « La Sainte Vierge sera appelee Mere de Dieu » ; 1 
ou : « Le Verbe s'est inearne »; ou : « II s'esl fait homme »? Nulle part, en 
effet, dans los paroles des Livres inspires par Dieu, on ne peut trouver que 
ces phrases soient dans ces memes termes. Cependant c'est ä l'aide de 
paroles du meme genre, d'expressions et de pensees incontestables que les 
interpretes des mysteres de l'Eglise apostolique les disent. i 

\ fol. 108 Eii effet, quand ' ils ont appris que Dieu le Pere dit par Moise : Je suis 
lux qui suis', et que Jean ücrit au sujet du Fils : Au commencemeni etait le 



v° a. 

Ct 



l Ex.. in, 14. 



[325] HOMELIE L.W. 43 

:^oioK.*/; oöto :)NJ^io Joot -otoK»./ \-*->±* :ofcO> \^ "^^»oj ^-a^o 
%— i vOJÖ«?? •.K-JL— S^J JJ *aJ?o 'o_*ooK.a/ -Ji.'/? °ö< : J°°« -otobs_/i ocu 
'J^w_a>o/ v3/ ) a " / ,-io V^ou -.vp«-»^-/j -6i yooiS. öw.N_/ ^oi p -oto 
oi_o ,jo .)v-3 -oioK_/; aaflLä J-sjJ J-^CDoJ-3 Jcuao -.-Ol J*-» 'JM. »s/ 
^_ä/j -6i vS/ a^iaA oSläo/ ^j p —oiot-io/ ^JSJ-s'l./; Jooi JVÄ.-3 JtOiOOj 
))<■> „ m . 'J£oCSs Jju^Xj^s »Jo .o-;o/ sJLJt-sl/; ..J-^-jl^o >*>.aj^ JjJV-ao :^a 
otioi vo^.lo :Jva ^Jlo ^~3.1 l^ofco Joi* :^.*.ix.i.poj o-o-.;/ J-^W? 
^^i. loot oiIojlju.;; oöi :^ oc*J./ J^o ^ ^JL/ U^?° : N ^.)ooia^ 
JoCSs :Jov-^ol JjoXiö :)K^>i JK^jl; Jjjbo oCscla ' J^.K^oo :oj^-; )^>fco 

J^ w^o'jl/ N3po^JiJ»;o :ouö-J ^oo»^=>/; o^'if ^io; a3^_. ,Jo *)-L30i 
:J^auoo j^o^ sSloKxl \^L^y jloio,^ öi-so rjk^^. ,_*> ^oo ~oiai.JJ 

1. v l»ofcoe»o- 



Fer6e', et : Celui qui est, celui qui etait et celui qui vient 2 , ils ont compris et 
juge sans erreur que de ceux qui possedent une seule et memo existence, 
de ceux-lä une est necessairement l'essenoe (oüci'a) et l'etre, et ils ont regle 
que le Fils est de la meine essence (oi<ria) que le Pere. Quand ils ont In : Le 
Verbe s'est fait chair 3 , ils ont dit qu'il s'est incarne. Quand ils ont encore 
entendu : // a habite parmi nous\ et : Jesus-Christ komme*, ils ont professe 
qu'il s'est fait homme. Quand ils ont regarde attentivement les revelations 
divines de la prophetie d'lsai'e, qui crienl : Voici, une Vierge concevra et en- 
fantera un Fils, et uous lui donnerez le nom d' Emmanuel 6 ; et : Vn enfant nous 
est ne. et un Fils nous a ete donne; le commandement a ete place sur son epaule, 
et son nom sein l'ange du grand nutseil, le conseiller admirable, le Dien fort 7 , 
ils ont proclame Mere de Dieu celle qui a enfante 1.' enfant, le Dien fort. 

De meine, quand ils ont appris : // a eupart ä la race d' Abraham*; et : En 
tout H a ete fait semblable ä nous ses freres 9 , ä l'exception du peche ; et : C'est 
de In meine maniere que les enfants qu'il a partieipe au sang et d la chair'"; et : 
Nous sommes les membres de son corps, (formes) de sa chair et de ses os ", selon la 
chair, * ils ont enseigne qu'il est de la meme essence (ou<ri«) que nous. Par 



Ins 



V fol. 108 

v b. 



I. .lean, i, 1. — 2. Apoc, i. i. - 3. Jean, i, 14. i. Jean. i. lt. — 5. I Tim., n. 5. — 6. [sali 
14.— 7. Isaie, i\. fi. - 8. Hebr., n. 16. - 9. Hehr., n, 17. — 10. Hebr., n, 14. - 11. Eph., \, 30. 



44 SEVERE D'ANTIOCHE. [326] 

,JJ :\.->'r-"l Jot-ieLii y-^ot-i v3/ io,..ftfl 4> ^oot o'/ .oia^*,/ ^.010)^-./ ^i» 



im wA Joe*.'» JLl3_./ :^ s »>* )aocLJl *»_./ yQ-JÖi ^3/ voot-A--»/ <-*"^. J-^^-s 



»Lfol. U 

\ • a. 



♦^^iö yoous; oöi j— ojj •.^■■»? vaS^J^o .^otoK-/ JjlSl^Öj yOoC^-»» ^ t~»-^ 

)J.o-.)k-«^>fcOVv 'lla-K^lo r^^vJ^Äiio J.^,o»o J..s/ >ab.o :jjaala.io p >s/ ^.oioK-»/ 
o(..ia.N ^S. ^cuflj, .-jtajü/ Aoa_«i; öila^V^ t-^ ?^/ ^oDOL^aS >ai»o -.V^J I 

^i'jo-Kj/ »V/ .-ts.il ls>±x> J-^jchd JJifco ^io jjotKjaico J^k-* 5 ; -öi^o 



consequent, ou Kien renie egalement les autres expressions, rar elles aussi 
Lfoi.i44ne sont pas ecrites ' selon tes definitions, alin que ta malice soit complete; 
ou bien, si tu admets celles-ci', admets encore celle-lä, rar eile est des memes 
maitres, ou plutöt (pZklov Si) de l'Esprit qui a parle par eux. 

« Quoi doncPTu me commandes, dis-tu, de glorifier une ereaturc qui esl s 
montee jusqu'an tröne (Öpdvoc) sublime et royal, (ä savoir) la eliair qui vient 
de nous? » — Si eile esl separee du Dieu incree et Verbe, fuis cette impiete; 
car cette actio« serait le culte de riiomme, c'est evident. Mais si eile est unie 
hypostatiquemenl au (Verbe) incree e1 adorable par nature, adore-la, parce 
que meme apres son incarnation il esl un ei qu'il est adore avec le Pere et io 
l'Esprit, et conserve trinite la Trinite. Avec Paul sois ravi en admiration par 
sii grande charite i oO.avöpwiu?. i ; il nmi.su ressuscites avec lui etil nous a fait 
asseoir avec lui au-dessus des cieux en Jesus-Christ*. II a dit que nous sommes 
ressuscites avec lui et que nous sommes assis avec lui, nous qui avons 6te 
sauves par sa gräce, parce que le Chrisl a participe ä notre nature. Pourquoi is 

'I '• lorsque tu abandonnes ce qui esl vrai e1 ce qui esl proclame e1 attest6 

par les Livres sacres, te contrains-tu el le fais-tu violence, pour laire monier 

I. Eph., ii, i el 6 



[327 HOMELIE LXX. 

• . ) !Sv.o.^.oa.£X-s ^i .. t ..'1/ looi (.^ixioi y_./ ,.3 • Jlojulp ! JLiäA — ooi ^ia^l\ 

♦ Jliö'/ Jilaioo JL^jlL, ^.^^iaiAi yQ.JÖiik; «-.öl» J.X3-./ JJ/ • . J fco* ,.:xiS. 
voK-j/ ^.«-.I^Xo :vO^_.»—dI./ v©^-j/ )K-»;ol ^.«.soi J»oi y-./; lalS. ^ 
j^»i )jli--^ o.\3tv.jo| Ji-^ä--^' ouis -.o^ia^l jju.^ J.~o^so ji-üo J.-=>1~=>< 

).-^.^_»..i>oi )la.ia.j5 'vma^a^; oif^Oioo y.*\ > ., vi ls>; ^»j yOJÖi :öuK„./ 

)J.a_.K._^>.Kij JLjl3l-/ .•V.-fiQ.Ji-s jlaio ^Q-\4° JLJ V^/? °öl jk-^>o .--otolK.../ 
-ojo^/ Joolj» )ooi ^o';j t-"-^ i- 101 >■•/? ■Ra^.op a\o jt-xu*. jiio^.L»Lj 

1. L hui l-ol-=o- 



V l'ol. 10U 

I ,c 



I, fol. 
v b. 



jusqu'au ciel une fausse Imagination? Ou bien Dieu trompe, parce ' qu'il est *v fol. tos 
cense operer faussemeut notre salut. 

Nous avons expose devant vous ces (doctrines) qui ont ete mises en doute 
par quelques hommes 11011 encore inities, et meme par quelques hommes qui 
n'ont pas ete inities exacteinent, — il est bon de dire qu'ils se sont inities 
eux-memes; — parce qu'elles s'adaptaieal necessairement (zva'yy.v)) aux paroles 
de la catechese, et nous avons use de brievete autanl qu'il etait possible. Car 
je ne nie suis pas avance en public pour dire ce qui Qie parait bon, mais 
pour accomplir ce qui est utile et avantageux pour les auditeürs. 

Lorsque vous avez ete appeles ä une pareille foi et que vous etes sur le 
point d'etre baptises (au nom) du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, comprenez 
donc par le bapteme le grand mystere de la piete (eüssSsia). Car, si le 
bapteme 1 a lieu au nom de la saiate Trinite ei si ceux qui sont baptises sont 
baptises dans la mort ' du Christ', selon la parole de Paul, quelle autre chose • L fol. m 
est montree par la, sinon que le Christ esl un de la Trinite, le Verbe qui s'est 
fait homme et qui a goüte la mort selon la ehair, aün que le bapteme ait lieu 

1. Litt : le bain ». — 2. Rom., vi. -i. 



V In!. [09 

1" ll. 



10 



46 SEVERE D'ANTIOCHE. [328] 

),— ~ o/ J.ao.jl~ oot ,.3 ooi Jooi ^ i'nvi jloJ^oto )jl^ ) i . im i\; ooi .-)ooi 
■J;mi ->; ^_.j (--^»r- :>jl... >r>.\ )ooi ^-3-^ot ^ö oöt^ Uo-/ .|.»a-iu~ JJo 
vj^soi/ ^-oj ),.-, ,_..* fS ,j»^<^3 Vl^. ^jp.tSoo .(-s,.- ^ i^ot- 1 U^'t-o'f^o 
öilojia*.» JL=> v-oio_.K_«.iajo ■ ,~.oio_.oi-a..jo \>oio<.n ; ijj -,oila.\ o'j-oj? <x\ 
\i )JUa -vn.3 Jooi '^-^oj^s-io ..Jy -^ n ->; oöj ^_iö jLa.L~ j^joi ^io JlooC^ 
j^oa^ iK^s ^io^ ^.ch )K Vi » n ->o :\a*Ai «öi ^»; jlÄs... vi ■> .)&> , i\ ^ ..too 

.oJ^Oo ^.oio)).— p s^_.K_3» jJLau/ ^a_fcji; t-«-^ J-s»V'l .^a_«._*.j ^_*.\oi 

v o .oooi ^bs.^ )!Sol..,-o jlxjupo* J-^VtS^so ■ .oooi y, nVj \'^ß . SO jK^^öo 
^/; -.oooi ^-»jylfc v> ^.oot y_.^K.ioi ^-«Xot ,_«..s ^X jwdfrCca^o; 061 ]) a bqlS 

N ^s-i«_^; ^.cx jts «JL.Nä.» Vu^vfcjo/ »Jy i, o ^So; )K^a— >-0 »bs 3 ^io '^ 

*J^. Jl Vnbo 

V-^oKj jj o_i_io .)lola_-w.io jJi J.9I.QJ1 joou; U^— / .JKjl^^o (^iQ^a^io 
1. V uwa. : op. — 2. L V in margine . Tu ßaciXeia. — -i. L V in margine : n-jtaipot. — 4. V *j^ - U- 



dans la Trinke et 11011 Jans la quaternite? II fallait, en effet, qu'il füt tel, celui 
qui recevait l'epreuve de la soutl'ranee et de la mort ; le meme (devait etre) ä 
la l'ois passible et impassible, de teile sorte que dans l'element qui etait ca- 
pable de souflrir, — et il est certain que e'est dans la chair, - il tut aecessible 
au combat et qu'il füt aux prises avec l'ennemi, et que, une fois apres avoir 5 
viui. 109 forme le dessein * de le combattre, il le rejetat, le repoussät et le mit a mort 
par rimpassiliilite de la divinite. Par la, la corruption des tombeaux etait tuee 
par la sepulture incorruptible, et, par la descente au Scheol et par la resurrec- 
tion qui a eu Heu au bout du troisieme jour, la tyrannie de la morl etail 
eompletement brisee, ainsi que le royaume du Scheol. Les portiers du Scheol, 10 
comme il est ecrit, fureni saisis de terreur, en le voyant ' ; et : Les morts sortaient 
ili-s tombeaux vi entraieni /mr les portes de la rille sainte 2 , affirmant, par ce qui 
apparaissait, l'espoirattendu par nous, ä savoir que nous aussi, apres la resur- 
rection des tombeaux, nous scrons recus par la Jerusalem Celeste d'en haut. 

Qui donc ne courrail pas vers la ressemblance de In mort* de ce »-eure qui ij 
a Heu parlesainl bapteme, afin de partieiper ä l'immortalit^? Qui ae 9erai1 

1. 1:1. Is;.ii-. xiv, 9. 2. er. Matth., xxvii, 53. ;:. Rom., vi, j. 



6 



[329 H0MEL1E LXX. '.7 

)L^1 y^l jK^Ö* ^ JQ "SS. '» » ">^> t **. NI OV^J^> <H\ ÖOt o\ OJL^O -)t— ^/ OpO\ 

.JL^^jl^o yo.^ ^js"\Jjl.j )t— d/i _ch...\o .-)Kv> . r>\ Jot', +$ .-Jlox^SL^too 

ojaaa >.oV^j Ja vi* lo_^. l^.J^o,_o v oK~i/ . » i i.Kie ^o .o-ao"*- 3 U*..\.^ 
"^fc^io ..och; JVoj»' ,_io <v> ^io ^^ yCo\ yoK^'^*/ .U : *-^; Jlot-a.^ *Vfol.io9 
^«^. jJLbÖ .yjliojKj; v^tCiwj ^-^.oi Jiiöj JL>.-^V » .."\*^Q V>*JcO,Jm JLö/j *Lfol.l45 

. i» N.^ «j'jj |.i,vii La\ y.2 'ool ^.d'Jn^ ^.ioo .(.jso'^o l-j^J^^f 
' r _iO_.ö|fcoo V- •— sv J^a-^-s -o;o/ jla uact— »O»; JK ,» 00+ä )K_.;oK_X -.yoKj/ 

•:-)jLoia°i\ (loltv-io ^.; )v>o°> "> -.))"" -«j\ 
jlf-t'f^ —öi Ucv^CLi yol^SuS ^otc>..J_3; 00t J-»'q.2l3* : n ^ a doi ^0 (.x«oqjl\ 
v olS^.^oot > » .. \.'°> f3 yoK.-tOOi > ., 1 \ % \> öt-o* _öt :J*J-11a.90 J,",_a^o/i 
ta.\ -. v otoo_«..o /» yO-iöi I^clXjO; J...ca..3 i ä.£^o : )\ m 1; JK^.^^.^ Il-o^.v 



pas enseveli avec lui? Qui ne se revetirait pas lui-mßme completement de 
I'apparence des morts, ainsi que de l'incorruptibilite, consume par le desir de 

ressusciter et d'etre glorifie avecle Christ? Je sais qu'enentendant ces (paroles) 
vous etes devores en vous-memes et que vous brülez (d'amour) pour celui 
qui est aime. Manitestez donc par la langue le desir dorit vous etes animes. 
Vous tournant d'abord vers le soleil couchant, reuoncez ' ä l'esclavaare du* vfo1 - 108 

° V a. 

Malin; en eilet, vous vous etes dejä delivres de ses liens, parce quil ne peut 

pas supporter* la force des paroles que vous allez dire, ear ces paroles sont "Lfol. 145 

puissantes et etlicaces et, commc des fouets, elles chassent les demons, ainsi 

que ceux qui sont fouettes et s'enfuient. Et vous tournant ensuite vers le 

soleil levant, faites de nouveau la profession salutaire de la foi ; c'est par le 

in'iir, eneffet, que Fun croii la justier, et c'est par In bouche que Von confesse le 

salut'. 

Vous vous etes donc aequittes envers le Christ des signes du renoncement 
par lequel vous avez renonce a la domination cruelle du Calomniateur et des 
demons ä laquelle vous etiez souuiis, lorsque vous serviez les desirs de la 
cliair, et des symboles itutco;) des tiailes que vous avez conclus. Mais il faut 

1. Rom., \, 10. 



' V l'ol. 
V b. 



W SEVERE D'ANTIOCHE. [330] 

♦yO^ jLs^J ^oi; JK^oa^ ä/j .^? ^?J -y^l V ol r=^ J-~~*-* 
JLaa-Äj ~ai^o Ivo^-^jl^ J_J.~*x-; j,-JJ ..Jjpjo laA voK^J-si/ p 

ojoi rjbeu»; — i -ofc .ya^ loc* 6uM Jl»o^» |lo Jl^so ..jk*i**uo 5 
) » P ". io V-Jl^; ^--^oi 'JIqjl^^; JloVo- K ffl\ ; -öi JNj-^-=> JK-^l ^-? 
109^^00^ K-)Liov^ looi )^o-.UKio;o.. v aa^ '-'looi " k-/ JI>oa^~ -.looi \\zJjb 

J^o^ j,Jji "^-aL-oa.^ .J;ou^ öuo_JL.jl> J_ia-*^> yok-ia^o/ pi.^ Jt-*^ 

i-^P .looi J^JSoo U-^Z^o Ui»äiaJ yQJÖi J.Ä..3ä^s «s/ ..v*^J;« 
rj^ju^-ia-; ©U»/; M>v4 — V * ? Jooi K>/ Jxdo^&j -.Uv^ )°°« P?too 
:w-J3l-jü >*^o_JuJ; »s/; J-Jl3u./ Ji.,.v>. ? o£^i a_Jo 'U-.50-.; odp »*-»° 
lV*Ä* looi öjJM? -öl J-»?/ : J>°-^ D rr*° °^ io01 ö | - tv -/ jla*.*-aJ» Ut-^»? 



V I 
v I 



I. v |6»»2a. — •_'. V low- 



que nous vons l'assions connaitre egalement la raison de ces (ceremomes). 

Quand vous vous etes tournes vers l'occident, vous avez etendu la main 
droite et vous avez retire la main gauche, ei ainsi vous vous etes servis de 
paroles qui von) contre le Calomniateur. Vous avez montre que jusqu'ä ce jour 
la main qui fait les actions qui sont dans la uature et sont droites etait pour j 
vous morte et inactive, tandis que la (main) gauche, c'est-ä-dire l'esprit 
mauvais, qui faisail les actions de la möchancete qui sont en dehors de la 
oi. 109 nature, £tail ' pour vous bien portante el qu'elle s'elevait d'une fagon tyran- 
nique contre les lois (vdp?) de la justice. Mais ä ['instant vous avez abaisse 
celle-ci, et vous avez porte" la (main) droite en haut, concluant ainsi avec les io 
bonnes oeuvres le traite de l'armer contre le demon maudit et insolent. 

On connaissait eela aussi dans les figures (tOto?) legales et, symboliques. 
Eneffet, quand un lepreux se purifiait, la loi (vojwc) etail qu'on oignit le lobe 
de son oreille droite, l'extremite" de son pouce droit et l'extrömite de son 
pied droit 1 , afin qu'il püt entendre, parce que son oreille qui entendail faci- iä 
[ e ni les bonnes oeuvres etail autrefois pour lui dcformee par suite de la 

i Cf. Lev., xiv, 17. 



[331 1 HOMELIE LXX. 49 

.J^UL^ä-o ) !»•>->; yQJCH IfJ&t; J»a-ü> ^.otol^-./ )oow;o -.J-ä^ K V\\ l^Q- . -» 
Jv^ufcoo Üöi3 «Ju» joot j^.^*> JIojl-^d la\o )ooi jboKJiio ».3 ■£>! -.jio« 

.•) t . in. ) CO - So """^ - S K\oiciia\j w.6« ^/ •.)»-»-" JK**»1 J;ot la^ 



Mol. I'i 
r b. 



*^..»o»_.K-./ 



in 



.. v o£oa..i/ jL^co'^ ya^n/ ^-.ouiVl p -.^-jpo lo^ yoK-ULSl/ ^-.j ^d 
>-6i .-ot-^ )1o_3l_».^ J;oiA .J-oiSx Jt^ö^j oi^*-, voak. jioKjLio ,_^ot 



ol. uii 
i"> a. 



I. V 



mechancete, et afin qu'il füt l'auteur des oeuvres qui sont dans la nature et 
sont droites. On observait encore cela. quand on consacrait Ie grand pretre et 
qu'on le mettait ä part pourla saintete, et on oignait ses membres droits avec 
le sang de la purification'. 

5 C'est ä cette pensee que se rapporte * egalement la reflexion ('y.lomytGic) »Lfol. 145 
de l'Ecclösiaste, qui explique singulierement ce que j'ai dit. II a ecrit, en '" '' 
effet, en ces termes : Le coeur du sage est ä sa droite, et le cceur de l'insense ä sa 
gauche. Meine quand l'insense marehe dans uu chemin, son caeur s'attardera, et 
toul ce qu'il meditera est de la folie 2 . 

io Quand vous vous etes tournes vers l'orient et que vous avez porte vos 

deux mains en haut, vous avez conclu untraite avec le Christ; vous avez fait 
connaitre * que, lorsque vous regarderez la hindere irjtellectuelle de la con- »vfol.no 
naissance de Dieu, vous serez droitiers de vos deux (mains), sans qu'il y ait en 
vous rien de gauche; mais tous vous paraitrez droitiers en tont. 

\b C'est ce que vous proniet la vertu de ce divin bapteine. Gardez cette gräce 

qui vous transfonne d'une facon merveilleuse et vous fait enfants de hindere. 

1. Gl'. Lew, viii, 23-24. — 2. Eccl., x, 2-3. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 1. 4 



♦ Vl'ol. 110 
I ' b. 



50 SEVERE D'ANTIOCHE. [332, 

yOOCHJ ool jJo .Jfcs-Ot, )_^;)_^ jkJLfcoo» )■ - .■■. , lt Jiop y^\ -.J-*.^*/ V^/ 

♦ Jjjl-j jooiJ; J^^Jl^ v °*- :!,0 J j JJ° '°°^ ^° -U-** 
jlj/ v*^x U*-*'l tvQJL^-alaj J— ^3l;* )*ow Jjot; ),— *> ,s ^:>oi yofco/ 3>\ 
^-S*o :«J-J./ jl*N yo^oi^j J-i—o» )joi Jl/ :J~^*-a-* Jjop >*-io.* o/ )>.-* 

joot <x-p >Q-»»-o ^°? oöl 'vQ~a^.j J^^o .^iajL.ioJ^ )J.a^3J y-*\ yOl X »; 
yQJÖi 'i ^ *N. . . |JLj^o .a^dKlcQ^a^ loo ■.).— o^> yöS~~ ,Kj »j • .^~«.^. ^ oo i( 

oiV-3.1/ U*>t-0; oc* .s-otoK-/ U£.ä> ,^.; J-^A .J-L*-.» joop» J-^*-^ o6> 



1. V in mureine \>o&- 



Vous apparaitrez dans Sion, dit Isafe, comme im fleuve remarquable qui s'avanee 
dans mir terre aride. Ils ne mettront plus leur confiance dans les hommes. Mais ils 
emploieront leurs oreilles d entendre; le cccur des faibles s'appliquera d compren- 
dre; les langues qui begaient apprendront rapidement ä parier la paix, et eile s ne 
diront plus que le fou est le premier ' . 

Vous aussi, des que ce fleuve remarquable vous recevra, — car comment 
quelqu'un a-t-il vu ou entendu un lleuve remarquable, sinou ce (fleuve) spiri- 
tuel qui est apparu dans Sion, FEglise, qui s'est repandu universellement 
sur tout ce qui est sous le soleil et qui abonde en louange divine et en dons 
Celestes? — vous passerez donc ä une condition (y.xTx>7i:<xGiz) nouvelle; vous 
emploierez vos oreilles, selon la prophetie, ä entendre; votre coeur qui au- 
trefois etait malade et faible, une Ibis gueri par l'Esprit, s'appliquera ä com- 
prendre ; vos langues qui balbutiaieut dans l'ignorance de la science de Dieu, 
Vfoi. ho apprendronl ' ä parier la paix, et notre paix c 'est le Christ'-, comme dit Paul, 
et elles ne diroivt plus que le Ion est le premier, et le fou c'est Satan qui le 
premier a 6te malade du manque d'esprit et de la privation de Dieu; car e'esl 
en cela que consiste le manque d'esprit. 

i, er. [sa'ie xxxn, ■■!■'•>■ -- '-'. Rph., n, 14. 



10 



[333 HOMELIE LX\. 51 

.ya^jjl JlajL-_i laV vaaüL^i, ,<_*> yokj/ jJo -.ojkj ^^soi ^-.Vota ' * [ ;, 1 " 1 '" 
ö^., V\\ .Jl n a J»a~.a *J_io_aLfloJ.a .yO.aU.3/ voISjlSo»/ Jjlo» i-«^ J?°« ^*> 

*.Ö| .-J-St-A» ~°1 |j°P; JK-^J;j_». JJ.0^30 . 1 )ts.ij'j Ji'^_i0jO 'JJjjO J-»"/ 

. v_a\; JL±^C^ä_».o .•[■ij.^iKao ji.j-^3 jK^^vV; v*»'/ J-" «? JIojl— J* öu^J-a» 
) I»« Av JJo J-üläbAoo ,jJ *^«^c*S. .Jjl-jl\ ^.^^.^ JJ» .-)_flOQ.iaJ ^_io 
:vokj/ ^.»..a. V\ )K-.;aio^io ,.^s )..... i v>\ ^> J-Ul./ .yQJt^ voKj/ o'^ 
J_al^.3_io jl^lai \0^-i/ ^.-.iöi I— $.'~l Jt-ä^- ♦■■•■■i \QJl^-; oö» J.*.a^x.\ ^^o 

\sajL-. ^po».3o J_ai (oCSs* P-Q-«lj/ N^cu-i-ao jlo a »^»-a -.JoK_jlj ^^' joo«*-» 

|. V \^->\f- 



' Restez donc dans ces (dispositions) et n'allez pas de votre gre ä la*Lfoi. 145 
mechancete. C'est de celle-ci, en elTet, que vous vous etes detournes main- 
tenant; par l'exterieur (s^p), parle regard, par la voix, vous avez meprise 
hautement ses ceuvres, sa pompe, son erreur : a savoir les flütes, les cymba- 

5 les, les chansons adulteres, le reste de la folie diabolique des spectacles qui 
embrase, pour ainsi dire, la rage des mauvais desirs, les unions illegales 
que ne connait pas la nature. Ne vous laissez pas subjuguer et toucher par 
(tout) cela, afin que, revetant le Christ par le bapteme, jetaut sur votre 
vetement par les bonnes ceuvres les ornements varies de la vertu et vous 

10 habillant d'uue maniere brdlaute, vous soyez dignes des noces divines et du 
banquet spirituel prepare daus le royaume des cieux. Puissions-nous obtenir 
Ions qu'il en soit ainsi par la giäce et la charite (<p$.av9pu7cia) du üieu grand 
et notre Sauveur Jesus-Christ, auquel convient la louange dans les sieeles. 
Ainsi soit-il ! 

FIN DE (l'hOMELIE) LXX. 



Vfol.110 fc^^O *A 



)'#>]* 



:-J-*^xio wojl. ^oojäo (-ai |ov^» oi nNoro N^ 



jjojA; vOJÖt» ^*JÖi .J— JSL^; ) J.ai.^ v . X JL^a^> jj/ <. m\ n >o — rS»^. 
^\ot\o . -^*j/ o^jalo -ota^/ ^io )v~s y**\ *3 iV oouio ».-JSjo .<üo )l^ 

jlolv- ^— ./ yloA .\-*W «V^-r 1 J^-^?-^ ^io-^'t-s ■>'OJ t^*/? <-°i J- 3 ^? 

va.^^D *-A> . La^pö J.jp.a.001 ot^.t ^oio^'j-s +3 . -Jia.^; )K.£ui^£) J>ou^. 

•:-ot\ Jcoi JJo Ju.^axS> ns.oju. 
jjj'Kio yJS a\o 'J-üaJ^. Ji^laioo Jooi j.o',^0 »3 ificuN ^; ^""^ Ui- l 



• vfoi.no ' HOMELIE LXX1 

V" u. 

SUR L'ASCENSION DU DIEL' GRAND ET KOTRE SALVELR JESUS-CHRIST. 

Je celebre les tradilions des apötres, que les pasteurs de cette Eglise nous 
ont leguees comme im heritage paternel, apres les avoir regues ä tour de 
röle, ainsi qu'un fds (regoit) de son pere, apres les avoir etendues par des 
developpements successifs, lorsque la connaissance du mystere s'elargiss'ait 
avec les muntres du co&ur\ comme dit David, et apres les avoir gardees avec 
soin. C'est aussi l'une de ces (traditions), que l'Eglise puisse aujourd'hui 
monter sur ce sominct de la montagne, en proclamaiit par lä que c'est pour 
nous el non pas pour lui-meme que Jesus est moute aux cieux. 

De nieme, eu eilet, que c'est pour nous qu'il aetebaptise, lorsqu'il purifiait 

1. Cf. Ps. LXXXI1I, 6. 



1 ll 



Vlbl. I in 
v° b. 



[335] HOMELIE LXXI. >3 

:)K > &■■_" **•*-• jJo '-.Oiofcs-./ )iO|Qu_J ,__Ol )io».aJ^ OO) ^w^v ) JL •> »'/ :Jo« * Lfol. 14» 

oot : ).-». .:-5 )ooi JboNj.20 ']__»_N_3} -ö» ^.-/o :jooi si \ .^ po ^X; |j>s/o 
,^_=> oto oot |L<JS,ao'il,\^ LI v aJoi ^_* ,J :\ls v-.-^OeuL_o >-oioK~./ ),l« 1 -m 
Jlcoo ^aiw ^so tj^X-xiii^o Joch ,__»_-». J N^J^oclil-o )l g ... a >/o ).---V2ö Jjlojo.3 
jj p JJL-Sot -.joot ^o'J_oo oi..V. J .i J_j^^o]J Joch JvJto Joot ^j^ix'Nio i m •> .-> 
.•JN_o_.j_;._.ÄOo jJo JN_.jl.jJL-K.2c ,-ot20u\o Joot jlic J-\iJJo J-»-*t*_v. fc^Jj^^ 

.•OU3 JOOI 'j-V^J^C -J_\ yJä . ■ )-■ >--0-A yOOU-N-3 »-20 ^-isA vo\ AP K_)jV^ 

bo/? c**C-0>. s_)/« ^.; yCL^C-xl^o .-(.A^cui; ) . 1 rrn/ ^-.ooi ^A_.'/j \Q.Jov^ 

•:-w-_ooi > .«■> .'; K_.Uo.i* JJ 
*___». . «o'-,. -oo :«^J-~> ^-»Jt-üö ' )ft o a - -. ; -9; JLoia.^.ao Lo^a.a.\ p; ')j>s|o 
L.ioo_-.„v j-^Ct-N : .t. >n „o IN-^-.« |La.Aa |K\a°iVi *_ie öu^j-s; 
,.3 at_\o |Lä..\, ^x^wjxiN ^jlocuwLo p :w^Jüa«; ,_»; cuot °)-ft, con n . ftjLS? 
Ljl^o too« «_*_i._si/; |joi )L-ocv<-a L_j)._s <*_> »j oi__> Lsia-s ^jl*. > * sa ..» 'eo 
+3 . ' *_i^.j_.-\.".co |ia.^ Louis )k^iö K_»„d *__«< ^_ooV_3; )K-_c-..,oi Jjlsj ^.c 

1. v \b~^x- — L V in margine : ^b- — 2. V Ikia^j. — 3. V in margine : t£j»aßl£il3. 



et sanctifiait les eaux et non pas lorsqu'il ötait purine (par ellesj, — car com- 

ment (l'aurait-il ete) celui qui est la lumiere de ' la lumiere et qui ne connait * L f° l - 14h 

pas de peche ? — et de meme que c'est pour nous qu'il etait crucifie et, 

comme il est ecrit, qu'il etait eleve ä la perfection par les souffrances 1 , lui qui 

par nature est parfait en tout, lorsqu'il nous rendait en lui-meme parfaits, 

nous qui etions imparfaits. par im salut entier et par une guerison complete, 

et lorsqu'il etait aux prises dans la chair avee la mort dont il brisait la puis- 

sance et qu'il ressuscitait ; de meme lorsqu'il remplissait incorporellement 

le ciel et la terre et toutes les choses visibles et invisibles, il est monte cor- 

io porellement au-dessus de tous les cieux, lorsqu'il nous portait ' en lui, nous *vioi. uo 
qui etions les exiles du ciel, ou plutöt (jm&^ov &s) qui foulions meme la terre 
indignement. 

Et de meme que, lorsque nous prechons le bienfait (eüspy 61 *) de ^ a resur- 
rection et que nous montrons que c'est par eile que nous nous sommes releves 

15 de la chute ancienne du peche, jusqu'au jour de la Pentecöte (TIsv7t,xo<tt7)), 
c'est-ä-dire au cinquautieme (jour), nous faisons nos prieres en nous tenant 
debout et non pas en nous mettant ä genoux; de meine dans ce quarantieme 

1. Cf. Hebr., v, 8-9. 



SEVERE D'ANTIOCHE. 336 

jJS^jt^.; +3 . • J.x1ociao ^J-ocn yo^ \J ^ .\ vrö .-^liov^oU/ ^l*»; ^J—>>»aio 
oöt •' ) ■ «^ \ >A<n \.^jxlx ^>o ^.iJ^» ^coajoiJ. loJS fcOoJ^-flo x^-? ^ CQ " L ^5 

öwso ■.) coaao i k.^1 Joot ,jj :JJJ^_i/ ^-io Joe* ^ :JoCSm jfcO^-io oäj 

J^ooj JjOi_\ . v \ .; ^CD_JL^; JN-JL-» .^)ajLiai>; oow/ pojll jJ .)) / 

o^. «; qjo» -JoiAJI Jcü* Joow» -öu^ ch ^ ji - )-^3a^- V*^ °^ .0^7» 

■•)',. jsn^> v-s.j "^ ou^ J-o;*j '^ot^cus JJ» JLoauViCL^ .U>i4 ^l y-A 

o»A 001 i-a-flo./o fco*-3 o.-Jl-~ p .-a£~~ i-Q-i*? »-« ^-io V- 3 -^ J-slcoa^o 10 

*Vfol.inK*3 -6i :-«oN—/ Jch^Sx» )lo-io^> +*i .JLa o n . \ ; -61 jJ/. .jot-^jJ Jcü*» 

r a. ' • • ' t 

♦Lfol.146 J| .-oläJ ), ^; )io-^9? *■» -.^i^O Oi-^ OOt * -JouSs? J^flDoJ.S ÖuK-./* 



I. L V in mavgine : f*- 



jour compte' depuis l'epoque de la resurrection d'entre les raorts de notre 

Sauveur, nous montons sur la montagne en faisant savoir que nous avons 

ete eleves et que nous sommes devenus en quelque sorte sublimes et Celestes, 

lorsque celui qui est au-dessus de tonte principaute, autorite et puissance 1 , les 

premices de notre race (ys'vo;) 2 , est monte sur un tröne (Öpövo?) place au-dessus 5 

du ciel et royal. Le Verbe de Dieu, en effet, a pris la semence d 'Abraham 3 , 

quand «7 a ete de la femme, quand il a ete sous la loi (vop«)*, quand il a par- 

ticipe de la nieme maniere que nous au sang et ä la chair* douee d'une äme 

intelligente, quand en toutes choses il nous a ete semblable d nous ses freres ", 

hormis le peche. 10 

Mais ne t'etonne pas si l'Emmanuel, les premices de notre race (ys'vo?), 

est monte jusqu'ä cette hauteur. En effet il n'a pas regarde comme une Kßpine 

d'itre egal ä Dieu; c'est-ä-dire ce n'est pas comme un tyran (xiipawo?) qu'il 

est entre prendre par la force le royaume qui ne lui convenait nullement et 

qu'il a enleve le siege en dehors de toute justice, lorsqu'il s'est lui-meme 15 

♦vfol. 111 estime et juge l'egal de Dieu. Mais * au contraire, bien qu'il etait dans la forme 

• [', in'i. 146 de Dieu, laquelle est dans Tessence (oucia) de Dieu, * il s'est aheanti lui-meme, 
r° a. 

I. Cf. Uph.. 1, 21. — -J. Cf. 1 Cor., xv, 20 el -Jf. — ;;. H6br., n. 16. — 1. Gal., iv. \. — 5. H6bi\, 11. 
14. — B. llebr., 11, 17. 



IS 



3.37 HOMELIE IANI. 

J-jül-ulIs; jlaio^ ,jo .j-ui-s Joe* jlajv^.äi.^a.2 °^° J^äoJ..2>o fc^JjLa^w-kjLio 
.J^jcho ).J»to po/i J.ia-/ .)jlJ,-s y~>\ ~^~x\ \xxuo\.z po -.)oo« *U>'iAoo 
iJK^j^jl^ )K-~a*,:>fl\ -^-floj o/ ^_a ^o»^a_» JJ.3/ p» J001 pöf; oöi ^-/ 
)a_i. Jjüi-s *»./ -.^.otaX-iw ^ a 'n K-)>— »V-*- U-<t-= J°°«-»? \^>j Ji-~ t^ JJ / 

yo^x> \'i\ -oiotsw/i *vju/ JJo .JKaJ^ou^o j.ia.ajiDJJ ou^ l-io,-^ ^/o -.~a~ 
y^\ V*-^ otA jooi K+l :\l^x^> ,-^ot jla.iö; lo-io».i :->— ,1/ )liaio;lo 
oot-iök-iaA .J_i_o*£^>ö ^./ ool'Jls/o -.Jjl*Jl.3; .-.öi jla^üwl^io JoCSs 
JK-fcXj/ JtooaÄ "^juoaS. K_.J^CLa£aio jJ/ .Joot »Su.».!. oooi . tj*»; ycuöt^. 
.•yicuS.» jlajub^ao jK-ia-a— _s ,J -Ja ' ..,. v? o Joot JLl,^ oC^-5 Jloov^jJ 

"^£*i0 JoOt J^>> J-r^wiOJLiO OÖI OÖI» ..V-sJ^CO-M JJL3L./ .Joot ^Ä> JlajV-Sf*^ 
v3/ ..)o|, «ä/ '. 3,,3 vfi/ .k-O JJ/ .)lo_Jt-*_^i »3/ JJ^OOJl-^ ^/ .JfcO00_0 

^ -) ' - ->, JK-*J^,/ ^_\o»A «s/ ."^a-co J— io/; JN_;V-^o ^*? JloJJA 

*J.^JJ Joot |.i\io!vx^ 



Vfol. III 
r b. 



en prenant um forme de serviteur, et sans changement il s'est t'ait homme en 
essence (oüata) et non pas en apparence. // vivait dans la forme des hommes, et 
ä l'exterieur (sy/jao.) il est apparu comme homme', ainsi que dit le Livre sacre : 
comme s'il disait que, quand en rien il n'a meprise ou repousse le rang de 

•> serviteur, mais quand une fois il a pris sur lui d'etre homme veritablement, 
il a vecu comme homme avec les hommes, en montrant la ressemblance avec 
nous en tout hormis le peche et meme jusqu'ä 1'exterieur {rr/r^i) et aux 
manieres. II n'a pas paru im homme qui est un prodige et une merveille, 
comme les formes des geants ; car il possedait comme Dieu la superiorite de la 

10 nature, et il n'avait pas nou plus comme les seducteurs la preoccupation 
d'etonner ceux qui le voyaient. Mais, progressivement, il manifestait et 
montrait sa divinite en proportion de Tage humain, quand il operait l'economie 
avec sagesse et avec gräce ä notre egard, en sorte que lui le parfait passät 
pour grandir avec Tage dans la sagesse et dans la gräce ■. Mais il a eu faim, 

iä il a eu soif, il a endure la l'atigue de la route, et il se soumettait volontai- 

rement aux autres (souffrances), * je veux dire aux souffrances exemptes du "Vfol. 111 
peche, quand il s'est fait obeissant au Pere. 

1. Cf. Philipp., n.6-7. — -J. CT. Luc. (i, •">-'. 



r b. 



56 SEVERE D'ANTIOCHE. [338] 

JloJL^ioKjLio JJ -.Jjl«.*» looi öuN-./ ^o;/; JK— ^-— ; .);oi öt-A.../ ^; Jj.io 
.)._co)_ico |oot JLaa-ao +s :jüu»l ndi/ oöi L... ,,. >.ao JioC^ .Jj^oaäi U'Q~3l5.o 

jK^L^ö ) t V\\ ,J» ocm\ .y\ .1 ) ,i*ol .(-»/ ^o vi m l; )ocn j^ö/ J-i,-oa2 
U.\>.^.^ö )_i_^ UiSa^ Joch \\jo kotio (_»^o£l\ ojooi^i oöt\ 'j;oudo :ch\ Jooi 
)KJL«.pt J-i-i Loom w.ch JIqjl^oKjl^o JUS. )laJ.^^oKjLM.2o .,_\ )ooi oojl. 
Lou/ J-^-Jk^ oiboL- jlcoco .•!»,; jK.*^»»* )t0^^ öui^o; -6t . |ooi Lao).ib 
OCH ) .. «>Y; -.^v* ^ V> ouk*../ jootl JK..wSX; K^S U^-l .sJboo/o ^l\ 
UaJL^^oKjL^o jJ ,~^5i oot.-^ocisu jlcoaS. Lio,^. «s/ •J1oi\ViKjl^o\ oC^v jLiäio; 
L foi. 146 «-»&— »/ Jioi .jfcoa^o t.j>_3 )lolo - > ^o )J» |La.jx^ Jjch-=> oogo -.o..- oöi 
. (Lcoa^ J-äo^i» (.xiOol^jLio Joch p ch.\ ooj ^3^6; )cot pö/ ^oa\a3i ^6t iooi 
L-ia* o£S. y-i^o .-opOf^o; ^^.j»/ )ot^ sS/ jiot^oo .•) ■> .\.; ^.; )laio 

LjLX^CLft.« .^iDl U'tCU» > ^9 s^OJ^ CH.iO.XJSi U^-'l ' Uaj. > ^0 ^O '^s^X; OCH 

-*.ojl^ och i-»V^°; J?°~> }. i*.X "^Do .*J^»/ ^o ts^~ls^i v ojömo j_ULi.V/;o 
1. v l£>-^>- 



Que signifie cela? La faute du peche d'Adam etait la desobeissance et la 
violation du commandemeut. Quand le Christ, le second Adam, la suppleait 
et la guerissait, il disait que le commandement qu'il avait recu flu Pere etait 
notre correction. En le mettant ä execution et par lä en obcissant ä Celui 
qui avait donne cet ordre, il nous ofTrait l'exemple (tutto;) dune vie superieure. 
Par l'obeissance il guerissait la desobeissance; c'est eile qui a ete la sourcc 
des maux, et c'est d'elle qu'est sorti le torrent du peche, et c'est (par eile) que 
la mort est entree dans la race (y&o?) humaine tout entiere et y a regne. 
Ainsi il etait des lors devenu necessaire que le Christ, qui suppleait l'obeis- 
sance, allat meme jusqu'ä la mort qu'(Adam) avait encourue par la desobeis- k 
sance, et que par celle-ci il plantät la gräce de l'immortalite par la resurrec- 
Lfol. 146 tion. C'etait lä, en eff'et, * ce que Paul disait : // s'est humilie, quand il s'est 
fait obeissant jusqu'ä In mort, et la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dien l'a 
souverainement eleve et lui a donne comme nom : Celui qui est au-dessus de foul 
nom, u/in qu'au nom de Jesus foul, genou flechisse chez ceux qui sont dans les i; 
cieux, sur la terre et sous lu terre, ei que toute langue confesse que Jesus-Christ 
est le Seigneur ä la gloirede Dieu le Pere'. 

i. Philipp., ii, 8-U. 



[339] HOMELIE LXXI. 57 

^oio^/ Uco 5/ .joCSx» oibo^^io oiK. Vi •),..; (_o.ioo.iv -^oio!^.-./ Jjsoa ö/ »vfol 111 

.'JL^SJ^^oo J^ojo |ot_\JJ )LJ.2i ^öt Jjl3_'/ .'ylS^.^001 ~.öi |lo.j,.^ v .ioi jilo.^ 
I— J-a.'/ . -JK^j^^io ^.j v Q^Oi.Lio .•JtoSiVio )KaJü/ ^.-.\oio ^-.ot-s Äs-»/ 
'jioj^^io .|^.^a 'fi&l »-^. JLtio .^•omIVI loi . ii\ p°7 W »«'rt>v> *3; 

♦ | '»»N^ ^_.j jla^o .(Lo^ois Lio^ )oot ).J.XioK.XiO^ v.CX ^^io Jt-*'/ J? 01 
•.^X.^'l/ J-.o».^x Liooi lo\ :v-.\ ,-io/ "^jjo ).^.^\, ++^l )la.-*M oöo 

ooi vjov.ii» -.s-.oioISv>/ JotSx« Jiaio^^ r s :\.m z..s> Jt^o o.2^ Ji Jjoi; :^o)i./ 

'■' ) — « ^ : ^e ^3o .J t t> ; \> jla^ot o.jq,j; ^öt t-^\v "-»oi )id •.U.J'*.=> jooi; —öo ovS 

U'i-*l ysy^o a^ ^>.«x vd/ .v^juaeJL/ )».~o/ ) o ,;• t cd ^a> .-JoCSs ^/ ^otoK»./ 

oöi .-o-J^o )-^eu ^3 ,_io "^.i^} oöi \ acn ot^. ^skJ&/;o -.J;oi "^^io 
•Vi; )~»t--^o ^otofrs_/;o L-slJ L-jaooL-s Ja.!* y^\ oC±. )ooi K«/ 1 1 « 1 r>i 



Oh! quelle est la profondeur de la sagesse et de la science de Dieu! «vfoi.in 
Oh! quelle est la richesse de l'economie pour nous! Comme ce qui est digne 
de Dieu (öeorcpem-'s), haut et sublime se retrouve dans les choses humaines et 
humbles, ou plutöt ([/.ä^Xov Se) conlbrmes ä l'economie, afin de dire les deux 
5 ensemble d'un seul coup! Que dit l'Apötre en eilet? C'est pourquoi Dieu l'a 
souverainement eleve et lui a donne comme nom : Celui qui est au-dessus de tout 
nom. Que signifie ce (mot) : C'est pourquoi? — Parce qu'il s'est fait obeissant 
jusquä la mort, et la mort de la croix. 

« Et celui qui a endure la mort de la croix, dis-moi, a ete eleve jusqu'ä la 
10 hauteur divine? Et comment cela n'est-il pas unerapine?» — Eh quoi (elrot.)? 
Oublies-tu ce qui a ete dit auparavant : que celui qui a ete crucifie et a souf- 
fert seloa la chair, bien qu'il füt dans la forme de Dieu, s'est aneanti lui-meme ', 
en ce qu'il s'est fait homme? C'est lä, en effet, la signification de cette parole : 
// a pris une forme de serviteur. Et quoiqu'il soit parfait comme Dieu, il a ete 
is compte avec nous qui sommes sujets au besoin, et, en effet, cette parole : // 
s'est aneanti, ne signifie pas autre chose que cela. 

C'est pourquoi il est encore ecrit : // lui a ete donne comme nom : Celui qui est 
au-dessus de tout nom, (nom) qu'il avait par nature, en tant qu'il est de la meme 
l. Gf. Philipp., n, 6-7. 



Vfol. 111 
\ b. 



Lfol. liti 
v" a. 



58 SEVERE D'ANTIOCHE. [340] 

Jt-^ö. ' )lo-a*^ ~oi yOodoiM vQJch v ^\^io -.Jv-^o/ ^-? <*^ ^k^/? 
J-^-öjoJ.^ o^ aS>v V-^v <&! J 001 l°y t(VI ao )^**-.' Ä /j \QJÖ«? •'i° ' 
)ooi v-otoK-./ )-j-^-3 ^oK_s JJ/ :JoC$Xo Jjuj..s ocn ,.3 oot Joot ^.otoK-./ 
Ioch «duK-/ J ts^j^. poKio, JJ -.).*i'» aj)-Va^flQJ; )lo»o^oi; U^-l :)^^xäo 
~..J . • 2 k-J^^-a-^o yx^^a^o o»Ao ouio fc^.).! ^ ,.;; Jjuv- 2 ^? .k^.Jju;olfcoo • 
^iö ooi ,..v>\t .J^a*. '^d ^_io "^s>^\; ooi j^a* oouKj Jlo_i*^; )k,J Ü aci.a; 
0|.J^; ^..^.ot -.^-»; J-»> -l-^'-i &b, y-^Oi ^oC^o -JoC^ OOI ,..1>V> V--^ 
^..Aoi ^i.j i-^ ooi .^Vio jJo \co\l JJ; ^-.^ot ^-äo *,_..; 06. JJ^ .^i\s> 
.jooi J^vJ \ca-\ l JJ; ^yio c*xaj "^fc^:* 001 )Lta-'/ -.)rm ^ )ol£D ^oi_.K^/; 
.c*S> ^a— ^»t-*}/ j;o£^^io v=>^J; ..a».>o ^>o,^o "^j ^£^0 o^. »-^^ »s/ i| 
och »i ; vi» 0/ ->2l>.>o\ s^u^o oilas/ .J^^.. JJ )-»/ jov^. J.Jt— / »s/; 
.^a^S^;o J-^iootoo ^.oiolk../ JJ 9 0/ .-)Uu.; JJ; «otok.../ JJ; 0/ .Jlcw^äo ot\ 
[.ffllj 001 >s/ Jjooi -.JL«-~ ooi ^*; voS^l^o :JjIX^^, «oioK-,/; t-^ J-»P/ 
Jla.^.N ,»,,.?>»; .-looi CH-.K-/ ^-.j oi^ J-|ä JJ; .^3; JlcuiCw-^ioo -otoK-/ 

l. LV in margine : Usa* o.ov — 2. V t-l^a^oo —3. V low 



essence (oüsta) que le Pere et qu'il est le maitre de l'univers. Mais il est dit : // 
v toi. 1 1 1 lui a ete donne, ä cause de nous, auxquels passait ce * don (et) desquels il s'etait 
egalement fait les premices selon la chair. Cai\ si ce n'est pas en essence 
(oufftoc) que le meme etait homme et üieu, raais si le Christ etait en deux 
natures, ainsi que le veut la stupidite des Nestoriens, il etait egalement 
manii'estement impossible que le nom « Celui qui est au-dessus de tout 110m » 
tut donne par gräce ä un homme qui existe d'une facon particuliere ä pari 
• Lioi. 146 isolement. * Dieu peut, en effct, (Dieu) peut tout ce qu'il veut. Mais il (ne) 
veut (que) ce qui est digne de lui, et rien n'est digne de lui de ce qui est sans 
ordre (rdc&s). Car, celui qui a mis de l'ordre (t^i?) dans ce qui existe, comment 
aurait-il voulu en lui-meme quelque chose de desordonne? Ce n'est pas, en 
effet, parce qu'il peut tout faire, ce n'est pas pour cette raison que nous disons 
encore qu'il peut faire aussi un autre Dieu le Pere 11011 engendre comme 
lui, 011 faire que lui-meme soit mortel ou qu'il ne soit pas sans commence- 
ment ou qu'il ne soit pas eternel et seculaire. Car, de meme qu'il est puissant, 
ou plutöt (p.aüov §s) la puissance ineme, de meine il est aussi l'ordre (tü&s) 
meme et l'harmonie de l'univers; et il n'elait pas convenable pour lui de faire la 



10 



10 



341 HOMELIE LXXI. 59 

)_l_ao t too IS^Jjl^..» jjcuJ.o^o oiJ^o ouio; JjJV- 5 i- 3 . • J la-k^K^ öu^XJ 
JfcC^io woiok-/ ,— ,J yO^J^o a^o . ■ K-J^-j^o k*3 ' K-^a ch.*).^ 
j^lj )-w.ajLio;o .J»~~o/ W^! -ot «s/ <*^ ^-/ V-^ J?<*^ .i< n>v» t 3 ^ 

jj/ ,|-JL*3 ,-io ^_iJ^;o yo+X) ^io jl't^otl t-^»? >-»fcoo/ ^-; och k-./ 
«jlj^ ,_*>; Vio/; oöi ^-jch J-xa-7 .ou^-» \kä ^>a_>> ^_.Jj» a\ -.^o^ 

. -N. f . ) .. -s»> . \jy^.l \ r ■> ■ -^ ■ -- ->«N* w^.* J^lCLA ^.Ota^pOa\ )^lOf^ JjLiCLJl 

)JV-/ au/ )JJV^ o.«- \^x ^o ^o ^x\, OÖI j^cn. .-^1/ JJ )ji-jJ 

w.OloK-/ K^J^flOo/ CH.iOA»0 OlK— Q_3u*l* »s/; OÖI .JK^iO Jc*^ ^iO ^^ 

)V-K^ -oiok-./ ».3; K-J ^^o :<*^ o« ^-» P» t~^ J-'W -W©-* <*^ 

)^_/; J^o oöi lytsT^^äo ^Jimiöl/ J-JlJV^ )oog; -öi :Joü^>. y~»l \.a.+.LfO jJo 

) - , r v / K.-Jjlj/ snNtCflp/; ^/ JjlSOI ..K-)jVo^)0 ^ajl fcs^JjLO ou^ )ooi 

ok-3 oiKX^oo; oöi W*-^ vÄK^as .J_sJ*o sö^-cd k-.JoiSs? «s/ ,y3\.z> 

1. L V in margine : M;*k- nepiTTw«. — 2. V k.U~»jo- 



Vfol. 112 

!■■ a. 



Trinite quaternite, quand l'homme qui existe dune facon particuliere ä part 

est compte avec lui d'une maniere superflue * et impie, et non pas plutöt * v fol. 112 

(pänov) quand le Verbe meme incarne est un ; car cette (theorie) possede ce 

qui est convenable en meme temps qu'elle peut conserver la Trinite trinite. 

i II est des cas oü (Dieu) fait des miracles varies et au-dessus de la 
nature, mais qui cependant ne vont pas contre ses propres paroles. Comment 
donc celui qui dit : Du leoer du soleil jusqu' ä son couchant mon nom est glorifie', 
et dans un autre prophete : Je ne donnerai pas ma gloire ä un autre", a-t-il 
donne comme nom « Celui qui est au-dessus de tout nom » ä un homme autre 

10 que Dieu le Verbe, qui participe essentiellement (oüsia) et ä sa gloire et ä son 
nom? De meme, en effet, que, quand il s'est aneanti lui-meme, — car, tandis 
qu'il est riche et sans besoin en tant que Dieu, il s'est fait pauvre pour nous 
en devenant homme. — il a pris selon l'economie ce qu'il possedait (dejä) par 
nature; de meme il est dit qu'il a ete eleve humainement; cependant il est 

15 aussi ecrit qu'il est monte divinement. Paul, en effet, qui a ecrit de lui : // a 

1. Ps. cxii, 3. —2. Isaie. xi.n. 8; xlviii, 11. 



60 SEVERE D ANTIOCHE. \\Wi 

soJ^co* 061 &} mO|oK^/ 001 '.Lil; oöt; 00L ol^9 • .)... - -i g t •> sIx.\K1ä>|i 

"Lfol.146 .>^JlS. JliOLH JjLSu,/ .-j^ai v OC*^3 ^\i\ 

v" b. ' * ^ ^ 

' Vlol. ii- '^ocoK-./ 001 ,-3 ocn rK-jj^^ jl k>-*.jj oöt V— ^ \/ •)■-«.«■* V "Ö.OJU. joj^o 

v oot-^o ^_io s? is^.\ sä/ :V-caia.io ^-J-io» 061 ("t-ca-o p 'J;oio :> o l \ , , «> ; 061 «3/ - 
.^a^ötKj y^ a\o ^il Usl^7 Joi^jJ |).3io jL^^^o 061 Iv-Q--/ iciS. iJ ^ S O i 
oj/ JJ; -.|coi \zb\ vffluojjaxuj laü^ 'U^^iJo).^ 001 -£>} \*ooi J»o£^.£oö 
.) »Vt* ,^> w.cnoK.^/? 061 • 'J.JL.I/» Ott- 3 •'^— : J )»«^ci.a ^äo; 061 JJ/ ■ • ).*xi\ >n\ «> 
ya..>^o )ov^ l'^J.. v ioi JlaJV-cco!k.io jj^ ^io; 061 *.^pej l^-o JjlSl./ 
JouSs.» jKXio jooi ^.otoJk../ 001 ^s 001 -.loot Jjlj/j cxV-s 'K-J.13^— K*.io JJ 10 
Jlcuxu^too iK_s ^.io s2>/o Jlcui-mol^oo yo^o ä/i 001 ■ Ua-^:s ^Ot-ß; oöt 
J-jli/; ot'^; loci ^6/ K-.),^jy^/ ♦■■••■^ °~^ -^ö ^-y^'o .-^otoK*} I L o ^cuLS to 
06t 1-^a.jl.^o ^oj^.; . -usoJ^aS; oitOioo ^/ v / JJ/ .•JLaaJi ^-io N-— .j 
•:-s»oto^/ looiJo .'^a^cl^^o Joot _otots..,/ 001 y.0 001 .J.xioo_#o "^Ool/; 



e'£e eiere dans la gloire ' , a encore ecrit : Celui qui est descendu, c'est aussi le 
* Lfol. 146 meme qui est monte au-dessus de tous " les cieux, afin de tont remplir ~. 

En entendant ces (paroles), qui osera encore diviser le seul Seigneur et 
Dieu Jesus-Christ? Si, en efl'et, celui qui est descendu sans corps est aussi le 
»Vfol.113 meme * qui est monte, — et ceci quand il est incarne en notre chair, — au- 
dessus de tous les cieux jusqu'ä l'honneur sublime et digne de Dieu (Geoirpeir/fc), 
comment croira-t-on qu'il est deux et non pas un? C'est pour cette raison 
donc que dans les Evangiles (Eüayye^ov) il disait lui-meme ä Nicodeme : 
Personne n'est monte au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de 
l'homme qui est dans le cieP. Et ainsi donc celui qui apres rincarnation m 
de la Mere de Dieu Marie s'est fait le Fils de l'homme sans changement, 
le meme etait le Verbe de Dieu qui est avant tous les siecles, qui est avant 
de s'etre fait chair et apres s'etre fait homine, qui est dans les cieux et qui 
reniplit tont. Car ce n'est pas autrement qu'il disait : Le Fils de l'homme 
est descendu du ciel, que selon la parole de Paul : Jesus-Christ, qui est 15 
hier ei aujourd'hui, le meine etait et sera eternellement '. 

1. I Tim., in, Iß. — 2. Eph., iv, 10. — 3. Jean, in, 13. — 4. Hebr., xm, 



\ fol. I I! 
v a. 



10 



L fol. 14 7 
r° a. 



[343] HOMRLIE LXXI. 61 

• J.jL.ia.^_ccLj oöt L^-fco^ ^jcmJ^ ^.A^.i'K_^o JLä~ / ^ J) '»- 3 \--: I— »jöoi-» 
nnqjl-. ^ .jlai-JLj^-a^oo; cnta-L-^w^afSoo JJ lo_\ . -v>.'ffl>oo ^..^.tOiKio 
'oC^^Q_a\ cocx ^a^Io -.LK_~Jj L*.^aii ^o; och |.ia-*_\ ^.K_'/ Jj/i Jocx vii^pö 
^-Jl— i ootj :-°>ft>n »; cx^-s waiu. ^.cxok.../ JLloi a\ -.occx ,_..^>6/o l^jjLäf.^o 
. IK^'.i \..^.bo.x < < -^°'! l JO ' t~W ^.^doi J.xa_7 •.Qt.V>Jlo -.cxo.^jJ ^.-Jl-^-VL. 
ooio ,.— i :ot\ ocx "*>t^-> ai*Va^flQJ > aco Looöu ^° V-«^-« ».3 ^-? }■«■■■■« » v> 
^.ÜujJ ^s/ rJLa.-.,— iK.^ ^_ioi (.jj^.31 (Loj-^ilS^, v^oi.io Jio \-oioK-/ ocx t^ 
j^euJS, ^^.ioi ^.cx )J^\xlb; :cx.\ oocx ^. n » V;; v a.Jcx ^io Jocx Jjl» ^-.j 
'JK_.-iöl; cx-N-»; +3 ouis—i )ocx 3_.v_ ,j tyocx I »-^y.5 oV-^«/o o •> % '.°>l / 

slX^Lcß* J.Xj/i CX^Ji_\ ^Ot^JOf—l ^jOCX v / .yCO.\ jijL3_iC ) lCX Jocx \^ö( 

•:• ys.-'r-o » >o Jooi ^otol^_./j J-3l»JJ 

J.iOJL^_äO ^CL^.j» ^.*™^^oK\ .)CH..\JJ Jol* ^.OtoK^/ JoOUj -OtA Oi-iiA..— 

-oiok_/; J^-jJ ..^; yO^S.Jjbo .K-jJLiOAa^ JJ Vl-,_o ^io Jooi -oiol>s-./; J^-JJ 

l. v v^a.cs» 



Cependant les Juifs, quand ils prof'essent des opinions soeurs de Celles de 
Fimpiete nestorienne et qu'ils sont les adversaires aveugles de Findivisibilite 
de rincarnation, comme Jesus s'ecriait : Je suis le pain descendu du ciel', 
poussaient contre lui des cris de blaspheme et disaient : * Celui-ci n'est-il pas »vfoi. nj 

:. Jesus, le ßls de Joseph, dont nous connaissons le pere et la mere? Comment donc 
celui-ci dit-il : Je suis descendu du ciel' 2 ? Et le Christ, qui sait mieux que 
les Juifs et les Nestoriens qu'il est un et le meme et qu'il n'est pas divise 
par la dualite des natures apres l'union, et qui voyait de plus que meme 
quelques-uns de ceux qui lui etaient attaches doutaient de la parole relalive 

io au pain et chancelaient dans leur esprit, disait eti se preoccupant de sa propre 
pensee : Cela vous scandalise? Et si vous voyez le Fils de l'homme munter lä oü 
il etait auparavant 3 ?... 

Paul, dans des paroles cont'ormes ä celles-ci, * a dit justement : // n'a pas »Lfoi. n: 
regarde comme une rapine d'etre egal ä Dien \ En efTet, il est monte avec un r a ' 

15 corps lä oü il etait autrefois sans corps, ou plutöt (jaöTa^ov %£) lä oü il etait 
toujours diviuement et infinimenl. Si donc il remplissait tout, comment dit-il : 

1. Jean, vi, 41. — 2. Jean, vi, 42. — 3. Jean, vi, 62-63. - • 4. Philipp., II, 6. 



V toi. 11 

v° b. 



62 SKVKRE D'ANTIOCHE. 344 

.."^Jl^S. JoO» jLiO '"^OCH y/ .^_3j ^^ÄZ» K-jjL3-.l^_flQ_iO JJo k_jou^ )ooi 

^*> K~J^; vQJÖ« la\ ^j./ .\.^\ ^M vQ-JÖi^ ->— 1/ -.V-äl-js'!/ p .Jj/ 

+s .J.-3>ot rr^ ? w »°' Jio'Q^- 00 1o^-.2la ^io jooi Jboj "^aAj J-ia.../ • '» mSv> I 
yQ-JotA JloJio; JVo-flo/ ,_*> :)J^^.^ ; jk-^o-^ ^*> Jo<* jt^± ^^ vOJOU^ 
^-\ot Jlo^i— V--^ &b. Jo« ]J-U^ ou^-; )K,^ o ,3l - .; ) n Vv> \^ ,.3 -.^*? 

^i» oooi ^-.v^ ?^ 00 ? ^-"^©t ^° -.J-^t-» ^ö K^J^e^o •JK^oj&s jKioau«; 
J_^»/ "^-5» .-j^oo'^eLS |o».-\|J jL^oJi .-oooi ^-Viö/ ^ ^lat ^N ; oi, \ > t io 

^.\ou> Jjl^-xöjC^o )J.aJLiL.y,\ J-fco« <». M Ut Jjlo*/ .Jjlsoi ) . m°»JJ vfioo^as )ooi 

.OtloViOL^ OSooKa/ ,^.J QJOI .J^.»/ ^.iO K-J^> yOJÖjJO J^JL^V/' 'JjL'-^oaj I 



// est monte au-dessus de tous les cieux, afin de tout remplir* ? Et moi je dis : 
Quand il s'est incarne, il est apparu a ceux qui sont sur la terre; il est alle 
chez ceux qui sont sous la terre, quand il est descendu au Scheol; il restait 
V fol. H2 qu'il allät aussi chez * ceux qui sont au cid, une fois incarne, afin de tont 
remplir par le bienfait (eus'pysia) qui decoule de (Fincarnation), en delivrant 
les uns de la malediction du peche (et) des liens de la mort, et en revelant 
aux autres les profondeurs de sa sagesse. En effet, que les puissances Celestes 
aient cgalement connu dans (toute) son abondance la richesse cachee de la 
sagesse divine par suite de Feconomie pour nous, c'est certain d'abord par 
ce que disaient ceux que jetait dans Fetonnement la naissancc de FEmmatpiel : ifl 
Gloire a Dien dans les hauteurs, (et) sur la terre paix (et) bienveillance (sti&oxia) 
pour les hommes 2 ; et de facon tres claire aussi par ce que Paul ecrivait aux 
Ephesiens en ces lermes : Afin que les principautes et les autorites dans les 
cieux connaissent maintenant pur l'Eglise la sagesse infiniment variee de Dieu*. 

Par conscqueiit, puisque cela osl ainsi dispose, devant lui meme incarne 15 
(( flechi tout genou de ceux qui sunt dans les cieux, sur la terre et sous la terre*, 

I , K|,|i . i\ . 10. ' 1 ,uc, ii. 14. — ■'!. Eph., in. 10. — \. Philipp., n. lu. 



Lfol. 1« 
b. 
fol. Hü 



[345] linMELIE LXXI. 63 

oot J-Vio; ~;o/ .U-»-^. V)o .).-L_ia.Ji«ä_^ jJ; ju/ ^aäü J^Jio-i V-^ Jt--* / 
))»\ jLs/o -.j^o^ ^~ j-.^ ]Ls>lo .J_a/ JoCSs* JK~ a.ajJ^ .J-^jLio ^ox. 

)lCLLiO_01 0_.»o/l v£OOt-3 ^O ,-iO ^*JL»/ OJ.JL.iO K-A; oöt .-^-./ ^-*JtiO 

Jfcs_./,_3» v Q..JOt ". a '»'- ^DO_^_iOQ_Jo/jO sCDQ-.»/; JJ. Q ,. I I S s3 / ^„«JxOI 
^iO N !b^\; OCH JjKXA; V— ^ -°l -W J-^Ö? JJ?° -Jo^M «V^ -OtoK-./; ^.-^0/ 
^opci\ o/ .'Jjjjj; looi c*A-/ jJ -Jk-iV=> \^° ^PQ^ oot-Kj :J^cl* ^5so 
Jooi ^.oioK-/ l^-.».^ r-^ ouS^ .J-s/o jou^jJ J^cooJ^ ^»ö» ]l? vOJÖi ^f*> 
,, ^cl* *)v~»? -öta öu> oot >3/ ^> :)ooi -oiok.../ ^ou^s ^.io ,.~o :}\^> oot 

ch.^ joot ji'|^ .Jjoi ^.-/; j^>a* c*^ ooul/o :^J^_3*po J-i^oiA; vOJÖt 
»s/o V--— >n. 'J*~ .i-io~* ^-3 ^-*> "^-X^ )ooi «oioJ^-./ joow; -öl ^^ 

l. L in margine : Ev. -L V m margine : ^*> -m -s/° ^ lr~ : ^'* l | ' lNy ' W°l! 1!="! ^r»^ - ß '!i 

OJO, .1^0 o'Oi U-'^co I " N ^ yy)vA ^x~ ^^^^o» — ÖC^ *9|o \ v y}o'/ ov^> '^oLo . |oi Sn>\ 3/o JN-.*^. *3(o \[^jä- 
■|,_ ~"ot\ ••!-=>-' yl> l-ü-I -^V» j- ^i-yio';; «'oA -9f ,~iOl.o .|ooi> )^o o'O] ol ,'ju.j |^o o'Oi o| ^3 ,iii |.m o> -.^> 
1^.; .^l_ ^j', v |o -.öCv k ' -"■"■ ^i_ ^>ls v | V— UL*>\ >aov.l|; o'Oi ^M.« s 4j. -.oo, l-m-K^ |i°>\in ^o^ü; -0I> -OÄ0 



c'est-ä-dire ils ont reconnu sa domination: car quel genou imaginerait-on 
chez des etres incorporels? Et tonte langue a confessi que Jesus-Christ est le 
Seigneur ä la gloire de Dien le Pere\ En effet, il n'y a desormais aucune 
nation et aucune langue, dont ne fönt pas partie necessairement quelques 
■ liummes qui ont confesse la foi ' dans le Christ, et qui par lui et eu lui con- *Lfol. ir 
naissent ' le Pere ; car celui qui a vu le Fils a vu le Pere 2 , et la gloire du Fils * yfol n 
est la gloire du Pere. 

Ces (paroles) touchent egalement la folie d'Arius el d'Eunomius, qui disent 
que le Fils de Dieu est une creature et qu'il ne ressemble pas au Pere. En 
eilet, ce n'etait pas de la justice que le nom « Celui qui est au-dessus de tout 
nom » füt donne ä l'une des creatures ou ä Tun de ceux qui ne ressemblent 
pas ä Dieu le Pere par l'esseiice (oüm'a). Car si le Fils etail une creature et l'une 
de toutes (les creatures), lorsque lui aussi etait compte avec les autres creatures, 
par cela meine qu'il est cree, quoiqu'il ait ete cree le premier, — c'est ce que 

1. Philipp., ii. 11. - ■-'. Cf. Jena, xiv. 9. 



10 



r b 



Lfol. 1 
v* a. 



t>4 SEVERE D'ANTIOCHE. [346] 

5 K-./ J ' - •> -»; 061 oJ\o ^-«ot^o ^.io *.«, K-.J yj .-Jocx ^.^otJ^D ^o w.ot 
:v£DQ\a3 ocu V-*^ l? ^^» .^— J-»t-3poo K-Jjj/ "^o-* .Jch^ y>\ otA 
^iö/» wöu> :JjL3.Juio ^_\ »3/ }^^ J»ot :)oC^ Jt^.kj; 4 <*S. ^*; V*l V 
\ toi. ii3 JJJxj )-cu«o,\j J-ia-./ Jl/ -.voaS.3 Jjieu.vio; j-JLao 'ycoj^./ jöi^; L\-±°'l Uli 
öt-A^öw p ..ylos/jo J^ •> - a ao )la*^0; ^io ^.^^io.:*» vp- 1 ^? )K*Ä»^k 
^io "^X; 001 .c*aal* -.jj^ajo; Ji*A ya^s. )^-j/ "^i^ c+icu.j/o JJ^-äek. 
.•)K-.;^s ö£^o ^io '^i^; oö&> ..0JiokJ.flQ.iaS. j;oi_3 00C o .J^a*. ^o 

)..«, Vy f> yQ-JOI >S/ jjOi^^^O .CHA ^)CUwJ3K^>0 j^tÜL^ ^io jlj/ jj; 061 

Jrx_.öu^ JLäS yoout-i L^i vp_JÖi :) ,.y a \ ^-iO} |— öu^ V— ^— •<= J-cL.&OwO 
jj J—iou^ ..y^KJ^j . «Not; )k.\ '«v» JJ JLiö la_ia_-.,.Loo :^ «\:!^1/ 1 

"^-iJS Jl^'KiOO JLSlI^O vß^> -Ö&. Öu^ O .OOOI ^-»Ot.a fl'tV) 'JjO|.ioN.JLiO, 

'"^os ^io ^iCS; ..scoo^CiS v3/ '^s-joi JjovS. .6taio..flD j^o* -.J^cl* ^^ ^o 

,-. •- K i~ r ±c l ^— v^^J V?° •"° 1 "'°A° It— — 'oA Ol^ v lAn't |ooi» |.io o> ^i- -.^J— v^J " joL \'° • V 1 « ^ n * J 0< ?* IN-i- 3 
.)OOl» >3t^O O'O) "^ .1W '. -»miLL ^.U» ^ Q^ •-—CM — 'OjO '|j— ^10 w'Oj» (JLi./ . OOi v O|^3 ^iO pOj OOl .3^0 '. JOO| ^O r iO J-^ 

«'Ml )— >j_jo> woi<ü^ '.looii ^.; w*oi — a. O'josTcpo);. — b. V -01. — 1. L in m argine ." Auto. — 2. L in mar- 
gine : Et;. — 3. L in margine : Ex<ov. — 4. V add -*. — 5. V <n margine : H*m (si'c). Hsns. — 6. L oin 



disent ceux qui s'affublent de cette impiete; — et quoiqu'il lui ait etö donnö 
un tel nom, il cessait d'etre au-dessus de tout nom ; car il s'est fait une (crea- 
ture) et l'une de toutes (les creatures), si en veritö il a regu d'une maniere 
humaine et conforme ä l'economie un (nom) d'entre tous (les noms), et non 
celui qu'il a par nature en tant que Dieu. C'est pourquoi, en efTet, Paul n'a 
pas dit : « II lui a donne de s'appeler Dieu » ; car cela nous est aussi donne 

Vfol. ii3 par sa parole : J'aidit : Vous etes des dieux * et (vous etes) tous les ßls du Tres- 
Haut'. Mais afin de detourner les esprits des auditeurs d'une comparaison 
basse et ä notre portee, quand il a eleve la parole et l'a portee en haut avec 
la verite du fait, il a nomine (le Fils) « Celui qui est au-dessus de tout nom », 1 
en faisant entendre par lä qu'il est au-dessus de toute creature et qu'aucun 
des ötres crees ne lui est compare. C'est pourquoi les premiers, les anciens 
et les plus divins des Hebreux, par lesquels ont äte rövelees les paroles 
divines et les proplielies exemptes d'erreur des choses futures, nommaient 
aussi ce (Fils) « Celui qui ne peut etre nomine 2 », en (lui) donnant comme i 

Lfol. 147 nom j fi f u j r c i e Jepasser et d'ötre elevö * au-dessus de tout nom; et, de son 

V" il. ' 

cöte, Paul l'a donc surnonime « Celui qui est au-dessus de tout nom ». Mais 
I. Ps. lxxxi, ö. — 2. Cf. J6i\, x.\, y. 



10 



[3 47] HOMELIE LXXI. 65 

^6i JKAjo^v ;o JN_^>oi^A; )to»pa.i J-t-iois ooot ^ V»v>? )-^s^ j^i 

Jk—.V-i 6uS ->\o )lo-\.. "...\o UjUöAo .loot jl— .? ^o K *> t-k-> 

~6i Jja^s v ooiia.^ ^Aaio ooot ^V^'; ' .JK-uuu^jK-ioo )K*uooifcs_io >vtol. us 

♦ OOO) 

otla_jL_i/ fcocu.»; )lo-s'»o Jla^^ajL^ .•^jlJü JoJa» y~\ ^^-Joi axio 
u^jl^ä; jia^ la\ >a-t-° ^ J-* -*» J-" !•? odajK-«jAoo»o )„. »»>"; 
..Uiö;o )vi..\; J^eu'«o-Jooi )ooi U*»»ol JJj Jtoöa- ^.si/o :)oo( vä^Jä) 

oöt Jjoioj :joC^j jKivio ^_.» )-.-Juio .Jjjk..so Jl3V^> ^V! .J...>-A^° 

. -^ väÄ./o jU ^ol ^o ..j^i/? M^si )Ao»iJ-3 <-? v?^-* '-Ml iwxioai. 



cette (parole) : 11 a ete souverainement eleve, montre encore que l'Emmanuel 
est au-dessus de toute creature en taut que Dieu par nature. Prends-moi, en 
effet, les trois enfants qui glorifiaient le Seigneur au milieu de la flamme et 
d un feu excessivement terrible ; * ils prenaient et acceptaient avec eux dans v v toi. 

s ce chceur spirituel les anges, les puissances et toute la creation spirituelle 
et sensible, et ils attribuaient seulement au Seigneur de l'univers d'etre loue 
et souverainement eleve. 

Qui donc louera dignement la generosite et la grandeur de la charite (<p>Aav- 
öpuiri'a) du Christ et de sa condescendance infinie? Moi'se autrefois montait sur 

io la montagne du Sinai, et il restait quarante jours en ne prenant aucune nour- 
riture et en s'abstenant de pain et d'eau, pour voir seulement l'apparence de 
la gloire de Dieu, et celle-ci (lui) apparaissait comme sous l'aspect du feu 
melange aux tenebres et ä la fumee. Mais le Christ, le Verbe de Dieu, la 
lumiere veritable et sans melange, s'est elance de la hauteur ainsi que dans 

15 une profondeur, s'est glisse et s'est enfonce dans la profondeur de la terre, 
ou plutöt (jtaXXov U) dans les regious inferieures de la terre ; il nous a tires 
de la et nous a fait monter, nous qui etions submerges par le peche et par la 

PATR. Uli. — T. XII. — F. 1. 



113 



66 SEVERE D'ANTIOCHE. [348] 

^3 .Joot ^sötfcoo vJ^oo/ K-./ \tsJixo Jooi N! ^a'/ p Jt^iö-M ^oA ^-*^ii/ 
J_Jl_ooio .öt-K_./ J^..ooJ.„£uJ^ ^io V-a^j jooi »V^ V m ^- > ? -öl Ji-O-i't-V*^ 
Jooi ^jola.^0; ^Ä^io .-ot-s Jooi ^->-^4 v^ 5 ^ ^ * 3 ••)°°l ^^ fl0 )•■* * * >N>> 

JK vi.. n\ fco/ ^^cuouo JJo Kj/ ^Aa'too Jjli»-» ö/ ^*_3oi JjLieu^ 
oöi jLuJL^o . ,_Aoi ? jjLaÜJuio y^ K_/ ,j> .J-^ a »; JlojL^ia\o ^«? )'t m .^ ? 
i .J.« v>«N \Qj/ j-a^o vu^_coo )K.-^ö ^io ^o_oo .-^ccus'l/ y^~»; ) M i ^ ^^o; 

^.oi »J —oio -.^..ouN-../ Jjl».o3;o J;a3 K-^iö V»fcoo jyi.co» ^.\oto -.oCS. 
L fol. 147*/ l-SOIj; J ♦-•**■ 1^! vSl^w«; .•Q.*^H/; J.J.3jäiO ^io; vOJoÜS. x^ : — Ifl 

K— fcCS. ^iO JjL-J» yOO|_fc«-/o JlSOJM ^,^,fcvm.iO; JjL3.jLiÖ .-J^OJJOJO vAf;^. 

•>a\a..i ^\ »_:*> J-soi» ^jl-.^o 
^oaAo-sJ^ -.. i ,»>ö/ o,..-. '.^J\oi y^\i jJK^äAo Jk_^ä-jJS> p JJ / 



V fol. 11 

V 1) 



\ li 



mort. Apres etre ressuscite d'entre les morts, il a vecu quarante jours avec 
les disciples, en mangeant et buvant ä plusieurs reprises et. en confirniant 
(par lä) que l'economie selon la chair est en dehors de l'imagination («pavTaci'a). 
Et ainsi il est inonte au ciel, lorsqu'il nous portait tous en lui-meme, parce 
quil s'etait incarne dans notre (condition). 

Pourquoi donc, 6 liomme, es-tu dans le doute et ne crois-tu pas la resur- 
rection de notre chair et le royaume des cieux, quand tu en as pour gage 
le Christ, qui s'esl incarne de ta race (ye'vo;), est ressuscite d'entre les morts, 

vfol.113* est monte aux cieux et y a penetre? Si, en etfet, il ne s'est pas incarne 

notre chair, selon la vanite d'Eutyehes, il a rendu faux notre gage et l'objet io 
de l'esperance l'uture est plein d'erreur et sujet au doute; et nous avons 

L fol. 147 eprouve la meine souffrance que ceux qui ont 6te trompös par des usuriers * (et) 
qui, pour de veritables deniers d'or, s'il se trouve, et d'argent, ont recu des 
gages lesquels passent pour etre en or et (en realite) sont en cuivre interieure- 
inent et recouverts d'or exterieurement. li 

Mais, disant adieu aux histoires et aux l'ables de ce genre, donnons 
notre assentiment ä Paul qui dit : Puisque pur un liomme (est vemie) 
In mort, c'est pur un homme aussi que (vienl) la rfourrection des morts; et de 






Vfol. II'. 
[•" a. 



[349] HOMELIE LXXI. «7 

•:•' yO—Jj yooj^s ju^jJLa&a >s/ J-iso» .w-A_«.iö vooj^o ^ojLs; Jjp|o .JK^iö; 
*)^w>.^ä_\l oooi ^o.a'too 'J,AV\i laS. jooi vja^Lco p kS/ '"^ooi (.jch-s 
.q.\ 1 yooi^-o )Es...!S^_s jAJiajL^ oousi jia~o )U^-s p -.oio ooot ^ot-^-iblo 
..L«^.^k.~ J*- 31 -^ -.ooot « *NVilt yOOila\ oooi . »vi^Lo; yQ- 1 «! IpjLäö ^J*>o 
5 yOSLOo yß^Jx^Lco/j ^.uu. \.ioi . v ofso/ . -\ -'-- j^aio ^3 v°^-j/ ^^a^lo Loo 
jj . ]io(^^v.io .)^yyji\ "%./'/? fOUJO^}-! U) oop -Ji-Jj Lux* ..LooJl^ 
Lo_is JÜL30IO . ooot *> .y ViK.lio jjLSoio .-oooi i -| -'-- oöi La\i o.jl.9 jJo a\.» 

-.yO-iöi t— *-^ Wl •.?o— ^-= -ooi ypojK^o v o_)6f La\ ol^ m; ^--«.\öt 
to '.in .. i oot !-Q.\ '. i .. v3/j Luv*/ .» . i v> »opo; \Q-iö( yoo^io La\ 3/ 
Jla.i_ju>i ^^o ^io "^iJS. JIx-ol.^ ta<ta3 p .•taJi-ß-«'£/; oö» j't-°-»JJ oju-'Kjo 
■.■^..\ fx.,/ K_.JLijl^v po JJ jboi )'H3.*L3 "ta.-j Kj/ .taLu ta^~=>Kl> U^O^ojlo 
>»»ä.» jjuüü Jta\o -.Kj/ ^6ii Ua la^.— 1 L*»o; K-*..i K..O 0/ va^|.^a» la\o 
^^.-iKj'K^oo .w-^jt^l^oo ^^.n bo'kvio ,_^.\oi ya.^i .-Kj/ )>!*• y rnl ^,' > 

1. \' V&— j- — l'. L /;/ margine . rj ; -- V in margine : ^1— 



/«eme ^ue iot« meurent en Adam, de meine aussi tous vivront dans le Christ'. 

Et tandis que celui-ci s'elevait au ciel, les apötres le consideraient et ils 

etaient dans l'etonnement ä son sujet, quand ils tenaient leurs propres ämes 

en suspens en fixant sur lui leurs yeux et leurs regards, et ils entendaient (dire) 

j aux anges qui se tenaient ä leurs cötes : Hommes de Galilee, pourquoi vous 
arrötez-vous u regarder au ciel? Ce Jesus qui u ete eleve au cid du milieu de 
raus, viendra de lu meine facon que vous l'arez vu aller au cid-. C'est pourquoi 
ils ne cessereut pas et ne s'arreterent pas de le regarder, et c'est ainsi qu'ils 
vivaient et c'est ainsi qu'ils se preparaient au spectacle futur. 

in Or ces (paroles) n'etaient pas adressees ä eux seulement, mais par eux 

ä tous les croyants, afin que nous aussi nous le regardions et que nous 'Vfol. 11' 
pensions ä l'honneur qui nous a ete fait, lorsque nous nous asseyons par ces 
premices au-dessus de toute principaute et autorite. Et toi, tu es insen- 
sible a cet honneur et tu cours au gtxo\ov, ou lieu d'exercices des betes 

15 sauvages; (lä) tu vois que des hommes de la meine race (ysvo?J que toi com- 
battent et sont aux prises avec elles et qu'ils sont dechires et rnis en pieces 

1. I Cur., xv, -H--1-:. — -1. Act.. 1. II. 



68 SEVERE D'ANTIOCHE. [350] 

■ •' )tA. \,x ;o K*s Jüu^; c*^-; +s ot^-*» \QJoi -J- -/ ^ » m *> m V Aooo 

♦)K_«j^öot jJo JK-o-ioöifcoo 

,_3 .JK*^.-.; ötlai^ ^ )«^-'/ U*-7 ^*>7 )^^o? JJ? U^-*/ , 5 / 
)^ii )1q,iil.»V-s -.. JL..KJJ./ ^--K-7 Joou; ~ö& '^-.001 ^A-.'/ JJ» ~öt ^io 
JJU*io'/ „_-.\oi J^ -00t ^oi_.K-/o .^j»-ä_.'1/ J.i>»/ o^ojo JJ.ai~;o jK— VL3;o 

r'a. • • 

^.o£>o .'^-^V; jlai— ; Jj^oj lojio^ p -.^.i rnxVio .JjL-Jxioo JjlT,- 3 ^ ')oot 

)oi^ä* ^c*\ J001 ^o'J-flO K^.j^o.^.:\ +3 -'^o?/ iaS. -00t ^jJbK^o jjji loJL« 

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1. y l^a^. — 2. V ,*&>--» 



Vfol. 114 
r ]j. 



In 



inutilement (eixTj), eux qui sont de la meine boue et de la meme cröation, de 
la meme image raisonnable et divine, de la meme adoption et de la meme 
seconde creation, et qui fönt partie des uniques premices, lesquelles sont 
montees au-dessus des cieux et regnent sur les esprits d'en haut spirituels 
et immaleriels. s 

Oh! comment parlerai-je sans larmes? Comment te montrerai-je la gran- 
deur du peche? Apres avoir ete amenes du neant ä l'existence, nous avons 
ete honores de l'autorite sur les betes, les oiseaux, les animaux et (sur) toute 
la terre. Les (betes sauvages) etaient pour nous des servantes et nous etaient 

Lfol. 148 soumises, * et Tours et le loup etaient remplis de douceur et de paix pour 10 
l'homme comme pour la brebis. Que les betes sauvages te persuadent (elles- 
memes), puisque, comme 1111 troupeau d'animaux au paturage, elles s'assem- 
blaient toutes aupres d'Adam, lorsqu'il leur donnait des noms d'une maniere 
appropriee et qu'il distinguait cliaque cspece par son nom. 

Vfol. 114 Mais, maintcnant que nous sommes dechus de * cette autorite parle fait 1:. 
du peche et que nous ne portons plus en nous-memes la marque (eikcov) pure 
de Finnige divine, nous craignons drsoiinais la cruautö des betes sauvagcs; 



351J HfOMELIE LXXI. 69 

Ji.a_.• t -»♦■-i^■3>- , ^• »ot>c*ioo Kj/ v^W^o :^-.ot\ Kj/ jl^Lw. ,.3 <N; ^3ot Kj/ 

'U.i/ ^^! -*öi jJ-Q-l"*-»' >°»V..~; och .'wooi ia^.j jlfr" °°l It- -»/ Lais* Joch 
v^'tjo (och Jalkj ~_/ cCS^i 'och .^.\ t~a^/ ^xln |_oa*t ^ch ) In *>\ v> la\ 
^-.fcv-.'/ I4jL\ 3/ jJ/ :taA^> Ixx La.^~-\ a\ -.^och ^^'ttoo ch.\ Joch 
Ua^s ^1 och "^»I_iU» .)<CH -^aioo .|b|i.iä.\ ), '.•,.,.,o 3/0 • .JL**»,* ^-..ooi 
10 ]La."^o^.^>..^i -»ch jl— oL »3/ ); v .'>.io )ich.\ .jloJil ou^o oloio .Joot >j^..a-^ 
)— jl-ij 3/0 • JKjjj 1. mvi v^-* Ut « «> t *» i—!^... Loch öuK.../ JLo_Lia_.ot.so 
^-3 w^o V-*^-*! )Kv>»^ )loj n q \ a.ia\oi yOJÖt . Jiöi-flO* ) i,<i,yiK^o jJ 
L-cax,. 1 I K-^jl.-.; j^w w * - jl-^CuS>; ^jch ,.-*-.=> .- JLI-.^—.ab Jjl». La^—i L^>..r> 
.•ooot ^.boi'koo ItV-^oi.^ JLa_«..io; -öt Ia.\o . -ooot 

1. V add W^ /////// l-»*V ^«" r 3 ' 



et ccla, quand elles se souviennent de (notre) ancienne autorite et qu'elles 
ne viennent plus vers nous, mais s'enfuient aux deserts. 

Toi donc, en les enfermant, en excitant et en combattant leur brutalite 
et en les poussant ä se ruer sur les hommes, tu decouvres et manifestes le 
5 peche de notre race (ya'vo;), et tu rappelles l'autorite dont nous sommes dechus. 
II nous fallait (au contraire) regarder l'honneur nouveau, qui, au Heu de 
l'autorite sur la terre. nous a fait repasser dans le royaume des cieux (et) qui, 
si nous vivions corarae il convient et eomme il faut, nous rendrait terribles 
non seulement pour les betes sauvages, mais encore pour les demons, et aussi 

10 respeetables pour les anges. C'est ce que fait connaitre Daniel, devant lequel 
les lions 011t ete couverts de confusion, lorsqu'il etait enferme dans la fosse. 
C'est aussi ce que confirme Thecle, qui etait tres eprouvee et tres patiente 
dans la virginite et dans la foi, aiusi que la foule innombrable des martyrs 
qui ont arrete la fureur terrible et redoutable par-dessus tout de nombreuses 

15 betes sauvages, parce qu'ils tenaient la place du Christ, les premices de notre 
race (yevo?), et qu'ils etaient assimiles ä cette ressemblance divine, comme 



Vfol. II 
v* a. 



V fol. I 
r b. 



70 SEVERE D'ANTIOCHE. [352] 

'« ♦)^*jLio; Jj/ sS/ ? |.io ^-/ .0001 J^-; )ju^ö».io .Joe» +X>li ocx taio^ 
wPQ ^ ■=>'/ -.^.-cLa Jk*AöjJ;o :ool V*>'/? «^ )°°» ^-/ JU-"^» P fll 

•>^e| .^.oe^OK ^o^i^o 

1. L in margine . w»ä) ^&» 



* vioi. n'i celui qui disait : ' Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-meme du Christ '. 

Mais, bien que j'aie encore ä dire de nombreuses choses touchantes, 

j'arreterai et je terminerai Thomelie, par respect pour cette f'ete grandiose 

et adorable, en priant le Christ qui a ete eleve pour nous et s'est eleve pour 

♦Lfoi. US lui-meme, qu'il fasse monter * au ciel nos esprits entraines vers le bas par 
sa gräce, sa charite (<pi7.ocv6p<oTti(x) et sa misericorde; c'est ä lui que convient 
aussi la gloire avec le Pere et le Saint- Esprit, maintenant et toujours et 
dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il! 

FIIS DE (l'hOMELIE) LXXI. 
1. I Cor., iv, 16; XI, 1. 



^*Lo xf^*"? \*x\s* 



. - la&Bo w£oo*3oäov3 U^'*^> l*öu»J U-iova U»;oij .-^.Va-kioi Iv-ß^io» 001 |N^.a^ looit 001 | ^ -'■"■» V 



O&JjO ).^O^s OUJjjO (.^.^Jl^o» j.ÄLJi.jsi 0)K_lJ^O; jL..,- oot oi »3.V 

yOCH.-i.iOi ) t •) ./ -.^.Cu~ I l » ttt-J OOI : OtLo^r-AO Otla_l KJ^.-* OU-k—/ (jCX 

)k.^„x.xk.=>i y.*\ v ^|i ^ jJ^ OI ^0 :ju/ s ««•>«) ).^och.*\o ^.^. ^/ 

^ey_o; -.NSf^K-io ^_»; jj Ji-Ä.^io ^_iö yooiLaA »3/; 001 :J-ou$x )^Kajs 

A^ .0 :q_^». IptvS v<M ..\o3 la\ K-.) m . i eo :J.ia^xa \ ...tY _-j,_m »vfol ir, 

X * * vb. 

1. V in margine : npoxomoc. — 2. V in margine : 4>uza;. 



HOMELIE LXXII 

SUR LA DEPOSITION DES CORPS SACRES DES SAINTS MARTYRS PHOCOPE 
ET PHOCAS DANS l'eGLISE DITE DE MICHEL. 

Grande est la vertu de la venue du Christ dans la chair et de son appa- 

5 rition divine, et l'experience elle-meme a montre qu'elle est si puissante et 

si vraie que, par suite des faits, meme ceux qui sont etrangers ä la foi s'ecrient 

avec Paul : Sans contredit le mystere de la piele (süseSeio.) est grand ' . 

On trouvera, en efl'et, a l'aide de ce qui est dit par manierc d'histoire 

dans le Livre divin, qui est encore lu parmi les Juifs, mais qui n'est pas 

10 compris, que meme ces derniers, avant l'apparition du Christ dans le monde, 

tomberent frequemment dans l'idolatrie * et choisirent, ä la place de Thonneur * vfol. IM 

v" b\ 

I. I Tim., in. ifi. 



L fol. 148 
v a. 



72 SEVERE D'ANTIOCHE. [354] 

L_>J__,_> <_-_m1/ JlJ_-^ib JKjl_j;o -.a.__~ j;L__; oc*_* Jo£_N» 0U-.-J0 otj..o_»/ 
o/ o°ii\_A-_/ jJ;o -. v coi.-_öa_,l ^io V_--o J-.^^;© .-yOou.ut.aaj J__u..^o 
:|i-_o; LV-- *./° k-—^ ? JLaJL_^_Q._i._j ^_> ik-~- ^.-o . v ooiLa^x^ ^..-o _..__:_ 
J_So.__a_3t_>; -JoCSx i^__-.-_; öu_%._/ ^J-t-i-io J\_.Jjj._o; :)Swj___ »*J K_,a_*-/o 
.-^_„^öt» ooi o«JL3>^ oJ^ (.-.jcoa-ia-j J-->k»3 La_S.»o -.^--Loü- yLa__o oöt > 
jlQ__ta_-__-s.._>* . ou_s jaL^o L_coa._ia._M L_,°'° lioon oöi .-Joi__N ,-_. La\o 
L_''a_v_j ^.j )<ch . L*-coo/i )La_.otf_i_ov-a w_ö J»ot .->_,._K_o )!._.-_ k_.__xk-._o 
^_l_>a\i ..J___ÄO; wÖI ^~>/ *^_>>_0__ yOQ__Kj; U_._/ .j-rtQJLO; )lq_N -Cl K-» jJo 

•.•k._LL_.a___o ^_._a*.loo ^__-j n v» L_->fO L~°' 
t->K._; yOJÖi yooü-s.-; L2o._oä_X _.__>. |j.„___\ )____■_> :^_; J-oä- ^-._o _j/ 10 

:_._ t ._'L/ ^.-jOlA-X t-»As->* yOJÖ« )j_ä>-9f ^-Ö yOJÖl-\ •, ^-»y-t- y00t_0 ^._0 

^._oi.__*-_o :a_OtJ )!S-_.j„\t^_öo )Lv-~a_ JK-_._a._io J.jl_J-\c_- L---^.-^ JL*-*V_>) 
v o.JCi_^ ..L~u._Sl^ j l^-t^ 00 lo_»o ^-_tS^_,_ö |öC_x Lol__^co la.\i ^-^»/ 

1. L V in marsine : l-_-'_ 



et du plaisir de Dieu, ceux des demons et qu'ils furent souvent punis par les 
attaques et les pillages de leurs vöisins et des barbares qui se trouvaienl en 
dehors de leurs frontieres, sans se convertir ou revenir de leur erreur. Et, 
apres que le christianisme s'est leve, qu'il a pris vie et qu'il s'est donne 
dune maniere eclatante pour la religion ä proprement parier et ä vrai dire, S 
(on trouvera) qu'ils sont couverts de honte lorsqu'ils sont rais en comparai- 
son avec nous et qu'ils courent encore, de maniere intempestive, vers le Livre 
de la Loi (vo'f/.oe) et vers le Dieu un, — lorsque 1'intelligence et l'esprit de 
la Loi (vd|_oe) montre qu'il est connu dans l'unite et dans la trinke, celle-lä ä 
cause de l'identite d'essence (oüct'a) et celle-ci ä cause de la distinction et de io 
l'inconfusion des hypostases; — de teile sorte qu'ils fönt toujours profession, 
selon ce qui est ecrit, tlr combattre le Saint-Esprit et de lui resister '. 

Chez les Grecs 2 egalement, il est facile de voir que parmi les plus sages 

de tous leurs philosophes (<pt>.tf<i-ocpoc), ceux qui ont brille dans les temps tres 

anciens, introduisirent ouvertement des cultes et des ceremonies insensees 15 

Lfoi. U8 et allegoriques ainsi que tout ce * qui conduisait au polytheisme (rco^uöefa) 

et ä radoration des idoles, et que ceux qui parurent apres que la religion 

1. Act., vn, 51. — .». « Cl.oz les paiens », d'apres la note. 



[3551 HOMELIE LXXII. 7:; 

)la-^»o ^-iO* .OX-. N~~ Q..AO Klxiot JjL^-CO-pl )fOis..~^ »Ko ^ioi '^j 

Jlot..lt \» . -Q.3*-. J nun ! la~o*~ J^so ),JL«.\,iL>o )j>asä^.sio • » t ^ts-caiöo * v t'.ii .11:. 

■ ' yo\.s> ^.» a^pol/ JJ » ^aal^j v oot„Oo»..o ^ioi v qjch\ -och » ^L^io/i y*-JÖn 

v oo£s^ JL»K^_3 t-ia»; l^i^aA .-yO 1 mj yo^o ) 1 tv> . yia\; \i\.x ^-io* 

)laXi.— :k-/; \-^>l jbjLiö >.» jl„.Vo JLjjLiö 'J_ouStx J_i>fc>*_a ^5 v?^»- 3 
^ö Uon :Jjuoö»too )mi ^» jooeL». jj'^/o :)lo'poo N-^o Jolä:>o :Jjl^C^ö*o 
10 i-aJ vOO«_iots_jL_jj ^.»-.K.^ &l ,-to.j 06t y-.; jj>CL^i^3 :^.o«,aoj.v> JJ '^.\ 

)iiö..Xi +3 :J-0<mo ).j»_.a_^ y_io V— ^-3-^ ^~»/? j-^o 061 Laa.\ : v o.i.^Lo 

■ •f> .. T >/ jloV^J-U»» yOOjJS. OJ..3J»/ •.«■3'jJL/ ^0*4° U'^-*^«? J- 3 ' « \-^°? 

)» >^ ao :^>loi^o y, *. ,&„— 'k>So )öt.^. o^.jx^ \ % u l. .5 y_io> v aJÖt ^o^o 



des chretiens eut respleiidi et brille, furent couverts de honte du fait de 
notre eclat et de notre purete par l'horreur de ce qui etait celebre et 
adore parmi eux * et que, par des sophismes ridicules et des explications * Vfol.ns 
diverses, ils eurent sohl de dissimilier la folie de ce qu'avaient dit leurs pre- 

5 decesseurs, sans pouvoir cependant cacher la grandeur de cette folie, menie 
d'une facon moderee par la persuasion. Ils essayaient, en effet, d'emprunter 
quelques images (etxwv) ä la verite qui se trouve chez nous. afin de consolider 
leur propre opinion vaine et instable et leur erreur. 

C'est pourquoi, quand le Livre divin dit qu'il y a des anges et des ar- 

10 changes, des vertus et des puissances, des irönes et des dominations et les 
autres appellations des ordres (rac;is) intellectuels, qui ne sont pas nommes 
par nous maintenant, mais qui doivent peut-etre etre aussi nommes et 
eonnus dans le siecle ä venir 1 , selon I'etat de preparation et de purifi- 
cation de chacun, purifie qu'il est d'avance par les travaux de vertus d'ici- 

[5 bas, ils se sont imagine avoir trouve une defense (suvYiyop£a) du polytheisme 
(iroXuögfe) professe parmi eux. Couverts de honte et de confusion par res 
allegories et par ceux d'entre les hommes qu'ils ont faits dieux, ils possedenl 
une impiete cachee et ils portent en eux-memes l'enfant qui les devorera, ainsi 

I. Cf. Eph., 1. 21. 



7', SEVERE D'ANTIOCHE. [356] 

^^j/ a/; ocx :'JIjji.-J^ ojA ^--ul^-s yOCXJLaj-so :j_^*OJ yOO(A -cxo^../ 

vfoi. us )k ■..ft-J. voot^ K*l jkS±>^, * lo^am J_v^> ):v>i«>)Jo ■-..., n° >J t*Äcoäj 

l" b. ^ 

r ^ 1 .;> jJo .-^.*3lL-^o ILaJLw J.jochA )»=t- : ^; U-^ .» s> t^ ••^--oi.-vs yoouK-/ 
♦JS*..; )j)i; Jtoöi cxla^X'>>s>a\o ko oilo-.)^ lo^'^ öC^ 
Ji-a-/o :JjJLiö\ ;a.,s m.j; -ex ^:>o '^.jl— ^- » Q-. «S Jjot ou^a» v o.jcx 
|Lo_i>U JJ; J^^o ^/» -.yoow^ Aaj ^.(.3 s^öio;o ,.\ •> JouVJJ; -ex )K^ M ;o 

Ll'ol. 148 Jo« -CXoN— -\^ — too/ JjLSJ )ocx K~./l ^.^iö/i . cuJ-V/ la^. ^ ^U^x 

v" b. 

IcxJSso . ^<xoK*l )cx.3\ La.\o .'K_»..jl-.V~3 -exok^/j oex .-)oC^.j Jk.^*io 
J~s/ >N.~3 ^.ioi . Jjl^oo J-^iooKio ^oi-\ v3/ ^»j (lo-jOt-s cx-i . --cxoK-/ 

l^-'^o ^..\cx )o»~o ^s/ -.ooi JoCSs o-^ *Jl_jcx -.^cxoN-./ )._-_üdo/ K*o o/ 
1. L V in margine . Ua-^- —2. L in margine . E^iövat. — 3. V **»• — 4. I. V in margine : Hn^°o 



que les ventres des viperes, qui se detruisent en mettant leurs petits au 
monde. Ils adorent les anges, en efTet, comme des dieux; par un manque 
de mesure ils sortent encore des limites legitimes et ils prennent le voile 

vfoi. m de TidolAtrie pour Taspect (sy;?ijjt-a) exterieur de la piete (eü<te£eix). * C'est 

de cela que sont malades meme beaueoup de ceux qui fönt profession pour 5 
eux-memes d'etre chretiens, lorsqu'ils cachent sous la peau de la brebis 
l'esprit paien et qu'ils ignorent la magnificence ([AeyaXo-peiratx) et la haute 
superiorite de notre mystere. 

Nous sommes tellement eloignes d'adorer les anges et de leur attribuer 
un honneur et un eulte qui ne conviennent qu ä Dieu seul, que nous avons meine 10 

1, fol. 148 prefere pour nous une lutte irreconciliable * avec les Ariens, qui disent : « II y 
avait un temps oü le Verbe de Dieu n'etait pas ' », luiqui est au commencement, 
qui est en Dieu et qui est Dieu " ; et de meine ils professent que l'Esprit eternel 
et saint a aussi existe au point de vue du temps apres le Pere et le Fils. Car 
tout ce qui n'appartient pas ä la nature increee ou ä l'essence (ousta), cela is 
n'est pas Dieu, eüt-il Texistence avant les autres creatures. Xous entendons, 

1. C'esl la phrase eßlebre : •• Hv 7tot- ot: oOx rjv. ». — 2. Cf. Jean, 1, l. 



357 HOMELIE LXXII. 75 

JJ -.i-iö/j J - ^ |S - o«-^ ^1-^.iO.Jl W-^x ^/ Joou» -öi o»J^ K*l \K*J'^l 
J_io ocx K -; 001 JA,--. -U-scu Jot-\JJ jo^col jLs/o Jl^-- J«H^s y^> Joovj 

y^/ ]J/ .Joot s-oiots^/ ^)J^jo cu^. Jjl3u'/ J^a S .^ vooiis.3; ^--j JjauaS^Vfo 

♦ Joot Vfio 3 J^o^i»; J£s>v>-i .Joot v^oioK-./ JJ ^-aj»=>; U-/ 
..a*JUiol/» ^-J^ot J-OOJus; JJ.oJSw.JL- yOOj.^.Ju^o ,N ^OOt Jj>jl. ^ö\ ä/ 
J«*-*v +~ >*^ ^ :)öös ^ooiJM •_-> JJ; -.^^A )«*^ ^0 Vt - ^— 
10 ^^3; ),■-.. * % V> ^ax- J_ .j_io ,— o -.J^-/ OU» yl. ^ '^.-3 Ot_I_iO; 061 J-s/ 
po/ *3 *J-»JsiJLa J-c*$s oöt ^*o; >s/ *^.; V-M'>^o .^.ojo^J-i ^jl-*o -oto^;J-=> 
J»qj ot^.; JjljuScüLxxS.0 .-JLmoV o»..V,i LoJLiäA f=^>? °<ä -.^3? J<*^ J-©-^ 

1. L V in margine : Aiuvo;. — 2. L V in margine : Atuva;. — 3. L V in margine : U 3 !«- — '1. V 



l'ol. 115 



v" a. 



en effet, le prophete aussi dire : Qu'il n'y ait pas en toi de dieu nouveau, et 
n'adorep'as non plus un dieu etranger '. Et nouveau est ce qui n'est pas en tout 
temps, mais ce qui a ete fait dans le temps, 011 dans une partie d'un siecle et 
dans une duree plus ou moins courte, de mertie que ce qui est sujet au temps : 

5 car Paul crie : ort».«; les derniers jours, le Pere nous a parle par le Fils, par 
lequel il a aussi cree les siecles'-. Et comment le createur de tous les siecles 
* n'etait-il pas en tout temps? Mais, comme celui qui n'etait pas dans le temps, * vfol. 115 
il a 6te dans une partie du temps. 

Nous reconnaissons donc que les anges et tous les ordres Celestes qui ont 

10 ete enumeres, ont ete aussi crees par Dieu, et ne sont pas des dieux; car 
pour nous il n'y a qu'un seid Dieu le Pere, de qui viennent toutes choses et pour 
qui nous sommes, et un seul Seigneur Jesus-Christ, par qui sont toutes choses et 
par qui nous sommes 3 . De son cöte, David, le plus divin des prophetes, chante 
en s'adressant au Dieu de l'univers : Celui qui fait des vents ses anges, et des 

is flammes de feu ses ministres ' . Dans un autre passage il dit encore : Benisses 
le Seigneur, (vous) tous ses anges, qui etes puissants en force (et) qui executez sa 

1. Pf. lxxx, 10. — ■_». Hebr., 1, 2. — :>. 1 Gor., vni. fi. — 4. ps. cm. 4. 






L i'ol. 149 
r° a. 

'Vfol. 11 

vb. 



76 SEVERE M'ANTTOCHE. [358] 

aavl» .oi-V.» jliöj JLj n-ocul^-oA .oifcC^io > .» a\; )L«.~:5 x^jr 40 ! .oCb—; 
♦ou*ii ^.,_^ «\^i jjuuiöJLio .oila^i— vOC*Sj> J-V^c^ 

> ^.^io yVjKjiäe jkxiaAkJ^; tjK.-UDVÖtv» j-~ oV yOoi-A-./ vooi^-3 jooj jJ 

Jfcw^-SO -.Jl,_X_ii«. vOO»-.K-/ "^.OOI J— oV -.|jLD»a3 1-jJjÄ^ ^.^^» ^^--»Z 

J^-2lÜJ;o JoC^jJ ^JJU; «Ol '^.-oü^ k-/ Jt»^; •^ oajL ^ > ^5° l^-*^ ^^ 00 
^ot\ K-./ .J,:i>'a2L.\ yo-j/ ^V^aJLi )L>— o Jla^^ö ^aiwjo -.J-ö»^«. Jj^Jloo.3 
^.so 'yjL-auiu „_.^ot *-./•» -öi p .^».iisKio; ^.\oi^ j n .,, '\ i Jl*.~ t"*->^ 
5^SO -.vVjkjuio ^.; JjloioS; JKjLiojJ lo\ fS »s/ ^oü^ J_soufcoo '^^ 
Jj—.ÄOo jÄo^-o )lo— K.^^kKj>; och ) -^ > . flao/o j-.Vr=> JJo J~».io»-o och Jjoiojls 

V-^oot .\ooi-.J^./ ^-^ot *-/;; J^oJLcoJ-s ^s a^ .-^.^iäio jjLipoo J^>iJ 
J-iaaco/ jjj >s/ *>o^s >xooV3 "^o ^-io .--oioK_/ )t^: )l n . -> \ ^-io V^; 



pawle, afin d'obeir ä la voix de ses paroles . Benissez le Seigneur, (vous) tontps ses 
armees, qui etes ses ministres et qui executez sa volonte'. 

A cela il est bon d'ajouter aussi ce que dit l'Apötre ä leur sujet : Ne 
sont-ilspas tous des esprits au Service (de Dien), envoyes pour exercer un minist'ere 
en faveur de ceux qui doivent heriter du salut"? Ce sont donc des esprits faits 
et des creatures intellectuelles et incorporelles, dont l'occupation est de louer 
Dieu, de recevoir des ordres divins et de les executer avec rapidite et force. 

Lfol. 149 Ils possedent, en efTet, une force qui convient * ä ce qui leur est commande, 
lorsqu'il leur est donne d'en haut de faire de telles choses, lorsqu'ils sont 

Vfol. ils envoyes pour le ministere * de notre salut et lorsqu'ils participent ä la lumiere 1 
premiere, increee et essentielle (oüaia) qui apparait dans la Sainte Trinite et 
qu'ils sont eclaires par lä. 

A cause de cela ceux qui remplissent la fonction (tö&j) d'ecuyers(<jiraöy.p'.oi), 
qui portent la lance et qui sont armes, sont egalement appeles des anges de 
lumiere, non pas parce qu'ils se trouvent sous des apparences (ayr^.'x) sembla- l 
bles, — ce qui est en dehors de la grossierete du corps, en effet, est neces- 
sairement aussi sans apparence (rsyr^a) ; — mais parce qu'ils sont vus et 

l. Ps. cn, 20-21. —2. Hebi.. i, 14. 



• Vlul I I, 
r» a. 



[359] HOMELIE LXXII. 77 

joOÖA. ^*a .•^•^oK.aoioo ^.)_~ too )K.^.il.. ; >o; \ts. . "m« j> Loom )J/ .-^o«oK»./ 

I0L0, )— »yj» v3/ Jln\ » ..; U'r*° ^/? ^-*^ OÖ» .'\OQ-mJ ^--^A» oö»j ^D 
, Jo^JJ J..-*ia_* >.V-*o/» Jlo-i^ ->— 1/ )K^A*iö.Ji )la....,\ °>; 'j^o-oo; 
.•q-.>-1/ ^J ^j-a JjL-iLo JV-=s^ ^°«» 3 ? v^o« U>^~ ^° V-^ <**/ ^ 

JLlj— / J-JL3J-3JO V^CX ^-.C*J^.../ t-«-^ jtOt^w^iLiO .yOO».^^* ^-^Ot yOjJ 

u ♦J_jL.>l~Kio ooot yoo»..^/ ) Li^vpo; Jjl^. ^.\ »3/; ^-^01 ..j vnm / ^--.\oi 
ot.-\ K^io Jj^ajx^ oiXioo :ot,«°>i 3 )ooi ^^bsJjs (.icn.-"^ )o^.'.'.^.i jjuootfcoo 

Jla nm\o llasKaiio N! *>»£.io .0001 ^.>~J^oo j^aifloj-s ^--V—/ ^J-^ J^ü--/ 

1. L V in margine : Uo^U-is. _ 2. V ^'w — 3. V flfio — 4. L V in margine : ^» .^*-'i 



compris dans les inveutions de l'esprit de cette maniere, ä savoir par ces 
appellations et ces actions connues parmi nous, afin qu'ils montrent la 
royaute et la puissance universelle de celui qui a le pouvoir, lequel est appele 
tantöt le Seigneur des armees, tantöt le Seio'iieur Sabaoth; car « Sabaoth » 
se traduit par « des milices ». C'est pourquoi Luc aussi dit : Une t raupe de 
la milice Celeste apparut aux bergers, disant : Gloire ä Dieu dans les hauteurs 
et sur la terre paix, parmi les hommes bonne volonte (eu&oxt'a) '. 

Personne, en effet, ne jugera ce qui a rapport (aux anges) par les aspects 
sous lesquels ils sont apparus parfois ä des hommes saints ; car ces (aspects) 
sont varies, et ils ont paru ditferemment suivant le temps, selon I'oppor- 
tunite du besoin qui se trouvait, et dans des appareuces [yyj.y.) telles que 
pouvaient les apercevoir les yeux d'etres sensibles. 

C'est pourquoi Daniel, qui etait devore en lui-meme pour les profon- 

deurs * de la sasesse et pour la beaute intellectuelle des visions divines, et * v iui. 111; 

r° a. 
auquel il arriva en fait, — et tres justement, - - d'etre appele un komme de 

desirs 2 , voyait des hommes divers, varies et differents suivant le temps au 

1 Luc, II, 13-14. - 2. Dan., ix, 23; x. 11 el 19. 



78 SEVERE D'ANTIOCHE. [360J 

jof«. ^/ ■v-.oia^s.^. Vo ch.2^.^1 J.-iö';o .JJQJ; ) t -»w2i.^öJJ ^/ -oiai^o • J-o't--^; 
■.„-..ot.-'bo ^»; ^-.Aot .U^^üd (..ia.ivi jJLo ^/ oiJb^.1 jLoo .^>' t iV>; }.*.~.u 
■ .^oot ^...q^" . ^o jojJL*.? yooh^o ji.cn S;K^o lo Q CO ^o (.*i as Iq q eco2^ 
) !.a.a-\..iö Iq_^ v^JSl^o ,~.^o>; J-Jl^j» |j»-^ >ä/; .•J_JLÜ_aio; )..2..\-ai\o 
jjo JI i\ ^i^o oöi jJLoo . «xa\oö(» -6i )iaoK.2.io JLaL*^o t.-.^^ )icx .)l).^co 
^*Aoi la\ )ooi »rt . i tt> JLs'oj» ^X c£>/ -J;oi N V^io .)J^.^co Ua^i i^-,... 

♦ ^la\ 

vr.>i. lies/ 6j.>^/< - t im.i ryoot-^^ -ooi ^»>Ilw.too» v -.^oi )i>~~ Laa^ ►..» v / 
I. L V in margine : Q$aZ. 



point de vue des apparences (u^riaa), ä cause de la variete et de la diificulte 
d'iuterpretation des revelations. Tantöt il vit Gabriel comme un homme qui 
vole, et (celui-ci) lui faisait coimaitre par ses paroles que l'apparence (<7£r,tta) 
de l'oiseau est la marque de la rapidite. Au commencement de ta friere, dit-il, 
en eilet, une parole est sortis, et je suis venu pour te la faire connattre'. Tantöt 

Lfol. iw(ilvil) encore un homme vötu de Im, ' dont les reins etaienl ceints d'or d'Uphaz; 
son corps etait comme la Chrysolithe, son visaye (xpo'jwirov) comme l'aspcct de 
l'eclair, ses yeux comme des lampes {ly.o.-a;) de feu, ses bras et ses pieds comme 
l'aspect de Vairain elincelant et sa voix comme la voix d'une multitude 2 . Tout 
cela montrait la dillieulte d'interpreter et de comprendre les visions, et 
(indiquait) que la variete des evenements divise les moments de l'avenir entre 
beaucoup de royaumes : car c'est ce que inoutrent la diversite des matieres 
(GTon) et la voix confuse et incertaine de la multitude. C'est pourquoi il avail 
encore besoiu d'une explication au sujet de ce qui etait dit, et il entendait : 
Comprends les paroles que je te dis' J . 

Mais si nous pensons que l'essence (oüciac) (des anges) est aussi selon les 

V r..l. im aspects <|iii apparaissuient en eu\, ' il est ögalement necessaire de croire qu'ils 

i Dar i\. -■:{. — 2. Dan., \, ä-ü. — : Dan., \. 11. 



[361] 1IOMKLIE LXXII. 7!) 

j ^io, |_jL_o»a-3;o .J.^*jLio; ^-.j jloJLv— «JLa Jou^> ^o JI*- J°<* j ? ^- 001 

jkia^-ix^o a*>~.J./ .J-»-JL^ >-o|3s )i-=Lü loA, yoi« o/ .jla^io^ öws 
^ .-^zoj 'jowSs» |Ao>f*) J»««ai.\ K-J.*»--'-^ ^J? v«"« •*°JV a ./ Q^o^o 

Jba.9 ..Jjoi oiSj 'k*JJ vClj/ ^alüo >Ul ^*3l ^^-® t 3 ^/? "^^o -W 

1. V add ,?*ki> ^»i ow- Gette lecture esl un peu incertaine ä cause du mauvais etat du ms. 



sont varies et materiels, et ceci, lorsqu'ils sont immateriels et simples en tant 
qu'ils sont iucorporels. Ne sont-üs pas lous, en effet, des esprits au servier (de 
Dien), envoyes pour exercer un ministere en faveur de ceux qui doivent heriter du 
salut*? Est-ee que tel n'etait pas Gabriel qui pour nous, qui devions devenir 

> les heritiers de Dien et les coheritiers du Christ 2 et elre sauves par le salut qui 
en vient, etait envoye pour l'annonciation de la Mere de Dieu Marie ? Pourquoi 
n'est-ce pas de la meine maniere que (se prpseuterent) aussi ceux qui appa- 
rurent aux femmes aupres du divin tombeau et annoncerent les premiers la 
resurreetion, eux qui, d'une maniere egalement appropriee ä la luniiere de la 

i connaissance de Dieu qui resplendit dans la auite 3 , apparurent revetus de 
robes (aiokri) blanches et etincelantes? 

N'estimerons-nous donc pas bienheureux ceux qui sont dans cet etat, qui 
se delectent et se rejouissent de l'illumination den haut et executent les 
ordres divins? Oui, dis-je, et avec une grande conliance. Honorons-les d'au- 
tant plus que nous savons seulement qu'ils sont de vrais ministres du bon 
Dieu et du Seigneur et de bons serviteurs, et qu'ils sont dans une grande 

l. Ilebr.. i. 14. — 2. Rom., vm, 17. — 3. Nous suivons le texte de V. 



v" a. 

Vful. 116 
v" a. 



80 SEVERE D'ANTIOCHE. [362] 

|x^ M ,>nm °> (tOs-ioo JoC^s ) «■ « **> -.o'jl; U>*£*~ *— ^-^ 'Juaeuo J~.oot 
Uni. iv.i V-A-» • Jt0^ia_\ ch.\ 3'J.x t-«-^ t-3 y *i" )" L - A ^ L& H«^-*— t- 3 ? '."^-Joi 
^^ )o£^i J^jJLiö ^)o,_o J...0Ö1 Jlo,.-.; -.vOJ^ Jj/ *^äö/ * .Jjldch ;po/ K-.)^OW 
)j/ ,-id/ .^\oi jVa^j ^o ,.~ "^vi. yo^o.^1 jj ,o>j-. .oo l-o .o'jl* )— ^— t~ 
ocx uo/; oi3o«_3 ^-»>— ^.aj^aa -.J-A^euti yOOt^.-»* J-oJLöi ••t-»--^ \&3^ 

JJ ^^_^0 . yOO(..\_.l |_30«_2 ^_£L~.iO )_3,:ä)i Cu.kj ooio .U-iOJO; 

•:J^oCSx J— ^>a*i )laj...>.~too 

2>5 ^o :^_ic JLs^o '^yo .)JLni°i\>o> )KS.io^ o& ^qjijq^o .J-chSs J_süo 
:J._ioVo L-^üioo ^*a Jh -o ^*>-*'J ^ 9 \-^o \.*K*io JL^sJLo vQJÖt )La\.i— 
JJ.2^o Jlo_L.oV-oK~io JL^. -.M*-^? vootloj^^o K^J_/JS^> |...Q.:^bo v*^x)?o» 

"^a-s; yOüöi :^tio_^.j t-»^-»! ^ ^V-s.^ ff) v>; \OJOi; jljajjvu ^_^jL^o.^oiie» 

1. L V in margine ^o -2. LV in margine : >=o- — 3. L V in margine : °- 



allegresse et dans une grande joie ä cause de notre salut. // y a, en effet, de 
la joie dans le cielpour un seul pecheur qui se repent*, a declare le Christ Dieu le 

♦ Lfoi. 149 Verbe. II estdonc certain que les armöes Celestes se rejouissent. * Car, repre- 

• vj'oi. im nant cette parole, il s'est exprime tres clairement en ces termes : * Je uous le 

di.s, il y a de la joie devant les anges de Dien pour un seul pecheur qui se fepent 2 . 
Et encore : Voyez ä ne mepriser aucun de ces petits; car je vous dis que leurs anges 
dans le ciel roienl saus cesse la face (TCpocwirov) de man Pen qui est dans les cieux 3 .- 
II est encore ecrit : Les Seraphim se cachent la face (irpduuirov) \ parce qu'ils 
ne peuvent voir la gloire de Dien. 

Mais il est certain par la que c'est d'apres les sens qui s'y trouvent renfer- 
mes que le Livre divin, se servant de l'habitude en usage chez nous, varie la 
parole de l'enseignement. Par les Seraphins et par les armees rapides, exces- 
sivement courageux, prompts, sublimes et eleves, — c'est, en effet, ce que 
muntre clairement lenr grand nombre d'ailes, — il fait connaitre que cette 
gloire sublime est absolument inaeeessible et invisible. Par les anges, auxquels i 
;i ete confiee la garde de ceux qui passent pour etre les plus petits parmi 
nous, eux qui voient sans cesse la face (Tzpowizov) du Pere Celeste, il indique 

I Luc, xv, 7. 2. I.ur. xv, 10. — 3. Matth.. xvin. lo. — 1, Cf. Isaie, vi, 2. 



[3631 HOMELIE LXXII. 81 

.^..^SJsoo ^x^»' \OJÖ« J-l»_V ya-± ^ . i \ J^oo N.>|^0|V^; \Q.jöü^ k~»/; *»öt 

Jj/ J^Jk_io* ^^»io •>t-^> ^-*o *-^; |-3o, - ^3 >-3.otl |Jo -V! •«■ v '^».»Vlbl in 

♦ m» I « IN "^sta^S 

11 J-äULiÖ J-JL-SOI .Öi_.K_/ JK^JOJ .j-fc^Oo/ K^O o/ ^)0QJL_^ jj ; JjLOii K-O 



fol. 149 



la grandeur de leur charite (<pi>.xv9pwiria) et de leur paix, gräce ä laquelle 
les anges sonl censes avoir toute la liberte (irappYiffia) de ceux qai s'entre- 
tiennent personnellement avec des priaces tres eleves. Quand il s'agit de 
nous, 011 peut trouver aussi que la parole varie de la meme maniere. En 
5 effet, tantöt, craignant la visite terrible de Dieu, le prophete s'ecrie : Detourne 
In face (7Tpo<rtoxov) de nies peches' ; tantöt, atliranl la paix sur Iui, il dit : Fais 
briller tu face (-pocco-ov) sur ' ton serviteur ei ne detourne pas In füre (■repoGoiirov) * v fol. 116 
de ton serviteur ; parce que je suis dans la detresse, exauce-moi vite 2 . 

C'est d'apres des seus de ce genre qu'il laut prendre diversement les faces 
I) icdpsuirov) de Dieu, et non d'apres un type (tuxo?) et une image (eixeav) cor- 
porelle et d'apres une forme humaiue; ce qui est etranger ä une nature 011 ä 
une essence (oücia) incorporelle. C'est ainsi que les anges sont dits voir sans 
cesse la face (xpöswTCoy) de Dieu, lorsqu'ils s'oceupent avec zele de notre garde 
et peut-etre aussi lorsqu'ils fönt quelques supplications pour nous. Quelque 
chose de ce genre est indique egalement par lange qui parlait * a Daniel, »Lfol. iv> 
quand, par une sorte de prosopopee (icpocwiroirotK) et par une indication, il pre- 
disait la fin de la captivite d'Israel, en s'expriniant en ces terraes : 11 n'y en a 



1. PS. L, 11. — 2. PS. LXVIII. 18. 
PATR. OR — T. XII. — F. 1. 



V fol. 117 



Vidi. II 



82 SEVERE D'ANTIOCHE. [364] 

^ .[yx. ./ jj/ ..^.\ot '^ü^^oxs \*_äo.->k »..'mv; t - k-i Jl° 'V*l Ua* 
: Y ~J±3i vOJÖt JjüüÜu^Ao ')KjL.pa.^o J_ioiÄ^o V-*^ &l v*^? U**» 
|jtio-.öcio )™"*\£ ****» io^ot" 3 J^JJ^ -.J-'t-*»-^ ^-^— 'jj vQJc*^ K-)t-K~.o 

..'j-^o-*» JiJU; V*n^ -« -v^-j/ Jj" 2uo • ot -^ ^ *^-*'?? v? J °' "V* ^° ? 
4>~»/ JLsV-O; J»f-»!<> c*X-D )K-V**>? JJ— -.W^» *~! i^? - 5 *! 

och* J—^oa ^ -*™X ^a-.;ltoo; J^o oot "^o .-yCuouS. V*n^ °°< l'r^j -v?- 1 / 
..Joot pö/ Joe* ^iäio w-axio la^k» oöt Jjjbo Jjloch .jou&» **oio;a-J^j 
) y-s s. 3/ -.ooot ^.»a'n );oi .^oio, » n cot Uv^cu^ -.t-^i k*^;* )t-°r« \J° 

Jj^a^ Jv^sl^v -.V^^v o°°« ^-^o .)-Jo)jiaio; JvJj^ v*-^3 ycuoi .-Jö^JJ; 
_.K_/ v oj^ ). . jl.." ,?> ». .o> Jjjl;UL3 ir _i_~ 3/ . v ok_i/ V!~^ ^° t 

1 V VviO»xj. 



/m.\ u« qrwi me vienne en aide contre ceux-lä, sinon Michel nitre chef. 11 est 

donne, en efl'et, pour gardiens, meme auxnatiöns, aux villes, ä chaque homme 

et surtout ä ceux qui craignent le Seigneur, des anges ainsi que des oflicicrs 

(Tx^iapxoc) fideles et des soldats qui viennent de la part du grand roi. L'ange 

du Seigneur, est-il dit, en efTet, iampera autour de ceux qni le craignent, et il 

les sauvera 2 . Car ce mot « il campera » indique que le secours d'un seul 

ange possede la force de tont un camp et d'une troupe rangee en bataille. 

Mais, oubliani leur condition de soldats et de serviteurs, ne les deshono- 

rons pas ä cause de cela, en vertu dune erreur paienne, par des honneurs qui 

7 sont au dein des limites. * Car tout ce qui est enleve ä la gloire de celui qui 

seid est Dieu est un deshonneur pour eux. C'est ainsi que Fange qui parlait 

a Manue, disait : Et si tu [als un holocauste, offre-le au Seigneur 3 . C'est ce que 

faisaient aussi Barnabe et Paul, ces serviteurs aussi fideles que les anges, 

quand les adorateurs de demons de Lycaonie entreprirent de leur oil'rir un 

sacrifice corame ä des dieux. Ils criaient, en eflfel : hommes, pourquoi faites- 

vous (flu? Nous aussi, nous sommes des hommes sujets aux meines passio?is que] 

1. Dan., \. 21. — 2. Ps. xxxiii, 8. — i. Jugcs, xni, 16. 






[365] HOMELIE LXXII. 83 

|oiA loJS yQ. i °>,Uo .voasod ) K a Sy£ D ^^ » >ot v _*m v qjA ^-L/ t VmvM 

♦yoot-a k-»/; ^so J^cl»o J^i/° )-- ^ * t- 3 ^^? °öt .'JLw* 

U>U ^So :oooi yuJu.Kjs ^coVais O-a/t-a : JI. "ici r> \ ; ^.cx \-.i 1.9U 

yOOt-K-./» o^sK-flo/ )LiüLXJLS w^o K_J1^»; . • yOOU^Of-O ^poi v ajöt^ &} 0001 
)k . n vi >V) J— o» ^.- ^ xot .-^-.ou-l^— ./ ^--JS.o« ^-./; a^ ßl JöCSs. 

v ,-.0»^. .^NnV oC^_; )LJ— j JLou-^ooo ^00 ••Jov^JJ ^Jl^^ä» pa3 -.)l>-.>-iw 

^ot'O . - oiio, Vu»/ ^3 »-•—*/ J-»t^° ^ -3lCQlS, o_Aj; 7.-/0 .-Jooi ^.oioK_/ 
J i*»'«v» ^3 ..Ö(JlSü ts . fflOVlIO J'i^'il jK-^po —öl Jt->./ JJ/ •Jp»?- 3 o»N >ct rt\ 
^..ot^-30 *. -| -*-- Jpk*-3 fcv.2^.; lo_\io ' I^Su Lm L. < w S; iu^ 0/ (.^.Xä^L.w^ 



r" a. 

V lul. 117 
1 b. 



1. L V in margine : ""■ — 2. V add v«""« 



vous; iwus vous annoncons qu'il faut quitter res vanites et vous tourner vers le 
Uieu vivant f/tti a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce t/ui. s'y trouve*. 

Les paiens, au contraire, se servaient dune foule de ruses (TCopo?) et met- 
taient toute pierre en branle, afin d'obtenir im holocauste et d'etre regardes 
comme des dieux, parce qu'ils avaient rendu dans uue villi- un service ou un 
bienfait(sܣ'pyet*) humain. Tels, en effet, ils voyaient aussi leurs predecesseurs 
qui ont passe ä tort aux yeux des hommes pdur etre des dieux. Mais tels ne 
sont pas les esprits administrateurs, intelleeluels et Celestes. Car il y a en 
eux-memes une crainte d'autant plus vive qu'ils sont plus pres de Üieu, et ils 
sont saisis d'effroi par suite de sa terrible superiorite. Ils se souviennent, en 
eilet, de lachute * du Calomniateur qui autrefojs appartenait ä leur ordre (xa^.c) * Lfoi. 150 
et qui, comme il est ecrit, <t eleve son cou contte * le Seigneur tout-puissant et n . v f.'.i. u: 
coiini sur lui avec deshonneur 2 . Mais la main des peintres qui est insolente et 
qui est a elle-meme sa loi (ai»To'vofjt.o?), favorisant les inventions ou les imagina- 
tions pa'iennes et relatives ä l'idolatrie et disposant tout pour son avantage, 
revet Michel et Gabriel, ainsi que des princes r-rupawo«) ou des rois, d'une robe 

I. Art., xiv, 14. — 2. Job, xv. 26. 



r h. 



V fol.ll 

v a. 



84 SEVERE D'ANTIOCHE. [366] 

.vOchA JK^>\.io JL^xso .)Ä^J^io jK^a^vx) J.Jo-^»/? JJ^»l-=> -.J-aS^ö 
"^00 .(.io.^J» ^3 "^.^j och (j^.o|o jjL^CS.0*» j^tlOOJl yOOi^.; )jl^cu^3o 
Jl^o ;y,fl'«v ^jlicL^ K.\^.^x )jl3oi; ycuö«-^ -.^-^°i 7-/??° V^o« 
-.coa-coo a.ccoü2 )-*-'Y-° )- JO ' n -^? v°— '*i *»yi ^* N h 01 ? )-»coä.j.^o ^ » n V« 

J i \ v. v^ N.« :> » .. ^_^3uäJ vQJoi; jloKJk->A ,.3 ^^-J^o ^_l~ »s/o 

-X _^JS>_^ 061 J— ^-fi 0/ •.Jju.'^o Jjöwo; j~^Jc*3 Jj*J;o»o i^o;^.js ..o_«jls,1/ 
ous p .^JLw- v ^jL».:ü..io .•)— ^s; Jooio ou^-3 t-cu- k-.j.-^-^Sl/;o )lo_Dj. 

^_ioo .**-»i_*_ eo\ Iv-cQ-^-s ».3 );oio .-oii^s» » » t VN; ^.oto 1 1 vi t vio .ojKJ^io 

)l,LiO;lo .-OV^'ji./ k-)jV-^3 |lo -J-V20-J ^*5; y>*\ yOCH-i-S)/ OJLS.Ol/ Jjoi 

1. v U^ tt »o- — ■_>. 1, (sie) Ha^te-J».. 



((7ToV/i) de pourpre et royale, les orne d'une couronne et met dans leur main 
droite la marque de l'autorite et du pouvoir universel. C'est pour ces raisons 
et d'autres semblables que ceux qui honorent les anges dans irae teile folie, 
abandonnent l'Eglise et transgressent ses lois (v6(*o?), 011t ete anathematises 
pai' ceux qui ont ordonne et pose los saints canons (y.aväv). 

Nous aussi, suivant ceux-ci dans leur integrite et fermant les entrees 
seeretes de l'idolätrie, nous sanetifions donc les temples construits sous le 
vocable des anges par les os et les membres sacres des saints martyrs, ou par 
leur cendre victorieuse (vw/iepopoe;) qui a ete entierement consumee d'une niajuiere 
heroique et qui est devenue im sacrifice, en nous ecriant par le fait meme 10 
que ceux-ci sont egalement des puissances eomme les anges. Ils sont devenus 
eux aussi, en effet, de meme que David le chante des anges, puissants en force 
ei ils executent In parole [du Seigneur), ils sont devenus ses ministres et ils execu- 
tent sa volonte 1 , et ceci, lorsqu'ils etaient lies ä la chair. Ils se sont detournes 
de celle-ci comme d'nn etranger, ils se sont conduits d'une maniere incorpo- 15 
Vfol.117 relle et ils operent de nombreux * miraelcs. Cependant meme ä cause de 



v° a. 



1. Ps. 1:11, 20-21. 












Lfol 150 
r b. 



[367] HOMELIE LXXII. 85 

)ooi -^ •>'* p .-ooot ^_«.-\ | jpto k^-*,; Ia^>; ^^Ji^Q»«/ «.JLa^ joot ^-aJi. 
) m o. ä £ ^o ■ • ^oto^o^-V-a ou^. yj JJ/ • *Jj*t-" jJ oA JJ/ .• v ft ».a' t J; vOojJS. 
^0,^0 jooi '" auto ') -■ ^ *» jooi ,£^J-* JKjJ^_^_io/o )tC^.üoo jKj L ^ a al; 

v QJCX-\ OQ-X^wlO .-)oO» »^j Jjj.* lO-^J J-L^*/ .-JjJ-ifcs^. J,-0» ^-iO N5 5ssj^O ' 

.>e^o )j>-3 CH.A.S.J "^O» ^--M Jt-fc-iJ^ oiJ^o .'jt^bkj v*öi vooj^. KJh-sKj./* 

..yOJCH^O K^S ^jAot^ vOOJ^ K-/ J,_=L^ t— ^D .)K*i^ 'jfcs^^iJ. ^iO ^£W,J! 

. •* An. yQjöt Jpa-si JJ-t-^^ la^iö ••\a-iöi; J^-^o JjJJ_iö; Jla_3^; 

I. I- \' in marsine . IIoj^j»». 



cela ils n'ont pas oublie lcur condition de serviteurs. Ne croyons donc pas 
que les anges eux-mßmes soient autre cliose que des ministres et des 
serviteurs. 

G'est, en eilet, ce que nous apprend et nous enseigne ceci, que les mar- 

5 tyrs se trouvent melanges aux (anges). C'est ainsi que Dieu agissait egalement 
ä l'egard des enfauts d'Israel qui penchaient vers l'idolätrie; il les laissait 
sacrifier, mais ä aucun autre sinon ä lui seul, et, dans les sacrifices, il melait 
des figures (tütoj) du service spirituel et evangelique ; il tolerait quelque petite 
chose de * l'habitude ancienne, afin d'attirer vers la verite et de ravir ceux * Lfoi.iso 

io auxquels avait ete laisse ce (reste) d'habitude et, d'une certaine maniere, de se 
faire lui-meme une arme de cette habitude. C'est pourquoi les martyrs melan- 
ges avec les anges nous apprennent et nous eoseignent ä nous eloigner d'une 
pensee trompeuse, puisque les uns et les autres n'ont qu'une seule occu- 
pation, (ä savoir) louer Dieu et le servir en vuo de notre salut. 

15 Dans le ciel aussi, en eilet (comme dans cette eglise), ils habitent ensemble. 
Paul l'atteste, en reunissant aux myriades des ank/es et d leur assemblee l'eglise des 
premiers-nes inscrits dans les cieux'. Ces derniers sonl ceux qui, parla foi etle 
bain de la regeneration, ont ete enrichis de l'adoption et ont eu part ä la nais- 

1. H6bi\, XII, 22-23. 



V I) 



86 SEVERE D'ANTIOCHE. [368] 

*\ « v<- oöt .-asloK*./ Li—oi JJ,~> ..~>o .-o»t»-i. J-ti-ä lo^o o . m\ >*_.»; ^io» 
Vfol.ll?^ "^£^0 .yOOuK-/ Jpao vOoC^-3 JJ/ .J,-~V_^ oUL.il» k-./ aj/ Jlo 
^&oÄio oo» scoa-»o^.^v vfi/ ,pö/ Jose* .),ja-./ 1q-.o.ao )1q^» ^ ; )Io-1\^o 
■ ).^jl\V/;o t JjL_^iöJi Jlo^JL«} J-^ ^ k^~ J 00 *^ Jv*>J-*> ^o *—■=> J^-ou^ 

^^~-iO J,— ~j/o •.^CL-S* ^fO'l J^-j/ vQJCH vS/j V*^ J-»/ v£Q_^3lK_iO 

^*i>^./jj ^-./ jJL.^o .0060*» J^öjoi ,^=> .'JLsuu*; jlo-^4 7"*/? U*-l i— ^ 
la^ clL\ ..);o( looi öuk*/ V-^ <^ .JLs|bcLL\ jov^J .ok^-io M't-^»! 

^-»^ ol\^ Jj ocn J-.»*J >*.cl»_1\» .oooj ^-*Viö/ )JU_\o .j -T's'V ) K*_s lalV. 



vQJoi 



^io .-)jL«\i ^y.m .. 0/ J-La-.'/ -.ov-a-» o_V^,Jj oö«\j '^^-oo« yOJÖt 



1. v ,-1^.--« 



* v foi. 11- sance spirituelle en vertu de laquelle personne * n'est cadet, mais tous sont pre- • 
miers-nes ä cause de la meine plenitude de gräce et du raöme honneur. C'est 
ainsi que parle aussi Gregoire le Theologien dans un de ses discours : « II y 
aura une assemblee generale des armees Celestes et terrestres; car je suis per- 
suade que celles-ci sont aussi dans l'allegresse et dans la fete avec nous en 
ce jour, si vraiment elles aiment les hommes et si elles aiment Dieu'. » 
C'est dans cettepensee que nous mettons ensemble les martyrs et les anges, 
comme etant les serviteurs fideles d'un seid maitre et etant une seule assem- 
blee qui aime les hommes et qui airne Dieu. Ce n'est pas, en eilet, ahn de 
chasser les anges, selon une erreur des pai'ens, par les membres saints (des 10 
martyrs), sous le pretexte qu'iis ont eu une mort violente. Car, s'il en etait 
ainsi, les anges n'habiteraient pas et ne sejourneraient pas aupres du tombeau 
du Crucifie, ä l'exemple deceux qui portent la lance (xovr&ptov) aupres du palais 
des rois, et ils ne diraient pae aux femmes : Vous cherches Jesus de Nazareth 
qui a 6te crucifie; il n'est pas icl; il est ressuscite, en ('//'>/, comme il l'avait dit- . 15 
Ceux qui ont honore" celui ;pji a ete crucifie, 6 insenses, comment auront- 

1. Gregoire de Nazianze,.P. <! . t. IXXVI, col. 332. -- 2. Mattb.. xxvm, :>n. 



I" .1 

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10 



[369] HOMELIE LXXII. 87 

yOSiSOl-l L— -~i ,_iOO .'yOOU^ »j)l |_IO^J-3 OJiNol/o OJL— OCH >^ X ~; 

och ."Oyja'jl/ )loiK-*^o 'Vt.^o jlo°» *\io )Lq-^oi )a^i yOJoi LvJich* .-yOotJLs/ 

^^ch .);)'« \ »ÖJ*»J °öi • '^ cqjl >n. ^^; )ln •» m/; );tt„^\ w.otoK_./ >on «Ntm * Lfol. 151 

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■y. 3 V.. Vto .LojLbö y. i »t'o -.aba^jsoU/ J.AOI (ich j£oo,_3* v^ 01 ' J-^öjo»^ 
K_)_r,_^3 JJi v qjchX y^^v . »t n . Vi .. . ,..,Vt v> )t— o/ ^-^chi )K^oV ^co. 
■. ft j y i )J.oiK »Vt^> \<3->öt; )loN~^.io ^oo . )i-^2L^> aü>cnt/ v ochX Jla_io,_5 öv^o 

. -ooch ^«_30(^cq.'^o \ i •>\a^o; L>o/ ia\ ^-*'p° v ^ i- 3 "^ -Ji M -/; J * '*' a^i ; 
\j\ »» «V )o« ••)oOI P°/ )o«-^ .-^L-flOQ-.; Ot^^JS. OOO! ^X-» n t JK*_ioo 
Joot ^;'/ oot >&\ ~.; v a.X.\bo .L~ioJ.j> y^jji > So ?V Ä j) »- y-ojiio 

1- V *L- — 2. V add ov^s 



ils donc en horreur ceux qui ont souffert et combattu le combat (äywv) pour 
lui, et comment se detourneront-ils de la poussiere de ces membres qui ont 
vecu avec purete et chastete et avec vertu, (poussiere) qui opere toujours des 
guerisons de tout genre (ye'voc), qui chasse ' les demons. On peut voir que ces * Lfol. i .<> 

5 merveilles sont faites enPalestine, * äCesaree meme, par Procope, et dans le * vfol. ns 
Pont par Pbocas, qui apparait clairement ä ceux qui sont adliges sur mer, 
qui navigue avec eux et qui accompagne doucement et paisiblement ceux qui 
sont sur le point d'etre submerges par les Hots. 

Les anges sont aupres des membres de ces (martyrs) deposes maintenant 

i" dans ce lieu; ils les aiment et ils les louent ainsi que leurs esprits. Ils hono- 
rent, en effet, ceux qui avec le corps se sont conduits d'une maniere incorpo- 
relle et de la meme maniere queux-memes et ils ne se detournent aucunement 
de la mortalite de ceux qui ont vecu dans la -vertu. Et qu'y a-t-il d'etonnant 
s'il en est ainsi des martyrs, lorsque Dieu dis^it aux enfants d'Israel qui se 

ir> rendaient en toute häte d'Egypte dans la Terre Promise et qui emportaient 
inort le corps de Joseph : Voici j'envoie mon ante devant ta face (irpocwicov), pour 
qu'il te garde dans le chemin '? Ou plutöt ( aal^ov 8i) il allait aussi lui-meme 

1. Ex., XXIII, 2Ü. 



SS SEVERE D'ANTIOCIIE. [370] 

*-*»• Kj/ ^j'l JJ pZOa±£> IS^-i/ vj» .)oOt pö/ L*OO>0 +3 .Jt-^/ yOOliQ^ 

.>*„ JL^-a^x; ,_*> V-K- y^. Li/ >ö.^o .-«.*v° jln'.,^ '»--"^ k— ^*/ -^ 

.•J.OOI )i.2.K.£Q^O )lo Mt J Jfcs^.iCLS Ju/ vSOJl^J* -Öt» -bo| -.^»»-Ol ^-^OtO 

k_J_L.* v x.i>K-ao» ^ ^9l^oo ooot ^.j*>» .Lcoo.ia.1; J-.^ Jj^Öo.3 y-\ 

•:-Joi^v_^-5i JK^iö )t-3Lbw ^_io vfi— j'to 

8 p ,-jüfl'i )-aq^o; °it-<* 3 ? U'O-V^ • .^4^ » "*> ooi ^/? ^*? It-* 5 )*^ 
^«_3 jo— J; Jooi J-Sjo .Joe* vä^lÄ JojSs p .k-.JLao_CLÄ> Jooi ^o'Jjj Jji-o^ 3 / 
■ r ^ - ™ K4..,^\ M ^-° 00 °« v>-" Jk-Vco*; ^*t-oi; \äjö&. iooi J-.j-~£oo» ~6i 
K-JL»xcu» ^acuJn .J^ioi ^oi JJ^-o«-^ >k-=> ^°? -ioo« |_.>.~fcoo JJ; «-cn .oooi 10 

i f.,l ir,n JU i v . ^ V» tJ ^ 9 .,^.^3,^.^0 v ^» ).Ü-»»J ^>0 . v .. im' .. JK »«■■•> Q.~X.3i 

.J_*oJLiö \^J^>o jlo-dJLi^» J_s» oot ^DQ_oa^j/ 3/ .)>-« J;c*\o .Jfc^ojlio 

I. V 



V fol. 1 1 

r 1. 



aveceüx; car Moi'se disait : Si toiwiime tu ne vas pas avec nous, ne nous fais 
point partir d'ici* ; et (Dieu) repondait : Je te ferai la parole que tu as dite, car 
tu as trouve gräce d mes yeux et je m connais mieux que toui le monde*. Et cela 
avait Heu, lorsque le fait de toucher 1111 mort passait pour une action deshono- 
rante selon les commandements puerils de la Loi (vop;), qui nous apprenaient 5 
et nous enseignaient d'une facon allegorique ä nous eloigner des oeuvres 
mortes des peches. 

. V |,,| | 18 II est dit que * Michel lui-meme veilla aussi sur le tombeau du corps de 
1 '' Moi'se, quand le Calomniateur lui resistait, lorsque Dieu le permettait et vou- 

lait, par ce qui paraissait, montrer ä ceux qui alors voyaieiit peu de choses et 10 
avaient des dispositions tres grossieres, ce qui ne paraissait pas, ä savoir que, 
apres que nous sommes delivres de la condition d'ici-bas, le Calomniateur et 
les armees mauvaises quisont avec lui combattent nosames, quand elles fönt 
route vers les (regions) superieures, e1 veulent arröter leur marche: ils triom- 
phent de ceux qui ont fait le mal, mais ils sont vaincus par les justes gräce is 

* Lfol. lao ' au secours des anges : c'est ce qu'a vu aussi Antoine, qui est grand dans 
la vie ascetique et dans la Vie angölique. Le Livre sacre a ces mots : Or 

1. Ex., XXXIII, 15. — 2. Ex., XXXIII, 17 



[3711 HOMELIE FAX II. 89 

«lkie| rjjjliö jl-.» oöi ^.; "^..JL^io .Jjldo» J-JOp oöt J-sKji\ ^-.j o£!k fc^-./ 

-■ •> >'< -.^Xot ^-/;; JKJl_£J^o :^jl.oK_jl/ JjJV "^.och ^-.Vo»..\ ,.3 
'^.i», .ch.-^ ^jl~ ^x^- )ln '»»^ +s .);CH-flO»o (.jJLiö; yootou^ )^..^j.^ aJS . 
L-oio j_s/ yas. -.jj,_«*o/o ')v-°-*/ ')^-.««o *> *l > ^> J-»J-3 ou^»; oöt .^»ou^s 

♦^.-^o/ .^.-^cu^s >ctS^^o ^sj^aoo j-koi .)L»». t _o 



l'archange Michel, lorsqu'il parlait au Calomniateur dans In dispute relative au 
corps de Mo'ise, n'osa pas porter contre lui une sentence d'execration; mais il dil : 
Que le Seigneur te reprime ' . 

Puisque nous avons ete juges dignes de ces mysteres et de pareils biens, 

5 louons donc le Christ, le Dieu des anges et des martyrs, en lui sachant gre 

de tous ces (bienfaits). C'est ä lui queconvient toute louange, (tout) honneur et 

(toute) puissance, ainsi qu'au Pere et au Saint-Esprit, maintenant et toujourä 

et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il ! 

I1N DE l'hOMELIE LXXII. 
I. Jude, 9. 



|k\U t^^f |;*>1* 



:• Jot^-V-» Ijoi^o l-J^*-ß ^^ 



v" a. 

I q \ J_sJ_ä o ™n* K../ jJ; :Viö/o JjliLio; J-~JSji m»q\o2l\ :Jjot ö/ Kj/ 

JK^jä^Io^o jl^io J^~ jJ^/ p .-Ol fcCM; jkjL*. J;Ot .I^iocx/ «^.5 
.JloiK^ ^o. L^/ -^-; J-»ö^/ ^o Jjl*l.Öi^o ^ ju]J JLa/ . «^ Kjlaa 



H0MEL1E LXX1II 

Sl 11 LE SAINT MARTYIt BAKLAHa'. 

* vfoi.H8 * II me semble que je vois le sacre vieillard et inartvr ßarlaha jeter sur 
moi un regard penetrant et accuser mon silence avec ardeur, et non seulement 
avec ardeur, mais encore avec juste raison. 11 m'accuse ainsi et dit : « N'en- 
tends-tu pas, o toi, l'Apotre Paul allinner et dire : // n'y a point d'acceplim de 
personnes en Dieu* ? Comment (se fait-il) donc que deux fois dejä tu aies l'ait 
un si riche eloge des Quarante Martyrs, auxquels ce temple saint est donne 
(en partage) en meme temps qu'ä moi, et que tu ne te sois pas preoccupe de 
mes lüttes ? Voici cette annee est la troisieme, sans que tu m'aies decerne une 
seule parole elogieuse et sans que tu aies exhorte ä la vertu un seul fidele par 

l. Cf. S. Basile, Hom., XVII, sur \c martyr Barlaam, I' G., I. XXXI, col. 484; et S. Jean Chryso- 
stome, /'. <;., I. L, col, 675. —2. Rom., n, 11 ; Col., in, 25. 



v" a. 



