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PATROLOGIA ORIENTAUS
TOMUS VICES1MUS TERTIUS
R. GR AFFIN - F. NAU
PATKOLOGIA ORIENTALIS
TOMUS VICESIMUS TERTIUS
I. — M. BRIEKE. â–
Les Homiliae Gathedrales de Severe d'Antioche. Home-
lies L XXX IV ä XC.
II. _ F. NAU.
Histoire de Babhadbesabba 'Abbaia. Premiere Partie.
III. — I. KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV.
Histoire de YAHYA-IßN-SA'in d'Antioche. Fascicule II.
IV. — S. GREBAUT.
Les Pabai.ipomenes. Livres I et IL Version Ethiopienne.
PARIS
FIRMIN-DIDOT ET C le , 1MPRIMEURS-EDITEURS
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB
1932
LES HOMILIAE CATHEDRALES
DE
SEVERE DANTIOCHE
TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE
(HOMELIES LXXXIV A XC)
PATR. OH. — T. XXIII. — F. 1.
LES H0MIL1AE CATHEDRALES
DE
SEVERE D ANTIOCHE
TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'fiDESSE
(suite)
HOMELIES LXXXIV A XG
EDITEES ET TRAÜUITES EN FRANCAIS
PAH
MAURICE BRIERE
AVERTISSEMENT
Nous publions dans ce fascicule les homelies LXXXIV ä XG de Severe
d'Antioche d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse. Comme le
second volume du manuscrit du British Museum Add. 12 159 qui a servi de
base ä I'edition des homelies precedentes ä partir de l'homelie LH se termine
par Thomelie XC', il n'est pas etonnant qu'il presente pour les home-
lies LXXXVII, LXXXVIII et XC des lacunes importantes dues ä la perte de
quelques folios, en realite de huit folios (recto et verso). Aussi nous avons
du emprunter le texte de ces parties manquantes au manuscrit du Vatican
Sir. n n 141, auquel jusqu'ici nous n'avions demandc que des variantes; en
effet, etant tombe dans le Nil lors de son transport du monastere de Notre-
Dame dans le desert de Scete ä la Bibliotheque Vaticane, il est toujours
d'une lecture difhcile.
Les homelies qui sont contenues dans ce fascicule sont toutes inedites.
On trouve seulement deux passages de l'homelie LXXXIV, qui contiennent
des citations de saint Ignace d'Antioche, publies par W. Cureton, Corpus
Ignatianum, Londres, 1849, pp. 217 et 248, et ä sa suite, par J.-B. Lightfoot,
The Apostolic Fathers, 2d edition, Londres, 1889, Part II, p. 187, une traduction
latine de l'homelie LXXXVI sur saint Antonie dans A. Mai', Scriptorum
veterüm nova collectio, t. IX, pp. 742-749, et un emprunt libre ä la meme
homelie par Moise bar Repha, voir O. Braun, Moses bar Kepha und sein Buch
von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891, pp. 112-114. Pour les fragments
grecs de ces homelies, voir A. Mai, op. dt., t. IX, pp. 725, 726,737,748, et
F. Nau, Quelques nöuveaux te.vtes grecs de Severe d'Antioche, ä l'occasion d'une
recente publication, Revue de l'Orient chretien, t. XXVII, pp. 3-30.
N. B. — La pagination entre crochets de ce fascicule continue celle de P. 0., t. XX, läse. 2.
1. Les homelies qui sont conservees dans le second volume du ms. Add. 12 159 du British
Museum ont 616 editees et traduites eu franoais dans la Patrologia Orientalis .'
par R. Duval, Homelies LII-LVII, tome IV, l'asc. 1 ;
par M. Briere, Homelies LVIII-LXIX, tome VIII, fasc. 2;
par M. Briere, Homelies LXX-LXXVI, tome XII, fasc. I ;
par A. Kugener et E. Triffaux, Homelie LXXVII, tome XVI, fasc. 5;
parM. Briere, Homelies LXXVIII-LXXXIII, tome XX, fasc. 2;
par M. Briere, Homelies LXXXIV-XC, tome XXIII, fasc. 1.
L = British Museum Add. 12 150.
V = Valican n" 141.
5
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J^-.,- J^OO-, JKjLJl ),— '^^ÄiJ -.Jjtl&iCL^ K*l j^» Jj>:>/ — TVS
:\j-2)i Uoo^-s ypKio ^Pxa_s oot P ooto : v oo»\ K*l )oc+J Jjo—fcooo
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IV-^~Jo-_d p i^^oixic J-aj-O; jffn ^; J_»^>oio USc>\o :t^.(.^>^o ^ . i i\ \S
1. V ^Um'-v — 2. V in margine : BairO.sio;. — 3. V in margine : OsoXoyo;. — 4. V in margine :
rpYiyopio;. — 5. V in margine : Iyvatto;.
HOMELIE LXXXIV*
SuR BASILE LE GRAND ET SUR GreGOIRE LE THEOLOGIEN. (CETTE HOMELIE) FHT
PRONONCEE SELON LA COLTUME A l'iNTERIEUR DE l'oRATOIRE DU MARTYR
Ignace revetu de Dieu (Öeoipopo;).
* De meme que les rois ont coutume d'avoir chaque annee un jour fixe * v f° 117s
et determine et revenant toujours le meme dans le cours du temps, oü,
comme s'il s'agissait d'une bataiüe rangee, ils fönt sortir dans une plaine les
soldats en leur faisant prendre la tenue de campagne et rappellent la theorie
et l'etude des regles (t^h;) du combat, en brandissant correctement le javelot
10 (xovt«p'.ov), en tendant l'arc artistement («VtlrvoK), en retournant et redressant
le bouclier avec elegance afin d'amortir et de detourner gräce ä lui le coup
1. Les homelies LXXXIV ä XC ont ete prononcees, pendant la quatrieme annöe du pontificat de
Severe, du 1°' janvier 516 au niercredi de la semaine sainte de la meme annee.
*L fol. 183
v° a.
5
♦V fol. 173
vb.
8 SEVERE D'ANTIOCHE. [276]
Uh* ous »jj ou> ..KJLj^s jijo^LS sflciaJl.K^oo jV^.J^o p 'k-o Uxub
■•> n " i ^ö o ^aJi. ^*oi^o JK yin ,., -s ; ooi p,^o ^a)»j ^a— ^oacuotao .« - f
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yVio; ^L\oi JLlo Kxü ..^s. y^lsüco joi^kioj ^L\oi ,—_> ylo-s )l'\ Ipo'/?
1 V «jo n . N . m a. v in margine : Ba<n).eio;. — 2. LV in margine : *i~l ^&- — S. V in mar-
gine : Iovouapio;. — i. V in margine : Iavova. — 5. V «cu*>ol?aä3- v in margine : npoointov.
de l'arme) de guerre, en aigu illonaant et retenant le cheval avec les renes
d'une maniere digne d'un cavalier; de raeme, nous (aussi), nous croyons que
le Seigneur qui fait et produit tout avec sagesse a dispose ([ue la comme-
moraison tres chere du grand Basile coi'ncide et qu'elle se trouve comme
ä la porte et ä l'entree, avec le comraencement du premier mois de l'annee 5
L fol. 183 (calculee) selon * l'usage (v6(x,og) des Romains — (mois) qui pour cette raison
sappelle januarius, parce que en verite dans leur langue janua designe
la porte — en sorte que, au wpooijjuov c'est-ä-dire au commencement meme
'Vfoi.173 du cycle annuel, alors que par sa commemoraison nous avons ä notre tete
* le pontife spirituel et divin et qui n'a pas fait mentir la force de la sainte 1»
onction, mais (qui) la possede brillante comme il convient et (qui) en a recu
lui-meme son lustre et sa splendeur, eile apporte et fait venir unc benedic-
lion pour ceux qui la celebrent et aussi pour l'empire romain lui-meme
que le Verbe de J)ieu Jesus-Christ avait beni, puisque c'est aux temps
de cet (empire) qu'il est venu dans la chair. (II suit) de lä que son serviteur i&
et son ministre veritablc, venant chaque annee vers nous, comme je Tai
dit, par le fait de sa commemoraison et de ses benedictions, dit egalement
les paroles de Notre-Seigneur qu'Isaie avait criees d'avance : V Esprit du
[277| HOMELIE LXXXIV. 9
,JL.,..« V)
Vfol.174
r a.
10
jjjV 'jK-J-iöo |_*OjJ^ )i°>\vm OMVao; p» .--ex )k^>^ JJ Q^» .^^°
• J-io}— So JK-aio-Sj J-S»ijo .JkjLA; J-00,-0 «oioK-/; Jjot jioo j iq JboK^iO
) . >^ <^\ .-joöi Jlo_a_.l ^-SOj oö( Jüa—o )jj'a3 .-jK*^-. ^So oooi )■» *» ;*;
oCSwS; (Liau./ .•JJUjuSwjoK.jlSo; oöt jjoi.ojo )JLoV*^ .^jJ*^ 00 ^ 3QjL — ? ) oW ;ö
.)ya:*;o JU—iöto jK-^iV.-iloJ^o ,<_-.; ojoi .j-V^e; jtCb» Vr>v> Jootl JKjlji
♦ Jjls»o-oo )Lo; Lq3o^5
«öj JfcoaaL ,...=> )^a^a*. oöt 000^*^0^3 K*3 ^^so '^001 JKl./
Jjoi J^oo^j» J.ol^s6 lo^Ot-3 .-j-oeui; ^.ot llonN,^; Jjä*. ^^j> oöt .-Jo^j
l./V l^i»o. — 2. V "•8^'« 5 v V in margine : Baui/stn;.
Seigneur est sur moi, c'esl pourquoi le Seigneur m'a oint; il m'a envoye pour
annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour guerir ceux qui ont le casur brise,
pour proclamer aux captifs la delivrance et aux aveugles (le recouvrement) de la
vue, pour appeler l'annee agreee du Seigneur' .
5 II est donc certain que, puisque la commemoraison du docteur qui est
divin et initie aux mysteres ([tuffTaytoyo';) est celebree en ce jour qui est le
premier de l'annee et qu'une semence de benediction (y) est jetee, eile finira
l'annee tout entiere remplie de benedictions, laquelle portera des fruits pour
ceux qui celebrent cette commemoraison d'une maniere intelligente, des gu6-
10 risons * de toutgeure (ye'vo;) soitpour le coeur * brise, soit pour le corps, pour *vfoi. 174
ceux qui ont ete faits prisonniers par le peche le retour et la liberation qui
(vient) du repentir, pour ceux qui sont aveugles et pour ceux qui fönt les
ceuvres des tenebres le reveil et la lumiere de la connaissance, en sorte que
l'annee tout entiere sera (l'annee) agreee du Seigneur, c'est-ä-dire agreable,
15 joyeuse et qui plait corarae un sacrifice et une offrande.
Je continuerai donc, parce que en verite Basile qui est sage de la
sagesse de Dieu (et) qui est homonyme de « royaume des cieux », nous
1. Isaie, i.xi, 1-2.
* v toi. 1:
r b.
10 SEVERE D'ANTIOCHE. [278]
Jto-V^iOO ).iOO; lo^ ^» OJO| .^ viJ.AJ.i6 JKiöi ^o^io JN^a=> 1q.\ ^e^s;
♦Lfol. 183 Jjq^:/ o/ Jjuj * louw\os ioio»-5 li-sojjo J--2«! )ia— vijo.-oC^-j 'jlcuÄ^Oo;
oiA sSloJ^jLioj 'vajo-^oAoJl ^oq-Jcl^.,-^ . °>ft , \ . >o o > « . n\ .-)-.J tS>o
JjLiaji ^-.o .Jooi , -»vv» v QOuVko J— oi V-^ t— -)ini ° > NN 9 ; Jloj-.;K^o '
1^A.\ ; ycuöj \JJ^S °>; .io^au Ji9u* }o+X> j) .Jooi »ou-io yooi^ Jlaa->j;
,_a J-jou^ -.U-o» Jjl.j ov\ K-/j U*> ooi ^-oo »— "^io JJ/ .^... A . ^ v>
, -.■,^\ ^ ouS. ^ojJ-*ioo .»,V\ )-2^'aN lo»» ^» ? io :«\ uaV^o K_J--.-jj
)•, ea-ao j^o» lo^. oX; -öt .-j^ScS} J-la-Vo J.ü.:^ ) m\^ ^> « «V ^ -oio-.a-yJ
| ^ . - ; ),v>\n «^ lo^. .-JJl^öa lo^ .-JlauL-V io^ )J/ .Jj-jpo io
»jjojut^ai (~"oV Lcl\ .*Jjot Ucl^^i
plasia*; oC^sl^o Jla^^w-. .JJo :JaJL^fcoo jla\ok«2. ^-iö ju/ y/o
■"""»'■« ..^oKvij 'Jl»a^.J^ • Jy.a^a yjo \-oioJ^#/ J.iLL» ^^~o yj :|^>oj;
1. i, Uaia\*>o- — 2. V in margine : rpriyopio;. — 3. V in mnrgine : H:o>o-p;. — 4. V UaSLa».
i'ait monter au jour present ä l'exemple dun roi jusqu'a une plaine elevee
c'est-ä-dire jusqu'a la hautenr et ä l'elevation de sa doctrine, de sa vie
♦Lfol. is.! remarquable et de sa couduite, revetu et recouvert, comme d'une * panoplie
(Travo7rXta) ou d'une pourpre royale, de Gregoire le Theologien qui lui est
associe daus la commemoraison, parce qu'il lui a ete associe egalement dans s
la ineine edueation, dans les etudes, dans les combats (iy«v) et dans l'ortho-
doxie de la doctrine; car un seul Esprit agissait en eux deux et un seul
soleil de justice les eclairait. N'agissons pas avec plus de paresse que les
soldals qui foul leur Service comme subordonnes; mais quo chacun de nous
montre aux bons commandants de troupes (Tacjtapy/j;) et chcfs de phalange 10
Kpa'Aayyzp/Tio oe qu'il possede en t'ait d'armure spirituelle, en la neltoyant
* v roi. i", ' dune planiere brillante, en la revetaut d'une facon elegante et en la ceignanl
sur soi, (selon cetto parole) : Ce n'est pas contre le ■•>»«.'/ ei In chair qu'on
s'arme, mais contre les principautes, contre les puissances, contre les princes du
monde </'â– tenebres <!<â– ce siecle, contre les esprits taauvais'. ^
Si qnelqu'un s'appitqne ä la virginite et repoussc totalement l'union du
inariage, que ce soit un lioinnn' ou que ce soit une fcinmc, qu'il continue
cette observancc et qu'il relranclie les desirs voluplueux et furieux de la
I. ßph., vi. 12.
10
[279] HOMEL1E LXXXLV. H
♦JL» o^ »s/o )v^3-=> »s/o .)k.**..«\» JJLaaJ.po 7-/ ''J'^"'
..Jjoi\ ^oiq-^l^j ^-.i;» t-k~; -.t-»^o/ J— s? 1 *> * O l^ 00 )- 3 "**'! V' V*
|uOiXL3 ^iO; U°^t? ) I ■<^>0 .|i.OiOt^Aj )->^> V>\ J^S*- JJLÜJ V^^JO *3
ouk-/ )ooil (fcoaiu la*o_Jio )1q^cl^.ii ^io; J-ia^lß -.J-ooi; -01» U^-/ J -^?
.-U-S la-ajM ) J^JLS^aüoo )k-u^a^.*> JlojoX^ 0^0 J^Sl3lJ Jla^opo;
tjloikp» JoiSx la^ U^l a,V^Vi\ JLu »s/; JJL3L-/ :Uroai&J oöt Jx£^ci~
J.W -....-M ,jJ/ -.^iCL^OO J-Oj OÖI J-SLÄiLiOO Jt-O-OO OOl J^OOj V*^ U*-'/ "V^ 11
sJLS-iot '^sö ^, . mn Sa i; ^«^.oi ^o vs/j .-oiiJL-)J; 7-./1 -01 jo^JJ ~ot
Joojj jlo .-K-Jju^, JJ/ 'J-fiüuJ.^ ^*f^ P °^ .'•«-•'»Kj yj L^ M ^*- A -=>; V^*?
.Jloik— -ioo JK.~i} V--^ ^^ *^° •)^^ fc ^^ ^ D K 1- * ^**" V a ^ ( ^'
I. LV in mnrgine : l«a^|=- — -2. V in margine : '.„ ".. ;jo-j(7». — 3. LV in margine : l**»°-
chair au moyen des renes de la contineuce, en sorte qu'il pratique la
saintete, selon l'avertissement de l'Apötre, soit dans le corps, soit dans
l'esprit 1 .
Si quelqu'un est lie par un mariage chaste et pur, qu'il le rende plus chaste,
s en assignant des epoques fixes au lit de la bonne enteute et ä l'exercice de
la priere par suite d'une decision commune, de maniere que ce qui arrive
soit une clause du mariage chaste qui vient d'une bonne entente et d'un con-
sentement unanime, et non pas une privation qui comporte une injustice et
un dommage pour la vie commune dont la ruine est la Separation forcee.
10 Nous disons cela, non pas comme si le commerce charnel legitime etait
capable de produire une souillure, au point d'empecher meme de lever les
mains vers Dieu dans les priores — * car comment un mariage honorable et * v rol.174
un lit pur produiraient-ils une souillure ? — mais parce qu'il est agreable ä Dieu
que pour l'honorer nous nous eloignions souvent meme de ce qui d'une part
15 est legitime et d'aulre part fait plaisir, sans que nous y soyons pousses par
la necessite (ivayavi), mais volonlairement, et que nous ne soyons pas nous-
memes tout entiers livres aux desirs ; car la perseverance dans la vie asce-
tique est plus sainte et plus * agreable (ä Dieu) que tout sacrifice et que «Lfoi.184
1. Cr. I Cur., vn. 34.
12 SEVERE D'ANTIÜCHE. [280]
J-Via\ ai>oj3o 'a^,» «öt y^\ JoC^jJ «ju/ JioKjlij J-;oa* >? ^j\ »3/ ,JJ/
.•c***^*^ »— oKa! JJ .joi^JJ jla^., JJ \lj J^oo/ "^j -61 _^-./o -.^~? JoiSs
♦>ö»oVJal JJo 'jJ'il; -6t 0/ .- 2 JJ \l JJj w.61 -01 J-a^o
:J_»_Jot._D Jjoi JJj-.oC^ yoouxx^ jlJ-J -.]-«J-ä; J-=>/ -otofcs-./ *ju/ yjo JJ /
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6u^-o* )K_s»a_sj J-_£ 1oV-^2l* yOoC^ ^-iopo -.j-Vio; ) i° > \o . -> o jWpa-s
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^n\ ,w2S^; J^»lj .oq-./ ^ai> p°^° JloiK^ia^ ou-ap »J«i ^o «. jiofco
^a-ö'/ JJ .^*X_; J-icu^o J^im^ JLa^J JJ ^*» t-a^o .w-J^.fcvJ )!'/; ^-Sc
1. I-V in margine : oiof- — " &l Nw ^-ö-»- liji^e "-j^^ ^J 10 V- Ä * j*» 3 -.Uia^j U»^< 1^
^.i. .«..\-» a.-j. .-|LäS.i C^> 0/ ' l5oUoo;3< 001 l^an |a-n ^y« taSis. .. ^w |tv.al'.-&>3 li^i» »•»»:•• li
i»i/ ;,-j» |;^o U»oa» ^3 ^.v >3( U; .-l«o»V 1=^3 la^ M.ao c Ro^so |CvS»Sl.. _ a. V U=w- — |>. V ijj
margine : llpooeupi. — c. V add ('"•'"■- 2. LV in margine .' 'o»ly.
toute vertu. Et le Livre divin a coutume d'appeler « priere »' non seulement
la supplication et la demande exprimee par des paroles, mais encore toute
promesse que Ton fait ä Dieu, selon cette (parole) : Faites des prieres au
Seigneur notre Dieu, et accomplissez-les 2 ; et selon cette (autre parole) : Tonics
les fois que tu fais une priere ä Dieu, ne tarde pas ä l'accomplir; mieu.r vaut 5
pour toi ne pas faire de priere qu'en faire (une) et ne pas Vaccomplir*.
Mais si quelqu'im est pere d'enfants, qu'il vienne avec eux dans ce temple
sacre et qu'il montre aux generaux spirituels quil les elhve en les corrigeant
et en les instruisant selon le Seigneur*, conformöment ä la parole de Paul, et
qu'il leur menage une vie lieureuse (marquee) par la bönediction de toute 10
l'annee.
'viui. it'i * Et si quelqu'un ofTre egalement an toit charitable (^stvöpüMros) aux
Strangers (£evo«) et dresse devant eux une table ainie, qu'il lasse croitre la
vertu et qu'il dise avec Job : Ufa porte sera ouverte d toui räumt et Vetranger
:=v.i:i ne passera pas la nuii dehors,je ne mangeraipas seul monpain,je couvrirai 15
i. Note marginale» de LV : h'apri's rhahitmlr <le l.i laimvio Krcc-quo. "ii (lc'siyne par an seul mol
la priiTc cl le viru. c.v-i pourquol le maltre au>>i s"«>i servi de ccs cvciupIcK. aiin elf inuntrer que In
mol -yjoi-j/r,, c'est-ä-dlre • priere », est mis dans le Llvre diviu non seulemenl pour la supplication et
la demande, mais encore pour toute pr< isse el tout) voju qu'on peul faire. — 2, Ps. i.xw. 12. —
3, Eccl., v, 3-4. — '.. i:pli.. vi, k.
fol. 175
i° a.
roi. 184
r"b.
[281] HOMEUE LXXXIV. 13
5 ) y o>i Nrt • .>&.$'; )j a co ^«^; J-i-»/ y-»/ •. y*-~'po? °oi .oda^oa-^ß; ) j. « rrn o&.
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iJjoXjo; i_ioo ^io ;v-*io;o :Jao^k.io J-V-»> )*t-3°? *»*j/o ^-.J yj
Joou 1—3? -.) IV v<» J-»ö/ IdS. Jjljü; -6i J^oifcoo * p iVioJx J^^o-so * \
Jl o5i J_£_i-.;,_jJJ ouS. vßpoo ^.'...so *J-«-lpo H "«"■» ^ *■» :J-a^-3-Lio
•:-,..i»i Joi^sJJ jj.~Jt; J-»^-»/ • Q -^ v* 3 - ( J ->-^°°
1. V om »V
celui qui est nu et je ne me detoufnerai pas de relui qui court le risque (xtvSuvo?)
de perir ou peu s'en faut'.
Si quelqu'un est dans 1'administration, qu'il s'informe et s'enquiere avec
soin (<pi^oxovia) des veuves et des orphelins et qu'il ne permette que personne
s ne l'ait senti ou n'ait fait l'experience de son administration ; celui qui exerce
la misericorde, corame celui qui seme avec esperance- Tarne joyeuse et la
main pleine de dons, chassera toute la tristesse de l'avarice.
Si celui qui est proprietaire de beaucoup de biens a des debiteurs
incapables de payer leur dette, qu'il cultive pour eux la priere laquelle
10 crie : Remets-nous comme aussi nous-memes nous remettrons 3 , (en s'adressant)
ä celui qui donnera alors en retour *la remission d'une maniere riche et
abondante.
Si quelqu'un s'applique ä la vie monastique, s'il est delivre du sejour
dans le monde et s'il habite dans le desert, en * meditant cette (parole) : * v fol. 175
15 « Passons aux demeures Celestes », qu'il soit pur dans son coeur en lavant et
en nettoyant des * pensees qui pourraient produire la souillure le modele 'Lfoi.iss
(xvSpizvTa) iavisible et iuterieur, en sorte qu'il puisse voir Dieu.
rb.
1. Job, xxxi, 17, 19, 32.-2. Gl'. I Cor., ix, 10. — 3. Cf. Mallh., vi, 12.
10
14 SEVERE D ANTIOCHE. [282]
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V 1
S'il monte jusqu'aux eontemplations (Ostopia;) spirituelles, qu'il ne s'arrcte
jiiis Jans la voie et (daus) l'accrois.sement de la purilication et qu'il ne sc
desisle, ni ne s'abstienne d'un progres meilleur, mais qu'il coure apres la
eouronne de la vacatiou superieure de Dieu, qu'il s'examine eil particulier
sur ses propres actions au moyen des traites de Basile sur la vie monastique 5
ei qu'il choisisse au point de vue de la purete ce qu'il y a de meilleur.
Ce sont ila)les armes spirituelles dont en verite je veux que vous soyez
armes aujourd'liui d'unc l'acou livs brillante, cn vous en parant ä l'occa-
sion de la commemoraison des sages docteurs, et coramc si vous montiez
ni armes sur une plaine, d'unc maniere qui 11c soit pas indigne de ceux 10
qui vous 011t clmisis ei places dans (cctte) armee; car tel est le terrain de la
perfection, difficile et rüde d'une pari a eause des sueurs des travaux, largc
comme uue plaine d'autre pari par la riebesse de la contemplation (Oecapi-) et
par le charme des (biens) Celestes.
Parce que vous vous etea aiasi armes, il laut donc <pie nous aussi nous 15
apportions a la solennite quelque chose qui soil utile et, qui convienne.
'Vfot i"5 'Que montrerai-je donc qui puisse rejouir les docteurs, alors que moi ega-
' '' lernent je passe pour tenir la place itzv.h de docteur, si ce u'est que j'expose
10
[283] HOMELIE LXXXIV. 15
K'tSX ,^*t^° *^> j^ ei ^-Qp; Jicx nflla . Bp)laftoot ^_io ^x\ N ^.aJ ^_.i JJ .-J;'i
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V m'il/ v KJ^.^s_ioi och )ouSx, oiK^^o |L— hfcao -.|L»^.j ^^^> ,_.».\ot
f3o :JL=>/ JV*V* )oC^s ^o '^.©toN.,/ )v-»i-A JojSx p> Jj_,/ ocx .po/ oj^l/o
Joot K— .) t >' t to K-») i°>\ M^Jtaa U ^> <2>l :Jooi ^caoK-./* w6t w^o ^i-n JJ
|L / ^itio^ ^i. t-jL_.^o L_~oi ^d .-jlcv»* J.~,,>.Vi-> i^ojLaaij ^a^. -,|jüp
^ y jLa pJVwaO As-.J t m °>Q ^ 'J^-X^JS V*^. \-^° J^-t" y^> •) JQ -»? U)-"* 3 -OIOlS^. * L fol. 184
■OOCX ^a»Kl< JjCH ^O jlojk^O* )°1-^ J laSlo.* ,.3 .JjOOO N.^3 LiSi^Ö OOOi
)i.Qfai— L-^aa öt-^o • Jlcv»« JjjochISoo J..».v> ■> •.>«)•,'•>!/ ytOs-^o? ^.» oög
^•r-3 t^) ^..^v sä/ .Ch\ a\o -.CX.X joot O..CCLJ ^S. l-JO».\ y.3 .w^Jl^oI/ ).~oi» «Vfol. 175
^ä V * v" a.
JLs/ -.l^flQ.^ ^--OOI ^.K*'/} ^*Öl ^^^° : ^- s «-alö jJo J.~oi .IV) w>JLJkO joot
]. \* tfyi.ftfilaBooi.
devant vous quelque doctrine profitable pour Tarne qui coule de Ia source
doctrinale de ces (maitres) et qui ne tombe pas en dehors du sujet (wdös&V;)
que nous nous sommes propose? II faut donc que nous expliquions en leur
temps les paroles du prophete qui tout ä l'heure ont ete mises devant vous.
s L'Esprit du Seigmur est surmoi, c'est pourqiioi le Seit/ neu r m'a oiht'.
C'est le Christ, le Verbe de Dien, qui pour nous s'est hicarne et s'est fait
liomme, qui dit ces paroles par le prophete. En efTet, tandis qu'il est le vrai
Dieu du vrai Dieu le Pere et qu'il n'est pas dechu de ce qu'il etait, meine
quand il s'est- fait liomme sans changement et eu verite, il a ete oint avec
10 nous de l'huile de la joie'", lorsque le Saint-Esprit est venu sur lui sous
l'aspect dune colombe au bord du Jourdain. * Car c'etait avec de l'huile * |lu| - ls ' 1
, . , . . . v" a.
qu autrefois les rois et les pretres etaient oints d'une maniere symbolique,
en retirant de cette (huile) une certaine partieipation ä la saiutete ; inais c'est
avec l'huile intellectuelle de la joie et avec l'habitation nie me de l'Esprit qu'a
ls ete oint celui qui s'est fait liomme pour nous, en recevant celui-ci pour nous
"et non pas pour lui-meme. En effet, apres que l'Esprit s'etait envole et'Vfoi.irs
i . • ,i • . i , , , • v* ;| -
s etait eloigne de nous et n etait pas reste eu nous, parce que nous etions
1. Isafe, lxi, I. — 2. Cf. Ps. xliv, 8.
â– V l'ol. 175
v°b
16 SEVERE D ANT10CHR. [284]
Jj^N ^ oys, ^o jot ^> .);oi looi j,J^ JJ v-^i-J^-'/ M *°oi )»\>o
^>J-s w-U; oö» &l o/ )■>■>! v»o^s »o^.N -> »— o .-Joi^; Jloslaji ^o lo«
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JoCSs t^9 .-... >V>Jt'/; w.« u^. ioot o^-.K— . / (I^tJQJ ^s^J» -.JjlJ,_s joot'/;
75 ) 1 -n ivs Nn\ * ~<V, -s'rftNrtN. . j.„^iO >■» JL*,., * >Q ÖttC^OO; ^.Öf .WhS»A L»pO? Ot-wOJ
1. L om l=N- — 2. Mai. Scriptorum velernm novo collectio, I. IX, p. 737 : 'Aitb toü tjt.ü >öyou.
Eua-fY'''««^«' ic«*X°'5 in£iTa).x£ jj--" Toi ? Y*P T1 i v T0 '' ö 6 *" yviäuiv tctid^euousi, xai tt/outoü«''. =v ajiaptiai?
iy.rfcvi-i liyw jjeravoeiTE. r,YYix£ ■)*? *i ßairiXsio tiiv crjjavüv TXJTr, xal to'j; 7UVTETß'.{jL{iivau; trjv xapSiav ia<rocTO.
chair 1 , la terre aussi etait reniplie de tristesse. Car comraent ne devait-i]
pas en etre ainsi, puisqu'elle etait dejä privee de la societe de üieu et que par
hasard un prophete seulement — ou meme un second — se trouvait pari'ois
avoir part ä une petite goutte et ä un rayon confus de lumiere ? Parce que
l'Esprit qui est venu sur le Christ est venu en quelque sorte des premices sur b
toute la race (ye'vo;) et qu'il a dissipe cette tristesse, c'est donc justement qu'il
a ete nomine l'huile de l'allegresse et de la joie, attendu qu'il possede en lui-
meme la charite" ((pt>.xv9pü)T7ia), la paix generale, la bienfaisance («uepysixj et
l'aide et qu'il est repandu sur tout le monde.
Voilä donc ce qu'il dit : « L'Esprit du Seigneur qui procede du Pore est lo
en moi par essence (oīa), car je suis le Verbe et le Fils du Pere; il a ete
sur moi parce que je me suis incarne, et c'est conformement ä l'economie que
j'ai aeeepte l'onction; car, si je n'avais pas condescendu a me faire nomine,
il m'aurait 6te bien etranger d'etre oint, puisque je suis üieu par nature. »
L'Eiprit du Seigneur est sur moi, c'est pourquoi le Seigneur m'a oint; ilm'a te
'Vfol. 17". fiirm/r annoncer la Imune nouvelle ' aux pauvres*. En eilet, ä ceux qui etaient
V" II.
1 Cf. Gen.. vi. :i. — -J. Isule, i.\i, 1.
• Lfol. 184
Vb.
10
[285] HOMELIE I. XXXIV. 17
;^_a_iö jot^Ji^ ^-.v-^'O :« « nmv> Jou^j )^t->? t-*-^ \OJOCS. .y^j»^
) ->\ *.^»ts^ &l JjJOi .J-^iOAj )lol\>P Öi\ MsV-O .Q-Sol -.i-iÖ/ +3 'JoOt
jfco*,_ jJ; )-3a* .. -»; yOJÖk. — -J* *3 >^-j± J->— .r^? J-' ^mX ^/° -J-.- 3
ott-a-X ,_*-^öa_ JKju=. ,j>; >?! ü>^^o .^3; JoC^v yx~ 'l ^^ü^J^ca-/; J-JLa^
), ** •* la^, ;|_».j ^Ot^> o^=> yn«..'\ < *i 5 JJjo -.<*^ -otoaJOi'AJj ,-o_3 )joj\o
1. Mai, Oj). eil., I. IX, p. 737 : 'Ano xoü aüxoü Xöyou. 'Exr,puE£ äs xal aiy.p.aAtiioi<; äpETiv r,v xai evinpY1 5£v .
öriaa; xbv lu^upov, xöv xupavvixw; xoö xwv ävöpäntwv yevou? xaxaouvaaxEÜ'Tavxa (jxxaväv, xai xa <jxeu7] auxoü
5iap7iacra; ^(iä;. — 2. Mai, op. ctt., t. IX, p. 737 : 'Aitb toü avxoü Xöyou. Kai rjjp).oi; äviSXs'lvv i^apinaxo,
toi; ev uxötei Trj; aY v ''' a ? xai axiä 6avaxoy eTtipaveij- xai &n/ü; e'iheTv, sxä).s<jE'' evioutöv Kupio-j oext'ov, Öäe^
i-avTa (JuXat^otiv e/ei xa äyaöä xat yjp-qom. — 3. V Ho.
pauvres de Ia science de Dieu et riches en peehes, il prechait en disant :
Faites penitence, le royaume des cieux s'est approcfie*. De meine, il a aussi gueri
ceux qui avaient le cceur brise. 11 a egalement proclame la delivrance aux
eaptifs; ee qu'il a encore fait, lorsqu'il a enchaiae le fort, Satan, lequel avait
• r > opprime le genre (ys'vos) liuniain d'une fayon tyrannique et s'etait prevalu
(contre lui), et lorsqu'il a pille ses armes pour nous 2 . II a aussi donne la vue
aux aveugles, lorsqu'il a lui ä ceux qui etaieut assis dans les tenebres
de rignorauce et ä l'ombre de la mort'. Et pour tout dire en un mot, il
a appele l'annee agreee du Seigaeur laquelle en verite possede en bloc tout
to ee qui est bon et beau.
Comment est-il necessaire "de (le) dire? Le Dieu de l'univers a decretä M.ioi. 184
que la semaine serait en honneur parmi les enfants d'Israäl, parce que,
apres qu'il eut fait en six jours ce monde visible, il s'est repose le septieme
jour, comme il est ecrit, et il l'a sanctifie '; il leur a commande de le lui
15 consacrer 5 et de n'y rien accomplir qui regarde la chair, mais d'y faire et
pratiquer toutes les (ceuvres) divines et spirituelles, parce que en verite ils ne
1. Mallli., in, 2. — 2. Cf. Lue, XI, 22. — 3. Cr. Luc, i, 79.-4. Cf. Gen., n, 2-3. — 5. Cf. Ex.,
xx, 11.
PATR. Ol!. — T. XXIII. — P. 1. 2
i a
1 8 SEVERE D'ANTIOCME. [2861
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. ) K r -> ?) **-=> r ^- XLv> ^*Jl3oi;o ') lV»fflV> v oouK-./ i-k-J J_i*J-iö
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och ) ^^»* )K-V-/ «JM )jch V*^ v2>/ .loot »JitloU ^IaIo ^_*^js»/j
«ot^> t ^.j 0001 vJ ,»,n>o .0001 ^»^^ JJ .^ J?°« JW >U2±l )■» > ■.■> ^» 10
jjas.ct^j -.looi ov..k-./ )K-JL*ioi -.J— Ä*? ) »No» 001 J-^«"^?? -ö< .^*^o— ?
• -, V^ ),'»; )joi j, i-.j; J-V— /o J-J-.*>1 -choK-/; 001 |^oa-j Ioch J**~/
JJ;o .\Aoji JJ;o t— -oiolS^./; K-O och .-,-k^! och J^cC^iw; ^-; J-^e*-o
pouvaient, etant donne qu'ils presentaient une certaine radesse et une cer-
'vrol. i76taine difiiculte ä s'elevcr jusqu'ä la perfection, s'y appliquer * chaque jour;
car ce scrait encore (plus) agreable ä Dieu.
Or, cette (Obligation) d'honorer la « septaine » 011 semaine nc residait
pas dans les jours seulement, mais passait aussi au nombre des anne.es ' ;
car meme la septieme annee etait cgalement sanctifiee et (les enfants d'Israel)
laissaient la terre elle-mcme saus qu'elle füt cultivee et sans qu'ellc tut
labouree. En plus, ils comptaient encore sept sertiaincs d'annees, de teile
sorte que d'une certainc maniere ce (caractere) honorifique scmblc encore
s'accroitre au moyen de (ces) nombres qui sont tres limites et qui repro-
duisent 1111 certain cycle en se multipliant. Mais il en resultait que la quarante-
neuvieme ann6e aurait du etre sanctifiee; car eile dtait aussi la derniere de
la septieme semaine d'annees. Cependant ils ne faisaient pas cela et ils
sanctifiaient la cinquantieme (annee), c'est-ä-dire la huitieme annee de la
septieme semaine d'annees, laquelle symbolisait le jour qui est le huitieme 15
,1 dernier de ce temps qui avance et passe et qui est le premier du siecle
qui vient, lequel en vrritc est un et saus lin et ne connait pas la succession
de la Quit.
10
I. C.f. I ..' \ .. XXV, 2-13.
b.
185
10
[2871 IIOMELTE LXXXIV. 19
O« y^l -.~OtoK-./ V-»^* 2 Vi(J- .j^OV^- _)"/ io °» ÖuK-/o .i.OO| JjOjjliOO * V lol. 176
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jloj&oo öuK-./ ous; oöi :»J*0>} oöt j^a^ IciS. ^-.; ojoi :j^o*iol oöt )j>oa-.
» *
1. V fn margine : lu6T,).aio;. — 2. LV in margine : o-e« t-*n. .. W oMi Ua^» ^«>( l^s;»
■'^.^5a»i. _ a . V /n margine : \u6r\l. — 3. V ('» margine : Ixw. — 4. V inmargine : EXxa. — 5. L U^-*»»-
- 6. L low {sie). — '■LV in margine. : k*U^ß ;»:.*>.
Cette cinquantieme annee s'appelait twßr^xw;, parce qu'elle etait con-
sacree ä Dieu et qu'elle etait comme une chose promise par un voeu; wo&iV,
* en effet, est comme si on redoublait le nom de Dieu et disait « Dieu-Dieu » — * v foi. L76
car chez les Ilebreux Dieu s'appelle 'law et "EXax — afm que tu apprennes
8 par lä qu'elle est tres sainte, cette annee oü il y avait la liberation et la
remission de toute servitude et de (toute)dette, l'abolition du joug de l'escla-
vage, la restitution ä ses anciens proprietaires d'une terre qui avait ete
vendue et la reintegration sans violence et saus entrave dans leur propre
place * pour ceux qui en etaient dechus. • \ao\. 185
io Lors donc que cette cinquantieme annee devait approcher, ils la pro-
clamaient le septieme mois de la quarante-neuvieme annee, au jour de
l'expiation, et ils l'annongaient d'avance (au son) de la trompette. Parce que
le Christ est venu dans les derniers jours en mettant un terme ä ce siecle
present et en nous faisant repasser au huitieme jour, c'est-ä-dire au siecle
15 futur qui comprend le royaume des cieux, lorsqu'il reunit a ce (siecle) le
temps de sa propre inhumanation, il l'a donc appele l'annee agreee du Sei-
a.
1. Note marginale de LV : Le niaitre croit que le mot iwor,). est (un mot) compose.
v° a.
20 SEVERE D'ANTIOCHE. [288]
^01 .-)ts^»v... -« )Kjla icoo^ vojjtoo^o ..-o»-V-d '^po; JiC^.Laio
y; );;a^o ..J-J-ojxul oou )1^£- ^o; +a . 2 Voa. looi Jpojtoo?
* • * • •
) - /-^ .. . och )-^on . ^io >ai.°>^ts-^o Joe* yo^lo p -.^-; )<*£—? ^-floo-,
,_3 .J^,oNjLiO loOl |-äOHO Jk^JL.. »vi.. -« JK-iJ* <x-a; oot ••>>— ^> ^
•>)jgg> » * a looi ))V-3^oo
JuJsj .ojvaio^ o^o .-j-po! :! )k N Vnv i JKjla Ji-cui«^ p?J ^-? V*^a
• J-^o -ot )^ ■*>\ 4 c*A -.^; )... »v .06. ^Ai>po 0001 x^V> *~^
j ? ot J ^ ■'«\ ; och :)ooi -oioK_/ ^.j 001; -ött-a-^ 1 *> ■»* « < )- an - 'n Jooilio
JjJ£> ^ 6 *JLjSom 3/ -.J-^o )1U^Ö> jKü^j ~6i :^ JM^ )k ^ »v...
:^> M ^^> t ^ jJ i-UL* ^.»v».. ..otlo_^ oooj ^po/ 0001 ^f» Jl
1. i, U^. — 2. V in margine : loSr-.).. - :i. V om l^=^»o- — 4. L ok [sie). — 5. V 1^-»- —
6. V Uioov^»^'
J 10
gneur et l'a consacre ä l'exemple de la cinquantieme annee qu'on appelait
m?shl; et il aecorde la remission de tout peche, la liberation des fautes
vfii 176 anciennes, la delivrance du joug du peche * qui est plus lourd que tout et 1c
v: '' retour au Paradis qui est la premiere place (t^ic) et la ville de l'homme,
atteudu qu'/7 etait lui-meme l'expiation de nos peches', puisqu'il etait symbolise &
d'avance autrefois par le jour de l'expiation dans lequel la cinquantieme annee
etait annoncee d'avance et proclamee (au son) de la trompette.
II a bien dit : Pour appeler l'annde agreee du Seigneur, et non pas : « Pour
la proclamer ». En elFet, les prophetes proclamaient cette annee depuis long-
trmps et ils l'annoncaient d'avance (au son) de la trompette prophetique; lp
mais le Christ a appcle cette annee meme et il a l'ait qu'elle fut presente et
actuelle. Or que c'6tait lui-mßme qui nous ainenait cette cinquantieme anuöe
pleine d'uu grand nombre de biens, les Juifs eux-mömes, qui ne connaissaient
pas le mystere, le lui disaienl : Tu uns pas encore cinquante ans et in as
ru Abraham 2 ? Car qu'est-ce qui les emprehait de dire : « (Tu n'as pas encore) 15
quarante (ans) > . parce que le Christ etait jeune au point de vue de l'age
1. 1 Jean, 11, -. — -â– Jean, vm, •'â– "â–
10
[289] HOMELIE LXXX1V. 21
i^^v p Joch ^o\oK*l ).___j JJj Jo£_lx -.oto-s-./; -.ou» ^3/ .')oo| JJ_£ • t __a- a » 3 ?
t_so 'wj ooot y_-w.a.jL-o .jl^io-o-v-o la.». JL / .-_.oiofcv_./ > «*i,< ^bOxi V- 3
) » I i J)vi*vi .. J._cl_m» -.yopojj« ooot .,.».»'.,. N3ot^i/? oda.a_.fcOk la_\. * V fol. 176
v. • x • v b.
ouk-/ K_)i__s- v->--v )?«* •,K»> r _. ^oo»v-=)jJj -^t^J- \j )--~^ °/ : t^ ^*l
^_^_>o -.ojot-JL/ ^>-J-fc y*iL-a-J-K, JJ/ ■> » n «\Sv>o ^.f_it_w« 'v^öl? loot * L fol. 185
-.otj )ooi -.otofcs^/ jjöo «jl_» ,_3 J-3-.j-o i----v J-isoi .V___o/ ^Q_.^_0; OOI Jjjj
| .. -tv>; -ot (L___aJ3r . ou.IS.5 V*?/? -'Joot Väo/j L* 3 °öi_\ jooi >*.»._, JJo )Kjl__
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♦ J._cl_s_>. oC-OlS. och JIcl-O > v> >_.n I v>\
ya..xiK.s . »iw n}j .|.... t o (__o; »__m tv.JoC-X; *.^->! >■*■-'• j *,__>, N.____o
.-jla-_-.._OC-_CLJ )1>, J-»-£ö.O .JU-.wJ» J._0---V OU» K^l-, JLL./ OCX .'OÖ! jiO-OpO
io__o v ._5 ^->j yO-C-xJ-ic .•)K,^_x,___>C-- -.öl JKxin la-tOf.-» .jK_-~£y— ; )-*-)o;o
:>_oc_.ta^.^o vflDa-J-K-w-DJ-a ,J_v ^.iotl__oo . > n*'°iv> |!s~j.L_ )iot-x ,._
1. L V <"W* ;s;>)- — 2. L »*i-!Ol [sie). — 3. V -»a N . m a.
selon la chair, bien qu'il tut independant du temps parce qu'il etait Dieu?
— car c'est lorsqu'il etait äge de trente ans qu'il est venu au bapteme'. — Et
meme, en considerant l'anciennete d'Abraham, ils auraient pu dire : « N'as-tu
pas cinq cents * ans — ou mille, le cas echeant — toi qui as vu Abraham? » *v rol.176
v° h
& Car c'etait surtout la parole de ceux qui se moquent et tournent en derision.
* Mais ils ont fait mention de « cinquante ans » ä cause du mystere qui a ete * LfoLiss
cite plus haut. C'est ainsi, en etTet, qu'il est ecrit que Caiphe, lorsqu'il etait
le grand pretre de cette atinee-lä et qu'il ne savait pas ce qu'il disait, a dit :
II est utile que le Christ meure pour tout le peuple' 2 , ignorant que de cette mort
w la vie allait germer pour tout le monde.
C'est divinement, nie semble-t-il, que le Saint-Esprit a dispose qu'on notät
le cinquantieme le psaume dans lequel il y a une grande misericorde, la
destruetion de l'iniquite (avojxta) et la puritication du peche 1 , ä la ressem-
blance de l'annee jubilaire ou plutot (ßöHOiov <k') ä la ressemblance de l'incarna-
15 tiou de notre Sauveur.
Puisque Basile et Gregoire, les theologiens (9äo7,dyoc) qui (nous) initient
1. Cf. Luc, in, 23.-2. Jean, xi, 50. — 3. Cf. I's. l, 3-4.
22 SEVERE D'ANTIOCHE. [290]
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j't-fia~> »_io y^lVo . »—.v-t-io ^oojl^v jJ« |K~o* ya^so .-. . iv>)tooo ^.iJ^-a^o
I. L ft °.» (sie). — 2. Ce passage est 6ditö et traduit dans \V. Cureton : Corpus Ignatianum*
Londres, 1849, pp. 217 et 248, et reproduit par J.-B. Lightfoot, The Apostolic Fathers, 2' 1 edition.
Londres, 1889, Part II, p. 187.
aux mysteres ((jwuTXYwyö;) et les preeepteurs autorises des ämes, nous inter-
pretent et nousexpliquent cette annee, c'est bien convenablement qu'ils ont leur
eommemoraison au debut de l'annee, lorsqu'ils vont (encore) benir tout le
cours de l'annee. Car c'est sur les traces du Christ, Üieu et grand pretre
pour nous, qu'ils marchaient, en annoncant la bonne nouvellc aux pauvres, :>
en guerissant ceux qui ont le cceur brise, en proclamant la delivrance
aux captifs et (le recouvrenient) de la vue aux aveugles et en faisant par lä
de chaque annee (l'annöe) agreee du Seigneur. Comme Moi'se ils ont eHe
vfoi.177 instruits de toute * la sagesse des Egyptiens et ils ne se sont pas eloignes
du sommet de la montague du Sinai; mais, apres qu'ils eurent tres bien t»
compris les dix paroles qui de ce lieu avaient ete donnees dans le livre des
lables ecrit ä l'exterieur et ä rintericur, ils les ont elevöes jusqu'ä la
perfection des commandements evangeliques, ils ont aecorde en vue d'un
seul chant et d'une (seulc) doctrine les cordes qui se trouvaient des deux
cötea et ils ont döchire' comme une toile d'araignäe toute la sottise des dogmes 15
l^o'Y[/.aTx) paiens et vides; ils ont ainsi regarde et fixe" leurs yeux vers les cieux
ä l'exemple d'Ignace revetu de Dieu (öeo<popo«), ils restent et demeurent cons-
tamment dans les beautes superieures, ils habitent avec les esprits incor-
[291] HOM&LIE LXXXIV. 23
.•)j/ v*»/? ^£^0 o^ -.p©/ VI i-^ &l -)o«^jJ >*-^ jiiJ-a; ^-/;
|_2>oä_oo J-sJLiö; JloVljJo .•JKjdLfcaoJt w.^06, Q^oKLcaia^ Jj/ ... tüVi o ' Hol. 185
^ v a.
Jot *j;ot ^.io .-Jk-JL)— Äoo jJJ^o K_o )K*JL.j.-.ÄoclS. .•ji.oJLiu.Vj ^-«Xot
- joöfc. ^-io; Ua-/ . -^ yj^-flOLl— i-^ m*^o .«-K».'/ j^j^ eCM vs/ op ^xj
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«_./» ^O^iO Vw,vÖtl/ JäJL-. J-SQ-ODO-^S JjL.'/ ..JlXüoi. vOOM^-»/ :]J^.a.A *\ ful. 177
labs.V.^0^0 ia_\o .•Q^oi\toeuS, J1cmIx>.#__oo ■•a\3K.'mvi\ 0/ i^oj ^ xi-x ^soi
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K-O 0/ l usoJKjUJOdJl 0ÜS0 jooi JJ .jlt.>otj o«\ öuK../ )ooiL ^o; "^o ^so
JlaiÖio jLoV-.^.— -SO :yOOÜS. *$lX Jla_V.-U.»L_0 ^0 )_^.icL^OM \ V'«o .. ^.2001
1. V in margine : X^j-y-tfia;. — 2. V in margine : -vovfiaTa. — :{. V in margine : Aiys*»"'- 110 "-
porels et ils sont ä la fois en dehors de la chair et dans la chair. Prends-
moi, en effet, pour preuve de ces (dispositions) les paroles de celui qui etait
veritablement revetu de Dieu (Osocpöpo?) : « Car moi aussi, dit-il, ce n'est pas
parce que je suis enchaine et que je peux * comprendre les (;hoses Celestes, * Lfoi. 185
5 les places des anges, les etats des principautes, les choses visibles et les
choses invisibles, (ce n'est pas) pour cela que je suis dejä un disciple;
beaucoup de choses nous manquent, en effet, pour que nous ne manquions
pas Dieu '. »
As-tu vu que la hauteur de la contemplation (Bewpia) et la profondeur
10 d'une pensee bumble * sont etonnantes en meme temps et au meme degre? *vioi. 177
Quel philosophe pai'en a songe ä dire ou ä concevoir quelque chose de
semblable et (en meme temps) ä s'appliquer ä la perfection et ä monter vers .
la theologie ou, ce qui est plus modeste, ä posseder dans les autres sciences
une intelligence qui se tient en garde de tous cötes? Pour eux tout le
15 laß'jpivfjo;, ou examen des opinions, n'a-t-il pas debute par l'orgueil et ne
s'est-il pas termine par l'arrogance et par la hauteur, parce que pour eux
Dieu n'etait pas le chef de ceux qui discutaient, quand ils se refutaient les
1. /*. G.A. V. e..l (!7y-S80.
24 SEVERE D'ANTIOCHE. [292]
\O fH i v> +~ "%*s v 3o :oooi » »t*» );V-"j )lQJj'im>n\ p :ooot ^..., V\
^_^> k-^/ JLm.^.sl^o ,.s *^-.9oi '^„l*. .Jjl..» Joog; Joot j_s\ )l^-x. V^>o;
JJ JoC^. ^-io; Jjlsl./ .•vtdq-^^Jjl^./ );owo; oC^xj lyi ^_./ .-J^so*.} jlaaiS^o
*|.VJ3*/0 ^*JLioLj ]^0^0 )cCX.A
1. Ce passage est eililo et Iraduil par Cureion; op. eil.., pp. 217 et 248, cl reprosluit par Light foot,
op. cit., p. 187.
opinions les uns des autres et que chaeun d'eux voulait etre le chef de quelque
nouveaute? Quant ä nous, puisque c'est le Christ que nous avons pour chef
et pour maitre ' et non pas un homme, comrae il le dit lui-meme dans les
Evangiles (EüayyeXia), preparons-nous donc au rovaume des cieux selon la
parole du martyr Ignace, « pour que nous ne manquions pas completement 5
Dieu ». C'est ä lui que sied la louange dans les siecles des siecles. Äinsi
soit-il !
FiN DE LIIOUKLIK I.XXXIY.
l. er. Matth., xxm, 10:
U*~o ^iiioU l^bo
:• |Voi QJ ^^
k_.jl,_~ JJ/ • . f^_.l_a_.k_^ a\ -.,—^iokJLiO; ^-«2^./* JLw-^s . «, n '.stoo
s ^a ..|_ioi J;J-*J^ oil^^ JU-s^ä> jk^J ^ ^/ 'M V*^ l°> Vt^T 00
♦ JJOJJ?
Vfol. 177
v" a.
L fol. 185
Vb.
HOMELIE LXXXV
Sur l'Epiphanie.
Ceux qui celebrent les fetes dune facon spirituelle, en considerant
toujours avec les yeux nouveaux de leur esprit la puissance de ce qui s'ac-
5 complit, celebrent les fetes d'une facon non pas ancienne, mais nouvelle.
* En effet, voici que moi-meme, apres avoir aussi celebre cette fete biea des * vfoi.n:
fois, en m'y presentant en ce moment comme un etranger, je suis frappe
d'^tonnement dans mon esprit, je suis transporte au bord du Jourdain et je
crois voir que Jesus lui-meme se tient debout au milieu du ileuve.
io Et pour le sens de ce nom (de Jesus) j'ai l'enseignement propre de la
realite qui est plus complet ' que tout; en effet, si Jesus est le salut et le * l fol. lSs
rcmede de Dieu, il n'a lui-meme retire des eaux absolument aucun avantage
vb.
2G SEVERE D'ANTIOCHE. [294]
jj» oöi t v t n- p sa.aj...J <°\copl ^opo jLs/o -.J-OÖ ^io ;K_. oot ^e>t^o
^0V-^> j-JL-it-* 3 .J~*äoJ-s -oioK-./ joiSsj ooj V-*^ U**'l -«^ )°°« -010K-./
•)-•>■^jl^^X; wöt jLo lj-a^ ^\)l J¥-^-=> vooi-i ^> •.JLiö.X ^ yQ.«/
looi ÖU.N-/ joi-Sxo j-^ JLpo» .^Aoi )-^äX b^so'l .-JL-po P*/ ^-^°« '
♦^.\oi J^oäJS. K*ä'/? -o« ''poJj? |k-^--? J'V*-^ )?°i
J.m3a-^ oO>, Joch K-./; .-^am_j ^of,J Jk.-^!? chIo^; •.^-*; -01 Jv-s.*
JKjl.,^0 :o— ^/ Icl^ ssju^Ss k~J V-<^ f=> Joot ,-.Ki>; oöi Jjj>; J»^^
-.) vi - ^ ^&Xajo/ ^o K.~KA;o :)Ka*Oioo )N^n.*ia^ J;oi öi-A.../ ^-.;
♦viui. 177 Iv^eooo K~o )oi -.w-Vio/ »J *ooo« ^-V^cu^ Jioujs» vQ-joi oilaA o— ^Vr '"
v"b. x . • ^
,_*> ^_,>^>00 ,^Jl*.-3 J.*iöo .Ao/ jjJ-, -po Kj/; )jx.| ..Ol^ j;oi Jkjupo;
^*>1 a-ioi/o -JV- )Km.\nn > ^oot oJi. ' aa. fl> .>*jl-^ V-io/o .J-Jüs
j\v\ ^iol öi^ao -.J^iöj v00Hn°>V) IcLb» säSl—io -.oCS> a>m io .J.*^_io
.IJ^so; ^ol ^>o ooi Joow jlo .^Aot j^iäA K*ä>'/ .J-m^o Viö/ ^-^ot /po/o
1. L
et, Iorsqu'il a ete baptise, il n'a recu en plus absolument rieu qu'il n'eüt(aupa-
ravant). Car comment (aurait-il regu quelque chose), celui qui est Dieu par
essence (oüci'a), et cependant s'est fait homme saus changement et sans con-
naitre le peche? Mais c'est pour aous qu'il a donne aux eaux le plein pouvoir
de guerir et de sauver, Iorsqu'il a crie par les faits meines la parole du â– >
propluHe Elisee : Voici ce qu'a dit le Seigneur: J'ai assaini ces eaux '. C'etait,
.il effet, vraimeatle propre du Seigneur et Dieu de dire : J'ai assaini res eaux.
II est bon quo nous remontions en courant jusqu'ä l'liistoire qui sym-
bolisait clairement le mystere qui devait (avoir licu). En efTet, apres qu'Elisee
l'ut dcscendu a Jericho — c'est une ville situee dans une vallee, basse et io
v toi. 177 placee au-dessous de Jerusalem — les habitants de ce (lieu) s'approcherent * de
lui, en disant : Voici, le sejo'ur dans cette ville est bon, comme tu k rois toi-meme,
mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises et rendeni stirile. El Elisde dit :
Prenez-moi donc unplat (wix^oj) neuf et mettez-ydu sei. lls le prirent ; et {Elisie)
sortit vers la source des eaux, y jeta le sei et dit : Ainsi dit le Seigneur : J'ai lä
assaini ces eaux, ei dordnavant il n'y aura plus ni mourant, ni femme sterile a
cause d'elles ~.
% b.
I. IV Roie, II, 21. — 2. IV RoiS, ii. 19-21.
L'foL 186
r" a.
178
[295] HOMELIE LXXXV. 27
JN_L.po ^.iC» OOt y^\\ -.y0\\ Ux>y.£> OCH j-JLj/ ^ Jo« -«OK-/ J-IOt y-\\
och ) v f'^ ^"" loo« J~~a.'-ofcoo ,_.; Jlo-io ^ .'vj^a* ^»° vj^^*
J^L-, -oi )lo fÄ */ oiJ^au^ ^o "^A >a^Kjüo J^rnJjo .'Jfc^-^-* &öttft
J»^o> ^io; och :jl^— ~öj Jk.m„«^.o_o och ) — ■■■« » v > Jl /; ^-j «too( ■) a . ffi
).c A v, * jJo om t i Jl^l— * ooi Jv^ JJ^ao^Oo jl ^.ch JfcC^oK-s ^>oo K-^>
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10 :- fc iö/ ^oo^Q.9; )'•*- / JfcooJu«; JI^»Jl^o jJ^ocL^o ^cnbo -001 ^ouK-|
Jla-io ^o —™i -.yoou^j odK.~*> t^j» J-oeL=> yOOt-S K^CS^J./ »s/j <-CH
lo^a_io ? J^iö »3/ ßl ..joAa JJLo-Ud/; oJ^ -.J— * ^.j vOJO« -.^0.00
Jö|_^~} )..~-» Xao och JJojl-^oj» ^o-t-o ^o? vf-JÖ« t-*^ &l -o « J-^
^J*jcu; )ju^o J_ocL» p .Jicuioj J-JLs 0001 yOOuN-Zo :oooi ^jul» fcoo
1 *J— oi; -oj 4u-»j ^*>; jlo ^ .^ a .-^.och jo£$M J-JLs ..^^oK^io
Tel etait le premier homme, Adam, qui comme d'une ville tres haute et
(tres) elevee — je veux dire du Paradis — laquelle possede la paix de Dieu et
n'est pas troublee par les passions — car c'est Jerusalem — est descendu sur
cette terre basse et tres eloignee de Dieu, qui d'une part est bonne — car tout
5 ce qui est venu de (Dieu) est beau et tres beau ' — et qui d'autre part etait
frappee et affligee par la mort que le peche a fait naitre et que le deborde-
ment d'une vie humide a fait nager et ee repandre par-dessus tout. Mais,
lorsqu'est venu le Christ, le plat (kux>.oc) neuf, lui qui du Saint-Esprit et
de la Vierge immaculee a pris un corps * nouveau que le peche ancien ne * L â„¢- 186
io pouvait * pas toucher, lui qui possedait en lui le sei — car en lui il y avait tous * vfoi.ns
les tresors Caches de la sagesse -, ainsi que dit Paul — lequel a ete egalement
melange avec les eaux lorsque (le Christ) y est descendu, la mort d'une part a
cesse et s'est arretee, et les eaux d'autre part sont devenues elles-memes non
seulement des eaux qui guerisseut, mais encore des eaux qui donnent nais-
15 sance ädes enfants. En eilet, ceux qui autrefois etaient noyes par le flot sale
des peches et etaient les enfants de la mort, lorsqu'ils sont rendus parfaits
par les eaux vivifiantes du Jourdain, deviennent aussi les enfants de Dieu
par la seconde naissance de l'Esprit.
1. Cf. Gen., 1.31. —2. Col.,11,3. . •
Vfol. 178
rb.
10
28 SEVERE D'ANTIOCHE. [296]
^ol ^o» ^.\oi LvoCSs (.inäxo )K_»jl~oV ^\oi ^—.ot^o^o :JoC$Si )K«< joo/
) » tirtövu ^-iö J-^_ä,io . Jou^n wi« »« ■" »°> i )J>Ao -.ool ,_.al*^o ,_.!S^Jj
^^ .•...\.V>U ) ..\ >a^ )K^r>,; ^3 .-K-.|j^_^ ^y>ö/o ^..^ n,^6 J;c*S.
^■«t n '°> )Kjo -v\o ).-jN^.io flaio^s öu> J.^s/ ^>o»-ß» ^..«.\oj ^.j )..^o. ■.U.X
^öfloo — ooi . yii 'i K_.LT^o .--ocx . .\v^jl^o L^asä^-si ^-«.\oi &1
.),.,. \ ^ o; )jpj .Jloou^ öuk-../ V-"-^ ^^ 7-/? J'i-*^ — °°l y m^^o
Ludoio \i\--l )k^.^_~ 1 JJoiio jlomvd. öCio 50 .jjcxaj 0010 )Lia~o 'Jl^'OU
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Que le corps de l'liomme soit 1111 vase d'argile, Paul l'a atteste en ecrivant
aux Corintliiens : Nous avons ce tresor dans des vases d'argile ' ; et que le
sei symbolise la sagesse essentielle de Dieu ainsi que tous les (biens)
spirituels et (tous) les dons divins qui en descendent, les Livres inspires par
Dieu le montrent encore, puisque dune part ils l'unissent aux sacrifices : <
legaux et disent clairement : Tonte victime sera salee avec le sei 3 , et que
d'autre part ils ordonnent de mettre pareillement du sei et de l'encens aur
les pains de proposition :l ; ils moutraieut (]ue meme les choses qui sc faisaient
sous des symboles n'ctaient pas des choses commune* et videa de Dieu, ei
•vfoi. 178 * qu'elles representaient d'une facon figurative et symbolisaient d'avance la
vrrite. En eilet, la divinile est teile que le sei, (ä savoir) brillante, blanche.
m
la lumiere meine, chassant toute la gangrene et (toute) la pourriture du
peebe, ei de cette maniere fortifiant et eclairant ceux en qui eile est vraiment.
Apres que les Apötres eurent part a ce sei, ils entendaient : Vous, vous Stes le
sei de la terre* ; de meine que ceux qui poss6daient Dieu qui habitait en i r >
eux entendaient egalement : Ifot, j'ai dit : Vous Stes des dieueo et les (ils du Tres-
lliiiit, vous tous*. De möme l'encens, outre qu'il est brillant et blanc, est aussi
1. II Cm-., iv. 7. — 2. I.rv.. ii, IS; c-f. Marc, ix. 48. — :t. er. L6v., xxiv, 7. — 4. MalHi., v. 13. —
5. Ps. I.XXXI, 6 . i'l. .Iran, x. 3k.
Kl
[297J IIOMEL1E LXXXV. 20
|_X_~ ooilo K~S.j I^ax ^ v>i oöt J^cl^.^^ •.j^toJL^o looi l^v-o ..loof *Lfol. 186
^ ' • i° b.
)oi^ö ).^oüS\ \^.»'i v *io .-oüS. ^_*.2>lofcv.jLio» yQJot.ii j'otoj ,-a.;^o .-J-ia^^S.
, - •*« ^_.\oi; o\ :J._.»o|K_.s ^.jJLwN-io Jlocx3s la^i t—"--^ ^ fc ^ , °'?
Li^aj» y~~ jooi ^<»'ao jj ytO^^-io vjaaj^tf jK^J^o^ofcoo JJ jlcu^aülSoo
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JlJ_^,flD )fcs_J^/ ^i» v3/o JkjOjJS. > *5s>w ^/ Jl/ •.JO-J^S f^u^iO "^N ♦ V ful. 178
^^ v° a.
.|k..O_.fco. s^Ot J£vJLiOjJ^..=> JJLOJOXD jooi - J,~.fco.i ^ö(, ) k.^i_,a~io JÄOU Ljis
..^O oixo .^_LV_. ^-.Ql l Ci,°t V) jKi 00 -.J ..TIV); y-.\ ^oC^—1 lbä.\» » . ^ Ot*
^io» )lo - a _ ^ ,_..=> . - )»ai.j U*V^ cl-oÄs-ä./ Q-^'jl/ p» yOjö« voot^a ,)J/
yloa/ jooi *.aiok^+l J_«.flDo/; oCS.** ^d ^io öCS*..; • ,)L<.,»,*'V>; ^*t ooi .ox>a^as
^/ :jL=.'cu*o Jooi K^li "^a^x 1/ J-L^ ^°? °°* ^°?^ *"*"^ ^° : J jUL3 r— °
la marque de la bonne odeur (eüw^ta) divinc et intellectuelle ; en verite, lorsqu'il
etait mis avecle sei sur les pains de proposition, il indiquait d'avance lepain
tjui descend du ciel * et donne la vie au monde ' et produit la lumiere dans ceux qui
y participent et par l'odeur divine les delivre de l'odeur püante des passions.
5 En effet, parmi les choses qui par la contemplation (Öewpi'a) paraissent
iHre en rapport avec la divinite ou parmi les choses qui ont ete disposees
pour nous par le moyen de l'incarnation inelTable, un seul objet, füt-il
envisage d'une facon symbolique, ne suflisait pas ä montrer toute chose.
De lä (il suit) quo dans l'ancien service il a ete besohl non seulement du
io * sei, mais encore de l'encens et aussi de beaucoup d'autrcs choses svmbo- * v |o1 - 178
v° a.
liques qui pouvaient montrer ce qui devait (avoir lieu), choses dont nous
avons connu les significations propres, autant qu'il est possible, apres leur
realisation, et non (seulement) nous tous, mais tous ceux qui, apres avoir ete ,
purines, en ont obtenu une petite revelation, par la gräce d'en haut.
15 Nos corps sont donc des objets et des vases d'argile\ comme dit Paul;
mais celui du Christ d'une part etait de la meme essence (ou<jta) que le nötre,
et par consequent d'argile; — car c'est d'Adam qui a ete faconne avec de la
I- lol. 186
i- b.
1. Jean, vi. 33. — 2. Cf. II Cor., iv, 7.
J-3lL->0
♦V.fol. 178
v
, 10
30 SEVERE D'ANTIOCHE. [298]
^ioo Jooi **otoK_/ J-Jl-^-o J_~oi ^_o> K*3 ^io :Joot w.otoK_/ J^o£s
J *.yj> JL_-_ *_.; JK-xl-J-xq-o ..JK_^__ *-io V^ooo JK-xoK_2> Jot-^ l - ^.l_
)K^A^a ) » °i i^ tJ K_.J-**_jlo V-^s^ °^ 0001 ^r*-"*^ ^° 01 -°»°^-/
oöt .L-—; w.o» Jjl»_v-*> .JoC^j oöi JK-Kic .J-i__ vQJÖi Uj& -Jooi
Jouj jJ .otA ^1/ J-i/; v^öl J- 5 ^» ^o J^ju? °öl? -J-* ^s^°U )o« »-*>/
■f v •* ''; J-JCaO; Jjl*_O0 ou_< yooou .-C%_\ ^l/; ^-Aot Jj»_o JJ/ . ^)ol_o2_\
♦ Vl-x-C-v; J^-__\
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boue qu'il descondait pur göneration, quoiqu'il füt divin, parce qu'il etait en
verite du Samt-Esprit et de la Vierge Mere de Dieu et en dehors du peche —
et d'autre part il etait un plat (jmJkXo;) aeuf (rempli) des eaux; car, puisqu'il,
etait anime par une ame intellectuelle, les eaux vives lui etaient nnies hypos-
tatiquement (ä savoir) le Verbe de Dieu, la source de vie, celui qui disait 5
dans les Evangiles (EuayyeXia) : Celui qui boira des eaux que moije lui donnerai,
n'aura plus jamais soif; mais les eaux que je lui donnerai deviendroni en lui mir
saurer d'eaux qui jaillisseni pour la vie eternelle*.
»V fal.178 C'est tres * bien qu'(Elisec) a dit : Un plat, et non pas : 8 Une urne ». En
v ° b " effet, le corps (du Christ) estpetit — et menie onne peut pas dire combien il 10
est tres petit — en comparaison de la divinite qui lui etait unie. Ce (mot)
montre la gfandeur de l'äneantissement, puisque en verite celui qui est si
grand et dont la grahdeur n'a pas de limite-, selon la parole du pro-
phete, etait toul entier d'one maniere illimitee dans (ce) corps qui etait
trea petil et qu'il 6tait limite par (cette) petite taille et par nur teile forme. 15
Le plat i/.j/.'/'.:i des eaux descendit donc au Jourdain, ou plutöt (pcX^ov fti)
• Lfoi.186 ' les eaux vivrs d'iii'i decoulr tont ce qui esl beau >'t bon, en vi'iite ce (]"''
V* .1.
I. Jean, iv, IM4. — 2. I'-. csliv, :t.
♦ Vfol. 179
t" a.
[299] HOMELIE LXXXV. 31
o£s._ : Jt~*-3-* ysy^o y/o .Of^..; ,J.^ yo+X) yj; -.t-iö/ 'J-^JJ oöt i-t-Sj vS/;
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I. L Oll) .3-
dit aussi le prophetc Zacharie : S'il y a quelque chose de bon, c'est ä lui; et,
s'il }j a quelque eho.se de beau, c'est ä lui*. * C'est pourquoi (le Seigneur) disait :
J'ai assaini ees eaux, et dorenavant la mort n'escistera plus qu (personne) he
mourra 2 . En effet, lorsque les eaux vivcs ont ete melangees avec le Jourdain,
s rlles ont brise la tete du dragon 3 , comme dit David, ou, comme (dit) Isai'e, du
serpent tortueux qui s'enfuit ', lequel par im conseil perfide a occasionne" la mort
ä Adam, et clles ont rompu toute la puissance des demons qui sontplaces sous
lui; car quelle autre chose pouvait arriver, si cc n'cst de s'enfuir, ä celui qui
* avait recu sur la tete une blessure mortelle? En effet, parce quc les eaux du »vfol. 179
1CI Jourdain eteignent toute fieche diabolique et (tout) incendic, David chantait
en disant : C'est toi qui as brise les tetes des dragons sur les eaux" ; puis, repre-
nant de nouveau la parole, il dit : « Pourquoi dire : (Tu as brise la tete) des
dragons? (Tu as brise la tete) du dragon principal qui est le Calomniateur ;
tu as ecrase le cräne qui est la tete du mal. » C'est ä cause de cela qu'il
15 n'y a plus de mort dans les eaux, parce quc en verite la sourcc des eaux est
desccndue vers elles. Car de meme que les racines et les pousses qui (sortent)
de terre, une fois qu'elles sc repandent et qu'ellcs macerent dans les eaux,
transforment celles-ci en leur propre couleur, (de teile Sorte qu'ellcs soient)
1. Cl'. Zach., ix, 17. — 2. IV Rois. n, 21. — 3. CT. Ps. i.xxiii. 14. — 'i. Isale, xxvn. 1. - 5. Ps.
lxxxii, 14..
* Lfol. L8fi
v° b.
32 SEVERE D'ANTIOCHE. [300]
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)lj/ :-^i6/ v n . L-CQ; ^~^U -^.W ^7 ^JLioj W . n . im W? -«
l. V l*^-»v V in margine : U-U*»?-
ou rouges ou ecarlates, de merae, parce que Jesus est la sagesse et la force
de Dieu et Pere, la lumiere et la source de la vie, la justice, la saintete et le
salut, le Fils de celui qui vivifie l'uuivers, une fois qu'il a ete baptise dans
les Hots du Jourdain, il a mis eu elles et leur a donne saus restriction de
toutes ces choses qu'il possede par essence et il eu a fait des eaux qui â– >
eclairent, «jui enfantent, qui vivifieut, qui dounent la sagesse, la force, la
saintete, le salut et la justice.
»vrol. 179 Que les fds de Nestorius qui diviseut * l'unique notre Seigneur et notre
Dien Jesus-Christ par la dualite des natures apres l'union, uous expliqucut
donc comment celui qui a mis daus le Jourdain la richesse de tous ces 10
biens a ete complete par suitc du baptßme, Selon leur expression? C'est
necessairemenl parce que le fait d'attribuer le bapteme a 1'homnie eu parli-
• l roi. i8ß culier et uon pas a Dieu le Verbe qui s'esl incarne 9'applique ' et convienl
de toute necessite ä (cctte) division impie.
Sil (vous) platt, passons aussi ä Jean et uous allons trouver qu'il reprend is
clairemeat la meme impiete*. En eilet, lorsqu'il voyait egalement avec des
yeux spirituels que Jesus est plein, qu'il ue manque de rien, qu'il est com-
plet en tOUt <mi taut que Dieu qu'il est par nature cl qu'il n'a besoin de
rien, (Jean) a crie rette (parole) : C'est moi qui ai besoin d'6tre baptise pur
V fol. ll'J
v° a.
[0
[301] IIOMELIE LXXXV. 33
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1. V \*^*>- — 2. V ^ Iß-
toi. « Moi, dit-il, je suis ä mettre au nombre de ceux qui ont besoin, mais
non pas toi, bien.que tu te sois i'ait homme eomme nous. » Si (le Christ) avait
eu besoin lui aussi de cctte perfection qui vient du bapteme, eomme le veut la
parole de (ces) impies, le Baptiste aurait menti, en disant : C'est moi qui ai
r, besoin d'4tre baptise par toi, et c'est toi qui virus d moi'. Gar Jesus aussi serait
egalement dans le besoin, si en verite du fait du bapteme il devait avoir
part ä un pcrfectionnement.
Mais celui qui ne ment pas porte sur les paroles du Baptiste une deei-
sion concordante * ainsi que sur des (paroles) vraies. En efTet, il n'a pas dit : • vröl. 179
10 « Moi aussi j'ai besoin de ton bapteme » ; mais : Laisse (faire) maintenant; v H '
car il est convenable que nous r.emplissions ainsi tonte justice' 2 . « Je suis venu,
dit-il, pour remplir, et non pas pour etre rempli; car je nai besoin d'absolu-
ment rien, puisque je suis plein, ainsi que tu l'as atteste toi aussi. » 11 me
semble qu'il appelle encore « toute justice » la perfection de notre bapteme
15 qu'il devait etablir dans les eaux par le fait de sa propre descente. En efTet,
' que le bapteme soit la justice parfaite qui purifie pour ainsi dire de toute
trace de la tacbe (causee) par les peches, Paul Tatteste, lorsqu'il s'exprime
1. Matth., 111, 14.— 2. Matth., in, 15.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1.
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' Lfol. ist
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10
34 ' SEVERE D'ANTIOCHE. [302]
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j_X~j JJ^.-/; J— >o/ V^oa\ ^3ot*oo; JJ^ao&t*; J.ulj\o Jbov&. ^a*x>,/o
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..K-j-^s.^ Jol-^o p .v—1^3 J-ocu^. ..Ja« J.ä-.;V3 .aiiv— -.^o>/ ~<^~ <*^
.)K*_«o Jl^ JLoof ^. !,.:-» .vroQ^aa )coi v*>/ J— »o/ )?« ^^*> .^^»
1. V oni IW â– **-"«>â–
au sujet des baptises en ces termes • i'Junl justifies gratuiterrient par sa gräce
par le moyen du salut qui est dans le Christ Jesus*.
Puisque donc votre culte de l'homme (ävflpw^o'XaTpia) qui est plus impie
que tout, 6 tels, a ete repudic par le Jourdaiu lorsqu'il a recu les eaux vives,
qu'il a ete jete dehors par Jean lorsqu'il a crie cette (parole) : C'est m»i qui 5
ai besoin d'Ure baptise" par toi-, et qu'il a ete repousse ögalement par Jesus
lorsqu'il a l'ait la rdponse : (Luisse faire maintenant), et qu'il a montre que
lui-meme remplit et non pas qu'il est rempli, des lors mettoiis-nous en roule
aussi vers le temoignagc du Pere.
Mais d'abord L'ouverture des cieux m'attire ä eile et une grande admira- '"
'Vfoi. i/9tion pour une charite ((p&avOpwrcia) ' infinie ine remplit. En eilet, celui ' qui
i V,]' in: avaitfermöle Paradis ä Adam etavail place le cherubin ei l'epee flamboyante
1 :| (toujours) agilee pour garder le chemin de l'arbre de vie, cehii-lä, une foia
qu'il eu1 oettoye et lavö Adam el l'eul montre nouveau en lui-meme. ou
plutöl ( ii.vX/.>jv Äe) qu'il sc Tut lui-meme montre Adam, ouvre en ce moment le i.-,
cicl au Heu du Paradis, en montranl clairemenl que le baptßme est pour noua
l'ouverture des cieux et la mise en route toute pröte vers les (rägions) d'cn
haut, (l'est de cette routeque Paul disail : // nousa inaugure une route nouvelle
I. Rom., in, 24. — 2. Matlh., m. 14.
V fol. 180
i° a.
[303] HOMELIE LXXXV. 35
jj -.j-^o-*? J-^Vl O)-— 'J-s/o joi^i JAo^a; )t-so jt-t-* ) nN V>\; t— -*^ JJ °^
•JjoCi^wio .f/— ^B^> )ocx och.1. oCiwi J,_ä_x\ 3/ w^ön ^>^oi -.Ni.ajLj vmK3
vjoot V^Ö/ l?Öt-CD; J-fc^O^X) OCX v£DO_lJ-a.£o» .'^AM^S; j^^OJl Jj/ )j.L~ )oi
^a \s>a^2> ^_ie« wl../ 'jLo L^ä s^oi p .|~.}-2 Jju^oJLm Jfco^o .•jLa-.KJ^l;
^.; la\ .)-=>/; ot^..; och ) W> l f>\ ^S. ioot )_a^ioo -.loci J„.fc^J.too J-s/;
Jj'^ico ,)La*-2uM oät ^Jü«_o j^-s y-^A ^W -.ioot jv.iö/o loa L~k>-iokoo Jv-s
<' 6(la.i. s w^>.sK.io jL\ ^/o .JlooiSs» J^ucoo/ io_.a.A.\o ')t~~s/ )lo^v*^ '^ oc "
)£C^io )ocm .^oioK-./; oöi :)j-»,Kio; oöi V-^^ ^°^ •)t-' flQ 7^ la\i _öi jla .»....;
vaJl^^o; oöi ^o V-=^ Uy-*l Q ^° :o °t i- 3 °9i° -oioN.j/ f.»« »m'iY; joj^S;
•vAt! )\.SS% <-Ö|0 ,£o/; «-.CM •.K^|x^ol..V> r X>l : Ji-S LVcaiO .mn .ir> \ <¥> i\« ~./
i. l «s;-
ei rivatite'. En effet, si les portes des cieux n'avaient pas vu lc roi veritable 2
et le Fils de Dieu et Pere par nature, elles ne se seraient pas ouvertes; car
c'est pour les rois que s'ouvrent les dcmeures royales. Et donc, maintenant
que Jesus a ouvert les cieux, il 'donnait egalement ä ses propres serviteurs
s de voir des choses semblables. C'est pourquoi Etienne, le premier des
martyrs, disait : Vota, je vois les cieux ouverts*.
II me semble que l'ouverturc des cieux est (ä la fois) quelque cbose de
sensible, comme si les cieux s'etaicnt coupes', ainsi qu'a dit Marc, et une
revelation parfaite de la Trinite et une connaissance qui convient ä des
10 (etres) Celestes, puisque d'un cöte la * voix venait ainsi que de la part (icpö- "vroi.iso
tutcov) du Pere et nous montrait la propre hypostase du Pere, et puisque '° a '
d'un autre cöte eile etait adressee au Fils et disait : Tu es mon Fils bien-
(liine', et proclamait en meme temps la verite et l'egalite d'essence (oüsc'a)
de la divinite et aussi l'indivisibilite de l'union avec la chair. En effet, c'est
16 (en s'adressant) ä celui qui est vu, ä celui qui etait le Verbe de Dieu incarne
lequel est un et le meme et non pas un autre en dehors de celui qui est
cache, ainsi qu'il semble ä Nestorius, qu'il a dit d'une maniere significative
ce (mot) : Tu, et ce (mot) : Mon Fils, (ce mot) : Tu es, et non pas (ce mot) :
1. Jlebr.. x. 20. — 2. Gl'. Ps. xxm. '.. 9. —3. Act., vir, 55. — 'i. Cf. Marc, i. 10, —5. Gl'. Matth., in. 17.
10
30 SEVERE DANTIOCHE. L3041
..K.« »ooij ^_*j -ö| .-oi j-JLtS? .^.-.k.-./; V-*^ -öi .^_ooij oJ^o ,^-.K~./j
-.J-s/; Jlojow» ^bo >3/ V*pO; k»*-» U 3 --/ .)Ao.a*^jo -Ol J^lü loioo^Äj
*Jx*J»; yo-ioi J.ioacL. K*3 o/ ' ).^.ietib.-.Saxo ^N . "^ ! J»V* ^T* 5 ^^
.ytCS^io -oio^ ^.j ^a.* -.)jo_; )l>-^> ^iö *~~J 'J-»--t-ß ^? 1—°'
♦Lfol.i87..«owJSA -ola; '^x-o-. ^-*> l'poj.l/; ^-; «öl .J-oöx )»^ö^s ^^.äoN^yj
r° b.
M-foi. wy.A^ J'p/ -l-poJ cua.oJ-.oi oot jooi -oioK-/ oC^-m • . k-Jj^^ Ja.;aao
r" b. ^
> *fc^-ao .-jv-ä-ao J-a)-a I-Ju.^ jl-. oi .£>/ J.iaoi -.J-aJ-a j,-ao tt-" La/»
•:-U-flDo/i jla-oi^a-ot
j^aö^N Jbo JIqjl-^50 J^-So Jioioj *a :)... »>o pcu* ^; "^ü^doi 'S^^oo
)lr> .. , . « Nn-> ^s ..^^iOjäoo ots »oJLia*ögj ^.»-fco.; v°- J ®<? -.^'CLio p .)-.oi
1. V in margine : Iojisijiocti.
« Tu es devenu ». Gar co (mot) : r« es, appartient ä la nature, tandis
que ce (mot) : « Tu es devenu »,, (appartient) ä Tadoption et ä la gräce,
de teile sorte en verite que d'apres le temoignage du Pere egalement les
ffoq>tG|/.aTac ou raisonnements de (ces) impies sont donc tombes en dehors
de la verite. r>
Le Saint-Esprit d'une part descendit sous Taspect d'une colombe et
d'autre part il reposa sur Uli' pour nous, afin que, venant ainsi que
sur les premices de (notre) race (ye'vo;), il passe aussi sur eeux qui sont
de la meme raec (6[/.oyevvfe), lorsqu'ils sont rendus parf'aits par le bapteme
i,f„i. is: * divin. Or ce qui a 6te dit par Jean : // resta sur lui'\ fait connaitre lo
' "'' clairement que l'Esprit lui apparteuait en propre et qu'il n'etait pas * ä un
r"b. autre. Gar de möme que le Pere est daus le Fils et le Pils dans le Pere,
de möme le Saint-Esprit est aussi daus le Pere et dans le Fils a cause
ili' ridcntili'' dVsseiirc (oO-rial.
I'arceque c'cst pour nous que le Christ a ötö baptise, lorsqu'il a rempli i.\
untre bapteme de lumiere, de vie et de saintete, et qu'il s'est fait la route
de la venue de l'Esprit vers nous, c'est donc pour nous eucore qu'il a ete
conduit au deserl par l'Esprit; ei il fait connaitre que ceux qui doivenl
i. Cf. Marc, i, io. — 2. Jean, i, 82
v" a.
[305] HOMELIE LXXXV. 37
J £■•- N. > / ^.-.üj/ laio^^o : y, « «,., I V)Eoo J~uO** jl^aJU^ ^^coo jlj~öj — ch
Jjci . m M Ji-^-w^-S us^lflDO j-iöi \q_.i)^j» Iq^. •. ^-.. »vMSoo )lo '»■»^ ),.. * Vi •>
y, «q|\ ..» ^öi Ja.o£ol laaeu^lo ,-a_=> . oC^— ^,ib^.xl ^o»-o» ^>6t^ J-^?^? ^--»?
. .. 1 % V> .•>« IY(*ll/ ,.3 OCX **t*»? 1 "" - Ns. ^Öt- 3 ? '"V^?/? vfiOCL^OS ^j.-^-^
1(1 v3/i J-JJ-O/ .^-O^ ^°t-9 V^ m ' l ^- > ? ^**-»k-^? vCUÖCS. OU.2i.Ji chS.*; J.X^j3U * V toi. 180
*Jj^O^ ^^.^OQ^ J-IOlS. ^ CH..30U J M — -— "» J-JL-»J -^^.J» J_i^X y.5
1 V in mdrgine : Xjioiievoc. — 2. V in margine : ^£^eb*e. A).eti}/on£voi. — 3. V in margine : ItaStov.
croire en lui et etre baptises, une fois qu'ils sont oints par cette onction
forte et tres vaillante de l'Esprit et qu'ils sont oints comme des athletes
par Fhuile de la gräce, doivent etre conduits au Stade eleve et tres eprouve
des tentations; d'une part ils (doivent) lutter avec l'ennemi cruel qui
5 devait Ieur porter envie ä cause de l'adoption et ä cause de la parente avec
Dieu; Le mechant, en effet, le verra et se mettra en colere, il grincera des dents
et il se consumera ' , dit David; et d'autre part il devait etre vaincu, parce que
sa puissance a ete brisee d'avance par le combat preliminaire que pour nous
le Christ a soutenu d'avance avec lui. Car que c'etait pour nous secourir qu'il
10 a endure la tentation, Paul l'a t'ait connaitre clairement, lorsqu'il dit : En
effet, parce qu'il a souffert lui-meme dans sa tentation, il peut secourir ceux i/ui
sont lentis 2 . « C'est comme un secours puissant, dit— il, qu'il a predispose, ä
l'exemple d'un excellent medecin, sa propre tentation en faveur de ceux qui
doivent * etre tentes; de meme encore que, lorsqu'il a endure la croix, c'est * v ioi. iso
15 comme une arme puissante qu'il nous a donne celle-ci contre l'ennemi. »
Pourquoi donc aurions-nous nous-memes honte de ces eaux qui purifient?
Ne tombons pas dans la fange des desirs (honteux). Tremblons ä l'ouverture
des cieux et ne nous l'interdisons pas ä nous-memes, ne pensant ä rien de ce
I. Ps. cxi. 10. — 2. Hebr.. n. IS.
38 SEVERE D'ANTIOCHE. [306]
• .^ o tS.a t^^» JJ/ , ^ 3 ^ l,,.tv >.m'd| K^) a .', <m» |a— jo .•LynNiaJJ
♦^-Oo/
qui appartient aux cieux, mais (pensant) ä tout ce qui appartient ä la terre.
Ne tournons pas le dos au Calomniateur et ne montroas pas que le Christ
a cte tente pour nous en vain. Mais en tout honorons celui qui volontaire-
ment a tout supportc pour uous. A lui soit la gloire pour les siecles! Aiosi
soit-il ! 5
Fin de l'homelie sur l'Epiphanie.
[. lol. 187
v" a.
5
V I..I. 180
lc
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i, v e-ua*i.
* HOMELIE LXXXVI »Ltons?
v° a.
SLR SAINT AxTOINE QUI FUT LK PREMIER IMTIATEUR DE LA VIE SOLITAIRE ET
EREMITIQUE EM EgYPTE ET (en) DEVINT LE CHEF.
Le grand Athanase, l'liomme apostolique et qui avait le Christ qui parlait
5 en lui ', a ecrit !a vie du divin Antoine comme il faut d'une maniere ä la fois
instructive et historique; c'est une histoire qui presente en elle-meme
l'enseignement, la premiere regle et l'image (ewmov) de la philosophie (<p0.o<7o-
<pt'a). A qui, en efTet, appartenait-il, si ce n'est ä Athanase, le docteur de
l'immortalite * dans le royaume des cieux, de nous depeindre le modele *v foi.iso
v° b.
io (ivSpiivT«) immortel des vertus, (en sorte qu'il soit) veritablement et vraiment
net et brillant dans la forme exempte dartifice et d'ornement de la parole
evangelique et dans le recit pur et veridique des pensees , comme dans
1. Cf. II Cor., xin, 3.
' V fol
r° a.
10
40 SEVERE D'ANTIOCHE. [308]
vQ-jch; JKjLsulso .'jpAu ) N. . i «^ •■• a n^ Jl.\,y>v> o»oi-s yKJipo JJ »o Uv-*-*
ya^O . • h^,\ .U^OPO wr> -n » i Jj;lo_; . «Not K_)i»fc^S-D JJo k_»JjU£ y, xN^'l ;
.'OtK^^iJLo jA^ ; -a> joou; J.joo»\ >*oiQu. tl -\.N.i ^-iltoö; \^°i? )^>.ioo;o }JLo » l ./
^_a_oL/; oöi ^\ »; f 1 ««iS .'jjü/ K.lia— '»o JK^oCSis. Pilo 1 1 i^boo t-^ 3 ? °°<
La^. .-^.^'po ^iO ^.io r-.K_.to )j «*>- vQJCX J-Il_-,:_> )ocn r .*.±a..J ) o |_-\iju-i
.•yYi ;•«> J^uöto v a;öi J__!_v^öj.._» ^.\oi JJLlo Kv a\o .->eu__o / )«,.»v\ . j^ooi
]M v -o».._> a_-.3otl/i ^--^-•/ t--- 3 »V* ••yO-»t-o «-^o -<=oi . iViVottoo JJ K_.jjj_0i
iooi Jt-Oo/ .V^oJ^Cl^. v*oi j£v_.^S J._.a_7;o .^-*j/ aaV^o o_o_l_iJ./o K-.J^_0;
•Jit-M JK^io Iol_\ w-^öö ^3»^» vr^ ? v aJ ^' ^°^ \OOU»-Vj--»o tJ^ w SLi Ia\
jjCL-ä-^OI J.O-V -S/o .jüjj £o.O)CL3 J-S^ y^\ ..yOlN Jj / i,.'ü.V> Jj / joi»
^-.j yi\t i _s/o .J_*l_Ä-C_\o CvOotS. Jlojoi_a\ .^l^\^s 'yoKJL'Ul .JjL^iOO
un miroir? Car il convient ä la verite des faits d'elre prechee au moyen
de paroles vraies, depourvues des ornements de la.grandiloquence et capables
de persuader, de fixer par Fimitation dans les Arnes des auditeurs naturelle-
meut et sans violence ce qui est profitable et de faire que l'intelligence
se propose (uniquement) la nature et limitation de ce qui est raconte et
comme si eile en possedait l'ensemble et le detail.
Quant ä moi, je ne nie suis avanee en public que pour ceci, (ä savoir) pour
glorifier lc Verbe de Dieü qui, par son incarnation divinc et cliaritable
lot/.zvöpwTro?), a eleve jusqu'ä la bauteur des cieux notre nature attacliee ä la
terre et enfouie sous les passions lionteuses et plus meprisables que tout et qui
a confirme les paroles qui se trouvent dans les Evangiles (E'JxyyAia) sacres —
* v fol. is i (paroles) auxquclles autrefois on a'ajoutait pas bien foi — par ceux * qui
gräce ä elles ont vecu purement et pralique la vie ascetique et qui les ont
enseignees. Comment cst-il aecessaire de (les) cjter? II ctait dii aux Apötres
et par eux a ceux qui courent ensuite apres la parole de la verite : Voici, i ••
qitanl ä moi, je vorn envoie comme des brebis au milieu des loups' ; ctaussi : Vous
serez conduits ä cause de moi devant les gouvemeurs (^yepwöv) et {devant) les rois,
I. Matlh., \. 16.
in
[309 1 HOMELJE LXXXVI. 41
v ok*iOJO .vOOV-öl^/ "^ LJLs vOiOaXUO * .«^ j.a/o .Jlo^O^ -OtO~JJ L~/ * I.J..I. 187
.•^oöwj L.00 JJ? )o« ^-£Q^3 JJ ) i»mi )OyS> ,^-Aot jbö i~^ QJ-" 5
) r ,0 ..M» ""9»M ]J^*£-*> Jk\o4*> ..v*^ La^ ! -^>J-><> ^M^J?
Jtoa-^ vC^V *»* Jk P?l V' '° i-ä ' .Jk-V-P^> Jl*V OU-3J lAdj ^0?
> *SO> JJo ^-3/ :^; j.V-> ..voou^oo— V * ^jlooX yCUU;po ..-J-JU» Ac^» -61* vroi. m
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K^^lo iK-JjLJt^^o JJ 06. )o\jb p :ot^ "^ ^/ ) ™ V :J-*äJ JJ? ^?
w^^»;o J-«^-- J-ioi jioi.aj Ia\ :ju/ ^-*; I-L2».Kj )J -J örn » IS^^lo jlo-^o
1. 1, ^ â–
pour servir de temoignage ä eux et aux nations' ; et encore : Le frere livrera
son fn-re n la mort et le pere son enfant, * et les enfants se leveront cö.ntre *Lfol. 187
leurs parents et les mettront.ä mort' 1 ; et : Ne eraignez point ceux qui tuent le
corps, mais ne peuvent.pas tuer l'ärne*.
i En effet, qui ne decretait pas avant l'evenement que ces paroles ne
pouvaient pas s'accomplir, ou au contraire qu'elles etaient incroyables, et
disait en verite dans son hesitation et dans son incredulite : « Tomberions-
nous donc comme des brebis au milieu des loups? Et que nous arriverait-il si
ce n'est d'etre manges et de perir? Car la brebis est une nourriture toute
10 prete pour le loup et un aliment qui s'ollre spontanement ä (ses) dents
cruelles. Les parents, dis-moi, oublieraient-ils l'amour qu'ils ont pour (leurs)
enfants et s'armeraient-ils contre * les etres qui leur sont chers? Et les* v ' J- 1M
enfants, n'eussent-ils meme pitie de rien autre, n'auraient-ils pas pitie des
cheveux blancs de ceux qui leur ont donne naissance? Personne n'aurait-il
15 peur de la mort qui est la chose de beaucoup la plus terrible? Quelqu'un
mepriserait-il son corps ainsi qu'un sac inanime, en le soumettant d'une
maniere insensible aux blessures et auxcoupures? Quelqu'un ne se tournerait-
il pas vers cette lumiere douce et tres agreable aux yeux? » ,
1. Matlh.. x, 18. — 2. Matth., X,21. — 3. Matth., x, 28.
42 SEVERE D'ANTIOCHE. [310]
JK-jJLieuötfcooo -.^*j/ )o-^.l fSyl jl^o-o^; -06» -.^oi^a ^^oi^ JJ/
Jj-s^JO ooi ') i,iv> .-)& .nv>;oiK^o Jl ^t-o ^*>> ^*^«^ ^-W *^>
.•sS^~a Jjs^; )lo.i.'»v>\ Jüjj ^.io ^6 JJ-^eb.^ f ••)»<*»» *jK^~~o
.•Joe* JKJ.too Jk-ofc^» l^^rs^» i<^9t-s )1o»om» lo^ «^-? K*U~a~
)J^,..i.,.r>»po JJo jt^oös Jfcocu-.V^ .->s-uflj jLuo; ~c* ,-? 1^»-.' '^^ 5
JK-Vo.^ Jjlsj Jbc; Jjot JjotOJjo ,-.; I^a-»? 'Jt-'f* W° J J -°? U****
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^j»j :3 ^.^ot jLLo AOLs sO+zoU vcdq^.03 ^a^o .-)laioo )K^~; lov^sn;
1. LV in margine : t»^- — 2. V i'n margine : Evexupov. — 3. V om r^w.
v° a.
*L fol. 188
r° a.
Mais la foule norabreuse et vaillante des martyrs au coiitraire a renverse
tout cela et eile a fait ajouter foi ä ce qui autrefois etait iucroyable, en
changeant im grand nombre de loups en de paisibles brebis, en se laissant
conduire joyeusement au martyre a la ressemblance d'un torrent d'ete. en
dressant en face de l'amour naturel Taraour divin et invincible du createur 5
de la nature et du Pere veritable, et en se souciant peu de la chair et de
la lumiere temporaire, attendu quelle avait fixe une bonne fois les yeux de
L'esprit sur la lumiere intellectuelle et saus liu de la splendeur de la rösur-
1 v fol 181 rection qui est annoncee et dont nous avons pour garant * les paroles de celui
(jiii a dit : Alors les justes brillemiit eomme le soleil da*s le mytame de latr Pbre. h
Que celui qui <i des oreilles peur entendre, erntende '.
Mais celui qui avait dit ces (paroles) et qui cliercliait les oreilles qui
(lcvaient los entendre, parce (pie la vertu etait rare et en petite quantite, a
â– L fol. iss par la suitc * tellement ouvert les oreilles de l'iutelligeuce de ceuxqui crurent
en lui que beaueoup se portcut avec empresaeaieot vers le combat (*yuv) pour «
la piete {tüaS&en) et (versi la nioii ainsi que vers la vie et diseut avec Paul les
paroles qui avaieut ete dites auparavant ]>ar David : 1 cause de toi UffUS mnii-
i. Matlh., xiii, vi.
Vl'ol. 181
[3H] IIOMKLIE LXXXVI. A3
Jj*>» ? J^3"oao rlio^ÄSo JIo-jlao J;J^ Aioaio *J?J^*? jlcua^o o^D w^.*.
5 oi^ jJ? JjJVo jla^A; JL^ioajio -Jl^o Ja^ ~jj^ä> J^ooäo )|^
Jjl*-/ .JkX-^iä )Kä3ü ? Jj^fo ^.vn'i Ji^o?» .•vcfc^oKi» v "* ^ ? °
v «ffl,. e >Uoo» vQlJchj JLiooCS. o& joot ».^i. J.*x*^)o .J^cl£^j J^Jr ? ^ t *^ 3
v .\oi L**l . v »n°>; V^°«? 1*^=^ Aa ^ °^ i 001 N' mv> ■*°^ i ° 00 '
1. V in marginc : ^^>et^e. — 2. L om IS° oök- — :i. V in margine : Xtihctpn (sie). — 4. V in
margtne : Aufavi|. — 5. V in margine : Tpircou;.. — ;g. V in marginc : ae).?oi. — 7. V in marginc :
AiroXla». — 8. L V in marginc : U&r>? l tlSl ' /*'.
ro«s *0«* lejottr; nous avons ete regardes comme des brebis destinees ä Virnmola-
tion ' ; mai.s dans tout cela nous sommes minqueurs, et au delä, par celui qui nous
a aimes 2 .
Et lorsque ceux-ci eurent bien vaineu les tourraents de toute espece et de
5 (tout) genre, toute la magie des demons a aussi cesse tout ä coup avec la
celebration des fetes, la folie, la frenesie, l'effusion du sang impur, les pre-
sages honteux (tires) des intestina et des foies, les ceremonies insensees, les
mysteres athees et indignes d'etre mentionnes et qui respirent la mort et la
perte des Arnes raisonnables, ä tel point que les demons prirent la fuite et
10 que comme des chiens * ils" abandonnerent meme contre leur gre la puanteur - vfol.isi
des sacrifices et que les lieux de divinations qui, avant la venue du Verbe
de Dieu dans la chair, etaient doues de la parole et faisaient entendre des
inepties dans tout leur bavardage et qui ne s'etaient jamais tus, garderent
egalement le silence. Oü est, en effet, le ^aTaeibv ou chaudron d'airain qui se
15 trouvait ä Dodone et qui etait inepte et bavard? Ou bien oü est le trepied
d'Apollon ä Delphes qui etait gros d'oracles pervers et pervertissait Tintel-
1. Ps. XLIJI, 22.-2. Rom., VIII, 3C-37.
44 SEVERE D'ANTIOCHE. [312]
\y^A 1 1 yOJo« j-»V'a3o . -Jlo i «v^o 6£o oooi ^_*^_iÖ; )j£~ / )^°J^ k-*- 3
.•^.yflli; vQJÖCS. -ooi ^Hl '^ JJJÖ^O; Jk— QJ^seL=>; „_^oi .JkJL^a\o
^^>j .-jjLiQ^ l|*^»o jKi*^» ^-Aoi jbö ^oot ,_.ow.K-/; ^- ^ -Z ^~.|
JK_aVo» ye^e JleLsj ^-/ .Jk^^! ^** Jlöl/ lo ? a^o ). qi .. 1 J-»-— ^
Oi^S yr\^;* J^l'pÖo )fim.\ J-0,£~ K*3 o/ 'vfl0V-^ß)VjjL3O .' ^S^ too 5
,^.jJo .J;J^o JIoj^; j— o^ K-Jjl*^£oo ^cl^h o/ v ^»7 .JW,J~
♦yoo«^ y^ ),»i"»o ^w-'^iö ^...ot_=> ^> r ** J ! ~Poo;
*vioi.iH2.|Jo ..)IJ_a_s ^-^.^olS. S I/o '^-^ülß JL^ieuLio J-oI^» *^-.o«J^> ^-»^oi
r° a.
j_J^_^iöj_3; ooi J-ieu. laio^a ,-S .JJ^wJ^iL^io. .Jlo ^.aüio JK-Vo^co
»T.r»i in« ' r X?» T ^ö| ^>»vi,ji . _^ajN.ioo Joot ys^K'so J— oV ^.ioo Joot "^.'.^K^o; w
|_o_öjLi vOAaaj; oooi ^-««.ia-»'» ^a-^o ^io; vOJot );|^*o .^-I^j/ V"""^
) i ft -N.rt» ya.± )ISoL.po feo> »aaaQ :J.jls'ojo Jjlsj; yO-IOl |jjqju»o 'jlS.V^-a.io
:J^.~^o 'JJ.ai-ouso J-iöt-so )J.ol^:*js oooi ^i-o-fcoeo :oooi ^V- - 3 ^ 2 » JJ-^ 00
r° b
1. LV in margine : U&^»-». _ 2. \ in margine : Xapwrr.ps
ligencc de ceux qui lui obeissaient et l'aveuglait sur le clioix de ce qui etait
convenable? Oü sont ces autres lieux de divinations pleins de toute tromperie,
de ruses astucieus.es et d'incantations qui ravissaient les auditeurs par la
modulation des reponses, telles qu'etaient les paroles chaldeennes et tres
fameuses qui etaient colportees par uu orgueil pai'en et par im faux prestige
comme des affaires graves, qui entravaient 011 troublaient d'une maniere
trornpeuse les esprits mauvais et les demons par des y otpaucriipe« ou liens serres
et astucieux et remplis de toute (espece) de sortileges et qui repandaient la
terreur et la folie chez ceux qui s'en servaient?
'Vfol. 182 Tous ces (lieux) ont recu uu silcnce complet et ont ete fermes * avec 10
menace et ils restent inellicaces et inoperants, apres que, a l'exemple de la
•i,foi. ins mer des ßvangiles (Ei^yy^Kx) qui etait agitee par les vagues * et etait grossie
'"''' et enflec par les vents, ils out entendu ce (mot) : « Taiscz-vous, vous etes
fermes'. » Et les demons qui autrefois aimaient a sejourner dans les ruelles,
sur les places et sur les inarclies 011 Ton achete et Ton vend, qui exhalaient, 15
leur rage, au milieu des villes avec beaucoup d'autorite et qui etaient honores
par des sacrifices, par du saug, par des temples e1 par des offrandes, apres
1. Cf. Marc, i\
r" b.
[313; HOMELIE LXXXVI. 45
)«ni cyi \/o :JoC^s £0>^,i VmkA OJUj Jjcoa^cao ))>^,flo jjo'f£CS. +3
Lo\ 'JLlii laX~; j-.\ yOofc±~.i \hsZa J\o io-Kj; ~-/ ) in i m ,«.°>J.ts^o JJ *
..wm'itoo JJ; ^o* jfJLJLso JLfc^^kQ3t3ö )„cpo.vu -o :ojl_^_\ jJLo-.^p^ 3
jl.cn imv> ..>o ^.io 'Jlj-J^. -JIoaX^ ia-*)N ^ot ta^ :yoo£jv~.< ).\ »n m a ooo»
^^ «J3 .-^.^^aj i^.IS^.0 > ^j.^.,ji ^_.l\^i vOJÖ) ) », ,S ,\o . jla^Jaä-5 * rr** - ^, 1 V} ?
*oooi ^-'3^ ^~»Ui— ^\«^>o.\ v ocxia\ oop oi T , n .JJo .•aaCLtjJJ./ yooi'^o Jot^s
V ^S > V Vio ^.oot ^^// ) t ^ >> •> vOOüo :^.oot ^.ouk-./ j-LSOt ^_*.\ot ^o
OCX iCOOaJO^j/ . -j^&bOt )_loC^ )!./ -. v Q..^is s _lo/l ^-J^-Ol Jilo fSjLi >0Q_. i V fol. 182
in JLs/o Joot jtö|K.^o ).-.o£^ L-om ch-L^o odo~^S.^ ^.io ,-3i ' oöt .J^si j't-»- 3 ;
|ioi .jK^J.'ISo; j.-i.°>\a..^ sSi.oKa.Jto ^otai^w '^»aJ.o J^£>~co 1K,,« ->\ ^jjj»
)|_^om -»; y-A\ °ö< • 'Jod ^»--^ 1—^4 y -^' 00i t* -^ )■* ■» «^ ^° t- 3 y-^
J-^w ^^ m JJo JL^ fc o x OCH Jt-^O l-JJ »^-^ );°< ^OO .'^C*(oJ^>/ ) mt£.\n JJ
1. V U»'-a-^~v — 2. LV in margine : ,*^v — 3. L o».
avoir arme beaucoup de princes (rupawoc) et de gouverneurs (Äys^tüv) contre la
religion (Eücs'ßsta), avoir agi parmi les enfants de la rebellion', comme ü
est ecrit, avoir aiguise leur fureur jusqu'ä la ferocite ainsi que des betes
sauvages et avoir cherche leur bouheur dans les lois (vöjao;), dans les institu-
5 lions politiques (rcrAireia) et dans les tourments de toutes sortes pour leur
avantage, afm de faire dominer l'erreur, (les demons, dis-je) ont ete finale-
ment vaincus par la patience des martyrs et se sont eafuis dans les lieux deserts
et inhabitables comme des hommes accables de coups et des serviteurs tres
mauvais et tres mechants, une fois qu'ils se furent eleves au-dessus de Dieu
io leur maitre et qu'ils s'eiforcaient iinalement de s'attribuer ä eux-mumes la
gloire de celui-ci.
Comme il en etait ainsi et que les paroles * de l'Evangile (Eüay^iov) *Vfol. is2
allaient tous les jours en croissant par les faits eux-memes, Antoine qui est
vraiment grand vint en ee monde; dirige des sa jeunesse par l'Esprit
is de Dieu, il ne s'accorda pas meme d'aller ä l'eeole et de prendre part
ä l'etude de l'ecriture, d'une part parce qu'il fuyait la conversation
et la vie tranquille des enfants qui generalement ne sont pas reglees, et
parce qu'il courait des lors apres les manieres et les mceurs solitaires et
1. liph., ii, -2.
46 SEVERE D'ANTIOCHE. [314]
Jooi t-fco^ fc^*a "^-^0 .-)K-.oC^ JloJV-3»-ia-= &l ••^-*? J»°i Jo « ^<ä»
Vi^,l| J-.io_». ^_ioi oöi ■•»nnn i ooi J-*-J»-s loX .*)lVK->^o; |Io_o,jl^ f*-a?
.'Ua^ffi JJ; )t-s^>? i*"s^.'t^>° •'J-'ooi; oiloj^üxia^ oi\ jooi K../ JK .N, V) üaoo
»Lfol. ixs)j^x>a3 la\ Jjl&j» |^ul*d )^.o>.js . 3^XL. JJ ^ao K_J^.fco jJ JJ / .jLojjl B
V a. •
..^£do_*jo^jJJ oilK-^jJ^» oi^ jooi K-/ Jjlsoi ^ 'yo^p Jooi )K-.lKio UoiSs
• • • ^k
joi^jJ; y-l JJ/ .^»V^o; jJüUxa^j y^\ jooi jJ -Jooi ^w^cua J_Xjoo JüJ^O;
'Vfol. 182 jl^CLH — oioN.../ Ljx*;— 10 >.jooi v*v>.'.«)Soo oöj^o .jooi ^.icus. Uoaiaj ^oj-coi
V° ;i
K-.J n »\ co J .^-»fio -.^-üo vO^iöKj JJ yj; -.V-iö/ *3 .Jooi J.iofioo J..CDaiä.j 10
♦^> JJ'o s^iajL.io.\ Jls/o .y.^m.^ a^ a^ v*^. V^ >o^h^,ll
-. hs wa\ oi\ jj/ «. vri'a s o ; :*t-^ö/; vflPo\o e i\ oj^. Jooi s^^aJ» +S U>'iO[ > >o
. «i'-'j Uoopso : v L.,wtt> ^JLsj |iouA..=>o :Jlo]L=o ]iio.^oo 'Jj/ , ^'«n/^
1. LV ('// margine : l s '» ,>>v — 2. LV in margine : !»/â–
privees, et d'autre part en vertu meme d'une disposition de Dieu parce que
en verite il devait monter par la pratique des vertus jusqu'ä l'homme qui
avait ete forme des le commencement, qui possedait les Operations de l'intel-
ligence dans leur plenitude et les sens du corps sans aucune atteinte, qui
habitait dans les prairies du Paradis, qui n'a pas eu besoin au point de vue B
de la conscience d'une loi (vofto;) ecrite, mais qui sans ecriture et sans
Lfol. ins Instruction se portait vors * le commandeinent divin par suite du mouvemenl
naturel de l'äme. G'est pourquoi, parce qu'Antoine etait anime de telles dis-
positions, meme apres la mort de son pere et de sa mere, il n'allait qu'a
l'eglisc. Lorsqu'il entendait la lecture des Livres sacres, c'est comme s'il '"
vibi.183* entendait non pas les hommes qui Lisaient, mais Dieu qui legiferait; c'est
celui-ci qu'il se rcpresentait et il estimait qu'il etait tenu d'en accomplir les
loi-. (vojaos), en disant : « Si elles ne sont pas accomplies par houn. c'esl
donc en vain qu' elles ont 6te ßcrites; car, s'il ne nous faut pas faire, il ne
nous laut pas non plus entendre. » 15
Aussi. lorsqu'il entendail Paul qui di1 : Je dompte mon corps, et je l'asservis '.•
ei : Dans le travaüetdans la peine, et dans les veilles souvent ei dans les jetines
sniivi-iii. dans lafaim el dans la soif, dans le froid et dans la nudite*, il s'exercaü
1. I Cor., ix. 27. — 2. II Cor., XI, 27.
10
[315] limiKIJÜ LXXXVI. '.7
ouV^o JV^V*! i^ä^ i--^ •JlcuC^t^Jso Uiaüjs :J.*otvJ>o JjLa.3_i lyj-^»
) ^»w<. .J^oo/ Jooi >aiJ^o .)_ioa-. <xbo jooi jo'o^o j-ia>\ ».s .oCS. ocx jooi
.•Jlo-aiO, JJ .-)oO| (aJUS-boc )l<^i . milN.\n JJ ^3o ,)oO| «-~j'; ) « >Y ) oöt
JjLaiöioS. ooio ,^ JSs_./; ^o»^>o ^^o ^«0 ..j..^Joot -^.^a!* .)i, oo » mv> ,looi
•:-)^^o,*,t> )K.>o *.eo ^.\ jootlo
J^o> laS. Jjj* ^ «cxok-./ JJ» .-pö/; J— .-^a; ^-^ot jJ.iä; JJ.— ooj JjLio»
Jjojl-.; Jja^ -*£-./ la\ * .Jjl^öa io^ .'JJ^ula-V la^ JJ/ .•|^Ä-ao »vtoi. im
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v°b.
I. V ^
lui-meme par les travaux de la chair ä rester ä jeun toute la journee et ä
ne manger que lorsque se levait l'astre du soir et ä s'appliquer ä ne pas
prendre de nourriture, ä ne pas se laver, ä coucher sur la terre et ä veiller
dans les priores, dans les hymnes et dans les psaumes. A cela s'ajoutait la
5 pauvrete ; car il entendait : Vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres, et
tu auras un tresor dans les cieux * .
Apres qu'il eut soigaeusement ecoute toutes (ces) paroles, il voulail
apprendre par l'experience meme quelle est la puissance de ces mots de
l'Apötre qui dit : Nous n'avons pas ä lütter contre le sang et la chair, mais
io contre les prineipautes, contre les puissances, * contre les princes du ntonde de*\to\. 182
teneb'res de ce siede, contre les esprits mechants 2 . II comprit par lui-meme
et il discerna que tout le travail de la pe-rfection a pour adversaires les
demons qui penetrent en rangs serres avec les passions de la chair, qui
dressent subrepticemeiit des embüches par les liens de la matiere et par les
15 necessites du monde et qui affaiblissent l'energje virile de l'äme; mais (il's
s'attaquent ä nous) en se servant de quelques intermediaires, et non pas eu
se faisant voir eux-iuemes pour ainsi dire et en etant depouillcs dos enve-
I. Matlh., xix, 21; Marc, x. 21; Luc, xvm, 22. — 2. Kph., vi. 1-'.
'Lfol. ins
v° b.
♦ V rol. 183
r a.
48 SEVERE D'ANTIOCHE. [316]
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^^ r -v . ffru. ..vfl-«*;Kj Jt~A-> 00JL; :jü/ )ooi v—'pö.^ V-*-^ JJ :J^-*Vr°
10
loppes exterieures. En eilet, la lutte du martyre aussi etait dure et penible
et c'etait avec le Calomniateur lui-meme que se livrait le combat (äyw<). Mais
»Lfoi.i88 il n'v avait pas que ce (martyre) purement et simplement; * car il avait les
v ° b " princes (rupawo;) qui le servaient par les differentes especes de tourments.
Cependant, gräce ä i'attitude energique et eourageuse de (ces) athletes
(iOV/iTVi?), les villes fureat delivrees du (Calomniateur) et de la domination
• des demons, apres que les temples eurent ete detruits de fond en eomble
et que les idoles eurent ete renversees, et (les demons) s'enfuirent vers les
lieux deserts et inabordables. a Quant a moi, dit (Antnine), je vois que
l'Apötre nie represente que le combat que j'ai ä soutenir avec eux n'est l(>
pas corporel, et je veux sortir (de la ville) contre ces adversaireä et ces
» \ i,,i. is.i l'uyards. *.)'ai un bei exemple (tj-o ? ) de cette lutte dans mon Seigneur et
Dieu Jesus-Christ, qui pour m'instruire a etö volontairement couduit dans
le desert et humainement d'une part a acoeptö pour lui la tentation du
Calomniateur et diviuement d'autre part l'a vaincue. C'esi en celui-ci que je '
mets nia confiance, en lui <jui a <-i e tente ä ma place; «'est lui, et nun pas
moi, qui renversera l'adversaire qui (me) cpmbat. »
Apres c< - reflexions ei d'(autres) semblabl'es, Antoine) priait un vieillard
•qui avait une grande expörience parce qu'il avait vicilli dans les travaux de
la patience (et) qui demeurail en dehors du village — car personne n'osait 20
10
317 HOMELIE I.XXXVI. 49
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Ji.j__-__ ,-_o •.*-»; )i»-—^ .otlcv2^_,,__i-^-»> ooo« ^-~^-» J»~-S--o Jl jj-i____o
_>otc_-v->. ooot ^-l'/o c__a__*-v_»/ J_l._.V;o Jjl*. J.g_-_; JK._.____/o JJ.J__^»*L fol.189
r° a.
J_j/j X--C oöto .ooot ^-»-^ _.ot__Q_x_K.__t ; jJ / _oc~Jotv_J< a_s v _ .(_.).___
15 ^_; oöt Jooi t— -°-^Nf »3l^__. : _c__\ joot v^'J»» oöt y_7 -.-»oioN-./; ^_>,K_-_-o
s'eloigner eneore davantage — de l'assister dans cet empressement. II recher-
chait, en efl'et, (son) avantage et sa propre purification, et non pas la vaine
gloire en sorte qu'il eüt en verite la reputation de s'engager seul dans le
desert sur nne route que personne n'avait foulee. Mais celui-ci renonca paree
.-, qu'il etait im vieillard, et le courageux (Antoine) qui possedait en lui-meme le
Seigneur de la force ne se relächa pas.
Mais, apres s'etre enferme lui-möme dans un vieux tombeau qui etait
situe au loin ä une tres grande distance et etait desert et completement vide,
il y habitait seul, en ramassant les fleurs variees de la contemplation (Oewpia)
in et en construisant comme les sages abeilles les rayons du travail spirituel ;
en merae temps il chassait ainsi que * des guepes furieuses les demons qui »vfol.183
cherchaient ä gäter ses travaux. Peut-etre cela eüt-il ete facilo, s'ils avaient
combattu comme des guepes ; mais en ce moincnt ils ne firent aucune treve,
. paraissant tantöt ebranler (sa) cabane au-dessus de lui, essayant tantöt avee
L5 audace de le terrifier par des bruits et par des chocs inaccoutumes, faisant
semblant enfin de s'elaneer sur lui avec violence sous les aspects multiples
et etranges * de betes sauvages et de serpents, tout en desirant non pas le • l rol. 189
mordre, mais le blesser ; l'une semblait etre un lion qui voulait le prendre ' a "
et qui poussait des rugissements, l'autre (paraissait) un loup ou un ours ou
PATR. Oft. — T. XXIII. — F. 1. 'l
10
50 SEVERE D'ANTIOCHE. [318
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s^J—^-^lfiO yOOU-.-coVa.aL^ K...J 90,^0 ]lo K*Jv-ol JJ loot );.:» ••) , t -«^ J-^acx.«
1. L «^ (Sic).
un tigre ou un dragon qui s'elancaient sur lui avec violence et avec le
muuvement que chacun d'eux possedait naturellement qui etait cruel et qui
etait approprie.
(Antoine) supportait tout cela heroiquement eu restaut inebranlable, eu
chantant des psaumes coutre les (demons) et eu disant : Toutes les nations â– 'â–
m'environneront et je les exterminerai au nom du Seigneur 1 ; et : Si une armde
se rangeait en bataille contre moi, mon coeur ne craindrait pas 2 . En plus, il sc
riait et se moquait de leur faiblesse : « Si vous etiez forts, disait-il, eu effet,
vfoi.i8se1 si vos (attaques) ne regardaient pas seulement * I'imagination («pavTacstfa),
meme une seule bete suffirait ä me faire perdre le souffle, ä me faire sicher 10
de frayeur par sa simple vuc et ä me tuer eu s'elancant sur moi. Mais le
grand nombre de l'antömes est pour moi une preuve tres süffisante de votre
faiblesse et les moyeus de terreur que vous employez coutre moi sunt pour
moi des provisions de rßconfort. »
Mais ce qui Stupefiait et etonuait surtout le Calomniateur et ice qui) suf- is
foquait les demons, c'est qu' Antoine fut enrichi de la gräce du discernement
des esprits et que par une pensee vive il dventait saus stupeur et saus trouble
leurs ruses les plus embrouillees el les plus Pines; il les sentail de Ioiu et
I. Cf. \'~. CXVII, I". — 2. I'-. XXVI 8
5
[319] HOMRLIK LXXXVI. 51
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^iO; yO-JOI )^-^<A '^O-wJskjJ Ol-sjj * JoO| w^XJL^O jj p :Jo01 ^CU^fiD JoOU » V fol. 183
K-o J^.jjv.^ »s/; .'looi ^.iCL^öiU ;o-J^ V!"* 01 ^ -.^-A-lÄOO jjLjÜÜLS
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JjotA )-*>,-i>> ^/; K1o.jl.» »s/; -ot :Klaa.»,V3 joC^; jiaS— ^-a p JJ/
J-iO-kiO J^JLJSj Jj^w ^JiOJ ODI Ollo^ JOOI )!/ ..J^«M/ w-jjkjO )-0_3,Kj
V-^ );oi vS/ :—.. K.3; Jb>;K\ ou*A*/ t^>o .J^icuA ov^ jooi )K*.i6 )^.», y> >oo
oöi jooi j^Ö» )-ta-'/j -ouj— -.looi ö|J^-./ )Iou^w^s«a; öi^-.; p ojS.-; )^i.
. -|_iK.2S .. — « o Jj-ij J^a^a^J oot .-t-^o'/ k-J.£-Jo3 ^V*>> k-.J.iioj J-s»
la-ia-J; l»-^^ -'U^* Aaiwj J- Ä V-° loi-jJ&S. °l 'r^l s&^U* °«V-^^!
• JK.00 laieysi ']jo^ oux^ K— a *3o .'yO^J^flo ^_bo söoV^J; o/ .JtJLJLa
Ol. 18!»
r» b.
l. V in marsine
il disait avec Paul : En effet, nous n'ignorons pas ses desseins*. C'est pourquoi,
oomme en presence de cette experience ils ne pouvaient en aucune facon
l'entortiller et le faire mettre ä genoux et qu'ils en etaient durement peines
etpiques, ils porterent sur son corps des blessures si cruelles qu'il fut laisse.
5 a demi mort (•ÄjuGavYfe) et peu s'en fallait qu'il füt suppose mort. Sans que
* sa douleur put etre comparee aux tourments qui sont inventes par les*vfol.i88
homraes, aurait-on seulement cru meme alors que les domons sont capables
* de causer de telles blessures meme corporellement? »Lfol. isa
... r° b.
Mais par une disposition de la providence de Dieu qui avait egalement
Jo permis que l'athlete (äöto-rfo) füt eprouve jusqu'ä ce point et qu'il triomphat,
celui qui lui apportait du pain ä un moment determine et regle etait venu
chez lui. Avant trouve la porte ouverte — car ceci etait anssi l'oeuvre de la
providence — il vit comment le grand Antoinc etait etendu dans toute sa gran-
deur, pour parier poetiquement, ce lutteur (äycoviffW;) courageux et fort qui
>■• avait oublie son corps plutöt que (ii.äXXov vi] la bataille avec les demons et qui
avait, clioisi de mourir dans les tourments (plutöt) que de fuir le Stade. Apres
1. II Cor., ii, 11.
10
52 SEVERE D'ANTIOCHE. [320J
)V^ lo_^J y.*l Otla^ OOOI ^L*V ■*.■!> ))-^^£D +ÜO .ouk—./ )K~.Vt°! Ut-^
oooi ^-*-->> .^öt-^oo :oi\ oooi > . ^ .»'n ) rr> i .> -t» yO-iöi K-.Ji_K..o :(jl2lj JJi
^>.a^o «jlSlj.I/ v o • >v ooC^s ^j>3*io; «.so .jfco,paj» joot J_^C\ -.^.^.aijjo
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^> jooi (.iöi -J*-«-^ y-l J^'i t—M/ p -.|la^o_Li.i yO-iöi Uötv^L« J i,n » m vj
Jooi ».. •> « vi jJ "V*^x V» n v>N :Jooi jl'poo '\i\Zx ^ inn\ )ooi po'po
yfll »V^. ool J-i/ ^l/o .-^.IS.^7 jbiott .'joot sA^pÖ tSwJ-aio« fj>0 ,\*3,A
-'►^> oC^j\ Jf^L=> \zb\ i^^^.3/ .k^x-*'»!/ jJ J»°U-> ^ .^£OQ.*ia^j/ jj/
jJ/ .l_J3o._^ y»»/ ^.*— ^^w K-bJ^la jJ -.IK-oo^ jLa^io ),— •. v oK**»io
1. v W-*>°-
l'avoir pris aiusi qu'un raort, il l'emmena ä l'eglise du village; et, tandis que
beaueoup de persoanes, et en particulier celles qui lui etaient proches aupoint
de vue de ia parente - (ysvos), se tenaient aupres de lui comme aupres dun
eorps inanime et versaient des larmes et plcuraient, la nuit arriva; pen-
dant que tous dormaient, Antoine qui par hasard avait an peu repris con- 5
aaissance vers minuil e1 qui s'etait leve, priait celui qui faisait son service
* v i.ii. is', pour le pain dont il avait besoin * de Ie prendre en cachette de la memo
maniere et de l'emporter au tombeau dgserl et plein de terreur et de l'y
deposer.
Quand ce ful fait — car ce serviteur aussi etail ä sa disposition et 6tai1 10
d'aecord (avec lui) a ce sujet, parce qu'il n'etail pas surtout ((ueWiov) le
serviteur de son corps, mais il etail l'auxiliaire Ar (ses) lüttes dans la vie
ascetique — apres que la porte eut 6t6 fermee selon l'habitude, (Antoim)
it.iit etendu ä terre, chantant des psaumes contre les d6mons et priant —
car il oe pouvail pas encorese tenir debout — el crianl tres fort : a Je suis r,
ici el 'y suis revenu pres de vous, moi Antoine, saus m'6tre eloigne par
l'ame. En effet, dtt-il, quoiqur dans (vos) tourments vous ayez blesse* tont
uinii corps, je n'ai pas regu une scule blessure de fuite dans le dos con •
1 a.
189
v" a.
fX l'ol. 184
i" b.
[321] MoMKUR LXXXVI. 53
•K-jLJ^^ ^ä_iKpo ? .^.-oC^ Jj/ ^-«^ U*~ ^^ 7-/0 J 1 ^^-:-^^- ^ 3
^» p .J^m-Ol^O; ot-so-w. ^_io >■« li^l jo+iß JJ; ..^.o-^io J K-a^fco ^2l^.~o
<*&Ol9oi7 JJ .v*3o,V3 \^Km.a\ -.yOivxN. fcvXjp^-'/ ^=>J Jr—
^ v" a.
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J-iV- 00 1^1^*» v N/ '" -'It-Ä* v^ * U »^^ ^° ^-») » *." y3 -.-JSa& . Joiofcoo
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10 „>,o p Jj^^iofcoo JJ licx.Qj; J-a^j ..y^sl/ 061 jLCS^l; 001 ^-/ \^*
JJ/ y 1 v K_o^l3 JJ-3/0 &>.n ,.;'/ JJ; -.V^ö/; ss^o.*. JJ-o ..«.jli,^ JJ J-oo*
♦ y^-j JjiöKal; Jj^.o-a^ ..Jj-w^o^ J^.001 »JS^aio
1. L low&ae-
un fuyard; mais toutes sont apparentes et je les porte comme (ecrites) sur
la poitrine, alors qu'elles crient clairement et qu'ellcs montrent ä la place
d'une ecriture que rien ne me separera de l'amour du Christ'; ear, une fois
que j'ai ete aux prises avec vous, je ne rae suis pas retourne (pour regarder)
s derriere moi. »
Parce que (les demons) entendaient ces (paroles) en etant cruels et
en haissant les hommes, alors ils dresserent donc contre lui l'imagination
((pavraffia) * des betes sauvages qui a ete mentionnee plus haut. Au lieu de »Lfoi. 189
s'en effrayer, Antoine s'en amusa joyeusement, en sc moquant et en se riant
10 * du grand nombre de ceux qui l'avaicnt attaque, ce qu'il considerait comme * v toi. 184
une marque de faiblesse et une Imagination (tpavTaaca) qui sefl'raie des ombres,
et cela en souffrant et en etant torture par la douleur cruellement du fait de
ces blessures et de (ces) tourments et du fait des attaques et des combats qui
etaient si grands et si divers. Mais, comme si le toit se füt partage, un rayon
15 de lumiere ineffable qui entra par lä et qui resplendit sur lui rendit tout
ä coup les demons invisibles et produisit immediatement en lui une indicible
joie et un puissant reconfort. Apres qu'il eut pose cette question : « Pourquoi
ne m'as-tu pas secouru des le commencement? » il entendit une voix qui
disait : « Je ne me suis pas eloigne et je ne me suis pas ecarte de toi; mais
2n j'attendais pour voir l'epreuve de tes lüttes. »
1. Cl'. Rom., viii, 30.
vfoi. is'
v a.
54 SEVERE DANTI0CI1E. [322]
• .c*^ JLn ^«_sio> j-A-»; JVJj; JKieu«» • .^o^..« i. /o ^.»U./ p 'J^joi ^.io
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-.01 JJf .)_K-\j£0;o )ta->.^o— 1 .'Joch K~>.^ .)°+^> \-»^>$oo . )oo< )K_.l.£oo
♦ loot öt..k~./ j^-aJi» -.öü^. k«./ J^.J_a.^; tsl» n ->.!./;
po/; ocx .. vu,»K.iO} JLbo 001 Lo\ joot oor t rr> v> ^k*_^. Jjlsoi K*3 ^do 5
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^.it^.£D..^L.\ ~_\ ^J .'yP«! -Öl jJ-O i-V-S.^ *&.\ll J^iv^ C*.=> ,.3 -.OtO ^»
) K^ .•».,.> |j.A\i |j.~ » :poj^ci^ j K.o_X..ca.9u3 t~*^v — oio 1 « \ >0t>o ^o .(.j.^.^0
laV), -> •.) n .;j; ot^~a.Jt-*ioo . |t>— ; öilo 1 »\,^OcCS, ö(.^t-*o .jl'^.So -.flaiio^i 1»
^o<oK_>/ oo< ) 1 1 »°io . (_».i»).^i2L\ öily-x Jjlsoi -.Jlsp* ^n N ^aüi; )_».ia_*
♦Jx.j— fcoo, ,JJ Jooi
^..^.^.^6 JiU* ,.:> 0/ :cx_^ )och ) n'ra |oC^ ^3 0/ :v^.^xcLici 0/ '^.oioK../
Une fois qu'il fut ainsi reconforte et rendu ä la sante, 1'amour de combats
plus grands entre en lui; il aspirait apres le desert interieur qui etait tres
vide et depourvu de tranquillite et il se portait vers lui. Ce n'etait pas que
l'empressement, ni la hardiesse intervint, mais c'etait le fait que (ce genre de
vie) avait ete eprouve etre le meilleur. 5
Lorsque cn verite il se liätait avec une teile energie vers (l'objet) de son
amour, celui qui a dit ä notre Sauveur : Je te donnerai toui cela, si tu te pros-
vfoi. is', fernes et si tu m'adores', lui niontra ' l'imagination (<pavTaci'ai dun plat (-iva;)
d'argent jete par terre. Apres l'avoir depasse dans sa course, (Antoinc) le
laissa derriere lui, en criant par le fait memo la parulc de Notre-Sergneur : 10
Va-t'en derriere moi, Satan 3 . En eilet, pour parier brievement, c'esl avant(de
voir) avec ses yeux qu'il vi l avec l'ceil vif du discemement et qu'il reconnut
distinetement l'illusion de (cette) vision; et, commc le soleil qui tombe sur
un nuage, la pensee du juste dissipa de la meine maniere l'imagination
(<pavTo«r!oc), et le plat (irival;) etait invisible. i.%
Mais, une autre fois encore, comme beaueoup d'or etait apparu dans le
däsert, soit que ce fiit en realitö, soit que er lut en apparence, soit que Dieu
le mit ä l'6preuve, soil que les dämons le trompassent et le seduiBissent,
l. Matlb., iv. 9. — 2. Malth., :\ 10.
v a.
[323 HOMELIE LXXXVI. 55
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(cet or) ne trompa pas sa vue, bien loin qu'il trompät son esprit. * Mais, *Lfol.i89
comme s'il se tut agi d'un feu ardent, il vola avec des ailes rapides et v ° '
passa par-dessus cet (or); car il criait par le fait meme ä notre Sauveur
le Christ : Miau- vautpour moi la h>i (vo'jaos) de ta bouche que mille (tqlents) d'or
5 et d'argent'.
C'etaient lä les combats de peu d'iinportance qu'il livrait en chemin,
lorsqu'il courait vers le desert. Une fois qu'il eut trouve un endroit qui d'uue
part lui convenait et qui d'autre part etait rempli de beaucoup de serpents
venimeux, il mit un terme ä sa course. Et, apres avoir fixe en cet endroit la
10 demeure * philosophique, il rendit (d'abord) les serpents invisibles en les*vfol.i84
chassant avec la plante de son pied comme s'il les eüt frappes, et (ensuite) il '
se tenait cache tont seul ä l'interieur.
Apres avoir sejourne longtemps dans ce lieu, avoir fait son bonheur de la
contemplation (Öewatoc) et avoir remporte une grande victoire dans le combat
is contre les esprits mechants, des hommes furent de nouveau suscites aupres
de lui par celui qui a dit aux Apötres : Que votre lumiere brille deuant les hommes,
u/in qu'ils voient ms bonnes oeuvres et qu'ils glorißent votre Pere qui est dans les
cieux - ! car il faut que celui qui allume le flambeau des vertus eclaire les
1. Ps. cxvm. 72. — 2. Malth., v. 16.
10
56 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421
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> ^3; J-ioiVao ^io -.ouoK-fci; J^jJS^» ia-J^.s 0001 > » v t 'oJ^o +üo .\^u~oi
_y—/o v .\./ y^\ -.^-U/ PO"/ \r~ ) r - jJ» J-l3u./o .OOOI ^Oi^iO ^Q->^
0001 ^^-t-^Jb ,_.« t£ .0001 yoou^-*/ ) .... »N » aia^. /» )K^^a1 JV^ö/> U>o
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yooi . i > \ \ Jj^— / J.^.ü.ü 0/ :oooi ^^o-.'^ JJ""-^ 00 ^^f K^" 1 - ^'^?
^_>/ Q-^>>; yajöi^ yoj.—j? 0001 ^-^.aolSviöo 0001 y- " - ; -.oooi ^_»K n v>
vron . -la.^jJJ v / JJ / •. oooi ,_.*j~~ o».^3 ^3 vjuji JJo JJ / .0001 . »y ■v.coi
1. L\' in margine : It-.k-»- -- 2. V l-»so- — 3. V 0111 oooi- — 4, Ici commence une lacune
dans L.
autres et qu'il ne (s'eclaire) pas Iui seul. C'est pourquoi 1111 grand nombre
couraient apres la lumiere de ses preceptes; d'une part il se tenait Cache, et
d'autre part il eclairait meme ceux qui etaient au loin. En s'approchant seule-
inent de la porte de sa cabane, ils etaient dölivrös des maladies de tout genre
(yevo?),et, pour ne pas direces choses une ä une, ils etaient tels queceux queles 5
Apötres rendirent ä la sante et selon ce que raconte l'histoire. Lorsqu'ils
s£journaient et restaient aupres de Iui, il les priait de ne pas l'importuner,
saus accepter aucunement que personne enträt dans sa cellule. Et les
(visiteurs) entendaient nuit etjour, comme s'il y avait une scission dans ceite.
v fol. 185 grahde foule d'adversaires, ud grand tumulte, des bruits, * des coups, des to
geinissements et d'aulres terreurs de ce genre, en sorte qu'ils etaient remplis
de peuret qu'ils tremblaient et redoutaient querillustre ei courageux (athl
n'endurat quelque souffrance crnelle etiucurable en luttanl seul contre tous
ces (ennemis). En fixant leurs yeux sur les assemblages de la porte disjoints
par la longueur du temps ou sur d'autres trous, ils regardaient ei observaient '"â–
pour voir ceux qu'ils croyaient 6tre a l'intörieur; mais ils De voyaient abso-
luraenl personne ' si ce n'esl Antoinc seul qui luttail contre les ennemis invi-
1. Ici commi nee une lacune dans 1.
[325] HOMELIE LXXXV1. 5?
