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PATROLOGIA ORIENTAUS 



TOMUS VICES1MUS TERTIUS 






R. GR AFFIN - F. NAU 



PATKOLOGIA ORIENTALIS 



TOMUS VICESIMUS TERTIUS 



I. — M. BRIEKE. ■ 

Les Homiliae Gathedrales de Severe d'Antioche. Home- 
lies L XXX IV ä XC. 

II. _ F. NAU. 

Histoire de Babhadbesabba 'Abbaia. Premiere Partie. 

III. — I. KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV. 

Histoire de YAHYA-IßN-SA'in d'Antioche. Fascicule II. 

IV. — S. GREBAUT. 

Les Pabai.ipomenes. Livres I et IL Version Ethiopienne. 





PARIS 

FIRMIN-DIDOT ET C le , 1MPRIMEURS-EDITEURS 

LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 

1932 



LES HOMILIAE CATHEDRALES 

DE 

SEVERE DANTIOCHE 

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE 



(HOMELIES LXXXIV A XC) 



PATR. OH. — T. XXIII. — F. 1. 



LES H0MIL1AE CATHEDRALES 



DE 



SEVERE D ANTIOCHE 

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'fiDESSE 
(suite) 



HOMELIES LXXXIV A XG 

EDITEES ET TRAÜUITES EN FRANCAIS 



PAH 



MAURICE BRIERE 



AVERTISSEMENT 



Nous publions dans ce fascicule les homelies LXXXIV ä XG de Severe 
d'Antioche d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse. Comme le 
second volume du manuscrit du British Museum Add. 12 159 qui a servi de 
base ä I'edition des homelies precedentes ä partir de l'homelie LH se termine 
par Thomelie XC', il n'est pas etonnant qu'il presente pour les home- 
lies LXXXVII, LXXXVIII et XC des lacunes importantes dues ä la perte de 
quelques folios, en realite de huit folios (recto et verso). Aussi nous avons 
du emprunter le texte de ces parties manquantes au manuscrit du Vatican 
Sir. n n 141, auquel jusqu'ici nous n'avions demandc que des variantes; en 
effet, etant tombe dans le Nil lors de son transport du monastere de Notre- 
Dame dans le desert de Scete ä la Bibliotheque Vaticane, il est toujours 
d'une lecture difhcile. 

Les homelies qui sont contenues dans ce fascicule sont toutes inedites. 
On trouve seulement deux passages de l'homelie LXXXIV, qui contiennent 
des citations de saint Ignace d'Antioche, publies par W. Cureton, Corpus 
Ignatianum, Londres, 1849, pp. 217 et 248, et ä sa suite, par J.-B. Lightfoot, 
The Apostolic Fathers, 2d edition, Londres, 1889, Part II, p. 187, une traduction 
latine de l'homelie LXXXVI sur saint Antonie dans A. Mai', Scriptorum 
veterüm nova collectio, t. IX, pp. 742-749, et un emprunt libre ä la meme 
homelie par Moise bar Repha, voir O. Braun, Moses bar Kepha und sein Buch 
von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891, pp. 112-114. Pour les fragments 
grecs de ces homelies, voir A. Mai, op. dt., t. IX, pp. 725, 726,737,748, et 
F. Nau, Quelques nöuveaux te.vtes grecs de Severe d'Antioche, ä l'occasion d'une 
recente publication, Revue de l'Orient chretien, t. XXVII, pp. 3-30. 



N. B. — La pagination entre crochets de ce fascicule continue celle de P. 0., t. XX, läse. 2. 
1. Les homelies qui sont conservees dans le second volume du ms. Add. 12 159 du British 
Museum ont 616 editees et traduites eu franoais dans la Patrologia Orientalis .' 
par R. Duval, Homelies LII-LVII, tome IV, l'asc. 1 ; 
par M. Briere, Homelies LVIII-LXIX, tome VIII, fasc. 2; 
par M. Briere, Homelies LXX-LXXVI, tome XII, fasc. I ; 
par A. Kugener et E. Triffaux, Homelie LXXVII, tome XVI, fasc. 5; 
parM. Briere, Homelies LXXVIII-LXXXIII, tome XX, fasc. 2; 
par M. Briere, Homelies LXXXIV-XC, tome XXIII, fasc. 1. 



L = British Museum Add. 12 150. 
V = Valican n" 141. 



5 



Ji^/o '^JttU-bol* 






J^-.,- J^OO-, JKjLJl ),— '^^ÄiJ -.Jjtl&iCL^ K*l j^» Jj>:>/ — TVS 

:\j-2)i Uoo^-s ypKio ^Pxa_s oot P ooto : v oo»\ K*l )oc+J Jjo—fcooo 
p (_J^.ä-\ yOOiS. . »,nq^ )K\n°>\ )-=>V-o? J'*- 00 ^^\? >-/ o»- 5 ! °<* 
IV-^~Jo-_d p i^^oixic J-aj-O; jffn ^; J_»^>oio USc>\o :t^.(.^>^o ^ . i i\ \S 

1. V ^Um'-v — 2. V in margine : BairO.sio;. — 3. V in margine : OsoXoyo;. — 4. V in margine : 

rpYiyopio;. — 5. V in margine : Iyvatto;. 



HOMELIE LXXXIV* 

SuR BASILE LE GRAND ET SUR GreGOIRE LE THEOLOGIEN. (CETTE HOMELIE) FHT 
PRONONCEE SELON LA COLTUME A l'iNTERIEUR DE l'oRATOIRE DU MARTYR 

Ignace revetu de Dieu (Öeoipopo;). 

* De meme que les rois ont coutume d'avoir chaque annee un jour fixe * v f° 117s 
et determine et revenant toujours le meme dans le cours du temps, oü, 
comme s'il s'agissait d'une bataiüe rangee, ils fönt sortir dans une plaine les 
soldats en leur faisant prendre la tenue de campagne et rappellent la theorie 
et l'etude des regles (t^h;) du combat, en brandissant correctement le javelot 
10 (xovt«p'.ov), en tendant l'arc artistement («VtlrvoK), en retournant et redressant 
le bouclier avec elegance afin d'amortir et de detourner gräce ä lui le coup 

1. Les homelies LXXXIV ä XC ont ete prononcees, pendant la quatrieme annöe du pontificat de 
Severe, du 1°' janvier 516 au niercredi de la semaine sainte de la meme annee. 



*L fol. 183 
v° a. 

5 



♦V fol. 173 

vb. 



8 SEVERE D'ANTIOCHE. [276] 

Uh* ous »jj ou> ..KJLj^s jijo^LS sflciaJl.K^oo jV^.J^o p 'k-o Uxub 
■ •> n " i ^ö o ^aJi. ^*oi^o JK yin ,., -s ; ooi p,^o ^a)»j ^a— ^oacuotao .« - f 
^-/o .-J^a/ V^oj_io joou ' \coa ^^ ufla)-5 Jj»» ) acu ^ . S ^s^=ß oöi Jjt^oj» 
y~\i -6i J^jlaj |-O»o^> 2 j-4-; Ui<ix ya\ -ojoK-./ JKS^iooo J^jK-sj oöi 
^^k> .Jvjs.Aoo väKujJojJ- J;oi ^ü^^oo; 06t .-j-OooV la^; OOJ J-CDOiaj * 5 

yCL^iOojoVauS 0|_aj JjLi-/ .,^001^.; jjLiJS, ^-/ ).>.;1 jjLaJ^OO 4 jojJ-; J^*3 

)~/öi_o v*-.» owpoj t-^s ^«^s> yo'U> yjo .fK*.iKk JlojLavs^o; J-»ia* K*jo/ 

Jl/ .•)K.A_^> «öt Jlo-* * J L.a O) öC^.-.^ OU^^i )J;o .-^ot^so Uj— oi oöi 
^ » N ,1 Joom ••«.jJi/o ooi ot» »;ö|i/o JJ.o_.Jsl3 w*iopo; o£_\ «010K-./ 
-•U^ooVj Jla_Cbo*C_v ^-.; öi->» »s/o .-oi\ ^-.jot^Aoo; yo-jöt^ JAo»a.=> JJL»aoo 10 
m m •> -S Jl / ö£_v-; J.iä>-» »J .-)... «t.v> <s.ajL> JojSs; oöi JMV^o öpj-->; «-»öi-\ 

^-./ JKjL* J,_m> ^SVS yJS Jj_',Jl J.l*^jQ.SLbOO C*bwO )l.^.»JL^O »£»/ *J_3JO| ^>0 

yVio; ^L\oi JLlo Kxü ..^s. y^lsüco joi^kioj ^L\oi ,—_> ylo-s )l'\ Ipo'/? 

1 V «jo n . N . m a. v in margine : Ba<n).eio;. — 2. LV in margine : *i~l ^&- — S. V in mar- 
gine : Iovouapio;. — i. V in margine : Iavova. — 5. V «cu*>ol?aä3- v in margine : npoointov. 



de l'arme) de guerre, en aigu illonaant et retenant le cheval avec les renes 
d'une maniere digne d'un cavalier; de raeme, nous (aussi), nous croyons que 
le Seigneur qui fait et produit tout avec sagesse a dispose ([ue la comme- 
moraison tres chere du grand Basile coi'ncide et qu'elle se trouve comme 
ä la porte et ä l'entree, avec le comraencement du premier mois de l'annee 5 
L fol. 183 (calculee) selon * l'usage (v6(x,og) des Romains — (mois) qui pour cette raison 
sappelle januarius, parce que en verite dans leur langue janua designe 
la porte — en sorte que, au wpooijjuov c'est-ä-dire au commencement meme 
'Vfoi.173 du cycle annuel, alors que par sa commemoraison nous avons ä notre tete 

* le pontife spirituel et divin et qui n'a pas fait mentir la force de la sainte 1» 
onction, mais (qui) la possede brillante comme il convient et (qui) en a recu 
lui-meme son lustre et sa splendeur, eile apporte et fait venir unc benedic- 
lion pour ceux qui la celebrent et aussi pour l'empire romain lui-meme 
que le Verbe de J)ieu Jesus-Christ avait beni, puisque c'est aux temps 
de cet (empire) qu'il est venu dans la chair. (II suit) de lä que son serviteur i& 
et son ministre veritablc, venant chaque annee vers nous, comme je Tai 
dit, par le fait de sa commemoraison et de ses benedictions, dit egalement 
les paroles de Notre-Seigneur qu'Isaie avait criees d'avance : V Esprit du 



[277| HOMELIE LXXXIV. 9 



,JL.,..« V) 



Vfol.174 
r a. 



10 



jjjV 'jK-J-iöo |_*OjJ^ )i°>\vm OMVao; p» .--ex )k^>^ JJ Q^» .^^° 

• J-io}— So JK-aio-Sj J-S»ijo .JkjLA; J-00,-0 «oioK-/; Jjot jioo j iq JboK^iO 

) . >^ <^\ .-joöi Jlo_a_.l ^-SOj oö( Jüa—o )jj'a3 .-jK*^-. ^So oooi )■» *» ;*; 
oCSwS; (Liau./ .•JJUjuSwjoK.jlSo; oöt jjoi.ojo )JLoV*^ .^jJ*^ 00 ^ 3QjL — ? ) oW ;ö 
.)ya:*;o JU—iöto jK-^iV.-iloJ^o ,<_-.; ojoi .j-V^e; jtCb» Vr>v> Jootl JKjlji 

♦ Jjls»o-oo )Lo; Lq3o^5 
«öj JfcoaaL ,...=> )^a^a*. oöt 000^*^0^3 K*3 ^^so '^001 JKl./ 
Jjoi J^oo^j» J.ol^s6 lo^Ot-3 .-j-oeui; ^.ot llonN,^; Jjä*. ^^j> oöt .-Jo^j 

l./V l^i»o. — 2. V "•8^'« 5 v V in margine : Baui/stn;. 

Seigneur est sur moi, c'esl pourquoi le Seigneur m'a oint; il m'a envoye pour 
annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour guerir ceux qui ont le casur brise, 
pour proclamer aux captifs la delivrance et aux aveugles (le recouvrement) de la 
vue, pour appeler l'annee agreee du Seigneur' . 

5 II est donc certain que, puisque la commemoraison du docteur qui est 
divin et initie aux mysteres ([tuffTaytoyo';) est celebree en ce jour qui est le 
premier de l'annee et qu'une semence de benediction (y) est jetee, eile finira 
l'annee tout entiere remplie de benedictions, laquelle portera des fruits pour 
ceux qui celebrent cette commemoraison d'une maniere intelligente, des gu6- 

10 risons * de toutgeure (ye'vo;) soitpour le coeur * brise, soit pour le corps, pour *vfoi. 174 
ceux qui ont ete faits prisonniers par le peche le retour et la liberation qui 
(vient) du repentir, pour ceux qui sont aveugles et pour ceux qui fönt les 
ceuvres des tenebres le reveil et la lumiere de la connaissance, en sorte que 
l'annee tout entiere sera (l'annee) agreee du Seigneur, c'est-ä-dire agreable, 

15 joyeuse et qui plait corarae un sacrifice et une offrande. 

Je continuerai donc, parce que en verite Basile qui est sage de la 
sagesse de Dieu (et) qui est homonyme de « royaume des cieux », nous 

1. Isaie, i.xi, 1-2. 



* v toi. 1: 
r b. 



10 SEVERE D'ANTIOCHE. [278] 

Jto-V^iOO ).iOO; lo^ ^» OJO| .^ viJ.AJ.i6 JKiöi ^o^io JN^a=> 1q.\ ^e^s; 

♦Lfol. 183 Jjq^:/ o/ Jjuj * louw\os ioio»-5 li-sojjo J--2«! )ia— vijo.-oC^-j 'jlcuÄ^Oo; 

oiA sSloJ^jLioj 'vajo-^oAoJl ^oq-Jcl^.,-^ . °>ft , \ . >o o > « . n\ .-)-.J tS>o 

JjLiaji ^-.o .Jooi , -»vv» v QOuVko J— oi V-^ t— -)ini ° > NN 9 ; Jloj-.;K^o ' 
1^A.\ ; ycuöj \JJ^S °>; .io^au Ji9u* }o+X> j) .Jooi »ou-io yooi^ Jlaa->j; 
,_a J-jou^ -.U-o» Jjl.j ov\ K-/j U*> ooi ^-oo »— "^io JJ/ .^... A . ^ v> 
, -.■,^\ ^ ouS. ^ojJ-*ioo .»,V\ )-2^'aN lo»» ^» ? io :«\ uaV^o K_J--.-jj 
)•, ea-ao j^o» lo^. oX; -öt .-j^ScS} J-la-Vo J.ü.:^ ) m\^ ^> « «V ^ -oio-.a-yJ 
| ^ . - ; ),v>\n «^ lo^. .-JJl^öa lo^ .-JlauL-V io^ )J/ .Jj-jpo io 

»jjojut^ai (~"oV Lcl\ .*Jjot Ucl^^i 
plasia*; oC^sl^o Jla^^w-. .JJo :JaJL^fcoo jla\ok«2. ^-iö ju/ y/o 
■ """»'■« ..^oKvij 'Jl»a^.J^ • Jy.a^a yjo \-oioJ^#/ J.iLL» ^^~o yj :|^>oj; 

1. i, Uaia\*>o- — 2. V in margine : rpriyopio;. — 3. V in mnrgine : H:o>o-p;. — 4. V UaSLa». 



i'ait monter au jour present ä l'exemple dun roi jusqu'a une plaine elevee 
c'est-ä-dire jusqu'a la hautenr et ä l'elevation de sa doctrine, de sa vie 

♦Lfol. is.! remarquable et de sa couduite, revetu et recouvert, comme d'une * panoplie 
(Travo7rXta) ou d'une pourpre royale, de Gregoire le Theologien qui lui est 
associe daus la commemoraison, parce qu'il lui a ete associe egalement dans s 
la ineine edueation, dans les etudes, dans les combats (iy«v) et dans l'ortho- 
doxie de la doctrine; car un seul Esprit agissait en eux deux et un seul 
soleil de justice les eclairait. N'agissons pas avec plus de paresse que les 
soldals qui foul leur Service comme subordonnes; mais quo chacun de nous 
montre aux bons commandants de troupes (Tacjtapy/j;) et chcfs de phalange 10 
Kpa'Aayyzp/Tio oe qu'il possede en t'ait d'armure spirituelle, en la neltoyant 

* v roi. i", ' dune planiere brillante, en la revetaut d'une facon elegante et en la ceignanl 
sur soi, (selon cetto parole) : Ce n'est pas contre le ■•>»«.'/ ei In chair qu'on 
s'arme, mais contre les principautes, contre les puissances, contre les princes du 
monde </'■ tenebres <!<■ ce siecle, contre les esprits taauvais'. ^ 

Si qnelqu'un s'appitqne ä la virginite et repoussc totalement l'union du 
inariage, que ce soit un lioinnn' ou que ce soit une fcinmc, qu'il continue 
cette observancc et qu'il relranclie les desirs voluplueux et furieux de la 

I. ßph., vi. 12. 



10 



[279] HOMEL1E LXXXLV. H 

♦JL» o^ »s/o )v^3-=> »s/o .)k.**..«\» JJLaaJ.po 7-/ ''J'^"' 
..Jjoi\ ^oiq-^l^j ^-.i;» t-k~; -.t-»^o/ J— s? 1 *> * O l^ 00 )- 3 "**'! V' V* 

|uOiXL3 ^iO; U°^t? ) I ■ <^>0 .|i.OiOt^Aj )->^> V>\ J^S*- JJLÜJ V^^JO *3 

ouk-/ )ooil (fcoaiu la*o_Jio )1q^cl^.ii ^io; J-ia^lß -.J-ooi; -01» U^-/ J -^? 
.-U-S la-ajM ) J^JLS^aüoo )k-u^a^.*> JlojoX^ 0^0 J^Sl3lJ Jla^opo; 

tjloikp» JoiSx la^ U^l a,V^Vi\ JLu »s/; JJL3L-/ :Uroai&J oöt Jx£^ci~ 

J.W -....-M ,jJ/ -.^iCL^OO J-Oj OÖI J-SLÄiLiOO Jt-O-OO OOl J^OOj V*^ U*-'/ "V^ 11 

sJLS-iot '^sö ^, . mn Sa i; ^«^.oi ^o vs/j .-oiiJL-)J; 7-./1 -01 jo^JJ ~ot 

Joojj jlo .-K-Jju^, JJ/ 'J-fiüuJ.^ ^*f^ P °^ .'•«-•'»Kj yj L^ M ^*- A -=>; V^*? 

.Jloik— -ioo JK.~i} V--^ ^^ *^° •)^^ fc ^^ ^ D K 1- * ^**" V a ^ ( ^' 

I. LV in mnrgine : l«a^|=- — -2. V in margine : '.„ ".. ;jo-j(7». — 3. LV in margine : l**»°- 



chair au moyen des renes de la contineuce, en sorte qu'il pratique la 
saintete, selon l'avertissement de l'Apötre, soit dans le corps, soit dans 
l'esprit 1 . 

Si quelqu'un est lie par un mariage chaste et pur, qu'il le rende plus chaste, 
s en assignant des epoques fixes au lit de la bonne enteute et ä l'exercice de 
la priere par suite d'une decision commune, de maniere que ce qui arrive 
soit une clause du mariage chaste qui vient d'une bonne entente et d'un con- 
sentement unanime, et non pas une privation qui comporte une injustice et 
un dommage pour la vie commune dont la ruine est la Separation forcee. 

10 Nous disons cela, non pas comme si le commerce charnel legitime etait 
capable de produire une souillure, au point d'empecher meme de lever les 
mains vers Dieu dans les priores — * car comment un mariage honorable et * v rol.174 
un lit pur produiraient-ils une souillure ? — mais parce qu'il est agreable ä Dieu 
que pour l'honorer nous nous eloignions souvent meme de ce qui d'une part 

15 est legitime et d'aulre part fait plaisir, sans que nous y soyons pousses par 
la necessite (ivayavi), mais volonlairement, et que nous ne soyons pas nous- 
memes tout entiers livres aux desirs ; car la perseverance dans la vie asce- 
tique est plus sainte et plus * agreable (ä Dieu) que tout sacrifice et que «Lfoi.184 

1. Cr. I Cur., vn. 34. 



12 SEVERE D'ANTIÜCHE. [280] 

J-Via\ ai>oj3o 'a^,» «öt y^\ JoC^jJ «ju/ JioKjlij J-;oa* >? ^j\ »3/ ,JJ/ 
.•c***^*^ »— oKa! JJ .joi^JJ jla^., JJ \lj J^oo/ "^j -61 _^-./o -.^~? JoiSs 

♦>ö»oVJal JJo 'jJ'il; -6t 0/ .- 2 JJ \l JJj w.61 -01 J-a^o 
:J_»_Jot._D Jjoi JJj-.oC^ yoouxx^ jlJ-J -.]-«J-ä; J-=>/ -otofcs-./ *ju/ yjo JJ / 
,— ^oC^> yo *^ ki^ *coa^<x9; otkooo >■•/? : J JL ~ °» JJ-^~ «.aV-^ \o L * lt o 
6u^-o* )K_s»a_sj J-_£ 1oV-^2l* yOoC^ ^-iopo -.j-Vio; ) i° > \o . -> o jWpa-s 

1 ypou-ao^-o ^o')-floo :Jju/^a— "» JLÜ ^ Jt oc*L. *aj/ vj V»J ) « 1 m *> JJ ^/o 
^n\ ,w2S^; J^»lj .oq-./ ^ai> p°^° JloiK^ia^ ou-ap »J«i ^o «. jiofco 
^a-ö'/ JJ .^*X_; J-icu^o J^im^ JLa^J JJ ^*» t-a^o .w-J^.fcvJ )!'/; ^-Sc 

1. I-V in margine : oiof- — " &l Nw ^-ö-»- liji^e "-j^^ ^J 10 V- Ä * j*» 3 -.Uia^j U»^< 1^ 

^.i. .«..\-» a.-j. .-|LäS.i C^> 0/ ' l5oUoo;3< 001 l^an |a-n ^y« taSis. .. ^w |tv.al'.-&>3 li^i» »•»»:•• li 
i»i/ ;,-j» |;^o U»oa» ^3 ^.v >3( U; .-l«o»V 1=^3 la^ M.ao c Ro^so |CvS»Sl.. _ a. V U=w- — |>. V ijj 
margine : llpooeupi. — c. V add ('"•'"■ - 2. LV in margine .' 'o»ly. 



toute vertu. Et le Livre divin a coutume d'appeler « priere »' non seulement 
la supplication et la demande exprimee par des paroles, mais encore toute 
promesse que Ton fait ä Dieu, selon cette (parole) : Faites des prieres au 
Seigneur notre Dieu, et accomplissez-les 2 ; et selon cette (autre parole) : Tonics 
les fois que tu fais une priere ä Dieu, ne tarde pas ä l'accomplir; mieu.r vaut 5 
pour toi ne pas faire de priere qu'en faire (une) et ne pas Vaccomplir*. 

Mais si quelqu'im est pere d'enfants, qu'il vienne avec eux dans ce temple 
sacre et qu'il montre aux generaux spirituels quil les elhve en les corrigeant 
et en les instruisant selon le Seigneur*, conformöment ä la parole de Paul, et 
qu'il leur menage une vie lieureuse (marquee) par la bönediction de toute 10 
l'annee. 
'viui. it'i * Et si quelqu'un ofTre egalement an toit charitable (^stvöpüMros) aux 
Strangers (£evo«) et dresse devant eux une table ainie, qu'il lasse croitre la 
vertu et qu'il dise avec Job : Ufa porte sera ouverte d toui räumt et Vetranger 
:=v.i:i ne passera pas la nuii dehors,je ne mangeraipas seul monpain,je couvrirai 15 

i. Note marginale» de LV : h'apri's rhahitmlr <le l.i laimvio Krcc-quo. "ii (lc'siyne par an seul mol 
la priiTc cl le viru. c.v-i pourquol le maltre au>>i s"«>i servi de ccs cvciupIcK. aiin elf inuntrer que In 
mol -yjoi-j/r,, c'est-ä-dlre • priere », est mis dans le Llvre diviu non seulemenl pour la supplication et 

la demande, mais encore pour toute pr< isse el tout) voju qu'on peul faire. — 2, Ps. i.xw. 12. — 

3, Eccl., v, 3-4. — '.. i:pli.. vi, k. 



fol. 175 

i° a. 

roi. 184 

r"b. 



[281] HOMEUE LXXXIV. 13 

5 ) y o>i Nrt • .>&.$'; )j a co ^«^; J-i-»/ y-»/ •. y*-~'po? °oi .oda^oa-^ß; ) j. « rrn o&. 
»JjJui JIqjKdqjxu-; )loy^>aa of^s ..JK-soiaio Kx*ä-jl Ij loo . ^soo 'J^-.»!- 
■ - ^a'^ JJ ? |_3l«1x: otS. K.-/ *a .JJ-^ä> l^oti^! ~o<oK_./ jpo; ^--; o« 

^*jLio ~3oi K_.J^*a*o K^j^-ÄO»; oot loS. .jnNJV^ u> Q-»»i ^l— ^s/; JjJt-/ 
10 ♦IXQJQA 

iJjoXjo; i_ioo ^io ;v-*io;o :Jao^k.io J-V-»> )*t-3°? *»*j/o ^-.J yj 
Joou 1—3? -.) IV v<» J-»ö/ IdS. Jjljü; -6i J^oifcoo * p iVioJx J^^o-so * \ 
Jl o5i J_£_i-.;,_jJJ ouS. vßpoo ^.'...so *J-«-lpo H "«"■» ^ *■» :J-a^-3-Lio 

•:-,..i»i Joi^sJJ jj.~Jt; J-»^-»/ • Q -^ v* 3 - ( J ->-^°° 

1. V om »V 



celui qui est nu et je ne me detoufnerai pas de relui qui court le risque (xtvSuvo?) 
de perir ou peu s'en faut'. 

Si quelqu'un est dans 1'administration, qu'il s'informe et s'enquiere avec 

soin (<pi^oxovia) des veuves et des orphelins et qu'il ne permette que personne 

s ne l'ait senti ou n'ait fait l'experience de son administration ; celui qui exerce 

la misericorde, corame celui qui seme avec esperance- Tarne joyeuse et la 

main pleine de dons, chassera toute la tristesse de l'avarice. 

Si celui qui est proprietaire de beaucoup de biens a des debiteurs 

incapables de payer leur dette, qu'il cultive pour eux la priere laquelle 

10 crie : Remets-nous comme aussi nous-memes nous remettrons 3 , (en s'adressant) 

ä celui qui donnera alors en retour *la remission d'une maniere riche et 

abondante. 

Si quelqu'un s'applique ä la vie monastique, s'il est delivre du sejour 
dans le monde et s'il habite dans le desert, en * meditant cette (parole) : * v fol. 175 
15 « Passons aux demeures Celestes », qu'il soit pur dans son coeur en lavant et 

en nettoyant des * pensees qui pourraient produire la souillure le modele 'Lfoi.iss 
(xvSpizvTa) iavisible et iuterieur, en sorte qu'il puisse voir Dieu. 



rb. 



1. Job, xxxi, 17, 19, 32.-2. Gl'. I Cor., ix, 10. — 3. Cf. Mallh., vi, 12. 



10 



14 SEVERE D ANTIOCHE. [282] 

Noa^u jJ %»Jo;» ')Ka.Äolo JK^jV*»-^ -.vö^cd jN~.uu.oV >_»J_.VoJI lc_^ y/o 
JofSs, ^->2_m J1W*>? jL^s ^.j lci\ -U^ I-^oloo» ,_-<) s-auo JJj-j jis/o 
jlojLÜKaiCLa .-ot^o ^.oiajud sa n\'.t oi^i J_.k.J__» Jj^oj» "^_\o ..»3o;VJ 
*)-, n - -y -.öCS N-.).*»* jlV^Jo 'JAö-V*! ^ ik ? ^-*^°i *^^o a ^ >K .d..g > t-5; 

N_J_aL». JJ a_\ -.yoKj/ 4 *..» flV-floo yoKj/ J ^UL.';po ^Owio ) k, N n , ° > ^^-m 
.|lo>K*_*5j )»!./ -choLI v-*^ U 30 « _/-/? .jAa-^Äö voao^OLfloo 0-=^» vOJoi_\ 
■ •)K\nq leüo^ *-.» )-^3 -.JJ-*^? )k~\°j ^-£cso J-3-o'poo '^6 ) nm . \ 

»JKjJU^ttJi ,-^011 )virtK> 1 -*> .Löo|ll )Lo't-.f^^i 

yc+-±o ^^j» -.J_\ v3/ vä';j -.yoKjL.;;/ J-LDOt 'yO^j/j ^^s^soi >?! fc-£s-» 
vfol. 175 .U-£\_>cL_\ yoov-s J^--» ,..ny; Ja.-./ Vjoi J_oo .)Cw»J_\o vOt~\j •'Js£ M ^ 

r° b. 

JiaXo-.; -6i yj JJ/ .Jj/ Y ~*l «SuV/? -öl; | mi . ^ ; Jj/ i-=>.J^-a--*> Jj/ »9/ *a 

1. v IkSaeacoo ;.s('i). — ü. V j»».X»3v _ :{. |, ^i<*»-»- — i. I, in margine : ^^n'^ to- V tu 

V 1 



S'il monte jusqu'aux eontemplations (Ostopia;) spirituelles, qu'il ne s'arrcte 
jiiis Jans la voie et (daus) l'accrois.sement de la purilication et qu'il ne sc 
desisle, ni ne s'abstienne d'un progres meilleur, mais qu'il coure apres la 
eouronne de la vacatiou superieure de Dieu, qu'il s'examine eil particulier 
sur ses propres actions au moyen des traites de Basile sur la vie monastique 5 
ei qu'il choisisse au point de vue de la purete ce qu'il y a de meilleur. 

Ce sont ila)les armes spirituelles dont en verite je veux que vous soyez 
armes aujourd'liui d'unc l'acou livs brillante, cn vous en parant ä l'occa- 
sion de la commemoraison des sages docteurs, et coramc si vous montiez 
ni armes sur une plaine, d'unc maniere qui 11c soit pas indigne de ceux 10 
qui vous 011t clmisis ei places dans (cctte) armee; car tel est le terrain de la 
perfection, difficile et rüde d'une pari a eause des sueurs des travaux, largc 
comme uue plaine d'autre pari par la riebesse de la contemplation (Oecapi-) et 
par le charme des (biens) Celestes. 

Parce que vous vous etea aiasi armes, il laut donc <pie nous aussi nous 15 
apportions a la solennite quelque chose qui soil utile et, qui convienne. 
'Vfot i"5 'Que montrerai-je donc qui puisse rejouir les docteurs, alors que moi ega- 
' '' lernent je passe pour tenir la place itzv.h de docteur, si ce u'est que j'expose 



10 



[283] HOMELIE LXXXIV. 15 

K'tSX ,^*t^° *^> j^ ei ^-Qp; Jicx nflla . Bp)laftoot ^_io ^x\ N ^.aJ ^_.i JJ .-J;'i 
•r-^CH-j,^^ iogji ^'»j .» . Stt» f> ^oo^-coU/ )jlO)> . ..Not J^.-aJi JJ.ua 

V m'il/ v KJ^.^s_ioi och )ouSx, oiK^^o |L— hfcao -.|L»^.j ^^^> ,_.».\ot 
f3o :JL=>/ JV*V* )oC^s ^o '^.©toN.,/ )v-»i-A JojSx p> Jj_,/ ocx .po/ oj^l/o 
Joot K— .) t >' t to K-») i°>\ M^Jtaa U ^> <2>l :Jooi ^caoK-./* w6t w^o ^i-n JJ 
|L / ^itio^ ^i. t-jL_.^o L_~oi ^d .-jlcv»* J.~,,>.Vi-> i^ojLaaij ^a^. -,|jüp 

^ y jLa pJVwaO As-.J t m °>Q ^ 'J^-X^JS V*^. \-^° J^-t" y^> •) JQ -»? U)-"* 3 -OIOlS^. * L fol. 184 
■ OOCX ^a»Kl< JjCH ^O jlojk^O* )°1-^ J laSlo.* ,.3 .JjOOO N.^3 LiSi^Ö OOOi 

)i.Qfai— L-^aa öt-^o • Jlcv»« JjjochISoo J..».v> ■> •.>«)•,'•>!/ ytOs-^o? ^.» oög 

^•r-3 t^) ^..^v sä/ .Ch\ a\o -.CX.X joot O..CCLJ ^S. l-JO».\ y.3 .w^Jl^oI/ ).~oi» «Vfol. 175 
^ä V * v" a. 

JLs/ -.l^flQ.^ ^--OOI ^.K*'/} ^*Öl ^^^° : ^- s «-alö jJo J.~oi .IV) w>JLJkO joot 



]. \* tfyi.ftfilaBooi. 



devant vous quelque doctrine profitable pour Tarne qui coule de Ia source 
doctrinale de ces (maitres) et qui ne tombe pas en dehors du sujet (wdös&V;) 
que nous nous sommes propose? II faut donc que nous expliquions en leur 
temps les paroles du prophete qui tout ä l'heure ont ete mises devant vous. 

s L'Esprit du Seigmur est surmoi, c'est pourqiioi le Seit/ neu r m'a oiht'. 

C'est le Christ, le Verbe de Dien, qui pour nous s'est hicarne et s'est fait 
liomme, qui dit ces paroles par le prophete. En efTet, tandis qu'il est le vrai 
Dieu du vrai Dieu le Pere et qu'il n'est pas dechu de ce qu'il etait, meine 
quand il s'est- fait liomme sans changement et eu verite, il a ete oint avec 

10 nous de l'huile de la joie'", lorsque le Saint-Esprit est venu sur lui sous 

l'aspect dune colombe au bord du Jourdain. * Car c'etait avec de l'huile * |lu| - ls ' 1 

, . , . . . v" a. 

qu autrefois les rois et les pretres etaient oints d'une maniere symbolique, 

en retirant de cette (huile) une certaine partieipation ä la saiutete ; inais c'est 

avec l'huile intellectuelle de la joie et avec l'habitation nie me de l'Esprit qu'a 

ls ete oint celui qui s'est fait liomme pour nous, en recevant celui-ci pour nous 

"et non pas pour lui-meme. En effet, apres que l'Esprit s'etait envole et'Vfoi.irs 

i . • ,i • . i , , , • v* ;| - 

s etait eloigne de nous et n etait pas reste eu nous, parce que nous etions 

1. Isafe, lxi, I. — 2. Cf. Ps. xliv, 8. 



■V l'ol. 175 
v°b 



16 SEVERE D ANT10CHR. [284] 

Jj^N ^ oys, ^o jot ^> .);oi looi j,J^ JJ v-^i-J^-'/ M *°oi )»\>o 
^>J-s w-U; oö» &l o/ )■>■>! v»o^s »o^.N -> »— o .-Joi^; Jloslaji ^o lo« 
jIaJ>o»JL*J; jjoowa Js^Ao jJUa^j ^o»^o JAoo^X; .-jooj *-*akj^o ,_aj 

)■■» v t»^» -.o« JJ-^JJ «-«-vjio :)l./ Lsu^oi^a ^^ '^opo JK^Jl-» ^x>» 5 
.-)K^jou^ jla^Uo o»ja o£^ K-/ Jlsuü/ Aoeu»» p .•etto'K»/ Jlo^jo );oi» 
•:-L»_£o>ö£oo ■> iN.« "^^»o .-jlajit^oo Jloia^oo lo ' t ... ^» o 

"^^io ^Xn )ooi -.w.^-'/ ^/j Jv^so V-^ JA^Oo :«-a ^oioK_./ ^.j 
s^ot^ 1K-wJ JJ v*^ °^s •«^> J^^aL.i> K-Jj^t^o )la...«,> ; N5o .•lvxa.lai'/; i° 
JoCSs t^9 .-... >V>Jt'/; w.« u^. ioot o^-.K— . / (I^tJQJ ^s^J» -.JjlJ,_s joot'/; 

75 ) 1 -n ivs Nn\ * ~<V, -s'rftNrtN. . j.„^iO >■» JL*,., * >Q ÖttC^OO; ^.Öf .WhS»A L»pO? Ot-wOJ 



1. L om l=N- — 2. Mai. Scriptorum velernm novo collectio, I. IX, p. 737 : 'Aitb toü tjt.ü >öyou. 
Eua-fY'''««^«' ic«*X°'5 in£iTa).x£ jj--" Toi ? Y*P T1 i v T0 '' ö 6 *" yviäuiv tctid^euousi, xai tt/outoü«''. =v ajiaptiai? 
iy.rfcvi-i liyw jjeravoeiTE. r,YYix£ ■)*? *i ßairiXsio tiiv crjjavüv TXJTr, xal to'j; 7UVTETß'.{jL{iivau; trjv xapSiav ia<rocTO. 



chair 1 , la terre aussi etait reniplie de tristesse. Car comraent ne devait-i] 
pas en etre ainsi, puisqu'elle etait dejä privee de la societe de üieu et que par 
hasard un prophete seulement — ou meme un second — se trouvait pari'ois 
avoir part ä une petite goutte et ä un rayon confus de lumiere ? Parce que 
l'Esprit qui est venu sur le Christ est venu en quelque sorte des premices sur b 
toute la race (ye'vo;) et qu'il a dissipe cette tristesse, c'est donc justement qu'il 
a ete nomine l'huile de l'allegresse et de la joie, attendu qu'il possede en lui- 
meme la charite" ((pt>.xv9pü)T7ia), la paix generale, la bienfaisance («uepysixj et 
l'aide et qu'il est repandu sur tout le monde. 

Voilä donc ce qu'il dit : « L'Esprit du Seigneur qui procede du Pore est lo 
en moi par essence (oīa), car je suis le Verbe et le Fils du Pere; il a ete 
sur moi parce que je me suis incarne, et c'est conformement ä l'economie que 
j'ai aeeepte l'onction; car, si je n'avais pas condescendu a me faire nomine, 
il m'aurait 6te bien etranger d'etre oint, puisque je suis üieu par nature. » 
L'Eiprit du Seigneur est sur moi, c'est pourquoi le Seigneur m'a oint; ilm'a te 
'Vfol. 17". fiirm/r annoncer la Imune nouvelle ' aux pauvres*. En eilet, ä ceux qui etaient 

V" II. 

1 Cf. Gen.. vi. :i. — -J. Isule, i.\i, 1. 



• Lfol. 184 

Vb. 



10 



[285] HOMELIE I. XXXIV. 17 

;^_a_iö jot^Ji^ ^-.v-^'O :« « nmv> Jou^j )^t->? t-*-^ \OJOCS. .y^j»^ 

) ->\ *.^»ts^ &l JjJOi .J-^iOAj )lol\>P Öi\ MsV-O .Q-Sol -.i-iÖ/ +3 'JoOt 

jfco*,_ jJ; )-3a* .. -»; yOJÖk. — -J* *3 >^-j± J->— .r^? J-' ^mX ^/° -J-.- 3 

ott-a-X ,_*-^öa_ JKju=. ,j>; >?! ü>^^o .^3; JoC^v yx~ 'l ^^ü^J^ca-/; J-JLa^ 
), ** •* la^, ;|_».j ^Ot^> o^=> yn«..'\ < *i 5 JJjo -.<*^ -otoaJOi'AJj ,-o_3 )joj\o 

1. Mai, Oj). eil., I. IX, p. 737 : 'Ano xoü aüxoü Xöyou. 'Exr,puE£ äs xal aiy.p.aAtiioi<; äpETiv r,v xai evinpY1 5£v . 
öriaa; xbv lu^upov, xöv xupavvixw; xoö xwv ävöpäntwv yevou? xaxaouvaaxEÜ'Tavxa (jxxaväv, xai xa <jxeu7] auxoü 
5iap7iacra; ^(iä;. — 2. Mai, op. ctt., t. IX, p. 737 : 'Aitb toü avxoü Xöyou. Kai rjjp).oi; äviSXs'lvv i^apinaxo, 
toi; ev uxötei Trj; aY v ''' a ? xai axiä 6avaxoy eTtipaveij- xai &n/ü; e'iheTv, sxä).s<jE'' evioutöv Kupio-j oext'ov, Öäe^ 
i-avTa (JuXat^otiv e/ei xa äyaöä xat yjp-qom. — 3. V Ho. 



pauvres de Ia science de Dieu et riches en peehes, il prechait en disant : 
Faites penitence, le royaume des cieux s'est approcfie*. De meine, il a aussi gueri 
ceux qui avaient le cceur brise. 11 a egalement proclame la delivrance aux 
eaptifs; ee qu'il a encore fait, lorsqu'il a enchaiae le fort, Satan, lequel avait 

• r > opprime le genre (ys'vos) liuniain d'une fayon tyrannique et s'etait prevalu 
(contre lui), et lorsqu'il a pille ses armes pour nous 2 . II a aussi donne la vue 
aux aveugles, lorsqu'il a lui ä ceux qui etaieut assis dans les tenebres 
de rignorauce et ä l'ombre de la mort'. Et pour tout dire en un mot, il 
a appele l'annee agreee du Seigaeur laquelle en verite possede en bloc tout 

to ee qui est bon et beau. 

Comment est-il necessaire "de (le) dire? Le Dieu de l'univers a decretä M.ioi. 184 
que la semaine serait en honneur parmi les enfants d'Israäl, parce que, 
apres qu'il eut fait en six jours ce monde visible, il s'est repose le septieme 
jour, comme il est ecrit, et il l'a sanctifie '; il leur a commande de le lui 

15 consacrer 5 et de n'y rien accomplir qui regarde la chair, mais d'y faire et 
pratiquer toutes les (ceuvres) divines et spirituelles, parce que en verite ils ne 

1. Mallli., in, 2. — 2. Cf. Lue, XI, 22. — 3. Cr. Luc, i, 79.-4. Cf. Gen., n, 2-3. — 5. Cf. Ex., 
xx, 11. 

PATR. Ol!. — T. XXIII. — P. 1. 2 



i a 



1 8 SEVERE D'ANTIOCME. [2861 

ioA -> r WK^X „nm\o ooot yoov-k-,/ ^o^>o J-i*-o ^> oooi ^.. t»vi 
r„i.i76.*)o^JI J.*i* ; ..> vs/ i-^J;« .J^oa-^i^ ' vO^öik-J ^°^>! .-JloiK^io 
«och ^.ieüLo Jfcoöo^js o\ -JK^lA; J^*a o/ ^suii Ji-o-/? \^? ^-*^« 
«öl jk-LJi ^/ V*^ <&l -J-^? U*üo Ia\ v2>/ .^--j -och yjLs^ .»o.>. \ a 

Jk^JJ JJo JK^-ij JJ CH^ OOOI ^O.^ J^ijlo loOl JjL,-otoO Jh.» * ,- Si h 

^i -^epo Jj^>; Ua-./ .J^l* ? J^oüa JLx^a ä/ J^-o/ v ; ooo« ^^LioKio 
. ) K r -> ?) **-=> r ^- XLv> ^*Jl3oi;o ') lV»fflV> v oouK-./ i-k-J J_i*J-iö 
-6t JKjla; -.loot iuK-/ (äaj; ])/ .Jt-o-./j ^-^o» &l ^*^'! \p.kjaJ 
och ) ^^»* )K-V-/ «JM )jch V*^ v2>/ .loot »JitloU ^IaIo ^_*^js»/j 
«ot^> t ^.j 0001 vJ ,»,n>o .0001 ^»^^ JJ .^ J?°« JW >U2±l )■» > ■.■> ^» 10 
jjas.ct^j -.looi ov..k-./ )K-JL*ioi -.J— Ä*? ) »No» 001 J-^«"^?? -ö< .^*^o— ? 
• -, V^ ),'»; )joi j, i-.j; J-V— /o J-J-.*>1 -choK-/; 001 |^oa-j Ioch J**~/ 
JJ;o .\Aoji JJ;o t— -oiolS^./; K-O och .-,-k^! och J^cC^iw; ^-; J-^e*-o 



pouvaient, etant donne qu'ils presentaient une certaine radesse et une cer- 
'vrol. i76taine difiiculte ä s'elevcr jusqu'ä la perfection, s'y appliquer * chaque jour; 
car ce scrait encore (plus) agreable ä Dieu. 

Or, cette (Obligation) d'honorer la « septaine » 011 semaine nc residait 
pas dans les jours seulement, mais passait aussi au nombre des anne.es ' ; 
car meme la septieme annee etait cgalement sanctifiee et (les enfants d'Israel) 
laissaient la terre elle-mcme saus qu'elle füt cultivee et sans qu'ellc tut 
labouree. En plus, ils comptaient encore sept sertiaincs d'annees, de teile 
sorte que d'une certainc maniere ce (caractere) honorifique scmblc encore 
s'accroitre au moyen de (ces) nombres qui sont tres limites et qui repro- 
duisent 1111 certain cycle en se multipliant. Mais il en resultait que la quarante- 
neuvieme ann6e aurait du etre sanctifiee; car eile dtait aussi la derniere de 
la septieme semaine d'annees. Cependant ils ne faisaient pas cela et ils 
sanctifiaient la cinquantieme (annee), c'est-ä-dire la huitieme annee de la 
septieme semaine d'annees, laquelle symbolisait le jour qui est le huitieme 15 
,1 dernier de ce temps qui avance et passe et qui est le premier du siecle 
qui vient, lequel en vrritc est un et saus lin et ne connait pas la succession 
de la Quit. 



10 



I. C.f. I ..' \ .. XXV, 2-13. 



b. 



185 



10 



[2871 IIOMELTE LXXXIV. 19 

O« y^l -.~OtoK-./ V-»^* 2 Vi(J- .j^OV^- _)"/ io °» ÖuK-/o .i.OO| JjOjjliOO * V lol. 176 

oooJ^JLio 'jotSso ,v^^ ? 'o<*U J«*$s )oj^ v^'j^oo -JA; J-^* vaa^.K^o» 

.•«Ol JKjlIjl OU.K-/ ^?ÖtO JLO^il; -.vS^Jl )»oi ^J JJL3L./ .J-V-*^ ^^ i«*^ 
\\+ll U'^xo .•)Kaa-.o (^a.1 ^3 ^äo; Jjlo^qjlo )ooi K../ )i»a— öl-a; -öl 

v o-jou^ * .-.ocsuS-.» J-N-^> jilJJ» JK-^Js JJ»o f-^Afl jJ; )lai„. i °>Eooo » l foi. 
^ ^ r° a. 

♦OlS.S>J )jo| ^0; 
t f } 1 Nfl ..Oj.n.,*t\ °loOI j«Jbo> JoiJ :)K^wJL-JuiO.-« jKxlx ^.OOJ J»<X^ 
. J - *nn .. . oÖ| )>*"^ - -> , '- s "'l ft « »Vm/? ^6) Jk-x!*1 '\.*, \ lAI OÖl j-^V-^ 3 O 00 * 

)N^ >oö . n ■* ) r r «^; ^.*aoi N! ^^io .)i aa*t -> c*^. ooot ^.^jcul^o oooi y^yyioo 
Iq^, ^ i-^oö ,-.; JjLJLio : 7 ^co.^ ^o'|-oj )jo» ^ö JjäS^X y s :)!,/ J-^~/ 
jloj&oo öuK-./ ous; oöi :»J*0>} oöt j^a^ IciS. ^-.; ojoi :j^o*iol oöt )j>oa-. 

» * 

1. V fn margine : lu6T,).aio;. — 2. LV in margine : o-e« t-*n. .. W oMi Ua^» ^«>( l^s;» 
■'^.^5a»i. _ a . V /n margine : \u6r\l. — 3. V ('» margine : Ixw. — 4. V inmargine : EXxa. — 5. L U^-*»»- 
- 6. L low {sie). — '■ LV in margine. : k*U^ß ;»:.*>. 



Cette cinquantieme annee s'appelait twßr^xw;, parce qu'elle etait con- 
sacree ä Dieu et qu'elle etait comme une chose promise par un voeu; wo&iV, 
* en effet, est comme si on redoublait le nom de Dieu et disait « Dieu-Dieu » — * v foi. L76 
car chez les Ilebreux Dieu s'appelle 'law et "EXax — afm que tu apprennes 

8 par lä qu'elle est tres sainte, cette annee oü il y avait la liberation et la 
remission de toute servitude et de (toute)dette, l'abolition du joug de l'escla- 
vage, la restitution ä ses anciens proprietaires d'une terre qui avait ete 
vendue et la reintegration sans violence et saus entrave dans leur propre 
place * pour ceux qui en etaient dechus. • \ao\. 185 

io Lors donc que cette cinquantieme annee devait approcher, ils la pro- 
clamaient le septieme mois de la quarante-neuvieme annee, au jour de 
l'expiation, et ils l'annongaient d'avance (au son) de la trompette. Parce que 
le Christ est venu dans les derniers jours en mettant un terme ä ce siecle 
present et en nous faisant repasser au huitieme jour, c'est-ä-dire au siecle 

15 futur qui comprend le royaume des cieux, lorsqu'il reunit a ce (siecle) le 
temps de sa propre inhumanation, il l'a donc appele l'annee agreee du Sei- 



a. 



1. Note marginale de LV : Le niaitre croit que le mot iwor,). est (un mot) compose. 



v° a. 



20 SEVERE D'ANTIOCHE. [288] 

^01 .-)ts^»v... -« )Kjla icoo^ vojjtoo^o ..-o»-V-d '^po; JiC^.Laio 

y; );;a^o ..J-J-ojxul oou )1^£- ^o; +a . 2 Voa. looi Jpojtoo? 

* • * • • 

) - /-^ .. . och )-^on . ^io >ai.°>^ts-^o Joe* yo^lo p -.^-; )<*£—? ^-floo-, 
,_3 .J^,oNjLiO loOl |-äOHO Jk^JL.. »vi.. -« JK-iJ* <x-a; oot ••>>— ^> ^ 

•>)jgg> » * a looi ))V-3^oo 

JuJsj .ojvaio^ o^o .-j-po! :! )k N Vnv i JKjla Ji-cui«^ p?J ^-? V*^a 

• J-^o -ot )^ ■ *>\ 4 c*A -.^; )... »v .06. ^Ai>po 0001 x^V> *~^ 
j ? ot J ^ ■ '«\ ; och :)ooi -oioK_/ ^.j 001; -ött-a-^ 1 *> ■»* « < )- an - 'n Jooilio 
JjJ£> ^ 6 *JLjSom 3/ -.J-^o )1U^Ö> jKü^j ~6i :^ JM^ )k ^ »v... 
:^> M ^^> t ^ jJ i-UL* ^.»v».. ..otlo_^ oooj ^po/ 0001 ^f» Jl 

1. i, U^. — 2. V in margine : loSr-.).. - :i. V om l^=^»o- — 4. L ok [sie). — 5. V 1^-»- — 
6. V Uioov^»^' 



J 10 



gneur et l'a consacre ä l'exemple de la cinquantieme annee qu'on appelait 

m?shl; et il aecorde la remission de tout peche, la liberation des fautes 

vfii 176 anciennes, la delivrance du joug du peche * qui est plus lourd que tout et 1c 

v: '' retour au Paradis qui est la premiere place (t^ic) et la ville de l'homme, 

atteudu qu'/7 etait lui-meme l'expiation de nos peches', puisqu'il etait symbolise & 
d'avance autrefois par le jour de l'expiation dans lequel la cinquantieme annee 
etait annoncee d'avance et proclamee (au son) de la trompette. 

II a bien dit : Pour appeler l'annde agreee du Seigneur, et non pas : « Pour 
la proclamer ». En elFet, les prophetes proclamaient cette annee depuis long- 
trmps et ils l'annoncaient d'avance (au son) de la trompette prophetique; lp 
mais le Christ a appcle cette annee meme et il a l'ait qu'elle fut presente et 
actuelle. Or que c'6tait lui-mßme qui nous ainenait cette cinquantieme anuöe 
pleine d'uu grand nombre de biens, les Juifs eux-mömes, qui ne connaissaient 
pas le mystere, le lui disaienl : Tu uns pas encore cinquante ans et in as 
ru Abraham 2 ? Car qu'est-ce qui les emprehait de dire : « (Tu n'as pas encore) 15 
quarante (ans) > . parce que le Christ etait jeune au point de vue de l'age 

1. 1 Jean, 11, -. — -■ Jean, vm, •'■"■ 



10 



[289] HOMELIE LXXX1V. 21 

i^^v p Joch ^o\oK*l ).___j JJj Jo£_lx -.oto-s-./; -.ou» ^3/ .')oo| JJ_£ • t __a- a » 3 ? 

t_so 'wj ooot y_-w.a.jL-o .jl^io-o-v-o la.». JL / .-_.oiofcv_./ > «*i,< ^bOxi V- 3 

) » I i J)vi*vi .. J._cl_m» -.yopojj« ooot .,.».»'.,. N3ot^i/? oda.a_.fcOk la_\. * V fol. 176 

v. • x • v b. 

ouk-/ K_)i__s- v->--v )?«* •,K»> r _. ^oo»v-=)jJj -^t^J- \j )--~^ °/ : t^ ^*l 
^_^_>o -.ojot-JL/ ^>-J-fc y*iL-a-J-K, JJ/ ■> » n «\Sv>o ^.f_it_w« 'v^öl? loot * L fol. 185 
-.otj )ooi -.otofcs^/ jjöo «jl_» ,_3 J-3-.j-o i----v J-isoi .V___o/ ^Q_.^_0; OOI Jjjj 
| .. -tv>; -ot (L___aJ3r . ou.IS.5 V*?/? -'Joot Väo/j L* 3 °öi_\ jooi >*.»._, JJo )Kjl__ 

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ya..xiK.s . »iw n}j .|.... t o (__o; »__m tv.JoC-X; *.^->! >■*■-'• j *,__>, N.____o 

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io__o v ._5 ^->j yO-C-xJ-ic .•)K,^_x,___>C-- -.öl JKxin la-tOf.-» .jK_-~£y— ; )-*-)o;o 
:>_oc_.ta^.^o vflDa-J-K-w-DJ-a ,J_v ^.iotl__oo . > n*'°iv> |!s~j.L_ )iot-x ,._ 

1. L V <"W* ;s;>)- — 2. L »*i-!Ol [sie). — 3. V -»a N . m a. 



selon la chair, bien qu'il tut independant du temps parce qu'il etait Dieu? 
— car c'est lorsqu'il etait äge de trente ans qu'il est venu au bapteme'. — Et 
meme, en considerant l'anciennete d'Abraham, ils auraient pu dire : « N'as-tu 
pas cinq cents * ans — ou mille, le cas echeant — toi qui as vu Abraham? » *v rol.176 

v° h 

& Car c'etait surtout la parole de ceux qui se moquent et tournent en derision. 

* Mais ils ont fait mention de « cinquante ans » ä cause du mystere qui a ete * LfoLiss 
cite plus haut. C'est ainsi, en etTet, qu'il est ecrit que Caiphe, lorsqu'il etait 
le grand pretre de cette atinee-lä et qu'il ne savait pas ce qu'il disait, a dit : 
II est utile que le Christ meure pour tout le peuple' 2 , ignorant que de cette mort 
w la vie allait germer pour tout le monde. 

C'est divinement, nie semble-t-il, que le Saint-Esprit a dispose qu'on notät 

le cinquantieme le psaume dans lequel il y a une grande misericorde, la 

destruetion de l'iniquite (avojxta) et la puritication du peche 1 , ä la ressem- 

blance de l'annee jubilaire ou plutot (ßöHOiov <k') ä la ressemblance de l'incarna- 

15 tiou de notre Sauveur. 

Puisque Basile et Gregoire, les theologiens (9äo7,dyoc) qui (nous) initient 

1. Cf. Luc, in, 23.-2. Jean, xi, 50. — 3. Cf. I's. l, 3-4. 



22 SEVERE D'ANTIOCHE. [290] 

K_J__aI* .-jJSJLajj |Kj»1K~ J-.o»Vo JjjV «.-K.*io Jfcooi^ wC^oö^o yOJÖi 

+o . Jjchs CiL*) «txlv^ioo jouSs oö» oooi ^-»»'» ) «« « » > o; t-^-«x I^Ji^a 

. •) i, o sui U-iL jl\ «—.jyaiö P .'L=^ ^.'^=>K^ ^..^dJ. ^o . • ) 1 1 rö \n\ ^. Yffiy 

Vfoi. i:t >>o d^;! jj .-a*;»!/ j-V>^o; JKjÄau« 6^3 Jjtaio ^_/; yOJoi .-J_.^ia.\ 
a^ouJL/ ^Jiol ^_io» ,— «l\ot . ^.M-^Ka )•, m\\ JJ/ .wuuu»; jia^; JKslo^o 
1qu\o .'ol^oKIod/ K_)v-<^jt ^^■■op t-s Q -^" ^°° »"^ ^°- 0< ^ I "ä^; J-sKaj» 
)Io.13lXv>o jl^^oj )».*. labso .\aj/ a^bJ2» J_*^wio/ jj^LoaS; )l a ^ Nao .ii. v > 
)-^.,V>^o;; jlo»a>^_ji öi\^\o •'^->sV v 00 *-»'»^ r-* ? 1-lröX <^-*j/ ov>,...'\ 10 
a.\ -i.oo .* q_o,j J.JLSOIO .afi,.^ »*^a^; JJoj lo.Sicy.3 . • ) n »y mo ).» ° > 'i . » 
N5 5s.x\i I^söjl^o . - scoq-^)juw / )c*\)J Ju>-auS> la^o^ f j bSM la\ yooria^, 
j't-fia~> »_io y^lVo . »—.v-t-io ^oojl^v jJ« |K~o* ya^so .-. . iv>)tooo ^.iJ^-a^o 

I. L ft °.» (sie). — 2. Ce passage est 6ditö et traduit dans \V. Cureton : Corpus Ignatianum* 
Londres, 1849, pp. 217 et 248, et reproduit par J.-B. Lightfoot, The Apostolic Fathers, 2' 1 edition. 
Londres, 1889, Part II, p. 187. 



aux mysteres ((jwuTXYwyö;) et les preeepteurs autorises des ämes, nous inter- 
pretent et nousexpliquent cette annee, c'est bien convenablement qu'ils ont leur 
eommemoraison au debut de l'annee, lorsqu'ils vont (encore) benir tout le 
cours de l'annee. Car c'est sur les traces du Christ, Üieu et grand pretre 
pour nous, qu'ils marchaient, en annoncant la bonne nouvellc aux pauvres, :> 
en guerissant ceux qui ont le cceur brise, en proclamant la delivrance 
aux captifs et (le recouvrenient) de la vue aux aveugles et en faisant par lä 
de chaque annee (l'annöe) agreee du Seigneur. Comme Moi'se ils ont eHe 
vfoi.177 instruits de toute * la sagesse des Egyptiens et ils ne se sont pas eloignes 

du sommet de la montague du Sinai; mais, apres qu'ils eurent tres bien t» 
compris les dix paroles qui de ce lieu avaient ete donnees dans le livre des 
lables ecrit ä l'exterieur et ä rintericur, ils les ont elevöes jusqu'ä la 
perfection des commandements evangeliques, ils ont aecorde en vue d'un 
seul chant et d'une (seulc) doctrine les cordes qui se trouvaient des deux 
cötea et ils ont döchire' comme une toile d'araignäe toute la sottise des dogmes 15 
l^o'Y[/.aTx) paiens et vides; ils ont ainsi regarde et fixe" leurs yeux vers les cieux 
ä l'exemple d'Ignace revetu de Dieu (öeo<popo«), ils restent et demeurent cons- 
tamment dans les beautes superieures, ils habitent avec les esprits incor- 



[291] HOM&LIE LXXXIV. 23 

.•)j/ v*»/? ^£^0 o^ -.p©/ VI i-^ &l -)o«^jJ >*-^ jiiJ-a; ^-/; 

|_2>oä_oo J-sJLiö; JloVljJo .•JKjdLfcaoJt w.^06, Q^oKLcaia^ Jj/ ... tüVi o ' Hol. 185 

^ v a. 

Jot *j;ot ^.io .-Jk-JL)— Äoo jJJ^o K_o )K*JL.j.-.ÄoclS. .•ji.oJLiu.Vj ^-«Xot 
- joöfc. ^-io; Ua-/ . -^ yj^-flOLl— i-^ m*^o .«-K».'/ j^j^ eCM vs/ op ^xj 

♦. !■» . . t » m'wx Joou jJ 
)K M a>\w ) la_.fi » a> :Jtou^iio Jk_0>;li ),a,v>o\.\o :J»»»ojJU )-^oo^ f\_.>_~ 

«_./» ^O^iO Vw,vÖtl/ JäJL-. J-SQ-ODO-^S JjL.'/ ..JlXüoi. vOOM^-»/ :]J^.a.A *\ ful. 177 

labs.V.^0^0 ia_\o .•Q^oi\toeuS, J1cmIx>.#__oo ■•a\3K.'mvi\ 0/ i^oj ^ xi-x ^soi 

10 .'J^fJu — Öt )K^.)K.>>^»-)lf>l I .Aba\; ,-j % V>^0; _öi 0/ .•ua.£Q..ia^ JLoot-^v 

K-O 0/ l usoJKjUJOdJl 0ÜS0 jooi JJ .jlt.>otj o«\ öuK../ )ooiL ^o; "^o ^so 

JlaiÖio jLoV-.^.— -SO :yOOÜS. *$lX Jla_V.-U.»L_0 ^0 )_^.icL^OM \ V'«o .. ^.2001 
1. V in margine : X^j-y-tfia;. — 2. V in margine : -vovfiaTa. — :{. V in margine : Aiys*»"'- 110 "- 



porels et ils sont ä la fois en dehors de la chair et dans la chair. Prends- 
moi, en effet, pour preuve de ces (dispositions) les paroles de celui qui etait 
veritablement revetu de Dieu (Osocpöpo?) : « Car moi aussi, dit-il, ce n'est pas 
parce que je suis enchaine et que je peux * comprendre les (;hoses Celestes, * Lfoi. 185 
5 les places des anges, les etats des principautes, les choses visibles et les 
choses invisibles, (ce n'est pas) pour cela que je suis dejä un disciple; 
beaucoup de choses nous manquent, en effet, pour que nous ne manquions 
pas Dieu '. » 

As-tu vu que la hauteur de la contemplation (Bewpia) et la profondeur 

10 d'une pensee bumble * sont etonnantes en meme temps et au meme degre? *vioi. 177 
Quel philosophe pai'en a songe ä dire ou ä concevoir quelque chose de 
semblable et (en meme temps) ä s'appliquer ä la perfection et ä monter vers . 
la theologie ou, ce qui est plus modeste, ä posseder dans les autres sciences 
une intelligence qui se tient en garde de tous cötes? Pour eux tout le 

15 laß'jpivfjo;, ou examen des opinions, n'a-t-il pas debute par l'orgueil et ne 
s'est-il pas termine par l'arrogance et par la hauteur, parce que pour eux 
Dieu n'etait pas le chef de ceux qui discutaient, quand ils se refutaient les 

1. /*. G.A. V. e..l (!7y-S80. 



24 SEVERE D'ANTIOCHE. [292] 

\O fH i v> +~ "%*s v 3o :oooi » »t*» );V-"j )lQJj'im>n\ p :ooot ^..., V\ 
^_^> k-^/ JLm.^.sl^o ,.s *^-.9oi '^„l*. .Jjl..» Joog; Joot j_s\ )l^-x. V^>o; 

JJ JoC^. ^-io; Jjlsl./ .•vtdq-^^Jjl^./ );owo; oC^xj lyi ^_./ .-J^so*.} jlaaiS^o 




*|.VJ3*/0 ^*JLioLj ]^0^0 )cCX.A 

1. Ce passage est eililo et Iraduil par Cureion; op. eil.., pp. 217 et 248, cl reprosluit par Light foot, 
op. cit., p. 187. 



opinions les uns des autres et que chaeun d'eux voulait etre le chef de quelque 
nouveaute? Quant ä nous, puisque c'est le Christ que nous avons pour chef 
et pour maitre ' et non pas un homme, comrae il le dit lui-meme dans les 
Evangiles (EüayyeXia), preparons-nous donc au rovaume des cieux selon la 
parole du martyr Ignace, « pour que nous ne manquions pas completement 5 
Dieu ». C'est ä lui que sied la louange dans les siecles des siecles. Äinsi 
soit-il ! 

FiN DE LIIOUKLIK I.XXXIY. 

l. er. Matth., xxm, 10: 



U*~o ^iiioU l^bo 



:• |Voi QJ ^^ 



k_.jl,_~ JJ/ • . f^_.l_a_.k_^ a\ -.,—^iokJLiO; ^-«2^./* JLw-^s . «, n '.stoo 
s ^a ..|_ioi J;J-*J^ oil^^ JU-s^ä> jk^J ^ ^/ 'M V*^ l°> Vt^T 00 

♦ JJOJJ? 



Vfol. 177 

v" a. 



L fol. 185 

Vb. 



HOMELIE LXXXV 

Sur l'Epiphanie. 

Ceux qui celebrent les fetes dune facon spirituelle, en considerant 
toujours avec les yeux nouveaux de leur esprit la puissance de ce qui s'ac- 

5 complit, celebrent les fetes d'une facon non pas ancienne, mais nouvelle. 
* En effet, voici que moi-meme, apres avoir aussi celebre cette fete biea des * vfoi.n: 
fois, en m'y presentant en ce moment comme un etranger, je suis frappe 
d'^tonnement dans mon esprit, je suis transporte au bord du Jourdain et je 
crois voir que Jesus lui-meme se tient debout au milieu du ileuve. 

io Et pour le sens de ce nom (de Jesus) j'ai l'enseignement propre de la 

realite qui est plus complet ' que tout; en effet, si Jesus est le salut et le * l fol. lSs 
rcmede de Dieu, il n'a lui-meme retire des eaux absolument aucun avantage 



vb. 



2G SEVERE D'ANTIOCHE. [294] 

jj» oöi t v t n- p sa.aj...J <°\copl ^opo jLs/o -.J-OÖ ^io ;K_. oot ^e>t^o 
^0V-^> j-JL-it-* 3 .J~*äoJ-s -oioK-./ joiSsj ooj V-*^ U**'l -«^ )°°« -010K-./ 

•)-•>■ ^jl^^X; wöt jLo lj-a^ ^\)l J¥-^-=> vooi-i ^> •.JLiö.X ^ yQ.«/ 

looi ÖU.N-/ joi-Sxo j-^ JLpo» .^Aoi )-^äX b^so'l .-JL-po P*/ ^-^°« ' 

♦^.\oi J^oäJS. K*ä'/? -o« ''poJj? |k-^--? J'V*-^ )?°i 

J.m3a-^ oO>, Joch K-./; .-^am_j ^of,J Jk.-^!? chIo^; •.^-*; -01 Jv-s.* 

JKjl.,^0 :o— ^/ Icl^ ssju^Ss k~J V-<^ f=> Joot ,-.Ki>; oöi Jjj>; J»^^ 

-.) vi - ^ ^&Xajo/ ^o K.~KA;o :)Ka*Oioo )N^n.*ia^ J;oi öi-A.../ ^-.; 

♦viui. 177 Iv^eooo K~o )oi -.w-Vio/ »J *ooo« ^-V^cu^ Jioujs» vQ-joi oilaA o— ^Vr '" 
v"b. x . • ^ 

,_*> ^_,>^>00 ,^Jl*.-3 J.*iöo .Ao/ jjJ-, -po Kj/; )jx.| ..Ol^ j;oi Jkjupo; 

^*>1 a-ioi/o -JV- )Km.\nn > ^oot oJi. ' aa. fl> .>*jl-^ V-io/o .J-Jüs 

j\v\ ^iol öi^ao -.J^iöj v00Hn°>V) IcLb» säSl—io -.oCS> a>m io .J.*^_io 

.IJ^so; ^ol ^>o ooi Joow jlo .^Aot j^iäA K*ä>'/ .J-m^o Viö/ ^-^ot /po/o 



1. L 



et, Iorsqu'il a ete baptise, il n'a recu en plus absolument rieu qu'il n'eüt(aupa- 
ravant). Car comment (aurait-il regu quelque chose), celui qui est Dieu par 
essence (oüci'a), et cependant s'est fait homme saus changement et sans con- 
naitre le peche? Mais c'est pour aous qu'il a donne aux eaux le plein pouvoir 
de guerir et de sauver, Iorsqu'il a crie par les faits meines la parole du ■> 
propluHe Elisee : Voici ce qu'a dit le Seigneur: J'ai assaini ces eaux '. C'etait, 
.il effet, vraimeatle propre du Seigneur et Dieu de dire : J'ai assaini res eaux. 
II est bon quo nous remontions en courant jusqu'ä l'liistoire qui sym- 
bolisait clairement le mystere qui devait (avoir licu). En efTet, apres qu'Elisee 
l'ut dcscendu a Jericho — c'est une ville situee dans une vallee, basse et io 
v toi. 177 placee au-dessous de Jerusalem — les habitants de ce (lieu) s'approcherent * de 
lui, en disant : Voici, le sejo'ur dans cette ville est bon, comme tu k rois toi-meme, 
mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises et rendeni stirile. El Elisde dit : 
Prenez-moi donc unplat (wix^oj) neuf et mettez-ydu sei. lls le prirent ; et {Elisie) 
sortit vers la source des eaux, y jeta le sei et dit : Ainsi dit le Seigneur : J'ai lä 
assaini ces eaux, ei dordnavant il n'y aura plus ni mourant, ni femme sterile a 
cause d'elles ~. 



% b. 



I. IV Roie, II, 21. — 2. IV RoiS, ii. 19-21. 



L'foL 186 

r" a. 
178 



[295] HOMELIE LXXXV. 27 

JN_L.po ^.iC» OOt y^\\ -.y0\\ Ux>y.£> OCH j-JLj/ ^ Jo« -«OK-/ J-IOt y-\\ 

och ) v f'^ ^"" loo« J~~a.'-ofcoo ,_.; Jlo-io ^ .'vj^a* ^»° vj^^* 
J^L-, -oi )lo fÄ */ oiJ^au^ ^o "^A >a^Kjüo J^rnJjo .'Jfc^-^-* &öttft 
J»^o> ^io; och :jl^— ~öj Jk.m„«^.o_o och ) — ■■■« » v > Jl /; ^-j «too( ■) a . ffi 
).c A v, * jJo om t i Jl^l— * ooi Jv^ JJ^ao^Oo jl ^.ch JfcC^oK-s ^>oo K-^> 
; - V ch-3 :J~-^.ioA o^ 06. )ooi M? och :JK^K>. -öt J*^£~ ^'™; 

10 :- fc iö/ ^oo^Q.9; )'•*- / JfcooJu«; JI^»Jl^o jJ^ocL^o ^cnbo -001 ^ouK-| 
Jla-io ^o —™i -.yoou^j odK.~*> t^j» J-oeL=> yOOt-S K^CS^J./ »s/j <-CH 
lo^a_io ? J^iö »3/ ßl ..joAa JJLo-Ud/; oJ^ -.J— * ^.j vOJO« -.^0.00 
Jö|_^~} )..~-» Xao och JJojl-^oj» ^o-t-o ^o? vf-JÖ« t-*^ &l -o « J-^ 
^J*jcu; )ju^o J_ocL» p .Jicuioj J-JLs 0001 yOOuN-Zo :oooi ^jul» fcoo 

1 *J— oi; -oj 4u-»j ^*>; jlo ^ .^ a .-^.och jo£$M J-JLs ..^^oK^io 

Tel etait le premier homme, Adam, qui comme d'une ville tres haute et 
(tres) elevee — je veux dire du Paradis — laquelle possede la paix de Dieu et 
n'est pas troublee par les passions — car c'est Jerusalem — est descendu sur 
cette terre basse et tres eloignee de Dieu, qui d'une part est bonne — car tout 

5 ce qui est venu de (Dieu) est beau et tres beau ' — et qui d'autre part etait 
frappee et affligee par la mort que le peche a fait naitre et que le deborde- 
ment d'une vie humide a fait nager et ee repandre par-dessus tout. Mais, 
lorsqu'est venu le Christ, le plat (kux>.oc) neuf, lui qui du Saint-Esprit et 
de la Vierge immaculee a pris un corps * nouveau que le peche ancien ne * L ™- 186 

io pouvait * pas toucher, lui qui possedait en lui le sei — car en lui il y avait tous * vfoi.ns 
les tresors Caches de la sagesse -, ainsi que dit Paul — lequel a ete egalement 
melange avec les eaux lorsque (le Christ) y est descendu, la mort d'une part a 
cesse et s'est arretee, et les eaux d'autre part sont devenues elles-memes non 
seulement des eaux qui guerisseut, mais encore des eaux qui donnent nais- 

15 sance ädes enfants. En eilet, ceux qui autrefois etaient noyes par le flot sale 
des peches et etaient les enfants de la mort, lorsqu'ils sont rendus parfaits 
par les eaux vivifiantes du Jourdain, deviennent aussi les enfants de Dieu 
par la seconde naissance de l'Esprit. 

1. Cf. Gen., 1.31. —2. Col.,11,3. . • 



Vfol. 178 

rb. 



10 



28 SEVERE D'ANTIOCHE. [296] 

^ol ^o» ^.\oi LvoCSs (.inäxo )K_»jl~oV ^\oi ^—.ot^o^o :JoC$Si )K«< joo/ 
) » tirtövu ^-iö J-^_ä,io . Jou^n wi« »« ■" »°> i )J>Ao -.ool ,_.al*^o ,_.!S^Jj 
^^ .•...\.V>U ) ..\ >a^ )K^r>,; ^3 .-K-.|j^_^ ^y>ö/o ^..^ n,^6 J;c*S. 
^■«t n '°> )Kjo -v\o ).-jN^.io flaio^s öu> J.^s/ ^>o»-ß» ^..«.\oj ^.j )..^o. ■.U.X 

^öfloo — ooi . yii 'i K_.LT^o .--ocx . .\v^jl^o L^asä^-si ^-«.\oi &1 
.),.,. \ ^ o; )jpj .Jloou^ öuk-../ V-"-^ ^^ 7-/? J'i-*^ — °°l y m^^o 
Ludoio \i\--l )k^.^_~ 1 JJoiio jlomvd. öCio 50 .jjcxaj 0010 )Lia~o 'Jl^'OU 

^■» V.xvt; J-»W -.)-^'/? 6i.-w^J>o yaiA// \oKj/ '0001 ^fcXaflUA :E»^SCj 
jöu^\; i-'r-^o'l \->l ."voot-a \ ya\i yoot^ Joot K-/ joCVJJ* vOJÖt *s/ ooot 
Jl M '°U? -Öl )Q^ -Jfroo *>\ ^2/ JjLSOI yQ.2^0 )j>eui^gj )„. '1 ->o ,-yai.LI 



Que le corps de l'liomme soit 1111 vase d'argile, Paul l'a atteste en ecrivant 
aux Corintliiens : Nous avons ce tresor dans des vases d'argile ' ; et que le 
sei symbolise la sagesse essentielle de Dieu ainsi que tous les (biens) 
spirituels et (tous) les dons divins qui en descendent, les Livres inspires par 
Dieu le montrent encore, puisque dune part ils l'unissent aux sacrifices : < 
legaux et disent clairement : Tonte victime sera salee avec le sei 3 , et que 
d'autre part ils ordonnent de mettre pareillement du sei et de l'encens aur 
les pains de proposition :l ; ils moutraieut (]ue meme les choses qui sc faisaient 
sous des symboles n'ctaient pas des choses commune* et videa de Dieu, ei 



•vfoi. 178 * qu'elles representaient d'une facon figurative et symbolisaient d'avance la 

vrrite. En eilet, la divinile est teile que le sei, (ä savoir) brillante, blanche. 



m 



la lumiere meine, chassant toute la gangrene et (toute) la pourriture du 
peebe, ei de cette maniere fortifiant et eclairant ceux en qui eile est vraiment. 
Apres que les Apötres eurent part a ce sei, ils entendaient : Vous, vous Stes le 
sei de la terre* ; de meine que ceux qui poss6daient Dieu qui habitait en i r > 
eux entendaient egalement : Ifot, j'ai dit : Vous Stes des dieueo et les (ils du Tres- 
lliiiit, vous tous*. De möme l'encens, outre qu'il est brillant et blanc, est aussi 

1. II Cm-., iv. 7. — 2. I.rv.. ii, IS; c-f. Marc, ix. 48. — :t. er. L6v., xxiv, 7. — 4. MalHi., v. 13. — 
5. Ps. I.XXXI, 6 . i'l. .Iran, x. 3k. 



Kl 



[297J IIOMEL1E LXXXV. 20 

|_X_~ ooilo K~S.j I^ax ^ v>i oöt J^cl^.^^ •.j^toJL^o looi l^v-o ..loof *Lfol. 186 

^ ' • i° b. 

)oi^ö ).^oüS\ \^.»'i v *io .-oüS. ^_*.2>lofcv.jLio» yQJot.ii j'otoj ,-a.;^o .-J-ia^^S. 

, - •*« ^_.\oi; o\ :J._.»o|K_.s ^.jJLwN-io Jlocx3s la^i t—"--^ ^ fc ^ , °'? 
Li^aj» y~~ jooi ^<»'ao jj ytO^^-io vjaaj^tf jK^J^o^ofcoo JJ jlcu^aülSoo 
a^ bioi > ^o .yo+zo oi^aJÜS. jooi )a!--Ji .-joot o m i.fcoo A*...) i m °>o^ p 

JlJ_^,flD )fcs_J^/ ^i» v3/o JkjOjJS. > *5s>w ^/ Jl/ •.JO-J^S f^u^iO "^N ♦ V ful. 178 

^^ v° a. 

.|k..O_.fco. s^Ot J£vJLiOjJ^..=> JJLOJOXD jooi - J,~.fco.i ^ö(, ) k.^i_,a~io JÄOU Ljis 
..^O oixo .^_LV_. ^-.Ql l Ci,°t V) jKi 00 -.J ..TIV); y-.\ ^oC^—1 lbä.\» » . ^ Ot* 
^io» )lo - a _ ^ ,_..=> . - )»ai.j U*V^ cl-oÄs-ä./ Q-^'jl/ p» yOjö« voot^a ,)J/ 

yloa/ jooi *.aiok^+l J_«.flDo/; oCS.** ^d ^io öCS*..; • ,)L<.,»,*'V>; ^*t ooi .ox>a^as 
^/ :jL=.'cu*o Jooi K^li "^a^x 1/ J-L^ ^°? °°* ^°?^ *"*"^ ^° : J jUL3 r— ° 



la marque de la bonne odeur (eüw^ta) divinc et intellectuelle ; en verite, lorsqu'il 

etait mis avecle sei sur les pains de proposition, il indiquait d'avance lepain 

tjui descend du ciel * et donne la vie au monde ' et produit la lumiere dans ceux qui 

y participent et par l'odeur divine les delivre de l'odeur püante des passions. 

5 En effet, parmi les choses qui par la contemplation (Öewpi'a) paraissent 

iHre en rapport avec la divinite ou parmi les choses qui ont ete disposees 

pour nous par le moyen de l'incarnation inelTable, un seul objet, füt-il 

envisage d'une facon symbolique, ne suflisait pas ä montrer toute chose. 

De lä (il suit) quo dans l'ancien service il a ete besohl non seulement du 

io * sei, mais encore de l'encens et aussi de beaucoup d'autrcs choses svmbo- * v |o1 - 178 

v° a. 
liques qui pouvaient montrer ce qui devait (avoir lieu), choses dont nous 

avons connu les significations propres, autant qu'il est possible, apres leur 

realisation, et non (seulement) nous tous, mais tous ceux qui, apres avoir ete , 

purines, en ont obtenu une petite revelation, par la gräce d'en haut. 

15 Nos corps sont donc des objets et des vases d'argile\ comme dit Paul; 

mais celui du Christ d'une part etait de la meme essence (ou<jta) que le nötre, 

et par consequent d'argile; — car c'est d'Adam qui a ete faconne avec de la 



I- lol. 186 
i- b. 



1. Jean, vi. 33. — 2. Cf. II Cor., iv, 7. 



J-3lL->0 



♦V.fol. 178 
v 



, 10 



30 SEVERE D'ANTIOCHE. [298] 

^ioo Jooi **otoK_/ J-Jl-^-o J_~oi ^_o> K*3 ^io :Joot w.otoK_/ J^o£s 
J *.yj> JL_-_ *_.; JK-xl-J-xq-o ..JK_^__ *-io V^ooo JK-xoK_2> Jot-^ l - ^.l_ 
)K^A^a ) » °i i^ tJ K_.J-**_jlo V-^s^ °^ 0001 ^r*-"*^ ^° 01 -°»°^-/ 
oöt .L-—; w.o» Jjl»_v-*> .JoC^j oöi JK-Kic .J-i__ vQJÖi Uj& -Jooi 
Jouj jJ .otA ^1/ J-i/; v^öl J- 5 ^» ^o J^ju? °öl? -J-* ^s^°U )o« »-*>/ 
■ f v •* ''; J-JCaO; Jjl*_O0 ou_< yooou .-C%_\ ^l/; ^-Aot Jj»_o JJ/ . ^)ol_o2_\ 

♦ Vl-x-C-v; J^-__\ 
>>• l7S -.oioK../ V*^ )'°-^J .JK-Vau o_*o po/ JK m . \ o_o K_J»_^ ^.-; ^^_D 

^öt JlooiSx; J-_<L--n °> *> .-ia^j ^^° 1^"! poJ-*^ K-./ JW<> -J»-^ 
oi.-^Di K___> oöt; .J_.al-._c J_oi'a._o^ oda_>V^ •.^■»; J;°i • -A taot ) 

OU^3 K_.JjL3L.KjQQ.iO jJ .-Jj-CO LA Otlc__>*il \--~^l OtK_00 y_./; OOIJO .-JjOt 

Jod y - ™ ,^;" ••>■ >**«> Jio~2\l Joo» ~o!oK_./; oöj J-,_^_2_._> Joo» _.oioK_./ 

*Jlo__o; J;ot ^_./^_so )l»a_\j JK^a.___o__» 

♦Lfol. 186 Jj__o -.w» yO_-C_\J_io ,^<iaA JL'K_*-J -.JU-io; -.öl Jtv m .\o_o > ^.*JO| _.ot 
v'a. X • X X 

K*0 _.ÖV_\ .J~-^^0 JV-w-VA _.0|oK_/; J_tt> "^-3 J;'i yOOU-Cj yQJÖ» .J.Ä— vQJÖl 15 



boue qu'il descondait pur göneration, quoiqu'il füt divin, parce qu'il etait en 
verite du Samt-Esprit et de la Vierge Mere de Dieu et en dehors du peche — 
et d'autre part il etait un plat (jmJkXo;) aeuf (rempli) des eaux; car, puisqu'il, 
etait anime par une ame intellectuelle, les eaux vives lui etaient nnies hypos- 
tatiquement (ä savoir) le Verbe de Dieu, la source de vie, celui qui disait 5 
dans les Evangiles (EuayyeXia) : Celui qui boira des eaux que moije lui donnerai, 
n'aura plus jamais soif; mais les eaux que je lui donnerai deviendroni en lui mir 
saurer d'eaux qui jaillisseni pour la vie eternelle*. 

»V fal.178 C'est tres * bien qu'(Elisec) a dit : Un plat, et non pas : 8 Une urne ». En 
v ° b " effet, le corps (du Christ) estpetit — et menie onne peut pas dire combien il 10 
est tres petit — en comparaison de la divinite qui lui etait unie. Ce (mot) 
montre la gfandeur de l'äneantissement, puisque en verite celui qui est si 
grand et dont la grahdeur n'a pas de limite-, selon la parole du pro- 
phete, etait toul entier d'one maniere illimitee dans (ce) corps qui etait 
trea petil et qu'il 6tait limite par (cette) petite taille et par nur teile forme. 15 
Le plat i/.j/.'/'.:i des eaux descendit donc au Jourdain, ou plutöt (pcX^ov fti) 

• Lfoi.186 ' les eaux vivrs d'iii'i decoulr tont ce qui esl beau >'t bon, en vi'iite ce (]"'' 

V* .1. 

I. Jean, iv, IM4. — 2. I'-. csliv, :t. 



♦ Vfol. 179 
t" a. 



[299] HOMELIE LXXXV. 31 

o£s._ : Jt~*-3-* ysy^o y/o .Of^..; ,J.^ yo+X) yj; -.t-iö/ 'J-^JJ oöt i-t-Sj vS/; 
jlo-io ^iol ^io ool joou Jlo -.^-^ot j-^iöJS. Is^xo'li -Jooi pö/ );oC^^o 
U^J.L? Oi.Ju.'^s o , ,'» »JJL» vQJch J-Üo a^CSJ.JL/ Utio^ j-*-^ t- 3 •U 2 *? °l 

t->-3» ooi .-^ojJi»» oöt Jln\„Q^> )...a.~» .•J- O ^/; j-J-^-»/ o/ ->'°? pö/j U^~»i 

)iou*ao3 oöt .-joot )oog j-oo^N» y/ JJ / .-Joot K+l JJV— »/ j-*.^ JjLio .^otola-J.» 
)i|_^v "^_D; :^.J»»a_» J-^-ioj V*^^^ «OU-.» ^i» )oot -fcw^:» jlolio; 
yOOJ-.J^.V lySi Kj/ '.i-io/ ^ t-»OJ JoO| t^o'j >.Uä>.t.iO yOOtA.../ Jt-Q^-o J-o»Jjt 
) i, V>\ •.»-*>/ «*■•'! \-*> j^^io^ ö£^ jLä^o ,.3 '^»K.^ .j-üo > ^X J-J^J.J-! 

l'K^.J» K*D ^-^O -.)^iÖ„3 Jlo_iO K-./ jJ *J»Ol ^.^iO .JtsJL*.„3» Jju.» w.OI 
J^bCL.3 ,.3 J-^»/ ^-^3» \OJOI (.~Ü..20 jv-O-io t-»»>x J-»P/ •)"»"»*> U-*-^^ \OOÜb> 

v oo^ ,,-j «A ,_^£l^.~Loo yoojü^-» J^K_«..3 JjQ-^ loX :^_*»lKioo ^io» Kio 
v\a_»—. ^oioK-./» ^£».io )-_l.2oi -.^_joa^o.£a ; ioi o/ ^*ja^|; o/ :^*^o£^ 

I. L Oll) .3- 

dit aussi le prophetc Zacharie : S'il y a quelque chose de bon, c'est ä lui; et, 
s'il }j a quelque eho.se de beau, c'est ä lui*. * C'est pourquoi (le Seigneur) disait : 
J'ai assaini ees eaux, et dorenavant la mort n'escistera plus qu (personne) he 
mourra 2 . En effet, lorsque les eaux vivcs ont ete melangees avec le Jourdain, 

s rlles ont brise la tete du dragon 3 , comme dit David, ou, comme (dit) Isai'e, du 
serpent tortueux qui s'enfuit ', lequel par im conseil perfide a occasionne" la mort 
ä Adam, et clles ont rompu toute la puissance des demons qui sontplaces sous 
lui; car quelle autre chose pouvait arriver, si cc n'cst de s'enfuir, ä celui qui 
* avait recu sur la tete une blessure mortelle? En effet, parce quc les eaux du »vfol. 179 

1CI Jourdain eteignent toute fieche diabolique et (tout) incendic, David chantait 
en disant : C'est toi qui as brise les tetes des dragons sur les eaux" ; puis, repre- 
nant de nouveau la parole, il dit : « Pourquoi dire : (Tu as brise la tete) des 
dragons? (Tu as brise la tete) du dragon principal qui est le Calomniateur ; 
tu as ecrase le cräne qui est la tete du mal. » C'est ä cause de cela qu'il 

15 n'y a plus de mort dans les eaux, parce quc en verite la sourcc des eaux est 
desccndue vers elles. Car de meme que les racines et les pousses qui (sortent) 
de terre, une fois qu'elles sc repandent et qu'ellcs macerent dans les eaux, 
transforment celles-ci en leur propre couleur, (de teile Sorte qu'ellcs soient) 

1. Cl'. Zach., ix, 17. — 2. IV Rois. n, 21. — 3. CT. Ps. i.xxiii. 14. — 'i. Isale, xxvn. 1. - 5. Ps. 
lxxxii, 14.. 



* Lfol. L8fi 
v° b. 



32 SEVERE D'ANTIOCHE. [300] 

jlo_iL-^oo )lo_a— ;jo .-J-i-.; ).i/\vw jiotojo .-J^/o JotSs; jL*~o )fe oaa^ 
^ot-s yuo ->*V <!»*-! -«a^uLs »J • S! *o 'j—^? oötj otvoo .Ui>»a3o 

.•JL~-L-»o )k.v> t.. ? psöou .)-i^. "v> .-Jj^coo .-JjVoULio U*> v«"/ r^° 

och Jjlä-7 .)la^~ »k-=> ^ Ui3; )laJ-;K.i ) — ^>v> ^<u- ^00,30 v«H^° 
v ooi^.^^o y^l )t^ä_^ ^0 .-J)a_a> JK-äJ^ ^.01 ^<*^? )'^ ^»t'^^sj 

♦V^a-^oj JlV^o Joi^jJ a\o J^nN ^oi o . v/ni K-Jjl^j UjV^? -« "> 

jJo J-^o >fca*^.\ oi^ )ooi jj.L- , j)\^x-.oV Uxxi ^> V*^ ^/ -K*©^ 
..«otok-./ jJ yo+zoi ^XQJQXfta>o :Jjujls; joCSs ^_/ ^Ou» v-^ooIa^oo j n » im 
)lj/ :-^i6/ v n . L-CQ; ^~^U -^.W ^7 ^JLioj W . n . im W? -« 

l. V l*^-»v V in margine : U-U*»?- 

ou rouges ou ecarlates, de merae, parce que Jesus est la sagesse et la force 
de Dieu et Pere, la lumiere et la source de la vie, la justice, la saintete et le 
salut, le Fils de celui qui vivifie l'uuivers, une fois qu'il a ete baptise dans 
les Hots du Jourdain, il a mis eu elles et leur a donne saus restriction de 
toutes ces choses qu'il possede par essence et il eu a fait des eaux qui ■> 
eclairent, «jui enfantent, qui vivifieut, qui dounent la sagesse, la force, la 
saintete, le salut et la justice. 

»vrol. 179 Que les fds de Nestorius qui diviseut * l'unique notre Seigneur et notre 
Dien Jesus-Christ par la dualite des natures apres l'union, uous expliqucut 
donc comment celui qui a mis daus le Jourdain la richesse de tous ces 10 
biens a ete complete par suitc du baptßme, Selon leur expression? C'est 
necessairemenl parce que le fait d'attribuer le bapteme a 1'homnie eu parli- 

• l roi. i8ß culier et uon pas a Dieu le Verbe qui s'esl incarne 9'applique ' et convienl 
de toute necessite ä (cctte) division impie. 

Sil (vous) platt, passons aussi ä Jean et uous allons trouver qu'il reprend is 
clairemeat la meme impiete*. En eilet, lorsqu'il voyait egalement avec des 
yeux spirituels que Jesus est plein, qu'il ue manque de rien, qu'il est com- 
plet en tOUt <mi taut que Dieu qu'il est par nature cl qu'il n'a besoin de 
rien, (Jean) a crie rette (parole) : C'est moi qui ai besoin d'6tre baptise pur 



V fol. ll'J 
v° a. 



[0 



[301] IIOMELIE LXXXV. 33 

)-^\ *>o > ^iw ^-,; y/ .ytoa/ |ju^s K-,oci ^-3/ -.Kj/ a\o 11« iv>too -K-."/ 
^■^ '.J»«^'» j^^JiVj yOotK^io; Jjlsl»/ :Jooi >n » i tr> oot »s/ Jt-^ö-^ ^o; oöj 
»3/ .-La\ fcs_j/ )!'/ JSj/o .> *> \'/ ^JLioi Jj/ sn . i.flp Jj/; ••pö/j Jjpai^äo 

)oOI ,_.fcO. ),^CLX ^O K_^3 yj .SS.QJU. vS/ J I f» ir» rr. -> | 0| s*OloK_./ ^x 

..J_i,_ia.-i*-io; ^.oto \ v? ^i. JL^S jJ ooi JJLaiaS^ji; Jinm.3 ')K...,bö JJ/ 

•.V^ö/ J^JL*/ Jlio/? •UajJ-S ÖC^O Ct-^iCLiOL^ 2 (-.^3 t-«-^ jjLOOt .Jjtf* vßO_3L»> 

J-jl-3—./ -.^.K-.'/ {„-J^jio ^ 'y ^ "*****■ i^° V«-^ U\ >».»tfn .JJ-JÖl'/; a\o 
j^J^^'n > \ >s/ Jvlß; «^ jj~3, K m v» JIqjJj ^.j ö£Sj .i;oM» Kj/ ^s/j 
Jlo-jJ-S* .c+X-i (It^^io ^_io J-^iä_=> ooj-j» jooi m^>? °°t • '^-*? )t-^a-^t 
J^oioo» poJ.iaA» ^„/ J^-joi^ "^o^j Jt-^o-^ «*oioI^_/ )K^ootv> t— -^ 

^--.,—ia-^l ^-*^-*/ "^^O J.JLDCH ».3 -.vXOQ^a3 joüflo '.)-3't^O )Ö|.£v_~ ^.iOi OOI 

1. V \*^*>- — 2. V ^ Iß- 



toi. « Moi, dit-il, je suis ä mettre au nombre de ceux qui ont besoin, mais 
non pas toi, bien.que tu te sois i'ait homme eomme nous. » Si (le Christ) avait 
eu besoin lui aussi de cctte perfection qui vient du bapteme, eomme le veut la 
parole de (ces) impies, le Baptiste aurait menti, en disant : C'est moi qui ai 

r, besoin d'4tre baptise par toi, et c'est toi qui virus d moi'. Gar Jesus aussi serait 
egalement dans le besoin, si en verite du fait du bapteme il devait avoir 
part ä un pcrfectionnement. 