[373] HOMELIE LXXIII. 91 

-oioK-/ _yla^ ^*>? -.i-°! ]-^ ^ JjÖ-nJ X'- flD oi| ^ 0i " Ss ia -^ P°y/? 
- ^ ■ n/- oi; K-./ J)o^io JJjo :jk-3» ^*; )t^ JK-s» U^» >-^-! J-co^a-o 
JiObw^io JK-.W5 ö£>o; ^.N^o/ .-ö^h^l U-,j; OÖI J^oo-..=> jülöU» 1,-.^» -Öl 
5 laio^s ^» ;^-.too; .-Jju» )°if yoo^l JtC^~; )a± Jt~a/ N-U*^» 
) ^-» ^ ^j ^-*>o Jjjhö wOu.Vo J-aJLiö ,_*> .Jj)JU s^^Jüi ,-io J-a.'^io 
*■> f,'e> ™\ J^;)Jo ^^O^ " ) . Vi t\ oJSo, y~\ o«l.a\ ^-.; J^ .JjJootfcoo 
^io .-oi-ä^-fio )K^uuacu ^*JÖij vQjit-^» ü^ai^ o ; ^*! cu °t • 'oi^-j ),. yi\\ 
.•^j^j oöi )»-o;o )... .') oovl. ^6 vOJidC^o .o-y2^_9 jk-^iiö/ ^J«; vQJÖi 

oJ_flD; oo»_\ :J— oi vOO-S*/ ^oo_o'/ -.Jj/ • ^ .^e ü n ^ > \ oi p ,_*; Jj( 
:j^£* JLi— ; yQJÖi ^-ioo Jloifc^io-S} vOJÖi jfcCioa-. ^io l^ ^ -^o v-otok-./o 
:)_3LflD; l^io^s yoy& ^ vi nvi\ «^ ».joJs )-..a>g y i i oöt (.^ts-oo V-~^ ^/ 



Lfol. 151 
i"' a. 



Vfol. 118 

V" b. 



(la consideration) de mes combats (äycov) : car je desire non pas les eloges 
(x*lo;), mais l'interet de mes freres. Pour moi, en eflet, j'ai appris ä chanter au- 
pres-du Dieu qui a institue les combats (äycov) avec le prophete David : (Test de 
ta part que vient mon eloge (jüe'o;) dans la grande Eglise'. Cette grande Eglise, 

5 que rien ne doit surpasser en grandeur, est celle qui se reunira au jour du ju- 
gement, lorsque toute la creation douee de raison dans une seule assem- 
blee se tiendra avec frayeur devant le juge, qui, comme im roi, sera entoure 
de lanciers, d'anges, d'archanges et de toute l'armee (tx?i;) intellectuelle. 
Ainsi qu'il est ecrit, il convoque aupres de lui le ciel * en haut et la terre, afin d'ope- *.L fol. 151 

o rer une Separation dans son peaple 2 ; c'est-ä-dire, il separe ceux qui ont accompli 
les choses Celestes d'avec * ceux qui ont pratique les choses terrestres ; ä ceux- * v fol. i L8 
lä il donne le repos et le sejour d'en haut, et ceux-ci il les laisse, comme la 
terre, s'incliner vers le bas et, une fois entraines, se plonger dans le feu de 
la geheime. » 

>■"> Pour moi, je me leverai, en entendant ces 
devant celui qui a vieilli et qui est rempli de 



(paroles), et je me defendrai 
jours passes dans la vertu et 



de (jours) appartenant ä la vraie vie ; — le Livre de la Loi (vo'jao?) lui-meme, en 

1. Ps. xxi, 26. — 2. Ps. xi.ix. 4. 



-)2 SEVERE D'ANTIOCHE. [374] 

»fl°i»\ j».-*»/ -oia-^3L^'/ vS/ -.po'/o k_o ^/ -.Jjl-JU>; J^OjV^ o j n' . >n\ o 

)1>>;j ji.o_~_.o_~ K—a-- )..'»«> )v-^-a-s* :\0-_.J 5/ ooi J_j/ >*>♦_. 

UjlV\ ? ^.ä Jj/ s~_u__> jJo .-JLi/ f^l'tooo M J_)u- JK__<po ojst-=? -W m 

J_ia_\;; .j_l/ ^_,'; -»/ .JK--JÖV-3 ^.*__o»__> _otc___\l.* /o JU>-,_>/ '-»- ^ »? 
,__\oi J,VoK_, Jj/ ''^jl__o; o^o .-j-skj»'/ M 'J- 3 ^? K-Ji-k.- )?oi^-^o 
..y^.; ^*.\oi jlnrrt.M./; jlo_|_ i,o_s'»; 'ooi 'Jj/ v___-_3> k*_ "^oo .y^>» 
yOJc*^» -oi Ua'to; )J/ .)__,i-> jbö; J^o ^*_bö-*> jJ_^_*L-_o ^^i. ]L_/ 
^__ö ^.-.\oi .öu;q,..\ > jk-_~_l; c*X-.? öt__o _*/ -.Ji-*l j-O o .* \ '^^'t; 
^io» l^___.'o_~>o );l'a.iw Jjüßjo j-iKNonto y~.\ :\Zo\l\ y^ jooi ^>JJ? V— ^ 

Vfol.119 JJ.O-_-^J jk_£_>..0 -OOI ^OJ-A-/» __.) ^_«_\OI .J»>0__ JJ ? .^W*?/ Ji-O--*-» 

1" ii. J 

)K_.y_3a.j K->)°> n io :-oot r J.__o._;oik__o ]i .___, ,JU ^°i-o? : _y~^-»? °~- v ° 



i CO; 



1. L V in margine : ^.L — 2. I, V <>/ margine u»Va.»i. 



effet, m'ordonne rfe me tenir debout en prdsence (irpooiDTCov) </» vieillard et d'honorer 
la/personne iTcp<fcw-ov) dz< vieillard' ; — je parlerai et de ina defense je ferai en 
meine tempsun eloge (-/As'o?). 

Je sais, 6 notre pere, que dans un corps decrepit tu as montre une ardeur 
vaillante et juvenile et que parta patience tu as eleve tres haut (cette ardeur). 
.Mais queferai-je, moi que des milliers de soucis occupent et importunent ? Je 
suis absolumcnt incapable d'appliquer ma langue ä ces (questions) sacrees 
d'une maniere distinguee, et je crains pour cette raison de passer (plutot) pour 
diminuer et non pas pour exalter tes qualites. Car je suis convaineu <[ue la 
magnificence ([/.eyaXoirpeTCsia) de tes actions heroi'ques (aö^viui?) n'a nul besoin de j 
l'expression elevee et sublime des paroles, mais qu'elle suffit ä elever jusqu'au 
ciel les auditeurs, meme par le fait du seul recit. En effet, ce qu'il te fallait 
diie, parce que tu avais La sagesse et que tu y etais dispose et prepare par ton 
v fol. iiö grand äge, tu l'as dit * saus diminution; et ce qui etait le propre de la jeunesse 
et non pas de ton (äge), ce que Tonne croyait pas avant que tu l'eusses souf- 
fert et ce que par conseqüent on regardait comrne etranger au vieillard, tu l'as 

t. er. I/v.. xix, 32. 



[375] HOMELIR LXXIII. 93 

&l JJ/ -.vQ-jöi ),.i ii\ vQ-»/ »___.-»! JJ * :loot c*_A_./ io-Xj JJ.a____.^; 

*jt',__-oo J-io__>_~ V-JV-.; )li— / ^>Ot-*> Jiooi; o/ -dcooJj/i 

och • . jla-JU-..^._co— V-0 CH-.K-./ U-o» :J--*'; 001 yo\s Joot ^J/jl-o ^-; ,_> 

J*J.*a_\o J_^oä^o;; J»V* J 00 < J.A—-* JlcufrO^ mm ~> J„_»o J—o,.-» J. yi -. /v .,. 

•JoC-N -otoK»./ J«L_o; :j_^J_>oi\ )ooi )_•', 00J.0 :c*_ol. oöi po J--«fi I»«-— ! 

)_«/ Jot-VJJ , - cft-Q \ -.'r^ol •.)■ i » ^» m .', ■> JjoKjuio o»__ o i vi .öt-CL-x* oot 

y_co JJ •.^.; jK-.j'.iN .Jj-m-o J—ov_\o -.),.. » >v> •*><__-. yV^o J-t--~»« o«,__\o 

♦__._«>/ Jju'i oöt ..i'VioJi./ )?ot *s° Jk -~ a-U. Jio-OL- ^./ .>^_oa\ J^oito 

_.6t Jfcs_A--._ )J.a-.,.N ^; •'J-°-?J? -oi J-*^--^ ^ öl~- ^-/ UoV^JjLflO; •. Joot 

>>o )V-=^J V__^-W .f^j/ - AJ a JJS*_./,__\ Kj/ Joi -V-o/ .7---^ t- 00 -°^! 

_.t-*.l/;o ..v-ooj-S ^so ,_*> -oioK—/ J-t— /? -.kv-jo/ K-j/ t-^» J__/ >K__> 

JJ.a_.ö;»_s} 061; ogL.--.xi lov-.--—; J--Ö-.-3 "t-uc ^ V- 0( * • 0, ■-^•! W ^° 

:Joch ,^-o o»_*J./ l^bw_JL_o JjlS)-*> Jc*-Xo J.-X- JJ_^s__s :J;Ji-_v K->~,' ? 

Jjl_j JJ* -Jou-N; fiel )J.o»-~-w -.^*--'j JJ^oö? J._aa ryoca—o ___\oi_\o 



I, I, .1. 151 

i" I). 



VImI. II'. 
r° b. 



1. V add ot-^- 



montre tien par ta patience. Car il appartenait non seulement ä la jeunesse, 
mais encore au diamant (oc&z(/.*c) ou ä toute autre matiere (SXm) plus saine et 
plus forme, de ne pas (pouvoir) endurer ces supplices. 

Toutefois, quand le juge (lui) posait la question : « Qu'est-ce que le Chris- 
tianisme? » ce sage par l'esprit et ce vieillard par l'intelligence repondait : 
« C'est la verite des dogmes (ÄdyfiaToc) et la preparation d'une vie glorieuse. » 
Comme celui-ei, etonne, * voulait encore apprendre : « Qu'est-ce que Dieu, • Lfol.151 
eu qui le chretien promet de croire? » il lui dit : « (II s'engage) ä ado- 
rer Dieu le Pere et son Fils unique Notre-Seigneür Jesus-Christ et l'Esprit- 
Saint ; mais il ne consentira nullement ä adorer les creatures, comme (le fait) 
la l'olie pai'enne. » A cette parole, le juge s'etait imagine que la theologie 
(ÖcOAoyia) du juste etait une defense ((7uvr,yopia) de sa propre erreur et, en 
riant, il dit : « Voici, toi-meme tu sers la creature, car tu as confesse 
aussi qu'apres le Pere tu adores le Fils, qui est necessairement posterieur 
et qui a ete cree par son propre Pere. » Et celui-ci, fermant la bouche 
insensee de celui qui, dans une ebriete idolätre, adorait de nombreux fds et 

dieux nes ä des epoques diverses * et en aussi grand nombre que le veulent * Vfol.119 

r ^ r" b. 



04 SEVERE D'ANTIOCHE. [376] 

'cüu. ,loo jJ; •.)— .ioio '^.oioK-/ »-<^ Jk-^-io .Jju'j ö/ ojl—1/ -ja*. JJ»o 

♦ ^-^rtoo Jjchxd; Jln»Vt.o&. JK-.'pQJ? v^^o -.QJJ-.V/ yOji.Kj \_*!S>ous 
po .Jooi y.3o(K.io Jt-Lin loi^ -.Joo« yj» ^-*fOi; 001 ^3;.j/ p» ^—^ow^ 

Jfcoöcoo» JlaXio-.oi ^eo. ot-L.V) Jooi >*wioJi -.Jjs_.;).X )ooi V^J ^-)t-V^° 
^ 'J»oi jk_s ^00 .olcqj JIqjljl^V^ )t— JW° '. y No i JK-»_x_äJj^o ^io; 
^.ia:* )loV^-JLs^; jbö ^--Jcn +3 ^-^>oi :jiKj*Kj; »ja-3 ) k> ... x n , i 1 x> J*sJ^=> 
po .Joch , oJs ool )-ccl*ä "^^ JjK^^»« oöt JJIKjjo -Jooi Jv-£.>-ioo *Jooi 
^io J-*>*-^? )-3't-»o :°P <^*> Jo°l V-^.ü/ )V-*-^-o ^ ot-3^-a? J^^-o 

001 ou^w Jooi J-i^lo jöt^JJ -- ~sj -.oooi o_V.£l.j )) L jl« J -01 vootla a o \v > 

Joch «a'J— JJ; -Jiaio^ öt-s -Jooi a^pö JJ; -öio 'Joot jlL~; oojo .)ooi wUla; 

♦ Jooi iy'»,>fl 
.Jjooi JJ» Jjyjaaaus j..ax-ia^ )\m i Jjlo; J^oä—J, 3/ -.J-iJ. p oöj; J.ia_./ 

• Jooi , n'o, joo, JJ'JL "^s^ p »3/ oi,-.,/; JKmqX ögo-Lofco t -^v Jk n . v»\ ; 

1. V >»a.«»ß>J0- — 2. V w»,^;' 



les fables, dit : « Considere, 6 jage, que Dieu est engendre independamment 
du temps et sans commencement ; car il est le Verbe et la splendeur, et il ne 
peut pas etre compte avec les creatures, parce que la creature n'est pas une 
progeniture. » 

Que les Ariens soient repris par ces (paroles), et qu'ils sachent que leurs 
pensees sont etrangeres ä la foi des martyrs. 

Vaincu sur ce point, celui qui jugeait alors se tournait vers les supplices. 
Apres avoir cruellement llagelle le juste, il entendait celui-ci dire sous la foi 
des serments qu'il u'eprouvait aucune Sensation par suite de ces mauvais 
traitements. Ensuite, lorsqu'il eut ordonne de le dechirer au moyen d'ongles 
de torture, il entendait les memes paroles heroi'ques, et (cependant le martyr) 
etait tout ecorche. (Le juge) donnait encore l'ordre de pendre ce vaillant ä la 
potence ; et comme la clavicule (xtoie) avait ete dejä brisee par la violence 
ei que les autres os etaient tombes de leur jointure naturelle, « Sacrifie aux 
dieux », lui disait celui qui avait perdu la raison; et celui qui souffrait, parce 
qu'il ne sentait rien, ailirmait de la meine facon qu'il ne souffrait pas. 

De la sorte, dans sa folie, le (juge) osait par des ordres insenses depasser 
les limites de la nature. II ordonnait, en efl'ct, que. tandis <jue (le juste) etait 



V Ibl. [19 
v° a. 
Lfol. 151 

\" a. 



[377] HOMELIE LXXII1. 95 

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JIcücl-^-- Jfcs«^_L.aL^,oi^_io, JJ }y^J | »oj ,_*> ^ju* ^- ^joi jjitO 

i. v i'-o'^Le*' 



suspendu en l'air, on lui ouvrit la paume de la main, qu'on y mit un charbon 
enflamme auquel on avait ajoute de l'encens (XtSavo?), et qu'on dressät un autel 
au-dessous (de lui), aiin que, s'il retournait la main, il passät pour avoir offert 
de l'encens * aux demons. Mais * il etait aise de lui dire : « Comment se v . a .' 

:, peut-il, 6 vain, que la chair n'eprouve pas les souffrances d<^ la chair? A v „°' 
supposer, en effet, que, quand sa main brülait, il 1'eüt penchee ou retiree, 
ce fait n'offrait pas une accusation (jtstT/iyopwc) contre sa pensee, de meme que 
personne ne disait qu'il avait fait des libations aux demons, par la raison que 
le sang de son corps qui coulait, etait tombe sur l'autel sans sa volonte. Lr 

io martyre, en effet, promet l'attitude inflexible et yaillante de Tarne, et non pas 
l'impassibilite de la chair ; c'est pourquoi, celui qui a institue ces combats 
(iyüv) sacres, disait : Ne craignez pas ceux qui turnt le corps, et ne peuvent tuer 
l'ame 1 . » Cependant, comme le martvr etait instruit sur cette question que 
le bien sera corrompu avec le mal, il fit de la perversite de ce commandement 

15 la limite de la patience et il maintint sa main dans une position inflexible, el 
(ainsi) eile etait detruite peu ä peu, sans etre vaincue par le charbon. 

Apprenons donc nous-memes de cette main immuable (ä avoir) un esprit 

1. Matth., x, 28. 



Il'.i 



vb 



10 



96 SEVERE DANTIOCHE. [378] 

..^a^aij J;ou», jA^iS^a^o )^,/ ) ? oj^ J^./ o^ioj/ Uä'^o |^.io^ö^o 

ot-Va, Jj^j. ,_*> t-^-xo .-h^xh^SLl Jk^iN.» )lo»oi_flO; ^> J^-ä^ «.» 

.^\ ^ui. JEs-o-Vm »-» j^-^o» Jio^J jjoi )—^-^ .\"| ö/ Jv^oJL*> Jjo6> 
)lo^JS»>n ^»; ooC* -.-o»oK_./ J_oK-flD; JjlVo );ÖM» ^-— i^»»/? i— ^ °°« 
.J-poJ_ia^ yQj/ s—ofcoeu JL^iaio loa-.*/ la\o .-Jjö^s ^CLca^Kj JIU^ä» 
Jl^iaicu./ )lojuäfflo :^ 2 ^>.J'l. )^j^o^ ^~; JKajlsI ^ '^j/ 

1. v H— 2. V ^-o.l-- — 3. V add ^=- 



sain, ferme et inebranlable. Oue lui diront, au jour du jugement, ceux qui 
non seulement par l'esprit, mais encore par la main, ont renie la piete 
(eÜGeSetoc) et ont souscrit des dogmes (£dy[JUiTa) blasphematoires ? Prions cette 
Vfol. na main du martyr, (main) qui couronne, * de donner ä FEglise d'une maniere 
v '' invisilile toute benediction spirituelle; eile est, en efTet, pleine de milliers 5 
de biens, parce qu'elle a remporte son martyre particulier en dehors de tout 
le reste du corps. 

Cette courte nuit d'ete, 6 notre pere, t'a l'ait cette homelie en abrege ; ear 
(la nuit) d'hiver des saints Quarante Martyrs nous accorde de prendre plaisir 
aux combats (iyuv) en toute liberte et de donner anx homelies un long develop- 10 
pement. Si par tes priores tu alleges nos soucis et si tu nous procures un 
repos journalier, peut-etre serons-nous egalement apte ä des commentaires 
solennels et spirituels plus longs et plus agreables a toi, pour la gloire du 
Christ le Dieu Sauveur. C'est ä lui que convient la louange, l'honneur el 
la puissance dans les siecles. Ainsi soit-il ! ls 

FIN DE l'hOMELIE LXXIII. 



.£Bp ~äo l^—i jj/ lt-=Sx° ""»'; wOj l L &\]! |N^*^ |li-o^ 0001 ^n V t m -.^l-q-o "^.» jso^ . |jl30j o\^ N*/j 



Lfol. IM 

V» lj. 



J* >. x r „ .,_ 

)K_i«_*;; 061 .-JotAjJ w>»Vt V)o \ .'nvi JK^io ya.±i 061 l»-«-^-* ."JK^io 

. looi ^J^OO Uy~ l ^OO . -JoCX ,..3l».N3 jJ OJl\oUC^ ^OtO^^Y ^>0|^i.VK_3 

1. V L£«,an£.i3. 



* HOMELIE LXXIV »Lfd. 151 

vb. 

(CETTE HOMELIE) FLT PR0N0NCEE LE VENDREDI DE LA. SEMAINE QUI SUIT LA PEN- 
TECOTE (rWvT7);'.0'7T7]), Oü IL Y AVAIT JEUNE SELON LA COUTUME, SLR LA LEC- 
TURE DES ACTES (Iloa^E!;) DANS LAQUELLE IL EST DIT : PIERRE ET JEAN 
MONTA1ENT AU TEMPLE A l'hEL'RE DE LA PRIERE DE LA NEUVIEME (HEURE), 
ET IN HOMME BOITEUX DEPUIS LE SEIN DE SA MERE ETAIT PORTE ' ; ET SLR 
LE RESTE. 



r a. 



Apres etre monte au temple avec Pierre et Jean a l'heure * de la priere de * Vfoi. 120 
la neuvieme (heure), dis-moi, nous tairons-nous? Et comment ne blamerait-il 
pas notre silence sans parole, le boiteux qui saute par la parole et loue üieu? 
II ne pouvait pas pour un temps marcher avec ses deux pieds, et il etait porte 
par d'autres (hommes) et place aupres de la Beile-Porte. II la rendait belle 
vraiment, quand, pour ainsi dire, par ce qui paraissait, il criait que la priere 



I. Act., in. 1--2. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 1. 



* Vfol. I 

r b. 



* Lfol.15 
i" a 



98 SEVERE D'ANTIOCHE. [380 J 

jtC^ioo )ia\,j .-jooi [ila looi L>~KiO; -ö» ,-^ poJ^>a^» J--1 t 5 •'°*^ \°°* 
jÄoa-^io jojSs» Jjlü^ Uv*2Ji •*)^ S - D .!J! -« JJ^-soiabo ,.^s .-L-Jc*3 jk-äJ^; 
l-x-a-./ ,_-.\).:>>i v o.j6u^ Loch ) KaJJl^oiÄooo L^li oub> w.oio .-Lj-JSoo 
)iK.:x_bo :)i,.«. flola^o )_J_£oai^» ooi y.t\ •JloJL^o^.po ^o jJbov^ ? -°i? k— 3 
>.^sV; j^o^L^o o-\o ' JK^iVt^K^o ySo -.^.fcoUo K-.) n »y co; ll-^ö^ ^06. s 
jlo^oJSs^; L^a.^cC^.5 0/ . Lv*» I^-*-**—/ jlVK^o ^^ous .-^^oi^o» 061 ^s/ 
.r»- t ^.>A t ^6 IvaajL^M .-"j^JLfiD )tS^_vötSv^ jLiä— y^oi -J;oi ^ölioo .iicxfxj 
V^oj^a^.* y-l -oo\ ^ä^; Jlaiaou«yao; ^.; 'jlaa^i«.^ .-^.001 yVoy^so )1o^sm 
^.otisL^ ^.*j jooi ^lioo .-)jK-« )a_i> ^sö w.oot '^^kJä. JJo .• ^Q_iä_i.O 
3/ -.JV*^— 06t U^ö;j y~*\ 'jjoi ^^io .JjuooiKio oöt l-ioj^v J^-s» J_^»l 10 

JlaAJS. ^j> .JJ.oiK^ia.3 voou^-/ \OJOt *»•/;» ^-^~JJ &b. -.looi ) o . ' .,.. v > 
♦JLoJLL» ^^i w.5t )lniv>«y^oo jlojt v coo ^ .^. öt_J^»/ )K^^Sx ... ^ *^ls> 

'.' vQjÖj^.0 :(L3ioi\ yoK-1/ J-a-o-^ JJOI y*+ll ^ON» 00(j/ :^w*SO| yoKj/ &l 



1. L V in margine : *~»o M-*»^» a\o g>«|jji»9&-m — 2. L V in margine : |fr."»>. — 3. L V in 
margine : Hoia».t3. _ 4. v ,-ßcvii.o- — 5. V ^£-*- — 6. V <^*- 



(jointe ä) l'entree dans les temples semble belle et chere aux yeux de Dieu 
par le don de l'aumöne, et quelle se met en evidence et sert de chemin 
pour ceux qui entrent, de meme que celle qui manque de charite, comme 
cachee par les tenehres, l'ait que les pieds sont portes inutilement et qu'ils 
fönt des pas incertains et indecis, memc si celui qui marche est orne de 5 
toutes les autres vertus ou du flambeau CXa^zc) de la virginite. C'est ce 
que signifient les cinq vierges folles, qui etaient eelairees par la beaute 
resplendissante de la purete, mais qui etaient pour ainsi dire eteintes et 
obscures par suite du manque de charite; elles n'entraient pas avec l'epoux, 
mais la porte de la chambre spirituelle etait fermee devant elles. C'est pour 
quoi, semble-t-il, ce boiteux demandait ögalement ä Pierre et ä Jean de lui 

* Vfol. 120 offrir un secours * de ce genre, en montrant que la pitie et la charite envers 

les necessiteux est necessaire meme ä ceux qui leur ressemblent au point de 
vue de la vertu, lorsqu'ils entrent en priere. 

* i.iui 152 N'oiis aussi donc, si vous etes venus ici avec une pareille disposition * et si 1 



10 



5 



[3811 HOMELIE LXXIV. 99 

Joo« ^.*^i ^oo^.^£l\ jls/ V— ^ **/ JK r> maa^x öuoJx^^vj JJo -.yoJ^jaüx^o 

U3QJJ.JO JOO) U3QL— ,J OffrsXjjL^O .'wJ^ JK.../ jj Jb^OlJO J.2LCQ.3» . " pojbo^. 0(l\ 

) Vi, \» ^.^\oio oi..\ >*ooi N.«/t ^_^.\ch.\ joot «Ai y *--^ JJ t- D ■'oHbo 
Joot ^o/o - •— ooi ^_seL««lIS«io jL»'f«'« J . Y n\o JJUaN; |ILjoia^j.\o Jl^paix 

.'Oi^*; JKJ^s-r^s )K.^a ».Vi u|; „oiof\_/ )L. a.*.L>« -.ia^| «.^ißi ).io 061 

ji ^J^_< ) i, n in . m ,\ l^w^o.^ H 3 *'/ ?°^ 7? •*m^ Po)j »— -n^ <*-W JJ 

öi—K.../ jj^u^o; -J^ai i-*.?A V 9 /? .'h^ ^ö N-^(.^o^o .\j\ ...tljlSo 

•(.joch oi.\ K»./ >x^äio JJ/ .iaVflol Jjocx U' Vt-io JJo -.JU^a** JlaaJboo 

^o'J-flO 061 3/ ,_.; ^oikjs . £0/ ^p'j jüot y-»\\\ JjuaolS, . -j^^o ^«X n ->; 

^otas^u» ^ »TV» ^i-!3o ,|^^ja.\ cnüs Jj.L* -.Jjoi y»»/; J^^oi j-flpcooj » V 

v* 

a\ ,-oi(i2\« y^ oow- ^W 3 •' J— »JJ- y.»°>»; <-»6i; Jl',L.£o» JtOsTS^o • JUa.5 



I. V \-L 



vous avez tendu une main charitable aux pauvres, vous etes montes veritable- 
mentä la Beile-Porte et vous n'avez pas fait mentir cette montee. Car meme 
Pierre n'avait pas la faculte de dire : Je n'ai ni urgent ni or', et de repousser 
et de rejeter loin de lui la demande (du boiteux), saus s'etre depouille aupara- 
5 vant de ce qu'il avait, ce qui se limitait ä des fdets, ä une toute petite barque 
et ä des cannes ä peche; il disait ä Jesus : Voici nous avons tout quitte et nous 
t'avons suivi-. Car celui qui n'a que tres peu de chose est encore tenu de 
tendre la main au pauvre selon son pouvoir. 

Que personne, en etfet, ne nie dise : « Je ne peux pas reprimer mon besoin 

10 et le traiter avec violence. » D'abord, meme lorsque tu le traiteras avec vio- 
lence, — c'est aux violents qu'appartient le royaume des cieu.r 3 , — tu ne feras 
rien qui manque d'intelligence ; mais tu auras beaucoup d'intelligence, en 
achetant au prix d'un peu de violence une propriete de ce genre. Ensuite 
celui qui impose une semblable violence prendra aussi la violence en consi- 

15 deration, dans la suite il t'accordera * en echange la consolation, et ä sa • 
place il te donnera en retour de riches occasions de bien vivre; car Dien 

1. Art., in, 6. — 2. Matth.. xix, 27 ; Marc, x, 28; Luc. xvm. 28. — 3. Cf. Matth., XI, 12. 



fol. L20 



Vfol.120 
v" a. 



100 SEVERE DANT10CHE. [382] 

v oK^CL— 1 OÖ» yf>^->0 ..O yOjJ^t IfÜ-^. |_X^_J J .'Jot^O V-.OI0K-. / jjoi. t-^X 

A*i \ ->N. ' io Kj/ o'l .oK!d »»'«'/ Lo~\ ^ vma\as oa^pö .-otvi» -> 
.*).«jpo Jj,Jia3 jL^o-i* w.öi "^^io w»fcoo£o>o oC^<^< ^o t-a^k} -oio_j— 1 v / 
^,» JouSx "^. .^ioJs»; JjL.jJ; y-.\ c*A fco/ -^£>o Kj/ ^D^KiO J— -JJ 
) mn N/M ^ "^^.iOj .-Ot^-; )K-K*_3 JK^Jl^S J^OOOO» fco / J ACO^O 

.•c*X..; JK^.1^.; -chA J "^? f*^-! ^ö*^» •'ÖU*^P -oi J^>»';po oi\^ 
Jo£$Si oiiaJ^Oe ^o,-dq^ ^#j o^s .'*t-ä°/? ©« -'<H^ k~/ k-) n . i «> ; oöi Iol^. 
j i -sA* oöi v o.oojs/ 001 -*.^i>;o . v o_i\ ^S ij p öIKj ^ch^o ^Xoio odous_o)o 
•:•« ot^Jo^j-nl yotsj/; yo^a .-yoKj/ > . n « i m ^.-^-/ ^i.» 
«^^-A :»-iö/» oöt | ■ > -» t -\ vai-.3lfcsj JJo :jü/ voa-aju ^_*.\oCs. p V^-nN. vj 
ot_^; ) ■ ■> -/ ^-Jui o£*_.i oöi |_ux>a..aa\ . -^joilSo ooto J-P° ^^^ /^J 
Livi i.vj^ot-N.-/; w-^ot\ JK-Vai.j .JKäSlm JlJ^^cö JkXSLiw ^oj-co p -.vaA 
.JjL3Lia.io wio Uoouo -.^ot^fcw/ )ij ^-\om U^j..o.\ VvV^xjk-Jo :o ni .. i oj\ 

\ n'. I V>,'« '« JS. kß'jj ^-^v>i llfllfllC ^»T ? *.V-*Ä* N^^ioS. ^ä30( kO*»J 

|. V ,^>o — 2. V V»>*». 



r- 1; 



Vfol. 12C 
v° b. 



n'est pas injuste pour oublier vos ceuvres et l'amour </ite vous avez porte pour son 

nom', s'ecrie Paul en ecrivant a certains. Est-ce que toi-meme, lorsque tu 

vois tou domestique s'appliquer au delä de ses forces ä accoraplir les ordres 

de son niaitre, tu ne cherches pas ä lui donner du repos comme ä uue 

personue fatigue>? Et, quaud il s'agit de Dieu, penses-tu qu'il negligera sa 

propre creature dont la volonte se trouve dans l'embarras ä cause de sa 

legislation, parce qu'elle aura mis en comniun sa propriete personnelle avee 

celui qui est dans le besoin? II dit : Cherchez d'abord le royaume de Dieu et 

sa justice, et tout (le reste) vous sera ajoute 3 ; et : Votre Pere Celeste sait ce dont 

vous avez besoin ava7it que raus le lui demandiez 3 . 

En eilet, si quelquun, oubliant ees (paroles) et ne se laissant pas con- 

vaincre par le prophete qui dit : Remets ton inquietude au Seigneur, et lui- 

Lfoi.i52 mime te nourrira*, mesure son besoin comme il lui plait, en ' posant de nom- 

breux inotifs d(> depenses, il estimera peu ce qui lui appartient et il desirera 

la propriete de ce qui ne lui appartient pas, et il nögligera le pauvre. II taut 

vfol. 120 donc bifii savoir que nous devons avant notre ' besoin honorer d'abord la 
v°b. 

[, 1 U-In . vi, 10. — 'J. Matth., vi. 33: Luc. xn, 31. — -i. Matth., vi, 8. — i. IV. i.iv, 23. 



383 HOMELIE LXXIV. LOJ 

j;« "^^o .- [ yas.~Kj JJ J_.ou^s j-.coa^ajL.'S. Lldoio .Inrnvi ) La-a^-co^ 
^v^io • JfcC^.io»/ >*»öi; jjg^äji ^-.il» oöi Jj^oxj j_skoao/ J-s» ^o^o : t-*->x 
w^ot-s; . K^soi». öu-X-w t-*™v\. yOQlN*^ •' 3 -*-:-vx k---=>.oi-.i ^»öi» ön f> mm ->; 

•:-ooo( ^a£l3Ö|£oo yOOU;a..\ 5 pt tsän »— -U 
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^iO kO*»JJ '.°>\\> ^ ^ jj/ OOtL» )jO( ,A k^/l ^-.1 iiO OÖI -.v^LCDo/ JJ / 

;^CuJLflP; v QJoi\ ^iVi Lioi ^o -.vJüJJ oi.\ IS^./< Uo oöi ^o; -.^o^ "^s-D 

J^JaJ,x )J/ -.Ot-X-i )-OU^.O o\o -J t V\,r> y/o \«0|oK_./ Jts^iCLS fcs-^S y/ 

I — L_io -.^>o).jo j.a.J^j ot >°y i\o olJum'Kj ooC.» oöio ,)hA ^ota ^ a Ju *> J 
'^coo^^o oot ooL )l\..o>ol. jjous .wowk. im i vi nn iv> oX* oöt -'y^ ^ s -«/ *"*~^. 
v otü vpKj/ v d Looji vi Cft-J; {jl3l>/ t ....N3i Joot )liLio oKJs y .J ü )J ►:> 
jtoKauio otlo i . fr JJLl^ JK_S w^aV v«/ -.o«^ vofco| ^ .A.a c i 'i i.^ yoauJ^o 
^ioj y**\ -.jLiaJLio y*j/ y/ (otSxi JL*i.\» ~„./ ..""^iCLio jlj/ y/ .JoüSx? 

•:-)ov^s ooil.; oöi IL— 
1. L V m m argine : "^^bf- — '-'. V UJ-^jo- 



necessite du pauvre et ainsi nc pas user de fraude envers Ia loi (vd[/.os) divine. 
Car c'est pour cette raison quo l'offrande des deux quadrants de la veuve a 
passe pour grande, parce qu'elle a touche au besoin de celle qui (les) avait 
donnes; eile avait donne, en efFet, toute sa vie qui consistait en ces deux 

5 seuls quadrants. 

Cependant meme ä Pierre il n'a pas sulfi de dire : Je n'ai ni urgent ni or; 
mais il a ajoute : Mais ce que j'ai je te le donne', apprenant qu'il laut absolu- 
ment donner aux necessiteux sur ce qu'on a, que ce soit en parole ou que ce 
soit en fait, et regarder la propriete non pas comme personnelle, mais comme 

in commune, et que celui qui donne doit penser et se chuchoter et se dire ä lui- 
meme : Qu'as-tu, en effet, que tu n.'aies pas reeu-'} C'est encore dans cette 
pensee que Pierre lui-memc donnait cet avertissement en ecrivant ä quelques- 
uns : Mettez chacun au Service les uns des untres le don que raus avez recu 
comme de bons dispensateurs de la gräce variee de Dien. Si quelqu'un parle, {que 

L5 ce soit) selon les paroles de Dien; si quelqu'un ecoerce un ministere, (que ce soit) pur 
la foree que Dieu donne 3 . 

L.Act., in. 6.— 2. I Cor., iv, 7. — 3. I Pierre, iv. [0-11. 



102 SEVERE D'ANTIOCHE. [384] 

:^\oi ^A ^aSum..*J .^.ooi Liio .K-.Li~oj )ooi Juiu^Oo JJo :)oot ^otK..*.io 

Vfol.121^3 .-jL*.'/ OoJL uJS. sfljjl JJ JJ/ -.O-OliO» kß*»J )i-K- Jj't— / ^Of^ |l° 

r a. * 

^3 ^ .-j^^J^io )-»vio; y-»/ *» Jjoot ^» ^« ^iJS. Jt-a^' -öi JN.a a aun; 

l^__o o/ .»->—/ JIojlj/ öOio; J-msa^j • \to\ )♦■- ^~ V-^ V-a K. cc i s o 
Klo^sl/o J^JULD.l/ ycnxS. K-^ )t-2LÄ;o o£S^ JJ; vOJ« Liaiö^. ^io; ,-ch jl,^; 
Llol. 1.V2 .•)—■-.* * V) Öl—./ looi outSw/ ^io Ji.Kv>..ia ,.3; J M '/ ^.ÖÜS. .O_.to» ^„»/ 

.-jla^o; Jjt— o/ öu.'S.^ oubk jooi JS^./i oc*.^, JV : * c*2^» (.-K*.^ Jlcoo.» p 

Laio^so .'jf^^ao/o looi ) lVmV> J-ö+js/ J^^fc^o )?L-* Ji^— »_s JJ / Loch 

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)l"'»\^; J ,..../ ^d .'\*+.JS'\ ota a cu - o/ looi L^cu*_cd JJ^uoi ^o w^ )K •> »mao 



v° a 



10 



Vous voyez de quelles (lecons) ce boiteux devait nous priver, s'il avait ete 
passe sous silence et s'il n'avait pas ete touche spirituellement. Quoi donc ? 

vfoi. 121 Cela nous sufhra-t-il et * ne nous fant-il examiner rien de plus? Mais (le boi- 
teux) ne me laisse pas encore me taire, quand il entra dans le temple en 
courant et en sautant ; et il attire ma pensee vers la contemplation (Öewpi'a) 
profonde de l'esprit. Car (les faits) qui ont eu lieu d'une maniere historique, 
renferment en eux-memes une richesse cachee de la sagesse qui surpasse 
toute intelligence, (et) qui, sondee autant qu'il est possible, amene toute 
pensee captive ä (l'obeissance) du Christ', comme dit Paul. 

Ce boiteux, en effet, passe pour etre la figure (tutco?) de toute l'humanite, 10 
c'est-ä-dire de I'Eglise qui a ete reunie et separee du milieu des gentils qui 

i.tv,i i.,2 sont sans Dieu et qui riont pas d'espoir", * ainsi qu'il est ecrit. Lorsqu'elle 
etait morte, le Christ l'a fait vivrc, en brisanl par sa mort personnelle celui 
qui avait sur eile la puissance de la mort; et lorsqu'elle etait paralysee au 
point de vue des ceuvres de la justice et qu'elle etait absolument incapable de 15 
marcher, mais qu'elle etait cloueeet enchainee par l'idolätrie et les coutumes 
des ancetres et que comme une (femme) impure eile se tenait en dehors du 

1. II Cor., x, ä. — 2.1 TIipss.. iv, 12. 



III 



[385] HOMELIE LXXIV. 103 

)).-S>o w.io 'f»'°<; °öt v^a*.- ^.cmoK_./i ILj ocx .'ötJS. a.~k..3 oubo )<■■«■ & ,* 
^*jl^.o^o; vQJcx^ ^.; > *ü>^ö --^ol )-^.j; Jjlx./ ),jljl, ;m-> ^äo v-k- li-3aJ^> 

\j\ .'sA-^pÖ J.^^lö|..S v2>/ ,.3 .«0iO..s/;O CH.X-1 )£o>t- Iol^. U^U lo.^Ot-3 

••• -«** ■ JjwS»,io ^oosjo ^aiJo .-o'^Kj "^aia ju/ yj -r^\-> .-J^U ^.h^.'l 

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1. v e^-^al — 2. V toi.- —3. V um »;-=• 



Vfol. 121 

r b. 



temple, les apötres Tont fait lever, en lui tendant la main de la doctrine. Tis 
ne lui donnerent ni argent ni or, quoique sa bouche füt ouverte pour rela et 
qu'elle füt remplie d'admiration sous le rapport de l'imagination (<pavTasta) 
materielle; mais * ils lui ouvrirent toute grande la Beile-Porte, qui est Jesus, »vfol. 121 

b lequel est orne et l'emporte en beaute sur les hommes*, comme dit le prophete, 
et fait entrer les fideles, ainsi qu'une porte, jusqu'ä sa propre connaissance 
et celle de sou Pere, en s'ecriant aussi dans les Evangiles (EuayyAiov) : Je suis 
la porte; si quelqu'un entrepar moi, il sein saure, il entrera et so rt im et il trou- 
vera un päturage 2 . 

10 Mais voyons comment Pierre, Jean et les autres apötres ont fait lever 

l'Eglise sous la figure (tutco«) de ce boiteux; autrefois eile boitait de la meme 
maniere sous le rapport de la connaissance de Dieu ef depuis le sein de sa 
mere eile etait paralysee par le peche ä cause de la transgression d'Adam et 
d'Eve, et eile disait : Car voici j'ai ete concue dans l'iniquite, et ma mere m'a 

15 concue dans les pechcs'\ Oue lui dirent donc Pierre et Jean, lorsqu'elle boitait, 
et que cependant eile demandait ä recevoir la charite? — « Regarde-nous* . Pour 
la doctrine et la sante qui en decoule et pour la nouvelle rectitude, disent-ils, 

1. Ps. xliv, 3. —2. Jean, \. 9. — 3. Ps. l. 7. — i. Act., m. i. 



104 SBVERR DANTIOCHE. 



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v'b. 



^s^ )Ki % ~> y.s ^_\ vs/« ocx .-(.^.«.jl^o J-cogacu >oJm\ 
•\ fol.121 Joot ^n.ü J^oOfd oöi Jj_~ Icl^» vJ^io/ .-joot ^/ K_)ov^ JLo-.Jä ^JLrf» 

v a. * * 

),.— o/ ch^cl^ .* i\ n\» t-""<x )°°* ^»~* J^'°< ^2e ^jJLi nvwn l-2>J.-~ - 

»Vfol. 152 >o^ao»,l7 y/ Jj/ ^/ Joe* *pö/ »ä/ )?o^-^° J-^io»»^ >nm'i; Joot »-.Ki. 

lo,— ^s>,> JLcl^ jl».^.... ö/ "^-ooi «.3»'/ .«-io^. ^^/ >,tJL\a\ -.\^il ^^o 

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) n./; K^a ^.^oi :JJU/j J-*i'/; J»-^ :J-schjo )v))«> l pa ae b >; w-^v JpfN-s 

Jla-.y.'» sc\.\ >»Ti iv> r --».*.'. )»■— -ioo -.^.^Nöt^o jJo v oov^ K*l Jl^V *«J^-i/i io 

.J_-£*_iOO ), JL aJijlKaO JJ yOJÖl )^f^3 Vib. .•jloJLX-ji.KiO JL\o ^.3^51 ^.Öt 

J_jl_doio JKju*-a "^O; jjJxiw c*J^./; k~o -ex J°lcco tocu«^ -rr*? v^"'^ 

♦>»i\oio ;.vm r> |_.i vj o6i JLxbjJiao ^.a_»_.> otvita 
V^^x JJ .otaa a^ p./ J j l ocl .; -ex ö£^-.> J^JJ cn^N p -.ow^o/ ^«Xot ^>o 



qu'il te suffise seulement de nous regarder, nous en verite qui, apres avoir 
tont abandonne et avoir porte la croix, avons snivi le legislateur, Je Christ, 
qui d'une maniere tres sublime et tres digne de Dieu (ÖeoxpexüS?) nous disait, 
alors qui- nous etions appesantis par le sommeil, que nous y etions 
plonges et que nous etions jusque-lä penches vers la terre, ä l'heure 5 
* vfoi. 121 ou ;j ge di S p 0Sa it ä la passion ' salutaire : Levez-vous et partons d'ici'. 11 
♦Lfol. 152 savait, en effet, qu'il devait * faire monter tous les hommes au ciel avec 

Vb. . ' M . 

lui; c'est pourquoi u rlisait encore : Moi aussi, quand je serai eleve de terre, 

j'attirerai tous les hommes ä moi". Abandonne donc, ö boiteuse, aupres de la 

piete (eüu£§eix), l'argent et Tor : en premier Heu les idoles et les cultes des 10 

gentils, car les idoles des gentils sont de l'argent et de Vor, osuvres des mains des 

hommes, qui comme toi ont des pieds et ne marchent pas*, et aussitöt tu chas- 

seras loin de toi la paralvsie et l'immobilite qui sont en toi en meine temps 

que ces idoles immobiles et paralysees ; et en second Heu l'avarice (<pt\apyupia) 

qui est en verite la rarine de tout mnl'. Et ainsi au nom de Jesus de Nazareth, 15 

leve-toi et marche :i . » 

Apres ces paroles, lui prenant la main droite, ils la prent lerer*. En eJTet, 

1. Jean, xiv, 31. — 2. Jean, xn, 32. —3. Cf. Ps. CXIII, 4 el 7. — 4. Cf. I.Tim., VI, 10. — 5. Act., 
III, 6. — H. Cf. Act., III, 7. 



f 3 87] HOMELIE LXXIV. 105 

.locx ,-auiJL J-K-Oo JioiK^io lo^jo )K.*j.*io-. j)o^o JJLoio^sD} tooi i-..^» ^ 
g jflS nj /^ ct\ ••- jlöi °i\vi-> J-^jloo öC^».; U*** > -' oö« Ji--~- >> >? ]Ja^ 

Jtsjx^öt ^jJJ.JLo .JJLaiacuot» J^o* "^ ot-^V t-^ K^o*-o/ .ou^jVoao 

5 ..loot JiaJLio ä/ jJ/ ..oiNjiS.ö^ fcÖLO.l ;a-^.=> ' a\o .^.oj V-^/? -°< .o^*; * VM.1M 

>o_^ 'jLa-ou^o -.f—öt-Ss jLscLco^ loot Jj-. - ; ^> ioot j-Ju-too Jj-aiLso 

,0.« A v jJ ))•-• ^\ ; ~ JK^öp ^»JuVojl; )nvv>\-. p .loot |l^ J.~^lk 

• ) -\ «\ v oou^ )jl. ->> ']L>o_o.\; -öi ^^io -oto .Uiojfcooo JitOüo 

^.ot p oAo ..vootla.^ c*^ M K-J~ju*V-S^° JJ© ^UsKjfcoo l onmN o 

, Jooi Jjo^» ooi ly . ^ .. M^ ^°^ J" 5 * ^ ^ .yoouio ^\fcoo 

^ooy-^ q\ Joot ,-^./ ^.-; ^ .)jl-30| J^o-sn.* ^so; -oi Jl^-^ väSl^oo 

JoCH Ji-O.l^OO; ')o_^_fl0)l :Jj*X^ <*^> )^-o/ vOOlloA Joot ^oi> -. y^ Ao 

*^*V»otl> P • . vaiooiS»*.; 
|_oo» *u»-jo ^o; «-oi» 'iooi omK-/ )ouiol;o jpoo*» o^, ^-^ U^-'l 

1. L V in margine: ^r* Ifcwocai».» ;.:.»/ Nov^>e -ewa» U>ofi **\"^ Ua.o£>- — -2. V add o'w- 



eile n'aurait pas pu faire une action qui füt droite et qiii menät ä la vertu, si 
par leurs doctrines les apötres n'eussent pas fortifie et repare sa force droite 
et naturelle, en lui donnant la main. Et au meine instant les plantes de ses pieds 
et ses talons devinrent fermes '; car eile a dresse ses pieds sur le roc de la foi et 

5 ses pas ont ete affermis 2 , selon ce que dit David. Non * seulement eile a ete » vfoLiai 
airermie dans ses pas, mais encore eile sautait et bondissait, en se rejouis- 
sant dans les pensees divines; et avec les apötres eile entrait dans le temple, 
lorsqu'elle restait et perseverait dans les profondeurs des contemplations 
(eewpi'a) sacrees que beaucoup ne considerent pas. Desormais, au contraire, 

lo c'est eile qui retient les apötres dont il lui est difficile de s'eloigner et de se 
sep'arer, au lieu d'etre elle-meme retenue par eux ; en effet, au sujet du boi- 
teux qui figurait d'avance l'Eglise (separee) du milieu des gentils, le Livre 
sacre parle en ces termes : Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple 
etonne accourut vers eux au portique (<jtosc) dit de Salomon 3 . 

15 Comment, en effet, n'etait-il pas etonnant et prodigieux que celle qui au- 

I. Cf. Act., in, 7. — 2. Cf. Ps. xxxix, ■'(. — 3. Art.. m, 11. 



106 SEVERE D'ANTIOCHE. [388] 

t i Ja_£s.aDL=. ^-.^.Ia yoL± . locx |juia ö>» vi » ni; jooi »-.Kio oöt ^o loot 



i" a. 



in 



t— -^ U<* -'jKd'U )-io)Lio )Aocl3u*; )ilaxi« ^-.j qjoi . ^J^cxi v o > ioo\>; 
U»\^o ooi^o . o.>No cxfcOs>--£ooi och . vQ.iooJ^Ai ocx Jo_£vtf>/ <fe.;a^o JLaaxo 

OÖt JlLs. ^./ L^u*>* )Io,_«.a/o •^.^» )lt>^flP JAOttJUtO yaiOCL^sJt^s jl^Owf 

voou^s; )Äsvn,.. ^.io ;_.K», .• v aaoo.\ >■; otkvt a .. M> ^-.ico .*)^eu "^»M 

Vfol.122 wOloK»/ ^-.J ILt^jL^O .'»OAfl'AoO )L>JUJ t"""^ vQ^OObtJl '»']• (oCX ^Of^O l't-»V*- 

)K..,.. „ c d o/ )Nvn« ^w^.|i ocx ocx -'r-söl v^onNo °>; JLlsu/ ■•> \ .; U*.* 
)K . »^s-bSo ;JKaa3u»i )J^vi » nr> ^.cx^s ^.ou^w/ cx.^>< ocx .Ls/ )oC5s< Ji— o 

OJÜL'/ yi.a\; w.öi JK^t-.; 

Uoyx, yocx-N—/ y_-Xcx .tOi\cx )»— j/ U-^s_jl ^a^ ».s vs/ .Locx J..,.,r\>v> 
)a^flo/ ^^^io fflaa :Jjoi o£bo? o/ Jjlsoi ^-./; *)opo Lial^i -^~»? )*£-<»/; 
IV-*h^>* )- S0 l ^ >» •,>ff)l.vl)-3 oocx ^t-i.^ \ m • ftnm "\ - S yOOi^t; ocx )*> » LS 

I. L V in margine |la*"oio. 



Lfoi. 153 trefois etait etendue et avait besoin de quelqu'un pnur la relever * marchät 
avec les apötres sous le portique (tto*) de Salomon, c'est-ä-dire quelle füt 
comblee de la richesse de la sagesse et de la contemplation (Öeupta). Car c'est 
cette pensee que signifie le portique (<jtok) de Salomon, dont il est ecrit : Et le 
Seigneur donna d Salomon de la science, uns tres grande sagesse et im esprit etendu 5 
comme le sable qui est au bord de la mer. Et la sagesse de Salomon fut plus grande 
que celle de tous les anciens hommes'. De plus ce Salomon symbolique figurait 

■ vfni. i22 d'avance le Christ, le vrai Salomon; car Salomon * est interprete « pacifique », 
et le Christ est notrepaix 2 , comme dit Paul; c'est lui qui est la Sagesse essentielle 
(oüst'a) et la Force de Dien le Pere 3 , et c'est en lui que sont tous les tresors de la in 
sn i/esse et les secrets de la science ' qui parvient jusqu'ä nous. 

Tandis quelle etait autrefois incapable demarcher, l'Eglise s'est enrichie 
et rejouie de ces (biens), en marchant avec les apötres. C'est la ce qu'on 
peut voir dans notre portique (ttox). Les pai'ens faisaient-ils dans leur 
philosophie (i<pi^o<7Ö<pviGxv) quelque chose de semblable et d'aussi grand avec 15 
leur venerable portique (stox) ä Athenes? Ont-ils fait lever un pareil boiteux, 

1. III RoU. iv, 20-30. —2. Cf. Eph.. II, l't. — 3. Cf. I Cor., i. 24. — 4. Cf. Col., u, 3. 



[389] HOMELIE LXXIV. 107 

^.A_io ,f.£0 jJo ■,^^ | i'V; o/ Jj.«*.Aoo* o/ :o, v>, * n / Jjot ^.-/; Jü/ 
Joe* k—/ Jis/ -.vOO(.i joot 'K-./ JV-t-AO -oio;a-J^;o ,-« oö| 'Joj^. ]J; K*3 

oj^ojus» -6« ••^a-/ y**l\ -J-»« y-U >V*> P )-* 1 ^ jl— o k>o ^Q^ v 00 ^ 

•:-y^sO(o yo^a \.*i o oöi ),.. > *V > ^oju>; 

.^oulijl J;<a )-a*5>-ioo .).ioo^ oik^l^oö Jj/ pö/j -ö» t->-=? > ^*^ .yoKj/ 
oot Jl/ .uJ^ ),.',.,. v>; oöi -otoK_/ o i v>o -.V-^o'/ <ä>o-^o-3 ^—/ "^-; Jj/ 
wmK_^oK-J» -öl 'J— »/ ^co^3'K.io; öt-.K_./ Jjoi t-»-^ -Ol .>,« I , V > » n . \ lftoo; 
.-Viö/; " j-sK-a^s -ota*X^»'/ JJo -.i-a^ J^oo-.» oiJ^ol»; Ua-/ : Jv*4*o * v foi. 122 
.y^liJU -01 )La\.i )£vx.* La_^ .-JJjl>oÜ^ 0001 > . oSJjp ^-a—o-o ^.j scdo^o 
)^--n fj^l \—,i fco/ -.oooi ^.K-Jj; V*^ ) -^A -JW ■ » . s e i l* 0001 ^..a^-flo. 
. V ->£ n cci. ^J^oijo -.iaiuXLi; ^-.j ''Jk-j^/ :)t-o-Jo Jt AJ ! ^ ^j\ \*** 

.jJ'iJo ^000; -öl .);oK_l_io J;0| J-lioa-.; Jjoi J-ioo-.» K*l ^,J- jl °l 

1. v ö-|^^o- - 2. L V in margine : UL'c*. — 3. V Uj^/o 



L fol. 15» 
r°b. 



qu'il soit vu 011 connu ? Nullement ; parce qu'il n'y avait pas parmi eux l'uni- 
que, seul et vrai üieu, et qu'ils n'avaient pas non plus la preparation et la 
force de dire une (parole) teile que celle-ci : Au nom de Jesus-Christ de Nazareth, 
leve-toi et mar che' . 

Apres avoir entendu cette (Instruction), vous ne me semblez nullement 
vous ennuyer. Cependant cela en chagrine quelques-uns, que par mes paroles 
j'aie fait durer le jeune plus longtemps. Pour moi je dirai comme Paul : Qui 
est cehii qui me rejouit, sinon celui qui est attriste par moi 2 ? Car ce que je me 
propose, c'estprecisemenf de prolonger l'homelie, en sorte que la plus grande 
partie du jour se passe et que je ne fasse pas mentir l'Ecriture * qui clit : *vfol.i22 
Pierre et Jean montaient au temple ä l'heure de Ja priere de la neuvieme (heitre) 3 . 
Ils montaient, entends-tu ? Descendaient-ils, en effet ? Mais toi, tu nous deman- 
des de precher et d'annoncer le contraire de ce que nous faisons et de montrer 
ce qui vaä l'encontre des faits. 

Ne * sais-tu pas que le jour present nous fait promettre de jeüner et de »Ltoi. 153 

r" b. 
1. Act., III, 6. —2. II Cor , II, 2. —3. Act.. III, 1. 



HO li.l 



V fol. 1 

v" a. 



108 SEVERE D'ANTIOCHE. i<m 

O "^OOI ),lNv\ .^iojK^O ).*JÖV3 J.b/l'1 lo^J .-J-flOi'Kj ^9lOJ J— .-JLiO^lO 

\jf±. .JjouX ^-.•^OQJ; ^-»^ot kj/ J^;'K.io .-I>u/ väJlIa. J.ioo_.} o£^_.; ^Xoi 
J^oiaJ. Jooti. ~.» «Kio'/ ,)J^3 jj J^ooC^jo .•Jju.ava );oK-3o jlUcLse .-JL^o 
i'J— JkikoJ^o la\ ^.iö );ixüj ^^ °9 iJ / •^-» Jk*>; Jjj/ >s— '»o )i .'*v 
Jt— .io :Kj/ |1'/ (Lp. La\i «öi; ot.iai> j^^oo :)Ao v.» )«>-, 3 loXo KiJ 
:)fcoo3o/ )l - t~i° y - « ^ > J^et*lo '^j )^öo^s :Nj/ oor t m v> vA^X yactaei^ 
wtoo'JJ o/ -.«^ v^o/ V^ ^^o*/ «fcoo'JJ .).v>q^\ ot^ fco/ ^Lco JKjl* ,j> 

.Jj^QJ» "^J^ K-./ J-L.3J» -.KROKUS» Otfcs-Xi© ^./ Jj/ ^,1. ^.; Jj/ .Kj/ 

oC^ JJ'o ') ,i -\ .'/; ..yfloo-^3 ^o ^io ^&oo'/? —^ ^>'?J V*»-^«-^? oöu^.» 
-'- JbÄ^o :otJ» rf- 00 ./? °^ -o»ofK_./ Joou 'JjJ^; owsv* ooi ^3; ).ia»/ .^^< 

)oi^|J joV-i i-*^^ JL^.t-s; .) "\ » i D JJ J^— o^v lo^wo .-)la-o;o Ji-l^oj IoA 

^iOO Of!SvX..~1 ^.iO ) f>,»°> flp; I.A.2U ^ IS^>/ joOiJ ^Ooboo JJ 10 •.^i.^Aä 

l. V UMo -■ 2. L V in margine : U-&=v 



prier et de nourrir le Christ affame qui se tient continuellement aupres des 
portes sacrees? Pourquoi donc laisses-tu de cöte l'esprit de ce jour et consi- 
deres-tu ce qui lui est etranger, (ä savoir) des instants fugitifs, des mets, 
une table chargee de graisse et indigne du jeüne? Quand seras-tu un auditeur 
pacifique et charitable de mes paroles? Car si les jours de fete tu fais attention 9 
aux alimentset ä la gourmandise du venire et si, en memetemps que tu viens 
ä l'eglise, tu t'empresses de retourneraussitöt chez toi, et si les jours de jeüne 
une noire amertume pese sur toi, lorsque tu regardes ce jour comme une 
annee, quand te parlerai-je, dis-moi, ou quand nourriras-tu ton äme affamee, 
puisque tu murmures toujours et que tu blämes tout ? Pour moi, je sais, selon 
la parole del'Ecclesiaste, qu'ily a un tempspour chaque action ', et quil nie faut 
vfol. 122 absolument dire ä celui qui est en fete comment ' il lui convient d'etre en fete, 
afin que, en ayant Tobjet de la fete pour s'y cacher et en discutant les paroles 
qui s'y rapportent meme sur la table et avec le plaisir quelle proeure, il ne se 
laisse pas aller aux chants, ä l'ivresse et au rire deshonnefe; nous avons, en i 
eilet, recu de Dieu Tordre de fressailli7- de joie avec tremblement 2 et de n'avoir 
jamais läme vide de sa craintc et de son Souvenir, mais de retenir par ces 

1. Eccl., in, i. - 2. Cf. Ps. n,1l. 



10 



[391] IIO.MEIJE LXXIV. 109 

)■».'/ .JJ^^w» loA; oöi )-3)-^..\ ^cooaKj -.^J^oij ^.oppj^ JJ/ .ouiCHOi. 

1^ t -n'n. ) ea - °f co c^^a J-sv-°? J't- 00 »k-* \^°! -'.JJ»— * °i^ ^-»>-- V-*-^ 
yOJjj-i; ^e*-o? ot^ ko'jj »J •) m \fo ^*^ot ) i ° » \ ö^ s ü!x_^_bo J-^-3 

o6i .)»J^ iko );U? J'f*>J-*> Ms o/ -J-*' ! ^^ Ji-^s ^ J^-M/ »'Ja; 
jisöm^o J Laö a ;o •voomaj >oo^n i j.v>mS ^io» oöi Jjl3l^ o«>\ ; 3»l.j N.*a 

•:-öt_o',J ^CV-CLJO )>°u\ 6»,. IM J-ÖtSs 
• r »\^ v» JKju* JJ; )löX>..\o .ibctäw oC^> >A. ~oioK_/ J;o6^0>o 
..^.mNöLaA Ul V^')»> V^> M V^> *K-j/o .J-i-jk^o )v^> )&± Jjläjo 
io laS. (bo^i )y~ Kt\ »Kj^oo Kj/ ^fnyi' .. v > ? .^ Jj/ <ä-^- Jl ci i « ^ ? 
v / . ^J^o< y^U<> J-cq^Öä; Jj/ ,.^ JkV^o J,.-. jLs/o .^} Jj/ .J-i^OA 
.»t-xl/; J-^cl*>ji );qj, Jjji-/ .ypojfcoo» ^.Aoi ^*5 Jj/ ;l<Xi6 JJ )j^A 
v3/ .k-/ Joop >*OAJM oöi üü/ JJ ,^2./ -.Jj/ y^^ «^-? -ö) 'Jj/ |;oiX^Oo 
JS^io -.Jj/ jböio Jk.ia— JJ / :^oa\o3 \^ö\ J;oi Jj/ v^-'ä MdL * a J ,JS °^ t— ^ 



»O * Ll'ol. 153 
v a. 



Vidi. 123 
v° ll. 



(sentiments) l'impötuositequi (mene) au peche. Oü as-tu vu un general, apres 
l'ordre de bataille, philosopher ((pilocooeiv) devant les soldats sur les theories 
des dispositions (t&^i?) (militaires), puisqu'il doit parier avant que ceux-ei 
soient vaincus et defaits ; ou un pedagogue, apres les combats (äywv) et apres 

5 ipie l'athlete {«.Vkr-iz) a perdu la couronne, enseigner la palestre ; ou (oü as- 
tu vu) qu'il fasse un discours sur une fete apres la f'ete, celui qui a la charge 
de supprimer d'avance le danger qui vient du plaisir et d'appliquer l'äme aux 
paroles et aux pensees divines pour la purilier ä l'avance ? 

C'est pourquoi j'ai tant de travail, que mes nuits s'ecoulent sans sommeil 

io et que mon äme fond en memo temps que mon corps. Toi, tu penses peut-etre 
que je recherche tes louanges (-/.Hos), et que je te dois de la reconnais- 
sance, parce que tu montres de la patience ' et que tu restes une heure * Uui i.v. 
pour m'entendre! Et moi je ne l'ais aucun eas de pareilles louanges (x>.eo?), 
si mes paroles ne tournent pas au profit de l'äme, ' en sorte que l'auditeur * \J *- 122 

15 reconnaisse qu'il en a recu un secours. C'est pourquoi je fais mon devoir, 
meme s'il n'v a personne pour m'entendre; car je ne fais pas cela de mon 
propre gre, dit Paul, mais je remplis une Obligation, et c'est une charge qui 



• Vfol. 123 

r a. 



110 SEVERE DANTIOCHE. [392] 

JK-u^j^jokio JJ Jljjlj w.« .vA. K-./ Ji^/ ^i&^soi JJ-.'/ .Jj/ *icuou>o jlol^a 
wöi .-«J^»'/ ) ■■■.„>-. JJ Jt-i-i» .)j/ t-"^ 3 ? 7"*/ r^'h -*)? «- 3 «^ ^-»/ 1°°^ 
V-«^v -öl .'J^a^t t-a^'/! <-^-.j Jla^w^io ^..#/ loot o».A-./ )!X.«.».. it So; 

)l|»^rö ^io Jlias^ ),— JlSuuio jls/» .J.j/ \*,J- ^>, ° >i \ '^.; Jj/ ,). * \...'\ 

:jooil JJ y» ni\ Jj/ ^>^ )lcu i)>n^; ^-iö ^./ olS. -.Ipo'/ ^-.; ^^oi 
^-«.\oi yooi^so -Ul r^l ft^JuV)/ öikj «^ \oto/ ^«.\^ «s/j J^*s yajot 
)UvO_co la\ ^oba\i y.*\ >fl^m i w2S^j JLo JJ^/; ^./ : v o^j/ ^xx^fSoo 
loA J^Jx^^'J^OO; .J^-si/ o/ y».J / Jk^J. ^£oo JJ/ ..^ ^ aeiln; \OJÖi; 
)tO^— f ^s J-.;'io J^ul^Aoo* Jl^ ^^»-^o v'^.p 00 \ I ^',' B y°+*° ^° 
vO-JÖi .o-Kj» > i>. ^«ylo; J.l-'w/ .-J > .»r> j^oi; )J-.q_2l^> J-. x^Oo . -j_.*po* 
la\j . v aa^-t^ju +s ^ju. ^.s/ •. ^poJJL/j ^\ot J n in >N v ocx.\ yn^'m; 

1. L V in margine : rjow v . i .,.v — 2. L V in margine : Eiprineva. — L V in margine : ^w^oov — 
L V in margine : Opufisva. 



lo 



m'est conßee. Quelle reeompense ai-je donc'? Celle-ci : que ma conscience ne 
m'accusera pas sur ce point; et je dirai, comme j'en ai recu l'ordre : Je 
suis un serviteur inutile, ce que selon ma faiblesse il m'etait possible de 
faire, je Tai fait. Car c'est aux hommes de la taille des apötres qu'il con- 
vient de dire : Ce que nous devions faire, nous l'avons fait 2 . Mais je sais que s 
moi-meme je n'ai pas rejete la plus petite partie de mes nombreuses obli- 
■ gations. 

J'ai dit cela, non pas pour vous accuser de negligence . loin de moi! 
En verite vous m'accusez aussi de ne pas parier avec regularite, et vous 
etes tous daccord pour affirmer que ma voix ne suffit pas, pour ainsi dire, 10 
en comparaison du grand nombre des auditeurs. Mais (j'ai dit cela) ä 
cause de trois ou quatre individus qui sont prets a tout blämer et qui 
eclatent de Jalousie, parce que l'Eglise se developpe et progresse dans la 
crainte du Seigneur et quelle se multiplie avec l'assistanee de V Esprit- Saint 8 , 
comme nous lisons dans l'Ecriture. Ce que nous avons dit suffira pour leur 15 
vfüi.i23 tourment; nous-meme cependant * nous changeons nos sentimeuts et nous 

r a. 

1. Cf. I Cor., ix. 17-18. — 2. Luc, xvn, 10. — 3. Act., ix. 31. 



[393] HOMELIE LXXIV. 111 

)1q_jü/ Äoa-.i-=>o )lo '»«^-s \-^~ ^-*Vpo ^-«^.of v°oi-\ ^-.oöu jjjlo^ 



s-|->oi/o ^.v il ; UjoI-JO _^iX» 



piions que cela tourne ä leur avantage, par la gräce et la charite (<pi>.av9pa>it{a) 

de Jesus-Christ le Dieu grand et notre Sauveur, auquel convient la louange 

ainsi qu'au Pere et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les 
siecles des siecles. Ainsi soit-il! 



FIN DE L HOMELIE LXXIV. 



^*>a~o ^\^»» \\^o 



, .aicu^^ |»ov=o l~L~*-0 ^Ä 



Lfol. 1 
v"b. 



^.cnob^-./i )>— fSoo ^opo JJo -.vca^-o'/ liöunXi _6i ^o o^ '«^, — 0O.1. 
(_)iLo_ -Jiöt. m \ iot.-^ISoi ia-J^o v.61 woi 3/ '^»» yO^l^o . Jjilaio ,_IS^. 
53 j_^U; \ V>)vi2S, N~./ Jls/io -.JJ^^o* Jj/ Vi«'.. O» ^^O y-iO ^K..» OCX 

)K . i ..y.a aeuao :ot.-\ ^..K— j\J-*io JN^Jls; ^io )Jk^.^s ^ :)K*b.U 
^-.^cx ^»j Jk-ä^ ^o :ch.\ ^jl^o Jjoi j^o^o vf 3 ^' ^---^^ )K*u-j*Saoo 



IIOMELIE LXXV 



SLR LE SAINT MARTYR JULIEN. 



II mo semble que rien n'est plus avantageux que de faire l'eloge des 
martyrs, ou plutöt (p.S.'k'kov Si) je pense que meine le seul l'ait de rappeler le 
Lfol. 153 souvenir des martyrs procure un avantage tres ' grand dont on ne peut s 
dire l'excellence. En eilet, lorsque les pensees de l'incredulite submergent 
l'esprit, d'une part en l'attirant par les desirs temporaires et en l'occupant 
par les amusements et les agrements passagers de ce monde, et d'autre part 
en l'eloignant des biens futurs durables et inöbranlables, en y produisant 
l'incertitude et en le faisant douter et boiter, — en verite\ en effet, l'ceil n'a io 



[395] IIO.MKUE LXXV. 113 

Jj>/ JJo :^WS. ^*W 1>— Jju.i> jis/; J^a S5 !^^o :c*^ ,-»;ÄÖJ*> ;^J.o 

)lo_3j «~»j<*3 J^-X^i/ ^-*^°*? )■=>*" — :).JLiajij )•—• >J ^Ofi«o ) n » \ j iaio^i 

s J^po_s» y^l -.otjto* JL*. .vjo J_o» ')-^>aii )lo.2L^io»o )toa*.r>j (v-^-ao^o • 

)^iOO) -.)oO( 'yicl 'JoOt JlKblS^iO (.^JOO JjOI jjQ^vJJ +3 'iCOa^Q.3 jjOl^^OO 

»JJJ; oöt ^./ öS. -.Jj/ JiJ^bfcoo Jjlsoi .K-Jb^. M jJ a^; )-u/ y.+\ • \i\ ^ö» 

^js^j JJ^lo* JL*Xs lo^ -.Jj/ v^öt» Jjl-j ^ ->tv>\ 'oolo .Jj/ J— *iö 

)y.a. ; jop loJS. otJL°>x.j> »»NJjljo '.(sie) l\^!,hJ.^. ~%*o ^o i-A~.» J—Loa.. Jj.**:xxS. 
Jl; •> J. >v otlo ca*.^s.ll ^io o.^ iK- Ä io* ...iti Jj,.— / a.\ -.»-.ISoo ooi 

1. Dan- V ce mot et se* composes sont luujours ecrits avec un seul L, 



V M . fl-', 
r 1j. 



10 



r" b. 



jins ru ces (Mens), l'oreille ne les a pas entendus, et ils ne soni pas montes au 
cceur de l 'komme * ; — alors, en tombant seulement sur lui et en brillant 
comme un eclatant rayon de soleil, alors la pensee de ces athletes (a8X7)Tvfe) 
vainqueurs dans les (combats) sacres (Upovunfc) a aussitöt chasse et dissipe 

ö l'incertitude ainsi que les tenebres et eile a rendu elair * et resplendissant * vfoi. 123 
comme en plein midi l'espoir de la resurrection et du royaume des cieux. 
Car celui qni bitte completement ne lutte pas pour l'incertain, et surtout 
dans les lüttes de ce genre qui vont jusqu'au sang. C'est pourquoi Paul, 
livrant ce saint combat (äyt&v), disait : Je cours ainsi, non pas comme si je 

iü (courais) d'une fagon incertaine; je lutte ainsi, non pas comme si je frappais 
lair-\ et encore : Je cours vers le but pour la couronne de la vocation Celeste 
de Dieu dans le Christ Jesus*. 

Si quelqu'un veut voir dans les faits eux-memes une image (ei/.wv) tres 
exacte de ces paroles et d'autres semblables et s'affermir en lui-meme par 

|s rapport ä l'esperance future, il n'en trouvera pas une -autre qui soit meilleure 
que le combat courageux et fort de Julien. Gräce ä lui il pourra apprendre 

l. I Cor., 11. 9. —2. I Cor., ix. i'i;. — 3. Philipp., m. 14. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 1. .S 



* Lfol. 1 

r ;i. 

* Vfol. 123 
v" a. 



114 SEVERE D'ANTIOCHE. [396] 

JjlSl»'/; -'Jt— 3 / «s^J-ioSo Oitil^o\ K_./ öuiO} ^öt . • sfiocuj-«^a..* JLijKVu.o 
J-^>-ffl » )Q— >v/ sJl^^cCS. vi>';j ool ^*) JjLio .'V^o)j ^i j..üo ,'^oanj ,-io 
. -"^s-^-^o; )->...^i., ^g\ v.oia>>^J l^üJ^s yooi.^ !S^.)' t _oiJo .)lW~i LoV-.3l±i 
.'vOlS^^öI Uio o/ J-L3-. /? v ajii JJ; t-io/} oö&. .'O.')lm0 jj-i^^O j«OUXL.2 C*.S ,.3 

oJ^; : vxoajj^o-o'P l°°* ouiaAj )ooi yj> ^^cx» oöi Joot ofcO V-*-^ t- 3 
cxx^o\ ) t^rxJLii J^ao :a\— V^a^o ^o).^^ [^.^.j , Joot ^otoN-./ Jjoi oj^s 
Jooi v^ojo^/ t-"-^ l~io~^^-^ .t-a..3 J..io_^_s^ ^.ot_oo».iu; -.a-fci^iOL^i 

^-(.Jl^o ^-»; v^pl/ y.3 .|^.oi; -^ov-so Jv.^pi >-»ö» ^^.3 J£ooa.a..i ,^*oul.VN^ 
Joch J.-jl!2l^o ^-.j och .Jjooi JJ> vOJÖt (.i^^väl^^s.^ ^.-N—/ )~JLioj -.oi^ jooi 

)la.*.^.A jtoas.^ )«■"'-» la\ l'^l^o; -cxi V-*--<x J- J P/ -J-Joot Lo^ 



O 10 



"" 



1. I. \' in margine : Mapxiavo?. 



pour sun compte el enseigner (aux autres) en meme temps, d'une part 
comment il se tiendra et ce qu'il dira, et d'autre part ce que doit encore 
souffrir le defenseur («ywvwTvf?) de la piete (svGeSsia.), et il verra clairement 
par les faits eux-memes que le Christ parle, tandis qu'il reiste et soulTre 
dans ce martyr, lui qui a dit : Ne pensez ni d la maniere doht vous parlerez j 
ni a ce que vous direz; cur ce que vous aurez ä dire vous sera donne ä l'heure 
meine'. 11 me semble, en ell'et, que le martyre de (Julien) releve surtout de 

i a. l'äme, ' et non pas du corps, parce qu'il a bien fait * preuve aussi de la 

\ a. sagesse qui (se revele) par les paroles. 

Comme le juge d'alors, nomme Marcien, qui n'etait pas aussi habile '< 
pour menacer et terrilier que pour tromper et induire en erreur par (ses) 
inventions, etait ä son siege, il ordonna d'appeler l'adolescent; cur il etait 
doublement enfant par la taille ilu corps et par celle de l'esprit. Apres 
l'avoir appele, il lui demandait : « Qu'es-tu parmi les ehretiens depourvus 
d'intelligence ? » (Julien) repondait : « Chretien (^piffriavoc) ; car ce que tu Li 
as appele manque d'intelligence est pour moi sagesse et science: de nirme, 
en effet, que ce qui passe pour sagesse aupres des liommes est folie aupres 

I. Matth.. \. 19. 



[397] HOMELIE LXXV. L15 

ya-ola-x j;..3 JSs^avs Jla*^* .-JoCS^i ^61 JlSoaa.-« J-ooi -JoiüSs lo2^. öuK../ 

♦ JjOOl JJ} yQjL^j/; yO-O^v-l 

Ia^> JjLio .^.\ Jj/ ^JLliLio J;oi -.po/ *ooi ioü oi^~.i JJ)o.jl\ ,j 'oöto 
'J-V-^a—s |bo_k3L^ oöt 'oolo .Iul^u-V) 0/ j-jL^t.^) .Kj/ J-^ISoo ja^^m_.p 
^).JL_io; 061» oi^^jJ.» cxla^jLjlJo ö|l.o_K->,tocLS. ,.3 :Jooi (.jljDl^o tS^.J^a., 



Vfol. L23 
v° b. 



10 



ö/ i— Tt-ml JJ •JK^JLa^cljlo JÄOÖ» )lo-).-»^o ^*i :0?0|fK~iCL^ J001 J_=>\ Jooi 
JJ/ .J.-Q-^-2LflO yOO».-K-./ ts—JL^V— / )oj^ä*j .•jL-J-ii^Q.iL^C^ 0/ ).jl^jl£l\ .-'Jjoi 
yOJÖt ^^ \L'l ~%^*> ^boj . -J.-J.— o* |~x^.\a*o | h ü,|o ..yoS^J-io (jp.a.cD 

^«•j «^ .Jow^» Jj™.» »3/0 -.Jm »Y*>) K~o JJ.o?ou» -.vooi^ ijjJLo u3om,al 

♦^^v *'/ JJ U-^-jxl..^ J.rfjQL3L^j ^öt •.v-o» J^>» ^V- 2 » 
^o^io JJo c*\ Jooi K+l 'aa.3ot-ia\ JlajK^ojxas» jJLiö ^\oi ^üi^-oa^ po 
JJ la.\ ^^ooi Uio .K.-ji*^.io JJ Jooi J^Jä Jö^JJ w-J^j ..Jjuaj»;o Jjoot» 
J,— J.-1— _£v.£Cl^o »>3 •J-^^'J./o Jk^io» Jj.~..*_l^o 001 Jooi Jj^&io (ta^^io 

l. V ('// marsine : &"(• 



de Dieu', de meine aussi la sagesse de Dieu passe pour folie aupres de 
vous lautres) depourvus d'intelligence. » 

Le (juge), expliquant encore sa demande, dit : « Je te demande ceci : 
Comment t'appelles-tu chez les chretiens? Pretre ou diacre? » Ce sage dans 
5 le Seigneur, voulant par une humilite haute et Celeste frapper d'etonne- 
ment l'esprit bas et huinain de celui qui l'interrogeait, repondait eucore 
avec sagesse : « Ne crois pas, ö toi, que « pretre » ou « diacre » soient de 
vains mots ; mais au contraire ce sont plutöt (ji.aMi.ov) des realites et un 
honneur et un pouvoir spirituel qui vient d'en haut sur ceux qui sont 

iu * eprouves et experimentes dans la perfeetion, ä savoir ceux que l'experience * vfol. 123 
et l'epreuve prescrira et fixera, je veux dire le temoignage des hommes et 
aussi le jugement de Dieu; mais pour moi, c'est dejä une grande chose de 
ne pas faire mentir le nom de chretien. » 

Parce que (le juge) ne possedait aucune (trace) d'intelligence et de 

15 jugement pour repondre ä ces paroles pleines de sagesse, « Sacrifie aux 
dieux, » criait-il d'une maniere irraisonnable. Que repondait donc ä ce 
manque de raison ce serviteur de la raison et (cet) athlete (äOXTmfe) ? 

1. Cr. I Cur., tu, 19. 



♦ Ll'ul. 15 

i b. 



\ fol l 

i .i 



Mi; SKVÜRE D'ANTIOCHE. [398] 

v OO(.^^/» yOO(.Ai> t'l«!^) jjj ~^XO( . v aJOi\ wu^^'fj jjLSl..'/ • .-.ötot^../ )<on 

>ä/ JöC^s loj»«^»; -oiol^/ jl.30_0-\i • .U^^m..,^* Jjscl». V^x °oi JöC^ 
1 J..m._*_.ooJ^a_co .-)K*^»K^ jJ / • . v c^^J^o )_l»X_s ql^j • .y^».; ^.-; ^S. 

yO.^O,l JLjOI ^550.0 •'t-^-^- J-L.>-.to>0 )joi J.iO^Ü>> >ä/; oöi .--oioK.../ ,— Jv-V* 

♦ }> ij i\ jjL^iö laic»^ 
jJ JK.io.2L_~ ^o_vo 'J^-o/ jo;, ^a_x> -öl Jl_JL____a\ ,_> oöi \_3iK-3 
.oi__ )ooi jjojJ^v ,<__ol ,__o; -öl ) n njJo j..a_^.iöi ).J^aä\ -Jooi \ n . ' m v> 
) ■» - -sN. oöi ) v»o ci\o oi\ jooi }+.'.£> jJLo_ ->*t~~ .^A— '° .}■■*■»'»■-■. .-»—-s vA-i/o U 
la_„ ^.» ,_> .o».^ jooi oi^ai__o jtv____o (la^jLji -.)K^-> # j loi.__v_ ^\-t 
24 :_.oioK_7 Jo£Ss> ,_- j-t-jo j-coa-aj, >o'J__>o 'J_£v._ö >__\; :)ooi ^.io.!* \^\oi 
:J_3j_»; yOJÖ« jöu^JJo :*-^ ^--^ö?? v^Jo« ) ^ N v i \o :oi_ö_... ",-s? J-L»? 7^? 
j.___5oi t Jo -.jooi ,.___• ' K-j-b^-si wJS^ioNj; ..'am Mt K_a_\ ^xo __._ji Ji 

1. L V in margine : Sol.oixioat. — 2. L in margine : Aoyi-.^'Joa. — :i. I- V in margine : 



« En confessant une fois que je suis chretien, dit-il, d'avance je t'ai 
donne reponse. Comment, en eilet, celui qui est tel sacriiierait-il ä ceux 

Lfol.154 qu'il ne croit pas dieux : car le nora de chretien est oppose * au poly- 
theisme (TroToiGeia). De plus je deelare et j'affirme que toi-meme tu l'ais 
une faute, non pas par la langue, mais plutöt (^äHw) par l'esprit, en 5 
nommant plusieurs dieux, tandis qu'un est le vrai Dien, qui a cree aussi 
ce monde visible et qui a mis ä sa tete l'homme comine un roi. » 

Puis, comme le (juge) nc suppoiiait pas ce reproche (mele) ä la fois 
de moquerie et de sagesse, il le menacait du commandement des empereurs 
et de la necessite" (äva-y;«)) qui en resulte; il l'appelait homme disputeur 10 
et querelleur et il qualifiait d'insigne l'olie son attitude courageuse pour 
la piete (eüffs'ßsia). Mais, lorsqu'il l'entendait (repondre) ä ces (paroles) : 

v fol. 124 « * Pour moi, l'empereur, le legislateur et le juge, c'est le seul Dieu, qui 
ne laisse nullement raisonner ni toi, juge Ephemere, niles empereurs tes sem- 
blables, ni les dieux de pierre », il donnait l'ordre de l'ecarteler. Apres w 
avoir fait aiusi une enquete sur la Familie (vsvo;) du juste e1 l'avoir trouve 



i'° a 



[390 HOMELIE LXXV. 117 

J.jl*— tooo .J.^**lKio; J^oota^ lo^^an ^.io otlix Jooi JliJ.i6 ,^-ökj; 

*JPm? Jt-ai^o .-J^joi ^_ioj JIo-^s^ao )t^J 
'^iö yOJÖt .|.-jl1»_» Jjl£.\o_».; v^JÖi J-^ : 9 x^o ^*-*- 1 / ^/ .^*? ooc * ^-«/ 

., ■ - ™ -'-- Otl^iOQ-O ^^ vS/} -,^»J yOJOI -.OOOJ ^lO^JX) OWSUL^» jla— ... O ^^5 

^_JUJ^öo <^.\ oooi ^.m.., ! Ni )i n i omlSJ ^^ y )o^ io JloJ^-^oa-n—jo .-oooi 

j^i/ ^.io "^O^ ^>ö "^fc^^o f3 :);<H£D ^.-; oot .wk^l'!/» J-*-«jJ? fl • •oooi 

■ -«1 ' v J,.^» ^Jixoi :jooi 'ä^Is jlSs^JL^iejÄOo jJ ) lo.~ J a A .3o :)ooi ^.-K.io 

) -• '<l ^--iu/ ^io JjoJU t-*->^ )jp| :jloio a..!S^:>a\ JLoot ) nVm öt-;Q-w^s 

to -.Joe* ofcO "*5^^\ J-Üb» "*^; oöi v>.-/ '^-.j oiK^jKi :)oo) J_—iotoo J.i30t 

~.--7 : v oov^->; U^-^-=> jw^aa^C^ va^toJ^jj^o tyOj/ J>a^_s +3 yooiüx )ooi ^xl!^ 

J,.~1 '.t-^o/ J~ JU ? ^-■*? iO-^ ',) U »V Q-^O 'yOO^K-./ JjL^i ' N_«— U ^.^s-.l 

ot».K-/ ^-s) "^Jl^; ^öi .-JoiSx IolS.; )la..£v^.s -.)j/ ^^ J.^oota^ loj»«A* ^ v ° a - 



L l'ol. 154 



i" b 



1. V IM--»- — 2. V ^L;.:.»o- — .i. v &—»!.<». — 4. L V i'n marsine : !&■••— 



inscrit au nombre du Senat (ßoiA-fl), il L'avertissail de rougir de sa noblesse 
(eüyeveta) (maintenant) avilie et condamnee aux supplices et au raepris qui en 
decoule et ä la lionte du deshonneur. 

Parmi les soldats du pouvoir superieur il s'eu trouvait aussi plusieurs, 

5 dont les uns attestaient la noblesse de sa famille (ysvos) et les autres avaient 
pitie de son äge et le priaient et l'avertissaient d'avoir pitie de lui-meme, 
comme s'il se lVit trompe. Et le martyr, tire im peu au-dessus de terre et 
atteint de blessures incurables, dont une seule pouvait amener la mort, 
— car il etait frappe de la meme facon qu'un taureau Test par des bou- 

io chers; - - mais sc tenant par son esprit au-dessus des nues, meprisait 
ces (soldats) ainsi que de vains parleurs et des bavards et, apres leur 
avoir ferme (la bouche), il leur ordonnait de se taire, et de reconnaitre 
leur propre condition (t<x£i ? ), ä savoir celle d'etre sous une autorite et de 
ne pas etre chefs. Puis il dit au juge : « Je ne connais qu'une noblesse , L|nl 1V| 

15 (eüyevata), * * la l'amiliarite avec Dieu; eile est touiours vivante, parce qu'elle v H 

l j •. . • »Vfol. 124 

clescend au point de vue genealogique du Christ vivant, qui est devenu r° b. 



O 10 



Vfol. 1 

v" a. 



\M SEVERE D'ANTIOCIIE. '.n<i 

.-«3U^ |._ia Ä £L.io JL^jlo (sie) JIXJLK«. M^->? — Öi^ .')).A.^iio )-i)-3 JV 30 -- 3 

i-*-^x jlojj— JjK-OO; «Ö| lo^l jJLojLOOt^OO .-)lVK*iO; «Öl JloJL.CUL^fcoo 

.J..iooia.-^ lc>i-ik_SL_jL ot.A«/ K«jj',.^o • J^vio V-^-» J»«-i* \QJCH jJL« ^io; 

«öi .-«oi )la..^JLA a..!^ t-»-^ °'l •" ^ ^°/ ^-2t--wio jl^^pv jla^JUL laü^. 
^j «JS. VQ.-JLJXAJ o» i-A-»; J— Lio; vOJÖi .-L^öjo |„oä..ao J^l£^J\ «*^\jt 
«Ol )^s^ M -.yOOuS. J-io'jl'/ ^-»; yj .yoou^*; jlo.--io; ^io o_^ .'vOV-O^Kj 

.•Ö|_.J^~./ )Kvn. M j .^.»-iO -y^-»? ^-^Ol jbö ^_./ •. ]«.!*. ' y~.\ \j\ joöt; 'k^J3 

v ooiLa.JL--iL.iO} yQjöi '\ aJ ^ OQjL -~ J )~i-ä^^~3 ^~>oi y-*\\ vO.JÖi )öt.-\jJi «öl 

; ^J^oi ^io '^»j -;»U .J~»oöi )la_JL_»L^vpo JJ; )K«,ul^o>^o .-yooila^ii 

; )La.x.^a>oi j Lai^^s-ca-.^ • .*coa\a£> |.^«^.a.; Lüsa^L y>+\ :kj/ )).L. 

')K««w>.S5po ]J )toa—,io y0y.±o J-sa.—; V-~^ )J eSs .öuK-»/ J,..asJU&Oo )^cu 

JJLqjlsJj^clS. ^.ooi ^^Am^o JJ • .^pcuoi oioi Ja../ oöi :^> Jooi K«/ oöi iab. 

24 '»~3.K«flol; )..JL.a^/ .\yli\ yOOila-jL.Do vOOtla^A^CL^o .-öiJ^/ Jjlsom «ex 

1. V oni ^W- 



selon l'economie Ze premier-ne nitre beaueoup de freies*; ce qui rend cette 
(noblesse) tres juste et tres vraie, c'est la pratique des vertus et la 
ressemblance avec le bien; cur c'est dans l'exemption des passions hon- 
teuses et tres meprisables que consiste principalement la noblesse (euyeveia). 
Comment appelles-tu encore folie ma crainte pieuse (tfat£-i\q), alors que 5 
tu nie pousses ä une folie evidente? N'est-ce pas, en eilet, de la folie 
de sacrifier ä des idoles aveugles et sourdes ? Une fois honorees, que 
me procureront-elles de plus grand que leur ressemblance? Et si je leur 
ressemble, il est bien certain que je serai fou selon tes propres paroles. 
C'est donc de la sagesse de regarder comme des ennemis des dieux de ce io 
genre, dont le caractere paeifique et paisible est la cause de leur inintel- 
ligence. Apprends par ce que tu vois en moi, selon la deiinition de l'Apötre 
Paul, que le Christianisme est la foi qui est agissante pur la charite 2 ; car 
s'il n'y avait pas en nous une charite et im amour invincibles pour celui en 
qui nous croyons, nous ne supporterions pas une pareille douleur et de (si) is 

vfol. 124 penibles * et de (si) durs supplices; de la sorte on pense que ce qui combat 

\- a. 

i. Rom., vm. 29. — 2 Gal., v, 6. 



Lfol. 15* 
v b. 



10 



[401 j HOMELIE LXXV. [19 

ojü»ll Jl»ai>jo -.Iv^ 3 ? otl.QLS_«— -äo jooi JJo i^tKloKio; -oiok../ Juso.*, ooij 
oöu^j -6t la^ -j-LJ?/ JJLäo» ^.-^o« JjL», vs/o ^fco J.iabo. Jjoi oj^o« -öt 
)lp^ ^ +3 :JK~JkjJL K.-m^3laJ^>; -öt JJ^a jjoCi^io .)oK_jlJ )o—>,£ooi 
jj JJ-^-^-io \JJM .-K-'/ J^o-^s fco*-^..=> ..loot Jpö/ )mq:^o loci jbot.Lo 
5 I^jl^^Kj yj .-ot^jas^^-j JJ JloVouo .JLsowJS. — oi^Joau^V? v ?-*?^ 
ajs.~ / aiöf^o; V-»™^. yOJÖt . -o»-jqlS.äi.j Q...N m ^o .(ja-wO ou^x.o oibo 
,'OuS. ^*-X*'; *>**> JJ *~»/o ,^..\ m soo ^.£^1* -.)-=>Q— vOoUS. ^a*^..^o 
yo^j» -.oiA >a.o^ JJ; ^.,x oöt .yQJuuU ^o»^o ^s oöi >3^«.; -öt_\ ' 
,_!-, y^^; jLAia-ötio JJ yaa^. y/ .-Joi^ol ^^-joi Jaio .w^utio JJ ^^c+S. 
.•^JU* ^m-m JK-c+ISs -öl )laj^,lK..ia.jsi v o.jöi ^.jl— •'^ jl ~ ^^.N-ca-io 

v).ii.i JJj Jiaxjio .'J-SQ-m; !%,.«•> r-J-~ ^»Jl».J3l^o 
-K_.,/ It-s^p Oi^O ^^^J oöi ..);ot_co ooi )ooi > ^oäio *^; ^.^oi ^s 
jj.L* ia.J^ji t-»-^ ^-^oi.\ .>*^jU} jooi »..als — oiaS^V; J.äi3 "^i* -Jla-^io 
ql^o .-JJ.,vaxa.i; <~.*l -ooi ^OLT^k.io \^'i\ la\; -öi-s .'IfÄ*. ^-io t-a^> )ooi 

l. L V in margine : »««^" ^oo»^. — ■_>. V uoiaXou. 



c'est la charite et uun la faiblesse du corps, et on estime peu tout ce que 
le monde peut donner, fut-ce meme cette vie temporelle, ä cöte de (la certi- 
tude) d'obtenir celui qui est aime. C'est pourquoi l'epouse du Cantique 
des Cantiques, nous figurant d'avance lEglise, disait : Je .suis devoree par 

5 Vamour { . Les grandes eaux ne pourront eteindre l'amour, et les fleuves ne le 
submergeraient pas. Si un komme donnait tout son avoir pour l'amour, il n'atti- 
rerait que le mepris 2 . Car ceux qui ont commence par aimer et qui ont 
goüte l'amour regardent avec mepris et dedain et tiennent pour rieu le 
fait * de tout souil'rir pour lui, et celui qui ne l'a pas goüte ne peut pas» Lfol. is 

10 juger de cette facon. Qu'y a-t-il donc d'etonnant si ä vous autres incroyants 
nous vous semblous nous tromper, nous qui sommes pris dans ce piege 
divin et qui sommes säisis par la passion de l'amour et par ce feu inextin- 
guible? » 

Pendant que le martyr parlait ainsi, celui qui avait porte des blessures sur 

is tout (son) corps, ordonnait de le frapper sur la plante des pieds ; car il 
voyait qu'ils avaient seuls echappe aux tourments, parce que generale- 

l. Cf. Cant., ir. 5; V, 8. — ■-'. Canl., vm, 7. 



120 SEVERE D'ANTIOCHE. [402 

Lcoio_i> oü_\ jooi K*.\o \s> ^_iol ^io jso -Jv<*p? ^-.cvA-./ JK-^s-^v jKjLiO 
" V fol. 124 jooi o.I>o*I>oo> ocx Ji.^a\o ; > « l,*t ; oöi Laio^ )ooi ^.otok.../o : t t\ i J '^t 
|icx.-.aoi oi— a-Aa __\» ,'t~~-ix J°oi J-^'? .J-si-Q-^ °l-^ V-»-Oo ) »°>i lcC_\ -.*-*.*/ 
■ J,.-.wpi yo+so J—Viioi JLa^Of-s : ^ota-.-^^a.ja.j oi^).^ V^l—x^? >-»/° .*c__1\j 
. • K^J-x^^u* llo^^i ).iv£L.i. ooot ^'jj ch-Jl^oi ^.ck . -Ljl~.^o.\ JL-Uo ^OSlCQJO 
oi.aoa-3 u.kayi,\ ),,,n..vi,.».^o.\ jooi t n'°>o .Jv^Q-^' (..üj.3 ^xi JJ.aJV-_c___ioo 
,.-..k^ v o.Jot J-Ä-oo-io JLw-i» ( ; ^.io J^-O-oo Jpo~~ ot^> a^^o^^aJ^o -.K_.)i.*^a 

jj oöi J_£»-.~_\!.JJ ^»op_3j; o*-^> Jooi ^.co J..^.jljl ooio :1ooi J;oi po 

'^»-M ^. l*.^'~l -P / OUOOI lo",^__w> V ^^. La~.1) OÖI >-~;-^ t^ ' . J™»-»- 3 ;)-^ 

JJ 'wJSw.j ^»; J.jl_u_n .KjI oj-coo J^3 ya± ^^-op» -.Kj/ Jvod jJw____io 
..o»JX~./ Jjot J-~-U; »-»-^ JJ.ax*.3;po .^ootoo ^Cua^l ool JLö/o -.I>0 i\ 
a\ • . J JX.jJl._s i JJ _ot? K.,*_» J-L2-./ .Lcococu ^..o V- 9 ^? y°*^° 'Q-x_ol? J~s«l; ~öt 
Jjp/o .J-d^-vo J^ 00 -^ Jt- 1 ^*? )k— Jl*. ^^3 ~-io "^.i^S. JJ/ -.v^oi JK-JL__i-3l^io 
J); Jj>_» ©»._> yJS Oi_s -.JLooiJuZ) ^CoM Kj/ ^e'J-o J.^j/ "^Ss*. »_»; :^J_\ J-->^-o JJ; 



v b. 



10 



ment ils etaient caclies pres de terre et qu'ils ne soiit pas une partie 

apparente du corps. Ayant abandonne ce (supplice) et n'ayant plus la 

possibilite de faire (autre) chose, il etait comme un fou; il laissa le corps 

*vfoi.i24 * qui avait combattu, et il porta la lutte sur Tarne. II voulait, en effet, prea- 

dre la pensee du martyr, la saisir par la main pour ainsi dire, comme un 5 
membre du corps, et boucher et arreter cette source, d'oü coulaient abon- 
damment des flots de vaillance et de mepris pour les soufTrances de la 
chair, et il commandait aux serviteurs de lui ouvrir la bouclie de vive force 
e1 d'y verser du vin et de la viande des sacrifices et des libations tres impurs. 

Apres cela, ce fou erovait avoir vaincu Tathlete („G^Yi-nfo) inviucible. io 
Le juste, se moquant de sou manque d'intelligence, dit : « Tu oublies 
que tu attaques des faibles; jusqu'ä present tu lüttes avec raon corps; mais 
mon äme tu ne Tas pas prise e1 meme tu ne la prendras jamais. La defaite de 
Tarne, en effet, consiste pour eile ä vouloir faire quelque chose de contraire 
ä la loi (vöao;), de teile Sorte que ce qiTelle ne veut pas est imprenable et 15 
s'echappe en planant au-dessus de toute invention de tourments. De meme 
qu'il t'est impossiblc de saisir les cieux, lorsque tu te tiens sur la terre, de 






[403] HpMELIE LXXV. 121 

^.j yc^io .jl^-s lo^Ntvi^ ^cuxM fc^U^j JJi -« .*äuk-l Ußia.3 

p :JL_ä-*o_~ V-^v ^-iö a^ .JIoJl*.^; «s/o .f-HsH v * - **^ JJ-ojK-Oo; ' )' ' ' 

) ^.^ .. yas. j,—^/ ^3;j /o Jfcoai^ -oi iooi J-oöi )i.o » «,->i )K-UJ^axio 
^/ *^po M.a_o ..Jt^xU ,-ot 'i^o-ü JK*jL^^jio jJ ,_-; v / Jlaaiö ,3/ 
^s/ ..JK^ul^j jJ -6« yie JJo V-^ <*^ J^l-Jä.:» .U-^Q^o jJ ^ JAoaa>4 

.o ju/ JJo ..Uj; ^*; -öt; -.^».j JJ? J-*»- 3 -Ji-^T^ v '^ H t 3 ^ 'JläAje 

:Ji^o ool ^J^oi-a ^oo .)N-^j^k_io^jLio JJo Jjuj ö/ kj/ .J^l Jk.-Vaxco 

^a>a~ JJ;o MjL*i»jfcoo jJ )-Jjuöo J^3 ^r^f '-^H?' iot ^ ^^^f o6 « 

♦ J-^iokj; )ooi ,-aJa 



meme tu n'as pas la faculte de saisir Sans la volonte la liberte, ou plu- 
tot ([aSXXov) l'esprit Celeste. Mais mes levres n'ont pas ete souillees, 
comme tu le crois, ö infame et aveugle en esprit ; * car elles sont seule- * Lfol '" 
ment des intermediaires, et elles sont * les instruments (6'pyavov) de la vertu *v toi. 120 

5 aussi bien que du mal. En eilet, si la pensee, vaincue par la crainte des 
tourments, a accepte volontairement de manger ces (mets) impurs, le gotit 
est devenu le serviteur du mal et les levres ont ete egalement vaincues en 
meme temps que la pensee. Mais si l'esprit est demeure ferme, le goüt 
1 11 i aussi est donc demeure sans souillure; car ce qu'un etre ne veut pas 

1" ue peut nullement le souiller, meme si on lui frottait les levres de force 
avec du sang et de la chair; et, encore lorsque les levres ont touche la chair, 
elles ne Font pas touchee dans la mesure oü elles ne l'ont pas voulu; et 
parmi les hommes personne n'est maitre de notre volonte en dehors de 
notre pensee. Pourquoi donc te fatigues-tu, 6 juge, (ä obtenir) ce qu'on ne 

15 peut ni faire ni accomplir? » Celui-ci, encore excite ä la colere par ces 
paroles. ordonnait de lui faire sans pitie, avec de dures lanieres de cuir. 
des blessures incurables. 



V l'ol. 1 

T° b. 



10 



122 SEVERE D'ANTIOCHE. [404] 

++-* . J.-.a.-..i-co )..^.iaai ),.jx.x..\« f-'h. ) 00 < V-a,^a ^o y£ Joot V-^^ U'*-*l 

|oo) fS»/ oiK.^xU öC^StS. f.3 '^*j ooi .)lJL.^lao.j> JJ/ •,;a^X.s |,-~^=> a_\o 
ö/ po/ Kj} s^^. JJ p «s/o oJ\ lk_.oot (.ji^io« • J.^.^jl^o la^ ).x^a,.o; oüS. 

v£doV_3 ^o ^io ^a_i>7 - .)-"-^ y-A k—oöto 'K_jI^io/ /-^>— ? y-ZLio^i 
v /; .-ycta^ Jj/ pö/ ^- 0, °/? -'P?/? °°i t-~^-»x 001 li-»V* •JL*aa».j jlajL^ia^. 
jcx^'l/ K.^3 »s/ .J-^-^oa? Haa ^ oa ^ vQ^i.1 JJ J~^^ ^-/ yo««^ voaS.oiU )J 
)V)j loJ^ »s/o •. J-floa^usj Jjp/ ;. .fc^oi Jla-^üo ! ^io )K*JÖt_3 JJ^aLi'KaJS. 

♦Jj/ va*£Aoo W-^J? p^» ^\oi 
l. L V in margine : &^o- — i, LV in margine : M«pxiav£. — 3. V »»* — h. V in margine : P^-t'- 



Lorsque, en resume, tous ces genres de miaute l'urent epuises, (le juge) 
passait ä une autre ruse (itdpo?). 11 pensait surprendre (le martyr) comme un 
serviteur de la vaine gloire par une. invention de pensee tres vile et (tres) 
meprisable et par des (procödes) capables de faire rougir. En eilet, il 
donnait ä ses serviteurs l'ordre de le porter sur leurs epaules comme un .> 
petit enfant qui va ä l'ecole, de mettre l'athlete (aöXjiTife) tout nu et de 
* vidi. 12;, le frapper avec une ceinture plus propre ([/.xXXov r,) ä causer la mort * qua 
punir un enfant, et non seulement avec une seule, mais encore avec 
plusieurs. Mais celui-ci dont l'esprit etait tout entier attache au Christ : 
« Tu m'as aide, sans le savoir, dit-il, ö Marcien, ä accomplir le commande- io 
ment du Seigneur. Par I'invention de ta pensee, en effet, j'ai ete converti 
selon l'Evangile et je suis devenu comme les petits enfants, et j'entreräi 
necessairement dans le royaume des cieux : car il est sincere celui qui a 
dit : En verite je vous le <lis, si vous ne vous convertissez et si vom ne devenez 
commede petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux*. Je me 15 
souviendrai des Ecritures sacrees plus encore que de ces blessures comme un 
tout jeune enfant, et je suis pret pour les autres assauts du combat (aycov). » 

1. Matth., xvm, 3. 



[405] HOMELIE LXXV. L23 

JjK^_k— 001 jl_«o v^o/ '^-.^ot ^io vVK-fcio w..^i»^^o *^_*J^otA p 

]*CX Öi-A-./ )ÄOL-,.iO ~.J )»_« .•'sToJ^.i.JlaLiJ OCX j**-W K-«.J^ -.vißajJ^.Q.* 

jtüL.,^0 lo^ vö/; ^o>r^ U-«*? oot +* -"Joot ijkjLio L^a-^ifl; ).*Ji)^/ ^ 

jJ^-»; )t-^? UQ-«-»a—^>a-io .jj-O.*. J.~jo_3l.3; ^_./ .c*\ 'JK-Lio JK^j^/ 

5 Jjoi ^3/1 -.ts-.)^.VAo po/ £s-.J_*i.«^^ )icx-co oot; 'oöi lct\ .^_*' M V^° ^3 ^J)0 

J-io»^/ y»')-flO ocx J— ^JLia.\o ..^a--ol Jj^ij u^S*; Li—>J; )Kju.£o JKicuJ.0 

oolo -.ooot . »y ils> ^^xIjl.^0 L^oVJjJj/? ^.öi la^ ./po)!/ ,_^>cx ^Do 
lo JJ«<x*-s \coo_jj_.».^au_. oolo .joot yjj; oöi Jooi wy>.*.-«'K.io ,__cx.-.=> p ^-cx~s 
o^-coo jJf-^o la^So y-. ./ ,^-iö oöto .Joot v^öö jlQJJLea^ew^e» l-^cx^ jU^ 
Joot ^.oioK-./ j..JL.^4-^;po JJo Ucl^^^o ji^x^o ^K-. *^; oöt .J..aoVoJ3 )ooi 
•.^•5 oöt .of\ )ooi sm ->m'*>v> ^_«.\oi ^_io; )lcw^a^ J«-^ Jj-» '» )°°l y°'~sv 
^_io .Jocx ^a_i>>.iö ).£L*a3 vs/o jja-J v3/o )Vo~a>/ o/ K._i/ J.~i\ yj » a aoo/ 

I. LV in margine : "I>),a6ia;. — 2. L V (fl margine . Knif/ix. — :i. V !&»'-»• — i. V "^l- 



L l'nl. [55 

i b. 



Vfol. 125 



Lorsque le courageux Julien eut prononce ces paroles et d'(autres) 
beaucoup plus excellentes encore, * et qu'il eut souffert, il etait envoye * L fol. 155 
dans la prison de Flabias, — c'est une ville de l'eparchie de Cilicie ; 
— apres quo le juge l'eut menace de le raener aussi dans d'autres villes, 

5 alin de le tourner sottement en derision et de montrer des supplices tres 
cruels. Le martyr lui dit d'un ton resolu et ferme : « Ce genre de ton inven- 
tion perfide se retournera aussi eontre toi ; car dans ohaque ville il s'elevera 
im nionument ecrit de mon valeureux triomphe et il proclamera d'une l'aron 
eclatante que c'est le Christ qui livre mon combat (aytuv). » 

io Apres ces paroles, ils repartaient de nouveau pour la (ville) d'Anazarbe. 

' Le juge faisait encore usage des memes (procedes), et Julien parcourait ¥ vtoi. 125 
encore avec des pieds nouveaux la course de la patience. L'un approchait 
ses ruses ainsi qu'aupres d'une lour, et Lautre etait tres ferme, fort et ine- 
branlable. Le juge le menacait des supplices par les blessures par lesquelles 

15 il le dechirait, et le (juste) s'ecriait : « Ajoute, si tu le veux, et les liens et le 
feu et le glaive; remplis-toi le ventre de ma chair et rassasie-toi, car tes 



In 



124 SEVERE D'ANTIOCHE. 406 

^.A.» ^w-\oi .J_ioiA V*^ U*o+±. .^-^-ooo ,^ ww^io '«.A.» Jvä^ 

yO-l/ "*>-»M? ) 001 ^ \ )?°>-CO} ouläj ^ i no\ ..owooua Joot \o'i +do 

.\^^X\ 001 ool oila^; -6j JJl^cl^ U*. -j>;o scoaicu JJ; J^ooj K_JV-^ Ä 
V*^ J^—ä*; -.Jjooi JJ 9 ö/ 'Kj/ p^»? -öl : J»0»^ V*>/ öi^ ^-"/ ^f- J'f 
j-«^v ^iö oou/ .Kj/ o-»—'Kio Jla.Aa.Ji -.fco/ ,Aio ^.-Aoi ,_«_3 : /-^*? 
»a-*Jl K-.)».*.^~o ^J )t— ? -öi :«.A.» JJ.aA_-ajj.-io laA ^A fcOa-v-co} 
^~_Jl-.->j ^JLVl J-jl--cJ_\o -.looi j3j-A.io» -.6t ^A K-/ ..).^oaj v-,_oa2o 
JJ; Jl>s»o_y.o -6i ,--->j/ .&o/ ^ia-v. J^.JL-__V» ^-.otfcC_\^io p ,__Ot]^-V_£«._* 
. / r _.^ Jj-SU-\ —oi J-coiajS JJ; t s_»oV3 N! üo ^io ^_J,Vi; -öi v3/ :looi Jloja-N-co 

»vfol ■•»-- ) '1 -/ .öu^o J,_ao süj'j j Ioj^-ccoc ^^A.^» ■ . ) f a.*.x.^> , )J -.01 öuK.../ Jja*. 

♦ Lfol.issjj/ ^*.A »£>/ -.J-i/ J-_=>\ y/; •.K—J—Ji^.^ K-W ^- K-i/ -2>/; k~»-> 
'«xoa-jJJJ-aA t-*-^^/ -^^7 ^ooK._o JJ -.)l_i/ J_=>j JJ ,-..; *-> .o^> ^_* 
lt-_o>. \ja.*& JjJL-A a_*.-»V>-C_\ -.A n«i.all|; U-^/? n^JÖi \-oa-u.ja£uJJo 

l. L V in margine : n«XX«8io;. — 2. L <-o-*j-£'Wo- — L V in margine : Avtcovivo;. 



(traitements) s'arreteront ä celle-ci et ils ne passeront pas jusqu'ä mon äme. » 
Par ces paroles il enflamma encore sa colere. 

Devenu ivre dans son intelligence, (Marcien) voulait brandir les armes 
contre l'äme du martyr; il ordonnait, en eilet, que de ses propres mains on 
lui versät de force dans la bouche comme precedemment la libation inique •"> 
et, la victime impure. A quoi l'athlete (affk-nrnt) dit encore : « Est-ce (apa) que 
tu sais ce que tu fais, ö inintelligent? Car par ce que tu fais tu reconnais le 
defaut de la faiblesse de tes inventions. En eflet, s'il t'a suffi pour ma de- 
faite de nie verser de force une libation dans la bouclie une fois, tu as ce que 
tu recherchais; et pourquoi prends-tu une peine inutile pour le meme (but) "' 
ä deux reprises differentes? Et si la premiere (tentative) a ete sans eflet, la 
seconde est de meine completement sans resultat. Car pour l'äme le refus de 
vfol. 125 l a volonte est un rempart qui * repousse et chasse loin d'elle toute souillure, 
Lfoi iss de teile sorte que toi-meme ' tu sais clairement que, si je veux, je suis dejä 
v ; ' saisi et que par contre, si je ne veux pas, jamais je ne serai pris. Quand tu 15 
dis que Pallade et Antonin t'ont obei, c'est que tu les as persuades de sacri- 



10 



[407] HOMÜLIE LXXV. 125 

K-J_iO-~J.X °^>pO .1»-^ 'j^0^3 jj .^-.J w*\ .yQ-j/ K^.3J ^-t-OtO -.vQj/ 
^OjA jJo -.J.*ÄJ yCL^ Q..S-, ftV>\» ^_iO ^-wOOl y»QJ .k-oj JJ.3/ -.Jj/ v^ö/ 

.-va^>po otla\ ^.=>*Loi \QJÖC^ o«.iOJi; ouiojo .-jj^/» J^cla ^^o J<*.^ \\L~ 
o« )ooi 3»iÄOo Ja_.; ^bo» -Jooi ]j.^>* otlox.p^ia^o o».ioa..a\ ^ *^; oöt 

oöt jooi ) »..so JJ %AnJ vQ~JÖt jöC$M % vi . i .. J._iot )_») „ . i\ po 

jKj_po po owooiS. -Jooi jÄvJLfcoo |K.a^ijLio jl^.oöp> p \_.; ^coajj^.\a- 

1. L V in margine : \H11acu. — i. L in margine : Ayvosi. — 'S. L in margine : Aito>.>.<i>y. — V in 
margine : ArcoXwv. — L V in margine : j 30 —*» °' wo : U 10 ^ Ll ^? -s a, '°> l»^ <*> j- l^>,^» vj^o9( 



fier aux demons, et alors tu les as vaincus; pour moi tu ne m'as pas persuade 
et c'est avec raison que je dis : Tu ne m'as pas vaincu. Cesse donc de com- 
battre avec raon äme ; ne va pas au delä des limites de ta faiblesse et ne te 
trompe pas toi-meme. Examine au prealable ce que tu vas dire et ne dis pas 

5 precipitamment et ä la bäte ce qui se presente. Qui ne rirait pas, en effet, 
en t'entendant Commander de sacritier ä Apollon', lorsque ce dieu porte le 
nom de perte et qu'il crie par son nom meme ä ceux qui l'approchent : 
Fuyez la perte? Car Apollon, c'est-ä-dire l'auteur de la perte, ne peut pas 
sauver, sans faire mentir son nom. » 

10 Mais le (juge), voyant sa l'ermete et sa constance, disait que le juste etait 

persecute par un demon. II s'entendait (dire)ä cela : « Puisque je suis chretien, 

je n'ai point de demons, et au contraire je suis l'adversaire des demons. » 

Comme (Marcien) ne pouvait supporter ce sage mepris des faux dieux, il 

partait pour Egee; — c'est egalement une ville de Cilicie. — Quant ä Julien, 

I5 pendant qu'il etait conduit dans ces differents lieux, il ne detournait pas son 

1. Le fragmeiil grec i-etruuve en 1886 correspond u ce passage; cf. Analccta Bollandiana, l. XV, 
[1896), p. 73. 



Vfol. 126 

r a. 



126 SEVERE D'ANTIOCIIE. [408] 

.1-«-^ «"\1/ j.£OO.^ä.i ^/ ^ö y^ Jooi »ä'jJJ Jooi »..alä; oöi to\ V-^/ ;o.~.\._3 
^o't- 3 •te.fi oöiS. JL^s ^^i>o oaulo • Jlo_L-J;po J;ol : JjL.il J»J» iK^> ^io» 
s3/ .)K.j-.^jQ jlo_K_^S.lj JV-Q-JJ •jK^l; oöi Ji); ^_io jLs/ .vßoviw*/ jJ '^.j 
.Jjä^Li Jj/ yfnvi ..'.>o )oi§\i oifcs^^io ,J> otfcC^^io; -Jooi'/ ooi ,J ocn V-"^ 
*Jl9;,)J jJ .JfcC^li oöt-=> v3/ ^~>t-^o .|aj JV); ^-»»1 ^-\o^ v-.j> r-*-^ ooi 
Jiok. > V> o»js vX1jx> ) K__«„l„^iÖ) too jJ; Jooi oioiN-io j^öj.,^3 oöi v oo 
JV-Jt |K-*.>>a.Ju^^> io-iOf-s oil^o»» )lo— _^£l.x.\ ,.3 ool JjK- ^ iw» oöio Jooi 
L fol. 155 j— 3_*_flD Jk-JLoi J_ L->_£Q.-U^; oöi .otlo^ JK^L^-Ji yäo} -.joj^Äioo 'Jooi 

..J^ö>^> ^oKjJo .«-»aal/o '^eujJJL/ jo^ .^—».j J-^öj-^ ^° : «^ V*°l 1 
^>j»_^'N_j y.yo .yS» '"'Jjltgl^o ^coajj-^o-. K— K_^ .«.^So JK-.1I/ »)/ la\o 

$A<; J^öj.^ ^io cl^ ya'i V-.J^jo ..v^oioK-/ 
:).j^ai» JJ/ 'Jja.ia.,vOi 001 ^..ow.K../i y~^co,l Ji-io o.\ :Jliö ^_^\ot^ t- 30 

1. L 0111 o'w- — 2. L 0111 o'cte. U^s- — 3. L V in margine : i^-»- 



Vi) 







iutelligence de la Celeste cite de Jerusalem. Mais, ayant recu l'ordre de sacri- 

v toi. 126 fier, il ne dit * ä celui qui le lui donnait que cette parole : « Ne te fallait-il 

pas, selon les lois (vdp.o;) en usage parmi les athletes («O^vittis), avouer (ta) 

defaite apres le second assaut et accorder la courunne au vainqueur? Cepen- 

dant je ne fuirai pas davantage ce troisieme assaut en l'honneur de la sainte 5 

Trinke. En effet, je serai le meine qui se montre fort dans les combats (äywv) 

ä cause du m£me Dieu; car c'est lui qui a vaincu en moi dans ces deux 

assauts, et par consequent dans le troisieme aussi il ne sera pas vaincu. » 

Le (juge) devenu arrogant dans ses menaces promettait de faire en lui 

Lfoi. ir,ü des (blessures) incurables. Et ce fort, brisant * et dissipant l'orgueil de sa 10 

colere comme une goutte (d'eaui, lui dit encore tranquillement : « Celui qui a 

supporte l'epreuve de ces durs (trailements) m'a dit : II inspirera de la terreur 

par les menaces; cependant eleve-toi, sois porte par le vent, suis eleve par 

les menaces, sois conduit en Fair et vole. Julien t'attend en bas, et, quand 

il sera engage dans les assauts, il le muntrem que tu es place en bas; car 15 

celui qui couronnc la vietoire est au ciel el il est plus haut que Los menaces. » 

Parce que le clief (•Äyeftcbv) crut que ces paroles etaient nun pas des pa- 



Vfol. 126 
r° b. 



,u i HOMELIE LXXV. 127 

jAoK»LbK».a t^Jx-co ^.ooi ^cL^Lct ^_*.\ot ^io '|K...a~l i-«->^ o«^ joot K»,/ 
^a^l/ )!»-*♦/ )laJLfl0^3'K^oo -.JJ::>o)_^-\ vO-j/ Jjx.^ oik.\j^a J,-~ io • .U'+~l 
. v^oaiojj/j ) * °\i\ o/ a^>\pa\o aaspci^ ..JK.jL-.io JK^-j. v-K.> ~.*\ 
^>öiS. öiS. jooi ,-0.13 öif-a>-^ vai^.3l; -.JK^^ialv v^K.„./ JLa*;j; 0O0JJ ^*^ ^ 

-^otQ—3 ).j U-3 J.jou1\ ..Jfjlü; J-j^o/ oi.-Xi.JD JJi oöi\j Lld.*/ -\-*-i\ l\.* 

•:o£s. vB'J.d iaQ-j.^ la>a.A« J.iro'a>- falv *s 
JLt-'j; oi.j^_oq_2l.\ 3/ Jiof..ccn 000/ )»fJU390 'JK.-jKX-^, v^öi JLKj/ Jj / 
Jui ^-»/ KJ-lJul.,1/ J K_^j K.\a3a» Ji^ii ,.so .K^.j_i^;po Jt^uX; looi J-oJ-^o 

10 .y^ Kj/ -^o ,l^j\ ^ra-sU./ .^K^loJi JK^jöp JK.iLi'to; Jtojt^ai -.JjJ-^l\a- 
^oita^X.^^ .^oiloioj>.).\ 0/ .^»oiJLoJ.— ^mS. ,str>\ n'/ jL'Jso ^_-\o( ^_io Uio 
)lQJL2LXiO ..;a— Jiv_2> i';ot.iJ./ JK^JC*3 jK-i^K^i*. +0 .^.Olla^.^ JL\ 0/ 
loui'l JJ -.looi JV^ö/ i..ioJ..ia_\» «_/ ^3 .^.oiQ..io h _Ä K.!ia.iXi J._- ^_-oi o..^; 
)K.ij;K-3Ll\ );oi-l^-^io -.Kj/ JtKo'J^OO J-OOO Jjq.^/ .K~.; »,l/; w.5» JIo;V^l\ 

15 ^--\ot ~-jVLaJ ^ »T>0 J.li0.i -.Uoi w-Jl m 'U JJ y/ '^ \oii . ^tlOVi. JK.— JOO 

1. L V m margine : Aoauac. — 2. L V in margine : »*«a»äS-»»^j. 



roles, mais des faits, — car il en avait un exemple dans ce qui s'etait passe 
auparavant dans les autres combats (de Julien), - - il oublia les menaces tout 
aussitöt et il imagina une autre invention coraine plus perfide et plus mechante, 
(capable) d'amollir et d'ebranler meme une äme de diamant. En effet, apres 

5 avoir fait comparaitre la mere du juste, il commandait * ä eette creature * v foi. 126 
humaine de persuader son fils, afin que la nature vainquit celui que la douleur 
des tourments n'avait pas vaincu, en le faisant llecbir devant la pitie de ses 
parents. 

Mais la femme forte, qui etait vraiment la mere du martyr, montrait 

10 aussi qu'elle se moquait de l'ordre du juge. En se servant de paroles sages, 
comme un bon general, eile excita surtout son fils au courage ; eile lui dit, en 
elTet : « Mou fils Julien, je t'ai fait participer ä la connaissance des Eeritures 
sacrees; obeis-moi et sauve-toi. » Que louerai-je dans ces paroles? Leur 
grand ou leur petit nombre? Leur clarte ou leur obscurite? En rappelant 

15 seulement les Eeritures, sacrees, eile lui servit une Instruction tres etendue; 
eile parlait ä peu pres en ces termes : « Ne rougis pas de l'instruction que 
tu as recue. Tu combats le sainl combat (äyüv). C'est pourquoi je t'ai rappele 






128 SEVERE D'ANTIOCHE. [410] 

)pö/; ,-^ot ^^stC»/ .^.1; U-Z-'l .V-"»^ k-»!».J-/ » j * »" *>» °o< ^ V?-"*? 

wJS-.* JlcujoiiwiCL^. .^oa^as ^iö/ .-^.«xi^Jus Jloaxo J^o '^S. ^.Nj .Jj/ 
* v toi. 126 .~^,,A a-^ . r l l^o'l p± Kj\ ' .p± Kj/ \^o .. 2 wo*» ^.j» k-i/ Jlia^J 
♦Ltoi.i56.^— ; jJ./ -.x^ 1 — Q^ ^»? )V^ .J-iooto ,Jjl2l» ..K^Jb^io ^-*k.-7 V*^ ^J 1 — 

i" a. 

oOvioji K-Isl^^ JJo K^j^_i.iv j-K.. ».s - y^ Kj/ ^; V*^ ~°^ :Jjaia.^ot; 
^o l-x-'.x JJ/ :) t JLA_a ^JS. K._i/ ,-aol JJ; :I'po/; 6i^X_^ Jooi ^.jxlflo :oöi 

j.^6/ 5/ \_;o.:^.cd >...•> X.»; ~ö| ^ .öila^S. Uia.^JS^ )oot ) t'°>V> jK_.jjK^o.axo 
V-^vv ^C^oi; . vi » «> — lisj/ ).vwjs',i vk«/ • .»»t\..; oöi )— cy.s >n°>Vi^o -.i-^o/ 

1. V add ^ — 2. L V in margine : l^ 9 - — 3. V }»-•>»■ 



10 



los Ecritures sacrees; si tu ne t'en sers pas maintenant, quol profit retireras- 
iu ensuite de ce que tu as appris? Porte tes regards sur les saints cites dans 
les Ecritures sacrees, et brüle d'envie pour l'epreuve qu'ils ont subie dans 
les soufl'rances ; en effet, tu as ete instruit, afin de brüler d'envie (pour eile). 

vfol. 126 Reßechis ä ce que je dis; car, le Seigneur te donneret ' de l'intelligence en toutes 5 
choses', dit Paul. Developpe en toi-meme mon petit avertisseraent, et sauve-toi 
toi-meme. Sauve-toi toi-meme, ai-je dit, et non pas (sauve) ce qui est ä toi ; 

Lfol. 156 nous sommes, en eilet, * ä proprement parier äme et intelligence, et au con- 
traire le corps n'est pas nous, mais il est nötre. Garde donc Tarne sans 
blessure et meprise le corps. » Apres que le sage fds eut connu l'avertisse- 10 
ment de sa sage mere, qui avait trompe le manque d'esprit du chef (•/lyejy.wv), 
— car celui-ci, ayant compris d'une maniere grossiere et ignorante cette 
parole : « Sauve-toi toi-meme », s'imaginait que (cette femme) avait dit : 
« Ne peris pas dans les tourments, mais quitte le combat (dcyciv) » ; - - il 
faisait lui aussi semblant (cy-Tjaa) d'une maniere ironique, et lui repondait avec 15 
gravite et sagesse : « O mere, dit-il, oecupe-toi de les affaires, et defends- 
toi comme tu voudras; car moi, je m'oecuperai de mes affaires. » 



l. II Tim., ii. 7. 



10 



v Ij. 



[411] HOMELIE I.XXV. L29 

lo.^ p :JU'/ jJ 'o& M \.x>( i-*^ )N.io*a-.i JK-io.*-a~ «oi ^aiK-s 
Jjj_s J.^.m^o '^oiok~./ )jL£Q.*.3l.Kio jJ» Kj/ )>1« :loot Jyiö/ K ' -«JL 3 ,1./ )jl.'j 

.jouSs J^Jia—'io jk^~.» J.^*3_a ^.ch j-io/ J~L3u/ J_a.=>'kJj ß l .),_ ol^o * Vfol.126 
) ■ « a v» 001; y.-/ -.J— L_a^'/ .)iaJL.l^iajs KL«Ju»l7 ]l^iö<x. JIS^Jl ,_.».\c*-5 
. N.'irr.s^ .. jjjJLa Jjoi oiVao .Jjq^v jJ o»K*.K-sl/ l^—a/ *»""^ ° 1 »" 3 )°^ •-*—• 

IJ-^^^is vQJot )~oop }K_s ^2o .'Ja-.; *Kj. vQCim'M U* to.*.^o ,).Aa 
l. L V in margine : >-^=j >3aoM». — 2. V ^a*- 



Ensuite cette sage, — jene cesserai pas, en effet, de l'appeler sage, — '■ 
repondait au juge en disant : « Tu vois que l'enfant est obstine et tres 
difficile; aussi trois jours me sont necessaires, pour nie le gagner par des 
avertissements. » Et eelui-ci lui accordait avecjoie ce qu'elle avait demande. 

5 O sainte education! parente spirituelle ! formation pieuse (sua-eSri?) ! Qui 
dira qu'il n'v a pas lä pour ees äines courageuses' plusieurs martvres et 
non pas un seul? Mais examinons ('(11111116111 cette mere pieuse (eÜGeS-fo) et rem- 
plie de l'amour * de Dieu s'est servie des avertissements pendant ces trois * v fol. 123 
jours. Comment? Comme la realite l'a montre. Car eile a combattu le 

10 combat (äywv) en meine tenips que son fils, et eile s'est montree si forte dans 
les supplices que le juge perdit tout espoir, qu'il la laissa et qu'il condamna 
Julien au sac et aux betes sauvages, apres ces nombreuses allees et venues 
aggravees par les tourments qu'il avait parcourues ä trois reprises sans se 
fatiguer. Ce (juge) tres impur donna, en effet, l'ordre de l'enfermer dans un 

15 sac avec des betes sauvages et de les jeter ensemble dans la mer. Apres avoir 
recu ce saere fardeau d'un nouveau genre, la mer envoya en Cilicie le corps 

PATR. (Hl. — T. XII. — F. 1. 9 



130 SEVERK DANTIOCHE. [412] 

Ottqi\ .Ot^tCLH j— JL^S , fl\ „-.\ot «u|)| JjLJS. OS.2L.i3Dl ocx vtoqjJlw^o^; ^ö 

"^^^sp. JJ Jo»Ss; jJ^t-»; ,_^oi; -too/ :J-a.i"tOw yOJÖt j_^ ^>ö Jjls>-s 

' | J 1 1 ' ; j^iX <uo,JLi-o to.00 ,^0 j-V-io )oot ^at^l- -JN^I^äLio -oot ^-.ouk-./ 

(.-^ JKS.1 vQJc*\o .-Jla-V/j OCH j-SQ-^ ^>0 N 5i—)-O^J ^_/ .oj^.; J-*KjL3 5 

m-i^w-x» JäüLsj» :^-o ^io ly+ij — öt ji-ol; j-i)-s/ ;<v>/.« o-Jo h i«.,n-^> ^.iö 
jJJL^uo )IaJL.p.io »t^s ^.io ..^*; l^«-^" ••^»^ V* ^*.V 2, U JJ° i'^— ,io 
* V fol. vi: ^61 )^ n* - «\ yoVtJiJ; ^iss^io .-o~*jl* ^oij 001 Jv-»o; io-^> .•Jlcn-iwiolo 10 

1" iL * 

*s/o .a..a.L. )♦— 2/ ^.oj.J.Vl ^3 -.yCLiL— jj o^j^jo öi^sCb^i ^.01 .-It^' KmVi ; 

■£>} N- -) » ■ * <=» Ka3 )ooi OOi!^ tOOU )_L.O v iO ^^O*^ ^a_iwi.CCt_H ^.Öti OCX' 

^^to'JS^o ^*,_Ki.; ycuoi JJU- ^^s^io; v3/o Jlaio ^ioj Jk^^oaxio JN—öt.^ 

•:-oooi ^^^oiv'mv» ycuöi La\o .'ooot 



de Julien qui avait supporte de pareilles douleurs et eile iit monter son ame 
jusqu'au eiel. 

Aux epoques anciennes, en eilet, lorsque ce qui concerue la connaissance 

* i.r(ii.i56 de Dieu n'etait pas encore etendu, le Seigneur enlevait * ses propres servi- 

teurs du milieu des dangers (zivcW:), comme Daniel de la fosse aux lions et 
les trois enfants du feu tres grand et tres fort. Mais depuis son avenement 
dans la chair qui a eelaire toute la terre de rayons divins, beaucoup ont vecu 
dans les dangers (»(v&uvoc), par exemple la tres vaillante Thecle qui mourut 
plusieurs fois sans etre separee de son corps, et beaucoup sont partis, apres 

* vfol. 127 une grande et admirable palience, pour la demeure * de lä-bas, afin d'allirmer 

la resurrection annoncee pour laquelle ils ont accepte de souffrir, et (par lä) 
ils ont muntre deux choses en meine temps, d'une part que celui qui a donne 
de faire preuve d'une patience au-dessus de la nature, donnait facilement 
meme la delivrance complete de la mort, et d'autre part qu'ils combattaient 
pour la vie future et qu'ils y couraient en toute bäte. 

C'esl ce sorl qui echul egalement ä l'illustre defenseur de la piete uüssSeio) 



In 



15 



[413] HOMELIE LXXV. L31 

.t-JD)..iO ^,OJ_.V3* yQjÖU^ t 5 .J?Q-A; J^Vlj vOOi*iO^J3 3/ U^IlNO j-S» ^Ot^O 

•.^•J k—JV-K... ,))-«^2uio ^.o^ioi yOJÖC^ ^3 .V^Ixio ^^äa^S.^.1 yOJÖt^. »J 
5 "^.i. )•, a-jo v och.-\ '<•» - aa So ..<-«.-■ »^ ^^s^^io JjL.i> K-«..2u3; v aj6C\ p 

)', f> i/o .jt-^^.SO J1a— .1 |JL.*^0 U_lL^,l.\ ^0|oK_./o .-j^JXiOO vSvl. yOOiJLaLj 

JLu';; jlj-^Ä> ').-^iö)-i J>Ot-o; '^is^.io .-JouSx ^>o jjojA öt-2uco.J j-iaano 
vQJÖC^ ^»^ö«; y^ot ) 1 ." \ »3/ . Jioiü^io .)Loich.cq.^ J001 jiKlotoo +o .-^clo 

•:-|.ia~ V Q^iOxi\ (.0', oC^_>< 
i" V— *^J U>— • la.\i yOJÖi -.yOj-icuJSö )._aflD ^00 'Jjotj Jjla laJU* ^o 
^«.iKjJ^o; ) m l^*> u^a.i li^co—s ^.ivo . ^-.^Vj/ Jjla laJL«} i^ea^o-j ^_io 
y» » °>>; ^..^oto :)lot.^ö/ v »c*i.Kj ');oußi JK.ajK^».-* JboJJ .^.^^^'k^o ' 

1. L V in margine : \ir,\j.x-x. 



Vfol. 127 
r° b. 



Julien. Apres avoir sanctifie ce temple par un membre de son propre corps, 
il regarde et considere aussi notre ville avec misericorde et joie, lorsqu'il est 
place comme un grand et puissant rocher devant les portes de ses murs. 
II guerit les malades, il garde ceux qui sont bien portants, il console les 

5 affliges, et surtout il a soin de secourir ceux qui sont dans l'embarras et la 
peine devant les tribunaux et qui ont perdu tout espoir pour eux-memes; il 
inspire aux presidents et aux juges de la terreur et du respect; il a recu de 
Dieu cette (prerogative) comme un honneur et un privilege, parce qu'il a 
comparu devant de nombreux tribunaux de juges, en combattant pour le 

lo martyre; c'est pourquoi il se plait aussi ä avoir de la compassion pour les 
souffrances semblables aux siennes. 

Qu'ils soient couverts de confusion par les betes sauvages et le sac (de 
Julien), ceux qui vont au spectacle des bötes sauvages contraire ä la Loi (vojaos) 
et qui prennent plaisir au dechirement de la chair de leurs congeneres 

15 (iu. y£v-/i;). Que les meres se souviennent de la forte mere du martyr, * et*Vfoi.i2 
qu'elles apprennent ä leurs enfants ce qui est beau et agreable ä Dieu, afin 
de ne pas etre responsables de leur peche. Oue tous les hommes se pre- 



r b. 



Lfol.156 

v° a 



132 SEVERE D'ANTIOCHE. [414] 

*^*io/ .^io^iw ^a^b^o .^J^Jlso Jjiot .Jju.,-d j—oio \.s} 



■ Mkio— o ^»a.aa; ll'tnlvt y£>-* 



L fol. 156 occupent de leur salut. Car c'est pour * cela que nous renouvelons en nous- 
memes les Souvenirs des martyrs dans leurs fetes, pour la gloire du Christ. 
C'est ä lui que convient la gloire et la puissance avec le Pere et l'Esprit- 
Saint, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il ! 



FIN LIE L HOMELIE LXXV. 



\bsJ^O ^^M>) [&>[*> 






öi^jo :Jl.jl2lji jlaai^tl» ^~.; ) .m..s> :Jt-^3i JloJ..«_Joi ^_x> ^.3 ».iKio » ^.oo 

J™Sa_3; -öi "^^io .sÄ^Lflo )J_*_^o Jjl*Ao3 ^i. +s .-Jjoc*\ ^»ota^JLS'/ 
Jv^o'of^o )iot.*_3o )^>oo^ .^)oq_^.3ljs yaA.£i^K.J; . « ft.»xm; )^t>3 )JL.^m 



1. L V in margine : Havcexxa;. — 2. V l^^-»- 



UOMELIE LXXV1 

QUAND ON CELEBRAIT, SELON LA COUTUME, LA COMMEMORAISON ET LA SUPPLI- 
CATION POUR TOUS LES PAUVRES ET ETRANGERS QUI ONT ETE ENTERRES 
DANS LES (LIEl'x) DITS 7Cy.vSeV.Ty-;, c'EST-A-DIRE QUI RECOIYENT TOUT 1 , ET 
5 QUI MENIE MAINTENANT Y SONT ENCORE ENTERRES. COMME UN TRES GRAND 

NOMBRE DE (FIDELES) n'eTAIENT PAS VENUS, l'hOMELIE FIT PHONONCEE PLl S 
TARD. 

En regardant Ia mechancete du temps present et le progres des peches, 
paree qu'on se preoccupe des plaisirs du corps et qu'on meprise le soin de 
io 1'äme et, pour parier brievement, tout le cliemin de la piete (eüasSeta), j'ai 
pris la resolution de me taire et de rappeler (raon) esprit en moi-meme. II a 
bien besoin de culture, en eilet, parce qu'il produit beaucoup d'epines qui 
demandent ä etre coupees tous les jours par le jeüne, par les veilles, par le 

1. Cf. P. 0.. I. X. p. W. au -21 juillet. 



L34 SEVERE D'ANTIOCHE. [416] 

Vfol. 127 .)Iau_.a_Ow» JJüW° .'jloji-li Ji*iä.b>o l-Oy-xi vQJÖi ) iv> vi m.ao .'JJ.a\i..ao 

v a. ' ^> 

^_*j Uv~\ -Ji-o^V ^* *»*> J— a'^-^ J°°i JJ -.voot»^ v^-"? Jla^V ^-■<^' l^o^; 
■ •)« l V l -t\ ^^.lo; Jjl./ ^/ ■.u'i^loie )jö».3i J.n!S^ : x\ -.U-S.J ooj o/o ju/ 

^.../j .Of.A^ )i.o-» ~ flpa.aa.J jJ; ^^io ..^o*3lx.\ aü^-o .J^,jo/ Jjöta «a**-^ 
cxV^o-;^ ÄÖLia..otJ./; ^6t-\ c*-\o . -Jv-as v>öi ^a*6il./t oöt l^x ^oioK-./ (.joi 10 
Kotaus/ I^jl« jJ oöi J^-a-iC^; •'V*°ll J^*-**.? ^ J-V? '^^^ J 001 ""fc«^-* -"J^'l-a 
Lfol.156 -:-Uii U>ia~ o L^a.^ jooiJ ,^:*>1. ')-»>^=> ).3 a . » .... \ 

.• >oj.L^ J.JO» ^.../j J-okji )>^>»; J-*'}»a; y-»\ &l -.j-o-aJ oöt *^-j vroaieL^ 



vb 



1. V add ow- 



Vfol. 127 chant, par la priere et par les autres penibles remedes de la penitence * et 
exercices de la vie ascetique; car cest ä grand'peine qu'on peut ainsi 
refrener la violence de la chair. 

Mais, en produisant ces considerations, en me regardant moi-meme, ainsi 
quo je Tai dit, et en faisant reflexion (<pi>.ocro<p7i<ia<;) snr ce (mot) :■ Garde ton 
cceur avec beaucoup de soin', comme il est ecrit, la parole d'nn prophete me 
fait entendre un cri de bläme : Malheur aux pasteurs d'Israel! Les pasteurs ne se 
paissent-ils pas eux-mimes? Ce n'est pas les brebis que paissent les pasteurs'-. Un 
autre personnage, prophete lui anssi, accuse le silence des pretres de tuer les 
hommes et, parce qu'il n'instruit pas, de caclier le cheinin de ce (ju'il faut faire ; 
il dit, en eilet : Les pretres ont Cache le chemin, ils mit tue Sichern, parce qu'ils o'frt 
fait l'iniquite*. Tel est le serviteur qui a reeu la garde du talent et qui a 
enfoui en terre la (piece) qui lui etait confiee; il entendait la terrible sentence 
qui dit : Jetez ce serviteur inutile dans les tenebres exterieures : c'est la qu'il 

* Lfoi.i56?/ aura despleurs et des grincements ' dedents*. 15 

Et le prophete Arnos, comme dans une espece de colere, reprend un 

1. Prov., iv, 23. — 2. li/crh., xxxiv. 2 et 8. — l. Cf. Os6e, vr, 9. — i. Matth., xxv. 30. 



10 



[417] HOMELIE LXXVI. L35 

oAo *^jl~ ,-^-io ^ ^i~; ^K..mj )J ? Jjljui/ :c*JW ^^-oot W-W 
i . ^ . H:«n :^^üsj ^2S.oi; )K*jL3u^io J— ioJJ ^jl-» ^_*j_£oö»o lyCiaS. 

5 .-)N_ä^ wo *-f*^/? ^T^ 01 ^J '.JJ^ ! J^ - 2 ^? Jjuaopo )_dK..a 
J_^^j vls. k_)^»JL«> V*>Y/? J-^-/ .«och ^. x X - a ^ > «^-.i JLj 1^\; ^-\oio 
.ly.~'Ll «Jb«.-; JLsj-So .Jk-ä^ ,-2>o k»o!^Ao K -> TV il/o fco^-*? -CH ,*t-OJ 
'Jjl* J.a*Ä;o JjlaVi -6i )t>-o jlo^o'f ,.3; -K^o/ •■^Jj <■*■'/ t-^ U*> 
'Vj/j J.3LCO jJ ? o JJ-^ao |juua^ ^Jis^SLliLio )jow* I".;.» la^o^o .-^-.öv-J 

10 k*3 ilkj J.ÄJsot lo-io^s "^*^uO "^fc^-CLi; )lA; JjlAJX-\ Jj.1~ .'^cxlcuV 
>5 ^ J J^o ^cv-o» jliCioa.-.. ).jLicu- ^J^oi ^äj U=^/ • , J-»ot «^J3 .t^cu-o 
loi—^a.*.; -oiok_/ ^^•■ 0D ? °<ä J- 1 »- 30 ! U«-^-=> iooi )-J^-ioKjLio ^ .-oV-a.^ 
jls/ .-c».JLjJ3fcoa^o J^—s/ ^otpoLS. Jooi »i>';j Jü/ ^o otlo^; och .JKS*~» 



Vfol. 127 
v« b. 



I. V U*l.tt^»«io- 



silence de ce genre qui est tres mortel, en disant : En ce jour-lä, dit le Sei- 

gneur, il en tombera un grand nombre;en tont Heu je repandrai le silence'. 

II m'est donc necessaire, de peur de passer pour me paitre moi-meme, au 

lieu de vous (paitre), de cacher le chemin doctrinal de ce qui est utile et de 

s garder un silence qui cause la ruine et la mort, de dire ce qui m'a fait de la 
peine et ce qui retenait ma voix, en sorte que je peux chanter en gemissant 
avec le prophete David : * Je suis reste muet et j'ai ete humilie, je nie suis tu {en *vfoi. 127 
m'abstenant) de bonnes paroles et ma douleur s'est renouvelee* . Que dirait-on, en 
efl'et, quand, tandis que la danse et le spectacle des chevaux et des betes 

in sauvages sont prosperes et que, comme le cours d'un fleuve, ils recoivent la 
foule nombreuse et infinie qui se rend vers eux, 011 voit que la foule de l'eglise 
tombe et se fane peu ä peu comme la fleur? Et c'est ä ce point qu'avant les 
cinq jours qui viennent de s'ecouler, lorsqu'on celebrait la supplication et la 
commemoraison la plus importante de la piete (eüue'&ia), ä laquelle tout le 

15 monde aurait du accourir et atfluer, nous ne voyions, pour ainsi dire, pas un 
des (fideles) qui fönt partie du peuple, mais qu'il n'y avait que nous seuls ä 



1. Cf. Arnos, vm, 3. — 2. Ps. xxxvnr, 3. 



L36 SEVERE D'ANTIOCHE. 418] 

).jL*oa«^ J-io,.-^ V~=>^? °°t JJ-»^ J-^J-*! v^öi ) » » "mi|o Uaiiö-io J'^=>^ 
000t ^A-a>^ ,.3 •.jl-iolS^-ju-J; J.£0a:>aj a.ia.io \.*ia.x ,-io; V-*-Ss. \^ J °' . y «.. S , « 



Lfol. 157 
r" a. 



10 



etrc comptes dans les offices divins, que nous eelebrions et que nous etions 
eelebres, quo nous nous menions. nous-memes plutöt que fp.iWov vi) nous 
n'allions ä la tete des autres, que nous entonnions les priores des suppli- 
cations et que de plus nous y repondions et que nous remplissions chaque 
fonction (tz?:;) sans aucun ornement et dans un exterieur (t/^u.v.) ridicule. 

Mais voyons egalement quelle etait la cause de cettc supplication et de 
cette solennite. C/est la commemoraison des hommes pauvres ei des etran- 
gers qui, pendant le long laps de temps qui s'est ecoule jusqu'ä ce jour, ont 
termine leur vie, ont dormi 1c dernier soinmeil auquel 011 ne peut pas s'op- 
poser, ont repose dans un tombeau unique ei commun ainsi que dans um' 
hotellerie (iravctaysTov) et ont rendu ä la terre la chair qui a ete forniee avec 

vfoi.i28de la liouc et qui a ete unie a une Arne * raisonnable et creee ä I'image de 
Dien. Ne voyons pas seulement l'exterieur (cy;?,pz) de cette commemoraison, 

Lfol. 157* mais examinons (encore) l'espril qui s'y trouve. En effet, ccux qui des le 

commencement iirent de sa celebration l'objet dune loi (vd^o?) savaient 10 
clairement que toute commemoraison de ceux qui se sont endormis dans le 
Christ monte jusqu'ä la resurrection et ä la vie qui esl attendue, et que le 



10 



419 HOMELIE LXXVI. 117 

+s y&-o yocH^a^o :K*_io 1 1 1 •; 1 1 yooj^o «a^u jJ/ '^.^oi »a\*<5 ^**J( 
yOoC^..»; i^Lo )t-ia-.\ xr a "°-- J ? ^*-^°< t- 3 -.^^O» );oa^ j~*\ .3.1. yCxx^.3; 
J.j^o_flOj ypo^-o vOOU'^J-3 :UoC^n jjj;a\» J.-jq1^ J.j»1q_^o :oooi > -». ^ i'iSoo 
)1q-.K-«.^o )miA io-io-ii oi^s.o ^io; v cuo( JS*..)jl*-jlo vooü^a» -.ooot ^-.j'^ai^o 
5 oöt lalS. ^s -.J_Jf-30) )LioKJL_ij oia-*'lo om'i'j .-o^^^J./ \K^i\.sxlz> ^öj 
K^.\i )i.| .'jooi 'y^ö\ >ioa\a3 Jod i l~~ oiLa\ ,.:>» ocx .-ooot ^ .j J .« ).»mn 
)J/ .•)'»)_ j_s .) t _a..is .J~JLa.CL.ac> . • (^V-^t--=> .•)lot^ia^o jlioj™^ .-j_«;oouo |~«.j©~. 

♦},-.■■» "^ voojüsJuso vooj^a 

lo s^öt :a^j/ a_icy;.ci vcuöi; )^m M JLia.-_a..a.\ ^_^li )la_^*.^ Jjoio :|,--W 

vJÜL^wS v^.^; och j..u^.jL^Ol |bi)^ v _ioo .-^...OOt ^o'Kj Jlp>; jjJV v«;^^i01 
^.OIoK^/ ool )^^1.>0 OOP • . k-JpCUuJlS. s^Öt v3/ OJl->'Kjo .-VLOO K*_SO * Vfol.128 

1. L V in mnrffinr : i-x^-»/- _ 2. V l?U»f3- 



r° b. 



Christ est mort non pas pour ceux-ci et pour ceux-lä, mais pour tous les 
hommes, et qu'il est ressuscite pour tous, puisqu'il etend ä tous sa sollici- 
tude en sa qualite de Createur de l'univers. Eu ayant (eux-memes) les pen- 
sees qui convieuuent ä leur propre Seigneur et eu proclamant par les faits 

5 memes le profit commun du secours divin, ils signifierent et decreterent 
qu'on celebrerait en une seule fois la commemoraison de tous ceux qui onl 
ete prives de toute parente (ojioysvsia) et de toute amitie selou la chair, quand 
ils avaient eu vue cette reunion quo Paul regardait eu disaut : Oü il n'y a 
ni Grec ou Juif, (ni) circoncis ou incirconcis, (ni) barbare (ou) Scythe, (ni) esclave 

10 (ou) komme Jibre; mais le Christ est tous et en t<ms { . 

11 nous fallait donc d'abord venir en foule (ä cette ceremonie) ä cause de 
la communaute de nature et faire a la sepulture sainte de ceux qui sont partis 
les premiers la gräce que d'autres nous feronf egalement plus tard; en second 
lieu (nous devrions) etre couverts de confusion par la. loi (vojao?) des inter- 

15 pretes des mysteres des Eglises et par le secours du Christ qui est mort * et * vfol. 128 
est ressuscite pour tous et reflechir aussi, comme il faut, que celui qui est 

I. Col.. in, 11. 



138 SEVfeRE D'ANTIOCIIK. [4201 

J^o» V-k-? -öl V-j JN_».iöl JLoAo .vol^-i. «^ • •JVai.j «^.-j l-X./ ^*Aot 

061 :)ouSs»; )K\jo oöt V-^ J—^xäo .^.^ol-Jjo J—ot^Ss )^-/o J.ioJS.j-3» 
~öi otK-lJ-io t-^s UaLCdioo ) .iffW tcuiOt-s -.^so* Jv*>o ^3 J-iot; J;o-ü. 

JJ.^fcC^; »Ä^fJ» f "»•/ -.v ,Nff " NAl l U°* ot^so .iK^j oöi» odai.Tmv^ ^_jl-,j 
•Lfol.l57K-JS, Jjlj/, ^, oi^aJ^ :)L^O*> Loa*; * Jk-^o .^00»^ &«-/ J^ü-J 
;J^> ^io; )-V—/ °ö* ot.m.^0-^ ..Jou^iol; -öio .ogui ^oiamjj Ja../ oCi. 
aoo, JJ/ ..^cu^coU/ ot^.; l^aa^Q^ .J,»2uaja; Jj/ V*>/ °®l -'J-^-^j 



r b. 



I 



OOt 



)_^^ ^do .c*VäLo J.*Jlco.dJJ> ^-/ ot^-; J..A*.a l».^a_3 Jfcoö» ^.io; 
Jjlooi; -6i Jl^o-^a^ ou>a-V.*/o -.ot-S^b J-jk-O; ))^äioK.j» -.Iooi -ojoK-./ 



1. L add oov 



10 



honore dans les pauvres et les etrangers est encore le Christ qui dit : Toutes 
les fois que vous avez fait (cela) ä l'un de ces plus petits de nies freies, c'est ä moi 
que vous l'avez fait'; et (nous devrions ainsi) nous elever et monter jusqu'ä 
cette pensee tres haute et trouver que ces morts qui passent pour meprises 
sont honorables par l'image et l'honneur divins. Le Christ, en effet, le Verbe 5 
de Dieu, le Createur de cet univers et le Seigneur de l'linivers, est venu chez 
nous par son avenement dans la chair comme un etranger et uu pauvre, 
parce qu'il est venu ehe: les siens et que les siens ne l'ontpas renr, selon ce que 
dit le Livre sacre. C'est pour nous qu'il s'est fait pauvre, alors qu'il est 
riche, ahn que nous devenions riches par sa pauvrete; et il s'est fait tellement 10 
Lfol.157 pauvre, qu'il s'est ecrie : Les renards ont des tanieres et les oiseaux * du eiel des 
nids, mais le Fils de l'homme na pas oit reposer sa tele', — chose etonnante, 
— (ni meme) le dernier repos qui suivit la croix, je veux parier (du repos) 
dans le tombeau. Car ee n'est pas dans son tomheau qu'il a ete depose; mais 
Joseph d'Arimathie le recut dans son propre sepulcre ainsi qu'un etranger; 1;, 
et, comme il etait im, il l'enveloppa dans un linceul de lin, et il le confia ä la 
sepulture qui a ete ainsi ordonnee et qui a atteint ce degre d'humilite. 

