(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Patrologia orientalis"










ii i^MK-^Wiii^}::t:fiivJi% : 



PATROLOGIA OHIENTALIS 



TOMUS DEGIMUS QUINTUS 



-^ 



r 




R. GR AFFIN — F. NAU 



PATROLOGIA ORIENTALIS 



TOMUS DECIMUS QUINTUS 



I. — S. E. M'-- LOUIS PETIT. 

DOCUMENTS RELATIFS AU CoXCILE DE FlORENCE. — I. La 
QUESTION DU PUBGATOIRE A FeRRARE. 

II. - G. BARDY. 

Les trophees de Damas. 

III. — G. BAYAN. 

Le Synaxaire ARMENIEN DE Ter Israel. (III. Mois de 
SaJtmi). 

IV. - M. BRi:&RE. 

Philoxene de Mabboug. De uno e Sancta Trinitate 

INCORPORATO ET PASSO. [Dissertcitions I et II). 

V. — S. GREBAUT. 

Le Synaxaire Ethiopien (IV. Mols de Tahscliascli). 





PARIS 

FIRMIN-DIDOT ET C'S IMPHIMEURS-EDITEURS 
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 

1Ü27 



DOCUMENTS RELATIFS 

AU CONCILE DE FLOUENCE 



LA QUESTION DU PURG ATOIKE Ä FERRARE 

DOCUMENTS I-VI 
TEXTES EDITliS ET TRADUITS 



S. E. M^-^ Louis PETIT 

ARCHEVEVÜE LATIN D'ATHENES 



PATR. OR. — T. XV. — F. 1. 



^ 



BENEDICTOXV- PONT- MAX- 

QVI-PROMISSIS- FRETVS 

QVIBVS-CHRISTVS-PETRO-APOSTOLORVM-PRINCIPI 

PERPETVAM • SPOPON DIT • DE • INFERIS • VICTORIAM 

IN -TANTA- INGENIORVM- VERSVTIA 

IN • TANTA ■ RERVM ■ PERTVRBATIONE 

VNIVERSAM • REM ■ CHRISTIANAM 

AEQVO • DVM ■ REGIT ■ IMPERIO 

IN-OMNES-BENIGNVS 

LONGE • TAMEN ■ IN ■ CALAMITOSOS ■ PROPENSIOR 

lACENTIS- ORIENTIS ■ SALVTI • CONSVLTVRVS 

AD • RES ■ ORI ENTALI VM • TRACTANDAS 

NOVVM • PATRVM • PVRPVRATORVM • COLLEGI VM 

AD • DISCIPLINAS • ARTESQUE • ORIENTALIVM ■ IN • VRBE • PROVEH ENDAS 

NOVVM -GYMNASIVM 

DATIS-AEDIBVS-SELECTIS- VNDIQVE -VIRIS 

INSTITVENDVM-ORDINANDVMQVE-CVRAVIT 

HAEC • ACCVRATE • COLLECTA 

SACROSANCTAE ■ SYNODI • FLORENTINAE 

IN -QVA-TVM-GRAECI-TVM-LATINI 

VTI • VNVM -IN-MVNDO-DEVM 

VTI -SOLEM -VNVM- IN-CAELO 

ITA- VNAM • PRONVNTIARVNT- IN • TERRIS- ESSE 

SVB-ROMANO-PONTIFICE- ECCLESIAM 

MONVMENTA- DEDICAMVS 

IN- PONTIFICEM-SANCTISS-MAX- 

IN-PATREM-OPT- 

FIDEI -CONSTANTIAE-OBSEQVII - PIETmTIS 

DOCVMENTVM 



Nihil obstat, 

R. GRAFFIN. 



PERMIS D'IMPRIMER 



Paris, le 25 juin 1920. 



H. ODELIN, 



INTRODUCTION 



Tout ouvrage, au dire de Pindare, ne devrait s'ouvrir que par un 
brillant frontispice : 'Ap^Of^evou ^' epyou, Tvpo'ctoTCov y^rh 6e[xev -r,ly.u'^'i;' . 11 
faudrait donc presenter ici, en quelques pages soignees, les origines du 
conflit religieux qui divise, depuis taut de siecles, TOrient et l'Occident, 
en rappeler les pliases principales, et fmir par une dissertation en regle 
sur le concilc de Florence, qui devait clore ce grand debat. Teile n'est pour- 
tant pas ma pretention. 

Le concile de Florence, il est vrai, attend encore son histörien; toute- 
fois, ce n'est point par des tableaux savamment disposes, mais bien par le 
depouillement souvent ingrat des documents que procedc Thistorien de nos 
jours, et l'assemblee de 1431) presente encore, dans ses proces-verbaux, 
trop de lacunes, pour que l'on puisse songer ä en reprodulre la physionomie 
avec une entiere fidelite. Et quand je parle de proces-verbaux, c'est par 
euphemisme. On sait, helas! que ces precieux documents n existent plus, 
ou du moins qu'ils n'ont pas encore ete retrouves, par une de ces fatalites 
dont il serait dilTicile de citer beaucoup d'exemples pour des evenements 
aussi recents. Aussi voudra-t-on, je l'espere du moins, faire bon accueil 
aux documents reunis ici pour la premiere i'ois. 

Ils sont, pour les debats qui ont eu lieu a Ferrare, dune importance 
capitale, et pourtant on les avait jusqu'ici laisses dans l'ombre. Le Quien, ä 
qui bien peu de choses ont echappö, les avait examines de pres, et il en 
donne, dans sa cinquieme Dis.scrtatio Dainasceniea^, une analyse succincte, 
mais fidele. Et c'est par Tintermediaire de Le Quien, nuUement par la 
connaissance directe des textes, que les bistoriens du dogme y ont fait 

allusion. 

II y a mieux ä faire, on en conviendra, que de reproduire indefiniment 
les meraes aflirmations, surtdut quand il s'agit de documents qui, loin d'etre 
perdus, nous ont ete au contraire conserves dans un grand nombre de 
manuscrits. Que l'on me permette de les replacer, tout d'abord, dans leur 

milieu historique. 

Apres de multiples et laborieuses negociations, oü ks öveques dissidents 
de Bäle et le pape Eugene IV avaient, pour ainsi dire, lutte de vitesse et 
d'offres seduisantes, les Grecs, conduits par l'empereur Jean Paleologue et 

1. Olymp. VI, 4-5. — 2. Mione, J>. G-, t. 94, cc. 353-359. 



6 INTRODUCTION. [6] 

le patriarclie Josepli, etaieiit arrives ä Venise, le 8 fövrier 1438. A cette 
(late, le concile general se trouvait dejä ouvert, depuis le 8 janvier, ä Fer- 
rare, au grand desappointement des Peres de Bäle, ce qui faisait ecrire ä 
Tun d'eux, Jilneas Sylvius, le futur Pie II, cette phrasc pleine d'une douce 
Ironie : « Risit Oriens Latinorum insaniam, qui sibi ipsi dissentientes, 
aliorum unionom perquirorcnt ». Salues, au nom d'Eugene IV, d'abord par 
Ic o-rand cardiiial Nicolas Albergati, puis par le non moins fameux Julien 
Cesarini, les prelats orientaux hesiterent quelque temps sur le parti ä 
prendrc. Oii valait-il mieux se rendre? ä Ferrare ou ä Bäle? Le doge, lui, 
leur conseillait d'attendre ä Venise l'arrivee des ambassadeurs de Bäle et 
des representants des princes. Finalement les legats du Pape eurent gain de 
cause; au ])Out de vingt jours d'actifs pourparlers, l'empereur, suivi d'un 
pompeux cortege, se dirigea sur Ferrare, oii il fit, le 4 mars, son entree solen- 
nelle, accueilli avec munificence par Eugene IV. Quatre jours plus tard, le 
8 mars, le patriarche arriva k son tour, escorte jusqu'aupres du Pape par 
quatre cardinaux, vingt-cinq evöques et le gouverneur de la ville. Le protocole 
de l'une et de l'aulre reception avait donne lieu k d'assez vifs debats, qui se 
renouvelerent avec non moius d'acuite ä roccasion de la premiere seaace 
solennclle du concile, le mardi saint, 9 avril, dans la catbedrale de Ferrare, 
dediee ä San Giorgio. Mais on avait fini, malgre toiil, par s'entendre. 

Le 13 avril, uiie fois les fetes pascales terminees, le Pape invita les 
eveques grecs ä aborder, cii reunions priveos, rcxamea des diverses ques- 
tions dogmatiqucs sur IcsqucUes il y avait divergence entre les deux Eglises. 
Les Grecs auraicnt bicn voulu, ici encore, ne rien l'aire avant l'arrivee saus 
ccsse annoncee, et toujours ajouruee, dos Peres de BAle. Apres quelques 
hesitations, on se mit pourtant ä l'oeuvre. Dix prelats de chaque parti, avec 
leurs secretaires respcctifs, au uombrc de deux, devaient se reunir, deux 
fois par semaine, dans l'eglise San-Francesco, pour y discuter ensemble 
sur les points controverses'. Ce furent, du cöte des Grecs, les metropolites 
d'Epliese, de Nicee, de iMouembasie, de Lacedemone, d'Ancliialo, et cinq 
autres, dont le siöge n'est pas indique. Par ordre de l'empereur, les deux 
Premiers, k savoir Marc d'Epliese et Bessarinu de Nicee, devaient seuls 
prendrc la parole en public. A la tete des Latins se trouvaient les cardinaux 
Julien Cesarini et Nicolas Albergati, l'arclieveque de Rhodes Andre, et le 
savant dominicain cspagnol Jean de Torquemada. Apres un echange de 
compliments, les delegues aborderenl, dans la troisieme seance, les ques- 
lions k döbattrc. Julien Cesarini les avait ramcnees ä quatre : la Procession 

1. [Üorolhee de Mitylene] 'II «y'« '^'" oixou|A£vtxri iv ctXwpEvti'a ouvooo? (Rome, 1577j, p. 9; 1 
2' c'flition, 'Rome, l.SG'i), p. 14; Sylvestre Syropoulos, Vera historia unionis non verae \ 
inter (jraecos et Latinos (Hagae-Clomilis = Haag-, 1660), p. 115. ► 

i 

4 



■r IXTRODUCTIOX. 7 

Ju Saint-Esprit, les Azymes, le Purgatoire, et la Primaute romaiao. A la 
ilemaude des Grecs, la premiere de ces questions fut remise ä plus tard, 
jusqu'ä Tepoque oü le concile, par Tarrivee des Peres de Bäle et dos re- 
presentants des princes, presenterait iin aspect plus imposant. Sur les trois 
uutres, ils s'engagerent ä repondre, dans le plus bref delai, apres entente 
uvec l'empereur. Celui-ci leur conseilla de choisir, pour commencer, l'une 
lies dcux dernieres questions. Les Latins ne firent aucune objection, et 
c'est ainsi que, du consentement des deux parties, la question du Purga- 
i.oire fut la premiere ä venir en deliberation. 

A la cinquieme reunion, qui eut Heu le 5 juin, .hilien Cesarini exposa la 
(loctrine catholique touchant le Purgatoire. Apres Tavoir resumee en une 
courte formule, empruntee d'ailleurs au concile de Lyon et qui devait encore 
etre inseree teile quelle dans le decret de Florence, le cardinal apportait 
ä Tappui un certain nonibre de textes empruntes au second livre des Ma- 
chabees, ä Tevangile de saint Matthieu, et surtout au chapitre iir de la 
premiere Epitre aux Corinthiens. Venaient ensuite quelques temoignagcs 
patristiques, fournis, du cöte de TOrient, par S. Basile, S. Epiphane, S. Jean 
Damascene, S. Denvs l'Areopagite, Theodoret, S. Gregoire de Nysse, et, 
pour les Occidentaux. par S. Augustin, S. Ambroiso, S. Gregoire le 
Grand. A ces arguments d'autorite s'ajoutait, pour finir, une preuve 
de raison. Cet expose ayant ete remis par ecrit aux Grecs', leurs deux 
Champions, Marc et Bessarion, y firent chacun une reponse particuliere, 
qui fut ensuite fondue en une seule et remise aux Latins des le 14 du 
meme mois de juin 1438. Ce sont precisement ces repouses des Orientaux 
qui fönt Tobjet principal de la presente publication. II Importe, des lors, 
d'en examiner avec soin, sincm le contenu desormais accessible ä tous, du 
moins Torigine et Fauthenticite. 

Le travail personnel de Tereque d'Ephese ne saurait 6tre mis en doute. 
II suflit, pour trancher la question, d'en appeler au temoignage des mauus- 
crits fort nombreux, qui nous ont conserve, sous le nom de Marc, trois 
discours sur le Purgatoire, prononces ä Ferrare, en presence des cardinaux 
et des theologiens latins : et comme ces discours, quand ils sont reproduits 
in extenso, se suivent toujours dans un ordre constant, cet ordre est evi- 
demment commande par la succcssion chronologique. L'examen intrinseque 

1. 11 a ete insere, mais avec de graves lacunes, par Andre de Santa-Croce dans sa 
CoUatio XXII, c'est-ä-dire ä une place oü Ton n'irait pas le chercher; aussi a-t-il 
echappe ä beaucoup d'historiens. Comme il a naturellement servi de cadre aux repouses 
des Grecs et qu'il est fort court. j'ai cru bieii faire de le republier ici, sous le n° I, avec 
de notables ameliorationsqueladecouverte du texte grec, restejusqu'ici inconnu. m'aper- 
mis d'apporter ä ledition de Giusliniani, Acta conc Flurentini, I'ome, 1638, p. 285-2S8. 



! 

S INTRODUCTION. [8] 

coniluit du resto aux menies conclusioiis. Ou n'a qu'ä les relire pour s'aper- 
cevoir qu'ils constitueut comme aiitant de repliques successives aux th^ses 
latines. Le prcmicr morceau, d'un caractere plus general, debute pröcise- 
ment par la forniulo presentee par Cesarini. Dans le second discours, on 
voit la discussion se resserrer autour de certains textes plus embarrassants, 
pour finir, avec le troisieme morceau, sur des points de detail. 

Les discours de Marc d'Ephcse ont survecu dans leur iutegrite, et il ne 
sera qua juste de leur donner desormais Fhospitalite dans les collections 
conciliaires. En est-il de meme de l'ceuvre de Bessarion, ou tout au moins 
de cette reponse collective des deux prelats remise aux Latins le 14 juin' 
1438? A cette question, (|ui ne parait pas avoir ete jamais discutee, il con- 
vient de rcpondre aussi par raflirmative. Mais corame on semble avoir ,i 
pris ä tächc de rembrouiller, il est necessaire de commoncer par devidcr -j 
l'cchcveau avaut de presenter une conclusion qui soit absolumcnt liors de .j 
toulc conteste. i 

Marlin Crusius signale, dans sa Turro-Graecia'-, un opusculc qu'il decrit ' 
cn ces termes : « R(\spoiisii) Cratronim ad posilioncm Latinorum, opinionem -^ 
if/nis pur(jat(irii funilaiitiiun et juvhaiitium, quae Iccta et data fuit reverendissimis j 
et reverendis Patiibus et dominis deputatis die sabbati 13 mensis^ iunii M38, in ) 
sacristia Fvainun Miiiorum, Basileae, praesentata Nieolao Cusano ». Si Ton j 
supprime, ou plutöt si Ton rcctifie les derniers mots de ce titre, on se trouve 2 
evidemment en preseuce de la reponse collective de Marc et de Bessarion. \ 
Que ce document ait ete plus tard remis a Bäle au cardinal Nicolas de Cusa, • 
la choso n'est poiut impossible; mais que cette remise ait ete ellectuee par , 
les prelats grecs venus au concile, voilä qui depasse toute vraisemblance. j 
En juin l^^S, les Grecs ne se trouvaient sürement pas ä Bäle, oi'i ils ne se ] 
sonl du restc jamais rendus, et Ton n'a pas connaissance, par ailleurs, - 
que la question du Purgatoire ait ete, je ne dis pas debattue avec les Orien- ■. 
taux, mais simplement posee au concile de Bäle. Cliose non moins digne ^ 
de remarquc, c'est ä des prelats delegues, Patribus et dominis deputatis, que : 
les Grecs ont remis leur reponse. Des delegucs de ce genre avaient bien 
ete, ou l'a vu, desigues ä Ferrare; ils n'ont pu l'etre ä Bäle, pour la bonne ; 
raison que ce point de controverse n'v a meme pas ete mis en discussion. | 
Allons plus loin. C'est le samedi, 14 juin, que la remise a eu lieu; or, j 
d"apres Dorollice de Mityleue, c'est le 14 juin que Bessarion repondit pu- \ 
bliquement au nom des Grecs. Enfin, derniere coiucidence, on indique 



1. Celle dalc du 14 juin est c.xpressemenl indiquee par Dorotheo de xMitylene, op. eil., \ 

p. 10; 2° edil., p. l(i. — 2. I'. KiS. — 3. C'est i'i inensis qu'il faul lire, conformement ä i 

l'as.serlion de DoroUiee de Mitylene, pour la raison bien simple qu'en 1438, le 13 juin j 

ae tomba pas un samedi, conimc il est dit ici, mais un vendredi. \ 



[9] - IXTRODUCTIÜN. 9 

comme lieu de reunion la sacristie des Freres Mineurs; et Dorothee de 
Mityleue, en desaecord sur ce point avec Syropoulos qui nomnie r.eglise 
de Saint-Andre, qui n'est plus aujourd'hui aiTectee au culte', indique bien 
que la Coraraission des Dix se reunissait dans l'eglise de Saint-Frangois". 
La traduction grecque officielle de la Cedula presentee par les Latins n'est pas 
moins formelle; dans un trop bref preambule, eile mentionne le meme local : 
£v -rwSs Tov axxapi'o'j <t>j;aYyic/.o'j (7>cs'jo<pi)),ax,iu . Cette eglise de S.-Frangois est 
encore desservie ä Ferrare par les Mineurs Conventuels, et teile en etait la 
notoriete, qu'elle renferme les tombeaux de la famille des marquis d'Este. 
Tont Concorde, on le voit, dans notre Hypothese, et il n'est pas douteux 
que le document indique par Crusius ne soit la reponse grecque ä l'expose 
d(> Julien Cesariui. 

Autre question non moins grave. Cette Responsio Graecorum. si interes- 
sante pour rhistoire du concile de Ferrare-Florence, a-t-ello jamais vu le 
jour? Oui encore, et Ton en compte plusieurs editions. Un recueil, au con- 
tenu heteroclite, comme on en publiait tant au xyi*^ siecle, a paru ä Bäle 
en 1555 sous ce titre : Orthodoxogiaplia thcoloijiae sacrosanctae ac syncerioris 
ßdei doctorcs nuntero LXXVI ß Is. Heruldo collecta]. Basileae, 1555, in-folio. 
Or, parmi tant d'ceuvres disparates contenues dans cet epais volume, il en 
est une, pages 1376-1390, qui repond exactement au signalement fourni 
par Crusius. Elle est intitulee : Aijolojjia Graecorum de puryatorio igne in 
concilio Basileeiin exhibita, nunc, quam prinium a Joanne Harlungo latinitatc 
donata. Ici encore, corrigez Basilecnsi en Ferrariensi pour les raisous indi- 
quees ci-dessus, et vous aurez le document raeme decrit dans la Turco- 
Graecia. L'opuscule est dedie ä Otthenricli, comte palatin et duc de Baviere, 
et l'epitre dedicatoire d'IIartung est datee de Heidelberg, le 4 des ides 
de septembre, autrement dit le 10 septembre 1545'. 

S'il faut en croire Harles, generalement bien inlorrae, notre Apoloyiu 
aurait ete egalement publice ä Leipzig, en 1556. « Ilic (libellus) graece et 
latine cum Alex. Alesii libello contra Lud. Nogarolam de traditionibus, 
prodiit Lipsiae 1556, 8°, sine nomine auctoris hoci tilulo : Ajiolofjia Grae- 
corum de purgatorio igne in concilio Basileensi (un. J-i38) exhibita \ Puis, 
avant la fin du meme siecle, Vulcanius en faisait paraitre ä Leyde, en 1595, 
en un volume in-8", la traduction latine'. 

1. Situee sur la paroisse de Santa-Maria-in-Vado, eile est maintenant transformee en 
magasin, apres avoir servi durant de longues annees de depöt militaire. On y montrait 
autrefois l'autel oii avait celebre Luther : c'etait le premier a droite en entrant. — 
2. Op. ca., p. 9; 2" edit., p. 15. — 3. Le recueil des Orthodosographa est decrit avec 
beaucoup de details dans Tiiomas Ittig, De bibliothecis cl catenis Patrum, variisque 
velerum scriptorum collectionibus, Leipzig, 1707, p. 7 sqq. — 4. Cf. Palr. (ir., t. 151, 
p. 1253, n» .XXII. — 5. Ibid. 



10 INTRODUCTION. [lO] 

Ce n'est pas tont. Cette meme traduction de Vulcanius, mais accompagnee 
cette fois du texte grec, reparait au d^but du xvii'^ siecle dans le celebre 
pamphlet de Claude de Saumaise contre la primaute pontificale : Cl. Salmasii 
librorum de Primatu Papne pars prima. Cum apparatu. Accessere de eodem 
primatu Nili et Uarlaami tractatus (Hanoviae = Hanau, 1608). Je n'ai sous 
la main que la reiinpression parue ä Leyde (Lugduni Batavorum) chcz les 
Elzevir, en 1645, et lä, notre opuscule occupe les pages 65-93 de l'Ap- 
pcndice. Le texte est le meme que dans les Orthodoxograplui ; mais pour des 
raisons restecs inconnues, le titre donne par le recueil de ßäle se reduit chez 
Saumaise ä ceci : De Purgatorio igne liher iinus. Et c'est sous ce nouveau titre, 
bien vague, que nous le voyons reparaitre dans un recueil anonyme tout en 
grec, paru ä Londres, suivant les contemporains comme Allatius, ä Cons- 
tantinople, d'apres Legrand, aux environs de l'an 1627, par les soins de 
Nicodeme Metaxas'. Ce recueil est si rare que Legrand n'en a connu que 
deux exemplaires. Tun appartenant au Briti.sh Museum, l'autre ä la celebre 
bibliotheque du prince Georges Maurocordato, devenue, apres la mort du 
prince, la propriete de M. Georges Baltazzi. Ma bibliotheque personnelle en 
possede un excmplaire. Conime chez Saumaise, l'opuscule sur le Purgatoire 
y vicut immediatement apres le traite de Barlaam sur le Pouvoir du Pape 
et occupe les pages 31-40. Et c'est cette place purement accidentelle qui 
a depiste les critiques en matiere litterairc. Les uns ont attribue Touvrage 
ä Nil Cabasilas, les autres ä Nicolas Cabasilas, neveu du precedent, les 
autres enfin ä Barlaam, sans qu'il soit d'ailleurs possible de citer un seul 
raanuscrit ä Tappui de Tune ou Tautro de ces attributions". C'est Barlaam 
qui l'a empörte, apres que Pierre Arcudius le lui eut revendique dans un 
ouvrage de facture etrange, paru d'ailleurs apres la mort de l'auteur, sous 
ce titre : Ilept tou xaOapTvjp'.ou Oupo; /.y.Tx Bxo);aaja, IleTpou tou AoxouSou. — De 
Purgatorio igne adversus Barlaam Petri Arkudii. Romae, Typis et impen. 
Sac. Cong. de Propag. Fide, 1637, in-4°. L'opuscule sur le purgatoire y 
est reproduit par petites tranches, et refutö, suivant les cas, en quelques 
lignes ou en plusieurs centaincs de pages. Comme on le voit par la pret'ace 
et aussi par l'imprimatur du Maitre du Sacre Palais, en date du 1" avril, 
1637, le livre d'Arcudius tut public par les soins du chiote Pantalcon Li- 
garides, un de ces esprits merveilleusement souples, romains ä Rome, grecs 
ä Constantiuople, russes ä. Moscou, toujours prets ä se livrer ä qui leur 
donnera plus de dignites et surtout plus d'argont. Dans quelle mesure 
Ligarides a-t-il respecte l'oeuvre de son devancier, il est diüicile de le dire, 
mais Thistoire ulterieure de cet aveuturicr autorise tous les soupgons. 

1. Km. [.egrand, Bibliographie kelleniqtie du VI 7/' sii-cle, t. I, p. 240-3, n" KiS. — 
2. Cf. Fabricius, Bibliolheca graeca, ed. Harles, I. Xl, [>. ,384 et G78. 



[11] IXTRODUCTION. ' ü 

L'ouvrage est d'ailleurs si mal compose qu'il no vaudrait pas la peine de 
s'y arreter, si cette raalencontreuse attribution ü Barlaam d'une oeuvre qui 
n'a absolument rien ä voir avec le moine calabrais iie devait disparaitre de 
l'histoire. II est d'autant plus utile d'elucider cette question qu'un savant 
de l'eavergure d'Allatius, rencherissant encore sur Arcudius, va jusqu'ä 
crier ä la supercherie et ne craint pas d'assurer que le veritable auteur 
de l'opuscule est un protestant du xvi' siecle ! Voici en quels termes est for- 
mulee cette etrange Hypothese' : « Ut vero meam de eo libro sententiam 
K proferam, dico, librum illum e sinn liaereticorum esse desumptum, concin- 
« natumque eo tempore, quo Lutherani de Ecclesia Graeca sese bene mereri 
a existimabant, cum illam conarentur defendere adversus Romanam Eccle- 
« siam, et una cum ea cuGcuiy-oi fieri procurabant; putoque e latina ut plur 
« rimum in linguam graecam conversum. Nemo siquidem Graecorum adeo 
« impudenter rem pertractasset, qui et auctoritatem sanctorum Patrum de- 
« misse venerantur, et eorum dicta veluti eloquia divina osculautur, et 
« cum de iis agunt, cum omni reverentia nomina eorum in scriptis referunt. 
« At is, quisquis sit auctor, testimonia Patrum contemnit, dicta pessime 
c< calumniatur, et eos haereseos nola non veretur infamare. Et, quod raagis 
« est, ad solam sacram Scripturam, reiectis Patrum scriptis, provocat, et 
« sexcenta alia, quae nee Gracci ipsi, nee Marcus Epliesius, nee Barlaamus, 
« licet acerrimo odio Latinos prosequerentur, vel scripto notare ausi fuis- 
n sent ». Ici Allatius, il faut le dire, pousse vraiment trop loin sa constante 
manie de laver de tont reproche ses compatriotes, et Ton ne peut quo 
sourire de son (lair litteraire, quand on l'entend afTirmer que Marc d'Ephese, 
pour ne citer quo lui, n'aurait pas ose parier sur ce ton des ecrivains 
ecclesiastiques contraires ä sa propre opiuion. II n'y a plus en effet de doute : 
la majeure partie de cet opuscule est empruntee, mot pour mot, ä Marc 
d'Ephese. C'est ce qu'il est facile de prouver". 

A lire avec un peu d'atteution ce Ue Pnryalorio i(jiic libcr itniis, on s'aper- 
goit bien vite, 1") que ce n'est pas une oeuvre individuolle, mais collective, 

1. De ulriusque Ecclesiae... perpetaa in dogmate de I'iirgatoiio consensione, 
Romae, 1655, in-8°, n" XXXIII, pag. 239. Cf. Migne, Theologiae ciirsus coinpletus, 
t. XVIII, pp. 432-433. — 2. La Solution proposee ici a ete entrevue, sinoii solidemcnt eta- 
blie, par un professeur de Moscou, Gorskij, dans son livre anonyme : Histoire du Con- 
cile de Florence (Moscou, 1847), traduite en anglais par Basile l'opoH', The liislory of 
the Council of Florence (Londrcs, l.SGl), et en grec dans VVm'C!^^'^^°^ Kripu;, t. III i Alhenes, 
1860j, p. 112-121, 165-171, 267-274, 308-315, 343-359, 399-41", 472-478, 504-522; t. IV 
(1861), p. 129-140, 175-186, 304-315, 363-368, 540-552. Gorskij pensc que le Über de 
Purgatorio n'est autre que la reponse de Marc d'Ephese. Ce n'est lä, on va le voir, 
qu'une demi-verite, d'autant plus que Marc a trois disoours sur ce sujct. .Vvec lequel 
faudrait-il etablir ridentification, c'est ce quo le professeur moscovite a n('glige de dire. 



12 ' INTRODUCTION. [12] 

composee, detail ä retonir, apres une longue et penible traversee : r,;j.tv ts 
TTÖvov 'j-rtCTÖLci -/.xT« TT!v ^Lx/.pxv TK'JTViv i-oi^r;pi.tav TOCoÖTov (§ 1); 2°) qu'elle S auresSG 
ä des gens qiii ont beaucoup travaille ä amener les Grecs k cette as- 
semblee : i)[Aiv re togo'v^' üxep t-?,; TrpoxetjAsv/i? tjjawv cjuveT^suceto; ■rcpox«Taba'Xo[/,evoi; 
(j^touSyic (ib.); 3°) qu'elle a 6t6 presentee au debut des deliberations, avant 
l'examen de toute autre question, circonstance dont profitent les auteurs 
pour formuler le voeu d'une Solution pacifique non seulement de l'article 
en cause, mais encore de tout autre point controverse : oüx e-l toO 
T:poxeiu.evou vuvl toötou CiTTYip-ocToc i'XTrt^ eori ji'r/laiiHoLi [aovov, a'X/.a /.cti etvi 7:av- 
Twv Irjtac, TMv ä'Xlwv (ib.); 4") qu'elle constitue une replique ä un expose 
presente anterieurement par les Latins, dont eile examine, Tun apres 
Tautre, fous les arguments, ä commencer par le resume du debut, qui se 
trouve etre, on l'a dejä remarque, la formule meme du futur decret de 
Florence; 5°) enfin qu'elle repond, sous le § 18, au chujuieme argument 
des Latins tire de la primaute romaine, et cet argument occupe effective- 
ment le cinquieme rang dans la Cedula presentee par les Latins. 

plt si, apres avoir rappele ces caracteres generaux, nous passons ä 
Texamen de la composition materielle du morceau, on remarque tout de 
suite que celui-ci provient, en grande partie, du premier discours de Marc 
d'Epliese. Si l'ordonnance generale commune v.aux deux pieces, je veux 
dire au discours de Marc et ä la Reponse anonyme, est naturellement com- 
mandee par celle du document latin auquel il s'agissait de repondre; il est 
impossible, par contrc, en dehors de l'hypothese d'une collaboration directe, 
d'expliquer la presence, dans la picce anonyme, de pages entieres eni- 
prunlees textuellement au premier discours de Marc. G'est surtout quand 
on arrive aux arguments de raison qui terminent le morceau que le pla- 
giat saute aux yeux. 11 y a ici transcription pure et simple sans la moindre 
raodification. A moins de traiter, sans motif a])parent, Marc de plagiaire, 
il faut donc admettre qu'il a mis lui-meme, d'accord avec son coUegue 
Bessarion, une partie de son bion dans la Rcponsc coUective. Et comme 
on sait, par ailleurs, que ces deux prelats avaicnt seuls regu mission de re- 
pondre aux Latins, on en arrive; ä cette conclusion aussi certaine qu'inat- 
tendue, que tous les passages de la Heponsc non identiques, pour le fond 
ou pour la forme, au premier discours de Marc, appartiennent en propre ä 
Bessarion. G'est bien Bessarion, au dire de Dorothee de Mitylene, qui 
prit la parole, au noni des Grecs, dans la sdance du 14 juin, oü il repondit, 
point par point et par t-crit, ä l'cxpose des Latins'. II est donc naturcl de 
penser que les parties non empruntöcs au premier discours de Marc sont 
du mötropolitain de Nicee. La divergence entre les deux morceaux sc re- 



[13j INTRODUCTION. 13 

marque surtout au debut. Or, nous savons precisement par Syropoulos, 
que Fempereur, apres avoii- pris connaissance des reponses de Marc et de 
Bessarion, troiiva celle-ci hien superieure ä l'autre pour le prearabule et 
l'expose de la questioa, tandis que pour largumeatatioa proprement dite, 
Toeuvre de Marc l'emportait, ä ses yeux, sur celle de son collegue'. Aussi or- 
donna-t-il de garder le texte de Bessarion pour le debut et d'y adjoindre, 
pour la seconde partie, le texte de Marc'. Ges details, nous avons d'autant 
moins de raison den suspecter Tauthenticite, qu'ils cadrent parfaitement 
avec la composition de la reponse anonyme, si Ton a soin de la rapprocher 
du premier discours de Marc. Un menu detail merite encore d'etre signale. 
Au rapport du meme Svropoulos. lempereur aurait reproclie ä Bessarion 
de s'adresser ä ses adversaires, au debut de sa replique, par la formule : 
"O ävÄps:- Ix-rivo'., tandis qu'il eüt ete plus convenable de dire : IlaTspe; xiSinwM. 
ou toute autre expression de möme genre'. Et que lisons-nous en tete de 
la reponse coUective? Cette formule : XlSiovjMXcno: /.up'.o; xxl -axeoec, bleu 
voisine, il faut Tavouer, de celle qu'avait suggeree lempereur. La con- 
clusion s'impose : le pretendu liber unus de Pur/jatono igne n'est pas autre 
chose que la reponse coUective de Marc et de Bessarion. Nous voilä loin, 
bien loin, de Thypothese d'Allatius; mais notre demonstration s'appuie, 
non sur de vagues impressions oü la susceptibilite patriotique joue toujours 
un certain röle, mais sur des faits palpables, sur des constatations precises. 
En voici, pour finir, une autre d'une exceptionnelle gravite. Les Latins 
ayant replique, comme il fallait s'y attendre, ä cette Responsio Graecorum, 
on n'a qu'ä comparer ieur riposte au document grec pour s apercevoir que ce 
n'est point au discours de Marc, mais ä la Responsio anonyme que s'adresse 
cette riposte. L'original latin, oeuvre de .lean de Torquemada, s'il faut en 
croire Syropoulos*, n'a pas encore eteretrouve; mais sa traduction grecque 
ofTicielle nous est parvenue dans un manuscrit de Milan. On la lira, dans la 
presente coUection, sous le n" IV, accompagnee d'une traduction latine 
refaite sur le grec, en attendant de pouvoir presenter au lecteur le texte meme 
des Delegues latins. Si l'on prend la peine de rapprocher Tun de l'autre les 
deux documents qui nous occupent, il appert que le document latin est la 
contre-partie de la Responsio anonyme, et non du premier discours de Marc. 
Les Latins, dans Ieur exorde, ne manquent pas de rappeler les paroles con- 
ciliantes par lesquelles s'ouvrait la Responsio; il s'agissait avant tout, avaient 

1. Les dix syllogismes qui terminent le discours de Marc se rencontrent parfois 
isolement dans les manuscrits. C'est du moins le cas pour le codex 24 (Matthaei) de la 
bibliotheque synodale de Moscou. Les luXXoYKJiAot äix« ovjJ.wv-s?, öxi oü/. tax\ nüp xaOapiripiov, 
que conticnt ce manuscrit, sont evidemment idenliques ä ceux de notre discours, et les 
bibliographes ont tort de les presenter comme une ceuvre distincte. — 2. Op. cit., 
p. 1.33-4. — 3. Ibid. — 4. Op. cit., p. 135. 



14 INTRODUCTION. [14] 

declare les Grecs, de trouver la verite, et non do vaiiicre un adversaire. Rien 
de semblable dans l'exorde plutot see et rogue de Marc. Les Latins rappellent 
ensuite la teneur generale de la replique des Grecs, et les quatre parties^ 
distinctes dont eile se composait. Les details dans lesquels ils entrent con- 
vienncnt parfaitement ä la Rcsponsio anonyme, et nullement au discours de 
l'archeveque d'Ephese. Celui-ci ne s'etait pas occupe, dans son premier 
discours, de Targuraent tire par les Latins de la croyance, sur ce point de 
doctrine, de l'Eglise Romaine; la Responsio, au contraire, y repond par une 
fin de non-rccevoir, et les Latins, dans leur replique, se plaignent amerement 
de ce manque d'egard envers le premier siege de la chretiente. L'examen des 
aro-uments de raison, par lesquels se terminent et le discours de Marc et la 
Responsio anonyme, conduit a la meme conclusion : c'est ä celle-ci, non ä 
celui-lä qu'ont repondu les Latins. Ces derniers s'etonnent quo leur unique 
argument de raison, tire de la justice divine, n'ait obtenu aucune reponse 
des Grecs. Ce reproche atteint bien la Responsio anonyme, oü cet argument 
n'a pas ete, en effet, releve, mais on ne peut en dire autant du discours de 
Marc, qui lui consacre, au contraire, un assez long developpement. Le troi- 
sieme argument donne lieu ä des observations analogues : Marc n'en parle 
pas, tandis que la Responsio anonyme le donne exactement comme le presen- 
tent les Latins. Chose curieuse, cet argument se reclamait dune theorie de 
Saint Tliomas sur Fimmutabilite de la volonte chez les damnes, et l'on sait, 
d'autre part, que la bibliothcque de Ressarion contenait la traduction grec- 
que de la Somnte : preuve subsidiaire si l'on veut, mais interessante, de 
ce fait desormais acquis, que la partie de la Responsio non reproduite dans 
le premier discours de Marc, est bien l'ceuvre de Ressarion. 

Comme les autres argunients sont communs ä la Responsio et au premier 
discours de Marc, ils sont evidemment dus ä l'archeveque d'Ephese. Mais, 
remarquons encore ce detail, le neuvieme argument de Marc, d'ailleurs 
assez faible, a ete laisse de cote dans la redaction de la Responsio; voilä 
pourquoi on n'en trouvera pas trace dans la riposte des Latins. 11 est donc 
de toute evidence que les Latins ont replique non au premier discours de 
Marc, mais ;\ la Responsio, et il ne saurait plus desormais subsister de 
doute sur l'origine de ce dernier document. Aussi ai-je du, bien qu'il ne 
füt pas totalcmcnt inconnu, donncr place, dans la presentc publication, ä 
ce pr6tendu Liher de l'ur(jatoi-iu, mais en lui restituant un titre qu'il n'aurait 
Jamals du perdre. 

A part ce morceau, public dans des recueils peu accessibles, pour ne 
pas dire introuvablcs, et d'nne fagon fort imparfaite, sans aucune ref^rence, 
le present fasciculc ne contient que des documcnts inedits, sinon en eux- 
memes, du moins pourla grande majorite du monde savant. Les trois discours 
de Marc ont öte, eu cITel, mis au jour, par petiles Iranches, dans un Journal 



[15] INTRODUCTION. 15 

hebtlomadaire de Constantiiiople, la Vcrite, devenue, au bout d'un an, la 
Vcrite Ecclesiastique. Cette revue est si peu repandue au dehors, qu'il m'a 
etc impossible jusqu'icl d'eu rencontrer unc coUection complete, merae 
daus la capitale de la Grece. Les capitales etrangeres ä l'Hellenisme seraient- 
elles plus favorisees? Meme alors, une autre edition s'imposerait, tant le 
premier editeur s'est mal acquitte de sa täche, comme il sera facile de s'en 
rendre corapte en parcourant les variantes raises au bas des pages de la 
presente publication. 

Ai-JG besoin de dire que l'ceuvre de Marc meritait d'etre tiree de l'oubli? 
Elle contient, il faut l'avouer, bon nombre de passages subtils, mais, dans 
son ensemble, eile est singulieremeiit instructive. Meine apres avoir lu 
Allatius, Arcudius, et Valentin Loch', pour ne citer que les auteurs ayant 
traite le sujet ex professo, on pouvait se demander quelle etait exactement, 
sur certains poiuts particuliers, la croyance du monde orthodoxe touehant 
le Purgatoire. Marc d'Ephese repond ä la plupart de ces questioas, fort 
habilement comme toujours, mais avec uue grande franchise. Aussi coa- 
Qoit-on que les theologiens de l'Orient se soient toujours reportes avec 
complaisance aux discours prononces ä Ferrare par l'archeveque d'Ephese. 
Le frere de ce dernier, Jean Eugenikos, nomophylax, en parle en ces 
termes dans son Antirrhetikos du concile de Florence : « Satis itaque super- 
« que nobis sunt tum veteris tum novi Testamenti innumera de hoc testi- 
« monia : nee minus superabundant una cum aliis et sanctissimi patris et 
« praesulis et praeceptoris nostri tractatus nunc primum Ferrariae recitati 
« et concinnati, et locis in omnibus divulgatl" «. On ne sera donc pas surpris 
de voir les Grecs emprunter ä Marc les elements de leur enseignement sur 
cette matiere. Un incident litteraire du xvi" siecle va nous en fournir une 
preuve topique. 

Le Protestant David Ghytraeu« (Ivochhafe), de retour, en 1569, d'un 
long voyage en Orient, avait prononce ä Wittenberg un discours retentis- 
sant, dans lequel, tout en faisant des reserves sur certaines pratiques 
qualifiees de superstitieuses, il affirmait que, dans 1,'ensemble, Grecs et 
Lutheriens avaient une croyance presque uniforme. Ce discours, uue fois 
public', suscita en Allemagne de vives polemiques, dont les echos ne 
tarderent pas ä franchir la froutiere. Emu d'une atHrmation aussi auda- 
cieuse, le cardinal de Lorraine Charles de Guise fit poser aux Grecs de 

1. Das Dogma der griechischen Kirche vom Purgatorium, Regensburg, 1842, in-8°, 
vi-lG'i pp. — 2. Traduction d'Allatius, op. et loc. cit.; texte original dans Loch, op. ca., 
p. 115. Celauteur affirme que l'ouvrage de Jean Eugenikos est encore inedit; en quoi 
il se trompe, car il a paru en entier dans Ic Toao? xaTaXXayric du patriarche Dosilliee de 
Jerusalem, Jassi, 1692, pp. 206-27:J. — 3. Davidis Cliytraei, Oratio de statu ccclesiar/im 
hoc tempore in Graecia, Asia, Africa, Ungarin, liocmia, elc, Witebcrgac, 1582. 



16 INTRODUCTION. [16] 

Venise, fort instruits, disait-on, douze questions relatives ä divers points 
de doctrine, en les priant d'y röpondre par ecrit. La dixieme etait ainsi 
conQue : « Existimantne Graeci post hanc vitam aiiimas suppliciis quibus- 
dam propterea purgari, quod in liac vita meritas poenas non dederint? » La 
demande etait precise; corament les Grecs y repoudirent-ils? Simplement 
en empruntant au premier discours de Marc d'Ephese une de ses meilleures 
pages. A ne lire que la traduction latine de ces reponses publice par Sigis- 
mond de Ileberstein dans son Commenlarius rerum Moscovitarum (Bäle, 1583), 
on risquerait de ne pas remarquer le plagiat. Mais si l'on prend la peine 
de se reporter au texte grec original, edite par Jean Lami, l'emprunt saute 
aux yeux. 11 est d'autant plus utile de signalcr la chose, que les contro- 
versistes ne semblent pas avoir eu connaissance de l'edition de Lami, fort 
mauvaise d'ailleurs, et, chose inouie! enfouie dans uu commentaire sur 
TEpitre aux Corinthiens, oü Ton ne s'aviserait certes pas d'aller rechercher 
de pareils documents'. Sans insister davantage sur un incident secondaire, 
il nous plait d'y voir une preuve de lenorme intluence exercee sur les intel- 
ligences cultivees du nionde grec par les discours de Marc d'Ephese. 

Ils meritaient donc, ä tous ces titres, de sortir de l'obscurite. Gräce au 
genereux appui prete par Sa Saintete Benoit XV ä M'^' Grafiin, il m'a ete 
possible, meme en pleine gucrre, d'utiliser les manuscrits de Paris qui ne 
pouvaient venir ä Athenes, pas plus, liölas! qu'il ne m'etait possible d'aller 
ä eux. Les tristes circonstances que nous traversons ne m'ont pas permis 
de recourir ä toue les manuscrits de ces discours conserves en Europe ou 
dans les diverses bibliotheques de l'Orient, ni meme de mettre ä proiit dos 
notes recueillies autrefois, non sans peine, sur les manuscrits de Constan- 
tinople. Corame la Situation creee par la guerre menace de se prolonger, il 
m'a paru que les manuscrits de Paris, de Milan et d'Oxford fournissaient 
une base suIRsante pour l'etablissement du texte, et qu'il n'y avait aucune 
imprudence ä s'y tenir. 

Un examen simplement attentif de ces divers manuscrits permet aisement 
de les classer en deux series distinctes. Les uns, comme celui de Milan et 
le n° 1286 de Paris, presentent qä et lä de notables divergences avec les 

1. Nicetae Ucraclcensis in EpisloUnn l ad Corinthios enarrationum pars I, formant 
un volume distincl des Dcliciae crudUorum, Florcnce, 1738, p. 100-104. Le texte grec 
de Lami provient de la Riccardiana, cod. Plul. \\ 1, n» VIIL On retrouve egalement 
questions et reponses dans les manuscrits suivants : 949 de Paris, 280 tlieologiijue de 
Yicnne, üOl de l'Ambrosiana de Milan. Leur redacteur, non identifie par Lami, est Za- 
charie Scordylis, originaire de Crete, mais fixe ä Venise. Au nombre des manuscrits 
copics par ce Crelois, fort superficiellement, figure le n° 1327 de Paris, contenant preci- 
sement cclui des discours de Marc auquel est cmpruntec la leponse ä la dixieme question 
du caidinal de Lorraine. 



[17] INTRODUCTFON. 17 

exemplaires de l'autre serie, qui soul Je beaucoup les plus nombreux. Ju 
ue parle pas des simples variantes du texte, mais d'addidous importantes, 
(jui indiquent evidemmeut uue recension differento. Celle-ci est caracterisec 
par la presence, parmi les argunients de raison qui terminent le premier 
discours, de deux syllogismes que ne connaissent pas les manuscrits de 
Fautre serie; par rinterversiou des deux derniers de ces mcmes arguments; 
et enfin, par Tinscrtion, dans le corps du discours, d'un texte de S. Basilc, 
saus parier d'autres modifications moins graves. 11 est manifeste, d'autrc 
part, que les dinix representauls jusqu'ici conaus de cctte premiere serie ne 
derivent pas Tun de Tautre : eclui de Paris presente, en effet, des lacunes 
qu'on ne rencontre pas dans TAmbrosianus, et des interpolations provenant 
sans nul deute possible du copiste, qui a seme, le long des marges, de 
norabreuses notes de son cru, et des formules d'admiration tellement fre- 
quentes qu'elles deviennent vite fatigantes. Peut-etre me fera-t-on le reproche 
d'avoir pris la peine de les relever toutes, et, en verite, on pourrait dire de 
plus d'une : Vt quid frustra locum occupat? 

J'ai donne la preference, dans l'etablissement du texte, au manuscrit de 
Milan, le meilleur represciitant, ä ma connaissance du moins, de la premiere 
serie. G'est qu'il existe, en faveur de ce manuscrit, en deliors meme d'argu- 
ments intrinseques uon depourvus de valeur, une raison exterieure des plus 
graves : il est le seul ä nous avoir conserve le texte gree des deux premiers 
documents presentes par les Latins, Tun, tont au debut des deliberations; 
l'autre, apres la premiere replique des Grecs. Ce seul l'ait est une preuve 
que le copiste devait puiser ä bonne source. II est' fächeux qu'il ne nous ait 
pas conserve aussi la traductiou de la serie d'objections soulevees par les 
Latins ä propos de la reponse, faite par Marc d'EpIiese, ä la premiere replique 
latine. Si ce docunient, de fort peu d'etendue, ce semble, nous etait parvenu, 
notre dossier conciHaire relatif ä la question du Purgatoire serait absolumeut 
complet. Ces remarques generales faites, voici la liste des manuscrits utilises 
pour la presente edition. 

MANUSCRITS DE LA 1'HEMIKRK SKRIK. 

1° Anihrosiaiius G-'iS (P. 2GI sup.), du xv' siecle, en deux colonnes a la 
page. On en trouvera la description dans le Catahit/us codicinn f/racronim 
hibliothecae Ainhrosianae, par K. Martini et D. Bassi (Milan, liXJG), p. 7:28-7:53 '. 
Ce remarquable codex coutient beaucoup d'autres textes relatifs a la con- 

1. C'est un manuscrit en papier de 0,298 X 0,222, comprenani ii -\- 150 feuillets, du 
XV» siecle, et non point de la fin du xiv% comme l'ccrivent les redaclcurs du cataloguc 
que nous venons de citer. Les quatre premiers feuillets sont endommages par l'humi- 
dite; le haut du premier feuillet a meme entierement disparu par suite d'une dechirurc 
dejä ancienne. 

PATH. OK. — T. XV. — r. 1. - 



18 INTRODUCTION. [18] 1 

troverse greco-latine, voire au concile de Florenco, qui seront, s'il platt ä j 

Dieu, utilises dans d'autres fascicules de la presente collection. Les docu- l 

ments publies plus loin y figurent du folio 44 au folio 85, mais le troisiertie ] 

discours de Marc d'Ephese a ete place avant le deuxieme. Inutile d'entrer ^ 

dans de plus amples details, puisque notre edition reuvoie aux pages memes : 

de ce mauuscrit. * 

2" Paris. 1236 (Fontebl. Reg. 2962), du xvi" si^cle, fol. 261-311. Le troi- j 

sieme discours de Marc occupe daus ce manuscrit la premiere place, et les ^ 

deux autres ne vienneui qu'apres. Geux-ci ne sont separes du premier qua i 

par un interligne, et n'ont aucuu titre special, en sorte que les trois mor- i 

ceaux sont donnes sous un titre general, d'ailleurs fautif, qui figure en tete i 

du troisieme discours, occupant ici le premier rang. Ce manuscrit contient 'i 

un graud nombre de gloses marginales, dont la plupart ne sont que de q 

simples notes de rappel aux auteurs mentionnes dans le curps du texte; j 

d'autres constituent un nouvel apport aux citations patristiques faites par | 

Marc; d'autres enfin ne sont que de pures rellexions inspirces au copiste ^ 

par la lecture des pages de Tarchev-eque d'Ephese. Chose plus grave, ce ) 

copiste s'est permis d'introduire, dans le texte meme de son heros, des J 

passages entiers, dont aucun au Ire manuscrit ne porte la trace : preuve >' 
evidente d'interpolation. Somme toute, ce manuscrit temoigne de la liberte 
excessive que prenaient parfois les copistes vis-ä-vis des textes qu'ils avaient 
entre les mains. 

M\NISC1I1TS DE T.V IlEUXlKMü SERIE. 

I" l'diis. /2IS, du xv" sifecle, fol. 7-50. Ce manuscrit est le meilleur 

representant que je connaisse de la seconde classe. Les trois discours de '; 

Marc y figurent dans leur ordre historique, avec un titre special pour chacun, :i 
et le texte est generalement d'une correction irreprocbable. Comment, des 
lors, cxpli([uer les lacunes qu'il presente par rapport ä TAmbrosianus? Dans 

l'etat actuel de la question, il serait temeraire de faire des hypotlieses. Mais < 

je ne scrais pas loin de penser que les deux recensions proviennent de Marc '. 

hii-inrme. Cellcci constituerait sa premiere redaction; puis, apres avoir pris j 

conuaissance du travail de son collegue Bessarion, il lui aurait emprunte, \ 

pour l'inserer dans son premier discours, deux de ses argumcnts, et quelques | 

oi)servalions condensees en ([uelques lignes. II faut, en effet, observer que j 

!cs divergences entre les deux chtsses de manuscrits ne portent que sur le i 
premier discours, le scul des trois pour lequel Marc aurait pu mettre a profit 

la reponse de Bessarion, puisque les deux autres rcponses lui appartiennent j 

exclusivement. Quoi qu'il en soit, lous les manuscrits de cette serie pre- j 
senlenl une rQcension identique, et on ne peut etablir leur dependance res- 
pective qu'en tenant compte de quelques variantes caracleristiques, qui se 



;i'J] INTRODUCTION. Uj 

retrouvent, cliez certains d'entre cux, dans uii ordre constant. 11 me sullira 
donc de les enumerer rapidement. 

2" Paris. 1261, copie eii I5;J7, fol. l-.->5. Les trois discours sur le Pura:a- 
toire s'y presenteut dans le meme ordre que dans le n" 1218, et avecles 
memes titres, mais le texte n'en est pas aussi correct. 

3'^ BocUeiamis-Laudensis 22, xvi° siecle, fol. 1-G8 verso. Ce manuscrit a 
ete evideiument copi6 sur le precedent, comme il est aise de s'en rendre 
compte en observaat Tidentite de certaines variantes speciales au 1261, et 
maintenues telles quelles dans TOxoniensis, hormis les cas tres rares d'u 
meudements; et alors, les corrections sont faites de fa^on ä laisser deviiA-r 
la le^on primitive, toujours identique ä celle que presente le Parisiuus 1261. 

4° Paris. 1292, du xv" siecle. C'est l'ancien Regius 2958 utilise par 
Renaudot dans son etude sur Georges Scholarios. D'apres Renaudot, suivi 
encore par H. Omout dans son Invcntaire sommaire des luaiiiuscrils de la Biblio- 
theque Nationale, les trois pieces sur le Purgatoire contenues au debut de ce 
manuscrit appartiendraient ä Gennadius. II s'agit, en realite, des trois 
homelies de Marc d'Ephese; seulement, la premiere est incomplete au debut; 
eile commence, au haut du folio 3, par ces mots : x.xl süyal xal e>.rr,uio(juv7.t, xd ~i 
l6o? aÜTÖ T-^4 £/./.A-^^.;a;. Voir, plus loin, p. 40, Hgne 2. — La troisieme homelie 
de Marc s'acheve dans ce manuscrit au folio ÖG. 11 faut donc renoncer ä 
attribuer ä Gennadius la paternite d'une oeuvre ä laquelle il est reste totale- 
ment etranger. Deux lecteurs anonymes n'ont pas manque d'en faire la 
remarque, en consignant, sur le feuiUet de garde de ce manuscrit, les anno- 
tations suivantes. Premiere note : « Immo Marci Epliesini de Purgatorio. 
V. cod. 2502 », c'est-ä-dire Factuel 1327. Seconde note : « Ouae liic tri- 
buuntur Gennadio orationes de Purgatorio, leguntur sub nomine Marci 
Ephesini in codice 2%3 », l'actuel 1218. 

5° Paris. 1327, du xvi° siecle. fol. 251-258. Ce manuscrit ne contient 
que le premier discours de Marc; encore n'y est-il pas eutierement reproduit. 
Le texte s'interrompt brusquement, au haut du feuillot 258, recto, vers la fin 
de notre ^ 12, p. 55, 1. 3, avant Fexaraen de la citation de Theodoret. Par 
contre, le copiste s'est reserve la moitie de cette meme page pour nous 
presenter ses titres en ces termes : 

TsAo; -a TO-: [7.ai4apr,TOu -/.dp ©eoi^wf/fTOu, x.ai -/.-jp Mzp/.ryj (i.r, TpoTTOAiTO'j 'Eips'wj : 
Oeo'j To owp&v, y.al Zayapiou ispsw; -ovo? : 

Fpacpsv TOUTi VM f^iopOtoOsv, TTpocri^et toO evSo;oTzTO'j -/.Op 'Iwxwo'j OiJoz^-ou ßos- 
ffTaXXepwu, TCps'cSsco? 'Ev£Tir,'7i toö EJcXay.TvpoTZTou >cal YaX-/ivoTaTO'j i7upou KaodXou 
svzTOu ßotfft'Xea); FzIawv. "Eppcoaöe oi ävayivctxr/.ovTSi;' 

1562. 
On reconnaitra sans doute, sous ce döguisement grec, Texcellent homme 



20 



I^TRODÜCTION. [20] 



que fut Jean Hurault, seigneur de lioistaille, mort cii l.")72, apres avoir 
recueilli iin graud iiombre de mauuscrits grecs'. Le fol. A porte les indica- 
tions öuivantes sur Torigine de ce ms. : Transcriptus ex antiquo exemplari, 
impensa facta aureoruin G. Ex bibliotheca Io<annis> Huralti Boistallerii. 

6" F'aris. Siipijl. (jrcr 019, copie en 1686 par Alexandre de Triccala, fol. 103 : 
Marci Eugenici responsio duplex ad Latiiios de igne purgatorio. 

1° Paris. Coisl. 2S9. Ce ms., copie au xvii^ siede par JeanTinerel deBelle- 
roplion pour le chancelier Seguier, compte 92 fol. de 15 lignes chaque. U i 
ne renferme que les deux homelies de Marc d'Epliese. Le copiste corrige j 
plusieurs fois, soit au-dessus du texte, soit en marge, des erreurs materielles. j 
Le texte lui-mcme est eonforme ä celui du Paris. 1261 et des autres mss. de g 
cette famille. » 

<S" Paris. I.'j'SI), du xvi'' siecle. C'est un ms. de 3i)4 fol., de contenu |i 
divers. Aux fol. 258-285, on trouve les deux homelios de Marc d'Ephese sur 
le purgatoire, avec le titre suivant : t&O jv-ax-xpiuTaTou x.ijpoü Map/tou 'Eipeirou toü 
Eüysviy.o'j, ^i^oLay.xXiix. ävxTpe-ovra tx; — £pi xoCi x.aOa.pTYipiO'j irupoi; hs.ay-riki'x ^ tojv 
Aartvwv /.al ETs'pwv !^r,Tvi;AXT(ov. Les fol. 250 v" ä 257 sont laisses en blanc; de 
meme les fol. 286-289 qui suivent le second traite : on ne saurait dire ce que 
le scribc se proposait d'y transcrire. En marge quelques notes indiquent les 
divisions du sujet ou les passages remarquables. 

9" Mctochiiin (In Saint-Srpiilcre ä Coastanlini>pk', ri" 3.~>, pag. 643-682". C'est 

1. Jean HiiranU, seigneur de Boistaille et de Bourre, fut conseiller au Parlament de 
Paris (1555), ambassadeur a ConstaiUinople (1.557), puis ä Venise (1501-1564). et enlin 
iiiailre des requetcs (1565). 11 mouriit cii se rcndant en Angleterre, oü il etait charge 
d'une nouvelle anijjassado, en 1572. La famille a laquollc il appartenait a pour chef 
acluellemenl i\l. le iMarquis de Vibrayc. 

Les manuscrits qu'il avait acquis ou fait copier ä scs frais a Constanlinople et a 
Vcnisc passerciil, au moins en partie, chez son cousin Philippe Hurault, fils du chan- 
celier de Cheverny cl eve(jue de Chartres, de 1598 ä 1021; c'est a celiii-ci que Louis Xlll 
les acheta avec le resle de sa collection, coniprenant environ 150 manuscrits grecs. — 
Le Sm-apeiiin, InloUigenz-Blatt, n" 22, .'50 noveinbre 1.S58, p. 170, Leipzig, 1858, in-S", 
a public une lisle des manuscrits grecs de Jean Hurault, sans nul doute redigee de son 
vivant : notre texte du manuscrit 1327 actuel de la Bibliotheque nationale est mentionne 
il la p. 18 sous l'article 154. Voyez le P. Anselme. Histoiie gencalogique de la inai.son 
de France, t. \ I, \). 518; L. Delisle, Le Cabinel des nianuscriis de la Bibliotheque |, 
imperiale, t. I, p. 213-214; et aussi, Memoires de /iiessire Philippe Ilarault, co/nle J 
de Chevernij, chancelier de France, dans la Nouvelle Collection des Memoires de 
Michaud et Poujoulal, tome X, Paris, 1838, in-8", p. 4ü4. Nous devons tous ces details 
a Tobligeance de iSI. L. Dorez, bibliothecaire principal au departement des manuscrits 
de la Bibliotheque nationale : on los chercherait vainement ailleurs ainsi reunis, il 
n'exiiäte pas de noticc biographitpie de Jean Hurault. — 2. Mentionnons ici, ä titre de 
simple renseignement, cerlains autr<;s manuscrits «pi'il ne lu'a jjas ete possible d'uti- 



[21] IXTRODUCTION. 21 

ä ce maiiuscrit, portanl autrefois le u" 344, que se referent les variantes 
signalees au Las des pages sous le sigle M; elles designent non le manus- 
crit lui-memc que je n'ai pu consulter, mais l'editiou, ou plutöt l'impres- 
sion faite ä Constantinople par .M. Ghrestos Papaioannou. Le manuscrit est 
du xvn= siecle, uuiis j'ai peine a croire qu'il faille le rendre responsable 
de toutes les bevues (jui deparent l'edition de Coustanfinople. Celles-ci 
doivent provenir, pour la plupart, des inadvertances de M. Papaioannou. 
Quoi qu'il en soit, ce manuscrit sera cite d'apres l'imprime paru, pour le 
premier discours, dans 'MrfiiM (Constantinople, 1880), pp. 5-6, 18-19, 34- 
35, 51; pour le second discours, dans 'Alrfisia. encore, pp. 67-68, 106, 120- 
121, 135-137, 151-153, 201-202. 217-218, 269-270; enfin, pour le troisieme 
discours, dans 'AV/i'Oeta, p. 270-271, et dans 'EAy.lr,cixaziKh ' Al-rfinoL, tora. 1 
(1881), p. 158-162. La seule bibiiotheque du Metochion contient plusieurs 
autres copies des memes discours, mais il m'est inipossible, ainsi que je le 
rappelais tout ä Theure, d'utiliser actuellemeut mes anciennes notes et de 
fournir de plus amples precisions. 



11 Importe, avant de fmir, de mettre le lecteur en garde contre une 
meprise dont j'ai ele victime, sur la foi des eloges decernes, dans la Gesclnchta 
der byzantinischen Littemtur, par le D' A. Ehrliard, ä un pretendu recueil 
des discussions conciliaires de Ferrare forme par Theodore Gaza (j- 1475) 
et conserve dans le cod. Paris. 1287. On trouve bien, il est vrai, dans ce 
manuscrit, fol. 85-132% certains documents sur le Purgatoire precedes de ce 
double titre, fol. 85 : -|- riepl toO x.a9apT-/ip'ou tc-jgo^ asTi Ozvätov. — -!- ÄTroAoyiy. 
Fpaaciv TTOQ!; Aax'Vyj;, vi (t>£papp{a, T/sSiairOsi'ua '^tco öso^wpou tc/j Fai^r,. Mais ces 
documents ne sont qu'un mauvais pastiche des trois discours de Marc, qu'ils 
ne resument nullement, comme on pourrait s'y attendre, mais qu'ils tron- 
quent de la plus deplorable fagon, au point d'en rendre souvent la lecture 
inintelligible. A tenir compte de ce manuscrit, c'est une nouvelle edition de 
nos trois discours qu'il eüt fallu donner, sans aucun profit pour le lecteur. 
Aussi ai-je du me resoudre ä laisser ce recueil de cöte. 11 est fort possible 
que Theodore Gaza ait entrepris une «uvre de ce genre; mais quiconqui' 
prendra la peine de lire le Paris. 1287 se refusera äy reconnaitre la main du 
celebre humaniste. Sans etre encore en mesure de le prouver, je soupgonne 

liser. 1" Vatic. Palat. 'lO'ö, saec. xvi. fol. 1-67. contenant les trois discours de Marc dans 
le meme ordre que ceux de la seconde classe; 2° Vindob. philos. 22'i [Nessel), fol. 18-54, 
le premier discours, et fol. 54-63, le troisieme; '6" Esphigmenou 95 (Athous 2108), n" 6, 
con(enant les trois momcs discours; 4" Iviron 3nö* (Athous 4508), saec. xvi, fol. 708-720, 
contenant egalenient les trois homelies publiees ci-apres; 5" Neapolit. Borbon. 40 (II. 
B 6), les trois memes homelies prononcees ä Ferrare; 6" Ambrosian. 764 (Z 192, sup.), 
fol. 1-37, les trois discours; 7° Ambrosian. 896 (C 256, inf.), fol. 193-218, item. 



22 INTRODUCTION. [22] 

tlans ce travail informe un faux du copiste Darmarios, qui n'en serait pas 
ä son prcmier cxploil. J'aurai crailleurs Foccasion de revenir, dans iin 
prochain fascicule, sur cc meine manuscrit, t\ propos d'une autre scrie de 
(locumcnts dont la conipilation y est egalement attribnee ä Theodore Gaza. 
Le lecteiir trouvera, en regard du texte, une traduction latinc aussi exacte 
nuc possibic. .le n'ai pas eraint, pour le second morceau, de retoucher, 
quand la chosc m'a semblc utile, la traduction de Vulcanius dans le recueil 
de Saumaise, d'apres latpiclle ce traitc ctait generalement citc. Sur plus 
d'un point, nion intcrpretatiou diirere de la sienne, et s'il y a erreur de 
ma part, il ne scra quo juste de m'en teuir rigueur; je n'ai rien neglige, 
il est vrai, poiir bicn saisir Ics nuances de scns parl'ois trcs subtiles tant 
des discours (juc de la Rcsponsio, mais il est si facile, en pareillc matiere, 
de se laisser surprendre! .Malgre leurs inevitables imperfections, ces quel- 
ques pages seront sans doute bien accueillies des tlieologieus et des con- 
trover.sistes, ä qui elles permettront de mieux comprendre la pensee des 
dissidents toucliant le Purgatoire, et d'y apporter, le cas echeant, les 
reponses adequatcs. 

11 Icur sera d'aulant plus aise desorniais de mener ä ])ien cette ceuvre 
mcritoire, que la (jueslion se trouve tres neUement posee dans nos documents 
et discutöe, de i)art el d'aulre, avec une egale richesse de textes et d'ar- 
guments. 

Le dogme catholique est exposc, sous le n" I, avec une concision toute 
lheol()gi([ue. Entre les elus du ciel, y est-il dit, et les damnes de l'enfer, il 
existe une categorie intermediaire de iideles defunts : ce sont ceux que la i 
niort a surpris avant qu'ils aient pu acquitter tolalement leurs dettes envers 
la juslicc divinc, d ipii, par suite, doivent subir au sortir de cette vie une 
cxpiation plus ou moins rüde el pi'olongee, suivant la gravite et le nombre 
des peclies commis el non eucore entieremcnt eü'acös cpiant ä la peine teni- 
porellc, peine ([uc peuvcnL d'ailleurs allögcr ou l'aire disparaitre le saint 
sacrifice de la niessc, les prieres et les aulrcs bonnes teuvrcs des vivanis. 
Getto epreuve purificalrice commence, pour cliaque Arne, immcdiatement 
apres la muri; jKiur Inuhs indistinctenuMit, eile sc Irouvera achevee au jour 
du jngciiiiul llnal qui nc laissera subsister que dcux etats opposes, tous deux 
ötcrncls et imnuiablcs, Ic ciel et renfcr. A ra|)pui de cette doctrinc, le 
docuincnt cn (picslinn eile (]uelqucs textes de rKcrilun- cl des Peres el lermine 
l^ir Uli .ugiiMiciil de raison lire des cxigences de la justice divine. Gomposc 
rn laliii ri inscie avi'c de graves omissions par Andre de Santa-Croce dans 
1 un d<' sus rntieliiMis sur le concile de Florencc, cc monument parait ici 
dans son integril(5, accompagnc' de la traduction grecqm' failr au moiiicnt 
niiMue des conförenccs de Fcrrare. Comine ic texte latin doil rirr Iimui pour le 

fl 



[23] LNTRÜDUCTION. 23 

scul ofliciel, on a cm devoir marqucr ce caractere en rimprirnant au haut 
de la pa£?e, par une infracliou vdulue ä runiformite typographique observce 
dans le resle du volume. 

A cet expose des Latins, las Grecs ne tarderent pas ä repliquor, et nos 
documents II et III representent precisement leur double riposle, Tune 
privee, emanant de Marc d'Epliese; l'autre oflicielle, redigee en commun par 
ce meiue Marc d'Ephese et par Bessarion de Nicee. Comme ce point d'histoire 
a ete pleiuement clucide plus haut, ii est inutile d'y revenir ici. La replique 
grecque, fürt liabile, est purement negative : eile se borne ä refuter les 
aro-uments des Latins et u'expose la croyance de l'Eglise Orientale qu'indi- 
rectement et par voie de consequence. Apres un exorde conciliant, eile 
essaie de demontrcr Timpossibilite d un lieu distinct, intermediaire entre le 
ciel et l'enfer; le feu du purgatoire, affirme-t-elle, ne repose sur aucun 
fondement scripturaire ou patristique, et les textes produits en sa faveur 
portent tous ä faux. Elle formule, pour iinir, une serie d'arguments contre la 
these catholique. 

On trouvera, sous le n" lY, la reponse des Latins ä ce memoire des Grecs, 
uon pas, helas! dans son texte original non eucore retrouve, mais dans la 
traduction grecque contemporaine du coucile : precieux monunient, reste 
jusqu'ici totalement inconnu, et (jui meritait bien d'etre tire de I'oubli. Sans 
se departir de cette serenite que donne la pleine possession de la verite, 
les delegues latins, avant de repondre en detail au memoire grec, soUicitent 
d'abord quelques eclaircissements sur certains points de doctrine quo leurs 
adversaires ont laisses dans une ombre trop discrete. Le sort rcspectif des 
elus et des damnes se trouve-t-il irrevocablomeut fixe des la sortie de cette 
vie, ou ne le sera-t-il qu apres le jugement dernier? Et quant ä ces ämes qui 
ne sont ni absolument pures ni mortellement coupables, ont-elles ä subir 
apres la mort quelque chätiment, et Icquel? Puis, leur epreuve achevee, 
doivent-elles attendre, pour etre admises parmi les elus, le jugement dernier? 
Une fois ces questions posecs, les Latins abordent la Solution des dillicultes 
soulevees par les Grecs contre la doctrine du purgatoire. Ils ecartent d'abord, 
comme absolument injustifiee, l'accusation d'origenismc lancec contre ceth- 
croyance par le document n" III; ils monti'cnt derecheF les nombreuses auto- 
rites dont ils peuvent se reclamer, et le peu de valeur des criti(iues elevees 
contre ces textes. Quant aux arguments d(! raison formales contre le dogme 
catholique ä la lin\lu n" III, ils sont Tun apres l'autre leduits ä ncant par 
la logique de nos delegues. 

C'est ä Marc d'Ephese qu'rchut le maudat de repliquer aux Laliiis. II le 
fit par un long memoire ([U(> l'oii tiouvera plus loin sous le n" V. Le dcbut 
ofTre un grand interet, car l'arclieveque d'Ephese y expose assez Innguemenl 
l'etrange theorie grecque sur l'etat des ämes apres la mort : toutes, comme 



■>', 



LN'TRODUCTION. [24] 



los demons eux-meracs, restent daiis l'attcnte, leur sort definitif ne devant 
ölrc fixe qu'au jour du jugemeut dcniier. Dans la seconde partie de son 
discours, Marc no fait que reiiouvclcr sous ime autre forme los objections 
dejä formulces precedemmeiit contre les textes cites par les Latins en faveiir 
de leur doctrine. 

En quels termes cos dernicrs repondirent-ils ä l'orateur grec, je ne saurais 
le dire exactemont, n'ayant pas oncore cu la bonne fnrtuup de mettrc la main 
sur Ic texte de cette reponse. Elle se bornait saus doutc ä des demandcs 
d'cclaircissements sur quatorze points auxquels l'archeveque d'Ephesc avait 
touclic saus les elucider. On trouvera, sous le n" VI, la reponse de Marc ä 
CCS diverses questions. Ce document, moins eteudu que les precedents, ne 
manquera pas d'etre bien accueilli ä cause des nombreuses precisions qu'il 
apporte sur la croyance des Orientaux touchant les uns dcrnieres. En quoi 
consiste, avaient dcmande les Latins, le bonheur actuel des elus, puisqu'ils 
doivent attendre, pour voir leur sort fixe, le jour du jugement? Que faut-il 
entendre par ce ciel qui leur est assigne comme sejour? par la vision de 
Dieu dout ils jouissent ä demi? par l'eclat de la divinite qui les eiiveloppe de 
son rayonnement? par le regne de Dieu et les biens qui constituent la bea- 
titude? Et commenl les elus sont-ils heureux avant d'entrer en possession de 
ces biens? Quel est, d'autre part, l'etat actuel des damnes? soufTrent-ils, et 
quelles peines ont-ils ä endurer? Et quant aux Arnes tenant le inilieu entre les 
damnes et les elus, (juc signifio cette incertitude de l'avenir et ce remords 
de la conscience et ces craiutes qui les tourmentent ? Quelle est la nature 
et la gravite des fautes qui peseul sur elles? Comraent les priores, que Ion 
dit profitables ä tous les trepasses iudistinctement, peuvent-elles etre utiles 
aux damnes? Enüu, avant de donner l'absolutiou aux penitents, leur impose- 
t-on des oeuvres de satisfaction, et dans quel bu(? A toutes ces questions, 
l'archeveque d'Epliese repond ca peu de mots, et tel est Tinteret dogmatique 
de ces deruiercs pages que l'on poul saus hesiter leur appliqucr le mot par 
Icquel uu erilique du xvii" siecle a caracterise rensciuble des discours de Marc 
publies ici : Opus elryans, nee contonncixliim '. 

1. K. RenaiiJot, Gennadii palriarckae Consta ntinopolilani homiliae de sacramenlo 
Eiicitaristiae (l'arisiis, 1709!, p. 87. Rcnaiidol attribue laussement ces discours ä Gen- 
nadius, mais son jufrcmcnt ici porle. non sur l'auteur, mais sur l'oeuvre elle-meme. 

Athenes, en loclave de Sainl-Josepli, ce mois de mars 191S. 

Louis Petit, 

Aiiliovequc. 



10 



DEPUTATORUM LATINORUM CEDULA DE PURGAT0R10\ ' 

j 
Latinorum ad Graecos capita circa puucatorium ignem, in scriptis •; 

data horum depütatis. '. 

<Convenientihus nobis vobisque et ab üccidentali et ab Orientali Eccle- ; 

sia deputatis in hoc beati Francisci sacrario, ac disputare incipientibus de 
modo restituendi sanctam Latinorum Graecorumque imionem, nee non de j 

ratione habcnda in discutiendis utriusque Ecclesiae controversiis, petiistis j 

nt huiusmodi inquisitio a purgatorio igne initium caperet.V Ouoniam vero . 

circa capitis liuius veritateni Romanae Ecclesiae fidem exprimi postulastis, 
in bis scriptis breviter rospondemus, quod si vere paenitentes in caritatc 
decesserint antequam dignis paenitentiae fructibus de commissis satisfecennt 
et omissis, eorum aniraae poenis purgatoriis post mortem purgantur, et ad 
poenas huiusmodi relevandas prosunt eis fidelium vivorum sufTragia,missarum 

a) Gravissiiiii liuius luonumeiili lextum graecum exhibeo ad codicem Aniljrosianum (= A) 653 (P 261 
sup.) saec. XV, fol. 44-'i7, iinaginc pliologi'aphica in meos usus expressum. Laune legcbatur, mullis 
tarnen omissionibus deturpatuin, in coUalione XXII Andreae a Sancta-Gruce apud Horatium lustinia- 
num, Acta sacri opcumenici concilii l'hrcntini, Romae, 1638, p. 285-288 (= ed.). Paragraphos et nu- 
merus Ipse addidi lecloris commodo coiisuU.urus ad fidem cudicis graeci. Quae in latino deerant, 
inier uncinos < > inclusi, si pauea eacjuc parvi niomenti excipias, ([uae utiuinque tcxlum eonfercnli 
primo oblutu i)er se patebunt. 



* KEOÄAAI.A' AATIMIN llPül IPAlKüVl IIKPI TOV llEPKATOl'IÜV nVPOI, Anibros. 

AoeEiMA ErrPA«i«ni: ni'üi Tori iiap' avtiin Eii tovto npoKPi0t;NTA:i. ,,-\',, 

'kyy.TA'.y.r,i 'Ey.xl-nnixi; £v tw^e <T(d>TO'j p.a-/.apiou fi>^OLfyi'7y,our;y.im<fu'X(x.y.ko --tal itepi to-j 
5 TCüi; y.v7.)caivtcrÖ5i-/i •/] äy-x xöjv Aa.xivwv -^al twv 'ElV/jvwv evuci? xat ww; oet e^eTxcat t«? 

T/,; i/MTipoL; 'Ex./.KTi'j'.y.i Ä'.a(pop7.? äf/_0[y.£vc')v ^ly.Xc'ye^Qzi, •},T-/]G'XXi- i'va a.ÜT-fl r, ic,iTv.<j'.; 

ä-6 TQÜ /.a9apT-/ip!0u mipö; Xa'g-/) äpy;/(v. 'E~eiS-^ Sl r'r.y rr,; 'Puij-y.':/.-?;? 'EK/tXri'Jia; 

uspl TO'j -/.E'py-T^aiO'j -r-j'JTOu it'ittiv 0;mv' (pzvepoöcOai £i^-flT-flO(XTS, Äiz ypa[A[/.ZTCov toütojv 

fipa/ä'w? aTToy-pivouixeöa outwc, oti, exv oi äXr.Ow; [AeTavoouvT;; Tvplv r,* to5 Uavw; 
10 7toir,cxi TTSpl Tüjv -/;[;.apTr,[ji.e'vwv ri Yi[j(.£l7i[/.e'vojv Toi? ä^ioi? tyj; (A£txvoi'«i; y.acTCOi? £v 

äyaxr, aTCOoiüuwi'.v, aÜTÖJv al '\iuya\ -vxii; )cx6apTi)ta.r? Ttjj.toptai; kxaOaipov-rai (/.£Ta 

TOV fiavxTov ■:TprJ; §£ t6 ä-0K0'j(pi'7ai a'jTa; twv toio-J-iov tco'.viov, w'peXo'Jiiv ai xtuv 

I. -/.efd/aiov A. — 2. iiii'jatE A. — 3. r,|nv A. — 'i. Ttpiv/j A. 



2ü DOCLMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLOREiNCE. [26] 

scilicct sacrificia, oratioiies, eleemosyiiae, et alia pietatis ofllcia; illorum 
autem animae, quae post sacrum bapfisma susceptum, nullam omnino peccali 
inaculam incurrerunt, illae otiam quae post contractam peccati maculam, 
vel in suis niaiientes corporibus, vel eisdem exutac, prout superius dictum 
est, sunt purgatae, in caelum raox recipiuntur; illorum autem animae, qui s 
in mortali actuali peccato, vel cum solo originali decedunt, mox in infernum 
dcscendunt, pocnis tamen disparibus puniendae; et nihilominus in die 
iudicii omnes homiucs ante tribunal Christi cum suis corporibus comparebuul 
reddituri de factis propriis rationem. 

Dicentibus autem vobis hoc non esse dogma Orientalis Ecclesiae, et 
audire cupientibus quibus auctoritatibus sacrae Scripturae ac sanctorum 
Patrum, quavc ratione hoc esset fundatum : nos Deputati iuxta doctrinam 
beati Petri parati" redderc rationem omni petenti de ea, quae in nobis est 
fide, vestrae postulationi, quae principaliter de Purgatorio esse videtur, 
liac satisfactionis responsione pro nunc satisfaciendum duxiraus; si autem de 15 
reliquis per nos modo dictis rationem poposceritis, illis etiam, Spiritu sancto 
nos instruente, cum caritate fratcrna satisfacere curabimus. 



m I I 

1 



10 



I 1 



a) Cf. I Petr. iji, 15. 



T-fl? E'JceSeia; saya- exeivwv ?i= «i ti^uyxi, ai' [xaTot tÖ ßarxi'rr/.a o-jfhvi oltac ~r.i ä.ij.ct.f-:iy.i | j 
u.üJaw WEOteirsTOv, y.i tö iastz to e^elxucaT^ai. ' Tvi; ».[AasTia? Tr,v •/.■r,\~.h'x , eirs ev toi;, ; | 
iSioii (xevoucai «rwu.xciv, dzi a'jTcöv £-/.6u6si53ti, to; zvco eipr,/.ajAev, dxaOxpi'rOYicav, | j 
£;y.i(|(VYic isTtzi^ovTai si; tov oüpa.vo'v ai 8= iuyrl rwv vi T?i Oxvx'jiaw rr, hix ivpa^sio; 5| ] 
ä|j.apTia 71 [y.eTX |J.o'vvi; vr,: TCpoyoviXYJ; äjxasTia; ixoS'.cü^avTwv ■!:'x.ox-/fr,[j.% si; 70v I I 
aSviv jcaTaSaivouT:, rotvai; [/.svtoi ävwoi; Ttu.(opv)f)Yico;/.£va'." xal oOösv r.TXOv iv t"?, r^-Efa 
TT); xpic£cu; irävTe; ävOpwTto'. evxvtiov to'j fi-/)v.aTQ; toO XfH7ToO [y.£T« t(Öv otxjiwv cwaartov 
TtapaiTTVjcovTX'., äiTOi^(ocovT£;* tov T.iTZiy.y x<j\ VJyov. 

AfiyovTWv ^£ Ü7.(ov, (ö; oöx, £/ci TO'.a'jTTjv 5ö^«v y, AvxTo'X'.x,Yi 'E/./.Vo(jia, -/.xi £tc;%- 1 
p/yjvTwv i/.o'J£iv roi'oi; T-/i; T£^ äyiac Tpa^y;; ;tal twv iyicov HaTEpwv p-/iToT;, -oico t£ AÖyco 
toOto OEiJiEl'.tüÖeiV, ', riU-Er; 01 SixT£Tayjji.£voi, i'TOij/.oi'' Övte; xxtj: tt.v hiöy.yr,'^ toO äyiou 

lIsTpOU TTXVTl aiToOvTl TVEpl TT,; £V r,U.lV -i^TTEW; äTTOiioOvai >.6yOV, TYJ iJflSTSpa «,tTVl(J£t, . 

Tr, äpyi/.d); Tvep; toO x.aO«pTyip;ou Trupo; £tV7.i (^o/.O'J'jy, , t7,Se t-« i7Toxp'!c£i. txvOv ly.xvw; 
TTOiYisxi -/pTiv •Äyvio«jjL£Ox" £1 Äe y.a; TCöpi twv ao'.-üv tcöv £v t(7> TiapdvTi eipvi[x.£vwv 5i' r,u.töv 1 
),öyov otif/icETc, xzv TOuTto 'Jaiv "' , TO'J iy;ou Hvew-äto; ripLiv e'X'Xzu.tcovto;', y.ETa 
TToocTDcoocvi; äyot'TT'r; '.xxvü; Tto'.r.cat rioi — Xciutou TCoiylcou.iv. 

1. £yt)xr,sao9«i A. - J. a«ooÖ50vTn A. — 3. Ttioi; toi; xt A. — 4. 6t|jLE>,i(i)9o!v] A. — 5. eTi[ioi. — 6. r|[iiv 
A. — 7. e>iuL7-.ovio; A. tj ! 

.1* I 



[27] I. — DEPUTATORUM LATINORÜM CEDULA DE PURGATORIO. 27 

I. <Quod habeatur praefinitus quidam locus, ut modo dixiiuus, ignisque 
purgatorius in futuro saeculo>, declaratur primo ex veteri Testamento in 
libro Machaliaeorum ubi dicitur" : Sctncta et saluhris est coijitatio pro 
defiinctis exomre, ut a peccatis solvantur. Sed pro delunctis, qui sunt in 

5 paradiso, non opus est orare, qiiia nuUo indigent; nee pro illis, qui sunt 

in inferno, quia a peccatis solvi aut purgari non possunt. Sunt igitur 

aliqui, qui post hanc vitam mundanam a peccatis solvi auf purgari possunt. 

II. Declaratur per id, quod in novo Testamento Salvator inquit, Matthaei 

XII'' : Si fjiiis blasphemareril in Spiritiim sanrfum, non remittetnr ei nee in hoc 

10 saeculo, nequc in futuro. 'In qua sententia datur intelligi, quasdam culpas 
in hoc saeculo, quasdam in futuro posse relaxari>. 

III. Et per apostolum Paulum in prima epistola ad Corintbios cap. III, 
idii tractat de aedificante supra fundamentum, quod est Christus, aurum et 
argentum, lapides pretiosos, lignum, foenum, stipulam; et tunc subdit' : 

15 Dies enim Ihniini declarnbit. riuia in irjne revelabitur, et uniuseuiusqite opus, 
quäle fucrit, iynis probabil. Si cuius opus manserit quod superaedificavit, 
mercedem accipiet; si cuius opus arserit, detrinientum patietur; ipse autem 

a] II Mach, xii, 16. — b) Mat. xii, 32; Marc, in, 211; Luc. xu, 10. — c) I Cor. in, 13-15. 



a". T& ij.'vi E'.vxi ifflwpKJiAc'vov ' T'.va t^ttov y.al /.«Oäpcov tz'js, w; e'pOri[A£v fiTiov- 
T£;, £v TO) [Ac'X/.ovTt aiöjvt, sy.(paiv£Tai TcpÜTOv u.lv * «TCO TTJ; ^eüTs'pa; twv My.jc/.abaiwv " 
ßs€),0'j, tS " y,ify.\yMo, otcou \i-^iT(xi' "Ayio^ ovv xal acorTjQUÜäTjg tan loyiof-iog rd vTiio zwv 
dnoHavovxMv ävacüntjoui, Smog av röiv u^iunTtwv uTiuXvHwaii'. Ttcso [J.i-^ O'jv twv ev tu 
5 Tvapa-^eiTto o'vTdiv s'jyecOxi oO yor,, OTt oü ^(^ps'.av iyo'jai't oüosvrj;, o'jts it-'-o 7cö-> ev tw a.or,, 
ETCsi oü S'JvzvTai ToJv -/.■j.y.o-'.ü}-! r, aTCoXiieijOai y| sx/ca9aipsijf)xi. E'lilv z;a Tivj; (y.äTa tov 
-rTiüs. ßiov ojTCCo /.'jOjvtei; töjv äy.asT'.wv, ovTtv-; ä-Q>.uecÖai T£ jcai E/CJCscOaipscOa; ^ öGvavTai. 

ß". Ae-JTSpOV ^S TOUTO (pavspOÜTai ^li TOCi 0-6p SV Tf, Vc'z Al7.0-/l'/,-|f| clTCSV ö S(i)T-/ip 

ev Töj /.XTce MaT^aTov, x.ecpx'Xaitp i.€'''" El' n; «;i); y.aru roij uyiov nvsvfiuTog, ovx 

In uiftBijoizui uvTi~) uv6i iv T(ö vdv uiiün ov6t tv TW iiiXXovzi. Ev TTioe bs ty; yvw[Avi 

vo£l(jf)xi j'vi, o.tT'.s^u.a.TK Tiva civai £v tw aiüvi to'jtw, tivz os äv tw aeV/.ov-i ».(piäaOy.!.. 

*,'"• TiiTOv d^e Ä'.i ToO ztc'j'TtöVju Fla'JVji), äv r?i TCpuT'/) TCpo; KopivOiou? eTCtijToXfi, 

zsipaXaiw v") ^v r, tJtx>.eYoa£voc -spl tou oi-/Cij^oi/.0'jvTO? srrl toC Hvja'Kwij, 6g iczvi 

Xp',i-:d<;, yj^'jGwi, äpyvpiov, Tifj.iou; lihvjg, cOlov, yoprov, y.xky.u.ry, xal Ti Xoixz, 

15 eitayei' Ä«( j'ao >; jjut'pa toü Kvoiov rfuviQwasi, Sri iv nvgi unoxuXvifiBrjasrut, xul exuarov 

<ro> f'p/or oroc iyivtxo, Soy.iuüati to ;iiJj). £1.' nvp; ^^'^ sQyov Siufiivm, onso inioy.od6!.t^as, 

/(wOoi' A/j'v-'tr«'' ti Tivog ro toyov y.uvÖrjj^Tj/^UüOijasTar uviog 6t acoH^asrid, ovtiu yt ii/ji', wg äiu 

1. ijopioiiivov A. — 2. yixy.xoi'Mi A. — 3. sy.y.aeipEoQn A. — 4. x;?»),»;'« y« -A.. In le.xlu latino habe- 
balnr Marci III : rede quidem, quoad sensuni ; tarnen ipsa verba adducta apiid Marcum non leguntur. 



f. VC 



28 DüCUMEiMS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. [28] 

salvus erit, sie laincii quasi per i(/nrm. Haec verba de igne purgante in 
futuro saeculo intelligi, se ipsa deolarant; nam verbum illud salcas erit, sie 
tarnen quasi per ifjnem, de damnaiis intelligi non potest, quia salvi non 
erunt, sed in aeternum peribunt ; neque de illis intelligitur, qui sine 
peccato decedunt, quia de Ins proxime dixerat : Si cuius opus inansent; s 
qui autem sine peccato moriuntur, niiiil est, propter quod eos igne purgari 
oportcat. Restat, ut de aliis purgandis in alia vita, qui tarnen salvabuntur, 
inteiligatur. 

IV. Declaratur etiam consuetudine universalis Ecclesiae tarn Latinac 
quam Graecae, quac pro defunctis orat, et orare scmper consuevit; cuius lo 
oratio profecto inutilis est, si purgatorium post mortem non ponatur; frustra 
enim oraret pro bis, qui iam sunt in gloria caelesti, vel in inferno. 

V. Auctoritate" sanctae Romanae Ecclesiae, doctae et instructae a l)eatis 
apostolis Petro et Paulo, et ab aliis sanctis pontifieibus, qui innumeris 
l'ulserunt miraculis, quosque tam Graeci quam Latini ut sanctos venerantur ; |; 
ipsa enim sie semper tenuit, sie semper praedicavit, etiam tempore unionis, et 
continue ante praesens exortum dissidium. 

VI. Declaratur huius fidei nostrae veritas auctoritate sanctorum Patrum 
Graccoruni et Latinorum, et praesertim illorum, (juos tam Latini quam 

a) Scilicet dcctaniliir aiuiorildtc. 



nioög. To'jTcov twv pviazTwv ivepl toO [Ae).>^ovTOi; xiwvo; y.7.\ to'j irupi; ix-stvou >^YO[/.£vtüv 
(pxveocö;, w; äuxisiv sotiv e; ocütcüv, t6 pr,[/.a £x,£rvo to autirjatTai, ovTwai yi tijjt', lög ötd 
7H(H)Q, Toi; x.aTax.piTOi? äpy.ö'CecÖai, oüy_ oidv te sctiv, oTt oü r;w6Y,G0VTXt, ä'X}.' aiotw? 
äTvolouvTai" O'JTJ TTspi TÖJv äTToßtoüvTtov (i'vEi; i[/,apTi«; vo£iTai, OTt p.Dcpw e'fjL-pocöev Trepl 
TOJTwv £'.p-/iz.cV 'Eut' Tirug <^T()^SQYOv 6ia/.äpij xai Ta/onrz, otTive; ave'j i(;.apTia? öv/ia/.ovTs? 5 
o'J^evö; yzp'.v ^ik TCupö; /.Tio-x-aOatpeTOai icps'VjU'ji. Xüt^itt.'. o'jv toOto voelcOat y^pviva', Trepi 
ä^Awv T(ov ä'^£iA'jvT(ov jv T(T) jj,c'X).ovTi [j{<o (jCiiCesÖai. 

^"'. TsTapTOv Se '|)av£poOTX'. toOto t?, O'jvrfiv.a ty,; xaÖoAiy.r,; 'Ex/,).7iijia; Tvic t£ 
T-axivL»-?,; xa.1 Tr,; £'X>>'/ivixvic, vi't'; üirep twv ts^vsojtwv £ijy£Tat xxi irxvTOTe EiwÖi^^ 
vr/ioHa.:- a.{txr,; yip •« irpooeo/^-/) äM(o(p£>.-/;; Stxppvf^yiv el'vi av, d tÖ xaOapWpiov jAexi xiv 10 
Oävaxov o'j [J.v; zihfi' /.al vap cix.-?; -/.al jjLa-rr.v eö^kit" av ÜTvip tüv vi^-/) £v rr, 5d;ri v) £v t(o j 
ä'f^^, 6'vTwv. j 

£ '. nc'y.TTTov f^c', Tö) y.'jfi: Tvi? äyia; 'PwjAaiii-fl; 'E/i/Aviuia; v?,; ^iSayöeiuv)? t£ x.al 
TU7vwO£''jYi; ü-o TÖjv [j.a;ty.piwv äTTOüTo'Xwv Ilirpo'j xa; Oa'J'XoL» -/.xl twv a),'Xtov öirtiüv i 
äpytep£(i)v Töiv Kvap'.0[A-/iTO'.? Hy.ujjMai ^tairp£i(/zvTcov, o'li; -/.al oi "FA^/ivs; -/.ou oi Aar^vot oix 15- 
f. 'iTi. ayiou; ' rii^^yncav aSTV) yap outw 5ta Tuavrd; y.ExpzTri'AEv, oütw; oceI ExripuCEV, y.xl otö 

•/ivwTO r, EicxTEpa 'Ex./.>.yi(;ta /.xl -repö toO (p'JEiOa'. txutv)V' t/jv vöv Sizctkoiv. I 

r"'. "ExTov ö£ £atpxiv£T7.i raüxr; x/;; viy.ETc'pac u;i5X£(oc xocXtiOe; xr, xü9cvxtz xwv ; 
xyiuv llaxc'ptDV Fpx'.xwv ö'/iXx5-/i xa'; Aaxivwv, t^xtpExw; Se <Cxwv> xr, xoiv?/ t]/-/;'cpo) ! 



^29] I. — DRPUTATORUM LATINORUM CEDULA DR PURdATORIO. 29 

Graeci in universali coucilio reeeperunt, cuius verba sunt liaec" : ft Se- 
ft ((uiniur per omnia sanctos Patres et doctores Ecclesiae, Athanasium, 
« Ililarium, liasilium, Grognrium Theologum'', Gregorium Nyssenum, Am- 
« brosium, Augustinum, Theophilum, loannem Constantinopolitanuni, 

5 « Cvrillum, Loonem, Proclum", et suscipimus omnia, quae de recta fide et 
« condemnatione haereticorum exposuerunt ». Ex aliquibus ipsorum doctoruni 
et quibusdani aliis paiica quaedam, brevitatis causa, referemus. 

In primis beatus Augustinus in homilia de igne purgatorio exponens 
vorba illa Apostoli : Fuiul amen tum nemo aliud polest ponere, quam id, quod 

h< positum est, quod est Christus lesus, ita aif^ : « Multi sunt qui lectionem istam 
« male intelligentes falsa securitate se decipiunt, dum credunt, quod etsi 
« super fundamentum Christi crimina capitalia aedificant, peccata ipsa per 
« ignem transitorium possint purgari, et ipsi postea ad perpetuam gloriam 
<( pervenire. Intellectus iste, t'ratres carissimi, eorrigendus est, quia ipsi 

1.-) « se seducunt, qui sie sibi talia" blandiuntur. lUo enim transitorio igne, 

a) Habetur hie locus in actione tertia concilii Constantinopolilani quinti generalis, et in concillo 
Lateranensi sub Martino papa I, consultatione quinta = Mansi, t. IX, c- 201-202. — b) Oregurium 
Theologum oni. eil. — c) Proculum ed. — d) Augustin. Sermo 41 desanctis, sive de anima defunctonim. 
Integrum, sl paucas varietates excipias, recepit Gratianus in Decretuni. P. I, dist. XXV, c. 3, l 4. In 
editione Maurina reiicitur ut spurius in Appendice, Sermo 104 = P. L.. t. 39, c. 1946. — e) qui sie de 
talibus ed.; qui laliter sibi in textu vulgato Augustini; lectionem recepi loannis de Turrecremata. 
unius ex Deputatis. in suo Ap/joralu. 



hl pr[[AaTX liri TauTa' « 'E7üci'[j.£0a xaTcc — avTa toi? xyiot; ny.7oy.r;i x.a; 5i^a(;xz>.ot; 

« Tv;; 'Ey-xV/iGia; 'AGavaa-iw, 'Wa.f(u>, Bx/jikeio), Vfoyo^ko xSt 0£O>,oyü), rpvjyopiw 

« TÖ) N'JGC'/;?, AfiSpOGito, Aüyo'jcTivw, OetocpiXw, '[wavvvi -o) rvi^ RojvGTavTivou e— tTÄOTTW, 

5 « Rupi'^.'Xw, AeovTi, ripojc).«, /Ml i.'K(}Bty6[j.iHx ■jtzvt« xöt — epl r?,; op6'^; TviiTTea); >cz.l 

« Tvi; 7.y.Ta./.pir;tliiZ Töiv a'.OcT'.iCWV Ütt' a'jTWV E/CTsOc'vTOC ». AxO Ävi TtVtOV TWV TO'.OUTWV 

oioa'T/.iXiüV zai irro svi'&jv a'W.ojv ö^iy« Tivä ßpayu'Xoyix; yzpiv svTauÖo, 6-/f(70[/.£v. 

Kai TCpwTOv (/.ev ä-ö tou ayioii A'jyouGTivou ip^oasÖa. OOto? ev tyj öij.i'Xia Tvi — spl 
TO'j -/.aOapGio'j TTupo; s^viyo'jij.svo; t« pinfiara sxeiva toü ATCOCxoAotj tz Qs/niXioy äXkoi' 

10 oväsii; TtOii'ui ' dvi'UTut TiuQt%rov nBivioq, oq laiiv ' IrjOOvQ Xqiotoq, O'jTw; sfV)' (( ITolXoi 
« T'flv iripi.KO-'flv TotÜTTiV vMVMC, £TCxio><T£; sxuTO'j; i^z-uöei Tiv. äi7ipoc'X£''a £^a— arcöjt, 
(( 7:i(7T£U0VT£; OTi /.av -ra xecpaAiy.ä sy/.V/ijj.y.Ta errt tw QcL/.eauo toj XptcToo 0'!/.0'^o[a<I)'7i, 
« TXi; äp-xsTiac sy-eivo.? ^'jvy.'iOzt. 5ti Trsooxxi'poy xuoi; sx/.aOxioiaOat, iauxou? 0£ {i5T£pov 
« irpo? TT|V KtStov ^(oy-jV äoi^vErcrOy.'.. OOto; 6 voO;, äyaTT'/iTOi, SeIt«!. f^iopOcocsoj;' K'jtoI yip 

15 « £a'jTOÜ; l^aTvaTüJctv o; outwc dauToü? toT? toioutoi; xo)^ax£'jQVT£?. Kai yip t(o 



1. oiivatai TtÖEvat A, at addilis supra versuni lilteris [i et a munenmr lias voces fuisse praepostero 
ab anianuensi exaralas. 



30 DOCUMRNTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCR. [30] 

« de quo dicit Apustulus : Ipse (nitciii saJcus crit, sie labten quasi per iijnem, 
« non capitalia, sed minuta peccata purgantur ». 

Idem Augustinus in XXI lilj. de Cimlate Dei cap. 13' : « Temporarias 
« poenas alii in liac vita tantum, alii post mortem, alii et nunc et tunc, 
« verumtamcn ante iudicium illud severissimum novissimumque patiuntur. 5 
« <Xon autom omnes A'eniunt in sempiternas poenas, ([uae post illud 
(( iudicium sunt futurae, qui post mortem sustinent temporales. Nam quibus- 
ft dam, quod in isto non remittitur, remitti in futuro saeculo, id est, ne 
« futuri saeculi aeterno supplicio puniantur, iam supra diximus > ». 

Ef in 24 cap. inquit '' : « Non enim de quibusdam veraciter diceretur, 10 
« quod non eis remittetur neque in hoc saeculo. neque in futuro, nisi essent 
« quibus, ctsi non in isto, tarnen remittetur in futuro ». 

Idem Augustinus in libro de Cnra pro mortuis (jerenda" : « In Maclia- 
« baeorum libris legimus oblatum pro mortuis sacrilicium; sed etsi nus- 
« quam in Scripturis veteribus omnino legeretur, non parva est universae 15 
« Ecclesiae, quae in hac consuetudine claret auctoritas, ubi in precibus 
« sacerdolis*', quae Domino Deo ad eius altare funduntur, locum suum habet 
« commendatio mortuorum ». 

a) Apml Migne, /'. L., t. 'il, c. 72S. — Ij) in W cap. od.; of. P. L., l. cit., c) 738. — c. P. L., t. 'lO, 
c. 593. — (1) sucerdulum ftd. 



« oi'Td) ys j-oj)', lüasl 6tu Tivpög, ov /,s'pa>.r/.a, öü.\x c[./.i/.:i ijx.5cpTy)'t/.aTa icaÖaisETa! ». 

O a'jTo; ev —fl eI/.oct-^ T:p(oT7; ßiST^w nsgi rrj^ 77o'Aswc Toi; (dtov, /.eoalau.) i'^'" 
« Tz; irpoc/.aipo'j; Ttjjitopia; oi jj.£V sv tw^e to) [itw y.o'vov, oi 8l ij.^-ci -xvi by.-iy.-vü-i, 
« 0; Se y-al evOabe Jtixeios, 7:pü ye [jlyiv ty]; aücTripoTaTV); sjteivvi; x.ai icr/dztn x.oicew^ 5 
« 'J77oac'vou'j'.v. O'j T:avT£; hl (pÖavouc.v £i; txc aiwviou; TTO'.va? Ta; [j.£Ta tvjv TotavSs ' 
« xpiciv STOv.Eva; Ol y.nx tÖv OavxTov toc; xpoTy-O-ipou; ü-o;/.£vovt£;" £vio;; yap tö 
« ev T(ö v'jv attüvi oÜK äiptsasvov y.oUn(}a.\. £v tw p,£>.AovTt ß{w, iva y.-/) xr, xoC v.£A>.c.vto; 
« aiwvo; iiowo -/.'Adati TipoptüvTai, riSr, £■/ to^; ivw TrpoEiovfxaaev ». 

O aÜTo; VI T(ö •/.()" /.£(pa7vaLw xr,; a''j—?i; TTpayf^-xTete; £(p-/i' « ()ü yap -£;l Iviwv 10 
« iV/iOüi; av )iyoi, oti aÜTot; out' ev tu vuv out' ev tu ja6>v>.ovti ä(p{£Tai ai&ivt, siv jy./i 
(I wc'.v ol;, -/.iv [X-/1 ev xü^e, i).7.' oüv ev tw [/.s'W.ovti aliivi ä(fsfir,ana: ». 

'O aÜTo; £v T(ö rpo; liauMvov ;r£oi t/J? Krj6s!ag Xöyt;) /.i'ysr d 'Ev Tai; xciv May.- 
« •/.aßo.twv" ßiSloi; ive'yvtojAev T.foarriiyßoLi ütces tüjv aTCoOavövTojv t/|V (haixy- vXkx y.av 
a [AY/^ajA?, o"A(ü; ev -7, fla^-xia äve'yvuiAev, oü j^ix.p'jv scri -r.c /.xOoA'.x.v;; 'E/.)cV/icia; to 15] 
« -/.üpo; TO ev T?,Ö£ r7, (juv/)Oe;a e)c7.a'[Aij/av, o-ou ev Tai; ^v/.ci'yi toS Upe'w; Tai; tw SecTOTr, 
« XpiCTÖ) Trpo; TO ey.eivou Ou';i-/CT-fl'piov 7T:oc<p£potA£vai; tov röiov t6-ov eyet r, ToJv ' 
a ä.TroOavj'vTojv £Üy/f ». 

1. T'jiiJt .\. — :!. .Md/.aCoti'uv A. 



1 



) 



I 



s « 



pi I. _ DKPUTATORUM LATINORUM CEDUIA DE PURCxATORIO. 31 

Idem Augustinus in eoJoni libro'' : « Non sunt praetermittendae supplica- 
« tioues pro spiritibus mortuorum, quas faciendas pro omnibus in christiana 
« et catbolica societate defunctis, etiam tacitis nominibus eorum, sub 
« generali commemoratione suscepit Ecclesia; ut quibus ad ista desunt 
« parentes, aut filii, aut quicumque cognati vel amici, ab una bis exbi- 
« beantur pia matre communi. <Si autem deessent istae supplicationes, quae 
« fiunt recta fide ac pietate pro mortuis, puto quod nihil prodesset spiritibus 
« eorum quamlibet in locis sanctis exanima corpora ponerentur> ». 

Idem Augustinus in libro De Paenitentia dicit : < « Paenitentia" enim si in 

ii) « extremo vitae liiatu advenerit, sanat et liberat in ablutione baptismi : ita 
c( quod nee purgatorium sentiunt qui in ilne baptizantur; sed ipsi ditati 
« bonis sanctae matris Ecclesiae, recepturi sunt multiplex bonum in vera 
« beatiludine ». Et paulo inferius ait : « Multos solet serotina paenitentia 
« decipere. Sed quoniam Deus semper potens est, seniper potest etiam 

15 « in morte iuvare quibus plaeet. Cum itaque opus sit non hominis, sed Dei 
« i'ructifera paenitentia, inspirare eam potest quandocumque vult sua miseri- 
« cordia, et remunerare ex misericordia quos damnare potest ex iustitia. 
« Sed quoniam multa sunt quae impediunt et languentem retrahunt, peri- 

a) Loc. CiL, c. 59G. — b; De Pacnil., n. 33 = P. L., t. W, c.ll27. Exhibet Gralianiis Du PaenilenlUi 
dist. VII, circa finem. 



« TÖjv TsOvswTtov, a; ypviv-/' -oi-^Gat ÜTCsp tcxvtuv tÖjv hl ty, y'pi'TTiavtx"^ xoivwvta 
« y.oi'r/-,6r/Twv, itäxeivMv ciMuriöe'vxwv tcöv övoy.7.T(ov aÜTtov, ysvi/.Ti ■reapxcTaca •/) 
« 'E/.z.7>r,CLa si^aty-xo, ö'-co; oi; av xpo; to Taura TS^Xeiv oü/. ilnX yovü; v) Tsuva vi 

5 « cuyYSver; o'.oi^-4::oT£ r, cpt'TvOt, Otto y.ia; -/.oi^/r,; \i:r,XMC, to'jtoi; TrapziyoiTO. Et ö£ 
« iKTTep-flccoctv -/'' TOixij-rai i/.sciai ai öpOr, ittTTsi. ' V.-A hj<stSiiy. üizip tojv y.o'.jj.vi'JevTWv 
« vivojxsvai, olaxi ÖTt oOSsv cocpsVrl^ci tz T:v£'jyaTa a'jTüJv, -o'Oi: '.Epoi; töttoi; i-oTeOwT; 
« xa aJ/uy x cwjxxxa » . 

'O aüxo; £v Toi 7i£p( Msravoiug Ao'yu' « 'H yap [iexavota, xav sv xw xf/ei tvi; C<^r,; 

1" « -rr/M, taxa; [aev y.al pu£i £v x-7i xoO ßaixxt'Tf/.axo; äTCOTuWffsi , w; ;r/ix£ xoij 5ia9apT-/ipioi) 
« xwOxve^rÖai xo'j; äv xw x£>.£i ßa7:Tt'CQU,£vou:;, (Z>A' aüxoü; •n/.O'j-T.'ravxa; xccyaOz xr,? 
« iyiac ;r/ixpo; 'Ey-A-l-ricly.; i-olr'MnHy. ^DJ.h^ x6 r.oXka.izl-y.ci.rj'^ äyaOov £-; xr, aV/iOfi 
« [j.ay.apiox-/ixi ». Kai [^.ix.pw licxEpov £<p-/i- « Ilonov; e'üoOev -/i xr,; jAExa.vota? ivaoo>./i 
« e^araxäv yXV 6xi 6 0£Ö; äel Suväxo; S5xiv, xeI /.äv" xio Oxvaxw ßo-flO-/iuai icyvEi 

15 c, ot; av ßo'j>.£xai. 'EtceiS-a O'jv k'pyov kxiv ok avffptoTUO'j, äUJc ©£05 -fl -/.apTO^öpo; 
« [j.£x^.vnia, E;7.TCV£'j(7at aijx->,v 5'jva,xai, öcrzx.t? ßou>£xat xp aüxoij "e"X£0?, x.at xii-ahicUxi. 
« iTTÖ xoO £7,£rju; ou; am zr,; f^DcaiOG'Jvii; X7.xa-,tpiv£'.v b;(_u£t. 'MV ö'xt txo)^>.z ecxi 

1. ■KioTi) A. — "J. xäv A. — 3. TtOAa A. 



32 DüCUMRNTS IIELATITS AU CONCILF. DK I LOHKNCE. [32] 

« culosissiiiiniii cal et iiilciiliii viciuuiii, ad luorlein piolralicre paoiiitcntiae 
« rometliuiii. Sed etiamsi coiiversiis vita vival, et iiou luoriatur; noii tami'u 
« proniilliiiius (juoil ovadat omiicm pociiam : iiam prius purgandus est igiic 
« purgaliiiio ille, (|iii in iiliud sacciiluni disliilil Iriiiliini runvorsioiiis; liic 
« aulem ignis etsi aotornus non sil. iniid taim'u modo est gravis : <[exccllit 5 
(I eiiiin oinnem pocnam quam untpiam passiis est aliquis in hac vila> ». 

Idfiii Auguslinus in (piodani sermone de morluis qiii incipit Oiuiiimn 
cliristidiioniiii xjjcs" : « llaqiie, intpiit, oralionibus Eccicsiae, et saerilicio 
« saliit;iii, et olecniosviiis, quac pro eoruni spiritibus crogantur, non est 
<i didiit:niihiiii morluos adiiivari, iil cum eis miserieordius ag.ilur a hdiiiiiui lo 
« < quam eorum peceata meruciniil ; lioc ciiim a Palribus tradil um uiiiv(M'sa 
« observal l'lcclesia, ut pro eis, qui in corporis et sanguinis Ciiristi c<im- 
« muniono del'uiicli sunt, euni ad ipsum sacrifieium ioco suo conunoniorantnr, 
« orelur ». El inl'ra'' : « iXon cnim andjigcndum est, ista protiesse del'unctis, , 
« qui ita vixerint ante mortem, ut possint liaec eis esse utilia post mortem ». H 

Sanotus quoque Ambrosius expimcns viThuni illud" : Ipsc antcin cril 
sdlou.s <^sir linncii ijintsi per ii/nrni. ila ait : « IVon vei'osinc pocna salva))itur >. 

a) Soniii) 17'J, n. ü ■— /', /,.. l. ;w, t-, iiltü; iil)i vcrl):i i|iiiili'iii (icciiiriiiil. nun viTo ijiiliiiiii liic ;illi'- 
gnlniii: hoc li'i,'iliii' I. eil., c. I'.'UI, scd ilii vci'lm liic «illuila nun lialiciiliir. — b) UiitL, r. '.137. — 
<■)/'. /... I. 17. r. 2(10. 



« TZ £|/.Tro'){C''VTa x.al tov zzjj.vovtx E(pe'>.x,ovTa, iirtx.ivfJuvov ecti xai TzXr.ciw rAsOcou 

(< rp'j; TÖv OzvKTOv ävaßa/.saOa! ' Tf,4 jy.ETzvo;«: -/;v OspxTceiav. A),Xa x.av oütoj; 

« £7ri(iTpa(pel; i^wjjv ^-/ic/), oüy_ u-Kicyywu.tfioL, ö'ti £XC[)su$£Ta'. xä/rav Tr,v Ti(jia)piav xal yip 

« TtpüiTOv SeX aÜTov tm x.xOap(iiw rupl sx/.aOxipeaOÄi tov si; xöv aiwvx eicetvov 

« ävot6^a>,VJj/,evov tciv t-o; sTTicxpo'p-fi; /totpreöv toOto Ss • tö>- uOp, xav oüx. £iyi aitiviov, 

« OauiAacTfV) [./.SV Tivi tsÖ-o [iapO e^TTiv ö-e:Äip£t yap iväcav Tty.wpiav, y;v -iizvM Tt; 

« £V T(oäe TM ßi(.) » . 

() ajTo; £v T'.vi Xoy(;) TVöpl T(öv xoijAr/Jfi'vTwv, o; äsyjTxi '// :uirr(oy nZy /{iiariitiviv 
tXjiig, O'jTü»; E(pYi- u Tal; f^e Tr,; 'lv/.)c>.r,<7ic(; i/tETtai; /■-«i Tr, cwT-flsiw Ou(7ia xal Tat; 
f. 'i<;. « E),f/|>;.0'7'jva;i; Tal; ÜTrkp töjv uvEujAa'TWV ' «'jtwv TCapa(;yo|Jisvai; o'j yzr, ÄnjTzCeiv 1 
« [ioYiOeicOai toO; xoipiOEVTx;, iva D.cy/Jilci ^imWov äiro toO Rupi'oy ri Sta twv [i5':<ov 
(1 äu.apTyip.xTa>v ä;;oi t,<ixv toOto yap -xpä töv llaTipiov TrapaSoOav Träffx r, '¥.y.y.'kr,'7i<t 
« rr.pei, iv« üirep Tciv iv r>i toO TWfxaTo; xal toO aipiaTo; Xpi'TTO'j xoivwvia xoipOsvTtüv, 
<i öt' ev aoTji Tf, Ouoi'a t(Ö oixEt'o) tow;) ■j.spl x-jtwv ys'vviTai [j.Yii[J.-r„ xat Se'vici; <iroi7)Tai>. 
« O'J /_pY) Si ti[x<piez>l£iv T« TO'.aÖTx Toi; xoifi.v)0£iciv exixouperv TOI? o5tu) ßico^aci wpö l 
a ToO OavxTO'j, w; aTro Ttiv toio'jtwv f^uvaaOai xal uetx tqv OzvaTov woE^^EiuOai «. 

() (>£ ayio; Aj^.^poirto; ilT-vi[J.i>i'>i tÖ d'/itöv ixEivo to .-AVo; dt irwHrjacTui, oCtoi 
1. ivafiiUioOoi .\. 



] 



g. 



[33j I. - DEPUTATORUM LATINORUM CEDULA DE PURGATORIO. 33 

« Per hoc eiiim dicit salvum illuiii futurum, sed poenas ignis passurum, uf 
« p.'r igueni purgatus üat salvus, <; et aon sic-ut perfidi aeterno iguJ in 
« perpetuum torqueatur : ut ex aliqua parte operae pretium sit credidisse 
" in Christum > ». 

Boatuä Gregorius summus pontifex in IV libro Dialot/i sui plurima oxempla 
ac revelationes adducit, probans esse Purgatorium. et inter alia inquit ' : 
>. Oualis hie (juisque egredifur. talis in iudicio praesentatur; sed tamen de 
« quibusdam culpis esse ante ludicium purgationis ignis credendus" est. 
<c pro eo quod Veritas dicit ' : Qum sl >iuis )n Spiritum sanclum blasphemias 
. direrit. nniup in Imc sneculo, nequr in futurn remitU'tur ei. In qua sententia 
.. datur intelligi, quasdam culpas in hoc saeculo, quasdam'' in futuro posse 
« relaxari. Quod enim de uno negatur, consequens intellectus" patet, quia 
« de quibusdam conceditur. < Sed tamen, ut praedixi, hoc de parvis mini- 
« misque peccatis lieri posse credendum est > ». 

Magnus etiam sanetus Basilius in orationibus, quae in vigilia' Pente- 
costes genu flexo dici solent, in una earum, cuius principiunf est : Aeter- 
naliter fluens^ etc., sie pro mortnis orat : « Exaudi nos deprecantes, el da re- 

a) Gregor. Ma?". Dialog. IV. c 3. odit. Maurin. ler inMlecte ed. - e) Xon ia vigUia. sed ipsa 

crrtum d.st. XAV, c 4. - b, ignem cre>lendum fluens, graece : 'H äswao; ßpio.^a; cf Goar Ei- 
om d "Vc ~ "^ " "-/«««"-•- <l""^dam ,o>.6,.ov sU-e Rituale GraZnnn V,n,^'^ 
om. ed. — d) Consequens intellectus : conlinen- p. 79.5. 



Iiivroi, löatt diu mofSg, oOtcüc z^^r « Oüx. i^o-.vl S; at^H-r.a^xr ^'.k toOto'j yap Iv'u 
« (TwÖ-ö, y.x\ Töv i,:tcTwv zic tov «iöva i7ror/..ja= vt«v , w^E^.eTTa-. aürö; i-ö a/po-.,- ex' 

« TOO TC3— ICTc'J/.ä'vX'. SIC TOV Xo'.(7To'v ». 

^ rfr.yöf.o; ^e ö ;/.axapi(i-xTo; ap^iepei,; iv t(Ö F toÜ z/,«;.o>r IXoyco ::/.a'cTO.; ü-o- 
Siiyj.xG: xxl rronaf; ä770/.aW.j,£^.v i-od\L,cvjciv ,hy.i tÖ /.aOapTTi'pjov Isytov oOtco^: tto,;- 
« Olo-:sveev5£' iravwTCCTxi sV.xaToc, Toro; ayera-. el; r^v xpi^-.v- ilix a-^v ttc.I acTia'- 
« {.a-wv TivcDv ^sr TTtaTSÜaiv eIvxc ^p6 tv;; ;cp^<7ccoc to t^c ;ca9ap«co; xop, ^.otc )iy3, 

» «r TW ,.i'Uo..r< a,W, urptfi^asrai «rr<Ö. 'Ev Ta-JT'/i 5s -?, iTrooa^ö'. vosr^rOxi 5iSoT«t, 
« Tivi; |i£v äaapr^a; äv t.. vov xÜ.v;, Tivic 5s iv tw [;.s/).ovTt' ä^^c^exi olov tj jW«,' 
« Kai Y«p TÖ Tvspl ivö? äpvo'%.£vov, cpxvcpov £/. T-/;,- Toa voo i/.o7.0'j6ta;, 6ti ^ai -fivwv 
« .7UY;,a.pErTat. AaV d.; ^rposlTTOv, toOto Tvapl ^i>.pcbv y.x\ äla^pöv iaacT^f^axcov ' olov ra 
« Y'veoOai iTicTc'js'.v ypr, ». 

'O 8i yAyxr Ba^a^cor 3v t:.^; t,,yx^; Tal; sv t^ ,vpo t^; ncVTv,;.QCT^c %£o5oc 
FTa YOVüX>.ia{a; ).jyojxfvat? oÜto.^; zco; sov: Ot:^ tüv xoia^OsvTwv Äaclf^svo;- « E;^axoJ-7cv 

1. iyUct A. — 2. üaaOEo; A. 

PATR. ÜR. — T. XV. — F. I. 



:^4 DüCUMKNTS RKLATIFS AU CONCILP: DE FLüREXCE. 134] 

« quiem aiiimabus öervoruni tuorum praedormientium patrum nostrorum, 
« ac fratruin, ceterorumque cognatorum, oinniiimqui' in lide nobis coniuiic- 
« toruiii ». In sequenti vero oratione, cuius principium illud est' : Domine 
nmnipoteiis Ifnis, Vater iitisrrintnliac. sie ait : « Exaudi nos luimiles suppli- 
« cantes, et supplices tuos deprecantes, et da requiem animabus servorum 5 
« tuorum pr-iedormientium in loco lucido, in loco virenti'', in loco refectionis, 
« unde dolor, gemitus, et moestitia longe depulsa sunt, et statue spiritus 
« eorum in tabernaculis iustorum, pacis atque remissionis ». 

hl exequiis vero mortuorum sie vice defuncti Salvatorem alloquitur" : 
« Iraago sum tuae ineffabilis gloriae, quamvis feram Stigmata peceatorum; 1 
« llgmonti tui, Domine, miserere, et pietate tua me purga, patriamque 
« desideratam largire, et iterum paradisi curiae restitue ». 

Gregorius Ayssenus in dialogo de Consolatione et statu animnrinn post 
inortein'', introducit loquentem et diccntem Macrinam sorurem beati Basilii 
et suam, post ipsius Basilii mortem : « Neque enim odio aut vindictae studio 
« <mea'quidom opinione,> dolores iniert Dens bis, qui male vivendo pecca- 
« verunt, < qui et apprebendit et vindicat, et ad se trahit quidquid ipsius 
ff gratia provenit in rerum naturam; sed ille (juidem meliore consilio ad 

a: Ibid.. paiilo iiiforius. — b) in loco rirenli ubi duo luci Mit- addiicli letruiiliir; of. /^ (].. I. 'iC, 
ed.: graece : i't tötim yXoEpiö. — c) Cf. Goar, op. cc. il7 C-IOO A. 
eil., p. 528. — d) .\lias DvAnima et Resurrectione, 



(( r,jy.<I)V T(öv t)£0[A£'v(ov rjo'j, /.al zvzTvy.u'T'jV Ta; '^^r/^l twv öo'jAcov »jO'j twv TTpo)C£X.O'.i/.Yi- 
(( [As'vtov TTaTe'fwv /.xl i')iA<pwv ■'f,[j.ü'i y.al tcov >.fji-iöv Tuyyevwv ym\ ttzvtwv toiv sv ttictei 
(I cuv/;j/.jji.c'vtüv r,[j.r/ «. Kv aAlvi Se sOy/, oütcoc (pviiriv « l'^iGa/.ouiC/V rjjjLcöv tcov Ta-£ivwv 
« i/.£TÖ)v cou ()£rj[;.£vwv ijOU, v.oX ä.-j xvo.'jmv tx: 'i^'jyxc Twv 'iQuAcüV co'j tcuv ttco'/.e/.oi- 
« [y.r,u.£viüv jv Tciwo ^WT£ivw, £v TOTiu yAo£pw, ev TOTTco äva'i'jCEto?, o-QU ä-ibzoL ÖÖUVYI 
« y.ou. y.'j-y) xai CT£va.Y[.'-o?, /al (j— öcov t« Tive'jjj.aTa aÜTÖiv £V täT? a/.ri^xli Töiv 
« S'./.«;a)v, £iav;vYi; /.al äve'ciw; ». 

Kv f)£ —(, ä/.o/,ou6iz Tüjv T£Ov£(oT(ijv O'jTw; l'i TW TTjO'itü-co TO'j y.oiaviOsvTo; TÖ) SwT?;:', 
(V.xAjyeTo.'.- « Kty.wv eiy.v t-?,c ippvfTou cou Socri;, ei x.al 'jTiyaxTa TrTai(j[.;.KTwv ospfo" 



1 



<( £Aj'y,cov TÖ -Izcfia tou, Ac'g'jtcitx, xy.l ' Tvi er, sü'TTt'Xxyyvia xy-Oipicov x.al Ty,v 

<i TToOoujAevTiV T:aTp;dz. TTXpy.cyO'j »/.ot xal toO i:aaxS£'!(jOU iroAiTr.v ra/'.v ■/.aTicT'/iffov ». 

N'jccy;; Fp-ziyoptog ev toTq Muy.oifioig ifr,- a OüSs yäp aicdiv vi iauvöy.evo; inl -rr, 

« •/.xy.r, ' tur;, y.-XTX ye' tÖv iaov loyov, iTrayei tov; -/ipLaoTriXoc. Tat; öS'jvr.pa; 

« SiotOsiret; -6 öeö;^, ö ävTiTtoioiiaevo; t£ y.al Trpo? sxutov D.xtdv Tvav ÖTt-sp aÜToG J^^pt'' 

« -/.^vfisv £i; y/vsciv «>.>.' 6 ij.ev 57:1 Tto y.pstTTOvi c/ottu irpo; eauTÖv, 0; IcTt 77-/)y^ 

<< TTzijr; i/.axaptOTy.To:, Tr,v '\iyr,'i ii:<.r;-i-xC iTz<.G'ju£y.i'in ^h jcxt' äviyy.r,v ■/; ä>.y£tv/;' 

1. S\llaba /.a iu vocis xa/.r| l)is scripta. — )1. yi. : xs A. — 3. ä/.Yivrj A. 



I 



[35] I. - DEPUTATORUM LATINORUM CEDULA DE PURGATORIO. ;55 

« sese, qui ornuis beatitudinis fons est, animam attrahit : ex uecessltate 
« autem ei, quod attraliitur, accidit illa affectio acerba > ». Et infra : « Et 
« quemadmodum immixtam auro materiam expurgantes per igiiem, non soluni 
« quod adulterinum est, igne liquefaciunt, sed purum quoque aurum necessario 

5 « una cum mixto liquatur, et remanet quod purum est, adulterino consumpto; 
« ita cum vitiositas purgatorio igne absumitur', necesse est, ut anima, quao 
« cum vitiositate est unita, in igne sit, donec insita omnis adulterina'mate- 
« na atque commixtio auferatur igne consumpta » . 

Idem Gregorius in libro, quem de bis qui dormiunt scripsit, sie inquit"- 

10 « Donec igitur potestas manet in natura, ut evitetur malum, lioc adinvenit 
« divina sapientia consilium, ut hominem sineret in bis esse'' quae veHet, 
« ut gustatis quae concupierat malis, expertus quae" ex quibus commutasset,' 
« sponte ad priorem beatitudinem ac desideranter accurreret, vitiosura atque 
« omne irrationabile veluti grave pondus excutiens, sive in vita praesenti 
« summa intentione ac sapientia expurgatus, sive post buius decessum" vitae 
« per ignis purgatorii expiationcm ». 

Huius etiam purgatorii, de quo nunc nobis est sermo, testis est etiam 
beatus Dionysius in cap. VII Eccksiasticar lüerarchiae, ubi de oratione loquens, 
quam bierarcba super eo qui dormit facit, ita dicit' : « Postea procedens 

jUissumilur ed. - b) Gregor. Ny.ss. he morlins ed. - f) f,e EccI. Incrar c. VII i k = P C. t 3 
- l . G. t. 40, c. ü24 B. - c) esse om. ed. - c. 5(50; idem allegalur a luunne Damasc P G ' 
d) expertusque ar r,„ilms ed. - e) dcressum om:- t. 95, c. 252A. "« uamasc, / . (,., 



a £/./.ae5CLpovTc: o,j ,,.rJvov xo vo'eov TcI) irupl w-ou^iv, iUa Axzk -y.aoLy ivzyx-/iv 'tö 
et /.aGapöv Td3 ■AiQ-nlc^ xaTa-/i')ceT«i, yj.y.dwu ^7.TCavcof7.svo'j. toüto p'vsi, o.'jrco y.x\ Tvi? 
« XXX17.,' TW -/.a9apGico 7:upl r^'aTuavw[/.£Vo; , iväyx-/i TiXca. y.-A t-^v evcüOEr-rzv a'nf •!^uyr,^ 
« SV. Tu -opi. eIvxc, =w; äv To x.zT£G-ap,...'vov V6Ö.V y,y.l 'A^^i y.al K^ßS-^/.ov aTrav ävalcoOa'-^ 
« TW irupl öocTcavcüy.evov » . 

Toö aÜToG SV TCO ei; tou; -/.oL-r^OsvTa; auToa löyw- « T2; Stv ouv y.al -^ e^oo^La 
« I^Evoi T-^ 9uaci ^.Gcl TO xaxov ä-oy£voiTO, TaÖT-flv EÖpev -;; Go<pioc Toa 0£OÖ T-^v 
« £7:':voiav, TO £7.^7.1 tov avOpw;rov iv oi; £eou>.-/i'0-^ yevcVOai, l'va yjucijxsvo; twv x.ax.wv, 
« Hv £-£Ooar,^c, /.al T/, TTEtpa jy.ae(iv, oia ivO' oitov -rnae^To, 7raltv5po,.;.-/)V/i ^w. t-^? 
« ä-tÖuaLa; £-/.ou5iw? Tupö; Tr,v Trpurr.v jy.ay.apioV^Ta, a-av ' t6 vj.izyM^ t£ x.zl a7,oyov 
« cöcTTsp Tt iy^eo; i7iOG)CEi.'/Ga; t-^; o.j^jw«, •;iTO-. /.«t^ t-^v Trapoucav Ccü-flv ^ta Trpoco/;/)? 
« T£ x.al 9ao709ia,- £V.x.7.07.p((£i;, r, y.sTa t-Psv svOevrJs- y.ETzvzTTa^.v Sti Tri? tou 
« xaöapijiou TTupö? ytdV£;7.; ». 

O ^k ;y.£yx; Aiovuclo; £v tw Titpt 'Ey.y.Xrjaiaauxijg 'Isgap/Jag Xoyw, x.£9a)^«!w C^, Xeysr 
1. ÄTia A. — 2. evBeSe A. 



■MS ÜOCLIMENTS UblLAriFS AU CüNCILK DK FLüHENCE. [36] 

« divinus liierarclia orulionem sanclam faeit super oo qui duriuil ». Et 
infra : « Oratione qiiidem precatur liicirarclia divinam bdiiitatem, ut dimittat 
« ei qui dormit ouinia, quae per humanam fragilitatem peccavit, et deducat 
« ipsum in luccm et regionein viventium, in sinus Abrahaf, Isaac et lacob, 
« unde aufugit dolor, tristitia et gemitus » . 

Accedat et sanctus Epiphanius < qui > contra Aerium blaspliemantem ac 
inter cetera dicentem, non prodesse defunctis viventium preces, ita inquit" : 
« Deuique quod delunctoruni reeitamus noniina, quid eo utilius potuit lieri? 
« quid eo opportunius et mirabilius, quam si credamus, qui hie stamus, eos, 
« qui hiuc defuncti suut, vivere, neque eorum interiisse substantiam, sed esse ic 
« eos et apud Dominum vivere, ut religiosum dogma praedicetur, quo qui 
« pro fratribus precantur, bene de illis sperare constat , quasi peregre 
« proi'ectis?<Ceterum quae pro morluis concipiuntur preces, iis utiles sunt, 
« tametsi non omnes culpas exstiiiguant. Verum ex eo prosunt, quod plerum- 
« que, dum adhuc in terra degimus, sponte aut inviti titubemus, ut id, quod i: 
« perfectius est, significetur. > Nam et iustorum memoriam facimus et pecca- 
(' torum : peccatorum quidem, ut iis a Domino misericordiam imploremus; 
« < iustorum autem et patrum ac patriarcliarum, prophetarum, apostolorum, 
« evangclistarum, martyrum, confessorum, episcoporum, anachoretarum. 
« ac coetus illius universi , ut Dominum lesum Christum singulari quodam 2 

:i) F.|ii[ili:iii. AdriTsiix liiicrcsca. IM). III, hrior. 7:>, n. S = /'. G.. 1. V2. f. 51H. 

(c 'H [Aev O'Jv E'jyvi t-^; Hix^yw-riC. iyyMTr.roc, f^sixat, Travxa p.£V ä<pisvai, tä oC ävOpwTriw.v 

« £v •/.o'Xtcoii; Aßsy-iiA z.al iGaa/. /.cd laxtüS, Iv tottw, oO äirsfipa oö'rrr, xal 'Xuirv) xxt 
« CT£vayy/j; )) . 

"O ayto; 'Eiriipavio; sv toi*; llavapstoi? -/.aT'/. Tovi Aepiou ' SialeyofAevo; outmj 
SO/V)' « "EiretTot TTspl tou övo[ji.3(.Ta "As'ysiv tcöv TeAsuTr.'rzvTwv, xi y.'i d'ri to'jtou ~poüpytai- 

« T£OOV; Tl TO'JTOU XXlCKOTEpOV /CÄl Ox'JU.aijlWT£50V, -t(7TiV£tV [A£V TO'J? rXpOVTaC, OTt Ol 

« ktceaOüvtc; i^üJci x.y.l ev ävu-ap^i'z oüit eiiriv, äA/.i sict vcal j^wci 7:api -rü Aeu— OTr,, 

(( y.al 0770); av to c£|;.v6txtov x./.puyay. di-/;y'/;(;oiTO, w; sl— i; ecTiv Ü7V£p är^Elcpwv e'jyoa£VQic, 

« üj; i'i i770o-/)p.ia Tuy/avovT(ov : iltpElsi os /.al j-ip avTÖjv yivoiAsv/; £Üyiri', si x.al 

« Ta Ö7.a Twv atTiaaaTwv jr/i iTro/.ÖTiToi, xAl' o'jv y£ o'.ol to •:70AAz/.i; £v /.ocu.u 

r. 'iT. « ■r,[Aa; ö'vxa; (jcpzW.eirOai kkougwo; Tc xal j/.oucuoc, Vva tö £VT£A£'(jT£pov ffvijj(.avO?i. * Kai 

« yif Äixatwv TTOiouy.EOx <^T7;v> [AV/javiv x.y.'t 'jTCfp ä|Ay.pT(o>,toV ^ÜTvep y.£v ä[j.apTiü>^ü)V> 

« üiT£p £7.£0'J^ 0£O'j oeoaevof inrsp os. fU/.aüov x.al 7taT£'pcov x.at TvxTp'.apyüv, Trpo^YiTwv 

« x.al ä7rocT67,wv xal £Üayy£A'.i7T(Lv /.al axpT'jpiov x.al öjjLoTiOy/iTcjv, ettiocotvwv te xal vi 

« xvayojp'/iTiüV, x.al 7:avTÖ; to'j Ta'yi/.y.xfj; ', •' iva xov R'jpiov 'IticoOv Xpi(770V icpoptcwpiev 

1. 'AfEi'ov A : ilriii in Inliiiii li;iljo!)iilu|- Ariuiii. — 'J. Qunc seqiiUMliii- Vincis iiiclusa, lici.'l |iaiili> piD- 
lixiüi'ii. iiililciidii ceM^iii, liG seiiU'Mli:i in >ii-i>fiis>j iT'liruinen'lur. NiUii H[iipliaiiius imiiliiuiiiiii iliipliris 



[37] I. - DEPUTATORUM LATINORUM CEDULA DE PURGATORIO. 37 

(( honore prosequentes, ab ceteroruni hominum ordine segregemus ». Et 
paulo inferius : « Secl bis omissis, eo, unde diverteram, redeo, ac necessano 
« facere ilhid Ecclesiam dico, quae traditum sibi ritum illum a maionbus 
« acceperit > ». 

5 Consonat praedictis Damascenus in quodam sermone de sufTragiis mor- 
tuorum, diceiis" : « Mysteriorum conscii discipiili Salvatoris et sacri apostoli 
(( in tremondis et vivilicis mysteriis memoriam fieri cnrum, qui fidelitcr 
« dormierunt, sanxerimt », quem refert beatus Thomas in IV Sententiarum, 
distinctione 4.V', in primo articulo. 

iii <Item' testatur esse ignem liunc purgatorium Theodoretus episcopus 
Cyrensis, sie dicens : « Dicit Apostolus quod salvabitur, sie tanquam per 
« purgatorium ignem purgantem quidquid invenerit per incautelam prae- 
« teritae vitae ex pulvere saltem pedum terreni sensus ; in quo igne tamdiu 
« manet, quamdiu quicquam corpulentiae et terreni afl'ectus inhaesit, 

ir, .< purgetur; pro quo mater Ecciesia orat et dona pacifica devote ofTert; et 
« sie per haec mundus, et inde purus exiens, Domini Sabaoth purissimis 
(1 oculis immaculatus assistit » . > 

a) Joan. Damasc. De iis qui in /ide dormie- uiio nempe ex aeputalis illis, ful. 2ü\ Conf. eliaiii 

runt, n. 3 = P. G., t. 95, c. 249. — b) Post dis- s. Thoinus, Contra eirores Gmecorum, pai's al- 

ünei 45. addendum giiaeslione 2\ — c) Non tera, cap. 23, apud P. A. Uccelli, .S. Thomac 

occurrebat in editis auctoritas Theodoreti, quae Ai/ninaUs in Isaiam. prophelam sie. (Romae, 1880), 

lamenadducta profecto luit a Patribusdeputatis, p. 485. Item ü. Hervetus, apud Migne, P. G.. 

ut liquet ex graeco nee non ex responsionibus t. 82, c. 251, in nota. Sed pi'ae ceteris dignus 

tum Marci Ephesii tum Bessarionis, quae inferiu.s est qui legatur ipse Tlieodoreti editor, t. ed., 

suo loco ponentur. Quai'e lacunani complevi textu p. 18-21, et Uccelli, op eil., p. 441. 
assunjpto ex Apiiaralii loannis a Turi'ccremata, 

« äiTo T-?,; Ttöv avOpcü-wv tz;eo); Sii Tvi; irpöc; a'JTov ziy.r\C> ». Kai oX'>/w uitejov 

(I EItz Ss Tepl TOUTOu a'jQi; £T:i>,r;i|;o[^.a'. tt,? i-/.oAouO;'7.;, OTi iva.y/.at(ü; -f] 'E)'././.r,'7i7. toSto 

« STCiTSAEt, irapac^O'ji.v Aa^oüay. Twapa TTOCTspcüv » . 

Su'y.(pwv£t £-1 ()■}, ' Toi; -po£ip"/)[^.svo'.; ö Axf^.aT/.'/ivo? ev -rivt Xoyw -sei t?; ßo-/iÖ£ta; 
5 Twv y,oia-/',6evTOiv "Kivia^r « Tcöv ^.uaTn^ibi') auviuTope? o'i toO Seoxfipo; [Aaö-^Tai, /.ai äytoi 

« ärocToXoi ev toZ? ^soßspoi; y.x: "(uo-otoi; [j.ucT-/iptoi; jAvr;t;.-/iv yiveirOai xwv ev TCi'7T£t 

« y.5y.Cji[j.r,[jiv(<jv i^imzioy.v »■ 

ToÜTW TW y.7.fJapT-/ip{w [xapTupei 0£o§wpviTO? ö Tüpo'j siriijy.'jTCo; As'ycov, « co; ^.e'yEc o 

« Attöuto'Xo?, ÖTi ccLiO-ATETai - (ürrsi ^la -/.«.Oapctou -upö; /.aOxfpovTo; tcXv ötwjv £'jp-/i 
10 « ^i' KTipocE^iai; toj TCap£>.6dvTo; ßio'j iiio yoOv -rr,? y/iiv/;; ai^O'/jcEwc -vr,^ twv -jioöwv 

« y.övEW?' 0) -KMoi totoOtov 5[xu.ev£t, [As'y^pi; oO •/.T.OapwÖv) Tuäv öt'.q'jv — prj'j£y.o'XV/i9vi «'jto) 

« TO'j ö'yx-'^'-' ^''i? yi'-"''';? SiaOäijcu;' T7£pl O'j •/; (J.-/iT-flp 'Exy-l-zica vr/i-x: ■/.«'• £ipr,viy.a. 

« xpocrxoai'CEi 5cbcx £ÜAa.ßo);. OuTto Se -/.aOapö; -/.al äy.CxvTOC r/.sTOev s/.ßatvtov, -rai? to'j 

« Rupfou SaßawO /.aÖapoirzTai? oij/Ecr'. TvapiTTara'. z[acojaci? ». 

goneris commcniorationeni in sacriticiu lieri docet, iustornni et poccatorum. lloiiini quidem. uli divinain 
pro illis misei-icordiani imploiemns: iustcirnm aulem ac sanctorum, ut singulare Chrisli Domini Privi- 
legium agnoscatur, qui ab reliquonim mortalium conditione segregatur. 
1. ok A. — 2. atdO£i^£Tai .-V, 



10 



38 DOCUMENTS RKLATIFS AU CONCILE DE FLOHENCE. [38] 

VII. Septimo declaratur praei'ata vcritas ratione divinae iustitiae, qnae 
nihil inordiiiate factum, inipunitum relinquit, et quae iuxta meusuram 
delicti, ut inquit Scriptura", constituit playarum modum. Cum ergo pro quoli- 
bet peccato homo certam mcreatur pocnam, si haue in isto saeculo non 
solvit, exigit divinae iustitiae ordo, ut in futuro satisfaciat, alioquin impunitus 
rcmaneret; sed si quis contritus decedat, huiusmodi poenam non satisfaciet 
in infernd, iuxta illud" : Peccator in fiuacunquc liora imjemucrit, vita vivrf,, et 
noii morietiir, quod de morte infernali '' intelligerc oportet. In caelo autem 
poenam pcccatorum non solvet, quia repugnat munditiae'caelesti; <namque 
per eain, ut Sapientia ail, nihil iiiqitiiiatum inntrrit, neqne transibit pollutns^. 
Domus enim est < solatii, non poenae>; gaudii, non luctus. Restat igitur, 
ut praeter paradisum et int'ernnm aliquis alius assignetur locus, in quo 
huiusmodi exerceatur purgatio; (}ua facta, cum desinat esse pollutus et inqui- 
natus, mundusque efliciatur, ad Deum videndum et fruendum confestim evolat. 

< Plurima etiam alia ad haecpossunt adiici. Verum haec in praesenti satis 
esse ad illustrandum hoc caput arbitramur. .\unc ergo a vobis postulamus, ut 
quid de iis, quae dicia sunt, sentiatis, clare nobis in scriptis et ipsi exhi- 
beatis. > 

a) er. Deul. xxv, 2. — li) Ez. xxxiii, l'i-l.i. — c) /)e Vilc acicrnali od. quod ciiiendavi ad codici? 
srraeci fideni. 



■^'Tteo o'JSäv «Tz/.Tw; ■vs.^iiJ.i'fOM «Tt.[y.wpYiTOv ix, vi te xai. y.aru to fitTQOv rtür 7I«pa,^^w/^aVwI', 
ü; oxcri, TZ )voyi.a, xaTioirjas niv nXrf/wf toV tqÖtiov. Y.TZtiori O'Jv ÜTisp iyAcTnc äjAxpTiac 
ö ivOpiüTCOi; s-/iTriV xiva Tijiwp'iav STV'.CTraTa'., il -rauTr.v £v tw vjv atüvi o'jk ä-OTi'vvuciv, 
6/Z-/lT£l Tr,; Occa: x.piaju; ri -raC'.;, ütccoc iv t(T) u.iklm-zi 'X.avw; TzrAr^irr aW.co; jxz (Va- ."i 
[j.£;v£i£v av aTiL(.('')p-flTo:. 'MV d zi; octcoSiwgei TuvTS-rpiaj^-evoc, Tai)T-/ivi t-/iv 7:otv/iV O'jy. 
ä-OTwei £v TM y.Sr, /.%-'ol to 'O' (itiuQTioXog iv oladtinoTH mqk iniarsvühj, iwrjv ^ijotvui, 
xul Ol? TtOvtjiiiM- ö-£p vosicOai ypr, Tiepl ToCi ev tw ac^/) OavocTOU. 'Ev 8i oijpavoj TOiauT-/iv 
oüx. iTVOTicei Ti[Awp''«v iv-ii/.zysTai. y^p toüto Tf, •/.aÖy.p&TYiTt tv;^ 0'jpÄv;a; oiy.-^'ceo);* xai 
vzp tft' tivTTJc, w; (pYiciv r, — o'^iy., oi'rfii' daig/STui /.isfiolvafiii'oi', ovrs uxäOugTog tiq 10 
diu6uli'sr -/ir'.; olV/cct: äva-a'Jcew? sttiv, o'j Ttjj.wpiai;, yap«; ts, oü TievOo'jc. AeiTrsTai 
aoa, t'va ixTo; -roü Tzv.ci'xSv.mu '/.al toO at^o'j äA>i05 äcpopicÖetvi to'tvo;, ou auTr, '/i /tiOapuic 
ye>r/)Taf y,; eiriysvoaevfi;, ««p'.CTZL/.EVOc jV-acrTo; toS alvxt ä/.aÖxpToc /.al ;/.£y-o>.u<7j7.s'vo;, 
xaOapo; ys'vvsTa'. •/cal ttio; t'/)v Oewpixv t'/i'v ts äTiola-Uciv toO öeoij 7:apaypY)u.a ivaiceTaTOvi. '. 
ri'XacTa xal uWx toütoi; :7poffTt()£c6x'. i^ov/iOaiev av äa^^z TauToc ivpo; T7;v öia^j- 15 
yeixv ToO X£<pa),at0'j tO'Jtou tkvuv EHo.pxE'ixi vo[j.i"Coy.£v. "Hov) Svi atTOÖjxev irap' üjy.iöv, 
Iva ÖTtoOv TTEfl Tüiv £ipv)(-».£vttfv -/.paTciTj, (^lapp-fl^Tiv r.jx^v eyypztpco; Trapi(jj^oiT£ xa^ a'jTO'.. 

1. OÜT/l A. 



i 



.i 



u 



MARCI ARCHIEPISCOPI EPHESII ORATIO PRIMA 
DE IGNE PURGATORIÜ 



TOV nAMEPÜTATOV MHlPOnOAITOV 
'E*E2üV KVP iMAPKOV TOV EVIE- 

MKov AMippHi:ii: tun aaiinikün 

Ki:a>AAAIi!N, AHKP AVTOI nPOETF.I- 
5 NON.nEPITOYnEPKATOPlOVnVPOi:'. 

I. 'Eireior, |j.st» «y^'^'I? atoxpivacOai TCpb; ra 
TTot;' uu.(üw Eipriai'va ö'^=iXou.£v, (ic.)i^o[ji=vrii; Trii; 
x»0' vjuai;- eüjeSsioK; xai twv iraTpoTCapaSoxwv •* 
£XxXr,(7ia(rTix(7jv äoYiJtocTwVj 7cpor(XTTOf/.ev XE'^aXaico- 
" ool; ixäsTviv Twv laipeiotieviov ' toi; Tvotp' üijiwv 
YcYpo(,uu,svoi(; (7U(7Tä<i£(i)V xai pupTupicöv, ?va eutte- 
pi'XriTCTo; xat conpr;? j'^' IxädTvi toÜtwv r, etTravTr,- 
UK xai r, Xüsi; y-'^'I'^'"- 

EicrjTai TOi'vuv ev «p/TJ toii YP^.'J'-JJ^ät'^o; outoj;, 

■> OTi " liv ot aXr|6&)(; [ASTavooüvTEq, irp'iv ixaviö? 

" itoi^iai TtEpi'' Töiv r,i/.ap7riu.c'v<üv -rj r|UEXv5|ji.e'v(ov 

K Toui; a;iou(; ttJ; (XETavoiai; xapTtoü?, iv äY°'''Yi 

" äTroSiwüwiiv. a\ Toüxiov »iu/ai toT? xaflapTi- 

xai; Tiawpi'ai; £xxa6o<tpovT«t aeii OävaTOV 

" " Tioö; oi tö äTtoxouai'dai auTa; tiöv totouTtov noi- 

" veov, wspEAoiioiv'' ai twv !|wvt(j)v ' TCiaxuiv Ittixou- 

i: pi'oci, v^Y^"'' "' X=iToupY'"'*5 *' E'J/'"'- "' sXsripio- 

n ffüvai, xai taXXa'' tri; eüuESei«; spY« ". 

lipo; TaÜTa r^ii-il; aTtoxpivoaeOa outoji; '". Oti asv 



SANCTISSIMI MfcTROPüLITAN'l EPHESII Ambros. 
DOMNI MARCI ElKiENlCI CONFUTA- ' (■ '''■■ 
TIC ARTICÜLORUM, UUOS LATINI 
EXllIBUERANT. CIRCA PURGATORIUM 
IGNEM. 

1. Ouandoquidem nobis cum ' caritate 
respondenduni est ad ea quae dixistis, 
salva religione nostra et ecciesiasticis dog- 
matibus a patribus acceptis, quaecunique 
argumenta ac testimonia scripto protulistis, 
summatim praeponimus, quo brevior cla- 
riorque ad singula responsio atque solutio 
evadat. 

Haec itaque in principio scriptionis dicta 
sunt.videlicet'': «Sivere paenitentes, antequam 
« dignis paenitentiae fructibus de commissis 
« satisfecerint et omissis, in Dei carKate deces- 
« serint, eorum animae poenis purgatoriis post 
(. mortem purgantur; et ut a poenis Iniius- 
« modi releventur, prosunt eis fidelium vi- 
II ventium suffragia, missarum scilicet sacri- 
II ficia, orationes et cleemosynae, et alia pie- 
"< tatis opera ». 

Ad haec ita respondemus. Prodesse quidem 



1. In tilulo : oni. R : Mapxo'j doyiiTticzÖTio-j 'E^euo-j ö[ii),t'a prflsXrja h *epap(a (ifEpappia MS, Item in O ex 
ihsfipii, adflito p supra versunil TcöXei (oin. C) tfj; 'IxaXtac tpöi; toü; xap8;va),icu; xocl izipovi -zSri Aa-ivwv 
wo'xav.ilvj- jiapi tov itap' iOtoT: oo?a!;ocji.=vou xaöapiriou iiupö: (Ttspt toO itupö; ad niarg. Q) OPQSMBGI : ToO 
lJ.j.x»S'.wTäTou x-jpiou Mipxou 'liyEuou toü EOyevixo-j, 5iüa<rxa/.i'a ivaTpeitO'Jca Tac Tcspi xoij xa67.pxr,pio-j nupo; 
cpeT/.vij; xüv Aoxivwv xat Ixspwv !;r)xin(iäT(i)v B. — 2. xa6' ijpiä; : Jtap' -fiiiiv R : nap' f,|iMv OPQSMUGC 
(Oiiüv, marg. C). — 3. TtpoJtapaSötwv M.' — '(. ItijaipoiiEvwv R. — 5. iiipi 8. — li. öbe/.o-juiv JI, — 7. ijovxti)-/ 
A. — 8. ).r,xoijpvtai A. — 1). xa ä».a OPQSM. — lo. oGxm M : orii. A. 



a) C.odipps adliibiti : Ambros. 653 (= A). f. 47'- 
•Vi; — Oxuii. Land. 22 (= O), f. 1-17'; — Paris. 
1218 (= P), f. 7-17: — Paris. 12(il (= Q), f. 1-13: 
— Paris. 128G (= R), r. 27P--283; — Paris. 1327 (= 
S), f. 251-258. — Paris. 1389 (=B), f. 258-268. — 
Paris. 1292 (= G), f. 3-16. — Coislin. 289 (= C:i, 
f. 1-29. K cod. 314 i'nuiH' 35) Metochii b. Sepulcri 



(=M) typis expi-essa h;.bebatur in nrlis lilterariis 
'AXr)0£ia(Cünsliiiilinopiili, 1880), p. .5-tl, 18-19. 34-35. 
51. — Codiceiii .\iiibni-i;niiim praeceleris soculus 
sum. ut qui lextiiiii In rmiltis aucliorcin, fore in 
Omnibus praestanlissiiiium exliibeal. — b) Cf. 
supra, p. 25, I. 11 sq. 



40 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[40] 



ftdelibus defunctis inissnrum sacrilicia. ora- w-^sXooci' tou; ev ttistei x£not[;ir|,uEvotj<; ai üTtip 

tiones et eleemosynas, quae pro ipsis fiunt, tum auitov vivousvai XeiToup'/tai xai euj^ai xai- e).£Y||jio- 

ipse Ecclcsiac usus, qui antiquitus obtinuit, ^üvai, tö tc eöo«; aÜTO ir,; ixx>vr|5ia(; sTrixpa- 

testatur. tum multae hac super re variaeque ^^r,;,^ ^^.„q^^ i^apTupet xai Itcitoü™' ttoXXoi x«i 

doctorum tam latinorum quam graecorum j^^^^^^^ ^-^ SiSaaxäXcov Xo'yo., A«Ttv.ov ts x.l 

orationes divcrsis tcmporibus ac locis recitatae ,, ~ , v ■^ / , r , , 

1 paixojv ', xaxa oiaaopoui; xaipou? xat Toitou? eipvi- 
scriptoque traditac: auimas aiitem per eius- , , ,' , ^, ^ , ^ .. , 

,.,.,., ., , , IJIEVOI XÄl YEYPOUIUEVOV TO Oi Ol« TWV ' TOIOUTWV 

modi subsKlia al) expursautihus quibusdain ' , „ 

,...,. , • • , , fiw.OyiuLaTtov xaÖapTiJCöiv Ttvojv'' TtuLwpioiv öiraXXaT- 

supplicus et ijjue lemporaneo, (jui virtutem , > ir r r- r 

hanc habeat, liberari, nullibi hactenus expresse ^''^^'" ^"' '^"/^^ "■«' ''"P"« ^posxaipou TOtauTr,v ' 

scriptum inveuinius, ueque in precationibus et SüvctfAiv e/ovto;, oOxeti« p'/itSc YEYpa.aaEvov supi- 

canticis, quae pro illis persoivuntur, neque in uxouev, oute e\ Tai; EiyaTi; xat xot; aay.aci toi« GiTEp 

doctorum libris; verum quae in Inferno deti- auTwv ytvoas'voi?, outs ev toTi; töjv SioacxäXoiv 

nentur aeternis iam addictae cruciatibus, quos Xoyoi;- äXXa täi; [jIv Iv ao/, x-xT;/o[iiyai xai Tai;'' 

sive re ipsa et usu liiant, sive certa exspecta- aiwvioKj-^ioYi itapaosSo-xEva^xoXacEaiv '», eite" Ioy«;. 

tione reformident, eas sublevari cpiidem et ^,> ^.jp^^ ,;^, i^^fSt ßeg;,;« x„\ ^po^^oxia, ßo-/]- 

exieuum alicuiod experiii solatiurn recepimus. a ~ c, < > ^ \ < ' '. ~ c, i • 

■ ' ' * ÖEiaoai (/.EV xoi auTa; xai wifEAEicÜai jjiixpav tiva 



10 



non autem penitus a supiilitio liberari. neipie 
ulla spe teneri. hanc iiberationem esse ali- 
(piando adepturas. Id satis denionstrant tum 
ipiae <ie ma.nno Macario asceta aegyptio nar- 
rantur', ipii cuiu calvariani in oremo inventam 
intcrrogasset, divina viitute illud ah ea edoctus 
est; tum etiam quae Basiliiis Magnus in oratio- 
nibus suis ad Pentecosten pro niore recitandis 
ita ad verbum scribit'': « Oui in isla omnium 
<■ solemnissima et salutari festivitate placationes 
<< quidcm et deprecationes supplices pro iis, qui 
« in inferno detinentur, susci|K're dignatus es, 
(I ac niagnas nobis spes pracbcs futurum, ut 
« detenlis lelaxalio ah iis niolcstlis, ipiibus 
c plectuntur, et recreatio abs te contingat ». Si 
animac vero in lide et caritatc ex hac vita 
decesserint. ni.iculis t.uncn nonnulHs foedatae, 
sive levioril)us, quarum eas onuiino non paeni- 
tuerit. sive eliam gravioribus, de (piibus duc- 



Tr,v''' wieXeihv TrapEXäGopiEV, oO arjv aTtaXXax- 
TSaOai Tvj; xoXäffsw; ei; -o TtavTsXEi; ouo' EX-Trioa 
Tiva T^; airaXXaY^; o).«; Eysiv xat toiüto SvjX.oi ' ' 
tÖ xaTOt tÖv u.ey«v Maxiptov töv Ai^uitTiov ix<ixr|Tr,v 
oiiiY''!.««, £v Ol?'' ipioTr^ua; xö xatäi "' Tr;v £pr,jjiov 
sOpsOEV xpaviov ' ', T^ Osi'a ouvä,u.£i xa xoia\ixa ix»p' 
aixciu EaxÖE, xai 5 u^E'Ya; BauiXsioc £v xaT; Ei; 
TTiv nEvxyjXOdTriv ävaYivojtJxotji-'vat; eü/oi; xaiixa 
xaxä p?i;Jia Yii'-pwv " 'O xat e'v xaüxr) xyj Ttav- 
"XEXii'to'** Eopxrj xai (iMxr,piiiS£i iXadixou; aiv 
" '.xEoiou; iiTCEp Twv xaxE^oijiEviüV cv aoou xaxa- 
" ?t(>)(ja; Sc'/_£(j8ai, [jtEYOcXa; Ss Ttap£'/(ov '" rjijiiv 
" EXTTioa;, avEuiv xot; xaxE^oixEvot; xSv xaxE/dv- 
" xtov auxou; aviapSiv xai 7iapo'!/u/T,v itapa aoZ 



xaTairEunTEcOai-" 



)>• Xa; 0£ £V ITtCXEl u.£v- 



ävaTTY, T(T)v Ttapdvxoiv «TraXXaYEica;"-, xyjXt'oa; Se 
öat»; xiva; ETTiaiEpoijiEva;, -^ jjiixpä; xa'i -itav- 



tam paenitcniiani dignis fructibus ostcndere tctTraaiv aaExavor^Tou;, r, xai iA£i!;ova;, eV al; 
non pracceperint : eas pio rationc tahum cul- fiExavo/,(JK<jai xoo; x^; piExavoia; xapirou; oüx 
parum plane purgari credimus, non per ignem £.f9a(iav ETtiäiijaaOat , * Taüxa; äs Exxaöai'ps- 

). o?£).o5(Tt M. — -J. xai al iCyxi S. — :!. -oCxo Muy. — 'i. Aar. te xai I'p. Olli. A. — :>. twv oin. 
M. Ad uiarg. H : wpaiov, pauloipic inferius : öti tö xaöapTiöpiov pnxii; ii tt, ixx)iiff:a. fi yty^amLi'mv oOx 
EÜ[iT,Tai. — Ci. Tivwv Olli. OPQSMC. — 7. xai xotauxriv M. — 8. oOx exi M^:i. — '.). xat; : xä; R. — 10. xoXaaEUEoiv 
(.). — 11. oUi. A. — 12. MfeXoOffOat C; ad marg. 11 ; Sxi xai atsv aSr) xaTEXÖHEvanJ^-j/ai wie/.oüi/xai /.Etx'jupY'ai;. 
— 13. Tf,v Olli. AM. — l'i. ö»i>.ov A. — 15. £v M M. — 1«. xati : öva A. — 17. xpavviov Q; ad mai'g. I! : 
xb ev £pr,|ii,) xpaviov. — IK. TiavTElöia M. — l'.l. TiafEyov K. — 20. TtJpaTtenue'jOai M. — 21. iisv om. IS. — 
22. «««»aYriffa; A; ad iiiaiR. H : Mfaiov xoOxo öXov, ^ xaO" V«? öö?a. 



a) HIstoria linec repcriliir in .Vpiiplitliegiriuli.-; 
l'atruni in Miuiirio, ii. ;!S. I'. (i.. I. y'j, c. 257, et 
in Vilis Palrum a Hosweido edilis, lib. III,cap.l72, 
c\ lib. VI, libell. H,16 = P.L., l, 7:1, c. 7i)7 el 1013. 
Eadem allegalur a loanno Damasc . P. O I ;i.-, 



i'. 256 .V, ox qiKi l.-iiga maim liausil Marcus luisler. 
— b) Locus e (jiiinta oratiuue assumplu.s liabotur 
in Omnibus PenlrcoalarU cdilionibus; vido v. ^r. 
filit. an. 1846, p. 212. 



[41] 



II. - MARCI EPIIESII ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 



41 



aOcti TTob; ).oyov ' tSv toioÜtwv aiJiapTr)ijiaTtov, 
oü oia Tcupö; tivo? xaOapai'ou x»i äfwpiffuLsvwv 
EV Tivi TOTO.) xiaoipiwv i toüto Yoip, to; si)au.€v -', 
ouSaaoti irapaoi'ooxai), äXXä xi? fiev £v oüixyi 

5 T») £;öoo) Tüü <K.)U.aTO; Ol" aOxou xat [xovou xoti 
cpdSou. xa^M? xa'i ö ayio; TpviYo'pio; 6 AiaXoyoi;'' 
pr,xiüi; aTTOiai'vExai, xoti; 0£ xat piExa xrjv e^oSov"', 
r, usvoüca; £v X(oO£ X(Tj TC£piY£i<;) '/}•>?';>' ''^f^^ ^'? 
■::30(j/.bvr|(jiv xou 0£o"j a-oixa'aöat'' xa'i xr,; tiaxotpi«; 

Id ä;to)9r'vai Xr,;Ew;''. r, xai auxa; Ev ao-/) xaxe/o- 
ijiEva;, O'j/ t'o^ £V irupt xai xoX'jcöi ixotvxw;, ÖXÄ 
w? £V 0£(Tu.üixripiü) xai cpuXaxr, xaösipYU.Eva?'', ei 
uEiiJon; r|(iav o't äaapxi'ai xai txXeiovo? '/povou oeo- 
^Evai, xouxot? aixaai flor)9£iv xa; U7t£p aüxwv vf^J- 

li lis'va; EÜ/ii xai XEixoupyia? cootuEV, uuvTpE/oüor,; 

aüxai; x?i; 6Eia; («YaQöxvixo; xat (BiXavOpüiitia;'' 

xat xa (AiV '" xwv xoioüxwv auapxv^tioixMV auTixa 

■ Ttapoptöar); xa'i ätpieiar,?, oua oi' ävÖpwTxivyjV icOi- 

vEiav TrETrXyiix(;i£'Xrixai, xaQ«; 6 piEyas '-»■''.i'i Aioviiaio? 

20 £v" X^ 6£(>)pia XOÜ ETCl xSJV lEpSic; XEX0lllT,U.£VlOV 

jjiuirxripiou, xa 0£ [xexä ypövov i<7(o? xiva Sixaioiq 

" !JuY°'5 '^1 Xuoujy,? xai ä'iPiEiVr,; xai'' auxöt te'Xeov /j 

xouaii^oüijr;; toü? ett' aüxoi? '^ hö/OMc, !J.£/_pi x^? 

TEXEUxaia; exeivc,? xpi'uEio?- xai etx' a'jxoi? oüoEaiav 
25 äväYxvjv EXEpa; xoXaoEoj? xa'i oia Tiupo? xaOapSEwc 

PXetxoiaev, El' ' Y^ xou? rj.Ev 5 isrj^^ci^ xaOai'pEi, xo!;; 

hl f) xoü ouvEiodxo; ßäaavo;, ixavxb; Trupö; Spiau- 

XEoev xaxEffSiouffa, xoü? oe aüxr) xai fjidvv) ttj? 6£i'a; 

od;r,i; "Jj EXTXxwai? xai vi dorjAia xou aEXXovxo;, £i 
30 woxE auxv;;'' E7rixEu;ovxai "'. "Oxi 0£ xa xoiaüxa 

ßasaviixixä xai xoXasxtxät Txavxo? aSXXov Ixs'pou, 

xai y) TTEipa 7ra:i<;f/;(ii, xat 6 «iY'^? Iwavv/j? 6 

X:u(io'<;xou.o; ay.pxu? r,rMv h Ttotaai? r^EOÖv ?, xai? 

TxXEt'crxai; xSlv r|6ix(öv öpiiXiwv auxoü xa xoiailxa 
35 ■^:^i■Sl^)i■^, xai 6 6eio<; a(ixr,xr,(; AwpdSiO; ev xto Tlioi 

aii'SidrjOeioi; auxoü X(>y<;)' xat ETtt xoü lis'X/ovxo? 

oe', xauxa'" aäXXov xvi? xoXäuEt»!;"* [iaoavii^Eiv xou; 



aliquem purgatorium ac determinata certo in 
loco supplicia" (nam id, uti diximus, nusquam 
traditumexistit), sed alias qiiidem in ipso exitu 
e corpore per ipsum solum metum, sicuti etiam 
sanctus Gregorius Dialogus diserte pronuntiat: 
alias vero etiam post exitum, sive in ista re- 
gioiie terriscitima commorentiir. antequam ad 
Dei adorationeni perveniant. beatumque conse- 
quantiir lineni, sive etiam in inferno detinean- 
tur et ipsae, non certe ut in igne ac supplicio, 
sed ut in custodia et carcere constrictae, cum 
graviores fuerint culpae ac tempore longiore 
expiandae. Porro hisce omnibus opitulari 
preces et liturgias eorum nomine factas adse- 
rimus, concurrente cum his divina bonitate et 
dementia, quae huiusmodi culparum alias qui- 
dem statim condonat et dimittit, quäecumque 
scilicet per humanam fragilitateni admissae 
fuerint, quemadmodum magnus ille Dionysius' 
ait in Consideratione mysterii de iis qui pie 
obdormierunt; alias vero post aliquod forte 
tempus, aequis adhibitis lancibus, aut solvit 
remittitque etiam penitus. aut earum reos sub- 
levat usque ad extremum illud iudicium. 
Verum ad has tollendas nullam alterius sup- 
plicii purgationisve per ignem necessitatem 
videmus; nam hos quidem expurgat metus, 
illos vero conscientiae cruciatus, qui animum 
acriusrodit quam quivis ignis; illos autem ipsa 
sola divinae gloriae amissio et futuri obscuri- 
tas. num unquam ea sint potituri. Quae quidem 
omnia quavis alia re magis hominem torquere 
et castigare, et ipsa experientia ostendit, et 
testes habemus tum sanctum loannem Chryso- 
stomum, in cunctis prope, vel plurimis saltem 
suarum moralium concionum eadem scriben- 
tem, tum etiam divinum illum ascetam Doro- 
theum in suo sermone de Conscieiitia' . Et quoad 
futuri incertitudinem, damnandos magis per 
illam torqueri quam per ipsum supplicium. 



1. ),öyo-j; S. — 2. ivn\>.vi AHM. — 3. Ati).oYos : iiäTta; i-> xi? ^iiaXovq) A : 0eo)öyo; M, perperam oranino ; 
laudatur enini Gregorius Magnus, qui apud Graecos Dialogus appellatur ob editos ab eo Dialogorum 
libros. Locus 'ad quem alludit habetur Dialog. IV, c. 46 (graecc 48) = P- L., t. 77, e. 405. — 4. Post 
ifoöov iteruiii scrip.^^erat xoü <rwuaxo; R, quod dein delevit; paulo iiiferlus ad marg. : «paiov. — 5. xöjim 
(XÜfM ad marg.) G. —6. 4oiy.Ea9ai xoü Bsoö B. — 7. Xr.S^u; iEt(o9iivai S. — 8. p in xa8£ipri*eva; supra versuin 
R. —9. ÖEia; äya-nr^; xai 91),. xai äyäO. 8. — 10. xö (iiv M. — 11. £v : etii A. 
18. in' aOxf,? R. — II.eite M. Ad marg. R : opa Ttw? r| xäOapaic. — 15. aüxoT« M. — 1' 
iito corr. vult R. — 17. Ad xaüxa licic habelur scliolioii in R : -öyouv 6 ?6So;, xo ovveiSö;, v) i'xTtxwat;. 
xai xa I5?i;. — 18. xoXäoso; A. 

a) Quae sequuntur, totidem fere verbi> rcpetita p. U>. — b) De Enies. Iiienirr/i.^ r. VII, i 7 = 
leguntur in Respons. ad interrogaliones cardi- Migne, P. G., l. -i, c. 501- - l') Cf. Migne, P. O.. 
nalis a Lotharingia, ut praefando monui. supra. t. 88. c. 1652-57. 



12. xo; om. M. — 

In iTcitEuEovxat etii in 



45 



DOCÜMENTS REFATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[42] 



magistri dicunt. Sic inagnus Giegorius Theo- 
logus oratione in Plagam grandinis haec ait" : 
« IIlos (luideni lux ineflfabilis excipit et sanctae 
« regiaequeTrinitatis contemplatio; hos autem 
« simul cum aliis. vel potius prae aliis illud 
« loimentum, niniiruni proicctuni esse a Deo. 
« et conscieiiliae pudor teritiinuin non ha- 
« bens ». 

'-'. Ab huiusmodi ergo malis ut ii liberentur, 
qui obdorniierunt. et Deuiii roganius et credi- 
mus, non auteni ab alio aliquo supplicio vel 
alio igne praeter illa quae comminata sunt in 
aetertnim duratura. Praeterea defunctorum 
aniinas ex inferni detentione tanquani e carcere 
quodam per preces liberari. testatur etiam cum 
• f. 'j8\ niultis aliis Theophanes Confessor qui Graptns 
nuncLipatur, ut qui sermones suos martyrii 
sanguine obsignaverit pro Christi imagine in 
fronte incisus. Is enirn in uno canonum in 
defunctos talia pro ipsis precatur'' : <i A lacry- 
« mis et gemitihus inferni servos tuos, Salva- 
« tor, libera ■>. Audisn'? A lacryinis dixit et 
gemitihus, non a supplicio aliquo et purgatorio 
igne. Quod si ignis alicuius etiam mentio 
iisdem in canticis et precibus alicubi occurrat, 
is non est temporarius aliquis qui purgandi vim 
habeat, sed ille ipse aeternus ignis et senipi- 
ternus cruciatus. a quo ut eximanlur (|ui in 
fide decesserunt, Deuni rogant sancti ilii viri. 
misericordia permoti et conimiscratione in 
suos contribules. id postulantes et audentes, 
(|uod nuila pcne ratione concedi possit. Haec 
eniin dicit sanctusTheodorus Studita confessor 
et ipse veritatisque testis in ipso principio 
canonis in defunctos : <« Christum onincs exo- 
« rcmus, niemoriam eorum, qui a saeculo 
« mortui sunt, hodie peragenfes, ut eos ab 
« aeterno igne liberet, utpote in fide vita 
« functos speque vilae aetcrnae ... Tum etiam 



xoXa^oijisvou; o'i oi2a(7x«).oi X^YOUdi, xaSaTrsp 6 lisya? 
Fpriyopio? 6 ©eoXÖyoi; ev tS su; Tr]v nXtjyrjV rrjc, 
•/uluLTjC Xd-fw ToiaÜTct tpyiTi*- « Tou; u-sv xö 
" a^pauTov tpSJi; oiaO£/_£Tai y.a\ r, Tvj? ayiai; xii 
" ßaniXixTi? Ocwpi'a Tpiiäo;, Tot? os- LieToe twv 
.' aXXo)v [Jäuocvo?, ijiäXXov Si Ttpö twv aXXiov, to 
i< aiT=ppi':p6ai 0£oij xai r, ev xw cuv^iodxi aii/'jvr,-' 
.< Tre'pa; oux l/ouda ». 

2. Ttöv oüv xotouxojv aTToXXaxTEaöai xou; xexot- 
[XYij/evou; aixoüusv x£ xbv ©sövxat Tziaxeüoatv '',ou/i 10 
xoXäffsu); xivo; £X£pa<; xai Ttupo; Ixepou izacoL xa' 
otiwviwi; vi7r£tX-/)u.EVa. Kai Ott icpo? Toüxoi; xai x»;?'' 
=v aoou' X'/xo/^; coc; sx 0£(;j;i(<)Tr,pi'oii xivö? ai.i£vxoti 
Sia xöiv Eiywv a't xolv X£xoi[je/;i/.£v(ov J/u/ai. uap- 
xup£t auv * TToXXoi; IxEpoi; (r>£0'f7VT,;* 6 üaoXo- 15 
•("■/■iXTj? xo('i [nuTiTog £7Tovo[xa^da£vo;'', oxi or, xo'j; 
iauxou Xdyou? ai'aaxi i;.apxupioiJ £(7»paYi<j£v, inrep 
x^; Tou Xciaxoü Eixövo? x/jV oil/tv xaxo(YP«?£i;- 
ü&toi; xoi'vuv ev Ivi xwv eic xoui; xExoiixriijiEVOui; xa- 
vdvojv'" Toiatjxa uitepauxtüvirpoaeu/Exaf ' zluxQvuiv 
" xa'i (7Tl:Vtty/.i(iJv xSjv £v x(~) äSr) xou? ooüXou; lou 
o IXsuÖEpwsov, io)x/5p'' 1). 'Axo'jEt;; daxpi'wi' eitte 
xai aTSVuyf^üJt', oü/'i xoXaucw; xivo; xai xa^lip- 
xrjptou TTUpö;. El Si itou x«i rupö; ev xoT; xoioüxoi; 
aaaaai xat £Ü/ai; '- uvr,ijiy) "(('(oviv, o\f/\ irpooxai'pou 25 
xivö; xct'i xotOaixixviv xriv'-' SuvaiAiv e^ovxo;, äXX' 
a'jxoü xoii aiiovi'ou uupo; xoii x^; iixEpävTou ' ' xoXa- 
(7£t»; otxo'jijiv Ol ayiot xbv Heov puaO/jvai xou; e'v 
TCi5T£iXcxoiijir|ijie'voui;''', tfiXavQpwiria xivoüpiEvot xa'i 
xto "' TTpö? xou? 6iji.O'X.üXoii; oixxii), xwv otSuväxwv ' ' 30 I 
(j/Eobv t'cfiEjjLEvoi xoit xaxaxoXuSvxE?. Ae'yei yoip 
6 ayioi; Osdoiopoi; 6 iixouäixifn, 5[jioXoYVlxr|i; Ss xai 
ouxoi; xai jxapxu; ttj; äX»)6£ia?, sv aüx^ x9) «p'/vj xou 
£1? xou; X£xotu.y,a£'vou; xavovo; oüxoj; "*' « FlavxE; 
.. o-j5(.)irvi(T<i)^Ev XpiffTÖv '•', xeXoüvxei; (ji.viiiAy;v 35 j 
" a/jijiEpov XMv an' aiwvo? VExpwv, Vva xoij 
'■ aiwviou ixupb; auxoui; pu3ir,xai, ttiixei'-" XEKOiu-r,- 
.' UEVoui; xat eXttioi i^oj^; aiiovi'ou » . Kai £^£^r;<; 



1. fvioiv S. - 2. xciü; Ss Al'M. — :j. aiay.'Jvjiv S. — 'i. 7ti.7Te'Jo|iev y.ai aiioOiiS'/ xöv Oebv B. — .".. napa xi; O. 
— Ii. xai TOi; S. — 7. äois OPQRSM. — S. y.al Oeofäv»); M. — 9. ys.^6\i.v/oi ( £7tovo[io!:ö|i.£vo« iul marg.) C. — 
Kl. xavdvwv : ü|ivü)v OIHJSM. Ad marg. H : wsaiov. — 11. xOpts ex aioTrjp curr. H. — 12. Oiivoiq {eO-/"'; 
ad marg.) C. — 13. xr.v om. H. — l'i. ä;taip(i.,xov Q. — 1;.. I>ost XEXotijir,(i£vo-j; ackl. R : ü xat |ji£Yoi>a 
ri|iapx>)z6xa<, tum ad marg. : o.patov. - - Ki. xai xö 1'. — 17. xov iSuvixtov A : xo iSOvaxov .S. - 18. oOito 
It, uddito ad marg. : otowSiVrj. Hecitaliir canoii illc die sabbali xij; 'AitöxpEw. Ct. TpiioStov, Homae, 1871», 
p. 22. — l'J. x4v .XptuTtJv M. — 2(1. Ttiaxot A. 



a 1 f Ireg. Naz. Orat. Ki, n. !) -^ /'. fl.. l. x^, c. '.i'ij. 
— b) HabelurJiic loeu;^ in libro Pararlclico. inier 
eo.-i canonc.'i in dcfimilns, qui die sabbnii ouius- 



(pir hpbdi)iiiailij reeitari >olcnl. odc .-^oxla, tono 
ipiarto obliquo. 



[43] 



II. — MARCI EPIIESll ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 



43 



myiTi ' " 11 [lupb; ai: cpXsYOvTO? xai i/. cxotou; ä^^Y" 
« "{oüi;, üp'jyij.m öodvxwv xod (j>cw),r|XO! " aXr,KT(j)< > 
II X0X7X0VT0?, xai TTocsT,? ttiitijpia;, püaai, SwTrip 
II rjuiSv ', TidvTa? tou; OavovTxi; TtidTw; «. Iloij 
TO '' xaOapTvipiov £VT2ij6oi TTÜp; Kai £1 o),t>)? V'', 
Ttoii av |j.5AXov EiTtev aüto 6 ayio; ri £vTaii6a ; Et 
Sl oX(o; EiuctxoüovToct Ttapa to'j 0eou 01 äyioi 
T« TOtaüra aiTOuaevoi ', oü/_ -JliJ.wv £;£Ta?£iv, 
ttXX' aütcöv Exeivwv r,y äirosvxaOai "^ xoti xoü £v 
atj-oii; riveüiAaTo?. w xivoüy.Evoi xaV' sXaXouv xoti 
ivp'x^')'^, IUI»!; oe xotl to2 Aecttotou XptcTou xoü 
odvT'j; EVToXriv xai CirEp xtüv E^Opwv TtposEuyeoOai 
xa'i OTTEpxwv uxaupouvxtov 7rpo!J£u^a(j.E'vou '" xat xov 
itpwxoaapxupa üxESotvov XiÖai^oaevov ei; autö xouto 
xivr^uav-o?. Oü Y^p 0''1 ' ' J'*'' ÜTu=p xwv X'viouxtDV 
£u;^d(/.Evoi, tpatri av xi;, £t(7axouöij.£0a '^. AXX' biMC, 
rifAEi; xö fjiAE'xEpov öcTrav a7to7TAr,pou|j.EV ■i]or\ oe xoii 



in aitero quintae ödes üopario haec ait : i« Ab 
« isne qiii semper ardet, ab obscura caligine, 
« a dentium Stridore, et verme indesinenter 
« cruciante, et quavis alia poena libera. Salva- 
« tor, omiies qui pie obdormierunt. » Ubinam 
hie purgatorius ignis? Qui tarnen si plane 
haberetiir, ubi opportunius a sancto expressus 
fuisset quam hoc in loco? Nuni vero certe a 
Deo exaudiantur sancti illi dum haec orant, 
nostruni non est expendere; verum illi ipsi rem 
decetnant.necnon Spiritus in eis habitans, quo 
movente cum locuti sunt tum scripserunt, imo 
vero Dominus Christus, qui niandatum dedit, 
ut pro inimicis ipsis deprecarcmur. quique pro 
crucifigentibus se oravit. et Stephanum proto- 
martyrem ad idem, dum lapidarctur. praestan- 
dum, incitavit. At, dixerit quispiam, dum pro 
istiusmodi hominibus oramus, profecto non 



£io»lxoÜ!je»i(j«v Evioi xwvayfwv, oO/ ÜTtEpiSiv TciuTwv exaudimur. Esto. sed id omne quod penes nos 
[jiövov, äXXi xa'i uTtip aaiSwv Trpoij£u;a[ji.Evot, x«i 
rf,q aiwviou xoXotuEw? xoüxoui; £;ripTra(iav, wiTCEp 
vj TrpojxofxäpTui; ÖE'xXa xy;v <l)aXx(oviXXav '•', xai 



\' 



b 6£io? rp'lYOpio? 5 AiaXoyoi;, w? -.poiai''', xbv 
ßaofiXs'a Tsa'iavdv ' ■'. 

3. Oüxio U.EV oOv (j-Kio xöiv xoiouxiov aTcavTiov Ol 
xwv Euytöv xäi xwv XEixoupYiwv teXexkI Ttapi x^? 
exxXyjsiai; xai Tcap' /|U.wv yi'vovxai. "Oxi oi xai 
Ttpöi; xou? Yjdr) x?i? Txapä (r)£o> tAa/.apii-jT-c,-:Os «Tto- 
XaüovTai; f, xcov EÜ/iov xoüxwv xa'i [xocAiffxa "■ xrjc 
(AU!7Xixr,; ÖuiTia; Sijvaij.i(; oiaSat'vEi, Ä^Xov i\ (ov £v 
* xafq Euyaii; xvii; XEixoupYiai; cpa(/.£v, r,v 6 (Ji.£Y«<; 
'IwavvYii; 5 Xpuuduxoijio? 5uvEta;iT0 ' ' ' n Exi irpoc- 
« !p£pop.£v aoi xr;v Xovix'Jjv xa'JTr)v XaxpEiav uirsp 
n xöiv ev TtiaxEi ävajrauaaaEviuv Ttpoiraxöpiov "*, 
II itaxs'piüv , Ttaxpiapywv, •iTso'.pr',X(Jüv, aicouToXoiv, 
" jjia;xuswv, cii;ioXoY''ifwv. EYxpaxeuTwv, xai Ttavxo? 



est, explemus; quin et sanctorum nonnulli, cum 
non pro tidelibus tantum. verum etiam pro 
infidelibus orassent, exauditi sunt, et ex aeterno 
eossupplicioexemerunt,quemadmodumThecla 
protomartyr Falconillam, divus vero Gregorius 
Dialogus, ut fertur, Traianum imperatorem. 

3. Itaquc pro onmihus eiusmodi hominibus 
orationum missarumque sacra ab Ecclesia 
necnon a nobis peraguntur. Ouod autem ad 
eos etiam, ipii iani divina beatitudine perfruun- 
tur, harum orationum, praesertim vero arcani 
sacrificii efficaciam pertingere, ex iis probatur 
quae in missae a magno loanne Chrysostomo 
elaboratae precibus dicimus, videlicet ': <i Item 
« offerimus tibi rationabilc hoc obsequium pro 
<. iis qui in lide requicverunt, protoparenti- 
II bus, patribus, patriarchis, prophetis, aposto- 
« Iis, martyribus, confessoribus, ascetis et pro 



1 . Cf. Tpiojoiov, (•'/. ri/., p. 2ä ; ad iiiarg. R : wpaiov. — 2. <j>i6),-(ixo; Q. — 3. äX-iintou ,\ . - 4. iw-Cn om. M. 

— 5. xo om. A : ail marg. R : lipatov. — B. f|V 7io'j,äv M. — 7. aixouiiEvoi ; eO^^op-Evoi M. — 8. aitofaiveaeai M. 

— 9. y.ai om. (add. ad marg.).C. — 10. itpoiT£ux<i(Jievot S. — lt. Ad marg. R : Ono^opä, quae in rhetoricis 
pars est itpoXr,'l-£ü);, id est ncctipirlinnis, i|ua id, quod contra nos diri potest, aiiUcipamus atque diluiuuis. 

— 12. Ad marg. O : OY)(iEiw(iai. — 13. <l>aXxovi),av S : <l>a)y.wv;av R : <pa>,x«vi)),av C ; <l>a),y.wv;),av rclupu 
codd. ; ad marg. R : öxi r, öe'x),«, JAÜxpcoos tV «I'aXxmviav tru xo^aoeio;- xai 6 Oeto; Ppriyopio; xov Tp«;avov. 
^ l'i. tpacFiv A. — 15. Ad marg. R : ''• {= Sxt) xai Tipö? xoü; c!tüta\i.ho\i(; r; xrj? ).eiwjpYi*i; öüvam; SiaB»iv;t. — 
II). |j.d).AiaTa A. — 17. cy-jvExalev 6 .Xpu-TÖaxoiio; OPQSM; ante exi add. R : <cr,ai Y«r'. cl ad marg. : 
XpuaoijT6|;.ou. — 18. Ttpoitateptov CO; itaxpiap/or.!, natspiüv S. 

a) Legitur haec oratio in missa Ctu-ysoslomi post con^ecrationGiri, ubi po.sl aposlalis halietui' etiani 
praedicatorihus, evangeUslis. 



f. 49. 



44 



DOCUMENTS RELyVTIFS AU CONCILE DE FLOREACE. 



!44] 



" omni anima iiisti cum fide vita perfuncti ». 
Nam bona licet a Deo nciitiquam eis adprece- 
mur, at sratiariim actiones pro eis pendimus, 
at ad illoriiiii gloriam id perasimus; atque hoc 
pacto sacrificium pro eis etiam aliqiiatenus 
offertur et in eorum cedit utilitatem. Imo si 
quid postulamus, nihil mirtim : nam rerum 
divinarum explanator Dionysius in Contempla- 
tionc mysterii, qiiod pro iis qui pie dormierunt 
agitiir, dicif, « antistitem pro iis qui sancle 
« vixerunt a Deo eftlagitare lucidissimam divi- 
« namque vitam ab ipso pro iustissimis suis 
<< iudiciis merito reddendam, necnon bona ab 
« eo promissa ac profecto donanda, ut qui 
« divinoruni iurium interpres habetur, divina 
<• etiam numera tanquam propria sua postulet 
'< praemia, et praesentii)us significanter pate- 
« faciat, ea cpiae ab ipso iuxta sacrum ritum 
« expostulantur, prorsus iis fore praestanda 
« qui secundum divinam vitam consummati 
« fuerint ». Quare cum in omnes omnino 
etlicacitas isla pertingat, cumque orationum 
arcanorumque sacrificioruni subsidium pene 
Omnibus qui in fide obdormierunt opilulctur, 
ut demonstratum est, nulhmi dcjireliendimus 
causam necessariam asscrencM, soHs in ignc 
purgatorio degentibus eiusmodi iuvamen a 
nobis conferri. 

4. Post haec paulo ulterius progressi, dictam 
ignis purgatorii doctrinam |)robare vohiistis. 
primum quidem ex Machabaeorum hbro'', in 
quo legitur, « bonum esse ac salutare pro 
« mortuis orare, ut a peccatis solvantur »; 
deindevero ex evangelio secundum Matthaeum 
in (|uo Salvator dicit", « eum qui in Spiritum 
" Sanctum blasphemaverit, veniam non conse- 
« cuturum, neque in hoc saeculo, nequc in fu- 
« turo »;ex quo innui videtur, aliquani Vel in 
futura vita dari lemissionein. 

Porro quod haec purgatorium ignem non 
inferant, solc clarius est. Quid enim com- 



" TTVEuixaToc oixai'ou ' £v iTiaTEi TeTcXeiwixEvou «. El 
yip xa'i jjiri «hovixtv bÜtoi; ayaOa irapi -roü- 0soil, 
aXX' £ijyapiaTOu[j.cv uTtlp aÜTWv, ä),),' ei? ao';av 
auTtüV ToiiTo Tto'.ouiAev ■', xai outw toottov xiva xai 
iiTTcp auTwv f, Ousi'a yivsTai x«i Trpöc; aüroüc; oict- 5 
SaivEi. Ei Bi xai alxoZiiiv, oCiOsv öauuadTÖv xa\ 
Y^p 6£0'i7VTü)p Aiovudio; Iv xvj Oewpta ' tou Itti 
Twv tspw; x£xoiu.r(ac'v(ov |j.uaTr,piou « tov t£pap/r,v 
" -jiridiv £;atT£t(jO«i Trapi '' öiou toii; osiw? jÜioWaui 
" tV cpoivoT7.T-/;v xai Öti'av ^t.)r;v xax' ä;i'av 6-0 I1 
11 tÖSv oixxiOTciTOJv i^uyiöv (xvTiäiSo[ji.£vy,v xai Ta ' 
" iT^ri-iyeluivri xoii TrävTw; " ScupvjÖriuöuiEva " äyaC«. 
11 ix; äv sV.^pavTopixöv ovra tojv Osap/ixwv oixatw- 
11 jiaTtijv xai Ta? Oscai; Sojpca; 10? ol/.iia^ i\oii-:oZvir 
" '/AP""^''' ^*'' ■^°^? Ttapousiv ExsavTop'xSi; iii.-fai- 1 
" vovTa, oTi Ta irap «ütou xata Öscjibv ispov 
■I £;aiToü[i£va '", ttv.vtw? £5Tai xoT; xaxa Oöi'av ^(or|V 
11 TET£Aeiü)u.£'voi<; 11. OüTti); £1; airavTa? t^; ouvä- 
ij.Ew? " to(Üt/|1; SiaSaivouTV); xai ttj; äirb tcöv 
£u;^wv xai twv jjiucTixaJv teXetwv ^orfidaq TTÖiai 2 
ff/sJov <juvTEXou(7ri<; toi? ev t^*- tciutei xExoiutr;- 
u.£vois, OK aTTOOE'oEtXTai, ouäEaiav ävayxviv Evuvtäp- 
/Ciu5«v öpwiAEv TW Xeyovti Xo'yw, U-OVOl? Toi; e'v 
TW xaOapTyipi'w iiupi xf.v TOiaür/-,v ßor^ÖEiav tto;' 
rjuiSJv''' (juv£i(7iy£p£(i6ai. 

4. MExa ToijTO aixpbv CiTTOxaiio'vTS? ' ' r.ÖcXriiaTE 
ffuGTviaai TO EipyjijiEvov obyu-a xoS xaSaptripiou '■' 
iTupo'?, TcpwTOV fiEv"' otTO Tjj; Twv MaxxaSai'wv'" 
ßi6Xou, £v -^ Xe'yetäi, « xaXbv Eivai xai awr/ipuüäE; 
11 TO ÜTTEp twv aTToöavovTwv £U/£a6ai, omo«; äv twv 3 
" aiAKp-iiöi/ aTCoXuOwui >.• OEJTEpov oe dito tou xaTa 
IMcirOaTov EÜaYYeXiou, ev (o cc,v",(jiv 6 HwTvjp, oti 
11 TW ei; tÖ ayiov IlvEufAa "* 8Xaii^r)[xr|(iavTi O'Jx 
" a:p£6r|C7£Tat oute ev tw vov atöivi oute ev tw 
" (xe'XXovti », w; O'jay;; xai'-' sv xw jxe'XXovti ßi'w 3 
ätpsuEw;. 

TaÜTa OE oTi xb'-" xaOapxvipiov irÜ5 ouoapLw; 
EKroyousi, xai r.Xi'ou tfavo'xEpov'^' • xi •[ttz xoivbv 






xaiou o,n. 0( . - ■>. xoü on,. U. - .. „oiöi.Ev S. - /.. Ad „,arg. : ...EiWai. - .. pa in .apa 
>up,., v,.r.„m Q; ad mar«. R : iiovu.Jo.. xoO 6Eoyävxopo;. - 0. .ivxoc P. - 7. o.p,e,ao^Eva.v S. - 8. L 
ßpe?ou; ^avTopixov övxa xa.v eEoXoY.y.iöv oix. S: a.xaioaoixiov H. _ „. ^äpixo; OQ. - 10. E^aiToOp^Evoi S -^ 
1. «uv.ixEO; A.- 12. T^ om. M. - 1:!. „p' Ci.rv M. - 1',. ü,:ox,ti6vto; A. - 1.5. xa6ap<n-ou OPQSM. - 
.. All ,nars. u. O : ar^eia„ai, in I! : i,ö xij; piTAou xo,v |xaxxaCai<.v. - 17. ,i«y.«6a;a,v QS; altorurn xsnpra 
versum «. — I«. tk xo Ttv. xö ar. H, in qu.. ad mar;,'. : xiö si; xc, ä^ 
oni. Ar. — 211. xb oni. S. — 21. 90; 



I 



i 



ayiov itv£-j|jia fJ).a(r9TiiJi>joav7i. 
»•'spwxipov .V : (pavöxEpov ex yavEpoTspov rorr. V. 



l'J. 



a) Uionys. Areop. op. et /oc. c/V. p. 41. — h) Gf 11 Mac. 



XII, 46. — c)Gf. 3Iat. XII. 32. 



[45] II. — MARCI EPHESU ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 



20 



30 



(x:fiE!i£i T£ xoil xoiOapiiei oia Ttupö; xai xoXased)? ; 
El [AEV Y»p a'iSOi;' rj 5i' eCiySy r, uap' oiÜT/i; 
xat lAOVYj? Tv;; Ösi'ot; «iXavQpwTria;, oCx ETI" /CEi« 
xoÄoi'usd); xai xaOotpasüj?* st ol xoXaui? t£ xai 
xaSacai? (opicaEvai-* (oi' aurö y^'P tout' ' ey^" 
vcvTO', xai y-ärry av :^oav, ei'' y.-/] oi' «ixiöv 
ExaOaipovTo), [xoctyiv to; eoixEv a't tiiyaii Yi'vovTai 
xoii Tr|V 9£tav tp iXavOpoJTri'av &u.voüjjlev ^ . Oi [jlöcXXov 
ip« tÖ xaOapTvipiov irijp* EiuäysTai oia Tojv toiou- 
.Tü)v ^T,Tcöv'-' r, ävaipEiTXf a;p£<iiq yap ev «utoi; 
aaaptiwv '" cpE'pErai xa6air£p £x S^iTtXix^; xivo; 
£;ouaic(i; te ' ' xai tpiXavSptoitiac, * aXX' ciüx Ö7:aX- 
XayV" xoXoiiEo)!; ' ■• -^ xaOapffEO);. 