Mais celui qui ne ment pas porte sur les paroles du Baptiste une deei- 
sion concordante * ainsi que sur des (paroles) vraies. En efTet, il n'a pas dit : • vröl. 179 

10 « Moi aussi j'ai besoin de ton bapteme » ; mais : Laisse (faire) maintenant; v H ' 
car il est convenable que nous r.emplissions ainsi tonte justice' 2 . « Je suis venu, 
dit-il, pour remplir, et non pas pour etre rempli; car je nai besoin d'absolu- 
ment rien, puisque je suis plein, ainsi que tu l'as atteste toi aussi. » 11 me 
semble qu'il appelle encore « toute justice » la perfection de notre bapteme 

15 qu'il devait etablir dans les eaux par le fait de sa propre descente. En efTet, 

' que le bapteme soit la justice parfaite qui purifie pour ainsi dire de toute 

trace de la tacbe (causee) par les peches, Paul Tatteste, lorsqu'il s'exprime 



1. Matth., 111, 14.— 2. Matth., in, 15. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 



v°b 

' Lfol. ist 

r a. 



oot 



10 



34 ' SEVERE D'ANTIOCHE. [302] 

•: ^qju, ) .»Nft -s. o« J.jlojo.3 ^-^s oila-aL*^.^ *^*>? ^^üP 10 t- 3 '*-*°l 

-- « 'e. ,j> *^o_i^ ^/ ^; väjj :vß-i.j/ t^«^7 T"»-* 5 ! J-»/ >ä*ju» jj/; -« 

♦IjV J" 3 /? «1.0»OUD 

*Vfol.i79:>wJI ) m .;V£jl^> *-./? * V*^ o« -^ 1^ J-3lä> * jJ» )Ia*j/ Kia~.» 
j_X~j JJ^.-/; J— >o/ V^oa\ ^3ot*oo; JJ^ao&t*; J.ulj\o Jbov&. ^a*x>,/o 
V»j yoS^J^o :ou> ouq— )i.tr*° : ^°?^ °*--^ °«^ fcA ./ <*^— +* U<* 
..K-j-^s.^ Jol-^o p .v—1^3 J-ocu^. ..Ja« J.ä-.;V3 .aiiv— -.^o>/ ~<^~ <*^ 

.)K*_«o Jl^ JLoof ^. !,.:-» .vroQ^aa )coi v*>/ J— »o/ )?« ^^*> .^^» 

1. V oni IW ■**-"«>■ 

au sujet des baptises en ces termes • i'Junl justifies gratuiterrient par sa gräce 
par le moyen du salut qui est dans le Christ Jesus*. 

Puisque donc votre culte de l'homme (ävflpw^o'XaTpia) qui est plus impie 
que tout, 6 tels, a ete repudic par le Jourdaiu lorsqu'il a recu les eaux vives, 
qu'il a ete jete dehors par Jean lorsqu'il a crie cette (parole) : C'est m»i qui 5 
ai besoin d'Ure baptise" par toi-, et qu'il a ete repousse ögalement par Jesus 
lorsqu'il a l'ait la rdponse : (Luisse faire maintenant), et qu'il a montre que 
lui-meme remplit et non pas qu'il est rempli, des lors mettoiis-nous en roule 
aussi vers le temoignagc du Pere. 

Mais d'abord L'ouverture des cieux m'attire ä eile et une grande admira- '" 

'Vfoi. i/9tion pour une charite ((p&avOpwrcia) ' infinie ine remplit. En eilet, celui ' qui 

i V,]' in: avaitfermöle Paradis ä Adam etavail place le cherubin ei l'epee flamboyante 

1 :| (toujours) agilee pour garder le chemin de l'arbre de vie, cehii-lä, une foia 

qu'il eu1 oettoye et lavö Adam el l'eul montre nouveau en lui-meme. ou 

plutöl ( ii.vX/.>jv Äe) qu'il sc Tut lui-meme montre Adam, ouvre en ce moment le i.-, 

cicl au Heu du Paradis, en montranl clairemenl que le baptßme est pour noua 

l'ouverture des cieux et la mise en route toute pröte vers les (rägions) d'cn 

haut, (l'est de cette routeque Paul disail : // nousa inaugure une route nouvelle 

I. Rom., in, 24. — 2. Matlh., m. 14. 



V fol. 180 
i° a. 



[303] HOMELIE LXXXV. 35 

jj -.j-^o-*? J-^Vl O)-— 'J-s/o joi^i JAo^a; )t-so jt-t-* ) nN V>\; t— -*^ JJ °^ 

•JjoCi^wio .f/— ^B^> )ocx och.1. oCiwi J,_ä_x\ 3/ w^ön ^>^oi -.Ni.ajLj vmK3 

vjoot V^Ö/ l?Öt-CD; J-fc^O^X) OCX v£DO_lJ-a.£o» .'^AM^S; j^^OJl Jj/ )j.L~ )oi 

^a \s>a^2> ^_ie« wl../ 'jLo L^ä s^oi p .|~.}-2 Jju^oJLm Jfco^o .•jLa-.KJ^l; 
^.; la\ .)-=>/; ot^..; och ) W> l f>\ ^S. ioot )_a^ioo -.loci J„.fc^J.too J-s/; 
Jj'^ico ,)La*-2uM oät ^Jü«_o j^-s y-^A ^W -.ioot jv.iö/o loa L~k>-iokoo Jv-s 
<' 6(la.i. s w^>.sK.io jL\ ^/o .JlooiSs» J^ucoo/ io_.a.A.\o ')t~~s/ )lo^v*^ '^ oc " 
)£C^io )ocm .^oioK-./; oöi :)j-»,Kio; oöi V-^^ ^°^ •)t-' flQ 7^ la\i _öi jla .»....; 
vaJl^^o; oöi ^o V-=^ Uy-*l Q ^° :o °t i- 3 °9i° -oioN.j/ f.»« »m'iY; joj^S; 

•vAt! )\.SS% <-Ö|0 ,£o/; «-.CM •.K^|x^ol..V> r X>l : Ji-S LVcaiO .mn .ir> \ <¥> i\« ~./ 

i. l «s;- 



ei rivatite'. En effet, si les portes des cieux n'avaient pas vu lc roi veritable 2 
et le Fils de Dieu et Pere par nature, elles ne se seraient pas ouvertes; car 
c'est pour les rois que s'ouvrent les dcmeures royales. Et donc, maintenant 
que Jesus a ouvert les cieux, il 'donnait egalement ä ses propres serviteurs 

s de voir des choses semblables. C'est pourquoi Etienne, le premier des 
martyrs, disait : Vota, je vois les cieux ouverts*. 

II me semble que l'ouverturc des cieux est (ä la fois) quelque cbose de 
sensible, comme si les cieux s'etaicnt coupes', ainsi qu'a dit Marc, et une 
revelation parfaite de la Trinite et une connaissance qui convient ä des 

10 (etres) Celestes, puisque d'un cöte la * voix venait ainsi que de la part (icpö- "vroi.iso 
tutcov) du Pere et nous montrait la propre hypostase du Pere, et puisque '° a ' 
d'un autre cöte eile etait adressee au Fils et disait : Tu es mon Fils bien- 
(liine', et proclamait en meme temps la verite et l'egalite d'essence (oüsc'a) 
de la divinite et aussi l'indivisibilite de l'union avec la chair. En effet, c'est 

16 (en s'adressant) ä celui qui est vu, ä celui qui etait le Verbe de Dieu incarne 
lequel est un et le meme et non pas un autre en dehors de celui qui est 
cache, ainsi qu'il semble ä Nestorius, qu'il a dit d'une maniere significative 
ce (mot) : Tu, et ce (mot) : Mon Fils, (ce mot) : Tu es, et non pas (ce mot) : 

1. Jlebr.. x. 20. — 2. Gl'. Ps. xxm. '.. 9. —3. Act., vir, 55. — 'i. Cf. Marc, i. 10, —5. Gl'. Matth., in. 17. 



10 



30 SEVERE DANTIOCHE. L3041 

..K.« »ooij ^_*j -ö| .-oi j-JLtS? .^.-.k.-./; V-*^ -öi .^_ooij oJ^o ,^-.K~./j 
-.J-s/; Jlojow» ^bo >3/ V*pO; k»*-» U 3 --/ .)Ao.a*^jo -Ol J^lü loioo^Äj 
*Jx*J»; yo-ioi J.ioacL. K*3 o/ ' ).^.ietib.-.Saxo ^N . "^ ! J»V* ^T* 5 ^^ 
.ytCS^io -oio^ ^.j ^a.* -.)jo_; )l>-^> ^iö *~~J 'J-»--t-ß ^? 1—°' 

♦Lfol.i87..«owJSA -ola; '^x-o-. ^-*> l'poj.l/; ^-; «öl .J-oöx )»^ö^s ^^.äoN^yj 

r° b. 

M-foi. wy.A^ J'p/ -l-poJ cua.oJ-.oi oot jooi -oioK-/ oC^-m • . k-Jj^^ Ja.;aao 
r" b. ^ 

> *fc^-ao .-jv-ä-ao J-a)-a I-Ju.^ jl-. oi .£>/ J.iaoi -.J-aJ-a j,-ao tt-" La/» 

•:-U-flDo/i jla-oi^a-ot 
j^aö^N Jbo JIqjl-^50 J^-So Jioioj *a :)... »>o pcu* ^; "^ü^doi 'S^^oo 

)lr> .. , . « Nn-> ^s ..^^iOjäoo ots »oJLia*ögj ^.»-fco.; v°- J ®<? -.^'CLio p .)-.oi 

1. V in margine : Iojisijiocti. 



« Tu es devenu ». Gar co (mot) : r« es, appartient ä la nature, tandis 
que ce (mot) : « Tu es devenu »,, (appartient) ä Tadoption et ä la gräce, 
de teile sorte en verite que d'apres le temoignage du Pere egalement les 
ffoq>tG|/.aTac ou raisonnements de (ces) impies sont donc tombes en dehors 
de la verite. r> 

Le Saint-Esprit d'une part descendit sous Taspect d'une colombe et 

d'autre part il reposa sur Uli' pour nous, afin que, venant ainsi que 

sur les premices de (notre) race (ye'vo;), il passe aussi sur eeux qui sont 

de la meme raec (6[/.oyevvfe), lorsqu'ils sont rendus parf'aits par le bapteme 

i,f„i. is: * divin. Or ce qui a 6te dit par Jean : // resta sur lui'\ fait connaitre lo 

' "'' clairement que l'Esprit lui apparteuait en propre et qu'il n'etait pas * ä un 

r"b. autre. Gar de möme que le Pere est daus le Fils et le Pils dans le Pere, 

de möme le Saint-Esprit est aussi daus le Pere et dans le Fils a cause 

ili' ridcntili'' dVsseiirc (oO-rial. 

I'arceque c'cst pour nous que le Christ a ötö baptise, lorsqu'il a rempli i.\ 
untre bapteme de lumiere, de vie et de saintete, et qu'il s'est fait la route 
de la venue de l'Esprit vers nous, c'est donc pour nous eucore qu'il a ete 
conduit au deserl par l'Esprit; ei il fait connaitre que ceux qui doivenl 

i. Cf. Marc, i, io. — 2. Jean, i, 82 



v" a. 



[305] HOMELIE LXXXV. 37 

J £■ •- N. > / ^.-.üj/ laio^^o : y, « «,., I V)Eoo J~uO** jl^aJU^ ^^coo jlj~öj — ch 
Jjci . m M Ji-^-w^-S us^lflDO j-iöi \q_.i)^j» Iq^. •. ^-.. »vMSoo )lo '»■»^ ),.. * Vi •> 

y, «q|\ ..» ^öi Ja.o£ol laaeu^lo ,-a_=> . oC^— ^,ib^.xl ^o»-o» ^>6t^ J-^?^? ^--»? 

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1(1 v3/i J-JJ-O/ .^-O^ ^°t-9 V^ m ' l ^- > ? ^**-»k-^? vCUÖCS. OU.2i.Ji chS.*; J.X^j3U * V toi. 180 

*Jj^O^ ^^.^OQ^ J-IOlS. ^ CH..30U J M — -— "» J-JL-»J -^^.J» J_i^X y.5 

1 V in mdrgine : Xjioiievoc. — 2. V in margine : ^£^eb*e. A).eti}/on£voi. — 3. V in margine : ItaStov. 



croire en lui et etre baptises, une fois qu'ils sont oints par cette onction 
forte et tres vaillante de l'Esprit et qu'ils sont oints comme des athletes 
par Fhuile de la gräce, doivent etre conduits au Stade eleve et tres eprouve 
des tentations; d'une part ils (doivent) lutter avec l'ennemi cruel qui 

5 devait Ieur porter envie ä cause de l'adoption et ä cause de la parente avec 
Dieu; Le mechant, en effet, le verra et se mettra en colere, il grincera des dents 
et il se consumera ' , dit David; et d'autre part il devait etre vaincu, parce que 
sa puissance a ete brisee d'avance par le combat preliminaire que pour nous 
le Christ a soutenu d'avance avec lui. Car que c'etait pour nous secourir qu'il 

10 a endure la tentation, Paul l'a t'ait connaitre clairement, lorsqu'il dit : En 
effet, parce qu'il a souffert lui-meme dans sa tentation, il peut secourir ceux i/ui 
sont lentis 2 . « C'est comme un secours puissant, dit— il, qu'il a predispose, ä 
l'exemple d'un excellent medecin, sa propre tentation en faveur de ceux qui 
doivent * etre tentes; de meme encore que, lorsqu'il a endure la croix, c'est * v ioi. iso 

15 comme une arme puissante qu'il nous a donne celle-ci contre l'ennemi. » 

Pourquoi donc aurions-nous nous-memes honte de ces eaux qui purifient? 
Ne tombons pas dans la fange des desirs (honteux). Tremblons ä l'ouverture 
des cieux et ne nous l'interdisons pas ä nous-memes, ne pensant ä rien de ce 

I. Ps. cxi. 10. — 2. Hebr.. n. IS. 



38 SEVERE D'ANTIOCHE. [306] 

• .^ o tS.a t^^» JJ/ , ^ 3 ^ l,,.tv >.m'd| K^) a .', <m» |a— jo .•LynNiaJJ 

♦^-Oo/ 



qui appartient aux cieux, mais (pensant) ä tout ce qui appartient ä la terre. 
Ne tournons pas le dos au Calomniateur et ne montroas pas que le Christ 
a cte tente pour nous en vain. Mais en tout honorons celui qui volontaire- 
ment a tout supportc pour uous. A lui soit la gloire pour les siecles! Aiosi 
soit-il ! 5 

Fin de l'homelie sur l'Epiphanie. 









[. lol. 187 

v" a. 



5 



V I..I. 180 



lc 



och UDO . mil/ • ,K~.jLaliL )L>oi3s. ooi ^toa,. lo^a/; ^o Jv»so,X — cv3 
No).*o»i .-^ocLboi ch_s cx\ Jooi As-./ ) ,««.,» i vno )-^>^Sjl )»~^~nx °öj .\j-si 
)i.o»y.^o ot-a woi )_.K.^ioi JK.o»jJ. ..-chcJ^_/o .ou>K.a/ K^IjKa^aIo j,~~o/ 
»/ JJ/ • •loot c*J^->/ *""-Ns, QJL r°? •J-«-3Q-fioa^-»-3; )i no.o J_*x*oj 1cocl>^1oo 
J^uJ-ö,jJJ* .-)-Ofta; jloa\sfl->» ^6\ )loia*io JJ; JiqXv) och >jdq . m il/» 
JK^io» ötloJ^po jjo chIci»iv>o/ JJ-=> ^ .-^_\ »o«j Jlo^^ o JJ OCH JlVJ^oo; 

|bö t-fc^j wen >.Jba ..'\ )io\ 'J.jp<Q-cDi V— nv J'V*^ .»oij-äoo <.n .y.x? 'Jk-Joajj 
i, v e-ua*i. 



* HOMELIE LXXXVI »Ltons? 

v° a. 
SLR SAINT AxTOINE QUI FUT LK PREMIER IMTIATEUR DE LA VIE SOLITAIRE ET 
EREMITIQUE EM EgYPTE ET (en) DEVINT LE CHEF. 

Le grand Athanase, l'liomme apostolique et qui avait le Christ qui parlait 
5 en lui ', a ecrit !a vie du divin Antoine comme il faut d'une maniere ä la fois 
instructive et historique; c'est une histoire qui presente en elle-meme 
l'enseignement, la premiere regle et l'image (ewmov) de la philosophie (<p0.o<7o- 
<pt'a). A qui, en efTet, appartenait-il, si ce n'est ä Athanase, le docteur de 
l'immortalite * dans le royaume des cieux, de nous depeindre le modele *v foi.iso 

v° b. 

io (ivSpiivT«) immortel des vertus, (en sorte qu'il soit) veritablement et vraiment 
net et brillant dans la forme exempte dartifice et d'ornement de la parole 
evangelique et dans le recit pur et veridique des pensees , comme dans 

1. Cf. II Cor., xin, 3. 



' V fol 
r° a. 



10 



40 SEVERE D'ANTIOCHE. [308] 

vQ-jch; JKjLsulso .'jpAu ) N. . i «^ •■• a n^ Jl.\,y>v> o»oi-s yKJipo JJ »o Uv-*-* 

ya^O . • h^,\ .U^OPO wr> -n » i Jj;lo_; . «Not K_)i»fc^S-D JJo k_»JjU£ y, xN^'l ; 

.'OtK^^iJLo jA^ ; -a> joou; J.joo»\ >*oiQu. tl -\.N.i ^-iltoö; \^°i? )^>.ioo;o }JLo » l ./ 

^_a_oL/; oöi ^\ »; f 1 ««iS .'jjü/ K.lia— '»o JK^oCSis. Pilo 1 1 i^boo t-^ 3 ? °°< 
La^. .-^.^'po ^iO ^.io r-.K_.to )j «*>- vQJCX J-Il_-,:_> )ocn r .*.±a..J ) o |_-\iju-i 
.•yYi ;•«> J^uöto v a;öi J__!_v^öj.._» ^.\oi JJLlo Kv a\o .->eu__o / )«,.»v\ . j^ooi 
]M v -o».._> a_-.3otl/i ^--^-•/ t--- 3 »V* ••yO-»t-o «-^o -<=oi . iViVottoo JJ K_.jjj_0i 
iooi Jt-Oo/ .V^oJ^Cl^. v*oi j£v_.^S J._.a_7;o .^-*j/ aaV^o o_o_l_iJ./o K-.J^_0; 
•Jit-M JK^io Iol_\ w-^öö ^3»^» vr^ ? v aJ ^' ^°^ \OOU»-Vj--»o tJ^ w SLi Ia\ 

jjCL-ä-^OI J.O-V -S/o .jüjj £o.O)CL3 J-S^ y^\ ..yOlN Jj / i,.'ü.V> Jj / joi» 

^-.j yi\t i _s/o .J_*l_Ä-C_\o CvOotS. Jlojoi_a\ .^l^\^s 'yoKJL'Ul .JjL^iOO 



un miroir? Car il convient ä la verite des faits d'elre prechee au moyen 
de paroles vraies, depourvues des ornements de la.grandiloquence et capables 
de persuader, de fixer par Fimitation dans les Arnes des auditeurs naturelle- 
meut et sans violence ce qui est profitable et de faire que l'intelligence 
se propose (uniquement) la nature et limitation de ce qui est raconte et 
comme si eile en possedait l'ensemble et le detail. 

Quant ä moi, je ne nie suis avanee en public que pour ceci, (ä savoir) pour 
glorifier lc Verbe de Dieü qui, par son incarnation divinc et cliaritable 
lot/.zvöpwTro?), a eleve jusqu'ä la bauteur des cieux notre nature attacliee ä la 
terre et enfouie sous les passions lionteuses et plus meprisables que tout et qui 
a confirme les paroles qui se trouvent dans les Evangiles (E'JxyyAia) sacres — 
* v fol. is i (paroles) auxquclles autrefois on a'ajoutait pas bien foi — par ceux * qui 
gräce ä elles ont vecu purement et pralique la vie ascetique et qui les ont 
enseignees. Comment cst-il aecessaire de (les) cjter? II ctait dii aux Apötres 
et par eux a ceux qui courent ensuite apres la parole de la verite : Voici, i •• 
qitanl ä moi, je vorn envoie comme des brebis au milieu des loups' ; ctaussi : Vous 
serez conduits ä cause de moi devant les gouvemeurs (^yepwöv) et {devant) les rois, 

I. Matlh., \. 16. 



in 



[309 1 HOMELJE LXXXVI. 41 

v ok*iOJO .vOOV-öl^/ "^ LJLs vOiOaXUO * .«^ j.a/o .Jlo^O^ -OtO~JJ L~/ * I.J..I. 187 

.•^oöwj L.00 JJ? )o« ^-£Q^3 JJ ) i»mi )OyS> ,^-Aot jbö i~^ QJ-" 5 
) r ,0 ..M» ""9»M ]J^*£-*> Jk\o4*> ..v*^ La^ ! -^>J-><> ^M^J? 

Jtoa-^ vC^V *»* Jk P?l V' '° i-ä ' .Jk-V-P^> Jl*V OU-3J lAdj ^0? 

> *SO> JJo ^-3/ :^; j.V-> ..voou^oo— V * ^jlooX yCUU;po ..-J-JU» Ac^» -61* vroi. m 
W N! %k— ^ ,-»; ]J • . v oJ*x~V J JJ : v»j/ °^t*! v^«? H>°— ^»^ : ^»V-*/ ) *^ 
)IK~ ^i.; ^.-/ -.JJ---J v-otoK-/ ^s^io o.^ wK^flOv 06t :Jla*> ^.io oj/ 
K^^lo iK-JjLJt^^o JJ 06. )o\jb p :ot^ "^ ^/ ) ™ V :J-*äJ JJ? ^? 
w^^»;o J-«^-- J-ioi jioi.aj Ia\ :ju/ ^-*; I-L2».Kj )J -J örn » IS^^lo jlo-^o 

1. 1, ^ ■ 

pour servir de temoignage ä eux et aux nations' ; et encore : Le frere livrera 
son fn-re n la mort et le pere son enfant, * et les enfants se leveront cö.ntre *Lfol. 187 
leurs parents et les mettront.ä mort' 1 ; et : Ne eraignez point ceux qui tuent le 
corps, mais ne peuvent.pas tuer l'ärne*. 

i En effet, qui ne decretait pas avant l'evenement que ces paroles ne 
pouvaient pas s'accomplir, ou au contraire qu'elles etaient incroyables, et 
disait en verite dans son hesitation et dans son incredulite : « Tomberions- 
nous donc comme des brebis au milieu des loups? Et que nous arriverait-il si 
ce n'est d'etre manges et de perir? Car la brebis est une nourriture toute 

10 prete pour le loup et un aliment qui s'ollre spontanement ä (ses) dents 
cruelles. Les parents, dis-moi, oublieraient-ils l'amour qu'ils ont pour (leurs) 
enfants et s'armeraient-ils contre * les etres qui leur sont chers? Et les* v ' J- 1M 
enfants, n'eussent-ils meme pitie de rien autre, n'auraient-ils pas pitie des 
cheveux blancs de ceux qui leur ont donne naissance? Personne n'aurait-il 

15 peur de la mort qui est la chose de beaucoup la plus terrible? Quelqu'un 
mepriserait-il son corps ainsi qu'un sac inanime, en le soumettant d'une 
maniere insensible aux blessures et auxcoupures? Quelqu'un ne se tournerait- 
il pas vers cette lumiere douce et tres agreable aux yeux? » , 

1. Matlh.. x, 18. — 2. Matth., X,21. — 3. Matth., x, 28. 



42 SEVERE D'ANTIOCHE. [310] 

JK-jJLieuötfcooo -.^*j/ )o-^.l fSyl jl^o-o^; -06» -.^oi^a ^^oi^ JJ/ 
Jj-s^JO ooi ') i,iv> .-)& .nv>;oiK^o Jl ^t-o ^*>> ^*^«^ ^-W *^> 
.•sS^~a Jjs^; )lo.i.'»v>\ Jüjj ^.io ^6 JJ-^eb.^ f ••)»<*»» *jK^~~o 
.•Joe* JKJ.too Jk-ofc^» l^^rs^» i<^9t-s )1o»om» lo^ «^-? K*U~a~ 
)J^,..i.,.r>»po JJo jt^oös Jfcocu-.V^ .->s-uflj jLuo; ~c* ,-? 1^»-.' '^^ 5 
JK-Vo.^ Jjlsj Jbc; Jjot JjotOJjo ,-.; I^a-»? 'Jt-'f* W° J J -°? U**** 
jjjo Jjuoottoo ]>otaJ-=> Kj»./ .JK^iJU Jjü^k ^-sj J*~; Jj-/ y~>\ -'^^f 
s*oot ,_*5uK-./ 2 JjläJl*>» v*«* .JviMocxioj ~öt |K->a— />; J-o-Aj; ^o^a* 
♦vfoi. lsi oilaa^_äeuÄ Jjlsoji ««-./ vo»oulj J-ai';j -<->»-'Oi •'»-*?/? °°»? y * ^° l ^° 

•wo a • y ^ * ^ • 

)lojoi^po ^^io :^ÖJJ! v^ 1 ^! ^ ^ ^^° ''^ ^ 0I? °* ^ 
J_±aot * oJLieuot oio; vf-JÖi? H^ul^^o» )K^^a » x>\ .Ji.o»K^io; Jlo»ai.jo 

)ja^| l<^ vQJSOliKÄJ JjL~ la^ ? y~\ )U^X>? U**l '.«.M ^>;K^ ^ 

^j»j :3 ^.^ot jLLo AOLs sO+zoU vcdq^.03 ^a^o .-)laioo )K^~; lov^sn; 

1. LV in margine : t»^- — 2. V i'n margine : Evexupov. — 3. V om r^w. 



v° a. 



*L fol. 188 

r° a. 






Mais la foule norabreuse et vaillante des martyrs au coiitraire a renverse 
tout cela et eile a fait ajouter foi ä ce qui autrefois etait iucroyable, en 
changeant im grand nombre de loups en de paisibles brebis, en se laissant 
conduire joyeusement au martyre a la ressemblance d'un torrent d'ete. en 
dressant en face de l'amour naturel Taraour divin et invincible du createur 5 
de la nature et du Pere veritable, et en se souciant peu de la chair et de 
la lumiere temporaire, attendu quelle avait fixe une bonne fois les yeux de 
L'esprit sur la lumiere intellectuelle et saus liu de la splendeur de la rösur- 
1 v fol 181 rection qui est annoncee et dont nous avons pour garant * les paroles de celui 

(jiii a dit : Alors les justes brillemiit eomme le soleil da*s le mytame de latr Pbre. h 
Que celui qui <i des oreilles peur entendre, erntende '. 

Mais celui qui avait dit ces (paroles) et qui cliercliait les oreilles qui 

(lcvaient los entendre, parce (pie la vertu etait rare et en petite quantite, a 

■ L fol. iss par la suitc * tellement ouvert les oreilles de l'iutelligeuce de ceuxqui crurent 

en lui que beaueoup se portcut avec empresaeaieot vers le combat (*yuv) pour « 
la piete {tüaS&en) et (versi la nioii ainsi que vers la vie et diseut avec Paul les 
paroles qui avaieut ete dites auparavant ]>ar David : 1 cause de toi UffUS mnii- 

i. Matlh., xiii, vi. 



Vl'ol. 181 



[3H] IIOMKLIE LXXXVI. A3 

Jj*>» ? J^3"oao rlio^ÄSo JIo-jlao J;J^ Aioaio *J?J^*? jlcua^o o^D w^.*. 

5 oi^ jJ? JjJVo jla^A; JL^ioajio -Jl^o Ja^ ~jj^ä> J^ooäo )|^ 

Jjl*-/ .JkX-^iä )Kä3ü ? Jj^fo ^.vn'i Ji^o?» .•vcfc^oKi» v "* ^ ? ° 

v «ffl,. e >Uoo» vQlJchj JLiooCS. o& joot ».^i. J.*x*^)o .J^cl£^j J^Jr ? ^ t *^ 3 
v .\oi L**l . v »n°>; V^°«? 1*^=^ Aa ^ °^ i 001 N' mv> ■*°^ i ° 00 ' 

1. V in marginc : ^^>et^e. — 2. L om IS° oök- — :i. V in margine : Xtihctpn (sie). — 4. V in 
margtne : Aufavi|. — 5. V in margine : Tpircou;.. — ;g. V in marginc : ae).?oi. — 7. V in marginc : 
AiroXla». — 8. L V in marginc : U&r>? l tlSl ' /*'. 



ro«s *0«* lejottr; nous avons ete regardes comme des brebis destinees ä Virnmola- 
tion ' ; mai.s dans tout cela nous sommes minqueurs, et au delä, par celui qui nous 
a aimes 2 . 

Et lorsque ceux-ci eurent bien vaineu les tourraents de toute espece et de 

5 (tout) genre, toute la magie des demons a aussi cesse tout ä coup avec la 
celebration des fetes, la folie, la frenesie, l'effusion du sang impur, les pre- 
sages honteux (tires) des intestina et des foies, les ceremonies insensees, les 
mysteres athees et indignes d'etre mentionnes et qui respirent la mort et la 
perte des Arnes raisonnables, ä tel point que les demons prirent la fuite et 

10 que comme des chiens * ils" abandonnerent meme contre leur gre la puanteur - vfol.isi 
des sacrifices et que les lieux de divinations qui, avant la venue du Verbe 
de Dieu dans la chair, etaient doues de la parole et faisaient entendre des 
inepties dans tout leur bavardage et qui ne s'etaient jamais tus, garderent 
egalement le silence. Oü est, en effet, le ^aTaeibv ou chaudron d'airain qui se 

15 trouvait ä Dodone et qui etait inepte et bavard? Ou bien oü est le trepied 
d'Apollon ä Delphes qui etait gros d'oracles pervers et pervertissait Tintel- 

1. Ps. XLIJI, 22.-2. Rom., VIII, 3C-37. 



44 SEVERE D'ANTIOCHE. [312] 

\y^A 1 1 yOJo« j-»V'a3o . -Jlo i «v^o 6£o oooi ^_*^_iÖ; )j£~ / )^°J^ k-*- 3 
.•^.yflli; vQJÖCS. -ooi ^Hl '^ JJJÖ^O; Jk— QJ^seL=>; „_^oi .JkJL^a\o 
^^>j .-jjLiQ^ l|*^»o jKi*^» ^-Aoi jbö ^oot ,_.ow.K-/; ^- ^ -Z ^~.| 
JK_aVo» ye^e JleLsj ^-/ .Jk^^! ^** Jlöl/ lo ? a^o ). qi .. 1 J-»-— ^ 

Oi^S yr\^;* J^l'pÖo )fim.\ J-0,£~ K*3 o/ 'vfl0V-^ß)VjjL3O .' ^S^ too 5 

,^.jJo .J;J^o JIoj^; j— o^ K-Jjl*^£oo ^cl^h o/ v ^»7 .JW,J~ 

♦yoo«^ y^ ),»i"»o ^w-'^iö ^...ot_=> ^> r ** J ! ~Poo; 

*vioi.iH2.|Jo ..)IJ_a_s ^-^.^olS. S I/o '^-^ülß JL^ieuLio J-oI^» *^-.o«J^> ^-»^oi 

r° a. 

j_J^_^iöj_3; ooi J-ieu. laio^a ,-S .JJ^wJ^iL^io. .Jlo ^.aüio JK-Vo^co 

»T.r»i in« ' r X?» T ^ö| ^>»vi,ji . _^ajN.ioo Joot ys^K'so J— oV ^.ioo Joot "^.'.^K^o; w 

|_o_öjLi vOAaaj; oooi ^-««.ia-»'» ^a-^o ^io; vOJot );|^*o .^-I^j/ V"""^ 

) i ft -N.rt» ya.± )ISoL.po feo> »aaaQ :J.jls'ojo Jjlsj; yO-IOl |jjqju»o 'jlS.V^-a.io 

:J^.~^o 'JJ.ai-ouso J-iöt-so )J.ol^:*js oooi ^i-o-fcoeo :oooi ^V- - 3 ^ 2 » JJ-^ 00 



r° b 



1. LV in margine : U&^»-». _ 2. \ in margine : Xapwrr.ps 









ligencc de ceux qui lui obeissaient et l'aveuglait sur le clioix de ce qui etait 
convenable? Oü sont ces autres lieux de divinations pleins de toute tromperie, 
de ruses astucieus.es et d'incantations qui ravissaient les auditeurs par la 
modulation des reponses, telles qu'etaient les paroles chaldeennes et tres 
fameuses qui etaient colportees par uu orgueil pai'en et par im faux prestige 
comme des affaires graves, qui entravaient 011 troublaient d'une maniere 
trornpeuse les esprits mauvais et les demons par des y otpaucriipe« ou liens serres 
et astucieux et remplis de toute (espece) de sortileges et qui repandaient la 
terreur et la folie chez ceux qui s'en servaient? 
'Vfol. 182 Tous ces (lieux) ont recu uu silcnce complet et ont ete fermes * avec 10 

menace et ils restent inellicaces et inoperants, apres que, a l'exemple de la 
•i,foi. ins mer des ßvangiles (Ei^yy^Kx) qui etait agitee par les vagues * et etait grossie 
'"''' et enflec par les vents, ils out entendu ce (mot) : « Taiscz-vous, vous etes 
fermes'. » Et les demons qui autrefois aimaient a sejourner dans les ruelles, 
sur les places et sur les inarclies 011 Ton achete et Ton vend, qui exhalaient, 15 
leur rage, au milieu des villes avec beaucoup d'autorite et qui etaient honores 
par des sacrifices, par du saug, par des temples e1 par des offrandes, apres 

1. Cf. Marc, i\ 



r" b. 



[313; HOMELIE LXXXVI. 45 

)«ni cyi \/o :JoC^s £0>^,i VmkA OJUj Jjcoa^cao ))>^,flo jjo'f£CS. +3 
Lo\ 'JLlii laX~; j-.\ yOofc±~.i \hsZa J\o io-Kj; ~-/ ) in i m ,«.°>J.ts^o JJ * 
..wm'itoo JJ; ^o* jfJLJLso JLfc^^kQ3t3ö )„cpo.vu -o :ojl_^_\ jJLo-.^p^ 3 
jl.cn imv> ..>o ^.io 'Jlj-J^. -JIoaX^ ia-*)N ^ot ta^ :yoo£jv~.< ).\ »n m a ooo» 

^^ «J3 .-^.^^aj i^.IS^.0 > ^j.^.,ji ^_.l\^i vOJÖ) ) », ,S ,\o . jla^Jaä-5 * rr** - ^, 1 V} ? 
*oooi ^-'3^ ^~»Ui— ^\«^>o.\ v ocxia\ oop oi T , n .JJo .•aaCLtjJJ./ yooi'^o Jot^s 
V ^S > V Vio ^.oot ^^// ) t ^ >> •> vOOüo :^.oot ^.ouk-./ j-LSOt ^_*.\ot ^o 

OCX iCOOaJO^j/ . -j^&bOt )_loC^ )!./ -. v Q..^is s _lo/l ^-J^-Ol Jilo fSjLi >0Q_. i V fol. 182 

in JLs/o Joot jtö|K.^o ).-.o£^ L-om ch-L^o odo~^S.^ ^.io ,-3i ' oöt .J^si j't-»- 3 ; 
|ioi .jK^J.'ISo; j.-i.°>\a..^ sSi.oKa.Jto ^otai^w '^»aJ.o J^£>~co 1K,,« ->\ ^jjj» 
)|_^om -»; y-A\ °ö< • 'Jod ^»--^ 1—^4 y -^' 00i t* -^ )■* ■» «^ ^° t- 3 y-^ 

J-^w ^^ m JJo JL^ fc o x OCH Jt-^O l-JJ »^-^ );°< ^OO .'^C*(oJ^>/ ) mt£.\n JJ 

1. V U»'-a-^~v — 2. LV in margine : ,*^v — 3. L o». 



avoir arme beaucoup de princes (rupawoc) et de gouverneurs (Äys^tüv) contre la 
religion (Eücs'ßsta), avoir agi parmi les enfants de la rebellion', comme ü 
est ecrit, avoir aiguise leur fureur jusqu'ä la ferocite ainsi que des betes 
sauvages et avoir cherche leur bouheur dans les lois (vöjao;), dans les institu- 

5 lions politiques (rcrAireia) et dans les tourments de toutes sortes pour leur 
avantage, afm de faire dominer l'erreur, (les demons, dis-je) ont ete finale- 
ment vaincus par la patience des martyrs et se sont eafuis dans les lieux deserts 
et inhabitables comme des hommes accables de coups et des serviteurs tres 
mauvais et tres mechants, une fois qu'ils se furent eleves au-dessus de Dieu 

io leur maitre et qu'ils s'eiforcaient iinalement de s'attribuer ä eux-mumes la 
gloire de celui-ci. 

Comme il en etait ainsi et que les paroles * de l'Evangile (Eüay^iov) *Vfol. is2 
allaient tous les jours en croissant par les faits eux-memes, Antoine qui est 
vraiment grand vint en ee monde; dirige des sa jeunesse par l'Esprit 

is de Dieu, il ne s'accorda pas meme d'aller ä l'eeole et de prendre part 
ä l'etude de l'ecriture, d'une part parce qu'il fuyait la conversation 
et la vie tranquille des enfants qui generalement ne sont pas reglees, et 
parce qu'il courait des lors apres les manieres et les mceurs solitaires et 

1. liph., ii, -2. 



46 SEVERE D'ANTIOCHE. [314] 

Jooi t-fco^ fc^*a "^-^0 .-)K-.oC^ JloJV-3»-ia-= &l ••^-*? J»°i Jo « ^<ä» 
Vi^,l| J-.io_». ^_ioi oöi ■•»nnn i ooi J-*-J»-s loX .*)lVK->^o; |Io_o,jl^ f*-a? 
.'Ua^ffi JJ; )t-s^>? i*"s^.'t^>° •'J-'ooi; oiloj^üxia^ oi\ jooi K../ JK .N, V) üaoo 

»Lfol. ixs)j^x>a3 la\ Jjl&j» |^ul*d )^.o>.js . 3^XL. JJ ^ao K_J^.fco jJ JJ / .jLojjl B 
V a. • 

..^£do_*jo^jJJ oilK-^jJ^» oi^ jooi K-/ Jjlsoi ^ 'yo^p Jooi )K-.lKio UoiSs 

• • • ^k 

joi^jJ; y-l JJ/ .^»V^o; jJüUxa^j y^\ jooi jJ -Jooi ^w^cua J_Xjoo JüJ^O; 
'Vfol. 182 jl^CLH — oioN.../ Ljx*;— 10 >.jooi v*v>.'.«)Soo oöj^o .jooi ^.icus. Uoaiaj ^oj-coi 

V° ;i 

K-.J n »\ co J .^-»fio -.^-üo vO^iöKj JJ yj; -.V-iö/ *3 .Jooi J.iofioo J..CDaiä.j 10 

♦^> JJ'o s^iajL.io.\ Jls/o .y.^m.^ a^ a^ v*^. V^ >o^h^,ll 
-. hs wa\ oi\ jj/ «. vri'a s o ; :*t-^ö/; vflPo\o e i\ oj^. Jooi s^^aJ» +S U>'iO[ > >o 
. «i'-'j Uoopso : v L.,wtt> ^JLsj |iouA..=>o :Jlo]L=o ]iio.^oo 'Jj/ , ^'«n/^ 

1. LV ('// margine : l s '» ,>>v — 2. LV in margine : !»/■ 



privees, et d'autre part en vertu meme d'une disposition de Dieu parce que 
en verite il devait monter par la pratique des vertus jusqu'ä l'homme qui 
avait ete forme des le commencement, qui possedait les Operations de l'intel- 
ligence dans leur plenitude et les sens du corps sans aucune atteinte, qui 
habitait dans les prairies du Paradis, qui n'a pas eu besoin au point de vue B 
de la conscience d'une loi (vofto;) ecrite, mais qui sans ecriture et sans 

Lfol. ins Instruction se portait vors * le commandeinent divin par suite du mouvemenl 
naturel de l'äme. G'est pourquoi, parce qu'Antoine etait anime de telles dis- 
positions, meme apres la mort de son pere et de sa mere, il n'allait qu'a 
l'eglisc. Lorsqu'il entendait la lecture des Livres sacres, c'est comme s'il '" 

vibi.183* entendait non pas les hommes qui Lisaient, mais Dieu qui legiferait; c'est 
celui-ci qu'il se rcpresentait et il estimait qu'il etait tenu d'en accomplir les 
loi-. (vojaos), en disant : « Si elles ne sont pas accomplies par houn. c'esl 
donc en vain qu' elles ont 6te ßcrites; car, s'il ne nous faut pas faire, il ne 
nous laut pas non plus entendre. » 15 

Aussi. lorsqu'il entendail Paul qui di1 : Je dompte mon corps, et je l'asservis '.• 
ei : Dans le travaüetdans la peine, et dans les veilles souvent ei dans les jetines 
sniivi-iii. dans lafaim el dans la soif, dans le froid et dans la nudite*, il s'exercaü 

1. I Cor., ix. 27. — 2. II Cor., XI, 27. 



10 



[315] limiKIJÜ LXXXVI. '.7 

ouV^o JV^V*! i^ä^ i--^ •JlcuC^t^Jso Uiaüjs :J.*otvJ>o JjLa.3_i lyj-^» 
) ^»w<. .J^oo/ Jooi >aiJ^o .)_ioa-. <xbo jooi jo'o^o j-ia>\ ».s .oCS. ocx jooi 

.•Jlo-aiO, JJ .-)oO| (aJUS-boc )l<^i . milN.\n JJ ^3o ,)oO| «-~j'; ) « >Y ) oöt 

JjLaiöioS. ooio ,^ JSs_./; ^o»^>o ^^o ^«0 ..j..^Joot -^.^a!* .)i, oo » mv> ,looi 

•:-)^^o,*,t> )K.>o *.eo ^.\ jootlo 

J^o> laS. Jjj* ^ «cxok-./ JJ» .-pö/; J— .-^a; ^-^ot jJ.iä; JJ.— ooj JjLio» 
Jjojl-.; Jja^ -*£-./ la\ * .Jjl^öa io^ .'JJ^ula-V la^ JJ/ .•|^Ä-ao »vtoi. im 
) i X^cs ^o» -,.j^_3o öULaai v»»;/o .Jlaju«_.a} J^.oV loJb» .'Jjoi J-so\ v 
.-'^j^Jiw ^-*>-=^- JVO-a; JiL. ya.^1 .o£s. J^-./ JjJ» «^*.3 J;JLjl • JloiJ^io» 
Jlo^—wJ^o .'Jvso-^ ^-.ooto ,~»^~ J-^AieCS^. |j^öJ_so J-fcj\öot JVoläJ^o 
^iojj »ju/j y-\ a^o JK-S.v.j.bo ^)o,.io JJ.ö.3, ,-^.s JJ/ .^S'i-io J.Jl2lJ; jlv^JU^ 



v°b. 



I. V ^ 



lui-meme par les travaux de la chair ä rester ä jeun toute la journee et ä 
ne manger que lorsque se levait l'astre du soir et ä s'appliquer ä ne pas 
prendre de nourriture, ä ne pas se laver, ä coucher sur la terre et ä veiller 
dans les priores, dans les hymnes et dans les psaumes. A cela s'ajoutait la 

5 pauvrete ; car il entendait : Vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres, et 
tu auras un tresor dans les cieux * . 

Apres qu'il eut soigaeusement ecoute toutes (ces) paroles, il voulail 
apprendre par l'experience meme quelle est la puissance de ces mots de 
l'Apötre qui dit : Nous n'avons pas ä lütter contre le sang et la chair, mais 

io contre les prineipautes, contre les puissances, * contre les princes du ntonde de*\to\. 182 
teneb'res de ce siede, contre les esprits mechants 2 . II comprit par lui-meme 
et il discerna que tout le travail de la pe-rfection a pour adversaires les 
demons qui penetrent en rangs serres avec les passions de la chair, qui 
dressent subrepticemeiit des embüches par les liens de la matiere et par les 

15 necessites du monde et qui affaiblissent l'energje virile de l'äme; mais (il's 
s'attaquent ä nous) en se servant de quelques intermediaires, et non pas eu 
se faisant voir eux-iuemes pour ainsi dire et en etant depouillcs dos enve- 

I. Matlh., xix, 21; Marc, x. 21; Luc, xvm, 22. — 2. Kph., vi. 1-'. 



'Lfol. ins 
v° b. 



♦ V rol. 183 
r a. 



48 SEVERE D'ANTIOCHE. [316] 

Lv^^s/? <£>~? odo^o ..Jlojou»; ooi J.*ok.al ^/ "jLwJo^o Jooi -oioK-./ 
i^. * ch^ Joch ls~l .J»ot looi öw-M Jk.^^ oX JJ / .Jjo^J Joot ~ok>M 
Jw>_-, Jjsocus ,-_» ^ov^ -«^ 00 °« ^-^>q'»v> J,-Uj JJ^KsLio Jl^JUji; .J-io^ 

^CH JJLOJLJL,» ^OO K-«J OULiO JKjLiyiO w*OQ| ^-iÖ Jl^iO iJ^sJ^i/» Jj-ijO 

JjjLijltoo jJo J^V~ JloVJL/ ^~.? WS» ..o^aL-1/ Jpfcoo oVQ.b.,1/ Jla^oi ».a :J;JJL; 
);)^ «\ o^^; jj^9 jJ; -.)— ^x^ 06, W )h~ \zo\ v! Jj/ .w^ 
Jja.3<a^ «2^ K-./ * .^os'/ ^_*~o~.v^?o U^^^r» ? vOCh-^m .)j/ J-s\o .yooila^j 
) f a\^.\ . y_lj .U^. Jl^o ^ojl- JoiSso «TS«; Uv^ .JjloKjjI Jjoij )^2-* 
^^-Lo^iö Mjj/ JjV-o^o/? iMftiNo.'Va;,!! Jt-^*> IcCS» K-.j.i^ «^-; 

..^'i l / ■ n »\ -rt OOI N! ^i> .Ul "^-Ol OCH ^^ .^Ot-OJ ^_.» k-.Jo£^ .-OlCL^i. 

•:•!_>/ aS>o JJ so öS. 1 jjL&I^bAoo^ -.ota.-^?,-) 001 
^.otoK-./; jbiJB jliJJ )ooi vm.^a,^o ..w^'iJL/ ^^c*S> ,-*^sö;;o \-*.^oi *0 
^o i_a^ J°°i ^»^»! O 00 « oJ_» )laiim^o.^^o; JLsco^j 'J v ^* ; a ^-^ fl0 J 001 
^^ r -v . ffru. ..vfl-«*;Kj Jt~A-> 00JL; :jü/ )ooi v—'pö.^ V-*-^ JJ :J^-*Vr° 



10 






loppes exterieures. En eilet, la lutte du martyre aussi etait dure et penible 
et c'etait avec le Calomniateur lui-meme que se livrait le combat (äyw<). Mais 

»Lfoi.i88 il n'v avait pas que ce (martyre) purement et simplement; * car il avait les 
v ° b " princes (rupawo;) qui le servaient par les differentes especes de tourments. 
Cependant, gräce ä i'attitude energique et eourageuse de (ces) athletes 
(iOV/iTVi?), les villes fureat delivrees du (Calomniateur) et de la domination 
• des demons, apres que les temples eurent ete detruits de fond en eomble 
et que les idoles eurent ete renversees, et (les demons) s'enfuirent vers les 
lieux deserts et inabordables. a Quant a moi, dit (Antnine), je vois que 
l'Apötre nie represente que le combat que j'ai ä soutenir avec eux n'est l(> 
pas corporel, et je veux sortir (de la ville) contre ces adversaireä et ces 

» \ i,,i. is.i l'uyards. *.)'ai un bei exemple (tj-o ? ) de cette lutte dans mon Seigneur et 
Dieu Jesus-Christ, qui pour m'instruire a etö volontairement couduit dans 
le desert et humainement d'une part a acoeptö pour lui la tentation du 
Calomniateur et diviuement d'autre part l'a vaincue. C'esi en celui-ci que je ' 
mets nia confiance, en lui <jui a <-i e tente ä ma place; «'est lui, et nun pas 
moi, qui renversera l'adversaire qui (me) cpmbat. » 

Apres c< - reflexions ei d'(autres) semblabl'es, Antoine) priait un vieillard 
•qui avait une grande expörience parce qu'il avait vicilli dans les travaux de 
la patience (et) qui demeurail en dehors du village — car personne n'osait 20 






10 



317 HOMELIE I.XXXVI. 49 

o__\o ..ch._jl.3_j J.--V J ; -öi__\o :)oo» u ')» j~»JL<___- t-~-v &l J;©i Jic___._,___> 

J;'j Jtk__._M JJ J~_.io/ _otOiO.____^_>» *,_».-v.-_J; K_-_ )Lj___/ . • )Lj_.- t ._D ).--->Q.Jl-k 
ou> o£- joot k_>/» :jj-»ij *--» OÖt .J___» y*+l .^^--Jt/ x--ö oöi )J/ Ji-=>_o lo_v 

♦ yj-»/ JJ ,jL___j oöi l-i-<L-s 
:_-^___> )oO| ,_<__ : _0 JL__-0^_>1 Oi-K OOt -___._> J___A-S N3^_o ) y -i n -> +3 JJ/ 

,_> ■ Joot ^-V-o — oioio,-_^._5 ^-ol '.oü-O ^_> l n » °> mo j-_>-- ) 00< >-»oto!S^o 
La._o^._5 j-_--.--.oi )_u-_.\a.; )K.',__.o Jooi oU___o (_io)ii j_)N-___o J.-__>ot 

)iL_-_v ..), .", »V \ ~> )Ycl-_>--k« v__,/ *J,___>/o Joot J_L_5 )K.yiV> .. )K_,Vo__» '■' Vfol.183 

• * y • r b. 

Loot öt_~v._| <-.-ö )K.n » -°>o Joot ;»_^ v_oto\>ö \_> yoN-i!.. i; ooot . »n1->; 

f._s •> ^ö ,-._>(.-_■ .o -...-J |J ,^-» ).-oi .ooot ^. J __' t __._o JYq__* ■*_-/ CL_N .*f-__) 

JLü._> ,_> •.^~»; v-- 3 '- :5 .«-oto-N-x ^-I-Ot/f-o; ooot . .', ^Km\i oöt |.Jot\.^___v 

Ji.j__-__ ,-_o •.*-»; )i»-—^ .otlcv2^_,,__i-^-»> ooo« ^-~^-» J»~-S--o Jl jj-i____o 

_>otc_-v->. ooot ^-l'/o c__a__*-v_»/ J_l._.V;o Jjl*. J.g_-_; JK._.____/o JJ.J__^»*L fol.189 

r° a. 
J_j/j X--C oöto .ooot ^-»-^ _.ot__Q_x_K.__t ; jJ / _oc~Jotv_J< a_s v _ .(_.).___ 

15 ^_; oöt Jooi t— -°-^Nf »3l^__. : _c__\ joot v^'J»» oöt y_7 -.-»oioN-./; ^_>,K_-_-o 

s'eloigner eneore davantage — de l'assister dans cet empressement. II recher- 
chait, en efl'et, (son) avantage et sa propre purification, et non pas la vaine 
gloire en sorte qu'il eüt en verite la reputation de s'engager seul dans le 
desert sur nne route que personne n'avait foulee. Mais celui-ci renonca paree 

.-, qu'il etait im vieillard, et le courageux (Antoine) qui possedait en lui-meme le 
Seigneur de la force ne se relächa pas. 

Mais, apres s'etre enferme lui-möme dans un vieux tombeau qui etait 
situe au loin ä une tres grande distance et etait desert et completement vide, 
il y habitait seul, en ramassant les fleurs variees de la contemplation (Oewpia) 

in et en construisant comme les sages abeilles les rayons du travail spirituel ; 

en merae temps il chassait ainsi que * des guepes furieuses les demons qui »vfol.183 
cherchaient ä gäter ses travaux. Peut-etre cela eüt-il ete facilo, s'ils avaient 
combattu comme des guepes ; mais en ce moincnt ils ne firent aucune treve, 
. paraissant tantöt ebranler (sa) cabane au-dessus de lui, essayant tantöt avee 

L5 audace de le terrifier par des bruits et par des chocs inaccoutumes, faisant 
semblant enfin de s'elaneer sur lui avec violence sous les aspects multiples 
et etranges * de betes sauvages et de serpents, tout en desirant non pas le • l rol. 189 
mordre, mais le blesser ; l'une semblait etre un lion qui voulait le prendre ' a " 
et qui poussait des rugissements, l'autre (paraissait) un loup ou un ours ou 

PATR. Oft. — T. XXIII. — F. 1. 'l 



10 



50 SEVERE D'ANTIOCHE. [318 

J_i>ojo ) °>J .. •»> ^.oia^s..^ oooi xf^'l t- 3 -.\~ i -'^X °l Jv^o- 1 °/ )-s? °l 'WjJ 
♦yOojJLio ,.— ^»3l\ JJlo ^.io jooi K-»/; ooi ."Jooi >a^L^;o )-«jl>.Io ■«..... 
•Joch ^o'J-o K_.jjLi»p^po JJ p :)ocx j-~» >'<mv> K-Jv^jl^ ^...oi^o ^-^oi\o 
Uv^ 1 ; oiiajujso ,'wJoipi L^aiäi. yooi^s .•' t .i6/o yOoCS.^-oa^ )ooi po'po «.so 

v aJ-.K.j| J_s£C^JL~ \äbl r--^ Q^- .vootla^^ia.^ w->Lüoo jooi vQ -'n^nq 

vfoi. 1S3 '.yOlN..o m^oi ^ooi y*'<i öt-»;Q-»^>>.a ) » mj^.13 la\ a\o : v ol^ > ooi 
v a. 

,j> jtC^,^ «^ii.ooLo .•>»!» -^l JK^ojü jJj; J.ia la—-> jf-M 3/ looj ) afluflp 

^.ototv— / .JJL_»_^_^L».J OCH jJ-^O-Ä JJ/ ,w£ s5 > J-.1/ yO «jlS^oJLo .•)>— U 

yoKj/« ^-\ot JL-'om J_odV'o.s>o .ygala^fc^w^w J-o&Lco o^Lm* JEs—a^l. .^J^. 

) n >'..o -.loot jouoISosoo *J«_o ^»'JJ c*S. JLoot Jjo.Kio Aaj^Jk.. ^j )jch 
^ai»o .-j—oV» |a»'o3j ^.öi jlo 1«^ »xoa*ja^j/ 'A^? ^ l;J-*-^ yooi^ J.001 
s^J—^-^lfiO yOOU-.-coVa.aL^ K...J 90,^0 ]lo K*Jv-ol JJ loot );.:» ••) , t -«^ J-^acx.« 

1. L «^ (Sic). 

un tigre ou un dragon qui s'elancaient sur lui avec violence et avec le 
muuvement que chacun d'eux possedait naturellement qui etait cruel et qui 
etait approprie. 

(Antoine) supportait tout cela heroiquement eu restaut inebranlable, eu 
chantant des psaumes coutre les (demons) et eu disant : Toutes les nations ■'■ 
m'environneront et je les exterminerai au nom du Seigneur 1 ; et : Si une armde 
se rangeait en bataille contre moi, mon coeur ne craindrait pas 2 . En plus, il sc 
riait et se moquait de leur faiblesse : « Si vous etiez forts, disait-il, eu effet, 
vfoi.i8se1 si vos (attaques) ne regardaient pas seulement * I'imagination («pavTacstfa), 

meme une seule bete suffirait ä me faire perdre le souffle, ä me faire sicher 10 
de frayeur par sa simple vuc et ä me tuer eu s'elancant sur moi. Mais le 
grand nombre de l'antömes est pour moi une preuve tres süffisante de votre 
faiblesse et les moyeus de terreur que vous employez coutre moi sunt pour 
moi des provisions de rßconfort. » 

Mais ce qui Stupefiait et etonuait surtout le Calomniateur et ice qui) suf- is 
foquait les demons, c'est qu' Antoine fut enrichi de la gräce du discernement 
des esprits et que par une pensee vive il dventait saus stupeur et saus trouble 
leurs ruses les plus embrouillees el les plus Pines; il les sentail de Ioiu et 

I. Cf. \'~. CXVII, I". — 2. I'-. XXVI 8 



5 



[319] HOMRLIK LXXXVI. 51 

^ono .^^ota Jooi J^^ö J-o— o» ^-»o . yi-J.j ^s ^o V-^-»?° JJj''^ 
yey-ü f* 'J;ot \^oo .oil^. -. ü ■■ "m ^ V 'A] i-^ P ••)°°« r^l vfloo^aa 
:^oj_*_Jo_3,_a--io >«ou JaX-oy-X-i; oooi ^~, a ».so ^o; ^jo JJo :). i.mi Jjoi 

jJSwJL-O ji.0^0 ^-*.\oi *-•/; '.OOOI ^.I-SJ.ISOOO &>■■») „ *■*■■£> oooi ^ » o « \ 1K^OO 
jts^jäo , ^ J ^o t-Jr 50 .^»-s.^JJ )K-*»iO <X^3» JjLÄ..'/ -.01^^ ^^ o-A-.,/ 

^iO; yO-JOI )^-^<A '^O-wJskjJ Ol-sjj * JoO| w^XJL^O jj p :Jo01 ^CU^fiD JoOU » V fol. 183 

K-o J^.jjv.^ »s/; .'looi ^.iCL^öiU ;o-J^ V!"* 01 ^ -.^-A-lÄOO jjLjÜÜLS 

♦J-^saia\ J>J^1* Jjlsoi >.., . .,. i»v> *i. r< 
JjotA )-*>,-i>> ^/; K1o.jl.» »s/; -ot :Klaa.»,V3 joC^; jiaS— ^-a p JJ/ 

J-iO-kiO J^JLJSj Jj^w ^JiOJ ODI Ollo^ JOOI )!/ ..J^«M/ w-jjkjO )-0_3,Kj 

V-^ );oi vS/ :—.. K.3; Jb>;K\ ou*A*/ t^>o .J^icuA ov^ jooi )K*.i6 )^.», y> >oo 
oöi jooi j^Ö» )-ta-'/j -ouj— -.looi ö|J^-./ )Iou^w^s«a; öi^-.; p ojS.-; )^i. 

. -|_iK.2S .. — « o Jj-ij J^a^a^J oot .-t-^o'/ k-J.£-Jo3 ^V*>> k-.J.iioj J-s» 

la-ia-J; l»-^^ -'U^* Aaiwj J- Ä V-° loi-jJ&S. °l 'r^l s&^U* °«V-^^! 
• JK.00 laieysi ']jo^ oux^ K— a *3o .'yO^J^flo ^_bo söoV^J; o/ .JtJLJLa 



Ol. 18!» 
r» b. 



l. V in marsine 



il disait avec Paul : En effet, nous n'ignorons pas ses desseins*. C'est pourquoi, 
oomme en presence de cette experience ils ne pouvaient en aucune facon 
l'entortiller et le faire mettre ä genoux et qu'ils en etaient durement peines 
etpiques, ils porterent sur son corps des blessures si cruelles qu'il fut laisse. 
5 a demi mort (•ÄjuGavYfe) et peu s'en fallait qu'il füt suppose mort. Sans que 

* sa douleur put etre comparee aux tourments qui sont inventes par les*vfol.i88 
homraes, aurait-on seulement cru meme alors que les domons sont capables 

* de causer de telles blessures meme corporellement? »Lfol. isa 

... r° b. 

Mais par une disposition de la providence de Dieu qui avait egalement 
Jo permis que l'athlete (äöto-rfo) füt eprouve jusqu'ä ce point et qu'il triomphat, 
celui qui lui apportait du pain ä un moment determine et regle etait venu 
chez lui. Avant trouve la porte ouverte — car ceci etait anssi l'oeuvre de la 
providence — il vit comment le grand Antoinc etait etendu dans toute sa gran- 
deur, pour parier poetiquement, ce lutteur (äycoviffW;) courageux et fort qui 
>■• avait oublie son corps plutöt que (ii.äXXov vi] la bataille avec les demons et qui 
avait, clioisi de mourir dans les tourments (plutöt) que de fuir le Stade. Apres 

1. II Cor., ii, 11. 



10 



52 SEVERE D'ANTIOCHE. [320J 

)V^ lo_^J y.*l Otla^ OOOI ^L*V ■*.■!> ))-^^£D +ÜO .ouk—./ )K~.Vt°! Ut-^ 
oooi ^-*-->> .^öt-^oo :oi\ oooi > . ^ .»'n ) rr> i .> -t» yO-iöi K-.Ji_K..o :(jl2lj JJi 
^>.a^o «jlSlj.I/ v o • >v ooC^s ^j>3*io; «.so .jfco,paj» joot J_^C\ -.^.^.aijjo 
oöv^ c*\ joot ^ - o>v< .,vü)a*ja^j| 001 Na_oo >Of-=) J_^.\i ow^.9 ^.IsJJ 

• \ ; ^OIQ-,., .i.V^V I jj>^ OU> +3 CH-=>1 .oC\ JoOl >J>SO.I*.^0 Jj>a~.\l JjLOJCLCO lo\» 5 

r a. ' " 

^.oiQ-..>a,« m i«o . >^0)0-^S.5QJ Jjioj» Jl^>ö;o j-3*t 7 ~ ooi li-^s-o lo\o • N- .J . <w ^ 

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otA joot w.oioN_/ ) i . ^~^o lliviivt och «ä/ ^^ ^ : '*°° l ^?° l fJ3 ° 
jJ/ :vO^is).i0 )ooi w»oioK^/ ° 1 ^^? ) J, » v>> V> Ql^w r o :^.^.\cx la\ jooi VuAjo 
^> jooi (.iöi -J*-«-^ y-l J^'i t—M/ p -.|la^o_Li.i yO-iöi Uötv^L« J i,n » m vj 
Jooi ».. •> « vi jJ "V*^x V» n v>N :Jooi jl'poo '\i\Zx ^ inn\ )ooi po'po 
yfll »V^. ool J-i/ ^l/o .-^.IS.^7 jbiott .'joot sA^pÖ tSwJ-aio« fj>0 ,\*3,A 
-'►^> oC^j\ Jf^L=> \zb\ i^^^.3/ .k^x-*'»!/ jJ J»°U-> ^ .^£OQ.*ia^j/ jj/ 
jJ/ .l_J3o._^ y»»/ ^.*— ^^w K-bJ^la jJ -.IK-oo^ jLa^io ),— •. v oK**»io 

1. v W-*>°- 



l'avoir pris aiusi qu'un raort, il l'emmena ä l'eglise du village; et, tandis que 
beaueoup de persoanes, et en particulier celles qui lui etaient proches aupoint 
de vue de ia parente - (ysvos), se tenaient aupres de lui comme aupres dun 
eorps inanime et versaient des larmes et plcuraient, la nuit arriva; pen- 
dant que tous dormaient, Antoine qui par hasard avait an peu repris con- 5 
aaissance vers minuil e1 qui s'etait leve, priait celui qui faisait son service 
* v i.ii. is', pour le pain dont il avait besoin * de Ie prendre en cachette de la memo 
maniere et de l'emporter au tombeau dgserl et plein de terreur et de l'y 
deposer. 

Quand ce ful fait — car ce serviteur aussi etail ä sa disposition et 6tai1 10 
d'aecord (avec lui) a ce sujet, parce qu'il n'etail pas surtout ((ueWiov) le 
serviteur de son corps, mais il etail l'auxiliaire Ar (ses) lüttes dans la vie 
ascetique — apres que la porte eut 6t6 fermee selon l'habitude, (Antoim) 
it.iit etendu ä terre, chantant des psaumes contre les d6mons et priant — 
car il oe pouvail pas encorese tenir debout — el crianl tres fort : a Je suis r, 
ici el 'y suis revenu pres de vous, moi Antoine, saus m'6tre eloigne par 
l'ame. En effet, dtt-il, quoiqur dans (vos) tourments vous ayez blesse* tont 
uinii corps, je n'ai pas regu une scule blessure de fuite dans le dos con • 



1 a. 



189 
v" a. 
fX l'ol. 184 

i" b. 



[321] MoMKUR LXXXVI. 53 

•K-jLJ^^ ^ä_iKpo ? .^.-oC^ Jj/ ^-«^ U*~ ^^ 7-/0 J 1 ^^-:-^^- ^ 3 

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♦ y^-j JjiöKal; Jj^.o-a^ ..Jj-w^o^ J^.001 »JS^aio 

1. L low&ae- 

un fuyard; mais toutes sont apparentes et je les porte comme (ecrites) sur 
la poitrine, alors qu'elles crient clairement et qu'ellcs montrent ä la place 
d'une ecriture que rien ne me separera de l'amour du Christ'; ear, une fois 
que j'ai ete aux prises avec vous, je ne rae suis pas retourne (pour regarder) 

s derriere moi. » 

Parce que (les demons) entendaient ces (paroles) en etant cruels et 
en haissant les hommes, alors ils dresserent donc contre lui l'imagination 
((pavraffia) * des betes sauvages qui a ete mentionnee plus haut. Au lieu de »Lfoi. 189 
s'en effrayer, Antoine s'en amusa joyeusement, en sc moquant et en se riant 

10 * du grand nombre de ceux qui l'avaicnt attaque, ce qu'il considerait comme * v toi. 184 
une marque de faiblesse et une Imagination (tpavTaaca) qui sefl'raie des ombres, 
et cela en souffrant et en etant torture par la douleur cruellement du fait de 
ces blessures et de (ces) tourments et du fait des attaques et des combats qui 
etaient si grands et si divers. Mais, comme si le toit se füt partage, un rayon 

15 de lumiere ineffable qui entra par lä et qui resplendit sur lui rendit tout 
ä coup les demons invisibles et produisit immediatement en lui une indicible 
joie et un puissant reconfort. Apres qu'il eut pose cette question : « Pourquoi 
ne m'as-tu pas secouru des le commencement? » il entendit une voix qui 
disait : « Je ne me suis pas eloigne et je ne me suis pas ecarte de toi; mais 

2n j'attendais pour voir l'epreuve de tes lüttes. » 

1. Cl'. Rom., viii, 30. 



vfoi. is' 

v a. 



54 SEVERE DANTI0CI1E. [322] 

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^o<oK_>/ oo< ) 1 1 »°io . (_».i»).^i2L\ öily-x Jjlsoi -.Jlsp* ^n N ^aüi; )_».ia_* 

♦Jx.j— fcoo, ,JJ Jooi 

^..^.^.^6 JiU* ,.:> 0/ :cx_^ )och ) n'ra |oC^ ^3 0/ :v^.^xcLici 0/ '^.oioK../ 

Une fois qu'il fut ainsi reconforte et rendu ä la sante, 1'amour de combats 
plus grands entre en lui; il aspirait apres le desert interieur qui etait tres 
vide et depourvu de tranquillite et il se portait vers lui. Ce n'etait pas que 
l'empressement, ni la hardiesse intervint, mais c'etait le fait que (ce genre de 
vie) avait ete eprouve etre le meilleur. 5 

Lorsque cn verite il se liätait avec une teile energie vers (l'objet) de son 
amour, celui qui a dit ä notre Sauveur : Je te donnerai toui cela, si tu te pros- 
vfoi. is', fernes et si tu m'adores', lui niontra ' l'imagination (<pavTaci'ai dun plat (-iva;) 
d'argent jete par terre. Apres l'avoir depasse dans sa course, (Antoinc) le 
laissa derriere lui, en criant par le fait memo la parulc de Notre-Sergneur : 10 
Va-t'en derriere moi, Satan 3 . En eilet, pour parier brievement, c'esl avant(de 
voir) avec ses yeux qu'il vi l avec l'ceil vif du discemement et qu'il reconnut 
distinetement l'illusion de (cette) vision; et, commc le soleil qui tombe sur 
un nuage, la pensee du juste dissipa de la meine maniere l'imagination 
(<pavTo«r!oc), et le plat (irival;) etait invisible. i.% 

Mais, une autre fois encore, comme beaueoup d'or etait apparu dans le 
däsert, soit que ce fiit en realitö, soit que er lut en apparence, soit que Dieu 
le mit ä l'6preuve, soil que les dämons le trompassent et le seduiBissent, 

l. Matlb., iv. 9. — 2. Malth., :\ 10. 



v a. 



[323 HOMELIE LXXXVI. 55 

♦i 
vb, 



)joi <_:» v ^>*x_\ i-aui.o —^3 jL^k.£ J- 2 ^ 3 -J'Q-i; J^^J°-^? y—l JJ/ 



V fol.184 

v I). 



*jboj~c0;o J~^o<>; JÜl-L^s. ^o h^-- y^oa°>; 
5 .joo« .3»'i )t-3t^o lo\ +ä .-JLajuio; )V)j ,J.~ »o/? oü^ v.OOt ^-.oi.-N.-/ ^^oo 
uhOOt )) »^<y> J-A-— .' ^*; ioCH ).^>..ioi : ^° )!S~^aji :>..1 » / ),~^ jtoo; ^.; ,.:> 

.a3;jl/ )la^. ^L 5i ^/ oj^^'j (Kai^SLa +3 •.\0-»/ t-^ Jj_.)JL-Jyoo JJ '^.io 

10 J_oV Ict^; od« j;j^o-:jL.iojlSs^ jooi vlcq.L3Äooo ^iol JtO )) »,&» \j-=>) *3o 
La.\i oöt .J..X-JL.V i •> w.otaJ^x^, y --- .! °°i -.Jooi U'/ J^~») A-^A,\ )i.O-» ».:>; 

.'JLSI^ yOT.» V\ vOJ—J» J-LO-./ .J-IULXJL.3 ^0|-0 yODJOI.QJ 'CU-Jl .'j^o/ J~-.-^Jl 

ou'ix oot a.-\o iouJL...'j J_J^-**JJ* V-^^x ^>?J .J « VU,-i; ocn yOSa^JJ yO^^AJo 



(cet or) ne trompa pas sa vue, bien loin qu'il trompät son esprit. * Mais, *Lfol.i89 
comme s'il se tut agi d'un feu ardent, il vola avec des ailes rapides et v ° ' 
passa par-dessus cet (or); car il criait par le fait meme ä notre Sauveur 
le Christ : Miau- vautpour moi la h>i (vo'jaos) de ta bouche que mille (tqlents) d'or 
5 et d'argent'. 

C'etaient lä les combats de peu d'iinportance qu'il livrait en chemin, 
lorsqu'il courait vers le desert. Une fois qu'il eut trouve un endroit qui d'uue 
part lui convenait et qui d'autre part etait rempli de beaucoup de serpents 
venimeux, il mit un terme ä sa course. Et, apres avoir fixe en cet endroit la 
10 demeure * philosophique, il rendit (d'abord) les serpents invisibles en les*vfol.i84 
chassant avec la plante de son pied comme s'il les eüt frappes, et (ensuite) il ' 

se tenait cache tont seul ä l'interieur. 

Apres avoir sejourne longtemps dans ce lieu, avoir fait son bonheur de la 
contemplation (Öewatoc) et avoir remporte une grande victoire dans le combat 
is contre les esprits mechants, des hommes furent de nouveau suscites aupres 
de lui par celui qui a dit aux Apötres : Que votre lumiere brille deuant les hommes, 
u/in qu'ils voient ms bonnes oeuvres et qu'ils glorißent votre Pere qui est dans les 
cieux - ! car il faut que celui qui allume le flambeau des vertus eclaire les 

1. Ps. cxvm. 72. — 2. Malth., v. 16. 



10 



56 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421 

^-io» ya-jöu^ 3/ ^_»; Jooi iot 1 >o \-^o Joe* >«, * 'ft >-^o; -'ooot ^^c*' 
> ^3; J-ioiVao ^io -.ouoK-fci; J^jJS^» ia-J^.s 0001 > » v t 'oJ^o +üo .\^u~oi 

_y—/o v .\./ y^\ -.^-U/ PO"/ \r~ ) r - jJ» J-l3u./o .OOOI ^Oi^iO ^Q->^ 

0001 ^^-t-^Jb ,_.« t£ .0001 yoou^-*/ ) .... »N » aia^. /» )K^^a1 JV^ö/> U>o 
o£io ^^o «jljJJ JJo p -.v>oi_^Jops.j JJ; yooj^ Jooi vm »°i^n :otJLa\ ^—.i^Oiioo 
„-j^ia.'i. Jjso^cl..JL.2o J_^^.J5 ^*; vOJÖi .oiK^S»a cu^ ^.aiJ; jooi ^^Inv 

jLloo Ji^^-oo L*_ia^». :)ooi a>;K mvi J 1 V t ' n Vi Ji^swCD ) % 1 •>; oöt y.*\ :oooi 

'Vfol. 185 JK^~ <, ,.., ^.I^OÖ; J--L-3~./ -.--^Ol y^/» JLäO» Jj^— /o -JlisX^O \% Ö'lO 
r" a. " v. y • • 

JL— J J^.«,,!,» tojJ^OO JJo Jbs . Ü f) ^_bO J)0^iO (.iCL^M -.yCLi.OMO yQ^N.VJO yOOOiJ 

iü^.v-s +So .^\oi yooübo ta\ jLKistS-io w.oio;a.-w^3 +2 .loijo J~~>*J 001 
yooi . i > \ \ Jj^— / J.^.ü.ü 0/ :oooi ^^o-.'^ JJ""-^ 00 ^^f K^" 1 - ^'^? 
^_>/ Q-^>>; yajöi^ yoj.—j? 0001 ^-^.aolSviöo 0001 y- " - ; -.oooi ^_»K n v> 
vron . -la.^jJJ v / JJ / •. oooi ,_.*j~~ o».^3 ^3 vjuji JJo JJ / .0001 . »y ■v.coi 

1. L\' in margine : It-.k-»- -- 2. V l-»so- — 3. V 0111 oooi- — 4, Ici commence une lacune 
dans L. 



autres et qu'il ne (s'eclaire) pas Iui seul. C'est pourquoi 1111 grand nombre 
couraient apres la lumiere de ses preceptes; d'une part il se tenait Cache, et 
d'autre part il eclairait meme ceux qui etaient au loin. En s'approchant seule- 
inent de la porte de sa cabane, ils etaient dölivrös des maladies de tout genre 
(yevo?),et, pour ne pas direces choses une ä une, ils etaient tels queceux queles 5 
Apötres rendirent ä la sante et selon ce que raconte l'histoire. Lorsqu'ils 
s£journaient et restaient aupres de Iui, il les priait de ne pas l'importuner, 
saus accepter aucunement que personne enträt dans sa cellule. Et les 
(visiteurs) entendaient nuit etjour, comme s'il y avait une scission dans ceite. 
v fol. 185 grahde foule d'adversaires, ud grand tumulte, des bruits, * des coups, des to 
geinissements et d'aulres terreurs de ce genre, en sorte qu'ils etaient remplis 
de peuret qu'ils tremblaient et redoutaient querillustre ei courageux (athl 
n'endurat quelque souffrance crnelle etiucurable en luttanl seul contre tous 
ces (ennemis). En fixant leurs yeux sur les assemblages de la porte disjoints 
par la longueur du temps ou sur d'autres trous, ils regardaient ei observaient '"■ 
pour voir ceux qu'ils croyaient 6tre a l'intörieur; mais ils De voyaient abso- 
luraenl personne ' si ce n'esl Antoinc seul qui luttail contre les ennemis invi- 

1. Ici commi nee une lacune dans 1. 



[325] HOMELIE LXXXV1. 5? 

Joot -^-<*v .Jjl^Aoo JJ j^Li^bOfe^ la^ ^-iö Jooi jiN-bKio; .^oioja-*.^.^ 

och yQ-^J!^ lo_io^ jVjjt vQJot oo« ^*-°^>r l0 i--^ ^f *v?^J J t" 4 -"^-* 
^io üi-»/ .Jj-s^X ^cH-.noi^to Jjljl .J-^joKj/ ^Xo ^ J-Lio; .J-X^ö|i; 

5 JLiey-^ K-j/ ^°»'^ JJ .yl.ajL.ovfc> oy-a. . nn vi\ fco/ .-. n»v JJ .^»ot» Jv-°! 
«JL~>ooo Jil^j oi^ y^\ yoc+fc. Joot Jo-Lxio )ooi ^ecocwio ^> JJ/ .J^ofc>ajfc> 
:oooi ^-.17 jafc>A JJ;o JV^iofc. JkjL^iofc*; ^-/ ^üx^aso ))-^a> ^-? *3 
:oooi ^-»XJLio * ,^6 ^_*fc>oto :oooi ^^^ctio jLso^s; y..\ Jj^~JJ Jj£~/e *Vfol. 
JL^ö ;; Jjll^ lafc. J-^;j jj^o-oo 3/ *op ^*> ,_-; )ot :oooi ^Ä\ ^-; ^-*.^oi 

,0 7—/ :oooi ^J/fo JK-ai^ JA^-aJtvo 0001 ^^.fcooo 0001 ^*aoi»Kjaao 
..U-peUoo Jlo JL>~5 j^j JLil*»o j^Jtv^ao |) Jb*/j Jj^icuooo JiSifc^o lafc> ? 
joou CH.fc>...j -6« afc>; .-t-Q^? )—~^X» Jjoaiajfc> vfitt*3lKj»o ..usoaj; J^W 
^o^so Jjjbo laio^a •.->— .1/ Uooio .Jjt— /; -CH «3/ JJ / .»a~fc>-s ]}.L~ «J»j/ 
; 061 J-Jli-,.^ ^alio i~afc> ^*>; oö« J^ojxco/ ^o .J-oa* ^.io JJ.'/? 



.185 



-2>0> 



sibles, et (qüi) leur demandait de ne pas s'occuper de lui, de regagner en paix 
leurs domiciles et de prier seulement le Seigneur (pour lui). Les demons, en 
effet, criaient egalement comme la « Iegion » qui (est mentionne» dans les 
Evangiles (EOayyeXi*) ■ : Qu ij a-t-il entre nous et toi *, Antoine? Pars et laisse le 

s desert, cesse d'habiter ici, tu ne peux pas supporter nos ruses, tu n'en seras 
pas capable jusqu'ä la fin. » Mais par sa patience il leur montrait selon son 
habitude qu'ils etaient menteurs et faibles. 

Alors, comme beaucoup venaient au desert ainsi que dans une ville, et 
(cela) sans treve, qu'ils se recevaient les uns les autres comme dans un ordre 

h determine, que les uns * partaient et que les autres arrivaient, et que dejä*VfoL 
un grand nombre de moines se precipitaient egalement dans un zele 
semblable, etaient cntraines par (ce) bon exemple et venaient (vers lui) comme 
vers le docteur, l'habitant dun pays inhabite et le chef d'une vie effroyablc 
et qui defiait toute hardiesse, (Antoine) fut force de sortir et d'obtemperer ä 

15 la loi (vope) del'Apötre laquelle commande : Que personne ne voie seulement son 
propre (avantage), mais (qu'il voie) eneore celui d'autrui 2 ! G'est ainsi qu'il 
apparut comme un ange qui vient des cieux, en presentant par l'aspect (sxüpO 

1. Gl'. Marc, v, 7,9. — 2. I Cor., x. 24. 



185 



58 SEVERE D'ANTIOCHE. [326] 

»3/ V>*io )jpo .•Jla.JL-jLio ^iy_io;o ) <■ V \ ; JJ JJ^^V ©J^ ^-/o -'^^ 

j^mv )\JO-* ^»» t-=^ ~otofcs-/;o .^jlKio Äs^Jj^oot JJ U->V^ U*°) 
o\j» o_.fcvl. Vi-tlo» 06t J-ioo^. jolw^o ot't-^ ^o Jt»-Q..io; JJ.a-.01 ^>o; ^.-/o 
ySii )■•*- / .JojSx lo^j «-61 Jioa^ÄJLso .-J^o)^ oi^o oj^Jl/j .-Jjl.o j-\ 

.0^ ^.-^tl. JJ; VQJÖ6. ov^ JoJ-~*> ju/ JJ ^ ..-oiot^./ JJ^s^» J-*m? kj-S-a 5 

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* Vfol. 185 :J_301 Jv~^>. »tl.'lVlO yOOÜS JoOt 1~^^° t" 30 •\00«-<^^> OL^-aulDO o-^-^ 

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^.^o» ».3 -.JJ— o» oöu; ^^ot Jl^VoSo J.^^flo/o J^13^*> J^äs Jooi 10 

.^.^.^a ^-io J.ai9a^ y^\ .»S^iöo jooi J;'i ^. ""^fc^D; JJ^AÖlia^ ^_äeu£>>> 

v ooi_A~./ ^3 JJo ..^-^äI-^o yooou J-^i./; )»-3^ Jlaio^s ou» yOOvSj; 

^j '.oj'jj Jj-ooi; -.voV^oJ-J ]K*.äöl la^V- 3 'vfloo^as y.*\ JJ / .vo^sj-» JJ-^--^ 

K._^_3 yOV-o'jJ^Jj . x --^.— >-io; vQJÖt^ >$^£0J ■,. 1 . .. V -iSo ^-Ju* ^^.ia_b. 

^öj yoXiö o«_k-./ JJ^*jJS^=>a^; -.'rX?l 001; ^.^>o -.^q.jl> ypo; -oiOL^ää.V 15 

exterieur l'image (ei/.üv) de l'homme interieur, en possedant des scns exempts 
de trouble et remplis de calme, en se comportant meme dans le mouvement 
du corps en quelque sorte d'une maniere immaterielle et semblant etre eu 
dehors de la chair, en montrant par son corps ainsi que par 1111 temple 
saint que l'esprit qui presidait en lui comme un chef avait ete tont entier 5 
divinise par la coutemplation (Qeupte) et par la compagnie de Dieu, en sorte 
que, se trouvant au milieu de moines nombreux, il se faisait reconnaitre 
par son seul aspect, Sans que personne le montrat ä eeux qui ne le con- 
naissaient pas. 

Souvcni, en effet, il visitait 6galemen1 eeux; qui avaient choisi et embrasse ici 
»vfol. 185 lavie philosophique et eremitique. Lorsqu'il les rassemblait ' el les reunissait 
en im seul lieu ei qu'il ouvrail la bouche qui trailait le poiul de vue pratique 
ei le point de vue theorique, il donnail des commandements capables 
d'instruire et de guerif el des prescriptions (telles) qu'en donne un general, 
■ ■il enseignant et eu apprenanl ce qui etait approprie aux forces de chaeun : i( 
» Que inus. a l'exemple (ruico«) de l'Apötre, ae Livrent pareillernenl au travail 
des m.iiiis el qu'ijs ue mangenl pas saus rien faire; mais que comme Paul ils 
disent avec grandeur d'ame ([«yaXovoix) : C'est en peinant el en travaillant qu'it 
faul ainsi venir en aide au.t faibles (et) se souoenir en odrite 1 desparoles de Notre- 



V toi. 185 
v°b. 



[327] HOMELIE LXXXVI. 59 

y"l - - * ' **.» ^^SJO ..yOOJJLiO vQ.üJ.p JLo^£o>o JJj J.Jl»cLJ^O ..JL.»o)1^-s 

J— o» jo£Sfc> ,^ oou jJ; .'t^ö/? vcoa^aa-V. yOjoiiAjo yOO ^J C ^ . y fii f> .i 

jKJLjLiaS. * v^^io^so anpStia^ ^o'jj Vyio )Iöl).i .s/j ^.; )ooi *2Lfloaio 
K^»j. °>\...jl^o ^»aajJLc&Sbo V-*-^ * *,°iN>.»Ajlso» .jbJLbö* ^.öC^o Jyj.*.; ~.6t 

10 ) f - «M o^.£LJti yOJoÜS/kS/o ^jJ^Jl^ 3/o -.JjotQJ; jbjl^ä^ 'jjLttX^^Ö yOJÖt 

J^';Kj )J^i .-JoK-Jü ^.-^<*\ v / Jls/o .Jiöi/j Jlajua— K.*> 0/ jla^J 0/ 



Seigneur Jesus, parce qu'il a du lui-meme : II ij a plus (aaAlov) de bonheur d 
donner qua recevoir 1 ; et : Ce sont mes besoins et eeux des personnes qui etaient 
avec moique ees mains ont serris' 2 . Qu'ils meditent en meme temps les Livres 
divins et qu'ils nourrissent leur esprit par la contemplation (9ej>oia); qu'ils 

5 rejettent loin d'eux les pensees malpropres et anciennes, qu'ils se lavent ä 
toute heure Jans les eaux de la renovation; que par certaines pensees ils 
renversent et detruisent la mollesse et la dissolution de la concupiscence, et 
que par d'autres ils affrontent les demons qui produisent la peur; qu'ils 
acquierent la confianee contre eux et qu'ils se souviennent que Paul a dit : 

10 Dieu nous a donne un esprit non pas de orainte, mais de force 3 . » 

II ajoutait : « II faut aussi connaitre distinetement par certains signes 
* entre l'arrivee des demons et celle des anges ; car que ces seducteurs se * v ioi. L85 
changent et apparaissent differemment en anges de lumiere, c'est une 
chose sue et reconnue soit par l'Apötre, soit par ceux qui en ont fait l'expe- 

10 rience. » Et il disait : ■ « II taut que nous ne demandions ni revelation, ni 
prophetie, ni manifestation de signes et que, si nous obtenons ces (faveurs), 
nous ne concevions pas une grande estime ou que nous ne nous enorgueil- 
lissions pas. Ces choses appartiennent ä celui qui les a donnees et non pas 
ä nous-memes ; et elles sont disposees pour l'utilite des autres et non pas pour 

1. Act., XX, 35. — 2. Act., XX, 3'i. — :{. II Tim., I, 7. 



10 



60 SEVERE D'ANTIOCHE. [328] 

^w»; j£oLJL^.o ^Oi_.K_/; ^2^j)^; y-*( .'^N .» JLk-m ^io ^l^j ^.Aot-i; 

^joi JK Vt ..V>; sin . ff»JL^>j)^u\o .-j^^o jot^s. *3 jjoio .•jbö.-^.s yax.cQ.ia.~j« 
,_:>6 "^..U-o)..^ v oX^J jJ;o -.yC^ -vM )-äi-.Vo_cco/ JK^jk^ ö(.\ ^» . m>öi 
^coa\a2i.\ .-J^l^_,Ki»/ öiK^iJLy^o ^oJ^vSls; .-^ö/ )e^».io/ ^^io; J - " ' °öt 5 
J>3l£.cL*9 s^öi &l JJ/ .'yQ^t-^^ )oi\ji o ... i % i ^.öt jo-Ai a\ .-ofcö; ^_.» 

1 Vjfol. 186 OUJLiO fOO :K^^o L»),L>,Ax s£DO-<UoKj/ )oo) ^Sl^^Ö v ^\ot v^O 

• .«Sl^Öo |ooi Uv^O JJ,V)Vs-»^0; ) .joJU )lc> fl >>^ »s/ U—iO -Joof ,<=■» »\l. ) 1 - «m; 
^.010^/ jouSx ^o >£ v .^ s .L. ^o Jooi jal^io )vi V> .. LcoV'oao 'JLxjj p 
yO-Jc» J^Ypo* oo» JV-^t-^o loJS. yjs vs/ ^o^p .}.■■. «\jl v^ö/» —©• -'Jo°l 
:U.2>o»/j otfcCisoo ^./ JLi^la )N>^i— / lt-*;o :vO-flQ.J — W^-M Jo©l !-=>'{ j-^-=>.U 
wOto;o_-J^_.3 jLo 'Jooi v^öö JLu/ ^.i.ü^ J-i^.»-. JJ *~co; jfcoo; »K^o 



alimenter notre orgueil ; car c'est de L'orgueil que de se parer et de se vanter 

de ce qui est au-dessus de notre force comme si cela nous etait propre. II 

appartient a ceux qui s'appliquent ä la vie monastique de se montrer 

patients dans Ies tr'avaux, et cela avec l'aide de Dieu, de bannir les pensees 

imaginatives (^avTact'a;) qui souillent l'esprit et de ae pas oublierque le pro- r > 

phete Ezechiel d'une part dit au sujet de Jerusalem : Elle s'est souillee dans 

toutes ses pensees '; et que Paul d'autre part eerit non seulement : Glorißez Dieu 

dans votre corps*; mais aussi : Les pensees s'accusent et se defendent au jour oü 

Dien juge les actions secretes des hommes 3 ; et : Quant ä nous, nous dvons 

l'esprit du Christ '. » 1() 

»Vfol.i86 Lorsqu'Antoine enseignail ces (principes) ' avec unesse ei nettete, parer 

qu'il etait instruit par l'experience mßme, aussitot il apprenait et enseignait 

ggalement la facilite de l'exercice des vertus,, eu montrant les mäthodes et 

les sages procedes, parce qu'il ötait aussi instruit par Dieu ', comme dit 

l'Apötre. C'esl pourquoi, comme il voulait encore monti-r en volant jusqu'au 15 

di isi ri des Egyptiens de la Thebai'de, qu'il cherchail la derniere demeure ', 

selon la parole de Jörömie, ei qu'il courait apres un lieu completeujent 

inconnu des hommes, la seule voix de la providence de Dieu le retint; 

l. i/'-'i'- LX: l. — 2. ] Cor., vi, 20. 3, Rom., 11, IB-lß. —4. [Cor., 11, 18. -6. er. £ph., 

iv, 21. — I I.W . i\. 2. 



[329 MOMELIE LXXXV1. 61 

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>clo p -Jooi ,-a^KJLäo l't^>? J-ojljJJo jooi Jbäio JJUvä_M Jj-./ ^-/ J»oio 
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oooi ^Aj7 ^*Jü/ ^ -Ja« Jk-.lAoo ^iXo 'Jooi ^;'/ »17 la^jo Jt-^ 



V l'ol. 186 

rb. 



1. V »( maritim- : k»l.«"o. 



et, ainsi qu'il en avait l'habitudc, lorsqu'il fut appele, il obeit rapidement. 

Apres avoir ete conduit vers une montagne qui lui etait chere et qui lui 

convenait, il y termina la course des vertus et il s'envola vers les habitations 

Celestes, une fois qu'il fut tout entier devenu esprit et qu'il se fut servi de la 

5 chair commc d'une aile desormais rapide et nc-u comme d'une entrave. Qui 
racontera comme il faut ses exploits et ses lüttes courageuses contre les 
demons ainsi que ses victoires sur cette montagne, ou les guerisons des 
malades, ou les propheties, et tout ce qu'il (a fait) en faveur de ceux qui 
venaientle trouver ? Et soit aux grands, soit aux petits il adressait comme une 

in revelation et des avertissements et des Instructions * oü il y avait toute la vie. *v fol. isi, 
G'est pourquoi, laissant tout cela de cöte, je dirai comment tout lc mouve- 
ment de sa pensee se rapportait ä |a purification de sou äme et comment le > 
Christ lui faisait en vue d'une semblable preoecupation des revelations conve- 
nables et utiles. En effet, une fois qu'il etait sur le point de manger — et cela 

15 comme s'il aecomplissait la tache d'un esclave et qu'il etait soumis ä la necessite 
(ivay/.vi) du corps — tandis qu'il s'etait leve afin d'etendre ses mains pour la 
priere, il fut ravi en esprit et il lui sembla etre en dehors de (son) corps, s'en 
aller en l'air et etre porte en haut, precedc et aecompagne qu'il etait par des 



r b. 



* Vfol. If 

v° a. 



l" 



62 SEVERE DANTIOCHE. [330] 

)>.-> -.w^ioli jK.«v^bo . v* "^t-ie )!^J_io ~-.; yS> .oi\ oooi ^.aV.ioo woidio^o 
»1 J-s; ocx ^/j :oocx ^v-*-^» ^—JJ-«. : — >° 1^4^.» ..*o Ja^ä :*) JJo )t-*po . • 'i i / 
^•j yS .oiKn «>v>\ oooi ^-^S-Iao -.Jj^'jüo c*\ oooi ^-.oöio oooi ^ Seu J x 
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^.o^.^/< com ^-»/ :-öoi yV-»-^- 20 odo,..«^.. ^o» ^\oi\i -.oi-io/ <Joa* j a^jJl 

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:K^).A^eo oooi ^js-üi^io J^iiab^. Jt-so; ^o; ch^j o.a >1k..s ^io» ^\ot.\o 
••x-*? oooi ^..cco^o jJ :^^c oooi ,_».\^toc Jv-P° (-j^w^xm JjoJu^ao 

Olly JlN-NI )K.^JL-^oK.^O JJo )V).— i»-S JJLOOIO • . ÄvL.)-,, i. / ^0^0 Ji/t-^.J» 

■ .ojot^sl/ )ju1 ^-./ 0&. oooi ^-^Jso oooi > »>*.»/; \QJOi *3 .^oo^joKj/» 
Ij^^l-, fcoo JjJ^o "^.as .Ji^ö/; -ot k-L^iol./ ^.oia^s. >s/ J-«^*/; oiIow>.^lJ +30 >■"• 
1. V in margine : U— 

hoinmes. Or, apres qu'il eutfait une partie de laroute, il vit (d'autres) hommes 
mechants, implacables, doues d'un regard vif et terrible, se tenir en quelque 
sorte en l'air, lui creer des obstacles et l'empecher de monter. Comme ceux 
qui montaient avec luiluttaient contre ceux qui le retenaientetqu'ilsessa)"aient 
de les chasser, (ces derniers) le poursuivaient avec plus d'audace et disaient : r > 
« Saisissons-le comme celui qui est responsable de ce qui nous (arrivei. o 
v fbl. 186 Lorsque en verite ils voulaient blämer le temps qui (s'etait ecoule) depuis * sa 
uaissance, ceux qui accompagnaient Antoiue dirent : « Ce qui a ete fait 
depuis sa naissaneo, de quelque facon que ee soit, le Seigneur la pardonne. 
Mais il est permis de considerer et d'examiner ce qui (s'est passei depuis La i» 
vie monastique et depuis qu'il a promis ä Dieu (de pratiquer) ta peoitence. » 
Apres que (les deraons) eurent alors consenti, comme ils scrutaient avec 
grand soin ce qui s'etait passe depuis son depart de la vie du monde et qu'ils 
blamaient dans ce röle (t«£i?) d'aecusateurs cruels sans pouvoir pien reprocher, 
il apparul quelque chose d'excellent; ei ainsi le passage d'Antoine futlibre et ia 
drliairasse de toirf obstacle, une f'ois que ceux qui le Iciiaient et l'arretaient se 
furenl disperses comme de la fumäe el que la prophötie d'lsaie se ful röalisöe 
aussi ä siiii sujet, laquollc ilii : Toute arme corruptible [divige'e) conlre Im ne 



■o 



331 HOMELIE LXXXVI. 63 

.U>fl vOo^Q^k .Jjl^ ^-^ j)oai»Jj oöt J1ä V» ••— ^.J- J )J 7-^ 
,op oot o£so Joo« ^otoK*l*o .)'t^ io^ U?> <*^ IV^NW ^°i ^-^oto 
:oi^ ~)-~l/> U*> och-s Joch p !.* 000 :cxN..^» ..^o-a Joch Jjot )oi.iol; po 
) . Q. < J,J*o> );J; «isÄi J^co ya±o ^^-./ ^-/; J>oJm J001 oj^fcoo 
^<ux\ JVU; «JM )li-po JIJjusdjo :)v^ ^*> Jj^sAoo t 3 °V^*^ 
• ) t °> y owo-ocl^ Jch-u »J ..JK^coJjäV c*^ -.J-t-Ji JJj ')la^.^^.^»o 

•>JK^JLk^ -ch Jk-^x.' I^io.— o 
J.-Jl2uj; .J-oiSs. J-sKal^ vjl-^o/? ^-^oi vs/ ..^aoLA |-»o)l ,<_*; )»oi^ 
.jpi>» 061 JJKio nmo/ .JLsolfcoo J.sjl.io ,_*> :)v^3 ^o UV3^° yf> i-*^ 
J.ajLiö ^_*5 ^^oUojo ..).xa.ÄJ.io och laiaj; ^-.i Joch .Jjjch t-io/ x^ 00 '* 3 if 
)KjLia\o : r *3LÄ^too Jvj.* ^io jj^oäs o^tf> )J; vOJchjo .^ocHVi/? «^^ 

)K.jLaj; oot y.4 ^ ^.J— —oiäD]ba\o )^a "^o'JJ J-i-^oo» -6t .-^aV^S» 
^^ot, JK^io ^l.kj; jLC^iö ^.-/ ^-tJio. JJo :^ K-/ Jp>a~; 0/ JmJ.-*; 



serapas heureuseel, toutes les paroles qui »eleveront contr'e toi pour lejugement, tu 
les vaincras toutes'. Alors il lui sembla de nouveau qu'il etait revenu ä (son) 
corps et qu'il etait tout entier chez lui. Tandis qu'il etait (occupe) par la 
peasee de ce prodige, qu'il etait stupefait de ce qui lui etait apparu, qu'il 

■ r ' reflechissait par quels et par combien d'adversaires l'äme doit etre enveloppee 
au moraent 011 eile se separe du corps et (quelle) haine cruelle * et (quelle) * 
iuimitie implacable les deraous out coutre uous, il eu oublia la nourriture, 
parce que l'aiguillou de la faim avait ete emousse et que l'appetit naturel 
s'etait evauoui. 