1. Matlli.. xxv, i". — 2. Jean] 1. 11. — 3. Matth., vm, 20; Luc, ix, 58. 



10 



[421] HOMELIE LXXVI. 139 

5 ) t -o .^ JJLjl— Icu^o .- 4 )jla la-S— loAo JjloV 3 Aa^ .'vol^o/ ^.^ia-V^ 
yLs^» ■ - ■ ^j; ^--Jot .-•'yofco/ ^-V-^-So 'voK-ooi ^jofcoo Jlcu^o 

^ 1JV pc^ )V-^jJ v^JÖ« U-^» |jä-J^?o :|ou^)J v U"0o K *AÜ r Vi.i; 

vQAojl; -cd v3/ 'JN-a—^o ,_.» )1^; .vCyS.1 Jjt-saio oöi j.*^ja3! )-'<^; ^ 
tocwio U_^^> JLdJoi ^*> . v oM ^j '* J^*> ..^*3l>o öttoa-a-W 
^.*^.cho .JK_Ö£iü; Jlcv^co~o .')K*J^/ Jloj-ijo« ^-*^ot; Jla.~*V*o .-\jo+3 

1. v add B. — 2. V *>• — 3. V t^c — 4. V |j*toÄ.. _ ;,. y ^o«. — 6. V <*> W>. — 7. V 



En entendant ces (paroles), considerez que vous avez meprise non pas 
des morts quelconques, mais le Dien qui * a souffert dans la chair et est * vrol. 128 
mort volontairement pour nous. Parmi ceux qui ne sont pas par trop insen- 
sibles, qui donc ne pleurcrait pas, pa'rce que, tatulis que vous vous etes 
prives de biens de ce genre et que vous avez dit adieu aux reunions divineSj 
vous etiez ravis et ebaliis ä l'egard des chevaux et des betes sauvages et ä 
l'egard du spectacle du rire et de la mollesse? Souvent je vous ai parle de 
ces (amusements), j'ai montre longuement comment ils sont excessivement 
opposes et odieux ä Dien et qu'ils plongent 1'äme dans les passions hon- 
teuses, et j'ai encore confirme (mon enseignement) par des exemples tires 
des paroles divines; et je n'ai obtenu aucun avantage serieux. Mais on court 
beaucoup ä ces spectacles et (on a pour eux) uii empressement fort (qui va) 
jusqu'ä la sueur et ä la contrainte, afin de ne pas perdre la plus petite partie 
de ce divertissement pernicieux, tandis que vous estimez bagatelles meme 
is le fait de fouler desormais le seuil de l'eglise sainte. Je tais ensuite l'oisi- 
vete, la gourmandise, la luxure des autres plaisirs, l'avarice et le reste. de 



10 



v° a. 



140 SEVERE D'ANTIOCHE. [422] 

. .y. ^i'Kiw; ^.ooi ^iö y^ot^. .Jjj-slJS. mV) s*oioK_,/; ^jl~ » ■» ill «. ^ou^^clji 
*\ iii 128 ooi yoK_j/ ^.^^fJL* . v ar>ioi.x_i ^x.« . t y> \» ^»; ^. ä j6C^ .^cDaoK.j Joös 
N ^\ oooi ^Vl jlo-Oio y--^-/ *■■•/;} J-^o>>^ .-JoKxoj V-^! °« U^>^>j 5 

.•'öj-Oovj öt-.jLa.^v ^Q-^;o )KjL.poL^ ou».a..Mo 6u^^»J; J001 ^oäLco; .-m*^» 
"•^j^; •')?l^*? -öl )loV-a3o Jla-JL.* .-looi >*.^.U ^oolSoo oC^ Jo.öt; jls/; y-*\ 
looi J fl > vi ->; ^./ ')laJU;^>a-» ^-.j ^---*-j/ ^o .'loot |-^'i ^-iö JKioa_o 

♦JJ.LÜ; |^*aS^} y^\ Jts-^aJ» ^3a.^v_~io 

JKjL^pS; ^>Ol.\«1 JjL^jXLJ.^ JJ .y^J&C^J ^_*.\ot ^0,-ä "^J yOOy.£Li ^JS.^ 

^J^.*. vS/ J_ia^>; -.J-xj/ ^a.~'i oöi ou*> ^ >£^2o «S.^-«; oö> .iKJu 

1. L in margine . ÖA&*". 



v* a. 



crainte de passer pour etre un prophete de malheurs. Nous oublions, en 
effet, que, par les (actes) que nous uous sommes remis ä faire, nous jetons 
les semences des (maux) dont il est meme intolerable selon nous d'enten- 
dre parier. Que Dieu ecarte donc ces (chätiments) de l'avenir; mais nous, 

*vfol.i28 nous vous rappellerons ceux * du passe. Vous savez qu'au raoraent de l'hiver 5 
dernier des menaces de calamites de ce genre etaient suspendues au-dessus 

" Lfoi. I..: * de nous, Tarret des pluies, la secheresse, le tremblement demesure de la 
terre, non pas une seule, mais de nombreuses fois, capable d'ebranler et de 
renverser la ville et de l'aneantir avec ses babitants, tel qu'il n'y en eut 
Jamals ä la connaissance (des hommes), la folie et la füreur des demons qui 10 
conduisait tout äge et qui (pourtant) fut un objet d'amusement pour quelques- 
uns par tromperie comme par gage, afin d'en tirer un avantage impur et de 
travailler ä la guerre civile, au trouble et ä la spoliation des biens d'autrui 
comme dans un partage de butins. 

Souvenez-vous des supplications publiques, des pleurs et des priores, is 
Emplovons d'avance ces (moyens) avant les (malheurs) futurs (et) n'atten- 
dons pas l'epreuve des maux dont nous a arraches et delivres celui qui aime 



5 



10 



[423] IIOMELIE LXXVI. 141 

oooi ^_*,^is voojü^ Joot ^^lo; vJSs_io/» .Jviö/i -ex IN—ouSs JfcC^iO JliÖU 
) i f.-, . -srt |^sqj_3 yoakw^^ö . • L'v-^oJ i- / J~>t>-~/ I » "> ' t-^ 3 ? — öt ool )l^—/o .-oC^. 

,_•» Isl-l .J--»i^>o ^iö/ ^la^> yoJ^ULS.I./ Usoi jJLs/o .*u^>; Jj.,vo;.i v o.a^-.i 

JSx» .'jL^s^dj ). m , ^> J^J— »s/ -.^ ^-■*^°h^'/! JAoL»_s ^«J^oi ya±. 

J. * i ; I Mo -Jlr» -> . «•>.» N_JL^_^..». (La-J^^i JJ-£*-° r-a^o .-. > i S>; Jl.oVJ.jJ 

^.\ fX-./ Joot-Ji -.yOOt-^iwi v QJOt . )f\.^50 -iO V-^ OOOI . « ....\ '°> J.5»iJ-Sl yO-IOi 

v o_jom :so)So/ ^-.i-.a.LflO .Jjlooi J_^C^.joJ_3 i-iö/; V*"" 10 ' jJL-iä^ -'^JJ ^Joots 
- > i .'l JJ v / JJ / .vOSl^ J-j/ pö/ JJ ■ . J-*-t-i-i v OOi^3 ^O \.*K.* OOOI ►■« I.'« 

i-yoJVo/ . .» V/ Jla^OtO öj.^ >v aa^s ..yoKj/ 
jlj/; Jjlsl./ poJA Jls/ •JK*o&> Jloyi»mi; J»lco> "^^ v^^ t-^x JJ 
v-v^J i—-^ J-»P° -'«^ Joch J-lioo fX*£—~ . ofx.0 J fK-.öi.^J-=>? J.vi V^ .. ^o * 
1. L V in margine : Tax*- 



Vfol. L29 

i" a. 



L fol. 157 

Vb. 



les hommes, de peur que sur nous aussi ne s'accomplisse la parole diviae qui 
dit : Quand il les tuait, ils le cherchaient* ; et cette autre encore dite par un 
autre prophete : Je vous ai frappes pur In chaleur et par In rouille, et vous avez 
conti/lue ä commettre Viniquite 2 ; et encore : J'ai envoye parmi vous la peste dans 

5 le chemin d'Egypte, j'ai tue vos jeunes gens par Vepee, tandis qu'on capturait 
vos chevaux, j'ai mis le feu ä vos camps dans ma colere, et meine ainsi vous 
n'etes pas revenus d moi, dit le Seigneur 3 . Peut-etre * avons-nous rappele ces *Vfol. 129 
paroles en leur temps? Mais, en plus de ces malheurs dont nous avions ete 
menaces, (Dieu) a encore mis sur nous l'attaque et la horde des barbares qui a 

lo harcele les territoires de nos voisins et qui a fait un raassacre indicible ä la 
fois de la jeunesse et de la vieillesse et des hommes qui cultivaient la terre. 
C'est ä cause de ces (morts) qu'il taut que j'aie ä l'esprit les paroles de Notre- 
Seigneur, qui s'exprime ainsi dans les Evangiles (EüayyeXiov) : Pensez-vous 
qu'ils fussent plus coupables que tous les [autres) hommes? Non, je vous le dis; 

15 mais si raus ne vous repentez pas, raus perirez tous de In meine facon ''. 

Ne meprise pas, en etl'et, la richesse de la bonte divine et ne dis pas 
comme Tun des sages qui a ecrit dans les questions divines : " J'ai peche, et f Lfol.i57 

v° b. 
1. Ps. iawii. 'A. — 2. C(. Arnos, iv. 9; Aggöe, n. is. — :{. Auius. iv, 10. — ',. Luc, \in. i-5. 



142 SEVERE D'ANTIOCHE. 424] 

)K*.^— a-axoa.ia.\ .-jood (tO^,, JJ» JJ J^-coo— ^^io .-w.oioJ^./ J~~o> 

i»*'" ' wJ^-i joi^L»* D.^vQ.^CLbs .JJJL^-CO -oiaia-.V; P°U W° J^-^t»* ^^ 

n . io»N^srt\. jtsJisl Jl .o)K.^a— v^.^jlj J..^£C~ ^^so -.oila-^ jj^vojo i-»-^ J.io.-»V 

^rfJLsjj ^-^scx )tvtX.-> ^_ioo :J^_»t_> JJ; ^.ot ^-io N ^s_— ,..:>a.-\ ^iö ^>';j;o 
viui.i-j'.i > ^_v t _ia-\o o;»Klcaicu^ -s>Xli;o :|joi J_iou^-^_3 ,_*tollSo>o yj-i^o 
JJ Jl»— / io.^ -.^jooi «X NkSoit/ ^-»j >-^. .J-^->t-* J-id^iJ -. o i « ^ 't wiN o 
^^. v *, in Jlo,_o'i lo..\» v q.jch yOf-^L^J t— »-^ L-Aio .JJ-»~~* V-«k--«j jlo^.,-. 
.-voo).--.^^ JIJj jloLio; ^.Kio/ .-J.1ÄI a.^-o..* JjL~» J^ocL-1 ,.3 .-^»V-^ 60 / lü 
j.JLoa_* oto jJL*..o..*.o (..^yio (_*..sj ,.:> . v a^^.oLN.j o>— cl^o^-o )J ,-Do 
yoot^^ ^o..»,.,^V x^°*! vp-'oi ^° J?J-* ^°° • 'JU-i* j£oa~~*; «£0-»„cßJ^ÜL3o 
)Jl_oq-.j yoouia^ ji^jftooo .-JuoJLo J_>~cu» ^>o ^-.; jj-«^^ .jjuü^ioo 
JJ V-^> Jk~~J io^9»-= -J- 1 -?? jk~»JL*i^Xio JJ w.6i J_io).jJ^ .J-^öto 



r b 



<///r m'est-il arrive? Cur le Seigneur est patient, Ne sois pas saus crainte au sujet 
de l'expiation, paar ajouter piche sur peche. Ne dis point : Sa misericorde est 
grande, eile pardonnera la multitude de mes peches; rar la misericorde et la 
edlere sunt < j n \ui, et son courrouoc tombera sur lespeeheurs. Ne tarde pas ä te con- 
vertir au Seigneur et ne difßre pas de jour en jour; rar la colere du Seigneur s 
erlatera tout ä coup, et au temps de la vengeance tu periras ' . 

II est connu par avance qu'il faul craindre L'incertain et les malheurs qui 
Vfoi.i29 arrivent souvent dans ce moude, et toujours * etre dans TellVoi et la terreur 
et se preparer. Mais pour moi, mon intelligence s'est touroee vers uue autre 
incertitude plus terrible. Que feroul, eu effet, ceux qui soiit attaches et lies 10 
ä la dause, apres que les limites de la vie auront pris fiu, quaud la mort 
tombera sur eux et que, sans avoir prevu, ils seront couduits au tritmnal 
(ßvju.a) iufaillible du juge, alors que leur äme sera dans la mollesse, portera 
en eile les Images (eincov) et les imaginations («pavTacta) de l'amour honteux, 
sera saisie par les demous auxquels ces (representations) sont agreables et is 
privee du secours des anges et restera avec ces images (sixwv) et res imagi- 
nations? Car c'est d'une facon immuable pour ainsi dire que les ämes sont 

i Eccli., V, 4-9. 



[425] HOMELIE LXXVI. L43 

jK^VJ^S. K-»J o/ jJLa^JLQ.\ jNjLaj ^a^.üio ."pojLi ju/; Jj-a-/ k-^JiN^oK^o 
^3/ -.^iä.-iLj ^.*.\oj^ Jk-ä-^ ^«.^otJS. ^3/; ^.o J-xa-»/ •Jl^.iL-.-s ^_\oi 
yO^JK^j ^\oi ^ii-io . ^ab^cö \io~l l-oXio ylöo jJ; ^JÖt ^.ov^.3 pu ^ö 
^ vs/ y/ -J1.Q-S, ch-N-./ jla^i\ K.L.alko ' V-*-^. ~°i l- a -»-^--» .^-.^ioKjuio 
s -.|1Kj/ Jood. JI^sljj .KJ^^j )jo» ss/o .JJ';/ Jlt^ f 30 J-J^-i-- )K^ä^ 
• Joch \^6l tviscxaß j»oi ^^.io .^.coa^äj jj; ^.-Xoi )_>1- ^ K«*J ^cuxn 
j-i-ooi .^-.aji'/ jj ,^-^01 yoouio..:) JJ.Ä0/0 ..JL~.a*7 J^Ss ^jso ,..». Jjujjo 
yO-ioi 3/0 .o^_a..3o ojljl )K.jL. v io.j5 öks ^-.^.^aJ^i yaJot yOOilSo -.w^a. ^äo 

•JKjJ'jO JK_^JiJ.Ä (l^-^Oj ^y^o'l JtAOt ..|j)CJL3 OOOf ^~>P° J ^-«t- ^ i0 ? * Vfol - 12 9 

1" ^Aop O^O •Jik-CO-S» w^OI.^ OOOIO -.(.Jl^-JS v oo»_a^> )hs ii> ..v> •> a\| f /o * Lfol.158 

*J^io»/ v-iö/ . • ) v>y n\; 

)— «^ooy^, p 'Ijoi^^io .K-Jv-^a^v yUJül \pkj/ 1»^^ JV^? J~^äia 
.vQJV^t 3 ? jlc^wy^äo ^£^0 Jj/ pö/ K-^),jlj/ -.)ooi po/ \£oa^o-3 jocn 0U0 

1. V um >-»--^; 



revetues, ainsi que d'un vetement, des qualites ou des pensees niauvaises 
comme aussi des bonnes. Qu'elles ecoutent cela egalement, toutes ces femmes 
qui ne rougissent pas de gravir la montagne et de regarder ce qui se passe 
au theätre (Ösarpov) ; car c'est une chose qui est chere et qui est digne de 

5 priere, qu'une l'ennne soit chaste, et encore en prenant des precautions, 
lorsqu'elle s'enl'erme dans sa maison et qu'elle va ä l'eglise, a plus forte 
raison lorsqu'elle voit ces (representations) iniques. C'est pourquoi l'Eccle- 
siaste disait : J'ai trouve un komme nitre müh, et je n'ai pas trouve une femme 
dans le meine nombre '. (Test ainsi que tout a coup tous les habitants de cette 

iu villc sont devenus i'ous et furieux; nieine ceux qui autrefois chautaient sur 

la place chantent maintenant * des chansons diaboliques et impures; ils <ml *vfol.i29 

...,., v" a. 

ina rehe selon lespensees de leur cceur * mauvais, et ils ont ete en arriere et mm pas • i.i,,i 158 
en avant ~, dit Jeremie. 

Admettons que vous ayez voulu et qu'il vous ait plu d'aller aux spectacles ; 
i"' pourquoi vous detournez-vous completement des reunions des eglises? C'est 
pourquoi, ecrivant aux Romains, Paul disait : Je parle ä la maniere des 



1. Eccl., VII, 29. — 2. Jl-i-.. VII, 2'i. 



* V l'ol. 1 
v"b. 



IV. SKVKIIK D'ANTIOCHE. 426] 

-.' jlg^^pg^o-J jJ.^o )lo)^>a^C^ ),.Ji-i» vaa^-; JL^>o;oi yotoa-^-o /i V*-^ J-'P/ 
jooi *o'i) .Jlo.j_.,-o lai>> .•Jia_a_.;p* Jt-ä-i» vOJ^.; piojot aia-.o / J.*.ot Jjlsoi 
jloits^oo, Jim .fUvISocL.ao JI0-O-..1 >..=>» -61 Joj^j )lo» i\\; -.'t^ö/ *"*^ r;^ 
voKjJ ^ia^.i» Joou k-.Jjk.,vO_.jo ..yCLA.^1 )k-^:*vo JbCioa_=> ö^s • .j,ilk.io 
voKj/ ^^»...^o ryo^N— 11/ Ji-co-3» )-JÜ-« lo^ P; ^-; ^^^^ö J^-- 3 ^ ^^ 5 
a\ ••v*? QJ ° I "^ '"^ K-.)Laj/ J>eyio . -v oJl^ ) .. c vF >; " -öt jK-^a.-^ iaV 
.^'J^. j-^Ju/ jj;^us ^o?o Jla^io )._^*q— JJ/ -.Jl..ou$X Jjl-;; J_o.aa.l3 
JojSs. la__\ ..JK.-.^_~ ""^-^^o yp^-j/ xr ,CL ''" ^ ? -öi jla_3_.,_.^_\o JÄocl*.^ 
29 JooiJ .Jju» voKj/ wOÖi *-> ' v a3loi\ .6(0^^/ all» jlaa_.*j? ii^\a£> la_\o 
o£s._C_\ Jls/ -.öuLSo o_K^,fco JJo .)t^*^.^ la_s *-ä_*.» *~^-\ot jo£_\)J oC_\ h>—l i' 

»..DJ K*_> ) l"\.l .]k»3_3 ) r ~ -,6t lo2_v «OUJa.a30llo yQ^il .JlJ-caio» °jJ>J 

y^;a^o -.yoKj/ ^.fcs_l.*fcoo JK^_^-~ ia_* jk— axio jJjo :yokj/ ^..»s j;o« 
) ,y v< y-.i^X >..i > v> ju/ jJj .,^0^,00/1 JliC_oo y~.\ K-J-iJ^v yoKj / 

1. V add Itfuaoitoaj U laV — -i. v u'oiv — 3. L V in margine : W&»- 



hommes ä cause de la faiblesse de votre chair. De meine, en effet, que vous avez 
livre vos membres comme esclaves ä l'impurete <i n l'injustice ', de meine livrez 
maintenant vos membres comme esclaves d In justice pour (arriver) ä la saintete' 2 . 
Car il fallait, dis-je, qu'ä ma premiere parole vous choisissiez l'esclavage 
de Dieu qui consiste dans la justice et la pratique de la vertu et que vous 5 
desiriez le bien ; mais parce que, apres vous etre abaisses aux passions de 
la chair, vous etes faibles pour ce choix qui vous convieut, je parle en 
quelque Sorte - ä la manier-e des hommes; — c'est-ä-dire (je nc vous soumets 
pas) une decision du jugement de Dieu, mais une pensee mortelle et issue 
des actions humaines; — l'amour et l'empressement que vous montrez pour 1» 
le peche, transportez-les ä Dieu et ä la pratique de la justice, ä vous-memes 
Vfol. 129 si vous etes * juges. Que Dieu ait ce qui convieut de preference au peche; 
qu'il nc soit pas contrebalance par ce dernier et ne faites pas pencher et 
tourner l'inclinaison de la balance vers ce seul plateau. (Car) de cette ma- 
niere. en l'aisant cela et en vous laissant aller au peche saus mesure, vous | 
faites connaitre clairement selon la parole de l'Evangile (Eüayya^tov) que 
personne ne peut servir deux maftres : cur ou il haira l'un et aimera l'autre, 

1 V ajoule pour arriver ä l'injustice. — 2. Rom., vi, 19. 



10 



427 HQMELIE LXXVI. 145 

^^, | m •% io -.^o'i) Jou^d._s ia*<).Jo ■y.n.'^u \~»r^° .J-oo-aJ J-J't-» / oöt "^^o 
^o-üi •.— ot U3;o^ öu , t ^o|-'? ^/ -J ml ^CS. w.oio_^3.3oij; t-<^x -öt .Jjl^od 

vaua^. ^JLboo ^*.^^ioo ^_a..ijJiooj \-*-^°<? , . a - 5k ! y^aut Jj/ 3/ k..oot 
:yoKj/ ^-J^j/ jloj.-Jöt la^ yoajtSLj ^io yoto/ ,j>; oo*j/ JJ/ .voalaV po'/ 
«6i vio Jj/ ^—'; -.'JV^/ k~o o/ w-ajLio'/ yoKj/ ,—O^.s )>"* - -^ - po * 
J-iO-iJ^ a * i ^/ -U** =*-k~/? •^"-^? ^■= tJL ^ ^-^.J-^/ ^J-uD>~ ^JS, 
vOJOiO Jk_fl0/ J^3 OOIO .J.JLOL JoO| K-^O JjL*A J-JL^A — V*»/ t^ .w^-J 

.^-s"l "^-a-io; ..ÖU^ ^w^Ji; vqjöi ioA po/ .^sl 4 yj ..öu^ v .\.> 

• vpJ^-auo iV oou^-.j )i^»JL-i J-^än l^ooV JJlsJ.3 ^si/o ^'Ax? Ji-£oo Joojjo ' 
rvculo^ v opo)j JJ J;/o .JKa>/ KL^au Joio ..^llo "jljl 'Jlx^, Uio 

1. L V in margim : ?&~|j ;aj. _ 2. V |k.a»a-xu. — 3. l ,,, margine : *■<*»•/• —4. L V in margine : 

U* *a\- :^31. ^, u-oi ^,.v3 |oov> IU -w >a^- : ^-9| loow v_N :v o;-Mp» }*T-a*.' |.^ae>a>>. \>m 001 \,*± 
Ua..» ^9L _ 5. V UXs.v — 6. V 0111 Uli.. 



II',, I 158 
1 - b. 



V fol. 130 

r a. 



od il s'occupera de l'un et meprisera Vautre'. II laut donc que nous honorions 
et servions Dieu, et que nous meprisions Satan. G'est, en efi'et, un blaspheme 
de dire qu'on va renverser l'ordre (7%), et ä plus forte raison c'est une ini- 
quite de le faire. 

Je sais clairement qu'en disant cela j'en attriste beaucoup parmi vous; je 
voudrais moi aussi, sachez-le bien, vous adresser des (paroles) qui vous 
encouragent, vous charment et vous conviennent. .Mais si, quand vous allez 
de vous-memes aux plaisirs et quand vous recherchez le mal, j'enduis et je 
couvre de plätre, * je crains d'encourir la menace portee par Ezechiel contre * L r..i. i.-,s 
les l'aux proplietes, qui est la suivante : Ils ont egare mon peuple, en disant: 
Pau! Paioo! Et il n'y avait pas de pale. (Mon peuple) bätit un mur, et eux le 
couvrent de plätre. Sc tombera-t-il pas? Dis ä ceux qui le couvrent de plätre: 
11 tombera. La pluie viendra qui (le) balaiera; j'enverrai des pierres ' et des * v fol iso 
rochers 2 dans leurs charpentes, et elles tomberont; le vent de la tempite 
15 arrivera, et il (le) renversera. Voici, le mar est tombi. Ne vous dira-t-on pas . Ott 

1. Matth., vi. '-"i. — i'. Litt. Je donnerai des pierres lancanl des rochers. 

PATH. Uli. — T. XII. — r. 1. Il, 



10 



146 SKYKRK D'ANTIOCHE. [M8 

^.^.Ifcooo ^jjfcoo voouio^a^ ^o .^V^ v oc*-^ JUa-io; -ö. ^.äo 
.JloUio, ^o a-xJU{» vcuoi ^ol.l^o .^^^ 1^ )^ ^o .^^fcooo 

Joou );oi ^* K*s v / .vA-^J &l -.Uh ^-^t V^ 01 ? ,s ^*3« vß;j 

)J ..^ocuJo, ,QJ^ o/ Jla^ ^ J^JLÄio a^ ? v qj6^ o/o .U*iaS^ 

^.iJ^J 3 ) ™ - °> V-**^*» vOJÖC^; ^--; ~öi .c*-K-/ »Ol^'jo s2^"/ ? -öt ,V~^ jl 

♦-oo/ .^»*&o> ^i^o >s _.s>Vauso 'Ja« .Ja^ij U'o W >* 



1_ v ot&>->-»Po. — -2. V e^ w ?' — :i - L V /» margine : neiaai. 



es j n,/rc ,,/«/,■? </<m/ wn« raine* cowfirt <? Tels sont les artisans du mal. Ceux 
qui pour un plaisir et une gräce d'un moment et dun instant s'eloignent 
de ce qui leur est avantageux, sont saisis, pris et repris par leur iin. Et quand 
alors viendra la colere, ceux que le plaisir a trompes, se repentiront et ils 
fuiront, ainsi qu'un corrupteur, celui qui les aura appliques au plaisir. 

II faut donc que nous donnions ees avertissements utiles, et meme que 
nous causions du chagrin, s'il en est vraimenl besoin. Carle chagrin qui est 
en Dieu opere pour le salut un repentir dont on n'a pas ä se repentir : ou 
bien il ramene de l'erreur ceux qui se sont trompes, ou bien il rend inebran- 
lables ceux qui se tiennent fermes. G'est pour cela que j'ai tenu cette home- 
lie Gar il m'appartient d'instruire et de rappeler; mais c'est au Christ qu il 
appartient de persuader les auditeurs, de les fortificr et de les conürmer. 
C'est ä lui que convient la louange, la gloire et la puissance, ainsi qu'au Pere 
et au Saint-Esprit, maintenant et loujours et dans les siecles des siecles. 
Ainsi soit-il! 



I IN DE l'hOMELIE LXXVI. 
i ßzech. (LXX , xm, 10-12. 



1.'. 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRTAOl ES 

(Cette table et les suivantes se rapportent aux humelies LII-LXXVI gditees dans P.O., I. IV, 
fasc. I. I. VIII, fasc. 2, et dans le präsent fascicule; — elles renvoienl ä la paginaiion placee entre 
i rochets. 



i 



W «1, ^ 72, 74, 79 wo 80„ 94, 102^ 



217,0 - 1 '':, **» 227^ 228^ 232, 
239 S! ,; s; , a;i 7 ^ 293,.^^ 
MO 294 « -■'■"•,-,, ■-"•" ; t -■ l7 ,-.-„,,: 



871 375 u . u 382g 385,. ::o:;, S14 3 S23^. 
Cf. 239. 

b 

|ovS\o (j( I50 UJ 
^^1 ■"*:, 
7*»->*l 33 ,U ^ 113 7-10 183 5 '"5 ^'io 

- :w 2-u-ir. 281 2 ;1;l "i 325 ll 3S6 3 

-~^V '"'",;. 

.m^f 'II, 

~uo;| 210, 

>>!' »2^113,0 124,, 125,126,127,128^ 187, 
188^ 189,231^,3 232,g 262 a 838, 349, 350,, 
385, . Cf.2ül, 208 4 260 M0 26l3 264 e 
- |jl.U jb,J 78, 184, 189 2 388 2 

^ie,( 39 4 41 u _„ 197 W6 !;«,,„ 224, : 247,, 

■ — Ujoio,) 226, 

Mxi^o! 80 9 113, U7 3 149„ 184 3 348 3 

— wjato| 117 11. 2. 

*£oo_3a^o| 266 , 

.oia.ooajol 345. 

|£>o( 360- 
|. m . f, |;3o| 90- 



^ io ' 2L ',-„ «5* 38, 39 3 61 a I51 5 155, 
156, 166 9 168 M 328,, i08,. Cf. 

-a^t^-/ 207 3 213,3 214 3 .,3 215, 
oa.| 59, 184, 101. 258^^ 260, 

\^.;^/ 26„ 

v*M »36,0 

1 l: «, 
I; m .)■''' H ',; 53 67 79 

"^' ""8 1" ;! Vl:l-n 's -'.i II 13 8 
118, 133g 136,3 ""il " ;i, 7 ""!'■ I77 l,. 

I7 V,.,:, ™s ''■'•"':■ 202 g 210, 221,- 225 3 
226 5 237, 252 4 267, 4 278 9 _, 2 303g 811, 
363,,, 367 3 369 u 416 5 
— \^^m-| I7sn. 1. 

— l^y;°°-( I96 2 226 3 

— |t^im*| L95„ 
-M l77 :, 248„ 249 2 

|j^,| 35 2 19, 57, 5 72„ 82, 87- 8 . 15 _88, 

124 231 233 234 329 330 

- II i;-»-l2 " i'-li "s-l'i i:i 3 

365,,, 370,, ,, 371,. Cf. 27. 63. 329 
IjS, ioo 8 
©vsx (dans l'expression ^ ji,) 

80 8 88 e 117., IIS., 384 
l^96 12 I6 13 4 - I0 14 15 15,22 u 23 .,24 3 ^ 7 ., 5 

«12 «WM Bt H. 52 2-7-9 53,-7^ «M 
" ' ; , : ' ! \ 59 2-10-16 «^ «MI 62 8-ll 



no 4 . s in. U5 2 Hu. 117,. 1183 ii'.i, 

i21 n '22 4 . 6 I23 8 124 8 125,^ 126^ 
|:1 ". 131 M2 13! W|4 133 MH2 ' :1 <:. 13B, 
%, l; \ 1 .» I39 8 141,, 142, 143 2 150 3 . 6 



1910.192g 111:1 196 8 197, 199, 200 2 202^ 
2 03 B 208, 3 210 2 . 4 . u 212 2 214 a 215 2 . 8 ., 2 216 a 
217 o 218 |5 220^ 221 H .„ 220^,, 227 4 
■ m * 2*Wum 5 231, «^ 233 8 „„ 

- ! -V.2 - :,; :h, «, 239 5 241 2 246, 4 247 4 



8-12 264 4 -,o- 1 2 -Sw-,,,, - ,;;, 7 - 7 "s„ 
277,, 278^ 291 r . 2 .^^ 9 292 iMHHM2 

293,. 4 294 8 295 5 297,^ 299,. 2 300 g ., 



: *"7-,:, * 2 h-ii ■ i " :l :,- 



304, 



309^310,311^312,313^,3 316^317, 



340^, 341 u 342 4 343,3 344 10 _, 3 346 2 



379, 380 2 382, ,_, 383 13 _, 4 385 
390, 3 393 2 395,, 897,., 88^, 09, 4 4O8. 
«*. «87-13 «»,„ «21 2 . 8 S22 4 }26 M ., 
427., 428, 
)j| |ov^ 220. 202,, 302, 4 338, 4 340,, 345 2 
375,. 388„ 



Mo l»C^ 



SO.. I2M 170. 200,. 201 



..„ 316 e 324, 4 345 a . Cf. 29i._ M 
INi^oo |oiS\ 44 8 105 a 120. 17'.,. 216g. 



185,_ 3 187 216,243^,246^,3 297,3193 

3« 9 
U^ioi. I32„ I34 u I 



148 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



[430] 






>^*> 8 .2 9 10 «6-14 12 4 

^v»^ Tille d'Aminadab, 197,,,., 

198, 

^.-...-t., mere de Jean-Bapliste. 
im« l95 8 '»W« 197 » i98 i. 

m^'i ' ^-■^ N -\ UM. 
K'.'iti-.^, 23 157 11. 2. 

^.Vyjlml^ 157g 

|o^o |po| 275, 
^•'liPl S05„ 

o^u/ 271 7 . (w2 370,, 

- jscujo^jI 406 11. '2. 
-toojci^Jl l'Oi. 10 a 12, 90, ,, 

l^o^ol 12 16 15, 

^oso^^ji ville de Syrie, 77 6 „ .>., 

J-*^Q.-^J| 155g 

pjtu^i ville de Pisidie, loo, 
s Qi.os/ ' (07 M n. 3. 

uuo-i^os; 11-1., _„ 117, 149,, 
UÄ3| 119, 2 844,, 
|»övco v *vsV/ 372, 378. 
- m . in . t ,i| 48„ 
wjoa.il 301 3 318 3 345 e 
- dj^V) 317,, 356 10 376 3 

U*>ü 37, 16,., 2 61 5 82, 155 8 166,, I68, 3 

177,178, 179 MO 20b 9 425,, 
|n\nw ^1/ 136 ia 1:17, 369^ 
U~>/ 24, 33 e 38. 53, 78 151 5 156, I67„ 
200, 217 8 249, 252,, 265 3 277,, 280„ 
294, 314 u 325, 332, 
MW 271 8 

n.mi|l.| 271 11. 1. 
;L( 388, 



I^H ^>89 2 
- 1^- IV= 89 8 

t^aii ;j 107 8 11. 1 

|^> 72, 74. 79, I02 fl I07 5 III,, 117. 
118, I20 8 I25 s 127,. I30 5 I«;,, 200, 2i:i, 
22i;„, 227 7 .„ 228,,.,, 229, 232, 239„ 
253 6 256 2 280, 3 292 J8 29:<, T; ,„,, 



357. 375.„, 
l^llV-77^,, 79 s , 1S0 6 232, 239.J 324, 
Ms. 0,^77,^ ?8,. 2 79, 2 209, 270 272,, 

345- 
Mu/. o,^ 324 2 342 10 ., 2 343, 420 8 
|&ijoo |p> 182, 298. 304, 305 5 314 2 
IwV^ 372 2 _., 
M"^> 67 18 100, 268 g . u 
— MuiU 364^ 
It^oCvj 56 2 89 2 102,, 105 5 106 5 107, 5 108,, 

110 10 1I3 4-9 183 2-14 l86 13 189 5 l92 ll l94 H 
195 8 196,.,, 198 2 218,., 235, „ 239, 
240, 212,,, 243, 21V, 251 2 252, 3 319., 
:2ii, m 324 9 . Cf. 89„ I112,, 183, 185, 
2:17 325, 



^ 



^(^ 136, 

^4.^ I'.H,, 195,, 360 2 361, 365,, 

>°-W> -'-■■ 

H^, 87 .o 

M^,*' ;1 l88 „ 

— P^k 107, 

t^Sis^349, 

jc^ia^.^ HI9- 207 2 2111, 209 e 2IL 



.mM[j 83 3 85, , 

— .matu 85,. 86. 911,,, 91, 

^oj 22g I98 5 

— ).\v^ :«, 1.77, 19a, 

y°^ f^ 184 8 2003-11-13 

^.|l^ 67, ( , 
~ ^ -\ . ™ -. 207., 203 8 

— j«u\.roM 208, 2(19,, 212,, 211,, 21,".,, 
U^lSl^ .::-„,, 134, 

-ja^£j^> 73.. 



I5 -:. l62 2 l77 :,-«,;, [M ; ,: '''„ l96 7-9 ^ 
248, 5 261g 277 : , 278,, 290, 5 334, 357,, 



— j_.o(; 135 13 
^oo»o»a_» lns ? 110- 



^.l^j; 22, 12-, 213, II. 1 2111,, 361 ,359,, 

363, 3 11:', 
Mi3. 192 



Ol 



vuooi 304 , 

.rn^.oio, r.2., 164 8 199 7 _„ 201 8 



. mm .fr i\)o 112,. 



^atOj 813,. 

I-Pi prophete, 180 3 181, 

l-Pi pere de Jean-Baptiste, 



|a_ 124,, 218, 385, 

.i.ia~ III, 202g 2117,, 

l*^>>- 177,, 

^^^_ 21,. 27 ia 39 2 53, 2 Hi7., 127,, 



4, 



j»o|LOia*^ 318,. 



00p 26,, 

|.oop fils de Jacob, 53 8 1 77,, p 178g. 



»ooy. 222, 

l.oov. Iscariote, 147, 

^Voov 22,. 88 e 89, 100 2 12.7, 137 6 195, B 
196, I98 a 304g.,, 811,. B 313 a HS,., 
353 



1. Tut;.' 407, note 2. 'A7tö)>i.)v esl I' 1 nom de I im des dieux (honores) chez les Grecs, el inoXwv signilie 
encore en grec « celui qui fera p^rir ». 



r43ii 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



149 



pioovi, ll^.oov, 80, 117. 301, 410, 
N-|;oov- 205,. 



^|o- 156 



!'■ 



,x_o- d'Egee, in,, 

,j-o- BaptistC, 22, 140 3 153 8 I81 5 219 s 
226,3 Cf. 197,, 2l9 a . 

^.d- Evangeliste, 107 8 n. 1 im,, 



389, 
jnoj^i.0. 394 2 396, 105 2 _„ (07, 4 i08„ 

<12 l-i B 

— LiL^o. W9„ tll,, 

• '->'■* l -\ rt . 112 n. 1 

— U-xo. in n. 2 

I^jü, ioo n. 1 213 n. 1 2W n. 1. 

275 n. 2 345 11. 1 354,, S07 II. 3 

— Ujo-nan. 4i79 7 2i3n. i 22011. J 

289 II. 2 345 11. 1 410. 

— l^po^ 280 n. 2 387 n. 1. 

.ama. fils de Jacob, 369 ia 
aso. epoux de Marie, iod. iuo. 

343, 

^ioq- d'Arimathie, S20,„ 



l^jux. 177,., 178,, 

L^joi. 178, , 

lovSK l'jXL 10t,, 105, U0 M 183, I89 5 192, 



251 _,3 319 3 324 Q 325, 312, 381,.. Cf. 



puo^o^io li »iL . 

^-»vi 138 11. 1 
~,|oj>o 202, 3 

L^^x>]o rn ^uoaM 136, 

L»ooo 13, 29„ 30, 31, 34, iL 



24 3 I38 13 ls: V,:, l84 a 186 io 200 ,2 
237 3 318, 

ul. fils de Nun, 186 8 137, 142, 226 5 
Li- le Christ, 38 9 101. 136, i37.,_ s 

150, 179, 107, 225^ 28.^ 264,, 334, 



240,, 318, 325 6 333 u .^ 33 t., 338^.^ 
312 4 _,3 345 2 857,, 375, 386, 3 389 4 393, 



r* 



LsL, 147,, 
Moi.nS-i Hu. III, 
— Lop, . nNi 77 
So 82., 



^ 



r^ "'„ 

-oi. 197 a 

— L,äi. 194,3 108,. 247,3 

(jsoi. 7:1,., 198,, 359, 

l^jo^alV 364,y 

iiii. le pauvrc, 38 E 
ip\ de Bethanie, i 



» 



BS« >■: 



■'■,,•, ■-'„ 87, 3 99, 136 



137 2 140 4 ., 152, 195g 202, 



304 



•:, 12 

2l2 ,-7 224„- 
226, 239 3 264, 267 8 278, 303, 

ini. s 309, 311,_ 5 312, 324,, 347, 370,., 

371., 
Li*io 156,3 

^.-l^io 853 2 364, 365,, 370, 371, 
|£>ijo 79 a 8(1, 80,, 102,, 103 6 _, 104,, l< '">,.. 

'OVo 108 ^« 10 ^ 1 ^^ 113 « " Wl3 

117. 121. , 122,. 134, 150, 180, 200» 

227 14 228 M 239 M 240, 2 244, 245, 272,, 

294 1 -,296 9 ^297,.„^298 1 309 5 ., 317 2 . < 

818 320 321 323 324 325 

1 u """7-8-12 - ( (2 in i-r. 

327,, 341, 376,. Cf. 305„ 

13 2. 1 

La/; |tO>oo 219,, 

|oVS\. |CCsJo 104, 107,. 181 12 . 13 205 a 215, 

'17 245 °07 3 L>) 336 342 347 

"' '.' -'' 6-7-12 - a 'u°— II , -In "iL' 



356,, 



12(1,,. Cf. 298 6 . 



I^o |ISXio 74, 

lovSs.; oiISXlo 55 5 56,, 21B 8 311 

|;aaso 83, 

„txiM 364, n 

Uiviio 22, 118, 186, 

— [t.i.cm 117, 

^.VOVJ ^^J^° 90, 

Uspo 67, , 

^ij« 136 5 202,, 304 6 369 B {23, 

— L.Vj.>o 14g 136 2 203 2 

— L,»jJo. )*~<jx= 203, 237,. 303 8 
U^-7,. 3 22 10 

|po, L,po34 3 28, 29 u 0, 11, 8 M 10, 



»13 «u «Wl« 17 („r, W W M B »4 
ßJß-M B2 ,;; , 67 13 8% 7 "u ■ 
84, . 88 103. H»; , III,, 116, 117 119 
124, 131,.,, 132, I33 M , 136, 131 ,..139, 
140 a Hl, Ml, 146, 15L I56,g l57 l I 160 12 

166 M 'S-,'. l77 x„ »'o-MMO l » 3 l8B u 

195, 107, 201, ., , 2ii2,. 205, 210, 21,,, 
221, 22i 2 225, 235 4 , 
241g., 253 4 254, «35,.,, 268, s , ;| 27., ;1 
278 2 . u 280 M0 304 4 . M 305 a 307 4 Vl „ 

„-,2-13-14 809, BIO,, 3 ", 3-8 3»32 316, 
317 3 318 2 322,, 333,, 339, 4 342, 345, 

Hl 57 10-13 ,8 2 :; - ,!, i :; " l ,:i :i,;i ,.,i. 

365,, 868, 371., 375, 382',, 388 3 192,, 

397, 410 3 112. 117, 110, '.2H, «'-,.,„.,,, 

121, _ 
LoL=,j L.po 53,221,, 359., 
_jo-po 110, 181. 184, 195, I96 a 197,, 235,, 

251, 283, 319 4 ,., 712., 361, 
^oajLfc^^io 396. 
- 1jU*po t04, 
U— 20 3 21 M „ 22„.„ 23,32, 4 13 I 

■"'2., ■«, l *, ll V ll i : :i (i 7i :. 7I1 7 77 ,-,;, 
'%.: i,, 71 ',! 8V,, 88,, 89, 91 2 . M 92„ 
93 m5 99 2 101,, 102, Ki:v, ; , 110, 11^ 

116. 121, 125,3 l29 4-9 l:;:i i:, l;11 in l35 
138 u 141 7 143 9 146^ 9 150„154 5 170„174 1 , 

l77 ,2 l7, V„ l7 ' L .-» K '.; l84 i-5 188 12 IM ''2 
192 U 196 M4 197 6 198, 2 ., 4 199, 1 202 2 205 9 

2« 209,^,3 214, 216, 227^ 229 4 ., 

230 3 23L„., 4 232, 233,.,, 234,^242, 

243, ,.,-"(!,,,:, '-'•.('., ,V-'W S .,, 2ts l4 2to, 
269 u 274 9 275 9 276 2 . 5 . u 278 10 279, 4 299 2 
309 8 812, OKI. 323 8 326„ 327 u . 12 820,. 
330, 331,, 332,2 888. 338,.. 340, 343, 
345^,347^348,349,351,3 352, , 5^ , 
361. 362, 77l ; , 378 B 884,_„ 386 
800, 300., 800 i: , i04 8 (05, (14 2 il8 13 .„ 
":, *28„ 

^.oju L^^o 14„ 318 u . u 326„ 395,, 

-iXio 73„, 205, 



V 



».Jv^a^j 13, 
—qj 34, 



197,, 

^po vi .ifin.l 312. 

uLoa-ici^aij 1118. in,,,, 117. 138 II. 1 
205, 227., 



.0 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAOUES. 



432 



M.iQ^mi Ins n. 1. 

.ma.ia^cD^ 136. 

- ajJ-Va.£.mj 340, 

ai/ia^mj 343., 

LjL.ia£vmj, ]\.i.infcn~, Sil [99 

215 n. 1 313, 
-■ |IS-na-.ta^rDaj 215. 
I^ijj 368 ß 386 13 389, 



^iPQ>\o|m 301. 
— -ioa«io|jo öiil 11. 1 
|>U» 84, 
)oo»£o 34 2 63, ß 308,, 

>M><"»26 

Puiaio 345 II. 1 220 11. 1 289 11. 2 359 

n. '» 

— u-McLiD 289 n. 2 

U^ M1 n "■', m n ^b-,, 313, 332, a 

,COOjL£L^£D 313« 
|N*x*jajo.>.rci 215 



I-Lq-cicd 419- 

.cn-^va» inariyr, 83 2 85 3 86 5 oh,,, 

^cdcia^^s fll ( . 

.ca^^vco eveque, liö n. 2 



w 



Lv^a» 41g l"7,., S46 g 427 n. 4 

- p;^ 20 e 

- Mi-=>» 213 n. 1 

lip. 107., 198 5 
jooiai 24 2 137, 5 416, 
|ia^ 53 4 . 6 308 (1 
^;U*^ [97 W 0-12 

^^lojLÄi 77,, 104,, 105,, 109 g 138 s 186,. 
222, 242„ 245, 246 3 320, 322 6 323, 



t£ 



.*jl*^j»P1.9 155 2 
— . .,i,.,/>ra\l3 158,, 
- )i.^ m \^:;iv,i 



.coa\as 20 2 21„ L'i r , 25 

■ 17 .n •'",■, -V, 111 » 1 -,, 'V.' ; V :; '.. «V„ 
81„ 92„ 99, in", 103 I3 106, 107 M 108„ 
Hl,, H7 12 I30 2 17'.i s 186 g I88 2 195,, 197, 
^ 209^ 212 u 229, 238 3 245,, 247 fl 
248,249 7 250 5 256 i:u 264„266,., 3 268 u 
269g 294 6 297 n. 2 309, 315, 316 B 
318,„ 321, 
342,, 348, 

364, 2 367,, 372,, 382 2 384, 388 8 389, 
391, 4 395 8 400,, ini, 419„ (25,, 

— .coa\olo 297 c 
.coo^oas 369 5 
.xoo^LU«) ofia^jcis 204,, 
yOvJ^DdS 48 (0 

|j>q3 353 2 369 5 

^.oV^ 39, 62, 77„ 79 s 121, 137. Uli, 

313 ä :i -'ii ;i7 '';.-:, 380n 38l 2 .m..,,, :»<.-,__ 

„ 387« 389io 
^ooimidioLS 138 n. 1 



379, 



^man^^aa 335 
— 1^£doä^j(3 335 11. .' : 

(^£00.0^X9 370 II. 1 

^cDQ_fc9o.ooV£) 353„ 369. 
v a^ 71, 212. 



J 



vO-oij 



Bl„ 332,. 



UÖ 



^J^o 369„ 
o»a_o 9! 

^dq.V.»q-d 206 2 

I^Va* 2'.,, 32, ; , S7„50 8 179 8 69 8 






'!3 ""s 
,-u 228^0 -'.i - :,H :,-« 289) ^'i, 



313 a 326 4 _g 332, . Gf. 305 



t-OlSV L_ i 22lg 

loi^v; U°i 73„ 



227,.,, 228.,„ 230,, 23;,., 213 7 2H :1 2.33, 



327 9 332,. 354g 356 u 371g., 375, 392,, 
393 2 . 3 111, 428 u 

L^eV 32, 195 14 214,.^, n. 1 f25 J3 

^~ ; -""Vi,-,, 

iü^jo» Ramatha, ht. ,, 

icoo; Arimathie, 120,, 

^Ji92, 5 



^oU 268g 

yi .1« 416g 



81, 



Lvpo» 311g 
— |L\-^oa 254, 



231, 



L 



,cDO>oio|L JUS. Uli. 13Ö 

— ^d»o;o|L 108 n. 1 135 n. 6 
.CDQ^io;o|L 108 8 im, III. IUI,, 12L 12S,„ 

13fi 2 199 a 206, 
|.n-.in\ixi|l 03. 

— ^i\|^a>|L 68 11. 1 

ILo-ü^M 72,,, III. 130. 213, 299,, 300, a 
»Wl« :fl,:, 3 :, ""V> 307,.,„ 308,^311,, 
■""Vi. 326 9 327 ]0 ., 2 . 13 341, , 354, 358, fl 

iHS, 

UV^, IISAL 22, 317,, 112. 

LLoL Xil,,, H ". 

I^a* od, L>iL 379 

— |;.qi lj.ii 381 
I .Ml 131. 



II 



TABLE E)ES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS 
Olf REMAROUABLES 



/ 



l|( 10„ 66 2 159, 175, 211, 21:,, 257 10 
291 II. 3 297 3 n. 1 395„ S08„ 

M<W % K '9,-s-i, 2>2 22,3 48 7 *7 87 ,5 
91 2 92 15 125 5 126 3 ^ 203 14 204, o 21 5] 

232, 369, 372, 373., 37? 378 g 39 \ 395 8 
404,„ 405, 408- 40'J,, '.In, ',11,, 

14 7 o 14 Hl 9 

— INxti^a^/ 20 s 396., 
M=k^/ 66 M 
^o^>l!( 375 2 409 3 

M 8 12 31 5 B7 ,4 ir ' 7 ,. lli( 'l- m i m t 2i ''s 
22' 1 .2s7 s 2S'.l.,2'.li;._,:(ii|.,:r,ii |L ,',n,-, i .' 1 |i; | _, g 

100, 118, 160 7 179, 203, s 221 3 224 11. 1 
225 2 226 2 238, 237. 269, 5 312 J3 126,., 

— ü^-io^^l,,^ 204 8 233, 254,264g 
303„ 311, 312. 315,, 317. 312, 385. J23, 

— I-^jo/, lü^^io/ 75„ 81 6 211 I5 224 2 
248, 264 11. 1 278,, 367. 

— N.H^joI i04, 

— I^ai^jol 121 8 



I— c|73 13 83g 103,. 2 lnl,,, 107 9 109 9 .„ 
120^ 174,, 184, 186 13 227 e 22s,, g 7 . 
239, 2 256 3 296, 297,,, 299,, 300 8 301 2 _ u 

30 2 5 305 4-8-9 «"a m 2 m - : ^ : 
325g 336 12 337, 310, 31.,, :i.,i. 356,, 

361 363 10 

— U-j»o(, |S^*coo( 318,, 358, 338 

— t^Umo/ 102, 314, 341 

-M^iol 10, 5 17„ 87 g 297 3 103, 
|La^. m .iio| 54 J2 

h^ -V*-| 15g 

(jiz»o3 lo^j^/ 355 
1-mJ^ w^j-^_( 40, 

T^S-t a4 52 n - ! 
Ij^l 217 8 

^1 B 10 : ' r 's 2 ' ;;i - 292 13 :i;::l s 

j»oi,| 2«i n. 2 

vi 167,0 

\^1 12. 350, 
- -^( 312 a 
Mp( 356 2 
Uinrn-if 177, 2111,, 

^1. I^-^I 7 7 IS ,5 2^, «■',„ *'\ «,, 

83, Uli,, 153g 157, 161, L83 3 181,, , 257 



n. i 276 5 311 u 335 8 MI,. IIa. !18 ? il'.i, , 
420 

4-11 

— v . . i rm / 257 , 

- H-Ilml 258 10 

— |i ft . n^if 261. 

si i27 „ 3 

t^V< 271 7 

^ J l« 3 -o 57 3' i " I 3 G! 'n 7l - 2l, -',^'l n 2; 1 s i 

306 2 32;,., 327. 361, 398g 117., 
|aJ>a,/ 252 2 387 ß 388,_ 3 „ 13 
Imoi^cDl 257,,, 

— |.imiöj>£D| 224, 2 n. I 1 
\L^,l 148 6 361 366, 
y-\ rc<l 305 ig 

— pa^l 12, 14, 62g B4 2 87„, lln„, 111, 

133,3 13.1 U 156 8 3c ' 5 n-i;i 308 7 :ö3 2 :n7 i'-„ 
356, 358,3.,, 359„ M , 360 2 410, 418 6 .„ 

— ^umu 362 9 

— |jtt3Buxue S63 3 
U^U>( 405 3 

)^iL ^3/ 241 8 _„ 251 II . 3 
jännm.ll 115 11. 2 271 8 

^ . tv*e* .\ n\ 137 



133 3 158,,, 184 3 205, 212, 3 228 5 238,, 
255 B 270, 295g 308 e 106 8 121 , !27, g 



1. Page 115, notr 2. II faut savoir que, parmi les manuscrits, dans les uns il v a sJ, c'est-a-dire 
« bien », et dans les autres il y a w, c'est-ä-dire la particule du vocatif. 

2. Page 214, nole 1. Ici aussi il faut savoir que les Romains appellent ignemnon pas „ lefeu »simple- 
nienl. mais«les feux»allumes sur les lieux elevös, qui indiquent im signe (m)(istov) non encore present, 
tels que res (feux) qu'ils allumenl sur les collines et sur les hauteurs et qui, par leur eclat, annoncent 
I'arrivee des ennemis, d'apres une Convention et une indicaüon l'aites ä l'avance. C'est ce qu, les 
Grecs appellent itupaö?. G'esl pour cetle raison que le maitre a dil. : Parce qu'il connait il'avancel'avenir. 

3. Page 427, nolc 4. Les Livres des Hebreux onl coutume de dire : « Si teile chose a lieu » ä la 
place de » Elle n'aura pas lieu ». Par consequenl c, Si le mur tombe » est mis pour« II ne tombera pas ». 

4. Page 224. note 2. (Le maitre) donne aux coramandements de Moise l'appellation de a-zoi.xzwmY.6z. 
c'est-a-dire elemenlaires, pari-,' que. compares a la doctrine de l'Evangile, ils ont ete pour nou i 
que les premieres lettres sont pour les enfants. 



152 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [434] 



M =^i| 14^ 366, 

OJ^'il 139, 

|l^a*i*l I51, 2 
|LV*iv> Lü.S| 378 

cui^^^iot^v; 301 n. 2 

«wÄ.L| i'.l„, 88, I91 5 «63.397,, '.02 g »04, 

^iM| '"\; 

- k.«~M| Ig 

- |LO^M| 9 g 88g 

|m.\L| 19,. 

|LnmAl| 17, 85g 3~i i . I95„ 



(.^ 92, I57 g »24„ 
- LfcoiM. 113, 
pcu 399, 
Vx.V- ^ 398, 

|öva| I^> 20J, 
l-^rol ^ 81,3 189,, 
^a^I^a/ t^fcJ 67, 
Vjoj^, N-j 380, 
Uio. N~i 349 13 
\±., t^s, 58 8 ir.„ 169, 5 189, 2 
| »« N ■ ■> 172., 
«^3|o .L» N^^ 59 



! : 



322. 



iv^> 90 | i 
pöv- ts-^o »5 2 54y_, n 
|^- ü^o 17^ 



IV. 



t^ 60, 



|E^io Hv^a 244, 2 246,, , 5 335,2 :: ' : i.. 

pc^o t^j 64 3 368,2 

ILaÄ.» t^> 275 2 328, 

|^m .in\ ^ &~^a 274 5 |; 

I^jä^oo 1^0 64,, 

^» ^ci^o fr*. -> 39, 

Ivam n^ »04 5 

M^ *^> M r. 7J i 
|Lai.j 6-0 93, 214, 

jia^-O I^J^S I66j2 



K l-2 



li;cyo ao^o ly«^ 241 & _ e 242,, 

.~»c^o N*J 1! ' , 

H :.-.°i n l^j 60„ 
|jaV. Ho,i N^s 47, 200,g 
-^|i.y.; |t^j 353 2 
|il.| -O^ 90, 

|LoL^. . . iS 361g 

|N_3^ —j2i 52^ 

l&s^aio NXs 20 2 

^i Laio^mj 42 6 185, 242,1 

p>cui \v^> 184 2 275 ]2 .,g <S07 e 

|i,i^. 328g 

M ^ 1193.9 n. 4< 

Ma^ ja, tmx^L^ 34,. 37 g 163g 156 9 184 

'«Wl. 186 M 197,, 261, 
^o, ^, l^oi L^ 149 8 l'.H.., 
|VI— ^ «5,1-11,277, »19, 

l^_ vj 119 n. 3-4' 

IUi,..^ Vj> 85,g 



— l^-is~> 199 n. 

tLkffloja.' 56, 

^.•^iD|.jx.; 145 1) . 
Jlru; 117, 174 B 
Im*, c^-' 138 B 16 
|-pka lSi—> lil,., : 
_» &x_. I18 2 : 
366, 384.,. Cf. 



301,„ 354, 



367„ 



01 



|U> LVa 3Ö„ 



110.. 115 



n. 



[26 u 127, 129,2 "• 5 m * 
289, ., »17- 



'■',. 



280 



^ 



■,. ^.„,34, 163 4 373,„ 



l^ 148 n. 2 

*~Ns ln ir. fin n - u n '-■'■'':. 3Is n ;!,;il :i 
- U~^ 55,3 ''■■':■ 7S 7 l22 w l25 ü 
128, 147, 18'.,, 195,- 197. 198, 



pcoa^o, 90 8 92 8 los,, 410 8 

(4,0.-0, 211 5 

lloo, 146, 252. !95 5 301 g I75 2 

— .ä&ooj 360, 

— pji.oo,, II^üvoo, 33,3 S5 5 " ,7 i ' ,fi2 n 

•>i;i 279 289 , 361. 385„ 
6 j ii i j 

U^O«» Pl It^J^OOl V '<\, |:11 |. '- W ll 

i3 g 256, 258 i5 263 2 _, 266 5 272,, :Ui. t 361 2 

ILc^ai.00, )J 72 s 
iLa^ooj 17:1,., [74 8 287, 
[Lo ^JO) 279 2 
)jt- LoI-jo, 192, 224 3 

— |^3 1 LdiSovio 53, 
|C^a^k>oi 82, 

'01 101,3 I99 8 212 g 



126, 



M8 1S , 

348, .^l;,. r; 399, 

- ^|ami^2:«„, 

- N^.1 imi^ 31, 



| y.. \>^; 18 g 86,g l:, 'i 
l.aaMD| -^' I46^.,3 
l^Ä^OJ 110,3 " 7 l 131 2 l34 10 
!03 M 222 g 290, 375, 378 a 

V^ll-'! ,:|,| i "^ ;,1 i:i :,l '-':l 



345 n. 1 



.moi^lto 345 11. 1 



[e\rr\i jULj!. 


i, 84, 


iw») 




— k^öpo 


|l 301 


k £HjÖj 87g 




IJPI l 7;i 7 




(>-.) 




^Äio, 


291, 



e la — • ■ ■ 11 1 " ». 



1. Page 119, nole i. Engrec le möme mol signifie - le Als du fröre - el » le lils d 

■ Page 301, note 2. Les iptBiAvjxtxoi, c'est-ä-dire ceux qui s'oceupent de la science des nombres, onl 

coul e d'appeler l^o>-» H les norabres qui ne sonl pas pairs; le premier de ces (nombres) est le 

nombre 3; puis vienl le (nombre) 5, el successivement le (nombre) 7, le (nombre) 9. 

3. Page 291, note 3. Ce bourdonnemenl esl une voix douoe et l'aible, que les oreilles per§oivent a 
p, me, meme au niilieu d'un part'ait silence, parce qu'elle esl faible ou parce qu'elle est eloignee; c'est 

me le murmure de l'air, lorsqti'il passe ä travers le- branches des arbres ou ä travers les objets. 

1 in 1 appelle encore bruissement. 



[435] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 153 



y>yj 288, 

|^}c Loia^l 311, 

w 

— |Lo Lani|.io 289 5 



r , l r 345 13 346/ 
Uu r 275 u 11. 2 ;i 



IL^j- 77,. 103g 104 ia 106 2 I07„ 108 4 ., 
109 2 . 110,111^ U7 5 118 U I19 2 133 U 134 2 



138, 


"'■V, 


[ o 202, 


22s 


3 2 *V.0 320 


-4-5- 


DU 


321 3 . 


.-5-7-8 '— 


7-8 


"ü 343 7- 


Cf. 


108, 


6 '" 


7 320, 










— j r 


^^o 103 


24 


B 245, 4 321, 





— .....v» 104 3 105 9 245, 320,g 326 g 

— j~.ll, .^.I^o ml,,,, Ki7., 111, , 123, 

ix. l=l~. 43, 91 3 92,..- 165 8 191,, 237, 3 277, 4 



— \^±± La*-, |^~u.» La*» 36 8 237^ 280, 
^u (ou. 197,g 

| S... 2fil, :iol, Xil 11. 1 ::r,:,, ;r,s,, :»,.. 

— |.«ii-, IN.^i- U 8 137, 1 364 8 365 B 375 8 
pooi ; . m., Lf0„ 

— |_io°i '"1 -""■■ 10, 117 3 149,, 332 n. 1 

396« '02,0 
Lxoi j.m.. 368,, 

— pu^l Lo;.m„ 332,, 375, 2 110, 
L*£ßioL Lo; . m .. 29- 

|LooC*> Lax- 123,.. 215 5 



IS6 8 137, l41 g 167 3 168 8 208„., B 226 4 32„ 
«3 10 2453 246,.,,, BB H 80„ 88, 363„ 
367, 384. 385, 

- L^xmso^, |N*imaa^224 u! 242 13 888 6 

jttil, unOAjo. | mCt fr *•" 68., ll'.L 

I36 10 _„ 141, 166, 387,, 101, il9 6 

^oiniM '277,, 

Lä*4 146 8 170„ 

^,1), ,x^lNoo 80, 109 2 

N4 ll 8 16,41., 61^69,, 83,86,90g 132 fl 

ISSj-ra 189 St, 238 822^ 40, ., , , 

355. 358,,, 365, 373. 391, 399,, 418. 127., 
;i u in i, .{ \i 'i >i 

- ,m^, , m i^oj 53^ 366, 

- .coa4l| 2s,,, 

|Loj| ^»xj, 366g.,, 
IJ30X ,^ K L . 

Lsl^ui . .1. -4 358, 2 ., 3 
lioioj N-Iav.^ -'~ , 'i:. 

P°4 10 6 "„ 16 8 .19 6 20 6 85,g., 4 88„ 90 4 
221 2 336 g 365, 4 

- IS^Uo^ 330, 
— IIojo^, 217., 328, 



r* 



|L03j 

Lx.j Lox^oj 208 8 | 

Lxx= ^o. 47 2 I57, 4 273 5 . 122,, 

Lx.Loj W 8 87 5 88,., 142g 207 8 208 4 262„ 

|^>7 8 8 8 12, I3„., 16 4 I9 8 55, 3 69 3 ... 



4> 



W4 '2% 



k"^9ii29«S6io 77 5 102 8 121 i M7 2 20 Vl S 



350,, 355, 363„ 395,, 12;,, 




7:.,, 79^80, 87, 4 103^104 
107,, los. 109 5 II"-, 111^. 



112. 113,, 



130. 



134,. 2 138, 150^ 162 10 ., 4 163 2 
185 10 204,.. 2n7„, 217,, 218 2 . 5 ., 2 
219,.,, 220 6 227. 228g 2:»;, 243,, 244, 

«5j. M »7 8 2B64 -' 7 , »'s 262 »-!, ' ' 
272,^2923 296, 297, 299 6 302, 306.,., 
309„316 8 319 4 .,., 4 820 W 321 1 . 2 .^323 6 _ B 
326 8 ., 3 330^331, 333„ 335g 337 8 339, 4 
340 3 341 5 346, 347 2 356, 3 363, 376, 8 
409 s 412, 2 419„ 

p,-;. ILn^.^s 80„ 2112,, 

— Lx^>. ILox.il 77,, U7 5 133, 4 11",, 143 

— L^juo. |lx~x^ 8g 30, 151,, 162,3 264 3 
■-"■",, 376, 387 2 

— IS-Lxo 7H , 80, 302. :'.il,., 
Looya 249 5 250, 

|.. \~. ;^ 86, 148- 355, 356 5 375 s 396,, 

'»»« 398 3 < 07 10 

— ^ooj| .ft.rn.yj 396, . 

— ILai.frrn.p 354 3 375 3 i00„ 
(olxs) 

— IIVjv» Lojto^o 195 5 



^ 



|.*&io|l 139 8 214 e 360g 

— |,>«ian\ 139 11. 1 211 11. 2 380. 



1. Page 288, note 3. Faire retentir dans lrs oreilles, de teile sorte qu'elles tintent. 

2. Pages 345-346, note 1. II faut savoir que ce que Ie maitre a dit ici : lo.w ^«^ ,*> ^.w &lo u^ I»- 
n'i-sl en grec ni du genre masculin ni du genre feminin, mais du genre appele oüoErspto; par lequel les 
Grecs appellent les cröatures et les noms. C'est encore par ce (genre) qu'ils disent, soit ce qu'en 
syriaque nous avons couturae de dire l» o - w. ce que », c'est-n-dire ce qifun tel a l'ail, 011 ce qu'il 
a subi, 011 ce qu'il esl devenu, soil encore ce que nous dison- ^f »-, « une chose ». Ainsi, si nous 
voulons, ce 1h» et ce «,w que le maiirr a uns ä ce genre. nous sommes libres de l'entendre du nom 

donne au Christ; et si nous voulons. 1 s prenons : II est devenu une creature. Mais si nous voulons, 

nous prenons ce I»- et ce ".w ä la place de : lo.mj l» o'w. « ce qu'il est devenu » ; et, si nous voulons, 
nous disons : En efl'et il est devenu une (creature), et ce qu'il est devenu est aussi une d'entre toutes 
les creatures. De cette maniere, ce I.- et ce ".» d'une part sont enlendus non pas du Chri-t. mai- 
de : « Ce qu'il est devenu », et « II est devenu » se rapporte au Christ. 

:i. Page 275. note 2. Les Grecs qualifienl le premier jour de la semaine de « jour du Seigneur ». 



154 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS Oll REMARQÜABLES. [436] 



lov^P juci 207 3 218,, 
^ö^k 205, 
ll^oai. 276 2 
pl l.a,;a..A 296 

■ n 1 1 .\ 377., 



.m.itiA 69., 



33 



x> 



„a^so 16, 28, 35, 16 2 54 e 64„ im,, 111, 
138,., 262 2 :iH., 897 8 898, 418, 

— v n\\v> 175 3 

o!v?^^ 8 i3 l Vio l00 6 404 e 

*! v<*^ ^ M l2 ;,7 7-,:< «6 «Vu 69 4 
81 8 83, 85, 106 6 109,, 111,., III, I51„ 
186 3 202, 209, 218,.., 270, 326, 335 8 
339 3 340, 3 343,, 347„ 369,, 894, 

— *■! v=^>80„, 403, 
1-a^ 001 l^jj^o 271, 
v oi.^io 194, 

UÄ 22(1, , ' 

rn.,fr.,\<i3o;^oo 138 II. 1 
^ m . N oao^v. -m 188,- 
|U=*> 91,, 
| m ^ , -' v ' 55, 
|j|V La^l^so 145,, _,, 

— llIV -^^*io 109 8 324 u 119,., 
|i|3 P^t^oo I56 

|t^i Itw^ji] U(L>o 294, 325, 

U^oa* C^^io 237,., 

\,aa t^\ib 348 

|tO'o>Ss Nkvivi 89 5 I07 8 n. i 109 121, 

II 18 . | 
|Loo^ loWln.ln 312, 
Vtdo LaS.Viaio 112,, 

M L "' r ',- 7 _,, 
IISvüs/ La-fcij-» 118, 



^ 



— |_oi i^^j WS,, 

— t-o> Lj^so !3, 



u»aiaj 52, 406, 
— t-ponyi 1 3 9, 
15, 25. 29,, 

■"".. 
73,.., 



12, 



18., 



31, (5, 58, 



85« 



99, 100, 



I03„ 107 6 109, U3, 140 4 141 B 142, 143 3 

,-7 «^ ... 
193. 195, 19 



216 6 22 
249, 261,, 



2-1:1 



366, 

402, 3 408 2 413,, M8, 2 «9„ 

[ ,fno vu, jCmflOovii 14, 

32, .Mi .'i.V. 68, 194„208,„ 



24a, 

303. 



16 22- 24 

„ 221,, 225, 



Ij l„ 

— ov*aj IWßaa&j 865 12 

— »v.ltoajoj 11, 48,, 85« 

— |La*roa^aj II 28 8 68, 385, 416, 426, 

n. i '.27, 

— P^oqjjoj p, |k-»xoaxu p 89 g . 425, 

127 n. 2 



|jjp, amx 208 3 372 8 



KxOO^s &.miio II 210 

(. r.CHi 1 

— (— o! ,nii 873 |2 

— L~olj> .n ^ s ? 57, 76. 874, , 

7 o 1-2 

— P6^4 .nqiyi 391. 



igQS 



Jlaiö» , *^. (T> 36,, 

|l^j-po w^iß 250,., 

U^>vi» -~s^o 220, 

IwSs LoU^cd 303, 4 304., 354j 3 355 t 

ItoovSv loU^m 301 , 303, 

t_ia- LoU^m 288,, 

|LajN3Läo Lop^co 256,, 

l^ßjJ» top^oo 22(i |;| 

Mi;/ -U^£D 19, 



198 



iM^i -P^^= 274, 
pLLs ip-jsoo 9, 2 
llQ-3^5 L| . ^nr* 412, 
liaj^SLio Lp^jOD 250,_ 5 
| m . (iQ^nm 398, 
.cooiogacc 111 II, 1 

.motaiam 1 1 1, 

.goo n . ^3^.j(irp 66, 

^,^c 10, 17, !2 13 349, 
^a^l^o 276 2 
|_iai„^ 187, 
v n . an . rr. 25, 211 11. I 
l^.m 18, 105,, 
tt\n«ro 107,, 



— Püld Laioa^D 32 5 33, 78, 161,, 227 2 _,_ 
238. „ 239. ,„ 350, 368, 

d-12 4-10 3 1 

- ^ -^ax^ II, 16, 18, 27„ 31,. 32, 
33, 36„ 53, 56 a 161,, 169-170, 261. 

l¥^U» 216 4 

- ILo^Jjltd 126 5 2I5 3 216 5 355^ 375 g 
)tr-»i-> Lp-» L63 10 

Laj-i:^i^. ISv*^i£D 273 a 



|VL(3xo 358 ., 

Jjooj .n,^m 19 1Q Cf. 290 7 

— — Jjooj La-a^^co 132,, 

|iib 1 f\ -N. ->ft ft m 206. 

|o>"»n* i -\ -ä ^ f» 212 11. 2 

|I\.*.i.iL . c\ .^er* Ü4„ 

is^ 362, , 



>\ 



— | ."I ^ Lojoää 55,., 113,. 

— HV^°! L Lo!*J^ 71, 

- MsojVS Lo^^i. 363,, 

— Ux. t jjoe,U^l. -.■»y'l'i 115,217. 275 



— |.JOiVcu L, -wm 264„ 
V^ 213,, II. I 2 



1. Page 220, nolr l. Ici Ie syriaque a öle embarrassfi pour rendre la parole et, la pensee du maitre 
qu'exprime le grec. En syriaque, en effet, il est Lmpossible de dire o eaux n au singulier, mais seule- 
merit au pluriel. Cependant, comme le maitre cherchait ä montrer que c'esl ä cause de la multiplicile' 
et de la variete des passions qu'a ete dite la parole (de David Les ran., t'ont vu, 6 Dieu! . il a dil : 
Le prophete n'a pas dit : « Les eaux t'ont vu » au singulier, mais : « Les eaux t'onl vu » au pluriel. 

2. Page 213, note 1. II faut savoir que ilans les Livres des Grecs de Daniel, ce mot « vigilanl » n'est 
pas ecrit en grec, mais il y a en hebreu Tiy. C'est pourquoi le maitre a ete embarrasse' pour dire : Tij?, 
c'esl ä-dire « vigilant », ne peut 6tre traduit autremenl que par o vigilant ». 



[437] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 155 



JLQ-L3»»I^OO '*•> <•"•"■•■ 360g 

|_»ios lao«i> 360U 



iä 



|o*p IM», IwMH-M» "'';: 106, I28 u I29 13 135„ 
172, I77 7 185„., 5 I96 ]0 282, 247, 296, 
297, : „ 308^ 31^ 339 2 342, 356 9 

— M«** lo-M 104^122^228,3236,,, 386, 
joI^d^M» 415 3 

( Jk au>M>24 8 58 2 l:- r , 183g 215j 312 11.6363, 

— M^tt.''M> 27 i„ 

— Mjd>M> 48 8 86,., 

— Um.i;M> 312,. 
(w|^.|a3 310,, 

t""'"^ 214 n. 1 

^3ocdqX*3 260- 354, Q 

[l.l£>nmo\ »■=, 57 5 

— [ .a~~^\.a [5 e 142,, 117., 266,, 

_ü |m.'=wmn\.3 191. 251 g 331, 

388,, 391j 416, 

— |i n -anmnK.o 176 270„ 
— tvj^somi.-^s 59„ 61 2 

— k-lanmNq 69 9 

M^-3 34 8 124„ 101..,. '„«;,_ (07, 428, 

59 5-H % 7 "S l05 9 (2 3 9 '- S . 



378 3 385 a 399 e Infi, 
— Ilnim.^v, Ist. 222,. 355, 



— |-pCo ^Aoa 353 
ILa^ä 168,, 

p^m^is U2„ 135 n. 'i 184 n. I 

— Mjd^as 186g 181 , ! 

^ . nrt} fr i-g, 424^ 

- U^> ^jM> 135 8 149, 182g 184, [8611. 1 
187 n. 1 348 2 385 2 

Um^j|s 182 n. 1 
|N .ni°< 192, 
\-~>g 44, 124 e 

— ^jäm 58, | 

- JJ^SqS 87, 3 163,, 

l^-vs L44, 177, 187^201, 208,. e 231, 

259,, 262, 263, 264 6 266, 279 5 
jdo^> 8, 46, 3 48 9 5L 70, 3 111, 171g 176, 

191 10 19*7-14 «ShO W I «\. M 

298, 307 2 345 3 358,, 375,, 383 B0, 
395 e «M, (06„ 

— |^o)os 12,., 52, 103, 168, 231 u 36ög 
402, 403, 404, 405 u 406,, 

^DVSL| '.'!., 

— ^jatoo 58„ 365 u 382, 389 8 

— ^«u^, ^u^Äio 197, 3 2183811',, 

jhjVSLI, .ÄJJSNio 22,. 184,, 197, 

287,, 344,, 420, 3 

f^^y^ m .in .,fQB^) ''-''Vi ' ! "'l 
'■"V nfs .;<-> M r^ft^Q 324 II. 1 

M-V3 78 s 

■ nn • im ya 62, 67 „ 



loUj 53, 221,„ 59g., 
^■si/t Mu^ Mooj 253, c 



J 



OS 



H,|-o 289 n. 2 
an^L^^M» 251, 264, 

— ja^^ml^uitM, 251 11. 1 
^M> U,M> 199 8 

j&~m*3~4U> 289. II. 2 ' 



'IL/. 



Ltoo 14, 65,. 165- 184 



348,, 368 ä 382, 406, : . S09, 

— |im.°,lCoo ;.i« 238g 259 8 

— Ijxou^slüoo g 59,, 411,, 
U*-^3 41„ 241, 

— M-i/ , .,;;N9 162,. 

— fi\j\ . ,".\q 364 



— m.milya 268g 379 2 

M>o,-,a l'y, r ' 5 2-3-s 62,. 8 . 9 .„ M ,.„ 68 g 69 

'U 3 74 8 79 6-» 80 3 ,03 « 104 7 1, %. '"'■'■ 

HI3-7.8 117 8 120 7 129 .0 135 10 W °6 ,B0 , 

225, 228, 234,, 265 8 . 1£ , 271, 291, 299 2 
01,303 5 306 8 307, 310 5 312 8 ^315„360 5 

«<Ww «»«hui 369« :,7;, u :i7i , 
- tw^soj^s 8(5:1, 

— paQOjVÄ I65 s 

M^l^38, 43, (8 8 61 8 73, 84 6 103, , 1 !2 5 

178, 898, 410,, 



|l„°i|"r> 148, 

— |l.S« 60 8 

— t^.|l.°if, 203„ 

lloao 24^ 244 4 345b 346^247^,3 349^, 

JovSx N^nV> 24lj , 

)Lo->»o 243 n. 1 
^iob ao r o I4 a 24L Q 242 M 2öi |: , 
Jja^f Icccl.^ 231,, 

| (T"^"^, Lo^q-t-o 249,g 

|IS>oo Loia-j^ 30 g I24 a 22i, 4 278 g 346 w 
|Lo;po Lcxm-.^d 238 fl 

|L»Q-go L0JMu,-0 6lg 

(»Los. Lo-io-^o 271. 
|_äCL»o» Lcocu,-o 25 7 

\*>T° 18 -'.. :i '' , i:, 

W.oiaü 162, 176, 331, 390 9 (25 6 

tioi.Qjj 7 3 9 a ., 157,3 207 4-6 ffi8 2 ^°i m i-^ 
37',, 391 9 _„ 

^\ ^ , ^oXo-io, |rj.m\n v,7 6 156 

280,, 324 6 334 3 372, 374 n. 2 39', . !09„ 

- |t^im\nv, 372g 

wicüßDoo 58,, 216 8 

It^JLaaXoNio 211, 

|V$uao 368,, 



l. Pagf 289. nole 2. On se trouve dans un grand embarras pour rendre en syriaque le mol 
m^ku^Ixi. ä cause du nom li-sa^Lnso q U i se dit xx-rrjxiai; en grec, parc qu'ici 1' m.iitre faisait portei 
ses efforts sur 1'etymologie de ce nom en grec; et il n'y avait pas an aussi grand embarras ä cause des 
mots qiül a dits ä ce sujet, parce qu'ils sont du ressort du syriaque. Gar, tout en employant beaueoup 
de locutions, nous sommes loin de traduire ce mot ^xd\yy\an) d'une maniere exacte. Nous disons, en 
eilet, « retentissement », « bourdonnement », « bruit », « cri produit dans Ies oreilles », parce que Le 
nom f,yai dont il est forme, signifie voix », « bruit », « bourdonnement ». Mais, comme ici le maitn 
avait en vue la composition de ce mot, il a dit « comme une voix qui vient d'en baut » ä cause de 
xari qui entre dans ce nom. 



156 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [438 



(16, 



Lxoao-ß 815« 

puajVdß 30- 

ja-'icm fii; tl H 198 g 

(oti». ~^£^> 215 g 

l^V;;, -^^> 201 8 

^V^>, -^&^>° 47, 86 10 372, 

— kv^ " 00 156, 

- IC^X^^In.:* (I IUI-', 

— ^4,a^> 53 6 

- |Laj^^377n. 1 

- |Laj; ss ^, :.:;,„ 377. 

ajo, i V f> (12, s 

— >majOi ) ■ n 23, J 
LsUi luoOjlA 164, 
l^i-ß 148, 371!,, 
l_»a_i-o 76, 79„ 83,, 87, 1(12,. 11. 1 I03 e in, 

107 n. 2 ihn. 109^ 110„ Ul 3 . r ,. 7 117 8 
I18 u 149, 150 6 207. 239 6 245^ 256 2 
29V,. S - 9 300, 801 2 302 14 303,, 304,. u 



|La~;_ _ja_i 398, 
|ilcLi , ,.in..V 145 

|LoL-uoi too— » 93, 

| a™^ toa_i II.".., ., 190, 284^ S86, 2 

(xop isoa-i 234,, 255 2 . 3 42I,. H) 

ILxjj. Mtui 40 M 42 ffi 61, 213, 248, 384, 

|~.™-, | ,; 135 am 246 



309„311 6 319 8 320,, 321g 322 9 323, 



'(Ml 35 ^ 

• |.wiin, |C . vin i n 89, 297 9 298^, 316 4 
— I^|joaj^> im, I07, 176 B 218, 3 319,, 326 8 
paiß 366, 
v o^u= 21, 5 
llläß 206, 

IC^^JOiCLD^O 381- 

Vai. In. in 53,, 
(ji. wmuIj 53., 



(1— -=> 391., 

(1*> ^(, (Lo l^i 27„ 222, 

)l\ V»V» iQji 175, 

LLo toj» fil 8 133, 
L^ajD Lao» 52, 

ILa^Ls Leu, 356 7 374 8 

llQlS « -> ICLoi U5, 

INJ» ^Si 883, , 

— |Loü— j N^i 391, 4 -392, 
1 « i rni/ ^a-i 84, 

lov*. _jo_i, lotSs. toa_> 68 4 76,., 131 3 159, 
172,, lim, _., 216 3 368^3 Sil, 

— Mo<*. Cyi..i 91 

LjljJ ;*>•->, !-»->( l^»-i 39 13 "' : 'i " ;,, 'i - ' ■ '■ 
190 8 UM,,, 240,, 261 368 M 390, 122,, 
— C^)jlj| Coa-i 35 3 217,, 

— Ilaxj/ L\*u.i 23, 38 4 U8 g 139 g 160;, 

171, 229, 2öl„. u 326,„ 333,, 317, 352, 

362,. 381, 393, 
1 1 i i 



|Löul •*•* 183, 184g 229,, 

|u~ *».; 19., 



— Ilv^jcoo —oi |Lax*.i 25g 

— )Lajo>3 La*-.» 14 
|Lp j-i 330, 3 

L^Ltio J-> 35ö R 371, 373 6 
p,Laio jL-i 136, 
IV^i ^i 116, 
LL^i o-i 330,g 
l^au *^x*'i 1011., 

\l-y^O N-OOt 153, 

Li.äi l^ooV 427 12 



|N^ ^~\* 259 9 

— |t^> La^Sj, 233,,. 2HO, 

— |t^j La^ijLio «33, 
)t\-iOja.*> w . ^ t 252, 

|£0s-.> ;.,°it, |isi » L;.ii 22j 280 8 400 4 

|toasu ; .qi 27 



[ « « o/ La-.»-ö Lijcast |ü^jl* 287, 
1_^ooLj |oju UmoLj N^a» 74 8 80, I02 g 



113,, 118, 



, <Ht,„ 227« 230, 243,, 244 



"8 "°12 

'?9fi 320 323 324 325 339 

~ OT 3^ U l-2° 3-4-8-9-li ' .. K ',-13 14 



)-^l La„a* 108. 303, 304,, 

Cf. Ul„ 
| ~"^ Lt^oji 183 B !09 e ilo, 

|1S .miv La.ai 250,3 
|; vin vi La-CL» 148,, 
ILcu^ooDoo la.0-1 296- 

|.VH LO-OA 108- 

|D-^U LQ_.a* 17 



313, 368, 



378, 386_. 8 396 3 398 u -112,- 415 fl 117 u , . 
Lioo,^ Lo,^. 80, 3 ir,l,_ 8 162,,, 399 2 ., 4 400 3 
p^ to^a* 172, 
|n\ ko^a* 207 g 
Lxpn vti Lo; . n 50, 
|Loia>jD lov^a* 153, 3 335, 344 5 365- 
ILa^Ls io-, . q » 8. 80 15i, 
|i. -ij lo;.^> 51,, 76, 4 344„ 359 

]iCil . ~.^,j-^° Loi' ^» 2ÖI., 

Li*3 L^a» 16 4 
Lsoj^ tv^a* 58, 
Isvii L}-A» 330 14 -331, 



l - ^-><" 



368,, 



L 



10 



-öa 364 



11 



lpai^a-3 w— a-i 1(3 
]Lo .NnoNjaa^ , A ,aj 300 
Li-a^ D—aA 152, 
|v-..m\ t-oj 2'.ln,, 



12-13 



LjjsV ^at I (9, 

^a.ut 38 u 59, 90 2 L15 5 148, '-".!,„,, 

277 3 328 M 344 4 
liaauui 27„ 237. 



joa^ai.o|L 119,. 211-, 
L^a\ |L 90 4 218 8 289 8 375„ 
pio|L 13 6 27 2 141g 179, 213 3 236. 210, 2"^,, 
261 u 267 g 271, 291 M 313, 3 315„ 3H1. 388 s 

— jc^Voll 174, 230. 246, 387, 

IvAlli 153 n. ü 2 

- IV^JL 54 9 60 8 63, 7I,„ 153g 

— <=^ ''\ «12 i25 3 
Lia^L 86g 170, 

L^oo,! 2>20, H3 221,, 225,g 
Libi, -In^L 90, 
Lmuu ^JL 202,. 311,. 
Lü9L 8, 306, 

— (ja^iol. L31 s 378„ 

- ^^a^il^o 137 9 
jcajoiL 326, 336, 
|,\.-< -J-iL 368 a 
lnx°>» ISJ-VL 212g 

| . 1 -.n t LOjjiL 139- s 
jk^jiL 360. 



III 



TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS. 



H 



ayvOEi 407n. 2 
doxpiai; 409n., 
äos)/ii« 119,1.,, 
«löivo; 357 n .| 
atwva; 357 n . 2 
axpöaffiv 287,,., 
'AvilOVtVOS 406n. ? 
'AitdXXwv 407 n . s 
ä7roXaiv 407 n . 3 
'Auor, I36 n . 2 
aitd 346 n ., 



B 



t« ßaaiXsia 328,,.. 



I 



YEvEaeo)^ 223 n ., 
TepsaiJ. 221 n ., 

Aacpvr, 192 n . 3 
öixsXa 174 n ., 
SixEXXa 117 n ., 



E 



EiXK] 312 n . 3 

efv igt,,., 
Eip 213 n ., 
Eipvipisva 392,,., 
ei? 346 n-2 
ev :«-,„., 
STC»p/_£a 405,,.., 
ip^flKi 312 n .,_ 
EU Hän.o 
Ey_l8vai 356,,.., 
s'/wv 34G n . 3 



Hsv]E 34G,,.- 
'W 312,,.., 
r t -/M 288 n ., 
r)/.°? 289 n . 2 



I 



iyveu. (ignem) 2i4 n-1 

'nr7roopöpiov 200 n ., 



xaia 289,,.., 
xatä xaivv^v 199,,., 
xaTaataai; 251 4 
xax»i/Eiv 288 n . 2 
xocrri/rjais 289n. 2 
xiöapi; 14,., 
xußoi; 315 n . , 



XaYOdi 1 1 l n , , 
Xe';k 233 8 
XoYi^EdOai 398 n , 2 
XctySta 121),,., 



AI 



Mapxiave' 404 n , 2 
Mapxiavd? 396 n ., 

o 

6p(0(AEva 392 n , 2 
ouSeteoco? 34j-346 n .| 



n 



üaXXasio; -InG,,., 
iravos'xTa; 415,,., 



TIEllai 124,,., 407,,., 428,,. ., 
nEVTY]X0<7T71 335,., 
TTEpiTTW; 341n. , 
irporjXSEV 29G„.| 
[TpoxoTtio; 353 n ., 
7Tpo?Stopi<J(xdi; 323 13 324, 
tou Triowpiuöai 318,,., 
tcuXioooi 328n. 3 
Ttupudi; 214,, 



pV]TOpE? 191,,., 



17/jU.EtOV 25„ 

coXoi'xtoai 398 n ., 
aiaoiov 349. , 
ouvxaxTt/.d; 66 



ta/a 423,,., 



uowp, uoara 21m,,, 
utoOeUI? 173,,., 

BiXooo<po8?jvat 176n.. 
<[>XaSiai; 405 n ., 
<f>wxS? 353,,.., 



12 



11 U5 n . 2 
'ßsoc? 360,,., 



IV 



TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE 



ANCIEN TESTAMENT 

I .1 JJESE 

I, 9 257 

— 20 304, 306 

— 27 307 

m, 5 124, 232, 263 

— 15 93 

— IC 218 

— 18-19 260 

VI, 3 79 

XII, 1 231 

— 3 22!) 

XIII, 16 229 

XIV, l'i 8'i 

XV, 5-6 230 

— 6 229 

XVII, 5-6 229 

xvm. 1 83 

— 2 Hü. 308 

— 3, 4 308 

— 20 53 

— 27 76 

XIX. 24 3n8 

XXVIII. 17 237 

xxxv. 19 200 

XLIX, 9 183 

EXODE 

II, 10, 22 212 

III, 5 236 

— 14 324 

IV, 22 7!) 

VI, 23 197 

VIII, 18, 19 74 

XIX, 13 237 

XXIII, 20 369 

XXIV, 12 75 

-17 2:S7 

xw. 11 243 

— 40 141 

XXXI, 18 73, 141 

XXXII, 17, 18 142 

xxxii 75 



XXXIII, II 309 

- 15, 17 370 

— 18 309 

-19 311 

— 21 309 

— 22-23 310 

xxxiv. 1 75 

— 5-6 310 

x.xxvii. 1-2 243 

Le \ i riQi i. 

VIII, 23-24 331 

x. 3 39 

xiv, 17 330 

XVI, 12-13 241 

— 29-3 1 264 

-31 205 

xix. 32 374 

NOMBBES 

xvi, 24 et ss 59 

— 46-48 41 

xvil. 8 247 

xxv, 7-8 58 

— o 32 

xxxvi, 7-8 195 

Deut£ronomi 

i. II 253 

V, 16 193 

VI, 4 311 

i\, 10 73 

XXII, 5 87 

XXVIII, 28 29 

— 59 30 

-61 31 

XXX, 39 210 

\\xi\, 10 140 

.losuii 

IV, 1-25 220 

X, 12 136 

JUGJ'.S 

XIII, 16 304 



I Rois 

11,5 9 

VII. 15-17 67 

II ROIS 

XIII, 34 26 

XVIII, 24 26 

III ROIS 

iv, 29-30 388 

XVIII, 21-40 131 

xix. 10, 14 131 

IV Hins 

IX, 17 20 

.1(11! 

XV, 20 260 

— 26 365 

xxvi, 14 194 

XXXIII, 6 184 

xxxvill. 1 49 

7-8. 14 258 

xxxix, 19-25 49 

Psaumes 

II, 11 390 

IX. 30 36 

XVII, 27 87 

XVIII, 2 261 

XXI, 2 126 

20 9, 373 

XXIII, 2 257 

XXIV. i 318 

xxvi. 9 02 

\xx. 17 62 

xxxii, 6 305 

XXXIII, 8 Ol. 364 

xxxvi. 35 10 

x.xxviii. 3 M7 

xxxix. 3 66, 387 



[441] 



TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE. 



i ■" 



\ i i ". ! 
XLVIII. <1 

- 13, 21 

XL IX, 'l . 



291 

L52 

385 

92 

35 

373 



i.. 



— 11 . . 
I.IV. 23 

LXVII, 5 

-12 .. 



LXVIII. IS . . 

I.xx, 23 .... 
i.xxm. 13 - . 
i.wv, 5 
i.xxvi, 4 . . . 

— 17-21 . . . 
i.xxvii. 34 . 

A\\ 10 ... 
LXXXI, 6 ... 

i.xxxii. 19 . 

LAXXIII. 6 . 
LXXXVII. 6 . 
i.xxxvili. 7 

— 8 

xcm, 19 . . . 
XCIV, 1-2 . . 

xcvm, 6 . . . 

CI, 10 

— 26 

CII, 20 

— 20-17 ... 
cm, 2 

— 3 



CIX, 3 

CXII, 3 

CXlil, 4, 7 . . . 

— 17-21 

CXVI1I. 12U . . 

cxxv, 2 

CXXXIV, 10-17 
cxxxvm. 5-6 

CXLI1I. 5 

CXL1V, 16 ... . 



l'RÜVERBES 



iv. 16 

— 17 



VIII, 22 

— 23 

— 30 

xii. 10 

xiu. 25 

xv. 13, 30 .. 

x \ l . 5 

XVII, 12 

Xl\. 17 

XX. 



... 316,317, 
290. 314, 316, 



385 
163 
382 

1S1 
174 
27S 
363 
254 
307 
316 
202 
220 
423 
357 
346 
308 
334 
277 
221 

39 
27(i 
256 
26S 
L59 
307 
235 
, 366 
135 
210 
357 
120 
341 
386 
277 
162 
292 

87 
261 
106 

51 



48 
416 

58 
322 
318 
322 
315 

50 
262 
271 
31S 
260 
171 
169 



XXI, 31 

XXIX, 2 



ECCLESI \S'I l" 



III. I . 

vii, 24-: 
— 20 . 
x, 2- : . 
XII. 11 



49 

216 



390 
176 
425 
331 
162 



II, •■ . 
V, 8 . 
- 10 
VIII, 7 



CaNTIQUE DES CANTIQI I - 

401 

401 

119 

68 101 



S AG] SSI 



i. 13 . 
IX. 15 
xi. 24. 



ECCLESI \-l [Ql 



26ii 

259 

51 



\ . 4-9 ''2'i 

xviii. 13 ■• 51 

xxiv, 12 316, 322 

xxxi (XXXIV), 27-31 47 

ISAIE 

V, 6-7 221 

- " 53 

VI, 2 362 

VII, 14 325 

IX. 6 200. 294, 325 

XI, 1 240 

xiv. 9 328 

xx, 2-4 168 

xxvi. 2-3. 7 2SO 

XXVIII, 16 117 

xxxn, 2-: 132 

xxxiii, 14 ■'<■'• 

XXXV, i 217 

- 6-10 278 

XL, I 38 

- 1-2 24 

_ 15 .' 182, 314 

-17 314 

xlii. S 341 

xliv. 6 306 



v, 1 169 

— 8 ::: 

VI, 8 61 

vii. 24 425 

xv. 5 |56 

xix. 1-2, 10-12 167 

XX, 8,9 46, 346 

XXII, 28 17s 

XXIII, 5-6 177 

xxxi. 15 200 

— 16-17. 17 201 

Bari cd 

in, 37 :tis 

I HIEL 

III, 7 53 

IV, 9-13 167 

IX, 5-6 39 

xiu, 10-12 428 



xviii, 23, .11-32 

xxxiii. 1-7 

— 11 

xxxn . 2. s 



21o 

27 
210 

'.16 



D WH I 



II, 34 






IV, 20 




213 


— 24 




43 


— 29 




37 


IX. 23 
\. 5-6, 


11 


35'.i. 360 

360 


— 11» 

— 21 







XLV, 



306 



_ (2 304, 306 

- 18 '■>»'' 

XLVIII, 11 ! ''l 

XLIV 6 222 

— 16 151 

Lin. 9 127. 235, »44 

I.IV. 2-:I 252 

I.V1II. 5 156, 265 

LXI, 1 78 

LXVI. 24 33 



JEREMIE 



I. 18 . 

II, 11 



82 
141 



I »SEE 



VI. . . 
XIII. 2 
— 4 .. 



.In 1:1, 



II, 12-13 



416 
37 
104 



157 



A.MOS 



III, 13 24 

IV, 9. 10 423 

VIII, 3 417 

- '.1 138 

\1 [1 111 1 



1 [0 




157 




Aggee 


. . 1 70 




Zach uue 


... 18o 


XII. 10 .. 




.. 24 7 



100 



TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE. 



[442] 



Malachie 

in. 14, 18 

iv, 1-2 

11 MaCCH uiei s 

iv. 18 et ss 

NOUVEATJ TESTAMENT 
Matthieu 

[,20 

in, 3 153 > 

- i: > il8 . 

IV. 3 

— .4. X 

_ j, 205, 

V, IT 

. 21-22 



III. 17 107, 22 



.,.,.> 



VCTES Hl s Apotri s 



— 31 



— 48 

VI, 8 ... 

— 17 ... 

— 24 . - ■ 

— 33 
VIII, 17 • 

— 20 . . . 
X, 19 . . . 

— 28 
—41 ... 
xi, 12 .. 

— 25-26 

— 27 
Mi. 28 . 

— 33 

— 34 . . . 
XVI, 16 

— 17 ... 

— 18 ... 



VIII, 34 
iv. 28 . 
x,28 . . 



',: 



vin, 31 
XV, 34 . 



1211 



125 
273 
381 
239 

Hin 
134 



[, 5 . . 
- II . 

II, 31 . 

III, I . 

— 1-2 



270. 



77 



147, 



XVII, 4 
xvm. 3 

— 10 

xix, 14 .... 

— 27 

xx. 28 

XXII, 30 .. . 
xxiv, 35 . . 

— is-r. i . . . . 

XXV, 21, 23 

— 30 

— 40 

— 4 1 

XXVI, 38 ... 

— 39 

— 53-54 . . . 

XXVII, 45 . . 

— 40 

— 53 

XX VI II, 5-6 



62 



124 



126 



196 

181 
219 
232 
23:'. 
235 
24 s 
312 
14S 
154 
382 

265 

427 

382 

206 

420 

396 

377 

81 

381 

183 

3 1 5 

73 

52 

255 

. 79 

T'.l 

309 

124 

146 

404 

362 

193 

381 

239 

144 

160 

li;l 

115 

416 

4 211 

35 

12:. 

125 

205 

138 

134 

328 

368 



Luc 

[ , 5 

— 36 

II, 6 

— 13-14 

-14 251 

— 52 

III, 4 153, 181 

22 

VI, 36 

- 45 

IX. .48 

XI, 2n 

XII, 31 

- 49 .• 

XIII, 4-.' 

XV, 7. in 

xvi. 25 

xvn, 10 

XVIII, 28 

xix. 22 

XXI, 33 

xxii. 15 

43, 44 



1118 
194 
187 
359 
34 4 
337 
289 
227 

52 
255 
420 

74 
382 

68 
423 
362 

38 
392 
381 

30 
160 
124 
204 



Maiii: 



1, 3 



153. 181 



11 



Jean 

1,1 121, 297, 325, 356 

-3 150 

_9 119, 180 

_ n 420 

-13 213 

— 14 .... 107, 121, 239, 309, 325 

— 18 122 

_ 23 153, 181 

in, :■ 137, 218 

— 13 

IV, 34 • 13! 

V, 17 

— 46 

VI, 41, 42. 02-03 

v. 9 13 

— 10 

— II 

XI, 41-42 

xii, 32 

xiv. 3 

— 6 

— 9 



— (1 381. 383, 386, 

— 7 3311. 

— II 387 

iv. In. 12 

v. 3-4 

VII, 51 313 

IX. 31 

X, 19 

xi. 12 



XII 

XII 1. 2 



- 15 .. 
xiv, 14 



XV, 28 . 

- 36 . 

XX, 1-2 

— 6-12 

— 10 . 

XXI. 11 



Romains 



j, i ■• 

ii. ii 

- 15 



V, 211 

VI. 3 



—31 ... 

XVI, 32 . 
xvn, 4 . 
xx, 22 .. 



342 

254 

317 

31 I 

343 

385 

... 180 

... 114 

.... 127 

. . . 386 

. . . 345 

... 317 

309 345 

. . . . 81 

I', ;. 386 

. . . . I 20 

... 317 

.1., T'i 



-8 

-13 ... 

— 19 . . . 
VI II, 1.4, 

— 17 ... 

— 29 . . . 

IX. 3-4 . 

X. Hl ... 
XIV, 8 .. 



32, 

119, 

1112. 



220 
149 
2 4 4 
389 
379 
385 
3S9 
337 
389 
137 
313 
354 
3,92 
313 
313 

62 
313 
208 
100 
30.4 
208 
313 

67 
Um 
266 
207 
313 



264 

372 
2(13 
249 
239 
327 
328 
00 
21 LS 
420 
238 
30 1 
400 

190 

329 

66 



I COIUNTHIENS 

,, 24 102, 316, 

-30 179, 

II, 9 

in, 10-12 

_ II 116, 240, :ls. 

— 10 

V. 8 

VI. 19-20 

20 

VII. 20. 24 



3X8 
227 
19.4 
Inl 
352 
397 
383 



VIII. 



27.4 
140 
70 
2.4 1 
1411 
3.47 



443 



TABLE DES CTTATIONS DE LA 



i\. 7-9, 3 

— 10 

Ii 

17- IS 



211 



— 27 

X. 'i 

— 8-11 ... 

— 21 

XI, 1 

— S, 11-12 

— 29 

xiv. 19 



xv. 20 . 

— 21-22 

— 23 



Ml 

51 

.".ii 

392 

395 

269 

109 

32 

47 

352 

ISS 

63 

24 

336 

349 



II CORINTHIENS 



II. 2 . . 

III. 17 

IV. 18 . 
v. 14 . 

— 16 . 

— 17 . 

— 19 . 
vi, 14 . 
x, 5 .. 
xm. 3 



IM. 



389 
313 
21 
267 
247 
275 
229 
1 53 
384 
209 



Galates 



i, I 264 

II, 20 209, 27m 

IV, '( 107, 186, 336 

— 14 81 

— 19 20 

V, 6 400 

VI, 3 l>|m 

IM (U 

— I'i 209 

EPHESIENS 

I, 21 170. H I ; 

II. 4, 326 

— 14 IIS. 332, 388 

in, 10 2.40, 256, 344 

iv. lo 342, 344 

-13 154, 200 

210 



— 29_9i 



— 30-3 1 . . . 



V, 2 


200 






- 30 


119 







PhILIPPI] ÜS 



II. 

— 6-7 . . 

— S-Il .. 

— 9 

— 10 .... 
—II .... 

— 12 .... 
im. 13-14 

— 14 ... 



336. 



144 



19, 



246 

Sil 

325 
91 



143 
339 
338 
346 

:;v, 

345 

7m 

25 

195 



COLOSSIENS 





20. 


99 






III 


, 9- 

11 


10 











THESS ILONICIENS 



II, 17 .. 
IV. 12 . . 



II. 7 
IV. 2 



I, 2 



294 
l 17 
388 
210 
i 19 
372 



212 



I TlMOTHEE 

II. •"> IIS. 325 

III, 16 342, 353 

vi. 10 145, 386 

-13 204 

- 15 196, 256 

- 16 170. 180 

II TlMOTHEE 



318 

410 



TlTE 



IImiiiki \ 



102. 294 297 



357 

11 , 



BIRLE. L61 

- 14 358, 361 

ii. 14 103, 107, 244, 245 

325, 336 

-14-15 114 

- 10 325 : 16 

- 10-17 II : 

- 17 12 

III, I 197 

V, 7 127. 128, 134 

— 7-8 130 

- s [28 

— 8-9 135 

— 9 128 

VI, 10 382 

IX, 28 -2Y.I 

XI, 10 2'2 

XII, II 248 

— 22-2:! 367 

— 23 321 

— 20 l;|<, 

XIII, 8 I.Mi, ;{'i2 

— 14 II,:; 

-15 ',1 

16 43 

.1 \i;nl I - 

III. 6 223 

IV. 17 191 

I l'll :i: 

II. 22 127, 235, 244 

in. 19 122 

i\\ 10-11 383 

— 17 19 

I JEA.N 

i. 1 122 

II. 22 249 

.Irin 

U 171 

2."i 'i'i. 72, 82, 94 

\ POC W.v PSE 
I. 'i 325 

111 EsDRAS 
IV, 35-36 107 



TATR OR. — T. XII. — F. 1. 



11 



V 
TABLE DES CITATIONS DES PERES DE L'EGLISE 



Pages. 

Saint Ignace d'Antiöche P. G., t. V, col. 692, 693 214 

t. V, col. 693 215 

Saint Athanase P. G., t. XXVI, col. 864-865 271 

Saint Basile P. G., t. XXXII, col. 100 215 

Saint Gregoire de Nazianze . . . . P. G., t. XXXV, col. 424 211 

t. XXXVI, col. 332 368 

— t. XXXVI, col. 548 211 

— t. XXXVII, col. 177 HO 

t. XXXVII, col. 180 109, 215 

Theodoret P. G., t. LXXVI, col. 392 121 

t, LXXVI, col. 409 206 

t. LXXVI, col. 436 129 



TAKLE I)ES MATIERES 



es. 

Homelie LXX. — Troisieme catöchese 281 

Homelie LXXI. — Sur l'Ascension de Jesus-Christ 334 

Homelie LXX1I. — Sur la deposition des Corps des martyrs Procope et Phocas dans 

l'eglise Saint-Michel 353 

Homelie LXXIII. — Sur le martyr Barlaha 372 

Homelie LXXIV. — Sur Act. in, 1-11 379 

Homelie LXXV. — Sur le martyr Julien 394 

Homelie LXXVI. — Sur la commemoraison et la supplication pour tous les pauvres 

et etrangers enterres dans les lieux dits navos'xxa:;, c'est-ä-dire qui recoivent tout. 415 

TABLES 

I. — Table des noms propres syriaques 429 

II. — Table des mots syriaques etrangers ou remarquables 433 

HI, — Table des mots grecs cites dans les manuscrits 439 

IV. — Table des citations.de la Bible 440 

V. — Table des citations des Peres de l'Eglise 444 



c>o^oooo- 



A COLLECTION OF LETTERS 

OF SEVERUS OF ANTIOCH 

FROM NUMEROUS SYRIAC MANUSCRIPTS 

EDITED AND TRAN8LATED 
BT 

E. W. BROOKS 



PATIi. OH. — T. XII. — F. 2. 



12 



Nihil obstat, 
R. GRAFF1N. 



PERMIS D'IMPMMER 



Paris, le 14 Juin 1915. 



P. FAGES, 

Vic. gen. 



Tous droits röserväs. 



jymohiiCTio.N 



The letters of the great Monophysite patriarch Severus, who held 
the see of Antioch from 512 to 518 and died in exile in Egypt in 538, 
like the rest of his works, and indeed nearly all Greek Monophysite 
literature, have been lost in the original, except in so far as a large 
number of citations are preserved in catenae and a few in Acts of 
Councils; and of Syriac versions only one exists in a continuous form, 
the collection of 123 letters entitled « The Sixth Book of Select Letters 
(sxloyaO », translated by Athanasius of Nisibis, which I edited with 
an English translation for the Text and Translation Society in 1902-4. 
Of the existence of other Syriac versions, either of all the letters or 
of selections, we have no direct evidence; but it may be inferred from 
the fact that citations in MSS. of different contents often aaree ver- 
bally, and that, where the letter in question is included in the Atha- 
nasian collection, the text in the other MSS. differs from that of Atha- 
nasius. On the other hand the existence of different versions of 
particular passages (in one part of ep. 99 of the present edition there 
are four) does not pjove the existence of different continuous transla- 
tions, since the Compilers of the catenae or other documents in which 
the citations are found may have translated the passages for themselves, 
and in many cases the citations are found in translations of Greek 
works such as those of Peter the patriarch and those against Probus 
and Paul of Beth Ukhame', where the translator naturally rendered 
tliom from the original. 

The object of the present edition is to collect the letters and frag- 

1. Riss. G L M X Y Z ?. 



166 INTRODUCTION. [iv] 

ments of letters outside the Athanasian collection which are found 
scattered in various MSS ; but, in order to keep the edition within 
reasonable limits, I have excluded the great dogmatic letters « To Ser- 
gius the grammarian », « Against John the grammarian », and « Against 
Julian of Halicarnassus, » which rather require separate publication, as 
well as letters already published in the work of the so-called Zacha- 
rias Rhetor, and other versions of letters contained in the Athanasian 
collection. The heavy task of collecting the Greek fragments also 
seemed to lie outside the scope of the present work, and I have con- 
tented myself with referring to published extracts from letters to the 
same addressees as those of the present collection. Coptic and Arabic 
versions are also excluded. 

The total number of manuscripts used is 28, of which 20 are in 
the British Museum, 6 in the Vatican, one at Paris, and one at Berlin. 
Of the Berlin extract M. Kugener kindly lent me a photograph which 
he had obtained for another purpose ; for the Paris extract and most of 
the Vatican extracts I have, as usual, to thank the indefatigable Pho- 
tographie labours of M 8r Graffin; of some of the Vatican extracts 
I have copies which I took in 1901; and for the few which remain 
I am indebted to the kindness of M. Tisserant, who verified the 
references and had the required photographs taken for me. A list 
of MSS. is given after the Introduction; but for a füll description of each 
I must refer to the catalogues of Wright, Assemani, Zotenberg, and 
Sachau, only noting that I seems to be a copy of V and is only useful 
where the photographs of V are defective or indistinet or the aecuraey 
of my copy doubtful, and that, as part of F is identical with part of L 
(Wright p. 1007), and apparently a copy of it, I. have not thought it 
necessary to collate this portion except where L is defective or ille- 
gible. Where more than one Version of a passage exists, I have given 
the text of all, but in the translation I have tried to reproduce the 
original from the different versions, placing such variants as seemed 
worth preserving in the notes. Of the usual varieties of spelling in 
such words as ^o ^^io [xj\^> and v L.' t vi/ I have taken no aecount 
in the apparatus, and I have in such cases generally placed the shorter 
spelling in the text, whatever the MS. reading may be. Words or 
letters inserted to Uli illegible or defective places in the MSS. are en- 



[v] INTRODUCTION. 167 

closed in Square brackets in the text and words depending on such 
Supplements in tlie translation. 

The letters in the original Greek existed in a collection divided into 
23 books, of which 4 contained those written before episcopacy, 
10 those written during episcopacy, and 9 those written after exile, 
and there were also some letters described as outside the 23 books' 
(S. L., iv, 7, 10). Of these the books which contain those written 
during episcopacy seem from the numerals of the letters preserved 
to have been much longer than the other books. In the Select Let- 
ters the place of each letter in the original collection is stated; but 
among the scattered letters contained in the present edition it is only 
in 26 cases that any such information is given, and there is still no- 
thing to show on what principle the letters were arranged. That the 
order is not chronological I showed in the Introduction to the trans- 
lation of the Select Letters (p. x). As however a list of the contents 
of the original collection, so far as they can be ascertained, may be 
useful for easy reference, I subjoin a catalogue of letters in the order 
of that collection with the names of the addressees and references 
to the Select Letters or to the present edition, the former being dis- 
tinguished by the letters S. L. 

Before episcopacy : 

i, 7 About the Anthropomorphists 28 

— 250 Theognostus 109 

— 272 A woman S. L., x, 2 

ii, 10 Phocas and Eupraxius 68 

— 12 Constantine of Seleucia S..L., i, 1 

— 63 Antoninus of Berrhcea 29 

in, 5 The patricians S. L., n, 1 

— 227 Conon silentiarius — x, k 

257 Alypius x, 1 

iv, 2 John the tribune v, 1 

— 18 Theodore the monk x, 5 

89 — notary x, 3 

— 104, 106 Solon of Seleucia i, 2 

— 118, 121 Jannia the archimandritess — vn, 2 

YYithout number of book or letter : CEcumenius comes " . . . . 1 

Entrechius of Anazarba IQ 

During episcopacy : 

i, 10 Peter, Ammonius, and Olympiodorus 38 

— 22 Ammonius the Alexandrine S. L.,iv, 2 



168 1NTRODUCTI0N. [vi] 

i. 115 Dioscorus of Alexandria S. L., 

— 121 Eleusinius of Sasima 

141 Archelaus the reader 

— 208,209 Zacharias of Pelusium 



ii 



Dionysius of Tarsus. 



— 1(3 Cosmas of the monastery of Cyrus 

22 Solon of Seleucia 

— 24 do. S. L. 

— 42, 50 do. — 

— 55 Conon silentiarius 

m, 5 Peter of Apamea S. L. 

— 10, 15 Valeriana the archimandritess 

— 35 Simeon of the great monastery 

— 171 Nicias of Laodicea 

— 232 Castor of Perga 

— 256, 258 Timostratus du.r 

— 323 Nicias of Laodicea 

345 Archimandrite of monastery of Bassus 

— 354 Cosmas, Polyeuct.us, and Zeno 

— 390 John comes 

— 397, 398 Entrechius of Anazarba 

iv, (>4 The fathers 

65 Antoninus of Berrhoea 

— 72 do. 

— 100 Misael the chamberlain 

— 101 Antoninus of Berrhoea 

— 103 Misael the chamberlain 

— 123 Entrechius of Anazarba 

149 Solon of Seleucia 

156 Victor of Philadelphia 

187 Suifragans of Apamea 

189 The magister ofjßciorum 

— 231 The fathers 

— 248 Monks of Tagais 

— 270 Solon of Seleucia 

— 293 Theotecnus archiater 

331 Dionysius of Tarsus 

— 338 Solon of Seleucia 

v, 66 Philoxenus of Doliche 

— 74 Musonius and Alexander 

— 97 Monastery of Isaac 

— 135 Clergy of Apamea 

— 236, 237 Bishops of Phoenice 

vi, I The fathers 

154 John of Alexandria Minor 

— 161 Theotecnus archiater 

178 Dionysius of Tarsus 

— 186 do. 



iv, 


3 


VI 


1 


VI 


2 


IV 


1 


IV 


4 


IV 


5 




96 


) * 


3 


I 


4 




78 


* 


5 


VII 


1 


1 II 


3 


I 


6 


I 


, 7 


I 


, 8 


V 


2 


', 


11 


I, 


12 


IV 


, 6 


I, 


13 


', 


42 


I, 


14 


I, 


15 


XI 


, 1 


I, 


16 


1, 


17 


1, 


IS 


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19 


\ II 


, 5 


M 


20 


I. 


21 


I, 


22 


V 


, 3 


I, 


23 


I, 


24 


1, 


25 


') 


26 


M 


28 


I. 


27 


I, 


29 


I, 


30 


I» 


31 


IX 


, 1 


1. 


32 


\ 


, 4 


\ 


, 5 


«, 


33 



fvil | INTRODUCTION. I(i '' 

vii, 42, 51 Solon of Seleucia S. L., t, 4 I 

— 106 Stephen of Apamea v "' () 

127 do. '■ ''' 

140 Eustace the presbyter '• ■'■' 

218 Eüsebius the deacon i, 36 

238, 240 Simeon of Chalcis i, 37 

— 267, 269 do. '> 38 

289 Clergy of Apamea i, 39 

— 354 Monastery of Bassus ~ x > 6 

— 372 Cassian of Bostra VIII i - 

376,378 Aurelius scholasticus --vm, .i 

— 392 Stephen the reader vni > * 

406 Anastasius co/nes in, 1 

— 458, 465 Hypatius mag. militum '» 4 

vm, 20 Monastery of Isaac 84 

134 Archim. of monastery of Simeon S. L., i, 43 

— 157 Wife of Calliopius ' VII > " 

_ 190 • Eutychian, governor of Apamea i. 44 

7 Conon X-^stoSuoxtyii; i, 45 



2 



— 264,265 Clergy of Antaradus '. 46 

— 276, 277 Stephen of Tripolis »■ 9 

— 288 Cassian of Bostra — •> 47 

ix, 1 Against Re-anointers v, 6 

5 Archelaus the reader 93 

_ 8 Theodore of Olbe S. L., ix, 2 

x, 61 Dionysius of Tarsus v * 7 

295 Philoxenus of Ilierapolis «i 48 

— 384, 385 Nunna of Seleucia VII i '' 

W'ithout number of book : 

142, 143 Eucherius of Paltus — [ i 10 

Without number of book or letter : CEcumenius comes 2 

After exile : 

It 6 John and John S. L., n, 2 

— 11 Scholasticus 82 

16 John and John S. L., i, 50 

-53,55 do '• • '• 49 

ii. 8 Anastasia the deaconess 71 

9 Believers at Antioch S. L., iv, 8 

— 24 Orthodox at Antioch — v > 8 

27 Sergius comes archiater 

28 Simeon, archim. of Teleda S. L., v, 9 

— 29 Monastery of Isaac v, 10 

— 40 Philip the presbyter '' 51 

— 42 John and John '- ° 2 

— 64 Bishops at Alexandria •> 53 

— 71 John and John v, 11 

_ 72 do v > 12 

— 93 Orthodox at Emesa "» 3 



170 INTRODUCTI0N. vm] 

in, 32 Theodore of monastery of Romanus S. L., i, 55 

— 35 Proclus and Eusebonas v, 13 

— 36 Proclus of Colonia ' r, 

— 46 Caesaria hypatissa — x, 7 

— 50 Didymus the bisliop — i, 57 

— 53 Thecla comilissa ix, 3 

— 74 Caesaria hypatissa 97 

— 90 Thecla comitissa S. L., i, 58 

iv, 5 Caesaria hypatissa 98 

— 21 John, Philoxenus, and John S. L., v, 14 

— 57. Caesaria hypatissa 99 

— 69 Sergius of Cyrrhus 88 

— 81 Sergius and Marion S. L., v, 15 

v, 1 Anastasia the deaconess 69 

— 15 Constantine of Laodicea 91 

— 22 Georgia S. L., x, 8 

— 38 Eustace the monk — vn, 8 

39 John of Bostra ■ — vin, 4 

— 52 Julian of monastery ofBassus i, 59 

vi, 3 Caesaria hypatissa 100 

4 Probus mag. mililum 79 

— 70 Sergius comes archialer 86 

vn, 15 Photius and Andrew 59; S. L., i,60 

— 29 Ammonius and Epagathus S. L., in, 2 

— 30 Misael the deacon — m, 3 

vin, 54 Caesaria hypatissa — ni, 4 

ix, 13 Isidora — vn, 9 

27 Thomas of Germanicea 108 

— 43 Misael the deacon S. L.. i, 63 

- 51, 61 Andrew the reader — vin, 5 

— 62 do. iv, 9 

Outside the 23 books : 

4 John Canopites S. L., iv, 7 

15 Caesaria hypatissa — ■ iv,10 

Without number of book or series : 

60 Leontius the presbyter 87 

If we take the highest number in each book and in the extra letters and add them 
up, we shall find that the smallest number of letters that the collection can have con- 
tained is 3824. There are indeed 19 cases in which the same letter occurred twice, 
and in the whole collection there were no doubt many more; but, as it is very unlikely 
that the last letter in each book has been preserved, we may be sure that the whole 
number of letters did not fall short of that given above. The letters according to the 
subjects with which they deal fall naturally into three classes : 1) theological, 2) eccle- 
siastical, 3) epexegetical : of which only the second class are preserved in the Select 
Letters, while the present collection comprises letters and fragments of all three. In 
lixing the order of the letters therefore it has been my object to arrange them accor- 
ding to these three classes, and in each class to place letters dealing with one subjeet 



[ix] [NTRODUCTION. 171 

together. Tlüs system however it was impossible to carry out completely, since (1) it 
ölten happens that one letter deals not merely with dilTerent subjects but with subjects 
of different classes ; (2) there are some letters which it is dillicult to assign definitely 
to one class more than anotber; (3) some letters which should from their subject have 
been included in the present fascicule were not known to me tili it had gone to press. 
The division is therefore only a rough one; and 1 have not separated the letters 
into classes, but numbered them continuously. Of whole letters the number con- 
tained in the present edition is 7 or 8 only, the first two to Oecumenius (1, 2), that to the 
Emesenes (25), that to Elisha the presbyter, which is attached to the work against 
John the Grammarian (34), that to the monks of the East, which is attached to the 
correspondence with Julian of Ilalicarnassus (35), that to the convents of virgins (61), 
the first to Anastasia the deaconess (69), and perhaps that to the presbyters at Alexan- 
dria (39), which, though described as an exbract, appears to be a whole letter : but the 
Answers to the Questions of Eupraxius (65) must be nearly complete, and there are 
many long extracts, especially in the epexegetical portion, which exhaust the subject 
with which they deal. As the distinction between whole letters and fragments is 
therefore of no practical importance, 1 have made no Separation between them, but 
arranged them all indiscriminately according to the subject matter. It has been my 
object to include all accessible letters and fragments of letters of Severus existing 
in Syriac with the exceptions mentioned above ; but, as these are distributed over a 
vast number of MSS., of which some are imperfectly catalogued, there are no doubt 
many which have escaped me. The document contained in Brit. Mus. Add. 14668 
f. 44 v° which Wright (p. 788) calls a letter is however a prayer, and the letter in 
Y p. 117 (Assemani's notation) addressed to the patriarch Peter the younger, which 
Assemani (III. p. 63) with stränge chronological confusion ascribes to Severus, is a 
letter of Damian. Wherever possible, I have placed a date in the margin of the 
translation of each letter; but the cases in which the date can be fixed within narrow 
limits are few. In an appendix I have added a short collection of hymns composed 
for use at the commemoration of Severus. 

Abbheviations. 

A. v. Alia versio. 

C. B. M. Wright, Catalogue of Syriac MSS. in the British Museum. 

P. G. Patrologia Graeca. 

P. L. — Latina. 

P. 0. — Orientalis. 

R. 0. C. Revue de l'Orient chretien. 

S. L. Select Letters of Severus, ed. Brooks. 

S. V. N. C. Mai, Scriptorum Veterum Nova Collectio. 



MANUSCR1PTS 



A == Brit. Mus. Add. 14601 (9 lh cent.). 

g _ 12157 (7"' or 8 lh cent.). 

c _ _ _ — 17149 (6 lh cent.). 

D _ - 14531 (7 l " or 8"' cent.). 

E __ 17214 (7"' cent.). 

p _ _ 14538 (10"" cent.). 

G _ 12155 (8 l " cent.). 

H _ 17193 (874). 

! 12144 (1081). 

j _ _ 12168 (8'" or 9 th cent.). 

K 17191 (9"' or 10 lh cent.). 

L — 14532 (8 th cent.). 

M . 14533 (8 lh or 9 lh cent.). 

N _ _ — 14613 (9'" or 10 ,h cent.) 

O = _ — — 17134 (end of 7 lh cent.) 

P = Par. Syr. 62 (9'" cent.). 

Q = Brit. Mus. Add. 12154 (circ. 800). 

R Vat. Syr. 140 (U l " or 7"' cent.). 

: 255 (6 lh or 7'" cent.). 

S Berlin Sachau 321 (8 ÜI cent.). 

T - Brit. Mus. Add. 14612 (6* or 7'" cent. 

U _ — 12153 (845). 

V = Vat. Syr. 103 (841). 

yj ._. _ 100 (9"' or 10 th cent.). 

X : — 107 (7 lh cent.). 

Y =_ — 108 (7'" cent.). 

Z = Brit. Mus. Add. 7191 (7"' cent.). 
;.___ — 7192 (7 th cent.). 

For The Appendix. 

Brit. Mus. Add. 14504 (9"' cent.). 



A COLLECTION OF LETTERS 

OF SEVERUS OF ANTIOCH 



V ll'i I b 



• fp» v r»<t p OOCUJC\_>3a.-J3-*T^ &Cv1t\ t^m"\^*T^ oal»7l ^A CuLi?» a 119 

001 y/ :J^i/ V-^ v/ «^ yV«™ .. jJ .^'»Voo LoN-a Iq^o ^-.K— fcoö; 

^jöi ^om jbeLs >~JuJJ.j Kj/ JoA-ioo :Kj/ p»/ J^^o P :*** 7-/? 
y/ ;ojall J~po>S. ^oJ-*> otl}_i\; :o&. 0001 ,<_^2Ü~^o; yOJoi lais V^IJ 

, ^ v'f y^joji lo^; )j/ s^lJ^io »j ..Jbö ^-^ou» )j/ &l Ul «— *~*OÖ 
.JoiSis; )lajsj.>j J^*7? W \°± »-^ ^ -V^7 )»°» «^ M J 1 ? °9 U ^ 



I. Ol' THE SAME 1 A LETTER TO OeCUMENIUS 2 THE COUNT 3 , ABOUT 

PROPERTIES AND OPERATIONS, WHICH IS OF THOSE WRITTEN BEFORE EPISCOPACY. 

We also have in the God-inspired Scripture supplies of humility, and 508-12. 
no lack of argumenta to bring us down and help us to keep silence. II' 
you, as if you were about to go up to Mt. Sinai, shrink from writing l to 
such a man ' (referring to me), and tliink fit to use David's words which 
he says to those who were urging him to take Saul's daughter in mar- 
riage, « Is it a small thing in your eyes that 1 should be son-in-law to 
the king? » 4 , while I am a poor man and inglorious, I also, when required 
to make answer to your question, make use of these words : « I am 
not a prophet, nor the son of prophets, but I am a shepherd, and a scraper 
of sycamore fruit » \ if it is not too much for me to say even this : for I am 
not worthy to teil the righteousnesses of God, and to take his covenant in 

1. The letter tu Anastasia (ep. 69) precedes in the ms. — 2. Text 'Oecumunius', and so in the sub- 
scription, and in the title of ep. 2. - 3. S. L.. p. 12, 38, 92. — 4. I Reg., xvm, 18. - 5. Arnos, vir, 14. 



Hu v 



176 LETTERS OF SEVERUS. [4] 

■ m a po JJ ;^*aal>j> Lio^'l» U^i« ^^^o yo'^ .op eu a> ^^oaao ojod'/o 
jjot^o . UoU la\ jj/ )jl°>V»o .Ji^flLi jlojLOjpo jUl^o Li / to«po -.J_oK-> 
■ )Ln-> „ivi y_-.\oi £0/ t V\ ) m . ■=*•> m\ . 3 a\i ..Jj/ (o-^io p ^\ Jj/ L> / 
JJLq aa - so - K-oo/ )icu J-^flootya.N Jjl^^IId ULco« :i.V-^o/; -öi ^>; ^^^o 
K../ JJ/ .wwJtL-Kjj vß';j JKS^o jjou» U»a9 JJ« a^j .)j/ po/ J»oi -.o'^o 
'^i^.io; .JljL^cö JJ.JJ.9Ü J-X^iöJ-s v Vio V-^. *3ioö .^-^-./ "^o ~fcoo/; 
^ J_«i t-**^- 1 1 t" ->K->^o jpsa^o )-^* JJ» jloaj JN_*jl~oV )£C\)..». 

^ -^N* J^cl^O v*ja2 r-»-^ i°^ -.Jjk^»— o/ "^ii^DOi •*.; .iLa^-^^o ) ,.,. ->o I 
jlooCSs :J-«-^3? JK-^£; ^V^ö/? x^°*^ ^»r— '? ^ö 1 ? •J^^o^ W >.9c*io 

V2Ü3 Ji CQ S (-- sjv W .JLfcJQ^M JJ -.) ..■»Jl^O ,.— ocx ^--.OVJJJOI JlajLj/o Jj / pö / 

^o_-i/ )KS.^o ooi jJo Joi-Ssi Jt-.m-3 Joe» ^.9/ :)' ? m 3 ^.o\oK*{ joou; ~.'c*j> 
Jfcs_^_*^.io o»A K+l Jjl9j; . • K-Jj>ocxjld )v£Q.js\ f~-1.7 r- 3 / -OU-*3 ^-io 

i. Ms. Rt:=». 



my mouth 1 . However, since the time of the present struggles does not 
allow silence, I accept an honourable defeat from you, and turn to the 
question. And in tliis I defeat you, since I show that you do not prac- 
tise humility in a pliilosophie spirit ". As to your Statement that the holy 
old men called r hold speech 3 fire or warmth, I say this, that we must not 
use this method of speaking without discrimination, but there are occasions 
for using it and circumstanees to which to apply it. Our Lord in the Gos- 
pels in many parables teaches us in the case of spiritual petitions to knock 
without ceasing and display a praisewortliy audacity. And the saying of 
the Proverbs also instructs us that 'there is shame which brings sin, and 
there is shame which brings glory and grace"'. Know then, mighty man, 
(for I now return to make answer) that for us to anathematize those who 
speak of properties of natures (I mean the Godhead and the manhood of 
which the one Christ consists) is not permissible. Flesh does not renounce 
its existence as flesh, even if it has become God's flesh, nor has the Word 
departed from his nature, even if he has been hypostatically united to flesh 
which possesses a rational and intelligent soul : but the dill'erence also is 

1. Ps. xlix, IG. — 2. The Word piXo<xo<pT)<rai is here transliterated. — 3. mxppriaia. — 4. Pr., xxvi, 11*. 







[5] I. — TO OECmiENIUS. 177 

JAs^juo )la^i fi>.Yio t y—h. \iaJ^*\Q J°i\ ..n»o ^_.» j^jjbo .)K_^jK.^o,_.o 
oot Jlo -JiO^io; Jjl^äS. y&o\l\ Ji-co-s JJ *3 •,V.)niViV ooi yoouio; JjlXs; 
q_\o -.^ju'pö/ )JL>U3 ^-.; )io^;QjL^O-a> ^_./ . ) j. m i\ ,°>\ ..tsji/ jK-xio 
. » \ oi yp ^N q'Äoo .J;,-2. ^io yo n ,.\j yoo^o yoouioo K~.)io~X.i ^.o» 

^ » n o jK^o \*iio JJ -.J-.ioi.'fcoo ) V>Q I n *>; Jlo...,— t-»->v P .oul^-./ ) ... »Vi 
jou^; o^X_.» |jlo f_o ..«otolK-./ )i.js ^ JJ / .o^^— 'i/? ^-\ch );*!*• . ^ 
v£Doio;o_; ^ioci\; _>.\oi.js J»a\>iaj3 j-*-^o ^/; U^~»/ t *" ^^t Jk^^o 
ooi ^3 ooi ^.oiofrs-./ JJ yj «a/ :^aA ^*i ^»1/» J* - ^? > ^- 00 l "*»♦"• ♦V i °/ 
ouS_j ^o^ JJ/ :J"»/o )ojS^ ^Jso; )K^ict\ :)K^jlo Jj/ pö/ )lo^;c»»>n -> 
L-w^jl^Oo J^a f.» ^»i SN^t^io .J^_3; ^.io i-^-oo y»V «»/ <■*-)/; a\o Joe* 
JlS^viO JoiSXi JjLO Y ~ ^_.lOJ>Ö* '^OOt ^.^O) .N^rft <\\. oÖ| )K^iOO J-.pO 
)lo...*..\-^,o > .\'p ..^.oioJk^/ ^.OUL^O; ^_^JÖ»\ , -N. -«X -s nA JJo j m -. v<. 
)- °l\ .. Ö M L^;OQ I ->; >■*/? -°i ,^»J JJ^~*^~>; .|la>^—\ o« l.o'l/i ^\oi; 
l. Ms. wilh *tn|> l'ollowing. 



preserved, and the propriety in the form of natural characteristics ot the 
natures of whicli Emmanuel consists, since the flesh was not converted 
into the nature of the Word, nor was the Word changed into flesh. We 
mean in the matter of natural characteristics, and not that those which were 
naturally united are singly and individually separated and divided from one 
another : this is the assertion of those who cleave our one Lord Jesus 
Christ into two natures. For, since the union in hypostasis is acknowledged, 
it follows that those which were united are not separated from one another; 
Imt there is one Son, and one nature of God the Word incarnate himself, 
as the holy Cyril also says in the work against Diodorus : « Let him know 
therefore that the body which was born at Bethlehem, even if it is not the 
same as the Word from God and the Father (I mean in natural characteristics), 
yet nevertheless became his, not anyone eise's separate from the Son : and 
there is recognised to be one Son and Christ and Lord and Word who took 
flesh »'. Those therefore who confess one incarnate nature of God the 
Word, and do not confuse the elements of which he consists, recognise also 
tlie propriety of those that were joined in union (and a propertv is that which 

l. Contr. Diod., fr. 17 (Cyr. in Jo. Ev., ed. Pusey, III, p. 499). 



178 LETTERS OF SEVERUS. [6] 

119 v° b. ^Aoi oolo .-ooKaj JLju/ |t »t\ K-)jq— \ JIoju)/; ^-"^°tt a^o .J_^jlXJ5 

^j.— K^ö t-^^ J^-.j^— / .)lon . ..?o «oioK-./ ))«^<t> J^mAI; -.Jj/ ^/ 
^---^oj ^opeL=> Jls/io • ,y-.ouK^l ^^l >-/;; -oi )K\\i •> oi^oKa.'/? \-^°< 
JLi^' jj jlo-.»— ; Jfc^oo .JL^JOCLa; JjJ» jl^^io.\ ^.j ^ Jl/ p );»-^> 

Jt-S JLjLOOt »3/ ool ,— •JojSs» j^wiO vSloK**/ L*J;0 )', CO ^ ^; JJ/ .JjLi3 

•.J L a \ a-3 JJi )K»Vic>i,f> )la^^<o :^oi^>t JK^oo ^_./ ^.oi\ K«,/ k-.).»\>o> v>; 
). n °>\i> • . j K^>j^a»^6 jla.,.^.=> ,.^\ o 1 1 •>!'/? > .»Not» |°ii\. M a»\ ^.^6 J_.a— iö 



exists in the form of a raanifestation of natural differences), and not that \ve 
should ascribe the acts of the manhood only to the human nature, and impute 
again those of the Godhead separately to God the Word, but thev recognise 
the difference only, not admitting a division : for the principle of union does 
not admit of division. Hear what the holy and wise doetor Cyril says in the 
second volume ' of the work against the blasphemies of Nestorius : « For 
between Godhead and manhood I also allow that there is great distinction 
and distance. For the things. which have been named on the principle of 
manner of existence are clearly different, and in no point like one another. 
Hut, when the mystery in Christ is introduced among us, the principle of 
union is not oblivious of difference, but rejects division, not by mixing or 
commingling the natures with one another, but that, after the Word of God 
has partaken of flesh and blond, he is even so understood and named as one 
Son » 2 . But, if Emmanuel is one, consisting of Godhead and manhood which 
have a perfcct existence according to their own principle, and the hypostatic 
union without confusion shows the difference of those which have been 
joined in one in dispensatory union, but rejects division, both the elements 

1. uS(u>«. — 2- Adv. Nest., ii, 6 (ed. Pusey, VI, p. 1 13 . 



[7] I. — TO OECUMENIUS. 179 

^^iis^soi [im./ .scoawOio»oJl J-i\:ö Jch^JJ s ^~. j laü^j '^011*^003000^ Jjlso» 
.JK*j,_st^6 jla-^-xi )K^.iQ^ It^w-l/j ^^o -U ^ » - ^y -®t U -^/? i.°°«? 
*JV£Q-a la\» jlo-.,-». N! 5s^-io .JJ^^cö JJl«j-=> Jpa-s» -'01 jtC^io; loot Jjlsoj 

JkJ^_ia„s )»^-^> ^"1° .JK-yloo Jjldoi ..^-^^poNjxi Jjl*3; Jxi-/ ♦Jjlooi 

t-*-^v |_3l./ JK^Ju.* Jla^-, )a^j J^.Ls t-3 •. 'vJOQ,i. <t i»..o jJ;o JS*_Jt_oiJ 
4 .J>^* jaio; v£dojl.,.jlo >°t--=> k— ^ •.jL.o'oi J-* 3 -* "^ i°^ ^""-^ ^! Jla-^-» » 

^jo^oj v qjch^ aS. -.^Aacx yi » v>yI*^o .yoa-aj v oou-o ,_io j^cJ^aiM y^l° 

1. In smaller letters over an erasure. — 2. Ms. ^oo^axiaflooja^- — 3. Ms. -»^^- — 4. Ms. om. 
slop. 



which naturallv belong to the manhood have come to belong to the very 
Godhead of the Word, and those which belong to the Word himself have 
come to belong to the very manhood which he hypostatically united to him. 
On this subject we will again adduce the sacred words of Cyril. In the 
prosphonetikon to the religious king Theodosius he spoke as follows : « As 
thereiore it came to belong to the humanity to be the Only one, because it, had 
been united to the Word in a dispensatory union, so it came to belong to the 
Word to be 'the first-born among many brethren' 1 , because of the union witli 
flesh » 2 . Gregory the Theologian 3 also in the letter to Cledonius wrote 
words which as:ree with him as follows : « As the natures are mingled, so 
also are the appellations ; and they ran into one another on the principle of 
coalescence » '. Do not let the term ' mingle ' disturh you : for he used it 
very clearly and without danger 5 with the intention of denoting the primär v 
uniun : for, where there is a union of something incorporeal with a body, 
no danger 5 anywhere arises from mingling. For this is manifestly a 
quality of fluid bodies, to be confounded together by intertwining, and, 
so to speak, come out of their nature. We thereiore anathematize not 

1. Rom., viii, 29. — 2. De rcct. fide ad Theod. imp., 30 (ed. Pusey, VII, p. 97). — 3. öcoMyo;. — 
4. Ep. 51 [P. G,, XXXVII, 181). — 5. xi'vSuvo?. 

PATH. OR. — T. XII. — F. 2. 13 



ISO • LETTERS OF SEVERUS. [8J 

tJ L fc^J u aO y.~ V^OJL'/ ^--SJ J^ t-*"SN. Y ä •JJLJLS ^O t —.N VS. y...O|\ ^^w2l^0O 
(jLJLO ^)Q..^ \-^J / -.Ho-M— i^-2 JLl^S ^-»»X . »'t^/; -OW5 ^»J ^^2>k^Ö 

)tS^s.Nviio )loj t i \>ö JK A j\^ JIcl-j^JJ ojt-^s.l/o :oajttfl,J f JIoju}£s\; 

■Jl-V— / v»6i; jloslcuus jlö^o; ^ Jt—^s '"""N^ )t ^v •'♦p /? ^-^°l~=> \°JJ? 
.Jl^JiOO; ÖuK-./; -ot -.f^lfO jJS^viO ^_iö ocx ^ .ÖÜ^.; »OloKij; ^V^o °öl 
jy » °>t ,_^oi N ^ji.x)Q^ -:>)'f>* 3 ; ^-c*^K-/j > «\oi ,J1^clOÖ Jv^ 3 ^»» °°< 
JV-Ol-./ 1)— i^N- flo \con\ ..ja-o {.-» » t 0; jllo Kjlü -. Vl» mi ts~»Jl io n CO; 

^*; JJ JKisvio joiSs jlaxjjj y.*^. 1'/? '.Jinf>i»*>» *-/ Jliaia^s J>--..iaS. K.../ 
vi m jI(» ooi.\ voJbvio ^i ^2l1\.^;a .— ok>^-./i ^Of^o oö» joow* — 6i J^jl 

120 r° h. | m . n ■> ) ^^ / ^D (iClJi p^ )jp| .Q|lo_l t 1\V>\o O» ">Q >\ .,.*—'!./ K^-Dof 

Joog» -oi w^o ^6 ou^ J— o-Sl-^ö JJo ^o o».j= J-^-\KjLiö :oi-3 Jlüo»Kiöo 



1. Ms. pl. — 2. Ms. with slop following. — 3. Ms. sing. 



lliose who confess the properties of the natures of which the one Christ 
consists, but those who separate the properties, and apportion them to each 
nature apart. When the one Christ has once been divided (and he is divided 
by the f'act that thev speak of two natures after the union), with the natures 
which have been cut asunder into a duality and separated inlo a distinct diver- 
sity go the Operations and properties which are the olFspring of this division, 
as the words of Leo's irapious letter State in what he said : « For each of the 
forms effecls in partnership with the other that which belongs to itself, the 
Word doing that which belongs to the Word, and the body performing the 
things which belong to the body » '. Against these things it is well tu set 
the much-honoured words of the holy Cyril which refutc impiety. In the 
Scholion about tlie coal he speaks as follows : « Nevertheless we may sce 
in the coal as in a figure that God the Word was united to the inanhood, 
but has not cast off being that which Iie is, but rather changed what had 
been assumed or united into liis glory and Operation. For, as fire when 
it takes hold of wood and is introduced into it, prevails over it, and does 

1. Ep. 28, 4 {]'. /.., LIV, 768). 



[9] I. - TO OECUMENIUS. 181 

■^v.D^.'j3d/ JJLSOI -.OCö.>. ) 1« « .. op ^_iO v ^ ffo :0(0 J r >\Vt Ol^_.1 y»\ot 

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1. Ms. ^0; Oyr. ph. — 2. Ms. p 4 --*'- 



not make it cease being wood, but rather changes it into the appearance 
and force of fire, and performs all its own acts in it, and is already reckoned 
as one with it, so understand in the case of Christ also. For, since God 
was ineifably united with manhood, he has preserved it as what we say it 
is, and he hiraself also has remained what he was. But, after he lias once 
been united, he is reckoned as one with it, appropriating its qualities to 
liimself, but he himself also carried on the Operation of Ins nature in it »'. 
II'-' then the Word changed the manhood which he had hypostatically united 
to him, not into bis nature, for ho remained that which he was, but into his 
glory and Operation, and things which manifestly belong to the flesh have 
come to belong to the Word himself, how shall we allow that eacli of the 
forma performs its own acts? But we must anathematize those who confine 
the one Christ in two natures and say that each of the natures performs its 
own acts. Between the things porformed and done by the one Christ the 
diiference is great. Some of them are acts befitting the divinity, while 
others are human. For example, to walk and travel in bodily form upon 

1. Schol. de Inc. Unig., 9 (ed. Pusey, VI, p. 516). — 2. This passage as far as ' operating ' (p. 10, 1. 6) 
is cited in Mansi, XI, 444, where the letter is described as die 2"' 1 to Oecumenius. 



* 120 v° a 



182 LETTERS OF SEVERUS. [10] 

^* aA ^m; > . \otJS.; ^_.; s^öt .~.oi )K.»«„)( J I ,\ .. JJ» -,^o)^jo ^.2xoiJ 
J\w.J^cl«^*. v oo\o;ji :. « ..ltv> JJ ^..co J-i»»/ ^-i. v ai\6t-Mo lyoouisv^s 
w^ö Jjot o\o -t-^w/ -oio )<oi ', m ■> \->; )KS^o ,_> JJ / Jov^JJ Ix—J-S , all ' 
"^i^^io .-^iJ,/; ^ So» ^Sl^Jl^o« ^Oo ^-*; JJo .oo) J.JLO ^-.j J;oi .-ooi 
u) ool .. 1 »Vi ..toö JS^J^.^.Slji Jla.iö» toJo/ r _..,.-i.iO>0< U^3 ^-.Vl Jjot 
—ii J!\»^o J^_»J»«_2Lio |J JjüLs ^_^o ,..Jbo »— -^. V-^S-J -t^öl ,v°|J? oimviaj 
JjlXs ^.Vl^\ ? oöi ^.-/ JK-^^i» a.^a^6 Ix^L^J^ibo Jj_is ^VfcC^ ^ *-.o£^_.; 
v ootJLbo< ) i V •>> t-^s^ ^ö JK_»J^.i .J^wwsJl^ o ^.oiotcuuJS^o ».— och .-u \°> vj 
.t^.)i.K tn vio N-.J. i «\ ^ po JJ ) ^e ufcfl -.J-ulo J-X*ooju=» «6| .Vi)fii>n\ 
JJ/ *'f^ö/ ' sioo m i nn tp loJ^t \--»^'-? Ut-^J-* ^a\^ian J.»-»<-p <s>l* ) )■"> <- / 
^_./ :\3K.m\w ),..~ ^-/ ;£o^6 v ootJJ>o ».-Ji^o jjuaa; ^6| jfk^S.^^ p 

,_ ..JJS^_«JL3»jfcO0 JJo JK-*J^s^iotoo jJ JJ.O-.,— ..'£s-30|-J./ ^JLiO J.ACH; JfcO^iO 

t-£u,JJL tS,^J;^io JJ; JjlSl./ . c*X..i ^Vot >*.<>»» oiV-co.Ji.\ Jch^n JtOiOo Joch 

1. Ms. ^»1»«ä». ; Gr. äizaiw:. — 2. Ms. >£>;' : cf. [>. 12, I. 3; Gr. awSopivYic. — 3. Ms. ins. ^»l»i». 



the earth is withöut contention human; bot to bestow 011 those wlio are 
maimed in the feet and cannot walk upon the ground at all the power of 
Walking like sound persons is God-befitting. Yet the one Word incarnate 
performed the latter and the former, and the one nature did not perform the 
one, and the other the other; nor, becausc the things performed are different, 
shall we on this account rightly dehne two natures or forms as operating. 
Again the Tome of Leo says : « For eaeh of the natures preserves its own 
property without diminution » ', distributing the properties to the two 
natures severally, as one who divides the one and only Christ into two na- 
tures. For the property of the natures of which Emmanuel consists, which 
is shown in the natural characteristics, continues constant and fixed, as 
the holy Gyril also says in the second letter to Succensus : « But, while each 
of them both remains and is perceived in the property which is by nature, 
according to the principle which has just been enunciated by us, the inelfable 
and incomprehensible union has shown us one nature of the So», yet, as 
I have said, an incarnate nature ».*. But God the Word did not permit 
his flesh in all things to uudergo the passions proper to if , in order thal its 

1. Ep. 28, 3 (P. L., LIV, TliGj. — 2. Ep. 46, 2 {P. 6'., LXXVII, 241). 



[11] I. — TO OECUMENIUS. 183 

)iq\v> ooi -'pö/ J-Lio t-«^x J-^=>i/ .J^*a» )-ao»j "p?/? y-*l -'oits— ^ ^ -«; 
L^oi— < jL.oi_3 >n°>vi a . i.^ioiojt ^_io» jJiä-\ Lo..\ .•^coo_^_.ja_o j^cu^a.^ 
K»J_sio» "y^öill -.Loia-flo v io< JIo^aJl )■«■» ni ^.\ JL>.»AoÖ9 vJ^oo/ *Jjjao.^i 
K~»)-U -S i v»)S^^io J;ot -.U»QlN)i ISu/ \^cl Äo/j t»«-^ — oi •vf Q ^? I't-^? jao^.T 

jJ o.^ •,oC^->; ,_«^ot ^.K^o/ N-./ >JI -,-" J ? cn» m ^\ Jooi sQ 3u» K_.)j^po 
. « Not a.-^, JJi •.)!) . >x rn_s t-->-^x ))— »,koo .oiK..«_^.} Joch i-^O K.J»v^s_iö 
Jts^iO .JjLO» );fl'l\ JK^ClS. i.*- |ooi ,-«.^.^0 .OU-O; ^.0|..A-./ LU> fJ i 
^-bo j^eoi; )t-°^ oilcoo jK^o .Jooi y^oOÖ J^o_. ^i. \m a'lf; ^.ocx 
U.VL ^^^— / ,-D •.l^».y u fc fl »K-s ool Jooi j;V-^o j.JLOJa-3* jL_L^x^o ■ .ou.£>< 
oou ^.oi^jajL.^j vs/j ^^\o(.\ .jooi Jj-^fcoo ),_^>ö.^fes\ JK-^ao Jooi ^j.!^ 
v3/o ,J„»_fl0oj-3 „_\ )a..**o .oiv~ca-s v^oto^/ j^.Ju£o Jaia^OÖ; JctL^bo ^3 Jooi 



property might be preservcd undiminished, as the impious disputer said. 
For observe what the wise doctor Cyril says, in answer to the objections 
made by Theodoret, in the defence of the tenth anathema : « When the 
lowness arising from the exinanition seems hard to yon, wonder greatly 
at the love of the Son toward us. For, what you say is a mean thing, this 
he did voluntarily for your sake. He wept in human fashion, that he might 
take away your weeping. He feared by dispensation, inasmuch as he 
sometimes permitted his flesh to undergo the passions proper to it, that he 
might make us valiant »'. If lic sometimes permitted his flesh by dispen- 
sation to undergo the passions proper to it, he did not preserve its property 
undiminished : for in many instances it is seen not to have undcrgone the 
things which manifestly belong to its nature; for it was united to the Word, 
the Maker of nature. The Word therefore wlio had become incarnate 
walked upon the sea, and after his death undcr the wound of the lance 
caused a stream of salvation to well forth from his side : again, after the 
Resurrection, he came in while the doors were shut, and appeared to the 
disciples in the house; whom he also allowed to toueh him, showing that 
his flesh was tangible and solid, and of one essence ~ with us, and was also 

1. Cyr., ed. Pusey, VI, p. 476. — 2. o-J<ria. 



120 v b. 



184 LETTERS OF SEVERUS. [12] 

^J^o» Jooi v^o-^ H" 4 ^^? l^'t " >mV) )»°l *-^° Jl V .. ^*° ) 00) ^* ^ ^-^ 
«öi ö»»A-./ jlo-.,.^ ^-.ylao .•)— Jtio ,— ^ ^*icutoö Jjüia ^-.»J^-a; ^»ocx 

)»o»> o»\ K-/; •), ca -^ jJSC^io jojSs ,.*-J./' fcs^iOaJLO ,.3; ^■«■JL S C L .'oiSO; 
.Jood JJ ovx^ji\ a\ oia^—Ao :ot^ t- 3 ^/ oi^.; ^-^.ot ^_.ot^o :JK.«jK>.cv. 
JJ Jj <■" •*; ^.oub-*/ N.^l.i^.^1 ^-^ot ^.ono JJ >.otloJt inv»\o ou> a Q j^ > JJ/ 
ts ,) | - p K_J^.,_.> ^-^oi .'JJ.o« t _ M ^^^io w.,oöi o£s—m o'oi .•» ^ V* , 1> K-.Ji,^Li6 
v*ö|^ :JoC$S jkJ^io ^^ Jjooi Ji; «-ov-ja^^aü ^-.»-i/ .JloouSs; ^*Oi-K_/ 
<_*.2^ou> ^.. 3 v> otJu/iX 31oj p -.JIq-.,-». »K..=> ^-io JjLÜ ^*Vl yn » VV> '/l 
Jjlsoi aV JJ/ .otK^wi-j I^w^aVj JfcCS^o y~.\ ^ö ^»j-auiö jJo ..)*;i O)^.* 
)n°>^ö j-^ Jla-»— . vr XJiiö «w^aoo JJ/ .Jjl,'/ ^J» ^oOs. K-/ ^.\oi\ 
:«oi,o ^a-3; •pol^o ^^s V 3 ^ ♦sfloo^-joÄ J.a-,..o po/; Jjlsl./ • .J.^ N aft'X oC^ 
J-.CSx" ).^ocL~l y_./ fS^.(_L*j5, JJ aüS. -.^.-»jo J-3-so :).— io/ ^io v*JJo *^?;o 

l. Ms. sing. — 2. Ms. witli stop following. — 3. Ms. oni. 



superior to corruption; and tliereby lie subverted the theory of phantasy. 
It belongs therefore to those who part thc one Christ into hvo natures and 
dissolve the unity to say, « For each of the natures preserves its property 
unimpaired ». Butthose who believe that, after God the Word had been 
hypostatically unitcd to flesh that possessed an intelligent soul, he performed 
all his own acts in it, and changed it not into Ins nature (färbe it !), but into 
his glory and Operation, no longer seek the things that manifestly belong 
to the flesh without diminution, to which flesh the things that manifestly 
belong by nature to the Godbead have come to belong by reason of the union. 
But, if they senselessly divido it from God the Word by speaking of two 
natures after the union, it then walks in its own ways following its nature, 
and preserves its properties undiminished on the principle of the impious 
men. But these things are not so (how couhl they he?), but indeed very 
different : for union rejects division, as the holy Gyril said : « For, though 
it is said that he hungered and thirsted, and slept and grew weary after a 
journey, and wept and feared, these things did not happen to him just as 
they do to us in aecordance with compulsory ordinances of nature; but he 



[13] I. — TO OECUMENIUS. L85 

o.-wJ;o ..^fcoo/ K-/ V--^ °^ J°°l ^P? •)?V J U-* 3 ? ) «>oxvi3 ; oiv.ool3l\ 

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•.OJJL.Jj/j OOt v£OQ_^<l^.o)l >Xpg^^ ."»■ ^> -.'f-äö/ )?°« ^-»? — ,°« •)-»/ *■ " «»'t >Ö "121 r" 

■ ^ - '"» jJo .wOioK-./ )1oa^; w.oi .i>-^ ^6 oöi *jK-.»oioi*io '^O»; o6( Jv^oJ^oj» 
^o\oK*\ +s .ji-co-s ^*r^ ^> *s/? J-* 3 /■-/ .|j;^>ö ^ JJ/ .J-Oo; ^N. jooi 
.Jooi joifcoö |K*»aa a >^e^>. ~ ' +d ^V^o >xoojo t i . o o£S. jooi N_/ JJo .)', m •»> JJ; 
^SlJlM ^.'oi;o •.)»/ ^^.io :-|;a_^.j ou^SuL^. )oo« v>otoK../ . « .^l; ^.'oiio r-«-^ °<?« 
.'JLJu/ jjfLu / JA-* ^C\otio .Jja^J on.Pij\ jooi -ojoK../ Jl~»o/ ^-io ^io-iuo 

K..J-=>.^ JAs^S^Vo )1cu^^l^^ö ^^2l^6 JjlX3.\ ^I^clAo . -|La_,.~ jts»=> ^50 

1. Ms. ueaiofio- — 2. Tili' words p — "V^ al '° wrillen in an erasure in smaller k'tters. — 3. This 
is probably corrupt. 



liimself voluntarily permitted his flesh to walk according to the laws of 
nature, for he sometimes allowed it even to undergo its own passions » '. 
For from Cyril's words, as from a sacred anchor, I do not dopart. And the 
same Statement is made by Gregory the Theologian 2 of Nazianzus also in 
the sermon on baptism. : « For lieis purity itself, and did not need puriiication ; 
but he is purified foryou; just as for you he put on a garb of flesh, while 
he is fleshless : and he would have run no (langer at all from putting ofT 
baptism ; for he liimself was a warden of passion to himself » :! . Accordingly 
then ' he was a warden to liimself of hungering as well as of being tired aller 
a journev, and of accepting tlic other human passions, such as do not fall 
under sin, in Order to display the Ilumanization truly and without phantasy 5 . 
Ofwhat we have said this is the sum; that we must anathematize those who 
divide the one Christ : andthey divide him by speaking of two natures after 
the union, and consequently apportioning the Operations and properties 
bctween the natures. Accordingly good doctrine is contained in the 1- ' — of the 
serene king : for it anathematizes those who divide the one Son who was 

1. I cannot find the source of this citation. — 2. OeoMyo;. — 3. Or. XL, 29. — 4. äpcc. — 5. (pavranfa. 
— 6. I do not know what is hidden under f \v n t w s : possibly it is a corruptior of TÜ7to;, sinee the 
only theological edict ot Anastasius known is the tutio; or jrtripoqiopta of S. L., p. 3. The word however 
rather suggests 7tpoo<pü>vr)Tix6?. 