Joot -^-<*v .Jjl^Aoo JJ j^Li^bOfe^ la^ ^-iö Jooi jiN-bKio; .^oioja-*.^.^
och yQ-^J!^ lo_io^ jVjjt vQJot oo« ^*-°^>r l0 i--^ ^f *v?^J J t" 4 -"^-*
^io üi-»/ .Jj-s^X ^cH-.noi^to Jjljl .J-^joKj/ ^Xo ^ J-Lio; .J-X^ö|i;
5 JLiey-^ K-j/ ^°»'^ JJ .yl.ajL.ovfc> oy-a. . nn vi\ fco/ .-. n»v JJ .^»ot» Jv-°!
«JL~>ooo Jil^j oi^ y^\ yoc+fc. Joot Jo-Lxio )ooi ^ecocwio ^> JJ/ .J^ofc>ajfc>
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^o^so Jjjbo laio^a •.->— .1/ Uooio .Jjt— /; -CH «3/ JJ / .»a~fc>-s ]}.L~ «J»j/
; 061 J-Jli-,.^ ^alio i~afc> ^*>; oö« J^ojxco/ ^o .J-oa* ^.io JJ.'/?
.185
-2>0>
sibles, et (qüi) leur demandait de ne pas s'occuper de lui, de regagner en paix
leurs domiciles et de prier seulement le Seigneur (pour lui). Les demons, en
effet, criaient egalement comme la « Iegion » qui (est mentionne» dans les
Evangiles (EOayyeXi*) â– : Qu ij a-t-il entre nous et toi *, Antoine? Pars et laisse le
s desert, cesse d'habiter ici, tu ne peux pas supporter nos ruses, tu n'en seras
pas capable jusqu'ä la fin. » Mais par sa patience il leur montrait selon son
habitude qu'ils etaient menteurs et faibles.
Alors, comme beaucoup venaient au desert ainsi que dans une ville, et
(cela) sans treve, qu'ils se recevaient les uns les autres comme dans un ordre
h determine, que les uns * partaient et que les autres arrivaient, et que dejä*VfoL
un grand nombre de moines se precipitaient egalement dans un zele
semblable, etaient cntraines par (ce) bon exemple et venaient (vers lui) comme
vers le docteur, l'habitant dun pays inhabite et le chef d'une vie effroyablc
et qui defiait toute hardiesse, (Antoine) fut force de sortir et d'obtemperer ä
15 la loi (vope) del'Apötre laquelle commande : Que personne ne voie seulement son
propre (avantage), mais (qu'il voie) eneore celui d'autrui 2 ! G'est ainsi qu'il
apparut comme un ange qui vient des cieux, en presentant par l'aspect (sxüpO
1. Gl'. Marc, v, 7,9. — 2. I Cor., x. 24.
185
58 SEVERE D'ANTIOCHE. [326]
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v°a.
oö»... -.Jooi ^i^iäio j-.»oJl; ^>^o(o Jloia^oo; ^^011 001 'oooa.3 Joot ^*^^3o
^.^o» ».3 -.JJ— o» oöu; ^^ot Jl^VoSo J.^^flo/o J^13^*> J^äs Jooi 10
.^.^.^a ^-io J.ai9a^ y^\ .»S^iöo jooi J;'i ^. ""^fc^D; JJ^AÖlia^ ^_äeu£>>>
v ooi_A~./ ^3 JJo ..^-^äI-^o yooou J-^i./; )»-3^ Jlaio^s ou» yOOvSj;
^j '.oj'jj Jj-ooi; -.voV^oJ-J ]K*.äöl la^V- 3 'vfloo^as y.*\ JJ / .vo^sj-» JJ-^--^
K._^_3 yOV-o'jJ^Jj . x --^.— >-io; vQJÖt^ >$^£0J ■,. 1 . .. V -iSo ^-Ju* ^^.ia_b.
^öj yoXiö o«_k-./ JJ^*jJS^=>a^; -.'rX?l 001; ^.^>o -.^q.jl> ypo; -oiOL^ää.V 15
exterieur l'image (ei/.üv) de l'homme interieur, en possedant des scns exempts
de trouble et remplis de calme, en se comportant meme dans le mouvement
du corps en quelque sorte d'une maniere immaterielle et semblant etre eu
dehors de la chair, en montrant par son corps ainsi que par 1111 temple
saint que l'esprit qui presidait en lui comme un chef avait ete tont entier 5
divinise par la coutemplation (Qeupte) et par la compagnie de Dieu, en sorte
que, se trouvant au milieu de moines nombreux, il se faisait reconnaitre
par son seul aspect, Sans que personne le montrat ä eeux qui ne le con-
naissaient pas.
Souvcni, en effet, il visitait 6galemen1 eeux; qui avaient choisi et embrasse ici
»vfol. 185 lavie philosophique et eremitique. Lorsqu'il les rassemblait ' el les reunissait
en im seul lieu ei qu'il ouvrail la bouche qui trailait le poiul de vue pratique
ei le point de vue theorique, il donnail des commandements capables
d'instruire et de guerif el des prescriptions (telles) qu'en donne un general,
â– â– il enseignant et eu apprenanl ce qui etait approprie aux forces de chaeun : i(
» Que inus. a l'exemple (ruico«) de l'Apötre, ae Livrent pareillernenl au travail
des m.iiiis el qu'ijs ue mangenl pas saus rien faire; mais que comme Paul ils
disent avec grandeur d'ame ([«yaXovoix) : C'est en peinant el en travaillant qu'it
faul ainsi venir en aide au.t faibles (et) se souoenir en odrite 1 desparoles de Notre-
V toi. 185
v°b.
[327] HOMELIE LXXXVI. 59
y"l - - * ' **.» ^^SJO ..yOOJJLiO vQ.üJ.p JLo^£o>o JJj J.Jl»cLJ^O ..JL.»o)1^-s
J— o» jo£Sfc> ,^ oou jJ; .'t^ö/? vcoa^aa-V. yOjoiiAjo yOO ^J C ^ . y fii f> .i
jKJLjLiaS. * v^^io^so anpStia^ ^o'jj Vyio )Iöl).i .s/j ^.; )ooi *2Lfloaio
K^»j. °>\...jl^o ^»aajJLc&Sbo V-*-^ * *,°iN>.»Ajlso» .jbJLbö* ^.öC^o Jyj.*.; ~.6t
10 ) f - «M o^.£LJti yOJoÜS/kS/o ^jJ^Jl^ 3/o -.JjotQJ; jbjl^ä^ 'jjLttX^^Ö yOJÖt
J^';Kj )J^i .-JoK-Jü ^.-^<*\ v / Jls/o .Jiöi/j Jlajua— K.*> 0/ jla^J 0/
Seigneur Jesus, parce qu'il a du lui-meme : II ij a plus (aaAlov) de bonheur d
donner qua recevoir 1 ; et : Ce sont mes besoins et eeux des personnes qui etaient
avec moique ees mains ont serris' 2 . Qu'ils meditent en meme temps les Livres
divins et qu'ils nourrissent leur esprit par la contemplation (9ej>oia); qu'ils
5 rejettent loin d'eux les pensees malpropres et anciennes, qu'ils se lavent ä
toute heure Jans les eaux de la renovation; que par certaines pensees ils
renversent et detruisent la mollesse et la dissolution de la concupiscence, et
que par d'autres ils affrontent les demons qui produisent la peur; qu'ils
acquierent la confianee contre eux et qu'ils se souviennent que Paul a dit :
10 Dieu nous a donne un esprit non pas de orainte, mais de force 3 . »
II ajoutait : « II faut aussi connaitre distinetement par certains signes
* entre l'arrivee des demons et celle des anges ; car que ces seducteurs se * v ioi. L85
changent et apparaissent differemment en anges de lumiere, c'est une
chose sue et reconnue soit par l'Apötre, soit par ceux qui en ont fait l'expe-
10 rience. » Et il disait : ■« II taut que nous ne demandions ni revelation, ni
prophetie, ni manifestation de signes et que, si nous obtenons ces (faveurs),
nous ne concevions pas une grande estime ou que nous ne nous enorgueil-
lissions pas. Ces choses appartiennent ä celui qui les a donnees et non pas
ä nous-memes ; et elles sont disposees pour l'utilite des autres et non pas pour
1. Act., XX, 35. — 2. Act., XX, 3'i. — :{. II Tim., I, 7.
10
60 SEVERE D'ANTIOCHE. [328]
^w»; j£oLJL^.o ^Oi_.K_/; ^2^j)^; y-*( .'^N .» JLk-m ^io ^l^j ^.Aot-i;
^joi JK Vt ..V>; sin . ff»JL^>j)^u\o .-j^^o jot^s. *3 jjoio .•jbö.-^.s yax.cQ.ia.~j«
,_:>6 "^..U-o)..^ v oX^J jJ;o -.yC^ -vM )-äi-.Vo_cco/ JK^jk^ ö(.\ ^» . m>öi
^coa\a2i.\ .-J^l^_,Ki»/ öiK^iJLy^o ^oJ^vSls; .-^ö/ )e^».io/ ^^io; J - " ' °öt 5
J>3l£.cL*9 s^öi &l JJ/ .'yQ^t-^^ )oi\ji o ... i % i ^.öt jo-Ai a\ .-ofcö; ^_.»
1 Vjfol. 186 OUJLiO fOO :K^^o L»),L>,Ax s£DO-<UoKj/ )oo) ^Sl^^Ö v ^\ot v^O
• .«Sl^Öo |ooi Uv^O JJ,V)Vs-»^0; ) .joJU )lc> fl >>^ »s/ U—iO -Joof ,<=■» »\l. ) 1 - «m;
^.010^/ jouSx ^o >£ v .^ s .L. ^o Jooi jal^io )vi V> .. LcoV'oao 'JLxjj p
yO-Jc» J^Ypo* oo» JV-^t-^o loJS. yjs vs/ ^o^p .}.■■. «\jl v^ö/» —©• -'Jo°l
:U.2>o»/j otfcCisoo ^./ JLi^la )N>^i— / lt-*;o :vO-flQ.J — W^-M Jo©l !-=>'{ j-^-=>.U
wOto;o_-J^_.3 jLo 'Jooi v^öö JLu/ ^.i.ü^ J-i^.»-. JJ *~co; jfcoo; »K^o
alimenter notre orgueil ; car c'est de L'orgueil que de se parer et de se vanter
de ce qui est au-dessus de notre force comme si cela nous etait propre. II
appartient a ceux qui s'appliquent ä la vie monastique de se montrer
patients dans Ies tr'avaux, et cela avec l'aide de Dieu, de bannir les pensees
imaginatives (^avTact'a;) qui souillent l'esprit et de ae pas oublierque le pro- r >
phete Ezechiel d'une part dit au sujet de Jerusalem : Elle s'est souillee dans
toutes ses pensees '; et que Paul d'autre part eerit non seulement : Glorißez Dieu
dans votre corps*; mais aussi : Les pensees s'accusent et se defendent au jour oü
Dien juge les actions secretes des hommes 3 ; et : Quant ä nous, nous dvons
l'esprit du Christ '. » 1()
»Vfol.i86 Lorsqu'Antoine enseignail ces (principes) ' avec unesse ei nettete, parer
qu'il etait instruit par l'experience mßme, aussitot il apprenait et enseignait
ggalement la facilite de l'exercice des vertus,, eu montrant les mäthodes et
les sages procedes, parce qu'il ötait aussi instruit par Dieu ', comme dit
l'Apötre. C'esl pourquoi, comme il voulait encore monti-r en volant jusqu'au 15
di isi ri des Egyptiens de la Thebai'de, qu'il cherchail la derniere demeure ',
selon la parole de Jörömie, ei qu'il courait apres un lieu completeujent
inconnu des hommes, la seule voix de la providence de Dieu le retint;
l. i/'-'i'- LX: l. — 2. ] Cor., vi, 20. 3, Rom., 11, IB-lß. —4. [Cor., 11, 18. -6. er. £ph.,
iv, 21. — I I.W . i\. 2.
[329 MOMELIE LXXXV1. 61
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\±o) oi^aa Jjju'/; '.po/ ^JÖ| 'k~o_aJA ^Aoi ^oi.\oo\ ^d J;oi N5 5>^o>o
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^isojjxx^ ^J-= J°°« t-»^ t— ^ f 9 ■/■■■* '^ °^ J°°* A^ ^*Jo»^o ^oa-L\;
>clo p -Jooi ,-a^KJLäo l't^>? J-ojljJJo jooi Jbäio JJUvä_M Jj-./ ^-/ J»oio
^ V-=^ <*^ J°°«? ^°l .ouajls «3l^—.1/ ..JJLai^j\ -oio,^/ ^.xaiaav
oooi ^Aj7 ^*Jü/ ^ -Ja« Jk-.lAoo ^iXo 'Jooi ^;'/ »17 la^jo Jt-^
V l'ol. 186
rb.
1. V »( maritim- : k»l.«"o.
et, ainsi qu'il en avait l'habitudc, lorsqu'il fut appele, il obeit rapidement.
Apres avoir ete conduit vers une montagne qui lui etait chere et qui lui
convenait, il y termina la course des vertus et il s'envola vers les habitations
Celestes, une fois qu'il fut tout entier devenu esprit et qu'il se fut servi de la
5 chair commc d'une aile desormais rapide et nc-u comme d'une entrave. Qui
racontera comme il faut ses exploits et ses lüttes courageuses contre les
demons ainsi que ses victoires sur cette montagne, ou les guerisons des
malades, ou les propheties, et tout ce qu'il (a fait) en faveur de ceux qui
venaientle trouver ? Et soit aux grands, soit aux petits il adressait comme une
in revelation et des avertissements et des Instructions * oü il y avait toute la vie. *v fol. isi,
G'est pourquoi, laissant tout cela de cöte, je dirai comment tout lc mouve-
ment de sa pensee se rapportait ä |a purification de sou äme et comment le >
Christ lui faisait en vue d'une semblable preoecupation des revelations conve-
nables et utiles. En effet, une fois qu'il etait sur le point de manger — et cela
15 comme s'il aecomplissait la tache d'un esclave et qu'il etait soumis ä la necessite
(ivay/.vi) du corps — tandis qu'il s'etait leve afin d'etendre ses mains pour la
priere, il fut ravi en esprit et il lui sembla etre en dehors de (son) corps, s'en
aller en l'air et etre porte en haut, precedc et aecompagne qu'il etait par des
r b.
* Vfol. If
v° a.
l"
62 SEVERE DANTIOCHE. [330]
)>.-> -.w^ioli jK.«v^bo . v* "^t-ie )!^J_io ~-.; yS> .oi\ oooi ^.aV.ioo woidio^o
»1 J-s; ocx ^/j :oocx ^v-*-^» ^—JJ-«. : — >° 1^4^.» ..*o Ja^ä :*) JJo )t-*po . • 'i i /
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1. V in margine : U—
hoinmes. Or, apres qu'il eutfait une partie de laroute, il vit (d'autres) hommes
mechants, implacables, doues d'un regard vif et terrible, se tenir en quelque
sorte en l'air, lui creer des obstacles et l'empecher de monter. Comme ceux
qui montaient avec luiluttaient contre ceux qui le retenaientetqu'ilsessa)"aient
de les chasser, (ces derniers) le poursuivaient avec plus d'audace et disaient : r >
« Saisissons-le comme celui qui est responsable de ce qui nous (arrivei. o
v fbl. 186 Lorsque en verite ils voulaient blämer le temps qui (s'etait ecoule) depuis * sa
uaissance, ceux qui accompagnaient Antoiue dirent : « Ce qui a ete fait
depuis sa naissaneo, de quelque facon que ee soit, le Seigneur la pardonne.
Mais il est permis de considerer et d'examiner ce qui (s'est passei depuis La i»
vie monastique et depuis qu'il a promis ä Dieu (de pratiquer) ta peoitence. »
Apres que (les deraons) eurent alors consenti, comme ils scrutaient avec
grand soin ce qui s'etait passe depuis son depart de la vie du monde et qu'ils
blamaient dans ce röle (t«£i?) d'aecusateurs cruels sans pouvoir pien reprocher,
il apparul quelque chose d'excellent; ei ainsi le passage d'Antoine futlibre et ia
drliairasse de toirf obstacle, une f'ois que ceux qui le Iciiaient et l'arretaient se
furenl disperses comme de la fumäe el que la prophötie d'lsaie se ful röalisöe
aussi ä siiii sujet, laquollc ilii : Toute arme corruptible [divige'e) conlre Im ne
â– o
331 HOMELIE LXXXVI. 63
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^^ot, JK^io ^l.kj; jLC^iö ^.-/ ^-tJio. JJo :^ K-/ Jp>a~; 0/ JmJ.-*;
serapas heureuseel, toutes les paroles qui »eleveront contr'e toi pour lejugement, tu
les vaincras toutes'. Alors il lui sembla de nouveau qu'il etait revenu ä (son)
corps et qu'il etait tout entier chez lui. Tandis qu'il etait (occupe) par la
peasee de ce prodige, qu'il etait stupefait de ce qui lui etait apparu, qu'il
■r ' reflechissait par quels et par combien d'adversaires l'äme doit etre enveloppee
au moraent 011 eile se separe du corps et (quelle) haine cruelle * et (quelle) *
iuimitie implacable les deraous out coutre uous, il eu oublia la nourriture,
parce que l'aiguillou de la faim avait ete emousse et que l'appetit naturel
s'etait evauoui.
1» Ce qui est dit par le Livre diviu s'accorde aussi avec cette contemplation
(9ea>ptx). En effet, que l'äme soit couduite par les anges, au momeut oü eile se
separe du corps, la parabole de Lazare l'a fait connaitre, quaud uotre
Sauveur a parle eu ces termes : Et il arriva que ce pauure mourul et qu il fut
porte par les anges dans le sein (['Abraham -; et que ceux qui n'out pas accompli
15 les commandements soieut saisis par les demons et qu'ils partagent leur sort,
le meme Notre-Seigneur l'a montre en disant : Ällez, maudits, au feu eternel
qui est prepare pour le Calomniateur et pour ses anges :1 . Et nous, comme si nous
avions des ämes de porcs ou d'änes et si uous ne devions pas rendre compte
1. Isai'e, i.iv. 17. — 2. Lue. XVI, 22. — :(. Mfillli., XXV, 'i I .
V l'ol. 186
V b.
V lol. 183
v b-
64 . SEVERE D'ANTIOCHE. [332]
Jüj; ^o^ jj, ^-/ y~l -.^JL-Jl- hU> i)?o K-Ux^po JJ •.^J^?l/?
v ÖJi JKw^öJJ cl^ )jl^/o .Jjioi ^*>! JK-.o^;Kj> ^>o vX~J; ^— „-^-Ki.
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JK^ijootKio -6t J.-»A-i 06. K1.oK.jl/; 061 :Ji-a-/ K*3 0/ 'j^o o . rm JJ
»Vfel.i87oö» J001 * vö^oe JK-Jpai Joch oj^fcoo Kl^.i/ J<*^? N^j^jo s
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)ochj JJ; Ua-/ Ji-f— s j}^jL*>o ^? JJ-^; -.J-ü^ J^A J^oJjs ^6 Jooi 10
jV^ jlKv» Jä^s; .^--JLiJJo .odoj-jot Jlo <nln » 1 m^> Jt~=»-^; JK-a*_io K-,/
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-otoK-./ ^^ä>j oöt J-^>.o-=^ ^o °°°i v'^" 30 OUi ° "^^ 000, V: '" M » '*2
1. V in margine : Miup-i.
de notre conduite en tant qu'(ßtres) raisonnables, nous vivons dune maniere
insensible et exempte de douleur, tout eomme si nous ne devions souffrir
aucun mal, apres nous etre echappös d'ici; et comment cela ne merite-t-il
pas des lamentations et des gemissements? Ce n'est pas ainsi, cepeiulant,
que (faisait) le grand Antoine. Mais, comme il avait en tout temps dans s
lVsprit ri;t'&)ULÄ ou gloire qu'a obtenue l'äme intellectuelle et creee ä l'image
• v toi. in: de Dieu, il consumait par les meditations * le corps lui-meme qui avait vieilli
r "• et avait lutte dans la vie ascötique et il reclierchait et cxaminail aveo sohl
(o.Ao-ovia) <]uel serait donc l'etat de l'äme apres (sa) Separation d'avec le corps.
Une certame nuit, c'6tail de la part de cclui qui L'appelait habituellement 10
qu'il entendail d'en haut : « Antoine, va, sors et vois. » Et, lorsqu'il Pul
dehors, il vit un liommc immense qui par sa grandeur pacvenait jusqu'aux
nnes et qui par sdii aspect elait terrible et liideux, de teile smte que sa laille
ne pouvait döpasser son aspect horrible et dösagröable; et (il vil aussi)
des homme's qui s'edevaient avec des ailes pour se porter en l'air, dont les is
uns qui etaienl frappes par la grande portee des mains de ce signe terri-
liant etaient lancös en bas ei dont les autres qui volaient au-dessus de
lni echappaienl a sa prise tres hoatile el tres ennemie et montaienl alors
Vfol. 187
r b.
10
IIOMELIE LXXXVI. 65
Locxo .oooi ^-JV^boo ^^aio |N.^jpo JJjo •.)_».^3^XJdo ) . i, V , n V> jooi
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M->->'ft yQ— ich J_Joot; )_^öj.\ > . rnVl JI^JlSlUÖ )AocL..o..a; Jjj ^-./ ; ^ . t t>\
sans le moindre souci. Et c'est ainsi que ce chasseur jaloux eprouvait de la
joie et du plaisir ä l'occasion de ceux qui tombaient en bas et qu'il grincait
des dents et se dechirait lui-meme ä cause de ceux qui passaieut au-dessus
de lui en volant. Apres cette vision, le Christ, le docteur * de l'athletisme, »vfol. 187
5 l'auteur du combat (iywv) dans la lutte intellectuelle, dit immediatement
ä Anto-ine : « Goraprends la vision », et il lui revelait le sens de la
vision. Et aussitöt(le bienheureux) comprit qu'il s'agissait lä du passage des
ämes : r(homme) immense etait le Galomniateur, le prince de la puissance de
l'air, le chef (•flysj/xov) des esprits aeriens ' , ainsi que dit Paul; ceux qui etaient
io entraines vers le bas et descendaient, c'etaient ceux qui ont commence par
etre entortilles dans le filet des peches et ont ete pris; et ceux qui etaient
rapides et qui volaient, c'etaient ceux qui par I'epreuve des vertus ont rejete
loin d'eux le poids et le terre-ä-terre des passions 2 .
Lorsque ceux qui pratiquent d'une manierephilosophique lavie monastique
15 en Egypte contemplent ces enseignements pleins de doctrine ou ces lüttes
d'Antoine ou, pour parier plus proprement, ces initiations divines, ainsi que
des cölonnes animees, ils repriment les mouvements de l'esprit qui menent
t. Cf. Eph., n, 2. — 2. Ce passage est cite par Möi'se bar Kepha, voir O. Braun, Moses bar
Kepha uiul sein liuch von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891. pp. 112-114.
pato. Ott. — t. xxiii. — f. 1. 5
66 SEVERE D'ANTIOCHE. [334 1
|_io oöt ^^Ju.^ p -vooi^ ^ t -> N v> )-^.>ö > Jb'öi»; J^*> lo^o tjloou»
♦Vfol. i87^joiaio; vOL^io yOV^N^" voop^x.- yoo^^u»; J^au/ ..JLa_.oi; JK*jJL.;Uo©
JJLoio^Ä ^J^ ä/j Ja-/ ^o .^J-^ M ^»> ^« ^? o/ Joi^jJ
Jkb^.lJ ^j )»- ^.-; ^ .o& ^*a^oo Jto^aio jk^;k^ .JJ.jk*io 5
) »-sq * ^^^ ^ •^•V-alflo 6i<v*o/;o Jjvjoo— v«**^ )°9«? J »ivi^ CH^
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♦^OflbU; vOJÖ» ) n .T»l; ^O^qji JJ;;
)K-.KL«o (A^ojo ^oojl^ JJ; ^_-.\cx J-i-*;; o« vfioa^Jokj/ , ^o t -= JW
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Jooi Oi fS .K--J ^oo;,jJ^aJtSsj otKjupo lat^ JoC^ K^-».^ Jooi »3»'»
, - '-v^ :J_»oÄs^aA JLaS» J^-X_MJJ Joe* ■.. i V> o :Jjl^> JjÖmil^ osIo^jl^ol S 15
1. V in margine : Ma?i(iivo;.
paitre dans la matiere (öXti) et ils les fönt passer dans le pre des pensees
Celestes, en eloiguant (d'eux) tout ce qui est vieux et souille ainsi que des
parties d'un temple qui sont sacrecs et qui ne peuvent etre foulees aux pieds,
♦Vfol. 187 en sorte que par toute leur vie ils semblent plutöt * servir Dieu que (panov -r,)
v ° a ' vivrede la vie de la terre. 11 en(resulte) qu'ils cachent egalement toute action
parfaite dans une pensee humble et qu'ils pensent avoir subi un dommage et
l'avoir perdue, une fois quelle a ete connue par les hommes; car ils sautent
hardiment en dehors de la vaine gloire comme en dehors d'un lilet. Et comme
condamnation et comme bläme de leurs pensees ils ont devant les yeux le
bläme cruel des demons, la bataille de l'adversaire pour la marche vers le 10
haut, lo dcrnicr jour du jugement du Christ, le tribunal (jä^a) qu'on ne peut
ni tromper, ai fuir, la dur£e sans ün des tourments dont nous sommes
menaces. .
Mais cependant Antoine qui est devenu le chef de la vie incorporelle,
evangelique et vraie, comme s'il n'cut posstfde aucune provision de Salut, 15
desccndit vers la villc d'Alexandrie, ä l'epoque oü Maximin persöcutait la
religion (6eo<rf6eia), parce qu'il desirait fetre associö aux martyrs dans (leurs)
soullrances. II oignail les athletes (z'Ar.xv;:) pour les lüttes et il fortifiait avec
Vlol. 187
v"b.
10
[335] IIOMELIE LXXXVI. 67
Lx»ov P^*! )°^ ) lBLO - ^'f J"'S J- 3 ^" 3 r 30 -.o 00 « v^» 3 /? \OJot^ )lo-w^.o^ Jooi
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. -^^ilSoo ■Ji'yfi j.io oöi ^io t-ai^j vQJo^ ^IoKjj JJ» »s/ jl/ ..J^'jta Jjlsoi?
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empressement ceüx qui s'etaient reläches; et il se tint (lui-meme) devant les
juges iniques avec un cceur inebranlable. Mais le Seigneur le gardait, et,
apres qu'il eut ete martyr par le desir, il le fit retourner de nouveau dans * le *Vfol.l87
desert, parce que en verite il y avait de nombreux modeles parmi les martyrs,
tandis qu'il n'y en avait aucun de la philosopliie (tpikoGofix) et de la vie
angelique d'Antoine, lequel dans tous les combats contre les demons avait
remporte un grand nombre de martyres signales par la force et d'autantplus
durs et (plus) cruels que les demons sont plus durs et plus mechants que les
hommes.
Lorsque les Ariens inventaient de dire ä son sujet qu'il approuvait leur
impiete athee, mü par une colere juste et excitee par l'amour de Dieu, il
s'eleva encore avec l'aile du zele (et) de nouveau il descendit en volant
jusqu'ä la ville d'Alexandrie. Apres s etre avance en public, il rendit infame et
abominable l'heresie (a"pe<hs) quilutte contre le Christ, en meprisant sa pensee
15 blasphematoire et en enseignant non seulement ä fuir de semblales pensees,
mais encore ä ne pas entrer en communion avec ceux qui pensent en dehors
de ce qui convient ou plutöt (jji.aM.ov Ss) qui deraisonnent dans leur pensee ;
car l'une et l'autre (expression) se valent sous le rapport de l'impiöte.
Vb.
lo
Vfol.188
r° a.
68 SEVERE DANTIOCHE. [336J
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r b. ^
oooi ^po?^° ^> -Jt-^^ J 1 ! -« ^ J 001 ^A*^ °l J°°« ^^N^ V ! '
I. V in margine : K*» 5 /- — ü. V in margine : An-como;. — :*. Ms. Mi
Alors aussi une l'oule nombreuse de paiens affluaient pour voir Antoine
♦Vfol. 18» comme (pour voir) un spectacle * extraordinaire (lU'vo?), en disant : « Courons
r ° a " voir l'homme de Dieu » ; et en verite ils envisageaient cette vue comme uae
contemplatio» (ÖEwpi'a) en faveur de la religion {HcoaiZua), cn voyant que son
visage, sa demarche et tous ses membres etaient remplis d'une paix b
profonde et comme s'il y avait en eux quelque mouvement intellectuel et
bien ordonne\ en sorte que par la ils croyaient se faire une preuve que 1'esprit
(comme) le cocher (riviop;) ätait tres sagement assis sur les membres et que
Dieu babitait de nouveau en lui. Et, cn voyant encore que les demons etaient
maltraites et cbasses par lui et en apprenant par leurs cris memes qu'ils i
etaient honteusement cbasses, ainsi que sont maltraitös et frappes de
meebants serviteurs, par les chretiens meines qui les avaient honores par
dea sacrilices terribles et (par) des libation9, ils se moquaient de leur trom-
perie, et de leur propre volonte ils revenaient eux-memes a la religion et
se convertissaient Qpn pas un ou deux, mais par familles (yfvo«) entieres et i
par maisons. El en voyant qu'Antoine etait cerase et pousse" de cote et
* v fui. ins d'autre par la foule nombreuse de ceux " qui se rassemblaient pres de lui, saus
'*''' fttre tti troubl'', ni ''inu eu egard ä cette isilnatinn) iuaecoutumee, ils s',6toa-
[337] HOMKLIE LXXXVI. (19
OOOt > . Vt »Lp; yO-JO) jJkj/ wJLä )) *^<P yOOuN-i/ jl» •.Q«IV> OOOt ^-^.^xljL
•:-Jio_£^=> ooeO» > « v, n V; \OJCH JVt* ^-io ",_»K_. .-^oto;,-«
>■«—») Vi ^> jj j_w*jo/* ötlaa^*/ Lo2^ ^o .-).a.jL.; yQJcx )^flnvi\ «°> <£>} OOOI
5 )K^>oC^v )ln i u ^oo ijLüLOA jLaLftcL. ^o 'yOOt^aN ^&^o p» yOJÖi .ooot
•^_£iooi» ) i ■<•> ." so j_coVa3i^> o/ : )...,-£doo)_^» jJjVaXd joot jJo :)>.,. t .n U°i)
OOi_\ v o .. SuJ M J-LX»/ -.vQj/ mO^. jLo JJl JjLOOJ .stf> «\^a^flo^.i/; ) ->tci ..
Jl. \ . vi s o ^->^o^ Jjot ^s^^o .oto )ooi '^ocl^o; oöj ) .. »>v>\ • Jooi J^lo;
ot^-i Jv^a*^; )j/ |_s\ |J^s «.o_.V-o; J-icx jpoJ^a.s KsaLco JJ 'yootla^ 1 -v\»
lo och .-^.oioi o ,,. \ .a i~^x <coo « m ii\ .^^.; (kioo ^^s ^a\j .-Jjlo ^-So; ocm
yQüÖiC) ) I lfflVt...V>Q ) I^Nvi 5 )J«,>ffl OOi .-joOt ,_£o. J— 0^.\ Oi^. yS) o&>;
I. V in margine : Atioösixtixck; esoöoi:. — 2. V in margine .' U»»ä-- U- — :i. V ('« margine :
low ^J ; V!Ss 1^. . Is&vij U*i& ^m U; ..w'-^W l^^ß ,*> low U low l»i .Isim |.->a«üDi .m.mn\ Uw
Ua»i -.USüwo i-tel li« ^£>» C^laj ^,.1 o« ^ uowOmsu o^»:.*:, }Co ,» |a£A=> |^o^ 001^.7
low \'{D* ooC^
V l'ol. 18«
V a.
naient de l'entendre dire queleshommes qui se tenaienl autour de lui n'etaieut
pas plus nombreux que les demons qui combattaient avec lui sur la montagne.
Je tais comment, lorsqu'il demeurait sur cette montagne, mme les philo-
sophes pai'ens desiraient le voir, sans etre rebutes en raison de la longueur
5 du chemin. Quand il s'entreteaait avec eux des pensees naturelles et de
Thabitation divine du Saint-Esprit et non pas des enigmes de la geometrie
(yscofASTO'a) ou des modes de demonstration de la dialectique d'Aristote, il les
reduisait si bien au silence qu'ils felicitaient celui qui lisait' le Christ lequel
parlait en lui 2 . C'est pourquoi je n'ai pas cite dans la presente homelie les
10 discours qu'il leur a faits, parce que je ne veux pas en ternir par ma parole
la propre beaute naturelle. Car seid Athanase, * enrichi du meine Esprit, le "Vfol.m
plus abondant des docteurs et le plus patient de ceux qui ont lutte pour la
religion (EÜors^sia), les a livres ä la memoire, de teile sorte qu'ils sont cites
d'une maniere correcte et fidele (i^eu^öj?). Pour cette raison, je vous renvoie
15 ä sön livre rempli de beaucoup de bonnes choses.
1. Note marginale de V : Cette expression (Ubs), qui est placee ici. (a savoir) low |po « \\ ii sa it »,
s entend non pas de !^«'^o « l'invocation » mais de U->° <i la lecture » d'un livre. G'ötait, en effet, l'ha-
bilude de feliciter celui qui lisait dans un livre, apres qu'il avait fini, s'il savait bien (lire). G'esl
pourquoi le maitre a dit : <c en sorte qu'ils felicitaient celui qui lisait ». — 2. Cf. II Cor., xm, 3.
10
70 SEVERE D'ANTIOCHE. [338]
J;J-*.J | VI CO ... QJLiÖj .JO-J^S llO^S» v-^LiO t^ojl/j ^--».\oi ,^3 *^_; Jj/
y-U v^Joi it^^? .\001b— j J^»tl° i-Of-»»-» -« JjLiojo ..Jjl»/ «jlS» ) nr> i ^ la\
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♦Ltol.wooi^au^ :JAoai^ )^w^> w^./ J;<ü.j Jjläj^ ^ojjjj * 'oöt i' ^ J»^*'/ -o 001
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JjLi; v oot^3L^o :>fc-j,/ J^-Jj, )-coV'a3 voo^o yS> -.J-«l-~ >,« Y * jlscL*o JJ^oo
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•.^-.j lv_ 5^_io .,—so/ )l n l . \ A ^o ,_^s Jjt-t^° f - *^* p° t— 5k -.^^ I m '^o
M fol. 188 »V—Ji/o -.^^.Iß ^DO-^JQ^j/; OtlotlfflVl ,.V> ^^^ jj'^t^O J-ULiyiO )) . ^JoS
K\ ~,,JS. •*>,!. JJ ^x QJLM .OLS OOOI ^» pfr^ » jjjl*. ^_iOO ) M clV ">' / ^iO
•,-.&- •— ^»? ^jö^ vs/i Jjlsl./ .-loot j^.~/ ^cl-»-o ^-^o; -61 ^•♦p ! J;J^*
v°*- ^ m ' ! v°— '/ y ">> *• I m « °> )-Jl— ,Vj ^poo ,_£**!* ^)opo ^o ^io
1. Ici finit la lacune de I-. — 'i. V ;'« margine : llwtaou (sie).
Quant ä moi, par ce que j'ai dit, j'ai seulement rappele quelle est la
Jalousie des demons ä l'egard du genre (ys'vo?) humain et quelle est leur tactique
et (montre) que les hommes qui se sont conduits d'apres l'Evangile (EüayyeXiov)
ont prouve par l'experience meme comment la puissance de la croix a rendu
faibles les demons, ä qui les pai'ens offraient de l'encens et faisaient des ■>
»Lfol. i»o libations ainsi qu'a Dieu. Car le Calomniateur ' * qui en un temps (tres) court
r" a.
a trompe Adam par le seul goüt et en a fait un etranger (£evo?) au Paradis n'a
pas pu faire descendre de la montagne de la philosopliie ((pAoco^ia) Antoine
qui etait devenu moine des Tage de I'eufance et qui a vecu cent ciuq ans, apres
avoir mis en hranlc tous (ses) moyens astucieux et s'etre dispose au combat lo
contre lui avec toutes ses armes. Et le Paradis d'une part a perdu par (cette)
• \ foj. iss tromperie le seul citoyen qui y babitait, et le desert d'autre part ' a recu par
la patience d' Antoine un grand nombre de citoyens qui l'ont babite et il a eHe"
delivre du Calomniateur et des dömonsqui y demeuraient. Quinesait pas, en
eilet, que l'idol&trie egyptienne dominait tellement autrefois qu'elle demandait 15
que parmi les reptiles memo ceux qui sont beaueoup plus vils et plus mepri-
sables ipic tout l'ussent adorös? Et (qui ne sait) que la religion (Ösous'gsia) y a
dnmine apres le Christ et qu'elle y domine encore en v6ritG par l'ortliodoxie
1 , 1 « - i limi 1 lacune de L.
fol. 189
r* a.
[339] HOMKLIE LXXXVI. 71
^O) Jfra^ao .•jÄOCLfcS»- )i.oiV>.ot; )K_ioN^o J^OcL,xO;; Ka3 Jto^.iK_s
5 JjL3-/ .)..nitv<; ^_,/ Li^-oä3 ö'Kjo •.')— Jj K-JäSJ» •.U^.^rü.^p yO<*S*a\
jojL^ö ^ K_./ joou ..jjba^. jjcx ^o > i . n°>Jo '^uoi^-^o )r^ ^° *3»
.•jJS.»,» r> l-^^ ^ ino\ ^°ii\ .. w»-s» n,v>jO . ^.*^o^ ,— ^ j'/ ^ O o»lo;
^. i^j^saao (iotaji JloVJ./ la\;o . • (jujJLuJV^o jJo \Ji\.\ v qjöi ) ->^,N\-.a^
10 )otv_Ju .'JLl^X^IK^o JJ oöi JJL.';; JjJj !■»«>:■=>-) »oKjü |_^«^Lbo jj ^.j p *V
Jlo i > ft. -> -JoK >. i Asi JootLi ^.oC^ .)i.oia^j» ,_ioo (~^-o4 ^° ^-»/
15
1. V Uj.
des dogmes (^o'y^aTa) et par la confession de la saine f'oi, et (cela)chez des hommes
qui par la vie monastique accomplissentl'Evangile (Eüayyilwv) dans la realite et
montrent les (prescriptions) des Apötres dans la gräce abondante de l'Esprit?
Nous aussi qui savons que tous les chretiens ont ä soutenir un combat
5 contre le Calomniateur et les demons, nous devons donc vivre chastement et
observer correctement les commandements, autantqu'il est possible, afin que,
lorsque nous serons delivres du corps et que nous sortirons de cc monde,
nous ayons les anges pour marcher devant nous et pour combattre ä notre
place contre la phalange mechante des ennemis aeriens et invisibles et pour
10 nous conduire vers les regions de la hindere jusqu'au jour de la resurrection,
oü, apres avoir recouvre (notre) corps, nous ressusciterons pour le jugement
(et), apres avoir ete trouves innocents par la juste sentence du juge
* infaillible, nous obtiendronsle royaume des cieux et les demeures eternelles * vt'oi. 189
et diverses qui s'y trouvent, chacun selon sa preparation et selon son action.
15 Puissions-nous tous obtenir qu'il en soit ainsi par la gräce et par la charite
(<ptXav8pwm'a) du Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ! G'est ä lui que sied
la gloire avec le Pere et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les
siecles des siecles. Ainsi soit-il!
Fin de l'homelie sur s.unt Antoine.
r° a.
'Lfol. 190
r»b.
l\^AO y.üoU tabo*
;-^i.ji/» _— OioN*/t '.^}eo. ^.i.
♦Vfol. 18
r b
i-LSOI ^-.; jjLiO .jc*\Jl vO>-J \OJOt» vOO»J^.Ä ^-* 3 .?? ^* ^ -JJ f^o( V-"<^
'olLto .JK_a..to* _öi jisp> wio y .....v^o )joo( w.otoK_/ Joou |_a_>*poo
1. V *\**It
»Lfoi.ioü MIOMELIE LXXXVII
r°b.
SüR LE OAHEMK, QUI EST LA QUATRIEME (SUB CE SUJET).
(Voici) que le jeüne se prcseute devaht nous en ce moment (comme) une
pcirte glorieuse et tres royale (et) grAce a lui il estpermisä oelui qui entre par
eile de voir le roi de gloire ', notre Seigneur et notre Dien Jesus-Christ, 5
Rutant qu'il est possible aux homnies de le voir; et c'est tres juste. Heureuoo,
ilit-il, en effet, ceuso qui ont le cosur pur, parce qu'ils verront Dien -. Or qu'y a-t-il
qui puisse ainsi purifier comme le jeüne, qui d'une part refroidit et engourdit
les ddsirs ardents de la cliair et d'autre part lave Fhommc intcrieur de toute
♦vroi is.i tache, en sorte que rintelligence ' devienne brillante et nette, qu'elle soit 10
delivree des anciennes tenebres, qu'elle se tienne au-dessus de la matiere
1. Cf. I 1 -. xxin, 7, 9. - 2. Mallh . v. B,
10
[341] HOMELIE LXXXV1I. 73
^io ft aal^ O . - )oCS.|J ovlo^-i; -öi j-.oöt öuio; >-6t .-JN-^J^ 'Nat o ""^X»
.•J-»»r^j yooi-so xr-^°« JLmUb ^ po^.^Jo .- o t ' .Ajo yin'm i -oioV-ä^
-^o;q ... \ » Jou^JJ v / )lt V W-/ ^ jLs/o .^omjo K^a 'J-Jj
:. ^-.j wJb. .-yiJ^s 4 v>t°>i : 'K'a.,oj .vö^jj V*>P°? oöi J^aJ )oxo .-v^öikj
,_*> vjpo ,_*> ool JLs/ -.tAjfcoo 7 jJ N— K\ w^JJ »a .Jk-JLAoo ^ .. ^v > o«;
]Jo ^J -.j-to jjaoA >£>/- JJ/ -J?« ;o-^-a a\o .^ -<xo ., ^>l b JjUu.;Uoo
1. V U>. — 2. 3, i, 5, 6, 7. Dans L ces mots ontdisparu totalement ou partiellement par suite d'une
decliirure. — 8. V in margine : Ui^wk».
(vkti) qui attire vers le bas et qu'elle soit preparee pour comprendre les choses
superieures et Celestes? Ii en resulte que nous nous approcherons de Dien,
que nous mesurerons et apprecierons le createur d'apres ses oeuvres,
que nous serons completes et nourris par ces pensees qui en verite entre-
5 tiendront notre vie et uotre respiration, que nous ne nous imaginerons
absolument rieu autre chose que Dieu seul et que nous nous ecrierons avec
le prophete des Psaumes : Mon dme s'est attachee d toi et ta drohe m'a sou-
tenu'. En effet, lorsque quelqu'un s'attache par la purete k celui qui est pur,
c'cst par la rnain de celui-ci qu'il est des lors conduit, en ne se laissant pas
io aller vers le bas et en netant plus mene par aucune des choses qui se
trainent sur la terre.
Courons donc vers cette porte, et par tout moyen et par (tout) artifice de
reflexion rendons-nous-la accessible — et non seulement cette (porte), mais
encore une large place — en ne tolerant absolument rien de tout ce qui pourrait
15 l'obstruer, et plutot ((iäXlov) au contraire en balayant (ces ordures) et en les
jetant dehors quelque part et (meme) tres loin. Combien n'est-il pas absurde,
en effet, que, lorsqu'un roivavenir dans une ville, on nettoie avec soin aussi les
1. Ps. lxii, 9.
1"
74 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421
»Vfoi. 189 j-uuia vooi^oo .• N eLD a ikj J-lx^ ^ n t •> \äül yo+£x> )o^ö>/o )-oä*o
v 1 a.
Jl JLs/j JjLÄ-/ .JL~- OU^ ^-/ ,-... N -> \ ; J.20 y^l ^jLJ^kiO M— jJ
*Lfol.l9oJL./ Jjilo- »— Jlo »J J»o<o .yOt fin » J otl>~ jts/o \-o»_^Ja^iJj K-.J-.aA
v a. •
)_^S-^ ^-/; ? o..N^ Jjl^j Jl a i^-v^oo v / Jl/ .-J^ U^ k^? °U>
)l^\>n a\; ^-,5 ^-J— -li-^ »3* M.J—.1/ ^/ A^*3 Jt~*>/° -Uf^- *>
oda\ ^.ju^fco. 'JI^Kjm JW .'^- ^aJaio Jj\öoo J^*/ "^»o Jk^oo
la^o Ud\3 la^o .Ua^j Ipo'/; _y-/ .'|^oo,j J_*üoö \±d ^s J^ä*? J-*^»?
Jl . ..o J^./ ch^3lj» Joo» JJo .-^m ^-JlS Joow U \^ M^ Jkäx- JK^^V
)) f rr -s <-»\ ^3 -.r^mc» i ^Slfl Jfts ""^ ^iOO )K . » iyiVV> ^-»ÖO«? X^*"^"*)'
)l^o> . «'in jlaslajo ch-3 jJ/ .'^cua-sKj; ^-i— y ., Vit>v > ;a- i^-s Jf^oa^-^».
]l c*\ k-./ -oto;a~^; 061 .-JJ^tt; Jv^oo ) l\v ; Jj^OÖ och; jla-k-^ao
♦Vfoi. is'.' j^jyjoKio * ow,— 0/0 oij-o_/ vs/» 0011 .-Jjusv-ßk-*» JJ JtaA'-s •pa^o Jlola^o
v* b. .
1. L U».to».
vfoi. 189 rues, les places, * les portiques (gtoxi) et les devants de porte et que tous les
V ° :| ' hommes d'une maniere generale (sans distinction) de sexe, ni d'äge accourent
en foule ä son entree, tres splendidement vetus chacun sclon ses moyens,
â– Lfol. 190 afin de ne pas le rencontrer contrairement aux oonvenances * et de ne pas
manquer de le voir, et cela alors qu'il n'y a absolument aucun avantage qui 5
passe dans l'äme, si ce n'est seulement un trompe-l'oeil qui cause de la joie
comme un songe et qui en verite passe en meine temps qu'il a paru, et
que nous qui n'attendons pas un passage de roi qui s'avance sur la terre,
inais qui devons nous elever vers le roi des cieux par la porte royale du
jeüne, ainsi que je Tai dit, nous apportions du dedain et nous soyons 10
tournes vers le ventre et vers les appetits de la gourmandisc qui conviennent
aux esclaves, sans couperde toute (notre) force et de ^toute notre) puissance
ce qui nous embarrasse et nous empeche de montrr, ä la pensee que nous
allonsjouir 11011 seulement de la vue pure et simple, mais de la societe memo,
de la compagnie et de la familiarite de ce r<*i des roü et de ce seigneur <lcs 15
seigneurs, qui seul possede l'immortalite et habite dans nur lumiere inac-
* Vfoi. 139 cessible', dont la gloire et la puissance egalement sont ' eternelles et secu-
V°ll.
I. I Tim., vi. 15-1«.
[343] HOMELFE LXXXVIi. '5
.•jJLOkUj Jk-i3? p!*aO ^.CHQ-.)— J» ^-L— ^-.,-k^ v3/; oÖÜ^ .^OL^S^IO OOI
%iL>*io?o J_3<M; ? ^Ot^o Jjo^jo^^o .• ok- 4 JJLVa~ )1q.jjÖ.D; J.^oj ^i. p ck
JjoJ-ocu» ioi^o Jjo^J/? )J^-oot^> .°i^n.v>; ool Jls/o .)l.y „tv . v> Jlsjj ous
.•J^iotoo c*A3 "^ J-iäts Ju.1; J,~a_s. ^o; JW .'i^-k^o Jy.£ja-o ^aJLi^o
«öj^o Ot^^o« ^.äo v^» 7 )jo» oj^oatJjLJV^ ^*! QJo« 'Joci k-JjjäL^Nj.io
y~.l j»ot-=>o :^*ous jooi -oioK-./» ^-*^oii JM'V*^ L ^.^n -alo JJ/
^. ^ Jlo^, * JiL~ K~J. Mj^ 4^SÄJ JldiO; OuCOJ OL,*OjM.lol
vb.
Fol. 190
r" a.
I. 2ys, '., r,, S. Dans L ces mots onl disparu tolalement ou parliellement par suite d'une dechirure.
— .',. LV iW {«(Vi.
laires, que nous devons voir par les yeux purs de l'esprit lorsque nous cele-
brerons la fete adorable et glorieuse de la passion et de la resurrection ?
II n'est pas assis sur une paire de mulets blancs, ni sur un char d'or et
5 incruste de pierres precieuses; il n'est pas non plus revetu d'une etoffe de
pourpre; il ne brille pas par sa chaussure ecarlate; il n'a pas la tete ceinte
d'or et de belles couleurs {vjyjoia.) variees; il n'est pas entoure d'un granJ
nombre d'hommes en armes et de porteurs de lances (ww/rapiotpopos). Mais il
est frappe sur la joue par le serviteur du grand pretre, afin de nous procurer
io la liberte par ce soufflet qu'il a volontairement recu, une fois qu'il a chasse
l'esclavage auquel nous avions ete soumis apres que nous avions ete vendus
au Malin par le peche. En eilet, lorsqu'il s'est fait chair, c'est-ä-dire homme,
sans changement, et cet (homme) tout entier ä l'exception du peche, qu'il
n'a nullement change sa condition d'etre le Verbe, le Fils et l'image
ir. invisible ' du Pere, mais qu'il est reste d'une maniere fixe et ferme dans ce
qu'il etait et que par lä, comme il est ecrit, ii a pris la forme d'esclavr-,
il est necessairement entre en se glissaut sous les souffrances * de mon " LfoL wo
esclavase, mais en verite toutefois sous * toutes celles qui sont exemptes du *vfol.i9e
& ' r.a.
prche.
1. Cl'. Ool., i, 15. — 2. Philipp., II, 7.
10
1
'Vfol. 11)0 •
r° K
70 SEVERE D'ANTIOCHE. [344]
joot \ t '^ &Ooo J-.Q— ; )lo i .\^e ^_io J_^^v^ )°?t t-ö joot loila; wöi
.•J-cq-.jV3l3 fco/ y^övio ^ fcs^ia.ji y^o .-joCSs. l<ü». jooi •po/o ••j-aa-.;y3is
J^öL^S; jk-ULSo-,£*j JLo Kl S\ JJ/ .K*jl^1/o «K-7 J-^S.^p>» k^-,';o
•.'Si^jl yoyLo J_^jj t-^s-fc/ »-^-s *J ■>., * jlV) ooi -.ts^Jl *<f>n<Y) K^clX-cdo V^S.oi
t w >., N ,.; )»— .Jjlsoi ,^-joC^ K-/j ".^W ^ Oqjl J t S\ ^ yooo '\ «>'->!/ ».so
^o KjlSoi'/ jJ .v-^.? ^-.j J^o^a^- .)^ldqjl\ .*^-»i ^»; Jus It-*^ k-=>oC
fcoeüöD JJ/ .li.oi.l3 JJ Jjot ^£*io .joot «^-; J-ii,^>o J-V^ 00 .JlooV; Jllou»
ooi si ./o» ^^io ..Jj/ loCs JJ» 'Ki.,1.0 •J»,-J L ^ )^>o-* y-*\ .«^-? J-30j'f9
jooi ^,1, ji j.i«.aa; oö( "^io :jjfJLa; y_./ )ooi ^>'»; V^^ &i • W|JLD ?J? °oi
.JK . i, H\Vt t JJo xr^l y • "V JK-'Vo.iu», JJ; JÜLX./ •.^JS.oi w^IJj ')^-^-
lot-s jJ -.f^jl/ ^/ .^otääj_s N~o oüS. ^o-o.iL/ :^.otäi3 oSloKIh/ V-^x t- 3
Jls/o >.t*a^ )K-fc-^-* V--^ JJo -Oi^ lo»-a-iö; ooi .'^0*^0 Jooi K-./ ^-.^^Jis/
-JtV^-^ Ia°-* y-'l .°^-! iaoiVS J>o_flo jl/ .<o_t£o9 Lld.^/ ot>oo.a^ -j^i| JJLaj
I. LV in margine â– j sa -**'-'-
C'est pourquoi il a regu aussi des crachats ä la face et il a ete fiagelle,
enlevant la honte qu'Ailam avait cprouvee, lorsqu'il se trouva nu apres la
tromperie du serpent, qu'il se cachait dans le Paradis et qu'il disait ä Dien :
J'ai entendu tu mix, quand tu te prömenes dans le Paradis, et j'ai eu petir
paree que je suis nu et je nie suis eache'. Mais le Christ lui-meme a cri<* r>
d'avance par le prophete Isaie des paroles qui sont la negation de ces
reponses et les contredisent et, lorsqu'il s'est fait chair, il les a accomplies
par les faits menies; elles sont ainsi exprimees : J'ai presente mon dos tiu.r
coups et mes joues au.r soufflets; je n'ai pas detmirne ma face (wpöcwirov) de la
honte des crachats. ]j> Seigneur a die mon au.riliaire ; c'est pourquoi je n'ai p&S 10
eu honte; mais j'ai place ma face (upocwxov) coninie un rocher ferme et je suis
que je n'ai pas honte parce que celui qui m'a justiße est proche*. Car il fallait
ainsi qu'cn n'-alite que ces chosos arrivassent aussi ä celui qui par nature ne
connaissait pas le pechc, afm qu'il les rendit sans eilet et Sans action. En
. v fui. i«o effet, lorsqu'il * a et(^ frappö sur les joues et qu'il a recu des crachats ä la ir>
face et qu'il ;i 6tö flagelle, il n'a pas eu honte; car il n'y avait rieft qui lui
fit lionle, puisqu'il n'a pas comniis de pechc et qu'il ne s'est pas troiice de ruse
dans su houchc', ainsi qu'il est derit. Mais il a place sa face (irpo'«ö>i;ov) comnie
i. Gen., m, 10. — :;. [säte, i, 8-8. — :t. I Pierre, n, -J2; Isaie, i.m. ').
[34öj HOMELIE LXXXVII. 77
00 QjL ^° -.o;«*^sl/o oSji/o Q-^-aL.- vOotAÄJ Iql^o "^-.j q^Sua/ nA
061 001 o-m^o* «010 :Joot «.V.; Jj»*Xio J-V-io; ^,; v-61 .jUfcUaa ji../ » n\ o<
Jbä» JLö.iö y^o JJo -JoiSsv Joot v-oioK-./ \t.-y.-i ^s/ .. v t\^o -)ooi Jjl'V-^
..io« ö^K-./ ^V*»f ^po JJ° -.J?oi 'JJ ^♦j/o.^&s.ieu Jju^ ^4^? ^-^01
10 k^jo ^J.l/ UlliI ^o y^^^o v / .»oaaj Jlaj^^io "ifio^j * v / JJ/
V fol. 190
v a.
1. L\' in margine : ok ^A^a» Uo : | \.i^ o Uja» \*.a*.a ^i^,* U^., l.^».o lU».^ i.a.»,a
11 ^jo «i^o .• ol-ova - . ä.\ »^j.:a-»j v \oio IL«^j.o liw-ii |.i".!> ^aioi U^~ !-•■* ~"* o!J,i Uä^» ;-»•{
.• x oj( uomj »,;o o.on -•<* ^§00 .U^VLa a^a\o,, s ai-« <x> Ik^oo la^ -3/ Ij,^=v» U 00.01 \>-2jco
if±ae ool ,3o. — a . y ,i£»v — 2. L ov^aa».
an rocher ferme, pour montrcr qu'il est impassible et que les souffrances et
ce qui peut faire honte sont entrees en lutte, mais se sont lassees, se sont,
brisees les unes contre les autres, se sont repandues cä et lä et se sont dis-
persees, sans lui porter absolument aucune atteinte ' ; car celui qui heurte le
5 rochö'r se figure (le) frapper et en realite c'est lui-mßme qui est ä sontour
frappe par lui 2 .
Cette (parole) : J'ai presente man dos, et (cette parole) : Je n'ai pas detourne
ma face, montrent, que c'est volontairement qu'il est venu ä ces (humiliations).
Cette (parole) : Le Seigneur a ete mon auxiliaire, et cette (parole) : Celui qui
10 7n'a justifie est proche, sont des paroles qui conviennent ä l'economie selon
la chair. * En etFet, lorsqu'il s'est fait homme pour nous, quoique par nature *Ltoi.i9i
il füt Dieu, il ne dedaigne nullement de prononcer des paroles qui conviennent r ° a '
äl'homme. S'il n'en etait pas ainsi, il n'y aurait rien autre chose (ä faire), si
ce n'est * renoncer ä toute l'economie. Gar, si c'est par necessite qu'il a eU *Vfol. 190
v° a.
1. Note marginale de LV : De meme que les flots impetueux de la mer qui l'rappent un rocher ferme
et fixe ne lui portent aucune atteinte ou ne le döplacent pas, mais, en se frappant eux-memes contre
lui et en l'arrosant, sont brises, s'evanouissent el meurent completement, de meme le maitre dit que les
souffrances naturelles de la chair conime Celles qui sont repnihensibles et Celles qui peuvent l'aire honte
ont frappe le Christ et ne lui ont porte aucune atteinte, parce qu'en lui elles ne se sont pas trouve de
place; mais ce sont elles qui se sont frappees, se sont evanouies et sont mortes a la ressemblance
de ces Hots, et desormais elles n'ont plus cause de perte meme chez la plupart de ceux qui ont cru
dans le Christ, parce qu'il les a emoussees d'avance et qu'il donne encore son secours.
78 SEVERE D'ANTIOCHE. [346]
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1. V oni low.
fl agelle" et qu'il a condescendu ä se faire ehair sans changement et si c'est
par force qu'il s'est conduit, il parlera aussi comme tout le monde; et,
puisqu'il a besoin d'aide et de justice, ces paroles releveront egalement
de la faiblesse. Si au cöntraire c'est volontairement que celui qui par natura
est plein s'est inde lui-möme en prenant la forme de serviteur', c'est encore volon- 5
tairement qu'il s'est servi des paroles humaines a cause de nous; car c'est
nous qui 6tions ceux qui en verite etaient aides et etaient justifies en lui.
En effet, oü le Christ, la force de Dieu et Pere, avait-il besoin d'aide? (hi
bien oü par le fait de la souffrance se trouvait-il dans le besoin d'etre justiiie,
celui au sujet de qui Isai'e a ecrit : Avant i/itc l'enfant sacke le bien ou le 10
mal, il resistera et n'obeira pas <ut mal, pour choisir le bien'POr n'avoir dös
les langes aueun pencliant pour le mal et ctre solidement affermi dana le
bien, c'est le propre de celui qui par essence (oüeta) est juste, el c'est Dien;
car les hommes, ä l'Age de diserötion, choisissent volontairement le bien au
Vfol. 100 Heu du mal. Que c'etait nous qui sommes justilies dans le Clnisl " par la 15
volonte" de Dien et Pere, le sage Paul l'a clairement montre, lorsqu'il a ecril
1. Philipp., 11. 7. — 2. Isale (LXX), vn, 16.
10
Lfol. 191
r° b.
Vfol. 191
r° a.
[347] HOMELIE LXXXVI1. 79
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«H^S— JJ} OCX U-.< ^^w VI » floltoo; . J.J5ÖD» OCH |nO- 3/ .i^-S jjCH
1. Oii altendraft "»^l- L- — 2. V in margine ': «*t»^3i JO.ctviSiv. — 3. V in margine : Ixr,7tTprj V .
aux Corinthiens en ces termes : Celui qui ne connaissait pas le peche, il l'a
fait peche pour nous, afin que noussoyons en lui la justice de Dien'.
Par la porte du jeüne tu verras que le Christ est encore revetu d'im
manteau rouge que le Livre sacre qualiiie d'pcarlate, qu'il est egalement
s couronne d'une couronne d'epines et qu'il recoit uu roseau en place de
<7/.v)7TTpov ou sceptre royal, toutes choses en verite qui d'une part renferment
le mepris aupremier abord (-pö<7£Yi[/.a) et qui d'autre part (contiennent) le
remede ä nos propres maux et la charite (<pi).av9fcaTCi'a) divine et digne de celui
qui a aussi cree l'homme.
io En effet, parce que nous avons ete sous l'empire du peche qui est de la
couleur du sang et est rouge * et (sous l'empire) de la mort qui a pris naissance * L foi. i»i
de celui-ci, le Christ, le soleil de justice, se revet de tout ce (peche), accorn-
plissant et disant par les faits memes les paroles prononcees encore par
Isaie : Si vos peches soiit ramme la pourpre, je vous rendrai blancs comme la
15 neige; et, s'ils sont comme l'ecarlate, je vous rendrai blancs comme la laine' 1 .
C'est ce que demaude aussi le cercle d'epines place sur cette tete sans
peche. En effet, que l'epine symbolise le peche, * le prophete des Psaumes le * vfol. l'.n
i" a.
1. II Cor., v. 21. — 2. Isaie. I. 18.
10
SO SEVERE DANTIOCHE. [348]
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J-^oJAoot wöljo 'JjLS»a.O; )tt>t->o J-Jls'oa; ]K..soiaieu> K.-J-J,—/ o/ :^»po
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jaiio-o v>choK-/ Jc*£»~s; ,_^\ot JloVco^flO ^^sJso; ..vAi»pö J-*i'/; J^a-^flD
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1. LV in margine : ß-U»£-*>o- — 2. L in margine : <^t\ ■*-»»»• — 3. V l«^»v — 4. LV in
margine : ^-J,- — 5. LV in margine : <ja:*> •.^^^» [l'V r"'' l * £SM ' : Uw sj^^k»? Uv>^ >3/
fait egalement connaitre en disant : J ai ete ramene a Ja misere, quand l'epine
s'est enfoncee en moi; je t'ai fait connattre man peche et je ne t'ai pas Cache"
mon iniquite (ävojitoc) ' . Et il ctait dit dans les commandements de la Loi que
Dieu a donnes par Moise que, lorsqu'on olFre un sacrifice pour une faute ou
autrement par un dem gratuit et sous pretexte d'une offrande et de ce qu'on
appelle l'ofl'rande des fruits — et de toute faijon pour les peches, car il n'est
pas possible que (les horames), puisqu'ils sontdes hommes, ne pechent pas,
meme sans le savoir la plupart du temps — celui qui offrait (le sacrifice) devait
poser ses mains sur l'offrande et la victime, sur le taureau ou la brebis
ou tout autre (animal) ; et l'imposition des mains dit hautement par elle-
meme que c'est ä cause des actions qui aecompagnent les peches qu'a lieu
l'otrrande ou l'expiation qui se fait par la victime; personne ne conteste que
les mains soient la marque d'une Operation reelle.
Puisque donc le Christ est l'agneau de Dieu qui enleve le piche du Monde"
et que le cercle est le monde, lorsqu'il a cnferme et pris les epines et 15
en generaltous les peches dans le cercle de (sa) couronne, il les a amenessur
sa tete comme une victime de9tinee a rimmolation 1 , aiin qu'il füt la puri-
1. Ps. xxxi. 4-ü. — 2. Jean, i. 29. — S. Note marginale deLV :On a au>si coutumeüp niettre une cou-
ronnesurles brebU qu'on Iraniolemaintenant, toutes I. - i..i^ i|u \Ues sonl oirt-it«-- '[i.niia.-coniplinuiivieu.
10
191
V" SL
10
[349] HOMELIE LXXXVI1. 81
_ioo l'Lioll/ *a>o\o2 *_io» -oi öuk-./ ]»oio -.Joowi v 00 ^°» J— ao»» J-L3-./ »vioi. 191
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&l .)jm/ ^ J^ol Ji»V;o J~aÖDj i^o/j oöt .-Jv-* ^o;/ ^5.» 061 Jjl-.; if^
1. y ^.u-00. __ 2. V V- 1 -
fication de tous; et c'est ce * qui a ete dit par Paul et a ete cite plus haut : «vfoi.wi
Celui qui na pas connu le peche, Dieu et Pere l'a fait peche pour nous, afin que
nous soyons en lui la justice de Dieu'. Eu effet, lorsqu'il a attire sur lui nos
peches, il a souflert dans la chair comme s'il füt lui-meme coupable et par
s son sang il nous a montres justes et innocents; c'est ä son sujet que Pierre,
l'elu et le chef de la phalange (tiy^a) des Apötres,. a dit aussi : Celui qui
dans son corps a fait lui-meme monier nos peches sur le bois, * afin que, morts * l fol. 191
aux peches, nous vivions pour la justice' 2 . Car c'e9t l'ornement (fait) de
matieres (uXas) superieures qui est (tout) exterieur et qui peut s'acquerir
10 qui montre par la reunion de couleurs variees que la tete d'un roi qui n'est
qu'un homme est glorieuse; mais c'est la tete de Dieu qui par nature
possede la gloire et la louange, quoiqu'il sc soitfait homme, qui a rendu glorieux
et salutaire merae ce qui peut causer de la honte et du deshonneur. C'est ainsi
en verite" que par la couronne d'epines il a aussi aboli la sentence (portee)
15 contre Adam, laquelle avait dit : La terre te pToduira des epines et des ronces 3 ;
car ceux qui se sont veritablement attaches ä l'Evangile (Eüayye>.iov) ont egale-
ment regu la bonne semence de la doctrine non pas dans des epines, je veux
dire dans les preoccupations du monde, mais dans une bonne terre, de teile
1. II Cor., v, 21. — 2. I Pierre. 11. 2'i. — 3. Gen., in, l.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 6
10
82 SEVERE D'ANTIOCHE. [350]
♦Vfol.191 li[ä ßl -.^aot y-/;j w^oi ^*> >o^ o/ *jk_l jm» "^«-W) jlj J-lA*/
v°a. ...***
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Jit-i-^o • .y.il.X )jc*X »J; Ua.-/ .|» t.fi\ ^—x-«; jiaa^io? p°)~' JU / 7-/
Jal»; och ) ' t m -i a V^x ^ 'i-*^° ^3? >-ö< )»—.)-» .'-»ota.^ -».M )-)KX.^.o
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1. L «**•
â– v foi. im sorte * qu'elle ne produise plus desormais des ronces ou quelqu'une des choses
semblables, mais un fruit nourrissant par cent, soixante et trente ' .
Le sceptre de roseau n'estpas non plus eu dehors du mystere. Eu eilet, tandis
que nous etions deveuus raisonuables par l'image de Dieu et que nous avions
recu en mains les renes de notre propre vie avec la possession de nous-memes et 5
avec le libre arbitre, nous nous sommes inclines vers les passions honteuses,
ayant perdu l'effigie (er/.u>v) royale et depuis lors ne nous guidant plus nous-
memes, mais etant menes par le peche; pour cette raison, le Christ recoit le
sceptre faible, facileä rompre et fragile, commeon peutdire, de notre royaute,
(ä savoir) le roseau, afin que, lorsqu'il le prend, il le rende ferme et fort par 10
sa main toute-puissante. En effet, quand il a partieipe ä la chair qui est de la
meme essence (ouoia) que la nötre et ä l'äme raisonnable, apres que le peclie
eutetc enleve du milieu, il nous a tous purines et fortifiös de nouveau ei il a
fait remontcr l'image royale jusqu'ä sa propre force personnelle, ou plutöl
(jjialXov 8i) il l'a rendue tres forte, une fois qu'il s'est fait les secondes premiecs L5
de notre race (ye'voc) et qu'il a donne de ses propres (qualites) ä ccux qui
sont ensevelis avec lui par le bapteme et qu'il a revßtus de tout lui-
1. Cf. M.-ittli.. XIII, 8.
Vfol 191
v« b.
Uni. 191
v° I).
[351] HOMELIE LXXXVI1. 83
♦ stocC^aS »a-xpo yofc<-»_3u\ )-».«■<■vi\ <v ol,~-Q.-\ ) tvi ^>> yOJÖi t-"-^ v ^'^ ' 1
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-en .-oöij )It-oij Jl -öi )»-../ \^nn\ . „-bJLotoo ) m . n s ; J^/o -.^o;/;
vj_.ii.too ).-^>>, x ^_x; -.poi-A-v K_.)_^_-Jt3o .Jooi ]Lo; oöt J»^3-_> fcsJsvj-^j "
>_>/; s-Öl .-Ia»/ <3i_\-3L_> Joo« v-JOalo ').o A j-\ '^iö ), »v . * W^ )t-~^° — lo^
J_5QJU-. '^»)- «tOQ; ^-^>0| »-.OJ^-C-XO .0001 »-./jJipo ,^_»j J-VÖA .loot jf-.J
K_o olX__K:*>; J-.oj_.J_x )j..,.-v>\ loot j-, -. . m -o jJ JJK_.i-=> -o« p' .jooi J - ccu-Oo
"^iö )-*.N, ^ÜOsw .fts_jL*<>f-~/* looi J-j-^o JJ t--^ &l '\ mf> jjoio .a.'J_~io
JloojSs. *J.Vl ^o ».oioK.-/ ,-« p .jm'iV; JJ / • .Jaojl-. JJ ooi vü^._oo V-_^
■* , --' ; -ojüv vA-oa-\ ^io» J-*o oöt-s p ooi ^s oot; J-L_w/ -Jlcuu/o ks_o
■«i-'A ■■•'"v JJ; .Jlal-Cjo )ju.; ou^-oJJ Jla*aJu-> JL=> )oi-iJ . - ^ a n V)
♦ o,.-3,/ Jjoi )q>v J-^Oo Ji-eo-s t-^> ^3/ .J-to-*— ]Ls
^^SOt... )J-^» .t— °°» »-5^.-0 -.OOOI »-^J- S lL- O JJK-OÖA )^3-D J-3JOI -00
meme; vous lous, en effet, qui avez ete baptises dans fr Christ, s'ecri'e Paul, vous
avez revötu le Christ '.
Apres cela * tu verras le goüt du iiel et du vinaigre oppose au gout intern- »vfol. 19t
perant d'Adam et los mains attachees au bois opposees ä la main imprudente de
5 celui-ci laquelle a touche au fruit * defendu, et, pour le dire simplement, (tu * l foi. im
verras) Jesus eleve sur la croix, lui qui a dit aux disciples : Et rnoi, lorsque je
serai eleve de terre, j'attirerai tout 2 ä moi*. Aussitöt, en eilet, le soleil retenait
son eelat sur toute la terre qui tremblait ä son tour; les rochers etaient
fendus, et tout ce qui se voit etait eouvert de tenebres, parce que la creature
10 elle-meme ne pouvait pas supporter la vue du createur qui en verite est
crucifie et qui souffre, et cela dans lachair; il etait impossible, en effet, qu'il
(souffrit) autrement; car c'est l'impassible, mais (l'impassible) qui s'est
incarne, qui est monte sur la croix, puisque (le Christ) est un de deux, ä
savoirde la divinite et de l'humanite, ahn que le meme, aeeeptant la soulTrance
15 dans ce qui est capable de soufTrir, emoussät par l'impassibilite le pouvoir
de la soull'rance et de la mort qui ne peut toucher l'impassible, bien que par
Tintermediaire de la chair il soit entre en lutte avec ce (pouvoir).
(II suit) de la quo les tombeaux rendaient les morts et qu'ils en don-
1. Gal.. in, 27. — 2. Litt. : « tout homme ». — •'!. Jean, xn. :i2.
♦ V toi. 19
r» a.
in
84 SEVERE D'ANTIOCIIK. [352]
j_5^/; J_K.UL JloVl/ loJ^ .."^-bJ^ ^Jbo jooi k~~J; och jj^ >s/ .ooch
j Joch ^e,'nv po -.^.o*»; Jjlö^IK^o jJ JVoäJJ )och j^ln t- 3 Joch ^j'/
^_boo .J_^icvo J~~»o/ c*\ Ji*i;o •'^^•; JJ*oa*-oj Jbtij ^.oj "^ü L^i-.io
) -■-<^» . t£OQJoil ^i»o .-«^l^Icd L-^aiXo ^o'J-o J^ocL. K^t^_«^l )lia^..£ j^a
♦ JojS^ _y-/o J^Jjj^ JJ Jiio "^a^ ,J .-oui-aLjA. ' , mM | p JJb/j 006. .oK:>
..^X vAjcaiö J.ioo> Jju'/ la^o :J^oo,; «.*»! ^.\ iyL*äo J^-'jJ 'Kj/ JjL*.
:|)^*JLiotS.^ Jsjj ^.s CHJLio |^jL.ia\o ra-oVic^ ^. vo';j JJ "^-.sch Jjch\
JJ JJ^..o CH.-K-/ Jjldch; JACbooaX "^SuJ po "^alta J;ch-s JJ; J-ta-./
.J_^iü; oifcOvio J-*-='? ~CHCt-.»fla.i} v3/ ,JJ / .cw^aViOL^ Jj/ j.io/ ^_»; J-Lio ..JoJ^jü
.J.-.ÜJ Vä^'J. ^0 ,— ^^.Jo-. %aiwj/ .-)Iq^.£dI of+sj .^.iö/ J^oo, p- a»,j
:3o»;l JjJj; v-ch »J^> ^-J-»JLs; -r^l t^ J°^X J-»ai«>J )°^> \J»J ©ch^j Jjp/
JJ/ :bo' yli Lcoarxaj y»./; J.^aa.£o/ K-j/ JclL^c K<Jj_;po t ^ a\ '^-.; cuot
:Kj/ ^i^iö JLia..s» ^3 po :uil ^-W- 20 ? J-*-*J° JjJ-3 ^-W- 00 ! Jk— -^'1 ^Q-^-
och /-/ .t-o- : 9 Li°Oi o> t 'nv\ <3>l Jjldch -.JjJj; -.0^ JJ^-iJ-3 )o~~ L; Ui-/
1. Ici commence unc lacune dans L.
naieiit un grand nombre ä la place de ce seul (mort). En eilet, celui qui etait
descendu d'eu haut, allait aussi dans les regions inferieures de la terre \
'Vfol. 192 brisant les Kens * ineluctables du Scheol, repandant d'avance en tout lieu la
semence de notre resurrection, frayant le premier la voie, ressuscitant apres
(Hre demeure trois jours dans le tombeau, montant au ciel, s'asseyant sur le 5
tröne (Opdvo;) de gloire qu'il n'avait pas quitte, nieme lorsqu'il s'est incarne,
puisqu'il remplit l'univers dune maniere incorporelle et en tant que Dieu.
Vois-tu oü te fait aller la porte du jeüne et ä quelle hauteur eile tc fait
monter? Ne nous faut-il donc pas purifier ce (jeüne) et en eloigner toute
pierre inondainc, de peur quo nous ne heurtions celle-ci et que par notre chute 10
nous n'obtenions pas une aussi triumphale entr^e? Que dis-je qu'il laut purifier
(le jeüne)? Mais la parole du prophete veut meme que nous le sanctiiiions :
Sanctifiez le jeüne, dit-il, en eilet, publiez la guirison*, s'est ecrie Joel, Tun des
dmize prophetes. De meme quo Dieu a pose la loi (vojtoe) pour le juge, en
disant : Tu poursuivras justemeni ce qui fst juste*, c'est-ä-dirc « 11011 pas en 15
faisant semblant (r/r^x) d'une maniere hypocrite dejnger selon la Loi (v6y.s;i.
mais (en agissant) avec un esprit tres juste et une intention tres droile,
et en mettant en jeu toute (ta) peine pour montrer ' juste ce qui est juste » ; de
1. Cf. Kpli.. iv. 9. —2. Jofll, [, 14; ii, 16. 3. Deut., x vi, 20. — 4. Ici commence une lacune dans L.
10
[353] HOMEL1E LXXXVII. 85
*.oioK_/ Joou I^J^.,.*, J-LX./ •. k-"/ Ji^ja.io jl^Loi )o^o.\» ocx ■*■•*/ .J^-.Jju.^jd * V toi. 102
• * * • ■' • 1"' b.
jl^^flD JJ;o ';o<^o ^i « n ..jK^o jfrs^osj^o ^.io yi öS. .Jootl u) )iot .J-ioo«
^■»» >Afl Jboo^ ^.oia^A^iUM Kj/ ns,1» jJ •.otlaS. ^.io/ •. >»-^- J J-»^ö; l? *-^?
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meme il a commande de sanctifier aussi le jeüne comme s'il disait : « Le jetine
est saint, puisque eu verite il purifie et sanctifie; mais approche-toi (de lui)
saintement comme pour sanctifier ee qui est saint, * alin que ce soit veritable- * Vl j jl - I9 -
ment un jeüne. » II en sera ainsi, 11011 pas seulenient en nous tenant loin de la
5 nourriture et en restant sans prendre d'aliments, mais en (nous abstenant)
encore de toute impurete et de (toute) coneupiscence ; car ii taut que nous
jeünions du mal et que nous en arrivions ä ne gouler nullement la mechancete.
(II suit) de lä que, si pendant les jours du jeüne quelqu'un t'entraine au
spoctacle des chevaux ou ä un autre (spectacle) qui lui ressemble, dis ä
10 (celui-lä) : « Ne sais-tu pas qu'il nous est commande de sanelifier le jeüne et
qne nous sommes dans ses saints murs ? Peut-on entrer dans le temple sacre
et dans le Saint des Saints, et en meme temps voir les spectacles bonteux et
deshoniu'tes de Satan? Queljugement n'encourra-t-ilpas et dequel blaspheme
ne se rendra-t-il pas coupable celui qui melera ä ce qui est sacre et saint
15 ce qui est profane et n'est pas sacre ? » Et en disant cela, tu inspireras de la
crainte ä celui-lä aussi et avec ton propre salut tu gagneras encore celui de
ton frere.
S'il surgit secretement en toi, lorsque tu regardes la longueur du jour et
que tu notes pour toi les nombreuses heures qui te reslent, la pensee daller
86 SEVERE D'ANTIOCHE. [354]
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vers les des et vers la distraction et le divertissement pernicieux qu'ils (procu-
Vfol.192 rent), * pour ne pas tomber dans l'ennui jusqu'au soir sous pretexte qu'il tarde
ä arriver, mais pour t'oublier toi-meme lorsque tu arriveras au coucher du
soleil, dis encore ä (cette pensee) : « II m'est cotnmande de sanetifier le
jeüne; et le fruit des des n'est pas la sanetification, mais l'eloignement de 5
Dieu. » En eilet, en meine temps qu'ou agite et retourue avec la main ces os
ornes de points, il y circule et tourne une certaine Operation des demons qui
engendre l'amertume, la fureur, la colere, le cri, le blaspheme et tout ce que
Paul a enumere, ce qui alllige et cöntriste l'Esprit-Saint '. Car je passe sous
silence que de ces (des) quelques-uns en sont veuus encore aux blessures et aux >"
meurtres et meme ä la perte de leurs biens ainsi qu'aux malefices et aux
incantations pai'ennes et pernicieuses et ä tout ce qui est la doctrine des
demons.
II laut donc que nous sanctiliious le jeüne; afiu ile ne pas tomber dans le
degoüt en raison de la longueur du jour, courous ä l'eglise, imlinons nos 15
oreilles vers la psalmodie, prenons plaisir ä nous laisser aller aux larmes, et
de la sortc nous en viendrons aussi ä cliantcr en meine temps que ceux qui
chantent, disant avec David : Seigneur, in ouvriras mes levres ei ma bauche fera
1. Cf. Gel., v. 20.
v°b.
10
[355] HOMELIE LXXXVII. 87
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^^Ji-s jL^i^S.^ JJo J.*_.,_0o i-.D» |a!~ / J^ooiX; J-Li.»/ •.Kaj'1 ^>; ^-^oi
connaitre ta louange'. Prions avec ceux qui prient, ' assistons aux oflices des * v t'oi. 192
v° b.
mysteres, et nous estimerons court le jour, une fois que nous l'aurons mis
ä part et consacre a Dien.
Ce sont lä des (pratiques) bonnes, utiles et vraies; elles engendrent la
5 douceur, une conscience moderee et humble, l'aversion de la hauteur et de
l'orgueil, une maniere vraie, pure et qui ne dissimule pas la perfidie que Ton
(trouve) dans une douceur feinte et dans des paroles douces et trompeuses,
attendu que la charite qui n'existe pas revele par la persuasion une charite
abominable, maudite, hai'e de üieu, bien plus agressive que toute inimitie
10 manifeste et declaree et que (toute) rivalite irreconciliable, plus cruelle et
(plus) violente que toutes les bßtes sauvages. C'est a cause de choses
semblables que le prophete Jeremietlit : Leur langue est un trait uuiperce et les
paroles de leur bouche sont pleihes de perfidie; il parle de paix ä son prochain et ei>
lui-meme il y a de V inimitie - ; et encore : Seigneur, tu es pres de leur bouche et
15 loin de leurs reins 3 . C'est pourquoi Tun de ceux qui sont sages dans les choses
divines (Oeocooo;) a dit egalement : Chez eux toute charite disparaltra*.
■Tai cite ces paroles, afin de montrer que le jeüne est pur, saint, n'admet-
1. Ps. l. 17. — 2. Jei-., ix, 8. — 3. Jer., xn, 2. — 4. Cf. Eccl., ix, fi.
10
88 SEVERE D'ANTIOCHE. [356]
♦Vfol. 193 oot .JKü^ ,_*o£xo.3* v oJI^lo ^o<oK_/> oöi * ^öioo j-sa.».s;o :JKju^s
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Jtct vi M 'n -> K^JLsl.wi (oöi )l"^o )i-o^j; ^o auop> ,scoo^>aa >a/ 'K.*a Jjldcx
'Vfol.i93 tant le melange d'aucune mechancete et couronne par la charite * qui est la
töte (xs<piX7.iov) de tous les biens, (ä tel point) que, quand le jeüne manque de
la (charite), il parait etre quelque chose de vide et de vain. De lä (il suit) que
Paul disait aussi : Quoiqueje dornte en nourriture tout ce quefai, quoiqueje livre
mon rorps pour le faire brüler, sans avoir d'autre part la charite en inoi-meme, s
je neu tirerai aucunproßt '.
11 faut que nous nous appliquions aussi ä l'humilite et ii la douceur envers
lout le monde, pourvu pourtant que nous ne privions pas Dieu au nom de
la douceur et de la mansuetude ou que nous ne portions atteinte ä rien de ce
qui lui est agreable; avec cette (douceur), en eilet, il y a danger (xivJuvo?) que i»
nous nous tenions bien tranquilles sans remuer ; et une parole de prophete dit
quelque part : Que l'homme doux soit belliqueux 2 ; et dans un aulre cndroit Dieu
commande aux enfants d'Israel : Soyez ennemis <les Madianites et frappex-les
parce tju'ils sont eux-mimes ms ennemis avec perfidie 3 . C'cst en vue de la
fornication et de lidolätrie, en effet, qu'ils les avaient ravis par un amour i&
qui n'en avait que l'apparence.
Paul aussi donnait avec soin le nierne avertissement par maniere de pr6-
caution et de prudence, (en disant) : Fuijez la fornication '. G'est ce que
doivent observer non pas seulement ceux qui sont dans (la plenitude) de l'age,
1. [Cor., xiii. 3. —2. .Tori LXX), in. II. —3. Nombres, xxv. 17-18. — i. I Cor., vi. 18.
[357] HOMELIE LXXXVII. 89
,j Ux&v -l~*** V k>U^ io^>)->o y^OLi U£.^a~, * -oi 'jlÄL-^'VtoLW
)'~ \ j^op. ä/ Jj^s J,^^ : v o^^Kj JKä>j Jlo ^ooioj jJ ? )ba-^
) Ui .^ t) >oN Kaju^o v*^ JK^jl-o .-oi-^JO-tocu )K^i i ..ftooo Jk-V— /
J_*_£Oo_icu oöi J-aA*.2>o ^_io »3/ Jjusj jbcus .^ n' . v> K-J^V* ^°°J^
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l. v Ua-*»£v. — 2. V in margine : 1«w ^» ■1«°]' V- v » I »<>>*> ^Ij'=^' U"** U»^=' ^v»>> *>y
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C^toßi I;öj» ovN >&^* -.U^>» ^-» ^3 Um ~^» •U"*' IiaN^ uw ^J 1j*u.«i U^W-
mais aussi ceux qui sont encore dans l'adolescence et dans la jeunessc — un ma-
nage honorable, en effet, peut mettre un terrae äun commerce * impur et en- * v foi.m
chainer des mouvements non refrenes — de peur que, empörtes par des amours
iniques (avopo;) et impures, vous ne fassiez durer la mauvaise habitude meme
5 jusqu'ä une vieillesse avancee et bien digne de pitie; car c'est une chose
dure et c'est d'une victoire difficile que de chasser et de detruire l'habitude
affermie par le temps. Sans parier de ceux qui, honorant vraiment le jeüne,
s'eloignent pour un temps meme du lit legal, que la vierge dise que le
jeüne est son frere 1 , ainsi que s'exprime laparole des Proverbes ; car l'une
10 est la condi^ciple et la compagne de l'autre, ä savoir : la purete et la pauvrete
philosophique; et que la femme mariee ait le jeüne en qualite de bon
surveillant de la maison et de gardien fidele de Tunion chaste et d'inspirateur
de la coniiance pour (son) mari.
De meme detournez-vous toutes de la mauvaise conversation et de la
1. Ct'. Prov., vu, 4. — Note marginale de V : II laut savoir que dans la langue grecque le mot
« jeüne . se. dit au feminin. C'est pourquoi, au lieu de « frere », il fallait que la vierge dise le jeüne
« (sa) soeur », comme le mot se trouve en grec, et que la femme mariee possede le jeune comme une
jeune fille qui est surveillante de la maison et gardienne de l'union chaste et inspiratrice dune süre
conflance pour (son) mari, comme cela aussi se trouve en grec. C'est pourquoi quiconque veut peut
lire au feminin.
Vfol. l'.i:
V a
90 SEVERE D'ANTIÖCHE. [358]
J oci . * •>•> j—.-i.ä^jL ^__o .)K_.paj ^s.3'^!-o > , -> ö' -Jt; «-.ex ^-ioo >.^*^,^ 3 /
)JlV— *>J-=o .\_vKj/ ^Ok-i )^---d/ yot^ia-x JVc-iopoo .*JW y . » \ toö J_Q_OjO
jjL-.; J-cq.jVo,°>N >s/ ^-.fco/ v^ -3 l^- 1 ^ •'^*^ J / ^eLceuaJkl» JK_ul~oV 5
. \ n / t co )jl*jlN o£o »-io ^2^ot ,_«._» )t; - ^_-ioo JVj— fcüLa ^_uK_|o .a^i
^--uöt JK-^cuLiA So-JSa .-.ojoNw/ JKjlJLs ^o»_vco< JL_o/ j-»_^ Jjl-\-£v_-
^.-.j/ , <■» ^ «) JJo ..^_.Voa-co . . -\ . \Vl 'jJ^aa-tt-Ooo J£vJ_\a_^so Jk-uLas
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JjV—/ Jöl-^-v, w_^\oio jjo-^v J Jjp/ -JiK.----»; j-JL^-a jl__Kiaioo V---^ J-"" -0 ! 10
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J_3i.äjL_v J_=v-£ )t--^^ ^^ 1<-^ *_»/o .« *>icq-<>; vQJÖt-v *-^-i/ ^-S-*> J-*--«V
I. V in marsine: \L&*Un Ic^o&vii-fov
calomnie des liommes et interdisez-vous de vous enquerir sur les alFaires
d'autrui et de les entourer d'obscurite. Vous avez ete delivrees du tumulte
des places publiques et vous en etes exemptes ; vous pouvez demeurer ä
v foi. m la maison et (y) vivre comme * daus uu sauetuaire philosophique, eu vous
v ° a ' appliquant en particulier aux travaux domestiques et aux quenouilles, en y ■">
inelant les psaumes, en vous delectant dans les cantiques spirituels et en faisant
aussi une place aux ceuvres de la vie interieure. Vous etes libres et par lä
exemptes de toute conversation vaine ; car l'oisivete est la mere de tous les
maux. Seulement fermez vos portes ä ces femmelettcs qui caquettent,
bavardent et s'enquetent de (tout) et ne les laissez pas jeter dans vos lo
propres oreilles la boue d'une conversation sötte et d'uue langue stupide;
car la diflamation et la mauvaise conversation qui (sc rencontrent) dans la
calomnie ferment le royaume des cieux, tout comme l'adultere et les autres
gros pechös.
En sanetifiant donc lejeüne de cette maniere, meme par ces (pratiques) vous 15
introduisez de concert avec vos maris la misericorde k l'egard des pauvres el
vous poussez ceux qui sont vos compagnons dans cette vie vers toutes les
bonucs actions. Et s'il y a des gens qui onl une dette envers vous et qui n'ont
pas le iHoycn de paver, pressez-les d'une maniere tres charitablei^'.XavÖscö-w;),
10
Vfol.193
vb.
[359] ' HOMELIE LXXXVII. '»1
>n qj/ o-Xi.l K-.J-JU/ kJio-,,» ^.K- • .JjLäooS JLa^ s^»- : vk > :JK»sq—
^s; ■•) «im v-^^ U*> -voKj/ ^. •>»:.. >o ]+*, y-l jK^a'^ ,js K-Jv-k—
^-a.\oC^; 'JKdjo^o -.JoCSx ^o; oöt Jjla^o ^^ ,_*>; <_-^oi Jk-ä^» Ut-k-^
ogu; ^iw i^.,v jfcojcü .^01^ )^-^ j^a\aA»o y^K^j ,_*^ot J-joN-jl^oo
yojj vfla.jLiJ jjKJia^ -Jlnn .ij„a >oaio JJ; ^3Ö|ÄOo; oö»o .'00(L»j 061;
o»A .—.^.ot? Jjl»»o j-coaioj ^o*|^o oöt .-J— ^jl^o ) i>o V ot-So JJ ^io <3>\ ^.;
♦^so/ .^a^o> ^olS.^o *^_3>^a..so 'Jjioi .Jju.t-o J— ojo Jo/ ya.^ *Jkw-Q_2L*l
surtout lorsque vous comptez les interets en merae temps. Pourquoi serait-il
odieux, eneflet, que, tandis que votre ventre jeüne, la course aux interets jeünät
egalement ainsi que les petits billets d'iutenMs? G'est cela encore qui donne
au jeüne un lustre particulier et e'est cela qui s'accompagne * necessairement » vfol.193
b du don abondant des biens qui descendeut d'en haut, de la richesse qui (vient)
de Dieu et de la benediction qui en verite accroit ce qui est et ajoute ce qui
n'est pas, s'etend jusqu'aux enfants et a la promesse des (biens) futurs et sans
fin ; car la benediction estsur la tete de celui qui donne ' ; et : Celuiqui va et vient
dans la justice d'une facon irreprochable laissera ses enfants heureux' 2 , dit le
10 Livre sacre.
C'est quand vous faites cela que le jeüne est sanctifie d'une maniere
parfaite et que la guerison de Dieu est publice ', alors que pour ainsi dire les
actes eux-memes emettent une voix, et que le Christ, le legislateur et le chef
en ces (matieres), sera glorifie meine par les incroyants. G'est ä lui que sied
15 la louange avec le Pere et le Saint- Esprit maintenant et toujours et dans les
siecles des siecles. Ainsi soit-il !
1. Cf. Prov., XI, 26. —2. Prov., xx, 7. — 3. Cf.Joel, I, 14; 11, 15.
Uix>Lo ^Uv>U l'poiio
|N_.;aiojJc N^i.; |N\>^o; 1^3. ^-/; liLa* Laia^jjj "\i
"Vfol. 19
r° a
10
loiOr-s oilo^j jt^i^io^ j;oi ^£^0 J-Xjo )t— 7?o -Jjkiioo )Ka a -^.o;
5 Joog y/; JLio oöjj Lia-/K^o ^3 o/ .-L^oa.^ j^JL.; yO-tviv jjjJ &a o t-3 <^°
,_io Jjotajj J-JLs JJ/ -.voKj/ VQ3U.K-./ J*-^/ t-^^OL^ .-yOStS. ^1'/ ^?J?
Jjla-S* ou-\o-tl\ JJ/ .JV^? JLo$J9lSo jJ ,Ux>l ^-»» JLfcJL=> la\ >v oJ^oot o^a
. • K_.La_. ^ ■- -*^> j'i-£Oo .J/w« 'mo ) 1 La v> oC^-^i j-oop? )^^.\ -.0i.jLjJ.j31
vJjLaljLio v ooC-^. ^ot^-3 'tv_).^L,jLioo K^ilx* 3Jt o
1. V in margine : ».-»â–
HOME LI E LXXXVIII
StJR LA PREPARATION HABITUELLE A l'eNTREE DANS LE BAPTISTERE.
Eii cc momcnt, mc semble-t-il, la sourco du Jourdain se preparo pour le
jour adorable de la resurrection et ä cause de cela olle forme et barre l'en-
tree dans le (baptistere), ä l'exemple d'uue mere. Vraiment, en elfet, eile est 5
bien une mere spirituelle, qui vous enverra, (vaus) qui etos ses veritables
cnfants, ä la vigne du jeüne, en imitant le maitre de la vigne et en disant :
« Allez et travaillez », et 11011 pas en convenant avec vuus dun denier (8-nyi-
»Vfol. 194 piov) * par jour 011 en fixant : Je miis donnerai ce i/iti conviendra*. Cur vous
iiYtos pas des mercenaires, mais dejä vous etes devenus des enfants de 10
lumiere; et, quand il s'agit de (ses) enfants, une mere ne convienl pas d'un
salaire, mais pour los petits do son sein eile amasso, met de cöte" et garde
tres soigneusement toute la richesse de ses bicns et eile leur fait cadeau de
tont avec abondaiice et largesse.
1. Cf. Matth., n\. •-', '1.
V l'ul. 194
r b.
[3(31] H0MEL1E LXXXVIII. 93
l&s-o^»; ov-.^-/ t-"-^ J?°l -Q^J Jjl,..\q,°> lai\ yQJL^.*, o£io^o •Jla-^-.a—
p .'vOj/ t-^/j o® 1 - 3 V^t^H i -"^- 3 y Olt - Vi i; w.ot -.^-; J^*^/; .) « i^>
.'l'y^Ji It-ama yaN'WM |..ajuL=>o Ji_«.^_cüo . ■> .«.^N '°>» L^ojxjCd/ ^alwJso
\o.'.xi >o«.^o jJo -.yood^.»; —öit L^..o laä\ yo» i\i ^-.o^o ^/; '» -»-N^«
)N.20«2; y--h .öjJQ.\y.P>i; . »..T* V> . • jLscu^V o/ JLauK. .^, o/ 6jJL^.^\
^.. O^ o [im. "il&oö JJ .JLiooi JJ; .^-»-— &l ^»f-s t-»--^ ^-»cöt ^.-K-'/ •P*/
1-1. Ce passage qui est elfaee en grande pai'tie dans V est einprunte' ä la traduction de Paul de
Callinice conservße dans Ie ms. du Vatican n" 142, l'ol. 66 v°, col. c.
Souvenez-vous donc que c'est par votre mere que vous avez ete envoyes
pour travailler Jans la vigne, et allez au travail avec une entiere allegresse
et avec toute votre force. Gar c'est lä le propre des enfants; et c'est le (propre)
des mercenaires de ne se montrer que negligents, de se moquer de celui qui
5 les a loues en faisant semblant (<7£vi|Aa) de travailler, de peiner par force et
par necessite (äva'-p.-/)) dans l'espoir du salaire et de desirer que la journee soit
passee. Mais des enfants bienveillants (eüvoo?), qui conservent encore la noblesse
(süyEvsix) de leur mere dans sa purete et saus alteration, savent donc clairement
que, quoiqu'ils fassent tout pour faire plaisir ä leur mere, ils ne peuvent rien
i" lui rendre qui egale sa gestation ou (son) enfantement ou (ses) peines; et le
plaisir qu'on fait ä une mere est comme une dette, plutöt de beaucoup la plus
juste de toutes les dettes, et non pas une gräce. Et vous-memes, demandez-
vous qui (vous etes devenus) au lieu de qui (vous etiez). (Le jour) oü la mere
spirituelle vous a recus, le meine jour eile a congu, eile a enfante et eile a
13 mis au monde.
Mais, s'il (vous) plait, " apprenons par l'Apötre la vertu de ces enfante- 'vibl.194
ments divins el le changement soudain qui (s'opere) chez ceux qui en meme
temps ont ete concus, se sont developpes dans le sein (maternel) et ont ete
f
r U.
(i4 SEVERE D'ANTIOCHE. [362]
,_s .-jK °y,\ .„,*, ^o IIqjJcü^o JK^^^JJ )lo,..=i_i> ^-.oöi ^^-J^Jsi -.^-.oöt
^.; ^ts^al .\\fJ^ ^.. i'm» ■•)) .'im .,_>oöi ^.V 3 '?^ |v<m'^..so jlcm «,^> ->
jt_2u^ ^.io ai\ :^*S>^> K.LwU.;l/ ^ooV 3 1°^? oiIqjlj/ fcOiOwio odo v> . m -■;
jfrs^lro »^a v '»:"* '.o^-*! j. *\ . « y y^\ jJ/ :« i t a \ ^-i— jlo_a_.i)-s> vOJÖt
K^j'^Ao» ^i^ , *>äa/; oöt ■) » .» fi J— oi; jl*m ^io» JJU'o^o ijUij ^io} I^Xo-bo; 5
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V fol. 194 J-»»**"* o*" 3 ? yQJoC^ •J;oij öilo 1 .0 ..Eoo IclX &\ j;ot "^£o>o .)K.-..i...3
v a.
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mis au monde. Que dit-il Jone? Nous aussi, en effet, autrefois nous etions
insenses, desobeissants, egares, asservis ä tonte espece de convoitises et de voluptes,
vivant dans la mechancete et dans l'envie, ha'issables et nous haissant les uns les
untres. Mais, lorsque In honte et la charite ((pi^avOocu-ivta) de Dien notre Sauveur sc
sont levees sur nous, il nous a saures, non a cause des oeuvres que nous aurions •">
faites dans la justice, muis selon su misericorde, pur le liain de In regene-
ration et pur le renouvellement du Saint-Esprit iju'il n repandu sur nous avec
abondance par Jesus-Christ notre Sauveur, afin que, justi/ies par sa grace, nous
devenions en esperance heritiers de la vie etemelle'. Comprends-tu : « Le bain
do la regeneration » ? Compirnds-tu : « Le renouvellement de l'Esprit » ? Tu i<
en as lä la signification par les paroles memes. Ln (dfet, apres iju'elle a lave
et aettoye, la mere a mis au monde; eile n'a pas seulement lave, mais eneore
»die a mis an monde. Gar le propre du bain est de laver la salete de la
mechancete, et (celui) de la naissance est d'imprimer, demarquer et de mettre
encore les caracteres (eixwv) de la gri\cc comme des proprirtes naturelles en is
\ • r..i. r.1'4 ceux qui sont venus au monde. (Test * pourquoi, afiu de montrer egalement
cela, nous trouvons que ceux qui des le eomincneement meme avaient ete
rendus parl'aits par les Apötres au moyen du divin bapteme, au momenl
mrine oü ils sortaient de L'eau, parlaient en langues et proplietisarent* et
1. TilP, 111, 3-7. — 2. fif. Act, xix. 6.
V fol. 194
v* b.
[303] HOMELIK LXXXVlII. 95
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1. V in margine AnoXXu;.
qu'ils presentaient les marques de leur naissance maternelle et que par
tout cela ils resplendissaient. Alors, en effet, c'etait cncore le temps des
signes, aün que la predication de l'Evangile (E'jayy£\iov) s'etendit, se develop-
pät et englobät toutes les nations qui, penchees vers l'idolätrie ancestrale,
5 etaient diiliciles ä sauver et qui demeuraient inebraulables, pour dire ce qui
est plus vrai; mais c'est de telles pierres que les signes et les prodiges ont
merveilleusement suscite des enfants ä Abraham'. Gar les signes et les dons
qui (viennent) de l'Esprit-Saint ont lieu en vue d'un besoin et non pas en vue
d'une (simple) manifestation, parce que memo maintenant il y a la meme
10 gräce qui est entiere, sans diminution et sans aucun changeinent; et, si
l'oceasion le demandait, ceux qui seraient baptises feraient necessairement
encore des signes et des miracles, une f'ois qu'ils sont revetus du Christ et
qu'ils possedent son Esprit qui fait et parfait tout; Selon la parole de l'Eccle-
siaste, en effet, toutes choses ont leur temps-; car ce n'est ni Paul, ni Apollos
15 qui baptise, mais c'est Dieu lui-meme 1 .
Puisque, du fait de cette naissance spirituelle que vous a donnee Ia*Vfol. 194
source mystique du Jourdain, vous etes devenus nouveaux au lieu d'anciens,
croyants ä partir de l'incredulite, enfants et serviteurs de Dieu ä partir de
1 Cf. Maüli.. in, 9. — 2. Eccl.. in. 1. — 3. Cl'. I Cor , in, G.
vb.
*Vfol. 195
r° a.
96 SEVERE D'ANTIOCHE. [364]
ot-K-./ v-^x ^/ 'J-^ J^^° &1 a f !> aoa x iN ^-.j )t-^L* .'j-JLi JL'i-A*
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)lolV-«! )'"'\ ^»n«\ )Vmv) p '-rr^ ^-|^o»-o .V^.Kjftio "" ^ cl^ ~.c*\?
•>|po/; s^^a*. Jk.„o£Ss jfcCS*ia^ -.J-«Jl=>; jKäu^ Ja:*).'.« \^o\\
10
l'esclavage du peche, vrais ä partir de l'erreur, adorateurs du createur au
Heu d'adorateurs des creatures, heritiers du Pere Celeste et coheritiers du
Christ ä partir d'etrangers, par quels paiements convenables pourrez-vous
donc vous acquitter envers uue mere qui a aiusi de beaux entants (eutexvos) —
et il est bon de l'ajouter — qui a aussi de nombreux enfants (iroMtexvos) ? Car =>
eile a egalement les deux(qualites) ä la fois. Un paiement couvenable, on n'en
trouve douc pas.
Or eile se rejouit beaucoup de ce quo vous couriez vers la vigne du
jeüne non pas avec tristesse ou par necessite (ävscyxYi), mais avec un visage
(-pocrwTOv) joveux et riant et avec un esprit serein; car Dieu aime la joie W
non seulement chez celui qui donne 1 , mais encore chez le serviteur ou
l'ouvrier. Je passe sous silence, en eilet, que celui qui travaille pour sa
mere, ou qui, semble-t-il, peine pour eile, travaille surtout pour lui-meme,
d'abord parce quil s'attend ä reccvoir l'heritage maternel, et ensuite parce
qu'immediatement il rocueille en particulier sa benediction; ecoute, en eilet, la i">
parole divine qui dit : La benidietion de In mere soutient les maisons des enfants*.
Lors donc que vous avez ete dans la vigne du jeüne — car je ne m'eloi-
Vfol.195 gnerai pas de ce mot (de jeüne) cn lui donnant le nom de vigne en haut ' el
p° a.
1. Cf. II Cor.. IX. :. — ■-'. Cf. Eccli., in, II.
10
[365] HOMELIE LXXXVIII. 97
JjUoioo Jj^aio -choK-/; yoio '^a^ *a -.x*-i/ o,..^ Jk-flo» 6f,-ä>>. ^o i^
KJjlS^o M u^xo ^oC^ .j^o JJj JjlAÖ—o J^-^jljL- jk^Vl :iia->^; -«
.-JKsl^v -oiok-/ ^-.; ) ... » * >o .JKä^ )^.)v-.K^ o».r> » i ) f\m> o kia-,;»
♦ wUüoK « n«/o .t^~.oi\
Ji^O; Jv*>'oj? Hi-^ jKj^ajJL * &l ..jbäi. AsJia~» lab, ^--; ys^joll
V toi. 195
r b.
en Las, aiin que vous n'oubliiez pas le travail — d'une part, en defoncant les
preoccupations terrestres avec le hoyau (XUeXkx) de la palience, separez-les
des racines du cep, en vous appropriaut seulement tout ce qui peut produire
et profiter, mais en enlevant et en rejetant loin de lui tout ce qui ne peut pas
5 donner de fruit et qui produit des epines ou des ronces; d'autre part, en
aiguisant bien (votre) faux, je veux dire le jugement de l'esprit, coupez tres
sa^ement parmi tous les sarments ceux qui sont capables de brüler
servent ä entretenir le feu de l'enfer dont nous avons ete menaces — les
sentiments des passions et les pensees obscenes et honteuses — et en laissant
io seulement ceux qui peuvent rapporter des l'ruits, et cela c'est le zele ardent
pour les vertus. Puis, il nous faut encore arroser abondamment la vigne
avec l'eau de l'araour des pauvres (^lo^noyU) . Or la vigne, c'est le Christ
qui s'approprie les sarments des vertus et qui dit : Je suis la vigne, et vous
les sarments'; c'est pourquoi, lorsqu'on lui donne abondamment ä boire, il dit
15 encore ä ceux qui lui donnent ä boire : J'ai eu soif, et vous m'avez dornte
ä boire 2 .
A cöte de l'amour du travail (ipiXoiuovia) mettez egalement * l'oflice vigilant ♦ vt'ol.195
de la psalmodie qui monte la garde pendant la nuit, de peur que le Calomnia-
1. Jean, xv, 5. — 2. Matth., xxv, 35.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 7
98 SEVERE D'ANTIOCHE. [366]
,-cs j.mJü .•jiyvm'.. );Jjlo Jjl^» J-aJ^ oöi J»-o N 5io7 Lio-V; .J-CS^a
,_..,_. oto 'l^aü A-^"^ oo0 < ^*.ia*-'.o J^-cai.,— ; -öjo •*>»!.; «öto JIx~.K_A.ji 5
vOJÖü-s. ••|^o'?? -otoJL./ ^3/; .Ja.^ jJ J..floa_AJ ^o').jä_\ ..^x'^iVao *a ,-aJi.
JjJj yoou-.;; v^ö«? -'J^-^ ^-^A x^^l U^-/ -JKaX-s t«=^; ^»V^/?
jl.Ov*.~ Vl_\0 •.yOOl^ O.T>Q,*.» Ji_0-~x,.~» .-Öl )y.~ JJ^-Jt *»»/ k»©>? Jfcoäo..
' fol. 195 JjlOw-O j^ojJ ot.JOj.-L •Jl^cux; Uoo... laS. yfiMVil \oJxj/ ^.ÜOÖo J-m/?
.J-~oi ■)Oi. ILJJUJ^K^S JJ ^.£^-w«9 U^ö Jn-^V); -.^Uh— UtiM -Öl
v°a.
L fol. 192 "
r° a.
1. Ici finit la lacune de L.
teur, le voleur meehant et le demon jaloux, n'essaie par des moyens insi-
dieux et Caches de piller le vignoble.
Prenez garde — (prenohs garde) nous aussi qui veillons et qui montons la
garde avec vous — de vous tromper eu egard seuletnent ä l'exemple de ceux
qui se tenaient oisifs sur la place a la troisieme, ä la sixieme, a la neuvieme
et ä la onzieme heure et qui allerent alors ä lavigne', et d'attendre que deux,
trois ou meme plusieurs semaines s'ecouleut sur le jeune et de vous raettre
aiusi au travail ou a la patience; car celui qui fait cela avec fourberie et artifice
ne trompe pas le legislateur (voixoOs'tti;), et il est encore semblable a ceux qui
diseut : Faisons le mal, afin qu'ü nous en arrive du bien; la condamnation de ees
gens est juste 2 , ainsi que dit Paul. Voici, en eilet, je vous le dis d'avance,
regardez tous les jours du jeüne comme une seule heure, (a savoir) la onzieme,
agissez avec allegresse et ne vous relachezpas des travaux utiles. Car, si c'est
älteres et ruisselants de sueur du fait des travaux de la terrc que vous
vrol.195 arrivez au jour de la resurrection, " vous aurez la joic de voir que la mere,
i , |,,'| .'(.,;. la source du Jourdain, fera jaillir des eaux iiivisiblement melangees 3 * a
r " a- L'Esprit. Vous tournant vers eile et la saluant, vous serez rafraichis et vous
1. er. M.iiili., x\. 3, 5, 6. — •-'. Rom., m, 8. — 3. i.-i flnll la lacune de L.
10
IS
[3137J HOMHLIE LXXXVIII. 99
^o; J£oVoj> ,_io j-^OÖ yoKj/ ^.oöt ^3 . yfllN .; JJ&i<0.; JK^-J yO.. ^ ffl lo
J ■- * S. ^J> ^jo t-k-»J JIa-ö>; 061 J^o»; Jxqjxs v3/ % ^.j yooji. .^Jbol
"\iAi\o -J?)^*© Jit "^W ^^-^-DQ^ .JLJ~;o JltoV; -.U— o» )« n . t ; ^.; -6t
Jo£S^; jlaJLj/ Äoa— ,i-so lloi»^ -J^sKj »3/; vQJÖi ^io J'Aj? \QJoi Jjl~
.U-,_o J-«oi >ax -JK— aojtl 2 j-J^ J..3JJ ooax; .) „ .,..^j^ o <*>oju. ^ooV^o J..3»
<*^o| .^eu^ ^o^x^o ( ^sp».xao JLjloi
1. V in margine : ±vix\i.s.w;. — 2. V add ^ s -
vous reposerez de vos peines, corables des benedictions qui cn (decouleront),
vous serez aussi enivres du calice de sang qui produit une ivresse plus puie-
sante et plus forte que tout, ainsi que chante David; le calice, en effet, est
fort'; car l'ivresse que produit un vin uon melange est de la langueur et
5 de la mollesse, tandis que celle que produit une boisson spirituelle est de la
puissance et de la force contre le Calomniateur et les demons et contre les
passions deshonorantes. Puissions-nous aussi en etre delivres par la gräce et
par la charite (cpi'XavöpwTCia) du Üieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ, ä qui
sied la louange avec le Pere (et) avec le Saint-Esprit, maintenaut et toujours
10 et dans les siecles des siecles! Ainsi-soit-il!
1. Ps. xxii, 5.
*Vfol. IU5 .-ILaa,.;/» | i..^. -. ^.wV|Doo» v <uöi» " |Lct*m/ LcuV J\jl*ot U>V3 o r i \i -'l-iooj ^J-* 1 - 3 l*-* 3 " /-*'? v^JCM L =^o -.| rfi . ' ^
v° b.
*Jo»io I»— Mi— 1> o/
.• . g.kni ^-^Ol* JL..A ^Oi^UolV^^ )Kv>«.. ; » jjVj-SO .-yofto^CL* K^J -viV»
~*ß.l/j ^Aot^ ^ '^o^dq^ JtCi^a^ öu»_ü>7 J^^-Q - :J-»/ i^J^o J-Va*
HOMELIE LXXXIX
SUR LA PARABOLE (RAPPORTEe) DANS LE SAINT EvANGILE (EüayyeXlOv) DE LlJC,
DONT VOICI LE BIT : Un HOMME DESCENDAIT DE JERUSALEM A JeRICHÜ ET
TOMBA PARM1 DES BRIGANDS 1 . Et (iL Y A UN REPROCHe) A l'aDRESSE DE CEUX
QUI, COMME c'EST l'hABITUDE AU MILIEU DU JEUNE, NE JETERENT PAS DES MOR- 5
»Vfol. 195 CEAUX DE TOILE POUR SOIGNKR * CEUX QUI SONT TOURMENTES PAR LES ULCERES
v b.
DK LA LEPRE OU DE Ql'ELQUE AUTRE AFFECTION.
J'ai beaucoup soufTert on mon ame, j'ai ete profondcment blosse, j'ai ete
plonge dans la douleur, vous ayant vus, le dimanche qui a precede cclui-ci,
ecouter avec indiffercnce la sainte et divine lecture de l'Evaugile (Eüxyys"Xiov) et to
passer par-dessus la puissance de ce qui est 6crit (que vous avez entendu) pure-
ment et simplement avec les oreilles, sans avoir applique en meine temps votre
coeur aux parolcs meines. Mais, afin de ne point rendre penible ma parole en
insistanl des le debutsur les reproches,je vous rappellerai d'abord ce qui a etö
i. Luc, x. 30.
I, l'ol. 192
i" I..
.106
[3691 IIOMEL1E LXXX1X. 101
..Jj/ ww^llLiO» y-.\ K-J-wJuiÖiO J.j/ »OVJLiO ^-^Ot^O :yQ.aA Ul JOCOÖ
*\-\ *..**> "^»j ^-./ K-Jjl.'? Jj/
r ' ^.cnoK^I Jjl^oo .J>-~J ,)-^.^o/; y-^OI jJL^ö ^.oot ^.oi-.)S^./ *^s_oo« ^^7?
oix '^.j ojoi :«jü/ Lo..^ioaj .^^.oNJj ^^sot-s )ooi ^a^_co» ooi Jjooi jooi
JJ; — ^\ov\ a2^ia\ ^J^o^o :Jooi J^^tlS^o JLia^o; J-floaicuj JLi»JSaa.S} •
^Jx jLlio ,J; .^q.jl_«.\ Jjl^£Q.JL^; y.*\ Joot ^JJxio -Jooi J*oKjOo ^..O^!.,
'v^lcso/o :J_a_fco j_coa^aJLa J;ot; V^l ^ß°V 3 y^° .Xl^^; )-^— li/ Jj/ »-V.fol.
'" o».^ ooi :)vlo ^-iö Jj^~J1; rJjSotajLS. >-.oio_.o_~j ; ) »•>./ :^j/ Jj.lo J i i .'/;
oixjl\ y ^s> 'Li^oas.^ ..^a.oU/ J&s^jl. la..s'j ^io ,.3 'ooi ooi -.^icün jj '^_,j
*s.~ ,;IU Jooi V^/o l°°* JJ^-'aio o^o.2l\ J^^a^is VÄ ^-- flD t- 3 .J 00 « 'j^—Lvi
^.iOO , >*-2lJ ÖCiO y-iOO w^^o o£bo ^OO V- 2 ^ 0&.3 ^.iO N.oC^v , jL^aS.
..J^o» )Üu^i ^as. JjJL ,_*\ot ,.so «^„iiftjX» ^_/ , ■y. -» . t n\o -.^K^jl 6&o
15 *.^*j J^~»|tmniV ,-io ^-.^.»j ■>ai.> ^^•*! joü^so jbo.«.n.^ Jj-£i^oo ooi
i. v I&-»-
lu et, autant queje le peux, je vous l'expliquerai avec mesure; ensuite, j'enarri-
verai |aussi ä ce que mon accusation [(xanfiyopia) vous reproche, en vous ame-
nant par persuasion ä ce qui est parfait comme des f'reres, mais non pas en me
jetant ou en foncant sur vous comme sur des coupables ä la maniere d'un juge.
• r > Voyons donc quelles etaient les paroles des Evangiles (Eüayy&ia) et com-
prcnons quelle etait la signification qui s'y trouvait placee. Un vorwog, c'est-
ä-dire celui qni meditait les commandements de la Loi (vo[/.o;) * de Moi'se et'Lfoi. u>2
• . . r° b.
prumettait de les enseigner ä ceux qui ne (les) savaient pas, interrogeait
Jesus, afin de Teprouver : Que dois-je faire pour heriter la vie eternelle'? Apres
i" que notre Sauveur eut dit : « Ceci est ecrit dans la Loi (vdjjwj) », * et qu'il eut * v toi. 196
ajoute : Qu'y lis-tu' 2 ? afin de montrer (sa) vanite, puisque d'une part il lisait
pour les autres et que d'autre part il ne comprenait pas pour lui-meme,
celni-ci, s'elevant encore par fierte (f*eva>.o'voia), önongait les commandements
avec sa langue, en ouvrant toute grande sa bouche d'une maniere tres grave
15 et en disant : Tu aimeras le Seigneur ton Dien de tout ton coeur, de toutes tes
forces, de toute ton äme et de tout ton esprit, et ton prochaih comme toi-meme*.
Apres qu'il eut repete ces (commandements) avec un esprit hautain, Jesus, le
1. Luc, x, 25. — 2. Luc, x. 2(i. — 3. Luc. x, 27; Deut, vi, :. : xi, 13; L6v., xix, 18.
Vfol.196
r b.
10
102 SEVERE D'ANTIOCHE. [370]
••.•'j—Jlo .f~2L^ j;ot .K^jls K_)^;l. ;po/ ^ .oC^ Jooi ,-oi2> i-io/; ^-.^oi , i\i;
),i?>\q-. Aoow»?* J£s^_N* oöi ^./o ;) n .vkxj oot 'ool Jooi ^Jjuio ^-.; p
'^a^; ocx ■•) i .y'r» ^.oioK-./? o.jü*,Kj; vjd'ij aj.io.\» Jooi J^la -Jocx ^i.
y^./ +o '^.novs ocx ^*ai«o .oi^giN; ^-»/ >q.~/,_m JLaoaaai )och ,_oi£> ju/
,_*> jui/ Jooi ^j'/ -.t-*?/ j;« S! fc-£^ ? jJ^^aS. öC^ Jooi ^o*J-» JJfcocLs;
^io ,jo ,y.*>\J./ ..v*oioJ^iw ol/ 'J m > '.^ ^ao .Jli— / JAa... t ,*v.\ JKjl.,^0
.Jooi l^ö'y JK.^^0, a.,^^3 .J^-w^ö^o Jocxo k-o v^_5o :w«^JKJ*/ v^oioK^J
.JJ fä .oi\.b>xo ^-»; Jl :^o tf ou^ 'JLol^o .^..^o w^ot/o 'J>^. Jjoo Lioi.\
loOl CH-^tv-./ ""^O w^O V-*^*? ^ Uj— -^ Ölt-Ä.;^ *OU^ O'b ]i t-3° J^-») » » » <>.
-.jjU^-s ol^o .^.otQ^^. )Q_o Jooi ^j'/ J-~>oJ_i ,-D J-'P -* ^-*? «*"•/ Jk . H ..too
.ou 1/ ^oo .Jooi J.iö»; och-js >» nSl/ IX—J^-A-. o»-a^; J Lac u»jlao J.itö,..a JJ /
^j'ivi *J_^j_^oo (v-ia.— »J .odcLw^o^ o>Lo looi jL^a^.',\; Jlo>~flo/ •.^otaiS^
'oui^i/ )i-^o— ^^ t^o .^—Jä^L. ^—.oCS. Jooi >^J~io JL^VXjs po -.^©C^. Jooi
♦ 01-.0-J1/ ^iol J1J ».&» Jla3u.»i-^o ..oC^a.o/ J^>la3 JLo^
1. V \~t-°- — 2. L oiii low !■*:=.
docteur sage et notre Dieu, usant et de douceur et de reproche, lui commaiidait
de faire c5 qu'il avait dit, en disant : Tu as bien repöndu, fais cela et tu vivras' .
Mais, lorsque le docteur de la Loi (vov.f/.öc) interrogeait de nouveau, comme
s'il eütpris pour pretextele desir de s'instruire ((piXojAxQeix), il demandait : « Qui
faut-il regarder comme le prochaia - que la Loi (vo(*p?) commande ä tout homme h
d'aimer comme soi-meme? » Et alors notre Sauveur, mettant sous forme de
parabole la reponse merne ä cette (questionK dit : « Un homme allait d'unc
ville ä une autre ville ; ayant ete attaque par des brigands, il fut pris ; et, apres
avoir ete depouille de ses vetements et couvert de blessures et en verite a'ßtre
devenu qu'une plaie, il gisait ä demi mort (7)fu8avi!)s). Un pretre vit cet (homme) 10
V fbl. 196 et s'etant detourne passa outre. Un levite le vit, * mais ne lui donna aucun
r ° b ' soin; et, demeurant impassible et n'eprouvant aucune douleur, il alla au delä
de ce spectaclequidevait exciter une pitie plus grande que tout. Or un Samari-
tain qui etait en route se trouva en face de lui; et c'est non pas avec les yeux,
mais c'est surtout avec les pensöes et la misericorde de son cceur qu'il regarda i •
altentivement celui qui etait etendu ä terre. S'etant mis ä genoux pres de lui,
il appliqua ä ses plaies des soins convenables, y versant du vin et de l'huile et
les serrant soigneusement avec des bandelettes. Et l'ayant mis sur un anc, il
le conduisit ä une hötellerie et il lui fit temoigner lä beaucoup de sollicitude '.
1. Luc, X, 28. — 2. Cf. Luc, X, 29. 8. Cf. Luc, x. 30 35.
192
a.
V loi. 196
v° a.
[371 1 HOMELIE LXXXIX. 103
^,<noK^l ojL.ioi :} n,.«,vxaj ö/ ' l^-j^a^o K4 i -> n v ^o o>.\ ia~l JJ -.'^o/ pioi
),,.V\1 v ooi_3 . â– Jl^J ^.SlLiH -.6) ^^ joot ^iJJD; Oi%^ O-LiOl ,jj / -.L^-- ~.\ ' ' '"'
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15 •.) 1 »' t 'f> «otoISw/ a.A.io» ^oKJro/o -.Jjl».^ oO.;oN.a/ • .Na^3LjL^> V^^? °ot
1. V in margine : *Xuotpti>; (sir).
« Dis maintenant, sans nie regarder avec desyeux scrutateurs et mauvais,
6 docteur de la Loi (voaixos), qui * pour toi est le prochain, mais qui pour • t.fol.iöa
celui qui aväit besoin d'etre bien traite (siraxQüv) est par les faits meraes
devenu le prochain? Toi, en efFet, souvent tu penses par ignorance que celui
5 qui participe ä la meme religion 011 a la meine nationalite que toi est ton
prochain; et moi, je dis et je definis que celui qui participe ä la meme nature
et est homme est le prochain. Comme tu le vois, en effet, celui qui levait * le * vibi.196
front par suite de la ressemblauce (qu'il avait) avec une personne (rrposwirov)
frevetue) du sacerdoce et celui qui tirait vanite de son appellation de levite et
i° remplissait les fonctions du ministere sacerdotal en exercant le sacerdoce selon
la Loi (vops), lesquels se vantaient egalement, comme tu le fais aussi, de con-
naitre les coinmandements divins, 11 e penserent pas meme que celui qui etait
de la meme race (ys'vo;) (qu'eux), qui etait nu, qui etait couvert de blessures
incurables, qui etait etendu ä terre, qui allait mourir aussitot, etait homme;
15 mais ils le mepriserent ainsi qu'une pierre ou un morceau de bois jete en
vain. Et le Samaritain, lui qui ne connaissait pas les commandements de
la Loi, lui qui aupres de vous a la reputation de fou et d'ignorant — car c'est
â– ainsi qu'a parle meme un sage : Ceu.v qui sont etablis dann la montagne de
* L fol. 1'.
10
104 SEVERE D'ANTIOCHE. [372J
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♦.-otok-./ ) *» .j'o -.(.xj/
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|l^-j ,-iö jK_Vo^jt .jJKiö; Jji;/ «oioK.-/ Jjlooi ^./; 3/» ^^io .öwA-/
:JJ.OJLDi?£oo ^.o£s K.../ ,_iol ^00 rjlkv^.^ ^.ou^>/ jll^2l\i ^*^ot :jaL*Jo
.-JlscLccus iKlcojo L*.^0 ^1 JLJ^^ccm • .. ,o>^al*; yOJÖüS. . ^ü ^.oiA^o
Samarie (et) les Philistins et le peuple fou qui habite a Sichern' — reconnut la
nature (humaine) et comprit qui est le prochain, et celui qui pour vous, juges,
est tres eloigne est devenu tout proche pour celui qui avait besoin d'un
remede. Ne renferme donc pas dans une petitesse judaique et dans des mesures
etroites la de finition du prochain, en pensant que lesparents de ta race, comme 5
dit le prophete Isai'e, sont seuls tout proches 2 ; car toute personne ä laquelle
011 etend l'esprit de charite (qiiXavOpwrcoj) est le prochain. »
vini. 190 * C'est selon ce sens simple et qui est sous la main que les (paroles) de la
parabole placee devant nous ont donc cette signification et (cette) Interpretation
qui s'adapte et convicnt aux paroles memes a ne voir que l'exterieur et la sur- io
l'ace; mais il y a en elles une contemplation (8ewp(a) profonde et tres mystiqüe
1 l fol. i'.i2 * pour ceux qui peuvent considerer spirituellemenl les expressions (>i£i«)
intimes, autant qu'il est possible de la saisir; car chacune d'elles est pleine,
et comme grosse de sens, parce que tel esl aussi le genre (eTÄos) des paraboles
d'une pari de manifester et de montier un petit nombrc de choses qui sont 15
claires pour toul le monde ei par la comprehensibles et qui attirent a elles les
auditeurs et d'autre pari den cacher et d'en dissimilier selon des sens (divers)
un grand nombre qui aiguillonnenl le desir de les rechercher. C'esl pourquoi
I. Eccli., 1.. 28, 2. Cf. Isale (LXX), lviii, 7.
V fol. 197
r ' a.
[373 HOMELIE LXXX1X. 105
sßjoi^s oolo .J_flDJa^/>o jjpjj och jJfcoo ^. joü •.^oo^s la\ ^ioJ.ia^
rc^jji )k"w\1 vooj^a p :]iv~/ JKjoj oolo .Jjoi jJK^o ^ >ä*-I3 -.t-*?/
^oa^; .Joo« Ji'ftN» ^aju. ooi -.Jiih\ Au/ 'S&oaio jJJ^oöo Jjl*> "^u^ao;
J..*-Jo; Jjoi JJfcoc ^^ v3/ ^«po .)^o a .*; Jlaa±>oo; jjJV <*.^>o\ o-ou
..v^ottJ JJjölasj )K.-ui.ftooo * JK-ujJV v^oi IctS. ..'j-cuaa^ ^X ^o-^co ^cu.^05
jfcs>.KjL=>o JKJLX^.; .JLJ^>.a\ ^^3Lbo; 061 J-oi^ J— o> ^>o ^_L~ ^-^1^ t 3
.•—.iLio» ^..Aoi ^ i^^r 1 vio^^-.jio; Jk.~ojL.2c loa^; "^J? ^° 7"*^
♦^oilo-^Iioao ^Sl^ccoo JJ ».3 . -^oüS. ^^isij; yojoi^ jK-jVla.20 ^-,öouo
♦ JJk^o; oüS*-» -01 Jk.*2udL "^-ooi -01 JjlIö
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LV \v»o j^oi 001 )v-o; ^_io .-^o;/; Jj^oS V^ : ^ *■**» ^-^> *-°« ••)^^° i°°«
ouo>-=. K-J.:>o-,.L\ o^ y*S.xioli .-J..CO...JV3; J-oi^o |jl~ JJ;o - jxi^fcvj.io jlo
oUW? -61 a— v*/. i°-^> .|_i>;ojLio joCSx; j-A-*; K*s -01 .oj^oK-a/
1. y l*o ;a>» (sie) au lieu de l»**aax — 2. L om U».^»» Wo.
les disciples eux-memes avaient cöutume de dire ä notre Sauveur : Eocplique-
nous la parabole de l'ivraie et du champ (iy?oc) ' ; Pierre a dit de meine : Com-
mente-nous cette parabole 2 ; une autre fois encore, comme tous les disciples
avaient pose la quesfion : Poarquoi parles-tu enparaboles aux foules? Jesus lui-
5 meme repondait : C'est ä raus qu'ila ete donne de connaitre les mysteresdu royaurne
des cieux 3 . Par consequent, ä l'occasion de cette parabole qui est sous la maiu
et que nous nous proposons de commenter, courons aussi vers le (cöte) mys-
tique * et cache de (ces) sens, en demandant ä 1' Esprit divin, qui distribae ä * vroi. 197
ckaeun les (dons) particuliers et propres comme il veut ', qu'il nous revele selon la
10 mesure de notre l'aiblesse (les pensees) qui peuvent (l'ötre) et qu'elles soient
profitables pour ceux qui les recevront, sans les Messer par leur elevatum.
Ouelle est donc l'histoire propre de la parabole?
Un komme descendaü de Jerusalem ä Jericho*. C'est avec raison que (notre
Sauveur) s'est servi de la designation du genre (yevo;) et qu'il n'a pas dit :
15 « On descendait », mais : in komme [descendaü). En effet, il etait question <Je
rhumanite tout entiere; en verite, par le fait de la transgression du corn-
mandement par Adam, eile est tombee de la demeure du Paradis laquelle est
haute, elevee, calme, exempte de passionet divine et laquelle en cette occasiou
a cte nommee tres justement Jerusalem — ce qui signifie la paix de Dieu —
1. Matth., xin, 30. — 2. Matth., xv. 15.— 3. Cf.Malth.,xin, 10-11.— 4. Gl' ICor., xu.lt. — 5. Luc.x, 30.
r I)
• Lfol. IM
r" a.
106 SEVERE D'ANTIOCHE. [374]
) . t ü .. jji^ .^; J^joio .Kl^t-A J^oa-^» JIX^a±~o JtCi^Aioo JKii^ia*
JJS^^V; )K*io6»JLao .-^N^io K-J^o JojSs ^>o y . f , '«» »; .JjxxS.* Jjoi,
»Vfol .197 *^j^^i0O ^.-.ÄA-ä^OO .-^*» -i\ )-■PQ ' " ) J- V » *> »
j^too K—tO^o fcsJsu-k-oo/o * o£>> K'-^jN-*/ ^»j )t— ^> ötla^> -.6«
looi JJk-JLAoo K—K^ O^JJo ^fc^-l fc^^ j^.U )»-.U ^-Aioo :loot
)-.V-V-^> JjJ-J" k^r> -.U^io^? Jfco^co laiOt-s JIojj/ ~oi l-po*/? ^-/
..UaSiaj; jJo ''JIoqi ^; JJo ^o .öta-^* Jloil^io; JK-SJ ^o .6(J^ '^oä
^..^ot ^.io ^o^io; JL£>/o ..)Kja_ai> öj^s o_o_=l.ji )K sa?i . „ > JJo Jla.a_}j; JJo
oto_ca_3ü •jjj^gv) Jöi^— j JJ^cq.JL3lJ» JlcL*iCL3 "JjLSOto .J-otSs J-^J*^ v^" » ^ ?
K-jj jiot .3/ JlK*-io, ,a^^ v*>j^a^ JK n » m aL.s otaba-co +ä ..6»a^£-ßo
J^ül^o v-^ J^iaS^ .J*C^io o£o )^~ j-*oJl lo^j .-U*-'-** Mi-k-
..^-^^Ji» jl*-^ Aii) OC*S. *3} JjL3-/ .yok-.J ^O^JOS Jlä-JiOj -.K_/ J*_0>
I. LV in margine ^owto^n ^oj-oi. — . |;ok» lS.li&>:»ßJo k»U»~ -l^~.» l-*i» :U>a* U*>oi <i.^. j>j
. U»^.> pon U^-a.1 U^- l>.<u»i ;.»■( ,3 .a^;./ |!X>>.au.>o Isaijwj iö»n9 ^ tiSioo ov-vw»* ooCi.
^owlaii s &j-o, ;.»•/ ,3o ..wttt^; i.-cn ;-»'( _^o .ItOi l-=ji 1-13..I, UoJßX vg^»U "*..i>oi \is*i —
2. LV in margine : ^ a ; '- — :). V How^.
jusqu'ä Jericho qui est (une ville) situee dans une vallee, hasse et etouffee
par la chaleur et qui fait connaitre que la vie des passions de ce monde separe
de Dieu, entraine vers le bas, cause de retoutTement par I'ardeur des desirs
♦vfol. 197 honteux, * produit de l'angoisse et determine la mort.
♦l7o? 193 Une f°i s °, ue l'humanitee s'est laisse tomber jusqu'ä cette (vie)', 'qu'elle a
r° n.
10
ete renversee et entrainee en bas et que peu ä peu eile a ete menee ensuite jus-
qu'aux parties les plus inferieures, ainsi que je Tai dit, une reunion de demons
barbares l'a attaquee ä la l'acond'un partide brigands (^mi{); (ees demons) la
depouillerent des vetements de la perfection, sans lui laisser aucun vestige ni
de la force, ni de la cbastete, ni de la justice, ni de la sagesse, ni de rien de io
ce qui represente 1'imagedivine; et ainsi, par les blessures repetees des divers
peches, ils l'egorgerent et la tuerent, ponr le dire brievemeut, la laissant ä
demi morte (^(tiöxv/is). Et ceci en verite montre bienque toute lhistoire regarde
la conlemplation (öetop£a); car les brigands (Xvicrvi«) et les voleurs out 1'habitude
de causer d'abord des blessures afin de depouiller ensuite de ses vötements le i r >
i. Nole marginale de LV : II faul Bavolf que dans le langue grecque le mol <> vie so dil au
Bingulier et au förninln. Le tnaitru l'n mi- ;i rinvisicin du i-miii iiahr de ■< la ville basse de Jericho i>,
lorsqu'il dit qn'elle fall connaitre la vie miserable de e< ide, » Jericho » ätant ^m singulier el au
i < - 1 1 1 1 1 1 i 1 1 el h la vie » etanl pareillemenl au singulier el au feminin. Puis il n ajoutd w'to^.» "■» au
singulier el au feminin, '■" Borte que le lecteur peul des lors lire ■' son grö, Boil qu'il <\i^<' wtaN l.-»,
soll qu'il dise vpwta^» ^».
♦ V fol. 197
v" a.
10
OOd
[375] HOMliLIE LXXXIX. 107
.,^oöt JK-^J; Jjö—/? Ji— ^o *)?o« ^^^ö .-oiolK-sj ^>o ^k^s -ot-oo-^ju
yj .yO,^ V>M -01; JJ.on«,»ft ^flo v oo6. K*l JJ -.Jj-ioöifcoo J^vxclS^ t^-.;
N-.JjK^oq-^-» JJ ^-w-^o Jjoi ;k-=> ^ioo .JlVJ^ioj )jiö_a^0S. yoC^-j yOio^loj jJ
.^^>fl.\o .^-; K^D Jj^JJ .JJ/ -.^-^» jK-^i^ V*^ öS. .JlaicC^ J^oA°
♦-oioj^.^o .^aifc^o -oio-J^ji/j .yP P?/ J^-iicu^-, Jjoj^s^o
..JK_^*ico öutSJ looj ).^3abo ^^-^.g V-fr 3 J 010 JioAj/^^-Joi loot l^oo» ^
o/ ,K.*d Jjoo ^--.iOA*» i~«^v boi^ .oo^J./ biOio ,^»; oöt J-aoa x i i öi)-~
-.,-iö öl).— JJ/ .)ts_.a^ -öl JlaJoo; b»aicu -010K-./ i-'^ )«°> \>ft .J-o2S.
A^ n p / jls/o ..taa-flD jJ 'jlK— X^aj,^o jJ-a^co/ la^o .^w^ol/o ,^.j \ai |
V-^ J-~ü» .jUa^xo JJ JL^s -.v^JLJi Mj^ '^silJl/ i-*> -ioo« U*?> t 3
. ..>>« vs JJ, ..pö/ «xdq^oS; U-2.-1 'ooot ^^.^k-^ -oiö,_.J_s LusVo-oo
JJ »s/; ^^io .0001 ^jlXlLoo* vQ-JÖC^ JljJlK-s yCLj/ a-^oo..».:*^
JJ Jjoj^^io .Jot.^~ ^^V-r 1 J^-«J->^iCLJLio JLJL.I90 JVoJLj J^ojj .-looi öuA-»/
Messe qu'ils ont all'aibli; c'est pourquoi, des qu'ils sont en possession des
vetements, ils n'ont plus la plupart du temps aucun motu' de blesser ensuite.
* .Mais les demons, les brigands (l^otr,;) iutellectuels, n'ont pas du tout la «v fol. 197
i'acilite de blesser, s'ils n'enlevent d'abord les vetements des vertus, et apres
5 cela ilsblessent sans pitieetjusqu'älamort; carce nesont pas (nos) vetements,
mais en verite c'est notre perte et notre mise ä mort qu'ils desirent; c'est
pourquoi Notre-Seigueur a dit avec sagesse : Ils le depouillerent ; et ensuite :
Ils le blesser eiit '.