1» Ce qui est dit par le Livre diviu s'accorde aussi avec cette contemplation 
(9ea>ptx). En effet, que l'äme soit couduite par les anges, au momeut oü eile se 
separe du corps, la parabole de Lazare l'a fait connaitre, quaud uotre 
Sauveur a parle eu ces termes : Et il arriva que ce pauure mourul et qu il fut 
porte par les anges dans le sein (['Abraham -; et que ceux qui n'out pas accompli 

15 les commandements soieut saisis par les demons et qu'ils partagent leur sort, 
le meme Notre-Seigneur l'a montre en disant : Ällez, maudits, au feu eternel 
qui est prepare pour le Calomniateur et pour ses anges :1 . Et nous, comme si nous 
avions des ämes de porcs ou d'änes et si uous ne devions pas rendre compte 

1. Isai'e, i.iv. 17. — 2. Lue. XVI, 22. — :(. Mfillli., XXV, 'i I . 



V l'ol. 186 
V b. 



V lol. 183 
v b- 



64 . SEVERE D'ANTIOCHE. [332] 

Jüj; ^o^ jj, ^-/ y~l -.^JL-Jl- hU> i)?o K-Ux^po JJ •.^J^?l/? 
v ÖJi JKw^öJJ cl^ )jl^/o .Jjioi ^*>! JK-.o^;Kj> ^>o vX~J; ^— „-^-Ki. 

•>j \ -n ^ p JJ/ .vfiOO^JoKj/ J-ij OOI JjLSOt O^ *JJ/ .JK<Sj)K^O ^-Aoi 

JK^ijootKio -6t J.-»A-i 06. K1.oK.jl/; 061 :Ji-a-/ K*3 0/ 'j^o o . rm JJ 
»Vfel.i87oö» J001 * vö^oe JK-Jpai Joch oj^fcoo Kl^.i/ J<*^? N^j^jo s 
. /^w . Joot ^ «Vv. ]ba5. Kbo— .v^o .jiKbl/ )i.o_ca^so oj-co; 061 Jt-^ 2 ^ 
♦JV^ rr*>? U*»'<^ »k-» ^° .^--oön Jjl2J; ^--^oi J;/ y\ .J-3; 
,>ö jooi >toaa. 'oj^ jooi )\lo K-.j,-^oo; oöt ^k> JlcL^-^ ,_*> ^—so 
JL^iö; .J.a-»/ ju/ )>.- -Jooi V^ ,JJo .->-, o usoS '^01 ..^joKj/ ,v ^\ 
)ochj JJ; Ua-/ Ji-f— s j}^jL*>o ^? JJ-^; -.J-ü^ J^A J^oJjs ^6 Jooi 10 

jV^ jlKv» Jä^s; .^--JLiJJo .odoj-jot Jlo <nln » 1 m^> Jt~=»-^; JK-a*_io K-,/ 

J^i/; Jj»-»/ OOI J— K^O ^.iO p; \_*> vOOULiO^O .»)'/ Icl^ cwKJ.Kia^ 0001 

^; ^oovlio^ :K—K^ ooot ^~;Kio :oooi ^~~io,Kio JK^*.~; Jlol/ -6t; 

-otoK-./ ^^ä>j oöt J-^>.o-=^ ^o °°°i v'^" 30 OUi ° "^^ 000, V: '" M » '*2 

1. V in margine : Miup-i. 



de notre conduite en tant qu'(ßtres) raisonnables, nous vivons dune maniere 
insensible et exempte de douleur, tout eomme si nous ne devions souffrir 
aucun mal, apres nous etre echappös d'ici; et comment cela ne merite-t-il 
pas des lamentations et des gemissements? Ce n'est pas ainsi, cepeiulant, 
que (faisait) le grand Antoine. Mais, comme il avait en tout temps dans s 
lVsprit ri;t'&)ULÄ ou gloire qu'a obtenue l'äme intellectuelle et creee ä l'image 
• v toi. in: de Dieu, il consumait par les meditations * le corps lui-meme qui avait vieilli 
r "• et avait lutte dans la vie ascötique et il reclierchait et cxaminail aveo sohl 
(o.Ao-ovia) <]uel serait donc l'etat de l'äme apres (sa) Separation d'avec le corps. 

Une certame nuit, c'6tail de la part de cclui qui L'appelait habituellement 10 
qu'il entendail d'en haut : « Antoine, va, sors et vois. » Et, lorsqu'il Pul 
dehors, il vit un liommc immense qui par sa grandeur pacvenait jusqu'aux 
nnes et qui par sdii aspect elait terrible et liideux, de teile smte que sa laille 

ne pouvait döpasser son aspect horrible et dösagröable; et (il vil aussi) 
des homme's qui s'edevaient avec des ailes pour se porter en l'air, dont les is 
uns qui etaienl frappes par la grande portee des mains de ce signe terri- 
liant etaient lancös en bas ei dont les autres qui volaient au-dessus de 
lni echappaienl a sa prise tres hoatile el tres ennemie et montaienl alors 



Vfol. 187 
r b. 



10 



IIOMELIE LXXXVI. 65 

Locxo .oooi ^-JV^boo ^^aio |N.^jpo JJjo •.)_».^3^XJdo ) . i, V , n V> jooi 
.JLioitooo )oot )».L. oooi ^_^ä.j K-J^j ^iö ycuöi "^\ J v im!» J^'» oot 
^.otal». joot a>' t .'i V» -.ou^o ^O^ . /,, V\o oooi ^-*.^3; ^-*? nOJÖi ^^ 
)ia\v oöi )...,. *v> scoo-^iofto/ laS> jf^^o -.kl.j_»J./ J?°< i- 30 -J 001 Ji-ip 00 
5 J^o oöts "^ja^Jo/ -.'**ol J-uooifcoo oöi J»|;j J- 10 -^/ ^».Uoo )lnm «\l/> 
JKJlSl» JifrjflLSO; -.^soKJflo/ jf-^ioo Jooi Jl^* Jo>— » oCSj'ojq^o .Jj—k^o» 
Jjl^Xo*; Jjl*-.; oöi j «V-° "^*'J •J©* «otoK»./ J^-»/ ^.iö oöio .);oi looi ö|-.k~i/ 
,^-.j yOJÖi .pö/ vxoa^.a.31 J-Ul./ .-jJk-Vj/ ^«Xoi J— oV» Jjaia^oi oöi .'»)'/! 
coo^io JÖt-^v—i ),at t f»; ^.«N../ •.^.K^Jjo oooi ^-^tOfcoo K*,k.\ ^.ZsJK 
.•)lVJ^*ioj oöi \-i\-~ a^us* ^^-/ -.J—o^So JLCSJi yOJÖio ..Oj-JJL/o a^jJiJ./ 

•t-yoou-io Oy.x JJL~; Jlo»l\jJlo J^oaA 
Ib^övSs Jlo-ijJ'po o/ :s£OOaJoKj/; Jjtok^sl o/ jJ.oji.io; J.X2l\cL. ^_^ch_s p 
)«■»« «v^V -<* )— »V— ? °öi Jt-^°! ^_.;peL3; vQJÖi ,-■.•,,..,.. :K„.Jk^_s j».K_ poj^ctbs 
M->->'ft yQ— ich J_Joot; )_^öj.\ > . rnVl JI^JlSlUÖ )AocL..o..a; Jjj ^-./ ; ^ . t t>\ 



sans le moindre souci. Et c'est ainsi que ce chasseur jaloux eprouvait de la 
joie et du plaisir ä l'occasion de ceux qui tombaient en bas et qu'il grincait 
des dents et se dechirait lui-meme ä cause de ceux qui passaieut au-dessus 
de lui en volant. Apres cette vision, le Christ, le docteur * de l'athletisme, »vfol. 187 

5 l'auteur du combat (iywv) dans la lutte intellectuelle, dit immediatement 
ä Anto-ine : « Goraprends la vision », et il lui revelait le sens de la 
vision. Et aussitöt(le bienheureux) comprit qu'il s'agissait lä du passage des 
ämes : r(homme) immense etait le Galomniateur, le prince de la puissance de 
l'air, le chef (•flysj/xov) des esprits aeriens ' , ainsi que dit Paul; ceux qui etaient 

io entraines vers le bas et descendaient, c'etaient ceux qui ont commence par 
etre entortilles dans le filet des peches et ont ete pris; et ceux qui etaient 
rapides et qui volaient, c'etaient ceux qui par I'epreuve des vertus ont rejete 
loin d'eux le poids et le terre-ä-terre des passions 2 . 

Lorsque ceux qui pratiquent d'une manierephilosophique lavie monastique 

15 en Egypte contemplent ces enseignements pleins de doctrine ou ces lüttes 
d'Antoine ou, pour parier plus proprement, ces initiations divines, ainsi que 
des cölonnes animees, ils repriment les mouvements de l'esprit qui menent 

t. Cf. Eph., n, 2. — 2. Ce passage est cite par Möi'se bar Kepha, voir O. Braun, Moses bar 
Kepha uiul sein liuch von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891. pp. 112-114. 

pato. Ott. — t. xxiii. — f. 1. 5 



66 SEVERE D'ANTIOCHE. [334 1 

|_io oöt ^^Ju.^ p -vooi^ ^ t -> N v> )-^.>ö > Jb'öi»; J^*> lo^o tjloou» 

♦Vfol. i87^joiaio; vOL^io yOV^N^" voop^x.- yoo^^u»; J^au/ ..JLa_.oi; JK*jJL.;Uo© 
JJLoio^Ä ^J^ ä/j Ja-/ ^o .^J-^ M ^»> ^« ^? o/ Joi^jJ 
Jkb^.lJ ^j )»- ^.-; ^ .o& ^*a^oo Jto^aio jk^;k^ .JJ.jk*io 5 
) »-sq * ^^^ ^ •^•V-alflo 6i<v*o/;o Jjvjoo— v«**^ )°9«? J »ivi^ CH^ 
)la_jL_m_a_ioo ) 1 .ö ».^o .^.»oJao ^-j'1 )k . oo i.. v > ^Jbo; ^-/ ••)- " »»«> 
)~-, , -^V .JjJaj Jlr-t^o )i. nim->v>\ yoot^ K-./ vOOi.. T .. \ ^^J yo^ » -> » ö..» 
ouu;; J-v-/ °o» J-***-^ .^'fc^ ^JJ? Jk-!V*> > ^^ i0 ! .•Jk-^aeuÜD U>\-o 
■ c^l- y, , f , <\ )K . .in T v^Nfl JJo jK-a.-^ltoo JJ -61 J^J.-^ .J—jOö; 10 

♦^OflbU; vOJÖ» ) n .T»l; ^O^qji JJ;; 
)K-.KL«o (A^ojo ^oojl^ JJ; ^_-.\cx J-i-*;; o« vfioa^Jokj/ , ^o t -= JW 
'■mii -~.^»)x^ ^> ..Jju>ja3; j;öj oC^ K.-/ ^io JJ; Jjl./ _y.-/ -.Jjl-j Jooi 
Jooi Oi fS .K--J ^oo;,jJ^aJtSsj otKjupo lat^ JoC^ K^-».^ Jooi »3»'» 
, - '-v^ :J_»oÄs^aA JLaS» J^-X_MJJ Joe* ■ .. i V> o :Jjl^> JjÖmil^ osIo^jl^ol S 15 

1. V in margine : Ma?i(iivo;. 

paitre dans la matiere (öXti) et ils les fönt passer dans le pre des pensees 
Celestes, en eloiguant (d'eux) tout ce qui est vieux et souille ainsi que des 
parties d'un temple qui sont sacrecs et qui ne peuvent etre foulees aux pieds, 
♦Vfol. 187 en sorte que par toute leur vie ils semblent plutöt * servir Dieu que (panov -r,) 
v ° a ' vivrede la vie de la terre. 11 en(resulte) qu'ils cachent egalement toute action 
parfaite dans une pensee humble et qu'ils pensent avoir subi un dommage et 
l'avoir perdue, une fois quelle a ete connue par les hommes; car ils sautent 
hardiment en dehors de la vaine gloire comme en dehors d'un lilet. Et comme 
condamnation et comme bläme de leurs pensees ils ont devant les yeux le 
bläme cruel des demons, la bataille de l'adversaire pour la marche vers le 10 
haut, lo dcrnicr jour du jugement du Christ, le tribunal (jä^a) qu'on ne peut 
ni tromper, ai fuir, la dur£e sans ün des tourments dont nous sommes 
menaces. . 

Mais cependant Antoine qui est devenu le chef de la vie incorporelle, 
evangelique et vraie, comme s'il n'cut posstfde aucune provision de Salut, 15 
desccndit vers la villc d'Alexandrie, ä l'epoque oü Maximin persöcutait la 
religion (6eo<rf6eia), parce qu'il desirait fetre associö aux martyrs dans (leurs) 
soullrances. II oignail les athletes (z'Ar.xv;:) pour les lüttes et il fortifiait avec 



Vlol. 187 
v"b. 



10 



[335] IIOMELIE LXXXVI. 67 

Lx»ov P^*! )°^ ) lBLO - ^'f J"'S J- 3 ^" 3 r 30 -.o 00 « v^» 3 /? \OJot^ )lo-w^.o^ Jooi 
^_io )t S| V? lois. -.o«.\ Jooi ious>/ ' jjU-a ^S ^so .0(\ jooi ^^O JLpo JJ / • 
.Joot k— ./ Jlj » ^m JK— .ä-J. - -^® l?^ ?! "k-*3 ^a^io .ot,*,i°>/ jl.»; 

i~_.k_. -^OÖI ^Ot.L| O^S JjCXiO ,-vJlK.bl/ JKsüLol jlJj^CO JLoiou» jVjji; 

«).ti>>n ^.^o V->^~> JLj l £..3o *)l»juo ^.K_ JvJji yoou^/v jLsaa . Jtv-poo J£s_JLo 
yoou^— .» j^&o'^o i^cxo^Ok ^_»i.iö/o oocm ^_^bs^. ,^.f ajj...»/ ^ sS/o 
>o_.»U/ :Jo£Ss. Kl^cu/jo JKjJLd )k.>ci^..3 **~j,H/ +3 •Jeai vl^a oCSs. JJj oöi 
• JK^pCUS )CLO po .K^-J w^i) ool va>o» t LCQJtS»>1 oiftsjupo la\ JJLU^; )°> ^-» 
w~).'*»^o t.3 .oit-s-x (b^^-flaioo )t)^3Lio . J .. k„ii.V) vl\ M,«Jj w6i "^ - CPjqjS 
^6t ^o ;aA^ vjDo^ji a^ 'jooi >a^OÖ po •.)K^JL3 t ^o w.6t öiK.^i£C^ jooi 
. -^^ilSoo ■Ji'yfi j.io oöi ^io t-ai^j vQJo^ ^IoKjj JJ» »s/ jl/ ..J^'jta Jjlsoi? 
j »■■.,■, N*> -.j^AOJ; )ts^oa_s i-*sv ^*° l J"* -*- • \00|K-»^.;K^ ^^.'a ^.j yO^^o 

». .01 1 v> 



empressement ceüx qui s'etaient reläches; et il se tint (lui-meme) devant les 
juges iniques avec un cceur inebranlable. Mais le Seigneur le gardait, et, 
apres qu'il eut ete martyr par le desir, il le fit retourner de nouveau dans * le *Vfol.l87 
desert, parce que en verite il y avait de nombreux modeles parmi les martyrs, 
tandis qu'il n'y en avait aucun de la philosopliie (tpikoGofix) et de la vie 
angelique d'Antoine, lequel dans tous les combats contre les demons avait 
remporte un grand nombre de martyres signales par la force et d'autantplus 
durs et (plus) cruels que les demons sont plus durs et plus mechants que les 
hommes. 

Lorsque les Ariens inventaient de dire ä son sujet qu'il approuvait leur 
impiete athee, mü par une colere juste et excitee par l'amour de Dieu, il 
s'eleva encore avec l'aile du zele (et) de nouveau il descendit en volant 
jusqu'ä la ville d'Alexandrie. Apres s etre avance en public, il rendit infame et 
abominable l'heresie (a"pe<hs) quilutte contre le Christ, en meprisant sa pensee 
15 blasphematoire et en enseignant non seulement ä fuir de semblales pensees, 
mais encore ä ne pas entrer en communion avec ceux qui pensent en dehors 
de ce qui convient ou plutöt (jji.aM.ov Ss) qui deraisonnent dans leur pensee ; 
car l'une et l'autre (expression) se valent sous le rapport de l'impiöte. 



Vb. 



lo 



Vfol.188 

r° a. 



68 SEVERE DANTIOCHE. [336J 

.. 'sa>auua^j)l )kA Joot ^oi* l \+~ y~\ laJL? JJ-s^» \±±? &l .^*-°i 
.Jo»SS; JjJt-^ J)-jo ^«VJ -.oooi ^4*0/ P J»' "W ^V* 9 J 0> ~^ W 
,_s . ow\ oooi ^. •»««»■ JoCS*. fcC^~.; >, ^io? Mo)fcO^ .otlf-A K^s &1 
jloJLOLbo oooi ^.V^e; .--oiaiojoi vOoC^JlVo oito^ot^ .oiia-A oooi ^-*>1- 
.-yooijs Joot k-./ Im^l 'r*SLXo Uioojfcoo ^opo 3 |^oj; ocx ^/o .-)1)^^» 6 

^oiciioVoi "^ o-fc^ )JW~-=> -s^ ? 'SM vö^aJ° n^^V ^'° < ^ ? ^^ 
^.^Kio; JjJjl^ v3/ ^-.j ya .JojS^ V-Vio ool Jjotoo .ioa-joi oot Jjooi 

. n n^jv^ vcuöi; x^® 1 «s^° 0001 ^■■ 0|Nv '»° :oo °« v*~~ V?'»^ 000 ouio co01 

yOOU^ . n e. » '^Uno j^_DOJO JK&*---; Jk-^;-*? f^> V ""?! ^0^? :oo °« 

^.»^ M^.^ : v .\.\So v ^JLäo; J-iüLs j^ 7-/ ^o^ U*^Q-p 1( 
o/ ^- q^k JK^j lo^^a* la^o ..voodo^x^» «fn-s oooi v . -> -. ^v» -.vOO^ 
^-*as6(o oooi ^J.'/ yooix^sj ^-äo vOJoi JkJLso I^J^cb ^-j J- 01 - 1 ^ V'* 
J_JüL-3; ))■ "'«•' ; i^mOüUQ^ 'Jl 0&. OOOI r -*>l>* *30 «O 001 ^*Ä^-*^-*^°° O 00 « 

- V fol. 188 jj :|j^o JjiS. Aiöpoo ^-i6 joot ^au-)ioo v>oia^ oooi ^ „ jJi 'o feoo; v^Jo«? 

r b. ^ 

oooi ^po?^° ^> -Jt-^^ J 1 ! -« ^ J 001 ^A*^ °l J°°« ^^N^ V ! ' 

I. V in margine : K*» 5 /- — ü. V in margine : An-como;. — :*. Ms. Mi 

Alors aussi une l'oule nombreuse de paiens affluaient pour voir Antoine 

♦Vfol. 18» comme (pour voir) un spectacle * extraordinaire (lU'vo?), en disant : « Courons 

r ° a " voir l'homme de Dieu » ; et en verite ils envisageaient cette vue comme uae 

contemplatio» (ÖEwpi'a) en faveur de la religion {HcoaiZua), cn voyant que son 

visage, sa demarche et tous ses membres etaient remplis d'une paix b 

profonde et comme s'il y avait en eux quelque mouvement intellectuel et 

bien ordonne\ en sorte que par la ils croyaient se faire une preuve que 1'esprit 

(comme) le cocher (riviop;) ätait tres sagement assis sur les membres et que 

Dieu babitait de nouveau en lui. Et, cn voyant encore que les demons etaient 

maltraites et cbasses par lui et en apprenant par leurs cris memes qu'ils i 

etaient honteusement cbasses, ainsi que sont maltraitös et frappes de 

meebants serviteurs, par les chretiens meines qui les avaient honores par 

dea sacrilices terribles et (par) des libation9, ils se moquaient de leur trom- 

perie, et de leur propre volonte ils revenaient eux-memes a la religion et 

se convertissaient Qpn pas un ou deux, mais par familles (yfvo«) entieres et i 

par maisons. El en voyant qu'Antoine etait cerase et pousse" de cote et 

* v fui. ins d'autre par la foule nombreuse de ceux " qui se rassemblaient pres de lui, saus 

'*''' fttre tti troubl'', ni ''inu eu egard ä cette isilnatinn) iuaecoutumee, ils s',6toa- 



[337] HOMKLIE LXXXVI. (19 

OOOt > . Vt »Lp; yO-JO) jJkj/ wJLä )) *^<P yOOuN-i/ jl» •.Q«IV> OOOt ^-^.^xljL 

•:-Jio_£^=> ooeO» > « v, n V; \OJCH JVt* ^-io ",_»K_. .-^oto;,-« 

>■«—») Vi ^> jj j_w*jo/* ötlaa^*/ Lo2^ ^o .-).a.jL.; yQJcx )^flnvi\ «°> <£>} OOOI 
5 )K^>oC^v )ln i u ^oo ijLüLOA jLaLftcL. ^o 'yOOt^aN ^&^o p» yOJÖi .ooot 
•^_£iooi» ) i ■<•> ." so j_coVa3i^> o/ : )...,-£doo)_^» jJjVaXd joot jJo :)>.,. t .n U°i) 
OOi_\ v o .. SuJ M J-LX»/ -.vQj/ mO^. jLo JJl JjLOOJ .stf> «\^a^flo^.i/; ) ->tci .. 
Jl. \ . vi s o ^->^o^ Jjot ^s^^o .oto )ooi '^ocl^o; oöj ) .. »>v>\ • Jooi J^lo; 
ot^-i Jv^a*^; )j/ |_s\ |J^s «.o_.V-o; J-icx jpoJ^a.s KsaLco JJ 'yootla^ 1 -v\» 
lo och .-^.oioi o ,,. \ .a i~^x <coo « m ii\ .^^.; (kioo ^^s ^a\j .-Jjlo ^-So; ocm 

yQüÖiC) ) I lfflVt...V>Q ) I^Nvi 5 )J«,>ffl OOi .-joOt ,_£o. J— 0^.\ Oi^. yS) o&>; 

I. V in margine : Atioösixtixck; esoöoi:. — 2. V in margine .' U»»ä-- U- — :i. V ('« margine : 
low ^J ; V!Ss 1^. . Is&vij U*i& ^m U; ..w'-^W l^^ß ,*> low U low l»i .Isim |.->a«üDi .m.mn\ Uw 
Ua»i -.USüwo i-tel li« ^£>» C^laj ^,.1 o« ^ uowOmsu o^»:.*:, }Co ,» |a£A=> |^o^ 001^.7 
low \'{D* ooC^ 



V l'ol. 18« 
V a. 



naient de l'entendre dire queleshommes qui se tenaienl autour de lui n'etaieut 
pas plus nombreux que les demons qui combattaient avec lui sur la montagne. 
Je tais comment, lorsqu'il demeurait sur cette montagne, mme les philo- 
sophes pai'ens desiraient le voir, sans etre rebutes en raison de la longueur 
5 du chemin. Quand il s'entreteaait avec eux des pensees naturelles et de 
Thabitation divine du Saint-Esprit et non pas des enigmes de la geometrie 
(yscofASTO'a) ou des modes de demonstration de la dialectique d'Aristote, il les 
reduisait si bien au silence qu'ils felicitaient celui qui lisait' le Christ lequel 
parlait en lui 2 . C'est pourquoi je n'ai pas cite dans la presente homelie les 

10 discours qu'il leur a faits, parce que je ne veux pas en ternir par ma parole 

la propre beaute naturelle. Car seid Athanase, * enrichi du meine Esprit, le "Vfol.m 
plus abondant des docteurs et le plus patient de ceux qui ont lutte pour la 
religion (EÜors^sia), les a livres ä la memoire, de teile sorte qu'ils sont cites 
d'une maniere correcte et fidele (i^eu^öj?). Pour cette raison, je vous renvoie 

15 ä sön livre rempli de beaucoup de bonnes choses. 

1. Note marginale de V : Cette expression (Ubs), qui est placee ici. (a savoir) low |po « \\ ii sa it », 
s entend non pas de !^«'^o « l'invocation » mais de U->° <i la lecture » d'un livre. G'ötait, en effet, l'ha- 
bilude de feliciter celui qui lisait dans un livre, apres qu'il avait fini, s'il savait bien (lire). G'esl 
pourquoi le maitre a dit : <c en sorte qu'ils felicitaient celui qui lisait ». — 2. Cf. II Cor., xm, 3. 



10 



70 SEVERE D'ANTIOCHE. [338] 

J;J-*.J | VI CO ... QJLiÖj .JO-J^S llO^S» v-^LiO t^ojl/j ^--».\oi ,^3 *^_; Jj/ 

y-U v^Joi it^^? .\001b— j J^»tl° i-Of-»»-» -« JjLiojo ..Jjl»/ «jlS» ) nr> i ^ la\ 
t-su^. JLwU^o J_s_^., o£x_^~ )-JL3l-./< .a.»al~ )i,...mjL3 o^s ..ojo'jl/ yoA^Jo/ 
V^ f>'«v> o ). v>rä-< JäJL. yootb«. oooi y .J> o ... ' t r> Jo£k|J; y^\i vQJÖi .-JjJJL^ yOj/ 
♦Ltol.wooi^au^ :JAoai^ )^w^> w^./ J;<ü.j Jjläj^ ^ojjjj * 'oöt i' ^ J»^*'/ -o 001 
• \ » V «? joot JK, ^-< J^ .^ )K.ioo_o ,_ioi 061 vjoo « lo^jjl .).ro .<y3 ? ) . > «^ -> ' 
JjLi; v oot^3L^o :>fc-j,/ J^-Jj, )-coV'a3 voo^o yS> -.J-«l-~ >,« Y * jlscL*o JJ^oo 
.o^^«^j J » ° > o m a.^; oöi J»a^ ^_io; -pol/ j) ..jj5i>o_s oJ^jso_q\ »j^ä/ 
•.^-.j lv_ 5^_io .,—so/ )l n l . \ A ^o ,_^s Jjt-t^° f - *^* p° t— 5k -.^^ I m '^o 

M fol. 188 »V—Ji/o -.^^.Iß ^DO-^JQ^j/; OtlotlfflVl ,.V> ^^^ jj'^t^O J-ULiyiO )) . ^JoS 
K\ ~,,JS. •*>,!. JJ ^x QJLM .OLS OOOI ^» pfr^ » jjjl*. ^_iOO ) M clV ">' / ^iO 

•,-.&- •— ^»? ^jö^ vs/i Jjlsl./ .-loot j^.~/ ^cl-»-o ^-^o; -61 ^•♦p ! J;J^* 
v°*- ^ m ' ! v°— '/ y ">> *• I m « °> )-Jl— ,Vj ^poo ,_£**!* ^)opo ^o ^io 



1. Ici finit la lacune de I-. — 'i. V ;'« margine : llwtaou (sie). 
Quant ä moi, par ce que j'ai dit, j'ai seulement rappele quelle est la 
Jalousie des demons ä l'egard du genre (ys'vo?) humain et quelle est leur tactique 
et (montre) que les hommes qui se sont conduits d'apres l'Evangile (EüayyeXiov) 
ont prouve par l'experience meme comment la puissance de la croix a rendu 
faibles les demons, ä qui les pai'ens offraient de l'encens et faisaient des ■> 
»Lfol. i»o libations ainsi qu'a Dieu. Car le Calomniateur ' * qui en un temps (tres) court 

r" a. 

a trompe Adam par le seul goüt et en a fait un etranger (£evo?) au Paradis n'a 
pas pu faire descendre de la montagne de la philosopliie ((pAoco^ia) Antoine 
qui etait devenu moine des Tage de I'eufance et qui a vecu cent ciuq ans, apres 
avoir mis en hranlc tous (ses) moyens astucieux et s'etre dispose au combat lo 
contre lui avec toutes ses armes. Et le Paradis d'une part a perdu par (cette) 
• \ foj. iss tromperie le seul citoyen qui y babitait, et le desert d'autre part ' a recu par 
la patience d' Antoine un grand nombre de citoyens qui l'ont babite et il a eHe" 
delivre du Calomniateur et des dömonsqui y demeuraient. Quinesait pas, en 
eilet, que l'idol&trie egyptienne dominait tellement autrefois qu'elle demandait 15 
que parmi les reptiles memo ceux qui sont beaueoup plus vils et plus mepri- 
sables ipic tout l'ussent adorös? Et (qui ne sait) que la religion (Ösous'gsia) y a 
dnmine apres le Christ et qu'elle y domine encore en v6ritG par l'ortliodoxie 

1 , 1 « - i limi 1 lacune de L. 



fol. 189 
r* a. 



[339] HOMKLIE LXXXVI. 71 

^O) Jfra^ao .•jÄOCLfcS»- )i.oiV>.ot; )K_ioN^o J^OcL,xO;; Ka3 Jto^.iK_s 

5 JjL3-/ .)..nitv<; ^_,/ Li^-oä3 ö'Kjo •.')— Jj K-JäSJ» •.U^.^rü.^p yO<*S*a\ 
jojL^ö ^ K_./ joou ..jjba^. jjcx ^o > i . n°>Jo '^uoi^-^o )r^ ^° *3» 
.•jJS.»,» r> l-^^ ^ ino\ ^°ii\ .. w»-s» n,v>jO . ^.*^o^ ,— ^ j'/ ^ O o»lo; 
^. i^j^saao (iotaji JloVJ./ la\;o . • (jujJLuJV^o jJo \Ji\.\ v qjöi ) ->^,N\-.a^ 

10 )otv_Ju .'JLl^X^IK^o JJ oöi JJL.';; JjJj !■»«>:■=>-) »oKjü |_^«^Lbo jj ^.j p *V 

Jlo i > ft. -> -JoK >. i Asi JootLi ^.oC^ .)i.oia^j» ,_ioo (~^-o4 ^° ^-»/ 

15 

1. V Uj. 

des dogmes (^o'y^aTa) et par la confession de la saine f'oi, et (cela)chez des hommes 
qui par la vie monastique accomplissentl'Evangile (Eüayyilwv) dans la realite et 
montrent les (prescriptions) des Apötres dans la gräce abondante de l'Esprit? 
Nous aussi qui savons que tous les chretiens ont ä soutenir un combat 
5 contre le Calomniateur et les demons, nous devons donc vivre chastement et 
observer correctement les commandements, autantqu'il est possible, afin que, 
lorsque nous serons delivres du corps et que nous sortirons de cc monde, 
nous ayons les anges pour marcher devant nous et pour combattre ä notre 
place contre la phalange mechante des ennemis aeriens et invisibles et pour 

10 nous conduire vers les regions de la hindere jusqu'au jour de la resurrection, 
oü, apres avoir recouvre (notre) corps, nous ressusciterons pour le jugement 
(et), apres avoir ete trouves innocents par la juste sentence du juge 
* infaillible, nous obtiendronsle royaume des cieux et les demeures eternelles * vt'oi. 189 
et diverses qui s'y trouvent, chacun selon sa preparation et selon son action. 

15 Puissions-nous tous obtenir qu'il en soit ainsi par la gräce et par la charite 
(<ptXav8pwm'a) du Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ! G'est ä lui que sied 
la gloire avec le Pere et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les 
siecles des siecles. Ainsi soit-il! 

Fin de l'homelie sur s.unt Antoine. 



r° a. 



'Lfol. 190 
r»b. 



l\^AO y.üoU tabo* 



;-^i.ji/» _— OioN*/t '.^}eo. ^.i. 



♦Vfol. 18 
r b 



i-LSOI ^-.; jjLiO .jc*\Jl vO>-J \OJOt» vOO»J^.Ä ^-* 3 .?? ^* ^ -JJ f^o( V-"<^ 

'olLto .JK_a..to* _öi jisp> wio y .....v^o )joo( w.otoK_/ Joou |_a_>*poo 



1. V *\**It 



»Lfoi.ioü MIOMELIE LXXXVII 

r°b. 

SüR LE OAHEMK, QUI EST LA QUATRIEME (SUB CE SUJET). 

(Voici) que le jeüne se prcseute devaht nous en ce moment (comme) une 
pcirte glorieuse et tres royale (et) grAce a lui il estpermisä oelui qui entre par 
eile de voir le roi de gloire ', notre Seigneur et notre Dien Jesus-Christ, 5 
Rutant qu'il est possible aux homnies de le voir; et c'est tres juste. Heureuoo, 
ilit-il, en effet, ceuso qui ont le cosur pur, parce qu'ils verront Dien -. Or qu'y a-t-il 
qui puisse ainsi purifier comme le jeüne, qui d'une part refroidit et engourdit 
les ddsirs ardents de la cliair et d'autre part lave Fhommc intcrieur de toute 
♦vroi is.i tache, en sorte que rintelligence ' devienne brillante et nette, qu'elle soit 10 
delivree des anciennes tenebres, qu'elle se tienne au-dessus de la matiere 

1. Cf. I 1 -. xxin, 7, 9. - 2. Mallh . v. B, 



10 



[341] HOMELIE LXXXV1I. 73 

^io ft aal^ O . - )oCS.|J ovlo^-i; -öi j-.oöt öuio; >-6t .-JN-^J^ 'Nat o ""^X» 

.•J-»»r^j yooi-so xr-^°« JLmUb ^ po^.^Jo .- o t ' .Ajo yin'm i -oioV-ä^ 

-^o;q ... \ » Jou^JJ v / )lt V W-/ ^ jLs/o .^omjo K^a 'J-Jj 

:. ^-.j wJb. .-yiJ^s 4 v>t°>i : 'K'a.,oj .vö^jj V*>P°? oöi J^aJ )oxo .-v^öikj 

,_*> vjpo ,_*> ool JLs/ -.tAjfcoo 7 jJ N— K\ w^JJ »a .Jk-JLAoo ^ .. ^v > o«; 
]Jo ^J -.j-to jjaoA >£>/- JJ/ -J?« ;o-^-a a\o .^ -<xo ., ^>l b JjUu.;Uoo 

1. V U>. — 2. 3, i, 5, 6, 7. Dans L ces mots ontdisparu totalement ou partiellement par suite d'une 
decliirure. — 8. V in margine : Ui^wk». 



(vkti) qui attire vers le bas et qu'elle soit preparee pour comprendre les choses 
superieures et Celestes? Ii en resulte que nous nous approcherons de Dien, 
que nous mesurerons et apprecierons le createur d'apres ses oeuvres, 
que nous serons completes et nourris par ces pensees qui en verite entre- 

5 tiendront notre vie et uotre respiration, que nous ne nous imaginerons 
absolument rieu autre chose que Dieu seul et que nous nous ecrierons avec 
le prophete des Psaumes : Mon dme s'est attachee d toi et ta drohe m'a sou- 
tenu'. En effet, lorsque quelqu'un s'attache par la purete k celui qui est pur, 
c'cst par la rnain de celui-ci qu'il est des lors conduit, en ne se laissant pas 

io aller vers le bas et en netant plus mene par aucune des choses qui se 
trainent sur la terre. 

Courons donc vers cette porte, et par tout moyen et par (tout) artifice de 
reflexion rendons-nous-la accessible — et non seulement cette (porte), mais 
encore une large place — en ne tolerant absolument rien de tout ce qui pourrait 

15 l'obstruer, et plutot ((iäXlov) au contraire en balayant (ces ordures) et en les 
jetant dehors quelque part et (meme) tres loin. Combien n'est-il pas absurde, 
en effet, que, lorsqu'un roivavenir dans une ville, on nettoie avec soin aussi les 

1. Ps. lxii, 9. 



1" 



74 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421 

»Vfoi. 189 j-uuia vooi^oo .• N eLD a ikj J-lx^ ^ n t •> \äül yo+£x> )o^ö>/o )-oä*o 

v 1 a. 

Jl JLs/j JjLÄ-/ .JL~- OU^ ^-/ ,-... N -> \ ; J.20 y^l ^jLJ^kiO M— jJ 

*Lfol.l9oJL./ Jjilo- »— Jlo »J J»o<o .yOt fin » J otl>~ jts/o \-o»_^Ja^iJj K-.J-.aA 

v a. • 

)_^S-^ ^-/; ? o..N^ Jjl^j Jl a i^-v^oo v / Jl/ .-J^ U^ k^? °U> 
)l^\>n a\; ^-,5 ^-J— -li-^ »3* M.J—.1/ ^/ A^*3 Jt~*>/° -Uf^- *> 
oda\ ^.ju^fco. 'JI^Kjm JW .'^- ^aJaio Jj\öoo J^*/ "^»o Jk^oo 
la^o Ud\3 la^o .Ua^j Ipo'/; _y-/ .'|^oo,j J_*üoö \±d ^s J^ä*? J-*^»? 
Jl . ..o J^./ ch^3lj» Joo» JJo .-^m ^-JlS Joow U \^ M^ Jkäx- JK^^V 

)) f rr -s <-»\ ^3 -.r^mc» i ^Slfl Jfts ""^ ^iOO )K . » iyiVV> ^-»ÖO«? X^*"^"*)' 

)l^o> . «'in jlaslajo ch-3 jJ/ .'^cua-sKj; ^-i— y ., Vit>v > ;a- i^-s Jf^oa^-^». 
]l c*\ k-./ -oto;a~^; 061 .-JJ^tt; Jv^oo ) l\v ; Jj^OÖ och; jla-k-^ao 

♦Vfoi. is'.' j^jyjoKio * ow,— 0/0 oij-o_/ vs/» 0011 .-Jjusv-ßk-*» JJ JtaA'-s •pa^o Jlola^o 

v* b. . 

1. L U».to». 



vfoi. 189 rues, les places, * les portiques (gtoxi) et les devants de porte et que tous les 

V ° :| ' hommes d'une maniere generale (sans distinction) de sexe, ni d'äge accourent 

en foule ä son entree, tres splendidement vetus chacun sclon ses moyens, 

■Lfol. 190 afin de ne pas le rencontrer contrairement aux oonvenances * et de ne pas 

manquer de le voir, et cela alors qu'il n'y a absolument aucun avantage qui 5 
passe dans l'äme, si ce n'est seulement un trompe-l'oeil qui cause de la joie 
comme un songe et qui en verite passe en meine temps qu'il a paru, et 
que nous qui n'attendons pas un passage de roi qui s'avance sur la terre, 
inais qui devons nous elever vers le roi des cieux par la porte royale du 
jeüne, ainsi que je Tai dit, nous apportions du dedain et nous soyons 10 
tournes vers le ventre et vers les appetits de la gourmandisc qui conviennent 
aux esclaves, sans couperde toute (notre) force et de ^toute notre) puissance 
ce qui nous embarrasse et nous empeche de montrr, ä la pensee que nous 
allonsjouir 11011 seulement de la vue pure et simple, mais de la societe memo, 
de la compagnie et de la familiarite de ce r<*i des roü et de ce seigneur <lcs 15 
seigneurs, qui seul possede l'immortalite et habite dans nur lumiere inac- 

* Vfoi. 139 cessible', dont la gloire et la puissance egalement sont ' eternelles et secu- 

V°ll. 

I. I Tim., vi. 15-1«. 



[343] HOMELFE LXXXVIi. '5 

.•jJLOkUj Jk-i3? p!*aO ^.CHQ-.)— J» ^-L— ^-.,-k^ v3/; oÖÜ^ .^OL^S^IO OOI 

%iL>*io?o J_3<M; ? ^Ot^o Jjo^jo^^o .• ok- 4 JJLVa~ )1q.jjÖ.D; J.^oj ^i. p ck 
JjoJ-ocu» ioi^o Jjo^J/? )J^-oot^> .°i^n.v>; ool Jls/o .)l.y „tv . v> Jlsjj ous 

.•J^iotoo c*A3 "^ J-iäts Ju.1; J,~a_s. ^o; JW .'i^-k^o Jy.£ja-o ^aJLi^o 

«öj^o Ot^^o« ^.äo v^» 7 )jo» oj^oatJjLJV^ ^*! QJo« 'Joci k-JjjäL^Nj.io 
y~.l j»ot-=>o :^*ous jooi -oioK-./» ^-*^oii JM'V*^ L ^.^n -alo JJ/ 

^. ^ Jlo^, * JiL~ K~J. Mj^ 4^SÄJ JldiO; OuCOJ OL,*OjM.lol 



vb. 

Fol. 190 
r" a. 



I. 2ys, '., r,, S. Dans L ces mots onl disparu tolalement ou parliellement par suite d'une dechirure. 

— .',. LV iW {«(Vi. 

laires, que nous devons voir par les yeux purs de l'esprit lorsque nous cele- 

brerons la fete adorable et glorieuse de la passion et de la resurrection ? 

II n'est pas assis sur une paire de mulets blancs, ni sur un char d'or et 

5 incruste de pierres precieuses; il n'est pas non plus revetu d'une etoffe de 

pourpre; il ne brille pas par sa chaussure ecarlate; il n'a pas la tete ceinte 

d'or et de belles couleurs {vjyjoia.) variees; il n'est pas entoure d'un granJ 

nombre d'hommes en armes et de porteurs de lances (ww/rapiotpopos). Mais il 

est frappe sur la joue par le serviteur du grand pretre, afin de nous procurer 

io la liberte par ce soufflet qu'il a volontairement recu, une fois qu'il a chasse 

l'esclavage auquel nous avions ete soumis apres que nous avions ete vendus 

au Malin par le peche. En eilet, lorsqu'il s'est fait chair, c'est-ä-dire homme, 

sans changement, et cet (homme) tout entier ä l'exception du peche, qu'il 

n'a nullement change sa condition d'etre le Verbe, le Fils et l'image 

ir. invisible ' du Pere, mais qu'il est reste d'une maniere fixe et ferme dans ce 

qu'il etait et que par lä, comme il est ecrit, ii a pris la forme d'esclavr-, 

il est necessairement entre en se glissaut sous les souffrances * de mon " LfoL wo 

esclavase, mais en verite toutefois sous * toutes celles qui sont exemptes du *vfol.i9e 

& ' r.a. 

prche. 

1. Cl'. Ool., i, 15. — 2. Philipp., II, 7. 



10 



1 

'Vfol. 11)0 • 
r° K 



70 SEVERE D'ANTIOCHE. [344] 

joot \ t '^ &Ooo J-.Q— ; )lo i .\^e ^_io J_^^v^ )°?t t-ö joot loila; wöi 
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J^öL^S; jk-ULSo-,£*j JLo Kl S\ JJ/ .K*jl^1/o «K-7 J-^S.^p>» k^-,';o 
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lot-s jJ -.f^jl/ ^/ .^otääj_s N~o oüS. ^o-o.iL/ :^.otäi3 oSloKIh/ V-^x t- 3 
Jls/o >.t*a^ )K-fc-^-* V--^ JJo -Oi^ lo»-a-iö; ooi .'^0*^0 Jooi K-./ ^-.^^Jis/ 
-JtV^-^ Ia°-* y-'l .°^-! iaoiVS J>o_flo jl/ .<o_t£o9 Lld.^/ ot>oo.a^ -j^i| JJLaj 
I. LV in margine ■j sa -**'-'- 

C'est pourquoi il a regu aussi des crachats ä la face et il a ete fiagelle, 
enlevant la honte qu'Ailam avait cprouvee, lorsqu'il se trouva nu apres la 
tromperie du serpent, qu'il se cachait dans le Paradis et qu'il disait ä Dien : 
J'ai entendu tu mix, quand tu te prömenes dans le Paradis, et j'ai eu petir 
paree que je suis nu et je nie suis eache'. Mais le Christ lui-meme a cri<* r> 
d'avance par le prophete Isaie des paroles qui sont la negation de ces 
reponses et les contredisent et, lorsqu'il s'est fait chair, il les a accomplies 
par les faits menies; elles sont ainsi exprimees : J'ai presente mon dos tiu.r 
coups et mes joues au.r soufflets; je n'ai pas detmirne ma face (wpöcwirov) de la 
honte des crachats. ]j> Seigneur a die mon au.riliaire ; c'est pourquoi je n'ai p&S 10 
eu honte; mais j'ai place ma face (upocwxov) coninie un rocher ferme et je suis 
que je n'ai pas honte parce que celui qui m'a justiße est proche*. Car il fallait 
ainsi qu'cn n'-alite que ces chosos arrivassent aussi ä celui qui par nature ne 
connaissait pas le pechc, afm qu'il les rendit sans eilet et Sans action. En 
. v fui. i«o effet, lorsqu'il * a et(^ frappö sur les joues et qu'il a recu des crachats ä la ir> 
face et qu'il ;i 6tö flagelle, il n'a pas eu honte; car il n'y avait rieft qui lui 
fit lionle, puisqu'il n'a pas comniis de pechc et qu'il ne s'est pas troiice de ruse 
dans su houchc', ainsi qu'il est derit. Mais il a place sa face (irpo'«ö>i;ov) comnie 

i. Gen., m, 10. — :;. [säte, i, 8-8. — :t. I Pierre, n, -J2; Isaie, i.m. '). 



[34öj HOMELIE LXXXVII. 77 

00 QjL ^° -.o;«*^sl/o oSji/o Q-^-aL.- vOotAÄJ Iql^o "^-.j q^Sua/ nA 

061 001 o-m^o* «010 :Joot «.V.; Jj»*Xio J-V-io; ^,; v-61 .jUfcUaa ji../ » n\ o< 

Jbä» JLö.iö y^o JJo -JoiSsv Joot v-oioK-./ \t.-y.-i ^s/ .. v t\^o -)ooi Jjl'V-^ 

..io« ö^K-./ ^V*»f ^po JJ° -.J?oi 'JJ ^♦j/o.^&s.ieu Jju^ ^4^? ^-^01 

10 k^jo ^J.l/ UlliI ^o y^^^o v / .»oaaj Jlaj^^io "ifio^j * v / JJ/ 



V fol. 190 
v a. 



1. L\' in margine : ok ^A^a» Uo : | \.i^ o Uja» \*.a*.a ^i^,* U^., l.^».o lU».^ i.a.»,a 

11 ^jo «i^o .• ol-ova - . ä.\ »^j.:a-»j v \oio IL«^j.o liw-ii |.i".!> ^aioi U^~ !-•■* ~"* o!J,i Uä^» ;-»•{ 

.• x oj( uomj »,;o o.on -•<* ^§00 .U^VLa a^a\o,, s ai-« <x> Ik^oo la^ -3/ Ij,^=v» U 00.01 \>-2jco 
if±ae ool ,3o. — a . y ,i£»v — 2. L ov^aa». 



an rocher ferme, pour montrcr qu'il est impassible et que les souffrances et 
ce qui peut faire honte sont entrees en lutte, mais se sont lassees, se sont, 
brisees les unes contre les autres, se sont repandues cä et lä et se sont dis- 
persees, sans lui porter absolument aucune atteinte ' ; car celui qui heurte le 

5 rochö'r se figure (le) frapper et en realite c'est lui-mßme qui est ä sontour 
frappe par lui 2 . 

Cette (parole) : J'ai presente man dos, et (cette parole) : Je n'ai pas detourne 
ma face, montrent, que c'est volontairement qu'il est venu ä ces (humiliations). 
Cette (parole) : Le Seigneur a ete mon auxiliaire, et cette (parole) : Celui qui 

10 7n'a justifie est proche, sont des paroles qui conviennent ä l'economie selon 

la chair. * En etFet, lorsqu'il s'est fait homme pour nous, quoique par nature *Ltoi.i9i 
il füt Dieu, il ne dedaigne nullement de prononcer des paroles qui conviennent r ° a ' 
äl'homme. S'il n'en etait pas ainsi, il n'y aurait rien autre chose (ä faire), si 
ce n'est * renoncer ä toute l'economie. Gar, si c'est par necessite qu'il a eU *Vfol. 190 

v° a. 
1. Note marginale de LV : De meme que les flots impetueux de la mer qui l'rappent un rocher ferme 
et fixe ne lui portent aucune atteinte ou ne le döplacent pas, mais, en se frappant eux-memes contre 
lui et en l'arrosant, sont brises, s'evanouissent el meurent completement, de meme le maitre dit que les 
souffrances naturelles de la chair conime Celles qui sont repnihensibles et Celles qui peuvent l'aire honte 
ont frappe le Christ et ne lui ont porte aucune atteinte, parce qu'en lui elles ne se sont pas trouve de 
place; mais ce sont elles qui se sont frappees, se sont evanouies et sont mortes a la ressemblance 
de ces Hots, et desormais elles n'ont plus cause de perte meme chez la plupart de ceux qui ont cru 
dans le Christ, parce qu'il les a emoussees d'avance et qu'il donne encore son secours. 



78 SEVERE D'ANTIOCHE. [346] 

vs/ ^^clj ..v^; # l/ )\.^.^a^> ,j>o :K-»)iq>\ «.Kjl^o JJ J, m •> Joojj» -ä IolS. 
JIol^^^O) >ä/ JIq-q-.;) ^50.0 jjija^ ^^. ) n » l rt> v»~./o :j) . ^rn ^o »— ^-./ 
p c*^ OCH osV^d Ja^a.2» J-*X^o OCH K~»).1.« ^ >1 ^-»i->/ -jJ-iö ^--Xot ^öchj 
.wuJul^K^o jJ^Jü/ \LÖls> .K-U^.^, ooi yfcCi^oo >JfjL^.j jlo^o; vi m j 

._och ^uOjjpoo KxS ^.OCH ^i^too OiJS? yOJCH . -^ocx ^.K-.'/ t->~^ > I .. 5 
Ja..'/ o/ -.J-s/o joÜ^M jL^~ OCH |^*>^0 .-Jjjjai» N 5$o. )oCX sf> . 1 fO t-^x ^ '/ 
.•|_^^a/ oK_3 ^.CHO^O«? OCH .'jju. y-t-S Joot ^.otoK-./ hOjSjJ* ^.oo jininnfii 

• JU * . ^\ vm^slfco jJo )>^Kj .-jK*. »a o/ jK.a^ J--^, -*>»J; ^<Vß; 
o»A fcs_-/ Joow k~Jj-«^.^po JJ jjoVp^j yoouioj ^_.j «-ch .jk-a.^ j^a. ^ , v>\ 
) n f ;j ^.cHotS^./? och; • JK.ti^s k^JN » a-o 1K m v> )oou;o :JKjl_-..=> ia2\ lo 

v»6t )bO)0Q_CL^ -V-^Ns. )' ' > * l ** > • joC^Sv i ÖU»N_>/; -Öt .)K-« ^ -»; CH~.k— / U-£Do).i 

^-.1^.-7 ^-.» x-i— 1 .|KjU*_3 v°L-^~ Jt^-X^O^ . . 3u^ )^.).l ■«■■=> i . -JIclao^Si 

♦ Vfol. lim K-,)-^--^ -.)_s/o JojSss; )jL^3t.A ^-L». ^^o';;po ),...,. > Vi jsi yOJCH : y_.ooi 

' |och >&t>* JJ? oö£^ .*oto Loch L»Kjl»Vo n\ +d vma\aä )vi,»^ .. ■.«.a— 

1. V oni low. 



fl agelle" et qu'il a condescendu ä se faire ehair sans changement et si c'est 
par force qu'il s'est conduit, il parlera aussi comme tout le monde; et, 
puisqu'il a besoin d'aide et de justice, ces paroles releveront egalement 
de la faiblesse. Si au cöntraire c'est volontairement que celui qui par natura 
est plein s'est inde lui-möme en prenant la forme de serviteur', c'est encore volon- 5 
tairement qu'il s'est servi des paroles humaines a cause de nous; car c'est 
nous qui 6tions ceux qui en verite etaient aides et etaient justifies en lui. 
En effet, oü le Christ, la force de Dieu et Pere, avait-il besoin d'aide? (hi 
bien oü par le fait de la souffrance se trouvait-il dans le besoin d'etre justiiie, 
celui au sujet de qui Isai'e a ecrit : Avant i/itc l'enfant sacke le bien ou le 10 
mal, il resistera et n'obeira pas <ut mal, pour choisir le bien'POr n'avoir dös 
les langes aueun pencliant pour le mal et ctre solidement affermi dana le 
bien, c'est le propre de celui qui par essence (oüeta) est juste, el c'est Dien; 
car les hommes, ä l'Age de diserötion, choisissent volontairement le bien au 
Vfol. 100 Heu du mal. Que c'etait nous qui sommes justilies dans le Clnisl " par la 15 
volonte" de Dien et Pere, le sage Paul l'a clairement montre, lorsqu'il a ecril 

1. Philipp., 11. 7. — 2. Isale (LXX), vn, 16. 



10 



Lfol. 191 
r° b. 



Vfol. 191 
r° a. 



[347] HOMELIE LXXXVI1. 79 

•>Jc*Ss; )lo n .;) ow» joou ^t-x» J-JJu/ . -oi,.o_:is JKa^, ^,>,a\^.. jK^-^_~ 

) -^ 3 . v« J1.^3l^i »s/ :|.^JOO ocx J-sAo oCiv V^ö/ )k-»*o..^_co* t*6&. 
"^ alaäö J-fcjNNs )-^-=ha l^o o/ ^yoy^a. . n eo ^S.^. ) » i n;o •. N ^JsK^o 
—-.» Ilo^-oo/ -.).vn«>/ ln>n. ( 'ni ^-.ot\ N--./ ^o )lo_^_»_*i 'K_o ^«\ch 
♦ ),nyv^ ott-^ *s/j oöi\ oi\ j_J-3»o )IS^_oC5s )lo_»_i/ ISocu^io •,^>*j jK». a; 
jlo^oo .)K.nvxiooo JAv.« IV); ^cx jL^. ,_^N KjlS-^o/« ^^^Oo * 
. )Loucl-.i|i JjLiCt*. oöt ),.. « I V) täL^J^Aoo 6C^O J;OiS. 6C^ -.,X-JL/ J;CH ^ioj och 
yooow v / .•f.o.N.n/ t-^-3» w^oi ool JLö KjlS |jp.am.a yOCH-s pö/o JL^cl^o ,-D 

)K-»if> ..'tP y_./ yOOOW ^-_? y/ .'yOSiCilw/ j-^tL •/—/ ) (IVA«) ^i_./ yOT.Öl^^. 
«H^S— JJ} OCX U-.< ^^w VI » floltoo; . J.J5ÖD» OCH |nO- 3/ .i^-S jjCH 

1. Oii altendraft "»^l- L- — 2. V in margine ': «*t»^3i JO.ctviSiv. — 3. V in margine : Ixr,7tTprj V . 



aux Corinthiens en ces termes : Celui qui ne connaissait pas le peche, il l'a 
fait peche pour nous, afin que noussoyons en lui la justice de Dien'. 

Par la porte du jeüne tu verras que le Christ est encore revetu d'im 
manteau rouge que le Livre sacre qualiiie d'pcarlate, qu'il est egalement 

s couronne d'une couronne d'epines et qu'il recoit uu roseau en place de 
<7/.v)7TTpov ou sceptre royal, toutes choses en verite qui d'une part renferment 
le mepris aupremier abord (-pö<7£Yi[/.a) et qui d'autre part (contiennent) le 
remede ä nos propres maux et la charite (<pi).av9fcaTCi'a) divine et digne de celui 
qui a aussi cree l'homme. 

io En effet, parce que nous avons ete sous l'empire du peche qui est de la 

couleur du sang et est rouge * et (sous l'empire) de la mort qui a pris naissance * L foi. i»i 
de celui-ci, le Christ, le soleil de justice, se revet de tout ce (peche), accorn- 
plissant et disant par les faits memes les paroles prononcees encore par 
Isaie : Si vos peches soiit ramme la pourpre, je vous rendrai blancs comme la 

15 neige; et, s'ils sont comme l'ecarlate, je vous rendrai blancs comme la laine' 1 . 

C'est ce que demaude aussi le cercle d'epines place sur cette tete sans 

peche. En effet, que l'epine symbolise le peche, * le prophete des Psaumes le * vfol. l'.n 

i" a. 

1. II Cor., v. 21. — 2. Isaie. I. 18. 



10 



SO SEVERE DANTIOCHE. [348] 

•|_*-«oaiäj jj^oaaLs ^.j loot Jt^ejtoo .K^ooJ )J ,w^-j Jla.mo vu JJo 
JJLqSju» oa^~ jK-^s» Ui^^ö ^>? '.JoiSfc. ^*> a^ot-J./ Uaio ^s; vOJc* 
J-^oJAoot wöljo 'JjLS»a.O; )tt>t->o J-Jls'oa; ]K..soiaieu> K.-J-J,—/ o/ :^»po 
) % iv i •> p; J-j-io v*^ ]J :)ot^i vS^— '^-» v«><*3 ^s ^ :J'J-2> laj>tlcoo 

oot p .^V~/ ^po o/ Jb^fc of )>ol "^ .J-~s.;o Jj_s>oj> "^ ov^ot 
jaiio-o v>choK-/ Jc*£»~s; ,_^\ot JloVco^flO ^^sJso; ..vAi»pö J-*i'/; J^a-^flD 
)><■>■ , >s.\n i ^.ch-A-»/ j-^joa*. '^.j (-»t-/? .)—,; t»»- 3 ! *•« H nl * fn'"> o o( 

:J^cl^O>* oits-fc^s-. '"'^eui-ioj ooi fbjSfckj ~otok-./ Ji-io/ p ,n ^*doi ) .. » »V> 
oöi Jjjcwj» VooftoN ^-.JjufcAS (ot^-^Ao Uäa^ »J : j-ictS^. ^.j J>!°— 
• j K. wm « J ■ ->t 5 lcO0»-3 yQ- 1 / 4 >*k™*/ ot^-.; Jjl-» "^O» ;vi m jo >*. i ... JJ— ^>» 

1. LV in margine : ß-U»£-*>o- — 2. L in margine : <^t\ ■*-»»»• — 3. V l«^»v — 4. LV in 
margine : ^-J,- — 5. LV in margine : <ja:*> •.^^^» [l'V r"'' l * £SM ' : Uw sj^^k»? Uv>^ >3/ 



fait egalement connaitre en disant : J ai ete ramene a Ja misere, quand l'epine 
s'est enfoncee en moi; je t'ai fait connattre man peche et je ne t'ai pas Cache" 
mon iniquite (ävojitoc) ' . Et il ctait dit dans les commandements de la Loi que 
Dieu a donnes par Moise que, lorsqu'on olFre un sacrifice pour une faute ou 
autrement par un dem gratuit et sous pretexte d'une offrande et de ce qu'on 
appelle l'ofl'rande des fruits — et de toute faijon pour les peches, car il n'est 
pas possible que (les horames), puisqu'ils sontdes hommes, ne pechent pas, 
meme sans le savoir la plupart du temps — celui qui offrait (le sacrifice) devait 
poser ses mains sur l'offrande et la victime, sur le taureau ou la brebis 
ou tout autre (animal) ; et l'imposition des mains dit hautement par elle- 
meme que c'est ä cause des actions qui aecompagnent les peches qu'a lieu 
l'otrrande ou l'expiation qui se fait par la victime; personne ne conteste que 
les mains soient la marque d'une Operation reelle. 

Puisque donc le Christ est l'agneau de Dieu qui enleve le piche du Monde" 
et que le cercle est le monde, lorsqu'il a cnferme et pris les epines et 15 
en generaltous les peches dans le cercle de (sa) couronne, il les a amenessur 
sa tete comme une victime de9tinee a rimmolation 1 , aiin qu'il füt la puri- 

1. Ps. xxxi. 4-ü. — 2. Jean, i. 29. — S. Note marginale deLV :On a au>si coutumeüp niettre une cou- 
ronnesurles brebU qu'on Iraniolemaintenant, toutes I. - i..i^ i|u \Ues sonl oirt-it«-- '[i.niia.-coniplinuiivieu. 



10 



191 
V" SL 



10 



[349] HOMELIE LXXXVI1. 81 

_ioo l'Lioll/ *a>o\o2 *_io» -oi öuk-./ ]»oio -.Joowi v 00 ^°» J— ao»» J-L3-./ »vioi. 191 
vT~ ' •' "V • * v • •• r „ b 

^^_j ^^-.; J<*£-^ j^^ ,J> Joj^j ji.0-0-.jj Ot=> Joou ^JU»; JjlSl./ -OI^k 
• oi^-.; j^o^so ^cOlas »Jt.-» ) i »'..X? joot —otoK-./ ooi; ooi ^_./ -.^.oiql^^ 
jl»»o J— sl^v ooi vi»oV^3 »3/ otKL^^ioj 001 .^ -als. ) 1 S ... ,jJo J-ä-»»J 
•J^ - p ^i» or^S-s ^o_cd/ 00t ^-! )o*^ -"^ >; oot .'pof )* > *^ » » k* -^ 
)»\nA . • t _ t _ ^bö o«Jt-.il\ .~J.~Jj Jlo_a_.»>S. ^i— ^k-s-io jcx^wU^ p« )jL3-i/ Mfol. 
■ m\ nn|« ) . . . rsN. w% ^.sJS, ^.iO; OOI JK>3» '.oÜS. )al^o )', n « v> < Jjü»-s 

Jjua-s» 001 JoiSsSj ^-1 oul,? .-sjULlsKio JLicL^; jlasKaLio ,_io ^o .JK^L V ^vi 

,3/ •.J-3Ö3; ooi JLTSjls 'J^_o JLlooi JK_^oy3o jlyn .'so ^j»Jx .-oV^'paVo 
&l .)jm/ ^ J^ol Ji»V;o J~aÖDj i^o/j oöt .-Jv-* ^o;/ ^5.» 061 Jjl-.; if^ 

1. y ^.u-00. __ 2. V V- 1 - 



fication de tous; et c'est ce * qui a ete dit par Paul et a ete cite plus haut : «vfoi.wi 
Celui qui na pas connu le peche, Dieu et Pere l'a fait peche pour nous, afin que 
nous soyons en lui la justice de Dieu'. Eu effet, lorsqu'il a attire sur lui nos 
peches, il a souflert dans la chair comme s'il füt lui-meme coupable et par 
s son sang il nous a montres justes et innocents; c'est ä son sujet que Pierre, 
l'elu et le chef de la phalange (tiy^a) des Apötres,. a dit aussi : Celui qui 
dans son corps a fait lui-meme monier nos peches sur le bois, * afin que, morts * l fol. 191 
aux peches, nous vivions pour la justice' 2 . Car c'e9t l'ornement (fait) de 
matieres (uXas) superieures qui est (tout) exterieur et qui peut s'acquerir 
10 qui montre par la reunion de couleurs variees que la tete d'un roi qui n'est 
qu'un homme est glorieuse; mais c'est la tete de Dieu qui par nature 
possede la gloire et la louange, quoiqu'il sc soitfait homme, qui a rendu glorieux 
et salutaire merae ce qui peut causer de la honte et du deshonneur. C'est ainsi 
en verite" que par la couronne d'epines il a aussi aboli la sentence (portee) 
15 contre Adam, laquelle avait dit : La terre te pToduira des epines et des ronces 3 ; 
car ceux qui se sont veritablement attaches ä l'Evangile (Eüayye>.iov) ont egale- 
ment regu la bonne semence de la doctrine non pas dans des epines, je veux 
dire dans les preoccupations du monde, mais dans une bonne terre, de teile 

1. II Cor., v, 21. — 2. I Pierre. 11. 2'i. — 3. Gen., in, l. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 6 



10 



82 SEVERE D'ANTIOCHE. [350] 

♦Vfol.191 li[ä ßl -.^aot y-/;j w^oi ^*> >o^ o/ *jk_l jm» "^«-W) jlj J-lA*/ 
v°a. ...*** 

t-*^v ^^^o — «oK-./ jjj» ^-io v^ °^ •.)«»"» °°l ^-»? J-^»- 11 ^/° 

) -»*N- NA )i t>o ,\ ^a :^jj»l/ )y »•>> |JLJ^ :> iv> .od,/ )tC*^> lojv. .\ t ->o 
^-.k—l'too jK^^^ yjy> JJ/ : .1 «y Vpo ^ ^_ju. ^»iv ool jJo :^j,_=>o/ 
U.^f.^°° JV-^'k^s .^ > -»^; J^i-** °°t J^ "»'^ | L*- »J^ö o&. ^.alaao -.^-jl~ 
Jit-i-^o • .y.il.X )jc*X »J; Ua.-/ .|» t.fi\ ^—x-«; jiaa^io? p°)~' JU / 7-/ 
Jal»; och ) ' t m -i a V^x ^ 'i-*^° ^3? >-ö< )»—.)-» .'-»ota.^ -».M )-)KX.^.o 

jLw— lo_\ JLj&^ö J.:mX^o -.^-.wIa.o dui; ^_io k*a*j y\i\ ^ -.looi 

.yooib«. »» ->\ Y> oi\t\ oC^v 0010 jK_oo.^o^a.3 oiio.^ ^,. , t o_ofcoo} v qjc*^ 
1. L «**• 



■ v foi. im sorte * qu'elle ne produise plus desormais des ronces ou quelqu'une des choses 
semblables, mais un fruit nourrissant par cent, soixante et trente ' . 

Le sceptre de roseau n'estpas non plus eu dehors du mystere. Eu eilet, tandis 
que nous etions deveuus raisonuables par l'image de Dieu et que nous avions 
recu en mains les renes de notre propre vie avec la possession de nous-memes et 5 
avec le libre arbitre, nous nous sommes inclines vers les passions honteuses, 
ayant perdu l'effigie (er/.u>v) royale et depuis lors ne nous guidant plus nous- 
memes, mais etant menes par le peche; pour cette raison, le Christ recoit le 
sceptre faible, facileä rompre et fragile, commeon peutdire, de notre royaute, 
(ä savoir) le roseau, afin que, lorsqu'il le prend, il le rende ferme et fort par 10 
sa main toute-puissante. En effet, quand il a partieipe ä la chair qui est de la 
meme essence (ouoia) que la nötre et ä l'äme raisonnable, apres que le peclie 
eutetc enleve du milieu, il nous a tous purines et fortifiös de nouveau ei il a 
fait remontcr l'image royale jusqu'ä sa propre force personnelle, ou plutöl 
(jjialXov 8i) il l'a rendue tres forte, une fois qu'il s'est fait les secondes premiecs L5 
de notre race (ye'voc) et qu'il a donne de ses propres (qualites) ä ccux qui 
sont ensevelis avec lui par le bapteme et qu'il a revßtus de tout lui- 

1. Cf. M.-ittli.. XIII, 8. 



Vfol 191 
v« b. 



Uni. 191 
v° I). 



[351] HOMELIE LXXXVI1. 83 

♦ stocC^aS »a-xpo yofc<-»_3u\ )-».«■<■ vi\ <v ol,~-Q.-\ ) tvi ^>> yOJÖi t-"-^ v ^'^ ' 1 

)k ->vV j&oa_\_J ^vinQ\; jf-JL JL~;o JJ.ipo? JAo>ai^-\ * -.^--^ot »k-» 
-en .-oöij )It-oij Jl -öi )»-../ \^nn\ . „-bJLotoo ) m . n s ; J^/o -.^o;/; 
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meme; vous lous, en effet, qui avez ete baptises dans fr Christ, s'ecri'e Paul, vous 
avez revötu le Christ '. 

Apres cela * tu verras le goüt du iiel et du vinaigre oppose au gout intern- »vfol. 19t 
perant d'Adam et los mains attachees au bois opposees ä la main imprudente de 

5 celui-ci laquelle a touche au fruit * defendu, et, pour le dire simplement, (tu * l foi. im 
verras) Jesus eleve sur la croix, lui qui a dit aux disciples : Et rnoi, lorsque je 
serai eleve de terre, j'attirerai tout 2 ä moi*. Aussitöt, en eilet, le soleil retenait 
son eelat sur toute la terre qui tremblait ä son tour; les rochers etaient 
fendus, et tout ce qui se voit etait eouvert de tenebres, parce que la creature 

10 elle-meme ne pouvait pas supporter la vue du createur qui en verite est 
crucifie et qui souffre, et cela dans lachair; il etait impossible, en effet, qu'il 
(souffrit) autrement; car c'est l'impassible, mais (l'impassible) qui s'est 
incarne, qui est monte sur la croix, puisque (le Christ) est un de deux, ä 
savoirde la divinite et de l'humanite, ahn que le meme, aeeeptant la soulTrance 

15 dans ce qui est capable de soufTrir, emoussät par l'impassibilite le pouvoir 
de la soull'rance et de la mort qui ne peut toucher l'impassible, bien que par 
Tintermediaire de la chair il soit entre en lutte avec ce (pouvoir). 

(II suit) de la quo les tombeaux rendaient les morts et qu'ils en don- 

1. Gal.. in, 27. — 2. Litt. : « tout homme ». — •'!. Jean, xn. :i2. 



♦ V toi. 19 

r» a. 



in 



84 SEVERE D'ANTIOCIIK. [352] 

j_5^/; J_K.UL JloVl/ loJ^ .."^-bJ^ ^Jbo jooi k~~J; och jj^ >s/ .ooch 

j Joch ^e,'nv po -.^.o*»; Jjlö^IK^o jJ JVoäJJ )och j^ln t- 3 Joch ^j'/ 

^_boo .J_^icvo J~~»o/ c*\ Ji*i;o •'^^•; JJ*oa*-oj Jbtij ^.oj "^ü L^i-.io 

) -■ -<^» . t£OQJoil ^i»o .-«^l^Icd L-^aiXo ^o'J-o J^ocL. K^t^_«^l )lia^..£ j^a 

♦ JojS^ _y-/o J^Jjj^ JJ Jiio "^a^ ,J .-oui-aLjA. ' , mM | p JJb/j 006. .oK:> 

..^X vAjcaiö J.ioo> Jju'/ la^o :J^oo,; «.*»! ^.\ iyL*äo J^-'jJ 'Kj/ JjL*. 

:|)^*JLiotS.^ Jsjj ^.s CHJLio |^jL.ia\o ra-oVic^ ^. vo';j JJ "^-.sch Jjch\ 

JJ JJ^..o CH.-K-/ Jjldch; JACbooaX "^SuJ po "^alta J;ch-s JJ; J-ta-./ 

.J_^iü; oifcOvio J-*-='? ~CHCt-.»fla.i} v3/ ,JJ / .cw^aViOL^ Jj/ j.io/ ^_»; J-Lio ..JoJ^jü 

.J.-.ÜJ Vä^'J. ^0 ,— ^^.Jo-. %aiwj/ .-)Iq^.£dI of+sj .^.iö/ J^oo, p- a»,j 

:3o»;l JjJj; v-ch »J^> ^-J-»JLs; -r^l t^ J°^X J-»ai«>J )°^> \J»J ©ch^j Jjp/ 

JJ/ :bo' yli Lcoarxaj y»./; J.^aa.£o/ K-j/ JclL^c K<Jj_;po t ^ a\ '^-.; cuot 

:Kj/ ^i^iö JLia..s» ^3 po :uil ^-W- 20 ? J-*-*J° JjJ-3 ^-W- 00 ! Jk— -^'1 ^Q-^- 

och /-/ .t-o- : 9 Li°Oi o> t 'nv\ <3>l Jjldch -.JjJj; -.0^ JJ^-iJ-3 )o~~ L; Ui-/ 

1. Ici commence unc lacune dans L. 



naieiit un grand nombre ä la place de ce seul (mort). En eilet, celui qui etait 
descendu d'eu haut, allait aussi dans les regions inferieures de la terre \ 
'Vfol. 192 brisant les Kens * ineluctables du Scheol, repandant d'avance en tout lieu la 
semence de notre resurrection, frayant le premier la voie, ressuscitant apres 
(Hre demeure trois jours dans le tombeau, montant au ciel, s'asseyant sur le 5 
tröne (Opdvo;) de gloire qu'il n'avait pas quitte, nieme lorsqu'il s'est incarne, 
puisqu'il remplit l'univers dune maniere incorporelle et en tant que Dieu. 
Vois-tu oü te fait aller la porte du jeüne et ä quelle hauteur eile tc fait 
monter? Ne nous faut-il donc pas purifier ce (jeüne) et en eloigner toute 
pierre inondainc, de peur quo nous ne heurtions celle-ci et que par notre chute 10 
nous n'obtenions pas une aussi triumphale entr^e? Que dis-je qu'il laut purifier 
(le jeüne)? Mais la parole du prophete veut meme que nous le sanctiiiions : 
Sanctifiez le jeüne, dit-il, en eilet, publiez la guirison*, s'est ecrie Joel, Tun des 
dmize prophetes. De meme quo Dieu a pose la loi (vojtoe) pour le juge, en 
disant : Tu poursuivras justemeni ce qui fst juste*, c'est-ä-dirc « 11011 pas en 15 
faisant semblant (r/r^x) d'une maniere hypocrite dejnger selon la Loi (v6y.s;i. 
mais (en agissant) avec un esprit tres juste et une intention tres droile, 
et en mettant en jeu toute (ta) peine pour montrer ' juste ce qui est juste » ; de 

1. Cf. Kpli.. iv. 9. —2. Jofll, [, 14; ii, 16. 3. Deut., x vi, 20. — 4. Ici commence une lacune dans L. 



10 



[353] HOMEL1E LXXXVII. 85 

*.oioK_/ Joou I^J^.,.*, J-LX./ •. k-"/ Ji^ja.io jl^Loi )o^o.\» ocx ■*■•*/ .J^-.Jju.^jd * V toi. 102 

• * * • ■' • 1"' b. 

jl^^flD JJ;o ';o<^o ^i « n ..jK^o jfrs^osj^o ^.io yi öS. .Jootl u) )iot .J-ioo« 

^■»» >Afl Jboo^ ^.oia^A^iUM Kj/ ns,1» jJ •.otlaS. ^.io/ •. >»-^- J J-»^ö; l? *-^? 
JLx.ot^ p; vJlj/ ...TV> j^abt? -.^K^'/ oiS^j )», »yr> J'i'ojl ^o Q-<^° :« l ■»» 

..J_L^_flO» J "\ » 1 3 jjo JV»*!« j-lÖj.^. j).-*J j,—o/i I^'J.iw ^tjLjCLO 0.0,^X^0 J-.UOO 

'JKjl^V^o JKaJÖo ,^\o«.jm "■* -*-K- « J.S»q^wSo ^o irni j_l_»; a\ ^_.i J.ÜO 

•:-jj.a^/< 001 )jLDia2L\ »s/ -*y^-.; oö« >a>» Kj/ jJLjlo -.J^oil Ji— ,t-3 

Ji.cuL~*£L^o la^o ^jjl )m°inn la^; :^\ yxx'i |l(_^_oo »A-*»-*? ^-^01 JbJLS.o 



meme il a commande de sanctifier aussi le jeüne comme s'il disait : « Le jetine 
est saint, puisque eu verite il purifie et sanctifie; mais approche-toi (de lui) 
saintement comme pour sanctifier ee qui est saint, * alin que ce soit veritable- * Vl j jl - I9 - 
ment un jeüne. » II en sera ainsi, 11011 pas seulenient en nous tenant loin de la 

5 nourriture et en restant sans prendre d'aliments, mais en (nous abstenant) 

encore de toute impurete et de (toute) coneupiscence ; car ii taut que nous 

jeünions du mal et que nous en arrivions ä ne gouler nullement la mechancete. 

(II suit) de lä que, si pendant les jours du jeüne quelqu'un t'entraine au 

spoctacle des chevaux ou ä un autre (spectacle) qui lui ressemble, dis ä 

10 (celui-lä) : « Ne sais-tu pas qu'il nous est commande de sanelifier le jeüne et 
qne nous sommes dans ses saints murs ? Peut-on entrer dans le temple sacre 
et dans le Saint des Saints, et en meme temps voir les spectacles bonteux et 
deshoniu'tes de Satan? Queljugement n'encourra-t-ilpas et dequel blaspheme 
ne se rendra-t-il pas coupable celui qui melera ä ce qui est sacre et saint 

15 ce qui est profane et n'est pas sacre ? » Et en disant cela, tu inspireras de la 
crainte ä celui-lä aussi et avec ton propre salut tu gagneras encore celui de 
ton frere. 

S'il surgit secretement en toi, lorsque tu regardes la longueur du jour et 
que tu notes pour toi les nombreuses heures qui te reslent, la pensee daller 



86 SEVERE D'ANTIOCHE. [354] 



v" a. 



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\aol ..)!)! Jjl*h v-^p^o la^ ^ ^ M J^l JJ/ :^ >2^Coü JJL7 

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,_a :)j oci i-> ^-.v-V»! v^Jo« l^'^ f-^ )**■ -Jo^» ^>°? )J.ai,. ^ itoo JJ/ 
J^£Co j,—^/ jVja.; ;>«v*s )1qj, i\vi -.^JisöiKioo ju/; oi»-../ ^o ^.jÄj.fcoo 

loJS. »s/o .-jJL^Jlo lo-^o ^*iu/ ol/ jlcL-^o loS. »3/ ^_Aot ^o; •''^-^ 
.•Jk««j,Jäaieo )K*q'i'.. jJLniü ..\v>o JIq.a£.~ la\o .-yoot^oipo ^o* 'JA^as^o 

•:-)Vj.*; j>.°i\ö-. ^-.ou^-.'' ^-»^-/ ^o^a.3 lo.\o 

• , N*) 1 Jjsoa..i otK^iajL^o JLa^. JJ; U^/o .^ vö'jj UooC\ > ^ooi ji,_jo_m 
•.J^io; ia^ ^ü.°>i,^ N-j-^ioi vSkj.Kj .^*J;/ ^JV- 1 )p°'°J i°^ •^°«» J M**^ 
^.oj V»^. p • •jljj w-y^oj^oj \Q-»öt ^°^ Jt— ^■■•/ po> J ? ~°i ^°^ &l U^oto 



vers les des et vers la distraction et le divertissement pernicieux qu'ils (procu- 
Vfol.192 rent), * pour ne pas tomber dans l'ennui jusqu'au soir sous pretexte qu'il tarde 
ä arriver, mais pour t'oublier toi-meme lorsque tu arriveras au coucher du 
soleil, dis encore ä (cette pensee) : « II m'est cotnmande de sanetifier le 
jeüne; et le fruit des des n'est pas la sanetification, mais l'eloignement de 5 
Dieu. » En eilet, en meine temps qu'ou agite et retourue avec la main ces os 
ornes de points, il y circule et tourne une certaine Operation des demons qui 
engendre l'amertume, la fureur, la colere, le cri, le blaspheme et tout ce que 
Paul a enumere, ce qui alllige et cöntriste l'Esprit-Saint '. Car je passe sous 
silence que de ces (des) quelques-uns en sont veuus encore aux blessures et aux >" 
meurtres et meme ä la perte de leurs biens ainsi qu'aux malefices et aux 
incantations pai'ennes et pernicieuses et ä tout ce qui est la doctrine des 
demons. 

II laut donc que nous sanctiliious le jeüne; afiu ile ne pas tomber dans le 
degoüt en raison de la longueur du jour, courous ä l'eglise, imlinons nos 15 
oreilles vers la psalmodie, prenons plaisir ä nous laisser aller aux larmes, et 
de la sortc nous en viendrons aussi ä cliantcr en meine temps que ceux qui 
chantent, disant avec David : Seigneur, in ouvriras mes levres ei ma bauche fera 

1. Cf. Gel., v. 20. 



v°b. 



10 



[355] HOMELIE LXXXVII. 87 

. » -w',lr> joou J ts- — J j J V ^aJÖi )K.»,vi.>k.ao Jt~~s/ jJ'vi ,^Vpoi yOJÖi ^ai.o \ - • 

JLi; .-)1qlS ntvso jlosöi ^so> Jl^/ laaaots© ')Ki.->>no )As,..*v>v> jk^söl 

.•JloSwil JJ; Jlopo ^_so v-^-«o •"Ij'p^o J^a-.^lo;o .-JK-^^. Jlo-ü^o^a 

^.JLi/ (KT^ju .-yo©^.» Jjljl^ ^.oioK^/ JA>-ai jK^aS. -.V^ö/ J-*-=J )-*^0'/ 
■ )J.o i >\\-> c*\ K-./ otoo -.1 Kl*, >. so "^säso oj -i .', r i\ -.yooi^.; |^oo3i JLsö 
.yocx K.«.\äs ^.so J q ..o»-5o •,yOo£S..o j^oas* J.-»V^° ^-W y--^~*l J^sJojOls .oolo 

^^Ji-s jL^i^S.^ JJo J.*_.,_0o i-.D» |a!~ / J^ooiX; J-Li.»/ •.Kaj'1 ^>; ^-^oi 



connaitre ta louange'. Prions avec ceux qui prient, ' assistons aux oflices des * v t'oi. 192 

v° b. 

mysteres, et nous estimerons court le jour, une fois que nous l'aurons mis 
ä part et consacre a Dien. 

Ce sont lä des (pratiques) bonnes, utiles et vraies; elles engendrent la 

5 douceur, une conscience moderee et humble, l'aversion de la hauteur et de 
l'orgueil, une maniere vraie, pure et qui ne dissimule pas la perfidie que Ton 
(trouve) dans une douceur feinte et dans des paroles douces et trompeuses, 
attendu que la charite qui n'existe pas revele par la persuasion une charite 
abominable, maudite, hai'e de üieu, bien plus agressive que toute inimitie 

10 manifeste et declaree et que (toute) rivalite irreconciliable, plus cruelle et 
(plus) violente que toutes les bßtes sauvages. C'est a cause de choses 
semblables que le prophete Jeremietlit : Leur langue est un trait uuiperce et les 
paroles de leur bouche sont pleihes de perfidie; il parle de paix ä son prochain et ei> 
lui-meme il y a de V inimitie - ; et encore : Seigneur, tu es pres de leur bouche et 

15 loin de leurs reins 3 . C'est pourquoi Tun de ceux qui sont sages dans les choses 
divines (Oeocooo;) a dit egalement : Chez eux toute charite disparaltra*. 

■Tai cite ces paroles, afin de montrer que le jeüne est pur, saint, n'admet- 

1. Ps. l. 17. — 2. Jei-., ix, 8. — 3. Jer., xn, 2. — 4. Cf. Eccl., ix, fi. 



10 



88 SEVERE D'ANTIOCHE. [356] 

♦Vfol. 193 oot .JKü^ ,_*o£xo.3* v oJI^lo ^o<oK_/> oöi * ^öioo j-sa.».s;o :JKju^s 

\y^> )<&**,l ^S>1 :«^> K-/j ^-Xoi ^.oC^.^ ^üoo/ ^s/; Jooi pö/ MBO^OS 

♦ »!'/ ^o^o JJ ..uwa K-/ joou JJ ^_*; J^a-, : ^7? U*-/ .«^—J 

oot y/ ;n .... X .s -.> t CS .0 1o\ Jqjl^Kj Jla.^.»jo )lai»aio *s/; ^.j oj'jj 

o£x ^vpo» ^-^ot ^_io ysf^o o/ .-y m ..j joi^JJ jloi»>vt->o ) lo .. . t •> a^; 

jlo JLu; w6i ouK-./ ^oaJo^JL— o» j-«-^ jjoto .>a~^K'fflV>; ^otoK-./ Joou 

Jfcoo».io .U^iiio |oc*J .J-~-» -Jk-^-^J )K^io \i0^s i-^. Jviö/ .^jIKj 

..voj/ o—-ioo UjLiVio^ ).">>\\". oooi ..^^j^jo../ „iHN jo«Ss ^3 *Jlv-/ 
• • • 

♦ loO| ji-S.KflQ^Oj «Ö| jlaiCL«» ,»»^ yQj/ OOOI Q-3JL^v j^Ka £Ciw«;0 

Jtct vi M 'n -> K^JLsl.wi (oöi )l"^o )i-o^j; ^o auop> ,scoo^>aa >a/ 'K.*a Jjldcx 



'Vfol.i93 tant le melange d'aucune mechancete et couronne par la charite * qui est la 
töte (xs<piX7.iov) de tous les biens, (ä tel point) que, quand le jeüne manque de 
la (charite), il parait etre quelque chose de vide et de vain. De lä (il suit) que 
Paul disait aussi : Quoiqueje dornte en nourriture tout ce quefai, quoiqueje livre 
mon rorps pour le faire brüler, sans avoir d'autre part la charite en inoi-meme, s 
je neu tirerai aucunproßt '. 

11 faut que nous nous appliquions aussi ä l'humilite et ii la douceur envers 
lout le monde, pourvu pourtant que nous ne privions pas Dieu au nom de 
la douceur et de la mansuetude ou que nous ne portions atteinte ä rien de ce 
qui lui est agreable; avec cette (douceur), en eilet, il y a danger (xivJuvo?) que i» 
nous nous tenions bien tranquilles sans remuer ; et une parole de prophete dit 
quelque part : Que l'homme doux soit belliqueux 2 ; et dans un aulre cndroit Dieu 
commande aux enfants d'Israel : Soyez ennemis <les Madianites et frappex-les 
parce tju'ils sont eux-mimes ms ennemis avec perfidie 3 . C'cst en vue de la 
fornication et de lidolätrie, en effet, qu'ils les avaient ravis par un amour i& 
qui n'en avait que l'apparence. 

Paul aussi donnait avec soin le nierne avertissement par maniere de pr6- 
caution et de prudence, (en disant) : Fuijez la fornication '. G'est ce que 
doivent observer non pas seulement ceux qui sont dans (la plenitude) de l'age, 

1. [Cor., xiii. 3. —2. .Tori LXX), in. II. —3. Nombres, xxv. 17-18. — i. I Cor., vi. 18. 



[357] HOMELIE LXXXVII. 89 

,j Ux&v -l~*** V k>U^ io^>)->o y^OLi U£.^a~, * -oi 'jlÄL-^'VtoLW 

)'~ \ j^op. ä/ Jj^s J,^^ : v o^^Kj JKä>j Jlo ^ooioj jJ ? )ba-^ 

) Ui .^ t) >oN Kaju^o v*^ JK^jl-o .-oi-^JO-tocu )K^i i ..ftooo Jk-V— / 

J_*_£Oo_icu oöi J-aA*.2>o ^_io »3/ Jjusj jbcus .^ n' . v> K-J^V* ^°°J^ 
jKiwio )-pö/; jJLa-/ ..-oioJM ok~; 'U/ J^ooj» P°K Jk^ol^ .^a~v*> 

Jjli^*> -.No? c*^ -oioK-./ joow ')v-J K*-JL» -öl .)K^3QJoo.^*3 )laa-»jo 
10 jj-a-^ <*^ oo«L.;o .-JL&3J J^ooj; jjLio-ooo J»a£Jo Jk-^> "^j J-^ 

. - -Ka St/ Jju/ «jlS; JjKJäo )-».^) )L^iaio ^io Jlaio^a öw» \_*j ^. dX*) 

l. v Ua-*»£v. — 2. V in margine : 1«w ^» ■ 1«°]' V- v » I »<>>*> ^Ij'=^' U"** U»^=' ^v»>> *>y 
uo ,iuj)1 |u> fc~.U --wo .e^a* IC^m |.yi-.Ä>? UM l*°T :k l^e&o ;_»|U lom >o>l 1^- \Ul &>>- 
.>3tCM |§ax) U,, ll=^ o»^- U>w^?o laai U^oon U*a£j ov^C^fo lt>-= ^ U-v»j »'« |ß>»\i Ltt :».'= ^°J>- 
C^toßi I;öj» ovN >&^* -.U^>» ^-» ^3 Um ~^» •U"*' IiaN^ uw ^J 1j*u.«i U^W- 

mais aussi ceux qui sont encore dans l'adolescence et dans la jeunessc — un ma- 
nage honorable, en effet, peut mettre un terrae äun commerce * impur et en- * v foi.m 
chainer des mouvements non refrenes — de peur que, empörtes par des amours 
iniques (avopo;) et impures, vous ne fassiez durer la mauvaise habitude meme 

5 jusqu'ä une vieillesse avancee et bien digne de pitie; car c'est une chose 
dure et c'est d'une victoire difficile que de chasser et de detruire l'habitude 
affermie par le temps. Sans parier de ceux qui, honorant vraiment le jeüne, 
s'eloignent pour un temps meme du lit legal, que la vierge dise que le 
jeüne est son frere 1 , ainsi que s'exprime laparole des Proverbes ; car l'une 

10 est la condi^ciple et la compagne de l'autre, ä savoir : la purete et la pauvrete 
philosophique; et que la femme mariee ait le jeüne en qualite de bon 
surveillant de la maison et de gardien fidele de Tunion chaste et d'inspirateur 
de la coniiance pour (son) mari. 

De meme detournez-vous toutes de la mauvaise conversation et de la 

1. Ct'. Prov., vu, 4. — Note marginale de V : II laut savoir que dans la langue grecque le mot 
« jeüne . se. dit au feminin. C'est pourquoi, au lieu de « frere », il fallait que la vierge dise le jeüne 
« (sa) soeur », comme le mot se trouve en grec, et que la femme mariee possede le jeune comme une 
jeune fille qui est surveillante de la maison et gardienne de l'union chaste et inspiratrice dune süre 
conflance pour (son) mari, comme cela aussi se trouve en grec. C'est pourquoi quiconque veut peut 
lire au feminin. 



Vfol. l'.i: 
V a 



90 SEVERE D'ANTIÖCHE. [358] 

J oci . * •>•> j—.-i.ä^jL ^__o .)K_.paj ^s.3'^!-o > , -> ö' -Jt; «-.ex ^-ioo >.^*^,^ 3 / 

)JlV— *>J-=o .\_vKj/ ^Ok-i )^---d/ yot^ia-x JVc-iopoo .*JW y . » \ toö J_Q_OjO 
jjL-.; J-cq.jVo,°>N >s/ ^-.fco/ v^ -3 l^- 1 ^ •'^*^ J / ^eLceuaJkl» JK_ul~oV 5 
. \ n / t co )jl*jlN o£o »-io ^2^ot ,_«._» )t; - ^_-ioo JVj— fcüLa ^_uK_|o .a^i 
^--uöt JK-^cuLiA So-JSa .-.ojoNw/ JKjlJLs ^o»_vco< JL_o/ j-»_^ Jjl-\-£v_- 
^.-.j/ , <■» ^ «) JJo ..^_.Voa-co . . -\ . \Vl 'jJ^aa-tt-Ooo J£vJ_\a_^so Jk-uLas 
.w_^._v2_v_i )tv^s.-a-iL-ö.-> w>^op 1»»^ i-oio._5,o }U_\^o.io loitv^*.* \ i « m\ ; 
JjV—/ Jöl-^-v, w_^\oio jjo-^v J Jjp/ -JiK.----»; j-JL^-a jl__Kiaioo V---^ J-"" -0 ! 10 

.. » "i »y i ^ yeüs ),—--/ ,_*.\oi ^»._5o :^.K.j/ *At_ö.io Jjyooi-V. ^^.ooi )jl_oi p 
J_3i.äjL_v J_=v-£ )t--^^ ^^ 1<-^ *_»/o .« *>icq-<>; vQJÖt-v *-^-i/ ^-S-*> J-*--«V 

I. V in marsine: \L&*Un Ic^o&vii-fov 



calomnie des liommes et interdisez-vous de vous enquerir sur les alFaires 
d'autrui et de les entourer d'obscurite. Vous avez ete delivrees du tumulte 
des places publiques et vous en etes exemptes ; vous pouvez demeurer ä 
v foi. m la maison et (y) vivre comme * daus uu sauetuaire philosophique, eu vous 
v ° a ' appliquant en particulier aux travaux domestiques et aux quenouilles, en y ■"> 
inelant les psaumes, en vous delectant dans les cantiques spirituels et en faisant 
aussi une place aux ceuvres de la vie interieure. Vous etes libres et par lä 
exemptes de toute conversation vaine ; car l'oisivete est la mere de tous les 
maux. Seulement fermez vos portes ä ces femmelettcs qui caquettent, 
bavardent et s'enquetent de (tout) et ne les laissez pas jeter dans vos lo 
propres oreilles la boue d'une conversation sötte et d'uue langue stupide; 
car la diflamation et la mauvaise conversation qui (sc rencontrent) dans la 
calomnie ferment le royaume des cieux, tout comme l'adultere et les autres 
gros pechös. 

En sanetifiant donc lejeüne de cette maniere, meme par ces (pratiques) vous 15 
introduisez de concert avec vos maris la misericorde k l'egard des pauvres el 
vous poussez ceux qui sont vos compagnons dans cette vie vers toutes les 
bonucs actions. Et s'il y a des gens qui onl une dette envers vous et qui n'ont 
pas le iHoycn de paver, pressez-les d'une maniere tres charitablei^'.XavÖscö-w;), 



10 



Vfol.193 

vb. 