ISO LETTERS OF SEVERUS. [14] 

*pö/ J_£— »ojojl (.iv^jiio t->^x J-L301 .K-J^oqjüd jym i\ ,-^J.'/; oöj jj_3 
^cyo; oöi JoCSxi . (jL^ni )K_^^> ,^^s.a^6i vOJÖCS. yo\leo \^xoi K~*l J_i.a-/ 

J ncrtVt ^D ..KLsÄo ^-vJ^Ot »o m jl/ j£oÖa-9 fJ^^^SJ OÖ| (.JlJ^-SiO .-JbiaS^. 
t-DjO .Ju/ >«. 1 * Vi )ou\JJ K^Ö—j ^loj bs\o3LflD; JlajS^O JK-.S»»K.S s*K-' / 

säq-^l-a .^o'Kxol > vi .^ .. t-»^-»? w^oi; -.))^^ Ul oöi- Kj / JL^autä-, 
K-jj ..a % v> . » vi.» «>; ^.^\ch J-jo.,. 7 ^°J (laix^aiX) jj ^^io; ,_.i — .\ 

-Ol )J^9lajl JOÜSX* )j^.<XCQ.^; -Ö| •>^ , J i*»- 3 jlt-.O-.i0j ).iOL^Jl ^.J-j* .Ki*to 

oocujcOicwPar^'n cniia.1 ^»&H&:\ rs^T-^r^ caLn aa caL:\ 



'K-iö-*; ^»lo-j^ la^» 'k^.-aA JL-ia* ^io ool J i ->./ J._i/ i-iojfcoö 



* 121 i" b 

1. M S . fcoc-v 



hypostatically united to flesli into two nalures, and tlic Operations and 
properties of the same two natnres : for tlius also says the impions Theo- 
doret : « How does lie ränge under impiety (hose who divido tlie properties 
ol' the natnres of God who is liefore llie ages and of the man who was 
assumed in the last days? » ' I have written these things though 1 am poor 
in intellect and praise the greatness of your God-loving understanding ; and 
because, as you are wise, I give you an opportunity to attain wiser results. 
Forgive nie tlial on aecount of the lack of leisure caused by the present 
struggles I have been late in writing. Greet your lonoured consort, who is 
a partner and a helper in the affairs of God. 

The end af the fast Jetter to Oecumenius the count. 

11. Of TUE SAME THE SECOND LETTER TO THE SAME OeCUMEMUS TUE 

COUNT UPON THE SAME MATTER, AND IT IS AMONG THOSE WRITTEN DURING 

EPISCOPACY. 

r.13-8. I wonder how it is that your God-loving magnificenee has picked 

1. Cyr., ed. Pusey, VI, p. 'ilO. 



o 



[15] II. — TO OECUMENIUS. 187 

^».I-./j ) m*i* ^ t im i ^oioK^l ^.ouLäo; ^-^oj^ :"^.joivi\\ o^ ^ju^q^ö 

. o i ^ too K-JL^j ^JbvX JliwwJiV ^io; oöt JLi^ yj^Jtio;© .-ot-K../ yVo^Jn 
•vOJot; jK^io v^./ jlo...^ ye^o ^x^koa^ot . l... ..^Ka^o JjJLa V*^ ^•'♦i 
^o^_o ^Jboo .jlooi^so t ^-.» ^.o« j,^,.,.-. .JIqjü/ cxJS_a t— *^^ loo« J^~»/ 
^r> « i to ool Jjl*\ ^_io; J L^ M-So "^i. . >ö ^-C^oto .JK^ioj Pilo 1 1 ly-stoo 
loiai.>_\ 1^ •< \ i ^ö; «öl .-Jlv^./ +^2, JK.JL-.K.3 ]Lo ly^s *%>$. o_\o -.^.öoi 
JJ; joiicL». ^io yo^JMi ^.too/ .-ol^j och^S. JLJ^«.i6 v£Oqjo, i . no .•JfcOioo 
j__^ oot K.j/ <*^ JK-a-A" •>,:> ^0-_flolfco0 ...... « \3 jJ; jbö o/ ^.Ot^Ö 

+3 .K_oo» ofcOs JLnoi p .-K. .t. Mi i| |q>« qji N 5so k ,_.K*iä» jJL^ö ^_^.J._a 

^_io; ^ )J/ .i.,-^ ^,; ^o^ .Nj/ ^n J,oi, Kj/ jjoiö ^6 )l,OI°»»>0-> 
JK— q_3laI J-K—iö jj -.^-J.,/ J-^jop JLcqjl^ )joi lo^ :J^eu~Vo '^X; Jpoi 
•.V-^ <*=l-Kj> .J_sKj^ j>cu^jljo JKLu . Vjq°i,3 ^Aot ^_»/> jllo Iqju^s; 

1. Ms. fc-t-^». 



up again from the beginning the contention tliat had been put to silence. 
While confessing Emmanuel to be of two natures, to suppose the 
elements of which he consists to be generalities covering many hypostases 
(Ibis is what is meant by the property of a generality) is a thing that 
is very abominable and inept, and one that confirms the charge falsely 
disseminated against us by the impious : for we are found to be imagining 
two natures before the union aecording to tlieir aecount ; for there would 
be the whole of humanity and of course the Godhead also, even before 
the Humanization of the Word. And these matters would need further 
conversation by word of mouth, not written words in a letter, which are 
subjeet to considerations of brevity, and bring danger 1 to the writer, 
wherever any unusual name or unelaborated phrase is inserted in the 
document. You know what words that lead to rocks you have used in your 
recent composition, and, though admitting that you do this as a concession, 
you have still done it. But to us, who by ordinance from above and merey 
have attained to this priestly oflice, it does not bring honour to take such ill 
expressions in our mouth and consign them to writing : for it is written, 

1. xlvSuvoc. 



188 LETTERS OF SEVEHUS. [16] 

jj_0O| ^^^0 .Oi-*)0_3 ^__o ^-^U 1-coaiaJo - ) US — ^t— v*-^- J .)- jo I- 9 ? <mL<z£ux>i 
^ :J>-C>-O>o-V__io jJj jLö ^±o.xo :v^O.'i/ JlOiJ.; J-^ia* lo_\; oöi :s_»a_b.a3o 
JK^.._.2l_. JLo_\,i Joch vtrt .°>.-*> J.JL_o...6t.:>a_\ -.^soi *-./»; JJbö» odonrnN ^^ 
"^.ooi ^.^d p .otiootS ^Ka_<s__> jJSO-Oo oü>* oou.U; .-yo» i\i JJSol_>__ö/o 
^o j.x>i-V JJ ))^n m ■>; >■»/? -»öl • •^-W*' JJ--* lo)^».^m\o :,_.oi\ K^l jj__ot 
121 v ° ;i ^Looo .y*o.,_.o yk^ajx~ lai_\ Jj/ y^u. toö Jlico»j \k^&o * • J_^-.JLj w.©t 
och :jJS^»j-\_Vc>-> ).jl£l.j.js vJl2uX^0; oot JV---i__\ .^. » >q ^^ £ °? .11)°-* /-^- jLl/ 
Jjl;/ ..J-^—c-Jl "^3 ^io V^flD K_.Jboo.JLO o£_>. ^_«.-_ JJSC_n._x> jo£-*\ K-.)Ll_«-afl 
•J-oj/ )«ik otbo o/ •,>tqi>o; Jvtoi f> ,.._. ^_.*cuot ,)mu o/ K-j / j_i6/ 
po/ JLSJLio; j^a*a^ *.-. • .Jjl-VI} Kj/ J__>. j£\___\U Io^SlIls; ooij/; J.x-^o 

JJ jl.Q_.t-~ LoCHi ^i_V r __io/ JbOlOi© Joi.3^1 )— -OCI 1 O V _V50 Ot I V? r --».-*' ■ ^U / 
.-)K, -v, l\cO JLo.iu/o .-jl.OOU-fcs 0i-)0 K-.jjL.-UL^ V-*-^ °-^ .Jts^J--C>JOofcoo 

• .tv.-L^^ ^J_\ 1CH.-200 .) ,. i \ .; J. v>o».ö JJ/ -JK «jL,n Jlo~.,.__ La\ julo'1./ 

,V~-o/ J-^OV--, K.O o/ jl^sJ-\JU yojl °> O -> t-3 .-/v>\. An n J.ic^_a_.0 l-lLf-O 

^ * ♦ 

1. Ms. pl. 



« Tlio Ups of a priest will guard knowledge, and they will ask law from his 
mouth »'. Wherefore Paul also, who was taken up 1o the third heaven, 
and heard ineffable words 2 , knowing the difficulty of words of this kind, 
urged the believers to make earnest and constant prayer that speech might 
be granted hira witli eloquence 3 . Since then these things are so, and wo 
decline to employ a multitudc of words, which as a rule do not escape sin', 
I will use sliortness of speech to your wisdom and knowledge, and ask you 
a very easy question. Do you call the flesh possessing an intelligent soul, 
which God the Word voluntarily united to himself hypostatically without 
any cliange, a specimen or a generality, that is one soul-possessing 
hypostasis, or the whole human generality? It is manifest that, if you wish 
to give a right-minded answcr, you will say one soul-possessing body. 
Accordingly we say that from it and the hypostasis of God the Word the 
ineffable union was made : for the whole of the Godhead and tlie whole 
of humanity in general were not joined in a natural union, but special 
hypostases. And the holy and wise Cyril pläinly witnesses to us in that in 

l. Mal., ii, 7. — 2. II Gor., xn, 2-4. — 3. E[ih., vi, 19. — 4. Tliis perh. represents ifiaptetv (to err) : 

see p. 7", n. 3. 



[17] II. — TO OECUMENIUS. 189 

;g^..\ a ,.3 • JIa_*,_~ >K_s J^on Y n \ v^^iö ) «-■«.,*, v > »_^_\» c i a v> *Jjl3oi 
J^ji-J^-. ^»* Joe» JJo tyOOuS, «Slcl^ö j — 1 — ^v \o »; o/ ),_ja._./i )l o , ° i .nn 
■:-i-io/ ooi ».3 oot J »^oaJQ a oolo v^cy.~ )oou |!S^.j.>o |La_.,_~i J.^xqjlü 
jj/ .JmiV | o^ ^.po ♦. i.«.3l^.' Ipioj ^io •.J.ioaiß o»Kö ^-.; J L a\a^. JJ*; 
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JbaVo-o Lo.iJ^.^1 ^.ISoo/ 1-*-^. I"-^ -^- *jooi )f„ca_29 JJ / JKXio joCSx 
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)JLat » l"> a\o • Jooil jkuju^l Jloq . n lo J.3o,£3? ji.a-.,_« ^-»«-»ot Joch ^ ^v> 



the third chapter ' or anathema he spoke thus : « Whoever divides the one 
Christ into hvpostases after the union, associating them in association ol' 
honour or of authority onlv, and not rather in junction of natural union, let 
liim be anathema » 2 . And again in the Scholia the same says : « Hence 
we shall learn that the hypostases have remained without confusion m 3 . 
Accordingly the natural union was not of generalities, but of hypostases of 
which Emmanuel was composed. And do not think that hypostases in all 
cases have a distinct person assigned to them, so that we should be thought, 
like the impious Nestorius, to speak of a union of persons, and to run 
eounter to the God-inspired words of the holy Cyril, who in the second 
letter to the same Nestorius speaks thus : « But that it should be so '' will in 
no way help the right principle of faith, even if some men spread about a 
union of persons. For the Scripture did not say that God the Word united 
to himself the person of a man, but that he became flesh »\ YVhen 
hvpostases subsist by individual subsistence, as for instance, those of Peter 
and of Paul, whom the authority of the apostleship united, then there will 
be a union of persons and a brotherly association, not a natural junction 

1. xe^aXatov. — 2. Mansi, IV, 1081. — 3. Schul, de Inc. Unig., 11 (ed. Pusey, VI, p. 520). — i. Gr. 
ei? ™ oütw; ex^iv. — 5. Cyr., ed. Pusey, VI, p. 8. 



* 122 r 



190 LETTERS OF SEVERUS. [18] 

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-.Mjt^aio otJ\o cHJLbo JJ aA.\ . » vi » n v> t-»-^ . « v> t r>'v> .^cdo..oql^.£Qj* 
|o»_\JJ oi.-^ . .« a„a.^ö ,.0 Lxooio .^otabOs ofcoNj L^X^-.; i^o,^ &1* 1-i.a.«/ 
^xxs.-.io^w.^. ^£>/i v^ö« .» ^O^^o Uo,J.3i jLa_.»_~ £n—)^_*.ai ) laJLia^oC^ . JtO^io 

) Lcy-....^... *-*"^ a "^ •°°' ° » ".V .*Jot^\ ^s ,^ ^-Dits-SO :)..jL_)i_^ ^Ji^vi./; 

p :^*^.£oö L^l3o,_so )1q-.^-^ K-jL-aJib^tio JJ JJ / :)'t^° Ul P°/ U-*-* 
y—h J la. >t ^.\ • . -" -^ wVl . v> J^oaJUQ ,.— o ^«.ajäJSoö iaJio Jjoot^> 
)K-^_io jouSX; | V)o i o V--^ ^r 3 / Jt-Q-J ^-)-»J' JJ **-■! J3o,^j oA. -J;oi 
,.d j-LÜjo Jj*L^^ "^o yo^a Jooi ^oioh^»l ^_.; »OL^io :^o » n ,v> )ooi >e t n v> 
y-J.~i oöi )» rn> yo'^ JJ/ -.Jju.,-o )—oio J-s/o )ot^x ya^ ^.otolx»../ K_.J_iooK.io 
Jooi yo f c\^o JJ otloA; jla-.,..^. ^o»-o .JK__v_iJ^-S>o,... )>°in > >3 1 V> ; c*_\ 



of one hypostasis made up out of two that is free from confusion. For tliis 
is what those who adhere to the foul doctrines of Nestorius are convicted of 
saying with regard to the divine Humanization also. They first makc tlie 
halic cxist by himself separately, so that a distinct person is even assigned 
to him, and then by attaching Godthe Word to him impiously introduce a 
union of persons into the faith. This Gregory the Theologian 1 also rejected 
by saying in the great letter to Cledonius : « Whoever says that the man 
was formed, and God afterwards crept in is condemned : for this is not a 
birth of God, but an escape from birth »-. But, wlien hypostases do not 
subsist in individual subsistence, as also in the case of the man among us, 
I mean him who is composed of soul and body, but are without confusion 
recognised in union and composition, being distinguished by the intellect 
only and displaying one hypostasis made out of two, such a union none 
will be so uninstructed as to call one of persons. Though the hypostasis of 
God the Word existed before, or rather 3 was before all ages and times, 
being eternally with God both the Father and the Holy Spirit, yet still the 
llesli possessing an intelligent soul which he united to him did not exist 

1. 0eo)i6yo?. — 2. Ep. Hil (P. G., XXXVII, 177). — 3. (löXXov. 



[19] II. — TO OECUMENIUS. 191 

Jt— *^o -Jt m -> ; »-^"^ )t-— ^° 't-^o/ )l\ v> vOO i » 1 «. ao . la^< ^cx )Li^_.L=>i 

<x > n.',.ao; N^so/ ou^slId; ^iajL^. ous ^0t-=> JJ/ •j-»-. t -o o6( j't-^ ,*»-.i.io ^io 

yJ^Ot^v )<^V 1^°/? j- 11 ^"*/ ytt\iO ^.J j^CUnwkJ, .'jooi ^OHO^/ jj Ot^-.l ^_io 

)l ot . n-> o .V.loi v>\ yoot i ,v>» ^.^Xoi .-),f> Vi./ ) . i \ •;» )v>mn^ voou» 
JK . i \ o_3 (Loou^s, .•^ca^^öo/o | m i ^ laJS. >n ml JJo .^^.oi; )K^jlo 



before the union with him, nor was a distinct person assigned to it 1 . And 
the great Athanasius bears witness, who in tbe lelter to Jovinian tbe king 
says : « As soon as there is flesb, there is at once flesh of God the Word; 
r and, as soon as there is soul-possessing and rational flesh 2 , there is at once 
soul-possessing rational flesh r of God the Word" : for in him also it acquired 
subsistence » :i . And the holy Cyril also testifies, addressing the impious 
Diodorus as follows : « My excellent man, I say that you are shooting 
forth unlearned words much affected with what is abhorrent. For tbe holy 
body was from Mary, but still at the very beginning of its concretion or 
subsistence in the womb it was made holy, as the body of Christ, and no one 
can see any time at which it was not Ins, but rather simple as you say and 
the same as this flesh of other men »''. Following these God-inspired words 
of the holy fathers, and confessing our Lord Jesus Christ to be of two 
natures, regard the distinct hypostases themselves of which Emmanuel was 
composed, and the natural junction of these, and do not go up to 
generalities and essences 5 , of the whole of the Godhead and humanity in 

1. This mustbe the meaning, though the grammar is awkward. Ct. p. 17, 1. 6 (text). — 2. Omitted in 
the printed Greek text. — 3. P. G., XXVIII, 531 (not in the genuine letter to Jovian). — 4. Contr. 
Diod., fr. 15 (Gyr., in Jo. Ev., ed. Pusey, III, p. 4U8). — 5. owiz;. 



' 122 i" b 



192 LETTERS OF SEVERUS. [20] 

.}_.>-.fcoo jlcwk^K-s} -ot ^^.JK^j^aa v-^JWSs .jk . imi ^ JWi/o 
Jjla..'/ .jk-^jKA U'üoo \^sjI Jjxlx^ ouVo 1q-\ .Jk-uuax^ JIoaj/o 

ocn .J^octlo )K\1 ^io »— och; ^-; -ot J^.,-. .-^> ,-^Jo joot (i^a JK^io» 
. i -. )Jo ,^--j -oiJs .K-.)_iocujD JK^w^io ) , *°> i ^ sJLajLio; )» m^ t-*-*i7? 
^-ulÜJ J^ooJlo; .-„J-sfco M^ \ ...*v> jk-uf~/ U*^ 3 ^ J ^^ Vm"»^ 

la\; Jlf^J-* -OP"* UxooJ-s; ..)K*^oojlo JJLo^-A JfcOoiSs ^^iöio ^>ö 
y_./; v^ö/? ^iö *Jjuoi /,.*>/ ^> .^Jt-auät «ägioiQ.^ )-*otj s-oi .•^cooaJo^-o 
Joou ..^au^./ ouai>o t^-'l/ J^e-op»; oix JJ/ -.^/ )l«ajL*^-3 W^? 
*JL»cua\; «öt ,_*> ,]Liö jooy ^-.j yO^io .JJUJ^io )lcu, -»VV^ ^io »ä^Slüd 
J1q_jl_iJJ -.pppffft « nn ffft lo.^; ^JLVJU )iy ^*j— 3 :) vt . 1 .» ^»; s£DO_S_.jo-o 

1. Ms. om. — 2. Ms. pl.; Greg. 7tpo;pr|™i- 



general : for it is manifest that the whole of the Godhead is scen in the 
Trinity, and hnmanity in general draws the mind to ihe whole human raee. 
How therefore is it anything hut ridiculous and impious for us to say that 
the Trinity was united in hypostasis to the race of mankind, when the holy 
Scriptures say more plainly than a trumpet, « The Word became flesh and 
dwelt in us »', that is that one of the three hypostases who was rationally 
and hypostatically united to soul-possessing flesh? But neither do we deny, 
as we have also written in other letters on different occasions, that we often 
find men designating hypostases by the name of essence 2 . Ilence Gregory 
the Theologian named hypostatic union union in essence 2 in the letter to 
Cledonius which we have just mentioned, speaking thus : « Whoever says 
that he worked by grace as in a prophet, but not that he was united and 
fashioned together with him in essence, may he be bereft of the excellent 
Operation, or rather may he be füll of the contrary » 3 . And the wise Cyril 
in the second letter to Suecensus calls the manhood which was hypostatically 
united to God the Word essence 2 , saying : « For, if aftcr saying one nature 

1. John, I, 14. — -2. oOui«. — 3. Kp. 101 (P. G„ XXXVII. 180). 



[21] II. — TO OECUMENIUS. 193 

Jjmoo-io (LajuLsi (io^boaxioi ^_,j ^s^io .yla^; J_^i»o/ Kia--ol/ U^.-/ 

^-JL.;a_io | I « 1 ^-.Vt v ioi )!•>./; ^»s ^.ch '^.io : v ootJ^ n 3 vi <v> 
v m . (Yi o'JJ j-boaJLo a.j/ ^_£>/ :>m . mö/ ^JLVl —ico poju -^ -j^i n* v N. 
JchAJJ >. i ;• ->V ^io jujJ 'jJo •.|_*;^_io JJ; ^_iö y.../ ^.i^oy^,' V)kmJ 

tniv ia Jji_io>_io ) . s i jja-^o -.'JoCSx N^^j o^X K_/ ^3/ ..voopu 
lo .\ >o n rm ^ioo -.^^ ^io; jla^u^ ,-^.s J-.aa3k.J0 ..v^j.JSo JIo^oijj 
ws ^m-> 'o :^.k.../ )i-^» j-^AQ^ÜLs ,jo «Jl^^-si y.*\ „-^01 ♦JjJiU^* JK^io 

|ou$S. toa— »O J»jji AoCUnj ^O y JuS J) .^-XJs^.-O JK^upo» J-»V/; yQ-iV 

^-^chi oou/o .(iL»ia3 ^.io ^.Jl3' oow/ ^ "*.;ol ) N-^...ko_=.i w.6t -.ouK-,/ * 

1. Here begins an extract in G 99 v b. — 2. G ^*-s- — :!. G U 3 /- — 4. G lo^U ».». "r^ Kw^=/- — 
5. G M'o. — 6. A »j°v — 7. Here the extract ends. 

of the Word' \ve had stopped and not added 'incarnate', but set the 
dispensation as it wereoutside, they would perhaps in a way have a plausible 
argument when they pretend to ask, 'Where is the perfection in manhood? 
or how was the essence after our model made up ?' But, since the perfection 
in manhood and the characteristic of our essence has been introduced by the 
fact that we said incarnate', let them be silent, since they have leaned upon 
the stall' of a reed » ' . But saying that Emmanuel is from two essences 2 also, 
as we confess him to be from two natures, even if one understand the 
essences 2 as hypostases, we avoid, as a thing that is unscientific, and has not 
been stated in so many words by any of the God-clad fatliers : for in such 
matters we must avoid novelty, even if it has some religiousness about it, 
and with the psalmist-prophet be preserved in the tent of caution, and be 
hidden by grace from on high, even from the contention of tongues 3 . 

These things we have written in epistolary style, though we are in the 
midst of many troubles, and of many tens of thousands of kinds of cares. 
But it rests with your truth-loving and God-loving soul to inform us by 
letter if you have given up the doubts, and if what we have written appeared 

1. Ep. 46, 3 (P. G., LXXVII, 244). — 2. oOoc'a?. — 3. Ps. XXX, 21. 



122 v° a. 



III 

L 6 r b. 
M21 V b 



194 LETTERS OF SEVEHUS. [22] 

♦ )la.^,.^ ^ «;o/ jojjz .^J» .Mt— QjLioo .V-=Li>. ,)W, -m ti V^ J,oi ^.io 

• t caxAn .^cuiincvjajrcr iioi-n j£miT\ r^^\ : \\jr^ ^73 aal» 1 * 

♦ ' ) * . *£> scooV^S )e*S>» ^a—'» JLaS>; -61 Ut-^J K_V*' *■» 



IV 
G 25 v" 
L Hl v 



vb. ' x 

•:-^lo— o; «^ Joo« K-./ lU-^cc ^t^o JLsa-» Jl a^ 

•:-JjLDot i-io/ ..|_»jaoo/i ql^o |jxioq.x .-otoK../ 

1. M om. — 2. Mss. IU. 



to have been well stated. Know that the religious deacon Anatolius' lias 
abandoned tliis opinion, and, though late, lias thanked us. 

III. Ol- THE SAME FROM TUE 5"' LETTER TO OeCUMENIUS, WHICH BEGINS, 

« When I read the letter addressed to the God-loving Peter the 

presbyter 2 »• 

513-8. It is not confessing the particularity of the natures from which 

Emmanuel comes that we avoid, so long as \ve maintain the unity without 
confusion (the particularity is that which is expressed in natural characte- 
ristics), but distributing and dividing the properties to each of the 
natures 3 . 

IV. Ol' THE SAME FROM THE LETTER TO SlMUS THE SC HIN I Aldis, WHICH 

begins, « Unless I had some great affection for vorn- illustriousness ». 

513-8T). [After first citing the passage of Basil which says, « 'Unbegotten' is 
a characteristic of a form of being, not of essence 4 »', he speaks as 

1. S. L., p. 38(?). —2. S. L., p.lljperhaps Severus' brother (id., p. 150).— :t. A Greek fragment of 
a letler to Oecumeniusis preserved in Mansi, X, 1116. — i. oiaiat. — '■>. P. G., XXIX, 680. 



[231 v - — T0 EUSEBIUS. L95 

Jfcou^> jlaJ^^l; -.)i.Oii5/ v-^ op?/ -V*°l W? 'l-^-f J^ooJLfl^ .Jjjoi 
voouio; jfcOiJ. ),v>cui> ,öj-K-/; «6« -r-^ 3 ? Jk— ^o J-^üoo/ |t-*io c*..k-./ »G24fa. 



^*>« \ ♦ G 30 r b. 

♦yWJ *-^=> «^ Käs«/ p cax*n^ \ rdjx.&jaalciAJOo 

Ns^io JIcuULcojl^ J-_coo/; -.pojj oolo .Jj^i^OO} -öl laS> JIJLl ,J.*oto jj/ 
|.A)oa.i wie ^>-^> -.). i, » io w-; JKI- .JIo^jKjl^o >r _»; ) ~ ^oo.j l o .L^aJuio 

I. G sine. — 2. f. sing. — 3. T.c-.=. — i. ( ; U*>> — 5. Here begins an exlrael in 1 1 23 \ b and I. 106 v" 1). 



follows]'. But, ii' we interpret the saying rightly from the clear teachings 
ofthe saints and of the other fathers, the meaning hecomes piain, and tliere 
is nothing contradictory or dillicalt in it : for 'being' liere expresses the 
(listinet hypostasis of the Father. For the fathers said that the Holy 
Trinity exists both in one essence 2 , and in the being of each, that is, three 
hypostases, existing severally, of the Father, the Son, and the Holy Spirit. 

V. — Of tue holy Severus, from tue letter to Eusebitjs tue sciiolastic, 
\v i i i c i i begins, « Sincc you have raised objeetion against me through 

your letter ». 

But now also we will come to what is required, and, we will again say, 513-8 (V 
that 'essence' 2 signifies a generality, and 'hypostasis' a particularity, but 
'being' and 'nature' introduce sometimes a general signification, soinetiraes 
a partial or particular one. This is staled on aeconnt ofthe varying use that 
is found in the holy fathers : for you knew both that essence' 2 is sometimes 
employed in the particular signification of ' hypostasis ', and occasionally also 



1. I place this and the two following letters during episcopaey, because thej <leal willi the deflnition 
ol 'essence', \\ liicli is also diseussed in ep. 2. Epp. 7-9 naturalis go with ep. 6. 2. oOffia. 

patr. or. — t. xn. — f. 2. 14 



VI 

(',11 v 



196 LETTERS OF SEVERUS. [24J 

d-JO) ^-./i jb.tOOJL.2 )iOi-"S.^iC> "^.oJ^.jLiO; »..»•> | l^£Oo{ tSL^t, ) Nrt f> I n n 
•:J_^.iQ_CD OCX ^-iONJ t-3 COjTCVXjT» 

.Jooqjloo \^£ßol ^A,io .-•poji/ K^j-aa^o ..Jj/ \ im^o; y.^/ ^.^ö ^.^oi 

OiX^ ^.J ^-5>~3 .^.oKjLiO (.-»..£00 / >2L?Swk. ,^_iÖ ^^ '.K*3j ^-.; JjsOJi 
os/i J.JL3-./ Jlaju/ Oi-\.-3..\ v$/ fS^)*Q.~| ^.-^-.O (.x^s »"^nv <"- 1^"' ft 
•.jLn.vi ->; ^_^\^-/io |.jL^iio :JK-~ "^o jloJLut Jjli3 V*^ yOOl-^ 3 .Ol-Ko 
.Jlj/ ^-£>? '.y,! ^f>* jj-*-3 t-~ Oolo .J-o-fc-l/ jjLkSL^ ^^-Sl^KI« V>Q , ., ->S. »'s« 

1 1 »3 ^mj ^j-soi ^.io Jjl./ .oo n\<; K.^3 o/ .>xoo^.3i o/ jK-.'/ v£oa\a3; 

L-^-JDo/ ^.2^.^ .'jjLOj |.V> I -> M lm » «X -J^Q.-*— »/ CX-^Sl^ ^-UOtVl'tV) 

) aooJL o s^lS.^ • .. i .»•*>/ ^cdq.\q3^ ^.o\oK*l U^-3 »—} ^»t ii-/ . i . -■ * .An« 
jLa.-.K.^.^K..^ ^JL>'^/ |_jlo ,.— o J..JLOOI .JJLO; J^cljl o^QjAoo J..-—J-^-< 

1. Ms. plur. ; cf. p. 21. I. 8. 



'hypostasis' is found employed in place of 'essence' 1 . For tliis reason we 
decline to use such a signification as being unscientiric. 

VI. Or TUE IIOLY SeVERUS, FROM THE LETTER TO M.VR0N, OF WHICH 

tue bkginning is, « When Naaraan the Syrian ». 

.13-8 (?). Enough has, I think, been said about essence 1 and hypostasis. ßut the 

name 'nature' is sometimes taken in place of essence', sometimes in place of 
hypostasis. For even the whole of mankind we call comprehensively 
nature', as it is iudeed written : « For all natures of beasts and of birds, and 
of reptiles and of things that are in the water are subjeeted and are made 
subjeet to human nature » 2 : and again we speak of one nature in reference 
to a single man, Paul for example or Peter, or maybe James. Ediere 
therefore we name all mankind one nature, we use the name nature' gene- 
rically in place of 'essence' 1 ; but, where we say that liiere is one nature of 
Paul, the name 'nature' is employed in place of 'individual hypostasis'. So 

1. oÜTi'a. — 2. James, m, 7. 



[25] VI. - TO MARON. 197 

Jjo-./ -.VX>U tjeouaao; JoCSs )K.^_ioj JjL*a ,—; ^-.; ,-fcoo/ ,yca\ "VJlu 

t CO *>>/; JXO f_«j ^O Jj<H.^-^-2>0 . t ,..\*>j ^ - ..J ^— »/ ^0 yj4 ,../ jl.j/^ o/ 

ow^~«; jju^s v— ^i . °> fori v> p jJ / .^-X_. - ,_3ö/ ft^acu^dl o..\ •. r _j_.^_io/ 

)^0» -> ^ai mK^O J_>U^wt j^fOQJl >°>\.^ -.JL^aJ^O ,-J^ wj^I jjL^lS mVI 

v QJCi *-•/> oo*^ .x-*? Lj»— >/ JofSxi IbCboaV ,^pö/ U-^> ^ö ,— ,-3 -Jj-«J; 
) i a ./ ^-^öti Jlo^ j;ot 6vXn-\ V*^d\ .^o—V-^o ^°? I^J*»-= ^»P°/ 

l. Ms. <^wv 



also we call the Holy Trinity one nature, cmploying the terni 'nature' in 
place of the general designation 'essence' 1 ; as Gregory the Theologian the 
bishop of Nazianzus also said in the sermon on the Holy Pentecost : « Confess 
the Trinity to he of one Godhead, my friends ; or, if von like, <>f <>ne nature; 
and we will ask for you from the Spirit the expression 'God' » 2 . But, when 
we say 'one incarnate nature of God the Word', as Athanasius the prop 
of the truth and the apostolic faith said in the books on the Incarnation 
of the Word 3 , we use nature' in place of 'individual designation', denoting 
the one hypostasis of the Word himself, like that of Peter also or of Paul. 
orof anyother single man. Wherefore also, when we say one nature whi h 
became incarnate', we do not say it absolutely, but bv adding 'one nature of 
the Word himself clearly denote the one hypostasis. But the very raen 
who blasphemously call the one Christ two natures use the name nature' in 
place of 'individual designation', saying that the Word of God is one nature, 
and the man as they say from Mary another. For they do not reach such 
a height of fatuity as to say that they are using llie name natures' in place 

1. oüoia. — 2. Or. \i.i. B. — 3. P. (,.. XXVIII, 28. 



II > ■ I. 



198 LETTERS OF SEVERUS. [201 

)Lo-.k^\l )juj ^iö ,.— :)a^.K^o j^ioi ^.io; yo+^o y—l t^^. vj ,y»,..t,.itOfl 



c. 15 r» b 

* v° a. 

LlOlra 

Z130 rl)i 



)' ( m -i i— ^. jACS^o . vJlj^jsL/o t«Vl| I^oöjlo )N»\l ^io ;ct^..bs^5 ,— Jch^n 

M25ra. •:'J_^.»OjCo oot ^io.N.j ^s öu-o; -Uoi-o yoV^ io^; ^*"W ^° 9^*! 

ILsl^^q.» V^°)^? ^ J°°< *°'V JJ? -.i--^ 3 ^W *^°l -.^>l -^äx ^^o) p jj/ 
,_^\om JK^io ^.ch ^ ^chj . '^jl— *-oKjlJ JJ; ■.'V.loiViV yOOUioj j-l^S; 

1. Also in Y (p. 172 in Assemani's nolalion). I have no photograph of Ulis page, but Y's (ext is 
almost identical with Z. — 2. Here thc extracls in G and L end. 



of 'general designation', I mean in the samc sense as essence 1 : i'or, if the 
IIolv Trinity is one nature, and all mankind one nature, in the same sense 
as anything which is shown to be so on this principle, the Hol v Trinity will 
he l'ound (to say averv absurd thing) to have become incarnate in all mankind, 
that is the human race. 

Of the same, from the letter to Mannt, which begins, « When Naaman 

the Syrian ». 

But the Holy Scriptures instruct 2 us otherwise, teaching us lhat God the 
Word one only of the three hypostases became incarnate and humanized. 
For 'the Word became flesh, and dwelt in us' 8 . 

Of the sinne, from the letter to Maron the rentier, which begins, 
k When Naaman the Syrian ». 

But, when you hear these things, you will perhaps say that we oughl 
not to have spoken of difference between the natures from which Emmanuel 
is, lest we ourselves be found tobe repeatingandusing the same expression as 
these proud men. Accordingly, let us also refrain from confessing the union, 

I. oi«7ia. — 2. Lit. 'initiate', rendering tuiovai or |U)oraY<">Y ü<rt. — :;. John, i, 14. 






[27] VI. — TO MARON. 199 

f -^ v loAo .-^J^^i \y\-x *-äoi f-*\ .-^-.-ia-auJ^-ioo ^Jb^L-^JSvioj 



r b. 



^JKjüjo : l^yjJiao ,— yoouio; (jLiLD; J.2l\^o.jl j;o-M ^'»J *s/; Kj/ |>— ' 

1. Ms. Im/- — 2. G oin. — 3. G loi^r 



G 139 i ■" b. 

* v" a. 

L2 v" a. 

M 2i)i" ,i. 



because they also profess tu speak of a union which consists in an 
associatiou of honour ; and, because they speak of two natures after 
the union, let us also not say that the union was made from two natures, 
rejecting even the very mention of natures, like silly children, who tremble 
at terrifying alarms that are fictitious and invented, as if they w r ere trutli, and 
flee to their mothers' bosoms. If on account of the blasphemies contained in 
the opinions of those meii we yield t<> theni words and names which 
establisli the Iruth, together with the sound of the words the great mystery 
of religion' goes from us. But, if we be right-minded, we shall both 
religiously hohl to the words and east out the foul opinions as evil speaking. 

Of the same, from the Ictler to Maron, which begi?is, « When 
Naaman the Syrian ». 

You see that we rnust also confess tlic difference between the natures 
from which the one Christ is, and avoid the cuttinej into two, and extol 
one Son and Christ, and one incarnate nature of God the Word. 

1. I Tim., in, 16. 



VII 
M 26 i- a. 

Q IS I". 



VIII 
N 203 v 



IX 

(; 142 r l) 



200 LETTERS OF SEVERUS. [28] 

miiin ,*a\Zn hol-* rsf&'i^rsf ^ .rs^ardco-n 

v^cn^a hol"* 

^.-^oi^ i-^o JjL-a..£>öifcoo JJ JK^_jl-;o )KJ^jx^_3L.io JJ )la^-j Ji*~ JJ/ 
)Jk2^io; J_ U*3 ^o .-J^o«.9 t—o I^oojlä ,—^s yoojj^../ vooopjo -.o,-^«!/; 

•>»JSo»' i ffl i v>; 

| Q Cs.ia.~ii. 



VII. OF SeVERUS, FROM TIIK LETTER TO M\RON, WIIIC1I BEGINS, « Wlldl 

somc time ago I received the Ietter of your religiousness ». 

Accordingly it is the same thing to say that God tlic Word was united to 
flesh possessing an intellectual soul in nature and in hypostasis and in 
essence'. 

VIII. — To Maron. 
5i3-8(?). Perfection is not found in anything by nature, except in (lud only. 

IX. — Ol »III FATHER SeVERUS, FROM THE LETTER To MaRON. 

5i3-8(?). But the power of the unconfused and initial union preserved those that wn-e 
unitod beyond the reach of disturbance, and caused tlic two of them to cxist 
in one hypostasis and onc person, and one incarnate nature of the Word. 2 

1. oüo-i'a. — 2. Greek extracts from letters to Maron are published in Cramer, Cat. in Act. Apost., 
p. 223, and S. V. N. C, I, n, 186. 



>13-8 (?) 



[29] X. — TO ELEUSINIUS. 201 

\ (l 139 i ... 

'♦Jbi Uaio ^J./, Jjtau/ L7^b. 

t^-o :^juio^o )^^aJu^oo Jj^o J-»t-io :^_.Vt ^°? °'°« ,.-J\i '^ooi Jjl./ 
)Kjül* 3 )iaa>)QJ LacL ai >»■*/; o'oi ) aX^oa ..V£Q.^.io» jK^o» ou^»* Luo 
)..i.<. D y.VL ^»1 y/ '.. i «XaK.'m>o ^.oioN->/ L^^jl^o o.oi yoouioi J i " rn 
o*Ot y-*\ -.y-^.xx^&.ys h^.[x\St^>Oo )iQ-.^Q-J^.^ K..J ^; : 1 La.-,..*. >K.S ^jupo/ 
ILa^,.— i oou/ :)loi » ../; Jlo^ . n La ^_»; y.,.^^^0 :^_ ÄS Jbv3C» )Iqjl.;K.^ 
o^o .).-^^Q^ la^>o .L^öt» Ja^—qa; JK^io •.J^- Q - J ! ^>'?J ^** y-*b, |;<x\ 

,6m»; .JLSQJLfla »<=>/ >XDa-UL0Oa$S JL<a\; Ut»^/ x SO J»o)^0 J-»-»t"ß' L2v°a. 

*J»»» Ljlo^o ->—!/; \-M-*\ * 2 v b. 

1. In G the heading is : "i~Wi Ua»{ : (sie] ov»»} ^wo^Wi : (sie) "»a-jafioaS», loXi |i.^|=o isot 
isMs ^\ w \si Ua»- — 2. L M om. — 3. Hure the extraot in G ends. 



X. — - Of TIIK HOLY SeVERUS, FROM TIIK LETTER TO ELEUSINIUS ', 

wiiicii begins, « As the great Moses appeared ». 

Where then \xe confess the one out of two, Lord and Son and Christ, and 516-&. 
one incarnate nature of the Word himself, \ve understand the difference as it 
were in the natural characteristics of the natures from which Christ is. But, 
if we speak of two natures after the union, which necessarily exist in 
singleness and separately, as if divided into a dualitv, but united by a 
conjunetion of brotherhood (if \ve ought to call such a thing unitv), the 
notion of difference reaches to the extent of division, and does not stop at 
natural characteristics. ,-> 

Of the holy Severus, [nun the letter to Eleusinius the bishop, 
which begins, .« As the great Moses appeared 9. 

But, since it is a habit of the enemies of the truth to hurl aecusations at 

1. See ep. 46, IV0111 which itwoukl seem that communication wilh the Cappadocian bishops did not 
begm mueh before Ihe accession of Dioscorus. 



202 LETTERS 0F SEVERUS. [30] 

JJo )N._oi..Ss )la.JL.jL.Ji„iK_io V\ ^_x*^jK.'io jla^oi o/ jLa^Q.^ o\ 
..J_ioa-J. JJ» yoa.'S. Jv-.io/; ~"oi; -.^jl-*.^ K_Jja^ ,j> ^jj • . J K_^iS^ioKio 

j.-2^.~a._* yxJi +3 .\laJZi.+i y-*i JJo -.Jjii3; J.akw-aji \oKj/ ^■*^V» JJ? 

^J^Ot ts-.).-^.^ JjQJLOJ»} V"/o 7-3JOI x^° •)^ kCl30 V?^°/ ^-JJOOtfcoo 

y..-/ K^JL^cu«.3l«o K.-)v*Sl1i '^b.01 .. » ., iV )„J^a3o J. nm So -.^.^o«» 

|_JL_*.-^jKiO k_0 o/ :Ji-2^iO JJo jLJ^iOj J^OO/} .yOÄJLiO y.X>)ll J-^ÄJLiO; 

L3r°a. :jK.3Lio ou^o o».iio yOOULbo ,-~ ^o :|p^. JJo )«-^.:s o/ :J.lN*-.fcooo 

^* • • • • 

J.-2JS.-.OA s-io oolo :JL^a3o ^jooiK^o J.a^>.-.aA ^aiw ^^ Jjtfot :^o_^o.io 

1. Ms. i?>l- —2. In thicker irregulär letters after a blank space. — 3. Here begins an extraet in G 
146 r b, headed >»o •«:»»» oCv»N " - w (sie) >noa»)&«»^ La\, lU^Vao .^\ico ^j» ,3 ^>w — 4. G 



•i; 146 V 



us of things whieb are the opposite of their evil opinions, and to Charge us 
with holding some mixture or blending or confusion or phantasy in the 
divine and ineffable Ilumanization, after common deliberation we have deeided 
to make clcar by a limitation and distinetion what was stated by you without 
limitation. You say of the mystery of Christ lli.it yon do not reoognise the 
difference of the natures, nor yet their individualitv, since with 'difference' 
you understand also 'division'. Ilence also you clearly laid down the 
following by way of a canon : « When therefore we seek to separate 
and distinguish rational nature from irrational, and suprasensual from 
perceptible, and created from uncreated, together with the differtsnee 
between these things we also make a Separation and division ». These 
Statements have been made by you as well and wisely as possible, that, 
where there is rational and irrational, or perceptible and suprasensual, or 
created and uncreated, eaeh of them remains by itself, and appears in its 
own hypostasis, that is, has an individual and separate and distinet existence; 
Cor here with difference is understood also division, and again from the 
difference of the qualities vvhich uaturally belong to eaeh singly we recognise 



XI 
LI V b. 
M 19 v° b. 



[31] XI. — TO ELEUS1NIUS. 203 

Jb/ ix>l )_u^^.too :L^oooJL=> J;,-^ s— . ÖJi JJo Ja;J-:s «^J^/ Jj^cu» ^io; 
:jlo_^ )»_; J^a-o-o ica\ :Jooil )J^jL*a jla_,— K-J o/ J.*jlq.jl3 :JajL^ifcooo 
JKJ^-io ^*^ Jjou^. .^Vt^; J-^ a3 .^° ^^-^ • J j>- ' t- ^ > ^ JL, >-*'! U 3 -/ 
)lai.;ajLiQ_s; ~_./; «Ol Jla^-;o J.9^w«cui ^-.; ^-J^-*» .jJ-a^a-io jJ Jia*^*; 
«Ofol^../ joOM} «*Ot=> ^3-3 Ji-^ jJ t- 3 -oi./ Ji— 3 / t— ■->>? ^*-^°'? j^ - » - »-»- 3 
^^-^o .J»oi ^io N! ^i^o )>oi «oi jt-^; Jj-*Jl\ t't- 3 ^ M JJ© -J^ 3 

♦ JjUOOlJ^iO "^.JoJLVlN 

♦Jj/ )-caa^6 JJo K^i^v Jj/ »ajASo O^Jo-L*^ yOogLio; Jjlü» Jj/ 

1. Here llie extract in L ends, and Ihe rest is contained in an extract at L 3v° a and M2U v° a, and 
in (', l./j'Jv" a, where it follows that given on p. 29 and is headed ooto. 



division. When therefore mit of things that differ in kind and are not of 
onc essence 1 with one another, the suprasensual I mean and the perceptible, 
a combination or natural union takes place in order to makc np one animal, 
as we see in the case of a man, the division into two ceases, for of this the 
notion of unity does not adinit, but the difference and individuality as it were 
in the natural characteristics of tlie Clements which have come together 
into one is preserved, since the body has not refused to be body, nor has 
the soul passed into the nature of the body. The satne thing, and something 
higher, is understood with regard to Emmanuel also. 2 

XI. - - Ol' THE SAME FROS? THE LETTER TO ElEUSINIUS TUE lUSHOP, 

which begins, et In wrestling-contests ». 

But, since you have thought lit to ask mc what is the difference that 516-8. 
appears in natural characteristics, I mean of the natures from which Emma- 
nuel is, 1 will explain clearly and not conceal. (And a Utile farther on.) For 

I. o-jo-ia. — 2. A Greek Fragment of a letter to Eleusinins, probably either this ur ep. 11. is preserved 
in Mansi, X, 1116. 



204 LETTERS OF SEVERUS. [32] 

L_i.ioo_jL_.3i j.*\ )1o_jl-j/o jl,oot_-Sx ö|._.IS*_./ _.oi ,_> -.01 o__m :,___./ 
. vcoa->ia_^j-OJ} ^.oiQ_Siä^ \aoq.\; xf^] ) m va.^.5 ob^lo J-JL-SOt • J^i-o 

vS/ jj/ OOW. -JIqJlj/jO V-*"^ ^Ö jloOiSXj .v-_Jl-.->Ö JfcCioo» |L._J\i o'oi j.+ \ 

^_^oi ^-4-~ tCio t-»~^ J^— -J'^-/ Jlon »^io ^.cxoK^/ )) . ,*tr> |_x^~a._i -.Jj/ 

0*0| L._.„^_~O.A N ^.^..3Q| Q..JCH »)> t ."\ «^^1 )"^.i jj v£l|iO -.oOoN.Ia/; 

.)la*j/o JlooCS^ ^...oi-A-»/ ^■-/? -ot? J K£_>w«jl_9 JlM^io -.J...ULO J^ioai-3* 

);oi .)K-«jl».Ju^1Soo Jio Vjcxjl^ ]J;o .jlj.» i \ jJo utai JJ; -.V_«_^v ^iö Jjot 

M20r°a. .J^jlOo Ji~c_.,3 ^-»/ •■j^-«-' > I ^K.boo jl>^_L_>jo U'O-a K*.—1o )l t « '»N ^*j 

■:\Icl*^ K._a..i/i y-j-^+^ol y.£ö jj ).a^„^a.ji boi.\ 

L - r ° a - *J>?? ) Ja ^'i^ a .ö*-*-*'? •v^oa-JLCOOLSx lo_\; U'»-^./ ^° oi^-»J 

k- -) -\ * o~\» s^'oi ^>a.~iL )l^-.)-S JJ llojy^.m^o Jjoi; ^^ looi J>r>°> tp 

1. M |a.j«»=». — 2. ji i__ia£_m. _ 3. Here begins an extract in G 139 r° b. — 4. Ilere the extracl in 
L and M ends. 

Cyril the truly holy and wise after writing in the letter to Acacius, « Godhead 
and manhood are not the same thing in respect of natural characteristics » ', 
in the second volume 2 against the blasphemies of Nestorius writes as 
follows, as if explaining the meaning of the expression : « F<»r between 
Godhead and manhood I also allow that there is great distinction and distance : 
l'or the things which have been named are clearly different, and in no point 
like one another » :l . Tliis then is the difference that appears in natural 
characteristics, the different principle underlying tlie existence of Godhead 
and manhood'' : for the one is without Iieginning and uncreated, and bodi- 
less, and intangible, while the other is created, and subject to beginning, 
and temporai'v and tangible, as being llesh and solid. Tliis difference \ve 
in no wise assert to have been removed by the Union. 

Of the same from the letter In Eleusinius which begins, 
« In wrestling-contcsts ». 

It was sufficient to banish tliis unseemly supposition, that 'difference 

1. Ep. 40 (/>. <;.. LXXVII, 193). —2. 16(105. — 3. Ailv. Nest., n, 6 [ed. Pusey, VI, p. 113). — k. Cyr. 
xara yi tot toü itüi; eivxi Xöfov, which clause the translator has um iiit-d above, Ums losing the point 
i'l Ihc citation : cf. p. 6. 



[33] XI. — TO ELEUSINIUS. 205 

^.oioK-/ ,_«; K-.)^«.^ ^i>;aioo .|^oojlx> ,.— q^oclao .)I.a-.,_J^ auj'l|; 
i»io/ ? Jjls-/ .JIojlj/o Jj/ pö/ JWSs .jLsoja^; ^J.Vi ^ao ^Ja-Lia^ 



i - i). 



I, 3 r .i. 



♦JVjj )jaJ')j .<X»-ö; .»xdo » i oon^; oda\' Jl}-~/ J^i-^J V* 3 °^-*? 

.-^J^a^o ^jooiJ^io J.3^~ojl ya±. — ^«j .'pojl/ vioaL^.ia_o J.. , x i ^ 3l^ ^_io; 
^too/ aA .y..vi,. r>v> N_Jj^_»; ).^.9Liö JLioäjLß k-O o/ [x£D; -k^>o/ 
JfcC^iO; Lioa^D K_o o/ J_L*J »-«o jiiotsjLio J^o«^ ,.— ^.Vi. ^io; \-fai ^s; 
J-Su!^.— QJl^ ^l*.hj; pö/ '^ M ot : vcoaS.>iax> V-^x ' J-*-»t-ß; -i m -> ao; Joi^ 

1. \ J iccL^ss\l. — 2. L ^» w , wi- — .!. Here begins an extract in G 14 v° 1). G om. »• — 4. G 



in characteristics' was not stated absolutely, but the word 'natural' was 
added, which declares the fact that it is only by the intellect and by subtle 
investigation (hat we can know of what kind cacli of the natures is which have 
combined in the unity and made np one hypostasis and manifestly declare 
that Emmanuel is one out of two opposite things, Godhead I mean and man- 
hood, as Gregory the Theologian ' said, « Let distinctness be maintained in 
the unity » \ 

Of the same [nun another 3 letter /" //"■ same Eleusinius, 
which begins, « In wrestling-eontests ». 

lluw then, after these things have been written by me, is il not piain to 
everyone from the words used by the wise Cyril that division also is then 
understood to accompanv difference, when ihe separate natures or hypostases 
exist individuallv, not when one person and one incarnate nature or hypo- 
stasis of God tlie Word is made up by coalescence from two? That the 
liolv Cyril says that Separation or division is then joined with difference 

1. eei'/ofo;. — 2. I cannol Und the source of Uns citation. — 3. Preceded in the mss. by frag in. J of 
ep. lo. 



L 3 r* b 



11 25 r I. 



25 v° .i. 



20(> LETTERS OF SEVERUS. [34] 

'^o*i»U/ ^ü&w^^o *>*-ß; ^-«.^ot Jhö "^i. ^lodoU/; ^-*JÖ1 .vjöw» -.J-IlXJ 

jK^^^^ji )Lo.iia>ot ^>o v-x^ o^i ..JK.*^Ui jJLa a cuC ^^ a Lal^L/ JJ / ■ w J lmX / 

• JJ^io joCSs» )laj t m aftoo "^Jx J.:x>ara~=>; jlo-.,.-, *s/ 'clSXo .^jp / *i^lo 
JJ/ .^io/ JLscL» ,-^ou» ^oto^o^o ^o; joC^jJ ^-JL-^ - a ^ Jlöt»a/ ^*> *»j/ jl 
jl.Q_.j-3 lo__5ii v_.'ot__> -.a-^-alo jlvol JloJL>a_.o) ... >ö ...V *_.«--voi yooj-^s ^©t-^ 
.Jl»-V; )jL9i\ V3; jK-^K-X J-2lüJ;o .-JK^oÜSs. JIqJLJüV- 3 ^ ? 1-°— ^° ).))'? 
JJ;a_-^=> ^6/ JjLSO« ..L£^;o;Jl Mto jJS^jjl jl-^> o'oi v3/ );oi ^-^2ö 
)K_.poJo )A» - ' caa/ y-./ .«i «Nt-. |J .^.£0 ) v>r> i n ->; »_.; )lo-.,.~ •^*?Ij l-^'t - »*; 

1. Q co**nLLl, — 2. G <uu^i^so^ L vpo-wg-jaaoo^ M v no.fe. i^ n»o3. — :!. Ms. H/o- — 'i. 11s. llWj 



when the natures exist apart and by themselves is testified by the addition 
made to the words cited above from the prosphonetikon oration. 

0/ the same from the Jetter to Eleusinius, which bei/ins, 
« In wrestling-contests ». 

And do not teil nie that the holy Gyril ahme used the expression in tliis 
sense; but observe with sound intelligence that he does not step outside 
the apostolic faith; for Gregory the Theologian also spoke words that are 
in aecord with him in the passage which we have just cited above. And, 
if none of the God-clad fathers before him in fact spoke in so many words 
of unity in hypostasis with reference to the Incarnation of God the Mord, 
yet still all the lovers of the right faith aeeepted it, inasmucli as it sets 
forth the splendour of the mystery of the divine Ilumanization, and it agrees 
with the opinion of the doctors of the church. Tlierefore also that wretched 
and impious Theodoret speaks thus in the objeetion to the 2'"' anathema : 
« Unity in hypostasis we do not recognise at all, as being stränge and 
alien to tlie divine Scriptures, and to the doctors who expounded thesc »'. 

1. Cyr., ed. Pusey, VI, p. Vi:'. 



[35] XII. — TO ELEUSINIUS. 207 

■ Jlcu^t^o ^o; \ln -\».l :vtf>o-^ « m a ) vi .1 .. po/ ,j; -.ju/ v-*»/ t-^> jJ / 

OJ.-3 .^JLOiaSO > ■ » ■■ JOOI t l-> » V) Jx^.) I » Vi / -.^_*!iOs. MteJfJ ^jjLiCLJL^lSoOj 

)JLo i, i ij-stoo; )lo i » ftCS. t.-.,v Qt^> .^jlA-./o > i »^jllxoioo . i - » m t-*-^ 
/xoa^^ojl «XDO^V^t-^ ••i? '? )?°l-flOo .^ft.«.oo ia..Jb^s JLaJto^ioi J-io». .-ylo^j 



XII 

G 4 1-. 
marsr. 



r^acn^ rdx-n'n'n rdll!?i>i *lL!n «.rsfanur^n rdScusjaiiSrsf 

vQßnJa£Lu.LL!Ln3aj37i 

jJ ')... « iu M.\ i-^o/ joC^jJ jl^^l\ 1-4-j^ a\ •.tii ^coo »\ . m .3; ^_»; ■*>» 



XIII 
i 131 v°b. 



1. Erased. 



XII. Of THE HOLY SeYEHUS, FROM THE LETTER TO ELEUSINIUS. 

But perhaps someone will say tliat, when tlio wise Basil said, « Grace 513-8. 
arising from tlie dispensation » ', he referred to tlie Coming in the 
ilesh. But let us know clearl)' tliat tlie Word of God, even before he 
rose upon us in fleshly form, constantly controlled 2 our life and our salvation; 
for 'in him we live and move and exist' 3 : for the name 'dispensation' 
is not applied to tlie grace of the Humanization among us only. And 
Gregory the Theologian '' is a witness of this when he says, « The other 
appellations etc. » ' . 

XIII. Of THE HOLY SEVEIUS FROM THE LETTE« TO EsTORECHIUS (?) '' RISHOl' 

OF ANA.ZA.RBA, ABOUT THE DISPUTATION T11AT TOOK PLACE IN TUE ROYAL CITY, 
FROM THOSE BEFORE EPISCOPACY, WHEN HE WAS SPEAKING AGAINST MaCE- 
1IO.MUS BISHOP OF CoNSTANTINOPLE. 

But know tliat the great Basil did not call Christ a God-clad man (far 508-11. 

1. I cannot lind Ihe source of this citation. — i. Or ' dispensed '. — 3. Acts, xvn, 28. — 4. 8eoXöyo;. — 
5. Enlrechius is meanl (S. L., 1, 13; vi. 1; p. 'i07, 408). 



208 LETTERS OF SEVERUS. [36] 

^D C*\ Jf~iO O.OI ,J> ^-J O.Ol .J.~***>? °'«*^ Joi^JJ Jt-^a^ J,-CQ-3 JJ / JoOtl 

>*.,* „t>A; -'01 :c*J^-./ s> # oi p -01 ^-.; ^/ .Jf-o J— «.JLioJS. > > , ^\ o -.oC^ 

)n -«^ j}~.fJt 001 Joi$M ..ö^k-/ )»oi JjtJjkioj -'01 -.J-u^jl^o >Ju^a \ o Joi^jJ 

♦ joi\JJ jl*jl\ Jjlj*^ o-^o -.JU^al/o i^o-sM/ ytC^-^io; o'oi jlS^io 

xiv r<fA \\-\ Mr\ rduaan ir q *" ^ua c\t^ t^tjl ^1t3 coLt\ oä caL'n 

v caL'n rdljajcuoo 

:K3j-l/ )»V* "^> ^ tw\ qjlOJS'I/ J.JOtA^a^s; vQJÖi^.; -öl ^^-Ooi ^ju« 
^_Vk-=>; -öi ö|.°>V~ ^-,; vQ^XJ :JüLio ^-.Vl ^io; -öi J^jolL ^iö y on'^ j; 
JK-^caio -.J^^too vÄ>a-.^vjQJ» )K \ ..m\; J-ta.*/ :)■ » .. »v> >4>,-kj JjLio 
)■•>-/; •.. i .K^-^o ou^ p c*^ ^»Aou^ ^ook-io jJo ..öuk—/? ^-l^Jl-.'? 

Iura. - Jl -Nr> r.\ . ^.öl^ . i - - n JjLOOl -.yO^Ksü J^Vl s£0-. , t ^CQJj jjL3.\Ö_^} 

y.*l U>a3i.O t-*V^ ^INjJj ^-.j -öi^ .K_J^^ ipi-i-j ^^s'J. ^>0 >^Öi\ 



1. Some words musl have fallen oul. 



be it!), but called Christ's flesh God-clad flesli. But the same immediately 
afterwards termed the same flesli Ghrist-clad '. But if the expression ' God- 
clad ' and ' Ghrist-clad ' is the same, the conclusion is that Christ the Word 
who became incarnate and was humanized for our sakes is true God, not 
a God-clad man. 

XIV. Ol TUE SAME FROM TUE SOLUTION <>U DEFENCE IN ANSWElt TO THE 

15"" QUESTION OF THOSE THAT WERE SENT TO IHM HY TllOMAS IIIS S YNCET.1A S J . 

513-8. We therefore judge that which was desired by those who assembled at 

Chalcedon against the truth, to banish the conl'ession that Christ is to be 
recognised as from two natures, and to introduce instead the confesaion 
that he is to be recognised as in two natures, as the Company of Nestorius 
desire, to be abominable and also impious, and we will never propound the 
same teaching (?) as those who, in order to open the gates to the doctrines of 

Nestorius 3 so we also require the opposite, that the one be openlv 

proclaimed, and the other completely suppressed and banished in accordance 

1. Ep. 261, 2. Migne's text has 8eo<p6pos in both places, witli xpxrtoqxSpo« as a variant in the second. — 
•j. Perh. llie presbyter of S. !>.. p. 37, 166, 182, 38:i; see ep. 17. —;s. Sonic words have falle it. 



[37] XIV. -- TO THOMAS TUR SYNCELLUS. 209 

Uooti ^.\o).\ ^Jl^S,.^ +S JJo •^^~< )ia-.£0/i v ^\cH ^«.^OV )v-Q-^^ v OOiJ5 

>o,..=>i oc+.j/ ) \ i io -j^ ->*■ ).» i cLa> *.»/ o/ .-^> n'N.jo y+sKj •, -^ - 
w.6i t-o^v Joi .ji-jjio/i ^jL^<-.a*.io K^j,_»^J JJo ftv...) >»°>v> ]J .-^Vl ^-io; o/ 

.01^0/ » oöt > ^^»ioj —610 .*|^-> "^«^bo; Jfco>,_«^. .-viaoVÄ^a ^00 "^jls 
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*oyio/ ^} ^>ch\ .-a^K* ^6 _.c*\ v ojom ^.oot (jl3l./ (la-^— \o |a«iA 
1. Ms. U**i. 



witli the laws of the holy church. For let the means of remedy be intro- 
duced by the same similar drugs as those by which it was desired to pro- 
duce the sickness ; and let us not negleet things that are so manifest, and 
go about and pick out, or search as among reeds, and seek if anywhere in 
the writings of the holy fathers of the orthodox ' we occasionally find 'diffe- 
rence' or 'in two' or 'from two' indiscriminately and incautiously stated. 
Indced in the 11"' book of the interpretative narrative of the Gospel of John 
the holy Gyril used the expression 'in two' of the separate hypostases as 
follows : « Everywhere and under all circumstances there will follow and 
coincide with the knowledge concerning the offspring the knowledge also 
concerning him who begot himj^as indeed the converse also is true. But, 
if the Statement is true and is unhesitatingly received, that the Father is 
understood together with and enters together with the Son, and the Son 
also with the Father, and the knowledge of each of them runs in the two, 
how can the Son be a creature, as some impious men sav? » 2 ; even as 
110 one says that the name and fact of division and union are the same, 
as they themselves indeed suppressed the one and stated the other. 

l. öp8ö8o5oi. — 2. In Jo. Ev., ed. Pusey, III, p. 13, 14. 



19 r° b. 



210 LEITERS OF SEYERUS. 38 

xv com \cai*T\ rdlmojQo rs^oar^ii hol"* r£f&"\^»rsf ^ln ctiLt\ 
m 33 r b: rduxx>3 dx*n rsf ^icvi^ui ■i^ardsn .»cn tvä .»od jco-n T^cui^a 

•'.♦rslinäjja ^Ah ^na rS^Va ^.n& J^a 

O^O -.)-2l3oV^ yOOt-A-./ K-)UoLiO jj ,J5 JjL^S K*s o/ j 'NO ÖlO j..^ V OJO| 

• * ^ o • ^ * 

s^oi JK*JL*3 Jla„.».-.j )K»^X^;; .).l°i\^o )j» i-b°U/? vf? V"^ 01 V* 5 



xv. ol' the same, from the letter to thomas iiis synceleis, in 

which he shows that it is the same thing to speak ol" tue union in 
Christ as from two natures and fro.m two hypostases. 

For those hypostases or natures, being in composition without diminu- 
tion, and not existing separately and in individual existence, make up one 
person of one Lord and Christ and Son, and one incarnate iiature and bypo- 
slasis of the Word. 

From the same letter after u citation ' from Cyril. 

From what has been stated the doctor teaches that the peculiarity of the 
natural union is that the hypostases are in composition and are perfect 
without diminution, but refuse to continue an individual existence so as to 
be numbered as two, and to have its own person impressed npon each of 
them, whicli a conjunction in honour cannot possibly do. 

1. xpr^l?. 



513-8. 



[39] XVI. — TO THOMAS Till'. SYNCELLUS. 211 



; jnoXJiß; |fV,a*.t. iN_a l L i-*x/! cnx^o 



Jld...,--^ v ^..\ y-A« 1 1.^0 jj r 2 •.J-iCcL-L-.O l^*J o/ Lj.JU>9 ^*^01 J-S^t- 



XVI 

L 17 V ... 
Q 25 V. 



öi_.)X_./ jK-Vt-JQ-j; «.K-^-J./ K^o^-o' -.»oi-j'JL/ Luot ""^-«jot ^_^>oi p 
JJ ^ y-^.^oi ) i •; i\ ^.j ajot ) viö i n\; . • ) j\. » vic> i o |La^^-> ^«coo* ^JS..*jJ 
.-yopoLj Jäo«& ■• > \ J )aJL.yLN och yocH.-x.ioj . v-^ °-^ot» KjLiSlS^oKio 

yOJÖi; t-*-<^ )j°t Jlcu.»-^ öuov.iojjo vOiöfJ |^o,',:3 ^_»Vl ^io j;oi > ^^ioo »Q26 
yoou^o yOQUVM ya.Joi .^.io|_^a^ i**K.*l ^..10.-^0 t>.,v>.t K^^j )Lo_.,.^.i 
Jjl-^.\o * ^.io« _oi (iaa-.xi.jo .-JouSs.o tu^ ^..oo... n'vi ) vi «o n la^s.^^ 

•:- v ooi\ ° V"" "\ * 'v> J^a*. la^QJio 

1. Ms. o^ 1 »- — 2. L otn. — 3. L sing. — i. wi over orasure in L. — 5. L ^n » ' -*> with erasure 
after '. 



From thc same letler after n Quotation from Cyril. 

It is piain therefore that the natures or hypostases, if lliev are not 
combined in one in hypostatic union without confasion, do not make up one 
Christ and Son and Lord, and one incarnate nature of the Word and one 
person. 

XVI. Ol SeVERUS FROM TUE LETTElt TO TlIOM.VS THE SYNCELLUS. 

Since therefore these things have thus been made clear, it has already 513-8. 
been recognised that it is alien to those who confess a hypostatic union to call 
the hypostases, that is the natures which in an ineffable manner coalesced in 
one, from whieh Emmanuel is, persons, and therefore to think and say that 
the union is from two persons. To say this belongs to those who confess 
a falsely-named union, who make the man and God exist apart in individual 
existence, and devise for themselves a conjunction founded upon authority 
and identity of name. 

PATR. OR. — T. Sil. — F. 1. 15 



XVII 

N 203 v" 



XVIII 



2\l LETTERS OF SEVERUS. (40] 

♦ItC^titp r£na&\ hol-* 



♦K*V* voa^.; JofSx K.io~i; 



G Vi v b. 



JJ ».3 .Jjlj'^so JojSx K^jL^j» JJo K^JjLa^—Kxio JJ ooi ,J ooio ,— .jloju/o 



1. g ^»='-iv 



XVII. — To Thomas tue Presbyter. 

For the true fast is a life pure from every evil act, and that \ve should 
break bread for those who are hungry. 

XVIII. Of THE SAME FROM TUE LETTER TO THE MONKS AT TlFA, WHICH 

begins, « When 1 read ihe letter of your love of God ». 

5i3-8(?). For we must confess tlie one our Lord Jesus Christ, out of two natures the 

Godhead and the manhood, to be one and the same invariably and uncon- 
fusedly God and man, since not being again divided aflert he union; for 
duality is a dissolver of unity, although it is obscured by countless devices. 
For he who has been united is fixedly one, and does not become again 
two. For Christ is not divided, but is one person, one hypostasis, one 
incarnate nature of God the Word. 



\l\ 

I, 202 i" a. 

♦ li r 



27 v" a. 
L llii v" b. 



[41] XIX. — TO ISIDORE. 213 

^öto )L_^_coo,'j t_~i v^öio • . K.«jL«J^JS»^o ^*.a)'o K.^) Mt ^v ^„atD^io |.L3ot< 
),.-=> .(tO^so lf^.2 iV o»_ioJ._i J.-*.ia.£>o Jt-a— o 6u> t-3 ot-s •.J.SöQJLß; LAaD; 
s3i.ax.io» Ja— io • . i-io) tv.io U-s— aooL-.s Ja...*. ^ )-*-**--0 U-oio L^>/ Lo_\ t-"--sv 

otJSs.../j -ex J..«~fi0o/ ^ö ft—o» JK..K~ ) i gyX vi \ ^i « ..-h'vj }io\ ^£00 

J;oi J..ia„«.ja..iO} _*ia>3i ,^»j ' K„.J.3.ai .»■«,..»,,•> t'ltt) )la^t-*.\^.\ .-JLooCSs 

♦ )>oäj.f> Jfcs^sk-3 

1. Ms. '■ a ;- a *; tut the 2'"' o is perh. meanl to bo cancelled. — 2. G liio»W, L io.»*o|. — :?. (1 
^»l ^ « ni (in crasure). — 'i. L um. 



XIX. Of THE HOLY SeVERUS, FROM THE LETTE« TO IsiDOHE, THE BEGIN- 

ning of which is, « I rejoiced grcatly when I received the letter of 
[yourl Christ loving illustriousnoss ». 

The doctors called the Holy Trinity co-essential, that through this word, sos-iu?). 
composed in so polislied and very sublime a way, theymight express both the 
fact of the oneness of essence 1 and that of the division of hypostases, by the 
same expression both union and division, in one word. For, when the Son is 
said to be co-essential wilh the Father and the Holy Spirit, he claims to 
share in essence ' with those who are recounted, but to differs in hypostasis. ~ 

XX. — Of tue holy Severus, from tue letter to Isidore the count. 

On this point we lind that the aceurate doctors celebrate the Trinity in 508-ii(?). 
one essence' which is the Godhead, butconsequentially confess that this con- 
sists of three hypostases. 

1. mnix. — 2. Since Ihc above was in [u int. I have found a longer extracl from this letter in anulhei 
Version, which contains this fragment. This will be given in the iollowing fascicule (ep. 62). 



214 LETTERS OF SEVERUS. [42] 



XXI 

G i 

L '.17 r I) 
* \" a. 



'ii" n. • ^ \ 

♦J.i2^a_. Kiolw.io joj\JJ ] kV-L,; -.yilajäi la^; )K^.ito ^io 

j._^_i; jl/o :^S. »-^r 1 ? V m a 5 ? )^-*i)-io f-"-^? °°i : ^'J? J-»P° ^»J °o« 
JL~o»o J_s/ yn^i oot :)fcvju.»-D )lo^)^.\l ^_io r ~ och :J^i/ ^^ j»^* j-^ij 
yO^io :)loot2^ ^V. f^N. v * ^"f* :>— -s^Jt^oo N._jo»3s "^V^oKio ) t ..», o 
K-)^.K^ JotSx KV-«;; Jb^J ^ W iS1J )^^* '^J^- 2 » -JAooCSs. ^-Voi ^.; 



:xI ' ^jjjcu <hc\ln rsf^-i^rda Irsfn-ix^ rdial>3 aap dxa.cn -^rsf 



G32r°b(i) 



1. L k^o-v — 2. L sing. — 3. L (S^k 3 - 



XXI. Ol-' THE SAME, I HOM THE LETTER TO IsiDORE THE COUNT, AVIIICI1 

dkcjins, (c From the letter of your religious and learning-loving 

mag-nificence ». 

508-ii(?). Bot may tho Lord of the seeds, wlio by Coming in the flesh shone lipon us, 
and came to cast good seed upon the eartli, tlie one of the Holy Trinity, who 
together with the Fat her and the Holy Spirit is theologically deiined' and 
glorified (für in these things Godhead consists to ns, or rather 2 these things 
are Godhead) multiply in you many times the seed of religion, especially 
because you are inflamed with watchfulness, burning with divine zeal, against 
the seed of hcretical tares. 

XXII. — Tue teacher of tue tri tu said therefore in tue fetter to 
•Ihiin and John Presbyters and archimandrites 3 and tue rest, the 

1. This represenls ÖEo^oyeTTort. — 2. (iäXXov. — 3. S. L., i, 'i9,50; n, 2; v, 11,12; p. 395. Thetwo Johns 

se lo have beon Severus' representatives in Syria aller tiis expulsion (id., p. 148). II however Ulis 

letter \\a^ wrilten aller expulsion, ii rousl have been written von soon aller. 



[43] XXII. — TO JOHN AM) JOHN. 215 

^.io ..na */ yo^i ^*-^qi i<^ K^Kö; iN.^ ^>o ♦, .»enadura 

)1q-.K-^J^J^ Jjl*üo K-w>l J.io,j jJ* "^^io -.i-in-aLi ^*A^~ jl--; ooCis 
,^-/} .«3V-.N-/ jt^Ao -.J-^O* J^.*o;o )1q°l«^- JJ ö£>o ^--; J;ot .J^jl^u 



L 196ra 



•>|IV»»a*j ifc^> ^aoLo *G32v"a. 



1. Here begins an extract in G 14 v a (2) and L 99 r° a (1) and 195 V b (2). — 2. L (2) om. — 3. L (2) 
,., |j-. _ k. L (2) Ja^o. — 5. Here the extract in L (2) ends. — 6. G (I) v -^w- 



beginning oi- which is, « After I had written in answer to the previous 
communication of your holinesses as follows ». 

But I hear that the Romans say, « We are afraidto call him who suffered 519-20. 
for us in the flesh one of the Trinity, lest we subjeet the Holy Trinity to 
numeration ». But this is füll of utter ignorance and impiety, and is a 
pretext of men who seize pretexts for sins, or of those who knovv not what 
they say and about what they allirm 1 , as Paul the apostle somewliere says 
about certain persons. The Holy Trinity is capable of numeration in respect 
of hypostases; but, in that it is one and of the same essence 2 , it Stands outside 
number. 

(Andagain a Utile lo wer down.) Accordingly therefore the Romans, who 
are very wise, are infected with profound error, not knowing that in 
essence 2 the Trinity is incapable eitlier of numeration or of division, but in 
respect of hypostases it is both divided and separated, in order that 
distinetness may be maintained in the individual likenesses of the Father and 

1. I Tim., 1, 7. — 2. oOcrt'a. 



•Lh 



XXIII 
L 196 r a. 



216 LETTERS OF SEVERUS. [44] 

^OÖ» ^_»i ^.-^.O).^. K+frjLl JIol^Xjs JJ Jju.»-0 J— o>;o )t-S;o U*ll J-*-"^? 

)1q_.K~^^K^ . (.iodjLo Jla-fcv»^sl odao.1». J.^l.\ «.^»'»o Jl»— jLo Z/f 2 ^ 

,6v " b -o6k» ^-'iö ^>^ .•Ä^— ^JLioo VLsKlflOio K-)K_^l; ,_ JJ/ • / ^-^-^aJtio; 
,^-iö »~~;o '.-J— lu-^-o ) M oii ).ioo.ija.\ ^-.sj-.=> -Jt- 3 » oö^ ^-.; V 3 *" 5 "'J" 3 «! 

^-iO} y^\ y^X) ^»>_SO .-ya^w^JuiO yOV-^)^— ^! >•/ *r»? J" 30 M- 3 • ' —OloK.» / 

^_i>^ .')i-sj J-SojV 3 ^-io; v»-./ ^--; ^J»= .'t-»^0 o/ "^iaiö J.^/; J-£>OjV 3 
Jjooi y.>.m.^-\ v 3 ^* J-ioJ^-Jj I— L-3l-»/ .-U~.^jo J— « oj; J..30«- 3 ^-io; y—l ^*j 

I. Here the extracl in G (2) and L (1) ends. Whatfollows Ls in G 23V > b(3)and L 106 v°a.— 2. Mss. 
om. »■ — 3. Here Lhe extracts in G (3) and L end. — 4. Ms. u»o^.a». 



the Son and lhe Holy Spirit. But at those who resemble the Romans both in 
impiety and in ignorance, the Jebusites ' , I am greatly surprised, since they 
have in clumsy fashion and by a new and very crass expression named the 
lloly Trinity a Trinity of hypostases' 2 . Aword componnded in this way 
I have never tili this day heard; i'or iL leads us to understand that threc 
glorified hypostases do not exist apart, but one that takes three forms and 
changes now into lhe hypostasis of the Father, now into that of the Son, 
now into the hypostasis of the lloly Spirit, and that it is one, but changes 
person 3 as in a theatre 4 , and speaks or acts now as l'rom the person 3 of the 
Father, now as from the person" of the Son, now as IVoin the person 3 of the 
lloly Spirit, as the witless Sabellius the Libyan was pleased to hold. 

XXIII. Ag.MN OF THE SAME, FROM TUE LETTER TO T1IK PRESBVTERS AND 

ARCHIMANDR1TES, JONATHAN AND SAMUEL AND JOHN, WHO WERE STANDING 

i. [. e. the inhabitants of Jerusalem — 2. The word is perh. rpiun6<jT<xTo;. -- 3. Or 'raask' or 

'character' (7i(X5crw7tov). — QcaTpov. 



[45] XXIII. - TO JONATHAN, SAMUEL, AXD JOHN. 217 

•:«^im^ rsf&"wm r^ioijaa /rsfivuTvln 'njajr^n 

• .^ooi^ \okj/ . ., vi \Y +o .1-icbo.is yOoi^jL^ ,o^iö.\l °\l? ••1-'"^. V^?/ 

• JK.jL.,.^fl )lo_K-«-^l öt-K-./ Jooil; y~*\ l-»-.^ J— ojo Jv^o J~^/ ^axi 
)„-._flOo/ Jt— s .^-*; JKj^» jJ .''IK-^ ^ a JJo JKj^aiö ^J» ) v»ci i n -» 
K_) i . i; JK^u^/ ^j^oic ' )La^.ioolSooo )K^.a^.&lo | Lo.a.\.^oo . JLooCSno 
w.otoK_./; w.'o»o Jloo».^/ .J-sjJ oCS. ^s^/ K^ioaJLO t^^x I»—* -Joi^jJ oC^ ^—l 
It—o .J_s/ ^o »."bwl/i v^'oto .jlo'f-s .1,-^-^ K..J_iOQ_j_o ool J^o J,-»^».. (J 
^io K-.)^ooKio J-ia*. 'jjj >r> Vi JJ/' ..,^_J^ JJ» ^'oi -.JL*_.,..o J~«o^ ool 
qjoi .Lso,i-3; Jla^.«^=> JJ yoou^o t— ^-* ^aS. fk_./ *~^. V"""^ 01 f"*" 3 'J*^ 

^*OuK_/ -,^.0(\.D | £^ 1 V—— / x--»? vf^Oi .(.i^fcooo J^CLft.*AO0 J VlO l fl\ ^.4 

^^eu'oi JoC^s ,.— ii ^a~ iöjo .^.i^io JJ jo )w^^l^ ^ö.*' ' a N\? M^ll T^ 

l. Ms. ;=-»/<. — 2. Marg. Uo L»<ua:^> U.3-»; |LooM=o U*oo^> U3^-». — ;!. Ms. I^o^mo. — 
1. In erasure. 



♦ l'.Mi r b. 



ON PILLARS, AND ALL THE REST OK THE ORTHODOX ' WHO ASSEMBLED IN THE 
CHURCH OF THE CITY OF AnBAR, AND IN THE CHURCH OF HlRTHA dNü'mAN. 

For he said, « Go make disciples of all uations, baptizing them in tho 519-38 (?) 
nanie of the Father and tho Son, and the Holy Spirit » 2 ; so that there is a 
Holy Trinity, divided and distinct in hypostases, bnt not divided in one 
essence 3 and Godhead, and kingship and glory and eternity and the other 
attribntes which God has by nature. For the Father has one thing livpo- 
statically, fatherhood, and the fact that he is nnbegotten; and the Son again 
has one thing hypostatically, sonship, and the fact that he was begotten 
by the Father; and the Holy Spirit again has one thing, the fact that he 
was not begotten, but proceeds eternally without beginning from the Fatlier : 
for in virtue of these things distinctness of person belongs to each one of them, 
that is, is marked out and defined for the hypostases, but all the other 
attributes are, as I have said, common, equal in honour and undivided, and 
such as show that we for our part have believed in one God, and in one 

1. öpOdooEoi. — 2. Matth., xxviii. 19. — :i. oCaia. 



218 LETTERS OF SEVERUS. [46] 

^_io ^3/ >v oou.k-./ ouioo L^ni^oo N>»J>o Jr-o^. lo^j ^-./ •JK nmV) vooi^ 

JIqjlaV kM <a^ -.^J-.;aiö Jj*5Ö.lo JkM p )>oi ^.^.ioo .vOOiA-/ jJ OhK_=> 

.^j_oi;/ ^-3 ^.-^oj^ jLio,.*» .^JL».JLia-ci.io JIoJL^io )»— o JIoJAi ),_« JJ / 

JjLio 0/ .'J-s/; jl<v^. JJ ot-JS*-./ J-Lio .-yi . ->n\v» JJo ;oAa ^1 . .. V*v» 

ioJ^o ^.Aoi; .Jjl^o J— OJl OtK_Q.aiiO Ot,A_/ JjLiO 0/ .'JV^J jio^S-» -Ol 

J^ .»n °i'j J-j»/ ^-io» 001 J-Jl^o J—ojo ,,^-JL/» JV-=>o *^>°/? °'°i )-=/ '.^t-* 
^ x * • • • • 

.•Jioo»3so t-^-flPo/ Jt— .i .-)joj )oi^ ,.—; -'01 -.>*>,-»; J^ii ^->.\oi ,^5 ^-.j 

♦^,-lJoo ^^-^S JJl j-iOCULO Jts^I^-SJ 



XXIV 
H 12 i". \~ 



j-uo.«. &\<*1 «niva.:\ r£&\\\jr£ ^to '.rsfncuao j'iln rslx-oja^ 



rsliin^ ',aaii r£?cuj^na .rsfo^ixl r&jjj:^ rs^&rsf ^jIx, 

essence 3 , and he exists and is made known in ihrce hypostases. For the Son 
was begotten by the Father, and the Spirit proceeds from the Father, 
although eternally and without time, and their ascent is to him, as to a 
root and sonrce, and from him they are, though they are not aftcr him. 
And for this reason, while we confess tliree hypostases, we do not believe 
in three first eauses, but one first cause, and one kingship. After pursuing 
the matter so far we praisc only and do not investigate what the unbegot- 
tenness of the Father is, or what the generation of the Son is, or what 
the procession of the lloly Spirit is; for tliesc things are known only by 
the Father who begot and the Son who was begotten, and the Holy Spirit 
who proceeds from the Father : but he requires us to know ihrongli these 
things that we are to confess one essence ' and Godhead, made known in 
three distinct hypostases. 

WlV. — Of the holt Mau Severus, from tue letteh w 1 he wrote 

TO JoiIX THE GhHIST-LOVING ROMAN 2 , SHOWING WHAT IS SIGNIFIED 1:1 \ 
PERSON BEING DIPPED THREE TIMES, AND WI1Y CHRIST CAME TO BAPTISM 
WHEN Uli WAS 150 YEARS OI.H ; AND HE SHOWS FURTHER WHAT IS Tllli NATURE 

l. m<7 : .%. — •-'. I. e. soldier, in Greek (rrpaTiwniv p. 50, n. 1). 



47] XXIV. — TO JOHN THE ROMAN. 219 

n_h-3 ^73 ^^n^^Qj cn_a:\ ^cncCria^ r__i___L, jcnc\_tur_f 

♦>citv_7ix:\ ^cucn r_f:v_nx 

^m^jo :Jh>o-\j__o JKjl.j-o )lo-.K-^.l; J______»o :j,-ia_\ oot ,.3 V--~^ 'o.ot 

•:>id^i ooi 1^«»,V> >a_» V- 3 ^ .^©? ]_\»_.K__o ooi ^■■«■1->J K_\I» ^_>j 



F 42 r 
Oi_SO 



JJ-_oKj__o |Io__\»__\l.; |_*_jl_> Jjl-^ Jt^CL^; w.'oi ^s. yOooi ^i-».a_ JLa_\ oi^-; 

)0__v j___oK__S1 _.OI JLi.Y_.KiO J__,_Ö 0_^=> -*w_CL,JSO0 ^-aJL-SJ K_vU _.*< 

♦J,_*__-_n U.^jl_o \l\ ^-— t* ^.-l*C_\"l i__» j-oo ''^oo 'J.__*__.io 

U It^o-^ ^M ^-[t-]- J— [°']° Ji- 30 W <H-ctsj_); }___^_.oi 

jt— ^ •QJuij.l.sJL/o jJo jj_cc____> q_.1oK.jl/ jJ; yaj'ot V-»--^ U-ü»/ 1/ 

^■-J-OÖKjLiO; JlJL__^co _}/ v-.^ k~/ -*-^-/ W ^*>? ooi )-t-~—- JK^ooo 
J^__.j_^.p jJ/ .yi-«_-. JK_o.; ö|la_\ p ö|ia_\.\...^__o,___^^..oi_\ ioo 

1. Ms. ooi- — 2. Ms. ooi P^^^». with lasl two letters of former wind deleted. 



OF THE CONFIRMATION BY OINTMENT WITH WHICH THOSE WHO HAVE BEEN 
BAPTIZED ARE CONFIRMED AFTER BAPTISM. 

For the same baptism is both performed in the name of the Iloly Trinity, 
and by the triple dipping it is further signified that the man who is baptized 
is biiried with Christ. 

Of the same to John the Roman on the fad that holy baptism is performed 
in the name of the Trinity, und by flu- person being immersed three times 
within the water it is signified thabhe is buried with Christ, and why Christ nunc 
came to baptism when he was 30 years old. 

Für that the Father and the Son and the Holy Spirit should be named 

on the occasion of baptism For liow [can] they who liave 

not participated in flesh nor been humanized the only Son 

and \,Yord who was begotten by the Father? For tliere are indeed manv 
rites that are performed, and look to the same origin. 

1. (lüpov. 



220 LETTERS OF SEVERUS. [48] 

.JiacLco y[o]Va^Ji>Kj ^/; )n»/./ ) ) ..sJ^-io.....^. o». J*~^ 

od i_co..2L.3 |bo>oo_a..i ..otoK»./ ^Ia ^ts^xL ^3 p |.iio ^^ios k ->n\ ^ 

.^.oilk^ v^°? ^--^-°io '•]■ i» *?t- 3 ? oiJUo_£u}0 ogu2^a3) 'otlai m^^o Jooi 
^...fcCVJL; ''jlaJL^OeuOo; : ')loy»m\ J^Kjsj •y~''*j" 1 fc^l ,_*js; ^-.; ^»f-= 
L^^Öjl^o jvinio )fc^K_sj .jooi JL,vk.io ^Jjio». "^So )ooi NMOio jjj£>. ^Jl». 
F'i2v°. J— sj-s; J_*-.,-.o Jt^a^ .-JLböK-iLJj jooi ^to. öt-i; :J^.fcoo JloovSs» J,— 
sTDOw^^^V^ -.^v^-^ö JJ.„=l.\o_= r ^. JJo V-»»-,^ ^»\oi» .)-»->f_o j^o^o Jr-^-^o 
J_.y..v>; \ x~ .J-i-sot pö/ J—>3 ^»^ioj o'oi l'poj b icta JN-.ötS5\ ^Ssoidio o'oi 
\j\ -*>yL* oJ r o ♦ JK.*_. t ^> Jla-.K_«^JU Ji-°-»JJ .J.*-~> )-»/ V^o/ oolo .-J.JU«, 

I. ili-ii: begins another extract in II 12 r°, headed low »o\ots.l Uiz* ^cäil ^ ,:> U-*> ^&»? ooL 

l^ia.-ava^ \Ll : U~»-x> — 2. II ^^o- — 3. II |taioo3.». — 4. H om. — 5. F v --i "i | C^.&-=i |LoV-^>»i., II 
|c^.V^»i. f or |toV-Äv- — 6. II Kol-äX«.»». — 7. Here the cxtracl ends. 



But each , so that even the uuderstandings are confused. 

Of this I in one of my treatises which I wrote . . . about interpre- 

tations. There aftcr examining the question why the Lord came to baptism 
wlicn he was 30 years of age in the flesh I said at one time that it was in 
order to show that the new hirth begets men full-grown in reasonable age, for 
so also the first man was created full-grown, and immediately as full-grown 
received a eommandment and a law, and was given pcrmission to tili and 
keep Paradise, and the words which follow ' ; and at another that by means 
of three periods comprised in three decads which make 30 years he signi- 
fied the mystery that was revealed on the Jordan, that one Godhead is made 
known in three complete hypostases, by which holy baptism in the Fathcr 
and the Son and the Hol}' Spirit was to be performed. That these things 
introduce no confusion Gregory the Theologian in the sermon on the Passover 
states as follows : « The Lord's passion -, the passion 2 , and again I say the 
passion 2 , in honour of the Holy Trinity » 3 ; tliough I know that no olhcr 

i. Mai, Class. Ami., X, H5. The 2 nd reason is not in the i>iinled text. — 2. Greg, mitsxx, which 
the translator lins misunderstood. — 3. Or. \i.v, 2. 



[49] XXIV. — TO .IOIIN Till. ROMAN. 221 

JlaJSs^fcCix -.^.-^ot ^5o )»— ^^Jli» v*-^. ^l -HJ"«-^^ )i.Q-JL*Jt- i ^-ia\ fco/ 
) i » \ i; jLioM« ..' ^*.9o£9 ^i. "^jlo^o.:jo p .» i »\^i ~ ^JLtjol^iLio * n 12 v° 
o^^oKImi "^«Jot ^fcoo/o .JESvJl.^s ILoj^^o ö£s.3i l*\-* ^.o\oK*li . )i.XL^io 
jfco>r-> ^-JL^iß 'jL^L^< r*^l ^Xso^^bo .,_jL«.iök^ |fcöl2>; K^Jl •.. n<M 

.JN ■» 1 ..OJO 1 jK^sj^iO )K— 3j; ' JjOlOi^O -.(-^iO; JJ.JOJQ..SO •JK^;<X^CL^^O; 

jKju.f.A JAol^o.*.)^? ^\ot» .Jlcuopi J_LS^iö&oo jJo \~*J)\'i \~-^\ y* ' - m •*"■ 

I. II. iv begins another extrael in II 12 r" headed : ^^o i^=o. — 2. F v xo &>*.». but o was originally 
written aflcr *■■ — 3. II ^-u^-ja»»- — \. I) <?°j; 9 — 5. II i»^ t^j ^-= 6. II U«ß>*°v:>. — 7. 11 "*.». 
^wa2 ^>.o •. U»V \*.?ClD Vo |l^.iO<ii.»- _ s. II ^01 >a-i.. — 9, p ,^~co[.£s». _ |(i. || ^ w ^ovvaa. 



undertook the saving passion on our behalf in tlie ilesh except God tlie Word, 
who became incarnate for our race. For tlie whole of the saving Huma- 
nization has this effect, that the mystety of the Holy Trinity is revealed to 
ns, althöugh you speak of the birth in flesh, or of the Gross or of the hurial, 
or of the Resurrection from among the dead, dividing the Ilumanization 
into many elements. For indeed in each of these we confess that \ve know 
the Trinity, in that we indicate upon our faces that the sign of the revered 
Cross is a dissolver of every evil iniluence; and, when therefore we sign 
ourselves, we sign three times? and we show that it is through the Cross 
that we have obtained knowledge in the Trinity. And this sign is a thing 
v\ hich makes known and completes all things that are donc among Christians; 
and it is everywhere adopted, at the Performance of baptism, at tlie conse- 
cration of water, at the celebration of the rational, spiritual sacrifice, and 
at the symbolic and ineffable ordinations to tlie priesthood of those who 
are duly appointed to the sacred ministry, though in all these things we 
do not call upon one of the hypostases only, that is God the Word who 



9 



XXV 

G 64 r b 



' 64 v" a 



222 LETTERS OF SEVERUS. [50] 

^jlsIoKa/ J-i-~^M» c*^~.s; '^-X^a*. p .Jjl-^> U - ^° )i-=^# Ujl 

*,_.ot_s; Jk-^t-» yi*i;f>o ••^-•oC^o y\ c»\ 

cai^o cknckachr^ rsfch'i^rS? r£\ar£säo rdx*aj3T\ 

J._io^. oC^wa^o :))Sou^o; JjlaV \~.* » vi^> «ocl-Vo )Jto ^ :> w^JA^o :sflDO'f^o; 
:v ooik^^K^ v .v>,.T.. JJ; vQJoC^ *}d±X .vpo-» J'°J-<» -Jkj-t- Ua> 
J_2.to ■ . -, - co - \l^x |lo;*po ^oo :)jooi JJ; vOCH-k-./ K-L^j^/ o/ 
..yooilo;^ JJ° vooyoot Ioä ä 2lcoj Jjl3-./ .och- ]^>;j; Jtoojo J-ßia^ -.)-*-^i> 
a^JJLia^o ÄS.I^a^o ..ycu/ ^o» ^,/j» ^-^-JJ i-^^/ J^ )k.*n»\ 
JU^X ..JJfcoö; JjL-t-o j_sfco y>o^ ^^po/ .c*Sj ^^3 ^ok,i. > n\ o/ -.^H2> 



was humanized, bat on the three together, the Fathcr, the Son, and the 
Holy Spirit, indicating that it is by the power of the Cross that we have 
partaken of all these things and have obtained knowledge in them'. 

XXV. — Of tue holy Severus, the letter that was written by hi.m 

TO THE EMESENES. 

512-8. To the devout presbyters and orthodox 2 deacons, and to the rest who 

compose the holy order 3 of the clergy*, and to the magnificent and Christ- 
loving magistrates of the city, and to all the people of the holy church, 
Severus greeting in our Lord. 

To those who are not wise in their mind or are otherwise without 
intelligence, and are lacking in true Instruction, the holy Scripture gives the 
proper rule and place, in order that their emptiness of mind and lack of 
Instruction may bc turned to wisdom : Cor indeed it commands those who 
are such both to learn and to ask, or to be silent altogether; forthe holy book 

l. \ Greek extracl from a letter Lo John the soldier is published in Cramer, Cat. in Act. Apost., 
p. 136, which from the subjecl seems to belong to this letter. —2. öp868o!joi. — 3. liiv-a. — \. xXfjpo?. 



[51] XXV. — T(> THE EMESENES. 223 

,^.mV -O»^ OOI Ju/ t )l\ ^_.» |_Q_I^Jl +.5 .OJ.....11 jtvvn .. ^LllLiO» 

^.oio .v> t n\o o&. Jl'xv» -.t^^J J>£Q-a^ Liot; vr*? °ö&. v_oio!\^./ )vi »i-.» 
ooi .po/o c*\ s^Sl^.^0 ^-*.Ü3o vV^oo; „_.«.\.../i Jj-a\a^o .oj\ opio 
.• > ^-joi Jj/ P !^ 00 •U^j^vVioj jLaa X ^>-*4 •^*! T"*" 1 ^ •)k,*ia,-..\ y i\ 
^^j t-»-^ jLLfloa^i .-yolpo/i oöi JL./ oi^-i ) K-.o.iLy ^^ ]J p U^-»\\ 

^*^-jJj o£x jooi 'vö;j po .^.a JjUq^oo JL*_cca^aj Liot ) tm^CS, .-jooi "^oaio 
jÄO»^ jLX; -Jooi ^o>^ JLsqjQ^^ -JIqjlil^^ ? Uli flp> <*•»■*> >^a..">.»; 
jjo LiKo^-o a.j/ iaiOf-s .^^qj JKjl.^0 )L..; r im->\JJ oto k.-/; ..öt 
^■opo JK^J jL-aAQ .->Ar> i^i; ) po o»»3 ^«.X^S» ^^>/ yOPtNliN; .-JjLOjpo 
:o-J, 'li.J^.jsooo l^wulp. :|Lv^oo; yOJiX^» ^^ooi JAooa-JS. -J-^'?? U*-*l 
jLx^o )m\cLo; j.n m°> ->o ISCS'ino -.jjL J >^,floy , )\ )_).£)» ^ai^oi IoV-«^jo 



of Proverbs somewhere Said : « To the fool who asketh wisdom shall be 
reckoned : but, wben a man maketh himself silent, he is thought to be wise » '. 
But the man who keeps this rule it raises and advances, and incites to learn 
ihings that are of nse and profit, and it says, « Give thine heart to wisdom, 
and prepare thine ears for words of understanding »'-. 1 am surprised 
therefore that the brother whom you mention (out of tenderness for bis soul I 
do not mention bis name) did not know liis own measure, and, besides nol 
knowing originally the subject on which lie was talking, neglected this 
legallyestablisbed and salutary rule; and, when he ought to have bent a 
ear of understanding to those who are wiser than he is, he on the contrary 
threatened to takc the ignoranqp that is in bim to the city of Alexandria, 
like an invincible warrior, who is aide to overcome and take captive all that 
meet him, and seil them where he likes. Therefore I have both accepted your 
wisdom in the Lord, which is worthy of the church and very honourable, 
and your patience, which is such as belits Christians, and have crowned 
them also with a decree of many praises, since in accordance with the 
apostolic model you both received and admonished him as your member 
and brother 3 , and brought forward the teachings of the holy fathers. And, 

1. Prov., xvn, 28. —2. Id., xxin, 12. — 3. II Th-, m, 15. 



» 64 \ b 



LETTERS OF SEVERUS. 52 

^_sj \^~> s 5Ss^2oo >v oJ^3yIa J i >t -o JLö»-s/« |Löjl^oo.\o • .«ot^uok-.Li/o 
^-Wl* :'>n^. JJ« Joot Wiö/ ^-.ot-«^N« ^-^o( :6^-.U^^o ^_U-oco :^,ULo 

^•i^vLN^o ou-o«<^3 yo« ^^3 ^o : v oK_ooi ^ü>o(too ^-(jI^o bs_)aa^ioo 

■ . t . -■ ( ., .,., .V* CO! LlfOa^ L<1.\« lyobl . .0> ..V» ), S\S yOOlOO :yofco/ 

^_.« oot -.|c>ou I iTi "\ jS^ 50 l»-»-S>» jNi*>re>J-s> ^*« yz+sa "^fco« »_al3« oöt lyobo/ 

oC^ coi -"^^ n JJo :owl£u ^Ok >tr> .. J) :^.otsji/ )Lo3-*»_. J«o< öj^a\ P 

* o • 

VJ^is .)j/ joU >^/ tCflo— o '!♦— ^s/ N^.^ -Jim .ivo )la.. » wvi Lo\ 

J -^ 1 nA .>Sw»J-. JJ « '^i. L«.»^_iO JLj/ '»—-^ $ •' U3DQJO, 1 . O JJ ^ )N^t- |lj 

,_-^-.JJ sta »A^ too JJ« .-Uu-^aJuS Ua^ JJ« |fc^£>..JS. «otauSA a^ciio.\ 
JJ« |Lo_^flsJJ .-^,. ni .*\«. i-J^»i ,_^^*/ ^-bo l^ls 0/ -L^l-s ^ .».. yi X i ..; 
t^J.U Jl -.^in^ v JJc i^**» JJ« l «<--^4) JJ/ .^)j< -ex« )k-^»-=> otto^ 

IJ. po/i l^-JV-/ ^.ie ^AotA JJ/ .|j*u^-, ;>e^o po{ JJ ^> pö/ ;><?♦.*>« 

I. Ms. ^Sc»^- 2 Ms vÄiwac. — S. Ms <^-U — '. Ms ^"U.. 



wliereas youonce and twice secretly and openly refuted and eorrected liim 
011 the points on whieb he spoke withonf knowledge, and he was again 
involved in the same error-, and von behaved like doctors and churchmen, 
and on all sides seek to gain Ins salvation, and bv actual deeds shpw thal 
you look to the apostolic commandment which commands, Let everything 
be done decently and in Order »', but he, though he was thoughl worthy to 
reeeive so much attention, had m> merey on his soul, and did not restrain 
hiinself so as to show moderation and huiuility, 1 expressed blame and a1 the 
same time sliowed merey and still show merev. sinee ignorance is free froin dan- 
ger*, for a man is not Llamed because he does not know. He is trying tobring 
npon himself the sin that does not deserve forgiveness, in that he does not 
vield to those who are wise among the brethren, or seek t'rom wiser men ä 
eure for Ins ignorance by desire to learn. but pettily searehes into thiags 
that are nnknown and uncertain, and does lii- best to find men to share Ins 
opinions, in order thal he mav seem to he saying something when he is 
- ing nothing that is sound. But the other tbings which he said without 

- 



XXV. - TO IHK EMESI NES 






Q.\p —OloK^./ 



**-^ 



»_*. . ov^o K'i Vi 



. -oioK_/ { vi;o ) » „ ra a ^.V) } -> \ 

^ .»- ^ >.0l; ^—Q< i ,Vi; ■^-N\ v oU_io/ 
• .W^ö/o a.KJslSoo :) i^\.Vi\ v ;.^,>ff/i 
oi1o_.io^Il\ \£»j jloj; OD »BOfl iK-s^xs* 

00X OU- ^l< 001 f-'l .-oioK^./ J^o^o 

-.Ol ,K_l.iC0_l_D 01^- *— 1/ -J^Q-3 )Jn 

JK-^,'o jJo l_^o> 01X3 ^V; ^ot^o 
1. M-. [-.. — 2. M-. ,»■ 



U_i»^> Jo-oio .J_s/ JoC^n y-^S? jhX^c 
) B » B \ jtX-i. )?oi Lo\^ie -\loJäl 
a\o «*otoK_/ i-^v v*..oocKjj ^^Jxa 
01X0 1 1 . i -.; ocx ,'jfXa -. y-^0 U^-co 
vD . .»otok-./ Jj>so );■•»•! ^-ic i i\ 
1 1 ^Xaa.\ ; y_^oi ot\ voiv^s/ *-«-^ 

y_iC; -V^c/o JoCI ^<:|_0 .. v ^_i«5/ 
Jv-SO-i y_^S >-^JX>l JovX Jts^iO^ 
V— 1/ K-)j>C0_l_oij.AiO_S jJlO l^^v „«0.1 • 

i^Ao» N ^o\ J,-^>-5 ouK-l; -01 ot\ 



knowledge he bas with difficulty come to honour by süenee, in that he 

the pas« _■•- from the holy fathers [ that were brought 
him; and he was reduced to one [ . the words the holyCyril 

in the . inst the blasph 

follo l I who i» from God the Pather took :' 

and came forth as ;i man lil .uld not for thi- 

■> double tliin;.'. Kor he ia one, an<J not withont Qesh, who in hü own nal 
itli'.ut Qesh and l>l on had anoted to him the s wo: 

he "[.•-•: that after Tua i Rest 

rnii- God the Word is withont des) - mch as he put off 

that which was withont ^Variation and withont 1 statically 

anited to bim, a tbing that is beyond all impiety and profanil 'hat 

. j sai'J ttwUronj tti- 
— '.. A. . C] *c<ml - tbe Incaroalio .vi bluod'. 

— T. .\ 00. 



* 65 va. 



226 LETTERS OF SEVERUS. [54] 

1S*_/j x iö N !io oHöKj» Jjls^./ -.i**K*l K*l, ^3 pojKj; ) Uu/ .)loy>.,ouo 
)j/ }^ö/ jj JJ^jlo JlaJLiL^po o& jj/ v^o/ jJ :)K-ul^3 )Iau..po o£s> 

J-lolÄOO JJLDOJ; J;Ot^-C0 y/ .-JK-UU. O» J.-JL30J; J;Ot ^flO; ' OCX yj .Jk**JL~OJ 

J^oa3 ^-_s k. n°»io .-k^-au Jjl.J— .i J^oo.3 ^.ao.-K^aj j»,.^..,,-» .-N-ooH/ 

^^^io ..JLoC^ )i °>\r> . •> sjL»po Joch s-oioK-,/ qSx V-^-^ oC^ j°°« «-o»; 
jts^öC^s ^S^idio oöt str> .j ^ ,'y ^v ; J^L~Xt -.^oa-üt/ )KaJ'^/ ^.oi^j\? 

y/ *ch»=> ^a_~£oo ^J-^oi-j >^-^ot -.|jo) J nm« 5 » toi,.— ^ot Jj^o; |j/ j^ojk-^© 
:Jloo£^s c*..K../ Jt«^ ^>° ^.-^JLioo :\\ m 5 [±o\ oiS. VJ^coll/; i-iö/ >ju/ 
a.3^7 .o(ts^.lLboi L^jsa*. J>— j JJ Jl/o ^.cnoL|o )>" " - «•> ■; c^a^i )iaio Jjo 
j-JLixio; jloja_£_A ^-./ V*^ a-^ .0 m i; 061 )a_^. JJ/ .Jkot Jv^ V*^ 



1. Ms. oai. 



everyone who Las natural (I will not say, spiritual) intelligence must wunder 
if a fact which is so universally admitted has ever been made a subject of 
contention, and has ' passed the lips of anyone who has duly believed in our 
one Lord and God r and Saviour 2 Jesus Christ. If he were skilled in divine 
doctrine, he should have (to omit everything eise) considered the anathemas 
of Gregory the Theologian, who in the great letter to Cledohius which beging, 
1 wonder what this innovation is', clearly lays down these principles in it, 
« If anyone says that the flesh 3 was now laid down by him, and the Godhead 
is stripped of a body, and does not confess that he botli is and will come with 
the thing assumed itself, may he not see the glory of bis coming. For where 
is the body now except with him who assumed it? For it has not been laid 
np in the snn, as the silly tale of the Manichees goes, in order that lie may be 
honoured tlirougli the object of contempt, or diffused and dissolved in the 
air, like the nature of a voice and the wafting of a smell, and llie course of 
lii>lilnin<T that does not stand still. But what becomes of the fact thal lie 
was actually touched after the Kesurrcction, or that he will again some time 

I. Sic. — '2. A. v. (C) um. — ü. Sev. Iherel'oretlid nol read iyiav : see Migne, n. 40. 



[55] XXV. — TO TUE EMESENES. 227 

)juj y^l .•-»Kilo *■*)!./ ijJ- 3 °l -"Uo-^** t—- 3 t-Q~»k-i; ya^calll )*v>t -^ 
, na jj ^./io w.6» ^-»; «01 j^,/ .^oj-o )i; I^V- 3 ? 1-^oijo •')— — »> J-J'o 1^» 
t«««^ JloouSx •°V- D .?? \0_jöi ^.io ^>>»s ool )f..^!k..io^ o/ .JK vi » n »K_=> 

)KJbKJ>3 y^\ Ji-^3 )0_i> ^_iÖ \L'l jJ/ .Ol— K_*/ )Kw*J_j.~,&O0 JJ .oCivO ÖUL» 

p .-^o^J./ o/ -J»a^> )^_^.iä.\K.^ »-,)_« 1/j U^-»/ w» J-»oi ^>-»/? . ^S >*; 
JK.*jVouio ^-.\oi 'jLlo Ki S\ J^d'j oöt ojl^o ♦)y tv> aZ S. jlooCSx >*«^fio' J---3J 
.-jouSs.« o|ÄsJS.ioj poj.^a.2^ v-~>t^>eLbo .-Jjl^_o JLtO»; J»oij..3 ^-ö^-ücmo .'jj'tJL.3 
«oioK-./ li-jao-i jJ; • .J.wuaa.^.13 öC^o ^io +£>joo N.-.JÜLOL.^KjLio jl jlj».»!/; och 
^io ^a..x öS. . %v Q.^p . 3 )1^»jl*j*Aoo jJo )K » i n>°>Aoio JJ JIq^~ >K^> ^io 
fla^X^ ^_=L.J3a^ +3 .-yol^j/o yol^-j».^; yoK-j/ ^-.)-~ ÄOo j..^a..~^t «6i 
oi.^ \oK— </ > . n ..»— ^o )<oi ^o J_o— .ov-^ <Jo . -yo^i/ U-JV-s oot? )°» » n i; 
c£s~.» )«*T>; -öl .•Jt,q\vt\ )v-.io/ JoiSx» oifcC^io "\^o; «6i .-yolpo/ 
.JLj^s.too jloJLiLj^too ^o,-o; JjL3j loJS. • •J.iojo Jj..ca;a ^>o j-aA ^.oioN-/ 
i_s.\ oX {iä-,1 • .\\.£0.^> *-Zo i.js.\ a^o ^.oioKx/ ,-«; : V^9/ °°i i- 3 i"^s ^ 
^.i.ßa.X t-^>)— i; -oi .');ia-co JJ »o Jla~ V-io;o .*6i.A«/ ) mo .. ou^so ^bo 

1. Here begins an extract in M 32 v° b, headed : >K v5ucm^ .wl»*»} ■ \~J^~ ^^j \ L '*<^ *J° l'ol*» \nf< 
^pmüvo.iiSo ^.vi^l-. — 2. C sing. — 3. Here the cxtraol ends. 



be Seen by those who pierced him? For the Godhead by itself is invisible. 
But he will comc with the body, according to my account, and such as he was 
seen by, or was shown to, the disciples on the mount, inasmuch as the Godhead 
easily overcomes the flesh » '. Who that reads these words resplendent with 
truth, and flashing with the rays of the Holy Spirit, will dare to say that 
the Word of God, who was humanized immutably and without any phantasy 2 , 
is without flesh after the inexpJicable and incomprehensible union? Ac- 
cordingly it is clear that you also liave not gone beyond what is fitting in 
opposing the precipitous error of that man and saying in order to remove 
him from this error, « The words used by the doctor about the Word of God, 
'In liis ownnature he is without flesli and blood 1 , refer to the time before the 
Hunianization ». Indeed, since he himself said that 'he is one, and not 
without flesh', how can it be anything but wliollv unreasonable, and presump- 
tuous and irreverent, for us to gainsay this, and contend that he is without 

1. Ep. 101 (/>. <;.. XXXVII. 181). — 2. MvTMia. 

PATB. OR. — T. XII. — F. 2. l(i 



G5 V" I). 



' Cß r a. 



228 



LKTTK.11S OK SEVERUS. 



[5(il 



» K 66 v 



•r^i-^o ' il^o 



oö) :^K^/o d.coo/i ^i ^»öi .^.oioN.../ 
-.J.io<o )i mj ^-io V-^ oü^i )ju^2? 
• 4 JLiv-io K-J-^-^v JK^^il ~.ot.-\ 
JJ; • . ) ).ooi\)l.s u) qjoi ot^i )jl»^ ->> 

Q)imi jL>o£3s oCi^i |.U3; J-^aio^ 

OU^L-^6 JJ >3/ .-Ot^S^MO )i-£CLJa..\ 

)lo-a.^.mi -m JJ/ ..ou^_o jloou^jLs 

K^jot-^^ol o-ny^o; JIoju/o JtooCSs 
)lo-^.,\^^o jJ .^^.JoJLiaiw ^oioK_/o 

.^_J JjLSOI v3/ ..JN-.OÜ5S J__COo/j ^.J 
i-^üDoU If. ff) ~»; Ol l,t\ 3^^jl JJo 



IhXlo JJ; oCx.,1 JjL^. ^ -S; ^-..; ^öl 
J;ot Jk-^-ioKlS. -.v-oioK_*/ )-i0;o 

«Ö« .(sie) s£DQL^.V J ^ ß '^^O K_.)_«^v^ 

JJ . Jloot\J_5 ^_.; ajoi ou^>; fjUJLS) 

J...O»^\ Oi.^v-1 JjL^Sl J.a^^OOJlS. »~«^x 

Kiojw.3 o».^v.^s..^o -l^fti -i \ cx.ro.-j 
JjLi../ JJ/ .c*^..; JJ.ooCS.J_s ou^poo 

)J^_JV- ->f-^° > ,,>Ö JJ.O _Wa__0_JL__>; 

• )t t» "■ xr^° t-^"- 03 <-^ -.oia.«^_otv.._ß.j 
Jla_u/o £v__d Jloov-fc» .^JU'l ^io p 
■^i)ni,>n\ -.oioK_»/o o_3j_ie> Jbs_Joi_OoJl 

• JJ^-ojSs. J---000/; ^.; J.jl£CSo--. JJJ_\ 
)t«i ->; c*j_jJ_.\ -_>K—/ JJo -V : ^-J Jjlsoio 

*jloo£-?S; J_*__ooJJ 



I. Ms. ifcooo. — 2. Ms. "01. — 3. Ms. |&-lö1.. — 4. Ms. U^». 



flesli? But llio wörds whicli he went 011 to add, 'who in liis own nature is 
without flesh andblood',plainlyintroduce thisthought, that in liis own nature, 
that is in tlie Godhead, lie lias no association with flesli and blood. He did 
not t'ake the flesli into the fulness of liis own divine nature and mix it with it, 
nor did he mingle it with his own Godhead, but that in the dispensatory as- 
sumption we might understand him to be not without flesli, Emmanuel being 
wonderfuliy composed und cönsisting of two Clements, the Godhead and 
the manhood : but even so he preserved tlie absence of mixture in the divine 
essence', aud did not change the essence' of the Godhead into the nature 
of flesh. And that this is so I bring as a witness to the aecuraey of bis 
doctrines the doctor himself, who by the Operation of the lloly Spirit is an 
aecurate doctor. In the first tetter to Succensus, when certain inen had 
advanced a similar objeetion, he expressed himself t litis : « Since 1 found in 



1. oücjia. 



[57] XXV. — TO TUE EMESENES. 22!) 

Jlok_.lk.~; J;CH..flO Jj/ jl^s^io Jjl3^O0lS. C*\ -.Öi-K-./ JJL3CH ) ;0);0 .Jloot^j 
JI^nJ-^ JK-k— jJLaüoo «otoK_/ jLiu.t.Ä J— ol; )Iqj,^l\^o ^io* .^oi a j. ° i \ ö-.; 

7-./;; jK^ioj JL^a. yo a fc^aajLaafloota K ..•>'>/» ^_,; "^^io *Jjlsoi "p?/ 
jlooCSs; Jjlo\ :J^>fcjuOo J^oi (_doV3< Ljl^.o or,.^ jboa..«_o ik^s ^-2>o; :J;oi 
La.\ vä/» -.^.\ K.^.jl.^1/ }..o;j; -.;cw ^=> Jlooi^S. o£io joog; Ua->/ :w>jla. 

;ts-3 ^jl.N-^0 JJ /o .JL^j/ ^io; J'*^ ^o-imi; J-.po JJ ..J...otSx U-»^? 
^ojol^./ JJ; och .-^eyio ch-s K.2l.cq..m )».../ y-»/o )1».^-^N y.../; s-6t jloou^ 

no v~i cOljI/; ^.jl.icOö o^ +s .jjL*.3Ld ö£s...i ^Oiok~»l JJ; oöt .-öÜS...; j^.cooL-=> 

^30 y-»/ .oC^.^1 J^oCSn (.^.COoJJ ^Of^O »SLflDolKj; y.../ Q.\ JJ/ .K~»j^OQ.JL0 "CG 

(La..*,— ^io; JJ/ , ts-.Ji_.^A ^otoK.../ V-^x ^a.-> A»iio .öi~»K~./ )L^ 



66 i" b. 



..ca. 



the memorial an assertion of litis kind stated, that sincethe Resurrection the 
holy body of Christ tlie Saviour of us all lias passed into the nature of the 
Godhcad, so as to be all Godhead only, I thought it right to speak againsl 
tliis also ». And thereupon, aflcr he has above in a brief compass gone 
througb all the statement ol" the dispensation of the Humanization, he brings 
against it this argument : « It is impossible for a body taken from earth to 
endure the change into ihe divine nature. And, if not, \ve bring against the 
Godhead the charge that it is as^t thing that is made and as a thing that has 
taken into it something that is not its by nature » ' . See ! höw plainly he denies 
that the divinity of the Word has taken anything into its essence 2 which 
is not its by nature, though \vc confess thal flosh possessing an intelligent 
soul was taken by God the Word, and he united this to hini hypostatically, 
but not so that anything shoüld be added to his divine essence 2 , as if it were 
deficient (for he is truly complete in every thing), but that from the unmixed 
union of the Incarnation, and the composition out of two elements, the Godhead 

1. Ep. 45 (P. 0., LXXVII, 233, 230). — 2. oüffio. 



G6 v° 1> 



230 LETTERS OF SEVERUS. [581 

)-3l3V^O ,JJ/ %^Jl2> O^ . ' J^JjlS^S.2>oK.:>0 JJ O T,.V) J^OOJLO ,-^.S; .JLioKjLj 

I,V^2l-=>i .-jl^C^^ioo öwJ^.»/ ^oqjl^v JJ; jjLkJL^; — ot -*^Jlj/ ^; onajj Jn./ 
^.; ^^io .^oojl^v JJio Jjl^^JX^o 6 u * aa ^6 J-onv» .-JJjj^io K-Ljl^3 
^-.^v> .).,.«..V.^fl.a,v> bu/ i-.^L.\ jJ^x-opö JLa.^, J^ M Jv-^-3 la_\i \.^soi 
,JJ / ,-J. *..s» i; L^aooJJ I^lcdo^o ^o^ JKslcooJ. q_\ . li-^s? -ex j)r» *> . «m 
N! ^.Jc>l V> \; J-tojl "^O» vS/j -öl JK^opö Jla*~; öuJ^./ J J^JL*.^iajLio 
JouSs -oioK-/ JoofJ; — öp L^^aia-\ V-«-^ °-^ .QL^oKm>n\ L^lxlji o»^^/ 
-ch\ JJ/ ..JJ^^io o.mi JK_J.jIio.c>.. O-SuL^O* oöi )hXl.^\ . ^_jpo/; J-L3^/ 
^JL.p>o/ JloojS^ .-w-lVl ^-io Jjksojlo ,— JJ^oKjlj K..Jju.jl > vK.>v> Jlo K-Joi^^oJU 
t-o-^x yi.coey.a .J^o,^ t— »>o ,y.ca i^o; IJS^io; oi^~.i oot Jj_^o t—}© • Jia.jü/o 
Ji-ffl ->.so Lio<_= JoiSs» otEO^io £>loK*l . t— k \.it v£oa\a£>i cn^n l^ s^/ 
Jjl-^o La-\i jlv-^l— => v£oa2^.jo_o j^-~-2 jcu-^o ool -.c*..JK-./ Jjlooi J;ot;o 
o^-_o'l/ yä .-. »»V*/; U^-»/ V - *"«^. °"^ •*'^-*-^01 .^»k- 3 ? lyQjJaj/; J.3..q..ccl3/ 
p <.lpö/ op ^io; J-ta-./ JJ/ .J— -«.JLio ,.— a^X^a* JL»j/ v_so jojJSx )»— j/ 
I. l"" 1 ^ erased 



and the manliood, Emmanuel should bc made up, who in onc hypostasis 
is ineffably composite; not simple, but composite : as the soul of a man likc 
ns, which by naturc is bodiless and rational, which is naturally intertwined 
with the body, remains in its suprasensual and bodiless nature, but by reason 
of the composition with the body makes up one composite animal, man. 
Aceonliii^ly the assumption of the body makes no addition to the essenee' 
of the soul, but makes up the composite animal, as it is reasonable to 
understand with regard to the theory 2 of Emmanuel also. The Word did 
not take the flesh intelligently possessed of a soul in order to complete bis 
beiug God, as we havc said, butthat one hypostasis might be wonderfully and 
imniutalily made up out of two Clements, the Godhead we mean and the 
manhood, and the one incarnate nature of the Word himself, and one person : 
for the Word of God, according to the saying of Paul the apostlc, partook 
of blood and flesh after our pattern*. And that this is so the approved Cyril 
l'urther shows in the letter to Valerian bishop of Iconium; who wrote as 
follows : « For God and man did not come together, as thcy say, and make u)> 

I. oioia. — i. Gstöp'a. — 3. Hehr.. II, 14. 



[59] XXV. — TO TIIK EMESENES. 231 

^^io -Jj ca a so J-^o«.^ vslol^*./ ^.*i jlo^o^ -JtC^io ocu jojSx v.o»oK-/ 
N ^-^.ic .o)^^.^ ot^~o Jjo£^o .'Ol^oj <^-»? )i-£D_sio M-^bv-J ju^l/j Jo£>\i 
»3/ Lxoot ..^otoK_./ ,_«; >o_«_ol/ )t^^° J^ 3 - 1 ^»o? J-*-JV-s ■^-•J^oj Jju2.-.|i 

f * 'i "V j. VO I DO JjLO t-o-A 1— .|_. , P°0 Ji-S — OloJX..../j j;oJ.J*00 ^ -.j-fcOt 

..^Otots-./ 6CS.-.1 JJ/ J't-^ —OloJX_./ J.X3J la^>J y-*\ JX^j^Jt *t~<^x ^0 J.JL^a.5 
\.OLp JJ ..J_»ojJ^O ^.iÖ I.JOOVJ50 .J-JLj/ J.S ,_*.; CH.iOO_L.Ol ÖOOi. |jL^Jb^CLSL^OO 

o|\ K.^S.; U.'i-~ ) aik ? J-i^t-^ rr-*? jio-»-«JLaL3 .ooi^ioJXJji/« ^_«.\oi< j.s\wOi 
• Joj^; o^+*.~-t ^'^oot jJS^io .JLojlM Jju/ ^s Jia*.— J,— • .JloJLO.ÄL-tlS.io 

odo,.-^.. J^s/ ^O Öt»A_./ O.^ y.ä JJ / .J.JLl/ j_3 tO£LJ j.JLl/ V"=> O.-CQJ t-0 aS> 
i-,3 o£S. "^^..^v CH~^_.1 \^XOol }-2>0 J-jL^ h £> J^-O» ,_«_3 ^ .JlK.jUL^^iolX.iO JJ 

w>.JV— / JJ^_oo >..•/; s-öt J-.joJJX_3 ^3/ ^^-J^OO ».~ yQ^p U-Jt-^> joot Jjli/ 
)jl2lj JJ» a^j ^oj "^ü ^-.1 jjoU. .ouS^j Jt-«^ ^.otoJX.^/ .-OiJLiO Jjl.o.-> 
^-■•Vli J.m.^oa^so JjLSOt •>)K A jK^o t -. ),jl2»,jl.-i Jooi >«°> iv>; JJ / .Jooi _oio!k.../ 



one Clirist; but, as I liave alrcady said, the Word, being God, partook of 
blood and flesh like us, in order that he may be known to be God who was 
humanized, and who took onr üesh, and made this his, because, as tlie man 
who was composed of soul and body is known to be one, so also now ' he 
is acknowledged to be one Son and Lord. For one nature and hypostasis 
of a man is acknowledged, though he is known to be made of diverse and 
heterogeneous elements : for the body is truly dilTerent in nature from the 
soul; but it belongs to it, and with it makes up the hypostasis of the one 
man. And in mental conception and in theory the differenee of the things 
that have been named is not obscure, but by combination and concurrence 
that cannot be cut asunder one anttnal, man, is made up. The Word thercfore, 
the Only one of God, did not come forth as man by taking a man, but, though 
his birth from the Father is inelfable, he became man by forming a man- for 
himself through the Holy Spirit which is of one essence with him. Accord- 
ingly he is known to be one, though in the theory which is according to 
reason his own body is diffcrent in nature from himself. Let it therefore 
be everywhere acknowledged that he was not without soul, but that he 
was possessed of an intelligent soul » 3 . Similarly also in the second volume '' 



67 i"a. 



67 r°b. 



1. Cyr. «vtö;. — 2. Cyr. vstdv. — :!. Ep. .vi (/'. <;.. LXXVII, 257). 



1. xo[J.o;. 



G7 va. 



232 LETTERS OF SEVERUS. [60] 

jj •J^m-si Pilo >«.Kii; .^)i_.oiJ ,.9>\>ff s£Q..oa^.CQJ; -Oto3;cL^ ^iüa.^; 
^io V-3^o -.ofS...; Li*ü jojSX; oik^io -o_oi JJ/ .jk^o» otlooC^JJ K^_XJi 
"^^^^o k-Lia.»ju- •)'»-«»-= ta^* JK-JL^JL^Ouio JJ ^-.; )l o » . m^ .^.iö J^co-s 
V^6/ .L^*A-^0 ,— ^-.)o«-»^ol JLbokjuJ; -,6t U~»;'i-/ -.Jjooio J£Ci>^0 ^3 ^io 

Isj/ '^^ -6i ^aiw .JjLis ts.il ^-^ )l P t- 1?°/ xr*»^ *J JLSO ' >V- 
c*\; -öi ^--j ]lootSs;o .\i yM \ -oi JkJ^io ^.iö )v^^?? .'Ki\ ^3tCcQ.ioo 
^.j j-oC^s .JKS.*>; oiVä.^ Joot JloojSs» .-^JL»p°/ V*^ ^ -W 3 o»-;o— ^-i 

jj; OJL>6 ..^iojKiO (H-\^ j-*J't--=>? 0|j..ßa.3j ^^ Lt3L./ .Ot^_»1 y.*\ ,K_*j ',-£<-* 

Joot so'jj ♦))^*J^/ >k~3 oolo *JfcCiOo; oö& -oia-.y^oLj J-oi^; ool jJ'o 
j^ojj . x> )t-^3; -.Ljooi Jjlo;o I x i-^a^ ju/ v^co -otoK_./ a^j ..^^-ooi 
ya.^ sJUlo!/ )K*^oojld Jla^—js *S; -J;ot ^ecs. ^-.; );oj JIKj/ ^>o -otok_./j 
Jo£$5\ — oioK../ ooi p och; .»j^ia* J.-V-.V3 v ^o Jj-3 ,»-o ).-«.^.xio ,_ -JtC^io 
j^v t-~j -oi .|J^-.K— o^o Jv*— =i -.J-JQ« J— =>Ji ,1't-^o/? ^*3oi -ch .Jjl»/ V- 30 
J.io;o Jc-oa-s ^-io " t ^.\. oub*...; Li, «•>->; oöio J^^Q..^ ^io V^ 00 °-^° .***01oK-./ 



against the blasphemies of Nestorius he clearly teaches that the assumption 

of flesh diel not pass into the Godhead of the Word, but that the Word of 

God remained in his own nature, and apart from flesh, but by the immutablc 

combination with flesh it was wisely and beyond all reason and understanding 

brought about that one Christ should be marvellously made up; for he 

speaks tlius : « Accordingly confess one, not dividing the natures, whilc 

yon knowand understand that to flesh belongs one principle, and to Godhead 

that which befits it only. For we do not say that the flesh of the Word 

became Godhead, but rather that it is divine as being Ins. For, as the 

flesh of a man is called his, on what ground is it not right for us also to 

call that of the Word divine? » And again farther on : « If therefore he 

were a wise and intelligent man at all, he should say that the body is from 

a woman, but confess besides that by being combinedin hypostatic imion with 

the Word it has made up one Christ and one Son, and one Lord, who being 

the same is God and man » '. The expressions therefore that are used by 

this genuine and very aecurate father, ' for he is one, and not without llesh', 

and, ' he who in his own nature is apart from llesh and blood ', demonstrate 

i \<\\. Nest., ii. 8, 13 ed. Pusey, VI, p. 120, 130 , 



>7 v°b. 



[ 6 1] XXV. — TO THE EMESENES. 233 

Jlaa^aJ^; .JK-^^ ÖuM ^ -Oi.1/; ^-/ ^? U*"l /i-O-^O J,ot 

6iv^u JK.£^~*> jJo jK^ajo jK-^b^o; JJ/ .)vi&^ <*^pö Uäk>U p o/ ■ 6 

Jla^axia^ V^ K-Jj^t^-^Aio JJo JJ.*V~* JJ/ .vS^w-jl JJ J^^ojld ok 
,_.^;fco>o JM?°<*- <h^-j v^o«? ^*^-JJ° vßu^iaAo vJH^t" 3 -ö*-^-? 

J^~aV;o . • ) N-*.iOQJLO IIa-.»—; J.2^-*oa JJJb» .sA^iCL^ *^*- s J? Jj—^ ^ ^-/ 
J^uaooJJ; -öt .^.ojl^' J^-fcC^o "^fco^ |;oi p .-JjLXL.oi.ttt JJ^-Uvlk-s vattJJ 
JfcC^tt JojSst Jjlo ,— ^.JL^tktt Jtouso .J^ *2l^w»KjW? ^-J-tatt jK-oj^. 
)i^s-Jis.- JJ v--t^J .J-ofcoöo J-öt voouja-.^ v^ J oi? .^VW -t m ' |V > ; 
>eu.p° s- 2 » ? °« Uj»-- 3 ? \^*! Q - i0 ? -«-* •'jkj^ö JlaA-Mt Jl.ooCS.JJ JK-Oto 
yslofcoutto * JKu>.tt Joi^JJ »slojI*/ JK-*J-sa~ Jlatt— ;j» .'x^P / v°-"?«? y-'l *' S| 

1. Ms. !&*»»■ — 2. Ms. |lo»i^- 



this, as is plain from what we have demonstrated, that in the dispen- 
satory conjunction he is not withont ilesh : for he is one composed of two 
elements, the Godhead and the manhood, which have a perfect existence in 
their own sphere ; but in his own nature he is known to be apart from ilesh 
and blood, and withont a body ; not that he mingled fiesh witli the nature or 
with the essenee ' of the Godhead, but that he kept the Godhead sublime 
and pure and unmixed, in the characteristics of its own incorporeal character, 
as also he did not change the manhood which was hypostatically united to 
him, but kept it free and withont change in its own characteristics. \\ herc- 
fore also one may see that Nestorius and those who like Jews hold his 
opinions wisli to reject the absence of change of the hypostatic union, and 
to put confusion into the minds of the believers, while they are everywhcre 
making this charge, that we confess that the body was changed into the 
divine essenee', and thereby hold one incarnate nature of God the Word, 
and they say that they themselves only, the wretched, unhappy men, keep 
the Godhead of the holy Trinily unmixed and pure, by confessing that the 
man from Mary, as they themselves say, in loving merey was conjoined to 

1. oÜTia. 



CS r"b. 



234 LETTERS OF SEVERUS. [62] 

ÖU^, ,_2>o; j;ot )KJ^-.^s Jlo_K-^J^o .(-lOiSss U^Oxax^o Jio,-30 oi\ 
J;Ot* J-A» yOOiA JOOIJ OOI v£0-J0_£s_CQJL^0 J»oi ^^^ioo ^t-^ Uo-^-^si 

JfcOioo JL^jl^oo )joi ^^00 *J-L3ot .po/j ^CL^-io-o Jl*x*Jl~ ja-oo -Jloja^A 
loJ^» -61 .-*uiwiJS.j v*oi )i,Q,°>. m oub. k~./i N! ^^o -.oi^oKjLio JoCSs 
V.-^x c*^ *^,-. JIcxjü/ oC^-s ^©t^o »\mM\ Jfcooo jov^jJ k*\o ,).-^OLio 
,_.» 01^ ♦J.iaN.ao; Jlp. |^ö*a- ^.-/ JloojSs lo^ o^ .Jj. aP »« n t \ k^jl^A.- 

:ÖV J ^0. VL*Ji»J >».Öl jlo_U»fcOLäCLSO -.JjOOt j » tt> .. OOI OOt V^°J J-fcfiOJLS^ oj^ +3 

.j.:»/ J^o_,JS*3 «jo3o JJJojlj»; j.+ \ ot-iCL«; :J..^V»a..o o/ Jloo»^ ^xJXSo laS. 

♦Jjlooi 
vojöi .jlowULO 'v—Vi? jojoi U»K_j ^a- U*-/° •:>*©/ jloojSs j.— io 

<.J- t jQ_2 L äo JotSs» j-w-jLiaS oi\ ~^-JL.^io/ JjL^S ,— ; 
..oot J-xOj-a .p>o>N«t fco/ \ Vnr>; y^~*) )1ojlcqüo «01 *P°/ ,Jja3o»l»o/ 
Jlajj.^ Ji ^o .).^.-j.^\ o& »fco.ts.io jJL^a ,— ; •.V-«-^ ^-?°/ J n>n» -ot 
^0ioK*l JLa^>aa ,^.; )üoi .JlooiSs lopo^j ouujls ^iaA j^oaJLßo Jt^° 

1. Ms. «*»t» — 2. Ms. *►«{• 



God thc Word and shares with htm in sonship and diyine authority, and 
by this r self-created scruple ' they make thc Trinity a quaternity. And for 
this reason thc wise Cyril shows Nestorius also, who was their leäder in 
this fatuity, speaking thus : « Therefore God thc Word is named Christ also, 
because he has the eternal conjnnction with Christ, and God thc Word 
cannot do anything withput the manhood : r for he knows the coalescence 
exactly 2 , not with the Godhead, as the new wise men amoug the doctors 
say » 3 . And the same man of small intellect weaves the same charge, and 
in the treatise entitled 'Against the Theopaschites or Cyrillians', whi'ch he 
composcd in thc form of qncstion and answcr, spcaks thus : 

« The Theopaschite says : 'And ' how can wc be accused of the compo- 
situm of the Diphysites, we who call Christ one incarnate nature of God; 1 ' 

The orthodox'' says : 'Your own refutation, whichyou think isadefence, 
itself refutes. For you have confessed fchat one nature is prepared for 
Christ, from incorporeality and a body, and a hypostasis with one nature 

l. This represents eeeioepvioxeia (Col.. 11, 2:!). — 2. Cyr. iirt\%piSu>tai yäp et« äxpav auvicpeiav. —3. Ibid., 
7 (od. l'uscy, VI, p. 116). — 4. öp96oo«o;. 



[63] XXV. - TO TUE EMESEXES. 235 

N.^)ia— \ y^-x.-Q? Jböaxo ^io ^--.y,« m^ Jjüls vQJom —ot .vooi^JLO «.-.Vi; yQJÖtj 

jj— JLJL i~^v JJ .Jym i\o .«a,..^ Jjlsoi ^-»/;; ^o*- 2 » *pö/ jloojSx jl~. io 

♦JK^aj JloL^^a^j vu| )t-aa-3 ba^. Jwia* ^-io )t-»v=>? .-)looi^ y^v 
o/ .JloJ^_-^20 Nj/ i.iö/ ^0^ llax^eu wo too JJ ♦po/ J.£Cl3o;1>o/ *68v°a. 

♦ otiC^oi ocn.\< -*X.oUi oöti La^»a*. 
♦jy.,^; J-«_flOo/; jloo^jJj J.a^.0.* *po/ )loc*5\ jl^^o 

1. M-. «öl». 



of the incarnation of the Godhead. But this is the confusion of those who 
have two natures, that the natures themselves are deprived of the hypostases 
which they severally possess, that are confounded with one another' »'. 

And again farther on in the same treatise : 

« The Theopaschite says : 'What do you think of an eggshell (?) of water 
that has been poured into the sea? ' The orthodox 2 says : 'What eise 
except that the unstable addition of the water has disappeared in the great 
volume oi' the sea? ' 

The Theopaschite says : ' Something similar happened also to the flesh : 
for do not think that the Godhead is smaller tlian the sea in relation to the 
flesh as compared with the shifting character of the eggshell'. 

The orthodox 2 says : ' By « shifting character » do you raean a kind of 
instability, or the change of that which was swallowed up into that which 
swallowed it up ?' 

The Theopaschite says : ' The change of the essence 3 of the body into 
the Godhead '. 

The orthodox 2 says : ' The nature of the body remaining, or heilig dis- 
solved into non-existence? ' 

1. Kampffmeyer, ap. Loofs, Nestoriana, p. 369, from Add. 172 in f. 57 r° (another version). Cur ms. 
was uiiknown lo Kampffmeyer. — 2. &p668oäjos. — 3. wsta. 



236 LETTERS OF SRVE11US. [64] 

yxj*. rs^^cxu Jjlj/ j-s» ^*po/o dl^ol K-iöt-o; joa-./ :)laixJV^I^ioj Jlj-.il 

-6i .jla^J^ oO>. ^-po/ j^airo ..]k.*jfco><v. Jjl2u ow>. K.-/j Jv^-a^ 
saoliojo jjoj^^o .jlv-oiio ji^JL^Uj^Kjtio JJo Jjl->J3 ^ "^^s öuN-/ Uooi; 
s v b )k-;oo»-. Jfco^-coo )lav. n» öuio p ögLioo Jooi sm A a at . f»V^o; ~) ° >, n «><=> /; 
..o'^lß jla^a otlaa^vio; j_öax.» o»-a :v£oai.» <V>o; oi^>; otla^ -.looi -oto^../ 
.JkiL.,^5 Jlpo jfcoa.^-, JK^jK^o .-Mmsf; vxa*üa^.ÄL^a^ )ooi J-«poo 
^_,j cuot J_a-.a^ ? ^-\ot ^-/; vOOt^^VK-a ^*3ot p <«po/ t-l^oio 



I. Ms. sing. — 2. Ms. om. '■ 



The Theopaschite says : ' The ilesh passing into the nature of the Godhead 
instead of the essence 1 of fiesh' »-. 

While very vainly putting together such reasons against the right con- 
fession of the Humanization, as I said before, reasons which contend 
against God, and saying that a man should be wörshipped with the Trinity, 
Nestorius and those who thirik with him State of themselves that they 
preserve the unity of nature of the three hypostases unmixed, in that they 
do not confess that God the Word was hypostatically united to ilesh pos- 
sessing an intelligent soul, and call the union that is so far above nature 
and immutable and wonderful mingling. Wherefore also Dorotheus, who 
became bishop of Marcianopolis', and belonged to the samc Jewish Com- 
pany and party, presented a petition to Marcian's own seif at the very 
beginning of his reign, and found fault with the position" held by the 
bishops, and the sound opinio'n of the holy ehurches; and he speaks 
thus : « Therefore, merciful kings, in consideration of their so ridiculous, 
that is lamentable, opinions, renew the firm maintenance of the con- 
naturality while it is possible, while there is time, by recalling Nestorius 
from exile : \ and join together the people of Christ who are divided, lest, 

1. ofot'a. - 2. No'l otherwise known. - 3. Zach. Rh., m. I: P. <>■■ VIII. 83 L; C. B. M., p. 553, 927, 
956, 967; Le Quien, I. 1218. — i. xaxäffraoi?. — 5. i|opia. 



[65] XXV. — TO THE EMESENES. 237 

JJ.o*juj> la-o.*» )i.o»^iLio^ ■ , ) ji^t^^o Jj^iö v°JW ^oaJSoo JK-«jJ^aLs£o>o 
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•t-«-^ -oi J^oias jJ» .J^j/ ^_ioj Ji-^? ^n imj; J-p5 JJ •.J-.oü^ J-t*^? 
JJ « oöt ^o^io öt-=> K.imi; J^./' ^-./o -Jlt-iwa.^ ^/ jlook.JJ öt\ yi»t>o/ JJ /° 
V~ioJ..M —ö| JfK_^o* JJ; jACiocuS. t-*-^. **°1 J^« ^* •Jj-*-^~3 öj^-.j — otoK../ 
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JLjL*i^N-jLio JJo v-^ JjLa!^-,lKjLio JJ -.JL.OO ]J Jjotj v»^^v U^*l -Jt- 20 - 2 »! 
J-iuaooJJ; .-^-.po; ^_-.\ot ^_io OJ...K../ t-*->N. fl 'Ut"**/ ^°l° U 001 -.^•otoK-/ 

&l >r _*; OOt Jl^-i-S .jK-'f3 ^iO ^0^0 J.JLJLJ* w^lXiO JiooÜ^S; U^2l\ IS^So/ 

)V^ vä/; '^^io .J^^jLioj °l*t-<^ -OtoK-/j ^-p°/ Sr*® J.-OJSS ^»t^O JV^ 

(.Jjui^o) .jjL^su-frsio JJ .s-^iopö JjJSioofcoo JJ ),..jxi»,->o — oiol^./ JoiS^o 

1. Ms. wCLtoiasiaai. _ 2, Ms. Olli., Cyr. ayiov ; See p. 66, I. \. 



as I pray may not happen, the past be repeated »'. The holy Cyril there- 
fore, having exposed such old people's fables and Jewish tales 2 in evory 
part of his writings, in the first letter to Succensus also, which I mentioned 
above, said thus : c< But it is impossible for a body taken from earth to 
endure the change into the divine nature; i'or it cannot be done. And, if 
not, \ve speak of the Godhead as a thing that is made, and as a thing that 
has taken into it something that is not its by nature. For on the score of 
impropriety it is equal for us/*to say that the body was changed into the 
nature oi' Godhead, and also the other thing too that the Word was changed 
into the nature of flesh. For, as this is impossible (for he is invariable and 
immutable), so also is the other. For it is not among possibilities that any 
created thing can pass into the essence or nature of Godhead. But the 
body too is a created thing. Accordingly we say that Christ's body is 
divine, because it is also God's body, and resplendent with ineffable glory, 
incorruptible, holy, life-giving : but, that it was changed into the nature 

I. Not otherwise kncwn. Citations from the tetter are found in G 53 r li and L -i\ r° b. - 
2'. I Tim., iv, 7: Tit., i. 14. 



69 i" b. 



238 LETTERS OF SEVERUS. [66] 

Jül_,_o Jlöu/ ^io »ju/ JJo ..^l^-K.1a| JlooiSx» ^.-; Jj^a^; J-^~ ^>^>o 
oC^o li-s y~.\ N *5>-ooi J ? ot *^l*++-~\ " Jjlsoi ^jl- JJ .£>/ -.po/ o/ v^U/ o/ 

(i^^^tO)0 JJ :jJ&täOf OIV^> w-iOjiO Jj^iofcoo JJ J-^OJl^ -Ol tLlÄ^iO, 

J-oiSs ^j J^-sojlso .Jlq^oibo Jo&>JJ ;fc^s ^ioo iKs )'t-flQ-s jj.m-3 ^t-^ 
|JLVl^>o ^oi^üo .Jj^^iotoo JJo .J.-o^a_<»° joiAJJ K-J-2» jl^^a^o 
J-.ojS^ ~otok-/o..v^a^>6 JoC^]J^)l3j .J^oiS^o Jjk^iofcoo JJ ^j J^-saius 
JJo .JoiS^j oi h ^p -oiofcs-/; Jjl./ ^./ .»»«M Jot^JJ ^J- 3 *? )KÄs-^0 ^.Ot^O^O 
-öi la^ JlooCSsj )-^.cdoJJ 3^~ h^xl )y «,.,?>» ^iö ^-/ -.J-.oi^ -010K../0 
y*~*~toi )t°i\v; Jjoi IpcL^Ks .s/» J_.«_flOoJJ >->,. i . '> JJo .-oioN-,/ Jou^; 
«oioJ^— ./» JjjJS^j k*)«U -.^-oo^o *Jiooi^j 

.•)K— ioaJLO Jlo-.,.,^ V*^v °°l t ffl">V -Jt-fiQ-^ ^o ^-=^ aü^.0 .• (»—j jtC^io Joi^ 
JLiojo Ji-ca.3 ^>o V^^ -.oC^-j ^-.; )ju.aa .jk^to^o,-. JjlSj oj^ k.-/; It- " 



1. Ms. om. ; see p. 60, 1.13. 



of Godhead, none of the holy iat liers has eitlicr thought or said, nor do we 
ourselves so hold »'. Tliis fact tlicreforc according to tlic exprcssion 
of the doctor, that ihe body of the Word is resplendent with ineffable glory, 
incorruptible and holy and life-giving, Gregory the Theologian also in the 
demonstration contained in the letter to Gledonius demonstrated by saying 
that the Godhead overcame the incarnation 2 . Accordingly the ilesh remained 
flesh, even after the God-befitting Resurrection and Ascension, but adorned 
with divine and ineffable glory, and with all the excellencies that beut 
God; and it is divine as something that is the body of God, and it was not 
changed into the essence 3 of the Godhead. It is in this meaning that the 
expression of the doctor with which wearenow concerned also should rightly 
be understood that God the Word is one and mit withont llesh : for he is 
incarnate by hypostatic union in llesh possessin^- an intelligent sonl (but in 
his own nature he is withont ilesh and blood), that is, without mixture 

I. Ep. 15 (/'. C, LXXVII, 236). — 2. Ep. KU (/'. (,.. XXXVII. 181). — :i. oiui'a. 



60 V .'i 



C GSlvb. 



[67] XXV. — TO THE EMESENBS. 239 

)i «t.30 L^floo).^ ot\ K*(i ^.\oi yo.± K.^J-^,\ ^.,^o jJ ,^»j ajoi .«*choK_./ 

' JL^jw^Öi la^ N ^ J ^< och -'t-^o/ woLi/; ).a.^v.io ^io* :Ji^.X v o'-i.io/i ^.j ^ö» 
ji.oi->.k..ca.so jLs )ot^; jfrC^ia^ J-mKjj ^>'»j; — 6« :«^-^ »s^»*.Kjli; ^.ch..\o 
y3/ .o»_A_./ Jjoch jJ*o Jlirn o.^ •J^xo.^ ^io V- 3 ^ J^.- oi^ ou^-»j j-«-flOo/; 
o.m_il/; oöi )»rr> i\ v---*.L/ oi.\.D JovS^i oibO^io och j.ia..A..£a.^o jJ ^ '--"-ns. 
otVKUo ocho .>a_.po ^pj ^^jls K\o)S^o JoC^n i,^... )K^.oK.^ JK-jl^,_o ^2>o 

J-Li../ JKJS>«LiO jlojf-^L^^O JJo jfcC^iO» »ovjlso K 66 V 

Jju«Q^v ; öS. "^OCH f-LO-./ .JL..ÜJLS; JL-S-m Q-^xJ Q-^ ^^-«-OCH J_JLa_.'/o 

t>ot^s )^oo t f> 5 oci ot^oi oöj^o .-*»oi j.-^oa_L_a.2> oi.3 o£üo; ooC^ . " öuk—/ 

• • • • 

"^oXo -.t-*o; t-^?/? I~ L2 ''/ J">.ciflQ cnLa.jsv^s .J.xco JJi cntooCSsi jla^'f-s 
)Jo .«choK-./ > ^_3 ^io ^iJ^o ,JiiO S! ^Do.^.o; V-io/; U^-»/ J-^-flO K-^ **~^ 

1. Ms. with slop following. — 2. Ms. I&m^^i. — 3. Ms. ovM- 



with what he possesses in his essence ' and nature, that is thc bodiless and 
immutable and incomprehensible Godhead. 

As for what you say at the end that the man who casily f< »llows illnsions(?) 2 
aud shifts his ground widely said on the advice of certain persons, that 
we musl think of the Word of God in the iuiinity of his divine essence' 
without fiesh, is very foolish and senseless. Even though the Word of God 
is infinite, the whole of him was united to the flcsh that was received from the 
Iioly Virgin, tlie God-bearer and ever-virgin Mary, even the very person of 
the Word and not a partial Operation as in the prophets. flow tlien is it 
anything but ridiculous for us to say that he who was in the actual divine 
hypostasis wholly united to a body naturally as well as miraculonsly is 
without ilesh, even in r the greatness of his infinite Godhead 3 ? For 'there is 
no limit to his greatness"', as David said, and he iills everything, and is 
above everything, and cannot be comprised by anyone. And the subtlety of 

1. oitsia. — 2. Tlie best emendation of an impossible text that I can make. — 3. A. v, (C) 'infiuil y *. — 
i. Ps. CXLIV, 3. 



70 ]" a. 