5. TÖ ok tpiTOV, OTTEp EX Tlj? TTpO? Kopivftl'oui; ' ' 

Tcponr;?^'' ETriCToX^c; EXv-i'^ör) "■ toü aaxapiou OaijXou. 
EV fi SiaXEyöu-Evo; TrEp'i toü oixooou.oüvtoi; ' ' Eitl tou 

ÖEfilEXlOU, 0? ECTIV 6 XplUTO?, " /pUdOV, «pYUCOV, 

■I TiiAiou; X160U1; "*, 5ijX«, yopTOv, xaX-/.|Ar|V «, ETrayET 
« Kai Y^p'^l ■^i^'-Ep" TOÜ " Kupiou CjiaVEpwUEl, ÖTl-" EV 
" irupi (XTToxaXuTCTETai, xai IxadTOu to spyov 67rotov 

« ESTl-'jXÖ TCÜp OOXlU.äaEl* EITIVO;-- TO EpYOV piEVEl, 

" E7r(i)XoSc)ij:r,7£, aicÖöv X-ii'^Exar ei Ttvo; to spyov 
" xataxar^cETai, !^if|u.it<)6vi(T£Tai' auTo; oe swOriCETot, 
i< ouTii)"^ öE WH oii TTupo'; », ooxeT-' lAEv EidayEiv 
lAaXioTa-^ TravTtüv tÖ xa9apTiiptov -irüp, tiäXidTa oe 
TravTwv auTO ävatpEi. npioTov (aev yap floxii^a- 
OTixov,äXX' oü xaOapTixbv^^ auxo aTtExaXsdEv 5 öeio? 
otiroiToXcc ETTEiT« xai T« «yaOa twv äpytov xai 
TijjuiüTaxa oi'aÜTOü oiEXEÜsEirOai-" oioipidaTO, TaÜTa 
Se o?|Xov-* üj; oijOEijLia; TTpodOEiTai -" xaOapCEü)?''"' 
EiTa-" TOui;E7ri;fEpo(/.£'vou? -ä irovripa', xaTaxaiou.Evoiv 
EZEivoiv, i^Y)[ji,iM9ji(j£o6ai Xs'yEf Ol 3e xaöatpo[A£voi, 
itpb? tJö^- [xyjSev (^TipitoiiaOai, xai uEYOtXa xEpSai'vou- 
civ" • ETTEixa £711 ^•' Tri? riUE'pa? sxEi'vr,?, Oj-iXovoTi Tr|; 



mune est remissioni cum expurgatibne per 
ignem ac supplicioV Etenim si habeatur remis- 
sio, sive per preces ea fiat, sive per ipsam solani 
divinam clementiam.iam non amplius siipplicio 
ac purgatione est opus; sin vero punitio siiiiul 
ac purgatio statuantur (iiam ob id ipsuin sta- 
tuuntur, ac frustra plane essent, si per ipsas 
expurgatio non fieret), iani in vanuni, ut vide- 
tur. preces fundinuis divinanique laudanuis 
misericordiam. Ex allatis igitur testimoniis 
purgatorius ignis non niagis infertur quam 
exploditur; in eis enini peccatorum remissio 
repraesentatur ut effectus regiae cuiusdam 
potestatis atque clementiae, non autem ut 
liberatio a supplicio vel purgatione. 

5. Tertium vero testimonium, quod ex prima 
beati Pauli ad Corinthios epistola' depromptum 
est, in qua apostolus. dum de eo disserit qui 
super fundamento, qui est Christus, struxerit 
aurum, argentum, lapides pretiosos, lignum. 
foenum, stipulam, subiungit : " Nam dies Do- 
« mini declarabit quia in igne revelabitur, et 
<■ uniuscuiusque opus quäle sit, ignis probabit : 
« si cuius opus manserit, quod superaedifica- 
« Vit, mercedem accipiet; si cuius opus arserit, 
« detrimentum patietur, ipse tamen salvus erit, 
« sie tamen quasi per ignem », — hoc, inquam, 
testimonium niaxime omnium inferie videtur 
purgatorium ignem; at maxime omnium illum 
convellit. Namque in primis probandi quidem, 
non autem purgandi vim eum habere dixit 
divus apostolus; deinde vero opera bona ac 
pretiosissima per illum esse transitura pronun- 
tiavit;haec autem, ut patet, nulla indigent pur- 
gatione. Postea, eos, qui piae se prava tulerint. 
his combustis, detrimentum passuros dicit; qui 
vero purgantur, non modo nulluni capiunt 
detrimentum, sed nniltum etiam lucrantur. 
Praeterea, in die illa. iudicii scilicet ac saeculi 



f. W\ 



1. Tf ayEijii; M. — 2. oOxETi S. — -i. (ofKJixEv^ H : wf).ifr(j.e'vat M. — '1. -.oüto AM. — j. EysvETO OFQM. — 
G ü : oi M. — 7. Ad inarg. R : Ci|j.voü(iev SriÄaor) ijiiT»)v xai t\)x6\>-B>la. — 8. Tiüp oin. S. — 9. pruiiiMv M. — 
1(1. änofTioiv EV umaXi M : iii. Iv «City; A. — 11. T£ om. A. — ll'. (iTtaX),aYr|V S. — 1:!. xoXäoEO; A. — l'i. Ad 
inarg. R : ixTri;7cob; Kopiv6io-j; a'.; imfi-colffi oin. A. — 15. npÜTr)?. — 10. eXeisBy) R. — 17. irtpi toü oizoS. oui. I-i : 
tili TOÜ 6e(j,. 01X00. A. — 18. ).-J6ou; (sie) TiiiCou; A. — 19. to-j om. MQ. — 20. öti : öte M — 21. äuTiv S. — 
22. 7,7170; Q : o-jtivo; M. — 2:i. oütu? O. — 24. 'Ad marg. R : EipiovEia : lupaio-/ itävu : öXov. — 25. jiii).)i(jTa 
A. item extremalin. — 2G. xaöapTripiov (xaOaptix'ov ad mai'g.) G. — 27. oiE^sÜTETai R. — 28. Ta-Jta os ärjXov 
Ta liYaSa epfa R. — 29. ÖEiTai Ol^QRSM. — 30. Post xaöäpoEw; add. R : ä),).a To'J|j.7ta),tv. — .'!!. eha tou; 
ETti?Epo|jiEvoi/i;- (lEYäÄa xspSaivo-juiv solus habet .\ ; ca tarnen perperaiii fuisse oinissa in allis codi!., salis 
ostondil cum orationis series tum responsio Latinorum inferius exhibenda : vix enim credidorini 
verba huc irrepsisse ex comimini (Jraecoruni responsione, lufra, p. To, 1. 40. — :i2. to A. .i.J. iiri : TispiA. 



a) er. I Cor. III, 11-15. 



40 



DOCIJMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORE^fCE. 



[^6] 



♦ f. 50. 



futuri, I:ilia evcntura esse dicit; «ßOT fi//t'ir/t'c/rt- xpiTEoii;, zii toü aiwvo; toC f^isXXovro?, xa roiaÜTei 

A-ato, inquit. quoniam in igne revelatur. Atqui -j,f,<7t YEvricsirÖo»'- :^' ya'p jj'^g'p« Örikiäon, ^ridiv, 

purgatoriiini igneni eo tempore adstruere, id ort iV nvm. dnoy.alvjxxETai. Töte oe «p« xaöap- 

est post trcmeiKliim illitin . iudicis adventuiii rv-piov ^tüp GTtoTi'0£<jOai-, [xetoc t>,v soSEpäv exe/vviv 

ultimanuiuc sententiam, iioiine valde absurdum tou xpuou Trapousiotv xai triv TeXeuTaiav äTto-f,aaiv, 

est? Neque enim quicquam eiusmodi nobis .ur, xai Xi'av ^ oopTixov; Oüo^ yip oiSev toioütov» 

Scriptiira tiadit, imo vero ille ipse qui iios ^,aTv* r, Ppa-f), irapaoiäwaiv, S^iX auTo; 5 ,ueXXwv 



iudicatuius est, Ibunt inquit" isti, in damnu- 
tionem aeternam, iusli vero in vitam aeter- 
nam; et riirsus'' : Proccdent qui bona ege- 
rint, in resiirrectionem vitae, qui vero muhi 
admiserint, in resiirrectionem iudicii : medium 
autem aHiiuem locum iiusc|uani reliiiquit, sed 
poslquam iiidicandos omnes in duas partes 
divisit, alteros a dextris statuens, alteros 
a siiiistris, illos nuncupans oves, hos vero 
hoedos, utrosque singillatim alloquitur, quin 
uspiam tertiosindicet, quos oporteat per ignem 
illum expurgari. Videtur ergo ille apud apo- 
stolum ignis designari, de quo David proplieta 



xp'.vsiv /,aä? 'AnkLtvawiM 'är^ts'<.^ ovTOl ii; 
y.uXaaiv uiwftot', o'i ds ölxaioi. ti^ ^wjjv atwvLOv, 
xai aOQti;- 'ExnoQSvaovrar' oi tu dyuftd noi^- 
auvreg tig umaraatv Oorjg^, oi 6s tu (puvla 
noü'guvTSQ, tig uvdaTuaiv XQia twg, u-iiy-ry Si xiva 
yiopav ' oCäajxoü TropaXEiTrEr xai xou; xpivouEvouc 
£i; Söo ixolpotq aTTaVTO«; oisXiiv, xa'i Tou; jjiev ex 
oe^kTjv* (jTviffai;, toÜ; $"■> i^ EÜoivuuiov, xai 
TOu; [/.iv '" xaÄE'cra; irpoSaxa, toü? Se', £'pi';piot, y.rn 
■KfOi^' IxctTE'pou? Bio*- Sta/E/ÖEi'?, ouS(yu.oij xat 
rpiTOu;*-' TTapsSEi^E TOb? 6-iEiXovTa? Sioc toü Trupo; 
EXEi'vou xaöai'pEoOat. "Eoixev o3v execvo xai ropa 
aTcOdToXw''* To Tup Etvai, TTEpiou AauiS 6 Ttpo- 



15 



aif : Ignis in conspectu eins exardescet. et in -ivirr,; ^^^ni U^q ivohtov av'Tov xuvOyjasToi,, 

xai xvxho avTOi xaxuiylg acfoSgü- xai auSii;- 
rivQ ivdjniov uvTUv nQonogsvasTai, xat 
'fhiyiH XLxho Tovg iyßQovg aiTOi ''- xat 6 
AavirjX auöi?' noTui.i6g^'' nvnug slXxsv sfi- 
TiQOaHiv avTOv. To yÄp toioütov iriip tou; pisv 
ayiou?'', axE u.-/jSev xaxiai; t'syov xat Yviopiuaa 
e'tti^Pejoue'voui;, XafXTtpoTs'poui; aTTOyavEi, xaSaTTEp 
/puobv £v xaaivw ooxiaauOEVTa; "* -^ xaOa'TTEp tTiV 
ä.ui'avTOv -iaci Xi'öov, ■/•xi; ev f/Ev xtö Ttupi xEiiiEvr] 
aTr/,vfip:«xw(jOat Soxei, £';aipE6Ei(ia oe xou itupdi;, 
(o; üiaxi Aau.Trpuv6Eisa xaÖapojxE'pa yivExai, SttoT« 
•/^oav x«i ''■' xa Twv ' äyitov^" xpiwv Ttaiäwv ffwixaxa 
e'tci xv^; ßaSuXojvia? tpXoyo«- roii? Se aixapxojXoui; -', 
(•K EUTxpviaxov üXviv xw Txup'i EXEivw xriv"" xaxt'av 35 
£'7raYO]j.E'vou(;, ir£pi8pa;au.£vov, äva'j/et--' -za-ylui:,, xat 
TO U.EV EpYov, -^xoi T/,v TTOvy.pav oiäÖEaiv r, e've'o- 
YEiav, xaxaxaü<TEt-' xa'i TEÄEtoi; (xc»«vieT, aüxoui; 51 



20 



circuitii eins tempestas validci ; et alibi" : 
Ignis ante ipsum praecedct, et inflammabit in 
circuitn inimicos eias;tt Daniel rursus' : F/n- 
vins igneus rotabatur ante ipsum. Qui (|uidem 
ignis sanctos. utpote nulluni nequitiae opus 
indiciumve prae se fcrcntes, splendidiores 
reddet. veluti aurum in fornace probates vel 
ipiasi amianluiii (picni dicunt lapidem, ijui in 
igne quidem positus in carbones redigi videtur; 
ex igne vero subductus. quasi aqua ablutus 
nitidior evadit, qualia fuerunt etiani triuni 
illorum sanctoruni pueroruni corpora in foi- 
nace babylonica; peccatorcs veio. (|ui vitium 
ceu rem ustu fatilem igni iili praebuerint, 
apprehcndel inoxtpic incendct^ et opus quidem, 
id est pravam voluntatem vel actioncni. exuret 
penitusqueabsumet;ipsosvero iis quidcrn quae 



30 



1. -r^veaO« OQC. - 2. OnorieExa, R. _ .^ xo.oöxov curr. ex xoio-:xu>v Q. - /,. r,(.o-,v M. - :,. e-^opE-Oovxai 
OQh. - 0. Co,ü; o>n. li. - 7. Ad ■«arJ,^ H : .cpi ..i^, -fü^,. _ «. ^xS.Jiiv S. _ 9. Se AM. - 10. xai xoü; 
^£v-lptf.a ..„mes praeter A om. - 11. ,p;,; ■. „0; U. - 12. lS£a om. M. - l;t. xpix«; OQ - 14 xai ««0« 
x,r, 4„.ax. o,n. AH; a,l n,.,rg. R ; xi' e,xi xo „0?, ,:cpi o5 AaoiS xai Aavii,). äsye.. - 15. 9),oYiEt -V ■ xai 
fXoYicT-ExOpov; aOxoO on,. R; auxoO om. A. - Ifi. ^oxajxöv M, - 17. Ad marg. R, hinc quidem ; oxt xb 
xoioCxov r-.p xou; äyiox Soxmiac. x.i t« £pY« aOx.r.v 6|.oi<«; xai xoO; d^apxtoÄoO; ; inde vero ; i}Mr,c., .\p.ao- 
otduou. - 18. x«0a7tEp-8ox.|i«<70Evx»; om. C. _ m. ^ai om. M. - iO. äYiaiv om. OPQRSMBCG - -^1 \,l 
m.-irs. R : öpa xjjv xöiv a|i.apT<«/<Sv „pd5,v. - li. xr.v bis liabet A. - 2,!. Äva^xE. M. - 24. xaxax«:^,, A 



0) Mal. XXV, 46. — lj, !„:[ 



'■' Ps. ux, 4; 9n<;iv M. — d) Hs. xcvui, 3. — 0) Dan. vii, 10. 



[47] II. - MARCI EPHRSII ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 47 



^r|atw(i5t' |ji.£v J)v ETrsipEpovTO- , irovripSv ojjXovoti^ 
sopTi'wv, (jcöset 0= ouw?, touts'utiv ei? tÖ SirivexE? 
xa65;ii TE xai (puXa;£i, u-rj auvoTToXXuiiE'voui; t>, 
itovT.ci'a. 

C. Tour-z-jv ' Tr;v E^riyosiv tou p/|Tou toÜtou xoti 
6 OeTo? Tracr,p ö' X:uuo(Itoijio; äTToiiÄwci {aroiKt 
TOV IIuvXov Trap" iiucv Xs-pu^EVo?, xaOaTTsp exeivoi; 
OTcifia Xotarov'') Triv te Eiri(7ToXr,v IparivEuojv. 
aÜTüti Toü IlauXou CTray^P^'JOVTo?, tö; (0'^6t] ' Si 
öirTosia; HpdxXo) tiö aaSriTy, xai Smäoyo) Tou 
6pdvou auTOu, xai loiov ett' aüiv) udv/) Tri pA'^-^ 
XÖyov i'xSESwxiö;", iva |/.'/) Ttpb; TO i'^iov (ppo'v/;u.a t/,v 
!po)vr|V eXxij5o)5iv Ol xi 'lipiYEvou; cspivouviEi;, o'k 
xai uaXXov eoixev r, uaiv'' cjujji-^wvEiv, xai t?, Ix- 
xXr,(jia XuuvivcovToii, te'Xo? EiaäyovTE; '" t^? xoXadEw; 
xai Tuiv äaapTwXwv TöXsiav aTioxaTotaTadiv « cto- 
öv^ffETai yap >• -^Tjciv « 6 aaapTwXb; ' ' (■>; '^ Sia '•' 



gestaverint defraudabil, pravis scilicet merci- 
bus, salvabit tarnen, id est in peipetuum retine- 
bit atque ciistodiet, ne cum sua malitia simul 
dispereant. 

6. Atque istani loci iilius interpretationem 
adfeit etiam divus pater Clirysostomus (is 
vero OS Pauli apud nos nuncupatur, quemad- 
modum Paulus os Christi)', epistolam expo- 
nendo. Paulo ipso dictante, sicut per visionem 
adspiciendum se praebuit Pioclo, iilius disci- 
pulo et in sede successore, atque peculiarem 
in ununi hoc dictum orationem edendo, ne 
ad propriam sententiam effatum illud traherent 
Origenis sectatores, quorum opinioni potius 
quam vestrae congruere videtur, atque Eccle- 
siani labefactaient, damnationem aliquando 
desituram statuendo perfectamque reprobo- 
rum hominum redintegrationem; nam salvu- 



iTupdi; ", toute'oti Siay.evEi xoXa^du.Evo? e'v tw itup'i bitiir, inquit, peccator ejimsi per ignem. id 

xai oi (TuvaTToXEiTai toT? TtovvjpoT? EpyoK; xai Sia- 
OeVeui. Oeoi tou TTupoc TOuTOu xat 4 (;^E'Ya; <!frfl\ 

BatJiÄEio; Iv Tol« 'Mtiixiüg £;r)YoüpiEvo(; xb ij/aX- 

utxbv exeTvo' (I>mv7] Kvgiov diaxönruvToq ffXdyu 

nvoög, oTi <i xb Trüp xb y,TOi|jia(ja£vov ei; xoXairiv 

« T(ü SiaSdXw xai xoi? ÄyyeXoi; av^ou oiaxdictsTai 

« T») tfonTi xoti Kuptou, i'va inuSy] Süo Eiui ouvot- 

II iJi£i<, vi x£ xauuxixY) xat vi iiwxi^ousa, xb (jiiv 

II opipiu xai xoXaoxixbv xotj Txupbq xoti; ä^i'oii; xyj? 

II xauoEdx; TipoaaTTOpiEiv/), xb OE cpwxtdxixov auxoij 

« xai XaaTTpbv xrj cpaidpdxr|Xi xiöv EU'ipatvopiEvwv 
II äiT0xAr;pii)6?i. <l>wvfi oOv Kuoi&u StaX&TTTOVXO? 

•' ■lAöyix TTupbi; xai uEpii^ovxo?, 6k «XaijntE; piiv 
slvai xb Tiiip T^c xc;Xa<7£w;, axaucjxov 8e xo (pox; 

II T^? ovaTcauiEw? Siapisivai ". Tdx' apa, öi; 

EOIXEV, Yj Toiauxr, Siaxoirr, xai oiaipEut; excIvou xoü 
j Ttupbi; '(i^e.rai, 7,vixa oi' auxovi oiidvxwv onravTiov 

6[xoi'ti)i;, xa n=v Xapmpa xwv EpYiov xai :pwT£iva 

XapiirpdxEpa tpaivovxai, xai oi xaüxa tiriiEpduEvot 

To'u (fiwxb? xXripovd|jioi xafJiaTavxat xai y.i(j9bv 

atiiviov xouTov äiroXarj.€ävou<jiv, oi Se xa -iaüXa 



est permanebit igni addictus, non autem una 
cum pravis operibus et vitiis penitus absu- 
metur. De igne hoc magnus etiam Basilius in 
Moralibiis^', dum interpretatur illud Psalmi : 
Vox üomiiii intcrciJentis flammam icjnis. 
dicit : (I Ignis, qui diabolo et angelis eins in 
« supplicium paratus est, voce Domini inter- 
II ciditur : ut cum duas sint in eo facultates, 
II quaruni una comburit, altera illustrat, ignis 
II quidem asperitas ac toiquendi proprietas 
II iis qui adustione digni stmt, servetur: iilius 
II vero splendor et claritas ad hilaritatem 
« eorum qui laetam ac beafam vitam acturi 
II sunt, destinetur. Vox igitur Domini interci- 
II dentis ac dividentis flammam ignis, adeo 
II ut supplicii quidem ignis obscurus sit, lux 
II vero requietis vi careat comburendi ». Tum 
ergo, ut videtur, huiusmodi intercisio ac 
divisio iilius ignis locum habebit, cum iam 
eius virtute dissolutis aeque omnibus, clara 
quidem lucidaque opera clarius elucescent. 
institutis iis, qui ea praebuerint, lucis here- 
dibus, hancque in aeternum praemium rcci- 

1. Cllisiwtfsi M. — i. EÄc'jepov A : ktUYi^viin M. — 3. &/)Äovöti ; äTiXacrj R. — 4. Ali iiiaru;. R : ü'ipaT'jv, 
moxque : öpa '^\■T^■^■t^(Sl.•^ Xp.uffo(rr(5(iQ-j x«x' "üpi^ivou;. — 5. ita-rif, ö om. A: ö supra versum R. — 6. Verba 
oxöpta TO'J naO'/.m-ffToixa XpicToü post änooISMOi habont AR, reliqui pauk> inferius, nimirum posl 
ixo3Öw/.(i;, atque linc qui.lc'iii paclo : OTÖfia 6e ouxo; toü 11. (xoC add. S) nap' riaiv >iY£xai, xaöansp xt>,. 
Verba vero aOxo-J xoü llaüXou-xoO öpövou aüxoij sohis habet A. — 7. öi6»i .A. — s. exSeSoxü; M. — U. v; 
4|jiTv om. AR, ac proinde eoixe habent. — Kl. cioaYOvxai OQRS. — 11. Ail iiiai-t;. R : -.'<. in-.'. -zh owBr.iTETat 
4 ä|jiapi(o)-6;. — 12. öi; : -/.ai M. — 13. 5ia : änö I'MRC. 



a) Laudatur Chrysost. hom. IX in Epist. I ad 
Cor.; cf. P. ü., l. ül, c. 75-82. — b) Non in Mu- 



ralibiis-, seil in homilia in Psalmuin xxvill locus 
nie apud liasilium legltur. P. C. t. 29, e. 297. 



48 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[48] 



pientibus: c|ui vcio prava 



u>tin|iu- facilia xai EUTrpT.fTTa, 'Cr.UAoiusw ty, toutwv ÖTroiSoXy,. 



exhibucriiit. horiini iactura imilctati, sahitem 
consequentur perditione ipsa peioicm, seni- 
piterne in igne permanendo (id enim vox 
sülvnri propiie significat), iie et ipsi, qiiod 
ignis vim habcat absunieiidi. peiiitus absiiini 
f. r>0'. videantur. His inhaerentes imilti etiam alii 
inier nostrates tiactatoies eodcm plane modo 
dictum illud inlellexeiunt. Si veio quispiam 
aliter hoc exposuerit, per sii/iih-iii, libeiationem 
intelligens a suppllcio, et per trniisitiim per 
ignem, expurgationem : is perperam omnino, 
si ita loqui fas est, locum videtur intel- 
lexisse. iN'eque id mirnm. homo ut erat, quan- 
doqiiidem multos vidcnius doctores Scriptu- 
rae dicta diversimode interpretantes, quin 
omnes eamdem sensus perfectionem conse- 
(luanliir: impossibile est enim eumdem tex- 
tum divcrsis sensibus explicatum singulis 
aequaliter tonvenire. Nos vcro oportet ex 
iis principaliores ecclesiasticisque dogma- 
tibus magis consentaneos seligere, reliqiios 
vero posthabere. Nullatenus ergo sententiam 
immutabimus, Augustinus licet hanc interpre- 
tationem praebeat, aut Gregorius Dialogus, 
aut alias quispiam doctorum vestrorum; ex Y«p £>' Taür/); oi |ji.5XXov tÖ xaöapivipiov Trpo'a- 
ea enim minus infertur purgatorius tempora- xatpov'" irüp ■?, tö tou 'iipiYsvouc; oo'yu«, Tslsi'av 



(jwiJovTai Kor/jfi'av a'ir(.)),£i'a<; ysipova, oiriVExw; tv 
Tcö TTupi (j.£V0VT£(; (toüto -j-ip cr,;j.aiv£i xupiw? y.cd 
y] (fwvv) TOÜ auiKsoBttl), i'v« |J.r, 8d?(.>(7t Oii xo 
'iOapTtxbv TOÜ itupb; xai auTOi xaOaTro^ airoX^^uTOai'.. 
ToÜTOi; «xoXouOoüvTEi; xai ttoVacii tov itap :?iu.iv 
oioa'TzoiAwv ETspoi Trpoc tviv - oiävoiav TauTr,v xb •' 
pYlxbv |f£i).viiaciv '■. F,l OS xic aX),(.); auxb l^riYriOaTo, 
xa't OMTJjQi'ay u.h xr,v araXXaYV ■^^'S xoXaiewi; '. 
Ai'X£j,'(J(J' o: rf/ä ;ri'p05 xbv xa6o(pn:iJ.bv'' e'vo/iCe ', 
Ttapavo^fj«; cxüxb (pocivExai iravxEAdx;, £i OEi 
xoüxo EiiTEiv xai Oaujiacxbv oiSs'v, avOpwitOs wv, 
OTiou Y^ Tto/.Xoi xwv oioaaxaXoiv tpai'vovxai oia- 
cpopw? ilr-ioüiifJOi xät pvjxi x^? rpa'Xi5)<;, ou 
uavxE? E'-iitxvouuEvoi XY); axpiSsia;* baoiw;'- oüoi 
Yap äuvaxbv xvjv aijxriv ^rjsiv irpb; Siatpopou; airo- 
oi5oijiE'v/iv '" Ivvoia? Etpapadi^Eiv aTrauai; " 6jjioi(o<;' 
äXÄ' Yiu-ä? Y^ ^" ^*'< xupiwTEpa? xouxwv exAey^- 
jAEvou; xai (juucpojvoxE'pai; ' - xoTg ExxXridiasxixoI; 
odYHaai, Tac;),onrai;£v OEuxE'pwxiOEüöai'''. O'j xoivüv 
E5ri5xpa-i/-/;(7du.E6a ' '', xav A\fiou<:xaoi; äirooiSw x^v 
xoiaüxr;v e'v/IY'Iitiv, xav FpriYopio? 5 AriXoYO;, xäv 
EXEpoq''' xiöv Trap' ujaTv "' atoasxaXiov siuaYExai 



10 



20 



rius ignis quam Origenis sententia, omnimo- 
dam per ignem illum animarum restitulioneni 
liberationemque a supplici« staluens, quae 
cpiidem ut communis Ecclesiae pestis pioscri- 
pla atque anathemati/ata a sacro concilio 
generali quinto, pcnitus tandcm cxplosa fuit, 
7. Hoc itaque modo ad testimonia respon- 
demus, quae e sacra Scriptura protuiistis. 
Deinde vero ea sanclorum patium dicta alla- 
turi, quae pro vestra opinionc facere videntur, 
eis aliquot verba quintae generalis synodi ' 



aTtoxaxasxaatv xwv •^^/öiv TtpE^&EÜov '" Äia xoü 
TTupb; ExEivou xai x^? xoXauEwi; Xuxpwuiv, oiiEp lo; 
xoiVT, XüjjLr, xrj; IxxXriata; äiraxvipüyOr) xai «veOe- 
aatiuO-ri '■' irapi xr); aY'a; HE'aTtir,; otxouuEvix^?-" 
Tuvdöou xa'i c(Tr£X'i^}.axai"' xeXeov. 

7. Taüxa-- JJ.EV oüv aTTOxpivduEÖa Ttpoi; x« Ttapa 
x/i? fldiq rpatp^; u:p' uuiülv £iXr,a^£'va -'. Msxa oe 
xaüxa-' yp7i<iEt; xiöv Oei'wv TtaxEpwv xw ooY|J<-axi 
xoüx(i) (iuu.6aAXou.Eva; ExÖEaÖai ßouXduEvoi, ixpo- 
£Ta;ax£ xoüxwv pv^ixaxi xiva xr;; TtEjji'nxri; oixou- 



:ii Locus coiicilü V gi'noralls ibi laudalus noii 
siiluii] liiline loiriliir in oniiiibus i'diliüriihu^ coiici- 
lionini, colliiliono lorlla, Waiisl. l. IX. i-. L'iil--jo2, 
verum ftiani ^'n/ere loliileni vi^rbls exscriptus ha- 



.30 



1. I.ocum e liasiliii prliluiii, imlc a verbis Utfi xoü Tiup';; p. 'i7. ]. 20. us(|üe ad verba xadaicocH 
inö/Ä-j^Oai p. 'iS. 1. 5, in uiio sulo A Ofcurrit; ex quo fit, ut alii cudd. ctlaiii initiuni periodi sequeiilis 
aliliM' t'Xtübeaiit, scilicet : Kai itoW.oi Se etejoi xwv nap' JiixTvoiS. «xo/.. exeivcj) irpö; xriv xtä. — 2. wpoc 3e xriv S. 

:i. xo om. (JQS. — '1. iiri>.d(fa<siv A : äEr)),-ri?a7tv C. — 5. Ad niarg. li ; anixTExai toü; V.axivou;. — G. xaOap[j.'jv 

H. — 7. evvdride M ; legilur margini adstriplum in V : Ttapavor.^ja?, xaxü; vor,aai;, sed altera manu. — 
S.öXriÖEia; G. — !'. Ad niarg. R : lopaTov tojxo eTtcev, Vva |j.T| xti; voiiiTr,, 0x1 oü^Exai xai r) Xaxivuv il-rf^rirsii h vri 
ETtiTio)^ ToO na'j/ou. — 10. änoSeSoiiEvr.v M : äTioStoovai A. — 11. anaaa; G. - - 12. (Hjii^uvoxEpotc S. — 13. Ad 
niarg. R : wpaiov. — l'i. im•!pa^r^a6\l.lia. M. — 15. Exspoi PR.MBG, item .\ ex corr. — Ifi. irap' thaTv M. — 
17. Tpodxaipov iini. M. — 18. itpeaoE-Jovxo; G. — 19. äva6E|<.aT:(jO»i R. — 20. xai oi/.!)U(i. AOyRC. — 
21. 4Äs>.ri).aT0 OQC. — 22. aüTa S, omissa nempe prima lillera a nibricalorc. — 2.3. üj ' Cjjiwv Ttpoxoi).iff6£VTa 
A. — 2'i. (lExi xaCxa oe 1{. ad cnius marg. : lopaiov. 



beturapudManui'loniCalecam./ifc. de SpiriluSanr- 
lo, c;qi. :iii, et in laliiia cdilione, üb. II, c.24,Mansi, 
t. eil., c. 'iCi.S; inui S. Maxinius confcssor euiideni 
locum, iionnullisomi<.«is,adrert,/Af;., 1.91, c. :iO(iD. 



n 



[/^9] 



II. 



MARCI EPHESII ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 



49 



10 



(i£vix?;; ouvoäoL., Siopi^o'-jisva xati Tcavia Ssiv 
iTreoeat toT; iraTpiai' toÜtoi?. 5v tJ« ypr>£n 
Ix6£(j6ai Trpovipr,(i6£ ^ xst äTtoOE/^EiSai Travra xi 
Ttap' aÜTwv 3 Eipr.aEva- £v oT? eutiv AÜYOUdTcvd« te 
xai 'AfxSpo'dio;, o! ' TCpt toutou S>, toü xa9(xpTyipiou-* 
itupb? ^avsptoTEpov SoxoüviE? Siä«<jx£iv. Tauta oi 
tk f»)[iaTa :?i[X£T; oix tTriyivoWxoijtEv«, oia to (jl-/)- 
SoXm;' £5ptVx£<j9ai Trap' ri[Aiv t/jv ß(6Xov tujv 
TrpaxTtxiöv xr;; Toiaürri; uuvo'äou, xal (JriTOÜpiiV 
7tpoxO|xi<j6^vaiS TatitKiv', ft^Ep E&piVxETai Tro<p' 
ufAiv ' " IXXYivixtu« < I yEYpauiXEvY)- 0«UiJiaCo,u.£v yip eI 
oXwc duvTETOtxTai xa'iösocptXoc'- toT« XoiTOt; SiSa- 
ffxaXot«, ou [ATiTE (iuYYpapi[xaTa TTtpl ttittew? oXwq 
£upi(7xovT«i'3 xal :^ i/.oyßripU 5iot5oy)Td« lin nav- 
TK/ot; oii rV xotxa toü XpiisodTopiou [xaviav xal 
Tou; ett' «ur?, ^dvou.; xocl xi; otXXa; ir»p«vo(xia?, 
0? Y^ >"»' I-is'a öoivaTov, e'v ettistoX^ tivi tou fxaxa- 
piou 'IvvoxEVTi'ou'-' Toü'ä iTotTra X£YO,u.£vy/ö eTvixc, 
xaOaipEiTKi'' xal ava9£|JtaTi^£Tai. 

8. "Ouojc'S d Sei E^Eiasat Tot? IxTEÖEwa^ toZ 
[xaxapi'ou AÜYOudTivou y.p-^VEt;, e'v [xev t^ TTpcnr, 
cpriff'i TO ctTTOdtoXtxöv EXEivo ^-/iTov £;riYoüixEvoi;, 
' OTi TtT) TrpoTxat'pw e'xej'vw x«i OiagaTixw Ttupi, TTEpi 
o& Xe'yei 5 'Ato'itoXo;- ^JroV rfs'« awßrjatTai, 
OUTW rff w;2o j,„< nvQÖg, oü XEipaXixa, äXXoc 
(Aixpi auaptJiaaT« xaQai'pETai. Touto 0£ EvavTi'ov 
TE e'ffTi T/i «XriOEt-' TOü ^t,xqZ oiavoia, r,v IxTiflr.siv 
6 XpuadtjTOjxo;, OK TtpoetTTopiEv, xal aXXwc; Trj 
ün£T£pa-2 Sd;-/)--' ua^daEvov eP' yip tote ouv t^ 
);a£pa exii'vY)--' tÖ Ttüp exeIvo äTCOxaXÜTTTETat, xal 
irpdiixaipov EiTat xal oiaSaTixdv, äpi« te -" äp/öu-E- 
vov xalTtauo'ixEvoVjOTTEp ouSajiS; !f ridiv 6 'ATOdToXo?, 
TTou vüv TÖ Tiap" Cpiwv -'ooJa^daEvov zaeapT/ipiov-*' 
TtCp, OTtEp aÜTi'xa29 [XExi öivaTOv äTroXa(jL6av£t TOÜ« 
C([AapTY]!7avTai;; xal ttogov /po'vov ö5uv/]C£t xb TCup 



praeposuistis, quibiis decernitur, per omnia 
esse patribus istis assentiendum, quorum dicta 
exponere constituistis, atque recipienda esse 
ea omnia quae ab ipsis dicta sunt; in quorum 
numero Augustinus est et Ambrosius, qui sane 
purgatorium hunc ignem apertius docuisse 
videntur. Verba autem illa nos neutiquam 
novimus, quia liber actorum iilius synodi 
apud nos mininie reperitur; quare ut aflferatur 
postulamus, si apud vos quidem habeatur 
graece scriptus. Nani mirum satis nobis vide- 
tur, quod Theophilus inter reliquos doctores 
relatus fuerit, cuius nempe ne ulla quidem 
exstant de rebus fidei opera, sed improbitas 
ubique famosa celebratur, propfer suum in 
Chrysostomum furorem atque intentatas hac 
de causa neces aliaque facinora, quique post 
obitum in epistola quadam, quam Innocentius 
papa scripsisse fertur, depositionis et anathe- 
matis poena mulctatus est. 

8. Nihilominus, si examinanda sunt prolata 
beati Augustini' testimonia, in primo quidem 
apostolicum illud dictum explicans dicit, tem- 
porario illo ac transitorio igne, de quo aposto- 
lus ait" : Jpse autem sahnis erit. sie tarnen 
ijiuisi per ignem, non mortalia, sed levia 
peccata purgarl. Hoc autem tum vero dicti iilius 
sensui, quem Chrysostonuis, ut diximus, expo- 
nit, adversatur, tum etiam vestrae sententlae 
repugnat : nam si ignis ille eo tempore una 
cum illa die reveletur, et temporalis erit et 
transitorius, incipiens aeque ac desinens, quod 
quidem apostolus nullo modo dicit, ubinam 
hoc tempore purgatorius ignis a vobis pro 
certo Habitus, quo mox post obitum abripiun- 
tur peccatores? quamdiu vero ignis ille 



. .0.; jraxpa,. om. A. - 2. .poe!p,,0£ S. _ 3. 0„- aüxöv M. ^ ... oV R. - 5. „Oapafo. OPQB 
- 0. Post e^.ycva,axo^Ev legilur in A, inverso paulisper ordine ; xai ^„roO^Lev ,rpoxo(.. t9,v Sc'SXov 
T.V „paxTcx.v, E^Ep EOp(.x£xa. x.X. - 7. ^,3- oXco; C. - 8. .p,.xo(..aO,-vac C. - 9. x«Ox,v : x^v 
ß.6Xov H. - lu. xap f,^rv M inepte. - 11. ax^vcxoc; C. - 12. Oeo^O.o., ÜC : e^ö.cXo,; Q. - 13. ,0,ypa„„a 
rr'rr ""■ ~ ^*-.-^-"'- ^R. _ ,5. xo. 0.,. R. _ ig. >,£yo,evo. M. _ n. xaeapETT«; M - 
I.- Ad niarg. K : t, Sei E?£xä<rat xa,- ^pyjas,« xoC esio« A-:you,7x<vo-j. - 19. Se on,. R, ad cuius mar? 
|)aulo .supenus : xaijxa xaO' :n(iüv, e: xai xaxa6E6X,,xat. - 20. d,; : xai M. - 21. i.im OQ - >>.> Ad 
inarg. R : ^patov ä),ov. - 23. xr, ^p.Exip« S. AG : xtj V^'p? SÖ?Et M, quo nihil ineptius. - 24 t\ ■ xai M - 
-o Ad Exdv, hoc habet scholion ad marg. R : xrj, xpi,,«; 6,),aS^, xai o-J xara xo „apÄv, ü, ?«tE. Moxque 
advucem exeTvov (sie) allerum hoc elia,., praebet: ö ?„,.v 6 i^öaxoXo;, x,i Oj^stc xaOapxVip.ov xoü-o 
aouvarov. - 26. Post xs O scripserat xai, cpiod dein delevil. - 27. uao' C[.tv AM. - 28. xa9apx™.ov 
in niargine P. — 21». aüxixa oiii. A. 



' f. 51. 



a) er. Augustin. De Cicil. UH. I. XXI. c. 26, n. 4 = /'. L., t. 41, .. 745. - b) I Cor. ni, 15. 

l'.Ull. 011. — T. XV. — V. 1. 



50 



DOCUMENTS RELATlFS AU CONCIER DE FEORENCE. 



1 



[50] 



cruciabit lioniines per ipsum transituros, si 
temporai-ius fuerit ac tiansitorius? Insuper 
pugnat etiam cum testimonio. quod deinceps 
ponitur, e libro De Civitate üci depromptum; 
in eo enim haec ait= : « Non omnes veniunt 
« in sempitcrnas poenas, quae post illud iudi- 
,< cium sunt futuiae, qui post mortem susti- 
« nent temporales ». Ouare, si mortem quidem 
temporales poenae, sive per ignem fiant, ut 
vos aHirmatis, sive per alia media, ut nos dici- 
mus, iudicium vero illud aeternae poenae mox 
excipiant, quandonam purgatorius ille ignis 
locum habebit, eosque purgabit qui per 
illum transituri sunt? Quin etiam Gregorius 
Theologus ignem illum non temporalem et 
transitorium, sed acerbiorem et diuturniorem 
ditit perinde ac Chrysostomus. Nam in ora- 
tione /// sancta Lumina de Novatianis agens 
haec scribit" : « Forte illic igne baptizabuntur, 
« ultimo scilicet baptismo, qui laboriosior est 
« ac diuturnior, quique materiam ceu foenum 
« depascitur, et omnis malitiae levitatem con- 
(. sumit ». Videtis quam leviter loci sensum 
tetigerint doctores vestri, nee penitus illum 
penetraverint. quemadmodum loannes ille 
lingua aureus necnon theologus iste et cetera 
eximia Ecclesiae lumina? 

9. Dictorum vero, quae deinceps ponuntur, 
tam beati Augustini quam divi patris Ambro- 
sii, alia quidem nihil aperte de purgatorio 
igne asserunt, nisi quod mortui liturgiis et 
precibus, quae pro ipsis fiunt, adiuvantur; alia 



ixslvo Tou? Si' «-Jtroü oisp/oasvou;', £i itpöa- 
xaipov =<iTai xai SiagjTiKÖv : "A.aa ZI xal Toi !??.<: 
=XT:£9£itjL£v(o2 S-/ircö aay.ETai, tio Ttapi' Toü ßiSX.'ou 
Toü ■• mgi 4s Uolswc, tov Qtov ul-rnup.i-.if 
U-^u Y«? ^^ «"^';' °"™'^' " ^^ "*''^^' •■f'Öivou- 
., (7iv £1? Ta? aiiüviouc uoiva; Ta; [aet» t^v xoiivSi- 
„ xpiaiv Esofiievat; ol [xet^ tov« öävaTov ti? ^ipod- 
,< xaipou?' 67:oaevovT£?8 „. E'i toivuv (i£Ti Tbv» 
OavocTOv'" at Ttpowaipoi upKopi'ai, £iTe 8ia nupd?, 
co; 6f/.Ei; cp«T£, E^T^E «'' "^P««'' TPO'^WV, Coi :?lH.Et,' 
)iYO|ASv, (xeii 0£ Tov xpisiv EXEi'vYlv" aÜTi'xa al'-^ 
aUovioi itoivat SiaoE/.ovTat, uote " tb xaecpiYipiov 
■kZo e'xeTvo Tf,v /löpav e?£t x«i toI,i; Si' airou 
Sisp^ofAEvou; xa9«piET; liai ixV '''' « 9£o>'ÖYo; rpr,YÖ- 
pio; ou itpöüxaipov xat oiaSatixdv, äU' sitntovci- 
Tipov xai [JiaxpdTEpov'ä to iriip sxeTvÖ Cfifiai, Tw 
Xpuao(jTOiJi.w dupi^iovo)!;- vpa^si "^ y«P°""';" ^^ '^'i' 
slgru (JwraXdvwTTEpl'^To.v NauctTiavSv'» Xe'ywv 
« Tu/bv EXEi Ttü Tcupi ßa7TTHi9yi(JOVTai im TEXEUTai'w 
« SaTttwaocTi, Toi ETrmovoDtspo) xai [AaxpOTEpw, 8 
« luOtEi u)? /.dprov T-<iv u).r|V xat Saicavä itädr,? 
« xaxix; xou.f.dTr,Ta ». 'OpätE'", w; ImitoWioi; 
•/■■!/xvTO irj; TOÜ pr,TOÜ ciavoi«? ot irap' u|x'^ °'^«" 
sxaXoi, x«i oüx eU ßaöo; aiJT^(;rf ixovxo -', xaöaitEp 
ö xV Y'^w'^^»^ xpuiTou? 'Icoxvv/i;^ xal 6 Otoloto-, 
olxoi xai 0! lo\Ko\ Tr.c ExxV/ioiac 'fiouT^pE? itaY" 
xdifxtoi-- ; 

9. Tot äs e;^; priTot toüte"^ aaxap(ou AÜY»"- 
OTivou xat Toü ÖEtou TcaTpb; 'AaSpooiou Ta jiEV 
ouoe'v Ti ua^Ei; ivspi toü xaöxpT/.piou Trupb? aTto- 
coatvovTai, aXX' OTt jxdvov laipEXousi TOu; TEÖvetÖTOt;-* 
at uitip aÜTWv Y'^Of^vat XEiTOupY'"' ''''"' ^"/.°" 



10; 



2C 



1 äfxoiLEvo-.; M. - 2. ixTtOsijLEvto U : ./.TEÖ^ivco S. - 3. r,r. TtEpi A. - 'i. Ad marg. R : AOyo'J^ivov, ix 
to-: «spi UoXeco; 0eoO. - 5. TotiSE A. - 6. tov om. A : supra versum R. - 7. xbv supra lineam P; item 
litlera a vocis npocntaipov; sup. liii. P. — 8. 07to|jtEtvavT£c A; ad vocem üuohevovte; (iito bis scripserat, 
sed priorem delevil) R hoc habet sfholion ad marg. : Kot: toi y^ »"J ■'•äöapoiv HyEt AOYwaTivo? m; 
OiiEt; öoYii»Tt!;eTE, äW.i noivi;- oOtcü y«? ^I^''' ff-JSi?tüv;L ö Ösio; oÖto; ivr;? •>>£? Oniv äv Ttotvat? Y«P tJ-ep'xai; 
faiikv xa7£X''5°"' "^ (="'') " '^'"'^'' T|napT»)x(äT£; IfJxvov [iri »OiiavTE; Ta exutmv Tt),YiiJ.[j.eXriix.aTa eCo[J.oXo- 
YEiaOai- öitto; ÖE Xf.ToupYiai; ■'•»i timv-oawaii;, «U [läXXov xaipsi 0£<i;, <J^jr/.'^pr,f)r,'jo-iX7i rä aÜTwv äiiotpTr.iictTa 
«pö TOÜ sXOeiv -r,'i -JlnEpav ExeivT' Triv ;poS£piv, e; |xt, eavastp.« tili, xai oO f8i(jou.7iv Et; rä; alwnou; exEiva; 
Ttotvd?, <;>; ?»l<Jt AOy<«J«'^o;' " 2e eavifftiJia i><7tv, äSoustv avsfft (= ävssiv) Tat; XsiTOupiiat; xat (iYaOoEpriat; 
Tüv iitiMTid-/, xt«l eXaTTOV xoXa(jO:ö<iovTat, stitsp eSeiv aÜToi;. — i>. jisTa tov AR. — 10. xi; 7:po(Txaipo-j;-iisTa 
TÖv OivaTov ein. S. — 11. ixEtvtov M. — 12. ai om. S. — 13. tiöte : töte M. — 11. Ko't (ir,v xai R, ad 
cuiui; marg. : öti ö OeoXöyo? O'J itposxaipov »niit to itüp ixEtvo toü änotTTiXou, Xattvot XEYO-jirt xa6apT)nptov. — 
15. ejitTtovtütjpto xat [jtazpoTEpo A. — 16. Ypifsi : X^YEt AR. — 17. oOtw; A. — 18. Ttspi tu A. — 19. Noii» 
ras. NovaTiavtöv C. — 20. opa tew; w; M. — 21. dtjixovTo M. — 22. xaOinEp ol Tri; ivaToXtxf,; exxX. StSi-r/a- 
Xot xat (ftaatffiii oÜTot 7taYxö(j(iiot A, coteris omissis. — 23. te om. M. — 2'i. OvEÜTa; .\. 

») De Civil. Dfi. 1. XXI, c. 13 = P. L., t. 'il, c. 728. — b) Gregor. Naz. Orat. 39, n. 19 = P. G., 
t. 3G, C. 357. 



, 1 



J 



[51] 



II. - MARCI EPHKSII ORATIO l'RIMA DE IGXE PURGATORIO. 51 



oioauxouui • xa o$- xai aaiio); touto 6mYop£u:)VTa 
Iv uTtO'^ia^ ■noioiiß.i^'x, [ai^ ttote Oia:p9opav tiva xoü 
Trpo(r9ii]xr|V iii^a-zo '' , o xai Ttap' rj^Tv TtoXXä 
Twv ayiwv iiUY"CP«(Jt[Ji-«Ta' TrsTiovae, (xoiXkjt' '' eireiäv] 
5 xa'i irpö; T7)v T)a£T£pav YÄwaaav' oüx £-^Oaaav oXo);* 
lp[Ai()V£ij6rivai Ta TOiauTa'' xai t»)v «itÖtSv ypscpcüv "• 
(JU<7T0((7ivoÜJqXo);' ' , t05 ecpr,u£v, l'^ouii''-'. Tä^a 5" ci'v 
Tt{ £17101 xi; y^lflm xa'jtai; 7to(pa|Xü6oüii.£voi;, * xott 
(TuvojöoujJiEvou; '^ ÄaitEp ütt' ävaYXT)i; aütou; tt]v 

10 TOiauTViv £;riYTi(iiv xwv aTtoaxoXixwv ^»)u.axtov noir^- 
uaaOoii' Ivjt Y^fp (Ji/) St« xouxuiv Tra^a aaapTia 
xa9äpaiij.o; Etvai 5ö\iy, xott ouxto xe'Xo; £t(r£V£'/6ri 
xr); xoX«5£w;, wdTtep 'ßpiYEV£i e5Öx£i, |jiri Suvr,- 
6£vx£; CO? £otx£ 8ii T»)V [t£xa6oXr]v x^; y^''*"''')? 

15 Siioeiv T^; Xe^ew; ouvafiiv, im fiixpatc; xiotv 
«[Jiapxiai; x:)iv xaOapdiv eIvbi xai x^,v aiTaXXaY''lv 
aitE^vjvavTO. Kai u.yjv'^ xai o''' tpaxE xbv [jiaxapiov 
l'priYo'p'ov £v xcü x£xapx(.j xou zlialöyov Xoy<;) 
tcXeistoi? uTxo5£iY;ji.aoi xa'i ä7roxaX'j'|£atv '^ avxo- 

20 Seixvüvoii xb xaOapxr^piov", aTtopafvExat aiv äXyiOcö; 
eivat xö xaOapxv-|piov Ttup (ji£xa öavaxov 7:pö T9i; 
HeXXoijst); £X£i'v/i; xpisEio;, Eixe äXXriYopixoji; '* xouxo 
vowv, £ix£ xo(i äXr,6to; ouxiü '" öo^a^ojv S o£ e'TtoiYEi'" 
^r)xa itapa-' xrji; Ypa'f vi? itpöi; x^Jjv xouTOu^'^ auffxaaiv, 

25 ouSev oXw; avaYxacov usO lauTwv c/ouaiv, w; xai 
TxpoxEpov-'' rjpiiv Eiprjxai- xai xa SiyiY'/i.uiaxa tl xai 
Ol ä::oxaXu'l(£i;, S; irapaxi6ri(riv, ouSsv oXw;^' ä'^t.> 
piupiEvov £v xoTtw xivi xaOapxvipiov Tcüp üito-^paivouai' 
xoui; [jiEVYapxwv -'outw xaSaipopiEvcovEi? xaOEpjxa-* 

30 ifTid'i-' TtapaSiSoasvou?-*' xoi; Xouoijievok; üitripE- 
xbTv, xou? Se Si' ä7roxaXüi];£(o; (pavrjvai xaxaxaio- 
[AEVou; tv Siapopoic TÖ;roi;'^', «TXEp ötTravxa cpaivExai 
fjL»l5sv^" aXXo Eivai ttXtjv Oaujjiaxa xai aTxoxaXu'liEi; 



vero, quibus id aperte declaratur, veremur ne 
corruptelam aliquam additanientumve acce- 
perint, quod vel apiid nos multis sanctoium 
operibiis accidit; praesertini cum in linguam 
nostram translata neutiquam fuerint eiiismodi 
scripta, neque sacrarum Scripturarum funda- 
niento, ut diximus, ullo modo innitantur. Ac 
forsitan dixerit quispiam dicfa haec explica- 
turiis, Patres illos fuisse quasi necessitate 
coactos ad eiusmodi interpretationem verbo- 
rum Apostoli faciendam. Etenim ne ex bis 
quaelibet culpa purgari posse videretur, sicque 
fmis inferretur damnationis, quae Origenis fuit 
sententia. cum ipsi non valerent, ut probabile 
est, ob sermonis translationem perspicere vim 
vocis, in levibus quibusdam culpis purgatio- 
nem fieri dimissionemque declararunt. Etenim 
quoad beatum Gregorium, quem dicitis in 
quarto Dialogorum libro multis exemplis et 
revelationibus"demonstrasse purgatorium,cen- 
set quidem ille revera dari purgatorium ignem 
post mortem, ante futurum illud iudicium. 
sive allegorice eum intelligat, sive etiam ita 
vere sentiat. Quae vero testimonia ex sacra 
Scriptura ad hoc contirmandum adducit, nihil 
omnino necessarii secum adferunt, queniad- 
modum superius a nobis dictum est; atque 
narrationes revelationesque, quas profert, 
nullum prorsus praefinitum in loco aliquo 
purgatorium ignem innuunt. Eorum enini qui 
ita purgantur alios asserit balneis addictos, 
ut iis qui lavantur inserviant""; alios per reve- 
lationem apparuisse ustos diversis in locis : 
quae quidem omnia videntur nihil aliud 
esse nisi miracula et revelationes ad conver- 



supra versum A. — 22. xt|V xoOxtov S. 



23. w? npöxEpov OPQSMCB. — 24. .A.d niarg. R : opa XOmv nofw- 



TäxTiv et{ xä xa6' i)iiw'/ prixä. — 25. xüv 3up. lin. P. — 21). Oepui RSMBC. 
So|i£v8'j; OQ. — 29. xÖTTOt; om. B. — 30. oioev 9aiv£Tai C. 



27. 97-,<j;v Q. — 28. TtapaSs- 



f. 5f. 



1. xä a-jfYpäjjit'-axa post otoäaxoofri add. S. — 2. (T-jYYpi(i|iaTa post xi oe add. PM, post StaYopi-Jovxa 
vero OQG; oniiiiiio om. ARG, quod satius videtur; nam lolius periodi constructio ita se habet : Ti 
oe ^5)? prixä (p. 50, 1. 28)... xa [jisv (1. 29)... xa 5s (p. 51, I. 1). — 3. Pro ÜTto^ia scripserat R üii-o,' quod mox 
delevit. — 4. eS^Cavxo AOM. — 5. »juYYpäf'.axa A. — 6. näXXtux' A : [iöÄKixa C. — 7. Y).iötxav C. — 8. oXuj 
om. R. — 9. xa xotaOxa <rjYYP»l'-t''*'" ARG, forte melius; tarnen xi totaüxa ad prixä potius refertur. 

Ad Uunc locum scholion legitur ad marg. R : xüv OjjiExspwv SiSauxiXwv oy;).aä/i a Trpoxi'SsaOs. 

10. Ypa:{iwv : aüxMv OQG — 11. oOSaiiw; A : oOS' 3),u; C. — 12. iy/j-jaiv A. Quae sequunlur, nimirum a 
Täya 8' äv ad äTtaXXaYrjV iTcsoiQvavxo solus habet A. — 13. ouvuOoOijievo; A. — 14. xa; yao xai omnes 
praeter A. — 15. ö : oxe R, addilo ad marg. YpiyP'w toü SiaXöyou. — l(j. dnoxa),. xai ü;toS. A : 
ä5toxa),i!i<j<£(Ti S. — 17. xo xaöi^pxiov A. — 18. äXrjYopiXüJ; G. — 19. oüxw : xoOxo R, ad cuius marg. topatov, 
moxque : iXXrjYopixw; e'ixs xai äXriOw;, oüäe(iiav oOoxaoiv lx£t itapa xüv Ypa^swv. — 20. EnoSyr) M. — 21. Ttapa 



a) Quod ex purgatorio apparuerint animae, 
sunt e.\enipla apud Gregorium Magmim, Hb. IV 



Dialogor. cap. 40 et .''S. — b) Cf. Gregor. Magn. 
Dialog, üb. IV, c. 40 = P. L., I. 77, c. 397. 



1 



52 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[52] 



sionem et resipiscentiam viventiuni a Deo ^U Ittkttpost.v twv CwvtwV /.at SiöpOoxiiv u«pi 

privatim ostensae: universalem autem esse 0eoü-' aspixS; yviopiCöfieva- xaöoXmbv oi eivai 

ignem purgatorium. nullo prorsus ex iis neces- irup II auTwv xa6apr/ipiov, oüoev oüSafAtöi; 1? 

sario argumento probatur; imo vero per ea ivayxr,? Sii^vura.. Ka. i^V x«! Si" 5v ^tpElvicS 

quae subiungit, tale de purgatorio igne dogma Irtayei '•, xb toioutov Sovi^a Tot; xaÖotpffi'ooS ,upi; 

plane evertitur. Nam eorum quae dicuntur avaipelTat- xi (x^v yi? t^wv eip-^asvo^v ilwfpiuv 

atque levisshmi peccata in iustis, alia xai fla/törw»'' 5[x«pTr,ixaTOv ev.toT? Sixaioi; &C 

alioruin bonorum ope- ävTi(ir,x(os£iü;* exEpwv afdbSiy itp<i;£wv iv xv, ?o)?, 

TaÜTY, !pr,ai xaÖatpsoSai, Tot 6e Iv tyj I;o'o(o töjv 



mininici 

per compensationem 

ruin in liac vita purgari dicit"; alia vero, in 
exitu animarum e corpore, per ipsum soluni 
pavorem purgari tradit;alia, etiam post mor- 
tem, per eleemosynas et oblationes eorum 
nomine factas. Ouorsum igitur purgatorius 
iste ignis, cum tot habeantur, illo seposito, 
purgandi media? Atque haec quidem ad doc- 
tores vestros respondemus, ubi videntur a 



'|u/ö)V £X TOJ (7WtJl"X0? Sl' auTOÜ Xai [JtOVOU TOÜ 10 

cpdSou' xa6aipE(j9ai Ttapaoiäioui, xot Äs xat piExa 
Öävaxov ' " 8ia xwv uuep aüxtov* ' yivojaevüjv euttoiVojv 
x£ X« Trpoasoptöv. Tt? oOv '- Ixi /psi'a xoü xaOapciou 
Ttupd?, xo(7oÜt(j)v ovxwv xai öcveu auxoü xwv ouva- 
tjii'vwv'* xaöaipsiv; Tauxa [/ev ouv ditoxpivötiieSa 
Ttpix; xou; Troip üjiiv " SiäaffxaXou?, Evöa'"" Soxotim 



1 

i 

i 

I 



15 



nostratibus dissentire: neque enim aliud xoT; r,aETE'poi; äaufxswvoi- xai y«P o'^^e s'vestiv < 



quicquam suppetit ad dicta illa explicanda. 

10. Ea autem magni Basilii verba, in quibus 
Deuni orans pro defunctis in precibus ad 
Pentecosten, requiem illis adprecatur, utque 
inter iustos referantur, nihil onmino statuunt 
quoad purgatorium ignem. Pariter illo quod 
super defunctis canimus tropario, in quo 
defuncti nomine ita Deum adloquimur : 
« Miserere figmenti tui. Domine, atque id pro 
« tua misericordia mundato », purgationem 
quidem inferri videtur. non tamen per ignem. 
sed per divinam tantuni misericordiam ac boni- 
tatem; nam inepte ageremus, si eum qui per 
ignem iam purgatus est, adhuc per miseri- 



aXXo)? TSC itpr,ijiE'va '" Ttapaij.u6-/^(jaa0«i. 

10. Ta OE xoü ijiEYaXou Baai^Etou '*, ev oi? xou 
0EOU OEOusvoi; "uTrip Xüjv xoiutiöe'vtcov ^^ Ivxat? £ic 
xrjv [lEvxr,xO(Txf|V eI^ocT.;, avaitauciv aüxoi; £$ai- 
xEixai^' xai xTiV jxExa XüJv oixai'tov xaxäxa^iv, ouSev 
o/.i«; TtEii xaOapTtxoii -- irupbi; SiEiXvj^auf xai axo- 
Xou^Jco; xb Erti xoi; XEXt)iar,[jiEvoii; 'ia),Xöa£vov'-3 itap' 
riawv xpoTtäptov, ev w Txpb; xbv 0=bv Xe'yojj.£v w^-^ 
£X 7tpo(7Ci>7roü xou xot[jiv]6Evxo;* « Oixx£ipy;aov -■' xb 
« obv irXetfffjia, AEinroxa, xai xaSotpidov etr, EÜiTrXay- 
II /via-" », xa9api(7(Abv jaev ElcayEiv SnxeT, * ou 
'xr^'^ -' xbv oia uupö?, aXkk xbv 8ia x5i; Oei«; 
EÜüitXaY/vt'a; xa\ aYaÖöxrjxoq -* (j.dvov lAaxaiov 
Yap av -'■• r,v, £i ^^ xb Sia Trupbi; xaöaipdjievov Ixi 



20 



■^; aüioy; avao£i;ov. 



\i.rti o£ M. — 28. xai iyaOÖTTiTo; om. M. —29. äv sup. lin. P. 



30. 



eU- M, 



ubi poiiilur cliain lumctuin post xaOaipöfiEvov, quo tota pessunulalur senlontia. 
a) Gf. op. eil., cai). 311 = P. L., t. TT, o. 3'Jt;, tum c. 3U5 C. 



30 



1. Ad mai'g. R : ajxai ai ÖJiTaciai ito).).azt; xai t:^v jiEÄ/.'yuirav zpidiv SrjXoOaiv m; tj xoü Aivii^X, m; öiJ;»i 
Tcapaxaxiuv. — 2. 0£(T) M. — 3. esicr;; om. UPQSM. —4- EKäyoi R : EKaYT) M. — 5. xaSapiripiou R. — 6. Ad 
mar". H, liiiic quidem : SiaXÖYOu xoü ypjiY'^P'O'-', 't"«! vero pagina : auvuäi xoüxoi;, xai 6 ÖEoXoYizüxaxo; 
YjiTiYÖiiio;, EV xm ei; xa 9(öTa XoyM xrä XOe; xij /.atiTcpä (f>i(ri- <l>ä>; os xai o: JvxeüOsv x£xa6ap|ji£voi. Cf. 
/*. (i. l. 30, c. 3(;5 B. — 7. iXa/i -V. — 8. avTi5r,/.6<rE(<); S. — 9. toü ?Öoou xai ^ovo-j OQ. — 10. jxEti 
xöv Oiv. A. — 11. vtC aCxüv M. — 12. xi ojv R. — 13. ouvijiEiDv R. — li. T,niv C. — 15. Syllaba 6a vocis 
EvOa supra versum Q; in R vero legitur ad marg. : öci oi xiSv Xaxt'vwv 8ioa5xa>.ot, xoi; ■^fav/.aXi Ei; xoüto 
di7JjjL5;tovoi. — 16. oüoE sv iuxiv hj : oCSev eotiv U. — 17. Iveuti li EipT,[j.£'va yXiMi M. In margine P liabet 
lioc scholion altera manu : itapajji-j6r,aaa6ai avxl xoj IET,Yr,(ro(j6a-, winep xai i{/-.>x*Y<*Y£''' xö E?riY£To6a!. — 
18. Ad liunc locum R habet in marg. : tiw; voEiTai, xb xoO (iSYdXou BaoiXEi'ou friTÖv. — 19. Seojjie'voi; A ; 
oEifiEÖa S. — 20. üjtEp 7ÜV zot(j.r,0£VTWv scrib. ad marg. C. — 21. ^^aixsi xe xat A. — 22. xaOapxvipiou A : TiEpi 
xoJ xatlapxfipiou M. — 23. i}<ä/./.o|j:Ev C. — 24. w; solus habet A; ad marg. in R : nw; tö ev toi; vExpot; 
(!/a).>,ö[i£vov xpor.tiptov. — 25. oixxr,pr|(jov M. Po.sl oizTEipyioov scripserat R 0% sCtnrXaYxvi'a, quae verba dein 
delevil. Addit ad marg. : wpaTov. — 2ü. ECsTiXay.via; A; ad verba äyafttäTrjTo; jiovov hoc scholion legitur 
in R, altera quidem manu : xai 6 oaiiaixöÖEv 'Itoavvj); ^riui : floXX^n troj xat äyOTo; i) EÜtrTcXaYXvt'o- äuExpriTo; 
öovo'jo; T| T/,; ipiÄavOptojiia;' itxataiiixuv o-jv öfEstv toi? [lExaffiiiut Tttoxot; StSou- xai xij x*?''''- '^^ "Ti x£xa6ap(iE'- 



it 



[53^ II. — MARCI EPHESII ORATIO PRIMA DE IGXE PURGATORtO. 53 

xai Ol' £Ü5Jr),aY;/via; ■7Tap£xa).ou,usv ' xa9aip£38ai' cordiam purgari rogaremus; verum ut macu- 



a).Aa TT,v TÖiv xr,),i'o(i)v l^aXeritv^, äi' Sc äXÄoTpioj;^ 
£/Ei Ttpöc Tr,v to:j 0£Ou 9£i»pi'av t£ xai Ö7rö),au5iv, 
Ol" ouTrJ!; xa'i aövr,; Tvi; Oeiai; äfX^otr^TOi •^v/oy.ivr^v 
c7rii^r,T£; xai xaöipiaaöv övou.i^£i. 

11. Ti 0£ i;?;; x£ia£va Toti ij^axspiou rp7)Yopiou 
TOÜ Nuffoi'ic; ^TjTa ßÖTiov ijL£v r,v cioitt^ äiooiiöai^ 



lae, quibus ille impeditur quominus Dei visione 
perfruatur, per ipsam solam divinam bonita- 
tem deleantur, in eo exposcimus, idque pur- 
gationem nuncupanius. 

11. Quae vero dein ponuntur beati Gre- 
gorii Nysseni dicta, satius erat illa silentio 



xai [AT,oautÖ5 fju.ä;'' ävavxa^eaQai ttjv Girip xoÜtüjv praeterire, neque nos cogere ad eorum defen- 
aTcoXoYi'av aotvEpwc Iv tw (jiEdM iroisTaOai- ooxeT sionem aperte in medium proferendam. Nani 



10 Yap 6 oiooiaxoiXo; oOto; Ttpo^pavS? (iu(ji^£p£(76at toi; 
'QpiYsvtotxoi?* oö'i 11X11 ' xai xsXo? EisaYS'v xo/.a- 
ffEw;, £v Toi; TOiouToi; [jkaXiCTa* Xoyoi;, ur;ä£v 
aXXo TauTTiV Eivai" otTtosiivöuiEvo; t, xä6apaiv Tiva 
xai /wvsiav xai Ttpö? 0£ov iXxucubv oi' öcüvT,!; 

15 xa'i Tio'vojVj w; Eaoijisvr,? Ttoxa TEXsia; aTioxaTa- 
(iTaffEOj; '" iravTOjv, xai twv oaiijiövojv aüxtov, lya f^, 
(frjai'v, J Qeoq tu ndvra iv nüai xaxi tov ÖTtoiTO- 
Xixöv Xo'yov. 'Ettei Oc £1?'' i/faov xai TaijTa ulet« 



videtur doctor iste Origenianis dogmatibus 
manifeste assentiri fmemque imponere damna- 
tioni, in istis praesertim orationibus, nihil 
aliud eam esse statuens nisi purgationem 
quamdam et fornacem attractionemque ad 
Deum per dolorem et labores, cum futura sit 
aliquando perfecta instauratio omnium, etiam 
daemonum ipsorum, ut sit. inquit. Dens omnici 
in Omnibus, iuxta dictum Apostoli. Quin vero 
eiusniodi auctoritas simul cum reliquis in 



T(rjvXonrwvTtposv/-v£XTai,TrpwTov ix£v äro>OYouu£6a medium prolata est. primum quidem ad eam 



20 



U7i£p TOuTüjv, Trapa Twv TtaTEpwv riUiojv'- Trap- 
£XaSoui£v, (0? £1X0; Staföopa;'^ £ivai Tav/xa xa'i 
itap£a6oXa; aip£Xi'o'vxoiv xivöiv xai xa 'flpivivou; 
opovouvxiDV, oixivs; rjxaadav ttoXXoi xox' exeivou? 
xou; ypo'vou; ev xoTc; xax' AiYuitxov j^aXiaxa xo'i 
•25 naXai(7xi'vr,v xönoi;''*, iva xai xöv aYiov xoüxov xai 
(jiEYav'*' ^ipxjxrjpa uuvviYopov e/£iv ooxwsiv'^. 'Etxi 



respondemus, prout a patribus nostris acce- 
pimus, haec nimirum probabiliter esse cor- 
ruptelas interpolationesque haereticorum quo- 
rumdam. qui Origenis placita sentiebant, 
quales multi per illa tempora viguerunt. prae- 
sertim in Aegypti et Palaestinae locis, ut etiam 
sanctum illud et magnum luminare patronum 
suae opinionis habere viderentur. Deinde 
vero dicimus, sanctum illum, licet talis opinionis 
eS;'- 5 SiY.o; ^v, iW £xi ovxo; aixipiaSr.xr.crffAO.j ^^^,^_.^ .„^ ^^^^.^ (amen.cum ea doctrina con- 
xoü oo'YfAaxo; xote xai iAr>(.. oiax£xpiu£vou teXew; troversa tum temporis neque adhuc plene 
30 [jiyiäs xrj; Ivavxi'a; Sö;r|i; xa9ä:ra; äTro6Xyi6Ei'<ir|<; '**, diiudicata esset, nee pe'nitus reiecta opinio 
8 xaxa xriv ■Ki\l.■K■:r^■^ eyevexo suvoSov, £i ouv" xi contraria, quod in quinto concilio factum fuit, 
xf,<, axpiSEi'a? lo; av6ptöTOi; xat aixo?^* irapEUcpiXifi, nihil miri esse, si nonnihil a vero, homo ut ipse 
6au[ia(rxbv oüSev^', oirou y^ x"' ^i^J^ 'tf^ ^^^'■'^ ^'■^*- aberraverit. quandoquidem multis aliis 



öc xouxo) aauEV, w; £i xai oo;r,; xoiauxr,; o); 



aXr.- 



1. 7iapaxa),oü[j.£v OQSM. — 2. i$iXu.>iv G. — 3. Si' r,; A : äUoTp!« (ad marg. i/.AOTpi'to;) C. — 
4. 5iS6<79ai OQS. — 5. -fiiiä; om. R, qui ad marg. haec habet : öxi äjicivov r,t iiuTiäv ri YpilYopio^ 
xoC vüffan; priTä, f, Tr,v OitEp xoOxiov önoXovi'av Kot£i(T6a'.. - 6. wpiyEviaxoT; R. sicque deinceps spiritu aspero 
semper adhibito : ri,ptYEvixoi; OQ. - 7. ÖiSd-r[taoi M. Gregorii Nysseni locus, quem prae oculis habuil 
auctor. legitur in libro De anima et resiirrectione, circa medium = P. G., t. 46, cc. 104-105. De quo 
omnino le^gendus Petavius, De Angelis, üb. III, c. 7, per totum, praecipue vero n. :?. - 8. [ii).).t<7xa 
A. — 9. E'ivai : oVat OQ : äTioipaivöiiEvo; elvii R, svUabis piEvo;, quae omissae fuerant, orae infeiiori 
adscriptis. - 10. äKoxaTa(7Ti«o< A. - 11. i-ü o £•; R, in quo post xaOxa erasa habetur vox. quae let^i 
nequit integra; at ex altera syllaba -a, quae facilc discernitur, coniici polest bis scriptum fuisse 
Taöxa; ad marg. vero haec habet: iti alpCTixot EfOcipav xi YPIfopiou xoü vü<7cr7i; pr.xi, iva l/wai ?o»iObv 
TOV TOioÜTOv otSddxaÄov. In margine PO habent : rrnii'.i'uaai vel rm^UMiix a"'- — 12. f.awv stipra 
versum R. qui mox habet E>,ägo[i£v absque praeposilione. — 13. oiasOopiv A. — l'i. TÖTtov; M. — 
15. (jLsYa AQR. — 16. Soxstv S; Soxoüuiv G; ad marg. : .opatov B. qui «; oni. ante ü. — 17. ti; ürfiü; 
om. G. — 18. m.' o-:<rnc iao. töte xat [i. SiaxExptitEvr,; (SiaxEXYip-.yaEVTi; ad iiarg. C : 5iax£xpuiip.Evn; QOC) 
teX. arioE xaSinaS (i^o6).r,fJ£i<jn; OPQSM. - l'J. o-:v om. A. — 20. xai aOTo; om. .M. - 21. oOo. 'Jaop.. A. 



DOCUMENTS liELATlFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[54] 



ante ipsum iilem accidit, puta Irenaeo Lug- mlloi xö toioütov eTta6ov, Eip»ivaiö; t£ ' 6 \ouy- 

dunensium episcopo et Dionysio Alexandrino oouvojv xai Aiovucio; 6 'AXe^avSpsia; xat siepoi- 

et aliis: nain et hi dictis suis ansam quam- y.ai yop o&toi >>a6r,v tiva itapss/ov toi? SiaßaX- 

dam caluniniatoiibus praebuerunt. Porro autem Xousiv, oTi; sipiixotdiv. "üxt Se äa-fiaSTjTrjOifjiov -^v 

controversuni per id temporis fuisse hoc xÖte^ ib oo'Yua xai |J.-/iito) Si«y.£xaO«pu.£'vov', ora»? 

dognia. neque ita repurgatum, ut accuiata J, ixp.6£.'o<?" £>., ixa'pTu? 6 OEoWyoc rpr.YÖpto.; Iv 



eius notio habcretur. testis est Gregorius theo- 
logus dum in oratione in Haptisiiiinn de 
inextinguibili illo igne disputat, liaec dein 
subiungens" : " Nisi malit quispiam etiam hie 
<■ humanius idipsum. et ut puniente dignum 
<i est, intelligere ». Vides quo pacto cuique 



TW fi'c ro JiänTiafiuX6-(w Trepi toü «cSsotou Ttupo; 

EXEIVOÜ ' ^l).050'i(OV Xa'l [JIETOC TCÄtO ll-(U)V' « Rl 

II y.vi TW ^ 'iiXov xävTaü9a voridsi touto ',pi/.av6po)- 
" TTOTEpov xai TOü xo).a!JovTOi; litct^iwi ». Op««» 
w; E'tfiVjUi" TOI? |3ouXo|j.=voi; vo^dai to Trijp IxeTvo 



la 



volenti hbeium faciat ignem illum benignius cpiXavöpwTOTEpov ; 'AXXi t?, TtEjATTTr, twv ' oixoüixe- 

interpretari? At i|uinto tontilio oecumenico 

opinio illa omniuin maxime inhuniana visa 

est: quare tum quod Ecciesiam labefactaret, 

tum quod dihgentiores enervaret, anathemati 

subiecta fuit. Veiba igitur illa, si quidem ab 

eximio Gregorio de igne illo sint dicta, pur- 

gationem sane non particularem, sed perfec- 

tam inferunt atque absolutam omnium redin- 

tegrationeni; nequaquam vero nobis lidem 

faciunt, qui ad comniunem totius Ecclesiae 

sententiam respicimus, et sacris Scripturis 

tanquam regula ac norma utimur, non autem 

quid unusquisque istorum peculiariter scrip- 

serit consideramus, neque si quis alius de 

purgatorio igne alia quaedam ediderit, ea 

amplecti necesse habemus : nam duplex 

supplicium et duplicem ignem nee Scriptura nee quinta synodus oecumenica nobis tradidit. 



15 



vixwv «uvöSwv aTiavöpwTtOTaTri* Ttaawv •>) TOiauT/, 
5d;a VEVOU.IIT0II, xai w; ),u|jtoivTixri ' rrj? EXxXr.oi'a; 
^ xat Twv UTTOuäotuov ExXoTixV" TW avaös'uixTi uito6e- 
SÄriai. K«'i Ta üyr,tj.i^a toi'vuv, EiTiEp Eiuiv Eipri- 
jjisva * Tw öauiiaaTÖ) rp/iyoptw TTEpi Toti nupö; 
Exei'vou, xoiOapaiv jaev od iji£pix»)v ' ' aXkrt teXeibv 
Etdayouffi xoti TE/.Eiav itavTwv aTtoxaTaaTasiv ttei- 
Oouui ' ^ 0£ V|!Jtä{ ouoaixw; Tipö? Tr,v xotv/jv a'|popwvTa? 20 
oö;av T>)? exxXif)5i«i; xai xaU 6ciii? •jp'Xfotii; w; 
xavöui j(^po)[JiE'vou? '•", aXX' ou/ o Ti exaaTO? toia 
YE'ypocpE ffxOTTOUf/E'vou? EX ToijTti>v, oo2' £1 Tt? oXXo; 
TTEpi xaöapoiou ' '' Tiupbi; Eispa eti'^ YE'ypacpsv, 
avayxviv e/0[x£v TTapaOE'^aoOac oute yip f, Yp«!fV* 25 
äiirXyiv xo'Xaffiv xai SnrXoüv Ttüp, ouS'" yj tteuttt'o 
Twv oixouuEvixwv süvo'Swv r,iji.tv TtapaOEÖwxEV. 



12. Postea alia adferuntur dicta tum divini 
Dionysii, tum Epiphanii magni, tum Dama- 
sceni maximi illius theologi, quae de pur- 
gatorio igne nihil omnino asserunt, imo vero 
illum etiam evertunt. Nam solius divinae 
bonitatis esse dicunt peccata remittere, quae 
liumana fragilitale quispiam vita functus 



12. Em TouToi; ETEpa XEivTai ^y)Tä Aiovuaiou 
TE TOü ÖEi'ou xai Toti aEyaXou 'ETTi',paviou '" xai 
Tou AafAadxrjVotJ ÖEOpprjaovo;, Ttfpl [Xev xaöapui'ou 
TTupöi; ouoEV ouäöXw;'" oiaXaaSavovTa, aäXXo'v i^ 
|jir,v «uTo ävaipoijvTa-" (t^? yao ÖEi'ai; cpauiv^' ava- 
6bTy-|To; Eivai-- iJiövr,?, tÖ <*iE'vai Ta oi' ävflo'OTrivr.x, 
(ia6£'v£iav /iuiapr/][ji£'vo tö 3i tf^Ss'vTi), ÖTi Se" 



I 
30 



1. TE nm. ffJOHMCC. — J. TOTi orii. A : i6 tt M, onilsso tö. Ad iiiarg. in 1{ ; ori iv tiö -/.aipiii 
TW iSvoiTT,?, iijiyigoXov f,y To oorfia TOÜto b Xe'yei. — .'i. (irjnu za; •/.aöipij.svov A. — '». E/.sivou iiupo; MB. 

— 5. TW M : nw S. — (j. dfiriiTi A solus. — 7. twv om. 11. ^ 8. iTravOpwTtoTäTr, 0; ad marg. in R : öti 
y] TOtaÜTri äoS« Oitö Tf,; i (rjw6ioM, ajtavöfronoTäTVi vEvöfJitiTTai. — !). >,oi|j.avTixr, M. — 10. i/./lj-iy.ri A. 

— II. |i£TpizT|V (iid Miarg. ixEptz/.vl G. .\il marg. in R ; oti tch toO iNusaii?, o-j xiOapuiv [ispixiiv )iYEi, 
i/Xi TcUiav XoiTtöv, oü ßoridei ixtivotc to ezEtvou pr.TÖv. — 12. Ti|iä? Si TCEiOouTiv .\. — 1.3. Ad 
vocem xpwn^wvi; haec habet R ad niarg. : rtu.i; o/iXaSri. — 14. xaOapTrjpiou .V. — 1.'). eti : Tiva ARG. 

— If). Ad )i]Mrg. in R : öti yj ypatp;^ oO napi'owzE/ f,(tTv oiicXoüv itOp xat ötitAJiv xöXautv, oüö' rj ?, twv 
oizou|iEviz<5v o'jvööuv. — 17. oüS" M. — IM. 'ETtisaveio-j M. — VJ. oOS' öXw; (ad marg. oOSöXm?) C : oOö' 
öXk; R : o)id; M. — 20. \d marg. in R : öti ai itap' tjuicv ypa^jai, ävatoojoi tö nap' ii^iX-i xaOapTripiov. — 
21. 9r;ij!v M. — 22. OEta; fOavbj^r'.im (zai äyaOÖTriTo« in marg.) (faal Eivai R. — 23. öti Se öti ÜQ, at alterum 
öxi di^leri vult O. 

ii, (irrgor. Sm. Oral, '((i, u" 3« = />. o', t. m, c. '(12. 



I 



I 



[55j II. - MARCI EPHESII ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 55 



XsiToupYi«'. T£ xai eü/al- TtCfpia-wvTa. Taut» oe 
■»iufT? OTi xoti cppovoüjjitv xai "ki-^oit-iv xat oi' cov 
itoioüjJiEv Yvojit^oiiev, EipriTOii^. 'Exi Tou [Aaxapiou 
j 0£oSc>)pv;TOU "'' /_pviaic Ttap' iiucöv ^ EidEvr^vsxTal, r,v 
OüTE Y''""?'iot*'^^) '''J^s "«paSEyoueOa, xoti iJrjTOuuEv 
£up£65)vai, itoOev EXyii/Or, xoti Ttapi tivo? twv auToü 
ßt'SXwv". 

13. Kai im' TOUTOi; EipviTCd Trap' uuwv*, «EuSr,- 
JO <( Xov' Eivoii tJ|v Trpoetp7i[/.Evr|V aXr|9iiav xaxi TÖv 
■( TT,« Oei«; StxaiouüvY); XÖyov, yiti! oü8=v äraXTi»; 
<i YEvdu.Evov '" aTiixiopriTov IS, xai Sia toüt' ävocY- 
n XTjV " Eivai tou; EVtSÜGa TTjV Ti|/.wpiav oCix aTto- 
n Tldavxa;, out' i'v TW oCpOVoj, OUTE [Jir|V^- £V Tio 

15 u aSri TauTr,v (xTcoTivvuvai ''• Xeitcetoti ov) to'ttov 
" ETEpov Eivoti ä'^i>)pt(7[X£'vov, ou OEi Tr;v xä8ap(7iv 
" TauTr,v Y'VEuOai, Si' ^i; i'xauTO? xaOapö; y^'"'" 
" (XEvo;''', Ei; TTjv oupiviov aTroXauuiv irapa/p^aa 
<f dvciYETai '■' >i. 

20 IIpöi; Sri TOUTO ToiaÜTOt "■ cp«[jiEV, xai (jxotteite'" 
w; aTtXä'* xai oi'xaia. Euti [/.ev r; tmv öi^apTitöv 
aifEli; 6ucXoY0Uu.£'vW(; xai Tr,; e'ti' auTai; xoXaUEw; ' " 
aTraXXaYv,- «pia Yap ti; ätpisTai toutwv, xai t^; 
Ö!peiXo|ji.£VYi<; Si' auTa; xoXbweo); fjXEuÖEpwTai. Atoo- 

25 TOI Se auTV) Tpi/_5i xai xaTa Siaipo'pou; xoui; y^po'vbu;-"- 
£v Tiö xaipoi TOU ßaTTTi'ffjjiaTO«, xai uETa to pä- 
TTTiii.ua Ol ETttiiTpo^y;; xai T:t'v6ou? xai avTia/jXw- 
(TEO);^' äYa6(öv spYtov e'v t-^ Trapouar, ^cdy), xai uetci 
ÖavaTOv-- £i' Euywv xai euttoiVwv xai oaa aXXa Toic 

3u TEÖVEwaiv--* r, ExxX.vjaia ettiteXei^ '. 'H u.ev^'' oOv 
TtpwTr) TravToiTTaaiv ajjioyöo; xai xoiv/) itSai xai 
öjiOTipLO?, wi; (fKiTÖ; yüni;^'' xai r,Xi'ou Oe'i xai wpSv 
aAAaYaf"'/api; Y«? euti rjiovov xai tt/eov ouceV"' 

'V TTJV TTl'aTlV^' Itap' vifJlWV aTTalTEl''-' /, OE OEUTE'pa 



admiserit; ostendunt etiam nioituis prodesse 
missarum sacrificia et preces, qiiae pro ipsis 
ilunt. Atqui eadem nos qiioque et sentire et 
dicere et operibus innueie dictum fuit. Item 
beati Theodoreti auctoritas a vobis piolata est, 
quam nos neque novimus neque lecipimus; 
et velimus a vobis scire undenam deprompta 
fuerit. a quonam ex ipsius operibus. 

l3. Dictum praeterea a vobis est, ■• proposi- 
« tum dogma admodum evidens reddi, si ratio 
« habeatur divinae iustitiae, quae nihil inor- 
« dlnate admissum relinquit inultum. Ouare 
<■ cum fieri non possit, ut qui bis in terris 
« poenam non penitus luerint, eamdem sive in 
« caelo sive etiam in inferno persolvant; relin- 
«1 quitur profecto tertium dari locum separa- 
« tum, in quo ea expurgatio fiat, per quam 
<• quisque, ubi mundatus fuerit, in caelestem 
c< fruitionem continuo evehatur ». 

Huic argumento haec responderinis, eaque 
ut plane vera et aequa habetote. Est quidem 
citra controversiam, peccatorum remissioni 
coniunctam esse liberationem a poena pro 
ipsis debita; simul enim ac quispiam ab eis 
absolvitur, a poena etiam ob eadem solvenda 
liberatur. Haec autem remissio confertur 
trifariam ac diversis temporibus : in ipso qui- 
dem baptismatis tempore, deinde post baptis- 
nia per conversionem et dolorem et bonorum 
operum in hac vita compensationem; deni- 
que post obitum per preces et eleemosynas 
et reliqua omnia opera, quae pro mortuis 
ab Ecclesia fieri solent. Porro prima quidem 
illa labore prorsus caret, cunctis communiter 
et ex aequo patens, non secus ac lucis pro- 



1. xoiji/iÖE'vTa? : aitE>,e6v-a! RA. — 2. ).eiT. te zai Eu-^afiTTciai zal E'^/.ai S : £u eüy.ai A. — 3. Ad 
verba •cviopüjouev, dp/iTai deslnit codex S, reliquis omniltus ab amaniiensl consulto ut videtur omissis. — 
4. ÖEoSwpitoj AOGG, itemque R in marg. — ö. <)iimv (ad niarg. OiiövjC. — 6. ßiS).!«/ RG. — 7. toütoi; : toj 
A. — 8. Eni : jtapa R, quam voculam postea delevit ponendo im supra versum. Ad Tlieodoreli locum, 
iampridem a B. Thema adductum in opusculo primo contra Graecos, videnda sunt quae supra, 
p. 37, iam adnotala sunt. Gagnejus ex Graecorum scholiis in I Epist. ad Cor. cap. 3, aliler ila cital : 
ToÜTO 70 Ttüp 7ti(jT£Ü0(i£v xaOapriipiov, ev w xaOapiiJovTai a't 'iu/a-i xaOinsp tö xfusiov h toi )tü)V£-jT'/-,p'.ti). — 
9. feiSr.iov C. — 10. YivöjiEvov AM. — 11. äväfz») R. — 12. [iev C. — 13. Post ömoTiwüvai altera § ponilur 
in M, qua tota series perturbatur. — 14. yivönEvo; M. — 15. iväyEdöai OQ. — IG. xaCxa M. — 17. (jxonEiTai 
QM. — 18. aitXa (ad marg. äreXä) C; ad marg. in R : öti ettiv öjioloyoviiEvw;, n tmv a|xapTimv äcpEci; Tptx>;. 

— 19. -/.alläazuti A. — 20. Ad marg. in R hinc quidem : (ipavov, inde vero : a^', ß'>', y'"- — 21. ivTiori- 
xöiTEto; R. — 22. iiEri twv (corr. in töv supra versum) 6ävaTov R. — 23. toi; teÖveüxtiv om. R. — 24. iTtiTEXi) 
A. — 25. et [lEv OyC; ad marg. in R : a>i äipecji;. — 26. 9(ütö; xüois-aXXayai sunt verba Gregor. 
Naz. Oral. 40, n. 8 = /'. (!., t. 36, c. 3C.8. — 27. a/,>,aYa; A. — 28. ydcp ; Si M. — 92. oOoev nXeov M. 

— 30. 'q RA. — 31. ma-Yiv O. — 32. Post äitaiTEi habet Q : piovov, quod subiunclis punctis deleri vull. 



11 



56 



DOCUMENTS RRI,ATIFS AU CONCILR DE FLORENCE. 



[56] 



fusio et solis adspectus et tenipoium vicis- 
situdines : nam gratiä tota est, neqiie aliud 
quicquani a nobis exigit nisi fideni. Altera 
vero multum laboris secum adfert, eins instar 
« qui per singulas noctes lecfum suum ac stra- 
"' tum lacrj'inis lavat ' ", cui ipsae quoque vitii 
• r. 53. cicatrices foetent, qui lusens et contristatus 
ingreditur'', et qui Ninivitaruni' resipiscentiani 
ac Manassis*" huniilitatem, cui niisericordia im- 
pertita est, imitatur'. Tertia aiitein laboriosa 
quideni et ipsa est (paenitentiam eniiii secum 
habet coniunctani et conscientiam percutien- 
teni aniissaque bona lugentem); est tarnen 
poenae prorsus expers, si quidem remissio est: 
nainque remissio et poena simul convenire non 
possunt. Ceteruni in prima quidem et ultima 
ampliorem partem habet Dei gratia, coadiu- 
vantibus etiam precibus, ac tenue admodum 
est, quod a nobis confertur. Contra vero in 
media, exilem quidem partem habet gratia, 
maxima autem nobis insumenda est opera. 
Prima autem remissio ab ultima in eo dis- 
crepat, quod illa quidem omnia pariter pec- 
cata deleat, haec vero ea tantum quae mortalia 
non fuerint et quorum quemque in vita paeni- 
luerit. Atque haec quidem sentit Dei Eccle- 
sia, quae dum remissionem defunctis adpre- 
catur speratque dandam fore, poenam cui 
obnoxii sint nullam statuit, probe noscens, 
iustitiae rationem in eiusmodi negotiisa divina 
bonitate longe superari. 

14. I. Et sane si eos, qui divinum numen in 
hac vita desiderant, ipsum desiderium, id est 
amor, expurgat iuxta Gregorium Theologum, 
expurgatos vero deiformes reddit, ac tales 
tandern effectos Dens iam ut familiäres allo- 
quitur, qui fit, ut post obitum idem desiderium 
minus expurget animos materia solutos, sed 
opus adhuc sit purgatorio igne ad luenda levia 
pcccata? 



iitiTTOvo;, w; « b Xoooiv tT;V xkirr,'/ ' «Citoü xa6' 
" £xa(jTy;v vüxT« xoti Tr;V (TTfi>)[JiVT,v Toi; Soixpuaiv »• 
(o T^? xaxia« TTpocoi^oüdi- xat oi p.o'AojTtE?, 81; 
■ir£v6wv xcii oxuOpwTtct^iov nopsusxai xat [jii[jieiT«i' 
Tr|V NivsuiTwv emaTpoiiriv xai toü Mavaasr^ iriv 
rjXjvijji£'vy|V Tociteivojsiv rj Tpitri 8i ' littirovo? (liv 
xat auTvi (tt.v -/äip'' jjiEtavoiav syst ouve^EuyP'-'^'!^ 
xai TTiV ouveiäViffiv TtXyiTTOuijav xai ttjv <»iTOTu/iav 
Twv ayaöiöv ö8uv(ö<jav), xoXäffEw; oi'' ä-iJ-iyr^i; 0[t.tac;, 
stires EOTiv a-ieaii;" a!p£<iiv fap xoci xoXaoiv e; ' 
TaCitb (JuvcXOeiv oüy oTo'v te*. nXyjv iW J) [xev 
itpwTY) xai Te)i£UTaia irapa tr,? toü 0£O-j yäpiTOC 

£/£t TO TtAEOV, IJO(i6a)i).0[4.£V(.)V Xa'l TWV Eu/Siv, 

öXtyov oi Äi'av to ^op' r,ua)V Eior^EpöfjiEVOv '■ -f) 
[jii'ijTj &l ToüvavTiov öXiyov [ilv to itapa tt,; ydciro; 
E/Ei, 7t).£i(jr/;(; os osiTai ty)i; itap' ^[xiöv Epyosta;- 
SiatfiepEi oi '" r, irpioTTj ttj? Te^Eutaia; ä'fiaiox;, 
6'iov EXEivv) [AEv (XTraiölv ifjTi tSv afiapxiwv Sijionoi;, 
»uTVi Sc Twv 11.^ " Oav«(ji|jL(ov [xövov xai 6v exa- 
cTTOi; £V TY, !|wY, [iETEVoriOE'-. Taüta rj xou 05Oii 
Exx).r|(jia (ppovou!ja xat Tr,v a-^Eciv toT; xsxoifjtr,- 
[/.e'voii; aiToutra xs xa'i Ttiaxeüouoa SioosOai ", xoXa- 
div '•' Sir' aOxoti; oOoEjjiiav 6pi^£i, iroXu xr.v ÖEt'av 
äyaSöxTixa xöv xy;i; oixaiooüvrji; Wyov uitEpvixav Iv 
xot; Toiouxün Ytvwoxouira '^. 

14. a'-' "*. Kai [iiviv " £1 '** xou? Evx«u6a itoÖoüvxac; 
xö öeTov aixbc 6 ttööoc; " eix' oCv^^f, aYaitr, xaOai'pEi 
xaxa xbv Oecaoyov rpr,YOpiov. xafiai'ptov Si OeoeiSeT; 
E'pyä^Exai^', xoiouxoi? ii yevojjie'voi; w? olxEi'ot;^^ 
viärj TtpoooiiiÄEi, Siaxi [AExa öävarov ou tioXXw (jiSV 
Xov 6 ttÖöo; xaOapiei xou? ÖTtaXXayEvxa; x?)? uXt];, 
äXX' exi /pEia xai xaOapai'ou irucbi; etti xoT? 
[xixpoi? aaapx/jpiaiJiv '-^; 



10 



15 



20 



25 



30 



1. x>ivYiv : xo:t»iv .Mi, qui ad luari;;. habet : OEUTSpa ä(fta\.i. — 2. npoawljovui ÜQ. — 3. [imsiTe X. — 
'1. b't : (lev QO, oiiiissa deindc vocula post iicinovo;; ad marg. in li : -fii-r\ äfeai; äiiapTiüv. — 5. yöp oin. 
I'MB. — G. äi : f.5Ttv H, in quo etiam ad niarg. legitur : ort tl ätpeat; xo>.äa£u; ia-h iiityii;. — 7. e? : 
e!; AM. — 8. .\dd. R : «sTiEp oOoi vj^ (leO' f,|j.£po; iv xa'jxb {sie) ouvavxai OTrjvat. — 9. Eiocpepojxevwv P. 
— 10. Ö£ Oll). G. Ad niurg. in li : i,-: Sia^epsi f, a'. t^: TEXeuTaia; äjEirsw;. — 11. (li) sup. lin. P. — 
12. (iCTEvöirj'jev 0. — 13. SiooTai (ad iiiarg. SioooOai) C. — l'i. xÖAadiv [ley .\. — 15. yivwCTy.ojdav R. — 
II). ao' A : ßiv reliqui codd. Abliinc ac deincep.s in margine liabent PQRO iiotas numerandi ß', y', 8' etc. 
iiiilio cuiusquc arguiiienti. — 17. |j.r,v (jiev C. — 18. si : lU M- — l'J- »Jxo; 4 itöOo; om. C. — 20. eito-jv 
V : tiyo\)'i M- — 21. BitEpyäUtai R; idoiii ad uiarg. : mpatov -oOto. — 22. cS; iSioi; .\. — 23. ä|iapT^|i.a«ii Q. 



a) Psal. VI, 7. — bj l'sal. xxxvii,«-7. — c; Ion. 
III, 5. — il) II Paral. xxxiii, 13. — e) Herum vcrba 



furatur Gregor. Maz. Oral. .30, n. 17 = A*. G. 
l. iii, c. 35ti. 






I 

i 



[57] II. _ MARCI EPHESII ORATIO PRIMA DE IGNE PURCxATORIO. 57 



15 



6"''. 'Eti, ijiaUov TcpoariXEi ty, 1x7060x1(1x1 toj 
@t<yj TO ÖAi-^ov «YaSöv (a-Ji irotpi5£iv vi t»iv dixi/ipiv 
äjjiapTiav ÄixY)i; ä^ioüv. 'XXka to oXi'yov ayaeiv ev 
ToT« xa lAEYaXa fipLapTTiXOdtv oCSe|J.iai; «[AOiSyic; siti- 
5 TUY/avei 3ia xr,v xr,? Ttovr,piai; ■7xX£0V£;iav. Oio opa 
xb 6);iY0v xaxbv £v xoi; xa [xe-zä^« xc<xc)p6wxdsi 
■KpoaT,x.n oUr\c, xu/eiv oia xö xi ßeXxio) vixäv et 
YÖep xb [xötXXov Soxoüv oüx Isxi, a/oM, xd ye -^.xxov 
av £1»). Ou5' apa Txijp xaOotpxr'piov voai^eiv 
10 TupodTiXei. 

Y'''. "Ext, w; e/ei xb öXiyov ixYoiObv ev xoi; xaXXa 
tiauXot?, oux(o xb öXtYOv xaxbv Iv xoi; xoiXXa - 
aYai6oT?. "AXXi xb oXiyov oiYoiSbv ev Ixeivoic; oü a\iva- 
xai ocYaOwv ävxaTtdooaiv tcoieIv, aXXi iaovov ota- 
mopav xoXäffcW;" xat xb öXiyov apa xaxbv oü jtoir^ssi 
xöXaffiv, äXXa oia:popav aTxoXaudEWi;. Oüx apa Trup 
xaOaptr'piov vo|J.i<jt£OV. 

0'". 'Exi, £1 xb xeXeiov' ETtaSXov xoi; xaSapoi; 
x->| xapSi'a xai xy, '^v'jfr, xb iSeiv xbv 0£dv', xouxou 
20 ol oix, bpiot'o); aixavxsi; £7ttxuY/.ivoij(jiv, * ou5 
apa xri; aüxr); xaOapCEioi; Eiuiv Sixavxe; •*, ouS 
apa ypEi» xoü xaöapui'o'j itupö?, EtTXEp ev ximv 
üliTtrfi'' i, xä6apaii;- r\' jaf av * viuav aitavxEc; 
£iti(jr,<; xExaSapjXEvoi oia xoü auTOÜ Txupb; xai 
25 ixpbi; ÖEOTXTiav' öjaoioj? syovxE?. Toüxo os xai 
ETTt xou T^? vofjLoOeGia; dpou; '" (juixßoXixw; x£ xai 
xuTxixw; " eye'vex'j' " xdxE y»P <*" tavxEi; xii; 
c( aüxv); ä^tojÖEvxE? cpai'vovxai oxotseto? xs xat xa- 
" libx;, aXX' 6 [XEV t7,?, 6 oe x?i;, iTpb<; [AExpov 
30 « (oiiACii) XYJ? Eauxoü'- xaeäpuEw« cxasxo? « xaxa 
xbv 0£oXÖyov rpriYopiov. 

£'". 'Exi, 6 auxbc;'' ev aYioi« [aey«; FpriYo'pio? ö 
©coXÖYOi;, xbv •KEpi xoü''' Ilaii/a Xoyov ÖEOjpvixixw; ' ' 
xs'* xaidvaYWY'"'^'; itoioijpisvo!, iXOtov ei; xb l^Epo;, 
35 ev S tpTidiv''' « Oux E?oi(J0|XEV Se ouSe'v'*, oiäe ei; 
n xb TTpon xaxaXEi'i|/o[iEV m", airocpaivexai otixw; ouxo) 
xat xaöapwi;, Sxi [x/) ÜTX^p xJ-jV vuxxa xauxr,v Edxi 
xi; xäflapoi;, vvxra xbv Ixadtou'-" Txapo'vxa ßi'ov 



II. Item magis convenit divinae bonitati 
exiguum bonum non contemnere, quam leve 
peccatum ulcisci. Atqui exiguum bonum in iis 
qui graviter peccarunt, nullum praemium 
consequitur propter piaeponderantem nequi- 
tiam. Neque igitur exiguum malum in iis qui 
multa praeclare gesserunt, decet poena nuilc- 
tari. eo quod praestantiora vincant. Si enim id 
quod magis videtur non est, aegre pro- 
fecto id quod minus videtur erit. Ergo neque 
purgatorium ignem esse putandum est. 

III. Item quemadmodum se habet exiguum 
aliquod bonum in iis qui ceteroqui pravi sunt, 
ita exiguum malum in iis qui ceteroqui boni 
sunt. Sed exiguum bonum in illis non potest 
bonorum retributionem efficere, sed tantum 
differentiam supplicii; neque igitur exiguum 
malum in istis supplicium eOiciet. sed tantum 
differentiam fruitionis. Non est ergo arbitran- 
dum ignem esse purgatorium. 

IV. Praeterea si perfectum praemium eorum, 
qui sunt puri corde et animo, est videre 
Deum, hoc vero non aequaliter omnes conse- 
quuntur; profecto nee par est omnium purga- 
tio, neque proinde uHa causa erit purgatorii 
ignis, si quidem in nonnullis imperfecta purga- 
tio fuerit: nam omnes forent per eumdem 
ignem aequaliter purgati et ex aequo apti ad 
videndum Deum. Hoc vero etiam in monte, 
ubi lex data fuit, allegorice ac figurate conti- 
git; <' tunc enim non eodem statu atque ordine 
<( omnes dignos habitos fuisse constat; verum 
« hunc alio, illum alio, unumquemque, ut opi- 
« nor, pro purgationis suae modo ac ratione >>, 
iuxta Gregorium Theologum'. 

V. Item magnus ille inter sanctos Gregorius 
Theologus de Paschate speculative ac mystice 
sermonem habens, ubi ad eam partem venit 
in qua ait" : « Non efferemus autem quicquam 
« neque in postridianum relinquemus », illud 
expresse aperteque asseverat, nempe nullam 
ultra praesentem noctem purgationem fore; 
iioclem quidem praesentem uniuscuiusque 



1. Argument« ß' et y solus hahrt A. - 2. x' oXa A. - 3. x.),eov M. - '.. Ad marg^ in R : o.patöxaTov 
xoOxo, y.al toxupiixaxov xai Tcpöo^E?- — 5. o-JS' apa-änavxe; om. M. — 6. eUEnvin? M. — 7. 5) ex corr. . 
8. iv in marg. P. - 9. eEOTtxeiav M. - 10. i^l xoü;... Spov M : öpou; A. Ad marg. in R : xo« SiväJn^-aoY,. 
11. xontxci? M. - 12. Liltera i vocis Jayxoü sup. lih. P; scripserat aÜToO. — 13. «ütö« om. A- - l'<. xou . 
rb M - 15. OetopiTixö; OQ. - 16. xc solüs A. - 17. Ad marg. in R : ön ö ^BoUy.i, ivaipei xö xa9apTr,p.ov, 
xb Ttapi /aT'vo.c Utöilevov. - 18. oOoiv om. AR ; hie posterior verba «:io?a;vETat-xa9«p.i; inlra parenthesim 
claudit, quo fundamento innixus plane non video. - 19. ■/.«talet'^iüi.Ev OQ. - 20. sxinTo-. A solus habet. 



a) Gregor. Naz. Orat. 45, n. 11 = /^. G., t. 36, c. 637. - b) Oral, oit., n. 16 = P. C, t. cit.-, 



645. 



f. 53' 



58 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[58] 



vitam appellans, et nullam purgationem post 
eani fore admittcns. 

VI. Item ideni dum in oratione de Plaga 
grandinis ita disserit" : « Omitto dicere quae 
« illic sunt tormenta, quibus malos impunitas 
« in hac vita tiadit, ut satius sit nunc castigari 
« et purgari, quam illic supplicio aflici, quando 
« punitionis tempus erit, non purgationis »; 
manifeste statuit, nullam esse purgationem 
post migrationem ex hac vita, sed tantum 
aeternam poenam. 

VII. Item Dominus noster, in illa evangelii 
secundum Lucam parabola de divite et La- 
zaro^ docens quae utrique obtigerit conditio, 
Lazarum (piidem dicit statim atque obiisset, 
delatum fuisse ab angelis in sinum Abrahae; 
divltem vero simul atque interiisset, sepultum 
fuisse, et animam ipsius inventam esse in in- 
ferno tormentis addictam; atque ita cum per 
sinum quidem Abrahae supremum illum 
in beata requie statum eorum qui Deo placue- 
runt signilicasset, per infernum vero et tor- 
menta, e-xtremam damnationem et aeternam 
improborum hominum poenam ante oculos 
posuisset : nulluni inter haec medium locum 
reliquit, c|ui temporariani aliquam poenam 
contineat, sed ingentem quemdam et imper- 
vium hiatum, quo utrique separantur ab 
invicem et summa ac sine ullo niedio contra- 
rietas manifestatur. 

VIII. Item consentaneum non est, animam 
corpore solutam. et iam prorsus incorpoream 
materiaeque e.xpertem factam, a corporeo igne 
cruciari, cum corpus ipsius, quod ignis erat 



äuoxaXwv' xa'i [j^r,0£;ji(iv '- xaöapaiv [^et' «Otov 
sivai ■napa/iopwv. 

C"'. 'Eti, h ouw; Ev TW «c r?fi' Illriyt]V Trjg 
/aXäCrji Xdyw SiaYopeuiov outoi;' « 'Ew 'ktfsiv ' 
K Ti Extios oixaiWTripia, oi; ^ £VTau6a cpEiSo) irapa- 
n Stowuiv, w; ßsXxiov Etvai vuv Trai5Eu9rivai xai 
.. xa0ap69ivai -Ti xr) exeTse'' ßaoavw TrapaTTSa-.pÖ/ivai''', 
.1 ^vtx« xoladEto; xatpo'?, oO xaSapsew; », 7:ap - 
isTTjai tfavEpwi;, |j.r,SE|jitav Eivai xäOapaiv' (iEta 
T-flv evÖe'vSe' aTtaUayilv, aW t^ advov Tr,v' a'iwviov 
xöXadiv. 

f'. 'Eti'", ö Kupio; £v Tri toü " xaxi AouxSv 
£\ia-c(tli'j\j TrapaSoX?)'^ uEpi toü Tr^oiiffiou xai toü 
Aai^apou Sioaoxtov tov IxatEpov Siao£;äti£VOV xX?;- 
pov, TOV |X£V Aä^apdv tfriuiv ajA« tw aTToSavETv 
aTTEvE/O^vai Otto twv a•{•Ji\^ß)'^ ei< xöv xÖXttov toü 
'Aßpaäpi, tÖv oe nXoudiov ä^iou te Ta(pr|Vai auo- 
öavövTB xai TTjv 'j/u/V oOtoü EÜpeörivai Iv tu) a5r) 
u7rap/ou(jav '•* £v ßaijavot;' xai outio 8ia [jiev toü 
xdXirou Toü 'A6paa|ji. Tr,v axpOTaTr,v xaTadTaaiv 
£v TV) Etjäai'u.ovi Xr,;Ei tiov tw 0ioj cpiXuv Eucpr,- 
va;, oiä OE Toij aSou xai Twv ßasavtov Tr,v c<s/ß- 
Tr|V xaTaxpiffiv xai aiwvi'av 8txr|V twv aaapTioXwv ' ' 
itapa(jT-/|ia?, oux eti (XETa^u toutujv sTEpov tottov 
xaTEXiTTE'-' TTpöixaipo'v Tiva'* ßäiavov l/^ovTa, aXX' 
•^ j(a(7(Jia [AEya xai äSiäßaTOv" oiEipyov ExaxEpou; 
E^'* ÄXXr|X(i)v xai Tr)v axpav xat aijiEaov EvavTi'ioffiv 
TtapidTi'ov. 

ri'-'. "'Eti'-', t'/jv 'j'U^''iv airaXXaYEisav tou (JWjj.a- 
To; xai auiüijiaTOv Travrr) xai aOXov fivo\iLivr\v oux 
EOTiv Eixb; uttö awpLaTixou Ttupb; xoXä^£(r9ai, toü 
oioaaTo; auTrii;, o{/ tÖ"" Trüp ejjieXXe irEpi^paT- 



10 



20 



30 



1. incj in voce öno/.a/öiv supra versiim Q. — 2. |iY)S£niav 



i>x m'av Q, iidililis ail marg. sjilabis 



oE|iiav, quin litterae av prius exaratae erasae fuerint. — a. Ad haue g liabetür in R ima pa^ina 
sequens addilamenluiii, altera manu alioque alramenlo exaralum : Kai eti el; töv X6ei; t^ XauTtf ä 
Tüv •twTwv :f||j.Epa Xoyov ^rjar ■• üUa nOfi, oj xaÖapTiipiov, äW,i xoÄaaxr.piov, eiTe <jooo|iiaTtzöv, eite ö 
«po TtpoTwTrciu TO-j Ijtvj EZTiopEÜETat, Ei'iE TÖ riToi[iaii|j.£vov Tcü öia6ö><p xai ToTi; ä-yYE).oi; a-JToü ». Ilw; toi'vjv 
touTou Ö5u; eiprixÖTO?, toü EiäÖTO« tö llaOXou äxpiSiütixTid;, ypäfEi xaTa üaOXoU, Ei jir) tö Jtapä toü Aeiou 
Eipri|i£vov llaOXov, oüx et:! x»OapTnpio\j evvjeTto. äXXa TtEpt toü aiiüvcou nupö;, w oo9wTaTOi. LocuS e Nazian- 
7,eno adduclus habchir /'. <;., t. :IU. c. 'il-2 A. -- 'i. Xe^ei A. — 5. irj ad niarg. C : exeTOev A. — G. napa- 
nE|i?jivai P. — 7. xiOapsiv : xoXadtv A. —8. evDeSe A. — 9. Tr,v : !;r)v M. — 10. ÖTi C. — 11. toü solus liabet 
AI • 12. Ad niarg. in H : öti xai Sia Trj; toO Aa^ipoj JtapaSoXfj; 5Ei/.vjTat, öti oüx ia-:i xa6apTr,piov. — 
13. Cnäp-/ojijav h tm äor) H. — l't. tüv äjiapTavövTWv R. — 15. oJXET... xaTaÄEXiTts R. — 16. Ttpb; xaipöv 
■cm M. — 17. äßaTov ÜQ. — 18. t$ oni. ül'QM. — 19. Ad niarg. in R, hinc quidoni : tipaiov, indo 
vero : ttr^upÖTaTov xe^äXaiov xai ävavTiippy)TOv. — 20. ou To-TtEpiSpäTTcijÖai intra parerilhesim in R. Ad 
liano 'i ideni cod. I! cxliilK'l liiiii recto luin avcrso folio scholion satis prnlixtini lioc. paclo : .Xp-jooTTÖiiou 
xß' öiiiXia TOÜ xaTi MaTOaiov. <l>»iai yolp- .< Kai yip si ügpia'Jr) i @i6<;, Tia-rjp eati- xai e! wp^iOTai, ^iXönai? 



a3 

I 



a) Greg. Nai. iJrut. U>, u. 7 = /'. <i., l. si, c. Wi. — b; Luc. .\vi. J" s<i. 



[59] 



II. - MA1{C1 EPHESII ORATIO PRIMA DE IGNE PURGATORIO. 59 



TECtÖai, ota-^Oapi'vTo;. Met« rjisv ' y*P t'jv «^ä- 
ffTotoiv ETtavaXaSoüffy) tb ffwaot a-^Öaptov, xott 
T^; XTia:w; Ttoior/,? aXXoiiiiÖEiovi;, xai oiaipEÖs'v- 
TO; TOÜ Ttupo';, w; uavOavojxEv, eixb; «ut?] Tr,v 
5 dTO TOUTOu- xdXasiv * xaioiXXr.Xov euesOai, 
xai oOx «Ott) [aovov^, ftXXi xsi Toi; üaifAOdtv, 
Ate xai «ÜtoT; ^o'^spoi; oüsi xa'i uX»iv xiva xa'i ' 
Tta/uTTjTa ■rcEpi6e6Xr)a£voi! xai ocojjiaTa as'pia r, 
Ttüpia •■ xati tov jjleyo'v'' BaffiXeiov ■jrp'iv oe tb 

10 oixsiov SO)}/.« aTtoX«6=Tv, Eioo; oOua ' [xovov T»i; 
uXr); aaixTov, el xai xa6' autriv* utpe'oTriXE, 
■jrtS; av üitb' irojfiaTixoü uupb? xoXä^Eoöai Su- 
vaiTO ; 

6'^'. 'Eti, Et '" TÖJv ayioiv oi 'j'U/ai Sii rJjv TtpoYO- 

15 vixT.v aaapTiav (xo'viriv £V tm aar, XEXpaTrjvTO [AE/pi 
T^; TOu — lOTvipo;" Et? auTov '"- xaTaSa^eoü?, o\j/ ök 
Iv Ttupi xa'i xoXoiaei TravTOji;, aXX' vk ev oesuwtiq- 
pi(i)'^ xai ffluXaxrj, xaOio? 5 äTTÖdtoXo; ' ' ÜETpo; It 
TYi^" eTTioToX^ (priaiv 'Ev (o xui xoTq tv (jvXu/.ij 

20 nvstfiaai Tiuosidaig ixrJQv'E.e, Siaxi'^ arj xai 
To; Tiov jjiETpiw; auapT/joavTüiv '" evTaüOa ']'u;^ä? ö 
TOioÜTO? oi5r|5 xa6E;ii piETOi tov öävatov, aXX' eti itpo? 
TOUTW /^psi'a xai xaOapsiou itupo'i;, ou Oia twv eu/wv 
aipEbriffOVTai; 

25 l".''*. "l'^Tl, Ol ibv llaYYEXov ETTl Y^? iToXiTEuuä- 

[jievoi ßt'ov ociot itaTEpe; rijJiwv, iroXXa/ou xai »roX- 
Xaxi; Si' ÖTTTasiiöv xai evuttviiov xai jTEptov 6aii- 
[AoiTtöv To TiEpl xr,q a'iuviou xoXaceio; xai tcjv ev 
auTY) äs£?wv xai äu.'/pT(»X(jJv *' autoi xs jxuoujxsvoi 
30 xai tou! dtXXoui;-'' pmoüvTEi; xai wi; trapo'vTa xat rjor, 



apprehensurus, iam interierit. Revera, post 
resurrectionem, cum denuo assumpserit cor- 
pus incorruptibile, et creatura omnis imnuitata 
fuerit, illa utique poterit, igne discisso ac 
diviso. ut novimus, ab eo congrua sibi poena 
cruciari; neque veno ipsa dumtaxat, sed etiam 
daemones, caliginosi ut sunt necnon materiani 
aliquam induti et crassitiem et corporea aerea 
vel ignea iuxta magnum Basilium. Priusquam 
autem proprium suum corpus recipiat anima, 
cum species tantum sit nuUi materiae admixta, 
quamvis per seipsam subsistat, quo pacto a 
corporeo igne cruciari possit? 

IX. Item si sanctorum aniniae ob solum 
originale peccatum in infeino detentae fuerunt, 
usquedum Salvator ad illum descendisset, non 
certe in igne et supplicio, sed uti in custodia 
et carcere, sicut Petrus apostolus in epistola 
sua dicit" : In quo et his, qui in carcere erant, 
spiritibiis veniens pruedkavit ; quae causa est, 
cur eorum quoque animas, qui leviter in hac 
vita peccaverint, talis infernus post obitum 
non possideat, sed adhuc requiratur in hunc 
fmem purgatorius ignis, a quo per preces 
solvi poterunt? 

X. Item sancti patres nostri, quotquot ange- 
lorum more vitam in terra du.xerunt, quamvis 
passim et frequenter per visiones et insomnia 
aliaque miracula tum de supplicio aeterno, 
tum de impiis et peccatoribus ei addictis ipsi 
edocti alios edoceant, eademqut veluti prae- 



r. j'i. 



ii'i, xai £V Irr-^l [jiövov, oCi 6ixr,v 'i.xtv.t tüv -jo^-m-i, iXX' tSsiv ns. (ji£Tan£).6|j.Evcv (.Xoti; supra versuni) xai 
Ttapa/.aXoüvTa. 'Ofe/ov xai fiHEi; oütw oi£6epiJiäv6ri(iev, lo; exeTv« toi OTtXäTX"'» '^P''' '"''* äifäTtTiv SiavidTaTai Tr,v 
■;|(i£T£pav ». "Apa 6 |jicTa|J.e).'3Üp.£vo; oO St'xiiv SiSiodtv oiins? r,p.ap7£ xai Ü6pi<7cv. Eha jjtiyei- « 'AX>.' i^fopitr) (sie) 
eTtiiCriTEi (lövov toCtq tö TiOp. Käv (iivpöv aO-.ö Ttapäaxr,; omv6r,pa, öXöx5.ripfjv ävänTSi? 9Xöya EÜEpyEOia; ». 
"Ilyouv (reliqua extidenint, niarg. inlor. resecto; tum aversa folii facie, additur) : icapaxaTniv (prjai- 
« 'Av II iJiETaSaXu)|X£fja |iixp6v, xai toCto (lege too-oOtov) öaov yviSvai oti f,(«.äpT(o[iev (sie), -J^iEO Ta; nr.Ya; ava- 
gXu^et, ÜT.Jp TO HE/.aTo; yjX-:u- xai ö<sm m TtXsi'ova XaSij?, touoütm iiä>.>.ov x«^P^'' ''■»' Tap uXoCtov o't/.ei&v 
TYJv TjiJiETEpav ^•{üxai atozrifiaw, xai -'o Soüvai äa+tXü; Toi; aiToy^iv ». Haec loannis testimonia leguntur 
Apud Migne, P. C, I. 57, tum c. 3ot'. D. tum c. 3ü8 A. 

1. [lEv om. AC. — 2. toOtoj : totiov M. — 3. [tövov : p.ov P. — 'i. xai supra versum O. — 5. itypia in 
itüpiva corr. volunt OQ, addito v supra versum : TiOpiva G : f, nOpia oni. M. Ad lium: locuiu R haec 
habet in marg. : '0 vap ä^iP ü).») ti; eciti /.at xb Ttüp waaüxü).-. — 6. [XE-fa A. — 7. olaav O. — 8. au7r,v 
OQ : xa6' aüxrlv P. — 9. ÜTto Olli. M. — 10. e! om. R. — 11. Xfuszo'j C. — 12. e't; aixoü? M. — 13. Seo- 
[lOTYipiü) R. — 14. ijtoaxoXo? : p.eTa; M. — 15. Trj om. AR. — 16. Sii li C. — 17. yip.ap7Vioav™v R. — 
18. Haec g "Eti ol tov x),. in codd. AR allen i "Eti ei to xX. praeponitur: in reliquis \ero codd. post- 
ponitur. Ordinein codd. AR servanduni censui, cum eodem pacto se liabeat in altera Graeconim 
responsione, quae num. III dabitur, — l'.l. «|i.apTw>wv xai i.aioä>-i G. — 20. rot; jXXot; U. 

■dl 1 Pcl. in, i:». 



60 



DOCUMEXTS RELATIFS AU COX'CILE DE FLOREXCE. 



[601 



sentia et iam facta intueantur ac sermone 
praemonstrent, quemadniodum et parabola 
illa in evangelio secundum Lucam divitis et 
Lazari statum describit; tarnen de purgatorio 
igne finem habituro nihil usquam declararunt. 
XI. Item dogma illud de instauratione 
oninium et fine aeterni supplicii, quod ab 
Origene, ut dictum est, origine ducta apud 
nonnullos ecclesiasticos viros obtinuit, inter 
quos est etiam Didymus et Evagrius, quod 
Dei erga homines benignitatem praetenderet 
atque ignavioribus valde acceptum esset, prout 
deifer ille loannes, Caelcstis Scalac' auctor. 
ait; explosum nihilominus damnatumque fuit 
a sancta quinta universal! synodo, quod socor- 
diam animis iniiceret negligentesque adhuc 
negligentiores redderet, dum exspectarent ali- 
quando liberationem a tormentis et promissam 
instaurationem. lisdem igitur de causis propo- 
situm quoque dogma de purgatorio igne 
exterminandum videtur ab Ecclesia, quia desi- 
diam diligentioribus inducit, eisque suadet, ne 
totis viribus adnitantur ut in hac vita seipsos 
expurgent, cum alia post mortem purgatio 
expectetur. 



yivöuEva ÖEwuievoi xs xai ■jrpoSiixvuvtc; töi Xoyw, 
xaQaTtep xai ^ Toti xati Aouxav suaYY^^'ou irapa- 
oo/,T) Tr,v Toü TtÄo'JUiou Y.a.\ ToZ ' Aa^apou xaToi- 
oraoiv oiaj^ojypassl, -spi xaOapTixoü Ttpouxaipou 
TTupoi; oüosv ouSautoti ouffair,(Tav. 

ta'". 'Ell, To Tv;; ä7coxaTaffTi(i£(i)? ooyaa xai tou 
teXou? ty;? aiojvi'ou xoXadEw; uapa ilp'.YSvouc, w? 
£ipT,Tai, Tr,v äp/r,v eiXrjyö;'- xai tivojv tojv tt,; ex- 
xATjiia; sTTixpaT^dav, wv is-i xai Ai?uao; xai 
K'jciYpio?! aTe "»iv tou 0soü ^'.Xav6pwiiiav TtpoSaX- 
Aousvov xai EuirapiosxTOv^ ev toTi; pa9üu.oi; fui- 
uEvov', öi<; 6 Oäoaöpo? 'Iwatvvr,!; o t^; Ovguvtov 
KXljiiuxog apyiTsxTiov ;pr,<liv, opi(d( aiTExripüyOr; 
xai äv=6j(AaTi(y6r| Tiapa xv;; äyiai; TrcU-TTTr,;'' Oixou- 
u.Evixri;'' (Juvooou, w; exXuoiv xaTc; 'iu/ai; eaTOiouv' 
xat xou? ^aöuuou; ;xi paO'juoXi'pouc ättspYaJ^oaEvov, 
ExSEyoiiEvou; tote xr,v xwv ßaffovMv Xuxpo)aiv xai 
xr,v l7nr|YYEXu£vr,v * äTroxaxasxaffiv. Aia xa aüxa 
xoivuv xai xö TrpoxEiuLEvov oÖY.ua xoti xaöapcrtou 
ra/pb? aTro6Xr|Xiov äv sir, x^; IxxXYicia?, w? pa9u- 
[tiav euTTOiOüv xoi? c^iouoaioi; xai itsTSov ouxou? pir) 
iräoi xporroi; oYoivi^EsOai xaxa xov Trapdvxa ßiov 
iauxou; Exxa6aip£iv, w; irpouooxojpLevr,;' IxEpa? xa- 
OäpuEu?. 



10 



15 



20 



1. Ti/.O'joi'ov y.ai xoü ora. M. -^ 2. ci/rijü); Q. — 3. oO itapaSexxöv M. — 4. Y£vö(ievov C. — 5. TcsiiWTr]; : tri 
C. — 6. xai ol/.ou|i£vix?,; NOQR. Ad locum haec in marg. habet R ; w; pa6ü(ioiic itoioüv tö xaöapxrpiov 
TOÜ; i'iifMTzovi, ä7io6i>.>£Ta;. — 7. £[jl7:oi(üv M. — 8. iicivvsiiievrjv A. — 9. jtpoTSoxMusvoj; B. 



a) loan. Clim. Seala Paradisi. grad. IV = />. ü., t. 88, c. 780. 



IIP 



RESPONSIO GRAECORUM AD POSITIONEM LATINORUM DK IGNE 
PURGATORRl A BESSARRINE NICAENO RECITATA DIE 14 lUMI 1438. 



1. Ei [Ji£V ~£pi lov (x),Xt|Xoi; äiJ::pia6r,Tciu[jL6v, 
oiäcUiiioJTaToi xupioi xat TraTspei;, vixvi jiövov 
y|V xb irpox£iu.£VOv xa't [XT|0£vb; iTOuotiv ' aÄXou 
lTtüiouuE6a /öyov f, tö- vixäv Ix TiavTÖi; Tpoiroo 

5 ^T|T£iv, out' av e-itoioüu.£v eixoT«, o'jt' av aX- 
XiiXbjv otxati.);'' V|V£(r/_ö[ji£9a Ji^rrou' £7r£i 0= -fjjjiTv 
TE ito'vov uTtodTäsi xati TT|V (jiaxpiv TauTT,v 
aitoor,u.(av tosoütov, ufjiTv t£ tooovo uTTEp tt); 
TrfOX£ia£vr,(; r;aa)V auvEXeuffEw; TrpoxaTaSa/.ojjiE- 

10 voi? ^ oirouSr,?, oüSev £T£pov to Trpoxeijjievov v] to 
Tr,v aXv^ÖEiav ävasavsTiitv «aooTEpou; dmailEcO»! 
xai EÜxTaiov ^i-fjuao^ii ipaaiov, [ji£YaXr| av 
SIT) IXm; (Tuv ©SO) suXXiiTrTopi noivTa 7tpi;aai 
xata voüv äasoTEpou; aTCa)^/.a;ai aXXr,Xcov. Toiito 

15 u,ev^ Oüv O'jx etcI toü TrpoxEiaEvoy vuvi •coutoj 
^r,Tr'(iaTO(; eXtii; euti y^^'H'J^'^^*' t'-<>>ov, aXXa 
xai iizi itavTOJV i5w; t5v aXXwv tSv fljiiv aSu- 
vdcTotv, SuvatSv ovtwv uävTO); ©ew^ xaxa Ta 
Xo'yi« »avai. 'AXX' exeivwv uisv sivExa fieXEi ' 

20 0EW xal aEXr^ffii Toi (ttoXXwv ovtcov oi; övoaa- 
i^ETat) [xr, dita;ia)(iavTt xii änb xrii; £ipr,vifi; 
xXr,65ivat*, itavTü«; oüx eii; xevov f,[jiäi; tps'/.Eiv 
ioilSEl OU^E TOV T050UT0V fjjJliuV a(xtfor£pi>)v (/.a- 
Taicoasi äytova, aXX' xüxb; ^Evoaevo? duvOEiifjLOi; 

25 xai Xt6o; äxpoYojvtaio; auvri/£i äXX»iXoic TiuS? 
Ta oiEOTwTa lauTOu jJic'Xr, xai aXXv'Xou? w5£i sv ' 
aTtavTa; ucö;j.a uirb ai'av xE^iX/.v sauTOv iTzep- 
YasETai. ÜEpl oO 0£ ixposO/aEÖa vuvt $r,Tr,- 
uaTo; erxE'I/asöai, irepi toutou toc vüv troir,- 

30 te'ov Xoyov uTtb ©so) riYiJJiOV' io;a,a='voi; Iv- 

T£Ü6£V. 



1. Si de quibus inter nos controvertitur, 
reverendissimi domini et patres, victoria tan- 
tum esset propositus scopus, neque aliud 
quicquam spectaremus quam omni ratione 
palmam quaerere : carte neque consentanea 
aequo faceremus, neque nos mutuo iuste 
ferremus. Verum quoniam et nobis, qui tantos 
labores suscepimus in hac adeo longinqua 
peregrinatione, et vobis, qui tantum Studium 
ad habendum hunc coetum impendistis. nihil 
aliud propositum est nisi ut veritatem, ubi 
constiterit, utrique amplectamur. idque opta- 
bilis lucri loco ducamus : magna sane spes 
fuerit, Deo adiuvante. fore ut negotio toto ex 
animi sententia utrinque confecto, alii alio 
discedamus. Ouod quidem non solum de 
controversia nunc temporis proposita futurum 
speramus, sed etiam fortassis de aliis Omnibus, 
quae nobis impossibiles, Deo possibiles*' eva- 
dent omnino. prout sacra oracula loquuntur. 
Ceterum illorum quidem cura sit Deo, et erit 
omnino, qui. cum inter multa, quibus nomi- 
natur, nomina, non dedignatus fuerit etiam a 
pace vocari ' , prorsus non permittet ut in 
vanum curramus, neque tantum inter nos 
certamen irritum reddet; sed ipse factus com- 
pago et lapis angularis'' coaptabit nos mutuo 
inter nos, qui sumus disiuncta ipsius membra, 
et omnes tamquam unum corpus effectos sub 
uno capite, quod est ipsemet, rediget. De 
quaestione vero, quae nunc consideranda 
occurrit, iam verba sunt facienda, Deo duce, 
hinc sumpto initio. 



1. ötioüv L. — 2. TO-j ed. — 3. owaiov II. — 4. «jvv£/,rJiJ£o9i'. Kfox»-:a6aivov(j.£vo;; ed. — ö. toütoj [i£v SL. 
■ 6. e£(i : -ü ed., ubi profecto error latet. — T. ]Ulo: H. — 8. v.ÄT,6f,vai ; a/.r,67iv»t II. — 9. =v <;,-7£i =v II. 



a) Primus edidit Härtung in s\ liege Basi- 
leensi cui titulus Ortlwdoxograplia, an. 1555 (= 
H); repetierunt Balmasius, De Primalu Papae, 
in appendice (= S), et Nicodemus Metaxas in 
syntagmate anonymo adversus Latinos Londini 
edito circa annum 1627 (= L]. Siglo ed. signifi- 
cavi harum trium editionuni consensum, neglectis 



mendis typographicis, quae salis multa liio et 
illic üccurrunt. Arcudii editionem. seu potius 
ävarlnuoiv, cum textum non exhibeat integrum, 
in referendis variis lectionibus prae oculis mi- 
nima habui. — b) Cf. Mal. xix, 26; Marc. x,27. — 
c) Cf. Rom. XV. 33; xvi, 20 etc. — d) Eph. ii, 20. 



(i2 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FI.ORRNCE. 



[621 



2. Igneni purgatorium et punitioiieiii per 
ignem temporariam finemque habiturani, nos 
sane a nostris doctoribus traditum non acce- 
pinuis, neque orientalem ecclesiam ita sentire 
scinuis, ut et alias dixitnus. Quas tarnen eccle- 
sia pro defunctis preces fundit, dum pium tribuit 
Deo cultuni, has aliquid eis praestare posse. 
hoc etiani prorsus statuimus, iis credentes 
(|uae hac de re a patribus sunt decreta. Quod 
quidein cum sanctorum animae et nullius cul- 
pae sibi consciae, aeterna vita; tum quae prae- 
senti vita abusae fuerint ad fruitionem carnis 
eiusque voluptatum, nulla virtutis ratione habita. 
aeterno supplicio sint dignae, hoc et sentimus 
et profitemur; vosque ob distinctam hoc pacto 
quaestionem laudamus atque admiramur, et 
Deo gratias agimus, ea damnantes quae de 
vobis antea sentiebamus ut non recte dicta ab 
Iis qui haec dixerunt. Quod autem animae illae, 
quae medio quodam modo se habuerint inter 
virtutem et Vitium, et nonnulla (utpote corpus 
indutae passioni obnoxium) peccata contra- 
xerint non mortalia, neque aeterno supplicio 
obnoxiae sint (id enim divinae benignitati 
neutiquam esset consentaneum, quod et nobis 
videtur), neque divinae gloriae participes fiant, 
priusquam poenam quamdam luerint ob non 
praestita quae facere oportuit, et contractam 
inde labem exemerint atque expiarint in hoc 
videlicet igne purgatorio, quemadmodum vos 
in vestra hac de re responsione exposuistis : 
en sane in quibus discrepamus, neque eadem 
ac vos sentimus. Quod enim animae illae 
aeternum supplicium non mereantur. id recte 
dicitur, neque ei contradici potest; quod vero 
purgatorio igne etiam egeant, id olTendiculum 
(it, et de eo a vobis dissidemus. 

3. De hoc ita(]ue nobis faciendus est sermo, 
ita ipsuu) partientibus. Tota hac de rc contro- 
versia in duo capita discerpta, horum alterum 
rursum in iluas partes secabimus et dividemus. 
Primum quidem quaerendum vcnit, an quo- 
rumdam peccatorum reinissionem post obituni 
hominibus creator largiatur. Secundo, utrum 
punitionc adhibita.an simplicitor prodivina sua 



2. Ilijp xaOotpTiipiov xai xdXaaiv oia Trupbi; 
Ttpödxaipov ' xal tsXo? i'Jousav oXio? ■"ijJisi? üttÖ 
Tojv f|iji5T£ptov ou TtapeiXvi'^aiisv - oi^aixiXcov 
oio£ TT|V T^; avaTo)v5ic; £xxXr,(j(av iluijiev cppovoü- 
aav, 6>c, xc(\ aXXoxe eiwoaev to«; [j^evtcii ty); 5 
ExxXrim'a? i/Ttsp Twv Te9v£iorwv eu/a? im t«; 
Trpb? ©ebv' TtpeaSet'a; ÜTrep auTiov dvuEiv ti ouva- 
(jöii, ToijTo ' xa\ Ttavu Ti6£iJ.£6a, TTiaTeuoVTE; xot; 
äitO'iiQvaiJisvoii; uTtlp toutou itaTpatriv. Oti [aIv 

a? TS TWV ayiwv 'luyai x«i |jiy)0£v aÜTOiT? cuv- 10 
£7riaTa;ji£vai Trov/)pöv ty); «icoviou ^to^? eidiv a^iai, 
at TS Tiov xo(Ta/_pr|(ja[ji.£V(.)v riö Tcapövxi Si'w irpö? 
«TcöXausiv Tr;^ dapxö; xai xwv aÜT^? riäovwv 
xai uViSj'va toZ xaXoü \oiov 7r£7TOir|f/.£V(i)v, aiwvi'ou 
xoXotaewi;, toüto xai cppovotlpiev ' xai Xs^OfiEV, 15 
xat ujjia; ouTw oieXoiajvou? tÖv Xo'yov Eitaivoüjjiev 
T£ xai 6auijia?oa£v, xai tw ©ew yäpiv SjaqXo- 
YOÜiaEv, wv -^xciunaEv Ttfpi ujjküv TtpoTEpov xaT«- 
YvovTE? *, (o; ou xaXtö; £ipriiji.Eviov itp' wvTtEp xat 
sip'/jTO. "Oti Se' a'i (jie'uwUTrEp itepi xrjv äpEtriv xat 20 
xb xaxbv (jyoüsai xat xiva (w? atöaa ixEpiSaXofiievai 
TxaO/iTov) E'7xi(jupoiji5vai diji.apx>iuaxa jjir) Oavdutjjia 
OUTE xy, oiwviM ÜTrc<YOivTO av Si'xr) (oü y%p a;tov Tf\ 
öiia cpiXav9pc')7ri'a, SixEp oOv äoxe" x«t ^[Jitv), ouxE 
xyj? xou 0EOU T£u;ovTai od^T);, jji-J) xat Ttva xtuajat 25 
8txr,v tov Se'ov oux ETtEXE'XEcav, xat Tov exeTOev aTto- 
OsuEvai [ioXuaijtbv ev xoutm Sy) xaöapxrjpt't» icupi, 
xaOtbi; iuEt«; ev x^ ixEpi xouxou dTxoXoyia e^e'OeoÖs, 
— Evxa'jöa S^ r) oia:popä, xai xatixd e'uxiv a oüy^ 
5[jioXoyoüu£v uu.lv. Tb piEv yap av) x/); aitüvtou xau- 30 
Tas d;ia; Eivat xoXd<T£(oc, xaXoji; XsyExat xat äv- 
xicpyjaat oüx Ecxf xb Se xat xa6apxr)pi'ou E'm5Er|9^vat 
TTupbi;, xoüxo npb(Jxojjt[xa yivExai, xai itspt Toiixou 
äia'^Epbu.E6a. 

3. ÜEpl xrjuTOu xai 8») ttoiv)X£ov xbv Xöyov ouxtoi;' 35 
aüxb otEXouiE'vot?. Ta TXEpt xoyxou Clf<>üfJi.Eva S\/nfi 
[AEV Siviprixaf OdxEpov Se aüOi; xwv Suo xr,v Et; Suo 
xoarjv xat Statpeatv eTriSEjfExai. üptüxov lisv väp 
£SXt !;r,xT|XE'ov, £1 Ttvtov dftapxttöv acpiit; (jtExa 
Oavaxov «vÖpioTroi; Trapa tou xxi'davxo; /opr)Y£ixaf 40 
OEüTEpov 0£, Et Sia xoXäaEto; v] aTxXiö; xy, Sei« 
tpiXav9pto7ria xat xaT? x/;; £xxXr,5ia? iXeoutiEvo;'' 



■1. itpö; xaipov II, et saepius dolncops. — 2. oÜTtcp eiXiiyaiJtev II. — 3. npöj Osbv : npödÖEv c'rf. — 1. xoOxo : 
touTMv 11. — 5. xoüxo iiEv 9povo0|uv SL. — 6. Sirailia dicit Marcus Ephesius apud Syropulum, op. cit., 
p. 131 : 'lliieic Yäp a'XXu? »ixoOo|Xev bxi So?i!;£i xb :tepl xoO ito-jpfaxopiou -fj 0(jtET£pa äxxXTjaia, xai IxEpw; 
vjv rixo^TaiiEv xoCxo. — 7. "Oxi xai eil. — 8. oOtw cr^ - ;i. S),£oÜ(jlevo; SL: forte legenduiii £?iX£oü|ji£vo?. 



al^ 



[63] III. — RESPONSIO GRAECORUM AD POSITIONEM LATIXORUM. 03 



xaöcr'poso);', oiov eipxTTJi; Vj ^o'fou Te xsi äYVoia?^, 
r, xal i^ ävjtYXT,; itupo;, xat toutou UdjaaTtxoij, 

5 4. O'jTw; oOv Tourou oiaipoujxEvoü, »iu.ei; tw (jisv 
■tEXsuTxio) £711 TptTw (TOiiTO Se EUTi, Sii xoXaasco? 
Tri; oii xotOapTYjpiou irupo; xi; ']'uj^i? 2uX6otj(r«; lir'i 
TTiV a'iiöviov atpiX;'(i6»i Cwrjv) ou tiOhi/sOji, Sti i/'/^ts 
irapa tivo; twv SiSotdxaXwv autö TtapeiXr|!j)»u.sv, 

10 Iti' T£ xal '|.öSo; oi [jLixpb; ÜTtoOpUTTTEi f||xä;, (xv; 
Ttüp itpojxaipov &TcoO£[i£voi Ttaiooixo'v '* te xod xot- 
öaptTipiov, TW TTavTi XuixTjvciijiEÖa T^i; £y.xX-/;Gia; 
irXrjC(i')y.aTi. Toü yorp 0£oü xoti (JwT^po; £i? aiwviov 
t:ü; a7to-^r,vauLE'vou Toti; auapTtiiXot*? äTTEXEudEjOa!, 

15 Sttoiov oy] tovO' GiroXrj^iTEOv tÖ irüp, to'jto ijidvov 
iiaoiv Ol Tiistoi xal TTEpl toutou Tai? axoai; ex 
■Ktxiiüiv svr|^r,vTai, xal irpö; toüto acsopSvTe; xixEivo 
oeSiÖte; |jiiXi(yTa itavTwv, xal Xdyov SteoOÜvouc'. 
irävTa xal TTpa;iv. Ei ü ' vüv e'x veou rjftEt; * xal 

20 irpodxaipov Qvou.a7o,u.£v ' Tttlp, oe'o; uri toüÖ' utto- 
itTcüuavTE; Etvai oi itiitoI tÖ aiwvtov, xal Ttäv ffir^ 
TOIOÜTOV VOIXtffluai 711)3, xävTEüÖEV Ta 'flpiYEvou; vo- 
7;^a(ij<;t xal ti^ tv;<; aiuviou xoXauEw; uivy5uir|V xöiv 
'|u/_wv äTtoixi'aioiii*, teXo; xoXotTEti); ÖsVevoi. "OOcV 

25 w? TtoXXa uev E'^ETai axoTta, ttoXXtiV ol E7riä£i;ovTai 
Ttspl Ty;v olxEiav TtoXiTEtav äfiEAsiav xal 7ToXXr,v 
j^opriYviuousiv üXr^v tv, aiwviw xoXäaEt, öi^sU i'^yoil. 
Ali taÜTa Ouv oüStTToTE [Jis'/pt Toti vijv Eip-c^xauEv 

TOIOÜTOV OÜSev o05' oXw5 s'pot/l^lEV. 

30 5. "Oti Se aOOii; auLapTiwv acpEaii; oiootai Toi? 
<JUYY''W5Ta 7tTaiiTaaiv ex 0£oü [iExi Tr,v im toü 
(riüfjLaxo; Xü'Jiv, feEp »jv xal TrpöJTOv twv ?r,TOu- 
[xs'vwv, ToijTO xal TWV öioaaxä/tov Xeyovtwv axoüo- 
|jiev, 8v exEivoi Jiiaixouai TpoTrov. üspl toü ji/aou 

35 0£ S») xal SEUTEpou 6 Xo'yo; XoittÖi;' toüto os estiv, 
ei oiä Tivo? xoXaiiwc, xoXadEw? 61 otov slpxT»); 
^ Tivo; ^ö'.j.ou, rj airXoii; oia ty); tfiXavOpwTrt'a; 
Tr;; toi! 0£Ou xal twv t^; EXxXrjit'a; eC/wv 



IXeoi 



upisv aÖTov Ta TOiaÜTa ä-^^iEva'.' aaapTr,- 



40 [AaTB. 'AXXi TtEil |jiEV TO'jTOu xavüv O'j xauö; ti- 
TtEiv 7tpö; Si xa Tcap' uawv '" EiCEvriVEYjAEva TÖv 

1. xiOipscw; om. II. — 2. äyvoia; : ävia; 8L. — 
6. f,|itT; om. SL. — 7. övo[j.äiM(«.EV ed. — 8. ä7toix!<rto<7tv 
— 10. TtEfl Cjiüv ed. 

a) Mal. .\xv, 41. 



benignitate, ecclesiaeque precibus piacatus. Si 
autem per punitionem, utrum alia quapiam ex- 
piatione, videlicet carceris vel caliginis et igno- 
rantiae, an etiam necessario per ignem atque 
cum quidem corporeum.qualem vos affirmatis. 

4. Sic igitur divisa quaestione, nos postremo 
huic modo supra tertium (id est animas puni- 
tione, quae fiat per ignem purgatorium, afil- 
ciendas esse, ut ad vitam aeternam perveniant) 
nequaquam adstipulamur, tum quod ne ab ullo 
quidem doctorum hoc traditum acceperimus; 
tum quod metus non exiguus nos incessat, ne 
temporarium ignem statuentes eumque transi- 
torium et purgatorium, Universum ecclesiae 
coetum labefactemus. Cum enim Deus ac Sal- 
vator noster peccatores in ignem aeternum 
abituros" pronuntiet, quomodocumque isintel- 
ligatur ignis, hunc solum agnoscunt fideles, 
eoque ipsorum aures a pueris personant. et ad 
hunc respicientes eumque maxime omnium me- 
tuentes, dicta factaque sua omnia moderantur. 
Nunc vero si ex integro de temporario etiam 
igne verba faciamus, verendum est ne tideles 
hunc loco aeterni habentes, etiam omnem 
ignem iam talem esse putent, atque hinc in 
Origenis errorem prolabantur, aeternique sup- 
plicii memoriam animis suis excutiant, finem 
poenae statuentes. Ex quo multa quidem secu- 
tura absurda, cum et magnani arrepturi sint in 
vita sua recte instituenda negligentiam, et ma- 
gnam suppeditaturi aeterno supplicio mate- 
riam, nemo est qui ignoret. His igitur de causis 
nunquam in hunc usque diem tale quicquam 
statuimus, neque omnino statuemus. 

5. Quod vero Deus etiam post migrationem 
e corpore peccata remittat iis, qui veniaiia 
commiserint, quod et primum erat eorum, quae 
in quaestioneni venerunt : hoc etiam a docto- 
ribus dicentibus audivimus eo quo illi docent 
modo. De media vero et secunda quaestione 
superest dicendum. Ea autem est, utrum per 
aiiquam punitionem, punitionem inquam, veluti 
carceris aut caliginis cuiusdani, an vero sim- 
phciter per clementiam Dei et ecclesiae preces 
ipsum placemus, ut talia peccata remittat. Sed 
de hoc quidem in praesentia dicendi locus non 

3. siTi SL. — 4. TtapaStxov cd. — 5. Äl : Si?) ed. — 
ed. - 9. «fievTai H, quod in marg. corr. in 4;pi£vai. 



64 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[64] 



est. In vestra vero argumenta oratio est conver- 
tenda, et demonstrandum, ecclesiae nostrae 
doctores in suis libris purgatorii ignis nusquam 
meminisse; quae autem a vobis prolata sunt 
testinionia ad hunc astruendum, ea statim, 
auxiliante Deo, pro viribus explicabimus. 

6. Ac de testinioniis quidem ex libris Macha- 
baeorum et divino evangelio secundum Mat- 
thaeuni a vobis adductis. non iam ob id ipsum, 
quod supra diximus, multa faciemus verba. 
Manifesta enim cuivis sunt, et apertissime 
ostendunt, remissionem quorumdam peccato- 
rum nonnuUis post mortem concedi. Quonam 
vero modo, an nimirum per punitionem, atque 
eam per ignem, ne innuunt quidem omnino. 
Quod vero haec purgatorium ignem plane non 
inferant, sole ipso clarius est. Quid enim com- 
mune est remissioni cum purgatione per ignem 
et punitione? Aut enim punitione opus est aut 
remissione, et non utratiue simul. <• Ei enim'' qui 
c< blasphemaverit in .Spiritum Sanctum, non 
« remittetur, neque in praesenti saeculo neque 
" in futuro»; nihilqueamplius addit. Praeterea 
nihil ctiam illud ex Machabaeis quo dicitur''. 
« bonum esse ac salutare pro mortuis orare, ut 
« a peccatis suis absolvantur », nihil, inquam, 
de poena atque ea quidem expresse nominata 
agit;sed tantum hortatur ut Deum pro mortuis 
oremus, spe nobis subiecta peccata ipsis fore 
rcmittenda. 

7. Atque haec quidem ita se habent. Ad illud 
igitur maximopere pervulgatum accedamus, et 
dictum beati Pauli quidnam significet discutia- 
mus, praesertim doctorum nostroruni exposi- 
tionibus et contemplationibus insistendo; sin 
minus, nos ipsi omnia, quae ab Apostolo dicta 
sunt, mentis nostrae acie penitus perscruta- 
bimur, quoad cius ficri poterit, et vestigiis ipsis 
verborum inhaerebimus, donec veram divini 
praeconis meutern hauiire poterimus. <• Funda- 
(I mentum »,inquit', " aliud nemo polest ponere 
« praeter id (|U(>d positum est, <iui est lesus 
« Christus. Si vero quis superacdiiicaverit super 
(< hoc fundamentum aurum, argentum, lapides 
« pretiosos, ligna, foenuni, stipulam: uniuscu- 



Xo'yOV Tp£7CT=0V Xai OElXTc'oV , W? oÜSaiAOÜ ' TWV 

IjtuTWV XÖYiöv xaSapTTipiou uupöi; aTt£|Xvr|U.oveu- 
aav Ol Tr,? f|U£T£'pa<; IxxXTidia; SiSä(rxa>.oi, xat 
ansp ^ifjiTv irposxofJiiaaTS ^ ^'»11« * toutou auoxaTixi 
£^7)YV1T£0V (3UV 0£w '' xciTa ouvc<|jtiv ttuTixa. ■. 5 

6. Tr,v |i.£v im twv Maxxaßaixöjv xat toü xaia 
xbv MaxOaiov ÖEiou e\jOL'(yi)dotj £i(j£vifiv£Y|j.£'vr)v ujiTv 
liapTupioiv, aüxöÖEv, oiCEp f,ULTv avo)G£v Eiprixai^, 
ou 7ro>iXöv ixof/idöjJieOa Xo^ov St]K<x fa^ xai Txavxi, 
acoEotv |A=v xiv(ov aaapxj)fxaxü)V [X£xa ÖavoiTOv /opyj- 10 
Y'/ltTEaOac Tidt'', xai iravu Sr|),oüvxa" oxw 0£ xpoTiio, 
xa'i £1 01a xoXoii7£to;, xai xaüxri; oia itupo;, ouS' 
((■irExcfxi'vovxoct oXio;. "Oxi •/£ fx-rjV xauxa xb xaäap- 
x-/|Giov Trup oux EtdtxYOuuiv ouoa[/.w;, x-/i/,Xioi/ tpavo- 
xEpov'" XI Y^P'io'^ov atpEiEi" xai xaöapuEi Siiitupo; 15 
xai xoXoiusto; ; vi Y^P xoAoicEü)? y\ atp e'seox; XpEia, 
xai a^y/ ä'aa äfi',poTv. <( 'Iw y«? ei? xb 7rv£ij|jia 
" xb ötYiov flAac^riar'uavxi oux ä',fE6r,a£xai ouxe ev 
■< X(~) vüv aiwvi ouxE £v xSi jj.c'XXovxi ", xai TTCOff- 
xi9r,iri txXe'ov ouOi'v exi xai oüSsv xb MaxxaCa'ixbv 20 
ExsTvo " xaXbv Eivai » Xe'yov « xat scoxripiwoE; xo uitEp 
a xöJv aitoOavdvxwv £Ü/_Eo6ai, OTtco; av xojv'' apiap- 
« xiiöv aTroXu^waiv ", oioEV oiS' auxo ixpoEiui Xeyov 
TTEj't xoXoidEoji;, xai xauxr,; oivotjiaajAEvvi;, aXX' '/j 
|jiövov iXiri^i X»)?'" xiöv ' ' auiapxriu.ax(>)v xtöv öixoi- 
■/Oijie'vwv d'^EiEiDi;, uTTEp auxiöv XOÜ 0£OU 0£E(j6ai'" 

TXpOXpE'TTEXal. 

7. 'AXXa xaüxa [xev oüxw;. 'Etx' aüxb Se 8^ xo 
TToXüöpijXXrixov u.)i;iev xai xb xoü piaxapiou IlaüXou 
pr^m'i E;Exot(Jii)ix£v, xi vosT, i/.aXi(Jxa (/.cv xai; xiov 30 
oioauxaXojv äxoXouOouvxE«; sgriY/iSESi X£ xai OEiopi'ai; 
xwv virj.£XE'pti)V El 8' ou«''', dXXa xa'i auxoi exi 
xbv voüv avwOEV Ttäui xoi? Xeyoijie'voi; inrb xoü 
änoaxoXou ETTidxviaravxE; Iw; Evovj xai xax' i/vo; 
xoi; XoYOii; Itouievoi, I'w; otv xbv äXrjÖTi xoü xiipuxo; 35 
votiv 0UV(i9£iTiaEV ßä']/ai'''. « ©eixeXiov », tf/juiv, 
" « aXXov ouOEi; oüvaxai OEivat Ttapi xbv XEipiEvov, 
« 6'; Eaxiv 'l'/jaoii; Xpiuxö;. Ei Se xic ettoixo- 
« SouEi Itti xbv 6£|j.eXiov xoüxov ycudöv, äpYU- 
" pov, Xi'Oou; xiai'ou;, ^uXa, yöpxov, xaXduyiv '•', 40 



25 






1. o\,ii[xü>i eil. — 2. ifi-iv 7tpO£/.0(J.i(jaTo cd. — 3. ^rjxa : elfxxi II. — • 4. ouv Wjw Olli. SL. — 5. Eipi^xs II. 
— I), xioiv ed. — 7. ^aviixifov cd. — 8. ä.fr\<sE\ ed. ; itoiii I. l(j rt 20. Sunt haec verba Marci in prima lila 
(iiatioiio 'i '1, p. 'j5, 1. 1. — 9. äv twv ; aüxüv HS : aüxci L. — 10. x^; um. LS. — 11. xwv um. IIL. — 
12. öilaOai H. — 13. 18' o'iv ed. — l'i. äiai SL : ßiij/ai IL— 1."i. xa/xiio; ed. 

11) er. Miit XII, 32. — h) II Mac. xil, '1«. — c) I Cor. iil, ll-l.^i. 



i 



[Üj 



III. - RESPONSIO GKAECORUM AD POSITIONEM LATINORUM. 



()5 



« £)f/(iTOu xo spyov 'j/0(V£pöv Yev/;(i£Tat' r, yip r,u£px 
« O/iXtüffcl, OTl £V TCUpi ä7IOX0t).ÜT:T£Tai' X'i'l Ixoi- 

II atou TO spyov 67toiöv e'aii, tÖ Ttüp ooxiu.a(7£i' 

« £1 Tivo; TÖ Ipyov usvei, 3 £Ttü)XOOo'fir,(;£v, piKjööv 

,") " Aii'isTai- £1 Tivoq xotTaxocf-asTai tÖ Epyov, ?r;auü- 

I- ÖiiOETaC aüibi; Si awöi-asTai, outoji; 0£ Öj;; oia 

8. IIpwTOv U.EV oOv Oy.ö(? £iO£vai ßouXöu.£0(x, Ott 6 
[/.axapio; 'loävvrii; 6 /pusoui; xo<i tvjv iJ/u/'/jv ' xai Tyjv 

1" Y'''^'"«^ ^PY°^ STtoivjffaTO lauTOÜ T-f|v xiöv £7TiuTo),tov 
Toü xvipuxo; lp,a-/!V£iav wcTTSp xai t^^ aAXr,<: aTradr,; 
Ypacf-^i; TraAaia; t£ xat vs'a?. Ae'y£to(1 Se TOpl auToü 
x«l ävaypaTiTov sv Tto xEivou -iEpstat ßiM, xai T,uüi 
or,- TTidTEuoaEv, w; TTavTÖi; [jiöcXXov äX-/;0(O5 <^Toj> 

.15 £ipr|U.£vi.j £Y/.Eip7,cr3ti TtTi TtpayiJtari ßouXr.ÖEvca 
TToXXä (AEv iXiyyiav, acfopwvxa Trpö; xb ßa'Qo; t(ov 
vori^uaxojv toü aTTOOTÖXou, rcoXXi Sl oeäiE'vai |i-^ 
xaTOTTiv XEicpÖ^ T?,i; oiavoi'a; exeivou- oOev ett' £tj/r|V 
Tp£'|/a[XEvov xat TtoXXa S£r,6£VTa tw IlauXou auXX«- 

21' SzuHai Ol Ttpöi; to TrpoxEi'ixEvov ffTroüiatjaa, c/ütoj; 
«■}3t<30o(i xai TOÜ E'pyou- TÖv Sl (jiaxdpiov IlauXov 
TOUTO |/.£v a7toSE;a(X£vov TÖ Toij tppov/iaaTOi; «ütou 
HETpiov, ToÜTo 0£ xai ovjXwffai |joijXo[jievov, i.,:^ xaTa 
vouv auTbj Eir) lpj/.7]v£a twv laoToü yevEoOai tov 

2.") 'lMavvr;V, öcpO/ivai TiapEGTWTa ts aijTw-i xaOv)|A£v(,, 
xat XotTTöv a'|ap.Evw TotiS' Epyou ' xat Trpb? to ou; 
UTtO']<t6upiCovTa, bcfe-^vai o£ DpoxXio tw x«1 ,aa9-/iT») 
'Iwavvoij xat 5iaob/^io toü KiovaravTivouTrdXEw; 
Öpo'vou. Kai TpoTTo; olo;'' ; Twv ev" teXei xiva our- 

30 Tu/_ta /pr,aä[AEvov xai öpy?;; ttm HEipaij.Evov fiaai- 
Xtxr,!; vüxToip ä-«ixE'iTÖai Ttapi tÖv ;.>.e'yav, OEriao- 
Hevov auxoü EqtXoiaaaÖai oi tov ßajiXi'a ", Tbv ol 
ripoxXov u7:avoi;avTa t-Jjv toü owptaTi'ou Qupav toü 
oiox(:xäXou, ('.>? £tcr£X6£iv te xai avayysUai, lOctv 

35 av5pa tiv« othgOvj vrapEcuoTa toj 'Iwavv/) Cttoxe- 
xu-fOTa jitxpbv*' xai Tipb? xb ou,- Ü7ro'];i0upi'::ovTa- 
ÜTro7rT£ÜcavTa er, tiv« jrap' aüxbv £iot£'vai, |ji-;i eiSoto; 
aÜTOü, GTToaTpE'J/ai xai eitteTv tw ouaTUx.oüvTi ävopi, 
«riovToc ESuaüOti; £7tav£X6Eiv. Kai toÜto ettI Tpial 

40 vu$i yEyovEv £-f£;-^^, xai 6 TtapiSTapiEvo; avOpwTroi; 



" iusqiie opus manifestum erit : dies enim 
« declarabit, quia in igne levelabitur, et opus 
« cuiusque quäle sit, ignis probabit. Cuius ergo 
« opus manserit, quod superstruxeiit, merce- 
« dem accipiet; cuius vero exustum fuerit, 
<i damnum accipiet; ipse vero servabitur, sie 
« tarnen tanquam per ignem .>. 

8. Primum itaque velimus vos scire, beatum 
loannem illuni et animo et lingua aureum, in 
exponendis divi praeconis epistolis. ut et reli- 
quo universo vetere et novo Testaniento, sedu- 
lam operam posuisse. Ferunt' autem eum, 
idque in ipsius vita scriptum legitur, et nos 
libenter credimus. cum nihil antiquius haberet 
quam ut praedicto operi manuni admoveret, 
magna quasi vertigine laborasse, dum ad alti- 
tudineni apostolicae sententiae respiceret, veri- 
tumque magnopere ne tandem a vero sensu 
aberraret; quocirca ad preces conv^rsum, cum 
multuni Paulo supplex fuisset, ut sibi in sus- 
ceptaopera auxilio esset, ita tandem rem ipsam 
adgressuni esse; beatum vero Paulum, partim 
ut probaret consilii modestiam, partim etiam ut 
declararet gratuni sibi esse, quod loannem 
interpretem scriptorum suorum nancisceretur, 
Visum esse adstare ipsi sedenti iamque opus 
aggredienti,atque in aurem insusurrare; visuni 
vero etiam Proclo loannis discipulo et succes- 
sori in sede Constantinopolitana. Modus autem 
qualis? Ouidam e primoribus, cum adversa 
fortuna usus regiam indignationem incurrisset, 
noctu ad magnum hunc virum venit, precatu- 
rus ut sibi regem placaret. Proclus autem cum 
recluso domunculae ostio ingrederetur, rem 
suo praeceptori significaturus, conspicatus est 
virum quemdam loanni a tergo adstantem. 
subinciinantem se nonnibil atque in aurem 
susurrantem. Suspicatus itaque aliquem ad 
illuni, se inscio, ingressum, reversus. miserum 
ilium virum abire iubet, aliasque redire. Quod 
quidem tribus deinceps noctibus accidit;et vir 
ille adstans non discedcbat a loanne iam tunc 
incumbente operi, et Pauli interpretationcm 



1. xai ^.,^v ,.l - 2. 0^ : ok SL. - 3. r' ^auro. L. _ 4. too' spyov II : t^oe Ipyov SL. - 5. oioc : oO.o; 
fe. - (,. Ta.v Tiva II. _ 7. v.XT,op-[iaai).Ea om. SL. - ,S. xai ^ixpöv II. 

■') In Vita neinpe a Geurgio AIexM,„I,in„ ....nda. vel ab .,u,„y,„o :,pud Migne, /'. (i.. I. ll'., 

y. ■ I IUI — 1 lüo, 

PATIl. OH. — T. XV. — F. 1. 



CG 



DOCLMKNIS KKLATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



166] 



adornanti: sed simul ac Pioclus nuntiaturus 
insiediebatur.etiam ille ipsi apparelyal adstans. 
Cum vcro post ttMtium deimim diem eximius 
loanncs viri illius iccordaliis esset (cognovcrat 
enim iam antea \ps\us res, alque ita statutiim 
fuerat ut ad se veniret), niiiatus est quod hac- 
tenus iion venisset, causaniciue a Proclo scisci- 
tatus est. Is autem « Veiiit vero » iiuiuit « ille, 
et (|uidein fiequenter; sed cum quotiestumque 
injjiedeier, te cum alio occupatum videiem, 
miratus sum et veritus ue til)i molestiam crea- 
rem ". Tum vero loannes, dicto examinato, 
statim in liabitum et foimam illius hominis 
inquisivit; et uhi cognovisset calvum visum, et 
Pauli Imagini, quae ibi appensa erat, similem, 
magnopere et Dcum et Paulum laudavit, iiia- 
gnaque spe concepta, susceptum opus alacrius 
pcrsecutus est, et iuvante Deo et Paulo ad 
fmem perduxit. Ouanta vero gratia eius hisce 
homiliis aspersa sit, et (pianlopere onines et 
stili elegantia et senlcntiaruiii spleiidore gravi- 
tateque exsuperaverit, soli scire possunt qui 
linguam qua usus est intelligunt. 

9. Is itaque (ne rem longius protrahamus) 
cum ad eum locum pervenit, dictum hoc inter- 
pretans, nihil tale dixit aut cogitavit, quäle vos 
dicitis, neque purgatorium et temporarium 
ignem significare vocem haue statuit, sed de 
aeterna illa et linis experte damnatione locum 
accepit. Ligna enim et stipulam et foenum, 
aeternae (lammae fomites a Paulo vocari cen- 
suit et ignem illum aeternum; eorum vero qui 
igne puniuntur saluteni, permansionem in igne 
et perpetuitatem poenae. Ne enim quispiam, 
audito nomine ignis, sciens vero homines etiam 
corpus post rcsurrectionem assumpturos, pec- 
catores autem etiam passioni obnoxium, sus- 
picetur ad tenipus aliquod eos passuros esse, et 
Corpora illa hoc igne perditum ac tandem 
absumi)tum iri, maxime ubi audierit opera 
arsum iri : luiic opinioni occurrens doctor 
noster. « Non eiit hoc .>, inquit, « non equidem 
,< erit. Quos enim ignis ille seniel acceperit, in 
<. aeternum puniturus retinebit, quin ulla inde 
.. fulura sit redemplio. Tametsi enim etiam 



oux i-iiGTaro toü 'Itoävvou eyxutctovto; vior, Trpb; xw 
EpYo) )-oi7tU xo(i TÖ.v TOÜ Wailm T»iv l;v]Yvi<iiv 
Troiou;;.£'vou, a/X i[X'x t" avaYY£)i£lv 6 Upixloi 
£i(jr'£i, /.axEivo; aÜTw Itpai'vETo iraptUTai/.Evoi;. ü? 
ii (jiEra TpiTr,v -^laep«» £ij.v/,aOr| tote tou ävSpöi; 
EXEivw c, Oo(uuär7ioi; 'Iwävvr,; lf|OEi y^p Sr, ' t« Tt=pi 
aucou TtpoTEpov xal cuyxEif^Evov -riv irap' oOibv a^i- 
x-'aOai , £Oaü[^.ao£ te £i [t-'h HE/.P' to" ""^ '^^^''^ >'''' 

Tot; llpi-JaOUETTuOETO. '0 03 >< K«! TtävU U.lv i. £Cfr| 

., x»i -^XOe xa't ■Kolldy.it;, äUa (7£ oian£)-ou(j.Evov 
hlpw, ösäxis £l<jf,£iv, öpcov, IOaü|J.«Cov te xai 0/>v 
(joi Ttapad/ETv £0£oi£iv ... Tbv oi au|j.6a).övTa to 
Eipr-iiJiEvov, £uOÜ; H'-xänon t£ c/.^^ia xa't elioc, toü 
avSpbc EXEivou, ETiiuLOiOövTa «va'^aXavTiav te sxi- 
VEsOoii xo(i t^- £Tcy)pr/ip.E'vri exeTje tou nau>.ou sixövi 
«uTov £pL-.fEp^-', |J.EY«>-a -CS So;7.(jai Wtbv xai tbv 
natiXov x«t eueXitiv •je-{0'^'J^^ TrpoÖutAOTEpöv te toü 
TTpox£i,u.£'vo'J oi'j/aaO«! epY'au xai to tiSv cuaiTEpa- 
vEisOai, auX^aGouLEvoü ÖEot; xai xou [lauXou. Oi'a 0£ 
/äpi; TOuTOi; ETCixE'/uTai ToT? XÖ'yoii; aOTOu xcti (o? 
xäW.Ei TE cppädEio; xai vor,aaTWV (opa T£ xai ßaflü- 
Tr,Tt TlävTa? UTTEpEÖäXETO ', uovoi O'jvaivTO-' «V EtOEVal 
Ol Tr,? EXEIVOU ouvie'vte; tpwvr,!;. 

t). OSto; ouv (ivot ix-Ji jxaxpbv airOTEivwixEv XoYOv) 

£V TmOE TW TOTTW ^iWllSVO^, XOtl TO ^T)Tbv TOÜTO 
EplXTlVEUWV, O'JOEV TOIOÜTOV oClo' EITTEV ** Ouo' £VEvdr,(J£, 

oTov uiAEi; Xey"^! ^"0^ xaOapT-i-ipiov xai Ttpdtjxaipov 
TTÜp ÜTTEUtpaivEiv TauTT|V Tr,v '^(.jv/jV aiTE-f '/iVaTO, äXXa 
TTEp'i T^? «Iwviou ExEivr,!; xai aT£X£UT-C|TOu xoXaa£ii)i; 
Tov XÖYOv EOE^aTO- ;üXa te y«P >"»' ^aXäiAr^v xoti 
vöpTOv Tot TY)?' aiwvi'ou ifXoYO? CnExxaü.aaTct Xe'yeiv 
ÜTTEiXv.'^E TOV airduToXov xai Tcüp xb aitoviov, tkiv oe 
Ev TTupi Twv xoXaCouiEvwv ao)Tr,piav , tt,v oia,aovr,v 
Trjv £V ouTw xai xb oitjvexs? toü xoXai^suOai. Iva 
Ycip (JL-/i TK äxouira; ttüc, EiSwiSs xai aiöaa (XETa Triv 
aväutauiv ävaX'/i'j^EcOai Toli; avÖpwTTOu?, Tou« S 
«ixapTwXou; v)Sri xai TiaOyiTÖv, ÜTrOTtTEusr, /pdvw 
TTOTi TtaOEiv xai ■^Oapr,vai EXEiva xa (j(.')u.aTa toutco 
c») <;xw>- Ttupi xai teXeov dvaXw6rivai, xat [xäXidTa 
xaÜ5iv TWV EpYwv äxouia;, irpb? toüto avOisxaiAEVOs 
SioäaxaXo? « Üix Ecxai toüto .. cfr,aiv, « oüx 

« EdTai- ous Y»P «^ ^''^'^° ''"'''■'i ■'^ ■^"P' «'""'"'^ 
i< xaO£$£i xoXoÜjov, xai aTToXÜTpojun; exeiOev o-jx 



10 



15 



20 



25 



30 



35 I 



4C 



1. rfir, -j-ap 'Ji xi or; II. — '-i- Y.(x\ ol -f, 11. — 
U. üJvi clnev U. — 7. xoü x»i« II. 



;). £|xycpri : EJEfE H. - 'i- CnspSäXETO 11. - 5. oüvavT^j 11. 



r67 



II 



RESPOXSIO GRAECORUM AI) POSITIONRM LATINORUM. ß" 



« Idtaf £1 yäp Sri i^*'i fä IpY« «ÜTÖiv £;oc|ii; Ixsivr, 
« Y-'^'i'-'f«'', '3'ÜToi TOI- oux ävaXoj6/-|!J0VTai', 
.1 «>,),« Jiausvoudi xoXa^ou.£voi, <t£(Iwj[ji,£voi xaioviEi; 
II EiiKo T1U Tcupo'i; ". Oütd) u.lv oOv ouio? E^ESi;aTO 

5 To ' priTOV TOUTO • ouTO) oi xai twv oiSasxaXojv oi 
ttÄsi'ou;, oli; oj /pscov äTriatsTv. 

10. Ei 3- tÖv uxxäpiov AuYOuUTivov '^laTv tt^o- 
SaXsiiiOE xa'i si tivx x«t" txsTvov twv Xaiiveov ayiojv 
aXÄw? ;xSe;aaE'voUs tov ao^ov x«i Trspi toü xaOapTr,- 

l'i piouTiupöc; uTtsiX'/j'jjOTa? XeyOvjvoti, TrpwTOv [aIv ' «otiVp 
liEV av xal [iaXa oi'xaiov, Tot 'EXXv^vwv xou; "EXAriva? 
Oiiv c'TTiffTaaOai [jiäXXov x«t x/j; Ixsi'vwv cpo)v^<; to'j? 
TT,v aÜTr,v äiii'vT«? (Juveivai, xal üuisi? av su-^/wp/,- 
aaiTE. F,i oOv xä iXX'/ivixw; xw xiipuxi Y^YP^'l*."-'''"' 

li oä«'i; XMv xr|V IXXtiVIXyjv a'iiEvxiov ^lUov aXXw; 
;paiv£xai TuviisOai xal ipu.r|V£uiai'' ri to? 5 [Jiaxäpto; 
'Icdawrn, Exeivoi; £/p/iv jJiaXXov ttkjxsÜsiv xoaou- 
xot; oOfft xal xriXixouxoi;" xou? Y«p Stj" XaxTvou; 
(XYiou; xb pt£v xy; lAExatpopä xrj? y?"?»!? oux suTtopr,- 

20 aaiY) Xc';ew; Txpoffipuoü; SyiXoÜcyi; 3 xal xb IXX-/ivixöv 
ßouXsxai, :paiviij.£v av ei; xauxrjv <Cxriv>- oiavotav 
aTra;<_6y;vai, xb oi xal uäi^dv xi xaxbv avaipouvxa; 
cuY/_ü.'p'^iTai xo sXaxxov üj? y*P ^? auTwv xcuv Aü- 
Youdiivou osixvuTai XoY(>JV,rjiiav ot xb ^r.xbv zm^o 

25 Itci itaaa; eIXxov apiapTia?, :;a(7av vojii'^ovxEC eivai 
xaöapaiaov, w; xal t'/jv aiwviov xeXo? £;ou(ja'v tcote 
xoXaffiv. Toiixo Oliv ßouXou.=vo; ävEXsiv xal xujv 
kpu/üiv aiTEXasat, xvj ;a£(T/] xauxr) cuY/wpEi xoXäsEi, 
irapooixov' äou? Trup,xav x/j? Xi';E(<)? idwi; äoOsvEia!; 

30 änevEj^ösl; etcI xoüxo' xb Y«p ocjH/jvui xal (jr»'- 
Csadat xal r, aojTijOia aTrXco; oüosv aXXo itapä 
Toi<; KXXr|!7i ETtl x») »)|i£TEpa ßoüXExai YAwtxri r, xb 
SlUftii'eiv xal sivui. Touxo oe xal aüxri ■' '1 toti 
aTTOiTxoXixou priToü S'^iXoT Evvoia- etteioiJ; y«^ 'fJHi; 

35 [XEV Ttupb? anoXXüvai, ot o= aiuvio) xaxs/ovxai oi'xy, 
oux aTToXoyvtai (vi yap oiä' aiwvuo; xaxii'/ovxol. 
[AEvotJoiv, '-priTiv, ovte; xe xal (Twi^oasvoi xäv xeö 
TTupt xaxaxai'ovxi. 

11. ripöixa |i;v oOv Txpo; xouxov aTravxojftev xbv 



« opera eoium conilnistio illa liant. ipsi taiiien 
i< non absumentur, sed intesri pernianebunt 
" dum puniuntur, etiaiii existentes in igne ». 
Hoc itaque modo ille iiiteipietatus est dictum 
istud; eodeni etiani modo plerique doctoies, 
quibus tides deroganda ^on est. 

10. Si vero beatum Augustinum nobis obii- 
ciatis, et si quem alium latinorum sanctorum, 
qui aliter atque ille haec verba sit interpretatus, 
ut de purgatorio igne dicta esse e.xistiiiiarit, 
primum qiiidem responderimus, valde aequum 
esse, ut Graeci quae graeca sunt melius norint; 
neque vos ipsi diffitebimini, graecanicam lin- 
guam melius intelligi ab eis, quibus ea est vei- 
nacula. Quod si igitur quae graece a Praecone 
scripta sunt, nemo eorum, qui graeca lingua ut 
patria usi sunt, alitcr intellexisse aut interpre- 
tatus esse cognoscitur quam ut beatus Joannes 
Chrysostomus; certe illis potius, tot tantique 
cum sint.fides est accommodanda. Latinos enim, 
partim quod in translatione Scripturae eis non 
suppetat vocabulum quod apte significet atque 
exprimat graecae vocis sensum, censuerimus 
in lianc sententiam adductos: partim, ut maius 
malum toUerent, minus admisisse. Ouemad- 
moduni enim ex ipsius Augustini verbis'' 
constat, erant qui dictum hoc ad omnia peccata 
traherent, censentes omne peccatum esse 
expiabile, adeo ut etiam aetcrnum supplicium 
linem aliquem esset habiturum. Hanc itaque 
opinionem volens Augustinus sublatani atque 
exanimishominuni exterminatam, medium hoc 
punitionis genus admisit, temporarium ignem 
largiens, tametsi vocis fortasse infirmitate eo 
abductus : nani verba illa salvtim esse, saliutn. 
Salus, nihil plane aliud apud Graecos in vulgari 
nostra lingua significant nisi permanere atque 
esse. Hoc vero etiam ipsa apostolici dicti sen- 
tentia demonstrat. Cum enim natura ignis sit 
disperdere atque absumere: qui auteni in 
aeterno supplicio detinentur, non absumantur 
(nam alioqui ne aeterna quidem esset eorum 
detentio), manebunt, incpiit. existentes et salvi 
seu integri, etiam in igne comburente. 

II. Primum itaque huic loco ita obviam 



1. Y'^'ii'lTai II- — -. a'JTo: xoi : ivx; toO ed. — • -i. iva>.'jO^<Tovxai II. — 'i. to um. cd. — 5. spöjxov 
xai ed. Legenduiii polius itpwxov jisv; ct. inl'ra, I. :{ll. — fi. (juvisi^O; xxl Epjjr.veuaa; II. — 7. xo-j; vif ör, : 
xou; [isv Yap SL. — 8. TtapaSizov cd. — 9. aüxr] II. 



a) Cf. Augustiu. De CivUule Uei. üb. .XXI, 
dissertat. De Angelis, lib. III, cap. s. 



i;up. 



21; Encliiriilion, n. IS. inilio: upcnon Polavium, 



DOCUMEXTS RELATIFS AU COXCILE DE FLORENCE. 



68 

imus. Deinde vero, cum et loannes Chryso- 
stomus et omnes graeci sancti doctores ita 
dictum hoc inteipretati sint ut dicimus, ita vero 
Augustinus et latini; nos medii constituti, et 
altius dictum apostolicuui repetemus, et vesti- 
giis verborum inhaerentes, consideiabimus 
quid signitkai-e velit, veritatem omnibus prae- 
ferentes. Hoc itaque modo se Pauli dictum 
habet. Fundamentum, inquit, positum est, nee 
iam nunc licet aliud poneie : unum enim est 
atque idem. lesus Christus, neque illi diffi- 
dendum. Atque hie quidem est huc usque de 
dogmatibus seimo. Quae sequuntur, agunt de 
studio quod versatur circa opeia. Ad tideles 
enim verba faciens, fidei quidem rationem. et 
praecipue eius fundamentum (videlicet f'ides 
in Deum incarnatum) nemini, inquit, licet 
immutare: nam quicumque hoc attentaveiit, 
totum prorsus opificiuni convellat oportet. 
Cum autem opera mortua sint absque fide, et 
fides absque operibus nihil possit, postquam 
de fide egit, etiam sermonem de operibus 
adiungit, et de superaeditkantibus verba facit. 
Dividit autem sermonem in duo sola, tertium 
ac medium nulluni statuens, aurum quidem et 
argentum et lapides pretiosos, virtutes appel- 
lans; ligna vero et stipulam et foenum, e 
contrario contraria, vitia nimirum. Porrovestra 
opinio aliquid necessarii fortasse secum adfer- 
ret, si Vitium iteruni bifariam partitus fuisset, 
atque alterum ex his expiari posse, alterum 
aeterno supplicio aflkiendum dixisset. Nunc 
vero nihil tale dixit, sed postquam aeternae 
vitae conciliatrices, virtutes inquani, aeterni 
vero supphcii, vitia, enumeravit, deinde subiun- 
git, uniuscuiusque opus manifestum iri; addit 
autem etiam iiuando, cxtremum illum diem 
designans, in quo descensurus est Dens, uni- 
cuique pro suo nierito retributurus. Dies cniiii 
manifestum fuciet, intiuit, (iiiod reveUibiliir in 
it/ne. Erit enim hie dies procul dubio secundi 
illius adventus Salvatoris et futurum illud sae- 
culum, (//V,s proprie vocaluni, vel quod sit dies 
quatenus cum praesenti vita comparatur, ad 
quam sc habet ut dies ad noctem, quemadmo- 
dum idem etiam in alio loco testatur : Nox 



m 



XdyoV SÄiiTa oi outw [X£V toü 'Iwavvou xai tSiv 
rpaixiöv äyi'wv ömävToiv r,p|J.-f,vEu)i.ÖTt.JV tcütov tÖv 
Xö^ov, w; ÄE-paEv, ouTtü 0= AuYouotivou xai Ttöv 
Aaxivwv, auTOi (Jisooi yevoijisvoi, avioOev te tw im- 
axoXixE) litiUTriaotAEV 16-(m xai xax' i/vo? iitdi/svoi 
OEwpvico[X£v ö Ti SyjXoüv fio'JXETOii, TTiV alrfitia-j 
irpoTETi[jiT,xÖTE<; aTiävTwv. 'K/ei youv oüto);. 'O fxsv 
ÖEpiEXioc;, tfr,(ji, xaTa6E6AT)Tai, xat aXXov oux Ioti 
ÖEivai Xomöv eT? Y<»P ^'■^' ""' * aüto'c, 'l-iooijc 

XpiOTÖ?, Xo'l UV, ä7tl(7T-/,(I-/l El? «ÜtÖv . OuTO? 1A£V oOv 
U.£/pl TOÜTOU TTSpi SoY]AOtTWV 6 loY-",' ■^« *£ E??,?, 

TTspi :piXc/(fOi-i»? T?,; TtpaxTix?;?- Trpö; y«? 't^J'^ou«. 

xbv XoYov ■KOiou,a£vo;, töv |a£v Xo'yov t9j; tiiutsox; xai 

jj.7.XiaTa TÖ ' TauTr,? ÖEpiEXiov (8 8' eutiv -ri eU töv 

(japxwOEVTa ©EÖv iridTi?) IvaXXa^oei, tpridiv, oux 

EdTiv oü8E'va,£Ti£i ■coi'-' Tov ToijTO ToXtiviaavca tÖ Ttäv 

maxfv^ai XoiTTo'v. "I'^ei oe xä te spy« ^ vExpi t?)(; 

TrioTEto? avcu, 'n te Triam «vEu -utöv Epywv it/uei 

OÜOEV, TT) iriaTEi Xonrbv x»i xcv uEpi xwv TrpaYfJ-axtov 

TrpocjTiOvidi XoYOV xai irspi xöiv IttoixoSououvtwv xbv 

XÖyov TTOtEixai. Aiaips'i '' S' aCirbv ei? 6üo xai udva, 

xpixov xai [XEoov uTTEx-^aiviov ouoe'v, /puaov [x;v 

xat apYupov xai Xi'Öoui; xipiioui; xa; äpsxäc; övoiko.- 

^wv, ^üXa OE xai xaXaa'Ov xai /dpxov e'x xoü e'vbvxiou 

xa evavxi'a, SriXaSy) xa; xaxia?. Kaixoi xdx' av eS/ev 

13(0? xai xiva x^ ivix-(x.r^v ö i/tp' ujAÜv XEYOii-Evo; 

ÄOYOi;, El oi/Tj |j.Evx-r|V xaxi'av SciipEi eti xai OäxEpoV 

iiiv 8y) xaüxri; E^vai xaOäpaipiiv, xb Ss Exepov x^c 

alwviou xaQapcEw? ä;ioüii9ai. Nüv ot 7rETtoir|X; 

xoioijTov''otj3£'v, aXXaxi?" xs" xrj? aitoviou iii»/,!; irap- 

aixiouc, Xe'y« xa? äpExa?, xa; te xyj; aiwviou SiXTf)?, 

xai;'' xaxia?, äpiO|ji-/iffaaEvo;, Eixa EiraYEi Exacxou 

xb EpYov 'iavfpbv YEVOTEsOar itposTiOridi oi xoi xo 

TtbxE, T'^iv TsXcUTaiav EXEiv^iv r,|;i£'pav uTTonr^uaaoiw , 

e'v -^ xa'xEiiTi 6 Oeo? xi xax' o(;iav"' aTCOoioaoiv Ixa- 

(7XW- »J yap jj^tttpa dtiXwait, tpvidtv, ori dnoxa- 

IVTITETM ic" ni'pr aJX-/l'- Y«P ''''^'=" C);aV£p(r)(; f, 
xrj; OEuXE'pa; e'XeÜuew; xoü awx9;po; xai ö iaeXXwv 
e'xeWo? aiwv y'jftiQu xupi'ioi; xaXoj|iSvo!;, v) bxi u») 



Hl 



15 



20 



25 



30 1 



351 



1. 



xov 11 : T-?,; .-^I.. — 2. ETiei xo 11 ; i-jiti x6 SL : legi etoi toi — :i. xiS: Ipv« «rf- — ''• '^""" 
ptTxat SI,. — 5. Si^fci- ETI x«i Weov oe xauxr,;... xb oe oV.v f(/., tcxlu plane corruplo, quem ego argu 
iiiein:ilioiiis serieni seculus (^iiieiuliivi ; an felicilcr, iilli iuilicenl. — (i 
— 8. TE Olli. cd. ~ '.I. T«? ipsi' iidilidi. — Ul. xaxä iSiav SL. — 11. ev : oCiv II. — 12. a-jTr) f(/ 



xoioÜTuv SL. — 7. Ta; : ToOq ed 



■l 



U 'i 



[69' 



III. 



RESPOXSIO GRAECORUM AD POSITIONEM LATINORUM. 60 



10 



TiUEpa wi; -irpbi; vuxTot awalo-^ü, (o; xai £v aXXoic 
;f,r,(Tiv 6 auTo«;- '/f )i)S nooixoipsv, J] Se t^/.isqu 
tjyyixer. Aut/) ' oOv Ictti, w? sipriTai, xaÖ' V 

5 spyoaevoü asta 00^7)1; auTOÜ, itupbi; iroTaiJLO«; auTOu- 
TtpoTTOpi'jaSTat, TTSpi ou tf/jUi xai AavivjX 6 irpo|.vi- 
Tr,c'' Ilorufiög nvQog' slXxsv hfinooaHev luhov. 
xai 6 AauiS auOt?' rZTp tnontov UVTOV y.uvHrjas- 
TM. xvxho uvTUv xuiaiytc 0(fodf)u' xot't ciOOi;- 
IIvQ enonioi' uvtov' itsp'i -^i; xai 6 ixaxapio; [1e- 
Tpo? ijr^^bi'" H%ti dt 3j' rjf.iiQU Kvoiov w^ y.Xinrtjg 
iv vvxtI, tv rj oi ovQuiol Qoii^rjdof nuQsXsvaot'- 
Tui, axoi/ßu 6} Y.uiaov i-ieva-' Ivßijaovrur xai 
auOii;' nQOodoxiövraq xai ansvSovrag xi]v nuQ- 

IJ ovalav Trjg tov ©for ijutoac, di' i]v oJ ovQurot 
nvooviisvoi XiHrjaot'Tai xut oioi/fla xuvoov- 
{.leru TTJxETUi, xuHmc xui () dyaTi7]T»g ij^uor 
udsX(fOi IJuvlog xutu Ttjv SoOstaai'^ aihw 
ao(fiai' ByguxlJSv vi.äv''. 'E$ wv SrjXov äTtiviiov, oti 

20 irsp'i T^<; TEXsutaiai; Ixeivr,; r,,a£pa? xai Toü Siaiojvi- 
aovTo;* xaxä twv aaapToAwv itupö; 5 i^axcipioi; 
IlaüXo; evTauOa tov Xdyov TTOieiTar xö oi icSp ixeivo, 
cfY,(jiv, ixänTOi; xb Epyov OTtoidv euti ooxiay.oEt, a 
jjiiv ipwTti^ov, a 0= '■' ouv aöxoTi; sxsivoi; xot? Spaaadi 

25 xaxaxaiov. Tb •;■«? ^^1 '^'^P toüxo oV te oiSaaxaXoi 
ttxvte;, X£ iJ-EYa? Basi'Xeio; oitxXouv ä:x£'^vivavxo '" 
eTvoi, xai ixaXiijxa itavxiov oOxoi; exEivo xo '{/aXjiixov 
£;r)YouaEvo; xb " 0ctn'r] xiolov diaxönrovrog 
wXnya ni'po'f, xb /iXoiuiaopiEvov eii; xbXaaiv xw Sia- 

30 6dX(i) xa'i toT? aYiiloii; auxoü mp Xe'ymv exeivo « Sia- 
II xoTTTExai xy, '^ovy/- xoü Kupi'ou, iva, i-Kcio-f[ Suo 
II sis'iv £v xSJ TTUpi '•' OuväaEi?, y) xe xausxixij, ») xe ' 
II (po)xt^ouaa, xb piiv opijx'j xai xoXaaxixbv xoij ixupb? 
II xot; ä;ioii; T»i; xaüiEw; TtpodaTtorjLEivr,, xb 5e 

35 II cfioxiaxixbv auTOÜ xai XaaTxpov xy, cfaiopoxvjxi xidv 
II EÜ'fpaivoai'vojv aTxoxXripwOy,. <1> ojv/; oüv Kupi'ou 
II oiaxo'iTTOvxo; ^Xbya Tupbi; xai lAEpii^ovxo;, ox; aAau.- 
« TTEi; piEv Eivai xb Tiüp x^s xoXotasoj?, axauuxov 0; 
II xb cpoji; x^{ avauaudEüj« oiajjtcivai ». Touxou toi- 

40 Y^po^i' ■^o h^^'^ EUxiv'-' oiov ■;T£pi8pa;c([i£vov xwv 



praccessit, dies mit ein appropinqiMvit'. Hie 
itaqiie est, ut dictum est, ille dies, in quo 
veniente ipso cum gloiia, fluvius ignis ipsum 
piaecedet, de quo etiam Daniel propheta ait'' : 
Ante ipsum rottibatur fluvius ignis; et David 
rursus'' ; Ignis ante faciem ipsius ardcbit et 
circiim ipsum procella impctuosa; de quo etiam 
beatus Petrus inquif: Venietautem dies Domini 
tanguam für in nccie, in quo caeli eum Stridore 
praeteribunt, elementa vero aestuantia solvcntur. 
Et rursus : Expectantcs et uccelcrantes advcn- 
tum diei Dei, per quem caeli incensi solventur, 
et elementa aestuantia liguescent, guemadmo- 
dum etiam dilcctus noster frater Paulus pro 
sapientia sibi data vobis scripsit. E quilnis 
omnibus constat, beatum Paulum de extremo 
illo die deque aeternum duraturo adversus 
peccatores igne ibi locutum fuisse. Ignis porro 
ille, inquit, opus cuiusque quäle sit, probabit; 
illud quldem illuminans, hoc vero cum suis 
auctoribus exurens. Hunc enim ignem cum 
doctores omnes, tum vero Basilius ille magnus 
duplicem esse statuerunt, praecipue vero 
oninium hie, exponens illud e psalmo" : Vax 
Domini intercidentis flammam ignis, <■ Ignis », 
inquit',« qui paratus est in supplicium diabolo 
(. et angelis eins, discinditur voce Domini, ut 
(( cum duae sint in igne facultates, quarum 
<i una comburit, altera illustrat, acerba illa 
« atque ustiva vis iis qui adustione digni sunt 
n servetur; illius vero splendor et claritas ad 
<( hilaritatem eorum. qui laetam ac beatam 
« vitam acturi sunt, destinetur. Vox itaque Do- 
(. mini intercidentis ac dividentis flammam 
« ignis, adeo ut supplicii quidem ignis obscu- 
c. rus Sit, requietis vero lux vi careat combu- 
II rendi ». Huius igitur ignis altera vis est, ut 
iustos complectatur, eosque illuminet et illu- 
stret et quovis auro splendidiores efiiciat; altera 
vero, ut peccatores apprehensos comburat, 



I. aüxf, ed. — 2. aOxoü ; «p/.ToC II. — 3. 6 ^av. npo^. cd. — 4. nupb; noxafiö; SL. - 5. xa-.OFOiiEv« ed., 
item 1. 16. - 6. aOxüi ooöeTaav H. - 7. r^iiirv ed. - 8. 8tai<ov^<iovTo« ed. - 9. i Vi II. - 10. ÄTte^Vivaio 
SL. — 11. xb cm. SL. — 12. x^ 90)7^ om. SL. - 13. jv t.;, Tt-jpi om. ed. — 14. r, oe ed.; at plane 
legendum aul -»i xe aul xai n runi vulgato Basilii texlu. — 15. eitxi SL. 



a) Rom. XIII. 12. — b) Ct'. Dan. vil, 10. —[c Psal. 
xLis, 4, el xcvi, 3; eadem habenlur supra apud 
Marcum, p. 46, 1, 20 sq. — d) II Petr. iii, 12, 15. — 



e) Psal. xxviil,7. — f) Basilii liomil. in psal. 
XXVIII = P. G., t. 29, 0. 297 BC. 



70 



DOCUMRNTS RELATIFS AU CONCILE DR FLOUENCE. 



[701 



peipcliiociuc puniat. Ouaie dicit : Et iiniiiscii- 
iitsijuc opus, (jiiülc Sit, igtiis probabit. Oiionim 
enim opcia fo inaiisci int. qiiod igne illo fortiora 
evasenint, aiit poliiis adscita sihi faciiltate 
eius illuminaiuli, cimi eo iit amica cum aiiiico, 
et similia cum simili, et lucida cum lucido coi- 
veiunt, hi mercedem accipient; in nunc veio 
opeia declarabit ustivam siiani facultatem, 
utpote quae ad incensionem ustionemque apta 
fuerint, eamdemque ad illum lationem habue- 
linl alque ad aliam aliquam flamniam liRna, 
stipulae. foenum, mateiiac scilicet incensioni 
ultioniquc accommodatae, horum operum auc- 
torcs damnum patientur; non tarnen quo modo 
mala lila opera aholebuntur atque absumentur 
isne, eodcm modo eorum etiam peipetratores : 
bi enim in igne perdurantes manebunt, aeter- 
numque punientur. 

12. Piimum itaque ex eo quod peccata non 
divisciit in moitalia et non taba. sed opera 
simpbciter in virtutes et vitia; deinde. quod 
declaraverit iiuando id futurum sit, extremo 
scibcet illo die, prout et beatus Petrus ait: et 
tertio. quod dixerit illum ipsum ignem opera 
siniul ac operarios circumplexurum. et opera 
quidem ustu facilia combusturum. operarios 
vero incolumes inabsuniptosque servaturum : 
manifestum est beatum Paulum nequaquam de 
purgatorio igne locutum (quem scilicet vos levi 
alicui pcccato. non omni penitus vitio delendo, 
et (]uidcm ante iudicium ponitis, illos incen- 
surum (pii venialia sive expiabilia peccata com- 
miscrint. non autem iustos, quorum opera 
aurum sunt et lapides pretiosi), sed de aeterna 
illa et finis e.xperte poena, in qua haec fient. 
Quin et ipsa illa vox detrimcntiim patientur, 
ii videlicct quorum opera ustioni apta fuerint. 
nihil aliud nisi in aeternum puniendos dcclarat, 
eos(|ue qui privandi sunt divini luminis partici- 
patione et splendore eius qui probationem in- 
stituerit; quae nequaquam iis. qui ex vestra sen- 
tentia pur,s>:antur, conveniunt; hi sicpiidcm non 
modo nulluni damnum accipiunt, verum etiam 
multum lucrifaciunt, dum viliositatem quidem 
deponunt atque cxuunt. purltatcm vero mundi- 



10 



oixauov, MoTicai t£ ' «Citou; xaiXotaTrpüvoii, ypuuiou 

TS UaVTÖ? iTrOipTivCd XaiATtpOTEpOU?, TO 0£ OIOV TOU? 