Quand donc l'humanite etait etendue ä terre — et voici il s'en fallait de
in peu qu'elle n'eüt perdu connaissance et qu'elle ne tut mourante — la Loi
(vou.0?) donnee par l'intermediairede Moi'se la vit; celle-ci, en effet, est marquee
ensuite par le pretre ainsi que par le levite; car la Loi (vdps) est le docteur
du sacerdoce levitique. Mais d'une part eile la vit, et d'autre part eile manqua
d'energie et de force, eile ne tut pas capable d'amener une guerison complete
15 et eile ne releva pas (l'humanite) qui etait etendue ä terre; et, ayant manque
d'energie, eile partit necessairementä la suitc de (cette)demarclie sansresultat.
Car c'est par son intermediaire, ainsi que dit Paul, qu onpresentait des sacrifices
et des offrandes qui ne pouvaient pas reiulre parfaits sous le rapport de la conscience
ccax qui falsa ie n t ee mini sthre - , parce qu'il etait egalement impossible que le sang
20 des taureaux et des boucs eulevät completement les peclies. C'est pourquoi
"1. ('.!'. Luc, k. »1. — 2. Hebe, ix, 9.
V" a.
108 SEVERE D'ANTIOCHE. [376]
*Lfol.i93 yÄot; JJ/ -t-^ J-^9'? 1^-*^°. . a *^^ v^i_.j— *s> L.o^o JjoW; .'y^ V^o/
♦ vfoi. 19: •J> 7 <- o .^o-o jJ/ .Jju)_J^oo JJ cx-a-a-A ♦■» pö/ «V-s^ ji .oi^aoÄ^ ^io jjui»
v" b. ' '
jlcw^o; Jim . m ...so :^oo,l/ jJ )J.ci.» «>/ lob* t-oo .AJu^o o.tl«!/ LaoLtto
^3om w.öi j-.al^'y) ^«.,» j;oi .^oh >^>oi ool )jkm ->\ ..«*3;j/ JJL» *; K^s o/
•:-c*is._=.a.a.\ ,_io }_acjS»
,uOU)~»o .jooi ^otok-./» Jb_.JJ Ji / -.L«»oJ-s Joot ^>j7; \ju/ Uv^o-a Jl^-J^o
wS»_^o J«.».>oo ); v> .. ou^s \vJo .or t „\,ooo ,oi_ßo .^ojti\ \ >cu~'»l/o
V^v^^^o .) ...ivi ch\ ooi j»-o K_.J^cu~J^ -.Ltmoi ^-*; ).-.'» ^>r>.A ,^oioY..o»\
«cx-sKjl^o J^.L=>jo> ) movii \^; oöt :)KS.2>o ot\ Looi öt..K_/ Lq^oqj Lo^«
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ooot ,_v,„__;.co ) *n v>; _,otoj',:.oo_3 y-/; ,._o|._o~\ As-J..,ft> »t°i ycuöi JLs/o
.Ja-^j j,.___x._. yooi^jo .J__oa_oji ou~<-_>, Jl_ö_m jl/ oot JJ/ -.^.^i'jKio;
.oul£\j «j/ ju/ ouJ j-ioCS.; -»öi -oi Jjl-oo .'L-l-^Io ^.oio-v.../ K^s a.__«<
•y_\ ~v»_7 Jo_.io ^._£\_./ L.^_aa. ..oooi ^*i--o/ '|_.;öoi- cx_v oooj ^^'via ,_3j oö»_\
♦ JoO| jjj. Kiojj [flOOXVI; ,_iÖ y^\ -.CH-S OOOI ^"-X^K-O t^-.)._Q.._.___»* 'oc*_5
Notre-Seigneur n'a pas dit : « Lo pretre — et : Le levite — ayant vu l'hommo ä
* L fol. 193 demi mort (7)f~i6avvfe) qui etait etendu ä terre, (le) depassa »; * mais : // se
retourna ä l'oppose '. e II ne le depassa pas, dit-il, en le laissant de cöte sans le
- vfol. 19/ voir; mais il se tint debout (pres de lui) * et le vit, il pensa ä le guerir et le
toucha, et, s'etant trouve impuissant pour la guerison et ayant ete vaincu
par la gravite des blessures, c'est-a-dire des passions, il revint en arriere en
courant; » car c'est cc que montre la (paröle) : // se retourna ä l'oppose.
Enfin un Samaritain qui etait en route vinl lä ou il itait et, l'ayant vu, eut pitie
de hu.- s'etant approche, il le soigna en versant du uin et de l'huile et en bandant
sesplaies 2 . Et ici c'est justement que le Christ s'est lui-meme appele « Sama-
ritain ». Parce qu'il s'adressait, en effet, ä un docteur de la Loi (vopwcde) qui
se glorifiait en lui-möme grandement de la Loi (vo'jaos), il s'appliqua ä montrcr
par ce qui etait dit que ce n'est ni le pivtrc, ni le levite, ni, pour parier
en general, ceux qui crcyaient se conduire d'apres les commandemenls de
Moi'se, mais que c'est lui-möme i|iii es1 venu accomplir la volonte de la Loi
(v6(ao?) et montrer par les faits memes qui en verite* est le prochain et quelle
esi la(parole) : •• On aimera ce (prochain) comme soi-meme », lui a qui les Juifs
disaieni en rinjuriant : Tu es un Samaritain et tu as un demon 3 , lui t'u'ils
accusaient frequemmenl de vidier la Loi (vou.o;).
I Cf. Luc, x. 31, 32.-2. ('.f. LUC, X, 33-34. — 3. .lern. \in. 18.
10
10
193
a.
[377] HOMELIE LXXXIX. 109
JJ; ^ " ■.) »VI ^O, J-P"? U"^ :JIt— / ^ jk^iK-S, ^-./o 'V 101.198
yOJÖi JJLoVou lo\ oj-.a^.^o :)~öo!./ och j m\ i>m\n. oj^so/ ) » ■> t "^.Jt~CQ_.jJ
^io fS 'Jl^»/j JVoiCLäw ..ou.Ao jlaj^iöj , *^V/j -öt-a; U^~»l =]-»•*> k-«-»»
B ^^JM .yO-j/ olo/ ^_«.\o< jKjL^CLS ■,d*Aji/j vQJCH 3^— i^Ji N; iv_ü
) - ^ « yQJoti ^oou^o .0001 . »y ViK^o )_».o_boi ) fflovil ->; vOJOi» ooot >.)'..
.3lXv> J,Ji^ ^->.\o^; och :)joi Joch ^cxoK-./ ^»j J-föw ^o :ju/ ,~~ i^i
.'OOOi ^.^° )-M^O-* P .-wJ^Ot jKjL.jJxLS. y^j/ CV*/ J-LOOIO • .yOOi^ loOl i
••U^sa* > »y, o.K-^o; v^-iu/ ^*t^ö/ Uv-W |k^io *>-•/ .s/j «.»e'jj ^-.j ^^>a\
1. V ^»M* 1 - — 2. V in margine : lu>\i.ap. — 3. V Koia£io.
Et dans un autre sens * il n 'est personne qui ne trouve que cette designa- , yfol.m
tion de Samaritain appliquee au Christ ne convienne pas, bien que n'importe r " a
comment eile paraisse etre injurieuse. En eilet, quand 1' Assyrien Salmanasar
eut emmene Israel en captivite et l'eut deporte sur le bord des lleuves de
• r > Medie, ainsi qu'il est ecrit au IV e (livre) des Rois, il envoya de Babylone des
habitants du pays ä la place des captifs et il les etablit dans ces villes. Et
parce que les lions les faisaient mourir sous pretexte qu'ils ne vivaient pas
dans les habitudes ancestrales de ceux qui se conduisaient selon la Loi
(vo'[ao?) de Moi'se, il envoya un homme pris parmi ces captifs — celui-ci etait
i" du nombre des pretres — qui leur apprenait ces habitudes, et de la sorte
(les Babyloniens) occuperent ces villes, en s'appelant « Samaritains » * en tant »Lfoi. 193
qu'ils etaient les gardiens du pays, parce que en verite « garde » et « gardien »
se nomment egaleraent « schomer » ("icu?) dans la langue hebraique ' . Et qui
contesterait que le Christ ne soit le vrai gardien de toute la terre et qu'il ne
15 possede l'univers, lui en qui nous anssi nous vivons, nous nous mouvöns et nous
sommes 2 ?
Mais il laut savoir que quelques-uns disent qu'on appelle « Samaritains »
I. Cf. IV Rois, xvil, 6, 25-28. — 2. Act., XVII, 28.
HO SEVERE D'ANTIOCHE. [378]
•Vfol.198— taojij J'°t£-^ x-t— ./? -« > ^ s - i0 •. N M'i- fl0 -W? P-'P> v't^' ^' ^^
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1. V in margine : Iw(i.Y]p. — 2. V U«»1£j3o.
ceux qui habitent le pays d'lsrael pour un autre motif encore, ä savoir
»Vfoi.198 parce qu'ils occupent la montagne * de Samarie qu'avait acquise Amri, roi
'" b ' d'lsrael, apres l'avoir achetee pour dcux talents d'argent de Somer, le pro-
prietaire de la montagne, ainsi qu'il est ecrit 1 .
Nous cependant qui (voulons) tirer de ce mot un sens qui convienne ä er
que nous nous sommes propose de commenter, ne discutons pas au sujet de la
signification variable ou de la raison en vertu de laquelle cette appellation
a ete donnee; car il y adans chacune de ces (signiücations) quelque chose qui
puisse convaincre et qui soit vrai en meme temps.
Ce Samaritain qui etait en route — c'est le Christ — vit donc celui qui 10
etait etendu a terre. Car il s'etait vraiment mis en route, et il ne passait pas
outre, parce qu'il prenait pour pretexte de la route le fait mrme de nous
visiter-, nous et pour qui il est descendu sur la terre et aupres de qui il a
sejourne. En effet, il n'a pas seulement ete vu, mais il a egalement vecu avec
les hommes 3 , lorsqu'il s'est fait liomme en verite et en deliors de (tout) is
cliangement et de (toute) Imagination (^avraci'a). Car c'est le propre des
medecins vrais et charitables de vivre en compagnie de (leurs) malades et
de ne pas s'en eloigner avant leur retour ä la sante".
1. i:r III RWs, xvt. 24. — ■_>. Luc, i, C8, "8. — 3. Cf. Bar., m. 88.
Vtbl. 1!«
v° a.
I.l'ul. 193
v« 1).
37!)] HOMELIE LXXX1X. 111
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I. L add »S. — 2. V ^v — 3. LV in margine : ovaSi= w»a«o.
II suit de lä qu'il versait egalement, du vin, (ä savoir) la parole * qui
instruit et reprend sur les plaies; il nous a aussi, en eilet, donne d boire * v i'oi. 198
V° S
(/» in« de penitence', comme dit le prophete des Psaumes. Parce que nous
ne pouvions pas en verite le supporter sans melange — car la gravite, la
& malignite et l'etat incurable des blessures ne supportaient pas une (si) grande
äcrete — il y mela de l'huile. C'est pourquoi il se mettait ä table aussi avec
les pecheurs et avec les publicains, et aux pharisiens * qui aimaient les»Lfol. 193
blämes (fiXdvttxoj), qui l'accusaient et qui lui faisaient un reproche de sa
eharite (<pi>av0pwiu'a) il disait : Alle:, dpprenez ce que signifie : Je veu.r la mise-
10 ricorde et non les sacrißces''.
Celui donc qui avait ete l'objet d'une teile sollicitude au point de vue des
soins, il le chargea encore, est-il dit, sur une bete de somme. Parce que en
verite, ainsi qu'il est ecrit, V komme, lorsqu'il etait en honneur, ne s'est pas montre
intelligent, mais qu'il s'est assimile d la bete insensee et lui est devenu semblable 3
15 et qu'il s'est rendu malade de toute la concupiscence bestiale et impure,
apres s'etre fait les premices de notre race (yevo;), le Christ, qui ne connait
pas le peche, a d'abord montre en lui-meme que nous sommes montes et
que nous nous sommes eleves au-dessus de ces passions bestiales, une fois
1. Ol'. PS. LIX, 5. — 2. Malth., IX, 13. — 3. 1\~. NLVIII. 13. 21.
112 SEVERE DANTIOCHE. [380]
j»oi "^^«io -^^ ^-*JOiVaa\o , >?! S>-a. : * yloiOL.wLSaA ^.^ ooi .y»,«^bJ./o
t-^x o»-s ooi .ou»-a»/ oib^.; jpä-~ "^s-i. •.)la*xo]J «o!\-*./; oöt_\< -.V^o/
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*Vfol.l98 00| l—CL-^OS fcv*3 o/ ^_.» V Q.--J30 t j)3 .oj^So/ \ C> lo°\ ^ö/ ooi jj /
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jjoi ^_j "^jk^caj :)ooi ^o'J-o JLo__£c__ Jt-t-a» o«.\ »_>/ *J-_>io| ,__ö;
l. LV in margine : opo----. — 2. V in margine : [IavSo^cov (sie). — 3. V lot-S.
que nous lesavons foulees auxpieds; lui-mime, en eilet, // a prw wos inßrmites
et il a parte nos maladies*. G'est pourquoi il a dit : « Celui qui avait obtenu ces
soins, il l'a fait monter sur son äne » ; car c'est en lui-meme qu'il nous
portait, parce que nous sommes les membres de son corps*.
•vfoi. 198 Mais de plus * il l'a egalement conduit ä V hdtellerie 3 . Et il appelle reavSo^stov 5
N ' c'est-ä-dire hötellerie — ce qui se traduit par « (lieu) recevant tout » —
l'Eglise qui est devenue capable de recevoir et qui heberge tous les liommes.
En effet, nous n'entendons plus selon l'etroitesse de l'ombre legale et du
culte figuratif : L'Ammonite et le Moabite n'entreront pas dans l'Eglise <lu
Seigneur* ; mais (nous entendons) : Alles, enseignez toutes les nations, en les ">
baptisant au nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit* ; et : En tonte nation, celui
qui craint (Dieu) et pratique la justier est capable d'&tre recu par lui" .
Et, une fois qu'il I'eut conduit ä rhötellerie, il lui ßt temoigrier une solli-
cüude plus grande 1 . En eilet, apres quo l'Eglise eut ct6 formöe de la reunion
des nations qui mouraient dans le polytbeisme (iroXuBefa), c'etait le Cbrisf 15
lui-meme qui liabite en eile et qui s'v jtromöne", comme il est ccrit, et qui
accorde toute grace spirituelle.
II suit de la qu'// avait donne aussi deux deniers (Ibivipiov) d celui qui se tenait
1. Isale, uii. i. — 2. Kpli.. v. SO. — ::. Luc, x. 34. — i. Deut., xxm, S; cf. II Esdr., \ui. I. —
.-.. M.illh.. XXVIII, 19. — 6. Art., x, 35. 7. Cf. Luc, \. 34. 8. Cf. II Cor., vi. 16.
• Lfol. 194
p" a.
' V l'ol. 199
r° a.
[381] HOMELIE LXXXIX. 113
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:oas| oaucoo/ yooi^..; ^-ioo :sQj/ o—kJs jJLcüLS^eL» 'Jfco»ö;o jlieo. ^ai.o
1. L om Io«.
ä la tele de VhöteUerie t — comprenonsquecelui-ci symbolisait les Apötres, ainsi
que les pasteurs et les docteurs qui leur succöderent lorsqu'il montait au ciel
— en lui ayant enjoint l'ordre d'avoir une sollicitude toute particuliere pour
le malade, et qu'il ajouta : Si tu depenses quelque chose de plus, je te paierai,
5 * quand je reviendrai 2 . II appelle « deux deniers (Svivsfcpiov) » les deux Testa- * l foi. u
ments (AiaÖvfxa;), l'Ancien et le Nouveau, * celui-lä donne par l'intermediaire *vfoi.i99
de la Loi (vou,oe) de Morse et des Prophetes et celui-ci donne par l'intermediaire
des Evangiles (Eüayye'Xia) et des commandements des Apötres, qui tous les
deux appartiennent ä un seul Dieu, qui comme les deniers (Snvapiov) portent
10 une seule image de ce seul roi d'en haut et qui par les paroles saintes
impriment et marquent dans nos coeurs la meine efligie (eixwv) royale, parce
que en verite c'est egalement un seul et meine Esprit qui les a prononces.
Perisse Manes et, avant lui, (perisse) Marcion, les athees, qui partagent
ces (Testaments) entre des dieuxdifferents! En effet, ces deux deniers '(&ovapiov)
ls appartenaient ä un seul roi et ils ont ete donnes par le Christ au meme
moment et avec le meme honneur ä celui qui se tenait ä la tete de l'hötel-
lerie. Apres que les pasteurs des saintes Eglises les ont recus, qu'ils les
ont augmentes par leurs enseignements au prix de travaux et de sueurs,
1. Luc, x, 35. — 2. Luc, x, 35.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. s
i" a.
♦Vfol. 199
r b.
10
114 SEVERE D'ANTIOCHE. [382]
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♦Lfoi.194 :LJS-äo ) f>^N-\. )kju ^_io +s :)K-.jö1jlj yo^s ^JLVl 0/ J»— JJ/ .Jlojova^
r b. ^ y • ^
qu'ils (les) ont depenses d'eux-memes et que par la depense ils les ont plutöt
accrus — car tel est l'argent intellectuel, qui est la parole de l'enseigne-
ment, qu'il ne diminue pas par les depenses, raais qu'il se multiplie et s'ac-
croit — lorsque Notre-Seigneur reviendra au dernier jour, chacun d'eux lui
Vfol. 199 dira : « Seigneur, tu m'as donne deu.v deniers (Smvipiov) ; voici, ' apres (les) avoir 5
depenses de moi-meme, fen ai gagnd deux autres par lesquels j'ai accru
et multiplie le troupeau » ; et comme reponse (le Christ) lui dira : C'est bien,
serviteur hon et fidble, tu as ete fidele en peu de choses, je t'elablirai sur beaucoup;
entredans la joie de ton Seigneur*.
Apres avoir donc lu cela autrefois- selon la tradition des Peres — car j'en 10
arrive maintenant au sujet du reproche — le predicateur sacre vous a lance
un appel, en vous pressant de payer par de petits morceaux de toile la venue
du Christ qui est si grande, en faveur des soins et du soulagcment de ceux
qui souffrent du mal de la lepre et dont le corps est enveloppe par la pour-
riture et par la mauvaise odeur ainsi qu'uirtombeau en marche ou de ceux 15
qui sont adliges de quelque autre maladie. Pour le dire hrievement, personne
parmi vous n'a semble avoir entendu cet appel, si ce n'est que par hasard
Lfol. 194 une ou deux ' bonnes femmes, ayant jete des pieccs et des restes sales et
r L).
1. Mallh., xxv. t>-2.\. — 2. C'est-ä-dlre dimanche dernier.
Vfol. 109
v° a.
10
[ 38 ;j] IIOMELIE LXXXIX. 115
^.o^ l't-*^ / '.-^» ^A'^» *^»!° v^ \-u>'i± o Fr* J- 2 *^
B -**?c»/ jJ ..^K.— ^ö; vQJo« )a± ^ ^-oot ^-äJl.-!/ o»o ,_*> Joio -j^-z-co
^io V-^-o» vSloK*/ ^ L^iooLa c*^ ^3 c*.a »Jo ..K~-J Jj»o> ,_*> JJ/ .^J-io
»s/, Jjlo-/ .-»j^I^jl/ Jjui-s J^.UaV«KjLio jJ joow» «ex K^lo .Jk*^-.
«^oiol^«./ ^ Jio«o .-J.JU-CQ.J vr».£QJ \a*»ü>; JlK^io;o Ji.»<a_a-o>o J-a»*^j?
yojoi; .-^-.ooi ^^sui ylo n m vxS. Joo« ^oj'; ^-.ou^o* ^.Aoi .-)!/ ^oi^a
JJ, ^.\^>8 .^o; J-wSJ po{» U 3 -/ "^o-a Icl^ ^^^oooi ^»»laio»
.•po/ va>a^a3; Jjlo-/ oot -.U*l±? <xi<^ U*^ ;Q-^s ^o_iJj .^ooäj; Jj/
Ji-a-Ä> ^ jis/; vQJc*^ yOj/ r ^J ^ol ^ rh^i J^/j J-Kuil JloVlJJ *a
tres dechires (pris) ä des vetements vieux et uses, ont juge avoir satisfait ä la
loi (vdps) et que, faisant semblant (^(/.a) dune maniere hypocrite seulement
de jeter des morceaux, elles accomplissent l'( Obligation) habituelle.
Et pourtant, apres * la Loi (vöjao;) et les Prophetes, le Christ ne nous a pas * v'fol. L99
5 laisses de cöte, alors que nous n'avions plus d'espoir et que dejä nous avions
ete comptes parmi les mourants. Mais il est descendu de la hauteur, lorsqu'il
a participe ä la meme essence (oüci'a) que nous ä l'exception du peche et qu'il
s'est soumis ä se faire homme sans changement, ahn qu'il acceptät egalement
l'epreuve de la croix, de la sepulture et de la descente au Scheol, et cela
lo alors que par nature il est Dieu — tandis que, par lä meme qu'il s'est fait
homme, il a endure tout cela — et qu'il a passe d'une maniere impassible
par tous ces (etats) d'oü il fallait nous faire monter, nous quietions tombes,
nous dont les os etaient disperses pres du Scheol' > ainsi que le dit le prophete
David. En effet, parce que nous ne pouvions pas nous tenir debout, enterres
13 que nous etions par hasard en bas — et pourquoi dire : nous tenir debout?
— parce que nous ne pouvions pas seulement lever im ceil vers le ciel, c'est
lui-meme qui, comme dit Paul, apres etre descendu dans les regions infe-
rieures de la terre 2 , en a tire ceux qui n'avaient absolument aucun espoir de
1. Ps. CXL, 7. — 2. Cf. Epta , iv, 9.
116 SEVERE D'ANTIOCHE. [384]
J-a-»Oj_3 va^£D? vOJÖC^ 'JoC* J-OJCL-Q-S. wk^OO y~> . yOoi\ joOl K*/ (.JLOiOJä*
culo i •v .K-cq.^o }L^s p :o6i ) n «vmi\ oC^^JJjLio 'Jjot^.^oo .0001 yOot-K-./
jfcO^l ,^-.^01 ^io Ol Vi; -JoOl )ol«^0 ' ^ .a- ^ J»Jl^} ^öt JIoJlj/ KiO--,»;
»Vfol. 199 *Jm «■■^." | < ^- 3l H? °oi? »*J i»'t'f> joot» y^ i^ an ^
v"b. ^ ' ♦ • y •
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^Ljl* och 'jooi w»oioK»»/ t-*">x °°i °*^ V JL3 ? 1 -' )^-»^-~=>o )j^oi jk^oo» jLä/o
l-sa.^ y» « ^oü. ^6 .°> maA .'w^t i-io/ ,^-ln^ .yoi^jx.^ ^s .(Vcl^j uJLw/
CH.3Q v»\ oj\ säuu* -.-joa^JL^S ^_bo "^.J^a; .J^a^cus ooC^ .-Jfcoöj ^o; oöC^
♦Lfoi. 194 ^-.; ^S. JL^J^ .01» mi jjko» j^a^sa-a Jjlsoio .^qju.» \s~~ ».in^ö oc^^äS. '°
odoa/ jcA-xj )lo i . ^ \saAo )t-a~>]J o£S. +s 0&1 ^s ^/ 001 t£o^.& ».:>»
J-^jLiO^ wOK l. .. « -. Jü; ^ CH-.t^-/ U^O^CULi jjLOtJ J^CLO .'OUL^O 0»^> o/
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■. v !-a\ JV-* 'J^.^6 a.j/ '^6 aS\o .^üo > jl... >.,,'> bot ot^o; LmIo_*\o
1. L um low "^l^ o"w. _ 2. V add "Oiai^vo.
salut, lorsqu'il est devcnu tout proche de ceux qui etaient tres eloignes.
C'est pourquoi il interroge ce docteur de la Loi (vojaixöc), en lui montrant
l'immensite de cette charite ((piXavQpwma) qui depasse tout : Lequel de ces
* v loi. 199 trois * te semble avoir et6 leprochain de cehti qui etait tornbe parmi les brigands* ?
Mais nous qui entendons ces (paroles), ou plutöt (y.yXkM 8i) nous qui avons 5
ete juges dignes de ces (paroles), nous ne lui avons donne aucun morceau de
toile memo use. Car celui qui demandait etait celui-lä meine qui disait : En
verite, je vous le dis, toutes les fois que vous avez fait (ces choses) d l'un de ces plus
petits de nies [irres, c'est ä moi que vous (les) avez fiiites". Eneffet, dis-moi, comme
nous proclamons heureux Joseph, (l'homme) d'Arimathie, le conseiller
(ßouXeur^;), qui demanda ä Pilate de lui permettre d'enscvelir le corps vivifiaut
•i.iui 194 f^coonrotos) de Jesus et qui l'a ainsi recouvert * d'un manteau de toile! Et nous
\ " i 1
oublions qu ayant, nous aussi, la possibilite d'obtenir le meine lionneur et les
(memes) remerciements que lui ou de plus grands que lui, toutes les fois qu'il
est raaintenant en notre pouvoir de soulager le Christ rempli d'ulceres et 1
blesse, nous nous privons nous-memes de ces faveurs insignes et nous repous-
sons loin de nous un aussi grand avantage. Mais, si un roi faisait 1111 sejour
chez nous, nous lui donnerions tous les vetements que nous aurions ä la
I. Luc, x, 36. — 2. Malth., \\v. 10.
In
[385] HOMELIE LXXXIX. 117
jl^',_mo 'vooi^ "'^vlJ^fcwj; oub. ^-..oot ^.sotl. -.^ooi ^-. n^ ^o p jloiLo
)•, a -/; Jj ajftj -\<^l ws.£Cl!m *£>(o JAww^Vo . V> ,..a.\ y°on _~JlU^Jio :vQj/
Ja.£C^ä.Ä.;o "^^A; y-^oi ' J JSw-oV* )l\vi oöi ^-.; )«... * V> .JJLSJ Jiiö; ^«>t^o
Jlio^j |N.i^ooi A^o :0| t-^ o>\^a wo ^.^o +3 ^jw^o^ ^c*_co» :Jloi^i— 10
oj— .^j'/ V»i^<> ouS. t-wi^o )j ,.3 •.^.tw.ia^ )»oK.jLio J-oien» JlaaJboo
*aJL3t 1/ .J-^J-Sls ^^«^clVjo '. mi ^ ^_a la\c .\++'l *-»/;o w.01 I^ädj JIo>..*Jl»X
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(laxsln« v>^< .-w»oi (fcO-s-io JJi a\ j-ia..'/ ■Jimfl; w.öt )N->. ?i; w-o_s^j ^-ol; 061
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Lusl Jjls v>; ^>ojl jJ .• v»^)_^ ch^» k-./; w.K^o/ o;^io.\ .-) n ,. im\ V -^-^-»
1. Ici commence une lacune dans V.
maison ainsi que les habits de soie que nous sortirions des coflYes (/.'.Surösi ä
l'occasion, alin qu'il s'y enveloppät, qu'il marchät dessus, qu'il s'en servit
contrairement ä la bienseance et meme qu'il les emportät, (et cela) dans
l'espoir de quelque honneur temporaire. Et le Christ, le roi des esprits'
5 superieurs, des puissances et des armees (Celestes), qui sc presente ä nous
blosse dans tout son corps et (qui) pour un petit morceau (de toile) promet
de donner le royaume des cieux, s'en va sans qu'on lui ait rien fait. Voyez la
grandeur et la nature de votre folie, et penchez-vous vers celui qui est de
notre race (ys'vos) et qui souffre d'un mal.
10 Oue personne ne me dise que le jour 011 il fallait jeter les morceaux (de
toile) est passe! En efl'et, si'dans la Loi (vops) il y avait le commandement de
faire la Päque le premier mois (en usage) chez les Hebreux et si quelqu'un,
s'etant abstenu de la solennite pour un motif convenable et juste, pouvait
oil'rir le sacriiice de la Päque au second mois 2 , comment n'est-il pas deraison-
15 nable que, lorsqu'il s'agit de la commiseration oü n'importe quel temps est
convenable et opportun, nous soyons retenus et empeches de (faire) ce qui
convient parce quele jour est passe, quand les Livres sacres disent : N'empeche
pas de faire le bien (eüefyeTeiv) « celui qui est dans le besoin, (ni) de lui venir en aide
1. Ici commence une lacune dans V. — 2. CT. Nombres, ix, 10-11.
v° b.
HS SEVERE DANTIOCHE. [386]
^j/ voodl ^»k-aj )Kjlj.\ ""^o« J) .^JjKi )17? oö« N«- AJ-J U*>
,J**~j o t °>i>n\ J,-^ K-/ e*z>» oöi .-oi^^Q-s JIli oöi Jl » n°>\ )^*J .vQ. a LV>
• • * •
♦ L fol. in-. *v*^^oi .JLw^JLio^ di| JKJ/kio j^../ * > ^; oöt J-oVSua *J1Kj/ -Kj|o
yOonisiciS;» ^.-^oi; .yOT.'iSX vs/o yort^ vs/o .-yVv—kSo Jla^ioo Jjoijaa
^\.ot JjK.5 ^bo V^-^ 1 ? 0< *W V*-^ ^J .voKj/ ^■^L- ^-• wfc ^ fl0 ! ^ ^t"* ** 3A
^J^> j,.~a/; NoaS. k-./ JootJ J.ajbö; Jjla^> -.voaüiK^ v aa3oil opoji./*
o^; U>]Lzoi v ooiVio |-.*JLio o£s.2l^ ^-; o^ »s/o -.i»£o Jk*^o yoaio.^
♦ ^oioK-./
q_ju;;/; jL2^acuLjl K-J> o| )-..J.«VvA ,J ..^..Jvä-./; Jjoi ^otok-./ ^_*;
lorsque r'est en ton pouvoir; nedis pas : Va et reviens deftiain et je te donnerai,
lorsque tu peux faire le bien (euEpyeT«*) ( ? Gar tu ne sais pas ee que produira le jour
qui suit. Ne renvoyez donc pas mes paroles ä l'annee suivante, mais iniagi-
nez-vous que c'est aujourd'hui que tombe le dimanche qui est passe. Et que
chaeun de vous jette la serviette («paxtoXiov) suspendue ä sou cou avec laquelle
ou a coutume de se moucher; et toi, femme, fais plaisir au Christ en
♦L fol. 194 donnant le linge que tu ramenes sur * la main. Ces objets, en efTet, ne valent
que peu d'oboles; mais ils procurent une recompense Celeste et ils deli-
vrent de toute maladie et de (toute) blessure et vous-memes et vos enfants
dont le salut, je le sais bien, vous preoecupe beaueoup. Car, si vous retouruez
dans vos maisons sans ces (morceaux) de toile dont il a ete question, vous
aurez une foule d'anges qui entrera avec vous et qui gardera votre matson
et aussi le Christ lui-meme tout entier, le Seignrur des anges, qui sera ä l'in-
terieur (de vos demeures).
Apres avoir l'ait ccla, ne croyez pas avoir fait quelque chose de grand.
En effet, Gedeon — c'est [un juge d'Israäl — ayant vaineu les Madianites ou
Ismaelites qui avaient marche en armes contre lui, dit aussi apres la victoire
ä ceux qui avaient ete sauves par lui et qui sYtaient ranges avec lui en ordre
1. Prov. iLXXj, in. 27-28; xwn, l.
10
10
15
[387] MOMELIE LXXXIX. 119
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•:-^.^ie/ .^.scl ^o » ^e\^o ,^-sj "^üo 'Jjioi .U>,_o J—o>o )-s/ yas.
de bataille : J'oi une demande ä vous faire : Donnez-moi chaeun un anneau
de ootre butin; les ennemis avaient beaueoup d'anneaux, car ils etaient Ismae-
lites. Ils lui dirent : Nous (les) donnerons. Et chaeun etendit son manteau et y
jeta un anneau d'or de son butin'. Si donc ceux-ci donnerent une teile quantite
s d'or au chef du combat, et cela lorsqu'ils s'etaient ranges avec lui en ordre
de bataille, parce qu'ils avaient cchappe ä une servitude temporaire, est-ce
grand'chose pour nous de donner un petit nombre de (morceaux) de toile au
Christ, ä celui qui a delivre toute notre race (ye'vo?) du Calomniateur et des
demons, (ces) ennemis irreconciliables et implacables, et a gagne le combat
10 que nous ne pouvions remporter, ä celui que les armees qui sont dans les
cieux ont aussi reconnu revenir du combat et avoir remporte la victoire, lors-
qu'apres la passion salutaire et la resurrection il est parti vers les hauteurs,
en disant : Le Seigneur est puissanl et fort, le Seigneur est, fort dans le combat 2 .
En effet, il a perce avec (sa) croix le prince des tenebres et de la mechancete
15 ainsi que sa milice mechante et il les a egalement donnes en speetacle, ainsi
que dit Paul, lorsque par Iui-meme il les a couverts de mepris en toute liberte
(irxpp-/)(jca) 3 . C'est ä lui que sied la louange et la puissance avec le Pere et le
Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il !
1. Juges, VIII, 24-25. — 2. PS. XXUI, 8. — 3. Cf. Col., II, 14-15.
* L fol. 195
U Ubo*
yasKjLfc^O ^^-~ K_.)_)-.).~KiO jjj . • JjLJLiäji J-jCaa..^ JJÜL.3 <3>( JJ / • . |j / )> M
Ux> OCX ^30 .'jlopO .JjL^C^äjl .|.Djiio' wtJLO -U|bÖ .•^■j^bOCtSO Jl^i
0/ OUoKl»./ j^.O|t 0/ .-J-*j\oOI jJo J.UOCH^iO JLiOJl 0/ L~ oi . • sÜDQ.\a3 )-tiO;
l toi. p.r, "HOMELIE XC
i° a.
CaTECHESE QUI FUT PRONONCEE SELON LA COUTUME PÖUR CEUX QU DEVAIENT
ETRE BAPTISES LE JOL'H TRES GLORIEUX (tcoXu^O^O?) DE PaQUES ET DE LA
KESUBRECTION, ALORS Qü'lLS ETAJENT REUNIS EN TRES GRAND NOMBRE. C'eST
LA QUATR1EME (CATECHESE).
En voyant cette assemblee spirituelle, j'ai cru voir non pas seulement des
liommes, mais äussi une reunion des ordres (tocc\?) Celestes qui, apres s'etre
melee et etre entree parnii vous d'une maniere invisible, est präsente, vous
entoure exterieurement, complete le troupeau unique et parle ä l'assemblee
de l'Eglise, (ä savoir) : des anges, des arcbanges, des puissances, des domi-
nations et tout ce qu'a enumcre Paul, (tout) esprit ou (tout) nom intellectuel
et immateriel, soit qu'il ait ete nomine ä prescnt, soit qu'il doive etre connu
dans le siecle futur'; et c'est tres justemeiit que (j'ai cru cela).
I. Cl'. K|ih.. I. 21. •
10
[389] HOMELIE XC. 121
j_iiof ,_.» JjLoioS :Jjld»o3 liJ^eC^ ^-.kio vOJc* ^^^o :^_.;;K*.io
oot
10
Vfol. 200
r' a.
v')jo ^ -,'" »s/o : v «N> vi» vi yooübo ^io V-*^-* >* *" ■»» ypo^.D ^_io V-"^*-*!
V-K^o :,_,jjjAoo} yQJÖi ya± );|V lai, yoKj/ ^.s^k-*» Jt— 3 /? '«*^ ^-/
ais» w.6i .'j^CL^aji JJ; yoy^e )1o).^joio Jlo^« yoot^. 6j-A-/ V-"^ l? *
j—^^-i. ooi jta.aj» J-.;,io Jlaslojio .JojSX; jJ^t-» ^oo-ol ;a^S».=> yOCHi
V^IsU JK^^OO JjlSJ Ho ^o .-JjjJl JU^» ^^? JJ/ .'"Vo ^ "W^;o
1. .Ms. \-oi- — i. L in margine : < a *'i vpoov". — 3. Ici (init la lacune de V.
Si, en eilet, selon ce qui est ecrit, ce sont des esprüs faisant fonetion de
ministres qui sont envoyes pour (exercer) leur ministere en faveur de ceux qui doi-
vent recevoir l'heritage du salut' — or en ce raoment le salut le plus important
de tous et le plus parfait de tous et est (tout) proche et est present et se
5 tient ä la porte, je veux parier (du salut) de ceux qui doivent obtenir le divin
baptüme, ( salut) qui en verite fournit egalement la matiere et le sujet de
cette presente homelie, et (du salut) que vous possedez, fideles, vous qui
vous approchez des mysteres en merae temps que ceux qui sont inities et (qui)
avec les yeux de Tesprit vous approchez tres largement et tres vaillamment de
10 ce qui se dit — comment resteraient-ils ä l'ecart? Et comment ces ministres
du salut n'alllueraient-ils pas et ne viendraient-ils pas avec joie, et non pas
par 1111 ou par deux, mais pour ainsi dire avec tous les ordres (Ttfcy[z.cc) et
(tous) les cheeurs?
*C'est" pour eux, en eilet, une joie et im plaisir sans fin que ce ne soit "Vfol. 200
15 pas en eux seulement que s'etablisse la connaissance de Dieu, ainsi que la
communication et le flot de la lumiere elevee et (placee) au-dessus de tout,
mais qu'elle s'ecoule sur un grand nombre et qu'elle se repartisse et se
repande sur toute äme raisonnable et sur toute nature capable d'avoir part
1. Ilebr., 1. 14. — 2. Ici finit la lacune de V
10
122 SEVERE D'ANTIOCHE. . [390]
oieuos./ );ä^v » oot y~l +ä -.ooool yNX^oo; )laau.wo )K ,.,jlN Nviboo
» L fol. 195 JjJJ_*L^o •} ^7 JoCSsi )tv-,^x> :jts . i\5cn jJo Ifcv-^jjoöifcoo J— o¥-^> v"^?
r° b.
U-sxa.«. -.^-iö/ ^3 ©od y. ... i.'tvw 'oooi ^*>J *r^"? JjU5»a3 .J uviüv» "'
'J ? <X^£oo ,J_L— =>, 1o^.9la )tlXl^> -.h^x 1^5/ ^^0.0 Jo^jJ J^eo£io_3
bjiiö ye+a Uoöi )lo»— ; -.vQJ^ Jj/ W*>/ -.^/ J-X^o(-s ^ßoV^ ooi «s/o
♦ o'jl; )-^— ,— ^^ --JoC^;
)fcs-;aiaS^o J^_iio; : \% Vi % K^~ 1* -öl öt\l*» )— fcotoo ti«.VV) ^.» ^3
r b.
,j ^ vOO«\ Jj^lso :J^1. )t»^o U,^ J^cLS.o J.JJL3 :ts-. U >i.-> -^* ^ioo
^-. » o«js :JIoL*Vio»o )la> . ->< Jli-io . - O a J uli :|j - ^/» Jt^-i'o jloö— yoot-k«-./
1. V add ooo 1 ^"'o- — ä. V Uo«
a un tel bient'ait »spyaa . C'est pourquoi. aussi ä l'occasion de la naissauee
de lEmmanuel selon la chatr, apres qu'ils furerit frappes d'etonnemeol par
la eharite pduwOpwria ineffable et l'attention dont nous avoas ete Tobjet .
lorsque comme des choeurs ils entonnerent le chant qui sied aux esprils
♦L fol. 195 intelleetuels et immuteriels qui sout les ereatures du bon ' Dieu et aux angea •
qui sont ses ministres. ils chantaient egalement notre propre salut et le
gloriüaieut en disaut : Gloire a Dien dans les hauteurs et sut la terrepaix, parmi
Ifs hommes bonne volonte (riöWa)'. C'est pourquoi uotre Sauveur loi-mdme
dit aussi dans les Evangiles Evarfftki* : h' vous du : II >j aura de la j»ii>
devant les angt - Dieu d cause ,/'«/; seul pecheur qui faxt penitence*.
Or, lorsque en toui lieu qui est sous le soleil la source qui fait jaillir
le bapteme de la penitenee et la reinission des p6cb.es s'oovre avec une gräee
*v fol. 2oo liberale, debordant.'. riebe et aboadante, que le ligament <-t le foetus * spirituel
''" sont mysterieäsemeDt rompus et separes et que simultaneinent et subitement
la foule et le peuple saint et l'Eglise enfantent en masse, June part en con- 13
eevant ces enfants) tandis qu'ils sont des serpents et des petits de viperes qui
laissent echapper un venin de mechancete et d'amertume et d'autre part en
les chaiiixeant par eette conception meine et en en faisani des enfants de
1.1 \. — 2. Lac, w. '
391 H0MEL1E XC. 123
.» »\ Vit V>1 vOJÖl ia\ .^AV)')i V QJ01 ioi\ .. «°>\ V>» yQJÖt lo^s , . N« .'r>
N *5>oOOt JJ .j^o/ ÖU^—/ jood )!'»—/ )-«.^0,>; J-J-3L-/ -.^..^■boEvt V); V QJÖ| laS.
l_IOU=> \ »VI I a Oi_ii OÖ| y.*l JJ / . -Otl^^jK^ Jü / VS_»_flD joou ^J-^J'v— /
*J^-~io ],— 5/ ^^\, ji.a^_~ ^a^o .-jojboo J-sJbä ^a^o .• v>'j_o Jj^
vOJoi^ );ot'm v>o Jv^ö/ i-»^v 1 v t 'f) :»oi'po ys^-oi J_i,_oa-3;o :^o^ie J;oTa_co
Uicx y. 1 ,\'n •. yOQtik.fr> -*i\ v ai3,otJ ool JJi ^ ->; "too JK_»o£äs \h. ,.'m\;
^io ,J)^^>a. \ J»ot )n«>^ ■> ..at^-^o \_.»aiö yOJoi |L>jJ^0 loX; ^-.-JÖt
J-ta_/ • . ) » "> . «^ JaIL^Ö v>,-oo :^a_i_. (^«.i^o JoC55v yo+£> y^. jj / sot'rn Vi
JJ JJ/ .Jlsj-s o.m_iai k_i/ ,^* ysy^o JJ ^» -.J-Avi. ^jso i-^-<» i-£J- ^•° 1 ?
JoXJJ c*\ &l JJ/ .-£jba^ »a-X^ a\ .-JJ^oo Uli * U^7 W ^
\' fol
V h.
!. \' .nocb-«^.
lumiere, c'e-t de toute nee- - - i t-> que les anges sc tienncnt pres de ceux qui
seigneni ei pres »Je ceux qui ecoutent, pres de ceux qui rendent parfaits
et) prfts de ceux qui -out rendus parfaits, en sorte que la terre est devi 1
'J untres cieux. Ce n'est donc pas d'une mattiere diflerente qu'on doit etre
5 dispose dans bod esprit; matfi 1 -t comrae si on se tenait en ce rnoment-ci
dans les cieux mdnie's, qu'on ge trouvait reuni avec les anges et qu'on faisait
la solermite avec les armees superieures.
Et parce que l'homeiie catech^tique elle-meme tient en quelque sorte la
place tz;.: d'un ternoignage qui est fait d'avance et d'un commandement
lo qui avertit d'avance — car d'avance eile dit et temoigne ä ceux qui s'appro-
chent du bain divin de ne plus retourner en arriere — les anges sunt iei
presents, attestant ce que nons disonset mettant parecrit lesparoles des enya-
gements que ceux-ci contractent envers le Christ. Et il est facile de voir cela
par ce que Paul a fait dans un cas semblable, lorsqu'il a ecrit a Timothee en
1-, ces termes : ' Je t'atteste devant Dieu et le Christ Jesus et devant les anges elus, • vfoi. 200
afin que tu gardes ces choses d'une maniere irreprochable, en ne faisant rien par
hypocrisie'. .Mais je ne sais cornment en avancant la parole nons a rnontre que
non seulement les anges. rnais que Dien et Pere lui-meme et que le Pils aussi
1. I lim., v. 21.
10
124 SEVERE D'ANTIOCHE. [392]
»Lfol. l'.ir. ^JlS. JJLSOI* -''^ K.I-Q-— JjL-»-ß }— o^ ^/; ^-J J^-t~« -'JV^ ^/° W°
v'a. X
vs/o JJ/ .--oioJLii ^jls ^./o jtO^io V*^ h«*- 3 •'■M» N5 ^3^o v^-V^ 7°?
)KJ^1 o/ ^...jl K-./» Jji-/; .Jpo/; ^-ooV3 # )— Jcio; o£^.o l^a Jk-i>^
^-^oj^ 'k~kXj ,^oC\ ^/ 001 .yOOjKju^s ~k-7 x^- .«^o>-s ^-^*-J-3;
• PO/ |oOt olö ).^.0oJJcLQ^ ,J> L~v^A? J-LO-/ .LoOJlS; ^^o^ yjo
^ J-^clju=> ^» .oj^ ts^l joon J4j; JjlSU ^.3/ "^V-J JJ; >? fc*_^>oi a±.io
jjoia ,iN ou^o .Lojbä; )i<".^o J.-3-Slj-a ^-.i >^~*oo .^o'Lo; \ * > m v>
061 J-s» V-^^ )j)> .»omI^oo oUioo o^lß ^.ioJ^ «^.^VJs» )Kjl-^o )1q^K_.Mj
*Vfol.20oJI»o Jjuoöikio )i.CL^.i-J^ >»~«t-o *~>°? °o< :Jk-^JLS.^>ofcoo )J jl<x.k-M;
v° b.
:)_S£flDo |j/ t^ö/ J-=°P :)^V*! ^-*^o« J— °» ^° ^VVw ^--.^oi :^oqj-^
Jf -l ,_*>, JIoSlÖls .L*ot ..^-.j J001 J^ojk-io :)ooi jal-fcoo ^_äö Mio«*- 3
1. LV in margine •■*j.
* Lfol. 195 et que le Saint-Esprit encore — * ß'est certain — sont ainsi presents en tout
v ° a ' Heu et remplissent l'univers; car pour ce motif ils sont egalement et dans
l'univers, mais egalement et dans la charite et dans la bonne volonte (eüoWa)
et dansl'action et dans la parente. La preuve evidente en est la parole du Christ
notre Sauveur, laquelle dit : La oü deux ou trois sunt reunis en mon nom, je suis s
au milieu d'eux* ; il a lui-meme reuni aussi ce qui est en bas ä ce qui est en
haut, lorsqu'// a pacifie par le sang de sa croioo soit ce qui est sur la terre, soit ce
qui est dans les cieux\ comme l'Apdtre le disait en ecrivant aux Colossiens.
Qui donc ne tromblerait pas, eüt-il meme une äme de pierre, en pensant
que dune part il se tient dans les cieux et que d'autre part il est entoure par 10
des milliers et par des myriades d'anges, qu'il s'approche lä de la lumiere
meme de la sainte Trinite qui est presente et qu'il est cclairc par bette
(lumiere)? Car le grand mystere de l'ineffable Trinite, qui autrefoia d'une part
etait montre d'une maniere confuse (et) d'autre part restait cache aux armöes
♦ v fol. 200 * intellectuelles et incorporelles plus elevees que les autres csprits, je veux 15
v ° b ' parier des cherubins et des serapliins, est confesse en ce moment par nous au
moyen de levres (formees) avec de la boue, est connu dans la incsure 011 il
peut etre saisi par les hommes et est prechö en (toute) libertö (wapp/iota). En
1. Matth., xviii. 20. - 2. Col., 1, 20.
:;ii:s H0MEL1E XC. 125
:J_i.»/;o L^>cu»i |;o ->\ "^a ^*~/ U>\-=> V 1 — ^- , ? ai< ' ^^ y » »» v> «oU>o;
-*.oju> J-.*t^° i— «- 30 - .y-J ** - ^ x " jJ; » »\oi;o '^-.oC^a ^»)Jl«too; K..O * « N ot;
»Nn« OCH U.,.,-0 J_~O^SO •.j-3JJ J^COoJ..S Jol*.lO Ot^.» J^_flOo/ ^0 ^-.J OJO<
5 *J*,_a^wo |_=>JJ ).^£Do)l=> Jaln ocx ••vn°i'i N^j^ooK^oo Jjlsj ]l;o J.-.ia_ii Ji; J_s/
■.jjL^>Q,iL\o )loJJ .yJS. )-noi Ki.^.,1/; .-)ooi pö/ vflDO^O.3 OOt )»/ K-»j-Ä^
:J*£a>.j och )i.*^k )aL-.io V---«^ )?°< :]^o^ \Oo£i» Joot 'j£o^? jj^Qj»; vQJot
:JL»oJJU ötJLoV-.N^> ^.Oocoo ^.J\oi ^io :^.^et>itoo )J- ^ g> l^io.^a.^ ,-o
10 ^.jou^oo ^.^aooo :|^^3 ^*> a^o '^Jj.^oo yoojbo JJLJ^^o 'JjJiXao* Vfol.201
)Lo_^v>.^s_oo |laau>^ 'JLsioi ^00 :^_*.~v^° ^*.^cl.U^oo Läu^» v )Lnca ->o
1. Mai', Scriptorum velerum novo. COllectio, t. IX, p. 737 : 'Ä7tb Xö-yo-j Z'. Kai ö:s8a>.|j.oi<; TtoXXoT; öXa xai
oOx i\ ^(ii<j£ü);, xaSäitEp öcaTpot; javüitärot; Jtepir)vOt<j|AEva- xai tojto to EYP?lY°PEvai xal itEcpwrifföai Seixvüovtx.
— 2. Mai, o/>. eil., t. IX, p. 738 : 'Anö Xöyov IpQ '. Kai ttXiiOei TttEpuYwv |i£Tetop^öii.Eva, xävTE08sv to ö?0
ör,Xo\JvTa xai eXaypöv xai ävto^Epe; xai eüxivyitov 6tä yäp twv awjxaTtxiöv totjtwv ö^ewv ^ £(i;pä*Te(i>v ( tl); 5i
aivtY[iäTuv 2pe7trJ|j.E6a xaTavorjcjiv, xai outm; EjfOvTa yjasw; te xai Ta|E<o;.
effet, nous confessons que nous croyons au Pere tout-puissant, createur du
ciel et de la terre, en verite de tout ce qui est vu et de (tout) ce qui n'est pas vu ;
et au seul Seigneur Jesus-Christ, son Fils unique, qui a ete engendre de lui
c'est-ä-dire de sa propre essence (oüaix) avant tous les siecles et eternellement
» et qui est de la meme essence (oicfa) que le Pere; et au Saint-Esprit qui
procede du Pere sans comniencement et independamment du temps et eternel-
lement (et) qui est de la meme essence (quijta) que le Pere et que le Fils.
Paul lui-meme certes disait justement : C'est maintenant (jue les principautes
et les puissances dans les cieux ont connu par VEglise la sayesse infiniment variee
10 (-c/Xutco{x0.o<;) de üieu 1 . En effet, les cherubins qui ont eu pour nom « la multi-
tude de la science » 2 — car c'est lä ce que montre la langue hebraique — parce
qu'ils sont representes avec des faces (icpocwjröv) nombreuses et par celles-ci
ils fönt connaitre la richesse de la contemplation (Öewpi'a), parce qu'ils resplen-
dissent tout entiers completement et non pas * partiellement d'yeux nombreux "VfoLäoi
15 " et qu'ils brillent comme des etoiles tres brillantes et par lä ils montrent ♦Lfol.'iw
qu'ils sont vigilants et eclaires, parce qu'ils s'elevent et volent au moyen
d'ailes nombreuses et par lä ils fönt connaitre la rapidite, la legerete, l'ele-
l.Kph., in, 10. — 1. Gf. Payne Smith, Thesaurus syriaeas,, col. 1809-1810.
10
126 SEVERE D'ANTIOCHE. [394]
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viui. L-ni ^^K^o :yOO»_.K.>/ o/; K*D J_io y-./ i^opoKlnSs y Vi *. 'o ^^^j J—oV
:)j^/ JJ.ois.i~ ^-#^oi ^jjo ^i^io M ^-° ^ia-lo ^i^j ooi ^-./; -öl
1. Mai, vp. eil., t. IX, p. 738 : 'Azo Xöyou - • rvütriv rjo-jv ?a'-Tor;:xv e'Xxsv sc; ta-jtä, xsi ta-jTr;; T?j:
[AETouaia; (jiöXt; äiriiXa-je, xai oüx aixrfi 8'JCr,;, äXV 6(jLoiiijiato; 8d?n; Kupiou. mitt ye o-jai'a; Oeoü noOsv, BoXXou
Y£ xau 5:1.
vation et la mobilite — car c'est par ces apparences corporelies et ces appel-
lations ainsi que par des signes et des symboles que nous obtenons peu ä peu
la comprehension de ces (etres) incorporels et que (nous savons) qu'ils sont
tels au point de vue de la nature et au point de vue de la condition (Ta£ts) —
(les cherubins, dis-je) s'atüraient eux-memes pour leur part la connaissance s
ou rimagination (<pavTa<7ia) de la ressemblance de la gloire du Seigneur et
dans cette seule partieipation meme ä peine jouissaient-ils non pas de la
gloire elle-meme, mais de la ressemblance de la gloire du Seigueur, ä plus
forte raison (ne jouissent-ils) d'aucune maniere et d'aucune faeon de l'essence
(oiffia) de Dieu — comment (en jouiraient-ils)? — ou plutöt ([/äXXov §i) ils io
en sont eloignes ä une grande distance. Et il est facile d'eutendre encore la
parole meme de celui qui a vu qu'il en etait ainsi pour les (cherubins), et
eclui-ci etait le prophete Ezechiel : C'est, dit-il, la vue de la ressemblance de In
gloire du Seigneur*.
De meme en est-il aussi pour les seraphins, eux en verite qui, traduits i.,
pour passer en langue grecque, se nomment « les esprits qui se tieiinent en
»Vfol 2oi haut», ainsi qu'ils sont egalemeut, * parce quo, commc s'ils se tenaieut en
' '' baut et qu'ils etaient plüa cleves que les autres armees, ils s'appliquaient
1. K/rHl.. II, I.
10
3951 IIOMELIE XC. 127
:^_*-J*oofcoo v3/ ^acuJ.o •Sil ;)«,.i>vm ).ioo jK-oC^ M°U? J-**» io^o
oot jjot.ojo K^js Iv^oa ^>o :Jv-k-» )Oy^e *3Äoa^ ^_*^o-.'»o ^-^'? -ö»- 3
^oo v - ffi » j vQJot vs/ JUs^» Jä^> ^> :Jj^sK.aiio JJo U-J'^io JJ
^iö ^Aoty Oj-r«? -otoN-/ J-^jj ooi J-^*/ :lpo'/ k-*>t-?? «6« jfcOs-^
» 'poj-^* y^lo ^otiK-co-io ^)a— ,»j o« lo\ )N^t^><> :^~*V^° ^-^-Ufcoo
^.^SLio ^-; ^-XoiJ» :vo;qjlJ; ^^3j-w.^o J_oo,_o£oo ß ooi ^io ^c*^
^5 'j^o^;; : yoot-^o «ak. ^. aL . ^ oo ^öti J.*vo\; ^.-/; ooi W~» jk-^t-^
.^ - -> .'«A v q— Jlu JJo «^i^io ^^flo; !•*> o°&« ^-— =V^Kio JJ.J-- öCSao
Ot^O» -Ol . ^ tyO^QJ yOok. J.OOI jK— Jjl >-0! JJ.OJ »OiJLiO; )io-*jLiOiCL^ vS/
, -<>•-- y ^ )j ..vi\ 2 \Za\ ^•jr»! J-** 3 :j-u>— Kio vooi^ -oiok-./ ^opo Jjot
:Uo— .io J^^po J^o-*»-^ tr*^*!° H' -^ J' ». - 1 ? ^i^ Ji>-oo-» <^*? )?°« : J 3 -^- 3
3/ J-o^r» ^J? '^^»t^ :io,J .{ °J l^>-^ vQ^iö ^j,/ :o„.>~fcoaS. ^.Kj?
1. Mai', op. «7., t. IX, p. 725 : 'Ann Xoyou 4. M *> 7tü,; °).i] ^ a JipociXaoövTa tw OnEpSaXXovri, xii |u|
ivöY*o''Ta, xai to [lETpiov änoXEa-fl tjj: ei; a-j-ri xauoüav]; IXXa|u|)6ü>«, r,; toso-jtov a-jtoü iaii 6e«tov, öijov iv
i&iv 8'jvr,e=iT] itpöotoirov xataxa>U7CTO(i6vov irrepuSw- toOto 8e xi^pov ii tptorb?, |iixpc;v ünojaivei xai ä(iuopöraTcv.
— 2. Ici commence une grande lacune dans L.
avec iusistance ä la hauteur de la contemplation (Öewp-Ia) divine, autant qu'il
est possible, aspirant et se plaisant ä tirer quelque chose de plus de la beaute
et de la hindere qu'on ne peut concevoir et dont on ne peut se rassasier; eux
aussi, en eilet, ils sont pourvus d'ailes nombreüses pour le motif precedem-
r> ment dit; — c'est le prophete Isafe qui (les) a vus ' — avec les unes dune
part ils s'elevent en volant, ils se hätent dans leur desir (de se porter) vers
celui qui est aime et, pour ainsi dire, ils osent passer par-dessus celui qui ne
peut etre depasse; et avec les autres d'autre part ils retiennent le desir du
mouvement qui court en avant et ils se cachent la face (irpocorcov), de peur
h que, s'approchant avec tout le visage de ce qui est tres eleve sans pouvoir le
supporter, ils ne perdent raeme le degre d'illumination qui serait descendu
jusqu'ä eux, parce que pour eux quelque cliose n'est visible que dans la
mesure oü leur face 2 qui est cachee par les ailes a la possibilite de voir,
et cela ne montre comme par une fente qu'un point lumineux qui est petit
15 et tres confus. En effet, ce qui depasse la puissance visuelle, le verrait-on
pendant un temps tres court — et il serait mieux de dire : chercherail-on
1. Cf. Isaie, vi, 2. — 2. Ici commence une grande lacune dans L.
10
128 SEVERE D'ANTIOCHE. [396]
Vfol.201^ ,KJn^o )-U^> yZo^lU :Jj—,fcoo» ^K.jqj» ;>o,-o :^6ti «s/ ioJ*. p J;oi
V a. • ' o •
♦ |_.jJ-*\ ö£S. >m°i'fl jJ^^wf.3
o_\ -JKXio öt-K-/ yoojfcs.2^00; ,_*^oi JloJ^JL« sä/ J;oi > ^O0
;. omla^o ^.*^m.io v*^cd» JW :J^-k^ yOOi^SojVS 'k-.J-^*x3 ^.m'iV) ;
-oi l'H :J.Maio jiio-floo )J^>— .♦» ^-^ 3 -öt : M^i 1 ^ J- 3 '**! )-äu^ ^-2^o^o
*v£Q£lo,A>.j <X^o J'J-m Joou jlj/ oo ooi; —öl .-Ijoi )tOb>— 11 t-*^
jjLio ..J^S^ioo J.-Jj^äo oöi |La»ica\ oooi ^m-*^ J-^i 100 J-U ^-^ Jj«*- 3 t 3
J^o^ojl -ex );oi .loJL=>j J-'^io o-^o \jl.^ö vJl.^o s^o? ^*>-»! !•***/ '»^ö/
,_io ,-iö wt-o«? :Jlo-A-M; JloouSs JLoJS^iaio K->J> o/ .JJ^^ O c Ü jl^o
..|po;poo looi jv^)^ 00 iP .^? y^l •y '**-^ ^?° .^-^ v*"® 1 J^^^—
\si\^ ^-lo-io axio-.oiiOL^o ^.^^i vOJÖC^ K-l^oÄCco/o .Jaoi ^-.i M^w^.J./
JK^l^ :Jj-o-.]^s K-o-ao JJ^A-M JLo l^xa i-».^ A ^> -U-*** J— o^so JV-a-ao
1. V in margine : li»»«^. — 2. V in mtirgine : xaxaic<xXuicT6tv. — :<. Mai', op. eil., t. IX, p. 725 : 'Airb
toö aOfoü Xöyou. "OTtcp TÖ Seo; xai rnv aywvi'av Svi'/.tK- xsx|j.T|piov yap »öS™ tb eis sauxbv Tiva auWE-jeiv. xai
lata <r-j<TO».e<78ai. — 4. Mai, op. cit., t. IX, p. 725 : 'Anö toü aütoO Xöyovi. Tpiaog yap xa't 6|«m'u.w ptüv^j.
tai; Tpei? ünoaTasie; IlaTpci; xai VioO xai xpov Hv£ii|AaTo; Siaxpiva»a, xai tb äoüy/.UTOv aütwv xata toCto
Tpaviiaaaa. tii siirsTv ayio; ä'vio; ayio:' oötm ta; tpei; p.iav CTUvqYaYEv xupibmTa xai 6cÖT>iTa, :»i Eitsväyxstv,
Küpio; «jaßawO - [ita yap x-jpibiii; xai Beöt»); tüv rpiüv ünooTäsEwv.
k le voir — eteint la vue plutöt ([aSLXXov vi) qu'il ne l'eclaire; pour cette raison,
Vfol.201 coiöme ce qui (precede), l'eclair * qui passe en courant, avant qu'on ait pense
v ° a ' ä le voir, fait egalement que l'oeil se ferme, eil lui interdisant le regard par
la peur.
C'est pourquoi il est encore ecrit, au sujet des armees dont il est question, 5
non pas qu'elles se eachaient la face (7spo'<rc«)7rov) simplemcMit, mais qu'elles se
cachaient de la facon la plus complete meme les pieds avec les autres ailes ',
ce qui en verite fait connaitre la peur et la frayeur; car c'est un signe de
peur que de regarder en soi-meme et de se retirer au-dedans (de soi-meme) .
Tandis que de cette facon en verite les seraphins entouraient le tröne 10
royal et eleve, que dit IsaTe? — Qu'il les a entendus crier : Saint,
saint, saint est le Seigneur des armees'. Cette Oeo^oyta ou theologie parfaite de
la Trinke, qui alors d'une part etait enoncee et chantee par les armees
superieures et incorporelles ainsi ipie dans une enigme, en ce moment d'autre
part a ete dt'couverte et comprisc par ceux qui sont baplises et qui confessent 1.,
qu'ils croient au Pere et au Fils et au Saint-Esprit. En i-ITct , quand par ce
mot qui est röpete trois ibis et qui suppose l'6galite d'honneur, ollr a
1. Gl. tsale, vi, 2. - 2. Isale, vi, 3.
V fol. 201
Vb.
10
[397] HOMELIE XC. 129
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^o*~ß; ^«_~.ot JL_ä__N. V-»-^ &l .^DV 3 .^ 000 •— toak^o Jot_$fc>; ottaau/ fcoa.-.»}
b.i/ oi^o J_^_O>0> w»öi la^ ■.loj.üj, U\^o _--*.._> '.*._,.._. ^»-»t-o? ->c*-v V^oJW
1. Mai, op. C(7., L. IX, p. 725 : 'Atto toü otJToü /.öyou. -agaioft ci tnpituv 6r,).oi, toutetu tm» Jnoupiviuiv
-ihwv T£ xai SuvapLEüjv eitel xai ö KOpio; £<jti xai 0eb; ov (xdvov Tyj; öpa7*i;, ä).).a xai xyj; äopaTO'j xitaeco:.
6 ev (xovioi xxl ipiäot xai Tpia^ia vooü[A;vo:. a>; ÖTj|xioSpyo; xai xt:<ttt,; xai notyjT/j;.
distingue les trois hyposlases du Pere et du Fils et du Saint-Esprit et qu' eile a
mis en lumiere Ieur « nou-confusion » par cela ineme qu'elle a dit : Saint,
saint, saint, eile les a pareillement reunies toutes les trois en une seule * sei- *v toi. 201
gtieurie et divinite par ee qu'elle a ajoute ensuite : Le Seigneur des armees; car
s une est la seigneurie et divinite des trois hypostases. Et ce (Seigneur) des
« Sabaoth » fait connaitre (le Seigneur) des milices, c'est-ä-dire en verite
des ordres (tzck) et des armees Celestes, parce que celui qui est compris dans
l'unite et dans la triuite coinrae fondateur et createur et auteur est et le
Seigneur et le Dieu nou pas seulement de la creation visible, mais encore de
1 la (creation) invisible. C'est de cette maniere, en elTet, que le prophete des
Psaumes dit aussi quelque part : Celui </ui fait des esprils ses anges et du feu
ardent ses in in ist res ' .
Et lorsque je considere toute la gloire io N o;o'Xoy;a), des seraphins c'est
sur moi que s'etend et se repand le prodige de la cbarite (<pi>.«vöpa7r(a) de
iR Dieu. En effet, aux paroles qui ont ete dites precedemment, (ä savoir) ä cette
(phrase) : Saint, saint, saint est le Seigneur des armees, (I^a'ie) a encore ajoute
cette (phrase) : Toute la terre est pleine de sa gloire' 2 . Et bien qu'il fallüt e.i
1. P.s. cm, 4. — 2. Isai'e, vi, 3.
PATR. OB. — T. XXIII. — F. 1. 11
vb.
130 SEVERE D'ANTIOCHE. [398J
K-.j>ooi_>o K-.J^JS_^ JJ; ~.ö£_m k-»-> "^-£-^0 -'r^l V N :otJ^--o____l. ,__«
♦Vfol.202 K-*J ^3 'J-.£~/ JJS^OQJLS * ..J.OOI J_.oL.KiO \ I. « V> t \ ^Jj-So/» J-"-*/ *r-t-»°l
(bo^.^ v_Sö|l/ ) * I V . "> ^clXo \»r t '-»l/o i~co..'._>J./i v^ch._>o :)tC_s.ico Jv_> Uf-^-—
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J_~oio .)tO ^-.; o£_\ ocx .'V^oj^-ioo -oiofcs-./; ^o/ |._»/ .'» ■■«- > >.« p UaS^
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pö/ .Jlj-M )ooi ,_)\_>. )i»\ t lo_\ t_> 'J-s/ lo_\ es/ J;oi ^^-io .U-t-o j_*,o>;o lo
.*__.; )j/ V^»-. JJ ,)i-tt_-OtO ■UU> \-=>l oolo .Jjlj/ . . Y ^\ n-- c -> l\»»_\_^ •Jooi
•:-Ss;o'/ 3/ ,y^*; J-tt-t. yOOi-X Ksoo'/o .^jii^A i\j/j d_v»_. **!_xOt ,s/o .^K-Sf-.
jL-UL-J-a v ooCbo\ V-^oJ--^? n_-/ Joch «.cxol^-/ U-.,-. JJ a_v ,^--3 c^ ,.00
verite dire que ce sont surtout les cieux qui sont pleius de sa gloire, cepen-
dant il ne l'a pas dit, parce que en verite cette (gloire) qui etait alors
montree d'une maniere couverte et confuse aux (etres) Celestes, ainsi que
â–ºVfol.202 nous l'avons dit, le Fils unique et Verbe a fait qu'elle soit connue * dans les
derniers ji>urs, lorsqu'il est descendu et en ce qu'il s'est incarne, s'est fait
homme et a vecu avec nous qui sommes hommes et il a rempli toute la terre
de la gloire (So^oloyta) qui est dans la Trinite, lorsqu'il a preebe (ce) nomqui
etait cache et tenu secret et lorsqu'il a fait connaitre que d'une part celui
de qui il etait lui-meme avaut les siecles comme engendre est et s'appelle le
Pere, que d'autre part lui-meme (est et s'appelle) le Fils et que celui qui pro-
cede du Pere (est et s'appelle) l'Esprit de verite et (l'Esprit) saint. C'est ainsi
en verite qu'il disait egalement meme aux Apötres : AUez, enseignez toutes les
nations, en les baptisant <iu nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit' . C'est
pourquoi, quand il etait sur le point de venir ä la croix, il disait aussi au
Pere : J'ai rerele ton mim aux hommes*; et encore : Pere juste, meine le mdnde ]: >
ne t'a pas connu; quant ü moi, je t'ai connu, et eeu.v-ci igalement mit connu que
c'est tni qui m'as envoyi; et je lern- ai fait connaitre ton nom et je [le leür)
frriii connaitre".
Et quoique en vörite le nom de Dieu ne füt pas inconnu ä tous les
in
1. Mallh.. xxvm, 19. — - J. Jean, xvn, C. — :). Jean, xvn, 25-26,
r» b.
10 .;
[399] HOMELIE XC. 131
J^jlI^Oö Joot -oioK-/ J-s/; JJ/ -.»«>••>••); ottK-iJ^o ^cyo «s/ -Joi^j ow*xa
.•^p6/ p o£ä. oocm ^;a^o J_s/ JV».. «3/» i-aJ ^»; V^°U *^oi ) . m *x > .loot
•JjL-aL:a;o J^.a>oJ-3 Jalio Jt-m ooi Jt-a *a JJ/ .K_o Jöi^! k-*3 J-*^^? J-=>/ "vioi.soa
JK*,- .\.2>l Jooi J;oJioo J^-JJ^» .vtdoVS ^s3 x^o -.^,- JJo 'Joch v-Jl^OO
B ÖW.K-/ Jj-V— ow»^^ K-^;o Jk.^^» JJo |li-»V* jl ft l. A ^too -Ji-s; t~^
JJ .j-*£io>o JjJj> Jb/ -.p©/ 'J;ot \^io .^ao/ Jj-~ J_aJJ »*J>--; V^ °<=« -U/?
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J&u/; ÄOw»-.!.'/; ^.V.| t-^> .'yLXkX ÄOwjo'/ ..Jj/ ^,JL. ~;aJS_s 'Jj/; ^./ ,JJ /
K.O J-L3-»/ .^jU^jl JSo/j aa,_ ^.\oi s3/ ..^3*K_3 ^_io i-*-x -»k-»./ .uuli^lft
•:• ) oiSiv joot -.cxob^-/ Jt-'V* \->l ^/? "-»öl? ^°9I J^ »»- -Jt- 3 ^M^/? -°i »»»>»<
K-.Jjü/ ^ .'Ks^l, y^>> ^.» Jj/ -.L.s,' la\ )^ *p?/? -«^ - Ju i' ^-*? JJ
o*.-\ Loch jAotf JJ ^o? -oi -oti>. loot J-s/< Jtos^.» » -^ m i ö».^. omj
• .o»_=> OJ..A-»/ J^J.iooJS>^oo J^Jjl*d;o 'Jot\JJ K-Js JJ/ .K'. tnl/ fcs-.Jl,_«»o
hommes, pour ainsi dire, meme avant la venue (du Fils) dans la chair,
cependant c'etait une chose cachee et tenue secrete que (Dieu) etait le Pere.
Tu diras peut-etre que les paieus egalement le reconnaissaient pour le Pere,
en disant : « le Pere et des hummes * et des dieux ». Mais, puisque le Fils *vfol.202
5 veritable et de la meme essence (oücia) et selon la nature etait cache et
inconnu, c'est d'une facon fausse necessairement qu'etait confesse le Pere;
car la connaissance du Fils est la (seule) revelation du Pere qui soit veritable
et exempte de faussete et au sujet de laquelle il n'y ait point de discussion.
Celui qui iria vu, dit-il, en effet, a vu le Pere'. C'est pourquoi il a dit : Pere
10 juste, meme le monde ne t'a pas connu; quant ä moi, je t'ai connu-; c'est-ä-dire
« non pas ainsi que le monde se figurait te connaitre, mais ainsi que je suis
moi seul ä te connaitre; j'ai fait connaitre ton nom, ce par quoi on a connu
ä mon sujet que c'est toi qui m'as envoye ». En effet, il a ajoute : Ceuoc-ci egale-
ment ont connu que c'est toi qui m'as envoye 2 , en sorte en veritc que ce (fait)
15 que le Fils a ete connu a donc.ete la connaissance de cet (autre fait) que
Dieu etait egalement le vrai Pere.
Que personne, en prenant au point de vue humain la (parole) que le Fils
a dite au Pere : Quant ä moi, je t'ai connu 2 , ne pense qu'il a eu une con-
naissance du Pere qu'il a (ainsi) eue par suite de l'ignorance et qu'il a
so acquise recemment; mais (qu'il considere cette parole) d'une maniere digne
1. Jean, xiv, 9. — 2. Jean, xvn, 25.
* V fol. 202
v a.
132 SEVERE D'ANTIOCHE. [400]
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Jt-^^oo )^o*\ ^0(0-^.^10 JoL-J; 'J-^'/ ^-^ J^^-j ^ ^.Cioja-Jb«.^ ,_..i oiS~.»
•Jbijtoo ^j J^o.3 JJ/ ..wOtolL*/; J.iaD ^3/ ^«jsp» JJ 'Jjoi^o .jlaJk«JbJU ooi io
Ju.,..0 Ol>^Di _Öl ^ ;)K^-^000 |K » I «iO? -.CX )Lm.2; ^^ 3/ 'jjOt ^ijoo
\}i zK^I-^^v o^g'^ae^K > 1 » a' ^o :>!,.■^J^cl^o J^^Lcd* -^ J ^— »cl-3l*.K^o
«oiojq— ^-s )*»-3 J-»-«— vj JJ/ :J-io> J^ajij Jk-.;olj )K^».^ ^ ^Ss ju/
de Dieu (Öeo7rosTCco;) et (quil estime) que cette (connaissance) est en lui
naturellement et eternellement, selon ce que Matthieu a dit du Pere :
Personne ne connätt le Fils si ce n'est le Pere, et personne ne connait le Pere si
»v foi. 2112 ce n'est le Fils et celui a qui le Fils * voudra le reveler'.
C'etait (lä) ce que criaieut en verite les seraphius : Tonte la terre est pleine -
de sii gloire 2 . En eilet, apres que la gloire out ete repandue sur la terre par le
(Fils) unique, eile est egalement moutee jusqu'aux cieux meines, en sorte que
la charite (cpiXavOpcoTi'a) pour l'Kglise fut cause pour les esprits d'en haut
dune connaissance et d'une comprehension plus claire; de lä (vient) (jue
l'Evangeliste Jean disait : C'est le Fils unique qui est dans le sein du Pere qui (/') </ lq
lui-nii'inr racontd 3 . Gar il u'appartenait encore ä personne parmi les liommes,
mais ä lui seul lorsqu'il est descendu sur la terre, de montrer et de reveler le
nom adorable de la Trinite, ei celui-ci (toutefois), 11011 pas encore comme il est
aussi, mais eonime il est saisi par nous. C'est pourquoi, quand il s'agil egale-
ment de la victime spirituelle et raisonnable, lorsque nous crions ce (chant) : ir.
Saint, saint, saint est le Seigneur des armees, que nous confessons que la
scigneurie est une dans les trois hypostases, que nous nous acquittons de la
gloire des seraphins et que nous voulona montrer clairement que personne ne
nous a appris la connaissaiicc de la confession de ce nom si ce n'est seulenienl
1. M.'iiiii . xi, - : Luc, x, 22. 2. [sale, vi, s. 3. Jean, 1. 18.
[401] IIOMELIE XC. i:t.1
•, galaJ l £>l* 001 :JlSo_^o Jlo-A-^l ^_so y~ oco :L=>/? j-ao^a **oioN-./i 0« * \' fol. 202
.-JLs/i otaa> > JJL|^>clS. ,_.N^. ool 3/; 06t :Jl / 001 JJ aSs» -.*->— ^\;a.iö
•:-)po)!S^oo JL001
10 |^\Ik^ :»'JL« pojj Ju»/j ^.-/ ^.otoja— \ ot3o^ ta\o J_s/ laS. p ju/
0/ • K- .J iN. -« Ji_s\ 0/ :>«oto*oiaaJLi L».<ä_o ^.!^_^i 0/ :>«. i> 1 j_io<.\ LfcicLc
^Ototv-/ t-^^ )-<ULS-.; .L«.\o* t*6( ^.1 *£Lil jj -.C*\o Oi-LiO ).JL> t -Q J.~ c>\
)«;<•> Q a v3/o Jlopoo K-<o JlooiiSN v oou^->/ )«— o : ) ;»^N 1 > CPo)-3 ^sAq > ?>Q;
1. V in margine : v ow&-^§-*> (?) ~u-.
le Fils unique qui est dans le .sein du Pere, qui est im de la sainte * Trinite, qui <â– v toi. 202
s'est egalement incarne pour nous sans changement et s'est fait homme,
aux paroles du Trisagion nous ajoutons immödiatement l'action de gräces :
«. Beni est celui qui est venu et vient au 110m du Seigneur » , en faisant
5 connaitre que, si celui qui va encore revenir au nom du Pere n'etait pas
venu lui-meme, nous ne serions pas dignes nous-memes d'exprimer par notre
bouche ce cantique de gloire (o x o?o'Xoy{x) que les armees Celestes chantaient et
disaient ä grand'peine et avec crainte et d'une maniere ineffable.
Et (cette phrase : Saint, saint, saint est le Seigneur des armees) convenait et
10 montait ä la sainte Trinite d'une maniere generale, et de plus d'une maniere
particuliere ä chacune des hypostases, soit qu'on dise le mot « saint » trois
fois, soit qu'on (le dise) une fois. En effet, si quelqu'un, portant son regard,
pour ainsi dire, sur le Pere et sur sa seule personne (tc^oWttov), glorifiait celui-
ci par le mot « saint » repete trois fois ou s'il le nommait « trois fois saint »,
15 ou (s'il traitait ainsi) le Fils ä part ou le Saint-Esprit isolement, il ne s'ecar-
terait pas de ce qui est convenable; car le Trisagion est propre ä chacune des
hypostases, tout en convenant aux (deux) autres. Les hypostases, en effet,
qui participent ä la memo essence (oüsia) les unes comme les autres et qui en
Vi).
10
134 SEVERE D'ANTIOGHE. [402]
»Vfol. 203 ^ ö, ) m\ "o.o» | .. ->o» JLqlS^sclscis 3/0 ■.vJooysC^o ,_io ^alotv» ),..,,->g.i,.so
r» a. V V
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• JchSsj »mi -mo jl't"*V-*- JtO.).ia.\ Kl\-ilo V-«-^ t-3 .otK...o •>>! ^_bo J_\»/
^■aiOQN JjlSü la-s'v-s ^a—IsULo .-JN^omiI jLiollj loot )^^ JJ ) 1 3 .' /
. •) ..\ v> * ^o t-»k-»; JKs^o U-.iQji la^O^iaio sä_cD'JUo .•) mi ^ k3uV*LJ.o .•J-Oaj
1-1. Ce passage est partieilement efface dans le ms.
* v foi. 203 verite sont une seule divinite et seigneurie, participent * necessairement et
au Trisagion et ä la louauge etä la gloire de l'eloge (-aKIoc) qui monte jusqu'ä
eux. Et de plus si quelquun, enembrassant par l'intelligence, autant qu'il est
possible, la sainte Trinite en bloc et en meme temps, faisait tendre vers eile
et (sa) parole et (sa) pensee et s'il embrassait en meme temps cette gloire trois 5
f'ois sainte, en l'appliquant ä part ä chacune des hypostases, ä l'une le mot
« saint », ä l'autre l'autre mot « saint » et ä l'autre l'autre mot « saint »,
il ne dechoirait pas de ce qui est orthodoxe; car l'unite et l'identite d'essence
(o-isia) rendent commune cette meme gloire (^o^oyia), et la « non-confusion
et la propriete des hypostases la rendent speciale. 10
(Test, parce que cette connaissance devait descendre jusqu'ä nous que les
seraphins disaient : Toute la terre est remplie de sa (/lein-'. En efTet, apres
que (la terre) a re<;u la venue de Dieu laquelle est verkable et dans la cbair,
comment ne devait-elle pas tHre remplie de gloire et etre comparee aux cieux
smis le rapport de la magnanimite en meme temps que changer de röle (ts&s) 15
et faire monter la gloire (8o£o>oyia) et la connaissance tres complete qui aurail
du descendre d'en haut?
Teile est la richesse qu'a repandue sur nous celui qui s'est vide lui-mime* —
r a.
1 [gaVe, v 1. 3. — 2. Philipp
[403] HOM-ELIE XC. 135
«t m \A) l K_) 1« *>.; ^Öü jj/ :|_^_iO -Olok«-./ JoOU» -Ol ^O ua_„i/i
.°>\ ..o >'|-a*J3üäb ^l^wm U-^^ö > i .. Joou* )jl2l>/ •.sSloKjt./ x^-? jloja^j-so
:^^°J ^/ k— Lw)* ^ö oooi ^poj* — ö£>- :)K-^s.'aa,iLbc j^aoj la^^oa^oo
| Lo_ tS^Jlx l %-.[ n » m °> jJo K_.jL^^ jJo K^j^^o* öt-^J-i» -ex ijL.,..— ^-» oex
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^^Jisi yQJÖi Jla^J^. )ai. : J_...cdoJ..3 KL.aji y>*\ Ji-a-*/ J.a_.,ajL3 ,.:> JJ/
V>-^ ^JL~ ^_-_^v.;* f.3 Q_\o -.^JLfc ■■■-=» 'iL^O K..O ÖuS. ^Jl— ^äl\!A^O
V l'ol. 203
r° 1).
l. V in marsine
non pas en ce qu il ,a cesse * d'etre [dein, mais en ce quo volontairement • \ rol.203
il s'est fait pauvre et a partieipe ä notre indigence — que nous sommes
nous-memes pleins au lieu de vrdes et riches au Heu de pauvres.
En proclamant d'avance cette richesse et (cette) gräce complete et abon-
5 dante, le prophete Isai'e disait : Tonte la terre a ete remplie de la connaissance
du Seigneurcomme des eaux assez abondantes pour couvrir les mers'. Ne nousecar-
1ons pas de cette louange qui est bien plus complete et de (cette) gloire (§oi;&-
Vjyta) parfaite, qui d'une part etait chantee mystiquement et est chantee encore
par les seraphins avec les armecs qui leur sont proches (et) qui d'autre part
1» a ete revelee ä ceux qui sont sur la terre par le (Fils) unique, au moyen de
laquelle c'est d'une maniere semblable et sans confusion et sans division (jue
la Trinite qui est sainte et presente l'egalite d'essence (oüffta) est en verite
confessee et gloriliee; mais prenons-la dans son integrite et dans toute sa
teneur, en ne deposant rien de la sainte Trinite, mais en verite en la louant
15 et en la glorifiant avec les armees superieures par l'egalite d'honneur en
tant qu'elle presente l'egalite d'essence (oOe(a), saus deraisonner avec les stu-
pidites d'Arius, lesquelles combattent et luttent egalement contre la gloire
1. Isafe, xi. 9.
b.
136 SEVERE ÜANTIOCHE. [404]
*V fol. 203 ♦ »-•O; |.M^ jt^o/* -Öt y>*l 'J^OOpCLS JJoli* yNXviVio ,-J^CD« ).— iOi
v° a.
j».-o/? och :Jt^io ^f^^-A yoot-.;)', ,-io; y^\ oj^ ^...tv-oo t-«-^ t 3
--Xch ^io; )ju/ ^.-/ •.j^.^o.ü^; ^*!^oi )K-», u , >n jL^o J—oV ^a^o -.OiS. ^_*
L2C
10
yjac^gS; '^.p°/° -W y^ It-^ 3 / — otoK-/ K_.J_ioofcoo c^o .-Joöt ^.ou.)^-./ jJ;
• .jK»fpi J—/ y.-/ • .^.j.^ö/ S!! *>-fc3oi La-"/ .^ouV^ J^—t-r 5 o^ - 3 ? JP - 3 Jt- 3 ^
JJ/ .-CH-.K-./ J-i£~/; a^ -.vOV^ )^ r^*- b, ' 0, ! •)W DO - s o^o'^jü jk— V-a ötSj;;
«s/ ) ly^rt «r>. |_ccLi.^o Jjl^.3 Vüia\ KjJI -in n flf> . «vi «'oo > « » i'm \Oj6ii
:JLiä< ^ot i n °> v>o »miimiX; ^«otlo . I ./; ötJL^o 3^< :yOC*\ )ooi so'i) V-^x
ycuofjo -.y,...ao,,n ^.^.^a^-oD; ^,.«.\ot )-jp>ci m\ wj-3; Jla'cu» La\ v oioi£vi
jlo t . ...N «\ .Jpa_=>» ^iö t v\a; • .k.-.J-A-.^v yai.tJo yoou^^; l^iN ..ä>\
OCH J't-3^ **â– â– </ oC^s ^1* t-<^x t^l-r 'I-La^JO L*_COo/i )Io_.0(^3-.oC^O -.NMCUl^O
.^;qjl^o )JLo t « ->.\S, Jtv_.i_-=" och w~.i j^CLk. .chX t-^J^ y i.\v> a^o -.cM.bc
1. Ms. ^»a^ t a (sie).
V fol. 203 (So;oAoy!a) " des seraphins et saus professer liniquite dans les hauteurs ' , comme
a dit le prophete David.
(Les Ariens), en eilet, en faisant, autant quil est en eux, descendre du
tröne (Opövo?) royal l'unique Verbe, qui' regne et est assis avec le Pere, le
mettent au nombre des creatures et au nombre des esprits faisant fonetion 5
de ministres qui sont dans les cieux, comme s'il etait venu a faire partie
des choses qui ne sont pas et (comme) s'il n'etait pas avec le Pere eternel-
lement, et ils disent que Paul a appele le Fils le premier-ne de taute In
creation 2 ; « il y a donc necessite (oLviyxYi), disent-ils, en tant que frere des
creatures, quil soit nomme le premier-ne de toute la creation. » Or le fait de 10
dire cela n'est pas le propre d'autres (hommes) si ce n'est de oeux qui sont
fous et sc posent en adversaires de la nature et de l'ordre (t*£i;) des faits. II
leur faudrait, en effet, et ctre condnits par la qualite des locutions (>i$i?) ei
par la prononciation des mots aux sens qui conviennenf anx faits places
devant nous, et juger de leurs differences et savoir clairement que d'une 15
part le mot « premier-ne » indique la generation et l'identite dessence (oüst'a)
et de nature — car quelqu'uu engendre le fils qui (vient) de lui-meme et ne le
fait pas — et que d'autre part le mot « creation d indique l'etat de ce qui est
I. Cf. ls. i.xxii. s. — 2. Col., i, 15.
[4ii5; HOMELIE XC. L37
Jk... i ,).~K±o ^öi 3/0 J_j^(oo JJj ^6t »s/ .ö£Sj> j^—V-i c*-K_./ V-«.^ J»-- 3 ^
»S/o .-w.O|ok-./ joOW jpH3 JVi ■»-./ «S/ Od +3 OOt» .'OtJ^/ ^*00| LiS-'/ * V fol .203
J • . • • v" b.
jooi La", )joi v*^ «»-^ •Jk-.r-* J*^ UioK.Jo J^~^^/ >£oa^kj J^jlX ^-/
jpo-s 'palaeuSi )oot »...K-X • J£s^' r _ä rr^° co * «^*t-ß» ^.oiooI^j; :^oJ^.o3
(-•oLw^o JK—^ c*\ooi ^1 ^01 .l^'t-*? \^— V;- 3 — ö); °/ -.U't— / )k— "t— 5 **°t!
Li-./ ^.-/ -.w.OIO^/ )tS->^.i Öi^S ^o ', V\o Vp^ >-»-»V Ä ? °°i ^f^ ? '.°^>
öi^os wio yo^^c V--^ 1— . t «*>>> f^.\S>0 OL^O t-^v-. L^clS^ ^00 }o+bi
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jji '.JLa/j oOoqjlo; )LiQ\,o :|K^o-ajJL; [**.>c, V-^sv ^>i°k-«/ •J-- 2 / vp->/ r*A
^.OIoK-./ L.J...3 .^-*? oS^ .OÜ^-J L--flDo/ ^iO «-~i?{ K„.LiOoKiOO K-.) I fl .. ^V)
)Kt!vi-» .-Lajlj/ ÖC^S ^-iO Jk— j£-,/ JK-.V-a ^«Xot ^O^O -Jt » -v\ 0/ jooi
.-Jjlsjj jiaiwj Lsl3'» - t .->m j ju/j y_/o 'J^c&^t L>jl.sj 'jioJ^s.» ^-»/o ^Oi-io
.•jj-s 00t J;f> ~\\ ^.oto!^-./ )oow JJ -JKj^o ^.öt; 61S..0 ^*r--*> -)»-™ 50 J°°l t « S^ >
•:-obouio :LiaSLi.i ooi I «o^m .•(?) Li-»-~j 001
fait — car toute la creation soit celle qui n'est pas vue, soit celle qui est
visible, est ce qui est fait. — Gomment donc * se peut-il que le meme comme *v fol. 203
Fils soit premier-ne et comme ce qui est fait soit ränge et compte avec les
creatures? Si Paul voulait cela, cn effet, (s'il voulait) montrer qu'il est le pre-
r. mier-ne de la creation, il aurait du dire : « Le premier-ne de l'autre creation »
ou « du reste de la creation ». Or ce mot : « Toute la creation » montre ceci,
(ä savoir) qu'il est quelque chose qui est distinct, qui est mis ä part, qui est
en dehors de toute la creation, en tant qu'il est engendre avant tous les siecles
et non pas fait ; car les siecles eux-memes, que le Pere a faits par son interme-
10 diaire ' avec les autres choses, sont egalement une (partie) de toute la crea-
tion. 11 est, en effet, Ja splendeur de la gloire et Vimage de V Hypostase - du Pere,
laquellea resplendi ä partir de sa propre essence (o-Wa) saus s'en ecarter et de
toute eternite. Or s'il etait cree ou fait, de toute necessite (ävzyxri) il aurait ete
fait et cree avant les autres creatures dans une portion et ainsi que dans uti
15 espace de temps (qui fait partie) des siecles et, comme on peut bien le penser,
(dans) un court mornent de temps; par consequent le Fils lui-meme, le (Fils)
unique(?), dont il est ecrit qu'il est l'auteur des siecles 3 ne serait pas l'au-
teur de cette partie.
1. Cf. Ilebr., 1, 2. — ■>. H6br., i, 3. — 3. Cf. HObr., r, 2.
»» 5
138 SEVERE D'ANTIOCIIE. [406]
'vioi.aiv. ooi jjLau.7 -t— ^- J^oS^ ^-3 yv°? U-/ y~*l °^° ! )^-tr* °^ 3 ? I» 50 ^
r° a. •
jk-*-Js ^.Aot ^ot-K.-/ ou^.» )lö~/» OCH y^l .Jjjoi ^io ool ^1 jJ
loia-^lo .oi^ . i .-, ft'.v< ^i . vylno oÜS. . i «mil^o yt « vv° .-jK—j^/
'Uio_3o )J.oin ..,v>; .JJ^-a öv^ 3 ? J'f*»- 3 ? V--^ «-«• ■«•^ JJ? -« J,-Q_/
^iöv ^\oi V>»-o; K*3 !>•>./ .•)la-. : ioj;o )la3lo*; a\o ..öi-k.../ )l o i n ..^ Vi o 10
^X vsIoKa/ ^ 'JlcuuLii-s^o? ötJ^o^oo; K^ -öi .saia^Kj ^oo^cu oC^
^o ,_£ux> yL«^? <-°* )lcu^o; woict^i» "^^^alo ^...oC^D-so :J_^x>oJ_3 «i p öp
r° a.
Tout au eontraire, si on pense de lui qu'il a ete dit le premier-ne de
toute la creation en tant que frere des creatures et non pas en taut qu'il
'Vfoi. 204 est engendre * avant tous les siecles, commeut celui qui a beaucoup de freres
et qui est ränge avec les autres creatures serait-il vraimeut appele (Pils)
unique; car le meme est dit et (Fils) unique et premier-ne, afm que par •">
le mot « (Fils) unique » nous chassions la folle pensee qui (dcrive) du mot
« premier-ne » et qui ne convient pas ä Dieu, en ne considerant que ceci,
(ä savoir) qu'il est engendre avant tous les siecles, (et) par consequent en
ne le mettant plus ä la premiere place et en ne l'lionorant plus d'une preseance
athee, comme si les autres creatures etaient ses propres soeurs. En eilet, io
cette (expression) : Le premier-ne de toute la creation, comporte la repudia-
tion, la Separation et l'eloignement, et non pas la partieipation et la res-
semblance, ä tel point en verite que nous le mettons en töte des choses qui
lui ressemldent. ()r, c'est ä cause de L'inhumaaation, parce qu'il a partieipe
ä la meine essence (oüfft'a) (pie nous et qu'en tout il a aeeepte pour lui la 15
ressemblance avec nous a l'e»ception du poche, qu'il a etö dit convenablement
s'ötre [<iit !<■premier-ne entre beaucoup de freres' en tant que le second Adam
de untre race (y£vo?) et s'ätre fait le premier-nS d'entre les morts 1 en tant qu il
l. Rom., viii, 29. — •-' Col . i. i 1 ^.
V fol. 204
rb.
10
',ii7 IIOMBLIR XC. 139
ju«; ^-io; ^»»; )la\.» ,i >v ; JK-^jl-V y-\ .-\K+Jiä ^so> J^so-so ••^-»
«js'jj ]il .>.. 1V> oot oi .w^.; J-s/; -.i-io/ K-J-*^.^ ).^^iö).^ oo» jJ/
.*po/< ^ota^X-^CLA.! Kw.Lojl^o oJ^ -.)_*^^iö/i yOoi-jLio o yoou-^o* .-Jooi
5 3-^v.— .iaS. >.«•>* so jü| jJo . -^.oiok.../ N ^o „_:>o oi • t _.^ s — ? '«^ °°*-? °öt W?
ylS^^io Joo» jjJVa *3; V- fc ^ > ^^ -^fk— 7 ♦— »*-»/o M • "Hkä/j oit-»./ ^o
^•j ix-.»- -.o-jl^.I/ ,_.c*booo :jooi ^_-.o£io ^_io ^ • .J^.Jo£l^J^jlSo jJ
-Jk^OlSs )lQU>^JSoe^> OUSO ),_*. JJ y.2 :^.j»fcoo Joi^ jN-S w^OI ,_*.\oi:5l
-.^otoK-./ oi \-*k**l -.^--.oC^o ^.So 3/; ^.oto -.J.-=>JJ oCS. po'/ ciJLio oi; j;ou>
:o£S. ^oöi N.../» Ik_o ^_-\ot .*pe*i \-=>l ^o o&. ^iOiJ.1/; *3/ Jiiot ^se»
..J_*j»o/> ^oj t-3 "0(9 ,^*j -oi^> .jot^s ^.j./ Jooi t*otoJ^_»/ ^oü^>; jpo» ^^010
»31 )i.O I', ->, V>; «.O»» wiö w6( J-JL-SOI .„_,b^-.7 t— .L^/ ^/ t-^°7 W
J;ot ^^^o .jloot^jL^ Jv»o-»/ lo_.a*» •.♦—•? ^»j »61 .öuK-./ )lo 1 1 r t ">J>oa.3;
oöi Joi^s ya\ J üo Jviml«« J-iai. :i.'p°U/? ^.61 loix jooi »ii.cttiiJSoo ^ ^3/
1. v Uttia^jo [sie).
est les premices de notre seconde formation et de la resurrection qui (mene)
ä l'incorruptibilite. Assurement, est-il dit.
« Mais lui-meme a dit clairement dans les Evangiles (Eüscyye'Xia) * : Mon *v fol. 204
Pere est plus t/rand que moi\ » (repliqueras-tu). — Mais il faudrak que ce
5 ne soit pas en passant que tu l'entendes dire d'apres les raeraes Evangiles
(EüocyyeXia) : Le Pere qui m'a donne est plus grand que taut, et personne ne
peiit ravir de la main de mon Pere. Mol et mon Pere, nous sommes uns' 2 . En
eilet, parce que, lorsqu'il s'est fait nomine pour nous sans changemeut,
il est devenu l'une d'entre toutes les choses et qu'il a cte recense parrai
10 toutes les choses — et certainement parmi les choses qui sont considerees
(etre) apres Dieu — sans avoir rejete loin de lui l'elevation divine, ä cause de
ce (mot) : « (II est) plus grand que lui », je dirai qu'il (s'agit) du Pere, et ä
cause de ce (mot) : « II est meme plus grand que tout », je dirai qu'il suit de
lä egalement que (toutes choses) lui ont ete donnees par le Pere, (choses) en
15 verite qui lui appartenaient et dont il etait le proprietaire en tant que Dieu,
et ä cause de l'identite d'essence je dirai : Moi et le Pere nous sommes uns.
Ainsi d'une part le (mot) « grand » releve de l'economie qui a lieu par
l'inliumanation.et d'autre partle (mot) « un » releve de l'egalite d'honneur qui
1. Jean, xiv, 2S. — 2. Jean, x, 211-30.
140 SEVERE D'ANTIOCHE. [408]
U-iV^ Kj/ ^o; -Joe* *pö/ *a Joot oo«>Kxaio J^JiLa v^sta-^a^ jj; -.J_;oöu;
»V fol. 204 J^J'qjjöj ^ jtC^iCUS ÖU> ^3 V^v OU> ,^Jl2U kj/ ^^ JotSs • . fK+l
10
K-~_io :_oioN_/ (oi^Ssi )la:*vs ^; \a.— ^.^i.^1. JJ/ .chjlsj la^s, ^o yo^o
.-pö/ )J.o iv>oK-iLaQ,-\o Ji.Of.jä-^S. ^.-J-2> JLiö -.o.äi1) j«-^; Uo-^?» ^o«_\
jK^ot^. (.^xdo/i Loch t-ä-^J. li-ao 'JK^jy ^ AO Jliö; ) lo i«-> vo jlcuN— jfcoo
oiJa^.£CLj K.-.L-j.ia^a.io JlooCSs ^3w » / ..«jLio ocn oj «-s/j V-^^ —o*
oii\ o£>> ooi^euJaj} )coi ,-fco. . '^choK^/ JL\_i...si och Jjlsu'/ -,JL..;V JJ yQJot
. -U-*-3-=> yö '\ '°> \-a-~o\S. o»^.3 ^3?? w^ot a\o -.^Oo» i~^v ^\ot .J-.*t_=> JJ
ou^*.~o ot^i )Kw-> .. ^_io ^.k_; .'w.01 )tC^io LU q_^. Ljls_7 -Jo^S.»
1. Ms. LiüiaS.
est dans la divinite. C'est pourquoi le peuple juif qui est jaloux et qui combat
contre Dieu (0eojA«^os), s'indignant aussi de ce qui avait ete" dit, se pressait
de le lapider, en disant : Alors que tu es komme, tu te fais Dieu toi-me'me'. Car
Vfoi. 204 c'est pour le meme motif * de l'aneantissement volontaire qu'il dit et qu'il
v° a..
a ote envoye par le Pere'- et qu'il a recu le commandement :l et qu'il ue 5
peut rien faire par lui-meme 4 . Mais nous savons que, lorsqu'il etait dans la
forme de Dieu et qu'il a condescendu ä prendre la forme de serviteur 5 , il a
prononce des paroles qui conviennent ä la servitude et ä l'obeissance (et) qui
n'amoindrissent ou ne rapetissent en rien l'elevation et la hauteur de sa
divinite; car comment la condescendance et l'liumilitö des paroles conformes 10
ä l'economie auraient-elles produit un amoindrissement de l'esseace (4i*ia)
divine ou de la puissance (de Dieu)?
Si res ignorants, en effet, prenaient la (parole) : Le Pere est plus grand
que moi*, par comparaison au point de vue de la divinite, comment celui qui
est une creature irait-il se comparer lui-meme a celui qui estincreä? Car ce 15
sont les choses qui se ressemblent, et non pas celles qui par nature sont
completement eloignees, qui se comparent les unes avec les autres. Et puis,
si le Christ est la forcede Dieu et la sagesse de Dieu" 1 , comment ue serait-il pas
l. Jean, x, 33. — 2. Jean, v, 37 el passlm. — :t Jean, x, 18. — 4. Jean, v, 19,30. 5. Cf. Philipp.
II. 7. — li. Jean. \i\ , 'Jh. — 7. I Cor.. [. 24.
I. 204
Vi).
[409 1 HOME LI K XC. 141
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deraisonnable de dire que c'est par suite de sa sagesse et de (sa) force que le
Pere est plus fort ou plus sage? Eil rien, en effet, le Fils n'est inferieur au
Pere, puisqu'il possede la meme gloire que lui, la (merae) royaute, la (meme)
eternite, la (meme) force. Paul, eu effet, * dit qu'il est l'image du Dieu * v fol. 204
5 invisible', la splendeur de sa gloire et l'image de son Hypostase* — or dans
l'image il y a tous les (traits) du modele — en sorte qu'il est ä propremeut
parier une image, non pas une image artificielle et inanimee faite artificiel-
lement comme les images qui (se rencontrent) chez nous, ni (une image)
au sens oü nous sommes dits nous-memes etre ä l'image et ä la ressemblance
i" de Dieu 3 , en ayant part ä la grace qui (vient) de lui, mais l'effigie (ehkov) de la
ressemblance et l'empreinte propre de l'hypostase du Pere, ce qu'est aussi
l'image, de maniere qu'il soit la vie hypostatique de la vie, la lumiere de
la lumiere, la force sans fin de la force infinie et illimitee. Oü donc placerons-
nous ici le (mot) « grand », attendu que partout nous rencontrons en premier
is lieu l'egalite en tout, ä moins qu'on ne soit entmine de force et contraint ä
dire que, par cela que le Fils est du Pere, bien qu'il ait resplendi de lui inde-
pendamment du temps et cternellement en tant que la splendeur de la gloire
du Pore, il n'est pas'' au point de vue de l'cternite Togal de celui qui le fait
1. Oil.. l, 15. — 2. Hein-., i. 3. — :s. den., i, 26. — 4. Litt. : « il est ».
* V fol. 205
r° a.
1« SEVERE D'ANTIOCHE. |410j
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V fol. 205 OCH -.^-J ' yQ^iO ,po/ )l<»*iÖl Jl'pOjlo jlöJL/} J-SOJl^S^ OOl .-J-S» OCH
r b.
Vfoi.205 resplendir. Or cela' meme ne cause aucune iaferiorite au Fils. * En effet, de
r a ' mrme qu'il est grand pour le Fils d'etre engendro par le Pere (en etant) öternel
et sans commencement, de meme pour le Pere aussi il est grand et marque
d'une gloire qui est digne de Dieu (ÖEoirpeir/i«) d'avoir un Fils qui est son egal
au point de vue de l'eternite et qui n'a pu etre acquis, ni ajoute. Car, si le Fils .-,
ctait regarde comme inferieur au Pere, par cela meme qu'il n'est pas Pere,
est-ce donc que le Pere aussi presenterait lui-meme un defaut, parce qu'il
n'est pas Fils? Mais cela appartient ä ceux qui plaisantent, et non pas ä ceux
qui fönt de la theologie. En effet, « Pere », « Fils » et « Saint-Esprit » sont
des designations qui caracterisent et fönt connaitre clairement la « non- n
confusion » des hypostases; car elles ne definissent pas la Trinke par ce qui
est superieur, ni par ce qui est inferieur. En eilet, tout ce qui se trouve dans
le Pere et dans le Fils, cela apparait aussi dans le Saint-Esprit. En le procla-
uiant d'avance, en effet, le prophete David disait au Pere : Dans tu lumiere
nun* verrons la lumibre', c'est-ä-dire dans le Fils (nous vcrrons) le Saint- 15
Esprit. Car, lorsqu'il a paru par l'intermediaire de la chair, (le Fils) lui-
me"me nous a revöle (le Saint-Esprit) et c'est par (l'Esprit) quo (le Fils)
lui-meme a Ate revele tres brillamment. C'est lä, en effet, ce qu'a dit egale-
ment le grand Gregoire, le synonyme des signes et des prodiges etonnants,
■vfoi. 205 ou plutöt ([Aänov Äe) * celui «pai lui a decouvert la foi : « Un scul Saint-Esprit «
r li.
1. Ps. XXXV, I".
[4111 H0MEL1K XC. L43
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V fol. 205
v" a.
qui tient du Pere l'existence et qui a 6te montre par le Fils — aux hommes,
c'est certain — le parfait du parfait, de la meme maniere que le Fils est
aussi l'image du Pere, en disant : Celui qui me voit voit celui qui m'a envoye.
Moi la lumiere, je suis venu dans le monde'. » Car les hypostases se montrent
r> elles-memes les unes les autres, parce que la divinite qui (se trouve) dans les
trois (hypostases) possede im seul et meme honneur.
L'auditeur dira peut-etre ou bien avec le desir d'apprendre (fiko^dBaa.) par
suite de l'ignorance ou bien par maniere de discussion par suite de ruse : « Si
le Saint-Esprit egalement tient du Pere (son) existence eternelle, pourquoi
111 lui aussi n'est-il pas considere et n'est-il pas dit Fils? » — Parce qu'il n'est
pas ccrit qu'il a ete engendre, mais que. c'est de la theologie qu'il procede. Car
ces (appellations) qui (sont renfermees) dans des limites bien definies, dis-je ä
mon tour, tout en se ressemblant, fönt connaitre des faits et elles ne sont
pas, bien au contraire, des paroles vides et des mots. De meme, en effet,
15 que je ne'dis jamais que le Fils est le Saint-Esprit, parce qu'il ne procede pas,
mais qu'il est engendre, de meme c'est une impiete de dire que le Saint-
Esprit est le Fils, parce qu'il n'a pas procede par generation.
En effet, si cela etait, il y aurait cette (autre) faute que le Fils ferait
egalement mentir * la designation de (Fils) unique. Car, lorsqu'il y a deux * v fol. 20s
v° a.
1. Nous n'avons pas pu idenlifier cetle cilalion de Grögoire de Nazianze,
Vfol. 2or
v°b.
144 SEVERE D'ANTIOCHE. [412|
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♦ ylo » i\lV. vfLSL^; ^J-^Ik.^v J001 <^fJL*j » »\o|\ t--«--^ <*-^->l v^t^.A
10
lils, comment Tun de ceux-ci serait-il le (Fils) unique? Mais il faut garder
attachee au Fils la generation et (attachee) ä l'Esprit la processioii, de raeme
qu'au Pere aussi le l'ait de n'etre ui d'une maniere engendrec, ni de quelque
eliose. En efl'ct, lorsque les proprietes de chacune des hypostases demeurent
immuables et que nous croyons que l'essence (oücria) ou diviuitc est unique dans â–
les trois (hypostases) ä la fois saus confusion et saus division, (alors) nous
confesserons la sainte Trinite teile qu'elle est en verite, sans rechercher en
quoi consiste la generation divine et la procession et quelle diflerence existe
entre elles, et la sainte Trinite se connaitra elle-meme teile qu'elle est.
()r il est important pour nous de confesser sans alterat ion ce que le Fils i
unique qui est dans le sein <ln Pere nous << raconte* et explique et de ne pas avoir
par maniere de discussion l'audace de regarder ä L'interieur de ces (questiuns)
mysterieuses et cachees. En eiTet, ce que (le Fils) a dit lui-meme sullit ä celul
qui est inodestc en place de toute demonstration. D'oü toi-meme, en eilet,
dis-tii ces choses, sans qu'clles soient de celui-ci? Par consequent, aie pour is
regle (ju'il te laut ni dire eela, ni deiuander ce iju'il ne l'a pas dit lui-
Vfol.205 ni^me; car il a passe sous sileuce ce < j n'il savait niauifesteraent ' depasser
v la [irofondc ignorance.
1 Jean, 1, 18.
10
V toi. 206
r° a.
[413] HOMKLIE XC. 145
)f M l~oi \>.10Q.\; yOJÖl ^O ^S V-^ojU; )t-*^^? rr-*? -°* ^ ^/°
L-iocx loy. m.« -^o ^»; K^j^uJ^. JJ :K^)Kjl^o ^ö Jk-.Ji-p°! :^aK1sK^o
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,'l^s )ab.o JLs/ ^on scaa^>äoo JjLiö J,—J>/ ^-.1 J-ia-7 Ji-s *-*-» Ji4=> Ua*7
I. Ms. »'w (sie)-
Quant ä ce qui doit nous etre dit par ceux qui luttent eontre le Saitit-
Esprit — ce qui s'est rencontre d'une part avec mechancete et iniquite
et d'autre part avec igaorance et manque d'intelligenee — il faut egalement
nous en garder et nous enpreserver. E11 effet, ils disent : « liest ecrit au sujet
5 du Fils : Toutes choses ont existe par lui, et saus lui absolument rien na existe*.
Or le Saint-Esprit est egalement reuferme en quelque sorte parmi toutes les
choses. Par consequent il est cree par le Fils, lorsqu'il a existe avec les autres
choses. » — C'est lä une controverse qui tronipe et qui releve d'un sophiste,
laquelle est plus fragile qu'une toile d'araignee. En effet, que l'essence (oü<?£a)
10 divine n'est pas comptee et mise avec toutes les choses, ni renfermee avec
elles, parce qu'elle est au-dessus de tout, quel est celui dont les pensees sont
saines qui ne le confesse pas en meme temps? Comment le Fils devait-il donc
creer l'Esprit de verite qui procede du Pere comme Fune des autres choses
qui fönt partie des choses qui ont existe? En effet, de meme que celui qui a
15 ete engendre par le Pere eternellemeut n'est nullement considere etre l'auteur
de sa propre generation, pourlemememotifneces'sairementil n'est pas non plus
(l'auteur) de la procession de [l'Esprit. * Car, si (celui-ci) procede du Pere au »vfol. 206
point de vue de l'essence (oüuia), comment est-il cree par le Fils? Comment celui r ° a '
1. Jean, 1. :i.
patr. on. — r. xxiii. — f. 1. |(l
*Vfo].206
r b
146 SEVERE D'ANTJOCHE. [414]
votvj/ ^ t ^a^^6 fS :).ia.iä>> yOoC^a^ opo\l v* / t-"-«x °^J Jt^ 3 ? °ot ^/
o^ ,L^v m .\,wjo| ^j ocx -s/o .U—c-o )•— oi^o JV-3?o J- 3 /? i^-»"» v°o&.
JJ «£>/ loOl OUL^O '^.£DO >.PÖ/ yO ..^3iK-JS J-l'/? «-ÖVi Öt-3 wyJuUj J\wJ^_Otj
—Öl U-£DoJ_SO JtOlOö )» .V... Jl-OÖ» yOoC^O-SL^ ^»t-ioj K.O JJLSl»/ -.i-ooi; -öt .j^*.
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yOOU.*^. J»— } vQJoi <^o;o *—•>■> »oto^Q-x T ^K-B iiL-.»-o L— oi ta\o :o_o^.iS> ^>.\ot
'Jju-^ä J— o^ o/ Jt-2^ vpcH.\ ^i-Viö/ J^-.i^ JJ •^•'t^ö/ ^a^-*«»v> J>o»^o JJo
.yooj-.)^»/» ^x— ^«'OJso l^-».^ 5 ^«otSj t "*^s > ^°'- D *W J-^äoJ.js «..ajt ooi. JJo
ö/ .-JJk-.Vr 3 -ö«! J^-Vr 5 V ***• J-*- 000 /' : l-»^> i0 -otok-/> k-« / > ^-^oi Joio io
^oicca^jo/ ^-iol; ).ia-./ .-w^ <o.*^s •.ovjlSj \ *m~o \n.\eo JJ^-.ö»Ss. ^.iaio
, ^.oj^s tv^oj.:*»^ yb. ts^.1 V-^JJ 9©**> JJo ^-? vj "-^r J— "»^ J»-^
yo+a ^3/ :Jfc>>_^o ^-ot-A-./ Jl t ÖN :JK.-oCSx J-^ödo/ jK-s ^-io; ^-\ot t-^x
*l^_J^fcia^> V*-^ J.Ä-*o - ,^ .^-.ouJ^-./ — öoi; -01 ^öi^. h^l )K^y±~l y^\cn
qui est cree est-il aussi compte et ränge" avec le Pere et avec le Fils? Alles,
dit-il, en effet, enseignez toutes les nations, en les baptisant au nom du Pere et du
Fils et du Saint-Esprit' . Et l'Evangeliste lui-memc s'est egalement servi avec
unc grande precaution de la (parole) qui suit, lorsqu'il dit : Et saus lui abso-
lument rien n'a e.viste de ce qui a existe 2 , en sorte en verite que la parole 5
renferme par consequent toutes les choses qui ont ete faites, saus toucher a
l'essence (ouate) qui n'est ni faite, ni creee et qui est divine.
Parfois pourtant les Ariens et ceux qui se sont separes ä leur suite rou-
gisseat de (ces) blasphemes manifestes, ils combattent contre le Saint-Esprit
seul et, ne dilferant en rien de ceux qui n'ont qu'un oeil, ils diseut : s Nous 10
disons que le Fils ou le Saint-Esprit ne sont ni des creatures. ni nonplus
de la merae essence (ousfat) que le Pere. Nous professons, en elTet, qu'ils
existent avant toutes les creatures. » — Qu'est-ce donc qui se tient entre l'es-
sence (oüffioc) increöe et (ressence) creee, ö theologien vain et insense?
vioi. 206 Explique-le-moi, afin que j'y place le Fils et le Saint-Esprit. ä moins * qu'il is
1 n'y ait rien; car il t'est impossilde de le dire. En effet, toutes les choses qui
(viennent) apres l'essence (o«<ria) divine sont faites et creees, eussent-elles möme
(le privilege) d'avoir existe avant les autres choses. En elTel. que la matiere
I, Mallh., xwin. 19. — 2. Jean, 1. :t.
v a.
[415] HOMELIE XC. 147
^o; ocx JL3o-i_~o rJ^UL^JL^ö; Jl»» i\ JJ v.6t jJooi tO^llo janU \±-±x ^_ioo
^-.; y/ .k_i/ j.io.LAj>o -.vQj/ j^ojl Jk-.^; J^-O yj :J-»-m»o U.0^0 ) t i\
•.U-^l ^-±0 ^-w>V— /;o yOouK.-/; v© 5 *^ kj/ V-^ö/ )k— ■■»^-»/ ^-^01 >o,»o
^-.-^Z? :Äo/ o^u-io )-oöo J^sJiCa "^jxdo^; Kj/ <».jL. JJo >v aj/ K-oi^v /
JJ; Jbc 061 V*^^» .j-paj joC^jJ jo^ool JJ.3/ .-jl^— JotSSv y^> Joou JJ;
la^; y**l .J-ioa |^od «010k.../ Jl^. :J.aA^>o oot j.^jü.9 ^3/ :J_oooKio «oioK-i/
♦Jj^^Äiio JJo JJ^.o£^ J-^äo/; 001 ppoJ '^-; jJ.,— .JöfSs» '^^ioj JlS^io
10 j-^OU» K-./ -J-^-M OlJ-.;oJl lo^O -.jj/ ^O^.J» )j/ JjL3 J.3£flß lüL^ JJ/ * 'V Inl. 206
ji.axD;»fcocL^ viija.Xo jJL^oKm'o JJ jt^o'o; ^3/0 .jlooiSi» laS^oaio >o^
"^^ J v> . «> ; jlio-ia^o Jj^-; p*/ V-^ J~>** .yK^^io; -01 jicu^spo;
JJo .yOOUSoji^sA, ^3.1^.^0 )~3^s J.*oif vQJÖi JLs^Ä ^.io ^o -.otaio
(vtoi) des Manicheens qui u'est pas faite soit deracinee et jetee au loin et
completement, ainsi que les tenebres qui cn sont sorties ! II est certain que tu
fais monter le Fils et le Saint-Esprit jusqu'ä l'essence (oücfa) de Dieu et Pere, si
en verite tu rougis de les dire crees ; et si tu dis qu'ils existent avant les autres
5 choses et qu'ils sont posterieurs au Pere, tu leur as fait l'honneur de l'ancien-
nete d'un laps de temps seulement, sans les avoir delivres du fait de la crea-
tion ' et sans savoir que tu entres en lutte avec les Livres sacres qui disent :
// n'ij aura pas chez toi de dieu nouveau, et tu n'adoreras pas un dieu etranger 2 ;
car tout ce qui n'est pas eternel, soit-il meme initial et ancien, est nouveau
10 en quelque facon, ainsi qu'il ressort de la parole relative aux dieux,
et ce qui est nouveau est etranger ä l'essence (oueta) divine et n'est pas
adorable.
* Mais je remonte vers les seraphins et vers la contemplation (öewai'a) du
prophete; car, en plus de la theologie (öso^oyia), il y a encore en eile la
io merveille de l'economie qui (a eu lieu) pour nous, laquelle est insaisissable
et dillicile ä comprendre. (Isafe) dit, en effet, avoir vu un autel et un charbon
place au-dessus de lui ainsi que Fun des seraphins quien cemoment cachaient
v fol. 20«
v° a.
I. Note marginale de V : II faut que celui qui rencontre ce mot ecrit ici sache qu'il n'est pas sem-
blable ;i ceiui que nous disons l^^=. — 2. Ps. lxxx, 10.
V fol. 20ii
v b.
[0
148 SEVERE DANTIOCHE. [416]
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:wm11; J.^a_».io JJ ^so Jk^ia-s; :öuk~./ Jjoi 'JLicoojLj »-^ ö|loou»_iol
1. Mai, Scriptorum reterum nova colleciio, t. IX, p. 726 : Aitö xoü Xöyou / • Töv £e ävöpaxa tOttov
ejie'-/eiv toü 'E[i(iavouyi>., raevri trä acafU, 8? ejic ioO 0^y)).oü x»l E7ir,p|i£vou Opövou toü imo tö>v aEpayi|A xux).o\j[iE'vou,
Tii) üatpi xai x$ aY' 1 ? Hveuaaxi auvxaÖr,|JEvo;, (.'>; ^| Tpiffayioc 8o?o>.OYia OiSr,),wxev xai o\J8e Ceo/tiuto; wv xai Tat«
avw ouvä|iE<7iv, eOeioudiw; xaTa6e6r,xe 7tpo; ^|iä«, xai äva).) oiutw; YEyovsv ävÖpwTioi;' toüto vap xaiä6affi;- ette!
\ir\Si äm> tötou |/.£Ta6£6r)XEv et? tötiov, onep apir ( xav6v ä).).' o).o; üv ev nöai, xai imEp to itäv äitEporpaitw;.
.ö>o; xai ev oü[i.aTt ye'yovev, <j/i>xriv Exo-jcr) voEpav oü/ w; ev (ietox»! Ttvi xai evepysia |iövr;, Tjj CmouTä^:'. 81
avTij, xai evüxjei tij yusix^. — 2. V ta^M-Mj (sie).
leur face (xpöcwreov) avec leurs ailes et qui ne pouvaient voir l'eclat de la gloire
divine; (ce seraphin) prit le charbon avec une pincette, en toucha la bouche
(du prophete) et dit : Voici, ce (charbon) a ttmche tes levres, il enlevera tes
iniquitds (ävo(A(a) et il effaeera tespeches*. Or il est clair pour tout le monde que
le charbon symbolise l'Emmanuel, qui, ctant assis sur le tröne (6p6vo?) haut 5
et eleve qu'eutourent les seraphins avec le Pere et le Saint-Esprit, selon que
l'a fait connaitre la gloire (äo^oyta) trois fois sainte, sans pouvoir 6tre saisi
du regard memo par les armees d'eu haut, est descendu volontairement
jus([u';i nous et s'est fait homme sans changement. Gar teile est (sa) desceule,
i\ savoir : «lu'il n'est i>as parti d'un lieu pour un (autre) lieu — ce qui en verite 10
. \- i,,i. 206 est impossiblc — mais que, tandis qu'il est tout entier * en tout et au-dessus
* " ''• de tout saus connaitre de limites, il a existe tout entier egalement dans un
corps qui possedc une anie infcllec.tuelle, non pas ainsi que par une asso-
ciation quelconque et au poinl de vue de l'activite seule, mais sous le rapport
de l'hypostase et par suite d'unc union naturelle. Getto mcrvcille a ceci ia
d'etonnant (|uo d'unc part eile nc peut pas etre saisic par la parole, ensorte
I. I>;im-. VI, 7.
[417] HOMELIE XC. 149
•"' | V £Q..^\ U-2U KJaloKa./ jjj JJL»'J_3; . h io)jJQ\ . I « ■■•>« V) JJ »^ -; OCH U-l,-=>
JjlSlI ^0 UcaJ_00 JJL^.3 ^O ^KaJU«) )la..,.~ '^Xoi\ ) v *.^io (jl3_,'/o : J^o^o
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K-»JL^> sailSoo jmSv; U^.3 ,.— .(.ioaJLX) v -^ .-)_£>o^£> ,.— . -J1o.jlj/ ^_ioo K^3
OuK../ jLlL)/ J^-3 )l.11 ,J >=--»t-^> »— "^ ^ — ot )i^.^o (ot^Si oC^—1 -JU^Jal/
qu'elle reste encore etonnante, et que d'autre part eile est scellee par la foi au
Livre inspire par Dieu, lequel dit tantöt : Le Verbe s'.est fait chairet ila habite
parmi nous' ,- et tantöt encore : Parce que les enfants ont participe au sang et ä
la chair, c'est doncdela mime maniere qu'il apart icipe lui aussi aua •meines choses 2 .
5 Par consequent, de meme que, quand il s'agit du petit enfant et de l'homme
que nous sommes, nous ne pouvons pas dire de quelle maniere l'äme a parti-
cipe ä la chair et au sang, comment une union excellente les unit et (com-
ment) ä partir de l'äme et du corps l'etre vivant tout entier est sans confu-
sion une seule nature et une (seule) hypostase, de meme nous disons que la
m force du Pere Tres-Haut, lc Verbe de Dieu, lorsqu'il a habite dans la Vierge
et qu'ä partir du Saint-Esprit et de celle-ci il s'est uni hypostatiquement ä
une chair qui possede une äme raisonnable, en sorte qu'il a ete" sujet * ä la * Vfoi.207
conception et qu'il a ete enfante selon la chair d'une maniere ä la fois digne
de Dieu (Oeowpe-ös) et naturelle, tandis que le lien de la virginite est demeure
15 sans se rompre, (nous disons qu'il) est un de deux, ä savoir de la divinite et
de l'humanite, la seule personne (-irpoacoTOv), la seule hypostase, la seule nature
de Dieu le Verbe qui s'est incarnee et qui s'est faite homme parfaitement.
En effet, d'une part, parce que par nature Marie etait un etre humain (resul-
tant) d'une formation humaine, eile faisait un don selon la nature, ou plutöt
1. Jean, 1, 14. — 2. Hebr., n, 14.
r°b.
150 SEVERE D'ANTIOCHE. [418]
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• Jl^v .; ^soo J-«.Jlj/ U*i) ^e V-^v iooi l-a - »-~i .)ju^ ^_io ^J>^ J;o£^ &l
oöi jo£Sx* ^-»; oik^io .^.sJ^o )ooi ^j^iö K_.Jio_s^ J.*--»^ J— O) oot »J
J^jslo» Jjlsj; | » n m °ik^o jj oöt J^^'so J-«^>ä,-o j-öa&t yOot-Lio Jj> ä^\ y°y°!
OÖ| )»m.l\ JOOI y^l^Kia K-.JjL^OofN^O jj •,)jO , t ^LS; oöt |^C U O- D Jk*3 o/ 5
• Jv^lS. o,-»-*K.ia^ )Ki«^io Jjl2ü l-iatjio; oöi J.J>o -.J^jL^io Jooi Jtaaic;
V— ^x j-^oi'f- 3 k-^oji .K_jo£Sso J^-,J,_iJi i-A«» J;oi ^-*> ^^o ^.; vo^iö
St_.N.../ Jioio • •, <*% -s -s« oöi JU.a_co Ka3 o/ )j>CL^*Q-a\ :)La..,_~ ^oi loot 6\.*k^(
»Vfol.207 K,)ia\ -A >vs JJ, ooi .-Jji # Kj JojSfcv; JJV^io ooi; U^.-/ Jv>oi n ->; -öl )Lo-.^—
«öu^. -al*. J^-.Jo»-«2ol jou^is r^wlio :^w^l/o .A, •>.!/ >s/* oöi .•', m'-J L/ »
•o,^J&oa^o QJL^s t toot^ ^^o; J'» - ^ °^ +*-~ ^ J*"**! ^^ .7"*^ •*°*^i^-»!
OOt t-^X J-L3..7 :^°-»P° ^° l-'O-A )-L-0 ,'w.OloK-./ jAC^iOj ^.Öi^ 1-"^ °-^
'•') f >\ -> Joot; s^öi^ JJ/ JoC^v w.otots-./ joou» -oi^ »°>\ ««» jJo :^.otots_>/ ^s£>o_3?
I. V in marsine : ll^oaio. t-»aio.
(jj.a>J.ov cJe) (eile faisait) meme ce (don) au-dessus de la natu're — car eile
etait eloignee de la semence virile et de la concupiscence, attendu que c'est
le Saint-Esprit lui-mcme qui agissait et formait en tant qu'agent — et 'autre
part le Verbe de Dieu qui existe avant les siecles, des les premiers commen-
cements et des le moment indivisible du temps de la fixation ou de L'eta- 5
blissement (de l'enfant) dans le sein (de Marie), etait uni d'une maniere
inell'able ä une chair douee d'une äme raisonnable de la (meine) maniere que
L'äme raisonnable peut etre unie au corps, ou plutöt (pü.'k'kw o*t) au-dessus de
cela d'une maniere plus verkable et divine; carl'union coi'ncidait avec l'etablis-
sement ou la fondation (de Penfant) dans la chair, et e'est lä l'union hypos- to
* Vfol.207 tatique, en sorte que le Verbe de Dieu lui-meme * qui s'est incarne sans
changement, qui a ete et concu et enfante et qui a d'une maniere elonnante
montre Mere de Dieu celle qui l'a enfante, soit considöre comme celui qui
döjä s'etait uni un eorps capable d'ötre congu et d'dtrc enfante. En effet, il a
acquis un coinmeneement de Marie, non pas en ce qu'il est le Verbe — car 15
commcnt (l'aurait-il pu) celui qui est en tont temps ei qui n'a pas change sa
condition d'iMre Dieu? — mais en ce ipi'il s'est fait lioinme.
Si <• est d'une maniere indivisible que l'Emmanuel est apparu un (au sortir)
[419] HOMELIE XC. 151
V-^-^, j;o< .>-»oto . nm Vi ^ju^iö/ . « ,1, V *> ,_.Vl *3 .)?o» ^-»/; )1q->^< i^v_s
»to yV> N_J.^.Vo -.)jL«.a,j fK-ia—io )N_<JL3a^ )lo°> «nn ;J oT^; ^~./
y^-j )lo°i»ni^ ^a^ö; . • K~.)-^-<x JW J Jj Jlp.j J_Laü^>ö; jLlo K'Ls ya±
.-v^oa^ja^ceu; odaSUL^i fiok*a.\ ^jlD^^o v qjch -*^j/ va.-*.a*J JL^oijo
V fol. 207
v" a.
1. V in mar sine : »-^r*-
de la Vierge, comment apres une union de ce genre le couperions-nous en
disant deux natures? Car c'est une coupure grossiere et une destruction de
l'union. Que si comme Nestorius tu formes d'avance l'enfant dans la Vierge
et cpie de la sorte tu introduises et fasses habiter Dieu en lui aiusi que dans
r, los prophetes par une adhesiou d'affection et d'amour volontaire, apres une
teile union fausse et trompeuse tu conl'esseras necessairement quil y a les deux
natures. En effet, tu ne dis pas comme Paul : C'est de la meme fnaniere que nous
que le Verbe a participe au sang et ä la chair 1 , et tu entres en Witte ouverte avec
les paroles des docteurs de l'Eglise, lesquelles rejetteat 'ton adhesion qui*Vfol.207
w (entraine) la division. Est-ce que tu n'entends pas Gregoire le Theologien qui
ecrit ä Cledonius : « Si qtielqu'uu dit que l'homme a ete forme, et qu'ensuite
Dieu est entre en se glissant, il sera coupable; car ce n'est pas lä la naissance
de Dieu, mais c'est la fuite de la naissance". » J'ai cite ces (paroles) presse par
la necessite, aiin que les ämes de ceux qui sont instruits ou de ceux qui sont
15 au contraire nouveaux et instables dans la foi soient trouvees inattaquables et
vigilantes par ceux qui flattent la table impure de Nestorius et qui, refusant
egalement d'entendre les dogmes (Ädy^aTot) orthodoxes, se trouvent en ce
1. Ct". Ilebr., n, 14. — 2. Gregoire de Nazianze. P. G., t. XXXVII. col. 177.
l Vfol.2ll7
v°b.
152 SEVERE D'ANTIOCHE. 1420]
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) i n -^ «\ ^oKjü; ,j> .), S,\\ ]J^; ^m-3^ JJ ^-*; U*> -.Jj^aio ^S^äio
ycuoi yommJÄoo ' v o t _.vlKj t-fc3LJi; ^6\ ^e yO-o^-io* ^oC\o •.. » en « °> ^n
,_9 .jot\JJ J»«o> v£>a_3/ ')loJLia>ot "^.^io ^«v^/o . ^ , »». V c o Jj»ia_. J^ij
j— OJ-3 >r>o>Vs JjL./o ,. .^WO )loUL5CUOI Jk«JL-«*aLi© jj JioJt-JLAoO JLaiO_,.;.o\
o_^l~» oöi ^.io <*S. Kil o.äi1ii )♦— ^o ^>6 )i-i-^ t-3 ■•«^ V^o/ .y^ )°°« J
I. V in margine : v ^o;.:.v.
moment en train de se glisser quelque part et de se caclier dans los troupeaux.
11 y aurait avantage ä ce que, uue fois qu'ils apparaissent, füt-ce memo
en secret, nous les frappions de nos fleches meurtrieres dans im combat en
regle. Car, comme leur propre perte ne lenr sulfit pas, tout en se croyant
sages, d'une part aupres de ceux qui sont faciles pour eux et qu'ils peuvent
tourner en derision et troraper aisement ils ouvreut leur bouche (pleine) de
blasphemes, et d'autre part aupres de ceux qui sont capables de les reluter
*Vfol.-207 * et de leur montrer la verite ils ferrnent leurs levres et en plus I<:nirs oreilles
' 6galement. Etaussitötquequelqu'un essaiedeleuroffrir simplementune parple
qui puisse leur profiter, parce qu'ils ne savenl pas saisir l'occasion et qu ils
sont saus experience, ils se recusent en s'inclinani, baisent les mains, serrenl
les genoux, supplient, demandent et se prosternent. En ciFet, pourquoi ne
parlent-ils pas simplement? Et pourquoi ne font-ils pas ee qui convient ä des
esclaves, en demandant d'obtenir leur pardon? (Pourquoi), en insensös qu'ils
sont, estiment-ils profitable d'e"viter d'ötre bien pris ei d'ötre r6fut6s? (Pour-
quoi) disent-ils au sujet de la foi : o Je ili'l'eudrai Dieu ". en considörant
comme l'oi un prejugö qui n'a pas r\r soumis a l'examen? Quelle deTense
auras-iu, dis-moi? Tandis cpie tu n'examines pas sculemenl ä l'aide de ton
15
10
[4211 HüMKLIE XC. 153
Ji.k_.K->. jljffl v.-> «_>/ jJ/ .-o£_\ Kj/ J-ala ja-N-s y^-»; U-.^-> *_\ -"^
.-JjlsJj KjJ-oy^/e Jj—.Kj yo+Xs J_ou-J; ooj yjo .-K-l/ > ^-o'l yQ^^COO-CL.) ;
.•J-^flO-iO oÖj-\ )*.-»-"-> oÖ\ \-*> aff'^-^ *-*"~-lJLbO* vQJCX lcC_s Kj/ ^»j7 t-3
k_.JjL~_V_0 jj JJ/ .Kj/ -_S_i. jk!_O0 * J,_~, JJ &l )!,■*-*_> jJ __-; |10JL-OL.01J ♦ Vf. .1.208
" 1" a.
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^.ioJjL i^_u U^aJJ JJ 3/0 .Jl_»q_J vJ-s oouÄOö ^nl-, /i"-^? J- 3 ^^* ou> ^
U^oiJJo . v ao\ ,_.*_^^._ö Joa.^, vQ_i_\ ^_>oi.L>i vOJÖt -CS...; Uos* .'po/f k-W
s£oa\a_Cb>. »s/o .'J->V-tt vQj/ ~».V_cd/i N 'iK^._o -.vOj/ o\-& )*^ m ^ J-3ucas .-ool
*Jlcu_ttuo|.-> )y- -■•> JJ . -J-Joot__- ^- »\ 1 ... Vi; pu/ vJL-s . )lo._c__) öf._> __>»
■-ju. . « f>_»J^oo t-«^>v v- ^ fl0 -ouK-./ j L^-vl ) ouaJ; —öt» ""^001 ^^_o
.-fco/ J__>\ yj .JJL*-sil loi .°>t^ ,_JL;J.£oo; yOJcn yax )j» ')! -.-JUSmO y_\
Jjl-w>/ .Ji^i y_\ )a!~l Lo.:2Ha_£s._5< v.^/ t_»/; Jül*._vil-o? -»6t jlicoa,^-' io.~
1,-V— J nv^oN-ao oi-\ lpV So *--* ot-_> ).^C-\K.jl-o :Jm « a •» |.—#7 t>3 J*aJ; V-*~>x
) ea - o w.o<oK_./ Joou; — 01 »_-o ♦_.» ov_\ ).a_K^..a.V) :oC-\ J«--~^ j'Q-i oi_\-C_\o
1. V in margine : [sie] \i&>l "R. — a. Aeupo.
propre jugement un denier (Äyivapiov), aussitöt que tu le recois de ton debiteur,
mais que tu le pesesaussi avec la balance juste du contröleur d'impöts ($7i|/.dffiov)
et que, s'il te semble etre un (objet) quelconque en cuivre ou (un denier) faux
pour un autre motif, tu vas trouver ceux qui peuvent distinguer entre celui
s qui est cprouve et celui qui est refuse, tu ne fais absolument aucun * cas de *vfol. 208
la foi qui n'est pas eprouvee, mais tu la retiens aupres de toi sans examen.
Peut-etre sera-ce par de petites femmes ou par de petits hommes mauvais
qui se frottent de la meme lepro que toi que tu seras declare bienheureux?
Et n'entends-tu ni le prophete Isai'e qui dit : Mon peuple, ceux qui te declarent
10 bienheureux te trompent' ; ni 11011 plus Jeremie : Nommes-les « argent refuse »,
parce que le Seigneur les a refuses 2 ; ni Paul pareillement : Hommes corrofnpus
dans l'entendement, non eprouves darin la foi''.