240 LETTERS OF SEVERUS. [68] 

OtJLaJL^.OO .^iS. ^.Otol^-./ JjL.j.^KiO .-^OloK-/ ^-3 ^^O N; 5ivi^O .-jliö 

.^o t--^—/ )** *" "" l^" 3 °l° ^^ vr 2 * f«^- oüboo JJoü otboo .•)jm>i )ooi 
^io< jlojL^a^jLbo y.*\ :\m -JL/» ^i « i vi .opo -.Jk^-io jojSx; otvmi n ^-*; oon 

^io/ J.^cq^^jo/ ^.io j_N... jiiä_-> L.o£>s ^-JL^a-o ).3u./ Ja^j Jlöiot-co »-»-3; 
^5s^;o :(.2L*a2 CH.^i> ^-»/? -Ol > ^«^>0 yo\S -\~> *-<d° J 001 J'»- 01 - 5 J^-^ ? 
oC^-» OJS.J3 KJLi -Jjot ^iw sS/ j^paS. ^ -'jlJLi .J)Q.*äj J^Vl )-t-»t-~ o£io 
^-.Vl; voJi-2L^>; J-~oV-s «^.SLba^ ol^pi .v£a^..»a_o )>-.». o ,^_.; Jj/ j.^ / J- 2 /' 

j...s; V^o/o :^S. ^^.io U^\a*i JLa..,.~ ;a«\20 :j.m i->; J^-*-^- >°; 
"ViJxA ^ ^jjSsvl/ ..^ia.*.io jloV^; J-ia*. Icu.o_ils; -JoC^jJ v3LaJl/ Jjj/ 
JN~.-ioa.JLo ^ot «.3 .Iochj l:>o|j JN^ioaJLO )lo.>^^; •..>.« »ftoftoo och; ^-Voi 



1. Ms. Ii"- — 2. sii' ms. 



thc mystery cannot be exploreil by reasou and intellect , how the whole of 
him was in flesh, and the whole of him is in all things and thewholc of him 
is süperior tu all things and he himself is Ruler of all in infinity. Büt, that we 
belicve that the very hypostasis of God the Word became incarnate, accor- 
ding to the apostolic tradition of the church that has been handed down from 
ol'ohl, it is superfluous for ns to demonstrate by testimonies to those who havc 
once believed in the Gospel, when John who was divine in words beyond the 
evangelists said, « Tlie Word became flesh and came to dwell in us » '. IIow 
ever, since there is a doubt about it, and in order that we may close thc doors 
against all contention, on this point too let the words of the father himself, 
1 mean the holy Cyril, come to our assistance, who in tlie defenceof the second 
chapter 2 addressed to Theodoret the deceiver wrote thus : « Since Nestorius 
therefore everywhere eliminates the birtli in ilcsli, and introduces among us a 
union of authority only, and says that a man was conjoined to God, who is lion 
ou redby identity of name of sonship, in contending against his propositions we 
were compelledtosay that the hypostatic union took place, in which expression 

1. John, i. 14. — 2 xeqpäXotiov. 



[69] XXV. - TO THE EMESENES. 241 

jLä.^..~a-jl ^iO i-^-Ä) y.+-~l\ t*.A.j/ LjL»J_\ »J -J_C_O>0 OOI >-.C«oK_./} OCX 

^,-JXjso L-_.^ju_o ,-L.l -.,--u~ yV^ / J^""* - ^! ^l i^^i! U^A l\ -.JJ-^o-ao 
,__> ^_.o»__5 •.)^«-^.Q , >m^o )la_<y_> ot_5 .J..u^o JoC_N oot ^ 001 .^oioK../ o 
.K-.Jjlsoaci^v JioojSx» (~*.\a_o o£_o t-*-^ c*- 2 * r^°-^ *JLjl_oi Jl*/ jJ._o._i ^_.ch.^> 
öiIc_jl.«.___m JioJ o/ . iot.._._o< jjotoj s-_ / . 'vxdcu^s/ ) la ___._<_._-_ a\ -_»j ajoi 
JJo |_.oi^s ) JLO oor •.V-«JLi )--0oi; JJ / .(._a.-i._o öi__\ ^-.'»Loi r _.~is..»i ' js ; 
j la_,^_.._. ipö/; y-t\ cx,..__„ J,._o.:>._ö -._.oio-n«-/; ss^^ooi VV-« oöt_\ -.jjua^oo 
) .... »NS JjLSOI v-OtolS*../» Xs,...!k._o t-«.-v r- • .jk^_sO-s._> ~__ö; JJjX>CX.\ . -Jt^-.^ 
'^a» :c*\ joot ,.>_-_._o k-_)._oa.i.oo :Jv_^2~-> )ooi -.otoK»,/ -__; oi-O; *>*>c__«. 
vq-^^oJ-s t--*-^. &\ •v&—\ JJ»° Xt- at - =s »t-J-^o oot •.K-.jojSx ou-o Joot JLio 
oöi JJ / . • ) » Na *\ -a^-ö -jlj/ JJ . . s£oo.±Oy-CL.*J laü_\ j»»/j ..v_i_.£v_- . i ..a»i 
jootj v_ok_> c__\ o.^ ,.3 .J-oa-ua _»oiol^_./} oöi Lju/? of,.-» .'J-..-«-- ^__o ^„-.ji 
,_._o "i a CO ' JJ/ .)', m •> &*._>/ J~»._o._. ^__o i._.-v a\ .J^._o.jl -__o kw_J j-JU^ 

1. Ms. w~- Pv — 2. Ms. !■;=• 



the word hypostatic' dcnotes nothing eise except this only, that the nature 
itself or bis hypostasis, which is the Word himself, aftcr it has been united 
lo human nature without Variation and conl'usion, as we have often said, is 
recognised as one Christ [and] is so, the same God and man »'. After the 
same i'asliion in the Scholia also he comes forward with the same wo-rds as 
follows : « 'For in him dwelt all the fulness of the Godhead bodily', that 
is not by assumption simply 2 , like light that shines, or fire tlial imparts its 
heat [to] the objects near it, but, if we may so say, that the divine and 
incontaminable nature itself by a true union as I have said made thc temple 
from the Virgin a dwelling-plstee for that which he is recognised to be. 
For thus Christ Jesus is recognised to be one » ! . But, that the whole of 
him was in a body, and was hypostatically united to it, him ofwhom all 
tliings were divinely füll, he himself confirms by bis own words. For it is 
written in the Gospel of John also that he said to Nicodemus, « No man 
hath gonc up to heaven, except him wlio came down from heaven, the 
Son of man who is in heaven » ' ; though he did not come down from 
heaven in that he became man, for he did not bring the flesh down from 

1. Gyr., ed. Pusey, VI, p. 404. — 2. ircXü>«. — 3. Schol. de Inc. Unig., 27 (ed. Pusey, VI, p. 550); in 
Latin only. — 4. John, in, 13. 



70 i'° b. 



* 70 v" a. 



70 v" b. 



242 LETTERS OF SEVERUS. [70] 

JLa^ ,.3 ool ]i &l i ' -« V-=° •X Ä1JU ^ ^ «oioK.-/j .JKjl«^ |K^oK.s 

"•^js^o .J.^'/° .J-*-* 5 -* K-.J.JLO0/ otiv> 000t -Aio -Jo»^ ^.cxoK-,/; <-öt-a 

• .OU^ ^o^ J_JL«^_flDp; JovSs fcC^->; >°l ^ ^>; O?)-^* K^.->^> ~-^ > J=0 °°* 

.v>^io jJo .K-.Ui^-.too ojiio ^*; aa-j^Äi» .ouioj )l o^ » mi a jLio \ll 

)lj.fl>v>; jL~ ^-./o .'j^D^o ^ j^a^QJ ^-/ J^äiai. yoot^a .-J.-^*/; oC^-o 

1. Ms. s^'w (sie)- — -■ Ms. fc»- — 3. Ms. wtoajj. 



heaven, but he reeeived it from the holy Virgin, flesh that is of our race, 
and of our nature. Nor again, when he was speaking to Nicodemus, was 
he corporeally in heaven; but inoorporeally, in that he is God, heaven 
and earth and what is above heaven were perpetually füll of him. And in 
the eiglilh section of the second of the books against' Julian the great in 
demon-worship, which were written by him in defence of the Christian 
religion, the doctor shows how the Word of God, while he is all in all, was 
hypostatically united to the flesh derived from- the holy Mary, and, beyond 
every creature, filled all thingsby reeeption from him (in a suprasensual 
sense nothing is empty of him), though the infinity of bis greatness surpasses 
and soars above all things that exist with a great space between (how 
great it is impossible to say) : by whom aecording to the words of Isaiah 
« all the nations have been reckoned as a drop from a pot, and as the sand 
of a balance » 2 . But the holy Cyril again speaks ihus : « He has become, as 
I said, in the likeness of men, as it is written, and in our human appearance 
truly. Nevertheless we did not say that he who cannot be comprised was 

1. The Syriac is corriij)! and the emendation doubtful. — ■>. Is., xl, 15. 



[711 XXV. — TO THE EMESENES. 243 

.-JojSs ""^V. J-boJ-J J.JLDO» ^-./m y 3 *-*». l^xm* JIso-jOD jJ;o K.^J.^io t-«->^ -<M 

J.J; )v^3 ^»j [ojcx-=> .JoCSs y**\ ^o~so -.)jlo^> ^&o ^io | ^.o*. ]-\, JJ/ 
\y-\l ^\.i^clxq^. [J|JLooiSs; J-AaiO ou^o [^_ |io V^o.^ ..Jjl^oo ^SiO-S 
<*_L_io [jlooi jLio VJV- 3 " [• ♦•j^- , ? It- 00 --"? y-'l [)]°°* ~otok-./o .v^.to; 

• .ov-ioA ^.ojoÄs^/; [ojöi :JK:L^so la\; [061] ^-»* Jv^oJ-so-s -r'^as .Jjldcxo 

) - '« » s; y_./ o^ .|V-2Q.-3 jfcC^äo Joot» ^-.; ^.i^jLia-.cH.ioi ♦Jjldoi ^ca^aSÜS. 
)»Vjl3; oöi It-«^^ ott" 3 »^ oiS.-; jla-.oio .^=. V^a.^; .K_.J*^.K^ JJ / .J.2\^.o.jl o/ 
Licoa.:^ v 3o .-,.ioJ.icC^ jv»»l JK-<jfco»o,.[..] c*\ K+l JjlSlj* .c*\ f.A.^1/ 

• .|~.oi^- ^coa\a.£> (och ssiaio \l\~*f* )la^^^-x K^.3 o/ rf-j-j^ )j.m i ->; JtC^wio» 



* 71 ru. 



1. Gyr. toi; xaO' iva. — 2. Cyr. ioia. 



confined, nor that he was inclosed in tlie limits of the body. For it is 
utterly silly and complete follv to say anything of tlie kind of hiin who is 
by nature and in truth God. For, while he is one and the only Son, and 
conipletely above all human plianlasv, the whole of bim is in virtue of 
a gil't in every man, and in each [one] by presence, not being divided 
nor cleft asunder, but [above] everything by nature, and in everything as 
God. But in that all-pure and fyply body 'all tlie fulness of the Godhead 
bodily has come to dwell', as it is written. And he was as in bis own flesh, 
but still even so he filled all thinars from hiin »'. And in the trealise 
addressed to the queens the opening words of which are, Those who admi- 
nister the divine and heavenly preaching', he explains the meaning of the 
Statement that the Word of God and all the fulness of the Godhead came to 
dwell in flesh as written by Paul in this way : « But we believe that the Word 
became flesh, not by way of removal or change, but rather that he came to 
dwell in us, and, to speak correctly, made the body that was in truth united 

1. p. G., LXXVI, MO. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 2. 17 



244 LETTERS OF SEVERUS. [72] 

«öi .K-|™L.iajia^v JJ/ .Jla.au. .^ J Kjscxaicus; «.*/ JS — »_( o I o/ •))« -s. t r. •. 
,.3 .-ou* o> ou> )v^a^[;J ji-iojtoo Jjj/ *^ü ^/; J-L3-./ .K-j^^roo/ övJ^«/» 
-oioK.../ ^a^ o£>oi °o«[;J •'r^ol-' ^.ooi Jjul./ *ouio v_\S. öuK-/ \L\~~l a-\ 
ouu^o o-!.caj V-"-^. y ^ N ^ 3 • •k—J»="t_o t— "^üo .-)N«soiaia-3; y^\ 
.•^^£06 o/ ^cy.:> ax.ca..2lSo>o JJo «otoK_/ ^a_i;o oolo .-^*Xl oila^.* r jQ.^o 
• ot\ Y *s.±o jjLSoio . -"^Ol-s vA^-o och lym i •> K^j « . mo / «otoK«/ oCio oolo 
t ">N -OtoK^I; i.ioJ.J .-^JlJJ..S} OVJlSü Ö|-^.o jj.^L.\. j^^^io; oö| J_C02a^.=> 
jJ; . ^_..ot..\ jLx> otKootaio ^.io ^_.ou^o ^.^ot* ^^io .-oi-^*j J't-co-s ^-io 
^-*/;; jtOS*ioS> ^.; J.^_\icu\ .«oioK_./ ^ü oj^oo .-«oioK^/ )■•> A <v>n* 
»fi ..\ •> J to..xia. J .oi.J5 .V-»-^ jk-S-«-aA .ks-.J„^io «oi jla^^S» Jjoti )-joi 
^-^oi JKä^io Jot\JJ K£.~; la^w; ooi :Jj't.-*/ jt-^oj-^o ^-; oöu> .^K— Äoo 
-.JL^4:»l ^iö Jioi^aji. .-^ oixi -oiolSs../; oöi -. 2 Jjl.»J.*>o j.*r-oj/ :|K^öK.js 
1 °v n ms/ Jooi; oöi ^Jua< t-J^t-o? )K.-.a.—l ^cabs..^a.o (.^a^a— oöi ooi ycLCO 

1. Ms. sing. — 2. Ms. um. o- — :i. Ms. oi:*v — 4. Ms. ^° 



to him, possessing an intelligent soul, his own temple. And tlie divine Paul, 
declaring the indwelling of the Word in the lioly flesh, or the true union, 
said that in liim all the fulness of the Godhead came to dwell, not so much 
by way of assumption or presence, or by way of a gift of grace, but 
bodily, that is in essence; as in the case of a man also it is said [that] his 
spirit dwells in him, though it is not something different from him »'. 
IIow then shall \ve say [that] he who is wholly in everything by way of gift, 
and in each man in presence (for he receives all things from him and they 
depend ujjoii bis presence), and who further also is in everything and is 
nowhere cleft asunder or divided, and further is wholly in the all-holy flesh 
in essence, and so is united to it, after the fashion in which the soul of a 
man like us is united to its own body, how shall \ve say thal lie is without his 
own llesh, because he filled all these things with the gift of himself, he who is 
infinite, and is wholly in everything? But to inquire into such a marvellous 
subject is a piece of utter foolishness : for glorious things are sealed by faitli 
only. In the other treatise addressed to the religious virgin queens, Arcadia 
and Marina, which begins, The world's boast', the same wise Cvril 

l. A4 regit». , l'i [ed. Pusey, VII, p. 285 . 



[73 XXV. — TO THE EMESENES. 245 

Ollo»™«»^-. "^-^iOO :)CL*+±0 joU^N 1^.1- ^.£»iO; • .vfiQ^S. ai.».^UL^>iPQ-0; 

(Sv-l-DL^jXLio ]i \la.£L*')< lxy\±\ j« via ^.j 3.^^ *Lxoot j.io/ -Jo^ JfcC^io; 
J~>, .Jjudj J-CQ^ J.:>;po ..|^j joC^; V-^ 1^-/ -J-^-/? JL-^»1 jJo .1^ 
^.oioK.^/; oöi (.JUioa.. Jov\JJ ^oiV Jr-^s/ ^-»o£^3 ,^o'^S>o .fc^-wJ .^pol/ .V-«-^ 
' t — «.^ v-.0|oKu»/ +s .jooi s^otoK../ jb ^Op° °öl )°°l •.«oiok-./j oöio .^l.K.io 
i— *-^ öS. JoCSx v^otoK../ Joovj; «Ol ^.io mJLJl »o aS. .Jjlj/ V~s Jooi Jov^» 
.'(jojSs) Jooi JLjli/ r-3 ^o JI^-siN-s JJ »3/ .J.*j/ V-i Jooi JiooC^; j^jQJt^ 
^a_o jia\^ K.jLio JJ ^ .Joe* )yma .Jjl— ^^io ..JfcC^.io _oiok.../ v s Jl/ 
U'oi-^» -.otC J.iö»o J.^^ vtoqjjI ^iwj oöt *^--Xoi ^s. vaLfloaioo vou^u 
,*jAILio JKjlxj/ J-^J..=> >^ jJjo ).^*jl3o UxiL^K-io \i 061 .^a-ioll^io 
001 t^£Q— ^.1 v£DQl^.aV^° •:• V»-3^~.io JioV^-s JK*^,-; )Va.j2o/ sa.(in°iv>; oöt 
Jl^..s 'p?/? °öi )~^a^jol^i Jbo..»po* öC^.; *£ oiS->; J^lo..cq.3/ Jooi; 
Jo£^\; i^io.* aajspo *Jjlsoi /^io/ |Laio^ öto -JK^cu^o; J?J^-=> : \coaioKj/; 

1. Ms. <j-»- — -• 1Is - om - —'3- Ms. """«M:- 



"I \ .1. 



inserted a demonstration from the holy .lohn who became bishop of Con- 
stantinople, who spoke about the God-bearer Mary, and about the birth of 
God the Word, as follows : « And instead of a snn she contained without 
confining the Sun of nghleonsness. And do not ask how : for, where 
God wills, the order of nature is defeated. For he willed, he was able, 
he came down, and he saved. All things run into one for God. To-day 
he who is is born, and he who is became that wliieh he was not. For, 
being God, he became man, not by departiag from being God; for he did 
not became man by departure from Godhead, nor did he become God by 
growth from man : but, being the Word, he became flesh on account 
of suffering', while he remained invariable in bis nature'. And he adds 
to these things : die who sits lipon a lofty and high throne is laid in a 
manger. lle who is intangible and simple and bodiless is grasped by 
human hands. He who cuts asunder the bonds of sin is wrapped in swad- 
dling-clothes' » 2 . And the saintly Proclus who became bishop of the same 
city in the exposition which he delivered in the chnrch of Anthimus on the 
feast of the Resurrection spoke to the same effect as follows : « The heaven 

1. Gr. &ia -rö äitaöi;. — 2. Ju. Chrys., ed. Par. J'. VI, 159; G\i\, cd. Pusey, VII, p. 165. 



71V b. 



246 LETTERS OF SKYKIÜJS. [74] 

.K.^jo Joi^s y.*l ^l \^^.\j\ .^s.^J ^.m -^ ~»; oöi ,\%t\ "illi °^ "-»OtO^--»/ 

sJl.^.* oöi ^.otoJ^/ jia^i -.J^/o ).xj.i.).io .... n <l\) N- rr>o.'r> . JJLoojS^i Jictoj 

JjLXO_x\ JJ/ • . K.Q.3l^ O1V.0Q ,l\ J.-ÖOJ..3 t-^X *r 3 / ,0 -^4?/ V m •> *>; OO) -'JV^ 

^.^I\oi.\ ^>-^Öm ^*^-*/ a.a_floa.iaS, )K_oV^*/o ^.t Jooi K../ .JSo_*lflD JJ oilooC^si 
. v£LJX)aj yjUOo/ K^.J.^q.^.Xm Jjjoi« w-Xot ^^i ~.oi )1^!S^. JJ/ .^.'^o 
jl^o J-Jl-,.^ v aa*iaia\ ,_»j )j/ vm„*£^o .Jp©J.i© "^.^ J..*.iJ Jtot^^coo 
ou^ ,.0 oj..i.o ,)-^Ai i-^ /? >-•/ . »NjJSoö yOooiL ^ot ».0 w.oi; • . J K-^jaoa^o-j 
i. JüTo^ I ..>4<1äj JISo^j» w.ota.1 ^sJ ^-*/j ^o*^°J °oi v/o >v aiCL^al Ljqj_q.\ 
J^~»jjL30-~ JJ/ >v »lo_ JJ j JaoJ^HsJUo .•Jla^Ss^jo ).l./.. >■; jJSC^IVJ ^.oi.*jo^j 1 ^1 JJ 
j^-Jtio )jl*^; ^ai. -JJ^io oiS. J^./ yO-^J^ «-*- 1 / ^*? vj J?t-^ )*^ vQ^.^1 
.JLa_^S.jLt )~«-3^x oöi jdoV^S ^*i'/? JjJt-/ -Jo^? JJ^ö ^.../ ."^«.iaio joop 
JJ/ .a^oiiKjict^ JJo •.as'jj iatvi\ JJ -.^i^jl^d J ^ — »IS — _» J-/.J* ^^^o Vy^ \/ 
vOOUL^o; jlcuooojjo -.oilo.^i^a.^a^ J.aü.£d3/ J « m <:\o ».t0»j; )«»-=>£>> oiKiv.\ 



cries, 'He who became man, wlio was crucified in flesh, is God : for as God 
he cansed nie to ineline and carne down'. The sun also cries, He who was 
crucified in flesh is my Lord : for I in fear of the light of the Godhead 
hehl hack my rays'. The earth also cries, die who clothed himself in a 
body, who was crucilied in flesli, is the Maker : for, though I embraced his 
llesh in a manger, yet I did not conhne the might of his Godhead' »'. It 
would have been possible to add otlier ihings also which are like these and 
resemble them, hui it is superfluous to add to what has been so wisely said, 
and make the discussion inordinately long. But I pray your holy assembbj 
and lawful church to be of the same mind, as the apostle said 2 , and conform 
to llie same rule 3 , and, if anv disputed point arises, not make this a cause of 
strife and division, and of uselcss contentions, but lovingly join with one 
another in the inquiry. But, if anv of you has anythiag to say, let him 
speak with humble mind, as the words of God, as Peter the chosen apostle 
gave admonition '. If anything also needs further explanation, you must not 
act hastilv, nur be in a hurry, but await the proper time, and bring it before 
the saintly bishops, and accepl the healing that they shall apply. As for 

l. Or. \iii. i 7'. G., LXV, 793 . — 2. II Cor., xm. 11. — 3. xaviiv. — 4. I Pet.. iv, 11. 



[75] XXV. -- TO Till'. EMESENES. 247 

JK-Vai.; ^.\oi ? -61 ^^>o :J«5l/ oou j;oi jÄo^A, oöt ^» J— jJo .aVa.Äio^ 
.^»oiQj^jofc»Ji| 1 1 yQJL^-.j )-ioioi\i ^*/o .«otoi^no > .oia^> t _o £v..J.JLia~ -.^jljsKs 
jto.^. jLi o/ jioi Jts^ü; yojöi :)JL.^ibj ooi y/o -.«oioK-/ ^j oc* v /o 
^---^oi fl» ^*^-*/ i"*^^^ .vooilo^ oiaSv-oo Jjoi «oi -.ovS. asloK-»./ 
jlai^u.oi..s oup> JjujJ ..^ö ^>^ -'po/o ( JL*Aji ^ ^La3 ..voot^K^/ 
olil jJ/ .yQ.j/ v n-»>» l. |_3lÜ^J>^> y^\ JJo ^> ^>^> .voola^ ^oiq-s^ 

..olSol/ ^JLiO ,<_Aot t o ^o^s .a^j ^--^./ ^i. yokoLukj; vQj/ AOso 

••\a-a-s ~<mq_;^j sali oc*.\ .)ö»^. ; ))~^q.ä> \jxin6 ..oJfco» Jjl3l./ v-^ 
voKj/ ^a^-* ^3 •:•),.-./ «.io»/ ♦jLw^jLio j^caicu ^oj..coo JLso.^; oöi joCSs. 



1. Ms. 'actsL^LU. _ 2. Ms. cim. *= 



the brothcr who gave occasion for this dispute, since we have written these 
few words, receive liini lovingly, and strengthen him, and acknowledge him 
as vour member. And, whether he is one man, or many who were associated 
with him in this dispute or ignorance, act in the same way towards them : 
for concerning those who are such the apostle commands us and says, at one 
time, « Him (hat is weak in the faith bring near to you »', and at another, 
« And reckon them not as enemies, but admonish them as brothers »-. It is 
not because they made inquiries? or because they were ignorant that they 
are blameworthy; on the contrary they would actually have been praised, if 
they had discussed the point with humility, and not with haste and confusion, 
and with a desire to add to ignorance; for this is wliat prevented them from 
being received in regard to the discussion which they raised. However, 
now that we have written so mach, let luve vanquish e'verything, and let not 
these distressing matters come even into remembrance : for 'love' also, as it 
is written, Covers a multitude of sins' 3 ; which love mav the God of love and 
the lawgiver Christ also strengthen in you. 



-2 r° ii. 



1. Rom., xiv, 1. — 2. II Th.. in. 5. — 3. I Pet, iv, 



XXVI 

(i 27 v a. 



XXVII 
F 148 r. 



248 LETTERS OF SEVERUS. [76] 

Joi^jJ Wh^k*»; w^S. yoKj/ ,_*;OÖ>0 .v—O^ voaL^l^/o iV OiO^KjJ. )-*V^o-s 

.•.)n« . ft v< JjsoojLo JIS^K^ JlooCSx «Ol N_.J.i0oko>0O M->x J.ia$^ ^«V-o -io 

rsfncvnr^ia ^jlucv* hol-* rsf^'i.^r^ ^2n rsf^ardßo rdx*aj3T\ 

1. M>. om.; scc p. 77. 1. 7. 



77(e Signatare. May you be raade perfect in the Lord, being sound, and 
living in tlic Spirit, and remembering mc, our religious and Christ-loving 
brothers. 

The end. 

XXVI. - - Of THE SAME, FROM THE LETTEI! TO JoHN AND JOHN AND 

Theodore ' tue archimandrites. 
519-;«. For the Godhead exists before the worlds and eternally in threehypostascs. 

XXVII. Of THE HOLY SEVERUS FROM THE LETTER TO JoHN AND THEODORE 

and John the God-loving presryters and archimandrites, against the 

CODICILS 2 OF THE AlEXANDRINE. 

519-38, Alexander is manifestly found to say tliat [man] is in the form of angels, 

in that he contends that the holy bodies becomc spiritualbodies, denying the 
resurrection of the llesli and bones; if 'a spiril hath] not flesh and bones' 3 , 

1. l'ri'li. iho archiraandrite of Lhe nasterj of Romanus (S. I.., i. 55), who maj have I n Severus' 

representative in Palestine, wherc Ihere was no monophysile patriarch (cf. S. L., p. 148). For John and 
.lohn see ep. 'J'J. -- 2. xwoixuia. In Greek extracts this letter is called -/.ata ÄleEdevSpovi or xari rräv xtoSixiXi'wv 
'AXeSavSpeta;; but U»t»«a^> occurs in our text (p. 85, 1. 9) vvhere iL ran onlj be rendered 'the Alexan- 
drine'. — 3. Luke, xxiv, 39. 



[77] XXVII. -- TO JOHN, THEODORE, AND JOHN. 249 

.'jlt^J U-^t-O J-La^OÖlO i^AltO L^JÜ» |I.J5Q.£l\i L,J.^f\.iO k^.L«^,v v-»-^ 

^_io >,....- y°»i LüKjl^. o_ojl3o ..o3l^ )lo.JLia>otj )KJ^.ia^ K-.JLjjv 2 * 5 ! ^-«^°i 
,^JL«Q-.o j*o»Jlo v jl^o.^ io^; UV^J ^° )-»^ Q -^- J /? J^'f-t-^ 3 Jio-flD J.*-.«~0; ' ' s v ' 



,yo^ L^~J )J» —ob -.^.j-io/j ^_=l\i J^aia-J^o soaaj» *--<^x ^o K-./ 
^^^io pe/j J_.oCSx loKa\o ^» V J^»)— .ölVo V>t^° '^J^jo . öuk-./ JotSs; 
.^ai« |iotax.\ )oC$5s ))— -o JiotQJ )ooto Jiotcu )ooij» - J t - 3v ^.io ^ v ^3 
pcjba\* ~../ ^-^oi^s-o ^x ) r — d/o .^Slh« joü^X ))--~ o Jooio ^*3j |oo*j oolo 
^s^soi ^_^.\cn .^Sl* cl^ )oto »,a ; \i *^o JouSx )>-*; .J^a^Ks «.iSo Ji_ßj 

I. E KoV*.»»io. — 2. E sing. — ■'{. K ©v»M- 



according to the unerring saying of the Lord. Accordingly it manifest Iy 
appears that lie preaches contrary t<> the prophets and apostles and holy 
doctors of tlic church, who in revealing fashion taught the words of faith 
and expounded the God-inspired Scriptures, and outside what vve receive, 
according to the apostle's ordinance ' ; and he is under anathema, even if 
\ve keep silence. 

()/' the holy Severus patriarch of Antioch [nun the letter to John und Theo- 
dore and John, the God-loving preskyters and archimandrites, which was written 
in answer to the Codicils 2 of Ihr Alexandrine. 

For \ve may hear wise men outside also saying, <c Not to sin 3 at all, 
and to do everything rightly is of God » i . And \ve see the divine Scripture 
also saying of each created thing, « Let there be Light , and there was light; 
and God saw the light that it was good »; and again, « Let there be so- 
and-so and there was; and God saw that it was good »; and after everything 
together so to spcak which he called forth and which answcred, « God saw 

1. Gal., i. 9. — 2. xwSwiXtoc. — 3. Throughout this passage the translator seens Iü liavc misunder- 
stood iiMtpteTv ferr' ur ' fall '). — 4. I do not knovv tho source of this cit ition. 



E 08 v" 



250 LETTERS OF SEVERUS. [78] 

J_*£_0» ,._> o jj^i. ya.*. ^_o.___o>ö» ^.61 ^_oo : ^._oi_<~---.o y_-.otJ.io ^«jöto yj:.i__._,j 
^_6 001 y/ .^_oi_tv._/ )ou_Nj ))\.>,^-_» vJlj/ t--ojL.J ^-.-oi J.J.a-7 -.ypa^ 
)t^>,^__ a2_N .^-*-»/' )1^-.3j- ^--; vj .yV^ajt JJ ..^-.ow.^-.-/ j_v__£._.» t-* - ^. 
'JJ/ .)K._.£o_ );Oi ^^-_o .,_—</*' Jk.___>J_---O0; ^üO» j)Q__\ v / .^_Oi_K-_/ 
.^-OloK../ jootJ» ^3 )ot__N )$__>; -.t-iö/ )-*>■■«■: - ■-. sJlj/; ^__/ ^__Ö K._J i_.j\._ 
» E69r°a. )lc___)._o jJo .|i.-_-_i J._cl_o r -_ot_> _s___so ..J._a_0»; oiK_>V_. ^-.oi_K_/ )K_»__o^2o 
,..__> ^v*. fl° :J-Ji~oc__ ).._.--,.-> J._cJV--> *»-£>- ot_^ -.^--5 vsol .J~m/ ^--» ^o____\ 
ou_.__.f_> t-> :^°/ "Jlola*._o JJ> Jla_x__£C_xo :)_<,._.£.._. lo_\ J_a__» jlo__s_^ 

'ÖU-X-.} Öi-x ,._ )K_V-> -.Ol -ä/o ^--301 1.00t J>l\___0 • . _.OK_-_s_X v_>K.J )!._.___>. 

J_^_j s_o..__a£_c_.£_o t-»-^ lc___v. .)oj_5x ,_.__ loot jj-O. jloJ.a___o )J; )Ia__-_^s_s 
'oOf t_5 ^.OOt J}Ot ^S&^iO .^JLJL-O _»Öt} ,___vO|0 -.looi v o°''^^_ N - i0 ! \0-ot 

• .l^a_xfcoi/ )la-_-V-a\o iV___s»3 Ji__J-_-__x _.oi __/o •Jla_c__S o___J./ )_%_»-_• 
.JjloJL' )_.i___ ^_o» s-ou-k ^-o~m vsol ^-_; J__DK.i_s._o .',_»/ )._-_-_-_.; )----/ 

1. Here begins an extracl in F 31 V. — 2. K |l !•-»-• — 3. E w-_». — '1. E o«. 



* F 32 r" 



all that he had made and lo! it was very good »'. How thencan anyone 
sav that things which are good both in themselves severally, and because 
they fit together with one another and inake up one world, arc a sin 011 
God's part ? If so be they are a sin, they are not good : but, if they are good, 
they are not a sin. But, if by reason that they are corrnptible, therefore 
they are a sin, yet rather, as a certain wise man says, « God created every- 
thing that it might come into being, and salutary are the creations of the 
world, and there is 110 poison of corrüption in them; and Sheol hath no 
kingdom upon earth » 2 . Again, if the iirst man had kept the command- 
ment, and not gone astray alter sin tlirough the serpent's deceitfulness, 
and lost the grace of immortality, having voluntarily drawn death upon 
himself, then creation itself also wouhl have eontinued, acquiring for its 
own seif the grace of immortality from God : for in accordance with the 
condition 3 in which we are for whose sake it came inlo being its parts also 
pass away. For this reason then, when man himself was condemned to 
death, it itself also served corrüption and 'was made suhject to vanity' \ 
as the apostle says; but it hopes further to gain with us what it had from 

1. Gen., 1. 3, 't. 6, 9-12, 14-16, 24, 25, 31. — 2. Sap., I, 11. — 3. x_x_GTa<ji;. — 4. Rom., VIII, 20. 



[791 XXVII. — TO JOHN, THEODORE, AND JOHN. 251 

«Ol vs/i -.viBa^as o^ )cu3u< 'oc* .3/0 t~«-^ aa.i>po .L-.ba.Aj jLaau^ia^o 

♦ jot^s» ^.otaLs; JK— q.jlJiI; Jio^:» ..JL^L.; )^a* ^*> »V— AI J^-m-s ' i ' ' 

..^oioN_/ J^*/ Jj-^; ^ ^ JJ/ .LicuS^; oil^,,:-3 ''Kloa** ^-/ K^^ 
s-oioK.-/ joou; ^ö|A .JlaxISoL— fcoo JLs >°>LoK.JlJ; "-öl N ^»^io jL^aja^^» 
jK^a-xil* )io^^> Jl V.«; jlo^^iw ^2o j^-** LI • Jl^.j.s ^01 t-*-^ ^/o • ou^—/ 
^./ JL^io JjlJ^j .«^ po/ od. k../ )K>.X> t.*.^ )t-7 .jojSs» ^.oiqjls; 
JKjLSULio JJ ^.; JJ^-i-» .•jla.i^SL-, fcoo JJJi. JLiwKj J.£— " o«- 1 ^?" 3 ? ^k^*> 
pa^^j ^iö J-^.^2^ .jLa.a...^caA 1»_üwK.ji/ oiKü^io; -c* )Kjta^» JJo 
\QJÖo ^6t )K^a-T» tK.ao )Iqjl^jl— Kio JL> S vSloK*l ^j jJ .•^a.^tsJil 

I. E o^>- — 2. EK v 'ot*-». — :;. FK om. — i. K »»U. — 5. F sing., E ins. *s^- — 6. E kxsa^j. 

7. e oC*b*l — 8. F «3oß*l- 



the beginning : and it will liave continuanco without eorruptibility when 
we are admitted to the resurrection and tlie kingdom of heaven : für the most 
wise Paul himself also cries, « Creation itself also shall he freed from the 
bondage of corruption, intö the freedoin of the glory of the children of 

God »'. 

(And öfter other things). 

But, my good friend, neither indeed did God inake the world in order 
Ihal it might be corrupted, for ' salutary are the creations of the world', 
as you have lieard; but, sincs it is of a very fluid nature, he on the 
contrary brought it inlo heiug in order that it might partake of incor- 
ruption; for indeed ' even creation itself shall he freed from the bondage 
of corruption into the freedom of the glory of the children of God'. For 
what logic is it, teil nie, I hat rational man who sinned of his own aceord 
should according to your argument be raised to incorruption, while creation 
which is inanimate and without perception, which for his sake was made 
subject to vanity, should be delivered to final destruction, and not partake 
of the incorruptibility and the glory ofthose for whose sake it was made 

1. Rom , viii.. 21. 



252 LETTERS OF SEVRRUS. [80] 

' E69v°a. pö-*^ sOO).^K~./ yOOOJJ jjj ^.Ö|\ t"*-^ °^? •**°< l~*-^->^ \JK-,öCSx JKjiitoi 

^.J J-^> CH l \ .yoN-D.-jLj ^^,' yji ^-.J im.Dä^Ä>/ .yüikoLJ ,-^^.LiK.iO ,J 

Jt^ax v och..s )la..o...i|i v qjoi . > . tmvi ^oio-oöa.* ^\ 1 1, — — J-^iJlo JJ.'^» 

Ij-iJS. \j\ jÄO.iO .J»»JL=>J Jj/ JoÖt (jLiCL^. •)il-3^D "^s^iO ^Jl2J Jp»J ).CCL^ 

ota^a— \ .L^o-ii öt^a^fio/ A\*.aA .(bs.-^/ J-Jt-Q-"^» .U>).l^oo Jujj o£^.o 
*E69vb ■.)(-—/ vxoo-.y(Tn n\ ^*^ot .(.iabs.x o£^3; )Lia~.\ . J..ca.:>a.^ib /i |io t U>.^ .(.xi/i 

1. K «»• — 2. F sing. — :s. FK om. —4. F ^i»»- — r,. F """^n^ns^, K "»^i^K^- 



subject to corruption? For tliat thc world shall bc consummated is ma- 
nifest according to the failli in tlie divine Scriptures : for that tlie rudiments 
which compose this visible creation will not pass into absolute non-exis- 
tence, but will be changed into something better, Paul testifies wben he 
says, « The form of the world passeth away » ', and not 'this world', and Peter 
also testifies when he writes, « The heavens shall be dissolved with fervent 
heat, and the elements shall burn and collapse » 2 . (But those in whom 
righteousness dwells look for new heavens and a new earth according to 
liis promises.) And before him David sings about the heavens the passage 
also, « They all shall grow old as a garment, and as a vesture shalt thou fold 
them up, and they shall be changed »\ Words agreeing with these were 
written by the Theologian Gregory also, in the sermon on the funeral of his 
brother Caesarius, as follows : « But why am I l'aint-hearted about the hopes? 
Why do I become a man of time? I await the voice of the archangel, the 
last trump, the transformation of heaven, thc changing of the earth, tlie 
emancipation of the elements, l he renovation of the whole world. Then 
shall I see Caesarius, no longer departing, no longer carried, no longer 

I. I Cor., vii, 3t. — 2. II l'el., m, 12. — 3. Ps. - I, 27. 



[81] XXVII. - T<> JOHN, THEODORE, AM) JOHN. 253 

y^\ o\ .\j±\ yaL*\ o-^o -X'-~\i >>»'-' ^ o/ .v-C^ k-j~J./ yU^fO ^*J-S/ 
JoIa; JLii— / ^°f*»° )?o« )°^° *Jp°/ P^oi J-£.=^ la-V JU-^J? J-a-*a3^s 
»s/j s*ö( .vOS^— Kjo ,yQj/ *opl Jl^-aul. y~»/o .yaal^j J-jJ-io *-•/? -.V^ö/ 

oi^~. ai\ ^» yj .»qi\^'jo .voVaj Jjldci •. s.o^.xi ju/ jl^-cooli J-Li.«/» ..^aLfloo/ 
"*^ : 'i^-ÄJ IS^>)n.iL3 Jjldoi :|.*^i«.ioo jjk^ioj ~6t la^v; Jla-.oV.so )^<uxb| *E7ora. 
^_.pa-,K-io jj ^*K.^ojJ J-äOt-i» -.Joo( vn.*JLCD JLjv-»/ ^^ l't-*^? -»öl? JJ.a-.oi_s 
JlS-ioo J^J.__b.iajL_o ^s.^ -.J-i-icooiV J.o2_\; JJ-'t-^/; ^*? J-oj-o-I-so 1 *voK_j/ 
j-x.^^^v \^6l JK-",.^? V--ss. J-"- 30 " 00 *Jj__OI ok'j ,J -.oilüLj Jiot "^.^oo; 

I. F ins. l'/v — 2. l'K 1-a^- — 3. K ;->.:_»• — ',. FK om. 



being mourned for, 110 longer being pitieil, bright, glorious, exalted, even 
as you have often appeared to nie in a dream, O most brother-loving', and 
most brother-loving; either as I have wished to depiet thee, or in reality » ~. 
And the most wise John, the expounder of the divine words, in the com- 
mentary on the epistle to the Hebrews speaks as follows : « And besides 
tliis Iie demonstrated anofher thing also r worth attention 3 in parabolic form : 
for he also denoted the transformation of the world by saying, ' As a gar- 
ment shall they grow old; and as a vesture thou shalt fold them up, and 
they shall be changed '; a thing which he also states in the epistle to the 
Romans, that he shall transform the world : and setting forth the easiness 
he added that, as a man may fold up a vesture, so shall he fohl them up 
and change them. But, if he effected the transformation and Ihe creation 
into something better and higher so easily, for the creation of something 
worse he needed another; how long will you not be ashamed? » '. And 
in the commentary on the epistle to the Romans he gives an accounl of 
tliis matter in very complete form, writing as follows : « 'For the expecta- 
tion of creation 1 , he says, 'looks for the revelation of the sons of God. 

1. to ifiX-rats äSeXomv e[k>£. — 1. Or. VII, 21. The last clause runs eite toü ßciüXe<r8oi toüto ävaxuiio'jvTo; 
eres T»fc a)T,6e:'a;. — 3. Jo. Chrys. 7iapEpyt,v. — i. In Ep. ad Ilebr. Ilom. III, 5, ö (ed. Field 



*E 70 rb. 



254 LETTERS OF SEVERUS. [82] 

jj| .öu^^p Q^ -.I^jl^Kji/ Jioja.y t JCLiK V*^ l^—V- 3 -J-a-ßO-*> j«*^? -oiaX=>; 

.^ipo/ Jnot; ^.-J^oi )KJi.£J^ )j»=lco.2>oo ^imao ».3 'ch-\ ojj o^ jk-i-=. 

J^JS^'; JJ^2l^sO ^ .^>Q ^> .^-.»-a.-^ vl^^ 10 ^*"' .^ - O-^^^; ^-*Aoi 

)Ki*^; )la^\ ool Jj>ioi ^-io; .^St^i JIs^oi» JLIS^K^o jVa^C^o JV ^cuA o 

1. k ;-»/»■ — 2. K o»M- — 3. E oV — 4. EK llaaiis«». _ :,. E «w- 



For creation was made subject to vanity, not of its own accord, but beeause 
of him who subjeeted it in hope'. For what he says is something like 
this. 'This same creation suffers great pain expecting and hoping for the 
good things which we have just mentioned. But expectation is earnest 
looking'. But, in order that tlie account may be clearer, he also personines 
the whole of this world, as the prophets too do, when they introduce rivers 
clapping hands, and high places leaping, and the mountains dancing;, not 
that wc may understand these to be animate, nor that \vc may assign any 
reason to them; but that we may learn the abundance of the good things, 
so that it reaches even to things without perception. And they often do 
this same thing in the case of distressing things also, introducing a vine 
lamenting and wine and mountains, and the roofs of the temple crying, that 
from this again we may understand the greatness of the evil things. But, 
imitating these, the apostle personines ' creation and says Mint it groans and 
suffers pain; not beeause he had heard any groan come from earth and 
sky; bul that he may show the abundance of the future good things, and 
the desire of escape from the prevailing evil things. 'For creation was 

l. A similar passage is cited from Sev. in Cramer, Cat. in Ep. ad Rom., p. U7. 



[83] XXVII. -- TO JOHN, THEODORR, AND JOHN. 255 

jla^ioj J»-^? V*^ ^£-*> •)>*-»'»■■» jik^^io .J.iio s *iOso ,),-./ "^Oo .looi 

w ^Q-> -. s -. luv Hv-*^ Jloil^-ooj JLia^a.A ia^ ^..oÄoiio +s J^»/ )a5w ^.j 
y^y^ll )»^>^o .J.io/} °Öv-JÖ)Kji fcoa-flo Kj/ ,j-'po K*J^-i .pö/» )..m\ 
jjj^e y^\ yoouboo .Nj/ jolabo ^...j kj/ -.yo^jj v qjoi .Loa* yooi.-^/ 
^\ot\ ^D ^_»J Uiwijo .yCiqi\ ..Kjo -V o_i/ y-o'yiL JK_^i3Q.sl ^*/o .yCiuKxj 
^^io .k-J^\ ,_äo J^jJ-so .' v ^>k.\ ^io J^iajLjs aixsl/j -.joot po/ ja^bo 
^,-iai.i ^_»; ^_^oi .^otoJL JjJ^o p-.\ „_,i J^»/ . 4 ;;Ka/ Lul ^-/ J..OO.A; 
Uau./ :)lon.ym\ l^iA.*/ jl^-t-s U^l./ K...).-. .yO^Jj .\OJÖi; Jjp/ öus 
iV cu/ yopl L-iJLio ^._./; V-^?/ V-* -^ %»*6 061 .JLäk** ^io );i_^fcooo 

1. K ov^W- — 2. K lj»J- — :j. K ov»^»l^*- — 4. F «ök»/ (LAW ecrcspswe/))- — 5. E <J° 



made subject to vanity, not of its own accord, but because of Iura who subjec- 
ted it'. What is 'Creation was made subject to vanity'? It was made 
corruptible. Why and wherefore? On account of you the man. For, 
since von received a body tbat is mortal and passible, the earth also received 
a curse, and produced briars and tborns. But, that heaven together witb 
the eartb will grow old and eventually pass to the bettcr ending, liear the 
prophet saying, 'In the beginning, Lord, thou Iaidst the foundations of 
the earth, and the heavens are the work of tliine hands. They shall perish, 
but thou endurest; and they all shall grow old as a garment; and as a vesture 
sbalt thöu fohl tliem up, and they shall be changed'. And Isaiah, demon- 
strating these things, said, 'Observe heaven above and the earth beneath; 
because heaven hath been solidified as smoke, and the earth shall grow 
old as a garment; and they that dwell Hierein shall perish like them'. 
You have seen how 'creation was made subject to vanity', bow also it shall 
be freed from corruption; for the former said ' As a vesture shalt thou 
fohl them up, and they shall be changed ', and Isaiah said 'They that dwell 
Hierein shall perish like them ', not ' speaking of utter destruction, for 
neither shall the inen who dwell in it undergo such as this, but the 
temporary destruction, and through that very thing they shall pass to in- 

1. Tliis passage to ' universe ' (p. 84, 1. 2) is cited in Greek from this letter in S. V. N. C, 
IX, 745. The author of this Catena seems not to have noticed that it occurs in a citation from 

Jo. Ghrys. 



E 70v° a. 



K .-,7 i". 



71 r° a, 



256 LETTERS OF SEVERUS. [84 1 

E70vb. Jjoi flr^>. oto ^V^ö^; ^*-\oi JjlJlJl^ t"""^ IW° •*■*>/ V**^*? J-»t-*/ 
i)p/ ■> » i tbo 1ojuS*^~Aoo JJ la^s ouS..»* ^oo .)---JL-=) oöi JJ / .^-.«.X.siflO 

^.^sio .Jto^A» ^; yo'^ .\£bl ^otQ^o^-c^ oV-o* p vxoo^o.3 »s/; ^.ooi J-L3-./ 
NsJ.i» JJ^C^o .looi );o» ^-./j JjLio ^^s^ioj Ja~ioo . s *$fc*iaio öj^-o jpMU 
JJo -.K.^^.jo ^.^Xoi J~JV~/ "^.^ooi :lj...3jl/ JV-o-^a-^ '.^^soi JjLio .^S. 
^.äSoi Jjlsu/ -.looi s-tC^^iO» "^«.301 w.Ö| .looi ^fcC^w^.iO V-«^ ^/ .j^o,^. 
jlajjjj )J^^.io ^_..> K_.)^.Ji-*/ .'JL=lxd ^.^oi A,i Ljol ^Si^ioj J^^too 
^coa\a.3 JJ/ .JJö JjKaql^V JJo JjlSj JJ 9 ^-.^01 ^i« ^->J; JJ &fa ''JJa^jo 
jJ^wia^ JJ/ .**. ju~ Kio Ipo/; ^-^01 '^o vy>ftj> JJo o£S. ,^2^ J^o,vs; ^^o 
)aS. JjLio .looi CH.-N.-/ y~.i j M / .))-*.^.ji >^a— K.io J.^q.:mlxS. o - ,-.K». ^-io Uv— / 
^y*> JJo JJ/ .looi JK-^jl^_2l~ fcoco .sJ^X^io tOs^s.^ JKJL^s .fco/ v^«/ 
^.öi 01..A-/ *t-«-^ );oi • >J^.£wio J-»ooi ool J£v_*_l^^~£oo JJ V*-^ &l -it-aa— 
)lpo; )o— jj cl^ ..l^-a^K*/ owl^s^s o\j p°/? v~*? v -^° / -It- 31 - 00 N ^^? 

1. FIv ^v — 2. FK (im. — 3. Uere the extracts in F and K end. — 4. Ms. 0111. stop, — 5. Ms. «. • Ns ~"" 
— C. Ms. willi stop following. — 7. Ms. ^m- 



corruption, r just indeed as by saying ' like these things' he poiuted 
to creation itself, that is the universe', just indeed as Paul also says 
farther 011. However for the presenl he is speaking about its subjection 
aud showing why it was made of this kind, and assigning us as the 
reason. What ihen? Was violence done lo it in that it underwenl 
these things for another? Not at all; for it was indeed made for nie. 
llow then is a thing which was made for me injured when it undergoes 
these things for my reformation ? Bot, to look at it in another way, we 
ought not even to raise the question of justice and injustice with respect 
to things without life and perception. But Paul because lie personiüed il 
uses none of the argumenta that 1 have stated, but by another method of 
reasoning sets himself superfluously to comfort the hearer. But what 
was it? 'What say you? It underwent evil things for von and has become 
corrüptible. But it lost nothing; for it shall also become incorruptible 
again through you' : for this is the meaning of 'in hope'. But, when he 
says, 'It was not made subjecl of its own will', he does not say this to 
show that il is possessed of thought, but that you may learn that every- 

1. Gr. woTief ouv xai r> xtfoi;' (Susp änavTa 6ia toüto eiiisv [Jo. Ghrvs. oiäioü elitelv] w? taüta napior^taaiv. 



[85] XXVII. - TO JOHN, THEODORE, AM) JOHN. 257 

3/; ^£^0 .J'qcp Jjl./ ^^o ^.; V^?/ •)?°' o»-^-»/ ~°t? J, °^ °^° -J 001 
«o.^; -oto 2 w.oio JJ/ Kj/ a\j ..^01 ^/; -öl out«*../ JjLSO .i^-.U |K.-V_s «ot 

öu-I^_*/ jooii ^-»aiö JJ ^-,1 ojo< .jl^— ; )lo,_-2iJ^ ^20 ,vio/ ^^ >t-JI 

JOO» p ? }»*- Jj-*--/ -T-^? It-^ 3 ! 3 )i-3<i-A-^ ^l JW JJk-uiou-fcoe ' E 
»3/0 . -,-oiioo J-L^i—K^o jJ t-0 Jj^o» . Jjoi ^-/; 4 -ot ^/ I001 :Jj^.a.~fcoo 
t njni y -s. Jl^a^Lkl; Jio'^o .v^Lflao/ övS. ^axio ^5 "^.ooi ^.01 .v3loI ool ^ot 
JJo :J-ojSs J^sto^ ^.»»JLmjSs J-^V- 30 -oiofcs-./ J^j^coo/j ^.o«.^> JJ / *JojSs; 
)J^.£^o .JojSx ^.oiok../; j -irn'>o jLx-.; J-*o»-.3 -.J-io»; ^oi n i ^\ ö-«^> |^-^io 
JJ; ~_.; ) 1 .0 a - ^ > :^.ot<A-/ Jj,jlJI*Oo oU-Oj ^^6 oc*\ .J.:x&0^ Jilo o£^o 

)K_^_- ^/ t-^v °^ )°°« Ott^^O v3/l OCH .JjÜ'f.S ^Oi. -^0-*^° JldJ^Ji— kio 

1. Ilere begins an extract in F 32 v" and K 57 r, headed : ^a >&=■ — 2. E -'wo. — 3. E l£a*>>o- — 
4. E >» - oi- — ;>. Here the extracts in F and K end. 



thing was brought about by the will of Christ, and the one is not a reforma- 
tion of the other. But he stated also in' what hope. ' Because creation 
itself also shall be freed'. What is ' itself also'? That not you, but it 
also, even a thing that is far inferior to you, and that does not partake of 
reason and perceptiön, this also shall partake witli you in the good things. 
For it 'shall he delivered', he says, ' from the bondage of corruption'; 
that is, it shall be no longer corruptible; but it shall fullow the beauty 
of your body. For, as, when it became corruptible, creation also became 
the same, so, when it is rendered incorruptible, creation also as well shall 
again follow; to denote wliich tndeed he added, 'into I he freedom of the 
glory of the children of God » ' . 

But, inasmuch as the Alexandrine is a stranger and a barbarian to 
the divine Scripture, and is not accustomed to the teachings of this 
Scripture, he thinks that (Jod is a Creator of corruption, and he calls the 
world bis sin; a thing that is of fluid nature, but is honoured by the 
grace of incorruptibility together with man for whose sake also it was 
made. It was not as a sin of God that Christ reformed the world's sub- 
jection also that was for man's sake, that he might bring in one set of 

1. In Ep. ad Rom. Ilum. xv, 16-19 (ed. Field). 



11 r l> 



71 V 



258 LETTERS QF SEVERUS. [86] 

)lai^^L-*K.io JJ .J^aN-M JLi.« ^-.; -üN— * .-JK.-.OV; Jloj.o-.io JJ qjso^Ka/ 
J.JLX./ 'JJ/ .jiVoi; jlc^-^aL.» Jöt-^— .» jlo.->w*-2uJi ^.-; ^lX^ . -^oX-iJ^; 
JJ ou^> )ooi JSw/ ojNj; t-*- 2 ? -°\ JoC^j Jla-i . ^ ^.ioo :^-V-. Jl ? J-*-ii-a^; 
Ji^rp' jN^a^o ^ .Ji^j J.-ÖQ.A w^oi w.6( la\ :uAKjij )la^^^2 :Jlolo~Oo 
■JN«— aj3.*.K.^o J»o^.=> <£>loKxi Jjoi (.^o-^s.^ sä/ ö»^>; -6| : ) Lax:s..ä-~k.:>o JL\i 

IS. »J. » \-<v ^" -l — ^M? v-*' v »Not ^-io »)t^jf>| iiv^o ♦ xr-^ J.-a-«t>.J5i ^»öl y~. •( 

jL^-iciia-s . J Laxia-oi ^^io; od-o^-^ JJo -. yo+So "^Jls; oi\-J5Q— yoKi.^ 
v£Da^.\_i.flDi jloou^s ji-\ ,.3 .J> v»ö i r>; JjLSaoi^ )v-^o J_s/ ^.^.ioi J~.oC§n 
•J^N -.r» »^ (la-j^^L.xaio l^ r ^.^.^i )ta_c t -.£Q.iLiajs .vAJj oi»JS^.co_a^. ).*.j5a\ 

*7lvb. Jl.o-.oV— a._s *.)V^S; JlSoa_»_jO; J-.jq.9l3o -.Jv^- 00 ? \j\ COQ .. JJSoa.»Ji_i .^s'fa.io 
^ i ooJ^ .•Jla.ioa-*.;} J_ia.iÄ)^ ^»;po; J- l3 »-^- i0 U*-^ -J>-A^o» J^*C^; 

f-^S-A v Q_-._D" f .^0lO [■■ I» MkJLiOt — -».\o|1 )lä—/lO .-J.^O.a3.^ JlOJ5.i.O L.Cy.3 

1. Here begins an extract in F 32 v°, headed : «aol-. and in K 57 r°, headed : ©v*>- — 2. K eis*». — 
3. F um. Here the extracts in F and K end. 



things in place of another, as this wicked and deceiving man says; in 
place öl' bodies that had been delivered to death the immortality of spirits, 
and in place of the corruption of llie world eternal incorruptibility, and 
in place of abnndance of sins abundance of right acts; bnt in order that 
he might raise man, who had fallen, and by erring been stripped of the 
grace of God through which he had immortality, to the original State, 
through the resurrection of the bodies into incorruption, by which this 
world also shall partake of the freedom and the glory, as \vc have written. 

{And after other things.) 

Bnt l'rom the investigation von have plainly recognised bis corruption 
on every point, and his spuriousness in the matter of faith; in the theology 
which concerns the Father and llie Son mingling of hypostases (since he 
has cast behind him the godlessness of Sabellius the Libyan); in the 
Incarnation of the Önlv one phantasy and change, and the other things 
that do away the true Humanization and figlit against our salvation; in the 
Resurrection lessening of hope, and denial of the resurrection of bodies; 
in the creation of the visible world, a blaspheming tongue that under the 
appearance of good will arms itself against the wise Creator and Maker, 



xxvni 

E 93 i •■ b. 



[87] XXVIII. — ABOUT TUR ANTHROPOMORPHISTS. 259 

«otoK-./» och .u*_ul./ |1q » I » ^-*> ^-.J OJOt .-)-OL.V> ^iO ^ÜO »-«^ k-J-^4 

-.v »Ol - ' *'*' oooi; yo—iöio :^o',L^-^oo N-^3 ^n °> vi )K„ju-.^o Jlf-^ ^2>o 
■■w n ; t imA . ^.oi J-^~^ "^-»aoi ^t-^o .j;aäo jj; h^( Jjl^ä>£> ^io «jl»/ jJo 

.^\^Ai*Tt co&c\Ar£f:\ r^yiixxi caa tar^n ♦ < r^iailcvj3»ß<nSr^ 
jcoaiv*r£r"n ^A->ar^ rsfxj"va &c\^3:v3Tt ^cuaa ^aruix-ra* *E93va. 

vrtfcalrsf 

JUi . »v, N, . ^jL^^ioji ool Jj}/ ,-SO .JjL-X^. ».*.=> L^^too, .•^l J .\iLiß.iO 
1. Ms. sing. — 2. K oin. 

and that utters follies akin to tliose of Mani tlie madman and Marcion (for 
well was he named Mani from rnania, that is, from madness, who is the 
founder of the Manichces, who are most exceedingly foul). Bul that 
these confused opinions are rejected and analhematized by the holy 
Ghurch, and those who were the originators of thein, there is none 
among Christians who does not confess. Accordingly therefore it is 
manifest that Alexander, inasmuch as he has agreed with all these opinions, 
shares the anathema of each one, being subject to many sentences or 
punishments '. 

XXVIII. Ol' TUE SAME FROM 1THE 7"' LETTER OF TUE I sl ROOK OF THOSE 

BEFORE EPISCOPA.CY, IN WHICH IS CONTAINED A PBINCIPLE ACCORDING TO 
WHICH THOSE WHO SAY THAT GoD EXISTS IN HUMAN FORM ARE APPROVED IN 

THEIR ACTION (?). 

But, if we in some place hear Scripture say ' the Lord's eyes ', we 490-512 

iinderstand God's activity, which is signified through the terra 'eyes'. And, 

when again we hear of ears, we understand the propensitv and inclination 

that he has toward us, and that he has the attribute of mercifulness, and that 

1. Greek fragments of Ih is letler are published in Cramer, Gat. in Act. Apost., p. 296, 379, 390; in 
Epp. Calh., p. 73, 102; S. V. N. C, I, n, 20'», 220; IX, 739; and a ms. extracl exists in Add. 35123 
f. 383 r°. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 2. 18 



XXIX 
E36v°b. 



113 8. 



260 LETTERS OF SEVERUS. [88] 

.v^-.&v.iO ^^Oi ^j_S J_»j.£_LiO oC^— ~i JJ/ .^JoXsk-COiO J-^l^ oj\ J^_/; a\ 

kj^xj ^)Q^ JJ; J;oi »£»/o V^»/? :V-^°/? ©°l li-* 5 ^^-^ ^-? ^l»^« 

• .J-^i»*/ ) ,« ■-> V.s Jla.s oj oöi ^x Jo-^io .J)o'|-d "^iol/ ou^o; ^-^o» J-sJ^Hs 
K^J-juS^ofco*» JJ .öixj^co JJ po .^.aj JlcC^oki; J>o-co/ ^io ^Of*>; j->p/? 
■ JJ V»; -61 ^Jlj )o+£> .).JL3oi •,.*>/ ^ JoCSs l^w. J>cupo ^io .-^-U 

1. MSS. <3No- — 2. K ^jV-om- — 3. E om. 



he brings our service to completion; for Scripture speaks to our weakness in 
human and condescending fashion. And, because it is said that God has 
wings also, yet we do not understand that he has wings, butthat his shelter- 
ing power is signified through these ; for, siuce we are Christians, we 
must understand tlie divine Scriptures spiritually, not according to the lettcr. 

XXIX. Of TUE IIOLY SeVERUS FROM TUE G:5 nl LETTER OF TUE 2"' 1 BOOK 

OF TIIOSE WRITTEN DURING EPISCOPACY, TO AnTONINUS BISHOP OF BeRRHOEA ' . 

But we hear of the said Mara that he said this also as well, that the holy 
Virgin did not fcel the birtli, in manifest Opposition to the Holy Spirit and to 
the Scriptures whicli were spoken by liim. Tlie loud-voiced among 
prophets, Isaiah, shows that he came forth from the bond of virginity like 
anything eise, and he was ineffably born without rending her from Mary the 
(iod-bearer, saying thus, « Before she that travailed bare, and before tlie 

1. s. L., i, 14-16; p. 167; Zach. Rh., VIII, 5; C. Li. M.. p. 950. 



[89] XXIX. — TO ANTONINUS. 2G1 

■ , ' t-.a.....y> K-£«_v.3; ,_.; -6| -Jp; l^-^o K^^3 • .jJLiL-** J.->J_5 jljj; ^OfOO 
V-o^v \-Lzoi .J,_\a__o oo» joot i,>m^.i°> •> Q-^O : 1^,^-jI -.6)1 JIo-jl-jl^V-^ " 3 ; 
^-^io :}'i^£<S> > ^^ioj oo» )i__x>j.__«L-_s jfcsJtoCiV. >5 ^-_oa_io ^oo_.ia^.^o 

J_iJ-*.öN__< ]Va-fl0/; |jAo| ,_->0 K-i^-OO jJ/ .^6/ ,._^-..ÄO0 yS j',-2~M oi,J_v.. 

j.io ^_/ .]K..w_sj *__o JV3; ^.1/ P .)) .^m Jjl^Aojl Ja*. ..]-»ö«-X5/o K..O 
JJ; )i">./ -.Kss^eo jJ )ia^oK_s; J><i_coJJo £o>-o JjJ_\oJL_>; ^.öt .j ->iy> Y> J—-^*/? 
JJ »_*-\oio .loot i^.j ~~6t; .-);oi ^.-/; JlJ-i^^flO JKjl^V^ o__\o .-JfcsJt-^ 
^..»oi\aj> K-J^v*? t-"-^. °°* -^oöt *_.oöi ^©,-20 "^s ,__o ^s^S.o K_)_LS^ioKio 
^o ,_:_© "•JK_»-^-- -_io V^ 00 *-oia_2.JJ ^ J»io;k»j;o :JlJj; J-s i »^.j »_---\Ot 
:Jt^->; -ö&> ♦.-*--*. JAsjjl-xS ,.3 .^J./ K_.)üi.£aii Jv-*V-*-° l-^^v li^ ^ " 3 ^ooV 3 
.i^_s_.» J—^aj JV 3 ^ i^—? \-=>\3 JUj? V*^ y°r° •)■*"*» ° W° ^^ rr* J-°ü 
J^-aso» -»öi_\ K-^^-s; -6i .-o-ool JKxlSoo J-Üj-3» |i » mi; J,-»K-s. *--.» J-L-u./ 
»-»-a )oi .JjjlJL.Jl._s; )iyi!a cj.-_^-au_\ jlcv» ü.,.--^..; w*6( ,..»-_> .•(.__!._> yCy-s.-.lXj 



1 Ms. Ia»**>. — 2. Ms. "'«. 



jiain of the travail came, she escaped and bare a male child »'. The fact 
that she escaped shows that the birtli took place with pereeption on the part 
of her who gave birth, and not in phantasy". So Gregory the Theoogian 
also in the sermon abont Easter says of the birth of the babe vvhen it is 
born : « But she also cried 3 frora the compulsion of the virgin and maternal 
bonds, with great power, when a male child was born froni the prophetess, as 
Isaiah announces » '. How could the fact that she cried l'rom the compulsion 
and did not rend the bond of virginity happen without pereeption, and not with 
such great pereeption as this on tlife part of her who bare ? And these things 
took place ineffably and beyond everything. He who wished to come truly 
in all nur attributes, and to be made like to us his brethren without sin, was 
certainly born in fleshly fashion by a manifest and true birth, causing 
pereeption in her who bare, free from all pain and suffering; for the prophet 
proclaims that she gave birth before the pain of the travail came. For how 
was she to be subjeeted to the trial of pains and anguish, who put an end 
to the bearing of children in anguish through the fact that joy was born for 
the whole race of men? For, « Lo ! », he says, « I announce unto you great 

I. Is.. i.xvi, 7. — 2. yaviaGix. — 3. Greg, äxpavev, Crom lxpT,Yvjat, whieh the translator has taken for 
an aor. ind. from zpdc<u. — 4. Oc. xlv, 13. 



::7 r b. 



XXX 

G 76 v° b 



262 LETTERS OF SEVERUS. [90] 

yciaü^ ^«l/; .|^ci^ o£sjl^ c*JL*/; ^.öi JK.^; Ho»-« yOJÜS. Jj/ \ sen\* ^^o/ 

rdn^VÄ.3 na.-Lji-i-.n'n cain_x r^aan rsfnjj aa ji^ ■^V r v > 

rd.la jcoaiv^rsf rd.x.c\_xjj rdJ* /JL.r^a-i.ia-vn cot^-S 
rdlTi rdnaca* jcnctiursf cal .ntwn ^Lrdla .'rsf^cuin 

ooi ..jlioKjLio 1^.JLijJ»o yOpbsJiO jjLi',-0 JVoK-3 ^iwj OÖI V-»->x j^o-A 

K-.JU--3 1> OCH» ^-.1 QJÖt .•w^ O oJ^it/ Oi^pQjL^ v3/l OCH» ..'K-Jf^fc j'ffeS —OloK_/ 

1. Ms. ^'llio- 



joy, that is to all the people, llial liiere hath been born to vou to-day a 
Saviour, who is the Lord Christ » ' . 

XXX. ÜF THE HOLY SeVERUS, FROM THE LETTER TO THE PRESBYTER 

Victor 2 , because someone when reading with the same Victor in tue book 
of the same patriarch said to ihm that it is not proper to say that the 
breaii which is consecbated upon the holy altars, which is the body 
OF Emmanuel, is impassible and immortal, and is a giver of impassi- 

BIL1TY AND IMMORTAL1TY TO THOSE WHO PAKTAKE OF IT, THOUGH EVEN HE 
HIMSELF SAID AND CONFESSED THAT THE BREAD WHICH II \S BEEN TRANSMUTED 
IS THE BODY, BUT NOT IMPASSIBLE, BECAUSE IT IS BliOKEN AND DIYIDED; IN 
ANSWER TO WHICH THE HOLY MAN HIMSELF SPEAKS AS FOLLOWS. 

519-21 (?). For the bread that is consecrated ou the holy tables and mystically 
transmuted is itself truly the body, the body of liiin in whose aame il was in 

1. Luke, n, 10,11. — 2. S .L., p. 154, 474. These references make il probable that the letters to Victor 
were writleu soun aller episcopacy. See also below, p. 103, 106. 




[91] XXX. — TO VICTOR. 

JjlOJu* jJ» j^.-»-- *-)V^ -oiok-./ ^<a-o; oöi» ^-.; yj .,_. 
la^ JJ/ •. ' ••, - - K~.J-ijj» jböK-iLio» oöt lou^ o^v v^^ vj -Uo-^ö JJo .«okA../ 
o&. ^-ju^aio jJ :J._oÄoo; o£*. *-Jl>)1» t-3o : j JS*_*ao_^V J.jlX^ K.Ä-J. ^Islm oöi 
.^.oiok-./ jojS^j Ji-^3 jls/; ..j.io|^a^ '^ 00t JLlsj -.^.oioK_/ jla^io ' jJ v3/; 
■ } r N^K.'<y»v>. ^^ooi )ia.JUia_.ot *»öw5 .)>— fcoo; 001 '001 ).ia^.\ ^.«^vs/ 
JJ ^3l^.~ ^.m_^l/; oöi JoCSx; «oioK>/ )j_^3» -.yi » j u acu«ot-aoo o»J^ 
^i^sKJm^o (laxic^ot-s ovo ,.3 öu» -.^a-oo au~ K^Jjl»^s,o : fcv»J_ta^Ajcio 
JJo )la_na_»— jJ ^__\o . • Ijiqj^m JJo s^otoJS*../ )la*..iö jJ vs/j 1 .-^JL.;aioo 
looi J-po JW; ^^io :1K.sKjo J «^üKj; ^«xa; t-"-^, °°« •^*-*> Jlola.00 
.•|j_Aj j^cuJ^io vA^lIh liax^cupa^ ovjs r 3 öi^> • . ^.oia*.ji.rQ.j !^,L.j^..~/i 
^^^./i JüdA; y.-/ jU-^ioJ^ Jjoio .JoüSs; ^t-^p «^.äo^-*/ op ^>o; oöi 
> ^»..3j oj— )»m^io -.^.j-wJ.J )K_oiQ-^V yOOi-fcJ L o^LS ^01.^0 ..^.jJ^ioKjiLie; 
•:• L~.=>,.:>o ^i» Na.. Ä £0» oöi J.:>a~._. a^o • . ) ^o K.io; J-^t-s 

1. Ms. US/»- — 2. Added in mare. — 3. Ms. ow- 



fact transmuted, that is of him who voluntarily died and rose for our sakes. 
Bat, if it is tlie body of him who rose, it is piain that it is impassible and 
immortal. Ifwe do not look at the bread that is mystically transmuted, but 
at that which comes under the eyes of the senses, and, seeing it broken, do 
not confess it to be indeed immortal, it is time for us to say that neither 
is it God's body : for what is seen is indeed bread. By the faith therefore 
bv which we understand and believe it to be the body of God who became 
incarnate withont Variation for our sakes, and voluntarily suffered and rose, 
by the same faith we understand and confess that it is also immortal and 
impassible, and bestows impassibility and immortality on us. For he who 
allowed it to be cut and divided, because indeed it was otherwise impossible 
for us to partake of it, in the same mercifulness also allows God's body 
which has been already transmuted to appear as bread. And for a 
confirmation of the transmutation that is accomplished this has been seen bv 
many even with the eyes of their senses themselves, and they have seen 
bloodstained llesh being broken, not the bread that is laid upon the altar. 



XXXI 
I. 24v° a 

F '.l'l V). ' 



264 LETTERS OF SEVERUS. L'-^ 1 

*r£Lfio*£cLfio 



JK_oö J_*jo_x> ».-» JJ >_>/;o :Jooi K_Jjojlo; J_u«_£o/; ot_^._a£> ^_; ^£^>o 
la_\ ..KjüldI/ v_cl_cl2>)._> op>a>.i ^öt s_oo;o(.jo_co ^i.o : Jio.._._oo~.i J»*-,.-« ^^ 
J>i__^ ^a—^j ^.-/o .|;ot "^^-O; ,__^/ K_s'K_ Jjl_j ^v> ,__o ^*Jlj/ 
L24v i) ^.ooa-^3; J3s° It-- 31 *? ••**-* K_>.j-J./o .k__öu )l^Jb O O A_ JIX^_oo 
:*o— __*._> vm.».\^lnfi «> ^_o; J-.Ö; oöt t-*-^ °^ .^loL^_oa_\ >,_*./' ) V ^s oii 
Ji^____- yoot-s t 5 »ooi_> -.oi»K_» ^_oo -ojaio^o ^_o; ^"^ > J^'t"**/ ^ M 
JJo__oo Jjooi Inn.qmN jJ / .^-*>/ U*> ^---N,-, jJ ,-> -.a— *— '*/ J-Ä 3 ^ 
>q_m : 3 vm mä).^ jKju.,_o — öi V-"-^ 'vcoojogaa .o,-_i. Jo»__N ^i.; J_5;a_^; 
JJ Jlo_L.ia.-oi ^.£_*> Jl,-v. *>t-^o -.K-JL;»!/ J»a___oa_» Jjjj« J>ok» !■» <m ■» 
v_oa..jo_^-Q..M J-ooot... Jjl9l,vO____> oorpl/; yOJÖM ;cu-L\i JJ / .K_u_N Oi_s_> "^3 

1. As Ibis leaf oi' L is lorn, I supply the gaps l'rom F (see p. iv). — 2. F wos***, L def. — 3. F 
tooomSIsj, L def. 



XXXI. Of TUE HOLY SEVERUS FROM TUE LETTER TO SeBGIUS 

TUE PHYSICIAN \ND SOPHIST. 

515-8. But with regard to the reception of Eutyches that it was done in a 

canonical way, and that it casts no slur on the holy Dioscorus, and on the 
synod which assembled with liim at Ephesus, I addressed the arguments on 
this head to certain persons some time ago, and I also dealt completely with 
it as the truth demands ; and 1 have thought it good and urgent to send a 
copy of these things to your learning. Not only the wretched man l'rom 
Scythopolis ' , but many others besides beforc bim and after him, employed 
the same blasphemous absurdities, not knowing what they are saying-, hnt 
made empty-mindedness fulness of blasphemy against God. The holy synod 
which assembled at Ephesus with the saintly witness of the truth Dioscorus 
taught nothing new whatever with regard to the faith, but only effected 
the deprivation 3 of those who were infected with the Jewish poison of 

l. John the scholastic : sc.' Loofs, Leontius v. Byzanz, p. 269 Texte u. Untersuchungen, Bd. III); 
Lebon, Le Monophysisme Severien, p. 149, 153, 162. — 2. I Tim., i, 7. — ■>. xaüai'peoi;. 



[93] XXXI. - TO SERGTUS THE PIIYSICTAN. 265 

J^;oKa/ |J p .k\ -\r> Jjl.oS.3 ^Ot-o a-skol/ ^Q^\aaüL*^JL^coaiu» ? ^-\oi 
)^— a.jL.io y.-/ ./aju-jL^K-ioA v Q. ,. ffl ^ Jjoijaso .<h_^l^js; ) i °> ^jo 
Lju^? »s^ö K^j^is.^ )-.oiSs v^M^> -ot-JLio ^.äj!/ Mj|j JK~jj{ 
^J^o« v \^o« V-*>Lj ^T r^? La*> •J-*^» a IA» r^! J *"^ '1*1-* )>-*L25r 
)l).iQ^ ^ai*i»;oi^» .-o^oilo 4 j_a-ot^o J.^io;))^; .•qjlJld'I/ |jo^-q^üj 
p .a-.a~ J-^-^ isojVÄ* JW ,a W t -^ 5 J- 3 ^» °^ .■' , ^a*ia^mj; 

woi :Ioo» L>^_>>o JJ-^» J- 3 ?«*--«^? :Uä».3 -,.*> laA» -öi otlv^/o : J-^-°<? 

a_j * loa» oöi : v oJJ» C otkoo> oooi 1 »_-^ia.io» v aj6t -.vO-a^ l»** e**x—3 ^/? *Mi78v 

l. Ms. a*^-«^- — '2. Heiv begins an extracl in M i:s v a. - 3. F Pojö^as, s? 1 '». L def. — v l 
^«^.o, L def. — 5. M •moo£mj v !•' <a£m> ? . L def. — 6. M l^ov — 7. M pl. — 8. M Pcuima; (sie). 
_ 9. M voom^Siüso 



Nestorius and cast them off : bu1 Eutyches, wlio presented a petition and 
anathematized his heresy, on aecount of which he was aecused, il aeeepted on 
the ground of the actual petition itself and on the ground of the minntes' that 
were written at Gonstantinople before Flavian, since it did not recognise 
the poison that was in his heart, and the disease hard to be discovered was 
in aecordance with the human Standard properly hidden from it ; for the 
divine Scripture plainly teaclies that 'man looks on the face, bu1 God looks 
on the heart' 2 . Bat what will \nyone say about those who assembled at 
Chalcedon, who reeeived Theodoret and Hiba, who not merely liid the foul 
heresy of Nestorius in the heart, but actually displayed it with open face. 
W'hen the contents of the minntes' on accounl of which Iliha's deprivation 3 
took place had been read, and his Ietter to Mari the Persian, which was 
füll of many blasphemies (a copy of which I liave also sent to you), the 
representatives of Leo, who had become prelate of the church of the Romans, 
pronounced him blameless, making the following declaration ' : « Pascasinus 
and Lucentius the reverend bishops and Boniface the presbyter representing 

1. 0«o(ivr,(i.aT«. — 2. I Reg., xvi, 7 — :J. xa6a:'f,E(5t;. — 4. SiaXaii'a. 



XXXII 

M 178 v" b. 



266 LETTERS OF SEVERUS. [94] 

^.io .o^^o/ rm) r oa - o fff> °> t--^- 3 )-^"->^-* scoo-ioili |K.jo) jliaioj )jl*Jlo 
) °» b i « . . ! J^a..a_flo.;L2/ J^lÜlJ; 'vtrt » rn°>o.3/ ^oo :^jl^ m ) m . ^'p; yoouuv- 
v^oioJ^-./; ^-I^joKjl/ • .oii^ — ^/ K^VrolJ ^-«^ ^> .~a— .1/ Jb^— JJ J-=u.oi 
-6i jl^o jla.a_.a_.co.-3/; )\ "■ -/ -j/j ..^JL_,a___> jjoi ^^ioo . j._a_o;lio/ 
^ffiotouajD öw_o . ,> \ot-_>o '♦ v oL^_«k_J .öu-o __.3_j _!___«> ^_o K-dJab.? 
vOJoi __2__«; ''^---voi "^fc-oot )._-.../ .^-Q^/ J-a-CtaA ot_-> ,-> oi\o ,1^3-aj 
JIa_ij^J.£.--_-x Joe* Jjala ^_/j J-_-^°/? oi_V._*a___s .• jlaj,.^J.__o ^*--^ 

oocr\cvl__yn cu_a_vcn-iHc\T^ r_jir_* -ic_ta r_*_"in\ - r_' ^_n cn.Ln 

:J__~^o/ ^o^-Kio Jk->s_v J^l,/ ^^oo; :^ vOl-4-1» yoK^jL^l/; ^^io 
ch-jv-doji °o< kWVV < " m •; ^>° ^ ,a,ol/ Jjl__./;o :|.x_._io J.ia_ » « it oöi 

1. ji ^o. _ 2. M »-»»«> *tö{, L illeg. — :s. M l3ao^m9(. — ',. |, |_x2o»U(- — 5. Herp the extracl in 
L eiuls. — 6. M*.^w with erasure following. 



the apostolic throne' said by the mouth of Pascasinus, 'From the reading 
of the documents 2 , and from the Statement 3 of the reverend bishops we know 
that the reverend Hiba has been shown to be innocent. Für, when his letter 
was read, we recognised that it is orthodox'' ; and therefore our decision is 
that the episcopal rank also and the church from which he was wrongfully 
ejected in his absence be restored' » :i . And to tliese tliings the whole 
synod assented ; and they promulgated the same decision. How then can 
those who defend those men dare to make the reception of Eutyches, 
which took place according to the canons, a charge against the holy Dioscorus 
and the synod which assembled with him? 

XXXII. Of THE SAME FROM THE LETTER TO TUE ORTHODOX " 

BROTHERS IN THE CITY OF TvHE, WHICH IS SuR. 

513-8. Siiice yon have thought lit to ask nie for wlial reason Eutyches is 

anathematized, the man of ill name' and impions, and how it is that he was 
received bv Dioscorus of saintly meinory, we say in a few words that he was 

1. 6p6vo?. — 2. yüprtK. — 3. öno^aoic - 4. öp6iS8o£oq. — 5. Mansi, VII, 261. — 6. 6p6<58o5oi. — 7. This 
represents Svctiävuiios and perh. means thal he was falsely Damed Eutyches (fortunate 



XXXIII 
M 178 r b. 



[95] XX XIII. - TO NEON. 267 

k_/j -'y/aN r " -^ ^°»- t- 3 .rr* S ^- a -°U? •\ i -'y-^ l Jk-Vo_i./ ^«..s :)JL o > m ..; 

J.rr r »V ^OJu. yC*^ V"^? °<i- CD - S ^-^ )-""*** ^^°? ^"P /? ^-^-jJo 

w.oio_a..ai3 Jljo^^o^xs qjulo'1/; vOJÖi ,-3/ ..v2lcdo/ ^-änj; y*^-./ »s/j oö»..=> 
1 chV \ ,N SQ> sxdjbjaa yaua >mn tTn°>l~s; ^.^^s.^/ — oöi ^>ö . mlÄoo ^3 .Jjl.,..o.\ 
ooi ool ^-.i ~>~i/ —otCL^iw vftJJ? ooo« ^*^>J? ^*^°< l-^oäxb»» .-oK.pt/ 

~^-»j s-*otjo . y- : $°i oj^-.; (.jsa^t lol^j -.J^oji V*^* 

•'■^■^^ cnlncwp «l^n rsf-v^x^a 

3.X~ vOO».i K-/j ^--^-/ vA*Jok£.r> ^.iOO .JloJL-V^O J^JU^iCUS O^stol/» 

I. Ms. om. i- — i. Lacuna in ms. 



received on presenting a document' which contained a right confession of 
faith and anathematized Mani and Valentine, and Apollinaris, and those who 
say thatthe flesh ofourLord and God Jesus Christ came down from heaven; 
to which he further added the words that follow (though those who assembled 
at (lhaicedon interrupted the reading, when the things that werc written at 
Ephesus in the transactions 2 concerning him were put in), that the things 
which they wished to impule to him wert- slanders 3 . But the man of ill 
name seems ayain to have 'returneü to his vomit' ' . And that ' 

XXXIII. — Of the iioi.i Severtjs, from the letteh to Neois 

THE PRESBYTER AND ARCHIMANDRITE 6 , AB0UT THE RSCEPTION OF EüTYCHES. 

And, in Order not to extend the letter to a great length, from these 513- 
declarations ' it has been clearly made known that, as we said, in consequence 
of the document' and of the minutes 8 written in the royal city, and of the 
depositions 9 on behalf of Eutyches that are contained in them the holy synod 

1. /.iScXXov. — -2. npä$t;. — 3. Mansi, VI, 633, 639-643. — i. II Pet., ii, 22. — 5. tlere the ms. breaks 
u/1'. — 6. Of Tagais (S. L., p. 318, 320). — 7. 6iaXaXi<x?. — 8. ino[;.vr,[ia7oc. — 9. /.OTOcOeuei«. 



268 LETTERS OF SEVERUS. [96] 

^i-^-ollj J-*>-^o >ooKio JJ ^o .Jumls/j JKju^.iai> KjL-tal/ ^--^.oij «6i 
J_.aaJ. laS. -'^ot' °°^ l-^Q^o/ oot i- 3 °°t ••^-^ot »k-=> r^o? -°i ^^-^o 
.|_3jo_^ JXsJ^./ } ,»::^o )löu>/ ^^ JW V— ^ J?°« -ot^-»; jk-^söl. Iqju*^; 
i78vn. yooi^jioi loS. oolo .'JjLaj; J^J_f> o mvi\ o -O oSi./ JJ^Z^co o_a„^Voh ^^i. 
■.<*> . ^«v^| ..•^oo.i.Ikxiolo jJ^oKiJ. JjlV^ Jlö»_s/ ^*-\oi ^a^ >s/; "^^o .aasot 
.^isoi >ai>o Jooi «oioK_/ v oou^JL^o v^» >v oot»3laio ",-io .•vfiDGL^^^LiaSj ooi 
^^.jAoo )lv.Vl; ^S.oi ^^jlUQl^o Jooi jiI>o'K.io va^»/; odo',_a3 s^V~ 

♦ jooi w;po 

J.2u^o/ ^»; v / *'t-io/ );oi (.jc^-q^ol^ s-'oi ^Do;ouo_cai ^— .; vcooj n m .; 
vSi/ JJ/ -Jcljl Jju.V-3 ^amYi\ »a-J^i a\ -.J^mI}oo \l^ Jjls^cL. ^-*> i_a^ 
a^o Jlo °>.v.. Uy^>> )K**~J^xo Jlq.^oISo3 Jlaxia-oi; ^.-j Jj/ .(iaj..^ 
^^.JojlvinN :)ln.m ..; Jjpo^ ja* oö» J^oa— ^.i J»-*-^! •°9 1 ? J"^ l^t- 3 ? 

1. Ms. ©ifc-ö-. 



which ihen assembled in the city of the Ephesians gave a decision by which 
it declared this man innocent; and it can never be accused on account of the 
fact that after these things the same Eutyches ran back to the vomit' of his 
own evil opinion. For neither against the holy fathers did this bring a 
reproach, because many heretics consented to a temporary hypocrisy, and 
again returned to their impiety; since even with the 318 holy fathers 
Eusebius Pamphili both sat in concourse with Ihem and was one of their 
nnmber; and he contended with these on behalf of the madness of Arius, and 
armed himself against those who held the right opinions. 

(And (i Utile farther on. i 

Bnt in the synod at Chalcedon Dioscorus said this : « But, if Eutyches 
holds anything outside the doctrines of the church, he deserves not merely 
punisliment, but even iire. But 1 concern myself Cor the catholic and 
apostolic faith, not for any man soever y>". But that the saintly man of 
saintly memory acknowledged Emmanuel who is of the Father's nature in 

1. II Pet., ii, 22. — 2. Mansi, VI, 033. 



XXXIV 

l: 217 r b. 



[97] XXXIV - TO ELISHA. 269 

■£>l Jo.oi; :)ooi ^jofcotio o£^ ,j> oi^> :Jloot^J..s Jl^/; Jjl^s ,-3 ~oioK^/; ocn 

•:- r -i.o<£s.*; 4 oVio/ vQ.Joto -^^ ^J-~o 

Ijkjo-A ^.Vwy ,js .-o*^;!/ U^ot? v^jot ^--V^ 1 o*- 3 ! > ^oC^; J.^.1^0 
\äbl yo^» JLla../ . v oViCL > vK.j ^.».x^s JJ;o .J-^ioo j^.iaxio |.ia^abo, 

.V_i0'J»O *£») JjLiO -.wwJlSlA 'ÄOw.p^ JK^JlOO JfcsAV,.~ )Kä>» ^-.J 1^*1 

1. Ms. oeoL|. — 2. Ailded in marg. in smaller letters. — ■$. Ms. e^P^v — 4. Ms. vf>;-x>b- 



llie Godhead himself to have become also of our nature in the manhood, 
how do \ve need any other Eestimony, since the minutes' that were written 
in Constantinople before Flavian, and brouglit in again at Ephesus, plainly 
contain this expression, which was confessed by Eutyches, and confirmed 
by him, in that he asked that synod, « Do we all also agree to these 
things? » and they said, « We agrife » - ? 

XXXIV. — Of tue iioly Sevehus, a letter to Elishä 

THE PRESBYTER AND A.RCHIMANDRITE, AND THE REST :l . 

The saintly presbyter John lias removed and gone to the place of light of 519-21 (?) 
the righteous, and to the rest above in which those who have so lived abide, 
expecting the day of the perfecl and füll promise, and not without ns to be 
made perfect, as Paul who was initiated into the deep and inelTable things of 
the foreknowledge of God somewhere says '. What need is there even to say 

1. Ü7to(j.vr,!J.o!7a. — 2. Ibid., 744- — :i. Appended in the ms. lo bk. m of the work against John the 
grammarian of Caesarea (Joh., Vit. Sev., in /'. 0., II, 278), a work which exisls onl> in fragtuents 
see G. B. M., p. 1323; Lebon, Le Monophysisme Suvorien. p. 147. — 4. Hebr., xi, 40. 



217 v° a. 



270. LETTERS OF SEVERUS. [98] 

Jjlj/ p . -,-jlilS ^.jl« oj..s; f-Li>j} J-'o; Jj.^1 Jjoij ~'o. .L^i V*-«^ °°» J-»»« 000 — 

jfc^OCL^ Ooto/? -^ )°°« k*-l JU-^<» f 3 ? °« ^^^ -^^*J Väo).iOL^J ^./ 

K-A^j ^S.oü^. po .Jy-*o ^>^-flD t-a^; ^*Xot ^...ot^o •.jläA Jt-=>.! Jv 3 - 3 ' 
Jioi ^^io .^jüa ^-Jiio A^.J..o*jl3; ^_*!b.oi laS. .yal*2± ^^; ^«^oiS. 
«OtoJLi';; Jjjjjs jJJlofcsJäOL^ yio, ^p? Jl'°? ^? ^^^ -Ut-* 3 ^ JA—a—Ao :„pot 
^.^\cm .ot^oo-xi^. po/j a-iio >.j^oi yj ooio ^j/ -.oa../ J>-»Jo J.io*a-« 



1. Ms. is»:» 



what poignant and heavy sorrow has shaken my soul? For it is a great loss 
1 hat this wretched turbidity of times in which we ourselves have been leftalive 
should by such men being snatched away be gradually laid bare and reduced 
so to speak to the last dregs. About liim there is much that I might write 
oii the laudatory side, but, overcome by the multitude of subjects, I say this 
briefly, that he alone taught us and caused us to see before our eyes, what 
is the kingdom of heaven that is spoiled, which spoilers seize 1 . In such a 
a way, clad in the feeble body as in a cliain of lead, he parted and dispersed 
all things outside, and by taking little thought for things that draw 
downwards, and receiving strength through desire of heavenly things, he 
iitted himself wholly for things above, to which he has now easily departed. 
Therefore we must both weep and groan for our solitude, which has been 
deprived entirely of such a pattern and honourable example. But, since we 
ought to bow our neck before the just scales of the judgments of God, we 
praise him who so Orders these things andbrings them to pass : for the wise 
and strenuous Job somewhere says, et But if he too liath sojudged, who is he 
that gainsaith him? For what he himself vvished he also did »-. And for 

1. Mallh., xi, 12. — 2. Job, xxiii. 13. 



[99] XXXIV. — TO ELISHA. 27J 

ycuöi; )k.. m .. )1q\j.ü; ..^.Ji^pö j^-V*! -°<° -t- 3 ^ ^ ■^ => -\ 00| 5 ♦""""^ 

J_ljoi wiö ^«^oto .jL^'kj vooilo^ .jjjotaioxD .»_aj JJ ^.«^oij )i. o i v> .ot 
J_^o>;ol. "^^.io vQJt^-» jojSx 'fcs^icu«; ^.io otol/; ^^oi ^_»; IqlS. o^öou 

:,_*.£/; JJ-.Q-3 ^.; la^ .jj/ V^Jo >*jl3j yO^ l^£o Ji-oo- )J; ^v*j2>jo; 

.pa_^/o vaJlSü ^coo'^7 "-rrT*"^ ^*"** V " ) '*- Sl ^?° U?^)- 5 rr* 01 " 15 ? \°-<öi 
La_\o 3_^w-'/o ^'J-fc'/o -.«X Jood ) . m .i).3 K_J.i»a^oj ^-.; vO^io »217 

1 Ms. ^ökuhjo 2. M>. .oSLoo^*.!-- .;. Jls. B 1 1 i • stop following. — 4. Ms. ^oo 



the rest \ve pray that by tlie saintly prayers of those who have made a 
good deparlure hence we may be saved, and as far as possible be kept 
miliarmed, and not wander irom the l'ailli of these men, and may be raised 
to them in memory. 

May these things be so. But in respect of wliat has been written by 
your lovc of God about the sustenance of the poor, and our necessity or 
refreshment, and that you wish to share witb ns in everything, and give 
readily, know this, that we accept the füll pnrpose of your mind, but, being 
small and weak, we look tu Paul the doctor of the church, and as regards 
our needs set ourselves to feel shame and refrain, and look at him who says, 
« In all things I have kept myself wilhout being burdensome to you and will 
keep myself »'. But with respect to the relief of our brethren who are 
labouring under the same dislresses, by which life is oppressed, I will exerl 
myself, and will be importnnate, or rather 2 will use lawful r boldness of 
speech 3 , and will beg, and grasp 4 , and incite to liberal giving; and I will again 
use his words and say, « He that soweth sparingly shall reap sparingly; and 
he that soweth bountifully shall reap bountifully » : and this he seals by the 

1. II Gor., xi. 9. — 2. [iä»,ov. — 3. rtappjioia. — i Peili. read *§■$'— 1° 'and urge'. 



V I). 



272 -LEITERS OF SEVERUS. [100] 

yx.~ i )-.+"" t""^, jLsOOU^» J-XLJL)/ ^.V? OÜS.O )K_Q^ ^.iO o\ .C*.a\ J-S'.J ~T"l 

)~A-a~«_^oi jLa.ca.£> ^^äoS. :^i^o ^ia-iJ./; 061 ^-.; JjsKd ♦Jch.Ss 
JJsbo; )) >,frff> );i.Q^» "^^.o )oot ^ojol^./ )n,m\ w^.00 p .5;Kjl/ -.leot 

)^d^lo ^.iQ.-J.\l Jlo<Öt.flO x.O^a.S ^«.\ . rr'-'** jJo .')KsOf ^-iO JK.30J 

^.\oii )»xiom jia-o; oü^s ^_.» JLauS. .^^s/ >joo n « ^oy^i )lk^.j)K.\ 
^olt -.61 ^coOfjQ-üD ,-io .-jjot-0-.^.aL^ j^k-W )n'«i t ) LoL,.~_so )a*.'LL/> 



very wise and understanding addition, « Every man as Ins heart willeth, not 
grudgingly nor ot' necessity : for God loveth a cheerful giver » ' . 

As to the book that I have composed against the heretical fatuity of the 
wicked grammarian, by often writing and asking for it lo be sent to von 
before it was completely finished you were acting like men who urge a boj 
who is healthy and well-prepared, and instructed in military affairs, to appear 
in the line of battle when he has not yet pnt 011 bis armour. But, now that 
by God's help it has been finislied, as far as our little power goes, and has 
been duly written, and duly collated as far as was possible, it has been sent. 
It was a very difficult task and ueeded a great störe of books, and it was so 
to speak difficult for nie to correct, because I am moving from place to place, 
and I have not everywhere at hand fitting testimonies and demonstrations 
from tHe Scriptures. For I thought it right to meet no1 only the lamentable 
babblings of the grammarian, but also the whole web of impiety contained in 
wha! was defined and done by way of innovation at Chalcedon by llie synod 
which met there, and theimpious Tome of Leo, taking occasion from the very 

1. H Cur., ix, 6, 7. 



[101) XXXIV. — TO ELISHA. 273 

'-'oötA ' yj^io/; ^-^ot; ^-»ouüa ^J •'\°fl'. K^*' ' j..caioa.£o .-'ISjuloJL/ 

■ •Ja..*./ y^tu J_2_/ ^o;o .-vßa-m.3/ )lo^,.ioi po)ba\; ^-./ ) t n\\ c*\o 

. 'Uicil Jfco^_C0 ^_i0 JjL3J ^-5)0 ,_.} w^vOtl"/ .'y-*Xo» ^_.Ot_K»./ JUV— Ql^;0 

■ y -nN. m vi ^_.oj^£v_./ Jl^o f>\;i \-~\ooo . o m-tili/i Jo£^OÖ* Jioia^* 
v ioo . Jjl*_M odo-v t- 3 otla\ v '»l*-~o .-)Löi^ ).l?il\cL«~3 ^vis jJi v qjc+\ 
^ ^.oot ),.*. .io .»otjj/ J-00? *-»/ ^-i-a.^ v ^o ^.io; JJ^ä La^^so-ai» 
V-^oJ-^cuX; y.*\ v ooC^Do : J IS^.öCSx "^oaio ^oa-ia^^o vCDaLS_.io_o U-«t-o 
. »\o< )jüL3; ' J_*iaa_> J.a_3K.j» usjj» opo/o :aa^> «r^r 101 i- 3 V*"*? 1 ? v aJl ^ 
1^ - ■ , -■/ J^,_fcoo yoou^o; :j.^.Jta^jdo JLioJK.,3; oöi z^^jo iv>b> v ocx.xio> 
(.^£0— Jjiota.i^ oöi J^ojjl Jlo^^-w.--. n< iVl/< y^otj U^sool lo^oa. JJo J.*.»/ 
"^ a c>v» ]J;o • .i„3N.fflV> );<H-^ i-3.bi -J^^C^^s» ^öi Jio..oj/;> ).9<i r> m » 3 / 
^N.*io» oöi ^--./ -.amaoilV/ ^o JJ-i^wflD ^s/ Jiot \^o .j_2L*.a~^34 j^J\o°i 

1, Ms. W3<4,o- — 2. Ms. oovi. — 3. Ms. um. v — 4. Ms. v oov.fcv»/- — :,. Ms. pl. 



things stated by him (I mean that grammarian) to expose the dishonesty oi' 
the adversaries, and cut the very root so to speak oi' bitterness', and to show 
wiience it sprang, and that these things arc not nevv, but were evolved long 
ago by the impious Company of those wlio unlearnedly held this evil opinion; 
and not only so, but also to show -»the agreement of the doctors of tlie 
orthodox 2 , and of things whieh to men wlio are not practised in divine 
doctrines seem to be contrary, and have the satne purpose beforc them, and to 
guard myself as far as possible against contention from all sides. Imme- 
diately therefore after the holy Cyril and Gregory the Theologian, and all 
who so to speak taught the same things, had also said that we must note the 
distinction in theory 3 and in thought of the natures of whieh Emmanuel is 
composed, from whieh natures the different character and diverse essence ' of 
the elements that were joined in union is recognised, Theodotus of saintly 
memory, bishop of Ancyra in Galatia, seems to deny this and not to accept 
the division in thought 5 . On this account many of the orthodox" also were 
confounded by the heretics as if they were adducing fathe/s who said 

1. Ilebr., xil, 15. — 2. öp9doo?oi. — 3. Bewpio. — i. oütn'oc. — .",. Exp. Syn. Nie, 10 (/ J . (j., LXXVII, 1328). 



218 r* a. 



i is r li 



274 LETTERS <>F SEVERUS. [1021 

jl p .oooj ^-^jl^J^, J...N 1 ) ajx-^Voi ^20 -.,_, .'pö/ Jl ->o r>\; ^^oi; Jlöt..sJJ 

+s :^.soi s»~»/; ^--^oi ^-.oü^oo "^^joi J;oi .jliö yj^io/; ^.../ QtS.o • . ••,'<■» 
L^Xi» • . .-JL.Q.A.3 J^/ ^-*o/ JoCSs «.so :^JUJSw/ c*\ ,.0 c*\ vo^.3 ^.io 
cl^No J^jaJi ,_:*> ^K^.^6« wAoi t--*-^x )^-»ä— •!- .^-X-~ ^--.o.^ )La.^' 1 LaD L^-^aVi 
J—coVaia q, vy "io JJisJ'j Jjsa*oy_3o J-^aiL^so :^-3cx yo^D ^.ioo ^iot/ ^io 
'.yoo—j Jk^_«.£^=> I^jlom )la»miiV>\; '•^-■*- :s '? ^H*"^,^ 3 V^ ^ :QJ - X l'^l 
JLj^jo .-. ..^ « i ^nXoii ^.öj looi U^io JlL^wjao jlo nm^o -J;oi "^s^io 
^oio •.)-ao.'^.\; ^-\oi la\ .^.oilaA^^v ).«>y°>,'io ^oita.*.^^ J.o;oNm\ 
uJ)^ .-JotSS; J-3o>V^ ^-*> "^.J'^flO-»/ ^o» \Q-»6t la^ Ipojl/; .'\ » il p?/? 
y-cxo t ^; bv^lv-«'^— .);oou;o ^j)väi.-/j JI^..~i I^jlo^o .-^av^/ Jla^v ,..3 

• ,L ^ t yv,-> ail^o £v_.J.x^a_D -.Kv^lo looi j~*p?; y-»/ j-^Kä "^.ooi yoo^s 

■ k ^'"^ yOOU-iO ,.~-->00 ..K_*.2>ä-». JU-^wCD ^ .K-V^3 yOOtlfl ■ « -> LoiaX.CQ.__ 

1. Ms. -. vpa-J. 



contradictory things, though the objectors could not discern even tlie reading 
of the words of Theodotus, but read them differently, not as the words stand. 
This therefore and all such points we liave brought together froni all quarters, 
and, God stretching forth bis band, bave explained tbem, and so have 
shown the objections of the impious to be vain. Tlie demonstrations which 
ihey adduce are of ancient date and not of yesterday and the day before, and 
they have been worked up by means of inventions and false attributions and 
tens of thousands <>f contrivances, since they wish on all sides to show the 
refutation of the impiety to he futile. Therefore it was indeed atask replete 
with great difficulties to lind tbese passages, and lay bare tlie evil dealing 
and expose the deceit contained in them. These things the prophet's words 
fit, which were spoken in the name ol'God to lliose of Israel, « Ephraim halh 
surrounded me with falsehood, and the house of Israel and of Judah witb 
impiety »' : and still better that also which is written in Daniel, « They 
worked zealously to strengthen their deceit which consisted in transgres- 
sions » 2 . Having therefore as far as possible read all the books, thoroughly 
and not negligently, 1 madc myself acquainted with their evil purpose after 

l. lld>., xi, I-. — -■ Nut in um' lexts <>( Dan. 



in:; XXXIV. — TO ELISHA. 275 

.Jj/ ojol^JLio ))^*J - f-/o )K_oJL»/ )K^3Ö^\ J_ia^s; J-o-^'^ß} Jjp/o .-^Kl./ 

• \ n . K «tN . rtinn J_,^; )...,., > Jl^lI^ V>.',..io )^Q-i>J ..; ^.Ot .'looi )J-»-JO) ^.i vj^ *2>\ ' 

>-> rn, JoCSs ^ioo .-Jooi ^iai* JloK..k.~ ö£so yas. K...J^u. «_. ,j> ."w^iäiw o£\ 

^io» (la^io )'-"■" lo) . ^m "^^io . - v£>i_^ JJ )ot»«^ol Jja^io JocxJ; ^_.; 
s-,01 ■.iajuta )t.tfl JoC^kJJ ^L-j ^-»; ^..^.^o .JJUoo J_sKä..=>; cxla-^s.^ 

J-.1/ |.^ioaj.\ K^Ji~.As~. ^.1 oolo .-'KjOio ,—.* v£0oV3 ^^ ^_io . • 'K-sou»! / 
y£a,+ °\y* Jot^is ^io K_V-°.^/? oöCS. J_^jc*s j^laioo .-) lon . 1 n ; ) m^^ ^^£0*5 



much labour and after searcliing for each one of them (often it could not be 
found at all), and this though I am in a condition ' of exile, and flee from 
one place to another for refuge like boats 2 npon the sea. To me also it 
was gratifying that the wise and Ghrist-loving Zacharias the scholastie 11 
slionld read the dissertation mentioned : for in the royal city also I used to 
bring mv works to him, when he wonld listen attentively with all care 
fulness, and received from God the privilege of being a wise hearer of .lern- 
salem, I mean of the church of God. and did not shrink from being an 
admirable adviser, on account of the great experience and Instruction in the 
sacred books which he lias enjoyed from his boyhood. And \ve believe 
that upon you the religions presbyter Victor' 1 the same grace blooms, and 
that it in no way falls shorl of that which was given to him, or certainly 
it was even ereater, and reaches a still hierher Standard on account of the 
order of the presbyterate, and the priestly seat to which you have been 
called by God. I therefore beg von all to read the composition diligently 
and with attentive thoughts and, as your habit is, wisely, and if as weak 
men we have anywhere gone wrong to point it out. « That a brother 
should be helped by a brother, this also is the firm strength of a fortified 

1. ayf^ix. — 2. xapöSia. — :*. The biographer vi Severüs '/'. 0., II. 7). — 4. See above, ep. : J >0. 

PATR. OR. — T. XII. — F. 2. 19 



218 v a. 



* 218 V" I 



276 LETTERS OF SEVERUS. [IO'i] 

. JK im ..^ )KjL.,.iOl L-Lol JLlI» j*OIO li^lSu ^OtO.~/ ^_b0 J-«/} V---SS. ^ 

• .Jm.^09 y_./ ^jLSwiO V-*^ Jjoi ^^io .. qi\v> JoC^ ^*> K ..y.su jJbö 
oöv^o J_.o£3s ) icXft . -. J^läjLio jJ v°ouK-./ JJjo :)L2^öo JjK^öju» )LsüJJo 
.)_a_. t ._D )Lnm •>» y-*\ ^JLjJ^lJL^ p .Jloai..^. );oi Jt-OJo ojJLaJ -.t^s^; 
|>oij ^_.; j^jo-jL^o .>»'j-D; U-=>j ^%^äO .-^-.oca ^--V^i» jjoi K».J__jl^ooo 
J—oo^^uJ-s; oöi J-üJ-s; ^sts^o/; -.1,1^ Jjoi ^-/i j.vn«>/ jlajLsKaLio 

*»»»/ p ,=>/ -J^^o la^.^>o£,£0; j)o\^L2 IS^V-* -M v-^ i- 3 ^-»» 
jo£Ss yaL^'i Kil J^)ji yj-is^O ^-Xsjj ^-.; ^^Oo *»^s ^.^cn^ .J-».3o;j 

K-.J^0^O yKb.).Ji; . 1 »^^v» P JJ/ •>-=>^ J ? \^ JL — yt— oKa/ );0| JjV— / )°t*° 
.Joch J.£l.:x -_jooi oi^o .- )•,.-.:*> /1 v_»6i JIculsKa^o lo^ p • .) ivki »\ Jbo^ io^ocu» 



city »', tlie God-inspired words teacli. Tlierefore also we made it our 
Business, as far as possible, to bring this dissertation also to certain men 
of intelligence and skilled in argument, who are not without a share in 
divine and profane learning, and read it to them, generally stealing an 
opportunity for reading, and doing this in secret, on account of the present 
tiine. The beginning of this treatise I have put in such a form 2 , in order 
that I may seem to have prepared this while I was living in Antioeh, lest 
perhaps these adversaries might kindle a greater Harne of prejudice against 
me, if they perceived that this had been composed by nie in exile*: and in 
truth when I was there I began to prepare material for an auswer, though, 
when tlie persecution came, it scaltered these things. 

Since you, the Goddoving presbyter Philip ', have often asked for the 
Book of Dispensation as you say to bo sent you, the only reason for which 
we have put olf doing this is that we are desirous of lirsl carrying out your 
request, and casting an eye of criticism on what is written in it; which 
down to this day we have been confident of beingable to do, though all our 
attention was occupied with the said composition. Tlierefore, when we 
have read your book also hastily, we will send it as soon as possible. 

1. l'r.. xviii. 19. — 2. <sy;i\\i.a.. — 3. S. L.. i. 51 ; i>. 181, :(8'i ; see below, ep. .">:>. 



[105] XXXIV. — TO ELISHA. 277 

.^_l_V-_ö/ U°i ov-_v__< -.o-a-soi L^oiJU )lo-_ - .^ ^-io; ^---Voi ^-.j "^_.£__o 

"^-^.io :),__/ ya^co o_\.__..o j__*o}JI.; o»jl_oj •.^.-.iu/ K_/; _--ö oou/j 

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-.o_.itj.io« L»_coa_o_i JJ j__w*.>6; :Jj/ j^ö/ jk~~JL«._s, JfcC_^._,i; j_-.s-ta._o Jjooü-x * 21« n. 
:)___-jl_o -*>oj_. voi-SSo v^-°_s );cu JJj J-L-u./ :JIcul_o...oi lo_s; J.£C_^_,ojl_\o 
jjj J_-_»oJ__> Jon ^ sS/ )ooi oc! »_> oot; :]loo£_\J__. J--.JJ J__-_ooJ__> J0.J.1 
K_wJL ^_vc» -.vi mi ^-; )i.o_cj »o_J_s._> )K__-$v__> w__o ^-00 : ].| 9lV.-_.Joa 
_»_.» _oo)K_<uj )lo . m ..; jjtoto-\? 00t j)o_-_'Li yOJot •.v v q_k2lj Jlo___.li Jjl_>j 
*--,j/ .Li___> _wVl; vro . <mVoi ^_o v .___9öi; yOJot '^»-x .•j-.i^JLCCJL-Nj ) ° i nm . ° >/ 
__J_\oi :\j±~l ^io 0/ 'pojAoo; 001 -»o-oo,^.*,.^ w__o» :Jj*^-«/ x^-»-»/ k«-»/ 
yOQl-_JS,.\ __-____»_JK__ö; _-~_Voi Ur^l y )°~*- c3 ? :»oo».*K-./ J_5Ö_xx____i / JJ vS/j 
0/ )K > Vi >1» J-äa yO^vöil^J JJo • . v o__Jl_A.j J ^ ^ö2 _0 __> .^-^-vot .•___ >S ^J 
)V--5o r --> ^öl^- 00 - 1 \00|..JL-o w_-Ju/j oow/ Jjlsj iK_> ^._; Jl^-_,\ .JloJOi-t; 



1. Ms. ins. .= • — 2. Ms. ins. x oou* 



As to those who have been converted from tlie error of Theodotus ' , we 
say this much, that, it' there are some who received Ordination from Theodotus 
liiinself, since he was a bishop legally appointed, but was al'terwards 
perverted to the abominable tenet of a self-created observance 2 , I mean that 
of the illegal re-anointing, and to a -«hange as to the faith, so that he does 
not confess that our Lord and God Jesus Christ, who is of one essence 3 witli 
the Father in the Godhead, himself became also of one essence'' with 11s 
without Variation, and took our likeness except sin only, let these he 
subject to the periods of penance which Timothy of saintly meinory, arcli- 
bisliop of Alexandria, laid down with regard to those who are converted from 
tlie heresy of the Diphysites'. But, if there are some others who derive the 
ordinations alleged to have been performed over them from the man called 
Gregory 5 or from others, who are not even bisliops, let these be reckoned as 
lavmen, and not dream of the name of service or priesthood; but eventually 
aftcr some time, if some of them receive a report for good works, let these 

l. Bp. of Joppa (op. cit., p. 207, 356,392, 472; Zach. Rh., v,4; Evagr., in, 6). — 2. This represenls 
ieeioöpyiuxei« (Col., II, 23). — 3. ovoi*. — 4. 8. r... p. 201. 368, 382; Zach. Rh., IV, 12 Land, p. 162); C. 
B. M.. p. 643. — 5. S. L., p. 232, 472. 



278 LETTERS OF SEVERUS. [106] 

) >■/■>) ^\ .).ivi.\^ JjL~ ^iO; OOI y-*\ ..^-^01 N ^. ),._./ yoL^sol'l -JiUÄJl 
yolot-ieui ^iö J-^viXsw .• v a3KiL.)^ü J-tau./ ^-.; i.p°?'^/ 'O^oll Jl^uou 

.^ooKio J;oi 0001 <p.£D jJj ^cijch .-yOOt-A-»/ axiV^Li^o; 061 y*+\ .-^^01 ^i. 

* 2i!i r b. :_ju,q_. jlnaj yitUi»; 001 UchSx J-s£o; w» ^m^^OfJLa^ * Äs~-*..=lJi .^-^-c». 
)loji-.^2> V-<^ v^ '*■*■'■>) ,%r aJ JLiaiäaoj J1"|.*^d jKjoop» w*.ajL^o* 061 

JJ; 06JS .ool .»..-»* .3/ J;oi ^^^»o .^ ^Jl.Aou )t-s> t-^^ jlcLww. 



«Jt^rJufO 1 1 >» r> *^i »\\ Lo^» '-l 1 -^/ *IS~»Va 



be ordained, as if they liad been advanced from the lay standing to the 
prieslly cliancel 1 . But I was surprised to see that in your letter, though 
you termed them laymen, you afterwards asked the question « I low long a 
period ought to be appointed for these mcn », as if they were clergymen 2 , 
men who never became such at all. Therefore also I praised the ignorance 
of the religious presbyter Victor about these men. 

As to the r complete manuscript 3 of the divine Scriptures which belonged 
to John whose soul is at rest, which may fill many bellics of poor men, seil 
it : for we by God's grace have books ', and would wo liad also perfect 
knowledge of these, which we pray may be given to us by God. 

We were not surprised to liear that those witliout are at peace with you, 
since we recalled to mind the divine declaration which says to the righteous 
man, et For the beasts of the field shall be at peace with thee » 5 . Therefore 
also we again praised hiin who confessed these things without falsehaod. 

The end of the letter tu Elisha the presbyter and archimandrite. 

I. \:,.\>.i. — '2. ■Ar l oi*.oL — :>. 7rxv8sxTYn. — '/. Or 'the Scriplures '. — S.Job, \, 23. 



[107] XXXV. — TO THE MONKS OF TUR KÄST. :>7<> 

) 1 1 v>'«v<\n j.i. V | n\o ^J^^o-s; U-.,_o Jpoa^M jl'fL.1 ^.Ju^Vo jju'^ )lovo|l 

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.K^J-sioi K**jU/o .«ju/ "^^o >? ^ 4 vOoUV»/ r*^* ^ 1 JL-? JJ?» 'vQJoi ^» 

) 13 -/ •)"« ^vX ool Jl— uO ',_~Ix,JlJ JJ? J-^-jJ J-^O^N • - )^*li oj^O l-JCHO 

jj a3x .jiao w.6t oj-Xd "^o* v^? / k~«JjULD;o iS; ,.y,y>\ yoc*^ )<x5s K^— ^j 

jlxNo.q^N; (._=>i jk~«-=>» (iÖxxn ^.-/ .■ v olx-.ooi . .' ) , ,. l Nj^a ^cooys ^o 
1. Ins. above line in R. — 2. R. sing. — 3. R >a>w. — '.. p ^»o» ^poC-^J. — 5. p 11=11 



XXXV. Of THE PATRIARCH SeVERI S TO THE MONKS OF THE E AST '. 

To the holv fathers and archimandrites of the holy cloisters in the East 
and the presbvters and deacons, and all the brothers who are practising 
the God-loved life of monasticism Seferus greeting in our Lord. 

I have heard that the great convents of the holy monasteries in the East, 
who are honoured for eminence in life and in asceticism and for age, have 
withdrawn, and that to this same thing they have been driven by compul- 
sion, by those who without fear stretch out their hands against every man : 
and I groaned deeply; and 1 continued weeping tili there was no strength 
lcft in nie to weep more, as the Holy Scripture somewhere says 2 . For 
I sorrowed not for you (no tears are needed for you) but for the countries 
wliich have been deprived of you, and for those who live a religious life in 
thera, and to speak generally for all tliat district\ If there were not uni- 
versal wrath, and the face of God were not averted, you at leasl would 

1 Tliis letter is preflxed lo the correspondence with Julian of Halicarnassus in the Roman mss., 
bul is absenl in Add. 17000, whieh contains that correspondence. Itwas clearly written at the Urne of 
the expnlsion of the monks Land. Anecd. Syr., II, 289; Zach. Rh., VIII, 5). — 2. I Reg., xxx, 4. — 3. X"P a - 



XXXV 
I! 66 r c. 
p 260 I". 



p 260 V. 



R 66 v a. 



520-5. 



i;i; \" li 



280 LETTERS ÖF SEVERUS. [108 

ou^. ^n.- p ooJL .looi I^cl^Kjo« JK&^jlSo Jlojpa^o ..ow.<*^~ "'^-^o 
.J_ötSs J-stCb o£^ ^oi-iajLio v-^^ J-"°l •)-"— ^>? U*- 3 ^?-* 5 °°« '.J-ieLM V» Jo£^> 
'Jj—fcoo .\K*j )v*^o^ U^Ow; jooi J3, jJ^ •.oilaxia-v^' i°U^» N?! ^^o 
,_^oi —ooi ^--1/j )lo;po ,-Ad ^-Jt^> ooo« ^asoa:»; \oj6i »..., .+x>li 
c*_.Va_»A ein cd r-U-^J JLjo«.js )la.« 1 1; JJLojjl^V^-^ > *»io.*o \h~ \-^x>ib. 
.^~+jI l-'f^?? ^£^0 otju»)ÄC* aisa^A .yo^s^l JJ ^-.; J-iaia.,^ .oiaüi.0 
jot .J-ia_io.^ ^.^^Lio; J.-^; JLioJKji vOJl-K../; voKj/ N ^*aoi v / 
JoiSs ►*>> )K-JLd Jlä~io JJ/ .a^auxiia^ K-/ J.jl*> .^JS^jU/o yoto.p.,;/ 

C5UL.I^*iO; OC*A .^JfcOö; J>^°>° ^*j/ Q.^.p>°^ k-^J JK«i»oV J fcÜL^SO 

J^jKio -fcoa~o -J-^o» )«• o&> ^;o^o ^--^ot j.*\i Jliäi .JjJjs j-U^s; 
^s>o .JLä^^ ^-/ ^o ^0.0 )v-^s ^o J^j/ s-ÜLs ^^o Jjo» |U/ "^ 

♦yp i n^j JJo ya^ja^Kjo ,1a»/; ot-Vj^ vooi^o 



I i! >o-i,j.i/- — 2. Here p breaks off. — 3. Ms. s?'w. 



liave remained, as pillars of the great house who would have prevented the 
ruin that was threatening it. So also, when Jerusalem was being chastised 
for her sins, and was being delivered to various chastisements, the God of 
merey, 'he that taketh pleasure in merey 1 ' (for so the divine Scriptures 
term him), again spared her on aeeount of his great mereifulness, and, 
because he did not wish to bring a complete destruetion, is seento address, 
those who administered such chastisements as were to come, things which 
Jeremiah saw and heard by prophetic pereeption, in this way : « Go up 
to lier walls and pull down; but make not a füll end. Leave her foun- 
dations because they are of the Lord » 2 . If then you, who are the foun- 
dations of the Lord which stave off destruetion, have now been disturbed 
and shaken, what is there to expect, save sore stripes from God, and great 
evils that cannot be assuaged and wrath that is poured out, which he who 
in just judgment brings it declares in such words as these : « Behold! inv 
wrath and mine anger is pound out lipon this country and lipon men and 
upon cattle and lipon all things that are in the field, and upon all the fruits 
of the earth, and they shall be burnt up and shall not be extinguished » 3 ? 

]. Midi., vii, is. — 2. Jer., v, 10.— :i. Id., VII, 20. 



[109] XXXV. - TO THE MONKS OF THE EAST. 281 

>ö>;otsjLio JJ ' -K-£jJU JK*.o.jooo .K-ooi ^.sJKio N *>-oo( ^-^oi \>^io 
. v ax.poai» ,_, -oot ^-.K*^o» ~ \_«^oi )J^.Vo/; U? >-=> hl J-o-stoo ^a .N_oot 
v ootKJLaj vO,-wJ; .0001 ».-Jus J_Li^ ^s-oj.; \qjö^ voalo^ -oot yV,JOoo 
JV^oojo )}f m ^ - ^ J-ioo_o vooi-^ Joot -ojoN.../ JiJao .Jl^.öC^; Jjjotoi^s 
)KJLaL_L_\ ^_»;oi-X-io> \aj6t . 4 ^<^jioK.jLio ^^^5 \q.jöi J_£—o J-ojh>o 
;lki ^.io Joot JJ/ J.*2>o;/o v^-^ ^ JLS ° I -J<*^)^! jto-L^io^o "^ JlS^^iö 
w^-3 ^o ^*Sfc> \0-ot»; ötJ^— Vo/ ♦jooi v^ö/ Jj'J-»? ^--»/o .)a^*io/» ot-sio— 

,J J^juJls vQ^vlJj Ö1.-JÖU; -6| .^_»0|J^-./; Jooi i-iö/ K^Jv--OU» ooi JJLso— ; 

; Jk „\n'-> jJ;; ,..*> IT) I Jü/ JJ; V-^x > ^-£» i0 -^ t-t- 20 ^»^°l N ^ l^-Q-sNji/ 
a^J^m/ J^;J_s; J-sioV JjU.jl.30 J-äJ^ao (.mJLo ^.^io .loot; JK..^o/ öu^| 
ÖUJÖW.. t-iö/o Joot )fH>o Jju-; otlo-si jl^via^ ^cu*po K^^v p .JjA^.io 

1. Ms. "C^-ji — 2. Ms. with slop following. — 3. Ms. w for «• — i. Ms. ^6* a »»; um. stop. — 5. Ms. 
oiii. >lop. — li. » ins. laier above. — 7. Ms. I&^aa- 



For these reasons I sorrowed, and I perceived not the number of my 
groans, while I contemplated the desolation of the ways that led to your 
convents and sent to you those who had a zealous desire to delight their 
souls by the remembrance of divine Hangs, and to whom constant stariding 
and angebe singing were a festival, and the upward-pressing life, which 
reminds rational sonls of the imitation of God. For thus Jeremiah also made 
lament after the destruetion of Jerusalem, and said as in a figure : « The ways 
of Zion mourn because there is none to come to the feast. All the gates in 
her are desolate » '. (And he hiinself clearly said tliat her produce is given 
to destruetion). « Whose priests shall go into captivity groaning, and tliey 
that have taken upon them the virgin life shall be led away. And slie that 
was abandoned by them hath bitterness for these things ». For, in order that 
none might think that the larnentation that was made was not right, on 
aecount of beams and stones and great buildings that were razed to the 
earth and the dust, exalting plainly by words the greatness of the disaster, 
lie made proclamation and said : « Her priests groan and her virgins 

1. Lam., I i. 



282 LETTERS OF SEVERUS. [110] 

VV-O-iO ,.3 .)ipO;K-SO JjÖJ.^.3 ^o-^D OÖ» .^^-QJl j_2L-i.jLi> J.J^|.JM |^*O^J OOt 

Joe* ,-Kn J^-jl^s J.*xö;o .J-a^i-D» w.ö«A; y^\ looi Jt-fco.» ^öjA )\L* Jooi 
^J)-- J^i-Q^. ^.oia^i. JIJ-M Jooi ^-^io ^ ^>-\\^-»b. J-*»-^ "^a-a^au; 
^-.1/» JKjlXjs; jla^jo/ JLs Jooi »J.L- »3 .Jooi Jji-s k...Jj_•,. :,0 •>-»<"»> JjL^io 
c^ t.3 .Jjudo_~ JJio .JooiJ )^>öi jJ»;o .^.ao.ia^.j ^_*^ov^>; Jooi ) po jJo .-ooi 
y^/o .a^po JLoipo y-^o) y p i S ->mi yai ; y~»h. • \OJÖi oooi ^^^ 
Jj/ ^LJLoKioo Ju/ j^.:^ ]J/ .JojSs.; li- 3 ^ \-*-*° •J-oCSV ).j>fco V*>/ Jt* 00 ^? 
>ai» yoKj/ ^-^jl—io .*#fcoa_~» yaaJ^-./ oöi ^io i-»-i V-""^, °^ .vooio^co-« ^io 
'.)laji*^;o ja^ot; J^a~V ycu^ k-./ .v^oJ-^aS, [ JL-]j>[-«.].«^».»o .vOAisul^ 
JK^m .. yOJü;^./ vOio_.;JU ^io yO^jil jJo .)>^o^ c\so J-s^ ^^oo ai^s 
J-sp. ^-^oi .J-ö£S\ JJ>Kj> ^io otla\ yofcvj/ ^-*po| t^ 5 . v a2ti«; wai. la^ 

^p3 .|^£CL^X v»lol^ ^U JJo .^iOS» ^^JS. J-^SO v£DO_*. ~.0,-2^ ) 1.3 

Uv^>a\ ).*£OJo JK— ..=>; .Jfco>a_s oi»l)_i ^.iö oaJ^Jio .JolKioo ^..«^oj^ ^-Ditoo 

1. Ms. v^w- — 2. Ms. oni. stop. 



are carried away, and she herseif within lierself hatli bitterness »\ And 
Elisha the great, who received a double portion tif the spirit that was in 
Elijah, the man of manv visions and miracles, foreseeing that which was 
future like the present, and how many evils the people of Israel was to 
endure, inasmuch as Hazael, King (»f Syria, was to come against theni to 
war, wept bitterly when he considered the incurability of the evils that were 
coming, and under stress of these things he could nol refrain, and abstain 
from tears, and l'rom pitv, though they were about to endure these chastise- 
ments as they deserved. And therefore also the divine Scripture says as in 
wunder : « And the man of God wept » J . Bat I heg and entreat your sanctities 
(for you are my affection no less than he 5 ), you who also suirer with your 
kindred, and, to speak in the words of the apostle, « liave a liearl of mercy 
and of grace » ', pray for the sheep and avert the wrath, and cease not 
holding up your saintly hands to your Jesus, saying to him from the divine 
Scriptures, « These sheep wliat have they done? Have pity, Lord, uppn 
thy people, and give not thine inheritanee to shame » ". Perhaps he will be 
turned by these prayers and repent, and will leave in his country a blessing, 

I. Lam., i, i. ;. I\' Reg., vm, 1 1. — 3. sie Syr. — i. Gol., in. 12. — 5. II He?-'., \.\i\. 17: .lud. n. 17. 



-,,, XXXV. - TO THE MONKS OF THE KÄST. 283 

•^»^, JLsläO 1o>^-^-o .^K-wJo ^VJaJ Jb>ki.*> JJ J.aVaJ^o ^.o»K.iS.ö»Js; 
)^a-o 2 .jk-*l Jj^-JJ ä/j Jjjl./ .)1a-J*joo «Sa; * oot JJä-V^o .nOA-j~ 
JLl3_./ . v aai; jl.QJLiQ-.oi; Jto^ioo )1o^*^ä; oC^...- ooi \i\ .yQA-^j.^; 
J^iaAo UW vOJ^ ,-.• jbo»l .'yoSaJ jJo ^a*LCDJ ^p^poj ^o&t «ä/j 
.^^.^oi-. c*-jl-2j ^io;o K-Jä^~*.-*> Jl^coioI ^casa^io / v ooi^a.3o .jj/o 
[|.]ieuJSo ^ri-so JJ/ .UW M> J-'— ja«-Sa JL^eL^s aV ,JU^£-* ^-aioo 

>ajaSa3 - Y >o\ K * JLsJj .vQ.3t*io^i JJj/; Jfcs.-.l~oJ JjäJ.3 vaaS K.-/- ^£00? 

1. Ms. o». — 2. Ms. om. stop. —3. Ms. °w. — \. Writtcn in erasure. Ms. stop following. — 

5. Ms. »»«. — 6. • added over marg. in cursive liand. 



a sacrifice and a libation tu the Lord our God. For 011 your account I have 
no weighi of care and no anxiety : for well I know that everythmg is easy 
to vou, and there is no impediment or difficulty of Walking for your feet, 
which are adorned in apostolic fashion with bareness, and by their steps 
are able to bless even the uninhabiied deserts and make them habitable; 
and that the lack of money in your girdles is a fulness of all abundance, so 
that it provides a superfluity for others also, and the stall' in your hands is 
a symbol of the very hxity and firmness of the faith that is in you, so that 
it Supports Ihose who are shaki n also and Ihey do not fall; but the earth 
and the heaven and the air' are your purse, and all the elements supply food 
in diverse forms and Coming of itself, and make it known to everyone that 
« man liveth not by bread alone, but also by every word that proceedeth out 
of the mouth of God » 2 : I forbear to say, wliaf is a great thing and very true, 
that, since you have a spiritual rock going before you (and Paul said that 
Christ is a rock 3 ), that is to you food and drink; for you were persecuted 
with this same rock when it was persecuted. For in the case of the sons 
of Israel of old, who saw little, and had their eye blinded by Egyptian 



1. irjp. — -. Mallli.. iv. i. — 3 I Cor., X, i. 



284 LETTERS OF SEVERUS. [112 

oooi ^»>^o ^jCQ..^..^a^o <v oo(JU^, iooi L^arxxi, jK»opo Jls^ ^.ioo .0001 
von ->Kj; 0001 ^-»p° J-»-*-^-^ JjV/i (Ln-ioa^jsi a\o )_^i»a^cu j-sÄo vOj-~J; 

^3iK-so Jmnvii ■> yOAjjKj yaio^jij; .JL^OÖjl^o jj 0001 yoouk-/ Jjlsoij 
.0001 ^^v-^'^o )v m ^ *- 3 ° 'J 00 ! —*-pö J't" 00 » 3 ' JL*0| JSk ^3 .J_üo vooü^s J001 

J^o«^-»; |-^ajLio; yaai^wi yasla^^ajL^o ^; yo^ .^o^s ^_»i»oo ^_^oi^ 
J~--io^o .po/ jca\a3 ocx; ool Jjlo.../ -J-m-^ ? «-««»ojls 010 j.^11 J^*^ 

.^JL~ ^-»K^^O ^Oa-^.3 ^»£C^£*iOj .Ol*Kd» Jjl2l../ (-2L*Ä) 0/ ~t£OOJUtJLO 0/ 
^-^Ö ^i ,_JL~ v-^-^SJ ^-.Otbo ^_*.\oi.^ JJ/ .)K.£Onj^ J.,3^ y^\ .11 ..1/ 

ot_3j -^oj-o? ).Jt--s )joi ).^a\^.^ ia~^s..=> o^> '^yaslaajj V-»--«^ w^« . -> --/; 

1. Ms. w for w. — 2. Ms. lÄOUfjao. _ 3. * added over marg. in cursive hand. 



darkness, and could scarcely see ihe writing of tlie law and could not con- 
tfinplate the depth of hidden mysteries, the apostle justly wrote tliat « that 
rock followed tliem » ' : for it was right that they who were so imperfecl 
sliould be first excrcised in the law, and afterwards see Christ following 
them. Wherefore also in waterless countries he gave them water in tan- 
gible form, assuaging the thirst of the ilesh; and, whenever they desired 
flesh, he invisibly brought birds like rain from the air 2 , and other things 
like these and resembling them. Bnt before your own perfections, who 
can contemplate the very glory of the Lord 'with open face', as again Paul 
said ', that rock continually goes in front, giving snprasensnal food and 
diink, and showing everyone that through Ihe things which you have endured 
you cry and say, « Who shall separate me from the love of Christ? Tribu- 
lation, or distress, or persecution, or Inniger or nakedness or (langer or 
the sword, as il is written, 'For thy sake we die every dayj we liave been 
reckoned as sheep for slaughter'; but in all these things we are victorious 
through him who loved us »'. For the results of your victory are not only 

1. I Gor., \, 4. — 2. ar,p. — ;i. II Cor., in, IS. — 4. Rom., VIII, :J.">-37. 



li; >- XXXV. — TO THE MONKS OF THE RAST. 285 

) V -- ^^ oV-a^J./o .oAijl/ Jla^oK-s; J-~^> ^-^-/ vooC^a V-^ v , t~ , °' 

Jfc^ök-S yt-J VM Ot ->p0/ JjLSOt J-^J J^O>/ ^.Ol^ 5'jj ^^0 p ? ^-^Ol 

^aj/ t-3-i./o .Jlo,—^ yooj^o/ yJ°>o*lo >v o,..~j J-iLfloo Ux**^» U*ola^ 
. v o^ioKj -K-ä^ ^-io w^iai.o —o^ v*Is Jj<*a> ).jl2lx\ Joi/o oio/o .ycy-A-i; 

M^o ool M ^; v / .J^^ao^ Jjö/o Jl-^oä .^-\ot loao^s .y_-^o*> 

JJ-o_a-30 .oftäJ )Njo-s poJ-»° °*'>^ ^'! ^' 'W -oio^^sJJo .^.oto^J^J 
♦yO-b^J ool jJo Jlj-jl J~io)^> JLaoV l^si. "^A yoj/ Jv*/o .ycu/ JM 



1. Ms. J. 



in this evil present worlcl, in which you showed invincibility, but all of them 
are more trulv in the future world. Then all who have been exercised in 
the life of virginity, and have prevailed over shameful passions and are 
honoured for white-haired old age of the intellect, and for the holv order, 
and receive the accompanying honour, shall be gratified with such joy tliat 
their soul shall be made drnnk with good things, as to which Jeremiah the 
prophet, depicting them beforehand, spoke tlius : « Then shall virgins 
rejoice in gatherings of young men and old men shall rejoice : and I will tarn 
their mourning into joy, and I will make them rejoice : and I will make 
oreat and make drnnken the soul of the priests the sons of Levi, and my 
people shall be filled with my good things » '; and these things that l'ail not 
and are as they are, and are never destroyed. Such as these are the blessed 
homes and mansions. But, if there is yet an extension and we have not 
been brought to the end of time, assuredly 'he who scattered Israel he will 
gather him, and he will keep him as a shepherd who feedeth his flock' and 
will say, « With weeping went they out, and with consolation will I bring 
them : and I will make them to dwell by streams of waters in ä right way 
and they shall not again go astray » ' ■ 

\. Jer., xxxvni, 13, 14. — 2. Ibid., 9, 10. 



* 67 V li 



286 LETTERS OF SEVERUS. 114] 

^^» y&OV JJo .uu^d^ JJlO )iw.»l J.— ioJJ lO—JLl ,-L— l/ v3/» ,— •> Q^ » 

vofco/ ^A^ioi ^_iö f*l r-*-^. \ohal ^.flaa.^0 .JlK^oo; ).ijl^öjl^oo J-j-S 

Jjtto^o .a^ufliJ; ^i. ^ .^J^s. ^-Jlj/ t--»-^ Q^^ .jJ^otS^io JJ K„.J..flDaicu 
sk-./ JL^_oo |iöux> v>,-o ^-J-oo/j -öu»o ^.ju'^d!/; _öt\ -Jk-^ JK-.;oK^s 

volNu/ >2>l .'jb^JJ ^iaio; jo*^» ^Q-o; ^-^~»/ P--^ JJ? -U-^i >^cua^ 
JJ ^ucoai^o JJ P^x P -\Oj/ \o^-W x - *'^ ' P*^ J"*-*' •v?^ sj / ^-jceuSLäo 
joiS^j Jt-V* oiVoojx\ > '.y..too ^-otiS^^o; ^-/^-J-s JJo > » yv) j» ^_-^ot-i 
^.ioo ^a_»po ^--=) "^>Jls k.\otS*.=>o joC^ lp—o JK*^o ,-io; oöt JAO^ioo 
y^\ . V>\ Joot; -öl ,-io; Ua.-»/ .oCis t-^— 1/ JL.J Vt r> I o ; oöi .J-iL-t-O P» °» 
„_*> t-^-co ^ «^o;l/ ^opo ^^a^jo .oj.iofcsji/ ^..JoJLiai. ju^ol/; JojSs. 
JJ/ .^-.ioVtoo JJ JLp* JJ JJL»; ).x\ in>no via»/ >*JP. -chq-.;clj; .jk^£«, 

1. MS. N&JOV 



But praythat we also may hold to the right and unerring way, and mir 
l'oot may not turn aside to the right hand or to the left from the king's 
highway' which was righlly traversed by those seers and ministers of the 
* word. For, inasmuch as you exercise yourselves in the law of the Lord by 
night as well as by day, you know well that, even if a man eontend, he is 
not crowned unless he contends lawfully. For certain tnen have come in 
upon us, wishing to put a blemish on the 'good eonfession' to which we 
were called and which we confessed 'before many witnesses' 2 as the apostle 
said, that is, before the whole church and 'the elect angels' 3 , nevcr having 
yielded to remissness. For that 'we are not of remissness which leads to 
perdition' '' you also well know : for you are the first who testify. For, 'having 
no sound knowledge of what they say or the things about which tliey 
strive' 1 ', they do uol consent to confess that the true llesh of God and the 
Word which is from the holy God-bearer and ever-virgin Mary and from 
the IIolv Spirit, which was hypostatically united to him, so that from the 
fact that he came to be with us as God who became man he was named 
Emmanuel, and that he was made like unto us in all things except sin, suffers 

1. Nuin., xx, 17. — 2. I Tim., vi, 12. — 3. Id., v, 21. — i. Hebr., x, 3'J. — 5. 1 Tim., i. 7. 



[115] XXXV. — TO THE MONKS OF TMP. EAST. 287 

)', rn -s ' )oO| ^.OtoN.-/ ) lo-^-bO jj JO j^OJLu JJ »O .^.'^o/ OL-* )laj , -iITIVIS i 

jL-^V ) » m O JK-[i|-potoo JJ Jl^J^/o .JjLOJa3»o J-^JL^s, J-a— oj; JjusJ-=> 
]L_so . -^ v« > na JIchV^.^K.nq JJ J.^m^> i «\ \ jKSL^v ; jiiä_3o .J-.Ö; ^-*-=> 
o£^ r*^* öu>; )laJV-3^; öifcoaa— yooi^ JLo^o .^20 JJ.VV* JlaA^x-K^o 
K*-,l ^jJ^su JJ; \ajöi .^-; JLjL* ju-*j; ^aioi Jt-oa-=> .Jj.a-»_~ JJ JoiSs 
)i_jL»o .K-JjL^j», ^-»? Jlaio ^)ai^J ous; J-.s, ».3 .JJ^£—; JJ.ajLsKjüo 
jLs ^.-; a-joi .)lcuJis.Ä—K^o JL=> ^k J-jJlj JK.: *u ^o t ^so .^^i.» oy^-ojJ 

ojK^.iaA )la2u.w ot\ Jooi h*.*l Jlo-^io JJo J.AQJL-. JJ )' t m •> •> V-«-^ \J 
loot K-/ jiaiyja-aAoo o^ ^.oi JJ.j-.K- Jlaioo JiL- Jo-~j K-.JL.Jjl? Jo«^» 
JUi- ^^v. ^,. „_/, Jooi J vioo JK..otSfc> (lola^io JJo JJ.qj.oj-~ JJ r-»-^ o^ 

_f..~ L/ Jjj/ i-3 ^.../i Ui-./ .Jq-wJ^J J-00',10 joJ-X. i.O_i0,_S1O ,JL-J JjLSOtO 

(..jw.üj ,..«-3 IS-.J^w-jLioo .yoo\\.2>l K-..S ^nv^^dI/o oon\ . yas. JV* »■-=>•;>•} 
looi öw.K_./ J;oi (x^n JJ/ .ooi V^o/; Jj— Kio J— ij nvjlooi^ t-«-^ l? 01 •«■ s «;i/ 

1. Ms. willi stop following. — 2. Ms. sing.. — 3- Ms. .&■». 



like us and is susceptible of innocent passions, but say that he suffered in 
semblance, and that the flesh was impassible and immortal at the time of 
the voluntary and saving Cross; and besides other impossible things the 
wretched men foolishly speak of false passions, and in false words they 
name phantasv ' incorruptibility, anchdeny the true incorruptibility, and they 
lail to notice ihe wisdom of the dispensation whereby the impassible God 
united to himself tbose of our passions which do not fall under the description 
of sin, wishing in it to taste our death voluntarily, destroy its dominion 
over us, and bv means of the Resurrection to set us free in incorruptibility, 
Ihal is in impassibility and immortality, and raise us to our lirst state in 
which also we were created. If I he Word of God desired to display passions 
and death in unreal form, the Incarnation is quite superlluous. Ue had 
the divine impassibility and immortality, and so also he might have suffered 
as in semblance and shown himself after the fashion of former appearances, 
as he appeared as a man who wrestled with Jacob and was reeeived in Abra- 
ham's house, and was represented in many forms through the prophets : for 
this he himself is seen to have said in Hosea the prophet L> . But this was not 

1. qpavTaota. — 2. IIus. , XII, 10. 



67 v" f. 



GS r 



288 LETTERS OF SEVERUS. [116 

■jua«; jlaJL^^^o ^i K.^.^0« J.u/ ',..=> ooC^; >-öt JJ / .Hoch j.s*_.Aoot ^.61 o£S. 
^,; J..OOS* U-io/o j.Sol ^jlXj oC^.0 )Aoa.*..a^)o .yoo'fSJ JV-m-* Jtaio ^.s 
^-io N ^S. j-^io vÄ>oJ^a.3o .JfcOi^ t-^ ij 01 S;:i,> ■^■ i,0 • J-Aio^k-ä^o jj JJL^ 
J001 J_*_j/ i-s ^^=>; ♦"•"^ ^•^ i0 ♦Ui^ioKjtio JJ; Jj;j-3 ' ^VaÄ*jk ^o 
v oou^o joi\—=n t-*-^ )-■ L3l -*/ .JKjl^o* JAoa..*_o J_.ocx j_»j/ ^a »..«-so JLaio 

jKü_.k*3 01 .. ^Q~>» ^-.j *—*J-~ \OOU^-3 J^..i>„».w?>o Jjlooi |-.o|N-»^o 

•'■ |_stCo '^so» voV^oJlj K^jjLS^^ioj o^v^ / )-«poo ' jLsoty ffl V) ^-^Ol .01 .. i/o 
JL^J^.\l yQ-JÖl .yOj/ Q_.QJl3 K_.j^«..~..3; \Q-IÖ| J-Ju»y° Jlöu^/ '^-^O ^ÖC^S 

jlaA^^o jL-^as; K^Jv-.ojj yoK-i/ ^-»>-— ^01x^0; .^J <-- »i-s a-iö )KjL.^jO 

JJo , v ooiÄw>oJ..i li'+x «.3o/;o jJa.i.i " jL_iö yoota^« )K_0»il ,_io o. ->»,.J./;o 
■ a^ot^m >o\i ^61 ,_io yoexK.K.^.U o n «■?/• vsjo v oi„j ) ^iti ^*oi»3; 0001 *^->po 

*|.».n 1 ).^.iv*./ v aj/ uüio^3 y»-o )»oi 1-0-3 t-*-^ '<-» °> * 

1 Ms. ^V-9a*- — 2. Ms. sing. 



\\ hat he desired, but that by means of a real deatli he might save the manwho 
had died through the deceit of the serpent, and make bis own Resurrection 
the gate and way of return to everlasting life. For this reason Paul cries 
louder than all trumpets in the ears of men who will not hear : « For, since 
by man came death, by man also cometh the resurrection of tlie dead. For, 
as in Adam all died, so also in Christ shall all live » '. But... with... the 
Scriptures and... these hasty and presumptuous men presumed blasphc- 
inously to say against the divine Scriptures and against the holy fathers 
who interpreted tliem in approved fashiou, who at various times fed the hol)' 
churches. From Lhese things you see clearly how much difference aud 
distinction tliere is between truth and error even as the heaven is far from 
the earth, and that out of the thought of their beart they have 'devised 
words of iniquity' and that 'truth has perished in their ways, and they 
could not walk in the right way' and also that 'they have removed their 
thoughts from understanding ' 2 . For well did Isaiah the prophet expose 
lliem beforehand by tliese words. 

1. 1 Cor., sv, 21, 22. -i. K, i.i\. L3-15. 



[117] XXXV. — TO TUE MONKS OF THE KÄST. 289 

• l-JO \ l.flkj; y.+\ L*^.~1 Oito-ia "\ J_S« JJl OCH ,..., - . 1 ., » »V» «» V-^x 

y^j^bo \jx~o\^> +3 .oks| )i-Q~2) JfOt; ÖtA^i. ts..»J^L.«.°>a)0 K^j.\p.>^0; OCX ^-iO 
.J_jLiy_o )1ch.-sJ.-^; oiK_^.a-*o ijot^o J^sKo ^..Jjl^./ jj/ Jjl^Äooo )j/ 
K.»JV_>^3 j;ot *,.., 3>lo .,iKj oulSüo .v2uojKj yooi^o ia—J J^^.=» j-LS^icLso 

JOOI ^-^_2l-^0O .^.io^v^ ^i> ^ n « )K^lLJ3 jJS^CUu jlct-*.^. ^3 — bO ^k^O 

.j— »f.^ ? oiioas ^.io a\o oÄol/ ou^ ,£0; ^«.\oj \^?;o Joot i^Aio Jooi 

1. Ms. <^«- — 1. Ms. with stop follcwing. — :;. Ms. vj"»?- — ''• Ms. P^ov — :,. Ms. oin. slop. — 
G. » added n\er line in cuisive liand. — 7. This wuid is nul nthnwisr known. 



Pray therefore, saintly ones (for indeed I say the same thiag many 
times) that we may be delivered from evil and unjust men. For tln\ 
liave been unable not only to endure reproof on account <>t' their wicked- 
ness, but even to give drink to tliem that thirst : for, besides their tliouglits 
that blaspheme against God, 'their cotmsels' also 'are counsels of murder'. 
For this very thing Isaiah says with me concerning them. But that these 
same men may be changed to what is right make the subject of your own 
prayers. For we on our part look to him who willeth not tlie death of a 
sinner so much as that he be converted and live". Indeed at first on the 
entreaty (and to speak the trutli on the compulsion) of him who wrote uu- 
soundly and rashly lipon this same matter', while far away and in hiding i 
wrote and admonished him in a brotherly maaner and urged him to have 
regard to the holy fathers and to the approved doctors and follow lliem, and 
correct himself. And even upon tliis he attacked my meanness in a ferocious 
manner, worse than any raging savage beast, and kept bitterly complaining 
because he did not find me a partner of his error, and over the whole 
world, as far as he could, he sent out and scattered abroad what he had 

I. Is., lix. 7. — 2. E/.., xxxiii, 11. — 3. Julian : =ei? the correspondence in Zach. Uli., ix, 10-13. 



68 r li 



290 LETTERS OF SEVERUS. [118] 

.0001 ^..opkoo :)K^j^/ Ȋj_o^ou>o ,Ksl^.i y_./ Jjl*.^..cqJSi2oo .y-^OCM 
v a.jöii .,_./,Lio/o 0001 ,,_>.-, r.^3 ^^» jLKs yoot-^oaa K—ÄC^o ^>x^o 
^..«.-a». »._.} a>>^-l/ K^JLi«.^ )oi j_co.3»J.y/ yoouK-./» vOoulSl-i ^.«^ajopo» 
^bo ^ ^t-*°l ^~° ^■*°< • «•4 i0 k-«-3; jlo»».^ ouK../» .J^o/; JlaJj^ca^oj 
JJ^s 'K...001 .. K . io «jlSljlso 1 K-.ooi '»-ßjÄoo J.ia_oais laio,.^ Joj^s.; _oiäj...i 
oda~«.^* ^.öi\o Lvi..',.:*» ot.-^^aA "^.io J.Sia,J\o )_^oo.jl^ ^^jx>/? K^jxsl/ 

oila^ yjä . Jfco^ M /o )^o.;QJtio ^.oi...K../ ^aa^ 3/» w-J^ot .siu/ "^a^ 

•:<)KjLca^ ""yQiolä^so v o.3lä.\, ^j^> .^jlx>/ 

l. Ms. w im- w. — 2. Ms. tio^Vi. _ 3. [nserled above line in small letters. — '1. Ms. with stop 
following. — 5. Ms. sing. 



written, which came from his heart 'not from the moutli of the Lord' 1 : and 
\ve were sei forth as a laughing-stock to tliose who contend for the Chalce- 
donian impiety; and in Palestine, as I liave learned, and in other provinces 2 
tliey were going about, and everywhere opening and extending their 
capacious moutli and saying : « See! Those who pride tlieniselves 011 
heilig orthodox 3 liave been manifestly scen to he zealous for the semblancc 
i)l' Eutyches, which is the error of the followers of Mani ». Tlien indeed, 
being pierced by the judgments of God after the manner of goads and heilig... 
in my soul because I could not endure the slander and the blasphemy agaiusl 
the glory of ihe Most High and the fact that one man's error should he a 
stain lipon the whole body of the cliurch, I made the true facts known In 
everyone, facts which are known and familiär to yon also, saying willi 
courage as well as faith in accordancc with the truth (for Jesus is vefy 
God and Saviour), « If it be my lot to die with thee I will not deny thee » ', 
but, « I will go up upon the mountains, and will preach to Jerusalem » '. May 
I gain his Hxddness of speech c , and may I receive help from bim, through 
your saintly prayers and entreaties. 

1. .Icr., XXIII, 1 ' j . — '1. irca^/tot;. — 3. ö^Qöäoäjo;. — 'i. Mallh., XXVI, 35. — .">. [s.,XL, '.l. — ü. ratfpricjta. 



M 36 i" b. 



[119] XXXVI. — TO ISAAC. 2\)\ 

^rfOr» « . t f>\. +£j-l yOlSs *-"--^ aJO * •Jk-JL»*-° Jlo_.K^K.i» ji.a^_«.*^»/ 

♦yCiüa.^ )lni»^ JNjl^o )N..a.ia.i_s ,— ; ,.— J-ia^Jus a^ja. .^2^.; 

Ji-o; K.i-w-17 -<*^:L- ^.^-io p |_j/ ♦.caxyYn ,r£ji*ivßalc\Ajao 

•:• j laaboo Kjupcu» )U.,^£D Jxs/i 

~,J30 .-j_«oi "^^.io; j^s^oji K-J^l3; .'j^oöl U^t-i- K_^-«i. -.. »>V>.^o )J.iOj 
v-Öl Ka_flDo/ ."i-Äl-il/ v N-\.^iO, OOl )fJ3 j^py^ ^s.^O 'j.vi . m JK—ioJ. 

1. Ms. <»M»^- — -2. Mi<. ?• — :S. M Ija-'-oo- 

TAe handwriting <>/' the patriarch himself. 

May the hol v Unity in Trinity (for this is our God) keep vour holines- 
ses, and all the brotherhood that is with you, illustrious in divine contests, 
in perfect concord and endurance and praying for our meanness. My spirit 
greets you. « Greet one another with a holy kiss »'. Grace he with von. 

Blessed be God for ever, and praised be his name to all generations. 

XXXVI. — Oi tue iioly Seyeiujs from tue lettek to Isaac tue scholastic, 
wiiich begins, « I, sinee on account of my sins I have been condemned to 
live for a long space of time in the royal city ». 



For it is not saying what agrees with the 318 fathers that is prohibited 
to us, but adding anything to or detracting anything from the eorrectness of the 
doctrines 2 . If not, thesynod of the 150 also incurs blame, because it widened 
tlie theologv 3 relating to the Spirit, and, wlien the confession Iiad been laid 
down with regard to the only Son who became incarnate for us, it added the 

1. I Cm.. \vi. 20; II Gor., xin, 12. — l'. S6f}iaxa. — i. (Jeoioyt'a. 

PATB. OR. — T. XII. — F. 2. 21) 



509-11. 



292 LETTERS OF SEVERUS. [120] 

smoA^oa ij^aooSLa <o^S.^,J; »6to .'JlS^oK-s vtvpo ^00 J-jl-^-o J_~oi . ^ 



2i 



JL^oK^J.; »6t jlaxacuoi • .~Jjo t ..»,ni\T>; \xoo;0|JO-flD vS/; -.Kj/ V^o/ JJ / 
JV^j^Of^o .) n'm°> toi.,— »01 L«^->x -öt; JJ/ .K.icu» öooa— 1. ^o^o ^bl^Kj^oIo 
.' ! jpö/ j^cutK^o w.01» '.^oJlsj J^io ^-.iVlo :)Kw^>«j JLo l^aus *.r-^x ^6 
■ .K\li .^^froo; l'y^ol ^<Jlo ^VKo .)-..,..-» ^o n^ojl-. i|^o ^**j -.^-»; ^lVl) 
j^Va-^v ^io )— fc^-^e; v oJJj oiL»^vJJ; ».^oa i.»/ )K„«. jy _ ~l ^.*~\oh Jjls-»/ 



XXXV 

L 153 r b 



11 ,rCLA-.7\ Qoo 1 mn-A &a_ln rtf^i-iA rcf ^ coJL»t> ;\.-ä cn 1 ■* 

i, . x 

*^->; jlojai.)^ iooi \-*±*£ JJ «.daxn .»cnc\iur^7\ 

fcC^ii o^ouä-co ^-.ov^o ya.^i .-vrn .q^Kj; )ooi ) po aXOJJlolV/ ^O Q.1^0 

1. G >*o»©na*o- — 2. M l'O. fNti » 3.M l-'t^l- — 'i. M v-*>- — 5. M u»*»o£>aaJv _ 6. UaaSioÜ/v 



words 'from the Holy Spirit and from Mary the Virgin', and 'he was crucified 
in the days bf Pontius Pilate'; for these tliings were not stated by the '-i\H. 

And (i little farther on in the same letter. 

But you say that the synod at Chalcedon also placed the faith of the 318 
before its definition. But in that case the innovation is obvious. First it 
says in piain words, and that twice and three times, that it is itself making 
a definition; secondly, because it said that our one Lord Jesus Christ is 
made known in two natures; thirdly, to omil Ihc other points, because it 
called Leo's letter, which is füll of the blaspheinies of Nestorius, 'a pillar of 
orthodoxy ''. 

XXXVII. Ol' THE SAME FROM THE LETTER TO ClI.WUSIlS THE MONK, THE 

beginning of willen is, •■ II did not escape Oll I - Sllialllll'SS ». 
>i3-8. Who among the orthodox - would agree that the synod a1 Chalcedon 

1. Äp6oSo£ia. Vide Mansi, VII, 113. — 2. öp0ö5o$oi. 



153 v° a. 



[121] XXXVII. - TO CHARISIUS. 293 

^6 > ,.,, \ ot}o .öt_s ^» p u.|; yQ-ioi lo_^> yOOiJLs/ ^OlSou^o öiXio; ,-^J^ot 
•:-|--.Aa. s ^io Jlopo ooto JKaJ'^/ oiöua..co ^.^oi ya.^. 

:).-oai JL»_.U JK-»;ol v—vJo :^C0;oj-JQ-fl0 v^lKjJU a>;j; :'t-^o)j? t-o-^v >-öt 
JJo •.öi.-^ts^l )K^£oo.yxi jJo -.JLjcLso J^oj^Sus vOOU> i-.Siä^J^ >n^J ,_.; jj 
) * Y *> ^.io vju/ JJo -.^.-UL-JL-i, |^cüü; J-^fH ^»J y'-- ^/ -U^ji; jJUn i\ 
jlo_.,_JS. Joch ^.^a^too .•Ji.aJLi^./ifcoo öi^a J;oi jK-s K-Jv-k-o .•am^jolV/j 
•,-a^ yoa^ yVfflVi s*j/ yj .'po/ k-d-^^v JL*a^ji »o .j;oi ^-./j )Kx*^ 

• •J-Sl^ yOCH~»Vi '^X yo^j ^.^_«/; . »\om —6t •.v-choK-./ jjot ..)^jia^A_3 



should be suppressed in conjunction with all the religious synods, so that 
from the silence it might be inferred that it too enjoys equal honour? Assur- 
edly those who turn away their faces from it would raise arguments against 
those who hold to it, and the one would say, « It is suppressed as impious », 
while ihe others would say. « It has met with the same suppression as the 
other synods », and again there would be contentions and disturbances. 