TTOv-z-ipou; xaTaa/ov - jcataxaieiv t£ xa\ aiwvi'co? xoXa- 
Ceiv. Aid (pvi<riv Kai imoTOv'^ ro foyin' ottmuv 
tar(, TO nvQ doxifidatr «ov |;iv -fap xa Ip-p 5 
[j.sveI xceiTTO) ToZ Tiupb; exeivou cpavs'via ', i\ [j.a)iXov 
oiKEi'a Tvj :pwTi(JtiXY| evepYet'a auToö (piXoc (s<j-f(i'JO- 
piEva -.fiXw xa'i ofAOia ToT; 6ij.oioi; xa'i xiö '|.wTeivw Toc 
tfiMteiva, o&Toi aifföbv Xi^i}"'!''^'"' -'? " °^ £TriS6i;£Tai 
TYiv xaucTixriv evspysiav lotuTOii, irpb? E;a'^iv sni- 
T-/,o£ia ovia xai toütov £v '' «üciö (jw'CovTa xbv Xoyov, 
ov Trpbi; alV/jv xiva 'jflöfoL ^üXa xal x^Xaa-^ xa'i 
vdpTO;, T« Ttov'' üXcov £uxaTaTrpT,CTa xai euavaitT«, 
Ol TOÜTOV ' EpYatat !;r,au.)6Yi50VT»i- oü iievtoi x«6' 
8v Tpönov Ta Ttovr,pa EXciv« d-iavia6r,(iovT0(i epY« lö 
xai av«XweiiiJOVT«i tio Ttupi, outw O"/) xai oi epY«'- 
asvor auTOi fap ev tw ixupi oiaTsXE'crouffi oiauEvov- 
te; xai atwviwi;'' xoXa^öaevoi. 

12. npwta piev oSv äitb xoti [/.v) xCJv xaxuov 
TtS7:oir,xE'vai oiaipEi;iv nc, Oavaciaou; xai <i:r, xoiau- 20 
xac, aXXa xai xiov EpYwv aTcXw? ei; apexa; xai 
xaxiac' SEÜxspov Ss xoi txÖxe xaüxa Y^vr^iExai Sia xr,? 
XEXsuxai'a? r,[A£pa? üiro(ir,jAai'veiv, 8. xai uaxapid? 
•|)r|(ji IlExpo;, xai xpirov xw irspiSpa^aoOai llym 
tb auxb xaTov " Titip xa XE xiöv IpYWv EuavaTtxa, xä xe 25 
TTpa^avxa '" oiauEveTv avoiXwxa, SrjXdi; laxiv 5 (x.axa- 
pio? naiiXo; o\> itEpi xaOapx-zipi'ou irupo.; xbv Xoyov 
TroioujAEVoc (o xai Tcepi [Xixpä; xiva;'" af^apxia? 
uasii;'-, ou itäcrav xaxi'av «ttXw;, xa'i Trpb ttjc; 
xpiUEW? ooiäCsxE'^ ov.XaSii, xai xaTavaTrxecOai'^ 
xiöv xaOapotuia 7rEirpa/dxo)V, o\>/\ Sr,-no\) xai xwv 
Sixaiwv, wv ypucb; xa'i xiaioi Xiöoi xa £pY")i '*^'^'* 
Tiep'i x'rj; akoviou SXEiv/j«; xa'i äxEXEuxviTOu xoXaaEw?, 
xaO' rjv xaüxa Y^vviaExai. 'AXXa xa'i aüxr; r, Xs;!; 
xoti i^riiiitwUijasodui wv xa EpY« EÜävaTxxa, oüoiv 35 
aXXo Ti xob; a'iwvi'io; xoXaCojAEvou? O'/iXoi xa'i tou; 
^■/laioupiEvou; xriv xoü Oei'ou (fwxb; uiExouiJiav xai 
xr|V aiYXriv xoti OoxiiAasavxo?' 4 xoi; xa9' u|Aa; 
xaOaipopiE'voi? ouäafidOsv 7tpo!j>ixEi, siiiEp ouxoi :rpbi; 
xb |i-/)oiv i;fiHiouo9ai, xa'i jitY«^« xEpoaivoufftv, 40 
aitoxiÜEjxEvoi [JiEV xriv xaxiav, [j.£Ta[^(fiEvvü[i£VOi 0£ 



30 



1. T£ Olli. II. — 2. -/«xaTy/Jv (im. S. — -i. xa; J/.d7to-j : xpE'Xiii) Ixiirou er/. — 4. favEvxaj. — ■">. J'' : o'Jv 
11; ilein 1. 17. — 6. iä xüv -. xai xüv S. — 7. oi xo-Jx« II. — 8. aiwvia erf. — "J. xatov : xai ouv II. — 10. td 
XE cn^i-iva-iT" sine 7tpä;avxa II. - 11-. («xpä: xivo; ed. - 12. ri|j.ei? II. — 13. oo^ä^sxoi II. — l'i. xaxa ävanxe- 
(j'jai L. — 15. oiiTtov^ twv SL. — llj. xaO' r,|iä: II. 



711 III- - KESPONSIO GRAECORUM AD POSITIONEN LATINORUM. 7i 

TViV xaÖapdT-/;Ta -cai xö auTtdov. Otixio ,uiv o5v tiemque sibi iiicluiinl. Hoc itaque modo nos 



fiixsT? tÖ ^TiTÖv £xo6yo'|jL-0a toüto, outo) o kto)? xai 
xiAviOs«' e/Eiv ooxsi' ti 3= ti; aX)>(o; aöro i;'/iY'ii- 
oaio-, aioTijoluy uev xr.v (XTtaXXayriV xyj; xoXä- 
(7£w;, äiiXsvaii' 5= rff« roj; nvgog xöv xaOapia- 
libv-' svvovida;, tpaivsxoci tpavEptös; x^q äxpißsi«? (Ar) 
l-iixöixsvo;. Kai 9auaa(jxbv oüosv, avOpdiTto; wv'', 

OTTOU Yi TIOXÄOI T(~)V OlOaiXOtXlOV cpOClVOVXOCl Ol'/liOpW; 

£;viYouu-£voi xa p-/ixa ttj; YP«^?)?, ou iravxsc ettituy- 



quidem dictum illud interpretamur, atque ita 
verisimiliter se res habere videtur. Si vero 
qiiispiam aliter hoc exposuerit, per saliitcm, 
liberatioiicm iiitelhsens a damnatione, et per 
tnmsituin per itjnem. facuhatem sese piirifi- 
candi : hiinc certum est, oeniiinum Pauli sen- 
sum nequaquam esse consecutum. Neque id 
mirum est, homo ut erat, ubi iiuiUi deprehcn- 
duntur doctores diversimode Scripturae dicta 



yavovxs; äuioicoi;^' x^; äxpiSeiai;' ouo; y«p'' ouvotxbv interpretantes, quin omnes eandem sensus per- 

fectionem assequaiitur. Impossibile enim est 
eartdem vocem diversis sensibus explicatam 



r/jv aux/jV p/iiiv ' Txpo; öiatfopoui; aTxooioojXcVViv ev- 
voi'a; Etj/appidi^eiv aTtasod? ojaoiwi;''*' äXX' fiaa? y^'' 

Sei xi; xupuox/p«? xouxojv c'xXEYoy-^vo'jq '" «»"' 'juy.- 

awvoxEpa?" xoTi; ExxXyjsiacxixoi; oo'yiJ-»«'!, xi; 
15 Xonri? hi oeuxEpto xiÖEsOoti. 

13. 'EitEi 2s xai xivojv p/jxujv EJreu:vr|(30r,XE twv 

TTKXs'ptov ooxwvxMv (juvidTacOal xoi; rap' OuCiv '- 

Eipr,[;ic'voi;, Sicc ßpayuxaxwv iw; ev£(Jxi) xa'i rspt 

xoüxoiv epotifXEV, xb xoü Xoyou (/.tixoc Ix'isuYOvxEC. 
"-'-' npSJTOv (ji=v oCv EiTtsp xbv f;i£Y'''^ BaaiXEtov Trpor;v£Y- 

xaxE*-' £V ' ' xaT; xaxa xriv rUvxYixoaxyjV EÜ/aii; Xs- 

Yovxa xal xbv ocyiov 'Kttibiviov, Ixi äs xai '■' xbv e'x 

Aajjtauxo'j 'IcoävvViV xbv"' Ociov, ou u.v)v aXXa xot'i 

xbv TTXu.piEY«"' Aiovuciov, ouOEV .aXXo 5r,Xoijvx«; ' ' r, 
25 oxi itpd?"* xivwv äaap-r,[i.ato)v äi:(i(XXaY/,v xoT? peccata absolvenda mortuis preces supplicatio- 

Oavoijdtv '■' otott x' EU/Ott xa'i «i ÜTXEp xoiixwv Zv'rflixc. nesque pro ipsis factae ma^nopere conducant, 

XuiixeXsiv-" ETii Ttoivu, '\i\j.<\<, XE (jüvicxE xat TToXXoij gj vQs conscii estis, et rem multis verbis nequa- 

Xo'you Seiv ou vo[j.i^oa£v. 'EiTEixa o= a iikxe xbv quam egere existimamus. Deinde, quae dicitis 

[jiaxäpiov 0£oowpr,xov Xe'ye", avopa ao.{.o'v xc xxi beatumTheodoretum"sensissc,virum et sapicn- 
30 ÖeIov xai lAEY« e^ti Xoyoi? u/övxa xö xXs'o;, si asv 

x«i TTOip' rijjiiv-' ouxwi; EupidxExo £/_ovxa, £t/_ov 

av xiva XoY'''' x«' '^'''o; iiw; «ixoXoyi«; EOETjaev 

£7t£i 0£-- TToXXwv ovxwv xö)V cXE'vou Ttap" r.ixiv 

(JUYYp«(J^!^^'^"'"'i ^^'^ ouäivi -^aivExai moitoxE 

Eip/iXco;, ouOE Xo'you Xoizbv-' rjaTv Sit Ttpo; xct/.Ei- 

vou. 

14. AoiTxb;-'^ or, l'p/.YOpio; o aotxctpiOs 5 x^; 



Omnibus aequaliter convenire. Nos vero opor- 
tet eos seligere qui praecipui fuerint ecclesia- 
sticisque dogmatibus magis congruentes, reh- 
quos vero iis posthabere. 

i3. Cum vero etiam nonnullarum auctorita- 
tum ex Patribus memineritis, cpiae pro vestra 
opinione facere videntur, quam brevissime fieri 
poterit, etiam de iis dicemus, prolixitatem ora- 
tionis evitantes. Primum itaque quoniam Basi- 
lium Magnum allegastis. in precibus quae ad 
Pentecosten fiunt dicentem, sanctum Epipha- 
nium, praeterea etiam divinum loanneni Da- 
mascenum.necnon maximum iHum Dionysium, 
eos nihil aliud innuere nisi quod ad nonnulia 



35 



tem et divinum et niagnam eloquentiac laudem 
consecutum, si ea quidem etiam apud nos ita 
se habere deprehenderentur, haberent utique 
aliquam rationem et nonnulia fortassis de- 
fensione egercnt. Nunc vero cum in multis 
illius scriptis quae apud nos exstant nihil tale 
unquani pronuntiassc comperiatur, ne quid- 
quam quidem ad illa respondendum ccnscmus. 
14. Superest unus beatus Gregorius Nysse- 



1. x«i x«T' äV.-oOU SL. - 2. Locus H Marco luuhwtus, cf. supra. p. 48. 1. 'J sq. - 3. xaOapa..|/.öv H : 
xaDipaiiiov SL. — 4. övOpwTto; <iv : äv £■■<■, SL. — :.. öiioSou cd. - (>. Y^? '""■ ^- — '• f'i''" '^- ^ **' ^!^°'"' 
IL -9. iXXa r,(iä; 6e ed.- 10. sxXEYOiiäva; L. - 11. aui.<p<..vox:fO-.; IL - l->. «ap' W^'' »■ - '•'• "f'"^'''- 
v^Yxaxe S. — 14. ev : o5v IL — 15. Ixi xs xai ed. — lü. xov om. cd. — 17. Sr,Aoövxa HL. — 1«. oxi Trpo; om. 
IL - 19. xoi? eavoÜTiv om. SL. — 20. X-.xtiteXw'ii cd. — 21. itap' -Jp-Vv cd. — 22. Se : xai S. - 23. b, : 0'3v 
11. — 24. /.o'.Tt'ov om. SL. — 25. AotTtä; IL 

a) Gf. quae de Tlieodoretü adnulu\i .-iiiira, p. 37, ac 55, ulM cadnu fere lei;milMr pi-r lotam 
paragraphuni 13. 



DOCUMENTS RFXATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



172] 



iiac ecclcsiac praesul, (jui magis quam alii, 
(luac pio vobis faciant, dixisse videtur. Atqui 
satius" fiiit illiiis auctoritatem silentio piae- 
tcriie, nullaquc ratione nos cogere eaium 
leriim quas dixit defensionem apcite in me- 
dium proferre. Dicendum tarnen nobis est, 
salva, quoad eius fieri potcrit, patiis illiusexisti- 
matione. Homo erat; homini vero, etiam si ad 
culmen sanctimoniae peivenerit, non est im- 
possibile eiiare, in iis praecipue, de quibus 
nulla praecesseiit inquisitio, iieque una con- 
sregati Patres sententiam tuleiint. Manifestum 
cnim est, multos rectius quam unum aliquem 
veritatem assequi posse, si quidem duo boni 
praestant uni. Cum itaque quaestio de poena 
aeterna nondum agitata discussatiue fuisset, vi- 
detur etiam vir iste opinioni redintegrationis a 
peccatoiibus consequendae accessisse, finem- 
que supplicii infeire in eiusmodi praecipue 
sermonibus : nihil aliud supplicium illud esse 
statuens, nisi purgationem quamdam et forna- 
cem, attractionemque ad Deuni per dolorem 
et labores, taniiuam futura tandem perfecta 
instauratiüue oninium, etiam daemonum ipso- 
runi, /// .s//, inquit, Dens omriia in oinnihiis 
iuxta dictum Aiiostoli. 

l3. Prinuim itacpie'' illud hisce respondebi- 
I11US, quod a patribus nostris accepimus, proba- 
bilitcr haec esse subdola perniciosaque com- 
menta haereticorum iiuorumdam. et Origeni 
assentientium, cpiales niulti pei' lila tempora 
vigucrunt, potissimum in tinitimis Aegypto et 
Paljiestina locis, ut etiam sanctum illud et 
magnum luiuinare patronum suae opinionis 
habere viderentur. Secundo loco diciiuus, 
sanctum illum. tametsi etiam in tali opinione 
revcra fuerit, tarnen cum tum temporis in 
controversia versaretur dogma neque adhuc 
plene diiudicatum esset, ut iam dictum est, 
neque contraria opinio reiccta (quod in 
quinto concilio factum est), nihil miri esse, si 
nonnihil a vero ut homo etiam ipse aberrarit, 
quod et aliis ante ipsum niultis accidit, Irenaeo 
vidclicct Lugdunensium episcopo, et Dionysio 
Alexandrino, et aliis. Nam et hi dictis suis 
ansam quamdam calumuiatoiibus praebuciunt. 



Nu(T!7«Eiov ' Trpo(TTaT'/|;- EXKATjaioi;, 8? Cr,'' a5),Xov 
T(ov aX)*)v oojieT Xiyuv uaTv (iuvi'7Ta,u.Evov. KaiToi 
Pe'Xtiov '/^jV cKoTTTJ TOI e'xeivou TiaädOoii xal iji'/iO(X|ji(>J; 
•(•juo? ävaY''^-?-'^Öoti Ty,v uTxip toOtc^v airoXoyiav 
cpavEptoi; Ev t(o (jts'aio TioiEtaOai, pritsov o' oOv öijito? 5 
(wi; Ev£(j<ri| T^jV Eu-^rijjiiav tpuXa^aai '' tw itaTpi. 
AvÖptijTrOc; y;v avÖpioTTto Os', xoiv oTi uaXtdTa ei; 
axpov «Yiwauv/]; 0(i.ixriTai, oCix äSuvaiov äi^iapTsiv, 
xat (jty.XidTa Ttspi a fiviSEfj.ia •^TpoE'ßvj I^E'Taoii; [j.r,oi 
xoivv) (juveXOo'vte; Trars'psc io Soxoüv E']>r,'^iaavTO' 10 
S^Xov yip or, to'j; ttoXXoui; ÜTTEp Tov i'va t(»At,6^ '' 
SOvaffÖai ^uvu'vai, EiyE siirl'' ouo ayaOol utt-c tov' 
Eva. Toü youvTCEpt Trj; ottwvi'ou xoXäuEw; ar^Troj ilr,- 

TX(7|JIEV0U ^VjT'lllJiaTO?, TT;; TlüV r/i/otoTwXeöv aTTOXaTOt- 
nzäi^iMC, öd;?); xa'i oGto;** yEVE'aOai ooxEi xai te'Xq; ü 
eIsgcyeiv xoXaaEw; ev" toi; toioutoi; ij.aXi<jTa Xdyoi; ''', 
[jirjSEv aXXo TttuTTiv Eivot aTco^ocivdfjiEVO; rj x«6ap(ji'v 
Ttvo xai /(ovEioiv xat xpb; ©eov eXxuujjlov Sii öSu- 
v/j;'' xai udviov, lo; EdOfi-fv»;; tiote TeXsta; (XTroxa- 
TadTauEw; TcavTojv y.ai Toiv oamo'viDv aCiToJv, /)'« 20 
)'j, C(.Tl(riV, o 0SOC TO TT«»' 41' 7I«ff( XSTa TOV 

ÖTtodToXixov Xo'yov. 

15. llpcÖTOv piv oOv äiroAOYOÖt/.EOa ursp to'jtmv 
ö Trapa twv TiaTE'pwv r,[jiü)v TrapsXaSopiEV, lo; Eixb; 
Siacpftopi; Eivat Taura xai irap£u.6oXa; aipETiiJovTwv -ö 
Tivwv xai T« 'ilpiyEvou; tppovoüvTiov, oi'tive; vjxjxa- 
cav TToXXoi xax' e'xei'vou; tou; ypdvou; sv Tot; xax' 
Aiyu^tTov p.aXiara xai IlaXaiCTi'vvjv '- tÖtioi;, "va 
xKi tÖv ötyiov TOUTOv xai pie'Yav cpiouTripa cuvvjYopov 
Ey_£iv ooxioaiv. 'Em oe toutoi :fa[jiE'v, w; El xai 30 
Jd;ri; TOiauTr,; 10; «XviOw; 6 ayio; v^v, äXX' Iti ovto; 
aa'^i<i6r|T-/)!7iu;ou TOÜ Sdyi-iaTo; tote xai j^.vitto) Sia- 
XExpi|ji£voi) TEXj'to;, w eipr^Tai, f/TjOE ty); svavri'a; 
cö^v); ÖTtoSXyjOEi'cr);, xaTa Tr)v TrEjiTTr/jV EysvETO 
auvoSov, £? Ti T^; äxpiosia; (o; aw6pt07ro; xai auTo; 35 
TrapEdcpaXT,, 6aujjLa(7Tbv ouSe'v, oitou ys xat twv irpö 
auTou itoXXoi tÖ toioiJtov EiraOov, Eipv,vaid; te 5 
AouySoüvwv ' •' xai Aiovoaio; 5 'AXE^avSpsia; xai 
ETEpof xai yap oütoi XaSjjv Tiva 'Kixci'syov toT; 



1. N-j<7g£<üv (■'/. — ■>.. it;-OTTä:yi; : npV,; ti; II. — 3. ort : 5k ].. — 4. ^-j/.a^aaai 11. — .'>. Tot äXriO^ 8L. 
r>. jiffi : Ei: II. — 7. Töv Olli. II. — S. ovTw; IL — ;i. iv : o'jv II. — ]o. ev toic-'/öyoi; Olli. SL. — 11. 
ö?'iv(i; SL. — 12. naXetjTivyiv cd. — 13. Ao-jy?ov!üv ril. 



aj Siiiiilia Imbciiliir apml M.iriMiin, sujira, \\. 
sunt;tf. siipra, ji. 53, I. I'.i s(|. 



'3, 1. (i .sq. — ))) Hacc all vorbuiii e Mari'o tleiironiiit:i 



[73) III. — RESPONSIO GRAECORUM AD POSITIOXEM LATINORUM. 



^v tote' to oÖY[Jia xit [ji'/)1to) oiaxExaOapijisvov, 
OJTW; ocv axpißei«? eyoi, fiapTu? 5 OiGlöyo? rpiO^opio; 
iv Tiö 4(5 TO BänTiafia Adyto uepi tou äaSs'uToij 
5 Ttupö?" ixEi'v&u !pi>iO(:o'^wv xai uet« tooto )>eycoV 
« El (Ar' Tio tpiXov vo9;(jai xavtaüSot toüto tpiXavOpw- 
.1 TtÖTEpov-* xal TOU xoXocsOVTOi; £7c»;ioK ». Opac 
w! E-^iViffi ToV? ßou>,o|j.£voic; vo^Tai to KÜp ixEivo 
ttiiXavOptoTCCJTEpov ; 'AXXi t^ TrEU-TtTri twv oixou- 

10 [jievixwv ' (jiivoSo)V a-rcavOpioTtOTaTr, Tra^töv ri ToiauT/| 
ooloi VEVo.aiTTai, xai w; XuaaVTtxvi TTJ; IxxXrioia; 
xai T(ov (TTTOuSciiojv lxXuTix-)i TW KvaGEuiaxi uTToßs'- 
Slriiai. Kai toi £ipr,iji£va toivuv, eiTTSp Eidiv Etpr|UE'va 
TM OauaaSTiö rpr,Yopi(o tteii tou Trupö; exei'vou, 

IS x(x'6«paiv [Jiiv ou ULspix/iV «XXa TEÄEiav EiTayouiri xai 
teXeiVv TravTiov o<7:ox«Ta5Ta(;iv irEiÖouni Sl 'Oliai; 
oüSau-iöi; Ttpöi; Tr.v xoivr,v äcpopiövTai; oo^av xTji; 
IxxXrjat'ai; xat Tai; ösiai; -^poi-fait, (o; xavdai /_pu- 
[jle'vou;, äXX' ou/_ Ti'' ExacTOi; . iSi'a yE'ypa'^iE 

-0 axoTtou|;iEvou? Ix toutiov oijSe^ ei tk; aXXo? TTEpi 
xaöapaiou irupo? ETspa Tiva yE'Ypa-^-v, äväyx'/iv 
E/opiEV TTaGaoi';aaOai* oioE Y°'p 'h '{?*'i^ äiTrXv;v 
xdXauiv xai oittXoüv irtip ouO' f, irc'fATTTri twv oixou- 
[jievixwv auvdowv ^ipiTv TtapaSESwxEv. 

25 IG. 'AXX' AÜY<iu<JtivO(;8iapp>i3yiv eipvixE, ;pr|5£TE, 
nspi TOUTOU xat Apißpo'sto; oi piaxapiot xa"! Vpr,-^ö- 
pio; 6 AiaXoyo;'. Toutö 2(a|JL£v xat viixEi?, xai oux 
laTtv äpvr^doaOaf aXXa xiöv ävopSiv to'jtwv ovtwv 
XaTi'vüjv xa\ XaTivixw« nuyYEypacfdtojv Tot tauTwv, 

:jO TÖt piEv oXwi; ouoe'v ti datpEi;* iTEpi xoü xaOapTyjpiou 
Ttupoi; ä7tO'.paivovTat, äXX" oti (jiövov w^eXquoi tou; 
T£6v£WTa; ai ÜTTEp «Ütwv YivöjjiEvai' XsiTOupYiat te 
xat EÜ/a'i Siootcxouat '", Tot os xai ca-^w; touto 
iioi^Of£.uo'j-:ai, oCoev toutojv oaw< ' ' oGäEmo ei;''' 

35 Tr||ji£pov aVEYVioaör) (TUYYpapir'-a itap Vjrjiiv, ouo-v 

(JIEV Tl '|iY)1tV lIEpl''' TOU iJ-^TrifAaXO; TOÜtOU OUOc ' ' 

TiEpi aXXou Ttvd?, Ti odov öXiyOK; ypövoi; Ttpo'xEpov 

•C^to^ Tragt Tgiüäog jaovov tou A'jyoujtivou xai 

Ol Too TpriY-optou zfiüXoyoi [jieteve/Qe'vte? ex Tyjc; 

'lU 'l*w|jiaiwv e;''' tviv §XXaoa oiaXexTov. Ti oüv 9au- 



laiii vero controversum ea aetate fuissc lioc 
dogma, neque ita repurgatum, ut eius vcritas 
esset certa, testis est Gregorius Theologus, qui 
in oiatione de Baptismo, ubi de inextinguibili 
illo igne disserit, haec subiungit" : « Nisi quis- 
« piam malit etiam hie benignius id ipsiim 
« intelligere et punientis dignitati convenien- 
« tius >i. Vides quo pacto liberum faciat volen- 
tibus ignem illum benignius interpretaii? Sed 
et quinto concilio generali opinio illa omnium 
niaxime inhumana visa est. ac tanquam eccle- 
siae perniciosa, bonorumque animis remissio- 
nem inducens, anatliemati subiecta fuit. Ouae 
igitur dicta sunt, tametsi etiam a beato Gregorio 
de igne illo sint dicta, purgationem quidem 
non particularem, sed perfectam inferunt. atque 
absolutam omnium redintegrationem. Nequa- 
quam vero nobis fidcm faciunt. qui ad conimu- 
nem totius ecclesiae sententiani respicinuis, et 
sacris Scripturis tanquam regula ac norma 
utimur, neque quid unusquisipie illorum pecu- 
liariter scripserit consideramus, nee si quis alius 
de purgatorio igne alia quaedani seriplis man- 
darit.eaanipleeti neeessehabemus : neque enim 
Seriptura duplicem pocnam et duplieem ignem, 
neque quinta synodus oeeumenica nobis tradidit. 
l6. At Augustinus, dixeritis, apertis verbis 
id asseruit, et bealus Ambrosius, et Gregorius 
Dialogus. Ouod fatemur etiam nos, neque 
potest negari. Sed cum illi viri fuerint latini, 
et latine sua seripserint, partim niliil omnino 
aperte de purgatorio igne statuunt, sed tan- 
tum doeent mortuos liturgiis et preeibus, quae 
pro ipsis liunt, iuvari; partim vero, si quid per- 
spicue de hac re afferunt, nulluni tarnen hu- 
iusmodi scriptum in hunc usque diem a nobis 
lectum est, nulluni quidem quod vel de hac 
quaestione agat, vel de alia alii|ua, praeterquam 
paucis abhinc annis D<' Trinitate tantum liber 
Augustini, et Gregorii Diakyi ehtina. lingua in 
graecam translati. Quid igitur miri est. si igno- 
rannis quod nunquam vidimus, neque legimus, 
neque audivinius? Etenim nostrates, et quotquot 
graeca lingua usi sunt, nihil prorsus de his 
scriptum reliquerunt: quae vero Latini scripse- 



1 TOTE : 7toT£ ed. — :!. iv.zim-j n->,pb; SL. — 3. jOavIfwTtüjxEpov t'd.; ilerii 1. 9. — 'i. o;/.ou;j.£vizmv oiu. 
ed. — 5. all ed. — ti. oOo' H. — 7. AiöXoyo; : öeoXoyo; ed. — 8. ^a-fiö; i'd. Ulem argurnentuiii habcl Jlarcu?, 
supra, p. 50, g i). — 9. YEvöjiEvai ed. — 10, oioÖTXouTtv II. — 11. o|Jiw; : Ö|A£v II : jisv SL. — l'-'. :;; : xai i'd. 
— 13. oO Tzi-A U. — l'c. o05i : oü II. — \:>. t'.i II. 



a) P. G.. t. .36, c. '.12. 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCIl.E DE FLORENCE. 



[741 



iiint. a nohis (|iii Giaeci siinius i)l;ine iion 
intellijiuntur. Verum eiiimvero et dicta lioruni 
Patrum potest aliquis niitiganter exponere, et 
c|uideni satis bene. Ex ipso enim beato Aiigu- 
stino etGregorio Dialogo manifeste apparet, ne- 
cpieipsos neqiie alios, quotqiint istud dixcrimt, 
pro aiittoritatc polestateque sua id statuisse, 
neque nitro argumento ciusmodi adhibuisse 
animum et sentcntiam siiam iit veram pepi- 
gisse; sed, ut quispiani diteiet, veliiti impulsos 
atque intiusos, et lationum angustiis constric- 
tos, ac maiiis nialum tollere coactos fuisse. 
Hoc autem erat, omiie peccatum esse expiabile, 
ut nonnullis visum est. Multorum enim opi- 
nioni ex adverso relnctaii rem violentam esse 
cxistimantes, ut videtur, et metuentes ne 
parum probanda dicerent. si, cum illi omne 
peccatum expiabile esse statuerent, ipsi e 
contrario nulluni deleri posse affirmarent; 
mediam viani ingrcssi, minus malum admise- 
runt, quo opinionem suam probabiliorem 
redderent et maius malum toUerent. lis vero 
(luae nonnulli temporibus sese accommodando 
dixerunt, non esse omni ex parte firmiter 
acquiescendum, omnes facile iudicaverimus. 
Scd quid? etiam si tanquam ita sentientes 
planeque statuentes haec dixerint, ne sie qui- 
dem necessarium est ut eos sequamur, eorum- 
que sententiae acquiescamus. Si enim ex 
dicto beati Pauli ad hoc feruntur, atque inde 
argumentantur, existimantes illum ibi de tali 
aliquo temporario igne loqui (quid autem 
ille senserit, abunde a nobis dictum esl, dum 
exponeremus ea quae a loanne Chrysostomo 
dicta sunt et quae ex contextu ipso eruuntur, 
plane discrepantia ab eo sensu, <|uo occiden- 
talis ecclesiae sancti locum intellexerunt), 
(pionam pacto nos facile fulem adliibuerimus 
illi v.ententiae, quae ex lali capite initium sumit. 
quod nobis non probatur, alcpie inde procedit, 
unde contrarium infertur? 

17. At enim dicitis etiam beatum Gregorium 
in quarto Dialogorwn libro multis exemplis et 
revclationibus demonstrasse purgatorium. Sta- 
tuit (luidem revera puigatorium igncni post 



20 



o(V£'yv(0[ji.£v ]xtfj r|)ioijaa|ji£v ; Oi ,U£V yo; riiimpoi 
xai Sooi r/jv 'E)>^V|Vwv ä»i£<jav, eipyixacri ireoi 
TouTwv oüoiv a S' ' Etirov AaTivoi, '^atv EW/zjaiv 
£151" TTdivTi«); auOvsTa. Oü urjv a)^Xa xai Ta; TÖJv ^ 
TTotTEpiov TouTtov Eyoi Ti? «v TTapaf/.uOviffaoOoti 
■/pr'dEii;, ■/.'i\ i;.c<Xa xa/.toq* i; auTO^J Y'p AüyouuTivou 
Tou'' |j.o(xo(piou xai rp^iyopiou xoü AtaA^you ' :po((v£- 
xai OYJXoV, lo; \x■l^■i' aijTOuc ^-ifi' ouot touto £tp'/i- 
xaaiv aXXot ett' E;ou(ji'a? oiadxj'j/xrxEvoug eiiteTv xai 10 
auTo'OEv iTtiSaXövTa? t?) (;x£[X[Ji.aTi xai w; äXvjöyi''' 
<ruv6£(/.svou;, aXX' w; av eittoi tu, oiov Ei(yw9ou[;i£vou(; 
xai £v UTEvoj Twv XöytDv a7t£iXvii/(ji.£'vou;^ xai [aeiI^ov 
avaYxa!|oaEvou(; xaxöv avEXEiv'' fxb 0£ /jv", TcäcQjv 
auapTiav sivai xaOäp(7i;jiov, w; -ikjiv eSo;£j' tÖ Y'P 15 
aTr' EvavTi'ac; T/j Tcov ttoXXvMv So;?] le'vat pi'aiov voijii- 
aavTE;, (o; eoixe, xai OEiXiäaavTE; [i-/] äTTt9avov ibv 
Xo'yov Ttoi'/^aiodiv, Eav '", e'xei'vwv TTÖcTav ävoaiav 
vo|ji.i(^övTO)v xaOoipaijjiov, aüto'i ex tou IvavTiou 
aitotfv^vaivTO ixr|Se(/.iav, a£0/|V l€äoi(Tav to eXkttov 
So'vte;, i'va jjioEXXov TriQavöv tov Xo'yov iroivisavTEi; xb 
jUEii^ov oive'Xoiev oi; oe' tive; ' ' oixovoij.ixo)i; eittov, 
TOÜTOi;'- \x\ iJiE/pi iravib? £7rso9ai SsTv, Tra'vTs; av 
:fai'rjij.£v. Kai toi ei Ol''' outoj cppovoüvTEi; xai piaXa 
ToiJTO oo^ai^ovTE; Ta -reEpi toutou e^eöevto, ouS' 
ouTto; '/[[JiTv dvKYxaiöv EdTiv i'itEdOai xai iTEiOEdÖai 
TauTV) Trj ^i\ri- Et -^h-z ex toü ^tjtou FlauXou too 
[Aaxapiou 6p|A0)VTai Ttpb; touto, xäxEiÖEv £7ti;(ei;ou<ji, 

VO,U.i^OVTE; TTEpl TOIOUTOU Tivb? EXEIVOV IxeT XsyElV 

TTpoaxai'poü TTUpo; (to Se q ti ' '' voeT [AaXiuxa EipyjTai 
-a TS 'Iiüoiwr, Toj '•' XcuffOCTÖpiw EipyjjXE'va ExÖijjiE- 
voi;"' ^i|J.iv, a T£ 67t' auToti TOÜI Xdyou äxoXiOuOii ' ' 
TTavTCiTTaci oia-^c'povTa Tauiv)!; t^; E'vvoia;, xa6' r,v 
Gl ouTixoi E;£0£';avTO a'Yiot), ttoj; av fjUsT; ^aoito; 
TTiaTiünaipiEv "* X(3Yt;i e'x toioutou tivo; e/ovti Tr|V 
äpyr^v, öiTEp rifiiv ou ooxeT, xaxEiOsv oppiiujjiEvo), oOev 
duvaYETai ToOvaVTiov '" ; 

17. Kai'-" [jir,v xot 0-' -^axE tov-- [xaxoipiov 
rpYiYo'piov £v Töj TETapxio xoü /JuÜMyov Xo'y« tiXei- 
(Jxok;-^ GirooEiYuaii xai äTroxaXü']/$(jiv ä;ro5£txvuvai 
xb xaSapxvjpiov, (XTto'.paiv£xai [jiev dXr.Öwi; Elvai xö 






25 



30 



I 



3ö 



40 



1. 5 OE SI,. — 2. Eiai : oJ^i H. — .i. toü om. erf. — \. Aia/ÖYoy : fUoXöyOi; frf. — .">. Svii;, |j.r,T' crf, — 
1;. i).r,0£i II. — 7. a7ie>riix|j.evo-Ji II. — 8. <ivEy_eiv 11. — 9. £' ^v H. — 10. läv om. 11. — 11. öveXtoUEv ot; 
xai xive; H. — 12. xoOxou; II. — 13. ol : w; II. — 1',. xiV 0x1 II. — \^^. T,r, oiu. cd. — IG. Ev6£p:£vou? axE ed. 
— 17. ixo/ovpöia; SI.. — I«. jtt(ix£-Joa|i«v II. — l'i. xo-jvavxiov oni. II. — 20. 'rola liaec 'i 17 habetur apud 
Marcuni, p. il, 1. 17 sq. — 21. ö om. cd. — 22. (paxe xov : jaxixöv II. — 23. n>Ei5x6vw; H : tcXeiotov 
ö>; SL. 



I 



1751 III. — RRSPONSIO CRAECORUM AI) POSITIOMRM LATINORUM. 



xa9c<pT/,pitiV mp |/£Ta 6avaT0v Trpb Trj; |Xö)i),o'javi; 
£X£iW|? xpiaeto;, eiTs aAXriYopixw; toüto voojv, eirs 
xai o(Xr,6t~)i; outm oo;asioV S oi IttÖyei pl^« Tvotpa 
T^C YP^-f^? irpö; Tr.v TOUTOu' aüsTaffiv, oCSiv SAwi; 
5 «v«YX«'ov [jiEÖ' lauTwv s^ouoiv, w? xal irpOTspov 
il(ji.Iv eiprixai. Kai tot oi7iYVlu.otTa äs xc<i al- aTro- 
xaXu'|/£ii;, ä; -TrapaTiSriUiv, ouosv oXuii; «'^wiiai/svov 

£V TOTTO) Ttv'l XaSapTV^piOV TTlip UTTO'^aiVOUCl" Toü; [jilv 

Yap T(öv o'jTu) xo(OaipoiJ.£v(ov ■' st«; toi Os'p|/.a (pr.oi 

10 Tto(paoioo,a£voij; toIc;.Xouo[j.£voi? uTr/ipsTsTv, tou; Si 
Äi' aTroxaX'j'J'Ei)); ' ^av^voitxaTO(xaioa='voU(;"'£v oia-^iQ- 
poi? TOTTOiq' ötTTEp «TTavTa cpaivetat pi.r,ä£v aXXo Etvoti 
TtX^v 6auu.aT0( xai aTtoxaXuij/iK; ei; ETtidTpo^priV tcov 
(Jwvxtov xai Sio'p9(0(jiv Trapa Beoü [jiEpixw; yvwdi^o- 

15 [xsva' x«9oXixbv oi Etvai Ttup e; aJicöv xaOapr/^piov, 
oiosv oüäauw; l\ avocYXy,; oEtV.vurai. Kai a-/-,v xai 
8i' -ov EtpEqvji; ETcaYei, ro toioutov oÖYJJia "^»iJ xa6ap- 
Tyjptou 7:iipb(; ävaipEiTai" xa liiv Y«p twv Etp/ii/E'vwv 
iXuffQwv xai iXa/Jarwv äuapTViaaTOJV ev toT? 

20 Sixaioi? St avTlCViXiocEto? sTEpiov dYa6(ov irpa^EOJV 
Iv T^ ^w7| •caüf/'i ■^r|(7t xo(9a(pEci9oii, Ta oe ev tyj 
£;oO(o Ttov '}/uy(ov EX TOÜ '' ntüiji.aTO? oi' auTou /.al 
j/dvou Toü aooou xaOai'pEsOai TTapaoiJojst, ta Ss xai 
uETa Oavatov oia twv uirlp auriov 'i\.'^ou.i\on 

25 eCittoiVwv te xat irpodipopiov. 

18. 'Kttei 5e xai otTCO Tou xp^TOu; EirE/Etpr^uaTE 
T^; 'Po)[iaix?)i; ixxXv",(Tia?, OTTsp Tts'piTtTov piiv uasT? 
Toi? aXXot; £7n/_Eipr|aaaiv £vETa;aT£, -JjijleT? oe ei? 

30 toSe avESaXotiEÖa, oö OEi upiäi; aYVOEiv, oti ei outwc 
£iji^O(/.£v YVwjA-^i; TCept aXXv^Xtov äpi'joTEpoi, to<; xi 
Tiapa TT|i; Exaarc,; ExxArjuia? xpaTouvTa, rauTa 
»lYsioOai xai xüpia, ouSe'ttot' av äXXyjXot; (juvy]XOou.sv 
Ciuo' El? Xo'youi; -^WojjiEV aV äXX' auTo xö Tipcoxov'' 

35 xai |iEYt<JTOv T^; riu.ET£'pa<; suveXeotewi; aixiov, xö 
Tcaffri; bsiejjie'vou? irpoXr^'J-Ew; xat Travxö? eöou; uv) 
xai xw XoYO) j3o7iäou[iEvou * Y"!^^* xpivai xa TxpaY- 
fiaxa, 7rapa6£(j.Evou; Txapa xa XoYia xat xa? artocfä- 

iO GEt? xiöv Sioa5xaXti)v, xavooiv aÜToi? ^pr,(iaiji£'vou;' 
xai UTCtOi^r, '" Txpb? xaijTa' ettei toi Y£ iav [vir, oüxto, 
aXXa x(.) EÖei xa irpaYf^axa xp!v(o[jiEv, ixavS' ouxw? 
E^Effxai XÜEiv ä,utpoTv, xat (3U(ji6r,(io^E0a aXX/|Xoi? 
ouösTTOXE. ÜÜTti) piEv oOv oux' evxe-jSev out' e'x XWV 



inortein, ante futurum illud iudiciuiii, sive 
allesoiice hoc intellexerit. sive'etiam ita vere 
ceiisuerit; testimonia veio quae e.\ sacra Scrip- 
tura ad hoc stabiliendum confirmandumque 
adducit, nihil omnino necessarii secum ferunt, 
quemadmodum et antea a nobis dictum est; 
et narrationes levelationesque, quas exhibet, 
nulluni plane definitum in loco aliquo pui'sa- 
torium i^nem staluunt. Nonuullos enim eorum 
qui purgantur ad balnea relegatos iis qui 
lavantur ministrare dicit: alles per revelatio- 
neni apparuisse ustos diversis in locis : quae 
quidem omnia videntur nihil aliud esse nisi 
miracula et revelationes ad conversioneni et 
resipiscentiaui viventium a Deo privatim 
ostensae; universalem autem esse ignem pur- 
gatoriuui. nulla ex iis necessaria ratione pro- 
batur. Quin imo per ea quae postea subiungit, 
tale de purgatorio igne dogma .plane evertitur. 
Nam quae dicnntur /«w sive rnimitissima pec- 
cata in iustis. alia per compensationem aliorum 
bonorum operum in hac vita purgari dicit, 
alia in exitu animarum e corpore per ipsum 
solum metuni purgari tradit. alia etiam post 
mortem per eleemosynas et sacrilicia quae pro 
ipsis liunt. 

iS. Cum vero etiam ab auctoritate romanae 
Ecclesiae fueritis argumentati, (juod quintum 
est vestrorum argumentorum, nos autem huc 
usque distulimus : illud scire debetis, si ita 
utriquc inter nos aniniisaffecti essemus.ut quae 
in singulis ecclesiis obtineant, ea rata firmaque 
duceremus, nunquam futurum fuissc ut simul 
convenirenius, colloquiumque inter nos ha- 
beremus. Nunc vero illa primaria et maxima 
nostri conventus causa fuit, quod omni prae- 
sumptione et consuetudine, quae ratione non 
uitatur, seposita, nudas res iiulicare volebamus, 
eas conferentes ad sacra eloquia et decla- 
rationes doctorum, bis utendo tanquam regulis 
et norma ad illas pensandas. Si enim non 
ita nos geramus. sed ex consuetudine de rebus 
iudicemus, profccto utrique parti quaevis dis- 
solvere in promptu erit, neque alii cum aliis 
unquam conveniemus. Atque ita fit, ut neque 



1. xoOxuv eä. — 2. al um. ed. — 3. xxllaipouiisvtüv ed. — 4. öii änox. ed. — -j. xjTä zaiciasvou; ( 
ToC om. ed. — 7. xoO itpunou H. — 8, ßori{lou[i;vai H — 'J. ypriTOHEvo'.? II. — 10. aTäO|j.a HL. 



:d. — 



76 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



761 



hinc, nc(|ue ex ullo dictorum (|uac ;illata sunt, 
sententia vestra necessario probari possit. 

19. Cum vero denique etiaiii ratiocinationis 
ope ad propositam (piaestionem usi sitis, 
ducto a iustitia Dei aiguniento, necesse est ut 
intelligatis, et nobis non iiiiiuis facile esse 
ratiocinatiouilius quilnisdnni uti ad ea quae nos 
dicimus conliinianda, et qiiidein contraria iis 
i|uae vos concluditis iiilcire, sive a Dei erga 
homincs benignitate rem probenius, sive etiam 
a diveisarum apud eum mansionum necessitate, 
et divinae illius fruitionis gradibus, quae qui- 
deni fruitionis inaequalitas necessario postulat, 
ut non ex aetpio omnes sint purgati; tum vero 
ex aliis multis rationil)us. quarum plures suo 
tempore reddemus, si opus fuerit. Nunc vero 
cum pauca quaedam ex iis dixerimus, de liis 
fmem faciemus. 

I. Dicimus ilacpie magis convenire divinae 
bonitati, exiguuni bonum non conteninere, 
ipiam exiguuin peccatum poena dignum 
duccrc. Atqui exiguuiu bonum in iis (jui gra- 
viter iH'Ccarunt, nulluni praemium conseipiitur 
proptcr praepondcrantein neciuitiam. Ergo 
neque cxiguum peccatum in iis, qui niulta 
bona opera fecerunt, decet poenam consequi, 
(|uia quae praestantiora sunt, vincunt. Si enim 
id quod magis videtur. non est, aegre profecto 
id quod minus videtur. erit. Ergo neque purga- 
torium ignem esse crcdcndum est. 

II. Praeterea, quemadmodum se habet exi- 
guuiu aliquod bonum in iis qui ceteroqui 
inali sunt, ita cxiguum malum in iis qui cete- 
roqui boni sunt. Sed exiguum bonum in illis 
non potest bonorum retrilnitionem efficere, 
sed lantum tlilTercntiam supplicii; neque igitur 
exiguum nudum in istis damnationem efiiciet, 
sed lantum differentiam fruitionis. Non est 
igitur putandum purgatoriuni ignem esse. 

III. Ad haec, aeterni supplicii aecpiitas in 
hoc maxime oslenditui-, quod immutabilem ii 
habeant qui peccarunt pravam voluntatem : 
perpetuae enim peccandi voluntati perpetua 
etiam debctur poena. Eodem plane modo 



£nj£vr,veYU£vwv p/|T(i)V ouasvo? Eyotsv av ra itap 
u(Ji(~)V Tr|V ctvocYX'lv. 

19. 'Ettei ol rsXiuToäov xai Xoyia\t.M Tupb? xh 
TtpoxEi'aevov iy pY^<ja<!fii «ruvEpY'"* "«"' '»'^o f/,; ' xoii^^ 
0SOIJ oixaiocuvrii; ETrey^EipvjdxTe, yivwaxEiv üjjtS? 5 
dvaYxaiov, oti xai '/ifJ-Tv oOy '/{xiaia öuvaxöv 
Xo'jiau.ol:; T'.di ■' r,p% aitep fiitEii; Xeyojjiev yp-/;(ia- 
<j9ai, xai aürä xävavTta uuvayaYETv ' cov ufXEi; 
auptTTEpatvETE'*, aTTO T£ T^? '.piXavSpioTTia; zr,c, xoü 
0£oü öpawu.s'voK;'', Trpoas'ti oi xai Tvii; twv exeTue 10 
oia'föpoiv ijiovwv ' avayxri? xai tcov t^; aTtoXuütJEio; 
Exsivc,; po(Gijio)v, -/[ti? e^ ävayxri; awaiTsT [xri XExa- 
OäpÖoi** TravTa? ettisyi?, tti Si e\ «XXojv AÖ^tov 
Tt0Ä).MV, (OV TOU; U.EV Tr).Ei'ou? EV xctiptT) aTtoStiXjoasv, 
El Se'i^üei' toi vuv oi öXi^a nva itEpi toÜtwv eitcovte;, 15 
tÖv Xo'yov xaTaitaüsoixEv etti toutoi;. 

«'". <I>aiji,=.v Y^tp [;iaXXov upour^xEiv ty, «YaOoTifiTi 
TOI/ Öcoij TO oXiYOv ÄYaOäv [/.rj TrapiOEiv r, x/jv 
dpiixpav apiapxiav Sixvii; a^ioilv äXX« to oXi'yov' 
«yäÖovev xoTq<^xä"> [jiEY'/.Xa f|u.apxr|XO(jiv oioEixia; 20 
ä;j.oi6^? £TnxuY/_äv£l ' " Ota x/)V x^? TToyrjpiai; itXeove- 
^iäv oOo' apa xb oXiyov xaxöv ev xoi; <^xa]> 
piEYOiXa xax{i}p6i>)xo'(jt ' ' repouT^xEi Six'/]; xu/siv 01« 
xb TOI ß^Xxioj vixav £i y*P '^'^ |J.äXXov Soxouv oux 
Eaxi, t/.oXy, xb y^ 'Vf'-''" 5iv'- Eir,. Oüo' apa Ttup 25 
xaöapxrjpiov 7rpO(j;r]X£i vouii'^Jeiv. 

fS"'. 'Exi, w; E/Ei xb öXi'yov ÄYaÖbv ev xoi; xaXXa 
tpaoXoi;, ouTto xb oXiyov xaxbv ev xoi; xaXXa i^ahoi:,' 
äXXot xb Öaiyov ÖYaöbv £v exeivoi; ou oüvaxai !XYa6iöv 
ävxa-TTOOoaiv iroiciv, aXXa pibvov Siacpopav ^^xoXa- 30 
<Ji(-'K' xai xb oXi'yov apa xaxbv ev xoutoi; ou 7roiv-|(r£i 
xbXaiiv, (xXXi ubvov oiacpopiv^ '■* äTroXaüaEioi;. 
Oux apa Ttti; xaOapxripiov vO|ji'(ixe'ov. 



Y". l'^Ti, r, xr,; aiwviou xoXauEtoi; oixaionuvrj 
xaxa xoüxo piaXtaxa OEixvüxai, xaxa'"'' xb apiExi- 
SXtjXov Tri; twv -fiijiapxYjxÖTwv <^äxaxxou"> OeXv 
OEw;* x^ Y"P «x'äi'to;''' TTOvripä'* 6£Xv5<i£i xai aiSio; 
b'^EiAExai oi'xT,' (oaiTEp xat xouvavxiov xaxä xb äxö- 



35 



I. Tr,; Olli. t^h. — 2. ToO um. II. — :>. tioiv rd. — '[. awayioyETv II. — ."1. au|j.7iEp3i;vETai II. — Ii. 6p|ji(i|ji£voi 
ed. — 7. iJiasopüv hövmv II. — 8. xexaSäpxai IL — Jl. t' o/iyov II; ilciu 1. 22. — 10. imt-jy/ivEiv eil. — 

II. xaxiopOwxwai ed. — 12. yt rixiov äv : te r,XTOv öv ed. — 13. y.o>,a<T£to;-ä)>,ä [jiövov Siaqjopdtv om. ('(/.; 
qu;io verha ex Latinonmi responsione rnutuiaus ipse addidi, iic senlentia omnino manca relinque- 
relur. — ' l'i. x*Ta : (ieti cd. — 15. aiäiio S : aiS^ HL. — l(i. Ttovr.oict II : •7tovr,p{a! f?L. 



\:"\ 



III. — RESPONSIO GRAECORUM AD POSITIONEINI LATINORUM. 



Xouöov är, £t 6 ' toÜ irov/ipoü ixivrjtoi; atSiox;- aiiuo 

ou5' au.6Toi6Xr,-cov ' 6e).r|5iv Iqei" -sCei Y«p ä|A£xc(- 
6Xr,T0v auT^Jjv £;£i,^ ei fjisv cito tou"" irovTjpou, aiw- 
vi'w 8ixr) TripeTxaf ei ?£ xäYaOoü, xi; /p£ia xoXi- 



contiariuiii ctiam concliiditur, iiimiium.si is qui 
immutabilis in malo patrando perpetuo manet, 
peipetua poena punitur; qui non sempiteine 
castigatur, is neque immutabilem voluntatem 
habehit. Nam qui immutabilem eandem habue- 
lit, si in malo quidem. aeternae poenae sei- 



(TEoii; to Y£ iiT£(pävo)v '' Kpo(j/|X£i ; 'AXXa [jir.v xofic vatur; sin in bono. quid opus est supplicio ei, 



TOUTO) xaÖaipouEvoui; Tt~i Tiupi OiXriUiv «uETaQ.TiTOv 
£/£iv cj>aT£ xoi üu.£i;" oux apot Ttupt toütou; ava^x'^ 
xa9ai'p£(i0ai. 

10 S"'. 'Eti, £1 tÖ teXeiov iitaöXov xoii; xotOopoT? xv) 
xapoi'a xai xy, '^'u/^rj xb ioeiv xÖv ©eo'v, xouxou o; 
oü/ ijxoiwi;" Txa'vxs; £;:ituy/''V'"-''-"''''i o^°' ^P* '^^^ 
auxri? xaOapusw? Eiiiv airavtEi;" ouo' ap« /,p£''a xoC 
xaOapxr,piou itupo?, Et7t£p £v xtaiv IXXiTty); ■?) 

15 xaöapm;' t) y"P ** "^ y](7av aTravTE? l-TTia/,!; x£xa- 
6ap|XE'voi Stot xoü aüxotJ Trupö? xai Ttpoi; 9£07vxiav 
6{X0ib); e/ovxe;. Touxo Ss xai lni xoij xyj? vouoOeiti«? 
opou? 301x60X1x0); XE xai xuirixiö; iyive-zo' xo'xe y«P 
oi TtävxE; XY^c aürr;; ä^i(ofl£vx£i;' '.paivovxat oxaSEw; 

20 XE xai Ta;£(oi;, äXX' 6 iXEv xr,c"', 6 oi xr;c, 7:po« 
[jiETpov (oi(A«i) xri; {ai/xoü xaOäpaso); sxaTTo; xax« 
xbv OeoXoyov FpriYopiov. 

£'■'. 'Exi, 6 £v (XYtoK ' ' pLEY«? rprjYo'pio; OeoXoyoi; 
xbv nspi roiJ Udoya loyo-^ OstopriXUio? xa'i äva- 

25 Y'"Y"''^""'" T^onxjp^Evo?, eXOwv El? xb [XE'po;, ev w 
<fr,(jiv i< Oux £;oiaoiji.Ev 0' oüoiv ouok eU xb upwi 
" xaxaX£i''|o|ji.Ev «, äTro'^aivsxai prirw; outü) xat xa- 
Öapw;, oxi U.V) üitEp xvjv i/Jxr« xauxYjv eciti xi? 
xoiöapai;, ri'y.TU pisv xbv Exäsxou iiopdvx« ßiov 

30 aTTOxaXüJv xa'i pi.T|S=ai'av xaOapaiv uet' aOxbv'-' 
Elvai TcapayftopSiv. 

^'■■. "Exi ' ', 6 auxb; ev xoj slg rrjv nXriyt'iv t//c 
/aXuCfji ao'y(>) oiaYopEuiov ouxoi;- « 'Ew'-' Xeyeiv 
" xa-E'x£i(JE SixaitüXYipia, ot; ■?! EvxaöOa tfEioo) Trapa- 
35 n oiStosiv, w; pE'Xxiov Eivai vijv Traio£u9r)vai xai 
« xaOapO^vai yj xrj exeiOev fiacjoivio TTapa7tE|ji:f99ivai, 
'< Y|Vixa xoXadeoji; xaipo'?, oü xaOoipuEw; », Trotp- 



cui coronae debentur? Atqui eos, tpii hoc ii;ne 
purgantur. voluntatem immutabilem habere 
dicitis etiam vos. Non igitur necesse est eos 
igne purgari. 

IV. Insuper. si perfectum praemium eorum, 
qui sunt puri corde et animo. est videre 
Deum, hoc veio non aequaliter onines conse- 
quuntur; neque igitur par est omnium puiga- 
tio; nihil ergo opus erit purgatorii ignis, si in 
nonnuUis imperfecta purgatio fuerit : omnes 
enim forent aequaliter purgati per eumdem 
ignem, et ex aequo apti ad videndum Deum. 
Id etiam in monte, in quo lex lata fuit, signi- 
ticative ac figurate factum luil. Tunc enini 
non omnes eiusdem fuisse Status atque ordinis 
constat, sed hie quidem huius, alter vero alte- 
rius, pro ratione ac modo suae quisque pur- 
gationis, iuxta Gregorium Theologum". 

V. Praeterea, magnus ille sanctus Gregorius 
Theologus, de Paschate contemplative atque 
anagogice sernionem faciens, cum ad eam 
partem venit in qua dicit'' : « Non efferemus 
« auteni cjuidquam neque in postridianum 
« relinquemus », ita demum expresse aperte- 
que statuit, ultra praesentem noctein purga- 
tionem aliquam non esse ; «öc/c/;/ quidem prae- 
sentem uniuscuiusque vitam appellans, nee 
ullam purgationem post eam admittens. 

VI. Insuper idem, dum in scrmone lA' P/at/a 
grandiiüs ita disserit' : « Omitto dicere quae 
« illic sunt tormenta, quibus huiusce vitae 
«, indulgentia eos tradit, ut satius sit nunc 
« castigari et purgari, quam ad cruciatum 
« illum. transmitti, quando punitionis tempus 



1 £■ 6 : EiTi S : El Y, L. — 2. äioiw; 6£>.y,(J1? L^^. — :i. (Jlt, : är, II. — 4. äfi£xa6XY,xr,v 11 : ä|ji;taS>.:öxY,v SL. 

— 5..£i Y«p iitb xrjü ed., iis omissis quae uncinis inclusi, ne locus prorsus iiitondi nequiret. — G. <TTi?avwv 
II : (jTEjavoOv SL. —7. öjioiot ed. — 8. xiflapui? ^- xai y«? SL. Vide supra, p. 57, I. 19 sq. — 9. ä?iti)0:vT:; 
Olli. ed. — 10. 6 (J.EV Tot; II. — II. 6 ev xoi? äYi'ji; SL. Haec g e Marco llom desiimpla est; cf, siqira, 
p. 57, I. 3.3 sq. — 12. av»>oyixü); ed. — 13. nsx' aCioO ed. — 14. llom haec g li>la Marci o<l. ct. p. .'iH, 1. 3. 

— 15. £(5 : EVü) L. 

a) Gregor. Naz. apud Mignc. P. C, I. 3U, c. (;3T. — b) Gre_i;'. Naz.. lo-. eil., c. (;45. — c) Gregor. 
Naz., /'. (.'., 1. 35, c. 944. 



1 



78 



DOCHMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[78] 



« eiit, non purj;ationi.s «, manifeste ciocet nul- 
lam esse purgationem post migrationem ex 
hac vita, sed tantuin poenam aeternam. 

VII. Item, Dominus noster in evangelio 
secundum Lucam, de divite et Lazaro signi- 
ücaiis quae sois utrique obtigeiit, Lazaium 
quidem dicit, statim atque mortuus esset, dela- 
tum luisse ab angelis in sinum Abiahae, 
divitem vcro, simul atque mortuus esset, 
sepultum fuisse, et animam ipsius inventam 
esse in infeino, existentem in tormentis. Atque 
ita cum per sinum quidem Abrahae supre- 
mum illum sfatum in beata requie pioi um 
significasset, per infeinum vero et tormenta, 
extiemam impioborum damnationem et po^e- 
nam aeternam indicasset, nulluni inter haec 
medium locum reliquit, qui temporariam poe- 
nam contineat. sed ingentem quemdam et 
impervium hiatum, separantem unum ab attero, 
et summam, nullo interiecto medio, contrarie- 
tatem statuens. 

Vlll. Praetcrea, consentaneum non est, ani- 
mam, ubi migraverit e corpore et iam prorsus 
incorporea materiaeque expers evaserit, a cor- 
porali igne puniri, cum corpus ipsius. quod ignis 
erat apprehensurus. iam interierit; post resur- 
rectionem vero, cum receperit corpus incor- 
ruptibile, et creatura omnis immutata fuerit, 
igne diviso, ut docemur, verisimile est, poenam, 
([uae ab igne proficiscitur, congruentem ipsi 
fore; neque ipsi solum, sed etiam daemonibus, 
quippe qui caliginosi existunt materiaque ali- 
qua praediti et crassitie et corporibus aereis 
vcl igneis iuxta Magnum Basilium. Priusquam 
autcni proprium suum corpus recipiat anima, 
forma tantuni cum sit nuUi materiae niixta, 
etinmsi per seipsam subsistit. quo |)acto cor- 
porali igne puniri possit? 

IX. Item, sancti patres nostri, qui parem 



iST'/jT! tpavspw?, i).7fiEixiiX'/ Eivai KotOapiiv |j.£Ta xr,y 
£v6c'vO£ ir.oiA\oi-^r;j, öaX' vj y/jvov Tr,v aiwviov 
xöXaaiv. 

^"". 'Eti', 6 Kupio; iv TW xotT« Aounötv eijciy- 
YeXi'w- TTEpi Tou TrXoutiiou x«i Aai^äpou StSanitojv xbv 5 
Exarepov- iioLOil'iu.evov xXyjpov, xbv |xsv Av.i^apov 
tfTiTiv i'u.a TW aTroOavsiv ärtcve/_6rivai Oico twv 
aYYEAwv £i; tov xÖXttov toü 'ASpaäu., xbv Ss TrXouoiov 
ö^ioü TE Ta'^7;voti '' äiToOavo'vTa xai tvjv '^^yr^v aitou 
EupEÖr;vai ev tw aS-p uTtip/ouaav Iv ßaaavoi;' xa'i ]n 
oüxo) ci» [ii'J xoti xöXTtow' xou 'ASpaau. xr,v axpo- 
xixr,v xaxoccxaiiv iv x>| eüSJti'uovi lr,\ii xwv 0£w 
•iiXwv^ e'jjis/iivai;, Sia 8e' Toij aoou xa'i xwv flauavwv 
xr.v £(7/är^v xaxaxpiotv xai aiwvr'av Ji'xrjV xwv 
ajjiapxwXwv Trapaof/iaa?, oüx Ixi '* • jiExa^ü xoüxoiv 15 
ETEpov tÖttov xaxs'XiitE Tcpödxaipöv xiva ßauavov 
?/ovxa, ÖXX' V[ /aaiA« jasy« xat äoiäCaxov oisVpYOV 
ExotxEpou? i\ (xXX/]Xt.)V xai xr,v axpav xai auEcov 
EvavxtüJOiv Trapiaxwv. 

-^"'."lüi", T/,v '{(u/riv ÄiraXXaYs'icav xoü aw|AaTO<; 20 
xai ädwaaxov Trocvxr, xa'i aijXov 'iE^oij.z-j-fiv oux saxiv 
Eixb; uTib dwaaxixoii Kupb? x'iXa!isuOai, xou awaaio; 
aüx^?, ou '" xb TTup EjjieXXe itepiSpaxxEdOai, oias'ia- 
ps'vTOi;. Msxäi [jiEV " Y"P '^'i^ avauxaciv Eitava- 
Xa6ou!7»i xb (iw|Aa a'fOapxov, xai ttj; xxioew; naori? 
iiXXoiü)9Ei(jTii; xai SioiipiÖEvxoi;'- xoü itupo;, (5); 
i;iav6avO|J.£v, sixb; aOxyi xJ;v aTib xouxou xoXasiv 
xaxäXXrjXov £(;£cr6ai, xai oCx auXY, uövov, aXXa 
xa't xoi; oaifxouiv, axE xai aüxoi;'^ i^O'^EpoT; oOai xai 
üXr,v ' ■' xiva xai iray^üxrixa 7:Ept6E6Xri[x.=voic; ' ' xa'i 3u 
aiöuaxa a-'pia vj irupiaxaxi xbv [As'Yav BauiX'iov"" 
irpiv OS xb oixEtov awixa äTroXa^Eiv, eioo; ouca [xovov 
T?,; üXr,!; attixxov. ei xa't xaO' Eauxr,v ü-^eut/iXE, ttw? 
av uTTO awLnaxixou ' ' rupb; xoXä^scöai oüvaixo"*; 
^■•■. 'lixi'", Ol xbv laaYY^^-ov Em y^is TToXix£uaä- 3.") 



s 



25 



1. Conf. suprii, p. 58, 1. 12 sq.. iibi haoc eadem habontur. AJ Lucam xvi, 2u sq. alludit. — 2. h tiayyO.iu? 
II. _ :{. ixaxEp'jj ed. — 'f. tatp/j/ai om. ed. — 5. öii |i£v xö).7iov erf. -;- fi. xwv esofiXtüv SL. — 7. öta 
-£ II. _ 8. oÜÄEXi crf. — 9. llaoc i iam llabelur supra, p. :^», 1. 2'.i sq. — 10. ^u : oC H. — 11. (i£v 
Olli. SL. — 12. JiaipeOivx«,;. IliLbobal Salniasius irrogalu, contra sensum. Nam innuere \-ult auctor, 
nalurain ignis, quainvis insecabilis ac individua videatur esse, iussu tarnen üoraini divisuiii in, et 
l'.iceiii quidoiii in fruitioiicm iuslis, adustioiiis vero acerbitatem puniendis destinandam esse. Ad rein 
S. liasilius, liomil. VI in Itexuemeron, I>. (i., t. 29, c. 121 : "Oöev zxi iv xai; xwv fiegiwtiEvwv r,jitv ävxa- 
iiooö«(ji >.6yo; xi; iQiiä; ii ditoppiöxw naiÖEuei, SiatpsOriCEiiOoi xoü 7i-^p6; Tr,v jüaiv, xai xö (lev 9Ü); st; aJt(ä- 
/.a-jsiv ToT; Sixaioi;, xb öe xr,; /.»'JsEio; öö'jvrjpQv xoi; xo>.a!;ii[Ji£voi; dnoxa/.Oin'S'JÖa'- — 13. avxot? : xoT; ed. 
l'i. y.»i oJx ü/.riv crf. — 15. i:epiSE6/.ri[i£WJ« IL — IC. BasiXeiov : ^<in\\ia L : ßadi),. IL — 17- üto toj sup.. 
(■(/. — IS. 5'JvaTai ed. — 19. Kiusiiiudi aif^iiiiieulmii eliaiii ponitur apud Marcuin, supra, p. 59, 1. 25 sq. 






111. - RESPONSIO GRAECORUM AD POSITIONEM LATIXORUM. 79 



/.ixi; 3i ÖTiTaaiiüv y.il Evu7rvi'o)v xa\ eTspwv 6au[ia- 

TO)V T« 7C£pi tv;; atowiou xo/.aaEo); xai Twv £v aut^ 

adsSiöv xa'i auapToüiöv ouTOt t6- ijnjoüaEvOi xai xouq 

.•| a/.Xou; ijtuo;ivT=;, xai w; irapövT« xai öi?^ -/lor, 

YEVOUEVa ÖEWIIEVOC TE xol TTpOOElXvÜvTE; '' Tcö y.OfM, 

xaÖocTisp xal f, <^ti>ü> xaToe Aouxäv -C^EuaYTE- 
ÄiOLi"> TToipaSo).»! <^tr,v toü ttXouiiou xai toü 
A«^c<pou xaTÄdTotaiv^ oKx^toYpassT, nspi xa8ap- 
10 Tixou TrpoTxaipo'j Tzupöi; oii5iV ou5o(xvi'' c.iEaa»r,!iav. 
i'". 'Eti', tÖ t^? dTroxaTaffiaseo)!; oöyaa xai 
Toü te'Xou; t^; aiwviou xoXäuEw;, Ttapa 'iipiY£voui; 
(o; Eipr,-:»!, Tr.v äp/r,v £rAr|',ibc; xai tivmv twv T7,i; 
£xxXr,aia<; ETrixpotTrisav'*, (ov Ii-a xai Ai^uao? xai 
15 Euaypto?, axe Tr,v toü ©eoü (piXavOpioitiav -KpoSaX/o- 
|j.Evov xa"i EUTtapaosxTOv Iv toT; ^aOuijioi; yivoasvciv ■ , 
wi; 6 Osocpöpoi; 'li^oiwriC 6 x^q oupaviou xXiuaxo; '" 
äp/ixs'xxiov cf/jotv, ö'ixü); diTExripu/Syi xai dvEOsaa- 
xi'cOr, " -ixapä xrjc; aYia; •TTEu.'rtxr,; oixoujJLEvix?;? ' " 
20 duvöoou w; ExÄUdiv xaT; lu/aT; laTuoioüv xa\ xou? 
^a9uu.ou< ETI p!x6uy.oxE'poui; a.Tze f-{iL^iii.s.vov, exoe/o- 
U5V0U1; ixoxE xr,v xwv ^asdvtijv Xuxptixriv xai Tr,v 
E7cy|YYEX|/E'vT,v dTxoxaxaaxaciv. Aia xa aüxa xoi'vuv '■' 
xai xb TrpoxEi'aEvcv SÖYfJia xoü xaOaprc,piou -ixupb; 
25 ditoSArjXt'ov av sir, xy;i; Exx),r|Sia<;, w; paOuaia; 
EuTTOiovIv xoi? (jixouSaiOK; xai tteTÖov ' ' auxou; ur, 
Ttaui Tpöixoi? dYiovi'^Ec6ai xaxa xbv ixapovx« ßiov 
lauxouq ExxaOai'psiv, oj; Trpocooxioas'vr,; ' ■' ixs'pa? 
xaOapaEtoc. 
/ 

1. ÖTioi ; 3(701 oi cd. — 2. a^Toi ye eil. — 3. w; : 

— C. oOoÄiJiwc e(/. — 7. Ilaec ij Imbelui- supra, p. ( 

— 9. YEvo|A£vov ^^L. — 10. 6 toC oOpavy!; SL : ö x^; oJ! 
P. G..' l. 88, C. 780. — 11. ötvaO£!xatici-6ri IL -- 12. -/.ai 
snmöTOo'; ed. — 15. TipO'Tooxouiisvf,; ed. 



cum angelis in terra vitam duxerunt, multifa- 
riam et frequenter per visiones et insomnia et 
alia niiracula de supplicio aeterno, quo impii 
et peccatores cruciantur, cum ipsi instituti, 
tum alios instituentes, ac veluti praesentia et 
iam facta intuentes atque exponentes, quemad- 
modum et parabola illa evangelii secundum 
Lucam, qua divitis ac Lazari conditio descri- 
bitur, de purgatorio temporario igne nihil 
uspiam declararunt. 

X. Praeterea, dogma illud de instauratione 
omnium et fine aeterni supplicii, quod ab Ori- 
gene, ut dictum est. originem sumpsit, et a 
nonnuUis ecclesiasticis viris, inter quos est 
etiam Didymus et Evagrius, quod Dei erga 
homines benignitatem praetendat, et magno 
cum applausu ab ignavis exceptum sit, quem- 
admodum deiferus ille loannes caelestis scalae 
auctor ait, explosum nihilominus damnatum- 
que fuit a sancta quinta et universali synodo. 
tanquam supinitatem animis inferens et negli- 
gentes negligentiores efticiens, ut qui exspccta- 
rent aliquando a tormentis liberationem et pro- 
missam instaurationem. Quas ob causas nunc 
etiam propositum dogma de purgatorio igne 
exterminandum est ab Ecclesia, ut negligen- 
tiam sedulorum animis inducens. ac persua- 
dens ipsis ne omnibus viribus adnitantur, ut 
in hac vita se ipsos expurgent, cum alia (post 
lianc vitam) purgatio exspectetur. 

o; H. — 'i. Semiievo! : ÜsfiEvoi ed. — 3. osixvv/te; ed. 
0, I. I) -^q. — 8. EnixsaxoOdav II : äitixpaxoüvxwv .SL. 
iivoO II; li'. loaii. t:iim. Scnla Paradisi, gr. IV = 
oixo\i|j.. (■(/. — 13. xoivyv : vCv (■(/. — 14. xal Ttsiöov : 



IV' 



A.nbios. LATIXORUM IIESPOXSIO AD LI BELLUM A GIUEGIS EXIIIBITUM 
.'i;'v.. CIRCA PURGATORIUM IGNEM. 



n 



RESPONSIO IN CONTRARIUM A SCHIS- 
MATICIS LATINIS AD (iRÄECOS DATA 
CIRCA PÜRGATURILM IGNEM. 



/VnOAOriA ANTIPPHTIKII TON :5;XISMATI- 
KÜN ' AATINßN IlPOi TOVI IPAIKüVi: 

ni'.pi Tüv ni'PivATOPiov nvpo^. 



1. Maximas agimus giatias omnipotenti Deo, 
quod fiuctuni aliqueni cepeiimus e cuia dili- 
gentiaque coiiiimmiter aclliibita : nam ex vestra 
responsione adeo crevit spes nostra. ut iion 
soliim de quibus modo disputamus, verum etiam 
de reliquis, adjuvante Christo, quin simus con- 
sensuri, niinime dubitemus. Ecce enim vos, uti 
ex vestris responsis videre est, summa fide 
profitemini, et vivorum suffragia et Ecclesiae 
preces iis prodesse, qui nee tam mundi deces- 
serint, ut in caelum mox recipi mereantur, nee 
tam prave vixerint, ut in aeternum ignem 
coniiciaiitur, sed iis tantum in medio positis, 
qui maculis peccatorum quibusdam irretiti, ex 
vivorum suffragiis opem sibi praestolantur. 
Pono de medio eiusmodi hominuni statu invi- 
cem dissentimus. Etenim vos opinionem no- 
stram evertere, vestram vero obllrmare quam 
maximo enitemiiii studio, idque plus aequo a 
Vobis forsitan nioliri quispiam dixerit, praeser- 
tin^ eum in ipso exoidio pronuntiaveritis, vos 
noii vintendi, sed verilatis tantum, adhibita 
diligenli intpiisitione, indagandac atque amplec- 
tendae causa convenisse, assercntes band ulH 
jiraesumptioni consuetidinive, ex qua rationi 
praeiudicium oriatur, fas esse adsentiri, sed 
nudas res esse expendendas alque ad sacrae 



diüt xapito'v Ttva SpE'j;ötu.£voi t^? t£ oiiAOTrovia? 5 
xai T^? noivv) Eiaeve/^ÖEidr); - (tttouo^i;* xai yip ix 1 
■:%<; oaSiv äTcoXoyt«; tOdOUTOv rjO^vjö'l 'h ''liJiETc'pa j 
* eAtti';, (o; O'j jjLOvov uEpi lov vuv oiaXsYoV-EÖ«, aXX4 
y.a'i TTspi T(öv XoiTTwv, ßoriöouvTo; xou Xpiatoü, 
(juij.6i6a(iöy5ii£a8at '/([Aä; ava[jL(pi6öXwi; £/_ti)[ji£v. lO ' 
'loou Y«p "iJ^Eiv w? e5 ())v äTtcXoYriOaüÖE ?uvo:äv 
EUTiv, oXv) Trj TTiaxEi äioiJioXoY£iTE,.Ti; te ^ojvtwv 
ETTixoupiai; xai t«; t»)i; 'ExxXridix? £Ü/_ä? (ö',p£Xr;tiai 
■tou; ouö' oüxw xaöapou? dTroßESiwxöxai;, w; ä;ioij- 
aöai £Ü6u; aip£a6at £i? oupavdv, ou9' oStw? aa£6w{; 15 
^risavxai;, ü; Eij.6«XX£c9ai £i; xö aiioviov ■TTÜp, äXXa 
,uov&U(; xo'j; (ae'coüs, oixive; xr|Xi5i xisi xcov «[/.«p- 
xioiv ocaxpax'CiOcvxE;, xaT; iTxixoupiaic xwv ^mvtov 
TTpoaooxwffi por|0-i(j9at. ÜEpt xkÜtt]? o£ x^ii; u-Eurii; 
xwv av6pojm.)v xaxxaxoiaEt)); aijicpiaSvjXoüfASv itpoi; 20 
aXXr,Xou<- UjjiEi; asv Yap X'/jV ^u.£X£pxv oö;av >;aTa- 
ßaXEiv xa'i xpaxüvEu t»;v ujjiErEpav TtXEiaxT) oay) 
TTEipatrÖE CTTOnor,, xxi xouxo 0£ tcXeov iGiDi; xou 
OEOvxo? oiO(7rpaY;j<.ax£U£(jOai uij-ä? Xe^eiev av xi;, 
xouxci u.7.XiTxa £x TTcooiiAiiov O'jxöJv ErraYYE'^'O'.'J'''- 21. 
vou;, oü ^^apivxou vixav «^T/Oai, olXXot jio'vov xtiü 
xr,v äXr,0£iav Si £pcüvr,i; «xpcSoü? EupEiv x£ xai 
-EpiTTxü-aijÖOd, (pctdxovxa; oCi 7CpOA-i-/|£i xiv. rj cuvc,- 
ÖEia, e'; r.c; xio XoYW yivTiZai xi ixpoxpiix«, 0£iv 1 
iitEcOoci, oiXXa Yu.avi x« 7rpaY,u.c<xa s^Exasai xoi 3C) 



iy.i'7(j.aTtxu)v 



2. EiT£v£xO-r|C:i; A. 



a) fiosponsioni.- luiiiis a l^aliiiis ilalao ad prae- 
ccileulcui Graocorum libelluni lexlus lalimis, (|uu 
a Palribus dcpul.-ili^ priniuiii oxnrala luil. ailliiic 



me tatet. Eailcm tarnen graece reddita adservalar 
in codico Arubi'üsiano graeco 653 (p. 2ü1 sup.), Pol. 
5'i-65. c quo ilerum laliiiitate a ine donata c~l. 



[81] 



IV. - LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLUM GRAECORUM. 



I 10 



20 



25 



30 



'lO 



T^; ayiai; Tpatp^c, xwv ts oioaaxäXwv rapaSaX^Eiv 
Tai; Yvufiai; aura. Mys-zi ' ok aZdii; Ta irepi tou 
xaOapTViplOU Trupöi; ou-c" £ip-/]XEvai ttote oute jxeX- 
Xeiv e'pecv, EvavTt'a S'/iirou ßaäi^ovTE; Toi TtpoTOu 
Xo'yw, wtteg xKi 7tpoXvj-£i TTaar, xat auv/i9cia oü 
7r»po,aapT9;aai /p£wv ä7r£'^-/iv«<76E, ;Ao'vr|; äs t^c 
aX-/i9£ta; £/£aÜai. Xp») TOiyacouv sxtevoj? 0£i(j6ai 
ToüÖEoü, i'va j) äX-/i6£ia aur>, 2 vixr^y) te xai öoiaix- 
gEÜcr-/), Tac 7rpo(77ra9Ei'a; Tta'aot; oXvOj,; aTrocoSvicav- 
T«?- ouTw yap ri ÖxtU r^; äXri6äia; aÜTri; ''iK-'v 
£'XXa[A'|£i r/-,Xc(UY£'(lTEf ov 3 xa'i o.' r,:j.ön o); oi'. 
oixEiwv opp.vwv XaX-/i(T£i ar'uEpov xi duvrei'vovTa 
El? T£ T-^v oc;;«v Toj 0£o:; xai tk x7,-, xa6oXixri; 
ExxXriai«; Tyjv to:p£X£iav. 

2. ToÜTWv w; e'v TTpooiutoi? pr|9£VTwv, £i; t/^v 
T?;c i.UETspa? äTroXoyt'a; ifETasiv ßaoiouuEV tw 
Xoyw. TExpa/y, Trj.vxr, xaüxr|V ' Siei'Xexe. Kai Trpco- 
Tov ,u.£v TsiTrX'/iv Tiva otai'pcTiv '\iuywv xwv ivOaSs 
anoSrijAOüdSv X£0/;xaT£, äm<j xai TCpi xwv 50o 
axpwv i;urj,-pojvJi(jai %iv äitb piE'pou? SoxsTte. 'Etteiot; 
OE x^; ayia; Ivwcew; ya'ptv 3uvv;X6ofX£v, iva oXo- 
(iXEptö; IxEivr, TrpocYEvriXai, Txo-ja; Seiv ei; [xesov 
«Y«Y£iv oid[X£9a xac; Siatpop«; cpavcpS; xai yuijivS;, 
Äirio; /_op-/iyoüVTO; toS Oeou, Ttäaa (io£ij9Et-/i r, 
Ä7.ovoia xdi TCpo'ppiCo; iTrosTraaOEi-/). 'AXX' ctteio^ 
xi TTEp'i Tojv iüo axpov oüx £ija:fir,viiTax£ w; eoei, 
OEoVEOa xai E^aiTotl-AEv, w; xai TxpCxov -^TviaauEv, 
iva cpavEpS; Xe'y'/ixe, Troi'av e'/_ete ■"' o';;av TCEpl 
•|uxwv Tcöv iyi'wv Tiov oCo£,u.ia; ' x'/iXiäo; laurai!; 
duvEtoui'Tjv, S; ällfx^ Eivai Xe'yete tv;; iJioiou ^to^;, 
TOTEpov f;.£Ti x-öv evSevoe ^ [j.ET«va(Txa<itv Ijai'ivr,? 
apTca^ovxai ei; xov oüpavfiv: 'O.aotw; oe xai TTEpl 
xSv agESSv xai Iv xoi; 6ava(;i[A0i; apiapx'/iixauiv 
ÄTtoeioüvxojv XI Sofa^EXE'; TröxEpov eüOew; auxKv 
ai ■\ni-/a\ tlq xbv aSr|V xaxaSai'voudiv kiojviw; xiaw- 
pTlöyidoiXEvai, -^ xai xwv ayiwv xai xmv ^■}i xoioü- 
xt..v a! ^u/_ai xV Ei/axT^v -^.ac'pav x7; xplasw; 
xai x-^jv Txavxwv «vaaxaciv avaYxai'w«; h.SiyovTon ; 
riEpt |i£v ouv xy-; ixEgr); Ta;Ew; ttoi.o o^] xpoTTw 
aöxSv at .j-u/ai aTxoXuovxai (TiEpi oS xai oiasEpd- 
fA£9a), ETTEiS^ aa^fi; guSev Efpvi'xaxs, äcoVEÖa ^av- 
eavEiv aa^üK, ti TOpl » xSv xoioüxwv .}u/_wv cppo- 
vEixEjS; ou T^ atwviüj xoXaaEi u7ro6aAA£g9ai Xe'yexe; 
itdxEpov xifiwpt'av xivi Trad/ouui xew; xai Troi'av 



81 

Scriptui-ae doctorumve effata confeiendas. Item 
dicitis, vos purgatorii ignis doctrinam neque 
unquain professos esse neque professuios, 
plane contradicentes priori assertioni, qua 
asseverastis, cuilibet praesumptioni ac consue- 
tudini mininie adsectandum. sed uni veritati 
obsequendum. Oportet igitur obnixe Deuni 
rogare, ut ipsa veritas vincat ac triumphet. 
piavis animi affectionibus quibuslibet penitus 
propulsis; hoc siquidem pacto ipsius veritatis 
radiusnobisclariusaffulget.acpernostanquam 
per idonea instrumenta eiusmodi loquetur 
hodie quae conducant ad Dei gloriam atque 
catholicae Ecclesiae utilitatem. 

2. His exordiilocodictis, ad vestram respon- 
sionem discutiendam oratione progrediamur. 
Eam in quatuor quidem partes dividistis. Et 
prinuim quidem, animabus hinc migrantibus in 
tres ordines distributis, de duobus- extremis 
idem ac nos sentire partim videmini. Verum- 
tamen quoniam sanctae unionis gratia conve- 
nimus, quo illa plenissime perficiatur, quas- 
cumque difTerentiaspalam nudeque in medium 
adducendas arbitramur, ita ut, favente üeo, 
omnis deleatur discordia ac funditus eruatur. 
Quare, cum ea quae ad duo extrema pertinent, 
qua oportuit perspicuitate nequaquam expo- 
sueritis, vos rogamus ac precamur, ut clare, 
quemadmodum antea postulavimus, significetis, 
quid sentiatis de sanctorum animabus nullius 
maculae sibi consciis, quas aeterna vita dignas 
censetis: an post hinc niigrationem confestim 
in caelum rapiantur? Item de improbis, qui 
cum mortalibus peccatis obierint, quid putatis? 
Utruni protinus eorum animae in tartarum 
descendunt perpetuo puniendae. an vero cum 
sanctorum tum aliorum animae extremum 
iudiciidiemomniumque resurrectionem neces- 
sario exspectant? Quod spectat ad medii ordinis 
homines.de modo, quo eorum animae liberen- 
tur (equidem de hoc inter nos dissidemus), 
cum nihil plane perspicui dixeritis, clarediscere 
cupimus, quid de eiusmodi animabus sentiatis, 
quas aeterno supplicio minime addici dicitis; 



qmbus^ n.one,„ur ha. voces esse per.nutanüas. - 5. .,.xai A. _ .. Meöe A. - ;. .o^^Exa, A. - 8 "S 

PATR. GR. — X. XV. Fl 

ü 



82 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLOEIENCE. 



[82] 



num poenam quamdam primum patiantur. 
eamque cuius tandem generis? sitne sola divi- 
nae ^^sionis dilatio, an poena quaedam sensi- 
bilis? Ouomodo vero eandem perferant? An 
per cruciatum. eumque cuius modi? Num car- 
ceris aut caliginis aut ignorantiae? Ouod si 
per ignorantiam. qualis ea sit vel quarum 
rerumV Numquid vero posteaquam purgatae 
vel solutae fuerint animae. illico in caelum 
convolent, sicut de primis dictum est? Altera 
vestrae responsionis parte, supra dictas ani- 
mas. quae mediae vocantur. purgatorii ignis 
poenam nequaquam subire pronuntiatis, ne- 
gando id a quopiam sanc-torum doctorum tra- 
ditum fuisse. Tertia autem parte, ad dicta 
sanctorum. quos huius veritatis testes lide 
dignos adduximus, respondetis. Postrema tan- 
dem. exhibentur argumenta rationesqucquibus 
vestram opinionem probare tentatis. Ad haec 
igituromnia, adjuvante ipso lesu Christo, prima 
nimirum summaque omnium veritate. pro qua 
disceptamus, ex ordine respondebimus. 

3. Ad primam partem quod attinet, vestram 
explicationem ratam habentes, ad alteram 
progrediamur, in qua ideo vos purgatorii ignis 
supplicium negare dicitis, quod timeatis, ne 
apud christianos, si purgatorius ille ignis cre- 
datur. Origenis opinio de omnium instaura- 
tione invalescat, indeque morum pemicies vi- 
taeque socordia exoriatur, existimantibus 
ildelibus illum ignem, qui paratus est diabolo 
et angelis eius ac reprobis hominibus, finem 
aliquando habiturum. Ac primum quidem mi- 
rabile nobis videtur, vos vani metus causa, 
timentes scilicet ubi nullus profecto timor erat'', 
ita opinari, ut hancce traditionem inficias eatis, 
sanctorum obsistendo sententiis tam rectis 
tamque necessariis necnon antiquissimo catho- 
llcae Ecciesiae instituto. At vero vos, viros ni- 
mirum sapientes et fortes et doctos, pavere 
ää'. minimeoportuit,sedvobiscumreputare.sanctos 
Patres eiusmodi doctrinam circa purgatorium 
ignem, quam ex divina Scriptura hauserant, 
tam aperte tradituros non fuisse, si quid pemi- 
ciosi ex ea oriri posse existimassent, ut qui 
diligerent decorem domus Domini'^ atque Eccle- 



OT, TaüTj;v: 'Apa advr,v avaGo/,r,v t?,; 6e!i; OEwpiac 
■/; TTOivijv Tiva alü&riTr;/; Koti tcw; Tcasyouiiv; Et 
O'.i Sacavou, xai ttoiou ot; toJtou: 'Apa Etpx-?,? 
r, •p'dsoü r, apoia;: Ei os oi' ÖYvoia«, -Gtac ar, 
Taürr,?, r, — otwv TipaYfiaTojv ; DÖTspov o= as-fa 
TÖ X£xa9ap9ai tj d-oAeXucöat ti? iu/i; EÜSiu; 
atio'/rat st; töv ojpavov, w? xat ~£pt Ttov 
-pcirwv eipy-Tai; AiÜTEiOv ak -r^; uuETspa; arro- 
/.ovia; [Jtipo? "ä? -jjosipr,uiva<; 'iu/ii; Ta; xa- 
M-jutjn^ u.ica; Tiawptav xoZ xa6ap<7iou icupo; 
.00 -ziir/'.vi a-05atv£(j6= ' , 't,i-(6f:iiyt -jfAcöv xo^ito 
ar.ssva Twv aftwv oiiasxoD.wv £tpr,xävai. Tö Oi 
xpiTOv uipo« a-o}.OYE t« " ~p<K ■f« PI''' "'»■' 
aviojv, rjj- TauTrjii tt,? aXr.Osia? a;'.07rnrT0'j; Trpo- 
o£o>.r'xauL£v uap-^upa?. TsÄsuTalov oi -irspu/Ei 
Di-j70u; T£ xat /ifou«, oi? tt,v upic-s'pav oölav 
STT.piiai £;Ti/_eip£~-£. lipo« oOv Taos -ävta, ßo-/;- 
6oü»TO? auToü TO^ 'Ir,70Ü Xpicroy, t»;; itpwr/;? 
xai oxpa; iravrwv ä}.T,6£(a;, ic£pt r,; 6 ayiav, Iv 
■zi\ti airoxpivoutjLiSa. 

3. riipi uiv ouv -ou -repöiTOU jiipou; Tr,v &[A£- 
Ts'pav aasrivEiov^ IxoE/ötxsvoi, -pö; -Ca oeuTEpov 
twuLc-/, Iv S oti TotiTO * Tr,v Tiuu»ptav Toü xaOap- 
ciou TCüoö; apvcTcSat X£"C£T£, oti soSeTuQc, av 
TTiCTiuSEir, — ;ÖTxai;ov £X£tvo to Tnip, tva ur, xpa- 
TTjCT T:aoa ypictiavo^; '^ö tteoi ä^oxaTairrasEi«)? 
'QoivEvou? öö^uia, (ixoXoi)6r;cr, ts ex toutov /.w5r, 
TÖjv V;65jv xa; paöuata TOÖ ßiou, mTTE'jovTwv twv 
■TriiTwv IxeTvo to -üp TÖ v;TOi^aac[i£vov .Ttj» oia£d).ti) 
xai Toi? i-fYSÄOK auTO^ xai' Toi? xaTaxpiTOt; 
T£7o? [iiAjlEtv Xr/iiCÖai. DpiÖTOv aiv 6aoaä^ou.£v 
iEt/.ta; £v£xa OjX £u).d-cou utiä; oStoj oo^o^eiv 



10 



l3 



30 



sooo'jui-iou; '' or^-o-j, onov ffößoc ovx rjv, w? 
E;apvou? fvaahii Taurr.s't tt]; rapaoo'cEO); xat 
5TT,vat :ro05 Ta? tSJv aYit>)v ä-OiacEi; outüj [aev 
xa).ä;, O-JTW OS xai ava-fxaia;, -po; T£ <^Tr,v]> 
-a/.a'.OTärr.v cur/i^Eiav tt;; xa6o).ixr,; 'ExxXriSia;. 
'A)l oux EOEi SpoiisQat coso'j; ovra; xai Y'"'i'aiou! 
xai Äo^tovi?, aÄÄä -otiTO iv9jtt£irtat, * oti oi 
avioi IlaTEpEq oüx äv ttjv lOiaörriV oojav KEpi TOÜ 
xa6apTr,pioü ■Kup(K, »i* ex tt,; ÖEia? l'paipTi; ripü- 
cav-o, oGto) savEpÖK £;EO<i)xav, ei Tt ^3Xao£pov s; 
aÜT^c äxoAou6^(;at otöv -£ Eivai Ivduiiav, aj'a- 
TitüiTsr r>ji' avnoinEiuv tov oixov Kvoiov 



1. i:;Ma-:v£ofrai A. — :;. i-ü'.ftlzzi \. — 3. oair.viai. A. — 4. toCto-j A. — .1. xai supra versum A. 
;o€ouvU<ot; A. 



a^ l'~al. Sin, 5. — b} Psal. xxv, ». 



m 



IV 



ATIXnnUM IIF.SPONSIO AD f.FP.KLLUM C.RAECüRUM. 



83 



y.ai t7.l<; Mjiikd:tu; twv 'E/tzA/iaiüiv oei xai iz siaruin ulilitatibus semper et omni ex parte 

TtavTÖc (AEpouc; irpovooüvTE?. Outot (a£v yap tö irpos- providerent. Siquidem temporarium isnem ita 

xaipov Ttijp ouTw itapEowxav, w; [x-/, £x6aXX£iv -cb jUi docuerunt, ut aeternum minime respuerent, 

otioiviov, äXX« iiETot TrXEi'ur/-,; Tä;eo)c xai oi/.ovo|Aia(; sed optimo ordine ac temperamento purga- 

To xaSctp^iov TTÜp (iaixp»i; Tiui x/,XT(ri xai aaap- torium ignem Jevibus quibusdam maculis 



10 



Tiai? '■/lavs'.aau.Evo'., to atiwviov toi; a^soösi /.ai 
EvaYc'it za't ixiTa twv 6«vv.<ti;jiwv äTToSiouciv etiwci- 

SavTO. ToüTO Ol OUOeiAlÄV XlöSviV TTOO'jTpi'l/Xl Tv; 

'ExxXvicia, evösv 07;Xov, oti ij 'PoifjtotVxr, 'Ex- 
xXyiTia, r, icavxoTE Spa^«f»£vY| ttJcSe ttji; 5o;r,;, xö 



peccatisque reservantes, aeternum improbis 
scelestisque cum mortalibus decedentibus desti- 
narent. Id autem nullam maculam Ecciesiae 
inurere, ex eo liquet. quod Romana Ecclesia, 
quae eiusmodi doctrinam indesinenter tenuit. 



£vaY5; loZ ' üpi-(iw\j<; tteii aTroxaTaciaffew; Sövaa Origenis impiam de instauratione opinionem 



15 



£S5cX\j;a-ro otEi, aYVOcTxai oe Ixeivo TtoXXott; xoiv 
AuTixwv £xxXr,ciaii;. Üu YivEuOai Sa ^aÖuaoxEpou; 
xou; xö xaöapaiov Ttüp co;ai^ovx5ii;, öXXa cttou- 
oaioxspou; u.ä/.Xov, f,XiOü auxou TT,Xaii-cE'i7X£pov -^at- 
vexar xai -(ap oi Trspi Tr,v xäOa:7iv IttiueXectepov 
EvacyoXoüvTE; TcoXXSi aaXXov svOEiu.axO'jVTai, 
(xxouovxe; x«i itioxeuovxe; EifjsSwi;, oxi tcesi'esti 



semper respuerit, quae penitus quidem ignora- 
turapud multas Occidentis Ecclesias. Eos vero, 
qui purgatorium ignem esse opinantur, non 
socordiores, sed potius diligentiores reddi, sole 
ipso clarius apparet : nam qui purgationi stu- 
diosius vacant, dum audiunt pieque credunt, 
dari post mortem purgatorium ignem, qui etsi 



20 



25 



lAExa Tov eävaxov xaeapiiov -rcup, oixEp si xai aeternus non sit, acerbissimus tamen est, supe- 

aiwviov oux E'^Ti, äpiauxaxöv ys. [Av-v euxi xai ratque omnes temporales poenas, quas unquam 

itaca;, wv E'7r£ipa6/;u.Ev -(oTtoxE, xij/.(opiai; irpo?;- passi sumus, ut magnus ait Augustinus", multo 

xai'pou; üTTEpaipEi, w; (ar,civ o [AEya; AüyoudxTvoir, magis pertimescunt, quam si reputarent, fore ut 

r, Ev8uixoü[;.£voi ' ev oiwSviitoxE ayvwxi xomo jpsi in ignoto quodam loco inulti serventur : 

(üxi[xo)prjxou<; lauxoü; jjle'XXeiv cfuXäxxEoÖaf xai yap nam ex huiusmodi persuasione ignaviores fient. 

Birb xTidOE ty;; oo;T|i; ou.£XE'<jTepoi YEvr^oovxai. Kaxi Hoc autem pacto inferni metus pravos terret, 

TouTOv 8J xbv xpoTcov xoü ä'äou ipöoOi; IxttX/ixxei ignis vero purgatorii recordatio bonos ad acrius 

xouq ixovvipoü;, v) OE xoij xafJapsi'ou Trupb; avv'uY) vigilandum accingit, planeque contra evenit, 

xou; xaXoui; lypr.YopEvai aäXXov irapucxEuö^Ei, xai quam dicitis vos. Quod si tinioris cuiuscumque 



30 



35 



kO 



Touvavxiov aTxav cu[*6aiv£i o)v Xs'yEXE ujxeTi;. Ei oe 
cpoSou Tivb; OT^TCOXE yapiv oiy^iCat OEtv Evomurav 
Ol aytot FlaTEpE;, irnMTirfi-t\ av ovitcou TroXXa xai 
(7wxr,pui')oyi, «ixEp ev Trasaig 'IliXxXriui'aiq ävasavobv 
xripüxTExai, xai oOsEi; Sc xwv ayi'wv ^ jyYpacpo); 
r, aYpäcftoi; Eip/'xEi av xi'ttoxe xaxi xbv 'jöSov Xöyov, 
TcavxtDv TyEobv avxiÄEY'Jvxa; lay/ixoTcov xiva;. Aia 
TaÜTr,v Yiüv XYiV Sd;av xou xaSapciou itUGO; jjiEyäXr, 
wa£>.Eta xai xoT; ?o)(7i TiEpiTOiElxai cyoXa^ouai xe 
[aSXXov xai? xr.; EuffcßEtcti; irpa^Eci. x7, xe lEpa 
TxpoaxojjLio^ xai xaT; £X£-/i[jiO(iuvai; xai E'jyaT; 
iXeouuevoi xbv OeÖv oü jxdvov urrip aswv 
auxCJv, iXXi xai uiTEp xtöv xeSveoJxiov r,; Sr,9£V 
lEpa; 7rpa;£(oc; ou ijidvov o'i Aaxivoi, äXXa xai et 
Tpaixoi oct; äuvaair; Eyovxai. 

4. * 'EiTEi 0£ EvicxafjÖE xauxrivi xt,v objav im 

1. ivQ*jpLoij[j.£vo; A. 



causa tacendum censuissent sancti Patres, 
multa profecto eaque salutaria conticuissent, 
quae in cunctis Ecciesiis publice praedicantur, 
neque ullus sanctorum sive scripto sive voce 
quidquam prae timore docuisset, cum fere 
circa omnia nonnuUi essent qui ipsis contradi- 
cerent. Ouare ex hac purgatorii ignis doctrina 
vivi magnam sibi utilitatem comparant, tum ad 
pietatis opera diligentius incumbendo, tum 
sacro missae sacrificio atque eleemosynis pre- 
cibusque Deum placando, non solum pro 
seipsis, verum etiam pro defunctis. Quam 
quidem sacram consuetudinem non Latini 
tantum, sed Graeci quoque summo studio 
persequuntur. 

4. Quoniam vero obiectione proposita asse- 



a) Augiistin. in libro De Paenilenliii, la]). Ks = P. L., t. 4ü, c. 1128 Habolui- etiam in secunda parle 
Decreli. de Paenitentia. dist. VII, c. (i. 



f. r)G 



84 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[84] 



ruistis, hanc doctrinam liautl ab ullo doctoiuni 
traditam fuisse, eandem probari cuiqiie per- 
spicuuin esse ditimus ex magni Basilii veibis, 
ipii preccs fimdens a Deo pctit, ut defunctorum 
animas in rcfritiemlionis locum tiansfene 
dignetur. Qua voce iiiiuiitur, poena. quae per 
ignein fiat. animas iUas ciuciaii; quae ut in 
contrarium statum, quasi ex ustione in refri- 
gerationem traducantur, sanctus depiecatur. 



oCioevb; twv oiSacrxoIXtuv siX/ifflEvoii )ie'yovt£?, Ix 
T(ov To"J asya^-ou ViaiCküoM ^-rjiJiaTwv aÜT-/iv duv- 
la-uaoOai TravTi irou orjXov sivai (pajAEv, 0? sOyöjxevo; 
«iteT Traoa TOii ©tou, Vva xa? Oavo'vTwv '{/uX.*^ ^'^ 

T!)'7rov«j'ai//i;'S£w$aY«Y^''' ^'^°'^"''"'^- -''ii^«'''^' ' ^ 
aüir, rj Xe'^ic, oti t^ xifxwpia - Trj äia TCupb? xpu- 
■/ovToi at 'iu/ai, a? Et; EvavTiav /.axaSTadiv ay^- 
(i9ai ixETEUEi 5 aYioi;,otov ÖTOxaücEw; ei? äva'|/u;iv. 
'0 6£ Nöccr,? rp-fiyöpio? 5 Ttavu /av ToI; oioa- 



Item Gregorius Nyssenus, vir iUe eximius et axaAotc; [^e'y.otto? tV ^y'^v Maxpfvr.v SiaXEYOix£vr,v lo 
inter doctores praestantissimus. ubi sanctam s'icraYaYwv to xaeipciov uüp tpavEptkaTa ^rapsStoxE, 
Macrinani loqueiitem introducit, purgatorium xal i'r, xai Iv xo, Trspl xo.ar.ÖEvxov ^dyco ettkitw- 
ignem luculentissime tradidit, tum etiam in <i«to -o xaeapaiov irup, w; xai Trp.ÖTov e^öyiuev 
libro de mortuis testatus est purgatorium esse Eipr.xoxs«. "Oxi 5e «ttoaoyoujxevo. ),e'yexe aixöv 

dmodum antea diximus". Quod avOpomov ovxa (j:fäW>Ea9ai3 äuvr,69)vai, Xiav «J-oSic 15 

viaiv E-nctvYi' xai Y«p xai 6 ÜETpo? xai 5 IlaüXo? 

xai Ol XoiTToi aTTÖffxoXoi xai 01 EiaYY^Xisxai os 



ignem, queniac 

autem in respondendo affirmatis, illum utpote 
hominem errare potuisse, id valde odiosum 
nobis Visum est : siquidem et Petrus et Paulus 
et ceteri apostoli nee non quatuor evangeli- 
stae homines erant; sed et Athanasius, Basi- 
lius,Ambrosius, Hilarius. et quotquot in Ecde- 
sia excelluerunt, homines itidem erant et labi 
potuerunt. Quin reputatis quo tandem evadat 
veslra haec responsio? Hac enim ratione fides 
tota vacillal totumque Testamentum et vetus et 
novum in dubium revocatur, utpote nobis ab 
hominibus traditiini, (|ui errare potuerunt. Quid 
iam in sacraScriptura tirmum supererit? Quid 
ratum habebimus? Fatemur nos ipsi hominis 
esse fall! posse, quatenus homo est ac propria 
sua virtute quidpiam molitur; quatenus vero a 
divino Spiritu regitur Ecclesiaeque iudicio 
comprobatur in iis quae ad comniunem dog- 
niatisveritatem pertintnt. iiuaeiunique scribat, 



TEdsapE; avÖpwTioi eye'vovto, oO f/.r,v äAXa xai 
"AOavacio;, BasiXsioi;, 'Ai/Spösio;, 'IXäpio;, xa'i 
TToIvTE? Ss 0'. EV T^ 'ExxXr|(iia 0ia7rpE'];avT£i; ' oq 
avOpiDiroi OMOuo? Iye'vovxo xai dtpaXvjvai ESuvr.ör,- 
aav. OOx £v9u|ji£l(j6£ irot aoxri rj uijiETE'pa aTtöxpiai; 
£x6aiv£i; 'Ex Tauf/j; yäp uaija r, tiioxk; xpaoai- 
VExai xai El; äiji:fi£oAiav aYExai uSca r, ita/aia 
xai vsa Aia6vix-/] 01' ävfJpwTTirtv r|U.Tv uapaooÖEiaa, 25 
oiTivE? TcXavasOai oux äoyvaxwi; £i/,ov. Ti XoiTtov 
EV xr; 6£ia rpa-^vj X£i'.fiO-C|(jExai cxaÖEpöv ; l'i 
e;ou.ev CiE'Saiov; 'Ou.oXoYOiiiJi.Ev xa'i ■/■,ij.£ii; avSpiö- 
itou Eivai xb 7:Xava(j6ai ouvauöai, Ei; offov avOpti)- 
iröi; Icxi xai xyj ttSi'a ouvaixEi Epya'Exat xi' &oov :iO 
6£ UTTÖ Oeico TTVEuixaTi lOüvExai xrj paaoivu xr;; 
"ExxXviaia; äi£oxiiji.a<iiJi£vo<; £v xoi? Trpbi; xoiv/-|V xr|V 
xoü o6-f\i.i-zoc, Tticxtv avr^xouTiv, aXr/jEuxaxa xa u^ 
auxou Y^YP'^M-I*-'''^ Eivat saiAEv. Aia xoi xoijxo TXEpi 



A. — '2.6x1 xy;|j.ü)pia .\. — ;!. o^pä/ETOai A . — 4. Giaxpsij'avTE; A. 



">. ovxü); A. 



1. criciaiv»! 
CriaÖT»); A. 

a) er. i-eduUiiii de l'iir','aturiu suli iiiuii. 1 iiositiini, p. .i'i, I. 12 si].. in qua lesliiuuiiia lila rxliibrnliir 
ili.^is aui'toruiu vei bis. 



ea verissinia esse censemus. Ouamobrem tale xououxou avSpbi; xoiouxbv xi ou :rpo(ji£aE6a ^aSi«;, :ir. 

ahquidde tanto viro passim ac teniere minime aoEAcpog xe ovxor' xou ueyiXou BsctiXeiou xai 

aihiiittimus, quippe frater erat Basilii magni x?i; ixaxapia? Maxpivv); xai Guv/ieou: xoü OeoXÖyou 

beataeque Macrinae et familiaris Gregorii rp/)Y0P'<»^- H'~": T«? voiakiteov, uTrb xosouiwv 

Theologi. Quis enim censeat eum a summis 7coo-/',youu.evov eU xvivos x->,v 7:Xävr,v EiCEXr.XaxEvai 

islis viris gubernatum in iuinc errorem deiabi olbv xe sTvai: npocxiÖEiAEv ti, oxi xai h-Ko xr,^ '.1 

potuisse? Ad haec adiungimus, quintam syno- TTE'arxr.c auvboou xvi? xaxa xSv 'UpiYEvi^xÖlv 

dum, quae potissimuin adversus Origenistas i^aXiixa (juvaOpoisOEi'a-oi; xai xa 'üpiYEvou; ojiei 

congregata est, Origcnisque doctrinam ut per- fiXagEpa xai ou<j-fo[xa aTtoeriaEiasr,;« xa xouxou 



M 



[85] 



IV. — LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLUM GRAECORUM. 85 



auffpäii.ii-'x-t'x * oeSoxi'iAOKTTai , w? (Aaxpiv Jvai niciosam infaiistamque submovit, illius Opera 

oXiu? iraffav itEot ao^wTotTou ävopö; Toiavos xvjv comprobasse, adeo ut quaevis istiusmodi sus- 

Cirdvoiav otj Y«p «v söox'Vaaev IxEivr) r, cuvooo? picio longe omnino a sapientissimo viro remo- 

■ck ToÜTou tSM-cfp'iaij.tfzct, ei xa ßpi^Evou; tts- 



o>.uapyiX£vat evo|jtia£v, wv xaxaxpivEiv [xä)-i(jTa 
Sta «ntouovi; eT/e. AeirtETai toi'vuv exeTvov ixEpt 
xaOapijiou injpb<; ■jrscppovYiXEvai, 8; to aiojviov 
äio[io).oY£T, w? xat £v To) xa*TriyTiTixöJ aÜTOÜ Xo'y'o 



venda sit : neque enim synodus illa huius opera 
piobasset, si Origenis opiniones, in quibus 
damnandis summam adhibuit curam, eumdem 
deblaterasse existimasset. Restat ergo ut ille, 
qui ignem aeternum profitetur, ita de purga- 
torio senserit, quemadmodum in eius libro tum 



xocc Ev t,o TtEpl Tiöv Ttpb Äpa? ävc<pTra!;o,aEv<ov Cgt^^-hefico tum de infantibus, qui praemature 



10 



•20 



vrjTTiüjv äoior,Xwc - OEi'xvuTai. Ta |X£V oüv tou- 
Tou auYYp«(;i,utaTa oSa SiaT£Tripv|Tai, twv ßpi- 
Ye'vou? xauSsvcwv, xai oü aövov T£Tr^p'/;Tai, dXXa 
x«i T£i:i|j.r|Tai [iii'ovw?, oitEp oux av cruvESr,, 
Et Ti ToiouTov, otdv (pKTE Ü[AeT(;, exeTvo? £Ypa4'^^- 
"O Sc X£Y"£ xa<; IxEivoü ßioXouc; uttÖ Ttöv xa 
'flciYevou; (poovoüvTOjv oiacfQaprjvai, Xoyov oCx 
Evei" ixETOc Y'^ ~V Tt£'aTrTr,v auvoSov xouxo aua- 
6c6-0X£vat, El XI guve'S/-, xoioüxov, navti irou 3t;- 
Xov, vioT; xoü SoYnaxo? aTtsXaOEvxoi; xwv xri? 
'ExxXriTia? TTEpifiöXüiv xai y^'P» "''? £17T0|Aev, ei 
XI tOlOUXOV EY£YP«?^'> ^■'1^^ EI7XIV ■?] (JUVoSo? oux 



abripiuntur, manifestissime apparet. Equidem 
eius opera, combustis Origenis libris, integra 
servata sunt, nee servata dumtaxat, sed valde 
etiam aestimata ; quod non contigisset, si tale 
quiddam, quale vos dicitis, ille scripsisset. Illud 
auteni quod asseritis, corrupta fuisse ab Orige- 
nis sectatoribus eius opera, a sana ratione 
alienum est. Si quid enim eiusmodi accidisset, 
id post quintam synodum eventurum fuisse, 
cum iam opinio illa ah Ecclesiae septis abacta 
esset, cuique perspicuum est : etenim, ut dixi- 
mus, si tale aliquid scripsisset, id synodum 
latere non potuisse constat. Atqui si novisset. 



otYvo^sai 5uva[x£v»)- ü os e'yvw, xai xaxEYvo) etiam procul dubio damnasset. Sin autem post 



Sr^Ttou. 'Äv OE [iExa xr\v auvoSov ItpÖapri xä ßiöXioi) 
OEiv?) uTxo'|iia ÜTtE'pyExai, utt' aXXwv touxo -^e-^ivf,- 
(j9ai xat aXXou xou /_äpiv exei y'ji? itepi xoü xa^ap- 
xTipiou Ttupö?, 8v xpo'Ttov xai r,u.Eti; tfpovoücxEV, 
Eiprjxo'xoi; xoOapöx;, law; oi apvoupiEvoi xoioiixov xo 



actam synodum vitiati sint eiuslibri,gravissima 
exoritur suspicio, id ab aliis factum esse ac 
propter aliud quid : ibi enim cum de purgato- 
rio igne, quo modo et nos sentimus, eodem 
modo clare loquatur, putatisne eos, qui eius- 



30 



35 



40 



itü:, ctiXovsixia /apisdjjiEvoi, xaijx/;v x/)v oö;av modi ignem negarent, ad iurgia movenda hanc 
T:spiE6y)xav xoi? exei'vou (juYYpaiJi[/.aijtv. 'AXXa iTEpi 
xoü Nuffsr,; aXi?. 

5. Tt OE TiEpi xwv x^; Aaxivwv 'ExxXriiria; 
SinasxiXoiV EpoüjjiEv, wv irspi xoioüoe xoü irupo? 
xyjv od;av aYVOcTv uixa? oüx sv/topEi, xoü «yiou 
AuYO"''''''^0'J ■''o^ TtEiiSoJixou ovxw; oioauxaXou 
«YvoYiöyjvai t'jf' uawv oü Suvauc'vou, [jiaXi(j9 oxi 

\J-KO XOJV OIXOUULEVIXWV TtXeiCXWV OUVOOOJV ETTJjVEÖri 

ÜTrEp'^oöx; xoi't xa exeivou (TüYYpätjiijiaxa TTSpi OOYU.«- 
xwv xa\ TTiaxEw? (x;io>v EYXwai'iuv iravxoxE xExu/r,- 
xEv ; Oijxouv Ivöv ■' Cptä? aYvoTjaoti O'jvrjOvai x« 
uir' ExEivou UEp'i xoioüxou xoü irpaYl/axo; ooYu.«- 



doctrinam in eius opera inseruisse? Sed de 
Nysseno satis. 

.1. Quid autem dicemus de Latinae Ecclesiae 
doctoribus, quorum sententiam circa eiusmodi 
ignem vos latere haud licet, ut qui sanctum 
Augustinum, doctorem scilicet vere eximium, 
ignorare non possitis, praesertim cum a pluri- 
misgeneralibus conciliis mirifice commendatus 
fuerit, atque eius opera de fidei veritatibus 
aequis laudibus semper ornata? Non igitur 
credibile est vos ignorare potuisse, quae ille de 
hoc argumento statuerit, cum iam dudum haud 



xigÖe'vxk, navEpa wi; Eixbi; Ix itoXXoü Y£vd[A£va oCi/ immerito nota sint non minus Graecis ut ita 
■^xxov xoi? rp«ixoT; w; eitteTv r, xoi; Aaxi'voi?. dicamus quam Latinis. Itaque cum antiquis- 
riaXaioxtxxou xoi'vuv ovxo? xoü SÖY.uaxoi; xai itäuv) sima sit haec doctrina atque per totuni orbem 

1. (j-jvYvpänotta -A. — 2. äpior,>.o; A. — i. ivdv vux dubia, in iinagine saUciii phutograpliica, (luu utur; 
tiabetur siniile quid supra versum. 



f. 5«'. 



so 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[80] 



tiita ac pervulgata, eani veteres illi sancti 
Patres haud sustinuissent, si quid inde detri- 
menti in Ecclesiam induci putavissent. Enim- 
vero Ecclesla Romana, ab apostoloium prin- 
cipibus edocta et super petrani aedidcata, 
iiiediain scmper iiistitit viani, iiec ad laevam 
nee ad dextiani dellectens, cunctasque haere- 
seon procellas ac tempestatcs incolumis traii- 
ciens: namque ita adversus Sabellium personas 
in Trinitate discrevit, ut Arii errorem vitaret, 
sed unam eandemque trium pcrsonarum csscn- 
tiam profiteretur; item in Salvatoris dispensa- 
tione ita contra Eutyciieten naturas distinxit, 
ut personas cum Nestorio in duas miiiime 
f. AT. solveret. Sic etiam circa statuni animarum 
post mortem poenas quasdam purgatorias tem- 
poralesque profitetur, iis tantum irrogandas, 
qui absque mortalibus in caritate gratiaque 
decesserint, ut cum Origene nee sentiat nee 
dicat peccata omnia purgari posse. Quid autem 
dicemus de sancto Gregorio veteris Romae 
cpiscopo, cuius Dialotjorum librum vel ante 
schismatis huius tempora in graecuni transtulit 
Zacharias Romanae Ecciesiae antistes? Siqui- 
dem in opere isto clarc admodum pater ille de 
l)uigatorio igne disputat, adeo ut (ieri non 
possit, ut hocce dogma vobis aut abditum aut 
plane ignotum exstiterit. His igitur perspicue 
osteusis, illud colligcre licet, fas nimirum non 
esse eiusmodi doctrinani probatissimam aeque 
ac vetustissimam atque tot saeculis in Ecciesia 
catholica vigentem, ultcrius examinare vel 
cxcutere : alioquin Ecciesiae fides sine inter- 
missionc C()U(|uassaretur, i])sa(|Uf in maximum 
errorem incidcret.si omni tempore quaeritaret, 
seniper in ancijiiti posita. Ouare oportet ut 
lirmissime ea teneal,(|uaecumque tum magiste- 
rio tum revelationibus tum aigumentis rationi 
consentaneis semel acceperit. 

(i. Ouoniam vero asscruistis, iis dictis cpiae 
ex Machabaeis alque ex evangelio secmulum 
Matlliacum adduximus, non poenam aiicpiam 
purgatoriam, sed potius rclaxationcm absolu- 
tionemque a peccatis dumtaxat significari, illud 



TT) oixoii[ji.i'vv) YVioüToü xoi TroXu6puXÄT|TOu, mif. av 
Ol apyaioi exeTvoi xa'i ayuÖTaTOi TtaTspe? auToü 
riVEiiyovTo, et ti £tci6X«6s<; ilc, t-)jv 'Exx)iVi<it')iv 
EiocpEpEiv r;vr|gavTO. KaiTOi /■, "ExxXr;(jia twv 
'Po)U.a(wV UTTO TWV XOpUipaUOV (X7T0(ITd)iMV Sioa- 5 

ydiiaa xa'i In'i tt,^ TtsTpciv oixooouir|6ET<ja [xssriv ci-x 
TTavTO? iSoioiciv oSov, out' ei; Xaiav ' out' eii; 
os^iav ExxXivcuuK, TvaTa; te twv «cpe'aswv xaToti- 
ytooii; x»i i^oiXar d},wSr,T(o; oiaTE|jivouija- xai -^aip 

OUTW XOtT« ^Ol&tXllo\> EV TTJ TplOtSl SiEiXe tÖc 10 

•updffWTia, w; T7)V 'ApEi'ou iTX-ivr,v cpuX7.;a(i9ai xai 
(jiiav Tr|V TWV Tpioiv -TTposioTriov oOatav ^ äioao- 
XoYv^aotffOaf xäv •* tyj oixovoaioc os toü 2o)T9)po; 
ouTii) xaT* EuTuyoiic; SiexpivE "* laz cpüiEi;, loc 
|X£Ta NetiTOpioii * ur, ywpicai to TtiddCrfTTOv. OuTw 15 
Ol] xav TV] T(7)V ij/uyiöv xaTatJTäuEi uet« tÖv 6ava- 
Tov irotväi; Tiva; xaOaiTixot; xoii Ttoocxaipoin Ofxo- 
XoyeT, f;.dvoi(; toT; «veu 6ava(jii/wv |j.ETa ayaTf/); 
xai yäpiTo; aTToSioüciv auTa; irEpianTOUGa, w; 
|j.etÖ( 'ßpiyE'vo'j; [Ji'<]te cppovEiv u.v]te Xe'yeiv jtXy|a- 20 
[aeXei«? Trat;«« Eivai xaÖapTi/.cc?. Ti Bi xoii t:ig\ 
tou e'v avi'oi; Fpriyopiou TOii «pyisssw; tv-i; HaXaiai; 
Piojjiri;, oG tÖv ,lii).Xoyo%> xai -koo twv touSe tou 
<7^ i'dpiaTo? xaipwv ei; t'/jv IXXoioa aiojvrjv yippLvjvEuie 
Z»/_apia; 6 TV); 'Pwaaixri; 'ExxXrjoi'a; rtpoEopi; ; '25 
'l'^v EXEi'vw Se T(Ö (juYYpapi-IJ'-ä'ci xai Xi'av äpiov^Xw; 
6 TraTTip EXEivo; oiaAEYETOii tiesi tou xaöapr/ipiou 
Tiupo;, w; ov/ oio'v te eivoi tout'i tÖ oÖYjjia •?, äiia- 
vs; üiaTv y| ayviotTTOv oXw; 'iiyoviv<in. Toutwv oüv 
(tavEpw; 0£0£iy;/e'viov, touto cuaXe'yeiv ouvocjAsOa, 30 
öj; ou ypr, TauT'/jv Tr)v oö;av ooxip«oTaT'/]v '' ojjiou xai 
7raXoiOTaTy,v xai oioc toitoÜtwv aiojvwv iv zr\ xoöo- 
Xix?) 'RxxXriat'a 5ia;ji£iva(jav etti tiXeiov e^ETauai 
r, ßacjovi'Tai' aXXoj; '/ctp Ta ttJ; 'ExxA-/)!;ia; ttoivtote 
aaXeüoiT' av xai lueyiuttj av irAocv/j TTEpiTtiTTToi, oi> 
Eocv TTOtvTOTE (^riTr|(j£i£v äsi ai/.»i6dXw; l/ouca. Xpr; 
ol auTYiV ßsSaioTaTa xpaTsiv aTTsp aira; tv; te 
TTi'aTöi xai Tai; aTtoxaXu'iEGt, /öyoi; te eüXo'yoi; 

EOE^aTO. 

0. 'ETTEiori oi Xe'yete '' oiTTEp EX TWV Maxxa- .'lO 
fiaiwv ' x«i EX TOÜ xaTa MaTÖaTov EÜayYEAiou 
TTporiVEYxapiEv pviTä", ou TroiW|V Tiva xa6apTixr|V, 
avEciv Se fAaXXdv Tiva xai (XTtdXuaiv aaapTiwv 
[iovov aTjfjLaivEiv, touto tpaiAEv, OTt £v TCä<r/i äuapTia 



I. l'riirs ^cripseral : out' tU 3£:iav out' e!; "/.aiäv, sed suporposiüs litteris 8 et a significatur locutioncs 
fiiisso praeposterc posilas. — 2. oOstav bis scriptum. — :{. xäv A. — -1. oisxpuve A. — 5. ooxi|j.oTaTyiv A. 
— •'• ).EY"»' A. — 7. MaxaSaiwv A. — (S. n:f>o<mv£yxaiiEv A. 



[871 



IV. — LATINORUM RESPONSIO AD LIBKI.LUM GRAECORmi. 



S7 



10 



15 



ouo Tiva I; äva'yxr,; Sei OswpEtv, aiTi'av StjXovoti, edicimus, duo quaedam esse in quolibet pec- 

riTi; £511 Xw6/j tk; ocTroXsi^öciffa ' sv ty, (J/u/^ cato omnino coilSideranda, culpani videlicet, 

lie-za To Ttpocxpotiaai xiö Av)[xioupYw> "«' auTr,v quae iiiacula est animae inhaerens post contu- 

Tr,v Evo/yjv xrj; xiiitiipi«;, -/itk; £u.6ä)>X£t tÖv avöpw- nieliam Creatori irrogatain, et ipsum poenae 

■Kov Ei; ys'vo; Ti Ttutopiüv. 'O Y'J"^ 0'O? Tr)v «ixiav rcatiini, qui hominem alicui poenarum generi 

äi>ir,(jt, :xpoT|Youu.£'vr|(; r/j; (juvxpiSyj; xoci airoxripü- obnoxium reddit. Porro Dens ciilpam quidem 

^£U); xou zaxoij, xr,v ok ivo/r,-^ xai jcaxo/viv x^; dimittit, praevia contritione inalique detesta- 

xiaojpiot; oTroxivudöai /pewv. 'Ev Ss Tvj imEXE'pa tione; poenae vero leatus habitusque solvatur 

aixoXoyi'a uEpi tt,c; aTroXuaEw; äiaXEYo.uEvoi xy;; oportet. In vestra autem responsione, dum de 

aaapxiai;, niiK äpxoüvxw? OY)Xot!xai äitb ttoiou (jLspou? peccati remissione sermonem facitis, non satis 

■/i XE et'j/ECK; xai »i aixoXuaii; x^? auapxi«? I^axo- ostenditur, qua ex parte tum reniissio tum 

AouOriijtr A'jSEtoa yap j) 4"^/,"ö Twv xou 7(.j;j,o(xoc absolutio peccati Jocum habeat. Namque anima, 

oEJiiwv, oijxe'x'. oüvixai v] otTroxr;pu$«i xb xotxbv ■?, ubi corporis vinculis soluta fuerit, iani nequit 

uuvxpiSEcOai, iva Sii xoüxo oÜxe Euyai ouxe oE/'si'; nec malum detestari nee paenitere: ex quo fit 

oüxE ävxi>,r|']/£i; xivEi; xot; uexa xiöv öavacipojv ut neque preces, neque supplicationes, neque 



aTToßESiwxöxa? w'^EXyjaai oüvavxai, XYJc ksa; 
Xsyouor,? Fpacp^c;- 'O ddvarog Twr dfiuQTW- 
Xwi' y.uxiOTog. Tyjv ouv a-irsaiv v; aTtöXuuiv £X£(v/)v, 
r,v 7rp£50£U£xe - Cixei?, ixipi xyj? xiatopiai; y pT) 



sufFragia quaelibet iis, qui cum mortalibus 
decesserint, prodesse queant, sacra dicente 
Scriptura ' : Mors pcccatorum pcssimci. Ouare 
mitigatio illa vel reniissio, quam vos existima- 



20 



voEtv. "üxi OS xoijxo ouxwi; E/Ei 3, EX xvji; * ayiai; tis, de poena plane intelligenda est. Rem autem 
rpocavi; £jjnj-/]9-/iu.£v. TE^paTixai yap ev xm AsuxEpo- ita sc habere, e sacra Scriptura didicimus. 
vo(Atw- KuTu TO rot; n)^7jfifisX^tiarog fteTQOv Legitur enim in Deuteronomio'' : Pro inctisura 



l. 



iarai xai twv nXrjydiv v ZQonoq. 'Ev Si x?j oeu- 

T£pa xüjv Bo(Ti),£iwv, xoü Aaulo irpb; Naöiv e'iTtöv- 

xo;- "Hftugrov Tif Kvolio, Na6iv euöui; äirs- 

xpiörj- Kid u KvQiOQ ftsTrjvsyy.s r?f)' di.uit.Q- 

rluv aov' ov fti] dnoOvij'isig. \4kX tneid)] 

ßluarf/jinjaitj nuQtaxsvaaug TOvg syflQovq xd mare fecisti iiümicos Domini, filitis qui mitiis 

orof-iu KvQiov, ö ytvvTiBeig aoi viog äuiurw est tibi, morte morietur. En clare apparet, ex 



peccati crit et plagarum modus. Et in libro 
secundo Regum, cum David ad Nathan dixis- 
set" : Pecctivi Domino, Nathan mox respondil : 
Dominus quoi/ue transtulit pcccatiim tuum : 
iion morieris. ]'crumtaineii, quouiain hhisphc- 



35 



Hi'rjiSTai. 13ou ntx-^M; Seixvuxoci, 6'xi ex xy); xoü 
auiopxr^aaxo; aixi«? eijSe'oii; xai t) lyoyj^ xt)? xiaw- 
pia; ETiayExai. ETTEtor) oCiv •/) aitiXuiK; x9;? atjiap- 
xia;, u.äXi<jxa ■" Ss x?i; öivaaiaou, äTxö luvxpiC^; 
TtpoTyivoaEvr, ■' ot EÜywv x^? 'l'^xxX'/icrioi; xai 
aXXojv ETTixoupiwv, ou TTEpl «ixta? äXXa Ttspl xiao)- 
p'.a; voEixoei, exeivo oü Oüvs^Oe " apv-i(j9ai r,u.iv, 
oxi xo( nvEupLaxa exeiv«, Ttpo xou oi' EÜyiov xoii 



admissa culpa statim invehi poenae reatum. 
Cum igitur peccati, mortalis praesertim, dimis- 
sio, c]uae ex animo contrito per Ecclesiae pre- 
ces aliaque suffragia producitur, non de culpa, 
sed de poena intelligatur, iliud nobis abnuere 
non i)oteritis, spiritus illos, antequam prccibus 
aliisquepiisoperibusa peccatis solvantur, certis 
poenis suppliciisque obnoxiosesse: quibus licet 



aA/.(j)v EuEpyEaiojv aTroXüsaöai x5v auBpxiöiv, irot- accommodatissime alio atque alio modo afli- 

vam; iiai xotl xiaiopiotii; evE'yovxaJ, otixivi; xlv 

0!xovou.ixtöi; itoXuxpOTrwc E-iriyfvwvxai **, oj; xai 6 

i/.£ya5 FpriYOpioi; £v xiö aüxoü z/taXdya) uEuvrjxai, 

XExayaE'v/) y£ jjiyiv xr;; Ocia; oixododüvr,? oiaxo(;Ei 

Vi xoiauxr, xaöapsi; 5ia ffwaaxixoii xai Trponxaipou 



V. 



ciantur, prout etiam Gregorius magnus in 
suis ZJ/ri/iv/« exponit. pro inito tamen divinae 
iustitiae consilio, eiusmodi purgatio per cor- 
poreum temporaneumque ignem congruentis- 
sime efficitur, quemadmodum ex Ecclesiae 
:tupoi; apij.o5i[o; yivExai, xotOto? £x xe xr|? 'Ex- sanctorumque Patrum doctrina necnon revela- 
xXriSi'a? xai xiov ötyt'wv OaxE'pwv iiia/r^c, xai xiöv tionibus ab hominibus Dei liabitis traditum 

1. iuoXrjyÖelffa A. — 2. TipEffgcücxai A. — 3. v/oi A. — i. |j.3:))toTa A. — 5. TpO'7Yivo[j.ivr,v A. — (i. SCvaoOai 
A. — 7. Evr/irj^ai .V. — 8. ETiiytvovxai A. 

ai Psal. xxxiii, 22. — bj Deut, xxv, 2. — cj II Reg. xii, 13. 



88 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[88] 



accepimus. Quae quideni purgatio, ut per ÄTtoxaWvj/swv Ttöv ^evoasvojv xoT; dvöpwTroi? -rou 

igneam eiusmodi materiam conficiatur, quam öeoü :tap£Xa6o,u£v. Aii 0= roiauTv)« tyj; irupivTi; 

maxime decet, eo quod igne ipso nihil aiit ad 'JM<i ■"ivSö ttjv xäSapoiv yivsoSai aoiAiaTa ' iipoa- 

cruciandum acerbiusaut ad purgandumaptius ''ixEi, Sio'xi ouSsv auToü tou nupix; r, Tipb; xb xaxa- 



Tpüj^eiv SpijxuTspov v] Trpbi; xb xaOai'peiv eTCtxriSE id'- 5 
xssov Etvai ooxeT. 

7. 'AnoXooÖoJi; ffi-/] TCpb; xb xci'xov xrj; a-KuXo- 
Yi'aq jjie'poc; io)r/.£V, OTtou uAsiGxa irspi xt;? 8auu.oiTxri; 
ijtciVY); ä^t'a; xa'i ootpi'a? xai aYtwauvr,c xou (xaxa- 
piwTctxou 'Iwoiwou xoü Xpu(jo<ixd[xou |jt.vv)fAOVEÜ£XE-, 10 
ETCEixa 2e xrfi EXXvjvixvi? Y^wdOTiq xrjv ayvotav mo- 



esse videatur. 

7. Post haec iaiu ad tertiani responsionis 
vcstrae partem properamus. in qua plurima de 
admiranda lila dignitate et doctrina ac sancti- 
tate beatissimi loannis Chn'sostomi niemoran- 
tur; deinde coniectatis linguae giaecae igno- 

rantiani doctoiibus Latinis causae fuisse, cur /x^exe xok Aaxi'voi? äiaacxaXoi; a'ixiav yeyove'voci 

Apostoli sententiani haud probe comprchende- xoü pivi otxpiSwcraaOai xr;v xoü "A-ttocxöXou evvoi«v, 

rint,ipsosque dicitis.quo niaius periculum arce- aüxoij; 6= Xe'yete xou xioXüaai xbv |/Eii^&va xi'vSuvov 

rent, invitos minus elegisse; tum per aedificium axcivxa? xbv IXaxxova Ss'^acOai- xrjv 3s oixoSoaviv 

illud ligni, foeni, stipulae, non venialia peccata eV.eivyiv cüXou, /öpxou xai xaXäar,!; oO xa ouy- 

slgnilicari, sed mortalium quenidam acervum y^'^''^" '^'"^ auiotpxrifxixwv (jrjiji.a(vEiv, äXXa uwpöv 

esse contenditis; vocabulo autem S{7h'iis fict, xiva xwv 6avaTt|«.)v Eivai ä^iouxE- xb 8e ^vjaa xb 

non salutem, sed mansioncm quauulam tolc- öwHtjotrui ou (noxv)piav aXXa Siafxovr> xiva xa'i 

rantianique in igiic inditari; denic|iie per diem xapxE'pr|<jiv e'v xw itupt ar,ix3vai Snty/ypi^ecOi' 

illam, de qua gentium Apostolus iocutus est xEXeuxalov oi xV r|[/.E'pav exeiv/jv, ixspi r,^ 6 xwv 

ita inquiens" : Dies cnim dcchinihit, quin in iOvwv oiootaxaXo? £ip-/)x£ oGxwai 'fv-uoci;- '/f rft 

/(•///c revelabitiir, extremani dunitaxat aeterni i'ifUQa (fuvsQuiati, uti iv nvgi uTioxuXvmsTat, 

supplicii diem innui asseveratis. Ad singula xV iayixtfi r,[xipav xv;; otojviou xiitcupia; okjXoijv 



Deo iuvante ex ordinc respondebimus. 

8. Ac prinuim quidem dicimus, periculosum 
esse ac ceteroqui odiosum sanctoruni praestan- 
tiam invicem conferre, cum eorum dignitas 



J/.ÖVOV. 'ATtoxpivoüijiEÖa auv 0ew uaaiv Iv xä^Ei. 

8. Kai TtpWTOV |X5V Xs'YOfJ-EV, ETttxi'vSuvov ttvKl 

xa'i aXXoj; fAi<7-/ixbv xb cuYxpi'veiv xwv aYiwv xa 
7rp£(j6£ia, ouari; auxiov äliaq x£ xa'i ilo/r^i tj.dvw 



itque excellentia uni soli Creatori perspecta xw Ar|U.ioupYÖ> Sr\kr\<;- üawv ys ,u-V ^'? xouxo Ttapo- 



sit. Verumtamen, quoniam a vobis cogimur, ad 
eiusmodi collationem aegre progredimur. 
f. ."18. Sanctuui loannem asseritis in scnitanda inter- 
pretandaque Aposloli sententia iiisignis fuisse 
altitudinis, idque per \ isionem Proulo ostensam 
confirmari censetis. Nos equidem egregium 
illum virum summa aestimationc ac reverentia 
prosequiniur, eiusque in docendo celebritatem 



xpuvovxojv ■/laS;, axovxE? sii TTjVoe xr|V cuYxpiciv ;jn 
vixoasv. Tbv (XYiov 'Iwavv/jv iiaxi ev xw £pEuvr,crai 
xa\ E;riYEii9«' xyjv xoü 'AtioctxoXou * Siavoiav paöu- 
vouv xiva •isyo'nivai. xa'i xo'uio 01' oTroxaXu<{/£w? xr,? 
•^avEpwÖEiVr;; xw FlsdxXw oiaßESaioüdftai irpoupYou 
xiöcxE. 'H[/.Ei; ijiiv oOv < xov >■ 9eiov IxeTvov 35 
avSpa tiXeiut'/) xiar, xa'i EuXaßEia ^ TTEpiTTXuouoijiiv 



xai xrj; ev xio oioaoxEiv suxAEia; xat EvapYSUxaxrji; 

clarissimamque persuasionein commendamus, TtEiuuov^c; ä-::oS£yd(ji£9a, dYä,u-£voi aüxbv x?i? ttov- 

ob omnigenas suas virtutcs euni achuirantes. xoi'ac; äpEXYJ;. 'AXX' Vva x^ äXrjÖEia auvriYopoiivxc.; 

Al vero cum ad vei ilaleni ilelciuieuciani.non ad ou Trpb; /.dpiv oiaXsYiöjjiEOa, xotixd :pa,u£v, oxi 6 io 

gratiam cbiandiendani disputemus, ccnsemus, ijiaxdpio; AÜYoucTivo; xiji aYiw 'Iwävvv) e"; oOSevÖj 

bcatuM) Augustinum sancto loaune nuUa ex ]J-(po\j; eizeiv EÜpiaxExai, ev xiui oe xa'i ÜTTEpatpEiv 

parle inlerioreui depieliendi, imo in nonnuUis ooxeT. <l>aiv£iai oi xa'i e^ dXXojv -koXXöjv xb [/-SY'" 

etiani praestauliorem videri. Osteudifui' summa (Jxov exeivou xupo?, o\i/_ rSxnjxa Si ex xrj? xoü KeXe- 

I. |jii).i«Ta yWi'sliiK A, scd adilitis supra versuin sigiiis ad innueiiduni praeposlcruin ordincni. — 
■J. !J.vr,(iov£Uctot \. — :J. tOiSix A. 



1) I Gor. III, l-'i. 



[89] 



IV. — LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLU.M GRAECORUM. 



sn 



OTIVOU TOti TTpÖ; T/jV TplTViV dUVOOOV ETTlOTElXaVIO; 

TtoXXa j/apTupi«;' EmaTeXXtov •(■«? oüto; t:5(ji toT; 
tr,; raXXia; ItckjxÖttoi? Iot,- « A'jyow^'^o'' "^öv 
c< T^{ [Aocxapiai; ),i5;£toi; dtvopa äiot tov auToü ßi'ov 
j II y.a'i efaipETov ä^i'av £v -er, /lUiETepa xotviovta 
« E^ovTE? oü oieXeiitouev toutov yip oü ttote t?;; 
« (jxatai; uTtO'ii'ai; ettXuvev f\ ?"'iu-'0> 2v TräXoti to- 
« (jauTr,; y*"'"^''^? YEYOvsvai ;jLEUVvi[/.£9a, (o; ev 
« aEYotXoK; oiSadxotXoi; üttÖ iiov TTpoYEVESXE'ptov 

10 « Euou oiEi V£vo;j:i59o<i ' . KaXw; oOv TiävTEi; xoivy, 

i( iTEp't aÜTOÜ E^fpov-rjuav, wsst y^^ojaevou Ttavxayoij 

« xa'i iräai xai TiiAUOTaTOU xal dsßaffjjiioiTäTOU » . 

ExExXvjTO Iviatw?'- Ei; Tr,v Iv 'Etsedoj ouvooov, 

XEXEuaavTOi; ©eoSouiou toü ßauiXE'ioi;, w; ex twv 

lö TTpaxTtxöJv Tv;? TpiT/;; suvooou o^Xov, Ypä'-poi/To? 
KotirpEoXoij Tou EiTKjxÖTtoii' äXXa tÖ ßaaiXixöv 
Ypctuiaa auTOV -/jj-/) (XTC5(XXy.;xvTa tov ßi'ov £U3ev. 
Oü (i^iv äXXa xäv -rr, TETapT?) xai -rr, irEfATTTi;; xa'i 
Tr, EXTv; (juvdow nspi tiXeistou VEvoixi'sOai ^ exeivou 

20 tÖ xiipo?, (I); Träffiv EÜuüvoTtTov xa'i cpavEpo'v, oux 
avttYxatov eitteiv. AXXi xai xoti ev aYioi? Tfr^yo- 

ptOU TOV PtijpiOlXOU äpyiEpE'w; TtdlOV Sir, tÖ EÜdTOt 

bzt, xat M<; E;aipETOv xüpo;, oüx (»yvoeite. ToÜtoü 
Ta cuYYpajJiiJ^otTa UETa tov 6avaTov ßa^xaviuv -ivtov 

25 xaTOixaiEiv (iouXouE'vwv ', fleTcOi; 6 Toü (jiEYaXou 
oiaxovo?, o; ev tio z/iuXöyc) (Tu^titeT, iiYiSridai; ei; 
[jtEaov xai TO dva^iov xai otottov twv y'VOjjievwv 
eXe'y/ojv, ETTi T/|V xE'iaAT.v Toti Ypa'-fovTo; Vpr\iopiou 
TTspiiiTcpav Iwpotxc'vat TtoXXocxi;, aaXXov oi tÖ 

30 [Iviuua tÖ aYtov ev eiOei TTEpioTEpa; otiayupidaxo' 
xa'i iva TTiGTwa'otai tÖ TrpöiYua, toüto OEiYua upiTv 
E(7Tai, ^viotv, OTI äXrfii\ioi, av ävaYVOu; tÖ EuaY" 
YeO.iov, eüöL; jjiETavaatr'cOjjiai xou ßtou. Ave'Sr] tov 
äaSwva, avE'Yvti) xö EüayYs'Xiov, xai euöe'io; (xite- 

35 Ov^ariCE Ttpo; tov Küpiov. xai ouTw; ö Ouaö; TtTjv 
doEotöv ETrau^axo xoü aYOu;'. Obx d7Xopoy|jiEV 
xat xiöv vEojTs'pwv 6aui/dxi>jv. Kai y^'P ^^'- ■f'~> 
l^axotpioi 0ü)[jia TW ilr^-fr^c^aivM Ta; ETridToXi; tou 
IlauXou, EYY""! ^^'' ^'^ GavaTOu, oj-^öy, o nau>io; 

40 oiij^upicroiy.£vo; exeivov xiov sauxou sTTiaxoÄwv 
Eü/riXEvai * T/,v äXr,6r, tvvoiav, xai jxapy5v£C£ oi 
autw äxoXoi/ÜEiv xai y^'P aüxbv exeice u.e'XXeiv 



illiusauctoritas cum ex niultisaliis, tum maxime 
ex testimonio Caelestini ad tertiam synodum 
plura scribentis; is enim in epistola ad cunctos 
Galliarum episcopos ait' : « Augustinum sanc- 
K tae recoidationis virum pro vita sua atque 
i< meritis in nostra communione semper ha- 
" buimus. nee unquam liunc sinistrae suspi- 
" cionis saltem rumor aspersit : cpieni tantae 
K scientiae olim fuisse meminimus, ut inter 
« magistros optimos etiam ante a meis semper 
« decessoribus haberetur. Bene ergo de eo 
c< omnes in communi senserunt, utpote qiii 
" ubique cunctis et aniori fuerit et honori n. 
Ad synodum Ephesinam prae ceteris invitatus 
est, iubente Theodosio imperatorc, ut constat 
ex inserta actis tertiae synodi epistola Capreoli 
episcopi''; rescriptum vero imperatoris eum 
iam vita functum invenit. Verum enimvero et in 
quarta et in quinta et in sexta synodo plurimi 
aestimata est eins auctoritas, quod necesse non 
est dicere, utpote Omnibus obvium atque ma- 
nifestum. Scd et sancti Gregorii episcopi Ro- 
mani quantum sit roburquamque eximia aucto- 
ritas, nequaquam vos latet. Cuius libros cum 
obtrectatores quidani post eius obitum combu- 
rere vellent, Petrus, magni illius viri diaconus, 
is nimirum qui in Didlotjo disputat, in medium 
prosiliens, ut rem propositam plane indignam 
atque absurdam ostenderet, sese super caput 
Gregorii scribentis columbam, seu potius Spi- 
rituni sanctum in similitudine columbae fre- 
quentissime perspexisse asseveravit : quod ut 
confirniaret, hoc argumentum vobis erit, inquit, 
nie vera dicere, si perlecto evangelio, confestim 
e vita migravero. Anibonem ascendit, evange- 
lium recitavit, moxquc migravit ad Dominum, 
atque ita improborum livor a scelere destitit. 
Neque nobis desunt vel recentiora miracula. 
Etenim beato etiam Thomae, dum morti proxi- 
mus Pauli epistolas explanaret, Paulus apparuit, 
asseverans verum suarum epistolarum sensum 
ab illo intellectum fuisse, eumque adhortans ad 



r. .■>8'. 



1. v£vo|j.i(iTtxi A. — '-'. tviEW; .\. — 3. vEvojjiiOTai .\. — 4. ßou).o|iEvti)v xaiTaxa:Eiv .\, seil posilis siipi'u 
versum litleris p et a ;k1 rectum indicaiulum ordineiii. Ad rem quod speclut, cl'. Juannem Diaconiun, 
üb. IV, cap. 69 = P. L., t. 75, c. 222. — 5. aYou; A, quae scribendi ratio passim etiam occunit. 



a) Caelestini papae I cpist. XXI = P. L., t. 50, 
c. 530. — b, er. Liberal, brcv., cap. 5; Capreoli 



episcopi Carthaginiensis cpisl. ad synod. Ephes 
parte 2, act. 1. 



90 



DOCUiMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[90] 



11 



opus prosetiuendiim, siciuidem ipse niox illiim 
eo perducturus ei;it. ubi omnia ilarissiine 
contemplaretur: sicque vitam cum niorte ille 
comnuitavit. Haec hucusque diximus, ut probe 
scialis. illaiii Prodi visionem de beato loanne 
Chrysostomo nequaquam nobis negotium faces- 
sere nee nostris maioribus, qui maxima seniper 
valuerunt auctoritate, quique apostolicum illud 
dictum, ut ipsi exposuimus, sie explanarunt. 

9. Ouoniam vcro affirmatis, tum magnum 
AuRustinum tum ceteros doctoreslatinos, quod 
graecam linguam non callerent nee propria 
latinae linguae vocabula suppeterent, quibus 
reddi posset textus graecus, idcirco illam 
adhibuisse interpretationem; ad hoc responde- 
mus, doctores nostros fere omnes graecum 
sermonem didicisse, quod sane ex eorum libris 
cuique compertum est. Etenini beatus Augu- 
stinus multis in locis suorum liiirorum, dum 
divinas litteras interpretatur, textuni, quemad- 
modum in graeco habetur, exhibet, idque 
litteris graecis. atque ita exphcat. Turn in Hbro 
suarum Coufessioiiiiin ait, sese. dum puer adhuc 
esset, in ediscench) Homero plurimum defati- 
gasse. quemadmoduni etiam pueros graecosin 
ediscendo Virgilio fatiscere par est propter 
peregrinae Mnguae diflicultatem". Sanctus 
quoque Gregorius, epistola ad Narsem quem- 
dam patricium missaConstantinopolim, ita fere 
dicit*': « Charitas ergo vestra vetustum onmino 
« codicem eiusdcm synodi requirat. mihiquc 
« transmittat; quem ego niox ut legero, rcmit- 
« tarn ». Non ergo existimare licet, niuUoque 
minus dicere fas est illos simplicissimas quas- 
dam voces non intellexisse, atque idcirco im- 
pares fuisse, si quae ambiguitasin latinis libris 
apparuisset, collationi cum lihro graeco insti- 
lucndae ad verum inde hauriendum sensum. 
Quod si in memoriam revocaveritis quantum 
Hl ediscenda lingua gracca Studium semper 
adhibuerint Romanorum niaiores, quot vero 
inter eorumdem posteros, ipiin etiam plerique 
nostrae aetatis, profecto desistetis ignorantiac 
luiiusmodi famam illis tribuere : in lanta enim 
existimatione (Iraecorum scripta apud cos 
habebantur, ut sese vel patrii |>eiilos sermonis 
nequaquam arbitraientur, si graeci ignari 
forent, (|uod fons ipiidam sit, ex quo Latinorum 



äya-zEtv, oirou jotcpEiTara iravToc SstopYiOciE. Kai 
ouTw; ExeTvo; [Ac-cr^XXa^s tov ßiov. Taux» tew; 
£i7ro;j.Ev, oirwi; EtoyJTE, OTrtp £(öp«xev 6 IIpoxXo? 
TCtpl Toü [xaxapiou 'Iioa'vvou xoii XpuuoaTOp.ou, 
y;[A.iv oJ?£v E-ir/ipeaileiv r, TOi? 7i|ji£Te'poi; TtpoYOvoi;, 5 
(T)v uEyKTTOV ii\ TO xupoi; SiETsXsdEV öv, oitive; xÖ 
aTto<ixo)ai'.bv sxctvo p^xdv, to; oJxoi X£8r,xar.i£v, 

9. 'ErcEiori 0£ Xevexe xöv x; (Asyav Auyoutxivov 
xai X0U5 Xoiitou; Tüiv AcxTivtov oioacrxaXou? 01" 10 
ä-i-viostav T^? IXXr.vix/i; tfwvrj;, OU' e/oüar;!; xrj; 
xwv Aaxivüjv yXcöadr,; xupi«? X£;£ii;, vi; Ex:p£p£iv 
äuvaiTO xö XEifiEvov £v Xö) iXXrjV'.xw, oütui; i^r^fr^- 
(jacr6o(t, Trpb«; xaiJxa tpaasv, xoui; rifAExspou; Siöa- 
cxäXou; Vffi iXXaSa (ftovTiv iravT«? g/eSÖv [j.£ao(Or,- .5 
XEvai" OTXEp EX X(üV (ruYYP'U-.uiixwv oÜtwv TtOlVXl 
TTOU or^.o'J. Kai Y«p '" ,u.axäpioq AiJY"u<JXtvo(; txoX- 
Xet/oü xiöv aÜTOü XÖywv e^tiyouu-EVOi; xii; ÖEict? 
rpa-^a;, xotöco; xEixai Iv xtö cXX-/5vixiö, xi6r,ai ' , 
xai xduxo ■f^-i.ij.\j.a<:iv IXXvjvixoif;, xai oüxw; E^riysi- 2ü 
xaf xciv xai; x<öv aÜToü 'Kioj.ioXoyrjOHi)V SißXoii; 
■yf,C'., Tta'iOa £Xi xuY'/ävovxa £v xtTi aavOävEiv tov 
"Oar,pov TtXETiTxa XEXOTriaxEvai, xaO' ov xpo'^TOV xot'i 
oi xwv 'KXXiiv(«v Traiäsi; iv xio u.av()av£tv xov 
|jipY»lXiov xoTTiauai eixo; cii x^? ^e'^'v)? y^''"''''i? "-* 
xb SüaxoXov. Kai 6 «yioi; Tp^fiY'^P""! ''^pö'^ Nap<Jr|V 
xiva Tuarpixiov ettkite'XXwv ei; xyjv Kwvaxavxivou, 
Xc'yci oÜTwat Ttw;' « 'H yoüv uuexe'p« - ü-^iynT. 
V TCaXaioxaxriV xiva ßi'SXov £XXv-,vixy;v xyi<; oux-^; 
1' (Tuvdäciu £X^r|X£i-i(o x«i 7ve;ji'1/'/toj Ttpoi; e'iae' Eyi" 'iU 
ci 0; |7.£xa xb avaY^'"'^*' avxi^v, euÖeioi; «vaTtEa'I/w ». 
"Apa oCi 0£i voixii^Eiv xai tcoXu vixxov /pr; Xeyeiv 
toÜtou:; ärrXouOTaxa; X£;ei; tivocc od vEvor,x£vai, 
(o; jx/) SüvaaOai, E? xi; ««.-.f iSoXi'a £v xai; ^wijiaixai; 
ßiSXoi; -.paivoixo, 7capa6aXXjiv xijj EXXy,viX(o ßiCXito 35 
xaxEtOdv lakrfiii ävxX^uai xoü voti. Av ouv EMÜuar,- 
OrixE ■* TToiav aTTOuo),v Eiar^vEYxav aEi 'Pi')a«i(ov 01 
zpoYEVE'dXEpoi £i; xb ExaavÖävsiv t/,v eXX/vixt.v 
S(ov/-|V, TO301 0£ xai 01 aExaYEVE'cxEiot xa; Sr; xöiv 
xaO' r,ijia; 01 tiXeTixo!, TraüdSüÖE oÄto; xrj; oYvto- 40 
ci«; xaiixr,f7i -JiEpiCaXXEiv auxoT; x/,v od;av iv 
xocaüxvi Y«P ■^'."■Ti '^* ' ''^•X'i'«"^ '^«p' a'jxoT; ovxa 
Exüvyavev, to; ou voaicai cciä; EareEipou!; oute xr;; 



1. T^iOriai A. 



2. Tiiiexspa A. — :(. evO-jariÖf.oTE A. 



a) August. Cnnl'ps.iinniim lih. I, CMp, l'i := 
IIb. VI. pp. l't = P. L., t. 77, r. 806-7. 



P. /,.. I. .'i2, 



r,7i. 



b) Gregor. Epistolaruiu , 



I 



[91] IV. - LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLUM GRAECORUM. 



91 



10 



15 



20 



25 



30 



35 



40 



raxpiou liwv?,? T^? 'EXXr|VMV äuLoipoüvra; oia 
itr;Y^? Tivo;, ?,<; twv AaTi'vwv I^j'SXu'e toc vai/.aTa- 
xai TiXsitTTYiv ?5 ci; TOuco (TTTOUO/.v YivaXusav, i'voc 
oaot Ttov 'EX).-/;v(ijv xpsiTT&va eivoii sooxouv, £i; -z-r^-j 
iroiTpiov !iwvr|V (xsTäywoiv. et-e icpa, sfxe t^? £;ö) 
Traiäiia;, oTrep ixaa'et xai (jy^aepov £v ttoXXoI;. 

10. 'A 0£ XeySTe tou; f,;xsTc'poui; äiSaaxäXo'j?, 
iva TO ütEi^ov apwai xaxo'v, (juY/cop7,<7ai xb eXaxxov, 
oX(o; O'j Oit iriaxEueiv xal ßouXoi'jxEÖ' av u[i5; oux 
siprixivat xauxi ouxs Tr£(ppovr|X£v5i oiixio xaTrsivcö,; 
Ttspt TOdouTwv cptodT/iptov xY;; 'ExxXrjfjia?, wjf'i 
ax) ouvapiEvwv r, oüx eioÖtiov * aücwv TrXavrjV a-E- 
Xäaai xivä, av (XTi Ei; aXXr|V EaTregoiui irXotvr.v 
aijxoi' xo70iixov yap la/utJE Ttap" auxoi? x^; cpiXo- 
ao^ta; xb äxpiÖE';, ix; oCiOEvt Xiayco, ouSejaiöc aixta 
xb <j/£u3£(j6ai (Tuyywp^ffai ttoxe. "Oirsp tva a^fi- 
(jxepov Eto-^xE, Eypa'j/Ev AÜyouoxTvo; 6 uEya; Xbyöv 
Tifpt ^iv6ov(; iTciyEypaijiijiE'vov, xal aXXov Sl y.axd 
TOv ^iidovg, iv oi; -apaivsT Ttaat /piaxiavoi; 
xax oüoE'va xpÖTrov 'isu^EsÖai oXo); £;ETvaf oisIXe 
OE xb 'I/eOSo? ei; öxxw ye'v/j , Tcptöxov sivai l.ifMV 
xai ETTixiväuvov xai Ttäffi iiEuxxiov ' axpiSw; xb 
YivoixEvov Sv x7, dX-/i9Eia xou oo'yfAaxo; xal xv;; 
EÜffEßei'ac" Ttpb; oe xouxi xb 'I/euco; ouSe'v« Seiv 
äitayEsOai, xal xooe xb ye'voi; 'fiExxbv xal pOEAux-ov 
ei; ocTTa; xol ayog lhj'ykixov Etvai äjto'iaivEXai. O 
auxb; ia-x/avcö; E'xripu;iv, oux Eivat IXäxxw uapa- 
vouiav xb 'j/Euos; xi aTTO'^rivacOai tteoI xoü f-)Eou, 
xav e!; xrjv exeivou otuvxeivv) aivov, r, xocX-zjül; tteoI 
aüxoü aTTOxpuTrxEtv -. ' R;riYoüiji.£vo; 0£ xviv Trpb; 
xo'j; FaXocxa; £7ti(JToX-/)v, xaüxvjv £;viveyxe x/-,v 
Yvt«u.r,v u Lav xt ttote ETri'itXauxov oixovoixia; 
(( ä'/iTTOu Tipoc/r^uaTi nuy/topmÖEir) r/j 'KxxXr|<7ia, 
« So9y,<7£iTGai ywpav xw J/eÜoei xal xivOuvEuEiv 
« TTÖccav XT,v ÖEi'av Tpasriv xal 7t5v aOxrj; xb 
« xüpo; LiAXiiv xpaoaivEdOai ». 'AXXä TXEpl xouxou 
jAEv xav ■* xoi; avo) Eiprixaf otj yp») 3c Oauijiä- 
^£iv, El oiaXEyöuEvo; Trspl xoti xaOopai'ou TTüpb; 
EI/T, xiva; xo pr,xbv Exsivo xoij 'AtcocttoXo'j oux 
op6w; voeTv" od yip TiEpl oXou xoti cwijiaxo; x?;'; 
ExxXriCji'a; ouxc irspl aipEaEoj; ivlaxauE'»-/;; xal 
xoiouxoxpOJtw; ooyiJiaiii^ouur,; Eiri, iXXa TtEpl ioiw- 



latices effluxeiiint. Pluriinum vero hiborem in 
eo insumpserunt, iit i|uaecunu|uc sive sacrae 
sive profanae doctrinae in opciihus graecis 
praestabiliora esse viderentur, in patrium ser- 
monem transferrent, quod plane institutiim 
etiani hodie apud multos viget. 

ro. Ouod autem dicitis, doctores nostros, 
quo niaius tollcient nialuni, minus peiniisisse, 
id nullo modo censendiini est. ac vellemus vos 
talia non dixisse neque tam abiecte sentirc de 
tantis Ecclesiae luniinibus, quasi aut non po- 
tuerint aut non noverint errorem aliqueni 
cohibere, quin in alterum ipsi inciderent erro- 
rem; adeo enim valuit apud eos philosophiae 
accuratio, ut nulla ex ratione, nulla ex causa 
mentiri unquam bcitum esse putarint. Ouod 
quidemquo luculentius sciatis, scripsit magnus 
Augustinus librum Je Mendiicio inscriptum, 
alterumque contra Mciulacium' ,\n quibus pro- 
nuntiat, nulli christiano quolibet modo mentiri 
penitus licere; mendacium autem in octo 
genera divisit'', quorum primum idque perni- 
ciosissimum longeque fugiendum illud ipsum 
esse ait, quod lit in veritate doctrinae ac pieta- 
tis; ad quod mendacium neminem prorsus 
adducendum. illudque et vituperandum et 
exsecrabile oninino et maximum scelus decla- 
rat. Idem aperte praedicavit, non minus esse 
flagitium aliquid falsi de Deo proferre, quamvis 
in illius conducat laudem, quam aliquid veri de 
eo occultare. In interpretando autem epistolam 
adGalatas, hanc ediditsententiam' : c<Si quando 
« aliquid falsi. dispensationis videlicet specie, 
« Ecclesiae permitteretur, aditus mcndacio 
n pateret, et tota divina Scriptura periclitaretur, 
« et tota eins fluctuaret auctoritas ». Sed 
de eo quidem iani superius dictum est. Neque 
mirari subit, quod de purgatorio igne dispu- 
tans, dixerit a nonnullis dictum illud Apostoli 
non recte intelligi : id enim non de universo 
Ecclesiae coetu neque de haeresi quadam 
exorta, quae ita sentiret, enuntiavit, sed de 



r. 50. 



1. y=\jxxaTov A. — 'J. i^oxpIiiTEiv A. — :i. xiv A. 



a) Aiifjustini über De Mcndacio habetur P. /,,, 
t. 40, c. 487 sq.; opus vero C.onlra Mendacium. 
ihid., c. .517 sq. — b) Mendacioruin octo iifnera 
numerantur lib. üe Mendacio, cap. 14 = P. L., 



L eil., c. ."JOü. — c) Aui;uslini KxpiJüiliü Kpisl. ad 
Galalas habetur apud Migne, P. L., t. 35, c. 2105 
.*q., ubi tarnen illa senlentia, si beue legi, ne- 
quaquam occurrit. 



92 



DdCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[92] 



privatis quibusdam hominibus, quoruin men- 
tem ut emendaret, haec coram populo locutus 
est. Ergo talia de viris sanctissimis existimare, 
res est nee aequa nee tiita, ac rogamus vos, ut 
ab hac opinione desistatis, utpote nee decora 
nee secura. debitam vero venerationem 
sanctis tribuatis. 

1 1. Accedamus igitur ad ipsam expositionem 
Apostoli. Ac primiim quidem pauca dicemus 
de beatissimo loanne Chrysostonio, quem vos 
affirmatis eins fuisse opinionis, ut putaret dic- 
tum illud XpoisioW'' : Fiiinliimeritum nliiid nemo 
et cetera, de damnatis deque igne aeterno intel- 
ligendum esse. Ad quod respondenuis, multi- 
plicem in divina Scriptura sensum contineri; 
atque ut multa praetermittamus, voces leonis 
et pctnic cum aliis plurimis de Christo adhi- 
bentur. Unde etiam in Apocalypsi loannis le- 
gimus'' : Vicit, inquit, leo de tribii Inda, quod 
plane ad Christum referri consentiunt omnes. 
Et Apostokis' : Bibebant, ait, de spirituali cori- 
seqiiente eos petra : petra mitem erat Christus. 
Eadem tarnen vocabula non de Christo tantum. 
verum etiam de aliis oninino contrariis adhibita 
comperimus. Sicque doctor iste, dum forsitan 
praemeditaretur multasScripturae significatio- 
nes, posthabito quolibet alio sensu, huic uni 
inhaesit. quod tum ipsi videretur orationi 
accommodatior. Neque vero hie sensus iis, 
(|uae ab Augustino et Gregorio dicta sunt, 
repugnat, si Chrysostomus <iuidem illud de 
ultimo improborum fine deque eorum suppli- 
cio dictum fuisse existimet, quod isti de medio 
defunctorum statu sumpserunt. Consideremus 
igitur in se(|uentibus pro viribus Apostoli sen- 
lentiam.congruum sanctis tribuendo honorem. 

12. Dicit itaciue Apostolus'' : /-«nfÄ/mra/«/« 
aliud nemo potest ponere praeter id, quod posi- 
tum est, quod est Christus lesus. Si quis autcm 
siiperaedifieat super fundavientum hoc aurum, 
argen tum, hipides pretiosos, liijna, focnum, s/i- 
pu/am, uniiiscuiusque opus manifestum erit : 
dies enim Domini declarahit, quia in iqne revc- 



Tülv Tivwv TrpoTdjirtJv, ü)v iva oiop6cü(7»i tov voüv, 
TrapESTWTO; toü Xaou TaÜT« oieXe^aTO. Ouxoüv 
TOiöoe TTssi TMv o.'fiM'ziiün avSpwv tppoveiv, jrprjjia 
iativ oü xotXöv OUTE axi'vouvov, xat oeöiieö' ujamv 
TauT/,; i-^iUTOiGÖai t^; ^ö,')?! s^? ^'^'^^ «le.u-v^; 5 
oudv,; OUTE ia;paAou;, iXk' ä;iav tiiativ toi? ' 
ayi'oi? airovs'aEiv. 

11. 'Ite'ov oy) TTpb; auTTiv Tr)V £;y)Y71<Jiv Tou 
'.Attoito'Jou. Koi TrpiÖTov |jiev Ttspl toü uaxapiw- 

TOtTOU 'ItijävvOU TOÜ XpUSOGTÖuOU oXt^« EfOÜjiEV, 10 

Ov GnEic cpaTE TccuT'^; Eivai T^; yvüjij.r,;, w; a;ioüv 
E/.tTvo To ATrodToXou p-fiTOv To Qt/iitXtov aXXov' 
OL'ds/g xai Ta Xonra, Ttspi tcÖv xaTaxptTüjv xat TiEpi 
TOÜ TTupöc; TOÜ atojvi'ou vosIaOai. Flpb; toüto tpaatv, 
Trjv 9£t'«v rpa'.pyiv 7ToXXaTrXa(j('av irepiE'yEiv ttjv 15 
Evvoiav xai i'va TroXXa yoipsiv Eoau)[XEv, Xiwv xa'i 
Xi'Hog TW XpiOTW (XETOt irXEidvtov aXXiuv airovEVE'piri- 
Tc<i. "OOev xai ev tt) 'Aitoxo(XÜ'1/ei 'Iwavvou ävE'yvw- 
[j.iv 'Ei'ly.tjOi, :fr,(n'v, o Xtiov ty. (pvXrji; rov 
' loväa, oTTEp TTEpi XpidToü X£Y£a9.ai ouvoivoüuiv 20 
aTtavTE;. Kai 6 'ATOffToXoi; Eniov EcpT) und 
nvsv/.iuTixiii; avvuxoXovßovaijg uvioTg TitTQug' 
tj dt nizQu )jv d X^iOTÖg. A.I oe auTa't Xs'^ei; 
oü aövov ETCi XpidToü, äXXa xai etti e'vkvtiwv oXoj; 
Eupi'axovTai xsipiEvai. Ouxi» xat oioasxoiXo; outo? 25 
law; Evvoiov ' to ttJ; Tpa'xivi? ttoXÜit/iIXOv, occpsl; 
Tr5oav aXXr|V Evvoiav, t^sSe oXwi; i'livizo, wiEi 
TOTE auTW TW xrjpuYtiaTi irpodcpuEffTEpa; stvati 00- 
xoüar,;. OÜOE aliTT) ^ Evvoia toi; utu' AuYOJaTtvou 
xai rpr.Yopiou ^»jOEiaiv EvavTioÜTai '', ei 5 |j.£v 30 
X pusöijTou.0; TTEp'i Eiyaxou te'Xou; * xwv xaxwv xa'i 
TTEpl Tri; aCiTwv Ti[/.wpta; ^r|99;vai oo;oti^£i, oTrsp 
ouToi Trept [JtEffrj; xXTaSTaaEw; twv ajtoStouvToiv 
EiXvi'^asi. 0Et»pr|iTw|X£v ouv ev toi; i\rfi oor) oüva- 
ui; 'AttoctoAou t^jv oiavoiav, toI; aYioi; irpoar,- 35 
xouaav ottoveijiovte; Tiariv. 

12. <l>r|Ut YO'Jv 'AtxoctoXo;' QsfikXiov äX- 
Xov üvSitg ävvuiM Htivui nuQu roV y.tlf.iii'oy, 
"ig ioTii' 'Itjoovg X^iaidg. El dt rig inoixo- 
öof^isT tTit TOI' Osf-iiXiov TOVTOv yQvadv, ägyv- io 
QOV, Xldovg ri/.iiovg, |d'A,«, /Öqtov, xaXufir^y, 
fy.daTov zd "igyov (fidvsQdv ysvr'jOeTur r] yun 
Tj/.iiO(t, dr^Xdian, oTi fv Tivgi dno/.uXvnrtxai, 



1. TO'.; : Tv;; .'\. — 2. ai'i.'j A. -- 3. evomv A. — i. ävavTioüvTai A. 

a; U. I Cor. III, 11. — bj Apoc. v, ä. — c^ I Cor. x, 4. — d) I Cor. iii, 11-14. 



r 



i 



[93] 



IV. - LATINORUM RESPONSIO AD IJBELLUM GRAECORUM. 93 



xat sxaGTOv to sgyov onoTov ton, to nvQ 
Soxif-idaH. Et Tivog to sQyov /itsvst, smo- 
xoddftrjGS, /laadoi' kjjipsTai,' ä tivoc, to fp;'ov 
■/.uTaxurjasTui, CiJfiKtißrjasrar uvrd^ dt awHfj- 
asrui, oiiTiog d'f- wc ätd nvQug. 'EvTaiiöa 6 

'ATtddToXos TTcpi ÖS^LeXiOU, TCEp't OlKoSoiAvi?, TTIOt 

xaüffEtoi;, TTspi OMTr,pi«(; (xvy)Ljiov£U£i. 0£[aeXiov, 

tjH](Jl, TOUTIDV «TtaVTlOV XpiCTO; SUttV ETTt 0£ TOU 

OeijieXiou toutou ouoe'u tcöv (XTTiffTcov oixooofjiEtv 



labitiir : et iminscuiiisqiie opus quäle sit, iguis 
probabit. Si cuius opus manserit, quod super- 
aedificavit, mercedem uccipiet ; si cuius opus 
arserit, detrimentum patietur : ipse autcm sahms 
erit, sie tarnen quasi per iqnem. Hoc in loco 
Apostoius de fundamento, de aedilicio, de 
ustione, de salute, mentionem facit. Fuiida- 
mentuni, inquit, horum omniuiii Cliristus 
est : super hoc fiindanientum nemo infide- 



10 



15 



oüvaTai- oCi Yip «XXoj!; -^i oiÄ Trj? TridTEwi; 6 Xpiatbc üum aedilicare potest: non enim aliter quam 

ÖEfiE'Xio? YivEToti, rjv oi TTpoa.suEvo«; ö aTTidTo; ou per fidem Christus fundamentum exsistit : 

[iövov oü /p^JTai TwoE T(o OsaEXÜo Tipb; oixoSofiriv, quam cum non amplectatur inlidelis. non 

iXX' auTov Tri ^au"" öo|r| xai:o;(7TpE.j>Ei. Rpö? tantum non utitur hocce fundamento ad 

TouTOi; OE xig r] y.oirwi'ia r.J ffiuri tiquq tu aedilicandum, sed illud per suam opinionem 

ffxo'ro?; npoÖE'iXEvo? yäp Exstvo; TriaTEutsov aX) a? destruit. Praeterea^ quae communicatio lucis 

äpxäi; ti; TT) EuaYYsXix-^ irpoÖEasi «Tt' EvavTi'a? <,J tenebras? Dum enim secum ille consti- 



20 



25 



louffst?, ou TOUTco, aXX' sTipto xai oXo); Siaao'pw 
6e(xeXiw TvpoatfUETOtf «Tro Si toutou i'TTETai to oute 

XptdTÖv £V oClTCO out' au £V XpiGTW ttUTOV EivO(l 

7ri(jTEU£c6ai. Aü9t; os oü |/priT«i OsaEXiio toOtoj 6 
UET« Öavaai'awv aaapTiwv e;eX6())V tou ßi'ou, exei- 
•ji^^i Twv EpYMV v;OY] VExp(oO='vTcüV xai cSeuQe'vtojv. 
OuTO; 0£ Öcue'Xioi; [jio'vr,v x^ ^iöcav oixoäo[Jir,v 
TTpoffiETai, ixapTupouvTo; tou piaxapiwTaTou «tto- 
oToXou Üe'tpou xai Xe'yovto?- Airol moh Cöiv- 
Tsg XlHui (Tvvoixodo/.iijdrjTs. lipo; ok toÜtok; 

El XO(t EV TaUTV) TV^ OlXOOOfAr^dEl -fl TTl'aTli; oXw? 



tuit. ut alia proliteatur principia evangehcae 
professioni omnino contraria, non Isti, sed 
alteri fundamento penitus diverse adhaeret. 
Ex quo consequitur, nullatenus existimandum 
nee Christum in eo neque illuni in Christo 
esse. Item hoc fundamento non utitur qui 
cum peccatis mortaUbus e vita decedit, cum 
illius opera iam niortua sint ac deleta. Si- 
quidem hoc lundamentum vivuni dumtaxat 
aedificium admittit, rem testante beatissimo 
apostolo Petro, dum ait'' : Et ipsi tanquam 



Ex^TjTEttai, oü |j.riv aXXvi Et [a^ Trj (XYarrv] evtuttio- lapides vivi superaedificamini. Insuper quani- 



30 



ÖEiua' aXXw; y«? "«'' O' ootijjiovE? etcI touSe tou 
öeueXiou oixoooiJiiitJEiav av' xoci aÜTOi Y^p, ^i ^'f1 
6 'laxioSoi;, xai niaTSvovoi xai tq^iovoiv. 
Oüxouv -/pT] TTjv TTiiTiv aÜT/jv T'/jV Träur,? T-^; »"ipiE- 
TEpat; 7rvEuaotTix?ic oixooopiyjc; oücav ap/r|V Etvai 



vis in eiusmodi fabrica fides omnino requi- 
ratur. non alia tamen ab ea, quae caritate 
intormatur, aUoquin daemones ipsi super 
hoc fundamentum aedificarent : ipsi enim, 
ut ait lacobus'', et credunt et contremiscunt. 



35 



40 



T?, «Y^'^f, suvTiiJ.u,E'viriv, ■t.-it, oÜTü) TÖc; eavaciu-ou? Oportet ergo ut ipsa fides, quae totius nostri 

««.apricxi; airouoSci, to; oüx ävE/EsOod aÜToiv Ttav- spirituaHs aedificü principium existit, coniuncta 

Täiraciiv oiociS-<i7tOT£ TUY/,av(o(7iv ouaai. Oüoei; ouv sit caritati, quae ita mortalia peccata expelHt. 

TouTwv ett' EXEivou ÖEfAEXiou oixooo.usi. "Eti x«! ut ea ouinino nou patiatur, quaccunique taudcm 

ToÜTo aito T?i; xupioXE^i'ai; aÜTTJ; £ijär,Xov xai vap fuerint. Horum igitur nullus super illud funda- 

[xoXüeoM ' aaXXov xai Xi'&w auYxpivovTai o! mentum aedificat. Idem ex ipsa loquendi pro- 

Öava(ri[/.oi tSv ai^apTicov, xai SiÖti ßapETai eiiti prietate constat; namque plumbo potius et saxo 

xai on oia Trupo; oü xaSaipovTai. Ai oüv ouyyvcü- aequiparantur mortifera peccata, tum quod 

oTot tKv duapTiSv füXw xai xaXafx/) xai j^opTip gravia sunt, tum quod per ignem nequaquam 

,u.aXXov oriXouvTHt, oti xai xoücpai Etat xai Sei purgantur. Verum peccata venialia per lignum, 

TTupb; EÜxbXfo; xaOai'povxai. Aiö xai 6 [^e'yo; l'pr,- foenum, stipulam, melius signilicantur, quia et 



1. jj.o/.{<i5w A. 

a) II Cur. VI. l'i. — bl I l'et. ii. 5. — e) Jac. Ii, 19. 



94 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[941 



levia sunt et per ignein facile diluunUir. Oiia- 
piopler Gie.sjorius Magnus" in (lu.nlo liliio 
Dialogorum locum illuni interpietans, suhiun- 
jjit : <• Pensanduni sollicite est, quia illum per 
f. fiO. « ignem dixit posse salvari, non qui super hoc 
« fundamentuin, ferrum, aes vel plumbum 
« aedificat, id est peccata maiora, et idcirco 
« duriora, atque tunc iam insolubilia; sed ligna, 
« foenunustipuhini, idest peccata minima atipie 
<i levissima, quae ignis facile consumat ». Ex 
quibus Omnibus liquet per lignum, foenum, 
stipulam.cum ex ipsa loquendi proprietate, tum 
ex ipso textus tenore Apostolique mente intel- 
ligenda esse venialia peccata. Augustinus 
quoque illud Apostoli dictum explicans'', « /•'////- 
<' daincntiim, inquit, aliud nemo polest pouere 
u praeter id, quod positum est, quod est Jesus 
<| Christus. Porro si fides Christi, illa utique 
« quae per dilectionem operatur, cum funda- 
« mentum fides dici non valeret, nisi ea per 
<i quam in nobis habitat Christus, sicut Apo- 
« stohis ad Ephesios dicif, per fidem habitare 
1' Christum in cordibus nostris. Quia ergo nihil 
« in aedilicio praeponitur fundamento, si per 
« lignum, foenum, stipulam, vitia gravissimaque 
« peccata intelligantur.non erit omnino funda- 
<c mentum Christus, sed alia ei praeponentur ». 
Idem Augustinus in libro XXI de Civitate Dei': 
t< Ouisquis, ait, sie habet in corde Christum, ut 
« ei nee terrena et temporalia nee ea (|uae licita 
« sunt atque concessa praeponat, fundamen- 
« tum habet Christum. Si autem praeponit, 
i< etsi videatur habere fidem Christi, non est 
« tameii in co fundamentum Chiistus, cui talia 
" praeponuntur ». 

l3. Illud autem Apostoli dictum, nimirnm" 
Dies enim deelarahit. quiu in igne revelatur, 
vos de extrenu) iudicii die sumendum asseritis. 
At vero id nihil jicnitus vestruni scopum iuvat : 
licet enim concedannis de futuro aeterno iudi- 
cio iocutum fuisse ApostoUnn, tamen ne sie 
(|uidem cünse(|uitur, ita cum de niortalibus 
peccalis dis|)utare vel de iudicio illo extremo, 

I. xaOo; A. 

a) Uregor. Dialogariiin üb. 1\'. cap. ,s'.i = /'. /,.. 
t. 77, c. 396 C. — b) Cf. .\ui,'uslin. lllirinu /)r fiile 
cl operibiis n. 24-27 = P. 1... t. 40, c. 212-.">, uc 
praeiiimc c. 215. —c) Cf. Kpiios. iii, 17. — d) Au- 



ydptO? Iv X/j TETOCpTT) ßlSXl.) TOij /liaXoyOV lx£lVf|V 

T/,v TiepixoTCriV E^iTi'oüijiEvo; TrpOGTiOyiOiv n 'Ev- 
« OujjiyiTeov airooSoiMi;, oti exeivov oia Ttupb? 
« aw^saOoii Xs'yci 6 '.AiroatoXo?, ou tov etii ^Eij.i' 
« * Aiov TOÜTOv (J'.5ripov xai yaXxbv xal i;lÖXu6(Jov 
« oixooofiOiivTa, '^youv t«? jjiei^ou; ajiapTia;, xa'i 
« toÜtou yapiv ypovicoTspa? x«t «Xijtou; oouai;, 
« äXXi ^üXov xat /dpTov xal xaXaayjv, touteütiv 
M auiapTtai; EXa/icxa; xoci sXccipoTaTO«;, a? paouo? 
« avaXi'axEi tÖ iriip ». 'Ex Toürtov os TravTiov 
EuOvjXov oict ^üXou xai yo'pTOU xai xaXotixY)<; IS auTyji; 
xupioXf;!«!; xoii i\ utprj; auxr;? xai xoti axoTroü 
xoij AttootoXou voeTv ^p9)vot Ta? cuYyvMffTou? xoiv 
äuo(pxio)v. AuYOuaxivo«; Se xauxvjv xoü 'ÄTtouToXou 
p^Tiv E;riYouu£vo(;, " OsfuXtov, Itp-/], aXkov oväeig 
" ävvuTut HsTvui nuQu TOI' y.sl/.itvoi', ug tariv 
« 'hjOovQ Apiaro'j. Et yotiv ■fj Xpiaxoii TTjaxii;, 
« v; dl' (lyunrjg tvsQyovau, ettei öepie'XiOi; r\ 
>' TTtcrxi!; ÄEystJÖ«'- oux av is^uoi, ei (xt) oi' ^? ev 
II YJIJLtv oixEi 6 Xpiaxd;, xaöii; ' 6 'ATrdaxoXo; 
'c Ttpoi; Tou; EtpEdiou; ',f/)(iiv, oixy;<i«i Xptcxov Sia 
« xv;<; itiuTEWi; £v xai{ xotpStai? ■f]r;^iuv. 'ETiEiorj 
« ouv £v XTJ oixooou.r; oO^ev irpoxiaäxai xou Öejjie- 
« Xi'ou, Eoev oca ^uXou xai ydpxou xai xaXapir,? at 
<c xaxi'ai xai xä ßapuTaxa xwv äaapTr,[jio(TMv 
" vor,9(ö(Tiv, oux Effxai oXwc, OeueXiov 5 Xdicxo'i;, 
« aXXa 5£ auxou TrpoxiarjOiiaETai ». O autoc 
ACiyourrTivo; e'v xrj xa'' ßi'SXw nigt Flöktiog Toe 
&ioi. « 0<Txic av, £'iT|, oiixio? E/Ei £v xapoi'a 
« Xpi(7X0v, (o<; aCiTOu oute xa Eiriyöia xai Ttpod- 
« xaipo, OUTE xä tov ectti oixai'a -Ji /pvJTi; xai xa 
(1 (7UYX£/ti)pr,u.£va itpoxiariaai, ÖEfxs'Xiov i/n Xpi- 
« (jTo'v £! OE xaiixa TTpoTiutria*] aüxoii, xav e/eiv 
<i od;EiE xvjv Ttidxiv. oux Effxt Y^ [J^V ^* aüxw 
11 ÖejxeXio; Xpiaxd;, ou tocSe irpoüiri'iJi.TiiTE ». 

13. TÖ OE pr,T0V EXEIVO TOÜ " AtTOUXo'Xou xÖ 

' H yuQ T^fitQU örfkioati, (In iv nvQi dnoxa'kv- 
nztrai, üijisTi; Trspi x^; EoyaxTji; r|[X£pa<; xri<; 
xpi'sEw; XajjiSavEaflai Xe'yete. 'AXX' oÜoev xoüxo irpö? 
xov u[ji£x£pov (txottÖV Et yap xsi SwfXEv TEpe xrji; 
i/eXXouit/i; aiwvtou xpicE(i)<;Eipr|X£vai xov 'Airo'axoXov, 
ou [A/iV oia xouxo auvaYExai, auxov Tiepi 6ava<iiu.wv 
auapxiiöv oiaXEYEOÖai vj TTEpi xpic£(.j(; exeivv)? aiw- 



suslin. />(• Cirildlc Dei. iil). .\XI, (^ap. 26 = /■•. 
<!., l. 41, c. 743, ubi habetur eliani periodus 
proxinie ante adducta. — e) I Cor. in, 13. 



10 



15 



20 



25 



30 



35 



40 



VI 



l95] 



IV. — LATINORUM RESPONSIO AI) IJBELLUM GRAECORUM. 



1)5 



20 



30 



40 



viou. (')s oia TOÜTO £7raYEs9ai, lot? '1'"/.«'; ['■^'^^ '''k' 
£v9£vO£ ' u£Tav7.(TTaiiv xaOaipEdöai oü/_ oiöv ts 
Eivai. HasT; uiv ouv Trjv viuepav exeivTiV ou p.o'vov 
TTEpi Tr,? YEVix^c; xpidEw;, aXXi Trepi t^; 'lu-Epoii; Tr,<; 

EXOCTTOU TeXeuT^; Ex)iO!a6aVO|Jl£V TO pr,TOV ETTEl to; r| 

r|U.E'pa Tr;? xpitJcio? /,u.E'pa Kupiou )vE'y£Tai, OTi e^tiv 
r, /lUEpa -7.? EXEi'vou irapoucia; Trpo? Tr.v x»6oAixr,v 
xpi'aiv tri? olxoums'vr,?, ouTw xa'i r, f^'J-ipoi ÖavaTou 
Ae'yetki f|U.E'po< TOÜ Kupi'ou, OTI EV TW OavaTto irpb; 
i'xocaTov EpyETOi 6 'Iviaouq -^ a[jt£fj/d|i£voi; r) xaTaxpi- 
vöjv. "OÖEv TTEpi diAOiSvii; x(öv xaXwv Xiy^' oüto;; 
Ev TW xaTct 'I<oävvv)V irpb; tou; «ütoü ijia6r,Ta(;' 
'Eäi> noQivHw iruifiüaui vfiTi' Tonuv, nuXiv 
ig/onai xai nuouXtjip'O/iui vfiuQTiQog ipiavTav, 
i'vu unov iif^ii tyiu, y.ai viisic )]ts. FlEpi os t'Ö; 
xaTaxpiffEoj; xwv »auXwv ev xr, 'AiTOxaXü'|'Ei ' Xe-j-e- 
Xaf M.£VUv6it y.ul TU TIQWTU tQyu Tloh]00r' 

sl ÖS /.irj, tijyoftul aoi y.ai y.ivrjaw t)]v 'kvyyiuv 
oov. 'ExEivo? ol b TTtjpivoi; TtoxKjjioc, iTspi OU AoivirX 
6 TTpoipriTY]? TTpoEip'/iXEV, OU ixövov xou; 1T01//,C0Ug 
EVEiXuijai cy£i Ei; Tr)V atwvtav xöXaaiv, äXXa xai 
xaOaipEiv Tou; oixaiou;, ev oI? EuprjaEi xi tcoxe 
xaOoc'pauxov, xai aurouc äxr-.Xiowxuui; xaxaaXTiffai. 
"Eaxiv oOv /] r|U.£pa •?, oriXotiaa to au.'jviov xai ixteXeu- 
XT;T0v TTup, r^v TTEpi la/iiTfi xcia£(o; (/.EÖ' ufjiwv ap- 
[iooiwi; XaaSavEiv- OuväaEf)«. EuTi x«i ri OEUTs'pa 
riu.E'pot /, oriXouuoe to Trpöuxaipov irup xai xai; 
IXacj/pai; Twv aaapxiwv ä:fo)ptO|ji£'i/ov, xb xupi'w; 
■^iiEpa Kupiou xuyyavov, oxt x«i x»iv yevix>)v exeivtiv 
TTpO'|if|ävEi, xaxEivvic Si fi xpici; TauT'/j; Ei;r]pTr,Tai. 

14. AsiTTETai TTEpi XClÜ (XTTOIJToXlXOU ^r,T0Ü XOÜ 

awdrjaiTul oia ßpay£(ov SiaXE-j-EcOai. AEyo'vTwv yap 
Ou.wv TO p'/iTÖv exeTvo TO awOijOSTui xai oiöi^soOat 
xai 0(OT>iolu EV xr EXXotoi ciwvr, oiaaov/v Tiva xat 
TO Eivai oy)|jiaiv£iv a£i, aioouaEOa oixaioj; ETtitpÖovov 
Ti Sc';ai ttoieTv, av Aaxivot ovxs;, oüx öpOw; 6;f> 
üjjiwv £ip7,a8at xouxo Xe';wuev xai yap ouSaixvj 
xu/öv xai oüoETTOTE Eupi<7XcTai EV XY) Geiix Ppa-spy, 
xauxa; Ta; Xe^ek; si [ati TTEpi afct^oZ xai cojTTjpi'a; 
XEiaöai. Kai i'va ijiri Trdppw aTTE'XOwijiEv, ev ttJ auTTJ 
ETTKTToXvj nauXo; OUTW XaXet- 'O Xüyog yuQ u 

TOV GTUVQOV ToXc, fliV djloXXl'liltl'OlQ /.IWQIU tOTl, 

ToTg 6i aioi^ofiivoiq rj/.iiv dvvu/Mg Qaov iaii. 
Kai fiixpw ücTEpov EvööxTiasv d Qtog äiu T^g 
jMOQtug TOV y.TjovyfiuTog awaca rovg nianvov- 

1. EvÖECE A. — 2. )>a[ji6(iv£i A. 

a) Joan. xiv, 3. — b) Apoc. ii, 5. — c) Dan. vn, 10. 



iil idciico inferenduni sit, animas post hinc 
niigiationem e.xpurgaii non posse. Et sane nos 
liieni illum non de universal! tantuni iudicio, 
verum de die mortis uniuscuiusque dictum 
intelligimus : quandoquidem quo modo dies 
iudicii vocatur dies Domini, quia dies est ad- 
ventusillius ad universale totiusorbis iudicium, 
ita quoque dies mortis nuncupatur dies Do- 
mini, quoniam in morte ad unumquemque venit 
Christus sive remuneraturus sive damnaturus. 
Ouocirca de iustorum retributione ipsein evan- 
gelio secundum loannem dicit discipulis suis'; 
Si ahiero. et prafpanwero vobis lociim : itcnim 
veiiio, et accipiam vos od meipsum, iit ithi siiiii 
ego.etvos sitis. De improborum autem damna- 
tione legitur in Apocalypsi '' : Age paenitentiam, 
et prima opcra fac : sin aiitcin, venia tibi, et 
movebo candelabrnm tmun. llie vero igneus 
lluvius, de quo Daniel propheta praedixit', non 
sokiin improbos est convoluturus ad aetcMnum 
supplicium, sed etiam iustos purgaturus, in 
quibus quicquam purgandum repererit, eosque 
immaculatos redditurus. Est igitur dies desi- 
gnans aeternum sempiternumque ignem, quem 
vobiscum de extremo iudicio congruenter 
accipere possunuis. Est etiam alter dies signi- 
licans temporarium ignem levibus peccatis 
destinatum, qui proprie dies Domini dicitur, 
quia generalem illum praecedit, cuius iudicium 
ex hoc pendet. 

14. Reliquum est, ut de vocabulo'' salvns erit 
in apostolico dicto breviter disputemus. Vobis 
enim dicentibus, voces illas salvns erit.salvari, 
salns. semper in graeco sermone permansionem 
quamdam existentiamque significare, iure vere- 
mur, ne quid odiosi videamur agere, si, Latini 
ut sumus, haud recte vos id dixisse asseramus. 
Etenim nuspiam forte nee ullo modo reperire 
est in divina Scriptura istas voces, nisi de re 
bona ac de salule adhibitas. Ac ne longius 
abeamus.in eadem epistola Paulus ita loquitur*": 
Verbum enim crucis perenntibus quidein stulti- 
tia est; iis autem, qni salvi fiunt, id est nobis, 
Dei virtus est. Et iterum' : lam iudicavi tradere 
hoininem hniusmodi Satanae in interitiini car- 



• (1) I Cor. m, 1.-.. — el Ibid. i, 18. — f) Ibid. v, 5. 



r. 60', 



96 



DOCUMEXTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[96] 



iiis, iit Spiritus salvus sit in die Domini lesii. 
Kursus" : Omnibus omuia j actus sum. ut omnes 
facerem salvos. Saiictus vero Lucas, qui Actus 
Apostolcrum scripsit, ubi legitui'' : Domine quid 
mc oportet feuere, ut salvus fiam? — Crede, 
inquit, ;/; Dominum lesuni nostrum Christum, 
et salvus eris tu, et domus tua. Nanique si revera 
haec fuisset Apostoli sententia, ut ipsi in igne 
servarentur, quin absuniantur, cum ubeirima 
sit lingua graeca, proprium vocabulum adhi- 
buisset niinime anibiguum, atque dixisset aut 
permanebit, aut perseverabit, aut custodietur . 
aut conservabitur, aut quamlibet aliam voceni 
magis propriam, qua removeretur omnisambi- 
guitas, si qua sit, in vocabulo, quamyis reipsa 
nulla Sit. Etenini ubinam videre est vocem 
salutis de re alia a salute adhibitam? Paulum 
enim, cum studiose curaret, dum in concio- 
nibus loqueretur, ut claro ac simplici sermonc, 
etsi arcanis referto, uteretur, non oninino licet 
arbitrari ista usurum fuisse ambiguitate, si 
id intellexisset quod dicitis vos. Ouapropter 
cum vestra illa explicatio neque Apostoli sen- 
tentiae neque vocis signiticationi congruat, 
* f- Cl. IkukI dubie constat, quam exposuimus men- 
tem, eam Apostoli fuisse. Cum hac doctorum 
nostrorum explicatione praepositio illa per 
optima convenit, quia transitum quemdam, non 
permansionem significat. Nam si ea fuisset 
Apostoli mens, ut vox salvus erit pro conserva- 
bitur vel permanebit suineretur, dixisset utique : 
Ipse autem salvus erit, sie tarnen quasi in igne. 
Cum autem dixerit -.Sahnis erit quasi per iqncm, 
transitionem quamdani iieri per ignis suppli- 
cium ad salutis locum lutuleiitissime ostendit. 
ll>. Deinde dicitis, verbum illud detrimentum 
patietur nequaciuaiu iis c|ui expurgantur con- 
gruere, ut qui non delrimento afficiantiu', sed 
magnum hierum faciant. ac proinde solos im- 
probos ab eo designari. A vestra isliusmodi 
mente multum dissentimus : namque, ut se 
habet nostra sententia, qui purgantur, procul- 
dubio detrimentum patiunlur, sicut ait Aposto- 
ius. cum acerrima poeua i)uniantur; quae 
quidem, ut superius dixinuis, teste sancto 

1 Staoi'a \. — :;. zäyiOTa A. 

a) I Cur. IX, •l'l. — h) Ael. xvi. 30-.31. 