Par consequent, parce qu'il est bon que nous examinions — car nous
sommes bieu l'objet de ton examen et de ta sollicitude — viens reflechir
15 en meme temps que ceux qui sont instruits avec bienveillance (eCvota). Si tu
veux, regarde le charbon qui peut etre saisi, Iequel te montrera la veritc,
encore que ce soit comme dans un Symbole. En eilet, de meme que le feu
qui preud dans du bois d'une part s'en empare, l'entöure, y penetre prol'on-
dement et en fait entierement du feu, et d'autre part ne le transforme pas du
1. Isa'1'0. in, 12, — 2. Jüi'., vi, 30. — M. II Tim., in, 8.
r
154 SKVERE D'ANTIOCIIE. [422]
-otok..,/» J^e oöi V-^x oC^-s :oi^- k—/ j' - 1 ? ji— o )Lyl~ yj v3/ :^.ä ooi JJo
' fol. 208 JjüLlaao ^»oixao» ~.^ot\< :J)—Aoo> [äo oöi -oioK-./ JJUaic^x J,-~ vOOj-K^/
1.196 juala^o Jl;aicL^j j^co ^»^.V ^^Uj jL..n*v> ! jJ «s/o :) nm> Aoo ooi ]J
s£DJ-.VoJfcs^>; y^fo j^wJXJLiO» ^.-/ J.J>-=> OIO *3 OU» • J »OJO J^SOiOO 'j^^too JJo B
^1-1/j .-J.jljooiIno.o oöt )»ot,aA .joCSs.; JKN^-ico. A\oNjo| .JISol^o
.«ojo^/ ,_-c*J.Vl ,-io ),>oo > o ,_-; .-J)^*juooitoo ch\ k-./ Jj^aJ; ) v m ^i\
JK^_L-ojLio jJ .J-.ojSx jJL^a^. wul* Jv^i Jis/o .-Ji-^a^ .a^U./ JK^oo JJo +3
^-•ou^! ^_^c*\ ju.»; ^_io jiKj^o J_^^üo ^« oöi ooi jJt3/o -'V--^ — °l
.•Jc*\JJ K*)b jloJ^SÖOO t^S JK—OO.A.1 j»ffl -\\ o£^ fcs_./ K_fc3 v 3 jia..,— I
• * * *
JJo o,J> ^.bo jK^l^i y.+ \ .o£^ *-J— 1/; ooi JKioo; Jt-»o/; jia-w^a* *-^
JjlSl./ .^^io jiaj; ^.-\oi *a J.ro.^0 o/ .J^K... s^^fico .jK.« i nm°> too
x-^v v=»Jo^ >a/ • . yeL^a. j JK.OÖ «s/ -.v^cl-s!/; ooi jKSwio 'L»,*jLio; K*3
1. Ici finit la lacune de L. — 2. V Iß^LCv».
tont au point qu'il cesse d'etre du bois, bien qu'il ait l'aspect et la force du
feu — car tout ce qui est eu lui, (le feu) le fait totalement dans le (boi.s),
lequel, en eilet, fait brüler et fait briller — et qu'ä partir du feu et du bois qui
v i'ui. 2(i8 sont deux * ce qui apparait est uu seul charbou qui n'est plus divise eu les
ijui! im; Clements ä l'aide desquels il est forme et ue' *peut plus etre partage en deux, s
'" :1, aussi longtemps que le charbon subsiste sans etre consume ei reduit ä rien
par le feu, de meine comprends-moi, autant qu'il est possible et ainsi que par
des contemplations (Bswpfa;) ardues, que le Verbe de Uieu, la hindere intellec-
tuelle, qui s'est uni ä une chair douee d'uue äme intellectuelle, est une seule
hypostase de deux (elementsi, saus que le Verbe ail ete change au eorps, ni io
que le corps ail passe a la nature divine — car c'est impossible — ni non plus
que le seul Christ soit de nouveau resolu en les elements donl l'uniön a ete
faite, attendu (|ue en verite la chair, par le faii de la germination simultauee
<lu V r erbe qui lui a ete uui, possede la gloire ei l'aclivite qui conviennenl a Dieu
(9eoirp£im's) comme les qualites qui lui appartiennenl dejä eu propre ei qui ne is
peuvent plus elre divisees, ei que (la chair) l'emporte beaueoup plus sur le
bois lorsqu'il produil les Operations du feu, en sorte en verite que le Christ,
le Verbe qui s'esl incarne, ressuscite les morts, qu'il faii viyre ceux qui sonl
l. Ici linii hi lacune de I..
r 4 23] HOMELIE XC. 'â– "'â– "'
)1q-ww.jJ ^io p ')»/ .a^* j.*x*JLiö; 'ooi j-t- 00 )-t *«> ia^j ^-.j ^aS^io
JJ;> 061 .-^>;o Jv-V* °ö« J^;- 3 j~-^**^ «*^ yC^Kj ..^J.o»la Jljaia^;
w Jjl^s .Jk^io la^; Jla-,~A .'^iö/; y.-/ )i)j ^£00 v oouio ^jltoo jaia
1^ jJ^~ M° :vo!»Jb jJ Jo£s ? JlaaVio J^o;o Jv^e» 'JV~W Jl/
fol. 208
v" a.
1»
1. V om o'w-
etendus ä terre, qu'il marche sur la mer, que, les portes etant fermees, il se
trouve ä l'interieur d'une maison et qu'il apparait aux disciples. Nous pouvons,
corame Tun des seraphins, le saisir avec la piacette de la science; car il a
ete eeralement touche, * en ce qu'il s'est fait homme; mais, ainsi que le-vfoi. 20s
° v° a.
charhcm, il est de meme insaisissable pour ceux qui ne s'approchent pas
avec (cette) pincette. Et tres charitablement (<piW)pü-w;) il touche les levres
de ceux qui par le cceur croient la justier et par Ja bauche confessent le salut',
comme dit Paul.
En enteniant ccla, oü sout ceux qui sont possedes par l'imagination («pavrac-
pi'a) d'Eutyches, ou plutöt (jjmcXXov U) qui sont tombös dans la boue infecte des
Manicheens? Est-ce que, rougissant de l'eclat du charbon, ils donneront au
Christ la chair qui est verkable et qui est la nötre, qu'ils jugent iudigne de
l'union avec le Verbe ä cause de sa malproprete, comme ils disent? A quelle
souillure, en effet, Dieu a-t-il part, lorsqu'il veut venir ä (notre) aide ? Et quelle
malproprete y a-t-il lä oü il n'y a pas de peche et (lä oü il y a) au contraire
la purete de la virginite et l'habitation de 1' Esprit? Assurement (aucune),
est-il dit.
« Mais il est dit : La chair et le sang n'herüerontpasdu royaume de' Dieu et
1. Rom., x. 10.
. 156 SEVERE D'ANTIüCHE. [424]
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* Lfoi. 196 lacorruption n'hiritera pas de l'incorrwptibilite 1 ; ' et je crams de dire quo le
'" b ' Verbe de Dieu s'est uni ä la corruption. » — O manque de scicnce et stupidite
o-rossiere! Ils ignorent que parfois le Livre divin appelle « chair » et « sang j
* Wol. 208 l'essence (ob™«.) * du corps ou Fhomme lui-meme tout entier ä l'aide d'une
partie, comme dans le (passage) oü il dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas;
cur re nest ni la chair, ni le sang qui t'ont revele cela, mais c'est mon Pere qui
est dans les cieux 2 ; et Paul dans la lettre aux Galates : Je n'ai connu ni la
chair, ni le sunt/, et je ne suis pas alle ä Jerusalem trouver les apötres qui m'oni pre-
cede 3 ; c'est-ä-dire : « La revelation que (j'ai recue) de Dieu m'a sufli, et parmi
les hommes je n'ai fait part ä personne du conseil relatif ä cette question ;
et le psalmiste egalement : Dieu, ecoute ma priere; c'est vers toi que viendra töuj.e
chair*; et dans un autre passage cneorc : Que toute chair benisse son Saint
man 5 ; (et) que parfois il sail appeler « chair et saug -> ou scuIimuciiI e chair >>
l'espril qui considere le plaisir de la chair, comme dans le (passage) ou
l'Apötre dit en ecrivant aux Romains : 0r ceux qui sunt dam la chair ne peuvent 1
plaireä Dien; quani ä raus, vous Utes non pas dans la chair. mais dans l'esprit 9 ;
car est-ce qu'il leur ecril cela lorsqu'ils sont sans corps, ou plutöt (|/,£Mov)
10
1. I Cor., xv, 50. — 2. Matth., xvi, 17. 3. Gal., I, 16-17. — 4. Ps. lxiv, 3. — 5. Ps. cxliv, 21. —
6. I viii, 8-9.
10
fol. 209
L fol. 19«
v* a.
[425| HOMELIE XC. 157
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-ot-V* .-»JUkJj —ö» ) i\ Vnv> ooi *^-»? );m i-> .^ sSIoa. )&> «n ■>» ! It-»')- 3 ?
1. V o. — 2. Dans L ce mot est illisible.
lorsqu'ils sont purs et affranchis de l'esprit de la chair? Et c'est ce que
montre clairement celui-lä meme qui a dit ces (paroles); car plus haut il avait
dit : L'esprit de la chair, c'est la mort, et l'esprit de l'Esprit, c'est la vie et la
paix, parce que l'esprit * de la chair est l'inimitie avec Dien; car il ne sc soumct *Vfol.209
5 pas d la Loi (vojaos) de üieu et en effet il ne le peut pas'. C'est au sujet de ce
pareil esprit qu'il a dit : La chair et le sang ne peuvent heriter du royaume de
Dieu, et lacorruption h 'he rite pas de l'incorruptibilite 2 .
En effet, si nous disons aussi selon votre erreur, 6 parfaits, que l'essence
(o'joia) dela chair et egalement le corps lui-meme ne peuvent heriter du
10 royaume de Dieu et que la corruption ne (peut) heriter de l'incorruptibilite,
l'esperance de la resurrection de nos corps est perdue pour nous et Dieu lui-
meme qui des le commencement a forme l'homme se trouvera (etre) aussi * *Lfoi. 196
. ., v° a.
l'auteur de la corruption. Voyez-vous que vous poussez 1 epee meme contre
vous et que vous aboutissez ä des opinions blasphematoires, en courant apres
15 cette imagination («pavracia) diabolique ainsi qu'apres vos ombres, en sautant
sans raison (eixri) comme des hommes ivres et en allant au delä de la verite.
Considerez le charbon avec oeux qui en ce moment ont goüte la parole de vie,
(et) sachez ä quelle gloire il nous a f'ait participer. C'est par notre chair
1. Rom., vin. ii-7. — 2. I Cor., xv, 50.
158 SEVERE D'ANTIOCHE. [426]
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Jjl-_7; -Jooi i__6/ )-J_v^o|._5 t--->oV~- ooi ~-/o .V--%v j?«* •©!-* ^~>° voJ^-ooi
^Ot-oau-v yj JJ/ .-v_>a^>.__j _.ou_jJ.-<l^o )jl_-c-_!__; oiK_____x "^Ow-cC-s au/ ._- .___o ls
l. L add low. — 2. V om oi=- — 3. L om \*-f>>-
capable de souffrir que I'impassible a brise l'empire de la mort, en achetant
«v ioi. 209 pour nous la victoire. En effet, c'est nous qu'il a ressuscites avec lui * et qu'il
'" b ' a fait monter (avec lui) aux cieux et jusqu'ä soa träne (öpdvo;) royal et (place)
au-dessus de tout; car il est assis a la droite du Pere, tandis qu'il doit lui-
meme venir pour le jugement dans le meme corps, dans lequel maintenant â–
encore il est saus liraites (et) dans lequel il sera egalement vu par ceux qui
l'ontperce', selon la parole du prophete — cependant avec la gloire qui con-
vicnt ä Dieu (öeowpe— 7(5) .
Puisque vous avez ete appeles ä cette vie, vous qui etes inities et qui
allez recevoir la lumiere verkable et etre delivres du tcrrible esclavage de 10
Satan, reveillez-vous donc et levez-vous. C'est le Christ qui vousle commande,
et non pas moi; car, si par la croix, la descente au Scheol et La ivsurrection
d'entre les morls il n'avait pas emousse l'aiguillon de la mort, lequel en
vcrite etait un javelot (xovripwv) tres ennemi du Calomniateur, une citadellc
et une cellule de prison dans une ville forte (prepar.es) a cause de nous, qui 1.-.
aurait pu vous arraclier a (cette) dure tyrannic, puisque vous etiez devenus
de ja les biens et la possession du Malin? C'est, en effet, ce ijue notre Sauveur
lui-meme disail egalement dans les Kvangiles (EjayyÄia) : Cdmment quelqu'un
1. Cf. Apoc, 1. :.
10
r 4 27J IIOMELIE XC. L59
^oTlfcoo ^^^SOI JjLiO .jOJJ 0|K^=> ^-.t-<*° .'jjk^.-A o£^ -OIO-.j-CdJ.J »Vfol.209
vT ^ • v a.
Jya«i\o .-)lajL*.i ? J-iOSo/ JK^A^ yoKj/ ^w-^Jao * v otsj/ ^.^ jbwü-f *Ltej.l96
^jl.3 t^; -61 .-j^joqa öu.k~./ v-^ )?°i? •v^^» > ° vp^- 1 / v*r* J-^ '^ V? J< ' ,
5 i-^v Q^ .yO-^JL-JLl Jlo;jL,J JLlo KjJLs .'JK.*^P0>0 «-Öl j^-JLjS l«l\ voto/
>opo JKjl^o "^^ 001 ^jC^jh .-J^a-do ).jl^..j» oöi J;J~»^ — ot-ijoaü— 1; jj-a_>(
oöi V^ö/ ••ö£^-; J-«.\aio •£>{ JK^Ji^a^k-io ch-K-/ V-^ «^w..; • Jk—t-.-s ^°
'ot^> • - ^*n* +3 ss/; oöi .V^o'po; oöi J.....2LJ ^«.i -'h !? J-»°t-=>© It-^ — oioK-»/;
oocut ooi - ^«v ..-oia-s^iaS. )^op. j y vi * ; -oicL^i^io ^_io; -.Jooi J^lo
..voKj/ ,-j r*-r JjuiOJi y^':j,.^ lo^O lyO^U | ^J.3 K.iO ^3 Olla^J OOI .jLpO*
jlj^io yoKj/ ^fl.fflVJ ool JJ» -.oV^o/ k-J-^r^ •Q^^^ö J^ö_Io; jLä
^u\& j^^ai^o jK^aoä^aj JloVa^j» .vofcs—ooi jU ^a o.* JjL^iö; ) i » i r> .)jl^™x\
|io-Q.-;j; )t-ä^j jioiQJLs * -.voli— )laix-;j; JjLia*. oöi J— ^xio IclS. .ojOXflO »Vfol. 209
• vJ; oöi M '*■*>! W^V 3 *aA •• 1 a-=>»-^ ! -/ J~L*VO hH i«^ .a-yJjl/
I. LV in mnrgine : >j>M v * rul k' s -x5.
pent-il entrer dans la maison d'un komme fort et piller ses biens, sans * avoir aupa- * v i,,i. 209
ravant lie cet (komme) fort) et c'est alors qü'il pillera sa maison ' P Pourquoi donc
tarclez-vous? Pourquoi n'est-ce pas rapidementque vous regardez le soleil cou-
chant, que vous renoncez aux actions de tenebres, * que vous quittez le vete- *Lfoi. 1%
. v" b.
5 ment noir de lamechancete et que vous rejetez loiu de vous ces entraves tyran-
niques ? Car c'est ce que signilie le fait que vous vous servirez des paroles de
liberte en vous touruaut vers l'occident. Ge n'est pas, en effet, pour montrer
que le demon mechant et cruel exerce son pouvoir sur une partie quelconque
de la creation; car c'est ä m&i qu'appartient la terre avec sa plenitude 2 , dit
10 celui qui en est le maitre et le createur par le prophete des Psaumes, lequel
criait egalement en le louant : Depuis le lever du soleil jusqu'äson coucher le noiu
du Seigneur est dujne de louange 3 . En vous tournant vers lui et en regardant
le soleil levant, prononcez les paroles des serments; dites clairement : «Nous
ne paierons plus de tribut au Malin, nous sommes devenus la possession du
15 roi des cieux. » Faites les actions conformes ä la loi et dignes des cieux.
Vous avez regarde vers le Christ, le soleii de justice; * soyez resplendissants *vfol.209
de la lumiere des ceuvres de justice. Hätez-vous vers le premier lieu, je veux
1. Matlh., xii. 29. — 2. Cf. Ps.xlix, 12. — 3. Ps. i:xn, 3.
160 SEVERE D'ANTIOCHE. [42«]
woiok-/; y~.\ .-yO^ivi.f»/ Ja«? °« J^oa-o? J v>ifl p/ j oLv) ^^ Jjoi .),.. i,v>->
U>o» |A^o; -61 .^-MJo-; -6t Jjl-OOö Ick. ^/ . ^ .«J^o vo^jjl .J-oocLioj
p .-)— jLio ^OÄ. }r~-">l yOi-auflil öws; -61 .)K_.ciSs jjcuo |_oo;o L»-,-o
JN^iä^s ^/ 'V--^ J»ci^£»io .)-o_I^ oöt JjjV^ vfkj/ ^-V-^o ),.vi->
v >o; ) N.n* . ft\ <> . i .. . P \;ftv< |.iöo_ K..k-kl )JLjo a n\ -.Jk—N— ^J. —öi 5
w n*»'i ..asloK*./ JJLcol*^ J;ou>» vOJoi ') . ^ « » yoc«..)^./ "^-ooi Liio» .Lajot
jk-»ooa\v» ,~^ j,.~3/ ooai. "^ooi ^j-^slä.1/ .Loch ,*a^2>ö} >«o\aa^
J.1301 .Ls/; )K-o_3JlI t-cs jK^iö ^>o J— jl*> ^lö; 'Jjp/; JJL3-./ Jlaia^
JloJ»^. ^JL.ooi )N-^co>o»=> — cLa. j— ^ yj .y^ou J-X-«; Jlol^s ,^1- 3/
Ln-fco* 001 ^-*JV^! 'v°to/ ^«-^ J;oi p -Joou oiK.icu*Jj; ^/ ,JJ/ -.oilabio;
♦Lioi . üc^ju. , ,.\°i 1 ool JJ; * .J^-^-j Jv^> ^^sKj; U**l -.coai. 3-o.?W
*Vfol.210 *Jfc^J^A Jlo^X-i»
i° a. '" • '
• JJ<i-*t-* 0° )^-QJtJaaa; JLi/ V*>/ Jlajuiv^o .yoaLJJL Jioi.aj; J-Jls; ^-^o
dire vers le Paradis plante ä l'orient; car c'est ce que montre l'aspecl exte-
rieur (iiW*) de la position que nous vous avons fait prendre ä present, comme
en est la loi (vojao?). Ensuite vous irez aussi ä la source du Jourdain pleine
du Saint-Esprit, de la purification et du feu divin, dans laquelle vous serez
ensevelis avec le Christ en ensevelissant le vieil homme dans les eaux; ä cause 5
de cela, en eilet, c'est egalement par la triple Immersion que nous l'aisons
connaitre la sepulture qui a dure trois jours et la resurrection qui en (est
venue). A quoi sont donc tenus ceux qui ont eu part ä cette gräce? Ecoutons
Paul qui nous l'enseigne en ces termes : Nous avons donc ile ensevelis avec lui
par le bapteme pour la mort, aßn que, comme le Christ est ressuscite des mortspar 10
la gloire du Pere, de meine nous aussi nous marchions dans aar vie nouveüe; en
effet, si nous sommes devenus wie meine plante avec lui par la ressemblance de sa
mort, nous le serons aussi (par celle) de sa resurrection, sachant eeei que le vieil
* L loi. 197 homme a eü cruciß6* avec lui, aßn que le corps du pSchd füt detruit, ' en sorte
, v'ioi'-iu '/'"' nous '"' soyons plus les esclaves du pdche"*. 'â– "â–º
1 •' Oue vous dirons-nous donc a notre tour, ä vous qui allez vous montrer
immediatement, dans quelques instants, les enfants de la Lumiere? — La cate-
chese, dis-je, d'une part est courtc et vraie, d'autrc part cepcndanl eile
1. Rom., \ 1, 1-6.
Vfol. 210
r° b.
15
[4291 HOMELIE XC. 161
5 |;J^; y-l 'lly+is Jl'^ioj^o 'LAi^o 'jl.a_.oj} J^aa\ :\h^JL^jBO ,_--?
^-■«„ao » m jj^o^v Jjot-V^oo , - «»' |jop_ lo_\ J.iu ^/» U_^/ • .^j-^^ch*
j_jL9ot i-»_^ ^5 .Jj__-£__a_.y_.; j . im\ 06» yj u ^ .^^0 tJ -.JäjL, ^)o,_o ^jl-,
. oo£_\ ^j_m . .» -v\ V»^ jJ ^.../o J n t y m •.^■i .y'n; ^_^oi_5 ^-J— . * "\ > \'et >
4 m.;V-3 wOioK-./ ^*aio J-»»™»; )K-».->oji Jfcoa.-»-o; ) j'Mn\ yo^^-x^ 1 ?
10 ♦J-Ooa; JlaaiS^o JK..ÄO jloia^oi
o£_oo ;)JLiOJLa>JKao jl '^ouk-./ ts.j/ V^ö/? >-/ U 3 ®» :JJ^-}a_>a-Oo >k~s <^*> '
J»oh «_./ .-J-ljl'/ Jjlooj >ool^io jJ .jood jJ -.^X Asj / vf>m'°> Jjlo>o_J; )L*a afl P
)1oä-.j; la_\ »')—» j-o» Jt-^x "^oj jl.aJL.a-». Kioo ,J^j^_^ J-dia^o 'jÄOkOjo
1. L Ulli r^.01.
semble penible ä beaucoup. — Ne nous imitez pas; car nous portons et nous
promenons un corps qui n'a pas ete detruit au point de vue du peche, mais
plutöt (pcX>.ov Se) qui agit beaucoup ; c'est vers l'occident que nous bätissons
toute notre maison; quant a l'orient, nous nous en soucions peu, ou plutöt
5 (fAäWiov Äe) nous nous accordons ä le compter pour rien; nous courons
aux pompes de Satan, aux festins cnivrants, aux reunions des buveurs et aux
chansons honteuses ainsi qu'ä des fetes, ä tel point que meme les femmes se
rendent aux spectacles. C'est pourquoi nous nous sommes faits la risee des
paiens, en faisant mentir (notre) designation meme de chretiens; car, en nous
10 attachant ainsi aux choses presentes, nous faisons que les esperances de la
resurrection paraissent vaines et comme rien; des lors le Paradis est une
histoire inventee (et) le royaume des cieux une vastebetise.
« Quoi donc?dira-t-on. Notre (condition) est-elle desesperee, lorsque nous
p^cberons apres le bapteme? Est-elle sans remede clans la mesure oü * tu le * V3ol. 210
r° Jb.
15 dis, et nous supprimes-tu toute attente de salut? » — Pas du tout. Jamais je
ne serai assez insense pour dire cela. En eilet, il y a la purification qui
(s'opere) par la penitence, mais qui est penible et pleinc de beaucoup de
larmes et de sueurs, ainsi que la mortification corporelle et la pratique
PATR. OR. — T. XXIir. — F. 1. 11
162 SEVERE D'ANTIOCHE. [430]
.•CLi-J J-»t-;o ) ."Kitvxa^a Ji-so-^o -.ei^oi; )i--v*> J.<_-\ 'JL-^° 'J?«^^^
j^L-flo 001 K+l 'yo\^> .K-ioJ^l/} «61 Jj_»Ic-2l-\ J^t 5 ! a-ol-i-sa-». --«. a »j-1-» *_>
L.}-»->--> Ll^C-\cL_->. ? J-3-3J J-^OOj ^2> ••^JL- V^J v! }KX*P0L3 «s/ JjLO>C-3;
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■}w_oö) v_*_Vot_\5 v^Jo« jlo»K_»_>0} J-i--*. ---_>o 5
♦Lfoi. 197 J-coa-o-i v_>/ -.1-00*0 )la__.^l» OOI J.-O..CO %-ö.N. »K__> --io v_i/ t-*-^, ^-"(J
i" b. ^
.•jjLJL-xVKio J-c--aä-£ vo ^) aA ' ^"t* r^° ••^;cv_o och-.!/ J-icOo ,-«__>} oöi
ioiV^ls Jooi ov^-io; V*- ^ ^ °°*^ •J»t J ^ ^°t^° J-* 1 *. ' l<--o_*-£v_>} y**\
..\xxJS*~ jooto :oi_\ öi_A-wß,/ )i--a \ :Jj~*--> ),-->> ^o )ts.^.^ , ..\ yo^ Ljj._>o
*Vfoi.2io)««Jk-aoLäo j— . -a-i jj LoÄ-s? oow/ .-oi-v ^C_^!-o Jj._ö J-£->,-=> K-LaJ",--. / °^ 10
v° a.
jLw-A ..j-o_\po K-.J-^_x-_. '-_.» J;oi JK~-__s;i )-*>-__ j-5';K..lo ......,», V> Kj jJ
vj» 'K_o -.öl .a*3pa\ ^vJL, JK— J; *-»; Ls,-,^ *a/o .JK._u.,-o J K_.>coa_s->o;
JlV-K-» )lojL_--a_s-vj -a/o ..J-.j_-.K-io )JLa----_-^ va/ .^oo-ol j-oaaa-JC-v J_-Ot__x
1. LV in margine : fc>-
publique de toute oeuvre pure qui regarde la justice. C'est pourquoi beau-
coup ont couru aux deserts et ont embrasse la vie pliilosophique et monas-
tique, en prenant soin de montrer pure la robe qui avait ete souillee. Cepen-
dant, il y a un espoir de salut meme en ville, si nous le voulous, par le
mariage chaste qui s'interdit les unions bestiales et les desirs (impurs), par 5
la sollicitude que (nous temoignons) pour les pauvres et les besogneux et par
les (jeuvres de perfection qui leur ressemblent.
* L fol. l'.c En eiret, qu'il y ait * meme apres le bapteme le remede de la penitence et
la purification, la Loi (wpo<;) qui fut donnee par Moise le fait connaitre ega-
lement, et (cela) lorsqu'ellc represente d'avance la vcrite par le moyen de "'
symboles sensibles ainsi (jue par une rcpresentation ilgurative. Gar celui qui
etait atteint de la lepre dans son corps d'une part — et qui par la mauvaise
babitude a d'une certaine maniere mis le pöclitS au-dessus de la nature —
•v fol. 2io et qui est revenu ä la sante n'est coinpte, ni mele par la (Loi) * avcc ceux
qui sont purs — bicn au contraire — s'il n'est lave avec l'eau, s'il n'est ü
oint avec l'buile et s'il n'est purifie avec le sang de la victime ' ; et cela
crie clairement la vertu du Saint bapteme. (La Loi) d'autre part sait egale-
ment purilier la lepre du vetement : ce qui en verite paraitrait ridicule et
une queslion d'ailleurs superflue, si tu t'en tenais au symbole (tiiwo«). ür,
l. ci. lAv., m\, 8 ^.
10
* Vfol. 210
v°b.
[431] HOMELIE XC. 163
y. . <tt . ooi jLscLflo; Jv^o-* taVo :ju/ ia-~J J»i-n Iol^ '^-» yj .k-J-^V-*/
OOIÜM .Jkis^O ^»OiO yS .,-OJj JjoXS JjOl ..^£1-/,J JJ V^*JllKj ^3 'jk-~ .J ?
Lta-/ :JJLVK*io;o Jjuuls Itooj; :JlJj I^JloqjX jü/ v / V-^> ^f — °> J-* 13 ?
1, V •**&» (sie).
si quelqu'un regarde la verite, ainsi que la beaute des sens qui se trouve
dans le Livre, il sera ravi d'admiration par cette legislation (vo^oOecta) merae
et il glorifiera le legislateur. En effet, c'est parce que 7ious qui sommes baptises
dans le Christ revetons le Christ', ainsi qu'un vetement, qu'il nous donne, si
5 nous tachons cette belle robe (atoH) par une souillure, les travaux de la
penitence pour la purification, soit qu'il se trouve que nous ayons commis
des peches legers qui passeraient encore pour un vetement de lin, soit
(qu'il se trouve que nous ayons commis des peches) graves et presentant une
grossierete grande, charnelle et mortelle, qui seraient assimiles aux vete-
10 ments faits avec de la laine, lesquels sont en general le produil des peaux
mortes. Or (la Loi) commande que, si la lepre du vetement ne s'en va pas
lorsqu'on le lave, celui-ci soit brüle par le feu 2 ; et la parole fait connailre
que celui qui apres le bapteme ne s'est pas purine de.tout son pouvoir * et*vfoi.2io
qui n'a pas lave les taches des peches est accueilli par une flamme qui ne
15 s'eteint pas.
La Loi (vo'[ao;) purifie encore la maison atteinte de la lepre, en montrant
quelle doit etre la grandeur de la penitence. En eilet, si quelqu'un arrive ä
-faire progresser une conduite honnete et vertueuse, au point d'obtenir l'habi-
1. Cf. Gal., III, 27. — 2. Gf. Lev., XIII, 57.
164 . SEVERE D'ANTIOCHE. [432]
^^l^j ojIol^ Jjo/o JIJj oda^o :«oia*io_«,VJ «^.j J-s/o :V^O «tC^io «^
* L fol. 197 jlo^ajLio ^io o/ :)~.^o jlioAj JJ* )o,^io J-S-, ,^3 :^Xoi >Kjs ^ioo
oö« .)c*^; o«po/? ö« l^>t^ &l .\LQJi^J>o l<&. o£s k_/ »3 .-ouio ;o^ 5
06t )K_^> Joo» JsSki© +3 'V*^ J;«^s^io .J_ieu^i>; oik-^-X ^a-.^*>;
•:-Looi j-^vlatoo
*Vfol.2li )K_.oC^X * JK-Jä; JK-scxaio^. a^o£ou^ci\ ^-.ÄO»» vQ-iöC^ >ä/o ..J.j/ w-fcoö
1" a.
jlja^j JloJ-uou» jJo •, v ooml2J; -öt Jl»a-£o la^ ^.V-*-^! Jr-°U V-K* t- 3 ^/
1. LV in margine : ^~ ff*- — 2. L »aa^'N- _ 3. L -wa^a-p.
tation de Dieu dont le Christ a dit aussi : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma
parole, et mon Pere l'aimera, et nous viendrons ä lui ct. nous ferons chez lui
» L fol. 197 notre demeure ', et si apres cela * par une vie sans observance et relächee ou
par orgueil et par hauteur il court de nouveau apres la mechancete, il peut au
moyen de la penitence detacher.de lui une semblable lepre, puisque, pour lui 5
venir en aide, il a egalement le sang de Vagneau de Dien qui enleve le peehe du
iiniiide 2 ; car c'est pour cela que, lorsque la maison atteinte de la lepre etait
puriliee, on ofTrait aussi le sacrifice legal et accompli ainsi qu'en figure
(tutco;) 3 .
J'ai cru necessaire de vous detacher et de vous remettre ces paroles, 10
afin de fermer aux fideles la fosse du dösespoir en leur presentant de doux
v fol. 211 espoirs et de rendre ceux qui vont recevoir le don du bain * divin plus
'° a ' circonspeets et (plus) vigilants ä s'observer eux-memes, et afin de ne pas
vendre au peche pour un plaisir de peu de valeur le grand bim de la gräce
et de ne pas recevoir la corruption en echange du vetement de l'incorrupti- |: '
bilite. Et tous, sauvons-nous et conservons-nous en bonne sante dans nos
ames el dans nos corps par celui qui reut que tous les hommes soieni sauves et
1. Jean, xiv, 23. — 2. er. Jean, 1, 20. — S. er. Lev., kiv, v.1-53.
[433] HOMELIE XC. 165
♦ ,_**>/ .^oo^>\ JK^ajuil of^ .odaja/ Kicu,,;o )l)» ^m
1. Gette conclusion ne se trouve que dans L.
parviennent ä la connaissance de la verite' ; car c'est par lui, et non pas plutöt
(jjuxXXov) par nous, que nous nous sauvons ä cause de sa grande misericorde
et de sa charite (cpt>.av9pcoTCta). A lui la louange dans les siecles! Ainsi soit-ill
fln du volume second des homelies sthöpovlol ou cathedrales
de saint Severe, archeveque et patriarche d'Antioche.
1, I Tim., ii, 4.
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES
(Cette table et les suivantes renvoient ä la pagination placee entre crochets.)
/
W 284,11. 1 302,303,304** 310,.,,, 323, 3
339, 4 343 m 359,3 ^ »»s ^s ^u
4Cß„.„, 407.
408, „ 409,
- keupo W 417,
)oo,^l 288,, 289 3n( 331,, 868,
Kl 295, 297 B 290. 302 8 . 10 . 1 , 338, 344,
849 u 85i a 378 ß
— M-!l^o.| 406,3
po^ol 523,
^\*io| 294 8 295 3 328g 3fix, B73, M3 (24,
■»^^| 276g 290 u 292,
^°-l 280 w
"Mi^l 285 fl 356 9 377., 378 M 386,,
a^^l 294 B 368j S73 10 .„ 874 n. 1
U^nvV-I 386,5 387 s
Ijy. ^'| 299 w 306 s 310, „ B18 u :ui,.,
388, :cH„ 339 4 366, 867, 887, 426 u . u
^ :i;i-,„
1°^ ™u 279^ 280 M 2X1,, 282, 288,
":-,,-,., 300,- O 305, 818, 314,318,
— o^äs (dans l'expression |i>
ot*) 311 5 n. 2 335 8 381, 406 9
- \1) . . . |s|& 283 B
— k(o |ovSs 300, 303, 346^,3 349 2
415 2
— |t^:x> |oi^ 300, 417,3
jcoy]itn\\ 834,,
-ipaymi^ 3:iT»
^oa^c^ol 307 M 313,, 314, 318,, :«..,_,
324 H 328 s 330^, 332g 333 5 _, 2 »34,
335, 386, 1: , 338 w , 839 )B
- kjo^ol 325, 332,,
U=a»^-J/ 433g
v o\aa| 311, ,
J»ii>a3| 368 u
jso,«; (08,,
- -i ojU'I 335, U4,
â– m A^n frra.if :I37_
pjoJI 328„ 355,, »2t,
U>-»l 277, 299, 8S0 )B 844 6 846, 317,, 372.,
19 i 396,, 103, 121
4 a 4 Ü
U''°ll 377.,
um .\ . m â– > 275, 270 n. 1 277 n. 2
282 n. 2 289 n. 3.
^377,
\~>tSo t^-3 377,,
|p 3(10, 303, _ t _ a 304 8 343, 380„ 392,
393 5 396^ 397, 398,_ g ZW^^ 400,_ 2
401 404 405 409 410
IUI,, 1U1 . )2 WJ,. |( '"-'a.,3 Hlu |-4-5-7-9-n
841 M 844, 845, 848,, 347, 8483.,,! 19 M
860, ;>..'„„ 854, 8 . ■■• ,
III
1-2-8-11-13
415 3
284„
|p> 393,
ll^ol^. 295 8 298 2 417 g 418,, 419., cf. 4I7„
423,,
^
Wk> «4 5
278g 289„ 419,
joa-ia^.^ leThaumaturge 4i» u
le Theologien 275.
jn..\>m)j 270., 277,., 282, 289,,
aik|i 311,,
Ljo-o. 311,,
r oj 299,., 806, 3ii, 354,, 887, 888,, 404,
UV>I 289.
[435]
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
X>
167
â– >^t^oi_ 828 4 394 9
4.
— ,£do|^_xi^ 391 n. 1
^.oöw 288 |2 n. 6 376 u 408
— IC^.oo^ 372 2
^|o> 362,
^l-o. Baptiste 300,,
302,
^.o, Evangeliste 304, 4oo 7
Uja- aso n. 1
— ^aa. Si7n. 2 374 n. 1
— 0-po. 357 11. 2
i^iwl 384
,j>>o- 283 8 293 s 295,
3023 360 3 863 M 366,, 428 2
^^^ 400 5 403g 405, 4 406,. 5 411, 4
— |ia Ut*-* 40O W4 412,
— |IÄ^oo |pi p 398 4
— ItCs^o l...... 404 2
|ovS, Ljü 298 2 418,
, 302
)
276,, 300, 31B„
Cf. 301,
<& 381 M
[.»i.jjo 356 9 380,.,
l^|o» 380 7
Uoio 290 B 348 a 869 7 375 8 S76„377 7 381 5 430,
l»ioo 284 g 343, 417 2 418 |2 4
423
— |ov*>; |ISi^o :«3„_ K
— |o^> oöi |XVso 276,, 298 4 424,
— lovSv. o,ls^>o 283 6 3U M 417 8 418.,
I.i v iao 415, 423 8
* f J*> :307 2 a33, 3 338,2
— ^V 290 6 328 ,2
1^, (^^o 270.,,., 277,, „ 280,_, 288,
284 la 285, 288,_ 8 n. 1 290 8 294, H1 300,
313, 316 8 317 4 318 4 322g 325 2 326 ffi 330 9
331,, 335 2 340, :«2 |2 344, 345, 354,,
355^ 37ö 6 .376, .380, 382.,.,., .386,,, 387 10 .„
\v
- U-~* 377,,
l-oaia». 380 7
•"Moaxu. 390, 416 3 418 u
^^u 37K, (
l£
i£oo\o9 280.
295,,
814«
J """Kl
327» 328«
333 8 346,, 349, 351, 354, 356 3 _, 2 363,,
366,,
388„ 391,,, 393,
893., 394
, 397, 401, 403 s 42K 427,
412,
- |ot^ p^io 369, 3
• |oiSto |-po 294.
â– loM.j U**> 396 8 397 3
â– LoPMj ppo 397, 2 400, 2
7"*» 417 13 418 ,2
(Jo-po 296 |4
wccoxipo 303,
340. 362 a 367„ 393,
lüCAs 312,
^
^
^ 370 8 371, 37 6l .,
— |IS-o\ 375 9
tooi. 368 2
ipi.331.
_ 239, 290,
292 2 295, 297, 4 304, 305, 306 2 307 E
321 2 32a 3 323 g 329 u 333 4 334 10 335 10 3S7 !
838, 4 344s 34ön.l346 W3 347^348,,
350, 351, 359,2 363 364 a 365, 376 f
380, 2 381^ 382, 383 4
387, 891„ 392, lux,,
— ^a^ )..,.»aa 302, 391
-toc 400,
o
404 5 405 4 409 4 419 421 8 428„ 424 5 428,
«i{>3 349. 373,
.mcv&pus 384
^Ni-V3 371 |4
Ua\3 289, 3 30Ö, 322, '^ 331, 339, 3
362 3-a ^8 m % 370 4 373 , 3 90, 392 4
— Uuo^s 387 9
1^-^ 379,.
Ü5
M>uM> 289 8
Um)läo 392,
|-.IW>io 296, 346, 4
419"
4
Joa.ia^jaj 300„ 303,
*
-£ooj-.o^cD 433 4
P^ro 285 4 322 n 353 g 426
^Doj^a^m 303 4
290,
337,, 339,
,., 304 7 .
366„ ;
425,
U. f* ^.oi 283„ 289, 295,. s 298, 304 4 _,
3S7„ 339„
397, 393,
,lll ^ l0 1 ... <1 V,. ll -,2- 13 <I3 l -ö'' l W, 2
415 3 416 6 ^I7 S «83 428 2 . 3
— Uix». ov-oi 277 283 284
U^ooV 276.
5-
|6Cioi 384
424
168
-i=ai 371
Wotü 377,
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUEfS.
->"-" 371 ,5
j m'ivi\ i 377 3
Mo-' oijj v m>ii -,2',,
Pp« 370 10 37] 12 376^.„ 377,.^ 378 8
-Woa 371 A 378,
L
[436]
M==|l 328,3
l^^l 303, 392 I0 . U 396 g 397 ? 398 5 400, (
401 M 402 3 403 M1 410 8 «2 M
II
TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS
OU REMARQUABLES
/
i| / 329, 4 330 2 332, 2 333 8
— M./, |C~V|| 333g 339„
Pa^( 278 4 310,3 316 2
— po^( y^o 333 5
— p>m^a^| 319,3
poio^/ 373,
t-fl 3?2„
^0^5.01, pi^S) 292 3 298 5 308 g 312g
313 9 325 4 3W 3 339 2 349, 3 363 2 368 2 369,.
381 5 390 7 407 3 . 4 426„
— P^iol, It^^iol 290g 307, o a34 ]2
368 6
- M^ä^jo! 400 7 414 2
Uax>l 284 8 294 2 297, 4 304 g 346,, 383 6 393,.
425 6
|£v~^SO| 296g
— IV-Pu»°| 3O0 3
(rO
— ^ j^i 393,
- hoio. w^| 278, 315 9
W^\ 425, 2
Mp/ 390, 3
^^>. [jäuJqxcio/ 328,
pco.m->| 332 4
• ■i rrn f , |N * 1 mi/
— C^|-Lm3| 293 6
|i.ooC*> 296 9 297 5 298 g 303, 351, 397 2 .
401, 4 407,3 408^ 411 5 412. 417,,
W>jp.jj| 281, 3 307 8
M"J| 279 u 329 B 345, 361, 364 6 404 6 405„
|a^Ä| 342,
(I^d/ 431 4
^im| 325, 4 352^ 361 4 383 2 428,
— ^aalS^o/, yzs, 1\.£oj>o 317 |3 327 g
o^joVr^^D/ 433 4
|>( 314 n. 2 332, 393 6 410 5 423 8 424, 3
(ja^ü 278 2 299, 4 343 4
(w)
— |j|V IC^Öo, |j|V ^DOLm 277 n. 1 290,
— |||» |IV^ 277 5
p>-AL| 305, 316 4 319, 334,5
— |lnm.NL( 333.
Pop. 334 10
H,ai.a^ 384 9
|Nüo N^i 426,
pXio k~j 303 2
|t^.;oyiv^o N^j 360 2
ILio^j IS^ 426, 2
IV^m t^s 313,,
|Las>j f^j> 275 3
päj-o C^= 31 1 8 312,
^&~l 6^> 374 5
|iol^ uüls 364 2
^„; La^o^mj 296, 5
V*± \u 277, 4 410,3
|i|> wojü 315,, 331 4 Cf. 30&3.,,
f,V l(j, |V|~ S0L> 330, 3 358 s
|}-J l*= 357 8
(Lo 1^, p^o Ms 276, 3 283 292 294.
391 8 392 4 394 8 396^ 419, 427.
^
l-^ao^ 337
Mov^ 365 6
M-! 'K,349 |2
-mi^, Pni^ 277 8 284 6 285 4 304 5 320 2 324 3
336,2 338 2 342 2 ^la ^lo 379 12 387,
406,3
— Jxqj^ Si 385,
M>Ä^o. 290, 291^ 339, 420,
— ,a» Im^oo^oi 291,3-292,
lotSs. ISi-..; 313, 334, 4 336 3 338, 4
\xi\± tC>-..; 302 2
IVi^s COs—i 356 lt
|;U £Cv_ . 338,, a 363 3
â– xopj-LP; 381 4
v tl>mn a n .; 421 2
|pu. 360, 381 2 _ 4 .,., 2 382 4 420^
(1j^! 365,
|;j't<\ >>»>! 350,
|Lojls-.|USoo ln\^\; 394,
|lo.Ua^«yi\ y«.v«>j 420 5
p)Oj^ I n . in * 371 ß
O)
poia^O) 308,, 313, 333 8
)looi 334, 341, 415,
— ani.öo| 349 8
— P-ii.boi 315, 2
— P_L^°°l P, 1^-Ji.oo, p 388 8 390 4
— N-|ji,ooi p 326 2
170 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [438]
olLosoO) 283 2
— , m . mlaaoo, 283 n. 1
(jq-jo, 336,
— U»ö- ^oo, 291 12 337 6 _ 7 413 Q
— |ü/ lois.ogo 355 4
oio) 335,.
UM 373,
v lVt ^o r 417„ cf. 122,
M^ r 368 6 386 3
llo-f- 300,303,, 416„ 117,. M8g_. m,
422,„ 423.„
— Ilajo^, 426, 3
l.aauvi ;;ll „
o<M^ 287 3
IojU 276 6
i|cu|- 276 c
— o/ ... v a^, 320,. -327, 334^,
v! v qü.^o 2.S9, 2
394 7 423 8 42?«
l„ 302 )0 350, 2 384 5
s oi^o 335,, 4111,., 418,
— ,^-io 298.
- j^-LI, ^N.30 417 8 418^422^,424,
U» la— 313., n. 1 317, 3 318 8 321,. 355 9
— Ui± la^. 318 2
|k-oi\|j , .vT.-!,, 355, 3
|ä^l_ ,336, 337, 338, 429,
14 4 7
-- Uax-, |ü^£u_ 290,, 812, 854,
(j^u ;. fn .. (14,,
poo, Loj^m- 413
Vso. 287 2 n. 2 288 2
— joolLoa. 287,
— II^i^jq^ 289, 2
tujo. 307. 350» 362,, 381, 409 o
.a-oo 325 M 374 B
(jxnüo 410,
(*») -
|o^ ^o^ib 311.
1-l-io 427,,
I Im. Sin 325.
r*
*
v o^i.p, 3U,
.m^^jj|Vpi 312.
U*j lo^iu 278.
I^Lco 430 2
|J-= 284 u 3ii7. u 308, 304, 308 a 310^.
:,l *2 * ,7 „, ;, ''''„, 345, 34Ö3 349, 37lJ,
_ 404g.,. 408,, U7„
418., 419. . 422. 430.
418,
U^J M> 310, 357 6 385 4 387.
I1SX... , >.V.io 324 8
I^ov*. ^Jcoo, |Mo(3\ ,.\,^ v .
290, 41',,, 419,
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"'-,-7-,. «Ht-h-404, 416,
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V
tms.cLi 286„ 294, 296 M 816, 326,, 317,
380,381, M6, (21^ (80,.,, 482,
— IS^ljxasa^ 283g 297.
— ^coä^oo 296 fl 381,
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402^. 404,
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k»^ 302,, S92 u 398,
M-^ä-P 336 10 839, 429,
I^ooqj 369 370, 371, 371!,, 381,
325,2-852,2 357 3 369,_„ 870« 371, 875,
! 5
Ueixu 276 b 318, 314,,,, 323
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430„ 431
12
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357, 371,3 380» «27,2 «2,
- H n . mnv i t |l 289,, 348 2 4I6 2
- ^COOiOJ ^111, |XD030J yo'\j& 314
852,, 359 u 866, 431,
Ixdojoj vi „'m 431
^
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UK> 10^^ 319,. 834, „ 888.
[439] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 171
[ n n -i fr "^ - Ql> *•** 413,
^oamiaoÄ 304.
|E^» o .. m 347 3 _,
^.^ 305 2 819,5
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— l-is lnwi.'m 304 2 305 4
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s>{no 354.
IÄ
|oA|J IIa 4I0 2 426 6
— Mot*. La^ls 417 10
— |o£.p t~M> 399, 3 422 l0
pip^ls 433 5
^qj^co.j^ 3H0 4
U<^;^ 387 la 392,,
t^l^-las 319 13
K" 880^.,, 381, 3
— I^Icls 370,, 380 n. 3
|^.M 313g
!M£.a3 371,
|^nron\.q 29l 8 337,
— |La3orao\.q 358,
— |.lnmn\,q 307, 335 4 338 8
— |.gnmn\.q, |E.,.qrirooV>9 323, 326,
357 g 430,
— ^ü, | m ■qn rnnS . q 333, 3 ..
^ 322,.,,
U^^ 309, 338,,
— [ -<~>.*~. 378 6
- ~..o<n ^»m^sLCoo 311,., 325 u S30 10
346,
- limV^LCoe p 361, 4
— |Lajjn^3ltoo p 313 2 363, 4
— |Lajow> ^Aq3 371,_ 8
|N^o .Q^s, |LC>-io .a^vs 3I9 5 370,
Usot^ia 318, 821g., 322 6 _„ 378 n. 2 394 4
| . â„¢fr ia 378
— U«>1£43 322 n. 1-n. 2 423, 425,,
— .m.mlfr^M) 328 3
liros 385 9 . u 388 2
ll.nl 386 4
u.;s 288 4 295 2 302 g .„ 314, 338 6 . g 344 3
873,3 427„ 429 g
s o^oo]o^3 276 ß
— ^o^ioolios 276 n. 6
^aois, pcias 300 g 337 34l g 348 5 3ü9 4
363 9 390, 4 399 4 402, 413, 3 416 g
— Imi'aa 312, 318 10 _, 4 328,, 338, 366 2
— v .ffi^Doe 318„
|joUeov3 280 n. 1
— jojva 319 g
— (xojVas 358.
— joj^3L(, ^äuvsSoo 297 327, 4
^oj-^3 303, 321 3 344, g_ u 345 5 364, 393
395, 396 4 401,,, 415, 3 417, 2
p»^9 290, 3025 312 2 344 4
J
lo(jj 397 4
|i«\ Loiooj 358 9
l^aj lojj 309 8 408 4
**, 369 3 420 10 _ u
— |Lnim.f<in 355.
uO
Ijoi'q^d lojö..,~o 391 5 . 6
|*Lo_>. LfTm .yla 3(30,,
| v>tot L o . v >.»lo 307,
l^otoL Lo^.^ 305-
C-i.o,o_o 363,,
^m.W 294 )2 295, 298 2 ..
|ji3i.'o^ 402,
â– v *mVnao 403!.
2n-i'i
|D^oj= 298g
|^<xo 275, 426„
ImgiLo 353„ 354g
- ^^~ 328, 379 fl
— MV^* 3*1 12
â– lloj^^^fl 369 2
.goajo, 1 . n 356,
,-aj. [.coojo^L^i> 281, _ 2
Ijoqjlä 303 8 379 n. 3 380 11. 1
400, 2 401g., 3 402 4 _ 8 405 9 409„. 8 410,
411, 412 4 416,, 417 . l2 418 9 n. 1 422,
— ^soaxß, |e».yioin 409g 41811. 1
— t^pttoxa 298 3 417g
v o1L3lo 356,
w
— ]'i\s Ln->j'nyi 348 P
U>o^> 343
|Laio 385 2
(<*»»)
— ^o WVnvi 380 5
— |Laju4 "\iiio 384,,
v . fü-o uio^x) 287, 353g
|i-£L./ l o yi. /n 406 8o
|^ ft*> rnf lnvi.,'n :347 &
ILoj^-LCoo loyi,^ 420,.
397.
(U_ ^>i, |U- ^j'i 280 6 326,
(jn Loj » 402,,
It—iiL Laj'i 326,3869,,
^Nviio j!o> 308,
|ovS\ ^o-'i, |ovS\ NitL.') 335 s 364 s
Mlj| >=u-'!, MljI [OaJi 280 9 308,. 372,..
— I^.|ju| Nvi...» 359, 423 5
|^i.^>. .-sn,.,, Y 379 6
|'°N". too_-i 370 2 411
| i^mv. DOOLwt 360,g
(Ljoj. too__> 28l 3 102,. 365, 4
t^rtrim «Q/
433 B
pöp jl.; 276, 289 6 290 3 343 6
^ L --» 349 M
(jnii -^Y 278 g
(jjlLai ^.ju.» 388,
|L^>o
>>• 323,,
172 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [440]
UäjoLj l°J, UrooLjs ICu 350^
393 4 _, 399 3 m i<hl2 414 g
— Ua>o| Lo-qj 303 |0
U&^ |a> 304 5 371 g
|La*JooCooj |aji 409, 4 410 3
1 ; .. La^o-i 279 fi
|Nioju La.o_ji 279 &
|k. \ oyij> w^öji 423 g
|;o4a üOoji 396,2 411,.
— lia^l Lo-o-ji 38
L^o,'^ tOo_» 418,
Ill'lA w^osu 311 4
|l\viv loio^» 358,,
•^ 362,, 383g.,, «*„,
|NL^s La^X» 350 5
|kjoio-io CouLaa 281
Mn^ V^aui 336 5
po^ lo; .ii 348v
tmi^ Lo; «^« 36L
|CsX_> Lo-^aa 310 14 336,, 337, 2
Ix- Lo;^°.i 280,
ItoJ ovcd Lo-^^a» 284, 390,
La^'oa. Lo^-^a» 278 8
Li^sj lov^a. 390 6 392g
|N*»L lo; .°ii 421,,
IC^iil ~y.q« 361 5
La l';.q» 364 4
Li^, \ai 342, 365 9
L
^oo^oAolL 27ö 2 278 3
U^oAo|L 396 8
HolL 282, 291, 297. 317, 323, 326 4 _ g 327 3
331 8 336 3 372 8 374,, 393 g 395, 415,
— *mpVo|l. 282, 422.
|j\ -h^sL 285 2 290 4
L£^L389 9
\±,äs> wü^M, (j.iio tCI^\L 401„ 402 4
416 5-6
l^oö- C^C^M 352 4 428 5
LaiSL 409 5
-idojo.L 352, 404, 416, 426.,
4 J 4 J
III
TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS.
'Avtojvio? 336 n . 2
ä;uo[ia S32 4 . n .,
ctiroSeixxixaii; ItpoSot; 3S7n.,
'AttoXXwv 3ll n . 7
'AiroXXw; 3G3 n ,,
B
BauiXsiOi; 275 n . 2 276 n ., 277 n . 2
r
Tp-ziYÖpiOi; 276 n . 4 278 n-2
A
AeX'foi 311 n . 6
Ssupo 421 n .,
SoY|J-«Ta 291 n „,
ooypiaTiiTai 291n. 3
Xuvaij.£io; 3(57 n
AcoSiivr) 311 n . 4
E
EXaa 287 3 . n . s
evsj^upov 310 n . 2
iiriöpövioi 438,
Oeolo^ia 396 g
OsoXoyo? -'öii. 3 278 n . 3
I
iavoua (janua) 276 n . 4
iavouapto? (januarius) 276 n . 3
"law 287 3 n . 3
'IYVOTIO? 275 n . 6
iwSvi'X 287 2 . n . 2 238 2 . n , 2
koS^Xalo? 287 n ..
x«TaxaXÜ7miv 396 n .
A
Xa6upiv6o; 291 M _n. 1
M
Ma£i'puvo<; 334 n>1
n
•navodytov (sie) 380 4 .n. 2
irpooijjiiov 276^1!^
Ttpoaeir/vi 280h.,
ircinaat (sie) 338 n-2
axvjirrpov 347 4 _ n . 3
<io!pt<r[A«Ta 804g_n.,
ataoiov 305 n . 3 319D.,
ütopiap 377 n . 2
2top]'p 378 n>J
TplTCOU'« 311 n .g
<l>
(fXuipio? (s/c) 37i n
X
/aXxrjov («c) 311 1(J . n . 3
/apaxtvipe? 312. n.~
^XaviSiv 347 n . 2
/piopLEvoi SOSn.,
IV
TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE
ANCIEN TESTAMENT
Genese
I, 26 .
— 31 .
II, 2-3
III, 1
— 10
409
295
. 285
. . 349
344
VI, 3 . 284
Exode
XX, 11 285
Levitique
II, 13 296
XIII, 57 431
XIV. 8-32 430
— 49-53 432
XIX, 18 369
XXIV, 7 296
XXV. 2-13 286
NOMHHES
IX, 10-11 .
xxv, 17-18
Dectkronome
VI, 5
XI, 13
xvi, 20
xx Hl. 3
385
356
369
36
352
380
JOI!
xxxi, 17, 19, 32
281
PSAUMES
Ji DES
VIII, 24-25 387
III ROIS
x\i, 24 378
IV Rois
II, 19-21 294
_ 21 . . 29'.. 299
XVII, 6. 25-28 377
XXII, 5
XXIII, 7, 9 ...
— 8
XXVI, 3
XXXI. 4-5
XXXV, 10 .
XLIII, 22 ....
XLIV, 8
XLVIII, 13, 21
XLIX, 12
L, 3-4
— 17
LIX, 5
LXII, 9
LXIV, 3
LXXII, 8
I.XXIII, 13 . .
- 14
I.XXV, 12 . . . .
LXX.X, 10
I.XXXI. 6 .. .
cm, 4
CXI, 10
cxn, 3
CXV1I, 10
cxviii, 72 . . .
CXL, 7
CX1.IV, 3 ...
•JI
303,
II ESÜRAS
XIII, 1
380
Proverbes
III, 27-23
VII, 4 . .
XI, 26
XX, 7 ...
XXVII, 1
ECCI.ESIASTE
III, 1
V, 3-4
i\. 6
367
340
387
318
348
410
311
283
379
427
289
355
379
341
424
404
299
299
280
415
296
397
305
427
318
323
383
298
424
386
357
359
359
386
363
280
355
EcCLESIASTInl'E
III, 11
I., 28 .
364
372
ISA! E
I, 18 347
III, 12 421
VI, 2 395, 396
VI, 3 396, 397, 400, 402
— 7 Stl6
VII, 16 346
XI, 9 403
XXVII, 1 299
L, 6-8 344
Uli, 4 380
— 9 344
LIV, 17 331
LVIII, 7 372
LXI, 1 283, 284
— 1-2 277
Jekemie
VI, 30
. . . 421
IX, 2 ....
. . 328
— 8 . . .
355
XII, 2
Baricii
355
III, 38 .
378
ßZECHIEL
II, 1 ....
394
\ \. .;l
JOEL
i, 14
II, 15 ....
III, 11
328
352, 359
352, 359
356
Zacharie
IX, 17 299
NOUVEAU TESTAMENT
M \ i i' i i i i i
III. 2 .
— 9 . .
— 14 .
. . . . 285
. . . . 303
301, 302
175
[443]
III, 15 ...
— 17 ...
IV, 9
_ 10 . . . .
v, 8
— 13 ...
— IG ...
vi, 12 . ..
ix, 13 . . .
X, IG ... .
— 18 ...
— 21
— 28 . .
XI, 27 ...
XII, 29 . .
XIII, 8 ..
— 10-11
301
303
322
322
340
296
323
281
379
308
309
309
309
400
427
350
373
373
' 310
373
424
392
315
.- 300
366
" 292
382
365
384
331
XXVIII, 19 380,398, 414
Marc
TABLE DES CITAT10NS DE LA BIBLE.
7 296, 297
Jean
— 43
XV, 15 ....
XVI, 17
XVIII, 20 ..
XIX, 21
XX, 2, 4 ...
— 3, 5, 6 .
XXIII, 10 ••
XXV, 22-23
_ 35 ....
— 40 ....
— 41
1,3
— 14
IS
— 29
— 32
iv. 13-14 .
v. 19. 30 . . .
— 37 et passim
VI, 33
viii, 48
— 57
X, 18
— 29-30
— 33
— 34
XI, 50
XII, 32
XIV, 9
— 28
XV, 5 .
XVII, 6
— 25-26
Actes
10 303, 304
312
I,
IV, 39
V, 7, 9
IX, 48
X, 21 .
VII. 55 .,
X, 35 ..
XVII, 28
XIX, 6 .
XX, 34 .
— 35 ..
Romains
325
296
315
Luc
I, 68, 78
— 79 . . .
II, 14 ..
III, 23 .
X. 22 . .
— 26 ....
— 27
— 28
— 29
— 30
— 30-35 ..
— 31-32 .
— 33-34 .
— 34
—35 ....
— 36 ...
XI, 22 ...
XV, 10 ...
XVI, 22 ..
XVIII, 22
378
285
390
289
400
369
369
369
370
370
368, 373, 375
370
376
' 376
380
381
384
285
390
331
315
II, 15-16
III, 8 ...
— 24
VI, 4-6 ..
VIII, 6-7
— 8-9 . . .
— 29 ..
— 36-37
— 39 ..
X, 10 .-.
413, 414
. . -417
400, 412
348, 432
. . 304
•JOS
408
408
297
. 376
. 2S8
408
... 407
. . . . 408
. . 290
289
.... 351
399
.... 432
407, 408
365
398
399
398
IV,
v 21 347,349
vi, 16 380
IX, 7 364
XI, 27 314
XIII, 3 307. 33/
Gai.ates
I, 16-17
III, 27
V, 20 .
351
424
431
354
EpllES'.ENS
388
313, 333
• 393
9 352, 383
_21 328
V, 30 380
VI, 4 28 °
L2 278, 315
I, 21 .
II, 2 .
III, 10
IV,
II,
Philippiens
343, 346, 402, 408
I CORINTHIENS
303
380
377
362
327
327
328
366
302
428
425
424
406
311
321
423
COLOSS1ENS
I; 15 343, 404, 409
1 18 407
_ 20 392
II, 3 295
— 14-15
387
I TlMOTHEE
II, 4 ....
v, 21 ...
VI, 15-16
I, 7 .
III, 8
11 TlMOTHEE
TlTE
III, 3-7
I, 24
II, 16
III, 6
VI, 18
— 20
VII, 34
IX, 10
— 27
X, 24
XII, 11
XIII, 3
XV, 50 • 424, 425
II CORINTHIENS
II, 11 319
408
328
363
356
328
279
281
314
325
373
356
Hebreux
433
391
342
327
421
362
405
3 405, 409
389
417,419
305
— 14
II, 14
— 18
IX, 9
X, 20
I Pierre
I Jean
Apocalypse
375
303
344
349
288
426
TABLE DES CITATIONS DES PERES DE L'EGLISE
l'ages.
Saint Gregoire de Nazianze P.G., t. XXXV11, col. 177 419
Saint Gregoire le Thaumaturge*. . P. G., t. X, col. 985 411
Saint Ignace d'Antioche P.G.,\. V, col. 079-680 291
1. C'est la citation que nous avions rapport^e faussement ä Gregoire de Nazianze.
TABLE DES MATIERES
Pages.
Homelie LXXXIV. — Sur Basile le Grand et Gregoire le Theologien 275
Homelie LXXXV. -- Sur TEpiphanie 293
Homelie LXXXVI. -- Sur saint Antoine 307
Homelie LXXXVII. -- Sur le careme 340
Homelie LXXXVIII. — Sur la preparation habituelle ä l'entree dans le baptistere. 3(50
Homelie LXXXIX. — Sur Lue, x, 30-36 368
Homelie XC. — Quatrieme catechese • . . 388
TABLES
I. — Table des noms propres syriaques 434
II. — Table des mots syriaques elrangers ou '-emarquables 437
III. - Table des mots grecs cites dans les manuserits 441
IV. - Table des citations de la Bible 'iV2
V. - Table des citations des Peres de l'Kglise 444
. PREMIERE PARTIE
DE
L'HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAlA
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. * 2
DOCUMENTS
POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE L'EGLISE NESTORIENNE
LA PREMIERE PARTIE
DB
L'HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAIA
TEXTE SYRIAQÜE EDITE ET TRADUIT
PAR
F. NAU
PROFESSEUR A L'lNSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS
NIHIL OBSTAT
Parisiis, die vicesima secunda septembris 1932.
R. GRAFFIN
PERMIS DIMPRIMER
Paris, le 23 septembre 1932.
V. DUPIN
Vio. gen.
AVANT-PROPOS
Dans la Patrologie Orientale, tome IX, fascicule 5 (1913), pp. 489-632,
nous avons edite et traduit l'introduction, los titres des chapitres et la
seconde partie du present ouvrage.
Nous avons dit que l'auteur a sans doute ecrit ä la fin du vi 6 siecle, que
l'unique manuscrit qui nous a conserve son oeuvre (Or. 6* 714 du British
Museum) est du ix 8 au x e siecle et que cet ouvrage semble etre la plus
ancienne histoire ecclesiastique nestorienne, qui a ete utilisee par les auteurs
posterieurs, ef. P. 0., t. IX, pp. 493-502.
La presente histoire ne suit pas la Chronologie (eile n'a merae aucune
date) ou I'ordre des pays, comme le fönt les nötres; c'est, comme chez les
anciens historiens, Socrate, Sozomene et Theodoret, une collection de
monographies, qui sout d'ailleurs choisies dans un but purement ecclesias-
tique, pour nous faire connaitre les defenseurs de I'Eglise avec mention des
heresies et des heretiques auxquels ils ont du s'opposer. Apres un cha-
pitre sur les anciennes heresies, qui est la source de la rcdaction attribuee
ä Marouta, nous suivons les lüttes contre les Ariens. les Eunomiens,
les Macedoniens ä travers les histoires de Nicee (IV a VII), d'Eustathe et
de Melece (VIII), d'Athanase (IX), de Gregoire le thaumaturge (XII), de
Basile (XV), de Flavien (XVI), de Diodore (XVII), de Jean Chrysostome(XVIlI),
et, pour leur servir de repoussoir et motitrer avec quelles difficultes ils se sont
trouves aux prises, les histoires d'Arius (III), de Georges d'Alexandrie (X),
d'Eudoxius (XI), d'Aetius (XIII), d'Euuomius (XIV).
Comme toutes les erreurs combattues ici n'ont plus d'adhereuts, le present
fascicule sera donc accepte par l'universalite des Eglises chretiennes. L'auteur
recherche les recits qui lui sont anterieurs, il nous avertit quand il n'a rien
trouve, il utilise Socrate et Theodoret, mais il donne toujours une redaction
personnelle; souvent, d'ailleurs, il semble utiliser des sources perdues, par
exemple sur Nicee, Gregoire le thaumaturge, Aetius, Basile, Diodore. En
somme, il corrobore et complete ce que nous savons dejä.
F. Nau.
Quelques jours apres avoir ecrit les lignes qui precedent, le 2 septembre
1931, M. le chanoine Francois Nau, pris d'un mal subit, quittait ce monde
laissant inachevee la preparation de la publication de l'histoire de Barhad-
besabba Arbai'a qui forme le deuxieme fascicule de ce volume. C'est M. le
professeur Briere qui a bien voulu se charger de revoir tout ce travail et de
le mettre au point : nous tenons ä lui adresser ici tous nos remerciements,
et aussi ä rendre, au nom de tous, un dernier hommage au pretre savant
et laborieux que fut M. le chanoine Frangois Nau.
B. Graffin
Paris, le 27 septembre 1932.
J
10
<iv\T.r^' rdiA-'r^^ «.cwacCn»! J os'tm coa-a ,t^i*73t\J3 t^x-t
^_kLr^ci '.r^&Tvx Anjacd ^aji^al rsincvx.^ caiin r^aJL ta
.caLal «Si'r^n r^toHciS »cut^
.^J— V^° 7 -^0X^0 o^u )> >' /v\; )°> » tt» qju'/o : IL-— o a co-i 0,1 v> ^00 q_.^a
jlo 1 . ^ o^..aloi L^o^. :^_.ito > »\ ■>! y/o ymNil »/ ) i ■■,.£> L^J^jl; J161
yO^^J L.. » * v>; ) Io_k> . i\ -.001» Lij Vjo; .h^jJSOjJi q_.,_a ),i°>\a,«a -.o-a-S-.
yn.n.>o \ 000t . »,.-\%>n V*^ Jl .JlScL^I» JlaS.... .....v> laa\ Jjoto .vook.
Chapitre Premier. — Dans lequel il nous faut faire connaitre comment Satan
a pu des le commencement s'elever contre l'Eglise et quelles sonl les ruses qu'il
a enseignees aux siens.
Puisque nous nous proposons donc de dirc l'histoire des actions des
saints Peres et des docteurs de l'Eglise, quelle est la cause de leur calomnie, 5
qinjls sont (leurs) calomniateurs, quand ils commencerent et de quoi ils tirerent
(leur) puissance et quel est le glaive qui perdit et detruisit les mechants,
nous disons ceci : que les saints Apötres', soit les douze, soit les soixante-
douze, jusqu'ä ce qu'ils eussent reou la gräce de l'Esprit, ne sortirent pas
parmi les Genlils pour les instruire au nom de la Trinite et que, apres qu'ils 10
y furent sortis, ils commencerent d'abord par enseigner, a(in d n attirer ä la
familiarite" du Christ, par n'importe (pielle maniere, le peuple (juif) et les
Gentils. Mais ce n'esl pas des le commencement qu'ils se preoccupercnt <lr
l'exactitude et de la promulgation des lois, et cela ä cause de la faiblesse des
1. Ici commence l'extrail i 1 1 ~ ■■!•«> dans l'histoire du i'nm'ik de Nicee traduite par 0. Braun, De
sancla Nicaena synodo, Münster i. ^\'., 1898, p. 44. On en Irouve aussi un extrail dans Kbedjcsu bous
le litrc : flistoriti oecumenicorum conetyorum ex recensione Mnrulhae Maiphercalae opi.icopi, rogatu
Isaaci catholici; cf. Mal', Scriptorum veterum novo collectio, l. X. Borne, 1838, p, 197 el ss.; reödite dans
Zlngerle, Chreslomathia syriaca, p. IßT <-i ss. Marouta <■>! morl vers 120. II csi donc anlerieur a
adbesabba el devrail fitre sasource; mais la compilaUon placee sous son n 'in lui est postärieure.
[7] I. — SATAN CONTRE L'EGLISE. 183
CHu.pt L_JJo JL't-.',-* j£C-\O-)Jj>0 0L-\O .vO.sK.AiXJk/ Jls^~ j.^v-iL- -S jlOL-xi.'-X*
^/o ."^'f JjdjJ; .ot-.V^; Jj-/? -V^/ ooio .)»_.,/ oi_\ a-sot JlaJL>a-.ou> yii»
JoCSs ca/o .s-Aoi jj/ po/ ^ioo .jV-»Kj J— .*--.io )K-fco-o.-> v /o ^eC_\ JK^sLa
x> l^.^Lx es/ Jjlsc* Jto.^.; Iloy^-m-v JL-wSS-acL->> yoj/ ^;o'/ J-.»oa» 0|JL_0 oX
^ioo jpKs V^ 00 O JLiäio-^ vQ-o—VJ; -.vooi-v "^^-al/ );oC-0. K-wiOt-o
oik^io «_/ J-3o; ^ao vJP ? °^ ^ rc ^-"h 3 ? V"' ^° *^°' X^ 00 •^ Ls ?
yOPi-^^SL-o ^^_sl; cD.'mmio : ^potl^-a-a) ^n^ ; » j-^i/ o£Sjl»» :^o; j----w;
sä/l y_./ .öu> oüki/o )Lu»jLao> oilo t ,_o .oC-s ötoi\ Vo JJJL^D -J-^^SCj^ * foi. 103
io ).^^<U -^ca-xU .a v ,»; j«-o > ^->'/ )>--, »-50 .yOOOJJ Jj£~JJ Jj/i^ioo ,Jj_a_£._io
),_.tv__x; yPo po/; -öio :. »t>o )J; jioiV y ., 0» *»» -3t_^_.o :jjLx^£0 JLäJ-v'/
K-^botS-i/ op ^o ).:sa\a.ji joog ,—.^010 :|^cl^.^ ot^a..=> w»l' v ^ «> '/pU}
•■■-rj^ ^.^(7 f->o; K*^»o :od,m\v> K_»_3 j j_sK-io .«*V*o :|j'^am.^>
disciples; car (ceux-ci) ne pouvaient pas comprendre l'exactitude de la verite
des le commencement. Paul enseigne cela en bien des (endroits) : Comme
d de petits enfants dans le Christ, je vous ai donne du lait d hoire, et non de la
nourriture solide 1 ; et : Quant ä celui qui est faible dans la foi, donnez-lui la main" ;
5 il dit encore : Celui qui est faible mange des legumes 3 ; et : Soit avec pretexte,
soit en verite, que le Christ soit annonee'! Et pourquoi dire cela? Ce n'est pas
des le commencement que Dieu aussi a fait savoir aux hommes la plenitude de
la science; de meme, les Apötres egalement se sont d'abord preoccupes de
ceci : d'eloigner les Gentils del'idolatrie, des sacrifices et du sang 5 . Apres que
to l'Evangile de Notre-Seigneur eut vole en tout lieu, selon la parole du prophete
David „• Leur Evangile s'est repandu par tonte la terre et les paroles des Apötres
(sont allees) aux extremites de l'univers 6 , beaucoup recurent * la foi du Christ « f i. ios
et y furent confirmes, au point d'en devenir pour les autres aussi les docteurs
et les predicateurs. Lorsque le Calomniateur vit qu'il y avait de nombreux
15 milliers en place des douze Apötres et des myriades sans nombre en place des
soixante-dix (disciples), que ce qu'avait dit Notre-Seigneur : // arrivera que
mon Evangile sera preche par tout le monde, et alors ce sera la ßn\ s'etait dejä
accompli en fait, que sa demeure royale avait commence ä etre pillee et que
v
1. I Cor., in, 1-2. — 2. Rom., xiv, 1. - 3. Rom., xiv, 2. — 4. Philipp., i, 18. — 5. Actes, xv, 20.
■6. Ps. xvm, 5. — 7. Matth., xxiv, 14.
184 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [8]
liOÖvJDO .JV^OOS K^iO^-O yOOt^.^ ^*)'l ■. v -.ii-flQ.ioKioo <^>>j7 ^oJL* K^_d;o
y
^~^Q\ .jj5>.iClS Vp .l-* 3 ! °t-=>-»/ •JlonX^O; |^OaL^ N ^>^iOj vQJÖ» .jJQui.J
,_..» i.ooi ],.ia_\Kio .^.-.Vchj K^3 ^io ,loo( öt-A^/j )«CH . Jj_\cm .ÖOCLfct
M^flD )naD «JsKa; ) 1 .', n .so .^.oijo/i JjSon m^/ )»wm', ^»\ Jloi » fc «v, ni\
1»-^-^ k-~ ^ f-3 :^°oi )t-2^ J-»-i; It- 30 -»^ ÖtJLa/j I'^Sojus; "^£000 .Nj^;l/ 1»
ILoVl/o )!kj.^io jo\ mj; j.*\ :vfor>l «ftaL^,o oocm jloiXvi; j.iLn , ^ ,_~
it^-s ^.^o .KjJLflDaagj J » i -> oC^ 6m a rt\ j ; ^.t-^W • Jk-.ouSs. jloj'^^o
1. U^w Ms.
ceux de David allaient en croissant et ceux de Said allaient en diminuant', il
excita contre eux d'abord les pretres des idoles et les devins d'iniquite, qui
penserent pouvoir peut-etre vaincre gräce au refuge (qu'ils trouvaient)
dans l'empire; quoiqu'ils eussent employe de nombreux genres de peines
contre les familiers, comme s'ils pouvaient peut-etre les dimiuuer, (ces s
derniers) se multipliaient encore et se fortiliaient; et son alTaire ressembla ä
celle de Pharaon et des Israelites 2 , oü ceux qui tuaient diminuaient et ceux
quietaient massacres se multipliaient et croissaient. Cetteguerre, engagee par
Satan contre les ßdeles, cessa par le moyen d'une faible creaturc', d'une
femme revetue de la gräce, (appartenant) ä l'huinble sexe feminin, nommee 10
Helene. Celle-ci etait de Mesopotamie*, avait ete convertie au christianisme par
Barsamya, l'eveque cYEdcsse, et eile avait ete tres excrcee ä la lecture des
Livres saints. Parce que, par la beaute de son visage, eile depassait la beaute
des fenimes, lorsqu'un homme de soucbe imperiale, nomine Valentinien
(Välentiyänös), descendit pour visiter les villes et les pays de la partie 15
Orientale, il arriva a celui-ci de voir la jeune fdle qui lui plut et, par uuc
disposition de la divine Providence, il desira se la prendre pour femme selon
1. II Iinis, in, 1. — 2. Cf. Ex., 1, 12. — 3. Litt. : « cöte ». — 4. M. Braun porte en plus: « du
\illage de Kephar-Pachar, sous la dependance d'Edesse », loc. eil. Ce nom Kafar-Fahär (igure
dans VHi&loire nestorienne, /'. <)., I. IV, p. 264.
5
10
[ol. 104
[9] I. - SATAN CONTRE L'EGLISE. 185
J) o -"- ^.zo KaKlx JJ^-Jl^cd Jl3p> "31^ -.L.oCS\ J-MjO^O J1o2l^6? L_£J\o_i.
,L=>y_o i t mv>\ MfJt -.ilo/ JJ yoy^o l^ao^-O L^V-oi» Ll^- 130 \--«? ))•:— t- 3
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o »vi; .pö/ ^ v£oa\a3 öj!^ ^*^? );oi .«öot ^.^Hs^oo >m . miot uw*.»j
<v oooui; «.-/ -JjLvi, .ot,^o oi»iI/ ^.so« )La;m°i "10 .-0^3/ qjl^o 0/ 'iflooNaft
>v oo«jl^oo .Mu : ü,x a*\j»/ LäÄO; voouio; -.ol./ j;o&. im^-aDiot; Lo',laß
la Ioi. Peu de temps apres, il recut aussi le pouvoir imperial. Helene, confiante
donc dans le pouvoir imperial et le secours divin. iit disparaitre ce nuage
satauique du champ du Christ.
Lorsque ' Satan vit qu'il n'avait tire aueuu profit daus la premiere guerre,
5 il commenca ä engager une guerre plus rüde que la premiere. II suscita des
schismes et des divisions, iit des troubles et des disputes par le grand nombre
des heresies qu'il introduisit dans l'Eglise, poussa les chretieus et les fit tomber
les uns sur les autres. II arriva dans l'Eglise selon ce que Notre-Seigneur
a dit : Le ßls sera divise avec " son p'ere et la fille avec sa rnere, et les ennemis -m. 104
10 de l' komme (seront) les gens de sa maison' 2 . Les pretres furent divises les uns
avec les autres et les disciples avec les maitres ; les Eglises elles-memes
se separerent les unes d'avec les autres, lorsque la plupart etaient designees
par les noms des heresiarques :l : ce que Paul bläme, lorsqu'il dit : Quest-
ce que Paul ou qu'est-ce qu' Apollos *? En un mot, les fideles furent reduits, au
15 point d'etre comme le froment dans les sillons dune terre inculte qui
abonde en ivraie 5 ; et, comme il arriva aux Juifs, qui abolirent la Loi
et oublierent la Päque, il c.u arriva de meme des chretiens, qui en vinrent
par les schismes de l'heresie au point que les uns rejeterent completement
1. M. Harnack reprotluit, ä parür d'ici, la traduetion de M. Braun, cf. p. [10], note 2. — 2. Matlh.,
x, 35-36. — 3. « Tous erraient et ils etaient les uns contre les autres; et, comme la dit le prophete,
tes dieux sonl aussi nombreux que tes villages, 6 Juda (Jer., ii, 28); il arriva aussi, dans l'Eglise
de Dieu, que le nombre des heresies etait egal au nombre des eveques. » Braun, loc. cit., p. 46. —
4. I Cor., in, 4. — 5. Cf. Eusebe, Hist. eccl., VIII, 1.
r°
186 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [10]
JLasLojL \y.'\\ '"y*&\\ Ji^CL^o oitCboo ^_io olot-s JJo .LiL.,_o jLö_s o-^X— o
In
^^./o -.LüKa^ ^.s.!.*. ^oul^o ^*^*7° -)U^ x-^ ^t-r 00 ? >rn . rnjoi ^--W
)K n .Kj^A ^.^j»/ ^oul^o ^.^S.^'/° -U-f-o jJiKao ye^>o yc+±o £lS.~.±
les Livres, tandis que d'autres en corrompirent certaines paroles et que
d'autres introduisirent et melangerent dans les saintes paroles la pensee de
Satan qui etait dans des revelations et ne rougirent pas de la parole du
sedier qui dit : Quel accord y a-t-il entre le Christ et Satan ou entre le temple
de Dieu et celui des demons ' ? 11s en vinrent au point de brouilter et de cor- 5
rompre aussi les fetes de I'economie de notre Sauveur; ce n'est pas en tout
lieu qu'on trouvait les Livres corriges, et jusqu'ä aujourd'hui meine ils en
ont trompe beaucoup ä cause du dommage (qu'on leur a fait subir).
II. — Quelles sont les heresies qui se sont separees de l'Eglise; quelle est
Vopinion de chacune d'elles; i/uelles sunt edles qui <>nt corrompu les Livres (sainls) 10
et quelles sont Celles qui ne (les ont) pas (corrompus)* .
Maintenant donc que nous sommes parvenus ici par le secours de Dieu, il
nous faut montrer quelles sont les heresies qui se sont separees de L'Eglise,
quelles sont parmi elles Celles qui ont corrompu les Livres et quelles sont
Celles qui ont cliange certaines cliqses dans les saints Livres, quelles sont 15
1. II Cur., vi, 15-1(>. — 2. Ce deuxiei ibapitre a 616 inserä dans une compilalion neslorienne sur
le concile de Nicöe. La Version arabe de cette compilation a 616 traduite en latin, voir Mansl,
Conciles, II, 1055. Le texte syriaque, traduil en allemand par M. Braun, De sanetn .\irneim ai/nodo,
p. '18, a öl6 commentc par M. A. Harnack, Texte und Untersuchungen, Neue l-'oltco, I\', 1, Leipzig,
1899, el ensuile 6A\\A par M" r E. Rahraani, Documenta de antiquis haeresibus [Studio syriaca, IV),
Moni Liban, 1909, p. »-v Nous dcinnoiis l.> piiinipales diliv-reiices de cette ädition, a laquelle nous
renvoyona par la lettre H. Cf. aussi la Lampe den Tin&bres, P.O., t. XX, p, 682-696.
toi. 104
[11] II. — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 187
3 . n.^v. ^_-\ot ♦ ^Lft.iihi «°^>. ^^.fo; ..6»_.N-/ |Jkj^o,..o >m . «> ioi ,T^
''JtlßU; 5 s©'»J JN-io/ yOu^^io/ ,°i\ ..o .JK-w^li ^.<M -ot; "^-^o . 'j.*;o_o
. 7 ^_.Vkju; jJö J-flDaicu; odVa^u JJo .^£^11; JJo JJ JJUoj^o .Liab» yo+a
«oi 9 jL3Q_o_» q-^l Ji.»— J ^£^» •V^ J ^ J 8 J-*?°o«-.; I— >3; ^vA owasa^ ^/
.|_L_^._op >v o",_okoi ^*.xlj> l^ajua -.vQj/ }-.iöoi. (j^aai. +so . )K_a„.bot*
1. ^oo .3/ y3 1 " - 1*^ ^io |.a;<xo ^3t^A |p:^co ^io y00i\ |oO]» |p^m p— Varoo }.£v~aji ^oo ■. m . ro Yo;, ^v*
P* ool 1,-Wo ..aj| t^...i, väi*£D»oi wO) (,-. /o . piPo o—ilSjß/ |^_.( ^ioj |C^ v i . vi i i JN_q^£cl3-3» f**l Dw^Oipo |»Oi
r- +~ p/ ; >^| n/»\ ooj |_i_3j Q^. . v ovLio I,— |,~ ^o pTQ v> | n.f ,o . v 'po / v^ojo ^.öoi ool |^co > . |^>toL=> >3t^O N -c >\ .. â–
lila» oot^ pioia-x I001L» -».[' |NJL.Cd3 . i . vi ■i v oa— <a^ pCo» If^J .m -miO) I,.-. )*«* . ^.^cd ^o Vij) l-x>» 11.
— 2. In marg*. | ■- fr '^ ^ ■-"; (?). i * v fr ■* ^ ™ , m.reioi R. — 3. | nt^^^oi R. — -r. u^'^ *^;^>kj» R. —
5. p-o R. — 6. R add. r^;-(. — 7. v o.nju> R. — 8. R om. — 9. lAvinm R. — 10. it^t^i. R;
on trouve jensuite :^> ^oiis-vfr.*: »op. *roo.\as i-uaj, *si< .i^jop v oon=u ^.ua :v°^> v-^'j i^ *" - 1 r*°
v oi^>> ,r>q |Lo^.O)^3> ^i.-| |k-uv~l> l^iJ» )** • M^> l 1 ^ 3 \^°o .It^«" . nm'q ^o oio,;|| .|_=ii3 ^io o>Oi>|( : ^'/ R.
parmi elles celles qui ont rejete l'Ancien (Testament) et la resurrection de
nos corps, et ce qu'elles disent et confessent. Afin de les determiner et de
les distinguer les unes des autres, nous placons successivement un sommaire
de leur confession, pour ea instruire les lecteurs '.
5 1. La premiere heresie est celle des Simbätidniste (Sabbatiens) 2 , qui sont
Iraduits en syriaque par les Sabbetäye 3 . Ceux-ci disent qu'aulieu du dimanchc
c'cst le samedi qu'il faut sanctifier l'Eucharistie (R : faire Toffrande), parce que
c'est le (jour du) repos, qu'au lieu de l'Evangile il faut lire la Loi devant le
peuple, qu'il ne faut pas abolir la circoncision et qu'il ne fautpas abroger les
io observances de la Loi; « que le type * de la Päque des Juifs soit aussi con- »f i. 104
serve, parce que le Nouveau (Testament) n'est pas l'oppose de l'Ancien! »
1. Ft(ahmani) porte l'exorde correspondant : « Chapitre des heresies. C'est ä clause de la cormp-
tion et des dommages nombreux qu'ont (subis) les Livres saints de la part du grand nombre des
heietiques — attendu que, ä cause de cela meine, nous notons rapidement en peu de mots la cause
pour laquelle les Livres subirent des dommages, quelle est l'heresie qui les corrompit et quelle est
aussi celle qui ne changea rien aux Livres — que ce n'est pas le moment de dire combien encoie
elles sont, ce qu'elles disent et quelle est la confession de chacune d'elles: Mais, pour chacune des
heresies dont il nous faut rapporter la malite, nous notons par ecrit un petit sommaire de beaucoup
de (choses), afin que ce soit un memorial pour le lecteur. » — 2. Gf. Sozomene, Hist. eccl., VII, 18. —
3. Jacques d'Edesse a raconte comment une femme, nommee °f°°, a ridiculise les Sabbatiens t
d'Edesse, en se f'aisant passer pour un homme et en devenant leur evöque, cf. R.O.C., t. X (1905)
p. 277-8.
10
188 BARHADBESABBA ARBAIA. — UISTOIRE. [12]
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.^r> °>o , > ^s3uj oü^.? JJ^ocl=>o
1. yO. vi . m K»ii m . m io, H. 2. oii-> ojIS-V- > ^ls v nvi .m |_io, ^.; 001 K. 3. v ^o/o R.
4. -o,ois-( R. — 5. «i. ^.u^o R. — 6. iu~ R. — 7. ^*> R. — 8. R. add. ©uo*. — 9. On
trouve dans R 1 addition : oii. clj» ^ n> vn; oivus ovj^o «doXA* Hv-a i ~ -^ * v ^<m . oiLa_Li.*>Nüo '*^
^ fij n. fn , 10. v ajo,o H. -- 1 I . R OU1. ^.; et add. oooi. 12. |;»oio |^.ia_j; ^o-o R. 13.»*{ I{.
— li. p:ao^o. R. — 15. .oov^v, R. — 16. R omet la suite. — 17. ysooo,^ Ms.
Quoiqu'ils soient Juifs en fait, ils demandent ä s'appeler chretiens cn aom.
Paul en fait mention en bien des (endroits), lorsqu'il dit' : Prenes gar de au.r
chiens, ä la circoncision et au.r mauvais ouvriers, etc 2 .
2. La deuxieme heresie est celle des Simonien«. Quant ä ce Simon, ses
parlisans l'appelaient Säm'oun et ils faisaient courir sur lui le bruit qu'il 5.
etait le Fils de Dieu et qu'il etait la puissancc cacliee du Createur 3 . G'est
paroe qu'il a obei (sema'l au Pere, qui la envoye pour notre salut, qu'il a
ete appele Sem'oan''. Ccs partisans de Simon se lireut un evangile Je quatre
lettres et ils l'appellent le Livre des regions (points cardinaux). Tons sont
des magiciens; ils nouaient a leur cou des fils roses et ecarlates, tressaient 10
la clievelure de leurtete comme les pretres des Qädisäyeet ctaient assidus aux
incantations et aux pratiques insolites. Pierre, le ebel' des Apötres, vainquit
ce Simon ä Home et, ä sa parole, (ce dernier) toniba et se brisa.
1. Philipp., im. 2. — 2. R porte la finale : « quoiqu'ils veulenl observer la Loi, ils s'appellent
chrellens. Le bienheureux Paul aussi en fait mention, lorsqu'il dit : Prenes garde nur chiens,
prenez garde a In circoncision et aux mauvais ouvriers, avec touies les autres choses au sujet
desquelles il a ordonne avec vigllance. » — 3. cf. Irenöe, Adversus haeretes, I. -j:t. — ft. H ajoule :
.1 cause de son obeissance. Alors les Apötres lui enleverenl a la Do le nom de äem'oun et l'appe-
i • 1 tut Simon. » Iji r^alile, Simon et Simeon sunt les transcriptions grecques du Sem'oun BömiUque.
[13] II. — ABREGE DES ANCIENNES IIERESIES. 189
^*\oi ^a^ vüS. oojo .JK.^,^aJ> ,J-iJ.3o .K-J^. J-jl^.jso .^v^ U^l . j^CL^
\cr\ (TI-3V-3; ^-.j LoAo .jl,^J> oi»J>o .aa^floo/o .K^J^-ia^ Jk_a_fco»Ji>»
>a^>«o .\ i co <h\ y *yf>; iJV— / o»_i..^ ^.cxaSL^s-^o .^.oia-^i»/ ^|^ia^
.(._*V,^>o JVaiopo .°> N ,»o .yQ-^oy.^0 .yOJoi aicuwü'/ L~_2Sl».i (.»i ^coo'^.2
1. R om. — 2. R om. — 3. ^.ji^xj ^o, R. — 4. ut^l R ; on lit ensuite : ^>|o . i_»^o uu>° l^&
v . v^'k l'^S; [t^ vi ,. fl o . yOOiP. i >n>Ps\ 1-ji'^o v qjoi ^oovS o, -tv |Ya^*o R. 5. po^oi JMS.
3. La troisieme heresie est celle des Marcionites. Ceux-ci prechent trois
principes' : le bon en haut, le mauvais en bas et le juste au milieu 2 ; « celui-ci
fit les formes avec la matiere et il versa dans ses replis lapuissauce (tiree) de
sa (propre) esseuce ». Ceux-ci rejeterent completement rAucien (Testament)
s et ils ajouterent et retrancherent dans le Nouveau. 11s rejeterent entierement
le livre des Actes et ä sa place en firent un autre qu'ils appellent le vieillard
(sabä) 3 . Au lieu de Pierre, le chef des Apötres, ils eleverent Marcion* et au
lieu des psaumes (ils se firent) des cantiques. Ils ne confessent pas la resur-
rection de nos corps 5 .
1. R : « etres ». Mansi : « Irois dieux ». A partir d'ici, R differe tellement qu'il nous faut le donner
en enlier : « Ils prechent trois etres : le bon, le juste et le mauvais. Ceux-ci aussi porterent atteinte aux
Livres, ils ajouterent et retrancherent dans I'Evangile et dans l'Apölre et ils firent disparailre tout le
livre des Actes et ä sa place en firent un autre qu'ils appellent säkq, pour qu'il fut selon leur
opinion. Au lieu de Pierre ils se mirent Mireiori piurchef des ApUres et au lieu des psaumes ils
se firent des hymnes pour leur office. Ils nient la resurrection des corps. » — 2. Hippolyte, Plulo-
sophumena, VII, in, 31, attribue ceci au marcionite Prepon l'Assyrien qui ecrivait Tcpö? ßa?Sy)Ttävriv tov
'Apixsviov (>i»a»iv)ioi Ur"t>-) au Bardesanite Harmonius (lils de Bardesane??). — 3. La lecture s/ibä n'est
pas douteuse; mais Braun, R et l'arabe (Mansi) portent sükd « somme ou fin »; illumque nuncnparunt
Librum proposili finis. — 4. Cf. Epiphane, Contra haereses, 42. « Pour toi, Marcion, ceux que
tu as trompes portent ton nom ». Meme idöe dans 3. Ephrem, Opera, t. II, Rome, 1740, 485 c, 489
f, 490 ef, 494 bf, 559 ad. Cito dans la Palrologla Syriaca, t. II, Paris, 1907, p. 497-9. — 5. L'ordre,
dans BraunHarnack, est : 1. Sabbaliens. 2. Simoniens. 3. Marcionites. 4. Paul de Samosate. 5. Mani-
cheens. 6. Audiens (Mansi : Photiniens). 7. Borboriens. 8. Qouq^ens. 9. Bardesanites. 10. Arimanites.
11. Montanisles. 12. Timotheens. 13. Cathares. L'arabe (Mansi, Conciles, II, transcrit par Harnack,
p. 14-17) ajoute, apres les Marcionites, « les Sophistes qui disent que les ämes ömigrent ou dans les
betes ou dans les hommes. Les hommes dans le monde sont comme le foin, dont une parlie est
moissonnee et une autre nait. Ils affirmaient qu'il n'y avait ni resurrection ni jugement apres la mort,
mais que les hommes recevraient dans ce monde la recompense et le prix de leurs actions. » II
porte ensuite : 5. Manicheens. 6. Pauliniens (Paul de Samosate;. 7. Photiniens (Audiens). 8. Borbo-
riens. 9. Phocalites (Qouqeens), etc.
(Ol. 10!
r°.
19 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [14]
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ou^~io ta nnm^ l «^o ^ ^foiö ^ : 4 L£_qjdJ_3, ^, J.2./ ^ ^ JLs^U.
*■'**** \°°v- J ^ t "=° )ffi v oot,;Ji^o |C^,i v oo,l.o)_So ^ooiUjo^o v oo,l.o;-i» ^001 ^o, .(j^Joj^! -m^mio,
^ofo( p v oo^; ^>o ^o^, ^ocü^jL ^o p/ ^.|t^yj :r>r J ILqji;^, )li>, ^, R. 2. bis in Ms.
3. Avec •. sous ^. En marge ^»'o^. avec .• sur ^ (Bärds). — 4. l^j^^. Ms.
4. La quatrieme heresie, ce sont les Borboriens ' . Ceux-ci disent que le
monde a 6te fait par les anges. Ils preuaient leurs meres (pour femmes) et
mangeaient leurs enfants. En oulre, ils faisaient encore un mystere impur,
qu'il est difficile de supporter pour celui qui le dit et pour celui qui l'entend.
Lorsque les impies voulaient accomplir ce mystere, ils choisissaient dix vierges 5
et les faisaient entrer dans une maison d'impurete qu'ils appelaient le Saint
des Saints; au moment oü leurs pretres benissaient ce mystere, ils avaient
rapport avec elles; et, celle qui concevait, ils la mettaient ä la place de Marie
• ibl. los * et l'honoraient. Voici le mystere : ils percaient avec des aiguilles tout le
corps de celui qui naissait et ils petrissaient, avec de la fleur de farine, le io
sang qui en sortait et le donnaient au peuple"; sa chair devenait une nourri-
ture pour leurs prötres. Cela ne resta pas cache ä Btrös (Peröz), le roi de
Perse, et il commanda aussitöt que tous les chretiens fussent brtiles, en s'ex-
primant ainsi : « Allez, purilions le pays de l'impurete des chretiens; » et
desormais le glaive ne distinguait pas les justes d'avec les pecheurs. L'un ib
1. R ne reproduit que la premiere i<lco du present texle : « Heresie des Borboriens. A cause de
leur turpitude, de leur impurele, de leur grande lascivete, de leurs actions honteuses, de leurs
pratiques ignobles et du sang des enfants ■ju'ils vcrsent dans leur incantation, Je nie refuse ä rien
ecrire de leur histoire. » — 2. Cf. Barhebraeus, Chronicon ecclesiasticam, rd. Abbeloos et I.amy
Louvaln, 1872, I. I, col. 219-221. Volr aussl s. ßphrem, fiplphane, Phllastrlus, Priscillien, laVie de
Rabboula, Attlcus de Constantinople (lettre au patrlarche Bahak) et les acie> (!â– â– Sniiim iiotlmann.
Auszüge aus syrischen Akten persUcher Märtyrer, Leipzig, l«so, p. I2i).
10
[15] II. — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 191
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1. , v j; Vy, ^oa^iLo [ v -»i o .*~ r x>[ | . l ii 1 > o p* \ t-aöY v io | n\- .,o |*^o >v tuo | ■., -> o px^ ^.J ^«\oi .pp«! ifiQuLflP>Q|
| » - -.« !tS-i^o ^Ö3o| ! ■VN » \oo «m,» ooi INxio ^ )Va~ .* VN.» NNo, ly^o'ft ^oo .OOO] v -« VN |Va-o | . ■■■• ■~,~ \\ t
— 2. ,^><i. Ms.
des freres de Scete, renseignant sur cela im des eveques, son ami, ecrit
ainsi : « G'est peut-etre sur nous que s'est accompli ce qu'a dit Notre-
Seigneur : Une heure viendra oh quiconqne vous tuera croira faire une offrande
ä Dieu' . » Nous refusons (de rapporter) leur turpitude, leurs actions honteusos
5 et leurs pratiques impures.
5. La cinquieme heresie est Celle des Daisanites. Geux-ci disent beaueoup
d'etres 2 ; « le chef et le maitre de tous n'a ete" connu de personne. » Ils donnent
aussi aux elements l'appellation d'etres. Ils s'expriment ainsi : « Le moncle
resultad'un hasard. » Comment? ((La lumiere etait d'abord ä l'orient, le vent
10 en face d'elle ä l'occident, le feu au sud, les eaux en face de lui au nord,
leur maitre en haut et leur ennemi, qui est l'obscurite, en bas. Par suite
d'un hasard, les etres se mirent en mouvement, (l'un) rampa et arriva sur
un autre et le principe commun des uns et des autres fit irruption; les
lourds descendirent et les legers monterent et, ils se melangerent entre
15 eux. Des lors, tous sautaient et fuyaient et ils se refugiaient dans les mise-
ricordes du Tres-Haut. Alors, au bruit repete du mouvement, il descen-
dit une grande voix; c'est le Verbe et la parole de la pensee. II retrancha
1. Jean, xvi, 2. — 2. Voir un extrait de Moise Bar Cepha dans F. Nau, Bardesane lastrologue. Le
Livre des lois des pays. Traduclion franraise, Paris, 1899, p. 59-60.
fol. 105
v°.
10
192 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [16]
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|La-jiju ^^i— m(o k-(> ^.J.io'1 |.*ä.Y*>o [_aii_o Iv^o . v |Jj^o yullo |v-i«o .^.J-io) loiSX "*•» l^o'io ^io^o . v ooii.'.^a
^li â– Va |Lci i > ., i vi ->o 1{.
du milieu des etres purs I'obscurite, qui fut chassee (et) tomba ä sa place
inferieure, et il separa les (etres). Par le mystere de la croix, il etablit chacun
d'eux ä sa place. De leur melange, il fit ce moade, lui fixa le temps et
lui posa la limite dans laquelle il doit rester. Quant ä ce qui cesse d'etre
purilie, il viendra ä la fin, le purifiera et s'exprimera ainsi : L'etre, qui 5
fit irruption sur im autre, a ete agite et il l'a chasse en bas; I'obscurite
noire est montee et eile a noirci les etres resplondissants. » En plus
•fol. 105 de cela, ils amenent * le sort et le destin 1 , suppriment la liberte de l'homme
et nient la resurrection des corps. Tous sont babilles de blanc, dans la
pensee que quiconque s'habille de blanc est du cöte du bien et (quiconque 10
s'habille) de noir est du cöte du mal. Bien que ceux-ci ne rejettent pas les
Livres (saints), ils recoivent en plus de nombreuses revelations.
6. La sixieme berösie est celle des Manicheens. Ils disent deux principes.
Tun bon et l'autre mauvais. Tout ce qu'ils ont, ils le mettcnt en commun. Ils
donnent a la lune l'appellation de navire et disent qu'elle purilie et fait 15
1. H porte : « II(5rtsie des Daisaniles. Ceux-ci eonfessrnt le bien et le mal; ils disent les sorts, les
destins et les horoscopes, commfi les Manichöens; ils pr^ohent les sept (planeles) et les douze (signes
du zodiaque); ils enleventau Cr6ateur le pouvoir du gouvernement du monde; ils ne disent pas que
riiüiiime possede la liberle; ils nient la n'snirerlion des corps, c ne les Marcionites et les Mani-
cht'ens; ils s'liabillaient de blanc, parce qu'ils disent que quiconque s'habille de blanc est du cöte
du bien et quiconque s'habille de noir est du cole du mal. u
[17] II. - ABRINGE DES ANCIENNES HERESIES. 193
1. vj -o,oM: |CAvr> v ;cxm (lo .psoaJjj ,_o )jl*j ,_ wO,oM; |o^ ,~o v;a-*> •<A ' •> las k^! ■^- CDi °i
) ... | | ..^\ yoo\£> |oou> ■— =N^ L l! oi 1 « 1 -^, ^^oo -1^! oviai |oo, ^o-',*> ^joo . v La3| ~OioM k*"= rJ-*> r- ;-•(
v qj( aiaxt lILa^toAl; poä_LO ^.n.iloo |l_5> o,LooCSXo c^La^iootoo V J^C*>; pkü l-ia^.3 a~a»/; ^| ^ ^Aoi ,ajO|
monter en haut l'animal 1 qui a ete devore par Tarchonte des tenebres; c'est
pour cela quelle est tantöt incomplete et tantöt pleine 2 . Ils ont rejete entiere-
ment les Livres de l'Ancien (Testament). Parce que leur mechancete depasse
celle de tous les autres, Mänt, leur heresiarque, fut ecorche par le roi des
Perses 3 .
7. La septieme heresie est celle des partisans de Paul de Samosate*. Ceux-ci
sont malades de l'opmion des Juifs; comme eux, ils confessent une seule
nature divine et une seule hypostase; ils nient que le Verbe est consub-
1. Ou « l'animalite ». La Iune esl dite « le navire des eaux vitales », cf. Franz Cumont, La
cosmogonie manicheenne, Bruxelles, 1908, p. 30, note 2. — 2. D'apres S. Ephrero, « la lune recoit
la lumiere qui est puritlee et devient pleine en quinze jours, puis va s'en debarrasser durant quinze
autres jours >>. Cf. Journal asu/tit/ue, janv.-levr. 1913, p. 235. — 3. R : « Heresie des Manklteens.
Ceux-ci prechent encore deux etres : le bon et le mauvais ; ils nient la resurreclion des corps ; ils adorent
le soleil et la lune; ils rejetlent le mariage; ils regardent les aliments comme impurs; ils disent que
tout ce qui est dans le monde a une äme; ils possedent dans leur opinion une grande perversile;
ils prononcent le blaspheme et le bavardage contre Dieu ; ils prechent les sept (planetes) et les
douze (signes du zodiaque); ils affirment les sorts, les destins et les horoscopes et sont entiere-
ment assidus ä l'astrologie et ä la divination. » — 4. R : « Heresie des Pauliniens. Ceux-ci confessent
un seul Dieu, qui est une seule nature et une seule hypostase, et ils ne confessent pas que le Verbe
est consubstantiel au Pere, ni le Saint-Esprit; mais ils appellent cette meme nature une seule hypos-
tase avec trois noms et ils disent que Notre-Seigneur est un simple homme, comme l'un d'entre
nous, et qu'il est, par nature, comme nous ; c'est de Marie qu'est (venu) son commencement de Als;
mais, ä cause du choix dont il a ete l'objet pour etre le sauveur de la nature humaine, la gräce
divine s'attacha ä lui et habita en lui par la volonte et par l'amour et c'est pour cela qu'il a ete
appele Fils de Dieu, lorsqu'il etait un simple homme. Partout oü ceux-ci trouverent dans le Livre
(divin) des paroles qui proclament l'eternite et la divinite du Fils et annoncent les hypostases de la
Trinite, ils les ont enlevees et ä leur place en ont introduit d'autres. Car ils n'ont pas change les
trtres des Livres des prophetes et des Apötres, mais ils appellent chacun des Livres tel qu'il est. »
Cette derniere phrase, dit M. Harnack, peut deriver d'une mauvaise comprehension d'Eusebe, Hist.
ecet., VII 30, 9-10. On voit qu'elle ne figure pas dans l'original.
PATR. OR. — T. XXIII. — F.
13
194 BARHADBESABBA 'ARBAIA. -- HISTOIRE. [18]
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oila^^iookio ^-.jvaiö; JjbcL^Ks K-./» ja-/ "^a ,^-^ot ^-.; vOJch .Jc*^;
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yOoC^SO JKJLA; jfcoöo-.; jjüJLao ^-/ -.^--3 J^i-OJ ^*fcsJLO JJ^oKMo .ouk-./
JLjLÜa/; jLi'ojo *s/o .yootfcoocL. yooj^o ,J~o^»_s ^^JL^io/o .vQj/ k^-'f* J**J J
ryoof^.; s£a-_flo»oi o.*i Loau )joi .'J„«_oä.o; öuk-»/ "^A; v m » co ioi .^
10
o£. v jU /— -^° v 00 ^ tütoo; M-/° . v oO|tooö_ vootij l.-i-.-. v . i. -m |o s ooA M pjimsl; LL=o_oo . v oov-N-/ t-^jo
\1 v ; |Nj^to.o . o_;xo IL,!- oVü ^01 -S( .L^öi*V s 'o| Vm^iL v ooii. o,-ii ^ — .^» R.
stantiel au Pere; ils ne confessent pas le Saiut-Esprit ; ils disent que le
Christ, est im simple homme, que c'est de Marie que (vient) son commence-
ment de fils, que c'est parce qu'il a ete choisi pour etre le sauveur de la nature
humaine que la volonte divine s'est attachee ä lui et a habite en lui et que c'est
par gräce qu'il a ete appele Fils de Dieu. Partout oü il y a des paroles qui
proclamcnt l'eternite et la divinite du Fils, (ceux-ci) les ont enlevees et mis
ä leur place des (paroles) humaines pour appuyer leur opinion'.
8. La huitiemeheresie est celle des Audiens 2 . Ceux-ci disent que la Trinite
consiste en une composition; ils imaginent trois cent soixante lirmaments
d'apres le nombre des jours de 1'annee ; ils sont tous ascetes et jeüneurs et
persöverent dans les pleurs tous leurs jours; ils ont aussi l'accueil des ötran-
gers ; ils chassent du milieu (d'eux) quiconque parmi eux peche et rit.
9. La neuvieme lieresie est celle des Qouqeens*. Apres que ce Qouq, leur
1. Certains critiques bibliques trouvent qu'un texte biblique est d'aulant plus imcien qu'il est plus
fauiif, parce qu'ils classent leurs textes suivant le processus de l'imparfait au parfalt. Notre auteur
nous apprend que de bons exemplaires ont etc^ modilies. — 2. R : « Höreste des .\u<lit'iis. Ceux-ci
disent que la Trinite consiste en une composition et que les hypostases composees subsistent siinul-
taiic-ment. II y a parmi eux des ascetes et des jeüneurs; ils ont l'accueil des etrangers et perseverent
dansles pleurs tous leurs jours. Ils cliassenl du milieu (d'eux) quiconque parmi eux peche et rit. » — X H :
« Heräsie des Qouqiens. Ceux-ci sont a peu pres comrae les Samarltaios; Ils n'enterrent pas les morls
10
[19] IL — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 195
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1. ^iJ5 Ms. 2. «iOi. ^SLot^»|! ,^;.>o'(o . ö|.\ v .l'ivi |lov*. ya..;x> It^JjOL^i. ^Aoi . *n>ax£o<l}o; ^d^rDiO)
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v yÖ, V-^-S'/ (N-LA-3 v OOl\ K,
heresiarque, eut ete trouve en faute avec la femme de son pere et chasse de
l'Eglise, il fonda cette heresie 1 . II melaogea l'opinion du chaldeisme (l'astro-
logie) ä la doctrine des Livres; tous croient aux sept (planetes) et aux douze
(signes du zodiaque); il fit un choix dans Marcion et Bardesane et trompa
sles partisans de sa doctrine. * Dans leurs actions ils sont comme les Sama- â–
ritains; ils n'enterrent pas un mort et, lorsqu'ils ont un defunt, ils paient
des etrangers pour l'enterrer; ils nient la resurrection ; ils rejettent ceux
qui ont la lepre, Telephantiasis et toutes les autres taches. Ils se sont
imagine douze evangiles avec le nom des douze Apötres; ils ont corrompu
10 tout le Nouveau (Testament) et n'ont pas porte atteinte ä l'Ancien.
10. La dixieme heresie est celle des Montanistes 2 . Ceux-ci, avec d'autres
turpitudes, disent encore ceci : que Marie est une deesse; ils disent qu'un
archonte eut commerce avec eile et quelle enfanta le fds des dieux. Eux aussi,
comme leurs compagnons, ils ont corrompu les Livres. Ils ont quatre jeünes,
äs chacun de quarante jours.
et, lorsqu'ils ont un defunt, ils paient d'autres (hommes) et (ceux-ci) l'enterrent; ils nient la resurrec-
tion; ils rejettent ceux qui ont la lepre, l'elöphantiasis et. toutes les autres taches. Ils se sont faii
douze evangelistes avec le nom des douze Apötres. Ceux-ci aussi ont porte atteinte ä tout le Nouveau
(Testament), et non ä l'Ancien. »
1. Jacques d'Edesse rattache Qouq ä Valentin, cf. R.O.C., t. X (1905), p. 278-9. — 2. R : « Heresie
de Montan. Ceux-ci designent la bienheureuse Marie sous le nom de deesse et disent qu'un archonte
eut commerce avec eile et que d'elle naquit le Fils de Dieu. Ils introduisent dans leur recit un langage
insolile qui neconvient pas. Eux aussi, ils ont corrompu les Livres. Ils ont dans l'annee qualre jeünes
•de quarante jours. »
â– .'. 13S
I".
196 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [20]
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Ito-j-io ^io ^^1* OjlS^» p> p/ . io^)j3 K. 3. In niarg". j~/. 4. ^.O) .l^oö, nwo | iV.ao.io|*o t-^»i y i ,Vf; . fn . m ior
t-o» p/ ooi 1 1 .1 Vo l^>; : V*> I ^a*Jo r aio . |!^~*,-o J^ot : ^;x I uä*.sojo/o .^^-; . p ^o^uo l*'^~ö. ^«Vi ^o ( v a
llflw ^c pjö^xIS^ , ^X ■■■^-» v o f i^ . < m . >n lo/o JOO>i| oN -» ■■P ^** päN^j» .ooi U'~ i-^ |_»;:i^; li.
11. La onzieme heresie est celle des Timotheens' . Ceux-ci confessent
en tout comme nous et ils n'ont rien corrompu dans les Livres. Ils sont
malades de cette seule chose : qu'ils rejettent les riches et rejettent quiconque
possede des richesses et ne les donne pas ä la communaute. Les moines sont
plus nombreux chez eux que les seculiers. 5.
12. La douzieme heresie est celle des Pars'. Ceux-ci, tout en acceptant les
Livres comme les orthodoxes, ont tort en ce qu'ils rejettent celui qui peche;
ils ne donncnt une penitence absolument a personne et chassent du milieu
(d'eux) quiconque parmi eux peche par une faute grande et petite.
13. La treizieme höresie est celle des Arimanites ('ApsiopiavtTai) \ io
1. P. : ii Hcr6sie des Jimo.tian.ist6. Ceux-ci aussi sont partout comme nous et en ricn ils n'ont cor-
niuipu les I.ivi'i's, ni poitö atleinte i\ la foi ; mais ils rejettent quiconque a des richesses pour lui seul et
ne les donnc pas n la communnute; les nmines sont plus niiniliiciix chez eux que les seculiers. « —
•2. lt : « La derniere härösie est celle des Cathares, qui sont traduits en syriaque par les Pitrs. Ceux-
ci n'ont rien corrompu ni altere dans les Livres et dans la foi; mais ils rejotlent ceu\ qui pecln-nl el
n'aeeeptent pas de donner une pünitence a un In e qui peche par une faule ueuueuup ou peu; mais
ils le cbassent aussltöt du milieu (d'eux). » — :t. lt : « Herösie des Arimanites, des Eanomiens el des
Macidoniens. Ceux-ci pour certainea choses sont d'aecord et pour d'autres non. Arius et Eunomius
disent que le FÜS est une creature. Maci-dnnins dil que le I'ils est consuhslantiel (au l'erei, mais
que le Salut-Esprit est une creature. Arius et Bunomius n'ont (rien) corrompu dans les Livres. Man.
ilunius a change des paroles du Nouveau [Testament}. » Celle derniere pinaM- \ise peui eii-c, dit
M. Bamack, la ponclualion (pie Maci'-donius diumait de Jean, i. :!. Voir Tlieiqdiylacle, Inc. isla, el
Tischendorf, editio major.
10
fol. 106
v°.
[21] II. - ABREGE DES ANCIKNNKS HERESIES. 19V
J^o'^o , v -.*'.. JLs/j )N-V^ Jc*$X; jt-^j •^- 3 t^° ^°^ ••° :: ^ : ~ V
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IISjj |.y..iv Jjj| /0r = .001 ^P| \joaZoiZai [$iB M>o>>o |~3a^o p^o/ p^/je |N^,j> |lji. IS^Oo poaioo (la*
Ceux-ci, tout en n'ayant rien corrompu dans les Livres, blasphement en ce
qu'ils regardent le Fils de Dieu corame une creature du Pere et confessent
que le Saint-Esprit a ete cree par le Fils. Ils baptisent les gens jusqu'au
coeur, comme si en verite l'äme habitait dans le coeur, (et) tiennent pour
s impurs les membres inferieurs, depuis le coeur et au-dessous.
14. La quatorzieme heresie (est) celle des Cyrilliens et des Severiens'.
Ceux-ci n'ont rien corrompu dans les Livres. Ils confessent grandement la
Trinite. Ils blaspbement contre l'economie du Christ ; car parfois ils disent que
le Fils eternel est devenu chair et, par lä, ils nient la prise de notre corps
10 et introduisent un changement dans la divinite ; et parfois ils disent que Dieu
le Verbe a souffert pour nous. Lorsqu'ils sont presses, ils ne disent pas
ces blaspbemes. Ils confessent certes l'union qui (est faite) des deux natures;
ils disent une nature et une hypostase apres l'union * et introduisent le * fol. 106
melange et la confusion.
15 Quant ä toutes 2 ces heresies et ä beaucoup d'autres qui avaient recouvert
. 1. Ce paragraphe manque dans U. L'auteur elimine ce qui est posterieur ä Nicee, puisqu'il fait
seulement une compilation sur ce concile. — 2. Voici la (in de R : « Toutes ces heresies et
encore beaucoup d'autres avaient recouvert la sainte Eglise comme des nuages obscurs; car ce n'est
pas le moment de raconter la cause de chacune d'elles, quand et en quel lemps elles ont pris
198 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [22]
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p>|_j | «v- i i ^.^^oo |Kj,iLiai. pLL>. tso^ | «-m» ; ^Oi nn . V ) ^j—too; ^( v ^O| . UW> Vo >! I- 1 ^ 1^°'° ' I ■•"■""i^-; \*-r
Oj\lo aco i . fr l {.maj : ^spiJj \^ ppOj\ |ajt |l^»3| |LajYio; poa-ouo ^L -M/ t-uoi -I; «aot l-Ja-o. a^s ov~>>t
-0^.0)1 OiiO u O)ON_./ pO) . P_3| K.
1. v ooiI.oh»9 Ms. — 2. a>>ß ; » Ms.
la sainle Eglise comme des nuages obscurs, c'est par le moyen d'hommes
saints que leur faussete a ete mise en evidencc et leur noirceur dissipee
— car leurs aiguillons cuisants furent dötruits par des interrogations
et des reponses. Ce n'est pas, en efTet, le moment que nous racontions
la cause de chacune d'entre elles, quand et comment elles ont commence &
ou quels ont ete leurs inventeurs, pour ne pas etre arretes (loin) de ce que
nous nous proposons. II nous faut ajouter cette seule (remarque) : bien
que tous ces flls de l'erreur fussent disciples de Satan, qui constam-
ment opere avec zele parmi les fils de la desobeissance, ce fut cependant
par deux groupes, plus que par tous (les autres), qu'il put montrer sa l»
puissance dans la sainte Eglise, Tun des Ariens et des Eunomiens, et l'autre
des Cyrilliens et des Severiens. C'est pourquoi, nous aussi, tournons
comnienceniiT.t dans le monde, dans quel pays chacune d'elles a commence ä prendre possession,
quels sont les noms des pays dans lcsquels chacune d'elles s'est aAermie et quels sont les noms des
inventeurs de ces hcresies. Mais ce n'est pas maintenant le moment d'eciire toute leur hisloire pour
ne pas etre arretes (loin) du sujet que nous nous proposons. Nous ilai Iraeons en peil de inots pour
montrer ä quels abaissement et humiliation (Hait parvenue la sainle Kglise et quelles oppression,
vexalion el perseeiilion etaienl anivees an\ lidelo de cette cpoque. En cerlains cndroils, c'ctait dans.
les maisons des söculiers que les Adeles etalent baptises et olTraient l'offrande en Beeret ä cause de la
cralnte de la perst'cution. Lorsque la droiluie elait opprimäe et la virile persecutöe et que la ItHe des-
fideles etait inclinee et la corne des he^retiques öleve'e, alors, de memo qüe les rayons du soleil
apparaissent parmi les nuages obscurs et que le soleil brille de la force de son eclat au milieu d'une
nnee noire, ainsi apparul la cou rönne Adele de l'empire victorieux, digne d'une bonne memoire i
Jamals: Constantin, l'empereur victorieux. Celui-ci est le Als d'iielene.
10
[23] III. — ARIUS. 199
il n« ,rsf & r^ ,u vciL r^ncnA ' rs^VsT ^n oocunr^ Ax
v >jc\ \coAncvjiA .»cnaH^jJci oocn:u£aAirC? r^ijai rs^iXecnT^
-^OO'^i OpS. O COuSO iK_=> Jl^ ^-iO tO^-CO )K,°li\ ..« V) ^3X».J0»O( ^1 O-^ yj>
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.vfn . io»nv> .v60 »^)/ .^m »viio/ .^coa-.»/ . ) i « ^o °>o ,jJa.3 Jl^-J^o -.K^xvo
<xa L,k_/,o .jo£s jooi a j u.^ 5; .^.po'/ J^.^0 JK-t-^ -.l'y^» jfcCiocL^ p
JjLA.» v OOOUi -'JJUVJJ loOl t-^x J-LSO< »fc. *1 ^ -*t-=»^/ ^3 ^t" ? fll •^-*?a.^O JJ
.po)j; <^ toSj J»oi JL001 ^-.j ^_2u, '/; .Jl^ s ^^
1. t»»/ Ms. — 2. imiui^.^)o Ms. In marg. "»ax^^o. — ;j. mo nnN . m-» Ms. — 4. U^,«^o Ms.-
notre discours contre eux deux : d'abord contre les Ariens, (disant) quel est
leur heresiarque et d'oü il est venu ä cette erreur, et ensuite contre les autres.
(III). — Sur Arius ; d'oü il vint ä cette erreur; sur la liberte que poss/hlerent
Alexandre et ses compagnons envers lui et qu'est-ce qui fut la cause de la reunion
5 du concile.
Bien que des heresies varices se soient separees de l'Eglise apres l'ascen-
sion de notre Sauveur, communement cependant elles se divisent toutes en
deux (groupes). (Les partisans) de quelques-unes ont peche contre l'economie
de notre Sauveur, en disant qu'il n'a pas pris la chair, mais qu'il est apparu
10 par illusion — comme Simon, Menandre, Cerinthe, Valentin, Cerdon, Basilide,
Mdni, Marcion — (et) en niant aussi la resurrection de nos corps.
lies autres ont commis une grande erreur sur la nature divine — voiei les
plus connus : d'abord Tlieodote et Artemon, et ä la fin Paul et Photin, Arius,
Eunomins, Aetius, Mace'donius — en disant que le Verbe Fils est une crea-
15 ture et une ceuvre (du Pere), qui par gräce devint Dieu, et en ne confessant
pas qu'il est une essence (eternelle), mais en racontant sottement qu'il a
ete cree avant tout. Car c'est ainsi qu'il est arrive aux Ariens d'etre les
premiers dans l'Eglise. 11 nous faut dire comment cela eut lieu.
* l'ül. 107
r*
r°
10
200 BARHADBESABBA ABBAIA. — IIISTOIHE. [24]
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O-^xd Jjoi ^_ioo .,_a_\» Jloipo ^^io •.J_;,.JLaiaL^3 -öoij lpo'/; ^-»/
1. Les letlres U au bas de la page marquent la fin du onzieme cahier (11 x 10 = HO feuillels
dont 4 manquent au commencement). Au bas de la page suivante. les leltres »=* indiquent le cora-
mencement du douzieme cabier.
Depuis les temps anciens, il y eut ä Alexandrie la plus grande partie de
l'enseignement des (hommes) profanes, en sorte que c'est pour ce molif
* foi. 107 qü'on y venait de partout : les uns * pour ecouter les paroles des gram-
mairiens, d'autres pour apprendre les metres des rheteurs et des philosophes,
d'autres pour ecouter la conversation des poetes. Parce que 1'imitalion a 5
l'habitude de se produire parmi les hommes, il se trouva un homme, dans
ce zele de l'enseignement, qui avait pris les commandements messiani([ues
pour etablir dans la ville aussi un lieu d'enseignement des Ecritures diviues,
aiin qu'on ne considerät pas seulement l'enseignement de ces (hommes
profanes). En effet, on pensa ajouter encore une interpretation ä ce <pii etait i
ecrit, pour orner les Livres divins, et, ä cette occasion, ces habiles intro-
duisirent dans les Livres divins quelque chose de pure Imagination. Eis
eurent pour guide Philon leJuif; et ces sagcs ne surent pas que ce ne sont
pas des choses vaincs seulement, mais hien l'enseignement de la verite qui
orne les Livres divins et ils aboutircnt ä la vaine gloriole et aimerent In ,-
gloire des hommes plus qüe In gloire de Bleu*; car ils cherchenmt a placer
les Livres vrais au rang de l'idole qui est l'aitc dien. La cause de tout ce
qui arriva a Alexandrie, comme je l'ai dit, est relative ä l'enseignement
1. Jean, Sil, 43.
fol. 107
v".
[25] 111. - ARIUS. 201
yOiCL^^J} -.ol,/ JjoüS. J^o^ ^-^-»/° »J-M^» ^*^> ooot y .,.. ->» ^o J^jcL^»
ooot x-ti'l )).^...^,fl> ,J— CtAOS ^^io .^-^ot ^.»qj JJ;o .^l^i jKiO^lD
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Jl i'nVi ^iö y~*\o ,J^aX\ JJSol^^o; oC^-i (Lp. ^>o )^—i jlajuouo; J-svj^
)J^.. , >>\ J»ot ^ioo .»;oKji| .j-sJ^o a^Juiiy^ »s/o >.JL^a; )W,.io ©&• Aoot
Jj v 3o Jv- 3 °i l^—V- 3 ? .P?/ oda-ioi ,_2>oo .--0.2L.J )l^v^.Ll^o jlo.JLaa_.oif )l,— ,
10 )ooi ^^t,'; .L=> , JJ J_»lb»^Ji» a..K-*.^CL^ JLiö^Jxs u) ^.^cx .Joöt Joot ..otoK«/
.-joot ) m i v> N-»j « . ft>ao JJ/ .^J.f\j oi^oojlo; Pt- 3 / • >^°t ^° Lia\<» .t-*--»v
9
^.^oi «.£0.3 L/ ^_>; jJ .joot y^sa^o yooj-s oi^V^. K^JL^sl ..oooi ^A^o^
)^a> - <x -Xj/ ^ia-Ai wio JJ/ ,)Jtvj-.po; öt-3an m°>/ Lsi voso^j.ro.3.^ ^io
15 ojl_o; -.jjL^xo; ot,„--_<i\l\X oiX£>!S^^a\ «V AO .^-»li/ on^ )o£5s £C_x_>_;;
profane et, ä cause de cela, les (hommcs) profanes trouvaient beaucoup de
blasphemes contre nous et certains en vinrent jusqu'ä nier la resurrection
de nos corps. Pour ne pas allonger cela, (disons que) c'etait pour l'inter-
pretation (des Livres) que beaucoup venaient ä Alexandrie.
s Lorsque Philon fut parti de cette vie, ce fut, au temps de Constantin, ä
Alexandrie meme, im homme nomme Arius, lequel promettait un grand
exercice dans les Livres divins, qui fut appele pour entreprendre cette Inter-
pretation. Peu de temps apres, il fut egalement eleve au degre de la pretrise
de l'une des eglises de la ville. II promit d'interpreter aussi les Livres de la
io meme maniere qu'il avait recu la science des (hommes) profanes et c'est pour-
quoi ilaboutit äl'invention nouvelle d'une f'oi perverse. II dit, dans sonorgueil,
que le Fils est une creature et qu'il est alors qu'il n'etait pas (auparavant). Au
debut, il ne voulut pas produire cela en public, car il craignait de negocier
par lä sa propre perte; mais il essayait en secret de pervertir * toute la ville. *fol. 107
35 Ouant ä ceux qui de l'exterieur de la ville venaient pres de lui, il leur
transmettait sa lepre avec confiance. Ces choses ne resterent pas cacbees
ä Alexandre le grand, l'eveque de la ville; mais, des qu'il les eut entendues,
le feu de la piöte fit bouillonner son esprit et il commenca ä demander au
disciple de Satan : « Quels sont les blaspbemes que tu proferes? » L'impie
v°
202 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [20]
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1. In marg. oow v ifc».
nia par crainte et dit : « Jamais je n'ai pense cela, 6 notre pere. » Que
fit donc cet (homme) eleve au-dessus des contingences? Parce qu'il vit
que, si cela etait tenu secret, le Corps de l'Eglise serait corrompu par cette
maladie, il mit en mouvement des (hommes) justement zeles et des temoins
veridiques, qui reprendraient eux-memes Arius ä ce sujet. Lorsque (celui-ci) &
i'ut repris qu'il n'etait pas seid ä avoir ces opinions, mais encore qu'il
s'etait applique ä persuader les autres de devenir ses partisans, Alexandre
se souvint de la parole de l'Apötre : Enlevez le mechani du milieu de vous* ;
et de celle de Notre-Seigneur : Mime si ton ceil droit te scandalise, arrache-le
et jette-le (loin) de toi' 1 ; et encore : Reprends devant Unit le monde ceux qui 1(>
pechent : ' ,• et il revela et divulgua son impiete devant tont le monde. 11
ordonna egalement que personne n'eüt de relations avee lui, selon la parole
de l'Apötre*. Beancoup de ceux qui revenaient de cette seete racontaient
ce qu'(Arius) leur apprenait; parmi eux il y avait dejä des eveques et il leur
adressait ses lettres. Lorsque saint Alexandre eut appris cela, il pensa qu'il i*
ne <qnvenait plus de se taire sur ce sujet. Bien qu'il l'eüt convie jusqu'a
trois fois a revenir de ce blasplieme, selon la parole du Seigneur, et parce
l. I Cur., v. Kl. — '-'. Miitlli., v, L"J. — 8. 1 Tim., v, 20. — k. II Tliess.. m, 14.
' fol. 108
r°.
[27] III. - ARIUS. 203
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1. IseooiV». Ms.
que Timpie ne voulut pas obeir, il voulutle compter comme un publicain et im
paien'. Aussitöt il ecrivit et informa le patriarche de Rome la grande, celui
d'Aiitioche et celui de Jerusalem, ainsi que tous les autres (eveques); il les
renseigna sur le chef de cette erreur et (leur fit savoir) quelle etait l'impiete
5 qu'il avait enfantee; et il leur demanda d'envoyer des lettres en tout lieu
au sujet du mal qui etait leve, afiu que peut-etre, en obtenant beaueoup de
vigilance, la mauvaise plante ne levät pas chez eux. Eustathe, le patriarche
d'Antioche, homnie qui etait instruit dans l'enseignement * profane (et) qui * fol. los
r°.
possedait vraiment la rectitude de la foi, et Alexandre de Jerusalem, en
io meme temps qu'ils s'appliquaient ä preserver leur troupeau, prirent soin
encore de renseigner l'empereur sur cela. Ilspenserent, en effet, qu'une maladie
grave, qui depuis lougtemps a possede des ulceres dansle corps, a besoin d'un
medecin habile et d'un fer trancliant, pour couper, ä l'aide du fer, la chair
morte et appliquer ä la maladie le remede utile. L'opinion (TArius etait
15 une maladie de ce genre dans le coeur des auditeurs. (IIs furent d'avis) de
demander ä (l'empereur) de reunir les eveques en concile, afin que, en luttant
tous contre cette opinion abominable, son heraut füt jete en exil. Quel est,
en effet, le medecin ä qui il serait aussi facile de guerir une maladie exterieure
comme Constantin, l'empereur victorieux, a gueri cette maladie du c eur?
1. Matlh., xviii, 15-17.
10
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IV. — Lettre de l'empereur, qui ordonne qu'un concile se reunisse ä Nicee,
ville de Bithynie ' .
Lors donc que cet homme de Dieu eut entendu cela, ainsi qu'un pere com-
patissant, il regarda comme personnelles la tristesse et l'affliction de l'Eglise,
ä cause de son araour pour eile. Tout en pleurant sur cela, il dirigea ses pensees 5
vers Dieu, comme s'il pouvait apaiser de telles choses; car il peusa que,
s'il ne corrigeait cela, c'est a lui qu'il serait demande compte de la pcrte du
troupeau spirituel du Christ. Aide - par la gräce, il ecrivit une lettre ä tous
les pretres qui etaient sous les cieux, afin qu'ils se reunisseut pour rechercher
la veritr et pour gagner la paix au bercail de l'Eglise. Voici sa lettre : 10
Les pieux pretres 3 victorieux a toute l'Eglise qui est sous les cieux, avec (les pretres)
soumis et non soumis, salut dans le Christ, notre Empereur. Levez-vous tous avec
empressement et diligence, pour venir ä un concile au pays de Bithynie, dans la ville
de, Nicee, cn vue d'cxaminer la vraie foi. Que ceux qui sont unis entre eux. comme ceux
qui ne sont pas unis, ne soient donc pas empeclies de venir et que personne n'amene 15
1. Sur uno lettre difförente de Constantln, voir Agaplus, /'. 0., t. VII, p. 5'iG-T. Syr le concile de
Nicee, volr /'. u., t. i\'. p. 276-280. — i. Lira empereur^ .
10
foi. 108
V".
[29] V. — SIMON LE PERSE ET CONCILE DE NICKE. 205
ycy-D saaO;OjJQ m a .-jln l Vi »Ol; JK...}oI ^.^ J.~ oj udq.2l.jo •) .«<mi\ .n m'i JJ,
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Jj^=>j* UaViL J.iaAa_^ ^j» .v^a.3 JJ; )ioJLia^oi_s oj^D )1^ ^oojoI;
JKjljl -.J— »o/; )J\.>;V^°^ väSläij; ^ooi-. ool JLlsj vs/o . Jlaa^ioo jJLajoiSo
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J;oi ^s.i.o .j^B^ls* (.£>aü.£Q.=)/ j^Ätt oooi ^.^'^s.^.ja.io ^oa^^o / . n« ocx
vOX^ojl w.po Joot > ^-«,; -.j.iocL-1 Jk»*^ oot (.j~=>(..5 Jooi U*^; ^-^io
1. In marg. v ;ä3 ^a-^- ooov — 2. oa^ai9; M s .
de force son compagnon et ne l'empeche de monter au concile et de se defendre sur la
profession de foi dans le concile devant tous les eveques, pour qu'il y ait un seul accord
et lien et une seule union sans distinction, * afin que, par la foi sans division, toute Mol. 108-
l'Eglise subsiste en un seul corps de volonte parfait (comprenant) le sacerdoce et l'em-
5 pire! Nous vous avons donne aussi un temps qui sulTira ä parcourir le chemin, (ä savoir)
un an et deux mois. Que tous les eveques se reunissent dans le premier Tisri (octobre"!
ä Nicee, ville de Bithynie, qui est dans le voisinage de notre empire (cour) fidele. Salut
en Notre-Seigneur.
V. — Excuse de Simon le Perse; combien d'ev^ques se reunirent et sur la
io liberte que possederent les orthodoxes.
Voilä le (conteau) de la lettre, qui comporte pitie et souci pour la vraie
foi. Parce que tous les eveques, soumis et non soumis, avaient ete demandes,
saint Mar Simon bar Sabba'e, qui etait le catholicos du pays des Perses
— sou siege (etait) Seleucie et Ctesip/wn — fut egalement demande. Pour la
13 raison que, ä celte epoqu'e, les eveques des Perses recevaient d'An-
tioche l'ordinatiön et, en outre, pour la raison que, ä cette epoque, il y avait
(quelque) trouble sur les frontieres, Mar Simon avait craint de monter (au
v°.
10
fol 109
206 BARHADBESABßA AHBAIA. -- I11STOIRE. [30]
J> -«« KjoojOiAjo :"^--s;/; j^cua.m.3/ ^x-*q-,; )^J.s Ut-^J otoo ... flfflSn S,
Ja^ oC^s ^3l'^; ^ev*^ jJ/ .J.iia-oi.io ^*.L>'Vo ^-cks'/ ^oo .•yoslaa^iö
•M-.,— <*\ Jj/ ^a^Jt Ul &l •J»V A » Ua-Läo.,01 ^£**> Q-9;il/; ^^-./ ^öo/?
chjlIX «.'ii ^■.yN.loo; jKnJL.30 r^coa-i/j oi^iwiJ.; J.S. -p U->H= ^; Jjoi
) K.ivfl .y / « <■»( <*> / •.) •NN.NrtV >*.jqj ot^ooxoJ» ooi :jl^; öt-^^s JLoi^
Ua.\o..Aj ~-/ .1— o*j j-a^iaS. yo-j/ i^Jt )jl^*..c ^co.*Vü.io ^ao .Jla.JLiCL.otj
K-^\ ^>)r*? J^*- 3 ? -.J^o^k-** 5 ^>ä« J-*->-a-* ^«! <*^ JIv— V*- )Iäüo-OI;
^sJSs ^>JL ^-^ouso * —oto-aju. jLia^so .U-y/ oub> oxdvsJ./ -Ji-aa^iö
concile) et il ecrivit une lettre par rentremise de Jean, l'eveque d' Arbeies, et
de Sähdöst, son pretre 1 , et envoya (dire) ä l'empereur en ces termes :
Si ce n'etaient les paiens qui ont soif de notre sang, je voudrais venir et etre beni par
volre Empire et par nos Peres et nos maitres fideles ; mais, moi aussi, j'approuve avec
joie tout ce que fera tout l'ensemble de nos Peres, qui ont ete persecutes pour la vraie foi. 5
Lorsque tous les eveques se furent reunis selon l'ordre de l'empereur,
aiors l'empereur lut devant eux les chapitres qu'avait ecrits Alexandre de Jeru-
salem par l'intermediaire de Macaire'-. Quand ce saint eut voulu faire connaitre
hn-meme en personnc ä l'empereur l'opinion i'Arius et les maux que ses parti-
sans faisaient aux enfants de l'Eglise, les Arimanitcsimaginerent de le perdre. 10
Lorsque leur artitice ne lui fut pas reste cache, il ecrivit les chapitres veri-
tables de la foi et les envoya ä l'empereur victorieux par l'entremise du
pretre Macaire, pour enseigner la vraie foi. Le saint lui-meme rapporte qu'au
moment oü il se mit en route pour le palais imperial, les Ariens lui tendirent
fol. 109 des embüches et le noyerent dans la mer. ' Parmi ces deux mille quarante- ig
r°.
1. Diverses tradilions nestoriennes, relatives ä la pari prise par les Orientaux au concile de Nicee,
sunt resumees dans P. 0., I. IV, p. 276-280. La presente est tres vralsemblable ; car Simon bar Sabba'e
i'-lnit patriarche en :)25. liest nalnrcl qu'il aitenvoyä deux subalternes pour ne pas trop attlrer ('attention
du roi de Perse sur ce voyage en pays romain. On notera que Sahdöst, le suecesseur de Simon, a 616
mis ä mort apres un an de patriarcat el que Jean, l'eveque d'Arbeles, a «le däoapIU en novembre 343,
cf. /'. 0., t. X, p. 24. N'est-ce pas leur prösence a Nic6e qui a fait aecuser les ehretiens perses d'elre
les auxiliaires des Momains? — 2. La compilalion altribuee a Marouta remplace ce qui precede par
deux pages sur la famille de Constanlin et les conslructions de sainte Helene, Braun, loc. eil-,
p. 50-52. Le r61e d' Alexandre de Jerusalem et du pretre Macaire (lgure aussi dans fibedJÖSU, Ibid., p. 52.