And again before these things he saijs. 

For for us to say that the synod must be suppressed, and forraulate an ortho- 
dox confession, but not reject the blasphemies with the persons themselves 
and the words, is neither lawful nor conducive to peace. But, even ifwe be 
willing to shut our eyes, no one among the eongregations of the orthodox ', 
especially after so much agitation, would agree tu such a spurious union, 
sinee the apostle plainly says, « If anyone preacheth to you outside whatye 
have received, let him be analhema » = . What has thrown the churches into 
confusion down to the present day is this, the fact that those who are in 
power halt between the two sides, and wish always to please both sides. 

1, öpOooo^oi. — 2. Gal., I, 9. 



XXXVIII 

S 1H8 v° b, 



in!) r 



2!i/, LETTERS OF SEVERUS. [122] 

JLjujl^cl^ wJ^^.^1 v a.jöi » »«■; •.tSiS.jj jjy \o tr>? yooux^o; '»-^Ns. ^N-*-^* 

) .« x */; odo » -> i y—li ^--~\oi ^jl« . ^j_^.io ,-jlccudI. Jl,:^ looi J..»^ 

icoo't^S -.0001 yocfl-lx.../ j^ij< j't-^Q-i L 10 ! ^°? .LsL^a— o/ J^s»/ o/ .J-DÖ-ßO; 
)lxuL-.».io V>\ tio/; ^.; JKjl>,^o f-3 .)ocn ^.ojoK-/ J_»^L2u./j )»!/ ^.io; ocx 
^■v^-oo oo\ J_»^a/o .'Kl^i oJj-^^j/» vxoajoilx^i ooi v£oa^jx»oiojlo -.^x^» 

1. Ms. k.U-»»-»- — 2. Written over marg. in smaller liand. 



XXXVIII. Ol' THE HOLY MAR SeVERUS THE PATRIARCH FROM THE LETTER To 

Peter and Ammonius ' and Olympiodorus, abotjt tue naming of Peter 
bishop of Alexandria; which is tue 10'" of the 1 sI rook of tue 
letters dritten during TENTJRE OF THE SEE. 

513-6. For we may learn from the facts theraselves, that we, the few in number 

and small, by God's help completely checked the synod of Chalcedoa tlial was 
already acting as absolute shepherd of the churches, we who as in Isaiah's 
prophecy were left like a bunch al'ter the olives have been gathered, 'two or 
three on the high ends of the branches, or four or five, who were from this 
bunch of olives' 2 , Peter who was from the country of the Iberians, but was 
a citizen of Jerusalem the city above, and Theodosius 3 who adorned the 
throne'' of Antinou', and Isaiah'' the very famous, the statue ' of philosoptiy 
and of life in God, like a column and pattern; men who even in this worhl 
reaped the honour due to their lahours, prophesyings and gifts of healings, 

1. Presb. ol Alexandria, addressed also in S. I.., i\, - un Ihr smie subjerl, irom wliicli I infer the 
date. — 2. Is., xvn, 6 (differing widelj from lxx). — 3. Theodore is meant (Zach. Uli., vi, 1. 2; Vit. 
Monoph. (ed. BrooksV p. :( : P. 0-, II, 78). — 'i. Opovo;. — 5. Misrendering of Tij; 'Avrivdou. — 6. Zach. 
Rh., vi. 3; Vit. Monoph., p. 3-16. — 7. ivSpiivTa. 



[123 XXXIX. — TO THE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA. 295 

.Jjloi -v^*? )i.oiv»o»; J't- 00 / ••JJl-j.o )lo-.o/ J;oti ^V— ° •.^^>cu-.äj JJÖ-^/ 
.JloKJL»* J-Usj oo» |_L-./i -JK-u^/ )^^ ^-«^Ol ^ t-^^ °°°» ^>>t- 

J 1^1 »i /io vfflO*jaj|l|;o vojqj^^o ^30a ^v «-ca^; ) K. v> ; i . . JJLojy_3p a ,\o 



♦•.♦rdi-r^m^rdm - cuoa 



XXXIX 
22'Jv" b- 



* 230 V a. 



-ota_s/} (.-2o,v.-2 jj-.~-J Ji— s; oouj/; och y.-/ -.^ou» AoJ^ K^J^joi jjisoi 

.JK-öi^/ JIqa'^o JiVJL^j p-l ö&o j ^ Qo; Ut-^JJ V-«-^ k~~a*/ .KJi.^. 

I Ms. ■ «i . '\vi . _ 2. Erased. — 3. Ms. &aj>U». 



and were illustrious in other spiritual excellencies, whose spirits also, I am 
convinced, are offering prayersonour behalt', and are close by ns in these 
present struggles, and rejoice in this union and peace, and bond of faith, 
which has now begun. For besides the other good things they know what 
is Ihe time of strietness, and what that of lawful concession, and they used 
to learn the dispensations of the Spirit, and followed the wise dispensations 
of Basil and Gregory and Athanasius and other God-clad fathers : whom let 
us also follow, though \ve are small raen, whose judgment is a suhject of 
prayer. 

XXXIX. — Of tue iiolv Severus from the letter that was written 

TO THE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA. 

When I took in my hands the letter that has now been addressed to me by 516-8 
your holinesses, I began to read it with such pleasure as if a son were seeing 
Ins father's face after the lapse of a long time. But after reading it I knew you 
better from the Contents; for 1 found the letter to be in reality wholly occupied 
with fatherly reproofs; for it is often a habit of fathers also to apply unfounded 



296 LETTERS OF SEVERUS. [124] 

^i» ^_»oi-iKi7 jj; y.-.Aoi jlojt^^o; -.yj-fc^ö ^.jL»; JöusJJo V-»-^ 001 J»-»-^ 

:yOOÜS. »»)'»■; ^-»? l^° -\?->l yp^^J yQ^iO Ji^-No ki^l -.yoK-O ) « '«S 

^3 ^-i-ot •. r -*V J i )lo - * y .-^ o o j—ot-a ■.n°>>o y-^-^>- jL^v^ - AoA K-)^CL*au*; 
^Abotoo ).xib'i ^_soo :|^ulo Joa~ K^a«^ j-^^x K.ba->^ ^.-.2L^.--.jLio 

• ,yOOJ\ JL^Q-^fiD jla^^S W, ^ 0D ? ^ )AQJL*3;po ^*3jp0 '.^-.joi Jlo,.~ wiOO 

J— oV-=> v£L2Lia\ K-joi-i/ axiaji v -,^>o .^.jjjLio )K-.J^.i y^\ J_Jl3; Jla3j\o 
JloK^K^^» Jj'^oj» -JKraioi l *^-»» y-A° •) >-»>i J->-? Q.J050 -.yOlN »; )v-^? 
■V J »■-•■— U J~.Vo.ro... JJ JloJ^K^ ^0 V^\; -JKJi.^K.ü V-*-^ v°^V^°/ .OJL-__s 
JJ? ;öt._»/ yau^o_. M jJo -.oJS^.3 yooda^v j-*»t—-> t- 3 yjoo > ffl ^N^.3; ^^s-^oo 
Jov-äao >.jL.) t ,*«Ti3s>; j^lo^o Jb^. \±t>\ olotvi-lioio -,ou» ^-/ 'H -)•, - «•> -- 
_J^Oo/ .-j-J^_<o J— Vo m »)J Jjo« u^, j_io/ jlaAV-o J,l»/o . '-otO* JJ nn. ft>'oj; 

. 'yOodojO^I OJ..O )LbOoi loJ-s J!^__v_.!So ^.S; > jj^too y__<> ><wm /y.~X . o>\. 
Jl>V-~>/ yQ-JÖ! ^0.-^> -JoOiJ )loK>J^.tO .'sfl (T>l yOOtla^s ^-...»...Oi J- : -=M JJ w< t-3 

1. Ms. ifioaioin^a,. _ 2. Ms. H»v — 3. The adverb is unknown to llie lexicons. — '1. Ms. occ^-. 



roproofs tu sons in order to make tliem more ' industrious and vigilant; 
but, when they see them making a wise defence to the accusation and 
dissipating the reproofs, tlien they exchange the desire of fault-finding for 
the desire of natural affection, and are fdled with tears and exult from joy, and 
submit to a defcat that they have made an object of much prayer, and proclaim 
the sons' victory as their own. Aceordinglv listen like fathers to vour sons 
defence, and judge upright judgment, and test the matter carefully as in the 
seales of a balance. You say in the letter that we departed from the strict 
rule in making union with the Isaurians, because Philoxenus, when he wrote 
to them in the course of the controversy, testified that there is nothing wan- 
ting in the edict", and said that he was in communioii with the prelate of 
Alexandria', and did not omit the names of the heretics. Teil nie what blame 
this casts upon the Isaurians, since they are shown to have summoned Phi- 
loxenus by letter to the high Standard of their profession, and, when he would 
not at that time rise to their height and ränge himself 011 the side of strict- 
ness, together with the others to have left those who were in cominunion with 

1. (iäX)ov. — 2. -^oi/.tov, i. 0. the Ilcnulikon. and so wlierever 'edk-l' occurs in the li'anslaliun. — 
3. CT. S. L., p. 20. 



[125] XXXIX. — TO TUE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA. 207 

•) n >*i n ^. i)-n o-.K- Vl^oi oot J.jl.0^3^, ooot ^.sIoKjl^o* ^_^cx on^t 

).io^ ••o-»;o/ JLV^jläjjSs; J-J'^t^o la^ jlaslojt yooi^ J~.o6t K-.J_^j^./ jls/jo 

• • ♦ 

Vs_po J^-^f-io ,-ioo .'J-MOj-a »niv ^2«^ a_co_3o;l.VJJ K-Jjo^ K-J^o^ä» 
^Ao«_=) a*ioöi/j 061 ^.-/ ^-oot Jjl3lL./ .oux.io ^ v^-*» -3 ? v^® 1 J^ * 2 
-01 V*^ \/ -%-^ ^-)i-«J ^^J sö/j ^-*jöi .-yoou^ yot^j/ ^-A^ 
Julsj ..001 jL»^,^. JL^iOJLiO; «öC^ '-01-.JOVJ3JO : >joo I ffl l ! \ . °>N vOJsl^aj; 
[loAi] ^ a£.2u'~ jlojL^io Kjupcus; ^o^^J yaaJLio ^JüjJ vs/; [o]oi 

yS^ö p .-oto o^v~ ? Lslaio [*]*» °oi ^"/ J.«^? > ^^ i0 -'jL^Ot-« | JL ]-»5oV 
VaJKA) Jj>j.aj jlojLsfcö^o |^uö»]o JJJäü jm^Vki iaaaj; 01A [joot] 

^Ao»^; -6t jJ/ -.«xA-./ «\^ K~J. ^ieu^aj K_jJ^iavio jJ K-Uj;—/ 0/ 
Jfcoiiö ^.1 «öi^o .JjjJ [jJLaja^» -öu> ai>o .vÄ-QJ 4 oK..sl/ [v*J«J ^-bo» 

1. Ms. with point following (perh. later Insertion). — 2. Ms. «JP^- — 3. Over this is wind appears 
to be an estrangelo » inverted, or a mark of citation. — 4. Ms. aak.3l.i- 



3n 1 \i 



Flavian who previously held the see of Antioch, and united with us only, 
and exposed in writing the imperfection of the edict, and professed that they 
would not otherwise enter into communion with the chief of the Alexandrines 
until he first madte a defence to the orthodox' in common and removed from 
the midst the scandals which separate us from him. How then do you 
find fault with them as if they had neglected these things, things which they 
were in fact careful to put in writing? If to write to Philoxenus and summon 
him to the perfect Standard is a cause of hlame in them, it is time for us to 
hlame some of you also who in the royal city urged us to go [to] Philoxenus 
and examine him, and to bring serious accusations against the [holy] Cyril 
because he wrote to Acacius the prelate of Berrhoea, when he advised him 
to disavowthe 12 chapters- and the other works against Nestorius. But it 
is not receiving a letter from men who are involved in heresies, or otherwise 
not of a perfect mind, which subjeets us to blame, but adhering to the things 
written by [them], and not Walking in a contrary direction. I am much 

1. öp06?o<;oi. — ~. xscpä).aia. 



298 LETTERS OF SEVERUS. [126J 

JujJ^» ^.X^ao/; [jLj^allo ^J^o^» -.ou^ ^ / jio.tia-.oi; [)iw.i ]l )K_»ol 
^K^oot Ua-.'/ |.J»|iJL3 JJo Jioi ^Jp°/ llAJÄAiaa .• ya^x'i^ \OJÖi> Lsia^o 
K.../ YjJU—jl) j[K-j]ol JJo )ij > ->» 7~- /? °°i- J / .-)l[*].Naotv> JJ «oioJfcs»./ 
[K-.]/ [J_* ]XsojLio JJ; V-^x ©Ol -vÄ^iö JJ^[*.*]io ^so JJ ü ii\ ^*; JJo .ou^ 

|^.Ö| V y )a.oUt J-L3--/ .J-^OGJLiO OOI [y-./ JOy. jiO JKjLiÖ vTDOV^O ^O OlS. 

• .oC^v N-|-/ J^>cl.^ m ; -61 )!^.JLiä_s JJ «s/»l ^_»; oöi . ) Lo_^oa.i.:*L^ \\ . eo ..; 
[^•♦1 JLlVIaL./ .-oioK^.^; oöu\ 'ooi jo-Jio ...ts~.)t.*ict^ JJ/ J-^oajLio JJ o\ 
^-.lifco J-.»|a|jo_./ JjLa^aj/ Jo/ JoCSs. [ J^CS. ]—?[?] JL»;oiaiw; oöiS. p \oKj/ 
ya^ja.-^./; .-yolvio/o >v oKx^ looi )i~oo/ )J.ax3,x^a^ j ^s^pf;] w.ot..3 .-yoto/ 
s£oo_^.-2o_^L.2>; v a.jci li.'JL^l [o]/ .oi~^ JK._,/ )la . i-^ a- .oi; )1>->U [ )K.]-jol 
./■■•./ \ooi~^ vJl.Si j^JSo..^; J— «o*^ ■»aa.ioi ).n^< . ■ J löus / )oi..\JJ I ^ |aeu.V 
• .^nqiV) )°>nm ».a/o )y— .» t ö » jl~q — . |.j>/ U~*'^x> K*.^i ooi ^.io . .' t v>/; 

230 v° a. JJ-^Ö ^■"■ J ?l &h V*' V^-^^ • OJ P° V*^- a - , t-«/! JfcsJiJLau. JJ^Ö; ^.OULio[»j 

I. Ms. um. — 2. I cannot reslore otherwise; but Iho form is elsewhere «^l-l.. — ::. Ms. ooi- 



aslonished at tliat part of your [letter in wliicli after] saying that the cdict 
is imperfect you write lower down, « We, [when] in thechapters ' which wc 
presented to tlie prelate of the men of Jerusalem we said that the edict contains 
a [right] profession of faitli, said so as a concession, not as the truth ». 
Ilow then is it imperfect, if in truth it does not contain a right profession, 
and does not rcmove the scandals from the midst? That which is imperfect 
contains at any rate some part [agreeing with] that which is perfect, so lhat 
[that] which is wanling for perfection may be restored : but that [which] 
contains nothing sound [even] in part is not imperfect but entirely [false ' - 
and is the same as that which does not exist. [But] howis it that you, when 
writing to fatlier Stephen the Isaurian of religious memory, imitated wliat 
was [formerly] said as a concession, and said, « The edict contains a right 
profession of faith »? Or liow is it that the God-loving fathers in Egypl 
reject the written testament : ' of defence which remained with them as they 
sav from fatlier .lohn the archimandrite and bisliop who is among the saints, 
[which] is composed of the actual bare words of the edict? Or radier'', to 

1. xE(pä).aia. — 2. Tlii- i- Ihe sense required. — ■'<. Slpc'i^xtj. — '1. |iäX),ov. 



[127] \X\I\. TO THE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA. '>'.)0 

y^.i ^in)Ui ^.ch -.jb^io u a ^jaioi J*l»/; P°l-< JU / i im JK^poo ycuJ.£ol 

K^Jjl«^«; ^-^ot .J.ä_»>o )L;^oiLo ^.o^A-»/; . i» i .vt| JoC^s» )'t--s JL^ V-^n. 

1,-^xl. ^io» <H^— JJ?° Ur-«V* ),l,o \\ m ->fcoo; '^«^io .-oolo ,»mii > ^ 7 3l£d 

^_.j . n °v tif> JJ .f^- ] ^ S - JL -= L ^ >> ^*°«-^ ^~»/ w^t-i. jJjo | ^-*>] ts— .)»-.U; 
yOJÖi vs/o [ ^.Jok* v-*? -^ •.^•°^ k ^-»/ ^—J^po t-<^^ f 3 •ji-*- 3 ; L-3o.3o£S> 
-cno Uo.* Iq^ojls . -Jv-Q.-/ la_.a.Jus +s .-) .. « » v> ,_~ .\ ^-»V^ö/ JjlXs ^...VLi 
b<a — ^-3 — ao/ ^..ta^ 001 t-3 ooto r ^. .•Jjl^.No t .3 . -J. ^_aoo/ |j M Ol ^ — 01; 
I La.-_N j_ia.\ ^ .-^j'f^ol JN-^-jy^Us ^-i— i J-lsl»/ .y-co— si/j Jy i\ » .y\j/; 

^Ols i[H~i JLjloq..» qjöi .y)K m -o JL^V ^*oi_.IVl^i; l a ^? JLjoJ-öö —oioK../ 
Jla_»^po» -fcoo/ ^.o«\- K../ ^.»-oi ^\c*\ JJ/ [.Jjj ^«V^oj ^«Jl^; JL.»j .'t-a^'» 

1. Ms. oaGätlv 



che the very words themselves, let someone proeeed to say what heresy it 
introduces "when it is said, « For we say that both the miracles and the 
passions, which he underwent voluntarily in the flesh, belong to one only 
Son of God », and again, « Because the trae and sinless Incarnation from the 
God-bearer did not bring about an addition ol' a Lord ; for the Trinity remained 
a Trinity even when one of the Trinity, God the Word, became incar- 
nate »'. Bat perhaps you will say that the words are rightly expressed 
and free from blame, but are not sufficient to demolish the scandals; for, 
inasmuch as they are ambiguously expressed, even those also who call the 
one Christ two natures profess them, since [they confess] the form 2 which they 
call the Son who became incarnate to be one and the same in identity of 
hononr, in identity of name in that he is of the same [essence], inauthority, as 
weourselves elsewhere stated,when convicting the edict of ambiguity; but we 
ought not to open a door to impiety by ambiguity in what we write, according 
to the words of Gregory the Theologian, « For this is a common sandal 
which is put onboth feet;thisis an image which looksat everyone who passes; 
a sifting which [sifts out] everything » 3 . But this argument is then [sound] ' 

l Gvagr., in. 14. — 2. ayf^a. — :f. I cannol lind Ihe source of Lhis citation. — 4. This is Lhe sense 
required. 



rTERS OF SEVKR1 - 

L . ,*c\ i a ^ ■*» - i> ' ! ' Ix. , r .ot ~o< ^Dc«oiJ<i_a3 L^_iN g ^.cm *»•( . L«&sjl3co 
.J^JSo| li_,ai • kaOI ^w« fe^AhftJ -bc<< >*0| ^J £0^-N,' ,J . OC«JJ Lsl-JjB« 

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LwsajL3> .,LsU j^XDQ La |oa, ^-.« ojoh :KaiflDoJ .-L»U Iva bc«. bs^a—wL 






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A^nV ^1^^,'; ( L — .i L |k*}Qll 001 AJ L-30H .ILcl^-S.^0 ^-30. —N^ 
[k - «NO -»\«i». |LN^,N_~ |il3 bs_L3 ^ÜS .M >£i_a>a..3C Uo :3ci\ l A --\ . >t> ^30 v ' 
^sJÜLJO -.^.3i_^l3« ^_-j3»->« llo^>...3C ^_3 *| v t*t| ^ -^i bil -.^S-wJSi^« 
N2JS« ~.« QQUJ .«ÜL^w-Ji-iO f$j.*\ |£ • . vaBAV^_^.W-^ L_JL_.,_3< boO_~L N^^—L 
^_,'OC,'« yCUJtJ^ V„.»300 :I«0l3C ^33_3^0« I XXiO I OtSV . L^O ,—3 tyO^fl«»»! 

Li^oi ct.23oc :^J3^. |JL*^m>»q |lAJtJ&aao :|lf> n», ;N»_3 ,-33 U-^3 ,_/•'!. 



- - . 



wheu the ambignity i> introdneed und tho] trnth eondemned, 
iü then expeUed and banished, like that whioh was done bj th sj i whioh 
the holv [Äthan - - termed "an assembl taiaphas'", [vrhen it inti - 

dnced] tho xpi ssion "like" and removed that of eo-essentialitj rder 

(hat Ine \ ins _ rstand the word % semhling 

ho orth : . \ '. ' whioh is s «ssenee' ' and 'thal whioh does aol 

Bnt, if, vrhen it pronouneed thal [the S - the 

Father. it had added, 'that is identieal — with the Father*, it 

wonld r . Idition have limited the \ — of likeness whioh i> [com- 

mon] to both and eradieated the erro» s g from the ambigoity. So also 
a man who pts 1 right ssion ol the ediet, it" it i> enongh for him, 

and he de - idd tho s - whioh remove the I - apens a 

r to impiety throngh th $ ••. \\ rds» and falb nnder 

n that he i< doing detriment to the trath. 
Bnt, if beides the ediel he both fesses natnre ofGod the 

\\ ithematu s speak I two natnres after the onion, 

- I properlies of these, and all the impiety that 

\ ulim>j>K> in - lullho 

- - . . -- - --..'. -• 

- 



i'j'i XXXIX. TO THE PRESBYTERS AI \I.K\.\\l)lil.\. 30J 

.•^^..£0.^0 Jlo-^.-io > v>; 061 ^coojo t i » n\ oi^o.^1 -.»jKa./ j-io,.. n\ *> .a; oöi 
J^oo_ia.j^. ool ■"""" -v* -3 *"*" '\v f '^! °* jJ- 3Q - CQ -^ Ji-oK— K-~ * J*—-J N-»— »lo 
lo_\» K-M; Jl^J-3 .'1-1301 olSo; JN—öCSx ^^-^ V> V) ^Do—i-^-V-^? 

', r °> » ; ^-äÖ -K-*>/ JJJLo tol'^ ^-^JO| *3 ^^O); ^.OOt ^x-^iO .r-^coa— Jo^is-o 

. i -- -.m n . V ft. -«. JJjy? »s/» ooui/ .-Jlio_io;l -Ol J-Lio -.^-.oC^ k— / )..Jl-..=> 
• |or. .oiv> i .1 '^. ^.o, ).idoij .-^JL^jaJo Jou^S k-^~? '♦"•^-■•? -•Ö' J-o\ ^.iö 
J.*Vaa\ ^^^jot >m .°»l^k-» » ■ «,i/»<j\ i ^-a^I^o» ^^ot; )jooi la\ ^_-» Jj**~/ 
Ji.a__i.fio . SO vooy,^ < ^-,— oto • JK_oC2_s "^^V___0 sCDO_.^^-«Wnv ? J._-__oV 
^_.» ,_i ,)i i » N . |Lb-— 00 jisölns» jla.-.,,... °> \ ^o -.J_ia_.;.o öi-;a.___s_i» -fcoo/ 
-Ol ^ "»'■ ,^---> :*> ü V> V-K-» ^---*ot; JK___oL »__3 :JloK-K— \ J,__X__o 
.-v__oö oi\ N— / vmn . tN _.^v ; |.._oi oot »_< oot» oöi -oa . \ . m _ «o J»ot V-~^v 
,*o'»J ~.» Jj/ *\P°/ J-isoi P • . J.3a__.^>*_._ J.ia*.£Q.aubO lo_v um -V-*» *___tOt_ 
-öt j-a.coa.io? ö»_». IS^./ ^.iö y/ ..J— _cdo)_2 j^öij —öi .pö/ -_>^; v r>i \ .» — öm 



i- Ms. *»»;—'• 



confirmed a1 Chalcedon, he has removed the danger ' thal is expected Crom 
tlic ambiguity, and lias bound the understanding of both parties under the 
yoke of exactitude, and has also followed the law of Gregory the Theologian 
wlii. In the 3 rd letter to Cledonius v**rote thus : « Since therefore the same 
expressions when rightly understood are consistent with religion, but when 
badly interpreted contain foul impiety, what wonder is it Lfwe apcepted the 
whi'iIs of Vitalis also in a more religious sense, for 30 our objecl arges, w hile 
others are furious againsl the sense of the things written? » l Lct us there- 
fore acquiesce in the Spiritual distinctions of Gregory the Theologian, and 
slnin ambiguity only when it Stands alone, and In the double meaning inflicts 
injury on the truth; but, when ii is made subservienl to accuracj by the 
addition of more perfecl Statements, le1 us accepl it. This same teaching 
is given bj Basil also who has the same spiril as Gregory in the epistle 
wliicli he w ioh- to Maximus the philosopher, the words being as follows : 
a Hui Cor my part I musl call whal is yours mine : . As to the term 'Iike in 
essenfH;', il' it lias added 'withoul Variation', I accept the expression, as 

I. xiv3uvo(. — -1. Ep. 103 /'. '<.. XXXVII, 199 . — 3. Bas I ,/yr, -.:.■}.-,, iSiov 



.'502 LETTERS OF SEVERUS. L30 

la*a*9 ^.o(\ cx\ +3 0^1 L*o f\ -.jLo Ij.-^ U\ ^ ^n>» • .J.ai-vw-a* J]*t 
231 ra. .JL^so/ to_o_ii «011 JN»ia^^^ )K.^.^il y—\i ,^»; Lv>^ .(.-.^^io J..*j20o/ 

„_io )\~>\.%. jouSxo .JiotaJ ^-io jjotQJ ^3 .alDLrol J.^.a.»JL_^ v aj6i ^/; -w.cn 

la\ jioiaj; JJo -.yoyäo ).a\-ai ^joöiKj; J.^_\jl-o >ooN.io ^-.^ )J .L>..ooo/ 
"^oot och.j/ .j--*/; «öl laS. JL^^mm; J^^^cdo/; JJo •.)'♦-*■ la\ J»V»! JJ° '.J»°iaj 
w.61 ^io ^-.; yj .JLo li-__J_\ Jj/ ^-».la^o ..sa.m.j li-iö/; J^*/ ^W U^oi? 

_6| . 'j-UisL sj»JL«V ^O .^O w>.^lcDO .yOt-JL XI Vi ) )Sv_.Vaiv)._5; ^.^.\oio V-»--^ 
I— coö vi 1 ya+jo ^J&^locm ^_J_\oi y.-/ *'t^©J.J; xrW- Xi0 \J-**^° ^"-^i ^V. 
.yQ^a..^/; LiichcO. : l-.Va.ca... / » J.-, o^_s -Q.2Lio.Js Vj.^xöU/ ^.jsj J,_~ p :)loiJ»/; 
'K-«utU/ JjLi^K^o Jla*_s,.io ^o; )lajL*._> loiaivco oC-n-5 +3 .^-JL-^Lo 



,_»-_>0 



JJJ_x; .-ylal-v J001 L.x_ .,... I— o^ vja2uioo .\;^ja.^i ^--^01 v3lcooU7j «01 

1. Ms. &">»Uf. 



Coming to tlie same thing as co-essentiality, that is, according to the sound 
meaning of the expression 'co-essentiality', which tliose at Nicaea also 
understood, when they called the Only one 'Light of Light', 'true God nf true 
God', and similar things, and consequently introduced the expression 'co- 
essentiality'. But it is never possible for us to imagine any difference 
between light and light, or between truth and truth, or between the essence 
of the Only one and that of the Father. 11' anyone therefore takes it as I have 
said, I accept the expression. But, if anyone severs 'without Variation' 
from 'like', as tliose at Gonstantinople ' did, 1 am suspicious of the phrase, 
as diminishing the glory of the Only one. For even in the case of things 
that resemble in a few points also, and are very much inferior to the 
Originals, \ve are accustomed often to use the expression 'like' » ~. In 
accordance therefore with these enactments of the fathers, sinee a mention 
of the edict was once inserted in the defencc of the Isaurians, we have 
accepted it, because the whole evil-doing lhal is contrived by the ambiguity 
was removed by the very fact that the things that are lacking were added, 

1. In 360 : see p. 128, a. 1. — 2. Ep. 9,3 (/>. G., XXXII, 269). 



[131] XXXIX. — TO TUE PRESBYTERS AT ALEXANDRIA. 303 

oiSlIä) J^^ajLio J.-o,_3 'vnaiOL^;; vOJÖ« .-Jl^J-s K^cüao «2S. ^öot Jjo^J-^j 
> JL.,..../; J_io y^\ \ > m\ Jl-j/; y**\ \-*-^ oA -°°°t ^*»t-*-*ö v°-^-°-^/ 
^./ ^.j ]io .^.x-j.^|K>c Jljj Jjlooi ^.-/; Jliö lab, .^a^^l; Jj»oiai^> 
^„.c*Ai. "^^oo; «6t ^£^»0 jJ/ .^oa_a_i yOi^.; JJoa-aAj; yi,»N^>; oöt 
vÄja^aS J^a*A-.j y-*\ l*,i.iH.\o JlaJbaJ^o .J.ia^.\ ^jl« ^oot v^J*- 
I^.J-.aA Jj'^J ^-^ ol ? »ö»J •.^-J^*»,*.ap "^»A-io jll^S; JjOi> K^-J.0 :Viö/ 
. . »o»i ,-^.J *V-oJ v»©t-^3 ^oo JLJb.^ ^-ioo .Viotu jaJSo laA 
) ) n i qi \ ^ -M7. \jh2><L^^> '.äiS. K-./ i-^a-Jt; v*oi; JIqjujoOo laJb. ..., »' .. ftoo 
JjLicu^JLio JjU^jo Jju»a-^ oo-wJ JJo .JJl_*^d Jlou»/j Jou^ ^_io K^ ^° > i 
.»QJtJ J>; K*_s ^io ^oC^o^^Kj |i.ais^s.io JK„> Jjo .jt^-coaiQJ Jlok-A— ; 

Jv-^JL-io U-^-o ^-^o » Jjt«»t-o ,.3 Jioio -.^ K*\ K4. V . ft^o JLao» 3/ 



1 Ms. ^a-»^,. 



and a clear defence was made to us that cxposed the imperfection of tlio 
edict. These things I was desirous to write, not out of self-seeking ', bul 
because I liave inserted in the letter a portion of what has often been 
addressed by me in laborious arguments to niany who maintained that 
the edict sufficed for a defence. Itns not as one might think because we 
cling to the memory of the edict that we are compelled to employ words 
of this kind, nor because we wish to oppose you ; but, since by reason 
of our sins 'we have been made a spectacle to the world, and to 
angels and to inen', as the wise Paul says 2 , and we are henceforth set 
under the eyes of everyone, we must speak the words of truth to everyone 
alike, and guard ourselves beforehand against causes of blame even from 
all quarters, and use the examples and God-inspired teachings of the holy 
fathers to guide us in wliat is right, and not love laughter and show 
ourselves betrayers of lawful accuracy, nor yet incur blame for lack of 
learning and spring beyond the bounds of the wrestling-space, but wisely 
consider the saying of Koheleth, « There is a righteous man who perisheth 
in bis righteousness » 3 . Even now we are ready, and that since the holy 

1. Representing ipiXotiiiia. — -■ I Cor.. IV, 9. — 3. Eccl., vn, 15. 



!31 r° b 



304 LETTERS OF SEVERUS. [132] 

Liu^-J JK-Oo;; oou/ ;o_— ^v_3 .J^OOJ vjooa^So^/ la_^.i -.^ oKp .. ^. 
^<X^i -,-äLi. Jjü/ ^-*> ]l ? [U]a-/ \^ ^V**»! s~^°£* J^aLAo J-^a» 

voot-j-io 1 j-Sft.>J./ ^Ot^ ? ^-»öuS. ^ai; *3 .-|^»a_floJ_s; |_£Q_3o;JlV/ yQJÖi 

twMf^oU/; ooi ^-.; 3 ooio :,A oK-3 J^oio . a .. / t 'rt> / JM mo v> t ) m *> oil;/ 
^_^ot .-QjLiäA. oiloi »jm>n\i vQJoi tsanm;°i| jot^JJ w»^cu»V; [\oouioo] 
.^.äi "^ fl0 ? )^^° .Jlaau^.^o Kju^iCLS yi.o-f-.j.-aA oooi ^_N._.. M vs/; 
[^Ü^OO pj -. x ^.» )ÖU)Ji vQj\ „-L^ v3/; ^joi .J-uloö- )V-=lä> „_^iöo 

\o»j j); [-po|]i./j ^*Aoi ^x> V-^-^ yoK-j/ y.1 ,. ->» '..too jjlaio; «6« 

)k.-^-. i> °> ).|^iö ^]-» 4 vaX_io jLsoua^; ^j -6i )K^ );« o£sJ; 

^lo/ K-oöt J-^^» [.-yaaljn . m .» %m . °> ^U; Jj/ Jlij — ^--» jjoi .^^-aloj 

1. Mg. oJ-^U- 2. Ms. to>ajoii-*ß. — 3. Ms. ooiO' — 4. Ms. with stop following. 



John the presbyter and archimandrite wrote to us, to proceed to 

Egypt, only provided that he will choose für us a quiet spot suited for our 
purpose, so that we may not be annoyed by turbulent men, nor yet suffer 
iiijury from our opponents. For tlirough your saintly prayers those orthodi >x ' 
in Isauria, forrning a determination worthy of their previous life, and being 
tlic first to incur danger 2 on behau' of the common hope, have lawfully 
instituted an orthodox archbishop :! : and now both the man himself who has 
been instituted [and some of] the God-loving bishops who performed liis 
institution, men who were indeed known to our meanness in the royal city, 
have written us letters that are very excellent and füll of propitious hopes, 
which we will also read to you our fathers, [when] we deliberate [lipon] 
what is ben'eficial. For you [will see] '' from what has been [said] that We 
should not [reject]" so mueh good, and accept the contrary, or rather 1 ' 
simple [words]. And this I [Iieartily] '' wish [your] sanctities to believe, 
that 1 would have chosen to l>e burned with fire, [in order] that what is 

1. öp965o?o?. — 2. The word xivSuvcüaai is here preserved. — 3. As Solon was appointed before Scv. 
became bp. (S. L., i, 2), this nmst be his successor, probably Stephen (id., p. 160), who, as no bp. of 
Seleucia occurs among the exiles (Mich., p. 266), may have conformed on Justin's accession. Solon 
sein.- to have been alive in 516 (S. L., i, 22). — 4. This is the sense required. — 5. näXXov. 



[133] XL. - TO TUE MONASTERY OF BASSUS. 305 

1^1 J^J_k-9 -,^1—V oiA [*a] <ä^; Jk_ao/ -Jt-a-» 1<*^|I [\{] ^? 

«ULm iO 



XL 
•b. 

n. 



^*Äj/ JJo -.Um» >■» * .V JJo \*'i%n jJo .JloN-K— ^.ikj; ^ju^A*. :^_*ooi 
.^.ouoKliLio; ^.x-.y-A^m.^o 'jjo^^u^; 3 sfloojouojco.^ osloKji/j -)-i'f— / 
JJ^^cd jloVl/; -61 :)Kjl^^d Jlp.» JK^Aoa Jlo_,_~o )l n°> , m iab> ,_»; vj 
.J-0-.X3 jj ,-^.jl ,_2>o JjjfcO 0/ vAJ J JL3 °' y**U y°y^° y . ••' Q -- J ) "> » ^ J^° 
.^x^jl^l .^eyiobo^o ■ •^i„.>\' n J-iUq- JJ» Jlorv.oii-a +s -.^»aj ^-^ JW° 

1. L "O. -1. G «Bloß*»./». — 3. G u»>oOä=>- ._ ',. I, poiß^ii. 



gratifying to you may be done, and especially where with the gratification 
tliere is combined lawfuluess and reasonableness. Bnt tbese tliings, [if] 
God pleases, we will [consider] ' at lengtli together when we med. 

XL. Of THE SAME FROM THE LETTER TO TUE [NMATES OF TUE CONVENT OF THE 

HOUSE OF MAR BASSUS, WHIG!! WAS WRITTEN ON THE SUBJECT OF NAMES 2 . 

For, if we are about to require strictness like our strictness which we 516-7 
observed when we were living in seclusion in raonasteries, we sball not suffer 
presbyters or archimandrites, or anyone eise who took part in the synod 
of Chalcedon, to be named. But, if we have regard to the complete conjunc- 
tion and unity of the holy churches, which extends to many countries and 
churches, it is not easy suddenly to observe or think of any such rule : 
and, if we do, we shall unwittingly fall iiito useless confusion, and upset 
everything, since such tliings are not of a kind to stand at all in the way of 
the general beneiit of peace. 

1. This is the sense required. — 2. The letters on this subject may be presumed to have been 
written about the same time, and the dalu is fixed by ep. 'i5 and 16, which were «rillen white Dios- 
corus was patriarch of Alexandria. 



XU 
G 47 V b. 

L 34 v b. 



306 LETTERS OF SEVERUS. [134] 

^^io yQ-xaiJjj jlok-K— -JKjüq^ JlcL,»— X ^N Jlöi^/t .^* ,,_.; J;oio 

:J~oil; ) - o - Lso Jla.io,_s ^-*; c*i .JiN-bl/ )oi.iQJi ^^^o ju/ jJ -.-öc* 
K-JjJjs •.too.-JL ).*ä>o)-3 Jq-a a\o J-sjJ )v^> j-^oj; ) ^nräs/; 4 ^£oo;ouai» 



9 



<;. i, ai,|tü. — 7. L vooiowttÄ). — 8. i; ^otfc^Jio- — 9. G om. 



XLI. FliOM THE LETTER TO MlJSONIUS BISIIOI' OF MeLOE I.N IsAURIA.', THE 

bkginning of wiiicii is, « When 1 came to the high-priestly throne 2 ». 

516-7. And know this, that, where general nnions were concerned, the fathers 

did not wish to inquire into the ohservance of tlie strict rule with regard to 
names. Many of the 318 who assembled at Nicaea, as ecclesiastical histories 
relate, were present at the synod at Ariminns [sie] and at Sardica :! ; and still, 
thouffh the doctrines there laid down' 1 were not approved, no one contended 
about names. And in the same way at Nicaea 5 in Thrace also the synod of 
bishops which pronounced that the Fatlier is like the Son, not co-essential, 
was rightly rejeeted; and yet there was no question about names atthat time. 
It is a long matter to recounl Ihe other rejeeted synods, that at Sirmium, 
that at Lampsacus, that at Rome, that at Zelo 6 , that at your Seleucia, all ol 
which the synod of the 150 caused to be passed over in silence as if it liad 

1. S. L. i. 3, 4, 22, 2:i. It is clear that this lelter was «rillen before the last :i of Hirse. — 2. 6p6vo;. 

3 Xhe synod of Philippopolis is meant. — 4. The word 8oYnacTi<j6j)vai is höre presen-ed. — ;">. Nico 

is meant, and Sev. intends to say lhat llie s\nod of Nice was rejeeted. — <i. Zela is meanl. 



[135] XLI. — TO MUSONIUS. 307 

ya*. -.Ja-^ J— o^ ;o-J^s JJ/ .^S. K.iJi»/ )<Hiöji* )i't-l^- jÄOsls o/ jj^o» ' L 

^Dobs-ioLU po .Uou '^a^Kx^olo )).iobOi.Li (jooio -.It-s^ Lm..^\o)l Jv-so j„s/ 

.iv* . m'.K n j t ->.\ :vCOa.£Q..£5).Z>« )K. < l( o *£Oojoi_»a_flD VLi* ) % ., f> ^_o 
J— s/; ooi; >äU.JDilLa^ ^-=>-^ ^-*)'»— ' axio -.oooi » .» tÄsjfX^o oöi; L.^.ca:*5 

"^JO ^)Ot^O jIX^OO >Oof>00 JJo .O^CL^A j-JLfiD L^iO^Ö»} ' ) loJL^^CQ.^o\o 

^.AK.s!^.!ioi . Of-jL-b. JJ^Owpeui* )->-3>j»f .-Kj/ ;im\) J^co a^ ^oo .Loci joUQJ 
ji Jjl/ JIS^aJcL^ Jlo-.^ J-i-W? >■•/ . «\oi; .v£Q_.ia^..cQJi )lcuu>-3 ^\.-» 
.^.^.iv-^Lv.io L\,io|.D ) «ton~> JL^^cd p .ji ,.n -> JJ» 'jui JJ/ .^_..c*\ ^-/ 

' % ,-«■ J Ol ^>^iO .OOOI ^^*-^/ y) « ^rt> « «V^J JÜOs^JlV )t>s^Jj.Alk_3 ^3/o 

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^O^AiO -'y ">»» <V> Lo^-CO..^ ) fcJUJLsLs ' ?o_~L jJo .^OOI jiK.00 U-^)? -.^j/ * 

1, G u»^oaio. _ 2. 1; i qonn"^ ;. _ 3. g pl. — St. Mss. v ^ w — •"•• G "">• — 6. L l»*lo. — 7. L J-ot. 



forgotten them, not introducing among us any vain talk or superfluous 
inquiry about names, but only asserting the divinity' of the Holy Spirit 
together with the Father and the Son, and explaining the Intention of the 318. 
And, when the holy Cyril ^Yith the holy synod at Ephesus accomplished 
the deprivation 2 of the evil Nestorius, the bishops of the East, though they 
contended for bis rejected tenets 3 , afterwards agreed to the deprivation 2 of 
that wolf and the rejections of the hateful tenets 3 ; and there was never 
any discnssion about names, althuugh how many do you think had died 
in the meanwhile, who contended for the wickedness of Nestorius? For 
these things, as I have said, general unions have no room; but they remained 
without examination; since manyare in faet passed over at Councils, although 
they have often been involved in impious opinions. Since thcn at the present 
time some common agreement among the ehurches is hoped for, do not 
lower your mind to untimely hair-splitting. As there is a time to speak and 
a time to be silent', so there is a time both to inquire into a matter of this 
kind and not to inquire. Bear these things in mind and be rightly disposed, 

1. The word BeoXoYSjam is liere preserved. — 2. xa6aipE<ji;. — -i. 56-(\i.oLta. — \. Eccl., in, 7. 

PATR. OB. — T. XII. — F. ■!. 21 



35 i"' n . 



G 18 i".i. 



308 LETTERS OF SEVERUS. [136] 

, 35 r . b.' JÜUJLf |.Jxs^^io Jt-lo ).-.J<xd [jsKs JVok-co vOOt^J .,—A,^ Jlaieyja öu> 



L35 



<; 'iiiv" b, 
L 32 v" b. 



516-7. 



l$i.£ y.*\ Jlaj^t^o yOOiiK K-X; ^J^-»/ *JLldoi Jv-*>/? jJk-*>; |lOoo ool 

'jclAjq-jJJc -.) j.?o„n_N i/i ^Do^.^a\o ^oatYi^/% JJq,Si\ vsIo'Ka/ .'yfi .\fmfii|; 
•Joe* ;a,.,\^ ),— ; jJ/ .>*_i! Joiiäji; )K-a3iio J,— 'jW?© <v o » \ f»n n .i/; 

1. G •Joa^iSol'-. 2. G t«uev«»\ttii». — ;;. Q um. — 4. (1 iaam9|V. — 5, L uMa£>«"Uo' — 6. L U3i p. 



and havc no regard to men who cleave to division, and find fault with 
everything in the same way, whom the sacred Scripture calls backbiters and 
enemies of the common peace, and Christ the God of peace '. 

XL1I. Ol' THE SAME PROM THE LETTER TO T/HEOPHA.NES TUE SCIIOLASTIC. 

For that to be devoid of dispensation is a subversal of every action is 
testified also by the text of Proverbs which says thus : « They that liave 
not dispensation fall like leaves » 2 . 

Of flu' same, from lln 1 same letter. 

We see that the champion :1 of the truth also, tlie man of blessed and very 
beloved memory, Timothy arclibishop of Alexandria, walks in the same 
paths, and through the Encyclical letter communicated with Paul of Ephesus 
and Peter of Antioch, and Anastasius of Jerusalem, and, to put it simply, 
with all who signed the Encyclical letter, and that lie did not demand any 

1. Rom., i, 30. — 2. Prov., XI, 14. — 3. aytüvidtr,!;. 



[137] XI. III. — TO TIIROPHANES. 309 

»V«*J;o .) n<r>'°> '^xa ^jt*.L.i/j öua-*J;o . jnn\i JLfloj'Kjv > n* vm_»_flDioi; 
•*^oi- \^°? M 3 ^ ^°° .-vas-fcÄioi; ) * . ,a Jj; > ^a ^_io Jl,_;l Jk^otO^ 
yooj«^/ JjLia-.ötio J j l^jl^o Jjiaio *^./j «ö»-3 yQJÖ» yoo^s i«^*oooi 2 ^»;i 
Jl»»> K_.J_ia*:iw«; «öi JJtoö» jts.^joi.3 JK^io JoiS^j \h<^s> ot^yjs oooi 

*JL.oY Ij-. »... °> ii oiK—s V-^t^o JJ; och; .-JV^o/o 

.3^0; y>*\ ..^JL- JL^ jj '''\J^l JjXLSÖ^ ^ K-/; V-*^ ^-^<H^ 

♦ ^i^ ^io j^cu^flo; «öl :sm . i°io)i. la\; Ji't-xJ-=> J»oJ-ä> Jjt^t-o 

'.t-^ K-J-flOCOCUO K^Jjcllo )joi .Jocu jlöu»/ ^-io; yo^o V^ä>? ^-«? oöi 
'"^^S. ^io» «öl ^Q.^X3o)i la^; jlj^v J_s .»3Ü^.iO Jioja» Jju.,-0 och vS/; Jj-3-./ 

»Jbcu^p 

R» ia ^v — 3. Ms. sin:;. 



rejection of names, but set one purpose only before himself, to root out the 
Iieresy frora the foundations, and to show that it had been unanimously 
condemned, and to free the right confession from every evil species of heresy, 
and from the mist that arises therefrom. For all those, inasmuch as thev 
were like Moses faithful servants in all God's house', were instructed in the 
sacred text of Proverbs which wisely teaches and says, « He that dispenseth 
not his house aright inheriteth winds^ 2 . 

XLIII. 

For in matters in which we have patristic examples we are not to 
blame, as the holy Severus teaches in the letter to Theophanes cited 
above 3 . 

But he who does a thing which was done by the fathers, he aets canoni- 
eally and lawfullv, as (he holy Severus also teaches, in the letter to Theo- 
phanes cited above 3 . 

1. Ilebr.. in, .".. Mary. « For all who like Moses are faithful in all God's house : l>nl he means one 
i.i anderstand the church ». — J. Prov., xi. 29. — 3. There is no previous citation of Hie letter in this 
doeument (a defence of the deposition of Lhe palriarch Paul ofAnliooh). 



L 3:1 r a. 



\ I.I 11 

M 173V" I 



M 175 v" a. 



16- 



310 LETTERS OF SEVERUS. [138] 

G ^sjy a . ♦*' oocu3.tl y *73 ,: i\ M oocurr\c\r£? &cd* r^-k^rcf ^2n caL^ 

)L-ia^ JjJ.:so "\xi \oKj/ ^-K-ai )LA > vi \oo .JLoC^S j.^oi; j^oa^cu Jjlsoi 
) i, . \ vi yo'^ .v»oioK^/ jjjxi^ -.-oiaiOs JK^o ^o ^^aüi; J.is ^oo Joou 
J Vi» (Y>; _ch V»o ,^^001 J;<M .yOocH-J JjLO; -.J^O; jK-.~-i.oo J-jsä^o j-».^ö; 
:^a J a»»oi^ ^ot-P; ^6 y^\ :\\-^ä> ^o'"-Xy°> ju/ j^^ ^6 y/ .^Ji jJo 

p JJ; ,JV<^a |Jo J-^ULO K^J.» ^^\oii . c*\ joou Lmoio.^ ^*j> J^a*. jis/o 
from £*'£ 



XLIV. Of THE SAME FROM TUE LETTER TO UrBAN TUE GRAMMARIAN, 

which begins, « When I read the letter of your learning ». 

516-7. In dealing with abstentions with regard to names preserved in the sacred 

tablets we must in fitness duly compare the things of which the sacred Scrip- 
lure said that, when they fall into water that is contained in small vessels, 
they pollute it, but, when into pools or wells or cisterns containing many 
streams, they cause no stain or pollution. For the law of the divine Spirit 
said thus : « And every drink that ye shall drink in any vessel shall be polluted; 
and everything on which anything from a dead body falls is polluted. Howe- 
ver fountains of water and pools and cisterns of water shall be pure »'. This 
principle then ought to be observed in the present case also. If a man sepa- 
rates from many on the ground that they are infected with heresy, or that 
they communicate with those who are infected, let him with all bis power 
maintain abstention from the doad body, and not mention even the name of 
those who are under suspicion and not genuine, lest iL fall and pollute the 

1. Lev., XI, 25, 26 



[139] XI. IV. - TO URBAN. 311 

^ts,,m\>; ^Ao» JoU>cU %-^-oi ..JLajj JJ » ^»ö^o Jk~.;ol ),— J.ia^ 4*^» 
j.-3 ? >-*> .JKJJ&Obo; joouo )»/ ^--i v / • J^-* * V*> )°+* Jk-ÜO J-^o» 
Ja..*- .oVl=)j ]-»J Jjou» ^JuJ-AJ^o .)iw.;l jtOss^o; J^ocL^d 0001 ^sj-s» yQJoi 
^oi; jotiäjL >5 ^io j)opo JtOsvio .-fcoa£j v^k-^oA=> JJLsoKäIj jioxia^o^ 

k q..+.^-&o.£u\^ '^— 1/» :y.a... m J-Lsj lUs^» vXö..öa.Äo/; 066» ^coojßoa.^ 
)ot-^Ö-J p .-).,. »vi \ io Aocl-.»o JK^; )Kju r io 9 )-oau^vj/ Jjot? J-slaio 

1. L >mo»3V3owo. — 2. L r?» ^w- — 3. L pl. — 'i. G **oa»i3e;V=. — .,. (i corr. I'rom |k.^&3. _ 
6. G <*— 5» (.? corr. from Raipäsas) |Loip>«oa. _ 7. Mss. r -t;o. — 8. L l ^nm* !- _ 9. LUa^J- - 
10. G ß^>a-" 'O. 



purity of the communion. But, if the holding of the orthodox faith, and an 
anathema of every heresy reigns in the churches, and whole countries and 
provinces', and populous churches, confess one uncorrupted confession, then 
names which are thought to pollute are inundated by the multitude of streams. 
It is good thal no particle of a dead body should be introduced even into a 
large quantity of water; but if perchance" it in fact happen to be introduced, 
it is cleansed by the quantity of streams, and swamped by the quantity of 
cleansinff 3 . We find that in fact the holy fathers also who were in former 
times upholders of the righl word managed these things in this way. Show 
us from the compositions of the doctors of the church that, after so large a 
number had found fault with the faith of the 318 at Ariminus [sie], any question 
was raised about the names of those who had died. And, not to make the 
letter tedious by using many words, let us pass on in mind to times that are 
near and not far removed. We find that the holy Timothy, he who underwent 
long exiles \ united with everyone in the Encyclical, and communicated with 
Paul bishop of the city of the Ephesians, and Peter who had become prelate oi 



1. inrapxias (for inap-/ia{). — 2. äpa. — 3. Cf. S. L., p. "289. — 4. eijopia;. 



312 LETTERS OF SEVERUS. 140 

L35v°b. :v,(Do^d.JaÄ ^-o |.jl-^x>o .)K_oöu )K.. niaia oooi ^t^lKjio J.£uuo K^^l« 

^./;; Je*iÄJi "^^o jl.ok~.k-,; )K_Oo *-*,.-^ S *^ Ä) ? V?""* S55 ^ 3 °» vj •**£•■ 

)•, p ^ ^.io; y^l ---ol *-ioo .c*\ K-/ );oi ^-|»; Jl.a3l.aJi ~--o J.*l,q-oo 
.•~_*Aoi ^-./j; Jc*--äji ^a_\ ..^_jp°/? 7-/ J--Ä»— t-*-^ v£Do)K^a-4 J^-J 
^S.01 •) - ' •> >*JL_> vOOt-K-/ o»_v-;; . • |jl»-\ ;_> smcLi la_\ Jla3la-C_\ -«.-ojl/ 
) ' - ^ ^ y&J^ .-*»&-*/ J-O;» vA oV-oll jJ; ^*JV^>° )k"=>' JLa lv* Jj.ot; 
: '%2>ä._a_m_*2>/ ^io 1 ^*ä j /? -^V*»/ o^*K- -^*> .^; jjoto .Jj»owaJi ^0^0 

"^£-*j a-\o .yooCS, iooi k-JjL. pofcoo JJ ..yOij'Kj );oi w>oi; V*^ Ut~l 
J_iaJM J-sJ— la_\o .yO^ji-^J ) m*>vi .^oj; )ooi ^';j ^001 7.-/;; J£C^ 

l l )****>^l — 2. (i um. — 3. G Pa^oxoS; <^>o _ ',. <; marg. l~»j*w»v - 5. G |fe>W--»o, L |m-.»i • 
— 6. L k^ooi- 

this great Christ-loving city of Antioch, while names under suspicion were 
preserved in the sacred tablets ; and the holy Cyril, when he united with the 
Easterns after the deprivation ' of Nestorius, when many bishops had died, 
und had departed under the stain of the Nestorian heresy, made no inquiry 
about names. lf therefore those who set great störe by strictness in respect 
of such names say that the oblation is not pure, let them know tliat their 
strictness also draws its origin and existence from such communion, and 
descends from that source as from a root. For the saintly Timothy, as we 
have said, consented to hold communion with those of like opinions in 
Company with such names, he whose grandsons they are who now with a 
boastful front loudly proclaim, « You shall not approach nie because I am 
pure ». And this we say superfluously, that some of the bishops in the 
cities of the Easterns set even this also straight, and ceased to mention 
all such names : for others found it impossible to set this same thing 
straight; and it was not right for such a reason for them to enter 011 wran- 
gles 2 , and set themselves in array against the enthusiasm of the people of the 
cities, in order that they might suffer shipwreck in llie most essential things. 

I. xaöaipeoi;. — 2. ^-jyo\i.6.yas. 



[141] XI.V. - T(> SOTERIC. 313 



CLV 
r°b. 
L :i'i r° a. 



47 v° a . 



r, 34 r b . 



6 aaeu».U/ JJo .-ciSAJ ).n,.ftoi ^j^a^yato * .<yO> op ^oj v ojch» Joi^Öa •<; 
) ■ a jo o 5 JLs/o -.^301 ' y.*\v. V^ *' N5ik ^ i0 -J^«* 3 JK-^Ö-LS ^o 

yS - ^^ vÄja2b«;a_o Jju.t"°? Jji-.]J J^o^ ..ooo» ^.ou^Ül-^) o».*Ja3 J-j- 00 - ? 
V*joi Jjl*> .^euilLj J_joi; »fcö>o .-)ooi ^«» J^_äi_9/; jk i m^ i^ 

^dq^.äoV3 ) * -\ ftNv oJio :v£dqlS-.»q-d Jjl^^d (.j loiax^ |.*m r oot ^3 oot ool; 

I ( ; u»a»^.i &£*»(■ 2. L ö»*«i "Oio^»N -|*o3ß- — :i. ( 1 ISaomSf. — ',. Mss. ^2iwv — ö. I ■ um. v 

(5. Q »>U.W- 7. L rWv — 8. L UmS^V/v — 9. G unaJ^nuSi : corr. marg. in another hanil. — 

10. L. pl. — 11. Mss. (im. — 12. L <i»v — 13. L with point : following. 



XLV. Of THE HOLY SeVERIS, FROM THE LETTER TO SeTORIC ' BISHOP OF 

Caesarea in Cappapocia, which begins, et The God-loving hishop ofthe city 

of the Nyssencs ». 

They are not acting rightly who think llial our oblation is not pure ou 516. 
account of the names of those who liave already died, and who liave fallen 
into heretical tenets 2 , and havc not been removed from the sacred tablets; 
because in fact such matters did not affect the oblation of orthodoxy' ofthe 
holy fathers also. Though Eusebius Pamphili contended for ihe disease of 
Arius, both in speech and in act, the members of the church of Caesarea 
mentioned bis name, until the holy Cyril passed by, when he was hastening 
to the city of the Ephesians, and had this name removed. What shall \ve then 
say? That throughout the time during which the name of Eusebius stood in 
the sacred tablets it perturbed the oblation of men who held right opinions 2 ? 
What? When again the same holy Cyril of saintly memory wrote to the holy 

1. Soteric is nseant : see S. L.. p. 61, 291, 387, 407; Evagr., in, 44; Cyr. Scyth., Vit. Sab., 56; 
Theoph., A. M. 6003. — i. oö^fiara. — 3. Öp0ooo5ia. 



L 34 V a 



314 LETTERS OF SEVERUS. [1421 

sCDomoJI; ).jjao "^n ^isa«J; :ooi U^»-s vm «No, ! i «^a^jpoja; )-So n m ^3 / 
J^jLcoo |.jJLcd L^io-^cJij J-'t-.co )-^o-=l^o jooi ^.oioK../} oöt : j^m . ffi2u^a^o ? 
:Jl^ yOJL^Ji rr^^J? ^■-^ot.^ )K^..b. ^Kj jj» ^£*io :vflüo-.io^oQJi 
: 7 o_ÄX_3o;lV/; J-L-=>io n ■> K.A^U/ ^o»— io °jlojLäeu^ J_Djoi ,_i0; V- aL ~ CQ - J 
Jjlsj »—^ JJo -.O-l-Q-^-J J;oi ^-.j y/ .ot.2^-3 ^^so JJo • . ( xo-.io»otj J.ioaioo 
).^Q.ia\ -.^-3oi j+\\\ « » Not» •,j^*t_> W^s^ J-^a-.T-° •j--«- 3 ?» |l^x.\ ^Jl->J-^~ 
vS/ . ■)ooK.^o ^fcv-oo JJo .-.k-i'/ U2l^o_cd ,.-, JJo •.J^m.aJl^o; i^oia^i oi^O 
^^oo valcaj; Jju./ .-o_.J^oj > u»a>aa ^sot *-»/; )e^ .J~.ö..\i oov^ t-*-^ 
tyo^ojlj w.öi JJ^J^aoJ-io "\so oJjlsoi .^opo-X JK^io ^io J_ .oöt; JloJ^a^ 
.ot-J^-./ JloJ-scu^ -JJ^iö ^.^Not ^»o öi^.N.^ "^a-io :\^üä ö|.^N.^ \olJ-i; 

LXiOl J^ä_2k^0* ) '*- 3 •«■»OtoJSs-./ IJ-^ ^ i" 1 )^ ^3^ voJ^jJlj OOI J^J^SLbO ^30 

•*.,-.J^Oo jjiot ^.ioj oöi ^.oot 'axio .^-J; yooöw ,)~oöi )K. Ho;o J^scL^o 

)Kl^^L5 o/ J^^oJj \lf^-=> .'vOoC^O yOOgLiO vOOOU ^Jj/j ^>Ö *J^Oo/> .^N, 

I 1, |3oüoS/. _ •>. L ioo»o»|l.v — 3. G fe»Ji*«v — 4. L ft«uv — 5. L Hol-»iv — (j. L ^^,W- 
_ 7, L IäSoi^N- — g. <;.-• — 9. L ooi Um- 



Proclus bishop of Constantinoph' at that lime to spare the namc of Theodore 
of Mopsuestia, who was the putrid source of the hateful and putrid tenets ' of 
Nestorius, in order not to give an opportunity to those who wished to disturb 
the church-, shall we think that thereby some pollution and stain of heresy 
was inflicted on the oblation of the orthodox 3 ? By no means. If we searcli 
into this, there is no time at which we shall see the church to be pure. If 
is already well-known that such things have not and never will cause any 
injury to the whole fulness of the body of Christ. In fact in Leviticus we 
find something like this written, where it is dealing with the pollution that 
is caused to anything by a dead body, as follows : « And all food that ye 
shall eat on which water shall come, and there fall upon it any of these dead 
things, it is pollution; and every drink that ye shall drink in any vessel is 
polluted. However of 4 Springs of water and of pools and of cisterns of water 
they shall be pure » 5 . What then is it that is made known to us by this? 
That, when certain men are by themselves, in a church for instance or in one 

1. S6yv-axa. — 2. Ep. 72 (P.C.. LXXVTI, 315). — :i. öpBöooHot ■- V Thus meaninglessl> has the 
translator rendered the genitive aller n>,r|v. — 5. Luv., xi, 24-26. 




[143] XIV. - TO SOTERIC. 

).^jl..o K^—JU ^*-\o(j yo, i \ i )o».JsaJIL; )_IJOtQ_^ ,-^3 -.)ly- 

^,~^— / J-jJ-io_s; jVo-^j ^-Doi ^./;; ^J^oi J_*-iäj )_ij y*-*\ :JK—iö;o 

^ai^s^3ooij ^-*; )1^ ^ t^^Jaü Jfc^.00 ^«vio; oö» ^-/ :J.j;otai^ ^aa ^ft oo 

I-Lf^s. v> a '. fV;K-vi« tjloiaeuot; \\jo\ +~-=> yimitv.^o :JjajVo3*o )l) " » ^ ap 

^^ot .J.2u~fcoo D-^^-äö J-?V; )lo) . ^m so -.V*^ ') N °i»-3 .a^aJ; \^>o 
'JLsq-öjsi^s/ ^oo .JotSs ^ ^*su J_ak-a ^ Jj/ )o-^io »_d ..Ipo/ ^-; 
JJ;, ^doj ^-/; ? ^-J^ousj > ^ou> ? 'J1;o£j.\ .-|lj-»I JKb>wio; J^ocL^ Jloi>V 

&l 9 -.^J? Uf^S. v -^ e X* 5 t" 3 "^ J_i '? QJl ^^-"W t*" 3 *-^ a * J0 ^t -0 ' 

♦ OOjJ )Lo.iOu^jL^ 

1. l ■^"■ N ~ — 2. L ^»»Cmo'jo- — .!. L pl. — 'i. L l2Laoa^.9(. _ :,. i ; p|., imt one poinl perh. erased. 
— (',. Appaivnllv something has lallen oul. — 7. Mss. ^»U _ s. L l^oiaS/. _ 9. i, ,.? 



city, or in monasteries perhaps make mention of the names of those who are 
under suspicion and of dead nien, like the similarly small amount of water 
contained in a vessel they are polluted by the mention, as if something dead 
were falling ; but, when churches of many provinces ' and of dioceses are 
held in one bond of faith, and resemble fair fountains and pools and cisterns 
of water, the dead thing which has the property of polluting if it fall cannot 
injure; for it is swamped by the flow, and by the abundance of many streams. 
I have said these things in order to show from the God-inspired Scripture, 
and from the bishops, the pastors, the upholders of right reason, t hat in such 
matters observance of every point is endless, and that mention of this kind J 
does no injury to the fair body of the church. ßut your sanctity should 
know that we have by a letter made the above project known to the saintly 
Dioscorus also, bishop of Alexandria \ since we considered liis assent also 
most neccssary. 

1. üicopxi'a? (for eicap/.fcec). — 2. This is the sense required. — 3. Preserved in S. L., iv, 3. The date is 
Iherefore 516 



316 LETTERS OF SEVERUS. [144] 



*Ka_n1. JK_.ot.lSx ^_*-\ou=> b*'K_*/ 

) l°> \ "ö )ioia_.io ' (ioiojl \_uxi_\ f.) :^£DO__K-.«o_o j-t_t_o t-*~>x ^/ 
rpo/o wJ^.-o vooiloj-xo :b_~.j.___o Lsfco otsJa/ : 's-no-oo ft> mi; J.:*._.oi? 
)ln\ n>v>; Ls»*oV vOOl—A-/ >>t-->o jJ; :L__JL_,; J_x>a3 JLoV-0_-C_\ yoK-^Sj 

* L32Va. *lo, nn er, . Ol} JL~.__Q._-* J_J»0|0__M OOI v__>Q__^-_>OV-a_-\ -.yolL*!-, JN_;OOJ_. 

• .jjisoi v__7» ^-~^°i; I-äjlj -Jod wm-VJjl jlr-v/ »■■«-» s_c_-»\c__jl_^j_£»coc_o; 
^*»-~--/ ..J—_ipoj v^JÖi? -oi "^^o . Vuucbj JJ J-oöo |_)ö_^__.; ^__o j__\ 

♦ Loh JLmoico»-» oooi 

GWva 13 



L 32 v" ii 



o__\; ».OUu»; K '-.ö| .• 11 vgi._^V.->C-a./ JLo_-V; Uv^/ *^° •J»o)-» J-*-.,_o; 

♦J_\K._»./ )L-3jL-a-s> y~»\ 

L32v -b Jt-a-^-S; -.610 •.-^ jL.K_-._c* Jj/ yVv .ot-o (__-___. y_^ v-ocuotO-wO; 

I. Erased in G. — 2. L >*~-£;o^/- — :;. i; LcuiW^aa-o- — ',. G marg. |a3--*> (aiw |;a> ^o^oleo*. — 
5. G ImoU- — c. L u_^a£_iiv — 7. G vp&^l- — 8. L laaai3(. _ 9. L sing. — 10. G ^^^V L 
L.3a££uV._ U. G w^,&a2>l — 12. G am. — 13. G. <-^ 

XLVI. Ol' THE HOLY SeYERUS, FROM THE LETTER TO HlPPOCRATES THE SCHO- 

lastic 1 , whicii regins, « I have not learned to jest at divine things 

as 011 a stage 2 » . 

516-7. For the lioly Cyril also, alter he 1 1 ad written a derisive book against 

Theodore and Diodorus, the teaeliers of the impiety of Nestorius (and he 
contends against them and says, « You have surpassed the open-mouthedness 
of the heatlien, you have shown the impieties of Jewish pride to be no- 
thing» 3 ), sent a message by letter to Proclus of sainllv memory bishop of 
Constantinople not to remove the name of such men Crom the sacred diptychs, 
because those of the East clung to the memory of this man 4 . 

Of the holt] Severus, from the letter l<> Hippocrates, ich ich bei/ Ins, 
« Not to jest as on a stage ». 

For I believc that we ineur etjual danger 5 if we abate anything from 

1. 8. I,.. p. 147.— 2. Mai;,'. « He here calls a theatre (OeceTpovj a stage (tenl) ». — 3. Mansi. IX, 2:!.'.. 
— 'i. Theodore, to whom alonc Ihe letter (ep. 72. in /'. C, LXXVII, 345) refers. — 5. xivSuvo?. 



* L33\ .1 



[145J XL VI. — TO HIPPOCRA.TES. 317 

.Ja~j JjlsJ-s jJ* jloISwK— .jN^xoQ-iCLJ JJ.qjISw~-j£oöo Jlo_iV-=>*-*> ^*> 

:Jj/ ts_o*j_io |mnn\ü; oo« ^-/ -.J—.öCSis J^ibaieuo JJLiö ,_^o».-^ (^>j 
yOi^-Ajj ,_»-i 'i; 'J-^oo^SlO ^o> ,-^ot "^.^o -M ^*^»o J-»/ N5 fc— ;o 

^.io w^.« ^«Xoi ^...oi^o y.o . yla^J^io yei^o Jji^ia-i KsIo'Kji/o -.1».^^ 

yJD J.JLÄ-/ Jj/ <**!« JJo A-JU^ Ol^-S ^5SJJ )0+X> JJo .-^QJ&y Jk_^X^ j-»OJl 

J_öC^ ) mö vi US Vä-^J? JJ/ ••J-=>V— l'J-/ 'J^oo^2ld ^>o; ^-.\oi Ss &^:*> 
JjlSJ J,—; JfcC^io öuJ^-/ -Ol p -Ol ,^-iÖ K-Jv-J^-o .Ij'OtiJ./ JjiOI» ^--\oi 

[. Q w-biat&l- — 2. G le»fc>Aa^aaao. — 3. L m**i uoio^-N- — i. Mss. 0111. — 5. L l-Oo»a3o- 
t i, l tSnm.'W. _ 7. L Ußiaas 



strictness in the case of strict and perfect men, and if we show untimely 
strictness in the case of men who need a dispensation and lawful concession, 
and give our neiglibonr, as it is written, turbid dregs to drink 1 . 

Of the samt' from the Vetter to Hippocrates the scholastic, which begins, « I have 
not learned to jest at divine things as on a stage ». 

Being pricked by these words and divine laws as by goads, and fearing 
and trembling, I mentioned the matter of those from Gappadocia who wish to 
be united to us to the saintly Dioscorus bishop of Alexandria and our fellow- 
minister, and 1 eonsulted with your learning also, revealing to von all my 
affairs from the beginning, and hiding nothing whatever; and I do not know 
huw it is that you have thrown over the letters and consultations that have 
passed since that time, and teil us to take no account ofthose from Gappadocia 
the waste country, but to treat the divine laws that I have just mentioned 
with contempt. In the first place the same account is due to one soul 

1. Is.. LI. 17 (?). 



318 LETTERS OF SEVERUS. [14(i] 

o2s>o -.V-iö/ )min> y -^. V-*^ v *-^ °°* •\a^.-io Jil/ ^.xü Y— •/ J? 01 
v o , ) .imi; ')— »'iV-' m *>\JJ *t-*->,v °i Jt-*-^ .kJ^Sw.2c o/ K._3lJl.— 1/ Es,..),...,.». 
>s/j J i -> ../ , ^j"* »>ftl^» ja-*2i^s vooilou^o -,)jL^ajt s-*J» ;a**.2^i yOoC^.» 
oou/ I »— »VL t-^x U-?'i lo-^ . v ai.aj J^** JJ? ' • k—J— *-• > 3 t-- 3 ^? )&■ ' ■«>) > ■ * ' > 
JJ,)JL> ^-.*vs)^.io; ^.^..^o) J'^oauJ^i Jj>s/ : ^>a.olS^_j J^a\ lo|^.,^Q^i k-/» 

L33v°b. ^ ^ ^ ^ o s . 

^-jJ^IJa |lw.VJl; vQjow; -.^>'jj; k~i/ t-W JJ/ .|^»V»JLca»Sts; 'JKju^o öw^a 
^io; ^\oi ^icsj ^.-/ .^-V K-,/ 7 Jv-K._i» «-6t J;ou> &1 JJ/ .^ooijs ia^J 
^IsKs; jK-o^w./ JJL..O fcoLs a.sVo ,J^ J^./ p .^JuaL- v^V-** 5 / > ^»-^«~o )*>+*> 

^J^oio .Jj^~/j -c*^ JJ/ .»Q— J yN>»> ^-^oiu> JJ;o .-vOJ-^^o ^-^.a-A» 

I. l 1-ma-äo- — 2. G um. — 3. L .aM-»- — V L J l'or^- - •",. L sing. — 6. G |G^>» ^m^s - 

7 Q &..|;>£^,. 



and tomany; and next how cau we call the two Cappadocias and Arme- 

nia waste places? But in this you thought or spoke rather 1 like the natives 

of the country (allow me with your pardon to say), and not truly. For 

it is the habit of the Alexandrines to think that the sun rises for them 

only, and towards them only the lamp bums, so that they even jestingly 

term outside cities 'lampless'. If for the purpose of right judgments it 

is possible to weigh the numbers of a people, like weights that are distiu- 

ouished by the inclinations of the scale of a balance, the inhabitants of all 

Ihese countries will produce no less than the whole city ofthe Alexandrines. 

But you say that in the case of men who make right requests we shonld 

liave regard to our understanding. But in this also we liave a better prin- 

ciple, as we showed in what we said a liltle before, having countless other 

texts ofthe God-inspired Scriptures also which command us that those that 

are strong should bear the infirmities of those that are weak 2 , and that 

we should not liave regard to our own affairs but to the interest of others ', 

and texts that agree with those. And, while was writing and speaking 



1. [löaXov. - 2. Rom., XV, 1. — 3. Philipp., II, 4. 



[147] XLVI. — TO HIPPOCRATES. 319 

.k_oöi ^epo\is )loi-.oij» -.|j/ i-»/ M oKb p ^A.010 .^üj ^jöC^i 
^ -' );onflQQ-. ; J_^cq..~; jioia^J^ ^; lih^s .y*%<M,\ ^_.oCiJ 'j^oas/' jJo 
)oi5x ^oeu^V ^ma^ooV£~^o ' »CDQ^JUJ D a^Jlo .JJ^^jJLs )a.*o yK > vijJ. 
.-|La3l.QjL wJLs Jb/ l±lao fesjJL l o L.ia.1 '^>o .- ')_ fc jjo r 2LD ^o; , |3aÄm.*£i| 
JJ; )m V)'q_^-s JLi^co yoo»-.^'/ o^o»/ »-^s 'Jjo^-.x»_^-3; S >Ä>o;otJaÄ> ^D 
Jooi y^jia^ö )Laü_^xuo )to_. r ^i peu^ f ,w-»j UDOS .j-^co^, .om^| ia^j 

^_iö -ota-./ jo£^ J>aL»» ^fioa-v^co/o J?o»^-£oo >\~-.£o\ JJ )lo.3lo».s; oöjü*. 
.^_jl~ (.loci .s^oolIü j^la^cub.; O.a^^0 •.J.JOQJi ^»J J °>r> » m . <*/ :o <^, 
.JtC^ool; JAsXn. po'/ JX_J-au..£o; jujj ^-J-=>ot-. JJo -*-JiJ^3 ^~? ^«.^ou 

);o«i «^ ^ajil o£^s ^=50 JJ» -.^iQ^wJ^ia^ Jj/ ^n*°>^oo .^* JJ Jc*\jJ; 
.J-^io x/ ^-j"/ «^-^ JJ/ .oKj!/ «j^o; ^>oi JLjl^Io .JIjqjlS l4 )lo^>^ 

|aüm.us;. — 6. i, UoiaSo- — 7. g *jo» (* over marg.). — 8. G «kmovloo- — 9. L Ijco^Sv in. <; 

Ivra^ißi v «i ^o^3ciigM»i. .»;-/. _ 11. L US/- — 12. I, .m>;§ioio- — 13. (I |£ooi3|. ._ [4. 1, |tti |' "-■[, 



these things, I showed cautioa in every point, and did not trust to 
myself in everything, but awaited the assent of the saintly Dioscorus my 
fellow-minister who shares my opinions, and Eleusinius ' and Proclus- 
the God-loving bishops from Cappadocia I took from the beginning as my 
fellow-communicants and now hold them as such, since they have anathe- 
matized the synod of Chalcedon by many signatures in no small number 
of tonies : but Soteric 3 who offered us a covenant of Union and conjunction I 
passed over, for I did not wish to term him our fellow-communicant by letter 
iliow eould I so term one wlio is not bound in communion?) Wherefore 
also Asterius, his God-loving brother, and bishop of Nvssa, is ready to 
leave the see. So for our part we lield to our own principles and did not 
give any man, to speak in tlie words of Scriptlire, cause of offence*. For 
we know positively and we say openly s that you have formed an exe- 
crable purpose that is not pleasing to God. And I beg your learning not 
to bestow this foolish favour on me at all, and hide wliat was written bv 
me, but make it known, if possible, to everyone. What sense is there in 

1. Bp. of Sasima(8. L., vi, 1; p. 93, 321; Theoph., A. M. 5999; above, ep. 10-12 . -- 2. Bp. of Colonia 
(8. L., 1, 56; v, 13; p. 93; Mich., p. 26G). — 3. Bp. Ol' Caesarea; see ep. 45. — 4. 1 Cor., x, :i2 (? . — 
5. \\ ith napp/,ata. 



I, ::',r" a. 



I, 151 v" li 



152 r" a 



320 LETTERS OF SEVERUS. L48] 

J;ok-JL_J )lio^f )K^-J ^^°! .'jb»-» o»^ k—l V— ^ 'J- 1 ^/ .^J^J^ 

) .; t iflf.«r ^v } n - £■ "^ a cd ^o ^ t-oaa/ lo^; H't-^/ \^° <*^-«? t^ o£S>.» 

♦ KaSl. jk^öiSs ^-^o^i J^A^'f UaJLia^; ^./ JJo -.öiJk_.i .-otoK^/; 

V-^v «^ .Viö>J J-o-./ ^otk^.£o*> ^3 ^cxfcC^^o» Jy.sK mv> )la^ o n \^ ;o .«X 
i-^^ fS — «oK_/ J.-a.Ji ) m -> ^-s • . «*-i>K_:>o jJ/o 2 (kj/) »ot-^Kio yjo 

J^ojlj» Lo<u 1 ^ .»JL JJ.aJLio-.oi > ^=Lixi^ :)jo^o^ü J^.jJa\ »^.Kj»/} <— ^« 

lo^ v aj^.ii-.;/; J-*-*j? .->*im^l; J-JUtio JfcC^io J*~ JJo ..^of-^o JJ 
♦^jjfcCflo'/ k^Jv^^oo .vixiL3'| J^a$L~ -^3^ Jk-*i»aioj JJ «^-^o»; Jk-aSLio 

Jlo^co/ ^-io; ooi ^3/ .;OwJs..3 ot^ K-./ Jloivwoi; JAf-'J- t-"^ JK-10I 

•:• ^,io^.io <x\o ogLio . .» \ "»top; ^. N oi; 

1. L \^i — 2. Ms. om. 



our promising something diflicult on account of an insignificant cause ot 
fear, aiul in fact taking the opposite course? 

Of the same from the fetter tu Hippocrates the Alexandrine scholastic, the 
beginning of which is, « And I have not learned to jest at divine things as 

on a stage ». 

But as to the edict I liave often said to your wisdom what my position is, 
and it seems a piece of perversity that we should sing' to 110 purpose 
about the same things ; for whcther you remember or do not remeraber is the 
same to me. Wliile llie things wickedly done at Ghalcedon against the 
orthodox faith are not anathematized by name, no argument can persuade me 
like an interpreter of dreams to expound and forcibly underständ the text 
of the edict as a rejection of the unlawful things. (And again he says of the 
Henotikon.) For it contains a right confession of faith only, though by itsclf 
it be destitute of healing for what is required. 

1. l'i.'ili. read ;-*>!' (speak). 



L49J XLVI. — TO HIPPOCRATES. 321 



:-|L^./> OOJO oii-t 



)1qjiX>o kjup©; J_sl.o_io jl.? vjsjoJNjscu^ ^.; loA :<üo,.-/ J-*k>3Ja ,_*> 
^^<v %\ Jjo^Ä^i^s -^K^l, ,^-^otA ■, v J Ui, l l| Jk-^JX-jowaJD UhJ"* 
^•V-*»/? ^-*^ot-^o :vo)Jj j—»oot_. ) m v>o> ^-^° : ) " "^ ' ^f»»A U ^ i vi .oi 
Jts^jL^iiRoo jJ )1q-.».-» »K-i ^bo ^Us ^.Vl : ),....■.. * v> ^ojl* yojSso ypo »— ^ 
) ^ « v vs/; ) ■ a -/ :> .V)ö n o-s^ ' k, »m i'l/ p ^»N—so .^JLiov— / 
l-ft^^ o£S. Joe* K_/; :>;&sjlj ^>k.s )Kjl.^oj yOSV 3 «* as| oöi : ^vaso-V^-co/ 
.-jjLSf^ JSs3,'n / jJo ..k^J-,; JJo -.Hol* y^a^ jJo ..^m^^v- - 00 / J't- ^-^ ? °ö« 
LjLX\ .öuk—/ Jjqvi »i^ )>ot ^^io J^ioootV; )lm\v> w>ei; :ocx i-iö/ *s ■> 

)_q - ,,Öuo_cd jixi-s Loa* ^io vjJS. ^lJ^Cs; ^.^oi ^>o .->*.j.^j/ i^'t^ 00 t— °( 
..Jj^io Jo^JJ ^~; lo^o JJ/ -.1^6/ J^to jJ; oi. J,o«o .väoJAocu^ laiw 

0/ </(e «ime /'/>;/?( the sinne letter. 

And, when all the bishops of the East were present at Aiitioch', and 
anathematized the synod in writing, and we addressed a synodical letter to 
Timothy the prelate of the royal city, we anathematized what was done at 
Chalcedon against the orthodox faitli, ahd the Jewish Tome of Leo, and those 
who call our one Lord and God Jesus Christ two natures after the incom- 
prehensible union. And afterwards, when innumerable attacks were made 
upon me, insomuch that the glorious Asterius, the ex-prefect" of the city, who 
held the ollice called a secretis*, was sent after me, J was not in the least 
frightened, nor did I fear, aor yield to the. time, though he said, « The 
kingdom of the Romans is in a turmoil'' on aecount of this », but I plainly 
said, « I am ready to leave the city and resign the see, rather than upset one 
stroke of what I wrote from the beginning in the synodical words addressed 
to Timothy » : and this I did not say without writing it down, but I expressed 
myself with freedom 5 in writing to the religious king also. 

1. In 512 (Zach. Rh., VII, 10). — 2. änb =7iapxwv. — 3. As an ex-prefect could not hold this inferior 
office, the meaning tnust be that he was an ex-prel'ecl at Ihc time of writing, and his prefeclure must 
therefore he dated between 51ü and öltj. — 4. xe'H«"''. — ä. irap(i/;<jia. 



152 r b. 



XI, VII 
[, 152 r b. 



322 LETTERS OF SEVERUS. [150] 

, «to-jJLxjacv-Srtf -n cn^ioJ-s r^iiTjjr^ r£&\\\j^ ^ coL"n 



l 



* 1, I52v°a 



Jü/ JJo ^A; ..^.^j, ~A K.-/ joOll K-)lKjQOiOO ts~.).N » 3 O ^-.» -Öl 1 

^ojoucuß^; ooi» .J-io^J. ^4;*J? ^A-«"^ JJ-HJ-s JJo -.^ Jooi Jkxia*l i-s 
Laa_boo-£J^.o -'^ ^»nA» J^l vajoioj ^io V-3^ . • Jjcv*i^a-=>; -öj JKS.oJi> 
^.io a^ -.)Oy^e JlojK^too "^o. Jood J-q-li/ ,_*; ! v / -^V- ^° JJ v°JJ? 
)a^t J-iila- Jj/ väjlL-Kj» r s .-^oalo/ vjpo) K-^a- ^ ., ^ ) » .» o ; J-ioä—l 
^.aj>a\ Jjo^cl^ü 1 V^^ Ä /' v--^ot»o Joj^v; )Kjui,.Ä ]lp>; 'Jla_,-~; 
^.Vi. ,— .V-* 5 /? 'vqJoijo . v o]J» JJoJ>* J_cQ._ioa_£;o : 6 JL ^a_n K*»I JlajLSa-ai 

^ ^m.*«Lio l_ij JJo -.je*-* \k^-x> JJo -.^M-^?)-^ ^^.01 ^; ^ .Jj/ 
V^6/ vaa^aä vi-/ :toaiaA J^-JjJ^. v-^ «^ °°* °4 • JJ« 1 :^ )<^*l' 
.Jiot^oA wJ^ K.-^ ,t~3L^o/ Jjlsoi v-^ v / . y u>v-caJ -;ou>a* a-j/; JJo -.Jj/ 

1. Ms. ^fw- — 2. Ms. kj&* (sie). — 3. Ilere, begins an extract in M 175 v" b. For <•? s| M has 
, (sie) owi — 4. M sing. — 5. M oni. — 6. M IJO.- nVii . _ 7. M ^wjc — 8. M ^»oi-V Ilere the 
extract ends. — '.1. ^^ - in another hand over erasure. 



51fi-7. XLVII. Of THE SAME FROM ANOTHER LETTER TO THE SAME Hll'POCRATES, THE 

BEGiNNiNc of wiiicH is, « That which brings your wisdom ». 

But this you may keep firmly and fixedly in your mind, that no one shall 
be our fellow-communicant, nor will vve consent to greet by letter any man 
who at the sarae time reeeives the wicked synod at Chalcedon contrary to the 
law, and does not anathematize the Tome of Leo. But, if any concession is 
necessary', I will stand within the ordinances of the holv Timothy-, consi- 
derinff the s-eneral benefit ol'a uniou of the holy churebes, and demanding an 
open anathema of the things done at Chalcedon against the orthodox faith, 
and of the wicked Tome of Leo, and of those who speak of two natures after 
the union, and the Operations of these and their properties. But, if tbese 
things are upset, no argument nor iiiducement shall persuade nie to assent 
to the wickedness. P^or I say like Paul, « It is better for me to die, than 
that anyone sbould make my boasting vain : for, if I so preach, I have 110 

1. avi^x-l- — -■ See p. 105. 



L51 XI.VII1. — TO IIIPPOCRATES. 323 



&cvl:\ r£&\\\rdn tffnartJCto rdx^aja tA, -i^prcT 



M 172 \ b. 

sie) ocul/vpcvSarsf 



XI.IX 

L 151 r b, 

* v° a. 



Ul v>JLoo J^ocu>; ts i vi .01 Uoi >a/o j~Otpo J.j/i totloiNvi ->o ouA^> 
) ' *$a - |_i/ y » 3lS «-o .•^£oaao_«^j/;o vfloo?» i«n\; JAa u p o ; JKjl^o )U^' 
4 ^^^ö)l/ ^-.ouLVl; ^-\oiJ5 .L,,ocL»_s ;Q»«/ £s-.J-a_.»..flD jJo -.^ou^o jt— ^^3; 

^a-vpj^un heil"* rsü^\ : \\jr€ ^ coL-n tva * caL-n 



cause of boasting; for necessity is laid upon me, and woe to nie unless I 
so preach, since so I have reeeived »'. 

XLVI1I. — For the holy Severus said in a letter to Hippocrates. 

This therefore 1 testify to all who confess the right faith aecording to 516-7. 
the apostolic command, before God and Christ the Son, who shall judge living 
and dead at his appearance and in his kingdom, that for my partl even now 
also have believed that I have stood and stand as a mediator between the holy 
church of Alexander's city and thatof the city of Antiochus, liolding the right 
hand of each of them, and I will hold inseparably to the confessions in which 
both have been united, although I pass beyond the bounds of Gades or ofthe 
end of the inhabited earth. 

XLIX. — Of tue same from the letter to Dioscorus Patriarch of Alexandria. 

But perhaps it is good to say, both to our people and to all strangers, 511;--. 
1. I Cor., ix, 15, 16. 

TATR. OR. — T. XII. — F. 2. 22 



l.M V 



324 LETTERS OF SEVERUS. [152] 

■Jj/ ya.^.ts.'^o _c* , ~.oto « -. m 10 >n ., CO; oöu^ » v^a\ :JJ.ojK**jAoo* Ll^/ 

^.j^_/ VjuOo.\o ••) .. ->o> l»-il | laxia-ot "^^..oa\ Ijo^jx^ü pJ^_co/» 
*.öi} JU-^i U_ö Jooii oöi -'vojJ; jJal^ ) m w> ^J^o oaKIsJL/ J;ot .<=> \ .«,< 

JJ ^-.i y/ .)jo, nNi^; )K.\alN ^coic*Ja.oc>i JK^iSl^cl^ .^aJ) JoC^jJ ^i— ;; 
:<xoio»Ja_flO ^öus tv~.J.i£y^_so ^oaiaj jJi p>Kiß/; > ^J\oi :J^qjl3 ^o'^*Kj 

. »Not; )kn°> v>\ t.0 •.yOA.A^uoi K_o o/ vO^JUp| •.) ...«».so ^_-! \ ch\ 
>m . m-3^-3o .ISo^o/; y-*\ ■) rn *°\ );oi ) n <=>'«>; b/ ojl!~ JJ -.^Ktv 

♦ioot v aoLa\i 
l. Ms. ^«j Ry-vj- 



that, if the timc of concession call, to catch one who is separated and to gain 
him, I prescribe a formula that does not exceed what is right, but goes in 
the middle of the king's highway 1 , a formula which anathematizes by name 
the things done at Chalcedon against the orthodox faith, and against those 
who contended on behalf of this, and the wicked Tome of Leo, who became 
chief of the church of the Romans, and those who call our one Lord and God 
Jesus Christ two natures after the divine and ineffable union, there beingalso 
expressiv joined with these things the right confession contained in the edict 
of Zeno of pious ending, for the rejection of the wicked synod at Chalcedon. 
]f the things blasphemously and unlawfully done at that synod, and the 
polluted Tome of Leo, and those who after the union divide the one Christ 
into a duality of natures, are not anathematized, though the edict or Henotikon 
is taken as a rejection of these things, I do not consider this sufficient for 
persuasion, as was also declared in the proceedings 2 held among you. 

1. Num., xx, 17; xxi, 22. — 2. itpälji?. 



[153] L — TO DIOSCORUS. 325 

]Jo ..Jj/ ^ajLio ^ol^ji/j :^«; joiS^ k-V.~ ; ^_>oj ^-AoC^ ,_*; jJo 

*o;,JLyi\ Jb/ ...t.n* .'^-jL.n...-; ,j> :Jjl-.q.^ jJ;o J;<*ä> jJ* i-->~ 

♦trdiAcn tj^ ^rsf .jjj^flo; jK-^Vl ....vm ^ jlp. ^,Kj»1 JJ, 

1. Ms. ^C***v 



L 

P 245 1". 



LI 

M 176 r° a. 

* 176 r b. 



L. Ol' TUE SAME FROM TUE LETTER TO DlOSCORUS BISHOP OF AlEXANDRIA. 

But neither can I consent to the prdposals that come from yonr religions- 516- 
ness, nor is it reasonable for nie to form a jndgment upon the things written 
by the other party as if something certain were in question, even if it were an 
angel who says these things : for can I ratify words without witnesses and 
without verification while \ve are at a distance? 



LI. AnD THIS AGAIN THE HOLY SeVERUS STATES IN" THE LETTER TO AmANTIUS 

THE CHAMBERLAIN, IN REFERENCE TO EpiPHANIUS METROPOLITAN OF TyRE ' , 

« Even if he repents, I cannot receive him, lest the church be rent asun- 
der in that he has wounded the feelings of many »; for he said thus : 

Now therefore I have thonght it necessary to write this present short 513-8. 
letter and inform von that the good and gentle Epiphanius of the city 

1. S. L., I, 31 ; vi, 2; P. ()., II, 30; Evagr.. m, 33; Mansi, VIII, 1074. 



lii 

G 227 v b. 



519-20. 



326 LETTERS OF SEVERUS. [154j 

yOOt^O; )Li^\o jJ / .vQJLJlI; v^öi loX jj^jJ Jocx L.m.£>a^o .JLVo«; )tvj_. t .icn 

^.ü.a.1 j— \\ )t-*-bc .-)L._öL JIojl^cuoi jto^ot oöi UU ooi /■■•/ .v--~.iö jUacuouo 
.JolK_io ^3/ ^oto^J^auo/ JJ.o3l.cuus Va^ ^ *£— ^-* JJ Jj/ J^ls »/; 

cdoB.j.L.971 cncVicil-n r^cViTjjrsf r^tVin^r^ ^n oaLn ;\a aaL-n 

^_so ju/j .Jv*io/ y^<; joCSx J^_— ; ^ioj .-)j/ > »s^3 «-61 lo^ Jfco^Ajo 
yOt-OJ? ) . i ^oj « l\ o^o'l/o j 1/ r s : L>.3.,flDoJSw>.3 Ji^ax^ . .m,'\; ^.^cx 
oCi^i^o loila^J^^^ )-^-— •? ^--»^otio :— cxo'^oii jjtotax^ ) 1/ ^djK^o :)c*\)J 
^o j i\» L.^.-s -.s^^l >«\ t \ JJi v.61 )— 10 1 O; 3~\ :J o :|~»W— / Ll-s) oöi 



of the Tyrians exalted liimself against my groat weakness, and he became 
an cxample to others to secede; but lie has also wounded the hearts of all 
the believers, as if I, who confess the right faith, were hurling myself 
against that impious man, who exalts himself both against the divine 
commands and against church Order ; so that, if I wish, it is 110 Ionger 
permissible for me to receive him in communion, even if he repents, since 
every man's conscience has already been wounded because of him. 

LII. Of TUE SAME FROM TUE 2'"' LETTER TO TUE SAME PillLIP TUE PRESBYTER 

AND MONK ' ABOUT THE FORMATION OF MAN, AND THAT THE MONASTIC HABIT 
FREES FROM PREVIOUS SINS. 

And now I turn to the Statement made by your religiousness, that one 
of those who live an ascetic life of philosophic labour, after he had come and 
presented himself for Ordination- in order that he might ofliciate as a priest 
to God, having aftenvards come to remember his life, and the sins that he 
had committed in his boyhood, and all the rest of his life, and having learned 

1. S. L., 1, 51 (which precedes in nur ms.); p. 181, 364; above, p. 104. II is most natural to suppose 
that tliis correspondence preceded ep. 34 and S. L., v, 8. — 2. /"potovia. 



[155] LH. - TO PHILIP. 327 

»_isoo -.ioaaj L^jo^ov-^a-s ' yoy^o jjpo -.oulSj )ol.*jxu jts^joia JNj^oaI * 228 r»a. 
^.i Ual./ .«^ \~*l övJ^/ JK-^V-aJ^aüo J»oi J-ial*/o ,)j n i n\ Ji^*; wöt 
^./o .M-ft. . °v..o Jbot, ..^üolio .Jl,^-^> Jl öiA k-l )la£L3J o2^ 

oöt; w^Xoi JJ.o-.t-;; J-wS; L*;oa* jk-s; oou/ JlaAaj; ^chA JfcO^io Joot 
2 Jj^/ -ft^o )K,jL*ial ^_io K*3 o/ JIojoo ^*>; oöt .-öo» )U-^<» jov^-* 
'jUa^^N. o. -n oJ*s_»kj; ~.; «öl :-oöi " ^Ot-Lo )oi ft . ..; ^_iö ^.«- V oi; ^-.; 
V-^v , ■ ..v.^v )rxV^. k^x, L^./ jkX-.; x ^— ,j; v*Mj Ual./ .J^aja-j 
)<H^L«; )m 1QA ..Jlo-4-.;; J-i-*; J-iu.,-o ) >oi co/; -.J.-oC^ J—oj ^ i_^ °^> 
. .^v r,^ JK^^vVJL.3 ^ V..ftoo; oöt j-a_!*0> JjLJi-a\ ^S.Jl>oo -.Oi\ K-./ 

JjLSu./ 6 J»V*! )'" fcJO^LBO JiojJjLi .--VT^i/ Jot-^)-- 3 ? °°« Ut— °« ^*-*^*>° 

Jt-2^x oöi )>.-.; ~öi Ji.J_~ • .li-ioJZ/j -«; jiiojJ^ :JKXio öu.1^/ V^f*? 

I. Ms. «v- — 2- Here begins an extract in II 32 r. — 3. II ».'-ni lov^-v — i. II |LaWs~a=. — :,. n 
ta»{. — 6. üere 1 he extract ends. 



that the canon requires blamelessness, sought to ränge himself outside the 
priestly ministry, and in a way renounce Ordination', and satisfy the canon. 
Flow is this endurable? teil me; and how is it anything but a result of false 
modesty? You write that this man has lived both with earnestness and accor- 
ding to the ordinances of philosophy 2 , and, to speak in the language of Scrip- 
ture, looks to himself 3 . If the facts of that great sin which cuts off from the 
priesthood or from the ministry had happened after the profession of monastic 
life, then there would have been reason for modesty to play its part. But, 
where the facts of the sin happened first, and the enxolling in pliilosophy fol- 
lowed, how is it right to feel fear where no fear is 4 ? We believe, not without 
the divine Spirit, that the holy habit of the monastic life carries forgiveness of 
sins, and strips off the old man 'who is corrupted in the lusts of error', and 
puts on 'the new man who was created in God, in righteousness and sanctity 
of truth'% as the wise Paul somewhere said in writing. I adduce, although 
I am addressing those who know, in confirmation of what has been stated, 

1. xsipoTovto. — •!. cpi)io<jo?ia. —3. II John, 8(?). — 'i. Ps. LH, 6. — 5. Eph.. IV, 22, 24. 



* 228 r" b. 



328 LETTERS OF SEVERUS. [156] 

s**_l>s; oöi .-«kSJLl*./ °<V-30;t oöi p°/° t-*-^, ^° 'J- 3 ' "*Pa-«-»a^j/ )l«V\'a 
«*jJL; Jj^xjs Jkj» ye^ao :^aajj» Jooi ,-fco> ,j> ♦J-.oCSs» vjpo » cbjI/ Jjöu 
-.oulSJ )ooi \)L~ ^o')-o ^oj .Jl;oio;l; -öio .cx^po «i^äJ./; ,»*^j/ -.^*^I* 
^_3iIS^o •,. < J. )| ^io )»6iK..io ,»JJ_3; oöi y-»/o .Jooi oul^o V- ->\; oöi y.-/ 
^••; i-3 .'t \ N| ? ^oi^joJ^jü; ^.jJ^ao ,»))__ s ^»v> » r>; )-.,», f>o )V-i-^o ^i-j/ 
y/j .|£0iOö y . \ oi ooot ^a^-^1 -.K-.J1 ->onnr> oooi ^*yuo ^-.tooot v qj6i 
^iO JfS^SO yOi-ÜUj ^»_001 OOOI ^ t p ja p .w.O|oK-./ yOOj 1 .0 .. K^Jl a\ 
^aJÖi; -.y^oi\ » »'»Vi/ +$ vcoa^oa^jll ^.joi^Ot yOJÖ) 0001 ^.\b -.otlo^^-. 
Joi^jJ «;oKä|o .l-«V-? )°oi ^-j p yio .J-V-io K^l i— ^ oilo»..^-. ^>oi Jub 
o£\ looi fliv_~^o '...miy JJo 0001 ysxV^a^ p ^-»»— 01 o >nv^\ ^*\» 

.OUlSJ IolS. ) 4 1/; OÖI y-\ .' VJ^OJ OMlSJ ))--, )y~2&3 .)J^*JL-^stoo JJo J— jo/ 
)—.o£$s. Ljj.oas ^^Dot Jjoi ^o p -:-^coa^.ja^j/ otbs.:» jooi -oioK.../, oolo 
^3 )-j/ iiJL^o .J-ia^J^B uJaS L^sJ^ ^eu^CO; JJJaji jjoi La\ -.Lj/ J;ö|K_iO 
OWbOA +3 .)L3l3lJ JV-^^x OÖI ?Q-~Jj JK^JOO JK.>Vl>JU «*'»jj . l J l f^>l k-jLolo 



the vision which that heavenly man the great Antony saw. What in i'act 
does the man who told the story of Ins life say, the divine Athanasius who is 
among the high-priests? « When he was about to eat, and had risen to pray 
at the 9"' hour, he feit his consciousness lifted up, and (wonderful to relate!) 
he feit himself standing and seeing himself, as if he had been taken outside 
him, and as if he were being led into the air by some men, and afterwards 
some grievous and cruel men standing in the air and seeking to prevent him 
from passing. And, when the conductors opposed, tliese required an account 
to know if he were not liable to them ; but, when they sought to make an 
account from his birth, those who were leading Antony prevented it, saying 
to these : 'What happened from his birth the Lord has wiped out; but you 
may inquire into the time since he became a monk and made profession to 
God'. Then upon their making charges and failing to convict, the road 
was made free and unimpeded before him. And immediately he saw liimself 
standing, as if he had come to himself, and that he was again whollv 
Antony »'. Guided therefore by this divine command, I have answered the 
present question ; and I alfirm and say with coniidence that that modest man 

1. Vit. Aul.. C5. 



£157] LIII. — TO CAESARIA. 329 

J^a*a-, JJ)qa ,-^so ..^. ilo/ ^..aVo» v--^»? ^-^oi ..JUo_^_jo jlov-og; 

'j-J-j yo^s l . nV •'"> JJo .-Jj»o«; ^- \ ot; J-a a^ U - s o/ Jla-_*3JLS y . T .' /ffl ; 



4 «6i ouM ;a-^s v*^ J*~ x^M Hj^a-l jJ; ^^ "^o? '-ous .-fco/ 



LID 
i 219 r" a. 

P 248 V°. 



1. Ms. U^»". — 2. Erased in G. — 3. Mss. ^o\- — 4. G om. 



must retain the priestly ministry, since with Ins very scrupulousness and 
carefulness he has conferred a great benefit upon us, and by the wise and 
modest question has astringed with apostolie salt those who gape for priestly 
Offices, and run after ordinations', like the pomp 2 and honours of the 
world, and those whose minds are fiked on pride or on visions of things 
here, and who treat as of no account the judgments which we shall receive 
for these things, when the day of judgment arrives, which will assuredly 
come, and is spoken of by every one's mouth, but is looked for by few as 
it should be looked for. 

LIII. — Of tue iioly Severus from the letter to Caesaria tue iiypatissa \ 
which begins, « Again of this letter also let God be the beginning ». 

You are acting rightly and as beiits women who profess religion in asking 519-38. 
everything without shame; for there is one thing only that brings shame, 
if through sin we come in conflict with God's laws, and fall under the 

1. XEipoTovi'a;. —2. tavTaota. — 3. S. L., in, 4; IV, 10; x, 7; Anecd. Syr., II, 26 ff. See ROC... VI. 470. 
Greek extracts from letters to Caes. are published i» Gramer, Gat. in Matth. et Marc, p. HS, and 
S. V. N. C, IX, 731 



330 LETTERS OF SEVERUS. [158] 

♦ J^o;j j-lj-io >OQjaJ; j^op. .•jK-.oCSSs JIosIqjljs vSloKilj Ö&. «x>';j j) -.JLiO;» 

►G219r°b. JLiOO-J 'J£o^oi\> .-joiSs k^-*»; ÖuK-»/ JJ -.JJL^C^CU«; Olil^-i ■J-^pg^OJ 
' JK.-.o£$S JlS^—l lo\ 'f^ X^OI •«JjJ» ^3 ^° V-^-- > °Ö« ).- IJDioL ^o o-coL 

.o_.to ^3oi ^.../; ^o^io -Jlpt-3 J^cu^.okJio; -öt jfcC^ioj/ ^^Oc J.j^L*^*. 
N *fc^O0 JL^—ajLio JooiljJ/ .yo+XLZ Jjjl JJ .ipojl/; ^./ J-.0Ö1; ~o »k-s 

.j-aojLJs; \.2>y* Jö»^; joü^s JJ/ -.k»s,j JJ .V*-^ J-»'t~ J-^ .öu^-/ Jlcv-cuiio 
. J mcs-s jooil v / .|- v i>vj5o jL^^Jd .ot^o ÖU^O ~~.2l1aI -.)<¥>•> ^o ^.; U-=)"=> 
^-^-io JJ/ .JJJLaaJ <*-M? a\ .o-^U JJ '.^.j j-^,^^ .ja-ol Jlpo 

1. (i oiii. — 2. P om. — 3. P wksSo^v — 4£G lo^ k^-v — 5. G o'»v — 6. P l^o^a«». _ -. p 



judgment of divine wrath. I. Rnow thercfore that a woman whö has the 

usual flow of blood ought not to communicate in tho divine commnnion tili the 
blood ceases to come. II. On the same principle, in the case of one also 
who has held the chaste intercourse of the conch with a lawful husband, after 
the same intercourse, it is not in accordance with religion that slie should 
for the space of a day receive the most mysterious food : for these things 
increase men's awe and clearness of vision as regards the practice of religion 
and the worship of God. 

In the apostolic injunctions something like this is written about a widow 
who is appointed in the churches : « But, after she enters lipon her func- 
tions, as has been said, let her not be concerned with anything, but be 
ahme, for the pnrpose of undisturbed prayers; for to such a widow solitude 
is a foundation of holiness and of life : for she has had no pleasure in anyone 
eise but the God of gods, the Falber in heaven. But at stated times let 
her give praise apart, at night and in the morning. If she have a mens- 
truation, let her remain in the church, but not approach the altar; not that 
she is polluted, but because honour is due to the altar »'. For the sake 

1. Test. Dom., i. 42. 



[159] Uli. - TO CAESARIA. 331 

oöi •) -;,.^-n^v. ' |Ainm,^| J-s» oöi : ' va»o)l!oct*4 L****» ° JjK^o^! 1 * p 249 
K... ) v^\» , .joot ^otok-./ |3oAO^| ^ *t^ «o JJ^o> \flD;o«JO-flO> jj-aj-s; 
);o« "^_^.^oo .-^ ^s'fco J^JSu y^\ ^-oot y~-U r^ 04 - 3 ? U !** - 3 
^ jootl Jlkj/j oou/ .')jl-V\ ;•■; jJjoA 1 3 .j.^Laa ^jxh ..J^cu^co J^x-^o; 
yO^a-mJ; o>';j jJ , 4 J^CL^yfl «JOS 1 .jJ o/ Outtl; ^o*;j vj -.J-^s^s öft-a.^ 
jLio J1o*^jl^ v / jJ/ .)V^A v o>^i jJ .vn^po ]~*V». ^ .J r ^o 
p ötioi. oolo .Jla^^ vonaj^flol; .JIosIqjus; ooi pö\ ^.; \±^) .J-U>; 
ooioi .va3i.niimvi..V) JJ; JJ^j "'^^e U^co v OT . mi i JJ; -.voljl ötlo^ 
v / ..JJü; f^]o&-j |^? -6i J>-~1 JKxicu.oUo JIM? oou/ *'lpJxA; JJJoa 
♦Jj>;J1; Jiio,^ ^o';j jJ . 4 |^a^fco ^jos 1 .JJ o/ ,J^oa^> ojjs j/J^ ovaUj ^>';J 
.Jt^oCSss jlosloA ,-äo o-xol; J r *Oo )oC5s tCSI«; jlNjjJ ^^^^-Jot ö& u>»; 
Ji^k-JJ ..n'..U [ju.]«aieu J*n »v> ^ioo .J^oo-. oöi ^)o,-o ^-io ^-»^U ;><V*>J-; 

♦ Jo£m lpo;o )v^j 

I. p iÄ>o|I.a.»4, t»a»-o I-lso^,?. _ 2. I' u»oioiafiov _ 3. Instead of the following P has o'w U|a» 
omoll.a.io-4,» U=*i 0010 p (*-vi~v — \. In red. 



of coiifirmatiun \ve have also adduced the answers of the blessed and saintly 
Timothy, the great bishop of Alexandria, who was at the time of the synod 
of the 150 bishops, which in giviug instruction 011 such matters write for 
us in agreemeut with the apostles, and on the present point enjoin as fol- 
lows : Question V; if a woman be with her husband at night, whether she 
ought to receive or not. Answer. « They ought not to receive immediately, 
since the apostle cries : 'Deprive not one another, unless it be by consent 
for a time' (by time' he means that which is occupied with communion), 
'that ye may devote yourselves to prayer, and come together again, lest 
Satan tempt von concerning the lust of incontinence ' » : and again : Ques- 
tion VII; if a believing woman see that which is customary among wo- 
men, whether she ought to approach the mysteries on the same day, or 
not. Answer. « A religious woman therefore who is about to receive 
of the divine communion ought to prepare herseif beforehand before that 
day, and abstain from the lawful couch, in honour of the body and blood 
of God » ' . 

1. P. G., XXXIII, 1300. 



LIV 

82 v\ 



332 LETTERS OF SEVERUS. [160] 

■•.• 2 Hoijj| 



^ «*> 



1. Ms. t^vi^i». _ 2. Ms. U^.oo/- — 3. Ms. &»(• — 4. Ms. *»• — 5. Here tlie text breaks ofT in 
consequence of the loss of a leaf or moie. 



LIV. FROM THE LETTER OF THE HOLY SeVERUS, PATRIARCH OF AnTIOCH, TO 

Caesaria the hypatissa, the beginning of which is « The words that were 
uddressed to me by your God-loving highness ». 

[The order of Service of me, Severus, in Palestine and in Antioch they 
continue to sing even down to this day. 

The officc { . 

519-38. The service of night and evening] 2 . But I wish your God-loving highness 
to know that the order of hymns and ödes has been preserved in one form 
among the Egyptians, in another among the Palestinians and Phoenicians, 
and in another among the Syrians, according to the custom that has been 
lianded down l'rom the beginning in each of the regions 8 

1. äxoXo-jOia. — 2. The fragment down to this point can hardly belong to a letter of Sev., and is 
probably a gloss. — Ar x>t'[j.a. Here the ms. breaks otf. 



[161] 



LV. - TO CAESARIA. 333 



:vjjc\ ^.Hjäx^ (sie) % ^nil > fYi*7iflocn ^ ♦.rsTnardfio rtiiWti ^lv 

v la^o 3 ^1| ? Jjl-^ JJIä; JNisJbo '«^a* -.J^* ^j ^^o 
J^uas ju/ i+x Joi^jJ ^1« ? Jj^oo ^o^ojo)!; ..v-^opo/ .K^ooJ./ 

. Jv-=^ oöi J^;J^> juoj ^o • <5: ^^ k-^- 0/ x^& ^°t° ^° °* iaiaJ ? 

V-*>| .01A }-io/ ^A oot po .Juojj 001 "^f ojt^ia^tO^ po/o .jl^>« 

.vkO-^sJL ^co-öa^mj; od.ajLtt-.oto .tSuj/l* )1 o i v> .01 )t-»(o» ..^la iNv> V-^^ 
U^Jsa^J ^.otiCLiio ^.j ! ^oJho JKjL*i Jood ^ij ».^s* JoiSs Jlij JJo 



18't V a. 



1. Ms. v».-vi-*. _ 2. Ms. C^a^/v — :i. Ms. *jßM*>; see above. 



LV. Of THE HOLY SeVERUS FROM THE 21 st HYPOMNESTIKON* TO CaESARIA 

THE HYPATISSA. 

But, as to the kings, hear a story of the holy old meii tliat has been 519-38. 
transmitted and has come down to us. They said that the religious king 
Theodosius sent someone secretly to father Nisthora' the God-clad old man, 
begging of him to pray that a male child might be given him : and, 011 the 
day on which the messenger reached his cell in the desert, it happened that 
that old man died two or three hours before; and, when that man knocked 
at the door, immediately the old man rose up and sat down aecording to his 
custom to make a rope 2 of palm-leaves; and he said to his disciple, « Bring 
in the man who knocked » : and when he came in he said to him, « Say to 
Theodosius, 'Because God loves you, he will not give you a malakion; for 
after your reign the faith shall be corrupted, and the faith of Nestorius 
shall prevail, and God does not wish the evil to be done through your seed' » 
(The Egyptians call a male infant malakion, as the Byzantines call it philika- 

1. P. G., LX\\ 305; Jo. Cass., Conl. xiv. xv. — 2. <j£ipi. 



LVI 

F 54 v". 



334 LETTERS OF SEVERUS. [162] 

ool •J^a^v oöt ^.^lj ^o .yO^.', n «\ B L^jjä.=>i )jp| -J't-3? ).joou^S.^CS. 
1 1 » ^l JioK.ÄLj Ls/ — ..i )joi JoC^s ta\ w>il»o ,v^l3l.jlo ) ^tr> oöi -c&»sx/ 
jjjoiai» K../ U_-,-o (.JLcDi JKj^jJU Lifo ^o Jj^Aj^a; J.ia~./ -Jooi ^.oiofcv-./ 
t_^OJ; L.po jJ • Jt-«—/ J-»Qf» n\> v£oo;ouo_CD; , \*3<3| LiOD v ^3 tOK> \ ^; 
t-xi^ü Jjlj/ vOJÖi v£>/ Jioio .oiV-a^ Jboa^io liaj ^\qj ,.o o/ .-J Jb j^L^o 
oöi r--«--^ Jßo-.'^a\ .^.o_« )i.mi ooi ,)jl^^6 \o|J; otK^ocL^so .opo/ aio,ja 
K-»|~n .» <y> .K^.^o oulX|_3 JJ * ,^.oio^/ >o,-o ^_i>oo .«— ^coLl/ , <n n vs/ J'O-^j 

duTun (sie) jwna .coLt\ rsfLvpa r^ivUin *1\.t\ r^ua-in 
r^3\ i u *73\J>3 \^»lx ^i^aujb t^irtVf^m r^aen* .»Jvinr^ 

y-K. ' X yi \ % i « iS yOoC^J> ^o* oöi :)»mo )oi\JJ J)a— io IdlV^ö oöi t-»o; 
JLi_.pö* JJ-*^ 00 L^-^ yo^ :. ,»i,r>j ^_»lVl _oia^i. ^*;j/ ^ol*. ^ :)ooi 



r/o//) : and, wlion that man liad gone out, that old man again lay down and 
feil asleep and departed to God. This father Nisthora was a celebrated man, 
so that his words are recorded in several of the books which contain tales of 
the holy old meii. So long therefore as the synod of Chalcedon is in force, 
it is impossible for a hing to heget sons', or, if he heget one, to leave the 
kingdom to his son. And this was both foretold bv those holy men, and in the 
days of Leo the king proved by experience : for Leontarius the younger 
was actually created Caesar, and died an untimely death before his father 2 . 
Vainly therefore does he err who deeeives himself. 

LVI. — Of Mar Severus to Caesaria the hypatissa, bv way or defence for 

HIS OWN FEAR AND TIMIDITY, AND THAT TO FEAR YVHEN' IT HAS HAPPENED 
THAT TRIALS BESET US WORKS A REWARD AND IS A MARK OF LOYE OF GoD. 

5io(?). David that king and lover of God and prophet, who was more humble 

than all men, when Saul had twice armed himself against him, with niany 

1. This passago is quoted by John of Nikiu, Noliccs et extraits des mss., XXIY, i. 564, 581. The 
words which l'ollow on p. 581 are quile different l'rom our text, and are perh. not pari of Ihe citation. 
I owe the ref. to M. Nau. Cf. also ibid., p. 502. — 2. If Leo's grandson is meant, Ulis is false. 



[163] I.V1. — TO CAESARIA. 335 

M<H-^ol ojoKa/ ;o ..\ -> a^ -.yo^ Jj>-=> +*^l ^so :Jl*fcofcoo J-J*_3o 
JL^I-s ^oiq^Ow ^-;j/j ook» »3/ jl/ :o£^ Joe* V-t-*! 061 v£Dojo,jl^> ^io 
^.cxobsJs sca— JS^.)Ljlj/ feoa.~i Joot -otok-./ j^io -ota-^^oj; -cx»o :wjlJl3 

Jloia^Jjo )i.oi\ « mv>; -."^-qji J_iot ^~./> J.[jlJ*jq.[j *o] ^[t-]- 30 -o«^ ^" "^ 

jus/ JLa\ *Vj/o .oi^m <--\oi ^-'^=^ IJ^Cao »-.o; ^euoo .~ «[*-/] ^*> 

)lo_JL_ia-oi_s vju^o ^.io ts^jl^ww« [s*6( ^»],J*oi JL001 öv..K_./ "^.«joi Jjl-./ 
pojl ^aiw'o Joot [oJL-A.]äo ^-Aoi ^-./;j oö« ^.o; la£>> >s/; JjJ^/ :)-t-Ä>)-o 

1. jis. ■*;*>». — 2. The space seems to need a longer word. LXX £x x^f'Z a-Jzm. — 3. Ms. <^> : i- 



thousands of armed men and warlike sohliers, and, after being in a way 
caught, he not only escaped in a marvellous manner from the danger ' which 
surrounded him, but even captured with bis hands the man who bad armed 
himself against him, and he had it in his power to kill him, mercifully spared 
him twice, that enemy and murderer who was so - ferociously set against 
him. And yet, [after] he had received such an experience of God's Support 
and protection, hear what kind of things he meditates and says [in] his mind 
when he is debating with himself. « And David said in his heart, ' Now 
shall I [be delivered] one day into Saubs hands and there is nothing good 
for me, unless I escape to the land of aliens, and Saul cease searching for 
me through the whole border of Israel, and I escape from his [hand] '. 
And David arose and the 600 men who were with him; and he went to Achish 
son of Maacah, [King of Gath]; and David settled with Achish in Gath he 
and his men » 2 . Where therefore was then Caesaria the strongest of all 
persons in faith, in order that she might have said to David also who was 
[meditating] and doing such things, « Whither flee you, prophet? Rather 3 

1. xivSuvo«. — 2. I Reg., XXVII, 1-3. — 3. [iäXXov. 



336 LETTERS OF SEVERUS. [164] 

oc*2\ .y, \ .; J~.^.J-s ^\» |o ^K-sjoa; «ö| .jouSSj )J^nm..[aoo| 

J-o-A i~.rN-.io .*>-s qh'nI/ )l[ oj a cu ]et JJ; j.Hxv» •)[ ■ -^ |.aaoo J;o..q..cd 

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JJ JojAJJo -.OL^ia.\ yO-a^ ^0,^0^30 v o.jop>J »s/; 1^*3 y^\ -.JÜuJ ^-bo; 
^^^ P ^"^ vj -v?» " > . N|1 °^> « n i\M; ^.-.\oi ^_io yo+Sßo .- v n>o\».'i 

1. Ms. ^vt/. _ 2. Ms. om. 



you are forgetting God's [high and] constant right band, which saved you 
and delivered that adversary and foeman into your hands, faithless thoughts 
have gained control of you »; and, « The land ot' the mightiness of that 
Exalted one is more worthy of confidence for your protection than that of 
Achish the barbarian. It seems to nie that the words escape your memory 
which you yourself ... sing by the Holy Spirit, which, I believe, run : 'Many 
are the tribulations of tlie righteous, and the Lord will deliver them out of 
tliem all. Tlie Lord preserveth all their bones, and not one of them shall be 
broken' ; and again, 'The Lord will deliver the souls of his own bondmen' ' » ? 
In answer to these things David would say, « Listen, my daughter, and 
incline tliine ear' 2 . 1 know the purport of the Spiritual songs that were 
sung by me better than you : but 1 also know the God of all, who beyond 
all hope snatches his own peculiar bondmen out of all dangers 3 , and again, 
exercising them, also leaves them to adopt plans derived from human thoughts, 
and weapons drawn from nature, in order that they may also flee and choose 
to suffer everything, and not betray God, and do aught that distresses him. 
lf we trusted to his lielp and were incapable of falling, not weakening in 

1. Ps. XXXIII, 20, 21, 23. — 2- Id., XLIV, 11. — 3. xivSuvoi. 



[165] I.VI. — TO CA.ESARIA. 337 

'^juaj ^io ye^o JW *3 :^-.oöi Jj^iufcoo JJ :^.ooi ^^sl o^; jj'jo-^ 
wO| looi ot-k-W Ji^J JJ> ..^ooi ^_^-*o>o Jt^s/ o/ ^-,001 ^av^JJoo 
.Njt^o )Jo ou^J ^ ^2^aaa.,\ jooi k-/ J»l/ JW ^.j va^j-*> .JlojN-^o 
J_js> oöt Jjlo^o "^fc^oi J;ot ^£**> ♦a-oJ~*iG^ JjL-jJ ,-*> 001» voio 0/ 
^i^»V/ ^.^io; j^»J»s Jooi Jololo ..u>^o ^»j^o? J^A-iö ^ ,_*> jooi N ^! 
.J_3l^_sö IqJ^ )Ki>^^s c*\ - t ->^^6 jjjLiöo ,^»jiö^ ^3oi oolo .-^-Jla. 
.)]t^jpo;[Kio|\^oi Jlöi./ ^.a Jim. .°>^*> JJ° J-*-?^ °°^ J 001 h' J?^ 30 
:a>-^j 001 ot-aJo'P'.; [s*6i] 1^—»- .-Jjiaio; otloiJ^io; looi o^A-./ ^_io [-010 
,_.; );o| .JjJj> j.J»;ON "^ioJj :oooi ^-^a^too; yOJÖi ojl^V* «ä.-^» "^^o 
*)J^>Vot ^.\c» jJL't-^Ofl.) J1ojl.o_-.I}oo :joCSxj oilaj-v-»-»-*,} -.loot cn-ts-./ 
J_-Jo_co/ ooij jiAj/ "^oj-./; j-xx~o!-\ ,--« ^w- ; p :J-w_jj 001 ^*; J_*_^o 
. ) -^ 1 L. JK_»o > *1» KVl t-as )_iäx\i oöt .-jooi ^oioK-./ Uo^ -.tx-j^o 
s3/ JJ/ *Ji_j)s__o jooi K— / JkJ_oa_> oolo .'J-\»JI jooi . » V . vs Jjia_-_>o 
dJ-*v=>; yOJÖi jf^o.^1 00 ..jipc;K-3o Jlölj.j» j)-^^& 061 vjooa^as 



1. Ms. ins. f 3 - 



anything of ourselves or contributing anything, the virtue would In- without 
reward; or rather' there would be 110 room at all to perform anything what- 
ever, or to show any kind of success ». 

For this reason therefore Moses She great was afraid of the king of 
Egypt and fled, and became a sojourner in the land of Midian for 40 years,. 
and again he returned to Egypt, and transfers the fear to the king, and he 
chastised that obstinate and disobedient man with plagues by means of the 
marvellous signs. [And the one] was the effect of the virtue of Moses, 
that is [the affair] of the flight by which he fled, in order to bring jnst 
help to his countrymen who were being oppressed, while the other was 
the effect of the mightiness of God, the display of the great wonders. 

And Elijah the prophet, fearing the threat of Jezebel, the wife of that 
prodigal 2 and impious man, was a fugitive, he who bound the clouds for 
three years and six months, and dried up the land with drought, and again 
by a word brought down rain. But Paul also, the great in signs and won- 
ders, was let down from the wall in a basket 3 by the disciples in Damascus 

1. [iöc),Xov. — "2. auiüio;. — 3. snupioa. 



LVII 
H 32 r°. 



338 LETTERS OF SEVERUS. [166] 

.^.ot^Job^-^üj* j_*cL> oooi ^.i'.; s-Kio/ .-to'^o pöN^/ )iajL ^O j^yflLflpJ^S 
v Lo.^. ;£oj . oiA~.i )laJL c CS ,^ o\ oooi ^OLao L * K-^jchi vQJoi opo( JJo 
lo^o^ ^ov^^ö «oto^J-s; .-'ö^cl.jlj jJ~^iot ^^-oo ooi j.io~io!^j Ua../ J-is^io 
JAoclcq.» ^*.\oi JlSJL*..a J^oyAo Ul r*>l )?U^ .-jLpo w>^ ao V i-jL— V-^ M-W 



:-JN-uy~ l »t^D 



.•jooi «otol^-./ )1ojK^ci^m jjLäS^o +d a\ :JLL»; J-JULaxio ooi U»-:*> ^/° 
|L»\ ,.0 .)!'»— jJ v aa\ q-do,.^ J,oi jKx^^a^ v aa\ ^^?'! v-Kio/» )oo« v*>/ 
^.K.io/o ."^-3oi; ^.«^ou» wü^li; ^-«j ya^l^o • •^^■•j JL«— "%^ "^oiJ^j JJ 9 
K^jfOJL^ vJiKJbKj; ^^o " ^->t-^ot ,3JLio ooi fJ jjn »ml; » »Not ^booJiJi 

)lo»— «-^/ JJ/ -.öu^-./ loLa-ioi w6t a\ .Jiv-V* L^J 0.^0^31 jj»o_«l 

1. Ms. |^iov-v»o. — 2. Ms. «^ »•«• 



and fled, when the Jews wanted to kill hiin; and tliose who took pleasure in 
hearing his teaching did not say, « Let the teacher stay with us that avc 
may hear his very pleasant exposition, by means of which he causes the 
venomous reptiles to flee like a stag » (I mean the dcmons and evil spirits 
that are envious and hostile against the salvation of raen). 

(After other things). And the Lord also, the Giver of powers, not being 
a teacher of timidity, said, « When they persecute you in this city, flee ye 
to another » ', wishing us not to trust in our own strength, but ratlier 2 be 
anxious about such things, and, when at his permission conditions of trial 
beset us, then indeed \ve must fight bravely. 

LVII. — Or tue blessed Mar Severus, concerning Ordination 3 . 

The test of true Ordination 1 is not the matter of the see, but holding the 
right faith in God. 

1. Matth., x, 23. — 2. (läXXov. — 3. yeipotovta. 



LIX 
N 203 v° 



p 16 7] LIX. - TO ANDREW TUE PRESBYTER. 339 

1 vrdxjxo rsfrsfn-xirsf &c\1t\ ^ 

oil^J ^ ,^.; )jojo .JL-V^» JLi^OA ^io ^_ie> j;ot .. 3 Jjl*ä-j^> Jv-» >*-> 



I.X 
F 24 V. 



1. Four extracts follow, of which the first 3 can be identiiied in the letter to Photius and Andrew 
(S. L., i, 60). The last, here given, must belong to the lacuna (p. 210) or the lost end of the letter. 



_ 2. Ms. "»o» (so abbr.). — 3. Ms. U*^ ;=■ 



LVIII. — To Zenobius'. 

But he who is lacking in wisdom and virtue is under blame; and he who r,i3-s. 
is under blame is under sin. 

LIX. FrOM THE LETTER TO ANDREW THE PRESBYTER". 

For the mind that is burdened by the dull weight of demons does not 5,19-38. 
receive the spiritual first word. 

LX. — Of Mar Severus from the letter to John archimandrite 
of the house of Mar Hananya. 

When I learned that the presbyter and archimandrite Beronician (?) 3 of 
saintly memory had departed and migrated to the heavenly mansions, partly 
from outside report, and partly from bis revered letter, which at bis decease 

1. S. L., p. '.7'.. — -2. Id., 1, 60 : see note on (ext. — 3. Cf. S. V. N. C, IX, 738, where a Greek 
fragment of a letter to Beronician is published. The ms. here has 'Bar Nikiya'. 

patr. or. — T. XII. — f. ■>. 23 



340 LETTERS OF SEVERUS. [168] 

ftoÖ, o/o .jL^OOt-äCL^. )'f^ y°-^ -k-«-^U «J-X.>» KjiÖ-.;/o JJ/ -.OULOaLiO S *SOw 

♦ y-oiQJi^o ^..J^-co/; 01N. i *>y>o \*_i/ \j>..s/ 



LXI 

I) in; v- b. 



r^ölnax b\ol rsf^-i^r^ «.r^Ä-iALa rsfnardas rdx/\j37\ 



117 p 



lyOOUL^o ,.— ^^o^ v am.-/ ooi ^ ooi 
)jl^ tay\ ->; ^^cx ^.io jlj/ JJ • ,6\.*K*l )iwU Jlo_iicL.oii JK-<ol jlpw; 

loJ^» J.wJS^ÖJ.3 K^JL-^^v J_.V*3 ,.3 .-^jLSKiO JJOOI OI_i tv»./o JjLioK^O 

|... » t^o ooi Kj/j v>ö| «;o/ p 'V^?/ J.-^-^.*» L^io^o Lo(.^s y£Oov^-3 
■ ' J^Vlo .-w.!».^ öl-^JLs/ J^J.S );oi ^i.o .J^jjs ooi Kj/; .•J-fc— )oi^X; oi}^» 



1. Ms. «wa»»V-3- 



he left for me as a Messing 1 , which is truly füll of all spiritual blessing, 
then I was distressed and my heart gave me bitter pain; and not only did 
I lament for Ins decease, but I also lifted the eyes of my mind together 
with my body upwards, and lifted np my voice to him, as to one who hears 
and perceives; for indeed he does even perceive the truth, « My father, 
my father, the chariots of Israel and the horsemen thereof » 2 . 



LXI. Ol THE II0LY SeVEHUS THE PATRIARCH, A LETTER TO THE 

HOLY CONVENTS OF VIRGINS OF CHRIST. 

An identical copy ' to each one of them. 
519-25. That a church is a confession of right faith no one who is reckoned among 

Christians and has understanding doubts, since the Lord plainly said in the 
Gospels to the divine Peter, the first of the apostles, when he made the con- 
fession, « Thou art Christ, the Son of the living God », « Thon art Ccplias, 
and lipon this rock will I build my church, and the gates of Sheol shall not 

1. I. f., a present (representing eOWyia). — 2. IV lies;., n, 12; xm, 14. — :!. üaov. 



[169] LXI. — TO TUR CONVENTS OF VIRGINS. 34i 

Y—l» Jk-ooi; JIcOw>-3l-i_\o )lol^-oaiCL\ JV-O J-aJ^o .öpaJ.m.--J jJ ^a*Jij 
Jk--Oo J^_. ji.*-* )lf>ivi.oi; jfcocu^-o )lj-;l )K^a;I^S.j ,--.; JjL--,/ Jicx 
jkj&o>a_\» ~-./ ]»oi-\ ,J>o .Jl^ J-\*-> ' ö£_s ^'coo? ,^ot Jjlv^oi-äu-xo Jjjoi 
^^fc^ooo .Ja^o»_o ) N.^k.ao JlVl^---a_>o :J-a_3Öi» Jji;/ laal^aLio-s; JfcC_voK_so 
:J_jl_uüo |K_\oKi» )fcüi.aj llj-^^iöo :J_iS_*l_\ jt----* 5 K-.J~a.-o-2>— o *->K-. J?°» 
oci ,_.oj jJ? J 00 < >><■•">» "•^♦-^ J-"" 1 ot«-«-S» )K-Q— i» c*.~->oo} lo-^o 
^J&wOoi -_.k~.cL, .6i;K-> JfcO-xokü )__ \ . :o\ ,-^j"J- Jooi V-*/ )■» Vi-> J<*__ot 
J-OJLöo Jb_\oK_>> ]-__. t_» :--J.p_»o -^k__N_b; *-_--•/ *■--> ^-*k_7 »->/ 
J£C_\olSv_>o )Kt\-0 jK._>j ..)K_._\öoi -_.oj_o ---o -_.;-,__-<>;o :--»K . H ^ 
-_.» cO>w3u_> , 2 ^__>»a_. -___>oil JJ ^^fcwooi -_*)-- .--.Kj/ -_.»» Jl*_> Jk--__y_. 
)■•>-/ .o£_\ ^.a,x>lil/o .*-•»-_. J^_|\ ono K_.)-^.oijo I*y_.J_-.-,__ 6»lo_\ J1o»o_£j 
_.ö| JJ^___« _.otof^_./; oöi .•) t\ V>; JJ___.o£_\ *^--*i •.^■•k-/ -—"-i- 5 f 3 ? 
) - ^i oot t-5 oot ooi; ooi "'S&^zN-io .JjfJo.o,-. ooi J-O-Ux N-~-o .-J._dK._i_o; 
y_,/ ..*,___^ . N« op^l'Kio .Jla._u.ij_s ou-iolo '^_k__oi ooi __.,_3 •.*»-*>/ 



1. Ms. o.^.. — 2. Ms 



prevail against it » ' ; and he called the firmness and fixity of such a confession 
a rock. And, as speech knows a right and sound opinion on faith as a 
church, so it also knows the helievers who confess it as a church. And 
David the wonderful among prophets, depicting this church beforehand as 
a queen and a virgin clad in various kinds of flowers and in royal excel- 
leacies, and for this reason all the more and" in loving fashion espoused to 
the king, and gathering many virgin souls, and attracting tliem to her 
pattern and the example of her chaste life, said, « Virgins shall go to the 
king after her » 3 . You also therefore showed by your writings and acts, 
after choosing the virgin and angelic life, that is free from all material 
things, that you are Walking after the queen and first virgin, the church. 
See therefore that you turn not your looks away, but witli all diligence 
look intently and securely and fixedly at her, and cleave to her, in order 
that, being hard by, you may enter the king's temple, which is the expected 
rest, and the suprasensual bridal-chamber, concerning which the same 
prophet again said, « Holy is thy temple, and wonderful in righteousness » ' : 

1. Matth., xvi, 16, 18. — 2. This is perh. corrupt. — 3. Ps. xliv. 15. — i. Id., i.xiy. :,. 6. 



117 r l>. 



117 v° a. 



117 v" 1j 



342 LETTERS OF SEVERUS. [170J 

yJLOCUfcJ jlovi . ffl-a -.J..soot-.; )K x ^ 3 .jl OU—iO-. 1<X^ ^--i«*-~ P vOt^ )- 10 
^a^io j'^og |Iq_.qjl^i J^a^l^cl^ t.3 -.^slaSiaj w—3liJ,> jood ^\oi .^a^i^. 
)^a:*i\ -.) n . ..i J;ot r--^ t-3 .JL~..sa*. lw.il Jl oivi .ot; Jlia-£j w^ .-w»fcwj/ 

laS. ^ÜlaL "^wOOI JJ ....T V> JJ .iOJJLM } ... * V) ^-iO ^£0.^1 w-i6 vw./ 

• r \ imf J.ASwia3j jfcw9LflDolo .w»w»£w\) J-iL~; )r.1«l3 w...; wJ ww flOill/ .jl^cLv. 

) i-> ../ ) i rtOVs 3^ ) in . ffr. I Na.^ _,, ^Kj .^JL*viO; J^O w-iO ^-.K-. J-OQjta» 

) n .. <v t -s« . >A ^.^1 . >w i_»» w^Äo kw.JLw\i wiö ^\ok> ,oj a .'mvi\ ^ojj; 
w-A-./ . .^N«N- ^.j >oa-. ^o .w.k-./ Jlwooö jJo Ka^^JLio Jfcs-oöf-so 

l. Ms. ^teHH. — 2. Ms. ^i^-vijo, ])ul a 2'"' "^ seems to have been erased. 



For it excites wonder as something lioly and raised above earthly deeds and 
tho.ugb.ts, and it cannot be expressed and explained in words, but shows 
by experience to tbose who are worthy what manner of thing it is; und, 
looking at the ])Ountiful rigbt hand of tlie Giver, they will say, « Pleasure 
is in thy right band for ever » ' . These things may your chastities find, 
sliowing as you do the lamp of asceticism in its brightness, through keeping 
the orthodox faith; for, when this is absent, the lamp inasmuch as it lacks 
oil cannot give light 2 . Be not tberefore remiss in labours, but sustain 
yourselves on the hope of the future life, and look for a reward to be added 
to the now existing troubles, and ask the God of all not to allow us to be 
tried beyond what we can bear, but with the trial to give also a way of 
escape, that we may be able to endure 3 . And these things we have written 
in few words, being as we are at a distance and in varying and unwonted 
places; but every day we are with you in spirit, and speak similar words. 

\ 

1. Ps. xv, 11. — 2. Malth.. x\v, 1-12. — 3. I Cor., x, 13. 



MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL 

HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS 

TEXTE ARABE PUBLIE ET TRABUIT EN FRANCAIS 

PAR 

E. BLOCHET 



PATR. OR. — T. XII. — FASC. 3. 24 



INTRODUCTION 



L'ouvrage historique arabe dont je public le texte et la traduction dans 
la Patrologie Orientale m'est connu par un seul manuscrit, que j'ai toutes 
les raisons de croire unique. II porte aujourd'bui le nuraero 4525 dans le 
l'onds arabe de la Bibliotheque Nationale, ä laquelle il appartient depuis le 
regne de Louis XIV, apres avoir fait partie du cabinet de Colbert, comme 
l'indique assez la note suivante, ecrite de la main de Baluze, au recto de 
son dernier feuillet : « Codex iste in bibliothecam Colbertinam ex Oriente delatus 
est anno MDCLXXV. Steph. Baluzius ». Ge manuscrit forme un volume in- 
quarto, assez compact, le papier qu'on employait ä l'epoque de sa copie 
etant tres epais, de "270 leuillets, revetu d'une mediocre reliure Orientale, 
qui a ete raccommodee plusieurs fois, tant en Orient que par les soins de la 
Bibliotheque Nationale, et qui ne presente aucun caractere. Je reviendrai 
bientöt sur les caracteristiques de cet ouvrage, et sur certaines particula- 
rites curieuses de son execution. 






Le manuscrit arabe 4525 contient un bon resume, son auteur lui-meme le 
qualifie de j-äxt* ', de l'histoire de l'Egypte sous le regne des premiers 
sultans mamlouks 2 de la dynastie des Bahris, depuis l'avenement d'al-Malik 

1. Au folio 157 v°; on lit dans utie note ä demi rongee du folio 1 r°, au point 
que le nom de l'auteur a presque disparu : aj". jic ga-Mt .Wjjjj »*äs^! J«*JI i-^J a*ä=^ 
i.^2 4i>j U^c J,Uj' ii!l ^äc JjLaäJl j| yi\ J-jai». La restriction d'apres laquelle cette 
lüstoire na pas ete öcrite pour le public ne doit pas faire illusion, etc'est lä une modestie 
affectee. Dans la preface de son dictionnaire biographique, Ibn Khallikan dit aussi qu'il 
l'a redige pour son usage personnel, mais il est bien evident qu'il n'en faut rien croire. 
II convient de ne pas attribuer plus d'importance ä J'affirmation courante chez les auteurs 
musulmans qu'ils n'ont compose leurs ouvrages que pour repondre aux supplications de 
leurs amis. 

2. Ces sultans mamlouks faisaient primitivement partie d'une milice qui, imprudem- 



346 INTRODUCTION. [4] 

az-Zahir Bai'bars, en 1260, jusqu'ä la mort d'al-Malik an-Nasir Mohammad, 
fils d'al-Malik al-Mansour Kalaoun, qui survint en l'annee 1341, avec quel- 
ques additions qui s'etendent jusqu'en 1349. Son auteur, Moufazzal ibn 



ment constituee au Caire par al-Malik as-Salih Nadjm ad-Din Ayyoub, se transforma 
bientöt en une bände de pretoriens qui dicterent leurs volontes ä leurs maitres, et fini- 
rent par les renverser. Ils emprunterent leurs titres formes avec Malik aux Ayyou- 
bites, qui, eux-memes, les tenaient des vizirs des khalifes fatimites. Ce fut quand 
Saladin s'imposa comme vizir au khalife al- "Adid li-din Allah qu'il prit le titre d'al- 
Malik an-Nasir. Ces mamlouks se recrutaient par achat dans le pays turk, tant dans le 
Kiptchak qu'en Asie centrale; ils etaient de race mongole et turke, et se rattachaient 
aux Huns, aux Ibir, aux Sibir, qui dominerent en Asie centrale jusqu'ä l'hegemonie des 
Turks, lesquels, ä leur tour, furent supplantes par les Tonghouzes mandchous du 
Kara-Khital, et par les Mongols. II y avait des Tonghouzes du Kara-Khitai' parmi 
ces mamlouks egyptiens, tels l'historien Bai'bars et Kushtoghdi (la nuit s'est levee) 
c-SU^I ^cJj^ii" (fol. 186 r°), ainsi que des Mongols (fol. 68 r°, 70 r°, 73 v°). 

C'est sous le regne de la dynastie des Wei', en 545, que les historiens chinois parlent 
pour la prcmiere fois des Turks, qui formerent un petit royaume, dont ils transcrivent 
le nom sous la forme A-sheu-na, au S. du Kin-shan, de l'Altai. Les Chinois affirment 
que les Turks appartiennent ä la grande famille altaique ; sous la premiere dynastie des 
Hia (Thoung-kian-kang-moti, chap. 32, pages 62 et 63), cette nation se nommait Hiun- 
yu, sous les Shang, Kouei'-fang, sous les Tcheou, Hien-yun, sous les Han, Hioung- 
nou, sous les Wei et les Thang, Thou-kiue, soit Turks, sous les Soung, Khitan. Les 
Hioung-nou, Variante des noms beaucoup plus anciens de Hiun-yu, Hien-yun, qui, avec 
le zend Hyaona et le grec Ouwoi, renvoient ä une forme altaique Hounyou, Hounnou, 
Hyounou, furent tres puissants, dit le precis historique chinois, puis ils s'aifaiblirent, et 
les Ou-houan, ou Oughoun, les dominerent; les Sibir detruisirent les Oughoun ä la fin 
des Han, et s'emparerent de leur pays ainsi que de celui des Huns. Au temps des 
Wei, les Ibir (Jouen-jouen) detruisirent la puissance des Sibir, et les Turks leur suc- 
cederent dans la domination de l'Asie centrale. Sous les cinq petites dynasties, les 
Khitan arriverent ä la souverainete ; ils etaient subdivises en tribus qui se nommaient 
les Mongols, les Tailchighod (Thai-tchheu-ou), les Tatars (Tha-tha-eul) et les Kerai't 
(Khe-lie). Cet expose est tres exact et correspond ä ce que dit Rashid ad-Din dans 
son histoire des Mongols; les peuples turks se divisent en deux grandes fraetions, le 
groupe tonghouze (sibir, ibir, mandchou, mongol), et le groupe altaique (hun, oui- 
ghour, turk), dont les idiomes sont apparentes. 

L'onomastique des mamlouks ne differe pas de celle des Mongols : Arghoun, 

Keukeltei ^jJLCi', Mogholtai ^IkU.^, Tatchar = Toghatchar y-^-u, ,U-Us, Soudoun 

.,Jj~., Eultchei ^^1, Barkhokh ^jßj'., Berke a^j, Tchoupan .hj^-, Esen Temour 

y3J~,}, Tcherik Temour jäSjss., Toghai Temour w*j j^ih, Tokhtogha Uxib, Esen 

(j— ', Tarakhai ^pJJs, Mankou Temour ^si^Si*, Nokhai ^y, Bashgliird ^»ü&u, Esen 

Boukha liJLwt, qui sont des noms de mamlouks dans Makrizi, sont purement mongols. 

Ibn Dokmak nous a conserve dans son histoire (ms. 1597, fol. 92 r°) le nom des 

tribus du Kiptchak dont ils etaient originaires; c'elaient Celles de Toukhousba L^ids, Yeta 



i 



Bardji Oghli ^Jil >s^' Albarali JJ*J!, Khonghor Oglili U! ycs, Andjoghli 



[5] INTRODUCTION. 347 

Abil-Fazail, dit qu'il l'a ecrit pour lui-meme dans le but de fixer les 
details historiques des evenements auxquels il avait assiste, ou qu'il avail 



,Jj^!, Dourout o-ji^i Khoulaba Oghli Ut \j%, Djourtan j^a-, Khara Berekli 
J^H \ß, Loutan l jsi. Ces tribus etaient oui'ghoures, les Turks, qui s'etaient revoltes en 
545 contre les Ibir, n'ayant pas tarde ä se diviser en deux nations, les Turks du Nord, 
qui regnerent de la Caspienne ä la mer de Coree, et les Turks de l'Ouest, qui residerent 
dans le pays de Kashghar, de Khotan, et en Asie centrale; le royaume des Toukhou- 
khan, qui etaient une branche des Sibir tongbouzes, se tronvait entre les deux, et il 
s'etendait autour du lac Keuke Nagliour qui en occupail ä peu pres le centrc, jusqu'aux 
frontieres du pays de Khotan. La vie de ces Turks etait tres miserable, dans une con- 
tree inhospitahere, et leur civilisation etait rudimentaire; les auteurs chinois nous 
apprennent que ce fut seulement en 780 qu'il s'etablit dans ces tribus une difference 
serieuse entre le chef et les sujets, l'ofiicier et les soldats. Ces Turks abandonnaient 
leur desert sans espoir de retour pour aller chercher en Chine et dans les contrees 
de FOccident des conditions de vie plus favorables. On les trouve ä la cour des 
khalifes abbassides, dont ils commanderent les armees, tels le celebre Afshin qui, 
bien qu'il etit officiellement embrasse l'Islamisme, avait garde au fond de son coeur 
le manicheisme de ses ancetres. Au milieu du vm e siecle, un turk, refugie en 
Chine, que l'histoire du Celeste Empire nomme An-lou-shan, arriva des rangs les plus 
bas de l'armee au grade de general, et fut nomme prince par l'empereur Iliuen Tsoung. 
Cette fortune inesperee ne suffit pas au fils de la steppe qui osa convoiter le pou- 
voir supreme; il se revolta contre son maitre, s'empara de la capitale, Tchhang-an, 
et poursuivit le Fils du Ciel jusque dans le Sse-tchouen actuel, oü il se declara 
empereur. Hiuen Tsoung, incapable de lutter contre le rebelle, abdiqua en faveur de 
son fils, Sou Tsoung. Le roi de Khotan, tous les princes des Turks occidentaux, le 
khaghan des Oui'ghours, le roi du Farghana, le khalife abbasside, durent envoyer 
des armees ä l'empereur chinois pour qu'il püt venir ä bout du terrible insurge. 
An-lou-shan fut assassine par un de ses eunuques, ä l'instigation de son fils aine, 
lequel fut assassine par un general d' An-lou-shan, qui fut tue ä son tour par son fils 
aine qu'il avait voulu exclure de l'cmpire au profit de son plus jeune fils. Cette his- 
toire se repeta indefiniment, avec des variantes plus ou moins tragiques, dans les pays 
de l'Ouest, pendant des siecles, car ces Turks, comme d'ailleurs les Mongols, se 
consideraient comme en disponibilite de commandement ou de souverainete, n'importe 
dans quelle contree, n'importe sous quel ciel. On les retrouve partout dans l'histoire 
musulmane, depuis les Ghaznavides et les Saldjoukides, jusqu'aux Kadjars qui domi- 
nent encore actuellement sur la Perse, jusqu'aux Osmanlis qui regnent sur les rives 
de la mer Fgee. 

Par une coincidence assez curieuse, l'Inde toml)a aux mains de mamlouks turks ä la 
meme epoque ä laquelle l'Egypte fut soumise par los Turks. Mo'izz ad-Din Sam, souverain 
ghouride de la dynastie des Shansabaniyya, n'ayant pas de fils, acheta des esclaves 
turks qu'il traita comme ses enfants, et il leur hissa ä chacun un tröne; ils se nommaient 
Kotb ad-Din Ai'bek, Tadj ad-Din Youldouz, Nasir ad-Din Kabatcha, Ikhtiyar ad-Din 
Khalatchi et Baha ad-Din Toghril. Kotb ad-Din A'ibek fut prince de Dehli. Un mar- 
chand l'avait achete dans le Turkestan, et l'avait amene ä Nishapour; le kadi Fakhr 
ad-Din ibn al-Aziz al-Koufi l'acheta et lui donna une bonne instruction musulmane. A la 



348 INTRODUCTION. [G] 

entendu raconter, sans aucune intention precise de le livrer au public, et 
aussi, comme il nous l'apprend dans la preface et dans la souscription de 
son livre, pour tisser la trame des evenements qui suivirent ceux qui sont 



mort du kadi, il passa en la possession d'un marcliand qui l'offrit ä Mo'izz ad-Din 
Sam. Quand ce prince eut ete tue, son neveu, Mahmoud ihn Gliiyas ad-Din Moham- 
mad ihn Sam, devint sultan du Ghour; il envoya ä Ai'bek le titre de sultan avec les 
insignes de la souverainete, car jusqu'alors Ai'bek n'avait porte que le titre de roi. 
Le fils d'Ai'bek, Aramshah, fut renverse, et les generaux donnerent la couronne ä 
Shams ad-Din Eltetemish, qui etait un turk originaire du pays de Kara-Khitai', comme 
le furent plusieurs officiers des sultans du Caire; le fils d'Eltetemish, Rokn ad-Din 
Firouzshah, fut detröne en 1236, apres six mois de regne, et il tut remplace dans la 
souverainete par sa sceur, Raziyya Sultane, qui fut detrönee et tuee en 1239 par son 
frere, Mo'izz ad-Din Bahramshah ; Bahramshah fut ä son tour renverse et assas- 
sine en 1246 par Nasir ad-Din Mahmoud ibn Eltetemish, son frere. Ce dernier eut 
pour successeur Ghiyas ad-Din Balaban, qui etait egalement un esclave originaire 
du Kara-Khitai' (1265). Les Mongols l'avaient fait prisonnier quand ils s'etaient empa- 
res de ce pays, et l'avaient conduit ä Baghdad, oü il avait ete achete par Khadja 
Djamal ad-Din al-Basri en 1232. Ce personnage se rendit ä Dehli et presenta son 
esclave ä Eltetemish qui le lui acheta. Ghiyas ad-Din Balaban eut pour successeur 
son petit-fils, Mo'izz ad-Din Kai'-Kobad ibn Nasir ad-Din Boghra-Khan ibn Ghiyas 
ad-Din Balaban, qui fut detrone par ses generaux, lesquels mirent sur le tröne son 
fds, Kayoumars. qui etait en bas äge. Deux partis politiques se disputaient le pou- 
voir ä Dehli : les Khalatchis, qui reconnaissaient comme chef Malik Djalal ad-Din 
Firouz Bahadour, et les Turks, qui tenaient pour Kayoumars. En 1288, Djalal ad-Din 
fut proclame sultan, et la souverainete passa aux Khalatchis, qui pretendaient descen- 
dre de Khalatch, un gendre hypothetique de Tchinkkiz Khaghan, dont on chercherait 
en vain le nom dans les chroniques, et qu'ils avaient invente de toutes pieces, comme 
les Timourides inventerent Karatchar Noyan, tandis qu'ils etaient tout simplement des 
Turks de la tribu ouighoure des Khalatch. 

Des peripeties identiques se deroulerent constamment en Egypte; les Turks substi- 
tuerent leur autorite ä celle des Ayyoubites, lesquels l'avaient arrachee aux Fati- 
mites, comme les Capetiens, vassaux et olficiers des Carolingiens, se substituerent a 
ceux-ci, qui, vassaux et officiers des Merovingiens, leur avaient succede dans la souve- 
rainete des Francs. Les Ayyoubites formaient une feodalite dynastique dans une meme 
famille, comme devaient le faire, deux siecles plus tard, les Timourides de Perse, le 
sultan d'Egypte etant le suzerain de tous les princes ayyoubites. En fait, ce Systeme 
politique aboutit ä la division de l'empire en Syrie et Egypte, empire du Nord et 
empire du Sud, les petits princes locaux de Palestine et de Mesopotamie se trouvant 
entraines dans l'alliance de Tun ou de l'autre. Les Mamlouks prirent le contre-pied de 
ce Systeme, et ils regnerent comme souverains absolus du Caire et de Damas ; jamais 
ils ne concederent ä un de leurs officiers un titre royal, et ceux-ci n'etaient tous que 
des na'ib as-saltana, des « lieutenants dans la souverainete » des villes oü ils gouver- 
naient. Ils recevaient bien des sortes d'apanages ^Iksl et y~^, mais le sultan etait libre, 
au moins en theorie, de les leur reprendre quand bon lui semblait, et ils ne consti- 
tuaient que des fiefs viagers. Tout ce qu'ils pouvaient esperer, etait de se faire nommer 



[7] INTRODUCTION. 349 

exposes dans un traite historique bien connu des arabisants, Ia chronique 
d'Ibn al-Amid, que l'on connait plus generalcment sous le nom de chronique 
d'al-Makin. Moufazzal ne dit pas qu'il a voulu ecrire une continuation 
ic Ao ä l'histoire d'Ibn al-'Aniid, mais seulement qu'il a eu l'intention de 
traiter de la periode qui suit celle dont parle j*j Li Ibn al-Amid; il y 
a uoe nuance. 