Tn?. Kai iraXiv' "HSrj xsxQlxa nuQadovvai rdi' 
ToiüvTOr T(p ^uTui'u sIq vXtOQOv TTjg aagxög, 
Iva To nvsvfiu awOrj iv rjj i^aign tov KvqIov 
^Irjaov. Kai itaXiv Toig nuai yiyova tu 
nana, ivu mivTMg rirag awaw. o; «yiö? ö 
Aouxöi« 5 <7uYYpa'|'au-£vo; '^noaroXwv Tug uqu- 
isig, oirou XEysTai- Ki'QiE, xi fis 6sT noisTv, iva 
awOcj ; — IJi'aTsvs tlg roi' Kvgiov iqf.iwv 
'hjüovv Apjuro'i', £'fY), y.ul oioStjatj avTog xal »J 
olxlu aov. Kai y«P ^s" aX"l6w; av eir, auTV) /; lo 
AtcootoXou £vvoioi, Toü oiaTrjpEinOai aüiot/; iv irupi 
xctt |j.ri «v«XtaxE(T6o(i, oilar,? EÜ-jropiijTaTV); x^; IXXy)- 
vix^? yX(Öu(I-/;i;, xupi'a X£;ei ly prisixt' av ttJ ava[Jitpi- 
6öX(.) oudv). XeqeiE Te rj dtaiiti'ii r] ätaxaOTSgijasi 
■?( diuffv/M/ßTJutTai v] dtartjQriH^asTm, r^ aXX/| 1.5 
Tivi xupiwTs'pa Xs^Ei, Ol' vi; d-paipsOeir) iraua •/) 
ii(/.'.pi6oXi'a, El Ti:; sutiv, ev Toj ^viaaTi, st x»i ouOEaia 
IcTi'- Ttoü Y«p sOpi'^XETai oiOTtjola Trsp'i aXXou Tivö; 
■ri Tcspt cuiTTipia; xeiaöai : "liyoyj •(kp oia CTTOuor,; 6 
IlaiiXo; TaTi; ixxXrjaiai? oia.'ki-j6u.iwo<; Tw ffacpEi xai 20 
anXw T^; Xe;£w<; ^prjOÖai, £i xa"i [jiuar/;piMV yE.U-Oij- 
<Jr;t;, O'j OEi oXo); ttiijteueiv auTOV TOiauTT) «ucoiSoXia 
/p'riCaaOal, ei outoj? i-vor^aono exeivo?, toq tpoiTE 

UUEi;. 'l'^TTElOr, TOIVUV UU.£T£pa EXElVf, Yj EVVOia 

OUTE Tri '^''i' AttottoXou oiavoi'a' oute t^ (niuauia 25 
T^? Xe'^ewi; äpu.o'i;£i, oriXov Svi irou, -^v £;YiYri(!'afJi£9a 
'/iu.£l?, Tou AwosToXou Y^w.u-iv E^vai. TauT») Si TÖiv 
rilxSTE'pwv lcriy/,(jsi V] irpo'ÖEdK; exei'v^ tj 6id 
xaXXioTa- apfudi^Ei, oiößaci'v xiva, ou oiamovriv 
o-ziXoü^a, lÄ Y«! Tou 'AttocttoXou £ir) outv) ri svvoia, 30 
iv« tö aiuHrjasTai ävTi tou 6iuirigrjHr]aETUi ?, 
diaxugTiQrjasi Xri-.p9£i'v), Xe'^eiev av Avrog 6t 
awOijotTai, ovTiitg 6t, wg iv negr Eipr^xw; St 
üioOrjasTM fu5 6iu nvQog, SiäSaaiv tiv« oia Tiaw- 
sia? TOU Ttupoi; irpöi; otoTripia; tottov apio-4Xco(;.äv£V/)VE. .35 

15. EiTEixa Xe'yete, tÖ ^?iu.a exeIvo to i^Tj/ntiu- 
HrjOSTUl ouoaatu; Toi; xaOaipofjiE'voii; TupocvixEiv, 
EXEiviuv OU !^r)(jiiouiji£'v())v, äXXa XEpSaivo'vxiov iis-^äla' 
oia TouTO ü£ (xo'vou; tou; [/.o;^8y)pou<; o?iXou(r9ai. IloXu 
oia-.piovouij.Ev r,aEii; TauTVjSi ttJi; uiiETs'pai; Ivvoias;- xai 40 
yäp, w? EX.^t 6 Xo'yoi; 6 ^pis'TEpoi;, ^if)|jLioiivTai TravTWi; 
Ol xaOaipdixEvbi, oj; syy; 6 'Aito'utoXo;, tv^ oijaTy;pia 

T/j; TtOlVric TtfJKOpYjÖE'vTE;, ElTTSp, to? £V TOI? OtvW 

EiTTOfiEv, [AapTupoüvTO? TOU (XYiou AÜyouuti'vou, 
[iapuT7.TVi e'otiv xai outwi;, loi; ouOEui'av Toü vüv 45 



[9: 



IV. - LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLUM GRAECORUM. 



10 



15 



20 



30 



35 



aiwvoi; TTOivTiv äxEi'vvj auYxpi'vsciÖai olöv te sTvai. 
KaÜaTTEp yap Otä Trixpiot? twv cpocpfjiaxwv Trpö; tÖ 
iXapov t5j<; GyEi«? «aixvoüfjiEea, oStou xal oi oi'xaiot 
Sioe Toij aüuTyipoij TV)? xaOapoet«? xapTriüvxai t'/jv 
«xiotov «jWTifipiav, £/_ovT£<; Xe'yeiv (iExa toü 'j;«)»- 
ftwSot;- z/irjMo/iisv 6td nvQog y.ai väuTog, xcd 
i'^ijyaysg i^fiag sig dvaxpvyriv. "Oösv xai 5 'A^o- 
oToXo; EtTtwv Tov ToioÜTOv avSpwTTov oii y.otÖipTsw? 
?Tini(oe-;](l£o6at, ETTayEi TTapa/_p9;,(jia xö (ron-/5;iov 
XE'poo« Xe'yojv Oi'rw; 6i, wg d\d nvQÖg. KaXS? 
ouv opud^Eiv ÄoxEi xotl TO Ti|jtwpyiTixtö; C>l,«tOü<jOai 
xaxetÖEv [XEYaXü! XEpSaivsiv. 

lü. T»;; OS 'Pwfxaix-^; 'ExxXvjdiac; to xüpos ei; to 
(xeW -/ivEYxotiAEv, ou Tu/ousri« ^tvö? £xxXr,<jio? tb 
e'öo;- ExEi'vr] y«P tapi Ttaaiv cJei x«l TETiV/^Tat xa- 
OEädfaiTat oica/esTaa Gtto xiöv [jiaxapiwv aTroaxöXwv 
ÜExpou xai ITaüXou, xwv xri; r,t;iEX£pc(? iri'axEWi; 
6£[i£Xi(ov xat cpwaxvipMv, x«i 6ito xwv aXXwv lEpw- 
xaxwv äp/icpswv, oS« i^y'^hj« Y^^'^ö«' ot« eautiaxwv 
TtXEijxtov e'oei^ev 5 0£Ö;. Tcüxriv 0£ x-;iv TTiaxiv 
ä'jaXsuxov £x Trpoot,uttov aüxwv £t; oEÜpo ttocvxot' 
£V,ip<jf£ xai EOtooc^Ev. '-"O Se &,a3<; TTsiffai ttävü xai 
ä'jitoit^ijai ö-^eiXei, Txpö xoC dvaiyvivat xb vüv c/i(T[jia 
01 ujxSv TraxEpE? xaüx-^ x^ V^Tcpa ocTOcpadEi ou ttoxe 
«xvxiXe'yeiv E>ojpa6-/i(jav, xai cij; eJ^iv (aeO' 'ÖimÖv 
l<i>pdvri<rav. Taiix-/iv o^ x^,v ■poj.xaixV 'ExxXr,(Jiav 
oTa xEx,aX9)v x«i ,n-/ix£'pa xai oiSasxaXov ai Xomat 
IxxXyjSiai TTotvxoxE ExiVricav, w; ,aapxup£i x«i b 
a'Yio? Ma;irAOi; e'v xtJ uxaXiiV/) Trpb.; xou; 'ÄvaxoXi- 
xou; ETrisxoXyj oüxojui Xe'yojv « Civxa <;' xa ,> 
" x^C oixou,.XE'vyj? rts'paxa xä EiXixpivw; ä7too£/_o',/£va 
" TOV KOpiov xai Ttavxaj^ou x^? y^? 5'' ^^ xaOoXixyj 
" xai dTToaxoXtx^ tiwtei oiaYOVia £i<; x>,v 'Pcoaaixriv 
« 'ExxXriaiav w; -;;Xiou aeXa; EvaxEvi^ouüi, xäxEiOev 
" x5i? xaSoXix?)? xai aTxosToXix^; * TtiaxEw? oi/ovxai 
•• TO tpw? «. OuxE o,,Xaa^ Tcap' i\l^r 6 Y^p OExpo; 
tpSxo,- xf.v dX-/)0-^ TTi'ax.v, a7ToxaXii.]/aVTO? auxS xou 
HaTpo';, j;),noXdYr.(j£ Xe'ywv V^; J A^ffro? rf 

wo? TOÜ &S0i TOV ^öfTOg. 'AXXi TTEpi ,aEV 
Toüxwv äXi;. 

17. lipo; (xEv oÖv xbv v)piEX£pov Xo'yov, 3v xax- 
£<JX£uicra./£v dirb x/j; ÖEi'a? Sixatoadv/)?, oüolv aTTExpf- 



07 

Augustino, acerbissinia est afque eiusinodi, ut 
nulla in isto saeculo poenailli comparari queat. 
Quemadmodum enim per remediorum aiiiari- 
tudinem ad sanitatis iuciindifatem pervenimus, 
ita quoque iusti per purgationis acerbitatem 
aeternae salutis fructuin percipiunt. habentes 
quod cum psalmista dicant" : Tnmsivimus per 
ignem et aquam, et eduxisti nos in refrigerium. 
Quare Apostolus, postquam dixit eiusmodi 
hominem per purgationem mulctandum. statim 
addit salutare lucrum, inqiiiens : Sic tarnen, 
quasi per ignem. Optime igitur quadrare 
videntur illa duo, et mulctari in repetundis 
poenis et multum lucrum inde capere. 

i6. Dum autem ecclesiae Romanae auctori- 
tatem in medium protulimus, non vulgaris 
cuiuslibet ecclesiae consuetudinemadduximus: 
illam enim omnes semper et observantia et 
honore prosecuti sunt utpote edoctam a beatis 
apostolis Petro et Paulo, illis fidei nostrae fun- 
damentis ac luminibus, nee non ab aliis sanctis- 
simis pontificibus, quos sancte vixisse plurimis 
miraculis ostendit Deus. Quam quidem fidem 
inde ab ipso principio ad hanc usque diem in- 
concussam indesinenter praedicavit ac docuit. 
Est quod vos maxime compellere debeat ac 
flectere, patres scilicet vestros, ante exortum 
praesens schisma, huic nostrae sententiae nun- 
quam contradixisse, ut explorafum est, sed, ut 
summatim dicamus, plane nobiscum sensisse. 
Hanc autem Romanam ecclesiam tamquam 
suum Caput et matrem et magistram reliquae 
ecclesiae semper coluerunt, quemadmodum 
testatur ipse sanctus Maximus in epistola ad 
Orientales missa ita inquiens^' : « Omnes orbis 
" tenarum fines,qui sincere Dominum confiten- 
« tur et ubique gentium in catholica et aposto- 
" lica lide vitam agunt, in Romanam ecclesiam 
« tamquam in solis iubar intuentur, indeque ♦ 
« catholicae et apostolicae fidei lumen acci- 
« piunt ... Nee immerito quidem : nani primus 
omnium Petrus veram fidem sibi a Patre reve- 
latam confessus est dicens' : Tu es Christus, 
filius Dei vivi. Sed de bis quidem hactenus. 
17- Ad nostrum argumentum, e ratione divi- 
nae iustitiae petitum, nihil plane respondistis. 



r. Ol' 



a) Psal. Lxv, 12. - b) Maximi, ex epislola Ro.nae scripta = />. <}.. t. „i, c^ 137 I) - c) Mit xv, lr 

PATR. QU. — T. .XV. — F. 1. ' 



98 



DOCUMENTS RELATIFS AU COXCILE DE FLORENCE. 



[981 



sed potius argumenta plurima quasi in contra- 
lium congessistis. Poteianuis quidem et nos 
multa ad rem facicntia seligere, nisi brevitatis 
Studium nos cohibuisset. Ouare uno solo argu- 
mento content!, nihil amplius disputavimus; 
nani fidei noslrae fundanuntum non in ratio- 
nibus, quae fetus sunt humanae nientis, consi- 
stit, sed //; petra' divinae Scripturae, et in mon- 
tibtis sancfis'',\d est in praeceptis sanctorum 
Patrum, quos tatholita Ectlesia veluti sponsi 
aniicos veritatisque praeconestamquam sponsa 
complexa est. lam vero ad ipsa argumenta 
vestra accedamus. 

1. Dicitis igitur in primis, « niagis convc- 
« nire divinae bonitati, exiguum bonum non 
(. conlemncre, quam exiguum peccatum ulcisci. 
« Atcpii exiguum bonum in iis, qui gravius 
« peccarunt, nullum pracmium consequitur 
« propfer pracponderantcm nequitiam. Neque 
(I igitur exiguum malum in iis, qui multa prae- 
(1 clare gesserunt, decet poena mulctari, eo 
« quod praestantiora praevaleanf. Si enim id 
(c quod niagis videtur, non est; id, quod minus 
« videtur, aegre profecto erit. Neque igitur 
« ignem esse purgatorium credendum est ». 

Soliitio. Ad id respondemus, maiorem a 
vobis assumptam tum vcritate inniti, cum 
exiguum illud bonum maiiet incolume, quod 
plane non evenit, si ei accidat per culpam in- 
terimi,quemadmoduni iis omnibus accidit, ciui 
in moilalc peccalmn incidunt. Siquidem mor- 
tale peccatum cuncta ea, quae hactenus probe 
acta fuerant, interiniit. Gerte quidem peccator, 
quando |)er peccatum Deum offendit, omnia 
bona ab eo accepta amittere meretur. Oua- 
proptcr lioniini in morlali aliquo peccato dece- 
denti nullum post lianc vitam supcrest manu- 
pretium, quidcpiitl forte rccti tandcm perfecerit. 
Unde Dominus per Ezechieleni proplietam 
dicit' : Si aiitein avertcrit sc iiis/iis n'iiistitia 
stia, oinites iiistiliae eins non rccordahuntnr. 
Idem servat ipsa lex humana, et vero rationi 
tonseutaneum videtur, ut miles, quamvis ob 
multa praeclarc gesta regi esset acceptissinius. 



6-/)T£, )>dYOu; Zk ijiaXXov uXeiutouc; w? e; Evavxia; 
EffiüOEÜiTatE. HÜTCOpciüjAEv U.SV )iai ri|JtEi; ttoäXwv o); 
£v TOtoÜToii; Suvai^svwv AevssBai, Ei jxi) xatsi/EV 
^ijjtäi; rj Tr,; ppayu^oYia? ditouSvi' ivi Se x«i [J.övw 
Xo'yw äpxoufXEvoi, oüSev TTEpaiTEpiü li^riTViffafASV 5 
fic TTJc r.LiETE'pa; Tti'dTEw; OeuieXioi; oüx £v Vjyoii; 
Toi; Trj; «vOpti)7ri'vr,i; Ivvoia? y^^'"''!!^'"^' xaOiffTaTai, 
dXX' Ev rj/ nkXQit. T^; a-ci'a; Tpot-frii; ymv toic, 
dylotg uoBOti', -/lyouv ev Tal? toIv ayiwv llotTspwv 
oiSaffxaXi'aK;, oti; r, ii.(xfio\!.y.rt 'Exx>,-i-|Cri« oia vua'^ir, 
<ji)(j£i vu[X'^iou cpi'Xou? xai x>ipu/.ai; x?,; aXr,OEia; 
TTEpiETtTÜ^aTO. 'HoYi Si iipb; aO-roui; tou; u[A-T£'pou<; 
Xo'you; i(i)|J.£v. 

a"-. Ae'yete TOi'vuv Iv TTplOIOli;, « |/ö(XXov TtpO(7V-,X£lV 
« TTJ afadixr^Ti toü Öeoü tÖ oXiyov Ufcnflhv [ir, Tiap- 
« iSeTv Yf TYiv (lutxcav auapxi'av oix»ii; ä^ioüv äXXa 
« xb öXi'yov »YaOcv e'v toT? xa i^ey«^« r|/(](pTr,xö<jiv 
II ouSejjuSi; a[X0iS7;c; ETriTUY/ävEi ' Sta xr|V xy;; 
" irov/ipia? TiXeovE^iav ouo' apa xb öXtYOv xaxov ev 
'I Toi; xa iß-zy-iXa xaxiopOwxo'ffi" TtpoaviXEi otxr,; 
■< xuyeTv Siot xb xa ^ pEXxi'w vixäv ei v^P ■^° 
" i/aXX,ov Soxotiv oCix ECXi, ayoXyj xö y^ "^|Xxov av 
" El/]. Oüo' apa TTup xa6apxvipcov vo|j.i?eiv Trpoa- 

ytvaiQ. ITpb; xoüxo Xc'YOpiEV, oTt 'ö i^Ei^wv, r,v 
XaaSoivETE, xri; dXy)0£iai; £y_£xat, oiiou xb djxixpbv 
EXEivo aYaöbv au.£u.Ttxov ■* [jlevoi, OTiEp od Y'''£'r<"i 
av Si' alxi'av VExpoüdöat cu[ji6air, aüxo, öiairEp £v 
TTÖcai Toi? xyj Oxva(j(jjiM aptapxia irspntrnxouffi guu- 
oaivEi. 'II Y»p Oavoiuipio; apiapxia TrivTa xä irpiv 
YEYEV'iiJ^E'va vEXpoi aYaOa. '0 Y""^ auapxioXo? oxE 6i 
arjLipxiav irpocxoTixEi xw öcoi. Travxa xa Ttap 
aÜToü Xvis6£vxa iyaOa airoSaXXEiv ä^toiixai. 06ev 
xiö rxExä Oavaaifxou xivb; äiroSioijvxi oux airoxEixai 
[/.Exa xbv xy,0£ piov ETriy_£ipöv xi, oiaOviTtox' ayaOa 
EpYaaäijiEvo? xuy/oivv) (ov. "06ev 6 Kupio; oia xou 
'l£^Exif|X Ttpo:pvixou csriOiv ■ Et ds dnoatQuqiij o 
A'xafo? «/To rijQ (hy.moavrrjc uvTOii, nuaat 
ariov «( äiy.uioOi'vui m' i.ivrjuui'tvH^aovt(u. 
"KvEi 0£ xoux'j xa'i ävöpoiTtivo; •jo\mc,, xai duiA^pio- 
veIv oe ooxEi ö XÖY04) ^'■'U' b cxpaxuoxr)?, £i xai 
Travxoicüv xaXöiv irpa^Eiov /apiv Et») xiö ßauiXEt 

EUTtpÖffOEXXO;, £1 TXpOOXÖ^'i;) JAEXETTElXa xw ßatTiXei 



10 



15 5 



20ci 



25 



30 



35 



40 



I. £Z'.To-;7».vEi/ A. — 2. ■i.'x'.v.hui-i.ijr-,\ \. - .). Ta Miprii vci^uiu A. — 'i. «liEiTnov A. 
a) Cf. Lu(^ vi, 'i8. — b) l'sal. i.xxxvi, 1. — c) Kzcch. xviil, 2^i. 



[99] 



IV. - LATINORUM HH:SP0NSI0 AD LIBELLUM GRAECORUM. 



99 



ff'^oSpcö;, ua'vTwv aTiprfieU xa't in^Aei'f^ivzon 
-tpöirov Tivi a-KO xr,!; ftviiur); twv av8paYa6r|U«Tiov 
aTtavTwv, TifAwpia TtEpiTTEdvi ' oeivr). Oux E^Et 8e 
oiiTti){; TTEpi ffiiixpoü otpiXijiaTO; yj^ouv (jUYYvwiiToti 

aTCooefjKoxouiv, ettei /, ayaTTr) otaa (j'|/i(ji jraayEr ou 
T"? ^/.^' taÜTa Tot oiAixpi xoiv^ etTraXEi^Eiv, äXXa 
,u.dvr,v Tr)v auTvj E'vawi'av 9ava(ji[ji,ov aixapTi'av, viTii; 
äirooTEpET z~t^^ ?co7i;. •?,« vj oyaTT-/) yop/iysi- oi' v-v 

1(1 äviiTOTViTa tÖ o(;i(i)ua exeTvo * uts' Oixwv EimyÖEV 
/wpctv oux £;(Ei. Auv-y.uEÖa xai Trpöi; xrjv eXcittw toü 
ü|j.ET£pou XoYicaoij Xe'yeiv, äpvou|x£voi auT-iiv, vi'ti; 
EffTiVj&Ti Ta sijiixpaTwv iYiQwv £V TOti;aXXü)i;-^atjXoi; 
oijO£[Aiav au.oi6r,v 3E'/ovTat, lav ä[X0i6^v EdxivEiTCEiv 

l."i xou'|ii(7f<.o'v Tiva Tr); tiiioipia;' 5 y^P füv ayaÖoi; 
Ticiv Eiq aoriv xaTaSaiviov xotj|.OT£pa TroiVY, Tiij«opr]- 
8ri(7£Tai r, <I^Ei]> /wpi? aüriöv -cv) ätäuo Tiawpi'a- 
TrapEäoOr)' OTTsp t?)? EUEpyEji'a? yE'voc ouOEvi aäXXov 
■/) (jjj.ixpoii; ExEivot; xoiTopöwjjiaui irpoiryia-JiEToti. 

20 6"'. AEUTEpov 0£ Xe'yete' « 'üi; E^Et TO oXtyov 
" äyxOöv ev xocc; raXXa •' tpauXoi;, ouro) tÖ öXi'yov 
" xaxiv e'v toT; xa'XX"' ctyaOoT;. 'AXXi xo oXi'yov 
n ayaOöv ev exeivoi? oü Ouvaxai ayaöoiv avxoiTtöooiiv 
" TTOiEiv, aXXa [iovüv oiaipopiv xoXaaEioi;' xal xö 

25 " öXi'yov apa xaxbv <J ev toÜtoi; ^ ou ixor/iaEi 
<i xoXaaiv, äXXot [jiovov Ota.fopav äixoXauaEoii;. Oux 
" apa TTÜp xaOapxiipiov vojxiuxe'ov ". 

ylvaig. IIpoc; xaüxa ei xal Ix xwv ävto aTxo/.pi- 
vaoöai ooxoüjjiEv, Xexte'ov [xevtoi xaxa xa sip-zjaEv«, 

30 oij/_ ouxtix; E/Eiv xa6oXixw;, dj; e'v tv) (iEi^ovi u[j.£X£'pa 
TrpoTy.ijEi xiOexe' ou yap orj.ot'av xp'faiv oeT e^eiv irepi 
aaupÄ äyaOotJ e'v t(o crüv OavauiVt.) a[ji.apx-/;i/.axi 
«Tro&touvxi xai TCEpi lAixpou xaxoü ev xw ijLExa aya- 
■KTiQ a-Tto xouoe xou [li'ou EU aXXov (jiExaßaivovxi. Tb 

35 [AEv ttpwxov, Ol« xo vEvExpwaOai otä xoü Oavaaijjicu 
aixapxr^aaxo;, oüoEuiöe? avxioocr£(o? xrj« aiSi'ou ^oir); 
V| äx£X£(a(; xyj? aiwviou xoXacew; ä^ioüxai' xö oeute- 
pov Se. oixat'a WeoIj xpisEi xal Sii xb axpov xrj«; 
teXeioV/ixo; xal xaOapdxvjxo? trfi avw (xaxapiOTy.Toc 

40 xal Sia xb fisyaXETov xou Oeiop'^Oe'vxoc; xaXou, navxMi; 
irpojTOv Sei xaGaipEiOai- ou yap äv6piom.)v xi{ xb 
avaXXoiwxov exeivo äyaf/bv fjEwprjaEi OTtiiojoviTxoxE 
ßa6,u.w x»j? OEwcia«;, ei fj.r, xa6apäv Txapäd^oi oiotvotav 



tarnen si regem posfea siaviter offendat, Omni- 
bus bonis amissis ac facinoribus omnibus ad 
unum quasi e memoria excisis, poena niulctetur 
acerba. Non ita vero se res habet ob leve 
peccatum, id est venialem culpam, vel reatum 
poenae, in iis qui in caritate decesserint, quia 
Caritas etiam cum illis operatur : non enim 
eiusmodi est, ut leviora haec penitus deleat, 
sed mortale dumtaxat peccatum sibi oppositum, 
quo quis privatur vita, quam Caritas largitur. 
Hac dissimilitudine posita, principium illud a 
vobis adductum locum non habet. Possumus 
etiam ad vestrae ratiocinationis minorem re- 
spondere negando eandem, videlicet, exigua 
bona in iis, qui ceteroqui pravi sunt, nullo 
praemio donari, si per praemium intelligatur 
mitigatio poenae; nam si quis cum nonnullis 
piis actionibus in infernum descenderit, leviore 
poena nuilctabitur quam qui absque iisdem 
aeterno supplicio fuerit addictus : quod quidem 
benelicii genus nulla alia re nisi'exiguis ilhs 
probe actis suppeditari videtur. 

II. Dicitis secundo : <. Ouemadmodum se 
<c habet exiguum ahquod bonum in iis qui 
« ceteroqui pravi sunt, ita exiguum nialum in 
" iis qui ceteroqui boni sunt. Sed exiguum 
« bonum in illis non potest iustorum retribu- 
« tionem efficere, sed differentiam dumtaxat 
« supplicii. Neque igitur exiguum malum in 
« istis damnationem eüliciet, sed differentiam 
<< dumtaxat fruitionis. Non est ergo putandum 
<i ignem esse purgatorium >.. 

Soliitio. Ad haec quamvis supra respondisse 
videamur, tamen ex dictis notandum, rem 
non ita in Universum se habere, ut in maiore 
vestra propositionesupponitis. Non enim eadem 
de exiguo bono ratio habenda est in eo qui cum 
mortali peccato decedit, et cadem de exiguo 
malo in eo qui cum caritate ex hac vita in alte- 
ram migrat. Nam illud quidem, cum per mor- 
tale peccatum interierit, nuliani oninino neque 
aeternae vitae retributionem neque aeterni 
supplicii mitigationem promeretur; hoc vero, 
iusto Dei iudicio ac propter absolutissimam 
supernae beatitudinis perfectionem et puri- 
tatem, praestantiamque boni conspicicndi. ante 
omnia plane debet expurgari : neque enim 
quispiam hominum inniiutabilc illud bonum 



f. c; 



1. •uepiitEdoi A. — 2. Triij.up{a A. — :{. x' ä),a A. — 'i. x' iX' A. 



100 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



fiooi 



* f. G2'. 



adspiciet quocumque tandem visionis giadii, 
nisi purain habueiit inentem penitusque 
illibatani, in qua malum quodvis existere 
omnino non licet. Et vero si exigua bona in 
iis, qui ceteroqui pravi sunt, quamdam poenae 
diflferentiam infeiunt, tarnen in iis, qui iusti 
facti sunt, exigua mala non inducunt legulaiiter 
diflferentiam fiuitionis : primum. quia contin- 
git ut quis cum maioie numeio levioruni 
eiusmodi defectuum ex liac vita migret quam 
alius, at cum vehementiore caritate, pro cuius 
amplitudine ac niensura gradus ipsi fruitionis 
dispensantur; deinde, quia contingere potest, 
ut qui omnino melior est, maioris poenae 
reatu irretitus hinc demigret. Constat igitur 
exiguum malum in iis, qui ceteroqui boni sunt, 
poena esse mulctandum. 

lII.Tertio dicitis: « Aetcrni supplicii aequitas 
« in eo maxime ostenditur, quod immutabilem 
(< habeant, qui peccarunt, pravam voluntateni : 
c< nam voluntati sempiterne pravae sempiterna 
<■ etiam debetur poena; sicut vicissim plane 
« consequens est, ut si is, qui ad malum per- 
«. petuo immobilis est, perpetua poena mulcta- 
.. tur, is qui non perpetuo castigatur, nee 
« immobilem voluntateni habebit. Nam qui 
« eandem habuerit immobilem, si ad malum 
c. quidem, aeternae poenae servatur ; sin autem 
.. ad bonum, quid ei opus est supplicio, quem 
<< certe coronae decent? Verumtamen eos, qui 
« hoc igne purgantur, immobilem habere vo- 
u luntatem vos ipsi dicitis. Non ergo iisdeni 
« opus est igne purgari ». 

Sohitio. Ad haec dicimus, consequentiam 
huiusmodi nihil contra nos valere, quamvis 
rectae voluntatis inunutabilitasad beatitudinem 
adii)iscendam necessario requiratur : non enim 
per sc sufiicit, sed nuilta concurrant oportet ad 
bonum opus constituenduni, maxime vero ad 
consequendum ultimum linem. Habemus enim 
ex Aristotelis magnique Dionysü sententia, non 
eandem esse rationem boni et mali in sua 
ipsoruin constitutione. Etenim malum ex una- 
quacpie levissinuirum culpaium oriri par est; 
l)onum vero nisi ex tola sua integraipie i atione 
perlici non potest, ac propterea obex ipiilibet 
impedit boni perfectionem ac consecutionem. 
Etenim licet ad aliquem aeterna poena mulc- 



20 



xa'i TrävTW? äXo'jfiriTOv, yItivi xaxbv ouosv irapsTvo» ou 
e='u.i;. 'Kti li £1 u.ixpaaYa9i ev tok aXXoi; tpaüXoii; 
5i«!fOpav Ttva xaOidTVifJi irfi Tiawpiai;, sv xoii; 
rjisvToi -^tMO^i-i^rAc, i-f^ö'^'? aup« xaxi ou iroisT xivo- ■, 
vixio? oiocpopav (xTCoXaijCcOj?- TtpwTOV [aev. oti dufi- 5 

€ot'v£l Tivi [ASTOC T:>,£10V0)V dU-lXpiÖv TOUTIDV D.OtTtlO- 

[jiaxwv äitaXXotr« töv ßiov r^ Eiepov, [AET« |j.£VTOt 
rjiEi^ovo? SY«TYi;, xaO' fi; tÖ irXaToc; xai xb fie'Tpov 
oixovoLiotivTai xoti ot ßaOaoi ty;? aroXauaEo);" oeu- 
TEpov Se', oti (juu.6aiv£iv TTE'fuxEv, Iv« 6 aTrXw; 10 
PeXtiojv ivoy_9i ty)? fXEiiJovo:; Tipttopi'ct; Se6ei; evOev 
IxEtadTatri. Ay.Xov oOv to [Atxpöv xocxbv Iv toi« aXXioi; 
otY'x'Joii; Tiawpiav F[XTroiEiv, 

Y"'. Ae'yETE TpCTOV « H TT,; aui)v(ou xoXo(rjEiu; 
.( oixatoaüvri xaxa touto [xoiXiCTa OEi'xvuTai, xaxa to 15 
« afASxäSXviTOv Tv;; xiöv r,[AapT-/ixoT(OV (Xtoixtou Öeat,- 
n CEO);' t5) y«P ^'■^'■''K TTOWipä OEXriaei xa'i äioio; 
« oipeiXsTai oi'xr;' winrEp xai ToüvavTiov xotxa to 
II ixoXouOov or,, ei o toü itov^poü axivY,TO? »t-Juo 
'1 o(xr, xoXii^ETai, o; \xt^ atJi'wi; eu9uvöTai, oCiO 
I' ä[ji.ETa6X-/iT0v 8£Xr|(7iv £;ef ei Y^p ä,u-ETo6Xr,T0v 
« auTTiv e;£i, ei \j.h im toü Trovripov, aiwvito oi'xv] 
H xyipEiTaf Et Se xaYaöoü, ' xi; ' XpEi'a xoXidEüii; 
'1 CO Y^ sxEnavwv TrpojriXEi; 'AXXa [Jir,v xoui; xouxw 
u xa9aipo[X£'voui;xco irupi ös'Xritriv äjxExäSXrixov e/_eiv 
1! tpaxE xai UIJ.ET;. Oüx apa Tiupi xouxou? avc(YX-/i 
ci xaOotipEaöai ». 

ylvoig. Ilsbi; xauxa Xe'youlev, x/jv axoXou6iav 
Tauxr)v ouSev IsjfuEiv, ei xa'i y'^'P '^^ oiu.£xa6Xrixov 
x^c; öpöric; esXiijCTEox; ev xr, x^; |jiaxapiÖTT,tO(; TiEpi- 
TtouiffEi E? ävotY^Y)? C»]T£tTai' ou y«? iauTM äpxsi" 
TToXXa Y*P '/?^ (juvopajAEiv £v xvi xaxasTaSEi xoü 
xaXoü EpYOu, fjLctXisxa o' sv- ty, iTEptTroividEt toj 
eV/o(tou ts'Xou;. 'K/_ot;LEv y^^P "ai arcö x^i; xoC 
'ApiixoxsXoui; xoii tou [xeyocXou Aiovusiou »TtotpaiTEO)!;, :jö 
oux Eivai xöv auxQV Xoyo'' «y^OoS xai xaxou ev ty, 
aijxeöv xaxaaxacEi' xai Yap xb xotxbv ex Ixäuxou xoJv 
XETTTOxäxiov äy.apTr][ji.aTwv (fÜEiOoii eixo'i;, xb S' 
«Y«9bv av u.^ IxTxaay)? xvje; auxoij aixia? XEXEioüirOai 

oOv olöv TE' 5lb TxäV ÖTOXEXETLr.a EpiTtOOl^El OTTO 'lO 

xEXsiiocrEtoi; xai TtEpiTCOii^aEw; xaYaOoo. diöxi ei xai 
TTpb; tÖ xiu.wpEidOai xiva xy, aituviw xiftuipia tqap- 



30 



1. xi A. — 2. £' i xr, A. 



[1011 



IV. 



LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLUM GRARCORUM. 



101 



xsuv] TOUTO |/.Qvov, tÖ ätSitt)? am xaxoti slvai aiiz- 
T0(6Xr,TOv, iroö; [Aevroi toüto, otcoj; l'nauTO; 
EVÖi'voe' [XETasxai; au-icMi Trjv aioiov Trscnroivi- 
(j7)Tai [AaxapiOT»)Ta, oux apxä auETaxivvjTOv syeiv 

5 £V Tay^i") OeXi^iSiv, «XXa ueti toÜtou xat xo'oe 
^r,-eiTat, m ]jLY)i"£v ■£/_siv xaOapTixöv •*, akia; -^ 
£vo/^^<;, OTi, ö); avci) Etprixai, oüSsv vi avw jxaxapioTvj? 
7rpo(Ji£Tat ijtE[jioXuiju.£vov. Eti Si £1 tÖ t9;i; op6r;i; 
9;Xvi(7£0)i; ä|ji£Ta6XviTov £V Tio 7rpo(.)piS[ji£v<.) £1^ (^(orjv 

10 aiwviov locuTw aövov E^apxEt Tcpö«; Tr)v TrepiTCOiViUiv 
Tv^i; (xXr.Ooij? ;ji.axapiÖTT;Toi; waTtEp xoi'i xo aaETaSXv]- 
Tov TV); xaxr,? OsXvi(jEto; £v xw xaxaxpiOi'vTi •:rpö(; t->|V 



tandum illud iiniini suftitiat, quod ad malum 
perpetuo immobilem se habeat, ad hoc tanien, 
iit quis hinc decedens confestim aeternam adi- 
piscatur beatitudinem, non satis est immobilem 
habere ad bonum voluntatem, sed praeter hoc, 
et illud requiritur, ut nihil nee culpae nee 
poenae supersit expurgandum, quia, ut supra 
dictum est, nihil superna beatitudo patitur 
inquinatuni. Insuper, si rectae voluntatis immu- 
tabilitas in eo, qui advitam aeternam praedesti- 
natus est, per se sola sufiiciat ad adipiscendani 
veram beatitudinem, sicut et pravae voluntatis 
immutabilitas in eo, qui ad aeternam perniciem 



aiwviov (XTtioXEtav, xt StX Eu/EoOai ÜTtEp xwv ixTcoOa- damnatus est, quid opus est pro mortuis orare 



vo'vxwv -^ xa; lirixoupiai; aXX«; ttixsTv, av [to; '.faxE 
lo xö «uiExaSXTixov xr;? öpÖ^; OiXr^ffswi; [jiovov «pxy, ; 
'Ex xoüxou il yivExai, iva ») otxoXoufJi'a exeiV/j, v^v 
EidayEiv ISoxeTxe, Ttpouixia oüx Eir), oi' rj; Xe'yexe, 
xöv aVoiw; airb xou xoexou äuiExa^Xr^xio; £/(jvxa 
xr, atäi'o) xoXatJEi xiixwpEiaOaf apa 5 oux öi'Jiio; 
20 xiijtwsoujjiEvoi; oux «[AExaSXrixov £y_Ei xr|V OiXvjsiv. 

S"'. TExaoxov 0£ cpaxE' " Ei xb xeXeiov EiraöXov 
« xoi; xaOaooi? xy, xasoi'a xai xy, '|"J/_^ xo iosiv xov 
i( 0EOV, xouxou Se ou^ 6[xoita); aTcavxE? sTrixu^xi- 
■( vouaiv, oijS' «0« x^? aüxY); xa6äc<7£wi; Eiiiv aTrav- 
25 I. xEi;' ouo' a;a /pE'« xou xaOotpci'ou itupö?, E'.tteo 
n Ev xiuiv AXiTtr,; ii xaOasUK;' v] yap oiv y,(7av 
11 ötTiavxE? ETtiurii; x£xaöa;[/.£voi oti xoü aixou iruibi; 
<t xai Ttpbi; ÖEOTTXi'av &(aoiwi; e/ovxe?. Toüxo Se xai ettI 
« xou x^; vouoÖECiac; opou; auaSoXixoj!: X6 xo'i 
B xuirixok Iy£V£XO- xoxe vap oü itavxE; XYJ; aixrj; 
« ä^iojÖE'vxE? cpaivovxat (jxciuEOK XE xai xä;E(.>i;, dcXX' 
« 6 |j.£v xr,;, ö 31 xrji;, Ttpb; [As'xpov (oT[xat) xyj; 
« iauxoti- xa9asSE0)c; Exaffxoi; xotxä xbv ÖEoXoyov 
" roy,YO^'ov ». 

Avaiq. IToö; xaüx« Xeyo(XEv, ö'xt oioc^opav xrj? 
jjiaxaota; exei'w,; Öew*;!«; ou ttoieT EXEtvrj rj xoc- 



30 



35 



aut alia suffragia poscere, si rectae voluntatis 
immutabilitas dumtaxat, ut dicitis, sufticiat?Ex 
quo fit, ut consequentia illa, quam volebatis 
inferre, haud recte collecta videatur, dum dici- 
tis : Oui ad malum perpetuo imriiobilis existit, 
aeterno supplicio mulctatur; ergo qui non 
perpetuo mulctatur, non immutabilem habet 
voluntatem. 

IV. Ouarto asseritis : n Si perfcctum prae- 
« niium eorum. qui sunt puri corde et animo, 
« est videre Deum, id autem non aequaliter 
« omnes consequuntur : neque igitur par est 
V omnium purgatio: nee proinde opus erit 
<< purgatorio igne, si in nonnullis quidem im- 
« perfecta fuerit purgatio. Gerte enim omnes 
« essent aequaliter purgati per eundem ignem 
« et ex aequo apti ad videndum Deum. Id etiam 
<■ in monte, ubi lex data fuit, signiticative ac 
« figurate contigit : tunc enim non eodcm statu 
(■ atque ordine omnes dignos habitos fuisse 
« constat; verum hunc alio, illum alio, unum- 
« quemque, ut opinor, pro purgationis suae 
« ratione, iuxta Gregorium Theologum ». 

Soliitio. Ad haec respondemus, beatae illius 
visionis differentiam non eHici ex illa purga- 



iO 



öapst;, Ti oia xaöapoiou Tcupb? ÖTcb xwv tima\i.iti,n tione, qua quis per purgatorium ignem a culpis 

xai x^; Evo/ri? xwv xiixiopiüv xaeaipEGÖai tpa|jiEv. et a poenarum reatu expurgari asserimus. Nam 

AiaifEisOai Y«: ^v xw Trotpovxi oüvaxai oixxii xi? distingui in hac vita potest duplex quaedam 

xaOapox-/;.; eixe xciOapai?. Ilpojxo ijie'v Idxi, Tisp'i \c, o puritas seu purgatio. Prima quidem ea est, de 

Kusio? £v x(7i xaxi MaxBatov EuaYY^^.i'w ''■Y',' qua Dominus in evangelio secundum Mattheum 



f. 63. 



1. Ev6e5e A. — 2. xrj; aü-oü A. 



102 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



1102] 



dixit" : Hcüti mundo corde, quonuim ipsi Deinn 
vidcbmil; nientis videlicet castimonia, quam 
virtutes divinaque dona pcrficiunt. Ouare liaec 
, verba habet sanctiis loaiines Chrysostomus '' : 
« Mundos auteiii liic vocat, sive cos qui omni- 
« modani virtutem possident nulliusque sibi 
II mali conscii sunt, sive eos qui in continentia 
II vivunt, qua maximopeie nobis opus est ad 
II vidcndum Deuni, secundum illud Pauli'' : 
II Pacem scctcimini cum ouinibus et sauctimo- 
u niam,sinc qua nemo videbit Dominum ». Et 
haec est quae differentiam et gradum in 
aeterna fruitione constituit. Alteta purgatio est, 
de qua nunc loquimur, ea scilicet, quae animas 
a venialibus culpis et reatu poenarum, quibus 
post hinc discessuni ab aeterna vita retardan- 
tur. solvit atque expurgat; ex quanon depiehen- 
ditur, ut niodo dixinnis, diffeientia gradus in 
beatitudine. Hoc enini geneie purgationis proi- 
sus necesse est animas omnes ad unam ex 
aequo purgaii, quoniam a quavis culpa ac 
reatu soivantur oportet, licet a culpis dispari- 
bus expurgentur. 

V. Ouinto ita argumentamini : u Sanctus ille 
« magnus Gregorius Tlieologus de Paschate 
n contcmplativc atque anagogice sernionem 
<i faciens, cum ad eam partem venit, in ([ua 
(I dicif' : Non effercmus autem quidquam nequc 
II /// postridmnum relinquemus, illud expresse 
II apertcque statuil, nimirum non esse ultra 
II pracsenteni noctem aliquani purgationem; 
II noctem quidcm pracsenteni uniuscuiusque 
II vitam appellans, neque ullam purgationem 
H post cam admittens ». 

Solutio. Ad haec respondcnuis, huiusniodi 
beati viri sentcntiam minime adversari huic de 
purgatorio veritati. Cum enim improborum 
hominum diii)lcx purgatio dicatur, altera (pii- 
dcm in liac vita per poenas, ipias qui scsc in 
paenitcntia expurgat, sibi indigit, altera vero 
post hanc vitam : prior purgatio, quae a pacni- 
tentia nomcn sortitur, post animac exitum dari 
non potest ; i-equiescunt enim a suis laboribus. 



10 



May.ugioi ot ycuHuQoi Ti]t' xagdlar, Sri avroi 
Qeov oy/ovTuf aüxr) oi ianv f, äyiwirovYi xoZ voü, 
•/jv ai dczxai xai Oetai owosai ävüouiiv. "OOev (>r\zk 
io~j ayiou Iwavvou toZ Xz'jaots-zoiim TaSs Etat" ;. 
« KaÖapou? 6s wSs \i'(H -^ xou? t/jV xa66Xou dpsxriv 5 
« XTTjcajxe'vou; xai u.rjOEjjLia; lauToT; xaxi'ai; ouv- 
« icTOpai;, rj tou; ev Trj otü^poffuvT) xaÖKrTafAevoiii; 
II TY| ptaXiffTa TTpöc TO 6pav tov ©söv ävaYxat'a xat' 
<i exeTvo toü OauXoy Tij iiQjjv?] dxoXütHiiTE 
« avv nciai xut dyiwavvij, r)g ut'sv ov6iig uxjji 
« TUi TO)' Qtov ». Kai autn eotiv f, oia-^opiv xa'i 
ÖaÖijiov EV x?i aiioviw äitoXauo-Ei IpYoi^oaE'vy,. 
AsuTEpa OE xaOxpuii; euxi, itEpi ■?,(; ö vuv Xd-co?, 
Vit'? Twv (juyyvio<;twv aiTiamäiwv xa'i Evoy?;; 
Tiptojpiiov, ati; aX Ivöevoe ' jXETavanTViijaaai 'l/uyai 15 
«7X0 T?ii; aiwviou Cwrj? ßpaouvovxai, dTToXÜEi xat 
»TroxaBaipEi, xa6' vjv, w? ItpörjaEv siTCo'vTe;, ou 
Xa[ii6dvETai oiacpopa ßaO|xou t9;; |j.ax«pirjTViTO?. 
ToÜTw Y«: Y'''^' ~^'! "aOäpUEwi; avif^/] Ttäua xa; 
'j/u/a; äitaua? e'; laou XExaOdoöai, oxt aTtö TxddT); 20 
oiria; xai ivoyrii eXeuOe'p«; Eivai irpony^xEi, xat'xoi 
dv((jo)v aixttüv xaOaipofiEva;. 

E"'. nEjji.Trxov ouxoj; Eixi/EipEixE' II e'v ÖYit)i< 
« piEY«; FpriYopioi; 6 ÖeoXo'yOs xbv Trspi xou Hdaya 
II XoYOV 8E(i)py|Xixö)i; xal av!x'[iii-'(iy.M<i TrotoupiEvo;, 25 
II sX6(öv Ei( xb |JtE'po;, EV (o '^T|<iiv Ovk i'ioi- 
« aoj.iEv St ovdiv oväs sig to ngwf xuTuXst- 
« ifJO/.iti', aTTO^aivExai pr|Xw? oiixco xai xaöapwi;, 
u Oll (iv] üirlp xy|V vuxxa xaux/iV egti xi; xdOas- 
II Uli;, i'vxiu xov ExäiTxoij Txapdvxa ßi'ov iTroxaXoiv 30 
II xai |jiyjOEij.iav xäOasuiv j/ex' auxöv sivai Trapa- 
'< ^tijpiov ». 

ylvaig. fFpbi; xaux« Xe'yoixev, xaüxT,v xoti aYi'ou 
dvSpb; xvjv Sd;av oux «vtiXe'yeiv xouxoj <^ xw ",^ 
TXEpi xa6apxy)piou SoYpiaxi" xat -(ap xrj< tSv apiap- 35 
xioXiöv xaödpdEO); Oixx^; XsYOjxeviri;, Ttpiüxr,!; (jiev 

e'v TTJOE X^ ^(ü>| Ol« XlULOJpiWV, tOV 6 EV pLEXaVOlOl 

xa6aipojjiEvo; Eauxöi ttjo^eveT, EXEpa; Ss u.Exä xbv 
TTJOE ßi'ov, r) piiv Ttpiöxr, xäOapüK; x/,? piexavoioti; 
Eivai Xeyojxe'vyi |xExa xriv e;oSov xy,? 'j-u/ri? y"^" 40 
dOai ou TtEtpuxEV uvunuvovTui yuQ uno rwy id/tü»' 



I. evOioc. 



;i) Miilli. V, 8. — l)j niirvsosl. humil. XV jji Mal- 
tliaeuiij = P. C, t. 57, c. 227 Ü. — c) llcljr. xn. 



l'i. — d) Gregor. Naz. Oral. XLV in sanctuiii 
Pasclia, n. lü = P. ü., t. 36, c. 645 A. 



[103] 



IV 



LATINORUM RESPONSIO AD LIBELLUM GRAECORUM. 



103 



xdnwv, (0? £v Tr, '4itoxaXu']/£i 5 'Icijavvv)? Esr), ut ait loannes in Apocalypsi'', iam cessante qiia- 
icauousvr,? Trao-/)!; tri? e'xsi'vr,? Trsa^sw; eite ot-KOTixrj? Übet illiiis actione sive honesta sive inhonesta. 
Sit' aTraqiwTix^;. "OOcv 6 uopo? lfr\' IIqü Ttjg Qiime »ap\en^a\t'' : Anteiiu/iciiim operare iusti- 
icglaswg tToifiäoai Suuioavvrjt'. 'H oz SsuTep«, /zV/;«. Altera vero, dequa nunc nobis est sernio, 
j uepi ^i; vüv -^iijiiv 6 Xo'yo;, fi O'j;^^ ai ßapEioti, ä),X' «i qua non graviorcs, sed leviores culpac solvi 
XQÜ-fai ano)>Ü£a9oii Xs'yovrai, [Asia to'vSe tÖv p!ov dicuntur, post hanc vitam locum habet. Giego- 
E5TIV. 'O OS FprjYo'pioi; 5 OsoX^y*": iWf^'^oc, oü TTspi lius autem,praestantissimus llle theologus, non 
t^uSe t^; oeute';«; KaOäpueo)? IXoiX'/joev, äXXa tteoi de hacce altera purgatione locutus est, sed de 
T?; TTicÖT/i?, w? e; (xxoXouOia? * twv Xoywv aCiToli priore, sicut ex tenore verboi'uni eins apparct, 

|ii -^ctivETai, 07T0U E;iiYouy.Evo(;Tb p^jxaxb oJ^iJo/fftr«, ubi explicans vocabulum illud Non cffcirtis, 
TcoXXa Tojv r,u.ETE'pii)v Ecpr, u.u(jT/5pi(i)v ou 0£iv l/.iE'pEiv multa nostrorum ait mysteriorum nefas esse 
ToTi; e;(o, xai ouuo; ETraYsi xi ucp" uawv Eipyj- effeire ad eos qui foris sunt, atque tum deniuni 
|j.E'va> oTi |;Lr) uvTsp <^ xrjv ^> vüxTa raux/iv tijxi ea subiungit quae adduxistis, videlicet non esse 
xk; xaOapcis. 'El 5v euoviXov, oxi itspi xaSapaito; ultra hanc noctem aliquam purgationem. Ex 

15 e'xeivv]? oiaXi'YExoti, fi xi usi^ova xwv auapxriaaxoiv quibus constat, illuni loqui de ea purgatione, 
xaöai'povxai, fixn; [aetk xbv xr-jOE ßi'ov oCiOEaia qua maiora expurgantur peccata, quae sane 

post hanc vitani nulla habetur. 

VI. Sexto ita argumentaniini : « Ideni dum 
« in sermone de Plaga qnindinis sie disserif : 
« Mitto dicere futurae vitae tormenla, quibus 
« huiusce vitae indulgentia eos tradit; ita ut 
« satius Sit nunc castigari ac purgari, quam ad 
« cruciatuni illum transmitti, cum iam poenae 
<( tempus crit, non purgationis », manifeste 
«I ostendit nullam esse purgationem post disces- 
« sum ex hac vita, sed aeternum dunitaxat 
« supplicium ». 

Soliitio. Ad haec ita i-espondemus, quemad- 
modum supra dictum est : namque de priore 
purgatione, quae per paenitentiae gemitussanc- 
tarumque actionum usum perficitur, quaeque 
post hanc vitam nequaquam existit, loquitur 
sanctus, sicut ex orationis serie palet; nam 
subiungit'' : « Quemadmodum enim,uta divino 
<i psalmista optime dictum est, morte superior 
n est, qui hie Dei memor est; ita non est mor- 
« tuis in inferno confessio nee morum correctio. 
(I Hie enim Dens vitam et aclionem, illic autem 
« rerum gestarum censuram conclusit ". 

VII. Septimo ita argumentaniini : « Dominus 
« in illa evangelii secundum Lucani parabola" 



EdXlV. 

C"'. '■'Exxov Se oüxi»; ETn/EipeTx£- « '() aCxo; e'v 
« x(o BiQ Ti]v nXTjy>]v T^; /uXui^tjg Xoy';) oioifo- 

20 (( p£u(i)V üÜtox;" « 'Eco Xe'ysiv xi exe'i'ce oixai(.)X'()pia, 
« Ol? fj E'vxau6a 'iieiSto Trasaoiooxjiv, w; [iiXxiov Eivoti 
« vtiv TraiSEuO^vai xal xo(Oo(pOr|Va>. r, xy; E/.EtÖEV 
« po((jav(o 7:apa7r6[ji^6?;vai ', r,vixa xoXo(T£iü; xaipdc, 
'< oC xaOotpsEojq »jTrapi'ax'/jai ifavEGÖ); p.y)OE|>.iav slvai 

25 « xa'Oapaiv [jiExa xrjv evOe'vSe" aixaXXaY'iiv, äXX' 
« ri [xbvov x^ atioviov xoXauiv » . 

ylvaig. Oob; xaüxa aTtoXoYOÜaöv, w; avw 
E?pvixai' xai yip ttesi Ttpcox/i? xaOäpiTEw? x/ji; oia 
Opvivwv [j.Exavoi*!; x«t x^? xwv a-[io>v Epyiov /pst«? 
30 Y'vOfJiE'vri?, •/jxi; (xexa x'^voe X'/jv JJh.Tjv oüäsu-ia esxi, 
XoXeT 6 ayioc, w? E^ axoXou9io(? xou Xoyou aiixou 
5r|Xov EitaY^i Y*P' " "fi'^'XEp y'^'P ■^°" Oavaxou 
I' xp£iXTO)v Effxtv 6 EvxauOa xou 0£oti iji£[jivv)aEvo(;, 
« OTtEp 5 OeJoi; '{<aXfji[.)ob; xaXXiux« cfiXodO'^iEt, 



35 



« ouxü)?'' oux cdxi xoii; Ei; aor,v xaxa 



6a IV 



« 6,noXoYT,iji? xai oidp6ü)(ji?' (Juve'xXelte yap 6 0eos 
<i EVxaüQa [J.EV Cwvjv xai ixpa;iv, exeT Ss. xwv tte- 
<( T:ga'[y.ivoyv xvjv E^Exauiv » . 

^"'. "IlSSojJIOV oÜXO)? £1tr;(£ip£Tx£' <l 'O KÜplO? EV 

40 « xrj xou xaxa Acmxäv ixtayftliou TxapaSoXr, -KEpt 



r. f,: 



1. 7tapa7tciJ,(p7)vai A. — 2. ivOc'Se A. — 3. oüxw: posui cum Grefjorii eclitis pro Xeyuv, quoil Icgebalur in 
codice, quasi Davldis verba essent : oOx eoti etc., dum huiusniodi Davidis lestimonium ad ea, quae 
praecedunt, refcrtur. Alludit siquideni ad Tsal. vi, 6. 



a) Apoc. XIV, 13. — b) Ec-cli. xiv, 17. 
• d) Loc. cit., C. — c) Luc. XYi, 2u sq. 



c) Gregor. Naz. orat. XVI, n. 7 = P. G., l. 3:>, c. 'JW B. 



104 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[104] 



« de divile et Lazaro docens quae sors utrique 
« obtigerit, Lazarum qiiidem ait statim post 
« mortem delatum fuisse ab angelis in sinum 
« Abrahae, divitem vero, vix dum decessisset, 
« sepultum fuisse, animamque eius inventam 
« esse in inferno, tornientis addictam. Atque 
« ita cum per sinum Abrahae perfectissimum 
« illum statum in beata requie eorum qui Deo 
« placuerunt significasset, perinfernum vero et 
H tormenta extremam improborum damnatio- 
« nem aeternamque poenam indicasset, nuUum 
« inter duo alterum reliquit locum alicui tem- 
« porali poenae destinatum, sed magnum 
■( dumtaxat imperviunu|ue liiatum, quo alter 
« ab akero disiungitur, eorumque absoluta 
« ac contraria oppositio exprimitur ». 

Soliitio. Ad haec primum quideni dicimus, 
locum a dicto cum negatione assumptum 
absque ulla alia appositione, quemadmodum in 
vestra argumentatione allegari videtur, apud 
viros doctos plane inusitatum deprehendi. 
Praeterea dicimus, quod etsi Christus in dicta 
parabola duo dumtaxat loca designaverit (non 
enim de animarum corporibus solutarum 
receptaculis, sed de ultimis hominum fmibus 
disputabat, inter quos purgatorium locum non 
* f. 6^. habet), non idcirco consequitur, tertium non 
esse locum transitoriae purgationis, praesertini 
cum ipse Salvator noster in evangelio secundum 
Matthaeum" eundem vere existere praesuppo- 
nat, ubi culpas quasdam in futura vita venia 
donari posse docet; quae quidem cum neque 
in paradiso neque in inferno habeatur, prorsus 
necesse est tertium supponi locum, in quo 
dicta remissio fiat. Eunilem statuit etiani incly- 
tus Apostolus, tum etiam doctores tarn latini 
quam graeci, ut supra dictum est. 

Vlll. Octavo sie argumentamini : « Animam 
« corpore solutam iamtiuc omnino incorpoream 
« ac materiae cxpertem rcdditam, ae(|uuni non 
« est a corporeo igne cruciari, cum corpus 
« ipsius, quod ignis erat apprehensurus, iam 
« interierit, Profccto, post resurrcctionem, cum 
« denuo assumpseril corpus incorruplibile, et 
« creatura omnis immutata fuerit, ipseque 



« Toü TrXouaiou xa'i tou Aa^^pou oioäoxiov Tov Ixoi- 
« T£pov SwSe^oaEvov xX^pov, tov fi£v Aatapov (p7;(jiv 
1 Sua TW «TtoOaveTv aTrEve^ÖTJvai htm tiöv i-{'jiki<i\i 
« ei; Tov xoXttov tou 'ASpactu., tÖv os wXouutov 6|io3 
(i T£ Tatpyjvai anoOavovxot xa'i xrjv '^uj^riv aÜTOü 5 
« EupE65)vai £v T<ö Sor,, UTtoto/ouffav ev ßaiävoi;. 
« Kai OUTOJ oii |j:£v xoti xdXTrou tou 'AßpotocjA ttjV 
« axpoTctTriv xaTotUTadiv ev tvj euSaiaovi Xvi^ei twv 
« TW ©sei) (piXtüv £u',pv5vo(;, oiöc Se tou SSou xai twv 
« ßauavwv tvjv £(7/aTr,v xaTdixpiuiv xoi aüoviav 10 
« oixr,v TWV ajiapTwXwv TrapadTviiai;, oux eti 
'< (ji£Toe^u TouTwv ETEpov töttov xo(T£Xnr£ Trpo'ffxaipov 
« Tiva ßäocivov E/ovTa, öXX' -^ yäama uEya xai 
'< äoiaSaTov, OiEipyov sxaTE'pou; e; aXXr,X(ov xa'i tvjv 
« axpav xai «fiEirov EvavTitijciv TrapiffTwv ». 

y/vaig. Upoq TaÜTa Xeyojjiev, ttcwtov ^ev, oti 6 15 
TOTtoi; a-KO TOÜ prjToij äirocparixiöi; Xr^iöeU aveu aXXr,; 
TrcodOriXr,;, wiTtEp ypvjoSat ooxeite tvj ü[X£TE'pa • 
E7n)f_£ipr,a£i, rrapa Toi; TtsiraiOEUjjLE'vuK; avopäatv 
avETti^_Eipr|To? x.aiv£Tai iroiy.Trav. 'Exi se XEyouEV, 
OTi Et xai 6 XpiOTO? EV T?, EipripiEVT, itapaSoXy) oüo ".iO 
uovou; £V£'^r|VE tottou; (ou yoip iTEpi oo/ei'wv twv 
■iu/wv Tüjv XeXuixe'vwv ol-ko twv awijtoeTwv, dXXa TvEp: 
Eff/aTwv T(öv (xvOpwTTWv teXojv EOioacxEV , EV oT; tÖ 
xa9apT)-;iov ;^_o)pav oux e/ei), * xai ou Sia toüto 
äxoXouÖEi, tÖ jjirj Elvai xai TpiTov totcov -rfi SiaSa- 25 
Tixr;i; xaOapSEw;, piaXioO' oti 6 auTO; iii)Tr|p vijawv 
EV TW xaToi MaTÖaiov exeTvov akrfibiii Eivai 
TTpoÜTCOTiörjCtv, OTE afJiaoTia; Tiva; £v t^i |i£XXou<j»i 
?o)Y) atpEdEWi; 5uva(j6ai Tuy£iv SiSäuxEi' Tr)i; Se u.vit' 
£v TW -rrapaOEiaw u-'/^t' ev aov) yivofjit'v/;?, e; ävotYxrii; 30 
uTTOTiÖETai ä TpiTo; TOTto;, OTtou ye'^'I''-'" h TTpOEipr,- 
piEViTi ai.£an. Üuvi(7t5 os exeTvov xai xXeivÖ; 'Aitö- 
(jToXo;; xai 0») xai oi oioäcxaXoi aktTvoi te xai 
e'XX'/jve;, w; avto Eipr,Tai. 

T,'-'. Oyooov Se outw; iTziytipsixz' « TV 'j"J/''lv 35 
<( aTTaXXaYEiuav toü aiouaTo; xa'i äawpiaTOv TravTTi 
« xai aijXov YEvoas'vrjV oux eitiv eixÖ; utto uioixaTi- 
« xoÜ Jtupo; xoXäi^EoOai, xoü düifiato« auTjj?, ou to 
i< Tiüp ejaeXXe TtEpiSpaTTEiOai, Sia-,p6apE'vT0(;. Meto 
« Y«p TTiv avyaTaaivEjiavaXaSouiYi to uwijia a^9ap- 40 
« tov xa\ T^i; xti'cew; Troffr,; aXXoiw9£t(j»)i; xai 
« SiaipeSEVTo; tou icupöc;, w; (xav6avo|XEv, eIxÖ; 



a.i Mal. xi.l. 32. 



fl05] IV. — LATINORUM RESPONSIO AD I.IBET.LUM GRAECORUM. 105 



« auTY, T>,v am toutou xdXaoiv x.axtxXXr.Xov eucsOoii, 
« xtxi oux auTT, ixövov, äXX« xai Toi? oatiioaiv, ats 
« xa'i otuToT? ^o-ispoT; oOai xai uXy|v Tivi xai ira/u- 
« TTiTa TCEoiSeßXrjiJiEvoiq xai (yw[J.aTa äs'pia r, itüpia 
'■> (I xati Tov fjLSYav BaiiXsiov irpiv 0£ to oixeiov 
« (iu)|/.a (XTroXcißEtv, eiSoi; ouda rjidvov xr,? ÜAr,!; 
« aixiXTOv, £1 xai xaO' iaUT^ uipEffTriXE, itß? av uitb 
« a(ou.aTixoü Tiupb? xoXa!^Ea6ai oüvaixo; » 

Avßtq. npb? xaÜTa Xc'yofJiEv, ttiv 'j/u/^V (XttoXe- 
10 XuaEVTjv TO« (jiöijiaTO; cwLtaTixiö itupi Tiaojpsiaöai 
TYi Oei'a ouvaixöi xat oixaioaüvyi etvai ap(xooiü)TaTov. 
Kai irpoixov asv 5[ioXoYOUjji£V, jjir,8£v ijo);i.axixbv tr, 
otxeia Suvaasi idyruEiv ei; xö ä<i(uu.axov xai sii; xö 
nvEÜaa' xouxo ijievxoi xy, ÖEi'a SuvajjiEi y'^^'^^"' 
15 oÜSei? xwv 50SWV ävXEpEi. Kai Y«p ^'' ö'^l ''1 xtiU'? 
EV xv; 0UV7.U.EI üTroOiXixvi iruviaxaxai codTtEp xai r, 
uXyj ^ iGxatiE'vr, e'v xy, ouvc<u.£i ävaX-irirxixvi ' äirö 
Toü EVEpYOÜVTo; tpuffixoü, xi axoiTov ätcÖ XOUXOl) 
(jULiTiEpaivEcftai ouvaxai, Et xrj ÖEia veuuei uixoxEixai 
20 xauxa xa TrvEujAaxa irpb; xf,v xricOE x^; xtu-topiai; 
aia9Y,(jiv; lipo; xoüxoii; Ss xoüxo i^Tixst xtj; Osia? 
3ixaioffuvr]; r, xa;i(;, i'va ■/] '{/u^'l, ^ Si' ajxapxi'a; 
Eauxr;v xoi? uwaaxixoti; uttoSeStjxev, auxoT; xav xaTq 
TiuwoiaK; ÜTTOxädoriXai. Oüxouv axoTtdv ecxiv ouxe 
25 9au[J.aaTdv, ei xö wüp IxEivo h xrj Seioc SuvaixEi 
EVEpYOÜv oxou opYavdv egxiv ei; E'xoixrisiv xtov 
[jio76ripiöv, EVEpYEi xäv- xyj xEyiopiufjiE'v/) 'if^y^, 
xaxaxpu^'^ov auxiqV. "Oxi Se xoiixo ouxw; e/ei, -Ji 
TiacaSoXy) exeiv/i r,aä<; oioasxEi, YjV iiEpi itXouaiou 
30 xoü aSpoSiatxou Trpö aiKpotJ Etar.YäY^'^^. b'^^^" 'i 'l"-'/.''i 
xoü TrXoudiou Trpb x^<; ociroxaxauxaaEw; xou awaaxoi; 
iTucivv) cpXoYi ßaaavi'ijeoöai Xeyexoi' o/,Xov oe xoüxo 
xai EX xvj; OEia? exeiv^i; (XTcocpadEwi; x^c xou; xaxa- 
* xpixou; äiTiEvai xeXeuoOcv); si; aiwviov Jtup xo xw 
35 SiaSdXti) xai xoi; aYY^^O'? aüxou r|xoiu.a(ja£vov. 
Ouxe äpc'^xEi r||J.i^' exeivwv r, od^a, oixive; Xe'you<ji 
xou; Sai'uova; ä-TroX-fi'l/EdÖai i^iXXsiv ffiöuiaxi xiva 
(XEpia y\ EjXTiijpia, i'va E'TCixrjSEidxEpoi w^iv Et; xa; 
ßaiiavou;, ooxoüvxo; xoüxou xrj Osia sitYipEatEiv 
40 ^jvotpiEi. 

6°'. 'Evvaxov 0£ oCxiiiGi Xeysxe' « Ot xbv iaaYYE- 
« Xov ETti Y?i^ TCoXixEuaaf/.EVoi ßiov oaioi uaxEps; 
« ri|xiöv ixoXXayoü xai itoXXaxi; oi' ÖTxaffiüJv xai 

1. avaXinxixY) A. — 2. xäv A. 
a) Mat. XXV, 41. 



« ignis, iit novimus, divisus fuerit, consenta- 
« neum est, cruciatum ab eo irrogandum illi 
« accommodatuni fore; neque vero illi dum- 
<■ taxat, verum etiani daemonibus, cum et 
V ipsi caliginosi sint, materia quadam ciassi- 
« tieque circum vestiti nee non corporibus 
c< aeieis vel igneis secundum Basilium ma- 
(. gnum. Prius quam vero corpus suum reci- 
c< piat, cum forma tantum sit nulli materiae 
(c immixta, quamvis per se subsistat, quomodo 
« a corporeo igne cruciari possit? » 

Soliitio. Ad haec dicimus, quod anima cor- 
pore soluta corporeo ignc torqueatur, rem esse 
divinae potentiae ac iustitiae convenientissi- 
mam. Ac primum quidem fatemur, rem corpo- 
leam sua virtute nihil omnino valere in incor- 
poreum quiddam et in spiritum; id tarnen 
divina virtute fieri posse nemo doctorum 
inilcias iverit. Etenim si universa rerum ma- 
china in potentia hypothetica consistit non 
secus ac materia determinata in potentia 
susceptiva ab agente natural!, quae repugnantia 
potest esse, si quis inde coUig'at, eiusmodi 
Spiritus divino nutu aptos reddi ad hancce 
poenam percipiendam? Praeterea illud exigit 
divinae iustitiae ordo, ut anima, quae sese cor- 
poreis rebus peccando subiecerit, iisdem etiam 
sit obnoxia in poenis repetundis. Non igitur 
absurdum est neque mirandum, quod ignis ille 
divina virtute actus, cuius instrumentum est ad 
improbos ulciscendos, in animam quoque sepa- 
ratam agat eam torquendo. Quod autem ita se 
res habeat, parabola illa nos docet, quam de 
divite epulone paulo ante attulistis, ubi divitis 
anima vel ante corporis resurrectionem ignea 
flamma cruciari dicitur. Idem perspicuum fit 
ex divina illa sententia, qua damnati iubentur ♦ f. t/i 
abire'' in ignem aeternum, qui diabolo et angelis 
eins paratus est. Neque nobis placet illorum 
opinio qui asserunt, daemones assumpturos 
esse Corpora quaedam aerea vel ignea, quo 
aptiores reddantur ad fcrendos cruciatus. cum 
hoc videatur divinae potentiae iniuriam facere. 
IX. Nono vero sie loquiuiini : « Sancti Pa- 
« tres nostri, qui angelicam in terris duxerunt 
« vitani, cum multis in locis ac saepe per visio- 



106 



DOCUMENTS RFILATIFS AU CONCILR DR FLORENCE. 



"1061 



« nes et insomnia aliaque miracula de aeterno 
« siipplicio deqiie impiis ac peccatoiibus in eo 
II torquendis, ea quae ipsi didicerint, alios 
II doceant. ac veluti praesentia et quasi iam 
■|i facta intueantur sermoneqiie ostendant, 
II quemadmodum et in illa evangelii secundum 
II Liicam parabola divitis ac Lazari res descri- 
II bitur : de purgatorio teniporarioque igne 
II nihil uspiam declaraiunt ». 

Solutio. Respondebimusnegandohabitas non 
fuisse visiones revelationesve et alia eiusniodi, 
quibus nianifestetur purgatoiium. Haec testa- 
tur Gregorius magnus, quin etiam Damascenus 
talia quaedam enairat, et veio in beati Hiero- 
nynii vita Cyrillus" multa eiusmodi miranda 
exposuit; nosque ipsi plurinia et evidentissima 
doctorum tarn latinoiuni quam graecorum te- 
stimonia supra protulimus. 

X. Decinio hac ratione arguincntamini : 
II Opinio illa de instauratione omnium et fine 
II aetcrni supplicii, quae ab Origene, ut dictum 
II est, primum inventa, apud nonuUos ecclcsia- 
<i sticos viros, inter quos fuit etiam Didymus et 
II Evagrius^invaluit, ut cpiae Dci misericordiam 
II praetexendo acceptissima socordioribus ha- 
« beretur, sicut deiferus ille loannes caelestis 
II scalae auctor ait : explosa nihilominus dam- 
II nataque fuit a sancta quinta et univeisali 
II synodo, tanquam debilitationem animis infe- 
II lens et ignavos etiam ignaviores reddcns, 
II dum exspectant aliquando liberationem a 
II tornienlis promissamque instaurationcni. 
II Propter casdem igitur causas propositum 
« hoc dogma de purgatorio igne exterminan- 
II dum est ab Ecclesia, quippc quod negligen- 
II tiam diligentioribus ingerat, eis pcrsuadendo, 
II ne totis viribus studeant sese in hac vita 
<i expurgare, cum altera purgatio cxspcctetur ». 

Solutio. Etsi hanc diflicultatem supra solve- 
rinius, attamen maioiis claritatis gratia de 
eadem re iterum loqueniur. Itaque asserimus, 
nullum huiiismodi, posita hac purgatorii vcri- 
tatc, sccuturum inconveniens :etenim nemo est 



1 . xäv tiTiSe A . 



xäv A. 



;i) Cyrilll opus de inirauulis llicronymi habctui' 
inter suppo.siti!ia. naiii eonstat Cyrilluiri anlf 
Hieronymuni obiisse. Quisquis tandcin luerit 



K EvuTtvKDV xoti cT-ptov OduixaTtov Ta itept T^? 
(I oiwviou xoXaoEO); xa\ tiov ev auT/j «ijeSwv xal 
« ajxapTiD^iüv a'jTOi t£ |j.uou[jisvoi xai xo'j? aXXou; 
<i [xuoüvte; xoc'i o»; irapdvToi xoii wi; rfi-t\ •f\.\i6\xE\i 
II 0£(i')[j.Evoi TE xal TrpoSsixvuvTs; xio Xöyto, xaOoiTTEp ö 
(I xa'i fi Toy xc<Ti Aouxöcv t\ja-^'(tkio\j uapaSoXr, t^jV 
(I Toij ttXouüiou xai toü Aix^apo'j xaTiuTaaiv oia- 
II CwYpoKpEc, TTEpi xotOapTixou Trpouxoti'pou irupb; 
n oOoev oüoau.^ oisaacpriirav ». 

ylvaig. 'ATroxpivoü|ji.£6a äpvoüjjiEvoi to ur) ysyS" It) 
VEvtxt ÖTCTaui'ac xai aTtoxaXüilisi!; xai xa Toiaüxa 
(jriU.aivovxa xo xaOapx/^piov. MapxupEi 0£ xouxoi? 5 
;j.e'y«i; rpyjYdcioi;, x'A ov) xal 5 Aaiia(rxr,vb? xdioiSe 
Swiyiiiai xiva, xäv xöj Se ' xoij ayiou lEpiovüfiou 
ßi'w 6 K'jpiXXo; 6au[xaaxa noXXa TOiaüxa £$riY"/i- 15 
oaxo, xäv- TOi; avoj 3e TtXEi'dxa? xol (Ja^iffxaxai; 
äTToSEi;Ei; oiSaaxäXtov xal Xaxiviov xal eXX>iv(ov 
EioriVEYxaaEV. 

i '. Tb Sixaxov 0; outw; ETriysipEixE' « Tb xrj; 
" ofTroxaxasxaaEwc; ooY.'Jia xal xcii xe'Xou; xr;^ aiwviou 20 
•< xoXäasu); Ttapa 'ßpiYEvouc, to? £ipr|Xai, xrjv aoyviv 
■' EiXvj'^b; xaixivo)v xtov xr;? ExxXvjsta; eT:txpaxy;(jav, 
n tov Euxi xal AiäujjLo; xal Euäypio;, äxE xrjv xou 
'< 0EOU cfiXavÖpioTti'av TrpoßaXXöijiEvov xal EÜTxaoä- 
« OExxov £v xoi; paOüiioi; yi.v6ii.t^ov, co; 5 OEOcpdpo; 25 
n 'iMawr,; 5 xrj; oüpaviou KXi'piaxoi; äp/ixE'xTwv 
" ^vjct'v, opid); äirExrjpuyOr, xal äveOcfiaxiuör) Txapa 
II x^; ayia; TTEpiTxxyii; xal oixoupiEvixvj; covöSou, to; 
'• ExXuuiv xai; ■!fi\j/(xii Euiitoioüv xal xou; paOüfioui; 
II Exi paOuuioxEpou; äjXEpYa^oaövov, ExOEyoixEvcjui; 3ü 
I' TToxE xv;v xtöv ßaijävo)v Xuxpojcjiv xal xr)v i-Kr,yieK- 
II jjL£W|V aTTOxaxädxagiv. Aiä xa auxa xoivuv xal xb 
II TTpoxEiaEvov oÖY[Jia xo'j xaöapx/jpiou uupb; airo- 
II SXyixe'ov av EiT) X7;i; 'ExxXriaiai;, to; pa9u[;iiav 
,, ^[ATTOiouv xoT; ffjtouäaioii; xal TiEiOov aöxou; fjir, 
II Tcasi xpoTtoi; äYtovi^EuOai xax« xbv -napdvxa ßi'ov 
11 iauxoü; ExxaOaipsiv, w; TXpo(TOOXtoiji''vr|i; Exspa; 
II xaöapTEto; n. 

ytvaic,. Ei xal £v xoT; ävw xagTr,v x:J)V äicopiav 
EXuuaiiEv, äXX' oiioo; ija(p-/)VEia; i/EiiJovo; yapiv ix£pi 
xoii auxoü TTpayi^axO!; xäXiv ecoüliev. <t>api£v oOv, 
\i.rfih xotouTov, SoOevxo; tou ädYjJi.aTo;, oxoXoüOvJiieiv 
äxonov oi Y«p £5Tiv r, oioauxaXoi; oüxto; äaaO'J]; r^ 



falsus illo Cyrillus, eius cpislola hie in tostimo- 
niuni adducia exhibelur apud Jligne, P. L., t. 22, 
c. 289 sq. 



-1 



H5 



40 



[107 



IV. — LATINORUISI RESPONSIO AD MBELLUM GRAECORUM. 



107 



oxso'aT/i; o-juo; aTreipo;, w; ou vosiv ^aSitoi;, ö'gov 
iffii TO ijisVov Tr,? te xoXaUEwq Toü aoou xa\ xr;; to-j 
x3i6a;Tr,piou Ttuuipiot?, oute aor/] ■?; EuXaßEio«; [XEcxr, 
TCapaäoUK; paOuuEiv tou; (xv9pw7rou<; TtapaoxEua^Et, 
aX)J «YpuTCVETv öj; [xaXtoTa axoüovxai; e'xeise xoXa- 
CEi? eIvoi xai Ttjxupi'a? ä-^opriTou;, opiiAUTE'pa? te 

iraffüjv, tbv Iv TWOE TtO Suo E7r£ipa9A|U.£'v itote' touto 
Se Xai TT) TTEl'pa £OlO«/_eT|U£V. [lävTEc; yOUV 0501? 

(juviSr, TOiaÜTSii; toT; auoxaW'l/Effiv Ivtu-/_e!v, sic'i 
OE 7t)i£i!iT0i, ou TtoTE ttXeov r/apTi^av, äXXa uüvvoi 
xai trxu6pojTT0i StExaiTspriSav, TravTOTE ovtei; Seoit- 



aut magisteitam indoctus autauditortam rudis, 
qui facile non intelligat, quantum sit discriminis 
inter inferni supplicium et puigatorii poenam; 
neque liaec traditio pietatis plena in causa est, 
ut hoinines torpescant. verum ut quam acer- 
lime invigilent, dum audiunt illic esse supplicia 
tormentaque intolerabilia, iisque omnibus acer- 
biora, quae in hac vita unquam experti fuerimus. 
Id ipsum vel experientia didicimus. Nam qui- 
buslibet contigit eiusmodi revelationibus per- 
frui, sunt vero bene multi, ii nunquam amplius 
hilares visl sunt, sed graves vultuque tetrico 



f. 65. 



To'uEvoi oiTi; eTJov Sasavoi? TTEpiireffETv. Ei oi tou permanserunt, semper formidantes ne in cru- 

ciatus, quos vidissent, inciderent. Ouod si pur- 
gatorii dogma homines, ut dicitis, socordes 
reddat, quanto socordiores fient, si nihil tale 



xsüapTTipiou TO ooYa« Tou? avOpojitou;, w? 'faTE, 
^aöuitsiv TrapadXEuaijEi. tosw pa^uaÖTEpoi y^^^r 

]5 covTai u.r|olv axoüovTs; TotouTOv ; Z//iu.nj)9YiaovTai 
OE iTÄE'idTa im aixpa; cy/TpiS?]? r, ßpajfEi'ai; i^ayo- 
pEijiEw; vj TOU (jiüT-^piai; y,apiv aTTOOriaiav UTEiXa^Oai 
|jL«xpav vj aXX!x;£(oc; t^; Tiunopiac xai tv-; rß\jTäTr,i 
-iO)v^; EXEi'vyji; Tr,; 'On(na6i]TiOTS illgu iniazs- 

20 J'«?£J o UfiUQTwhjg, xa\ Ta Xonra. TaÜT« Sv) xai Ta 
TOiot/Ta TiavTa ßXa'lEi ffsoopiö;, airsp ei; ETrixouptav 
/ijjtwv uTzo Twv riaTi'pwv £upE6rj euceSw;, av Toü 
xaOapTTjpiou tÖ ooyua xotO' uaa; ßXaTTr/). MäXXov 
jXEv ouv o'i apvouaEvoi to x«6apTr,piov Ttüp tou; 

•25 ävSpiöitoui; äKOYivdJOXciv TcapaoxeuaCouctv, s'iooTa; 
OÜOEV asuoXv'jTijtEvov si; Tf|V aiwvi'av ^o)V)V eIseXOeiv 
oTo'v TE E'.vai xat tov avöpwirov oü ouva(j9ai ^YJv avEu 

] ötfjiapTia; Tivo; EXa'^päi; IvTaüOct StaYOvra ' . Kai 
va; El uiETa xr,Aioo<; tojv (TuyvvtoaTwv aaapTiwv r\ 
30 [XEt' Evoyvi; x^; Tiuitopia; twv aEii^ovwv twv dwu.aTi- 

Xüiv äjToXuETai OECU.WV, OÜ 3UY/_WpOUU.EVOU EV TlTj 



audieiint? Sed vero maximum item capient 
detrimentum ex levi contritione, aut ex brevi 
confessione, aut ex suscepta salutis causa 
longa peregrinatione, aut ex poena ultrosumpta, 
necnon ex dulcissima illa voce, nimirum : 
QuüciinH/iie Iwni iiigemiicrit pccciitor, et cetera. 
Scilicet haec aliaque id genus omnia, quae ad 
nostrum solatium a Patribus pie probata sunt, 
gravissime laedent, si purgatorii dogma, quae 
vestra est sententia, laedat. Enimvero qui pur- 
gatorium ignem negant, multo magis efficiunt 
ut homines desperent, qui probe sciunt, nihil 
inquinatum in aeternam vitam ingredi posse, 
neque hominis esse absque leviore aliqua culpa 
vitam traducere, dum hie degit. Etenim si cum 
leviorum peccatorum macula aut cum reatu 
poenae pro gravioribus debitae corporis sol- 
vatur vinculis, cum non admittatur in futura 
[XEToi TauTaßi'w ' toü tyj; xaOapaEwi; toitou, xai outoj yita purgationis locus, ac proinde qui macula 
Sä [xioi^Ge'vtei; tÖv 0eÖv 6päv ou ouvavTai, ava-cxri foedati fuerint, Deum nequeant videre, prorsus 



itäua ouOEu.ta XoiTtbv itepiEffTai eXirl; toü t^v stoTV)- 
33 pi'av TtspiTCOiEiiiOai. Oux apa TO tou xaöapTripiou 
TTUfbi; ody^a ixiTo6Xr|T=ov Tr,; 'ExxXr,<jia; EffTt'v, w; 
eXeyete uueT;, lodEi ßXaSEpöv xai ttohjtixÖv t^; etti- 
xivouvou äijicpiavia;, äXX' dcTCooEXTsov aaXXov xai 
aicö Tvi; xaOoXixr,; 'ExxXyjcia; u.ETa tijaTii; oo;a(iTc'ov, 
40 oi; (xaXiBTa (jo)rr,piSo£; xai ta; äpisXouiJac; xai pc(8u- 
aoüua; ^\\iyh.c, |j.Epi[ji.väv dtsl xai YpyjYOpEiv Ttapa-. 
cxEuä^ov xai TYJ T/j; [xeXXoÜoyii; [;i.axap'.o'Tr,To; eXttioi 
TpoÖuuOTEpou; TCOioiiv. TaÜTa irpo; tou; üaeTEfou; 
Xo^ifftiou; Eipr,Xc'vat te'w; ».oxEsAridöuESot'. 



necesse est, nullam iam superesse spem salutis 
consequendae. Non ergo purgatorii ignis dogma 
abiiciendum est ab Ecclesia, uti dicebatis, tan- 
quam damnosum ac perniciosae negligentiae 
incentivum, sed potius amplectendum et a ca- 
tholica Ecclesia honorifice praedicandum, ut 
quod maxime salutare sit. negligentes desi- 
desque animas parans ad magis magisque 
curandum et vigilandum, speque futurae 
beatitudinis promptiores reddens. Haec ad 
vestra argumenta dixisse in praesentia satis 
erit. 

THÜTai Zi v.ai, a: «{lU/pai 



1. oiiywv A. — 2. bi r?,... ßiu .\. — 3. Subiuugil amanufinsis codicis A 
(male ^u^ixai apud Mai-tini-Bassi) ino/.oYiai tüv s/.Yi-Tai-ixiäv xai novr.püv \%i-.':-iwi ; — te/.o; 



MARCI ARCIIIEPISCOPI EPHESII ORATIO ALTERA 
DE IGNE PURGATORIO 



SAPIENTISSIMI AC DOCTISSIMI ARCHIK- 
PISGOPI EPHESII DOMNI MARGI EU- 
(lENICI ALTERA AD LATINOS RE- 
SPONSIO, IN QUA VERAM ECCLESIAE 
GRAECAE DOGTRINAM EXPONIT^ 



TOV i:0<l>ßTATOV KAI AOPinTATOV 
'E«l)Ei:0V KVP MAPKOV TOV EVPE- 

MKor 'AnoAOPiA npo2: AATiNOVi; 

AEVTEPA, EN 'H EKT10H2[ KAI THl 
TßN FPAIKÜX EKKAHSIAS TUN 
AAH(-)H AÜHAX'. 



Anibros. 
♦ f. 70'. 



f. 71. 



1. .Mulla profecto investigatione et inquisi- 
tione indigent quaecumque contioveisa sunt 
dogmata, occurrentibus pro utraque parte 
validissimis gravissimisque argumentis: mul- 
tuni vero lucri ex illa Inquisitione obvenit, dum- 
modo ne ad contentionem. sed ad veritatem 
intendanius, neque pro viribus studeamus 
solum vincere, verum etiam.si quandoque vin- 
canuir, aequo aninio perferamus. Ouod quidem 
non nobis tantum contingeresolet, quianimuni 
ad exigua convertimus, luiini incedentes et 
procul a Vera sapicntia digressi; sed ipsis 
etiam discipulis illius, qui ipsainet sapientia 
est, lesus Christus Dominus noster, idem acci- 
disse audimus et credimus. Nam cum inter eos 
aliquando quaereretur", an circumcidendi 
essent qui ex gentibus ad fidem accessissent, 
ac docendi servare legem Moysi, convenerunt 
apostoli et seniorcs de eiusmodi quaestione 
cognituri; ac facta, inquit, magna inquisitione, 
sententiam quidem Petrus dixit, quam lacobus 
suffraglo suo comprobavit. et communiter 



1. noXXvjt^ jjiEV (')<; aXTjöiö; EpsuvY); oeTtoii xa'i 
CTu^/|Tr|T£(i)(; oua twv SoyjjiaTtov a[xcpi5Sr,Tr5(ii;Jia 
xai Tou; £-j' IxotTSpa loyou; iuyupou? xai Y'Vvaiou? 
l/ovz'x- -Kokli il apa xai tÖ ex t?;! ToiauTr,; au^r,- 
TYiUEw; TTEpiYivöfiEVOv ^ XEpSo«;, Srav iat) irpoi; epiv, 
aXXa TTso? aXiiSsiav ßXETttoijisv ' , fiiios vixav ex 
iravTO? (j7rouoa(Jü)[Aev ■■ [j.o'vov, äXX'- esTtv ottou xai 
vjtTasÖod xiXw? avEywMEOa ''. Kat toüto ye oix 
Ip' fju-wv ptovov ouTOj (juuSaivEi ", Twv [xixia [iXe- 
7C0VT0JV xai /aiiai Epyons'vuv xai noXu t^; äXr]- 
Öiv^C (Toaia? di^E<7TT,xoTwv, äXXa xai Im töJv 
[AaO/,xwv auTiöv tr^i; aCiToao'pi'a;, 'Irjiioi; Xpistoü 
Toij Kupioü ^ifJ-öJv, oüto) (ru[x6E6if)xe'vai xa'i axoijo;ji£v 
xat Ti:i5TEuou,£v. Kai fac Iv exeivoi; ttote tou 
^•/■jTiifxaTO; ovTOi;, ei SeT * irEpiTejAveiv tou; i% e'6vwv 
rpoTiovrai; xr, ttiotei xai oioasxEiv Tr,;siv tbv 
VOJJ.OV Mioas'ü);*, (juvy]X9ov jjiev o't a-no'aToXoi xat 
Ol TtpEaSütepoi tOEiv ttesi tou X^you toÜtow ttoXX^; 
äi (tpTiatj ou^/itiiCcO); ysvojjie'vyi;, eiite [xev 6 Ih'tpo?, 
£TrE']'-/]'pi(jaTo 0£ laxiüSo;, xoivtj Se eSoje Ttäai (Tuv 
liö 'Ayi'w rivEjaaTi, pi^ TcapEvoyXelv toi? äT^ö twv 



1. TiliiliiMi rfariuis proul ^e li;ibr-l in A: in alils liic est : To-j »Otoü Tcpo; toü: aOto'j; ö,ui>,:a öe-jre'pa 
jiepi TOÜ aÜToö /.aOspotoj njpi;. In R vero nullus est. In G : -oü aÜToü öjiiXi« SeuTcpa itp6; AaTivouc nepi tt,; 
aÜTii; ÜTtoO^iTEtü; ev t^ «Ot^ nöXet ^r/Jeiira. — 2. o),Xf,; R, omissa scilicet prima littera, a rubricatore 
addenda; habet veru ad marg. : 7:f.ö),ov";. — 3. TiEptYevöiiEvov MR. —4. ß).£ito[j.£v Q. — 5. (jjto-joä^oiisv QH. 
— fi. avE-/onE'ia M : £v£-/w|i£Oa ('.. — 7. ojugarvov M. — 8. Miuiu; R. 



a) .'Vmbros. (m.j. f. 70'-S5 (= A). Cod. Paris. 
1218, fol. 17-'i1 <= P); Paris. 1261, fol. 13-39' 
(= Q); Paris. 1286, fol. 283'-311 (= R); O.xonien. 
Laud. 22, f. 17'-55' (= O); Paris. 1292, f. 16-15 



(= G); Coislin. 289, f. 29-91 (= C): 'AXrieEia (1880), 
p. 67-8, 106, 120-1, 135-7, 151-3, 201-2, 217-8, 269-70 
(= M). — b) Cf. Act. XV, 5-6. 



I i 



k 



[109] V. — MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 109 

iOvwv ETtioTpEsoudi Tipöi; ' Tov ösöv. Ei TCiivuv £x£i visuiii est oinnibub cum Spiritu Sancto, non 
xaoTTov •?, <ru^7iT7iai(;- vjveyx^ f'li' t<«'>' (iu^r,ToijvTo)v inolestandos esse qui ex gentibus ad Deum 



5advciav, IXiri; liTi xoti v,;;!-«; uirb tiV) auTw xivou- 
|ji£voiJ? TcvsöuiaTi xai xrj «utT; irpö? aXXviXou; «YaTi'fl 
5 (juvSeoeusvoui; xii xoü otütou teXoui; iTTO/ai^oaEvou?, 
OTiep sffxiv ri t/j; ()iXT,6cia(; supeoi;, (xr) a|xc(pTr,- 
aeaöai toü 7rooxEi|jiEvc/u ixotcou, xav etii tXe'kitov' 
Jj ^rir/icii; '' itpo/wp/; ■' , itavTa oe [xeii Eip-zivr.? xai 
äxoüaavTa; xai EiTrövTa? Iirl xöj jAaXKJTa*" äXriOEi 



ledirent. Si ergo inquisitio illic fructum tulit 
litigantium concoidiam, spes bona subest, nos 
etiam, qui uno spiritu acti et eadem invicem 
caritate revincti ad eunidem finem collinea- 
mus, ut neinpe veritatem assequamur, a pro- 
positoscopo nonaberiatuios, quamquam inqui- 
sitio plurimum piotrahitur, sed omnia pacato 



xai duvTEi'vovTi irpb; 6aövoiav i-;oi.-KTiX\.x.!j>q ffuv- animo et audientes et dicentes, in eo quod 
«isÖYiffeffQat. maxinie verum congruumque fuerit, concoi- 

diam fraterne inituros. 
2. TauTa [aIv' ouvxaiuaE"? fiaiv** (juvojwXoYEixE^ 2. Atque haec quideni vos non secus ac nos 

xai auvEXiTiilETE- cpisxETE $1 V«? ««^TiEp ETtiXaOo- profitemini ac speiatis: palam tamen edicitis, 
Ijle'vou; toOtwv, irepa '" toü oe'ovto; (jTcouSa^Eiv te xai nos eiusmodi rei veluti immemores, plus aequo 



lä TtEipSaQaiT/iV ij.iv oixEi'av Sd^wv xpaxijvEiv, Tr|V üj/e- 
TEpav Se" xataSaXXEiv'^. Ilpb? Sr)''' '^outd tpajiEv, 
lo; vilJLEi? TTiV oixEiav 8d?av ouodXto; ' '', vini; IsTiv, 

£';£6E'lJLE0a, [AVI Tl YE OY) xai XpaTUVElV '■' ETCE/EtpVl- 

(i5[|jiEv xai Toütd YE Ttpoi'dvTEi; uaEi; r,u.iv"' EYxaXsirE, 

■10 xai a;iouT£ cacfE'ffTEpov sxfxaÖEiv o ti tppovoüaEV 

TYjv o' uuETEpav od!;av ou'^ xaTaSaXXsiv, ÖXX' oux 



curare et conari, ut propriam nostram opinio- 
neni obfirmemus, vestram' vero convellamus. 
Ad quod respondemus, propriam nos opinio- 
nem, quaecumque sit, neutiquam exposuisse, 
nedum obfirmare studuisse; idque vos ipsi 
paulo inferius crimini nobis datis, clarius pcr- 
discere postulantes quae tandeni sentiamus. 
Itaque in id studebinnis, non ut vestram sen- 



dvaYxaiav slvai Ssi^ai iiEipcofAeOa, O'« tb u./|9' tentiam evertamus, sed ut probemus, eam esse 



UTtb'** Twv •fpatfMv oÜtw aa^Si; rjuTv irapaSESo- 
[iEvviv Eivai, ixr,0' Cirb''' twv TtatE'piov ri[iö)v osäoxi- 
25 [xaojJiEvriV, fji-/,x' öiXXük euXoyov cfaivofis'v/iv -". "Iva 
o' opiwi; aTrd y^ tou vüv Gu.iv yapKTiöjjiEOa (5ixaiov 
Yotp), Tviv TE -fjiJiETE'pav Äo^av Ex9vi(jd|J.E0a-' xaSapw- 
TEpov, oü Tts'pa-" Tou oe'ovto?, äXX' e^' Saov eSt'i 
lAaXiaTa oeov'-'', aürfiv auvidToivTEC, xai t/jv 

;W G|j.ET£Gav, OTCOia-' ItOt' EOTIV, (xxpiSö'ffTEpov l;ETa(TO- 

[jiEV-''' luw; Y*° ^'^ TOUTOjv xb dXT,9c; EupEOcv djraX- 
Xi^Ei TtpaYfJiaTtöv ripia; xai toü TTEpaiTE'pO) Trpbi; 
dXXviXou; oiacfojVEiv. 

3. 'HiJ-Ei;^" OUTE TOU? Sixai'ou? dT:ErAYi'.psvai tsXe'm; 
35 TOV iSiov xXr,pdv cpapiEv xai Tr,v jxaxapi'av E'xEivr,v 
xaräiTTOaiv, Tipbi; r,v evteuÖev oia twv spYwv lau- 
toü; TraoEdxEuauav, oute tou; aijLapTO)Xou; auTixa 



minima necessariam, tum quod a Scripturis 
non satis perspicue nobis tradita sit, nee a 
patribus nostris comprobata, tum quod cete- 
roqui rationi consentanea liaudquaquam videa- 
tur. Attamen, quo vobis, ut decet, e vestigio 
morem geramus, opinionem nostram apertius 
exponemus, eam non plus aequo, sed quoad 
aequissime fieri poterit, stabilientes; vestram 
vero, qualiscumque demum sit, accuratius 
expendemus. Nam forte comperta exinde veri- 
tas liberabit nos a negotiis et ab ulteriore inter 
nos dissidio. 

3. Profitemur ergo, nee iustos perfecte con- 
secutos esse propriam suani sortem et beatam 
illam conditionem, ad quam in hac vita per 
opera sese praepararunt, nee improbos stalim 



1. EUKTrfEfouotv In'i AR. — 2. au supra versuiii HQ. — :!. nXsiov (\, — 4. (lu^rJTrici; M. — 5. TtpoxwfEr 
A. — 6. (laAiffia om. QOG. — 7. Loco piv scripseral U U, quam voculain dein delevit. — 8. riixtv 
om. W. — 9. TuvoiioXoYetrai A. — lu. itdipa C : itepav M. — 11. ttiv 3' ütiEt. R : riiiETE'fav QO : ex cnrr. 
iliET. P. — 12. xaTagdcAEiv A. — 13. 5t| : fA AM. — l'i. ouo' ö'i.ai; MC. — 15. xpatuvEiv lauxriv M. — Iß. r,!iiv 
om. A. — 17. 'iW äv QO. — IS. 6' üito in niarg. I^. — in. [J-h üitö R. — 20. Ad marg. in R : (ipaiov. 
— 21. oc'xaiov-exOtio-(5[j.£ea om. M. — 22. itspav QOG. — 2:i. fjvi supra ver^uiii R, moxque ouvkitwvte; 
aÜT-r)v. — 24. Post ÖTioto (sie) itei'uin nota liabebat Q, quud puslca delevit. — 25. iE£Tä(7W(j.ev (!. — 2(i. .\d 
marg. in R : äpx'^ 'fii uTtoOETcw;. 



110 



DOCUMEXTS RKLATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



fUOl 



'f. Ti- 



post obitum aeterno addici supplicio, quo in 
peipetuum ciuciabuntur; sed ambo haec post 
extiemam illain iudicii diem omniumque lesur- 
rectionem plane eventura esse: nunc autem 
utrosque degere in idoneis locis, alteios quidein 
omnino quietos ac libeios in caelo cum angelis 
et corani ipso Deo, iino vero in paradiso, ex 
quo excidit Adam, in quem primus omnium 
intioivit probus latro, nobiscum ubique 
conversantes in quibus coluntur templis, eos 
cxaudientes qui ipsos invocaverint et pro eis 
apud Deum intercedentes, utpote eximio eius- 
modi munere ab illo praeditos, miracula per 
proprias suas reliquias patrantes, quin etiam 
beata perfruentes Dei visione et illo quod inde 
emittitur fulgore niulto perfectius ac nitidius 
quam prius, dum vitam agerent; alteros vero 
ex adverso in inferno occlusos versari in teiic- 
bfosis'^ et 1/1 timbra mortis et in lacu infimo, 
prout David ait, rursusque lob'' : //; tcrnim 
tenebrosam et caliginosam, in tcrnim tcnebra- 
riim actcrnarum. ubi malus splendor, nee vita 
est Iwminibiis. Atque illos quideni summa 
potiri laetitia animique voluptate, exspectantes 
iam ac propemodum prae manibus habentes 
promissum sibi regnum arcanaque bona; hos 
vero contra maxima confici angustia et incon- 
solabili moerore, exspectantes damnatorum 
more iudicis sententiain illaque supplicia pro- 
spicientes. Neque tarnen illos adeplos esse 
regni hereditatem eaque bona quae' « nee 
« oculus vidit, nee auris audivit, nee animus 
« hominis eftinxit » ; neque hos aeternis iam 
addictos esse suppliciis igneque inextinguibili 
exuri. Atque hanc doctrinam non solum a 
patribus noslris antiquitus acceplaiii lenemus, 
verum etiam ex ipsis divinis Scripturis com- 
probare facile possumus. 



[XETOi tÖv OävoiTOv £i; xriv «»oviov a.Tii-fiof)a\ xöXa- 
civ, £v -^ ßairavioÖviaovTai'' aiSiioi;, äXV OL\L'jfw 
TaÜTa ftETOt TVjV i<:'/Oi':ry exsiV/jV r,u.='pav x^; xpi- 
(jEto;^ xai Trjv «vaffTaiiv iravTWv ava^xaioi? Y-*"!" 
^ECiÖaf xö Sz vuv E/ov, sivai usv ixaxs'pouc s'v xoi? 
ircO(jv5xou3i TOTtoi;, xou; |Ji£v avExoui; Trivxyi xai 
IXeuOe'pw? Iv T£ xw oupavC)'' |XEta xojv aYV-'^wv xii 
Txap' «ÜTcü xüj 0£w, * xai Sy\ xav '' xöi TtapaSsidoj, 
ob E^sTTsaE ijtsv 6 'Aoau., ävTEKjr'/Ör, Ss Txpb xwv 
aXÄojv 6 £UYvw|Ji(Ov Xvjdxv",«;, xai -/iixTv 0£ ixicTOXE 
E7ti^o)piä^Eiv, £v ot? xiaiovxai vaoi;, zott xwv ETrixa- 
Xoujae'vwv aüxou? eTxaxouEiv '' xai uTTEp auxiöv xw 
0£o) irpEoSEUEiv ', E;aipExov xo'jxo •{ica(; Txap' aixoij 
EiXritfoxa;, xa't Sia xuiv oixEiwv XEi}/äviov Qaujxa- 
ToupYE'iv, xai [AY)v xai xv); aaxapi'a? aTxoXauEiv xoü 
BeO'j ÖEwpt'a? xai tr,<; exeTOev E'xirEijnrofXEvri? aiYXrii; 
xsXEwxEpov" xE xa'i xaöapiüTEpov v\ itpoxspov £v xoj 
pi'w xuY/ävovxa? '■'• xou; S' '" Evavxi'oui; aüOii; ' ' ev xw 
cf'or, xaxaxExXEiapic'vou; '- uTtäpyEiv ip axoTUVolg 
y.ui ii' axiu Hai'üvovxul tv XdxMo xutwtütio, 
xaOöi'-' <pr|iTiv 5 Aaui'ä, xai 5''' 'l(o6 TcaXiV tli; 
yt]v axoTiivrjv xui yvuffiSQuv, &ig y^y axörovg alio- 
viovyOV ovxsaTiq>iyyog, ov6i ogävi^wrji'ßgoTwi'' 
xai xou; U.EV £v EU'-ppoff'jvy, Träuv] xai'' 6u[JiYiSia "' 
SiaYEiv, Txpocjooxwvxa; ffi-r^ xii uövov oix tv yspaiv 
£/_ovxa? xv)v ETtriYYEXixsv/jv aixoi? ßastXEiav xai xa 
«Tiopprixa «Yaöa- xou; Sk xouvavxi'ov ev dXEvo/wpi'a 
■Kaai) x«'i aitapajjii/Qvixb) Xüixr), xaÖötTtEp xiva; 
xaxaoixou? EXOE/ofxEvou; xr,v aito-^paaiv to'j xpixou 
xat xi? ßauivoui; EXEi'va; ' ' TxpooptorjLEvou;' ouxE oe 
xvjv xX-/-,povoaiav xrji; ßaaiXEi'a? exeivou; aTToXaSEiv "* 
xai « a o-^OaXyiöi; oix eioev '^, oijxE oü; ^xouffEv, 

•■ OUTE VOÜ? ävOpOJTTOU EVEXUTXUXiaxO ^" IZYOtQä "• OUTE 

xoüxou; xaTc aiiovioi? rfiri'-' TxaiaOEodirOai-'' ßaca- 
voi; xai EV äcSsaxd) Jtupl xaxaxaiEsOai. Kai xotJxo 
Txapa x£ xSiv TraT£p())vf,aüJv avtoOEv TtapaOEOoixEvov-^ 
£/o|A£v xai e; aüxiov xwv Öei'wv Yp*'fwv Tra;a(7x9i';ai 
SaSi'oj? SuvaiJisOa. 



Kl 



15 



1 



1. (io!r;avii7()ri<;£Tai Q, aildilu tuiuen ov siipra versum. ^ 2. Ad mara;. in R : öti nsra ti^v dvacxaoiv 
£xa<jTO? ).vi'j/exai -/.oxa xä epya aüxo-j. — :i. Ad marg. in Ii : sx xouxou (jr,|x;io-J(ie6a, öti Siayipsi napä&Eidoq 
ßoai/.Et'a;- öxi 4 [xev TiapäÖEiio;, xöjtci;. — 'i. xäv AM. — 5. r|aiv : r; jisv QOC, addito ad marg. in Q : tcroi; 
YpaTtTJov oljiai. — U. iiirazoOeiv O. — 7. Ad marg. in I) : wpaiov. — H. xEXEiiTepov M. — 9. ÜTtäpxovxa? M. — 
iO. xoO{ ok M. — 11. aOxoTs (ad marg. auDi?) C. — 12. zaTa/.£z),ucriJ,ivo-.y? .\. — 13. xaO' a M. — l'i. ö om. 
OC. — 15. £Ü(ppo<;-jv»i 7töi7i|i xai um. R. — 16. OujjitiSio Ttäar, M. — 17. ixEi'voyi; P. — 18. äno).a-jeiv QO. — 
lil. oISev QO : EiÖE R. — 20. ävEXjnüuaxo PMRG. — 21. xoOxObc fM M. — 22. itapaSiäooOai QOC. — 
2.'?. TtapaSESoiiEvMv A. 



a) Gf. Psal. i.xxxvil, 7. Kadern liabcl P.«eudu- I. 28, c. fioy, 
Allianasius, Qiiuesl. ad Anlinc/iiim, q. VJ = P.G., li, 9. 



b) lob, X. 22. — c) Cf. 1 Cor. 



[111] V. — MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 111 



4. <l>c'pETai Y«? Ev äpyaiOTOCTai; tkjiv aTtoxpi- 
(j£(jiv eiriYpao^v E/ousai;- '^Havuaiov tov 
■nüvv TiQog 'AvtIo^ov uQ/fivja, toiauTr) ti? 
poJTr|iiis'* « Ti oOv ; ä-^rsXaSov- oi £ixaiöi xa 
[ öyaöa xai ot aijiapTcoAoi xrjv xoXasiv ; — Oioa- 
I uLw;- oijico; 0£ auTr, v) /«p«, v^iV e/ousi vüv at ToJv 

I «Yl'tiJV 'i/DyCll, [ASpiXT) OtTToXotUai; IcTIV, t>)(JTt£p 

c xai r; Xuiir,, r;j oi au.apTuXoi iyouai^, aEpixv)" 

I xöXasi;. "flffirep pisTadTsXXeTat JäotaiXeü? ■' tpi'Xou; 

■ ourou liri tw auvapiaTTJffai aCiTw, waauTioi; '' xai 

' xJTaoixou; etii tio ' xoXaaat auToüi;, xai o'i ii.lv 

< El? TO apiiTOv xXr,6E'vT£<; Iv /ap5 ei5iv EiAitpodösv 

Toij oixou TOÜ ßo(5iXE'i)j< i'üx; ty;? wpa; xoü dpiCTOu, 

oi OB xa-raoixoi, sv ^uXax^ aTrox£xXEiij,u£'voc, h 

XuiTY, uTrapyouoiv Im;* I;e'X6ji 6 xpir/-,;- outio 

Set XoiTVOV VOEIV TCEpi XÖJV EXEllTE «tp ^|JI.Sv ICpO- 

Xaßoudwv •J/uytov, Xs'yw 0'r\ Sixai'wv xai aiixp- 
TioXSv . 
" Ei oüv'' ouoEi;, xa9a Eipv)Tai. oute Iv ßaaiAsia 

oStE Ev'" YSe'vvY, ElffEXrjX'v/Os, TCSJ? JlSpt TOÜ TtXoUOl'oU 

TOÜ xarot tov'' Aa^apov äxouO|JLEv, 6'ti ev irup'i 
xai ßasävoK; inrapy_wv upö; tov 'ASpaajA oieXe'- 
YETo; — IlapaSoXixtö? 6 Küpio; oXa Ta xaxi tov 
Aailapov EiTtEv, wuTTEs xai Trspi TÖiv Ss'xa '- irap- 
Oe'viov xai Twv Xonröiv TtapaSoXiTiv * o\i ya^ Iv 
■!:zäyu.a-zi lifo-zev -J; xoü Aa^apou itapaSoXr,, 
Siöxi ciuy_ 6p('o(jiv Ol ajjt.acTu>Xol ot Iv yesvv»)'' tou< 
oixaiou; tou? «.et« 'AScaaa ovTai; Iv t>, ßaai- 
XEia, aXX' OUTE OE ' '■ TtäXiv ETriYiviöaxöi tk; tov 
TrXrioiov aÜToiJ Iv nxdxEi uTtopyiov » . 
3. Ta'JTTv xr|V SdEav t) xa9' rjijiac; 'ExxXriaia 

irapaXaSouaa xai tppovEi xai xr,pÜTTEi. xott Trpo; 

XTjV uTtEp''' auTTi; aTTOAGYiav iTOiao'TaTa iracESXEua- 

cxai. IIsMTOv fjiEv Y^p"' ö Küpio; Iv tiÖ xst« Mcit- 
35 datov'" EuaYYEXito Tyjv piE'XXouaav xpiiiv lxtlvr,v '^ 

TtpoOiaYpä'fWV z/iL'TS S-/i(TlV**' oi £vXoyrj/.iii'oi 



4. Etenim in antiquissimis aliquot responsio- 
nibus hoc titulo praenotatis : Athanasü prae- 
clarissiini doctoris ad Aiitiochiim principem, 
haec habetur quaestio" : « Quid igitur? Bonane 

iusti receperunt. et peccatores supplicium? 
— Nequaquam. Ipsum tarnen gaudium, quo 
fruuntur sanctorum animae, pars est illorum 
felicitatis, ut tristitia, quam habent peccato- 
res, pars est illorum supplicii. Ouemadmo- 
dum si suos amicos accerserit imperator, ut 
secum prandeant, damnatos vero ut punian- 
tur, illi quidem ad prandium vocati laetantur 
ante donuim imperatoris, donec venerit hora 
prandii; damnati vero, in custodia inclusi, 
in moerore degunt. usque dum veniat iudex : 
sie sentiendum est de animabus quae ante 
nos illuc discesserint, iustorum inquam et 
peccatorum. 

« Si igitur nemo, prout dictum est. neque in 
regnum neque in gehennam introivit. quid 
illud ergo est quod de divite et de Lazaro 
audivimus, illum nempe divitem in igne et 
tormentis loqui ad Abraham? — Ouae- 
cumque Lazarum spectant, parabolice locu- 
tus est Dominus, ut et quae de decem virgi- 
nibus et ceteris parabolis dixit. Nee enim 
reipsa contigit Lazari parabola; quippe in 
gehenna peccatores non vident iustos, qui 
cum Abraham in regno sunt; imo nee quis- 
quani illic in tenebris proximum suum 
agnoscit ». 

5. Hanc opinionem nacta Ecclesia nostra 
et sentit et edicit; ad eam vero defendendam 
paratissima suppetunt argumenta. Primuni 
quidem Dominus in evangelio secundum Mat- 
thaeum futurum illud iudicium cum describit'', 
Veiiite, inquit. benedicti Palris inei, possidete. 



1. Ad marg. in R : loöiroui; 'A-nw/o-j, pauloque inl'erius : änözpiai; 'AOavasio-j toC O:iou. — 2. ir.ft.oi-jo-i 
QO. — 3. Ey/juaiv oi äjiapTuÄfji I', al .-idieclo signo iiioneniur locuni l'uisso praepostere oxaratum. — 
4. fiETpixTi G. — 5, 6 ßa(7t/£Ü; POQM. — 6. ojcauTO); : w; oütw; Q : w; outüj 0. — 7. sirt xb QO. — 8. ew; 
iv M. — 9. Ad marg. in R : ioMTriOi; Etepa xoC aÜToO ivo-raTixü;, moxque : ÖTröxpiut; toü biia-j 'ASavaai'ou. 
Iiiia vero pagina, alia manu : Kai et; tov itspl •/.izotjj.T.jxivwv 'i.6yo-i, 'Abitirnoi ö OeTo; sti ifviirtv « "tht itep 
■/.ai TOÜTci 6 0EOC TOt; (Ftt)^o|isvoi; /.c-^ipiffTai, to [iEv-pt t^; xotv?,; dvaoTäuew; A-jytxü; öaX^^äoi; ovviivat, ov/ivfpa;'- 
vtfföat xai 0tjvaYaÄ).ea9ai, ä:tExooxi^v s/^ovxa: twv diToxitfxivtüv a-jtoT; Oef'ov a[JL0t6(i)v ». Ilaec Alhanasii oratio 
non exstat; laudatur tarnen a Damasceno, oratione pro defunctis circa finem, apud Migne, ]'. G.. l. 95, 
c. 277 A. — 10. T^ erasuni in O. — 11. xöv om. M. — 12. OExa om. G. — 1-3. t^ yee'vvy) R. — 14. ov £e G. 
— 15. Ottsp supra versum O. — 16. liW Y^f OAG, om. alii. — 17. MxT6aiw R. — 18. äxEtvTjv xpc'otv M. 



a) Dp. eil., q. 20-21 = /•". II., l. CiL, c. 609. — bl Mal. xxv, 34. 



112 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[112] 



ergo nondiiiii possidebant; deinde piinitmii, 
inquit, vobis regniim; panitttm, iion datum. 
Rursusque ad peccatores" : ZP/itW/Vf mcileäkti 
(ergo nondum discesserant) /// ignemitctenium, 
qiii paratus est, non vobis, sed diabolo et ange- 
lis eins. Hoc etiain in loco iterum habetur 
paratus, ut qui iionduni daniiiatos apprelien- 
derit daemones; naiii qui lieri istud possit, tum 
illi hattenuset usque ad dieni illam passim perva- 
gentur in aere, suam operam sine impcdimento 
in eos exercentes qui sibi paruerint? Idipsum 
et ipsi alias clamant ad Dominum, prout in 
eodem evangelio habetur'' : Veni'sti huc ante 
tempiis torguere nos; ergo non iani torqueban- 
tur, cum tempus nondum advenisset. Itaque si 
improbi daemones primique totius mali archi- 
tecti, quibus potissimum paratum est reposi- 
tumque supplicium, debitam poenam nondum 
luant, verum hbere circumeant quocumque 
voluerint, quae tandem ratio id nobis persua- 
deat, ut eorum animae, qui hinc in peccatis 
migraverint, statim igni tradantur illisque 
poenis, quae aliis fuerunt paratae? Imo vero cur 
opus foret iudicio vel ipsa corporum resurrec- 
tione et secundo in terram iudicis adventu, 
necnon tremendo illo universalique spectaculo, 
si ante diem illam utrique pro suo quisque 
merito mercedem accepissent? Et qui fit ut 
Dominus in illa virginum parabola. egressas 
hinc obviam sponso virgines, nempe animas, 
dormitasse dicat et obdormuisse, dum tardaret 
sponsus, id est obiisse, necdum vero in thala- 
nnim introisse, donec sponsus e caelo veniat, 
cunctas siniul veluti e somno excitaturus, et 
alteras quideni secum introducturus, alteras 
vero exclusurus; (|uod sane, prout cuique per- 
spicuum est, in die illa locuni habebit? Tunc 



TOv nuTQUC, ftov, y.XTjQoro/.trjouTt' , o^Xov w; [/.r, 
•^OYj xXrjoovofjivioavTEi;- tirEiTa z/jt' tji:ui/.ia0/.uprjv 
vf-iTi' «pv-j'^i ßu-ailtiav'- , t]Toi!.iu(>!.iiv^i\ oü otootxi- 
vr,-v ncoq al toÜ; a[ji.apT(o).oui;auOi<;'/Top£j£aÖ£'' oi 
xaTriQUj.ievoi, SriXov' w; \>.r, tJüv) 7r£TvopEU[jL£voi, s'ig 5 
ro nvQ TU oXwvwv ro rjToifMaaj.itvov'', ou/ ujxTv, 
äX)>a Tio StuHuXio y.ul roTg uyyiXoig uvtov' xav- 
TauSa TräXiv :?,Toiaac[/.£vov, oux '^äy) tou; xaiot- 
xpiTou? S£^aij.£vov oaiLtova?- itwi; yäp, oitive; a-/_pi 
xoo vüv xai £w; 6k '' Tr,; 'fiUiEpa? exEiMvii; ljj.TrXa- 10 
viövTai ■Kct^xixyou T(o äspi xai Tot lauxoiv ivzcfoZaiv 
avEi^LTTOoiTTO); £v ToT? TCEiöofXEVOi; aÜToT? ; ToÜTO oz 
xai ocXAajfOu ßowffiv auTOi irpoi; xov Kupiov, to? 
ev TW aÜTÖj evoLf^ekiM xeitoci' 'HXOiC, w6s' nQO 
y.MQOv ßaauviaai »;,('"? *> 0^^'°'' w? oÜtto) ßasa- 15 
vii^oj^LEvoi, TOXI xaipoti JJ.V) TrapovTcii;^. Ei xoivuv 0! 
irovTjpoi oai'jjiovs? xaiirjc; xaxia; irpiÖTOi ori|JiioupYoi"', 
Sr oü; piaXiaxa r) xÖXokjii; /jToijAanxai XE xai xsxa- 
piiEUtai, fJiv Trpoivixoucrav St'xr|V ouTrto xivvuouiJiv, 
aXX' a-^EXOi ::=pivO(ixoü(iiv ' ' IvOa xai ßoüXovxai, 20 
xi; rju-a; iti TTEtasiE \6'(oc„ xa? xiov £vxeu6ev äiraX- 
XaxxoLiEvcov EV äaapxiaK; 'lu/a? airtV.a xS itupt 
ixapaoioouöai xai xaT; ßaoavoi; Exsivai?' - xaT? Ixspoi; 
vixoi[jia<jii£vai? ; Ti? Ss xa\ /psia'^ tri; xoi'cew? V) 
xai Tri;''' xiöv awjx-axojv aixöiv ävauTaoEoji; xat xr); 25 
Im Y^? ■^0" xpiToü irapoudiai; xai xou (poÖEpoü 
EXEi'vou xat jraYXO(T|jiiou Oeotxpou, ei Trpb xvj? yiixE'pa; 
EXEiv/j; ' ■' ixäxEpoi xa "^ xax' ä^i'av äiTE'XaSov ' ' ; niö; 
OE xai 6 Küpioc EV xrj xöiv •irap9Evtüv"'Tiapa6oXvi xa; 
l^eXOoüaa? evxeüÖev sii; äTrävxyiiriv xov vuix^i'ou 30 
iropÖE'vou? •l(\j/a.c, vusxaEai [xev xai xaOsuo^aai (fr,(7i, 

•/pOVl^OVXO?''-' TOU VUlJ-CpiOU, XOUXEUXIV OtJToOaVElV, [AY]- 

oe'Ttco Ol eIcieXÖeTv -" xbv vuu^iova, f;iE'^pi; oiv 5 
vujicpioi; e; oüpavou ixapEyt'vExo, Ttotaa; 6[j:oij oiEyEipiov 
ÄaiTEp e; Üttvou xa'i x«; |isv lauxoi cuvEigaYwv-', 35 
xi? öl äiToxXEtwv -", 6 TravTi"-'' irou o^Xov, <oc xaxa 
xviv v]|j.epav IxEiviriv YEvr,(isxai ; Tori }'«p cpriCi'v 



1. All iliurg. in R : ti Sr|).oT to •/.>,r)(j'jvo(iri5aTe, iiioxqiie : -[ tö TiT0t|j.ai7[jisv»iv. — 2. ßaa. 97,517 A, at 
lilleris supra versum positis signiticatur praepostere lias voces fuisse exaral;is : ü[jitv oin. PMR : ifnaX 
TiHiv Qu : -^iTOttJ.. ßaoiX. (p/iuiv R. — 3. «opsÜEaDat Q. — 4. o»i).oi A. — 5. Ad marg. lipaTov li. — (i. 11 ein. M. 

— 7. JiSe Q — 8. Ad niurg. in li : Ttpo xaipoü ßauaviVai -^inäi;. — U. Ad marg. wpaTov R. — 10. lA x-f\t, xaxia; 
■7üovr,pol Saiiiove; itpwxc/t Sr|(j.ioupYoc R. — 11. 7iepivo|JL(i5(jtv M. — 12. exeivoi; A. — 1:!. Ad marg. R : ti; 
XpEi'a TY|? xpidEüj;, i\ äitjXaßov äjjiapTMXoi ts xa! äi'xaiot. — l'i. tij; sup. lin. P. — 15. EXEi'vT); soli liabciil AH. 

— 1«. xa solus \ liabct. — 17. iTriXofjov NÜ. — 18. Ad marg. R : ri xwv or/.a itapOevwv jtapaß'/Avi. — 
11). ;(povi!;ovTO; i\ R. — 21). £;5 xov M. — 21. guv supra VCl'SUll) Q : rTUvayaywv li. — 22. änoxÄ'jüJv A. — 
23. nav-i^ A. 



a) Mal. XXV, 'il. — I)) //(/(/. Vili, 2!). 



:il3J V. - MAHCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 113 

o\uot-wHr;aeTa, r] ßaotXsla nZv otlgariüv äixa emm.\no,mi\similee,itregmimcaelonimdecem 
TtUQdifOig. na? S^ xoel a7roor,[A7i(ja; xc'i toU vhyimlius. Quo auteiii pacto peres;re profectus 



loioic oouXoi;* TQC u7cap)(0VTa -itapaooui;, si-a iitav 
eaOwV airi^TEi- -irap' IxaaTou Tr,v EpYoeiiiav, optou 
TravT«? iTotpa(jTr,(jajji£vo;, ei itpö ty;; 0E(77C0tixy^; 
■zavoOouTtöv SouXwv exxctoc Ittsoeixvuto tÖ spvov^ 
x»i Tov ui'.aööv aTTEXciaSavs ■* : 

0. Kat ur,v xai 6 Stio? «ttoutoXo; iv ti^ Trpo; 
KoptvSt'ouc; EirtaTOÄv; OE'jTSpa^ TOiaäs STjfftv ' 



1ü 



sua" servis suis bona distribuisset, postea 
vero regressus, omnibus simul congregatis, a 
Singulis exigeret operis rationem, si ante Do- 
mini leditum senorum quisque operis ratio- 
nem exhiberet mercedemque acciperet? 

6. Et sane divus Apostolus in altera ad 
Corinthios epistolahaecait' : Omnes nos mani- 



ndi'Tug i^^iug (favsQioß^vai äsT i^inQüoBEV nd festem oportet ante tribunal Christi ut referat 



ßjjftaTog TOV Xqkjtov, i'yu -xofiiaTjTM 'iy.uaTog 
TU Std TOV aw/LiuTog, nQÖg ö" snouisi', ths 
ayuOov, si,t£ xaxöv. ßXETtei;. oti Trpo tou ßr'jjiaTo? 
EXEivov xit Ttco TQU ^avEpoj^'^vÄt TTOcvTa; r.aai; baoZ 
(juvr,YU£vouc xot'i /wpi; (iwuaTo; O'jSei; aTcoXdy.oavöi 
■JTpOi; b Ol« TOü co)u.aTo; £Trpa;Ev: 'AXXi xai ev tt- 
Ttpo; TiaoSeov «üUi; OE'jTs'pa^ töv yiv xaipov xr,; 



unusquisque propria corporis, proiit gessit, sive 
bonum, sivc maliim. Vides, neminem, ante 
tribunal illud, et antequam omnes nos una 
collecti manifestemur, assumpto ab unoquoque 
proprio corpore, mercedem accepisse prout 
gesserit in corpore? Praeterea in altera etiam 
ad Timotheiim epistola'', tempiis rcsoliitionis 



20 



25 



30 



35 



otxsia? avaXudE«; IcpE^iv-Ev«. ^c,^',, xbv c,l t},, siuw instare. ait, coronam vero iustitiac .ibi in 

S.x«.oaüvn? ,TE>«vov cJ:roxET.6«. Xo.^rov, oOx i.- reliquo rep'ositam esse, non impertitam. quam 

E^YlxEva,», t,y uno6„;oH /,0i ^n^i, ,/'" Ät^p/o; Wr/.-/ nn/ü. inquit, Z?o,«/,»„ /„ ///„ die iustus 

ev^ T^ rltag(, iy.slv,j J dly.uiog yoiTTJg. ov ^wvov iudex : non solum autem mihi, sed et iis qid 

Sb ifioi, dlld y.at ndai Tolg r^'unr^yJai ti^v diligunt adventum eins. Et in secunda ad 

iniffdvsiav aixov. K«l ev t? rrpb? 0Eaao<XovxET? Thessalonicenses« : Si tarnen iustum est apnd 

SEuT^pa- E'intQ 6iy.awr nagd Qsio" dvTuno- Deum, retrihuere Iribulationem iis qui vos 

äovvai ToIg elleovöiv t,^«^'^ Bll^^iv, y.ai {hüv tribuhwt ; et vobis, qui tribuhunini. requiem 

Toig Hhßouevoig uvsaiv fisH' r^uZv av TJj dno- „obiscum in revelatione Domini Jesu de caelo 

y.aUxpE, TOV KvqIov < 3 'Irjood dn ovQavoi ^cst' cum angelis virtutis eins, in flamma ignis dantis 

ayytXwv övmfuwg avTov, ir negi cpXoyog vindictam iis. qui non noverunt Deum. et qui 

UövTog iy.dly.yjoLV ToTg f,^ atfoat ror &a6v y.al non obediunt evangelio Domini nostri Jesu 

Tolgjiyj^ v'naxovovai t.Ö siayysU,^ tov Kvglov Christi; qui poenas dabunt in interitu aeternas 

njmv 'Irjoor Xq^gtov, ohivag cf/x/jr Tiaovai^ a facie Domini et a gloria virtutis eins, cum 

ÖKtHQOv alwnoi' dno UQoawnov tov Kvoiov y.al venerit glorificari in sanctis suis, et admirabilis 

a nS TTig * ' rfö?,c rijg iayyog uvtov, c'tuv aWr, fieri in omnibus qui crediderunt, quia creditum 

avSoiaotir,va, h Totg dyloig a^rov'^ yai 6uv- est testimouium nostrum super vos in die illo 



ßaaOrvut fy näoi ToIg TiiaTsvovaiv, oti tTii 

GTCVÖTj TO fiaQTVQlOl' l'j/.Uül' h' Ttj J]/iliQa ixtlrr. 

Kai o-ri xav "' ttj too; 'ESpaioui; TTEpl twv itpo- 
XaSo'vTwv ayioiv or/iyoupiEvo;, OvTOt ndvTig (friffi 



Quin etiam in epistola ad Hebraeos de sanctis 
qui praecesseruntsermonem Habens './//öOTA?«, 
inquit, testimonio fidei probati. non acceperunt 
repromissionem, Deo pro nobis melius aliquid 



fiugTVQTfitvTag 6id T,]g nluTawg, o.?x iy.ofdaarTO providente. ut non sine nobis consummarentur. 

1. Ad marg. R : ^ ,<iv 6o-:>.a,v TiapaSo),,^. - 2. i in öiTt^Tst supra versuni R. — 3. i,cESn'xvu -b Hw 
A : .0 om. PQOMG. _ 4. d.sXä,6«v.v M. - 5. Ad marg. R : n.v),ou ev x-J .p6, Kooive;».;' Se^a 
emaro),,; moxque : Ha.Äoo. iv .vj ,pb? Tcs^öÖeov ; demum : HaOXou i. .jj ^pb; 0Ecaa),ovxET; ä..Wpa- 
aliaque pagina ; naiXou, ev t^ «pb; -Egpatov;. - fi. ?„,jc' M. - 7. ^pä; ä M. - 8. PostäEuTEpa add R • 
ToiauTa f,]cri. - 9. E^EornxEvai Se, övTiva Smuei QÜC. - 10. <pT,<jiv A om. P. _ 11. &t& ■ xw HI prorsu-; 
meple. - 12. rjixä; (ad marg. C^;) C : r.^i, M. - 1.3. PüsI K-.pio-. scripserat f,H:<Sv P, qua,,, paititula,,', 
postea erasit. - 14. x^; ora. M. - 15. «Tav s/.er.-ävioi; aOroO om. A. - 16. yx\ iv C ■ xiv M 



a) Mal. XXV, 1. - b) Cf. Mat. .vxv, 14 sq. - c) Cf. II Gor. v. lu. 
e) II Thess. i, 6-10. — f) Hebr. xi, 39-40. 

PATR. GR. — T. XV. — I-. 1. 



■ d) II Tim. IV, G-8. — 



11' 



DOCUMKNTS UF.LATIFS AU CONCILE DE FLORENCF. 



^1141 



Ouod iiiiiili-m intellisentiuni est de oninibus 
ridelibiis fl iustis, qui ante Doniini adventum 
vixtmnt. Ouemadmodiim enim piisci illi 
patres non consiiinniati sunt sine apüstolis, ita 
neque apostoli sine martyiibus, neque hi 
lursiis sine illis qui post ipsos ingressi insres- 
surivesunt in optimamEccIesiae vineam : quod 
et apertissime parabola illa docet, in qua di- 
veisi quidem diversisque teniporibus operarii 
in vineam conducti visuntur, eodem veio tem- 
pore Omnibus datur merces, quin maiorem ii 
recipiant qui prius adveneiunt'.Siniilia quoque 
maximus ille evangelista loannes Theologus 
in Apocalypsi dicit"" : Etciiiunperiiisset sigillum 
f. 7:^. qiiiuliim. vidi siibtiis altare animas interfectortim 
proptcr Vcrbiim Dei. et propter testimouium 
Aqm, quod habe hant, et clamabant voce magna, 
dicentes : Usquequo. Domine sanctns et verus, 
non iiidicas et non vindicas sanguinem nostnim 
de iis qui habitant in terra'? Et datae sunt Ulis 
singulae stolae albae : et dictum est illis. ut 
requiescerent adliuc tempus modicum. donec 
compleantur conservi corum, et fratres eorum, 
qui interficiendi sunt sicut et illi. Ex cpiibus 
Omnibus evincitur, nee sanctos peifecte bonis 
ilbs futuraque beatitudine perfrui. nee pecca- 
tores ipsos, capta iam damnatoria sententia, 
supplicio torqueri. Nam qui lieii possit, imper- 
fecti ut sunt et quasi dimidiati corporisque 
expertcs (nam lursus post resurrectionem illud 
sumpturi sunt incorruptibile), ut perfecta nacti 
sint praemia? Quapropter Apostolus aif : 
Primitiae Christus ; ileiiide ii qui sunt Christi, 
qui in adveutu eins credideruni; deindc 
fiuis. Tunc apparebunt, inquit, tiinc fulgebunt, 
tunc consumentur. Et Dominus in evangelio' : 
Tunc iusti fulqebuut sicut sol in regno cae- 
lorum. 



rijv tnayytliav, rov ÖfotJ nigl r]f.iün' xouTTÖr 
t'ixi 7jQo8Xnfiaftki'ov\n'a /.irj /joglgr^faüv rsXeiw- 
Huiai-.ToZm Bk vosTv eoti TiEpi iravxojv^ tSv a/^pi 
xr,c osffTtoTix^; Trapouai'a; itiiTTwv xai äixaitov (OTTtsp 
yap oOx ET£AEioj67i!ro(v Ol 7rpoXa6övTS; IxsTvoi '' t(Öv 
a-Koaiolün -/Mpk, ouTwi; ouS' ol ditoaxoXoi /wpii; 
Twv [jiapTÜpwv, oüS' oÖtoi i:7.mv''' x<"pU tS'» \>-"' 
auTOuc eiije)i9ovto)v '' xs xai EidE^EUcroaEvüw ei; tov 
xaXbv äfxirsXwva '' tv;; lxxXr,(ji'c«;- touto -(afijuffi- 
a-ca-za xai ^ -nocpaSoXr, exeivt] otSacxEi, ev fj 3ia- 
tpopoi [Asv xai xaia Siacpopou; xaipoü; a\ xX-/](jei; 
T(öv Ep^axiöv eU tov aiiiTEXwva Y^fO^««"' ''«'^« '^^ 
TÖv aCiTOv ypövov öcTtairiv ö [XiiTÖö; airEooOYl , ^irfiev 
Twv (69a(TavTWV (XTrö toutou'' ttXe'ov IvEYxauE'vov. Ti 
auTa xai 6 [xiiicxoi; üof[-(ih<!Trfi 'Iwävvr,; & 
eEoXoYo?'" * EV Tvi 'AitoxaXü^'Ei tp-fjoi- Kai uts 
i'ivoi^s Tjfi' 7isi.niTT]v a(f)Quyläu, sl6ov vnoxdrw 
Tuv HvaiaoTTiglov rag \fjv/dg räji' uvHQMniov 
Tujv iaq>ayi.dnoi'" 6iu toi' loyovtov Qtov xai 
Sid T^v fiaQTVQiav TOV uQvIov, ^v Elyov, xul 
i/.Qu%av (f(orij t-isyälrj Uyovxec; "Emc. nöxs, o 
6ian6xri<; 6 uyiog xai dXi]0iv6c, ov xQit'Sig xai 
ixdixtiq xo al/.ia iqf.uöv ix xiüy y.uxoixovvxwi' int 
xqQ y^g; Kai idoO/j txüaxu) ai'xoig otoXj] 
Xavxr; y.al iooiHr] avroTg, iva uvanaiowvxut 
ixi xQOvov", ktig ov nXrjQwawoi xai oi ovv- 
öovXoi avTwy xai ol u6sX(f(il avxwv oi fiiX- 
Xovrsg dnuxTslvsattat (ig xul aihol'\ 'Ex 
TouTwv xoi'vuv aTravTwv irapiffTatai, jj-vite tou; ayiouc; 
e'v arroXauuEi teXeicj twv aya()M'j Ixeivov xai TTJ; 
•j.z/lodcrfi ULaxopidtriTO; '■' Eivai, |j.r|TE u-V tou; 
aaacT(.)Xou? TiS-i) Tr,v '" xaTaxpiffiv EtXrjtpE'vai xai 
-S] xoXacEi irapaTrEa^er.vai '''• xai irw; yäp, aTEXsU 
ovTEi; xai oiov r,aiToijioi xai toü (JtöiAaTo; E'XXnrsi;, 
S'" TrposXaßEiv ExSs'pvxai [xsTot xriv ävasTauiv 
axiÖapTOv, TWV teXeimv av i^th\iyo•^ aOXiov ; Aia touto 
-^Tisiv 6 'AirötJToXo;- 'Anaqyri Xoiaxog, snsixa 
0/ xov XQiarov iv xjj naQOvaia avxov, dxa xo 
xiXog. Töxs tiavrjaovxai 'fiui, xdxs Xd/.ixpovat, 
Toxs TsXsuüOijaoi'xai. Koi 6 Kupio; e'v tw tiiaf 
YeXiio'"- Töxs ol d'ixaioi ixXdf.ixpovaii'-'^ (»? o 
7jXioc iv XTj ßaaiXtia xöjr ovqui'Wv. 



10 



V, 



30 



35 



40 



1. itf-o in luarg. P. — i. TE/Eiioeüaiv M. — 3. Ad niarg. R : löpaiov. — 'i. ixtivoi ol 7tpo),a66vT£; U. — 
r>. oviT<o;-7täXiv -/<opi; ad marg. Q. - f.. *al äXevioiiEvwv R. - 7. Ad marg. R : r, xoO iixueXiüvo? 
T.^paSrM. — 8. irapsSden R. - 0. ini, toOtou A. — 10. 6 6;o).iiYo? oili. R, in quo ad marg. : 47toxi),-jii« 
'lü)7./vo-.. - 11. i<J?;paYians'vwv G. Voceni eT9aY!XEvwv legere non piiUiit JI; V liabet £<ji;paYi5(J.Evu)v, quod 
allera manus emondavil in ja^aTiuvuv niargini adscriptuni. — 12. ävanaOoovTai Q. — l-'!. xpövov C. — 
]',. xai o-jToi M. — 15. rö; innn^>lJ-^v»i; |«xapi6r/iTo; RA. — 10. tyiv om. PM. — 17. Ad marg. 1! : wpaiov. 
- IS. ö : ri QO. — 19- ev tw tOaYye>i'!> ?ni:iv R. sod vprbis posi z-/lä<i<\io\ii7ii reioctls. — 20. Xän-J-ovi^iv .\G. 



er. Mal. .XX, 1-S. — b, Apoi'. vi, ii-11. 



rj 1 Cor. XV. 2:i-2'i. — d) Mat. Xlll, 'i3. 






[ll.-.l V. - MARCI EPHESIJ ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 115 

7. A.(.s.,. oV ..l xof-, ä,o,cKiXo., .^, iKxXv -. Superest demum. ut Ecclesiae docto, es 

..,, .,a,a,s.v ., xo.«u., oo;, cou^eanou.'vo.- induca,nus eidcn senten.iae faventes ea,„c,ue 



aivot«; I"pr,YÖpco(;6 OcoXöyo? sv tu £ti; Katcapiov xöv 
^ a?£>,aov liriTa-iiw ToiauT« '• .. n£t6ouai co-^wv 
■c ao'yoi;, OTi iu/v) -Traaot xa/r; t£ x«i ÖEO-JiXr;!;. 
" ETTEiSiv TO^: (TuvSsoeoiEvou XuOstia (TWjJtaT0;Cv6£väE-' 
« äTtoiÄÄaYri, eiOi/t; uiv e'v (iuvaiiT6-/->Et xa'i ÖEiopt'x 

" TOU ,U.£VOVTOC auTr.V ^ X«Xoü YEVOUe'vv, (aTE TOÜ 

10 .. £'7ri(TxoT:ouvTOi; ' oJvaxoiOapOivTO? r, otTTOTEOivTO? r 
.< oOx oio' Ti xai Xe'yeiv /_p-/ij, öau.aairiav Tivi 
.. rioovr,v fjaETai x«l aYäXXeiai xai iXecü? ycopei 
« Trpb; TÖv laüT^? 0=(j7r(iT-r,v, wcTtEp ti S£(7(;iwT/;piov 
" x^Xettov tov EvTai/Ö«** ßi'ov «TToipuYOüda xai tm? 

15 « TTEpiXElUEva? äTTOCElUOfi/EV/; TrE^«;, Ocp' (T)V TO t'/-; 

.< Siavoi7? TTTEpov xoi6e['Xx£to, oTov ffir, T^ -iOtv- 
« TOdioc xapTTOüTai tvjv ä7rox£ty.£vr,v aaxoipio'Tr,Ta- 

'. U.lXpÖv 0£ ÜlTSpOV X«i TO (TÜYYEVE?'' (JOtpxi'ov 
« »TToXogouaC, (Tj Ti £V.Ei(7£l" (IUV£-ilXojd-<ir,(IE, TOpä 

'< T^; X2i co<iar,c xcti iTicrTEuO£i'ciT]c Y^C. Tponrov gv 
'< otOEv 6 TocüTa auvor>o(,- xai öiaXuao«; 0£o';, toüt.o 
« auYxXripovOftEi t9;? IxeIOev " ädfr;?- x«'t xaeciTtEp 
" Twv (AO/e-/ipwv aÜToü • y.ET£a/E oiöt TTjv cu,u,-^uiav, 

" OUTÜJ Xa'l Ttöv TEOTCVWV laUT?;?'- lAjTaOl'oüJClv'S^ 

■• ö'Xov £15 lauTr.v «vaXiocaaa xai Y^waEv/; suv 

« ToÜTw £v xai TTVEÖua xai vou? xa'l OeÖ?, xaTo-jro- 

'< öe'vto? OTtb T?;? Coirj? Toü 9v/;toü te xa; ^e'ovto? ;.. 

8. Kai 6 Tr,v yÄiottov yp.jco'jc; 'Iwavvr,; ' ^ e'v T(r, 



20 



in Universum obfirmantes. Atqui magnus ille 
Grejjorius Theologus in oratione funebii ad 
laudemCaesani fratrls haec dicit^ « Sapientum 
« verbisadducorut credam, pulchram OMinem 
« anmiam et Deo caram, posteaquam vinculis 
« corporis soluta Iiinc excesserit. protinus bo- 
« niim. (|i,od eani manet, persentientem et con- 
" teinplanteni (utpote eo, quod tenebras offun- 
<' debat, vel purgato, xd depo.sito, vel, quo 
<■ verbo ea res appcllanda sit, nescio), mirabili 
" quadani voluptate affici et exsultare, atque 
<■ hat- Vita tanquam gravi quodam ergastulo 
« liberalam, compedibusque illis, quibus men- 
- tis alae deprimebantur, solutani, placide ad 
" Dominum suum tendere, ac recondita frui 
<' beatitudine, qualem iam per imaginem per- 
<■ ceperat;post etiam aliquanto.cum cognatam 
" carnem a' terra, quae et dederat et in fidem 
<■ acceperat, receperit (quod quo modo fiet, 
« Deus novit, qui ea inter se coniunxit atque 
" dissolvit), tum demum eam quoque ad glo- 
<■ riae caelestis hereditatem secum admissu- 
" ram: et quemadmoduni ob naturae coniunc- 
« tionem aerumnarum ipsius particeps fuerat, 
" Sic etiam iucunditates suas cum ipsa com- 
« municaturam, totum videlicet corpus in se 
<• ipsam absumentem et cum eo unum effectam. 
« et spiritum et mentem et deum, absorpfo 
" nimirum a vita eo. quod mortale et caducum 
«' erat ». 

S. loannes vero ille lingua aureus in oratione 



f. 73', 



1. ori : Toi'vuv R, in quo ad marff. : IvrECesv i'ovovr/i. v,; ^i ,- > - 
Yo,ivo..: A. - 3. Hoc loeo duo Basilii et Vtlan sii test r, '''^'^T^' '"''"^"'- " '■ '■-'''■<■ 
omnino desiderantur, neque a me in pelra e ' "tui T ' " ''■ ''""' '" ''''' '°'^''- 

juos adire potui, prorsu. ..enti.us. Basi.ii ^1:^^« ^^^S^ T'T -'J 7 '^^rt ^ t " 
desumptus est. non sine varietatibus bene multis. ii.que <^ravissimis uL~ ' ■^' 

tione deperdita leguntur apud Da.nascenum, P. a t gf f^ ?"' ■ T '"'"' "'' °"- 

- . .P....OV xa; , v^.E;a ,.;,..., ,,, „, e.o ^..L;^r^x^- :,::!', '"' r?°™™--^- 

» e.i£oe,vai ..,Yr.X.ai. v.v oe, x.v „aCXo, x.v „E.po;. xäv .U^ ^I^', l£ ^ "'"' "'" ' 
,« 9avTä!;£Tat, oi' i^inzfo-j Si öao,- va) iv aivtva^T. -; .i- - ■' • ' ' °'^ "/.»vara. oirA 

K. .p. ..TO. . T. :Ep,aX ;x:;o: T^ri:::;^ 7z:: r;ct:;:7 :'''^''' "^--- '■• 

.. o.v£^.al, ..vaYäXX£.eai te xai ..vE.^paiJ^li ^ s:;^:^;^: ^'ZZ "'^"^ "'^ ^"^'""^ ""'^^^'^ 

Ka.. ,.>.Y.x.TaTo. (sie) Tp^Y^pio. Ta.T. (sie) .. t. T - r^T!!'^^:;":'? ^^^'-^'^^•^'=^- 
- 7. e...x™o, POQ, sed addita in O lltlera t supra . emendand^ causa;' ad tI^.^RT ^ r'^l''' 

iildlg. m ij . t:,,.j ypv5öpp-^HOvo,:. 

a) Oral. 7, n. i'l = p. a., i, .r., p. 7S]. 



116 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[116] 



sexta De Statins^ : " Sicut pugil, inquit, stadio 
« exiie fest'inat, ut vulneribus liberetur, et 
« athleta spectatores exsurgere concupiscit, ut 
« laboiibus absolvatur : sie et qui in ligida et 
« aspera vita cum viitute vivit. finem desiderat. 
« ut praesentibus eripiatur laboribus, et pro 
« repositis valeat coronis confidere, ad tran- 
.. quillum navigans portuni. et illo tiansmi- 
« gians, ubi non est amplius timendum naufra- 
« gium ». Et in quarto Adversus ludaeos 
sermone, dum in exordio martyres laudat, haec 
ait" : «' Deiiserunt hanc vitam, conculcarunt 
(. carnificinas ac tormenta, despexeiunt mor- 
« tem, erepti sunt e fuco rerum humanarum, 
i< intianquillum enavigaverunt portuni: et nunc 
(1 in Pauli choruni pervenerunt. ante Coronas 
(I suas exspectatione coronarum alacres, eo 
(. quod iam de futuro incerti esse desic^ 
u runt )>. 

g. Rursus divinus Gregorius oratione //; 
Plagam i/nmdinis, postquani futurum iliud 
iudicium descripsit, « Proccdent. inquit', qui 
« bona fecerunt, in resurrectionem vitae, nunc 
.. quidem in Christo absconditae, verum postea 
« simul cum ipso manifestandae; qui autem 
I. mala egerunt. in resurrectionem iudicii, quo 
i. etiam ii qui non credunt, a Verbo eos iudi- 
« cante iam condemnati sunt. Atque illos 
« quidem lux omni sermone praestantior exci- 
(. piet, et sanctae regiaeque Trinitatis purius 
.. iam et clarius illuminantis, totamque se cum 
<. tota mente miscentis, contemplatio, in qua 
<. ego vel sola praecipue regnum caelorum 
I. positum esse censeo; bis autem, simul cum 
« aliis, vel potius ante alia, istud restabit tor- 
« mentum, abiici nempe a Deo, et conscientiae 
« pudor, qui nullo line claudatur. N'eruni haec 
<( posterius ». — Et oratione In Smuluin 



Ea 'tw AoyüJ ttöv dg* xovgAvSQidvTuq- " KaÖaTrsp 

.■ 5 TTUXTcÜwV - " tp-rjdlV i( ETTElYETal^ TOU OTttOlOU 

<< e^eXOeiv, l'va'' dira)iXaYr, Ttöv Tpau[jLäTwv, xai 6 
•1 aOXriTri? ävauiviv«! rb öt'arpov E7ri9ui/.£i, iva 'IitaÄ- 
n Xa-^r,'' -röS'j tkJvwv, outo) xa'i 6 £v sxÄTipio xai ^payu- 
.< xaTw fltoji^wvaETot'' apEX?)? £i:i9u[x£i t7,i; TsXeuT^q, 
" tva xa'i Toiv novwv i-K%'kko.-^y^ twv irapovxwv' xa'i 
" uTrip xcöv47roxEt[ji£'vo)v tyrf (jxE'^txvcov OappEliv.irpb? 
(( xbv EUOiov xaxotTrXEuaai; AijAEva x«i exei (XExaoxa?, 
" £v6a Xoiiibv oix Ecxiv ÜTrOTTXEÜaai' vauayiov «. 
Kai tv xiü TExapxco xar« ^lovdaiwv Xoyw lyxw- 
[jiiai^wv Iv irpoot|;Lioii; xou; [jiapxupa? xoiäoE ;py)at •"• 
t< KaxEYEXaoav" x^? Ttapouffrii; C«)?!«:, x-axETtaxrisav 
I' ßaaavidxr'pia xai x&Xacei?, GTTEpEioov Oaväxou, 
" 0LT:-r\kXi^(ri<5tf^ xr,; 7rXavr,c xwv ßiwxixwv TtpaYjia- 
" xwv, Ei; xbv EuSiov XiaE'va xax£7rX£u<jav xai vijv 
II £i; xbv xoü [lauXou xeXoüoi /opov, -itpb xwv 
« uxEcpivwv oOxuiv X?, Ttpocfioxia xwv cxEcpavwv 
" TtxEpoüaEvoi xai xb xoij [xeXXovxo; a8r,Xov Xonrov 
II oiatfUYOvxEi; '■" ". 

9. Kai auOi? 5 6eio; rpyj^opio?'^ ev xw hq Ttjv 
TtXrjytjv rrjc /uXdCrjg Xo'-fw, xyjv aEXXoucav xpiuiv 
EXEi'vYiv TTpooiaYpa'l'a;, " üopEuaovxai » (jcfjiiv 
•( Ol xa ayaöa TroniuavxEc; eU äväaxauiv ^WYJ? xr;? 
" EV Xpiaxw vüv xpinTToaEvr,!; xai uaxEpov aixw 
" (jua'^avEpouaEvri;- o'l oe xa saiiXa TTpa^avxE?, ei; 
I. ävauxaTiv xpiuEw;, -^v v\Sr, irapa xoü xpivovxo; 
" aCiTOu; Xdyou ' ' oi ixr, ttkixeÜovxEs xax£Xpi9v)»av. 
'1 Kai xoüi; (jiev xb a-^pauxov (pox; OiaOE;£xai xai :?) '' 
:< xr,i oyta; xai"' fiasiXixyi; OEwpia ' ' TpiiSo;, 
« EXX«u.7T0ijar,(; xpavoxEpdv '8 xe^' xai xaOaptixEpov, 
" xai öXr,; oXw voi [jiiYvutji.E'vvi?, v;v ov,-" xai uiXi^xa 
" ßadiXEiav oüpaviöv lyM xi6£aai" xoT; 8e ,u.EXa xiov 
'• aXXwv ßäuavoi;, fiSXXov 0£ uob xiöv otXXwv, xo 
'. ä-TEppr^öai-' ÖEOu xoi V| ev xw auvEiodxi aiayüvri 
" TTEpa^oux £/ouija'-'-. Kai xaCxa |j.£v ücxEpov u. Kai 
£V-'' xw slg T() ßünnai-tu TtaXiv, ev dysöw xrji; uap 
auxou (juvxEÖEi'ar,? vEa«; OExaXoYOu'-', " Ae'/ou Tvpo;; 



10 



15 



20 I 



30 



35 



1. Tü,v :i: AQU : t<v, ;ilii : xw corr. ox tüv V. — 2. 6 ixjxxeüwv Icgero non puliiit M. - 3. ii:i-{z'ai A. — 
;,. Vv" R. — .•.. Iva EAS'jOspuOT, Ali. — (i. |i£x' R. —7. xwv Tiapövtov : oin. xöv G. — 8. ä7cox6[iuv e'z" M : ex£i 
QOR. - '.). ino57iE':ffai M. - 10. 9n<j:'v M. - 11. ä7t£>.),äY1'av QO. - 12. xai äv T<ü-6iacpuYÖvt£; (1. 11-20) 
Olli. RAG. — 13. Ad marg. R : TpriYopecij xr.i Oeoaoyoj. — l'i. aOxoO; )6you om. M. All marg. R : wpaiov. 
— 1.-.. -ö om. R. — IC. xai Olli. M. — 17. Oewpia? M. —18. xpaviixspov omiics; praeterca R iiabet ad marg. : 
"Opa ÖTtw; oOz äiJivf,<jOri ö Ocio« oSto; xai itayxöoiiio? 9ioaTr,p Ix^po-j xptxou x6i:ou, r,YO-jv xpixri? xo/,äer£w,', <i),),ä 
80o (iiivov. — 19. xe om. M. — 20. 8^ : Se M. — 21. äjtEfi^Oai P. — 22. nspa; oilx l-/ou<ra alffy.Ovr] C. — 23. 6v 
Ulli. C. — 24. iExaXo-fia? M. 



a) /'. (.'.. t. V.l, c. 85. — h) /'. (1-, t. 48, 



i) P. (L, t. 35, t. «45. 



y 



[117] V. — MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. in 



<i toutok; » 9T,aiv « avocjTaGiv, xptoiv, avTairosociV 
« Toi; oixaioi; tou 0£Oij aTa6(xoT; )i, |ji£Ta Tr,v 
ävoiaTaffiv xai- Ty-jV xpiuiv Triv'' avTa-rtöooiiv eivai 
aT:o»aivoij.£vo;, i)c, ' TrpÖTEpov iravTw; oü y-^^" 

10. Av)).ov oOv EX TOUTWv otitivTCüv, d)? 6aa tive; 



Baptisma, in octavo decalogi novi ab eo editi 
praecepto" : « Crede praeterea resurrectio- 
« nein, iudiciiim, mercedem ad iustam Dei 
V lancem exigendani », mercedem nimirum 
statuens post resunectionem et iudiciiim, iit 
quae prius reddita omnino non fueiit. 

10. Ex his igitur omnibus illud perspicue 



■zM-j a'fiM-j o\' oT^xfisiotc, >i'x\ iT^oy<.'xk\i']/tüK''' ^^^'^'1 T^i^'^ apparet, quaecumque a nonnullis sanctis per 



T7i<; [/.eXXouurj? xoXaTEO); xat TÖJv Iv auTvj änsGwv xai 
aixapTdAiov, (jxiaYpacpiat Tivic tüjv (jieXXo'vtojv rjoav'' 
10 xai oiov SiaTuTTwaei;, äXX' oüx -rfir^ TrapovTOt xai 
IvEpyouaeva n^x^it-a-zn. , xaSotTtEp ö AavirjX tt,v 
(ieXXoijUKv xpiuiv ixEivYjv irpo'iTiTixw; otaYpaswv, 
'EOswQOVV^ cfYidiv aug ot; ßgövoi hißrjauv, y.c.l 



visiones et revelationes visa fuerint de futura 
damnatione deque impiis ac peccatoribus eidem 
obnoxiis, ea futurorum adumbrationes quas- 
dam ac veluti delineationes esse, non autem res 
iam praesentes et in acta positas. Sic futurum 
illud iudicium more vatum describens Daniel'': 



Aspiciebam, inquit, doncc tlironi positi sunt, et 
■^girrJQiO. hdß,cs\ y.ai ßleXoi ^vstiyßriöav, ^^.^^^^^^^^^ ^^^.^^ ^^ j.^^,. ^^^^^. ^^^^^^ ^^^^^^ ^^^^ ^, 

illa facta sunt. Constat enim, haec peracta non 
fuisse, sed prophetae illi in mentis excessu 



15 xai rd xai rd yivovf o^Xov yap w; ou ys^ove 
TaÜTa, TW al rpo:pviT/, itveu|j.aTix()J; TrpoEOsix- 



VUTO ■ 



11. Et Tot'vuv xaTot Tou? £ipr)u.£voii; «TraVTa; 
Xo'you? xai to ttj? exxXrioia? fi|j.MV euffsSI? (ppövriaa ' " 

20 ouTc -f) aiMvioi; xdXxdi; ' xouq ajjLap-rwXou?, oii9 vi 
ßaaiXsia toui; oixai'ou? aTiEXaSEv, aXX' IxaxEpoi Ttpo; 
Tviv TeXeiÖTviTa xai xr,\i za-c' a;iav äreöX'^'liv ' ' tiöv 
71T0i(xa(r|ji£'v(«)v aijTOic lxEtvr|V Trjv fjiE'XXouuav ' - xoiaiv 
ExOE/ovTtti, Tct>);ETiit«poi8£;öaE9a''* te xa"i (Tuy/ojpv'- 

25 dOUEii aXXviV Tiva natopiav'^ «Trci Tou vuv ivEpyEi- 
dOai xa\ Ttup ETEpov Trpo'axaipov xii; twv [xesu:; ßio)- 
ffavTOJv xoXai^Eiv ' ■' 'fu/bt?, t^; xa8oXix?,i; exeiv/j? 
Ti^iiMpia? äpyoutjvi; xai twv ocffESECxäTtov te xai 
TrovTipoTotTwv xai auTwv twv oaiaovojv ouirw xaT 

30 EXEivyjv xoXx^OjjEvwv ; 'ExOEj^ssOai yap xai auToü? 
T/iV xpi'uiv £X£ivr,v 6 Oeio; aTrösToXoc; IlsTpoi; £v ty, 
£7:ii7ToXy| Xs'yEi'^, xaöaTTEp Iv eIdxt») xa'i OEfffioi; £v 
TW aor) xaTE/ou£vou<;, aXX' ouiro) xoXä^EcOar Ei 
yuQ dyyiXiüv dfiuQrrjadi'Twv ' ' cf »jüiv o' Qeog 

35 oi'x ifffiauTO, dXXd atiouTg ndov Tuorunwaag 
nuQs6ioxii', tig y.Qiaiv rrjoovi-iivüvg. Axoüei;. ort 



praemonstrata. 

11. Si ergo tum ex omnibus allatis rationi- 
bus, tum ex pia Ecclesiae nostrae sententia', 
neque aeternum supplicium peccatores, neque 
regnum aeternum iusti adepti sunt, sed utriepie 
ad ea perfecta ac pro suo quisque merito 
consequenda quae sibi parata sint, futurum 
illud iudicium exspectant, qui fieri possit, ut 
recipiamuset admittamus aliam aliquam puni- 
tionem, quae iam nunc perficiatur, aliumque 
ignem temporaneum, quo animae eorum, qui 
mediocriter vixerint, excruciantur, dum uni- 
versalis illa suspenditur punitio, nequissimi 
vero ac scelestissimi homines, imo daemoncs 
ipsi nondum illa afiiciantur? Nam divinus apo- 
stolus Petrus in epistola sua dicit, ipsos etiam 
iudicium illud exspectare, in inferno veluti in 
carcere ac vinculis detentos, nondum vero 
cruciari : Si enim Dens, inquit', angelis, post- 
quam pcccassent, non pepercit, sed aitcnis 
inferni detractos in tartanim tradidit in iudi- 
cium reservatos. Audis, illos priore potestate 



1. ivtaTtoocpTiv oni. QOG; in 1^ ad marg., liinc : wpaiov, inde : wpaiötaiov, quae vox ilerum recuriil 
paulo inferius. — i, xil sup. lin. P. — 3. tyiv om. C — 4. m; : v.aX M. — 5. St" öttt. eiSov xai ditox. R. — 
«. f,5av Träv (ji£)X6vTMv G. — 7. äOiwpEi QOG. — 8. Exi9r](Ti RM. — 9. irpoeoE'^xvuvxo M. — 10. 9?(iviiia Q. 
— 11. iTToXa-jdtv R. — 12. (ie'vouaav C. — 13. itapaSeStüiisSa Q, sed cum o supra u>. — l'i. Loco Ti(/.(opiav 
scrlpserat xpiuiv R, sed delevit. — l."i. xoUCeiv sup. lin. A : ad marg. R, deleta [ler errorera syllaba xwv 
in ßitooavtwv. — 16. Ad marg. R : öxi 4 9cTo; aTcöffxoÄo; ÜETpo? ^/laiv ev t^ i-jtoü £7ii5To).rj izS£'-/£56ai tou; 
5ai(j.ova; x-fiV xpiTiv. — 17. r,jj,7pxYi(7ävxtov R. 



r. 74. 



a) Cf. P. Ü., l. 36, c. 424. — b) Dan. vii, 9 sq. — c; II I'ctr. II, 4. 



118 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[118] 



exspoliatos distineri veluti in carceic, dum 
iudiciiiin illiid exspectant? Pari profecto la- 
tione pessimi peccatores criiciantiir quidem ex 
parte, nondiini vero in ipsuininet supplicium 
coniecti sunt. Dixerimus ergo poenam, qua 
medil alTiciuntur, moerorem esse, vel con- 
scientiac pudorem ac slimulum, vel paenitu- 
dineni, vel inclusionem et caliginem, vel pavo- 
rem ac futuri ambiguitatem, vel solam divinae 
visionis dilationem, pro ratione culparum ab 
unoquoque admissarum, et rectissimus habe- 
bitur hie sentiendi dicendique modus; animas 
vero incorporeasacorporeo igne cruciariexpur- 
garique, dicere omnino nequimus; eos autem 
qui id dixerint, rogabimus, ne nobis indignen- 
tur, si rem haud fatile excipiamus. Nisi forte 
existimaverimus ignem ab eis per allegoriam 
dictum fuisse vel callide excogitatum ob ali- 
quam illius temporis necessitatem audien- 
tiumque utilitatem : has cnim rationes ad excu- 
sanda nova insolitaquc dogmata et Sciipturac 
niinime consentanea subiicere solemus. 

12. Quapropter preces illas pro mortuis, 
quas Ecclesia ex usu ab apostolis ipsis patri- 
busque acccpto peragit in mystico sacrilicio et 
inaliis quibusdam caerimoniis.quae perdiversa 
tempora fieri solent, pro oninibus aeipialiter 
fundimus qui in fidc obdoiniierunt, easque 
Omnibus nonnihil procurare et conferre pro- 
nuntiamus, cfticacia et utilitale, quae ex ipsis 
derivatur, in cunctos redundante : in pecca- 
tores quidem et in eos qui in infcrnodetinentur, 
ut tantilJum relaxationis percipiant, etiamsi non 
plane llberentur, prout Basilius Magnus ait in 
precibus ad Pentecosten recitandis, haec ad 
verbum scribens : « Qui et in ista omniuni 
« soleninissima et salutari festivitate, expiatio- 
« nes (]uidem deprccatorias pro iis, qui in 
« interno detinentur, dignatus es suscipere; 
« magnam vero spem nobis praebes, relaxatio- 
« nem eorum. (]uibus plectunlur, suppliciorum 



10 



xai auTOi T'/jv itpoiEpav igyiiv a'^7)pr|i/.£voi XEivTai 
xaOaTTEp iv &£aawTripui) ' , tT|V xpiniv iTpodioxtovTii; 
EX£ivy-|V; OuTio ol - o'/iTtou xa'i o'i Twv aaapTcAwv 
ct'xpoi xoXoi^ovTai [i£v Ix jj-Epou;, oiirio oe si? «utriv? 
Tr|V xoXxaiv £(XTr£TrTwxa(xr''. AuTtriv apa'' xai tt.v 
Tou; iJildou; xoXoi^ouffav Etvat '^viaavTei;, rj cuveiooto; 
ai(7/üvr,v xa'i ßacavov, rj |X£Taa£Xov '', v] auyxXtia- 
(xöv' xa'i (7X0TO;, r, cpdSov xai äS/|Xiav tou ^.eXXovto?, 
ri xai i^LÖvyjV avoi?oXr|V tv;? Ösiot? 6£wpia;, xar' 
ävaXoyi'otv xiöv •7T£7rX-f|a|j.£Xviu.Evt>>v '^ auroii;, EuXo- 
ywToiT' ocv £iv][i£v '' ouuo ' " xai cppovoijVTEi; xai Xe'yo"'- 
T£?' TTUp Ss (jtüiAoiTixöv aooiiiaTOui; '■j'iJ/a? xoXa^Eiv t£ 
xai xaÖaipsiv'', out' av eittoiuiev ' ■^ oXw; xai to'j? 
siTTOvra? -apattriTOaEÖa pi:)] Suay^patvciv''' f,y'i^, £t 
[xri paSiioi; iiapaSs-^öpiEOa. Ta)(a 0£ xai (pYiuoaiv 1 
aXXrjYopixwc; auTOui; sipyjxEvai xb Tctip, 7) oixovopiixw; 
Tzpoi ypEi'av Tivi toü tote xaipou xai twv ÖxouÖvtwv 
(b'-pEAEiav xauTa? y^p ""^^^ aiTia? airoäioövai xoT? 
xatvoTEpoii; te xai ävi6£ai ' '' oa'fiicirn xai tv, Y?«^'i 
pifi 6|j.oXoYOU(ji£'voi; £i(ö6au.£v. 

12. Aia 5v) '''TauTa xai Ta(; uirip iwv x£xoiiji-/iu.E- 
Vüjv Eu/äi;, äi; f, £xxX-/)7i'a Trapa tiov aTrodxdXtov "' 
aÜTojv xxi T(ov Traxe'piov Ex5£;au.£vri iroiEixai £v xe 
xy, u.ii(ixiXT, 9uaia xai ev aXXai? ' '' xisi TEXsTai; xaxii 
oiaa/öpou; xaipou? yii'OfJ^f'vai?^*, uTCsp iiavxwv öpioi'w; 25 

TIOloÜlJ.E0a TOJV EV X^''' TTICTEI XEXOly.TiU.EVlOV, Xai 

Ttaaiv ouxa? (juvxeXeIv ti xai cJuvEKjiii'pEiv '^apiEv 
xat Tcpoc; ötTcavTa; oioffiaivEiv tvjv ixtt' auxcöv Süvapiiv 
xai ö.'^E'XEiav-"" tou; uev äu.apTeoXou<; xai ev tw 
aor) xaxaxExXEi^piE'voui:, iva i/.txpä; xivo; ävEaEt»; 30 
TvyMGiv, El xai fir, TEXsia;; äiraXXay^;' xai xouxd 
X'Viaiv ö ijLE'ya? BasiXEio? ev xali; ei; xrjv n£vxT)X0(7Tr,v 
ffvayiviodxojjiEvai; Eijyai«; xauxa xaxa pvjaa ypa- 



20 i 



■^.wv - 



O xai EV TauTif] Ty, TtavxEXstw EOpry, xai 



« ClOTripllöSEl'-'" iXaCjJLOU; U.£V ixEllOU? ClTTEO xtov 35 

" xaxEyoaEviov * ev ä'Sou xaTa;i(ö(7a; OE^EdOai, 



1. ÖEutioTripii)) li. — 2. 6: om. li. — ,!. aOrJ-iV A : r/.sivjiv alii oinnes. — 'i. ixTteitiMxaai C. — .t. apa 
Qu; ad Miarj;. in li : o ol Aativoi xaOapxiipiov XEyouTi, xoüxo tö x<opiov ruiEi; Ixsl >£YO|i;v sivaf rjouv aÜTT] t) 
evvota xoü x;ip.£vrj-j. — r,. |j.£xä|ie).>,rjv l\ — 7. xai (Tuyx/ei(r(i.öv PiMO : ouyzEiiJiJiJv I!. — K. iteitXriÄYllXE'vwv G. — 
'I. i'iy] |j,£v I'Q( )M. — 10. oÜTw Ti (1. — 11. Ad iiiari^. R : oti nüp 0(i)|j.aTi/.6v, äTuadTOu; 4''JX"5 "'■J '•o'äCEi. — 
12. eTTitütiEv !\1 . n. S-jr7-^atpaivEiv Oli. -- l'i. anÜiaiO. — !.">. Si C. — IG. l.ui/ii änoiToXwv itonuii scri- 
ps-eral li x£xoiii-<i:j.:vü)v, ipind iiiiix delevil. - 17, ev sup. lin. P; aUsc P. — 18. yivö|jiEva; O. — U». xfi (Hn. 
GM. — 20. Ad marf,'. in li haliclur, Inno quidem : wpaiov, inde vero : isieov Se, oti eüpriTai ev xaii; 
Ttpo? tov lieyav Aimiaiov ipwtr-uEoi toü '.\vti(5-^ou itw; atffOavovrai ol teSveüte; tüv uuEp auTtiv yivo(i.evwv 
"/EiToupyiiTiv, xai eÜTtoiiMv, — 21. Locus c Pentecostario assuiuptiis imii Imbetur .supra. oralione prima, 
p. ^lO, 1. 25 sq. — 22. rrwTripiüjäy, P. 



Lil91 V. - MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 119 



« iieyältti Sk Trapr/^wv -^ifjiiv EXirüa;, aveciv toi? 
« xaT£yo|ji£'voi; Tiov xaT£/övTwv aÜTOu; ävtapwv xai 
" Ttapaipu/TiV ' Trapa (joü xaTair£iiU£<j9ai- ». Kai 
OaulJiaffTÖv oCiSev ei uTclp toutojv eu/oasOa, Sttou 
ä Y- "*' uTtlp äffsßüiv iSi'ct Tivs; eü^aijievoi^ Eto'/ixou- 
aOviaav, w; r, aaxapi'a 0sxXa xvjv cl)aXxtoviXXav ex 
T0~ /(öpou ' Twv äaeßwv (X£T£<jTr|i7£ Tai? euyal; 
XXI 6 (isy"? rp'')Y<>p'<''; ^ AiaXoyo?, oj? (paai, tov 
SaffiXsa Tpai'avo'v''. 'AXX' r\ Toti 0£ou sxxXrifjta twv 

10 pi£V TOloÜTtDV oÜOaUW; int£p6Ü/_£Tai'', toi? o' EV TtlCTTcl 

x£xoiu.r|iji.E'vot; ötTtaai, xav iixapTtoXoTaTOi eiev, 
£$aiT£tT«i Ttapi 0£oü Tv;v avECiv xoi xoivr, xoci 
taia uTTEp auTtov £ij;^o,u.£vri. Ka't touto ov;Xov [/.iv 
xal £^ auTvj? T?,; ii£piXr|TcTix^; '.owv^?' ndi'Xiov 
15 Y"? ?''''^' ^'"^'' *'' 'i'ffr*' xfy-oifi7]f.tit'wi'' o7,Xov oe 
£X Twv 7rpo£XT£6£i[;i£vwv ' Tou [;ieYöcXou BaaiXsioij 
-^wvwv oTjXijv Se xai E^ u)v cf/jciv 6 ij.axapio; Toiav- 
v»i? ö* XpijsÖTTO[/.o; £V TOi; Et; tÖ xaTa 'Iwavvyjv 
EuayYEXiov E^riyriTixot;', £v 61x1X10 qo'-" « Ei [aIv 
n ajjtapTwXtx; 6 T£Övr,xwi; xai itoXXa xw 0EoJ TtpoT- 
« XEXcouxw:;, Sei oaxpuEiv, jxaXXov Ss oüÄi SaxpuEiv 

" IXÖVOV (touto Y"P OuSeV OCpEAO; EXEtVto), äXXa 

II TioiEiv Toe SuvauEva Tiva 7rapa;jiu6tav aütoj oou- 
<i vai'", eXEriCioauva? xai Trpoc^opoti; ". Kai aCOii; 
Ev T7| EC'/iY'l'oEi t5); Tpöc; KopivÖiO'ji; irpior/ii;, 6u.iXia 
pia', ToiaOE ceriaiv « V.I ai;LapT(oXbc; ä7rr,X8E, xai ota 
11 TOUTO Sei yaipEiv, oTi EVEXonr/' Ta äu.apTiii|;iaTa 
11 xoi ou TrpouEOyixE Tvi xaxia, xai pOTjOsTv, w? av 
II olov Tc V), ou äaxpuEiv'- >'. Koi a£Ta Tiva" « 'l'i 



20 



« et refrigerium quoddam eis a te concessum 
« iri ». Neqiie miranduni, nos pro istis rogare, 
quandoqiiideni sanctorum noniuilli, pro impiis 
cum peculiariter orassent, exauditi sunt. Sic 
beata Thecla Falconillam e regione inipiorum 
suis precibus transtulit, et Magnus Gregorius 
Dialogus, ut aiunt, Traianum imperatoreni. Pro 
eiusmodi tarnen hominibus Dei Ecclesia neuli- 
quam deprecatur; üs vero omnibus qui in fide 
obierunt, etiamsi scelestissimi fuerint, condo- 
nationem a Deo postulat, preces et publice et 
privatim pro illis fundens. Id patet quidem ex 
illa ipsa collectiva formula, nam Omnium, in- 
quit, qui in fide obdormicnmt : patet vero ex 
antecedentibus Magni Basilii verbis; liquet 
etiam ex iis quae dicit beatus loannes Chi7so- 
stomus in suis ad evangelium secundum loan- 
nem commentariis, homilia LXIP : « Si pecca- 
« tor erat is qui defunctus est, qui saepe Deum 
« offenderit, detlendus utique est; imo iion 
« detlendus tantum, cum id nihil ipsi afterat 
« utilitatis, sed ea facienda sunt, quae possint 
« illum iuvare, ut eleemosynae et oblationes ». 
Et rursus in commentario in primani ad Corin- 
thios epistolam, homilia XLI, haec att'' : « Si 
« peccator excessit, propterea etiam laetari 
« oportet, quod interscissa sunt peccataet vitio 
ci nihil adiecit; et, quoad eius lieri potesf, ei 
" succurrere, non lacrymas eiere ». El post 
nonnulla' : n Cur ergo doles? cur lamentaris, 



1. Tiap« '{cj/iiv M. — 2. 7C0tpaTt£[jn7£(j6oLi A. — ■'>. Ad mars?. R : oti tive; tiüv /piaxixvMv Oitsp ioe&Tiv sv^ä- 
|ji£voi, El(7ifixoiJ(jeTiiTav. — 'j. yopoü M. — 5. TovTpaiavov C. — 6. Ad marg. I^ : öti r| toü fiEoüsxx),y)(iiaOTiE() äoESüv 
ojx eüx^f*'- "'■^•' '"^^P ä(i.apxü)>.tüv ; moxque, ima pagina, subiungil, alia tarnen manu : XpuoonToiio-j i-i li\i.r{ixti. 
(sie) ),C' ToO xaTa MaTÖaiou (sie)' <^i\<5\ yap ev tiö te'/.ei tt,; oixriXia; (= P. C, t. 57, c. 426, med.)' •■ 'H oi 
i\i(xc,-\a. TouaÜTKiv lvt;6ri<ji xyi"m5o, m; [jtTioe (iuoi'ai; Ttr^Y"'? £x-/»6äpai xavTriv oüvairöai, äX/.dt [lövoi? Sixpuai xai 
e5o|j.oXoYri(jEi3iv ". MÖV015 or)<Ti Sixpyffi xal iia\i.oloyriaBai' El yap r|V xai nüp TÖ xaOaipov iiiaptiav, (i; faxe, i:-£v 
i.i 6 ico).u6|j,aTO; (sie) ouTo; voüi;' (IT) övtoi; Se Tcupb; toü xa8aipovTo;, Ta 8ixpia (sie) £(pr)5£ x»i ttiV eEoiao/Öyiuiv 
w? Süva|j.tv e/ovT« xaöäpai. 'Apa o-jx eittiv Ttüp xaOapTiöpiov (postrema liaec. verba, reseeto marg. iiil'er.. vix 
legi possunt; tum averso folio :) Xpu<7oat6[xou naAiv ev tw auxiTj' « 'A/.Ä' ötav ä|iapTÖ(TT);, Eine r,[xapxov 
TaOxTic Tfj; öiJioXoyia; oOSev avuTEpov ». OuSe xiOap^i; äpa. — XpjoouTOix™ ^v ty| eSr.Yr.uEi xoö pv' •\iy.'>.\xo\f 9Yi<ri 
Yap' II Aiov yap 6|J.o),oYrioai xbv '.\&a!.t xa itf jt"/.r,ij.u.Eva (sie)' ö oe iy' Exepav |X£tas;p£i xr,v aixiav, xäxcivr) 7iä).iv 
£7tt xöv SiaSoXov. Aeqv Eiitsiv TiiJiäpTtdiJiEV (sie), •/)vrj[iTiija[J.£V iXX ' ö SiäSoXo; eiSm;, öxi r) 6(40X0^1« xf|; ä[i.apx;ai; 
Xüci; EffTi xjj; ajjiapxia;, nsiOei ir^'i 4'^X')'' E^aiff/uvTEiv ». — 7. TxpoT£6Ei|j.£'vwv K. — 8. Ora. 6 (,. 
— 9. Ad marg. R : 6x1 xpotpETtii f,|j,ä; 6 Xp-jaö(iTo[j.oc, noieiv eXEriiioijOva; xai XEixoupYia; OitEp xmv 
xeövEMTwv. — 10. Ad vocem äoüvat lioc liabet in marg. scholion R : ev xrö n-jpi xü xaOapxixw eSei EiTtEiv, el 
r|v ö)u;' (tri Einovxo; Ss, SrjXov oi; oOn eüxiv, äXX' Iva XOiTr,c, 9'1Ti, xiiv atcry.ijvyiv xo-j c-jvEioöxo; xai xrjv dSr^Xiav 
xoij [iE/.Xovxo;, obc iXETiiiOirOva;, itpöupEpE /.eixo'jpi'i'a; xai ösa xüiv i'XXiDv äyaOoiv teXei ümp xmv xsÖvemxwv., 
11. EvExdjtEi R : ävExoitY] M. — 12. oO äaxpÜEiv om. ü. 



a) Cf. P. G.. t. 59, e. 348. — b) P. G.. t. Gl, e. 361. — e) /^hW. 



120 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[1201 



IC quando defuncto potest tanta conciliari "J 
« venia? » In expositione vero epistolae ad 
Philippenses iterum" : « Si gentiles, inquif, una 
« cum defunctis res ipsorum ciemare solent, 
<i multo magis te, qui fidelis es, par est ad 
« defunctum mittele ea quae ad ipsum perti- 
« nent, non iit in cinerem reducantur veliit 
«1 illa, sed ut maioiem illi gloriain concilies; et 
c( si obstrictus peccatis erat qui vita functus 
(< est, ut peccata eins eluas; sin iustus, ut illi 
(' mercedis ac retributionis augmentum acce- 
« dat ». Et vero ex ipso dicto illo a vobis 
allato e Machabaeorum libro'', utpote apto ad 
probandum, bonum esse ac salutarc pro mortiiis 
ordre, ut a peccatis solvaiitiir. tonstat, propitia- 
tionem illam sacriflciumque pro iis tantum 
oblatum fuisse, qui in impietatem idolola- 
triamquc cecidissent. « ludas enini Macha- 
II baeus, inquit, cum populum, cui praeerat, ab 
II alienigenis hostibus caesum vidisset, vesti- 
II busque eorum excussis, condita in eis idolo- 
II rum donaria comperisset, sacrificium ac 
II propitiationem statini pro unocpioque eorum 
II Deo obtulit )). Ouare si eiusmodi hominibus 
prosint Ecclesiae preces supplicationesque, et 
multum lucri eis conferant, ut qui nondum 



(' Toi'vuv ^Xyeii; ; ti oi OpryViTi;, 'o-ko-zi TOffaür/jv 
II SuvotÖv G\j'ifvo>ii.'(\'v nuvttaayaY^''^ ' '''',' o'^e^öÖvti ; « 
KaiEVT?, irpö;<|)iXnr7rr,(ii'oui;- aOOic; « Et EXXr,v£(; » 
(fv]r;i (. (jUYxaTaxatouci Tot?-' o(Tr£X6out;i xa iauxöjy, 
<i -KOGM yt aaXXov <j; tov ttistÖv ou[Ji7rapaTT£|juj/ai 5 
« oei TW TTiiTTw TB otXEÜoi, o\i'/!^ Iva -^i-^pa ^EvoivTai 
« xa9w; IxEiva', aXX' l'va [/.Eiijova toutw itepiSccXr,?'' 
n T^iv oö^aV xoti £1 |XcV arj.otpTOjXb; 6 teOv/iXw;'' vi', 
>' l'va Xüari? xä ötijiapxrifj.aTa*'' d Se" Sixaio;, i'v« 
" 7rpo(j8>ix-/i Y£vr|Tai ijnuOoü xa'i avxiodcEioi;". Kai ool 10 
TxporiVEyxaxE '" ^rixbv ij; ex t^; ßiSXou xiov Maxxa- 
Saiwv ", oTa o^ IxeTOev'-^ S£8yiX(u[ji£vov, xaXi'v slvui 
y.fxi oüiTijQiwdsg ro vntg twv dnoßuvovTwi' 
sv/saSui, 071 WC «1' r(ov d/nuQTuüv unoXiBwai, 
O^Xov f'sxiv, {,)<; CiTTsp äc7E6riaävTtov ayEOÖv xai siOiuXo- 15 
XaxpTisävTcov 6 iXaiTijicx; exslvoi; xai r, 6uaia''' Y^Y^'~ 
vT|Xai. " "loüoai; <■ y-tp 'iT,(jiv ■■ 6 MaxxaSotToi;' '' iStov 
<c xbv Ott' aixbv Xaöv XESavaTwjjiE'vov Oirö xwv äXXo- 
I' tpuXwv, £peuvvi<jo; «Jxwv tou? xoXicou; xai evoov 
« EÜpwv EiowXa, OuiTiav xa'i iXanubv aüxixa uTrsp iO 
(I Ixaaxoi) xoüxiov xöj 06w irpciffEVCiVoyEv ». Eiouv etcI 
ToT? xoiQ'jxoi; '■''* tay^uouaiv "' ai x^; IxxXTjaia; Eu/ai 
xe'' xa't OEvii^EK; xa'i iroXu xb XE'pSo; outoT? suvEurcpE'- 
poudiv'", axE 8-/) (jiriTrü) xaxaxExpiJjiE'voii;"' [XTioe xriv 
i]/^»ov xoü oixauTOÜ 0£;aaEvoi(; xat Ei; xr,v xoXaaiv 25 
EiATTEffoüat, TToXXo) jjiSXXov CiixEpTwv [jiECüiv Yivd|j.£vai-" 



1. iT-jvyiaaYotyeiv I^. — 2. il't).inmijriO-j5 W : ilH).iititiffiou; M. — 3. Ante toT; iteruMi scripserat tfr^rsi R, 
quod poslea erusuin fiiil. — 'i. r,-jy_ 'iva-EXEiva om. G. — 5. ■nEpiSäJ.Xy]? R : itepiSäX).^; M. — 6. eiti 6 XEÖvrizw; 
QOC. — 7. ^ : T)v M. — 8. l'va xa äjj.. ).jor); AR, in quo ad inarg. tiabotur sftquens scholion : Af|>,ov i'pa 
et xat (X'rj ßoTj),ovTat AaxTvoi 6[io>.oyEtv ort EXEpöv xt etxI xö ).0ov xä; xtov (Xeitwv ä[iapTia;, aX>.' o*jv -/axaTztffOi^iTovxai 
zai äxovTEi;, äzoüovxe; ein al äyaöoEpYtai ai ijitep a-jxiiv xtüv lEÖvEtüTtov Y'vöiJ.Evai J.oxrjpt'jv J'77tv loi; ö OeTo; orjcii 
Xp-j56(jxo|io:, xai ov xb Ttap' aüxot; xa6apXY)ptov. Kai 5ra).iv ev fO ö|Ari),ta (sie) xoC xaxa Max6aio-j (sie) oüxw 
(pristv 6 XpuaöitoiJios (= /'. f/'. , t. 57, c. (iO, med.)" « Ka6otJiEp yip Oetoü xaxappaylvxo? ayoSpoC aiOpi'a yivexai 
xxOapj, oÜTw xai Sazpütov xaxa9Epo|).ivMV, ya>rivr, y'vExai xai ejöia xai xb ex xtt>v a|jtapx?i(j.aT(ov ä^avil^Exat 
ov.oxo;. kal (VioTiEp il üoaxo; xa! 7tv£-j|j.aT0;, oOxmj ötTto caxfjwv xai ^SoiioXoy^irEü); xa6atpö|XE0a ua/tv, äv nr, 
■7rp"oc eitiSEiJtv xoüxo itoiüjjiEv xai itpö; ^i>,oxi|j.iav ». 'Apa oi Ho|/.oXoyr|9£Vx£; xai xXavoavxE; xapot (sie = 
xaOapoi) Mirnep et paitTt(j|j.axo(; exu^oV opa äTip.tüpr)Toi. Sequitur inia pagina alteruni scliolion : XpuiTO(iTÖ[iou 
Et; xbv (sie) xaxa Mat6aiov Jv öp.r)).ia (sie) c-f.- ^rjoi yäp {P. (i.. t. cit., c. 70, med.)' « 'Eiti |i£v -yäp xüv eIioOev 
oixaaTTfipifov, ÖTa äv oaxp'jar,;, oOx exsetj!*/) triv zöXaiytv (zExä xr,v äuopa^tv* Evxa^Qa oe, äv axyyväiry;; (j.6vov, £>.uf7a; 
iy)V ij/rifov zai i7v;yvcüp.if)i; aTtEXa-jua;. Aia xo'jxo roXXä Ttspi TtEvöou; riixTv ö Xp'.axo? SiaXsYSxat, xai [i.axapi!;£i xou; 
itEv6oüvT3i; zai xaAavi!;£t xoü; yöXiTivxa; ». — VI. oe : Sr) R. — In. jiooff'ovEyxaxE A : TipoucVEYzaxe R, addilo 
lairicn ad iiiai'i,'. Iiiiic ; ypäiiov jtporiVEyxaxE, indc vero : xb TipouEVi^ÖEv icapä -fn ßtSXot; tmv [xaxxaoaitov 
priTÖv. — 11. Maxa66aiwv M ; item 1. 17. — 12. exei C. — l.'i. xai r) 6u<jta oni. I^. — 14. iiaxaggaTo; Q, addilo 
supra versum allero x. — 15. Eni xoOxot; ORC. Ad niars. in R ulraque ora : üpaibtarov. — 16. toy/jovai 
A. — 17. XE Solus A. — 18. Eiujipuuaiv AR. — lll. xaTax£xpu|i|j.£voi; QOC. — 20. yEvöpiEvai M. 



a) Idoiu locus allegalur a loannc l)iiinaseeno, 
P. Ct., t. 'J5, e. 252, quasi ex enarratioiie In Episl- 
ad Philippenses et ad (lalatas, iteuique a losepho 
Metlionfns! in Defensionc tiitinr/iie capitum, P. (i.. 
I- 15'j, c. 12'iOC;alreipsa lei^itur in lioiuil. :-!l (alia,-- 



32) in Malthacum, P. li.. t. 57, c. 375 B; sane in 
laudatis (^hrysqslonii eomnienlariis in Philipp., 
si bene legi, neutiqnam occurrit. — b) II Mac, 
XII, W >(|. Ilaec e loanne Damasc. exscripta sunt, 
/>. (,.. I. '.lo. c. 2V.I B. 



[121] V. - MARCI EPIIESIl ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORlü. 121 



oixäkov airoxixTacjr/iaouiTi xXripco, av eXa;(^i(iTa v] xal 
xoucpa Ta ait.oipTriii.ofza, vj teio? youv^ Iv oi; eiui 
[AEvovT«; ^xou'iiotiot tJöv 5u(J/_EpSv xai irpöi; £)i7riSa; 
j Eitavc(;ou(ji /pyjaiOTtpai;. "Oti Se xa'i itpoi; tou; 
Stxaio); ' TS xat Siiw; (iiiösaVTai;''' r) twv EÜyöivToü- 
Ttov xai [ictXicTa t7|i; |j.uaTixr,(; Ousia; Suvajxii; oiO(?G(i'- 
vEi, «TE xai auTOu? «teXeT? ovia? xai xriv Ttpöi; 
TÖyatlbv'' iTiiooaiv äsi TrpouXafiSövovTa? xai [xv-tod 

10 teXeihi; t?;(; ptaxapiciTifjTO? äTroXauovxa?, SyjXov I; lov 6 
ÖEO'^ävxtijp Aiovuaioi; ev" x?j ÖEojpia* xoü etti twv 
Ups?" XEXoiar.jAE'vojv [jiuaT-/ipiou tov UpäpyTiv cdyioiv 
« E;aix£iaOai Trapa QioZ xoT? oaiwi; '" ßuoaaat 
•' xr|V cpavoraxriV ' ' xai ÖEiav ^cotiv xax' äji'av Otto 

15 « xöjv Sixaioxo'xtov'ä ^uySJv iivxiäcSoixE'vr,v xai xä 
II ETCV]YYEX[AE'va xai Txoevxw; Swpr|0-/](To'|ji£va ayaöa, wi; 
" av Extpavxopixöv ovxo xwv 6eap/ixoJv Sixaiwaäxtov 
c xai xa; ÖEiai; SwpEoc; (ü(;*''oix£ia(; E^aixouvxa yopi- 
'< xa; xai xoti; Trapoücriv Exaavxopixw.; £'(ji-.j)atvovxa, 
II oxixa Trap auxouxaxa ösupiöv iiphv £^aiTouu.£va ' ' 
II Txävxwi; luxai xoi? xaxöt ÖEi'av !;o)/,v xexeXeiwu.e- 
II voi;'-' )). üiJxtoi; ei; aTtavxa? xyji; O'jvc(|j.£(o; xa'Jxr,? 
SiaSaivoüar,? xai xyj; aTto xtov eüyßyv xai xCiv piu- 
aii/.Ss-i xeXetcov po-ribeia!, Tcadiv 6fjio2 cuvxEXouav]; "' 

25 xoii; £v TTiuxEi''' X£XOtaviu.£Voi;, (o<; aTroOE'oEixxai, 

oOSsixiav ävdyx/,v i'vuTräpyouffav öptorjiEv xeT> Xe'yovxi 

Xöyw, fAdvoi; xoi? ev xiö xa6apxT,pi(o Ttupi x-r.v 

xotaüxr|V Sor^egiav irap' f|ij.cov*^ ouvEtucfiE'pEaÖai '•'. 

13. Kot 8 OE [iEatpEueE -0 ^aS«; EiTrovxai;, <oi: 

30 axoXou9v;(TEi xiu SoYfAaxi xouxw Xojgr) xoiv riOwv xai 
paöUfAia xou ßi'ou, oij/_ oj? äva^xaiw?. aXX' lo; evoe- 
/oiAEvtiKÖxoXouOnuv-' eipvi'xaixEV. Tiva;[i£v2- ycip^-' 
lowi; cfoSv|a£i-'' xö xaöapdiov^'* e'xeTvo Ttüp, opiuu- 
xaxov Eivai XEYOfXEvdv xe^'' xai TcurxEuo'fAEvov xivai; 

35 5= TTa'vTwc; ei; ^aOuy.iav EjjiSaXEt^^ xai äpiE'XEiav, 
ö^ov-" i^e'v ESXIV dtYVOOUplEVOV, TxpdiTxaipov 0£-' oui.i; 



20 



condcmnati sint nee iudicis sententiac obnoxii 
nee in supplicium detrusi,muItoampliusmedios, 
si pro eis factae fuerint, coadiuvabunt, sive in 
iustorum ordineni referendo, si minima fuerint 
leviaque eorum peccata, sive a doloribus suble- 
vando et in meliorem s|iem provehendo, si 
interim in sua quidem conditione lelinquantur. 
Ac quidem in eos etiam, qui iuste sancteque 
vixerint, cum precum istarum tum praecipue 
arcani sacrificii viitutem pcrtinserc, cum et ipsi 
imperfecti sint, et in bono acquiiendo semper 
pioficiant, necdum perfecta beatitudine per- 
fruantur, ex iis constat quae rerum divinarum 
explanator Dionysius in speculatione mysterii ', 
quod pro iis qui sancte obdormierunt, agilur, 
asserit : « Antistes, inquit, iis qui sancte vixerunt 
11 a Deo adprecatur clarissimam divinamque 
II vitam, pro cuiusque meritis ab aequissimis 
II illis lancibus retribuendam, necnon promissa 
«I ac profecto donanda bona: est enim interpres 
« divinorum iudiciorum, divina dona ut pro- 
II prias poscens gratias, praesentibus etiam 
II apcrte declarans, ea quae ab ipso pro iure 
«1 sacro postulantur, prorsus eventura illis, qui 
<i secundum Deum vitam consummarint ». 
Ouocirca cum in omnes oninino virtus illa re- 
dundet, subsidium vero ex precibus arcanisque 
sacrificiis obveniens iis omnibus simul proficiat 
qui in fide obdormierunt, ut ostensum est, nul- 
lam arguendi vim inesse comperimus sermoni 
dicenti, solis iis qui in purgatorio igne versan- 
tur eiusniodi subsidium a nobis conferri. 

l^. Illud autem quod nobis vitio vertitis, 
dictum nempe a nobis fuisse, ex ista opinione 
induci morum perniciem vitacque socordiam. 
id diximus, non quod necessario, sed quod 
probabiliter talis consecutio inferatur. Alios 
enim timore forte percutiet purgatorius ille 
ignis, qui acerrimus esse dicitur ac creditur: 
alios vero in negligentiani iniiciet et incuriain. 



1. i'iiao-jdi M. — -2. Yoüv Olli. .V. -^ :i, (jiEvovxa M. — 4. Sizaiou? (ad liuirg. SixaiMc) C. — 5. ßiuaävxwv 
QO. — 6. xb ayaöov A. — 7. ev : ini A. — 8. Ad marg. R : öxt 6 otxaito? ßiwuavxE; oOtiw xr,; x£)£ia; 
(iaxapidTTixo; exu/ov, mq 6 Seioc AiovOtno; (pri<ri. — 9, Ispiöv M. — tO. öiioi; 0. — 11. ^lavwTctTJiv PyORM. 