[3 i] V. - SIMON LR PERSE ET CONCILE DE NICKI'.. 207
r
.^ooüoaa-s axC\-fc JtC^-j ^ü.^ooo JlaJLäeuoi; )»*.* aS^kia^ oooj ^^s
io oiK-D>~k M^^o ^5sjj_a "^ooi ^--.Vö« >fco .J^sJ-s ^a-*> A^o ^axo*/;
»aaS. sa-OM )o« ? .^o»^ pofo Jjäso;1.V]J vpoj^ ö<*-o ..ojä^äo ch^ao
^o^o ^.iso .JlarfcJo ^.^o )1ojo«.d "^Ao .Jlp> efco ^> Uioa- ^«
1. oa^^Si Ms. — 2. IW»^ Ms. — 3. In marg. IU=9». — 4. U^ä.3, Ms. — 5. ja^aa.p; Ms. In
marg. <m^aa*N [sie) et "K— — 6. oow snpra lineam.
huit eveques qui se reunirent', il ne s'en trouva pas parmi eux qui recu-
rent ces chapitres, si ce n'est trois cent dix-huit seulement, encore que, merae
parmi eux, il se trouva neuf trompeurs, dont voici les noms : Theognis de Nicee,
Eusebe de Nicomedie, Patrophile de Palestine, Eusebe de Cesaree, Narcisse d'flte-
s rapolis de Cilicie, Flavien de Ti/r, Menophante d'Ephese, Secundus de Pentapolis
i'Egypte et Theonas de Marmarique. Tous ceux-ci cherchaient d'abord, par des
iuterrogations et des demandes, ädetruire la verite de la foi et c'estpar craintu
qu'ils approuverent de bouche et non de coeur. Tout le concile jeta Arius en
exil, en donnant son assentiment ä cette parole : Enlevez le median! du milieu
to de vom 2 ; et : Ledelinquant sera puni selon ledelit qu'il aura commis et il n'y a
pas d'acception de personne 3 . Apres cela, Tempereur prit dono son anneau,
son sceptre et son epee et les donna aux orthodoxes et leur dit : « Voici que
le pouvoir vous est aujourd'hui donne sur toute l'Eglise, sur le sacerdoce et
sur l'empire, et sur tous les ordres qui sont soumis au sacerdoce et ä l'em-
15 pire; et c'est ä vous que le Seigneur demandera compte de tous les enfants
de l'Eglise perdus et retrouves*. »
1. Elia-Ali ben-Obeid. eveque nestorien de Damas, anterieur au x* siecle, evaluait ä 2 848 le nombre
des eveques de Nicee, P. 0., t. VI, p. 485 et 487. L'ethiopien a conserve la vraie legem : 2 048, Ibid. —
2. I Cor., V, 13. — 3. Col., III, 25. — 4. Gf. P. 0., t. IV, p. 278.
* fol. 109
v°.
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VI. — Que fit le concile, quand ü fut reuni; quels sont ceuxqui endurerent des
mau.r de la part des Ariens et quels sont ceux qui n'(en endurerent) pas.
II nous faut desormais considerer la vaillance des soldats courageux qui
portaient sur leur personne l'afniction de l'opprobre du Christ; car ils posse-
daient une grande confiance dans le Christ. C'est ä eux, en effet, que 5
l'Apötre Paul, ä mon avis, avait crie cette parole : Prenez le glaive de l'Esprit ' ;
et : Priez en toüt temps pur l'Esprit 2 . C'est donc par leurs priores assidues et
par le glaive du Saint-Esprit qu'ils subjuguaient les citadelles rebelies et
qu'ils attiraient tous les esprits ä l'audition de la foi.
Lors donc que le concile cecumenique eut reeu pouvoir du Roi terrestre et 10
Celeste, en sorte que tout ce qu'ils lieraient sur la terre serait lie dans los
cieux et que tout ce qu'(ils lieraient) dans les cieux serait lie aussi sur la
♦fol. 109 terre 1 , les Peres ordonnerent * que des trönes fussent disposes pour que
v °' chaeun d'eux siegeät sur son siege comme il convenait. On rapporte que Tun
de ces trois cent dix-huit etait le Saint-Esprit qui siögeait sur 1111 tröne au is
milieu des Peres 4 et lui-möme condamnait et justifiait. Jusqu'ä aujour-
d'hui, en eilet, cette demeure est conservee, avec les trönes qui se trouvent ä
1. Eph., vi, 17. — 2 ßph., vi, 18. — 3. Maltli., \vi, 19. — 4. Cf. 1'. 0., t. IV, p. 280.
[33 VI. CONCILE DK NICKE ET VICTIMES DES ÄRIENS. 209
jlo£D»09 OJLoi.'; v ^«.30t »fco ^-bo JlÖi^D K-i^S; (,J£l3l^.^ ,OU» « n\; jJtJLO
yOOt^aÄ^lS^ai J^cua^vo :Z;o» JJ J-.öC^ J-äko» >ja_«..a»iei > ^3j •°V*°l .yp ^ ^-
^^^JS.2 Jlo l-.**Sx JLütoL^ ^ici^.Aj ^.iö/o ^;oK.*.ieo :N.^-wJi.o JS^a^ jj
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^ota*p> 0/ ot^./» iNw/o .Loot )_a.A_m.3 oC^v*» .k~«/o -tooi )^-».a^ ogu^.; K*l
1. IV»^l Ms. — 2. In marg. luv». — 3. ' supra lineam.
l'interieur, et des cierges y brülent constamment ä la maniere dun marty-
rium. Apres donc qu'ils eurent dispose des trönes pour tous, ils dirent : « Tous
les heretiques" qui n'ont pas bouleverse les Livresdivins et n'ontpas corrompu
et detruit le corps de leurs paroles, et (qui) confessent et disent qu'ils
approuvent les Livres divins et ne doutent pas de leurs lectures, que ceux-lä
entrent au milieu et se defendent sur la profession (de foi) qu'ils tiennent,
sans que personne ne les empeche, et que les autres n'entrent pas au
concile, ä moins qu'ils ne se convertissent et ne veuillent recevoir une
penitenee! » Parmi ces trois cent dix-huit eveques, il n'y en avait que onze
10 en qui il ne se trouva pas de blessure sur leurs corps 2 ; il nous faut aussi
faire connaitre leurs noms : 'AbSelamä, l'eveque d'Edesse, le fils de la soeur
de Mar Ephrem, Nonnus (Nouaä) de Circesium, Märä de Dourd, Georges de
Singar, Jacques de Nisibe, Märoutä de Maipherqat, Jean de Gousträ, Simon
dWmkl, Addai d'A?''e7, Eusebe de Cesaree et Eusebe de Nicomedie 3 . Parmi tous
15 les autres, par suite des afllictious des heretiques, il s'en trouvait un dont im
ceil etait creve, un autre dont un pied etait coupe, un autre dout une inain
ou des molaires ou des dents etaient enlevees, un autre dont les ougles des
mains et des pieds etaieut arraches; pour d'autres encore, les cötes presen-
1. Litt. : " tonte herösie. » — 2. Le manuscrit porte en marge : « onze eveques integres. » II laut
eomprendre « n'ayant pas endure de supplices ». — 3. Braun, loc. eil., p. ."i2, porte : « Jonas von
Cireassium. Mara von Uara... Addai' von Agal... Joseph von Nicomedien. » Mais il avertil qu'Ebedjesu
porte aussi Dwara et que Thomas de Marga, The Hook of Governors, I, 98, I[, 223, mentionne un
village Däre dans la province de Marga.
PATR. OU. — T. XXIII. — F. 2. 14
feil. 110
2lo BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [34]
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I. ^powot»* Ms.
taient des nodosites par suite du serrage de la vis des charpentiers. En im
mot, il n'y avait parmi eux personne en qui il ne se trouva de cicatrice, si
ce n'est ceux dont les noms sont ecrits.
Pour (presenter) une marque du mauvais esprit des Ariens, les disciples
de Satan, et de la mauvaise doctrine qu'ils avaient recue de lui pour la perdi- 5
tion des enfants de l'Eglise, je noterai par ecrit une chose horrible qui fera
connaitre la fermetede l'esprit des orthodoxes; quelle est, en effet, cette chose
qu'on entendrait sans que la chair et les os ne se consument? 11 faut dire quelle
est (cette) allliction. Thomas, l'eveque de Mar'as, appelee Germanicie en grec,
«foi.no etait elTrayant * et hideux ä voir; car ses oreilles et son nez etaient coupes io
ainsi que ses deux levres; de plus, ses dents et ses molaires etaient arraohees;
ses deux bras avec ses pieds etaient coupes ' ; car, durant vingt-deux ans,
les Arimanites avaient teuu enferme le martyr du Christ et avaient innige" au
bienheureux une condamnation sans pitie; c'est sur lui, en eilet, que Satan
repandit tout son venin; car, chaque annee, ils lui coupaient un membre. 15
Aucun des fideles ne savait oü il etait; aussi, tous les ans, les lideles faisaient-
ils en secret möme sa mömoire. 11 est donc bien merveilleux (de voir) comnient
l. sur Thomas, l'eveque ile Germanicie ou Mar'as, voir che/, les Coptes, /'. <>., i. [II, p, 269-270 (au
9 Hatour, 5nov.); t. VI. p. v<o-',9i. Chez les Bjrlens, < retalt le 26 Juln, cf. P. 0., t. X, p. 150. On
trouve aussl son nistoire dans Braun, loc. eil., p. 52-53, el dans Mari, irad. Gismondl, Homo. 1899, p. 18;
voir au -i /'. 0., I. IV, p. 276.
[35] VI. - CONCILE DR NICKE ET VICTIMES DES ARIENS. 211
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l'athlete spirituel se montra fort dans tous ces tourments et dechirements, sans
se relächer de sa confession de la vraie foi. Ainsi que le recit le montre,
il etait serablable ä un tison brüle, par suite des tourments horribles de
toutes cesannees. L'un de ces jours, la gräce remua les fils du Mechant et,
5 comme s'il ne servait ä rien, ils le transporterent sur le furnier avec les ordures ;
ils penserent en verite que, s'il etait trouve par un de ses partisans, il serait
un grand objet de derision pour tous ses compagnons. II arriva que quel-
ques-uns des orthodoxes le trouverent et necessairement il se fit connaitre
ä eux; car sa langue n'avait pas ete coupee, et cela eut lieu providen-
10 tiellement. Lorsque les Peres monterent ä la reunion du concile, ils l'em-
menerent avec eux, premierement, pour la louange des fideles, secondement,
pour devoiler la cruaute des heretiques et, troisiemement, pour la fermete de
l'esprit du saint. Comme Paul, l'elu des Gentils, il disait : « G'est par les
Arimaniles que j'ai ete frappe de qaarante coups moins un ' ; et : J'ai de plus
15 ete j ete awx betes' 1 k Germanicie »; et, pour reconforter les Peres, il disait :
Les souffrances de ce temps ne meritent pas la cßoire qui doit etre revelee pour
nous 3 ; si, nous qui vivons, nous sommes liures ä la mort ä cause de Jesus, de
meme aussi la vie de Jesus se manifestem dans notre Corps qui meurt que voiri' 1 .
1. II Cor., xi, 24. — 2. Cf. I Gor., xv, 32. — 3. Rom., VIII, 18. — 4. II Cor., IV, 11.
212 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [30]
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10
Lorsque Constantin, l'empereur victorieux, eut vu l'elu du Glirist, il lui dit :
« Je te salue, elu du Christ et son martyr veritable, toi qui es orne de notn-
breuses couronnes; » et il prenait les parties (de son corps) dont les membres
foi. uo etaient coupes et il les baisait et les mettait * sur ses yeux. C'est ainsi que
l'empereur agissait egalement pour cbacun d'eux. Voilä donc ce qui (concerne) ■>
la perfection de l'elu (Thomas) et l'amour de l'empereur.
Les saints Peres siegerent ä Nicee, durant trois ans 1 , en controverse contre
toutes les heresies, surtout contre les (hommes) cruels du parti d' Artus; il
y eut entre eux beaucoup de discours et de nombreuses demandes et ils se
repondirent longuement les uns aux autres. La repouse de toutes les heresies |
est ä eile seule de quarante prophetes'- et celle des Peres orthodoxes de
quinze prophetes, en dehors des canons et de leurs motifs qui sont de trois
prophetes. Ces (traits) du saint concile 3 jusqu'ici suffisent.
1. Cf. /'. <)., t. IV, p. 27ii. — 2. C'est saus doule une maniere d'indiquer l'elendue d'un ouvrage,
cf. /'. 0-, t. IX, p. 612, ou l'on truuvera un texte analogue. — 3. Tout ce dernier paragraphe flgure
dans le resunie atlribue äMarouta, cf. Braun, Joe. eil., p. r>3. II ne menlionne ipie quin/r el Irois pro-
phetes; mais l'arabe a iraduit par quarante livres de disputes et de colloques avec les hörelvques,
quinze livres de professions de foi, de discours et de sentences que l'on nomme ecclesiastlques el
qui se trouvent dans les bibliotheques ecclesiastiques et trois livres de canons et constituUoiis. Ges
Irois livres d'apres le prelre egyptien Joseph (ordonne en 1390) comprennenl le « grand livre » prepard
])our les Orientaux, qui semble, d'apres sa desrripliini. compreiidre uns rannns syro-arabes, eiisuilc
les vingt canons grecs et enfin « le livre adresse aux empereurs ». cf. Braun, loc. <it., p. :>:!, qui
renvoie ä Beverlgius, Synodicon, I. 686. Marouta abandonne alors Barhadbesabba, en disant que tres
["■u de ces canons out eiö Iraduits en syriaque; c'est pourquoi il a pris la peine de faire cette traduetion.
r_f-k:v-_w, -Hcv__ "Hctxßaj-n oocu'Hrsf rt^a^ t<^V, Ja. ,rs_A__tx.:\
^_ln -^ ajra t^i_:i ^*A, J^-ci •,r__-__73 , njo ca-7-TjJ nivri ^_73
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1, Ce mot est coupe en deux : »£>-o--> sur une ligne el. U^fiw ä la ligne suivante.
VII. — Sur la fraude qu'Arius voulut commettre envers l'Eglise apres sa
premiere condamnation et sur la punition qu'il recut de Dien ä lapriere d' Alexan-
dre de Consta ntinople.
Bien qu Arius eut donc ete jete une fois en exil, il demanda cependant
• r . s'il serait possible peut-etre qu'il füt recu (en communion) et qu'il trompät
en secret et il fit entendre des paroles insidieuses ä ses mauvais partisans, je
veux dire ä ceux du parti d'Eusebe et de Theögnis, dont j'ai mis les noms plus
haut. Car il pensa que, puisque ses partisans avaient ete regus, lui aussi,
il serait peut-etre regu. Qu'est-ce que firent, en effet, ses partisans? Au
10 bout de peu de temps, ils agirent sur l'empereur pour qu'il ranienät Arius
ä l'Eglise. C'est par les eloges de l'empereur et gräce ä l'or qui etait donne
aux grands que le parti des menteurs devint fort. Ils disaient, en effet, devant
l'empereur : « Arius pleure beaucoup sur sa premiere opinion et mainte-
nanttient justement la verite del'orthodoxie; l'Eglise ne rejettepasle repentir ;
15 ordonne, ö empereur, qu'il vienne confesser devant toi la verite de sa foi. »
Lorsque des paroles de ce genre eurerit ete dites ä Tempereur par Theögnis
♦ fol.111
r.
214 BARHADBESABBA ARBA1A. — I1IST0IRE. [38]
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.JojS^ vs^x» jjoto "^ ^-i-i/ vÄ>i-3o .JJa-o«\ ^i» ^oi»o ..JkjLS.Uo ^.-.Vo^
10
15
de Nicee et ses huit compagnons, aussitöt Constantin fut conquis et il ordonna
ä Alexandre, rayon brillant, l'eveque de Constantinople, de ramener l'impie
de son exil. Car il n'aurait pas importö beaacoup que meme les ministres
♦ foLiii de Satan imitent les ministres de la justice. * Bien que l'empereur eilt
r °' sollicite" Alexandre, tantöt par des (paroles) dures, tantöt par des flatteries, 5
le saint ne consentit pas; mais il imagina de soumettre 1'alTaire ä l'examen
de Dieu, (decidant) encore qu' Artus ecrivit l'approbation de la foi de Nicee,
qu'il ajoutät en outre aussi les serments que ce n'etait pas par ruse qu'il
approuvait et qu'il se repentit des premieres (opinions). L'empereur ordonna
qu'il en serait ainsi. Quand Artus fit cela, au sujet de l'addition des serments, io
il commit la fraude que voici, en presence de celui devant qui les fraudes
ne tiennent pas. Au moment des serments, il ecrivit deux professions de
foi : l'une vraie et l'autre selon l'ineptic de son opinion; il jeta celle-ci
dans son sein en face de son coeur et il saisit la vraie avec sa main; et,
quand il fut sur le point de jurer, il mit sa main sur son ventre, ou il avait 15
mis celle qui approuvait son opinion, et jura : « Je confesse cette foi. »
Oue (fit) dorn: Alexandre? II ne se laissa pas persuader par cela; mais, comme
Gzdchias, il prit ces ecrits, entra au temple en courant et les etendit sur
[39] VII. - ARTIFICE DARIOS ET SA PUNITION. 215
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1° otlci^, .J_^co K--3 Jjoi ,J>oi -.-ojopfco K*^ -otoJLs ^-*> sflaajJ./ ooi;
^_io jouSs. JLiooiio i-*^ JJ .J-*-o>-2? ^^o«^ .-o« ^äo| .vtoo^xäjjSs;
^^ > j; ^ t Vv a ^ J^>a-oJ voo»^ ,-aJi»o ..yoov^u.i **.sai JJ/ .^oia-Kü
1. In maig.
fol.111
v°.
la table devant Dieu'; et il demanda dans des prieres ardentes devant le
Maitre des mondes d'(obtenir) l'examen exact. Apres sa priere, il reprit
les ecrits et alla ä sa maison. Quand fut arrive le jour du dimanche oü
il avait ete propose qu'An'us monterait au bema (chaire) et presenterait la
s louange du sacerdoce, (celui-ci) se leva dans les tenebres de la nuit et
sortit pour aller (se promener), et un petit serviteur le suivait. Lorsqu'il
fut arrive pres d'un endroit qui, ä Constantinople, est appele Sigma (place
publique) 2 , il entra dans les latrines qui etaient en cet endroit, parce que
son ventre s'etait agite, et son serviteur s'endormit sur le siege du
lp demosion (bain public). Arius laissa ses entrailles s'ecouler au lieu des
excrements naturels et aussitöt il fut trouve mort sur son siege ; et ä partir
de ce jour on a designe les latrines par son nom. C'est la fin d' Arius.
L'histoire d' Arius fut semblable ä celle de Sennacherib; car tous deux blas-
phemerent contre Dieu. La fin de leur vie se ressemblait chez Tun et Tautre;
t5 de meme que celui-ci fut tue par ses fils dans le templc de ses idoles, ainsi
celui-lä (mourut) dans les latrines. Les prieres * d' Alexandre ressemblaient »foi.m
ä celles d'tizechias; car Dieu ne se detourne pas de ses familiers, mais il
ecoute leur voix et les venge de leurs ennemis et de leurs oppresseurs.
1. Cf. IV Rois, xix, 14. — 2. Ce mot correspond sans doute ä l'aropä mentionne par Socrate, Hist.
eccl., I, 38. Cr. P. 0.. t. IV, p. 246.
* • * •
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v— t-» ^3 OV N C O ^aSOI '» Aj'|; .Oft» ^Vot ^0 O', "> « fff> JjiXöi J-iCLDiO
VIII. — Histoire des actions de Saint Eustathe et de Melece, leseviques d'An-
tioche; quels maux ils endurerent de la part de ceux d'Eusebe et de leurs
partisans, les Ariens impies.
Les hommes ont coulume, apres le trepas de ceux qui leur sont chers, de
peindre sur des tablettes, ä l'aide de couleurs et sous les iormes les plus rele-
vees, les images de ceux qu'ils aiment; et c'est en les regardaut constammeut
que leur tristesse est partagee, toutes les fois qu'ils considörent les beaut.es de
leurs figures'. Au Heu de tablettes, les ecrivaius se servent de volumes et,
au Heu de couleurs, c'est par les fleurs des paroles que d'une maniere plus
satisfaisante ils fönt persister le Souvenir des evenements. C'est pourquoi,
inoi aussi, je nie presente pour peindre sur la peau des animaux morts 2 , ä
l'aide des fleurs magnifiques de la parole, l'image des actions des saints et
des Peres de l'Eglise, en sorte que, la force de l'oui'e se lixaut sur eile et
scellant ses (propres) membres par sa pensee, eile dcvienne elle-meme 1111 port
tranquille des travaux de la perfection. Je parlerai du defunt, du bienheureux
Eustathe, et de Melece, les evequea d'Antioche de Syrie, et (je dirai) combien
1. On a dt ; ja (rouvö cette idoe dans P. ()., I. IN, p, 196, I. 12-14. — -. 1 Le parchemin ».
» 10
10
l'ol. 11:
[41] VIII. — IIISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MELECE. 217
yooda^..» ° > m ^No :a.^j_N,l/ Jloitv.o>o Jt-^Lso :oil.a..^.^ ^>?a.a. ^.io yootxio
Jjlsj ^Ot-o» \ «>Nc> oo I^ojio : v ootlo^).Jio ^optici i.To; jij "^^.o )i°>\ci^-=>;
5 ),-./ ^o . ' i n > sflOQ^Aj^A yo~"r-o >— a och :Ls» ^o-A^-coo/ ^»j (jjsa.^
ojul o JL/; Jiöi-s*/ ».rai>.toLioLo JLvjtC^L« ) . «<m«* -^o oot Lusj Lo Jlcuot^
otK-^oo )o»Ss» Jlo i « ^ ^o» Jjoi <v ooita*i Joot o » I .. ) ia\v< y-»/o )•"■'•>
p'
o-s!^.-, ^oo .jju>,_0 ■jQQa*..fl\*a ^K_3 ^.^o ',vO<u^jj; H».Ni )la3o nms|
,oiJLc ^ 2 S o cu a ic*l/ ,J-.oiSS\ ooi Jjuld o£sjs\o .jK-^Voi jAoVoa JoiSs k^-.,_s»
\CQ3'l vfn . ^fflo/ bw^ ^*\cH^ K..JV-.K-.0 .OOOt JLäO^Jks uJo3 JJ» yOOti^jQJDi
de tribulations ils endurerent de. la part des heretiques. Ce qu'a donc fait
chacun d'eux depuis le debut de sa jeunesse, ä quelle perfection ils se sont
adonnes, leur zele pour l'etude, le genre de leur humilite et de leur asce-
tisme, le renom et l'estime qu'ils possedaient avant le temps de leur
5 episcopat parmi les fideles et pres des Peres, le temps ne permet pas de
l'exposer et la langue n'y suffit pas.
Le bienheureux Eustathe le grand — car il precedait Melece dans l'ordina-
tion sacerdotale — etait contemporain et collegue des trois cent dix-huit
Peres qui se reunirent k Nicee, et il etait regarde comme un docteur parmi
i" eux. Par la gräce de Dieu, l'episcopat de l'Eglise d'Antioche lui echut apres
saint Philogohe (Philögiqös). Lorsqu'ils siögerent. ä Nicee et que Constantin etait
au milieu d'eux, saint Eustathe tressa une couronne de louange et d'eloges et
en couronna la tete de l'empereur; il lui offrit de grandes felicitations ä cause
de son zele pour la religion * et fit l'admiration de toute cettc assemblee *.fol. 112
15 divine par son eloquence. II reprit aussi l'erreur d'Ärius, devant tout le concile,
par des interrogations puissantes dont la plupart furent sans reponse ;
il reprit surtout ceux du parti d'Eusebe* et montra qu'ils tenaient menson-
1. On peut traduire : « il reprit surtout Eusebe »; car le syriaque «"-^aol fc^» ^w correspond
eerlainement ä 01 rcspi Eü<7e6iov qu'on traduit par « Eusebe », cf. Socrate, llisl. eccl., I, 23. Nous
preferons traduire Htteralemenl, parce que toute la phrase est au pluriel, et nous voyons ä la phrase
suivante que l'auteur n'emploie pas la meine loculion pour nous dire qu'« Eusebe » a ete nomme
eveque de Constantinople.
10
218 BAKHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [42]
o .»Vil/o ^1 O^O'fLJ./* ^O .) lv-.il ) lo I, VI .6^ . ., . ../ K-JJ^x ;j •..■»Q.'..0
lyO^xi.! j£ocl»_5 ^uwJlmK^S yS> Ool •. v OO)!kJL..J>0 ^_io a_a~ «I/o ) ««niS\
ojifcol/o QJL3 -. v ooila^>.^ j;öj ot-k_,/« öio ..1»/ :)ju>s.i6« ool oiIqjl ^o^-y^so
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gerement la foi orthodoxe. Apres qu'ils eurent ete excommunies, eloignes du
concile et expulses de Ieurs villes, usant encore de leurs ruses habituelles et
ayant trouve que la misericorde de l'empereur etait aussi un viatique pour lcur
erreur, ils revinrent, lutterent et reprirent leur premiere erreur. Eusebe tint
d'uno maniere tyrannique' le gouvernement de l'Eglise de Consta ntinople et, .=>
comrae il entrait constamment pres de l'empereur, il iraagina et machina des
accusations artilicieuses contre les gcneraux de la verite. II dit d'abord qu'il
desirait aller ä Jerusalem et voir la construction remarquable du temple de
cet endroit; et c'est pourquoi il partit de lä avec grand honneur, parce que
l'empereur lui avait dormo des betes de somme nombreuses et d'autres io
subsides. Theognis, qui avait partage son erreur ä Nicee, partit avec lui. Leur
objectif etait de tirer vengeance de saint Eustathe. Lorsqu'ils furent arrives
ä Antioche et sc furent revßtus de l'apparence de l'amitiö, Eustathe les recut
avec grand honneur et les fit reposer. Apres qu'ils furent venus ä Jerusalem
et eurent vu leurs partisans : Eusebe de Cesaree, Aetius de Lydda*, Theodote ^
(lr l.aodieee et les autres qui avaient recu dans leurs Arnes le blaspheme
(YAriiis, ils leur firent connaitre ae qu'ils imaginaicnt de machiner et de faire
ei deux-ci) vinrent avec eux ä Antioche, comme s'ils avaient l'honneur d'ac-
I. Tliöodoret, tupavv.xw;, Hisl. eccl., I, 21. La suite est parallele ä Theodore!. — 2. Litt. : « l.yilie».
♦ toi. 112
V.
[43] VIII. - HISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MEEECE. 219
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compagner ceux qui partaient; mais leur dessein- etait d'exciter une guerre
contre la vraie foi. Parce qu'ils ne trouverent aucun trouble d'accusation
sur le pur miroir d<?s actions du saint, attendu que, selon la parole de Notre-
Seigneur, l'eclat de sa perfection brillait sur toute sa ville et que ses brebis
• r > on rendaient constamment gloire ä Dieu, ils machinerent un procede sata-
nique et donnerent de l'argent ä une femme qui vendait sa beaute pour
la fornication, pour qu'elle leur vendit sa langue pour la perdition. Ils
vinrent dans l'assemblee, * ordonnerent de faire sortir tout le monde dehors »fol.iia
et inlroduisirent cette malheureuse. Aussitöt eile montra son enfant (qu'elle
io tira) de dessous ses habits \ en criant : « Je Tai enfante du commerce
d'Eustathe; » comme c'etait dit en realite, eile avait concu et enfante d'un or-
fevre nomme Eustatlie, mais eile criait impudemment en face du saint :
« Voici ton fils. » Lillustre, sachant que la calomnie serait decouverte, dit :
« Si eile a un temoin, qu'elle l'amene au milieu 2 ! » Apres qu'elle eut repondu
15 qu'elle n'avait pas de temoin, lesjuges du parti de Jezabel lui defererent les
serments, ä l'encontre de l'Apötre qui avait ordonne : Tu ne recevras pas
d'accusation contre un pretre sans deux ou trois temoins 3 ; mais ceux-ci, ayant
meprise les lois divines, regurent sans crainte cette accusation, attendu qu'elle
1. Litt. : « ailes ». — 2. Cet incident est resumö par l'historien nestorien Mari; cf. trad. Gismondi,
Ronie, 1899, p. 10. Voir aussi P. 0., I. IV, p. 248. — 3. Cf. I Tim., v, 19.
v".
10
220 BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIRE. T44]
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1. |Vor**o U.n "N** Ms.
avait confirme son mensonge par les serments. Ils prononcerent une punition
contre lui comme contre un adultere, allerent en courant pres de 1'empereur
et lui montrerent que Taccusation portee contre Eustathe etait vraie et leur
decision ä son sujet juste et ils le chasserent de l'Eglise comme adultere ; et
il alla au pays dlllyrie. Parce que le temoignage de cette femme ressemblait 5
ä (celui de) Jezabel, eile recut aussi la merae punition qu'elle; car cette femme,
etant tombee aussitöt dans une grave maladie, revela la tromperie devant
de nombreux pretres, en disant : « (Test pour un don que j'ai porte" rette
calomnie; » et eile se coupa la langue avec ses dents et partit de ci'tte vie
par une mort cruelle. Le saint disait : « Quand meine ils (me) rejetteront, 10
le Seigneur (me) recevra; et, bien qu'ils me fassent partir d'Antioche, ils ne
pourront pas (m'ecartcr) de la vraie foi. » Comme le bienheureux Onias, il
persevera tous les jours de sa vie dans la piete et finit sa vie dans le jeüne
et dans la priere. Ce peu (de mots) suffit ä faire connaitre la belle conduite
de l'athlete. 15
Apres qu'il fut parti d'Antioche, l'Eglise demeura longtemps Sans pas-
teur, en eHant l'objet des soins des partisans des bienheureux Flamen et
Diodore; une fois que Constantin (Constance) eut succede dans l'empire, il
reiinit i)eu apres les P6res et les forca ä renier cette parole : la savoir) que
Eol. 11-:
[45] VIII. — HISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MELECE. 221
^O^DO^J .jjL^viO.\ ).3aüia.3/ opo/o .j.^/; OOI JjL»J ^S d\ J^; .JfcO^iO ^CH-i
^*; ou> .otac£> Jio.i.io_.oij . i . °> J.* ^--j-.öto •Jkwf.Lio |Jls.\ J-^'i ooUKj
j.Loo :Joot oSJ>. jul^Jl^ Jlaa-*Aiäi; It- 31 ^ :va>a^-^^io J.jl^,.ä ^a j.ü; oo«.^
5 '».äai. J-<^jl^ JA»—/ )Koo^ -.U-jj ji.a-.jLO ^^ioo .J.*iio;/} ,Lv,J>l^oo; )»—
10 ..o;KLi» JK..S» ) la..^.*..a^.^>o .^.\oi,.s yoot.^, a^a^*. K.^,.^ -.dlai^a-ött
^ • • • *
|.3 nr>m° i/ ^o^=Li»o/ JjLsa£.\ 'J -^? )°r^o J^euJo ^./ Lsfcok y_^oto
1. le» supra lineam. — 2. '«ow^d Ms.
le Fils n'est pas consubstantiel au Pere. Les eveques direat ä l'empereur :
« Qu'on donne d'abord un pasteur au troupeau qui en est prive! et alors,
nous nous occuperoas de la foi avec lui '. » Comme, ä cette meme epoque, * foi. 113
saint Melece, horame qui surpassait tout le monde en humilite et qui possedait
aussi avec simplicite la connaissatice de la doctrine, etait le chef de l'Eglise
d'uae ville appelee (Sebaste) d'Armenie, et que, ä cause de la cruaute d'un
juge, il habitait en (toute) tranquillite dans un autre lieu, les partisans d'Arius,
pensant qu'il etait de leur opinion, demanderent ä Constantin (Gonstance) de
lui confier la direction de l'Eglise d'Antioche. Ceux qui tenaient fermement
io ä la vraie foi, parce qu'ils savaient la rectitude de la foi de Melece, la
perfection de ses actions et de sa vertu et aussi la richesse de sa foi, les
approuverent joveusement en cela et, avec grand zele, ils presserent (l'em-
pereur) d'approuver par (sa) signature la decision qui le concernait. Quand
ils eurent ecrit ä son sujet, les uns et les autres donnerent l'ecrit, comme
15 un pacte commun, au bienheureux Eusebe, l'eveque de Samosate, homme qui
etait ua vaillant defenseur de la verite. Lorsque saint Melece eut recu l'appel
de l'empereur et fut venu, tous les eveques sortirent au-devant de lui,
1. La suite ne dopend pas de Sociale, llisl. eccl.. II, 44, mais bien de Theodore!, Hist. eccl.,
II, 31. Cf. Epiphane, Contra Itaereses, 29.
r°
BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIRE. [46]
J^cLoäis/ o£>o>ci..a.\ oasü -Jl/o j»a^A*io J-*-m-*> ) iNv) ^so \h^i&
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fol.113 .o«iljJ »-oiQu.vJüj J_aS.:>a^ ^ot o m * 3 /o .^coa^C^io ^a^opo stoaAifl)
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1. In marg. »f-LL/v
ainsi que tous les ordres de l'Eglise avec les Juifs et les paiens, dans le
desir de voir (cet homme) renommc pour ses belles actions. Lorsqu'il fut
entre, l'empereur lui ordonna, ainsi qu'ä ceux qui le ponvaient, d'inter-
preter la (parole) : Le Seigneur m'a cree au commencement de ses creatures',
et il ordonna ä ceux qui ecrivaient les signes (<m[«iov) 2 d'ecrire ce qui 5
etait dit par chacun d'eux. En premier lieu, Georges de Laodicee
deversa le vomissement puant de l'heresie et, apres lui, Acace de Cesaree
interpreta comme lui. Saint Melece se leva en troisieme lieu et montra la
rectitude de la foi. Lorsque le peuple l'eut tres loue et supplie de lui
presenter brievement la doctrine exacte, (Melece) lui montra trois doigts et 10
ensuite, en ayant plic deux, n'en laissa qu'un seul etendu; et il cria une
parole admirable et dit : « Nous comprenons trois hypostases, et nous parlons
comme d'un'. » Alors la joie des partisans d'Arius se cbangea en lamen-
tations et, aveccalomnie, ils machinerent un artifice, en disant : « Melece croit
'fol.113 comme * Sabellius; » et ils demanderent ä l'empereur de l'envoyer dans son u.
v °' pays et, ä sa place, firent eveque Euzoius, le defenseur (ouvTfyopo«) i'Arius, qui
l. l'rov., vili, 22. — 2. Le grec porle et« tiyo,-, Tböodoret, HM. eccl., II. :tl (los taehygraphes).
3. Cf. /'â– 0., t. V, p. 283.
[47] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 223
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avait ete anathematise avec lui par Alexandre. Tout le peuple, qui etait
orthodoxe dans la foi, se separa et se reunissait dans l'eglise des Apötres,
qui est dans la ville appelee « (la ville) vieille » ; et, apres les pieges
qui avaient ete machines contre Eustathe digne de toutes les louanges, il
5 supportait la rage des Ariens, en attendant un changement en mieux. Au
sujet des ecrits que (les fideles) avaient composes ä l'adresse d'Eusebe de
Samosate, pour ne pas etre repris, ils dirent ä l'empereur de le faire venir.
Lorsque l'empereur lui eut fait dire, sans qu'il voulut venir, il lui envoya
(annoncer) : « Qu'on lui coupe la main droite ! »Apres qu'un messager (y)
i° fut alle et qu'(Eusebe) eut entendu cela, il etendit ses deux mains, en disant :
« II vaut mieux que celles-ci soufl'rent le dommage et que je ne donne
pas cet ecrit'. » Apres un (certain) temps, Melece revint d'exil et finit sa
vie ä Antioche.
IX. — Histoire des actions du bien heitre ux Athanase et quels maux il endura
15 de la part des Ariens du parti de Theognis et d'Eusebe.
Le bienheureux Athanase, l'eveque dC Alexandrie, des sa jeunesse, grandit
dans la science de la religion ; il etait assidu ä mediter constamment dans la
science des Livres de l'Esprit et, parce que sapensee etait placee sur le canal
1. Thöodoret, Ilisl. eccl., II, 32.
10
lol. 11/
r°.
224 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [48]
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otiVLfcf Uo.z.1 laal\; Jjoi .po/ Jla_a-^ ,-io >*.*jU/ ,.» ^--; oot .Jj^aj»;
de la pietc, eile ne fut pas brulee par rincendie de l'attaque des heretiques
et son esprit ne fut pas refroidi dans L'amour de son Maitre par le froid du paga-
nisme; c'est pourquoi il presentait constamment devant Dieu, comme des
oll'randes, les fruits de sa purete d'esprir,. De memo quo le bienheureux David
fut surnomme le coeur de Dieu, parce qu'il avait detruit les ennemis et fait s
approcher les familiers ä qui il fit acquerir la scienee verkable, ainsi le
bienbeureux Athanase, qui detruisit les heretiques et ferma la bouche des
pai'ens, merite de (lui) etre compare ä cause de cette ressemblance. Rufin ecrit
ä son sujet en ces terines ( : « Lorsqu'il etait enfant, il avait coutume de jouer
avec ses camarades ä un jeu ecclesiastique que voiei : tandis que les autres io
s'adonnaicnt aux delices seculieres semees par Salon dans le monde, il placa
ses camarades et en mit quelques-uns ä la place des pretres, des diacres et
des sous-diacres et, lui, il sc reserva de s'installer sur le trüne des eveques
foi.114 iVMr.ramlrir. * Un certain jour qu' 'Alexandra l'övöque d'Alexandrie möme,
'"■homme emule des Apötres, passa pres d'eux et vit leurs faits et gestes, i-,
lorsqu'il leur eut dcinande c.e qu'ils faisaient et a quelle place se tenait chaeun
d'eux, ils lui apprirent la chose; et lui, pousse par la grace, il ilil que,
selon l'ordre du jeu & Athanase, il devait diriger le gouvernement de 1' Kglisc
l. Socrale. Hut. eccl., I, i">.
LO
[49] IX. - HISTOIRE DU B1ENHEUREUX ATHANASE. 225
(I^jOi.. t o<N,-a>..AV^o .t-^'pj ,_ko^ L,j, i mi\; U^i (toJV- 5 «-^ -.vm » m»l/i
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yj JJL~ ^o .^ota^-aaii o/ .J.JÜ/ «.jls >«!,» Na yO-i/ J.xm_i; .Lipo t-^3; )-=>.?
:^|_o ^«.i ^*.ao| "^.a.,00^0 :J->Ou-*i >o;/ J^.aj ^.i_oo\; ^-/o .j-*po
d'Alexandrie. Aussitöt il l'amena ä l'eglise et le fit aussi diacre. Lorsque le
concile de Nicee se reunit et qu Alexandre y fut demande, il emmena le diacre
avec lui; quant ä ses repliques et ä ses reponses tranchantes comrae desglaives
aceres, ceux qui les ont vues ou en ont ete frappes peuvent les rapporter. »
6 V r oilä ce que Rufin (ecrit) sur lui.
Apres qu Alexandre, selon l'ordre de la nature, eut fini sa vie, ce saint
tut ehoisi pour l'episcopat d'Alexandrie. Son gouv.ernemeut de l'Eglise n'avait
pas lieu d'apres le calcul humain, raais d'apres l'Esprit de Dieu ; autant les
familiers admiraient son humilite, autant tous les heretiques murmuraient et
io gemissaient ä cause de sa duretö, comme les demons devant Notre-Seigneur
et les Apötres. En effet, il tenait un glaive et un bouclier pour preserver
par celui-ci les familiers contre les traits aigus des ennemis et pour detruire
et perdre par celui-lä les mechants morts (ä la gräce). II etait non seulement
un pere pour les orphelins et un juge pour les veuves, mais aussi un sauveur
13 pour les opprimes, et par sa misericorde il imitait Dieu. Lorsque Satan vit
que ses perfections surpassaient Celles des autres, il voulut (chercher) s'il
etait possible peut-etre de les rendre odieuses aux yeux des hommes ou de
lui faire perdre la vie, s'il se pouvait; et, de meme qu'il avait engage la
J»ATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 15
226 BARHADBESABBA ARBAIA. - HISTOIRE. [50]
(^ioi ^o ,.3 )\ ^.pV ^.j ^-^Öl .joi^Ss fcCS— J ^_*> -Oi*JO,-Q^J .yOOi-ODVaS
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.J^Vvs >*^a_* ^5 ,^c»t .o«u {-soij j- Xs o p l yintp o^^-. Jjo*x^9 oau-
1. In marg. V»ia*i»3.
10
guerre contre la maison d'Adam ä l'aide du serpent, contre Abel ä l'aide de
Cain, contre les prophetes ä l'aide du peuple et contre Notre-Seigneur et
les Apötres ä l'aide des mechants d'entre les Juifs, de merae il prepara contre
ce saint la troupe — (comparable ä celle) de Jezabel — du parti de Theognis
de Nicee et d'Eusebe de Cesaree avec leurs sept compagnons,. pour l'arracher -,
peut-etre par leurs ruses ä la religion. Alors que ces impies, depuis le com-
mencement, etaient malades de l'opinion VAnus et que le concile de Nich avait
prononce l'exil contre eux, ils donnerent un libelle de retraetation, avec cette
• roi. lu ruse qu'en entrant * dans l'Eglise ils pourraient peut-etre souiller d'mie autre
v °' maniere l'opinion des fideles. Aussitöt qu'ils furent recus, parce qu'ils avaient 10
beaueoup souffert d'(Athanase) ä Nicee — car il avait mis ä nu leur erreur plus
que les auti-es — ils entreprirent une grande guerre contre lui. Ils invente-
rent d'abord cette ruse : ils allerent tromper l'empereur, pour perdre le saint,
de la maniere suivante' : tantöt ils disaient quAthanase avait ordonne* aux
Egyptiens de lui apportcr en tribut des vetements de lin pour son Eglise, 15
et tantöt ils dirent qu'il avait use de fraude contre l'interet de Pempire et
qu'il avait donne un colTre (Y^wfffföxopv) rempli d'or ä un adversaire de l'em-
pereur nomine Phildmon. Quand l'empereur eut entendu cela, il lui com-
1 Cf. TlxSodoret, llist. eccl., I, 2G. Nolre auteur iri sult pluU'it Socrate, /list. crcl.. I. 27.
51] IX. — HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 227
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■**J>!J./ t_a ^-.; v(T> ,. ffljJL/ .vfiooJKict^ .«^cla; ^— ) » » « t> ot-^a^ K_/ ^a
manda de venir lui-meme se defendre sur cela. Apres qu'il fut alle, qu'il
se fut defendu sur cela et qu'il eut mis ceux-ci dans le parti des coupables,
(Tempereur) l'envoya ä sa ville avec grand honneur. Mais seulement ces
sages ne furent pas satisfaits par lä; car un mauvais arbre ne peut pas pro-
5 duire de bons fruits, de meine qu'un bon ne (peut en produire) de mauvais.
En effet, ils exciterent Tempereur ä cause de lui, pour qu'un concile se reunit
ä son sujet; Athanase, (disaient-ils), commet beaucoup de maux que les Peres
seuls peuvent apprecier' : il a tue; il participe aussi ä l'adultöre; il a meprise
l'Eucharistie; il a ordonne de faire brüler les Livres saints dans le feu.
io C'est merveille comme la cithare s'est soumise au chanteur, et l'art ne
peut pas soumettre ä sa volonte meme ces instruments muets autant que
ceux-lä s'etaient soumis ä Satan. Apres que le concile se fut reuni et
qu' Athanase eut ete aussi appele, ils machinerent contre lui des ruses artifi-
cieuses dont voici l'une 2 : ils amenerent, en effet, une femme qui consommait
15 sa vie dans laluxure; et, quand eile fut entröe devant le concile, eile semit
ä crier impudemment : « J'ai promis de garder la virginite et, malgre moi,
Athanase m'a violentee et m'a fait concevoir. » Lorsqu'elle eut dit cesparoles,
le saint entra, ayant avec lui un pretre nomine" Timothee. Athanase, somme
1. Litt. : « supporter ». — 2. Theodoret, Hist. eccl., I, 30. Cet incident est räsume par Mari, trad.
Gismondi, Rome, 1899, p. 10. Voir aussi P. 0., t. IV, p. 24U.
fol. 115
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228 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [52]
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de se defendre sur cela, so tut et fit signe ä Timothee d'interroger ä sa place.
Alors Timothee commenca par lui dire : « Est-ce moi qui t'ai janiais rencontree,
♦fol.iir. 6 femme, * et qui suis entre dans ta maison? » Et eile se mit ä crier et ä
montrer le pretre du doigt : « G'est toi qui as pris ma virginite' et c'est
toi qui m'as depouillee de ma purete. » Cette femme ne conuaissait pas r,
Athanase et ceux qui l'avaient amenee en eureut honte et la (irent sortir de lä.
Et ils crierent : « Nous avons contre lui d'autres aecusations qui ne peuvent
pas etre refutees. » Un homme nomme Arsene, (qui etait) eveque, s'etant trouve
en faute, le bienheureux Atlianase le soumit ä la loi et le chassa de TEglise.
Lorsque la troupe des Ariens l'apprit, ils soulllerent ä Arsene de ne pas paraitre 10
et ils machinerent ceci : « (Atlianase) l'a tue; » et ils couperent une main,
l'envelopperent d'un linge et la conserverent et ils l'accuserent en ceci :
« G'est la main d'Arsene qui a etö tue\ » Dieu, qui ne se detourne pas de ses
faniiliers, mais les protege, fit, a ce moinent-lä, veni'r dans la ville celui qui
avait etetue; et lorsque les faniiliers d' Athanase l'eurent trouve, ils l'emme- 15
nerent et le garden^nt cliez eux. Le lendemain, les partisans de TMognis pri-
rentla main, dans le concilc, im disant : « G'est la main du tue. » Athanase leur
dit : « Y a-t-il panni vous quelqu'un qui eonnaisse Arsene? » Tous crierent :
roi. ii6
V*.
[53] IX. — MISTOIRE DU BIENIIEUREUX ATIIANASE. 229
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1. In mar«. 6<M.». — 2. Pour ow «-;-*/.
« Nous le connaissons. » Lorsqu'il en eut donne l'ordre et quArsene fut venu,
il le prit devant tous et dit: « Voici (d'une pari) la main d'Arsene; et voilä
(d'autre part) que son Maitre lui a cree" deux mains et voilä qu'elles subsistent;
ne reclamez pas une troisieme main; mais que ceux qui la detiennent rendent
t> compte de celle du tue ! » Comme ils avaient rougi la premiere fois, ils rougirent
encore de cela et s'enfuirent avec leurs mains sur leurs tetes. A cette occasion,
le saint cria ' : Ils m'ont enveloppe et m'ont entoure; au nom du Seigneur, je les
ai aneantis; ils m'ont entoure comme des abeilles et se sont eteints comme im
feu d' herbes seches. Ce sont les fruits de l'envie contre les familiers (de Dieu).
io Avez-vous vu les abominations que commirent les Ariens. Retournons
encore en voir de plus grandes que celles-ci; car les artifices ne manquent
pas ä Satan : Ils semerent le vent et ils moissonnerent la tempete 2 , et le feu
les devorera; en verite, malheur ä leur äme! parce quils se sont prepare
des maux; ils ont aigri le juste beaucoup 3 . Comment ? Un homme de
15 mauvaises mceurs, nomme Ischyras (Anesikörös), empieta sur les mysteres
divins 4 ; sans avoir regu la pretrise, il repandit sur lui-meme le bruit qu'il
etait pretre — * il demeurait dans la region d' AlexaMrie — sous pretexte *,foi. ns
qu'il avait dejä ose faire meme ce qui convient au pretre. Comme (cela)
ne resta pas cache ä Athanase, (celui-ci) envoya le pretre Macaire pour voir et
1. Ps. cxvn, 11-12. — 2. Os6e, vm, 7. — 3. Isaie, in, 9-10. — 4. Cf. Socrate, llist. eccl., I, 27.
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230 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — IIISTOIRE. [54]
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examiner l'affaire. Lorsqu'(Ischyras) entendit (dire cela), il quitta (les lieux),
partit et alla se refugier dans Ia troupe des brigands du parti d'Eusebe.
Quand ils eurent appris que l'homme adherait en tout ä leur volonte, ils lui
promirent le dogre de l'episcopat, s'il pouvait calomnier Athanase, et, lorsqu'il
eut dit qu'il le pouvait, ils reunirent im concile; car ils penserent que par 5
la deposition de Macaire Athanase serait aussi condamne. Parce que le
concile ne voulut pas approuver l'iniquite, Athanase monta aussitot pres
de l'empereur. Ils signercnt avec audace sa deposition et ils machinerent
encore ceci contre lui : « Athanase a fait en sorte que le froment ne inonte
pas ä Constantinople ; » et, ä cause de cela, l'empereur lui ordonna d'aller 10
en exil. Voici les parolcs d'Ischyras (Anesiköros) devant le concile : « Lors-
quc Macaire est venu pres de moi, il s'est precipite sur l'autel, ila retourne la
patene, il a verse le calice et il a fait brüler les Livres Jans le feu. »
Athanase dit : « Qu'on voie d'abord ceci : s'il a bien recu le sacerdoce de
quelqu'un! » Comme ils ne purent le (montrer), ils machinerent contre lui LS
la ruse du froment.
Apres qu' Athanase eut ete jete en exil, ils firent evßqne, ä sa place,
Georges l'Arien et l'envoyörent ä Alexandrie — c'etait un liomme en qui l'erreur
iles, Ariens avait produit une souillure et il fit endurer a A lexandrie beancoup
de maux que nous citerons ensuite. — Lorsque les fidelesse furent soulcväs et 20
1(1
[55] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATIIANASE. 231
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> t i WS J J.y .jw.a yoü^ie ot\,.; ^-Nx )io- 1 -^ s -»ö; .Joöt ). M ,saA; ~_./ ai.; .
ou^^,; l^fiootf^us as j ' .m. ^o p •. v asla\ J-fcot ^a^ Jjls» .po/ oolo .to>> M I/
JKa^o^d ^o JiKX^ot Jlct m . ->t jJLo ^ JjlSc .J^cuJ^«,
1. IsoowV» Ms. — 2. Iw Ms.
que Georges eut ete tue selon la juste retribution de sa faute, alors Athanase
retourna aussitöt k sa place, avec la permission de Jules (Iouliös), l'eveque de
Iiome; et, dans sa lettre, il ecrivit ainsi aux fideles d' Alexandrie ' : « Je nie
rejouis avec vous, mes freres, qui avez vu de vos yeux les fruits de votre
foi, ce qui a ete accompli par mon frere et mon serviteur 2 Athanase, dont le
retour pres de vous (a lieu) ä cause de la purete de ses actions 3 et ä cause
de vos priores. » Et, peu apres, il dit : « Je dis encore que vos ämes sont
dans une foi invincible* et je me rejouis aussi avec 5 Athanase, mon frere;
et, bien qu'il ait endure de nombreux maux, il n'a pas oublie, füt-ce pendant un
petit moment du temps, votre afi'ection et votre araour pour lui. Moi *f i.ii6
aussi, mes amis, je ne pense pas qu'une teile epreuve qui s'est elevee
contre lui ne devienne pas comme (un sujet) de louange ; car sa propre foi
et la votre a ete ä la fin connue de tous. » II dit encore : « II est retourne
maintenant pres de vous, fortilie par la confiance de sa volonte saine, et
15 il est retourne en possedant une gloirc plus grande que la premiere. »
Teiles sont les paroles de la lettre et tel est son but; car eile s'allonge en
un grand nombre de lignes. L'empereur Cqnstantin (Constance) aussi, pour la
cause que j'ai dite, ne le recut pas volontiers; car il fut contraint par Constant,
10
i\
1. Gf. Socrale, Hisl. eccl., I, 23. — 2. Kai (juvemixönou [iou. — 3. To-j ßiou. — 4. 'AxaTajiaxYJTDu; ev t$
TriffTei. — 5. Suy/aipw. — 6. OOx aSo^ov.
10
232 BAHIJADBESABBA 'ARBAIA. — IIISTOIRE. [56]
>..ota,« \ Vni JJj oot v /» . Lvsocxm J^ls.^0 *jx>a^coa.o ^o ^u±U )?c+\ i..^. bo^>.
Ji-i^v/ k^l os.\ oK_so .^^ ; ,— ^\oi.ao ,oml3J v-i »'^J J-si-XL^ -..m . m ilJJ
• J ii i mvi » joou* yasas'/ «-o- : 3? oöi L/^coiol; .)iJ\m yc r £i )*öi .».cn . -i rmo/ Js^jm
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-|<V*? -»oio ^^ ^o J-i-»V/ ^o r<\ •>(•> n\ ^|U|i LlL^o . • ) A »,-D; ch^co cuöt
jJL* ^.y^.j-5 t-»-^ il -J-'^-3 joCSS K^.~,-S OULäJ OQ_./ ) I -Y\l l(Xiö K S« Lid
1. IsoiWi» Ms.
I'empereur de Rome, ä ce point que, s'il ne recevait pas Athanase, il eüt
ä se preparer ä la guerre 1 . (Constance) eut peur de ces (menaces) et ccrivit
ä (Athanase) trois lettres 2 pour qu'il revint rapidement ä son siege. Le mal
n'en resta pas lä, mais machina ceci devant I'empereur par le moyen des
partisans d'Eusebe : « Athanase prend pour lui la nourriture que votre pere a 5
ordonne qu'elle appartiendrait aux pauvres; » et I'empereur ordonna qu'il
mourüt. Lui, il s'enfuit et se cacha quelque temps. Ensuite, premierement ä
cause de Jules (Iouliänös) et, en second lieu, ä cause de Constant, il occupa son
siege. Apres que Constant fut mort et que I'empereur d'Orient eut pris les
deux provinces, sur l'accusation des Ariens, I'empereur ordonna qu'il füt tue, 10
si on le trouvait. Une fois qu'il eut appris ce qui avait ete prononee contre
lui, il s'enfuit et se cacha — comme il en avait etö instruit par une revelation
divine — pendant six ans, ä Alexandrie meme, chez une vierge parfaite,
alors qu'elle avait soin de lui pour tout ce dont il avait besoin. Apres que
Constance fut mort et que le Seigneur l'eut delivre de son affliction, il ir>
vint alors ä l'eglise, se montra aux iideles qui y etaient et dirigea son Eglise
comme auparavant. Teile fut la vaillance du saint et la Jalousie qui fut
excitöe contre lui par les Ariens, les ennemis de la veritr. A l'exemple du
bienheurcux Job, son Arne demeura dans la piete; car les souffrances qu'il
1. Cf. Socrate, flisl. eccl., I, 22. — 2. Ibid., I, 23.
10
fol. 11«
V*.
[57] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 233
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Jen? .o^ V^o/o ,vm . m il/ L^-^° J- 3 ^^? •*-*?/ , , *t— V P °oi° -y^^'l .J^V So °<
endura ne sont pas moindres que Celles du bienheureux Paul; et c'est pour-
quoi une couronne lui est preparee comme ä (celui-lä), En effet, nous ne
racontons pas tout ce qu'il a endure, parce que ce n'est pas notre but; mais
(nous voulons) montrer par quelques (traits) deux choses : l'iniquite des
s impies et les belles actions des familiers.(de Dieu). Gar, bien qu'il y ait * dans * fol. nc
ce monde des justes ä qui il arrive selon la conduite des impies ' et des
impies (ä qui il arrive) selon la conduite des justes, cependant ce n'est pas tout
simplement qu'ils se rencontrent; on ne connaitrait pas, en effet, la mechan-
cete des mechants et l'amour des justes pour Notre-Seigneur et la juste
10 remuneration des uns et des autres, s'il n'etait pas permis ä cela d'arriver ici;
et de meme que l'amour du guerrier pour son maitre se reconnait dans
la guerre contre ses ennemis, ainsi les familiers (se reconnaissent) dans la
guerre contre les ennemis.
Citons encore la guerre qu'il engagea contre le paganisme. Apres que
15 Julien, l'empereur paien, eut succede, il suscita un grand trouble contre
l'Eglise et, ä cause de sa mechancete, il donna au gouverneur d'Alexandrie
des ordres au sujet d' Athanase et chercha ä le perdre. (Athanase) commenga
par fuir sur la mer et le (gouverneur) se mit ä le poursuivre 2 . Lorsqu'il voulut
ensuite l'atteindre, Athanase, par ruse, retourna son navire du cöte du gou-
20 verneur et celui-ci, ne le connaissant pas, dit : « Ou est arrive Athanase? »
1. C'est-ä-dire : « il y a en ce monde des justes qui sont malheureux comme ne devraiem l'etie
que ceux dont la conduite est impie. » — 2. Cf. Socrate, Hist. eccl., III, 14.
v\
234 BARHADBESABBA ARBAIA. - HISTOIRE. [58]
.^l o^ . ^ Il lMii ; vO^Kjü; *s/ JJ/ .u^ii ooio .JVo_aL.fi 1^____ yO»jJ J;o'P>o;
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aus >ä^.;ll/ Ji*^» ^^^ •• sjL T^ ^n»«>»U i«^> j-t** ^.; ^-L^ot p 10
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:J*.», inm\ JI ^aia; L^xi Jj^io sm.No w-po/ v-^ JJ .öu^Q-flO yj>'i IAjo
)1o°io nm°>/ ^.; ^ä'j A - ^e; Lv^ vm . rn il/ la\; JJV. 1 ,,V) ouscu* ^2oo
Et (Athanase) lui dit : « Voilä que son navire est devant toi. » II dit aussi
ceci : « C'est un nuage et il passe. » Apres qu'il fut entre dans sa ville, il se
cacha dans le tombeau de ses parents pendant quatre mois. A la fin, lorsque
les Ariens eurent entendu cela, ils dirent' : « Les rebelies habiteront les
tombeaux; » et il repondit : « Mais (il est dit) aussi : Ceux qui sonl dans les 5
tombeaux raconteront ta bonte; et encore : Ceux qui sont couckes dans la pous-
siere s'eveilleront 2 et loueront. » Et, parce qu'ils lui avaient reproche d'avoir
fui, il dit : « Moise permit qu'il y eüt des villes de refuge'; David et Elie
eurent recours ä la fuite; Paul se sauva dans une corbeille au temps de la nuit;
Notre-Seigneur aussi et les Apötres fuirent parfois les Juifs. Car il est ecrit : 10
Laissez la place ä la colere'' ; et : Tu ne resisleras pas au fleuve dans son inon-
datioi ni ä fhomme en son temps 6 . » Les hommes diserts admirerent combien
isa) sagesse connaissait de preuves veritablcs.
Lorsque cela fut ainsi arrive envers Athanase, un graiid trouble fut suscite
dans la ville et alors l'empereur ordonna qu'il dirigeät sa ville sans crainte. ts
Des lors et apres, c'est cn (toute) tranquillite qu'il en ge>a- l'affaire; car
Valens, l'empereur impie, n'osa pas entrer ä Alewandrie, ä cause de l'amour de
la ville pour Athanase, jusqu'ä sa mort. II gouverna l'episcopat durant qua-
rante-six ans. Ces (traits) relatifs ä Athanase jusqu'ici suilisent.
1. Cf. Ibid., III, 8. — 2. Cf. Ps. lxxxvii. 12; I)an.,xn, 2. — 3. Nomlires, xwv, 11. — '.. Hom., xn, 19.
— 5. Cf. Eccli., iv, 32, et llistoire el sagesse d'Ahikar V Assyrien, trad. F. Na», Paris, 1909, p. 181, n» 38.
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1. Les lettres >=« au bas de la page marquent la fin du douzieme cahior. Au bas de la page
suivante, les lettres v^ indiquent le commenoement du treizieme cahier- — 2. U^=fc>aso Ms.
X. — Quels maux Georges V Arien fit endurer aux fideles d'Alexandrie * et *foi. U7
sur le genre de sa mort de la part des fideles. ' '
Au sujet des maux qu'ä Alexandrie les orthodoxes endurerent de la part
des Ariens, il faudrait (recourir) au bienheureux Jeremie et ä l'ecrivain
5 Josephe; et peut-etre cela leur echapperait-il, et ä l'histoire et aux lamentations.
Car ce que, dans la souffrance de son coeur, sous forme de lamentations,
le prophete a dit de la destruction de Jerusalem, il nous faut aussi le
dire de meme des fideles & Alexandrie : Qui a fait que ma tete soit de Veau
et mes yeux des fontaines de larmes ? J'ai plenre jour et nuit sur les tues de
lo la fille de mon peuple' . II y avait, en eflet, lä un chätiment de la part de Dieu
et ici une erreur satanique qui travaille parmi les fils de la desobeissance.
Car, apres que le bienheureux Athanase se fut ecarte de la ville par crainte de
lempereur, la troupe et la reunion des voleurs du parti d'Eusebe choisirent
Georges, homme revetu de l'Esprit mauvais, et l'envoyerent lä pour eveque,
15 ahn de relever l'opinion des Arimanites.
1. Jer., ix, 1.
10
236 BARHADBESABBA 'ARBA1A. — H1STOIRR. 00]
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Jja-/ •JK.f.^N ^j/ 'ao'i jüLSot :»;Kji/ J^uoo,°inN ^oI\\ v oou^o< oöt
1. Pour ow uai.
En ve>ite, ce que le sage a dit : L' 'komme perfide suscite la rixe' ; et :
L' komme impie et gourmand n'est pas rassasie 2 ; ear il dilate son dme eomme le
Seol et il n'est pas rassasie comme la mort 3 , convient ä cette histoire. En efiet,
si la parole du Seigneur est vraie 4 : Celui qui versera lesang des hommes, son sang
sera verse par les hommes; combien plus (le sang) de celui-ci (sera verse) ; car il .">
n'en a pas perdu un petit nombre, mais beaucoup, et jusqu'ä l'ordre (ray^a) des
pretres. En eflet, bien qu'il possedät l'apparence (a^vijKx) de la piete et apparüt
sous l'habit des brebis, il etait eloigne des deux; (il etait eloigne) de la
force de la piete et, ä l'interieur, il etait un loup qui etrangle. Nous appren-
drons quels sont les maux qu'il a commis 5 , par la parole A'Athanase qui et les io
cndura et etait present lorsqu'ils eurent lieu. Car, dans le traite d'apologie"
sur sa fuite, lebienheureux Athanase raconte en ces termes inemes 7 ce qui est
arrive' lä : « Ils vinrent, en eilet, ä Alexandrie ceux qui voulaient me mettre ä
mort; » et il y eut d'autres choses pires que les premieres; car les Romains 8
entourerent subitement Teglise de tous cötes et on entendait de\jä les voix 16
fol. ii: * de ceux qui excitaient la guerre en place de la priere. Mais lorsque Georges
— qu ils y avaient envoye de Cappadoce* — fut entrö durant le jeüne des
quarante (jours), il augmenta"' les maux de la maniere qu'il devait l'ap-
1. Prov., xv, 18. — 2. Cf. Prov., xin. 25. — 3. Hab., n. B. — k. CA. Mallh.. xxvi, r>2. — 5. Socrate,
llist. eccl., II, 28. — 6. 'Ev T(;> önciXoYilTixü) \6ftp. — 7. Krri )ie|iv. — 8. ETprri<T>Tai. — 9. Lire : ^» v oouae»
Uoo>Sß 4 7iip'oütwv ex Ka7i7ta6oxi«. — 10. Hü5t)uev.
i
[61 X. — GEORGES LARIEX. 237
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I, \$jcaZ*$jS Ms. — 2. >a>-$&fiü Ms. In marg. uK^^^aell. _ 3. | i.fr "n n -» «> Ms.
prendre' d'eux. En elTet, apres les sept jours de la fete des Azj'mes, les
vierges etaient conduites en prison, les eveques venaient dans les chaines
par l'entremise des Romains, les maisons des veuves et des orphelins etaient
pilloes, les maisons fermees, sans leurs maitres, etaient ouvertes, les freres
• r > des clercs 2 enduraient des maux ä cause de leurs freres; et il n'apparaissait
que des maux dans ce qui avait lieu. En effet, apres que le peuple cut jeüne
la semaine qui suit la Pentecöte (nrevTYixo<mf) , il sortit pour prier au cimetiere
(xoi(x-/;TTf)piov), parce que chacun se detournait de la communion avec Georges
I'Arien. Lorsque l'impie et le mechant l'apprit, il alla exciter 3 le general''
10 (ffTp*TiriX«TTfi;) Sebastien, qui etait de la secte des Manicheens. Alors celui-ci ainsi
que beaucoup de Romains avec lui, les epees degainees et les arcs tendus, sor-
tirent, en ce jour da dimanche, contre le peuple ; ayant trouve peu de monde en
priere — car la plus grande partie du peuple s'etait retiree, parce que l'heure
etait passee — ils firent des choses telles qu'il convient qu'elles ne soient
lr> faites que par eux. En eilet, ils allumerent un grand feu et des environs
amenerent aupres (de ce feu) des vierges et (Georges) les contraignait de
force ä dire : « Nous sommes de la secte du parti d'Arius. » Comme il voyait
qu'elles vainquaient dejä sa mechancete et qu'elles comptaient pour rien le
1. Mt|j.a6r)xe. — 2. Litt. : « du clerge ». KXripixüv. — 3. Dapo^üvei.
toi. iis
10
238 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [62]
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^_oo ^*i v_o ^_o V-*-^. Jf—^o .looi ),._L!S._o v oot-«_N-v J^->)v_J^-> .yootio » > ■->;o
1. (1 supra lineam.
feu de sa menace, il levait le voile de leur visage et il les frappait au visage,
au poiut qu'apres un temps non court c'est a peine si on les reconnaissait
par leurs ligures. II prit, en efTet, quarante hommes et il les lourmenta aussi
par de nouveaux genres de flagellations ; car il fit apporter des verges qu'ou
venait de descendre d'un palmier et, comme il y avait beaucoup de rameaux, s
il faisait par lä tomber la chair de leurs dos, au point que certains d'entre eux
furent plustard operes des bois quis'etaient fixes en eux et que d'autres, qui ne
supportaient pas (ce supplice), moururent meme. Ensuite, tous ceux qui res-
terent, hommes et vierges, qui vöcurent et ne moururent pas, il les envoya
fol. iis tout a coup en exil'. Quant aux corps * qu'on vit etre morts, au common- lo
cement, on ne permit meme pas de les donner ä leurs parents; mais on les
jeta sans sepulture dans des endroits Caches, en pensant que, par cette dure
cruaute, on les ferait oublier. Cest lä, en efTet, ce que firent les heretiques
dans Tegarement de leur cceur; car comme les parents 2 des morts ne se
röjouissaicnt pas peu de leur martyre pour Dieu, mais etaient tristes de ne i .
pas trouvcr leurs corps, c'ctait surtout sur eux que tombait le bläme de leur
impiete et de leur möchancete. Aussitot, en elTet, dÜEgypte et de Lybie iis
1. Le grec ajoutc : « ;'i la grande Oasis ». — 2. Oixttoi.
1"
[G3] X. — GEORGES [/ARIEN. 239
■. v oj/ o£)m J^.)',-»^ )~L3Ö(o , |ianm >t Xo \mn oyL»JJ Ja. . ii ' o ^00 .vflpg.o' t j>o\o
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J..O001 .^v-*-^; U'IX-^si )i mvirt ..o U&«o 'Jjlo/ >m . ^jo-fc^ K-«^i )1ojl3'^o
^soi • .o&Owio ^^ldq^ ^a-oi lp°t-^^/° :|^ö^? J-»t^>f^o J-^'J--^ °o« "^ >< V?
1. l^siiS. Ms. — 2. |Vaiuo<^o Ms.
envoyerent en exil des eveques : Ammonis, Moise, un autre Ammonis et Ma»r,
et parmi des pretres : Hierax et Dioscore. Ils les persecuterent si durement
que certains d'entre eux moururent en route et que d'autres (moürureirt) en
exil, apres y etre arrives. Ils mirent aussi en fuite plus de trente eveques;
5 car ils avaient, comme Achab, la preoccupation de detruire la verite entiere-
ment, s'il etait possible. ,
Ici, je pense, s'est accomplie la parole de Notre-Seigneur qui dit : Une
heure viendra oii quiconque vous tuera croira faire une offrande ä Dieu; et ils
feront cela, parce qu'ils n'ont connu ni mon Pere ni moi '. En verite, les Arima-
10 nites n'ont connu ni lui ni son Pere et ils n'ont pas ä discuter ä ce sujet;
car ce sont lä les (paroles) des lettres d' Athanase, par lesquelles il fait con-
naitre la mechancete et la perfidie du parti de Georges l'Arien et l'affection et la
constance des familiers dans la verite. Gar ils se prirent pour modele le Baby-
lonien sans Dieu et sa cruaute envers Jerusalem; de meme que celui-lä s'at-
15 taqua ä toutes les classes, de meme, eux aussi, ils deshonorerent les femmes
sur les places publiques et les vierges dans les faubourgs d'Aleaoandrie. Car
la punition de Georges ressembla aussi ä celle de Nabuchodonosor ; de meme
que cet insulteur des nations tomba ä terre et que le Seol s'attrista ä son
entree 2 , de meme, pour Georges, Dieu souleva les fideles d'Alexandrie contre
1. Jean, xvi, 2-3. — 2. Isai'e, xiv, 9.
toi. IIS
V".
240 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HIST01RK. [64]
. -NA*.. Imtin,; J„oia_. ^-./c • .» « i V»
rsfAvxln .^-'^^ ^rdijnr^ mim^W Ja. .Tjao^vu-n
) . .v^o^/. * J;J.J "^-^ > ^* iw J . n » i >Ot-^-a j.3o-am.3/ Jooi vai-mjjo/
■■•n --, 'r> jj ^o ..a-.K.*/ j-iov^ )-«-.»/ .o&» Jooi K*l ).a^..^o j;o'po Lu^i* oöi
) .«\ . ft . i{« j_^co»aa_3 >v oo£^o yoouio ) n .y\ r> ^.ota^lo/ Laönrn »/ ^o ju/
• .oj^ ooot > ^o';j JJ ^o^eus; ^-^-/ ^>» )K^*o ö£o ^io j_a^. ool oc*o
y
)>!*.» ^*i\ .Joe* i-^J-* 1 ? llflUfcScua Joot v^^» Jl^ilkioo Jooi V^'f* J'J— **^*
ypo'/; ^>.-/ .joot JLoUS JJU ^JiO V-^v JLä/ .Ot^.9 tm..*4D*Ot\ ^abwJu JJ; )oO(
lui et ils priverent ce mechant de Ia vie et Athanase retourna a sa place.
Ici s'est accomplie la parole de David qui dit : Ne parte pas envie au.v mechants
qui fieurissent pour un temps, parce qu'ils se dessechent bientöt comme les foins et
se (letrissent comme 1' herbe verte'.
XI. — Sur Eudoxius V Arien et quels mau.v ü fit endurer uux fuleles :,
d' Antioc he 2 .
Eudoxius, qui avait un esprit rebelle et mauvais, etait eveque ä Germa-
roi.ii8 nicie, ä cöte du pays * de YEuphratesie. Les Ariens le firent venir et, quoi-
qu'aueun eveque ne füt present, les clercs l'introniserent d'eux-memes sur
le sirge d'Antioche; et lui, encore en dehors de tout droit, il se precipita sur ce
qui ne lui revenait en rien, pour apparaitre au-dessus des chefs de la grande
ville, au profit de sa möchancete; peut-(Mre (les Ariens) pens<'>reut-ils qu'il y
avait ainsi une utilite surtout pour ceux qui recherchaient leur mechancete.
II injuriait les homraes libres et il l'aisait des choses hontouses ä cause des
coups dont il flagellait quiconque il voyait ne pas approuver son heresie.
Gar il n'avait pas egard aux feinmes qui disaient la honte de leurs actes; mais
v°.
in
1.-.
i. Ps. xxxvi, 1-2. — 2. er. Theodore!, Hist. ecet., n. -.;■'>; Bocrate, Hut- eccl., II, vj.
65] XI. — EUDOXIUS L'ARIEN. 241
Jilso^» -^*.oU0 JJljJJo Jooi i-ijiio o.^ .^-ö|\ JJ/ .^oj.*.J^acD> JIoj.^3l.a s-öot
.JLÄ^i jJöaflo/ laio^ Jt^\ yOoC^ Jooi ^^Xio >3l^.L, :ji.Va~a «Ikapoa
Jls/ ».3 <v ooi^.3K.Jl^ iio^ vooiiaa^ jooi Jl'^o -vO*.^/ ^V ^^io^-io ,.3
Jooi f>,iio JjLOÖt JJ/ Jooi J^mAso J,.-*:!^ J.*ai Ai\i ^-io» .-ot Jftoo^
r, ).»i\ J^o; ^-io jJo JlVa.-, ^.io jJo J-,.^3 ^o JJ Jooi lous JJ p -vooi^
. i - y>l* :)t~*as -öoi ^.Lo JLjlo ^ioo :>-Sot ^auk.!^ JJ.otK.«.^ai>» ^^</ ^-j
ya-Joi ,-äo ^\ -öot ^*t* yooK-^xys JJ j^-^^» J^j'^3; Jjl^i^o :Ji.Vo.~
.^-otkjwÄLsl JJ-«^-* t 3 -V*"^ v *^^ 10 -J^ä.». a^3 vt .^jl^.j; .^jä -.^.oC^..}
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J,o_o_i '^ä JIojoiä Jooil; ..Jl^; JLi.»I ^.\ öiio» v— iJLiolj 6ü^ Iv-ajio
öw.1^. /; JlpXo .Jooi »_3u^ J^ö/>3;J.VjJ .-Jau.£oJl J.IOI ^.\öi ^-»/»o .Jj-».J ^OQ.^i
is .J_^io^; JJ^>V- Jt -^° .ö*-*t- :aLi \ J -.J^-°i J^» »-: 5 ^-^-r 3 -"? ^^■, /? J- Äa -^ k-*- ä
>r _iol ^_iO \y~*Mil K.O ^-.^ Jo3| t— 2t»
il les ilagellait beaucoup. Quant aux hommes habiles dans les actions et ornes
de cheveux blancs, il les prenait avec violence (et) faisait entrer ä l'eglise,
ä la maniere des ecoles d'enfants, en les frappant sur le visage et en ouvrant
leur habit jusqu'aux epaules, sans rnßme cacher rendroitqui merite la pudeur
5 de la part de chacun; mais il les flagellait ainsi sans avoir egard ni au corps,
ni aux cheveux blancs, ni aux actions. Quant aux femmes qui l'emportaient en
perfection, possedaient la pudeur naturellement, portaient des cheveux blancs
et n'avaient jamais connaissance du visage des hommes en dehors des leurs, il
ordonna de les trainer sur les places publique* et de les tromper, apres avoir
io pris leur voile; puis, on les faisait asseoir et on les frappait jusqu'ä ce que leur
sang coulät par suite du grand nombre de coups dont il les flagellait. 11 y en
avait une qui se rejouissait des promesses de la virginite et possedait un
fort caractere; parce quelle avait recu un grand nombre de coups sur la
iigure, eile eut une hemorragie par le nez et par la bouche et il lui plut
15 d'essuyer son sang sur la porte de l'eglise, pour qu'il existät un temoignage
contre le chef au jour du jugement. Cet etrange (eveque) en faisait autant
aux orthodoxes, au point de faire de l'eglise — qui est le refuge de ceux qui
s'appliquent aux actions honnetes — un camp de voleurs, car la prison etait
plus agreable que ce (lieu).
PATI». OR. — T. XXItl. — F. 2. lli
fol. 119
242 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — H1ST0IRE. [66]
.w% .\ . m -s ) t ., n\ ooot o>.;o7 -.oooi a> .. K~.jLiut._a9 ^ü->/ ^»; J^iot ^o
"^^s^o * .Jjl_oo »_, c*_\ )ooi ts.*/ Jl>a_vJ J^äm-,.9 ^*,^a_\ .Jicuai/j l^ onm« 5 » /
■«w i.\i\ ffp>r> f. \ >ö.jaJ; •.<-»_«/ "^-3 » ^ Jloifcs-A^oj Joo» J-Lo J__>j ),.. rvfvt»
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.yO-Ol)- ^JU^JL^XOOuO; 15
1. Ce mot est coupe en deux : «&_>-o sur une ligne et \**& ä la ligne suivante. — 2- 1^3^ Ms.
— 3. Pour ow »=^.
Des hommes d'(Antioche), qui en avaient souffert mauvaisement, l'avaient
fait savoir ä saint Bastle, l'evßque düAncyre — car il nejouissaitpas d'une petite
fol. 119 liberte pres de l'empercur, * parce qu'il possedait de la part de chacun une
grande reputation de vertu — pour qu'il informät l'cmpereur Constantin (Cons-
tance) sur les maus qui avaient lieu ä Antioche. Lorsque l'empereur fut au 5
courant, il commanda (ä Eudoxius) de retourner ä sa place. Ala iin, comme il
eut honte de retourner ä Germanicie, uu concile se reunit ä son sujet ä Seiende
de Syrie; et, lorsqu' Eudoxius sut qu'il etait jete en exil, il cacha son opinion
et, quant ä son partisanyk^t?/set ä Eunomins l'execrablc, lui-meme et le concile
les jetcrent tous deux en exil. Apres que Macedonius fut sorti de Constantinople 10
et eut öte jete en exil, Eudoxius, mettant (ainsi) au second rang le siege d' An-
tioche, accepta ensuite Tepiseopat de Constantinople grace ä l'appui des
partisans d'Acace. (Ceux-lä) oublierent la loi qu'avaient portee contre celui-ci
ä Constantinople meme — ä l'encontrc de ce qu'ils jugerent — ceux qui avaient
depose Dracontius, parce qu'il etait passe" de la Galatic a l'erganie', et ils l«
n'hesitercnt pas ä attribuer le siege de Constantinople ä Eudoxius, qui pour la
scconde fois alors passa d'un lieu a un autre *.
1. Ct. Socrate, llist. eccl., II, M. — '.', AeÜTcpov TÖte 7toiou|itvov rr)v lietäßairiv.
[ 67 ] XI. - EUDOXIUS L' ARIEN. 243
Jijso .JojSs Jl» _)aS. Ls/? -J-»« -«oJM jla ,_.; ooi .sa_=L.Ji ^^u» ^-^ i^°
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<T .. -s K. r» . ' t q» .-J_LN "^js.oolS. )bw>jii jjoi vod'l; •*|»;V;o Lsäo yOj/ ^->^ » ot
ot^oj .Jjt- JbX^o ,^jj j—oj -.».. ii ^^-» P; Jjoi . 1 » « ^o yßoV 3 ? otio-iöo
1 fol. 110
v°.
Des qu Eudoxius se tut assis sur le tröne de cette Eglise — dans l'orgueil
de son esprit, et parce qu'il crut avoir desormais trouve un terrain propre ä
recevoir la semence de son erreur — il lächa d'abord une parole celebre
partout, et voici cette parole : « Le Pere est impie' et le Fils pieux 2 puis-
5 qu'il revere le Pere. » Lorsque tout le peuple des fideles eut entendu cela, (les
fideles) crierent ensemble : « Voilä un poison mortel; car quiconque accepte
cela vomit et rejette la foi; c'est bien renier la divinite et l'enseignement
apostolique. » Comme en suite de cela il y avait un grand tumulte 3 dans l'as-
semblee de l'eglise, il leur repondit aussitöt ä haute voix : « Ne soyez pas
10 troubles* par ce que je vous ai dit : Le Pere est impie' parce que le Pere
ne revere pas :i , et le Fils (est) pieux 2 parce qu'il revere le Pere; l'Apotre, en
effet, a dit : Alors le Fils sera soumis ä celui qui lui a soumis toutes choses*. »
Quand il eut dit cela, c'est ä peine si le tumulte 3 fut apaise; car un grand (eclat)
de rire 7 remplaca le trouble dans l'eglise; et cette parole qui avait ete dite"
15 est tournee en derision jusqu'ä maintenant . Eudoxius 1' Arien tint le siege
de Constantinople dans son erreur durant dix-neuf ans. Teiles sont les epines
et les ronces que cet impie produisit * contre le troupeau sauve par la passion ♦ fol. no
et la mort de notre Sauveur le Christ; quand il eut bien aboye, il sema le
1. 'Aueßri;. — 2. Eu<re6»i;. — 3. QöpuSo;. — 4. MriSev tapirre^e. — 5. Oüoe'va oeSei. — 6. I Cor., xv, 28.
Ceci manque dans Socrate, Hist. eccl., II, 43. — 7. TeXo;. — 8. T6 Xs^ev. — 9- "Axp< Seijpo feXMiiEvov.
244 BARHADBESABBA 'ARBA1A. — IIISTOIHE. [68]
k_OOOt'/ k-.j- s O » ,, V V-«-^. <^ .w.OtO - ^/» )t-^.!^3 w^fiQ.3lf jJo .J.*O.Ji\.\ joöi jJ .W—s^
öt n -> m . fjiotj v-/o :ölt^J jJ? °°t vj? -od,*^ "^.^j )<*Sx» oita^^.3 -».^Ut
.Jjss^V-. joot pu/ i_s ( ^j oi^ooia^d . vaa^jnqmN/ JiLoftoo; jil/ ^o .»-«-^
1. Le prernier o est au-dessous de la ligne.
vent et moissonna la tempete' ; car sa toile ne se transformait pas on liabit et
il ne fut pas couvert par le travail de ses mains". Ge n'est pas d'uue maniere
quelconque, en elfet, que la Providence se detourna ä cette epoque, comme
eile ne l'avait pas fait nou plus (dune maniere quelconque) au temps de
Pharaon; mais ce fut pour trois motifs : premierement, pour que l'opinion des 6
heretiques fut connue; deuxiemement, pour que la volonte des fideles fut
eprouvee; troisiemement, pour que la sollicitude de Dieu envers son Kglise fut
connue : s'il ne l'avait pas gardee et comme maintenant l'avait laissee aux mains
des loups, eile serait dejä dechiree. Ces (traits) sur celui-lä jusqu'ici suffisent.
XII. — Uistoire de Mar Gregoire, l'evique de Nfocesaree*. ^
II y a trois Gregoire : le prernier, de Nazianze, fut tlieologien, et le
deuxieme, l'eveque de Nysse, (est) le fröre de Bastle, homme grand; mais nolre
discours (porte) sur Grigoire le tliaumaturge, l'eveque de Seocesarec, qui prö-
cede ceux-lä de longtemps. II etait, en elTet, du pays appole Hellespont et par
sa famille etait fds d'liommes illustres. II fut instruit d'abord daus toute la 16
1. osee, vin, 7. — 2. Cf. Isafe, i.ix, o. —3. Socrate, Hist.eccL, IV, 27.Voirsa vie par S. Gregoire
de Nysse, /'. <'•-, t. XLVI, cid. 893-958. Cf. Victor Ryssel, Gregorius Thaumalarga», sein Leben und
seine Schriften, Leipzig, 1880, D'apres Ryssel, loc. dt., p. 12-19, Gregoire, ne vers 218, a ete ä Cesaree
pres d'Origene vers 281; il est revenu en Cappadoce en 239; Origene lui a ecrll en 240; il est eveque
en 240 (ulutöl qu'en 244); il ecrit sa lettre canonique sur ivntree des Goths dans son diocese en 258; il
nssisic- au prernier concUed'Anlimdie en -je.:, ei an secönd en 269; il meurl en 270. Une wo ayriaque de
(â– in'goiic a ete editee par le R. !'â– Bedjan, .\<ia martyrum et sanetorum, i. VI, Paris, 1896, p, s:t IOC.
in
foL 120
r".
[lid] XII. — IIISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 245
:UoXi. ,_io -otc-ö^'/ o^JLi.j ^iö ~-/ :)K-UL-b JJ.cl^-.^-s ^-bo £^j-/
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)K^£i> )Kv>r>..j> w »o(i ^-.1 ^o Joot JLld op ^o -.Licoa ^o ; od a ^.,..j ^*_s
)K^aa .. Ico, *-*U/ ou» 001 -.)jt-**jl )iaflJLM j»iKjtio cxjl^o; : ts-)^-_a—
sagesse de Grecs. Car, parce que, dans son jeüne äge', il fut prive des soias
naturels — ses parents, en eilet, avaient quitte le monde — au temps oü I'esprit
de beaueoup est jeune et depasse les limites du bien, il montra aussitöt ce qui
allait advenir de lui ä l'äge parfait. De meme qu'une belle plante, quand,
5 des sa premiere poussee, eile produit hätivement de riclies rameaux, montre
ä celui qui la cultive, par sa richesse precoce, (une) autre transformation,
ainsi ce bienheureux aussi — alors que läme des autres erre par ignoranee
ä la suite des vanites qui eaptivent la jeunesse 2 — s'ecarta du spectacle du
cirque? et du Stade 1 et s'eloigna de la beaute des vetements et des delices.
10 Aussitöt assidu tout entier ä l'aequisition de la perfection, il avait comme
premiere acquisition de la perfection l'application ä la philosophie 5 , ä la suite
de laquelle venait la temperance comme une couronne 6 attachee ä la purete,
et toutes deux etaient aidees * par la constance daus le jeüne 7 . II possedait * fol. 120
dejä la purete, Fhumilite et la douceur, gräce au mepris de l'argent 8 . Des qu'il
15 se fut applique avec soin ä la sagesse profane 9 , qui chez les autres affermit le
1. Gf. S. Gregoire de Nysse, De vila Sancti Gregorii, P. G-, t. XLVI, col. 900 b. —2. Le giec
ajoule huit lignes autour de la meme idee et du texte : Jnstus uf palma florebit (Ps. xci, 13). —
:i. Ki'pxo;. — 4. Itiöiov. Ces deux derniers mots ne figurent pas dans le grcc <[ui purte : « le eheval »
la chasse ». — 5. Le grec porle : « la sagesse » (cofia). — 6. Le grec porle : « comme un poulain »
(mäios). — 7. Le grec porle : « la temperance » (tvxpixEia). — 8. Mdmönä. Le grec porle : « des biens »
(tßv xp^nättüv; et ajoute dix lignes de commenlaire dans lesquelles il cito l'exemple d'Abraham u i|Ui
posseda aussi la science de la philosophie chaldeenne. » — 9. Litt. : « du dehors (?5<ü).
246 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [70]
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)JLi/ ^aiw 00t ^-.j ^ .^.jü dlo.^ J^oJ-3; jk-»-»/ )i-^j/ *-^» J-»>a3 ^i, 10
dla\ K_si_o -Jod J^ls p"«"^ -«• no^o Jto^s :JlSl3j )vnm|js )y..°»«>
I^Lfioa^oo .)L^\ jjd; |^v/ w>JLatfC^li ~\ ko'j/ Jl» -.J-«-i«-o p )k-»-»/ <-*d
^Js>yL.i ^>o y~.\ ^_,j vQJd .J^-sl d»^v/ d^^io; JfcC^Ow 3/ ooi lod
d-*^^ toojji Jj-^jcv-s ..yojijj cod s*^- 5 ^cxo^o^ d-s; :LflDicu2L\ d\ ood
paganisme, il fut saisi par eile en vue de la sagesse et de l'intelligence du
christianisme ' ; et de meme que Mo'ise fut d'abord instruit de toute la sagesse
des Egyptiens 2 , ainsi ce bienheureux, apres qu'il eut ete instruit de toute
la sagesse des Grecs et qu'il eut connu, par experienee, la faiblesse de leur
doctrine, devint aussitöt diseiple de l'Evangile. Et, avant merae d'etre 5
amene au christianisme, il etait si parfait dans ses actions qu'il ne fut pas
meme souille par la moindre tache du peche.
Lors donc qu'il etait ä Alexandrie, oü toute la jeunesse vient pour
apprendre la sagesse et la medecine, il etait pour ceux de son äge un spectaele
etonnant; car l'eloge des hommes purs est l'opprobre des homines dissolus; 10
et, en effet, tels furent ses compagnons d'äge et, pour n'avoir pas lareputation
d'etre seuls adonnes auxvanites, ils machinerent contre lui une ruse aumoyen
d'une courtisane comme s'il entrait chez eile 3 . Tandis qu'il traitait avec des
hommes doctes certaine question de philosopbie sous un exterieur pur, cette
courtisane s'approcha de lui, en criant : « II n'est pas juste que tu me frustres is
du salaire de cette nuit; » et, de plus, eile ajoutait aussi la cause pour laquelle
eile röclamait son salaire. (Ses compagnons), qui connaissaient la ruse par
laquelle ils voulaient porter atteinte ä ses actions, s'enflammaient de colere
1. l.e grec ajoute une vingtaine de lignea de commentaire. — 2. Cf. Actes, vu, 2-j — 3. I.'inci-
dent de la courtisane liguredans Dedjan, np. eil., t. VI, p. 101-103, mais il se tennine comme on l'a vu
plus haut, chap. ix, pour S. Alliauase ; EHienne, l'archidiacre de Gregoire, röpond a celte femme et eile
le prend pour Qrögoire.
10
l'oi. 120
[71] XII. -- H1STOIRE DE MAR GREGOIHE DE NEOCESÄREE. 247
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contre eile; quant ä lui, il ne se troubla pas avec eux comme (le fait) uu
homme tourmente, il ne cita pas des temoins de ses actions, il ne reprit pas
la mechancete de ses insulteurs; mais il se tourna vers son ami et lui dit
d'une voix tranquille : « Va, donne-lui l'argent, de peur que, par son grand
5 tumulte, eile n'empeche la raison de sappliquer ä notre question. » Des
qu'elle eut pris l'argent, selon ce qu'elle avait demande', et que les ruses des
perfides eurent ete rendues vaines, cette courtisane etait aussitöt tourmentee
par le demon; eile jappait comme un chien, eile arrachait de ses mains
ses cheveux noues et sa bouche, au Heu de crachat, * vomissait de *foi. 120
10 l'ecume. Tant que le bienheureux ne l'eut pas demande ä Dieu, ce demon ne
s'eloigna pas d'elle. Voila ce que le bienheureux fit avant d'etre chretien;
et, comme le bienheureux Joseph, il vainquit aussi ces deux choses, l'envie de
ses compagnons et la colere".
Peu de temps apres, le valeureux (athlete), qui penchait vers le christia-
15 nisme, vint pres d'Origene, qui etait docteur ä cette epoque; il fut son disciple
et en recut la parole de la doctrine et l'interprötation des Ecritures. Apres
qu'il fut assez exerce dans les Ecritures, comme beaucoup en(pays) etranger
lui demandaient de rester chez eux, il retourna ä sa ville, pourvu de la
1. Le grec ajoute quelques lignes. — 2. Le gree consacre une colonne ä la comparaison de Gre-
goire et de Joseph.
248 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOlBR. [72]
jol^J yoo« . üon^; :)ocn i\JL o£±. f.bo.^ o»Vj ^; ^ .)L(.v^_-co jKi^o
jv-^o; jooi "d.*!»; ^^^o oot :oti^\o-.; )an\ci.p v3a^.o-J* y.*\ od.ovpo
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LiO.^ L-Soi ^.SO *11( ^K^ S-* .)K^»aa..3 JJo 0|_SJ ) !Son . so ^^ )q_^j
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L^-3 loc* ou^'./o .otlcL=>,o .Lxl^> «£o N ^A »m i>v> p .w.oioK_/ JojSs ta\
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OCO.A.9 ,.-. JV-*"^ J-" 31 ^^C© -OU> J-^lKiO jlj . O n Jl.^OV) IcOOt-S» .•JJ.OJG*3
JVJ— * V- 3 J'»" 3 ^ :«.m » > ^?o/ loX ou ^ XXa Jooi» oot : \tcm\ «TviN^ya )ooi
1. In mare. <**&*.&*>*&.
richesse de la sagesse et de beaucoup de seience. Alors que tout le peuple
le regardait, afm de (voir) s'il montrerait son Instruction dans son assemblee
pour cueillir la louange de sa doetrine, lui, parce qu'il savait que la louange
des auditeurs pouvait aneantir et relAcher la vigueur de son Arne, il ehoisit
pour lui-meme le silenee, aiin de montrer par les oeuvres et 11011 par la parole le j
tresor qui etait en lui. Apres qu'il se fut ecarte du bruit du peuple et de la
ville, il s'en alla dans la solitude, en un pays eloigne, et e'etait comme un
solitaire qu'il etait ä part lui-meme aupres de Dieu, plein de mepris pour
tout le monde et ses biens'; il n'avait pour eompagne que la vertu seule et
il n'accorda le reb'ichement en lui-meme ä aucune des passions du eorps. 10
Le sacerdoce devait le saisir, bien qu'il se füt garde en de multiples occa-
sions de n'etre pas soumis ä la main des pretres. II eraignait que ses actione
ne trouvassent un obstacle dans le sacerdoce, qui etait suspendu sur lui
comme un lourd fardeau. A cause de cela, un liomme nomine Phrilmidnös, qui
avait ete en sa compagnie pres iVOrit/cne'-, liomme noble de Cappadoce, et 15
1. Le grcc L'imi|iari' i'nnirr Gri'goiri' » Mnisr. — j. Le gree dlfföre. il raconle |iiu> haut que la
conversion de Gregoire vini de ce qu'il rencontre Phermillanos, patrice de Cappadoce, qui lui res-
Semblail pour les mceurs el l'espiit, coiinne il le inonlra plus tard lorscpi'il dcvinl li- Instre de l'figlise
de Cesaroe, Ordgoire ouvrlt son Cfleur a son ami en toul ce qui concemail Dieu el tous deux allerem
Irouver Origene. Le i;rei- nr mentionne plus ensuite Pherroilianos (Firmitien) el c'esl a un certain
l'liaiilinios (4>ai£i|io(), l'öväque d'Amasee, qu'il attribue l'ordination de Gregoire. Le syriaque qui
10
[73] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 249
^>_3 Joo» )oöi Jjoi .Jloi^J^o; |^30,.JS oo» s2>l Joe* ^*>*/o :U^ ? Q3-D
jK^Jl jf+zo sfloo-v^V-^ <x'y-*-Z. oaio ua » ».?; wöijs )oo» J-olafcoo jJ -.Jjoj
uoaA U)l-~ k-J-oi. )o«; .pö/ p JotSs. laS. oi>a- wK-io JJ/ .^xscL.
^w» jjoi »K-so .|o£Sn yo+o \jq\ Jjp^-s ^uoeuJlo ^3 ■. ^oQ^v^t^ »■«■ao . » '^o
.JLooi )t-o-»/ j^aKs» *o^io.,)jLij oc*S> J-ieyin J»-/ .J K jup o 06» ^V^o Joe*
yoo^. JLooi Jl aiiaof .-)ooi K-/ jVooo^ ;aL,..\ a '»j^k- 3 ^ J^J-t^ oi Nt >o
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s'adonnait aussi aux actions de la perfection, celui-ci, (dis-je), etait im jour
l'ornement de l'Eglise deCesaree. C'est pourquoi, pousse ä cetteaction par une
pensee divine, il ne considerait pas que sou compagnon Gregoire etait cloigne
de lui ä une distance de trois jours de marche; mais il dirigea son regard
5 vers Dieu, en disant : « Voici que je nous vois ensemble, et moi et mon ami
Gregoire, nous tenir en ce moment-ci devant Dieu; » apres eela, au lieu
de sa main, il placa sa parole sur Gregoire * et il amena ä Dieu celui qui * foi. 121
etait eloigne quant au corps; il lui assigna une ville, qui jusqu'ä cette epoque
suivait l'erreur des idoles et, dans toute la ville, il n'y avait que dix-sept
[0 personnes ä baptiser ä qui convenait la parole de la religion. C'est donc par
cette violence que (Gregoire) recut le joug. Lorsque, plus tard, tout ce qui
concernait l'ordination eut ete accompli ä son egard, apres que cela eut lieu,
il demanda un peu de temps ä celui qui lui avait transrnis le sacerdoce, pour
rechercher ä part lui-meme la portee exacte du mystere; car il ne lui con-
15 venait plus, comme dit l'Apötre, de prendre conseil de la chair et du sang 1 ,
mais c'est ä Dieu seul qu'il demanda d'avoir la revelation des choses cachees.
Tandis donc que le saint etait preoccupe de cela — et surtout de ce qu'il
n'a pas menlionne plus haut Firmilien l'a evidemment en vue ici. La vie syriaque, edilee par le
R. P. Bedjan, Aclu martyrum et sanctoriim, t. VI, p. 83 et ss., d'apres un manuscrit du vi" siecle, atlribue
l'ordination ä S. Gregoire de Nazianze (anachronisine).
1. Gal., 1, 16.
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250 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [74]
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y avait alors des homraes qui corrompaient la doctrine de la religion et qui
par l'argumentation de leurs discours revoquaient ea doute la verite meme
aupres de l'orthodoxe — tandis qu'il veillait et etait preoecupe dans son
esprit ä cause de cela, il lui apparut un homme beau de visage et remar-
quable par l'aspect de son vetement. Plein d'etonnement ä sa vue, (Gre- •>
goire) se leva et demandait ce que e'etait et pourquoi il etait venu'. Apres
qu'il eut apaise son trouble et lui eut appris qu'il etait venu pres de lui sur
l'ordre de Dieu, pour lui reveler la verite des choses au sujet desquelles il dou-
tait et lui faire connaitre la vraie foi, alors il se reposa sur sa parole et, plein de
confiance, il le regardait avec crainte et avec tremblement 2 . Celui qui lui etait 10
apparu chercha, par un signe de ses doigts, ä lui montrer une autre personne
qu'il n'avait pas encore vue. Quand il eut tourne son visage, (Gregoire) vit
une autre apparition 1 sous la forme d'une femme venerable. Etonne de cela, il
baissa le visage et etait plein d'admiration dans son esprit ä cause de cela. Le
plus prodigieux de cette vision, en eflet, etait encore que, bien qu'il füt nuit, 1»
une lumiere brillait ä ses yeux comme la lumiere dune lampe'. Parcc qu'il ne
pouvait regarder ceux qui lui etaient apparus, c'est d'apres leurs paroles
(echangees) entre eux qu'il apprit leurs noms et la cause de leur venue; car il
dit avoir entendu (de la bouebe) de celui qui etait apparu sous la forme d'une
1. "Hkoi. — 2. 'Exnir^tw;- — 3. 8ea(ia. Cf. Bedjan, op. cit., t. VI, p. 87. — 4. Aa|i.itiSo«.
[75J XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 251
1 JL^i jou^v ,.-, .JJ^A_A1, lii/ ojöh .*-3ot ,po( -.vi-*» °V>°W ^io^-n/ *to\. 121
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oti-coo.o ,000^1 .jo£Ss ,.— ^io» .l—'r^o »-*♦ .(-.»-^-— JV-s? ]•■=>/ .•J^ol^.a» jtc^l oöt;
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(Laaioaoo .• |l.o^(.i>o |^20i^ .-j^aS»*» jLaJ^S.1 VJ ^s J^s Jot^so -.^Ssjijjo
JJo . |i.Q_b>s.>.\t^_5 , iviivi o/ j'f-s; ^Ot^o ^s^soi JSs-A .JLvajJ^ooo J^>s°»ts»io JJ.
JJo JLsJJ Jv-s ^oofcoaio Jooi ^^--— JJo .^ux>olU <^* ^»J^-» '^.flooll/ ^jl^t
1. On lit une traductiun syriaque differente dans Pitra, Analecta Sacra, t. IV, Paris, 1883, p. 81
1 345-6. Voir le texte grec dans P. G., t. X, col. 987. — 2. Ita-ol^o Ms.
femme qu'il s'appelait Marie, mere de Notre-Seigneur', laquelle demandait ä
Jean l'evangeliste de reveler au jeune homme le mystere de laTrinite. (Jean),
ayant obei k la mere de Notre-Seigneur 2 , * s'exprima ainsi : « Voici le mystere * foi. 121
de la Trinite : Un Dieu vivant, Pere du Verbe vivant et de la Sagesse hypos-
5 tatique qui est la puissance et l'image parfaite de ce Pere parfait 3 , Pere
du Fils unique; un Seigneur qui (vient) d'un Dieu, l'image et la forme de
la divinite, le Verbe vivant et la Sagesse qui est la substance de tout et
la puis.-ance creatrice de toutes les creatures, Fils vrai du vrai, invisible
[de 1' invisible]*, incorruptible de l'incorruptible, immortel de l'immortel,
10 etre de l'ßtre ; et un Esprit saint qui est de Dieu et qui est revele — ä
savoir : aux hommes — par le Fils, l'image du Fils parfait, la vie parfaite 5 ,
qui est la cause de la vie sainte, le donateur de la saintete, par lequel Dieu
est connu superieurement puisqu'il ne l'etait pas auparavant : le Pere, qui
est au-dessus de tout et en tout, et Dieu le Fils par [tout] 6 ; une Trinite\ par-
t5 faite en gloire, en essence et en royaute, qui n'est pas divisee, ni alienee. II n'y
1. Ces quatre mots manquent dans le grec. — 2. Tri nwi Tt > 5 Kupiou. — 3. Le grec differe.
— k. Ces mots manquent dans le syriaque. — 5. La traduction frangaise ne suit plus, dans cette
seconde moilie de ligne, la ponctuation du texte syriaque. — 6. Ge mot manque dans le syriaque.
fol
252 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — MISTOIRE. [76
jA^jua^KjLio jJo JK.i^N ..Kjl* jJ .JloJ^M M ***>'/ JJ/ -Uo» f ,^\
^S— ^-» :^« "^ j^Aoo ju/ v /o .wotoiotjj ^«x. ^S&^o ^..Aöi .öu.K- /
«»VA sS^l. ,-.ouio -.jju.^0; 06—; )K-iL.k..a J^lso )Lp> «c*\ ^.j/ ^js, o6w
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\i,\ K~.jL*-3l .Jjo,^/j JJloKj))^ )nim; jJ.oJLioo/o JL^>« oui ,_*> |j_oj 5
jj^o^s; oC^-~~ oiWv .U>.) vootso .oi-ol/ «oto 1 ->,\ n-j> ^ai>» J..^ lo^o
)ooi a>';j ow»; «öl :«^Ool/ )Kjl,,_*> lo^o J-sjo-, ^io jj_9* ^-,» ■so
jia-010 :V*£oj j;).^; jJLo^^; Jji/ oC^a^ J>-. p :)o^]l Jlp> J^ll,
ryoN^'jj Ipfco; Jla.cHi \ ; :qjoi J.>*o»} ou^C^ojio :K«X ^o,_s jokJJ J»**?
001 -.^ool«^oj JLAj ),-o»o jAoov ^*j» )>r.i3 lo\ jpKs ^y> Jj jiaslo 10
. 122 ^.7 .jlci3J_3 «V* OiJLiOO .J.~^*> U^-»? opetiw J_=>V-o )>-*j Jl*- o» ioio^s
•.l^-^» Jt^» <^*> j^U/ •.I^JL.^o^ ^.iwj chK^ji,-s .anbeut Jbj ^.j
a donc rien de cree ou de soumis dans la Trinite, et rien i|ui ait ete ajoute
recemment [parce qu'ü nexistait pas d'abord] ' et qu'il a ete ajoute ensuite.
Jamais le Fils ne manquait au Pere, n.i l'Esprit au Fils; mais constamment il
existe une Trinite, immuable et inalterable. » Voilä ce que Jean dit devant Iui 2 ;
et, si quelqu'un le conteste, il peut, en allant ä cette Eglise et demandant les 5
ecrits du saint, en apprendre la verite de ce (fait)\ Comme donc l'athlete, par
cette vision, avait ete rempli de l'espoir et de la confianre qu'il avait obtenu
de son maitre la puissance et l'habilete süffisantes pour mener le combat, il
vint avec confiance (ä sa ville episcopale) et se presenta pour la guerre avec
ses ennemis et, en eux, il vaiuquit tonte la puissance de l'adversaire. 10
Apres qu'il fut de retour du dcsert et qu'il fut parvenu pres de la ville
dans laquelle il fallait bätir une eglise ä Dieu, lorsqu'il vit que tout le pays
etait attaehe ä la tromperie des demons, qu'il n'y avait nulle pari de tempje
de la verite pour Dieu, que l'occupation du peuple ctait d'oruer les temples
des idoles et quel'amour des idoles se maintenait enlretenu ehez les hommes 15
par le jeu et par la danse lascive de tous les jours, a l'imilation d'un general
courageux, il engagea la guerre avec Satan lui-meme et c'est par lui qu'il
►fol. 122 commenca * la victoire. Ecoutez comment il le vainquit. Aussitöt qu'il fut
entre dans la ville, une pluie abondante le l'orca, lui et les autres qui le
1. Ces mots manquent dans le sjriaque. — 2. Les sepl mots prfcgdenls manquent dans le grcc.
— :i. Lc giec ajoute une longue comparaison avec Molse.
[77] XII. — HISTOIRE DE MAU GREGOIRE DE NEOCESAREE. 253
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^*3.1; .06. p?/ .J?«* Ä / •.«K-A.U Jl*Jl Jta~*-Jo JJ. aw « mi-> p U^<^
1. In mar«. I^» 3 . Le grec pcirle y.vi<x<ia « fumee de la graisse brülee dans les sacritlces ».
suivaient, ä penelrer dans im grand temple d'idoles, 011 la puissance
des demons apparaissait d'une maniere evidente; car des incantations et
des divinations s'y operaient. Des qu'il fut entre, il purifia, par le signe de
la croix, l'air qui etait souille par la puanteur des sacrifices et toute la
r» nuit il s'y tenait en veillant avec des psaumes et des hymnes, puisque
c'etait un üeu rendu abominable par l'elfusion de beaueoup de sang. Quand
le matin fut arrive, il en sorlit pour aller son cliemin. Lorsque le pretre
des idoles voulut offrir des sacrifices selon sa coutuine, les demons lui
apparurent et dirent : « Nous ne pouvons pas entrer dans le temple des
10 idoles et y recevoir des sacrilices ä cause de celui qui y a passe la nuit. »
Parce que le pretre insista devant eux de toutes facons, sans etre exauce,
alors, avec fureur et avec colere, il rejoignit le bienheureux; il l'atta-
quait beaueoup, le menacait de le deferer au juge et meme etait pret ä
faire savoir encore ä l'empereur : « Alors que tu es chretien, comment es-tu
15 entre dans le temple d'idoles et as-tu irrite mes dieux^' » Le bienheureux,
apres avoir apaise son esprit par (sa) douceur et (sa) tranquillite, lui dit aussi
ceci : « J'ai confiance, par la puissance de celui qui m'aide, d'avoir en mes
mains puissance et pouvoir sur les demons, pour qu'ils demeurent oü je
254 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOJRE. [78]
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J-oa-*.^ n \ JV^oo^ otimi po .^a^ Jjl^..co\ scoa_.y^.V-^? *-3ö< ,oo yeu^i
^..«•, \'<r> yocut-^ y^\ yQ-JÖi )<|-J. ^»».-öi *.J-mL3j o^oo :)tOx!^ N ^o* oiv>tt>o
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-j-J./ JouS^i -6t ^-i. jpooa ^^1/ •JlaJLia_oi; Jjj/ ota^so ouio U-so
^iO ^K^^Q-5 j;0| Lajj JLÜk.1; ^0^ ooi yj» .];0| jljaiOjl \)ao j "> •> •*
fol.122 Lv._Si w.6« Jtoo^ ,K_^lJl JJLSJ ÖI-3 fcs_/} ),-/ y~./o -.J^Jj\ U^O^ Öt^-oi
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veux et qu'ils partent d'oü je veux. » En entendant cela, le pretre fut dans
l'admiration et il lui demandait de montrer sa puissance et de Commander
aux demons de revenir de nouveau en leur place. (Le bienhenreux) dechira
un petit feuillet dun volume qu'il (avait) sur lui et le lui donna, apres y
avoir ecrit en ces termes : « Gregoire ä Satan : Entre 1 . » Et lorsque le pretre 5
eut pris le papier, Teut mis sur l'autel et eut offert des sacrifices, alors ces
demons agissaient comme d'habitude. Ayant vu cela, le prßtre songea a
devenir disciplc (du bienheureux). Apres qu'il I'eut rejoint et que, sur sa
demande, il fut instruit par lui du mystere de la foi, le pretre douta que
Dieu füt apparu dans la chair et il demanda ce prodigc (suivant) : « Si cette io
pierre part de sa place, ä ta parole, par la puissance de ta foi, alors ce
* fol.122 mystere sera affermi dans mon esprit. » Aussitöt le bienhenreux commanda
ä la pierre * et — comme si eile avait cte" animee — eile partit ä la place
qu'avait demandee le pretre. Apres que cela eut lieu, le pretre crut, aban-
donna toute sa famille et s'attacha au bienheureux depuis ce jour. iö
Lorsque (Gregoire) fut entre' dans la ville, comme il n'y avait pas d'endroit
pour se reposer qui appartint ä l'Eglisc ou ä lui 2 , et quo ceux qui etaient avec
lui poussaient des cris, (en demandant) ce que cela signiliait, le bienheureux
leur dit : « Etes-vous d'avis quo nous sommes en dehors de la tente de
1. <:f. 13edjan, cp. eil., t. VI, p. 90. — 2. Le grec paraphrase beaueoup.
[79] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 255
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*.Va^j oiNXäJ» «int -> o^ ^Do .otlni°>\v»; J-ijo oits . ". . -»* ^ü/ ^-•Xoi
notre Dieu, lä oü notre corps doit se reposer? Ou bien pensez-vous que
notre Dieu est une petite maison, si c'est en lui que nous vivons, nous nous
mouvons et nous sommes ' ? Ou bien est-ce parce que vous etes serres par
la tente des cieux que vous demandez une autre maison que celle-lä? Mais
5 ayez soin d'acquerir une seule maison, celle qui est bätie avec la perfection
et qui s'eleve en haut. Que votre seul chagrin soit donc qu'une teile maison
ne nous soit pas preparee! Le voile des murailles ne sert ä rien ä ceux qui
vivent dans la perfection, puisqu'ils (vivent) comme il convient; ceux qui
vivent dans la mechancete o'nt soin de se bätir des maisons et c'est parce
10 qu'une maison est un voile pour les actions cachees deshonorantes 2 que
souvent ils en ont une; et ceux qui vivent dans la perfection n'ont rien qui
n6cessite le voile des murailles. » Lorsqu'il eut dit cela, le chef de la ville
nomme Mousinos 3 vint aussitöt et, lorsqu'il vit que beaucoup se preoccupaient
de recevoir le saint dans leurs maisons, il devanca le grand nombre et ravit
15 pour lui-meme la gräce d'honorer sa maison en le faisant entrer chez lui.
Bien que beaucoup lui eussent fait cette demande, (Gregoire) entra et
demeura chez celui qui Ten avait prie le premier.
Ce sont ses belles actions et sa maniere d'enseigner; et quoique, au
1. Actes, XVII, 28. — 2. Tüv xpumwv Trj{ aia-/uvr);. — 3. Moixrcivio;.
256 BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIBE. [80]
O t „ V > ^k 11/ v OO|J^3 » ..^Ol JlV— -\ :K_00^ Of^CL^l/f yQJÖl OOCX U^J.iC=s
f+l -.JLmO*) ijiio^i oila\ vJULO J.iai» oC^J Jjot :Liüoo jooi \l\äo oiliC^ia..=>
fol 123 J.iaAa- i JL>a^> otla^v . °>... ■> vJll^s ,.d Jooi w>VJt Jia*oii |xua3 ,od^&v^! '
^o.«^b j,i^oo-^> bo^isi .-jla„.oi ooi s-otofc^/ )jöi .jooi >jLia.jLic )K.^ö(aia^o
JK.s; (LiaioiL 't-*-^, &l° •^'^okjt/ o(^>.Liw Jou$\? )L.^~~=>; oot .otfcoL. t .ia..2>
voo^.30 :^J5|~» >-ö( JKi . t ,^ aa öu> )oöi J.ii J.SOJ t-^^ t-3 .oila^. l^K&l
y.^1 .Jl3 )l »II jj; iO-Jbv_S Jii-Oi OOI ."^Aä (-.»>"=> O^Jo Cl^vSlJ CH.j.,1. V L3
.jooi o^lß j-t^O-CO La\ \.£*.*Wl ).;ot .-jLw.,0 Jjj JJL.)^; -.^^LL )lOl ,_».il tu
Jf*lä> y^\ -.y-~ Jjjj. yOfM K-^iO^ JOOI JOOI -Ö| )JL u » 3 CLa V-^X J?J*
Oilo j-J^S N *i>^s.i0O .^o^jll jf-x )K.Do,.\ JOO] JUL3 jK.JL.^; jio.3 Of.^OO .j.*iO,_0
o * • • •
debut de sou entree, ceux qui furent d'abord instruits fussent peu nombreux,
ilnalement tous fureut instruits eu peu de jours, de sorte qu'il y eut une
grande foule de fideles. Eu effet, pour les oreilles, sa parole et, pour les yeux,
ses prodiges operes eu faveur des malades excitaieut l'admiration. Eu
instruisant et en edifiant chacuu par sa parole, il reunit, par le secours de - r >
l'Esprit, tout ce peuple pres de lui, au poiut qu'il avait commence aussitöt
la construction d'un temple, taudis que chacun pretait ses Services avec zele
fol. 123 * par le travail corporel et par les dons; c'est ce temple, qui subsiste jusqu'ä
aujourd'hui dans sa ville, dout la constructiou a ete terminee par la puis-
sance de Dieu. En effet, un grand prodige fut aussi accompli en sa faveur; n>
car, lorsqu'il y eut jadis un grand tremblement de terre daus la ville menie et
que presque toutes ses constructions tomberent et fureut detruitcs, le temple
demeura seul sans dommage, afin qu'il füt connu par lä de quelle maniere
et (par quelle) puissance cet athlete entreprenait les ceuvres; car ce bienheu-
reux fit de grands prodiges qu'il est difficile de rapporter. 15
Dans cette ville, en effet, il y avait d'abord* une feto devant un demon
selon une antique coutume et tonte la region (y„wp*) de la ville sc reunissait en
un endroit du tlieatre (Öexrpov). A cause de l'etroitesse du Heu on ne pouvait
1. s. Grögoire de Nysse doime ce inirarle n la lin. 11 s'excuse de ne pas l'avolr mis a sa place.
Comme ee miracle (idole et peste) nese trouve pas dans le syriaque, on peut sc demander s'il exislalt
dans s. Grögoire <!<■Nysse cl s'il n'a pas 616 ajoute plus tard d'apres une autre source (celle de
Barhadbesabba?) par an autre auleur qui semble paraphraser plus libremenl que ne le faisail
S. Gregoire de Nysse.
10
[81] XII. — IIISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 257
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pas voir le jeu (des acteurs) ni entendre la voix du chant; alors le chant
disparaissait par suite du grand bruit et ceux qui avaient coutume de jouer ne
pouvaient pas jouer par suite du grand bruit; e'est pourquoi tout le peuple
d'une seule voix invoquait le demon lui-meme, pour qu'il leur fit de l'espace;
s voici leur priere : « Toi, 6 maitre des dieux, fais-nous une place spa-
cieuse. » Quand le bienheureux entendit le bruit de leur cri et apprit le mode
de leur priere, il leur envoya (dire) : « Dans peu de temps, il vous sera
donne" plus d'espace que ce que vous avez demande. » Lorsqu'ils euren!
entendu cela, aussitöt une peste redoutable, comme une punition, s'etait
lo jointe ä leur fete; des lors, leurs joies se melangeaient ä leurs gemissements
et leur allegresse se changeait en tristesse; et le temple d'idoles etait
rempli (d'un) grand nombre de ceux qui s'y etaient refugies dans l'espoir de
la guerison et, de plus, les puits, les sources et les fleuves en ätaient remplis
pour temperer Fardeur de leur fievre. II se produisait d'abord un certain
15 signe perceptible dans une maison, et tous entraient en corruption; car
beaucoup couraient pres des tombeaux, parce que leurs parents ne suffisaient
pas pour les enterrer. Lorsque tous connurent la cause de leur maladie,
ils accoururent aussitöt aupres du bienheureux et lui demanderent que la peste
PATB. OR. — T. XXIII. — F.. 2. 1"
258 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [82]
fol. 123 oila..^, t ^s ..yOOilai^L^. ^iotsj./ ^so .)a^l». <*\o ■*>»!* ooi» oöi jo£Sx ,^-s
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füt ecartee d'eux par ce Dieu qn'il connaissait lui-memc et qui lui obeis-
foi. 123 sait. Lorsqu'il eut ecoute * leur demande, il detourna d'eux le fleau par ses
priores. Ils recurent la guerison du fleau ä l'aide de ce remede-ci : quicouque
etait baptise etait aussitöt gueri; des lors, tous cherchaient un refuge dans
le nom du Christ et, apres avoir ete, durant leur bonue sante, trop faibles 5
pour recevoir le mystere de la foi, c'est dans la maladie de leurs corps quils
furent gueris pour la foi, et l'erreur des idoles fut refutee.
Et maintenant ils acceptaient vite tout ce qui etait dit par lui ; car tout proces
et (toute) intrigue penible qui existaient entre eux recevaient une Solution par
ses conseils et l'accord et la paix se trouvaient pour tous par son entremise. io
A l'exemple de ces deux courtisanes', il y avait deux jeuues freres et,
lorsqu'ils partagerent entre eux l'heritage de leur pere, ils se disputaient au
sujet d'un lac et chacun d'eux disputait pour le posseder tout entier, sans que Tun
d'eux admit l'autre pour le partage de sa possession. Quand ils vinreut pres
de l'illustre pour qu'il fit cesser leur dispute, tous sortirent pres du lac. Apres i :.
qu'il les eut longuement supplies de s'apaiser et de se röconcilier Tun l'autre
et (leur eut dit) que, s'ils ne lui oböissaient pas, ils se rendraient coupables
de la condamnation eternelle, ils regardercnt cela comme superflu. Ils
1. Le grec analyse le jugeineiil de Salomon, III Hois, III, 16; cf. Bedjan, op. eil., t. VI, p. <Ji.
10
[83] XII. - HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCßSAREE. 259
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s'enflammaient de colere l'un contre l'äutre et ils preparaient pour le combat
et le meurtre mutuel ceux quileur devaient l'obeissance. Parce qu'ilsse prepa-
raient le lendemain ä s'exterminer entre eux-, le juge demeura ce jour-Iä sur
les rives du lac et, par ses priores, il dessecha subitement tout ce lac comme
5 la terre seche, quoiqu'il voulüt auparavant imiter les flots de la mer. Gest
par ce moyen qu'il apaisa leur dispute, et meme jusqu'ä maintenant les traces
de ce (fait) sont manifestes en ce lieu.
Un autre prodige fut encore opere par lui. Dans ce pays coulait un
grand fleuve, qui par l'appellation meme de son nom indiquait sa'violence;
io car il s'appelait « le Loup' » en raison de sesdommages. En effet, il abondait
en inondations du fait des sources et des torrents qu'il recevait du pays des
Armeniens. A cause des montagnes qui le surplombaient, il se gonflait beau-
coup en devenant plein; car toutes les eaux des montagnes y coulaient, parce
qu'il sortait entre les montagnes. Parfois, par suite de l'abondance de ses
15 eaux, il inondait de nombreux pays et souvent, au temps * de la nuit, il devas- * foi.m
tait les champs et les villages. Lorsque les habitants de ce pays eurent
entendu (parier) des prodiges du saint, ils lui demanderent tous ensemble de
leur donner de la tranquillite du cöte de ce fleuve. Parce qu'il apprit leur
r"
1. Aüxoc. Ce prodige figure dans Bedjan, op. eil., t. VI, p. 92.
260 BARHADBESABBA ARBA1A. — H1STOIRE. [84]
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I"
15
foi, il se rendit ä pied pres du fleuve; et, quand ils Iui eurent montre le dom-
mage qui provenait de ses inondations, il leur dit : « Ce n'est pas ä la puis-
sance de l'homme qu'il appartient d'enfermer dans une limite le mouvement
des eaux, mais ä Dieu seul, qui a donne ä la mer le sable pour limite, et ses
eaux luttent sans le depasser. » Aussitöt il invoqua le Christ dans sa priere, 5
pour qu'il füt son aide; il enfonca le rameau qu'il tenait dans sa main en un
endroit (situe) ä cöte des rives du fleuve et il pria qu'il füt comme un lien
et qu'il arretät le tumulte de ces eaux; et aussitöt ce rameau devint un grand
arbre et il repriina l'impetuosite de ces eaux; et jusqu'ä maintenant cet
arbre est, pour les habitants de ce pays, un grand spectacle et une liistoire io
etonnante. Lorsque ce fleuve devient tres furieux, il monte jusqu'ä cet arbre
et s'enfuit.
Dieu fit des (prodiges) de ce genre parle moyen de son ami et il en opera
encore un autre. Les habitants d'une ville nommee Comane (Kou;A«va) lui prö-
senterent une demamle de venir chez eux et de leur faire un eveque'. Apres i..
qu'il y futalle, qu'il cut ete peu de jours pres d'eux et qu'il les eut enflammes
du desir des mysteres par ce qu'il avait dit et fait, et que le temps fut arrive oü
leur demamle premlrait fiu et on connaitrait quelle serait la personne choisie
pour (exercer) le sacerdoce chez eux, alors les espritsdes grands et des riches,
1. Cf. Bedjan, op. eil., t. VF, p. «4-97.
1(1
fol. 124
V».
[85] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 261
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.V— ^x » ,«\6t .otX . I » x>\ % Aao JLajoct\ ^-^J- )■*■!*■" ^coci» 1 rm\JJ;
Jjoi aju'/j .P9/0 .0 > ^ ^./» ^<\oi ftsJU-a .*)oöi oio^fnAi jjtoto^. Jo£S>-
dont quelques-uns l'emportaient par la parole ou par Ia famille, regardaient
ceux qui etaient superieurs par la richesse; car ils pensaient que cela existait
aussi pour Iui. Et alors qu'ils faisaient divers choix, le bienheureux attendait
que le conseil de Dieu lui vint sur cette afTaire et il leur citait l'exemple de Dieu
5 envers Samuel : « Ne regardez pas l'aspect et la yrandeur de la taille ' ou de l'au-
torite ou de la richesse; car que de fois le Seigneur ne se complait pas en ces
choses! » Tandis que chacun d'eux faisait l'eloge de celui qu'il choisissait,
il conseilla qu'il convenait de regarder aussi ceux qui etaient meprisables
d'apparence; il pouvait se trouver parmi ceux-lä un homme superieur par
10 son äme ä ceux qu'ils avaient choisis. L'un de ceux qui * pensaient ä cette *fot. 124
(alTaire) regarda comme une offense que (l'elu) ne füt pas l'un de ceux qu'ils
avaient choisis, et il lui Hit meme ceci : que, s'il ne faisait pas (l'eveque) parmi
ceux qui sont l'objet de leur choix, mais parmi les petits, « il convient donc
que tu choisisses pour le sacerdoce Alexandre le forgeron- et tous nous l'ac-
15 cepterons ». Ils lui disaient cela, en effet, par plaisanterie; quoiqu'il en füt
ainsi, cependant le bienheureux pensa que ce n'etait pas sans (la permission
de) Dieu qu'il etait fait mention d' Alexandre parmi ceux qui avaient 6te choisis
et il dit : « Quel est cet Alexandre? » L'un d'eux, en riant, l'amena au milieu,
alors que tout son corps n'etait meme pas couvert de sales haillons
t. I Rois, xvi, 7. — 2. Le grec porte ivBpaxea « le charbonnier ».
1 )
262 BARHADBESABBA ARBA1A. — IIISTOIRE. [86]
.jooi k+ijk jla^JuJs* )i^. \ as oöi\ fJLo nmv»; Jji\o/ ^Jio t-^v Q^. ,)^ai3
Jooi iK^aio .^d>K_s ^io, w.oio^»oj aiwio/j yj[ ,)^q-cdS.-.3 Jooi )t-a-^ JJ /
"^-j .-j-tia^a— ^^^o )\2><±x *%>±. \tci\\\ <+.*{ • .JLj.-Aas oo*.^> oulSu ^_*j
^DVsKioo Jooi oJ-K*> ^-.to^f J.JL.JS. .oiSw^ocLCD ^^o .jja^—j IJ^s^P
-oio2^ ^^. ^_*^ot ^.j ^s .oulSü ^9o_k JLmiu )J^>Aji Jlo_LiooJ_=>» Jooi
JjJLiö op n t -\ jo oviojLO-^ yo^jjj t-^ .-oto^Sl^Ox oviOL^A*/ -.J^-M/
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^t-i^ oi\ Jlouw^ol ji.j.^_3o -.oio j ^a c ^ o « i °iLl v ooibo •. ! )i r >mni\jl ^oiaJ^_/
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Jl o ^> ■^ > o^i^/o .JIojop ,-*^ Jo£Sx ^Of-o ^cooj t inm\JJ ou>ji> w^xot po/j
• .oooi ^ . n -^ Aoo H^. (joni yoot^o +äo .pJLfioI j;oij jooi jJö» jKoo^s
jJ; -.>xpo», i mA )-iai; ou^o ^a.^ oi£Ot**,J>o Jl^-s ^a.. v ?fkjs .ot^ad "'ooi
1. U^iaoa^W Ms. — 2. o.w supra lineam.
et que ses mains, son visage et tout son corps etaient noircis par les
charbons. En efTet, ce n'est pas par Ia necessite de la pauvrete qu'il etait
passe ä ce metier de forgeron; mais (cet)homme etait un pliilosophe, comme
le montrerent ses actions qui suivirent. II cachait son Arne dansce metier, pour
mepriser la beaute et la saute qui est aimee de beaucoup. Par son ascetisme 5
il aspirait ä la vie future et il imaginait de cacher les beautes de son äme
dans un vil metier. Lorsque l'athlete eut appris cela sur lui, il le livra ä ses
serviteurs et leur eommanda de lui laver le corps et de l'habiller de beaux
vetements. Quant ä lui. il retourna pres du peuple et il l'instruisait longuement
sur le sacerdoce. Quand on amena Alexandre, tous se tournerent pour le lo
regarder et ils le voyaient sous un aspect merveilleux. Grdgoire leur dit :
« II ne vous est rien arrive d'autre que davoir ete empörtes par la vision
des \eux et davoir eru que le clioix de la perfection se fait par l'examen des
sens. » Apres qu'il eut dit cela, il amena Alexandre devaut Dieu parle sacerdoce
et le recommanda ä la graee daus l'endroit' oü il conyenait (jue cela fut fait. 15
Comme tous consideraient le nouveau prßtre, il lui commaudu de faire une
homelie dans l'eglise; et aussitöt Alexandre rnontra, des le commeneemenl
1. Le syriaque purle : « l'endroit (-ttiirov) », oü le grec a ; « de la manieie (Tptfrcov) dont ».
' fol. 125
[87, XII. - HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DK NEOCESAREE. 263
J I .O -> -.Oli-ioJ^O; jfcOisJK) V-».^ looi t-Jls.^0 .)» -»"^? -OIQl^^J jfcv.-^ai^v fcC^^;
1 lo', . °> in i a^.j ^iö ~_/ .'Otoo'o»; )to.^-..iu3 "^o* ^-»l^oüoaji p :^x>ojL(
.)öi_«_iol J'^Sojljs iV k3'£io; -.(jaLt; J-3* ooa^— => )j- : ~ ^»-»öio . Jk^'po U^i*«
5 K^oot y..«,^o; \-*->l ^ajoj r j_cajLSM (jcL. > »\oi; -.oi^ V^ö/; JJ-° "^^»o
J iio .. ^o ) i ->o ^ y-~.'s>L'( jl» wö(J» .Is^vio^ja pö;Kj "^*JOt » »\ ,')„a .ou»
y&±l -ö( .'loot \* «^oo )^.cit ->; JAoo.»..» ^^ ^°-°; ^ö«-^> o'/ -.ooot ^iK^^o
otk\ %\r\ Kv)), ">; : ) i ^>o ^s J.:*>aio oii .a^cuttJ; "^^io ^JUlto :)'^a.A
jJ/» ^6 s^>/ J-i>—/ oöto .J^wi/ "^ omlSli — ^S:* JK_«_^o la^o^ yootoo *-~
raeme, que le choix du bienheureux ä son sujet n'avaitpas ete trompeur; car le
style de son discours etait plein d'intelligence et de sens, quoiqu'il füt eloigne
d'une composition elegante; ä cause de cela, un jeune homme d'Athenes,
l'ayant entendu, rit de la simplicite de sa composition, ' parce qu'elle n'etait * fol. 125
& pas ornee selon l'art d'ecrire des Grecs ' ; il vit alors en songe un vol de
colombes ornees de beautes admirables et il entendit une voix qui lui dit :
« Ces colombes appartiennent ä Alexandre que tu as tourne en derision. » Que
nous faut-il donc admirer d'abord, que le bienheureux (Gregoire) n'a pas
respecte la pensee des hommes qui etaient dun rang eleve et n'a pas ete
io entraine par Je temoignage de ceux qui l'emportaient par la richesse, ou
qu'il s'est arrete sur le tresor qui etait cache dans les charbons, ce que la
vue des yeux et aussi le temoignage de Dieu ä son sujet ont confirme 2 ?
Mais, lorsque le bienheureux fut sorti pour aller dans. son pays, deux Juifs
— d'abord pour des profits honteux et, en second lieu, pour calomnier le
15 bienheureux, parce qu'il serait entraine aussitot dans le piege — l'obser-
vaient sur le chemin quand il retournerait. Lorsqu'il vint pres d'eux, Tun
d'entre eux s'etendit par terre comme un mort et l'autre, comme s'il
pleurait son camarade, simulait des paroles de lamentations. Quand le
1. Cf. Bedjan, op. ril.,t. VI, p.99 note (d'apres un manuscrit). — 2. Allusion (d'apres le grec) ä la
vision du jeune homme d'Athenes.
i"
10
264 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [88]
ouio J^_s -.J-uso^ ooi v-V po Joch )^i>*5 jK-^ö/j JbcLs ..oij_a-L-\ )ooi
.^ol j**o ..Jjoi j-.o» va^-J./ v-2^i ^io; jloio ^_*>, .viö/ ^a ,j»u^ipo oöt
^A. s»io»|o ^oicl^j j-co-».'»- 3 ^flt ^-.»-.«ato .ch-s -^Loiooj >o,^o oj^ K-Ao
..ojl3 yOOujaAi yQjoio yooilo^, ^o i-a^ r*° .^o)..>n\ «-V* J^»*_äo
,oU.cv~^>o .-po/ ^ooäj» J^»j oöt^o .fi^oA otvnmJJ IxA^oo oöt oi°i\..^j>
jLa-3 ^>>-=>° :A — ^' JJ Jf*! ^-/ oöt *3o Joe* v^ö/ -«— £-^f j-iüo— ^i»
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bienheureux passa, le simulateur lui fit une demande, en disant : « Ce
malheureux a ete saisi par une mort subite, il est couche lä et il n'a riea
dans quoi on l'enterre. » Alors (Gregoire) prit le manteau qu'il avait sur
lui et le jeta sur le mort et il commenca ä se mettre en route. Et lorsqu'il
les eut depasses et qu'ils furent demeures seuls, le trompeur changea son 5
exterieur en moquerie et dit ä celui qui etait couche de se lever et, dans
sa joie, il (lui) parlait du profit qui lui etait arrive; et comme l'autre etait
insensible en etant couche, alors que son (compagnon) le poussait ä se lever,
tantöt ä haute voix, tantöt avec son pied, il se trouva en realite qu'il etait
mort, depuis que le manteau de l'athlete etait tombe sur lui' ; et, alors qu'ils io
avaient cru tromper, la mort ä son tour les trompa eux-memes.
Si quelqu'un pense qu'il ne convient pas que des hommes excellents
agissent ainsi, qu'il sache que, bien que le bienheureux Pierre aussi operät
de nombreuses guerisons — son ombre memo tombait sur des malades et ils
etaient gueris 2 — il porta cepemlant une condamnation de mort contre Ananias 15
et Saphira qui avaient meprise la religion 3 , et que l'Apötre Paul rendit
aveugle Elymas '/
1. liedjan, op. eil., t. VI, p. 87. On trouve un prodige analogue dans VUisloire dr Oioscore, Paris,
1'.I03, p. 168. Deux marchands juifs se fönt passer pour boileux el manchots et eilte infirniite leur roste.
— 2. Actes, v, 15. — 3. Actes, v, 1-11. — 4. Actes. \m, 8-11. Ceci manque dans le grec. .
10
Toi. 125
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[89] XII. -- H1STOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 265
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Apres qu'il fut arrive ä sa ville, il fit une assemblee et etonna tous (les
fideles) par son enseignement. Or un jeune homme criait dumilieu dupeuple ' :
« Ce n'est pas de lui-meme 2 que parle ce docteur, * mais c'est un autre, qui se *r i. 12s
tient pres delui, qui prononce (ces paroles-lä). » Quand il eut renvoye l'assem-
5 blee, on lui amena le jeune homme et il leur dit : « Ce jeune homme
n'est pas exempt du demon. » En disant cela, il prit la bände d'etoffe '
qui etait sur son epaule, souffla sur eile le souffle de sa bouche et la jeta sur
le jeune homme. Alors le jeune homme s'agita, en criant et en etant trouble
comme par le demon. Lorsque le bienheureux eut etendu sa main et
10 apaise la violence de son agitation, le demon s'eloigna de lui. Quand il fut
revenu ä lui, celui qui pnrlait avec (Gregoire) ne lui apparut plus! En effet,
ce n'est pas par les procedes des medecins qu'il faisait des prodiges; mais,
pour cha'sser les demons et pour guerir les maladies du corps, il lui
sufllsait seülement du souffle de sa bouche, qui etait presente aux malades
15 par le moyen d'une d'etoffe, Car nous ne nous proposons pas de racontcr tous
les prodiges qu'il a operes, pour ne pas allonger l'histoire; je ferai mention
d'un ou de deux et par eux je mettrai fin ä mon discours.
Lorsque la predication du Christ eut ete entendue partout, que tous
1. Ce prodige figure dans Bedjan, op. cit., t. VI, p. 104-4. — 2. Mr) »tap'äauToü. — 3. 'OOcSviov.
v".
266 B ARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [90]
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les habitants de cette ville et de ce pays eurent ete aussi convertis ä la
religion, que des lors les autels et les temples d'idoles etaient detruits, que
les sacrifices et los offrandes cessaient et que les fideles bätissaient partout
des oratoires au nom du Cbrist, alors eelui qui teuait ä cette epoque
le pouvoir des Romains fut rempli de fureur et d'envie oontre les lideles, 5
parce que tout le eulte des idoles avait ete meprise ainsi que l'erreur de
ses peres. Comme il croyait pouvoir abolir le mystere du ehristianisme
et ramener tous les fideles ä son erreur, il envoya dire aux chefs et aux
gouverneurs de tous les pays que, s'ils n'usaient pas de tout genre de
punition contre eeux qui confessaient le Christ, ils seraient livres ä une 10
perte double'. Lorsque eela fut connu des juges et que de toute maniere
ils pressaient les lideles de renier le Christ, il arriva qu'au pays de Gregoire
il y avait un tyran qui surpassait tout le monde par sa mechancete ; et, quand
ce (nouveau) motil' se fut ajoute a sa mechancete, il pressa tellement la
ville du saint et sa region que, vu la grande perdition, le desert sc remplit 1 •
de fideles, beaueoup de maisons etaient vides dhabitants, de nombreuses
oonstruetions furent attribuces aux prisons dans la ville et il n'y avait pas de
pitic pour l'cnfanee, ni de respect pour la vieillesse.
1. Celle penöculion li«ure dans Bcdjan, op. cit., I. VI, p, 104-6.
üli XII. — HISTOIRE DK MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 267
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JJ/ JoiSm Jjna^. ,.i^> .-o-kL-fcoo o/ J-»-.^ V^»? y»»-* k-*^! -.k-J '»-•'»■*
* * • • * â–
* Alors, lorsque le bienheureux vit la faiblesse de la nature (et) que (les »foi.iae
' • r*
iideles) ne pouvaient pasetre forts en face des tourments, il conseilla a l'Eglise
de ceder la place ä la colere' des persecuteurs; car il pensait qu'il y avait plus
de profit ä sauver leur äme par la fuite qu'ä mourir pour la foi en perseverant
s dans le combat. Et pour les convaincre qu'il n'y avait en cela ricn ä
craindre, il eut le premier recours ä ce (moyen); et, quoiqu'ils cherchassent
ä le perdre comme un general et ä disperser le camp des fideles, il se
refugia sur un rocher (une colline) 2 avec le pretre des idoles qui, des le
commencement, s'etait attache ä lui, atlendu qu'il avait obtenu le diaconat
10 par la gräce. Lorsque ces persecuteurs eurent appris de quelqu'un oü
il etait, qu'ils furent sortis ä sa recherche et qu'ils furent arrives ä (cette)
montagne et ä ce rocher, ils ne trouverent rien. Quand ils arriverent
pres des saints, ils crurent que c'etaient des arbreg-; et ils descendirent pour
dire ä leurs compagnons : « II n'y a rien lä eu dehors de deux arbres. »
15 Apres que celui qui avait denonce 3 eut appris cela et qu'il fut monte el
eut trouve les fideles ä leur place adonnes ä la priere, il tomba aussitöt
aux pieds du Saint et recut la parole de la verite. Une fois qu'ils eurent
conclu qu'on ne le trouvait pas et qu'ils faisaient endurer tous les tourments
aux fideles, on connut en verite qu'il n'y avait rien que le saint faisait ou
1. Rom., XII, IM. — 2. "Efwiiiov Xofiav. — 3. M>)vviit,;.
fol.126
V.