[359] ' HOMELIE LXXXVII. '»1 

>n qj/ o-Xi.l K-.J-JU/ kJio-,,» ^.K- • .JjLäooS JLa^ s^»- : vk > :JK»sq— 

^s; ■•) «im v-^^ U*> -voKj/ ^. •>»:.. >o ]+*, y-l jK^a'^ ,js K-Jv-k— 

^-a.\oC^; 'JKdjo^o -.JoCSx ^o; oöt Jjla^o ^^ ,_*>; <_-^oi Jk-ä^» Ut-k-^ 

ogu; ^iw i^.,v jfcojcü .^01^ )^-^ j^a\aA»o y^K^j ,_*^ot J-joN-jl^oo 
yojj vfla.jLiJ jjKJia^ -Jlnn .ij„a >oaio JJ; ^3Ö|ÄOo; oö»o .'00(L»j 061; 

o»A .—.^.ot? Jjl»»o j-coaioj ^o*|^o oöt .-J— ^jl^o ) i>o V ot-So JJ ^io <3>\ ^.; 
♦^so/ .^a^o> ^olS.^o *^_3>^a..so 'Jjioi .Jju.t-o J— ojo Jo/ ya.^ *Jkw-Q_2L*l 



surtout lorsque vous comptez les interets en merae temps. Pourquoi serait-il 
odieux, eneflet, que, tandis que votre ventre jeüne, la course aux interets jeünät 
egalement ainsi que les petits billets d'iutenMs? G'est cela encore qui donne 
au jeüne un lustre particulier et e'est cela qui s'accompagne * necessairement » vfol.193 

b du don abondant des biens qui descendeut d'en haut, de la richesse qui (vient) 
de Dieu et de la benediction qui en verite accroit ce qui est et ajoute ce qui 
n'est pas, s'etend jusqu'aux enfants et a la promesse des (biens) futurs et sans 
fin ; car la benediction estsur la tete de celui qui donne ' ; et : Celuiqui va et vient 
dans la justice d'une facon irreprochable laissera ses enfants heureux' 2 , dit le 

10 Livre sacre. 

C'est quand vous faites cela que le jeüne est sanctifie d'une maniere 
parfaite et que la guerison de Dieu est publice ', alors que pour ainsi dire les 
actes eux-memes emettent une voix, et que le Christ, le legislateur et le chef 
en ces (matieres), sera glorifie meine par les incroyants. G'est ä lui que sied 

15 la louange avec le Pere et le Saint- Esprit maintenant et toujours et dans les 
siecles des siecles. Ainsi soit-il ! 

1. Cf. Prov., XI, 26. —2. Prov., xx, 7. — 3. Cf.Joel, I, 14; 11, 15. 



Uix>Lo ^Uv>U l'poiio 



|N_.;aiojJc N^i.; |N\>^o; 1^3. ^-/; liLa* Laia^jjj "\i 



"Vfol. 19 

r° a 



10 



loiOr-s oilo^j jt^i^io^ j;oi ^£^0 J-Xjo )t— 7?o -Jjkiioo )Ka a -^.o; 

5 Joog y/; JLio oöjj Lia-/K^o ^3 o/ .-L^oa.^ j^JL.; yO-tviv jjjJ &a o t-3 <^° 
,_io Jjotajj J-JLs JJ/ -.voKj/ VQ3U.K-./ J*-^/ t-^^OL^ .-yOStS. ^1'/ ^?J? 
Jjla-S* ou-\o-tl\ JJ/ .JV^? JLo$J9lSo jJ ,Ux>l ^-»» JLfcJL=> la\ >v oJ^oot o^a 
. • K_.La_. ^ ■- -*^> j'i-£Oo .J/w« 'mo ) 1 La v> oC^-^i j-oop? )^^.\ -.0i.jLjJ.j31 

vJjLaljLio v ooC-^. ^ot^-3 'tv_).^L,jLioo K^ilx* 3Jt o 

1. V in margine : ».-»■ 

HOME LI E LXXXVIII 

StJR LA PREPARATION HABITUELLE A l'eNTREE DANS LE BAPTISTERE. 

Eii cc momcnt, mc semble-t-il, la sourco du Jourdain se preparo pour le 
jour adorable de la resurrection et ä cause de cela olle forme et barre l'en- 
tree dans le (baptistere), ä l'exemple d'uue mere. Vraiment, en elfet, eile est 5 
bien une mere spirituelle, qui vous enverra, (vaus) qui etos ses veritables 
cnfants, ä la vigne du jeüne, en imitant le maitre de la vigne et en disant : 
« Allez et travaillez », et 11011 pas en convenant avec vuus dun denier (8-nyi- 
»Vfol. 194 piov) * par jour 011 en fixant : Je miis donnerai ce i/iti conviendra*. Cur vous 

iiYtos pas des mercenaires, mais dejä vous etes devenus des enfants de 10 
lumiere; et, quand il s'agit de (ses) enfants, une mere ne convienl pas d'un 
salaire, mais pour los petits do son sein eile amasso, met de cöte" et garde 
tres soigneusement toute la richesse de ses bicns et eile leur fait cadeau de 
tont avec abondaiice et largesse. 

1. Cf. Matth., n\. •-', '1. 



V l'ul. 194 
r b. 



[3(31] H0MEL1E LXXXVIII. 93 

l&s-o^»; ov-.^-/ t-"-^ J?°l -Q^J Jjl,..\q,°> lai\ yQJL^.*, o£io^o •Jla-^-.a— 
p .'vOj/ t-^/j o® 1 - 3 V^t^H i -"^- 3 y Olt - Vi i; w.ot -.^-; J^*^/; .) « i^> 
.'l'y^Ji It-ama yaN'WM |..ajuL=>o Ji_«.^_cüo . ■ > .«.^N '°>» L^ojxjCd/ ^alwJso 

\o.'.xi >o«.^o jJo -.yood^.»; —öit L^..o laä\ yo» i\i ^-.o^o ^/; '» -»-N^« 
)N.20«2; y--h .öjJQ.\y.P>i; . »..T* V> . • jLscu^V o/ JLauK. .^, o/ 6jJL^.^\ 

^.. O^ o [im. "il&oö JJ .JLiooi JJ; .^-»-— &l ^»f-s t-»--^ ^-»cöt ^.-K-'/ •P*/ 

1-1. Ce passage qui est elfaee en grande pai'tie dans V est einprunte' ä la traduction de Paul de 
Callinice conservße dans Ie ms. du Vatican n" 142, l'ol. 66 v°, col. c. 



Souvenez-vous donc que c'est par votre mere que vous avez ete envoyes 
pour travailler Jans la vigne, et allez au travail avec une entiere allegresse 
et avec toute votre force. Gar c'est lä le propre des enfants; et c'est le (propre) 
des mercenaires de ne se montrer que negligents, de se moquer de celui qui 

5 les a loues en faisant semblant (<7£vi|Aa) de travailler, de peiner par force et 
par necessite (äva'-p.-/)) dans l'espoir du salaire et de desirer que la journee soit 
passee. Mais des enfants bienveillants (eüvoo?), qui conservent encore la noblesse 
(süyEvsix) de leur mere dans sa purete et saus alteration, savent donc clairement 
que, quoiqu'ils fassent tout pour faire plaisir ä leur mere, ils ne peuvent rien 

i" lui rendre qui egale sa gestation ou (son) enfantement ou (ses) peines; et le 
plaisir qu'on fait ä une mere est comme une dette, plutöt de beaucoup la plus 
juste de toutes les dettes, et non pas une gräce. Et vous-memes, demandez- 
vous qui (vous etes devenus) au lieu de qui (vous etiez). (Le jour) oü la mere 
spirituelle vous a recus, le meine jour eile a congu, eile a enfante et eile a 

13 mis au monde. 

Mais, s'il (vous) plait, " apprenons par l'Apötre la vertu de ces enfante- 'vibl.194 
ments divins el le changement soudain qui (s'opere) chez ceux qui en meme 
temps ont ete concus, se sont developpes dans le sein (maternel) et ont ete 

f 



r U. 



(i4 SEVERE D'ANTIOCHE. [362] 

,_s .-jK °y,\ .„,*, ^o IIqjJcü^o JK^^^JJ )lo,..=i_i> ^-.oöi ^^-J^Jsi -.^-.oöt 
^.; ^ts^al .\\fJ^ ^.. i'm» ■•)) .'im .,_>oöi ^.V 3 '?^ |v<m'^..so jlcm «,^> -> 
jt_2u^ ^.io ai\ :^*S>^> K.LwU.;l/ ^ooV 3 1°^? oiIqjlj/ fcOiOwio odo v> . m -■; 
jfrs^lro »^a v '»:"* '.o^-*! j. *\ . « y y^\ jJ/ :« i t a \ ^-i— jlo_a_.i)-s> vOJÖt 
K^j'^Ao» ^i^ , *>äa/; oöt ■) » .» fi J— oi; jl*m ^io» JJU'o^o ijUij ^io} I^Xo-bo; 5 
joop jl^ll* -.^_ld;'»;/ oöi; otlo i . ^.a ^aj ) n ./ .^oo'^S )„.ivi >&oju. ^o 

i-*^ »-3 -jJ^ö; ^-.oiüo jiaoj» ^_äoi ^6 ^. K-./ '.l-yO); üujj ^o; JLi'a~ 
)K„.'m; .1'^.-. 3/ jJ l ■ . ;q^k. -> K'.«. .. m/ jJ .L^~. tS^^,_ioo (.io/ K',. m/ 

o/; -61 •.w; li^r*? \' ' ' )J ,a * *; a ! W^! .-ow.K-./ JK_^.j ^-^ V* 10 
JKjCSLo y.*\ .-^^^fcoo« yQjoi^ v> »mio ^«ojüo >ooj^j )lo i.|; ) 1 nö «\ 

V fol. 194 J-»»**"* o*" 3 ? yQJoC^ •J;oij öilo 1 .0 ..Eoo IclX &\ j;ot "^£o>o .)K.-..i...3 
v a. 

)K,flmvi öi^a^; .^-1— > » ..->*^o L,ou^ jpä^> )^A't ^o oJS^oKjl/ 

L»Ot_io/ ll^T»; I^JÖOAJO .-OOOI ^jJjÄOOO LlxSLs OOOI y^X^CL ^ C L^^ä ^io; 



mis au monde. Que dit-il Jone? Nous aussi, en effet, autrefois nous etions 
insenses, desobeissants, egares, asservis ä tonte espece de convoitises et de voluptes, 
vivant dans la mechancete et dans l'envie, ha'issables et nous haissant les uns les 
untres. Mais, lorsque In honte et la charite ((pi^avOocu-ivta) de Dien notre Sauveur sc 
sont levees sur nous, il nous a saures, non a cause des oeuvres que nous aurions •"> 
faites dans la justice, muis selon su misericorde, pur le liain de In regene- 
ration et pur le renouvellement du Saint-Esprit iju'il n repandu sur nous avec 
abondance par Jesus-Christ notre Sauveur, afin que, justi/ies par sa grace, nous 
devenions en esperance heritiers de la vie etemelle'. Comprends-tu : « Le bain 
do la regeneration » ? Compirnds-tu : « Le renouvellement de l'Esprit » ? Tu i< 
en as lä la signification par les paroles memes. Ln (dfet, apres iju'elle a lave 
et aettoye, la mere a mis au monde; eile n'a pas seulement lave, mais eneore 
»die a mis an monde. Gar le propre du bain est de laver la salete de la 
mechancete, et (celui) de la naissance est d'imprimer, demarquer et de mettre 
encore les caracteres (eixwv) de la gri\cc comme des proprirtes naturelles en is 
\ • r..i. r.1'4 ceux qui sont venus au monde. (Test * pourquoi, afiu de montrer egalement 
cela, nous trouvons que ceux qui des le eomincneement meme avaient ete 
rendus parl'aits par les Apötres au moyen du divin bapteme, au momenl 
mrine oü ils sortaient de L'eau, parlaient en langues et proplietisarent* et 

1. TilP, 111, 3-7. — 2. fif. Act, xix. 6. 



V fol. 194 
v* b. 



[303] HOMELIK LXXXVlII. 95 

^otoK_/ ]löJ./j )_Li; ^2>l t-«-^v ^-t-»°i -ooo( ^JO<^o ^*.\ouso .-ooot ^»K_«.iÖ 
yooi^oj^. a.o^.^J.0 .)l)l jL^AOQJL^o JKJsll .aA^Jo|i Jlojop* (jO.( • Joot 
« <v t q>K. Nrt X v» n rn\o . -oocx , - i - sj Jk_.o»..s/ JVj-A !S^2S— j la\» )^a.a&\ 

.i-ioJ.iO.\ )i-.i-». ^_ k—< ^Öt yOO«^ Jooi K_./ J^>) i\ .ji.k^o jJo .'OOOt yOOuK^/ 

5 J-Jl» . wZ.nj N-jo^Lbol Jlöl/o )ipö;l ^3ot *-•/;; ^-*^ot j.3|la ^_äo JJ/ 
■ > t i\l^oo ) i n io «> la^. ,j-fc->t-o \-~oi ^o» ycuö» Jjlsöao V-*-^ U°L/ .^ooti-sJJ 

^so ^.^o -.)jl3; jooi j^lo oSso .J°ilX.->ilso ^o^^aa jJ >a/»o Jl^ax~ jJo K^o 

^.» ,. ,a\ ),..«»ft\ ,-D .0001 ^.9-2^.^6 JLjLnO jlöl/ 3/ 0001 ^.^iaJM yo-jcn -xoo^ 

10 (.j^c-co ^3; ^^s ) JL3 ^ -jl v » "öo t '»W» ^«oi\a3? 061 . \oo£\ ^—/ 01— oio 

001 Jca\oi)| 0/ ^otoJ^«/ vjpo^Kaa a^ V-*~^ &l k-^oio_o« oik^Oo y_./ 

♦ JofSiv oo» ,JJ/ •.^^a^ioi 

:)jlM.^o0o Jlo « m »°>lK^o JJ ^o :J_a.i(So. .qi\ M ^o«^o )1^ .yiia«; )K^uj)i 
1. V in margine AnoXXu;. 

qu'ils presentaient les marques de leur naissance maternelle et que par 
tout cela ils resplendissaient. Alors, en effet, c'etait cncore le temps des 
signes, aün que la predication de l'Evangile (E'jayy£\iov) s'etendit, se develop- 
pät et englobät toutes les nations qui, penchees vers l'idolätrie ancestrale, 

5 etaient diiliciles ä sauver et qui demeuraient inebraulables, pour dire ce qui 
est plus vrai; mais c'est de telles pierres que les signes et les prodiges ont 
merveilleusement suscite des enfants ä Abraham'. Gar les signes et les dons 
qui (viennent) de l'Esprit-Saint ont lieu en vue d'un besoin et non pas en vue 
d'une (simple) manifestation, parce que memo maintenant il y a la meme 

10 gräce qui est entiere, sans diminution et sans aucun changeinent; et, si 
l'oceasion le demandait, ceux qui seraient baptises feraient necessairement 
encore des signes et des miracles, une f'ois qu'ils sont revetus du Christ et 
qu'ils possedent son Esprit qui fait et parfait tout; Selon la parole de l'Eccle- 
siaste, en effet, toutes choses ont leur temps-; car ce n'est ni Paul, ni Apollos 

15 qui baptise, mais c'est Dieu lui-meme 1 . 

Puisque, du fait de cette naissance spirituelle que vous a donnee Ia*Vfol. 194 
source mystique du Jourdain, vous etes devenus nouveaux au lieu d'anciens, 
croyants ä partir de l'incredulite, enfants et serviteurs de Dieu ä partir de 

1 Cf. Maüli.. in, 9. — 2. Eccl.. in. 1. — 3. Cl'. I Cor , in, G. 



vb. 



*Vfol. 195 
r° a. 



96 SEVERE D'ANTIOCHE. [364] 

ot-K-./ v-^x ^/ 'J-^ J^^° &1 a f !> aoa x iN ^-.j )t-^L* .'j-JLi JL'i-A* 
♦ju/ -«n>vs y^ ]Ls>l 'Joa; "^oo« ^iö Jjl^os .)f-^o/ r --oi-.iVl. 

o/ .-K_.J^K-. wJ^l2> o< t qn \ .•— Xl3 0O0JJ; ooi; ' - pe)jaeLS. V-^ Ul «a-a.* 
)lolV-«! )'"'\ ^»n«\ )Vmv) p '-rr^ ^-|^o»-o .V^.Kjftio "" ^ cl^ ~.c*\? 

•>|po/; s^^a*. Jk.„o£Ss jfcCS*ia^ -.J-«Jl=>; jKäu^ Ja:*).'.« \^o\\ 



10 






l'esclavage du peche, vrais ä partir de l'erreur, adorateurs du createur au 
Heu d'adorateurs des creatures, heritiers du Pere Celeste et coheritiers du 
Christ ä partir d'etrangers, par quels paiements convenables pourrez-vous 
donc vous acquitter envers uue mere qui a aiusi de beaux entants (eutexvos) — 
et il est bon de l'ajouter — qui a aussi de nombreux enfants (iroMtexvos) ? Car => 
eile a egalement les deux(qualites) ä la fois. Un paiement couvenable, on n'en 
trouve douc pas. 

Or eile se rejouit beaucoup de ce quo vous couriez vers la vigne du 
jeüne non pas avec tristesse ou par necessite (ävscyxYi), mais avec un visage 
(-pocrwTOv) joveux et riant et avec un esprit serein; car Dieu aime la joie W 
non seulement chez celui qui donne 1 , mais encore chez le serviteur ou 
l'ouvrier. Je passe sous silence, en eilet, que celui qui travaille pour sa 
mere, ou qui, semble-t-il, peine pour eile, travaille surtout pour lui-meme, 
d'abord parce quil s'attend ä reccvoir l'heritage maternel, et ensuite parce 
qu'immediatement il rocueille en particulier sa benediction; ecoute, en eilet, la i"> 
parole divine qui dit : La benidietion de In mere soutient les maisons des enfants*. 

Lors donc que vous avez ete dans la vigne du jeüne — car je ne m'eloi- 

Vfol.195 gnerai pas de ce mot (de jeüne) cn lui donnant le nom de vigne en haut ' el 
p° a. 

1. Cf. II Cor.. IX. :. — ■-'. Cf. Eccli., in, II. 



10 



[365] HOMELIE LXXXVIII. 97 

JjUoioo Jj^aio -choK-/; yoio '^a^ *a -.x*-i/ o,..^ Jk-flo» 6f,-ä>>. ^o i^ 

KJjlS^o M u^xo ^oC^ .j^o JJj JjlAÖ—o J^-^jljL- jk^Vl :iia->^; -« 
.-JKsl^v -oiok-/ ^-.; ) ... » * >o .JKä^ )^.)v-.K^ o».r> » i ) f\m> o kia-,;» 

♦ wUüoK « n«/o .t^~.oi\ 
Ji^O; Jv*>'oj? Hi-^ jKj^ajJL * &l ..jbäi. AsJia~» lab, ^--; ys^joll 



V toi. 195 

r b. 



en Las, aiin que vous n'oubliiez pas le travail — d'une part, en defoncant les 
preoccupations terrestres avec le hoyau (XUeXkx) de la palience, separez-les 
des racines du cep, en vous appropriaut seulement tout ce qui peut produire 
et profiter, mais en enlevant et en rejetant loin de lui tout ce qui ne peut pas 

5 donner de fruit et qui produit des epines ou des ronces; d'autre part, en 
aiguisant bien (votre) faux, je veux dire le jugement de l'esprit, coupez tres 
sa^ement parmi tous les sarments ceux qui sont capables de brüler 
servent ä entretenir le feu de l'enfer dont nous avons ete menaces — les 
sentiments des passions et les pensees obscenes et honteuses — et en laissant 

io seulement ceux qui peuvent rapporter des l'ruits, et cela c'est le zele ardent 
pour les vertus. Puis, il nous faut encore arroser abondamment la vigne 
avec l'eau de l'araour des pauvres (^lo^noyU) . Or la vigne, c'est le Christ 
qui s'approprie les sarments des vertus et qui dit : Je suis la vigne, et vous 
les sarments'; c'est pourquoi, lorsqu'on lui donne abondamment ä boire, il dit 

15 encore ä ceux qui lui donnent ä boire : J'ai eu soif, et vous m'avez dornte 
ä boire 2 . 

A cöte de l'amour du travail (ipiXoiuovia) mettez egalement * l'oflice vigilant ♦ vt'ol.195 
de la psalmodie qui monte la garde pendant la nuit, de peur que le Calomnia- 

1. Jean, xv, 5. — 2. Matth., xxv, 35. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 7 



98 SEVERE D'ANTIOCHE. [366] 

,-cs j.mJü .•jiyvm'.. );Jjlo Jjl^» J-aJ^ oöi J»-o N 5io7 Lio-V; .J-CS^a 

,_..,_. oto 'l^aü A-^"^ oo0 < ^*.ia*-'.o J^-cai.,— ; -öjo •*>»!.; «öto JIx~.K_A.ji 5 

vOJÖü-s. ••|^o'?? -otoJL./ ^3/; .Ja.^ jJ J..floa_AJ ^o').jä_\ ..^x'^iVao *a ,-aJi. 
JjJj yoou-.;; v^ö«? -'J^-^ ^-^A x^^l U^-/ -JKaX-s t«=^; ^»V^/? 

jl.Ov*.~ Vl_\0 •.yOOl^ O.T>Q,*.» Ji_0-~x,.~» .-Öl )y.~ JJ^-Jt *»»/ k»©>? Jfcoäo.. 

' fol. 195 JjlOw-O j^ojJ ot.JOj.-L •Jl^cux; Uoo... laS. yfiMVil \oJxj/ ^.ÜOÖo J-m/? 

.J-~oi ■)Oi. ILJJUJ^K^S JJ ^.£^-w«9 U^ö Jn-^V); -.^Uh— UtiM -Öl 



v°a. 



L fol. 192 " 



r° a. 

1. Ici finit la lacune de L. 



teur, le voleur meehant et le demon jaloux, n'essaie par des moyens insi- 
dieux et Caches de piller le vignoble. 

Prenez garde — (prenohs garde) nous aussi qui veillons et qui montons la 

garde avec vous — de vous tromper eu egard seuletnent ä l'exemple de ceux 

qui se tenaient oisifs sur la place a la troisieme, ä la sixieme, a la neuvieme 

et ä la onzieme heure et qui allerent alors ä lavigne', et d'attendre que deux, 

trois ou meme plusieurs semaines s'ecouleut sur le jeune et de vous raettre 

aiusi au travail ou a la patience; car celui qui fait cela avec fourberie et artifice 

ne trompe pas le legislateur (voixoOs'tti;), et il est encore semblable a ceux qui 

diseut : Faisons le mal, afin qu'ü nous en arrive du bien; la condamnation de ees 

gens est juste 2 , ainsi que dit Paul. Voici, en eilet, je vous le dis d'avance, 

regardez tous les jours du jeüne comme une seule heure, (a savoir) la onzieme, 

agissez avec allegresse et ne vous relachezpas des travaux utiles. Car, si c'est 

älteres et ruisselants de sueur du fait des travaux de la terrc que vous 

vrol.195 arrivez au jour de la resurrection, " vous aurez la joic de voir que la mere, 

i , |,,'| .'(.,;. la source du Jourdain, fera jaillir des eaux iiivisiblement melangees 3 * a 

r " a- L'Esprit. Vous tournant vers eile et la saluant, vous serez rafraichis et vous 

1. er. M.iiili., x\. 3, 5, 6. — •-'. Rom., m, 8. — 3. i.-i flnll la lacune de L. 



10 



IS 



[3137J HOMHLIE LXXXVIII. 99 

^o; J£oVoj> ,_io j-^OÖ yoKj/ ^.oöt ^3 . yfllN .; JJ&i<0.; JK^-J yO.. ^ ffl lo 
J ■ - * S. ^J> ^jo t-k-»J JIa-ö>; 061 J^o»; Jxqjxs v3/ % ^.j yooji. .^Jbol 

"\iAi\o -J?)^*© Jit "^W ^^-^-DQ^ .JLJ~;o JltoV; -.U— o» )« n . t ; ^.; -6t 
Jo£S^; jlaJLj/ Äoa— ,i-so lloi»^ -J^sKj »3/; vQJÖi ^io J'Aj? \QJoi Jjl~ 
.U-,_o J-«oi >ax -JK— aojtl 2 j-J^ J..3JJ ooax; .) „ .,..^j^ o <*>oju. ^ooV^o J..3» 

<*^o| .^eu^ ^o^x^o ( ^sp».xao JLjloi 

1. V in margine : ±vix\i.s.w;. — 2. V add ^ s - 

vous reposerez de vos peines, corables des benedictions qui cn (decouleront), 
vous serez aussi enivres du calice de sang qui produit une ivresse plus puie- 
sante et plus forte que tout, ainsi que chante David; le calice, en effet, est 
fort'; car l'ivresse que produit un vin uon melange est de la langueur et 

5 de la mollesse, tandis que celle que produit une boisson spirituelle est de la 
puissance et de la force contre le Calomniateur et les demons et contre les 
passions deshonorantes. Puissions-nous aussi en etre delivres par la gräce et 
par la charite (cpi'XavöpwTCia) du Üieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ, ä qui 
sied la louange avec le Pere (et) avec le Saint-Esprit, maintenaut et toujours 

10 et dans les siecles des siecles! Ainsi-soit-il! 

1. Ps. xxii, 5. 



*Vfol. IU5 .-ILaa,.;/» | i..^. -. ^.wV|Doo» v <uöi» " |Lct*m/ LcuV J\jl*ot U>V3 o r i \i -'l-iooj ^J-* 1 - 3 l*-* 3 " /-*'? v^JCM L =^o -.| rfi . ' ^ 

v° b. 

*Jo»io I»— Mi— 1> o/ 



.• . g.kni ^-^Ol* JL..A ^Oi^UolV^^ )Kv>«.. ; » jjVj-SO .-yofto^CL* K^J -viV» 

~*ß.l/j ^Aot^ ^ '^o^dq^ JtCi^a^ öu»_ü>7 J^^-Q - :J-»/ i^J^o J-Va* 



HOMELIE LXXXIX 

SUR LA PARABOLE (RAPPORTEe) DANS LE SAINT EvANGILE (EüayyeXlOv) DE LlJC, 

DONT VOICI LE BIT : Un HOMME DESCENDAIT DE JERUSALEM A JeRICHÜ ET 

TOMBA PARM1 DES BRIGANDS 1 . Et (iL Y A UN REPROCHe) A l'aDRESSE DE CEUX 

QUI, COMME c'EST l'hABITUDE AU MILIEU DU JEUNE, NE JETERENT PAS DES MOR- 5 

»Vfol. 195 CEAUX DE TOILE POUR SOIGNKR * CEUX QUI SONT TOURMENTES PAR LES ULCERES 

v b. 

DK LA LEPRE OU DE Ql'ELQUE AUTRE AFFECTION. 

J'ai beaucoup soufTert on mon ame, j'ai ete profondcment blosse, j'ai ete 
plonge dans la douleur, vous ayant vus, le dimanche qui a precede cclui-ci, 
ecouter avec indiffercnce la sainte et divine lecture de l'Evaugile (Eüxyys"Xiov) et to 
passer par-dessus la puissance de ce qui est 6crit (que vous avez entendu) pure- 
ment et simplement avec les oreilles, sans avoir applique en meine temps votre 
coeur aux parolcs meines. Mais, afin de ne point rendre penible ma parole en 
insistanl des le debutsur les reproches,je vous rappellerai d'abord ce qui a etö 

i. Luc, x. 30. 



I, l'ol. 192 

i" I.. 



.106 



[3691 IIOMEL1E LXXX1X. 101 

..Jj/ ww^llLiO» y-.\ K-J-wJuiÖiO J.j/ »OVJLiO ^-^Ot^O :yQ.aA Ul JOCOÖ 

*\-\ *..**> "^»j ^-./ K-Jjl.'? Jj/ 
r ' ^.cnoK^I Jjl^oo .J>-~J ,)-^.^o/; y-^OI jJL^ö ^.oot ^.oi-.)S^./ *^s_oo« ^^7? 
oix '^.j ojoi :«jü/ Lo..^ioaj .^^.oNJj ^^sot-s )ooi ^a^_co» ooi Jjooi jooi 
JJ; — ^\ov\ a2^ia\ ^J^o^o :Jooi J^^tlS^o JLia^o; J-floaicuj JLi»JSaa.S} • 
^Jx jLlio ,J; .^q.jl_«.\ Jjl^£Q.JL^; y.*\ Joot ^JJxio -Jooi J*oKjOo ^..O^!., 
'v^lcso/o :J_a_fco j_coa^aJLa J;ot; V^l ^ß°V 3 y^° .Xl^^; )-^— li/ Jj/ »-V.fol. 
'" o».^ ooi :)vlo ^-iö Jj^~J1; rJjSotajLS. >-.oio_.o_~j ; ) »•>./ :^j/ Jj.lo J i i .'/; 
oixjl\ y ^s> 'Li^oas.^ ..^a.oU/ J&s^jl. la..s'j ^io ,.3 'ooi ooi -.^icün jj '^_,j 
*s.~ ,;IU Jooi V^/o l°°* JJ^-'aio o^o.2l\ J^^a^is VÄ ^-- flD t- 3 .J 00 « 'j^—Lvi 

^.iOO , >*-2lJ ÖCiO y-iOO w^^o o£bo ^OO V- 2 ^ 0&.3 ^.iO N.oC^v , jL^aS. 

..J^o» )Üu^i ^as. JjJL ,_*\ot ,.so «^„iiftjX» ^_/ , ■y. -» . t n\o -.^K^jl 6&o 
15 *.^*j J^~»|tmniV ,-io ^-.^.»j ■>ai.> ^^•*! joü^so jbo.«.n.^ Jj-£i^oo ooi 

i. v I&-»- 

lu et, autant queje le peux, je vous l'expliquerai avec mesure; ensuite, j'enarri- 
verai |aussi ä ce que mon accusation [(xanfiyopia) vous reproche, en vous ame- 
nant par persuasion ä ce qui est parfait comme des f'reres, mais non pas en me 
jetant ou en foncant sur vous comme sur des coupables ä la maniere d'un juge. 
• r > Voyons donc quelles etaient les paroles des Evangiles (Eüayy&ia) et com- 
prcnons quelle etait la signification qui s'y trouvait placee. Un vorwog, c'est- 
ä-dire celui qni meditait les commandements de la Loi (vo[/.o;) * de Moi'se et'Lfoi. u>2 

• . . r° b. 

prumettait de les enseigner ä ceux qui ne (les) savaient pas, interrogeait 
Jesus, afin de Teprouver : Que dois-je faire pour heriter la vie eternelle'? Apres 

i" que notre Sauveur eut dit : « Ceci est ecrit dans la Loi (vdjjwj) », * et qu'il eut * v toi. 196 
ajoute : Qu'y lis-tu' 2 ? afin de montrer (sa) vanite, puisque d'une part il lisait 
pour les autres et que d'autre part il ne comprenait pas pour lui-meme, 
celni-ci, s'elevant encore par fierte (f*eva>.o'voia), önongait les commandements 
avec sa langue, en ouvrant toute grande sa bouche d'une maniere tres grave 

15 et en disant : Tu aimeras le Seigneur ton Dien de tout ton coeur, de toutes tes 
forces, de toute ton äme et de tout ton esprit, et ton prochaih comme toi-meme*. 
Apres qu'il eut repete ces (commandements) avec un esprit hautain, Jesus, le 

1. Luc, x, 25. — 2. Luc, x. 2(i. — 3. Luc. x, 27; Deut, vi, :. : xi, 13; L6v., xix, 18. 



Vfol.196 
r b. 



10 



102 SEVERE D'ANTIOCHE. [370] 

••.•'j—Jlo .f~2L^ j;ot .K^jls K_)^;l. ;po/ ^ .oC^ Jooi ,-oi2> i-io/; ^-.^oi , i\i; 
),i?>\q-. Aoow»?* J£s^_N* oöi ^./o ;) n .vkxj oot 'ool Jooi ^Jjuio ^-.; p 
'^a^; ocx ■•) i .y'r» ^.oioK-./? o.jü*,Kj; vjd'ij aj.io.\» Jooi J^la -Jocx ^i. 
y^./ +o '^.novs ocx ^*ai«o .oi^giN; ^-»/ >q.~/,_m JLaoaaai )och ,_oi£> ju/ 
,_*> jui/ Jooi ^j'/ -.t-*?/ j;« S! fc-£^ ? jJ^^aS. öC^ Jooi ^o*J-» JJfcocLs; 
^io ,jo ,y.*>\J./ ..v*oioJ^iw ol/ 'J m > '.^ ^ao .Jli— / JAa... t ,*v.\ JKjl.,^0 
.Jooi l^ö'y JK.^^0, a.,^^3 .J^-w^ö^o Jocxo k-o v^_5o :w«^JKJ*/ v^oioK^J 
.JJ fä .oi\.b>xo ^-»; Jl :^o tf ou^ 'JLol^o .^..^o w^ot/o 'J>^. Jjoo Lioi.\ 

loOl CH-^tv-./ ""^O w^O V-*^*? ^ Uj— -^ Ölt-Ä.;^ *OU^ O'b ]i t-3° J^-») » » » <>. 

-.jjU^-s ol^o .^.otQ^^. )Q_o Jooi ^j'/ J-~>oJ_i ,-D J-'P -* ^-*? «*"•/ Jk . H ..too 
.ou 1/ ^oo .Jooi J.iö»; och-js >» nSl/ IX—J^-A-. o»-a^; J Lac u»jlao J.itö,..a JJ / 
^j'ivi *J_^j_^oo (v-ia.— »J .odcLw^o^ o>Lo looi jL^a^.',\; Jlo>~flo/ •.^otaiS^ 
'oui^i/ )i-^o— ^^ t^o .^—Jä^L. ^—.oCS. Jooi >^J~io JL^VXjs po -.^©C^. Jooi 
♦ 01-.0-J1/ ^iol J1J ».&» Jla3u.»i-^o ..oC^a.o/ J^>la3 JLo^ 
1. V \~t-°- — 2. L oiii low !■*:=. 



docteur sage et notre Dieu, usant et de douceur et de reproche, lui commaiidait 
de faire c5 qu'il avait dit, en disant : Tu as bien repöndu, fais cela et tu vivras' . 
Mais, lorsque le docteur de la Loi (vov.f/.öc) interrogeait de nouveau, comme 
s'il eütpris pour pretextele desir de s'instruire ((piXojAxQeix), il demandait : « Qui 
faut-il regarder comme le prochaia - que la Loi (vo(*p?) commande ä tout homme h 
d'aimer comme soi-meme? » Et alors notre Sauveur, mettant sous forme de 
parabole la reponse merne ä cette (questionK dit : « Un homme allait d'unc 
ville ä une autre ville ; ayant ete attaque par des brigands, il fut pris ; et, apres 
avoir ete depouille de ses vetements et couvert de blessures et en verite a'ßtre 
devenu qu'une plaie, il gisait ä demi mort (7)fu8avi!)s). Un pretre vit cet (homme) 10 
V fbl. 196 et s'etant detourne passa outre. Un levite le vit, * mais ne lui donna aucun 
r ° b ' soin; et, demeurant impassible et n'eprouvant aucune douleur, il alla au delä 
de ce spectaclequidevait exciter une pitie plus grande que tout. Or un Samari- 
tain qui etait en route se trouva en face de lui; et c'est non pas avec les yeux, 
mais c'est surtout avec les pensöes et la misericorde de son cceur qu'il regarda i • 
altentivement celui qui etait etendu ä terre. S'etant mis ä genoux pres de lui, 
il appliqua ä ses plaies des soins convenables, y versant du vin et de l'huile et 
les serrant soigneusement avec des bandelettes. Et l'ayant mis sur un anc, il 
le conduisit ä une hötellerie et il lui fit temoigner lä beaucoup de sollicitude '. 

1. Luc, X, 28. — 2. Cf. Luc, X, 29. 8. Cf. Luc, x. 30 35. 



192 

a. 



V loi. 196 
v° a. 



[371 1 HOMELIE LXXXIX. 103 

^,<noK^l ojL.ioi :} n,.«,vxaj ö/ ' l^-j^a^o K4 i -> n v ^o o>.\ ia~l JJ -.'^o/ pioi 

),,.V\1 v ooi_3 . ■ Jl^J ^.SlLiH -.6) ^^ joot ^iJJD; Oi%^ O-LiOl ,jj / -.L^-- ~.\ ' ' '"' 

..Kj/ ', im vi 'jlaSL^J.. JLs 'yj.-.^o > .»iHj V-«-^ \^ö Äo/ .Lol^J-o Joe* 
)j/ . y^^V-° ^-oiok---'/ '7-^ ^Lo-iL.io y.ia^J5 0/ v.tO^— ^ 01.-5 p o».j5i oöt» 

6 vu/Aooo Li/ pö/ .-JjLJi-Js — otoK_./o »aldJuSo Ji .-n o»»s ^ ot_i» oöi\ .^_.» 
JIqjois» J^o«^ la*£Oyj$i 001 -.Äo/ J>--*j *-•/ 't-"">^ »®i •J- aL -«V^ D ~otoN-/» Jj/ 
-AaSi JN> vi«lo :Joot »o»_sNjcio L»ai.\» (.jj'o.131 oöto :)i » i^v Joot ^cu^o 
^^L>» yOJÖt :)ooj JJ. v>V> J-üDCL^aj ^./ ^001 ,-Joptoo» ^.^c+js JiaJOO 
oöiS> :J_cqjl^> ja~». oöj^. -.^.j/ 3/; Lip/ 0001 x -»»ch..3Kjl5o J-öC^s )j^öla\ 

in )^m, V); oövb«. :)ooi po»» oö(\ :|ooi ss..^..'.» fr^J.» »flpjikao Jj» oö£ss :(..^^p. 
^.\; y_/ JJ/ .^.010^/1 ^.ota-s...»— Lu^_a^» >■•/ ]W •.Aa.iaj» jooi ^K^w 
Jj,JSa3.\i 001 :L.pa.* ^.j oöt .^.ota^N oi-^co J^i K..JLa_.j..flD» )m »-o 0/ J.sp 
3/ r-o-^v )~LSOt :v^^ ; m.io yOoloL^. L,»» jJo P-i-».» oöt :Joot •*.»!. JJ J.»„noo,>n'j 
Uul.jl ).^a^o :pK.jiJbv£> ^^iaai J»a.^3 ^.slS^L.» yO-iöt :po/ \.sa.*.3-~ jü| 

15 •.) 1 »' t 'f> «otoISw/ a.A.io» ^oKJro/o -.Jjl».^ oO.;oN.a/ • .Na^3LjL^> V^^? °ot 
1. V in margine : *Xuotpti>; (sir). 

« Dis maintenant, sans nie regarder avec desyeux scrutateurs et mauvais, 
6 docteur de la Loi (voaixos), qui * pour toi est le prochain, mais qui pour • t.fol.iöa 
celui qui aväit besoin d'etre bien traite (siraxQüv) est par les faits meraes 
devenu le prochain? Toi, en efFet, souvent tu penses par ignorance que celui 

5 qui participe ä la meme religion 011 a la meine nationalite que toi est ton 
prochain; et moi, je dis et je definis que celui qui participe ä la meme nature 
et est homme est le prochain. Comme tu le vois, en effet, celui qui levait * le * vibi.196 
front par suite de la ressemblauce (qu'il avait) avec une personne (rrposwirov) 
frevetue) du sacerdoce et celui qui tirait vanite de son appellation de levite et 

i° remplissait les fonctions du ministere sacerdotal en exercant le sacerdoce selon 
la Loi (vops), lesquels se vantaient egalement, comme tu le fais aussi, de con- 
naitre les coinmandements divins, 11 e penserent pas meme que celui qui etait 
de la meme race (ys'vo;) (qu'eux), qui etait nu, qui etait couvert de blessures 
incurables, qui etait etendu ä terre, qui allait mourir aussitot, etait homme; 

15 mais ils le mepriserent ainsi qu'une pierre ou un morceau de bois jete en 
vain. Et le Samaritain, lui qui ne connaissait pas les commandements de 
la Loi, lui qui aupres de vous a la reputation de fou et d'ignorant — car c'est 
■ainsi qu'a parle meme un sage : Ceu.v qui sont etablis dann la montagne de 



* L fol. 1'. 



10 



104 SEVERE D'ANTIOCHE. [372J 

) n ..«• -s |X,% yaoto^^ oöt .'JIo^-od/ "^.^ |oO) sQ^XflPl oöi^ )_3<a.ü_s Jooio 

yooi^jaj^o Kj/ ',. Vnr> (.^^iJ J.-.X*/ t^ö/; )-»-a-/ >^'J? )-»K„«.aN «.s .') -»»t'o; ooi 

♦.-otok-./ ) *» .j'o -.(.xj/ 
* Vfoi.iuß JLa*-*3 JJ.Da.flo y.+ \ -,^..oe>o ^o-^o»; U<* jlls^oi '^^sot ^>ö ^-^oi 

:JLxL^> ^--ot\ ^a-w^l^o ^.aJi (.XL*a2o '^.-o(\ K../ Jjooi )joi :),-../ J)«vo;o 

|l^-j ,-iö jK_Vo^jt .jJKiö; Jji;/ «oioK.-/ Jjlooi ^./; 3/» ^^io .öwA-/ 
:JJ.OJLDi?£oo ^.o£s K.../ ,_iol ^00 rjlkv^.^ ^.ou^>/ jll^2l\i ^*^ot :jaL*Jo 
.-JlscLccus iKlcojo L*.^0 ^1 JLJ^^ccm • .. ,o>^al*; yOJÖüS. . ^ü ^.oiA^o 



Samarie (et) les Philistins et le peuple fou qui habite a Sichern' — reconnut la 
nature (humaine) et comprit qui est le prochain, et celui qui pour vous, juges, 
est tres eloigne est devenu tout proche pour celui qui avait besoin d'un 
remede. Ne renferme donc pas dans une petitesse judaique et dans des mesures 
etroites la de finition du prochain, en pensant que lesparents de ta race, comme 5 
dit le prophete Isai'e, sont seuls tout proches 2 ; car toute personne ä laquelle 
011 etend l'esprit de charite (qiiXavOpwrcoj) est le prochain. » 

vini. 190 * C'est selon ce sens simple et qui est sous la main que les (paroles) de la 
parabole placee devant nous ont donc cette signification et (cette) Interpretation 
qui s'adapte et convicnt aux paroles memes a ne voir que l'exterieur et la sur- io 
l'ace; mais il y a en elles une contemplation (8ewp(a) profonde et tres mystiqüe 

1 l fol. i'.i2 * pour ceux qui peuvent considerer spirituellemenl les expressions (>i£i«) 
intimes, autant qu'il est possible de la saisir; car chacune d'elles est pleine, 
et comme grosse de sens, parce que tel esl aussi le genre (eTÄos) des paraboles 
d'une pari de manifester et de montier un petit nombrc de choses qui sont 15 
claires pour toul le monde ei par la comprehensibles et qui attirent a elles les 
auditeurs et d'autre pari den cacher et d'en dissimilier selon des sens (divers) 
un grand nombre qui aiguillonnenl le desir de les rechercher. C'esl pourquoi 

I. Eccli., 1.. 28, 2. Cf. Isale (LXX), lviii, 7. 



V fol. 197 

r ' a. 



[373 HOMELIE LXXX1X. 105 

sßjoi^s oolo .J_flDJa^/>o jjpjj och jJfcoo ^. joü •.^oo^s la\ ^ioJ.ia^ 
rc^jji )k"w\1 vooj^a p :]iv~/ JKjoj oolo .Jjoi jJK^o ^ >ä*-I3 -.t-*?/ 
^oa^; .Joo« Ji'ftN» ^aju. ooi -.Jiih\ Au/ 'S&oaio jJJ^oöo Jjl*> "^u^ao; 
J..*-Jo; Jjoi JJfcoc ^^ v3/ ^«po .)^o a .*; Jlaa±>oo; jjJV <*.^>o\ o-ou 
..v^ottJ JJjölasj )K.-ui.ftooo * JK-ujJV v^oi IctS. ..'j-cuaa^ ^X ^o-^co ^cu.^05 
jfcs>.KjL=>o JKJLX^.; .JLJ^>.a\ ^^3Lbo; 061 J-oi^ J— o> ^>o ^_L~ ^-^1^ t 3 
.•—.iLio» ^..Aoi ^ i^^r 1 vio^^-.jio; Jk.~ojL.2c loa^; "^J? ^° 7"*^ 
♦^oilo-^Iioao ^Sl^ccoo JJ ».3 . -^oüS. ^^isij; yojoi^ jK-jVla.20 ^-,öouo 

♦ JJk^o; oüS*-» -01 Jk.*2udL "^-ooi -01 JjlIö 
io .-..■*•. 11 )mi^; J^jojo V*^a .cw-^JJ j^j^o/ ^o jooi fc^-Jj s*-i/ Uj}-= 
c*-M )iojLj/ c*^3 v*^^^° • JLJ / J-^*»-* !•/ «'»Hl J 001 k-^! *^/ )Jo 
LV \v»o j^oi 001 )v-o; ^_io .-^o;/; Jj^oS V^ : ^ *■**» ^-^> *-°« ••)^^° i°°« 
ouo>-=. K-J.:>o-,.L\ o^ y*S.xioli .-J..CO...JV3; J-oi^o |jl~ JJ;o - jxi^fcvj.io jlo 
oUW? -61 a— v*/. i°-^> .|_i>;ojLio joCSx; j-A-*; K*s -01 .oj^oK-a/ 
1. y l*o ;a>» (sie) au lieu de l»**aax — 2. L om U».^»» Wo. 

les disciples eux-memes avaient cöutume de dire ä notre Sauveur : Eocplique- 
nous la parabole de l'ivraie et du champ (iy?oc) ' ; Pierre a dit de meine : Com- 
mente-nous cette parabole 2 ; une autre fois encore, comme tous les disciples 
avaient pose la quesfion : Poarquoi parles-tu enparaboles aux foules? Jesus lui- 

5 meme repondait : C'est ä raus qu'ila ete donne de connaitre les mysteresdu royaurne 
des cieux 3 . Par consequent, ä l'occasion de cette parabole qui est sous la maiu 
et que nous nous proposons de commenter, courons aussi vers le (cöte) mys- 
tique * et cache de (ces) sens, en demandant ä 1' Esprit divin, qui distribae ä * vroi. 197 
ckaeun les (dons) particuliers et propres comme il veut ', qu'il nous revele selon la 

10 mesure de notre l'aiblesse (les pensees) qui peuvent (l'ötre) et qu'elles soient 
profitables pour ceux qui les recevront, sans les Messer par leur elevatum. 
Ouelle est donc l'histoire propre de la parabole? 

Un komme descendaü de Jerusalem ä Jericho*. C'est avec raison que (notre 
Sauveur) s'est servi de la designation du genre (yevo;) et qu'il n'a pas dit : 

15 « On descendait », mais : in komme [descendaü). En effet, il etait question <Je 
rhumanite tout entiere; en verite, par le fait de la transgression du corn- 
mandement par Adam, eile est tombee de la demeure du Paradis laquelle est 
haute, elevee, calme, exempte de passionet divine et laquelle en cette occasiou 
a cte nommee tres justement Jerusalem — ce qui signifie la paix de Dieu — 
1. Matth., xin, 30. — 2. Matth., xv. 15.— 3. Cf.Malth.,xin, 10-11.— 4. Gl' ICor., xu.lt. — 5. Luc.x, 30. 



r I) 

• Lfol. IM 

r" a. 



106 SEVERE D'ANTIOCHE. [374] 

) . t ü .. jji^ .^; J^joio .Kl^t-A J^oa-^» JIX^a±~o JtCi^Aioo JKii^ia* 

JJS^^V; )K*io6»JLao .-^N^io K-J^o JojSs ^>o y . f , '«» »; .JjxxS.* Jjoi, 

»Vfol .197 *^j^^i0O ^.-.ÄA-ä^OO .-^*» -i\ )-■ PQ ' " ) J- V » *> » 

j^too K—tO^o fcsJsu-k-oo/o * o£>> K'-^jN-*/ ^»j )t— ^> ötla^> -.6« 
looi JJk-JLAoo K—K^ O^JJo ^fc^-l fc^^ j^.U )»-.U ^-Aioo :loot 
)-.V-V-^> JjJ-J" k^r> -.U^io^? Jfco^co laiOt-s JIojj/ ~oi l-po*/? ^-/ 
..UaSiaj; jJo ''JIoqi ^; JJo ^o .öta-^* Jloil^io; JK-SJ ^o .6(J^ '^oä 
^..^ot ^.io ^o^io; JL£>/o ..)Kja_ai> öj^s o_o_=l.ji )K sa?i . „ > JJo Jla.a_}j; JJo 
oto_ca_3ü •jjj^gv) Jöi^— j JJ^cq.JL3lJ» JlcL*iCL3 "JjLSOto .J-otSs J-^J*^ v^" » ^ ? 
K-jj jiot .3/ JlK*-io, ,a^^ v*>j^a^ JK n » m aL.s otaba-co +ä ..6»a^£-ßo 
J^ül^o v-^ J^iaS^ .J*C^io o£o )^~ j-*oJl lo^j .-U*-'-** Mi-k- 

..^-^^Ji» jl*-^ Aii) OC*S. *3} JjL3-/ .yok-.J ^O^JOS Jlä-JiOj -.K_/ J*_0> 

I. LV in margine ^owto^n ^oj-oi. — . |;ok» lS.li&>:»ßJo k»U»~ -l^~.» l-*i» :U>a* U*>oi <i.^. j>j 
. U»^.> pon U^-a.1 U^- l>.<u»i ;.»■( ,3 .a^;./ |!X>>.au.>o Isaijwj iö»n9 ^ tiSioo ov-vw»* ooCi. 

^owlaii s &j-o, ;.»•/ ,3o ..wttt^; i.-cn ;-»'( _^o .ItOi l-=ji 1-13..I, UoJßX vg^»U "*..i>oi \is*i — 

2. LV in margine : ^ a ; '- — :). V How^. 



jusqu'ä Jericho qui est (une ville) situee dans une vallee, hasse et etouffee 
par la chaleur et qui fait connaitre que la vie des passions de ce monde separe 
de Dieu, entraine vers le bas, cause de retoutTement par I'ardeur des desirs 

♦vfol. 197 honteux, * produit de l'angoisse et determine la mort. 

♦l7o? 193 Une f°i s °, ue l'humanitee s'est laisse tomber jusqu'ä cette (vie)', 'qu'elle a 



r° n. 



10 



ete renversee et entrainee en bas et que peu ä peu eile a ete menee ensuite jus- 
qu'aux parties les plus inferieures, ainsi que je Tai dit, une reunion de demons 
barbares l'a attaquee ä la l'acond'un partide brigands (^mi{); (ees demons) la 
depouillerent des vetements de la perfection, sans lui laisser aucun vestige ni 
de la force, ni de la cbastete, ni de la justice, ni de la sagesse, ni de rien de io 
ce qui represente 1'imagedivine; et ainsi, par les blessures repetees des divers 
peches, ils l'egorgerent et la tuerent, ponr le dire brievemeut, la laissant ä 
demi morte (^(tiöxv/is). Et ceci en verite montre bienque toute lhistoire regarde 
la conlemplation (öetop£a); car les brigands (Xvicrvi«) et les voleurs out 1'habitude 
de causer d'abord des blessures afin de depouiller ensuite de ses vötements le i r > 

i. Nole marginale de LV : II faul Bavolf que dans le langue grecque le mol <> vie so dil au 

Bingulier et au förninln. Le tnaitru l'n mi- ;i rinvisicin du i-miii iiahr de ■< la ville basse de Jericho i>, 

lorsqu'il dit qn'elle fall connaitre la vie miserable de e< ide, » Jericho » ätant ^m singulier el au 

i < - 1 1 1 1 1 1 i 1 1 el h la vie » etanl pareillemenl au singulier el au feminin. Puis il n ajoutd w'to^.» "■» au 
singulier el au feminin, '■" Borte que le lecteur peul des lors lire ■' son grö, Boil qu'il <\i^<' wtaN l.-», 
soll qu'il dise vpwta^» ^». 



♦ V fol. 197 
v" a. 



10 



OOd 



[375] HOMliLIE LXXXIX. 107 

.,^oöt JK-^J; Jjö—/? Ji— ^o *)?o« ^^^ö .-oiolK-sj ^>o ^k^s -ot-oo-^ju 

yj .yO,^ V>M -01; JJ.on«,»ft ^flo v oo6. K*l JJ -.Jj-ioöifcoo J^vxclS^ t^-.; 
N-.JjK^oq-^-» JJ ^-w-^o Jjoi ;k-=> ^ioo .JlVJ^ioj )jiö_a^0S. yoC^-j yOio^loj jJ 
.^^>fl.\o .^-; K^D Jj^JJ .JJ/ -.^-^» jK-^i^ V*^ öS. .JlaicC^ J^oA° 
♦-oioj^.^o .^aifc^o -oio-J^ji/j .yP P?/ J^-iicu^-, Jjoj^s^o 
..JK_^*ico öutSJ looj ).^3abo ^^-^.g V-fr 3 J 010 JioAj/^^-Joi loot l^oo» ^ 
o/ ,K.*d Jjoo ^--.iOA*» i~«^v boi^ .oo^J./ biOio ,^»; oöt J-aoa x i i öi)-~ 
-.,-iö öl).— JJ/ .)ts_.a^ -öl JlaJoo; b»aicu -010K-./ i-'^ )«°> \>ft .J-o2S. 
A^ n p / jls/o ..taa-flD jJ 'jlK— X^aj,^o jJ-a^co/ la^o .^w^ol/o ,^.j \ai | 
V-^ J-~ü» .jUa^xo JJ JL^s -.v^JLJi Mj^ '^silJl/ i-*> -ioo« U*?> t 3 
. ..>>« vs JJ, ..pö/ «xdq^oS; U-2.-1 'ooot ^^.^k-^ -oiö,_.J_s LusVo-oo 
JJ »s/; ^^io .0001 ^jlXlLoo* vQ-JÖC^ JljJlK-s yCLj/ a-^oo..».:*^ 
JJ Jjoj^^io .Jot.^~ ^^V-r 1 J^-«J->^iCLJLio JLJL.I90 JVoJLj J^ojj .-looi öuA-»/ 



Messe qu'ils ont all'aibli; c'est pourquoi, des qu'ils sont en possession des 
vetements, ils n'ont plus la plupart du temps aucun motu' de blesser ensuite. 
* .Mais les demons, les brigands (l^otr,;) iutellectuels, n'ont pas du tout la «v fol. 197 
i'acilite de blesser, s'ils n'enlevent d'abord les vetements des vertus, et apres 

5 cela ilsblessent sans pitieetjusqu'älamort; carce nesont pas (nos) vetements, 
mais en verite c'est notre perte et notre mise ä mort qu'ils desirent; c'est 
pourquoi Notre-Seigueur a dit avec sagesse : Ils le depouillerent ; et ensuite : 
Ils le blesser eiit '. 

Quand donc l'humanite etait etendue ä terre — et voici il s'en fallait de 

in peu qu'elle n'eüt perdu connaissance et qu'elle ne tut mourante — la Loi 
(vou.0?) donnee par l'intermediairede Moi'se la vit; celle-ci, en effet, est marquee 
ensuite par le pretre ainsi que par le levite; car la Loi (vdps) est le docteur 
du sacerdoce levitique. Mais d'une part eile la vit, et d'autre part eile manqua 
d'energie et de force, eile ne tut pas capable d'amener une guerison complete 

15 et eile ne releva pas (l'humanite) qui etait etendue ä terre; et, ayant manque 
d'energie, eile partit necessairementä la suitc de (cette)demarclie sansresultat. 
Car c'est par son intermediaire, ainsi que dit Paul, qu onpresentait des sacrifices 
et des offrandes qui ne pouvaient pas reiulre parfaits sous le rapport de la conscience 
ccax qui falsa ie n t ee mini sthre - , parce qu'il etait egalement impossible que le sang 

20 des taureaux et des boucs eulevät completement les peclies. C'est pourquoi 

"1. ('.!'. Luc, k. »1. — 2. Hebe, ix, 9. 



V" a. 



108 SEVERE D'ANTIOCHE. [376] 

*Lfol.i93 yÄot; JJ/ -t-^ J-^9'? 1^-*^°. . a *^^ v^i_.j— *s> L.o^o JjoW; .'y^ V^o/ 

♦ vfoi. 19: •J> 7 <- o .^o-o jJ/ .Jju)_J^oo JJ cx-a-a-A ♦■» pö/ «V-s^ ji .oi^aoÄ^ ^io jjui» 
v" b. ' ' 

jlcw^o; Jim . m ...so :^oo,l/ jJ )J.ci.» «>/ lob* t-oo .AJu^o o.tl«!/ LaoLtto 

^3om w.öi j-.al^'y) ^«.,» j;oi .^oh >^>oi ool )jkm ->\ ..«*3;j/ JJL» *; K^s o/ 

•:-c*is._=.a.a.\ ,_io }_acjS» 

,uOU)~»o .jooi ^otok-./» Jb_.JJ Ji / -.L«»oJ-s Joot ^>j7; \ju/ Uv^o-a Jl^-J^o 

wS»_^o J«.».>oo ); v> .. ou^s \vJo .or t „\,ooo ,oi_ßo .^ojti\ \ >cu~'»l/o 

V^v^^^o .) ...ivi ch\ ooi j»-o K_.J^cu~J^ -.Ltmoi ^-*; ).-.'» ^>r>.A ,^oioY..o»\ 

«cx-sKjl^o J^.L=>jo> ) movii \^; oöt :)KS.2>o ot\ Looi öt..K_/ Lq^oqj Lo^« 

:J_o\ JJo J.jch.0 JJ» '.^m ^.ooi y^pojJ^oo; ^-^oi h^ jo_~.ii -.oulSüls )ooi 

ooot ,_v,„__;.co ) *n v>; _,otoj',:.oo_3 y-/; ,._o|._o~\ As-J..,ft> »t°i ycuöi JLs/o 

.Ja-^j j,.___x._. yooi^jo .J__oa_oji ou~<-_>, Jl_ö_m jl/ oot JJ/ -.^.^i'jKio; 

.oul£\j «j/ ju/ ouJ j-ioCS.; -»öi -oi Jjl-oo .'L-l-^Io ^.oio-v.../ K^s a.__«< 

•y_\ ~v»_7 Jo_.io ^._£\_./ L.^_aa. ..oooi ^*i--o/ '|_.;öoi- cx_v oooj ^^'via ,_3j oö»_\ 

♦ JoO| jjj. Kiojj [flOOXVI; ,_iÖ y^\ -.CH-S OOOI ^"-X^K-O t^-.)._Q.._.___»* 'oc*_5 

Notre-Seigneur n'a pas dit : « Lo pretre — et : Le levite — ayant vu l'hommo ä 
* L fol. 193 demi mort (7)f~i6avvfe) qui etait etendu ä terre, (le) depassa »; * mais : // se 
retourna ä l'oppose '. e II ne le depassa pas, dit-il, en le laissant de cöte sans le 
- vfol. 19/ voir; mais il se tint debout (pres de lui) * et le vit, il pensa ä le guerir et le 
toucha, et, s'etant trouve impuissant pour la guerison et ayant ete vaincu 
par la gravite des blessures, c'est-a-dire des passions, il revint en arriere en 
courant; » car c'est cc que montre la (paröle) : // se retourna ä l'oppose. 

Enfin un Samaritain qui etait en route vinl lä ou il itait et, l'ayant vu, eut pitie 
de hu.- s'etant approche, il le soigna en versant du uin et de l'huile et en bandant 
sesplaies 2 . Et ici c'est justement que le Christ s'est lui-meme appele « Sama- 
ritain ». Parce qu'il s'adressait, en effet, ä un docteur de la Loi (vopwcde) qui 
se glorifiait en lui-möme grandement de la Loi (vo'jaos), il s'appliqua ä montrcr 
par ce qui etait dit que ce n'est ni le pivtrc, ni le levite, ni, pour parier 
en general, ceux qui crcyaient se conduire d'apres les commandemenls de 
Moi'se, mais que c'est lui-möme i|iii es1 venu accomplir la volonte de la Loi 
(v6(ao?) et montrer par les faits memes qui en verite* est le prochain et quelle 
esi la(parole) : •• On aimera ce (prochain) comme soi-meme », lui a qui les Juifs 
disaieni en rinjuriant : Tu es un Samaritain et tu as un demon 3 , lui t'u'ils 
accusaient frequemmenl de vidier la Loi (vou.o;). 

I Cf. Luc, x. 31, 32.-2. ('.f. LUC, X, 33-34. — 3. .lern. \in. 18. 



10 



10 



193 

a. 



[377] HOMELIE LXXXIX. 109 

JJ; ^ " ■.) »VI ^O, J-P"? U"^ :JIt— / ^ jk^iK-S, ^-./o 'V 101.198 

yOJÖi JJLoVou lo\ oj-.a^.^o :)~öo!./ och j m\ i>m\n. oj^so/ ) » ■> t "^.Jt~CQ_.jJ 
^io fS 'Jl^»/j JVoiCLäw ..ou.Ao jlaj^iöj , *^V/j -öt-a; U^~»l =]-»•*> k-«-»» 

B ^^JM .yO-j/ olo/ ^_«.\o< jKjL^CLS ■,d*Aji/j vQJCH 3^— i^Ji N; iv_ü 

) - ^ « yQJoti ^oou^o .0001 . »y ViK^o )_».o_boi ) fflovil ->; vOJOi» ooot >.)'.. 
.3lXv> J,Ji^ ^->.\o^; och :)joi Joch ^cxoK-./ ^»j J-föw ^o :ju/ ,~~ i^i 

.'OOOi ^.^° )-M^O-* P .-wJ^Ot jKjL.jJxLS. y^j/ CV*/ J-LOOIO • .yOOi^ loOl i 

••U^sa* > »y, o.K-^o; v^-iu/ ^*t^ö/ Uv-W |k^io *>-•/ .s/j «.»e'jj ^-.j ^^>a\ 

1. V ^»M* 1 - — 2. V in margine : lu>\i.ap. — 3. V Koia£io. 



Et dans un autre sens * il n 'est personne qui ne trouve que cette designa- , yfol.m 
tion de Samaritain appliquee au Christ ne convienne pas, bien que n'importe r " a 
comment eile paraisse etre injurieuse. En eilet, quand 1' Assyrien Salmanasar 
eut emmene Israel en captivite et l'eut deporte sur le bord des lleuves de 

• r > Medie, ainsi qu'il est ecrit au IV e (livre) des Rois, il envoya de Babylone des 
habitants du pays ä la place des captifs et il les etablit dans ces villes. Et 
parce que les lions les faisaient mourir sous pretexte qu'ils ne vivaient pas 
dans les habitudes ancestrales de ceux qui se conduisaient selon la Loi 
(vo'[ao?) de Moi'se, il envoya un homme pris parmi ces captifs — celui-ci etait 

i" du nombre des pretres — qui leur apprenait ces habitudes, et de la sorte 

(les Babyloniens) occuperent ces villes, en s'appelant « Samaritains » * en tant »Lfoi. 193 
qu'ils etaient les gardiens du pays, parce que en verite « garde » et « gardien » 
se nomment egaleraent « schomer » ("icu?) dans la langue hebraique ' . Et qui 
contesterait que le Christ ne soit le vrai gardien de toute la terre et qu'il ne 

15 possede l'univers, lui en qui nous anssi nous vivons, nous nous mouvöns et nous 
sommes 2 ? 

Mais il laut savoir que quelques-uns disent qu'on appelle « Samaritains » 

I. Cf. IV Rois, xvil, 6, 25-28. — 2. Act., XVII, 28. 



HO SEVERE D'ANTIOCHE. [378] 

•Vfol.198— taojij J'°t£-^ x-t— ./? -« > ^ s - i0 •. N M'i- fl0 -W? P-'P> v't^' ^' ^^ 

f ° *>• * . «Kl 

OUL3J P*ÄL3; jyjO ^.lVJ-V-3 yä '^w.JVXQ-./; )jlS.iÖ ^.'p ^ **°l « *. n ? °°- -'«^OP 

looi öuioj «ch jk^-i. JL*s o/ ')a ^ ... * v > |^;oqa ,< ^o>o ..^jl- ^a > Pöa s 

-ouj..-* • .)... .*>o s-otoK-/» oo, :J— ioj-s jooi ^fc.//? oöi ^.ooi j- V p o i 
• Jooi , -n'n- t-^-^-M o\o .K-Jt-V* l°°» -U J-~'°P> V--^ &l J 001 P?»! 0< *^ 
yOOjKis^OO; vCLiö. .iovmi ^; v.« .J— jo/; JJ^^ jooi -^»-b. jioC^ öfS. +s 10 
vs/ JJ/ -.»o-J^s *-j~l/ V-^ ck. .voojlo^ JVJ. vs/; vQJcn .-J^mJJ K-*J &l 
.Jjjv-s Joe* 2 P-ßi^JL2o J.3lV~oa ^.io »^.xoo |»VJls ^D .-p-i/ v^jb^ob. ^oil/ 
yaaÄÖjKj J,..-^/; -6« .-\i\r\ ..yvre Jt-.*^ \OJ« Uo.io/; ouK-./ JK-^o .r--^ )?oi 

♦ yOioL^.Jivj; >0,>O yOOULiO vQ-O-m'H jlo .'^«QU*f9j vO-lÖt )&*. 

1. V in margine : Iw(i.Y]p. — 2. V U«»1£j3o. 

ceux qui habitent le pays d'lsrael pour un autre motif encore, ä savoir 
»Vfoi.198 parce qu'ils occupent la montagne * de Samarie qu'avait acquise Amri, roi 
'" b ' d'lsrael, apres l'avoir achetee pour dcux talents d'argent de Somer, le pro- 
prietaire de la montagne, ainsi qu'il est ecrit 1 . 

Nous cependant qui (voulons) tirer de ce mot un sens qui convienne ä er 
que nous nous sommes propose de commenter, ne discutons pas au sujet de la 
signification variable ou de la raison en vertu de laquelle cette appellation 
a ete donnee; car il y adans chacune de ces (signiücations) quelque chose qui 
puisse convaincre et qui soit vrai en meme temps. 

Ce Samaritain qui etait en route — c'est le Christ — vit donc celui qui 10 
etait etendu a terre. Car il s'etait vraiment mis en route, et il ne passait pas 
outre, parce qu'il prenait pour pretexte de la route le fait mrme de nous 
visiter-, nous et pour qui il est descendu sur la terre et aupres de qui il a 
sejourne. En effet, il n'a pas seulement ete vu, mais il a egalement vecu avec 
les hommes 3 , lorsqu'il s'est fait liomme en verite et en deliors de (tout) is 
cliangement et de (toute) Imagination (^avraci'a). Car c'est le propre des 
medecins vrais et charitables de vivre en compagnie de (leurs) malades et 
de ne pas s'en eloigner avant leur retour ä la sante". 

1. i:r III RWs, xvt. 24. — ■_>. Luc, i, C8, "8. — 3. Cf. Bar., m. 88. 



Vtbl. 1!« 
v° a. 



I.l'ul. 193 
v« 1). 



37!)] HOMELIE LXXX1X. 111 

\K . t o,\v, * Jts^iois :)oot ^j^ U~ä-»^ JV^o.- '>s/ J-3'°l ^o? 
V*>'po; ocx J^aJ; JLta-./ JIojuoUoo; ]pa_~ ^ «auj V*^ ^/ :|^ij-io;o 
t-~^ JJ '.^QtA^äuJjgJ ^)~>° JJ p? ^-o« v-ff' ^? ^-* J N; ^ 00 : V a °/ 
wo» )loi »JpJAoo JJo )laJu*_3o )la.. * r> rjlj^^o JJ.ojl3? j-*»^ looi )i-3L*Ja>o 

• o °iV. «i^j .Jooi po/ c*S oooi ^(.^u^ jidApo ')1clilj/ K.icu«^;o :o£S. ooo« 

JJ/ {^ohCeol JJ jooi -oioK-/ JvxU-=> 2 *3 UjV-s 'o^fco? ^-./j J^*s "^^ü^OO 

ooi •JJ^a ; ^ m ^»^. JJ; oöi ).,*■■» * v> Jooi ^^»? ) mi ^! jlK-fcju-.; fS ..orp.l/ 
^.x^v-ä» ycu/ ^~^: S t- 3 U*r**** ^S.ot JJL« ,_io ^iC^; • .s*ol» ).:*y.a..3 'ot-a 

I. L add »S. — 2. V ^v — 3. LV in margine : ovaSi= w»a«o. 



II suit de lä qu'il versait egalement, du vin, (ä savoir) la parole * qui 
instruit et reprend sur les plaies; il nous a aussi, en eilet, donne d boire * v i'oi. 198 

V° S 

(/» in« de penitence', comme dit le prophete des Psaumes. Parce que nous 
ne pouvions pas en verite le supporter sans melange — car la gravite, la 

& malignite et l'etat incurable des blessures ne supportaient pas une (si) grande 
äcrete — il y mela de l'huile. C'est pourquoi il se mettait ä table aussi avec 
les pecheurs et avec les publicains, et aux pharisiens * qui aimaient les»Lfol. 193 
blämes (fiXdvttxoj), qui l'accusaient et qui lui faisaient un reproche de sa 
eharite (<pi>av0pwiu'a) il disait : Alle:, dpprenez ce que signifie : Je veu.r la mise- 

10 ricorde et non les sacrißces''. 

Celui donc qui avait ete l'objet d'une teile sollicitude au point de vue des 
soins, il le chargea encore, est-il dit, sur une bete de somme. Parce que en 
verite, ainsi qu'il est ecrit, V komme, lorsqu'il etait en honneur, ne s'est pas montre 
intelligent, mais qu'il s'est assimile d la bete insensee et lui est devenu semblable 3 

15 et qu'il s'est rendu malade de toute la concupiscence bestiale et impure, 
apres s'etre fait les premices de notre race (yevo;), le Christ, qui ne connait 
pas le peche, a d'abord montre en lui-meme que nous sommes montes et 
que nous nous sommes eleves au-dessus de ces passions bestiales, une fois 

1. Ol'. PS. LIX, 5. — 2. Malth., IX, 13. — 3. 1\~. NLVIII. 13. 21. 



112 SEVERE DANTIOCHE. [380] 

j»oi "^^«io -^^ ^-*JOiVaa\o , >?! S>-a. : * yloiOL.wLSaA ^.^ ooi .y»,«^bJ./o 
t-^x o»-s ooi .ou»-a»/ oib^.; jpä-~ "^s-i. •.)la*xo]J «o!\-*./; oöt_\< -.V^o/ 

*^A-7 oi^-; )v^; )-*>?oi? ^£^0 .^ Jooi ^-^ 

*Vfol.l98 00| l—CL-^OS fcv*3 o/ ^_.» V Q.--J30 t j)3 .oj^So/ \ C> lo°\ ^ö/ ooi jj / 

vb. v 

yoo^a^ Lv^mo 1^» » i\ ilnvi loot» «6t .'jt^o )1^\ •, > ^3 ^^laio »ÄjüsKioj » 

061 JjlJ^o3;o jK^icaicu -oi )K«i \ ^ ; JlowA y^l i-<^v ooi ]1 .Jjuüüls 

JJ/ .Upo» )lt-^ U^sjo-ioo j^ja^o^. ^a^j JJ; .-^JU. > »\*x'ji Jjöa3,o_£<js; 

J_s/i I ^^x jl s v oc*\ yoto/ ^-.^a^oö ,j> ..j_*xiä^ yooüüva^ o,^a\l a\j; 

•Jl.o_o_.ij oj_>. uy\!3o ci_\ '^w«';; ooi -.J-sa->. ^^-X-sjo .j-iL-t-o j-_.o»>o )w-_^o 

♦ oC_\ _,OtO_\_/ JjL_^__LoK_K5 l« 

JK. ' j ü L a i./ ,_> t-*"^, 3 / •««-• -^/ I» 5 ' t-A-»} jlc___.,_*\ •.) n^n°>\ oj_x__o/ ,jo 

_.OtoK_/ ) .. » t>0 OOI -.OOOI ^_N - _- --C JöCSs loj.-.,^«)-); vQJÖl J_XL-Ö_S. y-_0 )!.,_>. 
♦ ^V» V> )K.» i„„,oi )lo ->»^ V);o .-o.jto; ^_./ v__xc*_o»o V-*__v; Öt_> )oot 
jjoi ^_j "^jk^caj :)ooi ^o'J-o JLo__£c__ Jt-t-a» o«.\ »_>/ *J-_>io| ,__ö; 

l. LV in margine : opo----. — 2. V in margine : [IavSo^cov (sie). — 3. V lot-S. 

que nous lesavons foulees auxpieds; lui-mime, en eilet, // a prw wos inßrmites 
et il a parte nos maladies*. G'est pourquoi il a dit : « Celui qui avait obtenu ces 
soins, il l'a fait monter sur son äne » ; car c'est en lui-meme qu'il nous 
portait, parce que nous sommes les membres de son corps*. 
•vfoi. 198 Mais de plus * il l'a egalement conduit ä V hdtellerie 3 . Et il appelle reavSo^stov 5 
N ' c'est-ä-dire hötellerie — ce qui se traduit par « (lieu) recevant tout » — 
l'Eglise qui est devenue capable de recevoir et qui heberge tous les liommes. 
En effet, nous n'entendons plus selon l'etroitesse de l'ombre legale et du 
culte figuratif : L'Ammonite et le Moabite n'entreront pas dans l'Eglise <lu 
Seigneur* ; mais (nous entendons) : Alles, enseignez toutes les nations, en les "> 
baptisant au nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit* ; et : En tonte nation, celui 
qui craint (Dieu) et pratique la justier est capable d'&tre recu par lui" . 

Et, une fois qu'il I'eut conduit ä rhötellerie, il lui ßt temoigrier une solli- 
cüude plus grande 1 . En eilet, apres quo l'Eglise eut ct6 formöe de la reunion 
des nations qui mouraient dans le polytbeisme (iroXuBefa), c'etait le Cbrisf 15 
lui-meme qui liabite en eile et qui s'v jtromöne", comme il est ccrit, et qui 
accorde toute grace spirituelle. 

II suit de la qu'// avait donne aussi deux deniers (Ibivipiov) d celui qui se tenait 

1. Isale, uii. i. — 2. Kpli.. v. SO. — ::. Luc, x. 34. — i. Deut., xxm, S; cf. II Esdr., \ui. I. — 
.-.. M.illh.. XXVIII, 19. — 6. Art., x, 35. 7. Cf. Luc, \. 34. 8. Cf. II Cor., vi. 16. 



• Lfol. 194 
p" a. 

' V l'ol. 199 
r° a. 



[381] HOMELIE LXXXIX. 113 

)_rv<»\ ^s ..yOOtiK^s ^-io; yQJÖi )jl°i \ > So Jioiöio ^*^iu» ^«/ JjuSo^j 
'Jooi o»_»o» och ILnlfluo/ >3wNj; t-3 J 00 « ° < ? 1 - )'+*-'. x*^ ••) 00 ' > f>>s > m 
)!'/ Jj/ Jjl3; ~fcoo/ * Ul .-»ÄSi. v3u»ol Jt-N-- ^o»^o v /; ääo/o .-Joch ,_o_3 
^oi^ * .jl,l-Xo JK^o-ftsi^ .po/ ^o)LAil|.-; ^XVJ^S. J^L.; ^il .^^/ W 
5 t^^>o Msoi-1/ j^v^o/ ^>; -o&o ..J-JLio (LacOo, J^oaiOJ ^s; K*3 
(ji^>o y~ ooi; j^a^» ,-wiO .•^-.oi-.K-./ JoC^v ^-j ^.ouiVi; . • )-» - m ^S k * )^dcl3 
J^ ? )ÜL^> |-Jt^io )irv>.\ oi^ yS oi^o .'IpL.»» Joa-/ ^ts^iö ^^V 

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,_^oi oooi yOouK-./ Jjx^ö V-^ »~? m^oiN ,_-ok> ^^aio )°»\ ..JL^o 
o-i-s; oouS> |^*Jl^o ^-*s o-aovJL/ JV- -/ Io—o-Jl^so )»-o/;o JiX.» ^ »1 
:)tsju;^o Jl^> vp-iöi Jloi>V ycu/ OMYi i ,J>} k*s ^oCb, Jooi ^o'Jjo U^o-S 
:oas| oaucoo/ yooi^..; ^-ioo :sQj/ o—kJs jJLcüLS^eL» 'Jfco»ö;o jlieo. ^ai.o 
1. L om Io«. 

ä la tele de VhöteUerie t — comprenonsquecelui-ci symbolisait les Apötres, ainsi 
que les pasteurs et les docteurs qui leur succöderent lorsqu'il montait au ciel 
— en lui ayant enjoint l'ordre d'avoir une sollicitude toute particuliere pour 
le malade, et qu'il ajouta : Si tu depenses quelque chose de plus, je te paierai, 

5 * quand je reviendrai 2 . II appelle « deux deniers (Svivsfcpiov) » les deux Testa- * l foi. u 
ments (AiaÖvfxa;), l'Ancien et le Nouveau, * celui-lä donne par l'intermediaire *vfoi.i99 
de la Loi (vou,oe) de Morse et des Prophetes et celui-ci donne par l'intermediaire 
des Evangiles (Eüayye'Xia) et des commandements des Apötres, qui tous les 
deux appartiennent ä un seul Dieu, qui comme les deniers (Snvapiov) portent 

10 une seule image de ce seul roi d'en haut et qui par les paroles saintes 

impriment et marquent dans nos coeurs la meine efligie (eixwv) royale, parce 

que en verite c'est egalement un seul et meine Esprit qui les a prononces. 

Perisse Manes et, avant lui, (perisse) Marcion, les athees, qui partagent 

ces (Testaments) entre des dieuxdifferents! En effet, ces deux deniers '(&ovapiov) 

ls appartenaient ä un seul roi et ils ont ete donnes par le Christ au meme 
moment et avec le meme honneur ä celui qui se tenait ä la tete de l'hötel- 
lerie. Apres que les pasteurs des saintes Eglises les ont recus, qu'ils les 
ont augmentes par leurs enseignements au prix de travaux et de sueurs, 

1. Luc, x, 35. — 2. Luc, x, 35. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. s 



i" a. 



♦Vfol. 199 

r b. 



10 



114 SEVERE D'ANTIOCHE. [382] 

:JjuooiKio oöj )°>m3 V*.^ ooi Jülsoi ^-./j :vQj/ o*i"i k-.Ji~.K-. JK-oäj ».^so 
K..O ooi rj-a'jo U^ob U^a^o JJ / ^'f P>P« °^ ' ^nVi feoo; ^-^oi ^*> ? 
v opoJj Vt— / oo« j^oco^> vjpo J17 U^> +* •Ji.o i c >N ao; -öl JKS^>o -oioK-/» 
)^2lcoo7 w^w» ^_io ^ )oi .«^ K^ow. jpuj ^_*U -V^ö •. v oouio *-J^o 

.jK*^'pa^ Ö|K .. <X«>7o )^*-3'» yOOI-.iL.JL3; y^.\o| .-lits.^ Jj£~/ ^-»l -.KjCl37 

~-k-/ Jk-Vai>j ^i. ..JjLieu.oiioo Jjl^ J,^. .-^aui ,o& Viojj U^H t^> 

*vV^O; Q|Ioe~X ^>Q-b> .y^eL^D'l )L\*$CO ^^> •.J-LiQ-.OUbO K-.OOI 

Jj/ J17 -jicH-s/; jloJLia^.jXio ^\ .you.+ss ^o ^o.JL/ ^üs^ooi ^..Aoi yS> 
:J-jou> 001 Jjop yoaS >&*■•) l ..JJLaApo; -01 JK^io la^ '^*Aio v-^ ^ 
0^0; «61 |— jLio» JKJLJ^aS ogaVt-sl U^l Jjo-oy^L3; yOJL^ ^al^io p 
)y.^.Ä^; ^_/o :^Ax»^ JiojL.;/» J-sJaj»; vpJÖ«; J.~.- ' io )1o*ä/ IcC^ :Jjoi 
^o,^ )joi;oa.jsj \QJÖi; 0/ tyooiv^^ ok. y»%i. a o J— ^i lo^so jloi> Jm 
Öl^oa; ' r •* «\ / vaaLLio jü/ JJo ..^ioJ^C^. jKoXcaqiao • . ^ ... Vo froo U'r~l 
♦Lfoi.194 :LJS-äo ) f>^N-\. )kju ^_io +s :)K-.jö1jlj yo^s ^JLVl 0/ J»— JJ/ .Jlojova^ 

r b. ^ y • ^ 



qu'ils (les) ont depenses d'eux-memes et que par la depense ils les ont plutöt 
accrus — car tel est l'argent intellectuel, qui est la parole de l'enseigne- 
ment, qu'il ne diminue pas par les depenses, raais qu'il se multiplie et s'ac- 
croit — lorsque Notre-Seigneur reviendra au dernier jour, chacun d'eux lui 

Vfol. 199 dira : « Seigneur, tu m'as donne deu.v deniers (Smvipiov) ; voici, ' apres (les) avoir 5 
depenses de moi-meme, fen ai gagnd deux autres par lesquels j'ai accru 
et multiplie le troupeau » ; et comme reponse (le Christ) lui dira : C'est bien, 
serviteur hon et fidble, tu as ete fidele en peu de choses, je t'elablirai sur beaucoup; 
entredans la joie de ton Seigneur*. 

Apres avoir donc lu cela autrefois- selon la tradition des Peres — car j'en 10 
arrive maintenant au sujet du reproche — le predicateur sacre vous a lance 
un appel, en vous pressant de payer par de petits morceaux de toile la venue 
du Christ qui est si grande, en faveur des soins et du soulagcment de ceux 
qui souffrent du mal de la lepre et dont le corps est enveloppe par la pour- 
riture et par la mauvaise odeur ainsi qu'uirtombeau en marche ou de ceux 15 
qui sont adliges de quelque autre maladie. Pour le dire hrievement, personne 
parmi vous n'a semble avoir entendu cet appel, si ce n'est que par hasard 

Lfol. 194 une ou deux ' bonnes femmes, ayant jete des pieccs et des restes sales et 

r L). 

1. Mallh., xxv. t>-2.\. — 2. C'est-ä-dlre dimanche dernier. 



Vfol. 109 

v° a. 



10 



[ 38 ;j] IIOMELIE LXXXIX. 115 

^.o^ l't-*^ / '.-^» ^A'^» *^»!° v^ \-u>'i± o Fr* J- 2 *^ 

B -**?c»/ jJ ..^K.— ^ö; vQJo« )a± ^ ^-oot ^-äJl.-!/ o»o ,_*> Joio -j^-z-co 
^io V-^-o» vSloK*/ ^ L^iooLa c*^ ^3 c*.a »Jo ..K~-J Jj»o> ,_*> JJ/ .^J-io 
»s/, Jjlo-/ .-»j^I^jl/ Jjui-s J^.UaV«KjLio jJ joow» «ex K^lo .Jk*^-. 
«^oiol^«./ ^ Jio«o .-J.JU-CQ.J vr».£QJ \a*»ü>; JlK^io;o Ji.»<a_a-o>o J-a»*^j? 

yojoi; .-^-.ooi ^^sui ylo n m vxS. Joo« ^oj'; ^-.ou^o* ^.Aoi .-)!/ ^oi^a 
JJ, ^.\^>8 .^o; J-wSJ po{» U 3 -/ "^o-a Icl^ ^^^oooi ^»»laio» 

.•po/ va>a^a3; Jjlo-/ oot -.U*l±? <xi<^ U*^ ;Q-^s ^o_iJj .^ooäj; Jj/ 
Ji-a-Ä> ^ jis/; vQJc*^ yOj/ r ^J ^ol ^ rh^i J^/j J-Kuil JloVlJJ *a 



tres dechires (pris) ä des vetements vieux et uses, ont juge avoir satisfait ä la 
loi (vdps) et que, faisant semblant (^(/.a) dune maniere hypocrite seulement 
de jeter des morceaux, elles accomplissent l'( Obligation) habituelle. 

Et pourtant, apres * la Loi (vöjao;) et les Prophetes, le Christ ne nous a pas * v'fol. L99 

5 laisses de cöte, alors que nous n'avions plus d'espoir et que dejä nous avions 

ete comptes parmi les mourants. Mais il est descendu de la hauteur, lorsqu'il 

a participe ä la meme essence (oüci'a) que nous ä l'exception du peche et qu'il 

s'est soumis ä se faire homme sans changement, ahn qu'il acceptät egalement 

l'epreuve de la croix, de la sepulture et de la descente au Scheol, et cela 

lo alors que par nature il est Dieu — tandis que, par lä meme qu'il s'est fait 

homme, il a endure tout cela — et qu'il a passe d'une maniere impassible 

par tous ces (etats) d'oü il fallait nous faire monter, nous quietions tombes, 

nous dont les os etaient disperses pres du Scheol' > ainsi que le dit le prophete 

David. En effet, parce que nous ne pouvions pas nous tenir debout, enterres 

13 que nous etions par hasard en bas — et pourquoi dire : nous tenir debout? 

— parce que nous ne pouvions pas seulement lever im ceil vers le ciel, c'est 

lui-meme qui, comme dit Paul, apres etre descendu dans les regions infe- 

rieures de la terre 2 , en a tire ceux qui n'avaient absolument aucun espoir de 

1. Ps. CXL, 7. — 2. Cf. Epta , iv, 9. 



116 SEVERE D'ANTIOCHE. [384] 

J-a-»Oj_3 va^£D? vOJÖC^ 'JoC* J-OJCL-Q-S. wk^OO y~> . yOoi\ joOl K*/ (.JLOiOJä* 

culo i •v .K-cq.^o }L^s p :o6i ) n «vmi\ oC^^JJjLio 'Jjot^.^oo .0001 yOot-K-./ 
jfcO^l ,^-.^01 ^io Ol Vi; -JoOl )ol«^0 ' ^ .a- ^ J»Jl^} ^öt JIoJlj/ KiO--,»; 

»Vfol. 199 *Jm «■■^." | < ^- 3l H? °oi? »*J i»'t'f> joot» y^ i^ an ^ 

v"b. ^ ' ♦ • y • 

.yj.>oK..ji/ ^^ci\i vQJÖi ^--? ya^Xj^o :> 1 . \vT> ^^>of; \QJot ^ju» JJ/ 3 

^Ljl* och 'jooi w»oioK»»/ t-*">x °°i °*^ V JL3 ? 1 -' )^-»^-~=>o )j^oi jk^oo» jLä/o 

l-sa.^ y» « ^oü. ^6 .°> maA .'w^t i-io/ ,^-ln^ .yoi^jx.^ ^s .(Vcl^j uJLw/ 
CH.3Q v»\ oj\ säuu* -.-joa^JL^S ^_bo "^.J^a; .J^a^cus ooC^ .-Jfcoöj ^o; oöC^ 
♦Lfoi. 194 ^-.; ^S. JL^J^ .01» mi jjko» j^a^sa-a Jjlsoio .^qju.» \s~~ ».in^ö oc^^äS. '° 
odoa/ jcA-xj )lo i . ^ \saAo )t-a~>]J o£S. +s 0&1 ^s ^/ 001 t£o^.& ».:>» 

J-^jLiO^ wOK l. .. « -. Jü; ^ CH-.t^-/ U^O^CULi jjLOtJ J^CLO .'OUL^O 0»^> o/ 

.^-i— . »^^'frivi JK .«■».'«'»' . «Noo ^-\ ^JL*. .' >Ö^0O )l .iÖ I JJL^O ,.3 

■. v !-a\ JV-* 'J^.^6 a.j/ '^6 aS\o .^üo > jl... >.,,'> bot ot^o; LmIo_*\o 

1. L um low "^l^ o"w. _ 2. V add "Oiai^vo. 

salut, lorsqu'il est devcnu tout proche de ceux qui etaient tres eloignes. 
C'est pourquoi il interroge ce docteur de la Loi (vojaixöc), en lui montrant 
l'immensite de cette charite ((piXavQpwma) qui depasse tout : Lequel de ces 

* v loi. 199 trois * te semble avoir et6 leprochain de cehti qui etait tornbe parmi les brigands* ? 

Mais nous qui entendons ces (paroles), ou plutöt (y.yXkM 8i) nous qui avons 5 
ete juges dignes de ces (paroles), nous ne lui avons donne aucun morceau de 
toile memo use. Car celui qui demandait etait celui-lä meine qui disait : En 
verite, je vous le dis, toutes les fois que vous avez fait (ces choses) d l'un de ces plus 
petits de nies [irres, c'est ä moi que vous (les) avez fiiites". Eneffet, dis-moi, comme 
nous proclamons heureux Joseph, (l'homme) d'Arimathie, le conseiller 
(ßouXeur^;), qui demanda ä Pilate de lui permettre d'enscvelir le corps vivifiaut 

•i.iui 194 f^coonrotos) de Jesus et qui l'a ainsi recouvert * d'un manteau de toile! Et nous 

\ " i 1 

oublions qu ayant, nous aussi, la possibilite d'obtenir le meine lionneur et les 
(memes) remerciements que lui ou de plus grands que lui, toutes les fois qu'il 
est raaintenant en notre pouvoir de soulager le Christ rempli d'ulceres et 1 
blesse, nous nous privons nous-memes de ces faveurs insignes et nous repous- 
sons loin de nous un aussi grand avantage. Mais, si un roi faisait 1111 sejour 
chez nous, nous lui donnerions tous les vetements que nous aurions ä la 

I. Luc, x, 36. — 2. Malth., \\v. 10. 



In 



[385] HOMELIE LXXXIX. 117 

jl^',_mo 'vooi^ "'^vlJ^fcwj; oub. ^-..oot ^.sotl. -.^ooi ^-. n^ ^o p jloiLo 
)•, a -/; Jj ajftj -\<^l ws.£Cl!m *£>(o JAww^Vo . V> ,..a.\ y°on _~JlU^Jio :vQj/ 
Ja.£C^ä.Ä.;o "^^A; y-^oi ' J JSw-oV* )l\vi oöi ^-.; )«... * V> .JJLSJ Jiiö; ^«>t^o 

Jlio^j |N.i^ooi A^o :0| t-^ o>\^a wo ^.^o +3 ^jw^o^ ^c*_co» :Jloi^i— 10 

oj— .^j'/ V»i^<> ouS. t-wi^o )j ,.3 •.^.tw.ia^ )»oK.jLio J-oien» JlaaJboo 
*aJL3t 1/ .J-^J-Sls ^^«^clVjo '. mi ^ ^_a la\c .\++'l *-»/;o w.01 I^ädj JIo>..*Jl»X 
v / .oi\ \ ■* v JLo^S it-^? J 001 *°>'j °<" 3 ! °°< l-^ 00 -»? - «w\ r^°U w«j/ jJo 
:|^2lA labt; oöi U-iOt-ß I^ V ^ wa jjxcas ,..3.:oaS. jooi v .» n °> j-coa vi 1 r> t-»--^ 
10 l~ V— ii 001 w^ww^wJi :J;J^> „_äo vit3 Jjjjo J.^o.^.'\; JJ^jS- ^^io wiu/ y/o 
(laxsln« v>^< .-w»oi (fcO-s-io JJi a\ j-ia..'/ ■Jimfl; w.öt )N->. ?i; w-o_s^j ^-ol; 061 
boc.« oilt-^Wt •■> .--CMotw-/ yOt^ ^ a -*^? ^-•/? U~2) v ^o; Jjl./ .-j^a.-«»; 
^x:>a.\ JLd.U jJ; .'»^0/ J-*J<*3 jJsKa k 3 .-J-o\'oj v-öi ^o jls.Kjo .t i..fto 
Lusl Jjls v>; ^>ojl jJ .• v»^)_^ ch^» k-./; w.K^o/ o;^io.\ .-) n ,. im\ V -^-^-» 

1. Ici commence une lacune dans V. 

maison ainsi que les habits de soie que nous sortirions des coflYes (/.'.Surösi ä 
l'occasion, alin qu'il s'y enveloppät, qu'il marchät dessus, qu'il s'en servit 
contrairement ä la bienseance et meme qu'il les emportät, (et cela) dans 
l'espoir de quelque honneur temporaire. Et le Christ, le roi des esprits' 
5 superieurs, des puissances et des armees (Celestes), qui sc presente ä nous 
blosse dans tout son corps et (qui) pour un petit morceau (de toile) promet 
de donner le royaume des cieux, s'en va sans qu'on lui ait rien fait. Voyez la 
grandeur et la nature de votre folie, et penchez-vous vers celui qui est de 
notre race (ys'vos) et qui souffre d'un mal. 

10 Oue personne ne me dise que le jour 011 il fallait jeter les morceaux (de 
toile) est passe! En efl'et, si'dans la Loi (vops) il y avait le commandement de 
faire la Päque le premier mois (en usage) chez les Hebreux et si quelqu'un, 
s'etant abstenu de la solennite pour un motif convenable et juste, pouvait 
oil'rir le sacriiice de la Päque au second mois 2 , comment n'est-il pas deraison- 

15 nable que, lorsqu'il s'agit de la commiseration oü n'importe quel temps est 
convenable et opportun, nous soyons retenus et empeches de (faire) ce qui 
convient parce quele jour est passe, quand les Livres sacres disent : N'empeche 
pas de faire le bien (eüefyeTeiv) « celui qui est dans le besoin, (ni) de lui venir en aide 

1. Ici commence une lacune dans V. — 2. CT. Nombres, ix, 10-11. 



v° b. 