— 12. Sixairj[iaTü>v I>B. — 13. w; : xai M. — 14- Ad marg. R : wpaiöxatov. — 15. x£),eiou!i.evoic M. — 16. %im 
d/Ecöv 5UVX. HA. — 17. xn TtiTT-r] \. — IS. Onöiv QO : riiiiv PM : r,pLwv n.\, addito tarnen in R 
supra r,. — 19. £i(j9£p£(jeai H. — 20. ixqi^fEijfJai MQ, addito e supra ai in Q. — 21. äxoHuOoOv AQO : 
reliqui äxo),ou6£iv. — 22. (iev add. ;id marg. R, in quo altera jiaginae ora luili.'lur : Oitofiopi, 
pauloque iiiferitis : l-jai: xri« ÜTtoyopä:. — 23. yip oiii. M. — 24. ipoSrjoJi PQOC — 25. xafJxpxYipiov HM. 

— 26. xai /EyöiiEvöv te A. — 27. i|j.gä),AEi C. — 28. oitoio-iv (ad marg. öttoI) C. — 29. 
Se R. 



xai Trpoox. 



a) Oe Eccl. Uierarch. c. VII, (1 = 1'. Ü.. t. 3, c. 561; cf. supra, p. 2. 



122 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[122] 



dum qiialis demum sit ignoratur, teniporarius eivai äeyo'jxsvov'-ttoJ.Äwv YäpE<rTiv äxcjsiv )>£yo'v-:(ov 



tarnen esse affirmatur. Siquidem multos audire 
licet dicentes : « Opto ut purgatorius ille ignis 
post mortem habeatur, nimirum ut tuto pec- 
cem, exspuigationem illam exspectans ». Pari 
modo alii dicunt : <i Opto ut tormenta illa 
linem habcant, nc scilicet curae mihi sint 
ciilpae admissae ». 

14. Quid amplius? Dicentibus nobis, opinio- 
nem illam a nullo docfore traditam fuisse, 
eam mire admodum statui contenditis ex illis 
Basilii Magni verbis", ubi orans a Deo postu- 
lat, ut mortuorum aninias in locum rcfrigcrii 
transferre dignetur. Qua quidem voce illud 
significari dicitis, supplicio per ignem cruciari 
animas, pro quibus, ut in statum contrarium 
traducantur, obsecrat. Atqui mirari subit, quo 
pacto quod nullo in loco suorum sermonum 
et precum sanctus ille dixerit, neque significa- 
verit, se scilicet orare, ut ex igne purgatorio 



« Euyofjtai TO xaöoipffiov^ IxeTvo Ttijp ijiETa 6ava-:ov 
sivai, SvjÄovoTi Vva doseo? afxap-ravw Tipoaooxwv 
EX£i'vT,v xrjv xotSapctv u' loiTTEp Ixspoi 'hi'^n^'ivr 
" Eu/Ojx.ai'' Tot? xoXaasi; Exeiva? ■ziXac. e/^eiv, Iva 

0/|Xo»ÖTt UTTEp TWV V]IJiapf/i[J.E'v(OV dlfpoVTiaTÜ) II. 

14. Tt ETI ' ; Tr)v öo;av xauTViv Twp' oöoEvbi; xiöv 
SioaaxiXiov TrapEiXrjtpevai Xeyoktcov f,|X(JL)v, ex twv tou 
i^i^(x\o\> BotdiXEiou ^rijjidTwv 6au|ji.a(Ti(«; ayav cijv- 
iTTaaÖai TaÜTc,v oiia/upi'ijEaÖE'', 2; Eu^'^drxEvos «IteT lü 
Ttapä BEOij'',iva T«? Ttov 9«vövTü)v ' 'jnj^ai; si? to'tiov 
uyaxpvS.iwg' dix-fBiv ^ öqtws/i, xat zr^v \i\iv xid- 
•:r,v c/iptaivEiv tpaTe', oti TtiA(opia x^ Sia Trupö? Tpü- 
■/ovTai ai '^u/ai, 4? eIc, EvavTiav xaTaGTotTiv aycdOoii 
'.xETEuEi". ©auu-di^civ oüv -/jaiv ettekjiv '", 6'ti 3 15 
[xriOaiAOu t5)v eauTOÜ Xoywv xa'i xwv EÜyiöv ' ' 6 dytoi; 
eItce'- [xTiOE EärjXiüCEv, oti ex Ttupbi; xaGapctou tÖi; 



eiusmodi animae liberentur, id vos vocis istius ToiaÜTa; ai-cei-zon ^uuOYJvai 'io/ä; '•', 'jfjiEti; ' ' eV. ttJi; 



ope aucupeniini et eiusmodi opinionis ilkmi 
fuisse autumetis : quasi vero ad aliani aliquam 
condonationem et ab aerumnis liberationem 
significandam vox illa adhiberi non possit! 
Sed quid? David quidem ait '' : Remitte mihi, 
ut refrigerer priitsqiiam abcam, non certe c|uod 
igne comburatur, sed quod diversis in angu- 
stiis versetur. 

l5. Quoad Gregorium Nyssenum, celebrem 
illum doctorem, miruni vobis videtur, imo 
acgreet acerbeducitis, quod hanc protulerinius 
sententiani, illum scilicet a recta doctrina aber- 
rasse, Homo ut erat, et existimatis, oninia 
dogmata universamque Scripturam hoc argu- 
mento pessumdari. Ad haec vero dicimus, 
inaxiinum esse discrimen inter ea quae tum a 



X£;£w? TotuTr,? ÖfipäTE '■' xai TOiC(ÜTr,v e/eiv aoTbii "* 
Sidvoiav oi£(j6e, xaSaTTEp av ei ixtj e't:' aXXr)? tivo^' 20 
dvEdEoj; xai äTTaXXaYrj? SuayEptov f, Xe';!? r|3üvato 
xElcftai ' ' , xai TOI yE toi) Aau'io Xe'yovto?' "^vsq fiot 
i'i'a i)vuipv%(u TiQn tov ,(/s "* untWuv, oü irupi 
xaiou-Evou'" TrdvTioc, dXXa Oiaidpoi; dXi'J^ECtv biu- 
XotjvTOi;. 25 

15. ÜEpi-" 0£ TO'j Nuffa'/]?-' TpriYopiou tou rrivu 
6auij.ä(jET£ xa'i ßapu xai irixpov'-- -fiYEidÖE, TotoÜT-/)V 
y;a5;-'' Idy.iXE'voi od;av, to; exei'vou t^; dxpiSEi'ai; 
TrapaujpaXEVTOi; , dte dv6pioTTou, xat XuaaiveaOoti 
Tratji T0T5 ooY.utaot xai Tat; YP^fKi? .aTräaai; tov 30 
Xdyov TOUTOV voai'^ETE- '. lipo; S/j täuto 'J)a[jtEv, oti 
TToXu otacps'pEi Ta utco twv xavovt/.ojv-' cipr,_u.E'va '-'' 
YpacpöJv xa'i T^ £xxX»)(iitf Tta;a5E00(jt£va tcov ücp' 



canonicis Scripturis pionuntiata, tum ab Eccle- sxätJTOu xfov oiäaaxy.Xoüv ioi'a auYY^Yp^t'-.'J'-^^'"^ '■^i ■^'■"' 
sia tradita luerint, et ea quae doctorum quis- OEOiäaYpiE'viüv-'- exsiva |i£v yotp lo;^* 6£o:rapdäoTa ;i5 

1. YEvön^vo^ <"• — 2. xaOapTyip,iov RM. — 3. £ijxo|jiai R; ad marg. fnpaitJTaTov. — 4. ti, t'i Qu. — 
.■>. 8itT-/-jptr£sOai R. — 6. napii toü (•)£o-j AR. — 7. Oavövtwv om. M, locu vmcuo roliclo, quia vox legi nun 
poliiit. — 8. ävaYayeiv (ras. äv) C. Ad marg. R : xiSriÄoi xb dva-^u^EM;. — I). ixexE'Jeiv M. — 10. eiteiiiv Q. — 
II. xat sOy.wv 1!. — 12. eItiev M. — IS. xoiaOxa; ^/u^ä« ^^- — l'i-üfiä; M. — 15. ÖYipäTat Q, nddito e supra ai; 
ilcnique 1. 20 in oteoO;. — 16. Post a-jt^jv R liabet crasuin evo, liiilium forsilan vticis Ewotav. — 17. .Vd 
niarg. R : (üpaK^-atcv. — 18. |xs om. C. -^ in. zai6|j.£vov COQII. — 20. Ad marg. R : itEpl -m 
f.T,Toü xoi Ttavj fpriyoptou xoO NOorrr,;. — 21. Nyar,; Q. scripto tarnen allero a supra versuni. — 22. xai 
TTizpbv xat ßap-j Q(lC. — 23. 0(iä; P. — 2'i. Pro vo|ii!;EX£ scripserat O öm^iXfi-t, postea crasuin. — 
25. xavovixü; R. — 26. yipr,iJ.Eva P. —27. oiSayriiviav O; ad marg. 1! : tiipaiov oi.ov. — 28. w; : xai M. 

a) Cf. supra. p. S'i, I. 5. — h) Psal. xxvni, 14. 



[123] V. - MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 123 



10 



20 



30 



35 



£1 Tiva Soxoijoi Oioci(ijv=iv, ixt/xa ü ouy. i\ avävxr^i; 
jTiaT£U£iv oüo' äv£;£TäsT'o; o^eiXo;ji£v Tro(cao£y£- 
cOaf £7T'. yotp Tov aÜTOV xai ' SioäaxaXov Eivat xai 
[jL-fi Tra'vTx - r;o? äxpiSciav AEyEiv' y) tivoi; y aoiv 
auvoowv oixouu.£vixwv' £0£r|(j£ xoi? iraTsa^iv, ei 
iAyiSau.0^) TTJc; äXr,9=io«; i'xadToi; EXitiirT£iv EftEXXe ''; 
TouTO xar' Aiovu'jtoc; £v Tiuiv iiraÖEV ä. t7,i; 'äXe- 
iocväpEiai; ETCi'ijxOTtoi; xai rpviYo'pto? 6 öauasTousyc;, 
wv 5 rji£v [xxpTuptou (jTc'',f/avov -^paTo'', Tou 0£ xai 
Touvoaa fidvov irpoi; EG'^-/iu.iav ctpxst. Kot't tieii uev 
Tou ÖEiou Aiovuoioj ;p-^Ttv 5 aE'votg BjctiXeio;" Tpoi; 



15 



" ou iravT« * 6autiai^ou.£v toü avopö«;- Ith 8e a' 
ci xa'i TravTEXw? SiaYpapoixEv '"• oj^eSov yis TauTTiUt 
« TY]!; vüv -rtEpiOpuXXouuE'vr]? aai&zia^, xr,? xocxä tÖ 
« ävo'ixoiov" Xs'-fw, ouTt)!; eutiv, oa« -(z /,u.£!i; ia[x£v, 
« ö rpwTO; av9p(.)7TOi? xa (jTTEpixaxet ^acaaywv 



, 12 



que peculiariter sciipserit vel etiam docufiit: 
siquidem illa utpote divinitus tradita ciedenda 
sunt et mutuo concilianda, si qua videntur 
discrepare: haec vero non sunt nobis neces- 
saiio credenda neque inexplorato suscipienda. 
Nnm fieri potest ut quis ma;<istrum agat quin 
oinnia accurate dicat. Imo synodis oecumenicis 
quid opus fuisset Patiibus, si nuspiam licuisset 
unumquemque a veritate excideie? Ouod 
quidem in nonnuUis passi sunt Dionysius, 
Alexandriae episcopus, et Gregorius Thau- 
maturgus, quoiuni alter martyriicoronam tulit, 
alteri suum dumtaxat nomen ad laudem sufiicit. 
Mcc$i[iov Ypa-^o)v, ÖTi .. ToiauxTiV e/ouev yvwpivjV Atque de divino quidem Dionysio Basilius 

Magnus ad Maximum scribens dicif" : « Senten- 
« fia nostra haec est. Non omnia viii huius 
" admiramur : imo sunt, quae prorsus etiam 
« impiobemus. Nam feie illius, quae nunc 
« circumstrepit, impietatis, Anomoeam dico, 
« is est, quantum quidem scimus, qui primus 
«' semirja liominibus praebuerit. Causa autem, 
M opinor, non sententiae pravitas, sed vehe- 
« mens Studium Sabellio adveisandi ». Et post 
pauca : « Tale aliquid, inquit, et huic viro con- 
" tigisse compeiimus. Cum Libyos impietati 
« occurreret vehementer, non intellexit se 
« nimio contendendi studio in contrarium 
« malum delabi >i. Et paulo post : « Ouare 
« inde contigit, ut mutarif quidem malum 
(c malo, a recta autem doctrina aberrarit ». De 
Gregorio autem Thaumaturgo ad fratrem suum 
scribens, haec ait'' : « Deinde vero gentilem 
« erudiens non existimabat accuratius discep- 
« tandum esse de verbis, sed nonnihil etiam 
c indoli illius, qui introducebatur, conceden- 
<■ dum, ut ne iis quae praecipua sunt, repugna- 
« ret. Ouapropter et multas illic invenies 
<■ voces, quae nunc robur maximum haereticis 
« praebent, quales sunt creatura et factum, et 
« si quid eiusmodi ». Et quid mirum, quod 
unus alterve a recta doctrina aberraverit, 
quando universa synodus, nempe Neocaesa- 



« aixiov 0£ oijj-oii '-,otJ TrovT|pia'-'i'viO|jiT)(;, äXXa xb " 
n dtpoopa ßouXeaüai ävxiTEi'veiv -zm Zo(?£XXtci) '* ». 
Kai fiEx' öXi'y«- « Toiouxdv xi xai it^pl "' xbv avopa 
n xoiixov Y=Y£v/]5ji£vov EupoijLEv avxi6aiv(ov Y^P 
II o'ioo'pwi; xvj äffsSEia xoil Ai'ßuo;, EXaÖEv eauxbv 
« Ei; xouvavxt'ov xaxbv 67:0" xv-i; aYav caiXoxifj.ta? 
" utteve^Oei:; <. Kai a£xa (iixpdv .' 'Kx xoüxou 
ouveSv] xaxbv usv aüxbv xaxou oiaiji£Miaa6ai '■'*, 
'I x^; 0£ op6öx-/ixo; xoü Xo'you oiauapxcTv ». ITsci 
OE Vc-r\'(odr>\i xoü öauixaxoupYOÜ Tcobi; xbv ÜSiov öoeX- 
•ibv Ypä'fwv, xoiäSE ^Tiiiv « "Etteix« uevxoi xbv 
" EXXr.va TtEiOiov ouy_ -/jyeTto ypyjvai axpiSoXo- 
n Y^iiJÖ«! ■TEpi Ta p-r|[j:axa, äXX' ecjxiv oxe xai 
n (juvöioovai To) eOei xoü EvaYoijiE'vou, (!)? av'" U./] 
« ävTiTEivv, -" -rtpb; xa xai'pia- Oib ov) xai ttoXXok; av 
« Eupci;-' Exei-'- * (pojvi; xi; vüv xoi; aioEXixoi; 
" lAEYi'oxriV irapE/oi/.E'va? ta/uv, w; xb xn'ff,«« xai 
'1 xo noiTiflu, xai ti xi xoioüxov ». Kai xi Öau- 
(xaaxbv £1 6 oeTvo xai 6 oEi'va xt)!; äxpiÖEiai;--' 

Oir|U.apT£V -^, OTTOU Y^ f'l ÖX-/] '-' 7UV00O? r, £V 

NEOxaiaapEi'a''^'', piExa xwv aXXwv-' xai BaaiXea-^ 



1. xai um. M — 2. xa TtävTa R. — 3. Ad marg. R : tivo; yäfAv (juvoSsi; (sie) Töyovaoiv oixc,-./|jLEvixa;. — 'i. ejjie),- 
).ev M : än:>/,Ev in i\).tu.i corr. vuH A. — 5. xoüxo It xai MG, moxqiic ev xivi Jt. — 6. ripaio : EUr.^E R. — 7. Ad 
marg. R : xi ^r,siv 6 \).i^%t BaTÜeio; nEpt xoC Ösioy Aiovuu'ou, -/.xi m; TtapEd-jpr.TE Trj; ä),/|Oj:a; i'xuv. — 8. aitav- 
xa omisso o-j M. — ü. S' o R. — lü. äiaypäfwuEv A. — 11. iv6|jiiov PQOG : tq avo|xoiov (in marg. xov 
äv6p.ov) C. — 12. 6' ol|/.ai R. — l:!. •nrovTipia M. — 14. xrä (TipöSpa M. — 15. ZaSeXiM R. — 16. In jtepi syllaba 
pi supra versum Q. — 17. 47iö M. — 18. i.^d'ho.a^M A. — 19. üxräv MR. — 20. övxixei'veiv M. — 21. Eüp»i; 
■M. — 22. .\d marg. R : üpaiÖTxTov, — 2;i. -f,; a»»iOEia; R. — 24. oir,(iaftov M. — 25. ei),)/) .\I'. — 26. Nso- 
xji7ap;7. AH. ■ 27. xbv i'>),ov C. — 2S. Baii),£a ;'ad marg. BaciiAa; C : pairO;», absfjiie liltera niaiore .M. 



r. 76. 



a) Cf. P. (}., l. 32, «. 268-9. — b) P. G., t. eil. 



C. 776. 



124 



DOCUMENTS HELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[124] 



riensis, cui cum aliis locuples praeses fuit 
Basileus martyr, Amasiae episcopus, aposto- 
licum dictum, quod ad condendum canonem 
adhibuit, non intellexisse videtur. Siquidem 
canonis huius abrogationem pronuntians sexta 
synodus oecumenica, haec de illo habet, 
canoneXVr': « Quoniatn Actuuni über septem 
« diaconos ab apostolis constitutos esse tradit, 
i< Neocaesariensis auteni synodus in editis a 
« se canonibus aperte disseruit, quod septem 
« debeant esse diaconi ex canone, etiamsi sit 
« magna civitas, prout ex libro Actuuni persua- 
« deberis : nos, cum dicto apostolico patrum 
<i mentem adaptassemus, invenimus eos locu- 
« tos, non de viris qui ministrant mysteriis, 
« sed de ministerio quod in usu mensarum 
« adhibebatur ». Solas autem Scripluras cano- 
nicas ab errore immunes esse, testis etiam est 
beatus Augustinus in iis quae ad Hieronymum 
scribit'':« Solis, inquit, Scripturarum libris qui 
i< iam canonici appellantur, didici hunc timo- 
<i rem honoremque deferre, ut nulluni eorum 
» auctorem scribendo aliquid errasse firniis- 
B sime credam... Alios auteni ita lego, ut quan- 
(' talibet sanctitate doctrinaque praepolleant, 
« non ideo verum putem, quia ipsi ita scrip- 
« serunt vel senserunt .1. Et iterum in epi- 
stola ad Fortunatianum' : " Neque enim quo- 
« runilibet disputationes.quamviscalholicorum 
(I et laudatorum hominum. velut Scripturas 
« canonicas habere debemus, ut nobis non 
I' liceat, salva honorificentia quae illis debctur 
i< hominibus, aliquid in eorum scriptis inipro- 
« bare atque respuere, si forte invenerimus 
« quod aliter senserint ac veritas habet, di- 
<i vino adiutorio vel ab aliis intellecta, vel a 
« nobis. Talis ego suni in scriptis aliorum; 



10V [/.äpTupa tÖv t7,; 'Ajjtaaeioii; eutuxoTCOv r]Ye[/.ova 
TzXonoZaa, oTrodToXixöv ^ritöv aYvonjao^a i.aiv£- 
Tai, lO y^pr)(jaasv7) xavova s-sOeTO. TouTOu Sy] TOu 
xavdvoq ipYtav ' xaTaY'"OÜGa yj tSv oi)cou|/£vix())V 
ixT'/j covoSiov^, TOiäie irspt atjTou :pr|(j:v dv xavdvi 5 
IC " "ETreior; rj twv FTpa^EMv ßi'SXo? ivza öia- 
" xövou; uttÖ twv aJroatdXwv xocTauT^vai Traiaoi- 
11 cwaiv', 'Ol Ol TV)? xata Nc0/.ai(77.p£iav cuvöocm 
" £v ToT; EXTEÖeidi Ttap aÜTWV xavdai cof-iiStq oie;- 
" y;X9ov, ori Siaxovoi inTot 6-^£iXouoiv eivki xät« 10 
•' Tov xavovct, xav -nivu [itydXr^ f, tcÖXi;'' eit), itEi- 
'■ (j6v5<jv5'' Se £x t^; ßiSXou xSv IIpct^EOjv, ^,|ji.eT; tw 

" «TrOaTOAlXO) pVjXÖJ TOV VOUV IcpapliddOlVTE?* TWV 

« TraTEpiov, EupouLEv wi; 6 Äoyo? auToi; oi irspt tJöv 
« Toi;^ [AUffTripi'oii; oiotxovouaE'vwv äv5pwv * r|V, aXXa 15 
" nspi TV); Ev Tat; ypEi'ai; twv TpaTtEi^wv utcoüd- 
" Y'*l'"' "■ Oti äi ai xavovixoti u.övai ypoi'^ou"' xb 
äoiotJTTojTov Eyouffi", «.aprupET xs\ 6 [xaxipio? Au- 
YOUGTivo;, EV ol? irpöi; * 'lEowvuaov loätfwv « M6- 
'< vaic; " cfir,at''- « Tcti; ÄEYoas'vai? xavovixai; t-ov 20 
" Ypot'fwv ßißXoK; TauTViv oiTrooioövai a£aä9-/)xa 
« xriv Ti(*7iv, waTe pirjOEva 7TXav-/)öv)vat twv exei'- 
" vo;'^ (jUYYpot'i«iJi.EV(i)V jKeßaiw; mcTEUEiv toI; 
n c' aXXou; oÜtw; ävaYivwaxo), (octe xav oTtosr,- 
" oüv '"' aYtcoaüv/) '■'■^ oioa(rxaXia or/)vEYxav, [jivj oii 25 
" TOUTO aXv)6E< vOjUt^Eiv oTi oÜtwi; exeIvoi eyP"']'''^ 
" V) Evou-inav ". Kott EV T^ irpc? <I*oupTouv(xTOv "■ 
aC6ic EitidToXvj ' " 'I OuOE tÖ; twv wvtivwvouv "* Oia- 
II Xe;eii;, xav xaOoXixoi tive; avopEi; woi xa! TtEpi- 
II SoViToi, loaitEp Ta; xavovixa; '(^a'^kc, e/eiv öiiei- 30 
'• XoLiEV, üi; (xv) £;ETvai xal ?jaTv, cw^ojjievv); '" xv)« 
" ösEiXouEvrii; aÜToT? tiij.^!;, ti twv ev toTi; auTwv 
II lUYYpaiJil^otT'v-" äTtoSoxirjtäiJsiv xai oiaTCTueiv, ei 
II TtoTc Ti <j)iooo(<j«i[jtEV-' aXXw? »iovoijaiv ^ :fi 
" äXr,6Eia tfti, V)'^'^ T^ Tou ©sotj ßovjOEia irap' aX- 35 
II Xtov-^-^ irap' rjuiwv voriOsisa. 'Eyw y^üv toiouto; 
II Eiiii £v Toi; T(ov aXXojv cuvYpäajxauiv- ', oiou;-'' 



1. äpy£;av AOPQ. — 2. Ad niarg. R : i,x\ oü |X.9vov xit' täiav StääirxaXot äautoCi; D.aöov, äXXi y.%\ 
Tomxxi ouvoSoi, lo; IdTiv loEiv. — 3. 7tapa5;5oo<ji M. — 'i. Vj TtöÄt; (iviYaÄv) A. — 5. -Rtiahriavcn OC. — 
(i. ejajiiüijxvTe; R. — 7. ev toi? QO. — 8. avSpöiv : aOToi; A. — 9. üjroupyiai; G : OjroupyEia; OPQM. — 
1". Ad iiiarg. H : öti al ■/.■xim:/.x\ ijiövai vpa^xi to äöiiirTUTov ey/j-jiri. — 11. £y_ouij3ci Q, addilo V supi'a ai. 

— 12. cpriOiv Q: ad Iliarg. H : A'JY'i-OTivou To0 6öiou. — 13. ezEi'vtüV M : Ixeiva; 1'. — 14. ÖTtoaoOv P: ÖTttooo-Jv 
M. — 15. oiv.aiooOvr, MG, ac lin. sq. o,Ti. M. — IR. Legendum «I'oypTouvaTtavöv, id est Forlunatiaiuim. 

— 17^ EH10T0X5 auöi; 9ri(j£ R. — 18. mvtivoCv P : mvtivwv OQ. — l'J. <jm!;o!jievoi; G. — 20. ouyYpiiiaotv 
R. — 21. fopäoaiiiEv MG. — 22. f, oii). AR : f, -.r, M. — 23. }) jtap' i'XXuv AR. — 2i. o-jyvpäixaiiiv .\. — 
25. oiou; Q : add. Ojv G. 

I 
a) Cf. Pitra. Juris ecricsinst. Graecornm liist. et mnnnm., I. II. p. 32. — b, CIa---s. II, ep. S2 — 
V. L., (. 33, c. 277. — c) Cf. Class. III, cp. US = P. L-, t. eil., c. 628. 



[125] V. — MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 125 



o tales volo esse intellectores meorum )>. 
16. Cum igitur eiusmodi honor, ut dictum 
est, et fides et obsequium solis canonicis debea- 
tur scripturis, quidnam nos inepti admittimus, 
dum Gregoiium Nyssenum, utpote hominem, 
nonnihil a recta doctrina abenasse dicimus. 



« sivoti BsAo)' TO'j; TX -/jjxETEpa - [jietiovtc(i; ». 

16. Tvj; o3v TOiauT»); tijji-^;, w; EipuiTai', y.a'i 

TtiffTEo)? xai uitoxoric; fiovats; xaT; xavovixaii; ö'^si- 

Xojisv»;; YpatpaT?, ti Tioioufisv vi|Jisic atOTrov, si 

5 rpTifioiov tÖv Nu(j(ni?, (xvOgwtiov ovta, or/;u.ap- 

Tr,x£vai xatä tt x/;? äxpißsi'a; ^«ai'v, xai xauTa 

xoü SoYtAaxoi; au.3/io6r|Xou!Ji£vou xw xdxs ', xaOa-ep idque cum ea aetate res adhuc esset con- 

■J)u.Tv siiYjTai ^rpoTEpov; Ei 5' juisi; Xs'yexe xoit xb troversa, quemadmodum iam diximus? Ouo- 

aüoviov Ttüp auxöv iiouoXoYiiv'", w? Iv x(ö Kaxr,/T,- niam vero contenditis, ne aeteinum quidem 

10 xixS)'' Xo'yw xai iv xw ixep'i xwv xpb wpa? avapTra- ignem ab illo negaii, piout ex oratione Cale- 

i^oiJLEVtov" wiTTiov** äpioiiXi.)«; Ssi'xvuxai^, irXeioxYiv "* chetica et ex altera de infantibus qui praenia- 

üfjiiv ' ' Eidou-EOa X^P'") ^' Toioüxdv xi X^yo^xa xouxov ture abripiuntur liquido patet; si tale quicquani 

^ ijjpovoüvxa äuvTiÖEivjxE OEi^otf -fiiiEi? vip oüxE •;Tup dixisse illum vel existimasse probare potue- 

aiioviov xai äiiEpavxou; xoXäcEt;'- * ouSotjiou xotixov ritis, plurimam vobis habebimus gratiani; nos 

15 £upi(jxo|A£v Xe'yovx«, oüxe xi; jjLixpi? äftapxta; enim non deprehendimus illum usquam dicen- 

u.o'vov xotöaioofAEva;, äXXa Txäaiv xe aaopxiav tem, aeteinum esse ignem sempiternave sup- 

xa6apiji|xov stvai oia xoii '^ Trupbc; e'xeivou xai Tiasav plicia, vel sola parva peccata expurganda fore, 

xdXauiv Xu9r,aofji.Evviv iroxs xol £;ouTav xeXo;, «xe sed quamlibet culpam per ignem illum dele- 

firfliv aXXo ■n)f/Ji''oxi'sixv v, xaöapaiv ou xiöv aas- tum iri, quodvis vero supplicium aliquando 

20 6ü)v '^ ävöpoüTTwv xai Txovvjpwv pidvov'', dXXa xai desiturum finemque habiturum, cum nihil 

xwv oatixdviov aixwv "' ä7Toxaxasxvi(jo|ji.£vo)v. Ae'yei aliud sit quam purgatio non hominum modo 

Yoüv £v'" (AEv"* xw KaxTi/^vixtxw TTEpl xoü oiäSöXou impioruui improboruinque, verum etiam dae- 

xoiaüxa "•■ " '0 |Jiiv etxI oiacpOopä xri; tpüasiü; xr-jv nionum ipsoruniin pristinum statum restituen- 

ic ä7xaxv;v EviipY^iiEV 5 ot oixaio; a|ji.a xai a'{aOo<; dorum. Nam de diabolo haec dicit in oratione 

25 « xai oo-^b; litl (jojxvipia xoi; xaxa'|.9ap£'vxo(; xr; Catechetica" :« Ille quidem fraude usus est ad 

<c Eitivoia xYJi; airaTr)? lypViffaxo, oü iaovov xbv <( perimendam naturam; hie autem simul et 

« iustus et bonus et sapiens excogitatam adhi- 

« buit deceptionem ad salutem eins qui perie- 

ci rat, per haec beneficio afticlens non eum 

30 „ TW »toxi Si xb (jY.6xo:;, Tri ätpöapnia Si xyiv i/9opav, i« solum qui perierat, sed euni etiam qui per- 

II nicieni contra nos molitus erat. Nam ex eo 
II quod vitae quidem mors appropinquavit, 
<i luci autem tenebrae, interitus vero incorrup- 
<i tioni, deletur quidem id quod est deterius, 
« et In nihilum redigitur, iuvatur vero id quod 
II per illa purgatur. Ut enim viliore materia 
II auro commixta, ubi auri excoctores quod in 
<i eo peregrinum ac reiculum est, igne con- 



n aTToXwXdxa Oia xouxwv EUEpYExüJv, aXXa xai aüxbv 
n xbv x:f)v aTtwXeiav xa6' vjpiwv evEpYvjuavxa' tx 
.« yxp xou TTCoaEYY^i'a''" 'f? ^'''^ t*^'' '^''^ Oavaxov, 
" xw cfojxl Si xb ckÖzoi;, ttJ ätpöapua Se xyjv i/9opav, 
« anaviffabi;^' |ji.iv xou /Eipovo; Yi'vExat xai Ei; xb 
II ij.r, ov aExa^wp/idi;, wSEXeia-- Sc xoü äzo xouxoiv 
II xa9aipou.£'vou. Ka9ä-ir£p-^ yap x^; axiuoxs'pa;- ' 
II liXr,; xw /pUBw xaTaiJiiy^9£i<;yi;, xyj Sia xou Ttupo; 
« oaTiävri xb aXXöxpidv te xai äirdSXrixov o'i Ospa- 
II TTEUTal XOU youcriou-"' xaxavaXwaavxs?, ixaXiv 
II ETraviyouai Trpb; xriv xaxa ouuiv XaaTX'^oova xt,v 
II TrpoxiijioxE'pav üXr,v, oüx aTtovoi; jAiVTOi y'^^'^''" 'O 



f. 76'. 



1. 6£).£i M. — 2. Liltera e syllabao te in voce ruisTEpa supra versuiii P. — 3. xai tooteu; w; Eiprixat 
R. — 4. TMv t6t£ PM. — 5. oiwiio),ovEtv R. addilo ad marg. : rifouv onoXoyEt xai a'iwviov itöp xai xaöapxizov. 
— 6. xaTiyriTixw A. — 7. äpjtaConEvwv .\H. — 8. vYiitiuv Ins scriptum in P, sed ultiTuiii erasuiii l'iiit. — 
y. Ad Seixvura'. R adnotat in marg. : xäOaputv SriXaovi. — lU. ii>,TiiTTr,v R. — tl. r,iüi ras. üfiiv C. — 
12. zai aVot'ou: xo)i. AR. — 13. xoü om. A. — 14. eüueSüv M. — 15. o-j twv aucSüv |jiövov xai iroMrjpiäv 
ivOpwTiwv G. — IG. aOxüiv : övtuv C. — 17. roCv ev sup. liii. P. — IS. >,6vei füv ouv iv QOC; ad iliarg. 
R ; ToO NOffcri; ev tw xXTrixi-'xiTi a-JTOÜ XöyM. — 19. xoiaüxa : xaüxa A. — 20. Tipoosyxiuat .\. — 21. ä»avi5ii.()v 
OC (ad marg. vel ä?avKr|x6:) C. — 22. yi-^ta^xi... (iExaxwprioiv, üfeXsiav (ad marg. vel yiv^TÄi) C. — 
23. Ad marg. R : itapäSsiv|j.a. — 24. iTi(j.wT£pa; AR; item inl'ra 1. 3S : 7ipci:i|it07£pa\. — 2.^. -/p-jco-j M. 



a) P. G.. t. 45. c. 08-69. 



126 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[126] 



f. 77. 



i. sump'^eiint. rursiis ad nativum splendorem 
« praestantioreni revocant materiani, neque 
« tarnen laboie vacat isla secretio, cum ignis 
« sua consumendi vi aliquanto teinporis spatio 
<( quod adulterinum est deleat; verum enim- 
« vero auri quaedam est medicatio, quod in 
« ipso eliquatur, quod ad melioris perniciem 
<■ insitum illi fuerat : eodem modo, cum mors 
.. et interitus et tenebrae, et si quis est alius 
« nequitiae fetus. ad niali lepertoiem adhaeie- 
« scerent,divinae virtutis accessus, isnis instar, 
« id, quod praeter naturam inerat, abolens, 
(. naturam incorruptionis afficit beneficio, 
« tametsi laboriosa sit secretio. Ergo ne ipse 
« quidem dubitavit adversarius, quin id, quod 
<• lit, iustum ac salutare sit, siquidem ad sen- 
(. tiendum beneticium pervenerit. Nunc enim 
« quemadmodum illi. qui curandi gratia secan- 
« tur et uruntur, iis qui curant irascuntur, 
« quod eos acriter pungat sectionis dolor; at 
« si ex eo sanitas consequatur, et adustionis 
« transeat dolor, iis a quibus curati sunt gra- 
(. tiam habebunt : ita longis temporum circui- 
« tibus ablato e natura malo, quod ei nunc 
i< immixtuni concretumque est, postquam 
« eorum, qui nunc in malis iacent. pristi- 
« num in statum erit facta restitutio, una 
« voce creatura omnis gratias aget, tam ii 
« scilicet qui in purgatione castigati fuerint, 
<. quam qui nulla unquam purgatione opus 
u habuerint >>. Et rursus oratione di' Mor- 
tiiis. de quovis vitio sermonem habens haec 
ait ' : " Ouamobrem ut simul et humanae natu- 
(. rae relinqueretur dignitas liberae volunta- 
<( tis, et ipsum auferretur malum, lianc divina 
<. sapientia rationem excogitavit, ut in iis ho- 
i< minem esse sineret, quae sibi ipse elegisset, 
« quo gustatis malis, quae concupiverat, expe- 
II riendoque discens quae quibus comnuitas- 
c< set, ea cupiditate rursum incenderetur, ut 
<i vitiorum perturbationunique, quae rationi 
i< inimicae sunt, onere deposito, et vel in prae- 



i> oiaxpiijK;, /pövto toü irupc«; tti ävotXwTiy.yi SuvctuEi 
<( tÖ vo'Qov £;a({iO(vi^ovTO?, uXr,v aWh. 0£pa7rs(a ti; 
« Edxi toi/ ypudiOü, tÖ exTücxrivai iräp' «utoü tÖ 
.( ETti Xuur, Toü xaAoü EYXEiaEvov xata tov aÜTOv 
" xpoTtov OavdtTOu xai »Oopä; xai oxotouc xoti ei 
I. Ti xaxici? Exfovov TW s'jpETri TOu xaxoü TTEpWUEV- 
« T(Ov, 6 TTpoaEYYtsabi; Trji; Osta; ouvä;j.£w; irupo; 
II Stxr|V ai;i(viaabv toü irapö cpü^iv x«TEpfo(Tc<|/.EV0<;', 
II EÜEpYETEi xy, xaOaptTEi xviv audiv, xav eixitcovo; 
II •?, oiäxpici? -p. Oüxouv ouo' av Ttap' auxoü xou 
II avTiXEiy.Evou \i.-i\ Eivai Sixaiov T£ x«i (jtDXYipiov* 
II xö yi-^moc, äu.cj)i€aXXoiTO, EiTtsp £i; ainörjaiv xri? 
II E'kpYS'J'O"; -'XQ'H' i"J'''i 'i''-? xoiOaTtEp Ol £111 öspa- 
II TTEta xEu.vdu.Evoi x£ xoii xatöuEvoi /aXEixaivouiTi 
II xoT; ÖEpaTxeuouai, xr, oouvy) xrii; X0|/.r,(; opiu.ua- 
II nöuevoi '', El 5e xö ÜY'aivEiv oiä xouxou irposY-- 
II voixo xai i\ xvii; xocüasox;'' i.\fTfi^»■^ ixapE>.6oi, 
.1 vipiv Etcrovxai ^ xoii; xriv OspaitEiav lir' aOroJv ' 
11 tvEOYvjiiOKJi, xoxo tÖv aCixöv Tpoixov xatq i^axpaii; 
II TTEpiöÄoic £;o(ipEtl£'vxo; xou xaxou xrj? (püiEwi;, xou 
II vtjv aOxoi; xaxa[Ai;^9ö'vxoc xai (jujJi'.fUEvTOi; , ettei- 
II oiv 'r\ Ei; xb äpyatov (XTXoxaxaaxacii?'' xwv vtiv sv 
11 xaxi'a xeijAEVojv 'fhit\za.i, otxdaiiovoi; Euyapisxia '" 
II Tiapa -Kikcffi EiTxai x^;" xxiuEo)?, xat xwv ev xvj 
II xaOapusi xExoXaojAEVüJV xai xwv u.r|OE ' - xr,v 
II öp/riv '•* £7iiOEr,9£VTOjv xaÖoipuEO}; «. 'Ev oi xw 
nSQi Twv y.ixot/iirji.tivwi' a09i? irEpi iratrrii; xaxia? 
xbv Xo'yov TTOioüuEvo; xoiaos cpr,(Tiv « II? av oOv 
II xoi yj £;ou<jia |jie'vv) '■'' ty, coucei xat xb xaxbv 
II (XTiOYEvoixo, xaüxrjv EupEV 'ii (jocfi'a xoü 0EOÜ x-/jv 
II ETTivoiav"', xb eSsoi xbv avOpwirov ev oi; '/iGou- 
II Irfif] YEvEcOai, * iva YäUTOcpiEvoi; xwv xaxoiv, wv 
II £Tr£9üijir,(i£, xoi xv, TTEi'pa ijiaOtijv ' ' oia av9' oicov 
II viXXa;axo'*, TtaXivopojJiviGyi ?iä xtjc; E:ri9uu.ia; 
II Exouai'w; irpbi; xv-|V TtptÖTYiv jjtaxapidxrjxa ' ■\ aTxav 
II xb EUTxaOE'; T£ xai aXoYOv wstxes ti ay_8o; äiro- 
II axjuiira?-" xrji; couaEio;, vjxoi xaxa xriv^* -Kapoüirav 
I' ^(o'/jv Ol« 7rpo(7oyr,i; te xai !jiiXo(io'.pia; EXxaOapÖEi;, 
II ri [/.Exa T/jv evÖe'voe-- jjtETavauxaaiv -■' oia x^; xoü 
II xaOapffiou irupbc; yojvEiai; ». Koi iaex oXiYa" 



in 



15 



20 



30 



35 



40 



1. äi;EOYiij[J.Evo: G. — '2. r, : t;v ()(.',. — 'i. otoxvjpiov om. ('.. — 'i. 2ft|j.uxi(5|i.£vot M. — 5. xoAäiJEw; G. 

(>. oioovxai M. — 7. ETI* stOrbv QO : aCiToui; C — 8. «juatpievio; A. — Jl. ärroxaraoi: A. Ad marg. R : sv 

xouToi; orjXoi^, öxi itäca xtiiti; cwÖriUEiai. za! 8ai|J0vE(;, xai duESEi;, xai ul tüv axpiov (iu.apTü)).or äX>.' oOx 
ESTiv oüxu? ii XT,; EzxAriai'a; TiapaSoaic. — 10. eO^af/iOTEix QO. — 11. xti; Olli. C. — 12. tüvSe y.i] QüC. — 
13. TT,v äpyT|V R. — l'i. CE sup. lili. P. — 1.5. [x-'vei M. — 16. Enivvoiav A. — 17. (iaflEiv QOG. — 18. »i).a?axo 
1{. — 19. (iay.apnixyixa It. — 20. äTioijzi'jdirai Q. — 21 . t'?]v ex xwv corr. ( ). — 22. evüeSe A. — i'i. (iEiiuxaciv R. 



a^ P. G., l. 40, c. 52'i. 



[1271 V. - MARCI EPHESll ORATIO ALTERA DE IGXE PURGATORIO. 12^ 



'l'ouToii; t;jißiOT£Üo)v ' xatä tÖv- ty^Oc ßiov 6 o(v- 
6c(i)7to? TT) aijTe;ouai'c.j xivT^aEi, ei usv oiaxsi'vsi 
Toü äXoYOu To toiov' xoci TTOoi; iauxöv SÄettei oia 
TY); äaTEioTsp«;'' Ciorj?, xaO'icdiov tyj; lijiijir/ösi'JT,? 
xaxia? tÖv TTOtpdvTa ßi'ov TTOir^iETa!, xpaxiov 5ia 
TO\i Xo'you t^; äXoYiJt?"' £1 3i irpoi; Tr|V aXoyov 
Twv TraOiöv IttixÄiOcIV) " ^ottviv, tw twv dXdvojv 
Os'pfxaTi ffuvepYW )(^pr]<Tau£vo? Trpo; ra iraftr,, 
aXXo); aETa6Xr;9vi5ETai Trpo? TO xpÜTTOv, «.et« 
TVjV Ix" Toü owjjiaTO«; e;o5ov ^vouc Tri; apET?,; to 
TTpö? Tr,v xotxiav Siaaopov, Iv xtü u.r, ouvao9xi 
fiETad/Eiv T^; ÖEiörriToi;, [XT] toü xaSapaiou 
ttugÖ; töv'EvövTa ty, '^'U/vj püirov aitoxa^apavxo;. 
TauTa EUTiv a Ty;v tou (jio[;iotO(; /pEiav avay- 
x»(av rijitv'' ETToiriSE, ot' ou'" to te auxilouaiov 
(Ttoi^ETai xai ■/) Ttpb; TO ayaSöv uoi'Xiv ETToivoäoi; oi 
xojXuETai, aXXa tv) ttesioSix'?! xauTri öxoXouOioc 
Ol' auToü YivEXcti viuiv f, Ttpoc to Xpf.lTTOV pOTTVl", 
Twv [x=v £vteü6ev rj^Y] oia Trj? ev aapxt J[ti)^; xov 
TtvEuu.«Tixbv EV dTtotÖEia xaxopOouvTüjv jiiov, oiou; 
•^fliMT^ada'. zolic, TtaTpiocp'/o:; '- te xoti '■* irpo'^YJTac; 
axouou.£v, xai Tou; (juv auTOt? te xoti (/.et exei- 
vou;'^ 0'.' oipETr;; xai i/i'f.oao'^i'x:; avotSpiao'vTa; 
£7:1 xö xeXeiov, u.a6r)Ta; Xe'yo) xot\ otTTOdToXiOu; 
xai Ltapxusac xai Trotvxai; xou? xtjv EväpExov ^ior,v 
TTsö ' ■' TOÜ uXixou T£xiu.T,xo'xa? ßi'ou, Ol xav iXaxTOUc; 
ciot Toj äpi6fiw TOÜ TcXviOouc TWV Ttpb? TO /_Eipov 
(XTTOppEovTwv, ouSev vjxTov TO ouvaxov £ivai Ol4 
dotpxö? xr|V äpExr.v xaxop9cö<7ai ixcipTopoüci" twv 
OE Aonroiv oii Trj; Ei; üjxEpov "* äY">"(^; £v T'~' 
xaöapcüii Trust aTxoSaXXo'vTwv tyjv irpo; Tr,v üXr,v 
TtpoaTtaOEiocv, xai iriöi; Tr,v e; otp/vj; «TioxXripw- 
8£i<jav ' ' Ty, oiüdEi yäpiv oii T^? twv äY«6wv etti- 
6i/[/.io<; exouiji'w? tiravio'vxojv «. Kai ev tw TiEpi 
Twv '* Txpb WC «4 ävotpTTa^ouEvojv ''■' vr,-iwv aC^ii;-"' 
To [jt£v SuvcxoOai xa'i xöv Txpb; toüto xb jJisTpov t^? 
-TxovYipioK; IX.affavTa yf^po'vwv-' Tidi .u.axpwv nEpiö- 



senti vita diligentiae sapientiaeque studio 
pui-gatus, vel post obitum per expurgantis 
ignis fornacem expiatus, ad pristinam vellel 
redire felicitatem .>. Et post pauca : « In his 
hoiiio, dum hie vivit, pro arbitratu suo ver- 
satus. si neglecto quod bestiarum est, urba- 
nius vivendi genus complectetur. ratione 
vincens quod rationi contrarium est. prae- 
senti hac vita vitium sibi admixtum expia- 
bit; sin quo perturbationum impetus ducel, 
inclinabit, bestiarumque pellein ad vitia 
ministram et adiutricem adhibebit, aliud ei 
deinde ineundum erit consilium, ut ad bonuni 
perveniat, cum e corpore egressus, cognita 
quae inter virtutem et vitium differentia est, 
non poterit divinitatis particeps fleri, nisi 
maculas animo immixtas purgatorius ignis 
abstulerit. His de causis corporis usus nobis 
est necessarius: eo namque et liberum nobis 
adest arbitrium, et reditus ad bonum non 
intercluditur, sed ordine et versu volentes 
ad meliora provehimur, aliis quidem iam 
inde ab eo tempore, quo vivunt hie, spirita- 
lem et a vitiis ac perturbationibus alienam 
vitam instituentibus, quales intelligimus 
patriarchas et prophetas exstitisse, et qui 
una cum ipsis et post ipsos per virtutem et 
sapientiae Studium ad perfectionem reverte- 
runt, discipulos et apostolos et martyres 
« dico. et quicumque corporeo in materiaque 
demerso honestum et cum virtute coniunc- 
tuni vivendi genus anteposuerunt : qui licet 
numero pauciores fuerint, quam illi, qui ad 
" deteriora deflexerunt, exeniplo tarnen ac 
testimonio suo virtutem in carne coli com- 
pararique posse testantur; aliis autem post 
• hanc vitam purgatorio igne materiae labes 
et propensionem ad malum abstergentibus, 
et ad gratiam initio naturae concessam 
voluntaria bonorum cupiditate redeuntibus ». 
Et in oratione de infantibus qui praeniature 
abripiuntur : « Posse quidem eum qui ad 
c< istud nequitiae fastigium pei^venerit, post 



1. EiioiMTEÜMv QOM. — i. -r,-i (i-as.j ad marg. xöv C. — 3. Ad vocem !5iov lioc habetur schoiioii 
ad marg. in R : iSiov tt;; sOueo);, xb iyaöäv äUöxptov Ö£ -/.at iXoYov x6 xxzöv. — 4. Vox äoteioTEpa; ita 
explanatur ad raarg. R : -rr^OMi -/.aOacuTipa; zai äiiwWvtoy. — t. xr,; eOXovi'a; QOC. — fi. ir.:Y.).rfiziri 
QO. — 7. iy. Olli. A. — 8. wpb; xov A. — 9. -^[iiv oni. C. — 10. wv (ad marg. o\i) C. — 11. ioTzr, : 6p|ir/ 
— 12. -/.ai TOÜ; 1x^09. R. — 13. xe orii. R. — li. xoü; y.vi a-JxoO; xe xai aii-i e<e!'v(/i; M. — 15. t.^o ox itpö; 
corr. Q. — 16. EiuOsTspov PQ. — 17. äixox>,ripo9ET(jav A. — 18. iiEpi xüv oni. R : xwv om. A. — 
19. ipita!;o[ji£VMv AR. — 2ü. Locum reperire haud mihi coutigit. — 21. xfovuv ex xpövov corr. P. 



128 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[128] 



« multos annoruni circuitus, aeteniae purga- 
« tioiiis ope iterum restitui salvaiidoiuin coe- 
" tui.perspicuum omninoei videtur. qui divinae 
« potentiae rationem perspectam habuerit ». 

17. Haec dicta ab eo fuisse de quavis culpa 
aequaliter et de omnibus peccatoribus impro- 
bisque hominibus necnon de ipsis daemonibus, 
vel caeco ut aiunt perspicuum est. Illum autem 
asseruisse hanc purgationeni per ignem fa- 
ciendani post lesunectioneni et iudicium ha- 
bitum iri, liquido apparet ex iis quae in eadem 
de infantibus oiatione ait ' : >< An illa quoque 
« anima iudicis tiibunali cum aliis sistetur? 
<( subibit actae vitae iudicium? accipiet pro 
« merito retributionem? vel igiie sit purgata, 
« iuxta Evangelii verba, vel in rore benedictio- 
<i nis refrigerata atque refocillata? » Quid 
commune, quaeso, hisce verbiscum purgatorio 
quod vos inducitisV Onines enim peccatores 
omnesque culpas aequaliter illo igne purgari 
statuit; vos autem nonnuUas, nempe leviores, 
et nonnullorum, eorum nimirum qui non 
omnino improbi fuerint, purgari aflirmatis; et 
ille quidem, post extremum iudicium; vos 
autem, statim post solutionem a corpore. 
Nonne ergo recte agimus dum eiusmodi dictis 
non penitus assentimur, sed ea sive pro spuriis 
habemus, sive etiam si genuina sint, respuimus 
tanquam Scripturis dogmatibusque communi- 
ter receptis contraria? 

iS, Atque haec quidem ut se habent ad 
verbum referre coacti fuimus, ne sanctum 
calumniari videamur. cum dicimus eum Ori- 
genianis placitis adstipulari: plane vero decet, 
ut vos etiam quamdam verborum istoium 
defensionem adferratis, si quam inauditam 
excogitare potueritis (decet. inquam, quando- 
quidem et communis habetur doctor), et qui 
factum sit, ut in talem inciderit opinionem 
quin eins opera a quinto concilio daninata 
fuerint et igni tradita? Etenini illud causari, 
post hanc synodum illa corrupta fuisse ab aliis 
quibusdam et alterius rci gralia, rudis est et 



« 001; Ol« Tvj; aitoviai; ' xaOapffEo); KoiAiv avaSouvat 
II Tüj Ttuv (jto^oiXEi/wv TrXripwjj.oiTi, TtavTi" TcpöorjXov 
II iravTOx; ^ Toi irpö; T^|V Oti'av oüvafxiv SXe- 

• 1 TtOVTl ». 

IT. TauTa iiev oöv oti nEpl itäiir,!; au.apTia; ."1 
6u:oi(o; xat irEpi itovtojv auapTwXwv t£ xai äffsSwv 
xat auTÖJv T(Tjv Äaiuovwv £rpr,Tai ', xx'i tuiiXw (^aoi) 
oyjXov. Oti Si y=xa Tr.v avoisTasiv xat ~r,v xpiuiv 
Tvjv TOiauTViV * iGtaOon ÄEysi ■' oiot Trupo; xaOa;iTiv, 
SrjXov 1; (ov £v Tcü aCiTw irepl twv vtiTtiojv Xö^w 10 
^■(■|(7i'v II 'A;a'' xäxci'vy) r, ']'U/yi toü xpiTOiI napa- 
II aTv5(7£Tai aeta twv äXXiov töj ß-/iu.aTi; u'^:;ei 
11 TWV |ä£6i(ij[ji.£v(ov TTjv xpiffiv ; XyiJ/ETai TVjv xar' 
II d;iav ävTi'äociv, y| Ttupi xaÖatpoiAsvr] xaT« t«^ 
■I TOii sua^Y^Xiou !ß(i)va; r] Trj opoaoj xr;; süXoYia; 15 
'I (7uvava']('J/ou(;a ; » Ti xoivbv toi? toioutoii; \6yoii, 
EiTTE jjioi. xai tw 7t«p' uj/wv ' sicaYopiEvoj xaöap- 
xrjptii); nivTa; [jisv y*P outo? apLopTOjXou? xai 
itäffav äijtapTioiv öjxoito; Sia toü irupoi; exeivou 
xaOai'pEi, Tiva; oe i/ixei;, o(jai xousoTepat, xai Im 20 
xivwv. ouoi ij.-/; TtavTairaai tio'/Qtiooi, xaOai'pEOÖoti 
XeyETE' xai 6 |;i£v u.£tc< ti;v TEXEUTaiav xp{(riv, u|jiEi; 
Se auTixa lAExi t/|V aitaXXayviv tou jwpioiToc', 'Ag' 
oü'^ xaXüJ? TtoioüaEV ou iravTa irsiOdaEvoi Toii; toiou- 
Toi; Xo'yoi;, äXX' •<) vdöoui; auTOu? voiji(?ovt£?, r| 2."i 
xai'" YV/i(jiou; ovTa;, (o; tkT; ypaiai; ivavTiou; 
xai TOi(; xoivoi; 06'i^ixai.v ou irapaosyo'ijiEvoi ; 

18. TaÜTa |ji£v ouv to; iyouaiv Im Xe^eüj; 
EXÖE'dSai xaTr,vaYxa(i9yi[J.EV ^ ' , i'va pi.») tov ayiov 
ooxöJaEv (juxocpavTEiv w; xoT; 'iipiYEViaxoI? '"- cuu.- .jo 
•iEpöuEvov " oo'Yuaaf t/jv 0' ÜTXcp xquxwv äiroXoYt'av 
xai üULEii; av Ei'rjxE oixaioi iruv£i<j»ip£iv, £i xiva 
xaivOTs'pav Imvo^sai ouv/)9£iriT£ (äixaiov Y'-» 
liTEio?) xai xoivb; Ü7rap/£i SiJaaxaXoct, otto);''' te 
ci; Tr,v ' ■' Toiauxr.v Ivettese oo^av xai OTtwi; oO/ into 3.i 
x?i; TrE[JiTrx7)i; «7r£ooxipiaa6in cuvöooO xi xouxou 
(;uYYP''t"'H^*'^i^ ' >'-o''' '^"jp' irapESdOv). T6 yöip [JiExa 
xriv auvooov xauxriV aüxa vsvoÖEÜoÖai "• Xe'yeiv ütc' 
aXXwv xiviöv xai äXXou xuu yapiv, eojXov axEyvw; 
xai xopiiSri TTEpixxdv iXXa u.viv ' ' oCä' ävaYxaiov ^q 



1. aiü)vto-j A. — :;. Ttävir, (;. .\(1 luarg. R : ü'ifaioxarov. — 3. «ävxE; M. — 4. Ad iiiarfr. H : oti (lETii Tr)v 
äväsTaoiv xa't Triv xptaiv, 7oiaÜT»;v Soeaüai xiöapciv. — 5. ).iyu : Xöyu) M. — 6. äpa .\M. — 7. nxf' CpiTv PJL 
— 8. Ad inarg. R : lupstioTaTov. — 0. äp' oC M.-V, moxqun xoü xoioüxoi; M. — 10. fi x»'i : ei xol M. — 
11. xax/ivavxdoOioiiav M. — 12. <;)piY£v;iaxoT? R, et ad marg. ; (öpaiov — 13. ojnyEpöjtEvoi M. — U. Ad 
liiarg. R : avxi xoü (ixi. — 15. xr,v um. .\. — 10. vEVoOoüoOai M. — 17. (iViv : jir; M. 



a) /^ ^■., l. 'iü, c. 1G8. 



[129] V. - MARCI EPHESll ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 129 



10 



15 



20 



30 



35 



aW.to;, OTi TOiotÜTr,v ö'Xmi; et^^'/ixs od;av, Sii tout' 
a;pavt(j8vivai t« toutou auyYpotjji.j/.'jTa xai -irupt 
öo6?ivai- TOÜTO Y«p ouSs Ta 'ßpivsvou? ETtnOs 7ravT-;(, 
xai S?iXov EX T»i; XsyouE'vr,; auTOÜ 0iXoxah'ag, 
r^-zyq e;£>v=y''1 I-^ev xsi auvETE'Or) Ttapi Tpriyopiou Toij 
BEoXdyou <7uv TW jjiEYOtXw !i/iXo7rovr|i«VTo; ' Uact- 
AEKo, irXy'cr,« oa kov toioutwv itszi '^mvwv xoti 

SoYUaTOJV Ol« TO «|J.'^l56ir|Tll(JlU0V sTvai TOTE Tr,v 

oo;av, ^TTEpä ^(jitv EipvjToti TrpoTEpov^. 'AXXa za'i 
^v 6 ' ä'Ytoc Mäqtfjioc e'^ivoeT iTapa[ji.u6iav t?) TOiaÜTv) 
Tri? äitoxaTauTasEwc; Sd^r, tou öaufjiatrTOii rpyjyoptou, 
E'x9r|So'[iE9a (jiev /,ijieT; oXoxXii'pi.«;- xpi'vKTE ok \iiisXi^'. 
El ixoivy) irpö; OEpaTiEiav e'iti twv toioutwv te xol 
TOffouTwv" Xo'ymv. « TpeT; äTroxaTaoTäffSK; oIoev r, 
« ExxXr)5ia II (j.y;5t '• « |jLiotv u-'v, Ty;v Ixiarou 
" xotTa TÖv Tr;? «pETrii; Xo'yov, e'v ^ äTtoxaOitTTaTai, 
•• Tov £jt' auTÖJ XoYOV To; «psT^? E'xirXripwia?- 
« öEUTEpav Se', TVjv T^; o)ir,? cpuaEto; ev t»; ävasT«- 
i( (lEi Eti; a'^öjpai'av xai «öavastav oTTOxaTasToiiTiv 
n TpiTYjv oi, V) xGi'i aaXiUTa xaTaxE^pviTO« *• ev 
" TOI? iauTou XoYOi; 4 Nuaijyji; PpriYÖpio;, t->|V twv 
11 ij/u/ixtöv ouväu.Eow TY, äpiapTicf üttottesouc-wv ei? 
" OTTEp " ixTi'aÖyiaav ticiXiv '" OTioxaTacTaaiv Sei 
n Y«p wdiTEp TY;v oXv"|V cpüuiv e'v t^ avaaToiiTEi Tr|V 
« T^? dapxö? ä'|.6apaiav /pdvw EXTri^opiE'vyjv otTToXa- 
'( beiv, ouTW T«? irapaTpaiiteisoi; ty;; 'J/u/yj; 5uvo<- 
n fiEii; TV) TiapsTocijEt twv oio'ivojv aTtoSaXEiv ' ' t»? 
" evteOsic«; '-' auTY, t^; xotxiai [;.v/-ui,0((;, xai Trssä- 
n ctxffav Tou; iravT«; aiwvoi? xcii ja») Euptuxouaav 
" (TTauiv, Ei; TÖv ÖEov e'XOeiv TOV ix-y, s'/ovTa TtE'oa?, 
n xai ouTW TY, E'7riYvi.)(j£i ou TY, risOE'^Ei Twv aYaöiov 
" äiroXaSeTv 'ä xai ei- to ap/aiov a7roxaTaijTT)vo(i, 
« xat oEt /_Or,vai''' tov OTjijiioupYÖv ävxiTiov Trj? 
« a(/,apTia; ». Taur/jv ei |xev ixavY,v t»)v ÖEcairEi'av 

VOfil'^ETE * ■', XOtvÖv av £l-() TO EpjJiaiOV El 5' ETE'paV 

in' auT^ ?r)Tr,T£'ov dxpiSeaTs'pav, ^uvö? (cpadiv) 
EvuaXio;'^- OTi Y^p Toii;'" 'ßpiYE'vou? Ioixe uua- 



obsoleta excusatio ac proisus supenacanea. 
Ceterum quod eiiisniodi plane fueiit opinionis, 
haiid quideni inde necessario consequitur fu- 
turum fuisse ut opera eius delerentur ignique 
tiaderentur : id enim ne omnibus quideni Ori- 
Senis libi-is accidit, uti apparet ex Philocalia 
quae nuncupatur, quae collecta quidem et 
conipacta a Gregoiio Theologo, operani etiam 
navanfe Basilio Magno, eiusdeni generis voci- 
bus ac senfentiis abundat, propterea quod res 
adhuc erat controversa, prout superius dictum 
a nobis est. Quem vero sanctus Maximus exco- 
gitaverit modum liniendi illam inclyti Gregorii 
sententiam de restitutione in integrum, nos 
referemus nihil praetermittentes; num vero 
sufficiat tot tantisque sermonibus sanandis, ve- 
strum esto iudicium. c Tripliceni, inquit", in 
<' integrum restitutionem novit Ecclesia : unam 
" quidem, uniuscuiusque singulorum, secun- 
<• dum virtutis rationem, ad quam restituitur, 
'< ubi in se virtutis rationem expleverit; alte- 
" ram, universae naturae in resurrectione, qua 
<• ad incorruptionem ac immortalitatem repa- 
<■ retur; tertiam denique, i|ua et maxime Gre- 
(I gorius Nyssenus in suis orationibus abusus 
" est, eam nimirum, qua animi vires, quae 
.. peccato succubuerant, in pristinum illum 
« statum restituantur, in quo conditae erant. 
" Necessc enim est, sicut omnis natura in re- 
(I surrectione, quo tempore speramus, incor- 
I' ruptionem carnis receptura est; sie et per- 
(■ versas animi vires, insitas illi ad memoriam 
I' vitiositatis malitiaeque imagines, longa sae- 
« culorum duratione amittere, cunctisque su- 
.. peratis saeculis, nee requiem aliquam nac- 
« tam, ad Deum, qui fine caret, venire; sicque 
■< agnitione, non bonorum participatione ac 
<. commercio, vires recipere, ac in pristinum 
« iis reparari, palam prodito, verum condito- 
" rem peccati auctorem non esse ». Quam 
medicinam si idoneam habueritis, optima erit 
utrinque fortuna; sin altera accuratior quae- 
renda sit, aequus Mars ut aiunt faveat utrisque. 



f. 78. 



1. ipiÄOTtovr-aavTi M. — 2. •?,7t£p M. — 3. ä),Xa [x/iv oOS' avaYxarov--{7tEp r,[itv eipriTai TrpoTspov om. AR. — 
4. 6 om. M. Ad rnarg. R : r,< 6 äyio; Mä?i|jio; ehivoei TiapajjLuÖiav, tt) 8ö|r, t^« äTtoxaTaaiäuEu;, toü 6«u|jia- 
5ToO FpriYopIou. — 5. S' iiiet; R. — 6. xö toütov A. — 7. (paoi C. — 8.' xexpviTai M. — 9. el; ÄTn) M. — 
10. TiiXiv ad marg. C. — 11. «TtoSaXXEiv QO : änoXa6Erv R. — 12. exTESEiaa; A. — 13. 47tol«ueiv AR. — 
14. SeixBeTvai A : SsxOüvai xb Srj|j.ioopY6v M. — 15. vofjitilEiTE A. — 10. 4vva).io; M. Cf. Homer. //. xviii, 
309. P hallet in marg. altera manu : Koivöc ö 'Apr;;. — 17. toi; ex tJj; corr. Q. 



a) P. G., t 90, c. 79(;. 

P.\TR. GR. — T. XV. 



— F. 1. 



130 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[130J 



Nam Origenis sententiae potius quam vestris 
dictis illa plane convenire, liquido cuique 
apparet ex ipsis verbis modo allatis ; ac mirari 
licet, quod veterem qiiamdam Ecclesiae 
mediamque inter duo opposita existimetis 
purgatorii ignis opinionem, quando plerique 
et clarissimi doctorum aeternum illum ignem 
sempiternaque supplicia potius allegorice ex- 
plicarunt; adeo ut ignem illic corporeum et 
tenebras exteriores nihil aliud existiment nisi 
Dei ignorantiam, quo nempe modo lux ipsa 
beatis dicitur illius visio: vermem vero, be- 
stiam scilicet reptilem venenum eiaculantem et 
carnis edacem, non aliud quam conscientiae 
stimulos et acerbam illam in improbis paenitu- 
dinem; dentium autem Stridoren! non alium 
ac furorem eorum qui ulcisci cupiunt et moe- 
rorem inde provenientem et amarum lletum. 
Porro si huius generis sunt tormenta illa post 
resurrectionem iudiciumque futura, quo pacto 
credamus incorporeas animas, statim ac solutae 
fuerint, a corporeo igne exuri et expurgari, nisi 
quis dicat haec etiam verba perinde atque illa 
ad aliud significandum spectare, utpote alle- 
gorice spiritualiterque sumpta? 

19. Praeterea, cum testimonia, tum e Macha- 
baeorum libro, tum ex Evangelio a vobis allata, 
expendissemus, candide sincereque significan- 
tes, nuUam in eis ostendi poenam neque purga- 
tionem, sed solam peccatorum remissionem: 
miram quamdam distinctionem adhibuistis, 
quodlibet peccatum asserentes in duo secerni, 
in ipsam nimirum Dei offensam et in poenam 
ex ea inferendam; atque olTensam quidem 
dimitti post contritionem ac mali detestatio- 
nem, poenae vero reatum omnino deberi, adeo 
ut necesse sit huius rei causa eos, quibus 
remissa fuerint peccata, adhuc etiam propter 
illa torqueri. Haec autem cum rebus luculentis- 
simis et confessis omnino pugnare, mittimus 
dicere : neque enim reges videmus, post datam 



(f wvelv [jLoXXov r, tok ü'f' u[jiSv li'^oikhoic. ' , Ttavxi 
Ttou OTJXov I; aüTMV twv EipriiAEvcov h-zi. 0au[ia- 
!;£iv Oi a;iov, et äp/oti'av- -iiva Sd^av xri; ExxXrjoi'a? 
xa'i y-isTtV evavxioiv ^ OuoTv voiAiCsts t>,v toü xaeap- 
diou Ttupö?-', oTtou YS Ol •üXeicToi xSiv oiSaffxaXwv 5 
xa'i YvwpilJitoTaTOi ^ xo altoviov irüp Ixelvo xai xai; 
dTtspävTou? xoXa<rEi;^(xXX7iYopti«wT£pov' ileAtxgovTO, 
wq (xr,T£ TCÜp £XEt cojfjiaxixbv voaiJ^eaBod |J.viT£ 
(jxÖTO? l^wTEpov « aXXo iiXtiv 7i xriv toü 0eoü oYvoiav, 
x«6ä7XEp x«i cfS; ToT? d^i'oi? tV auxoü estopi'av, . 10 
[ir^TE (jxwXr,xa», Y=vo; xt IpTXExSiv '» loSöXov xat 
ootpxotfdYOV*', äXX' yj TV xÜiv dxoXdiTTwv utto tt,; 
uuvEiSr^sEiüi; ßauavov xa'i xöv Ttixpbv IxeTvciv*- [xsxa- 
|ji£Aov. ar'TE ßpuY|Jibv oSövxuv dXXov '^ ixapa xr,v xwv 
6uu.ou.»/ouvxojv'' [xaviav xai xr,v e'tt' aÜTT, Xutxtjv 15 
xai xöv Txix^bv 6oup[Jiöv''. El xoivuv exEtvot xoiaüxa 
xa '" |Ji£xa x/jv avdirxaciv xat xiiv xpioiv, mö? xa? 
diwaäxou; 'j'W/.a« «üxixa [JiExä xtjv Xuffiv &71Ö'' 
(ji,)[jtaTixoii Txupb? 8E?d|j.£9a xaxaxc<i;<j6ai xai xaöat- 
pE<78ai*^ t:Xt,v ei u.-/i xi; (f ai'O " xai xaCiiä-" Toi? 20 
Eipyixdai, Ttpb? sxEpov xsi'veiv cjxotov, dXXriYopixwi;-' 
XE xal TtvEUfxaxixwi; Xa[A6avd[/£va ; 

19. 'EtcI xouxoi;" xa? uap' uaiöv £ipYiu.E'vat 
/pvioEic; EX TE x^c xiüv MaxxaSai'iov'-^ ßiSXou xai xou 
KüaYY^'^'O" ÖEtopouvTuv fifiöjv, anXw? x£ xai -^iXa- 25 
XtiÖwc s'mbvxwv, [Ji-/;0£aiav £v oixai? EfXtpaivEdOai 
xdXaoiv, ouxE fjiviv xdOapuiv, dXX' -Ji |J.dvov au.apxitöv 
dsECiv, oiai'oEoiv-'' xiva 6auaaaxr,v üitsi; EitoiTiira- 
(TÖc, Txäuav auapxiav eitiÖvxe; ei? te trjv TTpdcxpoudiv 
aüxrjv xou 0£oü SiaipsTaOai xai xV lixaxoXoüOoüdav 30 
aüxr, xiaiopiav' Sv xr,v |j.£v itpo'axpouuiv äiiiEOÜai 
ijLExa x^|V auvxpiSr,v xai äTxoxvipu|iv xoü'-^ xaxcit;,xv 
Se £vo-/^riv xvi; xiaiopiai; o-fEiXecöai-® wävxwc, w? 
dvaYXViv ETvai ex xoüxou xoü Xoyou xoui; dipieiAEvou; 
xwv dpiapxiiöv Exi xai 01' aüxi?-' xoXd!^E(j6ai. Taüxa 3: 
pi£v ouv oxi xoT; evapYESi xai 6[JioXoyoujjievoi; [xä;(^ov- 
xai,X£YEiv liöpiEV ouxE Yap ßanXEi? Spiöfxev"^* i^exa 



1. XeyoMvoi; : ÄoYKTIJioi; QOC. - 'S. apxalwv C. Ad marg. R : .bpaiÖTaxov. - :). ävavxiov OC : ivavxiav 
M. — 4. XT|V xoO-Tfjpö; cm. M. — 5. y-'wpiijitoxäTü)-; M. — 6. xic'ävSiou; xo).. AR. — 7. äXXriYopixöxspov A. — 
8. £f<ixepov M. — 9. (Txa>>.i)ia P. — 10. äpTrsxöv M. — II. TapxojaYÖv R. — 12. x6... exsTvo (ad marg. corr.J C : 
post Exetvov liabelur x«l erasuin in RC. — 13. ä»,ov AM : aX/o alii. — 14. OuiJ.O|xaxouvT«v explicatur 
in marg. cod. P ila : p-ctä OuiioO [iaxouvxuv. — 15. Ad marg. R ; üpaiöxaxov. — 16. xa. oin. M. -^ 17. Post 
Oitb habet xoü deletum Ü. — 18. xaOspisOai A, sed dein emendatum, addita supra versum syllaba ai. — 
19. 9ai£t (ras.) in ?airi cor. C. — 20. xaüxa PORM. — 21. ».YiYopixü; A. — 22. Ad marg. R : evx£Ü9£v i'px^xai 
Xiysiv täxf,? icpcffxpoüdEw; xai xiijiwpla;. — 23. [iaxa6ga(wv cor. 2« man. Q. —24. Ad vocem «laipeiiv R notat 
in marg. : sipioveia, nioxquc latino sermone : culpam, ac pauIo inferius : poena. — 25. Vox xo\i bis 
in R. — 26. ös;;>.e50ii ; äiOeoOai A. — 27. aOtä C. — 28. Ad marg. R : TrapäSeiYJia toT; ltyo\i.i'ioii. 



[131] V. - MARCI EPHRSII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORK). lu 



TO Souvoti TVjV ä[xv-/;<jTiav /.at a^sdiv £ti jtai ' xoXoc- 
i;ovTa!; Tou? ^aptrixoTai;, outs 0eov auTOv iroXXio 
[/.SXXov, w TToXXiöv ovTMv '" Twv Yvw(jt(7|jLiTtov, cpiXav- 
6pwiria 5(jTt TÖ E^ai'peTOv, ocXXä [iExa jjtlv t»)V a,aap- 
■I Ti'av xoAotCovTa, y.ETGt äs Ty,v a^peaiv euOü? koii 
TY)v xoXaaiv XüovTa-'. Kai touto eixo'toj;- ei yap 
TO Trpouxpouffoci 0EW TToiEt TViv xdXasiv, toü ahi'ou 
XiiÖe'vTo; x«i t?;? xot-rocXXaY?); v^o.'Ji"-';?, xal tÖ 
ohiaTo'v, oTTEp e'stIv r) xoXaai;, e; ävayx-/); (juvoiaXö'- 
I XuTOd '. OijTcj; ö ,UEV TEXtov/i; [jiET« cjuvTpigri; irpoff- 
£u?afiEvoc otjx äsEtOr, twv äaapTtwv [xo'vov, aXXa 
xal ds6iy.uiiufiivo(;'' y.aTrj)Ms, tsutÖv Se eitteiv. 
ouOEtxia? xoXa(7£Oj; eti oeouevo;' 5 Se Mavauay;;'^ 
£v Tri riaXaia Ofxoi; te 7rpo<ir,u5aTO [^.ETa TaTTEivw- 
5£w; xai T?;? auY/topy]<r£M; etu/e, xal Tot; Cer/pov ' 
oiappayE'vTO?, * ev S xaTSi^^ETO, Trpo; t/;v '[ouSaiav 
Ev axapEi [iETETEÖ-/] Osi'a ouva'aai xat tr.v lauTOj 
ßadiXEi'av au6ii; ä7TE'Xoc?Ev »• oi NivEulTai" Sl uETa- 
YvdvTE? ouTw? ö;£'o)?, o.uoil TE tJ)v a[xapT(av E^uffav 
SrjXovOTi xal t^ -^TTEiXTitAEvriv <» Tiijiwpi'av " I^e'^u- 
yov 5 Se e'v TW ECiaYY«''V Tfapa^uTixo';'-, TrpoTEpov 
TTjv TWV afiapTtwv a-ftaiv xO(jh(J7.|ji.evo;, eu6u? w; 
Ittoixe'vviv auT^ t/)v toü moptaTo; ävöpeuaiv Trpod- 
EXä^ETo. Kai Ti Sei xktbXe'yeiv T-i^ laTopiai; aTraca; 
E^'ouTW ua-iEi xal 5[ioXoYOU[ji,£'vw 7rp(xY(J.aTi; FlXv 
äXXa mOiv uwei« r>|V ToiotutriV XaeövTEi;" Stai'pEaiv, 
w; ävayxaiav Tiva xal xaeoXixfiV TcacEOrixaTE ; Ti; 
EÜayYeXtaTr,? -^ aTtdijToXoi; -^ t»)c ExxXvjdi'aq oioacrx«- 

Xo; TOIOUTOV Tl YEYpacpE ITliTTOTE " '' ; FToi« TTtTpa TOOTO 

Ttap£STr,(jEV ; Ou yöip Sy) xi tou AaulS ixavdv, «? 
«<p£i9-/l (AEvtä TTJ; ifjiotpTi'as*« T^« eVi pioi/Eia ' ' xal 
cpdvw, Tbv oe'8 vEwrieivTa uiov iTTESaXETO '»• xal 
Yap S^ xaxEivo? ätpsiey) piJv^o ttJ? apiapTia? teXeiw?^' , 
xal S5)Xov22^ Sri xal to irpo^r.Tubv oux aTrsSaXE 
Xapiffaa, [xixpav Se Tiva ircivV E'TicEväs, outm to3 



veniani remissionemque, etiamtuni poenis affi- 
c.entes eos qui scelera admiserint, multoque 
minus Deum ipsum, cuius cum niulta sint 
atti-ibiita, horum omnium misericordia potis- 
sima est, qiiique post peccatuni quideni punit, 
postiemissionem vero statim vel poenam ipsam 
solvit. Et recte quideni. Nani sl Dei offensa 
poenam promeretur, sublata causa et facta le- 
conciliatione, eflFectus ipse, id est poena, simul 
necessario tollatur oportet. Sic publicanus, 
anmio contrito ubi oravit. non a peccatis modo 
solutus est, verum etiam^ iustificatus descendit. 
qnod idem est ac si diceretur, nulli amplius 
poenae obnoxius. Manasses" vero in Vetere 
Testamento simul ac deprecatus est cum humi- 
litate, veniam consecutus est, atque ditTractis 
compedibus, quibus detinebatur, in ludaeam 
brevissimo tempore reductus est divina virtute, 
regnum suum lursus adeptus.Ninivitae' autem 
tam promptam egerunt paenitentiam, ut simul 
peccatum solverent comminatamque poenam 
effugerent. Et paralyticus in Evangelio'', ubi 
primuni peccatorum remissionem obtinuit, 
mox velut huius sequelam corporis erectionem' 
consecutus est. At quid opus est omnia exem- 
pla enumerare in re tam aperta ac manifesta? 
Verum enimvero undenam vos distinctionem 
illamsumpsistis,eandem utinecessariam et uni- 
versalem proposituri? Quis evangelista aut 
apostolus aut Ecciesiae doctor tale quidpiam 
conscripsit unquam? Quibus factis id demon- 
stratur? Neque enim satis est Davidis exem- 
plum, cui remissum quideni fuit adulterii homi- 
cidiique delictum, filiuni vero quem genuerat 
amisit: nam et ille plenam quidem peccati 
remissionem obtinuit, prout ex eo liquet quod 
prophetiae donum non amiserit. aliquam vero 
levem poenam luit, Deo ita iudicante, imo vero 
non poenam, sed potius nioerorem, ob alias 
causas forsitan indultum, quas doctores in dis- 
putando de multis illis infantibus, qui praema- 



r. TS' 



Oeio; Xp.aoaT.,or ■• Ou y»P xpövio X^Exai xb ä^äpT.,,, äX).a ai«6Eae. ^.yr,, „. - 4. JvSiaXO-Tai R - 

scnol.on Ccoypo,, xai Ci^Ypetov eio.; .„.p.äJo.. - 8. «ue),«uev A. - 9. Ad marg. R : „epl N.ve«..iv - 
lu. a:rcar,iiEv„v A. - 11. Post Ti^wp;« Herum tih<5, sed erasum in R. - lo \,i ^a,, r . ^ |, ^- 

neTtr-r'"';"'"-' ~ "'■/''" '"''"^^ '^^^^ ''■ - "'■ ■"" '"^'■^- •^ ■■ ^p-""-- p-'^^^« i"«---'- '■ 

ex Lf^T ~ "t" °"'- ^- ~ "• """' '"" '''"^"'"^ ^- - "• ■*<"'''« «• - '8- S- A. - 19. ä..gä>..o 
ex a.Eo«.,ETo corr. P. - 20. ,,, : ^^.^ c. - 21. teXei«, om. R. - 2-2. s,;,,„, a. - 23. ^.,.ev OC : eti.e M 



a) er. Luc. xvni. i',. _ 1,; ji Paral. yxx,„, 1.3. _ ci Cf. lun. in, .-,._ ,1, C.f. Mal. 



IX, (!. 



DOCUMENTS RELITIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



132 

ture abripiuntur, recensere solent: etenim 
filius, quem post illum ex eadem inuliere 
Senuit, non superstes modo exstitit, sed in 
patris regnum successit, et is fuit Salomon, vir 
ille sapientissimus. Ouapropter, ex peculiari 
illius facto generali statuta illatione, exinde opi- 
nari solius otTensae dari remissionem, poenam 
veno necessario manere exsolvendam, omnino 
repugnat tum communi opinioni tum rerum 
naturae, nee vobis ipsis consentaneum videtur. 
Nam si dimittitur causa, nempe labes, ut ve- 
stris vocibus utaniur, animae inhaerens post 
offensam Creatori irrogatam. quid superest 
supplicio purgandum, cum macula illa fuerit 
per remissionem expurgata? Si remissio qui- 
dem prorsus non posset absque poena purga- 
tionem inducere, recta videretur vestra sen- 
tentia; sin vero prima illa et maxima et per- 
fectissima peccatorum remissio, quae fit per 
baptismum, secum ferat omnis maculae pur- 
gationem omnisque poenae Solutionen!, quae 
est necessitas cur altera haec remissio pur- 
gandi virtute careat, sed soli poenae hanc 
tribuamus? Praeter ea quae modo dicta sunt, 
asserimus adductas auctoritates ne vestrae 
quidem opinioni prodessc : nam quoad illam 
quidem quae ex Machabaeorum libro de- 
prompta est, dictum est non propter levcm 
quamdam culpam, sed propter gravissimum 
quoddam et mortiferum scelus propitiationem 
illam sacrificiumque fuisse pro mortuis perac- 
tum ; quod vero spectat illud Evangelii, nimi- 
rum Ei qui bhisphcmavcrit.non rcmittetur ncquc 
in pmesenti saecnio neqite in [uturo, id non 
profecto in vestram sententiam facit, quasi re- 
missio tunc daretur, sed illud signilicat, scilicet 



[132J 



0£oi3 xpivavTo;, \ XuT:r,v [xäXXov xal oü Tcoiviiv, icw? 
xai 8i' aXX«; aiTia; (TUY/wp-i-iOETdav ' , a? xai £:ti toT; 
ir),£iaT0ii: Twv- Trpö wf)-»«: ävotpTrai^oy.evwv' vr,irto)V oi 
oiSäay.aXoi ),eyou(iiv h yotp äv) [/.et' «utov Yevotxevo; 
uai; EX TT,; oM-vtf, fi^nv^o^ oux eCvioe'' (/.övov, äXXa 5 
xai Tr^v ßaaiXsiav Tou TraTpb; SisäE^aTO, xai oOto; :^v 
ioXopiwv 6 oo-^iÖTaTO;. Tö yoüv ^ etc' exeivqu yEvo- 
[jLEvov xaÖoXixSJ? a;iojv xtxt oisaOxi Ix toutou Tr,v 
a-|ie(7iv ■vi\c, TcpoorxpoüaEw; sTvai aovr,;. tt.v 0£ tijj.w- 
piav l\ ävtxYx-i-,? ö-{iEiA£iv ETtEodai, itavTeXiö; aTtSoov 10 
tr, xoivT, •{'•'^.t'w xa\ -y, twv TrpaYJAaTOJv cpuaei xai 
mll ü|j.iv auToT? (jüpLtfwvoV £i Y«? ''\ «'fEaii;'' Trii; 
o'iTi'x; ESTi'v, vitk; euti XioSr) xaxa Toc? öixsTs'pa;' 
'^lovä? äTCoX£rx.6£i(3a ^ ev Tri l*"'/.? ' ."•^'^^ ■^° irpocxpoü- 
(jai TW oyiu.icnjpYw '", ""' «^ ^t^' xaOctpai vi xdXaffii;, 15 
T^? X(.')6ri(; £X£i\-i-|i; oia ttj.; äiiEOEwi; xaOapÖEiaYji;; 
EI [Jiiv Y^P xa9o-iT«i :?l aiEdi; av£U Tiaiopioti; oix 
viatjvaTO xaGapciv £u.7ioi£tv, ei/^ev av tÖ euXoyov ö 
uuE'TEpoi; XoYO;' et o' -f) itponv) te xai [AEYist») xat 
TEXEWTaTT) 8ia TOU ßaTtTiffunTo; TÖiv aaapTiwv 2C 
aSECi? ri aÜTT) xa'i TravTo; euti ^üirou xä6ap<Tii; xai 
Tiaioplac Trisr,? aTraXXaY'il, ti? ■'t\ ävaYxr, [Ar, xai xr.v 
a-f£5iv TauTVlv TO SüvotsOai xa6aip£lv £;r/iv, äXXa 
Tri ' ' Tiuojpia [xovr, toüto ' - Xoyi^ecOji ; [Ipb; 0£ toi; 
EipripLEvoii; " cfarAE'v, w? ou3' aXXoj; ' '' Tri «[^ETEpa 
od^r) (ju[ji.6iXXovTai Ta dvaYEYP«lJ^l^sva ^r|Tct- to jxev 
Yap Ix Twv MaxxaSaiwv X-/i'-j)6£'v'-\oTi oü itEpi [Xixpä; 
Tivo; »[AapTi'ot;, äXXa TtEpi u£Y'<Jrou xai eavaaijAOu 
Ttvb?"'aaapTr|(AaTo;''5 iAa(7|/ö? ' * Ixeivo; utt^ twv 
TEÖvEioTwv xai ■?! OüOia -^iyoviv, wq " EipriTat xb Ss 3 
£ijaYYe^'>'öv, on rw ßlua(fJTj/.i7jauyTi-" oi'y. dqs- 
Oi^aeTM ovxs Iv tio vvv alwii ovts ff tio fiil- 
loi'Ti OÜ iravTiot; ei? tt.v ipieTEpav-' (pepei Siixvoiav, 
i)c, TOTE Trji; a'^£3£w? oiSoalvr,?, aXX' Ixeivo or,XoT, 



1 Ad nuirj; R : napivOiai; to y.iopiov toOto. - 2. Töiv : toü M. - 3. ipTta^oiievwv H. - 4. e? ;ras.) 
s^naE C - 5. 6' oOv C, - 0. -n Yäp ^ Ä9. R. - 7. ^[iETepa« ü. - 8. Ad vocem <i«o>,Ei?6Ercra P habet in 
marg. : äTiaXEi^Oeiaa, iialu^Oü'ja, qua de causa, plane non video, nisi forte quis dicat locum a scho- 
liasta porperam intellectum fuisse. - 9. Ad marg. R : ibpaiÖTaTov. - 10. öeö (ras.) Smii-io-jpYV C. - 
11 äXXä vai T?) R. - 12. toOto : toO PQO. - 13. Ta cipnfXEva A. - l'i. iXXuv M. - 15. Ad marg. R : 
Tb EX Maxxaealwv Irr^Uy. - IG. Tivb? : ay.eSbv R. - 17. 4iJLapTi|xaT0? A. - 18. (Iey^t^I; *«"' ^«v. 6 »affiib« 
POM. - 19. ,;.« soli PM. — 20. Ad marg. R : tu ßXaff9n|xr,<TavTi ei; tö nveüita oOx ir-^ii<sf:m, moxque 
alia manu : 'Ex toü xaTa Mipxov (sie) : i^^y liiu> i|xtv, öti TtävTa ä?E8Ü5ETai töi äixapT^aTa, gio; asYOV 
nv£0|i« äxiOapTov £-/" : 'Epiir.vEia. T^v ei? öeöv |J/,a<jcpn(j.iav, äffÜYvu^TOv eIväi «nsi, tm tov tivEÜiiaTo; 
ovöiiaTi- oxTTiEp ^ ToO ^v£Ü[iaTo; ivipYeia ßa<7i),Eia «eoü, oütio xai r, ß/.asTrjiii'a ^ xaTa toütou, xaTi öioü 
YivETai- ia-jYX'^P^"^ '^ ''^'" XoiSwpiav 0eoü, ouYYvi^iiw.v oOx exovdav rftv y^P eU äaui^öv £-/iiv npö« 
oOYxpiaiv äxEivYi;, /aOb vevÖ|J.15To tot;. Kai EwpäTO ävSpioTto? t'ov, xai 8i' eÜTEXeia; D.Oiiv, xai y"""! cCxaTa- 
fpovrJTO'j. Tb 5c li./)T£ £7ii ToO itapdvTo; alü.vo«, iüvit' jni toü ij.£X>.ovto; ä?i£<jOai, Triv xaTÄ v6(iov äpiinveOci 
xpldiv, xoi Tilv (lO.XoudaV i te Yap vöiioc töv xaTapwjievov Gsbv fjavaT0-:<r9ai xs/.eOei, xai 6 xüpio« lni.V/|(ft£lTai t« 
v6|itj), a-jy-piMV-fii iv: tw toioütm uri SiöoO;. — 21. fuJ-eTspav A. 



I 



fl33j V. — MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IG\E PURGATORIO. 133 



8x1 Tivwv uEv aijopTiwv EVTIÜ6« xoJiaiJojjiEvwv, cum aliae quidem culpae in hac vita castigen- 

■civwv 5e £v TW [xe'XXovti ßiM, Twv oi xo('' £v au.-io- tur, aliae vero in futiira, aliae demum in 

Ts'potc;, ■}! toiaÜTT) * itocvTaTiaiTiv äcuyyvwaToi; oCaa utraque. culpa illa, ut quae dimitti condonarive 

xat äiiuY/i>)pY)Toi;, xiv xio irapdvTi xiv ' tw ae'XXovTi nequeat nee in praesenti nee in futura vita, 



10 



ßtü> T-Jjv a7r«pac'Tr,T0v Sixviv u'^s^ei. 

20. 'Iteov - Si ■?|jjitv ^oy) Ttpo; tö [/.EyiaTov t£ x»'i 
xupiwTaxov TWV aYtovtCfj.a-co)V, oitsp Icnv Ä, toiI 
ÖTtoffToXixoij pr,TOi; ouvoijxt;'- TauTr,? yap lidw,; 
£;^i:Tai a/sSbv xoi; XaTuixoT; SiSocaxaAoi? r| xoti 
xotÖapaiou od;a Txupd; '. "Oxt ijiev ouv txoXXwv ovxojv 
Trap' ^|U.Tv xoi«; rpatxoic; xwv xr,v lEpav YCO('ir,v 



severissimas dabit poenas. 

20. lani nobis progrediendum est ad gravis- 
simum potissimumque argumentorum, illud 
nimirum cui apostolicum dietum vis est ac 
firmitas : huic enim fere uni tota innititur lati- 
norum doctorum sententia de purgatorio igne. 
Porro cum multi sint apud nos Graecos sanc- 



£;»;Yr,<jauE'vi.)\i ayiov avSpwv, wv eVxi xo xscpctXaiov tissimi viri qui sacram scripfuram tractave- 



15 



'iMotvvy)? 6 xrjv YXSxxav /pudoü;'', oCSek; ci? x^iV 
TOiauTTiv Siocvoiav'' ;^X8£v oüo' e^eXsSev ex xy[; 
aTtotrxoXixvi; '^(ovrji; xb Tiap'uuiöjv So^aJ^dfJievov xaQap- 
ffiov Tcüp, öfjioXoYOüfjiEvov EiVÄi xtti irap' ü[j.Tv' 
oaivExar olo= yip xoiaü-v)v Ipijf/ivEiav* xwv f|Ui£- 



rint, quorum princeps est et caput loannes ille 
lingua aureus, haud quemquam in hanc venisse 
sententiam, ut ex apostolico dicto eum inferret 
purgatorium ignem, quem vos tenetis, in 
confesso esse vel apud vos videtur; nam ne 



20 



TE'ptiJv xivö; TxapEÖr^xaxE. Kai oxi ii'-' Siacodpox; a'. ullius quidem nostiatium interpretationem 

ayiot T« pYixoc rrj? lEpöc; E^riyouvxai '" Fpos-fr,;, xal eiusmodi protulistis. Omnes etiam ultro faten- 

xoii6' o)uioXoy"1!jie'vov Etrxiv, oO xal? Xe^eui advov eix'i tur, diversimode sacrae Scripturae dicta a 

Siacodpoii; £vvoiai<; /pwixevoi, xaOaTTEp r) uijiEXEpa ' ' sanctis explicari, non modo vocibus ad diversa 

(To-fi'a xr|V xoü \sovTOg Xe^iv xki xtjv t^; nixQuq significanda adhibitis, quemadmodum pro ve- 

T:3tpE'6r,x£ '- ( xoZxo y«? tyii; Yp^'f'i«; i'^xvv iSiov), «XXä stra sapientia voces leonis ac petrae in medio 

xai v'jviaixöjv uuv^Eatv 6XoxXT|p(ov £ixi oidaop«, proposuistis (id enim Scripturae peculiare 

ixoXXaxi; oi'^ xat xovavxia'"' (jiExaj^Etpi^ovxE«;, est), verum etiam tota alicuius loci serie in 

wiTTEp" 6 ixiv ixaxolpio; "lüiäwr;; 6Xpu(Tdaxo|j.o(; xr.v diversos ac saepe etiam contrarius sensus usur- 

t(Öv (XTXoTxdXwv luv xM Xpisxw xaÖEopav a;iav Tivi pata : quo pacto beatus loannes ChrAsosto- 

[idvYjv "> cri(jiatv£iv EvduiiaE xat xr.v xoiv -^uXwv xqu '" mus per'' apostolorum cum Christo sessionem 

'lupariX xpi'aiv ävxt xtjc xaxaxpiirewc; E^Eäs^axo- honorem quemdam tantum denotari censuit, 

" oijxE Y«p " ?'i<J' " dUYxotOEOouvxat avOptoTtoi xw atque iudicium tribuum Israel de sola condem- 



n Txavxwv xptx^ xat 0£tTj, cruxE xptvotiaiv, äXXi 
« xaTaxpivoüuiv aJrXw;, coaiTEp oi NivEuTxat xat •?) 
'< 8aoiXi(j(7a Ndxou, xr)v xöjv 'louoatwv Ttovripav 
" •(evei'i »• Ol Se Xomoi OioaaxaXoi xat cuYxaÖE'Spou; 
xoij OEtjTtdxou Xptaxou xct'i ouvotxaGxai; xoüi; aTxouxd- 
Xou? xat iiyovtixi xai^* xaXousiv. 'Ap' oux '" Evavxia 
xaüxa Soxoüuiv -" ; 'AXX' ouSev öauaaaxdv, Et etxi 
xivwv CTtoOö'sEtov xa'i 00Y|Jiaxü)V x<tiv uly) xaipiwv 
itpb; Siä:popov Exaixo; dixJivE'yO-/) -' otavoiav, ouxw 

iSa- 



xou AoYiT|-iou"- xpivavxo?, 



Tr,? oo;7i; uiroi 



natione intellexit : « neque enim, inquit, homi- 
<■ nes una sedebunt cum omnium iudice Deo, 
« neque iudicabunt, sed solummodo condem- 
<. nabunt, sicut Ninivitae et regina Austri pra- 
I. vam ludaeorum gentem » ; ceteri vero 
doctores Christi Domini tum consessores tum 
coiudices apostolos ducunt et appellant. Nonne 
haec contraria videntur? At nihil miri, quod in 
nonnullis negotiis et placitis haud necessariis 
in diversam quisque abierit sententiam, sive 



1. xäv... xiv APM. — 2. laxeov M. — 3. Ad marg. li : ort aTiö xoö änouxo/txoO prixoü e^t.utoii xoi; 
Aaxtvoi; f, xoO xaOapciou it-jpb; S65a. — 'i. tiWo; od^a G. — 5. Ad marg. R : öxi xö xEfiXaiov xwv i\-rixr-'oi 
<i ÖeTo; Effxi Xpu5Öi7XO|j.o?. — 6. Siivoiav om. M. — 7. nap' riiJtiv M. — 8. spiir.vECEt ('.. — 9. oe om. M. — 
10. xf,4 Ypasr,; £;riYoüvxai omisso i£pä; M. — 11. Lilterae ot in voce swoiat; sup. lin. P: item x£ in voce 
CliETEfa. — 12. Ttctpiör.xEv PM. — 13. 5= om. OC. — 14. xivx;» O. — 15. ÖTtEp PO^I; ad marg. R : lipaTov. — 
16. Post [iövriv liabetur in R ev erasum. — 17. toü om. C. — 18. xoti oi.i. C. — K. ip' oOz AM : 
5p' olv oCx O. — 20. ooxoüai M. — 21. i7ir)v£-/9r) M. — 22. /.OYtxo-j M. 

a) Cf. Chrvsost. lioniil. .Vi In Mal. = /'. (i.. t. 58, c. 610-11. 



r. 79. 



134 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[1341 



mens ita censuerit, sive opinio suggesserit, sive 
tempus et reruin adiuncta aut audientiiim vis 
ac voliintas exegerit. Eadeni igitur ratione et 
propositum hoc dictum par est diversis subiici 
interpretationibus tarn apud nostros quam apud 
vestros tractatores. Atqui beati patris loannis 
Chrysostomi expositionem omnibus esse accu- 
ratiorem verioiemque. id non ex eius dignitate 
solum atque eminentia, ob quam cum ipso vel 
magnus apostolus Paulus visusest confabulaii, 
necnon ex unanimi cum eo ceterorum docto- 
rum nostrorum consensu colligitur, verum 
etiam ex eo quod ille prae ceteiis omnibus 
apostolicae sententiae seriem ordinenique se- 
qui videatur, ut qui non singula dicta interscin- 
dat seorsim et interpretetur, sed altius et a 
principio iuxta apostoli scopum repetitam ac 
veluti in unum corpus contextam expositionem 
ex toto exhibeat. Porio cuique volenti animad- 
veitere est, praesertim si hicce apostoli scopus 
llnisque ab initio propositus prae oculis habea- 
tur, Chrysostomi interpretationem mox a nobis 
producendam longe accuratiorem esse, quam 
quae a vobis aftertur et autumatur. 

21. Namque Corinthii, quoruni nomine 
inscribitur epistola, cum sibi ipsi, quo tempore 
apostolus absens erat, dissentirent, et alii alium 
praeferrent magistrum ex iis, qui divitiis et 
externa sapientia clarescerent (haec enini 
magno habebant decori multumque ob ea 
gloriabantur), maiorem ea de causa dissensio- 
neni contentionemque commovebant, adeo ut 
vel euni qui novercam duxerat, inultuni impu- 
nitumque dimitterent. Is unus erat doctorum 
illoium, quibus superbiebant, et quamvis in 
tantuni incidissetscelus, tarnen magisterii digni- 
lateni letinebat, collegium sub se habens haud 
contemptibile, et doctrina profana et divitiis 
fretus. Ouae cum eniendare cuperet divinus 
apostolus'', prinuim quideni communem ad 



10 



Xo'jsy);', T| TOü xotipou xa'i tmv Ivsitiotwv ■ ixpaif- 
[jnjTüjv ri T^; Ttöv axpoaTtöv ouvoifjiEwi; xai fiouAricew? 
äiraiToiJVTiov. OuTu TOivuv xat xb Trpoxeijxevov toüto 
prixbv Eixö« u.;v esti oia(fopou; Ss'^acOai lp(xr|V£ia; 
Tojv TE^ Ttap' fifjiiv xa\ ToJv iTotp' uijLiv ' StSasxaXojv. 
"Oti ?£ rjtoü [xaxaptouitaTpb? 'Iioavvou too Xpuao- 
CFTOiJiou TTocvTiov IffTiv axpifisuTEpa T£ xa'. äXr)- 
OEUTE'pa, oüx aitö Trji; a^iai; auTOÜ xai Citspo/vj; 
|j.dvov, ö'^' /IC auTw'' xat 6 fXEYai; aTtoiTöXo? HauXoc 
i'^iavy) Sto|xiXou|ji.£Vo;, oüS' äiro tv)? irpo? auTov 
au|j.(6b)Via(; twv Xontwv'' irap' :fi|jiiv SiSaiixaXtDv i<Ty_u- 
(nZ,6}j.eflot, äXXa xai oti ij.aXi(iTa ttocvtwv oOtoi; Trj 
ocTtodToXix^ oiavoi'a xaxa Toi^iv xal £'^£;^c; dxoXouÖwv 
•^ai'vETai, x«i oü xa8' ev TÖiv ^r.xüjv aTCOTe[J.v<)fXEVo; 
loia" xai Ep|i.r,v£U(ov, dcXX' avtoÖEV te xai II «px^i? 15 
xarä tÖv äitodToXixbv sxottov 6XoxXiripov xai auv- 
u'^aij[Ji£vyiv '^ wciCEp £v oSiu.« ttjV cpij(.r|V£iotv aito- 
öiSou;. 'EdTiv ouv (juviSetv Toi ßouXojAEvo) TtavTi, 
xaxä TouTOv oy) [/.aXiSTa xbv (XTtotTtoXixov axoTcov 
xai T'/jv il ap/rj; TtpdOEOiv, dixpiSscTEpav e'vki t/jv 20 
XpuiioiiTOu.iXTiv IpfjtTivEiav TauiYiv, -^v -JiuEi;" Eiua- 
yof^.Ev, T^; * Ttap' uaCiv AE-piAEvrii; te xai oo^a^o- 
(XE'vyi;. 



21 . Ol Yap S-)) "^ Kopiv6ioi,Ttpb; ou; rj EitiCToXr," , 
Ttapa Tov xaipbv'- Tr)i; airouaiai; toü «TCOdToXou tpo; 
aXXriXou^ c/_i^d(X£voi xai aXXo; ' •' aXXov oioaaxaXov 
TrpoßaXXdjiEvoi twv ' '' itXouTW te xa\ aotpi'a t^ l;a> 
XapntpuvOfjiEvwv ixai y*P ''^oXI; to xXe'o? ev toT; 
TOiouTOi? Eiyov xa'i U'^ddpa eit' aÜToT? EXETU'-fiiovTo), 
Tipbc; |;i£i^ova diotoTasiv ex toutou xaTa ' ' (Xixpbv 



i ! 

I i 
i 1 



30 



xa'i '{iiXovEixi'av "■ l\r,-iO'i, xai oia toüto xai tov 
Xa^dvTa tV y.TjTpuiav äveTTiTia7)T0v TcapEwpojv ^v oe 
xai oüTo; TÜJv oiSasxaXoiv exeivüjv ei?, Etp' oi; [i^ifoi 
Espdvoüv, xai T»lXixouTtü itEpiTTErtTioxo)? dXi<;6r,[jtaTt, 
T?,? oioadxaXixrji; a^ta; ofio); ävTei/ETO, (jü(jTr||Aa 3ö 
E/t»)V &'.p' lauTOv oix EuxaTatfpdv/jTov xa'i ' ' ty) £;w 
nooiia xai tw wXoutc.j Oappwv. TaÜTa Toivuv 6 (JEio; 
dcTcduToXo; oiopOiouai ßouXdptEvo;, upwTov |j.£v xoivyiv 
Ttpb? TTavTa«; uoiEVTai '* T■^,v TiapaivEciv xa'i t/jv etti- 



1. •iTifjiyx'f'/.odor,^ M. — 2. £?£CTia)t(i)v A ; Tuvu^aatiivov G. — 3. te om. C. — 'i. 7:ap' Ojaiv xai xtiiv T:ap* 
TiiiTv R. — .■>. aÜTÄ; C. — 6. ),oijtMv om. G. — 7. iäia om. G. — S. (juviicpai|xevov M : 6>.dxXripdv te xai duv. 
R, in quo ail inavg. : «paiov. — ".». Cniic A. — 10. on om. M. — 11. aTiooToXixilv G. — Vi. Ad marg. R : 
vüv äpx£'f''" ■'■'^1? Onofi£(7£ijj;. — 13. ciXXo; : äXXoi M. — l'i. tüv om. .\ ; ad marg. R : r.'ipaiÖTaTOv, pauloque 
iiifcrius : töv XaEd-na Tr)v liyjTpuii-/ KopivOiov. — l.">. xara : |i£Tii M. — 10. <piXoviXEiav O. — 17. xai om. M. 
— 18. iroteicai irpÄ? TtävTa; A, at additis supra versum signis ad rei'tum ordinem instauranduiu. 



a) I Gor. I, 10. 



10 



15 



20 



25 



30 



35 



[135] V. - MARCI EFIlliSII ORATIO 

Tiuviuiv xai TtapaxaXEi ro uvTU ktystv xul firj t'/uv 
oyiGf-iKia, \J-rfli i:poffVc'[ji.siv lauTOu; aX)>ov aXXw 
Twv SiSauKoXoiv, ov? av(i)vü[ji(oi; o-^iXiöaai ßouXofievo;, 

UavXov, iyw rft 'AnolXü-, iyiu 6s Kriffu, iyw 
rff Xj)(aroi;, xal tÖv XpiUTOv toutoii; uuvt7.tto)v 
IvTpeTTTixöx;^, co; osov aitavT«? eivai uo'vou ' Xpi- 
(jToü xai [j.T,5£V()(; aXXouTrpO(TOV0(AaC559ai, [^'l^' aöxwv 
•twv xopuaatwv Iv •" dTtouToXon;" Tat^ra j'ap, !fr,iji, 
fieTsa/TjfiÜTiaa dg sfiavTUVKat 'Anollw, iva Iv 
7jftTi' fiüßriTa ro ;t(;j vnsQ S yiyoamui rfQoi'Siv''. 
'EirsiT« TO T»;? £$ti) ao'ii'a; cppuayu.« xaöaipsT xai (o? 
aiTi'av aÜTr.v TÖlv a;^i(j,aaT())V IxSäXXEt -er,? exxXr,- 
oia?, xf'j'Wffi»' avzrlv dvOj.iuQ(iDv xov aiuvQov tov 
Xqigtov Mtl fiWQlav nuQu. rw Qsm xa\ d xt 
TOiouTOv. Etta Tr,v twv äioauxocXojv auvTt'Xsiav w; 
(xixpoe ouvaiAEv/jv l^euTeXii^ef T/g ya'p iari IlavXog, 
^Tidi, r/g (Je '^noXXülg, dXX' rp öiclxovoi, 61' iliy 
iniortvauTS, y.ut exuaKo (ug u KvQiog td'wy.sy; 
'Eyw (ffvTivOu, '^RoXXwg tn6Tiasv,aXX' Qsog 
7ivi,avEv^' wars ovts (pvTSviov sori rt, ovts 
nori^iov, dXk' u uv'luvuv Qsdg. 'O (fvttvwv dt 
xui d noxiCiov av siai. Tb Ttäv Iuti, <f-i\ai, Tyji; 
Oei'aq SuvotuEio;' fiii-üi Ss TravTEc;, avOotoitoi '■' ovte?, 
öXi'y« Tivöt xai atxpi auvatasipouiev, ouohv aXXo; 
aXXdu jtXeov £V toutw ouvaaevoi, xai Taux« öe tov 
(jLioöbv Im toÜtoi; aTTExSs/ouiEvoi '"' l'zKffro^ yüo 
(priffiToi' i'rffoi' i-aaOöv XTjipsrcu xuzu xuv 'iöiov^ ' 
/o'tioi'. MidÖWToüi; Tiva; IvTauQa tou; SiSaixäXouq'- 
'^v)oiv, Iva [Jiri [Jisya ^povSdiv, w; itspou ovtoi; toü 
OiSTTOTOu xa't [xi(j6oi5oTOu . Kai s'^s;?,!; xa Ttepi" xou 
TTETtopvEuxoTo; IxEi'vou oioaaxäXou irpoavaxpouaa- 

08al ßouX-/l8£K, 8v EV XOIC £U.TrpO<j6£V (XTtOXE|JlVEl xai 

xw SaxavS Ttapaoioojai, 0£OtJ cpridtv i(j/(£i' ai'i'fp- 
yo/' ou "cöt? i2iov Epyov txoioüjjiev, ä/.Xa xco xoij 5e(j- 
TOxou ' ' (juvspYOÜatv ßouX'Cifjiaxi- Öfoü' yiWQyiov 
vj.i(:ig Ims. *' Ol [jia6-iixsud[7.£voi, ©soi; olxoöofiij, 



ALTERA DE IGNE PüRGATORIO. 135 

omnes commonitionem increpationemque facit, 
eos obsecrans, ut ideiii dicant, et non siiit in eis 
Schismata, neque se ipsi adscribant alius alii 
illorum magistioium, quos suppressis nomini- 
btis cum vellet indicare, Unusquisque vestnim, 
inquit ", dicit : Ego qiiidcm sum Pauli, ego aiitem 
Apollo, ego vero Cephae, ego vero Christi, 
Christum ipsum illis addens ad pudorem incu- 
tiendum cum omnes debeant in unius Christi 
partes venire, quin ab ullo altero, ne a princi- 
pibus quidem inter apostolos, vocentur; haec 
enim, ait 'j transfiguravi in me et Apollo, ut in 
nobis discatis non supra id, quod scriptum est, 
sapere. Deinde externae sapientiae fastum retun- 
dit, eamque tanquam schismatum originem et 
causam ex Ecclesia extrudit, eam appellans' 
evacuationem crucis Christi, et stultitiam coram 
Deo, et si quid eiusmodi. Tum doctorum doc- 
trinam tanquam debilem etinfirmam deprimit' : 
Quis enim est Paulus? inquit, qiiis Apollo? nisi 
ministri, per quos credidistis, et unicuique sicut 
Dominus dedit. Ego plantavi. Apollo rigavit. 
Dens autem incrementum dedit. Itaque neque 
qui plantat est aliquid, neque qui rigat. sed qui 
dat incrementum Dens. Qui autem plantat et 
qui rigat unum sunt. Totum est, inquit, a divina 
potentia; nos vero omnes, homines ut sumus, 
parva quaedam et exigua conferimus, quin alius 
alio amplius in hoc negotio valeat, quamvis 
mercedem de iis exspectemus. Unusquisque 
enim, mV. proprium mercedem accipiet secun- 
dum suum laborem. Mercenarios autem homi- 
nes hoc in loco doctores vocat, ne se extollant, 
cum longe alius sit dominus mercedem perso- 
luturus. Deinceps cum iam ad fornicatorem 
illuni doctorem alludere vellet, quem postea 
segregat traditque Satanae', Dei, inquit'*, adiu- 
tores sumus; non enim ipsi proprium opus 
agimus, sed niutuam Domino volenti ope- 
ram conferimus. Dei agricultura estis vos, 
qui disciplinam accipitis; Dei aedificatio ab 
agriculturae metaphora ad alteram oratio- 
nem convertens; quocirca se ipse architcc- 



1. Ante üiiMV scripserat R ü?', quod deinde delevit. — 2. inöXw {'A7to),).w cor.) G. — 3. IxtpeTtTixö; M. 

— 4. [lövov POCM. — 5. ev : add. xoT; C. — 6. Ad marg. R : lopatov. — 7. ä),X' ol M : oi C. — 8. riOJavs 
M. — n. ävepuTToi jtövxE? A, sed additis supra versum ß, a, emeridandl gratia. — 10. än£x8cy.6[ievoi; C 

— 11. iSiov lixaaxou A. — 12. xiva? ipYiffi xou? 618. ävxaüOa R. — 13. TOpi cm. R, in quo ad marg. : «xp'i "Se, 
lä xoivü; 5iSäY(taxa- vOv Se äp-/_£xai xüv ixepixüv. — 14. OEUTtdxou : 0Eoü C. — 15, saxe om. G. 

a) I Cor. I, 12. — b) Ibid. iv, c. — c) Ibid. I, 17 sq. — d) Ibid. III, 5-7. — e) Ibid. IIi, 8. — f) Ibid. 
V, 5. — g) Ibid. III, '.1. 



136 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[136] 



f. 80. tum vocat secundum Dei gratiam, iani se 
iactans suamque eminentiani ostendens, quo 
acerbius increpare et comminari valeat. Ego 
quidem, ait", fiindamentiim postii, a fide in 
Christum auspicatus; ea enim fundamentum 
est ; a/ius aiitem siiperaedificat, nempe unus- 
quisque vestratium doctoium. Is autem videat 
quomodo superaediticet. In fornicatorem iam 
significanter invehitur; videat, inquit, unus- 
quisque. nuni consona sermonibus in docendo 
adhibitis et iacto fundamento opera praebeat: 
nam doctorum aediiicatio in operibus potissi- 
mum consistit, quibus ipsa commendatur. Ne 
quis ergo solummodo se aediticare consideret, 
neve eapropter quidquam prolicere existimet, 
sed qualia sint quae aedificantur secum repu- 
tet : nam ea igne probanda sunt in die illa. 
Ouonani igne? eo nimiruni qui in conspectu 
Dei praecedet'' secundum üavidis effatum, 
quique sanctos quidem et optimos doctores, 
quorum eximia opera super Christi fundamen- 
tum aedificata fuerint, apprehendet proba- 
tosque ilkistrabil et splendidiores reddet, ac per 
lianc operis conservationem et claritatem ipsis, 
ut qui laboraverint, mercedis causa fiet; iis 
vero qui ligna, foenum. stipulam, materiam 
nempe vilem, ustuque tacilem, a bono funda- 
mento abhorrentem, supcraedificaverint, qualis 
fuit fornicator ille, doctoris munus adhuc sibi 
arrogans, non modo haud ulla magisterii gra- 
tia dabitur merces, verum eliam ipsum magi- 
sterii opus ubi arserit, utpote ex istiusmodi 
actibus contextuni, detrimenti, non mercedis 
causa fiet : neque enim eius generis opus ma- 
gisteriunive ignis illius vim lerent. Doctor 
tarnen ille non una ipse peribit cum proprio 
suo opere, sed salvus erit et manebit, in con- 
spectu iudicis adstiturus rationemque eoruni 
quae egerit redditurus, necnon aeteinas daturus 
poenas, quin ulluin ex peracto illo magislerio, 
utpote penitus consumpto, commodum fruc- 



Trpöi; * ETEp^v liETOcpopav aTtb T^; yE^pvia; xbv 
XoYOv yLixa^aiMv ' • 5iö y.ot\ lauTov äp/iTs'xTOva övo- 
[xotijEi- xaTa Ty|v toü ösou ^ 7^P'v, Irtai'pojv iauTov 
■r,ir, xoti T/,v '' üTtEpo/^rjv Ejjtcfaivuv, äxE ETiiTipL^aai^ 
a'^poSpoTipov'' xa'i aTTEiXvidai ßouX()|A£vo?. 'Eyuj 5 
tiH' ovi', !fr;<j!, Tor Hiuthot''' itHsixu** xai iTiv 
El? XpicjTov TTitTtiv xaT£SaAoiji.r|V auTTi idp sanv 6 
6£u.eXio<;- uXXog 6i inoixoSofisi'^ , toutestiv £'xa- 
oTo; Twv TTotp' uftTv'" SiSauxaXojv. BXetie'tw o3v " 
6 ToioÜTo; Tiw? ETCOixoSofiEi. fl pöi; tÖv TCEiropvEuxoTa 10 

XoiTTOV £(/tpaVTlX(0; (XTIOTElVETOir ßXETTc'TO), tpVldlV, 

ExaiTOi;, El auuiipwva Tct spy« Toi? tr,? oioaaxaXioti; 
Xo-fOi; xa'i TioxEias'vi.) OeijieXuo TtapE'yEiai '^- oia xcÖv 
IpYcov Y«p [/.aXicxa ^ oixoäo[Jiyi twv SiiaaxaXwv 
(TuvtSTaTai xai xavia «uxtjv EjaipouTi. JMr, ouv ,- 
airXöJ? oxt'-' o!x!>So[jLeT oxotteitio, (ji7io' ix toutou ' '• 
TtXi'ov XI :roiEiv vojjii^e'tw, äXX' &7ro~a''' eoti xot 
oixoäopioüuEva Xo^i^EdOw üti irupo; yap xaüTa ooxi- 
uaaGinffETai xaxi xtjv f](X5pav exeiv/iv. Ociou Trupd? ; 

EVWTTIOV TOV) 0£Oli TTpOTTOpEUdETai "" xaxOI TO 20 

EipTjuiEvov OTTO Aaui'o' ', TOii; t/.Ev äyio\i; xai «YaQoui; 
SiSaaxctXou; xai xi X«[jL7rpa '* xöiv IpYwv Itvi xio 
OEpicXiw Totl XpiTTou E7roixooo,u.oüvTai; ■■JTxoOE^iu.evdv 
TE xai Ooxipiasav E'mXajATrpuvEi xat tptoxsivoTE'pou? 
ic-fädETOii xai Sia tYiV xoü spYOü äiaijiovr;v x«i .15 
Xa[x7tpÖTr,Ta [Aigöoti 7ip();£vov axE Syj xExoTrtaxdaiv 
aCxot; Y£vr]5ETar xot? 0= ^ÜX«, X.c!pTov, xaXäp.r,v ' '^, 
aTijAov uXr|V xa'i £UJTp-/-axov xai tm xaXcü GeuieXuo 
äTtaOouffav, l7TOixoSoji/-|(ja(iiv, otoi; -/jv 6 TtETTopvsgxwi;-" 
EXEivo; xai eti SioäaxaXoc; Eivai SouXo'[X£vo;, oü [;idvov 3ü 
oöSeic; [;ii(i6b; x^c; SioasxaXi'ai; So6)i<7£xai, aXXa xai 
TÖ EpYOv aüxb x-^i; äiSaaxaXi'a? xaxaxacv'-', axE orj 
EX toioütojv Guvu'iaaijiEvov'-'" TTpa^EMv, ijvjixia;, oüv'i 
[j.iij6ou Y^^'''.'^'^"' TCpd;£vov' ouSev Yap xoiotixov EpYOv 
ouSe SiSaffxaXia xuiauxr, xb Trüp exei'jo ü'^i'ffxoxai' aO- 35 
xö? Y^ [i-r^v'^^ 6 xoioütoi; SiäasxaXoi; oü (Juvoi«:pOap/^- 
a£xai Toj oixEiw £pY<;), äXXa aiüOrjCExai^ ' xai Tiapa- 
(/.EVEi xai X(ö xpixY, TxapaoxviffExa: xai 'k6-^ov''''(j'^i^s.i 
T(ov TTEirpaYpiö'viov xai xyjv aitiviov-'' iiTcoaTr^ffETai^' 



1. itoioü|iEvo? H, nt in mar;,'. : Ypi'j/ov liexaYaYÜv ; in A : \izxa-^ay6y A . — 2. £7iovo|xä?Ei G. — ;!. 0£oü : Xpi- 
oxoü H. — '1. x^v Olli. R. — 5. tmöjjir.oai M. — (>. (TtpoSpwTipov C. — 7. xov |i£ii£>,iov A. — 8. Ti6T,xa EM. 

— !). £5ttxo6o|iei OI'A, at A corr. vull, addilo supra versuiii 0. — K). nap' rifitv AM. — 11. oüv : Si M. — 
Ij. TiapE'xETc H; idciii ad iiiars,'. : (.'jpaiöxarov. — 13. 6, xi M. — l'i. xoüxou : xoO R. — 15. ÖTtoia I'. — 1(>. Ttpo- 
■Jtopeüexai M. — 17. ÜTtb toO A. ()(;. — 18. xai xa ),. : xoue ta K. M. — 10. Ad uiarg. R : to-jxoi; xoti; ov6[i.aoi, 
i7f,[iaivst Tic a'idxpa; tüv npiSEuv. — 20. jteTtopvEuxö; .\. — 21. xataxatv : xaiaxTiiaExai M. — 22. auvuf a(j(ievuv li. 

— 2:!. nev C. — 2'i. Ad inarg. R : xi xö cw^riai-zai. — 2."). /.rjfwi M, — '41'). aiüviov : c(Xwvr,v M. — 27. 5;yriv -JnooT. li. 



.^.^t. I Cur. III, 10. — iij (_;r. Ps. xcvi, 



[-137] V. — MARCI EPIIESII ORATIO AI/fERA DE IGNE PURGATORIO. 137 



SiXTjv, av.osv Too epyou Tr,i; oiSaoxaXia? ex£ivr,(;, 
axe SiotcfOoipeicri;, oviaevo;'' uvTwg- yuQ tfr|(Ji 
awHrjasTiu, (J? rfi« /ripö?, toü xriv toikuttiv öXr)v 
euntiirpiövTo; •* xai xaTaxai'ovTO?, xai aoiOriaetii 
^ awTr,piav aTroAeia; /ei'pova" ßs'XTiov y^P V «"tw 
£1 (xr,0£ ifi'je-:o ^rfik tots saco^r,, toiaÜTr,v öXrjV 
£7ri-|i£p!)u£vo5. Kai £!pe$5i<; litöcYE', (ja^M? rjär, '• Tr£p'i 
Toü itETtopvsuxoTo; Tov XÖyov TTOioüfjLEvo;' Ovx 
oiSurs^ ort »'«og" Qsov ears xat ro ny£i)/.iu tov 

'0 0foj; oixff' ii' 17»!'; Ei Tig tov vauv tov Qsov 
qOeigci, (ftisQU tovtov Qsdg' o yug vaog tov 
Qiov äyidg tarii', oiTuig tars vfiBiQ- Kac iTTEior, 
ao'.pb? y,v £X£Tvo;* xa'i etti toI" oi5(X(tx£iv £'*pdvEi, w; 
EVT£u9£v TVjv oi'xriv 5ia''cpEu;dpi.£voi;, auvr,u|ji£Mi); 

1' EÜSui;"' ETro<YEfiTf?;rf£(? iauroV tiunuTÜTio' H Tig 
äoxsl aoffiog tlvm tv vf-uv iv tiu ulmvi TOVT(n, 
/.iwQog ysrioHw, i'vu y^vtjTui aoffog' 7] yuQ ao- 
(fia TOV >c6af(ov tovtov itwnla nuQu rfu Öfw 
fffr/". Kai ;ji.ETa;u äu/.Owv öliya, 7rci')>iv xarociopi- 

20 xtoTaT« TW Xöyw y ptötxEvo; avoxaXuTTT'i tpavEpw; i^Sr] 

TOV Tr,V «[XOpTlOV £ipYaff[JlEVOV EXElvy|V Xal (JvElOli^El 

(Ttpoäpiö; Toijc fcic' aÜTw TtEtpuaioipiEvou? xai itpö? 
TOV XfiYOi* äiToSXeTTOVTOc; pidvov, dXX' oü Tr,v Suvapiiv 
«Ütou xai T»)v Sia6E!Jiv !jxotcoui;i£VOu;' Xs'ysi'" Y'P 
ouTWi;- 'ßc ;«>; iQ/OfiBvov 6i fiov TiQog vftäg, 
irfvaiwHtjOÜf Tii'tg' iXsvaofiai, 6i ru/iiog, iuv o 
KigiogOiXrjiJrjjXai yi'(üao/.iai ov tov Xoyov Tcoi' 
7t£q)voiWf.i£vwv, uXXu TTjV övvufdt'' ov yug iv 
Xoyio ?J ßaaiXiiu roi; Qsov ' '', dXX' t-v 6vvd/,tsi^ '. 
Tl HsXsTf ; iv Qu6S(>i iXdio ngug vf.iüg rj iv uyünr] 
Tivstf-iuTi TS nQUOTTjTog; "OXiog dxovsTcu SV 
v/.iTvnoQVii'a,Kut toiuvtt] 7JOQvtia,7]Tigoväs iv''' 
Tolg sdvsaiv <jvofidCsTui,waT£ yvvuTxä tivu tov 
naTQog syuv xai v/iisTg'^ nsfpvaiwftivot ioTt. 

35 xai ovyi fidXXov insvOijoaTS, i'vu i^uQHij ' ' ix 
(.isoov vfiwv ro soyov tovto nottjaag; BXi- 
icEii; EvT«v;6a TToTov EpYov xaTaxarjoEdöoii" tote Xc'ye'i 
xai TTOiov oixoodjjiov '" äia toü Trupb? exeivou (TwÖ/;- 
(TEOÖai ; Ei U£v oOv jxixpdv xi-" xai j^esov ätiipTriaa 

40 r] TtopvEia. xal TOiaux-j) Ttopvsia, xpaxEixio-' ii twv 



25 



30 



tunive percipiat. Sic cnirn, inquit", salviis erit 
quasi per ignem, quo eiusmodi materies incen- 
ditur et comburitur, saliitemque consequetur 
ipso inteiitu peiorem : satius enim illi fiiit, si 
ne in lucem qiiidem editus fuisset, neve tiinc 
supervixisset taleni iiiiportans materiain. Deinde 
subiungit, aperte iam de illo, qui fornicatus erat, 
sermonem Habens'': NcHitis qiiod templiiin Dei 
estis, et Spiritus Dei Imbitat in vobis? Si quis 
templum Dei violai'erit, disperdet illiim Dens; 
temphim enim Dei siinctum est, qi/od estis vos. 
Et cum sapiens esset ille ac de magisterio glo- 
riaietur, arbitratus hinc se poenam evitaturiim, 
continuatim mox subiungit' : Nemo seipsum 
seducat. Si quis videtur inter vos sapiens esse 
in hoc saeculo , stultus fiat , iitsit sapieps;sapien- 
tia enim luiius mundi stultitia est apud Deum. 
Et cum interim nonnihil disseruisset, rursus 
vehementissimo utitur sermone, eum iam pro- 
dituius qui scelus illud admiserat, et acerrime 
eos perstringit, qui altum ob doctorem illum 
sapiebant, ad solam eins spectantes orationem, 
non autem in virtutem animumque intuentes. 
Ita enim loquitur'' : Tunquam non venturus sim 
ad vos, sie inflati sunt quidam ; veniam autem 
cito ad vos, si Dominus volucrit, et cognoscam, 
nou sermonem eorum qui inflati sunt, sed virtu- 
tem : non enim in sermone est regnum Dei, sed 
in virtute. Quid vultis? in virqa veniam ad vos, 
an in caritate et spiritu mansnetudinis ? Omnino 
auditur" in vobis fonücatio, et talis fornicatio, 
quae ne quidem inter gentes nominatur, ut uxo- 
rem patris sui aliquis habeat ; et vos inflati 
estis, et non magis luclum hahuistis, ut tollatur 
de medio vestrum qui hoc opus fecit? Vides in 
hoc loco quäle opus dixerit eo teniporis com- 
bustuni iri, quem veio architectum per ignem 
illum salvum fore? Si ergo levis aliqua medio- 
crisque culpa sit -fornicatio, et talis fornicatio, 
vincito doctorum vcstrorum interpretatio. bo- 



f. 80-. 



1. oia^Oapsi'jri;, öv3t|i£vo; : äta^Oapeiaac o Ya|xo; OC ; övoOiievo; A. — i. o'jtu O : oOxojc in ouxo; imilari 
vult R, addito supra versuin. — 3. EjxTrpwvro? A. — 4. ort r.ör) M. — 5. ot5ax£ qjriii R. — 6. vaoi A. — 
7. oixei : exei C. — 8. exEivo; ^v R, in quo ad marg. : «paiov. — i). erei to M, ac lin. sq. 5jvri[i£VM?. — 
10. EÜeü; : aüOi; C. —11. (Atopia £.7x1 itapi To. ©eiö C. — 12. Xe^ei : Xe'yw M. — 13. äXXd Triv-ßatriXEia xoü Weo-j 
om. M.— 14. Ad marg. wpaiov R. — 15. ovo' Iv R. — 16. rutsT? M. — 17. Eraxörj M. — 18. xaxaxaVitjExai 

M. — 20. (iixpov VI XI PM. — 21. xpaxViTa) R. 



R, tum ad marg. : oSpaiöxaxov. — l'.t. oixovö[iov 
a)I Cor. 111, 1.-). — li) //'/'/. Hi. — c; Ibid. is-l'.i 



■ d, Ibiil. IV, IH-21. — i'i lliid. V, 1-2. 



138 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[138] 



f. 81. 



nanique consequatur salutem magister ille 
fornicator; sin ad illum quideni aperte spectet 
oratio, eiusque opus et peccatum ex moitiferis 
Sit et pessimis inter mala, ut ne facile quidem 
inter gentes perpetretur, quae iam superest 
ratio, cur Chrj^sostomi expositio robur non 
obtineat, nee per salutem intelligamus illud 
ipsum dumtaxat, quod non penitus ille cum 
opere suo absumatur, sed relinquatur, opere 
iam deleto, ceu cremium aliquod ambustum 
universorum iudici adstiturus. Nam vini solam 
probandi habet ignis ille, at non is ipse est qui 
peccatores in aeternum est apprehensurus; ac 
forte ob hanc ipsam causam David ait' : Inflam- 
mabit in circuitu inimkos eius, id est amburet 
et obscurabit ac deformes reddet, quales fieri 
solent homines igne adusti, non autem penitus 
absumet. Gregorius itidem Theologus hunc 
distinguit ab aeterno illo igne in sua in Baptisma 
oratione, dum ignium genera percenset : « Sive 
« ille, inquit"", qui ante faciem Domini procedet 
« et inflammabit in circuitu inimicos eius, sive 
" ille Omnibus bis formidabilior, qui cum in- 
11 somni illo verme coniunctus est, nee unquam 
« extinguitur, verum in sceleratorum hominum 
« poenam sempiternus est ». 

22. Cum haec explicatio potior videatur et ad 
ipsum apostolicae sententiae scopum spectet, 
ut apertissime ostensum est, bonis illis exi- 
miisque operibus, quae per aurum, argentum, 
pretiosos lapides signifkantur, vilissima ea ac 
pravissima opera opponi dicimus, quae per li- 
gnum, foenum, stipulam manifestantur; quae 
res idoneae quidem sunt ad aedilicanduni, 
opificium vero, cui fabricando adhibentur, ustu 



ayaOriV ffwrripiav 6 TtETropveuxwi; exsTvo; oiSaffxaXo;' 

Et Se TtpÖ; IxeTvOV [JI.SV 6 Xi'^OZ, CfavEpW; äTToSXc'lTEl, 

TO S'^ EpYov EX61V0U xai to ajAapTijuia tmv öava- 
oiutojv £<TTi xa'i Twv «xptov Iv TOI? xaxoT? xai [Ar,o' ■' 
£v ToT? eOveui-* yivoLiE'vdJV ' paoiw;, Tl; ETI"' AsiTtETai 
Ädyci; [xv) x/iv XpudOSToatx'/iv f^;c{■[^t\n>.•^ i/siv xö 
xüpoq xai awT/jQiuv voET(j9ai tout' aÜTo'' [xdvov, 

TO |Jl»l TM EpY'!''' dUvSla'^flOEipEljOal, ItEplXElTTEClOal ' 

Äe', EXEtvou 0iacfi6:(pE'vT0;, xaSaTtsp ävoXeov ' Tivi lo 
xai Tr£pntE-.pX£Y|JiE'vov'" tw xpiT?; twv oÄwv" Trapa- 
ijTr|adu.£vov Soxtaagiixäv yap [aÖvov exeTvo tÖ 
Ttup'", aW o'jx auTo exeivo to tou; au.apTio),oüc; 
aiwvt'wi; i)7:o5£;i3jj.£vov'''- xai Ta^fa xai'' oi' aÜTO 
ToÜTO xai & Aau'iS qiKoyisT''' cpvjsi y.vxXio Tovg u 

f/ßgOvg UVTOV, T0UT£(JTl :t£pltpA£$£l T£ Xai ^O-JlöoEl 

xai OuffEioEi; Tiva;, olov eixo? tou< itupixaijaToui;, 
EpYoiffETai, äXk' oüx EidOtTrav'* xotTavaXo'jaEi. Kai 
FpriYopioi; ' ' Sa öxoXouOw; 5 OeoXo'yo; oiaoTc'XXwv auTO 
Tou aiojviou Tcupbi; exei'vou, ev toj neoi Tov ßu- 20 
jiria/itUTOg XÖy«;' tEpi SiatpopSi; Ttupo?" s^tjyoÜ- 

plEVOC, n EITE " tprjCl '< TtpO TTfOfflüTTOU KuplOU UOpEU- 

« ffETai xai cpXoYi£i xuxXw xol? ly^OpoL; aijToij, 

II EITE TO TOUTWV ETI a)o6EpWT£pOV, 6" T(0 aXOt- 

II fjiviTto ffxojXr|Xi düvTETaxTai, (xr) (i€evvuu.evov, 25 
'I aXXa oiaitoviijov-" Toii; Trovripols ". 

22. TaÜT'/;i; * xpaToüavic t^; E^/iYviffEw; xai lipo; 
TOV cxoTtbv TouTOv Trj? a7iO(7ToXixv)i; otavoiai; ixTro- 
fiXETtouay,!;, wi; :pavEpwTaca OEOsixtai, toT; (jiev 
otYaOoT? xai opiffTOii; spYOi?, a 8ia tou j^puaou xai 30 
apyüpou xai Toiv Tiai'ojv XiOoiv voEiTai, Ta cpauXö- 
Taia TO)v EpYwv xai TrovripötaTa avTixEiaOai cpauEV, 
5ii ;üXojv xat ydpTou xai xaXoiay)i; 0y]Xouu.£va, uXr,; 

TTpbc; ^xiv OlXOOOfATjV dUVTEXouaV]?, EUTTpridTOV- ' Ss TW 

Tcupi tÖ^^ sc auTÖilv eruviaTaixEvov'^' aTTEpYal^opiEVYii;. 35 



1. r|ii£T;p(üv M. — "2. TO ö' äv C. — 3. Litlei'a v vocls eöveti sup. Uli. P. — 4. Y£vo[i£vov C. — 5. paoiw; ti; eti 
M. — G. TOÜTO aCiTÖ M. — 7. TO (supra versunil ipyov O : xb Epyov C. — 8. 7iEpiX-.ijtE-»i M. Ad nspiXsiTiEijeai lioc 
H ad marg. exhilict scliolion : aÜTöv töv SioiixaXov SriXaäri; tum ad vocem exeivou alteium hoc scholion 
addit supra versuin : to-j efyoj Sir,).aSvi. — ',1. ävaXEov ila explicalur altera manu in marg. codicis P : 
ivaXEOi 6 xaTä^Tipo; avOpMTto; 6 |r)po;. Quid signilicet, non inlellexil M, ut porspicuuni fit ex sublunclo 
signo (;). Ego equidem, adicclivo in subslaiillviiin mutato, cremium dixi in interpretaliüne, quo aptius 
sf-nsus redderclur. — 10. Tt£pt9).cYÖ[ji£vov MG : TC£piit£y),£|ji£vov ÜP, sed altera manus in P sup. liii. y posuil. 

— 11. TOV öXov ,\. — 12. EzEivo TO Tiüp (iövov M. — 13. <i7toS£?a|XEvov R. — l'i. xai solus habet A. — 
l.">. 91)51 OMi. (JC : .-iup. lin. A. — llj. ei; änav MC. — 17. Ad marg. R : rpnyiäpio; 6 etoXivo;. — 18. Loco 
-ypö; scripserat \\ paTtTl;, quod mox delovit ; itupö; om. M. — 19. ö : m M. — 20. (j-jv5iai(üviCov A. 

— 21. EÜTtpTiTTa R. et ad marg. üpaiov. — 22. -a su|i. lin. P. — 23. tm... iTuvi(jtap.jv(i) R. 



a) Psal. xr.vi, 3. — b) />. G.. 1, 3i;. 



'rl2. 



-139] V. — MARCI EPHESU ORATIO ALTERA DE IGNE PÜRGATORIO. 130 

Toüro Y«? ^v TW tÜTCOdToXio (jxoTrbi; EV0£i;aa6ai, to facile leddunt. lUud c-niin apostolo consiliuin 

fiiit, ut demonstiaret, haud uUam eum peicep- 
turiini utilitatem et meicedem, qui super 
Christi fundamentuni doctrinam struxerit pra- 
vis operibus coniunctam, ac propterea mer- 
cedi ita detrimentum opposuit, ut, cum opus 
nee salvari nee iudiei Stipendium persoluturo 
exhiberi possit, illum tarnen ipsum, qui opus 
perfeeerit, salvum fore dicat quasi per igneni, 



[iViSsiAiav ovr,(iiv sivai |/vi5e (jiiaObv tiö |j.STa |iO- 
vOripöJv epywv eiti xio tou XpioTou Oejaeaiw t/iV 
SiSauxaAixv Ctpai'vovTi, xai Oia toüto tw piioöw xr,v 
5 ^yjaiav ävTs6r,x£v, w? xoü Epyou [xr, owCojxe'vou [ji.r,5£ 
TW xpiTr/ xai f/idÖoSoTTi <pavr,aO(XE'votj -, oüto'v ye 
(XTlV EXEIVOV xbv £ipY3«IIJ.E'vOV x«i a(o6/)(iEff6ai cp'/;<iiv 
(0? Slot TTupo«, rjiiitpXEXTOV oiov xai aOXiov, xai tw 



xpiT^ 7rapa(jTy-(j£c9o(i xai xöv XÖyov t^; olxoSojxvi? ^^j^^j gemiustum et miserum apud iudicem ad- 

10 &ps$Eiv3- xaloiä ToÜTOxa/a xa'i 6 Ttpoir.Tixö? ao'yo; gtiturum opiriciique rationem redditurum. Ea 

TTEpt irjc; ^aE'cai; e'xei'vvh; ip-/i(7i'-Ä«t ' (rfoi'«'i'öpw;i05 forsitan de causa propheta, dum de die illa 

xui Tu tgyoy uvtov, i<K o'^ei'Xovto? xa\ xou IpYOu loquitur, ait : Ecce Iwmo et opus eius ; quo 

sufAixapaijiEvEiv xoi? EtpYaaas'voic, si [jle'XXoi jjiioOoiJ ostendatur opus cum operariis servandum esse. 



wpd^evov auxoii;^ esehÖoii. Ta oe Trovr,po'taTa xatixa 
15 Twv IpYwv E7roixo5oij.£ia6at !fa|XEV ours Ttotpa xöiv 
äsEßtöv xaxa xöv utjiE'xEpov "köiov, ouxe Trapä Ttctvxojv 
aTxXtö; xöiv auapxioXtöv ouOe y«P "P°? ToivTa? 
e^Xettev 6 xoü äTTOdxoXou (jxoTxbi;'' oüSe xa6oXixr,v 
xiva oiaipsüiv YiSoÜXeto ixapaooiJvai, dXXa Ttspi xwv 

.7Q XM = 5 (JUVEpYO'JvxlOV ETTOIEIXO XOV XoYOV, OUIVE? 

Eisiv Ol oiSäaxaXof xouxou; y*P sixotxooo[AOÜvTo«; 



si ipsis mercedi futurum sit. Haee vero pravis- 
sinia opera superaedificari dicimus neque ab 
impiis, quae vestra est sententia, neque ab ullo 
prorsus peccatore : non enim ad omnes apo- 
stolus intendebat animum neque generalem 
quamdam divisionem tradere volebat, sed de 
iis loquebatur, qui mutuam cum Deo navant 
operam, id est de doctoribus. Qui dum struunt 
super Christi fundamentum (secus enim lieri 



xw xou Xpioxou OelieXuo (xat y«P «'*'>'•'? <>">' £vs- nequit, cum christianorum praeceptores sint), 

oejcExo )(^piijxi«vwv oiSxoxotXou; ovxa?) EvoE'-/£{i9ai f,g,-j potest, ait, ut pravissima etiam opera et 

(OTjoiv g7roixooo|i.^aoi xoei xa tpauXbxax« xwv EpYuiv vihssima et omnino peritura struant, sicut ei 

25 xai äxiaoxaxa' xai oia-iOapyiubpiEva Ttavxüj?, oTov contigit qui in fornicationem ceciderat. Quod 



ETXaÖEV^ EXeTvO? 6 X^ TTOpVEia TXEplTtEKÖv. El S' UfAEli; 

Xe'yexe i).r, Suvaoöai xw xoü Xpidxou SeixeXko xa 
xäxiaxa xai Oavaoiaa (juu.-{.ü)vr,<7ai xSJv EpYWV, ouos 
xi jXExpiw^ xa/.a :pair,y.Ev av fiUEi; cuai.iovEiv dXX' 

30 oCv ETTOixoSoiAOuvxai xri Txt'axEi xa't xa'^xa xaxsiva 
TTOpi TxoXXölv, ou xwv xu^ovxcov ao'vov aTrXw?, aXXa 
xai OiSaaxöXwv xai tote xa'i vüv, olov &■/] xai exei- 
vo? ^ ETtaflEV ". "Oxi 8e xb acoßtjasTM xaxä xyjv Xpu- 
ao(7xo|jiixy)v '" IpjjiTjVEiav " xb TiSQiXeKfHrjasrui 

35 pio'vov oriXoi, xa6y. -^rjdiv 5 Troipa xoi 'Iw6 aYY'Xo;' 
'EawdTjv iyw fwi'og, xui /jXOov xov dnay/iTXu.i 
aoij xai oüx ett' dY»Öw x£~xai Trdvxoj;, w; oi'- 
C|As'xEpoi Xo'yoi, o^Xov e; wv'-', xotixo tpoSriÖEi? ö 



si vos dixeritis, pessima mortaliaque opera cum 
Christi fundamento convenire non posse, nos 
ne mediocriter quidem mala cuin eo convenire 
dieemus. Nunc vero cum haec tum illa super 
fidei fundamento aedificantur a multis, non 
a quibuslibet modo et plane vulgaribus, sed 
etiam a doctoribus et olim et nunc, prout illi 
etiam doetori accidit. Illud autem sa/viis crit 
nihil aliud significare ex Chrysostomi sententia 
nisi supcrerit, sicut angelus ait apud lob' : 
Salvus sum (effugi) ego soliis et veni ut nuntia- 
rem tibi, non autem usurpari omnino ad 
aliquid boni innuendum, quae vestra est opinio, 
ex iis perspicuum fit quae apostolus, veritus ne 



dTxdtjxoXoi iva [x-/- xic vopiiijyi, ETxriYaYEv Ovrw Si quis id sentiret, subiunxit : Sic tarnen t/misi 

1. xpiiTf, K. — 2. ^^avTia6|ji£vov li ; qiav^aaiievo-^ C. — .i. ij^i'c.t<- K. — 4. xai om. H. — 5. aOr?,; JI. — 
6. ).6toi; R, addito tarnen ad inars;. : ypi^l/ov irxoiKii;, liiiii Mpaiov. — 7. ix:ii(ixaxa R. — 8. xäxsivo; G. — 
y. £jta6£v om. C. — tu. Ad raarg. in R, hine : upatQxaxov, iude : öxi xo aa-Oi^Tixai zaxa -m Xpu<jö(rxoiiov, 
TÖ 7t£pi),Eiyer,5£Xat (lövov 8-/1Ä01. — 11. £?|J.nv;av A. — l"-'. oi Slip. liil. P. — 13. £'; wv ; ix xiov C. 

a) lob, XVI, V.K 



140 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[140] 



per iqnem. id est quasi semiustiis et atratus uic, 6iu nvQog, i,\x.\-ifkff.-:o', otov xal Cotpepo? xai 



et in statum plane miserandum redactus. 
Moxque vehementibus utens verbis" : Scscitis 
quia templtim Dei estis, et Spiritus Dei hahitat 
f. 81-. /„ vobis? Si tjiiis aiitem templitm Dei violaverit, 
disperdet illiim Dens. Quo in loco in adversam 
partem orationem transtulit, salutem illam per 
ignem ad interitum duceie pronuntians. Non 
ergo de levibus peccatis quaestio hie movetur, 
neque ullum proponitur de purgatione consi- 
lium (haud quidquam eniin eiusinodi plane 
dixit), sed de gravissimis et mortalibus, qualis 
fornicatio est; hanc enim nuncupat perniciem 
teinpli Dei, id est corporis. Nihil igitur inepti 
nos admittimus dum unam Chrysostomi expla- 
nationem per oninia sequinuir; nee vicissim 
niirari licet, quod nonnulli alteri diversimode 
apostoli verba intellexerint. Id enim iamdudum 
doctoribus accidere solet in omnibus fere 
Scripturae locis, nee fieri potest, ut idem textus 
diversimode explicatus, prout iani a nobisantea 
dictum est, omnibus significationibusaequaliter 
accommodetur; sed necesse est ut alia aliis sit 
potior, meliusque codicis scopum assequatur, 
qualis illa sane nobis visa est quam protulimus, 
ipsa veritate de re iudicante. 

23. 1. Ad nostra deinde argumenta, quorum 



tÖ oXov a^)vio;- xa'i e:fi£;r,; xaTO-^opixcö?- Ovx 
oiduTt vTi vuog &eoL- tars xui tij Tiitvfiu rov 
Qsov oixsl av vfilv ' ; El rig tov vuov tov Qsov 
({fieigti, ifOsQsl tuctoi d Qtvc,-- * ih TOuvavTiov 5 
IvTiüös TOV Xdfov [XEXY^YaYE, ■^V St« TTupöi; awTr)- 
pi'av £XEivr)v et; ÖTOoXEiav tpspEiv ditoarivajAEvoi;. 
Oüx ap« TCEpi [Aixpwv iixapTiSv 5 lo-ioc, oioE Trepi 
xaOäpdEo)? 6 (jxoitd; (oüSe y^P ■^' toioutov Etpir,xEv 
oXw;), a.Xkk TTEp'i [jieyiotojv xai öavaaijxtov x«i oia'* 10 
IdTiv ^ TTOovEioc TauTYjV yoip !p6opav övojjia^Et xoti 
vaou Toti ©EOiJ, touteVti im (jtojAOiTO?. Ou: «pa 

TTOIOUUEV ■^ifisT; OUOEV BTOTCOV |Jldvr| Tri XpU(r05T0(ilX?) 

IpjjiiHVEia oia -reävTiDv' ETrdpiEvci, xai öaujxadTOV oüSsv 
au9iq El tive; ETEpoi Trpö? oiotipopov Evvoiav' Ta 13 
Eip-fitJiE'va TW aTTOOToXw E^EXaSov e6o; te y"P toüto 
Toi; ftioauxotXoi; äp/atov liii iräui aysciöv Toi? 
^■/■jToTi;, xai TTiV auxr|V ypr,(Jiv oiaidpoi«; «ttooiSo- 
pis'vriv Evvoiai; , oitEp viaiv ^är, xai TipoTEpov 
£tpr,TOi'', TCOiaaic; E-^ap|j.dI|Eiv 6[aoÜo5 aiA/jyavov, ÖXX 20 
«vaYxvi TOUTüjv Tiva xupiwTE'pav Etvai tSv aXXiov 
y.a: tjiaXXov £''^ixvouu.£'vy;v to-j tcov y^YP^'I^H''^^"''' 
CTXOTTOu, OTTOta" orj xai f) pr,6Ei(ja, oixa^ou<jr,i; ttj? 
äXriÖEia?, Yiiiiv xaTetfavr). 

33. a'"**. Met« oe Taüx« upo; tou; fipiETspou; 25 



ex multis, quae dicere poteramus, pauca Xoyouh, oü? e'x koXXiov, wv eihteIv Eij^Ofjiev', öXiYOu? 



quaedam produximus, respondere cum velle- 
tis, ad primum quidem, in quo diximus magis 
esse consentaneum divinae bonitati, exiguum 
bonum minime conteninere quam exiguum 
peccatum ulcisei; — vos retulistis, non posse 
exiguum bonum remuneratione donari, si 



Tivic TTopEO'fjxaaEv, ä7ravTr;(jai irpoÖEU-Svoi, rrpoi; 

U.EV TOV '" TtpöÖTOV, EV W Xe'yOU.£V ' ' LnäXXoV TTpOUV^XElV 

TT) aYaOoTviTi'- Toü 0£oij to oXi'yov aYaöbv [^y] irap- 
lOEiv ri TTiv (JLixpäv aj/apTiav oi'xr,; a^iotiv, — avTS- 
9y|XaT£ piT) SeTv to oXiyov (XYaObv ä[jioi6% tuyx,"v£iv, 

per culpam aliquam mortalem interierit; av ot' apiapTia; tivo; 6av«(ji\aou vExpoiOv;- iravT« 

niortalis enim peccati est interimere omnia y^P Tr,v Savaciuov äfxapTiav xa irpiv y^Y^'I^^"'' 

i)ona opera prius peracta; ipioad alia vero 

peccata rem non ita se habere, cum in iis, 

ipii in caritate Dei decedunt, Caritas ipsa non 

possit levia peccata delere, sed mortale dum- 

taxat peccatum, quod directe i])si opponitur, 

a quo vita aufertur, (piani Caritas elargitiu-. 



30 



vExpotJv äY«9a, oüy ouTW Ss xai'^ eixi tSv E'vavxiov 
E/Eiv xoT« Y"P ''■'^ aYoiTtY] Oavoüci ftr) ouvaaOai xrjv 35 
ifiizr^^ aux'))V'to'? piixpa; xjiv aaapxiwv dTraXsi'^Eiv, 
äXXi jjidvriv Tr;v aCixri Ivavxiav''' Oavadijxov aaap- 
xiav, -»ixt; aTtoaxepEi"' xyJ! ^wv;;,:^vyi ctYafO /.opilY^'- 



1. ri(iTv M. — 2. Ad iiiiiix. löfaiov li. — 3. ola Pl)M. — 'i. oiä rcivTio A. — 5. Iwoia R. — fi. TipÖT^pov 
E'iprixai, in prima scilioet oratione. Cf. supra, p. 'i8, I. 13 ; vol pollus in secunda, p. 71, l. 1 1. — 7. önota R. — 
K. In margine : a" R : lipo; xb a" P, ac sie deiiieeps Hpö; xö ßv), npö; xb y'" x^"'- 'l'ioJ seiuel moiiuisse, 
salis erit. —9. e'xoijicv OMC — lo. xbv : xb POM. — 11. Cf. supra, p. 70. — 12. xi) cfiXav6pw7t;a xai 
aYadöxrjXi H. — 13. Allcruiii y£ in ysY^'-ll'-^va .-supra versuni A. — l'i. x«i oiii. C. — 15. ivavTi'av um. M. — 
10. vixi; <inoax£pEi-eavaiji().ov i|iapxiav (p. l'jl, I. 2) om. A. 



a; I Cor. in, 'o-i7. 



1141] V. — MARCI EPtIF.SII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. l',l 



ToÜTO [Jiäv oOv xai u;poopa TEpoicTiov, ei tt.v 
6avö(TifA9v ajjiapTiav aTraXsitpouaa r, ' «YaTtri, xi? 
(jiixpa? Twv ajAapTicöv oü ouvaTai t'juto ttouTv, 
(äoiTEp- av El n; xva-^su; tcc pilv OEUGOTtoia ■* xa'i 
5 ävaTTOviTtTa xcöv puTtaijjiäTwv exttXÜveiv e/.eY' oova- 
oOat, xa 0£ jjLixpa.Te' xai /[Ttov xaTa ßaöou; ' 
IvSeouxdxa ijir;x£Ti ouvaaOai. 'AXX' t^y-s-^z Y' xaOa- 
Ttjp axoüopiEv Toü xpo-^Y^TOu'' Xe'yovtoc 'je«)' 
dnoOTQafprj d öixuiog dno rrj^ ör/.uioavvrjg 

10 avTov, jiüaui uvtov ai diy.uioaivui ov fivTjf.io- 
vsiOijaoi'Tui, oijTO) xaitouvavTi'ov äxouottEV, Sxi ilc 
f] UV JjfÜQiL dnoaxQmfslc, o u/iagTcjXog ars- 
vd'^Tj' , f w>;'* ^rjasTui xui ov ,«/; dnotidrtj. Kai sv 
•taT? Etpr)iji£'vat<; airoxpiiEdi Toü pieYaXoo '■' 'AOavaaiou 

15 TOiauTY) Ti; xsitbi IptöxriUi; '"• « Eäv ti; irouiuv) 
IC ajxapTi'av piEYaXriV, sixa xaxaYvw lauToü xai 
(( ap^Yitai jj-iTavosiv, xat piExa tceT? ■?i[XE'pa<; (ZTto- 
c< 6«vV|, Ti yp-J) vojXi^Eiv Ttspi auTOo; — 'Eav äp- 
« ;au.Evo; xt); piExavoiac; iuvetteiXe xr,v lauTou 

20 « 'iuyfiV äitö xwv Trov^ipCiv ßouXiov xat oie'Oexo Txpo; 
n xbv ©Eov iiuvTaYa?' ' , oxi o-jx Ell'- TrapEp/Exai oia 
« xwv irpoTc'poiv auxoti äaapxiiöv, wv ETrpa^s''', xav 
« ETTi T7)v aupiov XEXEuxr'orj, EOE^axo 6 Öeo; xr,'/ 
i< üLExavoiav aüxoü wi; Tr,v xoü XvidxotJ" xo (iEv yip 

2j « ap;aa9ai xy;? [;:Exavoia? £v xoj avOpo'jirw sijxi'^, TO 
II 5s ^yjaai ri XEXEuxr.iai Iv xöJ ©eco euxi- TtoXXou? 
II Y'P ap^au-'voui; uExavosiv eÜÖeoj; apTräi^Ei 6 0eoc 
II Trpö? xö au_a'{)Epovii)? aYaOo?'^, TXpOYivo'iffxtov * oii, 
II civ iroÄu/povitToiai "', TtiXiv Tcijrxouii xa\ aTtoX- 

30 II Xuvxai'" )'. Kai 6 u.axapioi; 'Iü)ävvr,i; 6 Xpuoo- 
dxotjio;'* Ev xio eU <I>iXoYOviov X^y«;) xouxw (7u[ji.iiw- 
v(o; "•• « 'Ey« oia|xapxüpü|;iai xai eyyuwjji«' » 
;fr|(Jiv, <i oxi Tcöv aaapxavdvxiov uitöjv-" ixasxo?, 
II av aTtOJxa; xiüv TXiOXc'iöJv xaxiov, u7:öiy/)xai-' xw 
II 0E(o piexa aX/jOeta; fxriXEXi xSJv aüxiov äijiaüOai--, 
II ouSev ETEpov 6 0EÖ; ^rixr|(j=i Txpö? eiTioXoYiav 
n [XEi^ov-^ ". Iloü xi[jiii)piai; IvxaüOa xai xaOapcEw? 



35 



Atqiie illiid qiiiclein valdc poitentosum vide- 
tur. per caiitatem. qua mortale peccatuni absii- 
milur. leviora peccata deleri non posse; veliit 
si qiiis fullo dicat, indelebiles illotasque ma- 
culas a se elui posse, parvas vero, quae minus 
alte in vestes transierint, nequaquam. Verum 
nos quidem.ut prophetam audimus dicenteni ': 
5/ averterit se iustiis a iiistitia siia, omnes 
iustitiac eins non recordabuntur ; sie contia 
audimus quod. quo die coni'ersns impius tjc- 
mnerit, vita vivet, et non morietiir. Atque in 
magni Athanasii responsionibus supra menio- 
ratis eiusmodi habetur quaestio'' : « Si quis post 
« admissum grave peccatum, seipsum con- 
« demnet, incipiatque agere paenitentiam, ac 
« post tres dies moriatur, quid de illo cogitan- 
II duiTi est? — Si, incepta paenitentia, animam 
" suam a pravis compescuerit cogitationibus, 
« pactusque cum Deo fuerit se non amplius 
« eadem quae antea peccata commissurum, 
II ac postero die obierit, Deus gratam habebit 
« eius paenitentiam, ut olim latronis; siquidem 
II in paenitentiam ingredi, penes hominem est; 
« at vivere vel mori, penes Deum est. Namque 
« multos, cum paenitentiam agere incepisscnt, 
« statin! eripit Deus, quo eos lucrifaciat, bonus 
« ut est, cum praenoscat illos, si diutius vive- 
<■ rent, lapsuros iterum esse ac perituros ». — 
His similia beatus Joannes Chrysostomus 
habet in oratione in Philogonium"' : « Ego te- 
il stificor, ait, ac fideiubeo fore, ut si vestrum 
II quisque, qui peccatis obnoxii estis, recedens 
(I a pristinis malis, ex animo vereque promit- 
« tat Deo se postea nunquam ad illa reditu- 
« rum, haud quidquam amplius Deus requirat 
II ad excusationem ». Ubinam hie poenae 
purgationisque memoria? Ouot vero ad haec 



f. 82. 



1. Ti Olli. ÜC. — 1. Ad marg. U : TrapäSiiYiJia. — 3. Ad vocem SEMaonoia liabetur in P sequens 
scholion, altera manu .scriptiuii : Ae-jUotioioi; ßaifri r, Svirc'xjtXuvxos' XeYExai /.a'i oEuuoTioibc vAx i, ßeSaia. 
— 4. xö om. M. ^ .5. ßä6o; M. — 6. Ad marg. ö npofriTr); R. — 7. ffxsvaEii R : axevaloi A. — S. ^uriv 
OC. — 9. (jLEYäXo-j ayiou .\. — 1". Loco £pwTr,<7t; priirium scriptum füll in U : äno'xpiui;, iiiox delcluiii, 
ad marg. : 4pmxt)iti; 'A6avaij;o-j, pauloque inferius ÜTtöxpioi;. — II. truvxaYeii C. — 12. oOxexi C. — 
13. enpa^ev R, ubi lamen v vull piwtea deleri, ut videtur; ad marg. : Mpaioxaxov. — 14. e^tiv R. — 15. lo; 
ixYaöö; jupöi; xö (ru|iO£'?ov AR. — lii. noXuxpovriUuxTi PAOR. — 17. iitoXjvxat P. — 18. Ad marg. R : 'luavvou 
xoC Xp-j<jO(7XÖiio-j. — l'.l. i;'j(iiijvo; P. — 20. r,[iwv ed. — 21. Osöaxixat R. — 22. ä'J-EiSai M. — 23. .\d 
marg. R : i.'ipaidxaiov, moxque : ö sOyviiiiwv ).t,i7Xii; ; ö xsJüvri; : ö AiiuiS : fi Jlavaijo?,;. 



a) Ezech. IIi, 20. — b) Ct. 7'. 0'., I. 28, c. 648. — cj Cf. /'. d., I. 48, c. 754. 



142 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[142] 



conliiiTianda suppetunt exempla! Bonus latro, 
publicanus qui descendif iustificatus, David 
qui post commissuni peccatum ductamque 
paenitentiani propheta permansit, Manasses a 
vinculis liberatus. Ergo multo magis per cari- 
tatem et paenitentiam possunt graves aeque ac 
leves culpae solviquam per mortalem culparn 
bona opera, quae prius acta fuerint, deleri. 

II. Ad secunduni, cum hoc rursus dixisse- 
mus, quod si exiguum aliquod bonuin in iis, 
qui ceteroqui mali sunt, non possit retributio- 
nem efticere, sed tantum differentiam supplicii, 
ne exiguum quidem aliquod malum suppli- 
cium efficiet. sed tantum differentiam retri- 
butionis: — iterum eadem fere ac prius repo- 
suistis, nempe exiguum bonum, cum perierit 
peccato mortali, nullam mereri retribuHonem 
ad sempiternam vitam consequendam aut ad 
vitandum aeternum supplicium; exiguum vero 
malum Dei iudicio in bonis expurgandum esse 
propter praestantissimam supernae beatitudi- 
nis perfectionem ac puritatem. 

Ad hoc autem respondemus, ne nos quidem 
dicere, exiguum illud malum ab iis secum ferri, 
qui ad supernam beatitudinem vocentur, sed 
dimitti ac condonari a divina bonitate ac mise- 
ricordia secundum eximium inter sanctos Dio- 
nysium" ; minore tamen gloria eos afificiendos 
esse, qui exiguum illud malum admiserint, 
quam qui ne quidquam quidem eiusmodi 
patrarint, si qui plane inveniantur qui tales 
sint, nisi ponamus virtutes cum vitiis ex aequo 
rependendas (id enim doctores afiirmant), et 
ampliori parti'' ac propendenti victoriam ob- 
venturam, prout Gregorius Theologus dicit in 
oratione in laudem magni Athanasii'^ : « Tum 
« cum et sermo et actio et cogitatio iusta Dei 
« trutina expendentur, cum scilicet ipse ad 



fivr]ixy) ; rioa« Si xai Itti toutoi; t« TrapaSeiY- 
fiMTa : '0 eöyvioijiwv Xyjstvi^', 5 xateXÖMv äsoi- 
x«io)u=vo; TEXtövrj?, 6 r|,u.o(;rrixw; xai ixETavoiiuai; 
y.ai Trpo'^v]Tri(; otoi(/s(va; AcfuiS, 6 xtöv OEdfjiSiv 
aTroXuOsii; Mavaaayj?-. IIoXXcT) aoa |jiaXXov r, ayä-Kr\ 5 
xai ^ jjLETavoia SuvavTai'' XtJEtv t«? iJiEyaXa; 6ijloiioc; 
xai iJ-ixpa; twv aaapxwiv ^ -f) Oavaaiijioi; '' ajAapxi'a 
Ta iTpoYiyEVYiiJLE'va ■' vExpoüv ayaöa. 

(i"'. ripbi; 31 To SeuTEpov a09i; XEydvtojv riixiov, 
011 El TO öXi'yov ayaObv iv toT; xaXXa cpauXoi; oi 10 
SuvotTat '' avTa-jTÖsoffiv ttoieTv, aXXi uo'vov Sia'-popocv' 
xoXauEw?, xai to oXiyov apa xotxbv oO TCOir^sEi * 
xoXaatv, äXXa [xo'vov Siacpopav ärtoXauiTswi;, — 
ävTEÖriXOiTE TtoiXiv Ta auTot (i^eSov « xai Trpo'TEpov, 
ort TO |ji£v aixpbv äyctio'v Sirt to vEVExpcüaOoii ^ t5) 15 
6oiv3(Tiijio) '" «uiapTia ou8eu.i5(; «viiSdaEtt); ' ' o^iotl- 
xai'- Trpb; ETTiTu/i'av Ty;i; aiSi'ou (^wrjq r) airaXXayöv 
t9;<; aiojviou xoXoiffEio?- to Si (jfjiixpbv xaxöv e'v toT; 
aYaOoi; ö-^eiXetki x«6«p6^vai Trj tou ©eoü xpi'aei 
Sia TO axpov t5)? TEXEiÖTr,To; xai xocÖasotriTO? Trji; 20 
avio [AaxapidxTiTo;'''. 

ripbi; Ss St) Totirö cpafXEv, w; O'jo' •Jju.Et; to 
[xixpov exeTvo xaxbv ETriaupEdÖai Xe'yoiaev tou; Ttpb; 
TTjv avw aaxapio'TVjta xekXviIAc'vou?, aXX' ä^iEuQai 
TOüTO xai TrapopäuÖat Tri 6e(a ypy,(iTo'TY)Ti xai cpiXav- 25 
OptoTTia xaTa Tov Iv aYtot? iae'yiutov Aiovöiiov 
•/;ttovo? (xevTOi äd^vii; a^ioj9»](i£ff0ai tou; exeivo to 
(j|j.ixpbv ' '' EipYaaixE'vou; -fi tou; |J.r)5E toioÜtw tivi 
irEpntETTTOjxOTa«;, EtiTEp tive; oXmc, eic'i toioutoi, 
xi/oi üi xai (XVTi<Jxa6jjLy|(JE(i9ai Ta cpaiiXa xoT; 3ü 
aY«floT(;''' (xai touto Y^p 01 SiSäuxaXoi Xe'you(ti) xai 
TW pe'ttovti [J-e'p^' '""' irXEOva^ovTi Tr)v vtxioaav So9/)- 
dEsOai, xaöoi tpviaiv 6 OeoXoyo? rpi^Y^P'"^ " '^'T' 
Ei; Tbv [XEYav 'ÄOavasiov EYXtofAi'o), « r]vixa xai'** 
II 7tpa;i!; xai Xo'yo? xat Siavo'vjjjia toT? Sixai'oi; toü 35 
II Weoü (TTaOiio"; ' " TaXavTEiJSTai. oxav dvauT^ 



1. mam &i-}.r,rsrfii oin. M. — 2. Ad marg. R : oipatov. — 3. SOvaTat R. — 4. Ji Maviuino? 00. — 5. npo- 
YEYpap^l^i''» ^I- — G- öOvavtai A. — 7. SiaipSopiv K; item I. 13. — 8. icoisi M. — «.l. vExpwoOoi U : 
vExpoüffOai M. — 10. Oavo(ji(i(p um. H. — 11. ävTiStideuc R. — 12. aSioivTsi MP. In marginc XOoi; PO : quae 
vox deinceps ad singula argumenta rccurrll. — 13. (laxapiwTriTo? R. — l'i. (itxpbv A. — 15. Ad marg. R, 
hinc : lüpaiiiToiov, iiide vero : oti ävti(7Ta6(ir,ff£(jflai jieUouai xa 9a0),a toI: äY«öoi5, pauloque inferius : 
l"pT)Yopi'ou TOÜ 0;o).(3yo-j. — 16. xai om. R. — 17. (jto6|jioö R. 



a) r)iony.s. Areop. De Eccles. Iliei-drili. < 
Naz. T'. (',.. 1. 3.-., c. '.)'i5. — (■) /'. <!.. l. eil. 



\U. i 1 = P. (i., t. 3, c. :,m. — b) Verba sunt r.rogor. 
c. 1100. 



[143J V. — MARCI EPHESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. 143 



" xpivai T/iV YvjVjT'Jjv ßouXvjv xai xa spy« auva-fcov xat 
n YUjxviov T« £(rcppaYi(j(ji.jva Trap' aiT'o xal (jw^ö- 
i< [^.£va' >'. Et Tofvuv ävTi<TTa9;xwvTai toTexa tpaiiXa 
Toi? äyaÖot; (toÜto yötp oi (JTaOiji.oi pouXovTai) xat 
5 Sei to TiXeovai^ov iravrox; ^ E-t/.parsiv, oü/- apa 
irpö T^; riixEpa; exeivcii; xo(i toü xatpoü trjq xpidEwt; 
oia Ttupo;, ü><; i/pisi; Xi^ETe, xa '^«uXa xaöaipexocr 
rjisvouui' 8s xai aüxa xote cj)Otv?,vo(t xott Yuuivioöyivai 
xai £VX£8y)vat xv, TtXäaTtyy', 'v« xo p='7rov vixtjsvi 
10 xai jjLExi xoü txXeiovo; /) i{/r)cfo; y£'v'f,xai" xat xdxc 
oiacpopöt Ttavxoj; x^? ixTCoXauaEw; eixai xoT? fiEx' 
aüxwv aTtEXOoiiaiv, aXX' ouy i TTposöv^x'/j xivb; xoXä- 

Y"'. Tb OE xpt'xov XEyövxwv ^||j.tov, xrjv xr;? 

15 * aiwviou xoXöuEto? Sixaiod'jvriv xaxi xo aaExa- 
SXrixov '' SEixvudOat' xyj; xwv ■/ly.apxrixdToJv äxa- 
xxou 6£Xv-|<j£w;, wdxE xou; (/.E'aouc afisxiSXiqxov'' 
ösXriSiv Ttib? xb xaxbv syovxa; oüx avayxT|V eivat 
xö) xoiouxto TXupi xaöaipEUÖat, — ixpb? xouO' uy.£i? 

20 ajt»)vx)iffax£ ' XsyovxEi;, y.ii xb ä[ji.Exa6Xr|Xov x^s; 
6p9r;; öeXvicewi; [aÖvov Eii xT| xrj? [Aaxapidxrixo? 
TXEpiTTOtJiUEi i^YiXEiaOaf fATjÄE yap äpxsiv lauxio, 
TxoXXa äl xat exepa auvSpajjtEfv oeov £v xe xrj xaxa- 
(jxaffEt xoij xaXou Epyou x«i xr, UEpiixotYiaEt xoü 

25 Ea/^axou xeXou;, orEp oüx l\ dviyx/)? ev xöj xaxoj 
öswpEisfJaf xb yip xaxbv I; ^xotuxou Twv Xeitxo- 
xaxiov auapxy;itixo)v tpuEtjOat Eixö;. 

Toiixo [JiEv oOv ■^iJtEt? oix «Ttb xr;^ v)[ji,£X£pa? 
£WO[ji.sv od?r,;, ouOE xi;* xaiv itap' f,|/.Tv SiSadxaXwM 

30 bOii»; xb xrjc; TrovTjpa; 6iXvjii£0)i; äaExiSX'^xov atxiov 
eTtcev Eivai xr;; aiwviou xoXaaEoic, äXXa 0iijua; ' 
6 ujjiEXEpo; St5ö(JXoXo<; xaxa xcov 'ilpiyE'voUs Xdywv 
'.fEpdjxEvoi;, (o; EuXoydv xiva xaüxr;V aixi'av äiXE'SwxE 
xou x'^i; xoXasEO)? äy.£xaSXvixou, xb äpiExaSXriTOv 

35 xyj«; ÖeXv^uew;'". 'Ex xiöv uiiExs'pojv ouv yIi^ieT;' ' xoui; 
uu.EXEpou< oia{j£iovx£; Xdyou;, oOx sijXoyov eivai 
Espau-Ev xr|V äy.ExäSX-^TOv «XTib xou äyaOou xwv 
HECojv 6iXr,3iv £v xaüxy, yäp auxous toü ßi'ou 



M iudicandani terram surrexerit, consilium et 
« opera colligens, eaque deniidans quae apiul 
« se condita et obsisnata habuerit ». Ilaciue 
si bona cum nialis liinc libranda sunt (id 
eniin sibi vult trutina), et amplior pars 
omnino vincat oportet, non igitur ante diem 
illam tempusque iudicii per ignem, ut vos 
dicitis, mala expurgantur, sed supersunt et 
ipsa tum denique manifestanda et denudanda 
et in Stateram imponenda, ut quod propen- 
derit vincat. atque ab ampliore parte sententia 
stet. Tum vero iis. qui cum istis malis deces- 
serint, differentia certe fruitionis erit, non 
autem accessio alicuius supplicii. 

III. Tertium, cum dixissemus, aeterni sup- 
plicii aequitatem in eo ostendi, quod imniuta- 
bilem habeant ii qui peccarint perversaiu 
voluntatem; ac proinde mediis, cum immuta- 
bilem mali vitandi voluntatem habeant, opus 
non esse hoc igne purgari; — huic argumento 
respondistis dicentes, non solam rectae volun- 
tatis immutabilitatem ad asse quendam beati- 
tudinem requiri, cum ea per se non sufficiat, 
sed nuilta alia concurrant oporteat, tum ad 
constituendum bonum opus, tum ad acquiren- 
dum ultimum finem, quae non habemus 
necesse in mali ratione considerare; siquidcm 
malum ex unoquoque minutissimorum pec- 
catorum utique oritur. 

At vero non ex propria nostra sententia id 
diximus. neque ullus nostratium doctorum 
unquam asseruit, aeternum supplicium ex per- 
versae voluntatis immutabilitate pendere, sed 
Thomas* doctor ille vester, dum Origenis argu- 
menta confutat. hanc ut probabilem inducit 
causam cur supplicium sit immutabile, nimi- 
rum quod voluntas sit immutabilis. Vestratium 
igitur ope vestras eversuri rationes, haud pro- 
babilem esse diximus immutabilem illam me- 
diorum in bono voluntatem : siquidem illos 



f. 82', 



1. Ad marg. B : (üpai(itaxov. — 2. 
SiiQvjfföai M. 



jiivTwv M. — 3. (j:E'),),ouot ROC. — 4. i|X£xa6X£iiov A. — 5. Seixvu<j6ai : 

6. iiiexäSXrixov in EOjAsxäSX-riTov corr. vult 0, addito sO ad marg. : £Ü(i£xä61»ixov C. — 

7. äTiEivxrjdavxe A : djtrir/iTaxs C. — 8. tti? ras. (ad marg. corr. xi;) C. — 9. Ad marg. R : üpa öitu; 

«aSiXet (sie) xov 0(o|iä. — lü. ^=Xr,r!i 



rreu; : xo/.äffeio; C. — 11. OjaeT; RI. 



a) Saepius de luic quacsliom^ dispulal. S. Tlioaias. praesertlni CoiUfc Cent. I. ilt, r. 144-5, et 1. IV, 
u. 93. 



144 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FI.ORENCE. 



[144] 



f. .s:l. 



hac voluntate affectos e vita decessisse; 
quare si deinceps immutabilis perseveret, 
immutabile etiam ab ea perferendiim esse 
supplicium. Illud autem quod reposuistis, 
bonam ncmpe voluntatem per se non sufficere 
ad bonum opus constituendum et ad ultimum 
linem consequendum, id ipsum nos vel in 
contrariam partem dixeiiinus, scilicet ne per- 
versam quidem voluntatem satis esse ad 
efticiendum malum et ad parandum suppli- 
cium, quod ex eo oritur. Nam qui pravus esse 
voluit, non ideo pravus nunc est, nee propteiea 
cruciandus. Idem etiam dicit Gregorius Theo- 
logus oratione in Saiictiim Baptisma^ : '< Si 
<( eum, qui occidere tantum voluit, caedis 
« damnandum putas, eum quoque Habens 
« pro baptizato, qui baptismum tantum expe- 
« tivit ». Si ergo voluntas bene agendi non 
sufficit ad beatitudinem consequendam, ne 
perpetua quidem in malo voluntas ad perpe- 
tuum supplicium satis erit: quare si haec 
aeterni supplicii causa habeatur, prout Thomas 
existimavit, ipsa quoque immutabilis in bono 
voluntas aut gloriae causa possidentibus pro- 
fecto erit, aut saltem supplicium non promere- 
bitur. Nam si opposita oppositi, etiam oppositi 
profecto opposita est causa, sicut ex Aristotele, 
imo e rei natura cognoscitur''. 

IV. Item quoad quartum nos quidem dixi- 
mus, desumpta ex Evangelio auctoritate, per- 
fectuni praeniium eorum, qui sunt puri corde 
et animo, esse videre Deum, hoc vero non 
aequaliter omnes consequi; neque proinde 
parem esse omnium purgationeni, ac propter- 
ea opus non esse purgatorio igne, si in non- 
nullis imperfecta fuerit purgatio. 

Quod argumentum non plene solvistis 
asserendo, duplicem dari puritatem ac pur- 
gationem, alteram quidem in praesenti vita. 



UcOiacaaSat', TÖSII^vi? au.£Ta6XT,Tov [jle'veiv, Ta'jTr,v 
Sr)^ xai xöXsoiv TOiauT/'|V u^i'sTaaOai. & ui/ei; 
avTsOvixaTs, [jirj apxeTv lauT->| tV ÖY«9'i''' 9''X»i<iiv 
irpb; Trjv xoü xaXoü xaxasTaciv £pY°" >"*'' ''^''i^ 
iTEpiTTOiviaiv Toü Is/^otTOu Tc'Xou«;, TOÜTO xai ÄEpi 5 
Toü EvavTiou ' (pairjuEv av r|Ua;, lo? ou5 r; Trov/ipa 
Oe'Xriai; Trpöi; xb aTroteXcStAa toü xaxoü xai t-Jjv il 
aÜTw '.fnjOy.i'vT|V xöXasiv e^apxET" ouSe yi^p ^ OeXti- 
(Tai; Eivai irov/ipb? ■rfi-i] xai irovripo; e'stiv, ouö 
o-^eiXei oia TOÖTO xoXäi^EaSai. Kai toZzo 6 ÖEoXdyoi; 10 
'f/isi'' TpriYopio? £v TW aic rii BünTi0i.iu\ofM- 

« El Xpl'vEl;'' CpÖvOU tÖv 'iOVlxbv EX UOVOU TOÜ flO'jXE- 

" aOai, ßsSaTTTidOw doi xai ö 6cXv^to(i; tÖ ßoiTrTiiiijLa '■. 
El Toi'vuv /, TayaOoii OiXyiTii; oux l;apxEi Tcpo; 
EriTu/i'av Twv «YaQwv, ouö' ^' aiäio; ev xiö xotxw 15 
OsAriffi; Tupö; Trjv iiSiov xo'Xaciv l^apxEaEi- ei ä * 
IxEivYi " T^? atSiou xoXidEwi; eitiv airia xaToc '" 
Tov Tou ©waä Xo'yov, xai :?, äpiETaßXYiTo? apa xoü 
xaXoü OE'X'/iai; r, So;yi; aiTi'a TCavro)? EOiai Toi; 
xExr/iaE'voi; ' ' ?, xouXajif istov y^"'' o"" EniSc^Exai 20 
xöXadiv El Y^o ToivavTiov xoü Evavxiou aixtov, xai 
xoivavTiov '- TrivTojq xo-j evavxiou, xaxi xbv'' 'Api- 
«jxoxeXixo'v, Exi 0= xai xbv tpuuixbv XÖyov. 



S'". Kaxa Se xb'' Xc'xapxov aiiOt; r,u.ET(; jxJv 
Ei'XopiEv EX xoi! EuaYV^^'"'^ XaSdvxE;, xb te'Xeiov'"' 
ETtaOXov Eivai xoi? xaQapoii; xrj xapoi'a xai xrj «j/u'^ri 
xb"" läsiv xbv ©edv, xoüxou Öe oüy bfioi'co; ettixi/Y" 
•/ivEiv'" arravTac;" oiS' apa xrii; aüx^; xaOapasi))? 

tivai TTCtvxa:;, oCiSe /.pEiav sivai xoü xaöapui'ou 
-itupo'?, eitce; ;v xiffiv EXXiTTr,; i\ xaOapoi;. 

Totixo Se üfxEi; ou^^ ixavio? EAÜsaxE, oixxrjv Eivoii 
xrjv xaOapo'xrjxa '* xai xyjv xaOapniv Xe'yovtec, xr;v 
[xiv £v xiö TTapdvxi ßuo Si' apexri? xai aYiwouv»); 



25 



30 



1. Ad marg. R : copan^xaTov. — 2. Srj ; Sa OC. — 3. to-j äyaOoO R. — '». aivavTio-j R. — 5. ^rini om. R, 
fliil addit ad marg. : 6 ÖeoXöyo; rpTiYÖfio;. — 6. xpivri; O. — 7. oOö' i\ : Olli, f, G. — 8. si o' : oü6' PMG. — 
i). EXEtvri; M. — 10. xatä : (lExa M. — 11. ty)? X£XT<i(j.£'vri; M. — 12. xb evaviiov R. — 13. xov om. C. — 
14. Ad tiiarg. R : 8),ov wpaiov. — 15. xs'Xiov P. ^- 16. xb om. G. — 17. Scripseiat P £7iix-jYXa"'Ei! sed eadem 
iiianus V addidil sup. liii. — is. xyiv zaOapÖTr.Ta in ruarg. P. 



a) P. (!.. t. 30, c. 38y. — b) Vereor ne rem acu 
tetigeriin. Ponamus, cxempli causa, A et B esse 
opposita. Si A se liabet ad B ut causa ad cITec- 
tum, vicis.-:iin ipsum B se habebit ad A ut causa 
nd effectum. Kadern ratione gcoiiiplrae dicunt sie 



se liabere consequens ad praecedens, sicut est 
praecedcris ad consequens, cum ambo conversim 
suiuantur. Apud Arislotelein vox ha-i-io-i potius 
opposi/um seu coniradirloriiiin quam conliarium 
significal. 



V. - MARCI RPIIRSII ol'.ATK) ALTKliA DK loXF, PURGAToilK ). 



IVJ 



X«T0p60U(X£V/]V, TiUi' IdTtV aiTlOt TOÜ TOV BeÖv o|-- 

oOat, t/;k äk oiä tou Trupö? Iv xio (jiAaovti y^^o- 
UEvviv-, »iTi; Twv duYYi'WUTcöv atxia(jiaTt.)V xi; 
'^u^a; iizoX'kr Trpioxov jjle'v, oti to ?vitou[;.£vov w; 
5 8aoXoYOU[A£vov ESsdÖe-'- £tcei6' oti x«i Trau« x»9:<- 
poTri;-^ ' xaOapat?, xav iv tw Trapövxi ßiw oi' äpsT/ii; 
xa'i TtoXirsi'ot? äYOtOr;; evepYäiTar', Sr,Xov (o; püreou'' 
Tivo; aTraXXitTEi, TOUTiaiiv äaoepTiwv, tou; air/j' 
X£/^pr,|i£vou;- xai ei» (jt=v txavy) Tipb; £;o()>£i.Uv te 

1(1 xac xaöapaiv' twv auapTiwv Y^'voiro, püitou t£ 
äTTTiXXa'E ToosxExaOapijLs'vou? xaixoXy.aeo); ETt'aijToT; 
oio£[Ata; ETI /pEi'a, xai XEiTTETcti'" navTC); to ' ' tov 
©eÖv iäeTv, oTTEp eVtIv £ii«6Xov, xaT* avaXoYi«v'- t?;? 
Twv äYaOwv E'pYKffi'ac;- £i S' £XXt7r/-|; exE'V/) /j 

15 xaSapat«;, rpöi; [xs'xpov e'xsi'v/i? Tri? eXXei'J/ewc -^ttov 
O'Vjvtc« tÖv 0cÖv Ol Vrov xEx«6apa='voi, otteo x'/t 
£iti Toij T^; vo;/.o6£uias opoo;''* (juveS'/j. iluva'YETai 
apa TräXiv, oreEp IfxiJ.BM, ävxYXauos, ijir|X=T' sTvai 
I^ETi TÖV TY-OE ßi'ov ETs'potv ' ' xctöapaiv '•' Tofj; E'XXimo; 
EvovTO«; T^; xa6apo:cw? IxxaOoi'pouaav ei oe (/-/i, 

TTClXlV EdOVTKl irävTEC i-KlC-r^C, X£XC<6o(puE'vOl- TOÜTO 

ö£ '^oiTv oiiy utte'xeito "'. 

£"'. näXiv EX ToZ p-/]^o~j Too |j.£YaXou rpr,YOpioij 
too OeoXq'yo'j too ev TW nSQi TOv riuoya Xo'yi;; 
25 Si£iXv)'^o't(<)v r;r/,irjv, Sri [aet«'" tov trßi ßiov oux E17-1 
TK xc<6c<pcri?'», ä7rr,vTV-T«T£'5 toüto Xuovte;^»^ i'x, 
OiTTYJ; T/i; Tiöv ai/.3(pTio)v xaOäpsEoj;-' XEYoaE'v/,;--, 
T-C|<; (/.EV £v T^ Ttapour/) ?o)v; Sia twv x/i; jJLExavoioii; 
Ti|iwpiwv, T^c OE (i£Ta TOV T^OE ßi'ov, Tr,V TrpWrA|V 
(XEv 6 ä'Yio; ävotipEi, ja^ Eivai piExa xbv t-?,3e ßiov-^, . 
xr.v Se (TUY/wpET, TaÜTr,v vjv uueI; orjXovoTi 
Xeyete. 

ToÜTO OE Xxiro'v £(TTIV OlfsTOai - '■ Xe'yEIV TOV ElTTo'vTC«, 

on-' oüx £(7Ti. Ti; xa'Oapai;, oxi ecti ti; xotOap^i;-'', 

Xat OUTO) CpaVEpSj; iluxVi TTEpraiTTTElV äXX' oütm 

päoio'v ECTi TcavTa Xueiv, tV-' tÖv EiTro'vxa oti-** oüx 
£5Ti XI ?(oov Xi'Oo?, xöv auTOv-'-' aOOl? Epouu.EV XeVeiv xe 
Xai jppoVETv, 6'tI EdXl Ti3'^ ?wov Xi'Oo?. 'AXX' oO/ 



20 



30 



35 



per virtiitem ac sanctitatem perticiendaiii, quae 
causa sitDeiini videndi; alteram vero in fufiiro 
saeculo per ignem efliciendam, qua venialihus 
culpis animae exsolvantur : piinium quidem, 
quia quod erat in disquisitione. iil proiwtum 
sumpsistis; deinde, quia quaelihet puritas sive 
purgatio, etsi in hac vita virtutis bonaeque 
conversationis ope completur, profccto laheui 
aliquam, id est peccata, ab iis tollil qui eani 
adhibuerint. Quae si satis fuerit ad delenda 
abluendaque peccata, labem ex iis auferct ipii 
expurgantur, neque uUa amplius iis poena 
opus eilt; superest igitur ut Deum plane videie 
possint, id est praeinium fene, pio ratione ac 
modo quo virtutes quisque actu peifecerit. 
Sin autem deficiens fuerit illa purgatio, pro 
rata huius dcfectus parte, minus ii Deum vide- 
bunt qui minus mundati fuerint, quod vel in 
nionte, ubi lex data fuit, contigit. lllud itaque 
rursus necessario colligitur quod diximus, sci- 
licet nullam alteram post hanc vitam dari pur- 
gationem ad cos purgandos, qui imperfecte 
purgati fuerint : sin minus, iterum dicendum 
erit, omnes ex aequo purgari. Id autem nobis 
nequaquam admiltendum videbatur.- 

V. Item ex dicto magni Gregorii Theologi, 
quod habetur oratione in Pascha, cum statuis- 
senius, haud ullam post praesentem vitam 
esse purgationem. ilkid retulistis, argumentum 
soluturi, quod duplex cmii Jiabeatur peccato- 
rum purgatio, una quidem in liac vita per 
paenitentiae satisfactiones, alteia vero post 
hanc vitam : illam quidem sanctus negat esse 
post praesentem vitam, hanc vero admittit, 
eani nimirum quam vos profitemini. 

Id autem si quis opinetur, idem est ac si 
ilicat, eum qui asseruerit nullam esse purga- 
tionem, asserere aliquam esse purgationem, 
ac proinde aperte secum pugnare. Profeclo 
lacilc erit omnia solvere, si qui dixerit animal 
aiiquod lapidem non esse, eum ipsum iterum 



1. -iitic A. - :;. yvmvM'i oin. G fatld. ail niaig.). — :!. IfJEofjai ras. l%ir,!jz C. — /.. ■}, : r, A. — :,. Ev:p- 
Y-iiT« OM. - G. f;0,:o^j : oO,tou A. - 7. ev aor?) M. - s. e\ : ■?, C. - 9. xiOapaic A. - 10. xai ).£i,i<Tac'. ■ 
JnTrexa. Toi-.v; R. - II. xo sup. lin. ]>. _ 12. xaxÄ av,),. R. - 13. öpouc : opou M : Spo-.? O. - 14 erspav : 
^«riav M. prorsus inepte. - 15. xoiOoip^iv ExEpav R, reliquis us,,uc ad «xaea/fouiav inclusive omissis. - 

- 16. vTiEXEiTe A. - 17. i^Eta : xaTi C. - 18. All marg. R : ,;,pcci6xaTov. - 19. ÄKntrj^ats C. - 20. /OovTr,- : 
Xeyovxe: M. - 21. x«6apaEa.« : xoXä<7Eio; R. - 22. Uyoiü^ni ■■ Y£vohev„; C. -23. tviv upiÄxnv-röSE ßi'ov om. M. 

- 24. ciUaee OC: vocem om. RA. — 2.".. Sn 01,1. M. - 20. «i esxi x.; /iöxpoi; 0111. M. 

- 28. ort om. M. — 29. xov aO xov (cor. 2» iiiuu. ail iiiai'g.) y. — 30. n mii. M. 

P.^TR. OR. — T. XV. — r. 1. 



El : ft M. 



10 



146 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[146] 



pionuntiavciimus et diceie et sentire. animal 
aliquod esse lapidem. Nunc vero mulluin abest 
iit haec sitsancti sententia; verum post exposi- 
tos duos usus, qui in Pascha fieri solenf', unum 
nemiie quo niliil nobis efferenduni sit, alterum 
(|uo nihil usquc ad mane relini|uenduni : has 
duassubiunxit considcrationes : ad ilhid ipiidem 
Nee qukquom cffcrenuts, non esse ad exteros 
niasnam nostiorum mysterioruni paitem effe- 
f. 83'. lendani; ad illud vero Nee usquc ad imine 
relinquemus, hie a nobis agendani esse ac serio 
perficiendam quamlibet purgationem, sive per 
virtutem ac bona opera, sive per paenitentiam 
et poenas elus gratia irrogandas, sive per fre- 
quentationem caerimoniarum ac mysterioruni 
ecclesiasticorum; nulhun vero post hanc vitam 
purgationem exspectandam, nisi curaverinius 
ut per eiusmodi opera hie mundemur. Qua- 
propter illa diio : Nullam esse purgotionem 
(id enim valet illud Gregorii : Nee punjalio 
ulla superest), et aliquaiu esse purgationem, 
eam nimirum quam vos inducilis. nempe per 
ignem. nnituo contradictorie opponuntur, 
neque possunt simul convenire et utraque 
vera esse, nisi contradictio pactionem secum 
ipsa faciat. quod fieri oninino nequit. 

VI. Eadem argumenta moliniini in dictum 
eiusdem Theologi a nobis ex oratione cie Plaga 
grandinis prolatum (nam praecedcnti afime 
est), quo aperte pronuntiat, eos qui non fue- 
iint hie purgati, ad cruciatum illum esse trans- 
mittendos, cum iam poenae tenipus erit, non 
l)uigationis; nam adhibita hie etiam lestric- 
lione, non iam tempus esse dicitis eiusmodi 
purgationis i|uae dt per paenitentiam, non vero 
l)uigali<)nis simpliciter. Ad liunc modum facili 
negotio omnia solverinuis, si (piae simpliciter 
enuntiala sunt, ea restringendo intclligamus. 
et hominem dixerimus non esse animal, quo- 
niam homo litteris descriptus animal non est. 
Verum enimvero .si antea locutus fuisset sanc- 
tus de purgatione in hac vita agenda per 
paenitentiam et bona opera, nonnihil oppor- 
tuna videretur vestra assertio, illic etiam eius- 
modi intelligendam esse purgationem. .Sin 



10, 



15 



ouTw; 6 «yioc £cppov£i, T.^tX(yj ye xai l€v oüo 0£ 
irpaqEii; tcöv TtEpi to \[i.is'/a. yivo[ji.evwv IxftijiEvo; , 
fxiKv [j.£'v, (o; obx E^ot'aoacv oiSe'v, cTipav os, oti oüx 
tii; TO Trpon xaTa).£i'J/0[jiEv, oüo Öeiopi«; l^z■r^■^t•^*.t■ 

TTpOi; Ll£V TO Ol'x t^UlOOflSV ül'Ji')'', ÜTl [XT| Ixiopi 
TOI?- £;(■) T« TTOAAa TWV r|lJ.£T£p«)V' IJ.Ui7Trjpi(<)V 

rpbi; o£ tÖ ovy.'' tig ro tiow)' xaTuXtlipoiiKi''' , oti 
Ttauoiv xaOapuiv, eite Oi' (xcet^; xxi twv'' aY»6wv 
7rpa:Ewv, £ir£ oii [jiETavoi'ai; xa'i toIv * Im' TonjTr, 
TiuKopiSJv, EiTE Sia aETO/Y]:; teXetwv xai jxuffTrjpiwv 
ExxAviaioiaTixwv, EVTatiOoc yivKjfi^i -Kao' r|[/(ov xii 
c7touooi'^E(jOo(i ypv], x«'t |Ar,&E[j.io<v [j^ETa Tov ty;oe* 
ßiov' xaOapaiv TipoTOoxav, av liTjOiä toutwv £vTai;6oi 
xaOapO^vai CTtouoäotojjiEv. 'J'ö yoüv'" [jiriSEijiiav xi- 
Oap^iv eIvki (toüto Y«p oüvaTcii tö oiy. savi tiq 
y.HßaQOig) tco ' ' Eivoti tiv« xaOapaiv, r,v u(jieT< 
EicaYSxe'-, ttiv oia Trupd?, ävTitpoiTixtö? avtixEiTOii 
cr,Xovo'Ti, xa'i to Taüia (juveXOeTv xai äiji'.poT£p« ilrfir, 
Eivai, xo(\ TV)V ävTi^aaiv san Trpbi; lauTVjv (jitEi- 
uacOai''' TOUTO Oe ttoivteXw; aouvaTOv. 