268 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [92]
oöi y±»lo :po;l/o ,****)lll >^x ^io -Joot Jii. ^oto-^k.^ yas. Ji.c^>..J> +o o«
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1. xulio^, Ms. In niarg. "»^ilo^t- — 2. U^=» Ms. — 3. 1 '"* i *> Ms.
10
pensait sans le secours de üieu. Mais, tandis qu'il s'adonnait ä ;la priere
avec ses serviteurs, soudain il s'anima et fut dans l'admiration, comme si
une certaine voix venait jusqu'ä lui. Lorsqu'il eut passe un long temps, il
revint ensuite ä lui et loua Dieu, en disant : Beni sott le Seigneur qui ne
nous a pas donnes en nourriture ä leurs dents ' . Et, quand ceux qui etaient j
avec lui demanderent qu'est-ce qu'il avait vu, il dit : « Haute est la ehute
que Satan a faite maintenant. » Et comme ils ne comprirent pas (cette)
parole, il dit : « Un jeune homme nomme Troadis 2 , le fils des premiers de
la ville, apres avoir ete flagelle cruellement par les bourreaux, a resiste
courageusement pour la foi et ä la fin a ete couronne par le martyre. » Et, io
parce que le diacre douta de ces (choses), (disant) qu'elles ne pouvaient
etre connues de personne, il lui demanda — et (Gregoire) lui permit —
d'aller ä la ville et d'apprendre leur exactitude.
Quand il fut arrive a la ville ä l'heure du soir, il voulut calmer sa
fatigue en se lavant dans un bain 3 . Or un demon de ce bain, au moment du soir, ig
fol.126 faisait perir tous ceux qui y penetraient * Lorsqu'il fut venu et que le maitre
du bain se fut dispute longuement avec lui pour qu'il u'entrftt pas, de crainte
1. Ps. cxxni, 6. — 2. TpuiSio«. — 3. Cf. Hedjan. <>[>. cit., t. VI, p. 91. Ici et allleurs. il n'y a pas de
de'pendance textuelle entre la vie tfditee par le B. P. Bedjan et la n6tre, bien qu'elles soient contempo-
raines (pnisque le ms. add. 14 648 edite' par le B. P. Bedjan est du vi" slecle). Au contraire, S. Grö-
goire de Nysse est apparentö de pres ä notre redaclion. Enlln le ms. de Berlin, Sachau :t21. ren-
fercne sans doute la version syriaque du panegyrique de S. Gregoire de Nysse, d'apres ce qu'en dil le
R. P. Bedjan, op. cit., t. VI. p. vi-vn.
10
[93J XII. -- HISTOIRE DK MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 269
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qu'il ne mourüt, sans qu'il se füt laisse persuader, (celui-ci) lui donna la
clef et partit. Lorsque (le diacre) fut entre dans la premiere chambre, ce
demon lui montra de mauvaises visions; il entra, avec le signe de la croix,
dans la seconde (chambre) et le demon lui faisait entendre les bruits redou-
■"• tables de la chute de la maison et lui montrait des etincelles de feu de
dessous. Quand, par les prieres de son maitre et le signe de la croix, il se
fut lave et fut sorti, le demon ferma les portes devant lui; [lui, plein de
confiance, il les ouvrit avec la clef de la croix et sortit. Comme tous etaient
saisis detonnement, le demon cria ä haute voix : « Ne te glorifie pas d'avoir
10 ete sauve par ta puissance, mais (c'est) par les prieres de celui qui t'a
recommande ;i üieu. » Apres qu'il eut fait des recherches et appris que ce
martyr avait ete couronnc selon la parole de son maitre et qu'il fut revenu
pres de son maitre et eut raconte ce qui avait eu lieu en cet endroit, un grand
etonnement saisit tout le monde.
15 Une fois que la tyrannie de l'ennemi eut ete detruite par le secours
divin et que le vaillant fut retourne ä sa place, il circulait par tout ce pays
et donnait de l'accroissement au peuple des fideles; il faisait partout des
reunions aux fetes de ceux qui s'etaient illustres pour la foi et enterrait
leurs corps avec grand honneur dans des endroits veneres et, d'annee
20 en annee, les fideles s'y reunissaient dans Fallegresse et leur decernaient
I'til. 12'
2T0 BABHADBESABBA WRBAIA. — HISTOIRE. [94]
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^-»/ ^*^.«X .V-^t« i^--^OI ^-.<*iO OCH ,3/» ^.ÖUS .^sA£Q.iO jl Jjjo JjLÖ IC
1. Les lettres -^ au bas de la page marquent la lln du treizieme cahier. Au bas de la page sui-
vante, les lettres t» indiquent le commencement du quatorzieme cahier.
l'honneur. Comme il dirigeait l'Eglise du Christ par ces actions admirablos
et que c'etait sa preoccupation de ramener tout le monde de l'erreur des
idoles ä la verkable foi, au momeut de son trepas, il ne s'en trouva que
dix-sept qui demeuraient dans l'erreur des idoles. Et il eleva ses maius
vers Dieu et confessa, en disant : « Je laisse k celui qui vieudra apres moi 5
ceux qui sont restes (paiens) en nombre egal ä celui des chretiens que
j'avais trouves ici ' ; je les (lui) laisse pour qu'il les instruise au nom du Pere,
du Fils et du Saint-Esprit, ainsi que ceux que j'ai enseignes non pas par
ma propre puissance, mais par l'operation divitie. » Et aiusi il rendit sa
vie ä son Createur. Car si quelqu'un le compare au bienheureux Paul, 10
qui a dit : J'ai combattu le bon combat; j'ai termine ma course; j'ai conserve
ma foi; et desormais il m'est reserve la couronne de justice <jue mon Seigneur
toi. 127 m'accordera en ce jour-lä, lui * qui est le juste juge 2 , il ne peehera pas, parce
que, lui aussi, il a garde tout cela. Voila de belies actions du saint; car nous
ne nous proposons pas de les rapporter toutes ici. 1.,
1. Ce detail figure dans X'Hisloire ncstorienne, P. (),, I. IV, p. 233. — 2. II Tim., iv, 7-8. Nolre
auteur emploie les mots memes de la Peschitto.
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»s/o f.*.-.' ^ *-*~ jJL« .v£0^)/> Otfc^i^k.^ jls/ JK-4-=> ÖW.^^J W*^^
^io l-LSvo JjL;/ ^*> J-po -.Jjxuus. ,_*> Jiotcuo )v*po ^>° J-«^ y->\
5 ^iv^ooo .^^K^o Jfcd^o U^j L*s-3 ,_*> .-J ^c t ia- o jLü^ vS| ^söj .JouaIs
Jv— V-l* voot-io— . )o— jj ..yoouj; IajL*_so J-a^Votj yoou.^ ^_l-j1 ,5-201
j?pa^o Jjoji JLp^ 6C^ ooot v-«^vO-<oi .J-^n.3ojJUJ-3» v oo nm>»o ..o .Jlöu»/}
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XIII. — Sur l'impie Aetius et sur sa perversite.
Nous n'omettrons pas non plus l'histoire d'Aetius, en effet, (comme) une
chose etrangere (änotre sujet) ; car celui-lä aussi fit endurer de mauvaises sou-
frances ä l'Eglise. Parce que c'est par comparaison, en effet, qu'on distingue
la verite du mensonge, comme le doux de l'amer, la lumiere des tenebres, le
court du long et le sale de l'insipide, ainsi les bons et les sages aussi se dis-
tinguent par comparaison des mauvais et des iniques ; c'est pour cela que
nous racontons les habitudes des heretiques et leurs mauvaises mceurs, pour
montrer 1'alTection verkable des Peres et leur constance dans l'orthodoxie; car
io ils furent pour l'Eglise un mur fortifie, un glaive aigu, un bouclicr solide et un
casque luisant. Elle ne s'est pas accomplie pour euxmoins que pour les Apötres,
en effet, la parole de Notre-Seigneur qui a dit : Que votre lumiere brille ainsi
devant les hommes , pour qu'ils voientvos bonnes aeuvreset qu'ils louent votre Perequi
est dans les cieux' ! Car ils tenaient la place des anges pour le corps de l'Eglise.
15 Cet Aetius, heresiarque, apparut donc ä Antioche; il fut nomine « athee »,
parce qu'il eut les memes opinions qu'Arius. Le pere d'Aetius travaillait
ä la fabrication des tentes; car il n'y a rien de plus dedaigne que cette
1. Matth., v, 16.
272 BARHADBESABBA ARBAIA. -- HISTOIRE. [96]
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ou-cl.; JKj_po ^io J-*-,,- jü/ ov-\ oou .Jj/ JL^ J-5»öi ^-io odcv-s-Lo
1. t 3 supra lineani.
fabrication pour trouver des profits. En eilet, il avait appris d'abord l'ecriture
par le soin de son pere, afia d'ecrire les paroles des echanges et des ventes.
Lorsqu'il accompagnait son pere, comme c'est la coutume de ceux qui (se
rendent) dans les villes et dans les bourgs pour se fixer (leurs) tentes de
poils dans les foires', ils rcparaient les fractures des cruches avec desfeux de ^
paille 2 et, en y soufllant, ils se remplissaient de suie le visage et se remplis-
saient d'air la bouche, au point que leurs joues eclataient, dans L'espoir d'un
profit; et ils trouvaient deux et au plus trois oboles 3 ! Apres la mort de
son pere, comme il ne pouvait vivre et se nourrir ä cause de son petit
melier, il osa faire du tralic '' d'une autre maniere; et, parce qu'il avait vu que '°
- toi. 127 |es cbretiens avaient alors de la philantbropie pour leurs proches * et qu'ils
n'etaient plus poursuivis comme auparavant pour la religion, il changea sa
conduite, non pour la perl'ection, mais selon l'apparence cxlerieure. Mais je
ferai connaitre ensuite qu'il ne quitta pas son tralic. Un homme connu de la
•
1. Litt. : « dans les röunions de venle ». — 2. Litt. : « dans les fractures des cruches, ils pachaienl
des etincelles de feu dans la paille ». — 8. Otte notice Concorde assez u\rc S. Gregoire de Nysse, qui
represente Aelius avec une petite enclume et un petil martean sous une peilte tente de poils, contra
Eunomium, /'. C, 1- XLV, col. 2<>o. Phllostorge, partlsan d' Aelius et porlö a le louer, ecrivail que
son pere avait ete mililaire, P. G-, t. LXV, col. 601; on en doutait, Und., col. 502, note 75, et avec
raison, s'il faul croire ce qu'eu rapporte Barhadbesabba, — 4. Kanri/eia.
v
[97J XIII. — A.ETIÜS. 273
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1. *jo supra lineam.
ville, nomine Marinas, lui donna une chaine de cou en or qui etait brisee,
pour qu'il la raccommodät. L'habile Aetius en detacha beaucoup d'or et ensuite
tira sur son pourtonr et la completa, sans se preoccuper en rien de sa forme.
Lorsque son proprietaire s'en apereut, il le prtt au corps pour le fiapper et,
5 apres qu'il lui eut fait ce qu'il fallait, il apprit que l'econome de l'Eglise
le nourrissait, il usa avec lui d'injures dures et de menaces acerbes et le
fit sortir completement de sa maison et aussi de sa ville. Teile etait l'habi-
lete d'Aetius.
II regut' ensuite uu peu d'instruction ä Alexandrie; il vint ä Antioche de
10 Syrie — car il etail de lä — et il recut l'ordination du diaconat de
Leontius dWntioche. Et puis, aussitöt il etotinait par une certaine invention
ceux qui le rencontraient 2 . II faisait cela en allant ä la suite des Categories
A'Aristote — c'est uu livre qui est ainsi intitule. — Quoiqu'il fit le savant
et parlät ä laide de ce livre, il ne saisissait pas lui-meme et il n'apprit
13 pas de ceux qui savent quelle est la pensee dWristote. C'est, en effet, ä
cause des sophistes qui debattaient ces questions en philosopbie qu'(Aris-
tote) - ecrivit un exercice de ce genre pour les jeunes gens et c'est comme
I. La suite est parallele a Socrate, Hist. eccl., II. :if>. — . 2. 'ESevoywvsi tou; IvTuy/.avovTa
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 18
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274 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [98]
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1.128 Jooi j^J. ,ia\mj; j pofcoo oom Jjl./ J^2>o_o »s/; j>o^o Joot ^^L, j»^»?
«audutoj s°»/o .;^JL/ Jl^ ^o • ,~\£>l\ o£Ss JJ; *2»/ J;oi ""^o .Jjl^°? »— ^
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JioJLLi . N" Jooi ^-^o'/ Jooi JLojl^o ^->^ot -.öua^a-.; Jjjo ^-.; wOto'^^
Jooi JboASo Jk-s» jlo^-^jo Jooi ^-*^ V-^ ^J^" J*2lcd»o jlä-flo/;
.ouoj.3 J^a^a\ jooi ^Jjfcoo JL^ä-o K^^o .)~oöjl^ • Jp7»° Jläi>;; ) nni^ o
^s »o.«.Xi> aü^ ^-.; jlo^ K^s Jooi >-oiok_/ oi vi-mt) / j. mvi . v> » ) nmft ^-so
logique contre les sophistes qu'il entassa (ses) inventions par son habilete.
D'autres parmi les philosophes donc — quand ils exposent ce qui (vient) de
Piaton' et apportent des exemples — bläment ce qui est dit artificieusement
par Aristote*. Mais, parce qu Aetius n'avait rencontre aucun des docteurs, ce
sont les insanites des profanes (tires) de ces Categories qui resterent et c'est 5
pourquoi il ne put pas savoir ni comprendre comment celui qui engendre est
inengendre et comment celui qui est engendre est eternel, lui aussi, comme
celui qui l'engendre. Ainsi, en effet, Aetius etait peu instruit et n'etait pas
rol.128 verse 3 dans les s^ints Livres et il ne savait que redresser * une heresie*,
ce que n'importe quel paysan aussi peut faire 5 . Gar il etait une progeniture io
de Satan et c'est pourquoi il a ete aussi nomine « athee » et chasse de
l'Eglise. Meme Eudooßius, malgre lui, a signe la deposition i'Aetius, pour ne
pas etre dechu lui-mßme de son siege. Par ses moeurs et sa maniere d'en-
seigncr, (Aetius) mettait le comble ä cela; il frequentait assidüment les
oflicines des medecins et des scribes; car toujours il plaisantait et pratiquait i.,
un grand libertinage. II circulait par les places publiquea et les cabarels, k la
facon des patres et des cultivateurs, pour remplir son venire, et son exterieur
1. Socrate ecrit: « Piaton et Plotin ». — 2. s. Grägoire de Nysse oci-il : r, 'ApiaTotcXou; xanote^via,
/'. G., I. XLV, col. 2(15. — 3. %n.Or)To;. — 4. Le grcc porte ro epiirrixiiv. — ö. Le grec ajoule <|u'il
ne connaissail paa les ancicns commentateurs, ni Clement, ni Jules Afrlcaln, ni Origene. La suite
manque dans Socrate.
[99] XIII. — AKTIUS. 275
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IclSlS. :> « n°»'i ji.cu.oii jf.^-3 yOCH-.il. 0/ :yOCH-.»tO\ )-»—/ * «'i'-»j y-.» J^aa
1. Le second o est au-dessus de la ligne.
etait ä la maniere des mimes. Ce n'est pas seulement quand il etait invite,
mais c'est aussi avec violence qu'il entrait de force dans les festins. II mul-
tipliait ses relations aussi avec ceux qui ne vivaient pas d'une vie reglee.
Quand il voulait montrer un article de sa foi, il relevait la partie inferieure
5 de son vetement jusqu'ä ses reins et se frappait sur les cuisses; en eilet,
il levait un pied et emettait alors des bruits de vents, pour exciter au rire
ceux qui etaient presents; car, soit naturellement, soit parce qu'il s'y appli-
quait, il avait une grande facilite (pour cela). Il disait, en eifet, dans la salle
ä manger ä ceux qui etaient presents : « Quelle foi voulez-vous que je vous
10 montre, la notre ou (celle) des heretiques? » Car c'est de la sorte qu'il faisait
la regle de la foi : il levait un pied et emettait des bruits de vents en, pres-
sant sur son ventre. S'ils etaient semblables entre eux, il disait : « Voilä
la foi des Oritqoliou', » c'est-ä-dire des heretiques, car c'est ainsi qu'il nous
nommait. Et il fondait sa propre erreur sur ceux qui n'etaient pas egaux;
15 lorsqu'il promettait de montrer son (erreur), (il le faisait) par des bruits
inegaux, ä savoir : le premier (qui etait) grand, le deuxieme (qui etait) moindre
que le grand et le troisieme (qui etait) inferieur aux deux (autres), selon
sbn opinion sur la Trinite. Et, s'il etait arrive que ce n'etait pas le premier
1 Peut-cHre 'OpeöxwXoc.
27.; BAB.HADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [100]
♦ rol.128 ^-*>© .o^^oJL3lScl^ ^o\ Idiot; .Jooi pö/ -.ooot ^*~\ o^> <^°! M-^
OCH} "^S^iOO .)— oV ^°>nA , OJCH .yO^CßL^S; o£S. ^o-.»U/ jot^oo* \s>ioi
^-^oCS> :)oo( ^'^S |j>oo, ^-ioo :Ji^ö.3 ^dJ.*^ Jooi Jjlä jK^JLa^J) Jk^i
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•^^^ Jjcu "^i. .oilo-O^ ^O»o QJJ>o; oi.ua. <*.j-.Kj; ..Kio.»'» )?J-^*? Ji^oa-^
JLaioj oooaa-so .-JlQ-sp Jjjj-s >-»-» t »? ^t^ - , "* a ?^J |^o*a'— ; JK^io IüKji/
^5^; JjLioV-^© -.1— »©/ ^^ J-°-* JU*^ °^ )°? V--^ k&l -i)-^ - 01
^.io; y-./ ot»Km^\ oi-aJ^ Jj»poo -.Oi^a.iLo Jj<*3; ).*jboä\ Kali; .JL^-ä-*
.^..algibo «a-\s f-.'po; ogLD»o.a.\ .,_.; Jlcki*/ .ou-..»?
fbruit), mais celui du milieu, et souvent le dernier, qui etait plus fort que les
deux (autres), ou si deux (bruits) etaient emis avec egalite, suivant les forces
Mus qui poussaient du dedans, * il disait : « (II en est) ainsi des Mapsöliou'. »
G'est de lä qu'on lui donua le nom de Phtlesiön, c'est-ä-dire « qui emet des
vents' 2 ». Parce qu'(Aetius) possedait une envie caniue de manger de la ■'•
viande et qu'il craignait le jeüne, il appelait les nütres « lentille »,
« feve », « pois chiche », comme si en verite cela ne donnait pas d'intel-
ligence, et il ne recut pas de la uourriture de Daniel et de ses compa-
gnons le reproche (lui disant) quelle science ils avaient acquise, 3 . Quant
aux femmes qui ne possedaient pas le renom de la virginite pour de bounes u
actions et entraient pres de lui, je me refuse ä en parier. J'ai consigne ces
quelques (traits) des turpitudes de ce domicile des demons, pour faire con-
naitre quelle etait sa volonte et (pour renseigner) sur son erreur. G'est au
sujet de celui-ci, en eilet, qu'a ete confirmee la parole du sage qui dit : Le
mensonge estquelque chosede mauvais chez un komme et il abonde dans la bouche te
de l'insense* . Gar celui-ci a ete pour l'Eglise le serpent sur le chemin ei la
vipere sur les sentiers, qui mord le cheval des pretres au talon et f'ait tomber
le cavalier ä la renverse* comme de sa propre volonte, tandis que les Peres
attendent le salut du Seigneur aeulement.
I. Ce mot semble C-tre le pluriel dun adjectif compose* du verbe iXöu « aboyer • et de l'adverl»
liäJ/ « en vain ». — 2. Peul-ölre siXöttovo; « qui se complail dans les s^misseuienls ». — :i. Dan., i, 12,
K',-17. — '.. Ercli.. \.\. 26. 5. (ien.. xi.ix, 17.
10
. r^S&cuifiaSr^ rsfcicn rsfaoa r^ia-r^na ,^2n ^30 rdiSlcu
vj oiK*as )»qj ),.*— /» oöio r'^oiJi^o JJ jlaia^w- JaL^o jJ J-jd/ ^t-
Iodöi ..y«ew a ^*; «s/ jJ/ J^-oo-bo oii^.; ;aAa a\ :ö«.*a.^£j; J^.s J..okjLs
^aaio v-^ ^o« •)•£■*> U^ U**J -.Ul Jo.L^o jJ ^S.01 v / .Jj/ «s/
1. j supra lineam.
XIV. — Sur l'impie Eunomins; de quelle maniere il rerul la doctrine et de
qui; comment il etait eveque et par qui il fnt jete en exil et sur l'opinion de
rimpie.
Que dirons-nous donc de Leviathan, le serpent tortueux et cruel'? Gar
5 je vondrais non seulement ne pas rapporter cela, mais ne pas meine l'entendre.
Mais, de meme que le malade qui ne moutre pas son ulcere devant le medecin
ne recouvre pas la sante et que celui dont le feu s'est empare de la maison,
s'ilcherche ä l'eteindre en silence, brüle non seulement sa propre (maison),
mais aussi celle de ses voisins; de meme, moi aussi, si je ne montre pas cela,
10 il en arrivera uu dommage po:ir l'E^lise. Gar c'est ainsi qu'ordonne le pro-
phete : Crie ä ple.in gosier, ne te retiens pas et montre ä mon peuple son iniqnü< ;
et ses peches 2 . Par consequent je proclamerai, moi aussi, dans mon histoire
l'iniquite des heretiques et les belles actions des Peres, afin que vous evitiez
celle-lä et que vous imiüez celles-ci et vous en rejouissiez constamment.
15 II est donc dit dans l'histoire au sujet de ce maudit Eunomius quau temps
oü sa mere le portait dans son sein, eile vit en songe comme si ce qu'elU'
portait dans ?on sein etait un serpent. Or il arriva qu'il y avait dans le villagc
1. Isaie, xxvn, 1. — 2. Isaie. lviii, 1.
278 BARHADBESABBA 'ARBAIA. -- HIST01RE. [102]
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.ok_3; oöi boS. ool Jjl^Kjo .)v^j» »S^Jj; v*oioöu>/ -oiqlS^/ • .vJQ - Oo.jo/
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%v ooiq_3/ oif-aSo .JVJ— udLs» Jlo;j.i© v o.s.\Lji 0001 ^^.K^i -Jt-^* J-«^4 ^°^
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..^s_so ^.; Jooi ^ia». p .jlo^otMO )bn n . ^oy^» )lo;po-s 001 »3/ .\°o&<
11
1. Cv^o Ms.
un pretre, homme parfait ; eile alla ehez lui avec empresseraent, lui exposa son
»foi. 129 songe * et lui demanda de faire une priere pour eile ä l'eglise. (Celui-ci) lui
apprit l'interpretation de son songe et lui dit : « Celui qui naitra de toi doit
etre un serpent pour l'Eglise. » Par sa famille, il etait des serviteurs de la
grande maison des gens de Basilc', et ses parents parurent plaire aux yeux
des gens de Bastle (qui) leur donnerent labberte. Apres qn Eunomins futne,
ses parents le menerent pour apprendrc l'ecriture et ensuite travailler, aupres
de celui qui ecrivait. Quoique selon la coutume qui y etait en vigueur il allät
ä l'eglise, il ne retirait cependant aucun profit de ce qu'il allait a l'eglise;
car il ne connaissait pas l'habitude de jeunesse de pratiquer la perfection;
et, si ce n'etaient pas des Juifs qui avaient ete iiistruils dans la Loi quaml
ils etaient jeunes, ils n'auraient pas crucilie le Christ". Apres la mort de ses
parents, celui-ci abandontia sa Familie et vint kConstantinople. 11 s'introduisit
dans une maison importante et il promettait de servir ä tout ce qu'on lui com-
manderait. 11 y avaitlä de tout jeunes enlants qui devaient apprendrc 1' Instruc-
tion des nobles, et leur pere lui commanda d'etre leur pedagögue. Eunomins,
parce qu'il avait aime la sagesse des (liomrnes) profanes, leur faisait partager,
lui aussi, la connaissance de la grammaire et de la rhelorique. Otiand il fut
1. Litt : « de chez Basile ». — 'J. L'auteur veul peut-ötre montrer les mäfalts d'une mauvaise
Instruction.
10
fol. [29
v".
103] XIV. — EUNOMIUS. 279
.^a^Mpj öi^>; J_oi| JJ> ^.61 .U-^, ^°^? ^°t-^° JlaNnim -> iV ooiajs/ oi i * /
.Li^^j fcoojj jp>, .,)4a^mvi\ Jk_^> Jpo ooi ovia^jLjj o/ ^»; oüo^j»
^.io OMi3/o JK-^iLo jlcL-yi-a *)ooi ov^j yo^ .oi a *.» o£^.o Jlo_^_*o
5 K-.)i,— » • .,_*. v*j/ laS. ^j,/o .),..,•> « ^jJJ Jl/ -.oitvA^v ^ao» ^a ^-.i ooi
■.~oioj*vo» ooi ^_so o».^ jooi K_/ j-JUL^f V5 ^^ie oöio .Lft» m°ici m jooi^oX ^V-*
J^- O a JSJ . oi!^. JÜL3J; «Jod oöw. ooi ^-»j Jl -vinN; .Jooi ^ c\'% JJ Ji-^/
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1 laüS. oCS, >o_s. :J^io jJ ^^-o^ iqN'i; ooio :)ooi .°i\>ö JJ ooi )t^7 JJ*o
. •yfß..^ll ycLs (^.ia\ >..■>> m y^l • .JÜuVf; )lSw^.iK^ joot ou,i-3< ooi vm » en-^ol
jbä^o Jto^oj v3/o .jjUL^äjL^o; J-^'i- 1 * -oii-o-« U'i-~h. lt-%^ ) 001 >*-ia.jLiO} ooi
L-J) jooi 3^.. -Jooi ^.oiolk-./ >m «^j/; oi.^cl^ po , v ta*j)|; o£s~.> 0»k-s joot
.w-öws Joo< Saal^feooo j K.j^oo^iä o Jooi «xa^öot ^d .Jlo^. m°>o«>; ^^v_o
i . "Vaja\ Jooi ^aaü*.K^oo .vfi>a-.j/j oi3;'o.^> "^au -.^- 11/ Jla^o^ ^.öu^o po
devenu gras et qu'il regimba, leur pere le trouva dans une certaine faute
(commise) avec les enfants, sur laquelle il ne convient pas de le tourner
en derision. Le maitre de la maison regarda comme un deshonneur pour ses
enfants et une honte pour lui-meme de le juger ou de le livrer ä la punition;
du moins, il l'avait flagelle de durs coups et il le fit sortir de la ville.
Apres un incident de ce (genre), (Eunomius) vint ä Antioche et il alla chez
un homme qui avait commence recemment ä etre sophiste; corame (celui-ci)
avait plus de zele que son predecesseur, il ne prenait pas de salaire ; au con-
traire, c'est lui qui donnait pourse rassembler des disciples. Et, parce qu'apres
peu de tempa il montaprogressivement jusqu'ä l'eloquence et qu'il etait remar-
quable par la force de la parole, il en revint ä prendre un salaire aux disciples.
Comme Eunomius n'avait pas de salaire (ä donner) et que ce '(maitre) n'en-
seignait pas sans salaire, lui qui n'etait pas encore arrivö ä apprendre, il
se precipita chez Eudovius, * qui etait malade de l'opinion des Ariens, afin « fol. 129
de pouvoir vivre avec Aetius, le ministre des peines des autres, et (qui) l'honora
de l'ordre des diacres 1 . Puis, (Eunomius) remplissait aussi l'office de scribe 2
d' Aetius; et, lorsqu'il etait avec Aetius, il apprenait un peu du genre de la
sophistique, en s'adonnant aux petits mots 3 et en y faisant le savant. Pris ä la
1. Socrate, flist. eccl., II, 35. — 2. Ibid. et IV, 7, Ono^pafEÜ?. Comparer la suitc ä Socrate. —
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280 BAHHÄDBESABBA AHBAIA. — HISTOIHK. [104]
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suite de cela par l'orgueil, il tomba dans le blaspheme d'Arius et il faisait
le savant contre la foi des Peres orthodoxes, sans avoir appris les
Livres et paus pouvoir les comprendre. Le bienheureux Theodore est un
tömoin veridique de cela; car il dit : « Lorsque j'etais jeune et qu'il avait
la taille d'un homme fait, je lui posai des questions (tirees) des Livres et il .
ne sut pas leur repondre; mais il cherchait plutöt s'il pourrait les apprendre
de moiV » II etait prolixe 2 dans son elocution, disait constamment les
memes choses et ne pouvait pas parier selon le but qui lui etait fixe. On
le reconnait d'apres les sept discours 3 auxquels il avainement travaillc sur la
lettre aux Homaius; car, apres avoir ecrit beaucoup de mots ä sou sujet, il na io
pas pu en trouver le but. II en e<t de meine, en eilet, des autres discours qu'il
aegalement l'aits, et c'est facileä savoir puurqui rencontre ses ecrits. Eudoxius
l'Arien. l'eveque de Constantinople, lit cet Eunomins (evöque) de Cyziqüe, lors-
qu'il voulul cliasser Eleusius*, le propre evöque de Cyzique. Lorsqu'Eunomttu
fut alle ä sa ville et qu'il se servait de sa nianiere de parier coutuiniere, is
ceux qui l'entendaient etaient troubles et exasperes par les expressiuns
etranges qu'il faisait entendre et c'est surtout ä cause de son bavardage qu'ils
l. Celle mentlnn de Theodore de Mopsuesle n'est pas dans Sosrale. — 2. iio>u/ou;. — 3. Täpoi. Ces
discours sool perdus. V'oirlenfragmenlsd'Eunonilusqui sont conserves dans P G . I. XXX, col. 8i5 8G8.
Sa professiun de foi se Lronve dans docrale; llisl. ecct., V. 10, notede i'ödilion de Vatois. — 4. Vers
Tann^e 361. Of. Bocrale, HUt. eccl., 1\'. 7. Le sMi.n|iic purle ü tml Alliaiiiisc.
lol. 130
[105] XIV. — EUNOMIÜS. 281
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le chasserent de chez eux; il alla ä Constantinople et il s'y associait avec
Eudoxius en trompant par sa doctrine. Afin que je ne semble pas avoir dit
cela en linjuriant, je cite ses paroles memes; car il dit : « Le Pere (a
rapport) au Fils seulement et celui-ci au Saint-Esprit ; » et : « II a epuise toute
5 la puissance de Üieu dans le Fils; il est la puissance et la sagesse de
Dieu'. » II dit encore : « Dieu ne connait rien de plus que nous sur sa
nature 2 ; rien n'est connu davantage 3 par lui et moins par nous; mais,
ce que * nous savons ä son sujet, il le sait, lui aussi, et ce qu'il a encore *fol. IM
lui-nierae se trouve en nous sans diflerence. »
lo Eunomins'' machina ces choses et de plus nombreuses, lorsqu'il faussa
cette (parole) personne ne connait le Pere si ce n'est le Fils*; et cette (parole) :
Personne ne connait ce qui (est) dans l komme, si ce nest son esprit; de meme,
personne ne connait en Dieu, si ce n'est son Esprit . II commandait egale-
ment que le bapteme füt dnnne d'abord derriere la tele de l'homme, comme
15 si Tarne demeurait dans le coeur et fintelligence dans le cerveau et que,
ä partir de lombilic et en dessous, les membres elaient impurs et n'ad-
mettaient pas la saintetc; et, lorsqu'il vit que beaucoup se deeouvraient,
il ordonna d'entourer ces membres impurs de bandes d'etoUe — et alors
1. Celle premiere cilation manque dans Socrale. — 2. Socrate, oüota. — 3. Socrate, näXX'-v. —
4. Celle suile manque dans Socrale. — 5. Mallh., XI, 27. — 6. I Cor., II, 11.
282 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [106]
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^^uoo^ Jooi JjLd jjuofpo jJ V-^ jL*— Jlt^^ Jooi ^.otoK-./ ) iotcu lcoo^s»
(l'homme) tout entier serait baptise regulierement — pour que le bapteme
ne l'atteignit pas tout entier. On raconte sur le mystere impur qu'il tuait im
agneau sur une table, jetait de son sang dans une coupe et ensuite donnait
au peuple le pain et le vin melange au sang; quant ä la chair, on ne la
mangeait pas, si ce n'est les pretres. Parce qu'il craignit que son abomi- •
nation ne füt decouverte, il avait ordonne qu'elle füt faite une fois Tan:
lorsque cela etait rapporte par les fideles devant (ses partisans), (ceux-ci)
uiaient, (en disant) : « Ce n'est pas vrai. » C'est sur eux que s'accomplit
la (parole) : Ce qu'ils fönt en secret, il est honteux meine d'en parier', parce
qails sacrißent aux demons et nun ä Dien' 2 ; c'est pourquoi Dieu leur a dit : i
Malheur ä eux! Je tirerai vengeance d'en.r'-'. Comme, par sa maniere de parier,
il troublait beaueoup le peuple de Constantinople, Theodose, devant qui tous
erierent, ordonna de le jeter en exil, alin qu'il ne causät pas plus de trouble '.
Ges quelques (traits) de la malice (TEunomius sullisent. 11 sc trouva ä son
epoque deux colonnes lumineuses et ardentes pour dissiper par la son ts
erreur, l'une de Cappadoce, Bastle le grand, qui se revetit d'une armure
invincible contre l'crrcur d'Eunomius et fit encore deux livres contre lui;
et l'autre, le defunt TModore (de Mopsueste), qui etait comme une lumiere
i. Eph., v, 12. — 2. Gf. Deut, xxxii. 17. — :s. Cf. Deut, xxxn. 35. — 4. Eunomins est mort vers395
10
10
[107] XV. — IIISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 283
.ot^w; >-^^o4 ok^ .^*^>° , .) J t— / ^»l ^V/o
r^cico'n rdaTja di.ci ..»cncrtncrn* r£?^cn£ui73 rd^Xiivtn
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)jl°>\o^; ) N. M Q.>,>o > Oi\ oj->; ^Soo JoCSjv K^a.^» otlo^s^ )v-- : ^.Jo • Jj ü a..;
1. |w^=/ ^ Bedjan, .IWa martyrum ei sanctoram, t. VI, p. 303. — 2. l^-»o t=>» B. — 3. "«oo^/ B
[p. 304).
pour l'Eglise; car il possedait une force invincible contre les fils de l'erreur;
il fit im livre contre Eunomins* * en quatre mille lignes et il enseigna encore *foi. 130
... V'.
des choses difierentes et reduisitä nen toute son erreur.
XV. — Histoire de saint Mar Basile qui fait connattre la perfeciion de ses
artions ; sur la guerre qui eut Heu contre lui de la part de Valens l'impie et sur
la fin de sa vie.
Le bienheureux Basile, l'eveque de Cesaree-, qui a ete nomme Tetoile
cappadocienne, etait par sa famille fils d'hommes illustres', qui aboudaient
en richesses, et il etait honorable par la race. Dans sa jeunesse ', ce vase
de sagesse fut envoye par son pere ä la ville dWthenes. II y avait passe un
certain temps dans l'etude, en s'instruisant de la science des Grecs et en
Ljardant sa jeunesse dans la piete. Quand il eut grandi dans la mesure de la
i
1. Ge sont sans doute les « deux tomes (perdus) en vingl-cinq ou vingt-huit llvres, contre Eu.nom.iusi,
plaiilo>er en faveur de saint Basile contre les AnomSens » mentionnes par .1. Tixeront, Precis de
J'alrologie, Paris, 1918, p. 262. — 2. Eveque de 370 ä 379 (n6 vers 330). Nous avons fait connaitre ä'e'a
vies syriaques dans H.O.C., t. XVIII (1913), p. 248-251. Ct. P. 0., t. XI, p. 548-551. — 3 La presente
vie semble provenir d'une redaction grecqne perduc dont on trouve des fragments dans les histo-
riens erclösiastiques grecs. Nous renverrons aussi (par la lettre Bi ä la vie syriaqiie editee par le
R. P, Bedjan, Acta martyrum et sanclorum, t. VI, Paris, 1896, p. 297 ä 335. qui relate les mömes
â– uls. La vie ecrite par son diseiple Hilaire, conservee en arabe, comprend quatorze chapilres oii
prodiges; cf. Echos d'Orient, oct.-dec. 1928, p. 493. — 4. Pour les trois lignes suivantes, cf. Socrate
tlist. ec.cl., IV, 26. Elles manquent dans Bedjan, op. eil., t. VI, p. 304.
284 BARHADBKSABBA ABBAIA. — HISTOIRE. [108]
Jjlsj 061; J.^ca2ol.co_5 oi ^cQA-coioto^ö tco^icu/ ^-^> k--^:*y.o :Jlo;po»o
:o.i;l/ jlov.^otV-3 v£Dai.«.Jä.^s ^-io (.iiaa; J^i.^jj_=>o :^.icl 0001 K-./^
L<*~/ : J101 ^^ ov\ ooo) ^, m « °>^o ((.^.^otio : \.£.£ü.2>q.so joou? Jol*; ^>-JL/o
uJüa -V^-^/ .^-.ov^tU "^.^ 001 -Joou; oi^. 0001 . » n\ 'x> j_a-A rin\mrr>/ ~.»
. |).^^flDi ).ia\a^ Jooi-i ^-äel \.^£a.9ex£Di >.ot\ aj^ü jlax.s ,— •; v^dojI/
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liop> OlK^^A ,-iOl 'J001 \Jt )t— «~»; )-— <o/ .)cot ^^iaiOi yju/ ^ou^
|Ua^j> v»/ -.j.a^ö ^.io \.s±A\ )lao^2ooti Jv-a.-).^ *3; 061 .J-£v_ca3o-flD; otK^^\
V^o;l/ ouis.3 Jjöi JJ/ •.jooi x-ccx o.^ po .jooi »Klüio jj.^^0 ^bo ooi
t-a^J o£Sj ,o&. Vu^-o/o -UlÄ-s ot\ ^K-J oiLv-s 3/1 -.vm »\ . m ^» otlo;ijio_s
K*ju^l/ jla^oAs„3 »Ki v3ii.ia\ •.joCSivj )jJf-3 ^-; Jjöt .01)^*^; Jlaa.flo)l Jlv-
Ujsio'i ^iO ^»äJL/o :(j..S «.Oioöt-i/ KaAo ^.l'lll N. .) r. o> nr» , ^ .^.OtabO^
f.So .^j./ vffia^^k^).^; Lvi£Q.a\JJ • . L^iaa.So_flD oot JooiJ»o otlorpo |c
I «.»io3ij Ms. Une ou deux lellres onl ele grattees entrp o et ».
doctrine et de l'instruction, il fut exerce dans l'art des rheteurs d'abord par
Himerius ' et Prohaeresius, chef des sophistes de cette epoque, qui etaient lä, puis
ä Antioche de Syrie par Libanius' 2 . II parut meriter d'etre sophiste et beaucoup
le sollicitaient sur ce point, landis que d'autres lui conseillaient d'etre schulas-
tique ; il dedaigna les deux (invitations). Les Atheniens lui demanderent d'etre
sophiste chez eux pour l'instruction de beaucoup. II se moquait constamiuent
de cela. Sa conduite fut teile que jamais personne ne le vit parier. 11 n'avail
regarde que le seul chemin qui (meuait) de sa cellule jusqu'a la niaison du
sophiste. Celui-ci, qui avait ete honore par l'empereur de la dignite de prefet,
l'emportait encore sur beaucoup par la riche^se; et, malgre cela, il eut cepen-
dant une teile admiration pour l'instruction de Basile qu'il lui donnait meme sa
lille pour femme et il lui certifia qu'il l'etablissait heritier sur les ecoles de sa
raaison ; <|uant ä cet homme de Üieu, le choix pour lui lut de suivrc la virgiiiite.
Lors(ju'il fut suffisamment iustruit, qu'il fut rcveuu ä la maison pateruelle '
et qu'il fut presse par les grands de montrer son Instruction et d'ötre sophiste
il alla ä Alexandrie d'ßgypte. Quand il y eut acquis toute la science des philo-
1. Nous avons une lellre de S. Basile 'IpEpiu iioYforpip, lettre 274 ('ilfi). — 2. II resie de nom-
breuM'* lellres de B. Basile ;'i Libanius, cf. Leo lliiLri. Der Anlivchos des Libonios, Solulhurn, 1919,
p. 9. — 3. II seraii revenu d'Alhönes ä Cesar(5e vers 334-5. Vulr la vle de 8. Basile, compilee d'apres
ses oeuvres, ed. Oaume, Paris. 1839, I. III, p. xi.vn. Nons y renverrons par a Vie, Gaume ».
10
n.i. ui
[109] XV. - HIST01RE DE SAINT MAR BASILE. 285
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.•^^^d jls/ oiK^U; JJL^i K^iLl JJ ..J-V>so; -<x^ Uo-*> UaoJ lo*»^
«oioou//, J^ai JUJJ .^« >K~3 JJ/ .j-Vpo? -*va^ ^ J.JLaiO JJ v2>/; ^-/
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^1 V-^if» ^°° •l^^4> ^<*^=^ \+^°l JVioa^ v^P ^aol» —«ooia/!
1 1 ^ r \ ) Nrt .. > m i . ^.otoJLJua o'^oo .Ji-Q-»» « .■>.; Jv-so; oi^A.3 io.>.| JJ Jj..sj
lo .t-s;J./ Jlajoo» Jv_^wfl^ ,-ioJ. ^so ^-.^ot .Jt-»»^» )K-vpo JK~ai.:>a^
JofSx; ojlp^s otbovV,.-:» • . JLjl^Jlxjj J.^»»s ;>a*>I./; ^*>o .JKjl.^o J^-»-<"
Lioovs ,^»j ojöi .JoiSfco )K-.o_3lJi1 ^.-ISCioj JJ.il-.9Ji JJSuL.,.:sas oC^ ^äia'i
>*^ jioii\ .)l)^^o Jk.sa*^ ,_*»> :: )la-.ai^3o JlKu+zo'l jl.a\j-3o .)«-*&•
l. |L<w»/i ^i3^a. ov^aN |pcu v »Li ß. — 2. ovs infra lineara. — ■'. Le troisieme ° est au dessous de
la lisne-
soplies, la geometrie, l'arithmetique et le comput du chaldeisme (l'astronomie) ' ,
a l'exemple du bienheureux Mo'ise en ce qui concerne (les arts) des Egyptiens,
le pied de sa pensee ne fut pas humecte, pas meine un peu, par les gouttes de
l'erreur; car la faussete de la sagesse * des Grecs ne le contamina pas, de »foKiai
meme que Möwe ne (le fut) pas par l'erreur des Egyptiens; mais, apres cela, il.
se häta de deseendre au pays de la maisou paternelle et aussitöt il s'atiacha
aii christianisme dans sa verite. De preference ä tout le reste, le choix pour
lui fut d'embrasser la vie monacale selon la loi du Christ. Promptemeut, en
elfet, il trouva son repos dans un pays tres montagneux et proch.e de la region
de ses parents, en sorte qu'il y demeura dans un monastere qui le poussait
vers toutes les belies actions. Apres qu'il y eut passe un temps assez long
dans toute la vie monacale et qu'il fut arrive, dans ses annees, ä passer de
la jeunesse ä l'äge viril moyen, il fut alors conduit de lä au sacerdoce force
dans la ville de Cesaree. Lorsqu'i! fut marque de l'ordre des pretres, il installa
aussitöt sa demeure dans l'Eglise de Dieu. II disposa sa demeure du dehors,
pour quelle suivit sa preoccupation du dedans — tandisque de belles actions
pleines de la gloire divine le suivaient par la ville — ä savoir : avec un jeüne
severe, avec une priere continuelle et avec la privation de beaucoup de mets.
1. Ha l'astrologip. On cruit qu'il a surtout visile les monasirres d'ßgypte.
ll>
fol. 131
v".
286 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [110]
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JoCSs vV^o b>.» •.yQ»o e >i boo* oot; looi l^^o ;^oin..in/ JJo ^>Ki> ^a\ 1&
1. 1^ B (p. 306). — 2. B ajoute quatre lignes. — 3. U^>? Ms. — U^=? B (p. 307).
En efl'et, il supportait l'ofiice de nuit, comme l'etat de rester eveille durant les
nuits; car, de nombreuses annees durant, il ne donnait pas au sommeil
l'occasion de se partager sur ses cötes; mais c'est sur le siege de la chaire
qu'il chassait negligemment de son corps le sommeil. Gombien de fois, en
efi'et, lorsqu'apres son long office de nuit il s'asseyait pour se reposer et se •"•
mettait ä lire et qu'il etait vaincu au point de s'assoupir, il fermait le volume
sur sa figure et dormait ainsi sur son siege! Combien de fois le volume
etait cause de son reveil, parce qu'il penchait de sa figure sur ses mains!
Apres qu'il eut passe peu d'annees dans la pretrise, accompagne de ces
actions empreintes de la saveur de la piete, il arriva que l'eveque d'avant '"
lui quitta le monde 1 . Lorsque les eveques se furent reunis lä et que, le jour
fixe etant arrive\ les eveques demanderent au peuple de la ville qui il voulait
pour chef, toute la ville d'une seule voix cria : « Bastle ». A cette voix, il inclina
ä s'enfuir et ä cette epoque il y avait beaucoup de neige. Ell effet, il lui pesait
- i,i [3i sans doute * de devenir le pasteur dutroupeau de Dieu ; c'esl pourquoi, ä causi I ■"•
v °" de cette crainte, il s'ecbappa de l'eglise et se trouva un refuge, pour s'y caclier,
sous un tas de bois dun bain. Lorsqu'on l'eut poursuivi de tous cötes, qu'on
eut fouille toutes les maisons, sans le trouver, et qu'on etait sur le point de
i. En S70.
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[111] XV. — 111STOIRE DE SAINT MAR BASILE. 2S7
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s'arreter ce jour-lä, Notre-Seigneur Dieu voulut qu'il füt etabli (eveque) co
jour-lä meme. II arriva que Tun des freres connaissait la marque des clous de
ses chaussures et il trouva l'empreinte de ses pas en dehors de l'eglise en
grand nombre. En allant de trace en trace, on parvint jusqu'oü il etait et de lä
5 on le prit et l'emmena ; il etait comme mort et il disait en pleurant : « Je ne suis
pas digne de ce nom, qui depasse ma vie par la preoccupation (qu'il donne). »
Quand il arriva ä l'eglise, de nombreuses mains le porterent ä l'autel et, avec
grande acclamation du peuple, il ne tarda pas ä etre fait eveque. Comme
l'Apötre a dit ' : // convient qu'il ait aussi bon temoignage de ceux du dehors,
io avant qu'il füt (eveque), les Juifs criaient : « Donnez-nous le deuxieme Mo'ise,
le deuxieme Joseph, qui connait les infirmites de tout le monde. » Car sa
crainte se repandait jusque sur les ennemis de l'Eglise eux-memes. Apres
qu'il fut installe sur le tröne du sacerdoce, il devint le sauveur de tous les
Juifs avec leurs enfants. Et, lorsque la famine s'appesantit sur le pays, les
15 Juifs lui livrerent leurs enfants, pour qu'il les nourrit et les fit chretiens;
il leur dit : « Je suis pret ä (les) nourrir et j'accepte 2 ; car ce n'est pas dans
1'atHiction que je puis leur donner le nom du Christ. Si vous avez bonne
volonte dans le Christ, livrez vos enfants ä la verite pendant votre joie ; car
le rassasiement viendra et ce qui aurait eu lieu dans l'affliction se changera en
1. I Tim., in, 7. — 2. S. Greguire de Nysse fait allusion äceci, cf. F('e,Gaume, t. III, p. xlii.
' fol. 13
288 BARHADBESABBA ARBAIA. - - IUST01RE. [112]
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ia..,.V=» Joot JJ* .v-ta* joot pö/ .vQj/ JL.3 Jtof&a j)a^^oa^6 ool )..mv>\;
raensonge. Pourquoi s'accomplirait sur vous la (parole) de vos peres : C'est
quaüd il les tuadt qu'ils le recherchaient ' ? » Apres que beaucoup virent que sa
parole juste, qui les coneernait, s'etait intensifiee encore sur ce poiut, ils
ne tarderent pas ä se faire tous chretiens.
Quant ä l'Eglise de Dieu, quelle sollicitude n'avait-il pas? Au debut, 5
en efl'et, lorsqu'il fut appele au sacerdoce, il trouva dans l'Eglise de nom-
breux Services en or et en argent et d'autres vases. Comme ils etaient con-
sacres au service du sanctuaire, il ue put les liquider ; il enprit la moilie pour
13-2 les villes et pour les bourgs * du dehors, avec cette condition qu'ils apporte-
raient ä leur place quelque chose d'equivalent pour l'entretien des etrangers. 10
II ne la'issa ä l'Eglise qu'un seul service simple; la decision de son esprit etait
d'accomplir tout l'office de l'Eglise avec des vases de verre. II avait augmente
le trop petit nombre des constructions pour les etrangers en renversant des
templcs d'idoli's; car il detruisit trois temples saus l'ordre de l'empire. II
enseignait aux membres de son clerge la regle de la justice et de la purete 18
et (l'obligation) que le lin ne restat pas constamment sur les corps de leurs
dignitaires et il l<mr defendit encore de se baigner et de manger dans les
lestins; car il disait : « Ceux qui veulent ganler pour Dieu la saintcte et la
1. Ps. i.xxvn, 34.
10
[113 ] XV. — HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 289
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virginite ne doivent pas seulement se priver de cela; mais (ils doivent) encore
faire beaucoup d'autres ehoses qui plaisent ä Dieu. » Ce n'etait pas en mur-
murant qu'ils accomplissaient ses belies demandes. Mais il se tint parmi eux
comme un homme (venu) de la part de Dieu. II donnait ces memes avertisse-
5 ments ä toute reunion d'hommes et il faisait d'une reunion de femmes une
demeure de la vie monacale. En somme, cliacuu resolvait son afTaire avec son
voisin dans une pensee droite ; car toute la ville etait la demeure de la bonne
entente, eile qui etait divisee pour la religion. Les officines des courtisanes
etaient rejetecs en dehors de la ville ; il supprima completement le jeu de la danse
i" et l'art du cirque; on n'entendait plus dans la bouche de personne le chant
des soirs; mais, au lieu de cela, chacun meditait dans les psaumes de l'Esprit.
Car il etait sür pour les habitants de sa ville que, soit qu'il se fäcbät contre eux,
soit qu'il füt content d'eux, c'etait Dieu qui changeait sa volonte chez lui.
Un jour qu'il etait alle voir un de ses amis, il se presenta dans la meme
is visite un philosophe epicurien et, devant beaucoup de monde, ce philosophe
avait produit en public la doctrine du cbristianisme ; lorsque tous deux en
furent venus ä discuter les questions et ä examiner le sujet, Bastle lui donna
apres cela les veritables arguments sur la doctrine du cbristianisme. Le
philosophe revint sur lui : « Une science plus grande que la voisine peut
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 19
' fol.
290 BARHADBESABBA ARBAIA. — H1STOIRE. [114]
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>L132 ^oto^LioM yoKj/ ^.j yj :w.oto,.iäoMo ooi ,..3^. )lpo;l; yoJkj/ * v ;oico :oot
W ^ci^Jio iV a3icixia-.öi Ji-.»Jio -.voauV-J-i oilpo;l; \l\ «^ o_aoi -.yofcsj/
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K-j-iJs JLooi 1 j. . m . . .yoodo n « i flo Joot jbaio ooi ji/ .»o,— j» oiKi,. t J*i^
1. H No B (p. 314). — 2. B developpe l'idee. — 3. I&>-*» B. —4. owi* B (p. 315). — 5. On trouve
dans B dix lignes de plus.
donner un argument irrefutable; et ce n'est donc pas le christiauisme, mais
c'est Basile qui a vaincu. Je te demande une seule chose. Vous dites que
fol. 132 ce Jesus qui est venu au monde est aussi Dieu; et vous professez * qu'il a
fait des prodiges, lui et ses disciples. Si vous etes ses disciples, donnez-
moi par vos mains un signe de ses prodiges et votre foi sera verkable et je >
l'approuverai. » Basile lui dit : « Ou bien accepte que je montre le prodige
sur toi, ou bien je n'acquiesce pas ä ce que tu m'as demande, parce que, si je
montre (le signe) sur un autre, tu ne croiras pas. » Quand il eut accepte, Basile
lui dit : « Tiens-toi derriere moi la duree dune petite heure. » Et, lorsque
Basile se fut leve pour prier, aussitöt un demon entra tout ä coup dans io
riuiiume et, devant tous, le jeta ä terre. Une heure apres qu'il fut toinlu'-,
(Basile) s'approcha de lui, le signa, prit sa inain et le releva. Et le philo-
sophe ouvrit sa bouclic pour dire : « Je crois en ton Dieu et je t'-
remets mon äme; enseignc, baptise et possöde. » Et cet homme s'attacha a
lui depuis cette epoque. i.
Sa sollicilude pour les etrangers s'etendit jusqu'a ce point qu'il ne laissa
aucun etrangcr mendier dans sa ville; mais il pourvoyait a leur besoin ;
il manquait ä sa ville justement qu'on v trouvat quelqu'un qui dise :
[115] XV. - HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 291
oüSw )oo» ^^^s .'«.Vi. ya^'ill po/? *j/ öia -w^fcs^J; ^ .-otKj-po
j^o^ Joi^jJ o;o/ Jou>S JJ; yaoISs^K-:» JJ/ •.aßj.jpa^ yofcsj/ v> .y>,.\^
)!/ ^fcO ot-ioaajs; ,_*>♦ .Jooi K.I yOojN.JL^.s J^a.^> .J-^^ia^ j-*^
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io (jo^-s o/ JN- - 1 <*>^ looi Jka^.5» .J1o9l3lj o£S^> 4 ou> looi J^o.«..** V-»-^
oifis^ju-o .\x>Uo joo« t-ia^ -oto;Jj s*> 'l+^k °l .f 4 ^ ? P ^» •W*r**-
Jooi JjJjkj .oooi ^-scl^ oiia^^o oiS. oiiofco )ooi Jjoi . (, J^*ji );oU ,_*>
.JV~«£; JVo-s'ji ,oj\ ^slajuio ^3 Jjä-.;
1. B ajoute qualre pages d'explications (pp. 316-320). — 2. w* B (p. 320). — 3. Low liSi ^w^v
|ls^- ? b. - 4. In marg. »=■— 5. \>oU*s B (p. 321). La suite differe. — 6. <° miok9 ^ol low l»-x
l£^» \,oil ^o ■Sil \-*f--- mC-V»- ^oo 1-*>U« B (p. 322).
« Aie pitie de moi. » II avait soin eacore ä ce qu'ils ne cessassent pas de
louer Dieu, en disant : « Bien que dans votre corps vous n'ayez pas la sante
pour donner l'aumöne, du moins dans votre esprit exempt de maladie rendez
gräces k Dieu. » Jusqu'aux voleurs, en eilet, la Convention existait entre eux
5 que, parmi les voyageurs sur lesquels ils tomberaieut, celui qui donnerait de
bouche un signe de reconnaissance au nom de Basile leur echapperait miseri-
cordieusement sans mal'. II y en eut encore parmi les parents des philosophes
trompeurs qui furent vaincus au point de dire : « Si le Christ qui est venu
dans le monde est vrai, c'est le resultat de l'enseignemeut de Basile. » II y
io a lieu d'admirer que, depuis que le nom du Christ a ete invoque sur lui, il ne
fut force par rien ä rire, ni il ne s'est rejoui pleinement. Toute la purete
etait ecrite sur son habillement meme ; sou vetement etait vil ou (consistait)
en un simple habit monacal (ßipöiov). Sa chaussure, c'etaient des souliers
ou des sandales. L'argent etait absent de chez lui et les objets en metal lui
15 lui (manquaient) ä l'exception d'une cuiller sans valeur. Voici sa table,
pour lui et pour ceux qui mangeaient avec lui : il y avait un vase en spathes
de palmier, auquel se joignaient des assiettes d'argile.
1. B(edjan) porte plus clairement : « Jusqu'aux voleurs, dans la solitude, avaient entre eux la
Convention que, parmi les voyageurs, quiconque donnerait de bouche, pour signe de reconnaissancr,
le nom de Basde, la crainte lomberait sur eux (et) il leur echapperait sans mal. o
10
292 BAKIJADBESABBA ARBA1A. — HISTOIBJE. [116]
fol.1i; ' L^Jl-S -.IoO« ^^all <5|-3l^ (3q.£ClSO^i ) As \ W > :>Ct,.3> ^,; «fcoo/ "^D
) nm\K.^o ool JK_^m1 y/o .yoy^c Jooi ■*.♦!•} on »,!,-* Joch 'J^£oo oiloX J.^o^
v3lil^o öu\ c»fC> « '3; JL>.^a ..» nü°i)^Ji ^.ja.m.i.o ,JSc£oo ^.\..j..s Looi
«s/» ..oooi . » n . ..'» oiil/ ,—io chxd jjot ^_.i U-'il -Jk»*a..o.\ r-^K&li Jooi
t—*— <^ I' - 11 -o^ vj^ 5 ^! \^l v°°^ )°°* k— / l-»»Q-^-=> J-*«" 1 -^ y~*l JJ
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K_Jj£^.»Jl .ot\ «^^sK.jlj jJ ,oiU|_3 jboi; .looi )t-«,v^ .oiK^aaui ^o ts^Ln... is
.'vauJo t n\);ö ^soa^i /; ot-^-i^. "^^.ua^ .-JLiai.* JÜCioa^ jooi >3u>-flj t-^x
. JL^... , V ° >o jy-i* -> yo^jt-jj JJj -Joot v^J yooi-a^wi.; JKm^o ^_io otjl/o
).i3\a»; oilSCS^ o&o looi öt».!^...,/ JiaaiS^o; oul^o ,-Sj .^\oi JjV^o/ wioo
1. lla^ao©^ B (p. 323). — 2. l=i wiS^a* ov^ low B. — 3. W, B. — 4. Om. B (p. 324). — 5. Ijf-»J
B. — 6. "»" " ' ^ B. — 7. Om B (p. 321). B, qui ne mentionne qu'Arius, met la suite au singulier. —
8. Le ms. du British Museum add. 12 174 termine ici la vie de S. Basile, cf. B p. 324, note 2. Le ms.
de Berlin, Sachau 321. conlinue plus loin.
*fui. 133 Toutes les fois que * sa rcnommee arrivait aux oreilles des philosophes,
ils avaient subitement recours ä la fuite devant sa sagesse, et quiconque
lirait orgueil de sa science s'illusionnait lui-meme (s'il croyait) savoir quelque
eliose eu comparaison de lui. Si l'esprit se comportait mal dans ce qu'il
est malaise et dilTieüe d'expliquer, c'est par la force de son argumentation qu'il s
lamenait ä se soumettre ä la verite. Les Ariens etaient tenus loin de son pays,
au point qu'ils u'avaient meme pas une place pour y entrer en cachette
comme des espions. Gar sa parole etait un mur fortilie pour son troupeau,
qui s'appuyait sur eile pour eonfondre et mepriser le raisonnement des
blasphemateurs. En un mot, tonte erreur de toute doctrine etait en göneral 10
repöussee par sa sagesse, au point qu'elle ne trouvait plus de place dans
son pays. Gar il s'etait vigoureusement elcve, par sa parole laborieuse,
contrele parti ä.'Arius et de Mac6donius et il gardait son pays de l'infec-
tion de leur lait, pour qu'ils ue se repandissent pas chez les enl'ants et les
simples. is
Et pourquoi dire cela? Comme toute la cause de cette mauvaise doctrine
venait de l'empire lui-meme, (Basile), avec l'assurance (roippTicia) des martvrs,
[117] XV. — HISTOIRE DK SAINT MAR BASILE. 203
^o«a-^ajLjj jJ/ .jii\v>\ oojuwJ jj* -.'^o-o jiöuco; j-*jooiva^=> -.)-*■■» ^ J-»o»
! ouio,J.6 JKX-.J jjj ,^o<aS.\ V-^^ )&'■* ,oto£x* ji-o-«/ S!& ^ io ,»■?> »* ..!/
• .>m.» vuoJJo ofS^ JJ; ^»; >m . ^) jj . 'jjL^ic^ oi^». «.^ao/o o^ ^.otaS^
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.L-aJ? oilS^oo^/ JK^jo jJa^< 000t |t-2&> yOOU'tl^L^ .o.. mSl/ yoow.^'/ < V\ > o
m .Jim vi^ous vea^ X ^-jg^; on mvo .. >&.,_£oo ou^ot .ji.a.» «.^.xpVJl N , ) " > \v i
jj^oaajo Jl't->V* ) LajLia-oi-s «^'it/o :jlaA*ji3 ötbo.^ ^-»1/ K*io^fl ^ )jöt
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:outi )Io3q r>oftp>JI »conocuo/ )x^a^>» oöi vm » rmio/ .)->/ V^ö/» J»oi Jk^N Mol.133
v.
1. a»-t; J^ H .»o B. — 2. **>&H b. —3. wo»oWo B. — 4. Ora. B.
mit de l'insistance ä ne pas tenir compte de l'empereur; mais il songea ä le
mepriser pour l'honneur de son Dieu; car il le dedaigna sans crainte, il ful
fort rempli d'etonnement ä son sujet et il meprisa beaucoup l'empereur.
Quant ä Aetius l'athee et ä Eunomins, par l'habilete de sa parole, il les regarda
s comme morts; Eudoxius lui-meme, leur maitre, il le nomma aussi mepri-
sable et abominable; et, bien que (celui-ci) se refugiät dans le pouvoir impe-
rial, Basile cependant ne dechut pas de sa verite et il reprouva la malice
de sa pensee; en effet, quoiqu' Eudoxius füt du parti de Valens, l'empereur
impie, tous deux cependant ßlerent une toile d'araignee et furent couverts du
10 travail de leurs mains (et) leurs travaux furent (des travaux) d'iniquiU et de
[raude', selon la parole du prophete.
Puisque, parle secoursde Dieu, nous en sommes arrives ici, montrons de
quelle maniere l'empereur Valens fut amene au christianisme, ce qui fait con-
naitre la constance de Basile dans la foi.Quoique celui-lä naquit d'abord dans
15 toute la simplicite et grandit dans la vraie foi et dans les commandements
de la religion, cependant, au temps de son regne, il devint partisan d'Arius
pour la cause que je vais dire. Eudoxius, * qui amena l'impie Eunomius ä *fol. 133
v.
1. Cf. Isafe, lix, 6.
10
294 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [118]
OÖ| jjLSJ-^> (du )jO'^! ^.J ^^s^OjO .y^iCUJ v£OQ^_»\J^* y?y.& • . ) lo_(K.\^~10
. )K_oo-io.io>a^. oksi-oj? ot.m-K.3/ »m « rn'voJJo .J-i*-.,... JJ» ^.c*\ -.ov^ o.jlL*I./
►"«^x po/ .Jy V\\ otlci n ■■> t -% O O^VlN O&. \ÖOo JJL3J >..">»/; >m.» ms;o|
6|\t->; oi\ ^o';j jjoC^^ieo ■)-^ J t . >a .a K_/? vrn . roVoi ^J^^co» .jjL^iaS,
JK^oia^o ^ Vm» ^K.n oi.ii jloi v\ .6^» ^oolV^jo ^V jL r l Jl° -.»Q— Li Jl.Ot-.oij
â– jk-.;a^a^>o o&> ^Kj
-V oj/ oouo -.vooi^ oooi >.,■...../; ^-«^-»/ ^o ^o-.»'/ U-^V^ ? V*^ j^sJi^
vit>r> i .»jö n\ ,—ioi/ oooi ^j^iboo p|\ >n n\ f ^s..jlo .>,m . rn*Mo/» jju^j v»n\
l'episcopat et ensuite le deposa, recut l'Eglise de Constantinople avec (ses)
grands biens et (sa) puissance, avant que Valens* ne regnäl 2 . Et parce qu'un
tyran s'eleva contre lui ä cette epoque et voulut partir eil guerre avec
l'empereur dont nous avons parle preeedemment, (celui-ci) songea d'abord
ä lui-meme, sous le rapuort de l'incertain, et demanda ä Eudoxius de •"â–
l'amener au bapteme, alors qu'il ne pouvait pas (encore) se preoccuper de
l'exactitude de la foi 3 . Eudoxius, en eilet, pensa avoir trouve le inoment
propice pour mettre en oeuvre sa mechancete. Car il dit ä l'empereur qu'il
y avait de nombreuses heresies en Orient et qu'ä cause de cela il lui fallait
prendre tout le soin, sans defaillir ni manquer ä la foi dans laquelle il allait io
recevoir le don du bapteme. Valens accepta d'observer avec soin ce qu'il
lui dirait. Eudoxius ajouta en oulre qu'il confirmat cela par des serments
redoutables et qu'il lui donnerait ensuite le bapteme.
Apres qu'il eut ete baptise et qu'il eut vaincu ce tyran, (Valens) fit endurcr
de nombreux maux aux Eglises de 1 Orient. 11 enleva les maisons des saints a 15
ceux qui les tenaient et les donna aux parlisans d' Eudoxius, tandis qu'il livra
a des epreuves (xivSuvo;) diverses ceux qui avaient uuc opinion opposee, sans
;. I'.i'liins = Valenlos. En grec Bi>r-,:, B«Xev?o(. — 2. Eudoxius fut 6v6que d'Anlioche en ar.s e( de
Conslantiouple de 360* 369. Vülms r6gna de 366 i 37«. — '■<. Nolre auteur rallucbedunc le baptöme
<lo Valens ;i la rövolle de Procope (365) el non, co e Th6odoret, a la guerre conlre lea Gotha (367),
cf. Tlllemont, Hisloire <!<â– * empereurs, Paris, 1720, t. V.
toi i w
[119] W. - H1ST0IRE DE SAINT MAR BASILE. 295
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15 JouSx K^-;; JL£-M/o It^JU^: -6i :\^>o^J>, J-V** ^j )ooi va-V*»
1. psVls^o Ms. — 2. M>^"i Ms.
meme epargner les eveques, au point de les chasser, eux aussi, loin deleurs
maisons et d'ea faire partir beaucoup dans les lieux du desert, pour y
habiter; il ordonna que les uns fussent relegues en Armenie et en Thrace et
les autres eu tgypte. Certains d'entre eux ne pureut pas y parvenir ä cause
■de la maladie de leurs corps et e'est eu arrivant necessairemeut (<xväy>«]) au
terme de leur vie qu'ils parvinrent aux lieux qui leur avaieut ete designes
par les lettres de coudamnation (portees) contre eux; d'autres tcrminerent
leur vie dans ces lieux memes, parce qu'ils ne trouverent pas le temps de
revenir chez eux. Get (empereur) trouva ensuite le terme de l'audace qu il
io avait commise; il perit ensuite dans le feu avec beaucoup de ses compagnons
dans la guerre avec les Goths, au poiut qu'on ne retrouva pas la moindre
partie de son corps pour l'euterrer.
D'apres la ueoessite (xv*yjmi) qui le tenait, (Valens) avait onlonue que
ccux des uötres qui se trouvaient en etil et en fuite retourneraieut ä leurs
15 places; bien que cet empereur eüt cause une teile perdition aupres des ortho-
doxes et des Peres, ä cause de l'heresie des Ariens, cep'm lant il possedait une
indication que Basile, * pour qui j'ai amene ces paroles, etait le beraut de la + toi. Vit
religion. Une l'ois que (l'empereur) devait venir dans les localites de la Syne
et qu'il etait proche des bourgs de la Cappadoce, (piovince) qui avait ete
296 BARHÄDBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRR. [120]
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ch.\ _al~ , > ^-2l1o flXv» ^_ioi och vfn . m^ioj; jL»_J\o -.oi\ V^ö/; « vN .. /
1. Ce mot est coupe en drux : »a«»Sj sur une ligne et k»l a la ligne suivante.
confiee pour l'office de l'episcopat au heros et ä l'athlete de la religion, Basile,
parce qu'il avait encore conserve sa reputation sur lui, il commanda ä son
prefet (üwxp^o?), nomine Modestus', d'aller ä Cesaree et de faire ä Basile l'une
de ces deux choses : ou de le contraindre ä etre du parti iVEudoxius, ou
(de le decider) ä sortir de la ville avant sa venue. En efi'et, parce que non s
seulement la ville, mais encore tout le pays, etait auime de sentiments bien-
veillants ä l'egard de (Basile), (le prefet) apprit de beaucoup ä ne pas croire
qu'il pourrait facilement faire sortir (cet) homme de sa ville, ä moins d'or-
donner (ä ses gens) d'appliquer la loi de la guerre et de faire pcrir ceux
qui tomberaient dans leurs mains. Apres que cela eut ete dit d'avance au lo
prefet, il etait entrc ä Cesaree sur l'ordre qui lui (en) avait öte donne par
l'empereur; et, comme on lui avait parle d'avance de la famille, de la parole
et de la perfection achevee de (Basile) qui etait vante par tous, il l'avait
convoque avec la modestie convenable; il s'attendait ä le persuader d'etre du
parti d'Eudoxius et lui montrait sa bienveillance en rappelant une amitie is
ancienne; e]t, pour montrer qu'il lui etait avantageux de faire les eboses qu'il
lui disait, il lui montra aussi la puissance qu'Eudoxius avait recue de l'em-
1. Thöodoret, Hist. eccl., IV, 19, ne donne [ms re mim. S. (irrgoire <lc Nvsse le donne.
10
fol. 134
v°.
[121] XV. ■— I1IST01RE DE SAINT MAR BAS1LE. 297
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|— jl'^=> jy>mv> yoj/ N^lj .pö/ ^ ,»,..,» JL\ JljL^^j» 3 ^jdoiv3ls -JoUoo
1. o?^ Ms. — 2. H supra lineam et in margine. — 3. In marg. w.
pereur, (disant) : « II est le chef des epreuves (xivSuvo;) pour les eveques qui
ne l'ont pas approuve et il a arrache ä ses maux ceux aussi qui ont ete de
son parti. » Basile lui dit : « II ne m'appartient pas apres si longtemps de
me livrer aux mauvaises actions (en m'abstenant) des parfaites. » (Ajoutons)
5 encore que ce prefet usa envers lui de longs discours, en lui montrant non
pas que les afllictions qui (adviendraient) pour sa desobeissance seraient
grandes, mais que la gloire aussi est donnee par les hommes ä ceux qui lui
ont obei et qu'ils ont merite de recevoir de l'honneur: « L'empereur entrera
ä l'eglise, si tu es partisan d'Eudoxius; » et il dit qu'il accompagnerait
lo aussi l'empereur. Basile, qui se moquait de* ces (paroles), (disant) que, lui *fol. 134
aussi, aurait beaucoup fait pour que sa propre entree (ä l'eglise) et celle de
l'empereur passent pour etre grandes, si ces deux ämes vivaient et s'ajou-
taient au peuple de Dieu, (et) qui montrait par lä qu'il n'y a rien qui soit
plus estime aupres d'un empereur et d'un prefet pieux, n'obeissait pas en
15 etant partisan d'Eudoxius, parce que aucun avantage pour lui ne resulterait
de leur entree ä l'eglise. Apres que le prefet eut commence ä user de
paroles severes et dit : « Si tu n'obeis pas, Basile, tu t'en repentiras »,
(celui-ci) usa d'une grande liberte, en disant : « II y a trois grandes punitions
que vous avez contre les delinquants : la mort, l'exil et la spoliation. Si tu
v°.
298 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [122]
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10
]5
me depouilles, tu ne prendras que des livres 1 ; si encore tu me mets ä
mort, lu me feras partir pour une vie meilleure que celle-ci; et si tu me
condamnes ä l'exil, je serai delivre des miseres et tu me feras vivre agrea-
blenieut. » Alors, le prefet lui dit : « Tu deraisonnes, mais tu recon-
naitras ä la fin ton manque de bou sens. » Comme il l'avait menace qu'il De
resterait pas longtemps sans recevoir une punition pour sa desobeissance,
une forte lievre lui arriva ce jour meine; et, comme la maladie s'aggra-
vait de jour eo jour et faisait des progres en mal, quand il Cut parvenu au
troisieme jour, Tun de ceux qui etaient dans sa maison (et) qni avait pouvoir
de pirler devant lui se leva et lui conseilla d'euvoyer vers Basilc pour qu'il
le delivrät de la maladie. II lui apprit une preuve de cela d'apres ce qui
s'etait passe pour sa lille. Coinme le prefet se taisait ä ce sujet et. que la
maladie avait amene une mauvaise issue, il fut conlraint d'appeler Basilc
et de le prier de l'amener au don du bapteme. Et (Basile) lui demanda
d'abord pour quelle cause il ctait venu a demander et a sulliciter le bap-
Icme. Lorsque lc prefet eut repondu que c'etait a cause de la maladie oü il
se trouvait et parce qu'il atteudait maintcnant la fin de sa vie, alors (Basile)
I. Cf. Sozomöne, lliai. eccl., VI, k..
in
10
'fol. L35
r".
[123] XV: — HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 299
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1. In marsr. »^-
le reconforta et lui dit : « Tu vas to lever et reprendre ton ancienne maniere
de vivre »; et il avait fait partir la maladie par sa priere seulement et avait
gueri le prelet contre toute atteiite humaine.
Lorsque Valens vint pour entrer ä Cesaree et qu'il eut interroge le prefet
:> sur ce qui s'etait passe, .(celui-ci) lui dit : * « Je suis pret ä obeir en tout ce que * fol. 13s
Votre Majeste imperiale nie commande; quant ä Basile, j'avoue que je ne
puis rien lui faire. » L'empereur n'ajouta pas grande foi ä cela, niais se
tut'. Lorsqu'il voulufc, lui aussi, eprouver (cet) horame, il arriva qu'il eutra ä
l'eglise le dimanche 2 et, quand il appela Basile, celui-ci ne voulut pas sortir
|n avaut d'avoir termine tout Tollioe ecclesiastique. Comme il avait tarde,
l'empereur lui Qt d'abord ce reproche de n'etre pas sorti aussjtöt, lorsqu'il
avait ete appele. (Basile) lui dit : « Aiusi que j'ai appris ä houorer et ä
respecter l'empereur, je n'esümerai pas qu'il e^t plus graud que le veritable
Roi. » II est dilfioile de rapporter maintenaut tout ce que l'empereur lui dit
15 et. (tout) ce qu il dit ä l'empereur; je ne citerai qu'un seul (fait), qui fera con-
naitre le frauc-parler de Basile.
Un homme nomme Demosthbne 3 — c'etait un Arien — qui etait prepose
1. Gf. Theocloret, Hist. eccl., IV, 19, m^m ö ßainXsu;. — 2. Fete de la Theophanie, Sozomene,
loe. eil. — 3. Gf. S. Gregoire de Nysse
v«
300 BARHADBESABBA ARBAIA. -- HISTOIRE. [124]
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10
ä la table de l'empereur et ä la preparation des mets, fit ä Basile lui-möme le
reproche : « Ce n'est pas comme il convient que tu parles ä l'empereur. » Basile
lui repondit sur ce point : « Mais il t'appartient d'examiner les sauces ' ; c'est ä
moi de savoir comment il convient que les eveques repondent ä l'empereur au
sujet de la religion. » Apres que Demosthene eut voulu lui parier avec arro- 5
gance, il fit une faute de langage et Basile dit : « Voilä que nous avons vu
encore que Demosthene est Ignorant 2 . » Cela se rapportait alors par tout le pays
des Romains.
Bien que Valens ne changeät pas d'opinion, cependant il admira beaueoup
Basile pour sa perfection; et non seulement il ne le chassa pas de son Eglise, w
mais il lui donna tous les honneurs düs aux evßques et s'associa aussi ä
sa priere, ä l'exception de son opinion seulement; meme il lui fit encore
une grande ofl'rande (äva6r,(xa) d'argent et d'or. En temoignage de cela, il
sufiira d'un (fait); il lui donna un village, qui rapportait de nombreux revenus
ä l'empire, et Basile le donna a ceux qui etaient atteints de la maladie de la 1 .
lepre, et il y faisait tout pour la guerison et la joie des pauvres. Quand ceux
qui habitaient dans ce pays virent le soin (ju'il donnait ä l'entrctien des pau-
r„i. las vres, c'est d'apres son nom que, dans leur admiralion, ils appelörent * cet
endroit Basilidia; ei encore jusqu'ä maintenant il est ainsi appele.
1. Thoodorel, xüv ).w|j.(üv, loc. eil. — - J. Theodorot, £6ap6ipor£v... 4fpJ(i[i«Tov, loc. eil.
[125] XV. —HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 301
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L^aootva-s ^» s<t> «\ . m "> .JSNvj» cxtOs^.^\ Ao/ ^>a\JA JJ JjLio ^^^o;
■yo » mvioot; )1qjl^a^öC^s Joch vi.'n v>o • , J-a^-ioi otN^^*^ jooi ^^ IU^-^cd
.-jjoi v-J^. JochI ^_»j sSoKa/ .po/ .^-»; vfY> »N . m a .ia^aji L%^>°°i o^ ^J-r^p
■JlcOo JIcLcd/ -.ota^-i-. yO nm°>J; j-LSu/ . >m . ( /^^ N , Joch ooojm .-Jj^boj
JlJ,^^oo JKt !L-3; .Lpo/o .Jjl^.m\ Jts^io K_s-^o -.jj^io; oiio/ ^_*j ) ti . 1 vTo;
"^^io •.v^cxoJ^./ ^)» »■> ^»j l--^^ -Ji^—j J-Jöf^ . v» cn^uo ts^_a..£o
-"f> -S - ca ^S ^.N^,/ i^JL-.^^oi otjoot.^5 J-aSio > \aji ^oo .J^onm°>JJ Joon Jv.V,
,^L3 icocu JJ; JJ, • .^lo I Vi .oto ^fcOi^ J ",-•»■* vj odo^ *p?/ .°*^ ) m '^ f 30
l. In marg. k»&£X^
Au bout de quelque temps, comme Valens avait entendu parier de la cons-
tance de Basile et de ce qu'il convertissait beaucoup d'Ariens ä la foi\ il
commanda de l'amener de Cesaree & Antioehe; et, lorsqu'il fut venu sur l'ordre
de l'empereur, il etait entre au tribunal du prefet. Le prefet lui demanda :
« Pourquoi n'approuves-tu pas la religion de l'empereur? » Basile, avec
grande franchise, blämait la religion de l'empereur et soutenait la foi de
l'Homoousion. Le prefet le menaca de mort. Basile dit : « Plüt ä Dieu qu'il
m'arrivät d'etre libere des liens du corps ä cause de la verite! » Le prefet
lui dit encore : « Reflechis ä ce sujet. » Basile dit : « Pour moi, je suis encore
demain comme aujourd'hui 2 . » En ce jour-lä donc, Basile etait garde en
prison; et il arriva que le fils de l'empereur, nomine Galates 3 , tomba gra-
vement malade, au point que les medecins decretaient la mort pour lui.
Dominica, la mere de l'empereur, adressa la parole ä l'empereur et dit qu'elle
avait endure bien des maux en songe, ä la suite de visions redoutables, et que
l'enfant se trouvait mal ä cause de l'affront fait ä l'eveque. Lorsque l'empereur
eut mis cela dans son esprit, il envoya et fit venir Basile et il lui dit, en
1. La suite figure dans Socrate, Bist, ecii., IX, 26, d'apres Rufln, llisl. eccl., II. — 2. Socrate, iyia
•/.ai <jr,nepov xai oupiov 6 a-JTÖ? eljii. — 3. Syi'ia<[ue : Gelitis, en marge : Gelavätus; Socrate, TaXaTT];.
fol. 136
lo
302 BARHADBESABBA ARBAIA. — H1ST01RE. [126]
y y
OU-r^t J-«^^ ^^»£^0 ^.,-iO .vra.^» . m ■> "p?/ .^°^* i' )JL^OO »JO .)- ^\ ,^ J-J-.
.ts.-fc-y> > »Not
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looi Jäo/ va.^; ^^ioo .^.-m°< )°t— / ^DQ-^JQ^; jloJJi» J;ot > ^^. -Joo«
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l'eprouvant' : « Si ta religion et ta foi sont veritables, prie pour que raon
fils ne meure pas. » (Basile) dit : « Si tu crois, 6 empereur, comme je crois
moi-meme et si l'Eglise est unie, l'enfant vivra. » Comme l'empereur
n'approuvait pas, Basile dit : « Au sujet de l'enfant, que la volonte de Dieu
s'accomplisse donc! » Quand Basile eut dit cela, l'empereur comrnanda de :.
le relächer; et l'enfant mourut ensuite.
J'ai un exemple de la fermete d'esprit de Basile. 11 y avait un homme
impie nomme Euscbe, qui faisait facilement tout ä cause de (ses) biens et
(etait) l'oncle paternel de liinperatrice que Valens avait prise apres cela;
parce qu'il etait de la l'amille (de l'imperatrice), pour cette raison il avait W
alors le gouvernement du Pont. Et, comme eile l'incitait beaucoup ä mal
'oi. isß f a i rei [\ voulut * donner pour femme ä Tun de ses tout proches parents, qui
etait indigent et pauvre, une jeune fille riclie de famille illustre. Celle-ci, dans
1'allliction qui Tenvironnait, courutä l'autel et Basile la recut. Parce que, meme
auparavant, Eusebe le hai'ssait beaucoup pour la part qu'il avait eue ä (ses) i .
maux, il s'appliqua avec grands apprets nou seulement k prendre la jeune fille,
mais aussi ä saisir Basile. Tandis qu'il le nienacait dcvant beaucoup, il dit
aussi ceci : « Je t'arracherai meme le foie. » Basile, ayant bien ri a cause de
I. BocralC, xai inomtpttv noioijitevo;.
[1271 W. ■— H1ST0IRE DE SAINT MAU BASILE. ä03
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sa menace, dit : « G'est mon foie qui me fait souffrir. » Eusebe, apres cela,
tomba dans une maladie grave et ensuite demanJa ä Basile pardou pour son
arrogance. Et Basile, qui parut grand aux yeux de tous, delivra la jeune fille de
la puissance du mechant et la renvoya dans sa maison pour (y) demeurer en
s toute sürete. Bien que Basile possedat des actions parfaites bieu plus nom-
breuses que celles-lä, elles sufTisent pour ne pas allonger l'histoire.
Qu'est-ce donc qui nous donnera ua tel pere en ce temps? Et qu'est-ce qui
nous retiendra un tel chefPIl se retranchait dans la misericorde et la grande
preoccupation (de rendre) des bienfaits pour augmenter les enfants de sa
w ville et il regardait Dieu dans tous ses actes pour qu'il n'y eüt pas de tache
en'eux. Les sommations et les menaces d'un empereur egare furent, pour sa
fermete, comme des etincelles de feu qui s'evanouissent surtout en se reposant
sur des lieux humides.
Le saint eut deux freres, le premier Pierre et le second Gregoire, l'eveque
15 de Nysse : Pierre avait embrasse l'ascetisme de Basile et Gregoire l'enseigne-
ment de sa parole. Quand Valens voulut condamner Basile* par un ecrit, parce
qu'il n'approuvait pas les Ariens, trois fois le roseau tomba de sa main et il
n'abandonna pas son acte temeraire, jusqu'ä ce que sa main eüt tremble; et
1. Cf. Th^odorel, loc. cit.
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V
304 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [128]
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ypoj oitCboo J.ju.^0 ^-.j Jjoi ^.^ .~öot ^jlN.iö wOtabw>t; j<*^? Jli^ioj~2>o ' '
il laissa Tecrit et exalta le saint. De meme que durant sa vie Basile avait rcjoui
sa ville, de meme par sa mort il laplongea tout entiere dans la tristesse: il en
fit gemir tous ses quartiers et ilremplit d'affliction toutes les ämes qui avaient
senti ce qu'il etait. G'est ainsi qu'on le pleura, tandis que les yeux versaient
de nombreuses larmes; en elFet, on ne le pleurait pas d'une maniere humaine, 5
raais on etait afllige ä son egard de la maniere convenable et en general
L36 dans toute sa ville * on lui repandait son Arne en grande foule; on lui etait
tellement attachc qu'il demeura en repos trois jours, saus qu'on l'enterrät; car
on disait : « Que du moins la vue de son cadavre nous console de sa vie! »
Car, ä cause de la foule nombreuse, le danger aupres de son cadavre en arriva 10
au point que trois hommes möme moururent en ces jours-lä. En effet, on
ne le laissait pas enterrcr, jusqu'ä ce que les membres du elerge" eussent
trompe le peuple par un artifice. Durant la nuit, quand il reposait ä l'eglise,
ils fabriquerent avce du bois une forme qui lui ressemblait et (la) mirent ä sa
place ei ils direut au peuple : « Voici, il repose en son licu; » et ils deroberent 18
son cadavre et (le) sortirent de la ville. Quand ils annoncerent aux oreilles du
peuple qu'il etait sorti de la ville, alors le peuple sorlit en loul(> et Le bienheu-
reux fut ä grand'peine enterre" en ce jour avec les hymnes et avec les psaumes
de Dien qui etaient recites sur lui. 11 ine laut dire sur ce saint la parole
[129] XVI. — HISTOIRE DE FLAVIEN. 305
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de Notre-Seigneur' : Fo/-/ ta'en (eu), serviteur bon et fidele, tu etais prepose ä
peu de clwses, je t'etablirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton Seigneur.
XVI. — Histoire sur Flavien et ses actiöns, sur le mode de sa doctrine et
sur la guerre qui eut lieu contre lui de la part de Valens, l'empereur impie.
5 Bien que nous ne puissions pas, en eflet, dire telles qu'elles sont les belies
actions de saint Flavien, l'cveque d.'Antioche 2 , et saperfection de choix, d'abord,
ä cause de notre faiblesse, en second lieu, ä cause de sa grandeur et, en
troisieme lieu, parce que nous n'avons meme pas trouve en un recueil l'histoire
de sa conduite et de ses belies actions 3 , cependant, pleins de confiance dans
10 les priores des (hommes) vaillants, nous essaierons de(les)montrer brievement.
Bien que (cet homme) illustre, en effet, füt ne de parents connus, cepen-
dant, des sa jeunesse, il foula aux pieds le monde entier et ses voluptös et se
choisit la privation du mariage ; et il faisait des actions bien reglees et il
meditait jour et nuit dans la Loi du Seigneur* dans sa ville d'Antioche. G'est
15 pourquoi, par son intermediaire, il se constitua aussi dans cette ville une
1. Matth., xxv, 21. — 2. De 381 ä 404. — 3. Les rares et courts fragments qui nous restent de
Flavien ont 6te röunis par F. Gavallera, dans S. Eusta.lhii, episcopi Antiocheni, in Lazarum, Mariam
et Martham homilia christologica, Paris, 1905, pages 101 ä 110. L'homölie d'Eustathe renferme des
interpolations qui peuvent la faire croire apocryphe. — 4. Ps. i, 2.
PATR. OB. — T. XXIII. — F. 2. 20
I'ol. 13
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10
306 BARHADBESABBA 'ARBAIA. - HISTOIRE. [130]
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. .J^a-.a>Voto j.äu^, ^ja_oa^; oikäsoi ^^O* )i2äm\*3 »s/; J.*../ J;oi Uf^'l
1. Les letlres ^ au bas de la page marquent la Hu du qualorzieme cahior. Au bas de la page
suivante, les letlres ov* indiquent le cpmmenceraent du quirizieme cahier. — 2. In marg. >"■• —
3. Ui-*<£>3 Ms.
grande reunion de ceux qui avaient souci de la perfeetion. II ne s'eloignait pas
de l'eglise, mais il etait assidu ä la priere et ä la demande, aupres de Dieu et
des hommes.
Apres cpie les Ariens eurent exile le bienheureux Eustathe et f'ait Melece
' foi. 137 eveque ä sa place' , * Flavien adherait au parti d' Eustathe, alors qu'il etait pretre, 5
et se conduisait selon toute la perfeetion datis une eglise avec le bienheureux
üiodore; du soir jusqu'au matin, ils s'adonnaient ä la priere, a l'office et aux
psaumes de l'Esprit et, par lä, ils portaient tout le nionde a l'admiration.
Comme, ence temps-läj'enseignement des Ariens se faisait originairement en
secret (et que) ceux qui avaient recu d'Arius la semence impie s'etaient fait peu 10
apres de Leontius" im eveque arien, ä quoi pensa donc le bienheureux Flavien,
pour repousser completeineiit l'iinpudence de Leontius et de ses partisans?
Bien qu'il füt jeune sous le rapport des ans, il conserva cette eglise exempte
de corruptioa. Par son intelligence il etait tel qu'il tut nomine sage par beau-
coup. Pourquoi dire ceci, alors que meme des philosoplies, ä cause de ses 15
reponses aux paiens et aux heretiques, voulurent le placer au-dessus d'eux
1. Eustathe a < ; te c.xilö en 329, et les Ariens l'ont remplace par plusleurs aireques successifs. En
35t, apres la muri d'l'.nslallic el la di'-position du dernier eveque arien, les Ariens et les Eustathjens
äemblalenl d'aecord pounnommer 6 Antioche Meiere, l'6veque de Sebaste. Un mois plus tard, les
Aliens faisalent exiler Mölece ■< Melitei i le remplagalent par Euzolus. — 2. (Testen 347 que les
Ariens (lrenl nommer l'eunuque Leontius.
[131] XVI. — UISTOIRE DE FLAV1EN. 307
oCSo t-*-^ )?°« .otk^OOi jLk^.^ kjQt*JQ Vi . ffl I v oo£bo ^.ao ""^.i^; a_s ,
J_3> JjlS^OÖ ^-S/; y-l •.).« «'* oo jaänm^/ AsJL^s Joch Li_o jJ^^t J.^cooi',.3
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x_-.\ch -.jjL^pöjo Jjl.V/* ^co*äVoi ^-.oul»! ^-«.\oC^ t»»~^ &l •Uafljj JL^O
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.vJif-^ ^oöi j--ia..ca:>jj JjuY/* yooilat »a ^o odo.^C^_oo )och <-;K*/ ^.i ,j>
tous ä cause de la puissance de sa parole? II possedait, en elfet, une teile
sürete de science parmi les eveques et les pretres qu'on ne se tromperait
pas en le nommant meme im grand docteur. Avec cela, Dieu lui donna, en
rapport avec sa science et sa volonte spirituelle, la sante du corps, de
5 sorte qu'apres avoir depasse quatre-vingts ans, il etait plus sain qu'un jeune
homme, tout en usant ni de vin, ni de viande, ni de mets delicats, ni encore
de belles ablutions comme les autres, ni encore de vetements de lin ou de soie,
bien qu'il füt ne dans la splendeur et dans une grande opulence ; et, ce qui est
plus grand que tout, c'est que, tandis qu'il menait une vie austere, cependant
10 il etait tellement pacifique, misericordieux, doux, indulgent et affectueux,
qu'il faisait l'admiration de tous ceux qui le connaissaient; personne, en effet,
ne peut montrer comment a ete sa perfection. C'est ainsi qu'on rapporte
ä son sujet qu'il ne descendit pas au combat et dans l'arene de la dispute
et n'(en) remonta pas sans la couronne de la victoire. En effet, pour ces deux
15 heresies des Ariens et des Messaliens, ces deux saints, Flavien et Diodore,
devasterent leurs tresors et ils furent reduits ä rien.
Au temps oü Melece avait etü jete en exil par la mechancete des Ariens',
1. Sur Melece, cf. Theodorel, Hist. eccl., II, 31. La vie de Melece est resumöe dans le synaxaire
•arabe jacobite, P. 0., t. XI, p 832-4. Nous avons traduit desrecits attribues ä Melece et conserves en
syriaque, dans R.O.C., t. XV {1910), p. 192-ü.
308 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE [132]
♦fol.137 itsiKi i v£oo;ogaÄ; * jla^pa-3; y^\ ..)^a.-.^j)J J-ooicj/ ^io jooi jl/j
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) Ar, nft-ijl ^CDO^C^^O _^iL / pO ■)K.l. t .V> <X^> joOl V-^V^ Up> ^° lf~»
.^.;Ka/ JJ JJLJjK^flo oiloa^-floo o»i.oaaj "^s^io ;> Jjl.q^3 ..^jo cti « \ a-. ^ioö-.^
"^fc^Lo JjuV/ ^-ioj )t-=Kv •' {^»»aD V-=> «^ 1°°^? -« Ijo-Jüb ^o t- 3 ^? Joot
1. Lire >flo&A.NaaX 2. |j^<&a^ Ms. Lire | uN n *^ . — 3. Pour ow "» **lo. — 'i. Lire ><*>ai^aS.
_ 5. U^&3 Ms. Lire U^aS _ 6. U^.a\a^ Ms. Lire Ui>aaV — 7. Lire u«>ai^a9. _ g_ Ir^&a Ms.
Lire U^aS.
il lui arriva ainsi d'etre venu d'exil ä Antioche, pour rectifier la foi par le
Toi. 137 moyen * d'un concile ; et, en sus de la rectitication de la foi, il iit aussitöt
Paulin* eveque d'Antioche; car il trouva qu'il pouvait garder la foi sans
malice. Ceux qui tenaient pour Melece n'accepterent pas son choix et, ä
cause de cela, il y eut une grande discorde dans la ville; certains approu- 5
verent les Ariens, d'autres Paulin et d'autres tinrent pour Milhce. Lorsque
Melece revint d'exil et trouva reunis ä part ceux qui l'approuvaient,
il se mit ä leur tete et il les dirigeait; et Paulin dirigeait l'une des öglises
ä l'interieur de la ville. Quand Melece fut jete en exil au temps de Julien,
Paulin n'y fut pas jete ä cause de sa puretö" et de son graud äge. Quand 10
Melece revint pour la troisieme fois, aux jours de Gratien, et vint ii
Antioche et qu'il atteignit Paulin qui etait vieux, aussitöt ceux qui aupara-
vant approuvaient Melece voulurent que Melece siegeà ¤t avec Paulin. Mais Paulin
disait : « C'est contraire ä la regle que j'aie avec moi sur le siege (d'An-
tioche) un hominc qui a recu des Ariens l'ordination'. » Et, en suite de cela, l*
1. A cause de la simililude des noms, le manuscrlt porto Flavien au lleu de Paulin. d'est un
lapsns, puisqu'il est öcrit plus loin qu'on ;\ interdit a six prötres, <li)ni Flavien, de sc latsser nommer
§veque. D'ailleurs, l'aulin a ete ordonne par Lucifer de Gagliari et non par Melece, Theodoret, flist.
,,,/.. III, 5; Bocrate, ffist. eccl., III, 6. — 2. Aia tt]v {mepSiXXouoav toü avSpo; £0).ä[3e!av, dll Bocrale,
llisi. eccl., IV, 2; mais ceci a lieu sous Valens et non sous Julien. — 3. Socrate, Bist, eccl., \', ö-
10
'l'ül. 138
r.
[133] XVI. — IlISTOIRli DE FLAV1EN. 309
^_^oo .v£oa^C^^.^o otO; )1'^ > y. Jt-^-^o j-io3. ^ot..».^ j;oi ^oo ,) t . v> »er>
y_,/j ^ojK.=> JIq-oJJ )j>clX ol,/ -.^.siK.^ ^io "fc-jU/ J) »^«> ) » »t " p )?°i
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3« ;a— \ J-J^o-oo ,_~ ^.j jis/ <^j/ ^^x^-j yooi^. Jl^; )K>,v>>tC^
yOVJLJ yO_Jop yooiia^ loi^'tbo )il/i J.3Ö n m °>JJ v3/ JJ/ .-.otoyj, ^^a\ Jooi
JJ/ .jooi J-ioooo jJ oot -.)v-.'t-i Li— ai ^.io ooot > ^^oot^oo jl^ :n . v /o .yOj/
jj UA aeo )-caa^oo J_»V-*o • .yoou^.^* J^lcL*. v oot^ jcot ,-aJs* Ur~l J^ä.a_flQ.9jl
yJi^jK^o K^)Laa u^ > .vJ-V* t- 3 Jk»*jtp vr*? )k»ß?J .yoouuv— ! !S. jooi o'^lnv
1. Ca mot esl coupä en deux : i^oSU sur une ligne et UoSo ä Ia ligne suivanle. — 2. li^.^.3» Ms.
le peuple le pressa pour que Melece siegeät dans l'une des eglises ' . G'est pour-
quoi, lorsqu' une grande discorde s'etait agitee par la suite, le peuple s'accorda
sur une Convention de ce genre : on avait reuni les noms de ceux qui songeaient
ä l'episcopat — et il y en avait six avec Flavien — et on en avait exige les
s serments qu'aucun d'eux n'arriverait ä l'episcopat, mais que, si Tun de
ceux qui etaient eveques mourait avant l'autre, le survivant demeurerait et
tiendrait le siege de celui qui serait mort le premier-. Apres cela, le peuple
etait desormais d'accord.
Voici quelle etait la conduite de Flavien dans l'episcopat : il rendait ä tous
io les eveques qui venaient chez lui le meme honneur, au point de leur remet-
tre tout ce qui etait necessaire pour le Service de l'Eglise. II ne cherchait ä
attirer aucune affaire chez lui ; mais il envoyait aussi les eveques du pays aupres
de ceux qui devaient eux-memes resoudre leur (differend); et, s'il arrivait
que (ceux-ci) s'ecartassent de l'examen veritable, lui, il ne s'en ecartait pas ;
15 mais il leur associait d'autres eveques * et il donnait ä leur differend une * fol. 138
Solution reguliere et pacilique. II conservait comme il convenait les aumönes
1. « Dans une eglise en dehors de la ville », Ibid. — 2. Cf. Socrate, Ibid.
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310 BAKHADBESABBA ARBAIA. — H1STOIRE. [134]
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1. \c^ul Ms. _ 2 (i^-a^a^i. Ms.
ecclesiastiques qui ötaient certaines (dans leur objet) et les distribuait selon
la regle aux indigents. II ne laissait dans sa ville aucun homme s'elever au-
dessus de son camarade; il regardait comme des meurtriers ceux qui etaient
prets ä accuser les autres. En efTct, parce qu'il etait pacißque, miscricor-
dieux et doux, il ne presumait pas de faire quelque chose en dehors des lois &
ecclesiastiques, parce qu'il estimait qu'il serait bien honteux d'enfreindre et
d'abroger les lois qui, des le eommencement, ont ete portees dans l'Eglise
de Dieu.
Quant ä l'espece d'oppression qu'il a enduree de la part de l'empereur
Valens et de la part des Ariens, ses partisans, la parole de Jacob ä Laban nous 10
est utile pour une comparaison exacte, lorsqu'il a dit ' : Voici 3 , la chaleur m'a
tlrrore pendant le jour et le froidpendant la nuit; le sommeil s'est iloigne de nies
yeux; « moi, je gardais (le troupeau) que tu reclamais de nies mains, » d i t— il ä
Notre-Seigneur. L'impie (Valens) vecut donc longtemps k Antioche e1 il donna
une grandc Iiberte non sculeincnt aux pai'ens et aux höretiques, mais aussi 16
aux Juifs; il ne gue-rroyait que contre les orthodoxes, au point qu'il les chassa
meme en dehors de la ville. Et, comme pendant longtemps il pressa Flaricn et
Diodore d'approuver son erreur, ils lui repondaient : « Nous n'avons pas besoin
Gen., xxxi, 40. — 2. Litt. : « j'elais ».
[135] XVI. — HIST01RE DE FLAVIEN. 311
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^.soio .oooi ^.-u^^io v ooi_^io H a Jl^-äo^ )IoJ.a^iö J iN Y>; JioKs la^o^
de te faire une reponse ä cette parole, parce qu'il y a Üieu, que nous servons,
qui nous sauvera de tes niains, ö empereur; sache, ö empereur, que nous
n'approuvons pas ton erreur. » Tandis que le navire de l'Eglise etait
ballotte dans ces flots de la mer, les sages pilotes ne permirent pas que
5 le pied de sa pensee füt mouille dans la mer de Satan; niais tous etaient
reunis enseinble en dehors de la ville, comme le groupe des Apötres, et
tout ce qu'ils avaient etait en cominun; et la nourriture et l'allegresse
remplissaient leurs coeurs. C'est pourquoi encore Valens voulut disperser
leur assemblee. Cos saints (Flavien et Diodore) tenaient lieu d'un mur
io puissant pour les troupeaux de l'Eglise; et, quand ceux qui y etaient reunis
furent chasses du pied de la montagne ', * ils faisaient ensuite paitre (l'Eglise) *fol. 138
dans l'herbe de la religion dans de belles prairies, ä cote du fleuve, et la fai-
saient boire aux eaux de l'enseignement; car ils ne consentirent pas, comme
ceux qui furent captifs ä Babylone, ä suspendre leurs harpes aux saules 2 , mais,
15 en tout lieu, ils louaient (Dieu) comme (l'etre) saus limites. Lorsque Valens
ne supporta pas non plus qu'ils se reunissent en ce lieu, ces deux 3 (hommes)
reunirent leur troupeau en un autre endroit, en preparant devant eux,
1. CI'. Theodoret. Hist. eccl., IV, 25, et llisl. relig., Vie de Julien Saba. Voir la version syriaque,
Bedjan, Ada marlyrum el sanetorum, t. VI, p. 396. — 2. Ps. cxxxvi, 2. — 3. Litt. : « cette paire ».
312 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [136]
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jlajLia_.ou^. c*^. ^^.j^Jiio )aS. .»Vi/ ^/; .^sot «jü ^_.; vro<a n ^>\q
J^j^ ~^>o; ^iaVJL JJj 0/ :\^J2lxi Ua^a-^ (LxxVi JJ, rjj' ^ 9
1. f ( bis in Ms. — 2. koowA Ms. — 3. In marg- «äoä.»,. _ /,. l»ow»i Ms. — ;.. Uoowv^ M>.
comme une table royale, im enseignement parfait. Et ainsi (les fideles) aussi
disaient : Tes paroles sont douces d mon palais plus que le miel a la bouche'.
Diodore, comme le fleuve 2 Phison, faisait couler devant eux les histoires des
saints et le mode de leur constance, pour que ce peuple elu put boire.
Apres qu'ils eurent habite dans ces (lieux), que Notre-Seigneur leur eut .-,
doiuie sa paix et qu'ils se furent reposes de cette guerre, certains gveques
s'ugiterent contre Flavien, en disant : « Ce n'est pas selon la regle qu'il est
eyeque, tandisque son compaguon estvivaut. » Apres qu'on eut de nombreuses
fois ebranle les oreilles de l'empereur par ces (bruits) 3 , il ordonna (ä Flavien
de monter pres de lui; et, quand (celui-ci) y fut allö, il lui commanda de monier 10
ä Home et d'informer le patriarcbe. Lui, parce qu'il etait saint, il lit de la ivsis-
tance : « Je monterai apres L'hiver. » Alors Damase de Home et ses compagnons
dirent ä l'empereur : « Jette cn exil le tyran qui s'opposc ä toi. Pourquoi
laisses-tu sans chätiment l'ennemi du Christ? 9 Alors l'empereur le pressa
d'aller ä Home. Flavien repondit ainsi : « Si certains accusent la foi que je is
tiens de ne pas etre conforme a l'enseignement des Apötres ou (disent) que
mes actions ne conviennenl pas ä la condition <lu Bacerdoce 4 , je fais asseoir
I. Ps. nviii. 11. — -i. Thöodoret, loc. cit., corapare aussi Diodore a un fleuve Umpide. — S. T«
ßamXixöc lxivr)<jav axoa;. Thöodoret, Ilisl. eccL, V. 23. ( !f. /'. <)., I. V, p. 'JH7. — 'i. Tijs Ispcaaävi); ivaijtov, Ibid.
I. 139
[137] XVI. — IIISTOIRE DE FLAVIEN. 313
voouio; .Jju.j v-V)~ Jj/ ^s-aloioo .J-L.*; jJLsla^o wOL^. ^ n vT\ vOCH^-JioJotO;
^£-^0 jJo •.^*^V^-O^0 jlajLAJO L-JßicO ^-^iO ^_»J yj .«^.^ ^ ^X>V^ltO0
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J3Ö n m a/ ^-t-oöt . UjO^S J_i/ jj/ .oiiajo^i Jjj >o\ oal»; -t-^o/o .Jj l .cl^.3 "^.i»
V Q.J(' -JU/ )l\\j JlOi ^OO .yO^J OCH ^£^~ Jj^OÖ J)CC^ ^JL»pO |J; .O.X.O Mol
10 t \^£ol )a±. .jLsj^too 4 Jjl.ol^3; oilo-UiV^ t oj^«.3 V-^ U^ <*^ J^*~io 3 Jjl.olS3i
J.3 Ö nm » /; Jj^^^o «otoK-./; l-rnjibo o+js oCio yO-j^a^o Loilo . -^Da^-jaSo
vs/ JJ/ LooootV ;cuJ^j> a\ :La^>ö ^-bo yajoi aN^i ,_.^ot ^_»; +s .).*-J.j^io
•cl / |^<i3 (_L^4-\o JU^-03 LiO.JS.0 .JKa^O,.^ yOOtlQ •> "^N- V -> o\-X • , )~«V viO
1. IscooiV^ Ms. — 2. U-*ai>3 Ms. — 3. li^-a^S» Ms. t- — 4. U-'&^S» Ms. — 5. (ßUo Ms. Lire U^aS-
comme juges mes accusateurs eux-memes et j'accepte les sentences' qu'ils
porteront contre moi. Mais s'ils m'accusent au sujet du siege (d'Antioche) et
de la primaute 2 , je n'entre pas en jugement et je ne m'eleve pas contre
ceux qui veulent le prendre; donne ce siege ä qui tu veux. » Lorsque l'em-
s pereur entendit ces (paroles), il admira beaucoup sa sagesse et lui com-
manda aussitöt de retourner ä Antioche et de grouverner son Esdise.
Lorsque l'empereur monta ä Rome, les memes accusations furent repetees
devant lui contre Flavien et il dit : « Faites-moi voir le genre de sa
tvrannie. C'est moi Flavien. » Alors les eveques crierent : « Nous ne pouvons
10 pas * entrer en jugement avec l'empereur en place de celui-lä. » C'est *fol. 139
pourquoi l'empereur les exhorta ä s'attacher leurs Eglises en bon accord
et ä faire cesser leur dispute, en disant : « Pensez que Paulin est mort.
Toute l'Eglise, en eilet, desire la primaute 3 de Flavien. Avec YAsie, le Pont,
la Thrace et Ylllyrie, eile demande tout entiere qu'il soit le chef des eveques
15 orientaux. » Quand ceux-ci entendirent cela de l'empereur — non seulement
ceux de Rome, mais aussi ceux d'Egypte — ils abdiquerent leur premiere
inimitie et ils en vinrent ä une grande affection et ä une paix sereine.
1. tijyov, Ibid. — 2. fiept Opövov xai raocSpia;, Ibid. — 3. Ilposopii, Ibid.
5
10
314 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [138]
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I. U^"^3 Ms.
Ensuite, (Flavien) dirigea dorenavant son Eglise cn paix et en tranquillite,
sans qu'i7 y eut d'adversaire ni decalamite*. Ces (exemples) de la perfection du
bienheureux Flavien suffisent; car nous ne pouvons pas les rassembler tous.
XVII. — Sur /' illustre naissance de Diodore et la perfection de ses actions;
quels temoignages les sainis lui ont rendus et sur sa constance dans la uerite. 5
l>ien que le bienheureux Diodore eut d'abord 6t& iastruit dans toute la
science de la philosophie, cependant, apres qu'il fut amene au christianisme,
il s'attacha au bienheureux Silvain, l'evdque de Tarse, lequel, avec Basile de
Galatie et avec Eleusius de Cyzique, livrait de glorieux combat* aux heretiques
Eudoxius, Aetius el Eunomius. C'est ä ses pieds que (Diodore) grandit dans unc io
science sublime et dans la medilation des Livres; ensuite, il s'unit a Flavien
e1 il rcrut de lui, selon Tortliodoxie, ce <iui lui manquait. II possedait les
eoiilroverses avec sürete et (avait) une maitrise de parole ä im plus haut degre*
que les autres philosophes. Ce vaillant se lit choix de la vie conti nente et asce"-
tique; et, coniine on le rapporte, il lit encore autre chose. D'abord, en eilet, 15
1. III Rois, v, '*.
10
[139] XVII. — DIODORE. 315
»J3 -.^aJl^ojl^o ^;cL ^JU1x_s; s^ia.io : (io,-.* ot-^a^ K^jo :).» tt>y'°> ko\
«K^ .^--jcL,. ^_.lil^.^ t >ji.aa.% v> WfXo .JK^ao^-o ^ou\ ött^— j.^i^^jjJ )L/ *foi. 139
LSko )b^.\l ^_*i ch.^ . .» » ^ \ .vrnafio^>.s J °>o fim°i( jocn ^-»; ^.«^o
^-..ilo . (.-.^.A-ia*. JJa3o t sfOOLiCS^3UaDO \XOaS-Oy^»0O sCDOJL^O^ bs— J51 > ^2lDO^.
1. l?om. Ms. — 2. Iu»po Ms.
lorsqu'/(/nrtce, le troisieme eveque d 'Antioche, contemporain des Apötres, recut
une revelation, il entendit les saints anges faire l'office en deux choeurs et
il le transmit ä l'Eglise dWntioche; mais, ä la fin, ä cause de la gaerre
des heretiques, cela fut oublie et, des lors, ceux qui faisaient l'office le
5 faisaient de maniere confuse. Lorsque le pere de Diodore descendit en ambas-
sade au pays des Perses, que Diodore descendit avec lui et qu'il entendit
faire l'office en deux choeurs, quand il vint ä Antioche, il renouvela l'an-
cienne (coutume) et il commenca ä faire l'office en deux * choeurs 1 . Peu apres, »fol. 139
il fut fait eveque de Tarse 2 . II a compose trois livres contre les Manicheens,
10 trois contre les partisans d'Arius, un sur le Saint-Esprit contre les partisans
de Macedonius, trois contre Apollinaire, sept discours contre les partisans
de Photin, de Marcel, de Sabellius et de Paul de Samosate et deux livres
contre les Juifs, avec le reste des autres (livres), en dehors de l'interpretation
des deux Testaments; car, jusqu'ä Ruth, il ne laissa pas (l'Ancien Testament)
15 sans interpretation 3 . Quant ä sa science et ä sa connaissance des Livres, tu
l'apprendras du (livre) des Anomeens, du livre de la Providence, de celui
1. Cette tradition a ete consignee ä la fin des manuscrits nestoriens du Nouveau Testament,
cf. R.O.C., t. XVI (1911), p. 299-300; P. G.. t. LXXXII, col. 1060; Socrate, Ilist. eccl., VI, 8; Theodoret,
Ilist. eccl, II, 24. — 2. En 378. II est mort vers 392. — 3. Cf. P. 0.. t. V, p. 276. Voir les restes
de ses ecrits dans P. G., I. XXXIII, col. 1545-1628, et dans Lagarde, Analecta syriaca, Leipzig,
1858, p. 91-100. Son commentaire sur les Psaumes a ete retrouve par le R. P. Maries, cf. R.O.C.,
t. XXIV (1924), p. 58.
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316 BARHADBESABBA ARBAIA. — I1ISTOIRE. [140]
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sca^jJQ^o .vcq.^. . m -© s cr> . m i l/ ^_io ..K_.j^.k_. ^.j sro^ol/ <v c>oi^q_._/ yoj/
1. ao^S/ Ms.
contre les Chaldeens et de celui contre Mänt* ; bien qu'il eüt fait quatre-
vingts volumes de controverse et d'interpretation, nous n'avons cependant
que ces quatre. Quand eut lieu le concile des cent cinquante eveques de
Constantinople, aux jours de l'empereur Theodose 2 , la memoire et la louange
de Diodore apparaissent parmi ces saints et, par leurs ecrits, il fut reconnu 5
par chaeun comme grand et doeteur. Theodose aussi, avec ces saints, le
compte avec Nectaire; il ecrivit une lettre (sacra) a tous les peuples au sujet
di- la doctrine des orthodoxes en ces tormes : « Voici les eveques qui
seront appeles orthodoxes et qui oecuperont les Eglises du Christ, (ä savoir)
ceux qui approuvent la t'oi de Nectaire, l'eveque de Constantinople, de io
Timothee d'Alexandrie, de Grdgoire de Xysse, de Gregoire de Nazianze,
(ainsi que) Diodore de Tarse et Pelage de Laodicde. » C'est le temoignage que
Thdodose rendii ä la verite de la doctrine de Diodore.
Sa vie dans le sacerdoce sc prolongea avec les empereurs Constance,
Julien, Valens et Theodose. Lorsque certain paien vit que ses joues sc tou- 15
chaient 3 entre elles ä cause de rextreme vieillesse et de l'epuiscinent de
l'ascetisme, il dit : « C'est lä l'ceuvre des dieux, parce qu'il leur a soustrait
leur honneu r. » Mais il fut loui'' surtoul par Athanase, Basile, Jean et
1. er. Photius, /'. 1;., 1. cm, col. 'j.xs. - j. En 381. — :s. er. /'. 0., t v. p. 279.
10
fol. 140
[141] XVII. — DIODORE. 317
^.; vtm «\ . m ^ .-oto^ ojo».ao7; JKiVo} JJL0V01..CO0 .Ui^xV y-—^ • . ^ DQ -«V^»t^ >
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"^s^^O wJL«JOjfcoOO otS. . 1 . ->..^o 3/0 ^»J J-lOt .^JL^OlLo w^Ö VL.,_0 ^_iO
.fS^i^ioi ovxio ^-..;K.l. -.ÖP ^.X^fcoo» J)L..^Ä>i w>0| .JLxAj )la.-S.»4? ) tO^iO
)fcO>.i ^,j vffl » i)q_. .^ooio^.^. jHa.\*i!^ oiaio OibO Jj6| .fcwJ-^O^OO
Jl Iso .. opa ^ ^^3 •.J.^^.ä— j^^a^J. y-+lo .ot.JfJON >oa_. ^v. ^uo J.ia.^'ol
■| . rtiij<L;/< Lls^ojo )oC5x fco^~ j «SlS~~ ." t 3 . (T>; Jjä,^/* )JLo -v t \ ^-»oIa; .)-=>-^ )
1. uoia^is Ms, cum >- inl'ra lineam et ** supra lineam. In marg. "oia^^s.
Gregoire, par des lettrcs et les grands temoignages qu'ils lui rendirent.
Basile le grand, lorsqu'il lui demanda les volumes de ses ceuvres pour les
lire, s'exprima dans sa lettre ainsi ' : « J'ai recu les deux volumes que tu m'as
envoyes'; je t'en ai renvoye un et l'autre n'est pas encore transcrit; car il nous
5 est facile de lire de tels (livres), mais nous ne pouvons pas en ecrire de
pareils. » 11 dit * encore 2 : « Autrefois, nous avons recu Diodore comine le »fol. 140
disciple du bienheureux Silvain; maintenant, nous l'aimons et nous nous
en nourrissons, a cause de la parole de gräce qu'il possede, (et) dont
proütent d'une maniere grande et sublime beaucoup de gens qui s'y
10 appliquent. » Basile exalte Diodore ä ce point. Jean fit trois homelies surle
jour de son trepas et, en disciple zele, il rendit ä son maitre les justes devoirs
qui convenaient ä la grandeur des combats qu'il soutint pour la religiou
et la doctrine de l'orthodoxie. Pour le faire connaitre exactement, nous pla-
cerons (ici) une partie de l'une d'entre elles, qui fera connaitre la grandeur de
10 Diodore; car Jean parle ainsi 5 : « Viens donc, montrons comment notre sage
pere, a imite la vie de Jean-Baptiste, pour que vous appreniez que ses noms
1. Lettre 135 (167). — 2. Lettre 244 (82) ä Patrophile. — 3. Le passage a etö conserve par Facundus
d'Hermiane. Voir dans les oeuvres de S. Jean Chrysostome, P. G., t. LH, col. 764.
r
10
318 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [142]
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1. l^-vojlt Ms.
et ses denomiuations lui reviennent justement en heritage. Celui-lä n'avait
ni table, ni lit, ni maison sur la terre; mais, Diodore aussi n'eut Jamals rien
de cela, et vous etes temoins comment tout (son) temps se passait ;'t donner
1 exemple d'une vie apostolique, sans rien posscder en propre; inais, tandis
que d'autres le nourrissaient, il perseverait dans la priere et dans l'ensei- 5
gnement de la parole. Lorsque Jean eut jadis eonduit toute la ville au bord
du fleuve, il leur enseigna une doctrine saine; de meme celui-ei aussi.
Celui-lä demeura en prison et sa tete fut coupee par Herodiade ä cause de son
f'ranc-parler pour les lois de Dieu; mais, celui-ci egalement fut plusieurs fois
chasse de son pays ä cause de son franc-parler pour la foi; souvent, sa tete 10
aussi fut coupee pour le meme motif — si ce ne fut pas realise, cc fut du
moins tente — car, comme les ennemis de la veritc ne supportaient pas la
puissance de sa langue, ils lui tendaient des milliers d'embüehes de tous
cötes et le Seigneur le dclivra de toutes. » Voilä ce que dit Jean Chrysostome ä
l'avantage de son maitre; as-tu vujusqu'oü il la exalle? TkSodoret aussi semblc 15
dire des (paroles) qui saecordent avec celles-lä, dans sa reponse ä Cyrille :
u Plus haut nous avons monlre en general le grand nombre des epreuves qui
sont arrivees ä Diodore et il t'etait loisible de les compter avec le bienheureux
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10
[143] XVII. — DIODORE. 310
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PawZ. En ce qui concerne Jone celui qui a ecrit * ces choses et de semhlables *foi. 140
et a souü'ert et supporte ces choses et de semblables pour la predication de la
verite, c'est de toi qu'il a obtenu cela' . » Voilä les temoins des belies actions du
defunt, du bienheureux Diodore, et, parmi les lideles, il n'y a personne qui recuse
5 Tun d'entre eux. Quel est, en eilet, le mauvais ouvrier qui ne s'est pas refugie
dans le silence et dans la fuite devant sa parole? S'il s'agit de Valens, il a
observe le silence; s'il s'agit des partisans d'Arius, ils eurent recours ä la
fuite; quant aux Messaliens et aux chefs de leur erreur, c'est ä la maniere
des chauves-souris de la nuit devant les rayons du soleil qu'ils cachaient
10 leurs opinions devant lui, comme dans des trous; quant aux partisans de Mace-
donius au concile des cent cinquante, ä la maniere d'un homme guerrier et
vaillant, c'est par les traits puissants de sa parole qu'il perca et detruisit toutes
leurs repliques, et il s'en retourna de lä en grande pompe. En un mot, il n'y avait
personne pour se lever contre lui et crier, ou pour ouvrir la bouche et piailler.
15 Mais, bien que teile fut la grandeur du bienheureux Diodore, cepe'ndant,
l'impie et blasphemateur Cyrille, ä cause de sa haine pour le martyr du Christ,
le bienheureux Nestorius, exhala contre lui des paroles de blaspheme et
d'injures. II y eut deux groupes qui surtout affligerent l'Eglise : le premier
1. Voir une lettre de Theodoret, P. 0., t. V, p. 278.
II)
320 BARHADBESABBA ARBAIA. -- IIISTOIRE [144]
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1. ? supra lineam.
celui des Arimanites, dont nous avons plus haut montre l'opinion et la
mechancete; et le secoud, celui des Cyrilliens qui, eux aussi, n'ont pas peu
afflige et contriste les Peres. Ce Cyrille ouvrit sa bouche apres le trepas du
bienheureux Diodore, en s'exprimant aiusi, dans la lettre ä Rabboula : « Diodore
etait un homme qui combattait avec l'Esprit; jadis, ä ce qu'on dit, il fut en com- 5
munionavec l'Eglise orthodoxe; apres que celui-ci eut abandonne, semble-t-il,
la souillure de l'heresie de Macedonius, il tomba dans une autre maladie; car il
pensa et dit qu'autre est, ä part, le Fils qui de la race de la maison de David
etait ne de la Vierge, et qu'autre encore est certainement le Fils Verbe qui
(est) de üieu le Pere. » Alors que la parole du bienheureux Diodore portait sur lö
les natures du Verbe et de la chair, cet impudent le caloinniait sur la dualite
des fils. Mais, 6 (homme) mauvais et inique, bien que ceux qui n'ont pas
goüte la parole apostolique aient de la tristesse lorsqu'ils sont calomniös —
Mol. 141 comme David aussi en temoigne, lui qui a dit, en demaadant a Dieu d'etre
delivre* deces (persecuteurs) ' : Ddlivre-moi de la calomnie de l komme; et : Que 15
les orgueilleux ne me calomnient pas! — cependant, ceux qui ont entendu la
parole divine* : Bienheureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera ei vous persi-
cutera ei qu'on dira de vous toute parole mauvaise d cause demoi avec mensonge;
1. Ps. cxvtii, 13'*, 122. — 2. Malth., v 11-12.
[145] XVII. — DIODORE. 321
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s.Loj^-1 > m^o L^j» jla^L^.^ j»-»7; y.ia\...» -.^-^; joCS^ Ki^*j ^_\ oo!\.d[<
1. In maig. ^0.
rejouissez-vous alors et tressaillez de joie, cav votre recompense est grande dans
les cieux, non seulement ne sont pas contristes, mais encore se rejouissent de
cela, tressaillent de joie et attendent la recompense qui (vient) de Dieu. G'est
ainsi que TApötre aussi, quoiqu'il eüt ete frappe par les Juifs cinq fois de
s quarante coups moins un', priait d'etre rendu etranger au Christ pour se?
freres; c'est ainsi que ce saint, s'il vivait, prierait egalement pour eux, pour
qu'ils parviennent au royaume des cieux.
Mais nous apporterons encore le temoignage de saint Athanuse sur Dio-
dore. L'Eglise, en efTet, possede de lui trente-deux lettres, qu'il a ecrites ä
*o Diodore 2 ; il y rapporte ses belies actions. Nous apporterons l'une d'elles
en temoignage; car il s'exprime ainsi : « Gräces ä Notre-Seigneur, qui a
fonde et affermi en tout lieu la foi parfaite et veritable de sa doctrine,
et (cela) surtout par le moyen des enfants veritables dont tu fais partie,
ainsi que l'a appris de toi le fait lui-meme. Avant, en effet, que ta Piete ne
15 nous ecrive, nous avons appris quelle gräce ta patience a operee ä Tyr,
et nous nous sommes rejouis avec toi de ce que Tyr a appris par ton
moyen la parole de la religion. » As-tu vu comment Athanase exalte la maniere
dont saint Diodore a supporte les combats, en temoignant de la rectitude de sa
1. II Cor., xi, 24. — 2. Ces lellres ne sont pas conservees. Athanase est mort en 373 et Diodore
n'etait pas encore eveque.
PATR. OK. — T. XXIII. — F. 2. 21
fol. 141
322 BARHADBESABBA 'ARBAIA. - H1ST0IRE. [146]
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I_oöjl_=> s-otopa-iio .^oia^Ow t*otaji3j/o ; » 'nv» jJ j L^S^p. jL^eu^v a^K_/
1. Le second " est au-dessus de la ligne.
doctrine et en le comptant au nombre des enfants veritables? C'est donc parce
que Tyr avait goüte l'heresie de3 Ariens plus que les autres lieux que ce
saint avait ete choisi par la gräce, corarae le bienheureux Paul, ä cause de
sa constance, de son intelligence et de la subtilite de ses repliques, et qu'il y
avait äte envoye. Des qu'il fut entre dans la ville, par l'intensite de sa 5
lumiere, il dissipa et en chassa l'erreur des Ariens, qui avait recouvert
les esprits des fideles corame un nuage obscur, et il mit les ennemis en fuite
et fit venir les familiers.
Quels sont les travaux du monachisme, les livres d'enseignement qu'il
compila et la controverse qu'il soutint contre toutes les heresies, la force et le 10
temps ne suffisent pas pour les trouver et les exposer. Nous n'exposerons
fol. 141 rnaintenant qu'un (fait), qui fera connaitre " la mechancete des heretiques et
la constance du saint. En eilet, lorsqu'il y avait une grande guerre de la part
des Arimanites contre lui, ils s'inventerent cette ruse : ils amenerent un
chameau nu (non seile) qui n'etait pas dompte et ils le ürent monter dcssus 15
et l'envoyerent par les places de la ville. Alors le saint dit : « Jadis, c'est
d'en bas que je prechais la sainte Trinite egale en nature (consubstantielle)
et que je la louais; et rnaintenant, c'est d'en haut. (Car) j'ai ete" clcve et
je suis avec toi. » Cependant, il convient de dire eiicorc ceci : c'est qu'il
v.
[147] XVIII. — IIISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 323
.. fiäico JjioC^ j-^t-^ ^-*^ö< U-«»- J-«o< )°°l -oiok-./ j^ooot* ^o;
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1. No»? Ms. — 2. In marg. i«o»»»^j.>ll.
est ainsi de Iradition, parmi nous autres Syriens, que ce saint etait de
Rome. Ces (traits) jusqu'ici suffisent.
XVI II. — Histoire du bienheureux Jean; sur sa famille et la perfection de ses
actions; sur la guerre qui eut lieu contre lux; sur son eloquente et comment
5 il fut constant dans la religion, apres avoir ete jete en exil.
Le bienheureux Jean est de grande famille par sa race ' ; sa ville est
Antioche de Syrie. Le nom de son pere est Secundus et eelui de sa mere
Anthusa; et ceux-ci ensurpassaientbeaucoup par les biens du monde. Lorsque
son pere eut trepasse de cette vie, sa mere prit soin de lui pour l'instruire en
10 philosophie. II fut, avec Basile et Evagrius, d'abord le disciple du sophiste
Libanius et puis d'Andragathius 2 ; ensuite, la gräce les appela et les amena
aü christianisme, et des lors chacun d'eux s'eflbrgait plus que son camarade
ä vaquer aux actions de la perfection. Quant ä Jean, sa mere Ten ecartait,
en s'exprimant ainsi : « Pour moi, mon fils, comme tu le sais, je n'ai pas
15 obtenu d'etre longtemps heureuse avec ton pere, sans doute parce que cela
a plu ä Dieu; car la mort de ton pere m'a fait devancer les douleurs de
1. S. Jean Chrysostome est ne vers 344. — 2. Cf. Socrate, Ilist. ecch, V, 3.
' Fol.
324 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [148]
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<v ^v f |\ «N. ,u»a.JL.a^3 ifc^s J^aia.ci.s/ Joe*; ^ai-V^o/ ^_io J.Jl-.*_o Joch
J^oas JJL,.\ c*Sj wäo; J-"--/ -oifc^so; J lai^oK-so ^.otopio^ Joot cx.iofcoo
ton enfantement et, de plus, a fait de inoi une veuve et de toi un orpbelin.
J'ai ete entouree des chagrins dont seulement les veuves cotinaissent
Tamertume; quoique beaucoup m'aient fiattee ä cause de la richesse afin de
nie prendre pour femme, je n'ai pas donne mon cousentement ä ceux-ci, et
cela ä cause de toi; car, ce que je veux, c'est de ne pas te faire injure par 5
toi. 142 la. Mais, en echange de tout (cela), je te deniaude cette seule chose : * (ä
1 "' savoir) de ne pas nie jeter dans une seconde viduite" et de ne pas nie reveil-
ler le deuil qui a cesse. Dans peu de temps je miurrai, inoi aussi, et (alors)
pars oü tu voudras. » Sa niere lui disait ces choses et de plus nombreuses
que celles-lä; mais, lui, il ne fut arrete par aucune d'elles, parce qu'il avait lu, 10
eneffet, la parole de son Maitre : Quiconque aime (sou) pcre 01t (so) mere plus
que moi n'est pas digne, de moi ' ; et : Quiconque n'abandonne pas son bien et ne oient
pas ä ma mite n'est pas digne de moi 2 ; il repoussa celle-lä et il retint cclles-ci.
Lorsqu'il fut exerce aux (saints) Livres, il s'attacha ensuite au bienheureux
Mar Diodore et c'est par lui qu'il fut exerce au sens des Livres divins et ä la 15
regle des actions. 11 fut fait eous-diacre ' ä Antioche par Zenon etil y lit de nom-
breux discours. II fut ensuite fait pretre par tivagrius ', qui devint eveque apres
Flavien; car il faisait l'admiration de tous par ses actions et par l'assurance de
I. Malth., x. 87. 2. <:f. Mallli., x, 38. — 3. I.ecteur, d'apres Socrate. Inr eil., cn 889 011 870. —
i. im par Flavien, en 386, cf. J. Tlxeroat, PrieU de Patrologie, Paris, l'Jis, p. 264.
10
[149] XVIII. - HIST01RE DU B1EN1IEUREUX JEAN. 325
Jo« )' ^l *%*Ax ..JjL*^sJL^fl>QJ5; vxo-v^s-o^j k-^r° ^*? f> -U^^ U°<!!
Jl^ -.000( ^iJj Jj;-il Ui~l *3° ..JAOAÄS{ "^ )Us^»0 ,U» V?oC^
J,-^>a.tifc; oi,-o-JJ? y-'h -|j^*> vm...,^;/» Jj^oo.3 ^ .«a-K.-/ mo.*jJo_^
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) . . fr ifr«™«. Jl^ ^.io )y~ o£>. oot.J.1; ouio ^Jjlo ..^cq-^d;/ Jji^io
1, Ui:-3o|l. Ms. — 2. |Vo^m-( Ms. Le socond « est au-dessus de la ligne. — 3. In marg. le troisieme 4>-
sa parole, au point qu'il fut surnomme « bouche d'or » par toute l'Eglise.
Lorsque Nectaire, (l'eveque) de Constantinople, mourut, ce leur fut (ä tous) un
souci grand et multiple au sujet de l'eveque; tandis qu'ils demaudaient dille-
rents (personnages), ä la fiu ils firent venir Jean par ordre de l'empereur Arca-
5 dius; pour honorer la consecration, (celui-ci) reunit et fit de nombreux eveques
avec Theophile d'Äleocandrie, l'oncle paternel de Cyrille l'Egyptien. Ce (dernier),
en eilet, voulait qu'Isidore füt (eveque); mais ceux qui s'etaient reunis firent Jean '
(eveque). Ce saint usait d'une grande assurance de parole envers tous ceux qui
venaient pres de lui et, dans (son) enseignement encore, il s'appliquait ä aider
10 beaucoup ceux qui etaient d'accord avec l'Eglise.
Cela sulfit sur sa conduite, sur sa famille et son election ; faisons desormais
connaitre ses belles actions. Un homme nomine Gatnas, tyran et barbare
dans ses habitudes 2 , bien qu'il füt general avec sa grande autorite, tenait
aussi ä l'opinion des Ariens. Comme il avait beaucoup de prestige contra
15 les ennemis, sur cette assurance, il s'approcha de l'empereur Arcadius et lui
demanda qu'il lui füt donne une des eglises de Constantinople pour les partisans
de son heresie. Apres que l'empereur lui eut repondu qu'il l'entendrait le
1. Le 26 ftSvrier 398. — 2. Cf. Theodoret, Ilisl. eccl., V, 32.
' fol. H
v°.
lo
326 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [150]
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^si. J.Ob«.iO ^Al jj; .\^ol Otj\.\Jj. nJOOJi +30 .vXOajJo«. 0)^»3uo/ . JtN.N*
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1 loi£>\ Ms.
fol. 142 lendemain, l'empereur informa Jean ä ce sujet. * Quand Gamets vint devant
l'empereur sclon ce qui etait convenu, Jean alla ä sa rencontre; et, lorsqu'il
entendit sa demande, il dit : e L'empereur n'a pas pouvoir sur les eglises;
c'est lä l'affaire des eveques ; » et par lä il le fit taire.
Plus tard, (Gainas) alla en Thrace et il voulut la saccager tout entiere; 5
et, comme chaeun craignit d'aller en guerre contre lui, Jean s'y rendit
pour une ambassade de l'empereur. Quand Gainas l'apprit, il sortit aussi-
töt ä sa rencontre, mü par la puissance divine; il s'inclina devant lui, placa
sa main droite sur ses yeux 1 et le recut avec grand honneur. De la sorte
(Jean) vainquit le tyran, delivra le pays de Thrace, tranquillisa l'empereur 10
et donna la paix ä l'Eglise.
Il y avait dans sa ville avec lui un ennemi ; et, quand il eut macliine beau-
coup d'aecusations contre lui, il pensa d'abord l'injurier, (en disant) : « 11 ne
vent manger avec personne. » 11 ne put pas savoir dans quel but il mangcait
seul. Car ses amis disaient qu'il etait malade et se nourrissail dillicilemcnl, 15
011 cjue son aliment etait peut-etre une farine melangce ; et ses ennemis
disaient : « C'est par gourmandisc qu'il i'ait cela. » Tout le peuple le venerait
1. Thäodoret, loc. cit., 33.
10
1 fol. 143
r".
[151] XVIII. - HISTOIRE DU B1ENHEUREUX JEAN. 327
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♦ /JLaoooiv^jLio^ * >Ä<3JL*iCLcaaLäo ^as* J-si ^a^JOijl aiKbKio ».3 ^-*; ^>j_s.J»ot
l. It^Soli. Ms. — 2. IVoj»««! Ms. Le second - est au-dessus de la ligne. — 3. U-.9olU Ms .
— 4. |io>£oW Ms. — 5. l*sowV= Ms.
beaucoup ä cause de son enseignement ä l'eglise et meprisait ses accusateurs.
Je nie complairai ici dans le courage et dans l'indignatioa du vaillant. Un
homme nomine Eutrope, le cubiculaire de Tempereur, qui voulut perdre
beaucoup de monde, osa ne pas meme juger dignes de pitie ceux qui se
b refugient dans une eglise; et il agit sur l'empereur, jusqu'ä ce qu'il lixät aussi
une loi dans les villes, que quiconque etait digne de mort, meme s'il se refu-
giait dans une eglise, ne serait pas sauve. Vois l'ceuvre de la justice. Peu apres,
celui-lä fut pris dans une faute qui etait digne de mort et courut se refugier
dans une eglise; lorsque Jean apprit cela, il monta ä la place des lecteurs
io et il prononca ä son sujet une Instruction de reprobation' : « Elles l'ont
emmene de pres de mon autel pour le tuer; » et aussitöt sa tete fut coupee 2 .
Parce que sa volonte au sujet dlsidore n'avait pas ete accomplie, Theophile
AWlexandrie machina contre (Jean) l'accusation qu'il adherait ä Ofigene
et, pour ce motif, il voulut lui demander le sujet de ses ecrits. L'affec-
15 tion de Theophile pour Isidore resultait d'une cause de ce genre : au temps
ou Theodose le grand combattait avec le tyran * Maxime ä Rome, Theophile * f °i; 143
1. Ce discours est conserve. CC P. G., t. LH. col. 395. — 2. Eutrope aurait ete mis ä mort plus tard ;
mais Sozomene, Hist. eccl., VIII, 7, semble dire, comme notre auteur, qu'il l'a ete seance tenante.
10
328 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [152]
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o£S. Vijxio . Jio^A^a-/ »*(-i)-5 Jj_sVa.o >a^. ^->l »t-*o .jjo'^ )a~a_a ),.~o JS\v>
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J^iiOa_\ ^oV— J? «j-^Jj! ^ca*jja- la^. ^jJj» .vro-^i a , *. ° > JJ J»^ i-=> oiA.