HS SEVERE DANTIOCHE. [386] 

^j/ voodl ^»k-aj )Kjlj.\ ""^o« J) .^JjKi )17? oö« N«- AJ-J U*> 
,J**~j o t °>i>n\ J,-^ K-/ e*z>» oöi .-oi^^Q-s JIli oöi Jl » n°>\ )^*J .vQ. a LV> 

• • * • 

♦ L fol. in-. *v*^^oi .JLw^JLio^ di| JKJ/kio j^../ * > ^; oöt J-oVSua *J1Kj/ -Kj|o 

yOonisiciS;» ^.-^oi; .yOT.'iSX vs/o yort^ vs/o .-yVv—kSo Jla^ioo Jjoijaa 

^\.ot JjK.5 ^bo V^-^ 1 ? 0< *W V*-^ ^J .voKj/ ^■ ^L- ^-• wfc ^ fl0 ! ^ ^t"* ** 3A 
^J^> j,.~a/; NoaS. k-./ JootJ J.ajbö; Jjla^> -.voaüiK^ v aa3oil opoji./* 
o^; U>]Lzoi v ooiVio |-.*JLio o£s.2l^ ^-; o^ »s/o -.i»£o Jk*^o yoaio.^ 

♦ ^oioK-./ 

q_ju;;/; jL2^acuLjl K-J> o| )-..J.«VvA ,J ..^..Jvä-./; Jjoi ^otok-./ ^_*; 



lorsque r'est en ton pouvoir; nedis pas : Va et reviens deftiain et je te donnerai, 
lorsque tu peux faire le bien (euEpyeT«*) ( ? Gar tu ne sais pas ee que produira le jour 
qui suit. Ne renvoyez donc pas mes paroles ä l'annee suivante, mais iniagi- 
nez-vous que c'est aujourd'hui que tombe le dimanche qui est passe. Et que 
chaeun de vous jette la serviette («paxtoXiov) suspendue ä sou cou avec laquelle 
ou a coutume de se moucher; et toi, femme, fais plaisir au Christ en 
♦L fol. 194 donnant le linge que tu ramenes sur * la main. Ces objets, en efTet, ne valent 
que peu d'oboles; mais ils procurent une recompense Celeste et ils deli- 
vrent de toute maladie et de (toute) blessure et vous-memes et vos enfants 
dont le salut, je le sais bien, vous preoecupe beaueoup. Car, si vous retouruez 
dans vos maisons sans ces (morceaux) de toile dont il a ete question, vous 
aurez une foule d'anges qui entrera avec vous et qui gardera votre matson 
et aussi le Christ lui-meme tout entier, le Seignrur des anges, qui sera ä l'in- 
terieur (de vos demeures). 

Apres avoir l'ait ccla, ne croyez pas avoir fait quelque chose de grand. 
En effet, Gedeon — c'est [un juge d'Israäl — ayant vaineu les Madianites ou 
Ismaelites qui avaient marche en armes contre lui, dit aussi apres la victoire 
ä ceux qui avaient ete sauves par lui et qui sYtaient ranges avec lui en ordre 

1. Prov. iLXXj, in. 27-28; xwn, l. 



10 



10 



15 



[387] MOMELIE LXXXIX. 119 

|a. h lo jt-s^ -^ Q-aoco •. v Q. , aj.V) Jj/ ^jjt jk^j-* -.P?/ J- : »»- - , ^> ojjJ&s»»/ 

oUica ^ *j;oto :|_sV-°? \ ' ' »t ^ \OJot ^^^oi y/ .od)~» ^.io L=>ot»i J-jl,_o 
5 Jjso«; :a-.o|.,x/ Jjlsj jliö» )Lo,_a..i. ^io» N ^s^io : j-3j n \ o»jK_co/ )»— W 
ocx_\ :|.« >»y>\ ^.ISo )VoNj JjKJb ^■■l—? -»öt >-»°« I-»' :J-Joi oü^.s o-so«... 
oC^i\ JjU^VÄOo JJo Jjujl JJ; yOJÖi (.^lJs^xo jjjl*. ,-ioo j «.o ^a'/ ^>o; 
ooi^ :^jl« y. ..^»vi |J n aj n y\ > l ..; ocx L=>,_a^ fajo :i^Lw> ^>->; l «iU 

Iql^ vot't )Kv>» OO |_^DO'^3 JJU. i!S>.z> ^.iO t-3 :)-OA13; vQJOI JIolSjl^. &1<i 

•:-^.^ie/ .^.scl ^o » ^e\^o ,^-sj "^üo 'Jjioi .U>,_o J—o>o )-s/ yas. 

de bataille : J'oi une demande ä vous faire : Donnez-moi chaeun un anneau 
de ootre butin; les ennemis avaient beaueoup d'anneaux, car ils etaient Ismae- 
lites. Ils lui dirent : Nous (les) donnerons. Et chaeun etendit son manteau et y 
jeta un anneau d'or de son butin'. Si donc ceux-ci donnerent une teile quantite 

s d'or au chef du combat, et cela lorsqu'ils s'etaient ranges avec lui en ordre 
de bataille, parce qu'ils avaient cchappe ä une servitude temporaire, est-ce 
grand'chose pour nous de donner un petit nombre de (morceaux) de toile au 
Christ, ä celui qui a delivre toute notre race (ye'vo?) du Calomniateur et des 
demons, (ces) ennemis irreconciliables et implacables, et a gagne le combat 

10 que nous ne pouvions remporter, ä celui que les armees qui sont dans les 
cieux ont aussi reconnu revenir du combat et avoir remporte la victoire, lors- 
qu'apres la passion salutaire et la resurrection il est parti vers les hauteurs, 
en disant : Le Seigneur est puissanl et fort, le Seigneur est, fort dans le combat 2 . 
En effet, il a perce avec (sa) croix le prince des tenebres et de la mechancete 

15 ainsi que sa milice mechante et il les a egalement donnes en speetacle, ainsi 
que dit Paul, lorsque par Iui-meme il les a couverts de mepris en toute liberte 
(irxpp-/)(jca) 3 . C'est ä lui que sied la louange et la puissance avec le Pere et le 
Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il ! 

1. Juges, VIII, 24-25. — 2. PS. XXUI, 8. — 3. Cf. Col., II, 14-15. 



* L fol. 195 



U Ubo* 






yasKjLfc^O ^^-~ K_.)_)-.).~KiO jjj . • JjLJLiäji J-jCaa..^ JJÜL.3 <3>( JJ / • . |j / )> M 

Ux> OCX ^30 .'jlopO .JjL^C^äjl .|.Djiio' wtJLO -U|bÖ .•^■j^bOCtSO Jl^i 
0/ OUoKl»./ j^.O|t 0/ .-J-*j\oOI jJo J.UOCH^iO JLiOJl 0/ L~ oi . • sÜDQ.\a3 )-tiO; 



l toi. p.r, "HOMELIE XC 



i° a. 



CaTECHESE QUI FUT PRONONCEE SELON LA COUTUME PÖUR CEUX QU DEVAIENT 
ETRE BAPTISES LE JOL'H TRES GLORIEUX (tcoXu^O^O?) DE PaQUES ET DE LA 
KESUBRECTION, ALORS Qü'lLS ETAJENT REUNIS EN TRES GRAND NOMBRE. C'eST 

LA QUATR1EME (CATECHESE). 

En voyant cette assemblee spirituelle, j'ai cru voir non pas seulement des 
liommes, mais äussi une reunion des ordres (tocc\?) Celestes qui, apres s'etre 
melee et etre entree parnii vous d'une maniere invisible, est präsente, vous 
entoure exterieurement, complete le troupeau unique et parle ä l'assemblee 
de l'Eglise, (ä savoir) : des anges, des arcbanges, des puissances, des domi- 
nations et tout ce qu'a enumcre Paul, (tout) esprit ou (tout) nom intellectuel 
et immateriel, soit qu'il ait ete nomine ä prescnt, soit qu'il doive etre connu 
dans le siecle futur'; et c'est tres justemeiit que (j'ai cru cela). 

I. Cl'. K|ih.. I. 21. • 



10 



[389] HOMELIE XC. 121 

j_iiof ,_.» JjLoioS :Jjld»o3 liJ^eC^ ^-.kio vOJc* ^^^o :^_.;;K*.io 



oot 



10 



Vfol. 200 
r' a. 



v')jo ^ -,'" »s/o : v «N> vi» vi yooübo ^io V-*^-* >* *" ■»» ypo^.D ^_io V-"^*-*! 
V-K^o :,_,jjjAoo} yQJÖi ya± );|V lai, yoKj/ ^.s^k-*» Jt— 3 /? '«*^ ^-/ 

ais» w.6i .'j^CL^aji JJ; yoy^e )1o).^joio Jlo^« yoot^. 6j-A-/ V-"^ l? * 
j—^^-i. ooi jta.aj» J-.;,io Jlaslojio .JojSX; jJ^t-» ^oo-ol ;a^S».=> yOCHi 
V^IsU JK^^OO JjlSJ Ho ^o .-JjjJl JU^» ^^? JJ/ .'"Vo ^ "W^;o 

1. .Ms. \-oi- — i. L in margine : < a *'i vpoov". — 3. Ici (init la lacune de V. 



Si, en eilet, selon ce qui est ecrit, ce sont des esprüs faisant fonetion de 
ministres qui sont envoyes pour (exercer) leur ministere en faveur de ceux qui doi- 
vent recevoir l'heritage du salut' — or en ce raoment le salut le plus important 
de tous et le plus parfait de tous et est (tout) proche et est present et se 

5 tient ä la porte, je veux parier (du salut) de ceux qui doivent obtenir le divin 
baptüme, ( salut) qui en verite fournit egalement la matiere et le sujet de 
cette presente homelie, et (du salut) que vous possedez, fideles, vous qui 
vous approchez des mysteres en merae temps que ceux qui sont inities et (qui) 
avec les yeux de Tesprit vous approchez tres largement et tres vaillamment de 

10 ce qui se dit — comment resteraient-ils ä l'ecart? Et comment ces ministres 
du salut n'alllueraient-ils pas et ne viendraient-ils pas avec joie, et non pas 
par 1111 ou par deux, mais pour ainsi dire avec tous les ordres (Ttfcy[z.cc) et 
(tous) les cheeurs? 

*C'est" pour eux, en eilet, une joie et im plaisir sans fin que ce ne soit "Vfol. 200 

15 pas en eux seulement que s'etablisse la connaissance de Dieu, ainsi que la 
communication et le flot de la lumiere elevee et (placee) au-dessus de tout, 
mais qu'elle s'ecoule sur un grand nombre et qu'elle se repartisse et se 
repande sur toute äme raisonnable et sur toute nature capable d'avoir part 

1. Ilebr., 1. 14. — 2. Ici finit la lacune de V 



10 



122 SEVERE D'ANTIOCHE. . [390] 

oieuos./ );ä^v » oot y~l +ä -.ooool yNX^oo; )laau.wo )K ,.,jlN Nviboo 

» L fol. 195 JjJJ_*L^o •} ^7 JoCSsi )tv-,^x> :jts . i\5cn jJo Ifcv-^jjoöifcoo J— o¥-^> v"^? 
r° b. 

U-sxa.«. -.^-iö/ ^3 ©od y. ... i.'tvw 'oooi ^*>J *r^"? JjU5»a3 .J uviüv» "' 

'J ? <X^£oo ,J_L— =>, 1o^.9la )tlXl^> -.h^x 1^5/ ^^0.0 Jo^jJ J^eo£io_3 

bjiiö ye+a Uoöi )lo»— ; -.vQJ^ Jj/ W*>/ -.^/ J-X^o(-s ^ßoV^ ooi «s/o 

♦ o'jl; )-^— ,— ^^ --JoC^; 

)fcs-;aiaS^o J^_iio; : \% Vi % K^~ 1* -öl öt\l*» )— fcotoo ti«.VV) ^.» ^3 

r b. 

,j ^ vOO«\ Jj^lso :J^1. )t»^o U,^ J^cLS.o J.JJL3 :ts-. U >i.-> -^* ^ioo 

^-. » o«js :JIoL*Vio»o )la> . ->< Jli-io . - O a J uli :|j - ^/» Jt^-i'o jloö— yoot-k«-./ 

1. V add ooo 1 ^"'o- — ä. V Uo« 

a un tel bient'ait »spyaa . C'est pourquoi. aussi ä l'occasion de la naissauee 
de lEmmanuel selon la chatr, apres qu'ils furerit frappes d'etonnemeol par 
la eharite pduwOpwria ineffable et l'attention dont nous avoas ete Tobjet . 
lorsque comme des choeurs ils entonnerent le chant qui sied aux esprils 

♦L fol. 195 intelleetuels et immuteriels qui sout les ereatures du bon ' Dieu et aux angea • 
qui sont ses ministres. ils chantaient egalement notre propre salut et le 
gloriüaieut en disaut : Gloire a Dien dans les hauteurs et sut la terrepaix, parmi 
Ifs hommes bonne volonte (riöWa)'. C'est pourquoi uotre Sauveur loi-mdme 
dit aussi dans les Evangiles Evarfftki* : h' vous du : II >j aura de la j»ii> 
devant les angt - Dieu d cause ,/'«/; seul pecheur qui faxt penitence*. 

Or, lorsque en toui lieu qui est sous le soleil la source qui fait jaillir 
le bapteme de la penitenee et la reinission des p6cb.es s'oovre avec une gräee 

*v fol. 2oo liberale, debordant.'. riebe et aboadante, que le ligament <-t le foetus * spirituel 
''" sont mysterieäsemeDt rompus et separes et que simultaneinent et subitement 
la foule et le peuple saint et l'Eglise enfantent en masse, June part en con- 13 
eevant ces enfants) tandis qu'ils sont des serpents et des petits de viperes qui 
laissent echapper un venin de mechancete et d'amertume et d'autre part en 
les chaiiixeant par eette conception meine et en en faisani des enfants de 

1.1 \. — 2. Lac, w. ' 



391 H0MEL1E XC. 123 

.» »\ Vit V>1 vOJÖl ia\ .^AV)')i V QJ01 ioi\ .. «°>\ V>» yQJÖt lo^s , . N« .'r> 
N *5>oOOt JJ .j^o/ ÖU^—/ jood )!'»—/ )-«.^0,>; J-J-3L-/ -.^..^■boEvt V); V QJÖ| laS. 
l_IOU=> \ »VI I a Oi_ii OÖ| y.*l JJ / . -Otl^^jK^ Jü / VS_»_flD joou ^J-^J'v— / 

*J^-~io ],— 5/ ^^\, ji.a^_~ ^a^o .-jojboo J-sJbä ^a^o .• v>'j_o Jj^ 

vOJoi^ );ot'm v>o Jv^ö/ i-»^v 1 v t 'f) :»oi'po ys^-oi J_i,_oa-3;o :^o^ie J;oTa_co 
Uicx y. 1 ,\'n •. yOQtik.fr> -*i\ v ai3,otJ ool JJi ^ ->; "too JK_»o£äs \h. ,.'m\; 

^io ,J)^^>a. \ J»ot )n«>^ ■> ..at^-^o \_.»aiö yOJoi |L>jJ^0 loX; ^-.-JÖt 

J-ta_/ • . ) » "> . «^ JaIL^Ö v>,-oo :^a_i_. (^«.i^o JoC55v yo+£> y^. jj / sot'rn Vi 
JJ JJ/ .Jlsj-s o.m_iai k_i/ ,^* ysy^o JJ ^» -.J-Avi. ^jso i-^-<» i-£J- ^•° 1 ? 
JoXJJ c*\ &l JJ/ .-£jba^ »a-X^ a\ .-JJ^oo Uli * U^7 W ^ 



\' fol 

V h. 



!. \' .nocb-«^. 



lumiere, c'e-t de toute nee- - - i t-> que les anges sc tienncnt pres de ceux qui 

seigneni ei pres »Je ceux qui ecoutent, pres de ceux qui rendent parfaits 

et) prfts de ceux qui -out rendus parfaits, en sorte que la terre est devi 1 

'J untres cieux. Ce n'est donc pas d'une mattiere diflerente qu'on doit etre 

5 dispose dans bod esprit; matfi 1 -t comrae si on se tenait en ce rnoment-ci 

dans les cieux mdnie's, qu'on ge trouvait reuni avec les anges et qu'on faisait 

la solermite avec les armees superieures. 

Et parce que l'homeiie catech^tique elle-meme tient en quelque sorte la 
place tz;.: d'un ternoignage qui est fait d'avance et d'un commandement 
lo qui avertit d'avance — car d'avance eile dit et temoigne ä ceux qui s'appro- 
chent du bain divin de ne plus retourner en arriere — les anges sunt iei 
presents, attestant ce que nons disonset mettant parecrit lesparoles des enya- 
gements que ceux-ci contractent envers le Christ. Et il est facile de voir cela 
par ce que Paul a fait dans un cas semblable, lorsqu'il a ecrit a Timothee en 
1-, ces termes : ' Je t'atteste devant Dieu et le Christ Jesus et devant les anges elus, • vfoi. 200 
afin que tu gardes ces choses d'une maniere irreprochable, en ne faisant rien par 
hypocrisie'. .Mais je ne sais cornment en avancant la parole nons a rnontre que 
non seulement les anges. rnais que Dien et Pere lui-meme et que le Pils aussi 

1. I lim., v. 21. 



10 



124 SEVERE D'ANTIOCHE. [392] 

»Lfol. l'.ir. ^JlS. JJLSOI* -''^ K.I-Q-— JjL-»-ß }— o^ ^/; ^-J J^-t~« -'JV^ ^/° W° 
v'a. X 

vs/o JJ/ .--oioJLii ^jls ^./o jtO^io V*^ h«*- 3 •'■M» N5 ^3^o v^-V^ 7°? 

)KJ^1 o/ ^...jl K-./» Jji-/; .Jpo/; ^-ooV3 # )— Jcio; o£^.o l^a Jk-i>^ 
^-^oj^ 'k~kXj ,^oC\ ^/ 001 .yOOjKju^s ~k-7 x^- .«^o>-s ^-^*-J-3; 

• PO/ |oOt olö ).^.0oJJcLQ^ ,J> L~v^A? J-LO-/ .LoOJlS; ^^o^ yjo 

^ J-^clju=> ^» .oj^ ts^l joon J4j; JjlSU ^.3/ "^V-J JJ; >? fc*_^>oi a±.io 

jjoia ,iN ou^o .Lojbä; )i<".^o J.-3-Slj-a ^-.i >^~*oo .^o'Lo; \ * > m v> 

061 J-s» V-^^ )j)> .»omI^oo oUioo o^lß ^.ioJ^ «^.^VJs» )Kjl-^o )1q^K_.Mj 

*Vfol.20oJI»o Jjuoöikio )i.CL^.i-J^ >»~«t-o *~>°? °o< :Jk-^JLS.^>ofcoo )J jl<x.k-M; 
v° b. 

:)_S£flDo |j/ t^ö/ J-=°P :)^V*! ^-*^o« J— °» ^° ^VVw ^--.^oi :^oqj-^ 

Jf -l ,_*>, JIoSlÖls .L*ot ..^-.j J001 J^ojk-io :)ooi jal-fcoo ^_äö Mio«*- 3 

1. LV in margine •■ *j. 

* Lfol. 195 et que le Saint-Esprit encore — * ß'est certain — sont ainsi presents en tout 

v ° a ' Heu et remplissent l'univers; car pour ce motif ils sont egalement et dans 
l'univers, mais egalement et dans la charite et dans la bonne volonte (eüoWa) 
et dansl'action et dans la parente. La preuve evidente en est la parole du Christ 
notre Sauveur, laquelle dit : La oü deux ou trois sunt reunis en mon nom, je suis s 
au milieu d'eux* ; il a lui-meme reuni aussi ce qui est en bas ä ce qui est en 
haut, lorsqu'// a pacifie par le sang de sa croioo soit ce qui est sur la terre, soit ce 
qui est dans les cieux\ comme l'Apdtre le disait en ecrivant aux Colossiens. 
Qui donc ne tromblerait pas, eüt-il meme une äme de pierre, en pensant 
que dune part il se tient dans les cieux et que d'autre part il est entoure par 10 
des milliers et par des myriades d'anges, qu'il s'approche lä de la lumiere 
meme de la sainte Trinite qui est presente et qu'il est cclairc par bette 
(lumiere)? Car le grand mystere de l'ineffable Trinite, qui autrefoia d'une part 
etait montre d'une maniere confuse (et) d'autre part restait cache aux armöes 

♦ v fol. 200 * intellectuelles et incorporelles plus elevees que les autres csprits, je veux 15 

v ° b ' parier des cherubins et des serapliins, est confesse en ce moment par nous au 
moyen de levres (formees) avec de la boue, est connu dans la incsure 011 il 
peut etre saisi par les hommes et est prechö en (toute) libertö (wapp/iota). En 

1. Matth., xviii. 20. - 2. Col., 1, 20. 



:;ii:s H0MEL1E XC. 125 

:J_i.»/;o L^>cu»i |;o ->\ "^a ^*~/ U>\-=> V 1 — ^- , ? ai< ' ^^ y » »» v> «oU>o; 
-*.oju> J-.*t^° i— «- 30 - .y-J ** - ^ x " jJ; » »\oi;o '^-.oC^a ^»)Jl«too; K..O * « N ot; 

»Nn« OCH U.,.,-0 J_~O^SO •.j-3JJ J^COoJ..S Jol*.lO Ot^.» J^_flOo/ ^0 ^-.J OJO< 

5 *J*,_a^wo |_=>JJ ).^£Do)l=> Jaln ocx ••vn°i'i N^j^ooK^oo Jjlsj ]l;o J.-.ia_ii Ji; J_s/ 
■ .jjL^>Q,iL\o )loJJ .yJS. )-noi Ki.^.,1/; .-)ooi pö/ vflDO^O.3 OOt )»/ K-»j-Ä^ 

:J*£a>.j och )i.*^k )aL-.io V---«^ )?°< :]^o^ \Oo£i» Joot 'j£o^? jj^Qj»; vQJot 
:JL»oJJU ötJLoV-.N^> ^.Oocoo ^.J\oi ^io :^.^et>itoo )J- ^ g> l^io.^a.^ ,-o 
10 ^.jou^oo ^.^aooo :|^^3 ^*> a^o '^Jj.^oo yoojbo JJLJ^^o 'JjJiXao* Vfol.201 

)Lo_^v>.^s_oo |laau>^ 'JLsioi ^00 :^_*.~v^° ^*.^cl.U^oo Läu^» v )Lnca ->o 

1. Mai', Scriptorum velerum novo. COllectio, t. IX, p. 737 : 'Ä7tb Xö-yo-j Z'. Kai ö:s8a>.|j.oi<; TtoXXoT; öXa xai 
oOx i\ ^(ii<j£ü);, xaSäitEp öcaTpot; javüitärot; Jtepir)vOt<j|AEva- xai tojto to EYP?lY°PEvai xal itEcpwrifföai Seixvüovtx. 
— 2. Mai, o/>. eil., t. IX, p. 738 : 'Anö Xöyov IpQ '. Kai ttXiiOei TttEpuYwv |i£Tetop^öii.Eva, xävTE08sv to ö?0 
ör,Xo\JvTa xai eXaypöv xai ävto^Epe; xai eüxivyitov 6tä yäp twv awjxaTtxiöv totjtwv ö^ewv ^ £(i;pä*Te(i>v ( tl); 5i 
aivtY[iäTuv 2pe7trJ|j.E6a xaTavorjcjiv, xai outm; EjfOvTa yjasw; te xai Ta|E<o;. 



effet, nous confessons que nous croyons au Pere tout-puissant, createur du 
ciel et de la terre, en verite de tout ce qui est vu et de (tout) ce qui n'est pas vu ; 
et au seul Seigneur Jesus-Christ, son Fils unique, qui a ete engendre de lui 
c'est-ä-dire de sa propre essence (oüaix) avant tous les siecles et eternellement 

» et qui est de la meme essence (oicfa) que le Pere; et au Saint-Esprit qui 
procede du Pere sans comniencement et independamment du temps et eternel- 
lement (et) qui est de la meme essence (quijta) que le Pere et que le Fils. 

Paul lui-meme certes disait justement : C'est maintenant (jue les principautes 
et les puissances dans les cieux ont connu par VEglise la sayesse infiniment variee 

10 (-c/Xutco{x0.o<;) de üieu 1 . En effet, les cherubins qui ont eu pour nom « la multi- 
tude de la science » 2 — car c'est lä ce que montre la langue hebraique — parce 
qu'ils sont representes avec des faces (icpocwjröv) nombreuses et par celles-ci 
ils fönt connaitre la richesse de la contemplation (Öewpi'a), parce qu'ils resplen- 
dissent tout entiers completement et non pas * partiellement d'yeux nombreux "VfoLäoi 

15 " et qu'ils brillent comme des etoiles tres brillantes et par lä ils montrent ♦Lfol.'iw 
qu'ils sont vigilants et eclaires, parce qu'ils s'elevent et volent au moyen 
d'ailes nombreuses et par lä ils fönt connaitre la rapidite, la legerete, l'ele- 

l.Kph., in, 10. — 1. Gf. Payne Smith, Thesaurus syriaeas,, col. 1809-1810. 



10 



126 SEVERE D'ANTIOCHE. [394] 

Jipi . r \ "< t-^^ »-*s :^.-^;oio )1o j l 3 »..jUoo 1oX*\;o Jlcui^i.tooo 
^oojl^ jJj ^Aoij Jl«UL^ats , mv>N )lJJ^3o jpoV ^jsj yJ( rJfc^Loo )I^*j^ 
l^o o\ 'jfcow,-. ..J-Äia^so K*3 )j^i yoenA K-./ )jldoi;o : yi , ° > ^ .Lo 
öu>o ivooilo^ yooi.^ yO-ioi oooi <^-»t-.^J J-»t^o? ch~^>cl»» JAo-^oj? |-^coJ^i3 
• J .. -s«« -s o«-3 oJ^o :oooi ^_>.y\ m i^K^o ^m ..mS\ )i.oJLdloKjL^a^ ;aJ^2 
JJo .'U^'l y^o .«jojSs; J-o»o).ij K*s ^ajuA -.J-.V^o; c*-^ojl; J~ooo,^s JJ/ 
l^tlao . x .-_cl*~;o ^p^Juio JloJ_^o-s ^-.; vOl^Jj» .yjo JJo oC^a ^s 
.\oouS. K-./ J-JL-aoi; )y r . ^J^a^i och; oi^-O JL»_a\ °i^ &l • .^v> l >n^ 
Ji.a-.i05; Jlj.~ .ÖW.K-./ t-iö/ );oi .Jjoi joot -otot^/ J-*jj ooi ^-.; ^^J^ua^ 

•:-Ui.io< o) .. -vn; 

J^-^^O ^.Ö.JL3fcO0 U^SX J.JLX^ ^J k-O yQJOI :loDOI OOI ^»J j-3'^» v£l/ 

viui. L-ni ^^K^o :yOO»_.K.>/ o/; K*D J_io y-./ i^opoKlnSs y Vi *. 'o ^^^j J—oV 
:)j^/ JJ.ois.i~ ^-#^oi ^jjo ^i^io M ^-° ^ia-lo ^i^j ooi ^-./; -öl 

1. Mai, vp. eil., t. IX, p. 738 : 'Azo Xöyou - • rvütriv rjo-jv ?a'-Tor;:xv e'Xxsv sc; ta-jtä, xsi ta-jTr;; T?j: 
[AETouaia; (jiöXt; äiriiXa-je, xai oüx aixrfi 8'JCr,;, äXV 6(jLoiiijiato; 8d?n; Kupiou. mitt ye o-jai'a; Oeoü noOsv, BoXXou 
Y£ xau 5:1. 

vation et la mobilite — car c'est par ces apparences corporelies et ces appel- 
lations ainsi que par des signes et des symboles que nous obtenons peu ä peu 
la comprehension de ces (etres) incorporels et que (nous savons) qu'ils sont 
tels au point de vue de la nature et au point de vue de la condition (Ta£ts) — 
(les cherubins, dis-je) s'atüraient eux-memes pour leur part la connaissance s 
ou rimagination (<pavTa<7ia) de la ressemblance de la gloire du Seigneur et 
dans cette seule partieipation meme ä peine jouissaient-ils non pas de la 
gloire elle-meme, mais de la ressemblance de la gloire du Seigueur, ä plus 
forte raison (ne jouissent-ils) d'aucune maniere et d'aucune faeon de l'essence 
(oiffia) de Dieu — comment (en jouiraient-ils)? — ou plutöt ([/äXXov §i) ils io 
en sont eloignes ä une grande distance. Et il est facile d'eutendre encore la 
parole meme de celui qui a vu qu'il en etait ainsi pour les (cherubins), et 
eclui-ci etait le prophete Ezechiel : C'est, dit-il, la vue de la ressemblance de In 
gloire du Seigneur*. 

De meme en est-il aussi pour les seraphins, eux en verite qui, traduits i., 
pour passer en langue grecque, se nomment « les esprits qui se tieiinent en 
»Vfol 2oi haut», ainsi qu'ils sont egalemeut, * parce quo, commc s'ils se tenaieut en 
' '' baut et qu'ils etaient plüa cleves que les autres armees, ils s'appliquaient 

1. K/rHl.. II, I. 



10 



3951 IIOMELIE XC. 127 

:^_*-J*oofcoo v3/ ^acuJ.o •Sil ;)«,.i>vm ).ioo jK-oC^ M°U? J-**» io^o 
oot jjot.ojo K^js Iv^oa ^>o :Jv-k-» )Oy^e *3Äoa^ ^_*^o-.'»o ^-^'? -ö»- 3 
^oo v - ffi » j vQJot vs/ JUs^» Jä^> ^> :Jj^sK.aiio JJo U-J'^io JJ 
^iö ^Aoty Oj-r«? -otoN-/ J-^jj ooi J-^*/ :lpo'/ k-*>t-?? «6« jfcOs-^ 
» 'poj-^* y^lo ^otiK-co-io ^)a— ,»j o« lo\ )N^t^><> :^~*V^° ^-^-Ufcoo 
^.^SLio ^-; ^-XoiJ» :vo;qjlJ; ^^3j-w.^o J_oo,_o£oo ß ooi ^io ^c*^ 
^5 'j^o^;; : yoot-^o «ak. ^. aL . ^ oo ^öti J.*vo\; ^.-/; ooi W~» jk-^t-^ 
.^ - -> .'«A v q— Jlu JJo «^i^io ^^flo; !•*> o°&« ^-— =V^Kio JJ.J-- öCSao 

Ot^O» -Ol . ^ tyO^QJ yOok. J.OOI jK— Jjl >-0! JJ.OJ »OiJLiO; )io-*jLiOiCL^ vS/ 

, -<>•-- y ^ )j ..vi\ 2 \Za\ ^•jr»! J-** 3 :j-u>— Kio vooi^ -oiok-./ ^opo Jjot 
:Uo— .io J^^po J^o-*»-^ tr*^*!° H' -^ J' ». - 1 ? ^i^ Ji>-oo-» <^*? )?°« : J 3 -^- 3 

3/ J-o^r» ^J? '^^»t^ :io,J .{ °J l^>-^ vQ^iö ^j,/ :o„.>~fcoaS. ^.Kj? 

1. Mai', op. «7., t. IX, p. 725 : 'Ann Xoyou 4. M *> 7tü,; °).i] ^ a JipociXaoövTa tw OnEpSaXXovri, xii |u| 
ivöY*o''Ta, xai to [lETpiov änoXEa-fl tjj: ei; a-j-ri xauoüav]; IXXa|u|)6ü>«, r,; toso-jtov a-jtoü iaii 6e«tov, öijov iv 
i&iv 8'jvr,e=iT] itpöotoirov xataxa>U7CTO(i6vov irrepuSw- toOto 8e xi^pov ii tptorb?, |iixpc;v ünojaivei xai ä(iuopöraTcv. 
— 2. Ici commence une grande lacune dans L. 



avec iusistance ä la hauteur de la contemplation (Öewp-Ia) divine, autant qu'il 
est possible, aspirant et se plaisant ä tirer quelque chose de plus de la beaute 
et de la hindere qu'on ne peut concevoir et dont on ne peut se rassasier; eux 
aussi, en eilet, ils sont pourvus d'ailes nombreüses pour le motif precedem- 

r> ment dit; — c'est le prophete Isafe qui (les) a vus ' — avec les unes dune 
part ils s'elevent en volant, ils se hätent dans leur desir (de se porter) vers 
celui qui est aime et, pour ainsi dire, ils osent passer par-dessus celui qui ne 
peut etre depasse; et avec les autres d'autre part ils retiennent le desir du 
mouvement qui court en avant et ils se cachent la face (irpocorcov), de peur 

h que, s'approchant avec tout le visage de ce qui est tres eleve sans pouvoir le 
supporter, ils ne perdent raeme le degre d'illumination qui serait descendu 
jusqu'ä eux, parce que pour eux quelque cliose n'est visible que dans la 
mesure oü leur face 2 qui est cachee par les ailes a la possibilite de voir, 
et cela ne montre comme par une fente qu'un point lumineux qui est petit 

15 et tres confus. En effet, ce qui depasse la puissance visuelle, le verrait-on 
pendant un temps tres court — et il serait mieux de dire : chercherail-on 

1. Cf. Isaie, vi, 2. — 2. Ici commence une grande lacune dans L. 



10 



128 SEVERE D'ANTIOCHE. [396] 

Vfol.201^ ,KJn^o )-U^> yZo^lU :Jj—,fcoo» ^K.jqj» ;>o,-o :^6ti «s/ ioJ*. p J;oi 

V a. • ' o • 

♦ |_.jJ-*\ ö£S. >m°i'fl jJ^^wf.3 
o_\ -JKXio öt-K-/ yoojfcs.2^00; ,_*^oi JloJ^JL« sä/ J;oi > ^O0 
;. omla^o ^.*^m.io v*^cd» JW :J^-k^ yOOi^SojVS 'k-.J-^*x3 ^.m'iV) ; 
-oi l'H :J.Maio jiio-floo )J^>— .♦» ^-^ 3 -öt : M^i 1 ^ J- 3 '**! )-äu^ ^-2^o^o 
*v£Q£lo,A>.j <X^o J'J-m Joou jlj/ oo ooi; —öl .-Ijoi )tOb>— 11 t-*^ 
jjLio ..J^S^ioo J.-Jj^äo oöi |La»ica\ oooi ^m-*^ J-^i 100 J-U ^-^ Jj«*- 3 t 3 
J^o^ojl -ex );oi .loJL=>j J-'^io o-^o \jl.^ö vJl.^o s^o? ^*>-»! !•***/ '»^ö/ 
,_io ,-iö wt-o«? :Jlo-A-M; JloouSs JLoJS^iaio K->J> o/ .JJ^^ O c Ü jl^o 

..|po;poo looi jv^)^ 00 iP .^? y^l •y '**-^ ^?° .^-^ v*"® 1 J^^^— 
\si\^ ^-lo-io axio-.oiiOL^o ^.^^i vOJÖC^ K-l^oÄCco/o .Jaoi ^-.i M^w^.J./ 
JK^l^ :Jj-o-.]^s K-o-ao JJ^A-M JLo l^xa i-».^ A ^> -U-*** J— o^so JV-a-ao 

1. V in margine : li»»«^. — 2. V in mtirgine : xaxaic<xXuicT6tv. — :<. Mai', op. eil., t. IX, p. 725 : 'Airb 
toö aOfoü Xöyou. "OTtcp TÖ Seo; xai rnv aywvi'av Svi'/.tK- xsx|j.T|piov yap »öS™ tb eis sauxbv Tiva auWE-jeiv. xai 
lata <r-j<TO».e<78ai. — 4. Mai, op. cit., t. IX, p. 725 : 'Anö toü aütoO Xöyovi. Tpiaog yap xa't 6|«m'u.w ptüv^j. 
tai; Tpei? ünoaTasie; IlaTpci; xai VioO xai xpov Hv£ii|AaTo; Siaxpiva»a, xai tb äoüy/.UTOv aütwv xata toCto 
Tpaviiaaaa. tii siirsTv ayio; ä'vio; ayio:' oötm ta; tpei; p.iav CTUvqYaYEv xupibmTa xai 6cÖT>iTa, :»i Eitsväyxstv, 
Küpio; «jaßawO - [ita yap x-jpibiii; xai Beöt»); tüv rpiüv ünooTäsEwv. 

k le voir — eteint la vue plutöt ([aSLXXov vi) qu'il ne l'eclaire; pour cette raison, 
Vfol.201 coiöme ce qui (precede), l'eclair * qui passe en courant, avant qu'on ait pense 
v ° a ' ä le voir, fait egalement que l'oeil se ferme, eil lui interdisant le regard par 
la peur. 

C'est pourquoi il est encore ecrit, au sujet des armees dont il est question, 5 
non pas qu'elles se eachaient la face (7spo'<rc«)7rov) simplemcMit, mais qu'elles se 
cachaient de la facon la plus complete meme les pieds avec les autres ailes ', 
ce qui en verite fait connaitre la peur et la frayeur; car c'est un signe de 
peur que de regarder en soi-meme et de se retirer au-dedans (de soi-meme) . 

Tandis que de cette facon en verite les seraphins entouraient le tröne 10 
royal et eleve, que dit IsaTe? — Qu'il les a entendus crier : Saint, 
saint, saint est le Seigneur des armees'. Cette Oeo^oyta ou theologie parfaite de 
la Trinke, qui alors d'une part etait enoncee et chantee par les armees 
superieures et incorporelles ainsi ipie dans une enigme, en ce moment d'autre 
part a ete dt'couverte et comprisc par ceux qui sont baplises et qui confessent 1., 
qu'ils croient au Pere et au Fils et au Saint-Esprit. En i-ITct , quand par ce 
mot qui est röpete trois ibis et qui suppose l'6galite d'honneur, ollr a 

1. Gl. tsale, vi, 2. - 2. Isale, vi, 3. 



V fol. 201 

Vb. 



10 



[397] HOMELIE XC. 129 

:J.'ioui Jioto yOOib^.9 JLa^-JbvJs ]L^o :Nji^ U_^o J_~oj?o |^_aio J_s/> jvm'i'n 
'jlootSso jlot^o ),— ^ vooi.^N^^\ Uaoi -.JL-t-o 'jl^_o \jl.,_o i-Vio/} -ö»_=> 

• ^ • • • * 

oÖ4 .jts, . i .) «Jkjjfl jJ -ex; ^/ jJ/ .-)A^»JL.j-.(oo )^i-i» ;<X~-V„=> o.^ 
U001 .jia_a^o J_.cy.so JjII^cq^o y-.\ . ■ ^Dj^co-io Jla..£v_J_vl^._-o )lo-;a,J\ ->; 

•:-JJjo_^fcooi jioj c*\-i ) 1 » Vi % vi \o 
JV-^oo; -.|-_v£o» )_w.^3l*. laVis.:>a_o oC^aa..=> \j\ J_a.__-fs._o ,_5 *~_.j _C_^n 
^o*~ß; ^«_~.ot JL_ä__N. V-»-^ &l .^DV 3 .^ 000 •— toak^o Jot_$fc>; ottaau/ fcoa.-.»} 
b.i/ oi^o J_^_O>0> w»öi la^ ■ .loj.üj, U\^o _--*.._> '.*._,.._. ^»-»t-o? ->c*-v V^oJW 

1. Mai, op. C(7., L. IX, p. 725 : 'Atto toü otJToü /.öyou. -agaioft ci tnpituv 6r,).oi, toutetu tm» Jnoupiviuiv 
-ihwv T£ xai SuvapLEüjv eitel xai ö KOpio; £<jti xai 0eb; ov (xdvov Tyj; öpa7*i;, ä).).a xai xyj; äopaTO'j xitaeco:. 
6 ev (xovioi xxl ipiäot xai Tpia^ia vooü[A;vo:. a>; ÖTj|xioSpyo; xai xt:<ttt,; xai notyjT/j;. 



distingue les trois hyposlases du Pere et du Fils et du Saint-Esprit et qu' eile a 
mis en lumiere Ieur « nou-confusion » par cela ineme qu'elle a dit : Saint, 
saint, saint, eile les a pareillement reunies toutes les trois en une seule * sei- *v toi. 201 
gtieurie et divinite par ee qu'elle a ajoute ensuite : Le Seigneur des armees; car 

s une est la seigneurie et divinite des trois hypostases. Et ce (Seigneur) des 
« Sabaoth » fait connaitre (le Seigneur) des milices, c'est-ä-dire en verite 
des ordres (tzck) et des armees Celestes, parce que celui qui est compris dans 
l'unite et dans la triuite coinrae fondateur et createur et auteur est et le 
Seigneur et le Dieu nou pas seulement de la creation visible, mais encore de 

1 la (creation) invisible. C'est de cette maniere, en elTet, que le prophete des 
Psaumes dit aussi quelque part : Celui </ui fait des esprils ses anges et du feu 
ardent ses in in ist res ' . 

Et lorsque je considere toute la gloire io N o;o'Xoy;a), des seraphins c'est 
sur moi que s'etend et se repand le prodige de la cbarite (<pi>.«vöpa7r(a) de 

iR Dieu. En effet, aux paroles qui ont ete dites precedemment, (ä savoir) ä cette 
(phrase) : Saint, saint, saint est le Seigneur des armees, (I^a'ie) a encore ajoute 
cette (phrase) : Toute la terre est pleine de sa gloire' 2 . Et bien qu'il fallüt e.i 

1. P.s. cm, 4. — 2. Isai'e, vi, 3. 

PATR. OB. — T. XXIII. — F. 1. 11 



vb. 



130 SEVERE D'ANTIOCHE. [398J 

K-.j>ooi_>o K-.J^JS_^ JJ; ~.ö£_m k-»-> "^-£-^0 -'r^l V N :otJ^--o____l. ,__« 

♦Vfol.202 K-*J ^3 'J-.£~/ JJS^OQJLS * ..J.OOI J_.oL.KiO \ I. « V> t \ ^Jj-So/» J-"-*/ *r-t-»°l 

(bo^.^ v_Sö|l/ ) * I V . "> ^clXo \»r t '-»l/o i~co..'._>J./i v^ch._>o :)tC_s.ico Jv_> Uf-^-— 
bojL_\ ^5 -.JL-io J_\i/ oC_xoi\ )1q_K-C_\K._»j J.~»_5ajt lo->2-oeo»o ^_oo .6t,_--V 5 
yo^o oo( loci wOioK-./ oU-*>; ^-ö oc*_\ ^Do -Jp./ J-Qxbo Jocx ,>t l^ oo; oöi 
J_~oio .)tO ^-.; o£_\ ocx .'V^oj^-ioo -oiofcs-./; ^o/ |._»/ .'» ■ ■«- > >.« p UaS^ 
• Joo« \^6l J_~.-^s.jLJ_vo es/ K_»_5 Jjlsoi .wotaj J-s/ ^io; oc*_v :Jju.,-oo J»V>; 

Jt-SjO 'J__»/; )>fl> -. yOoC-s v°Kj/ ^.t-^CL-OÖ ,J5 -.).- A - Ä\ vOOJ-i--C-\ 0*._<L_\l o_\j 

pö/ .Jlj-M )ooi ,_)\_>. )i»\ t lo_\ t_> 'J-s/ lo_\ es/ J;oi ^^-io .U-t-o j_*,o>;o lo 
.*__.; )j/ V^»-. JJ ,)i-tt_-OtO ■UU> \-=>l oolo .Jjlj/ . . Y ^\ n-- c -> l\»»_\_^ •Jooi 

•:-Ss;o'/ 3/ ,y^*; J-tt-t. yOOi-X Ksoo'/o .^jii^A i\j/j d_v»_. **!_xOt ,s/o .^K-Sf-. 

jL-UL-J-a v ooCbo\ V-^oJ--^? n_-/ Joch «.cxol^-/ U-.,-. JJ a_v ,^--3 c^ ,.00 



verite dire que ce sont surtout les cieux qui sont pleius de sa gloire, cepen- 
dant il ne l'a pas dit, parce que en verite cette (gloire) qui etait alors 
montree d'une maniere couverte et confuse aux (etres) Celestes, ainsi que 
►Vfol.202 nous l'avons dit, le Fils unique et Verbe a fait qu'elle soit connue * dans les 
derniers ji>urs, lorsqu'il est descendu et en ce qu'il s'est incarne, s'est fait 
homme et a vecu avec nous qui sommes hommes et il a rempli toute la terre 
de la gloire (So^oloyta) qui est dans la Trinite, lorsqu'il a preebe (ce) nomqui 
etait cache et tenu secret et lorsqu'il a fait connaitre que d'une part celui 
de qui il etait lui-meme avaut les siecles comme engendre est et s'appelle le 
Pere, que d'autre part lui-meme (est et s'appelle) le Fils et que celui qui pro- 
cede du Pere (est et s'appelle) l'Esprit de verite et (l'Esprit) saint. C'est ainsi 
en verite qu'il disait egalement meme aux Apötres : AUez, enseignez toutes les 
nations, en les baptisant <iu nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit' . C'est 
pourquoi, quand il etait sur le point de venir ä la croix, il disait aussi au 
Pere : J'ai rerele ton mim aux hommes*; et encore : Pere juste, meine le mdnde ]: > 
ne t'a pas connu; quant ü moi, je t'ai connu, et eeu.v-ci igalement mit connu que 
c'est tni qui m'as envoyi; et je lern- ai fait connaitre ton nom et je [le leür) 
frriii connaitre". 

Et quoique en vörite le nom de Dieu ne füt pas inconnu ä tous les 



in 



1. Mallh.. xxvm, 19. — - J. Jean, xvn, C. — :). Jean, xvn, 25-26, 



r» b. 



10 .; 



[399] HOMELIE XC. 131 

J^jlI^Oö Joot -oioK-/ J-s/; JJ/ -.»«>••>••); ottK-iJ^o ^cyo «s/ -Joi^j ow*xa 
.•^p6/ p o£ä. oocm ^;a^o J_s/ JV».. «3/» i-aJ ^»; V^°U *^oi ) . m *x > .loot 
•JjL-aL:a;o J^.a>oJ-3 Jalio Jt-m ooi Jt-a *a JJ/ .K_o Jöi^! k-*3 J-*^^? J-=>/ "vioi.soa 
JK*,- .\.2>l Jooi J;oJioo J^-JJ^» .vtdoVS ^s3 x^o -.^,- JJo 'Joch v-Jl^OO 
B ÖW.K-/ Jj-V— ow»^^ K-^;o Jk.^^» JJo |li-»V* jl ft l. A ^too -Ji-s; t~^ 
JJ .j-*£io>o JjJj> Jb/ -.p©/ 'J;ot \^io .^ao/ Jj-~ J_aJJ »*J>--; V^ °<=« -U/? 
.^S. ^t-^*; W^ Jooi V'klta; y^\ a\ ( ^»j qjoi .^to^ ,^_»» Jj/ ^tr* 
J&u/; ÄOw»-.!.'/; ^.V.| t-^> .'yLXkX ÄOwjo'/ ..Jj/ ^,JL. ~;aJS_s 'Jj/; ^./ ,JJ / 
K.O J-L3-»/ .^jU^jl JSo/j aa,_ ^.\oi s3/ ..^3*K_3 ^_io i-*-x -»k-»./ .uuli^lft 
•:• ) oiSiv joot -.cxob^-/ Jt-'V* \->l ^/? "-»öl? ^°9I J^ »»- -Jt- 3 ^M^/? -°i »»»>»< 
K-.Jjü/ ^ .'Ks^l, y^>> ^.» Jj/ -.L.s,' la\ )^ *p?/? -«^ - Ju i' ^-*? JJ 
o*.-\ Loch jAotf JJ ^o? -oi -oti>. loot J-s/< Jtos^.» » -^ m i ö».^. omj 
• .o»_=> OJ..A-»/ J^J.iooJS>^oo J^Jjl*d;o 'Jot\JJ K-Js JJ/ .K'. tnl/ fcs-.Jl,_«»o 



hommes, pour ainsi dire, meme avant la venue (du Fils) dans la chair, 
cependant c'etait une chose cachee et tenue secrete que (Dieu) etait le Pere. 
Tu diras peut-etre que les paieus egalement le reconnaissaient pour le Pere, 
en disant : « le Pere et des hummes * et des dieux ». Mais, puisque le Fils *vfol.202 

5 veritable et de la meme essence (oücia) et selon la nature etait cache et 
inconnu, c'est d'une facon fausse necessairement qu'etait confesse le Pere; 
car la connaissance du Fils est la (seule) revelation du Pere qui soit veritable 
et exempte de faussete et au sujet de laquelle il n'y ait point de discussion. 
Celui qui iria vu, dit-il, en effet, a vu le Pere'. C'est pourquoi il a dit : Pere 

10 juste, meme le monde ne t'a pas connu; quant ä moi, je t'ai connu-; c'est-ä-dire 
« non pas ainsi que le monde se figurait te connaitre, mais ainsi que je suis 
moi seul ä te connaitre; j'ai fait connaitre ton nom, ce par quoi on a connu 
ä mon sujet que c'est toi qui m'as envoye ». En effet, il a ajoute : Ceuoc-ci egale- 
ment ont connu que c'est toi qui m'as envoye 2 , en sorte en veritc que ce (fait) 

15 que le Fils a ete connu a donc.ete la connaissance de cet (autre fait) que 
Dieu etait egalement le vrai Pere. 

Que personne, en prenant au point de vue humain la (parole) que le Fils 
a dite au Pere : Quant ä moi, je t'ai connu 2 , ne pense qu'il a eu une con- 
naissance du Pere qu'il a (ainsi) eue par suite de l'ignorance et qu'il a 

so acquise recemment; mais (qu'il considere cette parole) d'une maniere digne 

1. Jean, xiv, 9. — 2. Jean, xvn, 25. 



* V fol. 202 
v a. 



132 SEVERE D'ANTIOCHE. [400] 

Jis/o .J^>/ v / JJ/ j,-^ <»*1» -Jlj/ JJ 'J-»J ****£>■*> ^h^oS. )v*io/j -Öl <p*\ 
♦Oi^ JJU^-l; J*^s Jjs*-» y/j oöto -'li-s yj JJ/ ^»oKjLio ju/ J-sjJ 
öt^oa jL^K..^o .'ooot * » n\pa j-S^v; K_o ^6\ -.locx öubv-./ ^.61 jjot 

_*öi JIojlj/ tocu-.M )jl3m/ .KbcLÖ.U/ |- »J »A j Ot^>* od.o\ 3/o .^^— . 5 

oöi 'Jva )-.».. .....; jooi v^ö/ ^-l— o- J^flO-«^^o/ 'Jjjot ^_ioj .)laJL3i t .io;o 

•.) > I »'t'-> ^>0 sju/i JJo loO| Öt-.K_/ (** ^/ •>fl»°> OOt ,J.i/< i-iOis-» ^.cxo^/, 

Jt-^^oo )^o*\ ^0(0-^.^10 JoL-J; 'J-^'/ ^-^ J^^-j ^ ^.Cioja-Jb«.^ ,_..i oiS~.» 
•Jbijtoo ^j J^o.3 JJ/ ..wOtolL*/; J.iaD ^3/ ^«jsp» JJ 'Jjoi^o .jlaJk«JbJU ooi io 

Ju.,..0 Ol>^Di _Öl ^ ;)K^-^000 |K » I «iO? -.CX )Lm.2; ^^ 3/ 'jjOt ^ijoo 

\}i zK^I-^^v o^g'^ae^K > 1 » a' ^o :>!,.■ ^J^cl^o J^^Lcd* -^ J ^— »cl-3l*.K^o 
«oiojq— ^-s )*»-3 J-»-«— vj JJ/ :J-io> J^ajij Jk-.;olj )K^».^ ^ ^Ss ju/ 



de Dieu (Öeo7rosTCco;) et (quil estime) que cette (connaissance) est en lui 
naturellement et eternellement, selon ce que Matthieu a dit du Pere : 
Personne ne connätt le Fils si ce n'est le Pere, et personne ne connait le Pere si 
»v foi. 2112 ce n'est le Fils et celui a qui le Fils * voudra le reveler'. 

C'etait (lä) ce que criaieut en verite les seraphius : Tonte la terre est pleine - 
de sii gloire 2 . En eilet, apres que la gloire out ete repandue sur la terre par le 
(Fils) unique, eile est egalement moutee jusqu'aux cieux meines, en sorte que 
la charite (cpiXavOpcoTi'a) pour l'Kglise fut cause pour les esprits d'en haut 
dune connaissance et d'une comprehension plus claire; de lä (vient) (jue 
l'Evangeliste Jean disait : C'est le Fils unique qui est dans le sein du Pere qui (/') </ lq 
lui-nii'inr racontd 3 . Gar il u'appartenait encore ä personne parmi les liommes, 
mais ä lui seul lorsqu'il est descendu sur la terre, de montrer et de reveler le 
nom adorable de la Trinite, ei celui-ci (toutefois), 11011 pas encore comme il est 
aussi, mais eonime il est saisi par nous. C'est pourquoi, quand il s'agil egale- 
ment de la victime spirituelle et raisonnable, lorsque nous crions ce (chant) : ir. 
Saint, saint, saint est le Seigneur des armees, que nous confessons que la 
scigneurie est une dans les trois hypostases, que nous nous acquittons de la 
gloire des seraphins et que nous voulona montrer clairement que personne ne 
nous a appris la connaissaiicc de la confession de ce nom si ce n'est seulenienl 

1. M.'iiiii . xi, - : Luc, x, 22. 2. [sale, vi, s. 3. Jean, 1. 18. 



[401] IIOMELIE XC. i:t.1 

•, galaJ l £>l* 001 :JlSo_^o Jlo-A-^l ^_so y~ oco :L=>/? j-ao^a **oioN-./i 0« * \' fol. 202 

.-JLs/i otaa> > JJL|^>clS. ,_.N^. ool 3/; 06t :Jl / 001 JJ aSs» -.*->— ^\;a.iö 

•:-)po)!S^oo JL001 

10 |^\Ik^ :»'JL« pojj Ju»/j ^.-/ ^.otoja— \ ot3o^ ta\o J_s/ laS. p ju/ 
0/ • K- .J iN. -« Ji_s\ 0/ :>«oto*oiaaJLi L».<ä_o ^.!^_^i 0/ :>«. i> 1 j_io<.\ LfcicLc 

^Ototv-/ t-^^ )-<ULS-.; .L«.\o* t*6( ^.1 *£Lil jj -.C*\o Oi-LiO ).JL> t -Q J.~ c>\ 

)«;<•> Q a v3/o Jlopoo K-<o JlooiiSN v oou^->/ )«— o : ) ;»^N 1 > CPo)-3 ^sAq > ?>Q; 
1. V in margine : v ow&-^§-*> (?) ~u-. 

le Fils unique qui est dans le .sein du Pere, qui est im de la sainte * Trinite, qui <■ v toi. 202 
s'est egalement incarne pour nous sans changement et s'est fait homme, 
aux paroles du Trisagion nous ajoutons immödiatement l'action de gräces : 
«. Beni est celui qui est venu et vient au 110m du Seigneur » , en faisant 
5 connaitre que, si celui qui va encore revenir au nom du Pere n'etait pas 
venu lui-meme, nous ne serions pas dignes nous-memes d'exprimer par notre 
bouche ce cantique de gloire (o x o?o'Xoy{x) que les armees Celestes chantaient et 
disaient ä grand'peine et avec crainte et d'une maniere ineffable. 

Et (cette phrase : Saint, saint, saint est le Seigneur des armees) convenait et 

10 montait ä la sainte Trinite d'une maniere generale, et de plus d'une maniere 
particuliere ä chacune des hypostases, soit qu'on dise le mot « saint » trois 
fois, soit qu'on (le dise) une fois. En effet, si quelqu'un, portant son regard, 
pour ainsi dire, sur le Pere et sur sa seule personne (tc^oWttov), glorifiait celui- 
ci par le mot « saint » repete trois fois ou s'il le nommait « trois fois saint », 

15 ou (s'il traitait ainsi) le Fils ä part ou le Saint-Esprit isolement, il ne s'ecar- 
terait pas de ce qui est convenable; car le Trisagion est propre ä chacune des 
hypostases, tout en convenant aux (deux) autres. Les hypostases, en effet, 
qui participent ä la memo essence (oüsia) les unes comme les autres et qui en 



Vi). 



10 



134 SEVERE D'ANTIOGHE. [402] 

»Vfol. 203 ^ ö, ) m\ "o.o» | .. ->o» JLqlS^sclscis 3/0 ■.vJooysC^o ,_io ^alotv» ),..,,->g.i,.so 
r» a. V V 

^_/ 'Jjooto ju/ sifn'i ),_~ ^-»/o 'K-.) > » 1 •> p 00I vs/o .yOo»_\ ) nN'in; 
•Jk-^-i^lo )K^_ioo 'w-oK.iQ_J ötlaA. .-jk.Ju.fjo )lo.LAK\ ') ..^4^. 
J_*>aLo k_^o y-~ ^jl^ ,.3 :om'i J*_~ y~,\ jjttcLo K.L.lK^S.1 j;ot JK^o '»«ECbso 
oot\o \j\~~1 >t..f,n och Jj*»—/ oöi^o jl..^ oöt oöi_\o :öi_^ ^a-J^-bö K-») »o ..\ 
*s »--^. öC^. .^3.J jJ ,öt-\ k—/ k-»J «-.»!; -ö( k-^o -.)jt~~/ ju.^ 001 Li,— / 
^ot *£ —do )^ „ex oCi. )t i'v )K-«joJ^ «a/ :| .. soj la^_>oco>a\ 6t^ 
♦|v>f>Yoi yOOtla^JL^to voctila^-^o ji .*öi\ JjV t .ft Vre .■),., reo / < 
6Cbo L-^.iöi ..oooi ^.'t^o/ I-S^ä) -.yLalV lo-wl; toot Jt-Ki» 'jfco^t-. )»cn p 
• JchSsj »mi -mo jl't"*V-*- JtO.).ia.\ Kl\-ilo V-«-^ t-3 .otK...o •>>! ^_bo J_\»/ 
^■aiOQN JjlSü la-s'v-s ^a—IsULo .-JN^omiI jLiollj loot )^^ JJ ) 1 3 .' / 
. •) ..\ v> * ^o t-»k-»; JKs^o U-.iQji la^O^iaio sä_cD'JUo .•) mi ^ k3uV*LJ.o .•J-Oaj 

1-1. Ce passage est partieilement efface dans le ms. 



* v foi. 203 verite sont une seule divinite et seigneurie, participent * necessairement et 
au Trisagion et ä la louauge etä la gloire de l'eloge (-aKIoc) qui monte jusqu'ä 
eux. Et de plus si quelquun, enembrassant par l'intelligence, autant qu'il est 
possible, la sainte Trinite en bloc et en meme temps, faisait tendre vers eile 
et (sa) parole et (sa) pensee et s'il embrassait en meme temps cette gloire trois 5 
f'ois sainte, en l'appliquant ä part ä chacune des hypostases, ä l'une le mot 
« saint », ä l'autre l'autre mot « saint » et ä l'autre l'autre mot « saint », 
il ne dechoirait pas de ce qui est orthodoxe; car l'unite et l'identite d'essence 
(o-isia) rendent commune cette meme gloire (^o^oyia), et la « non-confusion 
et la propriete des hypostases la rendent speciale. 10 

(Test, parce que cette connaissance devait descendre jusqu'ä nous que les 
seraphins disaient : Toute la terre est remplie de sa (/lein-'. En efTet, apres 
que (la terre) a re<;u la venue de Dieu laquelle est verkable et dans la cbair, 
comment ne devait-elle pas tHre remplie de gloire et etre comparee aux cieux 
smis le rapport de la magnanimite en meme temps que changer de röle (ts&s) 15 
et faire monter la gloire (8o£o>oyia) et la connaissance tres complete qui aurail 
du descendre d'en haut? 

Teile est la richesse qu'a repandue sur nous celui qui s'est vide lui-mime* — 



r a. 



1 [gaVe, v 1. 3. — 2. Philipp 



[403] HOM-ELIE XC. 135 

«t m \A) l K_) 1« *>.; ^Öü jj/ :|_^_iO -Olok«-./ JoOU» -Ol ^O ua_„i/i 

.°>\ ..o >'|-a*J3üäb ^l^wm U-^^ö > i .. Joou* )jl2l>/ •.sSloKjt./ x^-? jloja^j-so 

:^^°J ^/ k— Lw)* ^ö oooi ^poj* — ö£>- :)K-^s.'aa,iLbc j^aoj la^^oa^oo 

| Lo_ tS^Jlx l %-.[ n » m °> jJo K_.jL^^ jJo K^j^^o* öt-^J-i» -ex ijL.,..— ^-» oex 

.yi > v> >'m K-,UCS. )Kt . t f> Jlo_.K*\l > v» yo+$o JJ p -.öut—Jj JJL^~ oi^jlso 
^^Jisi yQJÖi Jla^J^. )ai. : J_...cdoJ..3 KL.aji y>*\ Ji-a-*/ J.a_.,ajL3 ,.:> JJ/ 

V>-^ ^JL~ ^_-_^v.;* f.3 Q_\o -.^JLfc ■■■-=» 'iL^O K..O ÖuS. ^Jl— ^äl\!A^O 



V l'ol. 203 

r° 1). 



l. V in marsine 



non pas en ce qu il ,a cesse * d'etre [dein, mais en ce quo volontairement • \ rol.203 



il s'est fait pauvre et a partieipe ä notre indigence — que nous sommes 
nous-memes pleins au lieu de vrdes et riches au Heu de pauvres. 

En proclamant d'avance cette richesse et (cette) gräce complete et abon- 
5 dante, le prophete Isai'e disait : Tonte la terre a ete remplie de la connaissance 
du Seigneurcomme des eaux assez abondantes pour couvrir les mers'. Ne nousecar- 
1ons pas de cette louange qui est bien plus complete et de (cette) gloire (§oi;&- 
Vjyta) parfaite, qui d'une part etait chantee mystiquement et est chantee encore 
par les seraphins avec les armecs qui leur sont proches (et) qui d'autre part 

1» a ete revelee ä ceux qui sont sur la terre par le (Fils) unique, au moyen de 
laquelle c'est d'une maniere semblable et sans confusion et sans division (jue 
la Trinite qui est sainte et presente l'egalite d'essence (oüffta) est en verite 
confessee et gloriliee; mais prenons-la dans son integrite et dans toute sa 
teneur, en ne deposant rien de la sainte Trinite, mais en verite en la louant 

15 et en la glorifiant avec les armees superieures par l'egalite d'honneur en 
tant qu'elle presente l'egalite d'essence (oOe(a), saus deraisonner avec les stu- 
pidites d'Arius, lesquelles combattent et luttent egalement contre la gloire 

1. Isafe, xi. 9. 



b. 



136 SEVERE ÜANTIOCHE. [404] 

*V fol. 203 ♦ »-•O; |.M^ jt^o/* -Öt y>*l 'J^OOpCLS JJoli* yNXviVio ,-J^CD« ).— iOi 



v° a. 



j».-o/? och :Jt^io ^f^^-A yoot-.;)', ,-io; y^\ oj^ ^...tv-oo t-«-^ t 3 
--Xch ^io; )ju/ ^.-/ •.j^.^o.ü^; ^*!^oi )K-», u , >n jL^o J—oV ^a^o -.OiS. ^_* 



L2C 



10 



yjac^gS; '^.p°/° -W y^ It-^ 3 / — otoK-/ K_.J_ioofcoo c^o .-Joöt ^.ou.)^-./ jJ; 
• .jK»fpi J—/ y.-/ • .^.j.^ö/ S!! *>-fc3oi La-"/ .^ouV^ J^—t-r 5 o^ - 3 ? JP - 3 Jt- 3 ^ 
JJ/ .-CH-.K-./ J-i£~/; a^ -.vOV^ )^ r^*- b, ' 0, ! •)W DO - s o^o'^jü jk— V-a ötSj;; 
«s/ ) ly^rt «r>. |_ccLi.^o Jjl^.3 Vüia\ KjJI -in n flf> . «vi «'oo > « » i'm \Oj6ii 
:JLiä< ^ot i n °> v>o »miimiX; ^«otlo . I ./; ötJL^o 3^< :yOC*\ )ooi so'i) V-^x 
ycuofjo -.y,...ao,,n ^.^.^a^-oD; ^,.«.\ot )-jp>ci m\ wj-3; Jla'cu» La\ v oioi£vi 
jlo t . ...N «\ .Jpa_=>» ^iö t v\a; • .k.-.J-A-.^v yai.tJo yoou^^; l^iN ..ä>\ 

OCH J't-3^ **■■</ oC^s ^1* t-<^x t^l-r 'I-La^JO L*_COo/i )Io_.0(^3-.oC^O -.NMCUl^O 

.^;qjl^o )JLo t « ->.\S, Jtv_.i_-=" och w~.i j^CLk. .chX t-^J^ y i.\v> a^o -.cM.bc 

1. Ms. ^»a^ t a (sie). 



V fol. 203 (So;oAoy!a) " des seraphins et saus professer liniquite dans les hauteurs ' , comme 
a dit le prophete David. 

(Les Ariens), en eilet, en faisant, autant quil est en eux, descendre du 
tröne (Opövo?) royal l'unique Verbe, qui' regne et est assis avec le Pere, le 
mettent au nombre des creatures et au nombre des esprits faisant fonetion 5 
de ministres qui sont dans les cieux, comme s'il etait venu a faire partie 
des choses qui ne sont pas et (comme) s'il n'etait pas avec le Pere eternel- 
lement, et ils disent que Paul a appele le Fils le premier-ne de taute In 
creation 2 ; « il y a donc necessite (oLviyxYi), disent-ils, en tant que frere des 
creatures, quil soit nomme le premier-ne de toute la creation. » Or le fait de 10 
dire cela n'est pas le propre d'autres (hommes) si ce n'est de oeux qui sont 
fous et sc posent en adversaires de la nature et de l'ordre (t*£i;) des faits. II 
leur faudrait, en effet, et ctre condnits par la qualite des locutions (>i$i?) ei 
par la prononciation des mots aux sens qui conviennenf anx faits places 
devant nous, et juger de leurs differences et savoir clairement que d'une 15 
part le mot « premier-ne » indique la generation et l'identite dessence (oüst'a) 
et de nature — car quelqu'uu engendre le fils qui (vient) de lui-meme et ne le 
fait pas — et que d'autre part le mot « creation d indique l'etat de ce qui est 

I. Cf. ls. i.xxii. s. — 2. Col., i, 15. 



[4ii5; HOMELIE XC. L37 

Jk... i ,).~K±o ^öi 3/0 J_j^(oo JJj ^6t »s/ .ö£Sj> j^—V-i c*-K_./ V-«.^ J»-- 3 ^ 

»S/o .-w.O|ok-./ joOW jpH3 JVi ■»-./ «S/ Od +3 OOt» .'OtJ^/ ^*00| LiS-'/ * V fol .203 

J • . • • v" b. 

jooi La", )joi v*^ «»-^ •Jk-.r-* J*^ UioK.Jo J^~^^/ >£oa^kj J^jlX ^-/ 
jpo-s 'palaeuSi )oot »...K-X • J£s^' r _ä rr^° co * «^*t-ß» ^.oiooI^j; :^oJ^.o3 
(-•oLw^o JK—^ c*\ooi ^1 ^01 .l^'t-*? \^— V;- 3 — ö); °/ -.U't— / )k— "t— 5 **°t! 
Li-./ ^.-/ -.w.OIO^/ )tS->^.i Öi^S ^o ', V\o Vp^ >-»-»V Ä ? °°i ^f^ ? '.°^> 
öi^os wio yo^^c V--^ 1— . t «*>>> f^.\S>0 OL^O t-^v-. L^clS^ ^00 }o+bi 
\K^j-^l ^\oi ya.± ^oto^'jLa; yOüöu^ .LiaSL^ vOJoi »3/ voo»-.K-./ JI^-.t--=> 
jji '.JLa/j oOoqjlo; )LiQ\,o :|K^o-ajJL; [**.>c, V-^sv ^>i°k-«/ •J-- 2 / vp->/ r*A 

^.OIoK-./ L.J...3 .^-*? oS^ .OÜ^-J L--flDo/ ^iO «-~i?{ K„.LiOoKiOO K-.) I fl .. ^V) 

)Kt!vi-» .-Lajlj/ ÖC^S ^-iO Jk— j£-,/ JK-.V-a ^«Xot ^O^O -Jt » -v\ 0/ jooi 
.-Jjlsjj jiaiwj Lsl3'» - t .->m j ju/j y_/o 'J^c&^t L>jl.sj 'jioJ^s.» ^-»/o ^Oi-io 
.•jj-s 00t J;f> ~\\ ^.oto!^-./ )oow JJ -JKj^o ^.öt; 61S..0 ^*r--*> -)»-™ 50 J°°l t « S^ > 

•:-obouio :LiaSLi.i ooi I «o^m .•(?) Li-»-~j 001 



fait — car toute la creation soit celle qui n'est pas vue, soit celle qui est 
visible, est ce qui est fait. — Gomment donc * se peut-il que le meme comme *v fol. 203 
Fils soit premier-ne et comme ce qui est fait soit ränge et compte avec les 
creatures? Si Paul voulait cela, cn effet, (s'il voulait) montrer qu'il est le pre- 

r. mier-ne de la creation, il aurait du dire : « Le premier-ne de l'autre creation » 
ou « du reste de la creation ». Or ce mot : « Toute la creation » montre ceci, 
(ä savoir) qu'il est quelque chose qui est distinct, qui est mis ä part, qui est 
en dehors de toute la creation, en tant qu'il est engendre avant tous les siecles 
et non pas fait ; car les siecles eux-memes, que le Pere a faits par son interme- 

10 diaire ' avec les autres choses, sont egalement une (partie) de toute la crea- 
tion. 11 est, en effet, Ja splendeur de la gloire et Vimage de V Hypostase - du Pere, 
laquellea resplendi ä partir de sa propre essence (o-Wa) saus s'en ecarter et de 
toute eternite. Or s'il etait cree ou fait, de toute necessite (ävzyxri) il aurait ete 
fait et cree avant les autres creatures dans une portion et ainsi que dans uti 

15 espace de temps (qui fait partie) des siecles et, comme on peut bien le penser, 
(dans) un court mornent de temps; par consequent le Fils lui-meme, le (Fils) 
unique(?), dont il est ecrit qu'il est l'auteur des siecles 3 ne serait pas l'au- 
teur de cette partie. 

1. Cf. Ilebr., 1, 2. — ■>. H6br., i, 3. — 3. Cf. HObr., r, 2. 



»» 5 



138 SEVERE D'ANTIOCIIE. [406] 

'vioi.aiv. ooi jjLau.7 -t— ^- J^oS^ ^-3 yv°? U-/ y~*l °^° ! )^-tr* °^ 3 ? I» 50 ^ 

r° a. • 

jk-*-Js ^.Aot ^ot-K.-/ ou^.» )lö~/» OCH y^l .Jjjoi ^io ool ^1 jJ 
loia-^lo .oi^ . i .-, ft'.v< ^i . vylno oÜS. . i «mil^o yt « vv° .-jK—j^/ 
'Uio_3o )J.oin ..,v>; .JJ^-a öv^ 3 ? J'f*»- 3 ? V--^ «-«• ■«•^ JJ? -« J,-Q_/ 
^iöv ^\oi V>»-o; K*3 !>•>./ .•)la-. : ioj;o )la3lo*; a\o ..öi-k.../ )l o i n ..^ Vi o 10 
^X vsIoKa/ ^ 'JlcuuLii-s^o? ötJ^o^oo; K^ -öi .saia^Kj ^oo^cu oC^ 
^o ,_£ux> yL«^? <-°* )lcu^o; woict^i» "^^^alo ^...oC^D-so :J_^x>oJ_3 «i p öp 



r° a. 



Tout au eontraire, si on pense de lui qu'il a ete dit le premier-ne de 
toute la creation en tant que frere des creatures et non pas en taut qu'il 
'Vfoi. 204 est engendre * avant tous les siecles, commeut celui qui a beaucoup de freres 
et qui est ränge avec les autres creatures serait-il vraimeut appele (Pils) 
unique; car le meme est dit et (Fils) unique et premier-ne, afm que par •"> 
le mot « (Fils) unique » nous chassions la folle pensee qui (dcrive) du mot 
« premier-ne » et qui ne convient pas ä Dieu, en ne considerant que ceci, 
(ä savoir) qu'il est engendre avant tous les siecles, (et) par consequent en 
ne le mettant plus ä la premiere place et en ne l'lionorant plus d'une preseance 
athee, comme si les autres creatures etaient ses propres soeurs. En eilet, io 
cette (expression) : Le premier-ne de toute la creation, comporte la repudia- 
tion, la Separation et l'eloignement, et non pas la partieipation et la res- 
semblance, ä tel point en verite que nous le mettons en töte des choses qui 
lui ressemldent. ()r, c'est ä cause de L'inhumaaation, parce qu'il a partieipe 
ä la meine essence (oüfft'a) (pie nous et qu'en tout il a aeeepte pour lui la 15 
ressemblance avec nous a l'e»ception du poche, qu'il a etö dit convenablement 
s'ötre [<iit !<■ premier-ne entre beaucoup de freres' en tant que le second Adam 
de untre race (y£vo?) et s'ätre fait le premier-nS d'entre les morts 1 en tant qu il 



l. Rom., viii, 29. — •-' Col . i. i 1 ^. 



V fol. 204 

rb. 



10 



',ii7 IIOMBLIR XC. 139 

ju«; ^-io; ^»»; )la\.» ,i >v ; JK-^jl-V y-\ .-\K+Jiä ^so> J^so-so ••^-» 

«js'jj ]il .>.. 1V> oot oi .w^.; J-s/; -.i-io/ K-J-*^.^ ).^^iö).^ oo» jJ/ 
.*po/< ^ota^X-^CLA.! Kw.Lojl^o oJ^ -.)_*^^iö/i yOoi-jLio o yoou-^o* .-Jooi 
5 3-^v.— .iaS. >.«•>* so jü| jJo . -^.oiok.../ N ^o „_:>o oi • t _.^ s — ? '«^ °°*-? °öt W? 
ylS^^io Joo» jjJVa *3; V- fc ^ > ^^ -^fk— 7 ♦— »*-»/o M • "Hkä/j oit-»./ ^o 
^•j ix-.»- -.o-jl^.I/ ,_.c*booo :jooi ^_-.o£io ^_io ^ • .J^.Jo£l^J^jlSo jJ 

-Jk^OlSs )lQU>^JSoe^> OUSO ),_*. JJ y.2 :^.j»fcoo Joi^ jN-S w^OI ,_*.\oi:5l 

-.^otoK-./ oi \-*k**l -.^--.oC^o ^.So 3/; ^.oto -.J.-=>JJ oCS. po'/ ciJLio oi; j;ou> 
:o£S. ^oöi N.../» Ik_o ^_-\ot .*pe*i \-=>l ^o o&. ^iOiJ.1/; *3/ Jiiot ^se» 
..J_*j»o/> ^oj t-3 "0(9 ,^*j -oi^> .jot^s ^.j./ Jooi t*otoJ^_»/ ^oü^>; jpo» ^^010 
»31 )i.O I', ->, V>; «.O»» wiö w6( J-JL-SOI .„_,b^-.7 t— .L^/ ^/ t-^°7 W 

J;ot ^^^o .jloot^jL^ Jv»o-»/ lo_.a*» •.♦—•? ^»j »61 .öuK-./ )lo 1 1 r t ">J>oa.3; 
oöi Joi^s ya\ J üo Jviml«« J-iai. :i.'p°U/? ^.61 loix jooi »ii.cttiiJSoo ^ ^3/ 

1. v Uttia^jo [sie). 

est les premices de notre seconde formation et de la resurrection qui (mene) 
ä l'incorruptibilite. Assurement, est-il dit. 

« Mais lui-meme a dit clairement dans les Evangiles (Eüscyye'Xia) * : Mon *v fol. 204 
Pere est plus t/rand que moi\ » (repliqueras-tu). — Mais il faudrak que ce 

5 ne soit pas en passant que tu l'entendes dire d'apres les raeraes Evangiles 
(EüocyyeXia) : Le Pere qui m'a donne est plus grand que taut, et personne ne 
peiit ravir de la main de mon Pere. Mol et mon Pere, nous sommes uns' 2 . En 
eilet, parce que, lorsqu'il s'est fait nomine pour nous sans changemeut, 
il est devenu l'une d'entre toutes les choses et qu'il a cte recense parrai 

10 toutes les choses — et certainement parmi les choses qui sont considerees 
(etre) apres Dieu — sans avoir rejete loin de lui l'elevation divine, ä cause de 
ce (mot) : « (II est) plus grand que lui », je dirai qu'il (s'agit) du Pere, et ä 
cause de ce (mot) : « II est meme plus grand que tout », je dirai qu'il suit de 
lä egalement que (toutes choses) lui ont ete donnees par le Pere, (choses) en 

15 verite qui lui appartenaient et dont il etait le proprietaire en tant que Dieu, 
et ä cause de l'identite d'essence je dirai : Moi et le Pere nous sommes uns. 
Ainsi d'une part le (mot) « grand » releve de l'economie qui a lieu par 
l'inliumanation.et d'autre partle (mot) « un » releve de l'egalite d'honneur qui 

1. Jean, xiv, 2S. — 2. Jean, x, 211-30. 



140 SEVERE D'ANTIOCHE. [408] 

U-iV^ Kj/ ^o; -Joe* *pö/ *a Joot oo«>Kxaio J^JiLa v^sta-^a^ jj; -.J_;oöu; 

»V fol. 204 J^J'qjjöj ^ jtC^iCUS ÖU> ^3 V^v OU> ,^Jl2U kj/ ^^ JotSs • . fK+l 



10 



K-~_io :_oioN_/ (oi^Ssi )la:*vs ^; \a.— ^.^i.^1. JJ/ .chjlsj la^s, ^o yo^o 
.-pö/ )J.o iv>oK-iLaQ,-\o Ji.Of.jä-^S. ^.-J-2> JLiö -.o.äi1) j«-^; Uo-^?» ^o«_\ 

jK^ot^. (.^xdo/i Loch t-ä-^J. li-ao 'JK^jy ^ AO Jliö; ) lo i«-> vo jlcuN— jfcoo 

oiJa^.£CLj K.-.L-j.ia^a.io JlooCSs ^3w » / ..«jLio ocn oj «-s/j V-^^ —o* 
oii\ o£>> ooi^euJaj} )coi ,-fco. . '^choK^/ JL\_i...si och Jjlsu'/ -,JL..;V JJ yQJot 
. -U-*-3-=> yö '\ '°> \-a-~o\S. o»^.3 ^3?? w^ot a\o -.^Oo» i~^v ^\ot .J-.*t_=> JJ 

ou^*.~o ot^i )Kw-> .. ^_io ^.k_; .'w.01 )tC^io LU q_^. Ljls_7 -Jo^S.» 

1. Ms. LiüiaS. 



est dans la divinite. C'est pourquoi le peuple juif qui est jaloux et qui combat 

contre Dieu (0eojA«^os), s'indignant aussi de ce qui avait ete" dit, se pressait 

de le lapider, en disant : Alors que tu es komme, tu te fais Dieu toi-me'me'. Car 

Vfoi. 204 c'est pour le meme motif * de l'aneantissement volontaire qu'il dit et qu'il 

v° a.. 

a ote envoye par le Pere'- et qu'il a recu le commandement :l et qu'il ue 5 
peut rien faire par lui-meme 4 . Mais nous savons que, lorsqu'il etait dans la 
forme de Dieu et qu'il a condescendu ä prendre la forme de serviteur 5 , il a 
prononce des paroles qui conviennent ä la servitude et ä l'obeissance (et) qui 
n'amoindrissent ou ne rapetissent en rien l'elevation et la hauteur de sa 
divinite; car comment la condescendance et l'liumilitö des paroles conformes 10 
ä l'economie auraient-elles produit un amoindrissement de l'esseace (4i*ia) 
divine ou de la puissance (de Dieu)? 

Si res ignorants, en effet, prenaient la (parole) : Le Pere est plus grand 
que moi*, par comparaison au point de vue de la divinite, comment celui qui 
est une creature irait-il se comparer lui-meme a celui qui estincreä? Car ce 15 
sont les choses qui se ressemblent, et non pas celles qui par nature sont 
completement eloignees, qui se comparent les unes avec les autres. Et puis, 
si le Christ est la forcede Dieu et la sagesse de Dieu" 1 , comment ue serait-il pas 

l. Jean, x, 33. — 2. Jean, v, 37 el passlm. — :t Jean, x, 18. — 4. Jean, v, 19,30. 5. Cf. Philipp. 

II. 7. — li. Jean. \i\ , 'Jh. — 7. I Cor.. [. 24. 



I. 204 

Vi). 



[409 1 HOME LI K XC. 141 

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ouS. i-iö/ :Jjuj.~£oo JJ jo&vt ^.oioK.>/ t-^ss, J"* ^»? . Ji*.— o )Lo^-iooNvX>o • ■■.!.. 
^\oi ^.ch.\co ^*» ).ia^j_s .QjaettJUB» j^a^to :oiK ..r> ^tJU ^io,o >aa\a3 
5 U-Lioo/ a.\ ^*j j^a..\t -|^>a\, ^otoK-./ Joou J&s-.J-ipo; J-JJu./ .K./ )inl; 
J-Ul../ JJ ^/o : v lo\< Uä_\» ^\©t y.*\ ^-ofcoo )laJLiooU>? ) > Sg^O JJo ^opo 
)JLo a-n^sS ^J-~ ^sIoKjl^o ,-d :^ocx» ^.ypo)J^.^o jot^j jlo^o^o ) ^ o 2b > ^a '»**..; 
^.otcA-/ v3/i ocx ••J.s/j cH.boo.JU); oC^^i f^ojioto Jlo.^0» ) i no . JJ/ -.ou^o; -ex 
jX^a. )»o(cu ^o; (iotcu .)JLm ^o; J-Ooöxo JjL-* -oioIX~»/ Jochji )-L3l*/ .L^a\, 
io (-3iot 6) » vi . iyi i ^^och Jjs... - / .|.ib& M liV.^o JJo Jjm^J^m.^o JJ JJ..«.- . ^c -.Jjli» JJ; 
v/ flt '.yo,y\\'\-)> «-ot JLa^.a*. ^_s )-V^3 )-^Of^> vkOf^a.^ ,.:> /oii -öCS. 

_0|oN~./ J^i/ ^iO; — Öi-Sl •'i^ojj CSjÄOOC» j't_*^0_3 JU / ».^Sl &O0 — Öi.5 p t^-O 

JIS. ..<*> •> »JU J— . io, y-,1 :mOOi oil^o )k_J^>ootooo k^J_i.sj JJ ^.3/ • ')*-» 
a\ ,,_•• j;ot .c*\ wMb^Oi.^ och.\ ^otok.../ jlo~».^ooJSoao Jo.1».» .-J^oi_s/ 



deraisonnable de dire que c'est par suite de sa sagesse et de (sa) force que le 
Pere est plus fort ou plus sage? Eil rien, en effet, le Fils n'est inferieur au 
Pere, puisqu'il possede la meme gloire que lui, la (merae) royaute, la (meme) 
eternite, la (meme) force. Paul, eu effet, * dit qu'il est l'image du Dieu * v fol. 204 

5 invisible', la splendeur de sa gloire et l'image de son Hypostase* — or dans 
l'image il y a tous les (traits) du modele — en sorte qu'il est ä propremeut 
parier une image, non pas une image artificielle et inanimee faite artificiel- 
lement comme les images qui (se rencontrent) chez nous, ni (une image) 
au sens oü nous sommes dits nous-memes etre ä l'image et ä la ressemblance 

i" de Dieu 3 , en ayant part ä la grace qui (vient) de lui, mais l'effigie (ehkov) de la 
ressemblance et l'empreinte propre de l'hypostase du Pere, ce qu'est aussi 
l'image, de maniere qu'il soit la vie hypostatique de la vie, la lumiere de 
la lumiere, la force sans fin de la force infinie et illimitee. Oü donc placerons- 
nous ici le (mot) « grand », attendu que partout nous rencontrons en premier 

is lieu l'egalite en tout, ä moins qu'on ne soit entmine de force et contraint ä 
dire que, par cela que le Fils est du Pere, bien qu'il ait resplendi de lui inde- 
pendamment du temps et cternellement en tant que la splendeur de la gloire 
du Pore, il n'est pas'' au point de vue de l'cternite Togal de celui qui le fait 

1. Oil.. l, 15. — 2. Hein-., i. 3. — :s. den., i, 26. — 4. Litt. : « il est ». 



* V fol. 205 
r° a. 



1« SEVERE D'ANTIOCHE. |410j 

JoC^JJ )|3; JvW;o -01 Jkoj J-sJJ »s/ JjJ>o« -.^Aj -ja* jJ;o J-^oofcoo Jj>J 
ot_\. h^l Joow JL^.S»o [i^iotoo 0^0 Jlo^iootoo-s jctl»; -61 .*oi^ k-./ 
-010K-./ jl; "^oo :J_s/ ^io v-jä Iva Jji^J *l;oi ^£-*o j-^ v / .Jt-=» 
Jl/ .)i-s -otok-/ JJ; ^^00 .-Jl»/ o« vS>/ -010K-/ );/ ^-.po ) ' , n m .. ..J-a/ 5 
]_s/ .K-)c*S^ ^XNm'c; v ojoi; 0^.0 .^_.ouK_/ ^_*i.kjL-ioj yO-J«? -.^-^oi 
JJ 9 .-yOCH-N-./ K-Jv-ow v*N;ojLäöo J im SV» J_*jcb -.Jju.»-o ^-oio "Jv^o V- ^ 
jl n . \ ^ nA' -n • . «w'a )la-.K-^tO^ V-^ °-^ .J^>oaJU>; yooda^^-s 

^iot.oJLs; Joch p©/ jV^^ ) 001 ^°t^ P J-*- 3 -" °°i 1- ! 'W V*^ Ack. .^J-Sk-a* u 
«wj,; j'^cao t-^^s ^s "t-^ °©i 'J-^^ J—o£i l'»- 31 - 3 ^*? QJ01 •)' 0, . QJ J)-^ 

V fol. 205 OCH -.^-J ' yQ^iO ,po/ )l<»*iÖl Jl'pOjlo jlöJL/} J-SOJl^S^ OOl .-J-S» OCH 



r b. 



Vfoi.205 resplendir. Or cela' meme ne cause aucune iaferiorite au Fils. * En effet, de 
r a ' mrme qu'il est grand pour le Fils d'etre engendro par le Pere (en etant) öternel 
et sans commencement, de meme pour le Pere aussi il est grand et marque 
d'une gloire qui est digne de Dieu (ÖEoirpeir/i«) d'avoir un Fils qui est son egal 
au point de vue de l'eternite et qui n'a pu etre acquis, ni ajoute. Car, si le Fils .-, 
ctait regarde comme inferieur au Pere, par cela meme qu'il n'est pas Pere, 
est-ce donc que le Pere aussi presenterait lui-meme un defaut, parce qu'il 
n'est pas Fils? Mais cela appartient ä ceux qui plaisantent, et non pas ä ceux 
qui fönt de la theologie. En effet, « Pere », « Fils » et « Saint-Esprit » sont 
des designations qui caracterisent et fönt connaitre clairement la « non- n 
confusion » des hypostases; car elles ne definissent pas la Trinke par ce qui 
est superieur, ni par ce qui est inferieur. En eilet, tout ce qui se trouve dans 
le Pere et dans le Fils, cela apparait aussi dans le Saint-Esprit. En le procla- 
uiant d'avance, en effet, le prophete David disait au Pere : Dans tu lumiere 
nun* verrons la lumibre', c'est-ä-dire dans le Fils (nous vcrrons) le Saint- 15 
Esprit. Car, lorsqu'il a paru par l'intermediaire de la chair, (le Fils) lui- 
me"me nous a revöle (le Saint-Esprit) et c'est par (l'Esprit) quo (le Fils) 
lui-meme a Ate revele tres brillamment. C'est lä, en effet, ce qu'a dit egale- 
ment le grand Gregoire, le synonyme des signes et des prodiges etonnants, 

■ vfoi. 205 ou plutöt ([Aänov Äe) * celui «pai lui a decouvert la foi : « Un scul Saint-Esprit « 



r li. 

1. Ps. XXXV, I". 



[4111 H0MEL1K XC. L43 

)j>a\j j^=> »s/j J^o ^»./ .J-^Vjl*); 't^ X ^UL^o .Jtl«T-i\» ^; j^.»- .'v*oLJ./ 
i^oA Jiot.cu JLi/ .-«uj^Ji; oöi^ )>L- «X jjl«j oöt; .'$.■»/ *» -*W? -otoN-./ 

tS~.l_.t-~ °/ :)^t- jJ ^o | > ° > \ a- k,.- ft _«^3 o/ SNVi'li; oöt i TO ^_; pojj 
• .oü-x h^l JL=>/ ^.io JK-^iooK^o jÄs-L. :)ju.^> J—o* vs/ yj; .Jlai^u, -__» 
■+±—Lli J-a-Ko jJ» N! üw£oo .^ojJ^io vS/ ^sK.mv ooi *£>/ Ji__» «^ Jxsa_\ 
..Jj/ Jj/ v^ö/ '.jbJUaao J_joä_-k_. ^_v ,_^ot .v____j; K_jc*_fc. j»-oo/ jJ/ 
io JK rr; °irt> K^i-Ji.—/ Ji-^ö a__xo ■.jK*ia>»aJLao ^-.ouk«./ Jjp>a_ao» . n^»» 
:Jjl_h° j__,o» oj\ Jj/ pö/ ^ookio Jl 'J,-2__s; j-^ J-ij y*+\ .Jot_<_jio ^.ow.K-7 
j—oj^ otpo|_sd_>> *_oi J_x_.o} .-Jj>_- ot_5 ,_9 op ..»„_\,* JJ/ '>a°i'i jjj "^io 

• • • 

)-»t-<w-_; oöi Uj'o-i\ 3/j -.JLoot CH.-K-./ );oi aSs. 't-*-^ J>°©l ff* ""'-- 



V fol. 205 
v" a. 



qui tient du Pere l'existence et qui a 6te montre par le Fils — aux hommes, 
c'est certain — le parfait du parfait, de la meme maniere que le Fils est 
aussi l'image du Pere, en disant : Celui qui me voit voit celui qui m'a envoye. 
Moi la lumiere, je suis venu dans le monde'. » Car les hypostases se montrent 
r> elles-memes les unes les autres, parce que la divinite qui (se trouve) dans les 
trois (hypostases) possede im seul et meme honneur. 

L'auditeur dira peut-etre ou bien avec le desir d'apprendre (fiko^dBaa.) par 
suite de l'ignorance ou bien par maniere de discussion par suite de ruse : « Si 
le Saint-Esprit egalement tient du Pere (son) existence eternelle, pourquoi 

111 lui aussi n'est-il pas considere et n'est-il pas dit Fils? » — Parce qu'il n'est 
pas ccrit qu'il a ete engendre, mais que. c'est de la theologie qu'il procede. Car 
ces (appellations) qui (sont renfermees) dans des limites bien definies, dis-je ä 
mon tour, tout en se ressemblant, fönt connaitre des faits et elles ne sont 
pas, bien au contraire, des paroles vides et des mots. De meme, en effet, 

15 que je ne'dis jamais que le Fils est le Saint-Esprit, parce qu'il ne procede pas, 
mais qu'il est engendre, de meme c'est une impiete de dire que le Saint- 
Esprit est le Fils, parce qu'il n'a pas procede par generation. 

En effet, si cela etait, il y aurait cette (autre) faute que le Fils ferait 
egalement mentir * la designation de (Fils) unique. Car, lorsqu'il y a deux * v fol. 20s 



v° a. 



1. Nous n'avons pas pu idenlifier cetle cilalion de Grögoire de Nazianze, 



Vfol. 2or 
v°b. 



144 SEVERE D'ANTIOCHE. [412| 

JoOU ^\o( ^iO ,_~ OOI JJL3L.7 .yOOt-K-./ \» 'i~ > ^-.Vl V— ^ +3 J't-^ ^^^ 

-.Jla.oa.2u; JLo'^o rjlo,.^^*^ )i-=^ )K.v^..7>o y^OCL^ vo\/ ')]/ .J-.,.»^..-. v-oioK.../ 
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♦ ylo » i\lV. vfLSL^; ^J-^Ik.^v J001 <^fJL*j » »\o|\ t--«--^ <*-^->l v^t^.A 



10 



lils, comment Tun de ceux-ci serait-il le (Fils) unique? Mais il faut garder 
attachee au Fils la generation et (attachee) ä l'Esprit la processioii, de raeme 
qu'au Pere aussi le l'ait de n'etre ui d'une maniere engendrec, ni de quelque 
eliose. En efl'ct, lorsque les proprietes de chacune des hypostases demeurent 
immuables et que nous croyons que l'essence (oücria) ou diviuitc est unique dans ■ 
les trois (hypostases) ä la fois saus confusion et saus division, (alors) nous 
confesserons la sainte Trinite teile qu'elle est en verite, sans rechercher en 
quoi consiste la generation divine et la procession et quelle diflerence existe 
entre elles, et la sainte Trinite se connaitra elle-meme teile qu'elle est. 

()r il est important pour nous de confesser sans alterat ion ce que le Fils i 
unique qui est dans le sein <ln Pere nous << raconte* et explique et de ne pas avoir 
par maniere de discussion l'audace de regarder ä L'interieur de ces (questiuns) 
mysterieuses et cachees. En eiTet, ce que (le Fils) a dit lui-meme sullit ä celul 
qui est inodestc en place de toute demonstration. D'oü toi-meme, en eilet, 
dis-tii ces choses, sans qu'clles soient de celui-ci? Par consequent, aie pour is 
regle (ju'il te laut ni dire eela, ni deiuander ce iju'il ne l'a pas dit lui- 
Vfol.205 ni^me; car il a passe sous sileuce ce < j n'il savait niauifesteraent ' depasser 
v la [irofondc ignorance. 

1 Jean, 1, 18. 



10 



V toi. 206 
r° a. 



[413] HOMKLIE XC. 145 

)f M l~oi \>.10Q.\; yOJÖl ^O ^S V-^ojU; )t-*^^? rr-*? -°* ^ ^/° 

L-iocx loy. m.« -^o ^»; K^j^uJ^. JJ :K^)Kjl^o ^ö Jk-.Ji-p°! :^aK1sK^o 

•po^ .J> 3L, M too ^.; ^oC^jijs |,_~ JJ &l Loc» ou» V-^S^ 00 • '— °ot ^oto^'j-a 

^iO V ^>.„«. < ,. V> ',-»^-.1 -.Öt-.K~./ ) . fi . ^ <v> . Qio fff>r» ) |, « \ ^SO ) IIÖ .. y_3001 *,_.» 