-"■'. Ta o' «üT« xai Ei; tÖ ettoiyo'ijievov pr,Tbv ex 
Toü dg T)]i' nXrjyijv rijg /uXaiTjglo'^oij tou aÜTOÜ 

fjEOAo'yOU ETtl^ElpElTE ' ■' (xKl fif £5TITÖ) Eiprj^E'vW 

(7uyysve';j, tfavEpw; ouTw otaYopEÜov tr^ exeiOev*'' 
ßaaavw TrapaTrEajrEiiOjti tou< iJ.i\ IvTatiOa XExaÖap- 
ue'vou?, f,vi/.a xo)ia(T£W(; xaipö;, oü xaOapOEtui;- 
irpoaoiopi^ovTE; yöip xavTaöGoi, TOiSaoE xaöofpCTEMc; 
ÄEyETE"' T^; oii u.ETOivota; (xj) Eivai xaipo'v, a)vX' oüy^ 
«TtAwi; x»Oapa£to;. OuTW os paoiov TtovTa Xüsiv, si '" 
Ta aTtAMi; Eiprijjis'va Tiai [xetoc TrpoaStoDisj/iöv ExXapi- 30 
SocvouiEv'^, xai TOV avöpioTtov eooüjxev (Ar) sivai ^ijJov, 
OTi 6 Y^YP''.'^.'^^'^''? avOpwTCo; oux euti ^cöov. FlXriv 
dXX Et jAEv KpoXaSojv '■' 6 aYio; EiTiE 7:Epi Tyji; 8ia 
jAETavota; xai twv ixYaÖwv epYoiv ev toj -jrapo'vn ßi'oj 
xaOotpüEw;, Ei/Ev av Ttva xat'^" xaipbv 6 üjAE'TepOi;-' 35 
Xoyo«;. ToiaÜTr|V vOEisOai xaxEi t/,v xa6ap(jiv" £i Si 



25 



1. äiipav ol-O'JSJv om. fl. 



ToT; : Tr;; M. — 3. T||Aer£p(i)v 0111. M. — '1. toCt' oüx O : toCto oOx C. 



— ."). All mar,!,'. It : ti cr,\o\, tö oe ovx ei; to npwl xaTa),£iiI/0[iEv. — ü. rwv oni. (;. — 7. eni 0111. M. — 
S. t^Se ; 5i C. — '.). ßJov 0111. A. — 10. to oiv POM. — 1 1. Tip : to M. — 12. EiuaYETai H. — l:!. weisaaOat M. 

— l'i. Ad marg. R : wpaiÖTaTov. rpiiyopiou toO 0:o)ÖYoy. — 15. exeTite R. — Hi. ^eyETai R. — 17. e! : vi M. — 
18. tx)a|j.6avo|A£v(,)v M. — I'.). npo/afiov .•\. — ;;0. /ai um. RGC. — lil. /,|iET£po: M. 

aj er. /'. C. I. :!r,, c. C'ij. 



I i 



[147] V. _ MARCI EPHESII oliATK) AI.TKIIA DR IGNE PURGATOHK). 



14T 



10 



15 



3U 



25 



30 



Tiitwoiojv, o'i; oi a;xapT(i)Xoi xaOatpovTOii [Xjv't vip 
oütm'- c, BeXtiov sivai vüv- raiäcb9r;vo(i xoci 
" xoi0ap6^vai -^ t?, exeTOsv ßaiävM uapxTtcU'iO^vai, 
" y,vix» y.olu^uoi xcc.po;, ou xaOa'pcEw; ..], mö; oüx 
ävaYx-/i -roiauT/|V ' voEicOai xäxsi r/jv xiOapcrtv, -^v 
«TrayopEusi, Tr,v 5ii '' Ttawpi«; te xat xoXajEO);; 

?"'■'. ITpb; oi tÖ EooofAOv, Ix Tv^; EÜoiYYEXtx^; 
£XEiv/ii;Trap3(6oXY)(;),EyovT(ovr,a(öv, xou [/.sv Aa^dpou 
ei? Tov xoÄTTOv TOÜ'' 'Aopaia aTTEvE/Oi'vTo.;, toü 
TtXoüai'ou OE e'v TW aor, xai TaT(; ßacotvoii; uTrap/ovro?, 

[iV] E'lASOtlVEGÖÄl TpUOV TIV« TOTTOv", TOV " T«? IWV '' 

,u.£(ro)?"J ßi(oaavT<i)V 'J/u/i? xaOapOr-jffoijiE'va; Gitooe- 
/OfXEVov, a/,X' -^ /a(7,ua ^UEya xai ctäiaßaTov, oisTpyov 
£; iÄX-ii'Xwv ExavE'pou; ' ' xai Tf,v axpav y.yX äu-tarrj 

EVCIVTHOO-IV TtaplUTWV, ä7r/)VTr^(T0(T£ [AV) Elvai T>,V 

£ipr,u.£vr,v Tr»pa6oAr|V TCEp'i twv (JpTi tou cwi/otoc 

(XTIoXeXuUe'vwV 'j-U/^Cv, iXXot TTEpi TWV eV/OCTWV 

teXwv TWV av6pw7i(ov, £v oT? TÖ xaöapivipiov yiopxv 
oux e;^ei, xa'i Sia toüto (xy) tpE'pEsÖat'- TpiTOv to'ttov 
exeT, t^? oiC(§o(Tixv)i; xxSapiEwc. 

ToüTO fiEV öuv xai 5-,po'opa TOI«; ^^atTEpoii; (JuvaOEi '' 
Xöyoi;- £t yip TTEpi TWV iuyi-zMV teXwv ' '• •/) irapa- 
ßoXri otoacxsi, Iv oi; to xaG^pTr^piov /ojpav oux 
l/.Ei, ouoe'ttw apa^ä toü layäxou t/Xo'j? oute oi 
SiXKioi ETu/_ov ou6' Ol aaapTwXüi- xat ttw; oi [j.e(JOi 
fiETa"' Tjjv a7raXXayr;v ȟiixa xat xpi'vovtat xai*xo- 
Aa,ovTat xai xotöaipoviat, ivx tou EsyotTOU Ti/vioit 
teXou; ' : Heu? 0£ TO xaSapTTipiov EvspyEt, tv;? 
xaOoXixvj; exeiv/ji; Tiuoipia; äpyotia/,; xxi twv irovr,- 
poriTWv avöptOTTwv outoj xoXa^opiE'vwv; nXr,v äXX' 
£1 xat TTEpi tou IcyaTOu teXoui; ExaTs'pou twv (xtteX- 



auteni loquatur, prout liquet, de castigafioni- 
bus poenisque huius vitae, quibus expurgantur 
peccatores (ita enim dicit" : .. Satius est nunc 
<' castigari ac purgaii, quam ad cruciatum 
" illum transmitti, cum iam poenae fenipus 
» erit, non purgationis ..), qui fit, ut non ne- 
cesse Sit, illic quoque eiusmodi, quam exse- 
cratur, intelligere purgationem, cam nempe 
quae perficitur per castigationem et pocnani? 

VII. Ouoad septimum, cum ad illam Evan- 
gelii parabolam, ubi Lazarus quidem in sinum 
Abrahae defertur, dives vero in inferno tor- 
mentisque invenitur, dixissemus, nuspiam ap- 
parere tertium aliquem locum. quo eorum 
animae qui mediocriter vixerint expurgandae 
contineantur, sed ingentem quemdam et imper- 
vium hiatum, quo alii separanlur ab aliis et 
summa omnisque medii expers contrarietas 
slatuitur; reposuistis, in dicta parabola non 
f ractari de iis animabus quae nuper e corpore 
migraverint, sed de ultimis hominum fmibus, 
in quibus locum non habet purgatorium: ac 
propterea tertii loci transitoriae purgalioni 
accoinmodati mentionem illic non occurrere. 

Porro haec in nostram sententiam apte qua- 
drare videntur. Nam si parabola de ultimis 
finibus agit, in quibus purgatorium locum 
non habet, nondum igitur ultimum suum finem 
adepti sunt nee iusti nee peccatores; qui fit 
ergo ut medii, statim ac migraverint, et iudi- 
centur et crucientur et purgentur, quo ulti- 
mum consequantur finem? Qua vero ratione 
purgatorium vim suam diffundit, dum dilata 
universali illa poena, vel pravissimi homines 
nondum torquentur? Verumtamen quamquam 



1. ouTto? A. - 2. vCv cm. M. - 3. toi^Ot^v üüi. li. - 4. oii : os M. - 5. llic habetur in R locus 
duarum fere paginarum ouinino vacuus, addita ad u.arg. I,ac adnotatione : oi(.ai ÄEi',:n tö e«' x«i <:"' 
Scihcet non vidit amanuensis quintum sextumquo argumentum alia non esse praeter duo illa dicta 
Gregoru Nazianzeni modo explicata. - r,. toO om. I>OM - 7. t6™v : Tpo^ov M. - 8. t6v ■. tö>v C. - 
9^tm om. OC. - 10. i,ia.,-, M. - 11. Ex.aTEpou.- «/),r|),a.v POM; ad marg. in R bis „-.patov, semel «pa.öraTov. 
12. fepEneai : fafvcaOa.. G. - 13. ouviöei toi; tiizüpm; ?,. A. at additis intervertendi signis. - 14. teXäv • 
Tpi«v U. - 1.V i-ppa P. - IC. ^.£Ti : xaTi R. - 17. Ad marg. habetur in R sequens scholion : 'Ev 
touTo,; ouv«ai ,iMrro6ai xai Tb xoü äuooToXou, -^youv lö .. "AiiavTE; |xev xoti.r,6r,,ovTai ; oü. ij.V «[.a vrivTe; uK ev 
«Toi^tp, OK Ev pOTiy, offJa)|xoC toüto tÖ (pOapTbv evS-^^.rat dföap^iav, xai tö 6vr,TÖv ieavast'av ». E! tocoOtov xay4ai 
ou^„; xai xaTEUEiyoOa,;; ri;; rilpa; exEivr,;, ,i6t£ ).otnöv r, xiOapat? toT? töte äaapT6.).or; EOETai, xai köte ^ 
aw.to-7.; (s,c) xaXrov te xai E^y.föv (sie) npä?Ea.v, si pii, ),£?ei t.;, öti (.et« Tr,v xpioiv aTaGv-cETai ^ «Icövio; 
E/Eivr, xo/aai;. xai dvaiiEVEi xrjv svipTEiav tf,i Trpoaxaipou ; xai äv oüto.; ).e?£i£v, veC t/;? «apaAoy.'a; xai XnpoXoyia« 
a-.Tou ni>Xov r, bzolojla-- oOoe!? T<ip oüito ,;>; £y.:ivo; xÄv o.oaaxi/uv timtote ä7to?.-.,vä(i.£vO! ?ai'v£Ta<. 

a) Cf. P. a.. t. 35, c. 941. 



f. 8'.. 



148 



DOCUMENTS RFJ. VIIFS AU CONCILK DE Fi:ORENCE. 



: 1A8 1 



de ullinio fiiic iiliiusque eoiuni qui liinc deces- 
seriint, iit in confesso est, paiabola tiactat, 
at certe eos, uhi primiim e praesenti vita 
inisraverint, ostendit nancisceiites veluti priii- 
cipia atque indicia locorum, cpios occupaturi 
sunt : id cnim sibi vult cpiod diciliii', « alterum 
« quidein fuisse ab angelis delatuni, alterum 
« vero in infeino invenliini ». Ouare si quis 
tertiiJN esset locus, de co uon siluisset. Quem 
reipsa non dari. ex hiatu, (pii tum aditu tum 
niedio caiet, satis ostensum est. 

Vlll. Cum in octavo dixissemus. fas non 
esse, animam. ubi migiaverit e corpore et 
iam prorsus incorporea materiaeque expers 
evaserit. a corporeo igne torqueri. illud qui- 
dem verum esse concessistis. nullam rem cor- 
poream virtute sua propria in incorpoream 
quicquam pollere; tarnen divina virtute id 
fieri posse dicitis. ncque quidquam mirandum, 
quod fiat. Ad quod probandum argumentum 
congruum, non necessarium adduxistis. ani- 
mam nimirum oportere, quoniam per peccatum 
se ipsa rebus corporalibus subiecit, ut easdem 
quoque in luendis jicenis perferat. 

Atqui hoc argumentum plane non osfendit 
rem reipsa fieri. sed innuit eandem, si forte 
fiat, iuste fieri: quamvis forsitan aliorsum haud 
pKobabilis sit. Nani dixerit quispiam. aigumen- 
tum letorquens, animam oportere, quoniam 
una cum corpore rebus corporalibus ipsa se 
subiecit, ut etiam cum corpore corpoream 
poenam luat : id enim iustius. aetiuius. magis 
consequens. Dum autem in eius rei argumen- 
tum iiiam etiam parabolam adducitis, in qua 
divitis anima. antequam corpus resurgat, 
ignea flamnia cruciari dicitur, profecto ipsi 
vobiscum pugnare videmini et vestram ipsi 



Oovnov EVTSÜOsv ' (i'irj').0'l0\jix.ivM; r, Tf/piSoÄr) oi- 
oday.Et, a).Xa Ttaoauxi'xa ^f/jdiv- auTOu; ajia xor' 
T(öv TrapovTiov BitaXXay^vai xai; «p'/.«? oiCTrsp x«i löt 
■|-vi.)pio'[JLai« ToJv CTto^E^ouEvwv '' TOTTWv'' xaTocXotßeiv 
TOiiio Y«p pO'JÄETai To u Tov jjLEv CttÖ Tolv ä'^iD.on 
" aTC£V£y6rjvai, löv oi'' eup£9r;vai Iv tio aor) ". Ki 
oov Ti; xaiTpiTO; -^v T0TtOi;,o-jx av (jiojTrr, irapsoo'Or,' 
Tci 3i iir^ sivai toutov, ixotvw; oia Toü y^aa[/.aTo; xa'i 
Tou «|jLixTOu Tc xot'i auEdOu 7rap£Sr,Xu)6y) '. 

■/i"'. 'Ev cl TW oySÖw" XsyövTMv VIU-OJV, OTl TVIV 
•l/u^r,v OLixa-WcfielaoLV tou aoiaaro«; xai läawfxaTOv 
irocvTr, xai aÜAov yEvousvriv oüx Ittiv eluoi utto'' 
aoiaaTixoti irupo; xoXy.^eaOat, — touto u.iv aXrfili 
EivKi i.)|j.oXo-cv5(jaTE, TV) oixEi'a oiivau.£i (jLViSiv <!(oy.oi- 
Tt/.ov iuyueiv ei; to aiwaaTOV tt) oe Sei« ouvotjXEi 
■/ivEirOai"' TOüTO Xs'yete, xai 6«u;j.«(7Tbv ouoev Eivai 
Y'vöj/Evov ' '• TTpöi; OE duuTaaiv toutou Xoyov tiv« 
£VO£yo|ji£vov'-, aXX oüx ivayxaTov EiX/j'^aTE, 5ti t) 
•iuyr] •?) Ol' äaapTi«? £auTr|V T0T4 iT(ou.aTixoi; oTroTa- 
?o<<ja, oseiXei xav''' toii; Tiixtopiati; aÜToi; ' ' uno- 

TäddECÖÄl. 

Touto u.ev oOv, oüy oti yivetki, oeixtixo'v e'sti 
irävTto?, aXX'EiTTEp «p5t EyivETo'''', aiiviaT-/]ai to y'^^^'- 
[XEvov EuXoYOv sivai, xa/x oe ouSe eoXoyov aXXw; 
Eaxi' 'j/atj; Y«p «^ '^K 'U TOÖvavTiov tov Xo'yov 
(ji.ET«Y*Y'''''*' "' °'^' 'l'"/'') ' ' ■'1 0'" ■^o^ <J(ou.aTo; lauiTiv 
Toi? ow.aaTixoT; OTroTa;a<ja [aetoi toü cwu.aTo; 
auOi; o:p£lX£i Trjv it(i)U.otixv;v Tiaoiptav utf idTagöai' 
TOUTO Y«p EuXoywTEpöv te xa'i oixaio'TEpov '** xa'i Tr)? 
«xoXouOi«; u.5aXov iyo'ptsvov. Tviv Se TrapaSoXriv 
otüOi; EXEivr,v £!(; (jünTauiv toutou XaSo'vTEi;, ev -^ r, 
TOÜ TtAouai'ou 'lu/r, npö ty)? a-oxaTaaTacEoii; toü 
ao'iijiaToi; Ttupivr] '^AOYi ßauoivii^ETÖai Xe'yetoi'-', itav- 
teAwi; üuTv aÜToi; TTEpiTTETTTtoxÖTE; (paivEiOs-" xai Ta 



15 



20 



25 



30 



1. eieüOev A. — -2. Ad vucnin ^/itIv R liabet supra versiuii : r, itapaSoX-r, öri),a5r,. — 3. Tm : xai M. — 
'1. üitoö;fa[i£'vü)v M. — ."1. Littora v vucis tötiuv siq). lin. P. — fi. 51 iiiii. O. — 7. Prius scripserat 
itopeSööri li, ipicJil drill in 7tap£2ri),(i6j) curr. — S. Ad iiiart;. H : (opaiöxaTov. — !t. Pust ÜTto scripserat To3 
amanucnsis cod. I', (|iiod poslea diiclu linca deleri vidi. — In. yviia^^i C. — M. y£vo|x=vov C. — 
12. Ad mar;,'. H : lopatov. — l:i. y.ai i-i (\ : xäv A : xai M. — l'i. ajtri; M. Supra vocem aüroi; tiabelur 
in H : ToT; sMaariy.oi; S/iXaSr,. — l.j. eyeveto OC. — IG. Post liETaYayMv R liabet intra unclnos : (ü; 
y.ai TW Aa|ia(jxr,vw SoxeT ev tm TtEpl ävauTÖirEwc XÖYto). — 17. i) 'Ifjyjh R- — 18. cixaiiÖTspov M. Ad niarg. 
li : Aaiiaox»;voü : r, |j.ev o-jv 4''^Z^. [J-ovri toi; Tj;; äpET?,? äywmi IvrjÖArid;, (iövri xai (7T£?av<oOi^(j£Taf xai Et 
liivr, Tai? #.Sov«i; EvExuXr.oOiri (sie), \>.6\ir\ Sixaiu; äv exoXö^eto- äU' iitei (i^TE t:?|v xaxiav (jitite tt.v äpETiQv rj ij/ux^ 
oi/a T0-; oo)|J.a-.o? (iETrjXOE, oixaii.i? ä|j.(fiü ä|j.a xai tmv änoifiiäv TsuSovTai. — 19. XsysTE R.\M. — 20. ifoi- 
vioOai C. 



[149] V. — MARCI EPHESIl ORATIO Af/IKUA DE IGNE l'URGATORIO. 140 



10 



15 



30 



EocuTojv avaTpsTtovte;', irpoTepov rj.sv Eivai Ty,v ira- 
paSoXriV TTEpt Tojv sayoiTiov teXwv - Xi'yovts? xai 
oix aiTo Toü vUv EvspY^iaSat, vöv äi aOOi; Trjv 
']/uy_Yiv Toü TtÄouuiou xoXii^EoO:» Ae'yovtei;. ToJ;? 
oaiijiova; 3c vijjiEi? oun aTroXr^'j/EcOai'' ixeXXeiv 
awLiaTa Tiva äiiiä cf«[jiEv vi Ttupia'', ivoc' ettitv,- 
SEiotEpoi'' (iutv Ei; xa? rjauavou?, iXX' E/Etv auT'i 
[XETCt triV TTTÖjuiv EX£ivr,v xc(t Tr|V Et; töv (TcoaaTixov 
•coÜTOv xda[ji.ov irpooTtotOEiav, xaOäiTEp x«i 6 'A2äp. 
[XETa TYiv TrapaSaaiv rovg 6iQi.iuTli'0VQ /iTWvag 
E'vSEäuaOai Xs'fETat, x^iv TcayuxE'pav coipxa xxl 
6v/i-ür|V y.ai ävtiTUTrov" xoci toüto Y' oux äi' lautiov 
EiTcoLiEv', äXXa Tou ixEYaXou TtctTpbi; -/iuimv Baut- 
Xstou* Xe^eoiv'-' auTal? etTidvTO; ev toT; Hü, tÖv 
'Huaiocv £'v^yf,Ttxoii; '" axoüuavtE!;. 

6"'. Kaxä oi TO Evatov " , riiJiEi; |j.£v siTtoy.EV 
[xrjSEjAiav ÖTTTauiotv Eivai twv ocitov yjuwv TxaTs' - 
pwv'- ixr,ä' aXXo ti * 6aüixa Ttspi xaOo(pTr,piou 
irupb;'^ oi8a<jxovT«' xo'jvavTi'ov o' uijleTi; Xe'yete 
TToXXa Toiauta EuptaxEotlii Ttoipa te ' ' tw aEYOcXoj 
rpTiYopiio ' '' xat Sr) xal liEpoi;. 

At'YOfjtEv oOv TTüb? TouTo'", (JuvKTxcTjvTE? TO e'; 

äp'^T)? £lpyi|A£VOV, Ott TTUp ä'.pupi(J|J.EVOV XO(l Ttpd(7- 

xaipov xoi9apTixr|V ouva[/.iv Eyov ex twv toioütwv 
oCx £<JTt (jtoOsiV äXX' Ol uEv f,a=tspot TraiipE:, oi ' ' 
xo'i Triv äp/riv ttj; oOpavi'ou ttoXitei»? ev xai? 
£p'i-i(A0'.5 xxTa'^iuTEiJciavrE?, AiYUTrTtoi te xoii FlaXai- 
axivoi, TOioorov ouoev o;jioXoyou;j.e'vi>j(;, vitteo EiprjToti. 
äiEuatfriaav, äXXa axioiYp«'-fi«? Tivii; siSov x«t otov 
SiaTUTTWffEii; T(öv u.;XXou(j(ov exei'vcov xoXadEtov, xoct 
EV oiiati; O'j Tob;''' uiixp'i Tiva TTTaisavtac, dtXXa 
To'j; aaESEaTotTou; te''' xal Ttov/ipoTäxo'j; xoXct^o- 
[AEVou?^". '0 Se [/e'y«? rpr,YbpiO(; äoxwv siaaYEiv to 
xaOapTiQptov, oOS' aijToi; ouSev •fjt/.Tv''^' (xcfwpuruivov 

EV TlVl TOItW TtOipE'owXEV-^, äXX' (zXXoV -■* «XXotyOU 



sententiani convellere, tit qui antea dixeritis 
parabolam de iiltiiiiis finibus tractare, non 
aiitein iani nunc in usuni transferri ; nunc 
vcro rursus asseveietis divitis animani toi- 
queii. Ad daemones quod spectat, non edis- 
serimus, corporea quaedam aerea vel ignea 
eos assumpturos quo poenis sustinendis aptio- 
res fiant, verum haec eis fuisse data post 
lapsuni illum et affectum quo ad corporeum 
liunc Miunduni adhaeserunt, sicut et Adam, 
post violatum praeceptuni, tunkos pellkcus' 
sibi induisse dicitur, crassiorem nimirum 
carnem et mortalem et reluctantem. Ouod 
quidem non ex nobismetipsis enuntiavinius, 
sed adhibitis ipsis magni patris nostri Basilii 
verbis, quae in eins ad Isaiam commentariis'' 
leguntur. 

IX. Ouoad nonuni diximus quidem, nullam 
refeiri visionem a sanctis patribus nostris 
habitam neque aliud quodpiam miiaculum, 
quo purgatorii ignis indicium praebeatur. Con- 
tra vero vos asseritis, multa eiusmodi facta 
occuirere cum apud Gregorium Magnuni tum 
apud alios. 

Ad haec igitur edicimus, illud quod a piin- 
cipio dictum fuit condrmantes, ex eiusmodi 
factis non deduci ignem distinctum ac tem- 
poiarium, qui puigandi vim habeat; verum 
patres nostri, qui caelestis conversationis se- 
mina in desertis conseverunt, sive in Aegypto 
sive in Palaestina, haud quicquam eiusmodi 
manifeste, ut dictum est, declararunt, sed deli- 
neationes quasdam adspexerunt ac veluti inia- 
gincs futurarum illarum poenarum, in quibus 
non qui leves quasdam culpas admiserint, 
sed qui impiissime ac pravissime vixerint, cru- 
ciabuntur. Magnus vero Gregorius, qui purga- 
toriuni videtur inducere. hoc ne ipse quidem 
in loco aliquo circumscriptum tradidit, sed 
alios alibi cruciari purgarique refert, eos 



f. 8i 



1. Ad niari^. R ; wfsaiÖTaTov. — 2. Ti>,iTr/ : Tptüv M. — 3. äit'jXviiE'jfJii ; äTco/.ei'J'EüfJai ü : äTtoxa/ü'l/sa'Jai 
M. — 4. it'jpiva OCQ : itüfia M. — 5. i'v' li. — 6. eixiT-/)8öi6T£(5a M. — 7. eiiio(jiEv um. JI. — S. Ad iiiarg. 
R : Ba'jrAeiov tou lüyäXo-j naxpo; ri|j.(5v. — 9. Xijaiuiv B. — 10. e^/ititixü); M. — II. ewotov R. — 
12. jtaTEpwv :?i[jiüjv OC — 13. itEpc xaOaprr;pirj-j Tivipb^ oni. M. — Vi. Tiapd te diu. M. — 1."). I'pi-iYopuo toi liotXüyM 
R. — IG. Ad iiiarg. H : cupaiöxaTov, moxquc : (bpaiov. — 17. oi : e'c OC : oi M : xai ol K. — IS. oO 
tou; : auTou; M. — 19. te cm. M. — 20. Ad iiiai'g. R : oipaiov. — 21. ^,(;.iv in Cjiiv iiiiilafi vult R, addito 
supra versuni. .\d iiiarg. vero liaec subiunsil : EtpriTai E|j.7cpoa0£v äxpiSlutEpov t, au^i; tootou : xat il eittev 
90ivEp(ü:, ou TieiOEoöai äEiov, OTi tö ioioütov 36Y|j.a oO xavixü; (sie = xavovixiS;) E^iooTo, x«; oO yori TtE:'Jö!j'Ja'." 
oÜTiü yip Tiiiä; öiäxuxei 'iep(iJTOp.o; 6 OfiETEpo; öiääirxaXo;. — 22. TtjtpiäMXE A. — 2' . äXov .\. 

a) Gen. ili, 21. — h) Ad iiiiuiu lucuiii hie alludut iiuiiduiii cuiuperi vel pust purlcL'tus Uusilii in 
Isaiam commentarios. 



iO 



DOCU.MEXTS RRLATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[150] 



f. 8.-.. 



nempe, ut ipse ait, qiii in iiiiiiutissinia incide- 
runt peccata. 

X. Ad decimum quideni cl ultiimim, cum 
istam opinionein Origcnis dot;niati allinein 
siniilemciue colltgissemus, atque dixisseimis, 
ut illam, sie et hanc reiiciendam esse, eo quod 
animis socordiam enervationeinque inferat, 
dum alteram purgationem exspectant; rursus 
respondistis eadem ac prius itcrantes, neuti- 
quam facere hanc doctrinani ut homines negli- 
gentioies reddantur, sed ut invigilent quam 
maxime, dum acerrimas intolerabilesque pur- 
gatorii poenas reformidant. 

At nos ea quae diximus urgentes edisseri- 
mus, haud ulla tempoiaria poena, quam- 
vis omnium acerrima animo concipiatur, eos 
absfeneri, qui ad vitia proclives sint; verum 
lii aut ad Origenis sententiam paulatim pro- 
labcntur, quamlibet poenam pro temporanca 
habentes, aut adhibita quadam distinctione, 
temporaneam hanc conteninent, quoniam 
voluptas laevis est, aspera vero virtus et ardua, 
adeo ut satius ducant et praestantius futuri 
ambiguitatise conimittere, haud scientesquod- 
nam iudicium ferendum sit de nostris faci- 
noribus, nee uUi curae habentes, utruni ex 
congrua paenitentia haee plene dimissa fue- 
rint, an supersint in die illa iudicii manife- 
standa.cum persuasissimum habeant,perfectam 
se purgationem ahquando adepturos. Dominus 
namque in Evangeho ',eum qui fratrem fatuum 
appellavcrit. non in purgatoriuni, sed in 
gehennam dctrudenduni pronuntiat'': ae de 
verbo otioso cdicit rationem nos esse redditu- 
ros, in tempore profecto iudicii, non autem 
ilhid per igncm eluturos. Ilhid ergo magis 
quam purgatoriuni terret et ad paenitentiam 
movet, nimirum quod Deum offendendo et 
mandata eins viohmdo, ipsi nos futuri iudicii et 
aetcrnoium supplieiorum reos constitucrimus. 
Deeet ergo, ut nos c|uidcni censcmus, purga- 
toriuni illum igneni, qui a doctoribus vestris 



10 * 



15 



■20 



xoXa^o[jisvo'v TS xai xocOsipdaEVOv TcaptdTS Ttöv (m; 
rxltxic, cir,(Ttv) £Aoi;^_i<;toi; TiepnrsTCTiDxÖTtov £yx)>r'y.at!i. 

i'". Ae'xaTO« Sc' Y£ xai XcXeuTaiov^ ETTiyEipoövtiüv 
■?;|/0)v arco xffi uuYyivsia; xai ouGidtTito; TauTr,!; 
XTfi ooqr,; Ttpb; to 'ilpiYsviaxöv ' odyij.a xa'i 
Xeyovtmv «TcoSXrjTe'av eivai XKt TauT/iV- loaTTEp 
EXEivrjv oia tÖ ^cfOufJliav xai exÄutiv taT; '{/u/ol!; 
E(ji.7roi£iv irpoaSEyoi/Evaic; ETEsav xäöapaiv, — iKr,'i- 
T-(5(jaTE TräXiv T« a'jT« Xe'yovtei; S' xa'i npöiEpov, w; 
oüojiuiwi; ■/) irapäooan od-cy; pc(9uu.£iv tou^ ävOpioTrou^ 
•TTOtpaaxEuai^Ei, öXX' «Ypu^rvciv wi; [jincXiaxa ' 
cfoSoujJtt'vou; TO opi|j.o xoti ä'^öp/,Tov twv EV TW 
xa6apri-,pici) Tt^iiwpuov. 

AXX' ■fjjJi.Ei; ye^ twv E!pr||j.s'viov £yd|ji£vc;i "klyo^xEt, 
MC, ouSspita Ttpddxaipo; Tiutopia (foSsT, xav 8puy.u- 
ToeTri TroKTÖJv vopii^oiTO, toi/; STtippETTwi; Ttpd; t/jv 
xKXi'av l/ovt!i(;, iXX' vi upd? tt,v "iipiYEvou? '' äd;o(v 
xotTa ;/ixpdv ÜTrayOrjTOVTai, Ttaaav Tcpdcrxotipov Etvai 
Titxwpiotv ttkjteuovte;, ri'' xai oiaoToXvjv Tiva iroiod- 
r/Evoi, xaTO-^powiooiiffi TauTV]? T^; ETCtxai'pou Sia 
tÖ XeTov t^; rjoov^i; x«i to TpajfL Trj? äpeTrji; xai 
•KpdaavTEi;'', wdTE" ßs'ATiov Eivat xai (poSeptoTEpov ' " 
T/j ÄOT|Xia Tou jxsXXovTo; lauTou? ETtixpeTreiv xai 
aYvoEiv duoia; Tivd?" £'TtiT£u;ETai Si'xri? Ta Jtap' 
•/lacöv EipYaajjiE'va, xai Et'- (;uv£ywp-(-6r,(iav oXw? Oia 25 
(j.ETavota; Trj? irpoar.xsdavi; '^ uevouiti xaTOt T7;v 
•JljXE'pav ExEiV/jv Trj<; xpi'trEw; E^'^aviuöriudpiEva '^, 
Y) TTETrEiupiEVou;, d)? xa9ap6vi(;ovTai iravTO);, atfipov- 
TiüTEiv ' ''. Kai yap d Köpioi; ev tio £ijaYY£^t'<" 'fdv 
p.wpdv äiroxaXEdavTa tov äoEXxidv odx Ei; tÖ xaOap- 

TVlplOV, äXX' El? Y'EVVav'" TtapaTTE'jtTTEl, xai TTEpl 

äpYoü Xo'you Myov vipiöti; äirodiöuEiv ev tw xoiipw 
Tri? xpi(j£w; T:ävTio;, äXX' oü xa6ap9Yia£(j6ai oia 
TTupdi;didaaxEi. TauTa oGv "> :pooEpwTE;a tou xaOap- 
T/ipi'ou xai TTpd? [/EToivoiav Xlvr,TlX(ÖTEpa ' ', TO Trpod- 
xpouiTai Hew'** xai Ta; IvToXa; outoj itapiSdvTai; 
* T^ ijiEXXoua;-, oixri xai Tai; aioivi'ot; jüauavoii; Gtieu- 
Odvou; Eo-jioui; xaTauTriaai. Aei toivuv, in; rijAEi; fi 
vo(/.i^O|ji£v, tÖ Tiapa ToJv ujxETspwv ^rjÖEv SiSauxotXwv 



30 



35 



statini post obitum esse dicitur, in mystieum aÜTixa aETocTov OavoTov xaOapTr^piov itiJp äXXvjYopi- 40 



modum potius interprctaii, non auteui ut cor- 



oTEpov ixXaoEiv, äXX' od oio'/aTixdv ti xai' 



1. (ipiYE-'Eiazov M. — 2. Ta-JTriv Triv POMf',. — .'!. « : äjt;p RG. — i. [iot/XioTa V. — 5. Ad marg. \\ 
oipaTov, pauloque iiiffirius wpaiöraTov. — 0. xf^v ("üpiYsv-iov M. — 7. •?•; : f| M. — 8. TtpdaavTs: 
■7cotr,(javT£; M. — 9. (ütte : wijnEp A. — lii. xai sogepwTEoov om. AR. forte melius : (rMTYipiMäeoTspov C. - 
11. öTtoii« Tivo; O. — 12. El : 9) M. — 13. ä[i(paviaOji<7d(i.£voi M. — l'i. TtivTio; cum ifpoviiuTETv iungil R. - 
15. eU Tr,v Y£. M. — 1«. (i£v oCiv :\I. — 17. aivoTixwXEpa A. — 18. toi f);.« C. — l'J. x»i oni. POJIGC. 



a) Cf. Mat. V, 22. — b) Cf. Mal. xu, 36. 



[i.51] V. - MARCI EPIIESII ORATIO ALTERA DE IGNE PURGATORIO. ir.l 



£tpr,TO(t, i'v' oiÄEi»-* f, xöXaaK x»t xaTaXX'/iAOc; ■/, Tr, 

xoXa^ou.E'v/1 'jyu^r, ^, vor|Tr, xi'i aüJo? x^ aüXw x.«t 

ä(7iü|jiauu"'' ouTM -/ip aÄX'/.Xoi? t£ xa'i ty, '' «X/iöeia 

5 ouftciwvridavTö; oöjav ^ 6|jidc{.MVov »vairsijuJ/OjXEV* 

T?i aiJT0«XT,6£ia'' XoHTTlö Toj WcW r,y.(öv, lO ItpeTTEl 

Ttaux od;a '", Tipi/j xat TTpoTxuvrjirii; d'jv xiö ävap/M 
aÜTOii ' ' n«Tpi xai Tiji TTavaYi';' «ÜTOvi ITvEuriaTi, 
viJv xai «El xat ei? tou; aiiövai; 'iöv «iwvcov, 
10 au.'/v. 



poreuiii ciiiidpiam acciperc. ctsi illi teniporibus 
cedentes id forte asseruerint : quo fit ut ani- 
ma crucianda congiuam accommodatamque 
liiat poenani, spiritualis ut est materiaeque 
expeis, materiae expcitem et incorpoieam. 
Hoc enim pacto inita inter nos et cum ipsa 
veiitate consensione, unanimem laudem ei 
leferemus, qui est ipsamet veritas, Christo 
Deo nostro. quem decet omnis gloria, honor 
et adoratio, cum aeterno suo Patre et sanctis- 
sinio Spiritu. nunc et semper et in saecula 
saeculorum, amen. 



1. toOto om. C. — 2. d : ol A. — 3. oixEio? A. — 4. ^-jyjö om. R. — 5. Ad iiiarg. R liabet, hinc 
quideni : äu),o; ti '^\>X'l "«' äoXo; i\ xoü (juveiöoto; xoXaoi?, xai 6 {uza^tXoi xoi xä),),«, inde vero : x»i ya? 
xai ri aitövio; x6),a!Ji; Otiö xmv oi5a(jxd),MV XEyExai Eivai aTio-joia xr,; Oeia; ?uö-£W;, ei xai <ixu>>.T|Xa xai in;p 
äaS-axov xai ßpu^l^" öSdvtwv xai xäUa' oüxu xoivjv Sei voeiv xatsivo, rb; eXEY[iöv ovivriSEiaewi; (siC), v^ aär)Xiav 
TOü [ieXXo'.xo;, 9i (jiExiiJ.eXov, all' oO itüp -y/.ixov y.axaxarov Tot; äjuaptia;. — 0. Tf| Olli. C. — 7. Post Sölov 
habet K iv t-rasum. — 8. ävaTT£'ij.'!/w(jiEv xri aOxa/.yi^e;« U. — H. tt) ä),ri6£i'a U. — 10. Ttäsa äö|a ei; xo'jc 
aiüva; R, roliquis omissis : cj'jv tw ävdp/w n. A. cetcris ilom omissis; öxi aOiw r.fimi üoI«. si; xov; 
aiöiva; G. — 11. a-JTOü om. M. 



vr 



MARCI ARCHIEPISCOPI EPIIESII RESPONSlÜ AI) POSTREMAS 
LATINORUM QUAESTIONES SUPER IGNE PURGATORIO 



I-USDKM ItESPONSIO AD DIFFICUL- 
TATES ET QUAESTIONES SIBI SUPER 
DIGTIS ÜRATIONIBUS FROPOSITAS A 
CARDLNALIBUS ET CETERIS ÜOCTü- 
RIBUS LATINIS. 



Tov AVTov AnoKPiiEii;- npüi; iai 

'EriENEX0EIi;Ai; AVTli AnOPlAl 
KAI EPIiTHiEIi: Eni TAIi; PH0E1- 
IMl OMIAIAIi; riAPA TUN KAPAI- 
NAAIÜN KAI Ti2N "AAAÜN AATIMKIIN 
AIAAi;KAAl»N. 



Aiiibros. 

r,53. 
" f. 65'. 



1. Cum a nobis postuletis, iit quaestionibus 
a vobis institutis clarius et apertius respon- 
deamus, age paucis verbis (id enim in petendo 
subiunxistis), ad primam qiiidem quaestionem, 
quomodo nempe iliud intelligainus. sanctorum 
animas nondum piopriam suam sortem bea- 
tanique illani conditioneiii obtinuissc, adseri- 
miis. sanctorum fruitioneni ac beatitudinem, 
qua iani nunc illi potiuntur corporibus suis 
soluti, sive Dei visioncm eam quis voluerit 
appellare, sive Dei participationem communio- 
nemvc, sive regnuni caelorum, sive aliud cpiid 
eiusmodi, quam maxime mancam esse et in's- 



1. 'Ettsio-/]'' (jQffsoTspov •/■jfxa; airatTEiTS ' xai xa- 
ÖapwTepov ETTi T015 vipo)Ty|[X£'voi; Ttap' ufxojv liTTOxpt- 
vaG6ai-% ).£YO[XEv'' vior, oia ßpay_£wv (xat -(ap toüto 
TrpoacO-(ixa-£ t^ J^rjT/^aii), Trpb; |j.£v " to TTpwTOv Im 
EpojT'/iOi'v, onoti vooü|j.£V* xa? Twv äyiwv tj;uyi; outtw 
Tov oix£iov xXvjpov aTToXaSeTv xal tvjv u,axap!av 
EK£iv»jv xaTaataciv, oti -J) twv ayuov (XTtdXoiuiiK; xa'i 

|A«X«plOTT|?, r^V a-KO "COZ vZv iyO'JUl twv OlX£t(i)V 

cwy.ocTwv octioXuOevte;, £it£ Öswoiav 0£oü Tauiyjv 15 

IffAoi T15 ivO[J.ä!;£tV, £IT£ [Jl£TO/_-/iV ' "''l XOtVOJVtOtV 
0£OÜ, £IT£ ßaclXElCtV oOpOlVWV, £It' aÄXo Tl TOIOÜTOV, 



perfectam prae omnimoda illa quae speiatur «teX-/]'; Ioti irSaa xai EXXnrr,; w; Trpo? exeivviv Tf|V 



restitutione; renique ita omnino se halx'ie. tum 
Scripturarum testimoniis tum doctorum autto- 
ritatibus satis demonstravimus. Cur autem sie 
opinemur, has probabiles causas diximus, sive 
quod Deus aequum duxerit animas non per- 
fecta gloria cumulandas esse absque corpori- 
bus. quae simul cum ipsis certarunt, sive quod 



EX7ti^o;./.£vriv a7rox«Ta(JT0i5tv xai to^jto cii t£ twv 
Ypa'ftxwv lAOipTupiwv xai twv oiSairxotXixwv «7iox.a- 
<J£wv ixavw<; Trap£(3Tv'(J0((Ji£v outw pr,Tw? Sir.YOpEU- 
a-'vov '". A'.nov 0= toOtou £'.f2u.£V Elvai Tay« u.£v to 
KixpioOoci Ttoipi 0£(.j ' ' ii.rfik T«; 'iu/ii; oo;aij6r,vai 
teXe'w; av£u twv (juv/,ÖXr,xoTwv aÜTx't; aM^iiMV , 



1. lliwc onitio non uIIIimo, sod priiiio lorü ponilur in li, fulio neiiipe 261, alioque praenulalo titulo, 
videlicet : -|- loü ||j.oy.«ptuTaTo-j |j.y)Tf07io/iT'j-j 'E?E<rO'j Mctpuou loi EOyevixoü ä7iöS£i?t;, öti oC teXeiw; arceXagov 
Ol TÜ)v x£/.o'.!x/iH£v(Dv '^■jypä Ta xit' d?iav' xai oti oüx ei^ti xiöapui; [iSTi t^v änoSiwaiv 6ia zaOapTixo-j Ttupö;. 
ir^TE (j.T,v Gl' ä>.),r,; Ti[i«p;a;, w; tive? ^avtäCouvTai. Im Aiiibros. ilL'in varial lilulus liuc pacto : To-i TtaviEpöj- 
"ätoy |i.i'iTpo7io)tTou 'E[pe<you xOp Mäpxoy toü IwyevixoO irpö; tou; AaTtvou; )6yo; y' '■ xoC aOioü XEyaXaiwSr,; 
öniixpioi; npo? tou; napä XaTivwv e'ipriixEvou; Xoyo-j; itspi toO «Otoö TtoypYaTopiov ('.. Ilaec oratio Jeesl In C. 
Tlliilum servanduiii censui proul cxlillielur a codil. I'QOM. — 2. äTiöxpi'ji; M. — 3. tcecgii li, oinisso 'li 
a ruhricatore. — 'i. anaiTrjT; A. — .j. ä-oxpivjsOat OM. — 6. Xifii>ij.E'i U. — 7. piv unj. M. — S. AIlus^io 
ad iucuiii allcrius oratioiiis Marci. ]). lüil, I. 3'i. — 9. Post ti-sioxiöv prius scripscral li : xai (Jewpia/ tHoO. 
(piao poslrema vcrba deinde delevil. — 10. 6'.»iYopaiJ.£vov li. — 11. tm Oem li. 



a) Cod. AiMl)r()<. 6i3, f. 6.i'-TU'; Cod. I'aris. 
1218, fol. 'il-JO: cod. Oxonien-Laud. 22, fol. 55'- 



68'; Paris. 12y2, fol. 45-56 ^= G); 'Mri^na, p. 270- 
1; 'KxxXrjdmoTixri 'AÄnO-io, l. I (1881), p. 158-62. 



153] VI. - MARCI KI'IIKSII UESFONSIO AD QUAKSTIONES LATINORUM. 15:i 



lOi'a xai TTapauspo;'' tou; uio6ou; Toiv (p'(tiy/ ktto- 
XauiSocvsiv, äXX' oaou TrävTai; '' TsXenoÖ/jVai xctT« tiv 
ösiov otTcddToÄov xc«l xciivvj Tou? (jTc^avoii; aTToXa- 
5 ocTv xai avapp-ijfJrjvai^ irci 7ra(7r|i; Ty;;" XTi'asw;, 
Toc/« Oi a),),o Ti ToT? (XTCoppr^TOK; [iaÜEUi twv toü 
öiou xpirjiaTcov ouYvwfffjLEvov '' co; aui/Saivetv ix 
toÜtojv, t/;v viiv twv a^iojv aÄoXauai'v xe xai 
OsiDpi'av TsXeiOTs'pav" [xev sivai x^? ev tiö irapovri 
10 ßt(o SoOsidTi; EV äjjpaßiovoi; jXE'pEi, otTEAEaTt'pav oj 
T^; TOTE EXTn^oaE'vv);. 

2. AEUTSpOV o'' £C/'i'C'i<J3'"E, Tl 7T0TE /jftiv ßoW.ö- 



singulos illos sanctos neciiuiquam deceat singil- 
latiiii ac vicissim operuni piaemia accipeic, 
sc'd omnes una siimil consummari secunduni 
diviiiiiin Apostoliiin" et coniiinctini Coronas 
adipi.sci et in praescntia totius iiniveisi piocla- 
mari, sive oh aliani aliquam causam, qiiant 
Deus noverit pro ineffabili iudicioriim suo- 
runi altitudine. Ex qiiibus colliv;itur, fruilionem 
ac visionem, qua nunc potiuntur sancti, perfcc- 
tioreni quideni illa esse quam in praesenti 
vita in pignus receperunt, sed non ita absolu- 
tani, ut quae futura speratur. 

2. Secunduni quaesivistis. cpiid tandem veli- 



Tj» TÖ Xe'yeiv '" Iv TO) ' I oOpavw xxl (i!;v xoT? iyyilo^i nius dum dicimus sanctos apud Deum esse in 



Eivai Tiotpi TÖ) ©Ew Tou^ ayioui;. — Ae'yo|jiev ouv 
15 oü aü)iJ.aTixov Tiva Toixov tov oipavdv, ou'- olx.au- 
ffiv Ol öcyyeXvOI xa9' ■/jf/.a«;, äXX« tov GiTEp atdÖTjdtv '■* 
[j.aXXov xoti voTiTÖv tottov, eÜ y^ xat ypr) toutov 
TOTCOv aTroxaXsiv, t)£o"j oe tottov 6u.tijc oixEtoTaT' av 
EipyjuiEvov Xeyei y«^ ö Aaitauxrivb? 'Iojavv/)i; ev tw 
20 TJSgt Tonov Qsov XE^aXaico iy'' twv ©eoXoyixwv 
ovTt '''• « To'tto; ©eoij Xe'yetsi, evö« £xSr,Xo5 yj s'vs'p- 

n Y'"' aiJTOU Y'VETat >'. Kofi TtäXlV « TOTTO? 0Eoij 
II XeyETOU TxXe'ov''' (XETe'/WV T^? EVEpYEl«? xai T^i; 

" /jxpiTOi; aÖTOvi"'. Aii toüto'" ö'** oöpavo; aüxou 

'-■"■ n 6povo;' EV aÜTW YCtp Eitriv ol ttoioüvtei; tÖ 6;XY)[ji.a 

" «ÜTOU aYYsXoi ». K«i aüOii;" « To'iro? euti vovjto;, 

" EvOa voEiToii xai eVtiv /, vor,T») xai otatorAaTO^ 

« iüui!;, EvOa TTttOECTl Xa'l EVEOYEl '^ ». Töv oijV 
TOIOOTOV TOTIOV, l)TX = pOupävio'v T£ Xai l/TTEpXo'dlXlOV-'" 

:J0 ovT« xai vot,tov xai otowaaTov, TtEpij'yEiv te-' toü? 

aYY=^'t"J? xai Tou; a^loiiti tpauJv xai O'j3«vov ex 

Trfi - auv^^Eia^ TTsoaaYopEuoy.ev, xai sv auTto xov 

Weov xai Eivai xai cpaivsaOai xai e'vecyeiv fiaXXov 

xai (Ao<Xi{jTa TTETCi(7T£uxap.Ev, EyovTE? EX t9;c Seuiro- 

■ 35 T»!^; '^ii)v^; tÖ i( OaTEs Ti^wv 5 EV TOI? oüpavoi? »• 

xai aööi;" u To TtpoioiTiov tou Traxpo;-'' xoij £v 

« xoi; oijpavoii;^' ». 'ß? y*P oixsiov -■' ÖeottiXO? a'i 

I voEpat i/ujEi; xai vco Lio'vto XriTxxai, ;e'vov oe Tiav- 

xaTtaaiv ösai'-'' u;io xriv aiaGviOiv xaxa xöv 6-oXo'yov 



caelo et cum angelis. — Itaque profitemur, 
caelum non esse locum aliquem corpoieum, in 
quo angelos habitare censeamus, sed supersen- 
sibilem potius ac spiritualem locum, si quidem 
hunc liceat locum appellare; tamen Dei locus 
(|uam maxime piopiie dicitur. Ait enim loannes 
Dnmascenus capite de loco A■/^quod tertium 
decimum est operis eins tlicologici : « Dei locus 
■' id.appellatur in quo eins actio exseritur ». 
Et iterum : v Dei locus is dicitur, qui uberius 
<< ipsius Operationen! et gratiam participat. 
« Idcirco caelum sedes eiusest : illic enim sunt 
" angeli, qui faciunt ipsius volunfatem ». Et 
rursus : « Est spiritualis locus, ubi intelligilur 
« et exsistit intellectualis natura et incoiporea; 
« ubi nimirum praesens est et agit ». Hoc 
igitur loco, qui supercaelestis est et super- 
mundanus, intelligibilis et incorporeus, tarn 
angelos quam sanctos contineri censenius, cum 
pro more recepto caelum appellantes, Deumque 
in eo potius, imo quam potissime et esse et 
manifestari et operari persuasissimum habe- 
mus, illud ex Doniini verbis assumentes : ' 
«' Pater noster qui es in caelis «, et iterum : 
I' Faciem Patris mei qui in caelis est ».Ouem- 
admodum enim divinitatis propinquae sunt 



I'. (ir,. 



1. All mar!;. R : xai 6 Oeio; Aaiiaux/ivo; loixo j.r^'ji ei; xov ii£?i ä/xaxiazoi; loyv/. Tum altera paginae 
'"''' ■ "ipaiov. — L'. xtiv c'ifri|iEv(i)v Äyiuv : xoiixwv Ali. — 3. [jiepciv; A. — i. Ttavta; Olli. O. — 5. ävappriSeivoi 
M. — (1. TT,; Olli. AM. — 7. eyvwsjjievov M. — ». xsXeiuxepav 0. — 3. S' oiu. PMA. — 10. CA', supra, p. 110, 
1. 7. — 11. xül Olli. A : supra versuiu H. — 12. oO ; oO M. — l:j. DixoCcriv-aiiOriaiv oiii. POM. — 
Vi. ö/xi : oüxs M voculamque Iribuit Damascpiin. — 1,"). -kUui-i R. — hl. aOxoj oiu. H. ~ 17. Post xoCxo 
add. oJv R. — 18. 6 om. POM. — 19. .Ad iiiarL;. R : c.'ifaCov. — 20. xe övxa xai v-k. R. — 21. riEpiäxeiv te : 
itEpieyovTa M. — 22. tf,? Olli. R. — 23. TiaTpo; r||jiwv -VR. — 2'i. xai auOi^-XDi; oCpavoi; üin. M : ad inarg. 
A. — 25. oixEi'ou M. — 26. oaa R.V. 

aj Cf. Hebr. xi, iO. — b Cf. P. G., t. 04, c. 852. 



154 



DOCUMENTS RRLATIFS AU CONCILE DE FLOKENCE. 



[154] 



intelligentes naturae, quaeque niente sola per- rp/iyöpiov, outwc oixeTo« [^ev ©eoü tÖtto; /.ai 

cipi queunt, alienae aiitem omnino, quae- xo'jfio; o twv vosiwv xal aüXwv tpüüstov, S? xa'i 

cumque siib sensus cadiint, iiixta Gregoriiiin ttgiÖ-uo? uti' autou oiSr\[t.ioufi^-f\'za.i xaxi tov auibv 

Theologum^'eodem modo Del locus ac mun- 

dus is propior est, quo naturae intellectuales 

inateriaeque expertes continentur, quique 

prior ab illo creatus est ex eiusdem Theologi 

sententia''; alienus vero prorsus noster iste, qui 

terram ambit. Ouapropter praestantissimae Dei 

manifestationes contigisse leguntur scissis seu 

apertis caelis, quo plane ostenditur, ex super- 

caelestibus illis regionibus, quocumque tandem 



xai xa9' fiaöf;. Ali Toüro x«i at (jisytaTai tKv 5 
ÖEO'iivEiwv' uyii^oijiö'vwv ri ävoiYOUEvtov twv oupotviöv 
TTE-^v^vaai -, OT)).oijVTo; toü yivoaevou Travuo;, i'o; 
f'x Toiv uTtepoupavi'öjv' Ixei'viov ycoswv ciTio5r,TroT= 
TpÖTOo ffUYxataßä^EO); 6 Ösöi; ETti'^avrivai toTi; 
x«0' r.u.ä; vjuodxridE'' xai tiOe'Xviijev". 'Extoutoutou 10 
TOTTou itcoi; TOV owuaTixöv xösaciv aTroerTeXAOiXcVou;" 



modo, Deum descendisse, quotiescumque be- ütto 0eou toi;; ä^Y^''^'^? 't^' oiaxovia ' tfatiev, [XVe 
nigne voluerit hominibus se manifestum facere. TrapEivai** xaT« TauTOv'' evT«59a xkxei, ix/,t' 



Ex eodem loco ad corporeum liunc mundum 
angelos a Deo mitti dicimus ad ministerium 
aliquod obeundum, nee posse eos simul hie 
adesse et illic, et agere; sed quemadmodum, 
dum illic sunt, suis funguntur officiis, id est 
Deo assistunt eumque contemplantur et lau- 
dant: eodem modo dum hie adsunt, sua item 
perficiunt ministeria, aliquantisper conquie- 
scentes ab altissima illa contemplatione et 
apparitura. Ait enim loannes Damascenus, 
capite illo c/c loco Dei' : " Angelus etsi non ad 
11 moduni corporis ita in loco continetur, ut 
« formam et figuram recipiat; in loco tarnen 
« esse dicitur, quia spirituali modo adest et 
« agit, prout naturae suae consentaneum est; 
« nee alibi est, sed ibi inteliigibili modo cir- 
« cumscribitur, ubi et operatur. Neque enim in 
« diversis locis eodem tempore operari potest : 
IC Dei namque solius est ubique simul operari ». 
Quare si ex theologi huius sententia angelus 
non potest eodem momento in diversis locis 
agere, nee in caelo praesens potent muneribus 
corporeis perfungi, neque etiam, dum nobiscum 
con"ersatur et res nostras operatur, simul po- 



EVEOYEIV ä/.X öiuTIEp EXei TTOCpOVTa; TOI EaUTWV 

e'vEpYETv'", TTKpiVTaaOoii te tm Öew xai OEOjpeTv 15 
aiiTOv " xa'i CuveTv, outw? EvxaijSa TtapdvToe; Ta tv;? 
oiotxovia; aüOi; icoiEiv, a/oXa^ovTa? upö; i^ixpov 
T»i? axpan)vou<; Ociopio«; exeiv/i; xai TrapaffTacEMi;. 
Ae'yei'^ Y"P ^ Aiijiaaxrivb? 'Iwoiwr,? ev tw Eipr,- 
!J.Ev(o nsgi Tonov Qsor XEiaXai'w- « 'O aYY-Xo; 20 
" dwaaTtxw? U.EV Iv tottw ou Ttspis/ETai, üjcte 
« TLiitovaOai xat (j)'-/iu.aTii^£(i6ai" Sixu); Xe'YETai eivai 
" tv TOTTI.) äia TO TraosTvai voriTw; xai evEpYEiv 
«1 xaTa tV sauTou '^uuiv, xai ur) Etvai d),)-ay_ou, 
" aÄX' exeTse vor,TWC TTEpiYpicpsaöai, £v9a xai 25 
11 EVEpYEi' oCi Y*p oüvaTai xaTa tkutov ev oia'|iopoii; 
u TOTioi; EVEpYeTv advou ,Y*p ösoti ecii to Trxvta- 
" you xaTOt TauTov '■' EvEpYEiv ■. lü toi'vuv xaTa 
TOV ÖEoXoYov TOÜTOV Oll SüvÄTai affiXo; ev Sia'popoi; 



ElV, OUT EV ousavü) 



30 



terit Deum,quatenus illum videre licet, sincere /po'vov, Ei yap tw TrapidTaaOai Ttji Bew to opav '^ 

contemplari et laudare, sed ab operatione illa «ütov ETcExai, tm dTroaTEXXeuOai izfOi 0£ou to 

ferietur oportet, etsi ad modicum tempus. |/r,x£'lj' -" DjU-oiw; opäv aÜTÖv axoXoü6»]<TEUv av, oi/'i 

Namque si Dei solio adsistere illiid secum ferat, tw-' u.r, irapElvai Tiavta/oti tov 6p(.'>;j.£vov, äXXa 

1. öeo9avö)v A. sed addito iioslea si <iipra versuni. — 2. wsyrivaTi : itEyüx.aai M. — :J. üjiEp supra 

versuill R. 4. vj&6%r\ai PO. — 5. rfiiXriat xai riOSonriuEv RA. — 6. ä7tOffT£>,),6[iEvo; (1. — 7. oiaxoviav 

H. et ad niarg. : wpatov. — 8. -^lapTivai () ; ite[ll lin. 23. — 9. xaTa-jTov P : xat' a-JTÖv O : 
xaT' aOri M. — 10. ä>,),' diojiep-evEpyetv ad rnarg. O. — 11. Post aOiöv add. R : w; olöv te aüror;. 
— 12. jiidiv A. — 13. xKTa'jTÖv P, sed uddila oadem manu syllaba xa sup. lin. — l'i. It xiö o-jp. O. — 
I."). ouvaaOat R. — Ki. hzfyiXt M. — 17. öiioO : ö[iw{ M. — 18. inoXEiaOai O. — l'J. Ad marg. R : wpaiov. — 
•JO. TO fii) xa6' M. — 21. Tü> : to M. 



TOTTOl; XaT« TaUTOV EVEpY 

oüvaTai'"' Ta crwaaTixa EvepyEiv, oute irai' yiafv 

(ov aij6i; xai Ta xa9' v;ijiäi; IvepYcöv "• äxpai-j>v(öi: 1 

6u.o'iJ '" SüvaTMi ÖEüjpEiv TOV ©Eo'v, ev9a cjiaivEaOai | 

tte'o'jxe, xai CiaveTv, äXX' otva'Yi'l toutov oiTroXEi- , 

TTEijflai"* Tri? EVEpYEi:»? ixEivv;;, El xai irpö? aixpbv 35 ; 



a) Cf. P. G; l. 36, c. 321. — h) Üreg. Naz. Orat. 38 in Tlieophania, n. ".t 
c; Op. et loc. cit. 



P. (}., t. 36, c. 320-1.— 



iJ 



[153] VI. - MAHCI EPIIESII RESPONSIO AD QUAESTIONES LATINORUM. 155 



, 10 



15 



25 



TM ' äiTEaTpoi^Ood xai iczhq allo -ci Spav '^ tbv 
6päv 6'|^£i).ovta. Kai touto (rcpdSpa xaTaOTiÄov, ei 
[AY^ Ti; a-föopa tfiXovsixeiv [louXoiio' Ti; yip av 
!faiV| tÖv Ti'jAvovTa tou? 'Aaaupi'ou; ixetvov «YyiXov 
£v aÜTrj TYJ (opa xai tw 0£(ö TiotpioraoOai xa'i 6eü)- 
pEiv auTOv' xa'i ufjLveiv ; lii« touto xoii 6 Kupio? iv 
EÜaYyEAi'oi? ou/ aTrXwi; eitcev, oti o'i u-j^eIoi aiiwv ' 
SiaTtavTo; ßXc'nouoiv, ä)iX' oti « o'i aYyiXoi «utwv ' 
n 61' TOtg ovQurnTq ö'iotTrsvTÖ; pXe'iroutji to Ttpoc;- 
■r tijTTOV TOÜ iiaTpo? [J.ou Toü £V oüpavot; >'. Kv 
TOK oupavoT; ovte?, tpriUi, oiaTiavTO? ßXsTTOuai xö 
Trpo'soJTrov toü iv oüpavoT; -^aivojjiEvou, w; et yE ixr) 
Ev oCioovoTi; Eiaiv, oüoi ßXEit'jU':! xo Ttpocriüvrov xoü Ev 
xoi? aioy.axixoii; [Jirj tte^ukoto; (paivESÖai. Kai 5 
irau-aEY^K; ^ oe liiovüsioi; ev xEcfaXaüo iE"' xoü ' 7jf()( 
T^g* ovQuvIov isQaQ/lag xpeT? auToT; äitooioojGi 
•(■EVixa? EVEpyEiot? «XX-f|Xtov OKoptcjAEva;' « To Txpo; 
n TO avavxs; ETtiuxpETTTixiö? * ävaxei'vEaöai, OTtEp 
<t Eixi xo xöv Weov osav äxpaitpvoji; xax " ävaXo- 
« Y'"'' ''^fi locuxwv axasEiöi; xe xoci xo(;eoj;' xai xö 
« TtEsi EauTOui; äppEmö? clXEiaOai '" xiöv oixEt'wv 

n OVT0(( ;{/pOUpT|XlXOU(; SuVKUEtOV, OTTsp EUTl 10 

« sauToui; voeTv te ' ' xa'i euÖeteTv'^' xai xö t5) '''ttesi 
« xa OEUTEpa xoivojvixvj TcpodSw xyj; Trpovoyjxixvii; 
n auToui; e'v (ji£6e;£i ouvaixEw? slvai, OTXEp laxi xo 
« TXpovoEiv xiöv xaxaoEEUTi'pciv xai Ttspi auxou; 
« EVEpYEiv ». üüx apa xö xbv ©eov 6p5v spYov 
oEi ' ' |j.o'vov xai oirivEXE; xaxa xov auxov xpoTxov 
E/o'jdiv. I:li oe' XU oioiTo '■' oia xoüxo xai x^? aaxa- 
;idxT|TO? aüxo'j? "" G-^/iscOai, oiöxi (j.r, xov Wsov 
[jio'vov'" äsi xax' ivi:,-(i\'xv axpai-^vw; opwuiv, aXXa 
XI xai EXEpov Epyov e/ou<jiv, eXeeivci?'* xrj; [xixpo- 
XoYia;,Ei TOdouxov EÖaTxdSXTyXÖv xi /pvju-« vo[/.i^oi ''■* 
x-Jjv u.axapidx/,x« Eivai xat s'v sxEviii xopiior, xara- 
XExXEiauLi'vov, w; Trpb; iii'av svs'pYEiav äsi duvxExa- 
(76ai-" xa'i jjf/j^EV e;w xauxr); Exveutjai oüva^Oai- ttco; 
o' av xat ÖTToSäXoiEv'-' xJjv i/axapioV/ixa 01--6X01 



Deiim nempe intueii; a Deo mitti illud item 
consequitur, a Deo videndo iam cessaie, non 
quod non ubique sit qiii conspiciendus est, sed 
quod is qui conspecturus est alio se converte- 
rit ad aliud quidpiani faciendum. Quae res ad- 
nioduiii perspicua est, nisi quis admodiim 
iurgari velit. Ollis enim dixerit angelum illum, 
dum Assvrios caederet, eadem hora et Deo 
adstitisse et eum contemplatum esse et lau- 
dasse? Hanc etiam ob causam Dominus in 
Evangelio non absolute dixit : i< Angeli eoium 
<■ semper vident », sed « Angeli eorum incaelis 
<• semper vident faciem Patris mei qui in caelis 
«1 est ». Dum in caelo sunt, inquit, semper 
vident faciem eius qui in caelis conspicitur; 
hinc fit ut si neutiquam in caelis fuerint, ne 
vidcbunt quidcm faciem eius qui se in rebus 
corporeis manifestum facere non consuevit. 
Porro niaximus ille Dionysius, capite XV 
Caelestis hierarchiae, tres eis tribuit generales 
operationes alias ab aliis distinctas, videlicet" : 
« Ad anteriora se conversive extendere, id est 
« Dcuni pure contemplari, quemque pro suo 
" statu et ordine; secum constanter se volutare 
« ad proprias suas virtutes custodiendas, id est 
« semetipsos intelligere ac movere; inferiores 
« denique per diffundentem se in eos illapsum 
«. providae suae virtutis participes facere, id 
« est minoribus providere et curam eorum 
c< agere ». Non ergo unum tantum perficiunt 
opus eodem modo iugiter continuatum, Dcuni 
nempe contemplandi. Si quis autem arbitretur 
eos nonnihil beatitudinis propterea amitlere, 
quod Deum solum non semper et reipsa pure 
contemplentur, sed aliud quicquam ipsis 
obeundum sit, o miserandam parvi et angusti 
animiaestimationem! qui beatitudinem censeat 
rem amissu tam facilem ac tam anguste coarc- 
tatam, ut uni operi continuo tenore incumbant, 
quin aliquantulum alio deilectere queant. Qui 



I'. GIV 



1. TM : xb M. — 2. 5äv A. — :i. aOxoü O, in quo praelerea oiiiillunlur 8taitovxö;-£v xoi; 
oCipavoTs, ea scilicel quae iiiter utruinque öiaTiavxo'c Inlercedunt. — 4. M-'m M. — 5. a-jxoO M. — 
C. 7rc|jifji£Yio-Toc M. — 7. xoC om. M. — 8. uepl post xri; M. — 9. xari M. — In. e!),?,<T9ai M. — 11. te 
om. M. — 12. öcOexeiv P.M. — 13. xr; supra versum ü. — 14. iei oin. M. — 15. .\il iiiarg. li : avO-j- 
TToyofi. — 16. aOxoü; om. M. — 17. |j.6yov om. R. — 18. iXeeivoi M. — 19. voi/.i?£i OM. — 20. (rvvTEx«ze=" M- 
— 21. äitoSiUoiEv .\. — 22. xai ot 0. 



a) Cf. P. G; t. 3, C. .328. 



!.")(; 



DOCUMENTS KELATIFS AU CONCII.E DE FLORENCE. 



[15(3J 



f. (i7 



fieii possit, ut ii a beatitudine excidant, cjui toti 
piiini luminis participatione secundaria lumina 
dicuntur et crednntur, vocem sermonum eins 
audiunt, voliintateiii eins faciunt, univeisain 
suani operationciii itcin liabent sive ad Deuni 
sive setundum Deiiin? Ouibiis aigumentis 
innixi iure profecto diximus, nee sanctos plene 
visione illa ac fruitione potiri ob huiusmodi 
causam, quod ad corporeum mundum rever- 
tantur, et nos eiusdeni generis socios foveant, 
et nobiscuni pleruinque conversentur, reliquiis 
suis miracula patrantes, necnon Invocantibus 
sc ubicumque erit gentium occurrentes. Neque 
enim licri potest, ut tanta obeant niunera et 
iis opitulentur qui ipsos invocaverint, ac simul 
visione illa sincere perfruantur. Ex eo tarnen 
nullo modo sequitur, eos minus felices a nobis 
liaberi, cum vel guttula divinae illius gratiae, 
cuius ope tot tantaque operari queunt, satis sit 
ad summani felicitatem procurandam. Haec 
forsan est causa cur divinus apostolus, cum 
omnia in resurrectione futura descripsisset, ac 
superstitcs dixisset rapiendos fore in nubibus 
obviam Domino in aera, deinccps subiunxerif' : 
(' Et sie semper cum Domino erinuis »; quo 
ostenderet, sanctos hactenus non semper cum 
Domino conversari, tum quod ad corpus 
propendeant, ad quod recipiendum natural! 
desiderio fertur anima, tum quod ad mundum 
istum redeant et sodalium curam gerant. 
Ouacum apostoli sententia congruit divus Dio- 
nysius'' : << Ouaiido incorruptibiles, inquit, et 
« imniortales evaserimus, Christiformem bea- 
« tissimanique sortem adepti (quod olim plane 
u fiet In futuro saeculo), tum semper, uti scrip- 
I' tum est. nun Domino en'miis ». In illud 
ergo dumtaxat aevum, postquam mundus hie 
praeterierit, perfecta Dei visio et fruitio atque 
iugis cum eo conversalio reservata est. 



■^WTa ' oeuTcpa - tr, xoü TcpioTOU cpMxtx; |ji£8i;ei 
Xsyo'ijicvoi TS xai TtiUTEuoi/evoi , x«i äxouovTE; [i£v tt,; 

aÜTOü, tiStäv 5' 6|/oi'to; itipftiav r, iipb? 0£Öv r, Ö 
y.-xTa ©cöv syovTc?; Ex O/) ' xcov toioutwv XdytDV 
EixoTWi; a;a xai tou; Äyiou; l-ixtjiEV sXXiitrj •' xr^v 
0;wptav £x£iv7,v xai xr|V ändXauaiv t/zu^ xai ' 
otä x/jv xoiaüx'iv " aixiav, oxi irpö; xöv (Tcoy.«xixov 
iiTtdxpi'iovxai xddfAOv xai TTpovootioi xoiv 6[ji.o^üXiov 1" 

/,UWV XOtl XÖ TtoXu xoü ypÖvOU |J1.'.9' f,[ilWV OVXEq 

oiaxcXo'jtJi, Sioc X(T)v otxsi'wv X£n|;ävwv Oauuaxoup- 
yoüvTEi; xai xoT; Ssojaevok Exauxa/^oii Txotpiaxä- 
rAEVoi''' O'j Y«p Suvaxöv auTO'j; a(/.a xe xa; xoiaü- 
xa; E'vcpyEia; ixTxooiodvai xai cuixitac/Eiv xoi; etvi- i;, 
xaXouuEVji; xai x^; OEiopia; exeivt,; äxpar^vCi; 
diroXaijEtv. 'AXX' oü oia ■zoxi'zö Y' "' xaxooatjjiovEiv 
auxou; oir,(idy.E6a, xai xrji; |j.ixpa? favi'ooi; xrj; Oei«; 
EXEiv/j? /a;iTOi;, Si' r,<; xa " xoiaüxa oüvavxai, 
■KMii x»jV Ea/oixYiv eioaipioviav äpxoiJU-/ji;. Aik xoüxo 20 
ti/i^i xai OeToi; otTT'j'axoXoi- '- xa xaxa x'/jv avisxaaiv 
TTV.vxa TxpooiaYpä'J/a; xai xoü? Tr£piXEi7roiJi.E'vou; 
a:7TaY''i<i£(;6ai '•* ciroov ev VE'iE'Xai; Ei; ä7civir|!riv 
xoö Kupiou Ei; ac'pa, aExa xoüxo' ' ettviyo'Y^' " '''''"' 
" oüxto TtavxoxE cjüv Kupuo jadaEOa », i'o; Tcpo'- 25 
XEoov oüx dvxE; TcoivxoxE düv Kupuo ota xyjv ttgÖ; 
xö awaa ^ott'/jv, 3 cpuaixiTx; E-^i'sxai aTtoXa^ETv '■> -f) 
i|;u;^yi, xai xyjv irpd; xdv xdliiov xoüxov EJXidxpo'^viv 
xai xvjv xiöv cu.0'|/O(öv "^ Eixiy.E'XEiav. Kai 6 Oeio; 
0: ' ' AtovuiTio; äxoAOüÖio; xTj aTioaxoXixy, oiavoi'a 30 
" "üxav a-iOapxoi » cfriUi " xai äOoivaxoi y^viümEOa 
« xai x^; ypioxosiäoü; xai fxaxapia; E'^ixiöuEOa 
n Xr];£wi; (oJtEp saxai txou itavxco; xaxa xbv aicova 
« xöv [xi'XXovxa), ndvzoTS Ovv KvQtio xaxa xb'* 
I' Xo'y'OV toÖutHu ». Mo'vh) a:a xw oiiövi e'xei'vw ;j5 
LiExoc xr,v * xoö xdupiou xodrou ixapEXeuoiv r, xEXei'a 
xoij tlsoü ÖEwpt'a XE xai aTtdXauui; xai xb Eivai 
TToivxoxE uüv aüxM xExaaiEuxai. 



1. ^(Vixx DIU. M. — 2. cEUTSf.01 M. — 3. ÖE : 6ti rS; ad iiiarg. R : wpatov. — 4. oii : l't M. — 5. E>,),inw; 
M. — ü. All iiiarg. R : öxi ol ayioi eixixxXoOhevoi [jieO' tV-i«i ävaoxpEjovxai äopäxwj. — 7. xai oni. M. — 
S, xoia-jxriv : aüxr)'/ O. — 9. 7:£pi;:o-i[i.£voi M. — 10. y£ Olli. G. — 11. xa um. M. — 12. Ad marg. R : 6 
inosxoXo; Ta xaxa xy|V ivioxa^iv. — 13. Scriptum erat äpTiayiiOEOoi in P, sed eadem iiianus adiecil «7 siip. 
Uli. — l'i. I'usl ä-'pa prius sci'ipseral 1! ; xai oötio, quo delelo suliiuiixil : s'xa (is-i xoüxo. — 15. iito/.a-jiiv 
M. — 10. ö|ji09Ü>.uv R. — 17. 0£ oni. li, qui ad iiiui'g. add. ; öxi 6 Aiovijaio; axö),ov6a xeo aitouTÖ)» e/sScv. 
— 18. t6 sujira versuni R. 



a) Cf. I Thess. iv, 10. — b, Dionjs. Areop. De div. nomin. c. I, ? 4 = /'. C,., l. 



592. 



[1571 VI. - MARCI RPHESII RESPONSIO AD QUAESTIONRS LATINORUM. 157 



3. TpiTOv yjv Tcöv ■^■7ropr,u.svti)V ', o ti ttote 
)'.»Xc<vu.-v Tr|V [jutxxpiav 6ttoiio(v £X£t'vr|V -, y;; änö 
Toü vtiu Ol äyioi ajroXauouiTf >cc<i £1 ■' aürr, lariv 
Yj Ol' Eiooui;, vjv lyviiiv 8 airoiToXo;, y.at ei ' xai' 
5 oij<jiav ot ayioi tÖv Bfov Oitopoüai. — fFoo; är, 
Tctuia cpoiy.Ev, ort Tr.v Osiav ouiiav 6;5v y, voaTv 
•/) -(".vtoüXEiv oijo = uiot YEvrjTVi' oüvatai'' aüun;, oü5' 

aUTOl TWV UTt£pXOajAt«JV VOMV Ol TTStOTlTTOl '• 7t£llU"/.£ 

Y«p To x«t' ouiii'av Yi''w^''ouisvfiv, ■)i''* Yvwaxdv 

10 £(iTi, TTiptXay.SavEiÖai Otto toj yivwit/.ovto;' utt' 
O'jSivo? Sc 6 ©cbi; Tt£piXau.5c<'v£T«i- tpudEi'-' -(-ap 
äx«TäXr,7rro; * ". Kai tteci toutou tou? u.«xpou? £x£t- 
vou; xai xaXou; Xo'you; 5 XpuaodioijLo; 'Iwavvr,? 
TrSTTOiTiTai Ttpo; 'Avoutoi'oui; " ypi^?'''^ tt>^s Tr,v 

15 ouuiav Tou öiou |/.£Y*Xau/oiivrai; £iO£vai. Ae'ys' 
Je irpö? ciuTotj? xai 6 [J-iloii; Bokti'Xeio? '- £v tw 
TrpojTM Ttov'"' irpo; Küvöpiiov « Ti £?aip£TOV Trj 
<i Y^wuEi TOÜ IMovoYEvciü; r, tou ocyiou IIveuuioitoc; 
n xccraXErJ/ousiv, eitteo aÜTOi t^; ouoi'ac auTrji;''' 

20 (1 £/_ouai Tr.v xaxotXri'J/iv ; Oi'''' Y*p S'l t^? ouvoi- 
it u.EO)<; xa't T^; (TO'^i'a; xa'i t^; (XYaOÖTrjTO? xoü 
<i ©c&ti TM MovOYEvEi"' Tr,v ÖEwpiav TTpoavEiuavTE?, 
'< suiipiETpov lauToTi; 6-(i(jovTai Trj? oüui«? Tyjv xa- 
'i Tavorciv Ttav yap ^ou to Ivocvtiov Ei/.bi; auTr,v 

25 it ixiv ' ' Tr.v ouGi'av äiTEpiOTTTov Etvai ttkvti rX/jv 
" »1 TW MovoyeveT xa'i toj'^ aYiio üvsijiJLaTi, £x ?£ 
« T(ov EVEpYEiiöv Toü ©Eoüj avÄYopiEvoui; viLia; xoci 
n Oia Tiov Troir,u.'/.TWv tov TTOirjTriv IvvootivTa? T?,; 
1 a-^d-fioTriroi; oOtou xai t^; (JO'iiai; XauSoivEiv tJjv 

30 « GUVECIV '■'■ TOUTO Y''p ^<''^' "^0 Y^'"<''^°^ "r^*^ 
'< 0£ou, TTÖcdiv avOpioirOK; 5 ©eoi; l'.pav£pw<jEv-" ». 
Oti oe oio'-' «OtoT; tok twv aiXwv Ta;ewv 
■'lYO'jjj.Evoic rj ouuia tou 0eoü -- ÖetopEiTai, (;ia'pTu?-' 



3. Tertia difliciiltas haec erat, quo tandeni 
nomine appellemus beatam illam visioneni, qua 
iam nunc sancti perfruuntur; sitne illa per 
specieni quam vocat Apostolus", an vero Deum 
ut in se est sancti coutemplentur? — Atl liaec 
isitur respondemus, divinam essentiam adspici 
vel cogitatione concipi vel cognosci ab ulla 
natura creata neutlquam posse, ne ab ipsis 
quideni praestantissimis inter supramundanas 
mentes. Etenim quod cognoscitur ut in se est, 
quatenus cognoscitur, a cognoscente com- 
prehendatur oportet. Atqui Deus a nuUo com- 
prchenditur : est enim natura sua incompre- 
hensibilis. Ad quod probandum prolixas illas 
optiniasque conciones Joannes Chrysostomus 
edidit adversus Anomoeos'' scribens, qui se 
Deum sccundum essentiam nosse iactitabant. 
Hos item alloquens magnus Basilius libio 
primo adversus Eunomium'' : « Quid Igitur, 
" inquit, praecipui relinquent Unigeniti cogni- 
" tioni aut sancti Spiritus, siquideiri ipsi ipsam 
" essentiam comprehendunt? Nee enim poten- 
<' tiae. bonitatis sapientiaeque Dei contempla- 
« tionem Unigenito attiibueutes, accommoda- 
« tamsibiesse essentiaeintelligentiamputabunt. 
(I Nam contra omnino constat ipsam quidem 
c< essentiam nulli nisi Unigenito ac Spirilui 
« sancto cogitabilem esse; sed ab operationi- 
1« bus Dei subvectos nos, et per ea quae 
« condita sunt conditoreni intelligentes, sie 
i< bonitateni ac sapientiam eius percipere. De 
c< Deo enim notum est'', quod eunetis homini- 
<■ bus Deus manifestavit ». Quod autem ne ab 
ipsis quidem ordinum immaterialium prineipi- 
bus Dei natura adspectari queat, id testatur Joan- 
nes aureus ille in homiliis ad Oziani de Sera- 
phinis haec scribens '': c. Cuiusgratia, die mihi, 
(• facies suas obvelant alasque praetendunt? 
« Nonne propterea quod fulgorem e solio nii- 



1. Allusio ad ea quae Marcus hallet supra, p. HO, 1. 15. — 2. Exsiviov M. — .i. £t ; ^ A : 0111. M. — 
'i. Et : oi M, quam particulam om. post oOoi'av. — 5. YEvvrjTr, II. — 6. 6-JvaTxt oni. li, in quo ad iiiari,'. : 
811 äoüvarov Y£vT)7r| fOai; öpäv r, voeTv t'ov 0e6v. — 7. ■K^a-nnzoi R. qui ad marg. add. : wpaiov. — 8. ^ ; r, 
A : El M, — (). 9O.71; M. — 10. äxaTciXuitTc; A. — 11. ävfj^,iooc OM; Ypä^tov itpo; 'Avo|j.iou; .\R (ivofioiouc A) 
addito ad iiiarg. R : XpuaooTij(iOu : — BaiOslou. — 12. BätOeio; om. M. — 13. twv : töv A. — 14. aOty)? : 
a-JTot; A. — 15. oü : 01 M. — Iß. Ad iiiarg. H : wpaiov. — 17. ttou post |j.£v add. M. — 18. tm om. M. — 
19. oüveuoiv OP. — 20. dcpavEpüJse A; post hanc vocem addilur in R : o'jvwoi toOtw xai ö ÖEo/öyo; l'priyjpio; 
e>e5E Xifwi- 0e6; eutiv r, äjtsipia, tum eliaiii ad marg. : 6 OeoXoyo; rfi]-{o(iioi. Poito suspicor huiic locmii 
al) amanuensi fuisse interpolalum. — 21. oüo' : xai M. — 22. oü post 0eoü add. .M. — 22. (^äpTr,; R. 



a) Cf. II Cor. V, ': — b) Chrysost. oraliones 
contra Anomocos De inco/nprchensibili habeiitur, 
P. G.. t. 48, c. 701 sq. — c) Cf. Basil. adv.. Eu- 
nomium, lib. I, n" 14 = P. G., t. 20. p, .544. — 



d) Cf. Rom. I, 19. — e) Cf. Chrysost., P. G. t. .5fi, c. 
109; ipsa tarnen verba hoc loco adducta ibi noii 
leguntur, bene vero in oralione tertia contra Ano- 
mocos De incnmprelii'iisiliili, P. G., t. 48, c. 722 A. 



158 



DOCUMEXTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[158] 



f. r,7- 



« cantem et radios illos fene non possunt? Et 
« tarnen non merum ipsum obtuebanturlumen, 
« neque sinceram ipsam substantiam, sed 
« demissio fuit id, quod appaiebat. Quid sibi 
« vult liaec demissio? Quando Dens, non iit in 
i< se est, appaiet, sed ut capere potest is, cui 
« videndi Iit facultas, ita seipsum exhibet, pro 
<i intuentiuni imbecillitate visionis ostensio- 
« neni attenipcrans... Ouarc, quanivis pio- 
« phetani audias dicenteni" : Vidi Dominum 
« sedentcm in solio, ne arbitieris illam ab co 
« visam esse substantiam, sed ipsam demissio- 
« nem. eamque obscurius, quam supernac po- 
« testates ipsam cernere queant ». Idem rursus 
confirniat in prima earumdeni orationuni'' : 
(I Ineffabiligloria conditorisfruuntur Seraphim, 
« dum incomprehensibilem eius pulchritudi- 
« nem contempIantur;non dico illam ut est na- 
« tura(liaec enim incogitabilis est, nee spectari 
« potest, nee figura exprimi, absurdumque est 
■« sie de illa opinari), sed quantum concessum 
« est, quantum ex illo splendore possunt illu- 
« strari.quoniamassiduefamulantur in circuitu 
« solii regalis, in iugi gaudio perseverant, in 
(( sempiterna delectatione, in exsultatione fmem 
« non liabitura ». Magnus vero Gregorius Nys- 
sae episcopusin commentario ad Beatitudines'' : 
V Divina natura, quidquid ipsa tandem per se 
« secundum essentiam est, superat omnem 
« comprehendendi rationem atque solertiani ». 
Beatus autem Augustinus capite XXXI earuni 
ad Deum precum quae Soliloqiiid dicuntur, 
aif' : « Ouoniam inconteniplabile, et invisibile, 
<• et superrationale, et superintclligibile, et 
t< superinaccessibile, et superincommutabile, et 
«1 superincommunicabile creditur, quod nullus 
« unquam angelorum vel hominuni vidit, sed 



TtEii Twv 2£p«'i\a ' ouuo Ypitpwv'-' cc Ti'vo; £vex€v, 
" v.kI 1^.01, x-x/,unxou(ji xa TTpdjwTia x«i TrpoSi/,- 

" Xovrai T«? 7CTSpuY°"! i ^'' ^'^ '^^ V-^i ^ ',f np-''' '^V' ^''- 
" Tiu Opovou Xau.Trci'j(;av «TTpart/jV Xai t«; y.ap- 5 
" aocGUya; Ixsivot^, xotitoi -^i ciüx auTO axpaTOV 
•' Eioscov TO tt/w; oijS= aütriv axpoti'iivrj Tr,v oudiav, 
" «ÄXä (juYxaxaSaai; ' i^v xa opwu.Eva; Ti Se £cxi 
" auyxaxaCaaii;; ' Oxav u.r, to; sanv 0eo; aiaivv]- 
" xai, äXX' w; c. '■' l\J^i\>.t■^<jc, ooxöv Setopsiv ob'; 10 
I' x£ '' ecxi'v, O'jKoi; Ictuxov osixvür,', äiriaExpwv Tv, 
n ädOevEia xolv 5p(ü\/T<ov'* x^? o'jicw^ xr.v STrioEi^iv... 
« °i2(7XE xav xoti icpotpvixo'j Xe'yovxo; (Jtxo'jdT,?' 
" Eiäov Tuv KvQiov KuOrn-iirov ini (igüvov'\ u.-i] 
" xouTO UTTOTtxEuor.;, oxi xr,v ouoi'av eIoev E'xEivr,v, 15 
« o().X' auTv;v x/iV cuyJ'«t»6'*5iv, xal xauf/jv äf. 
" äauopdxEpov '" ^Ttep a'i avio SuvoiaEi; '>. Kocl 6 
auxo; ' ' aCOi; e'v tw jrstoxd) xwv «ijtÖjv Xoywv 
" T^i; äcpaxou xä'- 2Epa'^i[ji '^ (XTCoXauovxa oo;r|;xoij 
II XTi'axciu xoti xö ou.-(iyavov £vo*TtxpiCdaEva xäXXo?, 20 
" O'j Xe'yo) auxö c'xeTvo, oTrsp scxi xvj »uaEi laxaxa- 
" vdrjxov Yo<p xotixo xa'i ä6ewpr,xov Vcoti «i7/_vi(jta- 
« xiaxov, xai axOTCOV ecjti xb ouxoi Trspi auxou 
II uTroXajji,6äv£iv), aXX' oo-ov Ey/oipouciv, ooov utto 
" xrj; (xxtTvo; EXEi'vr;:; i7/uou3i xaxaXä|jL7r£a6ai, 25 
o ETTEiS/) oiviVEXwi; XEixoupYOÜdi xuxXw Totl ßasi- 
« XixoiJ Oidvou, £V MVivEXEi /«pa SikteXouuiv, £V 
II äiOiM Eu'f posüvv), £v äY«XXia'5Ei axaxaTtausxfc) ». 
Kai 6 aE'Y«? rp'OY''?'''! ° '^'i' Nuirar,;''' Iv xvj xwv 
Muy.uoiOfiwt' £;riYvi5Ei' « 'H ÖEi'a cpuut; auxö 30 
" xa6' auTo XI ttoxe lari xax' oi^i'av, Ttaur,? 
I' ÜTti'pxEixai xaxaXr,Trxtxyic; Emvoia? ". Kat 6 aaxä- 



I. cr£pacp?i|j. M. — 2. All uiai'g. li : 6 Xp-jaöiiTop.o; : Xp-jiroTniiJ.o'j £1; 6|j,;>i'xv la' xoü xaxa MaxOaiou 9r,(itv 
oilxw Ali TO'jTO O'j.xw xpisi;, i'vx xmvjj jtavxec i;T£;pav(o8ü>iX£v, i'va iJTtö Trovripia; 7to/,).r,v (J.£xx6>.ri0ü(ji£v Et? äp£Xr,v. 
— :i. (iT| Olli. M. — '1. Ad marg. R : xi eoxi dUYxax äßaci; : iiioxque addil : Xp'juoffxöpio'j Iv ö|iri).£ia (sie) 
xj;' ToO xaxä MaTOaiou. «I'riiii yap ö ösTo; ävrip oÜtw;' 5ti (dclelo) « "09£V 6^),ov, cixi f-Exi xriv evts'jÖöv Ö7to5r,iii'av 
EiC X'''f''^'' '^'■''^ iniyo'/Tai al il'j-/ai, oüxETt xijpiai oJoai ^TiavEXOsiv, ä),>.i xr,v foSepiv £/.£1'/t,v r,|i£pov (iva(i£vo-j(iai n. 
'Ev TO-Jtoi c_> 6r]).oi, öxi |;.£tä trfi evxevOev piotrjv |jii^t£ e'i; xiöapaiv, w; 90171 Aaxivoi, ijTiXE ei; x£),£i'av irjEtv 
ä-i'aO(öv, ä».' Et; xönov xtvi öv ö Beo; dptüpiGEv aOrat;, äirExo£/_ö[XEvat ir,v 9'j6£pav i^iiEpav xv^; ä7Co).auijEü);. 
'J'oÜTO xai l'piriY'Jpio; nou ev xot^c^- EitE^t 9'r,i7i, owou 5ia).£YExai wEpi 4'"'/Ji?' — "• '^ posl in; supra vei'sum R : 
cm. M. — (). -jiö; T£ M : old; x' PO. — 7. Seixvüei MOli. — 8. öpoviuv R. — '.K Opövou Oij/ri),oC R. — 
10. ä|j.-j5pox£pav M. — 11. 6 aüxb; 0111. R. — 12. ia oni. G. — i:!. oEpaiEiji M. — l'i. Ad marg. R : Tpr;- 
yoptou Toü Nioavi; (sie etlam in texlu . 



a) Is. VI, 1. — b) Oji. cl lüC. oil., c. 100. — 
(■) Greg. Nyss. /)f: liealil. oral. C = P. G., t. 44, 
c. 1208. — d) cf. ,". /.., t. 40, r. 889-890. Graoca ex- 
liiljcntur i'X iiilerpretationo Uriiictrii l'yduni.s. 



((uac liiihi'lur l\|iis i'dita apiid Nicoileiiium nio- 
nacliuni ; 'li7iixo|i/| ex xwv npo:friTavaxTfj2x?ixi/öiv 
•lix'nLüii (Cüll^-lilnliIlOpoli, 1799), p. 201.' 



[159] VI. -MARCI EPHESir RESPOx\SIO AD QUAESTIONRS LATINORUM. 159 



10 



20 



25 



pio; AüyouaTivo? ev xifi ' Xa" xscpaXai'w twv xciXou- 
[y.£vwv MovoXdywv Ivteü^eojv - irpix; 0£ov .. "Oti 
n «6£c.)pr|Tov xoii aopaTov xat uitEp Xo'yov xoti 
n UTTip vor,(Jiv xai ÜTTEpaTTpouirov xs'i C-iaau.e- 
•' TaoXy-jTov xai ÜTTEpaxoivwvyjTOv ^ exeTvo 7:i(T-e'J£- 
'I T«i, ojTEp ouOci; oÜoe^tot'* av6;w7r(i)v ?, ayvc'- 
" /wv sioiv -^ oüvarai läsiv «. Kai |ji£t' öXi'ya"'- 
" Tpiöic; ä.'([y., &7r£papiO[i£ "j uTrspaoiriyTiTE, uTtsp- 

n OV£i;£pE'jV/,T£, UTTSpaTTpOdUS , U7r£pO(XO(taXyiirT£, 

<i int£po'j(7i£ xcii U7:£pou(7uo; uTtipsyouaa iravt« 
•( vouv. TtavTj Xo'yov, TTauav oiävoiav, Ttäuav vor;- 
" aiv, 7rä(7av ousi'av xwv ÜTTEpoupavt'oiV vowv', -l^v 
" ouT£ vosiv oi!T£ XoYi'?£(i9ai oute Xeyeiv oute yivto- 
" (Txsiv ouvecTov xai «ütoT; toT? tiov * iy(ih,n 
" oiOaXixoTi;, -»Jv OüTE T'//_£pouS[(ji,'' teXeiwi; yivw^xsi, 
n OUTE ja (TEpoi-jitu., äXXa rat? 7rT£pu;t"' twv ioi'mv ' ' 
« 9=(opit7Jv xaXuTTTOVTai xa TtpoTOj-ir« ino Tvj; «iyXt-,; 
" TOÜ xaOviUEvou ETTi Opo'vou o|riXou x«i ETi/.pae'- 
II vou, ». Ei Toi'vuv xÄTa tou; SiSaffxdcXou? toutou? 
aO£iopr|To; ■}] tou ©eoü ousi'a xai toi; a'^filoi^ 
aÜTOi; xai «TTEpioTTToi; iravx'i ttXvjv -^ xto [jiovoycveT 
Aoycü xai xo) äyi'w nvEu[jiO(Xt, oüS' öipot xoi; ayi'oi; 
aüxr) OsoipriTr) xax' ouoEvot rpoTrov*^, oute xaxä xov 
aitova xouxov, oute xaxa xbv [jiE'XXovxa. — Ti'ouv'-' 
e'stiv, 8 OEwpciucriv oi ayioi, (paiyix" av Üdw;, e! u-J; 
xaT'oüdi'av xöv ©söv Ocwpoutriv : — °0 xat oi ayyEXoi, 



^7e»i t 4 



Ol oiäasxaXot, xat oi xwv äyyE'Xi. 



30 



35 



irpwTOi- H xii« a^axou, (py)(ji *'■, xa UEpaspifx Ötto- 
" Aauovxa oo;-/;; xoü xxiaxou xai xb äa'/)7avov 
« £V07rxpi(;bfi£va xaXXo?. 'll? 5"' ouva^svo? auTov 

n ftiWpElV Otbq XE EaXlV ' ", oÜxCO; laUTOV OEIXVUEI 1). 

li eVtiv 3 0£t.)pou(7iv ; Ou xai jjLETs'/outir [/.ete'/oucti 
0£ ou'''* xri; oucfia; auTrji; (aTrayE)- äXXa Ti'va TpOTrov 
0£oü aEXö'/oudiv ; 'Axouiov xou Oeioxoixou fllaqi- 
p-ou, XI TTEp'i TV)«; [/eOe'^ew? e'xei'v/]; oioäaxEi- Xs'ysi 
yip OUTO? e'v XEyaXoiio '■• C'' t?-? xpiTr,; e'xotov- 



« nee videre polest ... Et post pauca : « Trinitas 
«' snncta, et supennimerabilis (/ei/c supeniiira- 
« bilis), et .siipeiinenanabilis, et superinscru- 
<• tabili.s, et supeiinacces.sibilis. et superin- 
" comprehensibilis, et .superintelligibilis, et su- 
" peressentialis. superessentialiler exsiiperans 
« oinnem sensum, oninem rationeni, oninem 
« intellectum, oninem intelligentiam, omnem 
" essentiam supeicaelestium animorum : qnam 
" neqiie dicere, neque cogitare, neque intelli- 
« gere, neque cognoscere possibile est, etiani 
« oculis angelorum...; quam neque Chciubini 
« perfecte cognoscunt neque Seraphim, sed alis 
<' contemplationum suaiuni velatur facies 
" sedentis super solium e.xcelsum et elevatum ... 
Si ergo ex doctorum istorum sententia Dei 
natura ne ab ipsis quidem angelis spectari 
potest, et cuiusquam obtutum extra Verbum 
unigenitum sanctumque Spiritum plane effugit, 
fieri nequit ut ullo modo cernatur a sanctis, 
sive in hoc saeculo sive in futuro. Quid igitur 
rci est, dixerit forte quispiam, quod sancti 
vident, si Deuni secundum essentiam non 
videant? lllud ipsum quod et angeli vident, 
responderint doctores, et primi quidem inter 
angelos. « Ineffabih, inquit, gloria conditoris 
" perfruuntui- Seraphim, dum incomprehensi- 
« bilem eins pulchritudinem contemplantur. 
" Quantum capere potest is cui videndi fit 
<• facultas, tantum se ipse conspiciendum 
<< ostendit ... Quid est quod vident? Id ipsum 
quod participant. Porro non participant natu- 
ram ipsam (absit!). Quanam ergo ratione Deum 
participant? Audi divinissimum Maximum quid 
de participatione illa doceat: is enim dicit ca- 
pite VII centuriae tertiae Notiorium scientifica- 
nim : .. Qui per essentiam nullo modo rebus 
" participabilis est, secundum aliuni modum, 
« bis, qui participare valeant, vult partici|)ari. 



1. T,T, o^H,. AR. Moxquo >•:.. tu,,, ad „,arg. : AOyouaxivou xoO öeJou. - :;. ivTEÜ?ea,; .M. - 3. 6^,p=<xoivriiv.rov 
O : om. G. - 4. oOoI^ote POMG. - 5. oXiyov M. - 6. -^ ayi« M. Loco supcvnumerabilh (ü,r.päpie,.£-, 
cum texlu genumo legendum mpermirahilh. quam vocen, interp,-es graecus pe,-pe,'a„i legisse videtur' 
- ,. vo„v om. POMQ. - 8. To,v om. ^r. - 9. xE,poug£i,x M, ilemque li„. seq. ^epafsiV. - 10. ^xspu^v 
K. - 11. !6,«v : Oeiiov OQ. - 12. Post xpÖTtov haec p,-aeterea hubeutur in li, intra uncinos quiden, 
ab amanuensi, ut opiuor, addita : (,;,; Traxux^pa, oi,^; xri; oC^ia; xii; 'Vm; '■'i vrpöc .■},; iyyiXo^ oO^fav 
xai Sia?spou5-^; 0,5 iiAio« ceXr.vrj;, [ü; ö |i^ya<: X8aviaio« Iv rate ,tpö; 'Ävxi'oxov ä:ToxpiVs,i; 9r,5i, ixi xoaoÜTOv 
o.«f£p£i ovaia >x';s x«i itriro'j. 6<7ov ■■r,XiOi <T£),r,vr,;). - 13. Ad marg. R : äv6u,ioTop«, paulo<|ue inferius • 
>-j(7i; T»i; ävOu7tO(popäc — l'i. cpatriv : tpaiEv P. — 15. faal M. — Ifi. ,;,; 4 : ;,; JI, _ 17 ;^., p _ ig ^.j 
Ol,,. R, subiuncto post aOx;^< signo i„lcr,-oo.andi. - la. i. v.c^. .p£,^ ,9;, t\n; Y S^xiÄo- M. q„a.. quid 
s,b, vehnt, videatedilur graecus; ct. capitiim GM cenlur. I, n. 7 =/'. (;., f. <m. c. llsu. 



100 



DOCUMENTS REIATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



\IG0] 



« ab essentiali aicano suo occultaque ratione 
« nihil prorsus excedit: cum et modus ipse, 
« secundum quem (quod ita velit) participatur, 
« cunctis in perpetuum manet inexplicabilis ». 
Audisne? Ipse dixit; ne quidquani aliud 
cuiiosc inquiras, sed exopta ut usu ipso rem 
I- ''i^- discas, inio vero sentias, si fueris dignus. 
« Eo enim mihi veritatis splendor ille, quem 
« hie exigue haurimus, tendit, inquit Gregoiius 
« Theologus", ut Dei claiitatem et videam et 
« sentiam dignam eo, qui et constrinxit et dis- 
<i solvit, ac riirsus excellentius sublimiusque 
« constringet ». Ut Dionysius magnus, sie et 
iste. post consummatam sublimem illam di- 
vinamque unionem, Dei claiitatem et videiidi 
et sentiendi spe ac desiderio tenetur. Cum 
igitur discrimen inter visiones intercedat, qua- 
lum alia appellatur per tidem, alia per specu- 
lum et in aenigmate, alia per speciem, alia facie 
ad facieui, iiarum uullius quidem ope Dei na- 
tura plane comprehendi potest. Etenim Moysen 
quidem ferunt cum Deo facie ad faciem 
congressum esse et os ad os cum eo locutum, 
per speciem nimirum, non per aenigniata'': 
nemo tarnen in siibstantin et essentia Domini. 
ut Scriptura loquitur. stetit, nee Dei naturam 
aut vidit aut aliis prodidit et patefecit. neque 
quisquam Deum unquam vidit, sed Unigenitus 
Filius ipse enarravit. Ouominus autem vel inter 
ipsas, quas recensuimus, visiones altera sit 
altera perfectior', nihil prorsus impedit; hinc fit 
ut omnium perfectissima ea quidem eenseatur 
cpiae futura speratur post omnimodam rerum 
instaurationem; teteras vero, quocumque tan- 
dem onmine a quovis voeentur, aliam cum alia 
conferre licet. Nihil igitur mirum, quod sanc- 



Totoo? T(öv rrdiOTi/MV' " O Toi; oüat u'/) xat 
i< ou<7i'av uTTotp/tDv [jisQextÖ;, Jta-i' oiÄXqv o= Tpoirov 
" fx=T£/E(jOai TOtc Suvaai'vot?' pouXöu.£voi;, Toij xax' 
" oiiiÄv xpu!f(iou ~avT£/.iö; O'j/. £;iii':c<Tat, Sitote 
" xa'i cdjTo; 6 tcÖtcci;, xaO' öv 6hawv |j.£T£/_£tc(i, 
" |J.£V£l Ol-/-,V£XM? TOI? Ttaffiv äv£x-.pavToi; - ". 
■ 'Hxoud«?*; Auto« £'{)«• u.r,3iv X&ittov TtpoiTCEpiip- 
Y«^ou'', jjiEvE Oc Ol« 1%^ TCEi'pai; aotOilv y) TtaÖEiv a5).- 
).ov, av r;; a;io?. « Ei? '' toüto yip'' EfJioi ' '-fEpsi 
•• TÖ iXE'xpiov EVTaijOa -^i-fyo:, ir,i iXrfidt^ >', 'friOiv 
6 öeoXo'yo; rpr,Yopio;. « ).5|jnrpÖT-/)Ta Öem xoi 
<i iÖeW* xa'i TraÖEiv «;iav Tou xoii TuvS/'aavTOc'' xod 
« )>ij(javto;, xai «üOi; cuvoriCOVTO?" C|i/,AOT£pov u. 
üüutfwvoi xai oCito; Tw |j.£YaXw Aiovuciw asta tov 
u'lc/iXöv txEivov xai Oeiov cuvOEaaov ttiv toü ©eou 

XaiATTpOTYlT« XCXl lOciv XÄl ITaOsiv DiTTti^El XOt'l EU/_E- 

Tat'". Aia^opa? " TOiY^poüv £v Tat; Osiijptai; 
EÜpmxoaEvri; xai t»;? [itsv auriöv ota iti^TEw; 
xotXouptEvr,?, T^c 5e Ol' laoTTTSou xoti e'v '- cdviyu.'xxi, 
Tr,; Se 8i' Eiooui;, ETE'pa? Se irpoiüJTtov Trpo; Ttpou- 
0)t:ov, EdTi |;iEv oüoEjiia toutiijv tyj; ouata; toü 
Oioij'-' xaTavor|<jt?- xat y^P ^ ' ' MwiJs^? e'viÖttio; 
E'vti)iTt(o Tio Weiö''' oatA^aai ye'yP'"^'^«' ''-*"' ctoua 
xaToi OTOijia XciXr.aat oiutw, Iv eiOei xat ou ot' aiviY- 
]ji7.T0)v"', dXÄ' ouOEi; Efftv) '" Ev uTio<jTr^aaTi '* xai 
ouai'a Kupiou xata to •iv(pOi[xit.iwv xai ©Eoij ^üiiv 
r, sToEv VI EVIY'JP'"*^-^) °"^'^- ®-^'' O'^^^'-? EiopoxE 
moTTOTE, 6 [AOvoYEvvii; Viöi; £^r|YV-|7aT0 ''■'. TEXfitoTEpav 
oi 6£(>)piav ETEoav-" ete'p«;-' Eivai xai Iv aurai? 
Tat;--^ ripi6(AT)U.£vat?, ouOEv to xmXuov, wi; Etvat 
TEXEonäTTiv -^ (/.EV lx£ivy)V T-))V to'te EXTn!;o;j.E'vr,v 
uSTa Tr,v TEXet'av äicoxaTäüTasiv, xa; Si Xonta;, lo? 
av Ti? eOs'Xoi^' xaXsiv, eqeTvoi irpoi; äXXr.Xa? ouy- 
xoivoaEva;. O'joev oOv OautiasTOv, Et xat vuv to'j; 
äyiou; oaiT,a£v oi' eioou; opav-'' xbv Beov xaxa 
cÜYxpiiiiv T^iV Tcpb; TOV Ttapövra ßi'ov, to; teAei^)- 



10 



15 



.30 



1. Prius scripserat li ßo\j/,o(iEvot;, (pio deloto &uva[j.Evoi; exaravit. — 2. 4v£ftxTo; M. — 3. Eixo-jsai;; a-jTÖ; 
!?£i. R. — 4. itpo? Olli. R. — 5. All iiiiirg. R : ö OsoXoyo;. — G. Tap om. l'OM. — 7. i\i.i M. — 8. öeoü 
iSeiv. R. — '.I. 5w5r,c;av7o; M. — In. eJ.Tii^eiv EÜ'/STav H. — 11. Siatpopav A. — 12. ev üiii. QP : xat atviyiiaTo; 
011. - 13. TOÜ Wio-j Hill. 11. — l'i. Olli. M. — 1."). Ad liiarg. R : Kxt MmOtt,; evotiio; (sie) ävtoniu tw 
(•)£,;.. — 111. dv£t-|-|iä70)v R. — IT. Eitt A. — 18. oCost; duTtv Ev-jitosTÖiiait (;) OM : xat oüotav M prorsus ineple. 
Porro i'7--i\ ev (/7iooTr,iiaTt vij.\ e.sl Ilioieiiiiae xxx, 18, cui subiiuixit Gregor. Naz. xai oOtCix explicalioiiis 
causa, rcclcne an iniuria, videani traclatorrs. Periodi liuius iiiicm deproiiipsit Marcus ex Orat. 28 
Greg. Naz. ii. ISi = /'■ (l-, l- '■^'', c. r.2. -- 19. ^riyöpaasv 0; ad inarg. R ; oti 0£Öv oCSet; äwpaxe ittüitoTE : 
xa'i tC to oC5£l; oriXot' Y£-nxci;, xat oCix eIöixcS;. -- 20. STEpav oni. R. — 21. srcpa; : iTe'pto; II. — 22. laT; 
Olli. POM. — 23. T£),£to)TäT7iv P : TE),£ioTäTT,v M. — 24. eOeXei : eöeXo'. äv Tt; M. — 25. Ad iiiarg. R : «poTov. 



a) Greg. Kaz. Oral. 45 in saiieluni Pasclia, n. 7 = P. (!.. I. 311, c. 032. 
C) er. Kxod. XXXMI, 11. — d) loan. i, IS. 



b) CA. I Gor. xiii. 12. — 



[161] VI.-MARCI EPIIKSIl RKSPONSIO AD QUAESTIONES LATINORUM. 101 



Tcpov S>,£7jovTa?. "Oti «I xai TauTTj; j) [ierä Trjv tos dicamus iani nunc per spcciem Deuni 

xpi'atv l)i£iv/i T£A£ojT£pa xai lAovr, Stxotuo; Iv xaXou- intueii. coniparate nimiruni ad piaesentem 

as'v/l TrpocwTTov irpb? irpouwTtov, (i-^ptupEi xai 5 vitani, quippe qui perfectius videant. Quam 

uaxs'pioc; Aüyougtivo; h xE.p'xXaiw tO'' toü lo" quideiTi visionem minus peifectam esse quam 

SiS/tou TTfpt T|0(«rfo; oÜTio Xf'ywv'- " '|| iva- eam post iudiciuni futuiam, quae sola iure dici 

'• xonviiJoaEV/) eixwv iv'^ tw TTveuptaxi toü voö; sv potest facie ad faciem, testatur ipse bcatus 

« £7riYv(.)(i£c Toü 0=ou, oCix £XToc UV EVTC)? £1? Augustinus caplte XIX libri XIV De Trinitate 

« rjjAEpav l\ ■f\)i.iomz aJrr,^ ty) ciüxi'l/i'a teXckoO/,- ^^^'^ scribens" : « Imago quae renovatur in 



10 



c< OETar »|Ti; Tr,vix«ÜTa e(J-«i f/.ETa t/,v xpiiiv ' 

'■ TCpOSClJTCOV TtpO; TrpÖ(J(l)7rOV, vijV Ot ßÄETIEl et' 

" EUOTrrpou xai £V' aivi'yfJiaTi''', r,;' oii tt-jV teXei'm- 
« atv vo-/\xioM EcjTt •* TO Eipr|iji£vov "OiKMOi aihu) 
« iaufisOa, Sri oi^öfistta wütov xuHuiq iarf 
« TOÜTO 'irtp xo Scopov TTjVixaÜTa -Ji^uiv SoOvia£rc<i, 

15 i< ETTsiSiv ^yiOy;' zJsvTS ot svXoyr]iiii'iii rov 
« ;iarpoc /(oc, xXiioofijiajauTt'' Tr]i> i^Toiftuo- 
« ftei'rji> v/^itv ßaciXsluf'" >>. 

4. TEiapTOv Eiri TOUTOi; /|U.a<; vJpojTvidaTE. ti? " 
E5TIV r] Ix TOÜ 0£oiJ TC-aTTOU-'v/j aiyXvi , '/i? airoXaüiiv 

20 Ev oüpjtvü)'- Tou; ayiou; liyoij.vj '•*. — 'Hör, u=v oOv 
Tiiih ' EipriToci''' TTEpi TauTTj?, odov ey/Mpoüv eitteVv 
Toi; I-'-') TTEip« [ji,a6o!j(liv, £x Twv ayi'wv Aa[ji6a- 
vouGiv Eipy-iCETai"' OE xat vüv O'jSev ttXe'ov, äXX' 
oitEp auToi XEyouffiv. Opi^o'piEvo; yap aÜTr,v 6 doiö; 

■25 ap/_iTEXTt.)v Trj; oopaviou KXiaaxo? 'hoävvv)!; ö 
Oso'^opo.;, v^v EXEivoi; tlA.«/( !,('/»' '" övouäC^i "*, toiioE 
'■p/iCiiv " hXXau'J/ii; EUTiv EVi'pyiia ap*p-/iTO?opwu.£VTi 
'I oopaTw; xat voou|i£v/i ayvwaTioi; «. "Hxouda; tÖv 
opov; M'^asv ttXeov TToXtJTrpayuiovEf TTEpt (xopattov 



« spiritu mentis in agnitione Dei, non exterius, 
" sed interius de die in diem, ipsa perficietur 
« visione, quae tunc erit post iudicium facie ad 
" faciem, nunc autem proticit per speculum 
« in aenigmate. Propter cuius perfectionem 
" dictum intelligendum esV' -. Simi/es ci erimiis. 
<< giwniam videbimus cum siciiti est. Hoc eiiim 
" donum tunc nobis dabitur, cum dictum 
" fuerit' : Venitc beneiiicti Patris mei,possidete 
>' paraliini vobis reijuum ». 

4. Quartum praelerea nos interrogastis, 
quidnam esset fulgor ille ex Deo micans. quo 
sanctos in caelo perfrui dicimus. — Equidem 
iam a nobis de eo dictum est, quantuni iis 
dicere fas est qui rem usu non didicerunt, sed 
e sanctoium libiis hauserunt : unde nihil 
amplius modo dicetur, praeter id quod ipsi 
dicunt. Porro doctus Caclestis Sccilne archi- 
tectus loannes Deifer ille, dum illum delinit 
(illiistnitioiiem tum appellat), haec ait' : « lllu- 
i< stratio est inexplicabilis quaedain eflicacia, 
«1 quae non videndo videtur et latenter intel- 
« ligitur >). Audisti definitionem? Ne quidquam 



a) Gf. /'. L.. t. 42, c. lur.ü 
= P. (1.. t. 88, c. 813. 

PATR. HR. — T. XV. — F. 1 



b) 1 loaii. MI, ■-'. — !■) Mal. xxv. :i'i. 



(1) Scala l'anuUsi, gi'ail. VJI 
11 



S. fiS- 



1. )eYo)v oOtm; G. Ad muri;. H : to-j Öeiou AOYuuijTivo-j to [liv Tif/OTuinov Ttpö; npodwTiov, inuxqiie, ulia 

Ui'idei auu, subiungit : Xfjso'TTÖj/.ou ev öjiriXia (sie) X8' toü xaxi MatOaiou (sie), «tyiui ytip- « Käv 7toi/,<jc,c 

Tt ypTiaTÖv xai |ir| >,a6r,; a-Jxoj Tv^v ivTiooitv EVT3:\j6a, \i,-r\ TapdcTTOu' [jLETa yip upocOiixvi? ev tm (le'XXovTi UE xaipw 
ivajiEvEi TOOTwv r, afioiSö ». Kx't TtapaxxtiMV :p/|if >< Tote ydp ijnüv £!<ji xat Tiöv äyaOtüv ai owpEx't xai Toiv 
xaxüv ai Tiiiwpiai ». — 2. ev om. OG. — :i. aÜT/) l). — i. [lETOt Triv xpiuiv i.iiu. l'OM. — 5. ev oin. O. — 
G. xai EviyiJiaTi P : xai atviypiaTO; M. — 7. r,; : Et; M. — 8. inxi Olli. K. — '.1. x>.ripMvoiJ.)i(jaT£ R. — 
10. Post ßaaiXiiav haec etiaiii liabel R, al) amanuensi, ni i'allor, adicrla iil in oralione secunda, 
supra, p. 115 : S'jvwooi toutO';, xat 6 oOpavoyivTMp l!aut).Eto; jtpriXE" « 'fö p-ev yäp itpooioTtov Ttpo; 
rtpöotoTiov xa; r, TE>,;ia EJtiyvtuot: Tri; toü Heo-j äxaTa).>i7i70u [i£ya),£iÖTr)To; ( (j.£ya>,iioTO{ cod.) ev tiü (jtE).).ovti 
a'.üjvi Toi; a'iot; ETttooOvivat E7:r|Yy:).Taf vüv os xäv llaülo;, xäv llE'Tpo;, xäv ä/.Xo; Tt;, fi>,£it£i piEv ä),j)6(ö; xai oO 
7t),aväTat oOSe f avTai;ETat, ät ' äaÖTTTpou Ö£ tipito; xai ev aivtyfiaTi, -0 teJ.eiov ei; tov (ieXIovict atwva JteptxaptTi; exoe- 
XETai )i. Tum ad marg. haec alia : Kai 'AOaväoto; o (leyai;- « "Otitiep xal toCto 6 0£o; toT; oM^ofiEvot; xsyotptdTat, 
TO !iE'-/ft Tj); xotvrj; ävafjTaffEtü; 'J/uytxm; ä).Äii),ot; <TUvetvat xai ouvayäXXETOat xai a'jVEuppaivEuOai, änEnSo/_T)v 
E)(ovTa; Tiöv äicoxEi(;.EV(üv aCiroI; Oei'mv äp.ot6(3v u. 'Ev tm TtEpi tmv xexotp.y)[j.=v(üv Xoyi;) xa'jTa ^/jo-t. Paulo siiporiii^ 
ad marg. addiderat : BaatXEi'o-j, itepi ixaTaXriitTOU (iEyaXviÖTriTo; (sie). — 11. Tt POM. — 12. oOpavot; 
PM. — 1:{. Cf. p. 110, 1. 10. — l'i. -fiiiiv oni. M. — 15. Ei:pTiTat Q. — 10. Eipritat P, si^d in marg. alia manu 
E'pr.oETai. — 17. E/aijt'Jitv AR; item 1. 27; ad marg. vcro : 'Iwawoj to-j v.Aip.azo; rtEpt £Xä|i'}/£(i); ; prius 
scripserat EvEpyEta;. — 18. 6vop.a!;£iv .V. 



162 



DOCUMENTS RKLATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[162] 



aliud scisciteris; de iis eniiii quac spectari 
cognoscive nequeunt, nos nee volumiis nee 
possumus loqui. 

3. Oiiintuni praeterea, eum peiciuictati esse- 
tis, quid intelligeremus per regnuni Dei et 
inelifabilia illa bona, ad quoium perfectani 
peifruitionem sanctos nondum pervenisse edis- 
seiimus, iam tunc reposuimus, et nunc diei- 
nuis, Dei regnum ita definiri a veie perquam 
magno illo Maximo ' : ■■ Dei regnum est bono- ^^''=<^ ^ "^'T' ''"'■' V-^V^-^o^ 6p.Ka£vo<; Mä;.ao; 



ouvotaeO«. 

."). n£(/.7TT0V TCpO; TOÜtOK; epwTOJVTOJV UlJuTiV, Tl 

vooij|X£V Oii Tv;? Tdü Osoti ßaaiAEta;' xai twv 

Opp/,T(iJV EXdlVWV äftxflMV, OJV £V aTTOADCIjasi TE)i£ia 

T&u; ayiou? ouTTU) YEyovs'vat »aa£v, aiTExptväixeO« 
xai TOTS, xa'i vüv Äi^oi/Ev^, OTi xViV Toü Weoii [ixffi- 

II 



« rum quae naturaliter Deo insunt per gratiam 
« impartitio ». De bonis vero illis, quae Apo- 
stolus'' dicit nee ab oculo spectari, nee ab aure 
audiri,necab hominis animo concipi,nos, homi- 
nes ut sumus, curiose inquirere non audemus; 
illud satius esse existimantes, ut qui experien- 
tia didicerint, hinc nobis de bonis illis expo- 
nant, quid natura sua sint, quam ut nos in 
rebus istis plane rüdes tentemus ratione ea 
demonstrare quae rationem superant. Ceterum 
Iam hoc quam illud ut tiat, aeque impossibile 
est; niellis enini dulcedinem, ait, quomodo 
referam ignaris? Videntur tamen illa non 
nomine modo inter se differre, verum etiani 
re ipsa. Et recte quidem. Etenim si in pec- 
catores comminatio fertur non solum priva- 
tionis Dei, sed etiam alicuius gehennae alio- 
rumque suppliciorum, decet profecto ut 
sanctis quoque non una tribuatur Dei visio, 
sed etiam alia quaedani bona, quae in Scrip- 
turis mystice memorantur; de quibus ipse 
Dominus jn evangelio secundum loannem ait' : 
£1/0 i'c'/ii ut vitam luibcant, et abimduntius 
liübeiint; vitam quidem appellans aeternani 
illam, de qua dicif' : Huec est vilci acteriia, ut 
coynosciiut te soluiu i>eruin Dcuni, et ijueui 
misisti Jesuiu Christuui; per vocem \eio 
ahuudautius cetera designans bona, quibus 
sanctis perfruentur. 

6. Quoad sextum, ut a vobis scriptum est, 
sie et olim diximus et modo dicinius, eorum 
animas qui in mortalibus decedunt pecca- 
tis, in inferno quidem versari velut in cuslo- 



Toti WcOii » tpTjffi « ßaadeia twv TTpoaövTiov tw 
11 öew (pu(jiX(o; äyotOcöv xara yäpivEOTi jj-STOtoodK". 10 
Kai Toc '' ayaöa IxcTva, a -iTiaiv & d-rrodToXoi; 
öiOcÄfxbv \j.\ ioefv xoii oOi; \>.r^ axciotron x«i xapSiav 
ctvOpo'jTCOu (AV) TrapwoE^otffOai, avypcoroi övxe; ou 
TO/.atoixEv irEpiEpYa^EdÖai' ^aov ^«0 civai voaii^oijiEv 
TOü? TV) TtEi'pa [^laÖövTai; e/.eiOev r,y.lv «TiaYY^'^" ^^ 

TVEpi TWV KYaOwV EXEl'viOV, OTtOia TJ)V Cj)J(7lV EldlV, \ 

Tou; rjivj TtETTEipaiJiEvou; Via«; ETtiSsixvuvar' TW 
XÖyw TteipaaQoi xh. uTrip Xöyov. 'AXX' oao)?'' xa'i 

TOUTO xäxEtVO TüJv aOUVOCTWV EITt' Y^'JxÜTriTa Y«p 

{frfii) u.e)iito;' ttwc; etvaYY-iXo) toT; dYVOoij(riv ; 20 
EsiXE* 0£ ouwi;" oöx ovdaaTi TaÜTa oie<(pE'pEiv 
jjidvov, «XXa xod '" TtsotYacdi " . Koci toüto eixotw;" 
Et fctf Toi; ä[;LapTwXoi? my fj Toü 0eou [aovov 

EXTTIWljli;, «XXi XCJl Y^^^^"'" '^'5 'OTtElXTiXai x«i 

ETEpai''* picjavoi, za\ toi; Sixoti'oi; apa 7rpo<i'cixEiv' '' 
E'jXoY'jv ou Trjv TOÜ Weoü OEtopiav aovr|V, äXXi xai 
ETEpa Tiv« «Yaöot Ta xai? y?"?"'^ u-USTIxSi; Trapa- 
0E00ij.£va '■', TtEp'i wv xai"' 6 Kupio; ev tw xat« 
'lwavvr,v eÜocyy^Xiw ■X/r,!itv 'Ti'yw »jÄWo»' iV« Cw/'' 
tHioai, y.al nsQi'aadv iyjoai, ■ — t'u'ji' i-i-^v 
uoc^ojv Tv;v aio'jviov sxEivTjV, TtEpi •/)(; (jit,(Jiv ' ' ■ ^l'TT] 
tarii' 7j uhtiriog 4"'»f, iV« yivwa>c(uoi at tuv 
itüi'ov uXrjäifOi' d^iuv y.iu or UTiiaTtilag 
'ItlOulV \QH'iTliv TTtQioauv 2e xa XoiTX« «YaO«, 
wv Ol aYioi äiroXauijOijiTiv''''. 

G. To OE i'xTOv, (o? Y-Yp*''^'^"' irap' üjjiwv, 

EITXOUIEV X£ Xa'l VÜV Xe'yO^LEV ''■', OTl «l J/UyOtl TWV £V 

TOtt; Oavaijiaoi; aTcoCioijvTwv «uapTiai«; ev tw oio»| 
|ji.£v E1171V w? Ev o£<iaii)Tr,pii.) xai -iu/ax?/-" xaxaxE- 



30 



1. (^r. siqM:i, p. Ilü, I. -Jü. — 2. äii:xf,ivän£Oa->iyo(iEv iiii]. li. — ^i. twÖvti 1': iiii iiiarg. 1! : Ma$i|iou 
öoo? pa<jO.£!3i;. — '1. xai xi : tä It l'o.M. — 5. aTioSEixvüvai M. — G. 0|j.(o; diu. l'O.M. — ■ 7. |X£>.riTo; 0. 

— S. eoixa M. — iL S' öiiw; K. — lu. zai Olli. M. — 11. .\il iiiarg. I< : lopotTov. — 12. y^Eva II. — 13. Extpoi 
G. — l'i. itpooYixei 1(. — l."i. TtipaSiBoiJiEva ,'V. — Kl. /ai oili. M. — 17. -f-riai, A. — 1». äno).a-Jou<7i M. 

— l'.l. v.ai /,£YO|iE'/ xai vOv 0. ^ 2(1. Cf. siipra, ji. llo, I. 28. 



:i^ iMaxiiii. Capiluiii lliculoi;., cciil. II, 11" '.iii = /'. (i 
— d) er. loan. xvii, 3. 



I. '.10, I-. 1 Uis. 



Ii) I Cüi-. II, !), — (•) luaii. \. 1(1 



i. 1 



[163] VI. — MAIICI RPHRSir IIRSPONSIO AD QUARSTIONF.S LATINORUM. ir,3 



10 



15 



20 



30 



Tr,; yseV/r,;", «),).' otov itpb 6-i0oX[jK~)v Eyouaai 

TOUTO, T>| 6£X T£ Xa'l T/, TTpOcSoXIOt ' TOÜ TTOlVTtOi; £1^ 

7. "ESSoaov im toijtoi? rjv twv ■!ifM-:r,'xi-vMv'\ 
onwi; a'i Tiöv a-c'"'^ 'W/oa -rröfc;«'; si-^pouüvr.v ' /.cti 
6uari5iavxapTrouvT0ii''*, ariOEicw airo/.oi€olicat'' ixciva 
Tot aop/iT« äY^Oa. — Kai Trpb; TotJTO Xs'Yoaev, oti 
xai tÖ [xs'poc; tojv T)ori ooÖe'vtojv auroi; T.äirfi £(7ti 
6uuLriOia; JTOiriTixov, ottou Y' tÖv Wtöv opSidiv 
au,:'<jw;, w? xai o'i iyiiXoi ßX=*7tou3i, xa'i ri Atcic 
T(üV So0r|r7ou.£vti)v outw SsSotioTätr) xu'iy yyo'JGtc 
fi-Soc!«; otüxo'j; eii/poaüvr,? Jxavw; £/£i xaTEjxTti- 

TC/Ölv'". EtCI oi TOUTOl? £TC£Ä6Öv' ' O'JKO. XÄC TWV 
Tploiv £U.V/5(j671UEV oipETOJV, HIHTSO)?, cXtUOO? Xal 

aYaKTic, ai or; xai ' - Trairai p.£v EVEpYOuvTCii xav ' •' toj 
TtapovTi ßt'oj' Tptwv o' o'JMi ojtjwv xaTotaTagetov 

TOJV ävdpWTTWV, T^; T£ £V TW fjl(i) TOUTW XOtl T»)? y.cTOt 
TTjV £v6i'vO£ (XTt(xXX«Yr,V ' ^ XUt T^C EV TW atWVl TW 

r*i'X).ovTi, rxiä Toünov ixädT/, ;/i«v tiov apETwvTtpoT- 
v^XEiv !j«|jL£v''' X(xi x'iT* ouTr,v EVEpyEisfJai teXei'wi;. 
'l'JüTi Y«p 'Ä l'-^ TTiaTK; Tot) TToipövToc; spYOv aiwvo;" 
diu niarcwg y'^P "t«'J8» n!:ninuTOv/.uv xoi'i 

-«VTcC; Ol ttYlOl Ol« XtffTEOX; £UrjpE<7r/j5KV TW 0EW. 

H 0£ £Xm; [jiETa Tr,v evte^Öev oitaXXaYviv EvTat/6« 
[iEv"'YO'P ö '.io^oi; aur7| (juvE^EUXTai. xai IlaiiXo; 
auTO;'' (OoSeitoit, pLr'moi; aXXoi; xr,p'j;ot;, aOrb; 
ääbxijxo; Y^''"''!*'"' Xuöe'vto? ok toü OEaxoou xai tou 
TWV tt'itiyvMV x»ipoii TrapEAOdvTOC, £TOiu.a tqc ßpxSs!« 
x«i iiovOv oüx £v yipal'^, xai Xonröv 6 t/;q oix«io- 
ffjvr)i; äiröxEiTai ''■* STS'jiavoi;. "Oti oe Ty, EXirtäi tÖ 
y^ai'peiv ETtETai, xat toüt' -" otÜToi; 6 u.£Y«; aTrduToXo; 
llotiiXo? TTapaSrjXoi' TjJ ;'6tp tknidi, (friiji, 
yidoovzsQ. AotTrr, Se V) aY^'^'l) TEXEiOTOtTv; twv 
txpETtJjv (jüca xat astJ^tov aTTotiwv toutiov xat xopy^rj 
TÖiv xaoirwv tou irvEopiaTo;" oia toÜto x«t \j.6i'i\ Toti 
fiEXXovTOi; IpYOV atwvos, xai oi' aÜT^i; o'i ayioi 
di/vaTTTOVTai T£ xa'i cijv£ir;i xw WeiT), Tri; sXiri'oo; 
AotTtov xai T^?-' 7rt'(7TE(o; •7TapEX6oucr,i;. 



dia et caicere reclusas, non autera iam nunc 
addici igni gehennae, sed hunc quasi prac 
oculis habere. Porro quod illum videant et 
Stent exspectantes dum in cum procul dubio 
ruant, acerbissimo moeiore conficiuntur. 

7. Septima praeterea intenogatio haec t'iat. 
ipiomodo nempe sanctoruui animae summa 
laetitia ac voluptate perfundantur, cum ineffa- 
bilia illa bona nondum adeptae fuerint. — 
Respondcnuis, vel solam eorum particulam 
quae iani data sunt, summae ipsis esse volup- 
tati, quandoquidem Deum sine ullo medio 
vident, prout angeli ipsi eum contemplantur; 
eorum vero quae danda sunt speni ita habent 
perquam certam, ut satis sit ad eos certa lae- 
titia replendos. Insuper, cum id menti occur- 
rissct, de tribus etiam viitutibus mentionem 
fecinius, fldei nimirum, spei, et caiitatis. Quae 
omnes actu quidem perficiuntur etiam in hac 
vita; tamen cum triplex sit hominum condi- 
tio, prout aut in hac vita spectentur, aut post- 
quam hinc migraverint, aut in saeculo futuro 
versentur, unicuique statui unam e virtutibus 
convenire censemus, quae perfecte in eo facti- 
tetur. Est igitur tides praesentis opus saeculi; 
per' fidcm evi\m. nmbiilainiis. ci sancti omnes 
per fidem Deo placuerunt. Spes vero post- 
quam hinc migratum est, exseritur : in hac 
cnim vita cum timore connectitur, et Paulus'' 
ipse limet, ne postquam aliis praedicaverit, 
ipse reprobus efficiatur; post absolutum autem 
spectaculum et transactum certaniinis tcmpus, 
praesto sunt praemia, hoc uno excepto (|uod 
prae manibus non habeantur, et /«'' rcliquo 
reposita sit imtitiae Corona. Quod autem ex spe 
gaudium oboriatur. id niagnus ipse apostolus 
Paulus declarat, namque alt : Spe gaudentes. 
Supcrest Caritas, quae virtutum est perfcctis- 
sima et cunctarum istarum maior, summusque 
fructuum Spiritus vertex. Hinc fit ut sola ha- 
beatur futuri saeculi opera, cum eius ope 
sancti se Deo coniungant et copulent, spe et 
fidc iam dcsinente. 



1. r,: 



1. ■/.aTa'.sx/jdHEvott A. — 2. Y'£'"i; ^I- — i- "'i-' itpoüoo/.ia P. — 4. S'.y.fOTaT« O : otr,v£/.w; \\\. — 5. Ö5u- 

vövTai M. — 6. £p(o;»)(ji£vtov R. — 7. Gf. supru, p. IIO, 1. 2'i. — S. xapTioövTai : ty/jjm AH. — 9. iTioXivoOoit 

O : äTttoXaSoürjott P. — 10. v.xTaTtijiTtAäv AH : i|jiiti7c>,äv M. — 11. inEXOt.)-/ G — 12. aV 5r, zat oni. PtlMQ. 

■ — Vi. xiv M. ^ l'i. aTix/'/ayf,; M. — 1."). ««[jiev Olli. RA. — U!. (lev um. F. — 17. .\(1 mar!,'. H : llaO//)-^ 

ixEfi ino) ^t'jTro);. — IS. yii^': M. — 10. imv-f.- xx M. — 20. toOt' : tiüt' M, — 21. T/j; 11111. M. 



a) II Cor. \ . 



Ii) I Cor. IX. 27 



<') II Tim. IV, S. 



164 



DOCUMKNTS HF.I.ATll'S AU CONCII,K DI-: FI.OIIRNCE. 



[164] 



f. g:i- 



8. Praeterea octavunl intenogastis, niim 
divinae visionis carentia damnatis inaiori sit 
pocnae quam aeteinus ignis; niim veio eius- 
inodi poena iam trucientiir daninati. — Ad 
hacc rcsponsum dedimus, niaiorem illani 
poenis oninilnis esse ac gravioiem, cum cete- 
raium vc-luti causa sit et fundamenlum; ean- 
dem vero multo gravioiem maioremque fore 
post acerbam illam ultimamque sententiam, 
qua pronimtiabitur" : Disceditc a nie inalcdkti 
in iqncm (Wtcinitin. Tum cnim ipsi ultimum 
videntes Deuni. i|uautuni eis videie licebit, 
iam ne sperabuut" i|uidem se deinceps eum 
visuros; et quod taleui ac tautuui doiuinum ad 
iram concitarint, cpunu aceibissime discru- 
ciabuntur. 

9. Item praeterea nonum, quoad poenas, 
quibus medios affici di>;imus, sciscitati 
estis, num cunctis vicissim illi afficiantur, 
ignorantia uempe, nioerore, conscieutiae pu- 
dore, et ceteris. — Ad haec ctiam dixiuuis, 
quemadmodum vos quoque scripsistis, poenas 
eiusmodi, pro diversis et inaequalibus homi- 
num culpis, in nonnullos quidem universas 
simul cadeic, in alios vero alias, et in illos 
quidem niaiores, in hos vero minores. 

10. Decimum percunctantibus vobis, quid- 
nam intelligamus per luturi incertitudinem, 
reposuimus, incertitudinem eiusmodi pro tem- 
poris ratlone accipiendam esse, quandonani 
nimirum a poenis illis liberandi sint et in 
salvandorum coetum connumerandi. 

11. Ouoad conscientiae pudorem, quae un- 
decima quaestio est a vobis proposita, respon- 
dimi's, ex tpialibet culpa, ipute per paeniten- 
tiam soluta non fuerit, pudorem aliquem et 
cruciatum in animam inferri culpae consciani. 
Etenim adversariiis ille, quocum ut in gratiam 
redeamus, Dominus in Evangeliis praecipit'', 



<S. 'Et:i toÜtoi; oyociov ripwT'/](7aT£, £1 rj ' t/J; 
OEia; 6:o)piai; aiifr^'zic, [Xiiijojv tvr\ Tirjiwpta xoT; 
xaTaxpiTOi; toü aiojvi'ou-' Ttupo;, -/ai ei Taüx-/) tvj 
Tiatopiot rfir^'^ xoXäiJo'.vTO O! xaraxiiTOi. — Kai 
irpb? tout' ' arexpivay.iQ« ■', [;Lci^ova [/.iv anaacöv 5 
Etvai TauTniv X(xi ßapuTEcav, ars xat twv Xonrwv'' 
wTTtEp aiTl'av otj5etv xai U7ro6c(0pav' lucijOai Si xoii 

TOtUT'/lV ETI TToXXii) [iapuTEpaV Xa'l [AEl^OVCt UETOt T/iV 

TTixpäv £Xii'vr,v xai te).£utc(i'c(V äTtö'^aciv Tr,v Ilri- 
(jivtaHs ÄE^ouactv «71' ifiov oi xuTijQuiitioi Big 10 
TU nvQ T(j uhi'iyiOi'' tote yap xa'i auTOt töv Wsbv 
ioovTE; TO TiXentaiov, (o; ey/topouv e'xei'voi; i^eVv, 
ouxe't' kÜtÖv ouS' EXjTi'crouaiv 0'}/£(j9ai toü Xonroii, 
xai w; TOioüTov oe(mÖTr|V xai TYjXixoiiTov irotpcopYi- 
XOTE? ' 7tixpOT0(T0( TtavTwv äviaOv^aovTOd. 15 

lt. "Et'.''* TtpÖ; TOUTOl? EVCTOv'-' TTESt TWV Tl[Jl(Opi(öv, 

a; E-,paiji.£V üttoi/eveiv toÜ; ijiicoui;, Ei^rjTTiaaTE jAttÖEiv, 
£läij.oi?3(?()v äTTa(TO(;üj:oaE'vou(jiv, riyou^Tr^v ayvotav, 
TTiV ).ij7rr,v '", T/|V TOii cuVEiodros ' ' aid/üvvjv xat Ta 
XoiTrä. — Ae'yo|/£v oi xai Ttpö; to'jto, xaOw;'- xa'i '■* 20 
yEypä'.paTE, oti tcoixi'Xwv oujwv xai äviaojv xwv 
ivöpioTrtviov (xu.apriwv, evi'oi; |/ev dpjjib^ouaiv aTtaaai 
Ol Toiottixai Tiij.wpi'ai, tivs«; 0= Ex/poi;, xai tiü'i ixev 
^rXcioii;, Titji 3'' ' eXcittou?. 

10. AeVoTOV EpOJTCOVTWV Cpiiov'', Ti vootü|y.£v oii "25 
T/i? aOTiXta; xoti (JIe'XXovto; , äTTExpivau.EOa, ' xaxa 
tÖv tou"' /pdvou'' XoYov Eivai t/jV iovjXiav"', öitote 
Twv xtawpuTiv EXEivcijv pui76»)iiovTai xai tw " xwv 
aw^oiisvwv /opiö cuva'^Ov^aovxai'"". 

11. 'l'r,■^ 8= Tv;? cuvEiorjdEw; aiayuvr|V, yjXK Euxiv 30 
EvOExaTOv ^'/jX/jUi« Ttpo6«XXoy.c'vi»v upiojv, a— Expiva- 
ueO«, Ttaaav äuapTiav, •/■^tk oü AE'Xuxai Sia atTa- 
vcii'a;, ai(jyüvT|V xivi xai pauavov x9i '|u/v) xaxi 
ouv£i5r,(Jiv EpnroiETv xoütov yoip Eivai xai xbv ävxi- 
ctxciv, (•) eÜvoeTv '/HJ-ä? ö Kupio<; ev ioi<; suayv-" ''^ 
Xiok; Oioy.TXEi, xaÖWs TrapaSiowiiv ö xr|V YXwTxav 



1. T| : o'. M. — 2. TO'j Tiuf^o: -',\j atwn'vj 1', .seil adlocli^ su|i. liu. lilleris (1 cl ». ad ^il;lu^ll•aIlllalü vur- 
Imiiuii iiiviM'sioneiii. — 3. ffir, : rfiti A : niii. M. — k. t*Ct' M. — 5. äitixpivünEOa A. — 6. /ontniv : ä))Mv 
,\1>. — 7. ^lap'jpY"'-''"; R. (luod cmciidarl viilt addito w siipra vcrsum. — S. eii : iri OQ. — 'J. EwaTov 
OMAM. Cf. II. HS, 1. r> sq. — In. t/jv Wnriv, Triv äyvoiav .\H. — 11. ü'jvEtfJOTÖ); Q. - 12. xaOöc \. — 
13. 7.ai oni. I!. — I'i. Se M. — l.j. T||juiiv G. — Ki. xoü om. 1H)MQ. — 17. ypovov Ml', al in 1' corr. in 
Xfövo-j oadriii iii:uuis, — 18. Trjv dör./iav : -w-i äor,).(ov M. Cf. p. 118. I. S. — l'.i. tr.i um. AI'. — 2li. iruva- 
fOiioovTat H. 



a) Mat. XNV, 'il. — li) M;it. v. 2.".. 



165] VI. — MARCI EPIIESII RKSPONSIO AI) QUAKSTIONKS LATINORUM. Km 



ypufjou; 'Iwävvr,;, tÖ cuvsiobi; so tov ri[X£TEpov 
&7roi/.lijtvy,(jxov ' T.u.a; Twv riaapTriiAEviov xa'i aTrai- 
Touv - T^?'' eu9üva; xa"t Tr^v ^pu/'/jv xaTaiuyuvov '. 
I']r' |ji.£v ouv äxpiSr,? -J] UEtavoia xai TeXsta fsvono, 
■ ' ),£XuTO[i xai'' r, äiiKOTia xai :?, Itt' aütri Ttawci'a, xal 
tÖ xc»X~Jov oOoiv xöv dTTOAoOsvTa TOü (;(OU.«T0(; ev tw 
Toiv 5(o!lou.='v(i)v xXripM' xsTaXe-j'/ivod''*' e! o= IXXncTi^r, 
iji£To<voia £ir, ■' xa'i jxy) toT; rjitapTrjaivoi; avaXo- 
Youn'", TtovTdx; oCSs ■?) äu.{)(pTta äasiO-/-, ' ', xai oia 

10 TOÜTO TO(t? Tiaopiai; exEivai? evj^ovtc« o'l oÜTO)(; 
ociroSioüvTs;'-, ouy oiftr,v [isv " acpESiv exoijMuavTO, 
xrjv 05 7toivr|V oOx IctOotaav äiroTitrai. FloXXa oe 
TOia'jT« xaO' IxaUTriV aiJapToevouEV Tr,v fijAEpav, e'^' 
Ol; /) oiioöXwi; ' ' •?! oü y^'l^''"^ uETavjOuixEv, oute ot 

15 ETE'pwv «YCiOüiv 7rpa;E0)v (xvTi(j-/-,xoiiaEv aiixot' xcti 

Slot TOUTO TloXXa TOJV TOIOUTOJV £V TW XaipW TOU 9«V7.- 

Tou ?! u-etÖc OciVÄTOv Toc I/.EV (iTiö xrji; Oii«? iyaOo- 

■ Tr,To; TrapopwvTÄi xctti tov ev ayioi; [iE^iTTOv 

Aiovüaiov, Ta oe Ol" EÜiioiiwv xat eiiywv xai töjv 

20 aXXoiv, ooa TT^pi xr,; EXxXrjC/ia? e'tti xoii; TEÖvEWdi 
Yivovxai, cuY/wpouvxai. 

12. 'Kxi''' owOE'xaxov r,;j.iv TrpfjEf^oiXEaOE '^ Trjv 
to)V xaxaxptTiov aVEaiv, o'o? (O'.j)E}Eia0ai Sia xwv 
xj^? EXxXr,aia; sü/wv eitxouev' ',57TOtav '^'xiva /_p?,vai 

25 vciijiii^eiv. — 'ATX^xpivoifjiESa xoi'vuv ex twv Tcaxepwv 
r,(/.(öv EyovxE;, oxi ixe'vouijiv " ev oi; xai Ttpöxspov 
r|!7av f| TtapaiAuOia'-" Toi? xaxaxpixoi; oi'oorat, xal oüx 
EiiaTtav aCiTwv-' aTTaXXaTTOaE'voi?. Eaxt ol xai 
TouTQ-- p.E'ya TCii; TaXaiitwpoti;, to pt-Exaia; yotlv xivoc; 

311 xai -Txposxaipou Trapa'lu/rj; oÜtou?"'' aTcoXatjaai. 
Tou? oaiaova; oe oO Travxa?, aXXi Tiva^tuwi; aüiwv 
xoL: SiaiOTE'pou; Eyxa^Eip/öai ouv auxoTi; w? ev 
(puXaxvj xat OEau.oi? eittoijev xaxä xr;v xou airoaTÖXon 
ni'xpou'-' cpwvYjV, 0? '^riaiv oxi uyyiklov üiiuoT}]- 

■;:, auvtwv o Oadg ovx trfn'aaTO, dXkd angutg 
^dffov TUQTuQUjaug'-' nugidioxsi', tig xQiaiv 



iiixta interpretationein loannis linguii aiirci ", 
conscicntia nostra est, iiiiac de peccatis admis- 
sis nos adnionet, rationes repetit, animani pio- 
bio adficit. Itaque si accurata fiat et perfecta 
paenitentia, tain peccatiiiii ipsuni quam poena 
pro eo debita solvitiir, nihilque impedit quo- 
niiiuis qiii corpore miliravei'it, in salvandoruin 
alluini referatur: sin nianca fueiit paenitentia, 
ncc culpis admissis accomniodata, profecto 
ne culpa quidem remittetur, ac propteica poe- 
nis illis tenebuntur qui ita decesserint, non 
autem ea de causa quod remissionem quidem 
retulerint, poenani veio luere non potueiint. 
Multas sane eius generis culpas singulis die- 
bus admittimus, quas aut nuUo modo aut non 
satis sincere paenitentia eluimus, nee aliis 
opei'ibus bonis ex aequo rependimus. Quare 
eaium bene multae.ipso mortis tempore vcl 
post mortem aliae quidem a divina benignitate 
condonantur iuxta maximum inter sanctos 
Dionvsium'', aliae vero per eleeniosynas et pre- 
ces et alia opera, quaecumque super mortuis 
ab Ecclesia fieri consueverunt, diluuntur. 

12. Item duodecinium a nobis quaesivistis, 
quoad damnatorum relaxationem, quam eis ex 
Ecciesiae precibus proluturam diximus, qua- 
lis tandem censenda sit. — Respondinuis igitur 
ex sententia a patribus nostris accepta, sola- 
tium damnatis impcrtiri, manentibus ipsis in 
quibus antea versabantur tormentis, quin piene 
ab iisdem liberentur. llliid autem infclicibus 
illis multum proticit, tpiod cxiguum saltem 
aliquod ac temporarium laxamentum capiant. 
Quod ad daemones attinet, si non omnes, at 
certe nonnullos, forsitan violentiores, detru- 
sos fuisse diximus cum illis damnatis velut 
in carcere atque ergastulo iuxta Petri apostoli 
scntentiam, qua pronuntiat', ^w^/cZ/j, cum pec- 
ciisxiit, Deum noti pepenisse, scd eos viiiciilh 
inferni detractos in hir/dnini tradidissc, in 



1. Ono[XiiJ.vr,Ty.Mv M. — 2. iitaiTMv M. — 3. xa? P. — 4. xaxaioxiivwv M. — .">. t\ : T| H. — 6. xai Olli. M. 
— 7. xXvipij) : xoÄii) H. — .s. xjxxXXeYiivai R : xaxa'/.EyEivxi 0. — fl. e'ir) oni. R. — 10. Ail niart,'. R : lofjiiov, 
oioxque latinis lilloriset sermone : culpa, poena. — 11. ätEfjri M. — li.äTtoSioüvTai; A. — lU.nsv om. M. — 
11. oio' öXw? OB. — 15. Exi : oti OQ. — 16. iipoe6ä)Xe(j()£ () : itpoeSäXss'Jxi (7tpo£6(i),Eo'J£ 2> man.) Q : Ttpo-jSäXirrÖ: 
G. — 17. Gf. p. IIS, 1. :io. — IS. öitotav : r) Koi'av M : oi mwi V. — 10. jievo-.te? R. — '2". r,(7av. 'II napa- 
|j.-jOia M (!)- — 21. auxüjv om. M. — 22. toütm A. — 23. aCxrrj: (lUi. RM. — 2'i. llExpoj üiii. I'OM : ad iiiaiK- 
R : ÖTt TO'Jc ßiaiOT£fou{ Tüiv 5ai|j.övwv EyxaOiipxÖai Et; 8E<j()ioi; ei; ifyXa/.'V' xpiiEtu;. — 25. TapripÜTai M. 



a) ('.hrysiislomiis niiS(piarii, qiioil equldeiii iiii'- 
minerim, ducuit per adversarium illum intelli- 
gendam esse conscientiain, bene vcro Pseiido- 
Allianasiiis. (liiaesl. '26 in Ncio. Testam. = P. G., 



I. 2S, c. 717; ol Don llioiis abbas. Oral. De Con- 
scicnliu, l>. (i., 1. «8, c. IfiäS. — h) Diou. Aroop. 

= j>. (;.. L :!, c. .-.111. — (•) er. n pou-. n, 4. 



IßB 



DOCUMENTS RELATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[1661 



iiiiiiciiim rcscrvatos. Oii;ie vincula qindni\in 
cssent vobis postulnntihus, reposuimus, per 
vincula forte iiitclli.ycnclam esse ccssationeni 
all Ulis nialis. (|uae in homines antea exerce- 
bant, quin aeterno tanicn supplicio vel ipsi 
plene obnoxii fiant. Nam subiunctuni est illud 
in imiiciiim reservatos, id est, tum deniuni 
supplicio cunuilatissime afliciendos. 

i.>. Decimuni tertium interrogastis. quae- 
nam esscnt parvae illae et leves culpae, qui- 
bus medii tencntur. Et certiores facti, eas 
esse quae apud vos vciiialcs appellantur, uti 
vcrbuni otiosuni et alia eiusniodi. reposuistis. 
fieri non posse, ut illae in iis maneant i|ui in 
caritate decesserint. cum huius simus opinio- 
nis, ut Caritas, quae graviora deleat peccata. 



T?jgovf.iti'Ovg. Kai Ta; oeipa? ' oTroTai tivs; eidiv 
£pcoTO)VTo)v Gy.ö)V, (XTrExpiväuiEOa, xä^a xr.v äirpa^iav 
Twv TTpOTEpwv xaxöiv, äiTsp EvyjpYOU^ s^ 10'? ävOpw- 
■toii;, ceipi; yoryon vOEiaOai-, xr.v xoXaciv o; xoii 
xOtcui; ou.w;-' oü TE/.si'av ' Cnre^eiv TrpoVxciTOii yip 5 
tÖ s'iQ y.Qiati' Trjoovfiirurg , otveo Ict'i tote r/iv 
TcXciav /.öXadiv u7rO(JTr|i70Uc'vou;. 



1,3. To Tpi^xaiOcV-ÄTOv vpiorz-caTc, tive; eJ'jiv ai 
(Taixpsi xa'i * xo'j'ioii tmv äijLapTtwv, ai; o'i r/=ijoi 
Evs/ovTai". Kai ÄaSovTe; oti ai Trai' uixiv* ffr;'- 
yvwnxiH xaAouuLEvai, oiov öpyöc Xoyo; zai xi 
xoiaijxa, i/y; ouvadOoti xauxa; (jievsiv Iv toT; äzaX- 
XotxxojjiEvoi? jjLsxa äyi-Ttr,? £ip-/ixaxe, 5ii xb (X7rd',f aoiv 
7ia£X£'pav Eivai, xjjv «.■^ä-KYi-i s;aA£t-po'j(7av ' xa jjiEi^i» 



A 

X., 

in "„ 



etiani leviora expungat. At vero nostra non 

est haec sententia. nee prorsus apud nos ne t,Öv iy.apxr.aäxwv, x«'i xi iXaxrova iTraÄEbeiv» 



15 



nomine quidem noscitatur : non cnim per 
caritatem, sed per ipsam paenitentiam peccata 
ignosci dicimus. Ouod perspicue ex eo colli- 
gitur, quod loannes Chrysostomus, etsi pas- 
sim et frequenter in suis concionibus de pae- 
nitentia sermoneni faciat, ita ut alter paeni- 
tentiae praeco post priorem illum eius- 
dem Hominis ]Maeconeni habeatur, eiusipie 
vim ac virtutem copiosissinie exponat, nus- 
quam tamen de caritate, quod in paeni- 
tentibus inveniatur, comniemoret. Et merito 
quidem. Nam si timor in caritate nullus est, 
illo vero qui tiniet, in caritate decedeie non 
potcst, timor autem est qui nos (|uam maxime 
ad ])aenitentiam incitat : profecto sequitur, 
praestantioiem esse paenitentia caritatem, quae 
virtiitum perfectissima cum sit, non paeniten- 
tibus. sed eximia virtute praeditis congruit. 
Itaque opinionem iilam nos non ex nobismet- 
ipsis protulinuis. sed contra, cum vos dixisse- 
tis, gravia et mortalia peccata a caritate utpote 
sibi contraria expungi, levia veio non item ab 
ea deleri posse: assertioncm haue tanc|u;im 
improbabilem redarguimus. Ad paenitentiam 
vero quod attinct. illud edisscriiinis. paeniten- 
tiam. cum eoruni sit (luae ad aliquid sunt (ali- 
quorum cnim est. scilicet peccatonun). quo- 
rum delictorum sincere ac plene paeniluerit. 



Toijxo oEouy rjtj.EXE'pa Etxxiv aTto'Xiadi;, ojos' xöovojj.« 
yvwpiaov Trap r,|Aiv 6'Xio;' oü yäp i'clTiT^v'", a/.\ii 
xr,v piExavoiav aüxriv sivai xr,v cuY/wpoudav xi 
f|i;.apX7;u.E'va ■noiu.iv, Kai xoüxo S^Xov I; wv 6 Xpu- 
TOdxoao? Iwavvr,? TroX.Xa/oii xa'i TtoXXäxi;'' £v xot; 
oixEioK Xdy^'? T^sp' [.lExavoi'a? Sto«;«? xa'i OEuxEpo; 
xripu; [XExi xcv ijtjviovu|j.ov /p/ifiaxiVac; xy;«; [/.Exovoi'a; 
xai'- X'Jiv tiryuv auxr;? txavioxaxa rrapaax'i^crai;, ouoa- 
ij-ou xri? (iyc(7f/]5 £(jtvrjU.dv£iKi£v (o; sv" xoi; |ji£xavooii- 
rjiv Eijpioxoasv/j;. Kai xotixo £ixdxii>^" ei -j-ap odSo; oOx 
E^Tiv iv x^ äyaTTTi, xai 6 -ioSoüjAEvoi; O'j x£T£X£i(oxai 
Ev xvj ä-p.tyi, cpdSoc; Si 5 t\v [jiExivoiav (jiaXiaxa ' ' 
cuvidxwv, uTTEpxsixai apa x^; uiExavoi'a; f, oyaTtr,, 
XEXstoxax/) ' '' xiöv öpExiöv oüaa, xai oii xoi; |X£xa- 
voolii, xoi; 5e xe'aeioi; xax' äp£Tr,v Trpoüiixouua. 
Tviv U.EV oöv ixTrd',pa<riv xaijxr,v ou/ 'JlfJiEii; itap' rjuöiv 
a'jxwv £;r|V£vxaijiEv, äX).' uitwv xouvavxiov EiTtdvxtiiv, 
('): r, äyar.Y^ -i? |ji£YaXac xo'i Oavaaiixou? xmv aaap- 
xiwv (oc EVKvxi'ai; aÜTy, äuaXfisouTa, xa; [j.ixpi; oG 
iüvotxai xotixo JTOiEiv. 0); aTriOavov xöv Xd^ov r/sy^a- 
u.Ev. riEp'i 0£ x^; ijiExavoia; /iu.ei; aauiev, <5); V* 
;j.£xo(voia xiöv upd; xi xuy/avouaa (xivtöv yäp Isxi, 
xouxECxiv aixapxiöiv), itp' ai; uiev'' aixapxi'ai; "" 
yv/iTiio; x6 xai xeXeÜo; yivExai, xaüxa? xat ouvaxai 



•20 1 



30 



35 



I. oEipi; : lapxa; M. — 2. Frius scripsoral H voniijeiv, (piod cmomlari villi in voEiirOai, deleto (ii'eiv. 

~ 3. ?E ö|Jiw; R. — 'i. oü T£).6tav : eÜTi').itav M. — .i. (;f. p. 121. I. 3. — (>. OpuTiv !'() : r.iJKÖv J[. — 7. e^aXei'- 

^pouTiv M. — 8. iiiaXjEiv A. — ii. i>'/,' oüSs Tl. — 10. ifi^Kri ]'. — II. xii ito/iizi; Olli. H. — 12. xai orn. 

O. — 13. ev : äv M. — l'i. niXiTTa o rjjv (let. R. — li. Te/EtoTäTr, M. — l(i. r, mii. M. — 17. jisv : te OQ. 

- LS. iiiap?;»! POQ. 



[1(37] VI.-MARCI EPIIESII RESPONSIO AD QUARSTIONF.S LATIXORUM. IßT 



«ci; Od äijisXsixai rj 5ia cuixpoTViTct voiAi^Ofi.5vr,v r, 
Ol« ),y]Or,v, K&Toti, xav aixpai Soxtociv, avE^aXEiTtroi 
asvouoi, xai £7r' aÜTOiti; osixai -7,:, idoiq cpiXotv- 
.'i OpojTTia? 6 teOvewi; -, Iva 8ia twv t/,? EXxXyicia; 
Eu/wv •rrjv'' a^cdiv XQUidatiEvoi;, ev tw yopcö t(T;v 
(I(j)?ou:evwv Äpi6[jir,6y,. 

14. TEaavpsaxsiOi'xaTOv ' xai teXeutociov -/jv twv 
riptOTy,[jLE'v(ov, Et Toi? a£Tavoo\iciv r^ixiÄ.^ E'^ritiOEU.EV 
lü ETTiTipiia, xai Ti'voq yotüiv. — Ae'y&uev oOv, W(; oü" 
irpoTEpov TY)V öf'^sffiv xai xr,v Xüuiv oovte?, oxntEp 
E^oy.EV E^O'jaiav Tiapa 0eou, tot- t« ETtiTiaiot xar- 
TOUEv, aXX' oüx a),Xw; tv;v a'isstv oioouiev f, |ji£Tä 

TOlOUTtOV ETTlTlUltOV. HoiOUI^EV Si TOUTO OlOt UoXX«? 

15 xa;'' aiTia?. HpcoTov jae'v, i'va oii T^i; EVTauOa xaxo- 
TraOei«?' , r,v Ixmv 5 r,jj.c(pTr,xw(; xaTa?£'/£Tai, tv;; 
äxoüaiou'* Tiy.topia; £x£Va£ äiraXXaY?)' « oüoEvl yip 
« oüno Twv aXXcov w; xaxoiraÖEia 0£o; ÖEpanEUc- 
n Tai », ^•/•(Ci« & ÖEoXoYo? rpiv"*?'^?; " >"^'' ääxpuui 

20 " TO '^iXävOptDTCOv övTioiooTai ". * AEuTEpov, Iva tÖ 
'{iiX/|Or;vov ci;povv)j/a T/j; aapxo'i;, 3 T/;v Ei? Weov Ey6pav 
«iro-('£vvav'-' eiwOe '" xai iräar,? a;jiapTia<; suTtv 
aiTiov, oia T/i; STiirtovou TauT/j; uEOooEiai; ' ' E;at- 
pEÖvj" xa yap Evavxta, '-faii, xoiv Evavxüov iäaaxct. 

25 xai xr|V ri&ovy.v äva-cxr, oi' ooüv/-,? aTtofiXyi'J^vai '-. 
'Ipixov, iv« Ojuuio? xi; rj xai''' yaXivbi; xvi 'iu/v, 
TO 00f)£V ETTlXiaiOV El? xÖ IJ.-|1X£XI xoT? auxoi? E"C/£i- 
pvidai xaxoi;. 'l'E'xapxov, oxi xa't 'iüaEi xci xvj? apEx^i; 
/_pyi|xa E-itiTXOvov, xa'i Sei cuvEQicrOyjvai xoi; ttovoi? 

30 xbv £ii;E^iv aüx^; EXsücEjOai aE'XXovxa, xaOäixEp 5ia 
x'^i; ■/joovYJi; e'h xYiv auapxiav UTTioXiaÖE ' '. IlEaTrxov, 
öxi xai TiidxEi; Xaf^Eiv [iouXduEOa oia xv]; xoo üoÖEvxo; 
£'7xixii/.iou xaxaäoyr;«;, £i''' xeXeiw(; x/,v arxapxi'av 
£,u.i(;-/i>JEv. AOxai asv "' a'i xiöv sttixijjiiwv aixi'ai, xai 

35 TtAsiovE? i7(i)(; EXEpai. Ilavxji OE auxä TtapopojuEv 
EV oti; xö /_pE<ov xaxETiEi'yEi Txpöi; xv iix'o xoü 
cwu.axoi; Eqooov, apxEiv fiyoupiEVoi x/]V xou uExa- 
vooüvxo? £7tiixpO'i/,v xai -priGiav ei; xocyaOcfv 



ea tlclere posse, ciuainvis omnium giavissinia 
existant; qiionini vero inillam cuiam habiiciit, 
piopterea qiiod eadeiii aut Icvia animo elTinxc- 
lil aut oblivioni tlcderit, ea, quamvis levia 
vidcanlur, neqiuuiiiam oliliterari, sed illis de- 
Ic'iidis defuncluin divina iiidigere miscratione, 
iit iiupclrata per Ectlesiae pieces reinissioiie, 
in salvaiidoruni nunieriiiii refeiatur. 

14. Dcciimiiii quartuni et ultiimim quaesi- 
tiiin liiit, niim paeiiitentihus satisfactioiies 
irroyenuis, et cuius giatia. — Dicimus igitiir, 
peccatorum remissionein absolutionemque non 
prius a nobis, pro facta a Deo potestate, im- 
pertiri, quam satisfactioiies iniponamus, sed 
remissionem neutiquam tribuimus nisi cum 
eiusniodi poenis. Sic autem agimus multis ex 
causis. Prima quidem est, ut peccator per 
molestiain bis in terris ultro susceptam, iilic 
invitani castigationem effugiat; « neque enini 
« uUus oninino cultus Deo perinde gratus est, 
« ut afflictio i>, ait Gregorius Theologus", <■ et 
i< lacrymis benignitas ab eo rependitur ». 
Altera est. ut carnis sensus ad voluptatem 
pronus, ex quo odiuni in Deum concipi omne- 
que peccatum produci consuevit, hac labo- 
riosa methodo adhibita auferatur; nani contra- 
ria, ut aiunt, per contraria curantur, et necesse 
est ut voluptas per dolorem evellatur. Tertia 
est, ut vincuji ac fraeni instar animae sit satis- 
factio irrogata, ne eadem in posterum conimit- 
tantur delicta. Quarta est, cum virtus natura 
sua laboriosa res sit, ille laboribus assuescat 
oportet, qui ad eiusdem habitum pervenire 
voluerit, quemadmodum per voluptatem in 
peccatum lapsus est. Quinta, ut paenitens irro- 
gatam satisfactionem acceptando argumenta 
nobis praebeat, prorsusne peccatum odio pro- 
sequatur. Atque hae quidem sunt satisfactio- 
num rationes, et aliae forsan complures. Quae 
omnia praetermittimus, si qui urgente fato 
prope fuerint ut corpore solvantur, duo illa 
satis esse arbitrantes ad peccatorum remis- 
sionem, conversionem nimirum paenitentis et 
sincerum virtutis colendae propositum. 
Quamobrem illa tum remittimus pro facullate 



1. OTtip/ouaai OCJ; oai in civ i'orr. P. — 2. te.6v/-,xcü; OQ. — 3. xriv um. VM. — '1. x;7<7a(>a/.aio£xaiov M. 

— 5. oO sui). liii. I'. — 6. xa; Olli. AH. — ". zxxcTiaOia; .\R; ilriii liu. IS in lt. — 8. äKooff^'j-j M. 

— 9. ÖTCOYEväv H. — 10. i'iuOev 1'. — 11. (XEOoota; M. — 12. Si' -^iGovr); äiU'S'/.UJzaliii. M. — 1.!. xai 0111. 
PMQ. — 14. Okö/iijOe ; üit(i).i(jOai ll. — 15. d oin. M. — lil. (iEv oni. M. 



a) Greif. Naz. Oral, l'i de. I'<ni/ic/iiin uinnri'. 
misericorili;i. nun ilo acriiimiis loiiiliim liii>~c. 



/'. 



l. .i-i 



Sli'i. Nula, Grfgoriiuii de 



168 



DOCUMENTS RRLATIFS AU CONCILE DE FLORENCE. 



[168] 



nohis concessa, tum credimiis a Dco condo- 
nari et quoad culpani ipsani et (luoad poenani 
eoriiiii causa luendani : quaccumiiue euim. 
in(|uit', solveritis super tcrram, crunt soliita et 
in caclis. Qua fide freti divinum Eucharistiae 
donum eiusniodi uioiibundis impeitimur; 
siipiidem ad boiiaui fiugem se lecipere et 
sinceram ageie pacnitentiam, ]iene.s aninium 
est eius qui peccavit; at satisfactioncm actu 
pcrficere, penes iudiciuni Dei est, <iui homi- 
nem clam ex hac vita toUit; ac propterea mise- 
ricois ille regis instar, pro sola sua misericor- 
dia, ei qui peccavit remissionem elargitur, 
quemadmoduni cliam latroni'', cum is extre- 
mum lialitum mox rcdditurus tantum rogassct 
Christum, ut sui niemor esset in regno suo, 
paradisum ipsum munificentissimus submini- 
st rav it. 



TtpoOifjiv ETTi TTjv Twv r|[j:apTr,u.£vti)v a-^£iiv. Ali 
TOUTO xat ä'Xii£|ji.£v aCixa xocTot ' r/jv SoOeiTav riijiiv 
i;ou'7iav xa'i irapi WeiTj - ä'^öTiOai TTicreuopiEV 
aÖTot T£ xai T/jv £7t" autoi; Tijxwpiav [uaa yd^ 
-^ri(Ttv }dv XvaTjTS'^ fTii rijg y/jg, sarui XsXv- 
fdva iv ToTg ovQuroTg)^ xai eU i/if{MO\i toutou xrjv 
Osi'av SiDpsav xr,; Eu/otpiitiof; ' lirioiooiXEV Toi; oOtwc; 
0iiraX).aTTO[iL£voii;' tÖ uIv yip £7ii(7cp£''J/ai xai ,u.£t«- 
vor, erat'' yvicuoc Iv t^ Y''"''i^Ti >'^''^''"'' "^o"^ ay.eip- 
TTiiavTO?' tÖ 0£ [j-r,' ■uAYipwcai*' xb ettixiuliov £v 
xr] xpiiTSi xoü 0£oi/ luxi xo'O xöv avOpoiTXOv uTts^ai- 
pouvxo; xovi ßiou, xoii oiä xovixo ßaoiXixtöc 6 (pt).av- 

OpWTTO? EX 'XllXoCvOpOjTtiai; (JIOVV)? XY-jV a-iEOlV XO) 

riUapXYiXo'xi /apii^exai, xaQoiuEp xoti xw XriSxyj Txpo; 
E(T/c(XO(ii; rjor, xcü;' «vaTTVOOK u.v/,a-^v £v x7, [lodTiXsia 
uövov aixyi(jau.E'v(o xöv irapäosicov auxcv ö aEy^Xo- 

SöipO«; E7r£OX'j^l).£UT0CXO. 



10 



15 



1. y.axa : xai II. — Ü. TiTi Wem O : Heoj M; ad mari,'. H : 6>(i%io-i. — ■i. /.Ooniai M. — 'i. EÜ/ipiaxtia? 0. 
— 5. zTziatpiTjxw /.ai iJ.ETavo/JTa'/ M. — !'•■ y.v.aümi 'Sl. — T, ij.r, (jiii. R. — S. kIt,(,i7«j^-/ M. — II. v-St, xoti; Olli. M. 

a) Mat. XXiil, IS. — 1j) CA. Luc. xvill, 'i2. Sriilcnliaiii .M.iniis iiiiiliialus i^sl a loanuc Cliiiiacü. 
Sciilii jiaidili.si. t;r. X.W ^ /'. C. I. HS. |i. Kwin |). 



LES TROPHEES DE DAMAS 

CONTROVERSE JUDEO-CHRETIENNE 

DU VII" SIEGLE 

TEXTE GREG EDITE ET TRADUIT 



Gustave BARDY 

NUITRE HE CONFERENCES A L'UNIVKRSITE CATHOI.IVUE DE l.ll.LK. 



l'ATR. Oli. — T. XV. — F. 2. 



Nihil obstat. 
K. GRAFFIN. 



' PEHMIS D'IMPRIMEH 



Paris, le 27 fevrier 1920. 



t BENJAMIN-OCTAVE, 
Ev. auxiliaire de Paris. 



i 



INTRODUCTION 



I. Nature, avtiur, date. 

Les Trophees de Danias', quo iious puhlioiis ici, appartieunent ä la lilte- 
rature antijudaique. Cette litterature est presque aussi vieille que le chris- 
tianisme. On pourrait en regarder l'Epitre aux Galates comme le premier 
monument. Cliaque siecle vit se renouveler, entre chretiens et jiiifs, les 
vieilles controverses sur le sens et rinterpretation des propheties, saus que 
Jamals füt resolue de fagon definitive la question posee. Naturellement, ou 
en vint ä tourner en un cercle assez restreiut d'arguments ou d'objections. 
Les Juifs se refusaient ä voir en Jesus-Christ le Messie predit par leurs pro- 
phetes. Les Chretiens afiirmaient que le Sauveur avait realise en sa personne 
et en sa vie toutes les promesses faites jadis ä Israel. De part et d'autre, 
l'Ancien Testament ibrmait le point de depart, la base commune; et un certain 
nombre de textes, toujours les memes, le Serviteur de lahveh dans Isaie, la 
prophetie des Semaines dans Daniel, reviennent immanquablement dans tous 
les ouvrages de controverse juive. 

D'autre part, la forme litteraire des ouvrages consacres ä cette apolo- 
getique un peu restreinte decoule, de maniere tres naturelle, de la nature du 
sujet. Quoi de plus simple que d'iraaginer un dialogue, oü un juif et un 
chretien prendraient la parole ä tour de röle pour exposer leurs idees, et au 
terme duquel le juil' se proclamerait vaincu, pour la plus grande gloire de 
l'Eglise? Des le ii° siecle, Ariston de Pella ecrit ainsi le Dialogue de Jason et 
de Papiscos, qui ne nous est pas parvenu, et saint Justin compose le Dialogue 
avec Tryphon, qui, s'il n'est pas le monument le plus ancien de la contro- 
verse antijudaique, — Tülpitre de Harnabe est saus doute anterieure, — en 
est du moins le clief-d'oeuvre et le modele toujours imite. 

G'est un dialogue aussi que sont censes rapporter les Trophees de Damas. 

1. Ce dialogue a ete Signale et brievement etudie par i\. Bonwetscii, dans les 
Nachrichlen von der Kgl. Gesellschaft der Wissenschaßen zu (UUlingen, Phil. -last. 
Klasse, 1909. Heft 2. p. 151-154 (Berlin, Weidmann, 1909). 



174 INTRODUCTION. [4] 

Les chretiens sont representes par uii moine (Prol. 3; i 1, 1; iv 7, 1), qui est 
d'ailleurs un personuage assez falot, et sans individualite bieii marquee. Du 
cöte des Juifs, plusieurs iiiterlocuteurs prennent successivement la parole : 
c'est d'abord un anonyme delegue par quelques-uns de ses freres qu'inquiete 
une parole de saint Paul (Prol. 2; i I, 1). A la fin du premier entretien, 
celui-ci s'avoue vaincu et iuipuissant ä continuer la discussion (i 8, 4). 
II se fait donc remplacer par des liommes plus instruits que lui dans la loi, 
des pretres et des archisynagogarques, qui nous sont depeints comme des 
sophistes, pleins d'un faux zele de vaine recherche : « ils parlent avec pre- 
cipitation, leurs attitudes sont insolentes, leurs paroles vives » (ii 1, 1). 
Malgre leur habilete, ces savants se laissent pourtant reduire au silence ; un 
pretre de Jerusalem n'intervient en leur faveur que par une breve sentence 
(ii 8, 2). et ils sont remplaces ä leur tour, pour une troisieme seance, par 
des Juifs de Cappadoce (ii 8, 3). II faut bien dire que rien, dans leur argu- 
mentation, ne laisse deviner des personnalites superieures : comme ceux 
qui les ont precedes, comme le porte-parole des chretiens, ce sont sur- 
tout des pantins que l'auteur de l'ouvrage fait apparaitre ou disparaitre ä 
volonte. 

A cöte des protagonistes, se laissent parfois entrevoir les foules qui 
assistent ä la discussion. Le premier entretien etait cense se j)asser dans un 
endroit retire, comme en cachette (Prol. 2). Les trois suivants ont lieu au 
grand jour de la place publique, en presence d'une vaste assemblee composee 
de Juifs, de chretiens, de Samaritains, d'heretiques (ii 1, 1 ; ii 8, 2; iv 1, 4) : 
parfois, la foule applaudit ou murmure; les Juifs ne sont pas tous d'accord 
avec leur porte-parole; les chretiens et meme les paiens se rejouissent de voir 
les circoncis reduits au silence (ii 8, 1). 

Malgre ces artifices de mise en scene, la discussion est souvent trainante. 
11 est evident que l'auteur du dialogue n'est pas un artiste, et que son oeuvre 
est sans valeurlitteraire. Les phrasesinterminables et embarrassees qui cons- 
lituent le prologue temoignent d'un vaste effort, et retombent lamentable- 
mont, sans que l'accumulation des epithetes qui servent ä designer saint Paul 
reussisse ä les relever. Au reste l'ecrivain est assez coutumier de ces accu- 
mulations de synonymes dont il pense sans doute tirer grand effet, pour 
depeindre par exemple l'impuissance des ennemis du Christ (iv 5, 9) ou la 
stupeur des Juifs definitivement vaincus (iv 7, 1). En un seul endroit son style 
s'eleve et atteint peut-etre une certaine eloquence : lorsqu'il s'agit de montrcr 
(^omment se sont accomplies les propheties faites par le Christ (iv 5), l'enfant 
devoue de ri<]glise s'anime, et il n'est pas loin d'entrainer son lecteur. 

Par ailleurs, de l'ecrivain inconnu des Trophees de Damas, nous ne 
savons lien «nie ([indques pauvrcs renseignements opars. II ne nous est pas 
iüterdil di' supposer (piil etait moine : non seulement purce ([uc le defenscur 



[5] INTRODUCTIOX. 175 

des chretiens est uu moine (Prol. 3; iv 7, 1), mais parce qu'ä phisieurs 
reprises il est parle avec Sympathie des raoines, de ces ravisseurs du royaume 
de Dieu qui s'enferment dans des cavernes, se refugient au fond des deserts, 
habitent sur des colonnes ou parmi les rochers, souffrent de la faini, de la 
soif, du froid pour conquerir la vie eternelle (iv 5, .')) : chaque jour, il est 
possihle de voir des hommcs et des femmes qui laissent ainsi le monde, qui 
abandonnent la richesse, le luxe, qui renoncent ä tout et suivent le Christ 
fiv 5, 4). On croit sans peine que Tecrivain etait un de ceux-lä. 

Ce qui est plus siir, c'est qu'il avait voyage. II nous parle des uombreux 
pays oü est repandu le christianisme, saus qu'il faille eu couclurc qu'il a vu 
l'Ethiopie, la Bretagne, le sud de l'Egypte, la Perse (cf. 11 2, 2). Mais il trouve 
l'occasion de rappeler qu'il est alle au Sinai', et qu'il a vu sur le rocher la trace 
des reins de Moise (in 7, 11), ce qui lui permet de donner une explication 
authentique du passage de l'Exode oü est racontee l'apparition de lahveh 
(Ex. xxxiii, 21 SS.). 

Nous nous interessons specialement au loyalisme dont il fait preuve vis- 
ä-vis de l'empire grec : il en parle eu disant : notre empire (11 3,2); il explique 
avec emotion que dans l'unique troupeau du Christ les chefs et les rois 
paissent en paix avec les pauvres et les ignorants (11 3,6). II donne ä Cons- 
tantin l'epithete protocolaire, on dirait presque liturgique : garde de Dieu, et 
il l'appelle notre empereur (Tit.). Ces details ne vaudraient pas la peine 
d'etre remarques on un autre temps; mais ils sont significatifs ä l'epoque 
oü lüt ecrit le dialogue. 

Cette epoque est pleine de troubles : un grand nombre de chretiens sont 
faits prisonniers de guerre; des regions immenses sont devastees (11 3,1). 
Depuis cinquante ans bientöt ont commence les guerres actuelles (11 3,2), 
et les chretiens n'y ont pas fait hgure de vainqueurs. Le titre d'ailleurs 
nous permet de preciser ces vagues indications. Les Trophees de Damas ont 
ete composes, y est-il dit, « la vingtieme annee de Constantin garde de 
Dieu, notre empereur apres Constantin, au mois d'Aoüt de la neuvieme 
indiction « . 

Heraclius mourut le 11 fevrier (i41. Constantin II, son fils, lui succeda; et 
le frere de celui-ci, Heracleonas, lui fut associe ä l'empire Mais ce double 
regne fut de courte duree. Des le 24 mai 641, Constantin mourut. Heracleonas 
fut assassine avec sa mere durant l'automue de la meme annee, et le fils 
de Constantin, Conslant, devint empereur. II devait regner jusqu'en 668. 
Oiriciellement, il porta le nom de Constantin', de sorte que la notice de 
notre titre semblerait d'abord s'appliquer exactement ä lui : teile est la 

1. H. Gelzeh, Abriss der Byzantinischen Kaisergeschichte, ap. K. Km .Mii.\ciii:K, 
Geschichte der Bi/zantinischen Uteralur-, Miinchen, IS'.'T, p. 951. 



17fi INTRODUCTION. [6] 

conclusion de M. H. Onioiit, lorsqu'il propose de lire le iiom de Constant au 
lieu de celui de Constaiitiu ' . 

II y a seulemeiit une difficulte. La vinglieme annee de Constant tombe en 
661. La neuvieme annee de Tindiction, sous le regne de cet empereur, arrive 
en 651 et en 6(j(). En tenant compte d'abord de l'indiction, on est tente 
de fixer la data du traite ä 681. A ce moment c'est encore un Constantin, 
Constantin IV Pogonat, fils de Constant, qui est empereur. II ne regne sans 
doute que depuis 668 comme seul empereur. Mais il est vraisemblable que 
des 661 ou 662 il avait ete associe en quelque maniere au pouvoir et que Ton 
avait commence ä dater de lä les annees de son regne. En 662 en effet, 
Constant avait quitte Constantinople pour aller s'etablir ä Syracuse, ou il 
devait mourir assassine. On croira difTicilement qu'en Orient, il ne se soit 
pas fait representer par un licutenant, en l'espece par son fils-. 

C'est la meme date de 680 ä laquelle nous sommes amenes par d'autres 
indications du dialogue. II y a six cents ans, est-il dit, que les Romains ont 
detruit le temple de Jerusalem et que les Juifs sont disperses sans societe 
et saus chef (ii 6, 8; p. [60]) : la prise de Jerusalem par Titus ayant eu lii-u 
en 70, nous revenons ainsi aux environs de 680. 

D'autre part, les guerres actuellcs ont commence depuis hientöt ciu- 
quante ans (ii 3, 2) : or les Arabes avaient pris Jerusalem en 632; Damas etait 
tombe en leur pouvoir des 63.5, et en 636 la grande bataille du Sarmuk avait 
lait tomber la Syrie entiere entre les niains des musulmans. Depuis ce temps, 
les invasions, les combats, les guerres n'avaicnt pas cesse un seul jour. Ni 
HeracUus, ni ses successeurs n'avaient su retablir la fortune de l'empire qui 
s'ecroulait, et le Juifdenotre dialogue pouvait justement railler les chretiens 
de leurs pretentions ä une paix universelle. 

C'est donc dans une ville soumise aux Arabes que se passe la discussion. 
Damas, la metropole magnifique et aimee du Christ (Tit.), est sous la puissance 
des infideles : sans doute quelques-uiis d'entre eux sont-ils censes assister 
ä la reunion, ceux que l'auteur appelle les Sarrasins ou les Turcs, de leur 
nom ethnique. II n'esl pas impossible que de telles circonstances aient 
amene les Juifs ä relever la tete et ä renouveler contre les chretiens une 
Opposition qui rendait tonte son actualite ä un ouvrage de controverse. La 
seule allusion, semble-t-il, aux necessites presentes de l'apologetique, est la 
discussion relative aux images (f" 148 v" 1) : on sait que la controverse icono- 



1. II. O.MONT, Invcnlairc somniairi; des nianuscrits grecs de la Bibliotheque natio- 
nale, III" partie, p. 174. « Tropea divinae et invictae Dei ecciesiae erecta contra ludaeos 
in metropoli Damasco anno vigesimo Constantini (Constanlii) dialogis IV. » — 2. C est 
aussi la Solution adopteo par N. Bonwetsch, Ein antiinonophysitischer Dialog, dans 
Nachrichten... de Götlingen, 1900, p. i5'i. 



[7] INTRODUCTION. 177 

claste debuta precisement vers 680 et fut encouragee, sinon provoquee, par 
Uli juif de Tiberiade', s'il faut croire le temoignage de Nicephore. 

Les Trophees de Damas ne sont pas le seul ouvrage que nous possedions 
de leur auteur. Le manuscrit qui nous les a conserves (Paris, B. N. , Coislin 299) 
contient, immediatement apres, un dialogue contre les monopliysites; et ce 
dialogue, naguere editi'' par N. Bonwetsch^, est en quelque maniere la suite 
ou la contre-partie du dialogue contre les Juifs. II est precede d'une introduc- 
tion qui met en relief la suite des idees : 'E-etS-/i oü ua; ö ßa-TtJ^o'jyevo?, äWk tcä; 
6 6fl6c)86?ü); owTi^^oasvo; Öeou u'.oc ävaSciy.vjTa!., (ps'ps ^r,, cplos loi-ov [j.e-ä tc/v iouoat/.öv 
Tipö? ixiotz'.yJjy bin-zzp h, r^uvijAscdi; ei; f^üvajziv -/.aipcjü -/caVjOvTo? £io7C7io-/iGü)y.sv 7id\£[/.ov 
(f° 164 r° 1). Ainsi, apres avoir converti les Juifs au christianisme, il faut 
encore ramener les chretiens heretiques ä l'unique bercail de l'orthodoxie. 

Nombreux sont les dissidents : Arius, Macedonius, Nestorius, Eutyches 
et Dioscore; puis Origene, Eunomins, Apollinaire, Sabellius, Nestorius, 
Gaius et Julien, Jacques, Dioscore, les Manicheens, Eutyches, sont nommes 
un peu pele-mele, sans que l'on sache toujours tn's bien les raisons qui les 
ont fait mentionner de prei'erence ä taut d'autres. D'ailleurs l'auteur ne 
s'attachura pas ä les combattrc tous. Dejä les adversaires de la Trinite, les 
ennemis de Dieu, xVrius, Sabellius, Eunomius ont ete vaincus par Athanase, 
par Gregoire, par Basile : roiq z^\x^o[i.xywc, äyOpou? toO OeoO "Xpgirjv /.al !SaߣA>,iov 
y-ai Eüvd[Jt.iov evi'-/f/icrav 'AÖavacio; ö t?,; iOavy.Tia; cuvc'y.O.o;, y.-n Tp-ziyopio; o rr,; f)eo\o- 
yi'a; sTC(6v'jp.o^, mi Baiilsio; ö t-?,? fiacrilsLa; uuvcovuy.o; (f" 167 r" 2). Restent ä 
abattre les Nestoriens et les Severiens; et Jiien plus encore les Theodo- 
siens, les Gaianites, les Dioscorites (f" 167 v" 1). 

Le dialogue qui suit ce preambule est compose d'une maniere tont a 
fait analogue aux Trophees de Damas. La scene se passe aux cnvirons de 

1. Cf. Nicephore, AiitirrhcUciis llladv. Constant., 8k; P. G., C, c. 528. Notre dialogue 
donne encore sur l'epoque de sa composition quelques renseignements plus vagues. C'est 
ainsi qu'il compte environ 1100 ans depuis repoque de Daniel (P 157 v" 1); or le Christ 
est venu 490 ans, 500 ans en cliilTres ronds, apres Daniel (f" 100 v" 1). Ceti nous ame- 
nerait ä l'an 600. Mais on ne saurait tirer de cette donnee de conclusion l'erme. II est 
curieux de remarquer que dans le Dialogue de Papiscos et de Philon, ecrit sans doute 
au VIII" siecie et directement inspire des Trophees de Damas, on dit encore que le 
Christ a prophetise voici 600 ans (10; ed. Mo. Giffert, p. 65, 1). Ce chiffre, desormais 
incxact, a ete corrigedans un des manuscrits qui ecrit ä la place -koo toXXojv ItSv. La SiäXs;!? 
d'Anastase {P. G., LXXXIX, 1203-1282), composee elle-meme d'apres le Dialogue de Papis- 
cos et de Philon modifie plus i'ranchement la date et dit : ^pö ypown oxto(ko(jimv -q xat I-kU^v«. 
- 2. N. BoNWETScH : Ein Antimonophi/silischer Dialog, dans Nachrichten der kgl. 
Gesellschaft der Wissenschaften zu Göttingen, 1909, p. 123 ss. Le prologue i Cois- 
lin. 199, f" 164 r. 1-f» 168 r. 2) est encore inedit, M. Bonwetsch en a seulement donne une 
courte analyse, /. eil., p. 151. Nous en publions le texte et la traductlon ä la suite des 
Trophees, suivant Tordre meme du manuscrit. 



178 INTRODUCTION. [8] 

Damas; les interlocuteurs sont un moine et uii heretique; et las episodes de 
la coutroverse se reproduisent semblables dans les deux ceuvres jusqu'ä la 
conclusion qui est la victoire de l'orthodoxie. 

II serait sans grand profit de relever tous les points de contact des deux 
dialogues. Nous n'apprendrions pas grand'chose de plus sur la personnalite 
de leur auteur. Aussi bien celui-ci nous interesse-t-il bien moins pour lui- 
meme que comme un temoin renseigne du mouvement religleux ä la flu 
du Ml" siecle. Ses ouvrages sont des docuraents caracteristiques d'une 
epo(|ue : sans grande portee theologique, ils representent la mentalite d'un 
esprit raoyen, (|ui cherclie d'abord la verite et la voie du salut. 

Du point de vue litleraire leur interet est peut-etre plus considerable : 
ce ne sont pas des ceuvres d'art, loin de lä; ce sont des ecrits de la langue 
vulgaire, de celle que l'on parlait dans le peuple sous le regne de Cons- 
tantin IV. Sauf de rares exceptions, les phrases sont courtes, rapides, comme 
il convient au style de la conversation. Les mots sont ceux de tous les jours : 
parfois herites de la tradition classique et charges seulement d'un sens nou- 
veau; d'autres fois, plus recents d'origine. Les regles de la grammaire, meme 
les plus simples, les lois d'accords entre les genres et les nombres, subissent 
d'etranges aventures. L'bistorien de la langue grecque trouvera dans ces 
deux dialogues de nombreux elements d'intbrmation : grace ä eux nous 
penetrons davantage dans l'intimite de la vie quotidienne ; nous entrons en 
contact plus immediat avec le peuple chretien de la Syrie durant les premiers 
temps de la domination arabe. 



II. Analyse. 

Apres un prologue oü est exposee, d'une fagon d'ailleurs bienembarrassee, 
Foccasion de la discussion, les Trophees de Damas comprennent quatre entre- 
tiens. Chacun d'eux est cense occuper ä peu pres l'espace d'une journee 
(i 8,4), et il semble bien qu'en introduisant ces divisions assez artificielles, 
l'auteur se soit trop peu soucie de l'unite et de la suite des divers develop- 
pements. 

Le prcmier entretien est le mieux compose. II s'agit de prouvcr que le 
Messie est veritablement ie Fils de Dieu. Naturellement la demonstration s'ap- 
puie sur les textes classiques de l'Ancien Testament : le psaume ii (chap. 2), 
le recit de la crealioii de l'liomme fait ä l'image et ä la ressomblance de Dieu 
(Gen. 1, :>(); — chap. ;}, i-2) et devenu apres le peche « comme Tun d'entre 
nous » (Gen. in, 22; — chap. ,'{, ;i); 1(> psaume cix (chap. 4), la prophetie de 
FEmmanuel (Is. vii, 10 ss.; — chap. 5); les psaumes cxvn, "2(i s. (chap. 6, 1) 
et Lxxxvi, 5 (chap. G, 2), cnlin le cantique d'Habacuc (chap. 7, 1-6) et le 



[9] INTRODUCTION. 179 

psaume xlv (chap. 7, 7-8). Le juif ne sait que repondre, et les deux interlo- 
cuteurs prennent jour pour un nouvel entretieii (chap. 8). 

Cette seconde discussion s'engage ä faux : le juif demande au chretien 
s'il descend de Jaoob ou d'Esaü (chap. 1, 2) et le chretien refuse de repondre 
(chap. 1, -3). Apres une lacune, probablemeat assez courte, le triomphe du 
christianisme, sans doute heritier des promesses failes ä Jacob, est oppose a 
la decheance des Juifs (chap. 2). II est vrai, ce triomphe ne realise pas la 
lettre des propheties anciennes; mais l'Ecriture doit etre interpretee au sens 
spirituel (chap. 'i et 4). D'une maniere speciale, l'incarnation (chap. 5) et sur- 
tout la redemption (chap. 6) ont ete magnifiquement predites dans l'Ancien 
Testament : le chapitre liii d'Isaie ne s'applique qu'au Christ crucifie, comme 
aussi tant de ligures de la croix, dont la plus importante est le serpent d'ai- 
rain (chap. 7). 

Au debut du troisieme entretien, nous retrouvons la question posee prece- 
demment et laissee sans reponse : De qui les chretiens sont-ils les fils ? Cette 
fois, leur porte-parole ne refuse pas del'avouer : sans doute, les chretiens sont 
une race nouvelle (chap. l), mais ils sont aussi les veritables lils de .Jacob, 
puisque les .luifs ont ete infideles ä la promesse et ä l'alliance (chap. 2). Le 
Christ etait l'uttente des nations (Gen. xlix, 10; — chap. 3) : lorsqu'il est venu, 
il a donne aux hommes une alliance nouvelle (chap. 4 et 5) que les paiens ont 
acceptee avec joie. Ici, le juif interrompt la discussion : les chretiens ne sont- 
ils pas, demande-t-il, des idolätres mal deguises? ils adorent la croix et les 
images (chap. 6); ils adorent le soleil puisqu'ils se tournent vers l'orient pour 
prier (chap. 7). A ces deux objections repondont deux arguments ad hominem : 
Les .Juifs, eux aussi, rendent un culte ä leurs livres saints (chap. 6), et lorsqu'ils 
prient, ils se tournent vers le midi (chap. 7). Cependant, l'adoration vers 
l'orient, prescrite par Moise et David, est plus autorisee et plus ancienne que 
Celle vers le sud, dont Daniel est le plus ancien representant. Et tandis que 
Ton cherche le livre de Daniel pour verifier le temps de sa venue (chap. 7, 9), 
le chretien explique encore pourquoi les prophetes n'ont pas plus clairement 
annonce le Christ (chap. 8 et 9) et pourquoi les Evangelistes presentent dans 
leurs recits quelques divergences de detail (chap. 10). 

Le livre de Daniel arrive trop tard pour pouvoir etre examine dans le 
troisieme entretien. La discussion relative ä la date de sa prophetie est donc 
remise ä un autre jour. La quatrieme assemblee debute par un long et lourd 
prologue qui rappelle d'assez pres celui qui ouvrait le livre, et oü les, luifs sont 
copieusement maltraites (chap. 1); puis on en vient au fait : d'apres les .Juiis, 
il s'est ecoule dejä 1100 ans depuis Daniel; le chretien pretend qu'il ne peut 
encore y avc.ir 500 ans (chap. 2). En elfet, il lit et commentc la 10° vision du 
prophete (chap. 3) ; il rappelle la Chronologie des reis de l^jrse, d'Egypte et 
de Rome (chap. 4j : Le Messie doit venir .500 ans apres Daniel; .lesus-Christ 



180 INTRODUCTION. |10] 

est done le Messie, puisque seul il est venu ä la date fixee. De la de- 
fense, le chretien passe alors ä Tattaque. Non seulement Jesus a realise les 
prupheties de Tancienne Loi, mais il a fait lui-meme des propheties dont l'eve- 
nement confirme chaque jour la verite (chap. 5). L'avenir ne cessera pas 
de teraoigner aussi en faveur du Christ (cliap. ü). Que tousvienneiit donc et se 
convertissent. Ce dernier appel u'est ecoute que d'un petit nombre de Juifsqui 
sont assez loyaux pour se rendre ä l'evidence (chap. 7). 

Ce denouenient attendu n'a rien que de banal et de traditionnel. La meme 
remarque vaut d'ailleurs pour la plupart des themes qui sont developpes au 
cours de la coiitroverse. 11 est curieux de remarquer ä quel point les memes 
ar^mments se repetent le long des siecles, inlassablement repris sous des 
formes ä peine differentes. Prouver par les propheties que le Messie est le Fils 
de Dieu, etablir par le chapitre liu d'Isaie la foi au Christ souffrant, s'appuyer 
sur la dixieme vision de Daniel pour montrer que Jesus est seul venu ä 
repoquc fixee par Dieu : depuis longtemps saint Justin et ses successeurs 
avaient fait tout cela. A la lin du vn° siecle, ees demonstrations gardent leur 
utilite, ear la position des Juifs ä l'egard du chrislianisme n'a pas sensible- 
nicut varie. 