1. Ur^Soll- Ms. — 2. Le second - est au-dessous de la ligne. — 3. |Vo^^/ Ms. — k. U^SolU Ms.
voulut tresser une louange avec flatterie pour celui qui avait vaineu et,
comme il ne savait pas encore ä qui etait la victoire, il ecrivit astucieusement
deux lettres par flatterie, l'une au 110m de 1'empereur et l'autre au nora du
tyran ' ; il les envoya avec des presents par l'entremise d'lsidore, il convint avec
lui de le faire eveque ä Constantinople, lorsqu'il revieudrait, et il lui com- &
manda encore de donner au vainqueur la lettre avec les presenls. Apres son
depart, cet artilice ne resta pas secret; mais im certain lecteur, qui etait
avec lui, vola les lettres, s'enfuit et les fit counaüre. Lorsque leur porteur
s'en apercut, lui aussi, il se sauva en fuyant eu tgypte. C'est la cause pour
laquelle Theophile etait plein de zele pour Isidore, et (celle de) son inimitie avec 10
Jean, qui adhererait aux ecrits d'Origbne, ce (jui etait completement im men-
songe manifeste.
(Voici) encore une autre (cause) : Thiophile 1 avait chassö de devant lui
deux de ses pretres, en portant contre eux de graves aecusations. Ils sc
refugierent pres de Jean et, comme celui-ci avait voulu- faire la paix entre i&
eux, il les recutavec lionneur. Quand (Theophile) apprit cela, il fut encore plus
irrite" et il se prit pour auxiliaire tpiphane, alin qu'il allät trouver Jean pour
le contraindre ä anatliematiser les ecrits d'Origbne et ä cliasser ces pretres.
1. Cf. Socrale, Hist. eccl., VI, -: 802 ne, Uist. eecl., VIII, ■-'• - -. Diodore, Isidore netleurs
Socrale, ///.*/. eccl., VI, 9.
10
fol. 143
V°.
[153] XVIII. — HISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 329
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JJü ^-.oC^J^o .fcoaU./ ,vfr).i°>»°iJJ cxN^v^ Jfco^io J^uKi3;o/; sxa-aja-,
^v.^. Jo^ft^cJI^ )• rt 1 Jl ,o.r.)l ), ..Nflft ...Pft ^l)o^. ^^ JoOU Jl^OJJj ,k ffl »^/o
jooi po/ )lJ-*^ao )AJL»-a; * Jjl./ .)ju;<xd yz*. Jjo,^xi>JL» |.*aqjld t-^o
JLaim.^0 .jljj; j_=», JJ -otojj-o ,_.» p .oj^ jooi J^lß Jv-A— o /vflUjjQ- ^sOs.
1. Ifci^oll. Ms.
Quand (Epiphane) vint (ä Constantinople), il ne voulut pas demeurer cliez
Jean, bien que (celui-ci) füt dispose ä lui faire honneur; mais il demeura
dans un martyrium et osa y ordonner un diacre; comme il se preparait ä
sc rendre ä l'eglise des Apötres, Jean lui fit dire : « Prends garde ä tes
5 actes et sache que tu te fais (l'objet) d'une injure. » Epiphane fut saisi de
crainte et sortit pour aller dans son pays ; et il envoya (dire) ä Jean : « J'esperc
que tu ne mourras pas dans ton episcopat; » et Jean lui envoya (dire) : « Je
compte que tu n'entreras pas dans ta ville. » Les deux choses se realise-
rent : Jean ne mourut pas sur son siege et (Epiphane) n'entra pas dans
io sa ville'. Lorsque Jean apprit que l'imperatrice Eudoxie avait pousse
Epiphane, il en fut irrite et il injuria toutes les femmes dans son instruction
ä l'eglise. Quand cela fut connu de l'imperatrice, eile informa l'empereur
et eile demanda qu'un concile eüt lieu contre Jean et aussitöt eile convoqua
Theophile et les eveques qui (etaient) avec lui; (celui-ci) tint un concile ä
15 Chalcedoine avec Cyrinus, qui * disait beaucoup de mechancetes contre Jean et ♦ i i. 143
l'appelait orgueilleux 2 . Quand on le convoqua, (Jean) ne voulut pas venir, car
il attendait le concile universel. On en prit pretexte pour l'accuser et, par
ordre de l'empereur, on l'envoya en exil. Mais lui, trois jours apres, ä
1. Cf. Socrate, Hisl. eccl., VI, 12 et 14, et Sozomene, llisl. eccl., VIII, 15. — 2. Peut-etre ihljiiv,
Sociale, Hist. eccl., VI, 15.
10
330 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HIST01RE. [154]
vju/ jJ +.5 jiot^s :^«^ocL JkXl iJs^s ^-.; oot .^oio>,_i j^jom^jj Lo^iö*
.v£Oo;ouo_co x ^Xo Jj^ao ^^ o^euo jfcocu^o..- )K n\ so .cy^l/ j-Scu^^S.
JJ/ .^coa^U L*_ooV^-2 .^*? JL»SoJl .w.ota^i>/ Jlp^ J_s\ JJ ^s a-.»^iioo
JKjL.f^o; )_döjl^ Jla^JL^-so .ooot ^»\ >'^^o K_.|_^j^/ '.^°^? °°'- i— »-— V ^ 5
+D ^ - ')<•> - loX ^io iüA ^ot~*.io,^j J;oi^; .0001 » . vt « nv> jKtvnJ.
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bo-»'^o yoou.f.3 a\j> r>o • .LioJ-coio 1-soim JLsioV h'»\i o -~i «"^ . (tvbo. Not^>
^.io s^,U/ ^oo .loot L ^ oo.:*» J » m*>;o/ ^oi^D *-*^°<? J)\Jl2lj\o .jloV-o?
JKjl.,^0 loot )_2u>f.£o :ooot m^wco JL^-üo :Jlü„^ vOOt_.il Kju^ s j.-si J,i .•,.*. j;ot
,)jUVJJ yOj/ J^J L-Oia_i JjÖt.-50 . ^*\6|0 .«-.«-^CK yOu^Juil J t\ ,.i C ^Q~3 -.T-SJJ-?
.»« «\n^ ,__>: ot'i\\ ojojlo
joot ^-^-S Jl^l Ö|K-3, "^^o oit-Q.-,/ ^o*io ^o ^o t-k— > ^^-ioo
1. »- supra lineam. — 2. o infra lineam.
midi, sans que personne s'en apercüt, pour qu'il n'y eüt pas de tumulte,
il s'enfuit. Lorsque le peuple s'en apercut, meme ses ennemis furent conduits
ä la misericorde et, avec une doulenr cnisante, s'eleverent contre l'erapereur
et contre le concile; et, malgre lui, ils l'introduisirent de nouveau dans
l'eglise. Quant ä Theophile, il eut recours a la fnite. Mais les Ariens de (Gons- 5
tantinople) faisaicnt de nouveau des machinations diüerentes : dnrant les
nuits, ils organisaient Tomce sur les places publiqucs de la ville', pour attiier
par la le peuple d'aupres de Jean. Lorsque Jean apprit cet artifice, lui aussi, il
en usa de la meme maniere, en disant : Avec le saint In seras saini ei avec le per-
vers tu seras pervers' 1 . Mais leur parti devint plus fort pour cette cause-ci : (les io
Ariens) preparerent de grandes croix d'or et d'argent et fixerent en leur soin-
met des cierges de cire — Eudoxie faisait les frais de tout cela. — Apres
qu'il se fut eleve ä cause de cela une grande querclle entre les deux partis,
<|ue beaucoup de meurtres eurent lieu et que la ville etait sur le point de
perir, l'empereur ordonna que ceci et cela cessat. De cette maniere, i.leani
vainquit les Ariens et sauva son troupeau de Terrcur.
Gomme il avait souci par-dessus tout de l'honneur et de roruement de
ir>
1. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, B. ii> chantaient a deux cboura dana la ville duraal la null et, au
malin, ils Borlaient en chanlanl pour aller lenir leurs nhinions en dehors de la ville. — 2. Ps. xvn, 26-27.
[155] XVIII. - MISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 331
• • •
J^xS., ^l*ä> j^A; «'Aj^! cuuJ./p ^-; ^o*j)o- .looi l~^9&oo otio^
^i> .s--^ot; )V^ ^*? Jk-^ao .J^a^j; okoa^ ^~jO .ouäj ^-J -.ooi
s jl~T/ **> .~oia^ looi JLvo ^-a* ^.»l» J^aia^o .K^o..* 6iioQJ-D
J^fO»« Ooi .JjÖl OU*> -Oiok-/? .JJL^S «V-bo/o .*- I^O^ol »-S-äw •J»«' 3
.jJU )<*■.<* -> .^JL-a-j omi» ooi .JL^tpo ooi .JjJboÄoo ooi .U^Ka^o
.looi J^Sl^Cooo .\Kia~s> looi jljQ^foo M^ JK^So ^--^oi "^^o
10 .«otaio.1 J;ot .woCbo yo+£> -.)-3Ö n m°i/ ojaal/ po —oiak^ Joow .J^-ao-O»
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oifco^» -JV^ ^-^ J 1 l- 3 ^^? )>:-? ^ ^° «^ t 3 °^ <^i°M
„J.Ü., J*a_sj j-iaixxaJJo JLsfcoo ^9o .^Vl .J~*- Jl^ ^ oi*AJ ooi *»{ ^
1. In niarg. U3a«v
fol. 144
l'Eglise, il arriva qu'il y avait une statuo de l'imperatrice' (faite) de beaucoup
d'argent ; eile etait dans le voisinage dune eglise appelee de (sainte) Sophie,
sur une colonne, et im spectacle infame avait lieu d'habitude pres d'elle.
Parce que Jean s'etait imagine que cette statue etait placee pour (faire)
s injure ä l'Eglise, il s'arma et bläma le fabricant de la statue. La reine prit
pour elle-meme l'injure de ces (paroles) et, des lors, eile convoqua un second
concile contre lui. Quand il connut cela, (Jean) fit et prononea dans l'eglise
une homelie, dont voici le commencement : De nouveau Herodiade se trouble,
de nouveau eile est en furie, de nouveau eile s'adonne ä la luxure, de nouveau eile
io demande la Ute de Jean sur un plat 2 . A cause de cela, la reine s'enflammait de
colere ä un haut degre et s'employait pour qu'un concile eüt lieu contre lui.
Lorsque les eveques furent reunis, ils demanderent avant tout pourquoi, sans
les eveques, il etait entre * la premiere fois :i ? Alors il fit une defense »fol. 144
juste : d'abord que ce n'etait pas de sa propre volonte qu'il etait entre et,
15 en second lieu, que soixante-cinq eveques s'etaient joints ä lui, quand il etait
entre. Mais, lorsqu'il vit que l'empereur ne descendait pas ä l'eglise, aussi-
töt, lui aussi, il s'arracha de l'eglise pendant deux mois; et l'empereur com-
1. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, 18. — 2. Une ancienne homelie avec cet incipil figure parmi les spuria
de S. Jean Chrysostome, P. G., t. LIX, col. 485. - 3. Lire « la seconde fois ». Socrate, Hist. eccl.,
VI, 18. ■Pourquoi, apres sa deposilion, il avait repris son siege sans demander l'avis des eveques. »
332 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [156]
'-otoa^.-. Jooto ,)).*^o jl^ls yca* J,— )1^ cvoo/ oi.^.:^ ^bo ^-Ju/o .oi»,.*.
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vs/» J^-io^ -.vroaji*^/ ^-io ^Jl/ ^.aoi :oij; JLjSoJIj Jk-^U jooi ) inf->
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juio— o ^fc^l »ts^s -.yQ-j/ «-L3/ oiia-,'»o otla.~^3 ^S *SO^io.^£CU Jjl=>ci^
.%£a*jJo.-i otK^t- lo_si otiw;o/o . ■).aS >ö\ o^lfl; JLca-Ja.^ .L.ja.ca3jJ w.jKa/; ^*ix
) . rn^o/ jl/ —ot JtC^^; J;0»o .vCü/ s*is/ s£OO^Oo^3j -.^-.'pö/ ^*? i^t—f
1. In marg- .^»0x0.
manda et l'envoya en exil une seconde fois'. Des hommes du parti de (Jean)
brülerent une eglise avec beaucoup de maisons. A la place (de Jean), il tut
fait eveque un homme grand, le pur Arsacius, le frere de Nectaire, l'(evßque)
precedent. Apres le depart de Jean, il y eut beaucoup de fleaux dans la ville.
Jean mourut dans la ville de Comane ä la pleine lune de septembre, sous 5.
le consulat de Theodose-, et il fut place ä cöte du sarcophage du martyr
Basili(s)cus. Le martyr lui-meme, en songe, avait ordonnc qu'il en füt ainsi.
Lorqu' Atticus, homme pur et charitable, devint eveque ä Constantinople,
il commanda de noinrner Jean dans toutes les fetes et de le compter parmi les
Peres chaque annee. Comme Cyrille ne consentit pas ä cela, parce qu'il posse- 10
dait la maniere de voir de son oncle TMophile, il fut presse par Atticus, au point
qu'il düt l'inscrire meme comme dpcteur de tonte l'Eglise et de le nomnicr
martyr du Christ. Le bienlieureux Nestorius, Le compagnon d'armes et l'ami de
Jean, ramena ses ossements, trente-cinq aus apres qu'il eut ete jelc en exil,
par la demaude qu'il presenta ä l'empereur, en lui montrant la grande sciencc 15
de Jean. Certains disent que c'esl Proclus qui lit reveuir les (ossements); c'est
inexaet 3 . Mais la reine Eudoxie mourut quatre jours apres ipie (Jean) eut ete
1. En 104. 2. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, 21. Le 14 seplrnibre M)7, .-uns le seemui eonsnlai de
11 1 . . 11 lose. — 3, Les Nestoriens disent que Nestorius a ranoene les ossements de 8. Jean el il- volent
l;i une i-jui-e de s.-i ineMnlelligenec avi-c s. Cyrille. Mais notre auteur, ipii ne partage pas l'opinlon
de Socrate, lequel tienl pour Proclus, a tort d'emprunter a Socrate ce synchronisme de 35 ans, qui
conduirail bien a Proclus, öyöque de 134 i 447.
[157] XVIII. - H1ST0IRE DU BIENIIEUREUX JEAN. 333
JJLV— / -6t ä/ Jjo. ^ioo .JIU^O JM^j .Väj'.I; y^l -.loa l^J^_i o£>0
..^xi^ja-; odVk.-J>o * ^Jü/ ^öt .JL^f JJ» Jooio .tjasul/o .Jj^xj AOi^a-o
.^ota^t ajo'i; J-^oaS^o J.--oäjLi> ^_^oto
fol. 111
v°.
1. U^SoU Ms. — 2. U*Va»o Ms.
envoye en exil. Theophile aussi fut prive de la vie par la maladie de la pierre'. A
A cette epoque, beaucoup de grele ravagea Constantinople. Les fideles racon-
laient donc que cela leur arrivait parce qu'on avait maltraite Jean. Parce que
Cyrinus, i'eveque de Chalcedoine, avait nomme Jean impie et orgueilleux, le
5 pur Marouta, I'eveque de Mesopotamie, lui marcha sur le pied par hasard; et
(cela) touma d'une maniere si maligne qu'il fut scie plusieurs fois et, ä cause de
cela, l'autre (pied) aussi prit le mal et fut scie; et (Cyrinus) resta sans pied 2 .
Teiles sont * les actions parfaites de Jean, ainsi que les calomnies et les injus- " fo ^ 144
tices que Ton machina contre lui.
1. Le 15 octobre 412. Socnite, Ilist. eccl., VII, 7, ecrit : m:pi7r£awv ),Y]6apYixü> niflet, que l'on traduit
par « tombant en lethargie ». Le syriaque a lu >.t9ap-fixtö, de Xt'öo; « pierre », et a traduiC « de la
maladie de la pierre ». — 2. Of. Socrate, flisl. eccl., VI, 19.
v"
TABLE DES CITATIONS
(Cette table et les suivantes renvoient ä la pagination placee entre crochets).
Genese
xxxi, 40 134
xlix, 17 100
EXODE
I, 12.
NO.MBRES
XXXV, 11.
xxxn, 17.
— 35
I Rois
II Rois
III, 1.
ANCIEN TESTAMENT
IV Rois
xix, 14.
39
PSAUMES
Deuteronome
58
106
106
85
III Rois
III, 16 82
V, 4 138
1,2 129
XVII, 26-27 154
XVIII, 5 7
-11 136
XXXVI, 1-2 64
LXXVII, 34 112
lxxxvii, 12 58
XCI, 13 69 n. 2
CXVII, 11-12 53
CXVIII, 122, 134 144
CXXIII, 6 92
CXXXVI, 2 . 135
PnOVERBES
VIII, 22.
XIII, 25. .
XV, 18...
46
60
60
IV, 32..
XX, 26.
ECCLESIASTIQUE
ISAIE
58
100
53
63
101
101
III, 9-10
XIV, 9
XXVII, 1
LVIII, 1
LIX, 6 68, 117
Jeremie
ii, 28 (in. 3
IX, 1 59
Daniel
I, 12, 16-17
XII, 2
100
58
OsEK
VIII, 7 53,68
IIahacuc
II, 5 60
NOUVEAU TESTAMENT
Matthieu
V, 11-12 144
— 16 95
— 29 26
X, 35-36 9
— 37 148
— 38 148
XI, 27 105
XVI, 19 32
XVIII, 15-17 27
XXIV, 14 7
XXV, 21 129
XXVI, 52 60
Jean
I, 3 20 n. 3
XII, 43 2'i
2-3.
V, 1-11..
— 15
VII, 22...
XIII, 8-11.
xv, 2n . . ,
xvu, 28, .
Actes
88
70
88
7
79
15
63
II, 11..
I
Co
RINTHIEN -
— 4....
88
26, 31
Romains
VIII, 18 35
xii. 19 58, 91
xiv, 1 7
XV, 28 67
-32 35
II CORINTHIENS
iv. 11 35
vi, 16-16 10
XI, 24 35, 145
Galatbs
I, 16.
73
[159]
El'HESIENS
V, 12 106
vi, 17 32
— 18 32
PlIIUPPIENS
I, 18.
111,2.
TABLE DES C1TATIONS.
COLOSSIENS
111,25 31
II Thessaloniciens
III, 14 26
AUTRES CITATIONS
335
I TlMOTHKK
. 111
v, 19. . .
43
— -'ii .
26
II TlMOTHEE
Saint Äthan ase 145
Saint Basile 141
Saint Cyiuli.e d'Alexandrie 144
Saint Jean Chrysostome 141-142
Jules de Rome 55
Ruf in '. 48-49
Theodore de Mopsueste 104
Theodoret 142-143
TABLE ALPHABETIQUE
DES NOMS PROPRES SYRIAQUES ET DES MOTS ETRANGERS OU IiEMARQUABLES
/
â– m.jU d' Antioche 23,, 66, 9o,_ 2 _,2-i 3
»7 M *W*> 103 U-13 " 7 3 138 to
j^tH de Lydda « r ,
'1/ 77 2 96,
M 12, 17 II. 1 18, 21, 45, es, 67,.^,
7 â– '':, I .,.-13 94 6 95 .0 105 2-9
^oo^^! 108,3
P<W 7, V, 9 ''8 13I in 138 u. 14) 10 M5 ,3
L2>mJO^| '>5, 3
^tu^l^I 139,
>«-^l 117,, 148 13
) »tQ3»o| 163g 154, 156,3
=".»1 fi V 8 6( W 67 M2 98 9 »«U
-m-ll»! 46„
,03n â– m\o| 104,, 138 g
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— l fr ""-'■' ^'"i in n. 2.
jö| 20 n. 4 22 8
»*uo| 20 n. 4 23,, 66, lOlj.y 102. ,,,
.m.-»fno| de Cesaree 81, 88 10 42^
^u^»>! de Nicomedie:n,:vi„ 42,
â– ~.--^ t de Samosate 45,, 47 4
a^^moi gouverneur i2ii^ l2 i27 2
.äl-n^iuoi eveque 27, (0,^ 4l M
^n.K^soi orfevre 48^.,
-m^io! 71,, 72, ., 151,, 152,, 15:),
-o,io| 8 g 33,
^io/ 27.,., 30, 42 6 ., 2 59, 63„
o An rtLVof 99-
^../ 63,
^a&a^l 156, .,,
Q-( 129,
ja.| 56„
N^p/ 44 5
ItoÄ^I b0 2
l r ^/ 47,
JL 0r ^! 139, 150,
â– m.^o-./ 108,
Uo^khw 149 5 n. 2 i5i„ n. 2 162,
\io,sx^l i5i KI n. 4 I52 8 n. 3.
— . ~«.\~o.| 31 n. 5.
— — \^o,.;-»l 31 n. b.
rr* n n ' f . [ 63,,
ILON-I 13g 75,,
MM 13 n. 4 15 4 ... 9 i'V,. r ,n.l 23„
75,
Ijv* ^1 7 „,
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132,-M l3,; „, '"„ 1M , |[ » 13 15l! .2 ,57 >
M^l 18„n. 1 71,3 112 8 .„, "''.:,
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79, 80, 82, HV„, 88^, «„ 87„ 91 M
92,98,94, lOB^.,, 106, I08„ 109 M . 13
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136, 142, I44 u 1
W l»v*- 144,
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— lovSs |l>, ovSs )>, 63„ 67 M 95^.,,
98 9 1173
ILooiSs 17 11. 1 18. 21, 67 e 75.
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»e ^-a «u ''3,4 53, u 56, 7:!, 93,,
94,144 u 148 u 150,
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v c^ia^ '.'., 137,,
(-^Ssv 58.
.^>o; ;1 ^is\ d'Alexandrie 28, 25„
2 « U -,2 " 7 , % W ^
jDoi^miSv de Comane 8:.,,,,,,
8ß„-,:, 87 r ,
|l^m^ 88, n. 1.
jooi^mÄ de Constanlinople
uuoi^uiiass de Jerusalem 27. so,
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M , 2 B4„. ffi 55, 66„ 57„ 53„ 69, , ,
60,0 68^.^70,97,108^140, 149, I5l„
n^r\fr i^ar^^ ß8,.
v ;.io; ovio| 74 u 76,
^ü^jo-io/ 0:1,
. m. io-ao/ 63,
r^°' :c, u.
^o-^J;j| I47 u
aru^ijJl 147 II. 2.
oi-^p/ 88, I40
U=-^l Z7 M 40 M , V2,,, 43, U^ 47,
isi ^ 66 w , 95 u 97 M 108, 108, 126,
'-â– '.i,:, 1 ^-,:,,, 131 ,,, ,37 :. I89 HWI 147 7
148, 2
— -3=^o| '-".',, H, 15.
MujJSB, no.„, n. 2 i3i„ n. 1.
lio-o-il 86,
VtooNj/ 147,
L 161] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
337
v o- r ^s>l B9 8
I nrt-.^ fr nnfl l.L
pi^aj l.'i.'i,,
^^i4^a>| 61g n. 2 149„
■— axu^^cc;/ 61 n. 2.
U^l 187,o
paifD/ 65 s H>8„
px.kjai.ma>! 108 4
l*^t 13g 12„ 60 g 62g 70„ 74 M4 85
*V, »' ! „'-' 7 :< !M ,-. '- s n
l r ;aa>| 58,.
P>^s>l i'' l;l n. 4.
^o^; i An^f 139g
-<r,.l ° l.q| l:, - 1: , l53 4-S
°^>! 9 io
l3 onm°W 8 g H |;l 25„ 26„ 27,, 29 2 _ 5 . 8 . 1(M 3
n.2 8i' M; :!l,n.l :«,._,:«,. 1U 2 . 1;i 45,., 2
16, « 13 18,,,,, .".1,3 55, 59 13 61 2 63,. 4
1«W,0 U1 e 119 1 '- U i 121 < 124 3-o V25 r.<
127 13 129 6 IM,.,, 131 2 132 2 188^.^
. fft. f\mi| I56y
V.5I 83 t „
^r^l 149 3-13
pxao.Lil 20 6 31„ 3* 5 :>:.-, 86 fl 59, 65„
119 u I34 u IU. W
araao»Li/ 144.
r^^a^jo-i»; 138,,
|.nmo;li| 37 u 95, III,,,
|^M|S4„ 11,, 76, 80 10 86 a ,88 a H9, 5
^»qjL| 87 3 107 8
5^7-12-14 ^13 ^S-ü-O 8-10-18 ^SS-T^-S
57,„., 2 -, ; , 58 10 . 13 .„ 59„ (%,„ 63 g 64,
104 Dl. 1 M0 M 145 e ., 3
136 5-o 13 Vn 138 8 139 i-7 140 2-G-8
n. 1
148,3 " 9 2-4 '50 3 152 4 153 u
— . |^uuu9! 38 2 46, 4 52,
lloannm«,) 1l ;) . a 49, ■>!, 58,,
133 3 .„. 8 n. 1 153,
15ö„
m ■nnf 46»
"\~ji| 30,
1**1 «»
I'', ■-„
vioa^il 20 n. 4 23,
25, 26, 27,,
-rDa^vpj 1I8 2
^*^> 135,,
p^o 63„
^ 39 2
popo llö, (J
p^=> 35 2
pLij loj,. a 95 ß
) ^«f> .. ,^« . -. 117,,
( i -" Loi-O 31 3 95,
|oi3( C^a 108,., 109„
50;! ü^3 49, 5
on^3j»o( ü-^> 40 3 41,3 54 2 56, 59,,
r^ . 1 . ^ifi , rn «i -tropf IS-^a 37g
>*o M ( N^> 43,2
l-^ol N^= 65, 6 90, 3 .„ 112,.
ü3oio.^i.~£>| I^aJS 113,,
. m .nn[ fcsj^a 66,,
^co-i) C^> 36 6 61, 4 139 s 143.
~ -^ - â„¢ -â– t^> 102, -
«,;%-» Ö0 5 95, 3 103,. 116,„ 117^130,
63.
|E..iv>.y| 2n,, n. 4 30 g 34, 35 g 59,.
23,3 "b 32 2 3*3 4ü 3 «11 52 8
144, 146,
M-ü 22,.,,
53, M U 5 <V,3 5«2 59 l-4 61 7 63 ,0 & ^-l
67 12 10: -11 104 iO " 6 5 " 9 12 123 M '-5j
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127, = 130.
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PSocu!! 17, 19,, 11. 1.
|Lg£.m-ii| 113,.
Uioi| 59 4
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^-S*^»i| 97„ H ,., 98.
,i( 52„
'0-S'lü-15
j; ;,
Väjo^. N^-a 58. 65,.
.m^ia^ N^s 63„,
jdoj^.^ K-^3 68 s
pu; Co^> 125 3
1 1- -~ ^ â– Ka-3 61 2
|Lop*>4, Co^> 14 s
| '^n- ISuti 24 5
ppa\ C^j w u
w^jpa C^j> 16 II. 1 .
|lm\^o N-j 7, 3 SO,,,,.,
pi^^o D^*j 110,3
. r*\ . i rt, ™\^ |S»J 189g 143-_,
PNjl^o &^j 99 6
^.Vovf ^«--^ 8 a 157.
|»'öi£0 IS > -> 38, 153.,
^v.w ^^^^ 12,. n. 1.
| -\-n IS^> 39 M0
p.öi. r^j i8 n. 1.
\ vi Snv fv^^j 6g
p^j^oj, poso 139,
|las t^j> 17. n. 1.
lio^io p-ti^s ... IS-^> 14,3 n " '■•
I .^ya r»^i ai,._, 139 5
Ipisa N^ 39 10 76,3 ,-,,
|Löi., E^J 90.,
jVa^xo K~3 583
p^^o Co^s 40,3 106,3 143 3
(liao IS^j 98,3
poy^> D^cs löly
\>.Opi IS^> 8,
ILoVJl IVa^ 93, ;
â– â„¢> ., â– ,, n\ tSj^a 50 23 52, 3
. 81„ 90, 112, ,
oL IS^= 47„
^a^^mo 66, 68 106, 2 107 30 108,,, 110,,
" 3 ,4 "W™ »5 5 . 8 «VlO 119 ü l20 l-3
«'2-8-,3 12 Vl2 123 5-8-13 12/ ',-2- S -7-.2
125 li-ü-8-0-13 126 2-3-ö-U-14 ^l-M-O-Ö-M
128, 138„ 140,,, 111, . s 147,,
156 5
P^ji^» 9 a 15 8 39^ 48 4 49„ 56,3 67 M
76 93, 111 8 136, 142, 146 ß 149, 2
150 ]u „, 4 154 2
|Lo -> %"^o-Q 137,3
T. XXIII. — F. 2.
22
;.;s TABLE ALPRABETIQUE DES XOMS PROPRES SYRIAQUES. [162
|ja, P^ls IT 11. 1 IS.,, '-'n II. 'l 21.,,.
-VV^i^s-i^V'V 11 ^::, 111 ,
-»— pLL3» ILOA^iL Im,,
- i«^\^ m,,, n. 1.
— iwSx. |v= I-'., 17 n. 1 l'V. ~\
— ^r^ i;., 75,
|!SX.*> |^ lii,
|_^ ^. l^^-*i= W fl 35, :;7 -. : i ', '"',:
ivu^>, |»( — ^ i;;,,, /-',.' In2 5-ia
kx^> ^=, 17 11. 1 l«, 20 n. 'i In,
| ..in n ^a '> I ( .
I>f» V^ 152)3
1 1 ^ . X a ^a 58... !â– ''>,,
)xo.S ta, p^i -ia 26 't2, 2 15 66,
»«„ »V,
|C^o.iL VJ, |l^o.il — ia I2.,37- 'il>., 117,., 134,,
INjl^o»! ;j> •'■',_-,
M..iaaV^ I'i II. 1.
— o i .in iv~> I'i,
H^V= W9„,
»COOJ-3 14,„ n. o.
| .vinn^ 8
^oj 1.^3 72 ( . -
11*1^,(1=0«^ 20 () S7 13 46 ir ,60 3 ., I04, a
1«.»
^
laioa^ lim.
M^, I19 8
.m^io^ d'Alexandrie
B9,. 12 60 )3 61, 63 13 . )6
- m -»%," 1 ^,
de Laodicee «,
.m^ia^de Singar 33„
l- 1 -^ 149 ia l50 i-fl
"HMu 'â– '''.
i.i 'i
^»^-^ ' 'v,
— jcq^A^ 125 n. 1 .
1^^ 78 )0 m\ 107, i 'ii, 126,,, 147^149,
.«ici/^^ il<' Nazianze ko b mi,
joq.^,^ de NiNirrsiin'' ,.
-•**»* de \\ -i i ,,.
IHm^*)^ HU,,
|, n .i*»^ 34, 35„
M> 83,
wo. 7 S 58, 58- 04, 144,,
| n, iyo; !25„
maiAciJcc» 122 1-1, -
lioi 33„
|ol*. ^->, !«*• -i>--! 67,_ 8 121,,
|<*Sv IS\~> 25,., Sl„ '■<„, ''7,,,,. (8,
50, 56„ 60 M 73 9 74, 83 |2 90, 9ß 1(H ,
I07, (| Hi' s 1 1 T , . , U9„ ,., 124, iai lf| lil„,
'â– 'u
117.
— |ovS-! o,ISi~! 113.
lyoNS; |tCb— > '.'ii,
^,o;o r . i::ii, 131, 2 Ml,., I86 2 138,., 13«,
''"': '«ä*B M2 M» 143 3-12 M< M-S
Wäo-7-13 ' 1S n
— |io^> I : !'. i-, 11. 1.
Ii
â– r,:;,, 11. 2.
*Si I'i. 11. 1.
I^jjj.-; I'i.
»ÄJÖüC^.; 139..
(Jot)
— i-Lüovi» p 139,3 n. 2.
..in.yi 39„
v--
QJ»CLiO» 39 II. I â–
s.
. rfi . fffr y>i 1 ! II i (
-COajSXiC» 130 II- -J.
01
"*^>0l l'.i,.,
|Lc4o-;Oi HO 11. 1.
looi Joint souventau verbepre-
cedent avec suppression
du o, : |Of*-l 84, I26 8 I49„ loaiol
8L |oi,»^o I33 u |a£>LaxM Iii2,., Itva.»
^ctAüiaoooi 125.
p^ r 3oo> I8, n " : ,
p^sooi 156
iii
llQ^vsoo, 10
II. I
^o, ^.,,11.1.
— -j^.O| 21 11. 1.
-.»oioi 142„ 155 G
U^Vo, H n. 1 21 11. 1 i:\,-, '.'.I. '■"■'„
IQ»,» la^
~ =^i>«i 38,, 35 fi i0„
)ion . ^ »oj 46* 98,
.m.trioi 9__ tö hl n ii, n. 1-n. 2
12g 11. I 13, 14, n. 1 15, 11. 1
L6 10 n. 1 i7 D n. 1 18,.,, n. 1-n. 2
ia 2 ; g n. 1 20,^_ 9 n. 1-n. 2-n. 'i
21. .,, 11. 1 23. 83 2 36 M 64, 3 lls : ll9 12
l:n„ 144. I1ll 2!<
I^q^eVo, in, |3o, , I34, I39 3 I46 g
jdcu^jXo ernpereur 8„
jn i . to^o lieretifjuc 23 8
jn^iil,, 107 5 117-., II«, 122, I
I26L 127,. 129, 134. 12;,. ,, 140,, 143
v oj-i 1 18 |2
1^.1 42.,
Iio-r- 2i„
1— ja- '',,
U«>-88 ß I9„
tao-27,3 , i ,, 7 M 130,3 134, MO,
Hoax- I8j â– ., ' â– â– â– , .
4,
^Do|l^a-i .m,, a,
^L,^ooi4 20, n. ] .
— Vj.in.i.Nv>.t, 20 II. 1.
M.30,,
M"i"|, 8,48,.,
[163] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
139
— M»"^*> I33 la
— I^ni^jo l) 70 8
|Ln.,.q\j, 100.
■^!l°t4 :il>. n. 1.
-co,|;o4, '.IL' 11. 1.
I-">M, '■>"„, 11^,, 136 10 i;:.„ I50 8 I5I„
to|jo^ ,'
|l«"»»i03 lo 137,
^oom^ 138^ 139. 140.
U~£^^ !'- , 2 II., n . 10 n„ ,,. 7i a ;
|La^o,p 8 (J 70,., 71„ '.lii. na || :!| .
11 ! , "V :I V'-,,
INJLL3. |jto |0
. m.m^ i ^sto |3 i). ', _
U'aii «3Co 8„
U'.oou '.!,., l! s ,, Hl., 50, 53, 87 10 In2,,
U Wll M „ 139,, M5 4
l_.»oov, |B— toov* IT 24.
^^,|a. Mo,. 111^ 117 i7|i im. _.,;,:,_
L,l s l: '-s-„-,:i «W,-,i7-k„h, 151 - 7
155 3 l56 3- 1 -7-<0-12 lr ' 7 .i, 7
,±~a_ Baptistc 142.
^
M; V" 3 o ^i-
.o- 111
'l:l
»j-o. d' Arbeies so,
v-a- de Gouslrä 83,
v»-a- Evangeliste 75, 76„
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jxjoj^o, 57 g 132L, 140,,
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-ccu^io de Jerusalem 30,
lue 33
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lü^JViO 31,. 60;,
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v a^o^o 13 Q B. 4 l.i.
i.ia.^a-^o 13, 15 11. 1.
U
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III,., !15,_ g 136,, 140, 143, 3 145, 156,
I . ...>j^e '.!„ 2i. 109
ijjjaaaj 63 u ,
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paj 33 8
Uooj 68 n 127,., 140„
1,-jaioaÄ^o 31 g 33„
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Vodojqj n |n 9 fi ii_ ii. 10 i3
hi'.i,. 120, 129,., 1:11,,., 142, 15
340
TABLE ALPIIABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
[1(14]
>cQ-.io^mj I43jg 150..
Ijüj 20 n. 2.
— | r iLL*> 20 5
-iDcmiy 31.
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^og .V-»co 46,.
li.frmim 61g II. 3.
joo.ouom 23 4 27 12 28, 29, 81 8 32,.,, 35,
36,„ 4 '», 50 5 5 W «*« ^M 132 i
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-ia.pcim 155 2
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l^Vo m 117
(jl^Voä) 21 4 22g
^^ 6 2 8 6 9 3 10 >-3 --5 ^IS : "':,-„ M 3
S8„ 59, a 51 g 53 8 76„ 78 s 92 4 98. isr,. ;
cf. 188,
Ujl^-co, It^u^co 9, 1:;_ 59,.
) ^ - - ^ 89.
yQVi.m 12., .,„ n. 2-11. 'J 23.
1-l^javiVnn 12.,
v n.w. rr. S6 4
l^.tm 6. 14, 2 81„ 32g., 59,. 61„ 95.
pm> 13 11. 4.
^CDOJQ^CO 138. 141,
l*üa\£o 66.
â– n Aap 29, ,
| i .^vifn II n. 2.
l^ fY i l . fi ^a Snm 1 1 .
IV^I-LCD (6 M
^jj â– â– im nfl s
IL-po.L v^jo im,,, _
I— oi -^m 17,.
^co^jorifn evSque 81,
uDOjjcmro pcrc de S. Jean
Chrysostome i47 B
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|y.\t-,v 33 8
|_.Q}. 18,
^ 15„
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^aVo — H^io 00,,
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H,|üs 24 3
M^os 2S„ n. 4.
lins 28„
.mcAcis 7, '.!,, , 11 11. 10 12, 32., 85. 57,
58 6 88,3 ' J1 s llL 'r, M6 4
onai^as 132 n. 1-n. 4-n. 7.
— l_L^\a=> 182 n.2- n. 5-n. 6-n. 8
187 n. 3.
l^o,;. (jocl3 148 u -149,
joo^u 126. 137,|
Imjloi) I12 S 121
m i;^y> 8, 2 131,
— Ilnimiia^o 189
MoJas 6 3 48b 46 12 5h.,.,, ;,!,„ 53, 54 u
70„
7L, 88g 89 9 146 10 152.154,2
— a»V3L( :in, lrt 12. Ui'.i,., 117 II. 2.
— ^cd^ISoo 12,. , 86.
.roo^s apötl-C 12, ü I::, II. 4 83„
j«o^3 frerede S. Basile 127,.,,.,
kJ^v^a 27. 186 a
— JiuJp^S 27,'
.m » \ ti3^3 81.
~.\ . q 24 25
^COd^.N.^ ^ 140«
pnviN . ^ Tio,.,
- pinyi.fl 50 n. 1.
la»T\.i 24g so., '.is„ 109, Ms,., n in,,,
v a^ ra\ . «) Ii«'.,
H--*64, 155,
1:10,.
— l*-A«i»*. 1B n.3i«^ MM1 n.2-
n.5-n. 6-n. 8133.11. 2 i3<i, 2 n. 2
i37 7)n n. 2-n. 3-n. 4 i38„_„ n. 1.
vCl^Xs 98.,
u^m^a 31 4 n. 4.
m.Nflqj>iq 31.
^^xoan^is 01,. n. 1.
ID^ajLS 78. U0 4 _- 140, 141...
Kr 3 9 ,2 U 8
^^06 13 11. 2.
Utdcjs 23 3 29„32 4 55,, 66. 76, 117, 121,.
128,. 125 4 131. 134,, 142_. 8 140,.
v attAÄ»»OiV3 los
— rn.m;oy3 108 n. 1.
U>o^ 17 n. 1 13,, 23 5
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|.3oj^ 10. 02., 65, _,,, 84 H
^ö^t^s 17 n. 1 is, 20 n. 4 22,, sa.
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|^i«u. 483443 62. B6 a 134 s
— -^V^» 62,0 ''-,"
- *sfcV*^ 136,2 137., 151 3
— M^-^^o 137,
— Ilaj^^» IS,. M, g
— |laj?^*» 97 1(j I60„
[165] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
341
|^cu> 35, 37 g « M0 70, 72^, 152,
— «ft\ <■*>" 85.
— ■"-^ «t | n; s 140..
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— «^ooclo 156 H . 1 .
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*XDQJL.,J-a-0 142,.
P^j^do-d 37 3 n. 1 38 2 39, 42. 54,
«Wu-IB "• 1 67 12 '"-■" l0 Vl< l06 8
lls , l«w I '•'■',.,:, 152 4 156, I57 2
^i»t4a M 21 Jl ■1 25 5 27 , 4 35 u
38, 41 44„ 45, 55„ 66 3
vOU^I^rDClD 56 , 140,.
LßQ_ß 18 u
fr^cm i8 n n. 2.
p-»Q_D 153,,
— (ju»a*£) 157 4 n, 2.
Lj-ucAVq-d 21^ 22
— q_loc^.Vq_o 144 2
wÄiQ^iafl M2 U 143,., 144 2 I49 4 I56 g
v n° . m , ^ , 29, 2
J-l-QJQ-^-D 151,
1 5
l H^ 9: Vr,
po, .i\n 158,, 157 4
JOO^Ü 61,
Ms-.V'^' 64 8
V^-n 33,
I^cojuj 17 6 n. 1 18 n. 1. 21,, 46, {)
[N .wi i p 75..
paiß 36,, 52, I32, 3 134, 136 ß
Ipo^^D 92,.
U-r^n 31, 33„ 42, 2 46 50 3 73 2 107,. 100,,
120^ 123 3 125,
(^DOjaa 60 u 119,.
P^jOjSlo 73, 106,, 107 6
|Loi^ 96g_ 12
v oip> 23 8
ILopj I.V.,,,
M^ 78 2 . 3
Ma-'f I54
^aoNx.^1 23,
— ^ol.^^) 28 n. 2.
— unajui-pa 23 n. 2.
â– m.n^. 60, 113,
^ o » m ■r» j^ 33^
|>.t^> 110 2
pi^o^u 29„
ivc^> 20 n. 2.
1U- ^.i 42,. 76„ 91,
|lo-=i 144 3
|mi^ lo-ai 138,
|1S^^. Loo» 1Ö6, 2
l^o,V 24.,
Ilo-^o,! 102, 4 108 2
iMoii 12,(1 n. 17 27 2 n. 1
n. 1
56, n. 1 136 S . 9 . U n. 2-n. 4-n. 5
137,, n. 1 H7 2 n. 1 ia„ n. 5.
L0000.V 60„ 61, „ 90,, 101, 124,. 137,,
p.o! 6, 32 6 76, 80, 105,,, 113, 130 ß 144,
|ot^> P-o> 49 g
p.aa. (_oi 17 n. 1 18, 20 11. 4
21 7") 94 139
-1,-2 '- 1 , »* 6 W»g
p.TO„D v*,OI 32,
- ^.m, p.oi 32,,_, 3 105 3
- pL^j L^oJ 59
jaaij>9oi 48 ß 49_
(jiJ.ÄJ..a -jQ-.i 156.
loiS. -Jcu-V 28„,
| ■i v i a N v ..» 96 9
(•prxs Do<i~» 76,,,
a n â– ti 'ioi jl.! 95,,
. m.rrtioi ^i*i 9 g 17, 18„ 22„
l r ( -Ooi 45„
Loa.! 139,,
|lo^x{, -^«V 143 6
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p-o N^o* 146, 3
|lSw^i.ai 100,
"fc.a** 60 2 63, 4
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^^ä» 45,3 /,7 ö
).fr«lnt 17,
v iiuu d'Amid :n, f ,
^o^ä» de Perse 29,.,,
— l-^j P> v?"" 29,,
^yyi magicien 12, „ d. 9.
PV*"> 18 n. 2 19,
1 1 *••* ioj.ai 48 3
|V*3ji 88,,
p^i lo^äi i20 5 . u . ß
L
väo4o»|i de Laodicee 42, 3
^oaio.u heretique 23, n
jeo>o;|L 104, 106, 3
p\~io,|L 142,3 n - 1
.m^m|L 106,, 1103_,., _,, 151,, 156 5
p*o|L 34
1 m. io]L 31 fl
11*3011. 140, n. 1 iöi„. 13 n. 2-n. 3 152,.
M.D. 1-n. 4l53„, n. 1. I54,156 9
157, n. 1.
v o^,|L 80, 3
l-ia^l 8, 31,3 46 2 60.
lla.C^AL 6 8 17 n. 1 18, n. 1 21, 75,_
paiL 119 3 n. 1 137,, II. 5 150 is D. 1
TABLE ANAIATIQUE DES MATTERES
TEXTE ET TltADUCTIOX 1 il l.iT
Chapitre prcmicr. — Dans lequel il nous faut faire connailrc comment Satan a
pu des lc commcncement s'elever contre l'Eglise et quclles sont les
ruses qu'il a enseignees aux siens (>
II - Quelles sont les heresies qui sc sont separees de l'Eglise; quelle est l'opi-
nion de chaeune d'elles; quelles sont Celles qul ontcorrompu les Livres
(sainls) et quelles sont Celles qui ne les ont) pas (corrompus) 10
III. — Sur Arius; d'oü il vint ä celle erreur; sur la liberte quo possederent
Alexandre et ses compag-iums envers lui et qu'est-ce qui fut la cause
de la reunion du concile X>
IV. -- Lettre de l'empereur, qui ordonne qu'un concile se reunissc ä X'ieee, ville de
Bithynie 28
V. — Excuse de Simon le Perse; combien d'eveques se reunirent et sur la liberte
que possederent les orthodoxes 2fl
VI. — Quo fit le concile, quand il fut reuni; qucls sont ceux qui endurerent des
maux de la part des Ariens et quels sont ceux qui n'(en endurerent
pas :>2
VII. — Sur la l'raude qu'Arius voulut eommettre envers l'Eglise apres sa pre-
miere condamnation et sur la punition qu'il recut de Dieu a la priere
d'Alexandre de Constantinoplc 37
VIII. - Histoire des actions de saint Euslathc cl de Melece, les evdques d'An-
tioclie; (juels maux ils endurerent de In part de ceux d'Eusebe et de
leurs partisans, les Ariens impies 'ii>
IX. Histoire des actions du bienheureux Athanase el quels maux il endura de
la pari des Ariens du parti de Theognis et d'Eusebe 'i7
X. - (Juels maux (ieorges l'Arien lit endurer aux fideles d'Alexandrie et sur le
genre de sa morl de la part des fideles . . 5t)
XI. Sur Kudoxius l'Arien et qu(ds maux il lit endurer aux fideles d'Antioche. . . ü'i
XII. - Histoire de Mar Gregoire, l'öveque de Nöocösaröe -. . . 68
XIII. — Sur l'impie Aetius et sur sa perversile i»">
XI \'. -- Sur l'impie Eunomius; de quelle maniere il regul la doctrine et de qui;
comment il ötait evßque et par qui il Tut jete en exil et sur l'opinion de
l'impie HH
XV. — Histoire de saint Mar Basilc qui fait connaitre la ])erfection de ses actions;
sur la guerre qui eut lieu contre lui de la part de Valens l'impie el sur
la ün de sa vie |u7
X\'l. — Histoire sur Flavien et ses actions, sur le mode de sa doctrine et sur la
guerre qui eut lieu contre lui de la pari de Valens, l'empereur impie. 129
[167] TABLK AXALYTIQUF, HKS MATTERES. 343
XVII. — Sur l'illustre naissance de Diodore et la peri'ection de ses actions; quels
tcmoignages lcs saints lui onl rendus et sur sa constancc dans la
vrrile 138
XVIII. — llistoire du bienheureux Jean: sur sa i'amille et la perfection de ses
actions ; sur la guerre qui eut lieu contre lui ; sur son eloquence et
comment il fut constanl dans la religion, apres avoir ele jete en exil. 147
Table des citations 138
Table alphabetique des noms propres syriaques et des mots etrangers ou remar-
quables 160
HISTOIRE
DE YAHYA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE
CONTINUATEUR DE SA ID-IBN-BITRIO
PATR. on. — T. XXIII. — F. 3. 2:J
HISTOIRE
DE YAHYAIBNSAUD D'ANTIOCHE
CONTINUATEUR DE SMD-IBN-B1TRIÖ
EDITEE ET TRADÜITE EN FRANCAIS
PAR
I, KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV
FASCICULE II
LISTE DES ABREVIATIONS
B. — Paris, Bibliotheque nationale, Fonds arabe n° 291 ff. 82M37".
C. — Manuscrit d'Alexandrie.
Ch. — L. Cheikho, Annales Yahia Ihn Said Antiochensis, Corpus scriptorum christiano-
rum orientalium, curantibus Chahot, Güidi etc. Scriptores arabici. Textus. Series
tertia. Tomus VII. Beryti-Parisiis, 1909.
L. — Manuscrit de Beyrouth.
Mednikov. — Mednikov, La Palestine depuis la conquete par les Arabes jusqu'aux
Croisades (en russe. Additions, II (1), Saint-Petersbourg, 1897.
P. — Manuscrit de la Bibliotheque publique ä Leningrad.
1{. — Rosen. L'empereur Basile Bulgaroktonos (le Tueur des Bulgares). Extraits de la
Chronique de Yahya d'Antioche (en russe). Saint-Petersbourg, 1883.
S. — Manuscrit du Musee Asiatique ä Leningrad.
Vasiliev. — Vasiliev, Byzance et les Arabes. Les relations politiques entre Byzance et
les Arabes ä l'epoque de la dynastie macedonienne (en russe). Saint-Petersbourg,
1902.
[141] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCIIK 349
4_'l»JUij "w — »-=»J *—>" A_L-, "ja j&-i> iS"^-^" (V« öv^*" P-'S* HjojYI f*> — äiL»S
^^-j (j^jVl (JjL-I oX»j ^'Lt i_. Ajjj yJ'j Äi-Ij '-V^' (T-HJ -*~£j>-j ya< ij-fcft /^o
1. S ^y>\. — 2. BCh om. — 3. BCCh om. quatre mots. — 4. S /m\. — 5. LS J-s. —
6. C om. dep. * — 7. B ooiiU. — 8. C om. — 9. S ^1. — 10. L cfr —^ j ! (= Miska-
waih, The Eclipse, index, p. 1). — 11. PS [Vust'Lä L ^ s ^J» Cf. Miskawaih, II, 263 et
index, p. 84. — 12. S ^jt. — 13. Ch (p. 310) äJJ male. — 14. BCCh om. depuis '. —
15. S I*~j'. — 16. P s.p. Cf. Wüstenfeld, Geschichte der Fatimiden-Chalifen, 113-Bir. —
17. BLSCh JäJ\ j3j^\ P add. ja^l bis. — 18. Ch xuJ. — 19. BLSCh ( JLL->I js^l.
Quant ä Djaouhar, il envoya Dja'far-ibn-Faläb avec une grande armee,
de l'Egypte en Syrie au mois de gafar de l'an 359'. Au mois de rabi' II"
il s'empara de Ramla et apres en avoir emmene en captivite al-Hasan-ibn-
'Obeidallah et un grand nombre d'Iklichidites, il les envoya en Egypte,
oü pendant quelque temps ils resterent en prison. Puis ils furent transferes
dans le Maghrib aupres d'al-Mou'izz-lidiü- Allah, celui-ci les gracia. Plus
tard Ibn-Faläh se rendit ä Damas, dont il s'empara.
A Bagdad al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi, ayant ete destitue de
l'emploi de vizir, le mercredi quatrieme jour de djoumada II de l'an 359 :i
Mohammed-ibn-F. sandj.s fut nomme ä sa place. Puis il fut arrete, ses
biens furent confisques, et, le vingt-neuvieme jour de redjeb de l'an 360 '
al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi fut investi du titre de vizir pour la
seconde fois.
Au mois de Cha'ban de l'an 359 5 T. b. r l'Ikbchide alla sur le territoire
de l'Egypte Inferieure oü apres avoir rassemble une troupe d'hommes il
envahit par surprise al-Farama; apres avoir saisi son gouverneur et enleve
1. 14 dec. 969-11 janvier 970. —2. 11 fevrier-11 mars 970. — 3. 14 avril 970. —
4. 28 mai 971. —5.9 juin-7 juillet 970.
350 HISTOIRE. [142]
* P f. 30". <J' <Lj>-j fc-ii-lj icL«j>- ,j ju j^l y-ij*i jy iJ*' (j-« jl— >> *-*^- fr^^ 119 fJ^r'
£*-J 5 ÖJI ^ JI^S J * lj> ^U ^^ j»j». Jl \ -JL$ f UJL ^ 4 ^l
* R p. 182. ^-iliaj I Jl <u>li- ,- »li m U.ke- 1 »5s__t yjj \^ t-DIs Zw _^*f .r-tS
♦Chp.139. ** L - ^ " ».,*„"
*sp. 95. ^^Lt^l u ~ä£-YI <=-yj i^Dl J CjU- * jui^u-iJI j, i0 ,j~j\>_ ^>y. Ü^J
Ja^l'l ifr 4o J^J 4^ 1<> C $JÜ\ ^^Cjlj t-_^ I5 ^JCUil jT-Ms 14 J;I l3 JüL)'ls fLÜt
1. P yuä j&\.. — 2. BCh um. dep. \ — 3. S jJI. — 4. P ^. — 5. BLSCh ora.
quatre mots. — ü. BLSCh om. — 7. S j^Jl — 8. S ^1. — 9. P &. — 10. BPCh
~A:. - 11. BLSR *±£i\ P s. p. Cl) »A*S!1. Cf. ]YCistenfeld, op. cit. , 112 sq. et de Goeje,
Memoire sur les Carmathes 2 , 188, ubi al-A'sam. — 12. LSCli add. Jt. — 13. B -~'j-
— 14. BPR ^. — 15. Ch ^z;~J\.. — 16. L om.
ses biens, il s'empara de cette region. Alors Djaouhar envoya contre lui
des troupes de l'Egypte. T. b. r se mit en marche et arriva ä Cahradjt',
oü les troupes (de Djaouhar) Latteignirent. Puis T. b. r prit la fuite;
Cahradjt fut pillee et uu grand nombre de ses habitants tomberent dans
la misere. Ayant echappe par la fuite, T. b. r nionta sur un vaisseau pour
se diriger vers le pays des Grecs. Un homme des habitants de Tyr (Cour),
nomme Ibn-Aban, lequel commandait ä un dctachement, inarcha contre
lui et apres s'en etre empare le transporta en Syrie aupres d'Ibn-Falah qui
l'envoya ä Micr aupres de Djaouhar. Au mois de chawwal de cette nu-me
annee 2 il y fut promene ignoininieusement (dans les rucs) et apres huitmois
d'emprisonnement mourut en prison. On emporta (son corps), on ecorcha
le cadavre et on le crucifia pres d'un belvedere entrc Micr et le Caire.
Puis 3 en Fan 360'' Dja'far-ibn-Faläh envoya de Damas contre Antioc he
♦Chp.i39. une grande armce * commandec par son serviteur Foutouh, qui resta pres
de cette villc pendant cinq mois. Mais malgre ses ruses, il n'aboutit pas.
Jean, fils d<- Tzimiszes •"', faisait alors la guerrc en Bulgarie. Le Carmatlie
al-AVam envahit la Syrie. Alors Ibn-Falah fit rappeler Foutouh et les
troupes, qui etaient avec lui, pour sc renforcer contre lc Carmathe. (Les
1. V. lacut, in, 437. — 2. 7 aoüt-4 scptcmbre 970. — 3. Ici commence la traduc-
tion russe de Rosen, 181-182. — 4. 4 novembre 970-23 octobre 971. — 5. Dans le texte
arabe Yänts ibn Ach-Chamchaqiq.
[143] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 351
J^ J *h3 Jy^ <> J*i- L. 'Vj Jtlij 9 *£ 8 ^ ^ V 1 i i*^)
"^ ji^ji ^jj c >u 13 t> . >~ bUJb jj^ J J~jä\ ^Vi "uijj
^ J^jj ^ J 17 jk.^l! 16 jUj *>Lp * jJ^I Jy-jj c ^ i:, Cf) fjris
1. B >^. — 2. Ch add. U. — 3. L v^Jä-U. — 4. P U,^>. — 5. BLSRCh ^U
cH P J. - 6. BLSCh J^Lä^. - 7. P Li!. -8. Ch ^1. -9. P jb U)l. -
10. PR bj. — 11. LSCh Jl_,j. — 12. Cf. supra. — 13. S ^L — 14. P U^j. — 15. Ch
^. — 16. BLSCh J. - 17. BLSCh ora. — 18. S ^i-talj. — 19. S ^Jal fc-.. -
2Ü. BCh omm. dep. *. — 21. P j\fr. — 22. BCh om. — 23. S om. deux mots. —
24. BCh om. dep. *. S add. J^!! p> j*y
troupes de Foutouh) quitterent Antioche, dont les habitants avaient eprouve
beaucoup de dommage ä cause du siege. Apres Ie depart (de Foutouh)
uu tremblement de terre eut lieu ä Antioche et une grande partie de ses
murailles s'ecroula. L'empereur (Jean), fds de Tzimiszes, envoya alors Michel
Bourtzes (al-Bourdji) avec douze mille ouvriers et manoeuvres; ils rebätirent
les murailles ecroulees et les restaurereut dans leur etat primitif '.
A l'arrivee du Carmathe al-A'gam ä Damas, Dja'far-ibn-Faläh se porta
ä sa rencontre. Une bataille eut lieu entre eux, et Ibn-Faläh fut mis en
fuite. Alors le Carmathe, s'etant empare de ses troupes, marcha vers l'Egypte,
oü il fit halte pres d^Ain-Chems. Les troupes sortirent contre lui, et une
bataille s'engagea entre eux, au delä du Caire, le vendredi premier jour
de rabi' I de l'an 361 2 , oü un nombre considerable de Maghrebins fut tue.
Puis le dimanche troisieme jour du meme mois 3 un second choc eut lieu
entre eux, et au soleil couche le Carmathe prit la fuite. Les Maghrebins
pillerent ses troupeaux, et (le Carmathe) marcha vers Ramla.
1. Ici finit la traduction de Rosen. — 2. 22 decembre 971. — 3. 24 decembre 971.
352 HIST01RE. [144]
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l*fL_~- 1,! t ^>j j*y?- «}^\ J>_-^ ^j^sliolj
1. BLSCh add. .IT — 2. BCh om. dep. *. LS post j^i\ habet i^Vi SiJt ^. —
3. BCh ->-*j. — 4. L r j'. — 5. BLS wLib. ^i-j ^J^.1 ^- (= Ch om. fc~). — 6. Ch
yS\. _ 7. p » J. _ 8. B xJi. ~ 9. BCh rV i J. — 10. BLSCh »jL J. — 11. Ch
add. l^liij. —12. P UkkA. — 13. B ^U,.
Djaouhar ordonna en Egypte aux lkhchidites et aux Kafourites, qui
restaient encore vivants, de se reunir. Lorsqu'ils se fureiit reuais au nombre
de plus de mille serviteurs (ghoulam), il les fit arreter et, apres les avoir
charges de fers, les mit dans uiie prison, qu'il avait preparee pour eux,
le mardi troisieme jour du mois de rabi' II de l'an 361 '.
Apres la fuite du Carmathe, Djaouhar avait envoye en Syrie Ibrahim,
son neveu (fils de son frere), avec une grande armee, qui rencontra (le
Carmathe). Les deux armees en vinrent aux niains, et les Maghrebins,
tous jusqu'au dernier, s'enfuirent et entrerent en Egypte au mois de rama-
dhan de la meine annee'-. C'etaient les boeul's qui portaient leurs bagages
et leurs effets ä cause du manque de montures. Le Carmathe resta ä Hanila.
Le jeudi cinquieme jour du mois de cafar de l'an 'Mv2 ' al-Mou'izz-lidin-
illali quitta la ville de Qa'irouwan pour aller en Egypte. Arrive au Caire
le mardi septieme jour du mois de ramadhan de cette meme annee ', il s'y
etablit et en lil la capitale de son empire. Puis il mit. en liberte tous les
lkhchidites et les Kafourites, que Djaouhar avaia mis en prison, et les
laissa partir.
I. 23 janvier 1)72. — 2. 16 juin-15 juillel 972. —3. L5 novcmbre072. — 4. 11 juin 973.
[145] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 353
i»-L ol^iJl jS-} 2 /»M-Vl 3% ,J\ [)£■<>y^\ ,j* (j.fl.^-0-ill \j»l ^ Wj »Rp. [83.
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ÄfrLs-J ''' 8 JJLw.->JI '- >7 ^~jlJj i>A/^ <j" c 26 1^ ^^-^ Ci^ll J J^J ÄjLll'j
1. PBR ^j. — 2. Ch ,ÜJ|. — 3. S ^j^l 4JLo cr --. — 4. BCh om. — 5. P y~^ B
(j^?.. — 6. B *ir^. — 7. R. c ^Jl. — 8. PCh. om. — 9. B L-j. — 10. B ^l. —
11. S ^1. — 12. Ch. add. ^. — 13. S ^1. — 14. LSR Jue. — 15. BLSCh. Ji=i.
— 16. PSL J=r*. -- 17. P c ^\v- — 1«. S all — 19. BLSCh. ÜLxw>y. — 20. LS
jL. — 21. BLS iwjs» P.S. p. C Vj». Ch. W». — 22. BCh om. — 23. BCh. J-»M*
S om. — 24. BLSCh om. quatre mots. — 25. Ch ^-\c — 26. BCh. j^ . -- 27. S
jJc\ 2 . — 28. BLSCh. ^-iU-.jjJ!.
Au retour ( de la Bulgarie, (Jean), fils de Tzimiszes, fit la guerre au
pays de l'Islam. Apres avoir traverse l'Euphrate pres de Malathvah (Melitene)
au mois de zou-1-hidja de l'an 361 -, il se dirigea vers Diyar-Rabi'a avec de
nombreuses troupes et entra ä Nisibe le samedi premier mouharrem de
Fan 362'; il massacra, captura, * brüla et resta ä Nisibe jusqu'ä ce que*ch p .i4o.
l'affaire entre lui et Abou-Taffhlib-iba-Nacir-ad-DaouIah-al-Ha'san-iba-'Obei-
dallah-ibn-Hamdan eüt ete reglee ä la condition d'une Suspension des hos-
tilites et du payement d'un tribut annuel. Puis apres avoir fait payer d'avance
le tribut d'un an, il s'approcha de Mäyafariqin et demanda que (la ville)
se rendit. Mais son desir ne l'ut pas accompli. Apres avoir laisse ä Bathn-
Hanzith comme domesticos de l'Orieut Tun de ses serviteurs (ghoulam),
il partit. Quand l'empereur eut quitte ces pays, (le domesticos) laissa Bathn-
Hanzith pour aller ä Amide, qu'il assiegea. Au mois de ramadhan de l'an
362 ' une grande bataille v eut lieu entre lui et les musulmans. Un grand
nombre de combattants des deux cötes l'urent alors tues ; le domesticos
avec beaucoup de ses soldats furent faits prisonuiers, et les musulmans
1. Ici commence la traduction russe de Rosen, 184. — 2. 13 soptemtare-ll outobre 972.
— 3. 12 octobre 972. —4.5 juin-4 juillet 973.
* P f. SV
354 HISTOIRE. [146]
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■Ül JL^öJI j^L'J jÜaLJI jb (j -AjAsJI Ijajf-J IjJ Ij^äA £? l^swj SjjüJt
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^y icLa- «Jl 2l £.^iss «j^<Jl J\ iljti j^ jU 20 -\s jI.ä. i^jJI Je jl^j
1. LSCh. .^J-Jt. — 2. S UjU. — 3. BLSCh. JjL~~*.d\. — 4. BS -\>. —
5. LSCh jl. — 6. BLSCh. om. deux mots. — 7. BLSCh. !Ji,. — 8. BCh. ^*s.
— 9. B v_J*.:. - 10. LS. om. dep. \ — 11. P wJJiL. — 12, LS add. y.\ ^^
aUw Jl ^JlJjj 7 oJI i.jj j!j^^ c h w-iij. — 13. P UL^j. — 19. BLSCh. Ifelc. —
15. BLSCh. äJWl. — 16. BLS L^ (> — 17. LS C^.Jüj. — 18. Ch. wl^kal S
^I^Ltel. — 19. LSCh. l~i y — 20. BCh. om. — 21. BLSCh. ,Li.
s'emparerent dun riche butin d'armes et tle munitions. Lc domesticos
resta en captivite cliez Abou-Taghlib jusqu'ä sa mort qui arriva au mois
de djoumada II de Fan 363 '.
Lorsque les Grecs eureut traite Nisibe conime ils avaient fait, les habitants
de Mossoul, ceux-ci elTra\ T es, resolurent de descendre ä Bagdad; niais
Abou-Taghlib-ibn-Hamdan les en empeclia. Gelte nouvelle parvint a Bagdad,
dont les habitants s'agiterent vivement. Le bas peuple se revolta ; ils se
dirigerent avec les corans ouverts vers le palais du sultan et firent grand
tapage et lorsqu'ils y l'urent entres par force, ils tirerent les armes dans
le palais du sultan et desirerent ardemmeat arriver jusqu'ä lui, en s'agitant
de cette maniere(?) 2 . (Le sultan) ordonna alors de les faire sortir et de
les repousser. Pnis on tira des fleches contre eux, et ils s'en alleiviil, apres
qu'uu grand nombre d'entre eux eut ete tue. La ville resta dans uu etat
d'agitalion et de troubles.
'Izz-ad-Daoulah-Bakhtyar avait qjiitte* Bagdad pour aller ä Ivoufah.
Un grand nombre de chefs (cheikhs) de cette ville sortirent ä sa rencontre
1. 27 fevrier-27 mars 974. Ici linit la traduetion de Hosen. — 2. Le texte n'est
pas tout a l'ait clair.
[147] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 355
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1. BLSCh. \SL.. — 2. P add. wU. — 3. BCli. add. *.J\ ^ _JI. — 4. LS
^L. — 5. BLSCh om. — 6. BS Ui. — 7. BS ^V-C. — 8. P w^Lsr^!. — 9. BLSCh
0111, deux mots. — 10. BLSCh om. trois mots. — 11. LSCh ^i^a. — 12. BLSCh 'Lp.
— 13. P büj. — 14. P UIU — 15. LS J-Ip. — 16. BLSCh 1-Ul ^Jl. — 17. BLSCh
^Jj. — 18. BLSCh ^..JL-JI. — 19 BLS ^ r i!C. — 20. S L^L. — 21. PS UJ». —
22. BCh ^sA'. — 23. Sy»U. — 24. P JÜä^lj.
et se plaiguirent ä lui de la peur que les Grecs jetaient parmi eux et parmi
les habitants de Bagdad, disant qu'ils ne pourraient pas leur resister, s'ils
recommencaient la guerre; et ils lui demanderent de les defendre contre
eux. II leur apprit alors qu'il avait l'intention de leur faire la guerre ; mais
qu'il irait (auparavant) ä Bagdad et de lä marcherait contre les Grecs.
Mohammed ibn-Baqiyah (Naqiyah), envoya ä Bagdad une lettre au
chambellan (hadjib) Sebouktekin, lui ordonnant de venir aupres de lui, de
s'equiper et de se preparer pour partir avec lui contre le pays des Grecs, de
Commander aux habitants du pays de preparer les armes et de marcher
avec lui. Arrive ä Bagdad, Ibn Baqiyah (Naqiyah) proclama que la popula-
tion devait, selon son pouvoir, preparer des forces et des armes. Aupres du
bas peuple furent secretement envoyes (des gens) pour lui faire montrer
ses armes et le faire marcher devant eux, afin que les Grecs puissent se
i-endre compte de la fermete de leurs intentions et de la grande quantite
(de leurs troupes) marchant contre eux. Le chambellan Sebouktekin * decou- *Chp.»i.
vrit ainsi beaucoup d'armes et une quantite puissante de munitions de
guerre. Lui ä cheval et escorte d'Abou-Thahir, d'Abou-Ishaq, frere de
Bakhtiyar, et de plusieurs emirs et chefs d'armee, il passa avec eux par les
rues et les marches. II se trouva que dans le peuple il y eut plus de soixante
356 HISTOIRE. [148]
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^äJj II». JiÄj dUi J ^Yl pälijj Ijljf p3j^j jlädl j^o jj — 5Cj 6 ljl,;
i' r. 32. ö^ ciäJI * 10 v_^)l J»lj jjjbJI Jx>j «Üfc j- Xi)l yyi jLCi sj^., '-'^U"
j^ill J JUJI i^jJjT UJj 14 ^ ^!U y 13 Cl~5 Vj K '<-^ sÜJLw 11 aJ ^< Jj ^
1. S L~J! cJsj. — 2. BCh ja*}. — 3. LS om. — 4. BP , ,Uj- — 5. S Ij-ii-b..
— 6. BLSCh ,LJl; l.l^.. — 7. PLS ^y Ch Wji (sie!). — 8. BLSCh «Jj. -
9. BLSCh ^jIüj. — 10. Ch >ö~*Jt. —.11. B \±=A. - 12. Ch L-Ü'. — 13. S . -i.. —
14. S om.
mille hommes jeunes et robustes qui etaient armes. Ce fut uue grande
journee, qui fiuit cepeudant par une revolte. Le bas peuple osa porter
ouvertement les armes et moutrer peu de respect pour le sultan, parce
qu'il avait montre qu'il avait besoin d'eux, et avait demande leur appui.
Ils formerent deux partis : celui des Sunnites et oelui des Chi'ites; ils se
mirent ä se maudire lim Lautre, ue penserent plus aux Grecs et laisserent
rette question de cöte. Ils commencerent a combattre les uns coutre les
autres, de sorte que de grauds engagements eureut lieu eutre eux ; il y eut
des victimes des deux cötes, le sultan (Haut trop faible pour les arreter
et les repousser. Ils se livrerent alors au brigandage, ils enlevaient aux
gens les vetements pendant le jour et se jetaieut ouvertement sur les
boutiques et les demeures des marchaads. L'affaire devint grave et extreme-
ment serieuse; les gens en souffrirenl cruellement et les marches devinrent
vides.
Sur cos entrefaites 'Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar arrive a Bagdad espera
qu'a son arrivee les desordres cesseraient et qu'en face de Lui la craiate
gagnerait leurs coeurs. Mais ce fut le contraire : les vagabonds et les
miserables Qreat de ces desordres un gagne-paia, de sorte que personne
ne fut plus maitre de sa vie ni de sa forlune. Comme les desordres a Bagdad
9'aggravaieat et continuaient, la neeessiti' forca le sultan ä mettre Le feu
[149] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCHE. 357
•jjiUj i;uw ^ ^ui ^.j jiuji ji jj)j ^. i- j- o» i-s L-Ji v l .
V Äri" -M J' 8 ^ Cr OiA t-'M Cr c/ ul J^li <; -— Vj ^
^Ul ^ >u-j ^ OL; jikUl JüJ jt; (Lui. 10 j^ ji^j &L ji£ <jV
^J jjjl pAACJJ * jUVI pr- ^ J* Jaeb p* J* "^ ^ ^^ cMj'Sp.lOO.
<I) »JxJI JLi J»ljJ. jl*JIj *UjVI cJlLj 13 JU J 18 oli ( l ÜjaH > j»Jj
j-^lcj OL-j! Ol JL»» jl ^k U.^ JUJI 14 jjlii ÜL^. L*J jl£j a»U«1
1. LS vi^slüj. — 2. P ü,j^l. — 3. S om.^i. — 4. S ^-^1. — 5. BCh om. dep.*.
_ 6. BP U-40. — 7. BLS ^>. — 8. BLS SyjJI. — 9. S om. — 10. B om. —
11. P 10. 1. - 12. Ch tiUl. — 13. BLSCh JUU — 14. BLSCh ;/■'«. - 15. B läljij.
au cöte occidental de la ville, le samedi vingt-huitieme jour du mois de
ramadhan de Fan 362 ' ; (le quartier) de Bab-al-Bacrah et les parties envi-
ronnantes, de l'extremite de Birkah-Zalzal - ä as-Simäkin furent brüles. Le
peuple fut empeche d'eteindre le feu, qui gagna le cöte droit et gauche, et
un nombre enorme d'hommes, de femmes, d'enfants et de betes furent
brüles vifs. L'affaire fut epouvantable ; 011 n'avait jamais vu ni entendu rien
de semblable. Les gens se transporterent du cöte occidental de Bagdad
vers le cöte oriental, parce que celui-ci etait tranquille, tandis que le cöte
occidental se trouvait en etat de revolte. Ensuite le sultan, apres avoir
saisi dix-huit liommes d'entre les vagabonds et les rebelies, en fit tuer
quatre et ayant accorde le pardon (l'aman) aux autres, leur promit des
vivres. La calamite diminua un peu et la revolte s'apaisa.
Alors 'Izz-ad-Daoulali connut le manque d'argent, alors que les gou-
verneurs et les troupes lui demandaient leur traitement. II pria al-Mouthi '-
lillahi de l'aider; mais celui-ci se trouvait egalement dans l'embarras.. Ils
arrangerent cependant l'afiaire entre eux ä la condition que (le calife) lui
fournirait 420.000 dirhems. Puis il vendit quelques vetements et ustensiles
du palais du kalife pour satisfaire au (contrat) avec flzz-ad-Daoulah). Mais
1. 2 juillet 973 (le mercredi); le samedi correspond au 5 juillet. — 2. Voir Jacut,
1. 592.
358 IIISTOIRE. [150]
^i^aZJIj jLScJIj Jj-ull ^y «üJI JaIj öiJI Jjbl jjL» jl J! *)jjJI J* ^Vl
äjlj^l * -U53 ssjiUj Uc ^ij (ij[^lJI 1 J-*JI jj. ^-l-x!l Sjlj^JI je ^i_^_5
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i^ll ol£) 9 f^ 8 IjAc ji„^i!l J. Jfij «..Jly üAfC üVj a; J*JI jl^j 4.1)1 j,jJ
■Pf. 32-. «.uJ j» jj 3 f Ul U JI ji»*^ll fj^lj * l0 ^*L»2tj Or-J ^ *~- O 1 ** 5 ä-
' Sp. 101. ^j-^iJ W>J1 «X! ,»*/>-1 J« \fkS Xj *fA£c1j J'J^UI JT^'J ^r^« ^ ^LjJI m
I. BLSCh tr ^. — 2. BLSCh J^ssr* 5 . — 3. S ^1. — 4. BLSCh ora. — 5. BLSCh
^Jn)\. - 6. P *~^1 BLS "-4*^11 Ch JWH. — 7. S ..jl! — S. Ch iJt=. - 9. BCh -*£
c i ' ' >f
— 10. BCh om. dep.\ — 11. P om. — 12. P .153 Ai^j ^.i-C. _ 13. BLSCh *Jb'. —
14. BLSCh J. — 13. BLSCh SjUäLj c ,~- 5 li^J Lu-.
'Izz-ad-Daoulah en vint jusqu'ä imposer une coiitribution aux chretiens
et aux j u i f s , ainsi qu'aux notaires musulmans, aux marchands et aux
changeurs; il revoqua le vizir al-Abbas-ibn-al-IIasan-acb-Chirazi et apres
l'avoir arrete lui impusa une contribution; il notnma vizir Moliammed-ibn-
Moharnmed-ibn-Baqiyah ce meme jour, c'est-ä-dire le dimanche cinq de
zou-1-hidjah de l'an 362 ' ; il lui fit don d'un vetemeut d'houneur et le
surnomma al-Nacih.
'Chp.142. Le Oarmathe al-A'cam revint avec ses troupes en Egypte. * L'emir
'Abdallab-ibu-al-Mou'izz-li-din-allab qu'al-Mou'izz avait nomine son heritier,
sortit alors ä sa rencontre et lui livra bataille; des deux cötes il y eut
beaucoup de victimes. La bataille eut Heu dans un endroit qui s'appelait
Koum-al-Ahmar pres d'al-Djabb, province d'Egypte, le jeudi cinquieine jour
du mois de cba'ban de l'an 363 2 . Le Qarmathe s'cnfuit en Syrie; mais parmi
ses hommcs et la troupe de gens de toute espece, qui s'ötaient rassembles
autour de lui, 1.450 fureut reduits en captivite. L'emir Abdallah entre au
Caire avec les troupes promena iguomiuieuseinent les prisoniiiers (dans
les rucs) et les fit mettre en prison; ensuite il les fit massacrer tous jusqu'au
dernier la nuit du vendredi viugt-ciuquieme jour du mois de ramadlian de
cette mrme anm'-e '.
1. ü scptembre 97.5 — 2. 1™ mai 974. — 3. 19 juin 974.
[151] DE YAIIYA-lßN-SA'lD DANTIOCHE. 359
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1. BLSCh jUü SJjjJI j». - 2. P ^JU>*. - 3. S JiJ,. - 4. P yjSSL. ß cr ,5lC.
_ 5 . = 4. _ 6. LS Jljt. — 7. P »li.y LS ^j. — 8. P add. ijL'j- ~ 9 - P [/?" _
10. Ch »f-v (sie). — 11. LS j'-O. — 12. Cli p. (310) ^y^l (sie). — 13. BCli om.
dep *. — 14. BLSCh ,\n v. — 16. P k-lj. — 16. BCli om. dep.*. — 17. PB ^.XxL.
LS C r/~C (et infra). — 18. Ch *Jjsxij.
(En meine temps) l'embarras de Bakhtiyar-'Izz-ad-Daoulah augmenta
et les troupes le serrerent de pres en reclamant leur traitement et leurs
appointements. II fut egalement preoecupe parce que les bieus feodaux et
l'argent etaient Venus au chambellan Sebouktekin autour duquel les Turcs
s'etaient rassembles, pour lui demander son appui et le mettre ä leur tete.
'Izz-ad-Daoulah, qui en etait epouvante, chercha ä s'emparer des Turcs et ä
brouiller leur union. Ses vizirs, qui se trouvaient dans une misere encore
plus grande, approuverent son (intentiou) de s'emparer de Sebouktekin et
(assurerent), que, si son pouvoir lui etait enleve, leur bien-etre s'aecroitrait
enormement ä cause de la confiscation de ses biens, de son argent, de ses
tresors et de ses troupeaux, ainsi que de l'argent de ses compagnons et
partisans. Une autre fois dejä, il y avait eu entre eux deux im sujet de
discorde, et la paix s'etait faite en apparence; mais eile cessait puis
revenait pour finir de nouveau et finalement laissait dans les esprits une
haine secrete. ('Izz-ad-Daoulah) se deeida alors ä s'emparer des biens et
de l'argent.
Au mois de cha'ban de l'an 363 ' Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar descendit
ä al-Wasith; puis il en sortit pour aller ä al-Ahwaz, apres avoir laisse ä
Bagdad le calife al-Mouthi'-lillahi, le chambellan Sebouktekin, ses freres
1. 27 avril-25 mai 974.
360 HIST01RE. [152]
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s p. 102. ^.Ifc tj^S} ilJU; ^ tt^ä» jl; ^ v~3 ^IääII ._Ji! _.-■> <£■JzJ^S l jSc>*~~.
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■v r. 33. ^ ^1-U I^LsJ * ÜUI j, vJüJI UU lö Ja~-M lilj üJI Jl C~^J1 ft^l
wül oJl£ ^>Jt j* 12 J& ^J*j ^^Jl H r *>^j J^ J ü^r" ^ ^
1. P ^* Ch r l. — 2. JLSCh ^4. - 3. P i^'j Jl. — 4. P bbj. — 5. B LSCh
J£ — 6. BCh om. deux mots. — 7. LSCh j&) 3 . - 8. BCh P ~^Ji. — 9. P J^U ^l,.
- 10. P kaJl. - 11. P ^j^lij. — 12. BCh &\ — 13. S ^jSJl. - 14. P ^J^Üj S
UuL. — 15. P 5,^1 BLSCh om. — IG. S -^31.
Ibrahim et Abou-Thahir, deux fils de Mouizz-ad-Daoulah, ses femmes, sa
mere, les magasins de ses armes et d'equipement militaire. II s'empara des
proprietes ieodales de Sebouktekin et, apres lui avoir öte le titre de cham-
bellan (hadjib), lui ordonna par ecrit de sortir de Bagdad; il s'empara d'un
grand nombre de Turcs et ordoiuia aux autres de ue pas y rester. II envoya
un messager a son fds al-Marzouban-ibn-Bakhtiyar, qui sc trouvait a
al-Bacrah pour qu'il saisit un grand nombre de Turcs qui ötaient chez lui et
ordonnät aux autres de quitter la ville : ce qui fut execute.
Sebouktekin, qui se trouvait a Bagdad, ayant appris tont ce qui s'etait
passe, appela ä son secours les serviteurs (ghoulams), qui etaient aupres
de lui, üt venir ceux qui etaient absents, et s'empara de Bagdad. Des troupes
du peuple, qui s'appelaient sunniles, se joigiiircut a lui. Cette espece de popu-
lace ne se genant plus, oppressa ses ennemis chi'ites, en haiae de Bakhtiyar,
e1 lour declara la guerre. Des deux cötes il se forma un parti. Les Chi'ites
moins nombreux se retranchcrent (laus les faubourgs d'al-Karkh, du cote
occidcntal de Bagdad. La guerre continua et beaueoup de sang lui repandu;
tout ce qui avait ete döfendu et prohibö, devint licite. Al-Karkh brüla pour
la seconde fois apres le premier inceudie, dont nous avons dejä parle; les
9
10
[153] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 361
p^i/^3 ffl_y\ J& 3 jjjt»)( pf-lc-3 j&d! ^ä"ilj 2 S^i LUAs ^Äll JjVI ' <äy>-
^Alli Uj pA[s) ^jAs ^Axllj ^>Ulj jtljiJI Je 8 dl/Ylj j_Jo<_ ^^s-lj
villi <H\m\\ *-Uj *ä;jj v^.y) /♦fb^» 3y*^3 ^^ f^*-?~J ^"-^JJ jL^>» lS^ * S p. 103.
0^>-j dlJyVI <^c- J=-& CJJill ^« Cyh al-Vi Jj< rjjd\ \s- 4,U' »JaJl *jcj
l. BLSCh J^-'l. — 2. BGIi om. trois mots. — 3. Cli jj.LiJI. — 4. BLSCli
jUib. — 5. BLSCh ; ^ J . — 6. LSChjtxi.U. — 7. BCh ...,™J. — 8. BLSCh om. —
9. S om. — 10. Ch U^j. — 11. PBCh a*kj. — 12. LS J,t. — 13. BSCh J. — 14. S
S3*£}}} P J*ft!t. — 15. B X5ÜJ. — 16. BCh L-*i 3 : — 17. S JU= ^Ju.1,. — 18. BCh om.
trois mots. — 19. B Uyj. — 20. BSChom. dep.*.
marchands furent ruines. et les pillarJs s'emparerent de leur argeat, de leurs
harems et de leurs demeures. Tandis que les Chi'ites criaient comme mot
d'ordre « Bakhtiyar », les Sunnites criaient comme mot d'ordre * « Sebouk- *Chp.i43.
tekin ».
Sebouktekin et les Turcs s'emparerent du tresor, des armes et des
approvisionnements; puis (Sebouktekin), apres avoir fait sortir Ibrahim et
Abou-Thahir, freres de Bakhtiyar, sa mere et toute sa famille, fit brüler leurs
demeures et piller leurs maisons; tout cela fut confie au bas peuple.
Al-Mouthi'-lillahi, pour echapper ä la revolte, eut l'intention de quitter
Bagdad; mais les Turcs, s'etant empares de lui et.de ses troupes, lui deman-
derent de transmettre le gouvernement ä son fils Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim :
ayant peur d'eux, il acceda ä cette (demande) : apres avoir prete serment ä
(son fils), il abdiqua et deposa le'califat; il temoigna publiquement qu'il etait
trop faible pour remplir ces fonetions, qu'il y renoncait spontanement et qu'il
transmettait (le pouvoir) ä son fds Abou-Bekr : cela devant temoins. G'etait
le mercredi treizieme jour du mois de zou-1-qa'dah de l'an 363'. Son califat
avait dure vingt-neuf ans, quatre mois et vingt et un jours; il mourut ä Uei'r-
al-'Aqoul 2 le lundi huitieme jour du mois de mouharrem de l'an 364'.
1. 5 aotit 974. — 2. V. Jacut, n, 676. — 3. 28 septembre 974.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3.
24
302 I1ISTOIRE. [154]
2 «IUI u^äj 4jj ^-LJI (j; i^CJl -*-& ^C ü ü^äJI ^ 1 jjCi5C_ ü J?-^
♦Bf. 102. <üj-»J| j^ ■cLc * ^Jl k^j ia-lj ^1 Co-lj jlybVI ^y jLi 4.5111! jLü>d jLcJj
* s p. 104. cj.1 p-jj ^Jl ^„^5 £j^«J1j jUäjJI * ,j JLjj 4, Jji U Lo^JI s _j5Ci)j Uj, 7 ^-^-a^o
♦Pf. 33'. ^jl^isVI ÜYj JL ^lj Juajjl» jljUa- Jj> <3}jJ1 _^ ^ l0 yJUj" J> ÜjjJI JUsfr
JujJlj o^äJI -jS- \LJ25 «C— ^j0 1 - > ^ r _ Jl 4)3 JÜl /jS; 4Xfr 1fr ^jJuTj (iDJb jl-UJ!^
J^^i-Lli 4Jj-0! -Ulafr fc-Üj ^Ifr JjfrJ <i)-f- [g* -V-*jJI \> Xaa /j> iJfr 4*=>-Ls "Ül
1. BP ^j£&~> LS cfr V-C et infra. C add. sjty^l ..JJÜ». — 2. Ch add. *D. — 3. P
ijoj B jjJ LS w*J!. — 4. BC om. — 5. BCh om. trois mots. — 6. P ji-jli BCh om. —
7. LS j~a£~J. — 8. PBLS Ij&jj. — 9. P J~j_.. — 10. PBCh ,^1*}. — 11. B ; Jl*>j. —
12. BCh jj-.ll'. — 13. Ch om. — 14. Ch JJjS..
Califat d'at- Tha i '-Jillah i.
Sebouktekin fit calife Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim, fils d'al-Moutlii'-lillalii,
qui fut surnomme at-Thai". Le troisieme jour de son califat il fit ä Sebouk-
tekin don d'un vetement d'honneur, lui donna le surnom de Nacir-ad-Daoulah
et le nomma emir des emirs.
Bakbtivar, qui s'etait prepare ä le rencontrer, quitta al-Ahwaz pour
retourner ä Wasith; il ecrivit ä son oncle Roukn-ad-Daoulah-al-IIasan-ibu-
Bouyeh, (qui etait) ä ar-Ray, et ä son fils "Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-
Khosrou-ibn-Roukn-ad-Daoulah, (qui etait) ä Fars, pour Ies appeler ä son
aide, sc plaindre aupres d'eux de ce qui lui etait arrive et leur demander
protection et secours. II ecrivit sur le meme sujet au mari de sa fille 'Adhoud-
ad-Daoulah-ibii-Taglilib-ibn-Nacir-ad-Daouiali-ihii-llanulaii ä Mossoul el a
tous les gouverneurs des provinces et des villes. Mais pour son oncle Roukn-
ad-l)aoulab la carnpagne i'ut impossible ä cause de son age avance el de la
Paiblesse de ses mouveinents. (Sur ces entrefaites) il envoya aupres de lui
ä la töte de ses troupes son compagnon 'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid el
cbargea son fils 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou de l'aider el de lui
fournir le necessairc.
[155] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 303
«.LJI o^'-J ia-'j .Jl J~~*i\ l ^£- JuXj ^>y>zii .il-Ul^Y! ~^9 l \>C>^^ JU-j
*X& ^.K".^— ^Ic ^.«.te&j A.U «JaJI (-*•»" U.J»«sj «*} Jj.üUI ^o ll L^Ulj <** "Clip. 144.
5 ^te <:, ü^& ^lo dl/Vi 4 ^y 3 fca.j ,i>Loj DUc (.Li i«j! JyUII _y_Jk, cJij>
^s. JjJj ^_^-f>- Jl—j pjJc £-l._Jl "0 IjAÄfrj 6 j£jlyÜl ^XliJI <0 Jli Ci^T ^i-1
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aUi ^11 JaJj ^ <jK/"^ i-*'Wl tS* J^°. ->^J <jp-r^ v-JUnJI l2 ^ * * S p. 105.
Ijj^j jn'bj (>• (v*.>^ |>^»-j <_J^-4 v_i;^*-Jl ^ ^ \j$-=- dJI/YI 14 aIcj
1. PB x± 3 . — 2. BCh om. — 3. BPSCh om. — 4. LSCh^U. — 5. LSCh Uüi. —
6. BLS ^jJ<\ P^JI^J! Ch ^1^-". Cf. Mednikov (index), p. 1515. — 7. P »LSsJlj. —
8. BLS om. — 9. Ch jl^SUI. — 10. LS ,U,. — 11. Ch »IjäJj BLS om. — 12. LS ^.
— 13. BCh om. cinq mots. — 14. S IjwVäc«.
Sebouktekin commenga alors ä se preparer serieusement ä la guerre et,
resolu d'aller ä Wasith, il amena avec lui al-Mouthi". Ils parvinrent ä Deir-
al-'Aqoul et ä leur arrivee al-Mouthi '-lillahi mourut. Puis une maladie saisit
brusquement Sebouktekin, * qui resta malade pendant quatre jours ä Dei'r- »ciip.144.
al-'Aqoul et mourut aussi. A sa place, les Turcs prirent alors comme emir
un autre jeune homme (ghoulam) turc, qui s'appelait Alftekin-ach-Charabi,
et lui confierent le commandement. Celui-ci, ayant mis ses troupes en mouve-
ment, campa ä la distance d'une parasange (farsakh) de Wasith. Les avant-
gardes des deux armees se rencontrerent; et la guerre entre eux, du cöte •
Occidental de Wasith, dura pendant quarante huit jours; les Turcs s'enfuirent
alors de Wasith ä Bagdad.
Ensuite 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou arrive dans les provinces
de T'lraq pour porter secours, Bakhtiyar et ses freres sortirent ä pied ä sa-
rencontre et baiserent la terre. Ils convinrent que Fenna-Khosrou irait de
Wasith ä Bagdad, du cöte oriental, et Bakhtiyar, du cöte occidental, pour y
rencontrer les Turcs.
Geux-ci construisirent des ponts sur le fleuve, qui s'appelait Diyala, et,
apres avoir mis leurs bagages derriere eux, marcherent ensemble ä la ren-
364 HISTOiRE. [156]
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l. BLSCh om. ä!j*. — • 2. LS om. — 3. BLSCh «••!.. — 4. BLSCIi om. trois mols. —
5. B'Ch ^pU?.. — 6- BLS ^'j 1 - "- "• PLS ^»^äij Ch ^vi.öij. — 8. P add. ,^jlj
_-/L;,^!._9. BCh , SrfJU». — 10. BLSCh L,U,. — 11. L .^jH*. — 12. 1' »JU..
— 13. B i»j,"5JI. — 14. Ch c vuTl — 15. S add. ^J.Ü\ — 16. P Lv~i. -- 17. P J,U.
— 18. S O-äJ. — 19. BLSCh om. — 20. P ^of.. — 21. P üjI. — 22. BCh om. dep.*
contre d"Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou, qui se dirigea vers cux au
matiu du samedi quatorzieme jour du mois de djoumada I de l'an 364'. La
bataille dura du matin jusqu'au soir. Les Turcs, mis en deroiite, traverserent
ces ponts, et parmi eux et le bas-peuple il y eut beaucoup de tues et de no\ es.
(Le reste) avec at-Thai" s'enfuit et s'arreta pres de Takrit, apres avoir perdu
tous les bagages. Puis le mercredi dix-liuitieme jour du mois de djoumada I
de la meme annee Fenna-Khosrou et Bakhtiyar eutrereut ä Bagdad.
Lorsque cette victoire fut gagnee par Fenna-Khosrou, il Tut saisi du desir
de s'emparer du royaume de i"lraq. S'etant servi de ruse envers Bakhtiyar
et scs freres pour les faire veuir che/, lui, il s'en empara le vendredi vingt-
quatriöme jour du mois de djoumada II de la meme annee 2 .
II ecrivit (comme) de la part de son pere, ä al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar,
qui etaitä Bagra de livrer cette ville au compagnon d''Adhoud-ad-Daoulah et
d'aller lui-meme ä Bagdad. .Mais (al-Merzouban) s'cmpara du messager et
ne repondit rien. En meme temps Fenna-Khosrou coulirm ; le vizir Moham-
med-ibn-Baqiyah dans scs fonctions et le chargea d'admiuistrer les affaires
(d'ötat) aiusi que de surveiller la perception des impöts.
I. 30 janvier !)75. — 2. 11 mars 075.
[157] DE YAHYA-1BN-SA II) D'ANTIOCHE. 365
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c >uij ji». jl- »i- J ^ o~4. j^ä» I0 6i «J^^ ^ W! ^> u s ^ ul °
12 A.it iL» jj.5C «Cl ^3 *-^_ ^
1. BCh om. dep.*. — 2. CCh Ay^\. — 3. BLCli om. PL^ S U :r y^- Cf.
Miskawaih (The Eclipse etc.) II, 343. - 4. LS ^jÜ. — 5. P om. — 6. P l^-ä. et
saepe. — 7. Ch (p. 311) ^^ male. — 8. LS aJ'bU — 9. LS 2~^e. — 10. S ^j!. — 11. P
J-3J.. — 12. BCh om. dep. J-ä'j-
Alftekin et la plupart des Turcs, qui s'etaient enfuis, resolurent d'aller en
Syrie, et at-Thai" et le reste des hotnmes jugerent necessaire de se rendre ä
Bagdad. 'Adhoud-ad-Daoulah ordonna de mettre en ordre et de reparer le
palais du calife et d'en remettre ä neuf les tapis. At-Thai" prit le chemin du
retour. Les troupes sortirent de Bagdad ä sa rencontre, et Adhoud-ad-
Daoulah le rencontra lejeudi huitieme jour du mois de redjeb de cette meme
annee'. Fenna-Rhosrou, ayant revoque Abou-Mangour, confia le gouverne-
ment de Wasith, Takrit et 'Oukbara ä Mohammed-ibn-Baqiyah, le preposa
sur toutes ces (villes), et ne limffca aucuu de ses droits, le titre de vizir
excepte. (Mohammed-ibn-Baqiyah) demanda alors, qu'une partie de troupes
füt mise sous son commandement. Elles lui furent accordees et il leur ordonna
de lui obeir et d'etre ä son Service; puis il descendit dans les provinces qu'il
gouvernait. A son arrivee dans ces pays il se revolta et s'empara des par-
tisans de son compagnon Bakhtiyar; il ecrivit ä 'Amran-ibn-Chahin, gou-
verneur d'al-Bathihah 2 , pour lui demander du secours; et celui-ci agrea sa
demande. Ensuite il ecrivit ä al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar, lui demandant
(egalement) de l'aider de ses hommes et de ses armes. Mais celui-ci ne lui
repondit pas, croyant qu'il agissait de ruse ä son egard.
1. 24 mars 975. — 2. L'endroit entre Wasith et al-Bacrah. V. Yacut, I, 668-670.
*Ch
#* p
366 HISTOIRE. [158]
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p.145. ^5Cls ^ja ^.VL " 5 ü^jL,j 4 'Cy-1j jb» J& «^i 3jjdl * ^4> ? 'kJ\ J\ 2 l^lj
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* S p. 107. y£ I4^j| -I^JIj * j^Ol ^ ^U <J>1^ J ^1 »3^1, jUlio Jj^, jl
1. BPCh ^ bis. — 2. LSCh ^jfüy — 3. PBCh iX>!. — 4. Ch Ujilj. — 5. PBCh
Zjiü 3 . — 6. BLSCli J J. — 7. PBLS Ajk-- (Cf. Miskawaih, index, p. 18). — 8. LS
a-JL.. — 9. BCh iJic. — 10. Ch jwj»*}. —11. BLSCli jßSj. — 12. BCh ^. — 13. Ch
sU-lj. — 14. BLSCh^JJt.
[Sur ces entrefaites] Fenna-Khosrou cnvoya ä Wasith des troupes pour
chercher Ibn-Baqiyah. Celui-ci sortit ä sa reneontre; ils s'entrechoquerent,
et Ibn-Baqiyah prit la fuite. Mais apres sa fuite il revint dans son camp et
s'y fortiiia. Les affaires de Fenna-Khosrou s'embrouillerent et la nouvelle
* Ch p.HB. parvint ä son pere * Houkn-ad-Daoulah, quil s'etait empare de Bakhtiyar
ainsi que de ses freres et avait commence ä gouverner seul, sans eux. C'est
pourquoi il le desapprouva et le menaca, s'il ne les laissait partir et ne reve-
nait lui-meme dans son pays.
Fenna-Khosrou lui envoya alors 'Ali-ibn-Mohammcd-ibn-al-'Amid avec
une lettre, 011 il lui fit savoir, que les troupes et les clicnts detestaient Bakh-
tiyar et qu'ils lui avaient reclame leurs soldes, puis qu'il s'etait empörte
contre eux et les avait exasperes. A cause de cela (Adhoud-ad-Daoulah)
craignant (des demarchcs) de leur pari contre lui l'avait gar Je du 11s son
palais; et il ajoutait que Bakhtiyar, avait demande de se rctircr des affaires
et d'ötre dispense de tout Service.
Ensuite Ali-ibn-al-'Amid revint avec une reponse, i>ü il etail ordonne
[ä Fenna-Khosrou] de confier le gouvernement a Bakhtiyar et, apres s'ctre
eloigne de lui, de le laisser en repos. Fenna-Khosrou et Bakhtiyar conclurent
alors l'accord, par l'intcrmediairc d'Ibn-al-'Amid, que Bakhtiyar et son frere
Ibrahim, comme lieutenant, prendrajent le pouvoir sur toutcs les provinces
et villes, que Bakhtiyar avait gouyernees, et dont (Fenna-Khosrou) s'eloi-
[159] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 367
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1. Ch ^fe. — 2. Ch U.U.J. — 3. BCh Jjü. — 4. P om. — 5. BCh L<~->. — 6. S
jaU. — 7. LS LjJj. — 8. S iia... — 9. BCh om. dep.*. — 10. B \ yr *}üi> Ch ^^r^-'
LS fj^^CA. — 11. P «i,!_,. — 12. Ch J«aäj. — 13. BLSCh ^jsb». — 14. BCh om.
P ä-üju» je. — 15. S om. — 16. S cJs.. — 17. BCh om. — 18. BCh £y&j- —
19. BCh c ,j. — 20. P Liü. — 21. Ch om.
gnerait, quo tous les deux le reconnaitraient (pour suItan) apres Roukn-ad-
Daoulah, auquel ils pourraient eux-memes succeder; qu'ils lui obeiraient et
l'ecouteraient, et (eniin) qu'ils ne permettraient ni ne feraient de contrat
qu'apres l'avoir averti et demande sa permission. Tous les deux lui en firent
le serment et, apres avoir ecrit un traite en plusieurs exemplaires, ils
s'engagerent eux-memes ä l'observer. Puis Fenna-Khosrou fit don de
vetements d'honneur ä tous les deux, et ä leur frere Abou-Thahir: ils s'en
revetirent et apres avoir baise ses pieds et son tapis, retournerent dans
leurs palais le vendredi vingt-huitieme jour du mois de ramadhan de l'an 364 ' .
Autour de Bakhtiyar son armee se rassembla ainsi que le peuple de la
ville, qui prit (egalement) son parti et poussa des cris de joie ä cause de sa
delivrance. Ils se revolterent contre Fenna-Khosrou-Adhoud-ad-Daoulab,
qui quitta la ville pour aller dans son pays de Chiraz, de la province de Faris,
le vendredi ciuquieme jour du mois de chawwal de cette meine annee 2 . Ibn-
Baqiyah monta alors de Wasith ä Bagdad, ou Bakhtiyar le recut avec plus
d'honneur (qu'auparavant) et lui donna le surnom de Nagr-ad-Daoulah.
l'ajoutant ä son premier surnom d'al-Nacih. II donna (egalement) ä 'Ali-ibn-
1. 11 juin975. — 2. 18juin975.
368 HISTOIRE. [160]
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* Pf. 85. (^^ * jl ^is 9 4Tj*a>- J>\ 8 ^ rr ^JI J iyJib-j '<UJI ^_jJ J*JI * ^Jl lj^5 J-£-«>
o p. 108.
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JÜ; 17 (n rLLL ^ ^Ulj «jlysVI ijLi- *J JLi-lj Ck£ dJi. ^Jlc ^ f l& JS
1. BCh om. den.*. — 2. L u.a. — 3. Ch ,.tfl. — 4. BLSCh ,.,-iUxM. — 5. BLSCh
om. — 6. C w J#>. — 7. C add. ,~^ ^^».Ls. — 8. Ch^—J 1 . — 9. P S^tav. — 10. S
»*jjt. — 11. P ^Jb. — 12. BCh om. — 13. BLSCh om. cinq mots. — 14. BLSCh
äa~JI ^ ( j'"^ 1 ij =,<— ' (J.- — 15. C u ;—^. — 16. S ^1. — 17. BCh om. trois mots.
— 18. Ch pjjl. — 19. PC add. _'-»& j-äU.
Roukn-ad-Daoulah le surnom de Fakhr-ad-Daoulah, ä son fds al-Merzouban-
ibn-Bakhtiyar celui d'I'zaz-ad-Daoulah, ä Iinran-ibn-Chahin celui deMou'in-
ad-Darmlah et ä 'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid celui de Zou-1-Kifaytein.
Quant ä Alltekin-ach-Charabi le Türe, il marcha avec ceux de ses
compagnons, qui le suivaient, et il arriva dans le voisiuage de Damas, d'oü
ils ecrivirent ä al-Mou'izz-lidin-allah pour lui demander la permission d'aller
aupres de lui; mais avant qu'il en eüt pris la decision, ils s'emparerent de
Damas le dernior jour du mois de cha'ban de Tan 364'.
Cette merae annee~ Jean, bis de Tzimiszes, empereur des Grecs, fit une
expedition militaire dans la Syrie et apres s'etre approchö de Ba'lbek au mois
de ramadban de cette annee\ il s'en emparale samedi quinzieme jourdu möme
mois''; l'ayant devastee et s'etant empare d'un grand nombrede ses habitants,
il emmena en captivite Ilosein-ibn-as-Camcam. II fit la paix avec los habi-
tants de Damas ä la condition qu'ils lui payeraient tous les ans (50.000 dinars.
II leur öcrivit un acte sur ce sujet et apres l'avoir fait signer par les plus
nobles, d'apres leurs rangs, il en prit un certain nombre comme otages. II
*Chp.i46. ordonna * ä Alftekin de sortir pour venir le trouver. Lorsque celui-ci sortit
avec quatre serviteurs, l'empereur, l'ayant traite avec distinetion, lit dresser
1. 14 mai97ri. — 2. L*an 364 = 21 sept. 974-9 sept. 97.".. — 3 15 mai-13 juin 975.
— 4. 29 mai 975.
[161] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 369
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(j-lLsj ^ J?i/«»fli v_U^ jl «iDij oyy ö-^i "°-0^ Cr * - ^*J p^ *V"
^3 ^ 12 L,I J^i H ^-0j <d jl^j U>. ^ dlUl ^-j 10 <.U!I *-i* 9 J\
i^J> l^ «ukslj ^Üali Js. * 13 ULL-l> CäJ * B f. 103.
1. BLSCh i*/U. — 2. BCh add. J. — 3. P ,jUJIj BCh add. L«l. — 4. P ,LL
- b/Cjj-s. - 6. BChLS (^-ULj. - 7. BR %j. -- 8. P p}\. — 9. CCh J'j. -
10. CCh mO BLS om. dep.*. - ■11. RCh ^IjJ.. -- 12. BRCh ajoutent Uul. —
13. LS ^-yiJL-k. — 14. BLS »v'ijl^ Ch ^bUe. — 15. P ^^j- — 16 - BChLS ^Üj.
pour lui une tente speciale, et (Alftekiti) dioa chez lui ce soir-lä. Apres lui
avoir fait don d'un vetement d'honneur, l'empereur lui lit present de l'argent
que les habitants de Damas s'etaient engages par ecrit (ä lui payer); puis il
mit en liberte les otages et lui donna un cheval avec une seile et une bride.
L'empereur' prit la route du littoral et s'empara de Beyrouth. Apres en
avoir capture l'emir, Teunuque Nacr, il l'envoya dans le pays des Grecs; s'etant
approche de Tripoli (Tharaboulos), il l'assiegea, mais n'aboutit ä rien. II prit
ensuite les forteresses de Balanias et de Djabalah, et entra egalement en
possession des places fortes de Barzouyah et de Sihyoun. Ce fut le chretien
Koulei'b, secretaire de R-q-thas, qui la (les?) lui livra. (L'empereur) nomma
des gouverneurs ä lui dans ces forteresses qui, depuis lors jusqu'ä aujour-
d'hui, appartiennent aux Grecs. II fit alors Kouleib patrice et confera des
titres ä ses deux fils; il le nomma aussi basilikos (gouverneur) d'Antiocbe et
lui fit don d'un grand domaine 2 .
En Egypte 011 reclama aux Ikhcliidites, aux Kafourites, ainsi qu'ä leurs
pareils le paiement (de l'impot) sur leurs immeubles et proprietes, en sorte
que chaeun d'eux devait payer selon ce qu'il possedait. L'affaire se generalisa
1. Ici commence la traduetion russe de Rosen, 8G-87. — 2. Ici finit la traduetion de
Hosen.
370 HISTOIRE. [162]
* p r. 35^. 3 ;JL Lä^Ij <jLHTj jj^-j »jjl ö- S-uäil * a jj IjJjl l jr"\ ^"-^ *-*•-* J u"^
j^c ^Jlj ,yÄ« Uis SJLJ1 dür j JUp-Vl (JLT I^IIäT Ji ^y joj «cU, äJlLJI
♦ Rp.301. ^j n ^i ^ ^ iL) 10 ^U 9 J^Y 8 w r JI iU * *Ü\ j^jj >J| ^Lj * 7 UkJ1
17 *L.i lxj\^ llj _^-il <L_»J>-j ö- jj^-^j
1. BLSCh j^. — 2. P Iji. — 3. Ch (p. 312) om. J~>. — 4. BCh om. — 5. P
J&slj. — 6. BCh om. dep.\ LS i.SXj\ fcJI ^ ,/;Ol ^iJ! J. — 7. BCh om.
— 8. BLSCh om. deux mots. — 9. LSCh Ji^. — 10. Ch ZjiU. — 11. BLSCh om.
dep.*. — 12. S L*i. — 13. L om. dep.\ — 14. BCh VüS. — 15. S tfj^s. — 16. Sj^ c i.
— 17. B om. deux mots.
jusqu'au point que les reclamations s'elendaient ä tout le monde et se faisaient
avec empressement. Un bon nombre de gens furent arretes et mis en prison.
Pendant quatre mois, depuis le debut du mois de zou-1-qa'dah de Tan 364 '
jusqu'ä la fin du mois de rabi' I de Tan 365', 011 fit payer aux gens plus de
100.000 dinars.
Au mois de rabi'I de Tan 365" al-Mou 'izz-lidin- Allah tomba malade, et
pendant sa maladie les reclamations cesserent. 11 y avait des gens qui se
trouvaient dans une Situation financiere tres penible; mais apres sa mort les
reclamations prirent fin. Al-Mou'izz-lidin- Allah 3 mourut la nuit du vendredi
onzieme jour du mois de rabi'I de Fan 365*, ä l'äge de quarante-six ans,
apres avoir regne" vingt-trois ans, cinq mois et quatre jours.
1. 13 juillet-11 aoüt975. — 2. 8 novembre-7 dec. 975. — 3. Ici commence la traduc-
tion russc de Rosen, 302. — 4. 18 novembre 97.").
[163]
DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 371
<AJL jäjJ] ä5k- a U-t
aJI _i»t^Jj ajUä
j^
r r. ii * B p. 302.
12 o^ui "fcuts ^ ^^ t- <4*Jl & ö* ^ ul * ^pJi -^ ji£ iii» ^i
4J(, j,jJ1 ^Uj o^Jlj U.VI V u r^J fJ^ 1 ^ 14 t j t »A~4 ^j >*N 13si *J
1. BCh add. Jjl LS add. bs-.. — 2. BLSCh om. — 3. LS add. *U' ^aJj -
4. BLSCh »y»>. — 5. B om. dcux mots. — 6. BCh om. S ajoute (j^**'! jW' ~~
7. S i*y*~. — 8. P -oX>. — 9. BLSCh \ y X~ i . — 10. P »Utj. — 11. BCh om. dep.*.
— 12. BLSCh Ort^. — 13 - P ^'j- — 14 - B 1^*"*^ S ^- J — Jl - — 15 - P lT 5 ^- -
16. B ^ LS *1J. — 17. BPLS om. deux mots. — 18. BPLSR om. — 19. BLSRCh
Califat des 'Alides.
Debüts du califat d'al-'Aziz-billah.
Al-Mou'izz apres avoir dejä investi de son heritage et du califat son fils
Abou-1-Mancour-Nizar fit venir en sa presence le jeudi dixieme jour du mois
de rabi'II', un jour avant sa mort, ses freres, ses oncles, ainsi que d'autres
membres de sa famille et un grand nombre de dignitaires de son empire,
töus saluerent (son fils) corame heritier du tröne. La mort d'al-Mou'izz resta
cachee pendant liuit mois; mais la lete du sacrifice arrivee, c'est-ä-dire le
dixieme jour du mois de zou-1-hidjah de Tan 365 2 , la mort d'al-Mou'izz fut
declaree, et ce meme jour (son fils) fit la priere avec les musulmans, fut
reconnu imam et calife 3 et surnomme al-'Aziz-billah.
* Jean, fils de Tzimisces, empereur des Grecs, mourut le mardi onzieme *Chp.i47
jour du mois de kanoun II de Tan 1287 de l'ere d'Alexandre \ qui est le
septieme jour du mois de djoumada I de Tan 365% apres avoir regne six ans
et un mois. Basilc et Constantin, deux fils de Romain, se mirent alors seuls
1. 17 decembre 975. — 2. 9 aoüt 976. — 3. Ici fmit la traduction de Rosen. —
4. 11 janvier 976. — 5. 12 janvier 976, mercredi. V. Rosen, 75-76.
372 HIST01RE. [164]
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6. BPLS L^.. — 7. S om. — 8. Cli ^jU. — 9. LS ^^kla-i. — 10. P ^iPySjH\
B ^y/ ir )\ Ch J*j/jA\ LS l/**^W- ~~ 1L B ^^ LSRCh -.5^. — 12 - s
v _ s fijJI. — 13. BLSCh i%. — 14. BLSCh Ij.Uj. — 15. BLSCh U^. — 16. S UlUs. —
17. P Ij^il). — 18. B %. - 19. BLSCh ^fy. — 20. BR ^ P ^ki LS IJ C c ^ ( . —
21. BLS %_p>C Lj.*». — 22. BCh LiJU. — 23. BPCh k~. — 24. BR "iljsJj. — 25. C
^ic.Oij^GJllJj «- U,. — 26. P.jsül. — 27. P jü-lUI BLS J-iüJt et infra.
ä regner et ä gouverner les affaires; mais ce fut Basile, qui s'occupa seul du
goovernemeat de l'empire, etanl plus äge que son fröre Constautin; il avait
alors dix-huit ans. Basile, qui s'appuyait dans le gonveiiiement sür le para-
kimomene, rappela sa mere Theophano de l'exil au palais el envoya loa
troupes sous le commandement de Michel Bourtzes pour faire la guerre contre
les terres de llslain. Apres avoir fait une ineursion a Tripoli (Tharaboulos)
et s'etre empare dun grand butin, il retourna a Antioche, oii il rassembla les
troupes pour la seconde expedition.
L'empereur Basile avait dejä nomme Bardas Sklöros gouverneur de
liiilhn-IIanzitli et d'al-Khalidiyat. Arrive dans ces enlroils, il envahit par
surprise Malatbiyah (Möliteae) et apres avoir saisi Le basilikos, qui s'y trou-
vait, lui enleva l'argent, qu'il trouva ebez lui, du poids de si\ quintaux; puis
il sc revolta et se proclama empereur. Uu grand noinbre de Grecs, d'ArmÖ-
niens et de Musulmans sc rasseinblerent autour de lui, et il s'empara de ce
pays tout entier. L'empereur cerivit alors a Michel Bourtzes ä Antioche pour
qu'il se mit eu campagne et rejoiguit le patrice Ibn-al-Malai'ai, qui etait alors
[165] DK YA1IYA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE. 373
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5 ^1 *J ^j L. yg^l 12 j»! Ji^li j^kll ^ jJUUl J <iÄ»M ,JLä «J1
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^j-^Sa— a-L. 4*äS iJaL Juki J^ 4)1 -*-j£ ^5*— '„ (J^^i J*^-* j^r 1 l/'J-'^*^'
Jl 2I J~j Lüj l^b 2 ^jJLo ^j^ I8 f ^ -J CMi -u, juüij 17 <ilkl Jl söiib
à ¼
s
»♦* 1! [i. i".
1. BLSCh y-jijilsJl R (^j^~- M et postea. - 2. PLS »U&ä Ch »UrJli. - 3. P
,U^ BLS ,U^F"\ — 4. PB L.--V-' S US«- 8 - — 5. P AJU. — 0. P .siLsH, LS
JjlsJli. — 7. Ch-iSL». — 8. BLS om. — 9. P add. J-! (? Cf. R p. 86). — 10. Sic R; P
iiW' BLS ii.U-\ Ch äiLJ. — 11. BLS om. — 12. PR ^. — 13. BLSCh om. — 14. BCh
, S .iLOl LS ^-oL<51. — 15. CCh ajoute JLJblJI ..'j! jj a^s-?. Js ^ si^U. — 16. CL
Juj. — 17. LS y-y-^. — 18- Ch loU. — 19. Sic PR; BLS om. C Lr ys£ — 20. LS
jJLk Ch UlL-... - 21. R SLy; — 22. LS IfcJI. - 23. BChLS JÜj.
gouverneur de Tarse, pour aller ä la rencontre de Skieros. Ils le rencon-
trerent ä Djeihan, mais (Skieros) les mit tous les deux en fuite; apres quoi
Ibn-al-Malaini s'en alla dans sa maison en Cappadoce, et Bourtzes se fortitia
dans une des places fortes de sa pro vi nee des Anatoliques. S'en etant
approche, Skieros Ten fit sortir apres lui avoir promis l'aman. Celui-ci
embrassa alors sa cause, et (Skieros) le crea magistros. Puis Bourtzes, apres
avoir laisse son fds aine comme lieutenant ä Antioclie, lui envoya un niessage
secret, avant d'etre devenu le prisonuier de Skieros, pour lui ordonner de le
rejoindre et de remettre la ville au basilikos, Kouleib le patrice. Le fds de
Bourtzes fit ce que lui ordonnait son pere et partit (pour le rejoindre). Skieros
partit alors avec son armee pour la province de Cappadoce et se dirigea
contre Ibn-al-Malaini. Aupres de Skieros il y avait un cheik devenu chretien;
c'etait un patrice qui s'appelait 'Oubeidallali, des babitants de Malathiyah.
Skieros le crea magistros et Tenvoya ä Antioche; avec lui il envoya un de
ses serviteurs (ghoulam), l'eunuque R.n.t.tich, en qualite de basilikos (gou-
verneur) de cette ville. A leur arrivee ä Antioche Kouleib leur rendit la ville
et alors Antioche, * ses conutis et tous les pays d'Orient furent soutnis ä ►chp.148.
374 I1IST01RE. [166]
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1. BLS , j ; Ü£JJ R ^,^-JJ et semper. — 2. B y ~^ y — 3. B (JjjUlj CCh
jyLjftj SL ^Olx3L — 4. CCh yyk». — 5. BCh £ ... PK — 6. BCh om.
— 7. CCh add. ^ilf. — 8. BLS ^^ P J&& et semper. — 9. BCh jJj^LCJt
LS -C>L<M. - 10. Ch add. ä-ALi! j» X ^JJI. - 11. BChLS Jic,. - 12. R
LK. — 13. Ch tj^fl. — 14. C »JOb B'lfeJI, — 15. BLSCh ^«yul ^r^. — 16. C
^j üj^,. _ 17. BLSCh ,^-S^w.ji. — 18. BCh J-o. LS U^. — 19. PR om Lili)!.
— 20. BLSCh om. dep.".
Skieros. Puis le magistros 'Oubeidallah envoya le patrice Rouleib et les
notables de la rille aupres de Skleros en Cappadoce.
L'empereur Basile detacha le patrice stratopedarque, appele al-Athrabazi
l'eunuque, qui s'elait empare d'Antioche, avec une grande armee et lui
ordonna de rejoindre al-Mala'ini et de combattre Skleros. S'etant rcncontrös
cu Cappadoce, al-Athrabazi fut tue, et Ibn-al-Malai'ui mis en deroute; apres
quoi Skleros devint puissant et son influence considerable. II envoya ä Mala-
thiyah Rouleib en qualite de basilikos (gouverneur) de cette ville et lit
retourner ä Antioclie les notables de ses habitants, qui etaient sortis aupres
de lui.
Lorsquc la Situation de Skleros eut acquis celte irnportance, L'empereur
Basile traita avec beaueoup de faveur Bardas Phocas, lils de Leon, freie de
l'empereur Nicephore : il le lit venir de File, oü il avait ete exile pendant
sepl aus, et l'ayant fait domesticos des scholes, c'est-ä-dire chef de ses
armees, il lui donna des troupes et l'envoya faire La guerre contre Skleros;
c'ctait en la secondc annee de la revolle. Bardas Phocas sortit contre Skleros,
[167] DE YAI1YA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE. 375
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1. BPLS UU- Ch ULj. — ■>. B Ä*^l. -- 3. LSCh ^iUjj. — 4. BLSCh U^.j. —
5. B Uk. — 6. BLSCh ^j^jo P ^..^IS et infra. — 7. BLSCh ^ff.jU- — 8. BPLS
^.U-C-. — 9. CCh ajoutent »$i. — 10. B om. dep.*. CCh ajoutent ,-U-Cwb.U. — 11. C
«Uj. — 12. BCSCh om. quatre mots. — 13. BLSCh ,y~*Ä> S ajoute <s^-=. — 14. C
^<y i^L. — 15. P Jü^U. — 16. BCh om. — 17. P ^vjLo. — 18. R l^*-.. — 19. BPLSR
iyi-Jl. — 20. BLSCh om.
et ils se battirent ä Banqaliya (Pankalia) ' . Bardas Phocas fut mis en deroute
le mercredi dixieme jour du mois de zou-1-qadah de l'an 367 2 , et des deux
cötes un grand nombre perirent.
Au debut de la revolte de Skieros l'empereur Basile 3 avait envoye aupres
de Theodore, patriarche d'Antioche, pour l'appeler ä Constantinople et lui
avait depeche un chaland (navire), pour qu'il püt prendre la route de mer.
Bien que malade, il partit, mais arrive ä Tarse il mourut le vingt-huitieme
jour du mois d'ayar de l'an 1287 4 . II y avait ä Alep un eveque, qui s'appelait
Agapius. Apres la mort du patriarche Theodore, les habitants d'Antioche
envoyerent (ä l'empereur) pour demander un patriarche qui serait ä leur
tete et administrerait leurs affaires. Ils se deciderent d'ecrire une lettre ä
l'empereur Basile pour le prier de leur donner un patriarche; apres avoir
desigue dans cette lettre un grand nombre de ceux, sur lesquels leur choix
ctait tombe, ils chargerent Agapius, eveque d'Alep, de la transmettre. Celui-ci
les pria de faire ajouter son nom sur la liste des noms mentionnes, et ils
accederent a sa detnande. II alla alors avec la lettre aupres de l'empereur :
1. V. Rosen, 93. — 2. 19 juin 978. — 3. Ici ä la traduction de Rosen s'ajoute la tra-
duction russe de Mednikov, I, 349-351. — 4. 28 mai 976.
376 HISTOIRE. [168]
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1. BLSCh om. P ifiyj. — 2. S >-y>;. — 3. P i*£. — 4. P SSUj!. — 5. S -y>. —
6. P oJjlj. — 7. BLS ^jj.ilsJl PR ^.üäJl. — 8. P soJ.. — 9. BLSCh om. -
10. L j^H. — 11- BLSCh jLU sjX-Ul. —12. S J^c. — 13. C UUä. — 14. CCh »Jjo_..
— 15. CCh ^L-a^lj. — 16. C *Jo. — 17. BLSCh wiä-J^I. — 18. BLSCIi J\>. — 19. P
om. — 20. BLSR add. J,t.
il porta ä sa coanaissance l'etat de la ville et la diposition des esprits de ses
liabitants, qui lui obeissaient et Lui etaieut completement devoues; il lui fit
♦Chp.i49. comprendre que la raison exigeait d'avoir dans la ville un patriarche * pour
l'administrer et raffermir les liabitants dans l'obeissanee envers l'eaipereur.
Celui-ci le remercia de son zele et approuva sa maniere d'agir. Puis Agapius
l'assura qu'apres son retour ä Antiocbe il determinerait le magistre Oubei-
dallab ä lui obeir et qu'apres avoir supprime le nom de Skieros il restituerait
la mention du nom de l'empereur (ä I'öglise). L'empereur döcida avec lui que,
s'il nienait a bonne fin ce qu'il lui avait proinis, il serait patriarche d'Antioelie.
Puis l'empereur Basile envoya par son intermediaire a 'Oubeidallab une
lettre ecrite entierement de sa propre main oü pour le faire pencber de son
tute, il lui promettait des faveurs, l'assurait qu'il le confirmerait ä vie dans
le poste de gouverneur d'Antioelie et qu'il ferait tout ce qu'il lui aurait dit
au nom d'Agapius, eveque d'Alcp. Kuhn il prescrivit a (Oubeidallab) de le
nommer patriarche d'Antioelie, lorsque serait l'ait ce sur quoi ils 6taient
d'aeeord. Agapius deguise en imiine partit et arriva aux environs d'Antioelie.
Apres avoir perce la couverture d'un livre sacre qu'il portait sur lui, il y
caclia la lettre de rempereur et eolla sur eile une feuille du manuserit, de
sorle que la lettre l'ut dissimulöe. A son arrivee dans la ville oii le fouilla,
[169] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 377
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1. Ch **i>U. — 2. S Jlju. — 3. S Uj. — 4. C add. »LLelj. — 5. R aLSj. —
6. BLS ^jüüJ! PR ^jüä-J! et infra. — 7. B ^^>^>. — 8. CCh ^jt^y — 9. CCh
om.— 10. CChjä.^1. — 11. CRCh Ä>u-ij. — 12. B om. dep.*. CCh ajoutent jjjSDti. —
13. CCh om. — 14. B om. six mots. — 15. S ii\. — 16. Ch^_. — 17. PR ^. — 18. LS
ilaij. — 19. S ^SjejJI. — 20. LSCh ^j-Jailj. — 21. P JjJ! c h jayisr" >-^^ ^
C *_--=>. ^1 j-oJ!. — 22. P -bjl BLS £^1.
mais on ne trouva rien de suspect sur lui. Puis il vit seeretement Oubei-
dallah et apres avoir decide l'affaire avec lui conformement ä ce pourquoi il
etait arrive, lui remit la lettre imperiale. (Oubeidallah) la baisa, proclama
(Basile) empereur et apres avoir supprime le nom de Skieros, installa Agapius
patriarche d'Antiocbe le dimanche vingt-deuxieme jour du mois de kanoun II
de l'an 1287", la seconde annee du regne de Basile et Constantin, qui est
Tan 367 de l'hegire 2 .
Lorsque Bardas Skieros apprit que Basile avait ete proclame empereur ä
Antioche, il y envoya Ibn-Bahram pour amener ses habitants de son cöte et
le proclamer de nouveau empereur. Comme les habitants d'Antioche lui refu-
saient l'entree de la ville, il les assiegea et apres les avoir combattus enleva
leur betail et leurs chevaux, qui etaient en grand nombre aux environs; puis
il partit.
Mahfouzh-ibn-Habib-ibn-al-Baghil embrassa le parti de Skieros et s'etant
empare de la forteresse d'Artah 3 se dirigea vers Antioche ä la tete des troupes
1 22 janvier 976. Quelques manuscrits donnent l'an 1289 = 978, qui est juste.
V. Rosen, 95-96. — 2. 19 aoüt 977-8 aoüt 978. — 3. V. Ronen, 122.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. • 25
378 HISTOIRE. [170]
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1. LS -_fiJL)!j. — 2. BS J-s. — 3. P s. p. — 4. S ,bl jp — 5. BLSCh LSUil». —
6. BLSCh J- : o-sw. — 7. P IjöjJ. — 8. BLS Jus. — 9. PR LSUTill. — 10. BLSCh
J_jj*_. — 11. BLSCh *$>->-;>. Tout ce qui suit, est omis dans B jusque c ^^-" bU»
— 12. CCh aJUj. — 13. CCh sXdl 4J. — 14. P ^. — 15. CCh ^rfoJI LS U~'jJ!.
— 16. P lütj. — 17. LS jjSj.
recrutees parmi les Armeniens et les gens Je toute espece. Le magistre
'Oubeidallah sortit alors (ä sa rencontre) et le battit. Ibn-al-Baghil s'enfuit
ä Alep, 011 il se soumit de nouveau ä l'obeissance de l'emperenr Basile. Les
Armeniens, qui habitaient Antioche, fomenterent une revolte dans la ville et
ses alentours; ils obeissaient tous ä l'un d'entre eux qui.s'appelait Samuel.
11s attaquerent soudain 'Oubeidallah dans son palais pour le tuer. 'Otihei-
dallah s'informa alors aupres de ses serviteurs et de ses partisans, si la
â– ci.p. 150. population de la ville tenait pour * ou contre lui; (les habitants) lui repon-
dirent qu'ils tenaient pour lui. Encourage (par cette declaration) il sortit ä la
rencontre des Armeniens. Les habitants de la ville s'etant rennis autour de
lui, battirent les Armeniens et en massacrerent un grand nombre. Apres quoi
(les Armeniens) furent mis en deroute, et Samuel s'enfuit loin d'eux 1 .
Lorsque le patriarclie Agapius se sentit affermi sur son trnne, il cerivit
ä Anba Elie, patriarclie d'Alexandrie, une lettre pour lui demander d'or-
donncr aux habitants de son diocese que son 110111 füt, selon l'usagc, inscrit
sur les diptvques. II la lui envova par l'intermcMiairc d'un de ses moines
nomme Jean apres avoir Joint ä celte (lettre) sa profession de foi, profession
1. lei linit la traduetion de Mednikov.
[171] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 379
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i9 L.lkJ i.jY ^» ^dl ^ilyJlj r _^JI JL. ^k fcj l/lj U^ä Jl 18 jjl-. V 3
add.
1. CCh add. I^j. — 2. S SiU^U. — 3. CCh L-.\aJl *>\sA ^-Jl. — 4. CCh
Ais. — 5. CCli Jji Ji. — 6. PR j.^-'- 5 .. — 7. CCh Ja.!. — 8. CCh add. jjs> ^ U. —
9. CCh ^ >r k-M. — 10. CCh il. — 11. CCh JL.. — 12. CCh .la^u. — 13. CCh jL,. -
14. S L^£>j. — 15. CCh add. ,». S om. — 16. CCh , Jäü^.. — 17. LS l^^jy ki.sr>.
— 18. LS ^Jjoü. — 19. CCh Lylki S LvJiU.
que tout nouveau patriarche etait tenu d'ecrire selon Pusage au moment
de sa nomination, afin que Ton süt qu'il confessait fermement la religion,
que les Peres des six conciles avaient etablie. Anba Elie ayant lu sa lettre
lui repondit en desapprouvant sa maniere d'agir et en proclamant que sa
facon de penser etait irreguliere, parce que sa maniere d'agir n'ötait pas
licite, mais etait contraire ä ce que la loi permet et autorise au point de
vue de son passage de Pepiscopat au patriarcat; qu'ä la fin il refusait de
le reconnaitre pour prelat et patriarche et de faire inscrire son nom [sur
les diptyques], parce que, selon lui, la cause d'(Agapius) etait la cause de
celui, qui, apres avoir epouse une fille, l'abandonnerait plus tard pour
epouser sa mere, ou qui de celui, qui, apres avoir repudie une femme en
epouserait une autre. Car Notre-Seigneur le Sauveur a dit : « Celui qui
repudie sa femme, lui fait commettre un adultere et celui qui epouse une
(femme) repudiee, commet lui-meme un adultere. » Les degres du sacer-
doce ont ete constitues ä Pinstar de la hierarchie des anges et leur res-
semblent : chaque ordre d'anges garde sa place et ne passe pas ä une
autre; ou egalement ä Pinstar des etoiles et des planetes qui restent dans
leur rang et ä leurs places, sans passer d'une place ä une autre. [Gomme
«onclusion] il exigea que les habitants de la ville lui presentassent un memoire
380 IIISTOIRE. [172]
*pf. 38. JäDI ürjl J ^jUI *UjüJI j djLiJI ^aILJI J^J\ * ^Vl 1^1 ^.l^
J fclfi^lJ f-lj Ji JLi) <iUJ} ^jLä ÜVI JsAA ^ic 0>jJ JLolj ,_**iJl 10 ÜÄA ^Jfr
AÜ>J Cu kLIaJj' n^sy> (Jk>
'Ch
11.
1. CCh LSUit SüJi. — 2. CCh add. *J. — 3. CCh om. dep.*. — 4. CCh add.
^jjfJjjiaJt. — 5. P wo>-^. — 6. CCh ajoute ^c Lilki! v _«C>JaJ , r^Lii « '!>=- -Jj
WjOJlSTJ^I ^jjijL LR — 7. CCh ii^i^I. — 8. CCh ajoute ,ji>. — 9. CLSCh ^J 3 \..
— 10. CLSCh IJJ». — 11. CCh a-£..
certille par les signatures du clerge et des notables oü serait expose le fonii
de l'afl'aire et corament on s'etait entendu sur [l'election d'Agapius].
La reponse arrivee ä Agapius, celui-ci y repondit par une lettre, dont
voici le texte :
« Au nora de Dieu dement, misericordieux!
« Ma lettre, 6 pere spirituel et sacre, associe par le sacerdoce et la dignitc,
uni en esprit de la part du siege apostolique (Antioche) de la ville de Dieu,
heureuse gräce a la gloire de son nom et gardee par son disciple et son
premier apötre, le samedi septieme jour du mois de kanoun I, ' (te fait
savoir) la prospörite des saintes eglises de Dieu et de leurs enfants qui me
sont confies et apres cux ma propre sante. Louange ä Dieu de ce qu'll a
' chp.isi. accorde * et confie! Nous l'implorons afin qu'll etende son voile sur cette
liihu et qu'll comble de gräces et le peuple dont ont soin moi, toi, ainsi
que tout autrc pasteur, mis par lui ä chaque place par sa benediction et
sa protection.
1. 7 decembre 978. V. Hosen. 124.
[173] DE YAHYA-1BN-SA1D D'AXTIOCHE. 381
oJj-C-l Lj *lX^k~i jLi-L >1jJ >— 'J 4»U,"...,.> U.. U_lfr C-iaa-lj cLLwAS ^Jl L'.".)>» — o /j-«
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jo ^Jy-J (_$ilÄJ \j dhSjLlÄj ojLJi (_£jlilj (^l-Ci /«-^j-» oi^fr ^1 (^»"i. <1)^
1. CCh Jüij. — 2. CCh om. — 3. LS Ji ^j LUJj. — 4. PR aJUxiö CCh iUi^j.
— 5. S wläl CCh ^ULJ^I. — G. PS ^X.U. — 7. CCh J U=. — 8. CCh U=r^. —9. PCCh
U — 10. PR dL=Aj LS c-Uxj. — 11. CCh om. — 12. S >^XJI ,.,l£ — 13. LS AC' P
oICj CCh .1 ilio ^ — 14. LS .i*ä. — 15. CCh O^ ^!. — 16. RCCh J^'. —
17. PS *U. — 18. CCh ^e. — 19." R L,^ CCh ^^ S jy j>. — 20. CCh sü^j.
« Ta lettre, ö pere spirituel et sacre, est arrivee par I'intermediaire d'Anba
Jean, le moine, envoye de la part de notre indigence ä ta saintete. Ayant
appris ce quelle renfermait, je me suis rejoui des nouvelles de ta sante et
de ce que j'en ai pu conclure au sujet de la prosperite des tiens. Ensuite
j'ai reflechi longtemps sur la (lettre) : mon esprit a perdu sa lucidite, ma
raison s'est troublee et mes pensees se sont agitees lorsque en considerant
ce que tu m'ecrivais et que j'etais interdit par suite des termes dans lesquels
tu m'avais repondu. Je ne comprends pas quelle raison t'a fait rejeter ce
qui n'est pas ä rejeter, desapprouver ce qui ne merite pas de bläme, alleguer
des preuves illicites et faire ce qui ne convient pas. Si tu avais compris
l'importance de ce que j'avais cömmence (le premier les relations avec toi),
que j'avais desire l'union benie avec toi, que j'avais envoye aupres de toi
mon messager juste au temps oü les oiseaux volent ä peine, avec grandes
difficultes, de notre pays jusqu'au tien, sans parier des lettres et des
messagers, tu n'aurais pas ecrit ce que tu as ecrit, sans t'etre convaincu
que tu avais incontestablement raison, que tu en avais des preuves irrefu-
tables, [que tu tenais] la verite infaillible et la doctrine, dont les partisans
ne pourraient etre accuses ni de raisonnements contre la religion, ni de
manque de savoir, ni d'idee precongue ni d'autres vices : [toutes choses],
dont ta saintete est libre et eloignee.
382 HISTOIRE. [174]
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juJ VI *£ät pl dL;l r U tl V UI IJi* J j.'UjJ ^Vl $ 19 o^i ^JUIj l^Jl
1. P o£o S J*e. — 2. P oXl*li. — 3. SCh J«-!,!. — 4. PRCCh (jaäi. —
5. CCh £)U. — G. CCh j*. — 7. PR <JU. — 8. S ua. — 9. CCh vi^Uij. — 10. P ^äPi
LS >_ üba. — 11. S ajoute JUi'. — 12. CCh n'a que ^1 dep. *. — 13. CCh %?&■—
14. CLRCh -JbJI. — 15. PR Jyü. — 16. R . j^ssi. — 17. CCh s^'. — 18. CCh
^^saiyj. — 19. CCh <u\5"i.
« Quant ä ce que tu dis, 6 pere spirituel, de ton chagrin k cause de
mon affaire et de ton inquietude au sujet de ma cause et que tu prefererais
mourir qu'entendre des choses pareilles, cela ne convient pas, parce qu'ici,
Dieu soit loue, il n'y a eu ni he>esie, ni fausse doctrine, ni violation de la
loi d'eglise, ni d'autre chose prejudiciable. Pour ce qui est arrivö, ma cause
est trop petite et ma valeur est trop insignitiante, parce que ce (qui est
arrivö), est plus haut que moi et trop lourd pour moi; cela est au-dessus de
mes Forces et je suis presque indigne de ceci. En tout cas ce n'etait pas
moi qui avait pris l'initiative, et cela ne s'est pas fait par nies efl'orts;
mais cela a eut lieu par les arrets (de Dieu), dont je ne peux comprendre le
mystcre et dont lc Createur seul connait la cause. C'est ce que mes collegues
ont approuve, ce que mon troupeau a choisi ce que les chefs d'etat onl.
signe et les savants religieux ont reconnu dans (notre) grande ville, oü Ton
trouve l'appui et oü i'on puisc la lorce. Comment peut-on admcltre, qu'uu
seul (homme) desapprouve ce sur quoi est tombee d'accord cette assemhlee
et que ce pcuple a approuvd? Une cause pareille est bien connue chez nous
et habituelle parmi nous depuis les temps anciens jusqu'ä nos jours. Quant
ä ce que tu as dit, ö pere spirituel, sur ce sujet, je sais que tu l'as dit
[175] DE YAHYA-IBN-SAID D'ANTIOCIIE. 383
1,JLmw fr üäj iifc*L J 4 l^ frJ J\ :3 f -Ü3 2 dir^L JUI 'lOj, V 1
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^Ijj £*J1 ',j-Ü y. ^-»Jl «.-O ^^L jU A» Iäa x->^ 26 Li1_^. J\ frly^
1. CCh IJl^. — 2. PLS ^»TiJJba CCh s^TjJL R^iOSrf. — 3. CCh add. v^sril.
— 4. CCh diu. — 5. RCCh Jt**S). — 6. S om. — 7. CCh «*£br. —8. CCh JLö.