L'oeuvre de Moufazzal ibn Abil-Fazai'l, ä laquelle il donna le titre de 
jLaJI jj,l jcjjl" -u Li -x^äJl JjJIj Jo-uJI twJI jt>, fut terminee, comme nous 

emirs de 100 ou 1.000 cavaliers, avec le tablkhana pour couronnement de leur car- 
riere; cela etait loin, comme on le voit, d'une Constitution feodale. Seuls, les princes 
ayyoubites des petites principautes syriennes garderent quelque temps leur souve- 
rainete, mais eile etait tellement illusoire que le i'ait ne tirait pas ä consequence, et 
d'ailleurs, ä la moindre incartade, le sultan du Caire avait vite fait de la leur enlever. 
Ce regime fut deplorable, car le principe d'heredite n'etait point du tout reconnu chez 
ces Turks, ce qui ouvrait la porte ä toutes les ambitions; de plus, le pouvoir du sultan 
n'etait en rien comparable ä la dignite souveraine du prince mongol de Perse. Bien 
qu'ils fussent, en fait, les vassaux de l'empereur de Dai'-dou, les Mongols de Tabriz 
etaient investis d'une teile autorite qu'aucun de leurs generaux, meme des plus mau- 
vaises tetes, n'aurait eu l'idee qu'il pourrait un jour s'asseoir sur le tröne. Houlagou, 
Abagha, Ghazan, Abou Sa'id lui-meme, etaient d'autres souverains que les chefs de 
pretoriens qui trönaient dans la forteresse du Caire, et autour desquels s'entrelacait la 
trame de complots dont plus d'un reussit et ensanglanta les dalles du palais de Salah 
ad-Din. Les Ayyoubites eux-memes, malgre les imprudences de leur politique, ne 
connurent jamais l'insecurite du lendemain dans laquelle vecurent ceux qui leur suc- 
cederent dans la souverainete de l'Hgypte. 

Les Egyptiens, heureusement, n'etaient pas dilliciles ä mener, et, s'il n'y avait eu 
qu'eux, les choses eussent marche toutes seules; ce qui les compliquait, c'etait l'aristo- 
cratie militaire des mamlouks, composee de soudards d'une ambition demesuree et d'une 
rapacite incroyable, avides de titres, de distinctions, et surtout d'argent. La bureaucratie, 
compliquee et paperassiere, etait un autre voile impenetrable entre le peuple et le sou- 
verain, lequel, comme tous ceux qui sont appeles ä gouverner, ne demandait pas mieux 
que de regner avec justice, mais etait dupe par ceux qu'il appelait ä le conseiller. 

Ce qui fit Ia fortune de ces Turks turbulents d'Asie centrale, et des Mongols, que 
l'on ne peut separer des Turks, bien qu'ils aient constitue une race autrement puis- 
sante qu'eux, et douee de tout autres qualites politiques, c'est qu'ils arriverent dans 
des empires oü le concept de l'autorite et de la responsabilite personnelle s'evanouis- 
sait completement. L'Islam vivait sur sa scolastique, et ses princes, spirituels et tem- 
poreis, etaient tous, plus ou moins, des rois faineants, qui avaient tous les defauts 
requis pour tomber irremediablement sous la domination de maires du palais. Sans 
ces Turks, qui, le jour oü ils ont ete les maitres de l'Islam, ont pousse l'outrecuidance 
jusqu'ä pretendre que leurs ancetres mythiques furent la souche de la race arabe 
(man. arabe 1723, fol. 18 v°), le monde aurait ete bien tranquille; mais, depuis les 
origines de l'histoire, ils n'ont fait que se demener, attaquant la Chine, les Sassanides, 
provoquant les invasions des Barbares qui detruisirent l'empire romain, ruinant le 
Khalifat, et enfin, s'emparant de la Chine et de l'empire grec. 



350 INTRODUCTION. [8] 

l'apprend la souscription qui se trouve ä la fin de sa copie, le lundi, onzieme 
jour du mois de Shavval de l'annee 759 de l'hegire, autrement dit, le vingt du 
mois de Tot de l'annee 1075 de Diocletien, roi des Coptes dans l'antiquite, 
ou, si Ton preTere, suivant l'ere grecque, le dix-sept du mois d'Eloul de 
l'annee 1670 depuis Alexandre, fils de Philippe, le Grec, le Macedonien, que 
Ton nomine egalement Zoul-karnai'n, ce qui correspond, dans le comput 

solaire du monde, ä la 6850 e annöe, plus vingt jours : -^ <j-« ^->jÜl X»" 

LojJj .)-?.fl'l ^iLL« j"yli^lijj 'j-x^-J A »->■ k_iJl Alw <^>¥ _ >**" V* j \i * -' I ^-TL .Oll 

\j jAlx^^AJ ~yjL^$ aJL«^-j v äJl AI- J«X1 ,,.,':..£■ «jLw j_j^J1 7x_jjÜ1 \^ ^l?; 

a_1_»J; JUJ Uy_ jj^icj, dates qui correspondent au 16 septembre 1358. 



C'est en vain que j'ai cherche dans les historiens musulmans de la terre 
d'Egypte des renseignements sur ce chroniqueur qui se donna la täche 
modeste, mais utile, d'ecrire l'histoire de l'epoque qui suit immediatement 
celle a laquelle s'est arrete un litterateur qui jouissait parmi les Chretiens 
du Caire d'une juste celebrite, au lieu de s'efforcer d'elever un monu- 
ment ä sa propre gloire ', en recommencant, comme cela ne s'est produit que 
trop souvent dans les litteratures arabe, persane et turque, une nouvelle 
histoire du moude, depuis le deluge, ou meme avant, d'apres une com- 
pilation hätive des chroniques dejä existantes, lesquelles, en derniere 
analyse, remontent toutes, ä travers plus ou moins d'intermediaires qui 
ont successivement deforme l'original, au texte de Tabari et d'lbn al-Athir 
chez les Musulmans, et chez les Chretiens, ä celui de l'Ancien et du Nouveau 
Testament. 

Salah ad-Din Rhalil ibn Ai'bek as-Safadi, qui a ecrit une continuation du 

1. II laut reconnaitre toutefois que les auteurs qui recommencaient l'histoire ä l'ori- 
gine du monde, au lieu de continuer Celles qui existaient dejä, rendaient Service aux let- 
tres, car, avant l'invention de l'imprimerie, les livres manuscrits etaient i'orcement tres 
rares, et seulement accessibles ä tres peu de lecteurs. Certains ouvrages existaient 
6ous les especes d'un unique exemplaire, dans une seule bibliotheque ; il est tres 
vraisemblable qu'ä l'epoque ä laquelle Ibn al-Athir reprit, en la continuant, l'histoire de 
Tabari. les exemplaires de cette chronique etaient dejä ä peu pres introuvables, ou tout 
au moins, dun prix exagere et inabordable pour les gens d'etude. 



[9] INTRODUCTION. 351 

dictionnaire biographiqüe J'Ibn Khallikan, ou plutöt qui a repris le travail 
d'Ibn Khallikan, en l'amplifiant et en le continuant, ne cite pas le an-Nahdj 
as-sadid parmi les ouvrages qu'il connaissait pour traiter de l'histoire de 
l'Egypte; mais il ne faut pas oublier que Salah ad-Din Klialil ibn Aibek 
as-Safadi est mort ä Damas, en l'annee 764 de l'hegire (1362-1363), et que, 
dans ces conditions, il est assez vraisemblable que la pretacc de son diction- 
naire biographiqüe, dans laquelle il cite les sources qu'il pretcnd avoir 
utilisees, etait terminee ä jine date ä laquelle Moufazzal ibn Abil-Fazail 
n'avait pas encore mis la derniere inain ä son travail. 

Ni Makrizi, dans le Kitab as-soulouk, ni Aboul-Mahasin, dans le an-Nou- 
djoum az-zahira et le al-Manhal as-safi, ne parlent de Moufazzal ibn Abil-Fazail 1 '. 

11 ne faut point voir dans ce fait la preuve d'une Jalousie ou d'un mepris 
retrospectifs d'auteurs qüi avaient une tres haute idee de leurs merites 
litteraires et scientifiques, et qui auraient pu ne pas citer Moufazzal pour 
exercer sur sa memoire une vengeance posthume autant que mesquine. En 
effet, la comparaison du recit de l'histoire de l'Egypte, teile qu'on la trouve 
dans Makrizi et dans Aboul-Mahasin, d'une part, et dans le an-Nahdj as- 
sadid, de l'autre, montre d'une fagon certaine qu'ils n'ont pas connu Moufazzal 
ibn Abil-Fazail, car, bien qu'ils aient utilise les meines sources que lui, ils 
interpretent tres souvent les evenements d'une fagon entierement opposee 2 

1. La mort de Moufazzal n'est point mentionnee de l'annee 759 (1358) ä l'annee 
783 de l'hegire (1381-1382) ; il est probable qu'il n'etait plus jeune en 759, quand il ter- 
mina sa chronique, autrement il l'eüt continuee. 11 est bien evident qu'en 783, son 
corps reposait dans Fun des cimetieres du Caire. Dans le Soulouk, Makrizi cite le nom 
de savants musulmans qui n'ont joue aucun role politique, mais, comme tous ses coreli- 
gionnaires, il ignore les Chretiens. 

2. Moufazzal a pris le soin d'indiquer ^es sources. L'une des plus souvent citees 
est la grande chronique qui fut ecrite par l'emir Rokn ad-Din Baibars al-Khitayi ad- 
Davaddar al-Mansouri, sous le titre de 'iysr^\ £>„^ J, >V\I U üjjj, eile se trouve men- 
tionnee aux l'olios 87 v°, 92 v°, 93 r", 97 v°, 99 v°, 103 v°, 106 v°, 109 v°, 119 v», 120 
v°, 121 v°, 124 v°. 120 r°; la Vie de Baibars par 'Izz ad-Din ibn Shaddad est citee, 
fol. 12 r°, 19 r°, 57 r"; l'Histoire de Baibars par le kadi Ibn 'Abd az-Zahir, aux 
fol. 15 v°, 21 v°, 43 r°, 43 v°, 44 r°; le ^Usyll w.li" d'Abou Shama, au folio 

12 r°; la Vie du khalife fatimite al-Hakim, au folio 27 r°; le «j-r^l <r>^ de 
Mohammad ibn Rizwan, au folio 31 v"; le ..tjU! ^£ d'Ibn Mounkidli, au folio 34 
v°; la chronique d'lbn 'Asakir, au folio 26 r°; as-Sam'ani, au folio 31 r°; mais ce 
ne sont lä que des sources accessoires de la chronique de Moufazzal ibn Abil- 
Fazail qui a fait un si grand nombre d'emprunts ä l'histoire des sultans mamlouks 
ecrite par Nowairi, que son an-Nahdj as-sadid n'en est qu'un abrege; il est clair 
d'ailleurs que, comme le fait s'est produit maintes fois dans la litterature arabe, il 
n'a pas consulte directement tous ces ouvrages, et qu'il en cite un certain nombre 
par l'intermediaire de ceux qu'il copiait, sans les avoir vus. Jamais Moufazzal n'a cite 
le nom de Nowairi, qui ne parait pas une seule fois dans le an-Nahdj as-sadid, 



352 INTRODUCTION. [10] 

et contradictoire, ce qui etablit suffisamment rindependance de leurs chro- 
niques. De plus, le recit de Moui'azzal nc comprend point un nombre consi- 
derable de details auxquels Makrizi et Aboul-Mabasin ont fait une place 
dans leurs chroniques, et qui les grossissent d'une facon demesuree, car ils 
n'ont souvent qu'unc importance des plus minimes, mais il expose les evene- 

et les tres nombreux extraits de sa clironique ne sont introduits dans le recit de 
Moufazzal que par ces mots : « L'historien a dit » fjjd) JU. II ne faut point voir dans 
cette formule, qui se repete constamment dans le an-Nahdj as-sadid, l'intention de 
cacher le nom de Nowai'ri, car Nowairi l'emploie lui-meme dans sa chronique (man. 
arabe 1578, fol. 13 v u , 14 v°), avec son abreviation JU [ibid., fol. 57 v°, 67 r°, 88 r°), 
ä l'imitation de ce qu'ont fait couramment Mas'oudi dans ses Prairies d'or et Ibn 
Wasil dans le Moufarridj al-kouroub; mais, autant qu'il est possible de le determiner 
par la comparaison du texte de Moufazzal avec celui de Nowai'ri, tel qu'il se trouve 
conserve dans les manuscrits de la Bibliotheque Nationale, l'historien copte a etendu 
cette formule ä un grand nombre de passages (man. 1579, passim), dans lesquels 
Nowairi avait juge inutile de s'en servir. C'est lä, en quelque sorte, un hommage 
spontane et presque irreflechi a l'ecrivain qui est si bien l'historien classique du com- 
mencement du regne des Mamlouks bahrites qu'il paraissait inutile, quand on parlait 
de « l'Mistorien », d'ajouter qu'il s'agissait de Nowairi. La chronique de Nowairi, qui 
est la base de celle de Moufazzal, est un ouvrage excellent, d'une lecture agreable; son 
auteur n'a pas cherche ä eblouir ses lecteurs par une elegance tapageuse et de mauvais 
goüt; c'est un des modeles du genre historique chez les Musulmans par sa precision 
et sa nettete; c'est entierement sur eile que sont fondees, pour les premiers sultans 
mamlouks, les chroniques posterieures de Makrizi et d'Aboul-Mabasin. Par malheur, 
Moufazzal n'a pas reproduit le texte de Nowai'ri dans son integrite, et il lui a substitue 
un resume, ecrit le plus souvent dans une langue fruste et informe, qui fait regretter 
la correction et la bonne tenue du style de son original. La comparaison est doulou- 
reuse, surtout quand l'on confronte le texte de l'autographe de Nowairi avec celui de 
Moufazzal. Baibars al-Mansouri est un historien tout different de Nowai'ri; c'est un 
auteur elegant, ou plutöt qui vise ä l'elegance; les lauriers d'Imad ad-Din al-Isfahani 
devaient troubler ses reves, tandis que Nowai'ri se rapproche infiniment plus de la 
secheresse d'Ibn al-Athir et d'Ibn Wasil ; encore Ibn Wasil cite-t-il de longues pieces 
de vers, tandis que Nowai'ri est sec et precis, et s'interdit rigoureusement tout orne- 
ment litteraire. Bien qu'il y ait dans la clironique de Baibars, ou plutot dans les frag- 
ments que l'on en connait, des fautes de goüt choquantes, il est certain que cet officier, 
qui etait de race mandchoue, comme l'indique assez son surnom d'al-Khilayi, avait 
attrape la maniere des historiens precieux et decadents, pour ne pas dire ridicules, qui 
se sont rendus illisibles ä force de rechercher une elegance de mauvais aloi. C'est de 
meme que le turk Aboul-Mahasin, fils d'Ibn Taghribirdi, a ecrit une excellente histoire 
de l'Egypte, qui, pour la partie qui traite des evenements dont il a ete le temoin, est 
un chef-d'oouvre et une source extremement precieuse. Et cependant, Baibars et Aboul- 
Mahasin etaient des officiers de metier, qui avaient du, non seulement s'adapter ä la 
langue arabe, mais aussi au genre litteraire dans lequel ils ont ecrit, ce qui est autre- 
ment difficile, et ce qui montre la souplesse avec laquelle les hommes de l'Extreme-Orient 
savent entrer dans la culture occidentale. 



[11] IXTRODUCTION. 353 

ments qu'il rapporte en möme temps que le Soulouk et le an-Noudjoum az- 
zahira d'une maniere quelquefois plus complete et plus iutelligible que ces 
deux chroniques, ce qui en i'ait un ouvr.age d'une certaine importance pour 
l'histoire de l'Egypte, bien qu'il ne soit qu'un abrege, car, en plus de cette 
particularite, il ne faut pas oublier que le an-Nahdj as-sadid est anterieur 
de cent vingt annees au Soulouk de Makrizi. 

Ce silence n'a rien qui doive surprendre de la pari des auteurs musulraans 
du Caire, car Moufazzal ibn Abil-Fazail n'appartenait point ä la confes- 
sion islamique; il etait Tun de ces nombreux chretiens coptes qui vivaient 
dans la basse Egypte, meprises et lionnis des sectateurs de l'Islam qui les 
rudoyaient, sans perdre une occasion de leur extorquer de l'argent, comme 
on le voit assez par VHistoire des Patriarches d'Alexandrie, dans la Situation 
angoissante et desesperee des nationalites qui ont eu le tort de succomber 
devant la poussee des barbares. 

Par un hasard inattendu, Ton connait cinq des membres de la famille 
de l'auteur du an-Nahdj as-sadid, qui dut avoir une certaine importance 
dans la communaute chretienne de l'Egypte musulmane, et ils appartiennent 
ä quatre generations consecutives : l'auteur de la presente histoire, Mou- 
fazzal, fils d'Aboul-Fazail, qui la termina en 1358; son pere, Aboul-Fazail 
as-Safi, qui ecrivit, sous le titre de Firdaous ^^f « le Paradis », un traite 
contenant un recueil d'histoires edifiantes ' ; son oncle, Georges, qui, en 
1353, a copie un magnifique Pentateuque, traduit sur la version des Sep- 
tante, lequel appartient ä la Bibliotheque Nationale 2 ; le pretre Aboul-Mou- 
i'azzal, pere d'Aboul-Fazail as-Safi et de Georges; Amin al-Moulk, pere 
d'Aboul-Moufazzal, ces deux derniers personnages n'etant connus que par 
la souscription du Pentateuque. Comme l'indique assez son titre, Amin 
al-Moulk fut titulaire, ä une date qu'iT n'est point temeraire de fixer aux 

1. Le « Paradis » d'Aboul-Fazail as-Safi, fils d'Aboul-Moufazzal, est cite comme 
etant la source principale d'un recueil d'anecdotes et de recits edifiants attribues a 
des moines celebres par leur saintete; l'auteur de cette mediocre compilation. qui est 
conservee dans le fonds arabe sous le numero 283, n'est point connu. 

2. Ce Pentateuque, ^J! ^-y ^ äJj^J) L-JiJI »IjjxJI ^U-t *«*=■, porte le 
numero 12 dans le fonds arabe; le copiste se nomme dans la souscription : Djordjos, fils 
du pretre Aboul-Moufazzal, petit-fils d'Amin al-Moulk; il termina son travail en l'annee 
1067 des Marlyrs, qui correspond ä la 754 e annee de l'hegire. Ce Georges, qui devait 
appartenir au clerge, etait un savant; il connaissait le grec, l'hebreu, le copte, sans 
compter l'arabe. Au-dessus des noms qui figurent dans le texte du Pentateuque, il a pris 
soin d'ecrire leurs formes telles qu'on les trouve dans la version copte de la Bible; les 
variantes du texte hebrai'que, et des gloses, se lisent dans les marges du manuscrit qui a 
ete collationne avec le Pentateuque en liebreu, la version des Septante et la traduction 
copte; Georges a note, au folio 224, un long passage qui ne figurait pas dans le manus- 
crit qu'il copiait. mais qui se trouve dans les Septante et dans le texte hebrai'que. 



354 INTRODUCTION. [12] 

environs de la fin du xin" siecle, ou du commencement du xiv e , d'un office 
dans l'administration nuanciere du royaume egyptien. 



L'auteur du Catalogue des manuscrits arabes de la Bibliotheque Nationale 
a reconnu que Moufazzal ibn Abil-Fazai'I etait un chretien copte, et cette 
affirmation surprend quand l'on constate que les deux manuscrits d'Ibn 
al-'Amid qui s'y trouvent decrits portent les numeros 294 et 295 dans la 
section consacree aux auteurs chretiens, ce qui est bicn leur place, et que, 
pour une cause que je n'ai pu decouvrir, le an-Nahdj as-sadid, qui continue 
Ibn al-'Amid, se trouve rejetö tout ä la fin du fonds arabe, comme si on 
l'avait oublie dans le classement, sous le numero 4525'. 

1. 11 ne faut pas se dissimilier que c'est par suite de cette erreur de classement que le 
manuscrit de Moufazzal n'a pas ete dejä utilise. En realite, il a echappe aux recherches 
de toutes les personnes qui s'occuperent de l'histoire de l'Egypte, lesquelles, natu- 
rellement, sur les indications memes du Catalogue des manuscrits arabes, les limiterent 
ä la section specialement consacree ä cette contree, sans se douter qu'une clironique 
egyptienne existait tout ä fait ä la fin du Catalogue, apres les divans des poetes et les 
ceuvres de la litterature imaginative; c'est ainsi que je n'ai point mentionne le an-Nahdj 
as-sadid quand j'ai dresse la liste des ouvrages arabes musulmans et chretiens qui 
traitent de l'histoire de l'Egypte. 

En somme, depuis la fin du xvm e siecle, date ä laquellele tres savant Dom Berthereau 
a lu cette chronique dans l'intention d'en faire des extraits pour ses Historiens Orientaux 
des Croisades, personne, ou presque, n'a consulte ce manuscrit, car c'est ä peine si 
Quatremere le cite assez dedaigneusement sous le titre de « continuateur d'Elmacin », 
dans son Histoire des sultans mamlouks . C'est de merae que, dans le premier volume des 
Historiens Orientaux des Croisades, publie par l'Academie des Inscriptions et Belles- 
Lettres, M. Mac Gluckin de Slane, le meme qui oublia Moufazzal dans le classement 
des manuscrits du fonds arabe, a consacre ä ce chroniqueur quelques lignes qui suffisent 
ä etablir qu'il ne s'etait point rendu compte de la place que cet ecrivain occupe dans 
l'histoire de l'Egypte musulmane. 

Je n'insiste sur ces faits, qui intrinsequement n'ont pas une ombre d'importance, que 
pour montrer que la decouverte du an-Nahdj as-sadid est due a M. l'abbe Nau et ä 
M. l'abbe Leroy. M. Leroy fut successivement professeur d'arabe ä l'Institut Catho- 
lique d'Angers et vicaire ä Courbevoie, et il avait assume la täche de publier cette 
chronique dans la Patrologie Orientale; personne avant lui, depuis Dom Berthereau, 
n'avait songe ä utiliser cet ouvrage pour le moindre memoire. M. l'abbe Leroy avait 
ä peine commence son travail quand il fut terrasse par un mal inexorable, et sa mort 
fut douloureusement ressentie par tous ceux qui s'interessent au developpement de 
l'Orientalisme independant; il avait garde le feu sacre ä un äge oü tant d'autres sentcnt 
leur ardeur se refroidir, et regardent avec inquietude la carriere qui leur reste ä parcou- 
rir pour terminer l'ceuvre qui fut le reve de leur jeunesse. M. l'abbe Nau a raconte dans 
la Revue de V Orient Chretien la vie de ce travailleur simple et modeste, qui s'etait forme 



[13] IXTRODUCTION. 355 

La lecture <le l'oeuvre entiöre de Moufazzal ibn Abil-Fazai'l est bien 
faite pour tromper sur lä veritable religion de cet ecrivain, et il semble, 
ä premiere vue, qu'il soit impossible de determiner la conl'ession ä Iaquellc 
appartint cet historien, car on y trouve un melange incxtricable et confus 
de formules et de concepts, dont les uns sont radicalement chretiens, les 
autres absolument musulmans, et qui se contredisent d'une facon inexorable. 

A plusieurs reprises, dans le texte de sa chronique, comme on vient de 
le voir en lisant sa souscription, Moufazzal ibn Abil-Fazai'l date les evenements 
qu'il raconte, non seulement ä l'aide de l'ere musulmane, qui etait l'ere 
officielle de l'Egypte des sultans mamlouks, mais aussi dans l'ere des Coptes, 
l'ere grecque, et l'ere cosmique, qui a pour origine la creation du monde; 
or, ces trois derniers computs ne sont jamais employes par les Musulmans, 
mais uniquement par les Chretiens. Un fait aussi caracteristique est que l'au- 
teur donne a un religieux chretien, Bar Sauma al-'Ourian, les titres de 
Ijjjj! « notre Pere »', et de Jic^l ^_J>£\ « le Pere auguste », et qu'il dit, 
en parlant de sa mort, Jjj, expression qui est speciale ä la langue des Chre- 
tiens d'Egypte, et qui ne se rencontre jamais chez un auteur musulman au 
sujet de la mort d'un sectateur du Prophete, pour lequel on dit toujours j,y, 
ou o^i ou d'un Chretien, qui se contente de l ^,U. 

Dans la courte preface du an-Nahdj as-sadid, Moufazzal ibn Abil-Faza'il 
invoque Allah, dont le nom est commun aux Chretiens et aux Musulmans, 
mais il n'adresse aucune salutation au prophete Mohammad, ce qu'aucun 

tout seul, au prix d'efforts considerables, presque sans aide, au müieu de ces conditions 
precaires qui trempent les ämes fortes et qui affirment les vocations inebranlables. La 
science desinteressee fut son seul but. et il s'est eudormi du sommeil de 1 eternite 
sans avoir pu realiser les desseins qu'il portait en lui. 

M gr Graffin et M. l'abbe Nau m'ont demande d'executer l'ceuvre que M. l'abbe 
Leroy n'avait pas eu le temps d'accomplir, et je n'ai pas voulu resister ä leurs 
encouragements, bien que je crusse avoir renonce definitivement ä ecrire sur l'histoire 
de l'Egypte en terminant celle des Ayyoubites, teile que l'a exposee Makrizi dans 
le Soulouk. Le plan de la Patrologie Orientale ne m'a pas laisse libre d'annoter ce texte 
autant que la lecture des autres historiens de l'Egypte, qui me sont familiers, m'aurait 
permis de le faire. J'ai du me borner ä donner au lecteur les explications essentielles 
pour la comprehension d'une histoire qui etait courante pour son auteur et ses compa- 
triotes, mais qui Fest beaucoup moins pour nous, qui se deroula pendant plus de deux 
siecles et demi dans un cadre ä peu pres immuable, qu'il laut aujourd'hui reconstituer 
piece ä piece, par la lecture des ecrivains contemporains, si l'on tient ä voir revivre ces 
princes que les voies de la Providence amenerent des steppes glacees de la Siberie 
pour regner sur l'Egypte musulmane jusqu a la conquete des Osmanlis. 

1. Jiß^, ß*> JjjjM \jy*>ji (sie) Lot J^^l ^1 ^p ^_Ji\ tJj» >U Jj, fol. 157 v°; 

^yij U^^j \jj>] Jiß JL jlkU! j^&. UU, fol. 157 v°; ,\)h jLC ^1 t+~\ ,)k X 

b»j«9j.j (sie) Uyjt, fol. 158 r°. 



356 INTRODUCTION. [1V| 

Musulman ne se permet d'omettre, meme dans le cas tres rare oü il commence 
son livre sans la formulc : « Au nom d'Allah, lc Clement, lo Misericordieux! » 

Dans une glose qui se lit au folio 7 r°, l'auteur, parlant des khalifes 
des deux dynasties abbassides, les traite de « rois des Musulmans » : cette 
denomination prouve, de la part de celui qui l'emploie, soit une ignorance 
absolue de l'essence meme du Khalifat, comme c'est lc cas pourun Chretien, 
soit la volonte bien nette d'un Musulman de proclamer qu'il se refuse ä admet- 
tre la mission spirituelle des fils d'Abbas, et qu'il les considere comme des 
usurpateurs qui ont derobe le pouvoir souverain aux imams Alides, ce que 
fönt les Shh'tes de Perse; mais il est bien evident qu'il ne s'agit pas ici d'nne 
manifestation alide. 

En parlant de l'incendie de la Batiliyya, au Gaire, Moufazzal ibn Abil-Fazail 
oublie de dire que la rumeur publique accusa les Chretiens de l'avoir allume 
pour venger les dommages que le sultan Baibars avait fait subir aux Francs 
de Syrie. Nöwalri, qui etait musulman, n'a pas manque de relater dans sa 
chronique cette Imputation, qui est tout ä fait vraisemblable, et que Mou- 
fazzal ibn Abil-Fazail a completement passee sous silence, tandis qu'il 
qualifie de « catastrophe » les persecutions que cet incendie causa aux Chre- 
tiens, et l'obligation que Baibars leur imposa de payer 500.000 pieces d'or 
comme indemnite de ce sinistre. 

Au folio 32 v°, l'auteur du an-Nahdj as-sadid, parlant du sultan du 
Maghreb, Aboul-'Ala ldris ibn Abi 'Abd Allah Mohammad ibn Yousouf, 
lui donne le titre de khalife, lequel, comme celui de roi, applique aux Abbas- 
sides, montre une singuliere ignorance de la valeur precise des titres musul- 
mans, qui s'expliquerait fort mal de la part d'un sectateur de l'Islam. 

Cet argument, d'ailleurs, n'a pas une valeur absolue ; car un poete turc, 
Tadj ad-Din Ahmad ibn Ibrahim al-Ahmadi, qui a ecrit pour l'emir Solaiman, 
fils de Sultan Bayazid, en 1390, une histoire en vers d' Alexandre le Grand, 
intitulee Iskeiider warne', parle dans son poeme du khalifat des souverains 
mongols de l'Iran, Abagha et Gueikhatou, qui etaient bouddhistes; si Tadj 
ad-Din, qui etait fort Ignorant de l'histoire, a pris ces infideles pour des 
Musulmans, ce que l'on peut lui pardonner, ä la rigueur, il est inexcusable 
d'avoir donne le titre de khalife ä ces princes, successeurs de Houlagou, 
qui renversa le Khalifat de Baghdad, et aneantit la puissance des fils d'Abbas. 

A ces details, qui etablissent le Christianisme de Moufazzal ibn Abil- 
Fazail, j'opposerai les faits suivants, qui ne pourraient guere s'expliquer que 
par l'hypothese que l'auteur, chretien, mais vivant dans les etats d'un prince 
musulman, a cherche ä menager les susceptibilites de ceux de ses sujets 
qui viendraient ä lire son livre. 

1. Manuscrit Supplement turc 635. 



[15] INTRODUCTION. 357 

Un des plus caracteristiques est certainement la tenacite avec laquelle 
Moufazzal fait suivre le nom des saints personnages musulmans des 
formules qui leur sont traditionnellement consacrees dans l'Islamisme, telles 
jji AH ^o. et *^a.j AM >ß pour Ali, et meme, corame on le lit au folio 160 v", 
celle encore plus musulmane : « qu'Allah soit satisfait de lui,- de ses 
deux fds et des membres de la famille du Prophete », Ges formules sont loin 
d'etre secretes, mais il est certain qu'elles ne sont connues que des Musul- 
mans, et que les Chretiens les ignorent absolument; corame le manuscrit du 
an-Nalulj as-sadid est l'exemplaire original qui Tut execute pour le compte de 
son auteur, il est impossible d'admettre que ces formules ont ete ajoutees 
par un scribe musulman qui a recopie le brouillon de Moufazzal, de meme 
que, lorsqu'un livre sunnite tombe entre les mains d'un Sbiite, et qu'il y lit 
ixe, aJJI ^a. y&, il gratte cette formule et la remplace par ^J! ÄXxJJ) aAs j*z 

Au folio 17 r°, on lit que Dieu decut les esperances du roi de France, 
et qu'il permit aux Musulmans de triompher de lui ; au folio 20 v°, parlant 
de la conquete par Mo'aviyya de la ville de Cesaree en Palestine, l'auteur 
nous apprend que cinq mille Musulmans y cueillirent la palme du martyre 
J^i.; je sais bien que cet argument n'a pas une valeur absolue, puisque Yakout 
a ecrit dans son Modjam al-bouldan ' que les Byzantins ont ete gratifies du 
martyre pj\ J-^i,; maisjen'en considere pas comme moins etablique, dans tous 
les passages de la litterature arabe dans lesquels il m'a ete donne de rencontrer 
le verbe ^-$~,, je Tai toujours trouve pour indiquer la mort d'un Musulman, 
tue dans une guerre contre des non-Musulmans, Chretiens ou autres, et il 
faut, ä mon avis, considerer l'emploi qu'en fait Yakout comme une exception. 
C'est dans le meme esprit, qu'en parlant de la prise de Safad, qui appartenait 
aux Chretiens de Syrie, Moufazzal ibn ^Abil-Fazail nous montre 2 les eten- 
dards victorieux de Ba'ibars, arbores sur les murs et sur les tours, flottant 
au vent dans la gloire de la victoire et du triomphe. Cette haine contre les 
Chretienä de Syrie se manifeste d'une maniere encore plus eclatante dans deux 
autres passages, Tun, dans lequel il est parle de la conquete d'Antioche 3 , 
et oü l'on voit des officiers places par Baibars aux portes de la ville pour 
surveiller les canailles qui allaient en sortir, ces canailles n'etant autres 
que les Francs vaincus. Dans le second, Moufazzal nous apprend que le prince 

1. I, p. 137 ; ä Adjnadain, en Palestine, oü, sous le regne d'IIeraclius, il se livra entre 
les Musulmans et les Byzantins une furieuse bataille, au cours de laquelle les Grecs 

perdirent 100.000 liommes : a*+>\ ^ \ i5! joU j^Lä! ,^» J-^i; cette expression, que 

Yakout a empruntee aux historiens qui ont raconte les conquetes des Arabes X^u ULM 
~yiJI, est completement, sous la plume d'un Musulman, dans le recit d'une bataille 

entre Chretiens et Musulmans. 

2. Fol. 24 v°. — 3. Fol. 29 r°. 



358 INTRODUCTION. . [16] 

chretien d'Antioche profita de l'invasion des Mongols cn Syrie pour com- 
mettre toutes sortes d'horreurs contre les Musulmans, mais qu'Allah tira une 
vengeance eclatante de ses crimes. 

Un peu plus loin', il dit, au sujet de ce prince chretien, qu'il fut Fun des 
Francs les plus violents que Ton ait jamais vus, et. qu'il seconda les Mongols 
de tous ses moyens, jusqu'ä ce qu'Allah permit aux Musulmans de le vaincre. 

La description historique de la mosquee al-Azhar, ä laquelle Moufazzal 

a uonsacre un assez long passage, au commencement du an-Nahdj as-sadid, 

dans laquelle on trouve l'expression coranique o~j employee pour designer 

cet edifice, est tres exacte au point de vue musulman, et, par deux fois, l'au- 

teur parle des grandes fetes de l'annee islamique en homme pour qui elles sont 

des evenements familiers, qui viennent scander le cours de sa vie avec une 

regularite parfaite, sur lesquels il est inutile d'entrer dans aucune precision, 

parce qu'ils sont trop universellement connus. C'est ainsi qu'au folio 35 v°, 

il parle de Baibars qui celebre la fete ä 'Akkar, sans ajouter qu'il s'agit 

de la fete de la rupture du jeüne, parce que la mention du raois de 

Ramadhan, au cours duquel se placent les evenements qui precedent imme- 

diatement, montre suffisamment ä un Musulman qu'il ne peut etre question 

que de la fete de la rupture du jeüne, et non d'une autre; de meme, quelque 

temps apres, il mentionne que le sultan celebra la fete ä Salihiyya, en laissant 

ä son lecteur le soin de determiner qu'il faut entendre dans ce passage la fete 

du sacrifice, comme on le voit suffisamment par l'indication du mois dans 

lequel eile se place. Ces deux faits sont d'autant plus interessants, qu'au folio 

2 r", Moufazzal ibn Abil-Fazail nous apprend que Baibars monta ä la Forte- 

resse de la Montagne au moment delapremierepriere Jl^l .<^-~J', expression 

C" 
qui n'a jamais etö musulmane, la priere etant toujours appelee i'iLe dans 

l'Islam. * 

Au folio 46 v°, Moufazzal parle de l'atabek Nour ad-Din, le Martyr (ash- 

shahid), qui avait, comme l'on sait, gagne ce titre en combattant contre les 

Chretiens; des habitants du Darband, qui sont les armees de la guerre sainte 

contre les infideles, c'est-ä-dire contre les Chretiens d'Armenie; ce terme 

de guerre sainte contre les Chretiens revient encore au folio 47 r°, par deux 

fois, avec une insistance invraisemblable sous la plume d'un homme qui a 

professe le Christianisme; au folio 57 v°, Moufazzal nous montre le sultan 

Baibars, rentrant en Egypte pour le salut de l'Islam, et traversant le champ 

de bataille sur lequel il avait recu l'assistance des anges d' Allah pour ecraser 

les Mongols allies des Chretiens; un peu plus loin, fol. 60 v°, ce meme Baibars, 

qui passa toute sa vie ä combattre les Chretiens, meurt dans la misericordo 

de Dieu. Moufazzal parle tranquillemcnt d'un shaikh 2 qui saccageait les egli- 

1. Fol. 30 v°. — 2. Fol. 65 v°. 



[17] INTRODUCTION. 359 

ses, et qui, en particulier, detruisit ä Jerusalem celle de la Grucifixion, 
laquelle, ajoute-t-il, etait en grande veneration chez les Chretiens. Kalaoun, 
qui combattit les Chretiens avec la derniere Energie, est qualifie de « martyr » 
(shahid)' par Moufazzal, tandis que Nowairi, qui etait musulman, ne donne 
pas ce titre ä Kalaoun dans le passage de son histoire de l'Egypte qui a 
ete copie par Moufazzal. G'est de meme que Moufazzal, parlant de navires 
francs qui se presenterent sur les atterrages de Bairout 2 , dit qu'AUah, le 
Tres-Haut, leur envoya un vent qui leur fut contraire, et en fit couler plu- 
sieurs, tandis que Nowairi raconte seulement, dans le passage que Moufazzal 
a copie, que plusieurs de ces navires sombrerent, et que d'autres se mirent en 
pieces ; il semblerait que cette aggravation ne puisse se comprendre que 
de la part d'un Musulman fanatique. Dans un autre passage, il dit qu'on 
recut des nouvelles de Perse, annoncant que Khorbanda avait repandu l'here- 
sie shi'ite (roufz) dans ses etats, qu'il avait ordonne aux predicateurs, dans 
tout son empire, de faire disparaitre du pröne les noms des trois prerniers 
khalifes orthodoxes, Abou Bakr, 'Omar et 'Othman, qui sont l'objet de l'exe- 
cration des Shii'tes, et de le reduire aux noms d' 'Ali, de ses deux fds, des 
descendants de Mahomet par Patime, « qu'AUah soit satisfait de lui, de ses 
deux iils et des membres de la famille du Prophete 3 » ; logiquement, il devrait 
etablir que Moufazzal profcssait le Sunnisme, au meme titre que la profes- 
sion de foi ehret ienne qu'il fait en qualifiant Barsauma al-'Ouryan de « notre 
Pere » et de « Pere auguste » etablit qu'il appartenait ä l'eglise copte. Ces 
deux formules, ces deux facons de penser, sont absolument contradictoires 
et antinomiques, car on ne voit point un ecrivain persan ou un officier 
afghan parlant de notre Saint-Pere et de Notre- Seigneur pour designer le 
Pape et Jesus-Christ. Moufazzal ibn Abil-Fazai'l, au sujet de l'accord qui 
intervint entre Kalaoun, le prince Nadjm ad-Din Khidr et Temir Sonkor al- 
Ashkar, dit qu'AUah, dans cette occurrence, « rendit unanime la parole de 
rislam '' », employant ainsi unc expression qui n'est point classique, car le 
Lisan al-'Arab ne la connait pas, mais qui signifie qu Allah fit cesser les diffe- 
rends et les divergences d'opinions qui avaient eclate entre les Musulmans. 
Bien qu'ä la rigueur cette formule puisse se rencontrer dans le style d'un 
historien ehretien, il est certain qu'elle ne s'explique completement que sous 
la plume d'un historien musulman. Les faits suivants sont encore plus 

1. Fol. 86 r°. — 2. Fol. 108 V. 
C^J!, fol. 160 v°. 

4.j»lk)l ^1 ^ ^.jJ! ^ J>-Jl ^SU\ *> jr ^J! sjJOs)! c ,lkUt JL*\ 

JLÜ\ Us" «Ü! £*a.j yü^Sjüx- ^.jJI ^^j..^ ^ oXJ-LC, folio74 v°. C 

patr. on. — T. XII. — f. 3. 25 



360 INTRODUCTION. [18] 

caracteristiques : Moufazzal raconte ' que Baibars, passant par Abouloustain, 
v vit les cadavres des Mongols qui avaient ete tues par les Musulmans, 
comme Ton sait, et dont Allali avait precipite les ämes »laus les flammes 
infernales, sans compter celles des Kurdjs maudits : or les Kurdjs, les Geor- 
giens, etaient chretiens; plus loin 2 , Moufazzal nous parle des heurcuses 
nouvelles qui arriverent au Gaire, annoncant la prise de Tyr sur les Francs, 
et la fuite des Chretiens; il qualifie egalement d'heureux evenement la prise 
de la Kala'at ar-Roum qui appartenait aux Armeniens chretiens 3 , et il parle '' 
de la circoncision benie ^_r,LJ' h^^' c [ ug subit al-Malik an-Nasir, fds de 
Kalaoun. Tous ces details, la citation de passages du Goran, de vers de Mou- 
tanabbi, suffiraient ä etablir que Moufazzal etait musulman, si Ton ne savait 
d'une facon certaine qu'il etait chretien; car, bien qu'il soit evident, comme 
on l'a vu plus haut, qu'il n'a pas fait une- oeuvre originale, et qu'il s'est 
borne ä copier les historiens qui ont ecrit avant lui, la logique voudrait 
qu'un Copte ait fait disparaitre ces aflirmations de l'Islamisme, en rema- 
niant la matiere historique qu'il puisait dans ses auteurs. De plus, la 
chronique qu'il a ecrite n'a rien de commun avec celles qui ont ete compo- 
söes par les Chretiens, et rien ne la distingue des liistoires musulmanes 
qui furent ecrites aux epoques posterieures, et qui sont beaucoup plus eon- 
nues. C'est tout ä fait par hasard qu'il est question des Chretiens dans le 
an-Nahdj as-sädid, dont la trame, en somme, ne dilfere en rien de celle du 
Soulouk ou du an-Noudjoum az-zahir.a. 

Malgre toutes ces apparences bizarres et trompeuses, au milieu des- 
quelles on risque de se laisser egarer, il faut conclure que Moufazzal ihn 
Abil-Fazail, tres mediocrement instruit, comme tous ses coreligionnaires 
coptes, s'est borne ä resumer, d'une facon toute mecanique et inintelligente, 
le texte des chroniques musulmanes qui etaient en sa possession, sans se 
rendre un compte cxact de la valeur des termes et des expressions qui y 
etaient usitees, et qui, sous la plume d'un ecrivain chretien, constituent des 
blasphemes inexpiables. 

Cette alliance deconcertante de formules chretiennes et musulmanes 
est tres insolite, et eile ne se remarque dans aucun des ouvrages qui ont 
ete ecrits par les Chretiens coptes; il convient peut-etre, d'ailleurs, de ne pas 
s'en etonner outre mesure, car on lit dans la chronique de Moufazzal, qu'en 
l'annee 718 de l'hegire (1318-1319), le sultan al-Malik an-Nasir, fils de Ka- 
laoun, ordonna par un rescrit que l'on construisit Teglise de Barbara 5 , qui etait 
situee dans la rue des Grecs. Cette eglise fut ödifiee avec un deploiement 
extraordinaire de forces, avec le concours des inspecteurs de l'armee, des 

1. Folio 58 r°. — 2. Folio 88 r°. — 3. Folio 90 r°. — 4. Folio 92 v". 
.">. Sainte Barbe. 



[19] INTRODUCTIOX. 36J 

ouvriers d'ötat, et d'autres gens. Cela indigna fort les Musulmans, si bicn 
que Ia populace du Caire detruisit l'6glise ; mais cette erneute ne troubla en 
rien al-Malik an-Nasir, qui lanca un second rescrit, par lequel il enjoignil de 
reconstruire avec des roseaux les parties de l'edifice qui avaient'öte domo- 
lies, ce qui tut execute'. 

On avait dejä vu un sultan sunnite de l'Egypte, Salah ad-Din, faire 
construire un College dans sa capitale pour les Batheniens, c'est-ä-dire pour 
les Ismailiens, lesquels, ä la lettre du texte coranique et des traditions, 
opposaient leur interpretation esoterique. basee sur une pretendue revela- 
tion, en dehors de tout raisonnoment, ce qui ouvrait la porte aux pires hete- 
rodoxies et aux fantaisies les plus inconcevables. Mais, en agissant ainsi, 
toute revoltante que tut sa conduite au point de vue sunnite, et meme au 
point de vue strictement rationaliste, Salah ad-Din restait dans Tlslam, et il 
ne donnait point de gages ä une confession etrangere, tandisqu'en employant 
ses troupes et le personnel de son service des ponts et chaussees ä construire 
une eglise pour les Chretiens du Caire, le sultan al-Malik an-Nasir Moham- 
mad se livrait ä une manifestation qui ne pouvait plaire ä ses sujets musul- 
mans, lesquels consideraient les Coptes comme des gens qu'on aurait du 
exterminer, tandis que le sultan d'Egypte, qui se servait d'eux, et qui excel- 
lait dans l'art de leur soutirer de Targent, comme on le voit suffisamment 
par le recit de l'auteur de VHistoire il<-s Patriarches d'Alexandrie, professait ä 
leur egard des sentiments tout differents, et beaueoup moins impolitiques. 



Le manuscrit qui contient l'histoire de Moufazzal ihn Abil-Fazai'l n'est 
pomt autographe. comme le pretend Tauteur du Catalogue des manuscrits 
arabes de la Bibliotheque Nationale, qui a vu, dans la note ä demi eiTacee du 

premier feuillet _x-jJI j^jU a**»., l'indication que son auteur 1' avait 

ecrit pour son usage, en restreignant le verbe « ecrire » ä son sens mate- 
riel de « copier ». S'il est quelquefois difficile de discriminer dans une sous- 
cription le sens exaet de ^_^ et de «^, quoique j'aie l'opinion, pour mon 
compte personnel, que le premier de ces verbes signifie plutöt « copier », et 
le second <r Compiler », il me parait que Interpretation de cette note n'est 

i. Ji= »Uf o^ ;JI ä.l^ -'* ü.ü.l L~J J.Uo ^U! ^OJ ! ,IUJ! _., 

Lyjjt J Li« U^ ^XJjJ (sie) lir JUjl yJyJ* <tS3'i j£* ^-; -V ^.^3 

fi*\ y= ^JJiy, j.,^ ^^ä)L LJ! ^ 1&, «x. u ^ c> < ^UJUI r , J ,]j}\ 

(fol. 187 r° : il s'agit ici de lits de briques dans un chainage de roseaux, qui remplace le 
chainage en planches et en boulins de l'architecture byzantine. 



362 INTRODUCTION. [20] 

point doutcuse, et qu'il y faut simplement voiiTaflirmation que Monfazzal ibn 
Abil-Fazail a redige cette chroniqüe pour son usage personnel, ce qui, 
comme j'ai dejä eu l'occasion de le dire, est une affectation de modestie et 
de desintefessement ä laquelle il convient de ne pas se laisser prendre. 

J'ajouterai que l'examen du manuscrit du an-Nahdj as-sadid infirme com- 
pletemenl l'opinion qui a ete emise par le redacteur du Catalogue des manus- 
crits arabes. La Bibliotheque Nationale possede un certain nombre de manus- 
crits autographes qui ont justement ete executes en Egypte, ä l'epoque des 
sultans mamlouks, un tome de l'encyclopedie de Nowairi, uu volume du an- 
Noudjoum az-zahira d'Aboul-Mahasin, une partie du trop vaste dictionnaire 
biographique de Makrizi, un exemplaire du Vorrat al-aslak d'Ibn Ilabib, un 
autre de la chroniqüe d'lbn Dokmak, et un curieux opuscule dont l'auteur 
s'est impose la täche ardue d'essayer de coneilier les opinions divergentes 
des deux commentaires classiques de la Logique d'Avicenne. 

Les caraeteristiques de ces manuscrits sont absolument differentes de 
cellcs de la chroniqüe de Moufazzal ibn Abil-Fazail, dont l'ecriture, un neskhi 
mamlouk tres soigne, mais entierement impersonnel, avec des titres tres 
regulierement traces ä l'encre rouge, comptant toüjours dix-huit lignes ä la 
page, est celle d'un copiste de profession, et n'a rien de commun avec le 
neskhi personnel et plus ou moins cursif des historiens dont nous possedons 
les autographes, ou avec leurs fantaisies graphiques, meme avec celui de 
Nowairi, dont l'execution est extremement soignee. Je n'insisterai pas plus 
longtemps sur ces faits qui sont assez difficiles ä exposer en l'absence des 
manuscrits eux-memes ou de leurs reproduetions photo graphiques. 

La chroniqüe de Moufazzal, dont plusieurs feuillets ont disparu 1 avant 



1. Si Ton en croit une notice redigee par le celebre Dom Berthereau ä la fin du 
xvm e siecle, ces lacunes seraient tres considerables; bien que tres fächeuses, l'his- 
toire de Kalaoun, par exemple, ayant presque entierement disparu, elles sont moins 
importantes que ne le croyait le savant benedictin : « II manque dans ce manuscrit, 
ecrit-il, au moins un tiers des feuillets. Le titre qui se trouve au commencement n'annonce 
qu'une premiere partie de la suite de l'histoire d'Elmacin, mais il parait hors de doute 
que ce manuscrit contient les deux parties. Car l'intention du continuateur est d'ecrire 
la suite de l'histoire jusqu'ä son temps comme il le dit dans sa preface; or il ('mit 
ce livre ä l'an 741 de l'hegire, et dit ä la fin qu'il a fini en entier •i*^^ ^, le lundi 
11 Schaoual l'an 759. 11 vivait donc l'an 759, et c'est bien avoir conduit son histoire 
jusqu'ä son temps que d'avoir ecrit tout ce qui s'est passe depuis Bibars jusqu'ä l'an 741. 
Si donc on ne trouve pas le titre de la seconde partie ä peu pres au milieu du 
manuscrit, c'est que ce fcuillet manque ainsi que plusieurs autres. 

« Le continuateur d'ailleurs n'a pas pris Elmacin comme modele. 11 est bien plus 
etendu; je le regarde comme un bon compilateur qui ne donne que des morceaux 
d'auteurs bien choisis, et dont on ne trouve pas des citations dans plusieurs autres que 
j'ai vus. II parait ne rien dire de lui-meme, et ne faire que coudre des fragments de 



[21] INTRODUCTION. 363 

l'epoque ä laquelle le manuscrit a recu sa reliure actuelle, est formte, pour 
sa plus grande partie, d'extraits ou de resumes des chroniques anterieures, 

divers auteurs. Reste ä seavoir s'il les donne cntiers, ou si ä l'exemple d'autres 
historiens, il n'en donne que des sommaires ». II s'est glisse une erreur dans cette 
excellente notice, qiü montre que Dom Berthereau avait lu entierement le manuscrit de 
Moufazzal, et qu'il l'avait compris. 

L'auteurne dit point qu'« il l'a fini dans son entier ***»=. ^y », mais qu' « il a ter- 
mine sa compilation a**3. y> », ce qui est tout different. Le titre qui est ecrit au recto 

du premier feuillet porte en efl'et : Ivi -V.j^' i J -"j -V.-*—^' -^-s~" ^ Jj^' 'j^' 
J^JI ,y>\ jju, ä savoir que cc qui suit est la premiere section de la continuation 
d'Ibn al-'Amid, ou, pour etre plus exact, de l'histoire qui traite des evenements qui 
se sont produits dans l'empire des Mamlouks apres la date ä laquelle s'arrete Ibn al- 
'Amid. Or, le titre de la seconde section jbJt 4=sr-t ne se rencontre pas dans le manus- 
crit; d'autre part, dans sa souscription, Moufazzal, ne specifiant pas s il a termine 
la premiere ou la seconde section de sa chronique, mais disant au contraire qu'il a 
fini toute l'histoire qu'il voulait ecrire ... JjJ-JI j^\ •*J^& ^f f^-J^ (**"> entend que 
son lecteur comprenne qu'il est parvenu ä la fin de sa tache, et qu'il ne lui reste 
plus rien ä accomplir. D'ailleurs, de la lecture de l'histoire de Mohammad ibn Kalaoun, 
il ressort que Moufazzal a vecu sous le regne de ce sultan, et, par consequent, que sa 
chronique se termine bien avec les derniers mots qui se lisent dans le manuscrit. Dans 
ces conditions, il est evident que le feuillet portant le titre de la seconde partie a dis- 
paru en meine temps qu'un certain nombre d'autres ; la proportion d'un tiers indiquee par 
Dom Berthereau nie semble, malgre ce fait, trop considerable; mais il est malheureu- 
sement trop certain que Moufazzal n'a fait que resumer assez mediocrement les sources 
qu'il avait ä sa disposition. Le manuscrit de sa chronique portait ä certains feuillets des 
gloses, ou plulüt des additions, qui ont ete recopiees par la meme main que le texte, et 
qui s'avancaient jusqu'ä l'extreme bord despages; les derniers caracteres de ces gloses, 
quelquefois deux ou trois mots, ont ete rognes par un relieur maladroit ä l'epoque ä 
laquelle le manuscrit a recu sa reliure actuelle. Voici, comme exemple, ce qui reste 
d'une de ces gloses qui etait ecrite au recto du folio 2 : 

*»»>- j jliljjül ^ ^J\ J^\ JIS LiU 

r^Kjü ^jJI £fe. ^-«M! ^j\jSxJ\ ^aLüI 

[ JaIüI dUJl dJüL" Ott Jöt-I J^ 

IaIIL üj! Jo <J iol»s \j~»\ \s~^>j ^%^j\} 

... l^j fcjJU di_jJl l> jöj <J>^ ^i 

.J ülc Uis ~6j.xJ\ bXs- y&j ^*L!äJI 



[J- 



-U Jo I AA l». u 



3 Us jLiJI Jäcj JUuYlj Ff-J^ ö* 

lj »i- LfcjlTI J^i — ' «Azsl s-Ct \a 

J *jis jlkUI 



364 INTRODUCTION. [22] 

relirs entre eux par un texte tres mediocrement ecrit, par un homme totale- 
ment Ignorant de l'arabe classique. Elle presente, avec le dictionnaire biogra- 
phique du eontinuateur d'as-Sakai (Ar. 2061), avec l'h'istoire d'Ibn Moyassar 
(Ar. 1G88), avec l'autographe d'Ibn Dokmak, qui est conserve dans le fonds 
arabe sous le n° 1597, la particularite d'etre redigee, non en arabe classique, 
mais bien en arabe vulgaire 1 , sauf naturellement dans les passages copies 
lilleralement dans les auteurs qui se piquaient d'ecrire en respeetant les regles 
de la grammaire, tels Nowairi ou Baibars. Cette constatation ne manque 
pas d'un certain interet, car eile montre qu'au xiv e siecle, la langue parlee 
en Egypte, l'arabe vulgaire, comme on l'appelle communement, ne differait 
point d'une facon sensible de 1'idiomc qui y est aujourd'hui en usage; 
Moufazzal a pris le soin de nous conserver dans son histoire une apos- 
trophe que l'emir Badr ad-Din lanca ä Toghatcbi (fol. 105 v°) : ,»_# JT \<-->,y 
JjJä ,,lkL. £i \j-6~p, en langue tout ä fait vulgaire : tridou koüll yom tkimou 
lekoum soultan djddid, au lieu de touridouna koulla yaumin toukimou soultanan 
djadidan; eile montre la meme degradation de la langue qui se remarque 
dans les Jargons abätardis de l'Afrique du Nord. Ces auteurs n'avaient meme 
pas la notion qu'ils ne savaient point l'arabe, qu'ils en ignoraient la decli- 
naison, la conjugaison, l'orthographe, et meme la prononciation exaete; ils 
ecrivaient absolument comme ils parlaient, confondant les empbatiques entre 
elles, telles ja et Ji, ecrivant O pour ^,, ^ pour i, ce qui est un pheno- 
mene courant dans les sabirs modernes africains, aecordant le cas sujet 
avec le regime direct, ce qui est l'une des caracteristiques de la decadence 
des langues ä flexion, ignorant l'usage du duel et, par comble, vocalisant 
leur texte d'une facon insensee, teile qu'on peut se demander, pour Mou- 
fazzal comme pour Ibn Moyassar, si les signes vocaliques avaient pour eux 
la valeur classique que nous leur attribuons d'apres les enseignements de 
la grammaire. Je ne m'attarderai point plus longtemps sur ce sujet; les per- 
sonnes qui savent l'arabe, et qui liront le texte de Moufazzal, s'apercevront 
assez de l'ignorance de cet historien, de l'inelegance de sa phrase, qui est 
lourde et embarrassee comme celle d'un homme qui ne sait point ecrire, doiit 
la pensce confuse ne peut se revetir d'une forme claire et elegante. 

Ce defaut, que l'on remarque ä un degre inoui dans Moufazzal, qui est 
tres attenue dans Makrizi et dans Aboul-Mahasin, qui, eux, au moins, savaient 

On voit sans peine qu'il n'y a rion k tirer de ces fragments de lignes ; ces gloses 
n'ont d'ailleurs pas une grande importance, car Moufazzal avait copie leur substance 
dans Nowairi, et quelquefois dans Ba'ibars. 

1. C'est pourquoi j'ai reproduit tel quel le texte du manuscrit de la chronique de Mou- 
fazzal, en me bornant ä corriger les erreurs du copistc, autant que cela peut se faire, de 
facon ä dontier dans son integrite un texte egyptien vulgaire du xiv 11 siecle. 



[23] JNTRODUCTION. 365 

la grammaire, si leur style est loin d'etre litteraire \ etait fatal chen des 
ecrivains qui, pour la plupart, n'avaient point cultive les lettres arabes, et qui 
etaient des auteurs d'occaaion, des amateurs. A l'epoque des sultans mam- 
louks, en Egypte, tout le monde tut plus ou moins atteint de la manie d'ecrire 
des histoires, de grosses histoires principalement, les plus volumineuses que 
l'on pouvait, surtoutles gens dont ce n'etait point l'affaire, et dont les fonctions 
dans la vie etaient tout autres, tels Rokn ad-Din Baübars et Aboul-Mahasin, 
qui etaient des officiers. Le nombre des chroniques qui furent ecrites au Gaire 
sous*le regne des Bahrites et des Bordjites est considerable, au point que 
beaucoup de ces livres, meme des meilleurs, n'ont pas ete roeopies; leurs 
auteurs en faisaient ecrire par leur scribe trois ou quatre exemplaires, au 
maximum, et personne ne se donnait la peine d'en faire executer des copies; 
tel fut, il semble bien, le cas pour le Di van al-Insha et pour le al-Manhal 
as-safi, qui sont cependant d'excellents ouvrages. 

Le vocabulaire de tous les historiens de l'Egypte, qu'ils aient ete musul- 
mans ou chretiens, est surcharge d'un nombre considerable de inots que l'on 
cliercherait en vain dans un texte classique, ou d'acceptions etranges de mots 
qui se rencontrent dans les livres classiques, mais que les ecrivains de 
l'epoque des sultans turks ont completement detournes de leur sens primitif 
et etymologique. 

La raison de ce fait est simple, quand Ton songe ä la decadence des 
etudes musulmanes, qui s'accentuaitdepuis longtemps, etaussi aux conditions 
toutes particulieres au milieu desquelles vecut l'Egypte, depuis l'epoque de 
la chute des khalifes abbassides jusqu'ä sa conquete par Sultan Selim. Le monde 
arabe s'etait resserre autour de la vallee du Nil et des montagnes de la Syrie, 
au point qu'il n'existait plus de civilisation arabe au dela des frontieres 
de Tempire des Mamlouks ; les sables du desert oü s'etait engloutie l'armee 
de Cambyse la separaient, sans communication possible, du Maghreb lointain, 
oü les oulemas de Fez et de Marrakesh vivaient sans aucun rapport intellec- 
tuel avec le monde exterieur '-. La chute du Rhalifat abbasside ruina ä jamais 

1. Et cependant Ibn Khaldoun affirme, dans sa Mokaddama, qu'ä son epoque, la 
connaissance de l'arabe n'existait plus qu'au Caire et dans la Transoxiane. 11 est evident 
qu'il y avait en effet dans ces pays des gens tres verses dans les lettres arabes; mais, 
ce qui est certain, c'est qu'ils n'ecrivaient pas de livres d'histoire, et qu'ils se speciali- 
saient dans les etudes juridiques, qui demandent une connaissance tres approfondie de 
l'arabe. 

2. Quelques livres de droit ecrits en Egypte avaient penetre au Maroc, mais cela etait 
peu de chose, et les deux empires s'ignoraient completement; en tout cas, il ne leur 
serait jamais venu ä l'idee de faire une politique commune, pas plus que les Musulmans 
de l'Inde ne pourraient concerter une action avec les Osmanlis. Le pan-islamisme a ete 
une reverie du jour oü le khalife de Baghdad n'a plus ete reconnu comme souverain 
indiscute depuis les monts Thian-shan jusqu'ä l'Atlantique. 



366 INTRODUCTION. [24") 

la civilisation arabe sur lcs bords du Tigre et de l'Euphrate, et toute l'aeli- 
vite de l'Islam vint se refugier ä Damas et au Caire; si, par malheur, les 
Mongols avaient conquis l'Egypte, comrae tel etait leur dessein, la civili- 
sation arabe aurait disparu de la face du monde, et ce ne serait plus qu'au 
Maghreb (jue Ton trouverait encorc quelques traces, presque efiacees, d'une 
civilisation qui, ä son aurore, brilla d'un eclat aussi vif que celles de Rome 
et d'Alexandrie. 

Au milieu de ces catastrophes, dans cette insecurite du lendemain qui, 
pendant de longues annees, fut teile que les Musulmans du Caire se deman- 
daient tous les jours si les hordes mongoles n'allaient pas devaster leur 
pays, comme elles avaient ruine la Transoxiane et la Perse, l'Egypte se replia 
sur elle-meme, et se recueillit, restreignant volontairement son horizon pub- 
lique aux limites de ses frontieres; son histoire, comme celle de Finde musul- 
tnane, devint rapidement une chronique locale, presque entierement fermee 
aux evenements de l'etranger, ä moins qu'ils ne fussent cn correlation directe 
et immediate avec ceux qui se passaient en Syrie ou dans la vallee du Nil. 
Ses annalistes, qui ecrivaient pour un public sans horizon, racontant une 
lusloire qui ne devait jamais interesser que les gens de leur pays, s'inquiete- 
renttres peu de savoir si la langue qu'ils employaient serait un jour comprise 
dans d'autres contrees'. Et, quand la terreur mongole se fut evanouie, 
quand l'attentat de Temour contre l'empire des Mamlouks eut eehoue, 
l'Egypte s'endormit dans une securite trompeuse que ne.vint troubler aucun 
evenement qui valüt la peine d'etre couche par ecrit, jusqu'au jour oü l'at- 
taque de Sultan Seliin vint jeter ä terre une dynastie d'esclaves, pourrie 
jusqu'au plus profond de ses moelies, ä laquelle, seules, l'incapacite et la 
resignation des Musulmans avaient permis de regner sur l'Egypte pendant 
plus de deux siecles et demi. II n'y avait rien ä raconter au cours de ces 
annees qui se deroulaient d'une facon terne et monotone, les unes apres les 
autres, et les seuls evenements qui eussent quelque importance etaient les 
executions des emirs qui avaient cesse de plaire, ou la nomination aux places 
de rapport de ceux qui jouissaient de la faveur ephemere du sultan. 



1. C'est Quatremi-re qui a tout i'ait pour fixer definitivement le sens des expressions 
techniques, et les nuances dialectales des mots de cette langue, et cela parce qu'il se donna 
la peine de lire tous les historiens de l'epoque des Mamlouks, et de dresser un inven- 
taire de leur idiome sur des fiches. C'est gräce aux notes de ses travaux, surtout des 
Sultans Mamlouks et des Mongols, que Dozy a pu donner, dans son Supplement, Fes- 
sentiel de cette langue; sans l'aide de ces notes, dont on a souvent crilique l'erudition, 
il aurait du renoncer ä ee dessein, et personne ne comprendrait ces textes, car, depuis 
Quatremere, l'apport des arabisants, sur le point special de la langue des historiens 
de l'Egypte, comme sur tant d'autres, a ete nul. 



[25] INTRODUCTION. 367 

L'histoire egyptienne linit par atteindre ä la sechcresse indefinie des chro- 
niques du Geleste Empire : le Soulouket le an-Nouäjoum az-zahira ne soat plus 
que la copic des obituaires du Gaire, avec un resume du Journal Ofßciel de la 
monarchie, et des rapports de la police; eile u'eut meine jamais l'attrait, 
asscz faible d'ailleurs, que presentent les chroniques persanes de Finde musul- 
mane, d'un recit historique suivi, au lieu d'etre hache en tranches incxo- 
rablement egales, annee par annee, mois par mois, et meme jour par jour. 

Toute la litterature egyptienne de cette epoque manqua d'originalite ei 
eile visa ä l'enormite, comme les histoires de Makrizi, d'Aboul-Mahasin, et de 
tant d'autres'; eile fut surtout une litterature de compilation, de resumes, 
secs, ternes, mediocres, comme tout ce qu'ecrivit Soyouti, qui semble s'etre 
doiine la täehe ingrate de passer les meilleurs ouvrages arabes ä la presse, 
pour en eliminer tout le suc, et n'en garder qu'une pulpe, indigeste et sans 
saveur; tout, dans cette litterature, est sans relief et lourd; on sent quelle 
es1 cclose sur la terre des Pyramides, et que l'ambiance egyptienne, qui avail 
survecu ä la cliute des Pharaons, voulait que Ton batit pour l'elernite, au 
risque de massivite et de lourdeur. On chercberait en vain, aussi bien dans 
les livrcs que dans les ceuvres d'art de l'Egypte, la delicatesse et la gracilitc 
de la civilisation persane, dont l'imprevu et les defauts eux-memes d'impre- 
cision et de laisser-aller sont un charme qui secluit l'esprit, jusque chez les 
polygrapbes tardifs et de mauvais goüt, comme Hosain ibn 'Ali al-Va'iz al- 
Ivashili, et qui le reposent de la secheresse de la civilisation pesante, saus 
clarte et sans ideal, des sultans mamlouks du Caire. 

Et.cependant, ces princes, qui ötaient venus des plaines du Kiptchak, ou 
des steppes de l'Asie centrale, pour regner sur les Musulmans de Damas ei 
du Caire, n'en ont pas moins preside ä l'evolution d'une societe qui recueillit 
la tradition du Khalifat abbasside, et qui lui succeda, sans aucun interme- 
diaire, dans l'histoire de la civilisation islamique. Toutes les prerogatives 



1. Elle rechercha avant tout l'ampleur; Salah ad-Din Khalil ibn Aibek as-Safadi met 
de la grammaire dans la prel'ace de son dictionnaire biographiquc, et toutes sortes de 
faits historiques dans son indigeste commentaire de la Lamiyyat al-afal. II bourre son 
dictionnaire d'une quantite enorme de notices sur des personnages totalement inconnus 
et d'une importance nulle. Yakout al-Hamawi, dans son Irshad al-arib, avait dejä cede 
ä cette tendance, et ecrit un nombre deraisonnable de notices sur des gens de loi, dont 
personne n'avait eure, meme ä leur epoque. Ibn Khallikan montra un goüt autrement sür 
et judicieux, car tous les personnages qu'il cite sont des hommes de premier ordre, 
qui sont restes celebres, ou tout au moins tres connus, si bien que l'on est en droit de 
conclure que ceux qu'il a omis n'avaient qu'une importance tres secondaire. Tous ces 
defauts n'empechent que la seule bistoire des khalifes que l'on possede soit l'ceuvre 
de Soyouti, qui est le type des ecrivains hätifs des äges de decadence, pour lesquels 
la science consistu dans la redaction de manuels. 



368 INTRODUCTION. [26] 

du Khalifat furent devolues aux sultans mamlouks', dont les souvcrains 



1. Moufazzal nous apprend cn effet, sous la rubrique del'annee 707 de l'hegire (1307), 
qu'ä celte epoque, regnait, depuis le Khorasan jusqu'ä Khanbaligh {sie), le roi Khaidou 
(^^Ji) et les fils de Barakh. Cc souverain correspondait alors avec le sultan d'E- 
gypte, et il faisait porter au-dessus de sa tete, en signe de vassalite, deux etendards, 
dont Tun etait decore du chiffre d'al-Malik az-Zahir, et l'autre, de celui d'al-Malik 
al-Mansour Kalaoun, qui les lui avaient envoyes : _j-XJ sjXU! ,jpl> .Li. ^Jl .Lt^p. y° 

J*Lk)t OXl«l) 1*»Jä.! fJiZZ-'""' ,J~J. Jl£ J-*=rfj K^= l_^-Ul J-w \j> J-;/jJ _**} (äljJ )Sj !j 

Lajl J! iL.! ,,^ jjj^S .j^ü! oXU) j6^}j *J| iL,! .,^ [fol. 148 r ]. II y a 
certainement lä une erreur : Khaidou mourut ä la fin de 1301, et eut pour successeur 
son fds, Tcliapar, que Dogha, l'ancien allie de Khaidou, detrona en 1304. Dogha reunit 
le royaume de Khaidou ä ses domaines du Tchaghatai, et mourut en 1306; il eut pour 
successeur Kuntchek, son fils, qui laissa le trone, au bout de dix-huit mois (708 de l'he- 
gire), au prince Nalighou, descendant de Mueluguen, qui professait l'Islamisme, tandis 
que les princes qui avaient regne avant lui etaient bouddhistes. 11 est evident que Mou- 
fazzal a commis dans ce passage une se>ie de confusions, l'une tres explicable graphi- 
quement, entre ^\s Khai'dou, etj,*J!-> Nalighou; mais il est impossible que Bai'bars 
(f 1277) ou Kalaoun (-J- 1290) aient envoye des etendards ä Nalighou, qui monta sur 
le trone en 1308; il se peut toutefois que Tun ou l'autre les aient envoyes au prince 
Khaidou qui mourut en 1301 (un an apres que Rashid ecrivait sa chronique, II, 7, laquelle 
fut terminee en 1303; Khaidou livra bataille ä Temour en 1301, II, 9), apres avoir mene 
pendant pres de 50 ans les hostilites contre Khoubilai et Temour Khaghan, avec l'aide 
des royaumes de Tchaghatai et de Tchoutchi; il ne faut pas oublier que l'oulous de 
Tchoutchi, la Horde d'Or, qui soutinl Khai'dou dans cette lutte impossible, etait l'en- 
nemi irreconciliable des princes mongols de Perse, et l'allie des sultans mamlouks, 
qui pouvaient facilement envoyer par son entremise leurs encouragements ä Khaidou. 
11 faut retenir de cette aflirmation le fait que les sultans du Caire ont envoye des eten- 
dards ä un prince mongol d'Asie centrale, ennemi jure de la maison de Touloui, laquelle 
regnait en Perse comme en Chine, et qui etait l'adversaire des Mamlouks d'Egypte. 
L'existence de semblables pieces de soie brodee, ouvrees sur les bords du Nil, qui ont 
passe du Turkestan dans le Celeste Empire, est un fait düment etabli. En 718 (1318), 
on recut au Caire, du pays de Roum, l'ambassadcur du turkoman Ibn Karaman, qui 
annonga que son souverain, depuis plusieurs annees, faisait reciter le pröne au nom 
du sultan al-Malik an-Nasir, et que, sur ses pieces d'or et d'argent, au droit, il fai- 
sait frapper le nom du sultan, et au revers : « L'emir des emirs et de la terre, Badr 
ad-Din Ibrahim » : ^.J-. ä-V ^ J\ ^tj * 3 J\ ^ J^f ^! l^a. ^y Jj-j Sj 3 

«AjJI^ ^^»JJ! y> ^JJ\ icJj\ 1= i*J \j}j*> *4j!j _^«U! ^*XU! .'-LLJlJ jjr^.> 
^y>\ ^y>.^\ .Jj (j=i^'j U**^t h^! *^c v-ir-^ j=^^ *^^' o'j (f°l- 187 v °)- Au com " 

mencement de l'annee 720 (1320), l'auteur nous dit que, de Bab al-IIadid jusqu'a 
Kharizm, de Soudak (Solda'ia = Soldaca) et Boulghar jusqu'aux frontieres de Cons- 
tantinople, regnait Yuzbek (Uzbek)-Khan, fils de Batou, qui descendait du frere du 
roi Berke; dans l'etendue des etats de ce puissant souverain qui regnait sur la Russie, 
on faisait la priere au nom du sultan al-Malik an-Nasir, fils de Kalaoun, du haut 
des chaires, quand on en avait recite les formules au nom de Yuzbek : Jo-Vx-! , ,u r ' 



[27] INTRODUCTION. 

orientaux sc rcconnurent les vassaux, commc ils avaient accepte" la suze- 
rainete des pontifes de Baghdad, et les ecrivains de leur epoque, malgn- 
leurs defauts, n'en out pas moins continue l'ceuvre des savants qui, aux 
premiers siecles du Khalifat, avaient i'ait fleurir les lettres musulmanes. 
Nowairi n'cst point Tabari, Makrizi et Aboul-Mahasin ne valent point Ibn 
al-Atliir; il serait absurd«' de comparer le Moghni al-labib au Kitab de 
Sibawaihi, mais Ton doit reconnaitre que ces hommes ont fait tous leurs 
ell'orts pour rentrer dans la tradition, et que ces efforts n'ont pas ete vains. 

II convient de se souvenir que Soyouti a renove la transmission orale des 
traditions musulmanes, apres vingt annees d'interruption, et que, s'il a du 
renoncer ä renover celle de la langue elle-meme, qui etait tombee en desuetude 
depuis beaueoup plus longtemps, ce fut parce que les etudiants ne voulurent 
point s'astreindre ä suivre ses cours et ä y travailler', de teile sorte qu'il 
renonca ä son projet des sa premiere lecon; mais pareil aeeident etait dejä 
arrive ä Tabari, qui s ! est plaint amerement de ses auditeurs, dont Tinattention 
et la paresse l'ont force ä reduirc le plan de son histoire dans des proporlbms 
Cächeuses. Le flechissement des etudes classiques peut, comme on le voit, 
se reclamer d'une antiquite plus que millenaire. 

>%\ ^ lyb ^1 J± o£^ JÜJ\ L~M~hJ! V- i' j^-J j'Vä OM & 

Jjü y\Xf Je yj^\ s^X-lJ! ^UJÜJ .jCJJ 4^CL>> A~»=s. Jj '£ß o£Ul {sie) jpJ 

^GJ LjJI (fol. 189 v°). En 737 (1337), des rives du Djilioun jusqu'aux confins du 



pays des Turks, ä Almaligh et ä Kayaligh, qui formaient le royaumc des maisons (CUj 
= oulous) de Khaidou et de Dogha, fils de Barakh, regnait le sultan 'Ala ad-Din 
Mohammad ibn Dogha (-Temour) Dharmashirin. qui etait de la descendance de Barakh. 
L'etendue de son royaume etait de trois mois ; il etait en relations d'amitie avec le sul- 
tan d'Egypte, et il faisait porter au-dessus de~sa tete, dans les pompes solennelles, les 
etendards d'al-Malik al-Mansour Kalaoun : JU! \jfß\ •>& kU? J>' JJ 3 ^" jV <J*3 

(jf-JjJ! ^ .,lkUl j-jyi l^xUj 0^j> ^H ^ ^.r>.l 'j J -r J ~-^>. *^ ^*3 £^J 

jäj y< L ^ßi ^CL* j^j jl^j Itjb ^ j* 3 (sie) ^ji. U ^U, »lyi c h --^ 
h <y J lJj Jb J^' ^.p jy ^\ wOJI ,&lj ^ w^U ^3Uo (fol. 228 

r°). Cette curieuse mention est repetee dans les mämes termes sous la rubrique de l'annee 
741 (fol. 238 r°), ce qui me dispensera de la copier ici. 

J~iasd! »j! iüLs^! yJ^)U iLw wJ ÜJUo ^ßj^-z isUaiül -V*-> iJ\).Xa.j JoUiU'j (^x~-j ^r"^'' *~" 

äJUa. J JoJ Ji Ijo-Ij Lis^ C^i^'j *pk -^ ^s="ij ^ l( ' --' J -^' j' -^'j' f?^ c H ' 
i.^3 A.i v^ri <y %, Mouzhir, edition du Caire, t. II, page 199. (Test en ce sens que 
Ton donne ä Soyouti les titres de « sceau des hommes qui ont connu par cceur les 
traditions islamiqucs » ( ^J'.x="*' lj JblsLs^ i*3'U.. 



370 1NTRODUCTION. [28] 



La premiere periode de l'histoire des sultans mamlouks de la dynastie 
des Bahrites, teile qu'elle nous est narree par Moufazzal ibn Abil-Faza'il 
dans son ad-Dourr al-farid, est dominee par deux grands faits militaires, 
d'ailleurs connexes : la lutte contre les princes mongols de la Perse, dont le 
plan de guerre etait de s'emparer de la Syrie et de l'Egypte, et l'expulsion 
des Francs de la Palestine. 

Les peripeties de ces deux conflits s'enchevetrent et se penetrent durant 
tont le regne des premiers Mamlouks; elles sont rapportees d'une facon 
incomplete et confuse par les historiens qui les ont racontees, sans voir, 
suivant l'habitude des chroniqueurs musulmans, et aussi de tous ceux qui 
ont ecrit aux periodes lointaines du moyen äge, les connexites qui les unis- 
sent, et surtout sans se rendre le moindre compte que les vicissitudes de 
la fortune dans les provinces de la Perse et de la Transoxiane avaient leur 
repercussion sur les destinees de l'Egypte et des villes l'ranques du Sahel de 
la Palestine. 

C'est ä grand'peine qu'au milieu de leurs reeits incoherents et sans suite 
on parvient ä retrouver le fil de cette histoire compliquee, qui embrasse, 
en somme, celle de tout l'Orient, ä la fin du xin°siecle et au commencement 
du xiv e , car ils n'en ont jamais vu que les particularites immediates et 
brutales, sans se soucier en rien de coordonner des evenements qui sont les 
resultantes les uns des autres, et qui demeurent incomprehensibles si Ton 
nc prend pas la peine de les replacer dans la trame bistorique dont ils sont 
des parties integrantes et essentielles. 

La lutte contre les Mongols de l'Iran etait une necessite ineluctable pour 
les Mamlouks du Caire, une question de vieou de mort pour leur dynastie; 
le testament politique de Tcbinkkiz Khagban comportait pour ses succes- 
seurs l'extension indefinie de l'empire vers cet Occident dont les plaines 
avaient jadis ete foulees par les chevaux des guerriers d'Attila, et le prince 
Houlagou etait parti de Karakoroum avec l'ordre precis et formel de sou- 
mettre ä la domination mongole les contrees de la Syrie et de l'Egypte, 
ainsi que l'empire grec, pendant que les souverains de la Horde d'Or, campes 
ä Sarai, sur la Volga, s'empareraient de la Pologne, de l'Allemagne et des 
pays latins. 

Les Mamlouks du Caire se trouverent ainsi, ä la fin du treizieme siecle de 
notre ere, le rempart de l'Islam contre les Bouddhistes qui venaient de ren- 
verser le Khalifat abbasside, dans des heures tragiques oü les frontieres de 
l'Islamisme, que Kotaiba, fils de Mouslim, avait, cinq siecles et demi plus tot, 
reculees jusqu'au Pamir et jusqu'aux plaines de l'Asie centrale, se trouvaient 



[29] INTRODUCTION. 371 

subitement ramenees ä l'Euphrate, quand encore les troupes dos adorateurs 
de Sakya Mouni ne ravageaient pas Damas et Alep la cendröe. 

La lutte contre les Francs de Palestine n'avait jamais cesse depuis le 
jour oü ils s'etaient empares de la Terre Sainle, et les Musulmans ilc la 
Syrie et de l'Egypte, surtout les princes ayyoubites qui regnerent ä Damas 
et au Caire avaient toujours regarde comme leur premier devoir politique 
de reprendre aux Chretiens les villes de la Palestine. Mais cette guerre 
se prolongeait iudefiniment, sans que les souverains musulmans parussent 
Inen presses de rnettre fin ä une occupatiou militaire qui etait im scandalc 
pour les sectateurs de l'Islamisme, et dans laquelle leurs maitres, occupes 
ä d'autres pensees, ne voyaient avec raison qu'un episode historique facheux, 
dont il fallait, comme pour toutes les contingences de la vie, attendre la 
terminaison naturelle avec calme et serenite. 

Cette lutte contre les Francs de Palestine qui, en fait, ä part quelques 
exceptions, avait ete assez conrtoise ä l'epoque des Ayyoubites, se reveilla 
soudainement, avec une äprete qu'on ne lui avait jamais connue, quand les 
Mamlouks de la dynastie des Bahrites eurent depouille les descendants de 
Saladin de la souverainete de l'Egypte et de la Syrie. Les Francs furent 
poursuivis, sans treve ni repos, par les sultans turks du Caire, traques 
sans repit, pourchasses l'epee dans les reins, depuis le regne d'al-Malik az- 
Zahir Baibars jusqu'au moment oü al-Malik al-Ashraf Salah ad-Din Rhalil, 
fils d'al-Malik al-Mansour Kalaoun, les eut defmitivement expulses de la 
Terre Sainte. 

Cet acharnement des sultans mamlouks de l'Egypte, qui acheverent ainsi 
une oeuvre qui avait toujours excede les forces des princes ayyoubites, tenait 
ä deux causes : les princes turks du Caire, depuis A'ibek jusqu'ä Kalaoun, 
le pere du liberateur de la Palestine, etaient des adeptes recents de l'Isla- 
misme, et des convertis de fraiche date. Leur milice, comme on l'a vu plus 
haut, se recrutait exclusivement par des achats d'esclaves faits dans le Kip- 
tchak, oü erraient, dans l'immensite des steppes siberiennes, des tribus de 
Turks, que se partageaient le Manicheisme, le Bouddhisme, le Nestoria- 
nisme et l'Islamisme, et des clans de Mongols, qui, eux, etaient les adeptes 
du divin fils de Sakya Mouni. S'ils faisaient souche en Egypte et en Syrie, 
lorsqu'ils avaient adopte l'Islamisme que leurs maitres leur iinposaient, il 
ne parait pas que le nombre de leurs fils füt süffisant pour remplir les cadres 
de leur milice de pretoriens, car l'on sait que le recrutement du corps des 
Mamlouks ne put jamais se faire autrement que par des apports constants de 
nouveaux esclaves, achetes dans ces contrees du Nord, que les descendants 
du Sain Noyan, suzerains de la Bussie, ne tarderent pas d'ailleurs ä con- 
vertir ä la foi musulmane, au moins en partie. 

Toutefois, le zele de ces nouveaux convertis pour la religion qu'eux ou 



372 INTRODUCTION. [30] 

leurs peres venaient d'embrasser n'cxplique qu'incömpletement leur achar- 
nement ä pourchasser les adorateurs de la Croix, et cefc acharnement avait 
des causes beaucoup plus profondes. On sait par Moufazzal, et le lecteur 
trouvera de ce fait plusieurs exemples au cours de cette traduction, que, 
non seulemeut les Francs de Palestine s'etaient faits les indicateurs des 
Mongols de l'Iran', mais, ce qui etait infiniment plus grave, qu'ils avaient 
admis dans leurs places fortes des residents mongols 2 qui leur dictaient 
leur politique, leur imposant la volonte de leur maitre, l'ilkhan boud- 
dhiste 3 de Perse, qui regnait ä Maragba et ä Tabriz, entoure de lamas tibe- 
tains et de sramanas indiens. Les Francs de Palestine se trouvaient ainsi les 
proteges des princes bouddhistes de l'Iran, entre lesmains desquels ils avaient 
remis leur destinee et leur libre arbitre, et leur Situation geograpliique etait 
teile que les armees musulmanes ne pouvaient faire aucun mouvement qui 
ne füt immediatement signale aux Mongols de l'Iran, lesquels, düment 
avertis, avaient tous les moyens de faire une diversion qui reduisait ä neant 



1. Fol. 6r°. — 2. Fol. 30 v°. 

3. Le bouddhisme de ces princes est un fait etabli, quand on a lu les chroniques 
et les histoires des contemporains, Celles d'Ata Malik, de Rashid ad-Din et de Wassaf. 
Sans doute, ces souverains ne molesterent pas les Chretiens, qu'au contraire ils trai- 
terent favorablement, reservant toute leur ferocite pour les Musulmans, qu'ils haissaient 
d'une haine farouche; mais il n'en faut pas conclure qu'ils etaient chretiens, car le 
temoignage des hommcs qui ont ecrit leur histoire, et qui avaient vecu ä leur cour, 
est formel. Plusieurs de ces princes mongols bouddhistes epouserent des femmes chre- 
tiennes, et les pretres nestoriens etaient au dernier bien avec eux. M. l'abbe Nau a 
decouvert, dans un manuserit nestorien, un hymne que Ton chantait a la messe pour 
attirer les benedictions du Ciel sur Arghoun (man. syr. 345, l'ol. 163-166), dans lcquel 
on demande surtout la sante pour ce malheureux souverain qui etait use par toutes 
les debauches, et qui se soignait ä son idee, et aussi ä Celle des sorciers indiens, 
avec des drogues qui le tuerent. Les Chretiens, qui etaient en faveur ä la cour des 
Mongols, passaient du reste leur temps ä denoncer les Musulmans qu'ils accusaient 
de tramer des intrigues avec le sultan d'Egypte; l'imputation n'etait pas toujours fausse, 
et l'on sait parfaitement que les Musulmans de Perse servaient d'indicateurs aux sultans 
mamlouks, tout comme les Francs de Palestine renseignaient les Mongols sur les moin- 
dres mouvements des troupes egyptiennes. Cette hostilite irreductible des Bouddhistes 
et des Musulmans n'etait pas particuliere aux relations politiques entre les Mongols 
de Perse et les Mamlouks du Caire, et eile avait toujours existe en Asie centrale entre 
ces deux confessions. Les Bouddhistes et les Musulmans, qui vivaient cöte ä cote 
dans le pays ouighour, en meme temps que des Manicheens et des Nestoriens, s'exe- 
craient au dernier point, tandis qu'ils paraissent, chacun dans leur camp, avoir vecu ä 
peu pres en paix, et en termes possibles, avec les Chretiens. II n'y avait pas de mechant 
tour que les Bouddhistes ne jouassent aux Musulmans, et les Musulmans ne devaient 
pas se montrer beaucoup plus accommodants. 



[31] INTRODUCTION. 373 

le plan des Mamlouks du Caire. C'etait cette alliance' avec les Bouddhistes 
de Maragha et de Tabriz que Ba'ibars ne pouvait pardonner aux Francs de 
Palestine, et ce fut, ä mon avis, la cause efficiente de la violence avec laquelle 
il les attaqua. Les Musulmans, tout en detestant les Chretiens, les tiennent 
pour des gens qui n'ont pas voulu se laisser eclairer par les lumieres de la 
Foi, revelees par Mahomet, mais qui possedent, au memo titre qu'eux, une 
partie de l'lslam, les livres apportes par Moi'se et par Jesus-Christ, le Penta- 
teuque et les Evangiles. Le Chretien est un Musulman incomplet, mal 
eclaire, qui est reste dans les limbes dune croyance imparfaite, dans lesquels 
il se debat sans espoir, comme les pai'ens que n'a pas touches la gräce du 
Christ, et qui vivent obscurement dans les cercles de tenebres, oü Dante fut 
le temoin de leur descsperance, mais il n'est pas absolument un infidele; 
s'il associe ä l'unite absolue d'Allah d'autres entites divines, s'il brnore la 
mission de Mahomet, il n'en est pas moins vrai qu'il reconnait, sans bien 
les comprendre, la verite dune partie des dogmes de l'lslam. Le Bouddhiste, 
au contraire, est l'ennemi absolu et irreductible du Musulman,- et l'on ne 
doit user ä son egard d'aucun menagement; sa religion est aux antipodes de 
l'lslam; il n'est qu'un yil adorateur d'idoles de pierre et d'or, mensongeres 
et impuissantes, et de demons furieux qui dechainent le mal sur les hommes. 
La difference est capitale, et l'on comprend sans peine la colere qui saisit 
les Mamlouks du Caire, quand ils connurent cette alliance, monstrueuse pour 
eux, de la Croix et de Sakya Mouni, lorsqu'ils se virent epies par les Francs 
de Palestine, pour le compte des Bouddhistes, dont le but avere, ils l'avaient 
assez montre en renversant le Khalifat et en projetant d'aller aneantir la 
Mecque et Medine, etait de detruire l'lslam et de lui substituer l'adoration 
de leurs idoles de bois dore. 



La revolution de palais qui avait fait tomber les Ayyoubites de leur tröne 
s'etait limitee ä l'Egypte, et eile n'avait eu aucune repercussion dans le royaume 
de Syrie, que les vicissitudes de la politique venaient d'arracher ä la domination 
des sultans du Caire. II appartenait alors ä al-Malik an-Nasir Daoud, fds 
d'al-Malik al-'Aziz Mohammad, fds d'al-Malik az-Zahir Ghazi, fils de Sala- 
din. Comme son pere, et comme son grand-pere, Daoud avait commence par 
regner sur« la principaute d'Alep, et c'etait seulement apres la mort d'al- 
Malik al-Mou'azzam Touranshah, sultan d'Egypte, qu'il avait pris possession 
de Damas. 

1. Le prince de Tripoli, notamment, fut un allie inebranlable des Mongols de Perse 
(fol. 36 v°). 



374 INTRODUCTION.' [32] 

Üaoiul, furieux de voir ün'mamlouk, im esclave de sa famille, s'emparer 
sans coup ferir de cette Egypte, dont la souverainete avait loujours ete le 
but supreme de tous les princes ayyoubites, entreprit de chasser al-Malik 
al-Mou'izz Aibek du Caire, et d'aller s'y faire reconnaitre comme sultan. 

La tache etait plus difficile qu'il ne se l'imaginait; Aibek etait im prince 
faible de caractere, sans grande volonte et peu intelligent, qui laissait les 
dignitaires de son royaurae prendre sur lui une influence exageree; il etait 
reste, malgre l'abdication de son epouse, Sbadjar ad-Dorr, la derniere des 
Ayyoubites, le prince consort, bien qu'il regnät de son propre chef. Mais 
c'etait un liomme extremement brave, autrement taille pour la lutte que 
le petit prince d'Alep, qui avait presume de ses capacites politiques et mili- 
taires, en comptant, seul et sans alliances, opposer le royaume de Damas ä 
l'empire d'Egypte. Aibek n'eut pas de peine ä vaincre Daoud, et il se fit 
ceder la partie meridionale des Etats de son imprudent adversaire, avec Jeru- 
salem, Ghaza, et tout le Säbel, jusqu'ä Naplouse. 

Cette victoire sur le prince ayyoubite, l'annexion de la ville sainto de 
Jerusalem ä l'empire egyptien, auraient pu donner au premier sultan mam- 
louk la consecration qui lui manquait jusqu'alors, et qu'il aurait ainsi due ä 
une fausse manceuvre de son antagoniste; mais il etait ecrit que les deux 
souverains du Caire et de Damas rivaliseraient de maladresse et d'ignorance 
politique. Aiibek eut l'inconscience de faire assassiner Tun des generaux les 
plus celebres de son armee, Faris ad-Din Oughoutai, qui s'elait couvert de 
gloire sous le regne de ses predecesseurs, et cette execution sommaire revolta 
tellement les mamlouks bahris, les anciens camarades d' Aibek, qu'ils deser- 
terent, et se rendirent ä la cour d'al-Malik an-Nasir Daoud, qu'ils presserent 
de marcher sur le Caire, lui jurant de lui donner la souverainete de l'Egyple. 

L'occasion etait unique, et il etait evident qu'elle ne se representerait 
iamais; mais Daoud etait un esprit inconsistant et sans energie, qui ne savait 
pas vouloir; de plus, il avait, depuis longtemps, depasse Tage des decisions 
promptes et energiques; il aurait bien voulu que les choses se fissent sans 
qu'il eüt ä s'en meler, et que les officiers egyptieus le proclamassent sultan 
du Caire, sans qu'il eiit ä prendre la peine de se deranger; peut-etre encore 
se füt-il fait prier, et il est certain qu'il etait bon de rellechir avant de don- 
ner des gages ä la milice turbulente et fantasque des Bahris. Tout l'avan- 
tao'e qu'il tira de cette aventure fut qu'Aibek, dans la crainte qu'il n'ecoutat 
les objurgations des mamlouks transfuges, lui retroceda Jerusalam, Ghaza, 
et le Sahel de la Palestine. 

Les Bahris, decus par la faiblesse etpar l'inaction du souverain de Damas, 
s'en furent ä Karak, dont le prince, l'Ayyoubite al-Malik al-Moughith Fath 
ad-Din 'Omar, etait naturellement tres mal dispose contre Aibek, et ils l'in- 
citerent ä attaquer l'empire egyptien. Sur ces entrefailes, Aibek fut assas- 



[33] INTRODUCTION. 375 

sine, ä l'instigation de sa femme, Shadjar ad-Dorr', et le tröne fut devolu 
ä al-Malik al-Mansour Nour ad-Din 'Ali (1257), sous la regence de l'6mir 
mamlouk Sai'f ad-Din Koutouz. Le prince de Karak marcha contre Koutouz, 
mais il fut completement battu. 

Le prince de Damas, al-Malik an-Nasir Daoud, regrettait d'avoir laisse 
echapper l'occasion qui lui avait ete Offerte de s'emparer de l'Egypte, en 
meme temps qu'il voyait avec terreur les progres incessants de la puissance 
mongole en Perse, et qu'il devinait que les armees d'Houlagou a'attendaient 
que le moment de s'emparer de la Syrie, qui etait ä peine defendue contre 
son offensive. 

Dans cette Situation precaire, il envoya, en 1258, son fils, al-Malik al- 
'Aziz, ä la tote d'une ambassade, ä Houlagou, pour solliciter son amitie, et 
pour lui demander de l'aider ä enlever l'Egypte aux sultans mamlouks. 
Cette requete aurait peut-etre ete agreee par Houlagou, si le prince de Damas 
l'avait entourec de plus de formes, et s'il etait alle lui-meme solliciter l'al- 
liance de l'ilkhan mongol, en lui offrant de se considerer comme son vassal, 
et de reconnaitre qu'il tenait de son bon plaisir la souverainete de la Syrie 
et de l'Egypte. Mais al-Malik an-Nasir Daoud, toujours enclin aux demi- 
mesures, ne voulait pas s'engager ä fond avec Houlagou, et il essayait de 



1. Les mamlouks turks qui s'etaient empares de l'Egypte n'avaient pas d'opposition 
de principe contre la souverainete d'une femme, et ils se montraient, sur ce point, 
beaucoup moins rigoristes que les Musulmans de vieille souclie. A une epoque voisine 
de celle-ci, le royaume de Dehli fat gouverne par une sultane mamlouke, Haziyya Sul- 
tane, ä laquelle les historiens de Finde (Firishta, Goulshan-i lbrahimi, I, 118) donnent 
les titres de ^^ \j^Ai ij'jv' 3 ^-'- Cette princesse, fille du sultan Shams ad-Din 
Eltetemish, etait une personne d'une tres grande intelligence; eile avait appris ä lire le 
Coran, et eile avait ete initiee ä la connaissance des sciences musulmanes. L'annee au 
cours de laquelle il s'empara de Goualior, Shams ad-Din la proclama heritiere de la cou- 
ronne. Quelques generaux en temoignerent lern- etonnement au sultan; ils lui dirent que 
cette decision les surprenait, car il avait des fils dont l'intelligence etait notoirement 
connue, qui etaient parfaitement capables de gouverner l'empire. Shams ad-Din leur 
repondit que ces princes s'adonnaient au vin et aux femmes, et qu'ils perdaient leurs 
facultes au milieu de ces debauches, de teile sorte qu'il etait d'avis que le far- 
deau du pouvoir etait trop lourd pour eux, tandis que sa fille se trouvait ä l'abri de ces 
deportements. Les faits ne tarderent d'ailleurs pas ä justifier l'opinion du sultan; 
Firouz Shah, se trouvant ä Dehli ä la mort de son pere, Shams ad-Din Eltetemish, 
profita de cette Situation privilegiee pour s'y faire reconnaitre comme souverain en 1235; 
mais sa conduite ne tarda pas ä degoüter ses emirs, qui le deposerent, et qui donnerent 
le trone ä Raziyya Sultane (1236). Raziyya Sultane s'habillait comme un liomme, et eile 
montait ä cheval ä la tete de ses armees ; eile fut vaincue en 1239 par son fröre, Mou'izz 
ad-Din Rahram Shah, qui la fit assassiner, apres un regne de trois ans, six mois et six 
jours. 

PATR. OK. — T. XII. — F. 3. 2U 



376 INTRODUCTTON. [34] 

se menager une ligne de retraite pour le cas oü la puissance mongole subirait 
une eclipse, comme tout le monde s'accordait ä l'esperer dans l'Islam. 

Houlagou se raontra fache de l'ambassade peu respectueuse qui lui avait 
ete adressee, et, pour toute reponse, il envoya au prince de Damas une lettre 
par laquelle il lui ordonnait de se soumettre ä lui, purement et simplement, 
sans chercher ä lui poser des conditions. Daoud, voyant l'echec complet 
d'une tentative qui n'avait eu d'autre resultat que de le rendre suspect aux 
Musulmans, sans lui rapporter aueun avantage, repliqua au prince mongol 
par une lettre d'injures qu'il paya eher un peu plus tard. 

Au mois de septembre 1259, Houlagou envahit la Syrie avec une puis- 
sante arinee, et son fds, Youshmout, s'empara de Miyafarkin. Le prince 
de Damas comprit qu'il lui etait impossible d'engager la kitte avec un 
adversaire aussi formidable, et il se deeida ä demander aux Egyptiens, qu'il 
avait espere soumettre avec l'aide des Mongols, des secours qui lui per- 
missent d'arreter la marche des envahisseurs. Sur ces entrefaites, Saif 
ad-Din Routouz, profitant de la panique que causait en Egypte l'annonce 
de l'invasion mongole, detrönait le jeune prince dont il etait le tuteur, et 
se proclamait lui-meme sultan (novembre 1259). Les circonstances etaient 
assez tragiques pour que le nouveau souverain de l'Egypte oubliät les pali- 
nodies du prince de Damas, et pour qu'il accueillit sans arriere-pensee l'offre 
qu'il faisait aux Egyptiens de marcher avec eux contre les Mongols. Sa 
terreur, et sa fourberie aussi, etaient telles qu'il n'eprouva aueun scrupule 
ä ecrire ä al-Malik an-Nasir Daoud que, non seulement il accueillait ses 
propositions avec reconnaissance, mais que, de plus, il le considerait, en sa 
qualite de descendant de Saladin, comme le souverain de toutes les contrees 
qui avaientete soumises au seeptre des Ayyoubites, en y comprenant l'Egypte. 
II ajoutait que lui-meme, al-Malik al-Mouzaffar Saif ad-Din Routouz, n'etait 
que son lieutenant general aux bords du Nil, et qu'il s'engageait ä lui 
remettre le pouvoir supreme s'il voulait venir en Egypte. Koutouz alla jusqu'ä 
offrir ä Daoud de lui envoyer son armee ä Damas, pour lui eviter la peine de 
venir en personne au Caire, s'il doutait de la sincerite de ses intentions. 

Que ces promesses aient ete dictees par la peur d'Houlagou, ou que 
Koutouz ait cherche ä tromper le prince de Damas, pour lui enlever plus tard 
ses etats, les Mongols, profitant de l'inaction d'al-Malik an-Nasir Daoud et 
de Koutouz, poursuivaient leur marche en Syrie, et s'emparaient d'Alep en 
janvier 12(50. Daoud etait dans son camp, pres de Barza, ä quelque distance 
de Damas, quand il regut cette terrifiante nouvelle. Ses gene>aux, prövoyant 
qu'il serait incapable de defendre la capitale de la Syrie, lui conseillerent de 
l'abandonner provisoirement ä sa malheureuse destinee, de retrograder jus- 
qu'ä Ghaza, oü ils pensaient que les Mongols ne viendraient pas les relancer, 
et d'implorer l'aide du sultan d' Egypte, de facon ä reprendre l'offensive et 



[35] INTRODUCTION. 377 

ä les chasser des pays qu'on leur aurait abandonnes au cours de la retraite. 

Ce plan inconsistant etait trop dans la maniere d'al-Malik an-Nasir pour 
que ce prince songeät ä defendre Damas en y risquant sa vie, et il se häta 
d'abandonner sa capitale, que son vizir, Zai'n ad-Din al-Hafizi, livra aux 
Mongols au mois de mars 1260; la citadelle, qui etait tres puissante, tenta 
une resistance qui fut vaine, et sa garnison dut capituler le 6 avril. 

Houlagou rendit au prince ayyoubite al-Malik al-Ashraf Mouzaffar ad-Din 
Mousa, qui ne possedait plus alors que la petite ville de Tall-Bashir, la sou- 
verainete de Homs, que Daoud lui avait enlevee douze annees auparavant, et 
il le nomma son lieutenant general en Syrie. A ce moment, Houlagou apprit 
la mort de son frere, Monkke Khaghan, souverain des Mongols, qui l'avait 
envoye dans les contrees de l'Occident pour en faire la conquete, et qui avait 
termine sa carriere en Chine, au siege de Ho-tcheou. 11 remit sur-le-charap 
le commandement de l'armee de Syrie ä Guetuboukha Noyan. et il partit en 
toute häte, pour se rendre au kouriltai, ou diete d'election, dans laquelle il 
comptait vraisemblablement se faire nommer khaghan des Mongols, en invo- 
quant comme titres ä cette dignite l'importance et l'etendue de ses con- 
quetes ' . II apprit ä Tauris que le choix du nouvel empereur, son frere Khou- 
bila'f, avait ete decide, tres irregulierement, sans que les princes d'Extreme- 



1. Houlagou n'avait pas neglige d'exagerer considerablement l'importance de ses 
conquetes dans les pays de l'Occident, car il savait pertinemment que personne ne 
pourrait jamais, en Mongolie, faire la preuve de ses bluffs. C'est ainsi qu'apres la 
prise de Baglidad, il ecrivit ä son frere une lettre dont l'esprit, ä defaut du texte, 
nous a ete conserve par les historiens chinois, dans laquelle il lui annoncait que, plus 
heureux que Pan Tchao, il avait traverse la mer et battu les Francs dans leur empire. 
Cette assertion etait un mensonge pur et simple, car Houlagou n'avait nullement tra- 
verse la mer, et il n'avait meme pas mis le pied sur le sol de l'empire byzantin. 
D'ailleurs, il n'a jamais fait raconter en Perse cette histoire, qui etait faite pour 
l'exportation, pour les Mongols de Karakoroum, puisque, beaucoup plus tard, quand 
l'empire commenca ä se disloquer, Tchoupan, qui s'etait empare de quelques districts 
du pays de Roum oü les Mongols n'avaient pas encore penetre, s'en vanta comme 
d'une prouesse extraordinaire, ce qui montre qu'il etait de notoriete publique qu'Hou- 
lagou etait alle moins loin que lui, et que la reclame electorale ne date pas d'hier. 
II semble bien qu'Houlagou n'ait jamais eu l'intention de s'aventurer dans les contrees 
qui sont situees au delä de la mer, car Rashid ad-Din nous apprend qu'apres s'etre 
empare des forteresses ismai'liennes, il ordonna ä Bai'tchou Noyan d'aller s'emparer 
de l'empire grec d'Asie et de la Palestine « jusqu'aux rivages de la mer occidentale, et 
de les arracher aux fils du roi de France et ä Lascaris » : C^, JjL> ^ \y £ Syf 

^lf (man. supp. persan 209, folio 279 V). Houlagou savait tres bien que la puissance 
humaine a des limites, et qu'il fallait laisser passer un certain temps avant d'aller mettre 
le siege devant Constantinople. 



378 INTR0DUCT10N. [36] 

Orient, qui voulaient escamoter l'election, se fussent donne le temps d'atten- 
dre ceux d'Oceident, ce qui etait contraire aux regles de gouvernement qui 
avaient ete formulecs par Tchinkkiz Khaghan. L'amitie qui unissait Houlagou 
ä Khoubilaü lui fit aeeepter le resultat de cette election irreguliere, qui de- 
natura completement l'empire mongol, en faisant de ses souverains des em- 
pereurs chinois; il lui aurait ete bien difficile d'ailleurs de protester c-ontre la 
fagon etrange dont eile avait ete faite, sans compter que son interet bien 
entendu etait d'aeeepter les faits tels qu'ils s'etaient passes \ 

1. L'histoire olficielle des Mongols, tant en Chine qu'en Perse, raconte que Khoubilaü, 
s'appuyant sur une legitimile qui paratt tres douteuse, et se prevalant des resultats d'une 
election plus quesuspecte, vint ä bout, sans rencontrer trop de dillicultes, de son frere 
Erik Boke, qui s'etait proclame khaghan des Mongols ä Karakoroum, et qui avait ainsi 
usurpe l'empire. Cela est une Version ; mais celle qui est rapportee par Moul'azzal, suivant 
laquelle Berke marcha contre Khoubilai, et Houlagou contre Berke, est egalement tres 
possible; eile parait meme jusliliee jusqu'a un certain point par ce que Ton sait de l'his- 
toire des Mongols. Batou, pere de Berke, avait mis sur le tröne Monkke Khaghan, apres 
la mort de Kouyouk, parce que, entre autres considerations, les hommes n'etant jamais 
conduits par une seule raison, ce prince lui avait semble reunir le plus grand nombre 
des qualites requises pour gouverner les Mongols. Cette designation avait cause de 
grands troubles dans la l'amille imperiale, et meme en dehors d'elle; car, en ecartant du 
tröne les descendants d'Ougede'i, successeur immediat de Tchinkkiz, eile avait constitue 
un grave manquement aux regles de gouvernement etablies, et, pour la juslifier, il avait 
fallu invoquer des raisons speciales, ce que l'on ne pouvait evidemment faire a la mort 
de chaque empereur. C'etait vraisemblablement pour reconnailre ces bons Offices de 
Batou, que sa maison recevait un cinquieme du butin de l'lran. Quoi qu'il en soit, c'etaient 
les princes de la Horde d'Or qui avaient cree cette Situation, dont ils se trouvaient par 
cela meme responsables, puisque la devolution du tröne a la famille de Touloui etait le 
resultat direct de l'intervention de Batou. Or, Monkke Khaghan, partant en campagne 
contre les Soung, avait laisse son frere, Erik Boke, ä Karakoroum, la capitale, pour 
gouverner durant son absence, et il lui avait conlie lc sceau de jade qui representait 
l'autorite supreme dont se prevalait le khaghan dans son empire. II laut se Sou- 
venir qu'aux yeux des Chinois, et il en etait evidemment de meme chez les Mongols 
qui copiaient servilement le ceremonial des Fils du Ciel, la possession du grand 
sceau impliquait celle de la souverainete sur tout l'empire; si un usurpateur parvenait 
ä s'emparer du sceau d'une dynastie, les Celestes etaient tout prets a reconnaitre que 
le Ciel eternel lui avait coniere le Mandat divin de gouverner les hommes, et ä le regar- 
der comme l'empereur legitime. Dans ces conditions, il n'y a pas ä douter que Monkke 
Khaghan n'ait tres clairement designe son frere Erik Boke comme son successeur, pour 
le cas oü il trouverait la mort au cours de sa campagne contre la Chine; ce fut bien ainsi 
que le comprirent les princes de la Horde d'Or, et il n'y avait pas ä s'y tromper. 
Qu'ils aient cherche a soutenir Erik Boke, legitime empereur, contre Khoubilai, usurpa- 
teur et souverain anti-mongol, qui, de plus, avait le dessein de recuperer, au detri- 
ment de ceux qui les possedaient, les apanages constitues par Tchinkkiz, tandis qu'Erik 
Boke n'avait pas de doctrine sur ce point, ou plulöl qu'il avait celle des Mongols, de la 
fragmentation indelinie, cela est non sculement possible, mais tres vraisemblable. 



[37] INTRODUCTION. 379 

Des qu'al-Malik an-Nasir Daoud fut arrivc ä Ghaza avcc l'armee qui aurait 
du defendre Damas, Koutouz entreprit de debaucher ses gdneraux et de les 
attirer dans son parti; car, malgre les protestations de fidelite qu'il avait 
prodiguees quelques mois plus tot au prince de Syrie, il ne craignait rien 
taut que de voir un priuce de la dynastie ayyoubite arriver avec une force 
armee au Caire, dont la population n'aurait fait aucune difliculte pour le 
reconnaitre comme l'heritier legitime de Saladiu et des monarques qui s'etaient 
succede dans la souverainete de l'Egypte jusqu'au regne de l'incapable 
al-Malik al-Mou'azzam Touranshah. 

Daoud, abandonne de presque toutes ses troupes, quitta Gbaza sans trop 
savoir que devenir; il se dirigea vers le sud de la Syrie, oü il se croyait ä 



Comme tous ceux qui ne peuvent invoquer que le droit et la legitimite pour defendre 
leur cause, Erik Boke fut vaincu par Khoubilai apres une resistance acharnee, qui 
marqua la fin de l'empire mongol, tel que l'avait reve Tchinkkiz. Houlugou, qui avait 
partie liee avec Khoubilai et ses descendants, sous le regne desquels il etait certain de 
garder la souverainete de la Perse, non seulement pour lui, mais aussi pour sa posteiite, 
ne pouvait que se montrer hostile aux princes de la Horde d'Or, qui, eux, entendaient 
soutenir Erik Boke, et les attaquer pour les en empecher. II est tres possible que les 
evenements se soient deroules ainsi que le raconte Moufazzal, plutöt que de la facon qui 
est rapportee par l'histoire chinoise et par Rashid ad-Din dans sa Djanü" at-tawarikh. 
Les Chinois etaient tellement loin du theatre de ces evenements qu'il serait injuste de 
leur faire un reproche de les avoir imparfaitement connus; de plus, redigee avec des 
documents recueillis sous le regne de Khoubilai', l'histoire chinoise ne peut que se montrer 
favorable ä sa these de l'illegitimite d'Erik Boke. Quant ä Rashid, il ne faut pas oublier 
qu'il ecrivait pour Ghazan, qui, comme Khoubilai', etait un prince de cette lignee de Tou- 
loui, en faveur de laquelle il n'a pas craint d'alterer la verite historique ; on n'ecrit point 
l'histoire teile qu'elle est, mais teile qu'on veut qu'elle plaise ä celui pour qui eile est 
ecrite. Le silence du Yuan-shi et de la DjaniV at-tawarikh n'infirme donc pas la version 
des historiens egyptiens, qui etaient en rapports directs et constants avec la Horde 
d'Or, et qui nous ont rapporte fidelement ce qui se disait ä Sarai et ä Boulghar, ce qui 
d'ailleurs pourrait bien etre la verite. II semble qu'il faule rapprocher de cette Inter- 
vention de Berke en faveur d'Erik Boke contre Khoubilai, une aventure que racontent 
Rashid ad-Din et l'histoire chinoise, laquelle est ä peu pres incomprehensible si on ne 
le fait : quand Khoubilai eut triomphe de son frere, Erik Boke, il envoya une forte armee, 
sous le commandement de ses deux iils, Nomokhan et Gueuktchou, pour s'emparer 
du royaume de Tchaghatai qui lui etait profondement hostile, et pour continuer ensuite 
sur la Horde d'Or, dont les sentiments n'etaient pas meilleurs, et contre laquelle il 
parait bien qu'il poursuivait la revanche de l'aide que Berke avait donnee contre lui ä 
Erik Boke. Les sous-ordres de Nomokhan et de Gueuktchou se revolterent contre eux, 
ä la suite d'incidents etranges sur lesquels il serait trop long d'insister, et les firent 
prisonniers; ils les envoyerent comme otages ä Monkke Temour, souverain de la Horde 
d'Or, qui avait succede ä Berke, comme pour lui fournir un moyen infaillible d'empe- 
cher Khoubilai de se venger sur lui de l'inimitie de Berke, et de lc faire renoncer a 
ses intentions de reprise du royaume de Tchoutchi. 



380 INTRODUCTION. [38] 

l'abri des Mongols qui lui avaient ravi son royaume, et de Koutouz qui Iui 
avait promis le sien; il errait ä l'aventure, quand, pour comble d'infortune, 
deux de ses officiers, qui jusque-lä lui etaient demeures fideles, allerent vendre 
ä Guetuboukha Noyan le secret de sa retraite errante. Le general mongol 
envoya im detachcment de cavalerie capturer le prince ayyoubite qui avait 
regne sur Tun des plus beaux royaumes de l'Islamisme, et il le fit conduire ä 
Tauris. Iloulagou avait peut-etre oublie la lettre d'injures que Daoud avait 
eu rinconscience de lui adresser, en reponse ä celle par laquelle le prince 
mongol lui enjoignait de se soumettre ä sa puissance, ou plutöt, car les Mon- 
gols n'oubliaient guere, il jugeait que le puissant prince de Damas lui serait 
beaucoup plus utile, dans la politique qu'il comptait suivre envers les Musul- 
mans, que le tres petit seigneur de Homs, al-Malik al-Ashraf; il le regut 
aflectueusement, et lui promit de lui rendre la Syrie quand il se serait empare 
de l'Egypte. II entrait vraisemblablement dans les vues d'Houlagou de 
reconstituer le royaume des Ayyoubites dans sa plus grande extension, des 
frontieres de l'empire grec ä la Nubie et aux sables de Barka, de la mer de 
Syrie ä l'Euphrate, et d'en confier la souverainete tres effective ä al-Malik 
an-Nasir Daoud, ä la condition que celui-ci reconnüt sa suzerainete, et partant, 
celle du Grand Khan, Rhoubilai, qui regnait ä Dai-dou sur les fils de Han. 

Houlagou comptait bien poursuivre ses succes dans l'Ouest et ne pas en 
rester ä la conquete dejä fort importante d'Alep et de Damas, aussi, il envoya 
ä al-Malik al-Mouzaffar Koutouz, le nouveau maitre de l'Egypte, l'ordre de se 
soumettre ä lui, et de reconnaitre la suzerainete des Mongols. La röponse du 
sultan mamlouk n'etait guere douteuse : l'Egypte etait alors le seul refuge 
et le boulevard de l'Islamisme; sa capilulation devant les exigences d'Hou- 
lagou etait la ruine definitive de la civilisation musulmane. Koutouz en appela 
au sort des armes, et, pour la premiere fois depuis de longues annees, 
les Mongols subirent un echec retentissant ä 'Ai'n-Djalout, la « source de 
Goliath », entre Naplouse et Bai'san; le noyan Guetuboukha trouva une 
mort glorieuse dans la bataille, et les soldats du Conquerant du Monde s'en- 
fuirent devant ces Musulmans que, depuis l'epoque de Djalal ad-Din Monk- 
kebirdi, ils avaient pris l'habitude de refouler devant eux comme un troupeau 
de moutons. 

La victoire d'Ain-Djalout fut le signal de la delivrance de la Syrie dont 
la population musulmane se souleva tout entiere contre les Mongols; les 
troupes d'occupation n'avaient pas un effectif süffisant pour ecraser cette 
revolution, et les gouverneurs mongols s'enfuirent precipitamment des villes 
dans lesquelles ils avaient ete installös, de teile sorte qu'en quelques semai- 
nes, Koutouz recouvra toute la Syrie. 

Le recit que les historiens de l'Egypte fönt de cette dramatique cam- 
pagne, dont le resultat fut foudroyant et döpassa les esperances des Musul- 



[39] INTRODUCTION. 381 

raans, montre que tout l'honneur en revenait au sultan d'Egypte, dont la 
volonte indomptable de marcher ä l'ennemi et de l'ecraser avait reveille les 
energies somnolentes, et combattu le decouragement des generaux egyptiens 
que la terreur du nom raongol portait presque ä accepter la souverainete 
d'Houlagou. Koutouz fut singulierement recompense de son heroisme; il s'en 
revenait au Caire, dans le triomphe de savictoire, attendu par tout un peuple 
qui avait splendidement pavoise la ville pour recevoir dignement le souvernin 
qui, le premier, avait dissipe le cauchemar de la terreur mongole, quand 
un groupe d'ofliciers generaux, de ces mamlouks pretoriens qui, depuis 
le regne du sultan Nadjm ad-Din Ayyoub, terrorisaient l'Egypte et la trai- 
taient en pays conquis, l'assassinerent, apres l'avoir attire dans un guet- 
apens. Baibars, Tun des principaux conjures, fut appele par le consentement 
de ses complices ä la souverainete de l'Egypte, et c'est avec la mention de 
ce crime que commence la chronique de Moufazzal ibn Abil-Fazai'l. 

La veille du jour oü il apprit le desastro d"Ain-Djalout, le prince Houla- 
gou, ne doutant point que son armee ne lui soumit l'Egypte, avait donne ä 
al-Malik an-Nasir Daoud le gouvernement de la Syrie, comme il le lui avait 
promis, puis, cedant ä Tun de ces revirements extraordinaires qui caracteri- 
sent la conduite des impulsifs, il s'etait subitement ravise, et il avait fait assas- 
siner le prince ayyoubite avec tous ses parents et tous ses officiers, ä l'excep- 
tion de son fds, al-'Aziz. 

Le general Baidara, qui avait pris le commandement de Tarmed mongole 
apres la mort de Guetuboukba Noyan, reunit les debris de ses troupes, 
et il se trouva ä la tete d'un corps de 6.000 cavaliers, ce qui formait encore 
une force tres respectable. II occupa Alep en novembre 1260, et, reprenant pour 
son compte le plan de campagne de son chef, il marcha sur Homs, devant 
laquelle il arriva le 10 decembre; mais il fut battu, et il dut remonter vers 
Alep, oü il ne put meme pas se maintenir quand il apprit que Tarmee 
egyptienne allait faire une campagne en Syrie. 

La defaite d"A'in-Djalout avait ete tres sensible ä Houlagou qui ne s'atten- 
dait pas ä rencontrer une teile resistance sur la route du Caire; il n'etait 
pas homme ä supporter un pareil echec sans essayer d'en tirer une ven- 
geance eclatante, mais les vicissitudes de la fortune furent plus puissantes 
que ses desirs, et elles ne lui permirent jamais de reprendre ses desseins 
contre la Syrie et de venir attaquer l'Egypte. 

Le royaume de Batou, qui s'etendait au nurd de l'Iran sur des espaces 
immenses, etait alors gouverne par le prince Berke, qui s'etait converti ä l'Is- 
lamisme, et qui avait voue une haine mortelle k Houlagou pour avoir aneanti 
la puissance du Rhalifat abbasside et mis fin aux destinees du monde 
musulman. 

Cette hostilite irreductible d'un puissant souveraiu, dont les armees pou- 



382 INTRODUCTION. [40] 

vaient deboucher, sans trouver d'obstacles serieux, par les dcfiles du Caucase, 
et venir lui livrer bataille dansl'Azarbaidjan, paralysait Houlagou enle forcant 
ä reporter dans le nord de ses etats les troupes qu'il aurait pu employer 
dans l'ouest ä la conquete des pays musulmans. En 1262, Houlagou fut 
battu par Berke, qui conclut avec Baibars uue alliance offensive contre le 
prince de Perse, en insistant pour que le sultan du Gaire envoyät un 
corps d'armee sur l'Euphrate, de facon ä diviser les forces d'lloulagou en 
deux parties, et ä l'ecraser sur deux fronts. 

Houlagou jugea que la Situation etait difficile au point de vue militaire, 
mais que l'on pouvait essayer d'en modifier les elements par l'intrigue et par 
la ruse, qui etaient les armes favorites des princes mongols; il ecrivit aux 
cliefs de l'armee egyptienne pour exciter leur animosite contre Ba'ibars qu'ils 
n'aimaient guere, et dont ils supportaient avec peine l'excessive severite; 
ces incitations ä la trahison et ä la revolte ne laisserent pas insensibles tous 
ceux auxquels elles s'adressaient. De plus, le prince ayyoubite de Karak, 
al-Malik al-Moughith, qui avait essaye de s'emparer de l'Egypte quelques 
annees plus tot, avait ecrit ä Houlagou pour le presser d'annexer la Syrie et 
l'Egypte ä son royaume de Perse, s'offrant de proclamer sa suzerainete, s'il 
voulait lui conner le gouvernement de la Syrie jusqu'ä Ghaza; le fait etait 
tellement notoire que Baibars fit arreter al-Malik al-Moughith et le jeta dans un 
cul de basse-fosse (avril 1263). De leur eöte, les Francs avertissaient Houlagou 
(1264) que le meilleur moment pour envahir la Syrie etait le printemps, car, 
dans cette saison, les troupes musulmanes etaient dispersees, leurs chevaux 
au vert, et Ton pouvait tomber sur elles avant qu'elles n'eussent le temps de 
se concentrer. 

Houlagou n'eut pas les loisirs de profiter de toutes ces complicites; il 
mourut en fevrier 1265, laissant le tröne ä son fils Abagha, que les diffi- 
cultes de ses guerres avec la Horde d'Or et avec le royaume de Tchaghatai 
empecherent d'adopter une attitude franchement hostile envers les sultans du 
Caire, et de couvrir de sa protection les Francs de Palestine. Ba'ibars, libre 
du cote de l'Euphrate, enleva aux Chretiens Gesaree, Arsouf, Safad, Jaffa et 
nombre d'autres places (1265-1266), puis il marcha contre le roi d'Armenie, 
Hai'thoum, dont le seul espoir contre les attaques des Musulmans etait son 
alliance avec les Mongols de Perse. Mais, avant qu'Abagha eüt pu envoyer 
des secours aux Armeniens, les Egyptiens ecraserent Levon, fils d'Hai'thoum, 
et s'emparerent de r rall-Hamdoun et de "Amoudain qui appartenait aux Tem- 
pliers. Sis, la capitale, Ayas, Masisa, Adana, furent incendiees, et, quand 
l'Armenie fut completement saccagee, les Egyptiens evacuerent le pays. 
A ce moment, Haithoum arrivait avec les contingents tartars qui lui 
avaient ete concedes par Abagha, mais cette aide des Mongols, dont les 
forces etaient occupees sur d'autres fronts, etait tres precaire, et le roi 



[41] INTRODUCTION. 383 

d'Armenic se vit contraint de signer avec Baibars un traite de paix desas- 
treux Quin 1267), aux termes duquel il restituait Bahasna, Darbsak, Marz- 
ban, Ra'nan, avec d'atitres villes que les Mongols avaient enlevees aux 
Egyptiens pour les donner aux Armeniens. 

ßieu qu'il füt engage daus une guerre d'autant plus penible que son 
adversairc etait presque insaisissable, avec Barakh, prince du royaume de 
Tchaghatai, qui n'avait d'autre idee que de s'ernparer du Khorasan et de 
tout Tlran oriental, Abagha adressa ä Baibars une lettre par laquelle il le 
menacait d'envahir ses etats, dans l'esperance, probabloment, de venir 
rapidement ä bout du prince du Tchaghatai'. Barakh fut, en effet, battu 
par les troupes du roi de Perse en juillet 1270; il mourut peu de temps 
apres, abandonne par ses soldats, si bien qu'en octobre de cette meme 
annee, Abagha put s'en revenir ä Tchaghatou, et songer ä la vengeance du 
desastre d"Ain-Djalout, dans lequel l'armee de son pere avait ete ecrasee. 

Mais Baibars avait su mettre ä profit le temps durant lequel Abagha 
avait ete oecupe ä lutter contre Barakh : il s'etait empare en 12G8 d'Antioche, 
qui appartenait ä Boemond, seigneur de Tripoli, et, presque au meme instant, 
le roi de France, saint Louis, expirait devant Tunis. Cette mort delivrait Bai- 
bars de la terreur d'une nouvelle invasion des Chretiens en Syrie, car il etait 
bien peu vraisemblable que le successeur de Louis IX reprit le projet de 
croisade qui s'etait termine si tragiquement ä la Mansoura et ä Damiette, 
tandis que saint Louis n'avait jamais desespere d'une eclatante revanche que 
la France dut attendre plus de cinq siecles, jusqu'ä la victoire des Pyramides. 

Des qu'il eut les mains libres du cöte de Barakh, Abagha envoya une 
armee mongole, avec le corps d'oecupation du pays de Roum, pour enlever 
la Syrie aux Musulmans (1271). Ces troupes saccagerent Harim et Moroudj; 
la garnison d'Alep, voyant qu'elle ne r pouvait tenir contre cette invasion, 
retrograda sur Hamah. Mais les forces qu' Abagha avait mises en mouve- 
ment n'etaient point süffisantes pour defendre la Syrie contre un retour offensif 
des Egyptiens; aussi, lorsqu'il se produisit, ä la fin de 1271, les Mongols 
se replierent, sans meme essayer de lutter contre les armees de Baibars. 

Le royaume de Perse etait menace, ä la fois sur ses frontieres du nord, 
par l'hostilite constante de la Horde d'Or, dont les souverains, convertis 
ä l'Islamisme, professaient une haine invincible contre leurs voisins boud- 
dhistes, et sur ses frontieres de l'est, par l'ambition toujours croissante des 
princes du Tchaghatai, lesquels escomptaient que la dispersion des forces 
de l'Iran leur permettrait de s'ernparer du Khorasan et du Mazandaran, pour 
commencer. Cette Situation militaire etait trop defavorable pour qu' Abagha, 
pris comme dans un etau entre le Nord et l'Est, püt engager une lutte serieuse 
sur l'Euphrate, ou attaquer la Syrie, avec quelques chances desucces.LaPerse 
sassanide s'etait usee rapidement ä ce jeu de lutter simultanement sur trois 



384 INTRODUCTION. [42] 

fronts divergents, et les Mongols de l'Iran, bien qu'ils ne connussent point 
l'liistoire du pays sur lequel le destin les avait amenes ä regner, sen- 
tirent parfaitement que cette dissemination de leurs efforts conduirait leur 
empire ä une ruine certaine, et qu'il etait sage d'y renoncer. 

Aussi, des 1271, Abagha fit-il a Baibars des ouvertures au sujet de la 
conclusion d'un traite de paix, par l'intermediaire du parvaua du pays de 
Roum, lequel etait le premier ministre du sultan saldjoukide, vassal 
d'Abagha, et se trouvait assez qualine pour ce röle de mediateur. Ba'ibars 
connaissait parfaitement les diflieultes au milieu desquelles se debattait le 
prince de Perse, et il ne se faisait aucune illusion sur les causes qui l'avaient 
amene ä adopter ä son egard une attitude moins intransigeante. 11 tint ä 
bien lui faire savoir qu'aucun des eleraents de la Situation ne lui etait reste 
inconnu, et qu'il avait recu de Monkke Temour, souverain de la Horde d'Or, 
la proposition d'une alliance offensive contre lui, ce qui troubla eonsidera- 
blement le maitre de l'Iran. 

Abagha n'eprouva aucun scrupule ä reiterer ces offres, etranges de la part 
d'un prince mongol, et, en septembre 1272, Baibars recut une nouvelle ambas- 
sade par laquelle Abagha demandait que le sultan d'Egypte, ou quelqu'un 
de sa cour, vint en Perse pour traiter de la paix. Cette proposition, au 
moins en ce qui concernait le voyage ä Tauris du sultan du Caire, etait 
completement inadmissible; il se peut que ces negociations, engagees dans 
une voie oü il etait clair qu'elles ne pouvaient aboutir ä rien de serieux, 
dissimulaient un piege qu'Abagha essayait de tendre sous les pas de Ba'i- 
bars, ou tout au moins le desir de faire trainer les choses en longueur. 
Mais le sultan d'Egypte etait trop averti pour se laisser prendre ä une ruse 
ä ce point depourvue d'artifice, et il demanda ä son tour ä Abagha, soit'de 
venir lui-meme au Caire, soit d'y envoyer l'un de ses freres en qualite de 
plenipotentiaire. 

Pendant que ces negociations peu serieuses se poursuivaient entre les 
deux cours, les Mongols, auxquels l'ecrasement de Barakh rendait quelque 
liberte sur l'Euphrate, attaquerent la ville de Bira, mais ils furent comple- 
tement battus en decembre 1272 par Baibars qui entreprit, en 1273 et en 
1275, de nouvelles campagnes contre l'Armenie, dont le roi etait le protege 
des Mongols. Ce fut ä peine si Abagha fit quelques preparatifs militaires pour 
aller attaquer Baibars, et cette inaction montre, ce que les evenements pos- 
terieurs ne tarderent pas d'ailleurs ä confirmer entierement, que la puissance 
offensive de la Perse mongole etait tres loin d'etre ce que l'orgueil de ses 
souverains voulait faire supposer. Et cependant, Abagha avait des afildes et 
des allies jusque dans la Forteresse du Caire, car, en 1274, Baibars inter- 
cepta des lettres que plusieurs de ses officiers, d'origine mongole ou turke, 
avaient ecrites au prince de Perse, pour l'inciter ä envahir l'Egypte et ä 



[43] INTRODUCTION. 385 

s'en emparer. II convient d'ailleurs d'ajouter quo Baibars ne manquait pas non 
plus d'intelligences ä la cour d'Abagha, que le prince de Soumai'sath, Shams 
ad-Din Baghatour, fut longtemps son informateur, jusqu'au jour oü son espion- 
nage ayant ete demasque, il eut juste le temps de se refugier eu Egypte, oü 
le sultan lui conceda des fiefs (1274). 

Les evenements qui se produisirent ä la fin du regne de Ba'ibars, et au 
milieu desquels il trouva la mort, furent beaucoup plus importants que tous 
ceux qui les avaient precedes. En somme, les Mongols, battus par les Egyp- 
tiens, avaient du renoncer ä leur dessein de s'emparer de la Syrie, puis de 
continuer leur chemin sur le Caire, et Ba'ibars avait recupere, sans difficulte 
aucune, tous les districts dont ils s'elaient empares; leurs attaques sur l'Eu- 
phrate contre l'empire egyptien etaient demeurees ä peu pres vaines, quand, 
tout ä coup, profitant de conjonctures politiques que rien ne permettait de 
prevoir, le sultan d'Egypte porta un coup droit ä la puissance mongole en 
attaquant le pays de Roum, qui faisait partie integrante de l'empire d'Iran, 
et dont le sultan, nomme par le Grand Khan, avait certaineraent moins d'au- 
torite, ä Sivas et ä Cesaree, que les generaux qui commandaient dans 
l'empire des Saldjoukides le corps d'occupation envoye par le prince de 
Perse. 

Les deux sultans saldjoukides, 'Izz ad-Din et Bokn ad-Din, qui regnaient 
conjointement sur le pays de Roum, avaient vecu en bonne intelligence durant 
tout le temps du gouvernement de leur ministre, Shams ad-Din Mahmoud. 
Quand il mourut, ils trouverent indispensable de prendre chacun un minis- 
tre, et ces deux personnages n'eurent pas assez de sens politique pour com- 
prendre que l'interet essentiel de leurs maitres etait de rester etroitement 
unis. Mo 'in ad-Din Solai'man, ministre de Rokn ad-Din, concut le projet de 
faire de son souverain le seul sultan de r l'empire saldjoukide, et il amorca, 
ä cet effet, des negociations avec Alintchak Noyan, qui etait le lieutenant 
general mongol dans le pays de Roum, en lui laissant entendre qu"Izz ad- 
Din etait l'allie du sultan mamlouk de l'Egypte, tandis que Bokn ad-Din 
etait le protege loyal d'Abagha. 

Cette Imputation n'etait d'ailleurs point une calomnie, car, en 1262, ce 
meine 'Izz ad-Din, associe de Bokn ad-Din, avait eu l'idee, au moins singu- 
liere, d'ecrire ä Ba'ibars qu'il lui cedait la moitie de l'empire saldjoukide, 
celle qui etait sa propriete, bien que lui et son frere regnassent indivisi- 
blement sur le pays de Boum. Baibars fit immediatement partir des troupes 
de Damas et d'Alep pour aller soutenir 'Izz ad-Din contre son frere, Bokn ad- 
Din, et contre les Mongols. Houlagou, mis au courant de cette algarade, en- 
voya l'ordre de tuer 'Izz ad-Din sur-le-champ, et 'Izz ad-Din, apres avoir eu 
l'audace, ou l'inconscience, de penser ä aller se justifier aupres du prince 
de Perse, s'enfuit ä Nicee chez l'empereur grec, Michel Paleologue, pour 



386 1NTR0DUCTI0N. [44] 

lui demander des secours qui lui permissent de rentrer dans son empirc 
et d'en chasser Rokn ad-Din. 

Michel Paleologue n'etait pas de taille ä lulter contre les Mongole, et il 
le savait parfaitement ; tout ce qu'il pouvait esperer, c'etait que les Mongols, 
qui etaient ddjä les maitres du pays de Roum, oublieraient de mettre la main 
sur la partie asiatique de l'empire byzantin; aussi, il se garda bien de faire 
droit ä la requete d"Izz ad-Din, et, par mesure de precaution, il le fit enfer- 
mer dans la forteresse d'Ai'nos, sur la cöte de Thrace. On verra dans la 
suite de cette histoire comment les Mongols musulmaus ' de la Horde d'Or 
intervinrent en faveur d' 'Izz ad-Din, qui etait leur allie et leur partisan, pour la 
seule raison qu'il etait rennemi de leurs ennemis, les princes bouddhistes de 
Perse, et comment ils s'emparerent d'Ai'nos. S'il n'est pas exact, comme le 
pretend Rashid ad-Din, que les troupes de Berke entrerent dans Ryzance, il 
sen fallut de peu que cet evenement ne prit une importance extraordi- 
naire; il aurait certainement change la face du monde, si ces Mongols 
n'avaient ete, en dehors du commandement d'hommes comme Tchinkkiz ou 
comme Khoubilai', des impulsifs, incapables d'executer ä la lettre un plan 
premedite, et d'en poursuivre la realisation jusqu'ä ses extremes limites, 
des bandes de Kirghizes, bons ä charger l'ennemi en hurlant, et ä s'egailler 
apres un premier contact, comme une bände d'etourneaux. 

Monkke Temour, successeur de Berke, conceda un apanage ä 'Izz ad- 
Din, en Crimee, et cette aventure bizarre valut ä Rokn ad-Din de rester seul 
sultan du pays de Roum. Les evenements avaient tourne mieux que l'am- 
bitieux Mo'in ad-Din Solaiman n'aurait pu l'esperer, mais la disparition d"Izz 
ad-Din ne lui laissait pas encore les coudees assez franches ; il trouvait que 
Rokn ad-Din etait une gene pour sa politique, et qu'il n'etait point suffisam- 
ment libre d'en faire ä sa guise; aussi, il le fit assassiner, sous le pretexte 
assez fallacieux qu'il voulait se revolter contre les Mongols, et il mit sur le 
tröne son fils, Ghiyas ad-Din, lequel etait alors äge de quatre ans. 

Sous le regne de cet enfant, Mo'in ad-Din Solaiman usurpa naturellement 
toute l'autorite dans le pays de Roum; il se montra si tyrannique, qu'en 1276, 
des seigneurs de cet empire, excedös des abus de pouvoir qu'il commettait, 
se refugierent en Syrie, et inciterent Baibars ä s'emparer de leur patrie. La 
campagne n'offrit pas de difficultes serieuses aux troupes aguerries du sultan 



1. Si les Mongols de la Horde s'etaient convertis au Christianisme, ils seraient vrai- 
semblablement devenus tsars de Russie, mais ils s'en souciaient fort peu; ce qui les 
interessait, c'etait de vivre en nomades au long de la Volga. II est bizarre que, suzerains 
d'un pays chretien, ils se soient convertis ä 1' Islam. Les Mongols de Perse avaient 
pour le faire de puissantes raisons poliüques, mais ces raisons, les princes de la Horde 
ne les avaient pas. 



[45] - INTR0DUCT10N. 387 

d'Egypte, qui, en avril 1277, batlit les armees d'Abagha et do Ghiyas ad-Din, 
reunies sous le commandement de Mo 'in ad-Din Solaiman, ä Abouloustain. 
Cette victoire lui ousrit les portcs de Cesaree, et il s'assit sur le tröne des 
sultans saldjoukides, en qualite de souverain du pays de Roum. Mo 'in ad-Din 
s'etait enfui ä Tokat avec le jeune sultan Ghiyas ad-Din ; ne sachant si Ba'ibars 
serait capable de sc maintenir ä une aussi grande distance de ses bases, 
mais doutant que les Mongols, dont la puissance, malgre des apparences 
trompeuses, etait dejä sur son declin, et n'etait plus aussi irresistible que 
jadis, pussent lutter contre lui avec avantage, il l'envoya saluer par im de ses 
olliciers en qualite de sultan du pays de Roum, sans se compromettre ä fond en 
allant le reconnaitre lui-meme comme le successeur de ses maitres. Ba'ibars 
comprit la duplicite de la conduite de Mo'in ad-Din, dont l'ambition person- 
nelle avait toujours ete le mobile unique ; il lui ordonna, puisqu'il le traitait 
comme son souverain, de venir ä Cesaree pour y prendre le gotfvernement du 
royaume qu'il voulait lui conner, tandis qu'il retournerait en Egypte oü sa 
presence etait necessaire. Mo'in ad-Din diflera d'obeir ä l'ordre du monarque 
qu'il avait volontairement reconnu en trahissant son maitre, ce qui montra ä 
Baibars que le puissant ministre cherchait ä evoluer entre lui et les Mongols, 
dont on pouvait toujours craindre un retour oifensif, de facon ä menager sa 
Situation quelle que füt l'issue des evenements, ce qui d'ailleurs commencait 
ä devenir ardu. 

Ba'ibars sentait que son expedition contre le pays de Roum, malgre la 
victoire d' Abouloustain et l'occupation facile de la capitale, etait une equipee 
dont le resultat final ne pouvait guere etre qu'une reculade, et, en defini- 
tive, un grave echec moral. Les grands seigneurs du royaume de Roum 
detestaient les Bouddhistes qui etaient les maitres de l'empire saldjoukide, 
mais aucun d'eux ne voulait soutenir Baibars, dans la crainte quAbagha 
n'envoyät une armee pour reconquerir le pays, et que les Egyptiens ne pus- 
sent, ä une teile distance de Damas et du Caire, soutenir avec succes la 
Lutte contre les troupes de Perse. De plus, Baibars, ä Cesaree, etait ä la merci 
d'un corps mongol qui aurait pris l'initiative d'une attaque sur Rahba, et qui, 
marchant sur la Mesopotamie et le Diar Bakr, l'aurait coupe de ses Com- 
munications avec le Caire. Militairement, l'expedition du pays de Roum etait 
une folie, car les princes de Flran disposaient encore de forces considerables 
qu'il leur etait relativement facile d'envoyer en Cappadoce, et Baibars n'aurait 
pu s'y maintenir, encore avec beaucoup de dillicultes, qu'ä la condition que 
les grands seigneurs prissent fait et cause pour lui, en le reconnaissant comme 
leur souverain, successeur legitime des Saldjoukides, et en lui pretant toute 
l'aide materielle dont ils etaient capables, ce qu'aucun d'eux ne voulait faire. 
Aussi, apres quelques jours d'une occupation tres inutile, le 28 avril, sachant 
probablemcnt qu'Abagha allait intervenir, Ba'ibars evacua Cesaree en disant 



388 INTRODUCTION. [46] 

qu'il n'avait jamais eu l'intention de s'emparer du pays de Roura, mais 
uniquement celle d'en chasser les Mongols et de lui rendre son autonomie. 
L'argument etait miserable, car l'empire saldjoukide n'aurait ete delivre des 
Mongols que si Ba'ibars y etait reste pour le defendre contre eux, et sa 
retraite le livrait sans defense ä la sauvagerie des Bouddhistes; il n'avait 
merae pas l'avantage de sauver la face. Le 8 juin, Baibars ätait de retour ä 
Damas, oü il mourut le 30 de ce merae mois. 

Les Mongols de Perse consideraient le pays de Roum, jusqu'ä ses fron- 
tieres avec l'empire byzantin, comme faisant partie integrante de leurs 
domaines; aussi, Abagha entra dans une terrible colere quand il apprit la 
defaite d'Abouloustai'n, et son resultat naturel, l'occupation de Cesaree par 
les Egyptiens. II partit de Tabriz au mois de juillet, mais Ba'ibars avait pru- 
demment evacue le pays un mois plus tot, de teile sorte que le prince 
mongol trouvä l'empire saldjoukide delivre de tout ennemi. Bien que ce resul- 
tat füt ä considerer, il ne satisfit point le barbare, qui donna ä ses officiers 
l'ordre de saccager toute la contree entre Cesaree et Arzan ar-Roum, et de 
massacrer sans pitie tous les Musulmans, qu'il accusait d'avoir favorise l'exe- 
cution des plans de Ba'ibars ; puis il laissa son frere Khounkghouratai comme 
gouverneur de l'empire saldjoukide, et il fit mettre ä mort Mo 'in ad-Din 
Solaiman sous l'inculpation inexacte d'avoir appele les Egyptiens et de les 
avoir fait entrer ä Cesaree. 

Le regne ephemere d'al-Malik as-Sa'id Berke, fds de Ba'ibars, ne fut signale 
par aucune Operation serieuse, ni contre les Francs, ni contre les Mongols. 
En mai 1279, il envoya une armee contre Kala'at ar-Roum, ville situee sur 
la rive oecidentale de l'Euphrate, en face d'al-Bira, mais les generaux du 
sultan d'Egypte desespererent de la reduire par la force, et ils s'eloignerent 
de la place au bout de cinq jours, apres avoir constate leur impuissance. 

Le long regne du sultan al-Malik an-Nasir Kalaoun fut autrement fecond 
en evenements importants. Le gouverneur de Damas, Shams ad-Din Sonkor 
al-Ashkar qui, comme Kalaoun, avait ete un mamlouk des Ayyoubites, et 
qui avait servi ä ce titre sous les regnes de Shadjar ad-Dorr, d'al-Malik 
al-Mou'izz Aibek et de Rokn ad-Din Baibars, trouvait tres injuste qu'on lui 
eüt prelere Kalaoun, une oie sauvage, ä lui, Sonkor al-Ashkar, un gerfaut 
aux pennes rousses. Aussi, il pensa que, puisque Kalaoun regnait en Egypte, 
il convenait que, de son cöte, il regnät en Syrie; dans cette intention, il 
se declara independant ä Damas, et prit le titre royal d'al-Malik al-Kamil. 
Cette dichotomie de l'empire mamlouk ne pouvait que servir la politique d'ex- 
tension indefinie des princes mongols qui rögnaient sur ses frontieres et qui 
etaient ses ennemis acharnes ; aussi, "Ala ad-Din Ata Malik, gouverneur de 
Baghdad, qui a ecrit, sous le titre de Tarikh-i Djihangousha, une histoire des 
Mongols, envoya-t-il immediatement un officier ä Sonkor al-Ashkar avec une 



[47] INTRODUCTION. 389 

lettre qui l'engageait ä se soumettre ä Abagha. La Situation aurait pu devenir 
tres dangereuse pour le sultan du Gaire, si la fortune des armes avait favorise 
Sonkor al-Ashkar, qui, sans se soumettre absolument au prince de Perse, 
aurait certainement ete entraine dans sa politique d'hostilite contre l'Egypte. 

Les troupes de Kalaoun n'eurent pas de peine ä triompher de Celles du 
nouveau souverain qui, par deux fois, fut battu ä plate couture, ce qui ne 
l'empecha pas de persister dans sa rebellion. Bien plus, comme il comprenait 
fort bien quo jamais Ton ne pourrait opposer serieusement les Syriens aux 
Egyptiens, il ecrivit ä Abagha pour l'inciter ä entrer en Syrie, et ä l'aider ä 
venir ä bout d'al-Malik al-Mansour Kalaoun. 

Les troupes mongoles envahirent la Syrie en octobre 1280 et s'emparerent 
d"Ai'ntab, de Baghras et d'Alep; on aurait pu croire qu'elles allaient pour- 
suivre le cours de leurs succes et descendre vers le sud, sur Damas, pour 
faire leur joiiction avec l'armee de Sonkor al-Ashkar, quand, tout ä coup, 
elles rebrousserent chemin et disparurent apres avoir tout saccage sur leur 
passage. Comme on l'avait dejä vu ä l'epoque de l'invasion de l'empire grec 
par les troupes de Berke, comme on le vit plus tard au cours de la cam- 
pagne de Ghazan contre les Mamlouks, c'etait un simple raid de cavaliers 
merveilleux et superbement conduits, et rien de plus; d'ailleurs, les armees 
mongoles se composaient principalement de troupes montees ', et si les cava- 
leries peuvent se livrer ä des chevauchees splendides et ä des corps ä corps 
heroi'ques, que peuvent-elles faire sans l'appui d'une solide infanterie ? 

Kalaoun n'eut meme pas ä poursuivre les Mongols qui s'etaient evapores 
devant lui comme une fumee legere, et Sonkor al-Ashkar, voyant que les sol- 
dats d'Abagha etaient des auxiliaires aussi precieux que ses troupes de Da- 
mas etaient de vaillants guerriers, traita en mai 1281 avec le sultan d'Egypte, 
dont il dut se resigner ä reconnaitre f'autorite, en abandonnant son reve 
inconsistant d'empire du Nord. 

Abagha considerait, non sans raison, qu'il avait un compte ä regier avec 
les Egyptiens qui etaient venus l'insulter jusqu'ä Gesaree, et que l'invasion de 
1280 ne comptait pas. Aussi, en 1281, il reprit le projet d'lloulagou contre 
l'empire des Mamlouks, mais il renonca au plan d'une armee unique opcrant 
par le nord de la Syrie, et il resolut d'attaquer son adversaire ä la fois sur 
l'Euphrate et sur sa frontiere syrienne, de faQon ä l'enserrer comme entre les 
mächoires d'une tenaille. Abagha prit en personne le commandement de la 



1. Les armees mongoles etaient, il est vrai, accompagnees par un nombre conside- 
rable d'auxiliaires destines ä faire le siege des villes, mais ces troupes etaient plutöt du 
genie et du train que de l'infanterie; la guerre, ä cette epoque, etait essentiellement 
une guerre de mouvements, et le sort des empires se reglait le sabre au poing par 
des charges furieuses. 



390 INTRODUCTION. [48] 

premiere armee qui se dirigea vers Rahba, et il confia l'armöe qui devait 
envahir la Syric ä son fröre, Monkke Temour. Seule, cette seconde armee 
mena la campagne ä fond, car Abagha, pour des raisons inconnues, ne 
traversa meine pas l'Euphrate et ne prononca pas son offensive, de teile sorte 
que sa marche fut nne demonstration sans portee reelle. II est probable que 
ce prince ne voulut pas s'engager lui-meme dans une campagne en Meso- 
potamie, dans la crainte que les princes de la Horde d'Or et du royaume de 
Tchaghatai ne profitassent de son eloignement des frontiercs septentrionale 
et Orientale de son empire pour envaliir la Perse, et il sc peut aussi qu'il ait 
recule devant les difficultes qu'il aurait rencontrees dans une marche le long 
de l'Euphrate pour aller rejoindre Monkke Temour aux environs d'Alep. 

Quoi qu'il en soit, la demonstration d' Abagha, qui, mieux conduite, aurait 
au moins pu couper en deux les forces du sultan Kalaoun et en immobiliser 
la moitie, sinon plus, dans la direction de l'Euphrate, eut un eilet negatif, et 
ce fut le prince Monkke Temour qui supporta tout le poids de la campagne. 
II traversa le pays de Roum, ravagea Hainah, et arriva ä la fin d'octobre dans 
les environs de Horas, oü il essuya une defaite complete, le 30 octobre 1281. 

Cette deroute, dont keifet materiel et moral fut aussi considerable que 
celui de la bataille d"A'in-Djalout sous le regne de Koutouz, delivra l'Egypte 
de la terreur des Mongols jusqu'aux entreprises de Ghazan qui, elles aussi, 
devaient echouer piteusement. Elle rendit toute sa liberte a Kalaoun du cöte 
des Francs, contre lesquels il n'avait pu poursuivre le plan de campagne 
de Baibars, dans la crainte d'etre attaque sur ses frontieres du nord et 
de Test, pendant que ses troupes seraient occupöes dans le Sahel de la 
Palestine. 

L'echec de l'expedition d'Abagha contre l'empire mamlouk donna ä refle- 
chir aux successeurs de ce prince qui, non seulement n'avait pu effacer la 
honte de la defaite que les troupes de son pere avaient subie en Syrie, mais 
qui, de plus, avait attire un nouveau desastre sur les armes mongoles. Takou- 
dar Oughoul, qui avait pris le titre de Sultan Ahmad, et qui etait musul- 
man, jugea inutile de reprendre les hostilites contre un adversaire qu'il etait 
impossible d'entamer; il envoya meme une ambassade ä Kalaoun, en aoüt 
1282, pour lui apprendre qu'il professait l'Islamisme et qu'il etait anime de 
sentiments paciiiques. Le motif de cette resolution etait honorable, et il pou- 
vait dissimuler les veritables causes du renoncement au plan de conquete 
d'Houlagou, mais il parait que Kalaoun avait des renseignements precis sur 
rimpuissance des princes mongols ä entreprendre reellement la conquete de 
la Syrie et de l'Egypte, car, lorsqu'une seconde ambassade de Takoudar 
arriva dans ses etats, apres avoir ete retardec dans sa route, si bien que le 
prince mongol mourut avant qu'elle ne se fut acquittee de sa mission (aoüt 
1284), il la fit recevoir ä Damas d'une fa90ii tout ä fait cavaliere, et sans le 



[49] INTRODUCTION. 391 

moindre egard : l'ambassadeur de Takoudar fut meme jete dans une prison 
de cette ville, et il y resta jusqu'ä sa mort. Le sultan d'Egypte repondit au 
prince de Perse d'une facon fort peu courtoise, et, eu 128)}, il alla faire une 
expedition contre l'Armenie donl lc roi etait le protege des Mongols de 
1'lran. 

Arghoun, qui succeda a Ahmad Takoudar, ne put rieu entreprendre de 
1284 ä 1289 contre l'empire egyptien, et il n'eut memo pas Ies moyens de 
venger la defaite que ses troupes essuyerent devant Mausil cu 1286. Arghoun 
etait un bouddhiste farouche; il professait une haine mortelle contre l'Isla- 
misme, et, pousse par son ministre, le juif Sa 'ad ad-Daula, qui attisait cette 
haine, il coneut le projet, qu'il aurait peut-etre mis ä execution, s'il n'etait 
niort prematurement, d'aller detruire de fond en comble h's deux villes 
saintes de la Mecque et de Medine, pour faire disparaitre, avec la Coopera- 
tion des Francs de Syrie, l'Islani de la surface de la terre. Les eveneinents 
qui se produisirent apres 1289 le forcerent ä ajourner l'execution de ce des- 
sein qui aurait vraiseniblablement conduit lc monde ä des destinees toutes 
differentes de Celles qui furent les siennes, et qui, tout au inoins, aurait 
refoule la foi musulmane dans les regions du Maghreb. 