L'individualite des dilferenls auteurs nc se manifeste que dans le choix i't 
la mise en valeur des preuves qu'ils apportent. Chacun n'a pas lapretention 
de tout dire. La Didascalie de Jacob, qui, ä moins d'un demi-siecle pres, est 
contemporaine des Trophees de Damas, presente un plus grand nombre de 
textes scripturaires et insiste davantagc sur le detail de la passion du Christ, 
sur rinutilite des observances juives, sur le salut apporte par l'Eglise. Nofre 
dialogue accorde uno place de choix ä la prophetie des semaines de Daniel, 
et ä la realisation des predictions faites par le Christ. Pourquoi ces prefe- 
rences? il serait diificile de le dire, et peut-etre vain de le cherchcr. 

C'est ä peine parfois si un argument, plus fortement appuye, est revelateur 
d'une epoque ou d'un etat d'esprit. Dans les Trophees de Damas, les longues 
discussions sur l'adoration de la croix et la priere vers l'orient sont peut-etre 
tellcs. Elles supposcnl nn culte developpe, une liturgie fixee, et aussi des 
adversaircs de ce culte el d(' cette liturgie. Mieux qu'en lout autre temps, 
elles se placent au moment de la controverse des Images; et les reponses 
faites par Ic chretien nc visent pas seulement les objections des Juifs; elles 
s'adressent plus generaleiiicnl a lous ceux (pii, sous prötextc de spiritualiser 
la religion, condainnrnl les represeutations mal('ri<'lles. 

111. LiiS CIT.VTIO.NS r,lllLH,iLKS. 

La principale source de tout traite contre les Juifs esl la Hible. Des h" 
iiT siccl^^ et peut-etre bien auparavant, s'il faut croirc M. J. Rendcl 



[11] IMKODUCTION. 181 

Harris', circulaient des recueils de Testimonia, c'est-ä-dire de textes bibli- 
ques disposes dans Fordre des controverses. Le plus celebre de ces recueils, 
du moins en Occident, doit son origine ä saint Cyprien. 

Nous ne saurions affirmer que l'auteur des Trophees de Damas a eu recours 
ä un pareil ouvrage, plutöt qua la Bible elle-meme. Les nombreuses citatious 
scripturaires qu'il introduit dans son ouvrage nous renseignent du moins sur 
la nature du texte dont il se servait, car le plus souvent ces citations sont 
tres litterales. Ce texte est, ä ce qu'il semble, neutre. Lorsqu'il s'agit des 
Psaumes en particulicr, il est le plus souvent d'accord avec les manuscrits 
liturgiques U, T", avec le second correcteur du Sinaiticus (x™), et ne presente 
pas de le?ons qui l'apparentent specialement aux recensions de Lucien ou 
d'Hesychius. II faut faire des remarques analogues en ce qui concerne les 
Prophetes et le Nouveau Testament. Ainsi notre dialogue est moins interes- 
sant du point de vue du texte biblique, que la Didascalie de Jacob ou 
M. Nau a trouve de nombreuses traces d'une recension egyptienne ■' . 

Certaines variantes meritent pourtant de retenir l'attention : 

Num. XXIV, 17 (p. [81 , II) : «w-tsAci acTsov s; "louSa. Le texte des prin- 
cipaux manuscrits porte Jacob. 

Deut, xxviii, 66 (p. [62], 4 S.) : "(^icfii -öv "(wv' 'jy.w'' /.p2aa(ji,svyiv im c^'Tkvj 
aTre'vavT!, T&Jv i'j;(iaX[j.<iv 0[ji.wv vm oü tx'h ■KicTü'jizTt av ti; jy.Ä;r,y/;'7cTa.!. üaiv. Au lieu de 
"OiLeoOe etc., les mss. A et B ont ImM i \wü otu. Ces deux mss. lisent la fin du 
passage de la maniere suivante : /.i). oO Tc^TTEikci; t?, ^wy. 70'j. II faut surtout 
remarquer les deux mots et;', ^uaou qui ne figurent pas dans le texte des 
Septante, et qui sont une addition destinee a rendre plus immediatemcnt 
sensible Tallusion ä la croix'. La meme addition se retrouve encore dans 
une citation de Joan. in, 14, qui est ainsi transcrite (p. [lOI], II s.) : ücTvap 
Mco'JiTr,; 'j^ij^nt tov o'^i-> i—\ ^'Aou sv ty. 5pri[y.w, oÜtw;, etc. '' 

Is. VI, 9(p. [74], 10 S.) : ixo-?; y./.oü'jy.Te /.%<■ oü y.r, TriTTsusT.Tc, xal ß>.eTCOVTe; ß7ii{'^T£ 
■/.iX O'j [j.r, cuvci-rs, oxco; av oI (/.■>, fiX='r:ovT£; fi'Aeij/watv, oi %\ ßXe'wovTe? TU^Xol ysvtovTÄ'.. 
Au lieu de niTevc-ziTs, les mss. xABQT lisent wvo-e; par contre ä la place de 
auvsiTe, ils portent 'rör.rs. La fin de la citation est tres libre et ne se rencontre 
ni avec le texte d'Isaie, ni avec les passages du Nouveau Testament qui se 



1. J. Rexdki. IlAHiiis, Testimonies, Part I, Cambridge University Press, I91(). Cf. .\. 
u'Ales, Testimonia et Logia, dans Hecherches de Science Religiense, Mai-Septembro 
1917, pp. 308-32G. — 2. Sur ces deux manuscrits, cf. H. B. Sweti-., .In Introduction lo 
the Old Testament in greek, l'.)00, p. 141 s. — 3. F. Nau, La Didascalie de Jacob P. 0. 
VIII, 5), p. 727 [17]. — 4. Le texte Deut, xxvui, 66 est encore eile p. 84, mais sans les 
deux motsen question. [.'addition de ces mots : litl ^uXou est d'ailleurs ancienne. On les 
rencontre chez Tertullien, dans saint Athanase et dans saint Jean Damascene. — 5. Je 
ne connais pas d'aulre temoin de cette addilion dans le texte de S. Jean. 



182 INTRODUCTION.^ [12] 

röferent ä ce verset du prophete (cf. Mattli. xiii, 14; Mc. iv, 12; Lc. viii, 10; 
Joan. xn, 40; Act. Ap. xxvni, 26; Rom. xi, 8). 

.ler. xxxviii (xxxi), 31-32 (p. [72], 14 s.). Plusieurs variantes d'expressions 
distinüucnt le texte de la citation de celui des mss. : wvTelscw au lieu de 
5taO-/;c7op.a'. (xABQ); s-l tov ot/.ov pour tco oi/.co (id.); r.vixa pour iv r.j^.sp-/. (id.). Le 
meme passage est cite par la Didascalie de .lacob chap. 11, conforraement au 
texte des rnanuscrits. 

Dan. IX, 25 (p. [951, 2 ss.). La moitie de ce verset 25 est omise, proliablc- 
meut ä la suite d'une negligence du copiste; car le sens demauderait que la 
citation fiit complete. 

Mich. IV, 1-2 : Is. ii, 2-3 (p. [25], 14 S.) : ectai h t^k iG/d-ai; r^ijA^Mi =[.Kpavk<; 
TÖ 000? y.uoiou. j'vTtu.ov i-\ tz; xociKpa; twv ioc'tov y.al spoOTiV ^eS-s äva.€w[A6v si; tö opo; 
•/.upio'j y-xl d; tov oly-ov tou ÖeoO 'Ia-/.ü§, y.xl YvwpiCTi -flty.Tv oSov sv i xopeucöasOx ev xüt-7,. 
Ce texte se rapproche tantot de Michee, tantot d'lsaie et paiTois se separe de 
Tun et de l'autre. L'adjectif svTipiov par cxemple est substitue ä eToirxov du texte 
de Michee. La graphie de ces deux inots est presque semblable, et £vti(/.ov 
presente, pour le sens, un meilleur parallelismc avec i'^.omic du preinier 
membre de phrase. 

llabac. iii, 3 : y-al ^r,; cuviaiox; aÜTOü -V/ipv); r, yo (p- [41]). Les LXX liseiit 
aive'ceoo; au lieu de ouviaM; ([ui n'est atteste que par un seul des rnanuscrits 
cites par Holmes-Parson. La Didascalie de Jacob, 46; ed. Nau, p. 773 [63], 
porte egalement cuveijew;, mais c'est, ä ce qu'il semble, la seule fois que son 
texte biblique coincide avec celui des Trophees de Damas. 

Remarquons encore quelques details. Lorsque notre auteur cite un passage 
des Septante rapporte par le Nouveau Testament, son texte est conforme ä 
celui du Nouveau Testament et reproduit les memes variantes : ainsi pour 
Deut. XXI, 23 (p. [24]) cite comme Gal. in, 13; Mich, v, 2 (p. [34]), cite 
comme Matth. ii, 6; Zach, xii, 10 (p. [61]) cite comme Joan. xix, 37. 

Assez souvent deux textes d'origine difTerente sont bloques en une seule 
citation, p. ex. Matth. x, 5 -h xv, 24 (p. [74]) ; Dan. vii, 9 + vn, 13 (p. [88]). 
Is. IX, 7 et Dan. vii, 14 cites ensemble sont attribues en bloc ä Daniel (p. [37]). 
Parfois des erreurs d'attribution : Joel iii, 15-16 est cite p. [42] sous le nom 
d'Üsee; Zacharie xii, 10 sous celui d'lsaie (p. 61). L'auteur met dans la 
bouche du Christ les paroles : « Les Romains vieiidront et detruiront notre 
race et notre ville », qui, selon saint Jean xiv, 48, out ete prononcees par 
h's pretres et les pharisiens (p. [100]). 

II seud)le ([ue la plupart du temps ces variantes, ou ces erreurs, sont le 
l'ail de l'auteur meme des Trophees, qui cite de memoire ou par ä peu pres. 
Lorsqu'elles ne sont pas attestees par un groupe connu de rnanuscrits, on 
hcsite k afiirmer (pi'un ecrivaiu du vn" siecle les a rencontrees, alors qu il 
est si naturel d'attribuer des defaillances ä sa memoire ou des habitudes 



13] INTRODUCTION. 183 

de sou esprit. Dans le dialoguo contre les monophysitos, uoiis retrouvons 
quelques-unes des particularites que nous venons de signaler : c'est ainsi qiie 
Zach. XII, 10 y est aussi attribiie ä Isafe (32; ed. Bonwetscii, p. 131, 17) et 
cite sous la forme que lui dmiue Joan. \i.\, 37. 



IV. Le m.vnuscrit. 

Les Tropliees de üamas ne uous ont ele conserves, ä ce qu'il parait, que 
par un seul manuscrit, le Coislin 299, du \f siecle. Ce manuscrit, ecrit sur 
parchemin, compte 295 f'euillets, plus, en lete, deux feuillets A, B et un 
feuillet 181 bis; il mesure 24 ctm. sur 20, et est ecrit sur deux colonnes de 
26 lignes chacune'. Son conteuu est assez varie : il debute par des ouvrages 
•de controverse judaique : la Didascalie de Jacob (fol. 1-69); le Dialogue de 
Tiinotliee et d'Aquila, au temps de S. Cyrille d'Alexandrie (fol. 69-122); les 
Tropliees de Damas (fol. 122-164). A la suite des Trophees de Damas et du 
dialogue antimonophysite qui est du meine auteur, vieiiueiit la lettre de 
Denys d'Alexandrie ä Paul de Samosate (fol. 190) et les dix propositions de 
Paul de Samosate avec les reponses de Denys (fol. 19.5), la lettre des six eve- 
ques ä Paul de Samosate (fol. 219), et enfin diderentes ceuvres patristiques. 

Les Trophees comraencenl au f" 122 r" 2 et linissent au f" 164 r" 1. Le 
titre, precede d'une ligne d'ornements, est ecrit en petites onciales. Les titres 
des divers entretiens sont eu grandes onciales, mais le debut de la 1'" Con- 
ference est immediatement rattache au prologue sans titre special. 

Les citations bibliques sont generalenient indiquees par des guillemets 
mis en marge au bout de cliaque ligne. Toutefois cette regle soufTre de nom- 
breuses exceptions, surtout lorsqu'il s'agit de citations assez courtes. 

Le texte de Fouvrage semble ä peu pres complet. II y a eependant quelques 
lacunes : le i" 124 r" 1 commence brusquement par uae reponse du chrö- 
tieu, sans que le changement d'interlocuteur ait ete annonce. D'ailleurs au 
1" 123 v" 2, la question du juif n'est pas complete. II ne parait pas que la 
lacune soit tres considerable "'. 

Le f" 135 r" 1 debute par la tin d'uu mot dout les premieres lettres fönt 
defaut. Le f" 134 v" 2 s'achevait sur des acclamatious de la foule. Le commen- 
cement du dialogue manque. Daus ces deux cas, un Iccteur a note, ä la 
marge inferieure, l'existence d'uue lacune. 

Le debut du f" 149 v" 1 parait aussi iudiquer une lacune, ou du moins une 
alteration du texte; la suite des idees laisse fortement ä desirer. 

Le manuscrit est tres bien ecrit, et generalement correct. Les principales 

1. Sur l'histoire du manuscrit cf. F. Nau, La Didascalie de Jacob, Introduclion, 
loc. cit., p. 725 [IT)]. — 2. II man(|uerait un folio d'aprus M. Boxwetsch. /. cit., p. 151. 



184 INTRODUCTION. [14] 

fautes ont ete relevees par M. Nau, lor. cit., p. 726 [Kij' ; elles sont les memes 
pour los Tropliees de Dainas que pour la Didascalie de Jacob. 

Parfois des corrections ont ete introduites par une seconde raain : 
f" 124 r° l, quelques lettres effacees aux premiers mots des lignes Ki et IT) 
ont ete recrites. 

De meme au f" \A\ v" l, avant les mots TTEplr.oaj z.x: laxcöS, le copiste n'avait 
pas indique le changement d'interlocuteur; une seconde main (icrit en 
marge : ö io'jÄaicic s'.ttev'. 

V. Sin 1,'histoire ltttkraire des Trophees. 

11 n'est pas eacore possible de faire avec precision Thistoire des contro- 
verses antijudai'ques et des documents qui en marquent les dilVerentes etapes 
pendant la periode byzantine. II faudrait d'abord que fussent publies les 
nombreux inedits que renferment nos bibliotheques. En particulier nous ne 
sauriuns dire quelles sont au juste les sources auxquelles a puise l'autour 
des Trophees de Damas. 

On retrouve, dans ce dialogue, des elements qui sont aussi anciens que le 
cliristlanisme lui-meme. Les Actes des Apötres et les Evangiles, avant eux 
les apötres dans leur predication et le Sauveur au cours de son ministere, 
avaient fait appel aux proplieties pour combattre le judaisme et prouver que 
le Messie etait deja venu. Le chapitre liii d'Isaie, par exeniple, se retrouve 
cite dans presque tous les monuments de la litterature antijudaique; il en est 
de meme dun grand nombre d'autres textes de l'Aucien Testament (Ps. ii, 
Ps. cix; Is. vii, 14; Gen. ii, 26 etc.). Et Ton ne saurait couclure, du fait 
qu'on en peut lire le commcntaire dans toutes les apologies successives du 
(■hristianismo, ä une dependance litteraire des unes vis-ä-vis des autres. .I'ai 
eile, dans les notes qui accompaguent le texte des Trophees, quelques rap- 
prochements avec le Dialogue de saint Justin ou avec Origene, ou encore 

1. Le manuscrit n'indique pas le i soiiscrit. En re^le generale, il ecrit Si, 7r«p. asO, 
G^, Itt, (xtc el ä-^, xat et xoi6, «XX, ouS, .Sans apostroplie, (;l sans esprit sur le inot siiivant : 
auTOÜ ftlc... De meme souvent etti, irepi, ävti, xax«, |Ji.£Ta, itpo, Tpo;, Cmsp, Im, av et xav sont 
ecrils sans accent; parfois aussi (jiev, Se, oüos, iirfie, fxri. Par conlre on Irouve quelquefois 
ix:>l, or, avec deux accents; et encore u/i Sk et [atjoe; oixoOv, oüx£ti, meme ijirix hi sont 
i'requents. Le scribe a corrij^e assez souvent des accents defectueux ; plus souvent il les 
a laisses lels quels; d'ailleurs en pareillc matiere, il pouvait suivre lusaj^e de son epoque. 
Sur la graphie du ms., cf. encore N. Bonwetsch, Die SiäadxaXi'a 'laxioßou vEoSotTTTtatou, dans 
Nachrichten von der kgl. Gesellschaß der Wissenschaften zu Go/lingen, Philologisch- 
historische Klasse, 1899, p. 413 et 440; N. Bonwetsch, Ein antimonophijsitischer 
Dialog, dans Nachrichten elc, 1909, p. 123 el 149. — 2. Je dois ä Tobligeance de 
M'''"r.ranin lu Photographie de ce manuscrit. Qu'il me soit permis de le remercier en- 
core une Ibis de sa coniplaisance. 



[15] INTRODUCTION. 185 

iivec VAltercatio Simonis et Tlimplrili ; il taut bien se gardcr den conclurc 
(jue le moine de Dainas avail lu ces ouvrages et s'en inspirait. J'ai voulu 
seulement montrer par quelques exemples le maintien dos traditions et lu 
persistance des arguments ancieus. 

Parfois ;\ cöte des vieilles preuves, surgisseut des developpements nou- 
veaux, einpruntes aux uecessites de la vie qui change. Ces developpements 
sont rares dans les controverses contre les Juifs. Des lieresies iiouvelles 
exigent d'autres armes offensives ou defensives. Le judaisme est l'ennemi 
de toujours, et c'est ä peine si Ion sent le besoin de rajeunir ses argu- 
ments. A l'epoque oü paraissent les Trophees de Damas, les Juifs ont trouve 
des allies dans les Arabes musulmans, qui, comme eux, enseignent un 
monotheisme rigide et proscrivent le culte des Images. La defense du dogme 
trinitaire, de l'unite de la substanoe divine dans la trinite des personnes, 
l'apologie des Images et des reliques sont donc les preuves actuelles entre 
toutes : encore faut-il remarquer quc notre dialogne n'insiste pas d'une 
maniere speciale sur la divinite du Christ, et que c'est seulement a propos des 
Images qu'il semble manifester son sens de l'adaptation. 

Les Trophees connaissent donc les arguments traditionnels; ils essaient 
meme d'apporter de nouvelles ressources ä l'apologetique. On ne saurait affir- 
mer que leur auteur a lu le Dialogue de Justin ou quelque autre parmi les 
Oeuvres de ses predecesseurs. 11 est d'ailleurs certain qu'il u lu : il n'a pu 
inventer, par exemple, ni meme citer de memoire toute la liste des rois de 
Perse, d'Egypte et de Rome, qui se sont succede depuis Daniel jusqu'au 
Christ. II emprunte cette liste ä une chronique, comme il en circule tant ä 
son epoque, mais je ne saurais preciser ä laquelle. 

Une quarantaine d'annees avant les Trophees avait ete ecrite !a Doctriiia 
lacobi mtpcr haptizati ' . Cet ouvrage etait destine a une grande difl'usion, puis- 
qu'on en a retrouve, en plus de loriginal grec, des traductions ethiopienne, 
arabe et slave. Les Trophees ne semblent pas l'avoir connu : j'ai vainement 
cherche des points de contact entre les deux documents, sans rien trouver 
d'autre que les ressemblances d'ordre general qui ne peuvent faire defaut en 
pareille matiere. 

Mais si les Trophees n'oni pas, a ma connaissance, de precurseur imme- 
diat, il semble possible de suivre leur iniluence. Le Dialogue de Papiscus et 

1. I.e texte grec de la l"'' parlie de cel ouvrage a ele publie par M. F. Nau, dans 
la Patrologia orientalis, l. VIU, fasc. 5; le livre entier a ete edite par N. Bonwetsch, 
Doctrina lacobi niiper baptizati, Berlin, 1910. Le texte ethiopien a ele publie et traduit 
par M. S. Grebaut sous le titre de Sargis d'Äberga dans la Patrologia Orientalin, 
t. III, fasc. 4; l. XIII, fasc. 1. M. J. Perier en etudie la version arabe dans un appendice 
au tome XIII, fasc. 1 de la Patrologia orientalis. La traduction slave a ete utilisee par 
M. Bonwetsch et parM. Nau pour leurs editions du texte grec. 



18G INTRODUCTION. [16] 

de Philon avec un moine, ecrit vers l'an 740, et pout-elre meme des la liu ilii 
wf siecle au teinoignage de M. Mc. Giffert', s'en iiispire visiblement, non 
pas seulement daus le choix et Fagencement des preuves, mais dans les 
oxiiressions memes. Le parallelisme est particullerement frappant entre Dial. 
'2, p. 52, 5 SS. et Troph. i 2, 1, p. [24 s.].; Dial. 5, p. 53, 22 ss. et Tropli. 
1 4, 2, p. [:M]; Dial. 8, p. 56, 20 ss. et Troph. i G, 1, p. [37]; Dial. 9, p. 59, 
3 ss. et Troph. u 2, 2, p. [48]; Dial. 13, p. 74, 4 ss. et Troph. ii 2, 2, p. [49] s.; 
Dial. 12, p. 69, 4 ss. et Troph. ii 6, 1-2, p. [57] ss. ' 

II est ä remar([uer que les ressemblances sont surtout iVequentes entre le 
Dialogue de Papiscus et los deuxpremiers entretiens des Trophees. La discus- 
sion relative aux images qui est developpee dans le troisieme entretien a 
son parallele dans le debut du Dialogue (Dial. 1 ; p. 51, 6 ss.). Mais ce premier 
paragraphe, qui n'est pas relie ä la discussion qui suit, semble un hors- 
d'oeuvre, et.Mc. Giffert y voit une addition d'un auteur posterieur'-'. 

D'autre part, la longue citation de Daniel et le commentaire de ce passage, 
par Oll se termine actuellement le Dialogue (17; p. 80, 20 ss.), ne figure pas 



1. A. C. Mc. GiiFERT, Dialogue belween a Christian and a Jew endtled 'Avti6oX>i 
riaTcisxou xal <l)(X<.,vo(; louoai'wv Ttpoi; |Aova/,öv Tiva, Marburg, 1889, p. 42. — 2. Dans Ir Dialo- 
o-ue, comme dans les Trophees, c'est un juif unique qui prend habituellem&nt laparole. 
Cependant dans les deux ouvrages, de nombreux Juifs assistenl ä la discussion, et l'in- 
terrompent de temps ä autre (p. ex. Dial. 8. p. 56, 24); parfois meme ils semblent se 
substituer ä l'interlocuteui- priucipal (cf. Dial. 8, p. 56, 22 [legen de Par. 1111]; 11, 
p. 65, 6 [legon de Yen. 505]). Mc. Gifi'ert semble attacher beaucoup d'importance ä ces 
changements de nombre qui s'expliqueiit sans difliculte par le caractere populaire de 
ces deux controverses : ni Fune ni lautre ne sont tenues ä respecter les regles strictes 
de la composition. Ci'. Mc. Giffert, op. cit., p. .38 s., p. 89, note relative k la p. 65, (i. 

3_ Mc. GiiFEnT, op. cit., p. 37 s. Remarquons cependant que la AiaXe^i; louoaiou xai 

XMffTiavoti du manuscrit Paris BN gr. 1788, — SiaXe^i? qui reproduit presque entierement 
le texte du Dialogue — commence aussi par la meme discussion sur les images. Dans la 
\\.i\i\K cette discussion est un peu plus longue, mais l'hiatus est le mrme entre eile et le 
developpement qui suit. Ajoulons d'aillcurs que Tun des meillcurs arguments de Mc. Gif- 
fert eil faveur de Tinterpolation lombe, par suite dela comparaison des deux textes. Dans 
le premier paragraphe, ditMc. Giffert, le chretien est appele ^lova^o; par Ic ms. de Venise 
505; «eS5; par le ms. de Paris 1111; ailleurs il est simplement un chretien quelconque. 
Dans le Paris, graec. 1788 on lit rjotörriaEv touoaioi; /piaTiavbv Xe'ywv, il n'est pas queslion de 
meine. Kniiii, dans les Trophees, c'est aussi un moine qui est cense pr&ndre la parole 
au debut du premier entretien, et ä la fin de la discussion, les Juifs s ecrienl : 6 ä66S; 
evi'xr,(i6v. 

Le Dialogue de Papiscus, Lei que l'a edite Mc. Giffert, s'arrete sans conclure. Dans le 
ms. 1788, nous trouvons au contraire une finale qui rappelle etrangement celle des Tro- 
phees : 1° 246 V° TaÜT« dxousavTES avEcjTYiaoiv Xe'yovtec; : 'A.3wvai ;jia tov vöfxov, 6 «65? lvixr,<T£v. AXXoi 
5T6va!;ovte(; eXeyov 'ASojvat irXotvujjisOa- tivI? Se aun'xa xai st; -/pidtov TrKJTE'ujavTEi;, ElSontTi'uavTO, x«'i 
Tott; «XXoii; oiSaoxoiXoi e'ye'vovto. Cf. Tropll. IV 7, 1, p. [105]. 



f*'J INTRODUCTION 

dans le manuscrit de Venise, le meilleur representant du texte original selon 
Mc. G.fTert, et c'est precisement ä la discussion de la prophetie de Daniel 
qu est consacree toute la preniiere partie du quatrieme entretien des Trophees 
Ou sera.t a.nsi tente de conclure que l'auteur du Dialoguo n'a utiiise que los 
deux Premiers entretiens des Trophees '. 

Toutefois cette conclusion serait prematurec. Mo. GifTert a fort bien mis 
en rehef les rapports qui existenl entre le Dialogue et la A.a>.?^ 'Av..-,- 
C.O. Agga xari ro.^a.:cov. Gelte derniere oeuvre n'est pas due ä Anastase le 
Sinaite-, b.en qu'ell,. figure parmi ses ecrits. Elle est meme postörieure au 
Dialogue de Papiscus qu'elle utiiise, et dont eile copie un lono- passao-o ■ 
Mc. G.ffort en üxe la date a la fin du .x= siecle. Or on trouve dans la A.Jle?,^ 
d Anastase des resseniblances nombreuses avec le troisieme et le cnr,- 
trieme entretiens des Trophees : ces ressemblances exigent-elles qu'\n-,s 
tase ait counu directetnent les Trophees, ou n'aurait-il pas trouve dans le 
Dialogue postörieur dont il se servait les themes et jusqu'aux expressions de 
son livre ? 

La question est d'autant plus compliquee que Thistoire litteraire du 
Dialogue de Papiscus et de Philon est loin d'avoir ete livree au clair par 
Mc. GilTert. Celui-ci ne connait pas tous les manuscrits du Dialogue; il laissc 
de cöte en particulier les mss. Paris, graec. 854, f" 220 v"-225, du xm" siecle- 
1000. fol. 257-264, du xiv» siecle; 1788, f» 239 v"-246 v°, de 1 an 1440 Cette 
iguorance est d'autant plus regrettable que ees divers manuscrits presentenl 
entre eux et avec le texte imprimc de nombreuses divergences. Dejä Mc. Glf- 
fert avait cru pouvoir conclure des dilferences entre Ven. graec. 505 et Paris, 
graec. 1111 ä l'existence de deux receusions du Dialogue de Papiscus la 
seconde et la plus recente s'inspirant ä la Ibis de la prem^iere et de la A^a/l^r 
d'Anastase. Le Paris, graec. 1788 contient encore une recension dilTerente''^ 
et qui, par certains details, specialement par la conclusion, se rapproche 
davantage des Trophees. 

1. Xotons cependant la ressemblance etroite qui exisle entre Dia! 10 n 63 8 ss 
et Troph. ly 5, 1, p. [99] ss. Cf. Anastase, Dfsp. adv. Ind. 1: P. Q. LXXXIX, 1225 - 

2. Cf. K. Krimbacher, Byzantinische Lileratnrgesrliichte\ p. 06, München 1897 _ 

3. La recension du 1788 se rapproche cependant de celk^ du Ven. 505, en particulier par 
a legon courte du § 12, p. 65, 17 ss.: dans le 1111 ce ^ occupe 9 pao-es de texte; dans le 
Yen. ^05, sculement 12 lignes. Le 1788 representerait ainsi la preniiere forme du Dia- 
logue ma.s en un texte meilleur. _ Le texte donne par le 1788 est evidemment incom- 
plet. Ainsi fo 245 v", on lit : 5 Xp„..avös J.sv : oiS.l, ü ^^^ 6 Oso,. O X.....Wo, .tev oü.o.c 
l<rT>v a>co.s.,asv oOv. Entre ces deux reponses, il y a prohablement pia e pour une dis- 
cussion. II est cependant possible que la premiere reponse soit donnee par le juif et 
.(ue le scnbe ait ecrit par erreur : 6 X...r.«vo,. On romarquera alors que cette reponse 
se rattache tres mal ä la question precedentc. 

\'XVl\. OR. — T. XV. — F. -1. 



^gj^ INTRODUCTION. t^^l 

Aioulons que Ic Dialogue est ä rapprocher aussi des Quacslio.es ad Antin^ 
,,,Jdurnn, qui fmurent parmi les Spnria de saint Athauase. La question 13/ 
surlout, tres dilVerente des autres par sa longueur c.mme par son style, 
presenie avec certaines parties du Dialogue un parallelisme qm va psqu a 
l'identite Le ^ 12, dans sa rccenslon lougue (p. 6(>, 7 ss, ), reproduit les ^,/, .> et 
snivanis de c;tte question (/'. C, XXVIIl, G88 ss.)- L'origiue des QuaesUones 
ost tres dillicile ä determiner avec precision. Leur nomhre m.-me vane smvant 
les manuscrits', et s'il est sur .(u^ellrs ue sont pas d' Athauase, sM est sur 
..ucoro qu'elles coustitueut uue .•ompilatiou due ä plusieurs maius incon- 
nues% ou ne saurait dire jusqu'ä preseut quel eu est le dernier redacteur, ni le 
plus souvent ä quelles sources il a puise. 

Ce que uous savous de plus clair et de plus preois, c'est la date de la 
compositiou des Trophees. Notre dialogue semble bieu le plus aucien de la 
^erie dont nous venons de le rapprocher. 11 est d^autrc part le plus complet. 
Le commeataire developpe du cantique d'Habacuc, la longue discussion sur 
radoration vers l'Orient, la iheorie du sens spirituel de l'Ecnture, n out pas 
de paralleles dans le Dialogue, pas plus que chez le Pseudo-Anastase ou le 
Pseudo-Athanase. Evidemment, Pauteur des Trophees u'a pas invente tout 
.ela L'objection, tiree par le juif, de Padoration vers POrient, porte la marque 
d'une epoque, et il est assez .•urieux (pfon ue la retrouve pas dans les 
ouvrages que uous avons cites. 

Ceux-ci d'aiUeurs ue eopient pas des pages entieres des Trophees, comme 
ils fönt les uns des autres dans la mesure ou ils coustitueut meme des oeuvres 
differentes, et pas seulemeut des recensions d uue oeuvre unique. 

Le Probleme de Phistoire des rapports entre les ouvrages de conlro- 
verse antijuda.que ne saurait etre encore eclairci definitivemenl. 11 laut, pour 
le reprendrc avec fruit, achever d'editer les textes et de collationuer les 
manuscrits. Travail ingrat, mais dont ou peut esperer qu'il sera fecond. 

1 Les Ouaestiones ad Antiochum dnceni se trouvent par exeiuple dans les mss. 
Paris BN^gracc. 42Ü; 1295; 1631; 2873; 3041. l-a question 137 figure assez souvenl 
isolee et meme anonyme dans les n.ss., par exemple dans le ms. Add. 34060 du Brit. 
Mus. (XV« slecle), fol. 396; et dans les mss. d'Oxford, Mise. Vll (xv.^ siecle), p. «G; Mise. 
1 VI (XV- siecle), fol. 50^-60. Cf. Nau, La Didascalic de Jacob, p. 740 30, s. - 2. Cf. 0. 
Baudenhewer, Gesciuchle der altkirchlichen Literatur, 111, p. 68 (Freiburg, 1912). 
le dois ä M. Nau Findication des rapports qui existent entre les Qaaestiones et le Dialo- 
gue de Papiscus. M. Mc. Gifferl n'indique möme pas les Quaestiones dans sa longue 
liste d'ouvrages anlijudaisuuls. 



THv e,AM Kvr A.MKHTOV 0|.:OV KIvKAIIv.av „AI AAH0MAV nFnPAn.,N. 
TPOHA.A KATA .OV.AI.X E. .AMA.K. ... ..„AOXP.r U k ü VU.n '^ ,„ 

META K«N.TANT,XO. „M.N .U^LW:.. .HM AViOVrm ,NAH o' .^"' 



npOAOios 



.o-j 



Paris - BibliotLeque Nalionale. Fonds grec-, Coislin 229 fol 2- ,■• r,.l ifi' ,•• , 
.•eprodu.sent les lecons du manuscril corrig.^es d.ns le texte. '"'"'"'■^ 



Thophees „e lx divine et inv.nchle kgl.se .e D.eu et de l. veritp 

REMPOHTES S.n .ES ..,ES . DAM.S^ L. METHOPOLE UMEE OU Ch.US,. E^ 
MAGNinoLE, I.A V.NGTIE.ME A»EE DE CoNSTA.TKN SOUTENÜ P.VR D.EU NOTHE 
EMPEREUR APRES GoNSTANTIN, AL MOLS D AOUT DE LA 9'' INDICTION. 

PROLOG UE 

l1] L'infaillil.le intelligence^ des oracles divins .st naturellement pour 
ceux qu, I a.ment la protectrice de la sagesse veritable et de la tres haute 
philosoplne. Que la loi dirige la vie et la course presente, la foi protectrice des 

K Tp6...a. Ien,ot „e figure pas dans le Glossaruau meäice et infunue graen/aUs de duC.xof 

sens pru_i..,ua peut avo.r ,c.. Dans la BlblMeca CoisUniana de Montfaucon il est l.-aduit sin 
P ement par Tropkaeu. Si Ion veul, „ofe dialogue constitue en etret des Troph.es 1 lonu e, d' ne" 
ilen°;r Lr"'""^- '" '- ^"^'•^"'-'"'-- -■• -- -^-'^-^ -l-' - co„ve,.tissent ou !ont d Z s ; t „ 

DU .«Ta«c. - 2. Damas ela.t toujours restee une importante melropole juive, menie en devenant ,n,e 
';Zr • . T'^T- '''''' "^ ■'"" ''^ '"■''''''^^ "- -'^^^ "--'•'- -1 e de Tot 

t' n '' '^""" ''''" ^"""''"^ ''"'^"'''' «"^"^^ ^''^ 0«m«.,dans «..„. ß/^i« 191^ p 03 ' . 

-I SS. 0„ ignore d'ailleurs Phistoire postedeure de cette secte. Les Juifs dont il e,l qu";slio"n dans 

o, 'V , '' ""'" '""' """'" '"''''°" '■«'■"«".• religieuse des Juifs etait restee grande 

et que ce nest pas une pure nction litleraire que d'> avoir etabli le lieu de la discussion ^urTadl 
donnee.c, cf. Introdu.tion, p. ,.]. _ ,. Ce debut est tout a fait semblable a celu d pro Jl , 

U"po? elc... (fol. 16.3 V" b. - 164 r" a). Cf. infra p. [107|. f ? «-t 



♦ lul. 122 
V a. 



(OV 

(OV (TU £l 



r..i 



^go LES TROPHEKS DE DAMAS. PO] 

Kai i.a upo,^,ä, i.^^Z.... Aoyo, .al äpo,, « i.o^a.u; « ..l Oepao^; eivo. » .00, 
. ä^oloY^ocv uavxl r,. spcorouv. ^^«; loyov ..pl rr, iv .pv =..^^0; «, « o^ov [^u.o..] 
« rävra i:.o6sf.3vo. v^v >c.l ::xa.v ^povT^Äa ivco^s^^, ^.0' (.Troi^cv^g aasl9o>[.e. etc tov 
« .oo>ca(,evov ^,.v äyCva, i.ogle.ov.a; ai; xov .^; .(.reo., .al xoO loyou äp^^TOV .:a 
« .;>,...-^v 'I..oav »• Oap .: .al f..aO- ou ö c^Uoyo, yw.Ta. xara xcöv svavx.... [2] To. 5 
;ou^..v.. -.al 3^, ':o.^a(o.v xxl x.«Ta lou^W.'cov, .«l^ov U toO 9sppO xal C'.^.cotoO x.«. aa. 
V... Or-=.T.O * n«Äou i/.3cvo.lB'yco, toü .x.suou? t-^c i^y^,, v^? EÜ«yya>-a-^, .ay.vn?, Tr,; 
.uav., yXcö.0.,, .0= i.ä ü.äpxov.o; ..l ävOx^a äypsOovxo,, xoO s. xc..o x.aävou x.l av 

äxo.c,vx.: 7iyovxo: ox. « Xf.cxi; s^.yöpa.ev ^.a, ä. x^. .axapx. xoO vo^ou, ysvopvo; 

» (..h ^aci. >c«x>.oa s .^...p X.VS, i^Ö-? ^-^P---' ^-^^ «y.^cxpou Oaio. xov Xoyov sv 

dauxot; äSiCavxo, öicr.p ä; G..ou a^.pöv äva.^+avxa; x^, .axspu..; ..oxo..v.,, u.o 

.,•„,.,.:> Kxxapav ßega^.v * iauxou; vovlcavxec, co; ^^^.^.ci; .^epov xi sv xö ß.eX.co xo. voaou 

1'" il- „ 

2, S-.^a.ui.sembleunPslose, Hsuppru.ior. -..ou 1' .0.. - -..xs.o.,. 11.. ? 
12. Oitci. 



bons la IV.i, aff.T.nissement des disco.irs. l-]t puisque la parolo et la regle 
sacre'e nous douneut la certitude d'etre « preis « et ardenls « pour delendre 
c< (uotre foi) vis-a-vis de tous ceux qui nous demandent raison de 1 esperance 
«qui est cn nous' », « deposous maintenant toute timuhle et toute 
« inquietude inutilc; onlrons avec couragc dans le combat qni nous e^t 
« propose en regardant vers le chef et le consommatenr de nolre fo, et de 
« notre discours, Jesus '^ » ; c'est pour lui et avec lui qu^a Heu) notre entreüen 

contre les adversaires. . ' 

[2] De ce .luif, sorti des Juifs et (etabli) contre les Juifs, bien mieux, de 
cet ardent, de ce zele, de cet infatigable chasseur, je parle de Paul, 
le vase d'electi.nr\ le lilet evangelique", la langue de feu, qui est ici et qui 
c-hasse lä-bas, qui habitc un lieu et parle dans le monde, de ce Juit donc 
qnelques compatrioles, des Juifs cjui ne partageaient d'aiUeurs pas sa pensee, 
Aablisenquelque lieu, rentendirent qui disait : « Le Christ nous a rachetes 
« de la malediclion d,' la Loi, devenu pour nous malediction »'. Geux-ci, 
commc des poissons dilliciles ä prendre, re^urent en eux-memes cette parole 
u la manicre d'un hamc.;on diviu"; ils retrouverenl unpeu leurs sens au sortir 
du sommcil, dans la nuil obscure qui les retenait; ils comprireutqu'eux-memes 
etaient sous une malediction solide, parce qu'aujourd'lmi ils ne gardaient 

, I ivir ,.. n. - -1. Ilol.r. xn, 1-2. - :!• A'^t- >x. V.. - '.. Cf. Maltli. xni, 47. - 5. Gal. ,11, 13. - 
c, . :i,an.eccn rep.cnd Thnago de la ,,6chc oxprimoe -rabonl pa,- le iUot. Les JuKs sont los po.s.ons 
.ll K pa,-oi;. .10 Paul lo ha,.o,;on ; mais la oo.nparaison osL bion arlinoiellcmenl con.lu,!,. p,ns,p,o Inal 
ä na.Mn. l'aul olail la .oinr. I,a laa^m' d<' (m poat olix nno allu-i m a la l'onloröto. 



10 



[211 PREMIER EMRETIEN. l'.il 

(D'jIzttovtc,; ),o'y!a, ena., i->c, utvo dTCiv^vipo; sv^oöcv tw äTC0GT0/.'.)4w Ifjyip cuyK.xio'y.evo'., tivi 

TÖ TCiu Öet'oij ceToffToAcu y.ÜTor; cacpvivtcai. Tpy.voT£pcv, xal xtvi -rpo-oi XpiciTo; TOÜ; Xp'.OTiav&u; 

£Ä Ty;; y.azxGxq spp'JoaTO. [3] 'O O'jv Öc'Awv -■J.'ny.(; ävOpcoTVCUi; cwfJY,vat -/.ai si; e-iyvojciv 

5 a),ri6£ix; elOsiv y.usioc T:£T:o;r,/.av aÜT^'j; wc sv irjarcptu t'.vI ayvioirt;) Trai'il Oapprica'. tc 

vf^.ov äowTYirxa. Kxl -:i;, (pr.Ti, * 7:ap' •jfy.wv apa ecTi ö toOto ■/;[i.iv sip/|-/'.jca); i^iy.'/.'jnx'. " l"l- l:;ü 
Äi)vzL/.evo;; Kevxpwflsi? O'n ö Trai? ävSpi/'.(7) XpwToO 'Cr,7v(o ayei töv TrpoJxov «.ötöv irpo; £v6pa. 
u.ovo(,76v ^uvzK.svov T£ x.al To sv'.CTay.cVov a-jTOi:; oiä Ösou yzpiTOc <p'.Ai/.(or oiaACoai, y.a'. 
ä6o'.a[;.€c'jTov T£w; t6 x,aT' aiiroü; 0'jAa;ai auirT-zipiov. 

1" AIAAEHIS A' . 

I [1] SuvelGovrcov ojv ew. to aO-o, toO t£ jOlaSscTZTC/'j [AovayoO -/.xl tcöv lo'jfWitov, 
10. Gl' lilre iiiaiiqiie tltiii> Ir ms. 



plus les paroles du livro de l;i loi. Alurs, biüles interieurement par la parolc 
apostolique comme par uiiü etincelle, ils ne voulurent pas dcclarer leur secret, 
mais ils se mirent ä cherclier eu cacliette quelqu'un (|ui füt capable de leur 
expliquer clairement et en verile la parolc du diviu apötre, et de quelle mauierc 
le Christ avait delivre les chretiens de la raalediction. 

[3] Le Seigneur donc, qui veut que tuus les hommes soient sauves et 
vien'nent ä la connaissance de la verite', üt qu'ils confiassent leur questiou en 
secret ä un enfant inconnu : Y a-t-il quelqu'un parmi vous, dirent-iis, (pii 
puisse nous expliquer cela de nianiere pacifique? Pique au vif par un amour 
viril du Christ, l'enfant oonduisit le premier d'entre eux vers un moine 
capable de resoudre amicalement, par la gräce de Dieu, leurs dilTicultes, et 
assez diseret pour garder leur secret'. 

I'HEMIER KNTHETIEN^. 

1 [1] Le tres religieux moine et les Juii's se reunirent donc pour discuter, 

1. I Tim. II. 1. — 2. Cf. Üial. aiiliiiwnophijs. 1-2: imI. Bonwetscii, p. 123, l-12'i, 10. Dans les ileiix 
ouvrages la mise en scene est analogue. Le Heu ilu Dialosjue contre les monophysites est determino 
avec beaueoup plus Je precision : « Dans les coulins de l'Arabie situes pres de Damas et de BosU'a, 
il y a un bouii,' niHiime Gasynieos, (parlisan) lout eiitier de l'lieresie de Jacques. A deux Stades au sud de 
ce bourg se lenait un stylite, appai-teuaut a la meme heresie, naguere (encore) faisant partie de l'Eglisc 
du Christ, etc.. » Toule cette introduction, est bleu artifK-lelle et bien embarrassee. Le tilre parais- 
sait localiser le dialogue ä Danias. Mais ou voll (|ue l'auteur prefere rester dans le vague : les 
.luifs dont il parle sont efablis ([uelque part, en uii lieu quelconque, Iv tivi töixm. Et celui d'cntre eux 
qui prend la parole en leur nom est anonyme, Sans aucune personnalitö, de meine que le moine qui 
represente les chretiens. Les deux personnages du dialogue sont deux ahstraclions. — 3. Le prolo- 
gue s'acheve ici. mais le copiste (ou peut-etre l'auleur lui-meme (jui s'.-iuhroiiiMe dans une longue 
phrase) oublie de l'indiciuer. Je suppler le lilie, en parallelisnie a ceux qui ouviimjI les deux eiitre- 
licns suivanls. 



V 1). 



102 LES TROPHEES DE DAMAS. [22) 

[y.ä).>.ov f^£ ToO louSaiou (w; il evo; yip xpö? £vz t7,v ittogiäv auy.epepÖTepov yiveofiat) 

äopzTw; Tov iopy.Tov /.xt öpy.röiv /.a' äopaTwv Troi-ziTr-v 5ia Tvpocsu^-^; £7:;xa)ve'ja'[;.cvo; 

• fiil. l:!3 ö vpiGTiavoc xvoiov, /.al si; Tuvs'pyeixv * £7;i'7-7.'7zjx£vo;, •Tvpog tov iouöaiov [j.st' £Ü>,aS£ia? 

>,£y£f ScOJ Tü>V OeCüV, X'Jpitü Xal ßx'jO.Et TÖjV Ö'jVZy.eUV, TVaVTO/.pXTOO!. £V (pplX.T(0 ötx.acTVipi(;> 

iTtoloy/fcacOa! ooSco x.7.'. TpofAW, w äv6pco-s, p,£>-A0VTe;, aüiTiv xal v>/ toQ löyryj [y.£(7iT-/iv 
■/.y.l f^ix.aTTr.v -oit.twij.cOx, a):r,hviC)i /.al ä-£ip7.CT0j; eauTor: -£pi OsoO 5ia)^eyo[j.£voi toö 
ETx^ovTo; -/.aof^iac x.al vs'^cou;, xc.i y.iroW.ovTOC tou: \a/sj~jy:v.; to i|/£'jooc. 

'O •lou^a'to; £l-!r£V jy.a tov a='>,).C/VTz iiii.'jTrjv GaSawO ev ty, y.O'.lzS'. toO Iwry.oaT tov 
ivEipoTvoiviTOv a'jTO'j TiOJvxi Opo'vov ei; TÖ i-Jiaxpivxt — zvtx TOt sOvr,, oüx E/.Treipz^ovTE; ci'Jdc 
fol. IJ:! yAsijzCovTE; 7rpfjO£>,'/i).'j6a[;.£v, ' a)Ax £v ÖLkrfiiix "6/;toOvt£c tv.v i^rJÖe'.av. 

'O ypwT'-avö; Tijyei- ti ovv jpiiv stjTi tö '(•/itou[/.£V'jv r, t( tÖ iu.cpiSxVAoacVOv £it:xt£ 
ä'poSüj;, [J.o'vov Vdjpl; öopEiov xai (iXaTOYiptia;- toT; yap äv oo'Sw /.upio'j boy[AaTi',our7'.v, o'j 
TCfi-Kii oiiSi 'jßpt"C£'.v oüSs fiT-acfp-zipLeiv Ta toO £^ hi%\iziy.<;, hog ou eOpfOy, r, äXiiOeia. 



ou plutüt le .luif (car il sera plus utile de faire le recit comme celui iruii 
dialogue entre deux personnages). Le Chretien, ayant invoque invisiblement 
par la priero le Seigneur invisible, createur des choses visibles et- iiivisibles', 
et Tayant attire ä son secours, dit au .luif avec piete : Sur le point de plaider 
avec crainte et tremblement- devant le Dieu des dieux', devant le Seigneur 
et Roi tout-puissant des armees, eii uu tribunal terrible, prenons-le, homme, 
des maintenant pour mediateur et pour juge de nos discours ; et parlons en 
toute verite, saus aucune seduction de Dieu qui sonde les reins et les coeurs'' 
et qui perd ceux qui disent le meusonge\ 

LcJuif dit : Par le Tres-Haut Sa!)aotlr' qui doit placer son tröne eternel' 
dans la vallee de Josaphat" pour juger toutes les nations, nous ne sorames 
pas venus Tun ä l'autre afin de nous tenter ou de plaisanter, niais afin de 
chercher vraiment la verite. 

Le Chretien : Ou'ost-ce donc que vous cherchez? sur quoi öles-vous dans 
le doute? dites-le sans crainte, mais aussi sans exces et sans blaspheme. Car 
ä ceux qui soutiennent leur opinion dans la crainte du Seigneur ne con- 
viennent ni les exces ni les blasphemes contre les croyances opposees jusqu'ä 
ce que seit trouvee la verite. 

1. Cesl la loiiiiulc du sviiiljolc. niiiis ijui est luiulüo sur rcnseigiieiiiL>nt de l'Kcrilure. CT. Dial. aii- 
timonoph. S, ed. Ronwetscii, p. 1-J'i, IS : xaia voüv npö näviiüv fliif npoore-j^aiievo;. — 2. Cl'. Phil. II, 12. 
— 3. Ps. XLi.'c (i.), 1. — •'(. Cf. l's. VII, 10. — :,. Ps. V, «. — r>. laSaüO. Dievi e#l le Seigneur des armees 
d'Isrnel. Lo termc tiöbicu Sobanüi a ele siniplrment transcril par les Seplanle (Is. vi, 3). Les 
auleurs clirOliens oul conservö l'Iiabitudc de l'fni|)loyor lel quel ; d'. .Iustin, üinl. 64, 2 : äitb x-jpit<-j 
oaSawO. II a meine llni par dcvenii' im nom propre, pour dösigncr le Bleu d'Israel. — 7. Litt, non fall 
de raain d'homrae, cl'. Mc. xiv, bS\ II Cor. v. 1; Col. ii, 11. — S. La Iradition Selon laquelle le juge- 
ment geniSral doil avoir Heu dans la vallee de .Josaphat est fondöe s-ur 1 Aniieu Te?lamcn(. Elle est 
^e^tce classique. Cf. .Toel in, 2 ss. 



1" 



^ 



[231 LA MALEDICTIüX DE LA IA)\. 193 

,2] 0£fÄ-euO£i; O'Jv 6 iouöaiG; ir:''. rw Idyw, •öocoTVice 7iYtuV ev vw voaw yc'ypzTTTai. • 
« OTi iraox 4'"^/^'''i v; ;j-vi TTcpiTEjxvoy.svri Tri Ty.e'pa Tvi Öy^o-(), s^oloOpEuOvi'asTx'. »■ K.7.1 
-7.A1V « ETTixaTzpaTo; za; ö [/.•/) iaac'vwv iv — airi Toi; Y£Ypa[/.u.evoic sv tm vÖ[aü) toO 

5 ... ['Oypi(7Tixv&5 ei— sv] ... * 'E'7r£Y'>'W''-''-[-'-äv. A7.1ä sie ei^toloj^avia; x.at xexvofJucia; /.o.'. ' lol. I2'i 

äA^r,).o^ov(a? Y,ijyo).riOv)acV. TsAo; yo'jv tuzvtojv, w; jidev ö'ti iviaTX vo'TcJ tu ivOpwJT'ivov 
yevo?, w; JaTpi; eij'jTC'Xayyvoc w? IHexiy.xo s^xTov/jaavTa; tov; aüroO ÖTuyipET«? -/.«.l rnxaiou;, 
xOto; ^i' iauTcS ivrl ).evT'!o'j cäp/.a svo'jcapi.evo?, stuI tciv «oowctC/v iayt-'M, x.7.'. Wei (ö; 
s^ouiriy-v evwv ttiV /.a~zpav rlvTrsp aÜTÖ; s^tjciEv, Tr7.r,3(oc;a5 y.sv xy.l T^y.iua; tciv •üaAy.'.ov 
lii vfjiy.ov, x.al vs'av -epiTOitr,'' 'Öy-tv x.apSty.; xal oiaf|rIx.viv J'J/öpr, TS y.al iyiav toi; IOvst;-/ 
^wpvi'japi.Evo;. 

[3] 'O looSaiOi; citcsV oüic eGÄtprlviT«; -/.xOy.ptö; * iröj; sCr,yopa'7cV Oy-ai; , iri ttw; aÜTo; ' fol. 124 
x.aTaoa ys'yovev, V) tcw; tTiV xaTocoav sXucsv, y.al iroi'av TtspiTOfAviv eöwxsv, r, ivoiav ot«6v)')'.v)v 
y.aivvi'v . 

.").II y a une hicuiie daiis !(_■ mauuscril. Un lolio a ilisparu i|Mi coiitrnail la fiii de la queslioii du Juif el 
le di?l)ut de la r-^ponse du chrelien. — s. (ivu/,..Tirjv •_' Ictlre^; efract5es [/.£vt!o-j, of. .loan. xm. 4]. — 
i'ppusTov : ptooT ecril de 2' main. 

[2] Le Juif fut süulagepar ces paroles et demanda : Dans la loi il est ecrit : 
« Tout homme qui n'est pas circoncis le huitieme jour scra extenninc »'. Et 
encore : « Maudits tous ceux qui ne demeurent pas attaches ä tout ce qui est 
« ecrit dans la loi de ce livre »". 

... [Le Chretien] : ... Nous le reconnaissons. Mais uous nous adonnions 
(alors) au culte des idoles, aux sacrilices d'enfants, aux tueries mutuelles''. 
Enfin de tout, (Dieu) voyant (]ue le genre liumain souürait d'un mal saus 
remede, constatant comme un medociu compatissant ' que ses serviteurs, 
memelesjustes, s'affaiblissaient, revetit la chair commeun (vetenient)de toile; 
11 vint vers les malades, et delia, eomme eu ayant puissance', la maledic- 
tion qu'il avait lui-meme liee : il accomplit aiusi et scella rancieune loi", 
il donna aux nations une nouvelle circoncision du coeur', une alliance facile 
et sainte. 

[3] Le Juif ; Tu n'as pas montre clairement comment il vous* a rachetes, ni 
comment il est devenu. lui-meme malediction", ni comment il a delie la. 
malediction, ni quelle circoncision ou quelle alliance nouvelle il a donnees. 

1. Cf. Gen. XVII, 14. — 2. VÄ. Deuter, xxvii, 2G. — .3. .Jusqu'a la venue du Sauveui-, les genlils 
elaienl plong6s dans le vice et soumis ä la malödiclion (cf. Rom. i, 24 ss.). I.e clii-(5lien est leur lii>ri- 
lier et parle d'eux, en s'associant ä eux, a la pi'eniiere persouiie du iiluriel. — 4. La couiparaisun 
de Dieu avec un medecin est frequente dans l'Kci-iture (cf. Is. xix, 22: .h'i-. viii, 1.") etc.). Panni les 
Peres, Origene est un de ceux qui l'emploienl avec le plus de l'aveur: cf. De princ. u lo. 12 (ed. 
KOETSCHAU, p. 17y, 12); in .lerem. Iioin. XII, 5 (6d. Klostkumann, p. 92, lu), etc.. — 5. Cf. MalUi. vii, 
28. — 6. Cf. MatUi. V, 17. — 7. Cf. Rom. ii, 29. — 8. Le Juif nadmet pas encore que ceux de sa race 
.-onl rachetes pai- le Chrisl ; d'oü la formule : i^/ivopasev {.(lä;, que je ne crois pas devoir changer. 
Cependanl le texte de Gal. in, 13 dejä eile plus haut p. [20] purte rifiä«. —9. Gal. iii, 13. 



194 LES TROPHEES DE DAMAS. L24] 

'O ypiCTtxvö; si-ev ü [j.ovoYev/i; uloc v.yX VJyo; toü OeoO, eüöo/ciz toO Traxpös, e-' 
layoL-Oi'^ Tfov -flfASiwv evavOpwT;/;'^«;, ^oulau; vijxz; ö'vTa; toü ^iafed>,ou xxl t"?,; ä.[j.apTia; 
e^aYopz'Csi, oO tw ^ixSoTvW ti ^o'wa; ÖTirep 7j(/,cöv, [av) yi'vciiTO, äT^A' eauTov tw Tuarpi irpoc- 
svc'yx.a; St' r,uMi, ov viajT; s^^pcW^ToOy.ev OavxTOv ÜTvsp r.pLüiv ÜTToiy.eivac' ioo'j ö rpÖTTO; Tr,^ 
viawv E^xyopzoew?. rs'yovsv 5= Ottjo '/-.[J-wv -/.aTxpy. 6'ti. ä-l ^'JAOu aÜTÖv iv.^i^.y.ca.'zi, J 

l'ul. l--''i * /.a6to? cpv)G'.v ö vöu-o;" « £— '.x.aTzpaTo; ira; ö x.pey.ajASvo? irl ^'JAou ». "ET^ucsv öe tt^v ttsoI 
-r,i TTspiTOjv.-?,; xxTxpav, wc ~/;v aTiocpao'.v Tr.v -/.y.Ty. Ttov lMr,v£'ji.T(ov x.ai w; -o eTTiT'.aiov to'j 
AyaaS" vjxv Äe 7:£ptTij;y.-/iv äSoize to [i7.7TT!.0[y.a, oO czp/.a Tuepixci'-TovTZ , ä7Aa äij.xpTia; 
ä^a'Xet'^ovTa, vsov oe vöy.ov, t6 ev il;wv eüy.yyeXiov o -po? tou; ä-ocTolou; eXa'Xri'iev. 

II [I] "ü louSaro; eiTisv [ai'xv Xuijiv (^vitwv — xpa coO, ic'X'Xy.i; TpiTi cuveTv'Xay.viv. Aio In 
f5tj5(o-<i(" SK. T-^i: ypacpY,; [7.01 t«; i-oSei^si? ■KOLooca-riiv) Tww; uiov j'yii ö Öeo: ; x.al irw? xi 

l'nl. I2i jfjvy^ jy_ -,jQ; TvxTpc; viyjpaciv; y.y.l rw; * vs'jv vclp.ov -xpä tov äv toj öpsiSivä; y.ai tuoö 

.i. k-ä.yo(,aazM;. — '.). h. {r.i. Is. 11, 3). — 13. övöij.«5£v osl loujünrs (iciil saus ausinfut ; nous coii- 
soi'vüiis rorUio!4ra])he du ms. 



Lo (^lirötieu : Le Fil.s uiiique (^1, Vcrbe Je Dicu s'est iucarne par la 
volonte du Pere aux derniers jours, et il nous rachete, serviteurs du diable 
et du p6che, non en donnant pour nous (|uelque cliose au diable ' — loin de lä ! 
mais en s'offrant lui-meme au Pere ä cause de nous' et en supportant pour 
nous la mort dont nous etions redevables. Voilä la maniere de notre rachat. 
D'autre part, il est devenu pour nous malediction parce que vous l'avez 
suspendu au bois, ainsi que dit la loi : « Maudit celui qui pend au bois' ». 
Il a delie la malediction attachee ä la circoncision, tout comme la sentence 
(portee) contre les Ninivites' et comme le chätiment d'Achab". Enfin, il a 
donne une circoncision nouvelle, le bapteme, qui ne coupe pas la chair mais 
efface les peches", et une loi nouvelle, l'Evangile dans Sion, qu'il a annonce 
aux apötres. 

II [I] Le Juif : En te demandant la Solution dun ])robleme, je me suis 
engage dans trois autres, ce qui me trouble. Prouve-moi d'apres l'Ecriture 
commcnt Dien a un fds, comment celui-ci a rachete les gentils de son Pere, 
comment il a donne une nouvelle loi en plus de celle qui a ete donnee sur la 
montagne du Sinai, enfin oü il est appele Dien. 

1. ()M pcut iKiloi- la li'ös vive (i|iiiüsUioii lailc ici ä la lliOorie des di'uits du denion. Dien et le 
(,:iirisl. 110 doiveiil rieu au diable. Gf. Giticc. N.vzianz. Oral, kä, 22. Gl'. J. lilviiiuE, Le dogme de In 
Hcdemption, Kinde hisloriiiue, Paris, l'JO.i, p. 373 ss. — 2. Ct'. Uebr. I.\, Vi. — 3. Gal. iil, 13; Deiil. xxi, 
23. L'aulcur lit Ejtixottaoato; Conime Gal. iii, 13. Les LXX dans le texte du Deut, oiil x£xaTapa|i£vo;. 
Le .scns est le memo. Gf. .Ikiiomk, Com. in Ep. ad (liiL, in h. L: Meniiui iiic in allercalione Lasonis 
et Papisci quae graeco sermoiie cnnscripta est ita rcpensse : Aoioopia OeoO 6 xf/£(iii(j.£vo;. id esl, male- 
diclio Dei qui apponsus esl; .Justin, DiaL, 9(i, 1; TertulliEiW Adv. Indaeos, lo. — 'i. Gf. Jon. iii, 
1 ss. — 5. Gf III liegu. XX, 29. — 6. Oll notera en passant que les parlicipe^ itipt/.oTitovTa, i-aXsifovra 
au masculin s"accordenl bien mal avec [iinti<i|i,a au neulrc. 



|25] LE l'SAUME II. 195 

'O j^^ptCTixvö? eiTvev 6Uolvj-j riyo^lJ-Oi'. . -eoi fixT'.'Xc'fc); -m: Omü cItvcTv epy6|j,EV0(;, i-ö 
ßaGils'tdc /cal >.dywv ßaci^titcov Tr,v y.^y'h^ iroivfffX'jÖai. n')vV)v touto tcoütov ei-e aoi irdcwv 
eOvcov Aauiö /.xTc/.'jpi'cUcrEv, /,ac tvo'cov y.s'prjc ty,; yr,!; /.aTExpäTriTSv; 

5 oiay.oTi'tüv [/.O.UOV [/,f/.pco Tvpcl?. 

[2] O y^fin-M'^b^ eiTCEV xaXw? (piQGtv ö 'Xo'yo;, öti ö cocpoj«; Ixkoiv oü -ytoTVia. 'AV/fOeiav 
y«p dvTw; EtTva?, xai w; sysi ri ypacpvi- ttC); oüv Xs'yei r, «epl tivo;' k /.üpio? siirev irpd; y.s. 
« uiö? [/.OK eI c'j, dyw Gv;[/.£pov * ysyä'vvvT/.z ce- atTr,(7ai Tvap' eftoO xal Sücto arti e'Övr, Tr,v ♦ Ini. 125 
II x./.vipovoij.iav TO'j, 7.ai T'öv y.y.T/.Gy iryiv cou ra Tiepary. t^? y?,?' Ttoi^aavs?; aÜTCu; ev paSJco 

1(1 « ci6-/",pa, (or GXc'Jvi )C£pa[;.S(oi; c'jvTp';(|;£i; aÜTOii? ». Apa -spl sxuToij Aau'.i^ toOto sItccv; 
oüoatzwi;" oüÖE yäp xa 4'9vr, eyAYjpovdfy.vicev, oüSe y.onicys. tcov TUcpzTCüv tt,; y-?)?, öj; x.xl 
a.'JT&; OM'Xdy/iGÄ?. Opa oüv oxt ivepl toü i^iou uioO ö Öeo? evTaCiÖx ei'pvjy.sv. 'Hcat'a; f^s x.xl 
7ia>.tv Mijraia.? oi ^potpviTai oicoi, 01 [/.exa ■7Vo'X)iO!j; ypdvou? Meoüaso)? xal xoö voy.ou yevöy.evo'., 
ir£!(jou'jt C£ TCspl TO'j v£ou vo't^.ou >v£yovTf?- « OT'. siTTai * £v Tai; eijyzTai; YJjj.äpai? £[y.<pav'e; 



I" ti. 



lol- 125 
r b. 



(j. aOfüJ — 10. tijTXSUT,. 



Le Chretieu : Je trouve juste, puisque j'en viens ä parier du roi et de Dieu, 
de eonimencer par un roi et des paroles royales! Mais dis-moi d'abord, sur 
combieu de nations regna David, quelle partie de la terre lui fut soumisc? 

Le Juif : II commanda a peu de nations et son royaume n'eut pas plus 
de deux cent mille, ä peu presV 

[2]Le Chretien : Le proverbe a raison de diie : Celui ([ui parle sagement iie 
fatigue pas'.Tu as dit la verite, conformement ä l'Ecriture. Corament donc 
est-il ecrit, et ä propos de qui : « Le Seigneur m'a dit : Tu es mon üls ; je t'ai 
« engendre aujourd'hui! Demaiule-moi, et je te donnerai les nations en 
<( heritage, les limites de la terre pour ta possession. Tu les paitras avec un 
« buton de fer, tu les briseras comnic des vasesde potier « '? Est-ce sur lui que 
David a dit cela? Non pas. Gar il n'a pas herite les nations, il n'a pas possede 
les limites de la terre, comme tu l'as avoue toi-memc Vois donc qua Dieu 
parle ici de son propre Fils. D'autre part, Isafe et Micliee, tes proplietes, qui 
ont vecu longtemps apres Moise et la Loi, te persuaderont au sujet de la loi 
nouvelle, en disant : « Dans les derniers jours sera celebre la montagne du 
« Seigneur, illustre au-dessus des sommets des montagnes, et Ton dira : 

1. Celle cvalualion de I'elcndue du iMvaimif de David i'st einprunliie saus doule ä d'tini'iennes tra- 
ditions. — 2. II s'agil ici d'un proverlje iiupiilaii'e. L'einploi en est naturelleiiieiit indi(|ii(5 en uiie 
discnssinii familierc, — :i. Ps. 11, 7-U. Cl'. Allere. Sim. et Tlieoph. 11, 2 {CS. E. L. XLV, 1. p. (»; : — Dial. 
Pap. cl l'hiton. 1; ed. Mac Oiffert, p 52, 'J ss. : « Lo Clireticn : Sur quelle partie du nioude rögna 
Salomoii ? — Le .Juil' ; Ni sur la moitie. ni sur le tiers », etc.. La diseussion se poursuit comme ici par 
lacitalion du Ps. 11, 7-'.i. Cf. .V.\.\.sT. .SiN.UT.. Di.yial. adv. Ind.- /'. (!. LXXXIX, 1208 B j. 



196 LES TROPHEES DE DAMAS. [26] 

« TO opo; Jtuoiou, ävTi'Aov i—\ Ta; y.op'jcpa; tuv öpscdv, /.xl epo'^otv öeOra äva6cij;y.£v de to 
« öpo; xupioii /cal eic tov oi/.ov to'j Oeoö 'laxoiß, /.al y^taziar, r,u.iv öÜv iv vi i;op£U(7O[/.£0a. ev 
« a'jfr;. 'Ex. vot: Stwv sceAc'JCcTat vq'[;.o;, /.ai Xoyo; y.'jpio'j ic, 'lepou'TxAvii^.. » E'iöetc ot; sv 
Txt? £(7/aTai^ riAspai; eiTTXv ä.'j.Aw voijMiv äy. Simv spysaOai. 

[3] O touSxio; eiTieV £[j.oi «poSepov 'pxivsxäi eiTTSi'v or; ö Oeo: iyivvr.TJv tcots, Yi oti ettI 5 
Oeo; £! av) si; 6 eiirwv « 'A/Cous "Ii7px7i>., -/.upto; ö Oco; gou v.'jp'.oc ei; ectiv ». xxi 7üa7j.v 
« eyw Oso; TTOWTo; . "/.y.l syw [j-era TaO-ry. », y.ai ttzaiv « o-jy. eiTzt sv toi Oeo; — p'JTOy.xoc », 
'"'■ '-■' y.al jv TCO 'Ico^j <p7i(7tv ' C( ö TavjTa; tov O'jpxvöv tjLo'vo; », y.al sv tw 7rpo<pviTY/ « oOto; g 
V Öeo? r.y-üiv, O'j 7.oyi.(76'/;c£Ta,i eT£po; tcoo; äÜtov ». Ral aX/.a. — o7,7.z ettiv s'JpeTv oti ei; ö 
Öso;, y.al oü Süo r tcei? y.aÖoj; 'Jj-'.a? "kiftn. Ei yiip x.ai äy.ouojAEv oti utol OsoO /.A'/iÖviceirOs, 1» 
y.ai Ttve; iv tv) ypatpr, övojxa'CovTai, w; oTav lö'ysr « uio; Tupw-rJToy.d; ij.ou Icpar.l «, y.ai 
iraAiv « 'jael; Se 'J'ol OeoS ySk-f[hr,Gt(jf)i », y.ar « eyw sira" Oeoi ette y.al ulol üi]<ic;to'j 
« 7:r.vTc; », w/ oti i/«. tt,; o'j'Tia; vi ev tw öpo'vto to'j Oeoö siclv, äW.' oti w; Tvpo; TraTspo, 

7. oOxi'iTtai. 



« Venez : montons ä la montagne du Seigneur, a la maison du Dien de Jacob, 
« et il nous fera connaitrc la route par laquelle nous iroiis. Gar de Sion 
« sorfira la Loi et la parole du Seigneur de Jerusalem'. » Vous voj'ez que (les 
prophetes) nnt dit qu'une autre loi sortira de Jerusalem dans les derniers jours. 
[li] Le Juif : 11 me semble terrible de dire que Dieu a jamais engeudre ou 
qu'il V a un dieu autre que le Dieu unique qui a dit : « Ecoute, Israel, le 
« Seigneur ton Dieu est le seul Seigneur »"; et encore : « Je suis Dieu le 
« premier et apres tout cela » ' ; et encore : « 11 n'y aura pas chez toi de dieu 
« nouveau » " ; et dans Job il est dit :-« Celui qui seul a etendu le ciel » "' ; et 
dans le prophele : « Celui-lä est notre Dieu ; il n'en sera pas compte d'autrc 
« que lui b". Onpeut trouver beaucoup d'autres (passages disant) qu'il ya un 
seul Dieu et non deux ou trois, comme vous le dites. Si donc nous l'eiitendons 
(dire) : Vous serez appeles fds de Dieu; ou si quelques-uns portent ce titre 
dans l'Ecriture, par exemple lorsqu'elle dit : « Mon bis premier-ne, Israel »'; 
et encore : « Vous serez appeles fds de Dieu s**; et « J'ai dit : Vous etes tous 
« des dieux et les fds du Tres Haut » ", ce n'est pas qu'ils soient de la substance 
de Dieu, ou qu'ils siegent sur son tröne, mais qu'ils se refugient vers Dien 

1. Is, II, 2-3 = Mich. IV, 1-2. La citalion n'esl pas absoluinent litlerale. Elle se rapproche lantul de. 
Micliöi', lanlöl d'lsaie, et parfois se separe de Tun ol de Taulre. k'vTiiiov csl remplace par etoijiov dans le 
le.xle de Mii-hre (AliQjflsaiV oiiifl l'iidjeclir). Aprrs öoe'tov tout un menibre de plirasc est omis ici. Au lieii 
de i-jwpiart Isaie ei-ril i\ia.-c(i).ii (ABQf). et Michee : osi^ouaiv (N.\BQj. La Diilascalie de Jacob citc plii- 
sienrs fois ce passage en un texte dilTerent qui se rapproche de celui de Cyrille d'Alexandrie; 6d. Nau, 
p. 774 [64], 766 [56], el nelattribuc qua Michee. — 2. Deut, vi, 4. —3. Is. XLiv, 6. — 4. Ps. Lxxx (lxxxi), 10. 
— 5. Job IX, 8. — 6. Baruch in, 36. — 7. Ex. iv, 22; cf. Jer. xxxvin (xxxi), 9. -- 8. Os. i, 10 (ii, i). — 
0. Ps. Lxxxi (lxxxii), 6; cf. Joan. x. 34 le premier emploi de ce texte dans la controverse judeo- 
chretienue. 



[27] LA TRINITE. 197 

Öapc-^(7a.t TTooQxvw; TW " IMtü'jTäi [AcTa Twv VjiTTüJv y.ucTVipiuv x.ai toGto; Tt yäc szqtcoOto * f"!. 125 

. ~ " '.. ,- / • ü • ... '< , , , , , ' , - '• ' !>• 

ei-eiv a/.ous lirpa-ziA* -/.'jpto; o oeo? dou jycj £i[;.i y.xi o uio; ao'j lixi. to 7rv£'j[A!Z aou ; -/i oüv 

ö Sao; J/euSeT7.i, OTisp (X-/) yevoiTO, Tisytov ort ei; sgtiv; r, üjAci? AsyovTS? ort Tpei; Osot; 

111 [1] 'ü /pwTtzvo^ sIxEV jr/1 <;-ou5aV/i?, y.r,Se tx; epcoT-z^Tci; U'jy/jjcr,;. Kai e; 
a'jTwv Tcuv ^Twv yfly-ipdiv TceiÖoj es, öt; ey£vvy)6-/i rpö aüovwv o Öcö; loyo;. lipo? tivx Isyer 
« TTOf/.cwiy.ev avOpwTCOv xaT' sLJcova /.at y.a6' ojxoiu'Tiv viaeTscav » ; 

'O louoaio? EiTCev tives; iviv Asyouc7i.v ö'ti ivpöi; to'j; äyys"Xou; >.sy£i" eyio Ss Asyto -ept 
a'j-rov Trpoi; eaurov xal (j.6vov. ()ü yip ßor.Ocöv ä'yf/i'^ev rj Oeö;, oü^e epyaxtov * ttoIAzz-i; de jcy.i ' lul, 121; 
si; avÖpojTvoc )ic'y£Ty,i TC>,vi9uvTtxw;, w^ ci'xav elV/i; Ttvi" ueatLov viu.rv a/avs^v; /.xr sypzAaasv 
üjAiv, /.ai- cTciAaxc '/iaiv [it§)i{ov. Ral rj'jdei; j'gtzi [Asxa co'j, ei ^rf, i'j 'j.iwq- iizil vivo; 
evcx.a O'jx. eiirev r, ypaip-/), öti' /.at eiTrev ö Oeo; tw uuo a'jTou vi tw uve'jy-aTi a-'jTO'j' TCOi'/i'Twaev 
To'i^e ; 

[21 'O y_pi'7T;avo; eiTvev /.aTviö: v^ptöf/ica; äpxi, ort tivo; eveuev oü/. ecpavepwOy) toi; 
lou^aioi; To t-7,c TpizSo; [y.uijT'/i'piov. Üüz.0'jv -iutco; z/.ouiov* e^ AiyjTrTOu ecsMwv 

3. (j-j-^y-juti:. — ;i. z-^fiitty. — lö. rjOxoOv.. 



comme vers un pere, ceux ([iie lui-meme aime comme des (ils. S'il avait im 
fils, n'aurait-il pas evidemmeiit conlie ce inystere ä Moise avec les autres? 
Etait-il i'atigaat de dire : Kcoute, Israel : Je suisle Seigneur ton Dien, moi, et 
mon Fils, et mon Esprit^ Est-ce Dieu qui se trompe, chose impossible, en disaiit 
qu'il est unique? ou bien vous en disant qu'il y a trois Dieux? 

III [1] Le Chretien : Ne va pas trop vite et ne melange pas les questions '. 
Je vais te coiivaiucre par tes Ecritures meines que le Dieu Verbe a ete 
engendre avant les siecles. A qui (Dieu) dit-il : « Faisons rhomme ä notre 
image et a notre ressemblancc »-? 

Le Juif : Quelques-uns disent qu'il parle aux anges. Pour moi, je dis qu'il 
ne parle que de lui et ä lui seul. Gar Dieu n'a pas besoin d'auxiliaires ni 
d'ouvriers. Souvent on parle d'un seul honune au pluriel ; par exemple lors- 
qu'on dit ä quelqu'un : apporte-nous ä manger; ou bleu : uous vous avons 
ecrit; ou : envoyez-nous un livre. Personne cependant n'est avec vous, et 
vous etes tout seul. Pourquoi l'Ecriture ne dit-elle donc pas : Dieu dit ä 
son fils, ou ä son Esprit : Faisons ceci''? 

[2] Le Chretien : Tu as bien pose la question. Pourquoi Dieu n'a-t-il pas 
revele aux Juifs le mystere de la Trinite ' ? Ecoute donc fidelement. En sortant 

1. Cf. Dial. I'fipisci el Phil, i; p. 5;!, 17 : ar] ä).a Ö[J.oü jpwTa, ä/.'/.a 'i-i xxi vi olc... — i. Gen. I, 26. — 
3. Cf. .Ji'STi.N, Dial. G2, 2. Linici-pi'clation accpptee ici, ost presentf-e par sainl. Justin c-oinme une dt; 
Celles que proposent les didascales juits. Dans Wilterr. Sim. et Theoph. v. 1 {C. S E. L. XLV, 1, p. 1) 
le .luif admet rjue ce versel »appliquR aux anges. — 'i. DI". .Vxast. Sinaii-., Oispiii. O'lr. Ind., Alia 
inlerrog.; P. G. LXXXIX, 1277 C D. 



J'JS LES THüPllliES DE DAMAS. |28] 

'Icpavi)^, TZ 7i9-/i Tcöv Aiyu-Ti'wv icai tviv izo'hjhv.a.'j aÜTwv x^y.-na, o()£v y.al [jLOGyov £T:otr,(j£v 

♦ fol. lio ytüvsuTOv, >v='ycüv tcso; Aaowv (c roivi^ov * r.jAtv Öeou; ot TTpoTCopeuioviai vijy.Tv ».Kai opwv 

TÖ ßouxpavov D.evsv k outo; oi fiso'. cou, i(7payi/,, ot £;ay«y&vT£; ce eic yr,!; A lyj-xo'j » . 
"Ooz; OT! 'vi si^wAov plsTrei, y.al Öcoü; aÜTOu; övojazCsi. To'jto yivw'Tx.tüV ö Oeö;, oü/i 
i^-r^L<iCVi aÜTOK -eoi tqS uEoO aÜTOU Trpoffia.vco?, iva p/i siitcoiTtv 0'j-/.o'jv -/.ai ö uio; /,ai 5 
aTiTEoa SV oüpxvol; sysi, TravTü),; Se xal äÄslcpöv, y.ai 'Xoituov ei? iroAuOeiav Tca>,iv aTVtölovTO 
ztotccjv. Ato oüSs UEpi Twv iyyälfov Ävi[7.ioupyiav aOtot; Eipavepwo-jv, iva y.v) x-al x'jto'j; w; 
oüpaviou; /tai aopzTO-j? OcG'j; «jsSacÖwctv. Rai tz; Ougiä; cfe ac TCpo'isTxcsv xOtoi; tcoisiv, 

* l'ol. 126 §[|3{ -fy-v aÜTwv * ä(7Ö=v£',y.v to'jto eiTrev 'juyy.aTaSy.t'vcov a'jTOi:, yivcocictüv o't'. £; äÖou; 
v° a. . , . ^ , , ,-, , / ■ 

AiyÜJjTou y.yaTra toO 6'jei.v o "Ako; y.'JTwv oio x)coucov ti cpTiciv e^ouOevwv a'jTOui;' « o'j ]o 

(I ^c'cofiai ex. ToC olV.O'j cou p-öcy^ou;, oü^e r/, tüv TVO'.[;.vicjv cou y_i;7.«pou?, OTi £[;.a iijTi 
« TTzvTa T« Övipia tq'j «ypoO, y.T'/ivv) £v toi; opsci y.ai ßoe; ». Kxi. ira/.iv a ti; yap j^ 
(( 'jrj.cov TauTa £i^-/iTV)C£v ; irlr.oT,; £i(y.l Ouaiiöv x.al UTEap äpvcov ». Aio 7tp6; tz 5U[7,<pepovTa 
O'.x.ovoi;.£i OeÖ; Ta Trpayjj-y.Ta. i^3] TDi'/iv £•-£ [ioi a'r ote eiirev oti' o iooü 'Aoij/, 



(FEgypte, Israel aimait les moeurs des Egyptiens et leur polytheisme. Aussi 
fit-il Uli veau de metal fondii, et dil-il ä Aaron : << Fais-nous des dieux qui 
« marchent devaut nous » '. Eu voyant la tete de boeiit', il dil aussi : « Voici tes 
« dieux, Israel, qui t'ont fait sortir de la terre d'Egypte » ■'. Tu vois qu'il con- 
temple unc idole et la nomme ses dieux. Dieu (pii connaissait ces (dispositions), 
ue leur a pas clairement manifeste son fils, de peur qu'ils iie disent : Douc \v 
llls a aussi une mere dans les cieux, ou du moins un frere, et qu'ils nc 
perisseut aiiisi dans un polytheisme insense. De meine il iie leur a pas revele 
la creation des anges, pour qu'ils ne les lionorent pas aussi comme des dieux 
Celestes et iuvisibles. Ouant aux sacrifices qu'il leur a ordonne de faire, c'est 
ä cause de leur faiblesse et par condescendance pour eux qu'il en a parle, 
sachant que leur peuple aimait ä sacrifier selon la coutume d'Egypte. Ecoute 
donc ce qu'il dit d'eux avec mepris : « Je ue recevrai pas les genisses de ta 
« maisoii, ni les beliers de tes troupeaux, car ä moi sont toutes les betes 
<< des champs, les aniniaux et les boeufs dans les montagnes »■'. Et encore : 
« Lequel de vous a cherche tout cela? Je suis rassasie de sacrifices, de la graisse 
« des agneaux »''. Mais Dieu dispose toutes choses suivant une sage econo- 
mie''. [3] Maintenant, dis-moi äton lour. Lorsque Dieu dit : « Voici (pi'Adam 



!. Exod. xxxii. 1. — 2. KxMd. xxxii, 4. — 3. Ps. xux (l): 9-10; cf. Justin. Diai. 22. 2. — h. Gl'. Is. 
1. 11. La cilatiiiii ii'est pas lilirTalc, cl la picmu'i-p parlie ne fisjure pas dans ce lexle. — .t. Jlstix, 
Dial. k't, 'i, emploic deja cu lunl a prupos dn plan de Dieu imposant les prficeptes de l'anciennc 
.■dliancc. E. Hchwautz (ddilion de Tauen. TexU- und llntcisurhiini^cn, I. IV, 1, p. SO ss.) a rassenible 
la pliiparl des anciens lextes chi'6tiens oü appaiait I« ti-rnie d <itzovo|i:a. CT. Henry Plx.Ani), Les in/il- 
Inilions paiennex ilnns l'ainienne l.ni il'nprcK lex Pi-rcx ili- riiglisc. La llirsr de In (■ondcscendiiiicc, 
dan* Hcrhenlies de Scieim: /(eligictise. V.ll'.t, p. 1"J7 ss. 



[2fl] I.A TRINITK. 100 

« ys'yovsv tö: £•.; e^ -/lu-cöv », ttsÖ; tivx 'X^yät; ttzvtw? yzp to «-/iatov » äpiOp.ov cr.astivct 
r, öuo ■?) Tp'.töv, v) -'Xstövcüv. * Rjcv ei-revi; oti -p6; tou: äyye'Xo'j? 'Xtyei., i|/ä'j^r, . üufJs yap • fol. I2r, 
WC ayye7,o; sysvsTO [j.s-ra Tr,v ry.pa'oaciv ö 'AiJzia- tot6 rao toOto v.-rzsv i Oeo';. Aai^ov 
TCüi; öfj.oioc ö Oso; -ro) ArJay. p.eTi tvjv -apxx.OT.v o rjiv yap Osö; ä'7xp/.o;, 6 Se A^ijA 
:. yvi'ivQ;. 

'O ioudaTb; siirsv Ti O'Jv ; apy. vi ypx(pv] 'isüi^sTa'. IsyDuca 6t'. « tö; £•,; s^ -/ipiojv », 
y.%'. TTa),iv (( £v £iy.6vi QsoC xal -/.aT' jix.ovx OaoO £7roi-/T7£ tov a'vöpw-ov » ; 

'O ^^^p'.cTiavo.; £i7r£v* vi ypx^-/) O'j <\)i'j6i-a.i., ij.-)\ riw.zo, xWk ^{iz'xi — c'|)(oTtG[;.£Vcov rJtavciiöv/ 
x.al y.xpöuov £i? to voTjaKi aürv;; xa aTToV.puepa. Dw? yap vo£i'; tö y.aT' Ei/.ova xxl ev aiy.ovi 
In Qeoü yjvjG'iai TOV avOpcoTrov; apa ttcöcojtov * xal (TTOfAa y.«l öffiOa^jj.o'j; öaoiou; -Äy.wv i'ys'. • fui. 127 
ö 9cO?; JJ.-/1 ysvoiTO tooto £i7r£rv. 

[4] 'O iour)y.to; siwsv stTrk oüv T:y.pay.a7i(ö ce tu? aÜTo; ü— o>.aa€av£t? Ta'jT«; Ta? r^'Jo 
ocüva; rr,; 6e;ac ypacp-^;, Jcal [j.a)vi(jT« r/iv T7p(oT-/iv. 

'O jrpiCTtavo; et-£V' -avTX oca £Ttoi7ii7£V ö 6£Öi; )cai [j.s'a'Xei TtoiviGat, tv7.o' aÜTö vi^vi w; 

12. TaÜToi;. — l'i. u-i'/'/t]. 



est 6 (levcim comiue ruii d ontro uous » ' , ä qui parle-t-iL' Car ce <( nous » 
iudique süremeiit un nombre : deux, ou trois, ou davantage". Si tiidis qu'il parle 
aux ang'es, tu te trompes. Gar Adam u'est pas devenu conime un ange apres 
la transgressioii, et c'est alors que Dieu a parle. Montre-moi comment Dieu 
est semblable a Adam apres la desobeissance : car Dieu est iucorporel et 
Adam fait de la terre\ 

Le Juir : Quoi douc' L'Ecriture trompe-t-elle en disant : « comme l'uu 
« d'entre nous » ' ? et cncore : « 11 lit l'homme ä Timagc de Dieu, et selou 
« Timage de Dieu » '^ ? 

Le Chretien : L'Ecriture ne ment pas, loin de lä; mais eile demande des 
intelligences et des coeurs eclaires " pour en comprendre les secrets. Comment 
entends-tu donc que Thomnie est fait selon l'image et ä l'image de Dieu? 
Dieu a-t-il un visage, une bouche et des yeiix semblables aux nötres? Loin 
de nous cette idee ! 

[4] Le Juif : Dis-moi donc, je t'en prie, comment toi-memc expliques ces 
deux expressions de la divine Ecriture, et surtout la premiere. 

Le Chretien : Tout ce ([u'afait Dieu et tont ce qu'il doit faire est dejä pour 
Uli comme aclieve. Puis donc que Dieu le Pero avait decide avant les siecles 

1. Gen. III. 22. — 2. Gl'. Justin, Dial. 62, 3. — :!. Cf. Gen. 11, 7: I Cor. xv, i". — 4. Gen. 111, 22. 
— ä. Gen. I, 20. — ü. Peut-etre le niot TisyuTtoiiEvuv a-t-il un double sens : le bapteme est une illumi- 
nalion, et le chretien seul est 6claire, iUumine, parce qu'il est baptise, e,. anssi parce que son espril 
et son coeur sont bien disposes. On le rencontre deja dans .Justin; d'. Dial. X'.i, 2; 122, 1, 3; I Apol. 
61, 12; 65. 1. 



200 LES TROPHEES DE DAMAS. [30] 

TSTslewoiAS'/a siTi" i-r:i'.8ri yj'i Trpowaae xpo twv aiwvcov ö Oeo: )cal 7uy.TVi; tov ey.uTO'j U'.öv 
im y?,; ■rcsaJ/xi x.y.i Tasiia oosscai. Ätx Ty;v töv äv6pto7cwv GWTT.ptav, ÖTe -apsSr, ö Aoaij., 
(pr.clv ö Öco; TCCoc tov sa'jToO >.oyov y.ai T:po; -ro Tz^vj\j.y. -o z-".ov « i<^o'j yiywfv 'AÄajA toj 

* lül. 127 (( ei; £? r,awv », toOt' Ict'.v, * to^ p.s'X'Xei JLvÖpwTuo; y-vecÖxi x.aTz czpx.a, to « cö; e^ s; 

r,y.üv ». (( Kar' siy.ova. Sl ösoO sitoiTiCEV aÜTOv », toOto CM.xiin ci'ti '/.aTi ttiv e'l/.o'va xal 5 
fJLtoiwTiv Yiv j'ijvsv ö 7^oyo? TO'j Oeoü ett' ecyscTCJv twv aitovojv, o'jToi; £-Trof7)(j£v z'jtov tov 
ä'vÖfwTuov, oü ;y.£VTOi )cxt' siKova r,v 'iya t6 OsTqv* zdpa-ro; yap istsivr, y.xi zTrepiypaTTTQ?. 

IV [1] "O ioD^ato; ilr.vr TrivTsi. wc cl» voeic £3p.v)vj'j£'.;' ei yap w; fi-y.; TOic louöaiot; 
5'.y. TÖ oO.sTv T71V roAuÖsiav oCiii s^^ippviTcv o Osö; T^epi toO 'jio'j aÜToO, TzoXkCo [/.a/./.ov C70t 
TÖi £^ sdvcöv O'jx. eiya toOto yvwp;(jai' iroAuOetav yzp y.al siÄcoVj'XaTpeiav ol eÖvi/.ol äya-wc.v l" 

* fül. 127 y_5[t TvoioC'Jiv ■K'ksioi Twv iouöaiuv" ojj-cdc [J.'0 [>-i eüÖO; Tuepi tt,; ' capy-wcew; tou Xp'.CTOÜ 

(^ifJarTx.c' oO yzü ffetOoy.ai. IlpüiTov öe eV. T'Ä; ypacpvi; fj.£ tteisov qt; uiov lyei ö Oso; (pu?;=i ä; 
aÜTO'j yevv/i'ievTz iroo ttziti; x.Ti(j£a);' STtel oiiio. öti )>£y£i ö Oso; oti « uiou; eyEvvyica x.xt 
« ü'^ci)57. », ä'kX oü cp'j<;£t ä/Jö. a'/iasi y.ii-oliz /.oCkv.. Kx'i tov r,)a[j(.[y.£vriv ös Asyoacv uiov 

'i. ixeT/r,. — 11. Tiv. — 7. rjv. — 9. ovxiOippriuev. — 11. Tioträoiv — 11. lo-vSaTuv — l'i. L'ürlhosra|jlie 
•/i).i[j.(ifvo; est i-oiislante d:iiis iiolrc ms. II serail plus coirecl d'Ocriro r|"/,ei|j.[i£vo;. 



(l'euvover sur terre son propro Fils et que celui-ci porterait la chair ' pour le 
salut des liommes, lorsque Adam peclia, Dieu dit ä son propre Verbe et a son 
Saint-Esprit : « Voici qu'Adam est devenu comnie Fun d'entre nous », c'est-ä- 
dire que Tun d'entre nous deviendra hemme seien la chair. La formule : « II 
" le fit ii l'image de Dieu » signilie que Dieu fit riiomme meme selon Fimage 
i't la ressemhlance qu'eut le Verbe de Dieu aux derniers des siecles, et non 
selon l'image qu'a la divinite : car eelle-ci est invisible et infinie. 

IV [1] Le Juif : Tu expliques tout a ta maniere. Pourtant, si tu dis que 
Dieu n'a pas ose (parier) de son Fils aux .luifs k cause de leur amour du 
polytheisme, ä bien plus forte raison il n'aurait pas du te le faire connaitre, 
ä loi qui sors de la gentilite". Car les gentils aiment et pratiquent le poly- 
theisme et l'idoldtrie plus (jue les .luifs. Gependant, ne m'instruis pas tout de 
suite sur rincarnatioii ilu Cliiisl. Car je n'y crois pas. Convaincs-nioi d'abord 
par riMrihiic que Dieu a uu fils, de sa natnre, cngendre de lui avant touti' 
creature; je sais que Dieu dit : « J'ai engendre et j'ai eleve des lils »■'; niais il 
les appello fils par (droit d'jadoption. non par (droit de) nature. Nous disons 

1. L'expression lipxa iope^jai. <|ui avail utie saveiir apollinariste ä l'öpoqiic des fonli'üverses chris- 
lologiques du IV td du v" siOck', est ici iiidilVOrenlc. Um pini plus liaut(f° 124 r" 1), l'auleur ecrit : oöpxa 
£vo-j5äiJitvo; : et peut-etre a-t-il quelquc preference poui' le niol ffäpxwat? (f° 127 v 1. ISO v° 2; f° 1.31 V 2 : 
il äaapxoc uapy.oCiTai) ; niais il einplüic aussi le terrae ivavOpwTtTiuoic (f" 124 \" 2), et sa pensöe sur I'incar- 
ualiou resle toujours orlhodoxe. Nous savou.s d'ailleui's qu'il a aussi 6crit un dialoijue contre les 
Mcinopliysiles. — 2. L'ubjcrliou i'>t L'iiiliai'i'assanle. Idle ne recoil d'ailleurs pas de snliiÜDn iuiiuediale. 
— :i. (Jf. Is. I, 2. 



[31] LE PSAUME CIX. 201 

Osoü, xW oü Tvi? oOfjia; to5 Ösoo, iW^' w; oL Trpotpr.Tai ■/i/.ou<7y.v. 'ETvet 7.y.t Mwü'ir,? Ösöc 
't'xpatd äxoucr apa o'Jv aÜTov Qaov üiJ/igtov eiVou-ev; oü^aaoji;. - 

[-] '^ X^piGTtxvö; siTOv ö yi)^t;j.7,Evo; ov xpoTSs'/so^s jcoci 6 Mtnüan; y.ou -zvts; ocoi 
•n'/.ouuav £v T?; Ypy-^ri 'j'.oI Osqu, ttotj sy;vv/iOv;c7.v /.oci t(vo; uloi 'j-acyo'jG'.v ; 

O io'joaTü; eiiTEV tO'j Abzu.' aÜTo; * yzp sittiv ö TtaTvip 7:zvt&)v zvOsw-cov xa; TCiV > |-,,i. i-j: 
■fl\<.u.^.i•^o'J, x.xl Mu'JiTEwc /.al twv xcomtüv. '' ''■ 

O ypicTiavo;; eitüsv iyaTCÜ <7s xxi tcoXü s-atvio, OTt r/iv ä^'/jOsiav 'XaXEi;. Kai to'jto 
0£ 7üxpax.x>.tö aiTCE [ao'.' gu ~/)v xa)iatav •»cxTi'Xiw [/.ou ratuTacar tov eM(j<pdoov >cal tov 
r,Aiov, -oia viae'pa sTror/icev ö f)s6;; y.y.i tou? ßouvoü; xal xa opv) -/.äI Tr? TiVjvx? ; 

O iouaato; si-ev toui; äazioac /.ou tov -/iXiov t?j tetzot-/) r.y.e'oz sxro'.'virjEv. 

'O y^piCTiaVÖ; ElTCcV TOV A0X7. 1V0TE Yl XOIZ TlaSOZ SITAZTSV ; 

O iouozTo: E'.itev TtporV/iAov oTt t7, sx.r/i '/ijJ^.spz [astz S'jo '/ijAspa; toO swctpöaou /.al 

Tüiv ZTTEpCOV /.al ToO •^liou. 

'O ypiOTtavo? EiTTev irapa/.zAüJ, [j.stz TravTwv -/.al * touto 'XCtov aoi, /.al to'ts sv5ic)1£T£ ♦ lol. 128 

1" ;i. 
2. azQvst, 



aussi du Messie' qiril est fils de Dieu : noii qii'il suit de l;i substauco de 
Dieu, mais comme oii l'a enteiidu des prophetes. Lui encore Moise s'appello 
Dieu de Pluiraon" : dirons-nous donc qu'il est le Dieu Tres-Haut? Pas du 
tout. 

[2] Le Cliretien : Le Messie que vous attendez, et Moise, et tous ceux que 
l'Ecriture appelle fils de Dieu, quaud out-ils ete engendres? De qui sont-ils 
les fils? 

Le Juif : ü'Adani. C'est lui qui est le pere de tous les hommes, mömo 
du Messie, de Moise et des prophetes. 

Le Chretien : Je t'aime et te loue grandement de dire la verite. Dis-moi 
encore, je te prie, ceci; car tu connais heaucoup mieux que moi rAncieu 
(Testament) : quel jour Dieu a-t-il l'ait Fctoile du raatiii et le soleil? les col- 
lines, les montagnes et les sources? 

Le Juif: II a fait les astres et le soleil le ([uatrieme jour '. 

Le Chretien : Quand, a quel jour a-t-il forme Adam? 

Le .Iiiif : II est evident que c'est le sixieme jour ', deux jonrs apres l'f'loile 
du matin, les astres et le soleil. 

Le Chretien : Je t'en prie, avec tout cela, explique-moi encore une ques- 
tion; etalors vous trouverez ce que je cherciie. Lorsque David etait roi, y avait- 

1. Le terine driXEinnevoc (l'Oint) sert ä dösigner le Messie dans un giand iiombre U'ouvrages de coii- 
Iroveise anlijiidaiqiie, p. ex. la Didascalie de Jacob, la Doctrine d'.\ndronicus, le Dialdgiie de Pa- 
piscus et de Plillon. C'est le teniie classique ä l'ßpoque byzaiitinc. — 2. ^If. Kx. vii, 1. — 3. Cf. Gen. 
I, l'i SS. — 4. Cf. Gen. I, 20 ss. (^olle discussiun est reprise daii« le /)iiil. /'(i/nsci et l'lnl. .">; ed. Mc. 
GiFFERT, p._53. 22 SS, 



202 LES TROPHRES DR DAMAS. [32] 

To '^viTC/'jasvov ßa'7'.~/.£'j: wv ö Aaul5. T'\a Oeov xal ■/.'joiov jtysv -/i övoaa^^EV sauToO ; äpz 
Tiva Twv TOTE TTSocpviTüJv ; v) Tov r/7>iiy,as'vov öv i/.^iyiafis. y.üp'.ov sa'jTO'j övoy.y.^si. ; 

'O toufialo; £i-£v a'/i TVJiDy-^e p.£, ÄvOpeoirs. R7.I ■t'j yy.p äTuicTX'Txt oTi A^ui^ oüosva 
/.upiov syei, £1 jx-/) TOV -oi.-/;o-avTa tov oüpavov xal t-/)v Yr,v. 

[3] O ypwTtavo; eIttev ö'vtw? öpö) (j£ oti -/.al vo[/.oaa.9vi^ <cal -o>jjy.x()v); ü':T7.py£i:, iTi'Xi 5 
axouGrjv -rzxcxy.akü- -ritzi Tivo; oCiv }.£yet ev tw p6' Aa'Xu.w oti (( £i7r£v 6 x.upto? tw x.uptw 
« u.ou' x.aOou £■/. i^E^ttöv [;.o'j » . « 'O "/.upto: si-cV tw y.'jpi'w [7.00 ir TTspl «rjo TTpoTw-tov ^vs'ys'. 

ful. I-J8 y_y_'j öurj y.uOUOV Tirsol 7TpO'f'/|TOU O'J 7.ifi'.' 7:£pl ToO vj'X'.ajJ.SVCi'J * ryj 'XlyS'. y/JTOV X.jp'.OV exUTO'J, 

w; -/tal TU sy.y.pT'jpviTsc' — £p'. y.upwj x.a.t y.upiO'j >.£'y£t. 

"EcTEViöÖvi inuScdüc, ical eittsv [av] eIttev oti" « sItcjv ö y.upio; tw 'jUV) aüroO" y.zOou ix. 1" 
« ÖE^iüiv aou » ; O'j yap Toy-ov vi y£vv/i(jiv övop.a'jsv. 

[4] 'O yoiTTixvrj; si-ev p,-/, Tapayf)/;;, aAAa vouvsytö; iV-oicrov, y.od y.^yj.y.bi ö'Xov tov 

'I/x7.[/.öv TOÜTOv äir' apyvic, x.al sOpriUSn; ev xOtw o>.ov to toO XpiijTO'j [xuar/ipiov. « Ei— £v ö 

(( y.üpio; TW y.upi'w uo'j- x.zOo'j £/. ^sctwv [;.ou ». O TuaTrip — pö; tov uiov ijet-z t'/jv ävyj.r;']/iv 

TTiv ey, TT]^ yxc, excI^v; yzp « k'x'XivEv oüpavo'j; xat xaTs'Sv) » to; (pYiGiv TryAiv 6 Aaui'ri- 15 

5. c<X),oi. — 10, |j.ii. — 12. [if]. 



il qiielqu'un qii'il nommait sou Dleu et son Seigneur? Etait-ce un des pro- 
plietcs de son tenips?Ou bien nomme-t-il son Seigneur le iMessie qne vous 
attendez? 

Le Jiiif : Ne me tente pas, hemme. Tu sais, toi aussi, que David n'a pas de 
Seigneur sinon le crealeur du ciel et <le la terre ' . 

[3] Le Chretien : Je vois que tu connais fort bien la Loi et beaucoup d'autres 
choses. Ecoute seulement, je te prie. De qui donc parle (David) dans le 
psaume cix : « Le Seigneur a dit ä mon Seigneur : Assieds-toi a ma droite »-? 
11 parle de deux personnes et de deux Seigneurs; il ne parle pas d'un pro- 
phete; il ne parle pas du Messie, qu'il n'appelle pas son Seigneur, comme 
tu en as temoigne. II parle dun Seigneur et dun Seigneur. 

Le Juif se larnenla et dit : Dit-il donc : Le Seigneur a dit ä son llls : 
Assieds-toi ^ ma droite? II ne parle pas d'enfantcment ou de geueration. 

[4] Le Clireticn : Ne te trouble pas; ecoute raisonnablement. Reprends 
tout ce psaume depuis le commencement, et tu y trouveras tout le mystere 
du Christ. « Le Seigneur a dit ä mon Seigneur : Assieds-toi a ma droite »"'. 
Le Pere parle au Pils aprös son ascension de la terre, car « il a abaisse les 
« cieux et est descendu »'', comme dit encore David; et « il est monte vers 

1. Cf. Goii. I, 1; Syiiib. Nie. 2. — Ps. cix ((:x\. 1 : co psaume est le tcxLe classique de l.i rontrovorsp 
ju(lc-o-clii-iHienno. Lc Saiiveur, le iircmioi', l'emploio dnns rKvangile, contre les scribes. Vnvc xii, 
lt.". SS. — S. Ps. CIX (cx), 1. — '1. Ps. XVII (xviii), 10. 



\«b. 



f'"^^! iE PS AU ME CIX. on.> 

^ r^Hf^ou; z.toC ovoj^i^a, ^ >cal ra IGv, .i ^^ 0:.a.oöovT« auToO' « ^ag^ov ^.vxacco, 
« E;a-ocTf}.craot -/.^p..o? ix. S:o.v, ,c.i x.y.Tax.op/E.s iv ,y.e^<o tc5v £y^Op<iv ^ou ,,. 

[5] napl Äuo T.VC5V xo,3rT«c oXov röv J^z^-ov 6 rpo'f.V.e el yip :.poaa.:ro. to-: OeoO 
^po, aXov ..V. >^ya ö.. 3l.ev aÖT<o 6 Osi; c^. « ^sxa cou i i^yj, l, r,.Ä^, ,,,, S.va.e<ic 
«., SV ral; l«[.^p<;TV„c rtiv iy^cov .ou »• ,ipj^v;v .oö uJoC; t^v :T«T=p:c }iya.v, xiv Xsyovr. 

10 .po; Tov xOp.ov Toa Aaul^, d.r « äv .«.; Xa.:rpoT.c. .ä.v äy/.v .ou, k ya.xpo; ^oi - ^ 

« 3co.yopou ysy^vv,.a .3 „ . Oü x.pl .o^ A% ^syer ^..i yip 5^. ^ppa; .o^ dto.^^piu 
£yevv/,9-fl. O. T^spl to^: -rltaasvou liyu- U toG A^ic.. yip y.-A „.s^i tov 'A^n.a -jwaTau OO 
TTspt mou ävep(i,.ou- sI^TE, yäp 6t. oO^^l, -^v -^up.o, TOO Aa-;c^\ a; ;.-^ ä ^o.ö.aj Tiv o.^oxvov 
x-a. T-^v y^v. Kai oV^uspl Xptaxo^: jcae^pö; lije: xcO -;,i.srspou, Äx.ou,ov Ta ä«Wi.- 

1» « cof^ocev xüpco; >cal oü ..sT=c[.e^v,9r,a3T«r ^0 3I UpaO; d, tov acöv« Hxra t^v xaav Ma/,- 

1. Ein. - 3. dxoür]. - :i. /.«piaOü;. - l:i. mp. i'v6po.7:o-j. 



« les cherubins et il s'est deplove » '. « II est mout,^ dans los cris de 
« tnomphe ..=, lä d'oü il etait descendu : car « c'est du plus haut des cieuv 
<^ du 1 Lcriture, qu'est sa venue, et sa course s'acl.eve ä rextremite(du ciel) « '' 
Celui qui n'est Jamals separe du Pere entend du Pere (cette parole) ■ « As- 
« sieds.toi ä ma droite jusqu'a ce qua je place tes ennemis comme marchepied 
« de tes pieds » ■. 11 nomme ses ennemis t-eux qui Tont crucifie ou les 
nations qui ne lui obeissent pas. « Le Seigneur enverra 1,. bäton de ta puis- 
« sance de Sion, et domine au niilieu de tes ennemis » \ 

[5] Le pi-ophete poursuit tout le psaume sur deux personnages : car c'est 
de la personne de Dieu fparlant) a quelqu'un d'autre qu'il dit : Dien lui a dit ■ 
« Avec toi le principe au jour de ta puissance dans les splendeurs de tes 
« saints ,)". Le principe du llls, c'est le Pere, puisqu'il dit au Seigneur de 
David : « Dans les splendeurs de tes saints, de mes entrailles je t'ai engendre 
« avant Tetoile du matin »^ 11 ne parle pas d'Adam qui est ne deux jours 
apres l'etoile du matin. II ne parle pas du Messie, qui est engendre d'Adam et 
apres Adam. 11 ne parle pas d'un autre homme, car tu as'dil que personne 
n'etait le Seigneur de David sinon le createur du ciel et de la terre II parle 
clairement de notre Christ : ecoute en effet ce qui suit : « Le Seigneur l'a 
« jure et il ne s'en repentira pas : tu es pretre pour l'eternite seien l'ordre 

'• f • 7" (-•■")• 1 '• - 2. PS. x,.v, (x.vu,, G. - 3. P,. .v„,, 7. - 4. PS. C,X (CX). 1.-5. PS. c.x 
(CX), 2. - G. Ps. CIX (CX), 3. - 7. Ps. CIX (CX), 3. 
PATR. Ol!. — T. XV. F. 2. 



r" a 



204 LES TROPHEES DE DAMAS. [T«] 

« -jr^iat^iy. ». OVa el-sv ;caT7. xviv tz^iv MwOcsu; oüSs Aap^ov oOSi A=.V, ini /.axi 

rol. 129 [6] * « "O Opdvo; ao'j ö Oeo; ei? tÖv aiciva toO atovo;' pag^o; eüÖÜT-/iTo; -^i pagSo? tt)? 

« 6 6so; cou, Tatliov äyal).r/.^£co; 7:api to^I): [i-STo/^ou; «o ». Ti T^eyeic; i^o-j x.ai xöv ^pi- 
^avxa Oeiv %si, >^al tov y^p'^SevTa Oeöv -/.-flpuTTei, sxovxa Öpövov et; töv ai<l.a to5 7a,ovoc. 
•'Iva yzp ;r/i ei-'/iC oti Tiva i'vOpcoTCOv Öeov övo[;.a^et, ^i« to-jto -ÄCYalicxTO töv VJyov AEyoiV 
« fj Opövo; Gou ö 6£q; sJ^ tov aicovx to'j aiwvo; ». 

[7] nVov elTJs pr 7V0U ^.s'yei? t6v XptaTOv Ti)CTOu.evov, 'h ^6%i^ epxif^evov; a-fl-o)? oO 

vosi; T-r,v ypafp-^'v; 
lol. 1-2!) 'O io'j^xV.; Jttsv * UBr^Hlthj. tti; louSata;- oÖtcü? yap 6 -poa,-/iTYiaey£..- « -/-oci a':^ 

'■ •'• « i\rfilivj. oI-/.o; ToO 'E'ppaÖa, öliyocrc; eI toC elvat iv ^t^iaatv 'lou^a- k coü yap |7.oi 
(( e;£>.£Ü<jeTat •/iyoij;y.£Vo;, ocxi? irotjy.avu tqv axov po xov 'l5par;>. ». 

'O /ptcxiavo? el-av lysvv/iO-fl O'jv, -l?! [y.eVAsr Dpocy-atpo? scxiv x atwvio; ; 
'O iou^xio;- [AsVAei yevvacOai avOpuxo; w; ei? e^ "Äjaiöv. 



in 



15 



« de Molchiswlocli »Ml nc dit pas si'loii Tordrn de Mnise, üu d'Aaron, ou de 
Levi-, niais selou l'ordre de Melcliisedecli. 

[6J « Ton tröne, o Dieu, (est) pour las siecles des siecles; le bäton de 
« justice est le batuii de tun regne. Tu as aimela justice et tu as liai Finiquite : 
« pour cela, ö üieu, ton Dieu t'a oint de l'huile de la joie de preterence ä 
« tes conipagnons « \ Que dis-tu? voici qu'il appelle Dieu celui qui oint, qu'il 
proclame Dieu celui qui est oint et qui a un tröne pour les siecles des siecles. 
Pour que tu ne puisses pas dire quil donne ä un liomme le noni de Dieu, il 
a precisement pris ses süretes de langage en disant : « Ton tröne, ö Dieu, 
« est pour les siecles des siecles » V 

[7] Maintenant dis-moi : oü dis-tu que le Christ estenfante? D'oü vient- 
il? N'as-tu pas FEcriture dans Tesprit? 

Le .luif : De Bethlehem de .ludee. Car le prophete parle ainsi : « Et toi 
« Bethlehem, maison d'Ephrafha, tu es toute petite dans les milliers de .Inda; 
« et c'est de toi que sortira pour moi le chef qui paitra mon peuple Israel » '. 

Le Chrelieu : Est-il donc ne ou doit-il naitre';» est-il du tenips ou de 

reternitc? 

Le .luif : II iloit naitre, hoinme comme Tun d'entre nous"". 

1 PS cix (cx), ',. Cf. .1/^c/T. Sim. H Thcnpli. u, ', {C. S. E. L. \L\ . 1. p. '.1 s.). - 2. Cl. Hehr, vil, 
II SS.- 3. Ps. XLiv (XLV), 7-8. - '1. PS. XLiv (xLv), 7; JusTiN, DiüL :!8, 3-5, cito loul ce psauine pour 
l'nppliquer au Christ. - 5. Micli. v, 2. La liii .In texte est citi-c comme ilaiis sainl Mallliicu ii, (K lan.lis 
,|„e Ic d01)ut est confonne a.i Icxlr ,lrs Soplanlo. - (i. Cf. Dial. I'apisr. cl Phil, vi: cd. Mc. Giffeht, 
n. .-,5, 21. 



Ic)l. 12!) 
V" ;i. 



10 



P5J I^RS l'ROPHETIES DISAIE on- 

Tiv aiöiva ToO «!öivor <ö^e ö ::poovfxv,c eirrsv, ort ai e^'^^ot «^xoO a^' ioy;vi, ä; v,.a=<iv 

^;i (;-/]a£iou ^k sy^vv/iOTO, v) ü; 01 X01770I tcov ivOpuTTtov; 

'O Jo.S^lo; aksv Tt [A=v eäXa:; si:TaTv o!,Ja- :tX^v oÖx ipvoO-.ai t^v xAvfOsLav Äv- 

ü; si; £^ -^ixtiv Ti; -;;[A£pa; aöro-j, STacpvi asTa twv Trxxä'puv jcÜtoü. 

[2] 'O xpwTcavoc £l-£V Ti y.xvQavo;y.av -a:a t"?;; ypx(px? eiv.... ^r.aarov; 

"O io'^SyM; aksv eyi) Isy^ ^^, ,.,^_,^^, :„, ^^ ^^^> ^.^^ ^^^^_,^^^^^ ^,^^ ^^.^^^^ _^^^^_ 
asvov, ü- ÖTZv -/i OaXacrr;* e(7)^iaO-fl, x.al 6 'IopSaV/15 Sic-xot-/). 

■O xpiGT.avö; £i-£v Töv opov Toa 'z-.^.dry, -^ul^- ai:,^v, D^ucac ^atv * to asUov ,7=0-^ • fol l-"> 
H,rMv a.ou..v Tc ^,..v 'H-racac- « er:.£v xupto, rpo; 'Va?:- a?T,,ac .ea.xG araaLov v 



V» h. 



14. Ol. 



V (II Le chretien : Dis-mui donc la suite de cette memo proplietie. (Le 
prophete) dit aussitöt : « Et sa naissance est des le commencement aux jours 
« d'eternite ,, '. La David dit : « Toa tröne est pour les siecles des siecles .> ; 
ici le prophete dit que cc sa naissance est des le commencement, aux jours 
« d'eternite ),. Tu vois laccord. Mais, dis-moi, Ezechias, qui etait-iP Oü 
est-il maintenant? Vit-il ou est-il mort:> A-t-il ete engendrc par miracle ou 
comme le resfe des hommesi' 

Le Juif : Je sais ce que tu veux dire; mais je ne nie pas la verite. Ezechias 
etait hemme; il a regne sur Israel; il est ne comme Tun d'entre nous; il a 
acheve ses jours comme Fun d'entre nous; il a ete enterre avec ses peres ^ 

[2] Le Chretien : Que nous apprend l'Ecriture sur ce qu'est un miracle? 

Le Juif : Je dis que le miracle est le fait qui se produit en dehors des 
habitudes^ ainsi, lorsque la mer fut separee', et que le Jourdain fut coune 
endeux\ 

Le Chretien : En donnant la bonne definitiun du miracle, tu as resolu pour 
nous la (difficulte) que j'ai ä exposer. Ecoute ce que dit Isaie : « Le Seigneur 
« dit ä Achaz : Demande pour toi uu sigue dans les profondeurs ou sur les 
« hauteurs. » Gelui-ci repondit : Je ne demanderai pas et je ne tenterai pas le 

I. Mich. V 2. - 2. Cf. IV Regn. xx, 21. - 3. ^^jxefov est k la fois sign.; et .niracle. Om poun'a se 
rappeler la thäorie de saini .Jerönie sur le miracle, in ha. v„, 1/,, et celle de saint Augustin expo.ee 
par exemple Sermo »7 De tempore; Sermo 44 De verbis Domini. Sur la doctrine du miracle che/ 
es Ju. ts au (emps de Notre-Seigneur, cf. J.-B. Fhev, La revelalion dapri-s les conceptions Juives au 
temps de J.-C, dans Revue Biljlique. 1010, p. ',77-480.-4. Ct. Kx. xiv. 21. - .5. Cf. Jos. in, 14 ..j. 



206 LES TROPHKES DE DAMAS. [3ö] 

« yacTpl E^et., /.xl ts'^etxi, uiov, /.xl Y.x\iGO\iGf. to ovoy.a K'jtoO 'E[J.(Aavouv{X », o eaTt 
[^.a9ep[A-/)vsu6[/.evov asO' r,[;,(iv i Oso;. 'ISoO /cai oO-ro; tov 6s6v £oj^d[j(.£vov siTOv. 

[3] 'O loui^aio; sIttsv xjp'i '¥Xf/.iou Asyst to'j fiaaiHco?' Tu'Xyiv tci « ioo'j r, vezvt? « 
syst Y) ypatp'ö, ouyl Se •:Tap6svo;. 

'O vpicTiavo; eItceV 7:spi to'jtou, eyco oOx. «[/.ipiSzVAw TioVAaVa; yicp t-/iv wapOEvov ö 

* l'ul. l'id voao>; vsaviv * öv6[/.oc(7£v. "Oti f^e TCspl 'EJ^sjciou oO Hjh, cj TvpowpiG-y.; oxi G-/i[Aeiov egti to 

Hi'vov Jcy.'i irapviDiayu.s'vov -apz t-/iv /.o'.v/iv cuv/fOs'.av. Rai ttoTov GTijxeTov to y£vvvi07;vy.i £/. 
Yuvai/.o; ä'vOow-ov (o; a'va twv TTy.VTWv ävOpuTrcüV ; FD-riv söpicx-ST«', y.y-i o Oeq; r, i]/£ubo[j(.£vo; 
'a r}."^r/f;iyoi.r 5J7TWV OTt xaT-ECOurTi TO ovoy.a a'jTQsj 'E[i,[/.avQu-fl}^" sicV/iOv) ok 'E^EXta; xal oük 
"EljA7,avo'j7i"X. 

\/i] 'Iva (5: cot cacpETTEpov ^ji'^io oti oü 'j/i'Xoi; avOpio-jro; e'ttiv ö £py(^o[y.£vo;, iV.ouTOv ti 
cpr,civ ö aCiTÖ; Trpoip-flT-ii;" « /.at Oe'X-fl'co'jc.v ei iyEvv/j'Ovicav irupiKaucTOi, oti TraiOiov EyEvwi'Ör, 

* fol. 130 (( -^u.tv, uw; xal iSoH'n r,[J.l^, O'j •/! äpvvi £yEVvr,9r, * etiI ToCi wijt.ou a'jToCi, xat x-a^Eirai to 
r" b. 

Tl. TTEfii. — 7. it£pi. — 13. ty^vriöii^etv. — 13 et 14. ili^rfirf 



Seigneur moii Dieu. Et le prophete dit : « A ciuisn de cela le Seigneur Dieu 
« vous donnera uii sigiie : voici, la Vierge portera dans ses eiitrailles, et eile 
« enfantera un fil?, et uii Tappcllera de son nom Emmanuel » ', ce qui.signifie : 
Dieu avec iious". Voici qu'Isaie, lui aussi, dit que Dieu viendra. 

[3] Le Juil' : II parle du roi Ezechias. D'ailleurs rEcriture porte : Voici 
la jeune femme ', et uon pas la Vierge. 

Le Chretien : Lä-dessus je ne discute pas. Souvent en effet la Loi doune 
ä une vierge le nom de jeune femme. D'ailleurs, (le prophete) ne parle pas 
d'EzccIiias : toi-mrine as dit quo le miracle est un evenement etrange, eu 
deliors des habitudos communes : quel miracle y a-t-il ä ce qu'un hoinme 
naisse d'une femme comme un de tous les hommes? Sans compter que Dieu 
se trouve avoir menti ou avoir ete dans l'ignorance, en disant : on l'appellera 
de son nom Emmanuel. (Ezechias) s'appela Ezechias et non Emmanuel. 

[4] FA, pour te faire voir avec plus de clarte que celui qui vient * n'est pas 
un simple homme, ccoute ce que dit le meme prophete : « Ils voudront, s'ils 
« ont ete briiles par le feu. Un petit enfant nous est ne, un fils nous a ete 
« donnö, sa puissance est sur son epaule ; on l'appellera de son nom ange du 

1. Is. VII, lO-1'i. — 2. Cf. Ic conimciilaire de saini, Jeröine in hunc locum; et l'article du R. P. .\del, 
Saint J('r6me et les pruplietics messianiques, dans ftcviie flililii/uc. l'J16, p.431 s. — 3. La traduotion veävi; 
i'sl Celle d'Aqiiila, de Tlieodotiüii suivis par les Khioiiites (cf. Ihknee, Adi\ Ifaeres.lU, xxi, 1 ; P. <!. VII, 
Wir,) el de Syiiiniai|ac. Cf. .lusTix, Diul. 67, 1. Ti-yphon \ souticnt egaleinent la legon vsävi;, el preleiid 
i\iH', loiili' la proplielle sc rappoi'le a Kzeoliias. — 4. C'cst le nom donne au Mes.sie par les diseiples 
dl' .le.in-li.ipliste, Matlli. II, 3. Sans doute (Hait-il resli- d'un usage assez courant clicz les .luil's. 



V a. 



[37] LES PROPJIETIES D'ISAIE. 207 

« ö'voy.o. xÜTOÖ [jAfoXT^ ßouX-r; ÄyycVjj, 6a'j[X3t.7To; (7uy,go'jlo;, 6£Ö<; ic/upö;, s^oociacTr,;, 
« «p/_wv £tp-^'v/ic, Tra-r/jp toö [^.s'^Jovtoc a-tövo;" [ieyyAn -/i ip^r, auToO y.a.l xr,; eic-/i'v/i: 
« «.ÜToO oüx. ä'cTiv öpiov n. Kxi £1 'j.iv >j:h T^poElriipO-/]? x.ai siirec Tov ■/iliij.yivov tou 5cv9po)-ov 
w; £va Tüv äv9p(i-i7(ov y.y.i rpoWiTdiv, ä>,-/;Qw; Tz/a =(^ijvou sizsiv oti TTspi aöxoO AEysi" iW.x 

5 glivex.Aeit/v <J£ Eiirtov Öti « Ö£0- iT/jjpo; y.xi 7raT-/ip -roo pllovro; aicövo;, -öyo'jv xotr-r,;, y.zi 
« [Ufilr, r, y.x/T, aÜToS xal tv;; fipr.vr,;; 7.ÜTO0 o.jx, eariv opio-; » • T£pl ttowj ßact>.£(d; i^uv/j 
£;7r£iv OTi T-flc £tpviv/i; aijTO'j oüy. e'ijt'.v optov, y.al ti e;rjUG''7. aÜTOö e^oucIz * «.'(ovio? viTt; oü ♦ fol. 130 
■KixfikiuGETy.'., (I)C £Itv£V Axvi-flX Tcol T-T;; Tvapoo^iy.; to'j XptGxo'j ; Kai TzaA'.v 'Haata? 'Xeyei- 
« oÜK ayy£'Xo; oü rrpeaSug, ilV aÜTo; ö y.üp'.o; sTOiGEv xürou; » . 'O 'H-raiy.; lou^aw; r,v 

10 77£pl Tivojv O'jv TvEysi OTt z'jTo: ö y.'jpio? lidiii^ aÜTO'Jc, si pr, -£pl tcüv eOvGv; äx.ouGC/v y.al 
Toü Aaul^ ßoSJvTO;, OTt « aÜTo; ö Oeo; £ao-/viö; r;;£i », y.zl « eßacO,£'jfi£v ö Oeo; £irl xz 
« k'Qv/) »• O'j/t si-£v Ösci;, ivz ar, £i7jy,; oii Trspt t-.vo; ävOpuiT'j'j >,£yci, w577£o y.al toO 
Mco'JTEW^ ä^)i' YiG^oL^iffaTO Toii;; löyou? Tisytüv ö Öco;. 

A I [I] 'O lOuoaT'o? £l'7r£v owt» ö y.aipo? oOi^£ ra (j-/i[;.£ia xri; a'jxo'j Trzoo'jTiai;- 5to 

15 or.ffiv « £'J'Xoyvi[;.£voc ö joyo^evo; sv öviazxi x.'jc'>j'j ». 

1. 7:;pi. — ."1. itoiriTT,:. — 11. iipsiSr,;. — l.i, Mm-j7?,. — l'i. ojäö. 



« grand conseil, admiralile conseiller, üieu fori, puissaiit, prince Ap la paix, 
« pere du siecle ä venir. Son pouvoir est grand et sa paix n'a pas de terme » '. 
Si tu ne t'etais pas pris ä l'avance, si tu n'avais pas dit que ton Messie 
serait un homme" comme un des hommes et des prophetes, peut-etre pour- 
rais-tu vraiment dire qu'Isaie parle de lui; mais il te tient enferme en disant : 
« Dieu fort, pere, c'est-ä-dire createur du siecle ä venir; son pouvoir est grand 
« et sa paix n'a pas de terme ». De quel roi pourrais-tu dire que sa paix n'a 
pas de terme et que sa puissance est une puissance eternelle, qui ne passera 
pas ', comme Fadit Daniel de la parousie du Christ, ou Isafe, qui dit encore : 
« Ce n'est pas un ange ou un envoye, mais le Seigneur lui-meme qui les a 
« sauves? ' » Isaie etait juif. De qui donc dit-il que le Seigneur lui-meme lesa 
sauves, sinon des gentils? Entends encore David criant : « Le Seigneur lui- 
« meme viendra manifestement ' et : Dieu a regne sur les nations" ». II n'a 
pas dit (ȣ0; (saus article), alin que tu ne dises pas qu'il parle d'un homme 
comme Moise, mais il a precise son langage en ecrivant : öG£o?(avec l'article). 
VI [1] Le Juif : (Ce n'est) pas encore le temps ui les signes de sa veuue. 
Aussi dit-il : « Beni celui qui vient au n(uii du Seigneur « '. 

1. Is. IX. 5-ii. On sait que les Septaiiti', pi'obableiiieiit ellVayos Je la iijajesle de luus ces iiuiiis, se 
>ont eonleiites du lilre de messager du grand conseil. Toute la lilanie, absentc des mss. BNQI', se 
trouvc dans A et X-^^'; Aquila, Symmaque, Theodoliou tiaduisent, diverseiiient, tous les titres. — 
2. er. Dial. Papisc. et, Phil. 8; p. 56, 20 ss. — 3. Is. ix, '; Dan. vii, 14. - 'i. Is. i.xiii, 9. — r,. Ps. XLIX 

iL), 3. — H. Ps. XLVi (.\LVii), 9. — 7. Ps.cXYir (cXLViii), 2ü. eile par Mattli. xxi, a ot paralleles. 






■208 LES TKOPIIERS DE DAMAS. . [38] 

liil. 130 'O * /pi'TTty.vo; etrev eiite /.al to i'/.o'XouOov • « Öso; x.'Jpio; x.ai £-s^av£v •iqpv ». 

'O lou^ato? eiTrev sTritpavei -/ipv 'Xe'ysi, oü^l STTScpavsV sc -/ip-öjv yap tyiv Tialaizv sAaSsTe, 
X.5CI öii; OeXsTc 2ptr/iv£iJeTe. 

[2] 'O yptTT'.avo? slirev [jieTajtaXoO, eI'ts r,'X6ev eixe l'pj^eTa'. zifac, w; Oeöv 'Xe'yet tov 
epyo';j.evcv /.xl to Özuay-GTÖTäpov oTi Öeov y.y.1 y.ijpiov xxi t6 TrapaSo^ov, oTi aÜTo; ö iiauiö 
ecTiv ö eiTCwv TauTÄ' äpa si. w; «rü T^eyst; xat v/,^iyr,, -poVy.aipo? xact i|/tloc avÖpwiro; tcxiv 
ö Sivoasvoc, eTcIXixa ö Ay.ulr) xai oi aüoi ■^pooviTa! Ösov a'JTfjv z.c.t x.'jpiov x.ai aiüviov 
övoy.a'fTai; fv.v) ■::)^7.vcö, xvOpw7:£" ax.ouTOv toö Aauul iraTkiv -sp'i xri; Tapouaty.: x.ai (Tapy-wTcw; 
TO'j XoiCTO'j As'yovTO? xÜitÖv iji|;i(jTov, x.ai -iiH'fiTi' « aviT/)p Siwv spai' avOpojTvo; x.ai 
(( avOouuo? lyevvYiO'/i ev a'j— ?;, xat a'JTo; £0£[/.£).i(j)i7£v aüxriv 'j'jiciTO? ». O y£vv/i- 
0£i'<; cpviij'.v ä'vÖpwTCo; üi^iaro.;, aÜTOs; sÖetAsltcüGsv aÜT'fl'v xoiav x.x9a,ptuT£'pav xtcoo£11i.v 
TauTV)? 6c"X£i; äx.o3<ja.i; äpx Svi x.ai o 'l£p£u.tac oü TpavoxEpwi; iravTojv x.vipijTTei 6£6v tov 
£p^dfy.£vov >.£'y(ov" « o'JTo; ö f)£o; r,{ji.cüv, o'j loy^OviceTat STspo; xpo? aOrov £^-/iCipev -arrav 
a öÄov £77t7Tviy.7i;, x.ai £Scox.£v a'jTr,v Ixx.wS xw TtatSl ajToO x.ai l^rpa-ziA tw 'ÄyaTcr,- 



Le Chreticu : Uis egalemeiit la suite : « Le Seigneur est Dieu et il nous 
« est ajiparu « ' . 

Le Juit' : (Le psaume) dit : il nous apparaitra, iion : il nous est apparu. 
Vous avez regu de nous l'Ancien Testament, et vous Fexpliquez comme vous 
voulez ■. 

[2] Le Chretien : Qu'il y ait : il est venu, ou : il vieut, cependant (le pro- 
pliete) appelle Dieu celui qui vient, et, chose plus remarquable : Dieu et Sei- 
gneur. L'etrange, c'est que c'est David lui-meme qui a parle ainsi. Si, comme 
tu le dis et tu le re^ois, celui qui vient est simplement un homme mortel, 
David et les autres prophetes oseraient-ils Tappeler Dieu, et Seigneur, et 
eternel? Ne te trompe pas, homme. Ecoute David (disant) encore sur la venuc 
et riiicarnation ' du Christ ({u'il est le Tres-llaut, et crois-le. k Notre mere 
« Sion deinandera un homme; un homme est ne chez eile et le Tres-Haut 
« lui-meme en a pose les fondements » '. L homme qui est ne, dit-il, cest h- 
Tres-llaut; lui-meme a pose les fondements de Sion. Quelle preuve plus 
eclatante veux-tu (|ue celle-lä? Voici encore que Jeremie, avec autant de 
clarte que les autres, proclami« Dieu celui qui vient, en disant : « Voici notre 
« Dieu ; il n'en sera pas compte d'autre que lui ; il a decouvert toute voie 
« de science, el il Ta donnee ä Jacob son serviteur, ä Israel son bien- 

1. Ps. (;xvii (cxvm), -J". Cf. Dinl. Papisc. el Phil. 8; p .50, 2^. — 2. Aci-usalloii Ires gfavc, et aussi 
Irc's Iratliliüiinellr. ilaiis Irs i-oiilrovei'ses juives. I,es .Inils sonl Ires fiers d'avoir re(;u IWncipn Tesla- 
Miynt et de l'avoir Iransniis aux clireliens. — '■'>. tjipxaxii? est simplement synonyme d'jvavöpwTiriffi; sans 
ai riere-pensee apollinai'iste oii aiilnv ''f. sup. p. [30]. — 'i. Ps. i.xxxvi (Lxxxviil, ."i. 



in 



\" 



[39j LES PROPIiliTES. 1209 

(( [/.evw 'Jtc' aÜToS' [astx toOto etvI t-^j v'^i? wO/Ör,, /.ai Toi? ävfJpto'ffoi; cjvy.vs^Toxipr, « . 

[3] 'O loui^aio; siTCSV oOSe O'jto;, oüSe 6 Axuli^ * -spl •rrpayji.aTo; ;7.s'>.>ovto; eiTraotv, i/.^.a • i,,i. i:n 
TTscl TrapsAÖovTwv — pö aÜTüjv. 'O piv vz3 Aaui^ &r,5'.v oti « zvOpwTro; äysvv/iO-o sv S'.wv, x.y.'. 
« xÖTO? iQsjxe^.itüisv xüx/N »' ö f^s 'l£:£v.''a; cp-/;'7''.v iveol ÖeoO öt'. « £;r,3p£v iziayy oo&v 
5 a s-i.(7T-/,[iri;, öti xal eSwxsv y.'jT/,v ly./.toS tw irauJl aÜToO, /.al Icpar,)- "'i) rr(^Trr,y.vn'> 'jr' 
(( aÜTO'j », o7,\oy Tov vi[;,ov iv tu opci. tö S'.vz. « IMsTä TaOxa exl Tri? yr,.; (iXpOr, /.x'. loi; 
« ävOpcJTToi; vjvxvE'jTpatpr, » sv tw äyi'co vaw lepouira'X/y.- ti 'Vs avöpoj-oii; ij'r/ct.-iy.c-^aoryy.:, 
''rc('yi'i SV Txr? /.xpi^Lai,; twv TvpooriTÖv äf/.r,v ttuoo; svEpytliv /.at iva.GTpsooasvc/;" sids; ot; 

10 VII [1] 'O ypicTtavö? siTtev ' y.r, x.ay.o[Aa.y/;'Gsi; avöpwrce. 0e6?yäp o'J [;.'j/.-:ripi,5TX'., ;4a'. ' r<>l. i:ii 

Gl* yao e-iCTotaat ort oi Trpocpr.Tai xo>i'Xax.i; tz y.s'/zovTa oj; irxpe'XOo'vTa Xäyo'jc.v, ü; otäv 
Isye: ö Ay-vf/iT, oti Öpo'vo; STs'Qy.cav x.al ßi^Aci vövcu/^r.cav. Ti o->;; apx -apr,/.6£v t; 



« ainie. Apres oela, il apparut sur la terre et il vecut parmi les hommes » '. 

[3] Le Juif : XiJeremie, ni David ii'ont parle d'ua evenemeiit ä venir, mais. 
des choses passees avant eux. Car David dit : « Un homme est ne daiis Sion, 
« et c'est lui qui en a pose les fondements'. » Jeremie dit de Dieu « qiril 
« a decouvert toute voie de science et qu'il l'a donnee ä Jacob son serviteur, 
« ä Israel son bien-aime » : c'est evidemment la loi sur la montagne du Sinai. 
« Apres cela, on le vif sur la terre et il vecut parmi les hommes », dans le 
temple saint de Jerusalem '. Vivre parmi les hommes, c'est encore agir etvivre 
dans les coeurs des prophetes ä la maniere du feu '. Tu vois qu'ils ont parle 
du passe '' . 

VII [1] Le Chretien : Tu ne lutteras pas ä armes deloyales, homme. On ne 
se moque pas de Dieu'', et tu sais bien que souvent les prophetes parlent de 
l'avenir comme s'il etait passe. Ainsi Daniel dit : « On plaga les trönes', et 
« les livres furent ouverts » '. Quoi donc? Le jugement est-il passe? A-t-il deja 

1. Baruch iii, 36-38. Les trois textes Ps. cxvii, 26-27; Ps. lxx.xvi, 5; Baruch iii, 36-38, sont egalo- 
ment citös ä la suite Tun de l'autre dans la Didascalie de Jacob 8; öd. Naü, p. 747, 9 ss. L'atliibuUon 
ä Jeremie du passage de Baruch est lout ä fait habituelle, les livres de ces deux prophetes etant 
röunis dans les Septante. (Cf. Dial. Pap. et Phil. 8, p. 57, 15 ss.) Dans l'ucuvre de Gilbert de Wesl- 
minster (P. L. CLIX 1005-1036), le .luif ret'use d'admettre l'autorite de ce texte parce qu'il n'est pas de 
Jf5r6mie : i-'est la premiere fois, semble-t-il, que l'on rencontre une teile objection. — 2. Ps. lxxxvi 
(Lxxxvii), 5. — 3. Bar. iii, 36-38.— 4. L'action divine chez les prophetes est comparee ä l'action du feu. 
Mais il n'y a pas lä vraiment une thi'-orie de l'inspirulion : l'auteur du dialogue emploie volunticjs ce 
genre de raetaphores ; et', p. [20].Peut-etre faut-il en chercher l'origine Deut, iv, 24. — 5. Dans le Dlal. 
Papisc. et Phil. 8, p. 56, 24. les Juils prötendent que dans lo Ps. cxvil, 26. David paile de l'avenir et 
qu'il Taut lire : imfi'irfii ri(iTv au Heu de EitsfivYiv. Le chrelien röpond : V jus avez raison, car le Christ 
doit venir. On vient de voir qu'ici la meme objection obtient une röponse toute difTerente. — 6. Gal. 
VI, 7. — 7. Dan. vii, 9. — 8. Dan. vil, 10. 



1" a. 



210 LKS TROPIIEES DE DAMAS. , [40] 

-/.:i(ji; v.y'\ ri^'/) ysyovev; Ral i'W.x [j.upt'a -rotaSTa £'!)p-/i'<J£i;' eivel Siä ti ivpoip-^Tai ä-/.0'JO'jciv, 

ei a-fl ö'ti toc ij.iWovTy. w; TuapovTx eSlewov xa; -foiliycfi ; 

[2] 'EtcsiS'Ö Se To xa>,u[xiy.a äy.ix/,v s-t r/iv y.ocpStav (7ou s7C'-/.etTy.i, iSoü xpo'^epct) irpocp-fl- 

T'/iv cou sLiCDxveijTaTov, £/.tcV/';T-:(j'[/.£vov yiv -/.al aüxöv x.«.t (p6§w irolTico GUV£yfO[A£vc>/ d'.a xr.v 
l'oi. 131 ro'j XoiCTOu im yÄ; * irapousiav, öjj.coc J^«'- i'.'jpiov auTOv xal Oeöv oüpäviov, /.y.t TTzvTtüv 

ßa^TiXsuv ßacOia -röjv T'Ti; y^; /.pocTO'jvrwv rJvjt^.acxvTx, oO p,v Ss ä>.).i jcal töv craupov 

aÜToS /.ai Ta TizO-fl Trodvo'/i'cavTa, öirep Tzya aÜTOv x.ai e6opü£-/T7£. Aio v.al e'>.£Y£v 6 to; 

£)Cctvo; Aa€axou[A ö Oxuij.zc;o;" « x.upie stcaxyiJtoa T'/jv a/.orlv cou -/.al scpoCrlÖr.v, x.'jpiE /.y.xa- ' 

« vd-flca T« spyx cou y.at £;;£Gtviv » . 

[3] Mh y-ai ToijTO avap-pi-x s/^£'. ; iÄo'j -spl -/.upioD )i£y£i, tSo'J xy.pxTTe-ai, i^ou s^iCTaTat 

ö irpom-ziV/i?, toixOtx Tiva l'<7ü>; Tvpo? iauxov £vvooi([j,£voc )cat Asywv, ola xal 0[7,£i;" ttü; ö 
l'ol 13-T aVao-/.oc iTy.o/.0'jTy.t ; tcw; Oeoc a-zOctoTvo; yiv£Tai; * TÖi? ö äo'pxTo; öpa.Ta'. ; tzü- it [A'/)Tpr. 

yuvaiz.tj; iiai^ynoii:, -ro ^s Trapa^oQoTepov, tcöj; Txa'jpiv y-aTK^sysTai; -(ic [i£'7iTyi? 5ijo 

).7.(i>v ytv£Tai ; '^lo ovia'.v « £■; p.lircp (5iJo J^töwv y^/cü'70•4'^■/■| ». 'loou Tuspi aEX'Xo'vTwv )v£y£t, 

Ü. 7i|0oi/£YOv. — 3. Ss. — 10. |j.r|. — 10. ävä[i[j.oi. 



eil lieu? Tu troiivcras mille autres cas semblables. Pourquoi d'ailleurs les 
appelle-t-oii prophetes, sinon parce qu'ils voyaieat Tavenir comme present, 
et le predisaient.' 

["2] Mais puisqvruii voile coiivre encore ton coeur ', voici quo je te presente 
un de tes prophetes, tout ä fait clair, frappe lui-meme et saisi de grande 
crainte ä cause de la venue sur terre du Christ qu'il nomme aussi (comme les 
autres) Seigneür et üieu Celeste et roi de tous les rois qui dominent la terro, 
bien plus! dont il prevuit la croix et les soulTrauces, ce qui, sans doute, le 
deconcerte lui-meme. G'est donc ainsi qua parlait votre fameiix, votre eton- 
nant Habacuc : « Seigneür, j'ai entendu le son de ta voix et j'ai ete saisi 
« de crainte. Seigneür, j'ai vu tes ojuvres et j'ai ete frappe de stupeur » -. 

[3] Ceci n'est-il pas lumineux^^ II parle du Seigneür, il est saisi de crainte, 
il est frappe de stupeur, le prophete (jui, peut-etre, pense en lui-meme et dit 
tout comme vous : Comment l'incorporel s'incarne-t-il ? Gomment Dien 
devient-il hemme? Comment Finvisible se fait-il voir? Comment entre-t-il 
dans le sein d'une femme? Et, chose plus etonnante, comment subit-il la croix? 
Comment devient-il mediateur de deux peuples? Car il dit : « Entre deux 
« animaux, on te connaitra » ' ; il parle de l'avenir, il parle du Seigneür. 
« On te reconuailra dans les annees qui approchent » : le vcritable culte 

1. er. II Cm: III, l.V er. Alt. Sim.cl Tlieoph. ii, 2 {C.S.E.L. XL\\ 1; p. 12, 8 s.). — 2. Ilabac. in, 
1. - 3. Ilabac. III, 2. Un peu plus bas, menic passage est appliquö ä la Passion. Origene, De princ. 
I, 3, .'i. ed. KOEi-sCH.\u, p. 53, 2 et. 8, pense que le le.\te d'Habacuc : « In inedio duoninn animaliiini » 
doil s'eiilendrc du Fils et du Saint-Ksprit qui entoui'snl le Pcre. 



v° a. 



[41] LE CANTIQUE Ü'HABACUC. 211 

i^oü Tuepi xupi'ou >>£ysf « ev tw syyi^etv tk äTVi ETCiyvtüijO'/iavi »' «(itc oüx. "ov ä-/.[A/|V ■/) 
äXriÖYi; ^loniSiM. erl 'Ay.Sa)coü[x' « sv tu itapeivat TÖv xaipöv ävaäeiydrir/i »" too'j xai aÜTOi; 
ivaS£ix.v'jy.£vov aÜTOv Xs'ysi x.ai £;A<pavt^d[jLsvov. 

[4] üepi Tivo; ap«, )iy£[;, 7:po(prjTx; äpy. TEp'! xivo: ävÖptoTCOu; apa ttcoI TTpotpr.TO-j ; apy. 
.". irepl AauiÄ; ame 'ÄjArv, avOpwiuov 'Xs'yst; tov EpyojAsvov, r, 9eov; * £Ti''y£iov r, O'jpavtov; « ö » fol. 132 
« Qso; äxo 0£[x.av vi;£i, xal ö ayio^ i^ opou; /.axa^x-iou ^aT/w?. 'Ex.z)vUii£v oüpavou; -li 
« «pETYi aÜTO'j )). Ti lc'y£i?; oüx. sffxiv ö £py6[y.£vo; iJ/iVJi; w; ak £^ vijxüv [avOptoxo;] ; oüz. 
£(7Tiv ojAOioi; TTzvTwv ivÖpcoTctov ; oüyt (pr,(itv a'j-o; yzp ö Geo; iito 0£;7.y.v -•/)!;£'., toOt' 
i'aTiv Ez. TO'j vrJTOo" TOUTO yip £pri,-ov£U£-y.t. 0£u.xv si; xa vo'xia 0£ J-'-^'p'') fv;; lEpousaT^vi'u. 

10 ECXIV r, BriÖ^EEjA. « 

[5] « 'Eiciluij/Ev O'jpavou? r, zoäXTi a'jxo'j » ■ -oiou ävOpwxou äp£x-/i ö'jvaxai -/.aXuiliai xoü; 

oüpavo'j;; « Rat x-fi? Guvc'djcu; aüxo'j tcV/iOY); vi yn ». Etxa Äeiitvuff'. tcu; /.a.i zxvxox.pzxwp 

Eoxt /.at ^y)(jf 8 >cai ^Eyyo? aÜToCi tpü^ ecxx;, x.£p7.xa £v xal? yepcw auToO », xoOx s'cixiv 

oci ßo.ijiTvE^ai ' TTii yrti' fä yap y.ipa.zx rk<; ßaffO.jiag cvi[;.3(.tvou5tv, tö; cpr.Tt /.al o Aavtr,).. * fol. 132 

Ij « Trpo xpcTOj-Qu x'jxoO TTOpsüacxai loyo; y.al E^ElE'Jijcxai d; iza.'.^iioi'i /.axi ttgoo.; aOxoO ». 

'i. nspi. — 7. i'vOpwTco; esl rcstiluc ici par cuiijecture. — S. Waiaiv. — '.i. (->ai(j.dv, — 11. äpsr^ 



n'existait donc pas cncore du tcmps d'Habacuc : « Lorsque le temps sera 
« venu, tu seras manifeste » : voici qua lui aussi dit que (le Seigneur) sera 
proclame, manifeste. 

[4] De qui donc parles-tu, prophete? Est-ce d'un homme? Est-ce d'un 
prophete? Est-ce de David? Dis-nous, appelles-tu ceiui qui vient homme ou 
Dieu? terrestre ou Celeste? « Dieu viendra de Theman, le saint de la mon- 
« tagne ombreuse de la foret. Sa puissauce a enveloppe les cieux » ' . Que dis- 
tu? Celui qui vient n'est pas simplement (un homme) comme Tun d'entre nous? 
il n'est pas semblable ä tous les hommes?Non, repond-il. « Dieu lui-meme 
(c viendra de Theman », c'est-ä-dire du sud, car tel est le sens de Theman'-. 
Or c'est au sud de Jerusalem que se trouve Bethlehem. 

[5] « Sa puissance a enveloppe les cieux ». De quel homme la puissance 
peut-elle envelopper les cieux? « Et la terre est pleine de sa connaissance » \ (Le 
prophete) montre ensuite comment il est tout-puissant, et dit : « Sa lumiere 
« sera l'eclat du soleil, les cornes seront dans ses mains » \ c'est-ä-dire les 
royaumes de la terre, car les cornes signifient les royaumes, comme le dit 
aussi DanieP. « Devant lui marchera la parole (sainte), et il s'avancera sur 

I. Habac. iil, 3. — 2. Gl'. S. .Jebome, ;/) /(. /. .• il a entendu un Hebreu lui donner la menie expli- 
cation qui est presentee ici, et qui ne lui deplail pas, bien que Iui-m6me en propose une autre. — 
3. Habac. iii, 3: notre te.xle lit ouvsoemc au lieu de aivEoEu? que portent .es nieilleurs manuscrits des 
Septante, ABQ. L'auteur de la DUlascalie de Jacob 46, ed. Nau, p. 77.S, 7, porte aussi d-jvEoeu?, qui 
d'apresM. Nau n'est atleste que par un seul nianuscrit. — 4. Habac. lU, 4. — CS. Dan. vii, 24. 



212 LES TROPHEES DE DAMAS. [42] 

"EjA-pocÖev TO'J XpiCToO vilOsv 6 vo[j.o;, x.aTi m^y.i Se toO voj^.o'j •/i'XOe XpiGTo;' r, Tay_a ym 
'IwavvYiv Tov ßxTüTtSTYiv Acvst ö TCpo(priT/i? TTpö TupoffWTCOu x.'jpiou, ö)? «p'/ioiv 'Hdata;, 
^EVOVTa' « £TOi[/.affaTS tv;v oSov x.upiou », ö— ep oe oo oü^e ix.0'j(7Xt ävs'^Y]. 

[6] "Opx 77w; itpoleYei tö-; craupöv ö xpoipTiV/;? to'j XpiiToO- « sctT/ xxl saaXsuÖT, vi 

« Vr ». rlo'J 5(7TV, ; Ävilov OTt £V TW GTaupW, (ö; X.ai Ö AaUtS (p/i^IlV « T7pO<JX.'JV/|(Itü[;.cV £1? 5 

* fol. 132 « t6v -rdrov oj lüX-tiCOM oi irdSe; aÜTO-j ». OoCi Se eca7v£'j6-/i * •/; y?;; aV,o'jaov tou EÜayye- 
liijToü 77£;i T-?,; CTaupoJTSu; toO XptCTO'j >,s'yovTo;, oti ■Trpo'^rilcofJavTO? aÜToO, « gx.oto; 
« sys'veTO £(p' 6).viv Tr,v y?,v i— o (lipa? TpiTVi; l'w; üpac svvztvi?. 'O oe 'ItiCoO? /.pz^ac 'pwvvi 
« [Aeyal'/i £;;sTCveui7£v , x.ai 'Ä yv) STeicf)'/! ». ToOto Txcpöc TY.i/.aivtov y.ai 'Qar.e o TTpocprl-rr,; «pviiriv 
7:£pi TOV xaÖou; tou XpiCToD'i,« 6 •fi'Xio; xal v) c£7i-iivvi cuTx.oTacoucrtv, z.y.1 oi icTc'pf; oucO'j- lu 
« Tiv To cpeyyo; a'jTwv. 'O t\ jcijoio; ex. Siuv ävaxpzJ^iTÄi, v.yX i% lepo'jco.'Xviu. ocoGei (pa)v/;v 
« xÜto'j, x.xl i7£tcGria£Ta.i ö oüpavo; x.ai f, yr, ». Kai to « ev [j.ecto öuo uaiwv yvcacQricv, » 
Tcepl tcdv wo 'X'/;'7TÖ)v tcov it'jttxuowOö'vtwv t(o XccTto Ae'yet o irpo'ji'OTvic. 

8. ifwvr,. 



« ses pas pmir instruirc » ' . Devant le Christ est venue la loi ; ä la suite de la 
loi est venu le Christ. Peut-etre le prophete parle-t-il de Jean-Baptiste qui 
marche devant le Seigneur, eu disant, selon la parole d'Isa'ie : «. Preparez la 
« voie du Seigneur » ■, ce que tu ne Supportes meme pas d'entendre. 

[6] Vois (maintenant) comment le prophete predit la croix du Christ : « La 
« terre s'est tenue ferme et eile a ete ebranlee » ^. Comment s'est-elle tenue 
ferme? Evidemment, sous la croix, comme le dit David : « Adorons le lieu 
« oü se sont hxes ses pieds » '. Oii la terre a-t-elle ete ebranlee? Ecoute l'Evan- 
geliste disant de la crucifixion du Christ que, lorsqu'il fut cloue (ä la croix), 
« les tenebres se repandirenl sur toute la terre, depuis la troisieme heurc 
« jusqu'A la neuvieme heure. Et Jesus, ayant pousse un graud cri, expira. Et la 
« terre trembla » '. Le prophete Osee, lui aussi, marque clairenient ces choses 
en disant de la passion du Christ : « Le soleil et la lune s'assombriront; les 
« etoilcs perdront leur eclat. Le Seigneur crie de Sion, il elevera la voix de 
(( Jerusalem; et le ciel et la terre seront ebranles »". La parole : « Entre deux 
« animauxon te connaitra »', le prophete la dit des deux larrons crucifies avec 
Ig Christ. 

I. Habac. in, 5. Le ms. B lit ei; nEÖia; A et Q ont ev iteSiÄoi?. La le^on de notre auleur xati nö5a; 
ajToü est (lonc tres particiilli'^rc. — 2. Is. xl, 3. Gf. Mc. i, 3. — 3. Habac. ui, fl. — 'i. Ps. cxxxi 
(i;:;xxn), 7. — 5. Cf. Mallli. xxvii, 'i5 ss. D'apres le texte des synopliques, les töncbres n'ont eiivatii 
la Ifrre <|u'a la sixiemc lieiiie. La Iroi.sieme heure est, d'apres S. Marc xv, 1h, celle du cruciliemeiit. 
— t). .lool III, ITi-H). La eitaliiin attribuec par crreur ä Osee est en realite de Joel. — 7. llabac. iii, 2. 
Celle inlerpretatioii et celle proposöe plus haut, p. [40], sout les plus ancieiines de ce passage, les 
seules que connaissent encorc le.s cxegetes de la fin du iv s,, S. JenMiie eii particulier. relalivement a 
l'lncarnalion. Plus tard seulement, on a entendu ce texte du bfpuf el de l'ane qui auralenl assiste a 
la naissancc de Jösus a Bethlehem. 



[43] LES PROPHETIES DES PSAUMES. 213 

[7] * 'Afx Si Ti; Ä'jvaTai xiY/inoLidy.i vi -xs7.Ypz(}/y.ijOx'. t/,v 7tpoOT,T£iav tcO Aa'j'i^, r,v * fol. 133 
irep; Toü C£i(j[/.o'j Toö y£va.|-/.£vou ote sv tw G-auoü 'j(liwfj"/i 6 XpwTÖ; £o-^"Xü)cev E'.tkjv 
'( ayoly.ax-Uc kolI yvöi-j öti eyw aiiji.i ö Öeo; ». 'I^o'j ».ütc; i-Q<p9£YY-~°'' ^'^'- ^^-Y^'' 
« Ütj;cü6'/{i70;j.ai SV toi; £9ve(7!.v, 'ji]/w(lr,'7atj.at ev T-fl yr, ». To'jto ö AxuiS jcäqucoc; •/.xl wgttcO 
ö Tulr.c'.ov iijTajj,jvo; toO CTaupoö 6te t6 tjzÖo; toö XdiotoS '/i'/O'ic^, [/.apTupei "Aai Ac'Y£f 
« £Äü)H,s (pcü^/r,v xÜto'j, £(;a'X£'j6vi '/i y"?) »■ [8] Kai Iva i;.rj jitc-/]; ot; sv tw vaco Ojjlüv •?] £v tw 
6'pci 0T£ -iv votAOV eSiSou üiwv Ta'jTa iys'vovTO, ö'px TCcd? occcpa'Xi^ETai a'jTO ö 7:pocp'/;T-/;;, 
* [/.a)iXov §£ ö 6£Ö; xai ^riG'.- « ■'r,y'.a.Gi xo a/ir,vw[Aa aÜTOu ö u^j/WTo; »• Tr,M irapOsvov £vTauOa * ibl. l:i3 
c'/.'/ivwy.a ToO ü(];io'TO'j T^EyE'.. "üti de oüiJl yjj-rj^ iy. to'jtoii 7.o'Xuv9riO£Ta'. ävf)pcoTro(; ysvxij.Evo;, 
10 O'jSe ■/! -xpösvoi; ifOapyfcETai vi -/.aTaTvaiffSTy.i, i-Ti-^xyi^' « 6 Osö; £v jjls'iw a.'JTr,c /.ai ou 
« cal£u6vi'(;£Tat » . A-z-Oucov -lu^ y.al tviv Tapay v,v x.xl üiroTayr.v -(iv äOvöv iizxyn' (c £Ta- 
« payOviCTav lÖvv), E/.'X'.vav ßacO^Efai », riyouv uTC-^z.ou(jav" i^o'j xai ö Öeöc £v TOt; e'Ov;« 
lEyEi" « 'j6w6vi5Q[7.a'. £v TOi^c £()v£i7iv, {((J/wQ-flCoaxi £v Tr, Y"?!, yjjpto; TWV ÖUvälAEOJV w. 

VllI [1] Ewl [yiv y.ai z'A'Xa'. [Auoi'ai lAxorusiai -rrsol to'j TcaÖouc xÜtoü, ä^V ots tk 

1. äpa. — 7. ioiv/i. — !'. oOoe. — llt. xaxaxa:a£Tat. 



[7] Pourrait-on nier on supprimer la pruphetie de David qiii annoiice le 
tremblement de terre arrive lorsque le Christ fut eleve sur la croix en disant : 
« Prenez garde et sachez qua je suis Dieu » '. Voici qu'il le declare lui-meme 
et dit : « Je serai eleve parmi les nations, je serai eleve sur la terre »'". David 
entend ces paroles, et, comnie s'il se tenait pres de la croix au monient de la 
passion du Christ, temoigne en disant : « II a eleve la voix, la terre a ete 
« ebranlee » '. [8] Pour que tu ne dises pas que ces choses se sont passees dans 
votre temple ou sur la montagne quand Dieu vous a donne la Loi, vois 
comment le prophete, ou plutöt Dieu lui-meme prend ses garanties en disant: 
« Le Tres-Haut a sanctifie sa demeure » '. La demeure du Tres-Haut, c'est 
ici la Vierge. Pour montrer que Dieu lui-meme, en devenant hemme, ne 
sera pas souille par la Vierge, que la Vierge ne sera ni corrompue ni 
abattue, il poursuit : « Dieu est au milieu d'elle et eile ne sera pas ebranlee »"'. 
Ecoute comment il decrit le trouble et la soumission des nations : « Les 
« nations ont ete bouleversees, les royaumes ont flechi »"; c'est-ä-dirc ont 
obei. Voici que Dieu parle dans les nations : « Je serai eleve dans les 
« nations, je serai eleve sur la terre, moi le Seigueur des armees »'. 

VIII [1] II y a encorc mille autres temoignages au sujet de la passion du 

1. Ps. XLV (xLvi), 11. La Didasialic de Jacob 'Ki, 6d. Nau, p. 772, entend ce lexte et le suivant de 
l'Ascension. — 2. Ps. xlv (xlvi), U. — 3. Ps. xlv (xlvi), 7. — 4. Ps. xlv vxlvi), .5. — 5. Ps. xlv (xlvi), 
6. — 6. Ps. XLV (xlvi). 7. — 7. Ps. XLV (XLvi), 11. 12. Dans le texte complet, les trois derniers mots 
sont rattaches a f-O qni suit : y.Opio; xtüv Wii-v-iw \i.-Ji' raxin. 



214 LES TROPHEES DE DAMAS. [44] 

fol. 133 £;pr,[A£'va Si^r,, ' zi-z -epi ex.acTOu TrpäyfAaTo; to'j XckttoO %■/. twv cwv •-^^v.Vjili^ itapaoT'/f'Ttü 

i'vSptOTCOC. 

[2] -c^'O toi(Saioi;>-. Tors 6 iou^aibc (ttevz^ä? d^ev oi^ev 6 6s6?, avOpojTre, ti avTiOswai 
cot' oüy. oi'^x. Kai sjjie lyiv äirsVAetu«;* ei 51 oXw; Qxopri? OTi 5uvvi yi|xTv Trapy.iTTYicat ort 
ßsbai'a äijT'.M •/; n'.aT.i aou, xxl oti ■/i'XOev ö Xp'.GTOi;, sytü ävOpwTtou; i/.avoTe'poui; [ao'j xal 
vo;7.0|7,aO£5TE'pcnj;, sii; oij; ö ly.ö; oloi; iTvoy.päaaTai, (oc lepeT^; y.ai ipy iTuvaycoyou? . napaxalw 



VC 



10 



V" 1). l • • i 1 

auTOu; cuvayÖrivai y.al (juvapat (i£Ty, gou. 

[3] 'O ö£ yptcTtavo? TauT«. iy-ouia?, icy.l ^vi/.w Oeov irijpwOEt^, £'nv£V ey.v öuvv) aÜTOv tov 
Mcoüijsa y.a). tov Axulo xai TOug o(oo£>cst xpotp-^Ta; /Mi tou; TECdapa? tou? «)vXou; ävxcTTJiry.t 
£)c TöJv vexpcüv xo.'i evs'yy.ai üva i7'ji^7iTvfcwa£v Tceal Xoigtou, toDto e[A0t Y«pi: '«•ai z.a'jyvip.a xou. 
spyov OsoO £(jTt'v. Ral xt? [/.O'. Su(7£i touto £'.772?, iva x.iyw svc'yy.w -oü,; oü>ovA.y. y.Tzoan'k'^u^ 
■/.ai Tou; TETiapav; £Üayy£)a'7Ta^, /.al yäv/iTai. toD y.'jptOLi xy.l ivepl y.upiou ö ttoXsjj.ci?, j^.äX'Xov 
^E ö c'j'Xyoyo;. 15 

'i. <6 iouSaio;> ces deux iiiols soni sans doutc a supprimer. — 21. x«pä. — 13. Y.afta. 



Christ. Je t'exposerai clairemeut d'apres tes Ecritures tuut ce qui regarde le 
Christ, lorsque tu auras accepte ce que je t'ai dejä dit. Jusqu'ici, ä ce qu'il 
semble, je t'ai moiitre que celui qui vicnt est Diou et non purement un homme ' . 

[2] <;Le Juif.> Alors le Juif dit en gemissant : Dieu sait. homme, que t'op- 
poser; moi je ne sais pas. Tu m'as enferme. Mais si tu as pleine confiance de 
pouvoir nous exposer que ta croyance est solide et que le Christ est venu, 
j'ai des hommes plus capables et plus instruits dans la loi que moi : le peuple 
entier a confiance en eux, coinme en ses pretres et ses archisynagogarques. 
.le te demande de te reunir ä eux en public devant tous, devant la ville 
(entiere), pour discuter avec eux. Je suis pret pour ma part ä les faire venir 
et s'entendre avec toi. 

[3] A ces paroles, le chretien enllamme du zele de Dieu dit : Si tu pouvais 
ressusciter des morts et faire venir Moise et David, et les douze prophetes et 
les qualre autres (prophetes) afin que nous cherchions ensemble le Christ, ce 
me serait sujel de joie et de vanite, et oeuvre de Dieu. (}ui me donnera (seule- 
ment) ce que lu dis afin que moi aussi j'amene les douze apötres et les quatre 
evangelistes- et qu'il y ait le combat, ou plutöt l'entretien du Seigneur au 
sujet du Seigneur^? 

1. Ceci conclut pl re.siimo ce preniier entreticn : Le Messie esl Dieu el non im pur homme. A Iravei's 
quelfiues digression.'^, la pensöe se puursuil aveu uiie certaiiio unilc. — 2. Les douze pelils prophetes 
et. les quatre grands s'opposent aiix douze apiMres et aux quatre evangelistes, niais cotle Opposition est 
iuexacte, puisque les douze apolres n'ont pas ecrit coiiime les douze prophetes. Leur tömoignage ne 
saurail 6ti-e que celui de la Iradiliou catholique. — 3. II s'asil d'une cuerre pacifiquc en quelque 
sortf, d'oi'i la correction ; |j.(x).),ov Si 6 au/'/ofo;. 



[45] DEUXIEME EXTRETIEN. 215 

[4] Kai ävac-avTe; oi tou^aioi (ZTC^'XG'jv r,v vap SGire'pa' ä— 6 yap wpa; TrpwT?,: " ew; ♦ toi, i:j', 
dSaa; ^ex.zTr,; 5[j.t:6v&); iy.9.f)ir;f)-r,r:xy, rvi? ßpcoiew; ÜGTiep s-i>vaOö(X£voi. 'Up-zicav-re; eauToi; 

^uvap-s; ö-Ai^ovTai, /.ai cps'po'jc.v r/.'Xe/iTO'j; tivx: x.al Aoyiou; avi^pac £t; ä/.pov yivwcjx.ovTa; 
■"' T71V ysacpriv, x-ai rj,T,S£v ETTtyivto'i/.'iVTy.^. 

AIAAEZIS B' 

I [1] Suvs'XOövTs; fis s-l to aiiTO /.xTa -ra So^avrx r,[/.iic TS x.al tüv io-j^xitov oi T:po/.p'.TQ'. , 
!Tuu,TCa50VTOC /.x'. "T^/.Oc'j; O'j/. öXoyo'j 7.aüJv, to'ji^atwv, £X>./jvcov, capiÄpciTiüv, aipcTty-töv, 
vowrtxvüjv, * (^•/;[j.6'7io; yäp r,v xai [/.zXa 6 totco; epi.<pxv£(7TaTQ;, oia iy. /.xy.o'jpyou ae>.£Ty): * foi. i^'. 
10 'jTtapyovTcC y.xl [/.XTaia; (jX.£vJi£(o? jcsci c'juKpuviag, TrpoTTSTEuovTai d^ew:, y.xi coSapoic toT; 
rfiici, y.al )i6yoi; TpxvÖTZTO'.;. /.al y>,wTTv; i'XXvivto'., EpuTüctv toiz^e. 

4. öit)iCo''T»'- — ll- YÄwTTr]. — .11 roiä Se. 



[41 Alors les Juifs se levereiit et s'en allereiit. Car c'etait le soir; et depuis 
la preiniere heure jusqu'a la dixienie ', ils avaieiit combattu avec peiiie conimc 
üublieux de la uourriture. Apres avoir fixe im jour, ils fout de grands et soleii- 
nels preparatifs pour reiitretieii, et ils choisissent des hommes remarquables 
et savants, connaissant ä fond l'Ecriture et ne decidant rien". 

DEUXIEME ENTRETIEN. 

I [1] Nous nous rassemblons donc pour discuter, selon les Conventions, 
nouä^ et les chefs des Juifs; une nombreuse foule de peuple est preseate : des 
Juifs, des Grecs, des Samaritains, des heretiques, des chretiens \ car le lieu 
est public et tout ä fait en vue. Les Juit's semblent tous pousses par un faux 
zele de vaine rocherche; ils parlent avec precipitation; leurs attitudes sont 
insolentes, leurs paroles vives, et ils nous interrogent ainsi en grec\ 

1. Le Premier entretien est cense s'etre prolongö un jour eiilier. CV'st beaueoup, car on y a dit bicn 
peu de choses. Jlais qu'importe, puisqu'il s'agit d'une construclion arlilicielle? — 2. Les Juifs sonl-ils 
de raauvaise foi en choisissant des sophistes qui se refuseraient ä rien conclure? Remarquer peut-etre 
l'expression ).oYio-J5 i'vSpo; qui est en quelque sorte traJitionnelle. Malchiion. ladversaire de Paul de 
Samosate au uoneile d'Antioche, est dejä un Xoyio; ävrip (Eusebe, H. E. vii, 29, 2). Le concile d'An- 
tioclie de 324 a egalement entendu les discours de Xoyioi ävSpE; qui n'etaient pas necessalrement dos 
eveques. — 3. Les interlocuteurs sont nombreux; du cöle chr^tien en parliculier, le moine du Pre- 
mier entretien est remplaoe par une collectivite, anonyme d'ailleurs, tout comnie celle des chefs juifs. 
La discussion a lieu cette fois-ci dans un lieu public. — 4. Toutes les religions et toutes les races, 
c'est la foule cosmopolite et curieuse des citös orientales. Noter que les heretiques ne sont pas regar- 
des conime clii-etiens, pas plus que Ics Samaritains ne sont confondus avec les Juifs. — 5. L'emploi 
du grec etait tout naturel dans la cite, en majorite grecque, de Damas. Dans le Dial. anlimonoph. 
1, p. 123, 8, le stylite qui est le porle-parole des heretiques, sait 6galenient le syriaque et le grec. 



21G l.ES THOPHEES DE DAM AS. [46] 

[2] 'O lO'ji^aio;- 1^00 i'Öv/) y.y.\ ^6o 7.ao'j; -/i ypacp-/i ex toö 'I^iaz/. ysvvaaÖy.!, s[j.apTiJpr,5£>/, 
jy-äAlov ^£ yjvvYiöc'vTo.' ivoio; i; ocütoim ÜTCcepj^^ei; si-e r,[Atv. 

'Ev TO'jTw cDtoTCTi'crxvTe; ol Ss'.vÖTaToi, iva av sl'-wjjLEv r/. to'j 'Hcxö, eüOu? äTro/.piOw(;iv 
dpa ouv ÖTi. [xicji ÜLtX; ö Ösoc" jI-sv y/.o" « tov 'Iay.to€ •^yx7n;i7«, töv be 'HiraCi ey.('7v)r7a ». 
fdl. n'i Et §£ ei7:td[A£V oti sx toO * 'Iaxw6, ivTepoiTviffwciv y,x\ tccö; oüx sQaxo'Xo'jOelXi tu v6[/.w •"• 
To5 'laxuß, ä>.>>a. to'j Ilaaü" ä— epiTjAViTOi yzp eijTJ c'j; oi u'.oi toD 'Hoa'j. 

[3] 'O ypicTiavi;' ^laxpoucaixevo? oOv syw ivor^Tw: xo irj[/.iv£7v'X£y|/.£vov t-7,; sptuTVi'crEw?, 
Dixo^ojATJcai TÖv locov ßou'Xö[A£vo;, äjy.a ts -/.a.i a'jTou; ^la toO >.dyo'j ai; [x.£!.,ova TCpoxpsijix^Oai 
{^•/ixTiCiv TTjo; xr,v xcöv axouovTwv ojcpeXEixv elxov. Ol TCepi Oso'j xy.l xüv xov) öao'j Xoyojv xat 
epyojv 5'j"(v{xvi(Ti.v (juvavösvxe; £7ul x6 aüxo Tvof/iTx^Öat, xov ipobov xoS OeoG ttoo öoQa'XiJ.wv lo 
■7rpo9£[A£Öa.. AiaaapxiipO[J!.zi ttzvt«; xo'j? ivxaöÖa ^piirxtavo'j;; xai e^pxio'jc, svcöttwv to'j OeoO 
^ fol. 134 ' xal TÖJv ixlexTiüv xal äopocTtov i^i»vzjjt£wv, [x-/;i^£i? 'jSpicei, ultiOsU ß^accpvijy.viGS'. x-/)v toO 
exspou TTicTiv. p,7i()£i; api'jyiTo; ojv oopubcv TCOiriijEt, ;j.-/iO£ti; xo »t'jvsioo; auxou xaxa-axYiiTEi, 
avji^st; xviv äl-/iO£tav äTroxpu(J/£i. S'jveto; yviiifii» rj ou'X'XQyoc, tva ;y.r, yr/r.xa'. w; ■rcoA£[y.o:;, 



[2] Le Juii': L'Ecriture temoigiie qu'Isaac engcmlre ou plutöt a engendre 
deux nations et deux peuplos. F)is-nous auquel des deux tu appartiens. 

Ici, ces hommes liabiles voyaieiit bleu que si iious disioiis : d'Esaii, ils 
pourraient aussit(Jt repoiidre : Vois donc que Dieu vous halt, car il a dit : 
« J'ai aiine Jacob et j'ai hai Esaü »'; que si noiis disions : de Jacob, ils 
riposteraient : Et pourquoi n'obeissez-vous pas ä la loi de Jacob, mais ä celle 
d'Esaü, car vous etes iiicirconcis coinnie los lils d'Esaü. 

[3] Le Chretien : J'ecarterai les vaines subtilites de la question". Car je 
veux edifier le peuple et je parle eii raeme temps pour elevor la discussion et 
pour etre utile aux auditeurs. Puisque nous sommes assembles pour chercher 
ensemble ce qui concerne Dieu, les paroles et les oeuvres de Dieu, plagons 
devant nos yeux la crainte de Dieu. Je preiids ä temoin tous ceux qui sont ici, 
chretiens et Hebreux, ea face de Dieu'' et des puissances elues et invisibles, 
personne ne se montrera insolent; personne ne blasphemera lä foi de son 
adversaire, personne des nou-inities ' ne causera du trouble; personne ne 
foulera aux pieds sa conscience, personne ne cachera la verite. Que notre 
cntretien seit prudent, pour ne pas devenir un combat ; que notre recherche 

1. Mal. 1, 2 (eile Rom. i.\, Vi), ('.'est le meine geiire de discussion que l'on trouve si fröquerament 
dans l'Evangile enlre Jesus et les pharisiens; cf. Matth. x.'cii, 41 ss. ; Mc. xi, 27 ss. — 2. Le chretien 
refuse de repondre — tont conime le Christ, cf. Mc. xi, 33 — aux questions oiseuses et aux subtilitös 
de l'e.x^gese rabbiuique. Ainsi avait-il deja l'ait au d6but de la premiere discussion. — 3. Cf. II 
Tiiri. IV, 1; I Tim. v, 21. — 'i. Les non-initiös ne sont pas, me semble-t-il. les non-baptises, mais 
seulemenl ceux qui assistent a la conlruverse sans y pi'endre part officiellenienl. 



[47 TRIUMPHE DU CIIRISTIANISME. 217 

et? ß'Xactpvipiiac, ä}.Aa ivot^xTCü ö Oso? /.ovo; to 'JTdix.a. /.yX Ta lOTa y.ai tou; ö(pÖx'X[/.0U5 Y;[y.öiv, 
t'vx 0'. [7.71 ß'Xe'-ovre; ß/.='i{/u(jiv, y.ai oi TCAavtijAevoi £Tci(7Tps''J/&)'7t, /.at oi äY"'^'^'-''''^? '■P'^" 

Rxl (XTjS/tpiOy.ffav tjzvte;" iy.r.v iij.ry... 

II [1] * ... « y.y.l 7:pocr](popäv O'jy. ■flfJslvjoa;, cöa« Äe xaTVipTiato f/.oi' 'j'/jy/.y.j-:di'j.y.zx v.yX ' ful. l;i."> 
« Trepl äjjiapTta? O'V/. I^vitviit«;' tote siirov i^ou -flV.tü ». Ti Isysi; Aa'ji^; ti yzf ", iiüjy.aTo; 
et oTt 5iü[ji.a x.y.TvipT''(>b) [/.oi ßoa; ; ti yzp; [i.£Ti tov v6aov -/.al Tai; Ouci'a; scpÄvr,;, oti Xe'yei; 
rjAoxa.uT(i>7.7.Tx y.xi Ttepi aaotpTix; ou/. £,vi~i'j3t:, TOTe n—w tocj vi/.co; o'jyt ©vi'jrr o'j — epi 
10 e[/,oS zxuTX Asyo), älT^o; ecrlv « suXoy/iu.s'voc ö spy öaevo: sv öv6(y.a.Ti itupiou 6eo; x.öpto; ». Ti 
zoto'jaev iiJeXooi; iSau 6 Aauli^ e'v övrjy.y.Ti x.upio'j Oeciv y.upiov Aeyei £pyo[/.cVov T''; äpx toOto 
VMy.lJjay.'. «^uvarai, y.ai [tr, [AälT^ov ö|xo}k0y7i(jat, ot'. tcscI iraTpo; y.ai uloO ecTi to 'Xeyou.evov, 
' TO'j Y^zt 'res(/.ivo-/To;, ToCi Se epyoafvou; [2] Aio iji/.(iv XeyovTüiv oti ävOsiTe y.7.1 -'XriO'jvjcOe y.zt ♦ fol. i3r, 
T&v V01J.0V cpulaTTETe, oüöe ei; Tciiro^ eic eopTYiv vi Ouciav ütco 6eo'j 'jij.vi syy.aTa'Xc'leiTrTat, 

15 äXXz 77/.VT(OV eTTEprjÖYlTe, T-O; 'lepOUCalyijJL TtpWTTi?, ToS OpOU? TOS SlVXtOU, TO'J TO— OU Tüiv 

6. Entre le f" 134 el le 1° 135, il y a iine iMinniP, inuljableiiiciil (J'iin feiiillel : le f" 135 cummeiu-e au 
milieu du uiol npoolsopiv. — 9. ixepi. 



soit calme, pour ne pas degenerer en agitation. Ne tomboas pas des pro- 
pheties dans les blasphemes; que le Verbe divin ouvre notre bouche, nos 
oreilles et nos yeux aiin que ceux qui ne voient point voient ', que ceux qui 
errent se convertissent, que ceux qui ignorent soient eclaires. 

Et tous repondirent : Amen, Amen! 

II [1] ....Le Chretien- : « Tu a'as pas voulu d'offrande et tu m'as forme un 
« Corps. Tu n'as pas desire d'liolocaustes ni de sacrifices pour le peclie; alors 
« j'ai dit : Je viens » '. Que dis-tu, David? Quoi donc? es-tu incorporel que tu 
cries : « Tu m'as forme un corps. » Cumment? As-tu paru apres la loi et les 
sacrifices, que tu dises : « Tu n'as pas desire d'holocaustes ni de sacriüces 
« pour le peche; alors j'ai dit : Je viens »? Ne dit-il pas : (en realite) Ce n'est 
pas de moi que je parle ainsi, c'est d'un antre : beni celui qui vient au nom du 
Seigneur, le Seigneur Dien '. Que ferons-nous, freres? Voici que David parle 
du Seigneur Dien qui vient au nom du Seigneur. Qui peut resoudre lu ditfi- 
culte sans confesser qu'il s'agit (ici) du Pere et du Fils, Fun qui envoie, 
l'autre qui vient? [2] Vous dites que vous croissez et multipliez, que vous 
gardez la Loi; et Dien ne vous a pas laisse un seul endroit pour vos fetes ou 

1. Cf. Is. vi.9-11; Matth. xni, 13; Mc. iv, 12. — 2. Le clir6tien a repris ia parole. 11 sagit loujours 
üc lopposition entre le peuple chnilien et le peuple juif. —3. Ps. xxxix (xl), T-S. — '1. l's. cxvii 
(cxviii), 26-27. 



218 LES TROPHEES DE DAMAS. [48] 

nopsuou iv Ispo'JcaV^fy-, £l'c£>.es sv tw Sivaüo opa; cou, /.areXös =v tw 'lop^zv/i, otcou [/.exa 
yapa; hfi^iMi^, «vsXOe oivou Mioücr,; ö erb; steIeüt-aictev. "ISs -r^ve; vOv toÜ; äyiou; toS öeo-: 

lül. 135 'o-ou; -/.a-v/Q'JGiw , /M Tt ).£'-'co Touc sip-flu-svou; TÖTiou;; =xi^-/)Tr,cov * T«. uapara rr,; y^;, tz; 

^"■"- v4oou;, xi; •/•irsipoo;, x-;;^ AiGiOTTiav, xi; ßpixx^i/.ä; ylcixxa?, xa vOTiaia Aiv^i^Toy, :, 
OTTOU TCpco-/iv xb Tizs/a. s^aye?, xoc y.uy.)M iq eTtepaca; Ga^/iTC-/);, xa; -/.(ojxä; •/,; '5i.-?i7.f)£; £p-/)[;-Ou, 
xou; xÖTOUjoÖev xr. eOvr, svtx.Tiffa.;, x-;iv xwv A[J.aA-fi/.ixSv -ö/.iv, t-}iv y.'Xw'j ttoaiv xdiv Out'.cö-/, 
nepciSo: xic x(Lv icxpoloywv xoTCoÖe-rfa;- rzvxa i-ld.; ric Ttsparx Tuspi^'oaas, -/.-/.l b'ij/-/i 
Övcia; aiv i'aryv/.Xi Tre-xwic'ica;, Ou?;La; Ss vo[j.iy.«; TCXuÖeica;, pOou; 'En-/iva>v y.al Tvaiyvwa 

fol. 135 -ai^aptöSr, atcx.pä ciojix-flcavxa, TcT^axwvtKou; * äpyouvxr; >6you;, ■-ipui.x.i u.-}i cpxiv6[A£vy. 
£V^(o-Xa, AtvoVaoviou TrauOsvxa esT-iTu.y.xx, Aiyüirx'.ov ^apaco UHr, TrapaÄoÖsvxa, M£[;.cpixcÖv 

5. YXÄTTa«. — 6. r,;. — 7. T|),io-:. - 8. 4it),.T,;. - 10. Tt/otTrrny.O'J?. - lU. dpvoOvTa. - 11. probableiTirnt 
pour 'Aitö'/ ■/ wvo;. 



y. 10 



v°b. 



vos sacriiices. Vous etes prives de tous, de Jerusalem la premiere, de la 
montagne du Sinai, de l'oasis des soixante-dix palmiers et des douze sources' . 
De partout Dieu vous a chasses, et il nous y a fait habiter. Va ä Jerusalem, 
avance vers la montagne du Sinar, descends au Jourdain oii tu dansais avec 
joie', monte (ä Fendroit) oü ton Moise est mort*; vuis qui occupe mainte- 
nant les lieux saints de üieu^ et que dis-je ces lieux-lä? examine les extre- 
mites de la terre, les iles, les continents, l'Ethiopie, les peuples de Bre- 
tao-ne", les regions du Sud de FEgypte oü tont recemment tu as mange la 
Piique, les (pays) autour de la mer que tu as traversee, les villages du desert 
que tu as parcourus, les lieux oü tu as vaincu les nations, la viUe des 
Anialecites', Heliopolis (cite) des sacrifices'; les endroits de la Perse fixes 
par les astrologues; parcours, en un mot, toutes les extremites (de la terre) : 
et tu verras les sacrifices paiens tombes et les sacrifices legaux interrompus; 
les fables des Grecs et la honte de leurs jeux d'enfants oubliees, les recits 
de Piaton tombes en desuetude, les idoles des heros disparus, les oracles 

1. Cf. Ex. .vv, 27. — 2. Cf. Ex. XIX, 1. Des le iv siecle, le Sinai fiit oceupö par des moines. C'esL 
en 527 que Justinien fit construire le couvent acluel qui regut plus lard le nom de Sainte-Catherine. 

— 3. Je ne sais a quel incidenl il est fall ici allusion. Le livre de Josue ne raconle pas que les Juifs 
reierenl par des danses le passage d\! Jourdain. Au v° siöcle, des laures s'(5taient ötablies sur 
les rives du Jourdain. — '.. Gl. Dt. xxxiv, 1. — 5. Cf. un developpemenl analogue Dial. Papisc. et 
Pliilon. y, 6d. Mac Ciffert, p. 59, 3 ss. ; Anast. Sinait., Disput, adv. ludaeos \; P.G. LXXXIX, 1221. 

— 6. Les iles Britaniiiques sont aussi mentionnöes, comme formant rextr6mite de la terre, parle Dial. 
Papisc. et Phil. 9; ed. Mc. Giffeht, p. 60, 18 s. — 7. L'allusion ä une ville des Amalecites est assez 
(itrange.Dans VUnninasticoii. Eusebe delinil Amalec la region dans le dösert situe au sud de la Judöe, 
s'6lendant jusqu'ä la ville appeli'e niainhMiuTil l'L'lra. ([uaiid oii va vers Aila. — S. Cf. Is. xix.l8(?); 
JOr. XI. III, 13; Ezecli. xx\, 17. 



t"*'^ TRIOMPHE DU CHRISTIANISME. 



219 



« Aoyo; ^ .po, xov 9sov, ..l Oao, ^v ö Xoyo;, ..l .ip^ ^y^vaxo ..l =.>c^vco..v ev ^.iv »• 
:, (...pov .a.§.pco. I.avvou iü.cao, liyo, i.e'^pa?e .x6,.a.« IsovxoXoycov 'EU.'v.v ' .«l ^ iol. ,:. 
.u?.yl..a.. p^xöpcov. 'E.e? ö^a llaOÄov xov [o.Sa.ov, ...xx iou^a.'o.v ^x).,x« ^yc.v.^V.avov ''^ " 
.a. Isyovx.- « s.' s^x^tcov xöiv v^j.apo.v xo^x.v, iX.)..o.v ,f.W i 0:0, ev ut^ „ . « A.6 ll x. 
« ou ^^aar xöv xJp.ov 'I,.oov, -^xco ivaöai..a «. 'E^er öpa; xdv xa^o^v.v Xayovxa « ß.'gV.' 
« yava.a.;^ I.,oa Xp.xoo .loO A.olä .JoO Agpa.f. ,.. 'E.r öpa, oü %.:., .i,,..,, i,,, 
6..a; ..acaco;, o.. öpx.yof..'xpav ^ oipavoo ^.i .ep.xapiv vo.xv. iy.'o. .vau.axo,, 
0. e.Xa...v ap.Op.v an. .o..,.g.;6p.v ,ogapäv, oO ,.p.^ .ovx.'Cou.av äX).x ^\'aeaov 

/.oyo;. xac r,v ,tpb; . y.ai semble avoir m efface. - 8. eko,. ^ ^' ~ " 



d Apollonius reduits au silence ', le Pharaon d'Egypte livre ä l'oubli les divi 
natious de Memphis^ soumises, les sophismes d'llomere vaincus; et toutes 
ces victoires remportees par douzo pauvres gens, pecheurs, cordonniers^' ou 
douamers, dont . la voix s'est fait enteudre Jaus toute la terre et les paroles 
<^ aux extremites du monde jiabite » -. [;jj G'est chez eux que tu eatends 
(cecij : « Au commencement etait le Verbe et le Verbe etait en Dieu et le 
« Verbe etait Dieu. II est devenu chair et il a habite parmi nous » '. La parole 
d un pecheur, de ce pauvre petit Jean, a ferme la bouche aux Grecs ruo-issauts 
et aux rheteurs euflammes. G'est chez eux que tu verras Paul le juif le o-rand 
adversaire des Juifs, (et que tu l'entendras) dire : « Dans ces dernii3rs Tours 
« Dieu nous a parle par son fils ««. « Si donc quelqu'un u'aime pas le Seio-„eur 
«Jesus, qu'il soit anatheme «^ G'est chez eux que tu verras le douani^r qui 
dit : « Lnre de la generation de Jesus-Ghrist, fils de David, fils d'Abraham »» 
C est chez eux que tu verras non des sacrifices sanglants, mais des sacrifices 
de louange '; non la caiUe qui descend du ciel'«, mais la colombe intellicible 
du Saint-Espnt ' ' ; noil la mer Rouge, mais la piscine redoutable, qui n'enc^loutil 
pas Pharaon mais qui chasse le demon; non la manne '^ en nourriture, mais le 

A,In" '^^'^""^ ''°"'' ""^'"'''■' '■'' '■ "' °'"'"''' d'ApolIon, plutöt que de songer ä une allusion ^ 
Apollonius de Tyane. - 2. Cf. Dial. Papisc. et Pkil. 13; ed. Mc. G.kfeht, p. 74 4 .. Las a Ls 
de I Egypte. les divinations de Memphis, les adorateurs du Nil figurent lä en bonne place MG S 
conclut de ee passage que la source du Dialogue «ait d'origine egyptienne ^p. 43 s C 'h .W p 
certam, pu.sque les Trophäes de Damas, ecrits probablement en Syrie et sans doutenfi 7 
rauteur du Dialogue, cilent d.J. rßgypte et ses cultes. - 3. Selon l'es Acl tp xt 3 ai^Tpan, 
etaUfa.seur de ten.es («.vo.ocöO; je pense cependant que c'esllui que l'on veut de^igne'r i'c pa ,ti 
thete de cordonn.er. - 4. Ps. xvi.i (..i.x), 5; cf. Rom. .v, 18. - 5. Joan. ,. ,, ,4. -\ 116b. •> 

10. —12. Cf. Num. XI, 7 SS.; Joan. vi, 31 ss. ' 

PATH. OR. — T. XV. — F. '2. 



e 



b. 



ful 
V" a. 



220 LES TROPMEES DE DAMAS. [50] 

' fo!. 136 äoav(i:oua«v, oü (.avva sl? ßpü.civ iUi co...x Osoö et; |X£Tx^r,f v, * oüy, üScp ^x. TueTfac, 
"'• äir alfxa k 7.>-3.?Ä^ iyi.;, oü px^^ov Apiov äyiav, äUi pxS^o. toO cTa.po., ou 
^-.yi; ...pa; äW,. Oar.ppuTOu: :.r,yi; ypa^c.i;, o'. 6u,.a.T.'ptov )cptoü äl^i: e...a..TVov 
ipoa TOÖ 6eoO, oi cap-/.ög ::e?tx.ox-^v i.\\x i.aapTfa; xspiTop'v. [4] üou ti >:ai eopTi »c 
c.Vaoov; ^o^. to ^i^jc* -^'^^- ^^^ ^°™" ^'^^ «^^^'^^ •/-aTExoaevo., Iv «o 6 Beo; sopT«,av 
.01 ipo.ET«Eev sl^3V y«p- p e^viv cot 7:o.^c«. kxöc 'hpo.o>0(.cov X'ov iopT-^v .>aT3 v-av 
xia/a ^eyei? 7:ouTv, x&v G=c-/,vo7ur,y.'ocv , xScv cocX-Lyya., Trapav.o-Jwv toO ÖsoO ^.i to. tot^ov 
130 xapavoi;.si;. Tovxcov oOno; ey.vTcv, * ^\r?ov ;.o. ::cö, a^:> aü^ivsK, eyi. 5^ eXocttoO[.«i . ^ 
III [1] -O tooSato; eixs.- sJ xaOTx oOxco: s^ei /.aOcoc .ü l.yar,, 7To9ev al acy^fxalcü.tai 
«: epxoV-Svat 7:00; 0[..a~;; x(vo; al y/.pat al sp.aoüf/.svac xoyxavo.aW x=cxi xwo; xocoOxo. 
^61e(Ioi e^eysipovxa.i; :TOfov aUo yevo, uo^^f^eixai cö, ot ^P^"'«^^':; «"^^^ •"■*' 5uc7...tou;.ev 
6x1 Xpiaxö? TTxpsysvexo- I)C£;vqu y«p sp-xc,..evou ake. 6 upocp-/[x-/,c 'Hdoc;«? >cal 6 M^xa.«; oxi 
do-ryvicz. 'h yvi^-^-l •/.y.et.exai «.OpcoTO? ä..sp.po; ev xcö ol'jccp aOxoü, /.al auy/.o.|o..tv xa: 



Corps de Dieu en communion; non l'eau sortie du rocher', mais le sang q«, 
coule du flaue sacre (du Sauveur)'^ ; non la verge sainte d'Aaron% mais le bois 
de la Croix- non les sources ameres", mais les sources qui fönt couler 1 eau 
divine Selon les Ecritures''; non le sacrifice d'un bouc", mais le sacrifice de 
l'ao-neau de Dieu'; non la circoncision de la cl.air, mais l'enlevement du 
peche. [4] Oü celebres-tu aujourd'hui tes fetes? oü fais-tu la Päque, puisque 
d'autres* possedent le lieu oü Dieu t'a ordonne de la celebrer, car il l'a dit : 
il ne t'etait pas permis de faire des fetes hors de Jerusalem^ et si tu pretends 
celebrer la Päque, les Scenopegies, la fete des trompettes, tu desobeis ä Dieu 
et tu es inlidele ä la Loi ä cause du lieu (oü tu celebres). Les choses etant 
ainsi, montre-moi comment tu grandis et moi je diminue. 

III [1] Le Juif : Si les choses sont comme tu le dis, d'oü vient que tant 
des vötres sont faits prisonniers de guerre? A qui appartiennent les regions 
devastöes? Contre qui sont soulevees de si grandes guerres:» Quelle autre 
nation combat-on autant que les chretiens '"? Aussi croyons-nous difficilement 
que le Christ est venu. Car, lorsqu'il viendra, ä ce que disent les prophetes 
Isaie et Micliee, la terre sera en paix, Fhomme se reposera sans inquietudr 
dans sa maison; on transformera les glaives en faux et les lances en epieux 

1 Cf l-X xvu. 1 SS. - 2. Cf. Joun. xix, 31. - 3. Cf. Ex. vn, 8 s.<. - '. V.L Ex. xvi, 23 ss. - 
. er .loan. IV, 13 SS. ; v„, 37 s. - 6. Cf. p. ex. L6v. xv,, 15. - 7. Cf. Joan. ., 29. - 8. On remarquera 
uue le rhrölien no dit pas : Nous possödons Jerusalem, mais d'aulros la possedent. Ces aulres .lu. 
^0 sont ni uifs „i chPoUens. sonl les A-abes. _ 9. Cf. Deut. xn. 5 ; Joan. .v, 20. - 10. II s'agit .a surlout 
des guerres soutenues par fempire grec contre les Arabes. Dos 632, .Terusalem ota, tombee enfu 
les mains des musulmans. Damas avait ete prise en G3'i. En 675. il est vrai, le Khalife de Damas avad 
,.„Ms,.„li a payor nn tribut annucl ä l'empereur. Mais de toutos parls Conslantln avait eueore a luller : 
en 67'J il avall elr balhi par les Hiili^ares. 



10 



f^*J TRIOMPHE DU CHRISTIAXISMR:. 