>aä>, ).an.» ; joo J,.— s/ ) ^ » > ■» JJ :jK~.o£3s. ^.cx t~»^v )-*^o/; .^^0^,1 J'Q-ojl 
:JjV*; 06t "^ooi |u.o^ JiCLio J^-o/ a^i • • ^.oi<xji.aö.— js K^Jb>c u ^» oi\ 

^-»■\ot ^_iO yo^iO y^\ .-)', -i V>\ Joot ,_.K^ \'ySä J.Jl3_.'/ -.vO^ll )~3 / ^-iO; OOI 

J£0v*ljs öo ^d öto :);a^^ ^oioK-./; Jj5.fcs.i0 jjd JJ :^*,i./ JS^ioofcoo j^s/ 
• .J.*.cdoJ^ >n°i'i J~s/ > v t— -%x v / .Uoi; otlorKi°>M JJ vd/o \cpo , v c i\ 3 ^o 
,'l^s )ab.o JLs/ ^on scaa^>äoo JjLiö J,—J>/ ^-.1 J-ia-7 Ji-s *-*-» Ji4=> Ua*7 

I. Ms. »'w (sie)- 



Quant ä ce qui doit nous etre dit par ceux qui luttent eontre le Saitit- 
Esprit — ce qui s'est rencontre d'une part avec mechancete et iniquite 
et d'autre part avec igaorance et manque d'intelligenee — il faut egalement 
nous en garder et nous enpreserver. E11 effet, ils disent : « liest ecrit au sujet 

5 du Fils : Toutes choses ont existe par lui, et saus lui absolument rien na existe*. 
Or le Saint-Esprit est egalement reuferme en quelque sorte parmi toutes les 
choses. Par consequent il est cree par le Fils, lorsqu'il a existe avec les autres 
choses. » — C'est lä une controverse qui tronipe et qui releve d'un sophiste, 
laquelle est plus fragile qu'une toile d'araignee. En effet, que l'essence (oü<?£a) 

10 divine n'est pas comptee et mise avec toutes les choses, ni renfermee avec 
elles, parce qu'elle est au-dessus de tout, quel est celui dont les pensees sont 
saines qui ne le confesse pas en meme temps? Comment le Fils devait-il donc 
creer l'Esprit de verite qui procede du Pere comme Fune des autres choses 
qui fönt partie des choses qui ont existe? En effet, de meme que celui qui a 

15 ete engendre par le Pere eternellemeut n'est nullement considere etre l'auteur 
de sa propre generation, pourlemememotifneces'sairementil n'est pas non plus 
(l'auteur) de la procession de [l'Esprit. * Car, si (celui-ci) procede du Pere au »vfol. 206 
point de vue de l'essence (oüuia), comment est-il cree par le Fils? Comment celui r ° a ' 

1. Jean, 1. :i. 

patr. on. — r. xxiii. — f. 1. |(l 



*Vfo].206 

r b 



146 SEVERE D'ANTJOCHE. [414] 

votvj/ ^ t ^a^^6 fS :).ia.iä>> yOoC^a^ opo\l v* / t-"-«x °^J Jt^ 3 ? °ot ^/ 

o^ ,L^v m .\,wjo| ^j ocx -s/o .U—c-o )•— oi^o JV-3?o J- 3 /? i^-»"» v°o&. 

JJ «£>/ loOl OUL^O '^.£DO >.PÖ/ yO ..^3iK-JS J-l'/? «-ÖVi Öt-3 wyJuUj J\wJ^_Otj 
—Öl U-£DoJ_SO JtOlOö )» .V... Jl-OÖ» yOoC^O-SL^ ^»t-ioj K.O JJLSl»/ -.i-ooi; -öt .j^*. 

♦ |q[>:^v JJ jJ^oiSso |J^..V-s JJo ')!, . i\ JJ 5 
,_*>» ^-*^-/o QjJ-V/ ^poJ^kio J-3^ J^?ö^ ^>; -fcoo/ K-./ ^0V^> 
yOOU.*^. J»— } vQJoi <^o;o *—•>■> »oto^Q-x T ^K-B iiL-.»-o L— oi ta\o :o_o^.iS> ^>.\ot 
'Jju-^ä J— o^ o/ Jt-2^ vpcH.\ ^i-Viö/ J^-.i^ JJ •^•'t^ö/ ^a^-*«»v> J>o»^o JJo 
.yooj-.)^»/» ^x— ^«'OJso l^-».^ 5 ^«otSj t "*^s > ^°'- D *W J-^äoJ.js «..ajt ooi. JJo 
ö/ .-JJk-.Vr 3 -ö«! J^-Vr 5 V ***• J-*- 000 /' : l-»^> i0 -otok-/> k-« / > ^-^oi Joio io 
^oicca^jo/ ^-iol; ).ia-./ .-w^ <o.*^s •.ovjlSj \ *m~o \n.\eo JJ^-.ö»Ss. ^.iaio 
, ^.oj^s tv^oj.:*»^ yb. ts^.1 V-^JJ 9©**> JJo ^-? vj "-^r J— "»^ J»-^ 
yo+a ^3/ :Jfc>>_^o ^-ot-A-./ Jl t ÖN :JK.-oCSx J-^ödo/ jK-s ^-io; ^-\ot t-^x 
*l^_J^fcia^> V*-^ J.Ä-*o - ,^ .^-.ouJ^-./ — öoi; -01 ^öi^. h^l )K^y±~l y^\cn 



qui est cree est-il aussi compte et ränge" avec le Pere et avec le Fils? Alles, 
dit-il, en effet, enseignez toutes les nations, en les baptisant au nom du Pere et du 
Fils et du Saint-Esprit' . Et l'Evangeliste lui-memc s'est egalement servi avec 
unc grande precaution de la (parole) qui suit, lorsqu'il dit : Et saus lui abso- 
lument rien n'a e.viste de ce qui a existe 2 , en sorte en verite que la parole 5 
renferme par consequent toutes les choses qui ont ete faites, saus toucher a 
l'essence (ouate) qui n'est ni faite, ni creee et qui est divine. 

Parfois pourtant les Ariens et ceux qui se sont separes ä leur suite rou- 
gisseat de (ces) blasphemes manifestes, ils combattent contre le Saint-Esprit 
seul et, ne dilferant en rien de ceux qui n'ont qu'un oeil, ils diseut : s Nous 10 
disons que le Fils ou le Saint-Esprit ne sont ni des creatures. ni nonplus 
de la merae essence (ousfat) que le Pere. Nous professons, en elTet, qu'ils 
existent avant toutes les creatures. » — Qu'est-ce donc qui se tient entre l'es- 
sence (oüffioc) increöe et (ressence) creee, ö theologien vain et insense? 
vioi. 206 Explique-le-moi, afin que j'y place le Fils et le Saint-Esprit. ä moins * qu'il is 
1 n'y ait rien; car il t'est impossilde de le dire. En effet, toutes les choses qui 

(viennent) apres l'essence (o«<ria) divine sont faites et creees, eussent-elles möme 
(le privilege) d'avoir existe avant les autres choses. En elTel. que la matiere 

I, Mallh., xwin. 19. — 2. Jean, 1. :t. 



v a. 



[415] HOMELIE XC. 147 

^o; ocx JL3o-i_~o rJ^UL^JL^ö; Jl»» i\ JJ v.6t jJooi tO^llo janU \±-±x ^_ioo 

^-.; y/ .k_i/ j.io.LAj>o -.vQj/ j^ojl Jk-.^; J^-O yj :J-»-m»o U.0^0 ) t i\ 
•.U-^l ^-±0 ^-w>V— /;o yOouK.-/; v© 5 *^ kj/ V-^ö/ )k— ■■»^-»/ ^-^01 >o,»o 

^-.-^Z? :Äo/ o^u-io )-oöo J^sJiCa "^jxdo^; Kj/ <».jL. JJo >v aj/ K-oi^v / 
JJ; Jbc 061 V*^^» .j-paj joC^jJ jo^ool JJ.3/ .-jl^— JotSSv y^> Joou JJ; 
la^; y**l .J-ioa |^od «010k.../ Jl^. :J.aA^>o oot j.^jü.9 ^3/ :J_oooKio «oioK-i/ 
♦Jj^^Äiio JJo JJ^.o£^ J-^äo/; 001 ppoJ '^-; jJ.,— .JöfSs» '^^ioj JlS^io 

10 j-^OU» K-./ -J-^-M OlJ-.;oJl lo^O -.jj/ ^O^.J» )j/ JjL3 J.3£flß lüL^ JJ/ * 'V Inl. 206 

ji.axD;»fcocL^ viija.Xo jJL^oKm'o JJ jt^o'o; ^3/0 .jlooiSi» laS^oaio >o^ 
"^^ J v> . «> ; jlio-ia^o Jj^-; p*/ V-^ J~>** .yK^^io; -01 jicu^spo; 
JJo .yOOUSoji^sA, ^3.1^.^0 )~3^s J.*oif vQJÖi JLs^Ä ^.io ^o -.otaio 



(vtoi) des Manicheens qui u'est pas faite soit deracinee et jetee au loin et 
completement, ainsi que les tenebres qui cn sont sorties ! II est certain que tu 
fais monter le Fils et le Saint-Esprit jusqu'ä l'essence (oücfa) de Dieu et Pere, si 
en verite tu rougis de les dire crees ; et si tu dis qu'ils existent avant les autres 

5 choses et qu'ils sont posterieurs au Pere, tu leur as fait l'honneur de l'ancien- 
nete d'un laps de temps seulement, sans les avoir delivres du fait de la crea- 
tion ' et sans savoir que tu entres en lutte avec les Livres sacres qui disent : 
// n'ij aura pas chez toi de dieu nouveau, et tu n'adoreras pas un dieu etranger 2 ; 
car tout ce qui n'est pas eternel, soit-il meme initial et ancien, est nouveau 

10 en quelque facon, ainsi qu'il ressort de la parole relative aux dieux, 
et ce qui est nouveau est etranger ä l'essence (oueta) divine et n'est pas 
adorable. 

* Mais je remonte vers les seraphins et vers la contemplation (öewai'a) du 
prophete; car, en plus de la theologie (öso^oyia), il y a encore en eile la 

io merveille de l'economie qui (a eu lieu) pour nous, laquelle est insaisissable 
et dillicile ä comprendre. (Isafe) dit, en effet, avoir vu un autel et un charbon 
place au-dessus de lui ainsi que Fun des seraphins quien cemoment cachaient 



v fol. 20« 
v° a. 



I. Note marginale de V : II faut que celui qui rencontre ce mot ecrit ici sache qu'il n'est pas sem- 
blable ;i ceiui que nous disons l^^=. — 2. Ps. lxxx, 10. 



V fol. 20ii 
v b. 



[0 



148 SEVERE DANTIOCHE. [416] 

Jk^oo JJUaio^v *-aXo : v o>-*J )N-.ow^» Jk-w,a_ajJU jlo^ijj^; ^ p . mv 
jlg^aocoa.» Jux ^o-Uo ..^laa-öLa j;ot ^J^, )°* '.P?/ oW*>a2u=> »^it^o 

j^.lioo [äyJO ^io; oot )^N\v>o Jlio» ^oaJo»! ^^i» p; oöt .J-^pv v*j/ "^o\ 
K-K^M -6t j^at J loLiXiaio; J^o y~.\ :oK.L. )^-jj/ J.*-^o |—oio Jjs/ ^ai» 

o£^ K-J JJ 9 k~o -« :vUi )Kso^ jJSoo; ^>o jJ ^/; ""^ .Jlk-J* 
. K .)ii lwv< JJ '^so ^io ^o^o .-^a_a «otok-./ 060 ^s JJ/ -.j.co.ictS 
jlaslajLäCLsj _*-./ a^ ijj^juoojlioo o& K-./ JLxaj* .-Jv^ls »3/ Joch 060 
JK_^i*3 «-öl Jla-.,— jso J^oculoä ^-.; OJ-3 ■,öt J ;<i ^\3 Jicu^iXicuso '^opo 
:wm11; J.^a_».io JJ ^so Jk^ia-s; :öuk~./ Jjoi 'JLicoojLj »-^ ö|loou»_iol 

1. Mai, Scriptorum reterum nova colleciio, t. IX, p. 726 : Aitö xoü Xöyou / • Töv £e ävöpaxa tOttov 
ejie'-/eiv toü 'E[i(iavouyi>., raevri trä acafU, 8? ejic ioO 0^y)).oü x»l E7ir,p|i£vou Opövou toü imo tö>v aEpayi|A xux).o\j[iE'vou, 
Tii) üatpi xai x$ aY' 1 ? Hveuaaxi auvxaÖr,|JEvo;, (.'>; ^| Tpiffayioc 8o?o>.OYia OiSr,),wxev xai o\J8e Ceo/tiuto; wv xai Tat« 
avw ouvä|iE<7iv, eOeioudiw; xaTa6e6r,xe 7tpo; ^|iä«, xai äva).) oiutw; YEyovsv ävÖpwTioi;' toüto vap xaiä6affi;- ette! 
\ir\Si äm> tötou |/.£Ta6£6r)XEv et? tötiov, onep apir ( xav6v ä).).' o).o; üv ev nöai, xai imEp to itäv äitEporpaitw;. 
.ö>o; xai ev oü[i.aTt ye'yovev, <j/i>xriv Exo-jcr) voEpav oü/ w; ev (ietox»! Ttvi xai evepysia |iövr;, Tjj CmouTä^:'. 81 
avTij, xai evüxjei tij yusix^. — 2. V ta^M-Mj (sie). 



leur face (xpöcwreov) avec leurs ailes et qui ne pouvaient voir l'eclat de la gloire 
divine; (ce seraphin) prit le charbon avec une pincette, en toucha la bouche 
(du prophete) et dit : Voici, ce (charbon) a ttmche tes levres, il enlevera tes 
iniquitds (ävo(A(a) et il effaeera tespeches*. Or il est clair pour tout le monde que 
le charbon symbolise l'Emmanuel, qui, ctant assis sur le tröne (6p6vo?) haut 5 
et eleve qu'eutourent les seraphins avec le Pere et le Saint-Esprit, selon que 
l'a fait connaitre la gloire (äo^oyta) trois fois sainte, sans pouvoir 6tre saisi 
du regard memo par les armees d'eu haut, est descendu volontairement 
jus([u';i nous et s'est fait homme sans changement. Gar teile est (sa) desceule, 
i\ savoir : «lu'il n'est i>as parti d'un lieu pour un (autre) lieu — ce qui en verite 10 
. \- i,,i. 206 est impossiblc — mais que, tandis qu'il est tout entier * en tout et au-dessus 
* " ''• de tout saus connaitre de limites, il a existe tout entier egalement dans un 
corps qui possedc une anie infcllec.tuelle, non pas ainsi que par une asso- 
ciation quelconque et au poinl de vue de l'activite seule, mais sous le rapport 
de l'hypostase et par suite d'unc union naturelle. Getto mcrvcille a ceci ia 
d'etonnant (|uo d'unc part eile nc peut pas etre saisic par la parole, ensorte 

I. I>;im-. VI, 7. 



[417] HOMELIE XC. 149 

•"' | V £Q..^\ U-2U KJaloKa./ jjj JJL»'J_3; . h io)jJQ\ . I « ■■•>« V) JJ »^ -; OCH U-l,-=> 
JjlSlI ^0 UcaJ_00 JJL^.3 ^O ^KaJU«) )la..,.~ '^Xoi\ ) v *.^io (jl3_,'/o : J^o^o 

^^-J./ ouioo L*-i-o I— o» ^.ioo .-JK^oKo ""^i» vW t- 3 )°^» oiK^iOLS. 
U£._a.\ * >ä/; JJLSu./ .-JKb«^.io w.61 ot\ ls.*l )jl9J; )ym.^\ ^).iOQLXX) 

K-»JL^> sailSoo jmSv; U^.3 ,.— .(.ioaJLX) v -^ .-)_£>o^£> ,.— . -J1o.jlj/ ^_ioo K^3 
OuK../ jLlL)/ J^-3 )l.11 ,J >=--»t-^> »— "^ ^ — ot )i^.^o (ot^Si oC^—1 -JU^Jal/ 



qu'elle reste encore etonnante, et que d'autre part eile est scellee par la foi au 
Livre inspire par Dieu, lequel dit tantöt : Le Verbe s'.est fait chairet ila habite 
parmi nous' ,- et tantöt encore : Parce que les enfants ont participe au sang et ä 
la chair, c'est doncdela mime maniere qu'il apart icipe lui aussi aua •meines choses 2 . 

5 Par consequent, de meme que, quand il s'agit du petit enfant et de l'homme 
que nous sommes, nous ne pouvons pas dire de quelle maniere l'äme a parti- 
cipe ä la chair et au sang, comment une union excellente les unit et (com- 
ment) ä partir de l'äme et du corps l'etre vivant tout entier est sans confu- 
sion une seule nature et une (seule) hypostase, de meme nous disons que la 

m force du Pere Tres-Haut, lc Verbe de Dieu, lorsqu'il a habite dans la Vierge 
et qu'ä partir du Saint-Esprit et de celle-ci il s'est uni hypostatiquement ä 
une chair qui possede une äme raisonnable, en sorte qu'il a ete" sujet * ä la * Vfoi.207 
conception et qu'il a ete enfante selon la chair d'une maniere ä la fois digne 
de Dieu (Oeowpe-ös) et naturelle, tandis que le lien de la virginite est demeure 

15 sans se rompre, (nous disons qu'il) est un de deux, ä savoir de la divinite et 
de l'humanite, la seule personne (-irpoacoTOv), la seule hypostase, la seule nature 
de Dieu le Verbe qui s'est incarnee et qui s'est faite homme parfaitement. 
En effet, d'une part, parce que par nature Marie etait un etre humain (resul- 
tant) d'une formation humaine, eile faisait un don selon la nature, ou plutöt 

1. Jean, 1, 14. — 2. Hebr., n, 14. 



r°b. 



150 SEVERE D'ANTIOCHE. [418] 

^; yoJ^iö .looi (tiOiL. jK^oia^a^ K^|ju.3 :)KaJü/ jkX.>..a..^ ^o Locx 

• Jl^v .; ^soo J-«.Jlj/ U*i) ^e V-^v iooi l-a - »-~i .)ju^ ^_io ^J>^ J;o£^ &l 
oöi jo£Sx* ^-»; oik^io .^.sJ^o )ooi ^j^iö K_.Jio_s^ J.*--»^ J— O) oot »J 
J^jslo» Jjlsj; | » n m °ik^o jj oöt J^^'so J-«^>ä,-o j-öa&t yOot-Lio Jj> ä^\ y°y°! 

OÖ| )»m.l\ JOOI y^l^Kia K-.JjL^OofN^O jj •,)jO , t ^LS; oöt |^C U O- D Jk*3 o/ 5 

• Jv^lS. o,-»-*K.ia^ )Ki«^io Jjl2ü l-iatjio; oöi J.J>o -.J^jL^io Jooi Jtaaic; 
V— ^x j-^oi'f- 3 k-^oji .K_jo£Sso J^-,J,_iJi i-A«» J;oi ^-*> ^^o ^.; vo^iö 
St_.N.../ Jioio • •, <*% -s -s« oöi JU.a_co Ka3 o/ )j>CL^*Q-a\ :)La..,_~ ^oi loot 6\.*k^( 

»Vfol.207 K,)ia\ -A >vs JJ, ooi .-Jji # Kj JojSfcv; JJV^io ooi; U^.-/ Jv>oi n ->; -öl )Lo-.^— 

«öu^. -al*. J^-.Jo»-«2ol jou^is r^wlio :^w^l/o .A, •>.!/ >s/* oöi .•', m'-J L/ » 
•o,^J&oa^o QJL^s t toot^ ^^o; J'» - ^ °^ +*-~ ^ J*"**! ^^ .7"*^ •*°*^i^-»! 

OOt t-^X J-L3..7 :^°-»P° ^° l-'O-A )-L-0 ,'w.OloK-./ jAC^iOj ^.Öi^ 1-"^ °-^ 

'•') f >\ -> Joot; s^öi^ JJ/ JoC^v w.otots-./ joou» -oi^ »°>\ ««» jJo :^.otots_>/ ^s£>o_3? 
I. V in marsine : ll^oaio. t-»aio. 



(jj.a>J.ov cJe) (eile faisait) meme ce (don) au-dessus de la natu're — car eile 
etait eloignee de la semence virile et de la concupiscence, attendu que c'est 
le Saint-Esprit lui-mcme qui agissait et formait en tant qu'agent — et 'autre 
part le Verbe de Dieu qui existe avant les siecles, des les premiers commen- 
cements et des le moment indivisible du temps de la fixation ou de L'eta- 5 
blissement (de l'enfant) dans le sein (de Marie), etait uni d'une maniere 
inell'able ä une chair douee d'une äme raisonnable de la (meine) maniere que 
L'äme raisonnable peut etre unie au corps, ou plutöt (pü.'k'kw o*t) au-dessus de 
cela d'une maniere plus verkable et divine; carl'union coi'ncidait avec l'etablis- 
sement ou la fondation (de Penfant) dans la chair, et e'est lä l'union hypos- to 
* Vfol.207 tatique, en sorte que le Verbe de Dieu lui-meme * qui s'est incarne sans 
changement, qui a ete et concu et enfante et qui a d'une maniere elonnante 
montre Mere de Dieu celle qui l'a enfante, soit considöre comme celui qui 
döjä s'etait uni un eorps capable d'ötre congu et d'dtrc enfante. En effet, il a 
acquis un coinmeneement de Marie, non pas en ce qu'il est le Verbe — car 15 
commcnt (l'aurait-il pu) celui qui est en tont temps ei qui n'a pas change sa 
condition d'iMre Dieu? — mais en ce ipi'il s'est fait lioinme. 

Si <• est d'une maniere indivisible que l'Emmanuel est apparu un (au sortir) 



[419] HOMELIE XC. 151 

V-^-^, j;o< .>-»oto . nm Vi ^ju^iö/ . « ,1, V *> ,_.Vl *3 .)?o» ^-»/; )1q->^< i^v_s 

»to yV> N_J.^.Vo -.)jL«.a,j fK-ia—io )N_<JL3a^ )lo°> «nn ;J oT^; ^~./ 

y^-j )lo°i»ni^ ^a^ö; . • K~.)-^-<x JW J Jj Jlp.j J_Laü^>ö; jLlo K'Ls ya± 

.-v^oa^ja^ceu; odaSUL^i fiok*a.\ ^jlD^^o v qjch -*^j/ va.-*.a*J JL^oijo 



V fol. 207 
v" a. 



1. V in mar sine : »-^r*- 



de la Vierge, comment apres une union de ce genre le couperions-nous en 
disant deux natures? Car c'est une coupure grossiere et une destruction de 
l'union. Que si comme Nestorius tu formes d'avance l'enfant dans la Vierge 
et cpie de la sorte tu introduises et fasses habiter Dieu en lui aiusi que dans 
r, los prophetes par une adhesiou d'affection et d'amour volontaire, apres une 
teile union fausse et trompeuse tu conl'esseras necessairement quil y a les deux 
natures. En effet, tu ne dis pas comme Paul : C'est de la meme fnaniere que nous 
que le Verbe a participe au sang et ä la chair 1 , et tu entres en Witte ouverte avec 
les paroles des docteurs de l'Eglise, lesquelles rejetteat 'ton adhesion qui*Vfol.207 

w (entraine) la division. Est-ce que tu n'entends pas Gregoire le Theologien qui 
ecrit ä Cledonius : « Si qtielqu'uu dit que l'homme a ete forme, et qu'ensuite 
Dieu est entre en se glissant, il sera coupable; car ce n'est pas lä la naissance 
de Dieu, mais c'est la fuite de la naissance". » J'ai cite ces (paroles) presse par 
la necessite, aiin que les ämes de ceux qui sont instruits ou de ceux qui sont 

15 au contraire nouveaux et instables dans la foi soient trouvees inattaquables et 
vigilantes par ceux qui flattent la table impure de Nestorius et qui, refusant 
egalement d'entendre les dogmes (Ädy^aTot) orthodoxes, se trouvent en ce 

1. Ct". Ilebr., n, 14. — 2. Gregoire de Nazianze. P. G., t. XXXVII. col. 177. 



l Vfol.2ll7 
v°b. 



152 SEVERE D'ANTIOCHE. 1420] 

yO^.Kj ^OJ )y^* ,3* loCM ) .. fl°>Q 'JK-hV^CLA y % ^ äOO yOySS ^ .,.,. N ..~» 

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~iö loS. .vOouK-./? t -\ •*''" \.y\'i"\: <^ +3 lyOouLSJ; l-i»-=>/ voo^t > n° > 'm 
• Jloivi «vKjL^aS. J^.^»o vOO«js yo^wi» y »... l>>o o ^ooC^ y n . * ° >i v aj6t 5 
' v qj/ om'->>n\ > . nVft>; vOJÖt ^-*; lai^. .JjiS^io yOoi ^o o. 'fS , y^ .Kla 
J^ioo .^»\oi >ai. )K>»aaa,>oi\ v3/ Jlö.'VmX ^»V 1 ^ )i-V*J ««• Q-Q-L-^a^o 
m^ JJj «ch.^ JK^jilaio JJiOisOo l^.)a..,iV) yooi!^ ^*<^J; ju/ j m'ivs » 
,- ^*' '.^^JA^j^o K...Jj»»J» *3o .voo)^ K-/ K^)>miv> jJ;o Jk^-i. ^»t— 7 
jj i-«-^ JjLioo .^.^m^oo # ^*_co^.2uioo ^ .. °> lus Jfeoo .JjVol2lj> ^-^auu^ -l-^'JJ io 
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j— OJ-3 >r>o>Vs JjL./o ,. .^WO )loUL5CUOI Jk«JL-«*aLi© jj JioJt-JLAoO JLaiO_,.;.o\ 

o_^l~» oöi ^.io <*S. Kil o.äi1ii )♦— ^o ^>6 )i-i-^ t-3 ■•«^ V^o/ .y^ )°°« J 
I. V in margine : v ^o;.:.v. 

moment en train de se glisser quelque part et de se caclier dans los troupeaux. 
11 y aurait avantage ä ce que, uue fois qu'ils apparaissent, füt-ce memo 
en secret, nous les frappions de nos fleches meurtrieres dans im combat en 
regle. Car, comme leur propre perte ne lenr sulfit pas, tout en se croyant 
sages, d'une part aupres de ceux qui sont faciles pour eux et qu'ils peuvent 
tourner en derision et troraper aisement ils ouvreut leur bouche (pleine) de 
blasphemes, et d'autre part aupres de ceux qui sont capables de les reluter 
*Vfol.-207 * et de leur montrer la verite ils ferrnent leurs levres et en plus I<:nirs oreilles 
' 6galement. Etaussitötquequelqu'un essaiedeleuroffrir simplementune parple 

qui puisse leur profiter, parce qu'ils ne savenl pas saisir l'occasion et qu ils 
sont saus experience, ils se recusent en s'inclinani, baisent les mains, serrenl 
les genoux, supplient, demandent et se prosternent. En ciFet, pourquoi ne 
parlent-ils pas simplement? Et pourquoi ne font-ils pas ee qui convient ä des 
esclaves, en demandant d'obtenir leur pardon? (Pourquoi), en insensös qu'ils 
sont, estiment-ils profitable d'e"viter d'ötre bien pris ei d'ötre r6fut6s? (Pour- 
quoi) disent-ils au sujet de la foi : o Je ili'l'eudrai Dieu ". en considörant 
comme l'oi un prejugö qui n'a pas r\r soumis a l'examen? Quelle deTense 
auras-iu, dis-moi? Tandis cpie tu n'examines pas sculemenl ä l'aide de ton 



15 



10 



[4211 HüMKLIE XC. 153 

Ji.k_.K->. jljffl v.-> «_>/ jJ/ .-o£_\ Kj/ J-ala ja-N-s y^-»; U-.^-> *_\ -"^ 
.-JjlsJj KjJ-oy^/e Jj—.Kj yo+Xs J_ou-J; ooj yjo .-K-l/ > ^-o'l yQ^^COO-CL.) ; 
.•J-^flO-iO oÖj-\ )*.-»-"-> oÖ\ \-*> aff'^-^ *-*"~-lJLbO* vQJCX lcC_s Kj/ ^»j7 t-3 
k_.JjL~_V_0 jj JJ/ .Kj/ -_S_i. jk!_O0 * J,_~, JJ &l )!,■*-*_> jJ __-; |10JL-OL.01J ♦ Vf. .1.208 

" 1" a. 

oi_i; 1».jl_> Jjo^-vv 0/ yo^>o )K>jäjLj __io -f-oo ..^la_\ Kj/ »-»—7 :)»oi^ 

^.ioJjL i^_u U^aJJ JJ 3/0 .Jl_»q_J vJ-s oouÄOö ^nl-, /i"-^? J- 3 ^^* ou> ^ 
U^oiJJo . v ao\ ,_.*_^^._ö Joa.^, vQ_i_\ ^_>oi.L>i vOJÖt -CS...; Uos* .'po/f k-W 
s£oa\a_Cb>. »s/o .'J->V-tt vQj/ ~».V_cd/i N 'iK^._o -.vOj/ o\-& )*^ m ^ J-3ucas .-ool 
*Jlcu_ttuo|.-> )y- -■ •> JJ . -J-Joot__- ^- »\ 1 ... Vi; pu/ vJL-s . )lo._c__) öf._> __>» 
■-ju. . « f>_»J^oo t-«^>v v- ^ fl0 -ouK-./ j L^-vl ) ouaJ; —öt» ""^001 ^^_o 
.-fco/ J__>\ yj .JJL*-sil loi .°>t^ ,_JL;J.£oo; yOJcn yax )j» ')! -.-JUSmO y_\ 
Jjl-w>/ .Ji^i y_\ )a!~l Lo.:2Ha_£s._5< v.^/ t_»/; Jül*._vil-o? -»6t jlicoa,^-' io.~ 
1,-V— J nv^oN-ao oi-\ lpV So *--* ot-_> ).^C-\K.jl-o :Jm « a •» |.—#7 t>3 J*aJ; V-*~>x 
) ea - o w.o<oK_./ Joou; — 01 »_-o ♦_.» ov_\ ).a_K^..a.V) :oC-\ J«--~^ j'Q-i oi_\-C_\o 
1. V in margine : [sie] \i&>l "R. — a. Aeupo. 

propre jugement un denier (Äyivapiov), aussitöt que tu le recois de ton debiteur, 
mais que tu le pesesaussi avec la balance juste du contröleur d'impöts ($7i|/.dffiov) 
et que, s'il te semble etre un (objet) quelconque en cuivre ou (un denier) faux 
pour un autre motif, tu vas trouver ceux qui peuvent distinguer entre celui 

s qui est cprouve et celui qui est refuse, tu ne fais absolument aucun * cas de *vfol. 208 
la foi qui n'est pas eprouvee, mais tu la retiens aupres de toi sans examen. 
Peut-etre sera-ce par de petites femmes ou par de petits hommes mauvais 
qui se frottent de la meme lepro que toi que tu seras declare bienheureux? 
Et n'entends-tu ni le prophete Isai'e qui dit : Mon peuple, ceux qui te declarent 

10 bienheureux te trompent' ; ni 11011 plus Jeremie : Nommes-les « argent refuse », 
parce que le Seigneur les a refuses 2 ; ni Paul pareillement : Hommes corrofnpus 
dans l'entendement, non eprouves darin la foi''. 

Par consequent, parce qu'il est bon que nous examinions — car nous 
sommes bieu l'objet de ton examen et de ta sollicitude — viens reflechir 

15 en meme temps que ceux qui sont instruits avec bienveillance (eCvota). Si tu 
veux, regarde le charbon qui peut etre saisi, Iequel te montrera la veritc, 
encore que ce soit comme dans un Symbole. En eilet, de meme que le feu 
qui preud dans du bois d'une part s'en empare, l'entöure, y penetre prol'on- 
dement et en fait entierement du feu, et d'autre part ne le transforme pas du 

1. Isa'1'0. in, 12, — 2. Jüi'., vi, 30. — M. II Tim., in, 8. 



r 



154 SKVERE D'ANTIOCIIE. [422] 

-otok..,/» J^e oöi V-^x oC^-s :oi^- k—/ j' - 1 ? ji— o )Lyl~ yj v3/ :^.ä ooi JJo 

' fol. 208 JjüLlaao ^»oixao» ~.^ot\< :J)—Aoo> [äo oöi -oioK-./ JJUaic^x J,-~ vOOj-K^/ 
1.196 juala^o Jl;aicL^j j^co ^»^.V ^^Uj jL..n*v> ! jJ «s/o :) nm> Aoo ooi ]J 

s£DJ-.VoJfcs^>; y^fo j^wJXJLiO» ^.-/ J.J>-=> OIO *3 OU» • J »OJO J^SOiOO 'j^^too JJo B 

^1-1/j .-J.jljooiIno.o oöt )»ot,aA .joCSs.; JKN^-ico. A\oNjo| .JISol^o 

.«ojo^/ ,_-c*J.Vl ,-io ),>oo > o ,_-; .-J)^*juooitoo ch\ k-./ Jj^aJ; ) v m ^i\ 

JK^_L-ojLio jJ .J-.ojSx jJL^a^. wul* Jv^i Jis/o .-Ji-^a^ .a^U./ JK^oo JJo +3 

^-•ou^! ^_^c*\ ju.»; ^_io jiKj^o J_^^üo ^« oöi ooi jJt3/o -'V--^ — °l 

.•Jc*\JJ K*)b jloJ^SÖOO t^S JK—OO.A.1 j»ffl -\\ o£^ fcs_./ K_fc3 v 3 jia..,— I 
• * * * 

JJo o,J> ^.bo jK^l^i y.+ \ .o£^ *-J— 1/; ooi JKioo; Jt-»o/; jia-w^a* *-^ 
JjlSl./ .^^io jiaj; ^.-\oi *a J.ro.^0 o/ .J^K... s^^fico .jK.« i nm°> too 
x-^v v=»Jo^ >a/ • . yeL^a. j JK.OÖ «s/ -.v^cl-s!/; ooi jKSwio 'L»,*jLio; K*3 



1. Ici finit la lacune de L. — 2. V Iß^LCv». 



tont au point qu'il cesse d'etre du bois, bien qu'il ait l'aspect et la force du 
feu — car tout ce qui est eu lui, (le feu) le fait totalement dans le (boi.s), 
lequel, en eilet, fait brüler et fait briller — et qu'ä partir du feu et du bois qui 
v i'ui. 2(i8 sont deux * ce qui apparait est uu seul charbou qui n'est plus divise eu les 
ijui! im; Clements ä l'aide desquels il est forme et ue' *peut plus etre partage en deux, s 
'" :1, aussi longtemps que le charbon subsiste sans etre consume ei reduit ä rien 
par le feu, de meine comprends-moi, autant qu'il est possible et ainsi que par 
des contemplations (Bswpfa;) ardues, que le Verbe de Uieu, la hindere intellec- 
tuelle, qui s'est uni ä une chair douee d'uue äme intellectuelle, est une seule 
hypostase de deux (elementsi, saus que le Verbe ail ete change au eorps, ni io 
que le corps ail passe a la nature divine — car c'est impossible — ni non plus 
que le seul Christ soit de nouveau resolu en les elements donl l'uniön a ete 
faite, attendu (|ue en verite la chair, par le faii de la germination simultauee 
<lu V r erbe qui lui a ete uui, possede la gloire ei l'aclivite qui conviennenl a Dieu 
(9eoirp£im's) comme les qualites qui lui appartiennenl dejä eu propre ei qui ne is 
peuvent plus elre divisees, ei que (la chair) l'emporte beaueoup plus sur le 
bois lorsqu'il produil les Operations du feu, en sorte en verite que le Christ, 
le Verbe qui s'esl incarne, ressuscite les morts, qu'il faii viyre ceux qui sonl 

l. Ici linii hi lacune de I.. 



r 4 23] HOMELIE XC. '■"'■"' 

)1q-ww.jJ ^io p ')»/ .a^* j.*x*JLiö; 'ooi j-t- 00 )-t *«> ia^j ^-.j ^aS^io 

JJ;> 061 .-^>;o Jv-V* °ö« J^;- 3 j~-^**^ «*^ yC^Kj ..^J.o»la Jljaia^; 

w Jjl^s .Jk^io la^; Jla-,~A .'^iö/; y.-/ )i)j ^£00 v oouio ^jltoo jaia 

1^ jJ^~ M° :vo!»Jb jJ Jo£s ? JlaaVio J^o;o Jv^e» 'JV~W Jl/ 



fol. 208 

v" a. 



1» 



1. V om o'w- 



etendus ä terre, qu'il marche sur la mer, que, les portes etant fermees, il se 
trouve ä l'interieur d'une maison et qu'il apparait aux disciples. Nous pouvons, 
corame Tun des seraphins, le saisir avec la piacette de la science; car il a 
ete eeralement touche, * en ce qu'il s'est fait homme; mais, ainsi que le-vfoi. 20s 

° v° a. 

charhcm, il est de meme insaisissable pour ceux qui ne s'approchent pas 
avec (cette) pincette. Et tres charitablement (<piW)pü-w;) il touche les levres 
de ceux qui par le cceur croient la justier et par Ja bauche confessent le salut', 
comme dit Paul. 

En enteniant ccla, oü sout ceux qui sont possedes par l'imagination («pavrac- 
pi'a) d'Eutyches, ou plutöt (jjmcXXov U) qui sont tombös dans la boue infecte des 
Manicheens? Est-ce que, rougissant de l'eclat du charbon, ils donneront au 
Christ la chair qui est verkable et qui est la nötre, qu'ils jugent iudigne de 
l'union avec le Verbe ä cause de sa malproprete, comme ils disent? A quelle 
souillure, en effet, Dieu a-t-il part, lorsqu'il veut venir ä (notre) aide ? Et quelle 
malproprete y a-t-il lä oü il n'y a pas de peche et (lä oü il y a) au contraire 
la purete de la virginite et l'habitation de 1' Esprit? Assurement (aucune), 
est-il dit. 

« Mais il est dit : La chair et le sang n'herüerontpasdu royaume de' Dieu et 

1. Rom., x. 10. 



. 156 SEVERE D'ANTIüCHE. [424] 

.J-c*Sx j^fcoj v«h^ U^^l .JK—io-o Jil o . 1\ ^O JJ.QÄ-.V-. .JJ ,_*> ^Ofi 
*Vfol.208.«JKjLüo ^o Jjljv.^) ot^aV 0^0 .)^> )t^» J-^oojl |^>o;o ji-ccus ^-io ^J-=> 



vi. 



qjoi ,-^Oy.o ,-*>» vOJÖt jL^sJi lot\ ^c^ioJJ tC^j7 JLs/o .N?o J^*V^ 
tolcü». »-^ jJ-2»/ JjüLjl:» ^boo .-JoiSs* ^0» och U-^-^ -^ vaajö ^.j 

,-oJ^w.j Jjl-,-o J.io*\ Jj-ä-s ^o y^jj .ool |lv-/ J*ocv=>° .Jljj Ivxdja 
) •,<*% -s 0/ J.*>;o ) •, ^ ^ .'JV-^- Ji-* ™» )loJL— joi Iql^; ~öi JK^fcO^ • >-»; ^J-s 10 
vOJÖi . - f .X>l J.~~V.* oNJ3 U*>°'i^ +*. Jjl-/ _^/ .-),n > n\ ^L ;a~^s 
v oJlJ^/ jl ^.j yoKj/ .-^»anäo JJ Jo&JI ' , °> * ,>n\ ^ot-A-/ ) inr> -.-> ; ^-.; 
..^^ot yoc*^ ok.b yoouK-./ Jj^s JJ P :V-^ )'/ -U^ JW Jv^r" 



* Lfoi. 196 lacorruption n'hiritera pas de l'incorrwptibilite 1 ; ' et je crams de dire quo le 

'" b ' Verbe de Dieu s'est uni ä la corruption. » — O manque de scicnce et stupidite 

o-rossiere! Ils ignorent que parfois le Livre divin appelle « chair » et « sang j 

* Wol. 208 l'essence (ob™«.) * du corps ou Fhomme lui-meme tout entier ä l'aide d'une 
partie, comme dans le (passage) oü il dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; 
cur re nest ni la chair, ni le sang qui t'ont revele cela, mais c'est mon Pere qui 
est dans les cieux 2 ; et Paul dans la lettre aux Galates : Je n'ai connu ni la 
chair, ni le sunt/, et je ne suis pas alle ä Jerusalem trouver les apötres qui m'oni pre- 
cede 3 ; c'est-ä-dire : « La revelation que (j'ai recue) de Dieu m'a sufli, et parmi 
les hommes je n'ai fait part ä personne du conseil relatif ä cette question ; 
et le psalmiste egalement : Dieu, ecoute ma priere; c'est vers toi que viendra töuj.e 
chair*; et dans un autre passage cneorc : Que toute chair benisse son Saint 
man 5 ; (et) que parfois il sail appeler « chair et saug -> ou scuIimuciiI e chair >> 
l'espril qui considere le plaisir de la chair, comme dans le (passage) ou 
l'Apötre dit en ecrivant aux Romains : 0r ceux qui sunt dam la chair ne peuvent 1 
plaireä Dien; quani ä raus, vous Utes non pas dans la chair. mais dans l'esprit 9 ; 
car est-ce qu'il leur ecril cela lorsqu'ils sont sans corps, ou plutöt (|/,£Mov) 



10 



1. I Cor., xv, 50. — 2. Matth., xvi, 17. 3. Gal., I, 16-17. — 4. Ps. lxiv, 3. — 5. Ps. cxliv, 21. — 

6. I viii, 8-9. 



10 



fol. 209 



L fol. 19« 
v* a. 



[425| HOMELIE XC. 157 

Jym.-); jK-^jl -.Po/ V-^v "^o^ ^J» .pe/ ^-^oi> oöi 'ooio -,)^.)-> X .^ > 
JV-ä^J jk—^jJU "^^io ,)^i\'io ,JjL~ ..J— oi; ^.; )K-0.il ,JlaiO*Vl 
i-^ JL&1 ), ^^l^>Nrt jJ JojS^j »-""^ ) «>f> v> «N JotS^ la!S. -oi )loja_3^Jx^> 
JoCSs» JloJ^io J^ojo );mi; .'po/ J?oi /-/?? >-o< jk-^il ^^>° . [« «. ?*» v> 

♦)1q.i\ -> „K*> jL^. l± jL^- jls/ .- v ..->»o jJ 1;J^ 

.3/0 )', m ->; -oi U-j»oJJ :)VKjOo ö/ v ojl^-i )1o.a^ ^-./ y/ V— ^ &l 
U\^a± Jl V.. jis/o :jo£Ss; jlca^o JL»)Lia\ ^. ..i»>n ]J ? :VioJj J't^^ ok» 
&l ,^*; w-otsjü .J^-o )is^? JA oa -^-O; Jt-auJD ^X «üx »_3,/ -Jlcu N •> ..&O0 JJ 
'yoto/ w>l- .JjlT,.- 2 ^ oC^Jl.^ J-.»ojl ^so; oöi .-Joü^ ooi JJ. J > ' . » ; jjo-a^ 
) K . i o., " vs jlojyiffl.v» lo^wo ryofcsj/ ^—'; )°>«m\ yoajLaj ^ i w >\ .ä/; 
yO-pK i» l\^ iK^j ooi y-*\ )IS-j;Ja Ua|^j|sj ^ :sofco/ ^ » n°M 
^•V-^ l't-*^ : -^o-«/ : v ^°^ ^-»»aljLio ^o$; yOJÖi lo^o^ao : v oKj/ ^-«.^öii 
ai»; .j-i—j )ft^oa.\ a * a a^ J-*.ot} ^_-Xoi ycLZ» JJUoia,^ la^ o»a— ..vokj/ 
-ot-V* .-»JUkJj —ö» ) i\ Vnv> ooi *^-»? );m i-> .^ sSIoa. )&> «n ■>» ! It-»')- 3 ? 
1. V o. — 2. Dans L ce mot est illisible. 



lorsqu'ils sont purs et affranchis de l'esprit de la chair? Et c'est ce que 
montre clairement celui-lä meme qui a dit ces (paroles); car plus haut il avait 
dit : L'esprit de la chair, c'est la mort, et l'esprit de l'Esprit, c'est la vie et la 
paix, parce que l'esprit * de la chair est l'inimitie avec Dien; car il ne sc soumct *Vfol.209 

5 pas d la Loi (vojaos) de üieu et en effet il ne le peut pas'. C'est au sujet de ce 
pareil esprit qu'il a dit : La chair et le sang ne peuvent heriter du royaume de 
Dieu, et lacorruption h 'he rite pas de l'incorruptibilite 2 . 

En effet, si nous disons aussi selon votre erreur, 6 parfaits, que l'essence 
(o'joia) dela chair et egalement le corps lui-meme ne peuvent heriter du 

10 royaume de Dieu et que la corruption ne (peut) heriter de l'incorruptibilite, 
l'esperance de la resurrection de nos corps est perdue pour nous et Dieu lui- 
meme qui des le commencement a forme l'homme se trouvera (etre) aussi * *Lfoi. 196 

. ., v° a. 

l'auteur de la corruption. Voyez-vous que vous poussez 1 epee meme contre 

vous et que vous aboutissez ä des opinions blasphematoires, en courant apres 

15 cette imagination («pavracia) diabolique ainsi qu'apres vos ombres, en sautant 

sans raison (eixri) comme des hommes ivres et en allant au delä de la verite. 

Considerez le charbon avec oeux qui en ce moment ont goüte la parole de vie, 

(et) sachez ä quelle gloire il nous a f'ait participer. C'est par notre chair 

1. Rom., vin. ii-7. — 2. I Cor., xv, 50. 



158 SEVERE D'ANTIOCHE. [426] 

ya-»o.l &l t— -^ x^ •)^ a3 J )°°< t-^^ 00 ^ +* •.J_-ojl__ )J ooi Jlo.__o; ou^— ojJ 

*Vfol.209OÖI ^DOJoiti oCi>._i oii.a-_\o . • )_*..ia._s..\ J*----/ vA~ao./ ^/ •.cn.iai. )*-«-->/ 
r° b. 

'i^fco. ooi ,_- -.i^/; U___a_ »_-* t-*-^ oK__ .^_> ^io ^ci-xjo J_*._C_oo 

.•-»oiok»./ K_.jjLa-Km.io JJ Jjtoj vs/; oöw=> JV^- 3 "'o«- 5 i- 3 v*-* -U-.r^ UJ--<^ 

)a__v yo'^ .-jj-Aj )K_«-_-J j£C_OC s--7 -.oiaj.^;; vOJÖt ^-_o o_/ <*_»; ooi ■"> 

*joi__>jJ )).3i ooi J. ... an . 

^-.J^too; yQJÖt "vO-S.j/ yO-V— V*.^ »--«--»oi *-•/? M— lc___<» "^-wSOI ,__ 

J-L-Js-co; Ji-i-'P Uot-SLjix ^ioo ryoo-v-nl Ji_»»J- j»oiajL_\; \otvj/ ^-bo^o ^tvj/ 

oSx V-"-^, ^l 'Ul °^° J?°l \a___\ ______ ) -.., . ■ >o .a_oo_oo oV-fc-vll/ • . v O)* f _-,U 

ot_.ou>,/ :|K.--_- K._._5 ^io; JK_<___oo ^o-______>; )liS-,s__oo jL_ - _, \ » »-*--; JJ '" 

^o'/; «.jKjs^o t~A-*? Ii-^ - J 001 -»otoK_»{» K_-_ ooi :JJ.o.__o; cx.£aoax^ 

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J j___-__>; Jjl_uloo Jjj-_ä )oi; .•JK_Jt_o jlcuo^ ^-.-o v a_.-_^_-._<--_\ jocx ) po 

Jjl-_7; -Jooi i__6/ )-J_v^o|._5 t--->oV~- ooi ~-/o .V--%v j?«* •©!-* ^~>° voJ^-ooi 

^Ot-oau-v yj JJ/ .-v_>a^>.__j _.ou_jJ.-<l^o )jl_-c-_!__; oiK_____x "^Ow-cC-s au/ ._- .___o ls 

l. L add low. — 2. V om oi=- — 3. L om \*-f>>- 

capable de souffrir que I'impassible a brise l'empire de la mort, en achetant 
«v ioi. 209 pour nous la victoire. En effet, c'est nous qu'il a ressuscites avec lui * et qu'il 
'" b ' a fait monter (avec lui) aux cieux et jusqu'ä soa träne (öpdvo;) royal et (place) 
au-dessus de tout; car il est assis a la droite du Pere, tandis qu'il doit lui- 
meme venir pour le jugement dans le meme corps, dans lequel maintenant ■ 
encore il est saus liraites (et) dans lequel il sera egalement vu par ceux qui 
l'ontperce', selon la parole du prophete — cependant avec la gloire qui con- 
vicnt ä Dieu (öeowpe— 7(5) . 

Puisque vous avez ete appeles ä cette vie, vous qui etes inities et qui 
allez recevoir la lumiere verkable et etre delivres du tcrrible esclavage de 10 
Satan, reveillez-vous donc et levez-vous. C'est le Christ qui vousle commande, 
et non pas moi; car, si par la croix, la descente au Scheol et La ivsurrection 
d'entre les morls il n'avait pas emousse l'aiguillon de la mort, lequel en 
vcrite etait un javelot (xovripwv) tres ennemi du Calomniateur, une citadellc 
et une cellule de prison dans une ville forte (prepar.es) a cause de nous, qui 1.-. 
aurait pu vous arraclier a (cette) dure tyrannic, puisque vous etiez devenus 
de ja les biens et la possession du Malin? C'est, en effet, ce ijue notre Sauveur 
lui-meme disail egalement dans les Kvangiles (EjayyÄia) : Cdmment quelqu'un 

1. Cf. Apoc, 1. :. 



10 



r 4 27J IIOMELIE XC. L59 

^oTlfcoo ^^^SOI JjLiO .jOJJ 0|K^=> ^-.t-<*° .'jjk^.-A o£^ -OIO-.j-CdJ.J »Vfol.209 

vT ^ • v a. 

Jya«i\o .-)lajL*.i ? J-iOSo/ JK^A^ yoKj/ ^w-^Jao * v otsj/ ^.^ jbwü-f *Ltej.l96 

^jl.3 t^; -61 .-j^joqa öu.k~./ v-^ )?°i? •v^^» > ° vp^- 1 / v*r* J-^ '^ V? J< ' , 

5 i-^v Q^ .yO-^JL-JLl Jlo;jL,J JLlo KjJLs .'JK.*^P0>0 «-Öl j^-JLjS l«l\ voto/ 

>opo JKjl^o "^^ 001 ^jC^jh .-J^a-do ).jl^..j» oöi J;J~»^ — ot-ijoaü— 1; jj-a_>( 
oöi V^ö/ ••ö£^-; J-«.\aio •£>{ JK^Ji^a^k-io ch-K-/ V-^ «^w..; • Jk—t-.-s ^° 
'ot^> • - ^*n* +3 ss/; oöi .V^o'po; oöi J.....2LJ ^«.i -'h !? J-»°t-=>© It-^ — oioK-»/; 
oocut ooi - ^«v ..-oia-s^iaS. )^op. j y vi * ; -oicL^i^io ^_io; -.Jooi J^lo 

..voKj/ ,-j r*-r JjuiOJi y^':j,.^ lo^O lyO^U | ^J.3 K.iO ^3 Olla^J OOI .jLpO* 

jlj^io yoKj/ ^fl.fflVJ ool JJ» -.oV^o/ k-J-^r^ •Q^^^ö J^ö_Io; jLä 
^u\& j^^ai^o jK^aoä^aj JloVa^j» .vofcs—ooi jU ^a o.* JjL^iö; ) i » i r> .)jl^™x\ 
|io-Q.-;j; )t-ä^j jioiQJLs * -.voli— )laix-;j; JjLia*. oöi J— ^xio IclS. .ojOXflO »Vfol. 209 
• vJ; oöi M '*■*>! W^V 3 *aA •• 1 a-=>»-^ ! -/ J~L*VO hH i«^ .a-yJjl/ 

I. LV in mnrgine : >j>M v * rul k' s -x5. 



pent-il entrer dans la maison d'un komme fort et piller ses biens, sans * avoir aupa- * v i,,i. 209 

ravant lie cet (komme) fort) et c'est alors qü'il pillera sa maison ' P Pourquoi donc 

tarclez-vous? Pourquoi n'est-ce pas rapidementque vous regardez le soleil cou- 

chant, que vous renoncez aux actions de tenebres, * que vous quittez le vete- *Lfoi. 1% 

. v" b. 

5 ment noir de lamechancete et que vous rejetez loiu de vous ces entraves tyran- 

niques ? Car c'est ce que signilie le fait que vous vous servirez des paroles de 

liberte en vous touruaut vers l'occident. Ge n'est pas, en effet, pour montrer 

que le demon mechant et cruel exerce son pouvoir sur une partie quelconque 

de la creation; car c'est ä m&i qu'appartient la terre avec sa plenitude 2 , dit 

10 celui qui en est le maitre et le createur par le prophete des Psaumes, lequel 
criait egalement en le louant : Depuis le lever du soleil jusqu'äson coucher le noiu 
du Seigneur est dujne de louange 3 . En vous tournant vers lui et en regardant 
le soleil levant, prononcez les paroles des serments; dites clairement : «Nous 
ne paierons plus de tribut au Malin, nous sommes devenus la possession du 

15 roi des cieux. » Faites les actions conformes ä la loi et dignes des cieux. 

Vous avez regarde vers le Christ, le soleii de justice; * soyez resplendissants *vfol.209 
de la lumiere des ceuvres de justice. Hätez-vous vers le premier lieu, je veux 

1. Matlh., xii. 29. — 2. Cf. Ps.xlix, 12. — 3. Ps. i:xn, 3. 



160 SEVERE D'ANTIOCHE. [42«] 

woiok-/; y~.\ .-yO^ivi.f»/ Ja«? °« J^oa-o? J v>ifl p/ j oLv) ^^ Jjoi .),.. i,v>-> 
U>o» |A^o; -61 .^-MJo-; -6t Jjl-OOö Ick. ^/ . ^ .«J^o vo^jjl .J-oocLioj 
p .-)— jLio ^OÄ. }r~-">l yOi-auflil öws; -61 .)K_.ciSs jjcuo |_oo;o L»-,-o 
JN^iä^s ^/ 'V--^ J»ci^£»io .)-o_I^ oöt JjjV^ vfkj/ ^-V-^o ),.vi-> 
v >o; ) N.n* . ft\ <> . i .. . P \;ftv< |.iöo_ K..k-kl )JLjo a n\ -.Jk—N— ^J. —öi 5 
w n*»'i ..asloK*./ JJLcol*^ J;ou>» vOJoi ') . ^ « » yoc«..)^./ "^-ooi Liio» .Lajot 
jk-»ooa\v» ,~^ j,.~3/ ooai. "^ooi ^j-^slä.1/ .Loch ,*a^2>ö} >«o\aa^ 
J.1301 .Ls/; )K-o_3JlI t-cs jK^iö ^>o J— jl*> ^lö; 'Jjp/; JJL3-./ Jlaia^ 
JloJ»^. ^JL.ooi )N-^co>o»=> — cLa. j— ^ yj .y^ou J-X-«; Jlol^s ,^1- 3/ 
Ln-fco* 001 ^-*JV^! 'v°to/ ^«-^ J;oi p -Joou oiK.icu*Jj; ^/ ,JJ/ -.oilabio; 
♦Lioi . üc^ju. , ,.\°i 1 ool JJ; * .J^-^-j Jv^> ^^sKj; U**l -.coai. 3-o.?W 

*Vfol.210 *Jfc^J^A Jlo^X-i» 

i° a. '" • ' 

• JJ<i-*t-* 0° )^-QJtJaaa; JLi/ V*>/ Jlajuiv^o .yoaLJJL Jioi.aj; J-Jls; ^-^o 

dire vers le Paradis plante ä l'orient; car c'est ce que montre l'aspecl exte- 

rieur (iiW*) de la position que nous vous avons fait prendre ä present, comme 

en est la loi (vojao?). Ensuite vous irez aussi ä la source du Jourdain pleine 

du Saint-Esprit, de la purification et du feu divin, dans laquelle vous serez 

ensevelis avec le Christ en ensevelissant le vieil homme dans les eaux; ä cause 5 

de cela, en eilet, c'est egalement par la triple Immersion que nous l'aisons 

connaitre la sepulture qui a dure trois jours et la resurrection qui en (est 

venue). A quoi sont donc tenus ceux qui ont eu part ä cette gräce? Ecoutons 

Paul qui nous l'enseigne en ces termes : Nous avons donc ile ensevelis avec lui 

par le bapteme pour la mort, aßn que, comme le Christ est ressuscite des mortspar 10 

la gloire du Pere, de meine nous aussi nous marchions dans aar vie nouveüe; en 

effet, si nous sommes devenus wie meine plante avec lui par la ressemblance de sa 

mort, nous le serons aussi (par celle) de sa resurrection, sachant eeei que le vieil 

* L loi. 197 homme a eü cruciß6* avec lui, aßn que le corps du pSchd füt detruit, ' en sorte 

, v'ioi'-iu '/'"' nous '"' soyons plus les esclaves du pdche"*. '■"► 

1 •' Oue vous dirons-nous donc a notre tour, ä vous qui allez vous montrer 

immediatement, dans quelques instants, les enfants de la Lumiere? — La cate- 

chese, dis-je, d'une part est courtc et vraie, d'autrc part cepcndanl eile 

1. Rom., \ 1, 1-6. 



Vfol. 210 
r° b. 



15 



[4291 HOMELIE XC. 161 

5 |;J^; y-l 'lly+is Jl'^ioj^o 'LAi^o 'jl.a_.oj} J^aa\ :\h^JL^jBO ,_--? 
^-■«„ao » m jj^o^v Jjot-V^oo , - «»' |jop_ lo_\ J.iu ^/» U_^/ • .^j-^^ch* 
j_jL9ot i-»_^ ^5 .Jj__-£__a_.y_.; j . im\ 06» yj u ^ .^^0 tJ -.JäjL, ^)o,_o ^jl-, 
. oo£_\ ^j_m . .» -v\ V»^ jJ ^.../o J n t y m •.^■i .y'n; ^_^oi_5 ^-J— . * "\ > \'et > 
4 m.;V-3 wOioK-./ ^*aio J-»»™»; )K-».->oji Jfcoa.-»-o; ) j'Mn\ yo^^-x^ 1 ? 

10 ♦J-Ooa; JlaaiS^o JK..ÄO jloia^oi 

o£_oo ;)JLiOJLa>JKao jl '^ouk-./ ts.j/ V^ö/? >-/ U 3 ®» :JJ^-}a_>a-Oo >k~s <^*> ' 
J»oh «_./ .-J-ljl'/ Jjlooj >ool^io jJ .jood jJ -.^X Asj / vf>m'°> Jjlo>o_J; )L*a afl P 

)1oä-.j; la_\ »')—» j-o» Jt-^x "^oj jl.aJL.a-». Kioo ,J^j^_^ J-dia^o 'jÄOkOjo 

1. L Ulli r^.01. 



semble penible ä beaucoup. — Ne nous imitez pas; car nous portons et nous 
promenons un corps qui n'a pas ete detruit au point de vue du peche, mais 
plutöt (pcX>.ov Se) qui agit beaucoup ; c'est vers l'occident que nous bätissons 
toute notre maison; quant a l'orient, nous nous en soucions peu, ou plutöt 

5 (fAäWiov Äe) nous nous accordons ä le compter pour rien; nous courons 
aux pompes de Satan, aux festins cnivrants, aux reunions des buveurs et aux 
chansons honteuses ainsi qu'ä des fetes, ä tel point que meme les femmes se 
rendent aux spectacles. C'est pourquoi nous nous sommes faits la risee des 
paiens, en faisant mentir (notre) designation meme de chretiens; car, en nous 

10 attachant ainsi aux choses presentes, nous faisons que les esperances de la 
resurrection paraissent vaines et comme rien; des lors le Paradis est une 
histoire inventee (et) le royaume des cieux une vastebetise. 

« Quoi donc?dira-t-on. Notre (condition) est-elle desesperee, lorsque nous 
p^cberons apres le bapteme? Est-elle sans remede clans la mesure oü * tu le * V3ol. 210 

r° Jb. 

15 dis, et nous supprimes-tu toute attente de salut? » — Pas du tout. Jamais je 
ne serai assez insense pour dire cela. En eilet, il y a la purification qui 
(s'opere) par la penitence, mais qui est penible et pleinc de beaucoup de 
larmes et de sueurs, ainsi que la mortification corporelle et la pratique 

PATR. OR. — T. XXIir. — F. 1. 11 



162 SEVERE D'ANTIOCHE. [430] 

.•CLi-J J-»t-;o ) ."Kitvxa^a Ji-so-^o -.ei^oi; )i--v*> J.<_-\ 'JL-^° 'J?«^^^ 
j^L-flo 001 K+l 'yo\^> .K-ioJ^l/} «61 Jj_»Ic-2l-\ J^t 5 ! a-ol-i-sa-». --«. a »j-1-» *_> 

L.}-»->--> Ll^C-\cL_->. ? J-3-3J J-^OOj ^2> ••^JL- V^J v! }KX*P0L3 «s/ JjLO>C-3; 
• . n . I mn . i<>mvs. yOJOl ^^Owl -.Öl Jto.a_.vL -j-_» .* » flffl' ! )K-^-_^-_\0 

■}w_oö) v_*_Vot_\5 v^Jo« jlo»K_»_>0} J-i--*. ---_>o 5 

♦Lfoi. 197 J-coa-o-i v_>/ -.1-00*0 )la__.^l» OOI J.-O..CO %-ö.N. »K__> --io v_i/ t-*-^, ^-"(J 
i" b. ^ 

.•jjLJL-xVKio J-c--aä-£ vo ^) aA ' ^"t* r^° ••^;cv_o och-.!/ J-icOo ,-«__>} oöi 

ioiV^ls Jooi ov^-io; V*- ^ ^ °°*^ •J»t J ^ ^°t^° J-* 1 *. ' l<--o_*-£v_>} y**\ 

..\xxJS*~ jooto :oi_\ öi_A-wß,/ )i--a \ :Jj~*--> ),-->> ^o )ts.^.^ , ..\ yo^ Ljj._>o 

*Vfoi.2io)««Jk-aoLäo j— . -a-i jj LoÄ-s? oow/ .-oi-v ^C_^!-o Jj._ö J-£->,-=> K-LaJ",--. / °^ 10 

v° a. 

jLw-A ..j-o_\po K-.J-^_x-_. '-_.» J;oi JK~-__s;i )-*>-__ j-5';K..lo ......,», V> Kj jJ 

vj» 'K_o -.öl .a*3pa\ ^vJL, JK— J; *-»; Ls,-,^ *a/o .JK._u.,-o J K_.>coa_s->o; 

JlV-K-» )lojL_--a_s-vj -a/o ..J-.j_-.K-io )JLa----_-^ va/ .^oo-ol j-oaaa-JC-v J_-Ot__x 

1. LV in margine : fc>- 

publique de toute oeuvre pure qui regarde la justice. C'est pourquoi beau- 
coup ont couru aux deserts et ont embrasse la vie pliilosophique et monas- 
tique, en prenant soin de montrer pure la robe qui avait ete souillee. Cepen- 
dant, il y a un espoir de salut meme en ville, si nous le voulous, par le 
mariage chaste qui s'interdit les unions bestiales et les desirs (impurs), par 5 
la sollicitude que (nous temoignons) pour les pauvres et les besogneux et par 
les (jeuvres de perfection qui leur ressemblent. 

* L fol. l'.c En eiret, qu'il y ait * meme apres le bapteme le remede de la penitence et 
la purification, la Loi (wpo<;) qui fut donnee par Moise le fait connaitre ega- 
lement, et (cela) lorsqu'ellc represente d'avance la vcrite par le moyen de "' 
symboles sensibles ainsi (jue par une rcpresentation ilgurative. Gar celui qui 
etait atteint de la lepre dans son corps d'une part — et qui par la mauvaise 
babitude a d'une certaine maniere mis le pöclitS au-dessus de la nature — 

•v fol. 2io et qui est revenu ä la sante n'est coinpte, ni mele par la (Loi) * avcc ceux 

qui sont purs — bicn au contraire — s'il n'est lave avec l'eau, s'il n'est ü 
oint avec l'buile et s'il n'est purifie avec le sang de la victime ' ; et cela 
crie clairement la vertu du Saint bapteme. (La Loi) d'autre part sait egale- 
ment purilier la lepre du vetement : ce qui en verite paraitrait ridicule et 
une queslion d'ailleurs superflue, si tu t'en tenais au symbole (tiiwo«). ür, 

l. ci. lAv., m\, 8 ^. 



10 



* Vfol. 210 
v°b. 



[431] HOMELIE XC. 163 

y. . <tt . ooi jLscLflo; Jv^o-* taVo :ju/ ia-~J J»i-n Iol^ '^-» yj .k-J-^V-*/ 

OOIÜM .Jkis^O ^»OiO yS .,-OJj JjoXS JjOl ..^£1-/,J JJ V^*JllKj ^3 'jk-~ .J ? 

Lta-/ :JJLVK*io;o Jjuuls Itooj; :JlJj I^JloqjX jü/ v / V-^> ^f — °> J-* 13 ? 

1, V •**&» (sie). 

si quelqu'un regarde la verite, ainsi que la beaute des sens qui se trouve 
dans le Livre, il sera ravi d'admiration par cette legislation (vo^oOecta) merae 
et il glorifiera le legislateur. En effet, c'est parce que 7ious qui sommes baptises 
dans le Christ revetons le Christ', ainsi qu'un vetement, qu'il nous donne, si 

5 nous tachons cette belle robe (atoH) par une souillure, les travaux de la 
penitence pour la purification, soit qu'il se trouve que nous ayons commis 
des peches legers qui passeraient encore pour un vetement de lin, soit 
(qu'il se trouve que nous ayons commis des peches) graves et presentant une 
grossierete grande, charnelle et mortelle, qui seraient assimiles aux vete- 

10 ments faits avec de la laine, lesquels sont en general le produil des peaux 
mortes. Or (la Loi) commande que, si la lepre du vetement ne s'en va pas 
lorsqu'on le lave, celui-ci soit brüle par le feu 2 ; et la parole fait connailre 
que celui qui apres le bapteme ne s'est pas purine de.tout son pouvoir * et*vfoi.2io 
qui n'a pas lave les taches des peches est accueilli par une flamme qui ne 

15 s'eteint pas. 

La Loi (vo'[ao;) purifie encore la maison atteinte de la lepre, en montrant 
quelle doit etre la grandeur de la penitence. En eilet, si quelqu'un arrive ä 
-faire progresser une conduite honnete et vertueuse, au point d'obtenir l'habi- 

1. Cf. Gal., III, 27. — 2. Gf. Lev., XIII, 57. 



164 . SEVERE D'ANTIOCHE. [432] 

^^l^j ojIol^ Jjo/o JIJj oda^o :«oia*io_«,VJ «^.j J-s/o :V^O «tC^io «^ 
* L fol. 197 jlo^ajLio ^io o/ :)~.^o jlioAj JJ* )o,^io J-S-, ,^3 :^Xoi >Kjs ^ioo 

oö« .)c*^; o«po/? ö« l^>t^ &l .\LQJi^J>o l<&. o£s k_/ »3 .-ouio ;o^ 5 
06t )K_^> Joo» JsSki© +3 'V*^ J;«^s^io .J_ieu^i>; oik-^-X ^a-.^*>; 

•:-Looi j-^vlatoo 

*Vfol.2li )K_.oC^X * JK-Jä; JK-scxaio^. a^o£ou^ci\ ^-.ÄO»» vQ-iöC^ >ä/o ..J.j/ w-fcoö 

1" a. 

jlja^j JloJ-uou» jJo •, v ooml2J; -öt Jl»a-£o la^ ^.V-*-^! Jr-°U V-K* t- 3 ^/ 

1. LV in margine : ^~ ff*- — 2. L »aa^'N- _ 3. L -wa^a-p. 



tation de Dieu dont le Christ a dit aussi : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma 
parole, et mon Pere l'aimera, et nous viendrons ä lui ct. nous ferons chez lui 
» L fol. 197 notre demeure ', et si apres cela * par une vie sans observance et relächee ou 
par orgueil et par hauteur il court de nouveau apres la mechancete, il peut au 
moyen de la penitence detacher.de lui une semblable lepre, puisque, pour lui 5 
venir en aide, il a egalement le sang de Vagneau de Dien qui enleve le peehe du 
iiniiide 2 ; car c'est pour cela que, lorsque la maison atteinte de la lepre etait 
puriliee, on ofTrait aussi le sacrifice legal et accompli ainsi qu'en figure 
(tutco;) 3 . 

J'ai cru necessaire de vous detacher et de vous remettre ces paroles, 10 
afin de fermer aux fideles la fosse du dösespoir en leur presentant de doux 
v fol. 211 espoirs et de rendre ceux qui vont recevoir le don du bain * divin plus 
'° a ' circonspeets et (plus) vigilants ä s'observer eux-memes, et afin de ne pas 
vendre au peche pour un plaisir de peu de valeur le grand bim de la gräce 
et de ne pas recevoir la corruption en echange du vetement de l'incorrupti- |: ' 
bilite. Et tous, sauvons-nous et conservons-nous en bonne sante dans nos 
ames el dans nos corps par celui qui reut que tous les hommes soieni sauves et 

1. Jean, xiv, 23. — 2. er. Jean, 1, 20. — S. er. Lev., kiv, v.1-53. 



[433] HOMELIE XC. 165 

♦ ,_**>/ .^oo^>\ JK^ajuil of^ .odaja/ Kicu,,;o )l)» ^m 

1. Gette conclusion ne se trouve que dans L. 



parviennent ä la connaissance de la verite' ; car c'est par lui, et non pas plutöt 
(jjuxXXov) par nous, que nous nous sauvons ä cause de sa grande misericorde 
et de sa charite (cpt>.av9pcoTCta). A lui la louange dans les siecles! Ainsi soit-ill 

fln du volume second des homelies sthöpovlol ou cathedrales 
de saint Severe, archeveque et patriarche d'Antioche. 

1, I Tim., ii, 4. 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES 



(Cette table et les suivantes renvoient ä la pagination placee entre crochets.) 



/ 



W 284,11. 1 302,303,304** 310,.,,, 323, 3 
339, 4 343 m 359,3 ^ »»s ^s ^u 



4Cß„.„, 407. 



408, „ 409, 



- keupo W 417, 
)oo,^l 288,, 289 3n( 331,, 868, 
Kl 295, 297 B 290. 302 8 . 10 . 1 , 338, 344, 

849 u 85i a 378 ß 
— M-!l^o.| 406,3 
po^ol 523, 

^\*io| 294 8 295 3 328g 3fix, B73, M3 (24, 
■»^^| 276g 290 u 292, 
^°-l 280 w 

"Mi^l 285 fl 356 9 377., 378 M 386,, 
a^^l 294 B 368j S73 10 .„ 874 n. 1 
U^nvV-I 386,5 387 s 

Ijy. ^'| 299 w 306 s 310, „ B18 u :ui,., 
388, :cH„ 339 4 366, 867, 887, 426 u . u 
^ :i;i-,„ 
1°^ ™u 279^ 280 M 2X1,, 282, 288, 



":-,,-,., 300,- O 305, 818, 314,318, 



— o^äs (dans l'expression |i> 

ot*) 311 5 n. 2 335 8 381, 406 9 

- \1) . . . |s|& 283 B 

— k(o |ovSs 300, 303, 346^,3 349 2 
415 2 

— |t^:x> |oi^ 300, 417,3 

jcoy]itn\\ 834,, 

-ipaymi^ 3:iT» 

^oa^c^ol 307 M 313,, 314, 318,, :«..,_, 
324 H 328 s 330^, 332g 333 5 _, 2 »34, 
335, 386, 1: , 338 w , 839 )B 
- kjo^ol 325, 332,, 

U=a»^-J/ 433g 

v o\aa| 311, , 

J»ii>a3| 368 u 

jso,«; (08,, 

- -i ojU'I 335, U4, 
■ m A^n frra.if :I37_ 
pjoJI 328„ 355,, »2t, 

U>-»l 277, 299, 8S0 )B 844 6 846, 317,, 372., 
19 i 396,, 103, 121 

4 a 4 Ü 

U''°ll 377., 



um .\ . m ■> 275, 270 n. 1 277 n. 2 

282 n. 2 289 n. 3. 

^377, 

\~>tSo t^-3 377,, 

|p 3(10, 303, _ t _ a 304 8 343, 380„ 392, 
393 5 396^ 397, 398,_ g ZW^^ 400,_ 2 
401 404 405 409 410 

IUI,, 1U1 . )2 WJ,. |( '"-'a.,3 Hlu |-4-5-7-9-n 



841 M 844, 845, 848,, 347, 8483.,,! 19 M 
860, ;>..'„„ 854, 8 . ■■• , 



III 



1-2-8-11-13 



415 3 



284„ 



|p> 393, 



ll^ol^. 295 8 298 2 417 g 418,, 419., cf. 4I7„ 



423,, 



^ 



Wk> «4 5 
278g 289„ 419, 

joa-ia^.^ leThaumaturge 4i» u 



le Theologien 275. 



jn..\>m)j 270., 277,., 282, 289,, 



aik|i 311,, 
Ljo-o. 311,, 

r oj 299,., 806, 3ii, 354,, 887, 888,, 404, 



UV>I 289. 



[435] 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



X> 



167 



■>^t^oi_ 828 4 394 9 



4. 



— ,£do|^_xi^ 391 n. 1 



^.oöw 288 |2 n. 6 376 u 408 

— IC^.oo^ 372 2 
^|o> 362, 

^l-o. Baptiste 300,, 

302, 

^.o, Evangeliste 304, 4oo 7 
Uja- aso n. 1 

— ^aa. Si7n. 2 374 n. 1 

— 0-po. 357 11. 2 
i^iwl 384 

,j>>o- 283 8 293 s 295, 

3023 360 3 863 M 366,, 428 2 
^^^ 400 5 403g 405, 4 406,. 5 411, 4 

— |ia Ut*-* 40O W4 412, 

— |IÄ^oo |pi p 398 4 

— ItCs^o l...... 404 2 

|ovS, Ljü 298 2 418, 

, 302 

) 
276,, 300, 31B„ 



Cf. 301, 



<& 381 M 

[.»i.jjo 356 9 380,., 
l^|o» 380 7 

Uoio 290 B 348 a 869 7 375 8 S76„377 7 381 5 430, 
l»ioo 284 g 343, 417 2 418 |2 4 
423 

— |ov*>; |ISi^o :«3„_ K 

— |o^> oöi |XVso 276,, 298 4 424, 

— lovSv. o,ls^>o 283 6 3U M 417 8 418., 
I.i v iao 415, 423 8 

* f J*> :307 2 a33, 3 338,2 

— ^V 290 6 328 ,2 

1^, (^^o 270.,,., 277,, „ 280,_, 288, 
284 la 285, 288,_ 8 n. 1 290 8 294, H1 300, 
313, 316 8 317 4 318 4 322g 325 2 326 ffi 330 9 
331,, 335 2 340, :«2 |2 344, 345, 354,, 
355^ 37ö 6 .376, .380, 382.,.,., .386,,, 387 10 .„ 



\v 



- U-~* 377,, 
l-oaia». 380 7 
•"Moaxu. 390, 416 3 418 u 
^^u 37K, ( 



l£ 



i£oo\o9 280. 



295,, 
814« 



J """Kl 
327» 328« 



333 8 346,, 349, 351, 354, 356 3 _, 2 363,, 



366,, 



388„ 391,,, 393, 



893., 394 



, 397, 401, 403 s 42K 427, 



412, 



- |ot^ p^io 369, 3 
• |oiSto |-po 294. 

■ loM.j U**> 396 8 397 3 

■ LoPMj ppo 397, 2 400, 2 

7"*» 417 13 418 ,2 

(Jo-po 296 |4 
wccoxipo 303, 



340. 362 a 367„ 393, 



lüCAs 312, 



^ 
^ 



^ 370 8 371, 37 6l ., 
— |IS-o\ 375 9 
tooi. 368 2 
ipi.331. 



_ 239, 290, 
292 2 295, 297, 4 304, 305, 306 2 307 E 
321 2 32a 3 323 g 329 u 333 4 334 10 335 10 3S7 ! 
838, 4 344s 34ön.l346 W3 347^348,, 
350, 351, 359,2 363 364 a 365, 376 f 
380, 2 381^ 382, 383 4 
387, 891„ 392, lux,, 



— ^a^ )..,.»aa 302, 391 
-toc 400, 



o 
404 5 405 4 409 4 419 421 8 428„ 424 5 428, 

«i{>3 349. 373, 

.mcv&pus 384 

^Ni-V3 371 |4 

Ua\3 289, 3 30Ö, 322, '^ 331, 339, 3 

362 3-a ^8 m % 370 4 373 , 3 90, 392 4 

— Uuo^s 387 9 
1^-^ 379,. 



Ü5 



M>uM> 289 8 
Um)läo 392, 
|-.IW>io 296, 346, 4 
419" 



4 



Joa.ia^jaj 300„ 303, 



* 



-£ooj-.o^cD 433 4 
P^ro 285 4 322 n 353 g 426 
^Doj^a^m 303 4 
290, 



337,, 339, 



,., 304 7 . 
366„ ; 



425, 



U. f* ^.oi 283„ 289, 295,. s 298, 304 4 _, 



3S7„ 339„ 



397, 393, 



,lll ^ l0 1 ... <1 V,. ll -,2- 13 <I3 l -ö'' l W, 2 
415 3 416 6 ^I7 S «83 428 2 . 3 

— Uix». ov-oi 277 283 284 



U^ooV 276. 

5- 

|6Cioi 384 



424 



168 



-i=ai 371 
Wotü 377, 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUEfS. 

->"-" 371 ,5 
j m'ivi\ i 377 3 

Mo-' oijj v m>ii -,2',, 

Pp« 370 10 37] 12 376^.„ 377,.^ 378 8 



-Woa 371 A 378, 



L 



[436] 



M==|l 328,3 

l^^l 303, 392 I0 . U 396 g 397 ? 398 5 400, ( 
401 M 402 3 403 M1 410 8 «2 M 



II 

TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS 
OU REMARQUABLES 



/ 



i| / 329, 4 330 2 332, 2 333 8 

— M./, |C~V|| 333g 339„ 
Pa^( 278 4 310,3 316 2 

— po^( y^o 333 5 

— p>m^a^| 319,3 
poio^/ 373, 

t-fl 3?2„ 

^0^5.01, pi^S) 292 3 298 5 308 g 312g 

313 9 325 4 3W 3 339 2 349, 3 363 2 368 2 369,. 

381 5 390 7 407 3 . 4 426„ 

— P^iol, It^^iol 290g 307, o a34 ]2 
368 6 

- M^ä^jo! 400 7 414 2 
Uax>l 284 8 294 2 297, 4 304 g 346,, 383 6 393,. 



425 6 

|£v~^SO| 296g 

— IV-Pu»°| 3O0 3 

(rO 

— ^ j^i 393, 

- hoio. w^| 278, 315 9 
W^\ 425, 2 
Mp/ 390, 3 
^^>. [jäuJqxcio/ 328, 
pco.m->| 332 4 
• ■ i rrn f , |N * 1 mi/ 

— C^|-Lm3| 293 6 

|i.ooC*> 296 9 297 5 298 g 303, 351, 397 2 . 

401, 4 407,3 408^ 411 5 412. 417,, 
W>jp.jj| 281, 3 307 8 
M"J| 279 u 329 B 345, 361, 364 6 404 6 405„ 



|a^Ä| 342, 
(I^d/ 431 4 
^im| 325, 4 352^ 361 4 383 2 428, 

— ^aalS^o/, yzs, 1\.£oj>o 317 |3 327 g 
o^joVr^^D/ 433 4 

|>( 314 n. 2 332, 393 6 410 5 423 8 424, 3 
(ja^ü 278 2 299, 4 343 4 

(w) 

— |j|V IC^Öo, |j|V ^DOLm 277 n. 1 290, 

— |||» |IV^ 277 5 
p>-AL| 305, 316 4 319, 334,5 

— |lnm.NL( 333. 



Pop. 334 10 

H,ai.a^ 384 9 

|Nüo N^i 426, 

pXio k~j 303 2 

|t^.;oyiv^o N^j 360 2 

ILio^j IS^ 426, 2 

IV^m t^s 313,, 

|Las>j f^j> 275 3 

päj-o C^= 31 1 8 312, 

^&~l 6^> 374 5 

|iol^ uüls 364 2 

^„; La^o^mj 296, 5 

V*± \u 277, 4 410,3 

|i|> wojü 315,, 331 4 Cf. 30&3.,, 

f,V l(j, |V|~ S0L> 330, 3 358 s 

|}-J l*= 357 8 

(Lo 1^, p^o Ms 276, 3 283 292 294. 



391 8 392 4 394 8 396^ 419, 427. 



^ 



l-^ao^ 337 

Mov^ 365 6 

M-! 'K,349 |2 

-mi^, Pni^ 277 8 284 6 285 4 304 5 320 2 324 3 

336,2 338 2 342 2 ^la ^lo 379 12 387, 
406,3 

— Jxqj^ Si 385, 



M>Ä^o. 290, 291^ 339, 420, 
— ,a» Im^oo^oi 291,3-292, 
lotSs. ISi-..; 313, 334, 4 336 3 338, 4 
\xi\± tC>-..; 302 2 
IVi^s COs—i 356 lt 
|;U £Cv_ . 338,, a 363 3 
■xopj-LP; 381 4 
v tl>mn a n .; 421 2 
|pu. 360, 381 2 _ 4 .,., 2 382 4 420^ 
(1j^! 365, 

|;j't<\ >>»>! 350, 
|Lojls-.|USoo ln\^\; 394, 
|lo.Ua^«yi\ y«.v«>j 420 5 
p)Oj^ I n . in * 371 ß 



O) 



poia^O) 308,, 313, 333 8 
)looi 334, 341, 415, 

— ani.öo| 349 8 

— P-ii.boi 315, 2 

— P_L^°°l P, 1^-Ji.oo, p 388 8 390 4 

— N-|ji,ooi p 326 2 



170 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [438] 



olLosoO) 283 2 

— , m . mlaaoo, 283 n. 1 
(jq-jo, 336, 

— U»ö- ^oo, 291 12 337 6 _ 7 413 Q 

— |ü/ lois.ogo 355 4 
oio) 335,. 



UM 373, 



v lVt ^o r 417„ cf. 122, 
M^ r 368 6 386 3 

llo-f- 300,303,, 416„ 117,. M8g_. m, 
422,„ 423.„ 



— Ilajo^, 426, 3 
l.aauvi ;;ll „ 



o<M^ 287 3 
IojU 276 6 

i|cu|- 276 c 



— o/ ... v a^, 320,. -327, 334^, 
v! v qü.^o 2.S9, 2 
394 7 423 8 42?« 



l„ 302 )0 350, 2 384 5 



s oi^o 335,, 4111,., 418, 



— ,^-io 298. 



- j^-LI, ^N.30 417 8 418^422^,424, 
U» la— 313., n. 1 317, 3 318 8 321,. 355 9 
— Ui± la^. 318 2 
|k-oi\|j , .vT.-!,, 355, 3 
|ä^l_ ,336, 337, 338, 429, 

14 4 7 

-- Uax-, |ü^£u_ 290,, 812, 854, 
(j^u ;. fn .. (14,, 

poo, Loj^m- 413 



Vso. 287 2 n. 2 288 2 

— joolLoa. 287, 

— II^i^jq^ 289, 2 

tujo. 307. 350» 362,, 381, 409 o 
.a-oo 325 M 374 B 

(jxnüo 410, 

(*») - 



|o^ ^o^ib 311. 
1-l-io 427,, 
I Im. Sin 325. 



r* 



* 



v o^i.p, 3U, 
.m^^jj|Vpi 312. 
U*j lo^iu 278. 
I^Lco 430 2 

|J-= 284 u 3ii7. u 308, 304, 308 a 310^. 
:,l *2 * ,7 „, ;, ''''„, 345, 34Ö3 349, 37lJ, 
_ 404g.,. 408,, U7„ 
418., 419. . 422. 430. 



418, 



U^J M> 310, 357 6 385 4 387. 
I1SX... , >.V.io 324 8 

I^ov*. ^Jcoo, |Mo(3\ ,.\,^ v . 

290, 41',,, 419, 

— M01S. v .\\ my, 410. 

- IL00Ä ki W v i » 291g. 10 396 g 415,, 

— I— joj L nWvM a 397,,, 398. 40L 
"'-,-7-,. «Ht-h-404, 416, 

|_OOJI laNviVi 4 ig n. 2 

^COJ N^ 8683 



V 



tms.cLi 286„ 294, 296 M 816, 326,, 317, 
380,381, M6, (21^ (80,.,, 482, 

— IS^ljxasa^ 283g 297. 
— ^coä^oo 296 fl 381, 

— >£ü3^^io 288. 

•c^&oo 386g 

^"^ T,: h -"-'im :t "'i2 :m :, 391 e 394 s 897 s 
402^. 404, 

— v .mV{ oc 406 8 
«aii£_io 408g 413,, 

— |.ma^o JJ 818„ 

— -miiW 406g 1i»;„ 
Moji.oi lo^iVj, (80g 
IV&JO^. ..i'.v . j, 848. 
|jo-^ 818, 816, 

— - Ujo-4 427 4 

— D-Mo^ 285, 



"6,, 

vr uio 347, H. 2 
k»^ 302,, S92 u 398, 
M-^ä-P 336 10 839, 429, 



I^ooqj 369 370, 371, 371!,, 381, 

325,2-852,2 357 3 369,_„ 870« 371, 875, 

! 5 



Ueixu 276 b 318, 314,,,, 323 



'9-12-16 : '~t ■'■% »V« ^a 425, «28, 



430„ 431 



12 



- | . ^ v i 1 üwoo^oj 279 996, 348„ 

ö-IO 4 2 

357, 371,3 380» «27,2 «2, 

- H n . mnv i t |l 289,, 348 2 4I6 2 

- ^COOiOJ ^111, |XD030J yo'\j& 314 

852,, 359 u 866, 431, 
Ixdojoj vi „'m 431 



^ 



^xsols^^jQop 291 
I01MI ju^> 27.1, 29 
v<^ 325g 
■ m.m-iN 387 11. .'! 372 



12 



404,, 



P^mi. 874 



0-11 



37: 



x> 



— \ä\s ,-,m3o 891„ 
k-o> ,nii 828, 420 . 

— |~o;j ,n^v> (20,, 



J* 



^\*> 820, 841,. 129, (33, 
— v q3ä 895 w (24,, 
0/ ... v o^tj 319 



(rs 00 ) 

— IjJii^ -^a 864. ,, 

— |, Q ^i.„ r>s £ > :«;;. 
loCits ' "I - - "^ 390.« 
IIjVoj. wp^oo 3IM, l -;ir.i | 
U±> ll^joo 884, 

pJj lu^cd 898, 

M-oai Ip^jco 312., 

UK> 10^^ 319,. 834, „ 888. 



[439] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 171 



[ n n -i fr "^ - Ql> *•** 413, 
^oamiaoÄ 304. 
|E^» o .. m 347 3 _, 
^.^ 305 2 819,5 

w 

P^.p.ao nrp N v> '■' «) 344- 

— l-is lnwi.'m 304 2 305 4 
U^j^ ~^jx> 32l 4 
v o^ 1 . nm 347 4 

|_i Lc^Vfl» 297 4 382^ 
M>v*° 394. SSM.. 396. 397 



400. 



402 



Vt 



— |LÖL{ lo;mv 312 4 

— p^- j^x^o 884 ]0 
|lajL3MEoQ.\ >,.o.cn s. 41ö. { 

ao^DoaS. ^ftfhv 363„ 



|I.CLL>J.;pü\ tS,QRn\ 357: 

s>{no 354. 



IÄ 



|oA|J IIa 4I0 2 426 6 

— Mot*. La^ls 417 10 

— |o£.p t~M> 399, 3 422 l0 
pip^ls 433 5 
^qj^co.j^ 3H0 4 
U<^;^ 387 la 392,, 
t^l^-las 319 13 
K" 880^.,, 381, 3 

— I^Icls 370,, 380 n. 3 

|^.M 313g 

!M£.a3 371, 
|^nron\.q 29l 8 337, 

— |La3orao\.q 358, 

— |.lnmn\,q 307, 335 4 338 8 

— |.gnmn\.q, |E.,.qrirooV>9 323, 326, 
357 g 430, 

— ^ü, | m ■ qn rnnS . q 333, 3 .. 
^ 322,.,, 

U^^ 309, 338,, 



— [ -<~>.*~. 378 6 

- ~..o<n ^»m^sLCoo 311,., 325 u S30 10 
346, 

- limV^LCoe p 361, 4 

— |Lajjn^3ltoo p 313 2 363, 4 

— |Lajow> ^Aq3 371,_ 8 

|N^o .Q^s, |LC>-io .a^vs 3I9 5 370, 
Usot^ia 318, 821g., 322 6 _„ 378 n. 2 394 4 

| . ™fr ia 378 

— U«>1£43 322 n. 1-n. 2 423, 425,, 

— .m.mlfr^M) 328 3 
liros 385 9 . u 388 2 
ll.nl 386 4 

u.;s 288 4 295 2 302 g .„ 314, 338 6 . g 344 3 
873,3 427„ 429 g 
s o^oo]o^3 276 ß 

— ^o^ioolios 276 n. 6 

^aois, pcias 300 g 337 34l g 348 5 3ü9 4 
363 9 390, 4 399 4 402, 413, 3 416 g 

— Imi'aa 312, 318 10 _, 4 328,, 338, 366 2 

— v .ffi^Doe 318„ 
|joUeov3 280 n. 1 

— jojva 319 g 

— (xojVas 358. 

— joj^3L(, ^äuvsSoo 297 327, 4 
^oj-^3 303, 321 3 344, g_ u 345 5 364, 393 

395, 396 4 401,,, 415, 3 417, 2 
p»^9 290, 3025 312 2 344 4 



J 



lo(jj 397 4 

|i«\ Loiooj 358 9 

l^aj lojj 309 8 408 4 



**, 369 3 420 10 _ u 
— |Lnim.f<in 355. 



uO 



Ijoi'q^d lojö..,~o 391 5 . 6 
|*Lo_>. LfTm .yla 3(30,, 
| v>tot L o . v >.»lo 307, 

l^otoL Lo^.^ 305- 

C-i.o,o_o 363,, 

^m.W 294 )2 295, 298 2 .. 

|ji3i.'o^ 402, 

■ v *mVnao 403!. 



2n-i'i 



|D^oj= 298g 
|^<xo 275, 426„ 
ImgiLo 353„ 354g 

- ^^~ 328, 379 fl 

— MV^* 3*1 12 
■ lloj^^^fl 369 2 

.goajo, 1 . n 356, 

,-aj. [.coojo^L^i> 281, _ 2 

Ijoqjlä 303 8 379 n. 3 380 11. 1 

400, 2 401g., 3 402 4 _ 8 405 9 409„. 8 410, 
411, 412 4 416,, 417 . l2 418 9 n. 1 422, 

— ^soaxß, |e».yioin 409g 41811. 1 

— t^pttoxa 298 3 417g 
v o1L3lo 356, 

w 

— ]'i\s Ln->j'nyi 348 P 
U>o^> 343 



|Laio 385 2 
(<*»») 

— ^o WVnvi 380 5 

— |Laju4 "\iiio 384,, 
v . fü-o uio^x) 287, 353g 
|i-£L./ l o yi. /n 406 8o 
|^ ft*> rnf lnvi.,'n :347 & 
ILoj^-LCoo loyi,^ 420,. 



397. 



(U_ ^>i, |U- ^j'i 280 6 326, 

(jn Loj » 402,, 

It—iiL Laj'i 326,3869,, 

^Nviio j!o> 308, 

|ovS\ ^o-'i, |ovS\ NitL.') 335 s 364 s 

Mlj| >=u-'!, MljI [OaJi 280 9 308,. 372,.. 

— I^.|ju| Nvi...» 359, 423 5 



|^i.^>. .-sn,.,, Y 379 6 
|'°N". too_-i 370 2 411 

| i^mv. DOOLwt 360,g 

(Ljoj. too__> 28l 3 102,. 365, 4 



t^rtrim «Q/ 



433 B 



pöp jl.; 276, 289 6 290 3 343 6 
^ L --» 349 M 

(jnii -^Y 278 g 
(jjlLai ^.ju.» 388, 



|L^>o 



>>• 323,, 



172 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [440] 



UäjoLj l°J, UrooLjs ICu 350^ 
393 4 _, 399 3 m i<hl2 414 g 

— Ua>o| Lo-qj 303 |0 
U&^ |a> 304 5 371 g 
|La*JooCooj |aji 409, 4 410 3 
1 ; .. La^o-i 279 fi 

|Nioju La.o_ji 279 & 
|k. \ oyij> w^öji 423 g 
|;o4a üOoji 396,2 411,. 

— lia^l Lo-o-ji 38 
L^o,'^ tOo_» 418, 

Ill'lA w^osu 311 4 



|l\viv loio^» 358,, 



•^ 362,, 383g.,, «*„, 

|NL^s La^X» 350 5 

|kjoio-io CouLaa 281 

Mn^ V^aui 336 5 

po^ lo; .ii 348v 

tmi^ Lo; «^« 36L 

|CsX_> Lo-^aa 310 14 336,, 337, 2 

Ix- Lo;^°.i 280, 

ItoJ ovcd Lo-^^a» 284, 390, 

La^'oa. Lo^-^a» 278 8 

Li^sj lov^a. 390 6 392g 

|N*»L lo; .°ii 421,, 

IC^iil ~y.q« 361 5 

La l';.q» 364 4 
Li^, \ai 342, 365 9 



L 



^oo^oAolL 27ö 2 278 3 

U^oAo|L 396 8 

HolL 282, 291, 297. 317, 323, 326 4 _ g 327 3 

331 8 336 3 372 8 374,, 393 g 395, 415, 
— *mpVo|l. 282, 422. 
|j\ -h^sL 285 2 290 4 
L£^L389 9 
\±,äs> wü^M, (j.iio tCI^\L 401„ 402 4 

416 5-6 

l^oö- C^C^M 352 4 428 5 

LaiSL 409 5 

-idojo.L 352, 404, 416, 426., 

4 J 4 J 



III 



TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS. 