En 1289, l'un des prineipaux generaux d'Arghoun, Naurouz, se revolta 
contre son maitre dans lc Khorasan; il etait le lieutenant general du prince 
mongol dans cette province Orientale de l'empire, et sa conduite l'avait tou- 
jours rendu digne des faveurs dont il avait ete comble. Quand le vizir Bou- 
kha'i eut ete assassine par ordre d'Arghoun, Naurouz craignit d'ctre entraine 
dans sa disgräce, et cette crainte n'etait certainement pas vaine, bien qu'il 
tut reste inebranlablement attache ä Arghoun, aux heures des pires infor- 
tunes que ce prince avait vecues. Mais, chez les Mongols, qui etaient de 
veritables barbares, le souvenir des setvices passes et des devouements les. 
plus heroiques ne tenait pas devant une calomnie ou une delation, et Naurouz 
savait, comme tout le monde, ä quoi s'en tenir sur ce point. 

Naurouz reunit les ofliciers qui servaient sous ses ordres ; il leur annonca 
que le prince Ghazan, lils d'Arghoun, gouverneur du Khorasan et du Mazan- 
daran, avait resolu de les faire tous perir, et il marcha contre lui. Arghoun, 
averti ä temps de la revolte inattendue de Naurouz, avait pu envoyer des 
renforts ä Ghazan qui engagea la lutte avec les insurges; mais, le 8 mai 1289, 
il fut battu dans la plaine de Radagan, et dut retrograder. II reprit bientöt 
1'offensive et refoula Naurouz qui, ne se sentant pas la force de resister aux 
armees de Ghazan et de l'ilkhan Arghoun, s'enfuit, par le Badakhshan, jusque 
chez Rhai'dou, lequel, avec l'aide des princes du Tchaghatai, soutenait 
depuis de longues annees une lutte epique contre les descendants de Tou- 
loui', qui regnaient sur l'Iran et sur la Chine, et qui lui avaient vole la 
souverainete de l'empire mongol. 



F. 3. 27 



392 INTRODUCTION. [50] 

Rhaidou fut ravi du renfort inespere qui lui arrivait en la personne de 
l'emir Naurouz, et il essaya immediatement de l'employer pour faire une 
diversion puissante en Perse, sinon pour s'emparer de ce pays; il lui donna 
ä cette fin une armee de 30.000 cavaliers commandes par Eboguen et par 
Ouroung Temour, et il le chargea d'envahir l'Iran. Ghazan ne put tenir devant 
cette avalanche, et il dut evacuer le Khorasan qui fut ravage par les troupes 
de Naurouz. Cette expedition aurait pu coüter le tröne ä Arghoun, et 
donner a Rhai'dou une puissance formidable, grace ä laquelle il aurait ren- 
verse les Mongols de Chine pour se substituer ä eux, mais eile s'arreta 
court, et les troupes de Naurouz ne pousserent pas plus loin que Bistham, 
puis elles retrograderent. 

Peu de temps apres ces evenements, Arghoun mourait, apres avoir abuse 
de drogues invraisemblables pour prolonger sa vie, en mars 1291. 

L'acharnement d'Arghoun contre les Musulmans etait arrive ä un tel 
paroxysme, qu'au milieu de ces complications politiques qui, avec un peu plus 
d'esprit de suite de la part des generaux de Khai'dou, auraient pu lui faire 
perdre la souverainete de la Perse, en proie aux affres de la maladie qui le 
conduisait au tombeau, il n'avait pas renonce au projet dalier saccager 
l'Egypte, si bien qu'il ecrivit au roi de France, Philippe le Bei, pour lui assi- 
gner un point de concentration de leurs armees en Syrie au printemps de 
1291, date ä laquelle il lui promit de lui remettre Jerusalem, quand ils l'au- 
raient enlevee ä Kalaoun : « Si tu tiens ta parole, si tu envoies des troupes ä 
l'epoque fixee, si Dieu nous favorise, quand nous aurons pris ä ce peuple 
(les Musulmans) Jerusalem, nous te la donnerons. » 

II est probable que ce n'etait pas la premiere fois que les Bouddhistes de 
Tauris faisaient cette promesse allechante au roi de France, et il est vraisem- 
blable que la lettre d'Arghoun est la premiere qui, par un hasard extraordi- 
naire, nous ait ete conservee. II faudrait savoir jusqu'ä quel point Philippe le 
Bei pouvait compter sur cet engagement dArghoun : les Mongols, au temoi- 
gnage de tous ceux qui ont eprouve le desagrement d'etre en relations avec 
eux, Chretiens ou Musulmans, moines ou princes, de Taveu meme de leurs 
historiens, ne se faisaient pas le moindre serupule de violer leurs promesses 
les plus solennelles, et personne, en Orient, n'ajoutait la moindre foi ä 
leurs engagemcnts. Qu'Arghoun ait cherche ä obtenir du roi de France 
lenvoi d'un corps de troupes qui eüt opere sur le flanc gauche des armees 
de Kalaoun, pendant que les generaux mongols auraient attaque Tempire 
egyptien sur l'Euphrate et par sa frontiere du nord, cela est certain; quant 
ä ce qui se serait passe apres l'ecrasement des Musulmans, il parait bien 
difficile d'admettre qu'Arghoun ait eu veritablement le dessein de livrer la 
Syrie aux Francs, et il est beaucoup plus probable qu'il les aurait immedia- 
tenient jetes ä la mer, ou, du moins, qu'il aurait tente de le faire. 



[51] INTRODUCTION. 393 

Le regne de Gueikhatou, qui succeda ä Arghoun en juillet 1291, fut 
marque par peu d'evenements exterieurs. Al-Malik al-Ashraf Salah ad-üin 
Klialil, filset successeur de Ralaoun, mettant ä profit l'inaction dans laquelle 
Arghoun etait reste durant tout son regne, et celle de Gueikhatou, s'em- 
para en 1291 de Saint-Jean d'Acre, de Tyr, de Tortose et de Bairout, les 
seules villes qui restassent encore en la possession des Francs, sans qu'une 
de ces armees mongoles qui devaient se mettre aux ordres de Philippe le Bei 
et lui donner la Terre Sainte, eüt esquisse im mouvement strategique pour 
defendre les derniers remparts des allies des princes de Perse. L'annee 
suivante (juin 1292), les Egyptiens s'emparerent de Kala at ar-Roum, ou 
residait le patriarche des Armeniens; les troupes mongoles survinrent lorsque 
les Egyptiens eurent tout ravage. Gueikhatou mourut assassine' en avril 12U.'>, 
laissant le tröne ä Ba'idou. 

Trois mois auparavant, l'emir Naurouz, abandonne de la plus grande partie 
de ses troupes, et ne pouvant continuer la guerre, s'etait reconcilie avec le 
prince Ghazan. L'ambitieux Ghazan se declara contre Bai'dou, et, aide de Nau- 
rouz, marcha contre lui; apres quelques alternatives de succes et de revers, 
Bai'dou, vaincu par Naurouz, abandonne et trahi par ses generaux, s'enfuit 
vers la Georgie, dans l'esperance de trouver im refuge dans le royaume de 
la Horde ; rnais Naurouz le rejoignit ä Nakhtchouvan, oü il le fit assassiner 
le 5 octobre 1295. Ghazan lui succeda dans la souverainete de l'lran, et son 
regne fut solennellement inaugure le 3 novembre de cette meme annee. 

Un evenement d'une importance capitale pour l'histoire du monde mon- 
gol etait survenu entre la mort d' Arghoun et l'avenement de Ghazan. L'emir 
Naurouz, fils d'Arghoun Agha, professait depuis longtemps rislamisme; il 
jugeait avec raison qu'il serait toujours impossible aux princes mongols 
d'absorber completement la Perse, ef de s'en faire reconnaitre comme les 
souverains legitimes, taut qu'ils demeureraient attaches aux dogmes du 
Bouddhisme. En fait, les Mongols se trouvaient campes dans l'lran, au 
milieu d'un peuple qui avait embrasse rislamisme depuis des siecles, et qui 
poursuivait d'une haine feroce d'iconoclastes ces adorateurs d'idoles, dont 
les pretres revaient de remplacer le Coran par les livres sanskrits du canon 
bouddhique. Bien qu'on ne connaisse presque rien, pour ne pas dire rien, 
de l'etat religieux et social de la Perse sous le regne des Mongols, depuis 
l'epoque des gouverneurs envoyes par Tchinkkiz et par ses successeurs, 
et investis de missions temporaires, jusqu'au regne de Ba'idou, car les his- 
toriens de cette periode, peu enclins ä s'occuper de cet objet, l'ont volontai- 
rement passe sous silence, le peu qu'ils en revelent, d'une facon tout inci- 
dente, sans dessein precis d'en parier, montre que la Perse etait couverte 
de temples bouddhiques, que les lamas tibetains et les pretres indiens y 
vivaient en nombre considerable, que les souverains mongols de l'lran, plus 



304 INTRODUCT10N. [52] 

intolerants sur ce point que Monkke ou KhoubilaT, execraient les Musul- 
uians, et qu'ils leur preferaient de beaucoup les Chretiens et les Juii's, les 
.1 uifs surtout, auxquels ils confiaient volontiers les meilleures placcs de l'ad- 
ministration civile. 

Cette Situation ne pouvait durer qu'autant que les Mongols se condamne- 
raient ä n'elre que les cliefs dun corps d'occupation vivant sur un pays qu'ils 
tyrannisaient, et oü ils ne regnaient que par la force et par la terreur. Un 
tel regime etait ä la merci des vicissitudes de la fortune : il etait evident 
que la puissanee mongole, qui se serait tres bien accommodee de ce regime 
ä l'epoque de Tchinkkiz, etait sur son declin, et qu'il sullisait desormais d'un 
accident grave, sur l'Euphrate ou dans le pays de Roum, qui diminuerait la 
puissanee militaire des princes bouddhistes de Perse, pour provoquer dans 
leur royaumc d'Iran une revolution niusulmane qui emporterait leur dynastie. 

Les evenements ne devaient pas tarder ä donner raison ä ceux qui jugeaient 
qu'il etait iinpossible aux Mongols de gouverner plus longtemps, avec la 
securite du lendemain, la Perse niusulmane, tant qu'ils professeraient le 
Bouddhisme, car, meme lorsqu'ils eurent embrasse 1'Islaniisme, lorsqu'ils 
curent completement renonce au eulte des idoles, les Persans continuerent 
ä les regarder comme des etrangers qui dominaient chez eux par la force bru- 
tale, et ä les poursuivre de leur haine; ils se desinteresserent completement 
du sort de leur dynastie, qui s'eilbndra apres Abou Sa'id sans laisser aux 
peuples de l'lran l'ombre du moindre regret. 

Ghazan, qui etait un prince autrement intelligent qu'Houlagou ou 
qu'Abagha, qui arrivait ä une epoque critique, que ses predecesseurs, plus 
voisins des triomphes incroyables de Tchinkkiz, n'auraient jamais soupgon- 
nee, se rendit aux raisons de Temir Naurouz, et il embrassa lTslamisme au 
mois de jüin 1295. Cette conversion etait toute politique, et le jeune prince, 
qui avait eprouve depuis quelques annees les vicissitudes les plus cruelles de 
la destinee, n'y voyait guere qu'un moyen de conquerir le tröne de Perse. 11 
s'en fallut meme de peu, au temoignage de l'auteur de la Vie d'OltchaUou, 
que son successeur, son frere, Kliorbanda Ültcliaitou Sultan, et ses generaux, 
deconcertes par les divergences qu'ils remarquaient dans les dogmes des 
sectes musulmanes, ne s'en retournassent au Bouddliisme, qui avait ete la 
religion de leurs peres, et qui, au moins sous la l'orme restreinte et elemen- 
taire qui avait cours en Asie centrale, convenait beaucoup mieux ä leur men- 
talite que les complexites de la casuistique niusulmane. 

Le commencement du regne de Ghazan fut loin de repondre ä ses espe- 
rances et ä celles de Naurouz, car il fut signale par des revoltes et par des 
defections que n'avaient connues ni Abagha, ni Arghoun, ni meme 1'iQSuffi- 
sant Gueikhatou, quand ils etaient montes sur le tröne. II y faut voir, en 
tres grande partie, Teilet de la reprobation unanime que la conversion inat- 



[53] INTRODUCTION. 395 

tendue de Ghazan a l'Islamisme provoqua cliez los Mongols, qui etaient plus 
attaches qu'on ne le pourrait croire ä leur religion nationale, ainsi qu'ä 
leurs traditions, d'ailleurs tout ä fait apocryphes, qui avaient ete forgees 
sous le regne de Tchinkkiz, et dansdcsquelles on ne rencontre presque aucun 
souvenir de l'histoire reelle de I'antiquitö altaique. 

Ce fut im mouvement analogue, pour ne pas dire identique, qui se pro- 
duisit cliez les Mongols d'Extreme-Orient, quand Khoubilai Khaghan, qui 
avait ete destine par Tchinkkiz a gouverncr le Celeste Empire, et qui, dans 
cette intention, avait recu une Instruction chinoise, accapara la souve- 
rainete de l'empire du Conquerant du Monde, que Monkke Khaghan avait 
devolue ä Erik Boke, qui, lui, representait la vieille tradition mongole, dont 
Khoubilai n'avait qu'une connaissance imprecise, et que ses successeurs, 
les empereurs chinois de Khanbaligh, oublierent completement. 

Le Khorasan etait completement degarni de ses armees que leur general, 
1'emir Naurouz, avait conduites en Persc au service de Ghazan, et gräce 
auxquelles il P avait mis sur le tröne; Dogha, prince du Tchaghatai, etSarban, 
fils de Khaidou, qui marchaient simnltanement contre la Perse et contre la 
Chine, ne voulurent point laisser passer cette occasion favorable sans la 
mettre ä profit, et ils entrerent dans le Khorasan, mais l'emir Naurouz 
parvint ä refouler leurs bandes dans la Transoxiane en leur infligeant des 
defaites serieuses. Presque en meme temps, une partie des troupes de Gha- 
zan se revoltait contre lui, dans l'intention de le detröner, et une fraction 
de la celebre tribu des Eui'reuth, les Ouiraghod des Mongols, qui etait can- 
tonnee ä Baglulad, s'enfuit pour passer sur les terres des sultans mamlouks. 
Tarakhai, chcf de cette horde, etait, ä ce que racontent les historiens, menace 
de mort pour avoir marche avec Baidou contre Gue'ikhatou; Guetuboukha, 
sultan d'Egypte, qui etait lui-meme uTi mongol, et qui avait ete capture ä la 
bataille de Homs en 1260, recut ces transfuges (janvier 129G) et les fit 
conduire a Damas. 

Bien qu'elle monträt la desallection complete d'une vieille tribu mongole, 
cette desertion n'etait pas d'une importance capitale, et, en tout cas, eile 
etait beaucoup moins grave que la revolte qui ne tarda pas ä eclater dans 
le pays de Roum, Iaquelle ne fut que le prelude d'une autre insurrection 
beaucoup plus retentissante. 

Le general mongol Soulamish, qui commandait dans le royaume de Boum 
avec une autorite presque absolue, renia l'autorite de Ghazan, et, comme 
il ne pouvait engager ä lui seul la bitte contre le sultan de Perse, il ecrivit 
au souverain de l'Egypte pour lui demander aide et secours. Le sultan 
du Caire avait lä une occasion unique de s'emparer d'une province impor- 
tante de l'empire mongol, qui etait d'un acces difficile pour les troupes 
de Perse, tandis que les armees de Syrie y pouvaient prononcer une offen- 



396 INTRODUCTION. [te] 

sive rapide, commc l'avait montre Baibars ; mais lo souverain ögyptien se 
borna ä promettre son appui ä Soulamish, sans rien faire de serieux. En 
mars 1299, Ghazan envoya contre le general rebelle une armee de 
30.000 hommes, et, le 27 avril, Soulamieh, abandonne par ses troupes pres 
d'Akshahar, s'enfuit en Syrie, d'oü il passa en Egypte, oü il arriva au mois 
de juin; mais il commit l'imprudence de rentrer dans le pays de Roum, 
oü il fut capture. Cette meme annee, quatre generaux egyptiens cpie Monkke 
Temour, mamlouk du sultan Latcliin, voulait faire assassiner, Kiptchak, 
Bektemour, Ilbegui et A'zaz, se refugierent avec 300 de leurs hommes dans 
les Etats de Ghazan, et ils l'inciterent ä entreprendre sans tarder la con- 
quete de l'Egypte, dont l'etat politique etait desastreux, et qui, dans leur 
opinion, ne pouvait presenter une grande resistance aux attaques du sultan 
de Perse. L'autorite royale y etait f'ortement atteinte : Mohammad, fds de 
Kalaoun, avait succcde ä son frere Khalil en decembre 1293, et il avait 
ete, en novembre 1294, renverse par Guetuboukha. Deux annees plus tard 
(novembre 1296), Guetuboukha etait detröne par Latchin, et recevait le 
gouvernement de la ville de Sarkhad, trop heureux d'eehanger une royaute 
dangereuse et precaire contre une place de tout repos qui convenait beau- 
coup mieux ä sa mediocrite que le pouvoir souverain. En janvier 1299, 
Latchin, assassine par ses officiers, qui etaient revoltes par ses moeurs 
infames, etait remplace dans la royaute de l'Egypte par Mohammad, fds 
de Kalaoun, que Ton fut oblige d'aller chercher ä Karak, oü il tuait le temps, 
et d'oü il ne tenait nullement ä revenir au Caire, pour regner sur une 
milice de sacripants dont il fallait tout craindre. 

Ghazan etait un tout autre souverain que ses predecesseurs, et im princc 
d'une envergure beaueoup plus puissante ; il nourrissait de vastes desseins et 
des projets immenses qui l'userent avant l'age. Houlagou et Abagha avaient 
attaque la Syrie parce que la conquete de cette province et celle de l'Egypte 
etaient dans le programme mongol, et qu'il convenait qu'il füt execute; il est 
douteux qu'ils aient jamais vu l'utilite et l'importance, d'ailleurs contestables, 
de cette conquete. Ghazan y mit toute son äme; aussi, quand ses projets 
eurent echoue, lorsqu'il fut convaincu de l'inanite de ses efforts, il fut saisi 
d'un chagrin mortel qui preeipita la marche de sa maladie. 

Ge ne furent pas les encouragements de Kiptchak et des autres transfuges 
egyptiens qui durent beaueoup influer sur sa volonte et sur ses decisions, 
car il declara la guerre ä Mohammad ibn Kalaoun des que l'etat interieur 
de son empire se fut suffisamment ameliore pour qu'il püt envisager sans 
crainte l'eventualite d'une guerre etrangere. 

Heureusement pour l'Egypte, cette campagne fut menee d'une facon aussi 
absurde que Celles d'Iloulagou et d'Abagha. Parti de Tauris le 16 oetobre 
1299, Ghazan arriva ä Nisibe le 21 novembre; il traversa l'Euphrate le 



[55] TNTRODUCTION. 397 

7 d^eembre, et arriva devant Alep le 12 de ce meine mois. II passa devant 
Ia ville saus memo so donner l;i peine de l'assteger, et il iit de möme ä 
I lainah, en vue de Iaquelle il passa le 20. Le 23, il rencontra les troupes 
egyptiennes ä Iloms, et, apres les avoir dispersees, il cntra, au commen- 
cement du mois de janvier 1300, ä Damas, dont la forteresse refusa energi- 
quement de se rendre et engagea la lutte contre l'armee mongole. 

La campagne avait ete assez rapidement menee; si Ghazan avait commis 
une faute en oubliant qu'un general ne doit jamais laisser sur ses derrieres 
des forteresses non reduites, corame il I'avait fait pour Alep et pour llamah, 
ä moins d'immobiliser devant leurs defenses des forces süffisantes pour les 
masquer, la prise de Hamas rachetait cette erreur de tactique, car la posses- 
sion de cette ville par les Mongols coupait les places de la Syrie du nord, 
particulierement Alep et Hamah, de toutes leurs Communications avec 
l'Egypte, d'oii elles ne pouvaient plus recevoir aucun secours, de teile sorte 
qu'il etait fatal que, dans im delai plus ou moins long, leurs garnisons se 
verraient contraintes de mettre bas les armes. De plus, la Syrie etait, ä cette 
epoque, reduite pour se defendre aux forces qui occupaient ses forte- 
resses, car l'armee egyptienne, qui avait cependant ete avertie ä temps de 
la marche de Ghazan, ne s'etait pas portee au-devant de lui pour lui barrer 
le chemin. 

Soudain, apres moins d'un mois de sejour ä Damas, le sultan de Perse 
annonca qu'il allait s'en retourner dans ses Etats (4 fevrier 1300), donnant 
pour raison de ce brusque revirement dans son esprit que les chaleurs allaient 
survenir, et qu'il ne voulait pas s'exposer ä les souffrir ä Damas. La verite 
etait tout autre, et autrement grave : des que Khai'dou et Dogha avaient 
appris que leur ennemi, Ghazan, avait quitte la Perse pour marcher contre 
les pays d'Occident, ils avaient repris leurs projets, qu'ils n'avaient jamais 
abandonnes, de conquete, ou tout au moins, de pillage de l'Iran. Le prince 
Khoutlough Khotcho, fds de Dogha, du royaume de Tchaghatai, qui etait 
seigneur de Ghazna, Sidjistan, Balkh, BadaUhshan et Marv, fut charge de 
l'operation, et l'on ne pouvait mieux s'adresser; ce prince etait im redou- 
table chef de brigands, im veritable « condottiere d'uomini d'armi », qui, 
comme im chef kirghize, se promenait dans le royaume de Tchaghatai', 
tonjours en quete d'un mauvais coup ä faire, ä la tete d'une bände de 
sauvages, les Karaounas, dont le nora indique une origine mandchoue. 
Khoutlough Khotcho langa une dizaine de milliers de ses Karaounas sur 
l'Iran, et cette meute sc rua, sans eprouver de resistance serieuse, car il 
semble bien que Ghazan avait emmene toutes ses forces vives en Syrie, 
jusque dans Ia province du Fars. Tout le pays fut saccage, mais l'attaque 
des Karaounas ne fut pas poussee ä fond, et, des qu'ils eurent suffisaminent 
pille, ils penserent ä s'en retourner dans leurs repaires pour jouir du produit 



398 INTRODUCTION. [56] 

de lcurs larcins; traques et poursuivis dans lour retraite, ces gens perdirent 
la plus grande partie de leur butin, et ils disparurent comme un nuage, ne 
laissant dans l'Iran d'autre souvenir que les ruines qu'ils avaient aecumulees 
sur leur passagc 

Ha'ithoum, qui etait tres bien renseigne sur les menus faits de l'histoire 
des Mongols, et qui n'avait pas, comme les chroniqueurs musulmans, de 
raisons peremptoires de taire les causes veritables de leurs actes, dit for- 
mellement quo ce fut cette attaque des Karaounas, provoquee par Khaidou, 
qui determina la retraite de Ghazan. La cause etait minime pour une reso- 
lution aussi grave, qui compromettait sans retour le succes d'une cam- 
pagne qui s'annoncait sous d'heureux auspices, et dont Ghazan attendait la 
souverainete de la Syrie et de l'Egypte. L'extreme rapidite avec laquelle les 
bandes de Khoutlough Kliotcho s'etaient evanouies montrait que Ghazan 
avait bien tort de s'inquieter d'elles, qu'elles etaient completement inca- 
pables d'entreprendre la conquete en regle de l'Iran, sans compter que Khai- 
dou et üogha eux-memes, qui cependant regnaient sur de vastes royaumes, 
et qui avaient un bul politique defmi, ne possedaient pas assez d'esprit de 
suite pour mener ä bien une teile entreprise. Tout ce qu'il pouvait craindre 
de leur part etait le pillage de l'Iran, et encore de ses provinecs Orien- 
tale*; il aurait fallu immobiliser des couvertures considerables ä la fron- 
tiere, comme l'avaient fait Khoubilai et Temour aux marches de la Chine, 
pour les empecher de la violer; il pouvait etre preferable, au point de vue 
de Ghazan, d'employer ces forces en Syrie. 

En quittant Hamas, Ghazan avait remis ä Khoutlougshah le commande- 

ment de l'armee mongole, et il avait nomine les transi'uges egyptiens qui 

l'avaient incite ä la guerre contre le sultan du Caire aux grands gouver- 

nements de la Syrie; Kiptchak avait regu celui de Damas; Bektemour, celui 

d'Alep, Iloms et Hamah; Ilbegui avait ete nomme gouverneur de Safad, de 

Tripoli et du Sahel de la Palestine. Khoutloughshah entreprit l'attaque de la 

forteresse qui tenait toujours, et qui ne voulait pas se rendre. Soudain, le 

14 fevricr, dix jours apres le depart de Ghazan, Khoutloughshah annonca 

que, lui aussi, il rentrait en Perse, comme son maitre, et il laissa ä Damas 

une garnison mongole commandee par le general Moula'i dont la position etait 

d'autant plus oritique que la citadelle etait toujours au pouvoir des troupes 

du sultan du Caire, et qu'elle ne manifestait aueune intention de capituler. 

11 est diflicile d'admettre que Khoutlougshah ait agi de son propre chef en 

evaeuant la Syrie, et, bien au contraire, il faut voir dans cette retraite l'exe- 

eution d'un plan qui avait ete elabore avec Ghazan, lequel esperait peut-etre 

que les dix jours qui separerent son depart de celui de Khoutloughshah sulli- 

raient ä sauver la reputation des armes mongoles, soit que la forteresse lüt 

emportee d'assaut, soit que le general qui la commandait se laissät acheter 



[57] 1NTR0DUCTI0N. 399 

par Kiptchak. Quoi qu'il on soit, ces deux retraites successives de Ghazan 
et de Rhoutloughshah etaient l'abandon complet du plan de campagne qui 
avait ete suivi jusqu'alors, et dont l'execution avait ete couronnee d<^ 
succes. Quelques jours avänt de quitter Damas, Ghazan avait ecrit aux 
generaux qui commandaient les nieilleures places fortes de la Syrie au nom 
du sultau Mohammad ibn Kalaoun, et qui etaient tous d'origine turke ou 
mongole, pour leur ordonner de reconnaitre son autorite et de renier celle 
de leur souverain. Aucune de ces lettres ne recut de reponse, non que ces 
officiers pussent se targuer d'un loyalisme inebranlable pour le sultan 
d'Egypte, mais uniquement parce qu'ils ne voyaient pas qu'avec leur habi- 
tude de tout commencer et de ne rien terminer, les Mongols fussent capa- 
bles de mener ä bien une ceuvre aussi considerable que la conquete de 
l'Egypte; la retraite preeipitee de Ghazan et de Khoutloughshah ne tarda 
pas ä leur montrer d'une fagon peremptoire qu'ils avaient ete bien inspires 
de se tenir sur une reserve prudente. 

Pendant ce temps, les troupes egyptiennes ne faisaient pas un mouvement, 
et elles laissaient tranquillement ecraser l'armee de Syrie, ce qui montre que 
Ghazan n'aurait eu qu'ä le vouloir pour sonmettre en un tour de main toute 
la Syrie au-dessous de Damas, et arriver jusqu'ä al-'Arish, sur la frontiere de 
l'Egypte, oü les veritables dillicultes auraient commence pour ses troupes. 
Moulai, qui commandait l'armee de Damas, attendit patiemment le mois de 
mars, qui voit commencer ces chaleurs devant lesquelles son maitre avait 
feint de reculer, et il langa ses cavaliers dans les districts de Jerusalem, de 
Ghaza, de Ba'albak et dans la Bika'. Dans l'etat oü il se trouvait, ce general ne 
pouvait tenter qu'un raid sans portee militaire, et il lui etait impossilih 1 , 
n'ayant pas de reserves pour le soutenir, de pretendre ä oecuper militaire- 
ment et definitivement la Syrie moyenne. II le pretendait si peu que, le 
30 mars, suivant en cela l'exemple de Ghazan et de Khoutloughshah, il 
evacua la Syrie et rentra dans le pays de Roum. 

Le lendemain, 31 mars 1300, le sultan al-Malik an-Nasir Mohammad, fds 
d'al-Malik al-Mansour Kalaoun, partait bravement du Caire ä la tete de ses 
armees victorieuses, pour aller chasser les Mongols de cette Syrie qui, en 
deux mois, avait ete evacuec trois fois par le prince et les generaux qui 
avaient jure de la conquerir. 

A peinc les Mongols etaicnt-ils partis, quo Kiptchak, Bektemour et llbe- 
gui, sollicites par le sultan d'Egypte, lui avaient fait leur soumission et 
avaient pris la route du Caire, abandonnant les gouvernements qu'ils tenaient 
de l'ennemi, et qu'il leur etait impossible de conserver desormais. 

II est assez difficile de se rendre un compte exaet des raisons qui por- 
terent Ghazan ä renoncer aussi rapidement ä l'occupation de la Syrie. Peut- 
etre furent-ellcs plus complexes qu'on ne peut le determiner par la lecture 



400 1NTRODUCTION. [58] 

des historiens arabes, et il est probable que le Sultan <le Perse tablait sur 
un concours qui lui fit defaut au dernier moment, alors qu'il le jugcait 
indispensable pour la reussite de ses projets. Ce qui est certain, c'est qu'en 
automne, Ghazan reprit ses desseins de conquete de la Syrie; il partit de 
Tauris, le 30 septembrc 1300, parut le janvier 1301 devant Alep, dans 
l'intention d'envahir la Syrie, que ses generaux avaient si etrangement eva- 
cuee quelques mois auparavant. A la fin d'octobre 1300, Mohammad ibn 
Kalaoun etait parti du Caire pour ri'pousser les Mongols, mais les deux 
armees ne se rencontrerent pas, car Ghazan battit en retraite le 3 fevrier 1301, 
ä la meme date, ä un jour pres, que l'annee precedente, en pretextant que 
le mauvais temps, la pluie et la neige genaient les Operations, et que beau- 
coup de ses chevaux etaient morts. Bien que les chevaux jouassent un röle 
capital dans une armee oü l'infanterie £tait consideree comme une troupe 
auxiliaire, il est certain que, du temps de Tchinkkiz, d'Ougedei et de Monkke, 
les intemperies et le froid ne suflisaient pas ä arreter les armees mongoles, 
et, si les soldats de Ghazan n'etaient pas les descendants indignes de ceux 
qui avaient jadis conquis la Chine et la Perse, il faut chercher une autre 
explication de la retraite de Ghazan. 

C'est llaithoum qui, dans la Fleur des liisloircs de la terre d'Ovient, donne 
la Solution de cette difficulte. D'apres ce chroniqueur, Ghazan comptait sur 
la Cooperation du roi d'Armenie, qui lui etait acquise, des Chretiens d'Occi- 
dent, c'est-ä-dire du roi de France, dont, tout comme Arghoun, il avait 
tres vraisemblablement sollieite l'alliance, et des Francs de Chypre. Khout- 
loughshah partit ä l'avant-garde et arriva ä Antioche, oü il fut rejoint par le roi 
d'Armenie, vassal de son souverain; les Francs de l'ile de Chypre, les grands- 
maitres des ordres de l'Höpital et du Temple, arriverent jusqu'ä l'ile d'Ante- 
rade, bien decides ä attaquer l'empire egyptien de concert avec Ghazan, 
quand, soudain, le bruit se repandit que le sultan mongol etait tres malade, 
et dans l'impossibilite de continuer la guerre. Khoutloughshah s'en retourna 
alors en Perse, pendant que les Francs de Chypre et d'Occident quittaient File 
d'Anterade pour regagner leurs pays. II y a certainement une erreur dans le 
recit d'Haithoum, car l'on sait par les historiens musulmans que, si Khout- 
loughshah etait bien, en eilet, parti avec une armee d'avant-garde pour eclairer 
la marche de son maitre, Ghazan, lui aussi, etait parti de Perse, et etait arrive 
jusqu'ä Alep. Ce qu'il faut retenir de l'affirmation du chroniqueur armenien, 
c'est que les Francs, pour une raison ou pour une autre, ne purent rejoindre 
les Mongols, vraisemblablement parce qu'il leur etait completement impos- 
sible de s'aventurer en Syrie oü ils ne possedaient plus une seule place 
forte qui leur servit de point d'appui et de base, et que Ghazan, dejä malade, 
ne voulut pas poursuivre dans ces conditions defavorables une campagne pour 
laquelle il se trouvait prive d'une partie importante de ses moyens. 



[59] ' INTRODUCTION. 401 

Le double echec quo Ghazan venait de subir n'avait point diminue l'envie 
qu'il ressentait de s'emparer de l'Egypte, ni le sentiment que les sultans 
raamlouks devaient reconnaitre sa suzerainete. Le 22 aoüt de cette memo 
annee, des ambassadeurs de Gliazan arriverent au Caire, apportant des lettres 
par lesquelles le sultau de Perse exigeait que Mohammad ilm Kalamin se 
reconnüt comme son vassal. Cette pretention, renouvelee du temps oü 
Tchinkkiz Khaghan dictait ses volontes aux rois qu'il allait attaquer au 
uom de la divinite immuable qui regne dans le Giel eternel, etait assez 
etrange de la part d'uo souverain dans une position aussi critique que 
Gliazan, menace sur deux de ses frontieres, au nord et ä Test, par des ennemis 
puissants, lesquels, lieureusement pour lui, agissaient chacun de son cöte, 
sans avoir combine un plan d'attaque. La faiblesse du rovaume de Perse etait 
assez notoire pour que Tokhtoglia, fils de Mankou Temour, souverain de 
la Horde d'ür, qui regnait du Jaik au Danube, et de la mer Noire ä l'ocean 
Arctique, ait eu l'idee d'envoyer une mission ä Ghazan pour lui demander, 
comme on le sait par le temoignage de Mirkhond, la cession immediate de 
l'Arran et de l'Azarba'idjan, sous le pretexte un peu lointain que ces deux 
provinces iraniennes avaient ete concedees par Tchinkkiz aux descendants 
de Tchoutchi, et qu'il ne convenait pas qu'un petit-fils de Touloui' les detint 
plus longtemps. Ghazan, furieux de se voir reclamer ainsi deux de ses plus 
helles provinces au nom d'un yasak que les princes de sa famille oubliaient 
de jour en jour davantage, et qu'ils violaient sans le moindre scrupule, 
repondit aux envoyes de Tokhtogha qu'il saurait defendre son royaume quand 
leur maitre viendrait l'attaquer, et qu'il ne craignait rien de lui. 

Cette singuliere reclamation du souverain de la Horde est symptomatique, 
et Rashid ad-Din a oublie ä dessein de parier de cette humiliante ambassade 
ijui n'est connue que par Mirkhond'. Le silence de Rashid n'infirme en rien 
la vraisemblance du recit de l'auteur du Rauzat as-safa, car il ecrivait, sous 
le regne de Ghazan, une chronique qui lui avait ete commandee par ce 
prince, et que celui-ci attendait pour lire, en persan, l'histoire des souverains 
de sa race; aussi s'est-il tenu sur une reserve extreme pour tout ce qui 
touche ä l'histoire de Ghazan, et sa partialite pour les descendants de Touloui 
est un fait patent. Ce n'est pas la seule fois qu'il se laisse prendre en fla- 
grant delit d'inexactitude, car il a tout nettement supprime dans l'histoire de 
la Perse le court regne de Bai'dou, l'ennemi de Ghazan, de facon ä faire passer 
ce prince pour le successeur immediat d'Arghoun. 

Le HO janvier 1:50:5, Ghazan entreprit une troisieme expedition contre 

1. Mirkhond avait acces aux archives des Timourides dans lesquelles on avait verse 
les pieces des archives des Mongols ä Tauris, ou ce qui en restait; c'est lä qu'il a pris 
connaissance des lettres envoyees par Tokhtogha ä Ghazan, ä moins qu'il uen ait copie 
le texte dans quelque chroniq.ue de l'epoque mongole. 



402 INTRÜDUCTION. ■ [60] 

l'empire egyptien, et son armee vint camp'er devant Damas, le 19 avril. 
Elle tourna la capitale de la Syrie sans l'attaquer, car l'experience de l'an- 
nee 1300 montrait quo la citadelle n'etait pas facilement reductible, et qu'ellc 
pouvait continuer la kitte bien apres que la ville avait ouvert ses portes et 
s'etait rendue. L'affaire avait d'ailleurs assez peu d'importance, si les Mon- 
gols, comme ils l'esperaicnl bien, infligeaient une defaite serieuse aux 
troupes du sultan d'Egypte au-dessous de cette ville. Ce fut le contraire qui 
arriva; le sultan Mohammad ihn Kalaoun defit les Mongols a Mardj as- 
Saffar, et, si Ton en croit le temoignage de Mirkhond, il leur iit 10.000 pri- 
sonniers (20-21 avril). Le 23 avril, Mohammad ihn Kalaoun entra ä Damas, 
puis, jugeant que la campagne etait terminee, il s'en retourna au Caire. Le 
general mongol Khoutloughshah reunit les debris de son armee et rallia 
Gliazan, qui rentra en Perse. 

Ghazan ne voulait pas demeurcr sur un tel affront, le plus sanglant que les 
armes mongoles eussent jamais eprouve depuis que Tchinkkiz avait entrepris 
la conquete du monde, et il prepara une nouvelle expedition contre l'Egypte. 
Les echecs repetes qu'il avait subis, l'hostilite inveteree des royaumes de 
Tchoutchi et de Tchaghatai qui meditaient sa perte, lui montraient clairement 
que, reduit ä ses seules forces, il ne pourrait jamais venir ä bout de la puissance 
des sultans du Caire. C'est pourquoi, en 1303, il envoya des ambassadeurs 
au roi de France et au roi d'Angleterre pour leur inspirer un nouveau projet 
de croisade, au cours de laquelle ils debarqueraient, soit en Syrie, soft en 
Egypte, de faeon ä paralyser les eiTorts de Mohammad ibn Kalaoun, pcndant 
que lui-meme envahirait par le nord la Syrie reduite aux garnisons de ses 
places fortes. Ce qui est assez etrange, c'est que, pour attendrir les rois de 
France et d'Angleterre, Ghazan leur parlait, au dire de la Chronique de 
Saint-Denis, du grand desir qu'il avait d'embrasser le Christianisme. II ne 
faul pas en inferer que l'ambassade qui fut recue en France etait une superche- 
rie, et qu'elle fut conduite par un personnage qui n' avait aucun mandat omciel 
de Gliazan 1 . Depuis l'epoque a laquelle les princes mongols etaient entres en 
relation avec les souverains chretiens de rOccident, ils n'avaient jamais 

1. Ohsson croit que ces ambassadeurs duperent le roi de France et le roi d'An- 
gleterre en pretendant que leur maitre etait chretien; cela est moins que prouve : Gliazan 
et Oltchaitou, en parlant de leur desir d'embrasser le Christianisme, ne faisaient que 
suivre une vieille tradition, et qu'employer une formule consacrec. Ohsson va jusqu'ä 
direqu'Oltcliuitou n'avait aucun interet ä aider les Chretiens ä recuperer la Terre Sainlc: 
cela est evident, mais il avait, ou il croyait avoir, ce qui, en l'espece, revenait au meme, 
un interet considerable ä battre les sultans mamlouks du Caire avec l'aide des rois 
chretiens, quitte ä se debrouiller plus tard avec eux. Arghoun, non plus, n'avait aucun 
interet ä donner la Terre Sainte aux Francs, et cependant la lettre qu'il a ecrite ä 
Philippe le Bei est assez categorique sur ce point. Je ne vois pas tres bien comment un 
auteur aussi serieux qu'Ülisson a pu imaginer des ambassades fictives des Mongols aux 



[61] INTRODUCTION. 403 

cesse, comme on le voit par les copies des lettres qui leur furent adressees, 
de Iaisser entendre qu'ils etaient tout prets ä se faire baptiser, alors qu'en 
realite ils n'avaient aucune intention d'abjurer le Bouddhisrae. Ghazan jugea 
que, bien qu'il füt musulman, cette antienne n'avait rien perdu de sa valeur, 
et il en joua pour determiner les rois de France et d'Angleterre ä marcher 
avec lui, ce ({ii'üs n'avaient aucune envie de faire. D'ailleurs, presque sur 
ces entrefaitos, l'etat de Ghazan s'aggrava brusquement, et il monrut, le 
17 inai 1304, sans avoir pu entamer l'empire des snltans d'Egypte, emportant 
dans la tombe son dessein de soumettre ä ses lois Damas et le Caire, ce 
dont ses successeurs n'eurent pas la nioindre eure, et ce qu'ils n'auraieut 
pu faire an milieu des dillicultes innombrables qui fondirent sur l'empire des 
Mongols de l'Iran, et qui preeipiterent sa ruine. 

Oltcliaitou Sultan Mohammad Khorbanda, qui succeda ä Ghazan, n'avait 
aucune de ses qualites; c'etait un prince assez terne et peu intelligent, qui ne 
comprenait point tres bien les vicissitudes au milieu desquelles il etait 
appele a regner, que ses fonetionnaires volaient sans pudeur, et qui aurait ete 
beaueoup mieux ä sa place ä Commander un millier de cavaliers qu'ä gou- 
verner la Perse. II conlinua par tradition la politique de son frere, sans 
ressentir en rien ni le besoin ni le devoir d'annexer ä ses domaines les 
plaines de la Syrie et celles de l'Egypte. L'execution du testament politique 
de Tchinkkiz, qui comportait l'extension vers l'ouest de la puissance mongole, 
se trouvait de plus en plus releguee au nombre des choses qu'il etait bien 
impossible de realiser, et auxquelles il fallait etre fou pour songer au milieu 
des crises politiques d'un empire dont les differentes parties, devenues com- 
pletement etrangeres les unes aux autres, ne songeaient qu'ä s'attaquer et a 
se detruire. Les princes de Perse, comme ceux de Chine, qui avaient des 
interets communs, devaient se dire qfle le maximum avait ete atteint sous 
Monkke, lorsque Iloulagou avait soumis l'Iran et detruit le Rhalifat, que, 
depuis ce temps, les Mongols n'avaient pas gagne grand'chose, si meme ils 
ne voyaient pas la decadence qui aecourait a grands pas au milieu des dis- 
cordes qui divisaient les royaumes soumis au seeptre des descendants de 
Touloui, de Tchaghatai, de Tchoutchi, qui les preeipitaient les uns contre les 
autres, comme s'ils n'avaient pas ete gouvernespar des princes du meme sang. 

rois de la Chretiente, lesquels n'etaient pas assez naii's pour se Iaisser duper par des 
charlatans. Ce qui est certain, c'est que la Cour pontilicale se fit longtemps des illusions 
sur la possiljilite de convertir les Mongols ä la foi chretienne, puisqu'en 1338. Benoit XI 1 
envoya une ambassade au dernier empereur mongol de la Chine, Toghon-temour, que 
les Celestes noniment Shun-ti. A cetle epoque, il y avait longtemps que ses predecesseurs 
s'etaient convertis au Bouddlüsme, et qu'ils regnaient sur les rives de la mer Jaune 
comme les heritiers des dynasties glorieuses qui s'etaient transmis au cours des äges 
le seeptre imperial. 



404 INTRODUCTION. [62] 

Le 19 septembre 1304, Oltchaitou recut ä Tauris des ambassadeurs de 
Temour Rhaghan, enipereur de la Chine, de Tchapar, iils de Rhaidou, et de 
Dogha, fils de Barakh ; ils lui annoncerent que leurs dissensions, au milieu 
desquelles l'empire avait failli disparaitre, etaient heureusement terminees, 
et que le monde mongol ne formait plus desormais qu'une seule domiuation, 
comme au temps de Tchinkkiz. Au inois de mai 1305, Oltchaitou ecrivit ä 
Philippe le Bei pour lui apprendre cet evenement insolite dans l'histoire des 
Mongols, et pour l'assurer de son alliance, sans en dire plus long, en lais- 
sant evidemment ä ses ambassadeurs, suivant la coutume Orientale, le soin de 
developper verbalement des intentions qu'il ne tenait pas äconsigner par ecrit. 

II s'agissait, ä n'en point douter, d'une proposition analogue ä celle que 
Ghazan avait faite au roi de France et au roi d'Angleterre, d'attaquer simul- 
tanement la Syrie, ä la fois sur son front de mer, sur les cötes de Syrie, et, 
sur ses frontieres continentales, par le pays de Roum. On le sait, d'une facon 
suffisamment nette, par la reponse que le roi d'Angleterre, Edouard II, fit, 
en 1307, ä des propositions analogues, et dans laquelle, sans vouloir s'en- 
gager ä rien de precis, il disait qu'il ferait volontiers la guerre aux Musul- 
mans, c'est-ä-dire aux Egyptiens, si les circonstances favorisaient une teile 
entreprise. 

En realite, ni Oltchaitou, ni Abou Sa'id, qui lui succeda, n'auraient pu 
reprendre les projets de Ghazan contre la Syrie et contre l'Egypte : les troubles 
Interieurs, qui avaient eommence ä sourdre avec Ghazan, eclaterent avec 
violence sous le regne d' Oltchaitou, et ils atteignirent leur paroxysme sous 
Abou Sa'id, au point de ruiner la puissance des Mongols dans l'Iran. Ge 
furent, en 1307, la penible conquete du Guilan, dont les Mongols comptaient 
ne faire (ju'une bouchee; l'expedition contre Berat, dont le prince, Fakhr 
ad-üin, n'avait pas voulu reconnaitre Oltchaitou; les intrusions maladroites 
de ce sultan, comme s'il n'avait pas eu assez des siennes, dans les affaires 
du pays de Tchaghatai, dont le prince, Esen Boukha, fit envahir le Khorasan 
par une armee aux ordres de Reupek, Daoud Rhotcho et Yasaghour, qui 
pousserent jusqu'a Berat, et qui n'allerent pas plus loin, uniquement parce 
qu'Esen Boukha les rappela pour les opposer aux troupes de Temour 
Rhaghan qui attaquaient ses Etats; la revolte de Rhouroumshi, gouverneur 
du pays de Boum, en 1312; l'appui qu'Oltchaitou dut fournir ä Yasaghour, 
qui soutenait tlans le pays de Tchaghatai une lutte inegale contre Esen 
Boukha, et qui voulait quitter ce prince pour passer au Service de la Perse; 
les dillicultes constantes avec la Borde d'Or, dont les souverains, allies des 
Mamlouks du Caire, ne songeaient qu'ä nuire au souverain de l'Iran, et ä 
detruire sa puissance. 

Malgreces circonstances defavorables, Oltchaitou avait tente en 1312 une 
attaque contre l'empire egyptien; mais le siege de Rahba (23 decembre — 



[63] INTR0DUCT10N. 405 

25 janvier) s'etait termine de la part des Mongols par une crise de pure folie, 
et ils s'etaient enfuis, sans cause, au momcnt oü ils allaient s'emparer de 
la ville, abandonnant leurs machines, leurs bagages et leurs teutes. Oltchai- 
tou en resta sageiuent lä, et son bis, Abou Sa'id, eut toutes les raisons de ue 
jamais renouveler cette tentative. En 1323, il signa avec le sultan d'Egypte' 
im traite de paix qui mit fm a cette longue periode d'liostilites qui avait dun' 1 
plus de söixante ans. 

1. Moufazzal cite, en 725 et en 732, le sultan Abou Said comme entretenant des rela- 

tions aroicales JLa» avec le sultan d'Egypte (i'ol. 198 r° et 215 v°). 
C 

Julllet 1911. 



Note additionnelle (page 4, notel. 

Les Toukliousba sont les restes des Toukhouz-Oughouz, ce qui est le nom des 
Ouighours, que l'on trouve en arabe sous la forme V^V*'- Bd est pour bona, reduction, 
par la chute de la gutturale, du mot boukha « boeuf », qui est l'equivalent de eukuz 
« boeuf». Eukuz = oitghouz, avec lc changement de registre de la vocalisation et la 
confusion turke des series de gutturales k, g, et kh, gh. Les Yeta sont les restes des 
Ephtalites, et mieux des Getes, dont les Ephtalites etaient Fun des clans. 

Note additionnelle (page 22). 

Cette vocalisation est veritablement etrange; on lit au folio 34 v" : L-> <~-^>\ ^y -■*■>. 

51/^1 {J ^. Ij», w^53 j!UI ;>L J,! ^UJi ^_C J c ,lkUI ; W K j j&i 

jUÜi; 51^1 cr ^l, au folio 34 r°; ^^Jait, folio 34 r° ;y~z alb, ibid. et passim ; 
Ü.jiUl tl\. Jb, folio 35 r°; passages dans lesquels toutes les voyelles sont autant 

de fautes grossieres ; , .lii'etant en particulier la forme ultra-vulgaire kleb des Jargons 

de l'Afrique du nord. L'auteur tient tout^articulierement ä ses formes telles que 

'Azz-aladin pour izz ad-Din; on lit, en effet, au folio 35 r n , ^.^ ,jj c rr.-!> A- 
^jjJI .y (sie ._yj), et quantite d'autres qui prouvent surabondamment que l'auteur lisait 
Jl ala- l'article que la grammaire nous apprend a vocaliser J' al- au commencement 
d'une periode, et Jl 7- dans tous les autres cas, ce qui est conforme ä la definition 
memo du «^jujoJI »i. Des formes comme w*5jJ! alamarkab, pour w-ij-J! al-Markab, 
sont constantes dans le texte de Moufazzal ; il n'y faut certainement point voir l'une 
des caracteristiques de l'ignorance de cet historien, mais, au contraire, le temoi- 
gnage de l'existence d'une prononciation extremement vulgaire qui ne tenait aueun 
compte de ce que nous appelons les lettres solaires, ni du fait qu'en arabe classique, le 
lam de l'article ne porte point de voyelle. On trouve en effet dans la litterature bistorique 
syrienne des formes vr *. ^;, vr ^ p., ^ soj, qui transcrivent les noms arabes ^-^ ^fj 
Rokn ad-Din, ^jjJt Je 'Izz ad-Din, ^.jJ! ijj Nour ad-Din, dans la prononciation litte- 
rale, mais qui, dans la bouebe des Syriens, devaient etre Rokn aladin, 'Izz aladin, Nour 
aladin. 11 est tres peu vraisemblable, en effet, que ces gens, d'une culture analogue a 



406 INTRODUCTION. [64] 

celle du copte Moufazzal, aient eu l'idee de transcrire ces noms lettre par lettre, ä l'imi- 
tation de la graphie musulmane, pour les prononcer suivant les regles strictes de la 
grammaire arabe, de facon ä donner des formes qui, dans la prononciation litterale, par 
suite du traitement special des lettres dites solaires, different tres sensiblement de ce qui 
est ecrit; ^JjJt Je etant 'lzzo'd-Din, 'Izzi'd-Din, 'Izza'd-Din, suivant sa fonetion 
dans la phrase, aurait ete ecrit ^.p. par les Syriens, s'ils avaient voulu noter la 
prononciation classique, en sous-entendant la reduplication du d, avec la disparition 

complete de 17, comme dans les transcriptions chinoises Tsa-hi-lou-ting de ,.rf J -" r.^^ 

Sai'-fo-ting de c ^--' ^-V- > Hou-sa-mou-ting de ^jJI A-~&-, et la presence de Vi dans 

la forme ^^ p., du moment qu'elle n'est pas l'imitation de la graphie arabe jjjjJI je, 
ne peut qu'indiquer la prononciation 'Izz aladin. Ce fait est amplement prouve par 
l'existence d'une Serie de formes syriaques qui na peuvent s'expliquer que par la voca- 

lisation J' ala- de l'article J' al- : ^^ >^o. nom du iils de Salah ad-Din, >s^ / ioo 
et .-asx / v», qui transcrivent des noms bien connus dans l'liistoire des Ayyoubites, 
avec l'omission vulgaire du premier article, J^as^il oX-U', v jwi^l oXUt, oX-U' 

Jäjs!. ^v»s\ ^^io transcrit ^_^^t v_iXL(J!) (al)-Malika '1-Ashraf par l'intermediaire 
dune forme arabe vulgaire .^JjJUI oXU(M) (al)-Malik alashraf; ^^asv p^o» transcrit 
J^aSü oXL,(M) (al)-Malika '1-Afdhal par celle de J*JÜ! s^XJL(Jt) (al)-Malik alafdhal, 
et ,-q^ ,^0, Jaj^l viXU(3l) (al)-Malika '1-Awhad, par Imitation de J^!y) ^_i£L(J!) 
(al-)Malik alawhad. Ces formes prouvent jusqu'ä l'evidence la prononciation vulgaire 
ala- de l'article arabe al-; si l'on remarque que cette prononciation antigrammaticale 
peut seule expliquer le nom espagnol de l'Alameda, la celebre promenade de Valence, 

qui est [^]!j-vjt Alamaida(n), pour .ti-^JI al-mai'dan « le champ de manoeuvres », qu'elle 
se retrouve expressement marquee dans la vocalisation des textes arabes importes ancien- 

' ' C£ s s 

nement ä Madagascar, ^£«»=£^1 alakhamishi pour ^^stM al-khamis, J^Sr- 1 ! alaha- 

mali pour J^srM al-htamal, ifiyi\ alakoshi pour /»^' al-kaus, il en faut conclure 
qu'elle n'est point une fantaisie due ä l'ignorance de Moufazzal, mais bien la notation 
d'un phenomene linguistique curieux, qui s'etend ä l'universalite de la langue arabe. 

Note additionnelle (page 59). — Le nom du prince de la Horde d'Or parait dans les ma- 
nuscrits des ebroniques persanes sous les formes .yU> IXSoy Monkke Temour et y~2 «£» 
Mangou Temour, de meme que le nom de l'empereur Monkke Khagan se trouve sous les 
formes bSiy Monkke et_XL» Mangou. Un fait certain est que les manuscrits les plus anciens 
et les plus corrects de l'liistoire des Mongols de Rashid ad-Din, qui est la chronique 
ollicielle des Mongols oeeidentaux, ont %5Liy> Monkke, ä l'exclusion de_X^ Mangou. La 
forme chinoise Mong-ko renvoie ä Monkke, et non a Mangou, laquelle forme se trouve 
dans Guillaume de Ruysbroeck sous la forme Mangu. En mongol, münkke signifie « eter- 
nel, imperissable », et c'est ainsi que les Chinois ont compris le sens du nom du kha- 
ghan qui succeda ä Kuyuk; münggiin et miinggii signifie « argent, metal inalterable ». 

La graphie oXiy> recouvre aussi bien miinggii que münkke; miinggii temour « l'argent- 
fer » est le silber-stahl, silver-steel des Germaniques, « acier superieur », et non acier 
argente », periphrase qu'ils ont empruntee aux Altaiques, comme le mot chinois kons, 
« prince vassal », qui est devenu konge, könig, king. 



1. Lire J,/i!!. — 2. Sic. — 3. Man. omet jjj& ^1 A*** u^LJI. 



Au nom du Dieu dement et misericordieux, en qui se trouve toute aide ! * Pol i v 
Louange ä Dieu qui est le Primordial, et qui n'a pas eu de commence- 
ment; qui sera le Dernier, et qui n'aura pas de fin; qui connait les verites 
absolues de toutes choses, et dont le saint nom est invoque dans toutes les 
langues par l'universalite des hommes. Je le loue de la louange d'un etre qui 
lui rend gräces, et qui reconnait son impuissance ; je proclame qu'il n'a besoin 
ni de conseiller, rii de general, ni de ministre; je lui adresse les actions de 
gräces d'un serviteur qui l'aime d'un amour sincere, parce qu'il en est le 
plus digne et qu'il le merite le plus. 

Quand j'eus lu la chronique de feu le shai'kh al-Makin, Georges, fils d'al- 
Amid, je vis qu'elle se termine au commencement du regne d'al-Malik az- 
Zahir Baibars al-Bondokdari, c'est-ä-dire au dimanche seizieme jour du 
mois de Zilka'ada de l'annee 658 de l'högire, la 6752" annee, deux mois et 
seizejours de 1'äge du monde, en annees solaires, tandis que notre epoque 
s'etend jusqu'ä la fin du regne d'al-Malik an-Nasir Mohammad ibn Ralaoun. 
Je trouvai bon d'ajouter ä cette chronique le recit des evenements et des 
vicissitudes (qui se sont passes dans cet intervalle), tant generaux que parti- 

PATR. OR. — T. X. — F. 3. 28 



408 MOUFAZZAL IBN ABIL-FÄZAIL. [66] 

'"ÜMJl; JL.VI ~L«j JLcVl jc-l. j* \-*-°^~~° 6j-\ &&A\j i_y £»WI o^j^JIj 
jjirl b^j (.laT L^ jU ^IkJI dUUl Jci UJ *II JlSj ® J Ul <>-*-j j\^\ *-»* J 

* foi. 2 ]■". y*j ^ÜäJl ctUJL w>ä)j (*/liLL> j5fc»-l ^^At *5^oVl x." «iAilrl O*--*^ o"-^ ^"^ ^J 
^jls ^.Yl <0 JU> JUJI Jj ^j^JI Jls «i^-sJI jl-01 d^Jl d)y* j^ ^yi 

L. Lire k!Ä~Jl Jl»! »L>j JLiM! -V^- — 2 - Man. omet ^r?^' ipjjäl; H y 
avait, a cette epoque, deux grands emirs, parmi beaucoup d'autres, qui se nommaient, 
Tun Djamal ad-Din Oughoush an-Nadjibi as-Salihi, l'autre 'Izz ad-Din Ai'temour al- 
llilli: il s'est produit dans ce passage un bourdon, qui a ete amene par la ressemblance 

graphique de -^s^l et de )^\ qui est souvent transforme en ^L=-t. 



culiers, en implorant l'aide de Celui qui consolide les ceuvres (des hommes), 
qui realise les esperances de sante dans ce monde, et qui leur donne une 
fin heureuse (dans l'autre monde). 

L'historien a dit : Lorsque, corame le recit en a ete fait plus haut, al-Malik 
al-MouzafTar Koutouz eut ete assassine, le choix des emirs tomba, apres de 
nombreux pourparlers, sur l'emir Rokn ad-Din Baibars al-Bondokdari. Le 
foi. 2 i ". premier qui s'avanca, * et qui le reconnut comme souverain, fut l'emir Faris 
ad-Din, I'Atabek; ensuite vinrent les emirs suivant la difference de leurs 
grades. Baibars recut le titre d'al-Malik az-Zahir, et il fut le quatrieme des 
rois des Turks dans l'empire egyptien. 

L'historien a dit : L'emir Faris ad-Din lui dit sur-le-champ : « Tu n'auras 
pas l'empire dans toute sa plenitude tant que tu n'auras pas pris possession de 
la Citadelle du Caire. » Le sultan monta ä cheval et se häta de s'y diriger; 
il rencontra sur son chemin Djamal ad-Din Oughoush ' an-Nadjibi et l'emir 
'Izz ad-Din al-IIilli, qui etait vice-roi au Caire; il apprit ä l'emir les evene- 
ments qui se precipitaient, il le pria de lui jurer fidelite, ce que fit l'emir, qui 

1. , ijä) se trouve en turk oriental sous la forme ipy^, qui signifie « petit-fds », les 
noms de parente etant employes comme noms propres chez les Mongols et les Turks 
orientaux. Dans les transcriptions des noms mongols et turks, (JJ = j- = fi et les voyelles 
peuvent etre indiquees par les lettres de Prolongation de l'arabe ou non marquees, 
les graphies arabes omettant l'indication des voyelles la oü les Persans les ont notees ; 

, -jys! pourrait egalement representer ,^y ,«' Ak-Koush, 1' « oiseau blanc »; cf. \js 
if>J} Kara Koush, 1' « oiseau noir »; ^Ly ^> Bai-Koush 1' « oiseau blanc ». 



[67] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 409 

f^iYl ,V-*JI Jzj jt-^l J^ iS~^^ ^yß^ 'r*J "^ 'J -5 '*- ; - c - 1 ^ (j -^J cÜä* 4ä,L>.j 
'IfJlj 'jlS'j-i ^jjl jU> ^,-^1 *_^-3 'j^Ij.> J^Jj-ül j>_a!1 fL»-3 jUl> ^j,! 
«jlt^JI JIW1 jl£, 2 JjV! g.. ;m jI1 UUI IjJL», J^ ^VJ yi>. r ^ J>J j-1 

J 1a* ^UÜl dUi l_pr^ LU1 ^ jUiJl ^lUÜ Jj*£* jl j-U! Ij>^lj 

dLUI ^c- j^*»/ lS^. i^^^ "VI (j-Ül ^*i> J jlyJI *lL> Uis SytUJI üj idiJl 
io_jc. j^ *Jit >_jji>- (j-UI Jpds ®,^C'lLU _y&ÜäJI vilUl jlLLJJ Ij^olj y ^A \ 
5 J^a^ 4 Ia=- \j£ t>i\y 3 ÖÄ=-I ^yLkJI j^J *LJ1\ ija ■Os. \j\£ L Jl ipjl 

1. II faut lire Lbui; ces formes montrent que l'auteur ne prononcait pas les 
voyelles de la declinaison. — 2. II faudrait quelque choso comme J_^' ^r**^ C^j j. 

— 3. Man. ^AaJ, pour ^Äi.' ; cette forme est impossible grammaticalement, il faut 
corriger en Ja!. — 4. Man. ä»., qui n'offre aucun sens. — 5. Lire J-^is^f. 



prit place parmi les personnes qui faisaient escorte au sultau. Le sultan avait 
dejä designe Oughoush an-Nadjibi pour etre ostad ad-dar, 'Izz ad-Din al- 
Afram, emir djandar, Hosam ad-Din ad-Darfd, davaddar', Sa'if ad-Din Bala- 
banar-Roumi, davaddar, et Baha ad-Din, emir-akhor. (Le sultan et ses offi- 
ciers) continuerent hätivement leur route jusqu'ä ce qu'ils arriverent ä la 
Citadelle au moment de la premiere priere, l'ascendant etant le Cancer. 

Le Caire avait ete pavoise ä l'occasion de l'arrivee d'al-Malik al-Mouzaffar, 
et les gens etaient dans une joie intease. L'aube se leva, et les gens atten- 
daient que Ton proclamät 2 le nom d'al-Malik al-Mouzaffar, suivant l'habitude; 
mais on proclama tlans la Citadelle le nom d'al-Malik az-Zahir. Quant ä la 
ville du Caire, lorsque le jour se leva, les habitants ne connurent les evene- 
ments que par les crieurs publics qui criaient : « Implorez la misericorde 
d'Allah pour al-Malik al-Mouzaffar, et priez pour le sultan al-Malik az-Zahir, 
votre sultan ! » 

Les gens furent envahis par une peur immense de voir revenir les Mam- 
louks bahris, ä cause du mal qu'ils leur avaient cause. Al-Mouzaffar avait 
imaginc des innovations tres nombreuses dans le but de se procurer de 

1. ,!3tjJ est pour .ta k^J 1 ^^, par assimilation du t au d; ce mot, qui est persan, 
comme tous ces titres, signifie « porte-ecritoire » ; l'ostad ad-dar. ou ostaddar, etait le 
marechal du palais; l'emir djandar, le maitre de la garde-robe; l'emir akhor, le grand 
ecuyer. — 2. Litteralement « que Ton saluät ä l'aurore du jour », ce qui est le sens de 
^r- 9 ) cette ceremonie se celebrait tous les matins. 



("Ol. 2 V 



410 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [68] 

ül^jJI iül? Jki-Ij ly'l^jj Ij^ybj tibi» VI ( *^ aj " * ^r* J^ ^k^°3 i-*^l v— : Jlj-«VI 

<0j| ljAl=-j ^j-UI OjA» 0;Üa9 ^>LJI i* (J^Sj l»ij>" viü-i» -_^>J ^AÜül tiXUI 

^i\ *XM\ Zj>j**»\ L*Jj ®7-^iJl ilc lj^/3 *-At kiio U ,_jL*i>l *-jJI l^itLäj JU' 

^äIÜI dUUI (J Js- iUxill (^j ^JLt ,joL. Aa-Vl fy_ J^ IjJ ^Aliill <jltjl Jt-sj 
j^alJI tiilJlj ^a^- ,_^U> vJ^Vl «iÜJl ^Jl t_OJ i^Ci^JI C~-Jo £JJl!I jlj>J j 
•y-01 «.>U ^iiiJI Jlj i-Lc-L^Yl Jlj j *^ä ^o-Lff jUjX- jjUidl ^Jlj it»j>- i_»Lj 

v. u^i dllJI j «JU ^»^J? ^QäJI dlLrj ^j-l^Ji Uli t5 i=Jl oL"^ (^ -c*"^ 

ÜiiU-li <J ^iAseJL *y«J^J J^-i j^l? ^yUä^M JAUI *jJj ,j>.-*«a *1/*V1 ^ üAlft jlS 
1. Lire lil^O" 



fol. 2 v . l'argent pour combattre l'ennemi et pour chasser les Tatars, * comme de faire 
un cadastre des biens immobiliers, de determiner leur valeur et celle de leur 
dime; il prit le tiers de cette dime et un dinar pour cbaque homme, et cet 
impöt atteignait chaque annee la somme de six cent mille dinars misris. 
Al-Malik az-Zahir leur fit remise de cette taxe, et il promulgua ä ce sujet un 
edit qui fut lu sur les minbars (des mosquees). Cette rnesure rejouit les 
cceurs des gens qui rendirent gräce au Dieu tres-haut; ils pavoiserent la ville 
le double de ce qu'elle avait ete pavoisee pour le retour d'al-Malik al-Mou- 
zaffar ', et ils se livrerent ä tous les transports de leur joie. 

Lorsque se dissipa la nuit durant laquelle al-Malik az-Zahir etait arrive, la 
nuit dudimanche, seizieme jour du mois de Zilka'ada, al-Malik az-Zahir s'assit 
dans la salle d'honneur de la Gitadelle, sur le tröne de la royaute; il ecrivit 
ä al-Malik al-Ashraf, seigneur de Homs, ä al-Malik al-Mansour, seigneur de 
Ilamah, ä al-Malik al-Mouzaffar 'Othman, seigneur de Sihyoun, aux Ismai- 
liens, ä 'Ala ad-Din, fils de Badr ad-Din Loulou, seigneur de Mausil, ä 
l'emir 'Alam ad-Din al-llalabi, gouverneur de Damas. 

L'historien a dit : Lorsque l'emir 'Alam ad-Din al-Halabi apprit l'assas- 
sinat d'al-Malik al-Mouzaffar et qu'al-Malik az-Zahir s'etait empare de la 
souverainete, il sentit s'eveiller en lui les desirs du pouvoir supreme. II reunit 
les emirs qui se trouvaient aupres de lui, lesquels avaient ete nommes par al- 
Malik al-Mouzallar, ainsi que les notables de Damas, et il leur demanda de 

1. Litteralement « qui redoublercnt le pavoisement du double de ce qui etait pour 
lui ». 



[69] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 411 

IfJL* .JÜij && ^>\p\ J\ ^j jiaUJI dUUL ,_JJL" ^Vl <J p UJ» *iü3 J\ 

xj>l»_j3- JL*o yU«Jl J»C- ^„.iai- ^-äA) 4_il*^-'_5 V*_~»J>-J (jU-> "C^* /ff*3 *--—'' ^AA />/• 
C*Ja iiÜA5si AäIä^JI jlljl i_JL_«i (jJLJl*)" |^-*JI is-Uj ^P-Jj ^Üill liiLJJ J^i-O 

joj ^fcLäJI ctUJl 4,,,ä_; ^»— dU*j" UJ _yblUJI cLÜJl jl Jlsj ®U-^>- Ly—l »aIj-»J1 

«Ufr jUlJ jejjWj cl^^b v_oVI J M^li JOJ _^o)J1 J^ Ji-^l jj».j .j-^ _/„3^ 

1. 11 faut Ja.) au nominatil'. 



lui preter serment (de le reconnaitre comme leur souverain) ; ces personnes 
accepterent, et quand l'aflaire se fut terminee ä son gre, il se decora du titre 
d'al-Malik al-Moudjahid; il ecrivit aux gouverneurs qui se trouvaient dans les 
forteresses, et il leur demanda de les lui livrer; il y en eut qui obeirent ä ses 
injonctions, d'autres qui refuserent. II ecrivit egalement ä al-Malik al-Ashraf, 
seigueur de Homs, ä al-Malik al-Mausour, seigneur de Hamah, aux emirs 
'Azizis ', ä Alep, pour les inciter ä embrasser son parti, et pour les inviter ä 
se ranger sous son obeissance. 

Le sixieme jour du mois de * Zilhidjdja de cette annee, qui est l'annee 658 * fol. 3 r° 
de l'hegire, on fit la khotba- sur les minbars 3 dans toutes les grandes 
mosquees de Damas au nom du sultan al-Malik az-Zahir, et l'on mentionna 
apres lui celui qui regnait ä Daraas, al-Malik al-Moudjahid '; ce fut de meme 
que l'on frappa les pieces de monnaie ä leurs deux noms simultanöment. 

On a dit qu'al-Malik az-Zahir, quand il se proclama souverain, se nomma 
lui-meme al-Malik al-Kahir; ä cette epoque, en Egypte, le vizir etait Zai'n 
ad-Din ibn az-Zobair, qui excellait dans la philologie, dans l'art epistolaire 
et dans la connaissance de l'histoire. II conseilla au sultan de changer ce 
titre, et il lui dit : « Aucun prince ne fut pare de ce titre qu'il n'ait ete 
vaincu; c'est ainsi qu'al-Kahir 5 , fils d'al-Mo 'tadhid, prit ce nom, une annee 

1. Mamlouksdu sultan al-Malik al-'Aziz. — 2. La grande priere, au cours de laquelle 
on priait pour le khalife et pour le sultan regnant. — 3. Les chaires ä precher. — 
4. C'est-ä-dire qu"Alam ad-Din «1-IIalabi, tout en se proclamant souverain de Damas, 
reconnaissait la suzerainete d'al-Malik az-Zahir, ce qui reconstituait l'etat feodal des 
Ayyoubites, dans lequel le prince de Damas etait le vassal du sultan d'Egypte. — 5. Al- 
Kahir, « le Tout-Puissant », est un attribut d' Allah qui ne convient pas ä ses creatures, 
soitseul, comme ce fut le cas pour le khalife abbasside al-Kahir, soit en composition 
avec al-Malik, « le roi », comms dans le titre du (ils du prince de Mausil. 



412 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [70] 

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ne s'ecoula pas qu'il fut renverse et qu'on lui creva les yeux; al-Kahir, 
fils du prince de Mausil, le porta egalement, et son regne ne fut pas long, 
car il fut empoisonne et mourut ainsi. » Le sultan choisit alors le titre 
d'al-Malik az-Zahir. 

L'historien a dit : Lorsque al-Malik az-Zahir s'empara de la souverainete 
de l'Egypte, al-Malik al-Mouzaffar 'Ala ad-Din', fils de [Badr ad-Din] Lou- 
lou, prince de Mausil, etait alors souverain d'Alep; il se conduisit mal 
envers ses sujets; il les traita d'une facon tyrannique; il les opprima, et il 
imposa aux habitants d'Alep un impöt de 50.000 dinars. 

L'emir Hosam ad-Din Latchin 2 al-djoukandar al-'Azizi 3 se trouvait ä ce 
moment ä Alep; les 'Azizis et les Nasiris 4 qui etaient ä Alep s'entendirent 
avec lui pour s'emparer de la personne d'al-Malik al-Mouzaffar, et pour lui 
faire restituer ce qu'il avait extorque aux gens. Ils se saisirent de lui et l'en- 
fermerent dans la citadelle de Shagl ; puis ils choisirent pour leur chef l'emir 
Hosam ad-Din Latchin al-'Azizi, et ils lui confiferent la charge de vice-roi (naib 
as-saltana) ä Alep. Ces evenements se passerent le septieme jour du mois 
de Zilhidjdja de cette annee. 

Get emir Hosam ad-Din, dont il vient d'etre question, avait obtenu d'al- 
Malik al-Mouzalfar Koutouz, que le Dieu tres-haut le gratifie de sa miseri- 
fol. 3 v. corde I la permission de se rendre (ä Alep) pour rentrer en possessioil * de ce 
qui lui restait des fiefs et des depöts d'argent qui lui appartenaient depuis le 
regne d'al-Malik an-Nasir. 



.-v 



1. Makrizi, dans le Kitab as-soulouk, donne ä ce prince le titre d'al-Malik as-Sa'id. 
— 2. Latchin cn mongol signifie « faucon ». — 3. Mamiouk du sultan d'Alep, al-Malik 
al-'Aziz. — 4. Mamlouks du sultan d'Alep, al-Malik an-Nasir. 



71] HISTOIRE DES SULTANS MÄMLOUKS. 413 

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\J ^t Ul JUS \yp £j\z\>') AtLLsl ^Ae ü-kj» jlj <J Uli jj-^,. j'j v^** J ^ 

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jÜI »Jkio JOJ JjP>X*}>\ ^yjl fc^C j ')^V1 ^ <** JO ^j ^ jJ! fl~>- ,^»V1 l^ 

Jl »JU» l_^ J.ÄJI M^VI ^Uj UJj «IäjM; J I^Ä-Jj Ijl« \j>l£- f djU» j 

^Jl j^jw jLj ^ (JäJj j^JI T ^i- diJi (JA»»" LiJJ <~A& iL>- dAJj jl ^^ki A^-Lx)l 
1. II faut au nominatif , *~L>r'. 



Quand arriverent les evenements qui viennent d'etre relates, il se trouvait 
* ä Alep, et les habitants de cette ville s'accorderent tous pour le nommer 
leur chef; ('Alam ad-Din) al-Halabi lui ecrivit pour lui demander de faire 
reciter la priere en son nom ä Alep, de gouverner cette ville en reconnais- 
sant son autorite, et (ä ces conditions, il lui promettait) d'augmenter consi- 
derablement les fiefs qu'il possedait; mais Hosam ad-Din lui repondit : « Je 
suis gouverneur pour le compte de celui qui possede la souverainete de 
l'Egypte. s 

Cette annee, le jeudi, seizieme jour du mois de Zilhidjdja, les Tatars 
revinrent devant Alep; l'emir Hosam äd-Din et les emirs qui se trouvaient 
avec lui firent une sortie ä l'aube de ce raeme jour ; le general des Tatars 
se nommait Baüdara. Quand les Tatars arriverent devant Alep, on cria dans 
les rues de la ville et sur les minarets des mosquees qu'il n'y avait rien ä 
craindre, qu'on etait en securite complete, et on fit demeurer les gens dans 
leurs maisons. Ensuite (llosam ad-Din et ses officiers) sortirent de la ville, 
et ils poursuivirent (les Tatars) dans le pays qui en depend. 

Quand les emirs qui se trouvaient ä Alep arriverent ä Hamab, ils envoye- 
rent quelqu'un ä al-Malik al-Mansour, prince de cette ville, pour l'inviter 
ä prendre garde aux Tatars, et ils lui conseillerent de. faire cause com- 
mune avec eux. Al-Malik al-.\Iansour s'imagina que cela etait un strata- 
geme dirige contre lui (pour s'emparer de son lief), mais, quand il se fut 
convaincu de la verite (des assertions des emirs d'Alep), il sortit de Hamah 
et alla se joindre ä eux ; il marcha ensuite en leur compagnie sur Homs. 
Apres cela, le raid des Tatars arriva jusqu'ä Hamah. 



* fol. 4 r° 



414 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [72] 

**j*2~ J |»Jic. 'Mi- ^Ltü J ÖJl <iHr J jl^j ®JLo- J\ jLull ijli- vrX=3 XT <jo^>- 
^1 ^jli- 2 J»J ^jJI vst; jl*JI dUJI ^y LJj «jj^j^ 'j-äJI Jl»_^l A« ft LsYI 

fcJjj Jl liliu Aj'lij ^i- jlllJlj Juai'l UJ) VoJjU ^^>-La JUiji .V-^' ^t ^ i )? Jl 
jl <*J 'MJLäj ja^o-»-« iVy w^ 3 * (**-J r**- 1 -"-^" äaIs-I ULb <J kj^*-«?! U |»jl« ^«yjiJ 

«iUJI JL-Tj ol* J^> ss-jJlj jl 1 jxj ' j jj"Vy* ^-.j ° j%"j\J» _yLkJ viÜJI ( j- 

1. 5Vc; il faut y^\ JJ»,. — 2. Man. v^CI. — 3. Le man. porte fjosA, il faut 
Lasr^. ■ — 4. Man. .\ff*$ ^ J^ **j; Koutouz ykä signifie en turk oriental « chien 
enrage »; noyan, dans les textes -persans [>.y, designe dans le mongol de cette epoque 
un chef militaire de Ires haut rang, ^yj?- est 1'aboutissement du nom mongol 
Tchourmaghoun, qui est ecrit en persan ._jiU.ja., avec la chute du gh intervocalique. 
— 5. II faudrait "^li au duel, comme plus loin. — 6. Forme habituelle du manuscrit pour 
.bJL.I La Kara Arsalan, « le lion noir », correspondant ä une prononciation vulgaire 
Kara Raslan. — 7. .«j/iLa represente exactement la forme qui se lit dans Ilai'thoum, 
Ilolaon, qui derive de la forme primitive Houlagou par la chute de la gutturale g et 
par Fadjonction d'un -n paragogique. jj/^j», jj^* se trouve aussi dans Ihn Wasil, 
man. 1702, fol. 422 r°; j^"^» se lit dans l'abrege d'Ibn 'Abd az-Zahir, ms. 1707, 
fol. 61 r°. 



Cette annee, il y eut un grand rencherissement en Syrie sur toutes les 
choses, et le ritl de pain atteignit deux dirhams. 

Cette annee, mourut al-Malik as-Sa'id Nadjm ad-Din Il-ghazi ibn al- 
Malik al-Mouzaffar Nasir ad-Din Ortok, prince de Mardin ; lorsque la nou- 
velle de sa mort arriva aux Tatars, ils envoyerent une ambassade ä son fils, 
al-Malik al-MouzalTar, et ils lui demanderent de reconnaitre leur suzerai- 
neteL Al-Malik al-Mouzaffar envoya aux Tatars un oflicier nomme 'Izz 
ad-Din ibn ash-Shamraa' pour qu'ils lui fissent connaitre quelles etaient leurs 
intentions secretes ä son egard. Quand Ibn ash-Shamma' eut une entrevue 
• fol. 4 v. avec les deux generaux des Tatars, Koutouz Noyan * et Tchourmaoun, ils 
lui dirent : « Entre al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan et Houlaoun, il existe 
un pacte, d'apres lequel, lorsque son pere sera mort et lorsqu'il aura ete 
investi de la royaute, il reconnaitra la suzerainete des Tatars 2 . » 

'Izz ad-Din ibn ash-Shamma' leur repliqua : « Cela estexact, et cependant, 

1. Litt. : « d'entrer sous leur obeissance ». — 2. Litt : « il entrera sous l'obeissance (des 
Tatars) ». 



73] HISTOIRE DES SULTANS MAMLDUKS 415 

jjJI ly»lj jjjYy* ,J1 M-j j*-l ^ Jji 3 pvJI ü^lftls dUi *»j£j ^>_jJI Je iUi 
.i«-*--. (3»^ J^=* ü' in*r! '^^ j£~l *»* ^ji-j ^«fv*. jl ^ (_s-Uc j^xr ^>_Uj 



1. Comme ä la note 5 de la page precedente, il faudrait "^U au duel. — 2. .li, qui 
est ecrit ,!b dans les chroniques persanes, est dans ces livres im titre reserve exclusi- 
vement ä l'empereur de Chine; mais, dans les textes arabes, il est l'equivalent du titre 
de khan, ou ilkhan, qui etait porte par les souverains mongols de la Perse. — 3. Le 
pluriel, au lieu du duel, peut signifier qu'al-Mouzaffar envoya un ambassadeur chez les 
Mongols, et non specialement a Koutouz et ä Djourmaoun, sans quoi il faudrait U-^l ; 
mais, en realite, Moufazzal confond l'emploi du pluriel et du duel; cf. p. suivante, note 2. 



vous avez devaste" ses Etats et vous avez tue ses sujets. Pour quelle raison 
alors se reeonnaitrait-il comme le vassal des Tatars, et pourquoi se mon- 
trerait-il plein d'attentions pour Houlaoun? i> Les generaux tatars lui repon- 
dirent : « Nous nous portons garants de tout ce qu'il desire ; nous lui assu- 
rons que, lorsqu'il aura reconnu la suzerainete des Tatars, lorsqu'il aura 
ainsi tenu sa parole, lorsque l'Ilkhan ' apprendra ce qui s'est passe, il le 
dedommagera de ce qu'on lui a saccage. » 

'Izz ad-Din ibn ash-Shamma' s'en revint aupres de son maitre, auquel il 
fit connaitre le resultat de cette entrevue. Al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan 
le renvoya aux generaux tatars pour leur dire : « J'enverrai des ambassa- 
deurs ä Houlaoun; vous, envoyez-moi des otages qui demeureront ä ma 
cour jusqu'ä ce que mes ambassadeurs s'en reviennent. » Les choses s'ar- 
rangerent entre eux de teile maniere qu'il fut convenu que Koutouz Noyan 
enverrait son fils, et Tchourmaonn, le fils de son frere, comme otages (chez 
le prince de Mardin), et qu'ils resteraient chez lui. 

Quand ils eurent envoye ces otages, al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan 
fit partir Nour ad-Din Mahmoud, fils du frerc d'al-Malik as-Sa'id Berke- 
Khan, en compagnie de Koutouz Noyan. Ces deux personnages arriverent 

1. Il-khan, « le grand khan », e;ait le titre officiel des princes mongols de Perse; 
bien qu'etymologiquement il en soft un amplificatif, il etait tres inferieur ä celui de 
khaghan ou kha'an qui etait porte par l'empereur de Mongolie et de Chine, suzerain 
de tous les royaumes mongols, Perse, Toghmakh et Tehaghatai. 



416 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [74] 

^^Jilj Cjs- ^y» iUsä j^jw Ju*>j ij^i/ dUÄ, J ^03 v^?"^ ^L-^l ij-5^ jjjV^* 

Jo -Ic- i^IJJuo (»L-lj (**—-> ;t-L-aJi j^_ÄJj "oijU Jl O^sti 4~«-\Ju »»Ol "^ 1A3 

foi. i v". ii^_50! c-Jo 4 l^ij «LyLj <iCjlj üaiJlj * aaIäJI dlldl < J^\ j^.^3 ^aLü! viAUl 
_^-Lj dljUlj j^^-wUJI »l^-o VI j* jo ,y» \> b-^-ji (j^*^ (Jl \^A-^3 <LJI iÄA 

1. Pluriel de .L»j, äquivalent du mongol yarligh p-Jj>.- — 2. Cette forme de duel est 
isolüe au milieu de formes de pluriel, ce qui montre la negligence avec laquelle ce texte 
a öte ecrit. — 3. Kuhudei est l'adjectif mongol forme par le suffixe -tat de kuku 
« mamelle » ; ce nom signifie « qui a des mamelles » ; la gutturale k s'est affaiblie en 
/;. Kehetei g*f -, qui se rencontre dans l'histoire des Mongols de Rashid ad-Din, est 
gueguegen-tai « savant », avec la chute des gutturales et de l'-ra. — ■ 4. Le manuscrit 
omet \^3- 



a la com- d' Houlaoun, et ils exposerent la mission dont ils etaient charges. 
Houlaoun acquiesca ä leur demande, et il leur ecrivit des commandemenls 
ä cet effet. II fit partir avec eux des ambassadeurs pour traiter en son nom, 
et il garda aupres de lui l'ambassadeur d'al-Mouzaffar; ensuite il ordonna aux 
denx otages (retenus ä la cour d'al-Mouzaffar) de quitter Mardin. Puis il 
envoya des ambassadeurs accompagnes de Kuhudei, qui etait Tun de ses 
generaux les plus considerables ; ces dignitaires arriverent ä Mardin, et 
la paix fut conclue entre le prince de cette ville et Houlaoun. Kuhudei 
embrassa l'Islamisme par l'entremise d'al-Malik al-Mouzaffar, et il ' lui donna 
sa soeur en mariage. 

En l'annee 659 de l'hegire, les Musulmans n'eurent point de khalife, 
comme cela a ete raconte; le sultan d'Egypte etait al-Malik az-Zahir; ä 
fol. 4 v. Damas, regnait al-IIalabi al-Malik al-Moudjahid; * la khotba, ainsi que la 
l'rappe des monnaies, etaient divisees entre eux deux 2 . 

Cette annee, les Tatars furent battus ä Homs ; il a ete parle de leur arri- 
vee ä Hamah dans [le recit des evenements de] l'annee precedente; quand la 
presente annee commenca, ils arriverent ä Iloms; ils trouverent la, parmi les 

1. Il-Kuhudeii. — 2. C'est-ä-dire que l'on faisait la priere simultanement ä leurs 
deux noms, et que l'on gravait leurs litres en meine temps sur les monnaies, comme 
l'auteur le raconte plus haut. 



[75] IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 417 

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iiJ^O oJI> y* ^3 (V i*^^ ^^ üjJl ü-i* jl Jlij ^JUr *ül aic \_« ^-aJI 

1. Äc; lire ,_y*L~J', au nominatif. — 2. Man. ,_£yj. 



ernirs d'Alep et les princes (de Syrie), le seigneur de Hamah et le seigneur 
de Homs, al-Malik al-Ashraf MouzafTar ad-Din Mousa ihn Asad ad-Din Shir- 
kouh; ils etaient ä la tete de quatorze cents cavaliers, tandis que les Tatars 
etaient au nombre de six mille cavaliers. Les Musulmans implorerent l'aide 
du Dieu tres-haut pour les combattre, ils invoquerent sa puissauce avec une 
intention pure, et ils chargerent les Tatars comme un seul homme. 

Alors le Dieu tres-haut considera leurs cceurs et l'excellence de leurs 
desseins, il exauga leurs prieres et abaudonna leurs ennemis. La bataille se 
livra pres du tombeau de Khalid, qu'Allah soit satisfait de luil Baidara, le 
genöral des Tatars, prit la fuite et ne s'arreta chez personne. Les Tatars 
furent haches ä coups de sabre, et il ne- s'echappa [du massaere] que ceux 
qui prirent la fuite. 

On a raconte que l'emir Badr ad-Din al-Kaimari a dit : « J'assistais ä ce 
combat aux cotes d'al-Malik al-Mansour, prince de Hamah; j'ai vu de mes 
yeux des oiseaux blancs qui i'rappaient le visage des Tatars avec leurs 
ailes 1 . La victoire vint de l'aide dWUah, le tres-haut! » On a dit que cette 
bataille tut plus importante que celle d^Ain-Djalout, par suite du grand nom- 
bre des Tatars et des faibles effectif^ des Musulmans. 

1. L'auteur du Tazkirat ash-sho'ara raconte que Tchinkkiz Khaghan ful guide dans 
ses expeditions contre les Musulmans par les grands saints soufis qui portent le nom 

d'« hommes de Dieu » aU' JU.. ; il «st rapporle dans le Coran, qu'ä la bataille de 
Badr, Allah envoya 5.000 (ou 3.000) aijges au secours des compagnons de Mahomet. 
Plusieurs commentateurs affirment que'ces anges prirent la forme d'oiseaux blancs. Le 
sultan du Khwarizm disait que toutes l«s fois qu'il livrait bataille aux Mongols, il vovait 
les « hommes de l'Invisible » w-> :r *-" jV-n l es grands saints, crier ä ses adversaires : 



418 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [76] 

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■sj^» U (j-UI »X*> ^»Aä JjS» > r vl=~ (_U1 j^ jlS ^» -n-s ij^ij x_>* <~ij ^1^. Uj=- 

fol. 5 '"'■ *_. XjS\ ,J2aj> Jj-J^lä J SUJI jl 'j^UJI J^J d SlaJI jl *ljii\ Jia «W * 
J03 /w^ji 'jir^J W^' lj-**-l ^[Vr^^ J-*"* J " ^* ^i/^l /*•* i \~-A>ü} L ^*ij A,-.-.Aggll 
(CjaäJI Ai-*J| ^-l" /jjI |V-*J' jj^i fv^»?- ^j ^- Ä ^' ^^*j' >->j«l Jj-« <vfrl*»- (»j-9 

Ia»-I Ij^ö Jj Ij. I^LU-Ij -üJl ^Jl jjJI J ü l^ol S-f ,*aCI fcjlXJ» -^ Js^j ^1 
olyYI cli'j jl»iVI vrJUJ ®^il <«jl ctJUi Je IjJs'Ij yi J^a, V3 l^ rj» 

1. Sj'c; lire .j-JbA — 2. &c; lire j^.yM. 



Les Musulmans poursuivirent les Tatars, et ceux qui se tirerent sains et 
saufs de cette bataille s'en retournerent ä Alep ; ils firent sortir de cette ville 
les hommes et les femmes, et il n'y resta que les personnes qui etaient dans 
l'incapacite de se remuer, lesquelles se cacherent par crainte de perdre la 
vie. Ensuite les Tatars crierent pour les avertir : « Que les habitants d'Alep 
fol. 5 r. se retirent! » Mais les gens ne comprirent pas ce qu'on * leur voulait. 

Les etrangers s'imaginerent que cela etait le salut pour eux et les gens 
d'Alep penserent que cela etait leur delivrance; un certain nombre d'ötran- 
gers se retirerent avec les habitants d'Alep, et un groupe de gens d'Alep 
partirent avec les etrangers. Quand les deux troupes furent separees l'une 
de l'autre, les Tatars capturerent les etrangers, et leur trancherent la töte; 
parmi eux, se trouvaient plusieurs parenis d'al-Malik an-Nasir, et, au nombre 
de ces personnes, furent Amin ad-Din ibn Tadj ad-Din al-Hamavi, ainsi que 
le kadi Asad ad-Din Mouslim ibn Mounir. 

Ensuite, les Tatars firent le denombrement de ce qui restait des gens 
d'Alep; ils confierent chaque groupe ä ua de leurs hommes qu'ils rendirent 
responsable de leur vie; ils leur perinirent de rentrer dans la ville, 
puis ils la cernerent, et ils ne laisserent personne en sortir ou y entrer. Ils 
resterent ainsi pendant quatre mois. 

Le taux des denrees fut tres eleve, et les vivres manquerent, ä tel point 
que le ritl de viande atteignit le prix de soixante-dix dirhams; le ritl de 

« O Infideles! massacrez ces debauches » ij= ki \ \Jä) .yft! l£l [Tazkirat, pages 
134-135). 



[77] HIST01RE DES SULTANS MAMLOUKS. 419 

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c~ : i» ~»j.> w»v\ o- r, J \y>j (**j^ a^^J ^ r^- ^ <-* 5 rr-" c?^ J <-^ J 

\yfj^ *y>l» ^^ ~ ^ 0*-"*^ *L^ -Z*^ 1 ^^ ^ ^ ®r* JJ ir 11 * 

1. 5ic; lire JJ=. sans l'article; regulierement, il faudrait J-L, U^ 1 JJ^, CC~. JJ^, 
£j, etc. — 2. Sic; lire IsO. — 3. Lire \s^> 3 U»,.). — 4. Lire L*^. — 5. S**e; lire \&> ; 
le suffixe T>» n'etant employe que pour les personnes humaines, et non pour les animaux. 
— 6. Forme tout ä fait vulgaire pour ^_y&\ X-Lj jl IjU., composee de la pröposition 
_, soudee au verbe U. et conjuguee avec lui. — 7. Lire l$*-J. — 8. Lire vJ^*j. — 
9. Lire UL~i,l. — 10. Man. ^_$y*>. 



poisson, trente dirhams; lc ritl de lait, quinze dirhams ; le rill de sucre, 
cent dirhams ; le ritl de miel, cinquante dirhams ; le ritl de vin, soixante-dix 
dirhams. Le chevreau se vendit cinquante dirhams; une poule, vingt dirhams; 
im oeuf, un dirham et demi; im oignon, un demi-dirham; im fromage, im 
demi-dirham; une botte de salade, un -dirham; une pomme, cinq dirhams. 
Les gens mangerent de la charogn«, des peaux et des semelles. 

On a raconte de Badr ad-Din ilfn as-Sarkhadi, le marchand bien connu, 
qu'il a dit : « A cette epoque, je d«meurais ä Alep, et j'avais quatre vaches 
laitieres; j'en tirais du lait pour mi Süffisance, pour Celle de ma famille, et, 
chaque jour, je vendais pour cent iuarante dirhams (de leur lait). On m'en 
ofTrit six mille dirhams, mais * je rtfusai de les vendre. Je vendis cinq brebis * fol. > v°. 
et trois moutons pour une somme de neuf cents dirhams, et celui qui me 
les acheta realisa un gain de deux jents dirhams. » 

Cette annee, al-Malik az-Zahif ecrivit aux tJmirs qui etaient avec al- 
Halabi; ils accueillirent ses propopitions et sortirent de Damas ; parmi eux, 
se trouvaient Temir 'Ala ad-Din d-Bondokdar et Baha ad-Din Yaghoudai ' 

1. Ce nom transcrit vraisemblablement le mongol yaghoutai « combien », ou peut- 



6tre dsakhatai, anciennement yakhati 



i « brillant, eclatant ». Ce mot a ete emprunte 



par le turk, sous la forme y-=V.> ave p l'equivalence des deux suffixes adjectivaux -tai 



420 MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL. [78] 

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al-Ashrafi. Al-Halabi se mit ä leur poursuite avec ceux des emirs et les 
soldats qui lui etaient restes fideles, et il leur livra combat; (les emirs fugi- 
tifs) le mirent en deroute et le rejeterent sur la forteresse, dans laquelle il 
entra, et dont il ferma la porte. Ensuite, la peur l'incita ä sortir de la cita- 
delle durant cette meme uuit, et ä gagner Ba'albek. Ala ad-Din al-Bondok- 
dar entra ä Damas, il prit possession de la ville et des forteresses qui se 
trouvaient dans ses environs, et il arbora les armoiries d'al-Malik az-Zahir. 

II fut gouverneur de Damas au nom de ce prince durant deux inois, apres 
lesquels il fut destitue de ces fonctions, et al-Hadjdj 'Ala ad-Din Taibars ' 
al-Vaziri fut nomine gouverneur. II attaqua al-Halabi, le caplura, et l'envoya 
immediatement en Egypte, en la conpagnie de l'emir Badr ad-Din ibn 
Radjdjal. Badr ad-Din introduisit le prisonnier durant la nuit aupres du Sul- 
tan al-Malik az-Zahir dans la Citadelle du Gaire. Le sultan se leva pour le 
recevoir, bembrassa, puis il lui adressa ie longs reproches sur la conduite 
qu'il avait tenue; ensuite, il lui accorda son pardon et lui remit un vetement 
d'honneur. II lui attribua par un rescrit des chevaux, des mulets, des etoffes 
et de Talent. 

Cette meine annee, le lundi, huitiemt jour du mois de Rabi' premier, le 
sultan al-Malik az-Zahir confia la charge du vizirat et le gouvernement de 
l'empire au sahib Baha ad-Din 'Ali ibn Mohammad, fils du kadi Sadid ad-Din 
Abou 'Abd Allah Mohammad ibn Sabin, connu sous le nom d'Ibn Hinna, et 
il lui remit un vetement d'honneur. Tou« les grands personnages de Misr 

et-tou. II est possible que ,_<?'-■*;' Boghda'i soit uie forme de '-ijj boghda « qui est arrive 
ä la redemption, saint », lequel est en ou'ighour tokhta, et en mongol boghdo. 
1. Le « grand tigre », lal etant dans ce mot le chinois thai « grand ». 



[79] 



HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 



421 



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^y JjVi ytJI J >4^ j^ ^UÜl dJUUI jl dUi J ^1 j^ 3 ^U ^ jUJI 
1. Man. , cJju. 



fol. 6 i - 



et du Caire monterent ä cheval pour lui faire escorte; l'emir Sai'f ad-Üin 
Balaban ' ar-Roumi, le davaddär, prit egalement place * dans son cortege, ainsi 
que tous les emirs. Ce meine jour, le kadi tint seance pour rendre la justice. 

Gette annee, al-Malik az-Zahir fit emprisonner plusieurs emirs Mo'izzis 2 . 
Eu effet, im cavalier des troupes d'as-Saikali 3 vint trouver le sultan, et lui 
apprit que son maitre avait distribue de Tor ä une troupe de mamlouks qui 
avaient ete ses camarades ', et qu'il avait deeide avec eux de l'assassiner \ 
Parmi les emirs, 'Alam ad-Din al-Ghatmi, Bahadour al-Mo'izzi et Shodja' 
ad-Din Bektout, avaient donne leur entier assentiment ä son projet. Le sul- 
tan les fit emprisonner ainsi qu'im «ertain nombre d'autres emirs. 

Cette meine ann6e, al-Malik az-Zahifs'empara de Shaubak", au mois de 



Rabi' premier, et il en recut la redt 
Fath ad-Din Omar 7 . Au mois de 
l'emir Zain ad-Din Yaghoudai ; il 



ition des officiers d'al-Malik al-Moughith 
Rabi' second, le sultan fit emprisonner 
*ut conduit au Caire et emprisonne dans 
la Citadelle, oü il demeura enfdrme jusqu'ä ce qu'il mourüt dans les 
chaines. Allah est le plus savant! 

Cette annee, les Tatars evaeuferent Alep. La cause en fut qu'al-Malik 

1. ,.,UL balaban, en turk oriental, lesigne un epervier. — 2. Mamlouks du sultan 

Makrizi, dans 1c Soulouk, nomine ce personnage 
mamlouks qui avaient ete au Service du meine 
ne, existaient des liens de camaraderie speciaux. 
assassine Koutouz. — 6. Shaubak (Yakout. III, 
la Syrie, entre 'Amman, IIa, Koulzoum; eile est 
voisine de Karak. - - 7. Prince ayyoub:;e qui utait reste en possession de son fief apres 
la chute de sa maison en Egypte. 



d'Egypte al-Malik al-Mo'izz Aibek. — 3. 
Sa'i'kal. — 4. Khoshdash designait les 
ollicier, et entre lesquels, par ce fait me 
— 5. Comme az-Zahir avait lui-meme 
333) est una forteresse sur les confins d 



fol. 6 r 



422 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [80] 

j\xSy^\ j^V ^.01 f L^ ^\ 5 {J ^^\ L Lyi ^_jJ| ja ^V! >VI £>j 

,j _i=» jJä 'j^=v* ®(*t^ _j£~*M ^J^". i**3v^*!. J^Jl ^ l^P ,_y 7F>^ ^y^> 

fol. 6 V. ,__i!l j_iJ| ^L, ,-^lJj j^Äc-J lji»l JjLä ^aJI ^ici ^V! IjAi-j UJj * S^ojl* 
^S (J ° <J»^ ö'~ ü"*-" -K*^ "-^J es* 3 " ^. f -5 ^t-Ö-J^i r* A ->' 5 *-*M <JUlwj 

1. Man. LdJ! ; U~dJ|, dont derive LJJ1, signifie «'le taureau d'or » ; ce nom est ecrit 
dans les textes persans \äj> jjj^'- — 2 - Man. ^1^*31; 'Ain-tab « la bonne source » est 
une forteresse et un petit district entre Alep et Antioche (Yakout, III, 759), dont l'ethni- 
que se trouve egalement sous la forme -^"- — 3. Sic; lire .j.jTjJI. — 4. Man. 
aJ«~j jLjj^j birouniyya « etranger », du persan ^m^ biroun « exterieur », signifierait 
des pieces d'argent persanes, grecques, etc., ou des pieces de mauvais aloi, des mon- 
naies frappees en dehors des ateliers ofliciels de lE'tat, voir page 159, note. — 5. Man. 
XJI ; cv>V*^ J>j*^ <Ap' r,^* 5 "" i^**^» ^ans Nowai'ri (man. arabe 1578, fol. 13 v°; cf. 13 
r°, oü manque le titre d'al- 'Azizi) ; c^jJ! >Sj}-^ ^ul wX»e ,j jA^t i-tf- 5 -" (r**^ ou 
^j-JI, dans le al-Manhal as-safi d'Aboul-Mahasin (man. arabe 2069, folio 3 r°). 

az-Zahir fit partir, dans les dix premiers jours du mois de Rabi' second, 
l'emir Fakhr ad-Din Altounboukha al-Homsi, l'emir Hosam ad-Din Latchin, 
le djoukandar, et l'emir Hosam ad-Din al-Aintabi, ä la tete d'une armee 
nombreuse pour chasser les Tatars d'Alep. Quand ces emirs arriverent ä 
Ghaza, les Francs d'Akka ecrivirent aux Tatars pour leur apprendre le 
depart de l'armee destinee ä les combattre. 

Les Tatars evacuerent alors Alep dans les dix premiers jours du mois 
de Dioumada premier. Une troupe d'apaciies qui vivaient ä Alep se rendirent 
maitres de cette ville; ils assassinerent les habitants, les pillerent, et se 
livrerent sans retenue ä tous les mauvais instincts qui etaient en eux. Quand 
les emirs nommes plus baut arriverent levant Alep, ces apaches sortirent 
de la ville et prirent la fuite. 
* toi. 6 v°. Lorsque * l'emir Fakhr ad-Din entra dans Alep, il confisqua les biens des 
habitants, il leur infligea des supplices, etil leur extorqua un million et six 
cent mille dirhams bai'routis. II demeura a Alep jusqu'au moment oü arriva 
l'emir Shams ad-Din Albourounlou ', au m)is de Djoumada second; Fakhr ad- 

1. Aboul-Mahasin explique Albourounlou, etyJl, ouyj^JI, par v jjiU « qui a mal au 

nez ». Ce mot est Albourounlou « qui a le nez louge », compose avec J! dl « rouge », 
qu'il ne faut pas prendre pour l'article arabe il-. Albourounlou etait Tun des grands 
emirs d'al-Malik al-'Aziz Ghiyas ad-Din Mohanmad, fils d'al-Malik az-Zabir Ghazi, 
fils de Salah ad-Din. 



[81] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 423 

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,je}ted1 ,j <Ac iLsJI J*«-£j /^A)l ^>cj ^Yl «teläsS l^lc i_JÜ) jl A.„.n ! <wj»l _JL^ 
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AtL^- ** ilJoL) \^y>ui ^äII~_JI I-Lft> JDj isJfclä)! Jl "ÜJl ^»:r ,H Jusj Lij ®Cia>l 
öl/~' k -0* e^ j^-i— Jl jLi »AjIlUl ^l-U) jUI l^xic LlJi ,j»LjJI ^1 \^ 

1. Man. J>^. —2. Man. ^Jju. 



Din sortit de la ville pour se rendre ä sa rencontre, dans l'idee qu'il venait 
pour lui preter assistance. Albourounlou etait parti de Damas, s'enfuyant de 
cette ville, lorsqu'il eut acquis la certitude qu'al-Malik az-Zahir avait fait 
emprisonner Yaghoudai, car il avait compris qu'il le ferait egalement arreter. 

Quand il fut entre ä Alep, il concut le dessein de s'emparer de cette ville. 
L'emir Fakhr ad-Din prit peur de Shams ad-Din, et il trama contre lui une 
ruse, de facon ä s'en debarrasser : il pretexta qu'il voulait se rendre aupres 
du sultan pour interceder aupres de lui- en faveur de Shams ad-Din, et le 
retablir dans les bonnes gräces de fce prince. Shams ad-Din, dans ces condi- 
tions, le laissa sortir d'Alep. 

Des qu'il fut parti, Albourounlou se mit egalement ä extorquer de l'argent 
aux habitants d'Alep et ä maltraiter les personnes qui avaient vecu dans la 
societe de Fakhr ad-Din; il nomnja des emirs et conceda des Tiefs. L'emir 
Zamil ibn Hadithavint le trouver a\ec ses compagnons, et Shams ad-Din leur 
distribua sept mille mesures des denrees dont il avait la garde, et qui etaient 
emmagasinees ä Alep; de meme, il en distribua quatre mille mesures aux 
Turkomans. 

Cette annee, al-Mostansir billafi arriva au Caire. Cet al-Mostansir billah 

avec un certain nombre d' Abbassides; 
iaghdad, ils les mirent en liberte. Al-Mos- 
tansir se rendit dans l'ouest de l"|rak et vecut mele aux Mongols. Quand al- 
Malik az-Zahir se fut empare de h souverainete, il se rendit aupres de lui, 



se trouvait emprisonne ä Baghdac 
quand les Tatars s'emparerent de 



PATR. OR. — T. XII. — F. 3. 



424 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL, [82] 

ÜLa£)!_) li>- /y) jjy^ ^J fclÜlj jUaLJl v^/ ®Ly> jV-Ol j+ak j-*$\ /^»■Xi« 
* fol. 7 r. ,_jl ^y Ji-->3 v-f*--* -f 1 ö* u^ cTt*^' $y. <J ^fj *-^??^ iijLaJIj j^iJlj 

jsJLa ^ ,_^>-j _^ic JiX Jj^-»*VI ^ jö LÜj ®ta_^i-. C_y_ joj SykUJl Jj^j ^«aJI 

^isj ^ui ^ij -uu j\ 1 llx^>\ 3 j\ y yi ^Aiyi duüi jUjui ^ju- öji 

^gJlfr »T^VI Xj ^j^l f jLkJLJl 4»l>j 4*lj Ol Ü-Vj JL. J 4i *^9-J (iiJj *ä*a> 

^jti j_s_j »_^aj ij))-^ i_)v»jcj l.sa— < *j«ii>- tj^ju ^a-J läcJi ^1 jL*^ (Li—« (_3J ®/»«rliLe 
»_^Sj jLaJJ i*'j iV*- 1 ' ' c_y ö^ ™3 ^-ji^äJi ^aIIL 4^J>- ,_^3>j <ckl_Jl ia~U_T ^jSj 

1. On lit, dans la marge exterieure : ^ } *~*sJ\j =jLJ| ^ j*a^~J\ Ijj^ 
w^L*)! «Ulär'l y> ._y'ÄÜ!j (V^l _y»j ^«*L-JI \Ji5yj', les premiers mots ayant 
ete presque entierement coupes ä la reliure. 



accompagne de plusieurs des Banou Maharish, qui etaient dix emirs, dont 
le chefetait Nasir ad-Din Mohanna. 

Le sultan monta ä cheval pour aller recevoir al-Mostansir billah, accom- 

* fol. - r. pagne du vizir Ibn Hinna, des kadis, des shahids, et des Chretiens * portant 

l'Evangile. Cet evenement eut Heu le jeudi, deuxieme jour du mois de Ra- 

djab. II entra pa-r la Porte de la Victoire et traversa le Caire (dans toute sa 

longueur) ; ce fut un jour splendide. 

Lorsque fut arrive le lundi, treizieme jour du mois de Radjab de cette 
annee, le sultan al-Malik az-Zahir vint tenir seance ' dans la grande salle (de 
la Citadelle de la Montagne), ayant ä ses cötes le khalife - ; il fit venir le vizir, 
le kadi des kadis, et tous les dignitaires; on lut la genealogie du Khalifat par- 
devant le kadi Tadj ad-Din 3 ; les assistants temoignerent par serment de la 
veracite de ce qui etait dit, et le kadi des kadis en dressa un acte juridique. 
Ensuite, il etendit la main vers al-Mostansir billah, et le reconnut solennelle- 
ment comme khalife; le sultan le reconnut egalement comme khalife, ensuite 
le vizir, et apres lui les emirs suivant l'ordre de leur grade. 

Le premier jour du mois de Sha'ban, le khalife ordonna que Ton fit un 
vetement d'honneur noir, un collier d'or et une chaine d'or, et il ecrivit un 
diplöme conferant la souverainete (ä al-Malik az-Zahir). On dressa une tente 
en dehors du quartier de Karafa, et, le lundi, quatrieme jour du mois de 

1. Makrizi dit explicitement que le sultan ne s'assit pas sur un tröne, evidemment 
par respect pour la majeste du Commandeur des croyants. — 2. La glose signifie : Ce 
Mostansir fut le 57 e des rois des Musulmans, etle 38 e des khalifes 'abbassides. — :i. II 
s'agit ici du kadi des kadis, Tadj ad-Din Abd al-Wahhab, surnomme Ihn ßint al-A'azz. 



[83] 



HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 



425 



4j>jj»5 «iäJI jLLUI j«JLi £»-idl «iUr ^11 <3j-UI b^=-jj jüjJb jlLO) <uüjdl 

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3 ljl-VJla- ^J -Uj-1 ^jLj-ÜI Jjjl ^jOJI rc^j ^r^Vlj * ij'SljJ gjyjj\ j»3j\ />> ^.-01 ♦ toi. 7 v° 

1. Man. Li.^j! que l'on retrouve plus loin; l).^ dans Makrizi. — 2. pOjl ^j a disparu 
dans une eraflure du papier. — 3. En arabe classique, il faudrait .jjjla. >**). 



Sha'ban, le khalife, le sultan, le vizir et les dignitaires de l'empire monte- 
rent ä cheval pour se rendre dans cette tente. Le khalife revetit le sultan des 
vetements d'honneur 1 , il lui passa le collier au cou, et il lui attacha (les 
jambes avec une chaine) 2 . Fakhr ad-Din ibn Lokman, directeu'r de la chan- 
cellerie secrete de l'empire, monta sur une chaire et lut le diplörae d'in- 
vestiture, qui etait de son ecriture et qu'il avait redige 3 . 

Lorsque la ceremonie de 1 investiture fut terminee, le sultan s'occupa de 
fournir au khalife tout ce dont il avait besoin et de le faire partir pour 
Baghdad ' : il lui designa l'eunuque Baha ad-Din Sandal as-Salihi comme 
echanson, l'emir Sabik ad-Din Abourita 5 as-Sai'rafi comme atabek, le sayyid- 
sharif 6 Shihab ad-Din Dja'far comme ostaddar, l'emir Sai'f ad-Din Balaban 
ash-Shamsi et Faris ad-Din ibn Ezedemur 7 al-Yaghmouri comme davaddars, 
* l'emir Fath ad-Din ibn Shihab ad-Din Ahmad comme emir djandar, l'emir > 
Nasir ad-Din ibn Sai'ram 8 comme ,'khazandar, le kadi Karaal ad-Din Moham- 

1. D'apres Makrizi. il y avait un turban noir, dore et brode d'or, et une robe 
violette. — 2. Makrizi dit explicitementjqu'on attacha les jambes du sultan, evidemment 
pour montrer qu'il etait Fesclave du ijhalife abbasside qui lui donnait l'investiture. — 
3. Makrizi donne le texte de ce documint. — 4. On voit par le recit de Moufazzal et par 
celui de Makrizi que le sultan d'Egyjte avait hate de se debarrasser de la presence 
genante de ce successeur des 'Abbassides. — 5. ^\j? dans Rashid ad-Din, \j.y_ dans 
Wassaf [TDjami at-tawarikh, II, App. ,31) et Makrizi. Abouzba ou Bouzba sont egalement 
inexplicables. vj'j^l Abouri-ta = Aboui-tou signifie en mongol « un individu qui a du 
caractere ». Abouri-ta est l'adverbe rlont Abouri-lou est l'adjectif. U\j>. Youzaba peut 
s'expliquer par « le chasseur de pantl eres » (Cat. des Man. persans, II, 2), mais cette 
forme est moins vraisemblable que Abourita. — (i. Alide descendant de Mahomet. — 
7. Eze-demour, avec l'equivalence c instante s = z, est pour Esen-temour « Je fer 
solide », .y*~3 ij*~i) en transcription pjrsane, avec la chute reguliere de -n. — 8. Sai'ram 
est le nom d'une ville dans le Turkotan chinois ; les Mongols et les Turks portaient 
volontiers des noms de ville. 



fol. 7 v 



426 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [84] 

UCJL^j Uli Li- ?->t-j ^!>=- <! crf^J ®Lro -uU- Ü jj»,-*Jl v-ir^i l/JJ ^Sj^L_ N 
iLiD^jjj ^j'-* r^JJ ^J'- 5 r^—J *jj1-W=- j^l« ,_Jj IS^L^ <Jxr*'- ; ry""*^ j'^J J^- 3 

Stli- vT^-i-Lj SUls» <_r^J JUs- ^LS tr-^-J J^ _r' a -' ir-^J <_0* ^-^ *J j-^J 

(j ^ j-^l? «l^^as^ /"^'y" 3\j*" iV *** -**J jJ v^J ^J-*3 kUj SU L=- ^j^j 

jl "y Jlc- fl«YI ,V SjULflJl «— Jj fc^ä— J-* ■*— Jls isj_lijl ^U jj jÜalül ^Äjj 

^y 4 j[zl^\ 3y^ ^-c<!1 J^UA! 3 lS ;^I JU ^jliJI jUU <^.j AI ^ JÜ» 

1. II faut corriger en t.^^j K'-X oXJLv. — 2. Le manuscrit a ib! blj. — 3. Man. 

JisWI jjJI. Toun est une ville du Khorasan. Le Moufarridj al-kouroub (man. arabe 
1702, fol. 412) donne ->yJt JU ja, et fait deux personnages differents de Abou 'Ali 
at-Touni et de al-IIaiiz al-Kindi, ce qui est probablement la veritable lecon. — 4. Man. 

jtax)!; Moufarridj -iU~*.M. 



mad ibn Izz ad-Din as-Sindjari commc vizir, Sharaf ad-Din Abou Hamid 
comme secretaire (katib). 

II fixa pour lui un tresor, un arsenal, des mamlouks, grands et petits, au 
nombre de quarante; il nomma les uns djamadars (officiers de la garde-robe), 
d'autres silahdars (porte-armure), d'autres rambdars (porte-lances), d'autres 
zardkashis (porteurs de la cotte de mailles). II ordonna qu'on lui fournit cent 
chevaux, dix attelages de mules et dix de chameaux, qu'on lui etablit un oflice 
de chambellans, une garde-robe, un oflice de bouche 1 , qu'on lui donnät un 
imam et un muezzin. Le sultan ecrivit des diplömes conferant des fiefs aux 
personnes qui etaient venues de l"Irak avec le khalife, et il lui permit de se 
mettre en route et de partir quand bon lui semblerait, et oü il voudrait. 

Ensuite, le sultan partit pour Damas le dix-neuvieme jour du raois de 
Ramadhan. Le sultan desira vivement etre investi de l'ordre de la Noblesse, 
et (le khalife) 2 Ten revetit avant son voyage. La Noblesse 3 passa de l'imam 
'Ali ibn Abi Talib, qu'Allah honore sa face! ä Salman al-Farisi, ä 'Ali at- 

1. Litt. : o un office oü Ton gardait les boissons et les medicaments du prince ». — 
2. Makrizi dit formellement dans le Soulouk qut ce fut le khalife qui revetit al-Malik 
az-Zahir des insignes de la Noblesse. — 3. La Noblesse iya est Tun des Stades les plus 
eleves du Soufisme. Son investiture se faisait, comme celle de la dignite de directeur de 
l'ordre soufi, par la remise d'un vetement. Les Mystiqucs affirment que la Noblesse fut 
revelee ä Mahomet durant la nuit de son ascenson au Ciel, et qu'il la transmit comme 
un heritage precieux ä 'Ali, de qui eile passa aux jersonnes dont Moufazzal et Tauteur du 
Moufarridj al-kouroub (ms. ar. 1703, fol. 412) uous ont donne les noms. 



HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 



42: 



[85] 

jüji ^y jl^ ^ß ^Jjüi ^j^j y^Ji J>V ^U» 51 r 1 - ^ v ^ J^ 

3 jl^ y.1 dO jl&JI j^I ^V ^UJI Jbü) 2 fJ l<J rf ! J~i ^LiU V^ 1 
6^1 j, >J 5 J^)I >J ^>JI L^J ^ A.iaJ j)>»j ^.M) ^jUJI 4 *üjJ 



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1. Man. omet 



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2. Moufarridj *£J\ .*>. — 3. Man. ,U~ I J et le J/o«- 
farridj ,Lo^ -•'. — 4. Man. »tfj^; Moufarridj *jj_y). — 5. Moufarridj J± ^gl 
JJj-eM. — 6. Man. ^J! ^ __ r **J l , pour HJI? — 7. Moufarridj a*=>.. — 8. 71/o«- 
farridj ^~*~J. — 9. Moufarridj Li U! [>y j. — «" M*,.*.„iAi 



10. Moufarridj ^_ r '^^ > ' ^ J^ 



II. Man. 



^' 



.o. — 12. Man. ».iO j1 



Touni, ä al-Hafiz al-Kindi, ä 'Aouf al-Ghassani, ä Aboul-'Izz an-Nakib, ä 
Abou Mouslim al-Khorasani ', ä Hilal an-Nabhani, ä Djoushan al-Fizari, ä 
l'emir Hassan, ä Aboul-Fazl al-Kourashi, au ka'id Shibl Aboul-Makarini, ä 
Fazl ar-Rakkashi, ä Aboul-Hasan an-Nadjdjar, au roi Abou Kalindjar, ä 
Rouzbah al-Farisi, ä l'emir Wahzaii, au kaid 'Isa, ä Mohanna al-'Alavi, ä 'Ali 
as-Soufi, ä Mou'izz ibn Anas, ä Aboul-Kasim ibn Hinna, ä Nafis al-'Alavi, 
ä Baka ibn at-Tabbakh, ä Hasan ibn ash-Shirabdar, ä Abou Bakr ibn Djou- 
haish, ä Omar ibn ar-Rassas, ä 'Abd Allah ibn al-'Ain, ä "Ali ibn Za'im, ä 
'Abd al-Djabbar, ä l'imam an-Nasir 2 , ä son ai'eul 3 



1. Le general qui mit les 'Abbassiqes sur le trone. — 2. Le khalife an-Nasir etait 
shi'ite. comme al-Mamoun etait manfcheen. — 3. Al-Mostansir billah Aboul-Kasim 
Ahmad etait le fils du khalife az-Zahir k le petit-fils du khalife an-Nasir ; c'etait en cette 
qualite qu'il etait le grand-maitre de Vordre de la Noblesse. II y a ici une lacune d'un 
feuillet. Makrizi raconte dans le Souliuk que Ba'ibars et le khalife partirent ensemble 
pour Damas: le sultan, d'apres Makijzi, avait eu tout d'abord l'intention de donner ä 
al-Mostansir billah un corps de 10.0o| cavaliers pour l'accompagner ä Baghdad; puis, 
apres reflexion, il ne lui donna que JOO hommes, dans la crainte qu'il ne se retournät 
contre lui. Le khalife partit de Damaaet arriva ä Rahba oii il fut rejoint par l'emir 'Ali 
ibn Hodha'i'fa; de lä, il se rendit ä Nadjhf, oü il trouva un pretendu 'Abbasside, qui voulait 
se faire ^econnaitre comme khalife. il-Mostansir billah lui ecrivit pour lui offrir une 
amnistie, puis il se rendit ä 'Ana, ä Iliditha, et prit la route de Hit. 



428 



MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL. [86] 



[87] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 429 

Li* «Ol VI l^JO %» J— »lj j_«y Ol,U>- «jL -*J j-u ^^s-U. jlLUl l jl 
^-^>U l t -U ü lj oOJYl "J \jLs-j -ü LajJLj ljOiL'3 l^Jlj aJI Jj; ^_a^_JI J^j 
i*." »T^Vl j-< *~ jLi <y* -^»-1 (^^^ O - *-"^ r^ -'^ 2 -^ j^ öl-^ -^ 

C^li- l^O^s <tlDlj »Ol «J Ij-lbj LjXa»! I^äJ LjOl J~>3 Uiä £>-^>- O l^ ijs-j 
J*j _pL-> ^p-Vlj ^\/ (a*—» Ofc-lO jV»! jlOl Ojjj ^ ** PB- " j1-^«-> joj ®«J 



1. Man. ^liLJ! ^ 



Usou-j; '^«-'.Wj ayant ete ajoute par une main moderne pour 
raccorder deux pages qui ne se suivaient point. — 2. Sic; lire O. 



fol. 8 r 



« ... * que le sultan, souverain de l'Egypte, lui a pret6 serment en le recon- 
naissant comrae khalife, * et le voici qui arrive; nous ne livrerons (la 
forteresse) ' qu'ä lui seul. » 

Lorsque al-Mostansir arriva, il campa devant lui et devant la ville; il 
engagea des pourparlers avec les gens qui s'y trouvaient, lesquels la lui ren- 
dirent et lui porterent des provisions de bouche. Le khalife donna cette place 
en fief ä l'emir Nasir ad-Din Ghoulmish 2 , frere de l'emir Alam ad-Din al- 
Halabi, Tun des emirs qui l'accompagnaient. Ensuite, il partit de cette ville et 
marcha sur Haditha 3 ; quand il se presenta devant cette ville, la population lui 
en ouvrit les portes, et se deelara toute prete ä se ranger sous son 
obeissance. Le khalife prit cette pl^ce comme sa propriete particuliere. 

II y avait ä Baghdad, en qualitfc de gouverneurs, deux generaux tatars, 

1. 11 est assez difficile de savoir au juste de quoi il est question, Makrizi racontant 
ces evenements d'une faQon tres succincte ; le khalife va de Hahba ä Nadjaf, puis ä 'Ana 
ijlc, puis ä Haditha, dans Makrizi; dansjMoufazzal, le khalife se presente immediatement 
devant Haditha, apres s'etre rendu mailre de la ville dont il est parle dans ce passage 
tronque: il faut vraisemblablement en conclure qu'il s'agit ici de la prise de posses- 
sion de 'Ana par al-Mostansir, ce quijexplique la presence du pronom feminin dans 
Is^iwj l»Jib_j JOlj Ol Jjji. — 2. ^r*pi pour j^Ojc = l *iOjS, toutes ces formes 
se lisant egalement Ghoulmish, qui «st le participe passif du verbe oui'ghour Oy 



1 fol. 8 r 



ghoulmak « demander pardon » 
citees par Yakout (II, 222 et sqq.) : 
Fourat ou Hadithat al-Noura, qui est ä 



c. Plusieurs localites qui ont porte ce nom sont 
Hadithat al-Mausil, sur le Tigre; Hadithat al- 
quelques farsakhs d'Anbar, celle dont il est ques- 



tion ici. II y a egalement une Haditha dans la Ghouta de Damas. 



430 MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZA1L. [881 

_>Ji]l Jusj lil "Ol <>w JJ£) |*jJl 4a-jXjl «CoJsdl jLi-l ^ i^j L) Cijlü» c~a ^1 
^.Js> J\ «Uli j*aZ~J\ Äiiijl Juaj ISÜ ® l^r^J J^-Vl -k^ J\ *J>\jJ\ £*> O, 

^j <ääJ| (ji ^9-1 J v^^ l ^ er 5 " iv*^"j ^ J>j -^ ^ui IjAaI lyic. 

\,JÜl Ju-I ^Yl l^Al« fc^jC-c ^y Ä»ii? vi*j jjjJl Jji l^ J^-j X>" ®l^i J^ 

jkj ilUÜl liür jUVl uJUo ^.Lj Sj?=^ l ^y) ot-^ J^ -c*"^ Cf" ^ :> ^* Ä * 
«^'UJI J ~JI j^JL ^LJI ^ a« ^J ^ ÄUU1 Uly ^b Uis -v»VI iü 

1. Man. b' y\. — 2. Le pluriel regulier de L^Ur* est ^jU- 5 . 

dont Tun se nommait Karaboukha', et lautre Bahadour 2 ; 'Ali al-Kharizmi 
etait (egalement) gouverneur de Baghdad 3 . Ils avaient sous leür commande- 
ment une armee de cinq mille Mongols. 'Ali al-Kharizmi avait un fils qu'il 
envoya ä Hit k pour y epier ce qui parviendrait des nouvelles du khalife 
qui se dirigeait vers eux ; il decida avec son fils que, lorsque le khalife arri- 
verait dans le voisinage de l'endroit oü il se trouverait, il enverrait des 
bateaux vers l'autre rive, et qu'il les incendierait 5 . 

Quand le. khalife al-Mostansir billah arriva devant Hit, la population de 
cette ville en ferma la porte pour l'empeeher d'y penetrer. Le khalife mit alors 
le siege devant Hit, et il l'investit jusqu'au moment oü il s'en empara. II y fit 
son entree le dernier jour du mois de Zilhidjdja et pilla tout ce qui s'y trouvait. 

Ensuite, il partit de cette ville et vint camper devant ad-Dour 6 ; il 
envoya une partie de son armee en avant-garde, sous le commandement de 
l'emir Asad ad-Din Mahmoud, qui remplissait ces fonctions en remplace- 
ment de l'emir Sabik ad-Din Abourita as-Salrafi; il passa cette nuit, qui 
etait la nuit du dimanche, dans les environs d'al-Anbar \ Quand Karaboukha 
apercut l'avant-garde de l'armee du khalife, il ordonna aux troupes qui 
etaient avec lui de traverser le fleuve dans ses gues. 

1. En transcription persane läjJ \ß ; en mongol « le taureau noir ». — 2. Baghatour 
« le brave », en mongol. — 3. Moufazzal parle, en fait, de deux gouverneurs, et il 
en cite trois. — 4. Nom d'une ville sur l'Euihrate, dans les environs de Baghdad, 
au-dessus d'al-Anbar (Yakout, IV, 997). — 5. Pour l'avertir de l'arrivee du khalife. — 
6. Makrizi ne parle pas de cette localite; d'aprcs Yakout (II, 615), Dour est le nom de 
sept localites des environs de Baghdad, parmi lesquelles Dour Takrit, et Dour 'Ara- 
baye, qui se trouvent toutes les deux entre Samarra et Takrit, Dour Bani Aukar, 
egalement connue sous le nom de Dour al-Vasäi 'Aoun ad-Din, laquelle est distante de 
Baghdad de cinq farsakhs. — 7. Al-Anbar, dit Yakout 1, 397), est une ville sur l'Eu- 
phrate, ä dix farsakhs de Baghdad; cette ville, qii existait avant la conquete arabe, por- 
tait, ä l'epoque des Sassanides, le nom de Firouz Shapour. 



[89] IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 431 

^Jjj Ut lyyC V (Jy~ ilo« Jis. ^y. ^ma o^ o* !»L» ^ £-r^ -^ ^ 

JL» jtf US * ^C-Jl ^ l^j Cw ^3 jL^II J~» LU. j^ ' UTl ü-^Jl ' fol. 8 v. 

fc^Lc ^i« *sjj ji^ l)^- 5 ^ jL^b ^>J^ 0* *" 0& ^ ^^ ^ iL * <u - i ' J - 

^j Jwi f LYI j^j >• iy^ J ^^.U^ <i^D jldl l^/lj Jfc«J1 j^tdlj 'i^\ 
iy^ ^JÜl aJj ^-^iJI jULj 5 lr#l J..AÜ j^Lj r ^ y) 4 j.a)I ^Uj Cy> ^aJI 

1. 5fc,' lire AjI. — 2. Man. omet j. — 3. Lire ^^^au nominatif, l'accusatif etant 
employe ici ä la place du cas sujet. — 4. Le manuscrit omet jjjjJl^obj, par confusion 
avec le nom precedent. — 5. Man. u,_y. 



Lorsque Taube dissipa les tenebres de la nuit, Karaboukha isola Ies 
troupes de Baghdad qu'il avait sous ses ordres, dans la crainte qu'elles ne 
se tournassent contre lui ' ; le khalife disposa (son armee) en douze escadrons; 
il fit des Turkomans et des Arabes l'aile droite et l'aile gauche, *et du reste * fol. 8 
de ses troupes, le ceutre; ensuite, il chargea en personne avec vigueur, ä la 
tete des Arabes et des Turkomans qui se trouvaient avec lui; ils rom- 
pirent Bahadour, et une partie de son armee tomba ä l'eau; puis des 
troupes, qui s'etaient dissimulees dans une embuscade, sortirent pour soutenir 
les Tatars. 

Quand les Turkomans et les Arabes virent cela, ils prirent la fuite, et 
Farmee des Musulmans se rangea autosr du khalife. Le combat fut acharne, 
et les Tatars finirent par laisser la place libre au khalife 2 qui se sauva avec 
dix personnes, lesquelles furent l'imam al-Hakim, Nasir ad-Din Mohanna 3 , 
Nasir ad-Din ibn Sairam, Sabik ad-Din Abourita, Balaban ash-Shamsi, Asad 
ad-Din Mahmoud, et une troupe de cavalicrs, qui comptait une cinquan- 
taine de personnes. 

Nadjm ad-Din et Fath ad-Din al-Yaghmouri furent tues; Ton n'eut plus 

1. Parce qu'il craignait de voir les Musulmans de Baghdad, que les Mongols avaient 
forces ä marcher avec eux, se refuser a engager le combat contre al-Mostansir, et 
passer dans ses rangs. — 2. Makrizi tlit que l'avant-garde des Tatars fut rompue par 
la Charge menee par le khalife, mais que les Arabes et les Turkomans, qui formaient 
une partie importante de ses troupes, le trahirent et ne combattirent pas : des reserves 
mises en embuscade par les Tatars s'etant montrees, les Arabes et les Turkomans pri- 
rent la fuite. — 3. Sur ce personnage, voir page 82; il etait le chef des emirs des 
Banou Maharish. 



432 MOUFAZZAI, IBN ABIL-FAZAIL. [90] 

JrU» Jj. J «fl ^1 j^ jv^us cJi-l ^jl ^1 \jsj- Vj ^ ^ <d)L ^l~J ^WJ 

fol. 9 r°. .sLs * <0I SijJl AJj^»L jjjVy» Ju.j CaaJ J>> Jä!I »W j jlS Uü 11% ^1 USlc 

1. Lire .i_jjU>. 



aucune nouvelle du khalife al-Mostansir billah, et l'on ne sut dans quelle 
terre son corps repose. II y a des gens qui pretendent qu'il ne cessa de 
combattre jusqu'au moment oü il fut tue dans la melee; d'autres disent 
qu'il fut blesse, qu'il survecut ä ses blessures et qu'il mourut ensuite. En 
resume, il disparut, et Allah seul sait ce qu'il devint! 

Cette meme annee, al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan, prince de Mardin, 
se rendit aupres d'Houlaoun, emportant avec lui des cadeaux precieux, parmi 
lesquels se trouvait une grande coupe incrustee de pierres precieuses, qui 
valait quatre-vingt-quatre mille dinars; al-Malik al-Mouzaffar fut recu ä la 
cour d'Houlaoun qui le combla de temoignages d'estime, et qui lui dit : « J'ai 
appris que les fils du prince de Mausil se sont enfuis en Egypte, et je sais 
que ce sont leurs officiers qui sont la cause qu'ils ont ainsi quitte leur royaume. 
Aussi, abandonne tes officiers, ceux qui sont venus avec toi ä ma cour, 
car je ne nie porterais pas garant qu'ils ne te detourneront pas de moi, et 
qu'ils ne t'inciteront pas ä abandonner tes etats pour aller chercher un 
refuge en Egypte. » Al-Malik al-Mouzaffar obeit ä cet ordre, contraint et 
force; il ne pouvait pas croire qu'il se füt sauve de ce danger. 

II quitta ensuite Houlaoun, s'en retournant dans sa principaute; quand il 
fut arrive ä la moitie du chemin, il fut rejoint par des envoyes d'Houlaoun 
* fol. 9 i ■-. qui lui ordonnerent de revenir ä la cour de ce prince. II s'en revint * chez 
Houlaoun, et il tremblait de tous ses membres par suite de la peur qu'il lui 
inspirait. Houlaoun lui dit : « Tes officiers m'ont appris que tu veux te retirer 
chez le souverain de l'Egypte; aussi, j'ai pense qu'il est bon qu'il y ait 
aupres de toi des officiers ä moi, qui t'empechent d'agir de la sorte. » Puis il 
fit partir avec al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan des emirs qui devaient 



[91] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 433 

kV£ *jj _*Jl j»L_ s~j " jLäJi (V-ui x-lj a.»ä* [V-^' Jy cv^i -^• » )' ki-*XJl "^1 Jj-Tj' 

^ j^-V jiC Jj j-u». j,_aJI p-ltj 4_»iDl Jlj j>^\ »>lcj ^^Udl ^_jJI J*ä$ 
^oJl ^3 JUI ^>1 j^jOI ^i* Ju-jl IjJj ®^LLlJI diXJl A^>- ^ i\J\ Ulj 3 C'i 
JoAjdl ljl*<i i)Ljj £aa ^ytÜäJI viUUI Jl C-LtLw-Vl p-^s Jt 4 ( ^JyL_JI jl^juül ^%> 
^Ui Jl L^Uls (.^wjlj ^Ü! 3ja J ^ItliJVI ^ ^J jli L. ]j>-JJ=>j jl^JIj 

JuJI J* 6 Jo-lj ^j OL ^Jl jl JiA> jlkUI ''Jl Jls b^«JI Jfr J~J1 Ij^Jt tÜs 

1. Lire ijH^-~. — 2. Man. -Ss^l. — 3. Lire wo i. — 4. &c; lire AJjX-Jl. — 5. II 
y a dans cette phrase une hesitation entre l'emploi du duel U^jWU, et du pluriel dans 
les autres formes. — 6. Sie; lire L'^l., ä l'accusatif. 



rester aupres de lui, et il le renvoya dans son royaume en ajoutant ä ses pos- 
sessionis Nisibin et al-Khabour. II lui ordonna de demolir les tours crenelees 
de la forteresse (de Mardin). 

Quand Kara-Arslan l'eut quitte, Houlaoun fit decapiter tous ses ofiiciers, 
qui etaient au nombre de soixante-dix personnes, parmi lesquelles se trou- 
vaient al-Malik al-Mansour Nasir ad-Din ibn Ortok ibn al-Malik as-Sa'id, 
Nour ad-Din Mohammad, Asad ad-Din al-Bakhti, Hosam ad-Din 'Aziz, Fakhr 
ad-Din al-Hadjiri, 'Ala ad-Din, gouverneur de la forteresse (de Mardin), et 
'Alam ad-Din Haiidar; aucun d'eux n'avait commis de faute, et Houlaoun vou- 
lut seulement, par ce moyen, couper les ailes ä al-Malik al-Mouzafl'ar. 

Cette annee, Razi ad-Din ibn al-'Ali et Nadjm ad-Din ibn ash-Sha'rani. 
souverains des forteresses des Ismailiens, envoyerent au sultan al-Malik 
az-Zahir des presents et une lettre contenant des intimidations et des pro- 
messes; ils reclamaient les fiefs qui leur appartenaient sous le regne d'an- 
Nasir 1 , et les impöts (qu'on y levait); le sultan acceda ä leur demande. 
Quand ils furent dans Tintention de s'en retourner, al-Malik az-Zahir leur 
dit : « J'ai appris qu'ar-Razi est mort »'; il nomma ä sa place Tun des 
deux ambassadeurs, et il lui ecrlvit un diplöme lui conferant l'autorite 2 . 
Ce personnage se mit en route, et (ä son retour) il trouva Razi ad-Din 

1. Al-Malik an-Nasir Daoud, prince de Syrie, auquel Baibars avait succede dans la 
souverainete de cette contree. — 2. C'est-ä-dire que Baibars fit acte de suzerainete vis- 
a-vis de ces sectaires heterodoxes. 




our 



434 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [92] 

i-Lfi.Lw-.Vl 4> 1 ^^ |*^ 4>'LC» ^Jyj oLj J".^ kl?! i^Lr* ^"^r^ j^ p- 1 '' f^J ir^ *-*■* 
* fol. 9 v°. Jöo ^ (i-i-O ^il «Uli ^«l (»SLäJI 4jLL>J| Jl^jJ ^rfcyD <CLlwj (VI- O- ,_jj 

^wjj ^~£3l rJl 3 J *!>!$ ^^ ^LUJl dÜJI JuL^-lj ^^S^VI ^>j ^ifr *>L j, j^>, 

/y V ■■■-»■ -UaSj <j"^äJI jljJI 'I 4jl« M-^J Cf- (**J -^ ^^* 

1. Lire J^.. — 2. Lire^^t. — 3. Man. omet j. — 4. Sic, LTjS' haukaban p 
kaukaboun, par confusion des deux tanwin; lire ■*—>££■ 



vivant en parfaite sante; il cacha ce qui lui etait arrive pendant dix jours, 
apres lesquels Razi ad-Din tomba malade durant quelques jours, et mourut '. 
II prit alors sa place, mais les Ismailiens ne furent pas satisfaits de lui, et 
ils le tuerent. 

En l'annee 660 de l'hegire, le khalife al-Hakim bi-amr Allah arriva ä 
* fol. 9 v». * j) ama s, et il fit ensuite son entree au Caire, le dix-septieme jour du mois 
de Rabi' second. Al-Malik az-Zahir s'empressa de se rendre ä sa rencontre, 
il le fit descendre dans la grande tour (de la citadelle), et il fixa une somme 
d'argent süffisante pour ses depenses. Le fils du khalife etait venu avec 
son pere. 

Lorsque les Tatars s'emparerent de Baghdad en l'annee 656, cet al- 
Hakim resta cache dans la ville jusqu'au commencement de l'annee 657; il 
partit alors de Baghdad, accompagne de trois personnes, les memes qui se 
rendirent en Egypte en sa societe. Al-Hakim alla chez Hosai'n ibn Salah 
ibn Rhafadja, chez lequel il demeura jusqu'ä cette epoque (660). On a dit que 
lorsque al-Mosta'sim fut tue par les Tatars, une etoile se cacha, et qu'on ne 
la vit plus jusqu'ä ce que parut cet al-Hakim 2 . 

1. C'est-ä-dire que l'individu que Ba'ibars avait nomme chef des Ismailiens lit em- 
poisonner Razi ad-Din. — 2. Quand Iloulagou arriva devant Baghdad et commenca le 
siege de cette ville, un astrologue musulman qui se trouvait dans son armee lui predit 
des catastrophes cosmiques si le khalife abbasside venait ä etre tue : ce fut un autre 
musulman, Nasir ad-Din at-Tousi, qui rassura le prince mongol, en lui disant que ces 
cataclysmes ne se produiraient certainement pas. 



[93] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 435 

~J1 J^J Aj) JU X_T AI, \y^i dUJÜ ,^1 £j**ä ®I-L» p^UJl ^ J!»- ^lä pAs 
j^oj dLo ^»äJ «J lyi» *J^->j -Ci ^J^l» ^i}^"-N jtitJl J.-0I JLp- al-U j» 

j,-ül ^i— jil JJ j> ^jJI j^ -Cc l_^ jS Vjl jl^j jv« aJ Jii SiU ^JLl. 
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Jc£ aUI %a j\ iXJ Ul fcUJi ^^ Jl i^H-j li! JlÄs j^UJI C UVI 



^ >u . 



1. Man. omet ,1 



Les Arabes pousserent des cris de surprise quand ils furent temoiiis de 
cet evenement qui les stupefia. Quelques jours plus tard, Djamal ad-Din 
al-Moukhtar, connu sous le nom d'ash-Sharabi, vint de Baghdad rejoindre 
les (partisans d'al-Hakim), Iesquels, des qu'il fut arrive, lui dirent : « Nous 
allons te presenter ä l'imam al-Hakim »; mais il leur repondit : « Ce n'est 
pas utile; ce qu'il est urgent de faire, c'est que vous l'envoyiez ä Damas'. » 

Al-Hakim s'y rendit, accompagne d'un shaikh des Tbada, nomine Na 'im; 
tout d'abord, ils descendirent chez Nour ad-Din ibn Amal ibn Sauf ad-Din 
'Ali ibn Haditha; ensuite, Sharaf ad-Din 'Isa ibn Mohanna s'employa pour 
lui, et il le fit connaitre au souverain de Damas. C'est alors qu'arriverent, par 
le fait des Tatars, les evenements que l'on connait 2 . (L'imam al-Hakim) s'en 
retourna alors chez l'emir Tsa (ibn Mohanna), aupres duquel il resta jusqu'au 
moment oü al-Malik al-Mouzaffar Routouz 3 partit d'Egypte avec s'on armee, 
battit les Tatars ä 'Ain-Djalout \ et reconquit la Syrie 5 . 

L'emir 'Isa ibn Mohanna se rendit chez le sultan, et il lui fit connaitre 
l'etat de l'imam al-Hakim. Le sultan lui dit : « Quand nous serons revenu 
en Egypte, envoie-le nous, afin que nous le recevions avec toute la magni- 
ficence (qui lui est due), s'il plait ä Allah! » Mais al-Malik al-Mouzaffar fut 
assassine, et, lorsque fut arrivee 6 la presente epoque, * al-Hakim 7 vint (en * fol. 10 r°. 
Egypte), comme nous l'avons rapporte. Al-Malik az-Zahir lui renouvela 

1. Pour que, de lä, au besoin, il puisse passer en Egypte ä la cour du sultan du Caire. 
— 2. L'auteur veut parier ici de la mort du sultan al-Malik an-Nasir qui laissait al- 
Hakim sans protecteur. — 3. Li' troisieme sultan mamlouk du Caire. — 4. La source 
de Goliath. — 5. Qu'il reprit aux Mongols. — fi. Lannee 660. — 7. On lit en marge 
du manuscrit : « Cet imam al-llakim fut le soixantieme des rois des Musulmans, et le 
trente-neuvieme des khalifes 'abbassides. » 



436 MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL. [94] 

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( ~-»-Sj ^Lju JjOjL. ^o-Ls j^lwjly yLllJI vilUI j^jw JDj ' jjS^X^- ~.^JuL.j 

1. On lit en marge cette note ecrite ä l'encre rouge : ^> ( ^~JI _j-^ *iLs-' ^U^!_*»j 

.w__L»Jl AiLs-M ^ ._yj'büi)t_3 *~.LJ! _j»j ~>*L»J! \jfyj', dont les premiers mots ont ete 

presque entierement coupes ä la reliure. — 2. M. v^OJL», ce qui signifierait que Sanda- 

ghoun etait a l'avant-garde. — 3. Man. ,y.X~o\ Rashid ad-Din, DjamV at-tawarikh, 



ensuite sa reconnaissance comme khalife, et nous raconterons cet evenement 
par la suite, s'il plait ä Allah. 

Cette annee, on recut la nouvelle que des discordes avaient eckte entre 
les Tatars ä la mort de leur grand roi ', qu'ils etaient en complet desaccord, 
et que Berke avait battu Houlaoun. Ensuite, au milieu du mois de Rama- 
dhan, de faux bruits circulerent ä Damas au sujet des Tatars 2 . Cette meme 
annee, le sultan al-Malik az-Zahir envoya des detachements de troupes ä 
Damas, sous le commandement de 'Ala ad-Din ad-Dimiati et de al-Hadjdj 'Ala 
ad-Din ar-Rokni; ils arriverent dans cette ville au mois de Zilka'ada. 

L'emir Ala ad-Din Taibars al-Vaziri, gouverneur de Damas, sortit de cette 
ville pour les aller recevoir, mais ils se saisirent de sa personne, et ils Fen- 
voverent au sultan; puis ils lirent main basse sur toute sa fortune, et ils 
la confisquerent. La cause en fut que 'Ala ad-Din Taibars se conduisait dans 
Damas d'une facon tyrannique, et qu'il s'y livrait ä toutes les exaetions; 
c'est ainsi qu'il empecha les Arabes de porter les recoltes ä Damas, et que 
la disette eclata dans cette ville. 

Cette annee, les Tatars attaquerent Mausil; leur geueral etait Sanda- 
ghoun, qui etait aecompagne d' al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan, prince de 

1. II s'agit ici de la mort de Monkke Khaghan. — 2. En realite, il s'agissait de Mon- 
gols qui avaient penetre sur les territoires de 1 Islam pour venir se mettre au Service du 
sultan d'Egypte. 



[95] HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS. 437 

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man. suppl. pers. 209, folio 293 r", nomme ce general _jcl^JL~., les deux formes etant 
equivalentes, le n de Sandaghoun ayant ete ajoute comme celui de .,j^^» = jS^^. 
1. Man. JU! s^ J~=jJt J j^j. — 2. Lire li^ 8 . — 3. Lire I.Lo. — 4. Man. 

Jj,JI, qui, comme les deux mots suivants, a presque disparu dans une eraflure du 
papier. — 5. Man. ,y.X~s. — 6. Man. J^Jl. 



Mardin, avec une armee, de Shams ad-Din Younis al-Moushidd ', et de Shams 
ad-Din, le grand veneur. Al-Malik as-Salih Rokn ad-Din Isma'il, fds de Badr 
ad-üin Loulou, se trouvait dans Mausil avec sept cents cavaliers. 

(Sandaghoun) dressa contre la ville vingt-cinq balistes, et il ne s'y trou- 
vait point d'armes avec lesquelles les assieges pussent combattre contre lui, 
ni provisions, de teile sorte que le prix des denrees s'eleva d'une facon exor- 
bitante, et que le makouk 2 (de ble) atteignit vingt-quatre dinars. Al-Malik 
as-Salih Isma'il demanda alors ä l'emir Shams ad-Din Albourounlou 3 de 
venir d'Alep ä son aide. L'emir sortit pour se porter au secours du prince 
de Mausil, et il marcha jusqu'ä ce qu'il parvint * ä Sindjar. Mut. 10 v 

Quand les Tatars connurent son arrivee, ils se deciderent ä fuir; mais, ä 
ce moment meme, Zain ad-Din al-Hafizi arriva aupres des Tatars, venant de 
chez Houlaoun ; il leur apprit que l'armee qui se trouvait avec Albourounlou 
n'etait qu'un detachement fort peu important, et il leur ordonna de marcher 
contre lui. Sandaghoun partit ä la tete d'une troupe prise parmi l'armee qui 
se trouvait avec lui devant Mausil, dont l'effectif s'elevait ä dix mille cava- 
liers, et il se dirigea sur Sindjar. 

L'armee qui etait avec Albourounlou comptait neuf cents cavaliers, 

1. Moushidd, et shadd, designaient des inspecteurs de tout genre. — 2. Makouk 
signifie, d'une fagon generale, « mesure » ; le copiste a oublie ici un mot indiquant de 
quelle denree il s'agit. — 3. Cet otficier etait gouverneur d'Alep. 



438 MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL. [96] 

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jljjl Lli-iJ f»*^ <SjLä-9 iij^J' ^11 LLsJJ A_)^^Ulj 4_>Jj>«Jl \* S-— _> ifrUjs- 

«— .1." ,j ^Jl J^» r^»^ ^ 0^ f^ "Jjio <j ^AÜall jAUl \* jiVl ._~Ua> ^X« 

1. Man. Oj*Sj. — 2. Man. J.^1. 



quatre cents Turkomans et cent Arabes. Albourounlou sortit contre les Tatars, 
et se rencontra avec eux, le dimanche quatorzieme jour du mois de Djou- 
mada second. 11 fut ecrase et prit la fuite, Messe; parmi les officiers sous 
ses ordres, furent tues 'Alam ad-Din az-Zoubasbi ', Izz ad-Din Ai'bek as- 
Solaimani, Bahadour Yousouf, Hosam ad-Din Dourounada'i 2 , Keukelde'i al- 
Halabi et Sindjar an-Nasiri. 

Les Tatars firent prisonniers Alam ad-Din Djoulam 3 avec son fils et Sai'f 
ad-Din Bektout an-Nasiri; Albourounlou echappa au desastre avec un petit 
groupe d'Azizis et de Nasiris 4 ; ils arriverent ä al-Bira, oü la plupart d'entre 
eux se separerent d'Albourounlou et entrerent sur le territoire egyptien ;i . 
Apres ces evenements, Iloulaoun lui envoya demander de venir ä sa cour, 
pour lui conferer un fief dans les pays soumis ä sa domination (en recom- 
pense de sa belle conduite). 

Mais, ä ce meme moment, Albourounlou faisait demander ä al-Malik az- 
Zahir la permission d'entrer en Syrie 6 ; le sultan la lui ayant accordee, Al- 
bourounlou partit d'al-Bira, le dix-neuvieme jour du mois de Bamadhan, et il 

1. -Ä>^jj, pour -iX>j~?, en turk oriental jJjj~>, litt. « le chef de l'eau », titre qui 
designa ensuite un officier de police; s et z s'echangent facilement. — 2. En mongol 
toromtai designe le tiercelet; l'echange de m et n est constant; dourounada'i, qui cor- 
respond exactement ä la grapliie arabe de ce nom, signifie « oriental », de dourouna 
» Orient » ; cet adjectif se trouve en mongol moderne sous la forme dotirounatou, qui 
equivaut a dourounadai; cf. dourounadeki « qui est ä l'orient ». — 3. Probablement 
le turk oriental .y^y^- tchoulan « droit, veridique ». — 4. Mamlouks des sultans d'Alep, 
al-Malik al-'Aziz et al-Malik an-Nasir. — 5. Les domaines des sultans du Caire s'eten- 
daient en effet jusque dans ces environs. Bira (Yakout, II, 787) est une ville proche de 
Soumaisat, entrc Alep et les frontieres du pays de Roum. — 6. II etail plus prudent de 
s'en remettre ä la parole du sultan d'Egyple que d'ajouter foi aux promesses systema- 
tiquement mensongeres des Mongols. 



[97] I1IST0IRE DES SULTANS MAMLOUKS. 439 

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1. Man. Jj-Jl. — 2. Le mot ,jj!, lequel est le plus important de toute la phrase, est 
ecrit dans l'interligne. — 3. Sic; lire kol. 



penetra sur le territoire egyptien dans les dix premiers jours du mois de 
Zilkä'ada. Al-Malik az-Zaliir le gratifia de sommes d'argent, lui remit des 
vetements d'honneur, et lui confera le grade d'emir de soixante-dix cavaliers. 

Quand Albourounlou se refugia sur le territoire egyptien, apres avoir ete 
battu par Sandaglioun, ce general s'en retourna ä * Mausil avec les prison- 
niers qu'il avait eaptures; il les iit penetrer par les poternes ' aupres d'al-Malik 
as-Salih,princede Mausil, pour qu'ils lui apprissent la deroute d'Albourounlou 
et sa fuite, et pour qu'ils lui conseillassent de se ranger sous l'obeissance 
d'Houlaoun. Ensuite la bitte etle siege se prolongerent jusqu'au premierjour 2 
du mois de Sha'ban. A ce moment, les assiegeants demanderent qu'on 
leur envoyät 'Ala ad-Din, fils d'al-Malik as-Salih, et ils pretendirent qu'ils 
avaient regu d'Houlaoun une lettre 3 qui disait : « Gertes, le fds d'al-Malik 
as-Salib 4 n'est coupable ä nos yeux d'aucune faute; nous lui pardonnons le 
crime de son pere 5 ; envoie-le nous pour quo nous decidions avec lui de la 
paix que nous t'accorderons. » 

Al-Malik as-Salih etait alors dans l'incapacite de continuer la bitte, ses 
Forces etaient epuisees, et ses mamlouks le dominaient entierement; il envoya 

1. Ou« par les chemins secrets », plutöt que « par les breches du mur d'enceinte », 
^_jjü pouvant avoir ce double sens. — 2. Moustahall, !e » moment oü parait le crois- 
sant de la nouvelle lune hilal », le premier jour du mois, les deux prcmieres, et meme 
les trois premieres nuits du mois [Lisan al-'Arab, XIV, 227). — 3. II s'agit certainement 
ici des Mongols qui etaient venus mettre le siege devant Mausil, quoique leur nom ne soit 
pas prononceune seulefo