221 



TTfOy-OT^; OTl SV T-^ XXpO,,,',. ^.^ Xot.TOO, 1 = C0V X.«i OVO, iv TÖi «;.X ßo<T=Cy,9-,'.OVX, ., ' fol. l.G 

x-a. ßoO, X... ^r^pS.l., 6aoa ^ayov.ac a^upa.. Oco,- .oörcov ,.-^ yev.f.e'vcov, ini xoü- '°'- 
vavToov ü,..cov -oX£,xou.7.Evtov, ^E'yeTE Örr. -^leev 6 XpisTdc toü ÖsoO; 
5 [2] 'O xptGT..avd,- ,^cTx-^, .-:;.,; rr,, spcoT-^,7sa,; , d\TT-^v >cal t'^v äxoAoyfav ävxy/.r, 

ymaSaf xapi f/iv tq.: E-:p-,x.=vy... xov Tvpocp-.V^v 6t. tou Xp.^roö spx;o(Aevou ^Jp^vEU«. -'n yo, 
ouy_ CO, cu voar,- t-^v ejp-öv.v el^sv, ä'AX' or. ■;,..y^«,o..cv ä. r-^; ei^U^^oXarpa^x, o[ ro^ol 
T..V avOp<.,::a>v, xal s^.yv.i.ovTxc rov x.-Jptov i^o.V ;..'« lü<y..,, ^l-},, ÖV. x...l sJo.'v.u.ev ■« 
e^c-avi.t'a ;^prJvou; [.ax.poi,;, x«l ßaOsrav sip-.'vr.v ro ßaatletov -öyx.v äx=x.Tr,TO- 'oÜttco yäp ' fol. ,3: 

10 ^evT,xov.a sV. oi ,:«povxe, ^oX^f^ot äyepO.'vTe, l^^ou.r JÄoO .al Seoreoa i:.d^e.?., " " 
L3j Iva ^a xa. xpcT-/,-. El':rc...3v, xoUi-xK ?«CvaTaa ö 836; ec:.a.v ypa;mara x.:cl aaxaxoc,'«? 
a.T.- STTS'. i^ob Iv T-^ ß.TA« T-Ti; yave.sco; Xeysc ^.spl t<ov iv9pcö:r<ov, 6.. « .al eW. 6 ^ogo, 
« ..[.cov e::l xi Gvip/a xal i,ri Tvavra xi eoT^exa toO iypoO )>• aiT^s y.o. r/rr :.cö; vOv oöx. «üxi 
<po6oavrat :n[.ÄC. äU' ^pl, ^.Oyo^av äH .^xcöv; Eixav 6t. . stc xpä, ^(.epa. .al N.vaol 

15 « .axa.Tp«cpyfceT«. .,, .«l oö. sxo^,,.v. Ei^av 6t. * « k«Tiv el«.. et, ect«. r, Wn Toiv ivöcoi- * Ibl. 137 

' I- b. 

11. Au lieu dP YPW«ta, ,j,;.uWlr,. r.n,l-i| üre „piy^^a. ^ 13. oO-/. - 14. fz-^yo,a,.. 



de chasse '. Le prophete dit encore qu'a l'avenement du Christ, le lion et l'äiie 
paitront ensemble, le bcBuf et la panthere mangeront en meme temps de la 
pallle^ Puisque tout cela n'est pas arrive, mais au contraire que vous etes 
combattus, comment dites-vous qu'est venu le Christ de Dieu.^ 

[2] Le Chretien : Ta question est double; il faut donc qu'il y ait uiie double 
reponse. D abord, de ce que le prophete a dit qu'ä la venue du Christ la terre 
serait en paix, ce n'est pas de la paix comme tu l'entends qu'il a parle; il 
veut dire que la majorite des hommes se reposeront de l'idolätrie et conn'ai- 
tront le Seigneur. Voilä une explication. D'ailleurs l'Eglise a ete en paix 
pendant de longs temps et notre empire a possede une paix profonde. II n'y a 
pas encore cinquante ans que les guerres actuelles ont commence'. Voilä 
une seconde explication. [3] Et en voici une troisieme. Souvent Dieu semble 
dire une cho.se et en fait ensuite une autre. Par exemple dans le livre de la 
Genese, il dit des hommes : « Les betes sauvages et tout ce qui rampe dans 
« les champs vous craindra » ''. Dis-moi donc, pourquoi maintenant les bötes ne 
nous craignent-elles pas, mais est-ce nous qui les fuyons.^Il dit : « Encore trois 
« jours et Ninive sera detruite » = ; et il ne le fait pas. II dit : « La vie des 
« hommes sera de cent vingt ans » \ et nous voyons que la plupartdcs hommes 



■ Is 11, 4; Mich. IV, 3. - 2. Cf. Is. .XI, ü-8. - 3. Les guerres actuelles : sans doutc los campagnes 
conlre les Arabes. _ 4. Gen. ix, 2. Le texte n'est pas cito littöralement; au lieu des serpents de la 
campagne, la Gendse parle des oiseaux du ciel. — 5. Jonas in, 4. — 6. Gen. vi, 3. 



222 LES TROPHEES DE DAMAS. [52] 

Tvcov », -/.al i5ou öpcl.(.av ort ouU ev£v^>covTa TTAr.poSctv oi tto/.Wi twv ivOpw^rtov. 'Aiv£(p-r,vaTo -/.al 

-/.aTa yocp xk epy« t<Lv ivOf(G7;cov, oOtco /.y.l ol Oetoi Xiyot eva^lia^ovTai -po-t^-ri Guacpäoov. 
[4] ToÖTO ^5= ii-i TO ivapx^oyÖTaTOV, oti -/.7.1 T:o/,£7.o'j(A£vyi r, s/./.VflCta, i-oTTYiTo; xal 
aagecTo; £>£iv£v, /...■ "ävTwv -/.-/t' aÖT-?i,- 7:fOG-/.pou6vTcov, 6 Öey.sXio; i/iv^To; eV£iv£V. T^ 
yap x-s^alr,? /.xl zr^i ^xcikdo.; [axai^irr,;, xocl olov tÖ ccS[..a sü^spci; ivav£oaTai, eÖvo? U 
Mol. 137 » i,i(paV.v Te).£;a); T£Ovfl>c£V. [5] Ei-s jxoi Ss, Trapax.oc^öi, oü^l tö X£pac 6i7£? ü^t-^ o 
'"'• Axvi-fll «va f.£<7ov tSv ^Eica, aOrov ^^ey^^^ ^^^ •at:..;..£vov civ k^ix^aSs, £t; ov -/.al £ip-/)'vr,v 

£)iTTt^£T£ ; 

Oi [vjhXv. £l-ov vxr a'j7o; yzp icxiv ö [A£Tawv irtwuviysiv töv 'Icpa-^'X. 

'O xpt^Ttavo; £lTCcV %y.\ Svtmc o-j^\'7toT£ ^uyxiJ^t,- tow.öty) y£yov£v oüS' oü p y£v/i<T£Tai, 

o'ia -Ä To'Te p'Usi iceGOai, .b; aÜTo; ö t^a^vr^ axpri^pei, ö'n xlpa; 7:06? xeooc;, -flyouv ^a.aCktU 

£7:1 ßa^a£iav ävy.5r/i«Tai, x.acl xaric Tr5<Jav r^v oiKoua£vYiv ,7uvTpi[t[;.ö<; m^ (pögo^? y£vnG£- 

1. 137 Tai- x-ocl oOS£ate av£Gi; TrJxE ö^6-;iG£Ta. ov^aaoO. ÖEpl (A£V oÖv * T'fi? £i?-öv/l? r.? ^'ti^v 6 



I11 



fül 



3. eväXioaovTat. — 8. «va. — 10. eitx'iüvaYCiv. — 11. toixüt»]. 



n'accomplissent meme pas quatre-vingt-dix aus. II se prononce coiitre Achab ', 

contre Manasse\ contre Ezechias ^ et, dans sa bonte, il change d'avis. 

Selon les ceuvres des hommes, meme les paroles divines changent ainsi (et 

s'adaptent) a lutilite. [4j Ce qu'il y a de plus etonnant, c'est que TEglise 

attaquee soit restee invaincue et indestructible et que malgre toutes les atta- 

ques dirigees contre eile sou fondement soit reste inebraulable \ Tant que 

la tete et l'empire restent fermes, tout le corps se renouvelle facilement, 

tandis qu'un peuplc saus chef est completement mort. [5] Dis-moi, je te prie, 

la corne doiit parle Daniel au milieu des dix (cornes)'\ ne dites-vous pas 

que c'est le Messie que vous attendez, eu qui vous esperez aussi la paix.^ 

Les Juifs dirent : Si, c'est lui qui doit rassembler Israel. 

Le Chretieu : Eh bien, Jamals il n'y a eu, jamais il n'y aura une confusion 

teile que celle qui doit arriver alors, comme en temoigne Daniel : corne se 

dressera contre corne, c'est-ä-dire royaume contre royaume, et sur toute 

la terre habitee il y aura ruine et crainle". Et nulle part on ne verra 

1 III Rcgn. XVI, 29 SS. - 2. IV Regn. xxi, 10 ss. - 3. IV Regn. xx, U; rordrc chronologique 
„•est pas rcspectö. Kz6chias esl le pere et le predecesseur de Manass6. Peul-Mro, au Heu d'Achab, 
faudi'ait-il lire le nom d'Achaz, piro d'Ez6chias. - 4. Dans le Dial. Jas. et Pap. 9; p. 60, 24 ss., la 
«Itualion histoiique n'cst plus la luöme; les chreliens sonl persecutes par les nations, hals et combal- 
lus de toules parls; Grecs, Perses, Sarrasins se liguent conlre oux. Cependant ils tiennenl terme : 
leur empire n'esl pas anoanli (oOte t6 ßasO.uov YHiGv xaT^pynxaO, ils conservcnt leurs eglises, ils balis- 
sent des auleis, ils offrenl le Saint Sacrifice. Cela n'est-il pas admirable? Icl, l'empire giec semble 
.•ncore on meilleurc posture; il v a ä peine cirupiante ans que les guerres ont commencc : on peut en 
osp.Tor la r.n i^lorieusc. - 5. Dan. vil, 7-8. - 6. Cf. Dan. vii, 7 ss.; viil, 3 ss. II n'y a pas ici une 
cilaliiiii liltiTale. niais seulLMiienl une allusion ;uix pmpliiHirs de Daniol. 



[53] LE SENS ALLEGORIQUE. 223 

Tcpo^pr^Tvi;, auTYi r, y-ooem;. [6] Flapi de toO* « xxl 'Xe'wv jcai ö'vog öii^.a ipäyovTai xyyfoc, xal 
« ßo'j; /,al -KifOxki^ sv tw a{xa ßoijXViö-flTOVTa'. », eaol Soxei xa eÖv/i -/.al tou; £^ lou^aiwv 
ö'.a TouTwv irpofpviTni; aiviffieTaf vi Txyx /.xi tou;; «.pyovxa; xat Tupxvvou? xai owvei 
/iovTac, ot; i'i [xtz iroifiv/, XpwTOu cjv -oic, %in\C'M x.zl t^KOTy.;; eJpvivtx.ü; TtoiaavOvi'aovTa'.. 

IV [1] 'O loUfWro; ciiTJv r;.7]' pji xzTz Tov tSiov voOv '/.al 'Xrjyi'jy.öv tsc; y?''-?''? spp.v)'v£ue, 
ä^lx eyxu'J/ov ai? x'jtov tov vo'jv x.al to ßxOc; to-j 7:poo-/i'TOu, x.al tw ct/.o-w y.ai T-/i Oewptr. 
aÜToO e^a/colouO-flffcv ßaOv; yap ö vdao;. 

'O y_ptcTiav6;" ti o'Jv; xarö. to ypxjy.iy.a voe^: /.al 5c'y/i, vi /.«tx ivaycoyr,v xal ^' f(j|. i:i.s 
epjjLYivstav TYiv ypa(p7;v r/Ay.tji,6'zv£'.i; ; 

O lO'joxio; eliusv eyu ipiAViveCica'. Tr,v ypaovjv oü T:xfxSiyo[J.'/.i- ttzvt« yip Evcoirix to^; 
£'j voo'jijIv, -/.y.i (pavepj: toi; siipiocouG'. yviuTiv x.xl yxo r/. toj TrxsspjjLYivs'Jsiv tix.vtx x.xl 
sva7,laTT£iv, Ol — oAloi Ti>.y.vöJvTai, y.y; £'jp;c)cov-E; tyjv i'XviSeiav. 

[2] O ^_pi(7T'.av6c eiitev ix-O'/i piev vinouov ö ti E^et tÖc EVTauOx ixxvwtztüu; x.xl vo|y/j7.aO£t: 

TCspl T-flv ypacpviv loudaio'jc* O'j [jle'vtoi x.ai rilTTi'Cov (juvTuyeiv a'jTrjt: ^iaTt).aTuvx',. Aio xapa- 

x.xl(u, s-£i5r, (AzlXov üizE?; tov vo[;.ov x.at t-/)v Tvalaijcv Äiy.6/,if/iv * £TCi'7Ta<70E ü; »xt« t6 * fol. l:w 

i" b. 



alors de repos. Voilä ma demonstration sur la paix donf. parle le prophetc. 

[6J Quant ä la promesse que Ic Hon et Fäne mangeront ensemblo de la 
paille, que le boeuf et la panthere paitront en meme temps', il me semble 
que par lä le prophete fait allusion aux nations et ä ceux qui viennent du 
judaisme. Peut-etre aussi par les lions designe-t-il les chefs et les rois, 
qui dans l'unique troupeau du Christ paitront en paix avec les pauvres et les 
ignorants. 

IV [IJ Le Juif : Ne m'explique pas les Ecritures selon ton propre esprit 
et ton raisonnement personnel. Mais penetre dans l'esprit et la profondeur 
du prophete; suis son but et sa vision. Car la loi est profonde. 

Le Chretien : Quoi donc ? expliques-tu et req;ois-tu l'Ecriture selon la 
lettre? ou l'entends-tu selon le sens spirituel " et allegorique? 

Le Juif : Je n'accepte pas l'interpretation (allegorique) de l'Ecriture. Car 
tont (y) est accessible ä ceux qui pensent bien, visible ä ceux qui trouvent la 
science. A vouloir tout Interpreter et changer de sens, la plupart s'egarent et 
ne trouvent pas la verite. 

[2] Le Chretien : J'avais entendu dire ce quo pensent lä-dessus les plus 
instruits et les plus savants des Juifs dans l'Ecriture; mais je n'esperais pas 
me rencontrer avec eux pour discuter. Aussi, je vous prie, puisque vous con- 
naissez bien que la Loi et l'Ancien Testament s'entendent selon la lettre et non 

T. Is. XI, 6-8. — 2. ävstyuyri signifie le Sens spirituel de rKcriture; cf. Origeiio, Üe itrinc. iv 3, 4 ((5d. 
KOETSCHAV,p. 330,2); IV 3, 6 (id. p. 333, G) ; iv 3, 7 (id. p. 333, 13 et 26), etc.. 



vb. 



224 LES TROPHEES DE DAMAS. [54] 

Ypa[/.[jLa xal oü x.a9' ep[i.viveiav Ü7rxp^ou(jav, StSx^aTs, ■rcapa/ca'XöJ, xcLi; toO Osoö eipviy.dT&i; 
oTi « £iTi)caT/.paTOs 0^ oüic e^ei mtiaij.x £v 'IdpotVi'X », exetvo; 'Hlioö ö öec^iT'/:; /.ai EXit- 
aodo; jcal iz'XaO'. Ttve; [ayi s5j(_71x6t£; (Jiui'p[i.a, [xxxapi^ovTat x.xl 7:ap' üpiSv /«.al toü öeou" 
ücauTO); '/.y-i MeIj^ws^s/. ov s— aiva ■/; ypa<pvi, TvapOevsutja; <paiv£Tzi, xxl [as'vtoi '.ep£ij; Öeou 
tov. [3] Hw; 8l y.al ö Aaui'5 i}/£u^£Tat lEywV « v£uT£pQi; £y£v6[A'/iv, xal yap Eyvfpaca xx'i J 
« oüx £wov öiV.aiov £y)',aTa>.£>.tijt,[/,£'vov, o'jo£ to (7TV£pp.a a'jToO (^vito'jvtx apTou; », toO 

fol. 13S c?7rc'p[;.aTij; to'j laxwS £v AtyjTTTCö Trpo? * 'Iwovj^ (vitouvto? icpTOU?" ü)(;aÜTw; x.al Aotvivil 
jjL'JÖQ'j; cpX';v£Ta'. 'XEyojv, OTI (c £T[;/46'1 ').''9o; £^ opo'ji; ä'veu y^jipwv, xal £-zTa|£ tyiv £t-/.6va, 
« '/Cxl £->//fpojij£v ö 7.160; iraoav T/iv y-7iv ». K.y.1 [/.-ov -o'X)ia\ TrEöiaöE; /.al ÖxlaTTXi y.ai £pvi[/.0'! 
EiC'.v Ev Tri y?!' Tvü; oOv ekelvo; Tva^av tyjv 0!y.ou[/,£'vrjV ■jrT.vipwÖEwxv üttö toC >.i9oii T^äyEi ; 1'^ 
[4] 'liZiyi-'tX ^l y.ou yÜMTO. r,ij.~.-i rtpo^EVEi" ti ^Eysi [7.y, £iii.CTa[y.£voc, äüi; ßaTToloyoiv 
xal >.c'ya)v" « r. TTiiV/i a'jTV) x£x.')v£ic|/,£'vvi i'sxai 5{,al oüx «voiy9v)'7eTai, oü5' oü [ay; oü^eI; 
« ^lE^Or, 1-^'.' a'jTf,4, £t «.■/! xupio; ö Öeoc EtaalE'jCETOci 5i' aÜTvii; xal E^ElE'jOETaL, xal ecxai 

fol, 138 « y.£x>i£i(7[A£vy) » * ei; tov aidjva. Iloiav 7r'j>>y,v TiEyEt; r, iroO etJTiv apa, iva Tvopsuöe'vTEC 

öij'OiJiEOa aÜTviv; zpa uepl ty); too vaoCi 'j[/.(l)v Is'ysi ; älA' o-'j [zovov vivot^Ov;, JAl« xxi eve-u- 1; 

1. xar. — 4. üj; a'jTw;. — 7. (i; aiiiw;. — 14. xexXiiooiievr,. 



Selon l'cxplication (allegorique), apprenez-nioi comment, Dieu ayant dit : 
« Maudit celui qui n'a pas d'enfant en Israel »', le fameux Elie le Thesbite^, 
Elisee^,et d'autres encore, bien que n'ayant pas d'enfants, sont benis de vous 
et de Dieu; de meine Melchisedech, que loue l'Ecriture, est evidemment raste 
vierge bien qu'etant pretre de Dieu\ [3] Comment aussi David ment-il en 
disant : « J'etais jeune et j'ai vieilli et je n'ai pas vu de juste abandonne ni sa 
« descendance mendiant son pain » ' ? Les enfants de Jacob n'ont-ils pas mendie 
leur pain en Egypte pres de Joseph" ? De meme encore Daniel conte une fable 
en disant : « Une pierre fut arrachee ä la montagne sans (Ic secours d'aucune) 
c( main, et eile frappa la statue, et la pierre remplit toute la terre »'. II y a 
sur la terre beaucoup de plaines, de mers, de deserts : comment donc le 
prophete dit-il que toute la terre habitee est remplie par la pierre? [4"! Lui 
aussi Ezechiel nous donne ä rire; que dit-il, sans savoir mais en radotant : 
« Cette porte meme sera i'ermee; on ne l'ouvrira pas; personne ne la franchit 
« sinon le Seigneur Dieu qui entrera par eile et sortira par eile, et eile sera 
« fermee pour l'^ternite »*. De quelle porte parle-t-il? oü donc est-elle afin 
que nous allions la voir? Dit-il une porte de votre temple? mais non seule- 

1. La sterilile Otail regardöe en Israel coraiiie un chätinienl de Dieu. Cf. Os. ix, 14. Mais je ne puls 
idenüficr dans la Bible le texte qui serait ici cit6. — 2. Cf. Ambroise, De Virgin, i 3, 12; P. L. XVI 
rj2; Jeröme. Ad Jovin. i, 25; P. L. XXIII, 255. — 3- La Bible n'aflirme pas plus la virginite d'Elisee, 
que Celle d'Elie : au plus permet-elle de la supposer. — 4. Cf. Gen. xiv, 18. — 5. Ps. xxxvi (xxxvii), 
2:>. — 6. Cf. Gen. xlii, 1 ss. — 7. Dan. ii, 34 ss. — 8. Ezech. xliv, 2. 



[55] L'INCARNATION. 225, 

Sei^dv ijLot tÖv >,{6ov tÖv tvjv oix.ouiy,£v/iv xV/ipoOvTX, y.xl Tr,v — liVfiV tyiv £i; aiöva /cexz-jic- 
[;.s'v/;v, y.a'i otV.atov ar, ^eöjxevov apTOu, /.al [AaluTTx tov 'IuS tov siti j^^pövou^ evoer, ■^fjo^.s.^o^i . 
[5] 'O iouÄaTo? ciTCsv [xr, uS^tJ^i -roü; TCO(j(p-/iTxc , Eirel x.iY(o /.xOzxTOixat tüJv aüv 
j SiÄacxäXwv, /cal ycvETXi [JÄ-jri]' -zvtx öira siTirav oi -poQ-^Ty.t, äV/i6e'.av * ei-ov, iü' v-.iAsr; * fol. 13? 
— ivTco; oOä oloajjLsv twv 'Xsyoy.s'vwv tyiv oüvotpL'.v. 

O ypwT'.avö; etirev ■/.«'X&j? eiira; ö'vtw; ot'. oO/C oi^ztc" ö! v^-P sywcöc/.eTj, oü/. «v tyj 
otV/iÖeta ävT£xi7T;T£T£. 

V [1] O toucxro; eiTCsv" 7701a iVoÖeia toü etTCSiv öti Oed; s^Ttv aVAo; 7:),r,v roO ly.ovou 
III Ocoö' TO'jTO öDc/iHz'.y.; [xr, yävciiTo; iWvK -6 ei-Etv ot'. ev [xvfxpa x-al ev puTCxpty. yuvai/.eta; 
^uijew; £[/.£iv£v Oeo;, toOto a'XviOE';; oüoafAw;. 

'Q; Se TO'JTO £i-:k£v £§pato;, ■fl'p^xvTO -/.passiv TvavT£; ot cjveOvoi a'jToO" D^äo;, i'Xso;! [J.-/] 
yEvotTo ! xaÖxpöv tÖ öcrov ical oOpaviov, x,al ä<pÖapTOv. 

KaTa.c£ic5'.; toivuv aÜTOUi; [xtxpdv, 6 y^picrrtavo'; cpy)<jtv £i'7:aT£ [Jt.oi" TravTO^üvatAo'c; ' £5TW ' foi. 139 
1-' ö Ösd?; vxi •>! O'j ; TuzvTa ocy. STior/idEV vtxAsc iTroi/iTiv; val vi ou; 
O; iou^aioi sixav v«i. 

3. dm. — 'i. x.ayu). 



ment on l'a ouverte; on l'a encore incendiee. Tu vois comment se trompent 
les prophetes, en ne sachant pas ce qu'ils disent. S'ils ont dit la verite, 
montre-moi la pierre qui remplit toute la terre habitee, la porte eternellement 
fermee, le juste qui ne manque pas de pain, et surtout Job qui fut pour uii 
temps indigent'. 

[5] Le Juif : Ne traite pas insolemment les prophetes; sans quoi moi 
aussi je m'attaque ä tes maitres, et il y aura bataille. Tout ce qu'ont dit 
les prophetes est vrai, mais nous ne savons pas entierement la valeur de ce 
qu'ils ont dit. 

Le Chretien : Tu as bien dit que vous ne savez pas. Car si vous saviez, 
vous ne resisteriez pas ä la verite. 

V [1] Le Juif : Quelle verite de dire qu'il y a un autre üieu que le Dieu 
unique? Est-ce lä la verite? loin de lä. Et de dire que Dieu est reste dans le 
sein et dans la souillure d'une t'enime, est-ce vrai? pas du tout. 

Lorsque 1' Hebreu eut dit cela, tous ses compatrioles se mirent ä crier : 
Pitie, pitie! Loin de lä! Dieu est pur, Celeste, incorruptible! 

Le Chretien leur fit signe de se laire et reprit : Dites-moi : Dieu est-il tout- 
puissant? oui ou non?Tout ce qu'il a fait, l'u-t-il bien fait"? oui ou non? 

Les Juifs : Oui! 

1. Job I, 6 SS. — 2. Gf. Gen. 1, 1 etc.; i, 31. 



226 LES TROPIIKES DE DAMAS. f56] 

[2] 'O yp'.GTiavo; e'iTCsv ttw; O'jv ö -zvTa ouvzf/.£voi, £v pfl'Tpz v'Jvaix.o; evow?ioai oü/C 
•il(^(jva-ro ä^OzoTw; x.y.l öy.iävTto; ; £i yap aÜTÖ; tov to'xov to'j ävOpwivou STTOiviCEV, irivTci); 
oüi^sv ä/.äOapTOv r, xvOpco-sia tp'jst? y.al yevvvici;, ä-ei ö Qeo; aiVio;. Eitce [aoi ^e' o'j/. 

C) touoa,io<; eittev vat" itavTc? ex tuviXoO Eiciv. 5 

. 'O ypicTtacvo? EiTCEV y.al tr^oi) ev tw rpo^viV/] livn, ort « evoix.ww ev zÜto^; Ka.1 EiATVEpi- 

« -xt/cto) ». Eäv £/, YU"'7.i,/.6: [;.ic<ivETai, xx't e^ iv9pti-oij [/.laivETai- £• ^e t6 ÖeTov ijAÖl'JVTov, 

fdl. lo'J Y'^aiÖt * ö'ti öjcTCEp Triv [izTo-/ fjiix E[/,i'av£v TO T^up, oüSe toÜ? TpEt; TCaTba? 7) ßa^ulcüViK 

■/CXfAtvo;, o'jf^E töv 'Icüväv vi toO ■/-■/itoui; yacTvip, oüSe tov Ay-vi-/)! 'Ä irsivx töv 'Xeövtuv, oüSe 

TOV vi7^'.ov TQÜTOv T, £v ßop^öpw x.aTaSact;, O'j^E t6 itüo utto (Tx.uSzaojv [y.taivETai, O'JTW: xal l' 

6 Öeo; ■Xoyo? 7r5cvT0^'Jva[j.0i; wv, wcTJEp Tikiufcci iy. toö 'A^a[A £"X«,€ev xat yuvaikx etcoiViGev, 

O'JTW;; EX. yuvaMto; aoip-AX EJCoatcaTO z.al (pÖopy.v oü)^ ÜTCeu-EivEV. Kai ÜTTgp Xoyov [j-ev to [j.i»!;t-/i- 

p'.ov, ETCav Äe 'iiavEowö-?;, oii/.ST: soTtv [j!.'jcT-/i'p'.ov. [."5] ITXviV xaÖMC ywpEi"?, äkoucov wcxEp 

^ l'ol. 139 £v [i-^''j'7a 'J£).ivr, üotdp [izA'Acüv, /.xl y.y.TEvavTi. to'j rMvj Cl/ioa;, * Ttöp TirA'Az/.i; E^vivEyx.a;, 
v° b. 

1. £voizr,<7at. — 8. oOz£[Xi'avzv. 



[2] Lc Cliretien : Comment donc le tout-puissaut n'a-t-il pas pu habiter le 
sein d'une l'emmc, sans elre corronipu ni souille? Gar s'il a t'ait Tenfantement 
des hommes, la nature et la generation humaines n'ont absolument rien d'im- 
pur, puisque Dieu en est l'auteur. Dis-moi : la nature de riiomme et celle de la 
femme ne sont-elles pas une? 

Le Juif : Si; tous viennent du Union'. 

Le Chretien : Voici qua dans lc prophete Dieu dit : « J'habiterai parmi eux 
« et je nie promenerai avec eux »-. S'il est souille par la femme, il est aussi 
souille par Thomme. Mais siDieu ne peut etre souille, sache que, comme le feu 
n'a pas souille le buisson% comme la fournaise de Babylone n'a pas souille 
les trois enfaats", ni le ventre de la baieine Jonas^, ni la faimdes lions Daniel", 
comme ee soleil n'est pas souille par sa descente dans la fange, ni le feu par 
les cendres, de nieme le Verbe divin qui est tout-puissant, comme il a pris 
une cötc d'Adani et en a fait la femme', ainsi il a pris une chair de la femme 
et il n'a pas subi la corruption. C'esl la un mysterc au-dessus de la raison; 
lorsqu'il est manifeste, ce n'est plus un mystere. [3] Ecoute toutefois, cominc 
tu le peux. Si tu verses de l'eau dans un vase de verre et que tu places ce 
vasc en face du soleil, souvent tu produis du feu sans que le vase soit abime 
ou brise, sans que l'eau soit souillee, sans que le soleil soit diminuö ou 

1. Cf. Gon. n, 7. — '2. Gf. Löv. xxvi, 12. La cilation textucllc est en fall tiree de II Cor. vi, 16. C'est 
d'iine manißre largc qu'elle osl atlribuee au prophete. Saint Pauld'ailleurs donne dejä celte parole 
(-omme une cilation. Cf. encore J6r. xxxi, I. — 3. Cf. Ex. iii, 2. — 4. Cf. Dan. ni, 2.3 ss. — 5. Cf. 
.Ton. II, 1 SS. — 6. Cf. Dan. vi, 18 ss. — 7. Cf. Gen. li, 21 ss. 



[57] L'INCARNATION. 227 

e|y.o)iüv9r,, O'jtcü y.xl ö XpiUToO Ik zapösvou tÖxq; irscpa^o^o); yevo[y.£voi; k'rj.s'.vjv iirstlsuTo;' 
ov yap -/iSüvaTO yup-/i OeoV/i; <pavöv7.i äv6pco-rcot;, oüSs iraOeiv örrsp -öpiör/. 

\ I [1] O io'jbaw; eiTTsV tucL; Oeo; tov w; le'yei?, sauTov uwcai oüx, larjni'r Osöi; yaa 
i äTCoöv/fij/.wv, O'jx, EVI, ji.yi ysvoiTO. 

O )rpt(7Tiav6? s-/. ^TojAXToi; Toö tou^a'!ou x.aTatffy^övai aüröv ßouX6(/.£vo; r,p(,'jT-/i<7£v oütoj;' 
oij"/C otöa TTEol TouTO'j eiiTsiv coi. Ma>,>,ov ös cü toöto u.oi et-s, ^eipwvix.w^^- sye^exo xi; 
ävOpwTTtüv r, yivETai ävafAxpTYiTO!;, tou Aaul^ XeyovTo; oxi « iva; * älvOpwTUOg i|;£iJ(7X7i; », 
« icai 77z)viv QU 5i/.y.i(ü6-/f'j£xa! evwiriov cou ra; Z&•^ », /.al 7uz>.iv « tSoü yap sv avou.ia.tc 
10 « auv£A-/i<p9-/;v, y.a.\ iv ijxapxi'ai; bJ.GCXüi'i y.i r, p,Tr,p aou » ; 'Orxo''ü)g x.ai ö 'ItöS (pY.civ 
« t;^ yap •/.»■.Oapc); ixo pii-ou; oO^eI;, oü^' av [iix -/ijxspa s""fl y.'J"0'j airo x-?,; yri? ». 
'O coüdxioc fiiuEV oü'xcü? sffxiv oü(^äl; ävajAapx-flxo!;, si [z.-/i j^iovo? 6 Qeo;. 
O yp'.cx'.xvö? £t-£V ^uvaxa'. avSpiorro; ävOpwTTuv ijj.apxta; cuyytdp-ocat -/i £caA£iij;ai; 
O lOü^aifJä; £'n:£v oü^eI?, ei (atj p.ov&; i Öeo'^. 
15 ['2] TdxE y_pi(jxixvo; ÄiEyEipwv a^xv-a; Tipo; xtjv äKpoxGiv eItiev §t£y£'p(i-/iXE, (xSeaooI, 

1. ßri^aa. — 1. e/x^twO»]. — G. xaTaiffXÜ'rti. — 7. ■Jr;pi. — ". yjpwviu. — l'i. (irj. — 15. SieyöipMV. 



souille; de meme Tenfantement virginal du Christ, miraculeusement accompli, 
s'est fait saus passion. La divinite toute seule ne pouvait^apparaitre aux 
hommes ni souffrir pour eux'. 

VI [1] Le Juif : Comment etant Dieu, ainsi que tu le dis, n'a-t-il pas pu se 
sauver lui-meme-? Car il n'est pas possible ä Dieu de mourir. Loin de lä! 

Le Chretien, voulaiit confondre le Juif de sa propre bouche, lui demanda 
(alors) : Je ne sais te repondre lä-dessus. Mais toi, dis-moi plutot, y a-t-il eu, 
ou y a-t-il un homme qui soit sans peche, alors que David dit : <( Tout homme 
« est menteur »'; et encore : « Nul vivant ne sera justifie devant toi » ■*; et 
encore : « Voici que j'ai ete congu dans les injustices et que ma mere m'a 
« conQU dans les peches »". De meme Job dit : « Qui est pur de toute souil- 
« Iure? personne, pas meme s'il n'a vecu qu'uii jour sur la terre »". 

Le Juif : II en est ainsi : personne n'est sans peche, sinon Dieu seul. 

Le Chretien : Un homme peut-il pardonner ou effacer les peches des 
hommes? 

Le Juif': Personne, sinon Dieu seul '. 

[2] Alors, le Chretien excita tout le monde ä ecouter et dit : Maintenant, 

1. er. Dial. antinionopli. 52; ed. Bonwetsch, p. 135, 24 : ouoe yiip aÜTot fj|i.vr|V töeaöai 6eÖTj;Ta lyepov. 
- 2. Gf. Matth. XXVII, 40. — 3. Ps. CSV (cxvi), 2. — 4. Ps. CXLII (cxmi), 2. — 5. Ps. l (li), 7. — 
6. Job XIV, 4, 5. — 7. Cf. Mc. II, 7. Pour toute cette discussion, cf. Dial. Pap. et Jas. 12, p. ÖU, 
4 SS. On y retrouve ä peu pres \e> memes textes : Job xiv, 'i,- 5; Ps. cxlii (cxliii:. 2. et «urtout Is. 
Liii, 7-0, f|ui est longucracut eonimenle comme ici. 



lol. l'iO 
r" il. 



lu 



228 LES TROPHEES DE DAMAS. [58] 

fol. 140 (b^E TÖv vüöv iTTÜJaev x.«,t' aO-Tüiv äv yip TOt; )viYO"; tCjv yeiletuv aÜTOö c'jveV/itpÖr, ö 
c^lJ.xf-(^i'k6i. hXkx iraoeGToj r.pv «[/.(pOTepot; "Hoatxi; exeivoc ö (-i-eya? öeo'Xo'YO?, ;tai e-z-Ervo? 
iij/euSö); ^v))!««! /.ai 'jifjy.niL to Tcpoxei'fASvov . Eiitotv xoivijv ol Oxopiacioi ouxoi, oi cpusT'flpe? 
Tou 'lafXTil, OTi avÖpuiro; ifiütpTta; ävÖpÜTCou cuYywpTicrai oü i^uvaxai, oOSs ävau-scptviTO? 
sivai St av) u.övo; ö 630';. "Hi/.(JJv toivuv i7too£ix.vuQVT(ov ort avöpcüTuö; fi; äuoÖavwv y.al äva- 
[AzpTriToc siTTtv )cal ä[j.apTiai; vi[/.wv cuve^wp-oGsv, ävayy.-/) Traira öfj.oXoyei'v aÜTOv x,ai Ösöv eivxt 
aA-/i6ivov [3] « "AvÖpuzo'c Tt?, cpvifflv ö 'Haaia;, ev luX-ziyTi wv, y.al ei^bOi (ps'psiv ptalaKtav »' 

fol. l'iO i^oü avOptoTtov 7veyei. « AOtö; toc; äptapTiac -inixcov cpspei * y.al Tvepl r,[y.wv öouvafat » " toou 

Txc, äjAapTi'a? 7;y.üjv ö a'v6p(d-o; sy.sivo; ßauTz^si ^viciv <( aÜTOC ETpaupLocTicOri i^iz rä; 

« ä[/.apTta(; 7)[7,wv tw [aw'X&itvi aÜToQ •fl^aai^ laOyipiev, x«l wjpto; uapsouitev auTOV txIc, ä[Aap- 

« T''at; 7)u.üiv ». EiTa OTyi'yayEv xal tw uoiti) xpoirto lÄTaTo vijAa?' (( w; ■repdoaTOv sivl C(payr,v 

(( rcj(ß''\, "/.al tö? äy.vö; ivavrtov tq5 /.eipovroi; aCiTÖv ätpwvo;, outw; oü)c ivoiyei tö GTOjAa 

(( «.Ütou ». Az)i£t TipocpTixa' TvpeTTEi yap mi' « xTro twv ävo[x.iwv tou T^aoo (lou '/ij^Öv] si^ 

« OavaTov ». [4] "Opa Ttä>; avw xal y.aTco tov TiraQövTa ävafAapTviT&v iywvi'^ETai öei^ai, y.al 

' fol. 140 Äi' a'X'Xwv TojTYipiav iauTov TTpo^coiravTa, * oü fj.övov (^e, i).^^ y.al tv)v i<;jxTry y-TCÖcpaciv 10 
v"b. 

1. xara-jTüiv. — 5. ti; (accenl eHaciS de 1" iiiain). — 7. ii),TiYr,. — 8. nspi. — 9. ixstvo?. — 11. im. 
— 12. oüxavolYii. 



eveillez vos esprits, freres. Levons-nous contre eux! D'apres les paroles de 
ses levres, c'est un pecheur qui a ete congu. Eh bien, que decide eiitre nous 
deux Isaie, ce grand theologien ! il nous montrera sans mensonge (la verite) 
et nous departagera. Gas hommes admirables, les lumieres d'Israel, nous ont 
dit qu'un homme ne peut pas pardonner les pöches d'un homme, que personne 
n'est sans peche sinon Dieu. Si donc nous montrons qu'un homme mortel est 
sans peche, et qu'il a rachete nos peches, il faut de tonte necessite confesser 
qu'il est aussi vraiment Dieu. [3] « Un homme, dit Isaie, blesse et sachant 
« supporter la faiblesse » '. II parle donc d'un homme. « II porte nos peches et 
« est Charge pour nous »'-. Ainsi cet homme, dit le prophete, porte nos peches. 
« II a ete blesse pour nos peches; nous avons ete gueris par sa meurtrissure. 
« Le Seigneur l'a livre ä cause de nos peches » '. Puis Isaie explique de quelle 
maniere il nous a gueris. «IIa ete conduit comme une brebis ä la boucherie, 
« et comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvrc pas sa 
« bouche » '. Parle, prophete, cela te convient : « II a ete conduit ä la mort par 
« les impies de mon peuple » '\ [4] Vois comment, du commencement ä la fin, il 
s'eiTorce de montrer que celui qui souffre est sans peche et qu'il sc livre lui- 

1. Is. Llli, 3. Le chapitre liii d'Isaie, te.xlc classiquc dans la controvei'se jiiivc des les origiiics (cf. 
Act. Ap. VIII, 28 SS.), e.st cito aussi dans la Didascalie dit Jacoh, 26 et 28; ed. Nau, p. 761 [51] s. Cf. 
aussi Justin, Dial. 13, 1 ss. ; xiv, 2. — 2. Is. liii, 'i. — 3. If. liii, ■>, 6b. ; a[tapT^a; B, ävo|iia; NAQ. 
— 'l. Is. LIII, 7b. — 5. Is. LIU, 8b. 



[59] LA REDEMPTION. 229 

xxTa T&iv (TTaupü)(7avT&)v aÜT&v TrpoXeyei' (( /.al Sütcd ydtp (prAi Toü; Trov/ipo'j; zvt'i -rii:; 
« Tacp-?i; aÜTOu, xxl toÜ; :7>.ou(7;oi); xvtI toü ÖavaTO'j a'JToS » . l^oü ä-/i ca(pöj; evraCOo. ■/.«■ 
öavKTOu )ial TKCp-fl; tivo? ävajAapT-ÖTou ij/.wipvEUTe Xsywv, öti « acvoitiav o'jx. 5tcoi-/)OcV, oOSi 
« süpe'Ovi öoXo; sv tu (jTOfiaTi aüroCi ». Kzl « -ra; äaapTLa; a.ÜTcov, or.ci, xOto; i'aGV.' 
5 (( äv6' cbv -xpei^oöv) £1? OxvaTOV r, i];uy-/i a'j-o5, xal ev toT; ivo'ao'.; i'/sy^^inh-r,, /.al xÜTo; 
« (XfiapTta; ::ö>.>.öjv iv/fv£«jV.e, xal i^ia Ta; i|j(.xpTia; aÜT<Lv TTxpeSiO-/] ». [5] Ti apa li-^in, 
« iptXoi; zpx ö r,)^iy.ji.e'vo; Oy.üJv jctiv irepl oü eip-/iTa'. TraOra; O'jSaaw;- a'i-aTS yap ozi ♦ foi. ui 
Eicervoc c'j cTTxupo'jTat. ÄW.i Tt; apa (a-/) Tiepl aOroS ö 'Hirxix? e[-sv ; x/'ax a'vOpcüTo; 
stiTiv xxl ifxxpTtx; a\jYf ja ^-7,170.1 oü ÄuvxTxi, wT^r.v fjTi O'jy. ei-sV tb; -po'&xTOv ertl (j^xy/jv 

lü r,y_or,v, xü' "/i/övi, TTspi. STspou tivo';. Kai « 6y- xitvö; i'jyyzio-^ toO /.sioovto; x'jtov aipwvo;, 
« O'jtiü; oüy. ävo''y£i TÖ TToy.x x'jto'j ev ty. txttsivugsi aürou' "/i x.pici; xvxoO -HpOr, ». 
[o| loo'j x.al i/.ojGibii Trx7y_ovTa aÜTOv ö Trpoipvi'Tyi? elresv cpv;(;l yäp, ö't!. TXTTS'.VüXja? eauTOV 
■/CX-£;cpt9Yi. EtTa dcr/.vj; ö'ti o'jjt Öry.oto; twv tto'X'Xwv ivöpiiivüjv eo-tIv, eTröyaycV * « tviv ♦ f,,]. m 
« 8k y£V£av aÜTOu t;'<; ^i7iyv;c7£Tai ; öt; aiosrai ä-o t^; y?,; -rt (^wo xüroO w. 'O 8s. 'Hcaia; ''"''■ 

13 /.xl yjvcxVjyetTa; /.al olöxaäv t/|V yjvcxv a-J^oO. [7^ "OÖsv caoöj; £v toi"; j;:-/)[A£VO'.; ö 

1. ävTi. — 3. 6-jäe. — 8. 7t;(ji. 



meme pour le salut des autres. Bien plus, il predit meme la derniere sentence 
contre ceux qui Tont crucifie : « Je donnerai, dit-il, les mechants pour sa 
« sepulture et les riches pour sa mort » ' . Ici, il fait bien memoire de la mort et 
de la sepulture d'un innocent quand il dit : « II n'a pas fait d'injustice; on 
« n'a pas trouve de ruse dans sa beuche » ■. Et : « Il remettra les peches de ceux 
« pour qui son äme a ete livree ä la mort, il a ete compte parmi les impies, il 
« a porte lui-meme les peches d'un grand nombre et il a ete livre ä cause 
« de leurs peches »'. [5] Quo dites-vous, mes amis? Est-ce votre Messie dont 
le prophete parle ainsi? Nullement : car vous avez dit qu'il ii'est pas crucifie. 
Mais quoi ? Isaie n'a-t-il pas parle de lui-meme? Mais c'est un homme et il 
ne peut pardonner les peches. D'ailleurs il aurait dit : J'ai ete conduit comme 
l'agneau ä la boucherie, et non : « il a ete conduit », ä la troisieme personne; 
ni non plus : « comme l'agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvre 
« pas sa bouche dans son humiliation. Son jugement a ete enleve » V [6] De plus 
le prophete dit qu'il soufFre volontairement : « C'est pour s'etre hurailie qu'il 
« a ete condamne ». Et pour montrer qu'il n'est pas semblable ä la masse des 
homraes, il ajoute : « Qui racontera sa generation ? sa vie est enlevee de la 
a terre »^ Or Isaie a une genealogie et nous connaissons sa generation. 
[7] Ainsi, dans ce qu'il a dit, le prophete a bien montre que le Christ est sans 
peche, qu'il pardonne les peches, qu'il n'a pas de genealogie, qu'il a ete 

1- Is. LIU, 9a. — 2. Is. LIII, 9a, — 3. Is. LIII, IIb, 12b. — 4. I?. Liii, 7-8a. — ,"). Is. LIII, 8b. 



230 LES TROPHEES DE DAMAS. [60] 

TCpocpvfTYii; eosi^ev öti ical ävaij.äpTViTO? 6 XpwTÖ;, xal äj^apria; cuy^wpüv, ot: x.al aye- 
ve5t}.OYV)To; i/. iraxpoi; ey£vvr,8v) TCpo Trr.vxcov tiöv aiwvwv, x,al öti e)iouc(w; sxot6v TTape'oojJcev, 
«■Xlo, xai ÖTI iJ.i'klriuiyvJ oi GTaupodavTe; aÜTOv ÜTroixeivat t7;v EiryzTYiv Tiij.wpfav « y.xi 
« Äwijw yy.p, (pr,ct, tou? TCov/ipou; ivTi tyic xa^-fl; aüroO, v.cd tou? tc)ioucwu; ävTt toö 

* fol. 141 « ÖavzTou aÜTO'j ». Tf? Ss iyvo-Ä öt. /.al od ly.STa 7ro>.uv j^po'vov toü * ivaÖou? toü XpiUTOu, 5 

7il9ov TüTo; >!.al OÜ£(7TCa,otav6;, xai sveTTuptcav ü[ji.ä)v -/.ai tvjv ttoXiv x.al tov vaöv, -/.ca 
ä[Auf)-/i'Trju; [AupiK^a? )C7.Te'crcDa^av, x.al äv/.y/.y)v üjj.tv 'Xijj.oC jy.eyüviv eTTOiviffav, uitts /.al 
Ta Tv/.'ia auxü^ ecpayav Tive? üjaöjv, (o? (pyiiriv 'Iwcvi-o? ö eSpafo; 6 üfAsrepoi; (juyypacpev;. . 
[8] Tt Se; äpx '/.ai aÜTz rä TupaypiaTa oü [j.apTupoOciv ; iSoü yäp i^axocia 'Xoitcov stv), 
spyitj-ot xai äiro![j.avTOt y.zl ÄtecTcapjj.e'vot ecte* sw; ou [7.£v yap scxy-uptocaTE tÖv XpicTov, lo 
X.ZV si^coTva Trpo(7£)cuvn'(7a.T£, )iäv irpotpviTa; aTUEKTEivaTs, xav tov vöpiov Tvapeßaiv£T£, vi 

♦ l'ol. 141 cuvEytijpE!. üpLlv * v) £7raiosu£v, x,al iia.'K'.v ävEX-aTiEiTo üaä? ö Hsöc. Oüoetiote yap co? vSv 

TOcouTou; ypovou; «xcoiraTO y.ai vi;j.£A'/1Cev u^tcov /.ai. [xevtoi to'ji; ypovou? toutou; ouoe 
Trpo^'flTTiv £i7<pa^aT£ £^ üjj.wv, [xa'X'Xfjv Äe oySe '^'X^'^^' ^■'^^ i'-'^^'/J^'^ ■Kiwn'ii-A.aTi. 'I^ou oOv 
ü[/.£tc öpiQAoy/icaTE, oTi oüöEi; ävapLapTvjTOi; et [a-?i tjt.6vo? ö Oeo; x.al äpi.apTto(.? Guyy^^wpriaat 15 

5. [ieta. — 5. 710/u. — li. f|>,0;v. — G. jvEjiupTirjav. — 7. äixuOiTou?. — 8. xive;. — 11. xäv (2 fois). — 11. 
TrpogexüvJjuaTs (le 1" accent a öle effac^). 



engendre par le Pere avant tous les siecles ' , qu'il s est livre volontairement 
lui-meme, et encore que le dernier chätiment est reserve ä ceux qui Tont 
crucifie : « Car, dit-il, je donnerai les mechants poiir sa sepiilture et les 
« riches pour sa mort »'. Qui ignore que peu de temps apres la passion du 
Christ vinrent Titiis et Vcspasien, qu'ils incendierent votre ville et votre 
temple, qu'ils egorgerent d'innombrables milliersd'hommes, qu'ils vous redui- 
sireiit ä une grande famine, si bien que quelques-uiis de vous mangerent 
nieme leurs enfants, ä ce que dit l'Hebreu Josephe, votre historien'? [8] Quoi 
donc? Les faits eux-memes ne sont-ils pas des temoins? Voici maintenant 
six Cents ans' que vous etes sans societe et sans chef, disperses. Jusqu'ä ce 
que vous ayez crucifie le Christ, si vous veniez ä adorer les idoles, ä tuer les 
prophetes, ä transgresser la Loi, Dieu vous pardonnait, vous instruisait, et 
vous appelait de nouveau. Jamals aussi longlemps que maintenant, il ne vous 
a repousses et delaisses. Pourtant ces temps-ci, vous n'avez pas egorge de 
prophete de chez vous^ — vous n'en avez meme pas — et vous n'avez pas 
fait de veau" (d'or). Ainsi vous avouez que personne sinon Dieu n'est sans 

1. On nok-i'a reni|iloi ili: la forrniilo du syinbule de Nicöe. — 2. Is. lhi. Ua. — :!. Gf. Joskphe, 
/>(■ liellu iud. V, 424-438; le passage de Josephe est cito au long par Eusbde, //. E. iii, fi. il n'i'st pas 
besoin que l'auteur des Trophces ail Ui lui-möme les ceuvres de rhistorien juif. — 4. La prise de 
Jerusalem est de 70. On conclurait de ce texte que la controverse presente a 6t6 composee vers 680. 
— 5. er. Matth. xxiil, 29-31, 37. — 6. Cf. Ex. xxxil, 1 ss. 



[61] LA REDEMPTION. 231 

duvzfAcVo;. [9] ToO TTpo^-ziTou oOv 7:u.tD6rEzx TX'jTa (jiapTup-n<Ja.VTO<; rspl XpicToo, ivzy/.r, 
üfAz; aÜTov 6£ov öjAoXoYviffai -/.xl irpocy.uvv-ca; aÜT(I>- 7rXr,v e: xal apri [a-o tcktteOtvite vi 
77poiJX.LJv/!(r.';T£, y.e\>.£T6 ä^ovTe; sv ooSo» upocÄuvvicai k'jtu, * sl'Trep jxr, 'iju^STa; ö a'jTÖ; • fni. iV2 
TTpcpTiT-/;; Tkata; et-cöv « oij/ovTat e:; ov j^ey.ä'vTVjcav, /.al TTpoc/.uvr.couGi Gxiy.'m; /.-A ' ''" 
"' « Ä='yQVT£^, OTi Oeo? £V lü xal oüä r,^siu.£v ». 

\1I [IJ Ot iou^xiot £i-ov 9au[^.z!^0[j.ev ttü; oÜtw; tyiv ypxr^-hy STT'.CTmsvor, /.al tov 
vopv IxaT/iöiCtov, ev ävöpuTCw cTaupuf^.svw x.ai ev ^uXoj Tr,v SATiii^a coO e/ei?. 

"O /ptCTixvo; £'.TC£v .j[A£i^ lyiv 9aj[;.ai^£T£, Eyw §1 -/.al E^iaTapixt tuw; [AaxpofJju.Ei e^' 

üy.a? Öeo;, ÖTt TTZVT7. TüpOciTvEv xal iupo-/i-otijix(;£v 'jy.rv, xat y.ai/.y.Ü£Te tou; öo9x>>u.oij^ 

10 üawv, x.ai u.r. vooCvts; t.' ).Ey£T£ r, t{ ßXsiTETE. 'EtceI eitte ;xoi- o'j i^iy. päßÄo'j t7,v spuSpav 

OzXxacxv ETCs'padag; oü ^li ^i>>.oij to üStop aoi £y>>u/.av9r, t6 iri/.oov; oü ^'j).ov ce ♦ fol. 142 
EiTwiEV £■/. 5(i|/-/;c äTCO>.>,ij[A£vov xal £/. -i-cck; ö^top ;?r,yay£v; oü tov &<pi-< Iv ^uAu 'ji|/cocav- '° ' 

3. [ii]. — 4. 7t»t 1°. — 6. ea-j[i(i^(i)|jiEv.. 



peche, iii ne peut pardoniier les peches. [9] Puis donc qiie le prophete atteste 
ces deux qualites du Christ, il est necessaire que vous le reconriaissiez comme 
Dieu et que vous l'adoriez. Et si maintenant vous ne croyez pas en lui, si vous 
ne l'adorez pas, vous devrez malgre vous Tadorer dansla crainte, si le meme 
prophete Isafe ne ment pas en disant : « Ils verront celui qu'ils ont trans- 
« perce, et ils I'adoreront en gemissant et en disant : Dieu est en toi et nous 
« ne le savions pas » ' . 

VII [1] Les Juifs direiit : Nous admirons comment avec ta parfaite con- 
naissance de l'Ecriture et ta science- de la loi tu mets ton espoir en un 
homme crucifie, attache au bois. 

Le Chretien : Vous admirez; et moi aussi je m'etonne de la longanimite 
de Dieu envers vous : il a tout predit et prepare d'avance, et %ijus fermez 
vos yeux, sans comprendre ce que vous dites ou ce que vous voyez. Dis-moi : 
n'est-ce pas gräce ä la baguette (de Moise) que tu as passe la mer Rouge ^ ? 
N'est-ce pas gräce au bois que l'eau amere est devenue douce '' ? Le bois ne 
ne t'a-t-il pas sauve quand tu mourais de soif et n'a-t-il pas fait sortir l'eau 
de la pierre"^? N'est-ce pas en elevant le serpent sur le bois et en regardant 

1. La premiere partie du lexte provienl de Zach, xii, lo. Zacharie est düja cite sous cette forme 
par Joaii. xix, 37. Les mss. NABQ ont : zai im6).b!fay:ai ■Kph; \xi äv6' mv xaTwp-/r|TavTo. Dans le Dial. 
antimonojjh. 32, ce meme passage de Zach, est aussi attribue ä Isaie; ed. Bonwetsch, p. 131, 17. La 
seconde partie de la citation est plus difficile ä identilier. II s'agit sans doute d'Is. xlv, 14-15, que 
l'auteur abrege. On lit dans le lexte des Seplante : %xl isoosK-j-rfiiyo-javi <toi xal sv aol nposii^miai- ÖTt 
Iv (joi 6 6eö; iawi xai oüz äcriv Oeoc JtXTjv «roö- cu yip il 6eö; xal oüx f,8st(i£v, 6 9eö; toü 'lopaiiX. — 2, Le 
verbe iy.istrfiiX,ui de lormation röcente; on le Signale chez S. Jean Climaque et chez .\nastase le Sinaite. 
— 3. Cf. Ex. XIV, 16. — 4. Ex. XV, 15. — 5. Ex. xvil, 5 ; Num. xx, 11. Cf. Dulascalie de Jacob, 45 ; ed. 
Nau, p. 771 [61] s. 



232 LES TROPHEES DE DAMAS. [62] 

xe; SV aÜTOi öpcÜVTSi; iaioCea^i; ouy «ijj.a /.at ctvoSqv üpatxTCdv pavTi^öaevoi -/.aöaptCecOai 
eT^eyeTs; Ttöcu oOv [j.?A)vOV avfipcoTroc, Iva y.zO' Of/.a? 'Xal-ncoj, Ttfy.icoTepo? ö'(peco; y.ai cra- 
■/.xr,? x.al xIj^.xTo; rpayiov -j-ap/^et; irTiriV el'irxTe [/.or irepl X'vo; ü-Ki Ma)'JGr,c; /rpo; üjxäg, 
QTi' « öi^iSTÖe XV|V Cwvjv üf^.wv xp£[;.a[J.s'v/iv sxl ;;'j>,0'j äuevavxi xwv ö'fiOx/.aöiv 'jpLwv /.ai ou fj.vi 
« -t(jT£Ücvix£ i'v xt? i-A^irrfh'Jtro.i üpiiv » ; T) 

* fol. 142 Q[ joui^afoi eiTCQV ' ^la xov 6'cpiv Kyir SaAvdpievo? yap ö 'Xxö; üivo öoptwv, Y,v'!)'.a o' av 

eÖetöpEi TCpo; xov fyJ:M\t^ öipiv, o'jx. äTCe6vr,<j-/4£v. 

"O yptTxiavo; Ei^ev" x.al Trtcxe'jei; oxi •/! ?^uvi xoO T^aoC £t:1 xot) ;;'j'Xou expsjAaxo, riyouv 
ö ö(pi; ö yaKv.Vjq; 

Ol JojSaioi EiTCaV vai TrKjxeöoaev ö ösoi; y«p viv wpocxa^a? x5i MwOc-fl iroiTiaat ouxco;. lo 

[3J "O ypicxtavo; eiTTEV sirtcxsucev ^t apa x.ai ö lao; toxs si; xov öcpiv oxi etw^ovxo 
ot' aüxoO; 

'O iouoaio;' xstoc oöxw; T-eVei -fl ypafpvf' oü yap £Üpt'(yy.0[7,£v 6'xt 'Ky.ailiitj-ici.v xov MioücEa 
£v xw o'ipet. Ilüj? ^E xai oüx. Eiyav T^icxEöuai , opcivxE? sauxoü; O'jxtd; eÜEpyExouuis'vou? 
ffi' xüxüa; . 1- 

2. xa6. — 11. apa. — 13. £"jpt'a'/co^:v. 



vers lui que vous avez ete sauves ' ? N'est-ce pas par raspersiou du sang et 
de la cendre des victimes que vous disiez etre purifies ' ? A combien plus forte 
raison un hemme, pour parier comme vous, est-il plus precieux qu'un serpent, 
qu'une lessive de cendres, que du sang de bouc? [2] Mais dites-moi : de 
qui Mo'ise vous a-t-il dit : « Vous verrez votre vie pendue au bois devant vos 
« yeux, et vous ne croirez pas si quelqu'un vous l'explique » ' ? 

Les Juifs : II parle du serpent. Le pcuple pique par les serpents ne mourait 
pas lorsqu'il regardait vers le serpent d'airain. 

Le Chretien : Crois-tu que la vie du peuple etait pendue au bois, ou le 
serpent d'airain ? 

Les Juifs : Oui, nous le croyons. C'est Dieu qui avait ordonne ä Moise 
de faire ainsi. 

[;}] Le Chretien : Le peuple crut-il alors au serpent, et qu'il etait sauve 
par lui. 

Lr .luif : L'Ecriture le dit ainsi. Nous ne trouvons pas qu'ils aient irrite 
Moise pour le serpent. Et comment n'auraient-ils pas cru, en voyant les bien- 
i'aits qu'ils obtenaient ainsi par le serpent? 

1. Num. XXI. 8 s. — 2. L(h'. XVI, 15; cf. H(5br. ix, 13. — 3. Dt. xxviii, CO : ö^^saee : esTai f, X,u>ii aou AB, 
■/psjjiaHEvri B, xEzpoi[i£vr) K. — eitl 5ü).ou : oiii. AB. — xai ou (i.t| etc.. ; xac ou Tciuteüoei; ti IJu?) oou AB. 

Celle citulion est fortenient arrangeo. La Didascalie de Jacob, 42, 6(\. N.^u, p. "TO [60], eile le mfenie 
passage, en Vappliquant aussi au cniciriement, mais sans l'addition im ?0),ov. Dans le contexle du 
Doulörononie. il n'est pas fait nientiuu du serpent d'airain. 



[63] LA REDEMPTIOX. 233 

O j(^pi(7Tiavö? £i77£v" iöo'j SU TO'j fffoi/.aTo; * aou cuv£'XY)(p9yi;. Et yap ö t6t£ 'Xaö; • foi. 142 
£TCtffTeuG£v Ei; Tov ö'cp'.v, x.al I7U icx'Xi.v oüy. i-i^TTSi; Tcspi toutou, yvcöÖt oxi oü Tvepi TOiJ c'ipEwc ^ ' 
MwOgv;; >.£y£i, ä)^^^ TCEpl sTs'pou Tivo; aATiOVTo;. 4>V)(7l yxp' « oti oiJ/£<76£ tyiv ^ojyjv Ü[/.<l>v 
« -/.p£y.x[X£'vYiv aTTEvavTi Töiv ö(pöa'X[A(öv •ji/.üiv' y.7.l oü p.-/) nKj-vjarje £av ti; ExSf/iy/fcsTat 

ijTO'jvtcov, E/tetvo? viXr,fi£ucEV ; irepi aÜTOÖ yip £ipvix,£v. 

\ III [1] RaTaicyuvOs'vTs; oOv, /tat j;.-/) £'!)p6vT£; ti EiTreiv, 'Xeyo'j'Tt t(7> ypwTiavGJ- xi 
äx'Xw; -pocoox.a; j^^piCTixvoui; TCOf?i(;xi ripia;; 

Tote 6 -apuv Xao; eyElao-Ev eti' (X'jtoij;, Ogwpwv tyjV * äxopiav zÜTÜv y.xl t-^v -/ittäv ♦ ful. 143 
^" oti Xpt(7T0u yivaaEvviv. '° "' 

[2] O 0£ TQ'j 'Xdyou £y_djAEvo; y^piCTiotvö; E'TCEv TTpo; TO'J? louSatoui;- TCdCVTa? p.£V üp.öcc 
'/J^'-'j~<-y-'^o<jc, xoiviffxt oO ßoÄo[JL«.i, y-aXlov ^e oü 5öva[A7.i." TTA-flv x.ay.ou? touSaioui; irotw üaä?. 
0r,po'jvTE; yap Tviv -/iTTav ex'jtwv, rj'jy.ETi ouSe lou^aioi xaÖapol ytvEcÖE, ouSe vpwTtavol 
£t; TC^Yi'pvig, äTila (i.EGXTVÜ'XEia, öy.w; ei x,al {»[aeT? O'j tveiÖecÖe. 'ÄTiX' oüv ö TraosaTioi; vüv 
15 X7.ÖC CT7ipii,£Tai, xal O'j [Atx.pav iv. lou TrapdvTo; Xöyou Tuopi^ETai r/iv co(pEX£tav. 'fi; yip 
6paT£, löo'j TJzpEtct x.a't 'E>.>-r[vwv ~'X-/i6o;, -/.al Sxpx/.vjvwv oü/. öXtyot, -/.al SaaapEiTüJv 

5. TOfi. — 5. aTicatoCvTuv. — S. iTtAüic. 



Le Cliretien : Te voici pris par ta propre bouclie '. Gar si le peuple d'alors 
a cru au serpent, si toi-meme tu y crois encore, sache que ce n'est pas du 
serpent, raais de quelqu'un qui doit venir que Moise parle en disant : « Vous 
« verrez votre vie pendue devant vos yeux et vous ne croirez pas si quel- 
« qu'un vous Fexplique » -'. Ou vous croyez, et Moise s'est trompe. Ou vous 
ne croyez pas au Christ et Moise a dit la verite, car c'est de lui qu'il a 
parle. 

VIII [11 Confondus et ne sachant que repoudre, les Juifs dirent au Clire- 
tien : Qu'attends-tu seulement pour nous faire chretiens '' ? 

Alors le peuple qui etait lä se moqua d'eux, en voyant leur embarras et 
leur defaite au sujet du Christ. 

[2] Le Chretien, qui avait la parole, dit aux .Juifs : Je ne veux pas vous faire 
tous chretiens, et surtoutje ne le puis pas. Mais je fais de vous de mauvais 
Juifs. Car en poursuivant votre defaite, vous n'etes plus des Juifs purs, et vous 
n'ßtes pas tout ä fait des chreliens, mais des hybrides \ meme si vous ne 
croyez pas. Cependant, le peuple qui est maintenant ici est fortifie, et ne 
retire pas une petite utilite de la presente discussion. Comme vous le voyez 
en effet, voici qu'il y a ici une foule de Grecs, de nombreux Sarrasins'", 

1. er. Lc. XIX, 22. — 2. Dt. xxvin, 66; cf. sup. p. [62]. — 3. Gf. Act. Ap. xxvi, 28. — 4. Litlerale- 
ment. des mulets. — 5. Au debut de l'entretien les Sarrasins n'elaienl pas mentionnes; cf. sup. p. [47]. 



v" a. 



10 



234 LES TROPHEES DE DAMAS. [64] 

fol. 143 Tivj;, * /.al touSawüv 'Xao;, xal y^pwTtxvwv GuvxOpowi;, -/.ai Öczrpov iTrlüc o'j (AUpov. 
'" ^' "Ävx(jTa: St Tt; aÜTwv Ups'j? i£pO(jo'Xu|X!T-/i<;, 'Xävet ivpo; tov .ypiGTtavöv äTilw; £vtx.r,- 

EtvI TOUTtp TW loy';» ysXacavTe; etc' aüroi? äp-a 5e -/.al äva/.pi^avTc; ö Im; oXo;, avej(^(o- 

p-/i'ca[j.£v. [3] 'E'XöövTSS O'jv T^eV/iOoTco; O'. irpwvjv -i^jzTv (;uvT£Tuy;r,-/Co'Te; ioui^atot, TcpQ'je/.JV/iTav 

vifia? yvvKJiOTepwi;, -/.ai cpaciv ol^ev ö Qeo?, -/.al xa'Xw? x.y.l tx.avö); svwflcaTe' -X-ziv eti öu(;w- 

♦ fol. 14:! 7T0'j[i.£v, £TC£u^/i £1(71 Tivs; svTxOOa )ia[ji.TCa5o-/.£i; iouSaiot £i; oü; %'x.jyü[j/J)x * iTAeiw -avxcüv. 

RaTavu^Ei Ü[A7.i; ö Öeo;. vm a£-r' a'jxwv St,[aqgiw; cuvapat AÖyov. 

noo6ij[7.uc O'JV r,[A£i:; x.axaÄE^ifji.avoi, r/i £TCaop'.&v <juv/i6paw9-/)[>.£V ivaliv -/lasig v.yX ot 
lou^aic/i, -/.al d)c eÖos; aOToT; r, ävai'r^Eta, TCpoTV/ii^-flTOvTs; sTCEpcoT-flcrav oOtu?- 

AlAAEETS r' 

1 [1] 'O iouSaro? sIttev tl; £1 lü, £itc£ 'öaiv touto yap -xpä <;ou Tupo tuxvtwv Oe'aojxev 

2. UpoffO/.uiJiriTyi?. — 3. xot).ü;. — 4. (lei a-jTÜv. — 12. Ttpo. — 12. %€}M\il'i. 



quelques Samaritains, uu peuple de Juifs, un rassemblement de chretiens, 
d'iiu inot uue grande quautite de spectateurs. 

L'un d'eux, pretre de Jerusalem, se leva et dit au chretien : Tu es vain- 
queur. Oui, tu es vainqueur. Mais il n'est pas beau pour le vainqueur de 
faire la guerre', a dit Dieu. 

Tout le peuple rit ä ces paroles et se mit ä crier. Nous nous eloignftmes 

alors. 

[3] Les Juifs qui precedemmciit s'etaient rencontres avec nous, vinrent en 
cachette et nous saluerent respectueusement en disant : Dieu le sait, vous 
avez remporte une belle, une grande victoire. Pourtant nous sommes encore 
troubles. 11 y a ici en efl'et quelques Juifs de Cappadoce" dont nous sommes 
üers, plus que de tous (Ics autres). Dieu vous piquera (d'honneur) d'engager 
aussi avec eux une discussion publique. 

Nous acceptämes volontiers, et le lendemain nous nous rassemblämes de 
nouveau, nous et les Juifs. Et, comme Timpudence etait leur liabitude, ils 
nous interrogerent vivement de la fa^on suivante. 

TROISIEME ENTRETIEN. 

1 [1] Le Juif dit : Dis-nons qui tu es : c'csl lä ce que nous voulons avant ij 

1. Cilation noii ciicüi'i; idcnUlido. — 2. .lo ne suis si les .luifs de Cappadücc c-taieiil reputö? pour | 

Ilmii' scieiict'. ) Si 



3 

Vi). 



lui. r.'ij 

r" :i. 



1^5] LRS DELIX PRUPLRS. 2:5.-, 

aaOeiv t'c ectiv ö T^y.^np cou; iw.zXojViV/i,' ; iwixaTo?; ToOp/.o;; ttocov ä6vo;; r, ti to 
ovo;j.z (jou; -oö -epl coO ö fjso; el-jv 

'O 7_pt5T!avo? eirsv oISsv ö Osi;, ü; -psTusi •Öp;;<cr0c, xai /.upüo? aur-^v x^. p;"Ca.v xr,; 
äA-flÖeia; * rC-/iT-/i'^ax£. 'AUa TrapaxaXö, £^,',7.0x6 a-xfJco[.£v, x.xl ;..-;, i^ä !:-/iTr;axT05 e'i; (:-.'Tr,[;.x . ,■,_,,. y, 
-, ;^£rag«.vovTe?. iJ,- T:olu-k<>y!y.^ [;/Jvov äp/wp9a. [2] 'Ev xü TCpo^-flx-fl 'HcatV. xy [Aeyx).« ecp-/,xai 
oxi- « xor? i^oas.wucriv y.o!, (pr.clv ö esoc, xAr,0-/;r;£xat ö'voaa xaivdv ^)- xry^x' sdxiv vjov. 
Ilorov oÖv ö'voy.x xxcvov £^xiv [xsxi -ov 7vpoor,x-/iv ; ipa xi lou^atuv ; äUa -^v xoOxo ivpo 
aüxoO. A).).i TO Sxy.ap£ixGv; yXk>x -mI outoi 7ra>.aio'' eJ-jiv. A^a 'Pwixaicov; iX).' oÜiJe 
xoOto vsov. ripwxov oöv üfXEK E^TraxI [xoi Ttotov ö'vo[y,a /.xivov xVflO-/]C7£T«i xor? So^s-JouGt 
lii xw Ocü, xäyw 'jij.i-j Ac'yco xo xi; sip.t. 

TÖJV §£ ioufjaüov T^SyrlvTCOV ' ryjy, r/^^ai^-E-/ x( y.S/.-Xei ITOlSlv ö 6£0;, d /plCTiavO; £i-£V 

ETT.^viV^G&v 7:avxx xi Twv iOvwv ivrjaax-/ Tüv 3-1 yr,;, x.-y.l vjy vjfnaui i'no /.x'.vov r;vo[xa. 

£1 jXV] x6 XOC yO'.ijTt7.VrjU. 

'O tou^aio; eittsv TCspi coO oöv llygi i -pocp-/iTr,: oxi « (pog-?; aj t-^jv Oeöv » ; n'j liyo). 

4. iTtO. — 11. olo0!(i£v. 



tout apprendre de toi. Oiii est ton pere? Ascalonite ' ? Romain:' Tui-c-;' De 
quelle race es-tu ? Quel est ton nom!' Oii Dien a-t-il parle de toi ■'? 

Le Chretien : Dieu sait que vous avez commence comnie il faut, et que 
vous avez cherclie exactemeiit la racine meine de la verite. Mais, je vous prie, 
arretons-nous ä un seul point; nallons pas de recherclie cn recherche et nc 
nous contentons pas de havardages. [2] Dans le gi-and propheto Isaie, il est 
dit : « Mes servil eurs, dit Dieu, seront appeles dun nom nouveau » ''. Quel 
nom y a-t-il de nouveau apres le prophete? Est-ce celui des JuifsPil existait 
avant lui. Celui des Samaritains? Ceux-ci aussi sont anciens. Celui des 
Romains? II n'est pas non plus nouveau. Dites-moi donc d'abord vous- 
memes de quel nom nouveau seront appeles les serviteurs de Dieu, et je 
vous dirai qui je suis. 

Les Juifs repondirent : Nous ne savons pas ce que doit faire Dieu. 
• Le Chretien : Examine tous les noms des nations qui sont sur la terre • 
tu ne trouveras pas d'autre nom nouveau que celui de chretien. 

Le Juif : Est-ce donc ä ton sujet que le prophete dit : « Pour toi, tu crains 
c( Dieu »•'? .le le nie. 

1. Peut-elre les Ascalonites sonl-ils ici iiientionn^s parce qu'Herode le Grand ctait .Vscaloiiite; cl'. 
Justin-, Dial. 52; Didascalie de Jacob 23, ed. Nau, p. 759 [49], 28. — 2. II est l'ait mention des Turcs 
des la fin du vr siede par Agatliias (582) et Mönander Prolector (58.3;. — 3. Cf. Anast. Sinait 
Disput, adv. Ind., Alia inlerrog., P. G. LXXXIX, 1273 D s. — 4. Is. lxv, 15 b : |xoi NB, «utm AQ»; xa.vov 
ABQ, EuviovN* (xaivov N""''}. Ce texte est cite, mais plus complfefement, daiis la Didascalie de Jacob 
18, ed. Nau, p. 755 [45]. — 5. Gen. xxii, 12. 

PATR. OR. — T. XV. — F. 2. jg 



23,1 LES TUOPIIKES DK UAMAS. [G6] 

[3] 'O y^ciGTiavö; d~jv Tiotov i'Öv.? -fl "oi:. ye^ei, r. ^olog Aaö; y=>^'^ ^-'■^'^' V-'''''- ^^^ 

•O xpiaTiavä; elTTEV oO>coOv Äkougov auroO leyovro; ev tcö y./ ^a^a^" « Sn äv^yvex-O- 

« T37'ir(70U£V« OV £7:o(r,T5V -/.up'.O? ». 



♦ lol. IV'l « K'jpiOU 
V" a. 



[4] -O -/_=tcT..«vöc el-JV u^ou oÖv yvciöt 6t.. -^ -^j.-civ 6 Aa.lS el'pviy.sv, t<Lv Tvote 

a xviv ;jEviacv x«v xaxa^vüv ypx^eixco a^x^ si? yaveav ix^pav, v.yX lak ö >cx.i:iiAavo; auiav. 

„ ->.. v/,.,,ov ).. Kai r^£..-/-vuc TvoO xxOxa aVxx.. 3Ti-r,y«ysv « xo'. ävayysD.y.i sv Suov xö ovoy.a 

,. , y.y). x^v xtv£^.v aüxo5 v> 'lepou^al^. Iv xco ETTt^uvaxÖxvxi laov.; st:!* xö aöxo, 

« .a> p«.:O.Elc xoO So.7.30av xC, /upto. .). "iSou tvo^ov Aaöv xxl 7Toaa<I.v ßa^iAacov i Tzpo- 



10 



1. fEVtä. 'J. OÜKO'JV. — 12. ilTl. 



[3] Le Chretien : Quelle natiou, quelle race, quel peuple est recemme.it 
apparu apres David ? 

Le Juif : Le vötre, tres evidemment. 

Le Chretien : Ecoute doiic David disant dans le psaume xxi : « La race 
« qui doit venir sera anuoncee au Seigneur, et Ton annoncera sa justice au 
« peuple qui naitra, que le Seigneur a fait » '. 

Le Juif : David parle du peuple qui doit etre rassemble sous le Messie. 

Le Chretien : Quoi donc? Le Messie est-ce plusieurs rois:>ou uu seul et 

unique? 

Le Juif : Celui qui doit nous sauver est seul et unique, le Christ du 

Seigneur. . 

'[41 Le Chretien : Connais donc que c'cst de nous qu'a parle David, cLe 
nous qui etions alors humilies; car il dit : « U a regarde la priäre des hum- 
« bles; il n'a pas meprise la supplication des humbles : qu'elle soit ecrite pour 
« une autre race; le peuple ä naitre louera le Seigneur >. ^ Pour montrer oü 
s'accompliront ces choses, il poursuit : « Pour annoncer ä Sion le nom du 
« Seigneur, et sa louange ä Jerusalem; pour rassembler les peuples tous 
« ensemble, et les rois pour servir le Seigneur »\ Le prophete fait mention 
,le plusieurs peuples et de plusieurs rois, et non pas d'un seul et unique. 

1. l>s. XXI (XXII), M>-i2. - ■!• Ps. ci (RH), IS-lii. - :i. Ps. ci (cii), 22-23. 



vb. 



^67] LES DEUX PEUPLES. 237 

fi^n-, •J.rr.y.o^^uH, y.y). oO/, svo; xal f/.rjvov o-V^oav syti ji'at y_pwTiavc,;, xi -:.7tÖ toO OsoO 
ÖErtopvov tzoi civoi^.a -/.atvov. 

II [1] ü[ tou^arot eiTrav sptiTr,;xa -/.al !:-/,'T-^ay. cl'-ay.sv Trpo,- ^e, /al c',/. l'^^^^^a; ä-..- 
'Xuijat •fljj.i'v a'jTO. 

" 'O yptiTTiavc): sIttev tcoTov toOto ; 

'O iouW.; v.Tzvr ttcoI 'HcraCf x.al 'IxkÖjI? twv Äuo Aawv wv el-£v ö Oeö,- TCoro; e; 
aÜTfeiv ÜTTap^Eti; iru ; 

'O XpwTiavo,' \i^iv syu -Xayoj jx. toO 'lax.wg, Jj? [Aapxupo.^ci tJ( -paypLy.r-/. EIttev 
yocp 6 Osö;- « TQv 'lajitoS" -/lyzTCViaa, tqv ^£ 'Hcxo sjAtsyi^ra ». 
10 ^ 'O tQuSalo? >.ey£i- ef oÖv <7U al ö '£«7,^, >cy.i cü eI ä? eOv<iv, ^ zi V.i-ov eWv -^y.a;; ^ul. 1'.'. 

[2] 'O io'.Saro? elTuev jrö SuGcI ö Oeo,-. 'H-y.ic,- lOvo; ayiov, ly!', rspioiia.og, uta,- upw- 

TOTO--CO;, ÖaocegeK, xpÖTO' x.al £c;<;xto-.. « rvw^Tic yip sv r/i TouSäia ö Oso.:. sv 'xoi 

15 « 'Icpa-ijX jy.sya to ovojx« aOroO )). « 0£Ö; yip I^tiv ö «Tjayyaico-^ tov AÖyov z'kca tw 

1. Ivo;. — o-jxc-jv. — 3. 7tp6; crj. — C. ö lo-joaio; ei,irv, ,-.,Tii en mai'ge, de seconde iiiain. — IJ. irj-i. 



Ainsi, je suis chretien : c'est lik le nom uoiiveau i|ui m'a ete donne par 
Dieu. 

II [1] Les Juifs dirent : Xous t'avons pose uiie question et tu u'as pas pu 
nous repondre. 

Le Chretien : Comment cela? 

Le Juif : C'est ä propos d'Esaü et de Jacob, des deux peuples dont parle 
Dieu. Duquel des deux es-tu? 

Le Chretien : Je dis : de Jacob, comme en ibnt preuve les evenements. 
Car Dieu a dit : « J'ai aime Jacob, et j'ai hai Esaü » '. 

Le Juif : Si tu es Israel, et si tu es aussi des nations, nous, que sommes- 
nous alors? Pas du tout; vous ötes Esaü, le peuple incirconcis des 
nations. 

Le Chretien : Vous, etes-vous les nations, ou bien les douze tribus 
d'Israi'l ? 

[2] Le Juif : Dieu ne le permettra pas! Nous sommes une race sainte'-", uu 
peuple choisi\ un fils premier-ne ', pieux'; les premiers et les derniers". 
« Dieu est connu dans la Judee; son nora est grand en Israel »'. « Dieu 
« annonce sa parole ä Jacob, ses jugements et ses decisions ä Israel. II na 

1. Mal. I, 2. - 2. Cf. Dt. VII, G; xiv, 2. - 3. Ex. .xix, 5; DI. vii, fi. _ 4. Ex. iv. i-l. - 5. Epilhöte 
banale et non spgcialemenl biblique. - 6. Cf. .\poc. i, 17: ii, S. Le juif applique ,„, poiiple dT^ra.'^! 
i-e que l'Apocalypse dit du Christ. — 7. Ps. i.xxv (lxxvi), 2. 



fol. 1 



23g LKS TROPIIRES DE DAMAS. [«8] 

öoz? OTi (xVaov /.a^.et 'I<;par>, x-xl xWcc Ta eövr,. 
' '() y;pwTiavo? akev p'/.pt t'^? aÜTvi? öipa?, exjtov iGp*-n\ir/iv e^;«, üp.a; ^s £6vix.ou?. 

• 'O iou^/ro; elxav fr^ -oir.^ei ö Öar^?, e-et -^ ypoccp-fl ^-eu^Exy.'.- s! ^e icpar,lirr,; et, .5^et;ov 
f;.ot T-;)v TTspi-o-rrlv ao-j, r^eT;iv [xoi tov vijJ.ov tou, r^£i;6v [U.i tvol'oj; irpocp-ora? v/ai i^ioM^. r, 

[;}] "0 xpi^Ttavo; eixsv ei oÖv cb; li^fu; iyaTua gs o Ösö?, r^ix ti iv ToiauTY) sp-fl|xia 

y.yX SiaG/.opTCi(j[;.w -/.aTäliitev üiy.y.?; 

'O iouLlo; iiTvev oÜtco? läya'. 'acr,£ 6 uporffl^-^r otl c< -^jy-ip -/? -oUa; y.aOiwvTai oi .io\ 
u 'Icpa-^1 oü/. ovTc; ßaaiAs'coc. oü^e ovto; ap^cvTC;, oüv. o'-^cr,: f)uG.:ac, O'M ovto; 6ucia(;Tinpioü, 
« o^e UpaTeia?, oöö^a ^"ö^^tov. Ral J..3T7. TaDxa äTTictpa^ouGiv ol ulol 'Icpa-oA xal ä/i:yiT7ico.j<7iv lu 
f„l. 1/,,-, « x.upiov TOV Oeov aÜTcöv, y.al Aaul^ * xiv ßÄC^sa au-cov, -/.al eJccxrl^ovTai eirl tw -/.upitd xal 
'■" '^- a äirl TOK äyaOoi; aÖToO, £-' sox^tojv tüv -/iaspüiv » . ^Ap.. oOv Tvpocpy.vcö; Ta et? -hu.äi o-/i';..epov 
ytvo;..evz '/.al t'Äv ey-/.aT7.).et4-tv -^[..öv ö Trpo^-^T-^; £tp-fl-/.ev. >C7.l irxA-.v Tr,v stv' ky/irou TÖiv 
•^aepoW (Aeno..oxv "Äacov ävx/.X-^Gtv x.at vr.v iTVt^Tpo'f^v, ^^v Tcpo; tov Oeöv TOtoöf;.e6a [i.eTa- 
vooOvTe; iiz\ Tat? if^apTfatc --i^^v, /.al äe-ziTouvrec Aa.lS tov ßa^tAea r,(;.cov ex. too GTvepaaTO? l-^ 
yap TOÖ AaulS ö r;A'.apvo? Tt'x.TeTat. x.al r^ta toOto, a-Wov Aaul^ övo|..acev ö 'Ü^-zie. 

3. ,^,,,. _ |Ov,x.u:. - n, .ö:. - Starf. - 9. oix.O^.,. - lo. o.os 2». - 13. .yxaTd/^v - 14. i^v. - 



in. i.,r7it. 



« pas fait de meme ä toute natiou » '. Tu vois qu'il appelle autremeiit Israel 
et autreinent les nations. 

Le Cliretien : .lusqirä cette heure. je nie tiens pour Israelite, et vous pour 

paiens. 

Le .luil" : Dicu ne le fera pas. L'Ecriture ne meiit pas. Si tu es Israelite, 
montre-moi ta circoncision, montre-moi ta loi ; montre-moi quels prophetes tu- 

as en propre. 

[3] Le Chretien : Situ dis queüieu t'aime, pourquoi vous a-t-il ahandonnes 
dans une teile desolation, dansune teile dispersiou? 

Le Juif : Voici ce que dit le propliele Osee : « Les fils d'Israel passeront 
« des jours nombreux sans roi, sans chef, sans sacriüce, sans autel, sans 
« sacerdoce, sans signes. Et apres cela, les lils d'Israel se convertiront; ils 
« chcreheront le Seigneur leur Dieu et David leur roi; ils se retouriieront 
« vers le Seigneur et vers ses biens aux derniers jours »v Le prophete ne 
parle-t-il pas clairement de ce qui nous arrive aujourd'liui, de notre aban- 
don, de notre rappel qui doit venir au dernier jour, de la conversion que 
nous fcrons vers Uicu, uous repentant de nos peches et recherchant David 
notre roi : car le Messie naitra de la race de David ; c'est pourquoi Osee le 
iioniine David '. 

1 r^ r.xivn «-■■•a. - -1. Os. iii, ■'.-:.. - :i. Au h'M,|.~ ,l,-.Tan„as, n,u^ s,.ulc fuis le Messie esl no.nn,,^ 
iun-i Diivia loul coMvl ';■ /''■'•»/,„//, II, ■,. .ilr \y.iv M.-l. I..u.l.ANr,b;, Le mrssUunsm. ,hcz 1,-s Juifs. p. ilC). 



v l>. 



[69] LATTENTE DU MESSIE. 239 

'*- ^ /pi'JT'.avoc elirev Try.pr.T.Ösv v.yX iTr),-/ip(oOv) -ii -ao<fi-/iTsia a<jT-/i, ots Iv BaSuXöJv. 
ä.r.r,V^i-i * a.iyjj.xkbi-z'ji, )cai TtzXiv jcTrlayyvisOr, e'^' Oatv ö Öeo:. 'Eirel stT^e TOt i/'.o>.ouOa toj 
TTpocp-ziToii- (py,cl yzp- « Äi? av-roT? »ypts. Tt (^cj^si; aÜToi;; 5ö? aÜTOi; y.r^Tpav ixe-z-voOiTav, 
« y.7.'. [Aa(7T0ij; (;-/ipou;* Traija; 7.1 x.x/ctai aOrcÖv si; Falyal, ort iy.sX aörou; s;x;<7-/i(ja c^iä rä; 

« TTpoirO/^au TO'j iyaTv-Ticra'. aÜTO-j; ». [5] 'Opzc oti iTr/.vfpojxov ^syei. Tr,v ipr^ y.waiv aO-wv 

■/.cd T-/;v £yzxTz>v£n{(tv ; ci i5j /.ol: imr:xzi<!^izi, opy. xw? )>c'y£i bjjM; STCi'7Tpä<pfjvTa;- « öpÖpioöc 

« Tvpo; jxe, XeyovTeg, a.r,<ji, TCopsuOwii.sv x.al sxtCTpeiLtoy.ev * iirpo; y.iipiov xiv 6söv •fljjt.wv, oti * Ini, r,:, 

« aÜTÖ; -/ipiraxsv x.xl ly-cexai -/ip-äc, T77,Ty.|ei x.xt p-wcei -ö;/«;, uyiiasi -iöu,«? [ast« r^jo 

10 « r,tj.izv.(i' ev —?, "/;[^.e'pa -r7, TpiTr, ävaaTviTO^.sOx x.al "(yicdasOx » . 'l^zv oOv (ö; cu >,ey£i: 
[AsX'Xsi r, ävzx.^.TiTi; 'Vj.ojv yivc^Sai, o'py, ort -WT^'j'jai sväTs £:; töv OyttoTavTa xöv /.icxw 
IJ.ITX 6uo v;[Aspa; Toö ira6o'jc, x.al ty, Tp'!Tvi viy.epz ävac-avTa x.ai (7tjvava(jTr,cavT7. ry.a;. 

'O lou^aio? S'.TCSV •^[xei? röv spy^dy.evov Xpicxiv O'j^kv towj-ov -rravOavovTa )vSy'jrj.£v, ij.r, 
yEvotTO. RaTxxupiEus; yzp x.al o'j x.aTocx.upu'jeTai. 

i.i ^Gl /_pwTi«vö; eiTTsV 'ju.ei; oiJv xü-dv i-/.'U-/ir;Hi, r, t« sÖvr, ; 

2. äuTiÄOäTe. — '1. [loiGtoi (j MJoiilr au-do5sus de la ligne). — 7. ivzatiXi'liv. — M. [juot(i<7ei. — 
10. ava<7TY)i7MiiE0a. — C'i"i<r<»>[ii5a. 



[4] Le Chretien : Cette prophetie est passee; eile a ete accomplie lorsque 
vous etes partis captifs a Babylone et que Dicu a eu de nouvoau pitie de vous. 
Dis en efi'et la siiite de l'oracle. Le prophete dit : « üonne-leur, Seigneur. Que 
« leur doniieras-tu ? Donne-leur un sein qui n'enfante pas et des mamelles 
a Seches. Tous leurs vices a Galgal, car c'est lä que je les ai hais ä cause de 
« leurs vices et de leurs habitudes. Je les rejetterai de ma maison; je ne les 
« aimerai plus »'. [5^ Tu vois que le prophete dit nou accomplis leur soli- 
tude et leur abandon. Si vous vous convertissez, vois comment il parle de 
votre conversion : « Ils se leveront vers moi, dit-il, disant : Aliens et conver- 
« tissons-nous vers le Seigneur notre Dieu, car il nous a enleves et ils nous 
« guerira; il nous frappera et nous pansera"; il nous rendra la sante apres 
« deux jours. Le troisienie jour nous serons ressuscites et nous serons 
« vivifies » '. Si donc, comme tu le dis, votre rappel doit venir, vois que vous 
avez ä croire en celui qui guerit le nionde deux jours apres ses soulTrances, 
et qui ressuscite le troisieme jour, en nous ressuscitant avec lui. 

Le Juif : Nous ne disons pas que le (Christ qui viendra soufTrira * de la sorte : 
loin de lä! il coinmande et n'est pas conimande. 

[6] Le Chretien : Est-ce donc vous qui l'atteadez, ou les nations? 

1. Osee IX, l-'(-l5. — 2. Lid. ganiir decharpie: c'o;;! un terme lecliniquc onipninle au vofabulaire 
medical. — 3. Usee vi, 1-2. — 4. Le verbe invOivM, dejä employo par Josi-|'lii'. csl l'amilier ä noire au- 
leur. On Ig retrouve dans Ic Uidl. antiiiuinopli. 52; rd. Bonwetscm, p. l:s."). 1!) : xf.; |i=v TravOavoOan,-... 



240 LES TROPHEES DE DAMAS. [70] 

' Ibl. I'i6 'O louJaTo; etusV -Äfxa;. * di' vip-z? yap epjrJTai et; tq GÖJcai to yevo? twv iou'5xiojv. 

"O ypWT'.avo? sI-TCEv Sio, Ti O'jv (rfl';7.£pov oüx ey^ere xpoip-/)T7iv, oü^e äp)(_0VTa, oüSe ßxG'.'XEa, 
oüSe y;YO'j[y.evov >,gyovTa ü[;.iv ^.ai SiSac/COvTa repi toD [is'W.ovTo; i'pyjcOai; 

'O touSato; jItcsV -poet-o'v ooi oti £ip-/i)C£v 'Odvie ö 7rpo(p-/iTr,c -epi TiIJM'i, oti öe^ -flixa? 
l-rcl Xpovouc ly"''-*'^'^^^'?^^^''-' '^^^ '^^^ ävo;7.(«i; r,[Aü>v, xal ywpU äpyovTo; -/cal -öyouiAevou y.«i ^ 
ßac'Ae'ug eWai. 

III [l] ATrj.ev'cry.? ouv ö ypicxiavöc sitl tw Idyco ei^av Sigows; ovtw? tcjv iraTfiÄpy/iv 
• fol. r.G ^o'j Ieuctt.v iTzoi-fiaa.;, I/.eTvov >syio 'Ia-/.wG tov Oaujj.zcov c'j [j.h yäp ei^s? * oti r/.^syovTy.i 
ot tou^atoi TÖv £py6[J.£vov, y.zt. oti. ot apyovTE? -jpjv y.ai r.yo'jfAEVo; £/. Ttuv avojj.iMV uaoj'J 
£^£>v'.i:ov. 'Ekcivo; ^e cpri'jr ötl « ow. ix.lii'!^s.i %X"'' ^' 'I^u^a y-v.\ r,yoüi;.£vo; £-/. tüv [xYipüJ-^ "' 
« aÜToO, k'w? ou 'ilbr, w otTTOXEiTai, xal auTÖ? ■7i:pocrÄox.{a jÖvmv ». [2] Ei oOv lc,ill■KO•^ ot 
a.pjo'iiii cou üiuTvep xy.'i öpldy/itjxc, iSo'j •/j>>9£V 6 XptcrTÖ;. Ei aÜTO; £OTt xpoaöoy.;«, töv 
sOvüJv, -/i7.f)£v "Ä <7ü)T/ipta Twv eOvwv. "A>.).ov yzp tÖc eOv/i TCxpa töv el9d-/T« oO^s TTpotr^s'yovTai 
O'jSe csSovTai- ay-Tr,v to'Vuv zziyiii, \i.7.z-ti-i ik-K\Li\.^^ r.ixfOfiic tov >.'.i;iva, y.al saTcpo; go'j 

4. Trepi. — •"). £YxaTa/,i96»;vai. — 7. idjievöor»;. — 10. ex'/.ei'I/ät. — 11. Lc 2' e de iWi.mm esl ellacc 
(laus le ms. 



Le Juif : C'est nous. Car c'est pour nous qu'il vient, afin de sauver la race 
des Juifs. 

Le Chretien : Pourquoi donc aujourd'hui n'avez-vous plus ni prophete, ni 
chef, ni roi, ni prince qui vous parle et qui vous instruise sur celui qui doit 
venir? 

Le Juif : Je t'ai dejä dit ce qu'a dit ä notre sujet le prophete Osee : il faut 
que nous soyons delaisses pendant un temps ä cause de nos peches et que nous 
soyons sans chef, sans prince, et sans roi'. 

III [1] Le Chretien accueillit joyeusement cette reponse et dit : Tu viens de 
faire mentir deux fois ton patriarche, je veux dire l'admirable Jacob. Car tu as 
dit que les Juifs attendent celui qui vient et que vos chefs et vos princes ont 
eesse (de Commander) ä cause de vos iniquites. Or Jacob dit : « II ne cessera 
« pas d'y avoir un prince de Juda, et un chef de sa race, jusqu a ce quevienne 
« celui ä qui est reserve (Ic pouvoir); et celui-lä est l'attente des nations »-. 
[2] Si donc vous n'avez plus de chefs, comme tu las avoue, c'est que le 
Christ est venu. S'il est l'attente des nations, le salut des nations est venu : 
car les nations ne regoivent et n'adorent que celui qui est venu. Ainsi, tu 
coufs en vain, tu esperes en vain. Tu as döpasse le port, et tu crois qu'il 

1. er. Osce III, 'i. — 2. Cell. XLI.X, UI : eu; ou : sw; äv HADl'. — m aitözeiTai : töc ä;tox£i|.'.£va aCTiü UADF. 
Lo te.xte d'Osöe iii, 4 el celui-ci sonl deja rapproche? l'uii do laiiliv par Oiig^ne, De prinr. iv, 1, 3; 
ed. KoETSCHAU. p. 296, 6 SS. Cf. Ji:sTiN, Diul. 120. 2. qui voit dans la loi;oii ti irozii'iisva auioi une fal- 
.«ification juive. 



\"b. 



71 i;.VTTEXTt: dl: .MESSIK. 2'.1 

vo7.{^£'.c ii'iy.i, ertäpaca; tv/ -upyov y.xl ävo^i'a; * SaiJt'Te'.?, ö vil'.o; ävr.lOcv, /.al w; £v vjx.t'. • lol. i'iii 

'O iouoxio: eiirev oidx /ciyw Tt>.£iü) go'j oti to'j Xp'.ffTO'j £pyo(/.evou toü -ÄiajAfvou toO 
6£oO £7r'.cuvy.yf)r,'70VTa.i £-" a'jrrjv -ra sOvr,, /.al i)',' aÜTO'j 7tciiT[/.r,6r,TOVTa!. /.al rnoHi.crizy.i. 
5 O ycwTixvo; £'.-£v o'r/. E'.ivev ö la/.wS oti x.a: i-iauvacsi tx s'i-//,, z).),a x.al a'jToc 

TTsocöoy.iy. eOvöv. 

[^3j O loudxro; ei7k£V ti oOv ; -/i/Tri^ov tz k'ivyi £pyo7.£vov XpicTÖv /.ai (jc-V^civ-rx aÜTO'J;; 

'O y5ir7Tixvö; £i7C£V tive; [;.£v oOv £^ EaIt.vwv, x.7.1 u.i'X'.'TTa twv ^iloGo^pcüv y.ÜTÜv, x.x; 

ETUEVlVCOT/.aV TClV OcOV, X.al 77£ol OcOO TTOA/.X l'l.-Akrfl'JM . Ral Sav ?)£/■/;, -XJlijTCJ TO; 77CÖ; 

10 ' "EW.vjve; ovtc;, toj Tfj'j voaoaxQo'j; ■Trleiw tov Oeöv iyviösKjav x.al ^.öyo'j; £Cc'Ö£vto, £-! x.al » fui. 140 
7.7; t6 tA£'.ov iiyr^/.'x.nv ■KKr,^ bi £~£3<j> x.a'.pCJ tyiv TO'.a'Jr/iv iTiödc'.C'.v Tvo'.r.Toy.cOx. 

IV [1] N'jv 0£ [AOi toOto £LTTaT£- TOV v'iltjAU.svov Qv sxSc'^EcÖc, y o'.'JTiavd; £i7-'.v, r, iSpxio; 
[;.£7k>,£'. spy£'70ai; Tcr? £Üa.yy£'>>ioi; tvicteOs'., r, xr, vpacpr, Oaüv Ifax.oAouOei". 07T£p O'j tti^te'jw 
0'jd£ TTEiO'jy.ai ; 

15 ()'. lo'ji^ai'ji £iTro>/- apa TO'jTO £pwTv-,iA7. £/£'.; O'jdaf/.fii;. 'E^ virAwv yzp E'tt'.v x.xl ^'/ ■/iy.ä; 

7. T|>.7i'.!;ov. — 11. TOiaüxr,-/. — ■ II. 7:(ii/|iT6)[i£fl7. — 1:1. Y?"?"^' 



est devant toi; tu as franchi le rempart et tu marclies dans le desert ; le 
soleil est couche et tu avances comme dans la nuit. 

Le Juif : Moi aussi je sais mieux que toi qua, lorsque sera venu le Christ, 
le Messie de Dieu, les nations seront rassemblees sous son pouvoir; qu'elles 
seront circoncises et sauvees par lui. 

Le Chretien : Jacob ne dit pas qu'il rassemblera les nations, mais qu'ii 
est lui-mcme l'atteate des nations. 

[3] Lo Juif : Quoi donc? Les nations esperaient que le Christ viendrait 
et les sauverait? 

Le Chretien : Quelques-uns des Grecs, surtout parmi leurs philosophes, 
ont connu Dieu. et ont dit de Dieu beaucoup de choses ' ; et si tu veux, je 
puis te montrer comment, bien que Grecs, ils ont connu Dieu mieux quo toi, 
le docteur de la loi, et ils en ont mieux parle, tont en ne possedant pas la 
perfection. Mais nous ferons cette demonstration en une autre circonstance. 

IV [1] Pour l'instant, dites-moi ceci : Le Messie que vous attendez est-il 
chretien, ou doit-il venir hebreu? croit-il aux evangiles, ou obeit-il ä votre 
Ecriture, ce que je ne crois ni n'admets? 

Les Juifs : Est-ce lä une question? .\ullement. Le Messie est nötre: il 

1. C'est la repri.se du vieu.\ Ihenie, eher aux apologislcs du il* siecln. Mais 011 ue dil plus ici que 
Dieu s'est fait connaitre au.x Grecs par le Logos. La seule raison des philosophes les a conduits jusqu'a 
lui. Cf. Oriue.ne, De princ. i, J, 1 ; ed. Koetscii.\u, p. 'i9, 11 ss. : Nam de deo quidem patre quamvis 
digne proloqul nemo valeat, tarnen possibileest intellectum aliquera capi e.x occasione visibilium crea- 
turarum et ex his. qiiae humana mens naturaliler sentit. 



ful. 117 

r b. 



242 LES TROPHEES DE DAMAS. [72] 

£p;C_£Tai, v.xi -hiJ-S-g sxi^Dcei" rviv TiEp'.TOjj.viv i/Jhiy.ii y-y.\ )cpy.T'Jv£t, x.y,'. tvkvtx tov vojac/v 
♦ fol. 147 Mcüüfjsco?, e'o); u.ia; * /.epxia? oü xasaffaivit. 

O j^piCTtavo; £lTr£V jxr, owtei ö Öeo; ti tjote toio'jtov ei-sTv ö yap Eo^oaevo;, veov 
vjy.ov 7i[;.rv ospsi, y.ai toi? £Üxyyc').''oi; £!;xx.o>.o'j9sI, y^pwTtavo:; ÜTvzp^wv. 

To'JTCiu peOi'vTo; -floCavTo oi louÄxibi -/.pzCsiv tAao;, t"X£o;, oüÄev T&touTO'v r^yj yevoiTO X'jp'.s. 5 

[2J To'jTwv o'jTw; )v£yÖ£VT(i)v, d ypiGTiavö; iTsvwx? sl? ö'Xov tov T^aöv eiTtev ä'/40U'7aT£, 
avöps;, Ti 'j.iyowji^ O'JTOi, OTt tov vojj.ov y.al t-/-,v ötaO-ziXViv y.pxTEi o XpKJTOc a-jTüiv i^yöij.i-io; 
T(iiv TO'j l\Iw'j(j£(05, £ojr [/.lac y.coata; /.al oü/. a/.Aov vo'aov o'j^e vj'av r5i.y.0r//.viv evsi r, oepe; 
Trapa Tr,v — c.latav. 

A7:£/.pi()r|i7av o; iouoaioi' oÜTW^ TVKjTE'JOaEV y.xi oG'tcoc £y.oe;^djji.£9y.. in 

'O ypWTiavo; 'X£y£i" ti ojvj syco Tvapxvoaw a7>),r,v 5i7.()viV/;v vsxv x.y.Tiy<x>'r, 

Ol lO'j^aioi eiTjy.v V7,t. 

[3] O y^p'.'JTtavd;, £Ü7rpo';cü7k"o'aa; to't£ o tov Vj'yov Tvoio'jaevo'r, '■f.vi'jf TroCi XotTOV ^7itoC[/.£v 
tÖv y.Kipov £z.£Vvov, i'va 7r),Y,pü)07) r, TtpocpY.TEix hpej^.io'j ex. TtpoTW-ou toO 6£0'j Xiyo'jny.' « ii^o'j 
« vijiipa'. EpyovTai TysyE'. >i'Jpio;' •/.xi cüvteAscw £-1 tov oi'/.ov "iTpar,! y.al ettI tov o'.xov r> 
« loüoa oi7.()v;'/.-/iv y.x'.v'ry, oO /.y.TX t/;v r^ixO/]V.v;v r,v '^lEOj'a'ov toi; TTaTpaT'.v «'Jtwv, •/ivt/.a 

"2. y.Epi«;. — 5. [ir]. — 8. xspea;. — ](i. -Jiv. 



viendra pour nous, il nous defondra. II defendra la circoncisioii, il rafl'ermira; 
il iie transgressera pas la loi de Moise daiis un seiil de ses preceptes '. 

Le Chretien : Dieu ne periiiettra pas que Ton parle ainsi. Celiii qui viendra 
nous apportera iine noiivelle loi; il obeira aux evangiles; il sera chretien. 

A ces paroles, les Jiiifs commencerent a crier : Pitie, pitie! Qu'il n'en soit 
pas ainsi, Seigneur. 

[2] Lä-dessus, le chretien, fixant des yeux tout le peuple, dit : Hommes, 
ecoutez ce qii'ils disent, que leur Christ qui doit venir confirmera la loi et 
l'alliance de Moise jusqu'au moindre detail, et qu'il u'apportera pas une autre 
loi DU une autre alliance que Tancienne. 

Les Juii's repondirent : Nous croyons ainsi, nous esperons ainsi. 

Le Chretien : Quoi donc? je viole la loi en m'attachant ä une autre alliance 
nouvelle ? 

Les Juifs : Oui. 

[3] Le Chretien qui avait alors la parole, prit l'air rejoui et dit : Üü donc 
cherclierons-nous le temps oü se realisera la prophetie de Jeremie qui dit de 
la personne de Dieu : « Voici que des jours vienuent, dit le Seigneur, et je 
" conclurai avec la maison d'Israrl et avec la maisou de Juda une alliance 
« nouvelle. non pas comme Talliance que j'ai etablie avec leurs peres quand je 

1. r.f. Malth. V. n. 



[73j L'ALLIANCE iXOUVELLE. 



24 



o 



V 



h. 



« e-0.a6'o;j.Evou p.ou Tvi? y/tfö; aÜTwv, toO e^y.yayerv aÜToO; ex yr,; ' AiyuTCTou ». Ti jv • fol. I'i7 

Ty.>.y.tav £;a-/.o'XouO£i-£, ViaEi; wf >.£'ycT£ T:apavo[;.oG;j!,£v vexv r^.xÖwr.v £/ovt£?; iroC lowiv 
!^-/lT0ij[^.ev, r, -apa Ttvt £'jfr;c;o;;.£v oti fStoy.Ev ö 6£Ö; xaivöv S;y.9-4/.-/iv yiopl; ■/■; s(^uy.- 
5 T«; TCXTCzcriv 'jfj.wv ö't£ £^-/iv£yÄ£v aÜTO'j; k yr,; Aiyu-TOu; [4] A'Jo oöv äpa TrpoV.E'-xi 
üp.iv •>, £i7:£iv oti ö sp/rlaEvo? •/i)it(A[A£'vo? Oy-ojv (fipn -r/jv y.atvyjv 5ia9-/i'/.-/iv iöv 8iy. 'l£pcy.{ou 
£iTC£v ö Oeö; Äii^ovai, y.ai Ioictv oüy.s'n E'Jpic/.eTXi tou^xio;, ä)i>>x 0|7.<iv x».! toC voao'j y.ai 
TTJ; -a>.ata; ävT'!i^;y.or r, irÄtv * 7.£yovTwv 'jpwyv öVi t'/jv Tra).xiav i^ixÖ'/fx-ziv x.GaT£t, * l'ol. Wi 
-po^V-ov öV; yy-Uencti -~r, x.y.tv?,, xal tw Oew tw ^cÖGav-i vi ^lÄoGvTt x'j-/{v. Kzi örou 

10 £av (7Tpa^rT£, JÄUToi^ E'jpi^ry.co-Qe ivTtiriTCTOvTj?. 

V [1] 'Eä£'.v(üv oüv gtevwÖevtcov y.xl äi/.-/iv y.ovöjv s/. -ayt'^o; £/. z'/j ■Kzw.zw.iv'j'j 
c!jW.oyi.cpO £^£tXr,';at äywvt^oaevwv ,' x.al zy.a.i'pou; paij/oXoyovivTa^ C"l~^^i5£i?, 'j ypi- 
(jTtavo? (xyaVAOf;.£vo? y.al iravT£i; ol c'jv aÜTw etvi r?; töjv io'j^aiwv 5T£vciywp'a ipr.iitv ec; 
«ÜTÖ '7Tx6w[/.cV, äos'Xtpoi, TÖ Trpo/.£ij7.£vov X'jcxTE , x.ai TOTE Tjpö; ä'^Xo u-ETaSaivou-EV 

15 '{-riTr.aa . 

1. Au lieu de iv, peut-Otre IhiiI-ü ruriis''!' hotiv. — 'i. sOpiVwrxev. — r,_ xaiviiv (cun-igO en xaivr.v). — 
10. (7-pa9örTc. — 13. aJTo) 



f les ai pris par la niain pour les conduire hors de la terre d'Egypte » V Ouoi 
donc, freres? Que dites-vous? Votre Messie confirme rancienne alliance, vous 
obeissez eiicore ä l'ancienne alliance, et nous transgressons la loi, selon 
vous, en ayaut une alliance nouvelle? Oii chercherons-nous, ou chez qui trou- 
verons-nous que Dieu a donne une alliance nouvelle, autre que celle qu'il a 
donnee ä vos peres lorsqu'il les a fait sortir de la terre d'Egypte? [4] Deux 
(hypotheses) vous sont proposees : ou bien vous direz que votre Messie qui 
doit venir apporte l'alliance nouvelle que Dien, par (la bouche de) Jeremie, 
a promis de vous donner, et alors il n'est plus un juif, mais il vous aecuse, 
vous et la loi, et l'ancienne alliance. Ou bien vous direz qu'il contlrme l'an- 
cienne alliance et il est manifeste qu'il s'oppose ä la nouvelle, et ä Dien qui 
l'a donnee ou la donnera. Oii que vous vous tourniez, vous etes enfermes 
däns une contradiction. 

V [1] Les Juifs etaient pris; comme un chien d'un filet, ils cherchaient ä 
sortir du raisonnement en debitant des questions inopportunes-. Le chretien 
se rejouit ainsi que tous ses compagnons de leur embarras, et il dit : Tenons- 
nous ä ce point, freres. Resolvez la question posee, et alors nous passerons 
ä un autre probleme. 

1. .lerem, xxxvui fxxxij, 31-32. Le texte de cette citation präsente plusieuis variantes par rapport 
aux principaux manuscrits de? Septantc. — 2. La phrase est mal construite. L'accusatif pcn|/o>,oYoOv-a; 
devrait etro remplace par un genitif. 



244 LES TROPIIEES DE DAMAS. [74] 

lol. US 'Em '/.y.vviv ojv wsav wr, ywwT/COVTe? T' irpoc^opov c?Tto"/,pL6vivxi * o! lO'joaio; 'Xc'youTiv 

£'! x.al Öwaev /caTÄ a oxi x,aivviv 5i«9-/ix,riV öi'otooiv o Oeo?, Te'w; etcI tov Icpavi}. sittcv 
Tcape^siv a'jTry, xal £7:1 tov oix.ov 'lajcwS. 

[2] 'O ypicT'.xvo;; eixev o'jtw; syei ö TCpo^pviV/;? x.ai yj xV/fGsta. Ato axouuov T'! (J,-/i<ji.v 
ö XptCTo; -flö; TO'li; [AaOviTi; aÜToO" «: Et; oSov eOvwv av] (XTCe"X0riT5 , xal Etg tco'Xw Sx(i,a- 5 
« psiTwv [xyj siceT^OviTc" oO yap äTue^TzVov £i [/.■)) ei; tk TCooSarx t« aTCo'Xcü'XdTa olV.oii 
« 'l(7oa-/;'X ». "Otc oüv t,o^7.'76s aTTOTTpc'ipscOat -/.al TCo'XEiji.etv a'jToü;, X.7.I ST-aiipwiraTS aÜTOV, 
eyepÖsl; i'A vs/.pwv, tote svetsiakto Tor; iyioi; a'jToO i7roGTo7>ot; E'Itvüv « TiCipEuOi'vTE: si; 

iiil. Ii8 « TQv x.oGaov * zTravT«, [Ay-OriTEUTaTe TTxvTa t»c lOvr, ». Tote E7:Ayipw9vi r, "pooviTE^a 

'HTatou r, IsyciUTT." « ixori y.y.o'jGr-s. u[;.£Ti; )cai oü u.r, TtwxEUoriTE, x.7.1 ß'XETTovTE; ßXe'ir-E li- 
« x.al oü [Z.V1 ffuveiTE, Ötcw; av oi avj ßT^s'TiOVTE? ß'Xs^wiT'.v, 01 Se ßT^eTCOViTEg tu^\oI ys'vidvrat ». 
Rzt -z).',v -Ä] ypa.ovi r, >.e'you'7a" « s^Eviiu t/jv oOx. vi'XeYiixE'v/iv y.xl Epoj tw O'j 'Xxoi; [/.qk 'Xaö? 
« aou, x.al aÜTÖ; epct x.'joto; ö Öeo; [xou ei (7'j ». Kai tz'X'.v « E'y|)pav6riTi UTElpa r, o'j 
« Tix.TO'jca. », -/iyouv r, e^ sOvcov E/tx.),v)<Tta, « pvi^civ x.ai ßv/icov vi cOx. cö<)tvrj(j(77.. oTi iroD.a 

10. |iv-. — 11. lir,. — rj. /i/iHiiiEvr,'/. — li. ;Ov(üv. 



Au moment opportun, les Juifs ne trouverent pas de reponse convenable. 
Ils dirent (enfin) : Meme si uous le concedons que Dieu donnera une alliance 
nouvelle, il a dit cependant qu'il la donnerait ä Israel et ä la maison de Jacob. 

[2] Le Chretien : C'est ainsi que parle le prophete, et c'est la verite. Mais 
ecoute ce que dit le Christ ä ses disciples : « N'allez pas dans la voie des 
« nations, n'entrez pas dans la ville des Samaritains. Car je n'ai ete envoye 
« qu'aux brebis perdues de la maison d'Israel » '. Lorsque vous avez commence 
ä vous detourner d'eux et ä les combattre, lorsque vous avez crucifie le Christ, 
c'est alors que, ressuscite des morts, il a ordonne ä ses saints apötres : 
« AUez dans le monde entier. Enseignez toutes les nations »-. [31 Alors fut 
accomplie la prophetie d'Isaie, disant : « Vous entendrez et vous ne croirez 
« pas ; vous verrez de vos yeux et vous ne comprendrez pas, de sorte que les 
« non-voyants verront et que les voyants deviendront aveugles « ^ Et l'Ecri- 
ture dit aussi : « J'aurai pitie de celle dont je n'avais pas pitie, et je dirai ä 
« celui qui n'etait pas mon peuple : mon peuple; et lui dira : Tu es le Sei- 
« gneur mon Dieu » '. Et encore. « Rejouis-toi, sterile, qui n'as pas d'en- 
« fants »; c'est-ä-dirc l'Eglise des nations; « eleve la voix et crie, toi ipii 
« n'as pas enfante, car les enfants de la femme abandonnee sont plus 

I. Jladli. X, ."j 4- XV, 24. Gelte cibilion rcunil (ieii.\ fr:igiijciils cinpruiiles a des passages diffei'onts 
ile rKvangilf. — 2. Matlh. x.xviil. li). — :t. Is. vi, "J moTeüoTiTe : (jjviiTs NABQr-. owjTts : \ör,xi ABQr 
(sioriTE X). Cf Matlli. .viil, 14; Mc. iv. 12; Lc. VIII, 10; Joan. xii, 40; Act. xxvui, 26; Rom. XI, 8. La 
fin de la citalion est tres libre et se contente de reproduire ä peu pr^s le sens du texte. — 4. Osee ii. 

23 : ^Xdr,iw .VQ iytncri'sta B; r}.fmi.i'ii\i AQ r,yaTtv;ii£vr)v B ; ).«6; jio-^ : + £i O'j .\BQ. 



[75] LE CULTE DES IMAGES. 2« 



'4 a 



^Cwv 



10 



« TCt TeV.va r?i<; IpvifAOU ijäHo-i r, t-ä; e^^O'jc/i; tov i'v(!)'px », epvijxov -/.upiuc övou.z'» 

T-/JV TvavTCüv Tuv ^.oiiTcöv Xawv £/,)t>//i5ixv, lyvjiyoLv f^k i'v^py. xr// 'jy.STepocv cuvy.ywy-ov, tv,v * lol. 148 
iva>.ai uTto öeo'j TjoXujv.Epiö? -/.at tco).iits6i;oj; •/i/.syiu.ev/iv. 

vi [Ij O (oufWTo; Xs'y;;' sTusidvi avw /.xl /tzT&i aoi tov H'jxi.'av •;rp0'79ep£t^, axo'joov t:ü: 
(Z.£'[/.'|ieTai TCu; eirOiovTx; tou; yotpou;, /,al TuriioOvTxc yeipoTCOivira /cxi -repoG/cyvoijvTa; a'jxa, 
wffTTsp üaai; Totc et/tova; /.al tov GTaupov jy.öjv. <l>r,7l yap -jpl OpLüJv Ttiv eöviy.wv « öti 
« syco y.'jpio; aC^wv -rer.vTa xa ^evöpjc toO ocypoO, üasi? i^i ^'.x/.o'titovts; Äav^pov to viaiiju 
« auTO'j dtooTE ei; x.x'jfftv, to •/ijy.icj auTOu ffUfATraTeiTc toJ? Ttoctv uptojv, ;ca.t to aAAo 
« vity.iG'j ■TTOtoijvTe; yXuTCTov TupoffiC'jvelTe aÜTo' ». Ei^e tum? si? 'j[xX; TTSpt 'jjxuv TauTa » i,,:. lis 
etTuev ö 6eo';; öpöJfAev yip OTt sv Tat? i/.y.l-n'iiy.i; 'ji/,(uv, tk yiv tcov ^'jmov tutttete, tx f^£ 
ewo'va; x.al i^cooa /,xl 'iTaupouc -O'.o'jvtcC, -lOfjTti-TOVTsg xf, TCa^.atz öacov xwv iOvöJv 

cuv/jÖsiz, TCpOCXUVSiXE aÜTJC. 

[2] 'O /piTTiavö; et-jv xt ouv; 'j^j-üi oü irpO'TxuveiTS yjipo-otr.xa ical y.zimx iziiyij.y.Tit; 
6. TiEfi. — 8. SioiüTs. — 8. ■/.x'jmi. — 'J. r^jitav. — In. |i;v... &=. 



« nombreux que ceux de la femme qui a iin mari » '. L'abandoniiee, comme 
il l'appelle justement, c'est l'Eglise de tous les autres peuples; celle qui a 
Uli mari, c'est votre synagogue dont jadis Dien a eu pitie ä plusieurs 
reprises et de plusieurs manieres -. 

VI [1] Le Juif : Puisque tu cites Isaie a tort et ä travers, ecoute comment 
il bläme ceux qui maugeut du porc, et ceux qui f'ont des idoles et les adorent, 
comme vous faites vos Images et votre croix '. II dit eu elfet de vous, les 
gentils : « Moi le Seigneur, je fais pousser tous les arbres de la eampagne; 
(( et vous, vous coupez un arbre : vous eu faites brüler une partie; une autre 
« partie, vous la foulez aux pieds; le reste, vous eu faites une image que vous 
« adorez » '. Vois^ comment üieu a dit celasur vous et contre vous. Gar nous 
vo)-ons dans vos eglises que vous frappez certains objets de bois, mais aussi 
que vous faites des Images", des statues, des croix et que, retombant dans 
vos ancienues liabitudes de pai'ens, vous les adorez. 

[2] Le Cliretien : Quoi douc? vous n'adorez pas d'idoles et de choses 



1. Is. Liv, 1. — 2. Gf. Hebr. i, 1. — 'i. La querelle des iconociastes ne comiiieii^a ä Constantinople 
que sous le regne de Leon III I'Isaurien, inais eile avait Sans doute 616 preparee par des objectioiis 
ou des discussions seniblables ä Celles qui sont faites ici par le Juif. Le rhrätien d'ailleurs, on le 
verra, ne repond pas directement et n'oppose ä son adversaire qu'un argunicnt ad Imnünem. On sail 
que d'apres le palriarche Niciipliore (f. (}. C, col. 528), c'est un juif de Tiberiade qui a d6chaiu6 la 
persecution iconoclaste en promettanl longue vie au calife Yesid (680-683) s'il falsait dötruire toule 
figure et toute peinture d'hommes et d'aniuiau.x. Ceci nous ramene pr6cis6ment ä l'epoque de notre 
dialogue. — 4. Is. .\liv. 4 ss. La citation n'est pas textuelle, mais l'allusion a ce passage d'Isaie ne 
semble guere douteuse. — 5. EtSs est sans doute ecrit pour i5:. — 6. ^iJiSa, on designe par ce terme 
une image d'animal ; cf. Sophokles, Greck Lexicnn of the Romnn iinrl hyznntinf perimle, sub hoc verbo. 



246 LES TROPHEES DE DAMAS. [76] 

Ol touSawi siTTCiV iljo; 'Ckio;' p/i Suiin ö Oso; ASpaxp. y.xl 'Icxi)C y.al 'lax.wS. 

'O ^piOTixvci; EiTsv jtTa jjcv TCapai7T'/f(Jw oti xai ywpli; 6eoo T:;05x.uv£iTs aXla Ttva, t; 

* fol. 140 ~oioCi[/.cv; jy.v aiVco Ti yivecÖs yp'.ijTiavol, r, av iJ(£'Jco[j.at ytvoy.y.i * io'j^xro?. "Ky_f"£ strerv 

ÖTt oüx. ivSiytzy.i. OüxoOv £[j.oij rj£i>'.v'JovTO; oTt x,ai i^M^a -/.al ^ulx /.a't 'XtÖou^ TCpoffz.uverT£, 
irprJTspov piv ij.r.y.iri ivspl tcj CTX'jpoO ).aV/{oviT£, iTZina öjj.o/.oy/fcaTE OTt. £i; oca jlratf ä 

Kai äTCEX.p'iÖvTTav 'Xa'yovTc;" Gxoiyii r.y.tv" ßf^aicoGat ^2 Ty.UTOc. 

[3] O yptG-tavö; y.aTai'7y0vai. a'jTO'j; £i? t£'7.o; Sti t"^^ aV/iOeias; [iouVJ[;.£vo; , e^e'jTEpoiGE 
x.ai ETpirjGojcE tov Xoyov, -/.ai tov Ikov ö'aov i^iey.apxupaTO, /.«•. t6t£ £iit£v -ry xißwxöv 
T-Ä; oiaÖ-/)x.yi; oüyl Te'/.TOve; avQpwTuoi iirslEV./iTav ; t«; i^uo -ly-y-xi; y.Q i'ky.^e.TH o'j MwOcr,;; 

* ful. l'iH £>,aC£U(7£v; xa Äuo (^wöa äüEiva xi ywvsuxi tz y.xVj'jaEvx * ye:o'j6t7., oü ypuijoyo'oi 

EyAu'^ocv y.ai £y_(ov£UiTav UpX'.Cw u[J.a? £t; xov 'i£ov si £ty£X£ a'jxa xr, copz xaux'/i, O'j •^pO(j- 
tti-xovxe; Tvpoc£y.uv£tx£ aüxa; 

3. yivoiiai. Le? 4 dernieres lettre? soni ä moitie effacees. — 5. II faurlrait lire. senible-t-il oiioXoyri- 



10 



Les .luifs : Pitie, pitie ! Que le Dien d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ne Ic 
permette pas! 

Le Chretien : Eh bieii, si j'etablis qu'en dehors de Dien vous adorez 
autre chose, que ferons-nous? Si je le prouve, vous devenez chretiens; si je 
me trompe, je deviens juif. Vous pouvez dire que ce n'est pas permis '. Donc, 
si je montre que vous adorez des statues, du bois et de la pierre, vous ne 
iious parlerez plus de la croix, et ensuite vous confesserez qu'en tont ce que 
vous dites vous mentez. 

Ils repondirent en disant : Imite-nous- ; prouve tout cela. 

[3] Le Chretien, voulant enfin les deshonorer par la verite, repeta une 
deuxieme et une troisieme fois sa proposition, et prit le peuple entier ä temoin, 
puis il dit : Ne sont-ce pas des hommes, des charpentiers, qui ont construit 
l'arche d'alliance '? N'est-ce pas Moise qui a taille les deux tables (de pierre) ' 
que vous avez regues? Les deux statues fondues que l'on appelle cherubins ', 
ne sont-ce pas des orfevres qui les ont sculptees et fondues? Je vous adjure, 
au nom de Dieu : si vous les aviez ä cette heure, ne vous prosterneriez-vous 
pas devant elles pour les adorer''? 

1. Le toxlp est pout-i5tre allere en oet eiidroit, je ne suis pas sür de l'avoir bien compris. — 
2. utoixei; ce mot est emplnye par saint Paul, Gal. vi, 16. Cf. Sophokles, op. cit., s. v. — 3. CS. Ex. 
xxxvni (xxxvii), 1 SS. — 4. Gf. Ex. xxiv, 12; xxxii, 15; xxxiv, 1, 4. Les preniieres tables ölaienl 
TtTuvre de Dieu (Ex. xxxii, l.'i); les secondes seulenient sonl taillees par Moise (Ex. xxxiv, 1). —5. C(. 
Kx. xxxvni (xxxvii), 6 s. — ü. Cf. Hiero.nvmi piiesb. HiebosOL. frngm. ap. Ich. Damast,. , De. imag. 
in; l'.n. XL, 8r,5 C. 



10 



[77] LE CULTE DES IMAGES. 247 

[4] Ol [;.sv ctTCXv val, oi ^= D.eyov oü/_i, oi; £TCeTtu.tov oJ vo;j/jay.0ii7-£poi, xal iTld»; 

xpCavTO TCpo; sauToü; (^laj^a/Ecfiai /.ocl iaoiSzW.siv, /.zl ill-hloui ü^pi'CEiv. ye'ltoTa j/eyx 

T^a^t TOi^i; TuapoOii ypiGTiavoi; TV'jr/i'Tajy.cvo'.. AixGXE^aca; ovv tz; y.pa'jyäj ö riv Vjyov tcowj- 

aevo; (p-/;Giv •/ic-jyaTZTE. 'Idoü ^£(7.-0) (pfpco to ßi^T^iov 'jjy.üjv zou vo'y.ou £/. xr,; G'jvaycoyTi;, 

5 o-Kif i'vOpwTTO? £ypx'j£v, )4a.l ß(jpi7£'j? xi aÜTQ'j 5£p[ji.zTa S;i HzÖapciv Trpxy[;.-/.Tcov * ^g'-Jp- • füi. lij 

CSUCcV, -/.xl l'lJwtAcV £1 OJ T7pO(7/,UV£t-£ zÜTOC. To'JTO Sl sItIOV, IVX U."/! £lTCr-£ 07'. XX £-0iy,i7£V ^ ' '*" 

Mw'jcv)? £v T-^ x.igtoTGJ,' xaTa y.E'Xeuff'.v OeoO stcqiyiccv. 

'ßou To;vi/v y.al üry.Et? Tvpoc/.uvEiTe ^EipoTTorriTz- i^o'j xx; üiz?.; pri^pEToct '11(70,17.; [;.£0' 
-/;|j.äiv irJou /taxi: xx r^öCa""» £i; ölx <!^iu^iGHi. [.jj nX-flv y.y.l 7r£pl xoO ptpxwj y.peaxfj; 
ä!tO'j(jax£. 'O Wca^ ly.oi xr.v TCäpixoar.v, sVjcjev [j.ot y.zt xo'jxo £t; ßpüciv. Eitxxxs iao; 5='- 
öiz XI ö 6so; TCpocExy.^s'' Jj"-'"' [■'•■'; ecÖisiv zÜxo; 

1. jilv... Ss. — 1. vo(j.(o|j.aÜ£(jTep'ji. — 4. xö ajoute aii-dessus de la ligiie. — 5. xai. — 5. ßipsü;. — 
6. EStpueOosv. — 6. jiri. — 8. :?|[j.it;. 



[4] Les uns direiit : oui. Les autres : nou, que blämerent les plus savants 
docteurs de la loi. D'iin mot, ils commencerent ä combattre et ä disputer 
les uns contre les autres', ä s'injurier les uns les autres, offrant ainsi uii 
spectacle risible ä tous les chretiens presents. Celui qui portait la parole fit 
arreter ces cris, et dit : Faites le calme. Voici que je fais apporter de la 
synagogue votre livre de la lüi qu'un homme a ecrit, dont un corroyeur a 
tanne" les peaux par des procedes purs, et voyons si vous ne les adorez pas ^. 
J'ai dit cela afin que vous ne pretendiez pas que ce qu'a fait Moise pour 
l'arche, il l'a fait selon l'ordre de Dieu\., 

Vüici donc que vous aussi adorez des idoles; et Isaie vous bläme en meme 
temps que nous. Ainsi, ä ce qu'il semble, vous mentez en tout. [5"! Ecoutez 
maintenant en ce qui regarde la viande de porc°. Celui qui m'a dispense de la 
circoncision m'a aussi dispense (des regles) sur la nourriture". Dites-moi : 
pourquoi Dien vous a-t-il ordonne de ne pas manger de porc? 

1. Dans Ic Dkil. Pap. et Pltil. 7, ed. Mc. Giffert, p. 56, 17 ss., le chrelien fait chercher ä la syna- 
gogue les livres des Jiiifs afin de les convaincre par leurs pvopres Ecritures. Dans notre ouvrage, on 
apportera de nienie un peu plus tavd le livre de Daniel (iv, 2, 2; p. [92]). — 2. P-voteOm ne figure pas 
dans le lexiquc de Sophokles ni dans celui de van llerwerden. — 3. Cf. An.\st.\sii Disput, adv. Ind. 
n; P. G. LXXXIX, 1233 C — 4. Le debut de ce f" 149 x" a n'est pas clair. Les Juifs ne sonl pas 
d'accord; le chretien fait alors apporter leurs livres saints; pratiquement les Juifs lui reudent hon- 
neur. L'epreuve est eoncluante, et l'argumentation peut so poursuivre. II y a vraisemblablement une 
lacune dans le texte. La meme controverse est reprise dans le Dialogue de Papiscus et de Pliilon 
avec un moine, edile par A. C. Mac Giffert. (Dialog. I, p. 51): cf. F. Naü, La Didascalie de Jacob; 
introd., p. 740 [30] ; dan.« ce dernier ouvrage le chretien repond que les Images ne sont que des Sou- 
venirs, car on les brüle. pour les reraplacer par de nouvelles, lorsqu'elles sont vieilles ou usöes. Cf. 
PsEUDO-.\THANASE, Quoest. ad Autioch. duceni 39; P. 0. XXVIII, 621. — 5. I,ev., xi, 7. — 6. Cf. Rom. 
XIV, 1 SS. ; I Cor. vni, 1 ss. 



248 LES TROPHEES DE DAM AS. [78] 

Ol hl EtTiav ÖK äjtaÖapTOv. 

'O vp'.rTTiavci; eIttsv ßXactpYijAeire, ä'vÖpWTUoi. 'O Oeoi; yäp ÖT« räoiri'rev -/.yAoc >,i7.v 

rill. 1411 [s7Toiy)i7£v] sTTei * £M£X£v TOuTO'j äxaOapTOTEpov Toij öpviGiou O'jX. EVI, ciW d ^oü'ki's^i äxouGaTe. 
Soö^oa ö Ö£q; sTTiy.eT^oütAevo? tote töjv 'ESpxtüJv, gv -ra^ei trTpoCi, tcxvtiov T<i)V y.ax.ojr'jpicrfv 
äTTc'vEcOai o-ÜTOu; TCoo<7eTa.?£v, riyouv tov ire'Xoupfou, -/.ai iravTwv twv aveu XeTViöwv y_uy.OTCO'.a ."> 
y«p TauTa. [6] ölviv tov ^otpov Ätz touto TTpotjäTa^sv ajTOic [ayi ecOiS'.v, enrei^v) £v Aiyj-Tco 
xÜTOv xal p.6vov y.3£a tuocvte? ri'^Oiov, xi. 5e "koiizk riyouv tov ßouv x.al to irpöSxxov -/.ai 
Tr,v al'yav sÖto-otouv, xa; &ü Taj^'j sffoai^ov i^ aÜTÖJv. Aiottes ö fjeöc, Mokiicxi tov 'Icjpa'/)}. 

fol. 150 xr,; Twv AiyuTTTicov cuv/iÖEia; ßouT^o'jAevo;, * l/.-Ktp sxetvoi wc Öeo'j; scs'Sovto, Tx'jTa tov 

■Xaov GCpzCew Koci scotsiv TCpo(7iTai;ev, iva E'jxxTacppovviTa Tvap auTOi? ysvovTat Ta Tcap lo 
£X.£ivoi; (;£|zvz. '7] n£pi hl ToJv TCXp' rifAtv Eiy.ivcüv, wijiTEp i-ül Tr,v -/.'.fiidTOv üjy.Sv ttjv pzSoov 
Aapcjv y.al tvjv CTzavov toG [/.y.vva £97;>t7,T£ £t; 'jTröjj.vr.Giv Töiv toS Öso'j eÜ£py£Ci!üJv, oOtoj; 
x.ai 7;[A£i; £t; ivz^v/iaw TaÜTa tvowjij.ev, tov Eipyaa-a-TO 6 XpiOTo; £i; r,l>-öii, r, x.al o; ä'yici 
y.'jTO'j, wv TO'j? T'JTCO'jg öp(ovT£r, [7.'.ao'jp.£0x TOt i'pya. Rocl x.aOa-£p 'jaE^; tiu.wvt£; tov Osöv, 

1. 8s. — :!. [äiToi'»i(3Ev] est ici ajoulö. — 3. oixsvi. — 0. Jia. — 9. exeivcji. — l'i. iaiijloh£!)k Cj ajont6 au- 
dessiis ilc la ligne). 



Ils dirent : Parce que c'est impur. 

Le Chretien : Hommes, vous blasphemez. Car tont ce que Dieu a fait, il 
l'a fait tout ä fait bien ' ; et si c'^tait pour cela, il n'y a lien de plus impur 
qu'un oiseau. Mais si vous voulez, ecoutez. Dieu, qui alors avait grandement 
pitie des Hebreux, ä la fagou d'un medecin", ordonua qu'ils s'abstinsseut de 
lous les animaux cacochymes, c'est-ä-dire du silure et de tous les auimaux 
saus ecailles; car ce sont des animaux cacochymes. Quant au porc, il leur 
ordonua de ne pas en manger parce qu'en Egypte tous mangeaient de cette 
seule et unique viande, mais divinisaient les autres (animaux) comme le boeuf, 
le mouton, la chevre, et n'en tuaient aucun'. Aussi Dieu, voulant detourner 
Israel des moeurs des Egyptiens, ordonua ä son peuple d'egorger et de 
manger ce que ceux-ci honoraient comme des dieux, afin que les animaux 
sacres pour les Egyptiens devinssent meprises eliez les Hebreux''. [7] En ce qui 
concerne les Images qui sont chez nous, de memo que vous avez place ä cöte 
de votre arclie la verge d'Aaron et une cruche de manne ' en souvenir des bien- 
faits de Dieu, ainsi nous aussi faisons des images en memoire de ce que le 
Christ a accompli pour nous, ou bien ses saints : lorsque nous voyons leurs 

1. Cf. Gen. I, 31. — 2. Cf. supra, p. [28]. — 3. Cf. Lev. xi, 10 s. Les prescriplions du Lövilique ne 
visent pas direclemenl les animaux cacochymes. — 4. Explicalion ingtnieuse et interessante. Le eullc 
des Egyptiens pour le Ixinif ol le lielier est bien connu. Le m^nie argument se trouve expos6 presc(ue 
dans les memes ternies dans le Oinlogiis prm'iis ad Jiidacos qui figure parnii les oBuvres d'Anastase 
le Sinade, P. G. LXXXIX. 1272-127'i. Cf. TiiKOnouET, Graer. affect. cur. .sermo VII; P. G. LXXXIIl, 
V.w, s. — r>. Cf. l'lx. \vi, 32 SS.; Nuiii. xvii, lo s. (xvr, 2.') s.); Ilebr. ix, 4. 



lol. ir,o 
i" I). 



V 



79] LK CULTE DES IMAGES. 249 

TÖ ß'.g/.i'ov Tüiv >,6ytov aJTOü Trprjsy.yveiTe, oÜtw; -/.al -^[/.si?, So^ä^ovTe; töv XpidTov, tqv 

cxaupov aÜToS csSifisOa £t; ivxfiv/iGiv aÜToS [y.ovo'j. 'E-el x.al £z£VTr[9-/i, y.a\ o'j c£§oij.£67. 

xzvTw; Ta; Ao'yya;. 'Ersl /.y.l ot' ö'vo'j £y.y.()=G()/i, jtal oü •;::oc)cuvoii(/.:v toü; ö'vou;. E-sl 

xai (j-oyyov sös'^aTO, xy.i O'j^lv toio'jtov ä(7TCa(^oy.£6a. Töv ^e cxx'jpöv, öj;; älpvjTai, w; 

5 or.aeiov to'j -y.öou; aÜToO toO äy_pzvTou £/^0[/.£V. [8] Kai tcjtou TpoT'jTücoci; -^v r, to'j 'Ia/iu€ 

£TtI tcöv -xtöwv Tou 'I«oar,(f iva/.Aayr, twv y£tp(öv, y.at iraliv t6 T.^oa-M'n.av.'. a'JTOv -/)v 

paooov Iwcvfcp. Kxl Mwü(j-fl; ö£ Äia tÜttou toO CTOcupoO tov >>a6v ^ir,ya.yi^ £V Tr, £:u9pa 

Oa/.icTY,' Tu(}/a; yap ei; öp6pov £i7yir7£ tt.v * 6zlxGcy.v iTEpzcavTO; §£ toO laoij, TcAay'w; ♦ fol. lao 

T-^ pzß^w Tviv (i-/'/d.a'7xv l'^£'j^£v, xat to'j; AiyuTTTiou; r/.aAui}/£v. Rxt h tw ö'p£i i^e iv 

10 [Asctp Axpuv )cai "Op irpocEuyo'jAEvo?, vflv ijTX'jptoirw toO Xpi-iTOu liaos^r^-j'jsvi , (ocrsp 

•/.y.'. £-/ TO) r,'o£r.- [9] Ral AaulS Ö£ £:tcwv (( E^wy.a; toi; (po§ou[7.£VOi; ce cr,jji.Ei(<)7!v, toO 

« yuyErv iiTo TTpoijuTrou to^ou », r>ia tÖv craupiv /.ijpwo; siirev. "Iva yao ;r/i £iTfr,? öti r^ia 

Tr.v TC£ptTO[A-flv la'yEt, -pocsSry.ev « xoO Obyj^v ä~o -po<7WTro'j tÖ^ou », -/lyouv Sxtpiov './.-?;; 

2. (iövov. — 5. iyj,,p.z-i. — Ij. v/a'/'/xyri. — 7. ip-jÖpo'. — !». iit-jUv. — 1u. itpo£;iv;vj5£v. 



representations, nous imitons leurs ceuvres. Et comme vous adorez, par 
honneur pourDien. le livre de ses paroles, de meme nous aussi uous celebrons 
le Christ si nous honorons sa croix en memoire de lui seul. II a ete perce', et 
nous ne venerons pas du tout les lances"; il s'est assis sur un i\ne\ et nous 
n'adorons pas les Anes ; on lui a ofl'ert une eponge', et nous u'lionorons rieu 
de semblable. Comme il a ete dit, nous tenons sa croix comme le signe de sa 
passion immaculee. [8] De cette croix, la figure etait le croisement des mains 
fait par Jacob sur les fds de Joseph % et encore l'adoration que fit Jacob du 
bAton de Joseph". Lui aussi Moise fit passer au peuple la mer Rouge par la 
figure de la croix : car desl'aurore ' il frappa les eaux etdivisa la mer; quand 
le peuple eut passe, il reunit la mer, en frappant obliquement de son bäton, 
et couvril les Egyptiens*. Lorsqu'il pria sur la montagne entre Aaron etOr", 
il figura encore la crucifixion du Christ. De meme lorsqu'il eleva le serpent'". 
[9] De meme David, en disant : « Tu as donne une banniere ä ceux qui te 
« craignent, pour fuir de devant Tarc » ", a parle excellemment de la croix. Car 
pour que tu ne puisses dire qu'il parle de 4a circoncision, il ajoute : « pour 

1. er. .loan. XIX, -"i. er. Pskudo-Athanase. Oiitics/. iid Antiocli. tliicfin 'il ; /'. (i. XWIII, ivi'i. 

— 2. Vers 575, Selon VItinerarium d'Antunin de Plaisance, on iiionlrait u .lörusaleni, parnii d'aulrcs 
reliques, la colonne de la flagellatiun, la couronne d'epines, la sainte Lance, des jilerres de la lapida- 
tion de saint fitienne, etc.. ü'anlre pari, on sait que la Lance fut relrouvee ä Antioche, lors de la 
premiere croisade — 3. Cf. Matth. xxi, 7; llc. xi,7; Lc. xix, 35; Joan. xii, 14. Ce fut pendant long- 
temps une des calomnies contre les chretiens de pretendre qu'ils adoraient un äne. Cf. Pseudo-.\thä- 
NASE, Quaest. ad Antioch. ducem 40; P. G. xxviri, 624. — 4. Cf. Joan. xix, 29. — 5. Cf. Gen. xlviii 
14. — 6. Cf. Gen. XLVii. 31. Ce passage de la Genese sera fröquemment cilö durant la controverse ico- 
noclaste; cf. Pseudo-.\thax. Quaest. ad Antioch. duccm 39 P. G. XXVIH, 621; Jean Da.mascexe, 
De flde orllindoxa IV, 11, elc. — 7. Peut-etre faut-il lire ici ei; öpfiöv et non ai; öpOpov. Ces details sur 
l'altitude de la baguette de Moise ne llgurenl pas dans le recil de l'Exode. — 8. Ex. xiv, 21 ss., 27 ss. 

— ;i. Ex. XVII, lU ss. — 10. NuilJ. XXI, 8 SS. — 11. Ps. lix (i.x), fi. 



250 LES TROPHEES DE DAMAS. [80] 

Try.pxTzQeo);. Sx^^scTepov ok to'jto öviTvÖjv Haaia^ 6 ci; Tvpocpvj'TYi; Äe'yei" « xal ^cö-isi /.üpio; 
* fol. 150 « £v Tou eÖVciTi * cü^jirrfy.Qv d. Oübs yap alTiug ö j^piffT'.avöi; ^xnxQj lawv x.al ßapßzpwv 
\)T.y.!^-fhi'i , yvwptcÖriva'. o'jvy.Tar £-av öe TTy.upov tcoititsi, tot£ Tt; S'Jtiv ioxvaptoOvi. 

VII [1] Ol lOjSafoi eiTCOv oii Tt ok )cxt y.ara ivaTQ/.i? TraoTS'j^JT'Je, £t pPi tov yj/.tov 
xpoT/iVivoCvTec; .') 

'O yptcTixvö; ei-£V cipÖüi; sij/jijTxaQs" £i yäo tov ^Iaiov Tp0'7£x.'jv0'j(j.£v, £'o£i r,[i.a: /.aÖw? 

[A£TX§aiV£l X.OCl X.'r/.7.0t, OÖTt); '/.a'^ '';;•'■«? 5Tp£(p£(76xl -/.al — OOTX.UVSl'v a'jTOV iAA' « <0 ävOTiTOl 

« /.oci ßpai5£i? TY, y.ocp^ta, to'j 7:i.(JT£1)£'.v et:! •Traitv oi; iXa'Xr.cav oi TrpooYiTai » , i>co'jij«T£ yo'jv 

'' tili, lül Twfo? TO 7rV£0[/.a TO ä'yiOV 7Up'ja/'.7.'),£TT7.t TX e'ÖvYI, "/.y.l ETVlTpETTS'. * a'jTZ 'jlXA'/.EtV YM vj/iaHoci 6iy: 

TOU Aaulä As'yov « at ßxct'XEiai Tvi; yvi;, zcäte tw Ö£oj, (|/z'Xa-£ tco -/.uoico tu £— tSeßviKOTt lo 
« £Tvt TW oücavcü TOU oüoavoü y.aTa avaTo'Xa?. » 

[2] O'. toufiaioi siTTOv oü [Ao'vov Y.CI.TX avaTO>Ä; ecTiv to Öeiov [f>0'j yzp £v iAAw «jTi^o) £v 
TW aÜTco '^a.X^jM A£y£i" (( tw inmiwcA.i'zi. stci oucpiwv, xupio; ovo[i.a aÜTco ». 

'O 7pii7T'.a^/o; "ki-'H' TTiv e7rio;i[j,'!av tou XpiGTOu "klyn, T'/jv y£vajA£vr;v Itvi bucaoi? tou 

S. eitäv- — '». 2tä (corrige en 3iö). 



« fuir de devant l'arc », c'est-ä-dire de devant la tentation diabolique. Mieux 
eiicore, Isafe ton propliete niontre la croix en disant : « Le Seigneur donnera 
« un signe dans les nations » '. Car le Chretien vivant au milieu des peuples 
et des barbares, ne peut etre autrement connu : c'est lorsqu'il fait la croix ', 
alors on voit qui il est. 

VII [i] Les Juifs dirent : Et pourquoi priez-vous vers l'orient % sinon parce 
que vons adorez le soleil ? 

Le Chretien : Vous mentez tont ä fait. Si nous adorions le soleil, nous 
devrions, suivant qii'il change de place et tourne, nous tourner aussi et Tadorer. 
Mais, « 6 insenses et lents de coeur ä croire tout ce qu'ont dit les prophetes » ', 
ecoutez du moins comment le Saint-Esprit appelle les nations et leur ordonne 
de chanter et de prier, en disant par la bouche de David : « Royaumes de la 
« terre, chantez ä Dieu ; jouez de la lyre au Seigneur qui est monte au ciel 
« du ciel A'ers l'orient » ' . 

[2] Les Juifs dirent : La divinile n'est pas senlenient vers Torient; car voici 
que dans un autre verset du meme psaume, David dit : « Celui qui est monte 
« vers le couchant : le Seigneur est son nom » '''. 

Le Chretien : II parle ici de la venue du Christ qui a eu lieu au couchant du 



1. Cf. Is. V, 26. — 2. X'est-ce pas le signe de la ci'uix? — 3. L'adoralion vers rurient elait une loi 
dans la clire'iente grecque des le debut du v" sii'cle; le souci de l'orienlalion ne pen^tra que peu 
il peu en Occidenl. L'orienlalion des temples avail 6le, de löngue dale, «ne regle pour les paiens. — 
'i. Lr. XXIV, 25. — 5. Ps. Lxvu ii.xviii), :j'). — ü. Ps. lxvii (i.vviii), 5b. 



ful. l.-,l 

r 1). 



v° a. 



1«1J LA PRIERE VERS L'ORIENT. 2:.! 

•nrapovTO? aidjvo;- oü |zs'pyiTat y« sv tu (tti/o w ekscTS, üÜt£ eü-/;?;? O'jte ^cÖ-ilou, iv ^5 to) 
TvpQTä'ptp CTiitä., xupt'cd? £[•? TCpocrs'jx.r,v cu->jV.aXciTat toc; ßDccdei«; T-Tj? yr,;. [3] IlXy.v l'vx * x.xl 
^uciy.w? vor;(7wt7.£V apa st -flv TiauoTspo? 6 vöto; tt,? ävaroV/ic, oün ilys^ ö Bsö? s-/.£t 7roi-?ic;a,i 
TÖv rapa^jicov -/.ai Ösivai tov 'Ar]y.^.; 'A\V öpoc ti T^syei "Ä ypaorl- « /.al Eip'jTS'jcsv 6 Oso; 
5 « irapi^ctcov 2v 'E^EfA ÄXTi ävaTOAz; ». 'E^svsy/.a; o-jv or.civ tov ASitA ot£ irapsg-/], 
3caTt.v.r,5ev aÜTov y.aTsvavTi t-/-; Toucp-^; to5 irapa^Ei'sou, iva xal a'jTo; xx' 0; jaet' aÜTOv 

EXeT iTEVt^OVTEC, I^E0VT7.'. TOU ÖecS iva/."/,-/ier,VX; oflEV £^£pP'Vl<Jav. [4] 'Ev -aC-/) Äe TT, ÖEia 

ypo-ipr;, TViv ävxTo'X-flv -poTijA(o[/.£'v-/;v EÜp-/ir;£ic- (p-zjul yap- « x%b ävaToXwv -ölioi» [i.£/_pi ^UGfAöJv, 
(c aivETOv TO ovorxx jcupiou ». Kai Za/xpta? * tjeoI XptcTOu XsyEr « t^o-j avÖpwxo; (p-fl/jf • fol. IM 
10 « «VKTo'X/i ö'vofAa aÜTto y.xl ÜTCo/.aTwQEv «ütoC ävaTclst ». Kai tczaiv (kXka.yo~j iTEpl XpiffTo5 
Eipr.Tai- « ävxTElEi äcTpov e^ lou^a ». [5] 'Q<ra'jTu; y.at Ma'XayJa? >.£'yEf « toi? cpo^oujXE'voK; 
« TOV y.'jpiov ivaTE>.£r -/iXto; ^f/.aioo'jvr,? ». Kai izilvr « cTr,<70VTai oi xo'i-^e; /Cuo'OU ezI to 
« rjpo; Twv £>,aiüiv xaTz ävaToT^äc, t6 /.axEvavTi 'lEpo-jcalvijA ». Ka; tov vaov 8i y.aTSvavTi 
ävaToV?)i; ÖEcupoGvTa ö So>,o[;.(ov eV.tkjsv tvo'te 8k, sitte' [j.oi, -/.al s^Tvicav 0; ito^e; y.opiou srl 

G. «Ctüv. — 8. Tpayr-j. — 11. u; oOtm;. 



temps present'. Dans le verset que vous citi'z, il ne fait meution ni de prii're 
ni de psaume. Dans le premier verset au contraire il invite clairement ä la 
priere les royaunies de la terre. [3j D'ailleurs, en raisonnant naturellement, si 
le midi etait ineilleur que l'orient, Dieu ne devait-il pas y faire le paradis et y 
placer Adam ? Mais vois ce que dit l'Ecriture : <( Dieu planta le paradis en Eden, 
« vers l'orient »-. Puis il transporta Adam, dit l'Ecrilure, lorsqu'il eut peche, 
et le fit habiter en face du paradis de delices'', afin que lui et ses descendants 
fixassent les yeux de ce cöte, et dussent invoquer Dieu ä l'endroit d'oü ils 
avaient ete cliasses. [4] Dans toutes les Ecritures divines, tu trouveras que 
l'orient est specialement honore. Car il est dit : Du lever du soleil ä sun 
couchant, digne de louanges est le nom du Seigneur »'. Et Zacharie dit au 
sujet du Christ : a Voici qu'un homme dit : Orient est son nom, et il se levera 
« de dessous lui »•'. Encore ailleurs, il est dit du Christ : « Un astre se 
« levera de Juda »°. [5] De meme Malachie dit : « Pour ceux qui craignent le 
« Seigneur se levera le soleil de justice »'. Et encore : « Les pieds du 
<f Seigneur se tiendront sur la montagne des Oliviers, vers l'orient, en face 
« de Jerusalem »*. Salomon a fnnde le temple regardant en face de l'orient". 
Quand donc, dis-moi, les pieds du Seigneur se sont-ils tenus sur la montagne 

1. L'argumentalion du chretien est injustifiee. Le verset 5 que citait le juif parle bien aussi de 
psaume et de priere, mais dans sa prämiere partie qui n'a pas ete mentionnee. Le chretien ne tient 
compte que des termes apporles par son adversaire. — 2. Gen. ii. 8. — i,. Gen. iii. 24. — 4. Ps. cxii 
(cxiu), 3. — 5. Zach. VI, 12. — 6. Nura. xxiv, 17. Le texte des Nombres lii .Jacob au lieii de Juda. — 
7. Mal. III, 20 (IV, 2). — 8. Zach, xiv, 4. — 9. Cf. III Regn. viii, 1. II Chron- )ii, 1 ; Kzecti. xl, 5 ss. 
C'est surtout ce dernier prophete qui insiste sur l'orientation du temple. 

PATR. OR. — T. XV. — F. 2. 17 



252 LES TROPHEES DE DAMAS. [82] 

To ö'po.; Twv SAa'.üJv to zaTs'vavx; 'lEpouca'Xria; tva yap u.-/) eiTVYii ot; Trspl to'j vaoCi "kifH, osa 

♦ l'ul. 151 toOto £t-£v" /.axsvavTt 'leaouca'XTlpi; ö yäp vao; * svSov -riv Iv 'h^o'jijoücri'j.. DV/iv oxi 
v b. V , , - , , - / V . r / , . i\ 

[A£'X'X-/lTlX.ClV aÜTO E'.TTcV Ö TCOOOT.Tr,?' OÜX. s'fTTSV yap* SCTT,Ij7.V, OL'K\y.' CTYjaOVTa.t Ol TTOOS; 

xupi'ou. Av i^j [j.ot Asyet«; ort rspl toO vi'Xi[A[j.£vou cou Xs'yai, cj TrpoeiTcai; oxi O'j/. scriv -/.üpioi;, 
y.Wv' avOauiro; w; eI; twv TrpoovjTiov. [6] Ral eyu [/.ev otxe'oei^a oia Ti KaTot ävaxoT^a; 5 
£'j/0[j.at, T'J f^£ loiTTOv stTCE [AOi, r^iz Tt KaTOt voTOV v'jy/j' oüSa[j,o5 yap toOt6 tjot 6 Öso; 
£V£TretAaTO. 

O'. io'j^a^o; eitcov i^O'j ö AaulS Asyei" « ttooij/.uvo'ijCo TCpo; vaov ay.öv gou £V <pobw 
« cou ». na)av ö Äj^-Say-ouiy. oviGi" « ö Oeo? ä.Tiö Oat[;,av vi^ei » , tout' sctlv ex. vÖTOu' si? 
Tov votov o'Jv aTToSTiSTCovTe; QewpoijpLEV •/.otl irpocx.uvo'jp.ev. in 

* fol. 152 j^7] * 'O y(^pi5Tiavös eiTTEV xald)?" rpö toD oüv xTiirOvi vao?, wpo to'j eIVai ö 'Ay.Sa-,tou;7. 

Yj ö Aaulr) Ta; TTpocpviTetai; z? etitaTe, TroCi ßlsTrojv iTpo5r,uysTO ö 'X0C05; 

Ol iouSaioi slxav süpic/.oy.ev tov Aavivi'X oti /.aTa votov vivoi^e tviv Suptoy. /.al irpoii- 
•/;u^aTO. 

'O jfpKJTtavö? sl-rcev touo'j? ypovcjc s/^et ö Ay-vi'/iA y£vy.[ji.£vo;- oü iroW.ou;. /.ai yap 15 
£v BaS'jAtüvi 7;v cvv Tvi atyp.a'XwcJa. 

'1. irposraoc;. — i). toütectiv. — 12. yj. 



des Oliviers en face de Jerusalem? Gar pour quo tu ne dises pas que le 
prophete parle du temple, il a dit : en face de Jerusalem. Le temple en elfet 
etait ä 1 'Interieur de Jerusalem. De plus le prophete a parle au futur; il iie 
dit pas : Les pieds du Seigneur se sont tenus, mais : se tiendront. Si tu 
me dis qu'il parle de ton Messie, tu m'as repoudu d'avance que celui-ci u'est 
pas Seigneur, mais un homme comme Tun des prophetes. [6] Ainsi je t'ai 
montre pourquoi je prie vers l'orient. Et toi, dis-moi maintenant pourquoi 
tu pries vers le midi : nulle part Dien ne te l'a ordonne. 

Les Juifs dirent : Voici que David dit : « J'adorerai en regardant ton saint 
« temple, dans la crainte »'. Habacuc dit aussi : « Dieu viendra de The- 
man »-, c'est-ä-dire du midi. C'est donc tournes vers le temple que nous 
regardons et cpie nous adorons. 

[7] Le Chretien : Bien. Mais avant que füt fonde le temple^ avant qu'IIa- 
bacuc ou David eussent prononce les propheties que vous avez citees, oü 
regardait le peuple pour prier? 

Les Juifs : Nous trouvons que Daniel ouvrit la fenetre vers le midi et pria'. 

Le Chretien : De quelle epoque est Daniel ?* II n'est pas ancien. Car il etait 
ä Babylone, avec la captivite. 

1. Ps. V, S. — 2. Hill). III, 3. Cf. Slip, I, 7, 'i : p, l'il], — ,'i. Oll i'i;niar(|Ut'r;i r^inaroliillie : Ttpo toC 
XTtuO?! i vsio;, — '(, Dmii. vi, 10. 



15 



fdl. 152 
r" 1). 



v° a. 



i^^J I>A FRIERE VERS L'ORIEXT. 253 

£i'7:a[x.ev, xxvu -rraXaiov 'j-xoyovzx ' äv tw 'Icoa-fl7.. 

'^•7:o(JX£)aVa'. o^jv aÜTOÜ; ßryj7.6;Aevo,' g ivTt^t/.o;, -pocr£-oi-/i'Gy.To tov loyov äyvostv, 
:, y.yJ. fr,<7i Trpi; -o,:,^ lou^cc'.ou; ö ypwnavi;- J-jOSa^Üs jcxl ev wJtcü' ettsI oepsTe tov Aa-n-;;/. 
/■al ß).E'77&)(i,£v Ti; la^Ef ttjv i>/j'9cia.v. 

[9] 'E/ac-ziGav oÖv Ol TyAxvc? ;,.-;; £77i(;Ta(;.£voi Äii tl t6 ßigT^iov toO Aavi-U £-£^--iTr,(7£V 

oü yap Sia r^v Trpoceuy-^iv toO xpocp'/jTOu, äVAa ^la tx; e^vi/.ovTa svvs'a eg^oa/.^a,- tcLv i-zC^w 

k v-t-, £5£c9ai a;^pt T-/i; Trapousta? toO XpiGToo, toOto müv ic-MT.r^rsvi eOoucis. [10] 'Ev 

10 o^co o'jv -fl ßi'g},o; -opyjTO, 6 /^picTTiavö; T^eyei- ji x.al Aa.vvU /.^Ti vÖtov -/luca-To, iU' oöv rpo 

aÜToO '^^av Tionof,; y^povou; * t6 sÖvo? tüv iou^^-iwv, leyo. r^^ .! ^spl tov Mcoü^e« x.al * ibl. l,-,2 
'Aapiov xal 'I-flcroOv, y.pa /.äicsivoi xaTi Tiv v-/öv r.O/ovTO tov [y.sAAOVTx [ast-/ yfAta ix-/) aüxcöv 
/.Ti^ecÖai ; 

Aeyou(7tv o! ilou^aior var •rrpoS/iT.ov oti -/.ari tov votov ^'j/ovto. 

[11] 'O 7_pi5Tta,voc £Itc£V ü(A£r; ryiv äTio^srfa! oü-/. £y_£T£. 'Eyw §£ X.7.1 üaikh'kiihoL -AxX 
Jcöpax.a ÖTi Mo>ü(T-^; ötcoü tÖv viaov x.xl t^; 77>.aV.a; £^£?aTo, x-zTi ivaToXi; icrTa|i£vo; 

5. ToÜTo. — 7. Sia. — 8. itU (v ajoule au-dessous de la ligne). — 1-j. xaz£ivot. 



[8] Les Juifs : Hommo ; que dis-tu? II y a aujourd'liui plus de milie ans 
que Daniel est raort. Peut-etre ne le sais-tu pas. Lis donc son livre, et tu 
trouveras, comme nous l'avons dit, que Daniel est tout a fait ancien en 
Israel. 

L'adversaire, voulant leur tendre un piege, feignit d'ignorer ce calcul, et il 
leur dit : Vous menti'z encore en cela. Apporti'z donc Daniel et voyons qui dit 
la verite. 

[9] Les malheureux se rejouirent, sans savoir pourquoi le cliretien deman- 
dait le livre de Daniel. Car ce n'etait pas ä cause de la priere du prophete, 
mais k cause des soixante-neuf semaines d'annees qu'il a predites jusqu'ä la 
venue du Christ, qu'il trouvait bon de le faire apporter. [10] En attendant que 
le livre arrivät, le cliretien dit : Meme si Daniel priait vers le midi, longtemps 
avant lui etait la nation des Juifs, je dis les compagnons de Moise, d'Aaroii. 
de Josue. Ceux-ci priaient-ils aussi vers le temple qui devait etre fonde 
mille ans apres eux ' ? 

Les .luifs dirent : Oui. II est evident qii'ils priaient vers le midi. 

[11] Le Ghretien : Vous ne pouvez pas le prouver. Mais moi je suis alle, et 
j'ai vu que Moise, a l'endroit oü il a retju les tables do la Lui, se fonait vers 

1. Celle clironolügie est assez fanlaisiste. Le temple fut bäti aux eiivirons de l'an <iO(i. et Ion 
s'accorde a placer la mission de Moise entre 1300 et 1500. II y aurait donc 500 ari.s do Moise au leiiipl,>. 
li'ailleui's largumenl reste valable en loute hypothese. 



254 LES TROPHEES DE DAMAS. [84] 

aÜToc? si^etaTo- y.al tzxI'.-j oico-j tqv Oeöv iÖexcaro, aÜTÖ? f^iv zaxa Suc[7.a5 k'vSov sv tyi TrsTpsc 

£)ipu€-/l, s^ ävaTo^öJv Se ö esöc Epppvo; £U£'p(XG£V £[j.7irpo(j6EV aÜToO. Alb -/.al xa öiricÖia 
fül. 152 avToO * pvov söeaffocTO. Koü oti to eipr.pvov ä>.-/)Ö£;, oi'Saciv oi ev tw tÖtcco 7rapaYevÄ:|i.£voi- 
^°'^' SV Tau- ^uci yap TTäxpai?, ol/.ovdaT,c;£v ö Oeo; to ix.TUTTUjj.a t-^; t|-'ja; Mwügeu? ixTUXwOTiVat, 

■repb; 7:i(7TW(Jtv tüJv [j.£t' aÜTOv ysvEÖv. ■"> 

VI II [1] 'HpcÖT-zicav Ol iou^atoi- iav o'jv w; >.£'y£i; ö XpicT.c; gou r,7.0£V, x.at £^ -/-.[Aciv 

■ai^^Oev, -/.al EV B-/)91e£[j. ete'xQ-/), y^ iouSaio? ÜTC-flpx.£v, x.7.1 Tr£pi£Trx-/i'Jr,, ml Ta sÖt) -;)[J.oiv 

£(pÜ"Aa^£V TIVO; X.*P^'' '^'^' ÜpLEiC od ■:T£plTE'[AV£59£; 

'O xpifTTiavo; eIitev ö Xpicxb?, £-£i5->i Oeo? r.v -/.al Oeo-) ulo?, >cal yEyovEv ävöpojTCOi, Ta 
fol. 153 [J.sv ToCf v6[JL0'j e'pÄa^Ev w? av6pwiro;, iva p ävTiSi/.oc )cxi avTiÖso? toO iraTpö; EÜpfOr,, * -^aiv 1 
'"" "' §£ X7,v -/.aivr.v ^laOriXT^v £vo[Ao6c't-/i<7£v, w; TiV/ipüca? tov vöaov aÜTO? y.a.\ «(ppaywa; Ta 
iralaia -poTTayj^.aTa. 

[2] Ol [ouSaTci eIttov ii Tauxa ouxw; s^a, x'vo; ^.»^piv 01 Ttpopvixa! oüz, eItc^-v xz irspl 

aÜTOu -jrpotpavcü?, äUa cTropzÄ-ziv; •/i[;.tv cpspEi? [AapTupia.; evOev v.^ti evÖev ü? vo[ai!^£i; co, 

>.£'ywv -/.al £p[y.7iV£'Jtov -/.axa xo 'iSiov GxoiJ.a pfJou;. 

5. (jisTa'jTbv. — lO- |jiv. — 13. iicpi. — 14. aitopaoiv. 



Torient quaiid il les a regues ; et encore ä Tendroit oü il a vu Dieu, il etait 
Cache dans las rochers vers l'occident ; tandis que Dieu, venant de l'orient, 
passa devant Uli' : aussi ne vit-il Dieu que par derriere. Ge que je viens de 
dire est vrai : tous ceux qui out ete en ce lieu le savent, car dans les deux 
rochers', Dieu a eu soiu que tiit gravee la trace des reins de Moise, pour la 
foi des generations ä venir\ 

VIII [i] Les Juifs demanderent : Si donc, comme tu le dis, ton Christ est 
venu, s'il est venu de nous, s'il est ne ä Bethlehem, s'il a ete juif, s'il a ete 
circoncis, s'il a garde nos coutumes, pourquoi vous aussi n'etes-vous pas 
circoncis ? 

Le Chretien : Le Christ, qui etait Dieu et üls de Dieu, estdevenu homme. 
II a o-arde les (preceptes) de la hsi comme homme afin de n'etre pas trouve 
l'adversaire et l'ennemi de Dieu son pere. Et il nous a donne la loi de la 
nouvellealliance", apres avoir lui-meme accompli la loi' et scelle les preceptes 

anciens. 

[2] Los Juifs : S'il en est ainsi, pourquoi les prophetes n'ont-ils pas parle 
de lui clairement, mais qk et lä.' Tu nous apportes des temoignages pris de 
cöte et d'autre, comme tu le juges k propos; tu nous dis et nous expliques des 
histoires selon ta propre idee. 

1. Ex. xxxiil, "21-23. — 2. Au lieu de ev tai: cxial itstpai?, on serait tent6 de lire h ta'.i xaia 5ü<7iv 
Tii-.faK, puisqu'il vionl dVlre iiueslion de ces rochers de l'occidenl üu se lenait Moise. — 3. Je n'ai 
pii oncore retri)uver rurigine de cetle tradilion, qui n'esl pas scripturairc. — 4. Cf. Matth. x^vi, 28, 
— 5. Cf. .Maltli. \\ i:. 



15 



[85] LE SENS DES PROPHETIES. 255 

apTi, ToiauTotj x.ai TooauTa; [xapTupia; T^;0[;.£Tepa; ypa^vi? üjAiv TupossVEYxavTei; icepl xzvtcüv 

57vi XpKJTOu y£va[Aevü)v; [3] F'.voxjx.mv oüv ö 6e6^ 6z: l'Övo? irovflpov x,al (pöovepöv ÜTCxpj^exs, • lol. 153 

O'J/C £'jS6y.r,ff£v yjpüj^ sy./.xW(|^at qti i;.e"Xl£t ip^öjj.evo? axciaatrÖat üjak? y.y.l -/i^-a^ eiG^e^X'jÖai, 

5 iva [y.vi -/.xi oi XoitcoI tcöv Tupo^viTüiv {)(p' öjacüv äva),cd9äi(7iv, x,al ai ßiSlo; xÜTwv /.ary.x.aöj'j'.v, 
y.xl TToXV/) XoiTCov sy. toütou v) SXaSvi xoT^eÖvsGiv Yav/fccTaci. Ei yap y.ai e'^ovxe? «.ÜTa; y.al £? 
aÜTwv Tüiv üy.ETepcov ypa^wv üpv [xxyöiy.evoi -rcelffai üjxä? oü (^uvifAsOa, ti a.v eij^sTE ^.e'yeiv sJ 
jrupt? TT); yüa^'/i; Tupoi; üp.z? r^ialeyo[j.£Öa; /.al -efcei üy.z; xo y,xzx xov ßaade'x uy.cov stcI 
'lifililvj yevaty.Evov. * 'Ersi^-/) x-/iv ctpj^riv pvviv xoO ßiSliou aupEvjr/j «psVxoucav aOxöJ, siOs'w? ' Inl. 153 

10 a'jTC) £ve7C'jpK7£V [4] OTvep y.vojc/.wv ö Oso? wxovo'tr/icsv i,'va o'Jxo; i/iv ö "looyfxrji; Trapl x'7? 

y£V£Z(; TOu XpiixoC £Wyi, ouxo; §£ -reEpl xoO tuxOou;, iHo; irspl xv;; Oaöiv äix'.cxt'a? XTis £1? 

xüxöv, £X£po? TX£pl x-?ii; a'jToO ivacxxTEux;, xai tcz>.iv aXXo? xöv ypovov x'ö; £-iS-/iata; aüxo'j 

T-ziiy-aivc!, z'XXo? x« u'/ijAsia xa xclxe £(jdi;.£v% )i-/ip'j|ef Ö^Jev y.av sv rot'; (pfiairaaiv TVfj7^>.z(; 

aT:oö£t^Et; eTvoivi'raf^.EÖa, £xotj/.oi E'ifAEV Osoü cuvEpyoüvxo; Tcepi TcaGVi? x-?i; XpiuxoO Tvapoucia? 

15 )t!xl XüJv aüxoO xaOwv, y.al Tvi; * S'j%yyikiySr,c, -alirdxq Sio. cuvxdpiou £y, xvi? •KoikT.iS.i 8ia.- * fol. 153 

v» b. 

2. Tfjiaüta;. — 4. rjoözriTSv. — In. evöTfJpvirjev. — 11. imaxii.x;. — IS. orifiEia. — 15. eOavyiAizii; (la syl- 
labe YE est effacee). 



Le Chretien gemit et dit : Oh! quel grand endurcissement! Quoi donc? 
Nous avons dit des histoires jusqu'ä present, en apportant taut et de si grands 
temoignages de votre Ecriture sur tout ce qui a ete fait par le Christ. [3J Dien, 
sachant que voiis etes une race mauvaise et envieuse', n'a pas vouhi decouvrir 
ä nu qu'il devait venir pour vous repousser et nous recevoir, afin que les der- 
niers prophetes ne fusseut pas tues par vous', que leurs livres ne iussent pas 
brüles', et qu'un grand doramage ne iut ainsi cause aux gentils. Car si, 
possedant vos Ecritures, vous combattant avec vos Ecritures memes, nous ne 
pouvons vous convaincre, que diriez-vous si nous discutions avec vous sans 
1 'Ecriture ' .' Ce qui est arrive äJeremie sous votre roi vous convaincra : celui-ci 
trouva que ie seul commencement du livre lui deplaisait; et aussitöt il brüla 
tout le livre'. [4] Dieu, connaissant vos dispositions, fit en sorte qu'un prophete 
parlät de la naissance du Christ, un autre de sa passion; celui-ci de votre 
manque de foi enlui, celui-lä desa resurrection; un autre annonce letemps de 
sa venue, un autre proclame le^ signes qu'il y aura alors. Aussi, bien qu'ayant 
fait precedemment de nombreuses demonstrations, nous sommes prets, avec 
l'aide de Dieu, ä presenter en resume d'apres l'Ancien Testament les temoi- 
gnages relatifs ä tonte la vie du Christ, ä ses souffrances, ä la maniere de vivre 

1. CS. Ex. x.xxii, !l; .\X-\iv, 3. Ceoi n'esl pas une cilutinn lillerale. — ■'. Cl. .MalUi. xxiii, 37; Ilcbr. 
XI, 36 s. — 3. Gf. Jerem. XLili (xxxvi). 23 ss. — 4. Cf. Dial. Pap. et Phil. ■>; ed. Mc. Giffert, p. lij, 
t) SS. — 5. Cf. Jerem. xliu (xxxvi), 23 ss. 



256 LES TROPHEES DE DAMAS. [86] 

Örr/.vic TuapacTvicjy.i t«^ axpTup(a,c, /.xl öti TvavTx 7:po£T-ov ot -potpr-xi a^ep XptCTo; 
s>.:c'XviC7sv -/.al £— oiy;i7£v. 'A>.>.i toOto [jlsv ei^ oillm vif/.spxv «p'jla^Ofiev öpw yap öt; /.xl 
üjAeT? xal ö Ixbq ivpöi; äva)^CL)pr,civ (jTveuSsTS Tr,; ecTtepa; /.aTa>.aSo'j(7-fl;. 

IX [1] "Oixfc)? u[X£t; TkEy^'E' ^'^ f ' irpocpavw? O'V. eItcov oi 7Tpo(pr,Tai. TVEpi tou XpwToG 
ToC •fliAeTSpoi)' jyw Sl ivTepwTw üaag tivoc sve/Cev oü ■7rpovii7oa>,t(;avTO ij[;.a; -/.al eItcov ö'ti j 
ßls'TTeTS u.eA'Xei eAÖsiv avÖpwTVO; leycov dauTov Öeo^;, xal -oi'/i'c£i ^^a&v iro'X'jv, xxl övo[j(.a(j£o 
' l'ol. 154 aÜTü'j; j(^pi,(jTiavo'j?, Trpo(7X.uvoijvTa^ * CTaupov x.al [iaTUTi'Cory.svou; sv {i6xTi, xai, v.vi TVEpixE- 
avoi7.£vou;' öpaT£ avi TCWr£i)CiV)T£ xOtw, tv^^zvo; yzp sct'.v. Ilota d£ y.yX (pi'XavÖpwTvoy. Osov 
iaaxi TOdaÖTX eÖvy) Tklav/iö/iVa: xxl ä7ro),£c6at i(^ou TO'iaiJTa; y£V£ä; ; 

[2] Oö JQuSaioi Ei'TTav oü^alc oioEv tx y.piiJ.XTX to2 Öeo'j. EtceI oia ti ä(pYi/.£v tou? in 
xvQocÖTTO'j; )cav zizzy.Y.iayil'.a. stvi ei^to^o'XaTpo'jvTx?, /.a; tots s^oj/.s TÖvvo[Jt.ov; 

'O ypwTiavo; eIttev iz, iat^iiaz [/.sv Et.; ÖEOCc'ßEiav TTpoff/.aAECaaOai Oeo'j lötov y.al Ö£q> 
irpETCEi" j7.£Ta ^E Tr,v tov v6[ao'j sTüiyvcücv ttzAiv Eyjcara'XEl'iai xö ysvo; tüv ävöpoTscov 

* fol. 154 irAxvuu-E^ov Oeo'j ä'X'XoTpiov. Ei yxp <izy^ * po'JlExo tczAiv ■/.x-rx'XEr<j'^t, tivo; yxptv -pooe- 

rb. ., ' 

•/.aAsTaTo ; !ö 

■-'. i-j>,ä|u)|iEv. — o. y.aTo'/.ao'jCru):. — 4. otaTi — tlnm. — ö. 7if,or,i7jaXr|5avTo. — 8. -n^avo;. ^ 11. xav. — 
12. ■nofj'jy.xUaa.afla.i. — l'i. ei reptile par errcur. 



Selon l'Evangile, et (ä prouver) que les prophetes ont predit tout ce que le 
Christ a dit et a fait. Mais iious garderons cela pour un autre jour. Car je vois 
que vous et le peuple avez häte de vous retirer et que le soir tombe. 

IX [1] Pourtant, vous demandez pourquoi les prophetes n'ont pas parle 
clairemeut de notre Christ; je vous demanderai en retour pourquoi ils ne vous 
ont pas assures d'avance et ne vous ont pas dit : Vous verrez que viendra un 
homme qui se dira Dieu ' ; il rassemblera un peuple nombreux ; on les nommera 
chretiens; ils adoreront la croix, ils seront baptises daus l'eau et ne seront 
pas circoncis. Voyez, et ne croyez pas en cet homme; car c'est un trompeur. 
Quelle est douc la bonte de Dieu qui permet que tant de nations soient dans 
l'erreur et se perdent depuis tant de generations ? 

[2] Les Juifs : Personne ne sait lesjugements de Dieu'. Pourquoi a-t-il 
laisse les hommes livres ä l'idolätrie pendant quatre mille ans\ et leur 
a-t-il alors donne la loi ? 

Le Chretien : C'est le propre de Dieu d'appeler de l'impietc ä la piete; et 
cela Uli convient. Mais il est impossible ä Dieu qui a fait connaitre la loi aux 
hommos d'abandonner de nouveau le genre humain dans son erreur. Car s'il 
voulait de nouveau rabandonner, pounjuoi l'aurait-il appele .' 

1. Cf. Uiul. Papisv. et Phil. 14; 6(1. Mc. Giffürt, p. 75, 9 ss. — 2. Cf. Rom. xi, 33. — 3. Le juit 
comptc 4000 ans de la criSation ä Moise. 1000 ans de Moise au temple (sup. p. [83] ). Le Chiffre de 4ono 
ans entre la creation et Moise correspond a la Chronologie fournic par los LXX. 



V a. 



[87] F.E SENS DES PROPHETIES. 257 

iTtiCTarxi. 

[3] "O yptcTtavo; äTC£>cpi9Yi" äyw outuc tvwts'jco /.al J'yw, cixt iravTCi); ücivsp töv XpwTov 
Tov TifAeTEpov scTatupcdcaTS , o'jTw; y.al ov r/.§c'y£(jOc [y.-'W.£Te <7za.ufünx'.- 

'O ^pWTiavö; Tcpö; aü-rou?" y.a\ ti loiirov; tco'.oSjaev tou; iipocpviTa; li/eycTa?; iäv si; tov 
XpwTÖv {)[j.(ov oü TC'Xvipo'jvTa'. oi \o'yoi o'u^ irepi toO tczOou; toO XoiitoO £iitav, siv sii; töv 
•Öaerepov Xp'.dTciv oüx sysvovTO, tvots VjitcÖv yLvov-7.1 ; * vi eii; T^va y.£A/.ouGiv 7;'XYipwQr,vai; ♦ lol. 15i 
10 51 -ri OAsTe v/.7I^a.(j^t, ilze et; tov ä>.OovTa, vlzi ei; tov ipyo'ajvov xxvtw; yap ;v üiaiv sx. 
Töiv Suo ivpo'ÄSLTai. 

X [1] Ol iouBaXoi. etTrav' ttw; Isyeii; vifAiv ittTTsiiGai ei; tov XpwTÖv, töv p.aOvjTwv aÜTO'j 
•rr, öj^.oocüvri'jzvTtdv ei; to. eüo.yye'Xix aTjep eypxij^av üaTv irepl aÖToO, äX/,« a'XV/iV aWvw; 
>.a.)vr,5ävTiüV, oTvep ■jro'X'Xyiv ^uTTTiCTSia.v Ttotei toi; vo'jv sj^oufjiv. 
15 'O yptOT'.a,v6; ei-rcev ei-e' [aoi : [/.ia jcpcdt; yivsTai ev Tr, ävacTairet vi iroW.ai; 

8. itepi. — l'i. ÖÄif. — Tot (; :ijüut6 au-dessus de la ligne). 



Les Juifs : II n'est pas beau de scruter les jugements de Dieu. Lui seul 
les connait. 

[3] Le Chretien repondit : Pour moi, je crois fermement que, tout de nieme 
que vous avez crucifie notre Christ, vous crucifierez aussi celiii que vous 
attendez. 

Les Juifs commencerent ä jeter Tanatheme et ä dire : Dieu ne le fera pas, 
Dieu ne le fera pas ! 

Le Chretien leur dit : P]t quoi encore' ? Faites-vous mentir vos prophetes? 
Si les paroles qu'ils onl dites sur la passion du Christ ne sont pas accomplies 
dans votre Christ, si elles n'ont pas ete realisees dans le nötre, quand donc le 
seront-elles? doivent-elles etre accomplies en un homme? Choisissez ce (pie 
vous voulez : ou bien dans celui qui est venu ou bien dans celui qui viendra : 
une des deux hypotheses s'impose ä vous. 

X [1] Les Juifs : Comment nous dis-tu de croire au Christ, alors que scs 
disciples ne sont pas d'accord dans les evangiles qu'ils vous ont ecrits sur lui, 
mais qu'ils disent Fun une chose, l'autre une autre, ce qui inspire beaucoup 
de defiance ä ccux qui ont de l'esprit". 

Le Chretien : Dis-moi. A la resurrection, y aura-t-il un seul jugement ou 
plusieurs? 

1. Cf. Anast. Sinait., Disput, mlv. lud. 3; /'. ti. LXXXIX, r.'il A C. — -J. La |ilu> «■üiuaie des 
reponses ä cette objeclion est le De consensa Erangelisliirum de sainl Augu?tin. 



258 LES TROPHEES DE DAMAS. [88] 

l'ol. 154 "O j(^pi(yTiav6>; siitev aw; o'jv e'jpi(7x.0)[/.£v -epl auTvi^ ^tacpwvoOvTa^ * toÜ; Tcpotp-oT«;, -/.al 

Tov [X£v \iymzx ÖTi" « eÖswpo'jv sv ipzf/.acTi ty); vuxto? ew; oO Gpdvoi sTsÖrjCav -/.oci Tvalato; 
« -ÄjaEpäiv eV.zO'.cev » . Oüis £i; wv ö Öeb; ei; 7;o>.Xoü; Opovou? [As'llst xaf)r(7xi ; aA'Xo; yip 7rpoo-/;Tr,? 
■XeyEt £•/. TupocfoTroi) tou Oeoü T:ept tvii; >cpt(T£w; ÖTf « xat Ö'/fcw tov Opovov jj.ou äv x-^ xoilaS'. j 
« Toö 'Iwi7a(päT »■ tzic,% 8i- « y.al vi^Ei xüpio; s^aicpvv)? et? t&v vaöv aÜToij KzOTdai •/.«; 
<( y.aÖieiTat », xa'i tczIiv ä'X'Xo;" « Oupi^e; ex toO oüpatvoö vivoiyÖ'/iGav «. [2] Ei^ei; tiw? 
xai oE -potpviTai -epl evo; 7rp7,y[y.y.TC); c<ij/ ö[/.0(p(oVYiGav, ä>Aä y.aOojc eywpviyflÖ'/iijav, o'jtm; /.«l 

fol. i.'iö e'XälviiTocv ; Aio x:xi oi eüayye^vWTai * ev %ani [A£v toi; avscyxocioii; 6[;LO(p(ov/i<70(.v, 'Äyouv oti uto; 

Tou OeoO esTtv o XpiGTÖ;, oti äcTVjpw; eTe'y^Ovi, oti tov xofftxov ECtdijev, oti ei; -xTepa xal l" 
utöv xai ayiov i7veO[7.a ßa-Tii^eiv sveTeilaTO, oti STTo.upwOr,, ot'. ävs'sTvi, x«l äTrlw; ei; 
TCy.VT7. TÖt xe'pei«. [3] Ei oeTrepi TOTVWV-ii ypovwv tivwv Sufpuvviaav, [/.r, cx.avSx'XicOyi;" iäv y«p 
ivxvTe; TZ ö'piota eiirav, eijrov eiireiv cüv üaiv xal oi 'EXT-vive; OTt r.w tcot£ ev tw x[ax 
xaOecröe'vre;, ex xotv?;; Txe'iJ^eto; tov xo'caov r,TT7.TY)07.V tö Se el'c Tiva jj.r, öj^.oipwv^cai, s^et^sv 

1. hiutsOkiiev. — Ttafie>,a6a)|j.ev. — 2. Ttepi. — 3. [iev. — 6pa[j.aTi. — 4. xaÖTirjat. — 13. r||x.tv. 



Le Juif : Nous croyons ä un seul, et nous l'avons ainsi regu des Ecritures. 

Le Chretien : Gorament doiic trouvons-nous au sujet du jugement les 
prophetes en desaccordPL'un dit : « J'ai vudans une vision de nuit, jusqu'ä ce 
« que les trones fussent places et que l'ancien des jours s'assit » ' . Comment 
Dieu qui est unique doit-il s'asseoir sur plusieurs trönes? Un autre prophete 
dit sur le jugement parlant au nom de Dieu : « Je placerai mon tröne dans la 
(I vallee de Josaphat » ". Un autre : « Le Seigneur viendra subiteraent s'asseoir 
(c dans son temple, et il s'assiera »\ Un autre encore : « Les portes du ciel 
« s'ouvrirent » '. [2] Tu vois comment les prophetes aussi ne sont pas d'accord 
au sujet d'un meme evenement, mais qu'ils ont parle selon qu'ils etaient 
inspires. Les evangelistes aussi dans tous les points necessaires sont 
d'accord : ainsi (tous enseignent) que le Christ est Fils de Dieu', qu'il a ete 
enfante d'une vierge% qu'il a sauve lemonde', qu'il a ordonne de baptiser au 
nom du Pere, du Fils et^du Saint-Esprit% qu'il a ete crucifie", qu'il est ressus- 
cite'", bref toutes les choses iraportantes. [3] S'ils sont en desaccord sur les 
lieux ou les temps, n'en sois pas scandalise. Si tous avaient dit la meme 
chose, les Grecs aussi pourraiont avec vous dire qu'ils se sont un jour reunis 
au meme cndroit, pt qu'ils ont trompe le monde d'un commun accord. Leurs 
divergences partielles montrent que chacun d'eux a dit ce qu'il s-avait. 

1. Dan. VII, 9; ev öpäjiaTi Tr); wztö; n'est pas dans ce texte; il vient de Dan. vii, 13. — 2. Cf. Joe! 
III, 2.— 3. Cf. Mal. III, 1.— 4. Is. xxiv, 18. — 5. Mc. i, 1. — 6. Lc. I, 35; Matth. i, 18 ss. — 7. Matth. l, 
21 ; Mc. X, 45; Lc. ii, 1!, Joan. iii, 16 et pass. — 8. Matth. xxvin, 19: ef. .Toan. iii, 9. — 9. Matlh. 
xxvii, 35 etc. — 10. Matth. xxviu, 6, etc. 



V" a. 



[89] QUATRIEME ENTRETIEN. 250 

ort e^cxcTO; aÜTwv arep oiSev xa'jTy. y.xl iloilr,<svr -Kkry ore Se'^ecBe " tz eüayyeXia, -:dT£ - fol. 155 

ÜiXlV (7a<pe'5T£p0V £p(AyiV£'JO(A£V. ■"" ''• 

[4] 'A-opv)'7avTei; oOv irpo(7(p6pou ävTKirojcpweto;, ävaGTxvTs? äv£yfc)p-/icaiji.ev, öpiaocvTs; 

Traltv -iiac'pav, ev r, ijuvaSpoiffÖevTsg, r/fv t£ y^diovrasTepi^«, r.vTCep elwav tw xara töv Aavi-/i>. 

5 c-/.,riT-/i'(J(ij[;,£v, — /i'v T£ ä-oö£i;tv aür?,; £/. ttj? iraXata; äiaÖ-öx.'/i? x.xl ö[j.o(pcüviav irspl iravTo? 

TOO £'jayy£XtO'j (pKVEpwTtdfAcV. 

SVMBOAH A . 

I [1] Eik£i O'jv, (pilo:, -£pl TTii; to'jdai'wv -ou <7uv«.ycjy-Ö? Oe^ttotio? £/.£lvoc -/.ai -olu; 
£v 'jp/ot<; f)£07vzT(op EfXTOi^oi [y.aly. to'j; wvto'vTa;, * Aa'jlS XEyw, to avouv a.uTrf,: /cal * fol. 155 
10 d'jffä/.O'jCTOv TTpo; toc -fjtiavm /m övrjC'.tpöpa oijj.x', -/.lojAw^Siv, o'j aviv §£ älla !C7.l to 
0-/lp'.u)6£? xal a.Ti'Oacov Tr,;; iouSat'tov ävoia; xivtcuofAcVo;, £V Tivt xöiv xx9' £x.ut(Öv [y.e)vcu- 
öv)[AKT(üv (iiöe TCOu Äiax£xpay£v « äTrfl>.XoTpitü6-ncav 01 äjxapTw'Xol «tvo pz/iTpa;" EÄ>.av/i'9-/i- 
« cav ä-o yaTTpöc, tlxlriGX'i '^eu^-n ))•' [2] jxr.Tpav oi;xai, /.yAöJv ö 9xu(az(;t,o; t-/iv üpiv 
/.oliia€r,6pav, £v vj xy.l äc TiC (oc-Ksp £ic y.vfTpy.; ivxyEvvcoy.sOa luoc z.y.i o.^.o'XuyTO!, ic,eoy6- 

1. Se^IOÖe- — J- 'tEpi. — 11. 4t;''J«<J(Jov. — iQ-j5aitov. 



D'ailleurs, lorsque vous rccevrez les Evangiles, nous vous expliqueroiis 
cela plus clairement. 

[4] N'ayant pas de reponse convenable, nous nous levämes et nous nous 
separämes, apres avoir fixe de nouveau un jour de reunion oü nous exami- 
nerions la question des mille ans dont ils avaient parle selon Daniel, oü nous 
ferions la preuve d'apres l'Ancien Testament, et oü nous montrerions Thar- 
monie de tout l'Evangile. 

QUATRIEME ASSEMBLEE ' . 

[1] Mes amis, parlant de la synagogue des Juifs, le divin hymnographe, 
l'ancetre de Dieu, je veux dire David, confirme pleinement notre assemblee, 
car il raille son manque d'esprit et son impuissance ä comprendre les choses 
utiles et avantageuses ; bien plus, il laisse entendre le caractere brutal et 
sauvage de rinintelligence des Juifs lorsqu'il proclame dejä dans un de ses 
chants diriges contre eux : « Les pecheurs se sont rendus etrangers au sein 
« (de leur mere); ils se sont ecartes de ses entrailles; ils ont dit des men- 
« songes »-. [2] A mon avis, l'admirable (prophete) donne le nom de sein ä la 
piscine sacree dans laquelle et de laquelle nous renaii-sons comme d'un sein 

1. Les Premiers entretiens portaienl le titre de i:altiii\ celui-ci est une a-j|jioo),)i. — 2. Ps. lvii 

(LVIIl), 4. 



260 LES TROPIIEES DE DAMAS. [90] 

* fol. 155 * 6/CTay)[ji£pM aÜTwv xspiTOj^ri, 'Xx')iOÜGi y.lv i];euS7i, 6u[/.6v Äs tov (xotcovoov xivoüij'. xa6' 

ßoovTec Ta wra zpö; tvjv äV^Östav, y.-/) eiiacx.oü(j(XVT£? tt,? (pwvvi? tou e-zoovTOi;. Ilopeu- 
ÖevTe? TTzXiv ÄiVflv xuvuv Otcö 'Xs'ovto; 5£SaY[/.£vtijv xaci [j.atvo[A£vwv, oO-/. -flaeV/jcav, aj/,a ts 5 
TOV ö'/eiÄwaöv tcIiv yp'.CTiaviöv [jly] oepovTE?, o[/.oö Se '/.ai tviv twv öf/.ocpü'Xwv e^O'jOevfoiriv 
SsÄtTTo'asvoi. [3] Toiyapcuv TupocOe'vTe; tti ävai^sia TipoTVSTEtav, cjT.'XaaßxvovTai [A£v /.al 

* l'ol. 156 £T£pou? wv evo'at(^ov irap' * aÜTor? eti'XsV.twv y.x'i. äuaTiTTrjTwv üxapysiv, oüokv exEpov älA' 

Vi jio.'Xayivr.v paSÄov ävTi Äittoiaou (tayaipa; £15 tov TCÖ^EaGv •JipoG'Xa.S'o'fy.EVO'., (;i(pQU? T£ vi 
TTupo; 71 [ioTiiÄo; 7;up(p6oou Oujaov o\ij_ ÜTCO(Ji.£vou(7av . [4] DscXiv oüvoooi;, x.al tuoT^ü yE twv 10 
ivpoTEowv Gcpo^poTEoa aT£ TYJg <pvi[AVi; StaSpaaouGvi;, jtal Tvi; üptcpisv/i? •/i[/.£pai; Tcpo;rflvu'i£tcv]?, 
Tualtv •rcy.pzry.^i?, .irAiv -/i £Xx.'Xvi'jia vi/.z, Tväliv oylQi;, iraAtv touSaJoi aicy^ilvovTai., tczXiv 
äva^EuovTai. 

[5] 'ßs TOiv'jv (TuvTi'XÖov £tcI to aiiTO ol aÜTOi T£ ö[ji.oö •/tat £T£poi touoa.loi, w; Toc ^£'va 

3. eitauToi;. — napa:tA71(jiü);. — 7. 6£5ei-TÖ(xcvoi. — S. TiapajTrjis. — 'J. xa>,a[J.iiviv. 



(maternel) et d'oü iious sortons sans souillure ' . Les Juifs s'en sont reudus 
volontairement etrangers, ils se sunt eii meme temps ecartes des entrailles 
(de leur merc) par leur circoiicision du huitieme jour; ils disent des men- 
songes, ils stimulent contre nous iine iniplacable colere, autant qu'ils peuvent 
le faire, ä la maniere du serpent, mais d'uii serpent sans venin ; ils se bouchent 
les oreilles en face de la verite, et refusent d'öcouter la voix de leur chantre; 
ils vont comme des chiens dechires, rendus furieux par un lio