'Avtojvio? 336 n . 2 
ä;uo[ia S32 4 . n ., 
ctiroSeixxixaii; ItpoSot; 3S7n., 
'AttoXXwv 3ll n . 7 
'AiroXXw; 3G3 n ,, 

B 

BauiXsiOi; 275 n . 2 276 n ., 277 n . 2 

r 

Tp-ziYÖpiOi; 276 n . 4 278 n-2 

A 

AeX'foi 311 n . 6 
Ssupo 421 n ., 
SoY|J-«Ta 291 n „, 
ooypiaTiiTai 291n. 3 
Xuvaij.£io; 3(57 n 
AcoSiivr) 311 n . 4 

E 

EXaa 287 3 . n . s 



evsj^upov 310 n . 2 
iiriöpövioi 438, 



Oeolo^ia 396 g 
OsoXoyo? -'öii. 3 278 n . 3 

I 

iavoua (janua) 276 n . 4 
iavouapto? (januarius) 276 n . 3 
"law 287 3 n . 3 
'IYVOTIO? 275 n . 6 
iwSvi'X 287 2 . n . 2 238 2 . n , 2 
koS^Xalo? 287 n .. 



x«TaxaXÜ7miv 396 n . 

A 

Xa6upiv6o; 291 M _n. 1 

M 

Ma£i'puvo<; 334 n>1 



n 

•navodytov (sie) 380 4 .n. 2 
irpooijjiiov 276^1!^ 
Ttpoaeir/vi 280h., 
ircinaat (sie) 338 n-2 



axvjirrpov 347 4 _ n . 3 
<io!pt<r[A«Ta 804g_n., 
ataoiov 305 n . 3 319D., 
ütopiap 377 n . 2 
2top]'p 378 n>J 



TplTCOU'« 311 n .g 



<l> 



(fXuipio? (s/c) 37i n 
X 

/aXxrjov («c) 311 1(J . n . 3 
/apaxtvipe? 312. n.~ 
^XaviSiv 347 n . 2 
/piopLEvoi SOSn., 



IV 



TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE 



ANCIEN TESTAMENT 

Genese 



I, 26 . 

— 31 . 

II, 2-3 

III, 1 

— 10 



409 
295 

. 285 

. . 349 

344 

VI, 3 . 284 

Exode 

XX, 11 285 

Levitique 

II, 13 296 

XIII, 57 431 

XIV. 8-32 430 

— 49-53 432 

XIX, 18 369 

XXIV, 7 296 

XXV. 2-13 286 



NOMHHES 



IX, 10-11 . 

xxv, 17-18 



Dectkronome 



VI, 5 
XI, 13 
xvi, 20 
xx Hl. 3 



385 
356 



369 

36 

352 

380 



JOI! 



xxxi, 17, 19, 32 



281 



PSAUMES 



Ji DES 
VIII, 24-25 387 

III ROIS 

x\i, 24 378 

IV Rois 

II, 19-21 294 

_ 21 . . 29'.. 299 
XVII, 6. 25-28 377 



XXII, 5 

XXIII, 7, 9 ... 

— 8 

XXVI, 3 

XXXI. 4-5 
XXXV, 10 . 
XLIII, 22 .... 

XLIV, 8 

XLVIII, 13, 21 

XLIX, 12 

L, 3-4 

— 17 

LIX, 5 

LXII, 9 

LXIV, 3 

LXXII, 8 

I.XXIII, 13 . . 

- 14 

I.XXV, 12 . . . . 
LXX.X, 10 
I.XXXI. 6 .. . 

cm, 4 

CXI, 10 

cxn, 3 

CXV1I, 10 

cxviii, 72 . . . 

CXL, 7 

CX1.IV, 3 ... 

•JI 



303, 



II ESÜRAS 



XIII, 1 



380 



Proverbes 



III, 27-23 
VII, 4 . . 
XI, 26 
XX, 7 ... 
XXVII, 1 



ECCI.ESIASTE 



III, 1 
V, 3-4 

i\. 6 



367 
340 
387 
318 
348 
410 
311 
283 
379 
427 
289 
355 
379 
341 
424 
404 
299 
299 
280 
415 
296 
397 
305 
427 
318 
323 
383 
298 
424 



386 
357 
359 
359 
386 



363 
280 

355 



EcCLESIASTInl'E 



III, 11 
I., 28 . 



364 
372 



ISA! E 

I, 18 347 

III, 12 421 

VI, 2 395, 396 

VI, 3 396, 397, 400, 402 

— 7 Stl6 

VII, 16 346 

XI, 9 403 

XXVII, 1 299 

L, 6-8 344 

Uli, 4 380 

— 9 344 

LIV, 17 331 

LVIII, 7 372 

LXI, 1 283, 284 

— 1-2 277 

Jekemie 



VI, 30 




. . . 421 


IX, 2 .... 




. . 328 


— 8 . . . 




355 


XII, 2 


Baricii 


355 


III, 38 . 




378 




ßZECHIEL 




II, 1 .... 




394 



\ \. .;l 



JOEL 



i, 14 

II, 15 .... 

III, 11 



328 



352, 359 

352, 359 

356 



Zacharie 

IX, 17 299 

NOUVEAU TESTAMENT 



M \ i i' i i i i i 



III. 2 . 

— 9 . . 

— 14 . 



. . . . 285 

. . . . 303 
301, 302 



175 



[443] 



III, 15 ... 

— 17 ... 

IV, 9 

_ 10 . . . . 
v, 8 

— 13 ... 

— IG ... 
vi, 12 . .. 
ix, 13 . . . 

X, IG ... . 

— 18 ... 

— 21 

— 28 . . 

XI, 27 ... 

XII, 29 . . 

XIII, 8 .. 

— 10-11 



301 

303 

322 

322 

340 

296 

323 

281 

379 

308 

309 

309 

309 

400 

427 

350 

373 

373 

' 310 

373 

424 

392 

315 

.- 300 

366 

" 292 

382 

365 

384 

331 

XXVIII, 19 380,398, 414 

Marc 



TABLE DES CITAT10NS DE LA BIBLE. 

7 296, 297 



Jean 



— 43 

XV, 15 .... 

XVI, 17 

XVIII, 20 .. 

XIX, 21 

XX, 2, 4 ... 

— 3, 5, 6 . 
XXIII, 10 •• 
XXV, 22-23 
_ 35 .... 

— 40 .... 

— 41 



1,3 

— 14 
IS 

— 29 

— 32 

iv. 13-14 . 
v. 19. 30 . . . 

— 37 et passim 

VI, 33 

viii, 48 

— 57 

X, 18 

— 29-30 

— 33 

— 34 

XI, 50 

XII, 32 

XIV, 9 



— 28 



XV, 5 . 
XVII, 6 



— 25-26 



Actes 



10 303, 304 

312 



I, 

IV, 39 

V, 7, 9 

IX, 48 

X, 21 . 



VII. 55 ., 
X, 35 .. 
XVII, 28 

XIX, 6 . 

XX, 34 . 
— 35 .. 



Romains 



325 
296 
315 



Luc 



I, 68, 78 
— 79 . . . 

II, 14 .. 

III, 23 . 
X. 22 . . 



— 26 .... 

— 27 

— 28 

— 29 

— 30 

— 30-35 .. 

— 31-32 . 

— 33-34 . 

— 34 
—35 .... 

— 36 ... 
XI, 22 ... 

XV, 10 ... 

XVI, 22 .. 
XVIII, 22 



378 

285 

390 

289 

400 

369 

369 

369 

370 

370 

368, 373, 375 

370 

376 

' 376 

380 

381 

384 

285 

390 

331 

315 



II, 15-16 

III, 8 ... 

— 24 

VI, 4-6 .. 
VIII, 6-7 

— 8-9 . . . 

— 29 .. 

— 36-37 

— 39 .. 
X, 10 .-. 



413, 414 

. . -417 

400, 412 

348, 432 

. . 304 

•JOS 

408 

408 

297 

. 376 

. 2S8 

408 

... 407 

. . . . 408 

. . 290 

289 

.... 351 

399 

.... 432 
407, 408 

365 

398 

399 

398 



IV, 

v 21 347,349 

vi, 16 380 

IX, 7 364 

XI, 27 314 

XIII, 3 307. 33/ 

Gai.ates 



I, 16-17 

III, 27 
V, 20 . 



351 



424 
431 
354 



EpllES'.ENS 

388 

313, 333 

• 393 

9 352, 383 

_21 328 

V, 30 380 

VI, 4 28 ° 

L2 278, 315 



I, 21 . 

II, 2 . 

III, 10 
IV, 



II, 



Philippiens 
343, 346, 402, 408 



I CORINTHIENS 



303 
380 
377 
362 
327 
327 



328 
366 
302 
428 
425 
424 
406 
311 
321 
423 



COLOSS1ENS 

I; 15 343, 404, 409 

1 18 407 

_ 20 392 

II, 3 295 

— 14-15 



387 



I TlMOTHEE 



II, 4 .... 
v, 21 ... 
VI, 15-16 



I, 7 . 
III, 8 



11 TlMOTHEE 



TlTE 



III, 3-7 



I, 24 

II, 16 

III, 6 

VI, 18 

— 20 

VII, 34 

IX, 10 

— 27 

X, 24 

XII, 11 

XIII, 3 

XV, 50 • 424, 425 

II CORINTHIENS 
II, 11 319 



408 
328 
363 
356 
328 
279 
281 
314 
325 
373 
356 



Hebreux 



433 

391 
342 



327 
421 



362 



405 



3 405, 409 

389 

417,419 

305 



— 14 
II, 14 

— 18 

IX, 9 

X, 20 



I Pierre 



I Jean 



Apocalypse 



375 

303 



344 
349 



288 



426 



TABLE DES CITATIONS DES PERES DE L'EGLISE 



l'ages. 

Saint Gregoire de Nazianze P.G., t. XXXV11, col. 177 419 

Saint Gregoire le Thaumaturge*. . P. G., t. X, col. 985 411 

Saint Ignace d'Antioche P.G.,\. V, col. 079-680 291 

1. C'est la citation que nous avions rapport^e faussement ä Gregoire de Nazianze. 



TABLE DES MATIERES 



Pages. 

Homelie LXXXIV. — Sur Basile le Grand et Gregoire le Theologien 275 

Homelie LXXXV. -- Sur TEpiphanie 293 

Homelie LXXXVI. -- Sur saint Antoine 307 

Homelie LXXXVII. -- Sur le careme 340 

Homelie LXXXVIII. — Sur la preparation habituelle ä l'entree dans le baptistere. 3(50 

Homelie LXXXIX. — Sur Lue, x, 30-36 368 

Homelie XC. — Quatrieme catechese • . . 388 

TABLES 

I. — Table des noms propres syriaques 434 

II. — Table des mots syriaques elrangers ou '-emarquables 437 

III. - Table des mots grecs cites dans les manuserits 441 

IV. - Table des citations de la Bible 'iV2 

V. - Table des citations des Peres de l'Kglise 444 



. PREMIERE PARTIE 

DE 

L'HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAlA 



PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. * 2 



DOCUMENTS 

POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE L'EGLISE NESTORIENNE 



LA PREMIERE PARTIE 

DB 

L'HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAIA 

TEXTE SYRIAQÜE EDITE ET TRADUIT 

PAR 

F. NAU 

PROFESSEUR A L'lNSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS 



NIHIL OBSTAT 

Parisiis, die vicesima secunda septembris 1932. 
R. GRAFFIN 

PERMIS DIMPRIMER 
Paris, le 23 septembre 1932. 



V. DUPIN 

Vio. gen. 



AVANT-PROPOS 



Dans la Patrologie Orientale, tome IX, fascicule 5 (1913), pp. 489-632, 
nous avons edite et traduit l'introduction, los titres des chapitres et la 
seconde partie du present ouvrage. 

Nous avons dit que l'auteur a sans doute ecrit ä la fin du vi 6 siecle, que 
l'unique manuscrit qui nous a conserve son oeuvre (Or. 6* 714 du British 
Museum) est du ix 8 au x e siecle et que cet ouvrage semble etre la plus 
ancienne histoire ecclesiastique nestorienne, qui a ete utilisee par les auteurs 
posterieurs, ef. P. 0., t. IX, pp. 493-502. 

La presente histoire ne suit pas la Chronologie (eile n'a merae aucune 
date) ou I'ordre des pays, comme le fönt les nötres; c'est, comme chez les 
anciens historiens, Socrate, Sozomene et Theodoret, une collection de 
monographies, qui sout d'ailleurs choisies dans un but purement ecclesias- 
tique, pour nous faire connaitre les defenseurs de I'Eglise avec mention des 
heresies et des heretiques auxquels ils ont du s'opposer. Apres un cha- 
pitre sur les anciennes heresies, qui est la source de la rcdaction attribuee 
ä Marouta, nous suivons les lüttes contre les Ariens. les Eunomiens, 
les Macedoniens ä travers les histoires de Nicee (IV a VII), d'Eustathe et 
de Melece (VIII), d'Athanase (IX), de Gregoire le thaumaturge (XII), de 
Basile (XV), de Flavien (XVI), de Diodore (XVII), de Jean Chrysostome(XVIlI), 
et, pour leur servir de repoussoir et motitrer avec quelles difficultes ils se sont 
trouves aux prises, les histoires d'Arius (III), de Georges d'Alexandrie (X), 
d'Eudoxius (XI), d'Aetius (XIII), d'Euuomius (XIV). 

Comme toutes les erreurs combattues ici n'ont plus d'adhereuts, le present 
fascicule sera donc accepte par l'universalite des Eglises chretiennes. L'auteur 
recherche les recits qui lui sont anterieurs, il nous avertit quand il n'a rien 
trouve, il utilise Socrate et Theodoret, mais il donne toujours une redaction 
personnelle; souvent, d'ailleurs, il semble utiliser des sources perdues, par 
exemple sur Nicee, Gregoire le thaumaturge, Aetius, Basile, Diodore. En 
somme, il corrobore et complete ce que nous savons dejä. 

F. Nau. 

Quelques jours apres avoir ecrit les lignes qui precedent, le 2 septembre 
1931, M. le chanoine Francois Nau, pris d'un mal subit, quittait ce monde 
laissant inachevee la preparation de la publication de l'histoire de Barhad- 
besabba Arbai'a qui forme le deuxieme fascicule de ce volume. C'est M. le 
professeur Briere qui a bien voulu se charger de revoir tout ce travail et de 
le mettre au point : nous tenons ä lui adresser ici tous nos remerciements, 
et aussi ä rendre, au nom de tous, un dernier hommage au pretre savant 
et laborieux que fut M. le chanoine Frangois Nau. 

B. Graffin 

Paris, le 27 septembre 1932. 



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10 



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Chapitre Premier. — Dans lequel il nous faut faire connaitre comment Satan 
a pu des le commencement s'elever contre l'Eglise et quelles sonl les ruses qu'il 
a enseignees aux siens. 

Puisque nous nous proposons donc de dirc l'histoire des actions des 
saints Peres et des docteurs de l'Eglise, quelle est la cause de leur calomnie, 5 
qinjls sont (leurs) calomniateurs, quand ils commencerent et de quoi ils tirerent 
(leur) puissance et quel est le glaive qui perdit et detruisit les mechants, 
nous disons ceci : que les saints Apötres', soit les douze, soit les soixante- 
douze, jusqu'ä ce qu'ils eussent reou la gräce de l'Esprit, ne sortirent pas 
parmi les Genlils pour les instruire au nom de la Trinite et que, apres qu'ils 10 
y furent sortis, ils commencerent d'abord par enseigner, a(in d n attirer ä la 
familiarite" du Christ, par n'importe (pielle maniere, le peuple (juif) et les 
Gentils. Mais ce n'esl pas des le commencement qu'ils se preoccupercnt <lr 
l'exactitude et de la promulgation des lois, et cela ä cause de la faiblesse des 

1. Ici commence l'extrail i 1 1 ~ ■ ■ !•«> dans l'histoire du i'nm'ik de Nicee traduite par 0. Braun, De 
sancla Nicaena synodo, Münster i. ^\'., 1898, p. 44. On en Irouve aussi un extrail dans Kbedjcsu bous 
le litrc : flistoriti oecumenicorum conetyorum ex recensione Mnrulhae Maiphercalae opi.icopi, rogatu 
Isaaci catholici; cf. Mal', Scriptorum veterum novo collectio, l. X. Borne, 1838, p, 197 el ss.; reödite dans 
Zlngerle, Chreslomathia syriaca, p. IßT <-i ss. Marouta <■>! morl vers 120. II csi donc anlerieur a 
adbesabba el devrail fitre sasource; mais la compilaUon placee sous son n 'in lui est postärieure. 



[7] I. — SATAN CONTRE L'EGLISE. 183 

CHu.pt L_JJo JL't-.',-* j£C-\O-)Jj>0 0L-\O .vO.sK.AiXJk/ Jls^~ j.^v-iL- -S jlOL-xi.'-X* 

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JoCSs ca/o .s-Aoi jj/ po/ ^ioo .jV-»Kj J— .*--.io )K-fco-o.-> v /o ^eC_\ JK^sLa 

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yOPi-^^SL-o ^^_sl; cD.'mmio : ^potl^-a-a) ^n^ ; » j-^i/ o£Sjl»» :^o; j----w; 
sä/l y_./ .öu> oüki/o )Lu»jLao> oilo t ,_o .oC-s ötoi\ Vo JJJL^D -J-^^SCj^ * foi. 103 
io ).^^<U -^ca-xU .a v ,»; j«-o > ^->'/ )>--, »-50 .yOOOJJ Jj£~JJ Jj/i^ioo ,Jj_a_£._io 
),_.tv__x; yPo po/; -öio :. »t>o )J; jioiV y ., 0» *»» -3t_^_.o :jjLx^£0 JLäJ-v'/ 
K-^botS-i/ op ^o ).:sa\a.ji joog ,—.^010 :|^cl^.^ ot^a..=> w»l' v ^ «> '/pU} 
•■ ■ -rj^ ^.^(7 f->o; K*^»o :od,m\v> K_»_3 j j_sK-io .«*V*o :|j'^am.^> 



disciples; car (ceux-ci) ne pouvaient pas comprendre l'exactitude de la verite 
des le commencement. Paul enseigne cela en bien des (endroits) : Comme 
d de petits enfants dans le Christ, je vous ai donne du lait d hoire, et non de la 
nourriture solide 1 ; et : Quant ä celui qui est faible dans la foi, donnez-lui la main" ; 

5 il dit encore : Celui qui est faible mange des legumes 3 ; et : Soit avec pretexte, 
soit en verite, que le Christ soit annonee'! Et pourquoi dire cela? Ce n'est pas 
des le commencement que Dieu aussi a fait savoir aux hommes la plenitude de 
la science; de meme, les Apötres egalement se sont d'abord preoccupes de 
ceci : d'eloigner les Gentils del'idolatrie, des sacrifices et du sang 5 . Apres que 

to l'Evangile de Notre-Seigneur eut vole en tout lieu, selon la parole du prophete 
David „• Leur Evangile s'est repandu par tonte la terre et les paroles des Apötres 
(sont allees) aux extremites de l'univers 6 , beaucoup recurent * la foi du Christ « f i. ios 
et y furent confirmes, au point d'en devenir pour les autres aussi les docteurs 
et les predicateurs. Lorsque le Calomniateur vit qu'il y avait de nombreux 

15 milliers en place des douze Apötres et des myriades sans nombre en place des 
soixante-dix (disciples), que ce qu'avait dit Notre-Seigneur : // arrivera que 
mon Evangile sera preche par tout le monde, et alors ce sera la ßn\ s'etait dejä 
accompli en fait, que sa demeure royale avait commence ä etre pillee et que 



v 



1. I Cor., in, 1-2. — 2. Rom., xiv, 1. - 3. Rom., xiv, 2. — 4. Philipp., i, 18. — 5. Actes, xv, 20. 
■6. Ps. xvm, 5. — 7. Matth., xxiv, 14. 



184 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [8] 

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^~^Q\ .jj5>.iClS Vp .l-* 3 ! °t-=>-»/ •JlonX^O; |^OaL^ N ^>^iOj vQJÖ» .jJQui.J 

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M^flD )naD «JsKa; ) 1 .', n .so .^.oijo/i JjSon m^/ )»wm', ^»\ Jloi » fc «v, ni\ 
1»-^-^ k-~ ^ f-3 :^°oi )t-2^ J-»-i; It- 30 -»^ ÖtJLa/j I'^Sojus; "^£000 .Nj^;l/ 1» 
ILoVl/o )!kj.^io jo\ mj; j.*\ :vfor>l «ftaL^,o oocm jloiXvi; j.iLn , ^ ,_~ 

it^-s ^.^o .KjJLflDaagj J » i -> oC^ 6m a rt\ j ; ^.t-^W • Jk-.ouSs. jloj'^^o 

1. U^w Ms. 



ceux de David allaient en croissant et ceux de Said allaient en diminuant', il 
excita contre eux d'abord les pretres des idoles et les devins d'iniquite, qui 
penserent pouvoir peut-etre vaincre gräce au refuge (qu'ils trouvaient) 
dans l'empire; quoiqu'ils eussent employe de nombreux genres de peines 
contre les familiers, comme s'ils pouvaient peut-etre les dimiuuer, (ces s 
derniers) se multipliaient encore et se fortiliaient; et son alTaire ressembla ä 
celle de Pharaon et des Israelites 2 , oü ceux qui tuaient diminuaient et ceux 
quietaient massacres se multipliaient et croissaient. Cetteguerre, engagee par 
Satan contre les ßdeles, cessa par le moyen d'une faible creaturc', d'une 
femme revetue de la gräce, (appartenant) ä l'huinble sexe feminin, nommee 10 
Helene. Celle-ci etait de Mesopotamie*, avait ete convertie au christianisme par 
Barsamya, l'eveque cYEdcsse, et eile avait ete tres excrcee ä la lecture des 
Livres saints. Parce que, par la beaute de son visage, eile depassait la beaute 
des fenimes, lorsqu'un homme de soucbe imperiale, nomine Valentinien 
(Välentiyänös), descendit pour visiter les villes et les pays de la partie 15 
Orientale, il arriva a celui-ci de voir la jeune fdle qui lui plut et, par uuc 
disposition de la divine Providence, il desira se la prendre pour femme selon 

1. II Iinis, in, 1. — 2. Cf. Ex., 1, 12. — 3. Litt. : « cöte ». — 4. M. Braun porte en plus: « du 
\illage de Kephar-Pachar, sous la dependance d'Edesse », loc. eil. Ce nom Kafar-Fahär (igure 
dans VHi&loire nestorienne, /'. <)., I. IV, p. 264. 



5 



10 



[ol. 104 



[9] I. - SATAN CONTRE L'EGLISE. 185 

J) o -"- ^.zo KaKlx JJ^-Jl^cd Jl3p> "31^ -.L.oCS\ J-MjO^O J1o2l^6? L_£J\o_i. 

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o »vi; .pö/ ^ v£oa\a3 öj!^ ^*^? );oi .«öot ^.^Hs^oo >m . miot uw*.»j 
<v oooui; «.-/ -JjLvi, .ot,^o oi»iI/ ^.so« )La;m°i "10 .-0^3/ qjl^o 0/ 'iflooNaft 

>v oo«jl^oo .Mu : ü,x a*\j»/ LäÄO; voouio; -.ol./ j;o&. im^-aDiot; Lo',laß 



la Ioi. Peu de temps apres, il recut aussi le pouvoir imperial. Helene, confiante 
donc dans le pouvoir imperial et le secours divin. iit disparaitre ce nuage 
satauique du champ du Christ. 

Lorsque ' Satan vit qu'il n'avait tire aueuu profit daus la premiere guerre, 

5 il commenca ä engager une guerre plus rüde que la premiere. II suscita des 
schismes et des divisions, iit des troubles et des disputes par le grand nombre 
des heresies qu'il introduisit dans l'Eglise, poussa les chretieus et les fit tomber 
les uns sur les autres. II arriva dans l'Eglise selon ce que Notre-Seigneur 
a dit : Le ßls sera divise avec " son p'ere et la fille avec sa rnere, et les ennemis -m. 104 

10 de l' komme (seront) les gens de sa maison' 2 . Les pretres furent divises les uns 
avec les autres et les disciples avec les maitres ; les Eglises elles-memes 
se separerent les unes d'avec les autres, lorsque la plupart etaient designees 
par les noms des heresiarques :l : ce que Paul bläme, lorsqu'il dit : Quest- 
ce que Paul ou qu'est-ce qu' Apollos *? En un mot, les fideles furent reduits, au 

15 point d'etre comme le froment dans les sillons dune terre inculte qui 
abonde en ivraie 5 ; et, comme il arriva aux Juifs, qui abolirent la Loi 
et oublierent la Päque, il c.u arriva de meme des chretiens, qui en vinrent 
par les schismes de l'heresie au point que les uns rejeterent completement 

1. M. Harnack reprotluit, ä parür d'ici, la traduetion de M. Braun, cf. p. [10], note 2. — 2. Matlh., 
x, 35-36. — 3. « Tous erraient et ils etaient les uns contre les autres; et, comme la dit le prophete, 
tes dieux sonl aussi nombreux que tes villages, 6 Juda (Jer., ii, 28); il arriva aussi, dans l'Eglise 
de Dieu, que le nombre des heresies etait egal au nombre des eveques. » Braun, loc. cit., p. 46. — 
4. I Cor., in, 4. — 5. Cf. Eusebe, Hist. eccl., VIII, 1. 



r° 



186 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [10] 

JLasLojL \y.'\\ '"y*&\\ Ji^CL^o oitCboo ^_io olot-s JJo .LiL.,_o jLö_s o-^X— o 



In 



^^./o -.LüKa^ ^.s.!.*. ^oul^o ^*^*7° -)U^ x-^ ^t-r 00 ? >rn . rnjoi ^--W 
)K n .Kj^A ^.^j»/ ^oul^o ^.^S.^'/° -U-f-o jJiKao ye^>o yc+±o £lS.~.± 



les Livres, tandis que d'autres en corrompirent certaines paroles et que 
d'autres introduisirent et melangerent dans les saintes paroles la pensee de 
Satan qui etait dans des revelations et ne rougirent pas de la parole du 
sedier qui dit : Quel accord y a-t-il entre le Christ et Satan ou entre le temple 
de Dieu et celui des demons ' ? 11s en vinrent au point de brouilter et de cor- 5 
rompre aussi les fetes de I'economie de notre Sauveur; ce n'est pas en tout 
lieu qu'on trouvait les Livres corriges, et jusqu'ä aujourd'hui meine ils en 
ont trompe beaucoup ä cause du dommage (qu'on leur a fait subir). 

II. — Quelles sont les heresies qui se sont separees de l'Eglise; quelle est 
Vopinion de chacune d'elles; i/uelles sunt edles qui <>nt corrompu les Livres (sainls) 10 
et quelles sont Celles qui ne (les ont) pas (corrompus)* . 

Maintenant donc que nous sommes parvenus ici par le secours de Dieu, il 
nous faut montrer quelles sont les heresies qui se sont separees de L'Eglise, 
quelles sont parmi elles Celles qui ont corrompu les Livres et quelles sont 
Celles qui ont cliange certaines cliqses dans les saints Livres, quelles sont 15 

1. II Cur., vi, 15-1(>. — 2. Ce deuxiei ibapitre a 616 inserä dans une compilalion neslorienne sur 

le concile de Nicöe. La Version arabe de cette compilation a 616 traduite en latin, voir Mansl, 
Conciles, II, 1055. Le texte syriaque, traduil en allemand par M. Braun, De sanetn .\irneim ai/nodo, 
p. '18, a öl6 commentc par M. A. Harnack, Texte und Untersuchungen, Neue l-'oltco, I\', 1, Leipzig, 
1899, el ensuile 6A\\A par M" r E. Rahraani, Documenta de antiquis haeresibus [Studio syriaca, IV), 
Moni Liban, 1909, p. »-v Nous dcinnoiis l.> piiinipales diliv-reiices de cette ädition, a laquelle nous 
renvoyona par la lettre H. Cf. aussi la Lampe den Tin&bres, P.O., t. XX, p, 682-696. 



toi. 104 



[11] II. — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 187 

3 . n.^v. ^_-\ot ♦ ^Lft.iihi «°^>. ^^.fo; ..6»_.N-/ |Jkj^o,..o >m . «> ioi ,T^ 

''JtlßU; 5 s©'»J JN-io/ yOu^^io/ ,°i\ ..o .JK-w^li ^.<M -ot; "^-^o . 'j.*;o_o 
. 7 ^_.Vkju; jJö J-flDaicu; odVa^u JJo .^£^11; JJo JJ JJUoj^o .Liab» yo+a 
«oi 9 jL3Q_o_» q-^l Ji.»— J ^£^» •V^ J ^ J 8 J-*?°o«-.; I— >3; ^vA owasa^ ^/ 
.|_L_^._op >v o",_okoi ^*.xlj> l^ajua -.vQj/ }-.iöoi. (j^aai. +so . )K_a„.bot* 

1. ^oo .3/ y3 1 " - 1*^ ^io |.a;<xo ^3t^A |p:^co ^io y00i\ |oO]» |p^m p— Varoo }.£v~aji ^oo ■ . m . ro Yo;, ^v* 
P* ool 1,-Wo ..aj| t^...i, väi*£D»oi wO) (,-. /o . piPo o—ilSjß/ |^_.( ^ioj |C^ v i . vi i i JN_q^£cl3-3» f**l Dw^Oipo |»Oi 
r- +~ p/ ; >^| n/»\ ooj |_i_3j Q^. . v ovLio I,— |,~ ^o pTQ v> | n.f ,o . v 'po / v^ojo ^.öoi ool |^co > . |^>toL=> >3t^O N -c >\ .. ■ 
lila» oot^ pioia-x I001L» -».[' |NJL.Cd3 . i . vi ■ i v oa— <a^ pCo» If^J .m -miO) I,.-. )*«* . ^.^cd ^o Vij) l-x>» 11. 

— 2. In marg*. | ■ - fr '^ ^ ■-"; (?). i * v fr ■* ^ ™ , m.reioi R. — 3. | nt^^^oi R. — -r. u^'^ *^;^>kj» R. — 
5. p-o R. — 6. R add. r^;-(. — 7. v o.nju> R. — 8. R om. — 9. lAvinm R. — 10. it^t^i. R; 
on trouve jensuite :^> ^oiis-vfr.*: »op. *roo.\as i-uaj, *si< .i^jop v oon=u ^.ua :v°^> v-^'j i^ *" - 1 r*° 

v oi^>> ,r>q |Lo^.O)^3> ^i.-| |k-uv~l> l^iJ» )** • M^> l 1 ^ 3 \^°o .It^«" . nm'q ^o oio,;|| .|_=ii3 ^io o>Oi>|( : ^'/ R. 



parmi elles celles qui ont rejete l'Ancien (Testament) et la resurrection de 
nos corps, et ce qu'elles disent et confessent. Afin de les determiner et de 
les distinguer les unes des autres, nous placons successivement un sommaire 
de leur confession, pour ea instruire les lecteurs '. 

5 1. La premiere heresie est celle des Simbätidniste (Sabbatiens) 2 , qui sont 

Iraduits en syriaque par les Sabbetäye 3 . Ceux-ci disent qu'aulieu du dimanchc 
c'cst le samedi qu'il faut sanctifier l'Eucharistie (R : faire Toffrande), parce que 
c'est le (jour du) repos, qu'au lieu de l'Evangile il faut lire la Loi devant le 
peuple, qu'il ne faut pas abolir la circoncision et qu'il ne fautpas abroger les 

io observances de la Loi; « que le type * de la Päque des Juifs soit aussi con- »f i. 104 
serve, parce que le Nouveau (Testament) n'est pas l'oppose de l'Ancien! » 

1. Ft(ahmani) porte l'exorde correspondant : « Chapitre des heresies. C'est ä clause de la cormp- 
tion et des dommages nombreux qu'ont (subis) les Livres saints de la part du grand nombre des 
heietiques — attendu que, ä cause de cela meine, nous notons rapidement en peu de mots la cause 
pour laquelle les Livres subirent des dommages, quelle est l'heresie qui les corrompit et quelle est 
aussi celle qui ne changea rien aux Livres — que ce n'est pas le moment de dire combien encoie 
elles sont, ce qu'elles disent et quelle est la confession de chacune d'elles: Mais, pour chacune des 
heresies dont il nous faut rapporter la malite, nous notons par ecrit un petit sommaire de beaucoup 
de (choses), afin que ce soit un memorial pour le lecteur. » — 2. Gf. Sozomene, Hist. eccl., VII, 18. — 
3. Jacques d'Edesse a raconte comment une femme, nommee °f°°, a ridiculise les Sabbatiens t 
d'Edesse, en se f'aisant passer pour un homme et en devenant leur evöque, cf. R.O.C., t. X (1905) 
p. 277-8. 



10 



188 BARHADBESABBA ARBAIA. — UISTOIRE. [12] 

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.^r> °>o , > ^s3uj oü^.? JJ^ocl=>o 

1. yO. vi . m K»ii m . m io, H. 2. oii-> ojIS-V- > ^ls v nvi .m |_io, ^.; 001 K. 3. v ^o/o R. 

4. -o,ois-( R. — 5. «i. ^.u^o R. — 6. iu~ R. — 7. ^*> R. — 8. R. add. ©uo*. — 9. On 
trouve dans R 1 addition : oii. clj» ^ n> vn; oivus ovj^o «doXA* Hv-a i ~ -^ * v ^<m . oiLa_Li.*>Nüo '*^ 

^ fij n. fn , 10. v ajo,o H. -- 1 I . R OU1. ^.; et add. oooi. 12. |;»oio |^.ia_j; ^o-o R. 13.»*{ I{. 

— li. p:ao^o. R. — 15. .oov^v, R. — 16. R omet la suite. — 17. ysooo,^ Ms. 



Quoiqu'ils soient Juifs en fait, ils demandent ä s'appeler chretiens cn aom. 
Paul en fait mention en bien des (endroits), lorsqu'il dit' : Prenes gar de au.r 
chiens, ä la circoncision et au.r mauvais ouvriers, etc 2 . 

2. La deuxieme heresie est celle des Simonien«. Quant ä ce Simon, ses 
parlisans l'appelaient Säm'oun et ils faisaient courir sur lui le bruit qu'il 5. 
etait le Fils de Dieu et qu'il etait la puissancc cacliee du Createur 3 . G'est 
paroe qu'il a obei (sema'l au Pere, qui la envoye pour notre salut, qu'il a 
ete appele Sem'oan''. Ccs partisans de Simon se lireut un evangile Je quatre 
lettres et ils l'appellent le Livre des regions (points cardinaux). Tons sont 
des magiciens; ils nouaient a leur cou des fils roses et ecarlates, tressaient 10 
la clievelure de leurtete comme les pretres des Qädisäyeet ctaient assidus aux 
incantations et aux pratiques insolites. Pierre, le ebel' des Apötres, vainquit 
ce Simon ä Home et, ä sa parole, (ce dernier) toniba et se brisa. 

1. Philipp., im. 2. — 2. R porte la finale : « quoiqu'ils veulenl observer la Loi, ils s'appellent 
chrellens. Le bienheureux Paul aussi en fait mention, lorsqu'il dit : Prenes garde nur chiens, 
prenez garde a In circoncision et aux mauvais ouvriers, avec touies les autres choses au sujet 
desquelles il a ordonne avec vigllance. » — 3. cf. Irenöe, Adversus haeretes, I. -j:t. — ft. H ajoule : 
.1 cause de son obeissance. Alors les Apötres lui enleverenl a la Do le nom de äem'oun et l'appe- 
i • 1 tut Simon. » Iji r^alile, Simon et Simeon sunt les transcriptions grecques du Sem'oun BömiUque. 



[13] II. — ABREGE DES ANCIENNES IIERESIES. 189 

^*\oi ^a^ vüS. oojo .JK.^,^aJ> ,J-iJ.3o .K-J^. J-jl^.jso .^v^ U^l . j^CL^ 

\cr\ (TI-3V-3; ^-.j LoAo .jl,^J> oi»J>o .aa^floo/o .K^J^-ia^ Jk_a_fco»Ji>» 
>a^>«o .\ i co <h\ y *yf>; iJV— / o»_i..^ ^.cxaSL^s-^o .^.oia-^i»/ ^|^ia^ 
.(._*V,^>o JVaiopo .°> N ,»o .yQ-^oy.^0 .yOJoi aicuwü'/ L~_2Sl».i (.»i ^coo'^.2 

1. R om. — 2. R om. — 3. ^.ji^xj ^o, R. — 4. ut^l R ; on lit ensuite : ^>|o . i_»^o uu>° l^& 

v . v^'k l'^S; [t^ vi ,. fl o . yOOiP. i >n>Ps\ 1-ji'^o v qjoi ^oovS o, -tv |Ya^*o R. 5. po^oi JMS. 



3. La troisieme heresie est celle des Marcionites. Ceux-ci prechent trois 
principes' : le bon en haut, le mauvais en bas et le juste au milieu 2 ; « celui-ci 
fit les formes avec la matiere et il versa dans ses replis lapuissauce (tiree) de 
sa (propre) esseuce ». Ceux-ci rejeterent completement rAucien (Testament) 
s et ils ajouterent et retrancherent dans le Nouveau. 11s rejeterent entierement 
le livre des Actes et ä sa place en firent un autre qu'ils appellent le vieillard 
(sabä) 3 . Au lieu de Pierre, le chef des Apötres, ils eleverent Marcion* et au 
lieu des psaumes (ils se firent) des cantiques. Ils ne confessent pas la resur- 
rection de nos corps 5 . 

1. R : « etres ». Mansi : « Irois dieux ». A partir d'ici, R differe tellement qu'il nous faut le donner 
en enlier : « Ils prechent trois etres : le bon, le juste et le mauvais. Ceux-ci aussi porterent atteinte aux 
Livres, ils ajouterent et retrancherent dans I'Evangile et dans l'Apölre et ils firent disparailre tout le 
livre des Actes et ä sa place en firent un autre qu'ils appellent säkq, pour qu'il fut selon leur 
opinion. Au lieu de Pierre ils se mirent Mireiori piurchef des ApUres et au lieu des psaumes ils 
se firent des hymnes pour leur office. Ils nient la resurrection des corps. » — 2. Hippolyte, Plulo- 
sophumena, VII, in, 31, attribue ceci au marcionite Prepon l'Assyrien qui ecrivait Tcpö? ßa?Sy)Ttävriv tov 
'Apixsviov (>i»a»iv)ioi Ur"t>-) au Bardesanite Harmonius (lils de Bardesane??). — 3. La lecture s/ibä n'est 
pas douteuse; mais Braun, R et l'arabe (Mansi) portent sükd « somme ou fin »; illumque nuncnparunt 
Librum proposili finis. — 4. Cf. Epiphane, Contra haereses, 42. « Pour toi, Marcion, ceux que 
tu as trompes portent ton nom ». Meme idöe dans 3. Ephrem, Opera, t. II, Rome, 1740, 485 c, 489 
f, 490 ef, 494 bf, 559 ad. Cito dans la Palrologla Syriaca, t. II, Paris, 1907, p. 497-9. — 5. L'ordre, 
dans BraunHarnack, est : 1. Sabbaliens. 2. Simoniens. 3. Marcionites. 4. Paul de Samosate. 5. Mani- 
cheens. 6. Audiens (Mansi : Photiniens). 7. Borboriens. 8. Qouq^ens. 9. Bardesanites. 10. Arimanites. 
11. Montanisles. 12. Timotheens. 13. Cathares. L'arabe (Mansi, Conciles, II, transcrit par Harnack, 
p. 14-17) ajoute, apres les Marcionites, « les Sophistes qui disent que les ämes ömigrent ou dans les 
betes ou dans les hommes. Les hommes dans le monde sont comme le foin, dont une parlie est 
moissonnee et une autre nait. Ils affirmaient qu'il n'y avait ni resurrection ni jugement apres la mort, 
mais que les hommes recevraient dans ce monde la recompense et le prix de leurs actions. » II 
porte ensuite : 5. Manicheens. 6. Pauliniens (Paul de Samosate;. 7. Photiniens (Audiens). 8. Borbo- 
riens. 9. Phocalites (Qouqeens), etc. 



(Ol. 10! 
r°. 



19 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [14] 

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JjiJJ; |üj oou>o .U;6Lo jio^ä oi^ ooot ^V^»» JloJLioj &■ -^ ^-*oi\ oooi ^ 
ioot J LinV ); ^6{o .^oviai* 0001 ^_*^o,po ..yooiiJois 0001 ,-^ -, ^>» Jjoi 
.s-oioK-./ jjj/ ^,, 001 .66. ^» n J Tv io 0001 * 2 ^ia*^D)eupo ioop -.U^s 
jooi aiaj, 001 jjyjjo ..0001 «^j^V*> oj^ojlo-^ oCid^ Jooi ^Aoo, 001 .Jjöi 

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ou^~io ta nnm^ l «^o ^ ^foiö ^ : 4 L£_qjdJ_3, ^, J.2./ ^ ^ JLs^U. 

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^ofo( p v oo^; ^>o ^o^, ^ocü^jL ^o p/ ^.|t^yj :r>r J ILqji;^, )li>, ^, R. 2. bis in Ms. 

3. Avec •. sous ^. En marge ^»'o^. avec .• sur ^ (Bärds). — 4. l^j^^. Ms. 

4. La quatrieme heresie, ce sont les Borboriens ' . Ceux-ci disent que le 
monde a 6te fait par les anges. Ils preuaient leurs meres (pour femmes) et 
mangeaient leurs enfants. En oulre, ils faisaient encore un mystere impur, 
qu'il est difficile de supporter pour celui qui le dit et pour celui qui l'entend. 
Lorsque les impies voulaient accomplir ce mystere, ils choisissaient dix vierges 5 
et les faisaient entrer dans une maison d'impurete qu'ils appelaient le Saint 
des Saints; au moment oü leurs pretres benissaient ce mystere, ils avaient 
rapport avec elles; et, celle qui concevait, ils la mettaient ä la place de Marie 
• ibl. los * et l'honoraient. Voici le mystere : ils percaient avec des aiguilles tout le 

corps de celui qui naissait et ils petrissaient, avec de la fleur de farine, le io 
sang qui en sortait et le donnaient au peuple"; sa chair devenait une nourri- 
ture pour leurs prötres. Cela ne resta pas cache ä Btrös (Peröz), le roi de 
Perse, et il commanda aussitöt que tous les chretiens fussent brtiles, en s'ex- 
primant ainsi : « Allez, purilions le pays de l'impurete des chretiens; » et 
desormais le glaive ne distinguait pas les justes d'avec les pecheurs. L'un ib 

1. R ne reproduit que la premiere i<lco du present texle : « Heresie des Borboriens. A cause de 
leur turpitude, de leur impurele, de leur grande lascivete, de leurs actions honteuses, de leurs 
pratiques ignobles et du sang des enfants ■ju'ils vcrsent dans leur incantation, Je nie refuse ä rien 
ecrire de leur histoire. » — 2. Cf. Barhebraeus, Chronicon ecclesiasticam, rd. Abbeloos et I.amy 
Louvaln, 1872, I. I, col. 219-221. Volr aussl s. ßphrem, fiplphane, Phllastrlus, Priscillien, laVie de 
Rabboula, Attlcus de Constantinople (lettre au patrlarche Bahak) et les acie> (!■■ Sniiim iiotlmann. 
Auszüge aus syrischen Akten persUcher Märtyrer, Leipzig, l«so, p. I2i). 



10 



[15] II. — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 191 

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oocx ^-)~»-£ ^.ivio ,); t ,"a o-^C^L-l/o JL£s-Q n iWrao J','- o - oK^io .)j^— ; 
^nN „-..^oio .0001 w-»t- M / J-«^-^; ^»oiovi. M ^ (.jx>o.^o .. » r>j.\o <v ooi^o 
ot o m 3 J^OJuJ^o .JK*ä.»l} jpoj^oo jK^bo o-.oot; ,Ls» JLo K^J -.J^ojj o^A 



1. , v j; Vy, ^oa^iLo [ v -»i o .*~ r x>[ | . l ii 1 > o p* \ t-aöY v io | n\- .,o |*^o >v tuo | ■ ., -> o px^ ^.J ^«\oi .pp«! ifiQuLflP>Q| 
| » - -.« !tS-i^o ^Ö3o| ! ■ VN » \oo «m,» ooi INxio ^ )Va~ .* VN.» NNo, ly^o'ft ^oo .OOO] v -« VN |Va-o | . ■ ■■• ■ ~,~ \\ t 

— 2. ,^><i. Ms. 



des freres de Scete, renseignant sur cela im des eveques, son ami, ecrit 
ainsi : « G'est peut-etre sur nous que s'est accompli ce qu'a dit Notre- 
Seigneur : Une heure viendra oh quiconqne vous tuera croira faire une offrande 
ä Dieu' . » Nous refusons (de rapporter) leur turpitude, leurs actions honteusos 

5 et leurs pratiques impures. 

5. La cinquieme heresie est Celle des Daisanites. Geux-ci disent beaueoup 
d'etres 2 ; « le chef et le maitre de tous n'a ete" connu de personne. » Ils donnent 
aussi aux elements l'appellation d'etres. Ils s'expriment ainsi : « Le moncle 
resultad'un hasard. » Comment? ((La lumiere etait d'abord ä l'orient, le vent 

10 en face d'elle ä l'occident, le feu au sud, les eaux en face de lui au nord, 
leur maitre en haut et leur ennemi, qui est l'obscurite, en bas. Par suite 
d'un hasard, les etres se mirent en mouvement, (l'un) rampa et arriva sur 
un autre et le principe commun des uns et des autres fit irruption; les 
lourds descendirent et les legers monterent et, ils se melangerent entre 

15 eux. Des lors, tous sautaient et fuyaient et ils se refugiaient dans les mise- 
ricordes du Tres-Haut. Alors, au bruit repete du mouvement, il descen- 
dit une grande voix; c'est le Verbe et la parole de la pensee. II retrancha 

1. Jean, xvi, 2. — 2. Voir un extrait de Moise Bar Cepha dans F. Nau, Bardesane lastrologue. Le 
Livre des lois des pays. Traduclion franraise, Paris, 1899, p. 59-60. 



fol. 105 

v°. 



10 



192 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [16] 

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|La-jiju ^^i— m(o k-(> ^.J.io'1 |.*ä.Y*>o [_aii_o Iv^o . v |Jj^o yullo |v-i«o .^.J-io) loiSX "*•» l^o'io ^io^o . v ooii.'.^a 
^li ■ Va |Lci i > ., i vi ->o 1{. 



du milieu des etres purs I'obscurite, qui fut chassee (et) tomba ä sa place 
inferieure, et il separa les (etres). Par le mystere de la croix, il etablit chacun 
d'eux ä sa place. De leur melange, il fit ce moade, lui fixa le temps et 
lui posa la limite dans laquelle il doit rester. Quant ä ce qui cesse d'etre 
purilie, il viendra ä la fin, le purifiera et s'exprimera ainsi : L'etre, qui 5 
fit irruption sur im autre, a ete agite et il l'a chasse en bas; I'obscurite 
noire est montee et eile a noirci les etres resplondissants. » En plus 
•fol. 105 de cela, ils amenent * le sort et le destin 1 , suppriment la liberte de l'homme 
et nient la resurrection des corps. Tous sont babilles de blanc, dans la 
pensee que quiconque s'habille de blanc est du cöte du bien et (quiconque 10 
s'habille) de noir est du cöte du mal. Bien que ceux-ci ne rejettent pas les 
Livres (saints), ils recoivent en plus de nombreuses revelations. 

6. La sixieme berösie est celle des Manicheens. Ils disent deux principes. 
Tun bon et l'autre mauvais. Tout ce qu'ils ont, ils le mettcnt en commun. Ils 
donnent a la lune l'appellation de navire et disent qu'elle purilie et fait 15 

1. H porte : « II(5rtsie des Daisaniles. Ceux-ci eonfessrnt le bien et le mal; ils disent les sorts, les 
destins et les horoscopes, commfi les Manichöens; ils pr^ohent les sept (planeles) et les douze (signes 
du zodiaque); ils enleventau Cr6ateur le pouvoir du gouvernement du monde; ils ne disent pas que 

riiüiiime possede la liberle; ils nient la n'snirerlion des corps, c ne les Marcionites et les Mani- 

cht'ens; ils s'liabillaient de blanc, parce qu'ils disent que quiconque s'habille de blanc est du cöte 
du bien et quiconque s'habille de noir est du cole du mal. u 



[17] II. - ABRINGE DES ANCIENNES HERESIES. 193 

1. vj -o,oM: |CAvr> v ;cxm (lo .psoaJjj ,_o )jl*j ,_ wO,oM; |o^ ,~o v;a-*> •<A ' •> las k^! ■^- CDi °i 
) ... | | ..^\ yoo\£> |oou> ■— =N^ L l! oi 1 « 1 -^, ^^oo -1^! oviai |oo, ^o-',*> ^joo . v La3| ~OioM k*"= rJ-*> r- ;-•( 
v qj( aiaxt lILa^toAl; poä_LO ^.n.iloo |l_5> o,LooCSXo c^La^iootoo V J^C*>; pkü l-ia^.3 a~a»/; ^| ^ ^Aoi ,ajO| 



monter en haut l'animal 1 qui a ete devore par Tarchonte des tenebres; c'est 
pour cela quelle est tantöt incomplete et tantöt pleine 2 . Ils ont rejete entiere- 
ment les Livres de l'Ancien (Testament). Parce que leur mechancete depasse 
celle de tous les autres, Mänt, leur heresiarque, fut ecorche par le roi des 
Perses 3 . 

7. La septieme heresie est celle des partisans de Paul de Samosate*. Ceux-ci 
sont malades de l'opmion des Juifs; comme eux, ils confessent une seule 
nature divine et une seule hypostase; ils nient que le Verbe est consub- 

1. Ou « l'animalite ». La Iune esl dite « le navire des eaux vitales », cf. Franz Cumont, La 
cosmogonie manicheenne, Bruxelles, 1908, p. 30, note 2. — 2. D'apres S. Ephrero, « la lune recoit 
la lumiere qui est puritlee et devient pleine en quinze jours, puis va s'en debarrasser durant quinze 
autres jours >>. Cf. Journal asu/tit/ue, janv.-levr. 1913, p. 235. — 3. R : « Heresie des Manklteens. 
Ceux-ci prechent encore deux etres : le bon et le mauvais ; ils nient la resurreclion des corps ; ils adorent 
le soleil et la lune; ils rejetlent le mariage; ils regardent les aliments comme impurs; ils disent que 
tout ce qui est dans le monde a une äme; ils possedent dans leur opinion une grande perversile; 
ils prononcent le blaspheme et le bavardage contre Dieu ; ils prechent les sept (planetes) et les 
douze (signes du zodiaque); ils affirment les sorts, les destins et les horoscopes et sont entiere- 
ment assidus ä l'astrologie et ä la divination. » — 4. R : « Heresie des Pauliniens. Ceux-ci confessent 
un seul Dieu, qui est une seule nature et une seule hypostase, et ils ne confessent pas que le Verbe 
est consubstantiel au Pere, ni le Saint-Esprit; mais ils appellent cette meme nature une seule hypos- 
tase avec trois noms et ils disent que Notre-Seigneur est un simple homme, comme l'un d'entre 
nous, et qu'il est, par nature, comme nous ; c'est de Marie qu'est (venu) son commencement de Als; 
mais, ä cause du choix dont il a ete l'objet pour etre le sauveur de la nature humaine, la gräce 
divine s'attacha ä lui et habita en lui par la volonte et par l'amour et c'est pour cela qu'il a ete 
appele Fils de Dieu, lorsqu'il etait un simple homme. Partout oü ceux-ci trouverent dans le Livre 
(divin) des paroles qui proclament l'eternite et la divinite du Fils et annoncent les hypostases de la 
Trinite, ils les ont enlevees et ä leur place en ont introduit d'autres. Car ils n'ont pas change les 
trtres des Livres des prophetes et des Apötres, mais ils appellent chacun des Livres tel qu'il est. » 
Cette derniere phrase, dit M. Harnack, peut deriver d'une mauvaise comprehension d'Eusebe, Hist. 
ecet., VII 30, 9-10. On voit qu'elle ne figure pas dans l'original. 



PATR. OR. — T. XXIII. — F. 



13 



194 BARHADBESABBA 'ARBAIA. -- HISTOIRE. [18] 

JV» -»-oi/ ni.^ao .ot-s *ao..i»o .)-oi5s JJ^-^r <*^ » °>a' U / -.J-- JlJ / l'»^ 
oila^^iookio ^-.jvaiö; JjbcL^Ks K-./» ja-/ "^a ,^-^ot ^-.; vOJch .Jc*^; 

.yOOtk-^l» 

yOoC^SO JKJLA; jfcoöo-.; jjüJLao ^-/ -.^--3 J^i-OJ ^*fcsJLO JJ^oKMo .ouk-./ 
JLjLÜa/; jLi'ojo *s/o .yootfcoocL. yooj^o ,J~o^»_s ^^JL^io/o .vQj/ k^-'f* J**J J 

ryoof^.; s£a-_flo»oi o.*i Loau )joi .'J„«_oä.o; öuk-»/ "^A; v m » co ioi .^ 



10 



o£. v jU /— -^° v 00 ^ tütoo; M-/° . v oO|tooö_ vootij l.-i-.-. v . i. -m |o s ooA M pjimsl; LL=o_oo . v oov-N-/ t-^jo 
\1 v ; |Nj^to.o . o_;xo IL,!- oVü ^01 -S( .L^öi*V s 'o| Vm^iL v ooii. o,-ii ^ — .^» R. 



stantiel au Pere; ils ne confessent pas le Saiut-Esprit ; ils disent que le 
Christ, est im simple homme, que c'est de Marie que (vient) son commence- 
ment de fils, que c'est parce qu'il a ete choisi pour etre le sauveur de la nature 
humaine que la volonte divine s'est attachee ä lui et a habite en lui et que c'est 
par gräce qu'il a ete appele Fils de Dieu. Partout oü il y a des paroles qui 
proclamcnt l'eternite et la divinite du Fils, (ceux-ci) les ont enlevees et mis 
ä leur place des (paroles) humaines pour appuyer leur opinion'. 

8. La huitiemeheresie est celle des Audiens 2 . Ceux-ci disent que la Trinite 
consiste en une composition; ils imaginent trois cent soixante lirmaments 
d'apres le nombre des jours de 1'annee ; ils sont tous ascetes et jeüneurs et 
persöverent dans les pleurs tous leurs jours; ils ont aussi l'accueil des ötran- 
gers ; ils chassent du milieu (d'eux) quiconque parmi eux peche et rit. 

9. La neuvieme lieresie est celle des Qouqeens*. Apres que ce Qouq, leur 

1. Certains critiques bibliques trouvent qu'un texte biblique est d'aulant plus imcien qu'il est plus 
fauiif, parce qu'ils classent leurs textes suivant le processus de l'imparfait au parfalt. Notre auteur 
nous apprend que de bons exemplaires ont etc^ modilies. — 2. R : « Höreste des .\u<lit'iis. Ceux-ci 
disent que la Trinite consiste en une composition et que les hypostases composees subsistent siinul- 
taiic-ment. II y a parmi eux des ascetes et des jeüneurs; ils ont l'accueil des etrangers et perseverent 
dansles pleurs tous leurs jours. Ils cliassenl du milieu (d'eux) quiconque parmi eux peche et rit. » — X H : 
« Heräsie des Qouqiens. Ceux-ci sont a peu pres comrae les Samarltaios; Ils n'enterrent pas les morls 



10 



[19] IL — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 195 

. i v^ .^v^ .)Ia-.^o; jj^iwil JofcCs; JiqXo» •> *£is-~o .);oi v£O~»-C0»oi 

B K=';4sp .*^*nV^ Jk.:*L*Loo .^.oi.-jaaLiüf ^t^/ JL^oi^ (V ooC^ )oöt )++J±>i 

.JJ^jocL. ^_*^^;/ ^*^=>;/ ^-io J^=»>/ J^öo, 



1. ^iJ5 Ms. 2. «iOi. ^SLot^»|! ,^;.>o'(o . ö|.\ v .l'ivi |lov*. ya..;x> It^JjOL^i. ^Aoi . *n>ax£o<l}o; ^d^rDiO) 

^5_L|o (.J^ianil N-l |j^>>| ).ioö,o .<i^_ ^OJO| .3/ pitoo . v oOid.»v»^3 »-i-v^o (Jo P; |-pQJ |l\v»aoo. |o)Ä. ^ ö^lso 

v yÖ, V-^-S'/ (N-LA-3 v OOl\ K, 

heresiarque, eut ete trouve en faute avec la femme de son pere et chasse de 
l'Eglise, il fonda cette heresie 1 . II melaogea l'opinion du chaldeisme (l'astro- 
logie) ä la doctrine des Livres; tous croient aux sept (planetes) et aux douze 
(signes du zodiaque); il fit un choix dans Marcion et Bardesane et trompa 
sles partisans de sa doctrine. * Dans leurs actions ils sont comme les Sama- ■ 
ritains; ils n'enterrent pas un mort et, lorsqu'ils ont un defunt, ils paient 
des etrangers pour l'enterrer; ils nient la resurrection ; ils rejettent ceux 
qui ont la lepre, Telephantiasis et toutes les autres taches. Ils se sont 
imagine douze evangiles avec le nom des douze Apötres; ils ont corrompu 
10 tout le Nouveau (Testament) et n'ont pas porte atteinte ä l'Ancien. 

10. La dixieme heresie est celle des Montanistes 2 . Ceux-ci, avec d'autres 

turpitudes, disent encore ceci : que Marie est une deesse; ils disent qu'un 

archonte eut commerce avec eile et quelle enfanta le fds des dieux. Eux aussi, 

comme leurs compagnons, ils ont corrompu les Livres. Ils ont quatre jeünes, 

äs chacun de quarante jours. 

et, lorsqu'ils ont un defunt, ils paient d'autres (hommes) et (ceux-ci) l'enterrent; ils nient la resurrec- 
tion; ils rejettent ceux qui ont la lepre, l'elöphantiasis et. toutes les autres taches. Ils se sont faii 
douze evangelistes avec le nom des douze Apötres. Ceux-ci aussi ont porte atteinte ä tout le Nouveau 
(Testament), et non ä l'Ancien. » 

1. Jacques d'Edesse rattache Qouq ä Valentin, cf. R.O.C., t. X (1905), p. 278-9. — 2. R : « Heresie 
de Montan. Ceux-ci designent la bienheureuse Marie sous le nom de deesse et disent qu'un archonte 
eut commerce avec eile et que d'elle naquit le Fils de Dieu. Ils introduisent dans leur recit un langage 
insolile qui neconvient pas. Eux aussi, ils ont corrompu les Livres. Ils ont dans l'annee qualre jeünes 
•de quarante jours. » 



■.'. 13S 
I". 



196 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [20] 

ylos'/ ,yo+±o \i^ w^cx . ' JjutoxxJ^ ö^.K-./ Iv^Q-^».— ; vxa^Äiioi .rC.. 
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Lüobo. -io v^^— o .oi\ . »\ mv? .1°^^ vpot^ oöt-. JJo ) mii jjLof \so 

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o/ • "^ ■» pL-io-m i ^\^^ot .jup |Lo.^L v o\[Nj< ^.\ in» Po ■ v ».fr'..» ^X^p V .N mvi \if . o...;-m Po o\ V .. p ^o,-ie 

Ito-j-io ^io ^^1* OjlS^» p> p/ . io^)j3 K. 3. In niarg". j~/. 4. ^.O) .l^oö, nwo | iV.ao.io|*o t-^»i y i ,Vf; . fn . m ior 

t-o» p/ ooi 1 1 .1 Vo l^>; : V*> I ^a*Jo r aio . |!^~*,-o J^ot : ^;x I uä*.sojo/o .^^-; . p ^o^uo l*'^~ö. ^«Vi ^o ( v a 
llflw ^c pjö^xIS^ , ^X ■ ■ ■ ^-» v o f i^ . < m . >n lo/o JOO>i| oN -» ■■ P ^** päN^j» .ooi U'~ i-^ |_»;:i^; li. 



11. La onzieme heresie est celle des Timotheens' . Ceux-ci confessent 
en tout comme nous et ils n'ont rien corrompu dans les Livres. Ils sont 
malades de cette seule chose : qu'ils rejettent les riches et rejettent quiconque 
possede des richesses et ne les donne pas ä la communaute. Les moines sont 
plus nombreux chez eux que les seculiers. 5. 

12. La douzieme heresie est celle des Pars'. Ceux-ci, tout en acceptant les 
Livres comme les orthodoxes, ont tort en ce qu'ils rejettent celui qui peche; 
ils ne donncnt une penitence absolument a personne et chassent du milieu 
(d'eux) quiconque parmi eux peche par une faute grande et petite. 

13. La treizieme höresie est celle des Arimanites ('ApsiopiavtTai) \ io 

1. P. : ii Hcr6sie des Jimo.tian.ist6. Ceux-ci aussi sont partout comme nous et en ricn ils n'ont cor- 
niuipu les I.ivi'i's, ni poitö atleinte i\ la foi ; mais ils rejettent quiconque a des richesses pour lui seul et 
ne les donnc pas n la communnute; les nmines sont plus niiniliiciix chez eux que les seculiers. « — 
•2. lt : « La derniere härösie est celle des Cathares, qui sont traduits en syriaque par les Pitrs. Ceux- 
ci n'ont rien corrompu ni altere dans les Livres et dans la foi; mais ils rejotlent ceu\ qui pecln-nl el 

n'aeeeptent pas de donner une pünitence a un In e qui peche par une faule ueuueuup ou peu; mais 

ils le cbassent aussltöt du milieu (d'eux). » — :t. lt : « Herösie des Arimanites, des Eanomiens el des 
Macidoniens. Ceux-ci pour certainea choses sont d'aecord et pour d'autres non. Arius et Eunomius 
disent que le FÜS est une creature. Maci-dnnins dil que le I'ils est consuhslantiel (au l'erei, mais 
que le Salut-Esprit est une creature. Arius et Bunomius n'ont (rien) corrompu dans les Livres. Man. 
ilunius a change des paroles du Nouveau [Testament}. » Celle derniere pinaM- \ise peui eii-c, dit 

M. Bamack, la ponclualion (pie Maci'-donius diumait de Jean, i. :!. Voir Tlieiqdiylacle, Inc. isla, el 
Tischendorf, editio major. 



10 



fol. 106 
v°. 



[21] II. - ABREGE DES ANCIKNNKS HERESIES. 19V 

J^o'^o , v -.*'.. JLs/j )N-V^ Jc*$X; jt-^j •^- 3 t^° ^°^ ••° :: ^ : ~ V 

^ fcooj_o? .JujJ ^so^io J-a-X^ N^o .^icoo ^ak\ \\-=> *^°> J-*!*- ? 

v ^*~ IJLsoJ K-J^o L_X ^; IsK+l v ; J.äoVoX Jpal-x J_a^» .)^>J? 

s .^*_vL-VJ J ~... jl_*>; Jlajy_3,-io ^so>wO -^'Q^ö k-Ls'Q' Jla*k.-XKoo .a-s_a-~ 
^ia^ J;o».-so .J^ca^ 1°« J— *>ok-2>o Jt-» °°«! '.^•po/j -fcoo/ i~«^ k-( 
..—.pof» -froo/ K-/o .JloojS^ "^ Jj=X~a_n ,^-Xi^oo -.v^? |1oa*-äj 
.^o« J_3Va^ ^äo/ JJ .^j ^»»po p .^^3^-. *i JkX*> )o»^ o«» 

.^X-Oo JL_C_\a_=>o .L^/aioo .^V^ö/ 
,-acu.Sia Jfcon» .. Jjul* ^-/? )JLj-^eo jN^j-^/o :vm.*xo;oi ^-.oiSj ^*^öi 

.(jooj jOu.ll> twj* v oUJo | r ^ |il| 1-l.I^c, . | v>\v -. |..icui ^«wijl )jjj M-l^° -k*>l» : v onao |j- ly-J |t0^ püo! 
oi. -\^\ yso, PI .^Ae» jsumi'0,1 v o l .iv-. , vi ^o,; v oo^öwä. v ^oNio ,>o .l'lISjc/ v oowi |U>TL(; |öv*l» v aj| ^*>o 

PUP. |0l_J. H 1 » |Nfi-Ä30 v , ,l,Vni .^ Ii0i. l^U ,*> ^ V*»^ P! ^^O . V O0,rXuijL OÜJi>. -OOC^J. OO) M-=| 

IISjj |.y..iv Jjj| /0r = .001 ^P| \joaZoiZai [$iB M>o>>o |~3a^o p^o/ p^/je |N^,j> |lji. IS^Oo poaioo (la* 



Ceux-ci, tout en n'ayant rien corrompu dans les Livres, blasphement en ce 
qu'ils regardent le Fils de Dieu corame une creature du Pere et confessent 
que le Saint-Esprit a ete cree par le Fils. Ils baptisent les gens jusqu'au 
coeur, comme si en verite l'äme habitait dans le coeur, (et) tiennent pour 

s impurs les membres inferieurs, depuis le coeur et au-dessous. 

14. La quatorzieme heresie (est) celle des Cyrilliens et des Severiens'. 
Ceux-ci n'ont rien corrompu dans les Livres. Ils confessent grandement la 
Trinite. Ils blaspbement contre l'economie du Christ ; car parfois ils disent que 
le Fils eternel est devenu chair et, par lä, ils nient la prise de notre corps 

10 et introduisent un changement dans la divinite ; et parfois ils disent que Dieu 
le Verbe a souffert pour nous. Lorsqu'ils sont presses, ils ne disent pas 
ces blaspbemes. Ils confessent certes l'union qui (est faite) des deux natures; 
ils disent une nature et une hypostase apres l'union * et introduisent le * fol. 106 
melange et la confusion. 

15 Quant ä toutes 2 ces heresies et ä beaucoup d'autres qui avaient recouvert 

. 1. Ce paragraphe manque dans U. L'auteur elimine ce qui est posterieur ä Nicee, puisqu'il fait 
seulement une compilation sur ce concile. — 2. Voici la (in de R : « Toutes ces heresies et 
encore beaucoup d'autres avaient recouvert la sainte Eglise comme des nuages obscurs; car ce n'est 
pas le moment de raconter la cause de chacune d'elles, quand et en quel lemps elles ont pris 



198 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [22] 

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•J*~ ^-*? |;ot -^ )■*>»; ^epo x^ i^^ J JJ? .^»o<»iiv Vm oooi wC^*/ o^ 
:) ift > m\ J,JLsaM ooot >**>>a^ «JLa vOoC^s ^-.^.ot ^ ^ .o2lä>q.no.\ jdk 

Jj£»/j J,— JtsjL^^o ji-t^s oj^*- o-.< i' ,..,* a\ ^^aa/ -jjcL^ ^J.»l ^.\o«_» 
^*>on\ t ^u. »s/ j;ot ^£^o .JaiVo-coo ,JjlaJö.^oo_o ? Jlv~/o ..Jj-&cuo/o 
s m » m ioi jui aJLSOjo J-L-V/ "^OlOOlS. J^oo,_oo .^J^ia^ öuULali ^*oul»l 

^^«O |*V^ ^3l.»»0 |N-»Oä j-*^ j^O . ^*30til |Ni>_~i "^^iO . &wpim3 |_L2?aj3 OOO) ^O^UCO OOO] ^- , vav' v. J . ^v » » 

p>|_j | «v- i i ^.^^oo |Kj,iLiai. pLL>. tso^ | «-m» ; ^Oi nn . V ) ^j—too; ^( v ^O| . UW> Vo >! I- 1 ^ 1^°'° ' I ■•"■""i^-; \*-r 
Oj\lo aco i . fr l {.maj : ^spiJj \^ ppOj\ |ajt |l^»3| |LajYio; poa-ouo ^L -M/ t-uoi -I; «aot l-Ja-o. a^s ov~>>t 

-0^.0)1 OiiO u O)ON_./ pO) . P_3| K. 

1. v ooiI.oh»9 Ms. — 2. a>>ß ; » Ms. 



la sainle Eglise comme des nuages obscurs, c'est par le moyen d'hommes 
saints que leur faussete a ete mise en evidencc et leur noirceur dissipee 
— car leurs aiguillons cuisants furent dötruits par des interrogations 
et des reponses. Ce n'est pas, en efTet, le moment que nous racontions 
la cause de chacune d'entre elles, quand et comment elles ont commence & 
ou quels ont ete leurs inventeurs, pour ne pas etre arretes (loin) de ce que 
nous nous proposons. II nous faut ajouter cette seule (remarque) : bien 
que tous ces flls de l'erreur fussent disciples de Satan, qui constam- 
ment opere avec zele parmi les fils de la desobeissance, ce fut cependant 
par deux groupes, plus que par tous (les autres), qu'il put montrer sa l» 
puissance dans la sainte Eglise, Tun des Ariens et des Eunomiens, et l'autre 
des Cyrilliens et des Severiens. C'est pourquoi, nous aussi, tournons 

comnienceniiT.t dans le monde, dans quel pays chacune d'elles a commence ä prendre possession, 
quels sont les noms des pays dans lcsquels chacune d'elles s'est aAermie et quels sont les noms des 
inventeurs de ces hcresies. Mais ce n'est pas maintenant le moment d'eciire toute leur hisloire pour 
ne pas etre arretes (loin) du sujet que nous nous proposons. Nous ilai Iraeons en peil de inots pour 
montrer ä quels abaissement et humiliation (Hait parvenue la sainle Kglise et quelles oppression, 
vexalion el perseeiilion etaienl anivees an\ lidelo de cette cpoque. En cerlains cndroils, c'ctait dans. 
les maisons des söculiers que les Adeles etalent baptises et olTraient l'offrande en Beeret ä cause de la 
cralnte de la perst'cution. Lorsque la droiluie elait opprimäe et la virile persecutöe et que la ItHe des- 
fideles etait inclinee et la corne des he^retiques öleve'e, alors, de memo qüe les rayons du soleil 
apparaissent parmi les nuages obscurs et que le soleil brille de la force de son eclat au milieu d'une 
nnee noire, ainsi apparul la cou rönne Adele de l'empire victorieux, digne d'une bonne memoire i 
Jamals: Constantin, l'empereur victorieux. Celui-ci est le Als d'iielene. 



10 



[23] III. — ARIUS. 199 

il n« ,rsf & r^ ,u vciL r^ncnA ' rs^VsT ^n oocunr^ Ax 
v >jc\ \coAncvjiA .»cnaH^jJci oocn:u£aAirC? r^ijai rs^iXecnT^ 

-^OO'^i OpS. O COuSO iK_=> Jl^ ^-iO tO^-CO )K,°li\ ..« V) ^3X».J0»O( ^1 O-^ yj> 

y—l .-).-, t/ LL^oi JJ/ .o.m. ; j jpo.3 a\» . .' t V)/ ^3 .o^jii'/ ^oo^< 
. \m ., »\ . tm 4 •\o?V-° .veno i « ftu-\o . vCDoftou^oo .'^coo^ 1 1 v>o yo^eui-flo 

Jia*^ ,^_.J U'i-~l V*^?? )I^V» « f>\ .3/ . » Vl\ '^ ^3 .yCLi^OpO .»uj^o 

IT r ' 

ya^ u ^ifo .v£Da^o>Jl -.vOj/ ^*^ot ^cot^-isi^i .J-.otSi\ JLjlo ^^ ai^ )K_s> 
.vfn . io»nv> .v60 »^)/ .^m »viio/ .^coa-.»/ . ) i « ^o °>o ,jJa.3 Jl^-J^o -.K^xvo 
<xa L,k_/,o .jo£s jooi a j u.^ 5; .^.po'/ J^.^0 JK-t-^ -.l'y^» jfcCiocL^ p 

JjLA.» v OOOUi -'JJUVJJ loOl t-^x J-LSO< »fc. *1 ^ -*t-=»^/ ^3 ^t" ? fll •^-*?a.^O JJ 

.po)j; <^ toSj J»oi JL001 ^-.j ^_2u, '/; .Jl^ s ^^ 

1. t»»/ Ms. — 2. imiui^.^)o Ms. In marg. "»ax^^o. — ;j. mo nnN . m-» Ms. — 4. U^,«^o Ms.- 

notre discours contre eux deux : d'abord contre les Ariens, (disant) quel est 
leur heresiarque et d'oü il est venu ä cette erreur, et ensuite contre les autres. 

(III). — Sur Arius ; d'oü il vint ä cette erreur; sur la liberte que poss/hlerent 
Alexandre et ses compagnons envers lui et qu'est-ce qui fut la cause de la reunion 
5 du concile. 

Bien que des heresies varices se soient separees de l'Eglise apres l'ascen- 
sion de notre Sauveur, communement cependant elles se divisent toutes en 
deux (groupes). (Les partisans) de quelques-unes ont peche contre l'economie 
de notre Sauveur, en disant qu'il n'a pas pris la chair, mais qu'il est apparu 

10 par illusion — comme Simon, Menandre, Cerinthe, Valentin, Cerdon, Basilide, 
Mdni, Marcion — (et) en niant aussi la resurrection de nos corps. 
lies autres ont commis une grande erreur sur la nature divine — voiei les 
plus connus : d'abord Tlieodote et Artemon, et ä la fin Paul et Photin, Arius, 
Eunomins, Aetius, Mace'donius — en disant que le Verbe Fils est une crea- 

15 ture et une ceuvre (du Pere), qui par gräce devint Dieu, et en ne confessant 
pas qu'il est une essence (eternelle), mais en racontant sottement qu'il a 
ete cree avant tout. Car c'est ainsi qu'il est arrive aux Ariens d'etre les 
premiers dans l'Eglise. 11 nous faut dire comment cela eut lieu. 



* l'ül. 107 

r* 



r° 



10 



200 BARHADBESABBA ABBAIA. — IIISTOIHE. [24] 

<v ootJL^oo ..JLq_^Oo^v j jLiS ya^^ajL.j; yoouio .6j\, yol\j >°? ^^ s-* .J>°« 

• .Jloj'po; J-Joi U-L-^-s Jlj/ woKjij JoovioS. ) ü i . i i > ).i- t v> ^s^o; "^^ioo 
ya^aj ,\-*'6£§\ )^2ux>< UslVq.» ^-o ^/» ^_./ .|^~,;.».^ Lr,Loo3 ""^olLo» )ju/ 
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^.ioo .L.öC^ J-slSJb; )K^^; y^.1 .-^...oCS. yOSLCDOJ J n*n°> «s/ • .^^i , fco» 

)K„a_.^fi0 o\i . 'vQ-Jcn ) V) V> .. ai^... jJo .)_»iooi_. ic\a3 yooC^ ai_o ».^\oii ^.; 

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O-^xd Jjoi ^_ioo .,_a_\» Jloipo ^^io •.J_;,.JLaiaL^3 -öoij lpo'/; ^-»/ 

1. Les letlres U au bas de la page marquent la fin du onzieme cahier (11 x 10 = HO feuillels 
dont 4 manquent au commencement). Au bas de la page suivante. les leltres »=* indiquent le cora- 
mencement du douzieme cabier. 



Depuis les temps anciens, il y eut ä Alexandrie la plus grande partie de 
l'enseignement des (hommes) profanes, en sorte que c'est pour ce molif 
* foi. 107 qü'on y venait de partout : les uns * pour ecouter les paroles des gram- 
mairiens, d'autres pour apprendre les metres des rheteurs et des philosophes, 
d'autres pour ecouter la conversation des poetes. Parce que 1'imitalion a 5 
l'habitude de se produire parmi les hommes, il se trouva un homme, dans 
ce zele de l'enseignement, qui avait pris les commandements messiani([ues 
pour etablir dans la ville aussi un lieu d'enseignement des Ecritures diviues, 
aiin qu'on ne considerät pas seulement l'enseignement de ces (hommes 
profanes). En effet, on pensa ajouter encore une interpretation ä ce <pii etait i 
ecrit, pour orner les Livres divins, et, ä cette occasion, ces habiles intro- 
duisirent dans les Livres divins quelque chose de pure Imagination. Eis 
eurent pour guide Philon leJuif; et ces sagcs ne surent pas que ce ne sont 
pas des choses vaincs seulement, mais hien l'enseignement de la verite qui 
orne les Livres divins et ils aboutircnt ä la vaine gloriole et aimerent In ,- 
gloire des hommes plus qüe In gloire de Bleu*; car ils cherchenmt a placer 
les Livres vrais au rang de l'idole qui est l'aitc dien. La cause de tout ce 
qui arriva a Alexandrie, comme je l'ai dit, est relative ä l'enseignement 

1. Jean, Sil, 43. 



fol. 107 
v". 



[25] 111. - ARIUS. 201 

yOiCL^^J} -.ol,/ JjoüS. J^o^ ^-^-»/° »J-M^» ^*^> ooot y .,.. ->» ^o J^jcL^» 
ooot x-ti'l )).^...^,fl> ,J— CtAOS ^^io .^-^ot ^.»qj JJ;o .^l^i jKiO^lD 

ot-i_s)_2> :»fioa_.»/ oiiaAi ,„~ >ju/ •.pC~ ^-^oi ^.io ^c\*2 uOJi ^_»; ,jj 
s )J>Kjtj»j )) »^«> J-*»°? J°<* IjoKjLio; :)^.; t imi\)-3 öt~=> »£OOJL«.^i£~coo_o» 
sS/o -.j-Lsj ^-; ^-^.ä »k-s ^.io .)lai rt>Q>v> );6u» ,^o.n^o \ «V-ol/ -.L.«^ 
Jl i'nVi ^iö y~*\o ,J^aX\ JJSol^^o; oC^-i (Lp. ^>o )^—i jlajuouo; J-svj^ 
)J^.. , >>\ J»ot ^ioo .»;oKji| .j-sJ^o a^Juiiy^ »s/o >.JL^a; )W,.io ©&• Aoot 
Jj v 3o Jv- 3 °i l^—V- 3 ? .P?/ oda-ioi ,_2>oo .--0.2L.J )l^v^.Ll^o jlo.JLaa_.oif )l,— , 
10 )ooi ^^t,'; .L=> , JJ J_»lb»^Ji» a..K-*.^CL^ JLiö^Jxs u) ^.^cx .Joöt Joot ..otoK«/ 
.-joot ) m i v> N-»j « . ft>ao JJ/ .^J.f\j oi^oojlo; Pt- 3 / • >^°t ^° Lia\<» .t-*--»v 

9 

^.^oi «.£0.3 L/ ^_>; jJ .joot y^sa^o yooj-s oi^V^. K^JL^sl ..oooi ^A^o^ 

)^a> - <x -Xj/ ^ia-Ai wio JJ/ ,)Jtvj-.po; öt-3an m°>/ Lsi voso^j.ro.3.^ ^io 

15 ojl_o; -.jjL^xo; ot,„--_<i\l\X oiX£>!S^^a\ «V AO .^-»li/ on^ )o£5s £C_x_>_;; 



profane et, ä cause de cela, les (hommcs) profanes trouvaient beaucoup de 
blasphemes contre nous et certains en vinrent jusqu'ä nier la resurrection 
de nos corps. Pour ne pas allonger cela, (disons que) c'etait pour l'inter- 
pretation (des Livres) que beaucoup venaient ä Alexandrie. 

s Lorsque Philon fut parti de cette vie, ce fut, au temps de Constantin, ä 
Alexandrie meme, im homme nomme Arius, lequel promettait un grand 
exercice dans les Livres divins, qui fut appele pour entreprendre cette Inter- 
pretation. Peu de temps apres, il fut egalement eleve au degre de la pretrise 
de l'une des eglises de la ville. II promit d'interpreter aussi les Livres de la 

io meme maniere qu'il avait recu la science des (hommes) profanes et c'est pour- 
quoi ilaboutit äl'invention nouvelle d'une f'oi perverse. II dit, dans sonorgueil, 
que le Fils est une creature et qu'il est alors qu'il n'etait pas (auparavant). Au 
debut, il ne voulut pas produire cela en public, car il craignait de negocier 
par lä sa propre perte; mais il essayait en secret de pervertir * toute la ville. *fol. 107 

35 Ouant ä ceux qui de l'exterieur de la ville venaient pres de lui, il leur 
transmettait sa lepre avec confiance. Ces choses ne resterent pas cacbees 
ä Alexandre le grand, l'eveque de la ville; mais, des qu'il les eut entendues, 
le feu de la piöte fit bouillonner son esprit et il commenca ä demander au 
disciple de Satan : « Quels sont les blaspbemes que tu proferes? » L'impie 



v° 



202 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [20] 

^ooKieLio JJ; -.Vio/o \&-p otk!^~; ^2>o j^ai ^-.; ooi .Kj/ sS^io» ^o\. 
"^£0*0 :J.2öoi ,-io ^wi^j \±oi oöt ^^O. ^.OO) J-Lio <v o-s/ o'/ J;oi J^iol/ 
Ui.^0^ ■*-)'/ • .^-a.'^K^o 'J-sJa \.io\.2> jlf^» öt^eiAQ^ :J. ^ jJfroo jjot yjj )>.—» 
voimslj w-i +s ^-^o( ^^- >.too-.»JJ ><ouia m^i v^Joi? *.J't-»** jjöVcoo JjJJj 
yooou* •*-./ o.m.a>a\ £*&~U J->£~jJ &l ßl i-^mL/ ^•Xot ?o-J^_a ooi oXi ■ 

.•y.\ jL*JLiO |jL.OO_; y-i-wi. ,-3/j .'vjp ? -ÖC^O .yQjJ^X^-S ^io )» . A 
. . trsy cirt jL^vO ,i<1D tJL^O ^Ot-Ä V )CL^ > > ^/^»\ Oolo .yJL^O OU^O Ö|^w# 

)^^io ^./ .^X1«Kj jJ ooclx ju/j .jjöt *s/ <x -->; »-o_9 .«jllS.3 ^o^> o0**oi 
^jfcoo -.oooi ^j^JLsKio; ^«X-/ ,_*> ))-^a> •Jk^— ; J;ot ^oo JK^-i^X* lft 
otfcsJL.fcoo .op ,-io oooi J-So ömq/ ^-.j yoouie .yoov^ jooi )lp°? ^^-•/ 0:0 « 
JJ» ojü-JL/ • . ^oo^JLflaaS>» Jjl^^ *a^.. ^_»; ^-«Xot ^ .yOodcL^ jooi ^aIs» 

Ll2Ui ..^.OU't-O t - *'' »J J^k^. J^A Ol^ ^ .^a\o| *^iw v^KjL^CL^ vö'jj Ool 

..vm.qi^K-ii J.^«.*; J.i, JJ* >? ^^ioo .JJ^jp IJ^viÖ^./ ..J^IJQ^JJOI ^*> 

1. In marg. oow v ifc». 

nia par crainte et dit : « Jamais je n'ai pense cela, 6 notre pere. » Que 
fit donc cet (homme) eleve au-dessus des contingences? Parce qu'il vit 
que, si cela etait tenu secret, le Corps de l'Eglise serait corrompu par cette 
maladie, il mit en mouvement des (hommes) justement zeles et des temoins 
veridiques, qui reprendraient eux-memes Arius ä ce sujet. Lorsque (celui-ci) & 
i'ut repris qu'il n'etait pas seid ä avoir ces opinions, mais encore qu'il 
s'etait applique ä persuader les autres de devenir ses partisans, Alexandre 
se souvint de la parole de l'Apötre : Enlevez le mechani du milieu de vous* ; 
et de celle de Notre-Seigneur : Mime si ton ceil droit te scandalise, arrache-le 
et jette-le (loin) de toi' 1 ; et encore : Reprends devant Unit le monde ceux qui 1(> 
pechent : ' ,• et il revela et divulgua son impiete devant tont le monde. 11 
ordonna egalement que personne n'eüt de relations avee lui, selon la parole 
de l'Apötre*. Beancoup de ceux qui revenaient de cette seete racontaient 
ce qu'(Arius) leur apprenait; parmi eux il y avait dejä des eveques et il leur 
adressait ses lettres. Lorsque saint Alexandre eut appris cela, il pensa qu'il i* 
ne <qnvenait plus de se taire sur ce sujet. Bien qu'il l'eüt convie jusqu'a 
trois fois a revenir de ce blasplieme, selon la parole du Seigneur, et parce 

l. I Cur., v. Kl. — '-'. Miitlli., v, L"J. — 8. 1 Tim., v, 20. — k. II Tliess.. m, 14. 



' fol. 108 

r°. 



[27] III. - ARIUS. 203 

v oi,Juj yOCHJLbo J^-ao .^o'/j \^xoi aiiojo .Jio» «-*^o^» <Xfc» "^b. v Qj/ 

V * 
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Ji -^t )joi "^-auoab» yooj^a . .» 3' t r> >o ,Jj .vOBo;owa£o\ .j^ önnn » / . » tSi ; 

.^CL^-7 J-=^? JJO« J-*J-=^ ••J-^7 J^*> ^OOJ.*^JL^Ä»QJ>J yJ{ .OSoN *...V>\ 

1. IseooiV». Ms. 

que Timpie ne voulut pas obeir, il voulutle compter comme un publicain et im 

paien'. Aussitöt il ecrivit et informa le patriarche de Rome la grande, celui 

d'Aiitioche et celui de Jerusalem, ainsi que tous les autres (eveques); il les 

renseigna sur le chef de cette erreur et (leur fit savoir) quelle etait l'impiete 

5 qu'il avait enfantee; et il leur demanda d'envoyer des lettres en tout lieu 

au sujet du mal qui etait leve, afiu que peut-etre, en obtenant beaueoup de 

vigilance, la mauvaise plante ne levät pas chez eux. Eustathe, le patriarche 

d'Antioche, homnie qui etait instruit dans l'enseignement * profane (et) qui * fol. los 

r°. 
possedait vraiment la rectitude de la foi, et Alexandre de Jerusalem, en 

io meme temps qu'ils s'appliquaient ä preserver leur troupeau, prirent soin 
encore de renseigner l'empereur sur cela. Ilspenserent, en effet, qu'une maladie 
grave, qui depuis lougtemps a possede des ulceres dansle corps, a besoin d'un 
medecin habile et d'un fer trancliant, pour couper, ä l'aide du fer, la chair 
morte et appliquer ä la maladie le remede utile. L'opinion (TArius etait 

15 une maladie de ce genre dans le coeur des auditeurs. (IIs furent d'avis) de 
demander ä (l'empereur) de reunir les eveques en concile, afin que, en luttant 
tous contre cette opinion abominable, son heraut füt jete en exil. Quel est, 
en effet, le medecin ä qui il serait aussi facile de guerir une maladie exterieure 
comme Constantin, l'empereur victorieux, a gueri cette maladie du c eur? 

1. Matlh., xviii, 15-17. 



10 



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"^_i» ^^^b^.^/ po .oj_3t».-i of.ioa.JLO; .chIql^; ot-so— "^^.io :)l^j öu^o/o 

JjötJ> v ooi_Vji_V .Ut"ü oto .Jla^.^ ^io ;^K^o ^so .),,... » t v> ; JM^JS**> 

jio Uü.üjLio ^oiw :)^^aji Kjw-l; JLp» oj^.a^ JLiSj J-iöp Jof^. u^eu.» 
..JjJ^CLio JJ; jla^.-.Ä^s v aaL^s o^^U/ .^ol^a .^^>ö U * *^^ tj ov*^ 
^jL-^.a-3 "^^io JNjl.^o ) . o .jl\ I^joK.*^; );1JJ +~ J^kaxaS. JU^ol^ 
4 ^_.^^-lio JJ; ^-^./o :);^^ ^.»^.Is o ; N ^-oot ^--^./ Ji-'r-V* jlaAicuoij 
y-./ .-s-oici^jjo oft -\ ..\ )^<^_o_3 V-^t-» JJ Ju/o .JJLJ^olV; ^_bo vO^dKj JJ 



IV. — Lettre de l'empereur, qui ordonne qu'un concile se reunisse ä Nicee, 
ville de Bithynie ' . 

Lors donc que cet homme de Dieu eut entendu cela, ainsi qu'un pere com- 
patissant, il regarda comme personnelles la tristesse et l'affliction de l'Eglise, 
ä cause de son araour pour eile. Tout en pleurant sur cela, il dirigea ses pensees 5 
vers Dieu, comme s'il pouvait apaiser de telles choses; car il peusa que, 
s'il ne corrigeait cela, c'est a lui qu'il serait demande compte de la pcrte du 
troupeau spirituel du Christ. Aide - par la gräce, il ecrivit une lettre ä tous 
les pretres qui etaient sous les cieux, afin qu'ils se reunisseut pour rechercher 
la veritr et pour gagner la paix au bercail de l'Eglise. Voici sa lettre : 10 

Les pieux pretres 3 victorieux a toute l'Eglise qui est sous les cieux, avec (les pretres) 
soumis et non soumis, salut dans le Christ, notre Empereur. Levez-vous tous avec 
empressement et diligence, pour venir ä un concile au pays de Bithynie, dans la ville 
de, Nicee, cn vue d'cxaminer la vraie foi. Que ceux qui sont unis entre eux. comme ceux 
qui ne sont pas unis, ne soient donc pas empeclies de venir et que personne n'amene 15 

1. Sur uno lettre difförente de Constantln, voir Agaplus, /'. 0., t. VII, p. 5'iG-T. Syr le concile de 
Nicee, volr /'. u., t. i\'. p. 276-280. — i. Lira empereur^ . 



10 



foi. 108 

V". 



[29] V. — SIMON LE PERSE ET CONCILE DE NICKE. 205 

ycy-D saaO;OjJQ m a .-jln l Vi »Ol; JK...}oI ^.^ J.~ oj udq.2l.jo •) .«<mi\ .n m'i JJ, 
.^-*.io-3 jJi flo-.^ )»— o •.\- o h"0 R0...0/ j,.~ jootJU y-*\ .j-SQ nm°>/ yoot^s 
Jj^=>j* UaViL J.iaAa_^ ^j» .v^a.3 JJ; )ioJLia^oi_s oj^D )1^ ^oojoI; 
JKjljl -.J— »o/; )J\.>;V^°^ väSläij; ^ooi-. ool JLlsj vs/o . Jlaa^ioo jJLajoiSo 
)Kju t ^o J.-^.o.-.jX j.9aüm.3/ yooj^o yOJULlsJ^J >o^a <*\.%k*20 .^.il )•— '^o )»_». 
. v^-ia-a ^oa^Lv.» oo« .)!Svtiö.»o»,io ylaalKiö; Jln ->.- t 'n -> öi-A-./; .-jLjoK^ij 

^^-Sw; JJLaJS. . ,^ -so JioJLia— V^o » L . N- ^; .*-X-»/ ^--.^ch .Uv^J? xr"-^®' 
y ., i\i i v> jJ;o > ., ^Niüv)? 'jL3äiam.3/ yOoCioj ^-.; N ^^bo .JJ.VV* l 1 "'^ jQI 

Jj-3|-3; X ^s^iO .«.i^»!/ <v Q.2Lm. J «.^.i30 vll^Ä) ^,; ot^>laio ijL-Ä^ )^ij 

J;oi ^s.i.o .j^B^ls* (.£>aü.£Q.=)/ j^Ätt oooi ^.^'^s.^.ja.io ^oa^^o / . n« ocx 
vOX^ojl w.po Joot > ^-«,; -.j.iocL-1 Jk»*^ oot (.j~=>(..5 Jooi U*^; ^-^io 

1. In marg. v ;ä3 ^a-^- ooov — 2. oa^ai9; M s . 



de force son compagnon et ne l'empeche de monter au concile et de se defendre sur la 
profession de foi dans le concile devant tous les eveques, pour qu'il y ait un seul accord 
et lien et une seule union sans distinction, * afin que, par la foi sans division, toute Mol. 108- 
l'Eglise subsiste en un seul corps de volonte parfait (comprenant) le sacerdoce et l'em- 
5 pire! Nous vous avons donne aussi un temps qui sulTira ä parcourir le chemin, (ä savoir) 
un an et deux mois. Que tous les eveques se reunissent dans le premier Tisri (octobre"! 
ä Nicee, ville de Bithynie, qui est dans le voisinage de notre empire (cour) fidele. Salut 
en Notre-Seigneur. 

V. — Excuse de Simon le Perse; combien d'ev^ques se reunirent et sur la 
io liberte que possederent les orthodoxes. 

Voilä le (conteau) de la lettre, qui comporte pitie et souci pour la vraie 
foi. Parce que tous les eveques, soumis et non soumis, avaient ete demandes, 
saint Mar Simon bar Sabba'e, qui etait le catholicos du pays des Perses 
— sou siege (etait) Seleucie et Ctesip/wn — fut egalement demande. Pour la 
13 raison que, ä celte epoqu'e, les eveques des Perses recevaient d'An- 
tioche l'ordinatiön et, en outre, pour la raison que, ä cette epoque, il y avait 
(quelque) trouble sur les frontieres, Mar Simon avait craint de monter (au 



v°. 



10 



fol 109 



206 BARHADBESABßA AHBAIA. -- I11STOIRE. [30] 

J> -«« KjoojOiAjo :"^--s;/; j^cua.m.3/ ^x-*q-,; )^J.s Ut-^J otoo ... flfflSn S, 

Ja^ oC^s ^3l'^; ^ev*^ jJ/ .J.iia-oi.io ^*.L>'Vo ^-cks'/ ^oo .•yoslaa^iö 
•M-.,— <*\ Jj/ ^a^Jt Ul &l •J»V A » Ua-Läo.,01 ^£**> Q-9;il/; ^^-./ ^öo/? 

chjlIX «.'ii ^■.yN.loo; jKnJL.30 r^coa-i/j oi^iwiJ.; J.S. -p U->H= ^; Jjoi 
) K.ivfl .y / « <■»( <*> / •.) •NN.NrtV >*.jqj ot^ooxoJ» ooi :jl^; öt-^^s JLoi^ 

Ua.\o..Aj ~-/ .1— o*j j-a^iaS. yo-j/ i^Jt )jl^*..c ^co.*Vü.io ^ao .Jla.JLiCL.otj 
K-^\ ^>)r*? J^*- 3 ? -.J^o^k-** 5 ^>ä« J-*->-a-* ^«! <*^ JIv— V*- )Iäüo-OI; 
^sJSs ^>JL ^-^ouso * —oto-aju. jLia^so .U-y/ oub> oxdvsJ./ -Ji-aa^iö 

concile) et il ecrivit une lettre par rentremise de Jean, l'eveque d' Arbeies, et 
de Sähdöst, son pretre 1 , et envoya (dire) ä l'empereur en ces termes : 

Si ce n'etaient les paiens qui ont soif de notre sang, je voudrais venir et etre beni par 
volre Empire et par nos Peres et nos maitres fideles ; mais, moi aussi, j'approuve avec 
joie tout ce que fera tout l'ensemble de nos Peres, qui ont ete persecutes pour la vraie foi. 5 

Lorsque tous les eveques se furent reunis selon l'ordre de l'empereur, 
aiors l'empereur lut devant eux les chapitres qu'avait ecrits Alexandre de Jeru- 
salem par l'intermediaire de Macaire'-. Quand ce saint eut voulu faire connaitre 
hn-meme en personnc ä l'empereur l'opinion i'Arius et les maux que ses parti- 
sans faisaient aux enfants de l'Eglise, les Arimanitcsimaginerent de le perdre. 10 
Lorsque leur artitice ne lui fut pas reste cache, il ecrivit les chapitres veri- 
tables de la foi et les envoya ä l'empereur victorieux par l'entremise du 
pretre Macaire, pour enseigner la vraie foi. Le saint lui-meme rapporte qu'au 
moment oü il se mit en route pour le palais imperial, les Ariens lui tendirent 
fol. 109 des embüches et le noyerent dans la mer. ' Parmi ces deux mille quarante- ig 

r°. 