— 9. P lUa^. — 10. CCh Ijuj. — 11. CLSCh ^»^u. — 12. LS ^olk-sl. —
13. LS ^.xäl! CCh au lieu de ^^ — O-^jj donne fri^ ^ ^ J ' <-^^
»3j gXüJ^ yjjj>.j^ ^"IL-il. — 14. CLSCh c _,aüJI ^.O^jJI. — 15. CCh add.
J-J.AÄ1I. — 16. PLSR j-*,^!. — 17. LSCCh ^-Jy-Jl. — 18. PLS BÜI. — 19. CCh
add. u&jjij* fr>.^. — 20. CCh *-£ jjJjlä ^. - 21. S J\. — 22. CCh
^jj^Siijl. —23. CRCh OJ^. — 24. CLSCh ajVjV- — 25. CRCh O^j.. —
26. CLSCh w»!y.
parce que dans ton diocese de telles choses n'existent pas depuis longtemps,
qu-il n'y a pas dans ton pays (des faits) pareils et que peu de gens fönt
et ont recours ä cela dans ta contree ä cause de l'etat, oü les habitants de
ces provinces ont ete jetes et contre quoi nous implorons le secours de
Dicu. Si tu t'occupes encore une fois d'examiner scKgneusement la cause,
tu trouveras, qu'elle n'a pas ete commencee par nous * et qu'elle ne sera *Ch p.152.
pas finie avec nous ; mais tu verras que le saint synode de Nicee a transfere
le saint patriarche Eustathe d'Alep ä Antioche; tu trouveras que Meletius
qui a siege au deuxieme concile de Constantinople a ete transfere de Larisse
ä Alep et puis d'Alep ä Antioche, et (Gregoire) le Theologue, de son
siege, au siege de (Constantinople); tu trouveras qu'Eudoxius a ete trans-
fere de Mar ach ä Antioche et puis de lä ä Constantinople; tu trouveras
qu'Eusebe a ete transfere de Beyrouth ä Nicomedie et de lä ä Constan-
tinople; et tu en trouveras beaucoup d'autres qui ont ete transferes en
diiferents endroits : tout ceci apres saint Pierre l'apötre, qui est le fonde-
ment de l'eglise et la tete de la loi et qui apres avoir sejourne pendant
384 HIST01RE. [170]
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1. CCh 'ijU gXjJl. — 2. PLS jsLyj. — 3. CCh om. — 4. CCh ^■X&. — 5. CCh
bU!j. — 6. PLSR »auil — 7. CCh J^j. — 8. CCh J..^'. — 9. CCh ^~Ä>". — 10. Ch
or _CM (sie!). — 11. PR U-M CChy-x>. — 12. PR i^U. — 13. CCh iM. — 14. S
viCJ jjU*. — 15. CCh ijia. — 10. P si-s^l CRCh ^==^1. — 17. P uJ,. -
18. CLSCh ^^t. — 19. CCh ^.^U _ 20 - CCh '^':
douze ans ä Antioche s'est ensuite transfere ä Rome. II te suflit d'un tel
temoin, et quelques (noms) parmi ceux que nous avons mentionnes, sont
tout ii fait suffisants comme im exemple, sur lequel on peut se guider, et
comme un principe, sur lequel on peut s'appuyer. Si c'est ainsi, tu as appris
de nous, ö pere spirituel, ce que tu as demande et tu as trouve ce que tu
as desire, parce que tu as prie dans ta lettre de trouver pour cette cause
un principe, sur lequel on pourrait s'appuyer et une voie qui te permettrait
d'accepterla tradition 'et de rappeler (inon) nom; surlout, comme tu le
sais, que dans cette (affäire) il n'y a pas de contrainte, mais on demande
cela au nom de l'unite spirituelle des saintes cglises. Quant a celui qui
demande de s'unir avec ta saintete et de s'associer a ton Service, il est
inadmissible que tu t'ecartes de lui selon les argumenta que tu as allegues
et qui sont faciles ä retuter, car l'argument ötablit la justice des autres
(raisons). Par exemple la comparaison de cette cause avec celui qui, ayant
epousö une lille, ensuite l'abandonnerait et epouserait sa mere : le sacerdoce
divin est trop elevd pour elre compare avec le mariage humain. Si c'etait
ainsi, apres la mort d'un eveque qui avait un frerc digue d'oecuper son
1. C'est-ä-dirc « rinformation de la pari du nouveau palriarche ».
[177] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 385
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lySy JÜ Jl jj-jJI ^ 21 U"I^J- ^U-JJ ^ ^1 A^JVI öj^JI
1. C.Ch «syj, — 2. P ^1 S j."1 — 3. S JoJj. — 4. RCCh add. iJ. — 5. P J^l;.
— 6. L jUä-t. — 7. CCh c r^> — 8. CCh ii'ly I. — 9. S Jj. — 10. P %y LS om. —
11. CCh J.c — 12 P »»jli R ^iU. — 13. CCh n xU. — 14. S ^.is 1 !. — 15. LSCCh
SJJsWI. — 16. CCh L^IbJ. — 17. CCh ^_,~=. — 18. CCh J^JU ^1. — 19. CCh uli.
— 20. CLSCh v _ s ^J!. — 21. CLSCh ^iljaj.
siege, il ne serait pas permis de le nommer ä sa place, de möme qu'il n'est
pas permis au ffere d'epouser la femme de son frere apres sa mort. Puis
la comparaison avec celui qui ayant repudie la femme en epouserait une
autre, est egalement loin de ce dont nous nous occupons, et il ne con-
viendrait pas de se servir d'uae pareille comparaison : dans ce cas-lä il
ne serait pas permis ä une ville d'avoir plus de deux eveques, comme il
n'est pas permis ä une femme de se marier plus de deux fois.
Quant ä la parole du Seigneur le Christ : « Celui qui a repudie sa
femme, lui a dejä fait commettre un adultere, et celui qui a epouse une
(femme) divorcee, commet lui-meme un adultere ». (Cette parole) n'a pas
ete dite pour le sacerdoce, mais eile s'adressait aux Juifs, lorsqu'ils furent
venus aupres de Lui pour Le tenter. II leur a montre, combien leurs habitudes
etaient eloignees de ce que la loi de caractere noble et de raison saine
exigeait au point de vue du soin de la femme de chair * et de l'attachement *Chp.i53.
fort pour eile, parce que, comme dit l'Ecriture Sainte, ces deux etres sont
devenus un seul corps; puis il a decouvert leurs vices et les a forces ä
dire, qu'il serait mieux dans ce cas-la pour un homtne de ne pas se marier
du tout. Et comment cette sentence se rapporte-elle au sacerdoce divin
qui a ses rangs montant des rangs inferieurs aux superieurs ?
386 H1ST0IRE. [178]
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1^9 ^}i. «Li^iJI Ö-UJl J* yä». jU»-1 J. jpU-jJI ^jVI l£l <C~<JI L. UU
1. CCh o 1 **^ J. — 2. LSCCh \^isoy. — 3. CCh »IjjuS. — 4. LS om. — 5. LSCCb
jiUAj. — 6. LSCCh L-üo5M. — 7. LS ^jSbi^l CCh j/ta-J.I et infra. — 8. PLS
om. — 9. CLSCh Lr ^JilJ. — 10. S Uh. — 11. CCh Ja. — 12. CCh l^lti. — 13. LS
add.^l. — 14. S JU. — 15. CCh \Sjst* UtU. — 16. CCh jisä^tj. - 17. LSCCh J^t.
— 18. CChom.
Quant ä la comparaison de ces rangs aux ordres d'anges, oü chaque ordre
garde sa place et ne passe pas vers l'autre, eile ne convient pas non plus
au point de vue du deplacement : dans ce cas-lä, il ne serait pas permis au
lecteur [anagnoste] de devenir sous-diacre, ni au sous-diaere de devenir
diacre, ni au diacre de devenir pretre, ni au pretre d'etre transfere ä une
dignite superieure.
Quant ä leur comparaison aux etoiles qui sc tiennent ä leur rang et a
leurs places, saus qu'aucune d'elles en change, cela est egalement loin et
ne convient pas parce quo les etniles sont des corps saus raison, que lc
Createur a mis chaeun ä sa place et dont il a fait la nature invariable.
Quant ä l'liomme, II l'a cree creature raisonnable, qui passe d'un etat ä un
ä un autre et d'une affaire ä une autre; et le plus convenable pour lui est
de passer vers ce qui est plus noble et de se diriger vers ce qui est. plus
haut. De ceci, ainsi que de cc que nous avons dit du deplacement, il rcsullc
que celui-ci lui est permis, et les preuves en sont concluantes.
Quant a ta demande, pere spirituel, que je te presente un acte signe"
par les temoins de la ville illustre, oü serait expose la marebe de cette afTaire
3
[179] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 387
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JV^Vl 26 jJIj 25 ^VI iSjJl M jJ Üj yi ^11, Ij <>LJ ^l^ü dlU JS.
1. LS OjU. — 2. CChj=rf. — 3. CCh \~. — 4. CCh LL^ — 5. LSCCh ^JV
— 6. PLSR Jj^.. — 7. PLS Jj!. — 8. CLSCh ^ß. — 9. CCh tzi». — 10. CCh
add. LCUJ!. — 11. LS add. aSj. — 12. LSCCh ^^Lä!. — 13. CCh b~~^ c ^.
— 14. CCh »JoJj. — 15. PR om.j LS add. Li. — 16. CLSCh JU. — 17. CCh
^W. — 18. CCh om. --19. R LÜ>j. — 20. LS **-*.». — 21. PLS ^arf. —
22. CLSCh ^j^". — 23. CCh om. — 24. CCh J^M LS J>»^t. — 25. LS L»b!J.
— 26. CCh jJ^lj.
et son approbation, ce n'est pas habituel et personne de mes predecesseurs
ne l'a fait, de sorte que je puisse suivre son exemple. Si dans les circons-
tances actuelles le chemin n'etait pas difiicile de notre cote, cela serait
facile ä faire.
Quant ä la presentation des signatures des pretres et des chefs de ce
siege, au sujet de (leur) consentement, nous la considererions comme neces-
saire, si 1'aiTaire n'avait pas ete completement llnie, et que des doutes
eussent pu s'elever. Mais apres l'achevement de (l'affaire) et au bout d'un
an? Tu sais que, si au debut, avant (mon) depart dans la ville, les signatures
n'avaient pas ete assemblees, que l'accord et l'approbation n'eussent pas
ete obtenus, cela n'eüt pas ete fait ou apres la terminaison de (l'affaire) il
y aurait eu des troubles et la tranquillite n'aurait pas regne. Mais nous
et notre eglise — gloire a üieu! — sommes unis; l'unaniinite y regne sous
tous les rapports et l'amour parmi ses enfants est complet et parfait. II
n'y a ici ni dcsaccord, ni isolement, ni dissidence, ni rien d'autre qui provoque
le doute et qui puisse exiger de t'envoyer ce que tu as demande. Une teile
demande est intempestive, inintelligible, et acceder a une chose pareille
ce serait une decheance et une provocation aux doutes. N'est-il pas plus
Rp.
388 HIST01RE. [180]
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Vj cAfUjJ *jl; ^11 SiUI U J* 10 ^J 9 ^^ L. IJ^j x*. \J y i j J:
•Uül »Li jl Ä-£jliJj öJU-jJI 18 S^-V1j SSjJI y^-\j> v ^
1. CLSCh <s?. — 2. CCh om. — 3. S ora. — 4. R <ob CCh add. J. — 5. PLS
aw. — 6. P ^Jj»-^. — 7. LS y^XJj J.s. — 8. PS tj^ L »jss^. — 9. CCh O^.
— 10. S u. — 11. CCh om. — 12. R IfrsJJJü": — 13. P ^V L ^V- — 14 - CCh
Vä.. — 15. PS C^Ui-lj. — 16. CCh ^ J^t. — 17. R ^,C' L^j. — 18. P SjsOsItj
R »Jss^l, S L^L.
digne de l'amour divin et plus conforme aux conditions spirituelles que tu
renonces ä une demande, qui n'est pas recue par l'usage, aux preuves iuutiles
et aux arguments semblables, et que tu revienues ä ce qui est necessaire
' Chp. 154. pour raffermir l'amour et completer * le service et le ministere eu comraun,
afin que les doutes cessent, que les causes de la depravation disparaissent
et que le schisme n'apparaissent pas daus leglise? Et toi, ö pere spirituel,
tu accompliras ce devoir.
J'avais dejä voulu t'envoyer la benediction, conformöment ä l'ordre et ä
la coutume etablie, et eile n'a tarde qu'ä cause du long chemin et du temps
defavorable. Mais j attends toujours Toccasion pour l'envoyer et je cherche
un homme qui soit digue de l'apporter; alors je l'envcrrai et aerai beui de
l'avoir euvoyee parce que j'agirai ainsi selou la coutume : du retard [de celte
benediction] je suis trouble. A Tarrivee de la benediction toi, ö pere spirituel,
apres l'avoir regue tu feras conformement aux coutumes, qui sont adoplees
daus les affaires spirituelles; le retard de (la benediction) n'en diminue
pas la portee, et eile n'obtiendiail pas plus de valeur, si eile etait parvenue
(plus vite). (En meme temps) tu ine rejouiras par une prompte lettre qui
renfermera les nouvelles joyeuses du bon etat de toi-meme et des lims, ainsi
que tes besoins et tes pröoecupations, afin que je puisse satisfaire au devoir
de l'amour, de l'union spirituelle et du ministere en common, si Dieu le veut.
[181] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 389
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Itf oL«j SjUVI j!-k JjJ_) 1ö ÖJ1 J* < ^>-j J* v^^iL DJ jLs. jJLTV Jo-Vl
1. PR UsL. — 2. CCh bjLi^j L Iju4*,. — 3. CCh add. .1,1 Ji' J,'_,. — 4. CCh
add. ^!. —.5. CCh U,. — 6. CCh Lj"^ S U! J.I. — 7. CCh om. _.. — 8. BLS
^jSä et infra. — 9. C add. J. — 10. BCh om. dep.\ — 11. C J,,^!. — 12. Ch om.
dep.*. — 13. CCh Jljj. — 14. PS *~Si\ BCCh JuTl\. — 15. CCh om. dep.*. —
16. CCh om. dep.*. — 17. S -=^l. — 18. P üä~=.
Que la paix de Notre-Seigneur et de notre Dieu Jesus-Christ soit avec
toi et en toi, (la paix) qui garde, preserve, recompense et fortifie, maintenant
et dans les siecle des siecles !
Cette lettre etant parvenue ä Anba Elie, patriarche d'Alexandrie, il la
regut et rappela le nom d'(Agapius dans les diptyques) '.
Quant au Türe 2 Alftekin, Djaouhar alla de l'Egypte en Syrie pour lui
faire la guerre au mois de ramadhan de Tan 365', et arriva ä Damas au
commencement du mois de zou-1-hidjah de cette meme annee 4 . Apres de
nombreux combats entre eux, Djaouhar fut mis en fuite et retourna de
Damas ä Ramiah au mois de djoumada I de l'an 366 5 . Le Qarmathe al-A'gam
arrive d'al-Ahsa entra ä Ramiah le dimanche dix-huitieme jour du mois de
redjeb de la meme annee 6 et descendit dans le palais du gouvernement, oü
il mourat le vingt-troisieme jour du meme mois 7 . Sur ces entrefaites Djaouhar
s'etait refugie ä Ascalon, ou il se fortifia. Arrive ä Ramiah, Alftekin se
dirigea vers Ascalon contre Djaouhar. Une bataille eut lieu entre eux, oü un
1. Ici finit la traduetion de Rosen. — 2. Ici commence la traduetion russe de Medni-
ko<; 1, 352-354. — 3. 3 mai-1 juin 976. — 4. 31 juillet-29 aoüt 976. — 5. 26 decembre
976-24 janvier 977. — 6. 11-12 mars 977. — 7. 17 mars 977.
* P f. 40'
390 HISTOIRE. [182]
j*>yd \j*e\3** lyA&~c ^£. (J-^JI fl»lj ^.'S 3^~ Cxh/^ Cf L ^J ^J"
»Sp. 116. 7 jl ^1 j»jlo JjL^H JjaS/J (♦tVr" tJ^M-J f^La'l 6 JrLr" !>^-" *-L^
ö>^. ü!j ij^W ^« ^1 Sji- J* j^5C jl ^k j^JLj JUJ'i jjäTj villi ^Jl ^U-l
"Chp.155. u \Sa j f l£j 10 ^JJI jl ' ^j 9 jCr^ f^ J^ o* ^vA L J j^^^-t J*
* B f. 104'. 22 4jlÄJU -'siAtj ^j^ ^r" J f^ * ts^ 4 ~'H j'-J 7^-=Jl; Ji>Jl 2 °ij^ r^*
1. BS lük. — 2. Ch >U,. — 3. **** — U!,, = C isui", Li , w^\ ,&u-e L U Jii,
l$j s^oUj cr Axi.H. — 4. L j_j$-. — 5. BCh om. dep.\ — 6. JyJI — U 3 = C aJlIsJ
^s^. — 7. BCh om. dep.*. - 8. BCh «tfUls. — 9. BCh £ß\ Jl. — 10. LS ^oll.
— 11. P sJü». — 12. C JU^I *JJ>. — 13 CS jj^\ — 14. BCh ^J. — 15. P Ca>f».
— 16. B Ü£~=. — 17. C £-, S ix-. — 18. S jjz~>j. — 19. BCh om. - 20. BS ^>ß. —
21. L »J*tj. — 22. CJ?y5\ <UU BCh om. dep.*.
grand nombre perirent des deux cötes. Le Türe, assiegeant Djaouhar, sejourna
pres d'Ascalon un an et trois mois jusqu'ä ce que la plupart des troupes de
Djaouhar eurent peri par la faim. Corame Alftekin assiegeait (Djaouhar), ses
compagnons et les Ketamites ä Ascalon depuis longtemps, de sorte que la
famine devint forte parmi eux et qu'ils manquerent de vivres, ils demanderent
au Türe de faire la paix et de les laisser partir. Apres l'echange de plusieurs
messages entre eux il y cousentit : ils tomberent d'aecord que (le pays) de
Gaza ä l'Egypte appartiendrait aux Maghrebins et (celui) d'Ascalon et des
'Chp.155. provinces avoisinantes de la Syrie, au Türe; que * dans cet endroit al-Aziz
serait reconnu kalife, mais que les impöts (de ces provinces) seraient payes
au Türe. Apres ce commun aecord, le Türe fit suspendre une epee nue ä la
porte de la forteresse d'Ascalon. Puis Djaouhar et ses compagnons, apres
avoir passe sous le glaive, enlrerent en Egypte (Micr) au mois de cha'ban
de l'an JJüC) 1 .
N'etant pas satisfait de (cette) paix, Al-Aziz apres avoir designe comme
son vicaire en Egypte Djabr-ibn-al-Qasiin, au mois de zou-1-qa'dah de cette
1. II faut lire : 307. Le Cha'ban de 367 = 14 mars-11 avril 978 V. Mednikov, 1, 353,
note 2.
[183] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 391
'Vl> 5 J-^ Jl -A- ■*" ^idl jl^5 \ -t-j a-J Jl jtfJI 3 L-b ^ ö-.
^r^ 1 f* * ör^ 1 ^ > ^J ^ A JÖ^ ^ ^ J\ 'V^ ^
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JU 16 w.^i)lj (JJlll ,y aJU Ay jyjl Jl *, lyU-j 15 IU ^j 14 i > _JJJ ^ j;«.!
pAÜL ^jlj 21 c b *L.j 20 o^?- ^ c^" 19 ^^ •&■" J* tU d&H iZ-^b
1. BCCh om. dep.*. — 2. B rfjf?-. — 3. LSCh Jljj C (U!j_j — J^U-^L) J-^jj.
— 4. C om. — 5. BCli *U|. — 6. C add. Jy> 3 . — 7. BCh J-.jl 3 . - 8. LSCh Jjoj
— 9. S w-ari.. — 10. Ch leij. — 11. BCLSCh *;L J. — 12. BLS *jM ^XJi. — â–
13. BLS IJoAi Uja.. — 14. P »j-JU S 4-.ylä. —15. LS L~. — 16. BLSCh ^yei\
„ÜJ'.. — 17. BCh »ajJj. — 18. C iiU! jU. — 19. P ^b. — 20. P k - 21. BCli
om. deux mots. — 22. Ch yj'lj.
meme annee ' se transporta lui-meme avec toutes ses troupes et ses bägages
en Syrie pour combattre (Alftekin), selon le conseil de Yaqoub-ibn-Yousouf-
ibn-Killis. Arrive ä Ramiah Aziz mit ordre ä ses affaires, tandis que le Türe
etait dejä reparti pour üamas. Al-Aziz-billah, entra alors en correspondance
avec lui et lui envoya l'aman, en lui promettant de grandes sommes d'argent
ä la condition qu'il se soumit ä son obeissance. Mais le Türe n'aeeepta pas
cela et declara la guerre. Al-Aziz-billah se dirigea contre lui, et ils se ren-
contrerent pres de Nahr-at-Thawahin 2 le jeudi septieme jour du mois de
mouharrem de Tan 368'. En ce jour il y eut enlre eux une bataille acharnee
et des deux cötes un grand nombre perirent. Le Türe ayant ete mis en fuite,
les Arabes se mirent ä sa poursuite avec empressement : l'ayant fait prison-
nier entre Qalansouwah et Kafarsaba ils l'amenerent aupres d'Al-Aziz.
Accable de soufFlets et de coups, il fut sur le point de mourir.
Al-Aziz-billah sortit alors (vers lui) : apres l'avoir delivre des mains des
(Arabes), il lui aecorda la vie et lui remit une bague. Le Türe ayant demande
de l'eau ä boire, AI- 'Aziz ordonna d'apporter un verre d'eau de rose avec
de la neige. On lui apporta le verre, mais le Türe besita a en boire de peur
1. 10 juin-9 juillet 978. — 2. V. Yacut, in, 554. — 3. 15 aoüt 978.
392 IIISTOIRE. [184]
JjYI ^j ^r ö* ö£ b^ jf-VI f^. ^ ^j 0^5 * j-*« J\ j&& £f->J
12 Uc ^ Ol ju^-j o^ ^ *^-> Vi (V^j ö* 1?A ^ i5rt (*^ *^l-> liCr^
1. BLSCh om. — 2. Ch Ji'Lä *-. — 3. SjijÄ). — 4. BCh iSy J.=. — 5. P om. —
6. BLSCh •$>. — 7. BLSCh ^_jli. — 8. LSy»U>.— 9. S aüJ. —10. P. L^-:'.— 11. BCh
om. dep.\ — 12. BCh Ua>l. — 12. Jb — .1» = C *J! gW?. U yL, J**ä J V^
qu'il n'y eut un poison mortel. Ayant compris cela (Al-Aziz) prit le verre
et apres en avoir bu un peu, lui fit boire le reste. Ensuite il lui donna une
tente speciale et commanda qu'on lui apportät tout ce dont il aurait besoin;
il le fit porter sur ses montures et lui ayant ordonne de se trouver dans
son cortege, l'interrogea sur ses amis pour les retrouver. Sur ces entrefait.es
(Alftekin) demanda d' amener un certaia norabre de ses compagnoiis ; ou
les lui amena, pris parmi les prisonniers. Abou-Thaliir, frere de Bakhtiyar,
avait ete tue dans la bataille; son frere Ibrahim avait ete fait prisonnicr
et al-Marzouban-ibn-ßakhtiyar demanda l'aman ä Al-'Aziz-billah. Lo Türe
demanda que tous les deux demeurassent avec lui dans sa teilte, et on le
lui aecorda.
Al-Aziz retourna ä Micr [en Egypte], ou il arriva le lundi vingt-deuxieme
jour du mois de rabi' I de l'an .'568' . II ordonna ä tous les gouverneurs de
son etat, ä ses chefs et ä ses emirs de traiter le Türe avec distinetion et
consideration, et tous les nobles (de 1' Egypte) l'inviterent dans leurs palais
et le comblerent de presents et de vetements d'honncur. Puis Al-'Aziz-billah
nomma vizir Yaqoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis, le lundi dix-huitieme jour du
1. 28 oct. 978. Ici finit la traduetion de Mednikov.
[185] DE YAHYA-IBN-SAID DANTIOCHE. 393
VI *1 «i»^ L. C ( J^. jL"_ä> <Uja!I a Jc «J Ji> *U j^«J>-lls <Jj-OI Ait 4 Ulj
j-*JI üjjüI ^<j jjly iül^JI ^L Ul^-I aJü jl^JI J.U Jlß 6 5j©jJI U»l **ch P .i56.
J^ UoJ\ jL^o Jä^'I 9 4j-Uj Jjoj iJLDLj ^£«j c— * ö- Jjjl J 8 <=_y. 7 <j> * s p- 118 -
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C^ail As" JUJI *llU ^lj LA» tftfJU JL-jj jl>V1j *U}VI 14 ,*^ A^lj L^
1. S s./äJ! <uJ! ^. — 2. S v_^S J. — 3. BCh om. dep.*. — 4. C om. usque JLs^l
jUjJIj. — 5. Ch ^ (sie!). — 6. S ^jsjJl. — 7. S ^!. — 8. BPLS uy. — 9. B aJUlj.
— 10. P a^ — 11. Ch L~>. — 12. BLSCh Jjtj«U. — 13. BCh om. dep.*. — 14. LS s^.
mois de ramadhan de l'an 368 ' et ordonna d'ecrire son nom dans toutes les
relations officielles ainsi qu'au commencement des correspondances.
Quant ä 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou, Izz-ad-Daoulah-Bakh-
tiyar il ne remplit point les conditions de son aecord avec lui, sinon * en »chp.iss.
proclamant son nom dans la priere sur les minbars de l'Iraq, parce qu'il
l'avait fait executer selon l'accord conclu. Apres la mort de Roukn-ad-
Daoulah-al-Hasan-ibn-Bouye au debut de l'an 366 3 , Bakhtiyar s'attribua
la Suprematie sur sa famille et ses cousins et ecrivit de la part d' At-Thai'
une lettre, penetree de son estime pour Bakhtiyar, oü (At-Thai ') le preferait
ä tous les autres (chefs) de l'etat, en lui attribuantexclusivement la Suprematie
avant tous les autres membres de (sa) famille.
Ayant appris cela 'Adhoud-ad-Daoulah se prepara ä sortir dans l'Iraq
pour faire la guerre contre Bakhtiyar : il envoya les troupes de son avant-
garde du Fars ä l"Iraq sous le commandement de son vizir al-Moiithahhir-
ibn-'Abdallah au mois de cha'ban de l'an 366 '. Bakhtiyar effraye alla ä
al-Ahwaz pour engager At-Thai' ä sortir avec lui et ä se faire mediateur
entre eux; il demanda aussi du secours ä tous les chefs et ä tous les nobles.
Ensuite il se prepara ä le rencontrer. Lorsqu' At-Thai" eut vu que cette
1. 19 avril 979 (samedi). — 2. L an 366 commence le 30 aoüt 976. — 1. 25 mars-22
avril 977.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 26
394 HISTOIRE. [186]
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* S p. 119. H^lLc £*=- ^-^»j j^-WLi JJJ-l * jJLäw <Jl <uJU1j <_lc (_^-^^. ^1>=-J «oU^l
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-UäC- Jl fc-V-ijlj <Jl»jH,j i \-J^»5 *_~- <*_U* JjVl /«— >J ^f- (V 1 0*^*" ^^ jL»^
1. BLSCh om. — 2. LSCh ^&% — 3. S ^J^l — 4. S ^>. — 5. BCh om.
dep.\ — 6. BCh om. quatre mots. S ÄJU«Jl ^y>. — ■7. Gh *& . — S. BLSCh fj&^j- —
9. BCh jL.. —10. S ^-^j. — 11. BLSCh a~a=. — 12. PBCh c> j. —13. BCh om. dep.\
affaire amenait la guerre, il se refusa ä rester (chez Bakhtiyar) et s'en alla
dans la direction de Bagdad. Bakhtiyar et Ibn-Baqiyah le prierent avec
insistance de rester, mais il refusa. Les deux armees se rencontrerent pres de
l'Ahwaz le dimanche onzieme jour du mois de zou-1-qa'dah de Tan 3(>6 ' :
un grand nombre de soldats de Bakhtiyar ayant ete tue, d'autres, nombreux,
demanderent gräce et le reste prit la fuite. Apres quoi Fenna-Khosrou
s'empara de la villi; de l'Ahwaz et de tous ses districts. Bakhtiyar se dirigea
vers al-Bathaih, d'oü il alla ä Wasith.
Alors Ibn-Baqiyah se mettant ä mepriser Bakhtiyar et ä le traiter ave«
hauteur, s'empara de ses troupes. L'armee s'agita contre lui ä cause d'(Ibn-
Baqiyah), et Bakhtiyar cut peur qu'il ne sc revoltät contre lui et ne gouvernät
seul les affaires sans lui. Certains de ses partisans et des ses proches con-
seillerent ä Bakhtiyar de s'emparer d'(Ibn-Baqiyah) et lui dirent d'apaiser
de cette mariiere Fenna-Rhosrou, de briser la force de sa colere,.de trouver
ainsi le moyen d'obtenir sa bienveillance tl<; teile sorte que personne oe
si'iait nomme vi/ir apres lui. Ayant suivi ce conseil, il s'empara d'(Ibn-Baqiyah]
— ils sc trouvaient alors tous deux a Wasith — et apres l'avoir amene ;i
Bagdad, lui iit crever les yeux la nuit du vendredi huitiemejdur du mois de
rahi' I de Tau 'M\7'-; puis il l'euvoya aupres d"Adhoud-ad-Uaoul;ili-Fcnna-
1. 1 juillet 977. — 2. 24 oct. 977 (jeudi .
[187] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 395
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pJl 17 t d JJ dUi JU; <Ü Jl 16 wiUj * 15 <;Utj * P f. 42.
Golw JU^Jj J,_-dl ^ IsXj^. <J| Af-l/j jLUI ^ ^> jLjJ*. Jl **^>-lj
1. B»J,^s Ch J-jss.— 2. S 4*^.-3. BLSChiUjJ!.— 4. BLSChi^l. — 5. S .^So.
— 6. Ch om. — 7. S L$£JU. — 8. PBCh Zeit)!. — 9. P tj^-^Us *1)| J-äc. — 10. BS. ^.
— 11. BCh om. deux mots. — 12. BCh om. quatre mots. S sjj&J! L~JI. — 13. BLSCh
to^j. _ !4. ßSCh om. dep.\ — 15. BSCh om. dep.*. — 16. P (jlklj. — 17. LS om. ,.
Khosrou. Celui-ci, apres l'avoir promene ignominieusement devant son
armee sur un chameau, le fit jeter aux pieds des elephants, qui le foulerent
et le tuerent; aussitöt apres il fat crucifie au bord du Tigre.
Ensuite Izz-ad-Daoulah-Bakhtivar demanda ä Adhoud-ad-Daoulah-
Fenna-Khosrou de lui perrnettre de s'en aller dans les provinces de Syrie.
II aceeda ä sa demande apres avoir convenu avec lui qu'il inscrirait son
nom, c'est-ä-dire le nom d"Adhoud-ad-Daoulah sur les drapeaux et les
enseignes et que la priere pour lui serait dite avant toutes les autres dans
tous les pays qu'il soumettrait et envahirait; apres quoi il lui fit dem d'un
vetement d'honneur.
II fut declare ä Bagdad que Bakhtiyar etait rentre dans l'obeissancc.
'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou etant alle de l'Ahwaz ä Bacrah, y
entra et s'en empara au debut de l'an 367 '. Ensuite il se dirigea vers Bagdad
oü At-Thai" le rencontra et, apres etre entre chez lui le lundi quatrieme jour
du mois de rabi' II de cette meme annee 2 , lui donna le titre de Tadj-al-Millab
comme Supplement au (titre) d"Adhoud-ad-Daoulah, au mois de djoumada I
de l'an 367 3 ; apres cela il ajouta ä ce titre (celui) de Wali-al-Ni am.
Un grand nombre de serviteurs s'etant reunis autour de Bakhtiyar et
beaueoup de Dei'lemites etant retournes aupres de lui, il se munit d'armes
1. L'annee 367 commence le dimanche 19 aoüt 977. — 2. 19 novembre 977.
3. 15 dec. 977 — 13 janvier 978.
396 IIIST01RE. [188]
* s p. 120. lüji» jiA*»- ,\ ' w li" , j! ürt^p ** »*ia-U k rl lzi~.\ ,c*S Jv_^. ,i jL.5 Cd r ^*
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«..Lij ,_j o^t5^.=>Ji cui-t-i-'j J^j i äJu.» ».,»>. Jl <lx.w Jj j..jJ; ikc *Jä^Ji |2»s
Sjä^c JojJI y. Cji jl lo Ä-iJli> 14 c.iL?j 13 fc ±» r IÜl {y. Jai- <Cl iiJÜ» 12 vJU-S
*Rp. 134- ,V k_»U_T y I (*Js>'J AiLjlj A>Iä.«1 \« i,-*3 Äc-L.3- An» JOj U.JL.J bJcJLs aJ
135. ' t " t "
1. PBCh Ji»'. — 2. BLSCh ja^ij. — 3. LSCh ^JL. _ 4. PBLSCh ja^t. —
5. S add.^s. — 6. P Vi\>. — 7. S **?jSü. — 8. BCh om. dep.*. S add. iüJI ^». — 9. S
om. Jj.1. — 10. BCh i\/^\ ^ jL*b\. — 11, Ch ksJI. — 12. BCh JUS. — 13. BS
vj^-Ut. — 14. BLSCh Jlij. — 15. B ^^1 SCh ^j/U. — 10. BCh ^J^Jl. — 17. S
jJy. — 18. Ch L=>U.Jt. — 19. BCh om. — 20. BLSCh om. — 21. PBCh ,_~kL —
22. PRjöJ.
et de chevaux et se mit en marcho avec une forte armee, dans laquelle il
cherchait son appui. Puis il s'unit avec son gendre Abou-Taghlib-ibn-
*Chp.i57. Hamdan, * et ils convinrent de s'entr-aider dans leurs projets de guerre.
'Adhoud-ad-üaoulah et At-Thai" se leverent alors contre eux. Les deux
partis se rencontrerent ä Qacr-al-Djacc ', qui se trouve en face de Sourra-
man-Raa (Samarra), le matin du mercredi dix-septietne jour du mois de
chawwal (de cette memo annee) '-, et les troupes de Bakhtiyar prirent la fuite.
Un certain kurde de l'armee de Bakhtiyar, saus l'avoir reconnu, l'atteignit
et le depouilla; mais un serviteur turc de Fenna-Khosrou le reconnut.
Comme il faisait lourd et tres chaud, (Bakhtiyar) ne pouvait plus marcher
ä cause de la soif violcnte dont il brülait; il s'arreta et fut tue. Les recits
de son meurtre sont contradictoires : les uns disaient qu'il etait tombe de
fatigue; les autres, qu'un certain nombre de Deilemites, l'avant reconnu,
voulurent l'cnlever au Turc pour gagner la faveur (du calife). Dans l'engage-
ment (jui avait eu lieu entre les deux partis ä cause de lui, il le tuerent et
avec lui un grand nombre de ses partisans et de ses proches. Abou-Taghlib *-
ibn-IIamdan s'enfuit alors a Mossoul, Ibrahim et Abou-Tliahir, deux freies
de Bakhtiyar, ainsi qu'al-Marzouban-ibn-Bakbtiyar et tous ceux qui l'avaient
1. V. Jacul, iv, 1 10. — 2. 28 m:ii 078. — 3. Ici commence la traduetion de Rosen, 135.
[189] UE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 397
AJÜ 'jio Jl ^3 jl^j * ^Jl j^lj pAliU J^J^ili \y^i j-to Jl jn-1
Jl j^^-^L» jLj V>LJI i_L>-u Jl »IUI ilcj "<LJI ^ ä-w)l <_$S ^ ^^
jL-vJlj JLtVl fr ^ Juan It _/L~j ^>-Us J^^JI
7 JCUJ. ytj .JU». fr <J| jU 6 jj*£ r, jU 4 üjjJI 3 ^i r . J. Jl~JI _y.1 Wj
U ^y-J ^ J^ J^ ^-*^ ^>^ J^ -jy^. 10 d^j-> V^ J^ «i-5 * ie»*sp.i2i.
^ O JljLi J " LjJU Uj *j~Jl ^ 3 18 ^U 17 JI JLJI jjl jL-3 1G i^>' * P f. 42*.
^^JälJj Jy>z>S fr*, A-L_> JLiÜl «ÜjJ ^j>0 _j^ «jwJ _U- Jl J jlj ilLil3 ^'-3 * B f. 105 T .
1. S om. ^O J,l. — 2. BCh om. dep.*. — 3. BP J,-^ fr.. — 4. S om. — 5. P
JjU. — 6. PBLS ubique jj>^. — 7. B JA»j»j. — 8. C om. dep.*. — 9. S jjsjJl. —
10. B ^'jj. — 11. B *jy=|ä P ^j^ LS ^yy Ch i'joi. — 12. BLSCh om. —
13. BLSCli .L.J. — 14. Codd. et Ch a*1s. Textus corruptum esse videtur; cf. lbn 'Adun
(ms. Musaei Asiatici 160), f. 29 v . — 15. PBCh om. — 16. PB iJjSjä Ch Ujcf — 17. Ch
r». — 18. S om. dep.*.
suivi, se sauverent ä Damas et arriverent aupres d'Alftekin, qui, etant sorti
ä leur rencontre, les combla de faveurs. Leur arrivee ä Damas eut lieu le
vingt-septieme jour du mois de zou-1-qa'dah de celte meine annee'. Puis
At-Thaü-' retourna ä Bagdad, tandis que Fenna-Rhosrou, etant alle ä Mos-
soul, s'empara de cette (ville), de tous les districts et de toutes les villes
avoisinants.
Quant ä Abou-al-Ma'ali-ibn-Sei'f-ad-Daoulah, qui se trouvait alors ä
Hirns (Emese), il recut la visite de Bakdjour qui se rendit d'Alep aupres
de lui. Abou-al-Ma'ali lui lit don d'un vetement d'honneur et le nomma
gouverneur d'Alep; apres quoi Bakdjour retourna ä Alep, et on commenca
ä dire la priere pour lui dans cette (ville) et tous ses districts. Bakdjour
s'accorda avec tous les serviteurs de l'etat pour s'emparer du chambellan
(al-hadjib) Qarghouyah. Abou-al-Ma'ali se dirigea alors de Hirns (Emese)
vers Alep et sa forteresse 2 ; mais Bakdjour s'empara de Qarghouyah. Venu
ä Alep, Abou-al-Ma'ali envab.it al-Ma'arrah et ses environs au mois de
chawwal de l'an 366 3 et s'approcha d'Alep suivi des Benou-Kilab. Dans la
bataille, qui eut lieu entre lui et Bakdjour, Abou-al-Ma'ali, victorieux,
1. 6 juillet 978. Ici finit la traduction de Rosen. — 2. Le texte ici, ä ce qu'il parait,
est abime. — 3. 23 mai-20 juin 977.
398 HISTOIRE. [190]
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4JjI.lI» ,3 4jl 'ULdj ^Ui_ 9 A)j*aaö Ä^l ^j-OI JuaC 7 J (JLmJI J^ J—jI?
14 A,jJ! 13 U l2 ^ rJU ll _j;l fcyjj ,_Jj} 4_!jjJ| Jul-, <Üj 10 4^)l> *J1 4j^j .ilfrlj
18 jLi«Jj «SlLJÜ Ja I7 5jsjJ1 16 v^-ilj 15 ilLHj j^i jUf ö- jLui J düij
<JjjJ| _u_J XT üjjJI
♦ Rp, (., j* ^*i^ -^ jl-u_>- jV «_JjLT LI <Uj-vJl Jüac yjo LijJI j^l hJUJj
**Chp.l58. _ ,.».'. . .
* R p. tt. «Lojj 4Jj j\ Jjji-Tlj Ju-ili ^fcjLU ^.lc 4, -U-Cclj Jl^Ij ->i ' ^jj^ULJI joj
1. S om. — 2. B om. dep.*. — 3. PBCh om. — 4. B ,j£=-.- — 5. PC add. jt. — 6. C
s^j. — 7. P om. — 8. P «)J!. — 9. C om. — 10. C add. <J^tj. — 11. S Lt. — 12. S
om. fj. — 13. Cf. lbn al-'Adim (ms. Musaei Asiatici N 160), f. 30 ubi Lb. — 14. C
om. ab s-^äJj. — 15. BCh om. dep.*. — 16. P iuJlj. — 17. S ^^jJt. — 18. P jJaJ.
— 19. PB _>.Ui. — 20. BLSCh ^j) et infra. — 21. BLS ^w^.-UJl et infra. —
22. CRCh iUL. — 23. Ch läsotj.
entra ä Alep au mois de rabi' II de Tan 367', oü lui et Bakdjour convinrent
que (Bakdjour) serait nomme gouverneur de Hirns; apres quoi (Abou-al-
Ma'ali) l'y envoya.
Ensuite Abou-al-Ma'ali fit parvenir ä Adhoud-ad-Daoulah des felieita-
tions de son arrivee ä Bagdad et lui fit savoir qu'il lui obeissait. (Adhoud-
ad-Daoulab) renvoya son messager aupres de lui avec un vetement d'honneur
et lui donna le titre de Sa'd-ad-Daoulah; ä son vizir Abou-Calih-ibn-Xaba
(il donna le titre) d'As-Sadid, tout cela au mois de cha'ban de l'an 368*;
apres quoi ä Alep on disait la priere pour At-Thai", puis pour Adhoud-ad-
Daoulah et enfin pour Sa'd-ad-Daoulah.
Abou-1-Wafa : \ secretaire d'Adhoud-ad-Daoulah, sc mit k la poursuite
*Ciip.i58. d'Abou-Tagblib-ibn "-Hamdan apres sa fuite de Mossoul. Craignant pour
sa vie, celui-ci se dirigea vers la Mesopotamie (al-Djazirah) et ecrivit ä
Bardas Sklcros pour implorer son secours, parcc que Skieros avait ete liö
d'amitie" avec lui et reclamait son aide dans son conflit avec Basile. II
arriva que ses lettres nc parvinrcnt a (Skieros) que lorsque les troupcs de
1. 16 nov.-14 dec. 977. — 2. 4 mars-1 avril 979. — 3. Ici commence la traduction de
Hosen, 12-17.
[101] DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 399
, \ -f. ^yj jMlJI Ju.,.*,* (j-lLiJl (j-i/, ,*•• vilLJI J^-l Jfy^?- ^fry -^*) vj,
*j^ls 10 W*JI J ijJ>-\ Ä»9.i ^jj^aJI (jö_/J (j-llill <jö^ 7 LaJli JIäH <C
4. ^UsJj -ul JjJj * *li)l i>i J! .iL» 14 ^l>j j-a^- J jjy ,3 v_ii-r ^l c^
20 jUj (j-^Ujj ÜjJjj ^.k:k...? * 19 *ji-l <U« ii-| C«^ -U, 4jU (j-jj^äJI Ulj * P f. 43.
1. BLSCh y-UyJl. — 2. BP ^JL». — 3. BLS jU^ P j3*=W- — 4 - BCh ,J l-
— 5. BLS Ijj^-'j. — 6. B i^\. — 7. LSCh C i-'U. — 8. BLSCh '^jkj& y**/.
partout. — 9. BLS , ^.Üä-Jt et infra. — 10. BLSCh om. deux mots. — 11. BLS j. —
12. P om. dep.*. — 13. B wJlsu et infra. — 14. C om. quatre mots. — 15. C om. dep.*.
— 16. LS LI. — 17. P ^jV- — 18 - LSCh 5 ^'- — 19 ' LSCh ^• l - — 20 - Ch jLj.
l'empereur Basile s'etaient dejä mises en marche avec Bardas Phocas. Trop
preoccupe de ses affaires pour pouvoir s'interesser ä celles d' Abou-Taghlib,
Skieros lui envoya une grande quantite de vivres et l'engagea ä venir le
rejoindre pour combattre ensemble ses adversaires; apres leur defaite et sa
victoire, (Skieros) viendrait ä son aide. Mais Abou-Taghlib, ne pouvant se
resoudre ä le rejoindre lui expedia comme auxiliaires une partie de ses
troupes, et lui-meme resta dans la forteresse de Hicn-Ziyad, attendant le
denouement de l'affaire. Bardas Phocas et Bardas Skieros se chargerent
pour la seconde fois le vendredi, et Skieros se mit en fuite le dimanche
vingt-unieme jour du mois de cha'ban de Tan 368 '. La nouvelle de sa defaite
etant parvenue jusqu'ä Abou-Taghlib qui se trouvait dans la forteresse de
Hicn-Ziyad, il s'en retourna en Syrie 2 et s'arreta ä Amid. Les troupes
d"Adhoud-ad-Daoulah l'entourerent, mais il partit pour Rahabah*.
Abou-1-Wafa assiegea Mayafariqia et s'en empara; il s'empara aussi
d'Amide, du reste de Diyarbekir et de toutesles places fortes des Hamdanides.
Skieros, lui, apres sa defaite, prit son frere Constantin et son fds Romain
et se rendit ä Diyarbekir; il envoya son frere Constantin aupres d'Adhoud-
1. 24 mars 979. — 2. Rosen croit qu'il faut lire « en terre musulmane » (136, note 76).
— 3. V. Jacut, ii, 764-767.
400 HISTOIRE. [192]
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* S p. 123. Aj <! <JÄ— . Lj iJj-OI -Ua£ ^fry 7 jl <J *-JJ SA-aS ''(^ ' ^ ij ■*"■■-' ^l>
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* R p. IT. \fij>. I J £ - (j^> ö\ \j** CrfJ^^ 1 . (*^*^ *-=-L^ J>\ <Jj-OI JJat jcjl^
*Chp.l59. £jljlf ^JüL" * »(O-Vc jl^j AjIä^I jJUj '^^Ujj Ss-vJj -U. Ji*a-j al-Ai ^11 <Lä
1. B l^ulj LSCh g^xJlj. — 2. PS „^Ijj^ LCh jjjj;/^. — 3. CCh !^l J U. —
4. B om. — 5. BLS ^^.bkJ! et infra. — 6. S ajoute b>. — 7. P om. — 8. PBS A»j j .
— 9. BCh l%. — 10. BSCh ; UJ->. — 11. P cr v^. — 12. B ^L — 13. P ^/j*}.
_ 14. BLSCh om. — 15. BLSCh ^1U. — 16. BLS ^^jj.
ad-Daoulah pour implorer son secours et son aide, en lui promettant l'obeis-
sance et le devouement. Le sejour de (Skieros ä Divarbekir) traina en
Iongueur. Ayant appris son aH'aire, l'empereur Basile envoya aupres
d"Adhoud-ad-Daoulali en qualite d'ambassadeur un de ses nobles secretaires
nomme Nicephore et surnomme Ouranos, qui fut plus tard magistros et
gouverneur d'Antioche, pour empecher ce que Skieros avait projete avec
'Adhoud-ad-Daoulah; (Basile lui remit) des sommes considerables pourarriver
ainsi ä atteindre son but et lui prescrivit de gagner 'Adhoud-ad-Daoulah
par les largesses, dont il le comblerait, en lui promettant de delivrer tous
les prisonniers, qui se trouvaieut en tcrre grecque et de täeher ü tout prix
de l'aire venir Skieros aupres de lui, düt-il le racheter et (racheter les pri-
sonniers) grecs, qui etaient avec lui; il lui garantit qu'il leur l'erait grace
et ne ferait du mal ä aucun d'eux.
Adhoud-ad-Daoulah ordonna alora ä son lieutenant qui se trouvait en
secret ä Mayafariqin, da s'emparer de Bardas Skieros. Mais (ollieiellemeut)
Adhoud-ad-Daoulah fit paraitre son mecontentement ä cause de cette afTaire
et sa colere contre son lieutenant pour ce qu'il avait fait; il lui ecrivit
d'amener ä Bagdad (Skieros), ainsi que son fds Romain et tous ses hommes
Chp.159. au nombre * de trois cents environ. A l'arrivce de Skieros Adhoud-ad-Daoulah
[193J DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIR. 401
2 Sjo-U \\/>ti\ Ot *J~JJ <*J ^Jl>- \j\z <)jJÜl X^sc *}j,\ ^jj^iül Jx») UJj „jjJ
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fc^i- JjCj O- 0*—^ OjjJI AJaC JjOj f>bJlj JUI \^i ^u ijj L *-<o- Jlc- * P f - 43'.
1. 1B [wjj.a_JLJl LS , ^.bijüJt et infra. — 2. L om. — 3. Ch alsic! J'. — 4. L
LUL,. — 5. S r Ci. — 6. BLSCh J-jtj. — 7. P o,Ol (sie). — 8. C ,1^4. L ^i..
— 9. BLSCh J Jlo jb C jL '»"%*)! ^ Jjj U. _ 10. PH om. jl. — 11. BLSCh
JLjj. — 12. S i^^l. — 13. S UyJt_,. — 14. S ^Jo. — 15. S J5\ — 16. P om. —
17. S Lr .01. — 18. BCh 4^ P iu.js. ^ S om. — 19. P jjLb. — 20. BLSCh \±#a^.
— 21. CCh add. »Äil ^ PB add. ^ R add. J. — 22. CCh jaJi JüuaU.
le logea dans un palais qu'il avait fait evacuer pour lui et Iui assigna une
rente considerable; il le tint enferme et le fit garder; il lui promettait de
le faire mettre en liberte et de lui donner des troupes. Adhoud-ad-Daoulah
envoya ä l'empereur Basile un de ses homraes de confiance surnomme Ibn-
Sahra au sujet de Skieros et de ses inlentions et (lui fit savoir) combien de
ses possessionis (Skieros) lui avait promis apres s'etre engage ä restituer ä
('Adhoud-ad-Daoulah), lorsqu'il aurait triomphe, les forteresses prises par
les grecs et enlevees aux musulmans. G'est pourquoi, ('Adhoud-ad-Daoulah)
reclama ä (l'empereur) la restitution de ces forteresses; siuon il aiderait
Skieros de se's troupes et le soutiendrait dans son intention de faire la guerre
contre (l'empereur). L'empereur Basile lui fit alors savoir qu'il n'attachait
pas grande importance ä (la cause de Skieros) et que cela ne l'inquietait pas.
Sur ces entrefaites il fut rapporte ä Adhoud-ad-Daoulah que Nicephore,
ambassadeur de l'empereur Basile, arrive pour reclamer Skieros, mais
desesperant (de se le faire livrer) aurait cherche ä le faire empoisonner
et ä le faire mourir pour en debarasser son maitre. ('Adhoud) alors, apres
lui avoir egalement prepose des gardiens et Tavoir mis en prison, s'empara
de tout l'argent et de tous les efl'ets, qu'il avait apportes. Puis 'Adhoud-ad-
Daoulah, etant tombe malade, — ce qui le detourna de (Nicephore) et des
402 H1ST01RE. [194]
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1. CCh ^ii^. — 2. CCh »jJj ..W. — 3. B l^it.. — 4. C om. ad. ^^Ju-J! ^. —
— 5. BLSCh om. P ^^^1. — 6. S (Jjä. — 7. BLSCh [J t~.. — 8. BLSCh
^J-bylM. — 9. BP _..!*: et infra. — 10. BLS ^.üfiJI et infra. — 11. LS jjs. —
12. S ^d. — 13. BLSCh s^\. — 14. Ch add. *J!. — 15. LSCh om. — IG. BLSCh om.
autres, — mourut. Eux tous resterent emprisonnes ä Bagdad pendant
huit ans jusqu'au momcnt oü Camcam-ad-Daoulah delivra une ordonnance
et leur cause finit de la l'acon, dont nous parlerons plus tard.
La quatrieme annee du regne de Basile Nicolas Chrvsob<'rgios fut elu
patriarche de Constantinople. Apres avoir siege pendant douze ans il mourut.
A cette epoque fut connu Simeon, secrctaire et logothete, qui composa
les histoires des Saints et de leurs fetes.
Apres la defaite de Skieros, Abou-Taghlib alla ä Damas, oü il trouva
que Fun de ses habitants, nomine Oassam, apres s'v 6tre fortilie et s'cn etre
empare, s'etait revolte contre al-'Aziz-billah; n'ayant ancun moyen d'y entrer,
il campa dans les alentours. Des engagements eurent Heu entre lui et les
partisans de ce Qassam. Abou-Taghlib-ibn-Hamdan envoya alors aupres
<1 Al-'Aziz-billah son secrctaire pour lui drinander du seeonrs; et celui-ci
lni promit tout ce qu il voulait. Al-'Aziz-billah expcdia en Syrie Al-Fadld-
ibn-Calih, un de ses chefs les plus nobles, pour se servir de quelques strata-
gemes contre Qassam et s'emparer de la ville. (Al-Fadhl) alla ä Tbabariyah'
1. V.n C'.Hlilee.
1G0.
[195] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 403
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1. S Ijl. — 2. B J. — 3. B lülSj SCh ^äb.. — 4. S ^1 Ch M. — 5. P a^-Jb
BLS »k-J! J Ch ij~d\ J. — 6. BCh cr C_>. — 7. LS om. — 8. S ^. — 9. BCh
om. — 10. BLS^>j»li. — 11. P LJ BLSCh iLo.1. — 12. R »*JÜ!. — 13. R l^ä Ch
l^L. — 14. P JL>. — 15. LS ^1. — 16. LS ULij. — 17. BCh ^-d.
et s'approclia d'Abou-Taghlib ; ils entrerent en pourparlers pour tomber
d'accord. AI-Fadhl alla chez lui, et Abou-Taghlib le rencontra ä Cinabrah'.
(Al-Fadhl) lui promit alors de la part d'Al-Aziz * tout ce qui pouvait le*chp.i6o.
rassurer; apres quoi tous deux se separerent, et chacun d'eux s'en retourna
de son cöte.
Ensuite Al-Fadhl partit pour Damas, mais ne pouvant accabler Qassam
par les stratagemes, il revint ä Ramiah par la route littorale. A Ramlah se
trouvait Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah-at-Tha'i; c'etait un bedouin,
qui s'etant empare de ce district, avait ouvertement reconnu le pouvoir d'Al-
Aziz-billah, sans agir d'ailleurs selon ses ordres. Comme sa force augmentait,
les bedouins se mirent de son cöte. Sur ces entrefaites il marcha contre les
tribus d"Oqai'l, qui etaient en Syrie, pour les envahir et les chasser de
ces pays.
Les (Benou-'Oqail), alors refugies aupres d'Abou-Taghlib, lui deman-
derent d'arranger leur affaire; il ecrivit donc (ä lbn-al-Djarrah), lui deman-
dant de ne pas le faire ; lui-meme partit et s'arreta non loin d'Oqa'il pour les
empöcher de s'en aller. Son accord avec eux attrista Ibn-al-Djarrah et AI
Fadhl, qui eurent peur de lui. Ennuye d'attendre trop longtemps le secours
de l'Egypte, Abou-Taghlib partit avec les tribus d"Oqail pour Ramlah au
1. V. /acut, in, 419.
404 HISTOIRE. [196]
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/^«.L-Ji /.-« öüi Jjbl ijlS ^.U. liüj .'^ r 'j
1. PLJ BLSCh ^LJ. — 2. BCh ora. dep.\ — 3. B ^ souvent. — 4. Chjjl. —
5. BCh om. quatre mots. — 6. BLS^-J. — 7. BLSCh ^Jj?*?. - 8. BCli om. —
9. BCh i.Ji. — 10. CIi iwj (sie!). — 11. Ch t= j~~ (sie). — 12. S Lj>L*>. — 13. B
^ JLJ'. — 14. PB oL*J!.
mois de mouharrem de Tan 369'. A son approche Ibn-al-Djarrah et
Al-Fadlil s'enfuirent. Puis Al-Fadld rassembla les troupes du littoral et
Ibn-al-Djarrah rassembla les Arabes ; de cette maniere ils se preparerent
ä la guerre. Ensuite la bataille s'engagea entre Ibn-al-Djarrah et Abou-
Taghlib aux environs de Ramiah au mois de cafar de cette meine annee";
Abou-Taghlib, ayant ete battu, fut fait prisounier par Ibn-al-Djarrah.
Al-Fadhl se dirigea alors vers lui pour le delivrer. Sur ces entrefaites Ibn-
Djarrah, ayant peur, qu'(Al-Fadhl) n'amenät (Abou-Taghlib) en Egypte
et qu'on ne l'y traität de la merae maniere que le Türe Alftekin, c'est-ä-dire
qu'on ne le comblät de faveurs et de gräces, le tua avant L'arrivee d'Al-Fadhl.
Ensuite Al-Fadhl arrive prit sa töte, ainsi que tous ses compagnons qui
etaient prisonniers, et les amena en Egypte 3 .
Au mois de ramadhan de l'an .'570'' AI- Aziz-billah ordoima en Egypte
de cesser la priere d« al-qounout » ', — la priere que les musulmans adres-
sent dans les mosquecs eathedrales au mois de ramadhan apres la priere
du soir, — ce qui etait dur ä supporter pour lous les nuisulmans-sounnitcs.
1. 29 juillet-27 aoüt 979. — 2. 28 aoüt-25 sept. 979. — 3. Ici linit la traduclion de
Mcdnikov, 1, 356. — 4. 10 mars-8 avril 981. — 5. Sur cclle priere v., par exeniple,
Th. P. Hughes. A dictionary of Islam. London, 1885, 101, 1 ; 482, 11.
[197] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 405
»^o-LsJ £.w__« ij^l ö.jl ÜM^I Ifi jlS 4 jl dUjj iLÄ) l^Jlc ^%^\ joj Ia»-
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15 W ö'j ^^ &?* $> W ^ y y n Jc L, U£)1 JU„ 1^1 10 o^
<>J (**r-^ Jjr-*- 1 -' '|T^ X J^>„ "^J (n"^"" ä* ^ ^J^V- 7 ö^ L^b 5 *^ <^ * P f- 44'.
1. C rV« iL_ P om. wjt. — 2. PB ^j souvent. — 3. PRLS .U,. — 4. CCh kl.
— 5. PBLS om. — 6. BLS Ju. P J^ß. — 7. P syJ. — 8. LS so*. — 9. S uU. —
10. P o^ij. — 11. PB jl*. —12. P IjyjO. — 13. BLSCh JJL51*. — 14. BLSCh ^»j
JJI. — 15. P rt^Mj- — 16. P om. jl. — 17. S om. — 18. B t^.ß. — 19. LS *^~l^.
De ce temps-lä les Grecs s'emparerent du tres fort chateau d'Ibn-Ibrahim
dans la ville de Ra'ban. Ils conquirent (le chäteau) gräce ä une ruse :
Le gouverneur de la forteresse avait ä son service une captive d'origine
armenienne dont les freres et la soeur demeuraient ä Ra'ban. Celle-ci vint
un jour rendre visite ä sa soaur et fit aupres d'elle un assez long sejour,
durant lequel eile vit que la forteresse ötait abandonnee, mal gardee et qu'on
pourrait s'en emparer, en employant la ruse. Elle mesura alors la hauteur
de (la forteresse) ä l'endroit, par lequel on pourrait y entrer, jusqu'ä terre
avec le fil de son fuseau et, rentree chez eile, communiqua ä ses freres l'etat
de la forteresse et l'idee qui lui en etait venue, qu'elle etait mal gardee
et que, s'ils s'en occupaient activement, ils la prendraient. Puis apres leur
avoir montre que cette affaire etait facile, eile les poussa ä fabriquer une
echelle de la longueur du fil, avec lequel * eile l'avait mesuree. Ils y allerent *chp.i6i.
de nuit avec l'echelle, qu'ils avaient faite, et l'ayant appuyee contre (la
muraille), y monterent avec les hommes qui les suivaient.
Cette meine nuit le gouverneur de la forteresse avait eu l'intention de
rester seul avec ses femmes pour s'enivrer avec elles. G'est pourquoi il
ordonna aux gardes de ne pas le deranger par leurs cris, ni de l'inquieter
par leur service. (Les gardes) s'en allerent pour la plupart, et les autres
406 HISTOIRE. [198]
* s P . 128. Sjlc 13 ^ o ^£_ iLU f -^J 12 dj^ J\ u lSi^i\ 10 iVj dUÜl Jl-L Sjj *
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1. C l/M. — 2. Ch Uli. — 3. C ijlji.j ^ji. — 4. C add. *JI jo^j. — 5. P i*Hä)l. -
6. SCh J,y-'j. — 7. L om. — 8. P l^iyc. — 9. Ch t^^j. — 10. BLS i%. — 11. P
Lii^t. — 12. C ^f$f£. — 13. C J (melius). — 14. LS U.Lc. — 15. LS L^Jj. —
dormirent ä leurs places. Quand donc les freres de la femme et leurs com-
pagnons eurent penetre dans la forteresse, ils n'y trouverent qu'un unique
gardien endormi, qu'ils tuerent; se precipitant ensuite dans l'appartement
du gouverneur de la forteresse, qui etait etendu sur sa couche, ils le tuerent ;
ainsi que sou fils. Aussitöt apres cela ils proclamerent le nom de l'empereur
Basile. Lorsque ceux, qui etaient dans la forteresse, les eurent vus, ils en
sortirent et prirent la fuite. Les Armeniens, apres avoir occupö (la forteresse)
et s'en etre empare, la remirent ä l'empereur Basile, qui les rccompensa,
les combla de faveurs et ordonna de la rebatir et de la fortifier davantage,
de sorte qu'cllc devint inaccessible pour l'attaque et imp renable par la
force.
Puis l'empereur Basile remit le gouvernement de Latakieli (Laodicee)
ä Iv. r. m. rouk' ä cause de ses grands Services anterieurs, c'est-ä-dire de
l'incursiou qu'il avait faite sur la ville de Tripolj et ses environs, oü il avait
fait beaucoup de prisonniers, massacre uu grand nombre de ses babitants
et de Maglirebins et s'ötait empare d'un grand butin. De ce temps-lä les
troupes de Maglirebins arrivercnt dans le district d'Antiodie sous le
commandement d'un cmir, nomme As-(.!anhadji, qui avait laisse ses bagages
I. Lenom mutilc. V. Hosen, 153-154.
[199] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 407
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1. P iay> s . — 2. S (J^J!. — 3. BLSCh ^jJi. — 4. PBR ^»/. -- 5. PH Ja,
j~.!j. — 6. B s. p. — 7. C^U ^ Jlj.3. — 8. BLSCh ^Uj. — 9. C om. deux mots. —
10. R Tji. — 11. PjSl. — 12. P add. ^f 3 y/. — 13. Ch ^ijj. — 14. BCh ^y.
(J JLw,,J) ^UyJI. — 15. SCH J^t. — 16. SCh ^JwJ. — 17. BLSRCh ^JlL,.
— 18. B J*=sJ'. — 19. BCh p^ll. — 20. BCh add. J£ — 21. Cli Uy. — 22. P J^U..
et son convoi de vivres quelque part en arriere. K. r. m. rouk, s'ötant mis en
route pendant la nuit, s'empara des bagages et ayant attaque les troupes,
les vainquit, fit des prisonniers et massacra im grand nombre de leurs
guerriers.
Nazzal et Ibn-Chakir allerent de Tripoli ä Latakieh (Laodicee) en
Tan 370' pour assieger sa forteresse. K. r. m. rouk maicha alors avec son
avant-garde. Younous, esclave d'Ibn-Chakir, s'etant jete sur lui, blessa son
cheval et le fit tomber ä terre. Apres quoi K. r. m. rouk fut saisi et envoye
au Caire, oü plus tard il fut proclame par un crieur public (qu'il etait con-
damne; et il tut execute 2 ).
Le domesticos Bardas Phocas se mit en marche contre Alep au mois de
djoumadah I de Fan 371 3 , et le lendemain de son arrivee la bataille s'enga-
geapres de Bab-al-Yehoud (la porte des Juifs). II reclama ä Sa'd-ad-Daoulah
l'argeut d'apres le traite conclu. Apres les pouparlers on tomba d'aecord
qu'une somme annuelle de quatre cent mille dirhems de bon argent, ä vingt
dirbems le dinar, serait pa} T ee aux Grecs. Le cinquieme jour apres son
arrivee, (le domesticos) s'en alla.
1. 17 juillet 980-6 juillet 981. — 2. Le texte est complete par Rosen, 17 et 155. —
3. 2 novembre-l" decembre 981.
408 HIST01RE. [200]
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1. BCh om. dep.\ — 2. PBCli ^jJI. — 3. Miskawaih, II, 415-416 -U,-. — 4. S
jjww. - 5. S »Li-»Li.j. — 6. P &\ «jUJ!. — 7. LS -»... — 8. LS ^_JS. — 9. BCh
om. — 10. B ,1. — 11. BCh .&M.:J. — 12. BCh om.
La cinquieme annee' du califat d'Al-Aziz, Joseph, qui etait medecin, fut
nomme patriarche de Jerusalem; apres avoir siege peudant trois ans et huit
mois il mourut au Caire et fut enterre dans l'öglise de Saint-Theodore, du
cöte d'Anba Christodoulos 2 .
Quant ä Adlioud-ad-Daoulah il marcha de Bagdad vers Hamadan pour
•Ghp.i62. faire la guerre contre son frere Fakhr-ad-Daoulah-'Ali-ibn-Roukn * -ad-
Daoulah. Apres l'avoir battu il rentra ä Bagdad; apres quoi ses affaires
furent en bon etat. 11 envova une partie de ses troupes ä Sahroun, qui avait
etc depuis les temps anciens imprenable pour les sultans anterieurs ; (la ville)
fut prise, et il s'en erapara. Puis il ordonna de s'adresserä lui ou d'ecrire
de sa part « au noni de l'empereur, du roi des rois, 'Adlioud-ad-Daoulah,
Tadj-al-Millah et Wali-1-Ni'am ». Ensuite il epousa la fille d'At-Thai' et la
fit venir aupres de lui. II domina sur tout le pays de Fars, de l"Iraq, de
Mossoul et de Diyarbekir. II fut enorme'ment rcdoutö des gcns et de tous
les habitants de son empire, et son vizir al-Mouthahhar ibn- 'Abdallah fut
envoyc ä al-Batliilia pour arranger les aHaires. Et comrae les affaires n'al-
laicnt pas comme il fallait saus son niauvais vouloir, saisi de grande crainte
1. Ici commence aussi la traduction de Mednikov, i, 356. — 2. Ici iinissent les tra-
ductions de Hosen, p. 17, et de Mednikov.
[201] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 409
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1. S w*JJI. — 2. PBSCh JjjX-J L ^jyJ. Cf. Miskawaih, II, 411. — 3. S w-JJI.
— 4. B ct: -Cu. — 5. P j^. — 6. P ,vk. — 7. Sj^jJI. - 8. PS JjjJl. — 9. Ch
.XkJ Cf. Miskawaih, II, 412. — 10. P 4i't ;J ^). — 11. PBCh^iJt et infra, sed cf.
Miskawaih (index). — 12. BSCh om. — 13. P «iV. — 14. Ch jjO,. — 15 B J\
— 16. P Jjj y~,. BLSCh om. — 17. PSB j!^ et om. ^. — 18. BSCh A=J. —
19. B om. — 17. BSCh Us^.
ä cause de sa violence, ayant peur pour sa vie, il invita soa medecin et lui
ordoana de le saigner pour epuiser son sang et le faire ainsi mourir. Mais
le medecin lui dit qu'il n'avait pas besoin de la saignee et tächa de le
detourner de son intention. Apres l'avoir renvoye, reste seul, il prit un cou-
teau de son encrier et se coupa lui-men:e, les deux arteres cubitales ; et par
suite de cette blessure mortelle il raourut sur-le-champ.
'Adhoud-ad-Daoulah confia apres lui l'administration des affaires d'etat
ä Abou-r-Rayyan-Hamd-ibn-Mohammed avec son remplagant Abou-Mangour-
Nacr-ibn-Haroun le chretien, ä cause des affaires graves qui avaient eu lieu
entre al-Mouthahhar et lui. Apres la mort d'al-Mouthahhar, Abou-Mancour
fut seul (vizir). Adhoud-ad-Daoulah, tombe malade, appela, ä cause de
sa maladie, ä Bagdad, son fds aine, Abou-1-Fawaris-Chir-Zaid-Charaf-ad-
Daoulah et Zai'n-al-Millah de Chiraz. Adhoud-ad-Daoulah avait un servi-
teur eunuque negre, nomine Chikar qui etait ä la UUe de toutes ses affaires.
Celui-ci ne permit ä aucun de ses fds d'entrer chez lui pendant la maladie
malgre sa longue duree. Charaf-ad-Daoulah soupconna alors que son pere
etait mort et que Chikar cachait cet evenement. Se precipitant, il entra
dans la chambre, oü Adhoud-ad-Daoulah etait couche, et vit qu'il etait
PATH. OR. — T. XXIII. — F. 3. an
410 HISTOIRE. [202J
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♦Chp.163. j] _Lo JUJI * jyj £>* SJu iJj-dl *La*^. 4-i-l ^j C ^>5J>l>\ 14 Cu-£Ulj
— i. Ch Jjü. — 2. BLSCh _^U. — 3. Ch ^^1. — 4. PS *-«x.. — 5. LS J. —
G. S ,jsf. — 7. BCh om. dep. *. — 8. LSCh Jjj. — 9. S ^,-^1. — 10. P om.
- 11. B »jjI. — 12. B lyii-. — 13. B U, («c). — 14. BLS w^tj Ch wJwülj.
encore vivant; apres quoi il en sortit et ne revint plus aupres de lui. Apres
quoi son pere, ayant de la repulsion pour lui, l'exila ä Kirman. Puis
'Adhoud-ad-Daoulah mourut d'epilepsie le mardi dixieme jour du mois de
chawwal de l'an 372'. Chikar cacha sa mort ä ses fds, ä tous les nobles et
au peuple jusqu'au premier mouharrem de Fan 373 2 . (Avant sa mort) il avail
nomme vizir al-Marzoub;m-Camcam-ad-Daoulah et Chems-al-Millah, il avait
nomine son frere Abou-Thahir gouverneur de Chiraz et d'Ahwaz et leur
autre frere Abou-1-Housciii-Ahmed (gouverneur) de Wasith. Lorsque
Cliaraf-ad-Daoulah eut appris la mort do son pere et que son frere Camcam-
ad-Daoulah avait ete nomme ömir, ayant rassemble ses serviteurs, ses-
guerriers et d'autres, il marcba de Kirman ä Chiraz et apres s'en etre
empare saisit Abou-Mancour-Naer-ibn-IIaroun, vizir de son pere; apres
quoi il se sentit fort ä cause des munitions, des armes et de l'argent, dont
il s'ctait empare dans les forteresses (du district de Chiraz). Etil se mit avec
ses troupes en route pour Bagdad pour y devenir emir et s'einpaier de « la
ville de la paix » (= Bagdad).
Pendant quelquetemps la guerre s'engagea entre lui et son fröre Caincam-
Chp.163. ad-Daoulah. Ensuite ils tombercnt ' d'accord que Bagdad et les provinces-
1. 28 mars 983. — 2. 15 juin 983.
[203] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 411
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1. L ^ß. — 2. P »IjbjJ). — 3. BLS «-. — 4. Ch _>*. — 5. S jJli, — 6. BCh
j>yi\. — 7. C om. — 8. LSCh ^J^I. — 9. BCh s^L, tjdi. — 10. BPCh ^. —
11. S f,x*. - 12. LS ^UJL — 13. Ch ^. — 14. Ch »Job. — 15. BLSCh ^sil.
— 16. CLS al»j. — 17. BPCh ^. — 18. PBLSRCh. add. ^JLv^l. — 19. LS iy>.
avoisinantes appartiendraient ä Camcam-ad-Daoulah, mais que dans les
priores le nom de Charaf-ad-Daoulah serait prononce avant celui de (Camcam)
ä cause de son äge plus avance; (il en serait de meme) sur la monnaie. Ayant
fait la paix sur ces conditions, ils ecrivirent une lettre concernant (leur)
accord et s'engagerent mutuellement par serment ä accomplir ce que (la
lettre) assurait. Cela eut lieu au mois de gafar de l'an 376 '.
Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah 2 se revolta contre AI- Aziz-billah
et proclama publiquement sa desobeissance envers lui. Sur ces entrefaites
Rachiq-al-Azizi, beau-frere du vizir Yaqoub-ibn-Yousouf, fut envoye en
Syrie en l'an 371 3 . L'ayant rencontre il lui fit quitter la Syrie et le mit en
fuite. Apres sa defaite, Ibn-al-Djarrah partit pour attaquer les pelerins de
la Mecque et leur couper le chemin du retour. AI- Aziz envoya alors Mouflih-
al-Wahbani avec des troupes ä leur rencontre pour les proteger. Mais Ibn-al-
Djarrah, l'ayant assailli ä Aylah, le tua ainsi que tous ceux qui etaient avec
lui. A la suite de cette nouvelle arrivee, les pelerins, craignant pour leur
vie, se dirigerent vers Wadi-1-Qoura, oü ils resterent pendant quarante-cinq
jours. Ensuite ils entrerent en Egypte, et Ibn-al-Djarrah s'en retourna en
Syrie. Mais Rachiq l'ayant rencontre ä nouveau le battit. (Ibn-al-Djarrah)
1. 12 juin-10 juillet 986. — 2. Ici commence les traductions de Rosen, 17-19, et
deMednikov, i, 356-357. — 3-7 juillet 981-25 juin 982.
412 I1IST0IRE. [204]
p f. 4i',. A-asj «^sLilj üjU»Li ^ä* 5 ^ ~>y^i ij\ ~ ^s^3 *-Lr" (J^ J^-y 1a "*J»»
fLül ^1 *=^s Aoi^j ^LL= -0 4 jAJ»lj S-VäJI dÜJI Jl~,1> j^o L^JL. Cilk'l
(3-*"-° Ji j-a* t> -feH' cf^r^ ^t^J ^J t^i *:^ J^VI J^jJI J^ (j-dlj
1. BLSCh a^. — 2. BCh U^lj. — 3. L |J £ P f. — 4. B jjlUs. — 5. BPLSRCh
^Job et infra. — (i. BCh om. dep.*. — 7. B «_i~a>. — 8. S 1-.. — 9. B Lesj. — 10. S
.^VsH et infra. — 11. CCh add. _.U C U. — 12. C add. ; ^. — 13. BCh om. dep.*.
enlra alors dans le desert pour se redigier ä Homs (Emese) aupres de Bakd-
jour, qui lui accorda hospitalite et protection. II se dirigea vers Antioc he
pour implorer le secours de l'empereur Basile, qui apres lui avoir remit un
present le renvoya. (Ibn-al-Djarrah) de retour en Syrie demanda son pardon
ä Al-Aziz, qui le lui accorda '. Puis les troupes egyptiennes d'Al-'Aziz allerent
ä Damas sous le commandement de Yaltekin (T. 1. tekin) 8 pour combattre
Qassam, qui s'etait empare de cetteville. (Yaltekin) etant campe aux environs
de Damas dans un endroit nomme al-Dakkah, les habitants de la ville firent
la guerre contre lui, et il les assiegea pendant quelque temps. Oassam sortit
aupres de Yaltekin, et celui-ci emmena Qassam, son fds, ainsi quo son beau-
frrre en Egypte, on ils furent montres en parade ä dos de mnlets au mois
de rabi' 11 de Tan '.i~'.V [ et jetes en jtrison jusqu'au quinzieme jonr du mois
de zou-1-hidjah*. Ensuite al-'Aziz, apres les avoir reläehes, les gracia et
les combla de l'aveurs.
Bakdjour se revolta ä Hirns (Emese) contre Sa'd-ad-Daoulah et appela
les troupes d'Al-'Aziz, qui marcherent avec lui; il campa devant Bab-al-
Yehoud (la porte des Juil's) le premier rabi' II de l'an ;>7.V ; , et ils sc battirent
pendant deux jours. Sur ccs entrelaites le domesticos Bar da s Phocas marcha
1. Ici finit la traduetion de Mednikov, i, 357. — 2. V. Rosen, 157-158. — 3. 12 sept.-
10 oct. 983. — 4. 19 mai 984. — 5. 12 sjept. 983.
[205] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 413
3 UjVI *J\ 2 J>-J Jy^. J* Irf- *J>JJ v~^ J\ ',3^—-^ ^lüJl (j-j^. «Chp.ic4
^ '^ ^U n Lj (n -i* w-U) ^jVl ^>U" 'IaJ ^ J3_) I^Ias-I ^lc dUi A» (jiij
j Jiilj j-äJI -*üj /j-j< — j JuA? a-Lw (j t^«)i -CJSIj oUSVy ^jj-»1 (jl*»i 0-*oij-ij
1. BLSCh jjJLs-w'jjJl ^lääJ! ^^j. — 2. C add. L^. — 3. S J»>yj!l &>. — 4. BCh
. dep.*. — 5. CS s^s. — 6. BCh om. dep.*. — 7. CCh J*=£. — S. BCh om. dop.*.
9. LSCh f-.y — 10. C add. Ifci \jK. — 11. B b, LSCh ^Jjj. — 12. B Lau. —
BLSCh om. deux mots. — 14. B Äj&.
om. dep.*.
— 9.
13. B
sur Alep. * Cette nouvelle parvint ä Bakdjour, qui partit ä sa rcncontre le*chp.i64
mercredi huitieme jour du mois de rabi' II'. Bardas Phocas vint (ä son tour)
camper en face de la porte des Juii's le jeudi quatorzieme jour du raeme mois 2 ,
ayant avec lui Moufarridj. La bataille s'engagea. Puis (Bardas Phocas) et
Sa'd-ad-Daoulah echangerent des ambassades, et ils convinrent entre eux que
Sa'd-ad-Daoulah lui payerait le tribut de deux ans — qua'rante mille dinars.
Le lundi, vingt-six du raeme mois 3 , Bardas Phocas marcha, poursuivant
la route sur Hirns et, apres en avoir emmene en captivite les habitants, brüla
un grand nombre de ceux qui cherchaient r'efuge dans les cavernes; puis
il alla vers Tell-Khalii'ah ' et passa plus loin. Bakdjour partit pour Damas
oü il fut nomme gouverneur, et, apres avoir saisi les rebelles de (la ville),
en massacra plus de trois mille; il en crucifia plusieurs et en fit enterrer
dautres vivants 5 .
En 372° (la crue) du Nil s'etant arretee en Egypte, les prix (des denrees)
furent bouleverses et les prix des grains et des vivres augmenterent, de
sorte qu'en l'an 373 7 la cherte s'accrüt et le manque de pain se fit sentir;
il faut y ajouter une grande epidemie, qui fit perir une quantite enorme de
gens.
1. 19 sept. 983. — 2. 25 sept. 983. — 3. 7 oct. 983. — 4. La position de cette ville
n'est pas fixee; v. Rosen, 158, note 126. — 5. Ici Unit la traduction de Rosen, 19. — â–
6. 26juin 982-14 juin 983. _ 7. isjuin 983-3 juin 984.
414 HISTOIRE. [206]
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jiljjj (OJI J*l ^ f y ^b jyjJI Jljjl Sa^d- Uc 12 *ii xe j^JI ^ *
jLo Oül 17 ^JLJ1 J^ ^j (v^lj 16 <jJUl£ fr** JUäVI J l^-ly L> 15 V
1. BLSCh üjlJI o£k' J, au lieu du passagc dep.*. — 2. BLSCh f jä\. — 3. BLSCh
UJI. — 4. P j»läJ!. — 5. PLSCh IjsCLj. — 6. P J. — 7. BLSCh ^aU — 8. P ajoute
v j. _ 9. ps ~a£)l. — 10. LS J-atoj. — li. BLSCh 5 jJ_)*J'l *i J _j. — 12. BLSCh om.
dep.*. — 13. L iL» S UL». — 14. BLSCh ^L QsLa-Lj. — 15. BLSCh Li.. -
lü. BLSCh om. — 17. Ch ^Ul.
Le dimanche dix-septieme jour du mois de chawwal de Tan 373' Al-
'Aziz ayant fait saisir son vizir Yaqoub-ibn-Yousouf, ainsi qu'Al-Fadhl-ibn-
Calih et ces deux i'reres les isola chacun dans im endroit. En ce meme jour
les desordres eclaterent dans la ville de Micr, et on euleva des vetements ä un
grand norabre de gens qui faisaient la route pour le Caire. Les marches
de la ville ayant ete lerraes, les chefs de garde, allant ä cheval, calmaient
le peuple. Puis (Al-Aziz) confisqua tout ce qui appartenait au vizir; on emporta
de la maison d'Al-Fadhl-ibn-Calih (une grande quantite) d'ustensiles et
d'eflets et, de la maison du vizir, deux cent mille dinars d'argent comptant,
qui l'urent verses dans le tresor du palais. En meme temps les cnancelleries,
qui se trouvaient dans le palais du vizir, furent tiansferees au palais d' Al-
Aziz. Le vizir avait aime les gens savants et instruits et pour les honorer
les avait combles de faveurs. J'ai appris qu'au moment de L'arrestation du
(vizir) etait tombee, entre les mains d'al-'Aziz, une liste des depenses du
vizir pour quelques savants, copistes et relieurs de livres [depenses s'elevant]
ä la somme de mille dinars tous les mois. Al-Aziz ordonna de continuer ä
les payer d'apres cette (liste) et de n'cn rien supprimer. Apres qu'ils (le vizir
et les autres) furent restes en prison peadanl deux mois entiers, (Al-'Aziz)
les relacha et ayant ordonne de payer au vizir deux cents mille dinars lui
1 . 23 mars 984.
J207] DE YAIIYA-1BN-SA1D D'ANTIOCHE. 415
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JÜ JLil lji"is3 tj^aa- <f^l (_y^». f-^J Olü~^«J'
1. BLSCh om. — 2. BLSCh add. L.*?.. — 3. Ch «j^j. — 4. BLSCh »Jsil. —
5. BLSCh iUL. — (i. BLSCh ^^su-jjf. — 7. S sUt. — 8. B ^-j^U,!. — 9. P ( * r s^. —
10. BCh om. deux mots. — 11. BLSCh ^ilou^yJ! ^UyJl ^y.. --12. P ^S
^J^ c s.b. — 13. C wi~Jl> (melius). — 14. LS ^ 3i . — 15. P jä^ü Ch \yj*ä.
— 16. B om. dep.*.
rendit tout ce qu'il lui avait pris. II rendit egalement ä Al-Fadbl-ibn-Calih
ainsi qu'ä ses freres ce qu'il leur avait enleve, et les reintegra tous dans
les charges qu'ils avaient occupees.
Au mois de ramadhan de l'an 375* Oreste, oncle maternel de la souve-
raine, la fille d'Al-'Aziz-billah, fut nomine patriarche de Jerusalem; apres
avoir siege pendant vingt ans il mourut ä Constantinople . * Son frere Arsenius * Ch p.165.
fut egalement nomme metropolitain du Caire et de Migr 2 . Tous les deux
combles des faveurs bienveillantes d'Al-Aziz-billah furent les premiers per-
sonnages pendant son regne et pendant la grandeur de sa puissance 3 .
Abou-l-Ma'ali-Sa'd-ad-Daoulah tarda ä payer aux Grecs I'argent stipule.
Sur ces entrefaites le domesticos Bardas Phocas marcha surKilliz'' et apres
lui avoir fait la guerre et l'avoir prise par force, emmena ses habitants en
captivite au mois de cafar de Tan 375 5 ; puis il battit un detachement des
Hamdanides, qui avait attaque son camp, et arrive devant Apamee dressa
contre eile des machines de guerre qui jeterent bas quelques tours de sa
forteresse; ainsi il l'attaqua avec la plus grande violence.
1. 15 janvier-13 fevrier 986. Ici commencent les traductions de Rosen, 19-29, et de
Mednikov, i, 357-358. — 2. C'est-ä-dire « des Nouveaux et du Vieux Caire ». Mednikov,
i, 357. — 3. Ici iinit la traduction de Mednikov. — 4. Une forte place au nord d'Alep.
Rosen, 166, note 131. — 5. 23 juiu-21 juillet 985.
416 IIISTOIRE. [208]
* Pf. 47. J*t Jjb iilia;! 2 J*ß ^1 J y>j " J-^ jU*- J>J3 J\ 1 *>j£-J> J^J
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1. PB jjjcJ Ch ijrf.3 LS ,,jbJ C äJjJJ) Jju.. — 2. P add. J»!. — 3. BCh om. dep.*.
— 4. B L-j. — 5. C ajoute Ji )jV \jj£. — 6. Ch IjU^I. — 7. Ch ajoute _, LSlIaJl ^.
— 8. BCh ) j»S=— >jjJJ ^3^ et infra. — 9. S om. _,. — 10. BLS ^Lälj et infra. —
11. LSCh Jy. — 12. B om. — 13. BLS ^j-XJ! P ^-jJUI C t/3 ~JUI. — 14. BLSCh
Qarghonyah marcha sur le couvent de (Saint)-Simeon d'Alep, qui se
trouvait ä l'extreme frontiere du territoire d'Antioche et au commencement
du territoire d'Alep, et apres Tavoir assiege pendant trois jours, apres le
combat le plus violent, le prit d'assaut le mercredi Imitieme jour du mois
d'ailoul (septembre) de Tan 1297, c'est-ä-dire le douzieme jour du mois de
rabi' II de l'au 375'; il y massacra un grand nombre de moines — c'etait
un couvent populeux et florissant — et emmena en captivile beaucoup
d'autres gens, qui s'y etaient refugies du pays (avoisinant); amenes ä Alep,
ils y furent exposcs aux risees de tous. Le domesticos Bardas cnvoya alors
un detachement de ses troupes ä Kafar-Tab*, oü il battit un certain nombre
d'Arabes et de Haindanides. Sitdt que 1'empereur Basile eirt eu connaissance
de ce qui s'etait passe au couvent de (Saint)-Simeon d'Alep, il envoya ä
Bardas l'ordre ecrit de lever le siege d'Apamee. De ce temps-lä les Maghre-
bins s'emparerent de la place forte de Balanias 8 . En ce temps 1'empereur
Basile confera le titre de duc d'Antioche au magistros Leon Mclissene, qui
se miten marche avecles troupes et assiegea Balanias.
1. Probablement le 2 septembre 985. V. sur cette queslion Rosen, 1(18, note 130. —
2. Pas loin d'Apamee, ä l'ouest. V. Rosen, 168, note 137. — 3. Sur la mer Mediterranee,
cntre Tortose et Gabala. V. Rosen, 168-169, nole 138.
[209] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 417
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1. BCh .LI. — 2. B^J/I^Ij Ch ^y^LJlj LS ^JjS^Jo. — 3. P »Jita. —
4. B ,.jJL R pjJb S add. J. — 5. BLSCh ^ä.li C w4=^,U. — 6. BLS ^-Ub Ch
^-LL*. — 7. PLS j^-yJÜI B ^^y-sCJ! Ch L ^y_JJI. — 8. LS L».. — 9. LS iäsit.
— 10. BCh L i. — 11. C «lil. — 12. BLSCh om. trois mols. -- 13. BRCh ,»~Jl.
- 14. BPLS j^JU! Ch ^^mJJI. -- 15. BCh aj w ,^ LS ^ w>^. - - 16. BCh
S p. 136.
lüJI J.9J, JJX-J * 24 3^ZJ\ '-' 3 4 »jlLj 21 iilkl ^U *YjJ * B f. 108'
LLlj. — 17. BCh om. — 18. BLSCh ^iSüM ^->^. — 19. LSCli jjJLwjJI. -
20. C jjji. — 21. P add. j Jj^sJI. — 22. BLSCh add. Ja,. — 23. BCh a&. -
24. B ajoute (J/J! 3&yL JL»j LSUil Js b^j. — 25. B ^Jä^dl. — 26. LSChR ^1
A cette meme epoque l'empereur Basile, se defiant du parakimomene,
l'eloigna de lui et lui ordonna de rester a la maison. En meme temps dans
les troupes (de Leon Melissene) on fit courir le bruit que la revolte du
(parakimomene) s'etait renouvelee ; les troupes abandonnerent alors Balanias.
L'empereur ßasile, par suite de ce fait, tut irrite contre Melissene et lui
donna le choix : ou de retourner et de prendre la forteresse ou de lui payer
l'argent depense pour l'armee en paies des soldats, et dans ce cas (l'em-
pereur) enverrait alors un autre pour s'emparer de la forteresse. (Melissene)
s'engagea ä retourner pour la prendre. Les troupes repartirent avec lui,
il fit construire un belier, avec lequel il battit le rempart, de sorte qu'une
de ses tours avec sa courtine s'ecroula. Les Maghrebins qui s'y trouvaient,
demanderent alors l'aman et s'en retirerent. Apres quoi Melissene fit relever
ce qu'il avait detruit, et restaura les remparts.
L'empereur Basile destitua alors Banlas Phocas de sa charge de domes-
ticos, en le nommant duc de l'Orient et gouverneur d'Antioche et de toutes
les provinces d'Orient. En l'an 376', Bardas Phocas conclut avec Abou-1-
1. 13mai 986-2 mai 987.
418 . H1ST0IRE. [210]
** P f- 47". »'„•"'
* r p. t ^. , äJl ' ilU «jjVI ö- <_p j d~»l> viUJI J>\ j^_i»JI J*» jl ^ L^
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* s p. 137. j, Ciy>. JLsJI J Lüi^-lj ^Uyt V>» 1*^=." jl-UJI jl^^JI ^isj * ^i^Jül ^1
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1. P JUJI C äJ.jJI j,*~. — 2. BPR , r j. — 3. SL..-4. BLSCh ,*=-.!.. — 5. PR
om. — 6. BLSCh add. LaiJl. — 7. LSCh J~>w BLSRCIi add. yJÜ! »dÜU. — 8. PR
r-Jlj et infra. — 9. C _Wjj v J1 Lajj. -- 10. BCLS U^-.^.. — 11. P »JßjJI. —
12. BCh om. — 13. B c r^>,. — 14. BLSCh L^k — 15. P Ji-Jt. — 16. CCh
>_j^Jt JLaJb LS om. — 17. B L*s>JaJ. — 18. Ch tSjU S J^j. — 19. BCh »Uljj. —
20. LSCh s^ä-t. — 21. BLS sy^U. — 22. BP ^J>^J&)lj LS ^kksüllj. — 23. P a^..
Chp.166. Ma'ali-Ibn-Hamdan * un nouveau traite de paix; ü fut convenu entre mix
que les alepins paieraient chaquo annee ä l'ompereur Basile quatre cent
mille dirhems dont il etait convenu avec eux (auparavant). La stipulation
se iit par ecrit.
Les deux fils de Samuel que Jean, fils de Tzimisces, avait pris et mis dans
la piison de sou palais, s'evaderent par ruse. 11s s'enfuirent de leur prison
sur des chevaux, qu'ils avaient ordonne de preparer pour eux; d'avance.
Lorsqu'ils eurent atteint le defile conduisant eu Bulgarie, les monlures dont
ils se servaient, s'arreterent. Ils descendirenl alors de eheval, se cacherent
dans les montagnes, craignant d'etre poursuivis et atteints, ils continuerent
leur route ä pied. Le frere aine, qui portait ua deguisement, devanca en
route son frere cadel. Une bände de Bulgares qui gardaient ces montagnes
contre les brigands, I'apercurent; Tun d'entre eux, ne le connaissant pas,
parce qu'il etait tout seul, lauea une fleclie contre lui et le tua. Son jeune
frere arrivant sur ces entrefaites se Iit connaftre ä ces gens. L'ayant emmene,
ils le proclamerent leur tsar.
II avait un serviteur (glioulam), noinme Koinitopoulos, qui avait partic
etroitement liee avec lui. Les Bulgares se groupercnt autour de lui et assailli-
[2111 DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 419
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iL. t-M-j fclja J 20 JAMj 19 üUlj j-«-^ li- •** £- jL*a * J J?-j fct-A*« p r. 48
1. LS LjIjI. — 2. BCh »/L-s. — 3. BLSCh JJJl». — 4. BLSCh om. — 5. C «L.
— 6. C ora.'^. — 7. C om._j»j. — 8. BCh om. dop.*. — 9. LS Öi.tj. — 10. BS Uli. -
11. S 1^. — 12. BLS j^j-j^üJIj et infra. — 13. C add. SJjJI A^s ct >. — 14. BLS
aJLj. — 15. BCh J'Jjj. — 16. S aüI. — 17. C ajoute j üc. — 18. BCh om. deux mots.
— 19. BCh om. six mots. — 20. P JfUJb.
rent les pays des Grecs. L'empereur marcha contre eux avec des troupes
nombreuses et campa devant leur ville nonimee Abariyah ' et qji'il assiegea.
La nuit, le bruit se repandit parmi ses troupes, que le defile avait dejä ete
coupe, et le mardi dix-septieme jour du mois d'ab (aoüt) de Tan 1297, qui
correspond au septieme jour du mois de rabi' II de l'an 376% l'empereur avec
toutes ses troupes s'enfuirent, se precipitant vers le defile. En les poursuivant,
les Bulgares pillerent ses bagages et son tresor, et un grand uombre de ses
guerriers perirent. Cela eut lieu la dixieme annee de son regne.
Skieros, ayant eu connaissance de ce fait, [catastrophe], s'adressa ä
Camcam-ad-Daoulah lui demandant de lui rendre la liberte pour profiter de
cette occasion ; il le priait aussi de lui fournir des secours en troupes et en sub-
sistances, lui promettant de remplir tous les engagements pris envers son pere
'Adhoud-ad-Daoulah. (Camcam-ad-Daoulah) accueillit favorablement cette
(priere) et apres avoir lie Skieros, son frere Constantin, ainsi que Romain,
fils de Skieros, par des pactes et des serments oü ils s'engageaient ä remplir
ces (engagements), il rendit la liberte ä tous ses compagnons au nombre
de plus de trois cent personnes, au mois de cha'ban de Fan 376 ! et leur fit
restituer les chevaux et les armes, qu'il leur avait enleves; apres quoi
1. V. Rosen, 189, note 146. — 2. 16 aoüt 986. V. Rosen, 189-191, note 147. — 3. 6 dec.
886-3 janvier 987.
420 HISTOIRE. [212]
3 JJi ^Ij iL« J (•>!-<)! Ij^lj <s}0*l J^J—JI J, j£ ''Js. J£S {%J\ fc-U
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1. S „J. — 2. B aJ^. — 3. BLSCh ^<5I. — 4. BLSCh (J ^ßsuJ\ et inlra. —
5. B üe.. — 6. PLSR \y-yJ 3 . — 7. S ^5. — 8. BLSCh add. w. — 9. Ch ^sj- —
10. SR J»U,. — 11. BCh om. — 12. BLSRCh JuJUa.. — 13. BLSCh LiJ_>. — 14. R
L^bj. — 15. BLSCh om. — IG. BCh om. — 17. S ^$ s . — 18. S om. BPCh jj*/%
— 19. BLSCh om.
il fit venir les Benou-1-Mousayyab, cliefs des Benou-'Oqail, afin qu'ils
allassent avec (Skieros) et le conduisissent jusqu'aux environs de Bagdad.
Sa mise en liberte produisit une impression penible parmi beaucoup de
musulraans, et 011 commenea ä parier beaucoup ä ce sujet. Apprenant cela,
Chp.i67. Skieros, * redoutant, qu'on ne prit une nouvelle decislon ä son egard, supplia
les Arabes de l'emmener au plus vite. Ils se mirent alors en mute avec lui
et tous ses compagnons vers leurs campements et, apres avoir egalement
appele un certain nombre de Benou-Noumei'r, ils le conduisirent ä travers-
le desert, jusqu'ä al-Djazirab; apres avoir franchi l'Euphrate, ils atteignireut
Malathiyah (Melitene) au mois de Chebath (fevrier) de Tan 1298, qui eorres-
pond au mois de chawwal de lau 376 1 . Le « basilikos » et le gouverneur
de Malathiyah etait ä ce moraent le patrice Ivoule'ib, qui jadis avait livre (la
forteresse de) Hicn-Barzouyah.
Skieros s'empara de sa personne et prit tout ce qu'il trouva chez lui :
le tresor, les chevaux, les vßtements et les equipagesdeguerre. Devenu ainsi
jiuissaut, il se lit proclamer cmpereur.
Nicephore Ouranos, quo l'empereur ßasile avait envoye aupres d'Adhoud-
ad-Daoulah au sujet de Skieros, en se servant egalement de ruse, appela
1. 3 levrier-3 mars 987.
39.
f. 109.
[213] DK YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 421
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6 Gac **. * ^jlJI Jrt^la «>^^ ^ J ä* ^1 Cf?^ ofJ^ÜJI ^ p»l*J » S p.l
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1. BLS jy^.&JI et infra. — 2. BSCh [^äJj. — 3. B jJLel^,. — 4. BLSCh om.
— 5. S om. — (». R X\e. — 7. S ^JSf. — 8. BPSjLo Ch SU. — 9. BLSCh ^UyJI. —
10. BLSCh L5x— »jjJl! — 11. BCh om. — 12. CLS XiJI ^ BCh om. — 13. BCh Ol.
— 14. LSCh ulä*-!. — 15. C olj'o^l. — 16. C Oi<^> U^ 3 ^ U~*j J. — 17. BLSCh
, ^U^l et infra. — 18. BLS ^^ÜS-J! et Infra.
un certaiu bedouin, qui le prit et ramena au pays des Grecs; ainsi il s'en
retourna aupres de l'empereur Basile.
L'affaire de Skieros devint inquietante (pour Basile), parce qu'autour de
lui se groupaient les Arabes 'Oqailides et Noumei'rites, qui venaient ä lui
en grand nombre, ainsi que les Armeniens. II demanda egalement du secours
au Kurde Bad, gouverneur de Diarbekir, qui lui envoya son frere Abou-'Ali
avec de nombreuses troupes.
Dans ces conjonctures l'empereur Basile fut contraint de restituer ä
Bardas Phocas la dignite de domesticos au mois de zou-1-hidjab de l'an 37G ' ;
en meme temps il lui expedia des troupes et lui enjoignit d'attaquer Skieros.
Mais auparavant il lui avait envoye un (de ses fideles) pour lui faire jurer
sur les saintes reliques et prendre sa parole et son engagement, qu'il lui
resterait fidöle, devoue et completement soumis.
Pliocas ecrivit alors ä Skieros, en le priant de lui envoyer son frere Cons-
tantin qui avait epouse la soaur de Bardas Phocas. (Skieros) le lui envoya ;
mais Bardas Phocas le renvoya ä son frere Skieros afin de s'entendre avec
1. 3 avril-2 mai 987.
422 H1ST0IRE. [214]
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* S p. 140. Jji" Uj <-* C*^)l f>- U> ^ *— < " ■O dlUl cU-"!; -V.-a»j <C& Cl jj-^'UjJ a >to
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^ tl uu ^^ 12 d~» j^ji IJL* j di)u jb La. l1 ^" <] ji»j du»
^Jii^ dl jjS\ Jj Ue dU^lj 13 t~ dl) 14 ^JI dUJI Je cJji-lj 13 *Jujfi L.
1. P jtj^j Ch j'j^r^- — 2. Ch »L~xib,. — 3. S wUs*. — 4. CCh add. c h- —
5. LSCh JLs^. — 6. P ^1^^. — 7. BLS ^.j&lJI et infra. — 8. B om.
9. BLSCh ^yü et infra. — 10. B Jixstj Ch alfceli. — 11. LS j r C — 12. BCh
vJL~=^. — 13. Ch J^*l. — 14. Ch ^i,! LS y^~ij. — 15. BLS U
lui sur une lutte et une guerre qu'ils meneraient tous deux contre l'empereur
Basile, en vue de s'emparer de l'empire et de se le partager. Pliocas regnerait
ä Constantinople, Skieros au dehors de la ville. Skieros aeeepta ces pro-
positions; puis ils r-ehangerent les serments et s'engagerent mutuellement.
Mais apres que tout eut ete conclu entre cux, pour la reunion des deux armöes,
Romain, (fils) de Skieros, desapprouva cela et ne s'aecordant pas avec sou
pere ä cet egard, il lui dit que ee n'etait qu'une ruse contre lui de la part
de Phoeas. Comme son pere ne tenait aueun compte de cet avis, son fils
Romain s'eloigna de lui et sYtant rendu aupres de 1'empereur Basile, il lui
devoila ce qu'ils avaient complote et qu'elles etaient les Conventions conclues
entre son pere et Bardas Phoeas. Entre temps Phoeas se rendit ä Djeyhan,
■chp.ir,8. <>ü il eut une entrevue avec Skieros. * S'etant entretenus de leurs affaires,
ils se sepai'erent apres avoir convenu d'une nouvelle reunion. En effet
Skieros retourna encore une fois aupres de lui ; mais lors de cette entrevue
Phoeas fit saisir Skieros et l'envoyer dans la forteresse, oü se trouvait sa
femme et oü (Sklöros) fut enfermö; il lui dit : « Tu demeureras tel que tu es
dans cette forteresse, oü se trouve ma l'cmme. Lorsque j'aurai atteint mon
but et que je me serai empare de l'empire, j'aecomplirai les promesses quo
je t'ai faites, et je ne te tromperai pas. 9 Bardas Phoeas se revolta alors
[215] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCIIE. 423
4 i y» ^tc- "* ~\J\ * ^JLJI jlc '-cln.jVI ry_ *^LJl; ^ x l&^j jLaJL ^lüJI ^i^
Cjhj yJl 15^^ <_^[-? 'vjJ^ (J! (\3_/' -^ '-^•J ijLHij ^-x — j *_— ö- JjVl
Sjl^lji 15 ~^ j-*^. 14 *'^ pAj (j-jjl diL. ^1 jLji * 13 ji 12 ^| üjj^l Cfiji * Rp. rr.
jl^j <uiic- <i\ ly (**J ü% eW j»L-J -A-»^u jl < *~^ 18 -^r^ j^ -^» ^LJl * JL-l> * S p. 141.
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23 cJ>j «£»1 <J! ^^l-j *JLd <j_pj jj* /vf*J JlLJl 20 lj-Uftlj iäiUlj ijLL.
1. BLSCli ^zij. — 2. BLSCh om. — 3. C *.*tj)lj*j. — 4. C om. ^y. — 5. BCh
om. dep.\ — 6. BLSCh om. — 7. BLSCh XJjjJ. — 8. CCh ^Lj^j,^ L JCjj~.^ä!|.
— 9. BS Jäs^-Ij. — 10. P -^. — 11. PR o, Jüj B oiü. — 12.' P om. — 13. S
i»l. — 14. P »Ijj>. — 15. S &. — 16. P kji-42}. — 17. BCh jJie.. — 18. BLSCh Lp.!.
— 19. BLSCh -».. — 20. BLSCh t.j^c.. — 21. C _L.,! v. — 22. BCII add. JU—Ij
v^XUl. —23. BS 0-J4,.
ouvertement et se fit proclamer empereur, le mercredi, jour de la fete (de
l'Exaltation) de la Croix, quatorzieme jour du mois d'ai'loul (septembre) de
l'an 1298, qui correspond au dix-septieme jour du mois de djoumada I de
l'an 377 (de l'hegire)'. II s'empara du pays des Grecs jusqu'ä Dorylaion
(Dorylee) et jusqu'au rivage de la mer; ses troupes pousserent jusqu'ä
Chrysopolis.
La Situation etait devenue grave et l'empereur Basile en etait preoccupe
ä cause de la force de ses troupes et de l'avantage qu'il avait sur lui.
Les caisses etaient vides. Dans ce besoin pressant (Basile) fut contraint de
demander secours au roi des Russes, qui etaient ses ennemis. Le (Russe) y
acquiesca; apres quoi ils firent une alliance de parente, et le roi des Russes
epousa la soeur de l'empereur Basile ä la condition qu'il se ferait baptiser
avec tout le peuple de son pays. Le grand peuple des Russes n'avait ä cette
epoque aucune loi ni aucune foi religieuse. Par apres, l'empereur Basile lui
envoya des metropolites et des eveques qui baptiserent le roi et tout le peuple
de son pays; en meme temps il lui envoya sa soeur qui fit bätir plusieurs
eglises dans le pays des Russes.
1. 14 septembre 987.
424 HISTOIRE. . [216]
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* S p. 142. \yü ^fja , äJI j cA-^^Jl X1 LSf~^ Cxk^*^ "^^ ^J ^ *" J ^" J ^" J ^
*Chp.l69.
j*Ji j ^UiJ! ^ viUJI Ju-L jSLx- jlyk-l JUJ1 j pp. cUrl» j^jaj ^JjjlkJi
1. P J~Jj. — 2. P .$U=>.Lj. — 3. BCh jy-Ujä)! 'semper. — 4. BLS Js^j~>jdJ
CCh J-y^J p-. — 5- BRCh add. ,_t-CLM. — 6. BLS ^iäj&JI semper. — 7. BCh ora.
_ 8. S iöjJI. — 9. P t^.yS S w^'lji. — 10. BCh i^y 3 . - 11. 15 sUi)t. — 12. LS
-jjJtj, — 13. BLS »>>)=rM- — 14. BLSCh om. — 15. B »J^-L - 16. BL om. —
17. Ch U.U..,U»JJI.
La question du manage ayant ete conclu entre eux, les troupes russes
arriverent aussi et apres s'etre jointes aux troupes des Grecs, qui etaient
avec l'empereur Basile, se mirent en marche tous ensemble pour attaquer
Bardas Phocas par terre et par mer, vers Chrysopolis. (Ces troupes) vain-
quirent Phocas; et Basile s'empara du littoral et saisit tous les bateaux, qui
etaient ä la disposition de Phocas.
Lorsque les troupes de Phocas se trouvaient dans les environs de la ville
de Constantinople apres s'etre empare du pays de TOrient, l'empereur Basile
avait envoye le magistros Taronite par mer ä Trebizonde, oü il rassembla
im o-rand nombre (de guerriers) et d'oü il se dirigea vers les bords de l'Eu-
phrate. Quant ä Bardas Phocas il envoya son fils Nicephore, le fourbe an
col tors, aupres de David, roi de la Georgie et maitre de la ville d'-al-Tai ',
pour lui demander du secours contre le Taronite. (David) expedia avec lui
♦Chp.ico.un de ses serviteurs avec mille 'cavaliers; avec celui-ci marcherent aussi
dcux fils de Baqrath (Bagrat), patrices et maitrcs d'al-Khalidiyat % avec
mille cavaliers. Ils atteignirent lc Taronite, et le mirent en der oute. Mais
ä cc moment-lä leur parvint la nouvelle de la victoire remportce en mer par
1. V. Rosen, 208-209. — 2. V. Hosen, 70-81, note 12.
[217] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 425
Jjflfl ' <" (_$-*J^ ^X~jJI J>J>J JjjÜaJI <*iy> ^ *j^« üljl L« \^*& As »jil <vlfr * R p. IT.
JlaI v« icUj>- Üa.1 c-c-lj <^j>_ ^1 ,_j «usjLiL jl (Jl ^-L=>o «cl •wfcjlj i,-uJI
j-^ 15 1yi)j t/jj^ J^^f J3 LvA^Lc. J j^kk-J Sji-Ij dlUI Ju»l ryi-3 * * P f. 49-.
1. PBLS ^Ljj~,j=A CCh Jo^^.. — 2. BP ^C;^! S ^}^-l — 3. BPLS uj. —
4. S /l~*Jl. — 5. BCh cr ÄS J l}. — 6. BLS ^.^iJ! saepe. —7. P o-o^_j BLSCh
jK\. — 8. BLSCh add. ^U ■*■». — 9. BLSCh om. trois mots. — 10. BLSCh v~, 5 . —
11. B om. — 12. C n _i ^t". — 13. C om. ^. — 14. BCh om. ab .iC).},. — 15. P jäl J3 .
les troupes de l'empereur Basile sur Phocas ä Chrysopolis; aussitöt le ser-
viteur de David le Georgien retourna dans son pays avec ses hommes, les
deux fds de Baqrath en firent äutant. Ils s'excuserent aupres de (Nicephore),
disant qu'ils avaient accompli ce qu'il avait reclame d'eux, c'est-a-dire qu'ils
avaient battu le Taronite. Les soldats, qui etaient avec Nicephore, fds de
Phocas, s'etant disperses, il se dirigea aupres de sa mere, qui etait dans la
forteresse, oü Skieros se trouvait enferme.
Entre temps, Bardas Phocas ecrivit ä son fds Leon, qu'il avait laisse ä sa
place ä Antioche, lui ordonnant d'amener par douceur le patriarche Agapius
ä sortir de la ville afin d'eviter ses machinations contre lui. Leon, lui ayant
donne ä entendre qu'il avait besoin de lui parier au sujet d'une afTaire qui
le preoccupait, l'invita ä faire une promenade ä cheval en dehors de la ville
et il invita en meme temps nombre d'habitants d'Antiodie. Leon revint ä
Antioche et empecha le patriarche Agapius et ceux, qui etaient sortis avec
lui, d'y rentrer. Cela eut lieu le samedi huitieme jour du mois d'adhar (mars)
de l'an 1300, qui correspond au vingt-troisieme jour du rnois de zou-1-qadah
de Tan 378'.
L'empereur Basile et son frere Constantin, s'etant mis en marche avec
leurs troupes et Celles des Busses, rencontrerent Bardas Phocas ä Abydos,
1. Probablement il faut voir ici « le 2 mars 989 ». V. Rosen, 209, note 163.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 28
426 I1IST0IRE. [218]
v^j ^ t- f j*Jl 6 j« jjJü- JU dAd ya fcJI j» jL.J 5 j. y* 4 ^U1
♦ Sp. 143. j^ <W-j 'SAa-lj C» 4jUat iA« CJOJ Ij. ^lj C-l.kia-.iSl J\ <~.\j J.*^-_) OLlLj
<JI jMi-li Jl£tVI ^ ° lJ >}jy.LJ\ cJ&\ *>& 8 er Ui)l j-i^ \Aj*> t cUfl j^3
^_aL- L. JU JC *J rci-a>3 •CtÜ? J>\ ^-Jr-J J Jr*^. V^ £* *^ -^J^. j^ j
*Rp. Tf. US\ ö. JjVI ^y J. * jts- ^jUJl W*JI f_y_ 16 *Aj»-J JC ^r^VI ^jiiJI £>j
ijLllj \*x_^_5 *_>" <C— v*?"-' t>f~-° _^*J A»-lj aJUIITj
L s y->!. — 2. P.i. — 3. Byk.. — 4. BCh oJU. — 5. C om. iJ j'. — 6. BCh om.
— 7. P ^ — 8. BLSCh j...i Jjl^l ^.v-- Uj. — 9. BLS ^j&LJ) et inrra. —
10. BLS om. — 11. ß \y&i\j. — 12. BLSCh iJsJi\ et infra. — 13. C add. o,CLJI. —
14. C Lr -^. - 15. BLS XCUI J~b j^l sjXUI y^i-J Jl y-jijiiäJl. - 16. S
Jb>.. — 17. P >JUL } . — 18. S J^-Ij.. — 19. B add. SjUaJl c ^ ^ Ijj U.
situe pres du rivage de Constantinople ; ils vaiuquireat Pliocas, qui fut tue
le samedi treizieme jour du mois de nisan (avril) de la meme annee, qui
correspond au troisieme jour du mois de mouharrem de Pari :J79 ' ; sa tete,
apportee ä Constantinople, y fut promenee ignominieusement. La revolte
de (Phocas) avait dure im an et sept mois.
Lorsque la nouvelle de la mort de Bardas Pliocas parvint ä sa femine,
die mit Skieros en liberle, autour duquel se grouperent tous ceux qui s'etaient
icvoltes avec Pliocas contre l'empereur Basile; alors (Skieros) chaussa le
soulier rouge. Nicephore, au col tors, fds de Bardas Phocas, emhrassa son
i)arti. Sur ces entrefaites, Constantin euvoya aupres de Bardas Skieros un
messager, (en lui promettant) d'etre Tintermediaire entre lui et son fröre
Basile dans son retour ä l'obeissance ä l'egard de (rempereur), — que
(l'empereur) lui pardonncrait toutes ses demarchos passees ainsi qu'aux
rebelles qui avaient embrasse son parti; il lui garantit an nom de (l'empereur)
la bienveillance completc. Apres avoir aeeepte cela, | Skieros) öta le soulier
rouge le vendredi onzieme jour du mois de lichriu I (octobre) de Tan 1301,
qui correspond au premier rcjcb de lau 'M\)~.
1. 13 avril ii89. — 2. Ces dates ne concordent pas. V. Rosen, 212, note 167; le
11 octobre OSO (le vendredi ne correspond pas au premier rejeb 379, mais au septieme
jour de ce mois).
[219] DE YAHYA-1BN-SAID D'ANTIOCHE. 427
2 VH df. i>-M ^J i ^~'. J^JJ ^\ * ^ Ji ^J ö^ 2 -» 'v^l» «chp.170.
ali-1 ^jj ^>^» ^jjMUI ^j^J dUJI J^L J», j| jb 3 JUJ1 o-^Jj
<C_=- a^»j «uLslj ( _j-V£iJi ,j»j_^ ^ jy^ \& t<lL&5 i»j-Vi)l
jjlilJI Jioj iilkl JäI 14 U* *-^lj ' 13 S)AÄi jl ^ , --JU ' -/»^JLJl * S p. 144.
" e ' ' " „ ' » t p * P f. 50.
16 j- lo jJUI as-VI f_y. yj jUVL ^-.UJI ^1 '* J ^[5 * -Li Ä*J ü^lrlSj fcj ** b f. 100.
^V^j £_," C s_^>-j ^y ^JL cJs _jäj a=-Ij iJLllj j_ä)I ö- \jW üir^"
1. B tyaJj. — 2. P om. quatre mots. — 3. S JU^'. — 4. P .,LU 3 BLSCh om. —
5. B iSfc. - 6. PR ^»U^l. - 7. BLS c ,U JJ5 . - 8. BLS om. - 9. LSCh J*|. -
10. S \* jr e. — 11. PLS o/^'j- — 12. S jjJL-J!. — 13. BCh om. — 14. BCh J).
— 15. P ^JuÜI C ^Jli' L JU)I. — 16. C om. — 17. C ^OH.
Puis l'empereur Constautin l'amena aupres de son frere * Basile, et*chp.i7o.
(Skieros) lui fit sa soumission ' et baisa la terre devant lui. 11 fut decide
que l'empereur Basile accorderait ä Bardas Skieros la dignite de curopalate,
et donnerait d'autres charges ä son frere et ä tous ses partisans et serviteurs;
il lui assigna ä titre de fief les provinces d-al-Aminafouin et de Ba'ban 2 avec
ieur impöt de capitation et l'impöt foncier en sus de ses biens d'autrefois.
Ayant pardonne (egalement) ä Nicephore, fils de Bardas Phocas, il le gratifia
d'une propriete importante.
Quant ä son frere Leon, fils de Phocas, il persista dans sa revolte ä
Antioche; retranche dans une tour, situee dans la plus haute partie de la
muraille, du cöte de la montagne, il la fit fortifier. Autour de lui s'etaient
groupes bon nombre d'Armeniens et de Musulmans, il fit appel aux musul-
mans, en les priant de lui preter secours. Mais les habitants d'Antioche se
reunirent contre lui, et les exiles y entrerent egalement. Ayant combattu
(Leon) pendant quatre jours, ils le firent descendre (de la tour) le cinquieme
jour, en lui promettant sa gräce. Cela eut lieu le dimanche troisieme jour
du moi de tichrin II (novembre) de Tan 1301, qui correspond au vingt-
quatriemejour du mois de rejeb de Tan 379 \ Sur ces entrefaites l'empereur
1. Litteralement : « marcha sur son tapis ». — 2. V. Rosen, 212-213, note 169. Dans
le premier nom Rosen veut voir « Armeniaques ». — 3. Le 3 novembre 989. Mais cette
â– date correspond au 30 rejeb 379, mais non au 24. V. Hosen, 225, note 173.
428 HISTOIRE. [220]
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8 -\J J f lÄj| 4^3 7 iiliJ ^ iUj 6 d^kJl (j-j-lel ^ ^iUJI JL-l 5 *Sj
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r p. fo. *_~JI jji ^iJI ,3 ^yj^U-l *\S\j ^**il l-i* ,j 17 -Ct *J! kiJj i.oii« 1< - , ^jL>lc
1. BCh om. dep. _, aj . — 2. BCli JV^* 3 - — 3. BLSCh ^liyJ'. — 4. BCh iJ.il S
Sjj.il. — 5. C w-*«j. — 6. BLSCh I/ILI ^tSßJhi. — 7. BLSCh om. — 8. CCh ^£X=J.
— 9. P O.bi. — 10. BLSCh IJjJI. — 11. Ch i^&b$1. — 12. CCh ^Jlo.1. — 13. BCh
_Ud. — 14. CLSCh i/jj. — 15. BCh om. — 16. ,C ^> — 17- Ch om. — 18. B
• rjjJ'Usl. — 19. C JJ^»\> Uji. — 20. BCh om. dep.*.
Basile envoya ä Antioche le magistros Michel Bourtzes, qui amena Leon, fils
de Bardas Phocas (aupres de Basile), et l'empereur l'exila dans la ville
d'A. z. r. liyah '.
Puis l'empereur Basile punit le patriarche Agapius, qu'il exila d' Antioche
et interna dans un des couvents de Constantinojile, apres douze ans de
patriarcat. Le motif de son mecontentement contre lui etait, qu'apres la
defaite de Bardas Phocas, il avait trouve dans un des coffres de Bardas Phocas
une lettre adressee ä ce dernier par le patriarche Agapius, (lettre oü) il
approuvait son plan et oü il l'encourageait dans une affaire au sujet de laquclle
celiii-ci lui avait demande conseil, et que la lettre mentionnait sans s'expli-
quer clairement. L'empereur Basile comprit alors que ce conseil concernait
la rcvolte, que (Bardas Phocas) avait meditec contre lui; il y trouva la
confirmation des indications precedentes, qui lui etaient parvenues dans ce
sens au sujet de (Phocas). Agapius resta en exil moins de sept ans, pendant
lesquels il faisait les ordinations pour son diocese; et ses ordres y ötaient
executcs.
La quatorzieme annee du regne de Basile, c'est-ä-dire en l'an 379 2 , a
Cnnstantiuoplc se produisirent des grands trcinhleinents de terre, oü le
1. IVut-ütre ■• Dorilee ». V. Hosen, 225, note 174. — 2. 11 avril 989-30 mar.s 990
15-
4,
50 v
DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 429
Lij^ L=-l <_-o j^.\? Ijj *>$_) £«.JLic JjVj <jJa.')i?>..ö'll
^!l IsSjJ *Ja£- U liw Ls-I ^ (jlUl iAp-J l^liCw .1fr '£-V~.JLJ * S p. 145
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1. P Spj**». — 2. BCh \sy*> UJ J, JLä- U — 3. C om. a-CU — *ij| Jj. —
4. BLS jl.j^l P ^'j^l et inrra. — 5. BLSCh add. 'L>^. — 6. C ^1 Ch ^Jt. —
7. LS .oGJUA — S. P *«ÖU^!. —9. BLSCh ^JiyJ! et inrra. — 10. BLSCh ^.C-
*»jj*J. — 11. Codd. Ufeä. — 12. P add. ^. — 13. S JU". — 14. BS Jooj. —
15. P ^ LS JZ. — 16. BLSCh add. a-v jJ, J ^53 J it. — 17. BLSCh om. dep.
3'. — 18. B ilüt. - 19. BPLS Uy**.. — 20. R yl~J. — 21. P »Ulj. — 22. BLSCh
l^U. — 23. B JlÜI,. — 24. P s_,U.
tiers de l'eglise de Sainte-Sophie s'eflbndra; ä Nicomedie plusieurs maisons
s'ecroulerent sur les habitants. Puis l'empereur fit reconstruire dans Sainte-
Sophie ce qui etait tombe; il la restaura et la retnit dans l'etat primitif;
cela se fit dans la dix-huitieme annee de son regne.
L'empereur Basile garda rancune ä David, roi des Georgiens, maitre
d'al-Tai, ainsi qu'aux deux fils de Baqrath (Bacrat), maitre d'al-Khalidiyat,
parcequ'ils avaient secouru Phocas; il envoya des troupes pour les attaquer
sous le commandement du patrice nomme Djakrous; celui-ci s'etant mis
en marche contre les deux fils de Baqrath (Bacrat), tua l'aine et envoya
le cadet en exil. Quant ä David, roi des Georgiens, il demanda ä l'empereur
Basile pardon et gräce, lui promettant obeissance et soumission * et qu'apres *Chp. 1:1
sa mort ses etats seraient annexes ä son empire car il etait tres avance en
äge, n'ayant ni fils, ni autre successeur; il priait (l'empereur) de l'autoriser
ä envoyer aupres de lui ses hauts dignitaires, afin qu'il regüt leurs serments
et qu'il s'entendit avec eux sur les garanties ä donner pour qu'apres la mort
de leur souverain, ils lui remissent le pays. En approuvant la maniere d'agir
(du roi des Georgiens), l'empereur Basile lui confera le titre de curopalate
et lui envoya des vetements somptueux; celui-ci apres les avoir endossös,
'30 H1STOIRE. [222]
Ijji-J 4^yL)l ^jJJl ^(^-Jl ^^r"^ <J~» '« ^iU*Jl JUli'j ,-UflJl jL^ac Jju ,_jj
* s P . 146. J jJI *jj\ ' JLcl ^J^j ^Ä^CjjJL« -U> J 10 ^^=-1j * 9 ot«s^ fj^l -U>
**Rp. n. * .
Ijjj "»jLlLj .V)l*>* t— (J 'Way.i ^!l TT^p-J (**J J^ <iU*Jl JL-,1) ^Ät» ^jyÜI
c
1. BLSCh l,~Ji. — 2. LSCh J*5j. — 3. CCh^CJJl£ — 4. B ^j^l P j'j JäJ '-
— 5. B «eUa.. — 6. C *aoUlj ^iSb ^Jl. — 7. BLSCh ^UyJl. — 8. P ^t. —
9. P olcUi. — 10. BLSCh lytj. — 11. BCh ^-CÜU LS ^-CijJUü. — 12. BLSCh
w^JI. — 13. C O-j. — 14. BLS j^.SäJI. — 15. BLSCh ^bJäJ,. — 16. BS
^j&uJ! et infra. — 17. L'SCh ^jJU — 18. BCh add. ojCUi. — 19. C J ^jjj- —
20. R ,jJ-^~J. — 21. B te^j. — 22. P iio^Jl.
fit prier (ses pretres) dans son pays pour l'empereur Basile et envoya le
catholikos de Georgie avec plusieurs hauts officiers de son pays aupres de
lui. (L'empereur) leur confera des dignit.es et les combla de faveurs; apres
quoi ils s'en retournerent tous aupres de David.
üurant la revolte de Phocas, et alors que l'empereur Basile etait occupe
ä le combattre, les Bulgares avaient profite des circonstances pour piller le
pays des Grecs ä plusieurs reprises et le ravager jusqu'ä la ville de Saloni-
que; en meme temps ils avaient envahi les provinces occidentales (de l'eni-
pire) grec. Apres s'etre prepare ä la guerre contre eux, l'empereur Basile,
en l'an 380', marclia vers D.youthmah 2 , oü s'etait etabli Skieros. (L'em-
pereur) y rassembla les troupes et demanda ä Skieros de l'accompagner dans
sa campagne. Mais lui, ainsi que son frere, etaicnt malades et infirmcs.
Skieros, apporte sur le brancard aupres de l'empereur, se jeta ä ses pieds.
Voyant, dans quel 6tat il se trouvait, (l'empereur) lui ordonna de rester a
la maison et lui fit don d'un quinlal de dinars pour faire la cliarite; apref â–
quoi l'empereur marcha contre les Bulgares. Quelques jours apres, Sklöros
mourut, sa mort eut lieu le mercredi scizieme jour du mois de zou-1-hidjali
1. 31 mars 990-19 mars 991. — 2. C'est « Didymotichon ». V. Hosen, 227, note 181.
o,
51.
223j DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHK. 431
2 Ciül J r ..la. , ia... : > *y=-\ O^J '^JLllj t >;>'- < " t- *w«J1 t5^ Cr '-^ ^ J^ k -*^
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ll jji 10 >U1 jJL ^jl>1 Jl £>■cbül J jl^ j~- £ J 55- p»^ 9 CjUj
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aIjÜ " ^ ^ UJj ÄSjJÜl * r U~* V^l ijU* Jl alc «Jtf aJjjJI ci^ 12U b wih'HS
1. BCh om. dep.\ — 2. BLSCh om. — 3. B om. dcp.*. — 4. C o^j- — 5 - BLSCh
^-JijLiJI. — 6. P U^-M. — 7. B add. sjAA — 8. P >^~Ji>. — 9. P Ujij. -
10. P jiyJI. — 11. Ch !_,_)*> P om. — 12. C sequentia om. — 13. P w^p* R sJ^s^.
— 14. BLSCli om. quatre mots.— 15. BLSCh add. ii.Si] X^^o.
de l'an .380'. Son frere Constantin mourut aussi cinq jours apres lui. Entre
le meurtre de Bardas Phocas et la mort de Bardas Skieros il s'etait passe
moins de deux ans.
L'empereur Basile rencontra les Bulgares et les mit en deroute ; apres
s'etre empare de Leur roi, il le ramena dans la prison, d'oü il s'etait evade,
tandis que le chef de ses, iroupes Komitopouls s'ecliappa. (Basile) s'assujettit
le royaume de Bulgarie. Pendant quatre ans Basile s'occupa ä leur faire la
guerre et ä envahir leur pays. Pendant l'hiver il marchait sur les provinces
les plus eloignes au pays bulgare, les envahissait et y faisait des prisonniers.
Durant ce temps il s'empara par la force de nombre de leurs forteresses,
conservant les unes et detruisant Celles qu'il ne pensait pas pouvoir garder.
Parmi les localites ruiinies par lui se trouva la ville de ßaria 2 .
Quant ä Charaf-ad-Daoulah, il reprit la guerre contre son frere Camcam-
ad-Daoulah. Lorsqu'il se fut approche de * Bagdad, la plupart des troupes 'Chp.m.
de son frere se rendirent ä lui apres avoir obtenu l'aman. Alors Camgam-ad-
Daöulah effraye sortit aupres de (son frere), en recherchant uue entrevue
avec lui. Lorsqu'il fut arrive aupres de lui, (Camcam), apres l'avoir saisi,
lui fit crever les yeux. Puis (Charaf-ad-Üaoulah) marcha sur Bagdad, dont
1. 6 mars 991. V. Rosen, 228, note 182. — 2. Verria on Berrhoea. V. Hosen, 228-231,
note 183. Schlumberger. L'Epopee byzanüne. II, Paris, 1900, 54, note 1.
432 H1ST0IRE. [224]
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1. PLSB iLi,j. — 2. BLSCh Jy-L. — 3. B \yb\. — 4. BLS JUI. - 5. Codd. RCh
.^vCls". — 6. LCh jj; — 7. S ä*~». — 8. P LJjlj. — 9. BLSCh om. — 10. S Jj>. —
11. P »iÖ.s-1. — 12. P Cj. — 13. PR LsM. — 14. R i=r** ! b S *=A>.
il s'empara en l'an 377' ; en meme temps il envoya (son fröre) ä Chiraz, oü
il l'emprisonna dans une forteresse; apres quoi il s'empara de Chiraz et de
Bagdad.
En Tan 378 â– les Maghrebins s'emparerent de la forteresse de Wadi-1-
Qoura, situee dans la province du Iledjaz. Voilä l'liistoire de la prise de
(cette ville) : Yaltekin al-'Azizi, fit le pelerinage d'Egypte ä la Mecque en
l'an 377 \ ä son retour il attaqua (Wadi-1-Qoura) et detruisit sa forteresse,
qui etait aux mains d'un homme nomine Ibn-Abou-Hazim. L'ayant tue ei
s'etant empare d'un grand uombre de ses habitants, il y resta comme gou-
verneur au nom d'al-'Aziz-billali.
Au Gaire, dans la nuit du samedi vingt-septieme jour du mois de zou-
1-hidjali de l'an 378'' il y eut des coups de touuerre, des eclairs et im vent
violenl qui durerent jusqu'a minuit. Apres quoi la ville l'ut plongee dans des
tenebres et une obscurilc iclles qu'on n'en avait jamais vue de pareilles,
et cela jusqu'au inatiii. Du ciel sortit comme une colonne de feu, qui era-
pourpra le ciel et la terre d'une leinte tres rouge. L'air etait charge d'une
abondante (6paisse) poussiere, pareille a du charbon et qui arrötait la respi-
ration. Tout cela dura jusqu'a la quatrieme beure du jour. Le soleil parut
1. 3 mai 987-20 avril 988. — 2. 21 avril 088-10 avril 989. — 3. 3 mai 987-20 avril 988.
— 4. 7 avril 989.
[â– 225] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 433
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1. BCh C ;Ü. — 2. S £*~J\ — .3. BLSRCh Li* Li ^ (om. j). — 4. Lj£s>. —
5. [> ^. _ 6. P om. — 7. S i»~i. — 8. S ^ BCh om. — 9. Ch J.=. - 10. BPCh
r-^>. — 11. BChom. —12. BCh om. — 13. S i'^ftjl iJuJ! ^y BCh om. —14. BChom.
deux mots.
alors, mais sa 'couleur etait changee et il ne cessa de se lever ainsi change
jusqu'au mardi deuxieme jour de mouharrem de l'an 379".
- Bakdjour marcha de Damas sur Raqqah et l'enleva ä im serviteur de
Sa'd-ad-Daoulah, qui s'y trouvait; apres quoi Bakdjour y resta. En ce temps-
lä l'eunuque Mounir-a§-Caqlabi (le Slavon), serviteur du vizir Ya'qoub-ibn-
Yousouf-ibn-Killis arriva ä Damas.
Dans la uuit du dimanche dix-neuvieme jour du mois de rabi' I de Tan
379% du cote de l'occident apparut une comete (pui disparut apres plus de
vingt jours 3 .
En Tau 380 '' mourut Charaf-ad-Daoulah-Abou-1-Fawaris-ibn-Adhoud-
ad-Daoulah; puis son frere Abou-Nacr-Firouz-Balia-1-Daoulah, s'empara du
pouvoir; ä ses titres on joignit ceux de Dhiya-1-Milleh et Ghiyathu-1-
Oummah.
Le lundi sixieme jour du mois de zou-1-hidjah de l'an 380 5 mourut au
Caire le vizir Yä'qoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis. C'etait un liomme tres intel-
ligent, exporimenti' dans l'administration, aux grauds desseins, tres respecte,
sacbant bien gouverucr l'empire. Au debut de sa carriere, il etait juif de
religion et changeur (de metier), il avait eu des all'aires avec quelques
1. 12 avril 989. — 2. 27 juillet 989. — 3. Ici finit la traduction de Bösen. —
4. 31 mars 990- 19 mars 991. — 5. 24 ievrier 991.
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434 HISTOIRE. [226]
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1. BCh JuÄ-Olt. - 2. PCh ^i^. - 3. BLSCh X - 4. B I-C3. - 5. BCh om. -
6. BCh \^>. — 7. Ch^U. - 8. PB ^£ß. — 9. BCh om. — 10. BLSCh gL. -
11. BLSCh om. — 12. LSCh ^J^'. — 13. BLSCh om. — 14. B \f. -- 15. P om. J.
marchands; puis il embrassa Tislamisrae ä Pepoque de Kafour-al-Ikhchidi
et il exerca quelques fonctions a sa cour. Apres la mort de (Rafour) il
partit pour l'Occident et se rendit aupres de Mou'izz-lidin-allah. A son entree
au Caire celui-ci nomma (Yaqoub) inspecteur de l'impöt foncier percu dans
cette (ville); et il ne cessa de s'en occuper jusqu'ä ce qu'al-'Aziz-billah,
(fils de Mou'izz), lui eüt confere la dignite de vizir. Apres sa mort al-'Aziz
se rendit ä clieval dans sa maison, il pria sur son cadavre et apres avoir
enleve le voile de son visage il pleura ä cliaudes larmes et fut extremement
afflige ä cause de sa mort. (Yaqoub) etait digne de cela : Yaqoub avait
*Chp.i73. compose * un ouvrage de jurisprudence pour Al-Aziz et le lui avait attri-
bue; tont ce qui y etait expose etait base sur des references de al-'Aziz-
billah et de ses ancetres les imams. Apres avoir fait apporler le (livre) dans
l'ancienne mosquee du Caire, Al-Aziz forga les gens ä s'en servir, et il
ordonna aux juristes de rendre des decisions (fetwah) d' apres ce (livre).
Cela fit parier beaucoup, le plus grand nombre ne voyant pas la posaibilite
de se conformer ä cet ouvrage. 11 le reconnut et rapporta son ordonnance.
Dans la nuit du samedi dix-septieme jour de mouharrem de Tan 381'
il y eut un grand tremblement de terre ä Damas, plus de mille maisons
9'ecroulerent et un grand nombre d'habitants perit sous les deeombres. Cette
meme nnit un village des environs de Ba'lbek fut englouli; d'autres
tremblements de terre se produisirent ensuite ä Damas et dans laprovince,
1. 5 avril 991.
JÖ
33.
[227] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 43
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1. BCh om. — 2. B oX«L. — 3. BCh om. — 4. BLSCli Ijs-^M. — 5. BLSCh
^^,1%. — 6. S add. ijSSj\. — 7. LSCh Jia.1. — 8. P ^u! LS J-bl R L_Li. —
9. PLS »;.cU! B s;jJL — 10. BLSCli om. trois mots. — 11. B om. six mots.
mais le plus violent fut celui de Damas et de Ba'lbek; apres ce's tremblements
de terre d'autres eurent encore lieu. Les habitants, apres avoir quitte leurs
maisons, allerent dans le desert et y demeurerent sous les tentes. Les
tremblements de terre se succederent sans reläche jusqu'au vendredi dix-
septieme jour de cafar de la raeme annee '.
Bakdjour 2 sortit de Raqqah pour marcher sur Alep au mois de mouharrem
de Tan 381 3 . II mit le siege devant Balis; il fit plusieurs breehes dans la
muraille, en sorte qu'il etait pres de s'ea emparer. Mais (les assieges), apres
avoir repare les breehes, le combattirent avec un redoublement d'energie,
il fut oblige de s'eloigner de (la ville). Sa'd-ad-Daoulah marcha ä sa ren-
contre avec toutes ses troupes, avec (la tribu) des Benou-Rilab et un deta-
chement, qu'il avait fait venir d'Antioche. Vers la fin de mouharrem ils se
rencontrerent dans le territoire d'al-Na'ourah', oü Bakdjour fut battu et
fait prisonnier par les Arabes. Sa'd-ad-Daoulah le leur acheta. Lorsqu'il
fut tombe entre ses mains, il lui fit couper la tete, qui fut portee par la ville;
(quant ä son corps) il fut suspendu les pieds en l'air puis crueifie. Apres
cela Sa'd-ad-Daoulah marcha sur Raqqah et apres s'en etre empare il en
repartit pour Rahbah, qu'il prit; puis il revint ä Alep.
1. 5 mai 991 (mardi). — 2. Ici commence la traduetion de Bösen, 233-234 et 235-236.
— 3. 20 mars-18 avril 991. — 4. Entre Alep et Balis. Jacut, iv, 732. Rosen, 233,
note 8.
436 IIISTOIRE. [228]
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1. S add. .oLä^l. — 2. S add. Jf. — 3. S om. — 4. B om. — 5. C fc-Jl ../ B om.
_ G. S JJ. — 7. B JIjj. — S. PBCli iL-».. — 9. Pj— . — 10. PBLSCh ,~^ sed cf. CR.
— 11. I' Jl-;. — 12. BLSCh t*J>jp> S*°- 1- — i3 - BLSCh ya* J. — 14. BLSCh ^K.
15. B om. —