1. Diverses tradilions nestoriennes, relatives ä la pari prise par les Orientaux au concile de Nicee, 
sunt resumees dans P. 0., I. IV, p. 276-280. La presente est tres vralsemblable ; car Simon bar Sabba'e 
i'-lnit patriarche en :)25. liest nalnrcl qu'il aitenvoyä deux subalternes pour ne pas trop attlrer ('attention 
du roi de Perse sur ce voyage en pays romain. On notera que Sahdöst, le suecesseur de Simon, a 616 
mis ä mort apres un an de patriarcat el que Jean, l'eveque d'Arbeles, a «le däoapIU en novembre 343, 
cf. /'. 0., t. X, p. 24. N'est-ce pas leur prösence a Nic6e qui a fait aecuser les ehretiens perses d'elre 
les auxiliaires des Momains? — 2. La compilalion altribuee a Marouta remplace ce qui precede par 
deux pages sur la famille de Constanlin et les conslructions de sainte Helene, Braun, loc. eil-, 
p. 50-52. Le r61e d' Alexandre de Jerusalem et du pretre Macaire (lgure aussi dans fibedJÖSU, Ibid., p. 52. 



[3 i] V. - SIMON LR PERSE ET CONCILE DE NICKI'.. 207 

r 

.^ooüoaa-s axC\-fc JtC^-j ^ü.^ooo JlaJLäeuoi; )»*.* aS^kia^ oooj ^^s 

io oiK-D>~k M^^o ^5sjj_a "^ooi ^--.Vö« >fco .J^sJ-s ^a-*> A^o ^axo*/; 
»aaS. sa-OM )o« ? .^o»^ pofo Jjäso;1.V]J vpoj^ ö<*-o ..ojä^äo ch^ao 
^o^o ^.iso .JlarfcJo ^.^o )1ojo«.d "^Ao .Jlp> efco ^> Uioa- ^« 

1. oa^^Si Ms. — 2. IW»^ Ms. — 3. In marg. IU=9». — 4. U^ä.3, Ms. — 5. ja^aa.p; Ms. In 
marg. <m^aa*N [sie) et "K— — 6. oow snpra lineam. 

huit eveques qui se reunirent', il ne s'en trouva pas parmi eux qui recu- 
rent ces chapitres, si ce n'est trois cent dix-huit seulement, encore que, merae 
parmi eux, il se trouva neuf trompeurs, dont voici les noms : Theognis de Nicee, 
Eusebe de Nicomedie, Patrophile de Palestine, Eusebe de Cesaree, Narcisse d'flte- 

s rapolis de Cilicie, Flavien de Ti/r, Menophante d'Ephese, Secundus de Pentapolis 
i'Egypte et Theonas de Marmarique. Tous ceux-ci cherchaient d'abord, par des 
iuterrogations et des demandes, ädetruire la verite de la foi et c'estpar craintu 
qu'ils approuverent de bouche et non de coeur. Tout le concile jeta Arius en 
exil, en donnant son assentiment ä cette parole : Enlevez le median! du milieu 

to de vom 2 ; et : Ledelinquant sera puni selon ledelit qu'il aura commis et il n'y a 
pas d'acception de personne 3 . Apres cela, Tempereur prit dono son anneau, 
son sceptre et son epee et les donna aux orthodoxes et leur dit : « Voici que 
le pouvoir vous est aujourd'hui donne sur toute l'Eglise, sur le sacerdoce et 
sur l'empire, et sur tous les ordres qui sont soumis au sacerdoce et ä l'em- 

15 pire; et c'est ä vous que le Seigneur demandera compte de tous les enfants 
de l'Eglise perdus et retrouves*. » 

1. Elia-Ali ben-Obeid. eveque nestorien de Damas, anterieur au x* siecle, evaluait ä 2 848 le nombre 
des eveques de Nicee, P. 0., t. VI, p. 485 et 487. L'ethiopien a conserve la vraie legem : 2 048, Ibid. — 
2. I Cor., V, 13. — 3. Col., III, 25. — 4. Gf. P. 0., t. IV, p. 278. 



* fol. 109 
v°. 



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K*\ 1 . v>'/o •°IQ^ : > \OJoi jlo-coVaoo oöt jK^-s V-^J Uioo— ^ t-^^ J-^A 

VI. — Que fit le concile, quand ü fut reuni; quels sont ceuxqui endurerent des 
mau.r de la part des Ariens et quels sont ceux qui n'(en endurerent) pas. 

II nous faut desormais considerer la vaillance des soldats courageux qui 
portaient sur leur personne l'afniction de l'opprobre du Christ; car ils posse- 
daient une grande confiance dans le Christ. C'est ä eux, en effet, que 5 
l'Apötre Paul, ä mon avis, avait crie cette parole : Prenez le glaive de l'Esprit ' ; 
et : Priez en toüt temps pur l'Esprit 2 . C'est donc par leurs priores assidues et 
par le glaive du Saint-Esprit qu'ils subjuguaient les citadelles rebelies et 
qu'ils attiraient tous les esprits ä l'audition de la foi. 

Lors donc que le concile cecumenique eut reeu pouvoir du Roi terrestre et 10 

Celeste, en sorte que tout ce qu'ils lieraient sur la terre serait lie dans los 

cieux et que tout ce qu'(ils lieraient) dans les cieux serait lie aussi sur la 

♦fol. 109 terre 1 , les Peres ordonnerent * que des trönes fussent disposes pour que 

v °' chaeun d'eux siegeät sur son siege comme il convenait. On rapporte que Tun 

de ces trois cent dix-huit etait le Saint-Esprit qui siögeait sur 1111 tröne au is 
milieu des Peres 4 et lui-möme condamnait et justifiait. Jusqu'ä aujour- 
d'hui, en eilet, cette demeure est conservee, avec les trönes qui se trouvent ä 

1. Eph., vi, 17. — 2 ßph., vi, 18. — 3. Maltli., \vi, 19. — 4. Cf. 1'. 0., t. IV, p. 280. 



[33 VI. CONCILE DK NICKE ET VICTIMES DES ÄRIENS. 209 

jlo£D»09 OJLoi.'; v ^«.30t »fco ^-bo JlÖi^D K-i^S; (,J£l3l^.^ ,OU» « n\; jJtJLO 
yOOt^aÄ^lS^ai J^cua^vo :Z;o» JJ J-.öC^ J-äko» >ja_«..a»iei > ^3j •°V*°l .yp ^ ^- 
^^^JS.2 Jlo l-.**Sx JLütoL^ ^ici^.Aj ^.iö/o ^;oK.*.ieo :N.^-wJi.o JS^a^ jj 
,^i_m*/j JN-joi ^^ j-~o* v a.a.aJo ..jÄO^iaS. iV a^.iJ ^\6i • .yoouJ...^ "^s. 
5 ^=>'>° ^asöi yj JJ*/ ..|-oiQaaL^ ya^iJ JJ ^.j Jj*,.*? «v^/ i^ **■'/ i^° 

as'ij yoouöoaji 3/1 ."yOOi^^SL^ ).iso.io v— .dK*./ JJ; v och.js ooo* fx.../ «a^s-^s 
J..JQJ .vtV^/ sVpo; oi^-^> »•■*» —01*0/; j3<xo.ca3/ J.^ol^Jl^.^ .a^ta^&S. ^. 

)Iq>\.-X> .» « 1 ■»>— I; Oft C>,-N— t"^** ^ CQ "^ s ^! Qj *"^v '' ,0 '" '*^° •v Q --»-- CQ --^- t- D ? 

• .q_cl*^Vo(i )jj^ö/ ^_ic yooi^so ^..j j-9't-A .JL»aaoo n «i; ^xxa.^l_£Do/o .J...» m f>; 
^ota*p> 0/ ot^./» iNw/o .Loot )_a.A_m.3 oC^v*» .k~«/o -tooi )^-».a^ ogu^.; K*l 

1. IV»^l Ms. — 2. In marg. luv». — 3. ' supra lineam. 

l'interieur, et des cierges y brülent constamment ä la maniere dun marty- 
rium. Apres donc qu'ils eurent dispose des trönes pour tous, ils dirent : « Tous 
les heretiques" qui n'ont pas bouleverse les Livresdivins et n'ontpas corrompu 
et detruit le corps de leurs paroles, et (qui) confessent et disent qu'ils 
approuvent les Livres divins et ne doutent pas de leurs lectures, que ceux-lä 
entrent au milieu et se defendent sur la profession (de foi) qu'ils tiennent, 
sans que personne ne les empeche, et que les autres n'entrent pas au 
concile, ä moins qu'ils ne se convertissent et ne veuillent recevoir une 
penitenee! » Parmi ces trois cent dix-huit eveques, il n'y en avait que onze 

10 en qui il ne se trouva pas de blessure sur leurs corps 2 ; il nous faut aussi 
faire connaitre leurs noms : 'AbSelamä, l'eveque d'Edesse, le fils de la soeur 
de Mar Ephrem, Nonnus (Nouaä) de Circesium, Märä de Dourd, Georges de 
Singar, Jacques de Nisibe, Märoutä de Maipherqat, Jean de Gousträ, Simon 
dWmkl, Addai d'A?''e7, Eusebe de Cesaree et Eusebe de Nicomedie 3 . Parmi tous 

15 les autres, par suite des afllictious des heretiques, il s'en trouvait un dont im 
ceil etait creve, un autre dont un pied etait coupe, un autre dout une inain 
ou des molaires ou des dents etaient enlevees, un autre dont les ougles des 
mains et des pieds etaieut arraches; pour d'autres encore, les cötes presen- 

1. Litt. : " tonte herösie. » — 2. Le manuscrit porte en marge : « onze eveques integres. » II laut 
eomprendre « n'ayant pas endure de supplices ». — 3. Braun, loc. eil., p. ."i2, porte : « Jonas von 
Cireassium. Mara von Uara... Addai' von Agal... Joseph von Nicomedien. » Mais il avertil qu'Ebedjesu 
porte aussi Dwara et que Thomas de Marga, The Hook of Governors, I, 98, I[, 223, mentionne un 
village Däre dans la province de Marga. 

PATR. OU. — T. XXIII. — F. 2. 14 



feil. 110 



2lo BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [34] 

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I. ^powot»* Ms. 

taient des nodosites par suite du serrage de la vis des charpentiers. En im 
mot, il n'y avait parmi eux personne en qui il ne se trouva de cicatrice, si 
ce n'est ceux dont les noms sont ecrits. 

Pour (presenter) une marque du mauvais esprit des Ariens, les disciples 
de Satan, et de la mauvaise doctrine qu'ils avaient recue de lui pour la perdi- 5 
tion des enfants de l'Eglise, je noterai par ecrit une chose horrible qui fera 
connaitre la fermetede l'esprit des orthodoxes; quelle est, en effet, cette chose 
qu'on entendrait sans que la chair et les os ne se consument? 11 faut dire quelle 
est (cette) allliction. Thomas, l'eveque de Mar'as, appelee Germanicie en grec, 
«foi.no etait elTrayant * et hideux ä voir; car ses oreilles et son nez etaient coupes io 
ainsi que ses deux levres; de plus, ses dents et ses molaires etaient arraohees; 
ses deux bras avec ses pieds etaient coupes ' ; car, durant vingt-deux ans, 
les Arimanites avaient teuu enferme le martyr du Christ et avaient innige" au 
bienheureux une condamnation sans pitie; c'est sur lui, en eilet, que Satan 
repandit tout son venin; car, chaque annee, ils lui coupaient un membre. 15 
Aucun des fideles ne savait oü il etait; aussi, tous les ans, les lideles faisaient- 
ils en secret möme sa mömoire. 11 est donc bien merveilleux (de voir) comnient 

l. sur Thomas, l'eveque ile Germanicie ou Mar'as, voir che/, les Coptes, /'. <>., i. [II, p, 269-270 (au 

9 Hatour, 5nov.); t. VI. p. v<o-',9i. Chez les Bjrlens, < retalt le 26 Juln, cf. P. 0., t. X, p. 150. On 

trouve aussl son nistoire dans Braun, loc. eil., p. 52-53, el dans Mari, irad. Gismondl, Homo. 1899, p. 18; 
voir au -i /'. 0., I. IV, p. 276. 



[35] VI. - CONCILE DR NICKE ET VICTIMES DES ARIENS. 211 

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^ifc^^oo . t .NftN-^^^o jlaia^ )-i~ ^oik ,,-L-, y/ .^-s ]i-^h Jt-k-*! Jt-'l 

,y^ Jj/ t^Ä> .oi^ po/ ,)..■. »v> ? oi-w^^ J.*3j Jji^so ^oaJL^.i^JDaÄ 



l'athlete spirituel se montra fort dans tous ces tourments et dechirements, sans 
se relächer de sa confession de la vraie foi. Ainsi que le recit le montre, 
il etait serablable ä un tison brüle, par suite des tourments horribles de 
toutes cesannees. L'un de ces jours, la gräce remua les fils du Mechant et, 

5 comme s'il ne servait ä rien, ils le transporterent sur le furnier avec les ordures ; 
ils penserent en verite que, s'il etait trouve par un de ses partisans, il serait 
un grand objet de derision pour tous ses compagnons. II arriva que quel- 
ques-uns des orthodoxes le trouverent et necessairement il se fit connaitre 
ä eux; car sa langue n'avait pas ete coupee, et cela eut lieu providen- 

10 tiellement. Lorsque les Peres monterent ä la reunion du concile, ils l'em- 
menerent avec eux, premierement, pour la louange des fideles, secondement, 
pour devoiler la cruaute des heretiques et, troisiemement, pour la fermete de 
l'esprit du saint. Comme Paul, l'elu des Gentils, il disait : « G'est par les 
Arimaniles que j'ai ete frappe de qaarante coups moins un ' ; et : J'ai de plus 

15 ete j ete awx betes' 1 k Germanicie »; et, pour reconforter les Peres, il disait : 
Les souffrances de ce temps ne meritent pas la cßoire qui doit etre revelee pour 
nous 3 ; si, nous qui vivons, nous sommes liures ä la mort ä cause de Jesus, de 
meme aussi la vie de Jesus se manifestem dans notre Corps qui meurt que voiri' 1 . 

1. II Cor., xi, 24. — 2. Cf. I Gor., xv, 32. — 3. Rom., VIII, 18. — 4. II Cor., IV, 11. 



212 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [30] 

JOOI y -y\o .Ao/ K^'po )L«^v-0D JL.N •> ^1 •'jt-*r-fc OtjOWCO J-^^tiO; Oi.*.^.- 

yc\.'.£oo ,^~»o&. )ooi >ni'iYo -.^*oiA^ö;oi ooot . . n « <t>°>; J^-Xjo^*. ^~.o£>> 

toi. HO JoOl t V\ v OOWLiO ,-~ p. ^SlS. ^3/ ^.» Loot .^oiai«\ ^.iw s-wöC^ jooi 
.^j/ w^öi .Jj^^io; oj.^q— o U^v ; oiloi N^ioi ^^.doi ^_.^<x -b^io 

JOOIO |^-a_\ J.iQ^J^3 OjuU3 JKa_.Vj_SO .Jl.j_^w£0 jfco^slo .yOOlftsJU^ JoÖ| 
J_CO.30ll.l7 JlÖW->/»0 ,| . Sl ^^^ii/ Ot.\o C+JL-C *£C..__CoVo| r >oCiOl i-Ä^K.2 uJOä 

^___sot .L-Jij JkC_xL ^»oa; . • v ooibOi N ki.o JjaJLo ^^o V~^-» ,L».--j y m n is, »..a .". 

.. fi°»'tt> |_oiot-_v (.-<>,->. )-vjl.».,o s£Oo;o|jQ_as; 



10 



Lorsque Constantin, l'empereur victorieux, eut vu l'elu du Glirist, il lui dit : 

« Je te salue, elu du Christ et son martyr veritable, toi qui es orne de notn- 

breuses couronnes; » et il prenait les parties (de son corps) dont les membres 

foi. uo etaient coupes et il les baisait et les mettait * sur ses yeux. C'est ainsi que 

l'empereur agissait egalement pour cbacun d'eux. Voilä donc ce qui (concerne) ■> 
la perfection de l'elu (Thomas) et l'amour de l'empereur. 

Les saints Peres siegerent ä Nicee, durant trois ans 1 , en controverse contre 
toutes les heresies, surtout contre les (hommes) cruels du parti d' Artus; il 
y eut entre eux beaucoup de discours et de nombreuses demandes et ils se 
repondirent longuement les uns aux autres. La repouse de toutes les heresies | 
est ä eile seule de quarante prophetes'- et celle des Peres orthodoxes de 
quinze prophetes, en dehors des canons et de leurs motifs qui sont de trois 
prophetes. Ces (traits) du saint concile 3 jusqu'ici suffisent. 

1. Cf. /'. <)., t. IV, p. 27ii. — 2. C'est saus doule une maniere d'indiquer l'elendue d'un ouvrage, 
cf. /'. 0-, t. IX, p. 612, ou l'on truuvera un texte analogue. — 3. Tout ce dernier paragraphe flgure 
dans le resunie atlribue äMarouta, cf. Braun, Joe. eil., p. r>3. II ne menlionne ipie quin/r el Irois pro- 
phetes; mais l'arabe a iraduit par quarante livres de disputes et de colloques avec les hörelvques, 
quinze livres de professions de foi, de discours et de sentences que l'on nomme ecclesiastlques el 
qui se trouvent dans les bibliotheques ecclesiastiques et trois livres de canons et constituUoiis. Ges 
Irois livres d'apres le prelre egyptien Joseph (ordonne en 1390) comprennenl le « grand livre » prepard 
])our les Orientaux, qui semble, d'apres sa desrripliini. compreiidre uns rannns syro-arabes, eiisuilc 
les vingt canons grecs et enfin « le livre adresse aux empereurs ». cf. Braun, loc. <it., p. :>:!, qui 
renvoie ä Beverlgius, Synodicon, I. 686. Marouta abandonne alors Barhadbesabba, en disant que tres 
["■u de ces canons out eiö Iraduits en syriaque; c'est pourquoi il a pris la peine de faire cette traduetion. 



r_f-k:v-_w, -Hcv__ "Hctxßaj-n oocu'Hrsf rt^a^ t<^V, Ja. ,rs_A__tx.:\ 
^_ln -^ ajra t^i_:i ^*A, J^-ci •,r__-__73 , njo ca-7-TjJ nivri ^_73 
. ' T^iALiLjooaj3"n ooan , n_u_a__Jr_f;\ cncHc\_io_3 r_?a_dr_f 

•, ■***; J_v__s jJ / • . )-. in m ">JJ ^ö ^iKxl ,__• j J,__. o_£ ,-_• "^.ocx ^sa^ij 
5 o«-2l1^ wJLs )> y i\ jjkjj__cb JLö ;<oa_»./o .J~v-£u L.Uai3o ^---oKj» (-.po 
^io Aoa-ao yOcx_.oi.iOAj .-^m « i ^plo vcn . a mo| &_»__>} ^_«.-s6C-\ ,^->» W '».-ö/ 
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^ai-OC-V --.oiop».__ ) « i vlo ) « n > h >m » i ^pl „__o :~-_.\ci -^--/i ]L_o J>OL_> ^-.9 

1, Ce mot est coupe en deux : »£>-o--> sur une ligne el. U^fiw ä la ligne suivante. 



VII. — Sur la fraude qu'Arius voulut commettre envers l'Eglise apres sa 
premiere condamnation et sur la punition qu'il recut de Dien ä lapriere d' Alexan- 
dre de Consta ntinople. 

Bien qu Arius eut donc ete jete une fois en exil, il demanda cependant 
• r . s'il serait possible peut-etre qu'il füt recu (en communion) et qu'il trompät 
en secret et il fit entendre des paroles insidieuses ä ses mauvais partisans, je 
veux dire ä ceux du parti d'Eusebe et de Theögnis, dont j'ai mis les noms plus 
haut. Car il pensa que, puisque ses partisans avaient ete regus, lui aussi, 
il serait peut-etre regu. Qu'est-ce que firent, en effet, ses partisans? Au 

10 bout de peu de temps, ils agirent sur l'empereur pour qu'il ranienät Arius 
ä l'Eglise. C'est par les eloges de l'empereur et gräce ä l'or qui etait donne 
aux grands que le parti des menteurs devint fort. Ils disaient, en effet, devant 
l'empereur : « Arius pleure beaucoup sur sa premiere opinion et mainte- 
nanttient justement la verite del'orthodoxie; l'Eglise ne rejettepasle repentir ; 

15 ordonne, ö empereur, qu'il vienne confesser devant toi la verite de sa foi. » 
Lorsque des paroles de ce genre eurerit ete dites ä Tempereur par Theögnis 



♦ fol.111 
r. 



214 BARHADBESABBA ARBA1A. — I1IST0IRE. [38] 

.jloA-JJ; )■!■> ^O «.^0-5 ^«-iOjK^O JjL^-CO} w.0< I t VI I > »s/ yj .•Jj.OJSj Li» V-~^ 

oolo Jot^si jj^a.rX Jlo^^ oi.vi.mi; s. ?i »' ..!■/ Jl/ .|i u t n w^oil/ jJ 
»3/ ^-^\oi ^i. ^*; »ajpQJ .) . f> » l ->; jlnivi^oi; jla^o^Jt .^coo-o/ ootsiJ; 

"^.^ Ol,-./ ^O-CD -.J^oJ-M ov-o ^DO .cx^L^ ,_./ J Jj « i j i No .OI_a^ "^^00^ 

^^ * J-^jU ^/ JJ/ .^Ws vm.°>^l/ JJ .vjooi, imA ^üfcwOoi JjLio .Jj/ 
.JojS^ vs^x» jjoto "^ ^-i-i/ vÄ>i-3o .JJa-o«\ ^i» ^oi»o ..JkjLS.Uo ^.-.Vo^ 



10 



15 



de Nicee et ses huit compagnons, aussitöt Constantin fut conquis et il ordonna 
ä Alexandre, rayon brillant, l'eveque de Constantinople, de ramener l'impie 
de son exil. Car il n'aurait pas importö beaacoup que meme les ministres 
♦ foLiii de Satan imitent les ministres de la justice. * Bien que l'empereur eilt 
r °' sollicite" Alexandre, tantöt par des (paroles) dures, tantöt par des flatteries, 5 
le saint ne consentit pas; mais il imagina de soumettre 1'alTaire ä l'examen 
de Dieu, (decidant) encore qu' Artus ecrivit l'approbation de la foi de Nicee, 
qu'il ajoutät en outre aussi les serments que ce n'etait pas par ruse qu'il 
approuvait et qu'il se repentit des premieres (opinions). L'empereur ordonna 
qu'il en serait ainsi. Quand Artus fit cela, au sujet de l'addition des serments, io 
il commit la fraude que voici, en presence de celui devant qui les fraudes 
ne tiennent pas. Au moment des serments, il ecrivit deux professions de 
foi : l'une vraie et l'autre selon l'ineptic de son opinion; il jeta celle-ci 
dans son sein en face de son coeur et il saisit la vraie avec sa main; et, 
quand il fut sur le point de jurer, il mit sa main sur son ventre, ou il avait 15 
mis celle qui approuvait son opinion, et jura : « Je confesse cette foi. » 
Oue (fit) dorn: Alexandre? II ne se laissa pas persuader par cela; mais, comme 
Gzdchias, il prit ces ecrits, entra au temple en courant et les etendit sur 



[39] VII. - ARTIFICE DARIOS ET SA PUNITION. 215 

L>oa-. ,_.; i^jio »J .oik . ^\ ^j./o JKJL.,Ka\ ^-Xj| OLia-J oila^j »k-=>o 
J^o-a-aI ua_ÄLJo :^n,. ^ \ >Ä>o_i/ säälJj loot J^a^-flo ows; :J_*.*_=>^.; 
^ )-<l ,c*\ )oot ^3';o .^j)j; y-l .sO-Ä-io J-*^> Jjcliu-3 )oi) • Jlcn^o; 
'^ ..Jju^UL^flOCLQ^ J ^ a^ .fn Ly^Kio; J^, Jfcoo; ^-j \^e ^» p .JioJsj 

.-oia^ia ooojl "^^ .Ix**-- och ,_*> L^.\ fa\o .oj^coiaa ^^o. JK*^ .-o^*/ 
.o-V-iJ-«! ~öv^ -.scoQ_i/; otlo-s, \->±o* looio .scoo_>/; ooa^cn Joe* Jjojo 

1° otlci^, .J_^co K--3 Jjoi ,J>oi -.-ojopfco K*^ -otoJLs ^-*> sflaajJ./ ooi; 
^_io jouSs. JLiooiio i-*^ JJ .J-*-o>-2? ^^o«^ .-o« ^äo| .vtoo^xäjjSs; 
^^ > j; ^ t Vv a ^ J^>a-oJ voo»^ ,-aJi»o ..yoov^u.i **.sai JJ/ .^oia-Kü 



1. In maig. 



fol.111 
v°. 



la table devant Dieu'; et il demanda dans des prieres ardentes devant le 
Maitre des mondes d'(obtenir) l'examen exact. Apres sa priere, il reprit 
les ecrits et alla ä sa maison. Quand fut arrive le jour du dimanche oü 
il avait ete propose qu'An'us monterait au bema (chaire) et presenterait la 

s louange du sacerdoce, (celui-ci) se leva dans les tenebres de la nuit et 
sortit pour aller (se promener), et un petit serviteur le suivait. Lorsqu'il 
fut arrive pres d'un endroit qui, ä Constantinople, est appele Sigma (place 
publique) 2 , il entra dans les latrines qui etaient en cet endroit, parce que 
son ventre s'etait agite, et son serviteur s'endormit sur le siege du 

lp demosion (bain public). Arius laissa ses entrailles s'ecouler au lieu des 
excrements naturels et aussitöt il fut trouve mort sur son siege ; et ä partir 
de ce jour on a designe les latrines par son nom. C'est la fin d' Arius. 
L'histoire d' Arius fut semblable ä celle de Sennacherib; car tous deux blas- 
phemerent contre Dieu. La fin de leur vie se ressemblait chez Tun et Tautre; 

t5 de meme que celui-ci fut tue par ses fils dans le templc de ses idoles, ainsi 

celui-lä (mourut) dans les latrines. Les prieres * d' Alexandre ressemblaient »foi.m 
ä celles d'tizechias; car Dieu ne se detourne pas de ses familiers, mais il 
ecoute leur voix et les venge de leurs ennemis et de leurs oppresseurs. 

1. Cf. IV Rois, xix, 14. — 2. Ce mot correspond sans doute ä l'aropä mentionne par Socrate, Hist. 
eccl., I, 38. Cr. P. 0.. t. IV, p. 246. 



* • * • 

(.^J^-stoo -.vooi^i U-*-^7 J'O-*, ^oo .yocn.» i S ..v>; boJbv, yoiovj j_oiV UV(.^o 

Oi^ ^.»•i'v K_J.j3ää3 V^> .M^ö ^°? J-äoows jjJOu^ »SL^mO . - --«'-Ana 
J-ULiO '^O* '»iiAjw jj/ OV^Ä^iO Jj/ »3/ yO- »-SO .Jj^O-flD; JLMOfOX^ )alo t« 

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v— t-» ^3 OV N C O ^aSOI '» Aj'|; .Oft» ^Vot ^0 O', "> « fff> JjiXöi J-iCLDiO 



VIII. — Histoire des actions de Saint Eustathe et de Melece, leseviques d'An- 
tioche; quels maux ils endurerent de la part de ceux d'Eusebe et de leurs 

partisans, les Ariens impies. 

Les hommes ont coulume, apres le trepas de ceux qui leur sont chers, de 
peindre sur des tablettes, ä l'aide de couleurs et sous les iormes les plus rele- 
vees, les images de ceux qu'ils aiment; et c'est en les regardaut constammeut 
que leur tristesse est partagee, toutes les fois qu'ils considörent les beaut.es de 
leurs figures'. Au Heu de tablettes, les ecrivaius se servent de volumes et, 
au Heu de couleurs, c'est par les fleurs des paroles que d'une maniere plus 
satisfaisante ils fönt persister le Souvenir des evenements. C'est pourquoi, 
inoi aussi, je nie presente pour peindre sur la peau des animaux morts 2 , ä 
l'aide des fleurs magnifiques de la parole, l'image des actions des saints et 
des Peres de l'Eglise, en sorte que, la force de l'oui'e se lixaut sur eile et 
scellant ses (propres) membres par sa pensee, eile dcvienne elle-meme 1111 port 
tranquille des travaux de la perfection. Je parlerai du defunt, du bienheureux 
Eustathe, et de Melece, les evequea d'Antioche de Syrie, et (je dirai) combien 

1. On a dt ; ja (rouvö cette idoe dans P. ()., I. IN, p, 196, I. 12-14. — -. 1 Le parchemin ». 



» 10 



10 



l'ol. 11: 



[41] VIII. — IIISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MELECE. 217 

yooda^..» ° > m ^No :a.^j_N,l/ Jloitv.o>o Jt-^Lso :oil.a..^.^ ^>?a.a. ^.io yootxio 
Jjlsj ^Ot-o» \ «>Nc> oo I^ojio : v ootlo^).Jio ^optici i.To; jij "^^.o )i°>\ci^-=>; 

5 ),-./ ^o . ' i n > sflOQ^Aj^A yo~"r-o >— a och :Ls» ^o-A^-coo/ ^»j (jjsa.^ 

ojul o JL/; Jiöi-s*/ ».rai>.toLioLo JLvjtC^L« ) . «<m«* -^o oot Lusj Lo Jlcuot^ 

otK-^oo )o»Ss» Jlo i « ^ ^o» Jjoi <v ooita*i Joot o » I .. ) ia\v< y-»/o )•"■'•> 

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o-s!^.-, ^oo .jju>,_0 ■jQQa*..fl\*a ^K_3 ^.^o ',vO<u^jj; H».Ni )la3o nms| 

,oiJLc ^ 2 S o cu a ic*l/ ,J-.oiSS\ ooi Jjuld o£sjs\o .jK-^Voi jAoVoa JoiSs k^-.,_s» 

\CQ3'l vfn . ^fflo/ bw^ ^*\cH^ K..JV-.K-.0 .OOOt JLäO^Jks uJo3 JJ» yOOti^jQJDi 



de tribulations ils endurerent de. la part des heretiques. Ce qu'a donc fait 
chacun d'eux depuis le debut de sa jeunesse, ä quelle perfection ils se sont 
adonnes, leur zele pour l'etude, le genre de leur humilite et de leur asce- 
tisme, le renom et l'estime qu'ils possedaient avant le temps de leur 
5 episcopat parmi les fideles et pres des Peres, le temps ne permet pas de 
l'exposer et la langue n'y suffit pas. 

Le bienheureux Eustathe le grand — car il precedait Melece dans l'ordina- 
tion sacerdotale — etait contemporain et collegue des trois cent dix-huit 
Peres qui se reunirent k Nicee, et il etait regarde comme un docteur parmi 

i" eux. Par la gräce de Dieu, l'episcopat de l'Eglise d'Antioche lui echut apres 
saint Philogohe (Philögiqös). Lorsqu'ils siögerent. ä Nicee et que Constantin etait 
au milieu d'eux, saint Eustathe tressa une couronne de louange et d'eloges et 
en couronna la tete de l'empereur; il lui offrit de grandes felicitations ä cause 
de son zele pour la religion * et fit l'admiration de toute cettc assemblee *.fol. 112 

15 divine par son eloquence. II reprit aussi l'erreur d'Ärius, devant tout le concile, 
par des interrogations puissantes dont la plupart furent sans reponse ; 
il reprit surtout ceux du parti d'Eusebe* et montra qu'ils tenaient menson- 

1. On peut traduire : « il reprit surtout Eusebe »; car le syriaque «"-^aol fc^» ^w correspond 
eerlainement ä 01 rcspi Eü<7e6iov qu'on traduit par « Eusebe », cf. Socrate, llisl. eccl., I, 23. Nous 
preferons traduire Htteralemenl, parce que toute la phrase est au pluriel, et nous voyons ä la phrase 
suivante que l'auteur n'emploie pas la meine loculion pour nous dire qu'« Eusebe » a ete nomme 
eveque de Constantinople. 



10 



218 BAKHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [42] 

o .»Vil/o ^1 O^O'fLJ./* ^O .) lv-.il ) lo I, VI .6^ . ., . ../ K-JJ^x ;j •..■»Q.'..0 
lyO^xi.! j£ocl»_5 ^uwJlmK^S yS> Ool •. v OO)!kJL..J>0 ^_io a_a~ «I/o ) ««niS\ 

ojifcol/o QJL3 -. v ooila^>.^ j;öj ot-k_,/« öio ..1»/ :)ju>s.i6« ool oiIqjl ^o^-y^so 
Jl,-^« jlo-jy. > v> .—£/ »_*i >m . i wo/ .jK^o,_o yooilo-fc^^. öioJjloo 
.vaä'jo v£D'3^/ •.Jj^>° ^-^ joot ^J.^ K_jjL«.io7 po .&^.jjov^ .U-"-^.J^-cßo_o« 

j-2« li-a-Ls Jiotio^o .^ol; JisL.oi; ) .. ..m ooi ou*j_i .U--JO .^jj-»; oL^fcoo 
.)•>% v> Ov.\ o<h_. Jf^j^/ JKüsüo J1J » ^«> It^Xa? ^.oto .^ol ^o "Wi'l 
•Jooi J-joi ^.. v ooi«o_-i ... »\o^„a; ovslaji \ - o - i si vm » t ^ol ooe^. ^.» \a»'| 
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gerement la foi orthodoxe. Apres qu'ils eurent ete excommunies, eloignes du 
concile et expulses de Ieurs villes, usant encore de leurs ruses habituelles et 
ayant trouve que la misericorde de l'empereur etait aussi un viatique pour lcur 
erreur, ils revinrent, lutterent et reprirent leur premiere erreur. Eusebe tint 
d'uno maniere tyrannique' le gouvernement de l'Eglise de Consta ntinople et, .=> 
comrae il entrait constamment pres de l'empereur, il iraagina et machina des 
accusations artilicieuses contre les gcneraux de la verite. II dit d'abord qu'il 
desirait aller ä Jerusalem et voir la construction remarquable du temple de 
cet endroit; et c'est pourquoi il partit de lä avec grand honneur, parce que 
l'empereur lui avait dormo des betes de somme nombreuses et d'autres io 
subsides. Theognis, qui avait partage son erreur ä Nicee, partit avec lui. Leur 
objectif etait de tirer vengeance de saint Eustathe. Lorsqu'ils furent arrives 
ä Antioche et sc furent revßtus de l'apparence de l'amitiö, Eustathe les recut 
avec grand honneur et les fit reposer. Apres qu'ils furent venus ä Jerusalem 
et eurent vu leurs partisans : Eusebe de Cesaree, Aetius de Lydda*, Theodote ^ 
(lr l.aodieee et les autres qui avaient recu dans leurs Arnes le blaspheme 
(YAriiis, ils leur firent connaitre ae qu'ils imaginaicnt de machiner et de faire 
ei deux-ci) vinrent avec eux ä Antioche, comme s'ils avaient l'honneur d'ac- 

I. Tliöodoret, tupavv.xw;, Hisl. eccl., I, 21. La suite est parallele ä Theodore!. — 2. Litt. : « l.yilie». 



♦ toi. 112 

V. 



[43] VIII. - HISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MEEECE. 219 

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compagner ceux qui partaient; mais leur dessein- etait d'exciter une guerre 
contre la vraie foi. Parce qu'ils ne trouverent aucun trouble d'accusation 
sur le pur miroir d<?s actions du saint, attendu que, selon la parole de Notre- 
Seigneur, l'eclat de sa perfection brillait sur toute sa ville et que ses brebis 

• r > on rendaient constamment gloire ä Dieu, ils machinerent un procede sata- 
nique et donnerent de l'argent ä une femme qui vendait sa beaute pour 
la fornication, pour qu'elle leur vendit sa langue pour la perdition. Ils 
vinrent dans l'assemblee, * ordonnerent de faire sortir tout le monde dehors »fol.iia 
et inlroduisirent cette malheureuse. Aussitöt eile montra son enfant (qu'elle 

io tira) de dessous ses habits \ en criant : « Je Tai enfante du commerce 
d'Eustathe; » comme c'etait dit en realite, eile avait concu et enfante d'un or- 
fevre nomme Eustatlie, mais eile criait impudemment en face du saint : 
« Voici ton fils. » Lillustre, sachant que la calomnie serait decouverte, dit : 
« Si eile a un temoin, qu'elle l'amene au milieu 2 ! » Apres qu'elle eut repondu 

15 qu'elle n'avait pas de temoin, lesjuges du parti de Jezabel lui defererent les 
serments, ä l'encontre de l'Apötre qui avait ordonne : Tu ne recevras pas 
d'accusation contre un pretre sans deux ou trois temoins 3 ; mais ceux-ci, ayant 
meprise les lois divines, regurent sans crainte cette accusation, attendu qu'elle 

1. Litt. : « ailes ». — 2. Cet incident est resumö par l'historien nestorien Mari; cf. trad. Gismondi, 
Ronie, 1899, p. 10. Voir aussi P. 0., I. IV, p. 248. — 3. Cf. I Tim., v, 19. 



v". 



10 



220 BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIRE. T44] 

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1. |Vor**o U.n "N** Ms. 



avait confirme son mensonge par les serments. Ils prononcerent une punition 
contre lui comme contre un adultere, allerent en courant pres de 1'empereur 
et lui montrerent que Taccusation portee contre Eustathe etait vraie et leur 
decision ä son sujet juste et ils le chasserent de l'Eglise comme adultere ; et 
il alla au pays dlllyrie. Parce que le temoignage de cette femme ressemblait 5 
ä (celui de) Jezabel, eile recut aussi la merae punition qu'elle; car cette femme, 
etant tombee aussitöt dans une grave maladie, revela la tromperie devant 
de nombreux pretres, en disant : « (Test pour un don que j'ai porte" rette 
calomnie; » et eile se coupa la langue avec ses dents et partit de ci'tte vie 
par une mort cruelle. Le saint disait : « Quand meine ils (me) rejetteront, 10 
le Seigneur (me) recevra; et, bien qu'ils me fassent partir d'Antioche, ils ne 
pourront pas (m'ecartcr) de la vraie foi. » Comme le bienheureux Onias, il 
persevera tous les jours de sa vie dans la piete et finit sa vie dans le jeüne 
et dans la priere. Ce peu (de mots) suffit ä faire connaitre la belle conduite 
de l'athlete. 15 

Apres qu'il fut parti d'Antioche, l'Eglise demeura longtemps Sans pas- 
teur, en eHant l'objet des soins des partisans des bienheureux Flamen et 
Diodore; une fois que Constantin (Constance) eut succede dans l'empire, il 
reiinit i)eu apres les P6res et les forca ä renier cette parole : la savoir) que 



Eol. 11-: 



[45] VIII. — HISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MELECE. 221 

^O^DO^J .jjL^viO.\ ).3aüia.3/ opo/o .j.^/; OOI JjL»J ^S d\ J^; .JfcO^iO ^CH-i 

^*; ou> .otac£> Jio.i.io_.oij . i . °> J.* ^--j-.öto •Jkwf.Lio |Jls.\ J-^'i ooUKj 
j.Loo :Joot oSJ>. jul^Jl^ Jlaa-*Aiäi; It- 31 ^ :va>a^-^^io J.jl^,.ä ^a j.ü; oo«.^ 

5 '».äai. J-<^jl^ JA»—/ )Koo^ -.U-jj ji.a-.jLO ^^ioo .J.*iio;/} ,Lv,J>l^oo; )»— 
10 ..o;KLi» JK..S» ) la..^.*..a^.^>o .^.\oi,.s yoot.^, a^a^*. K.^,.^ -.dlai^a-ött 

^ • • • * 

|.3 nr>m° i/ ^o^=Li»o/ JjLsa£.\ 'J -^? )°r^o J^euJo ^./ Lsfcok y_^oto 

1. le» supra lineam. — 2. '«ow^d Ms. 



le Fils n'est pas consubstantiel au Pere. Les eveques direat ä l'empereur : 
« Qu'on donne d'abord un pasteur au troupeau qui en est prive! et alors, 

nous nous occuperoas de la foi avec lui '. » Comme, ä cette meme epoque, * foi. 113 
saint Melece, horame qui surpassait tout le monde en humilite et qui possedait 
aussi avec simplicite la connaissatice de la doctrine, etait le chef de l'Eglise 
d'uae ville appelee (Sebaste) d'Armenie, et que, ä cause de la cruaute d'un 
juge, il habitait en (toute) tranquillite dans un autre lieu, les partisans d'Arius, 
pensant qu'il etait de leur opinion, demanderent ä Constantin (Gonstance) de 
lui confier la direction de l'Eglise d'Antioche. Ceux qui tenaient fermement 

io ä la vraie foi, parce qu'ils savaient la rectitude de la foi de Melece, la 
perfection de ses actions et de sa vertu et aussi la richesse de sa foi, les 
approuverent joveusement en cela et, avec grand zele, ils presserent (l'em- 
pereur) d'approuver par (sa) signature la decision qui le concernait. Quand 
ils eurent ecrit ä son sujet, les uns et les autres donnerent l'ecrit, comme 

15 un pacte commun, au bienheureux Eusebe, l'eveque de Samosate, homme qui 
etait ua vaillant defenseur de la verite. Lorsque saint Melece eut recu l'appel 
de l'empereur et fut venu, tous les eveques sortirent au-devant de lui, 

1. La suite ne dopend pas de Sociale, llisl. eccl.. II, 44, mais bien de Theodore!, Hist. eccl., 
II, 31. Cf. Epiphane, Contra Itaereses, 29. 



r° 



BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIRE. [46] 

J^cLoäis/ o£>o>ci..a.\ oasü -Jl/o j»a^A*io J-*-m-*> ) iNv) ^so \h^i& 
oui^iCL^ ^»J-ik^o p .täüL-o J-.;öoi-. )a.± Jl^; 01-00^1. yoo^oo ..yOoC^JJ 
..^aiCL^Lj; ^»J-* 5 ? ^"ilo jj£^*> 06. ^OjS .. > *ü^ »io .^oiajL-jJU» o . ^ ^ 
okjüO^ .X.Jft.M ^^fcs.-s; ^^-jJ t-o^So .ojk-.^» ju.-^> «JV~> Pf* ? -o« 

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fol.113 .o«iljJ »-oiQu.vJüj J_aS.:>a^ ^ot o m * 3 /o .^coa^C^io ^a^opo stoaAifl) 

v°. * r 

OUCL^ ' yo{~l\\ JjOt .-^DQ-.i/j Ol^. JjLÄ> *£Q-.jjojJ ^ » Hfl ■ °> ) ^CMQÄ^-. 0»>V 

1. In marg. »f-LL/v 



ainsi que tous les ordres de l'Eglise avec les Juifs et les paiens, dans le 
desir de voir (cet homme) renommc pour ses belles actions. Lorsqu'il fut 
entre, l'empereur lui ordonna, ainsi qu'ä ceux qui le ponvaient, d'inter- 
preter la (parole) : Le Seigneur m'a cree au commencement de ses creatures', 
et il ordonna ä ceux qui ecrivaient les signes (<m[«iov) 2 d'ecrire ce qui 5 
etait dit par chacun d'eux. En premier lieu, Georges de Laodicee 
deversa le vomissement puant de l'heresie et, apres lui, Acace de Cesaree 
interpreta comme lui. Saint Melece se leva en troisieme lieu et montra la 
rectitude de la foi. Lorsque le peuple l'eut tres loue et supplie de lui 
presenter brievement la doctrine exacte, (Melece) lui montra trois doigts et 10 
ensuite, en ayant plic deux, n'en laissa qu'un seul etendu; et il cria une 
parole admirable et dit : « Nous comprenons trois hypostases, et nous parlons 
comme d'un'. » Alors la joie des partisans d'Arius se cbangea en lamen- 
tations et, aveccalomnie, ils machinerent un artifice, en disant : « Melece croit 
'fol.113 comme * Sabellius; » et ils demanderent ä l'empereur de l'envoyer dans son u. 
v °' pays et, ä sa place, firent eveque Euzoius, le defenseur (ouvTfyopo«) i'Arius, qui 

l. l'rov., vili, 22. — 2. Le grec porle et« tiyo,-, Tböodoret, HM. eccl., II. :tl (los taehygraphes). 
3. Cf. /'■ 0., t. V, p. 283. 



[47] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 223 

, . v»| ooot >.«■« i bK-^o .-jl^.a.jftot L^-okoo» )K.jL.pa_» oiJ^/t (.^l^jk 

JjL^ic^. oV^o/ . . . «% fft nK. -sw JLio\,, >^ % » vi t ; >m,. itoo/ la^. o^clco* JJsfco 

Vl,\ .f*rr>.ot)l. s^Oia^o »** - .\^U\ ]•=>.-, jio ^OtO^N ww ^ Ji po . -.CXO-K^ J * 
.p6/ ^ «OIOV-/ ^-.C*JUi. ^J^ -JjO« "«CO&0 J,.^)-.,/ "Vj/j ^*>0 .OUL«.iCU. 

vXpg^Os^^o )jl3 ,— .; J-i-sj >K.s .Jjot J..s£o ^1/ jJo ^äjfco r^°!? »-.. V *; 



10 ♦ 



»ocusjoocirtfci 

K^-*;; )to^^.2 .odo-i^^ ^.io • .JL»? t imA; Lsn n m^/ vfn . rn il/ ) l ->o^ 

avait ete anathematise avec lui par Alexandre. Tout le peuple, qui etait 
orthodoxe dans la foi, se separa et se reunissait dans l'eglise des Apötres, 
qui est dans la ville appelee « (la ville) vieille » ; et, apres les pieges 
qui avaient ete machines contre Eustathe digne de toutes les louanges, il 

5 supportait la rage des Ariens, en attendant un changement en mieux. Au 
sujet des ecrits que (les fideles) avaient composes ä l'adresse d'Eusebe de 
Samosate, pour ne pas etre repris, ils dirent ä l'empereur de le faire venir. 
Lorsque l'empereur lui eut fait dire, sans qu'il voulut venir, il lui envoya 
(annoncer) : « Qu'on lui coupe la main droite ! »Apres qu'un messager (y) 

i° fut alle et qu'(Eusebe) eut entendu cela, il etendit ses deux mains, en disant : 
« II vaut mieux que celles-ci soufl'rent le dommage et que je ne donne 
pas cet ecrit'. » Apres un (certain) temps, Melece revint d'exil et finit sa 
vie ä Antioche. 

IX. — Histoire des actions du bien heitre ux Athanase et quels maux il endura 
15 de la part des Ariens du parti de Theognis et d'Eusebe. 

Le bienheureux Athanase, l'eveque dC Alexandrie, des sa jeunesse, grandit 
dans la science de la religion ; il etait assidu ä mediter constamment dans la 
science des Livres de l'Esprit et, parce que sapensee etait placee sur le canal 

1. Thöodoret, Ilisl. eccl., II, 32. 



10 



lol. 11/ 
r°. 



224 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [48] 

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de la pietc, eile ne fut pas brulee par rincendie de l'attaque des heretiques 

et son esprit ne fut pas refroidi dans L'amour de son Maitre par le froid du paga- 

nisme; c'est pourquoi il presentait constamment devant Dieu, comme des 

oll'randes, les fruits de sa purete d'esprir,. De memo quo le bienheureux David 

fut surnomme le coeur de Dieu, parce qu'il avait detruit les ennemis et fait s 

approcher les familiers ä qui il fit acquerir la scienee verkable, ainsi le 

bienbeureux Athanase, qui detruisit les heretiques et ferma la bouche des 

pai'ens, merite de (lui) etre compare ä cause de cette ressemblance. Rufin ecrit 

ä son sujet en ces terines ( : « Lorsqu'il etait enfant, il avait coutume de jouer 

avec ses camarades ä un jeu ecclesiastique que voiei : tandis que les autres io 

s'adonnaicnt aux delices seculieres semees par Salon dans le monde, il placa 

ses camarades et en mit quelques-uns ä la place des pretres, des diacres et 

des sous-diacres et, lui, il sc reserva de s'installer sur le trüne des eveques 

foi.114 iVMr.ramlrir. * Un certain jour qu' 'Alexandra l'övöque d'Alexandrie möme, 

'"■ homme emule des Apötres, passa pres d'eux et vit leurs faits et gestes, i-, 

lorsqu'il leur eut dcinande c.e qu'ils faisaient et a quelle place se tenait chaeun 

d'eux, ils lui apprirent la chose; et lui, pousse par la grace, il ilil que, 

selon l'ordre du jeu & Athanase, il devait diriger le gouvernement de 1' Kglisc 

l. Socrale. Hut. eccl., I, i">. 



LO 



[49] IX. - HISTOIRE DU B1ENHEUREUX ATHANASE. 225 

(I^jOi.. t o<N,-a>..AV^o .t-^'pj ,_ko^ L,j, i mi\; U^i (toJV- 5 «-^ -.vm » m»l/i 

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va^sI/o ) » n . m v£Do;oua-aD KjulsI/ ^-»; p .oi,.^. j u vi t v> vä/o .oü*,Jjo 
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V^Jü L.K_iL^)\ l^oi-so .Li^oo Joot y-*~ / t-*--^. JLsl^ä . L Aj^ A o yjpo ^.io JcL.» 
la-Jb^o a^o .,„3<a,'io oo^-j oü JfS^.^ö J.jL^.iL\o . J-jü^^jsi )i.,V i> |'i'L «^ 
■^ oilQLiacu»vacL3 . L:>cL.is.^O^ J.jL.*a.:>oo JJ/ -Joöi jfcC^ioVjJ J.i.'io J.iö!S^.\ JL^7 
-.U^ji^. ^»jlS>>A; «-oio^SoaS. U^-*» ^-.» yOj/ \y.~ v 3 Jooi Jie^o joi^do 
yj JJL~ ^o .^ota^-aaii o/ .J.JÜ/ «.jls >«!,» Na yO-i/ J.xm_i; .Lipo t-^3; )-=>.? 
:^|_o ^«.i ^*.ao| "^.a.,00^0 :J->Ou-*i >o;/ J^.aj ^.i_oo\; ^-/o .j-*po 



d'Alexandrie. Aussitöt il l'amena ä l'eglise et le fit aussi diacre. Lorsque le 
concile de Nicee se reunit et qu Alexandre y fut demande, il emmena le diacre 
avec lui; quant ä ses repliques et ä ses reponses tranchantes comrae desglaives 
aceres, ceux qui les ont vues ou en ont ete frappes peuvent les rapporter. » 

6 V r oilä ce que Rufin (ecrit) sur lui. 

Apres qu Alexandre, selon l'ordre de la nature, eut fini sa vie, ce saint 
tut ehoisi pour l'episcopat d'Alexandrie. Son gouv.ernemeut de l'Eglise n'avait 
pas lieu d'apres le calcul humain, raais d'apres l'Esprit de Dieu ; autant les 
familiers admiraient son humilite, autant tous les heretiques murmuraient et 

io gemissaient ä cause de sa duretö, comme les demons devant Notre-Seigneur 
et les Apötres. En effet, il tenait un glaive et un bouclier pour preserver 
par celui-ci les familiers contre les traits aigus des ennemis et pour detruire 
et perdre par celui-lä les mechants morts (ä la gräce). II etait non seulement 
un pere pour les orphelins et un juge pour les veuves, mais aussi un sauveur 

13 pour les opprimes, et par sa misericorde il imitait Dieu. Lorsque Satan vit 
que ses perfections surpassaient Celles des autres, il voulut (chercher) s'il 
etait possible peut-etre de les rendre odieuses aux yeux des hommes ou de 
lui faire perdre la vie, s'il se pouvait; et, de meme qu'il avait engage la 

J»ATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 15 



226 BARHADBESABBA ARBAIA. - HISTOIRE. [50] 

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Jj^iö, jLsaA^; ^*> jjJJo .^ajI/ )loiNV>; Jlaoj "^Om o^o/ s-=>J-=>o 
.J^Vvs >*^a_* ^5 ,^c»t .o«u {-soij j- Xs o p l yintp o^^-. Jjo*x^9 oau- 



1. In marg. V»ia*i»3. 



10 



guerre contre la maison d'Adam ä l'aide du serpent, contre Abel ä l'aide de 
Cain, contre les prophetes ä l'aide du peuple et contre Notre-Seigneur et 
les Apötres ä l'aide des mechants d'entre les Juifs, de merae il prepara contre 
ce saint la troupe — (comparable ä celle) de Jezabel — du parti de Theognis 
de Nicee et d'Eusebe de Cesaree avec leurs sept compagnons,. pour l'arracher -, 
peut-etre par leurs ruses ä la religion. Alors que ces impies, depuis le com- 
mencement, etaient malades de l'opinion VAnus et que le concile de Nich avait 
prononce l'exil contre eux, ils donnerent un libelle de retraetation, avec cette 
• roi. lu ruse qu'en entrant * dans l'Eglise ils pourraient peut-etre souiller d'mie autre 
v °' maniere l'opinion des fideles. Aussitöt qu'ils furent recus, parce qu'ils avaient 10 
beaueoup souffert d'(Athanase) ä Nicee — car il avait mis ä nu leur erreur plus 
que les auti-es — ils entreprirent une grande guerre contre lui. Ils invente- 
rent d'abord cette ruse : ils allerent tromper l'empereur, pour perdre le saint, 
de la maniere suivante' : tantöt ils disaient quAthanase avait ordonne* aux 
Egyptiens de lui apportcr en tribut des vetements de lin pour son Eglise, 15 
et tantöt ils dirent qu'il avait use de fraude contre l'interet de Pempire et 
qu'il avait donne un colTre (Y^wfffföxopv) rempli d'or ä un adversaire de l'em- 
pereur nomine Phildmon. Quand l'empereur eut entendu cela, il lui com- 

1 Cf. TlxSodoret, llist. eccl., I, 2G. Nolre auteur iri sult pluU'it Socrate, /list. crcl.. I. 27. 



51] IX. — HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 227 

: o^JS^ J— oi vixa.10 ,_.; ^j./; ^o .^oi-^.^ (L-o» ^>aa.j JIJj oot; ,^3 
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.vSlojLio Jja«^=> *s/o .^^5 ,^)a^ ji^-o .^'/ oV^-^ÄiCL^ ^-aiie ;o-J^i 
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manda de venir lui-meme se defendre sur cela. Apres qu'il fut alle, qu'il 
se fut defendu sur cela et qu'il eut mis ceux-ci dans le parti des coupables, 
(Tempereur) l'envoya ä sa ville avec grand honneur. Mais seulement ces 
sages ne furent pas satisfaits par lä; car un mauvais arbre ne peut pas pro- 

5 duire de bons fruits, de meine qu'un bon ne (peut en produire) de mauvais. 
En effet, ils exciterent Tempereur ä cause de lui, pour qu'un concile se reunit 
ä son sujet; Athanase, (disaient-ils), commet beaucoup de maux que les Peres 
seuls peuvent apprecier' : il a tue; il participe aussi ä l'adultöre; il a meprise 
l'Eucharistie; il a ordonne de faire brüler les Livres saints dans le feu. 

io C'est merveille comme la cithare s'est soumise au chanteur, et l'art ne 
peut pas soumettre ä sa volonte meme ces instruments muets autant que 
ceux-lä s'etaient soumis ä Satan. Apres que le concile se fut reuni et 
qu' Athanase eut ete aussi appele, ils machinerent contre lui des ruses artifi- 
cieuses dont voici l'une 2 : ils amenerent, en effet, une femme qui consommait 

15 sa vie dans laluxure; et, quand eile fut entröe devant le concile, eile semit 
ä crier impudemment : « J'ai promis de garder la virginite et, malgre moi, 
Athanase m'a violentee et m'a fait concevoir. » Lorsqu'elle eut dit cesparoles, 
le saint entra, ayant avec lui un pretre nomine" Timothee. Athanase, somme 

1. Litt. : « supporter ». — 2. Theodoret, Hist. eccl., I, 30. Cet incident est räsume par Mari, trad. 
Gismondi, Rome, 1899, p. 10. Voir aussi P. 0., t. IV, p. 24U. 



fol. 115 

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228 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [52] 

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de se defendre sur cela, so tut et fit signe ä Timothee d'interroger ä sa place. 
Alors Timothee commenca par lui dire : « Est-ce moi qui t'ai janiais rencontree, 
♦fol.iir. 6 femme, * et qui suis entre dans ta maison? » Et eile se mit ä crier et ä 
montrer le pretre du doigt : « G'est toi qui as pris ma virginite' et c'est 
toi qui m'as depouillee de ma purete. » Cette femme ne conuaissait pas r, 
Athanase et ceux qui l'avaient amenee en eureut honte et la (irent sortir de lä. 
Et ils crierent : « Nous avons contre lui d'autres aecusations qui ne peuvent 
pas etre refutees. » Un homme nomme Arsene, (qui etait) eveque, s'etant trouve 
en faute, le bienheureux Atlianase le soumit ä la loi et le chassa de TEglise. 
Lorsque la troupe des Ariens l'apprit, ils soulllerent ä Arsene de ne pas paraitre 10 
et ils machinerent ceci : « (Atlianase) l'a tue; » et ils couperent une main, 
l'envelopperent d'un linge et la conserverent et ils l'accuserent en ceci : 
« G'est la main d'Arsene qui a etö tue\ » Dieu, qui ne se detourne pas de ses 
faniiliers, mais les protege, fit, a ce moinent-lä, veni'r dans la ville celui qui 
avait etetue; et lorsque les faniiliers d' Athanase l'eurent trouve, ils l'emme- 15 
nerent et le garden^nt cliez eux. Le lendemain, les partisans de TMognis pri- 
rentla main, dans le concilc, im disant : « G'est la main du tue. » Athanase leur 
dit : « Y a-t-il panni vous quelqu'un qui eonnaisse Arsene? » Tous crierent : 



roi. ii6 

V*. 



[53] IX. — MISTOIRE DU BIENIIEUREUX ATIIANASE. 229 

.. . \ot ,^J>0 ^5»oV} ,\0)-~l vOJl2iO|L ool, -.Jj-V/ Oj >\j )1Ö£lX^ ,^0 &«_)_— 
1. In mar«. 6<M.». — 2. Pour ow «-;-*/. 



« Nous le connaissons. » Lorsqu'il en eut donne l'ordre et quArsene fut venu, 
il le prit devant tous et dit: « Voici (d'une pari) la main d'Arsene; et voilä 
(d'autre part) que son Maitre lui a cree" deux mains et voilä qu'elles subsistent; 
ne reclamez pas une troisieme main; mais que ceux qui la detiennent rendent 
t> compte de celle du tue ! » Comme ils avaient rougi la premiere fois, ils rougirent 
encore de cela et s'enfuirent avec leurs mains sur leurs tetes. A cette occasion, 
le saint cria ' : Ils m'ont enveloppe et m'ont entoure; au nom du Seigneur, je les 
ai aneantis; ils m'ont entoure comme des abeilles et se sont eteints comme im 
feu d' herbes seches. Ce sont les fruits de l'envie contre les familiers (de Dieu). 

io Avez-vous vu les abominations que commirent les Ariens. Retournons 
encore en voir de plus grandes que celles-ci; car les artifices ne manquent 
pas ä Satan : Ils semerent le vent et ils moissonnerent la tempete 2 , et le feu 
les devorera; en verite, malheur ä leur äme! parce quils se sont prepare 
des maux; ils ont aigri le juste beaucoup 3 . Comment ? Un homme de 

15 mauvaises mceurs, nomme Ischyras (Anesikörös), empieta sur les mysteres 
divins 4 ; sans avoir regu la pretrise, il repandit sur lui-meme le bruit qu'il 
etait pretre — * il demeurait dans la region d' AlexaMrie — sous pretexte *,foi. ns 
qu'il avait dejä ose faire meme ce qui convient au pretre. Comme (cela) 
ne resta pas cache ä Athanase, (celui-ci) envoya le pretre Macaire pour voir et 

1. Ps. cxvn, 11-12. — 2. Os6e, vm, 7. — 3. Isaie, in, 9-10. — 4. Cf. Socrate, llist. eccl., I, 27. 



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230 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — IIISTOIRE. [54] 

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p .> <o t \ ^l ., >ä / ^_3ji.v_3? » «Not -.j^i» 1 rniN.JJ oi.Xs.ajp/ )*) * -L ^ J^.ü . ->o 



examiner l'affaire. Lorsqu'(Ischyras) entendit (dire cela), il quitta (les lieux), 
partit et alla se refugier dans Ia troupe des brigands du parti d'Eusebe. 
Quand ils eurent appris que l'homme adherait en tout ä leur volonte, ils lui 
promirent le dogre de l'episcopat, s'il pouvait calomnier Athanase, et, lorsqu'il 
eut dit qu'il le pouvait, ils reunirent im concile; car ils penserent que par 5 
la deposition de Macaire Athanase serait aussi condamne. Parce que le 
concile ne voulut pas approuver l'iniquite, Athanase monta aussitot pres 
de l'empereur. Ils signercnt avec audace sa deposition et ils machinerent 
encore ceci contre lui : « Athanase a fait en sorte que le froment ne inonte 
pas ä Constantinople ; » et, ä cause de cela, l'empereur lui ordonna d'aller 10 
en exil. Voici les parolcs d'Ischyras (Anesiköros) devant le concile : « Lors- 
quc Macaire est venu pres de moi, il s'est precipite sur l'autel, ila retourne la 
patene, il a verse le calice et il a fait brüler les Livres Jans le feu. » 
Athanase dit : « Qu'on voie d'abord ceci : s'il a bien recu le sacerdoce de 
quelqu'un! » Comme ils ne purent le (montrer), ils machinerent contre lui LS 
la ruse du froment. 

Apres qu' Athanase eut ete jete en exil, ils firent evßqne, ä sa place, 
Georges l'Arien et l'envoyörent ä Alexandrie — c'etait un liomme en qui l'erreur 
iles, Ariens avait produit une souillure et il fit endurer a A lexandrie beancoup 
de maux que nous citerons ensuite. — Lorsque les fidelesse furent soulcväs et 20 



1(1 



[55] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATIIANASE. 231 

y--.i-.6t -.otloL S^on ; J-o»j loa\ a^iOjsv \^ßl/o :Jjl^&:'ooo ox-jU/ ^-,; 
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V-do «_-/ ,_»_3 ts^^.^oKjt/; J»oi .yoLf.-. yCfcfl . i '.'N a A ar.tQJLio^oi» JvJl3; 

jj* jl niv i » oi-s yoaKjLäj; .jj/ pö/ ^.» ool .^6/ .^-^o jk^so .yoa^ 
jlj « '^"> jJSJL^s ca^ yäo .Jj/ \y.'.~ ,-*— / vca » mil/; ooo^. vs/o -Jloi »"»»po 

Ul v»»'» JJ -.Na-o ot^.ao n\i oCio JLiot {.jc « m i\ :v» V« i ». ^.j Jj/ 3/ 
> t i WS J J.y .jw.a yoü^ie ot\,.; ^-Nx )io- 1 -^ s -»ö; .Joöt ). M ,saA; ~_./ ai.; . 
ou^^,; l^fiootf^us as j ' .m. ^o p •. v asla\ J-fcot ^a^ Jjls» .po/ oolo .to>> M I/ 
JKa^o^d ^o JiKX^ot Jlct m . ->t jJLo ^ JjlSc .J^cuJ^«, 

1. IsoowV» Ms. — 2. Iw Ms. 



que Georges eut ete tue selon la juste retribution de sa faute, alors Athanase 
retourna aussitöt k sa place, avec la permission de Jules (Iouliös), l'eveque de 
Iiome; et, dans sa lettre, il ecrivit ainsi aux fideles d' Alexandrie ' : « Je nie 
rejouis avec vous, mes freres, qui avez vu de vos yeux les fruits de votre 
foi, ce qui a ete accompli par mon frere et mon serviteur 2 Athanase, dont le 
retour pres de vous (a lieu) ä cause de la purete de ses actions 3 et ä cause 
de vos priores. » Et, peu apres, il dit : « Je dis encore que vos ämes sont 
dans une foi invincible* et je me rejouis aussi avec 5 Athanase, mon frere; 
et, bien qu'il ait endure de nombreux maux, il n'a pas oublie, füt-ce pendant un 

petit moment du temps, votre afi'ection et votre araour pour lui. Moi *f i.ii6 
aussi, mes amis, je ne pense pas qu'une teile epreuve qui s'est elevee 
contre lui ne devienne pas comme (un sujet) de louange ; car sa propre foi 
et la votre a ete ä la fin connue de tous. » II dit encore : « II est retourne 
maintenant pres de vous, fortilie par la confiance de sa volonte saine, et 
15 il est retourne en possedant une gloirc plus grande que la premiere. » 

Teiles sont les paroles de la lettre et tel est son but; car eile s'allonge en 
un grand nombre de lignes. L'empereur Cqnstantin (Constance) aussi, pour la 
cause que j'ai dite, ne le recut pas volontiers; car il fut contraint par Constant, 



10 



i\ 



1. Gf. Socrale, Hisl. eccl., I, 23. — 2. Kai (juvemixönou [iou. — 3. To-j ßiou. — 4. 'AxaTajiaxYJTDu; ev t$ 
TriffTei. — 5. Suy/aipw. — 6. OOx aSo^ov. 



10 



232 BAHIJADBESABBA 'ARBAIA. — IIISTOIRE. [56] 

>..ota,« \ Vni JJj oot v /» . Lvsocxm J^ls.^0 *jx>a^coa.o ^o ^u±U )?c+\ i..^. bo^>. 
Ji-i^v/ k^l os.\ oK_so .^^ ; ,— ^\oi.ao ,oml3J v-i »'^J J-si-XL^ -..m . m ilJJ 

• J ii i mvi » joou* yasas'/ «-o- : 3? oöi L/^coiol; .)iJ\m yc r £i )*öi .».cn . -i rmo/ Js^jm 

• Les; " ^ .-«^s-o .^jl^I/o as^ ooio .Icocui J*>\v> t n °>o .o£^ O "**' ^-«"l| 
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Kf>m°>j./i ^tr*! ^oo /^^abu ,«_ oKju y/; )ni\v> 1 o » LuV/i ) - j ^o Q a 

^X3 oCs.-i looi J.3»-. -oi »-3 .)UK^.-jo ),— jkXoK»a lo^. )-.i, imi\U ous 

• .oiKji^. ,_bo j_V^O Oi\ woi/o ixa fc^JLJS flDOO ^..■«■V; ^.j ^O .ot^ J^jsISo>0» 
.)a->y^> ^^ai y^\ .oil^iv\ j^o ^»l? ),uy\Vot>ni\ v^^J./o .|i.^.\ )!/ ^.,-.61 
-|<V*? -»oio ^^ ^o J-i-»V/ ^o r<\ •>(•> n\ ^|U|i LlL^o . • ) A »,-D; ch^co cuöt 

jJL* ^.y^.j-5 t-»-^ il -J-'^-3 joCSS K^.~,-S OULäJ OQ_./ ) I -Y\l l(Xiö K S« Lid 
1. IsoiWi» Ms. 

I'empereur de Rome, ä ce point que, s'il ne recevait pas Athanase, il eüt 
ä se preparer ä la guerre 1 . (Constance) eut peur de ces (menaces) et ccrivit 
ä (Athanase) trois lettres 2 pour qu'il revint rapidement ä son siege. Le mal 
n'en resta pas lä, mais machina ceci devant I'empereur par le moyen des 
partisans d'Eusebe : « Athanase prend pour lui la nourriture que votre pere a 5 
ordonne qu'elle appartiendrait aux pauvres; » et I'empereur ordonna qu'il 
mourüt. Lui, il s'enfuit et se cacha quelque temps. Ensuite, premierement ä 
cause de Jules (Iouliänös) et, en second lieu, ä cause de Constant, il occupa son 
siege. Apres que Constant fut mort et que I'empereur d'Orient eut pris les 
deux provinces, sur l'accusation des Ariens, I'empereur ordonna qu'il füt tue, 10 
si on le trouvait. Une fois qu'il eut appris ce qui avait ete prononee contre 
lui, il s'enfuit et se cacha — comme il en avait etö instruit par une revelation 
divine — pendant six ans, ä Alexandrie meme, chez une vierge parfaite, 
alors qu'elle avait soin de lui pour tout ce dont il avait besoin. Apres que 
Constance fut mort et que le Seigneur l'eut delivre de son affliction, il ir> 
vint alors ä l'eglise, se montra aux iideles qui y etaient et dirigea son Eglise 
comme auparavant. Teile fut la vaillance du saint et la Jalousie qui fut 
excitöe contre lui par les Ariens, les ennemis de la veritr. A l'exemple du 
bienheurcux Job, son Arne demeura dans la piete; car les souffrances qu'il 

1. Cf. Socrate, flisl. eccl., I, 22. — 2. Ibid., I, 23. 



10 



fol. 11« 

V*. 



[57] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 233 

öS. .ok. oJ^Oo otloa/ JL^o Jjoi ^0.0 .vcoaS.o3 Jj-k^? ,^0 ^. 1 «>; 

yooiia^ J-£^o? U^V k**l i-^ xr 3 / J-k-^? )Ll-.«jo J^^aV; jloi^a^o 
a^. jl/ .) viX^ Jj<x» l-o-!J; Ji-=^ >-/ 1 \ * j ^o :J^**V; J»-^ y*-\ 
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Jen? .o^ V^o/o ,vm . m il/ L^-^° J- 3 ^^? •*-*?/ , , *t— V P °oi° -y^^'l .J^V So °< 

endura ne sont pas moindres que Celles du bienheureux Paul; et c'est pour- 
quoi une couronne lui est preparee comme ä (celui-lä), En effet, nous ne 
racontons pas tout ce qu'il a endure, parce que ce n'est pas notre but; mais 
(nous voulons) montrer par quelques (traits) deux choses : l'iniquite des 

s impies et les belles actions des familiers.(de Dieu). Gar, bien qu'il y ait * dans * fol. nc 
ce monde des justes ä qui il arrive selon la conduite des impies ' et des 
impies (ä qui il arrive) selon la conduite des justes, cependant ce n'est pas tout 
simplement qu'ils se rencontrent; on ne connaitrait pas, en effet, la mechan- 
cete des mechants et l'amour des justes pour Notre-Seigneur et la juste 

10 remuneration des uns et des autres, s'il n'etait pas permis ä cela d'arriver ici; 
et de meme que l'amour du guerrier pour son maitre se reconnait dans 
la guerre contre ses ennemis, ainsi les familiers (se reconnaissent) dans la 
guerre contre les ennemis. 

Citons encore la guerre qu'il engagea contre le paganisme. Apres que 

15 Julien, l'empereur paien, eut succede, il suscita un grand trouble contre 
l'Eglise et, ä cause de sa mechancete, il donna au gouverneur d'Alexandrie 
des ordres au sujet d' Athanase et chercha ä le perdre. (Athanase) commenga 
par fuir sur la mer et le (gouverneur) se mit ä le poursuivre 2 . Lorsqu'il voulut 
ensuite l'atteindre, Athanase, par ruse, retourna son navire du cöte du gou- 

20 verneur et celui-ci, ne le connaissant pas, dit : « Ou est arrive Athanase? » 

1. C'est-ä-dire : « il y a en ce monde des justes qui sont malheureux comme ne devraiem l'etie 
que ceux dont la conduite est impie. » — 2. Cf. Socrate, Hist. eccl., III, 14. 



v\ 



234 BARHADBESABBA ARBAIA. - HISTOIRE. [58] 

.^l o^ . ^ Il lMii ; vO^Kjü; *s/ JJ/ .u^ii ooio .JVo_aL.fi 1^____ yO»jJ J;o'P>o; 
.-oj__*; N ^_\ _oio-\t_M ^^ioo .)i-*--o/ J't- 3 -^ w_il__i yO.. ^»io yoV-t-fclKj* ooio 
l^oo^-X-S J-«^.o ^.010 .^-»oöu; sca3*/ J-flDQ-^ K_^a>; J-.Vafi .JjKXio» .^Z '■' 

^^£0^ ^oafiJ. JJo .)>~^oi\ jil/ a_=>o»; >^^ o-Kd .J_;öou ^-ao oj^ iX j>>j5 

.J^ J <r>y°> J^ 
aus >ä^.;ll/ Ji*^» ^^^ •• sjL T^ ^n»«>»U i«^> j-t** ^.; ^-L^ot p 10 

• .^<*lyo Jj»ot ^ioo .oikjL.^ae j_=>£j JL~? JJ»; .JaXao , o » ^.»-oto .JKj^ pco 
:J*.», inm\ JI ^aia; L^xi Jj^io sm.No w-po/ v-^ JJ .öu^Q-flO yj>'i IAjo 
)1o°io nm°>/ ^.; ^ä'j A - ^e; Lv^ vm . rn il/ la\; JJV. 1 ,,V) ouscu* ^2oo 

Et (Athanase) lui dit : « Voilä que son navire est devant toi. » II dit aussi 
ceci : « C'est un nuage et il passe. » Apres qu'il fut entre dans sa ville, il se 
cacha dans le tombeau de ses parents pendant quatre mois. A la fin, lorsque 
les Ariens eurent entendu cela, ils dirent' : « Les rebelies habiteront les 
tombeaux; » et il repondit : « Mais (il est dit) aussi : Ceux qui sonl dans les 5 
tombeaux raconteront ta bonte; et encore : Ceux qui sont couckes dans la pous- 
siere s'eveilleront 2 et loueront. » Et, parce qu'ils lui avaient reproche d'avoir 
fui, il dit : « Moise permit qu'il y eüt des villes de refuge'; David et Elie 
eurent recours ä la fuite; Paul se sauva dans une corbeille au temps de la nuit; 
Notre-Seigneur aussi et les Apötres fuirent parfois les Juifs. Car il est ecrit : 10 
Laissez la place ä la colere'' ; et : Tu ne resisleras pas au fleuve dans son inon- 
datioi ni ä fhomme en son temps 6 . » Les hommes diserts admirerent combien 
isa) sagesse connaissait de preuves veritablcs. 

Lorsque cela fut ainsi arrive envers Athanase, un graiid trouble fut suscite 
dans la ville et alors l'empereur ordonna qu'il dirigeät sa ville sans crainte. ts 
Des lors et apres, c'est cn (toute) tranquillite qu'il en ge>a- l'affaire; car 
Valens, l'empereur impie, n'osa pas entrer ä Alewandrie, ä cause de l'amour de 
la ville pour Athanase, jusqu'ä sa mort. II gouverna l'episcopat durant qua- 
rante-six ans. Ces (traits) relatifs ä Athanase jusqu'ici suilisent. 

1. Cf. Ibid., III, 8. — 2. Cf. Ps. lxxxvii. 12; I)an.,xn, 2. — 3. Nomlires, xwv, 11. — '.. Hom., xn, 19. 
— 5. Cf. Eccli., iv, 32, et llistoire el sagesse d'Ahikar V Assyrien, trad. F. Na», Paris, 1909, p. 181, n» 38. 



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^-io >jl*_a\ U-»i-=» >. m» J c u A .°- 3l :'^ ' • vt)a * a f00 l k~«-^? |_^^v_cü.\? )-,-^a°vo 
■)l^, . iv) »V/< jK^^U vi» nii y_»( J °^ q eo a) a ^-ietC^ oi^o .)»■*> J.~oi 

1. Les lettres >=« au bas de la page marquent la fin du douzieme cahior. Au bas de la page 
suivante, les lettres v^ indiquent le commenoement du treizieme cahier- — 2. U^=fc>aso Ms. 



X. — Quels maux Georges V Arien fit endurer aux fideles d'Alexandrie * et *foi. U7 
sur le genre de sa mort de la part des fideles. ' ' 

Au sujet des maux qu'ä Alexandrie les orthodoxes endurerent de la part 
des Ariens, il faudrait (recourir) au bienheureux Jeremie et ä l'ecrivain 

5 Josephe; et peut-etre cela leur echapperait-il, et ä l'histoire et aux lamentations. 
Car ce que, dans la souffrance de son coeur, sous forme de lamentations, 
le prophete a dit de la destruction de Jerusalem, il nous faut aussi le 
dire de meme des fideles & Alexandrie : Qui a fait que ma tete soit de Veau 
et mes yeux des fontaines de larmes ? J'ai plenre jour et nuit sur les tues de 

lo la fille de mon peuple' . II y avait, en eflet, lä un chätiment de la part de Dieu 
et ici une erreur satanique qui travaille parmi les fils de la desobeissance. 
Car, apres que le bienheureux Athanase se fut ecarte de la ville par crainte de 
lempereur, la troupe et la reunion des voleurs du parti d'Eusebe choisirent 
Georges, homme revetu de l'Esprit mauvais, et l'envoyerent lä pour eveque, 

15 ahn de relever l'opinion des Arimanites. 

1. Jer., ix, 1. 



10 



236 BARHADBESABBA 'ARBA1A. — H1STOIRR. 00] 

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J-»jJ-s .!■*-»/? I^o? \<*A*\ x*>? :J^->Jvao JLo J^a ^_^ fo^l v / .h^j[ JK^oJI 
Jjjo^o .JJ-^ß JJ/ -.*ao'/ jL^j V-^ Q^ •JJ«? k-jjJ^ Jaao '.fJkjKj oväo; 
Jpo/j ^iö UoA^o rjoot JJLO JoC&>. ^^—;; J^soaxo/ i^v p .JLioisj J^cl^K^ 
o-^> ^*© -.Jo£^ k^~ j; IL— ^boo .Joot w.£aao ^.otJUif ^io -Joot ju^K^o 
0^.0 !/,_=> ^O ,yÖC^ ^ . ^N L. -.V^-COJ ) KJ L ^ 3 ^Xj/ ^Sw|; -U->qju« joot L>jj 

^-^v J-ai-»-» .^>of.oows joot v i ♦y 'n vs/ ,^*j/ \iJ0 <£,'* oöt .-.m . ,t> iI/i 
^el; ^-*^->/ ^o» .-)LieLs ^öw* ^-^>öt ^-./j -.ot_«_oo^ v ^ ik ? j—o't-s sAÄioj 
» *.\ ./ Li t i ffl i\J) ,V*a ya^. olj .s,m » m ilf Jjlso^ Lvkjuio i^K-oo/ 
L^oooiV .JKa^o',jo ^o . % S ■ a » JK^j^L»/ s^öoto .ooot . «a'< - - |N -- £■ a se& \ 
Toi. 117 J-S'9-ß ^iL^isJsoi Jilo op ^OO .OtfLu Jlf^ ch> SI ^o ^o wh^Jt ^0 t-^x 

i^äls,;^ ^oi(i l-äoo^ "^i. ^»o ]]/ .ooot y «xaolLaao )i.oX. .°i\^, 
Jja-/ •JK.f.^N ^j/ 'ao'i jüLSot :»;Kji/ J^uoo,°inN ^oI\\ v oou^o< oöt 

1. Pour ow uai. 

En ve>ite, ce que le sage a dit : L' 'komme perfide suscite la rixe' ; et : 
L' komme impie et gourmand n'est pas rassasie 2 ; ear il dilate son dme eomme le 
Seol et il n'est pas rassasie comme la mort 3 , convient ä cette histoire. En efiet, 
si la parole du Seigneur est vraie 4 : Celui qui versera lesang des hommes, son sang 
sera verse par les hommes; combien plus (le sang) de celui-ci (sera verse) ; car il ."> 
n'en a pas perdu un petit nombre, mais beaucoup, et jusqu'ä l'ordre (ray^a) des 
pretres. En eflet, bien qu'il possedät l'apparence (a^vijKx) de la piete et apparüt 
sous l'habit des brebis, il etait eloigne des deux; (il etait eloigne) de la 
force de la piete et, ä l'interieur, il etait un loup qui etrangle. Nous appren- 
drons quels sont les maux qu'il a commis 5 , par la parole A'Athanase qui et les io 
cndura et etait present lorsqu'ils eurent lieu. Car, dans le traite d'apologie" 
sur sa fuite, lebienheureux Athanase raconte en ces termes inemes 7 ce qui est 
arrive' lä : « Ils vinrent, en eilet, ä Alexandrie ceux qui voulaient me mettre ä 
mort; » et il y eut d'autres choses pires que les premieres; car les Romains 8 
entourerent subitement Teglise de tous cötes et on entendait de\jä les voix 16 
fol. ii: * de ceux qui excitaient la guerre en place de la priere. Mais lorsque Georges 
— qu ils y avaient envoye de Cappadoce* — fut entrö durant le jeüne des 
quarante (jours), il augmenta"' les maux de la maniere qu'il devait l'ap- 

1. Prov., xv, 18. — 2. Cf. Prov., xin. 25. — 3. Hab., n. B. — k. CA. Mallh.. xxvi, r>2. — 5. Socrate, 

llist. eccl., II, 28. — 6. 'Ev T(;> önciXoYilTixü) \6ftp. — 7. Krri )ie|iv. — 8. ETprri<T>Tai. — 9. Lire : ^» v oouae» 
Uoo>Sß 4 7iip'oütwv ex Ka7i7ta6oxi«. — 10. Hü5t)uev. 



i 



[61 X. — GEORGES LARIEX. 237 

)£0\ök..S ..j^A^Si )»J.Ni ^Oa&j )Vi> t-»->x »^-^ ^0 .sS\Jj yOOULiO so/* 

.oooi ^.1'/ )Vo et>\ ~> .|L.ioooiV t-»-^ )-9Ö.r> <n°i/o .^.001 ^.sitoo j_>.&o -i .. K . V\ 
^-.N^äK^bo iV ooupo JJ; y\, -\ l\ )N_ä .^.j>itoo J^ök-.;o JM^ioV/; jtoo 
^.io )K ».«.so .0001 »~-^- alflD jtsJL^..=> iV oojJL»«7 «2^ *xoo£s..o; jji/ .0001 
jk-a.* j-ioi. ^o.< t"*"^ '^" 5 ^° .s*3oi wööi; ^.\oi »— ^Jo< -.v-öoi ^.j.Lm£oo 

«2000 vJUL^S; ^^s^.^0 • . ^.V-^^O-a-i .|l>->; sA.2lJ •. t-^v-flPQ n ^Q-2> jfcs_S ,_iO; 

jJols J<oi\ öta^s.^ t^o .jU-.»/ vcü^Ojs. y>-^; JIobIoa — io -oiäa'/ )ooi 
)bO>w^' ^o ^oioK_./j oöt .•' )üu^jaa -^ tp sjq-«.^C^v^. j6P JJ oipov^o "^. jl-.lxaio 
w-tvjo.^o |au >x o v^>vi> -> -.ot^CL^. )) . X «> j^oooiV yx\ 001 ^^-^alioo .JLfcLuae; 
:^Xpo* o ..•>»/ JVa^£>> po .a_a.3L.j jL^a.^ ^"s f •>*■ -»j -t J^oo_«-s ot^ JtkJLo 
y^l% :Ur*- °C±- J001 j •>>» ^£00 ryooi^ oooi o-kJlji J^aN* t-*-sv JLvQjx>o 
)fS*ii V*"*K J' - 1 .JoOOCl^. s^ÖOI »--)-£ ?o..,.\ -1 vOOU^; ^»^-/ '.oy\ect . »\oi 
K_.)V-*-^-o ^_.ch\ jo« Jö»o .)K\öl^.i Jo»a_o ^Jbo ötloX CLiQ-^o'/o -.Ol— 0/ 

^Xdjt wÖj^k JOOI \yl~ ^.J ^ .s£0O-.i/ K_»„3f ^L. j£C^w) ^J»i -.y^jo)_)i 

15 jodt {JL- -.^öot > V»'.. JJ ^opo oueL ; )iaju\o : oilo * « i\ OfS ^e ^öot 

I, \$jcaZ*$jS Ms. — 2. >a>-$&fiü Ms. In marg. uK^^^aell. _ 3. | i.fr "n n -» «> Ms. 

prendre' d'eux. En elTet, apres les sept jours de la fete des Azj'mes, les 
vierges etaient conduites en prison, les eveques venaient dans les chaines 
par l'entremise des Romains, les maisons des veuves et des orphelins etaient 
pilloes, les maisons fermees, sans leurs maitres, etaient ouvertes, les freres 

• r > des clercs 2 enduraient des maux ä cause de leurs freres; et il n'apparaissait 
que des maux dans ce qui avait lieu. En effet, apres que le peuple cut jeüne 
la semaine qui suit la Pentecöte (nrevTYixo<mf) , il sortit pour prier au cimetiere 
(xoi(x-/;TTf)piov), parce que chacun se detournait de la communion avec Georges 
I'Arien. Lorsque l'impie et le mechant l'apprit, il alla exciter 3 le general'' 

10 (ffTp*TiriX«TTfi;) Sebastien, qui etait de la secte des Manicheens. Alors celui-ci ainsi 
que beaucoup de Romains avec lui, les epees degainees et les arcs tendus, sor- 
tirent, en ce jour da dimanche, contre le peuple ; ayant trouve peu de monde en 
priere — car la plus grande partie du peuple s'etait retiree, parce que l'heure 
etait passee — ils firent des choses telles qu'il convient qu'elles ne soient 

lr> faites que par eux. En eilet, ils allumerent un grand feu et des environs 
amenerent aupres (de ce feu) des vierges et (Georges) les contraignait de 
force ä dire : « Nous sommes de la secte du parti d'Arius. » Comme il voyait 
qu'elles vainquaient dejä sa mechancete et qu'elles comptaient pour rien le 

1. Mt|j.a6r)xe. — 2. Litt. : « du clerge ». KXripixüv. — 3. Dapo^üvei. 



toi. iis 



10 



238 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [62] 

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^_oo ^*i v_o ^_o V-*-^. Jf—^o .looi ),._L!S._o v oot-«_N-v J^->)v_J^-> .yootio » > ■ ->;o 

1. (1 supra lineam. 



feu de sa menace, il levait le voile de leur visage et il les frappait au visage, 
au poiut qu'apres un temps non court c'est a peine si on les reconnaissait 
par leurs ligures. II prit, en efTet, quarante hommes et il les lourmenta aussi 
par de nouveaux genres de flagellations ; car il fit apporter des verges qu'ou 
venait de descendre d'un palmier et, comme il y avait beaucoup de rameaux, s 
il faisait par lä tomber la chair de leurs dos, au point que certains d'entre eux 
furent plustard operes des bois quis'etaient fixes en eux et que d'autres, qui ne 
supportaient pas (ce supplice), moururent meme. Ensuite, tous ceux qui res- 
terent, hommes et vierges, qui vöcurent et ne moururent pas, il les envoya 
fol. iis tout a coup en exil'. Quant aux corps * qu'on vit etre morts, au common- lo 
cement, on ne permit meme pas de les donner ä leurs parents; mais on les 
jeta sans sepulture dans des endroits Caches, en pensant que, par cette dure 
cruaute, on les ferait oublier. Cest lä, en efTet, ce que firent les heretiques 
dans Tegarement de leur cceur; car comme les parents 2 des morts ne se 
röjouissaicnt pas peu de leur martyre pour Dieu, mais etaient tristes de ne i . 
pas trouvcr leurs corps, c'ctait surtout sur eux que tombait le bläme de leur 
impiete et de leur möchancete. Aussitot, en elTet, dÜEgypte et de Lybie iis 

1. Le grec ajoutc : « ;'i la grande Oasis ». — 2. Oixttoi. 



1" 



[G3] X. — GEORGES [/ARIEN. 239 

■. v oj/ o£)m J^.)',-»^ )~L3Ö(o , |ianm >t Xo \mn oyL»JJ Ja. . ii ' o ^00 .vflpg.o' t j>o\o 

^j»; )tv_^_» JJLJJU >'\^ql% yV-io; otK^io K.ba^A J^iöi} Jj/ j ilmo 
a^»_. JJ» \^Oo '. v o^io ^*\oio JotXjJ oy'nV) ).!.=> jo_o* V •> m 1 . v aa\o.^aji 
J;0| ^^O^o .ai,.... v-Oia_iJJ jJo o£* jJo -.j^.^JL^CL.V/ )^.« ^o .A jJo .^«-=>jJ jJo 

J..O001 .^v-*-^; U'IX-^si )i mvirt ..o U&«o 'Jjlo/ >m . ^jo-fc^ K-«^i )1ojl3'^o 
^soi • .o&Owio ^^ldq^ ^a-oi lp°t-^^/° :|^ö^? J-»t^>f^o J-^'J--^ °o« "^ >< V? 

1. l^siiS. Ms. — 2. |Vaiuo<^o Ms. 

envoyerent en exil des eveques : Ammonis, Moise, un autre Ammonis et Ma»r, 
et parmi des pretres : Hierax et Dioscore. Ils les persecuterent si durement 
que certains d'entre eux moururent en route et que d'autres (moürureirt) en 
exil, apres y etre arrives. Ils mirent aussi en fuite plus de trente eveques; 

5 car ils avaient, comme Achab, la preoccupation de detruire la verite entiere- 
ment, s'il etait possible. , 

Ici, je pense, s'est accomplie la parole de Notre-Seigneur qui dit : Une 
heure viendra oii quiconque vous tuera croira faire une offrande ä Dieu; et ils 
feront cela, parce qu'ils n'ont connu ni mon Pere ni moi '. En verite, les Arima- 

10 nites n'ont connu ni lui ni son Pere et ils n'ont pas ä discuter ä ce sujet; 
car ce sont lä les (paroles) des lettres d' Athanase, par lesquelles il fait con- 
naitre la mechancete et la perfidie du parti de Georges l'Arien et l'affection et la 
constance des familiers dans la verite. Gar ils se prirent pour modele le Baby- 
lonien sans Dieu et sa cruaute envers Jerusalem; de meme que celui-lä s'at- 

15 taqua ä toutes les classes, de meme, eux aussi, ils deshonorerent les femmes 
sur les places publiques et les vierges dans les faubourgs d'Aleaoandrie. Car 
la punition de Georges ressembla aussi ä celle de Nabuchodonosor ; de meme 
que cet insulteur des nations tomba ä terre et que le Seol s'attrista ä son 
entree 2 , de meme, pour Georges, Dieu souleva les fideles d'Alexandrie contre 

1. Jean, xvi, 2-3. — 2. Isai'e, xiv, 9. 



toi. IIS 

V". 



240 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HIST01RK. [64] 

. -NA*.. Imtin,; J„oia_. ^-./c • .» « i V» 

rsfAvxln .^-'^^ ^rdijnr^ mim^W Ja. .Tjao^vu-n 

) . .v^o^/. * J;J.J "^-^ > ^* iw J . n » i >Ot-^-a j.3o-am.3/ Jooi vai-mjjo/ 
■■•n --, 'r> jj ^o ..a-.K.*/ j-iov^ )-«-.»/ .o&» Jooi K*l ).a^..^o j;o'po Lu^i* oöi 
) .«\ . ft . i{« j_^co»aa_3 >v oo£^o yoouio ) n .y\ r> ^.ota^lo/ Laönrn »/ ^o ju/ 
• .oj^ ooot > ^o';j JJ ^o^eus; ^-^-/ ^>» )K^*o ö£o ^io j_a^. ool oc*o 

y 

)>!*.» ^*i\ .Joe* i-^J-* 1 ? llflUfcScua Joot v^^» Jl^ilkioo Jooi V^'f* J'J— **^* 

ypo'/; ^>.-/ .joot JLoUS JJU ^JiO V-^v JLä/ .Ot^.9 tm..*4D*Ot\ ^abwJu JJ; )oO( 



lui et ils priverent ce mechant de Ia vie et Athanase retourna a sa place. 
Ici s'est accomplie la parole de David qui dit : Ne parte pas envie au.v mechants 
qui fieurissent pour un temps, parce qu'ils se dessechent bientöt comme les foins et 

se (letrissent comme 1' herbe verte'. 

XI. — Sur Eudoxius V Arien et quels mau.v ü fit endurer uux fuleles :, 
d' Antioc he 2 . 

Eudoxius, qui avait un esprit rebelle et mauvais, etait eveque ä Germa- 
roi.ii8 nicie, ä cöte du pays * de YEuphratesie. Les Ariens le firent venir et, quoi- 
qu'aueun eveque ne füt present, les clercs l'introniserent d'eux-memes sur 
le sirge d'Antioche; et lui, encore en dehors de tout droit, il se precipita sur ce 
qui ne lui revenait en rien, pour apparaitre au-dessus des chefs de la grande 
ville, au profit de sa möchancete; peut-(Mre (les Ariens) pens<'>reut-ils qu'il y 
avait ainsi une utilite surtout pour ceux qui recherchaient leur mechancete. 
II injuriait les homraes libres et il l'aisait des choses hontouses ä cause des 
coups dont il flagellait quiconque il voyait ne pas approuver son heresie. 
Gar il n'avait pas egard aux feinmes qui disaient la honte de leurs actes; mais 



v°. 



in 



1.-. 



i. Ps. xxxvi, 1-2. — 2. er. Theodore!, Hist. ecet., n. -.;■'>; Bocrate, Hut- eccl., II, vj. 



65] XI. — EUDOXIUS L'ARIEN. 241 

Jilso^» -^*.oU0 JJljJJo Jooi i-ijiio o.^ .^-ö|\ JJ/ .^oj.*.J^acD> JIoj.^3l.a s-öot 
.JLÄ^i jJöaflo/ laio^ Jt^\ yOoC^ Jooi ^^Xio >3l^.L, :ji.Va~a «Ikapoa 
Jls/ ».3 <v ooi^.3K.Jl^ iio^ vooiiaa^ jooi Jl'^o -vO*.^/ ^V ^^io^-io ,.3 
Jooi f>,iio JjLOÖt JJ/ Jooi J^mAso J,.-*:!^ J.*ai Ai\i ^-io» .-ot Jftoo^ 
r, ).»i\ J^o; ^-io jJo JlVa.-, ^.io jJo J-,.^3 ^o JJ Jooi lous JJ p -vooi^ 
. i - y>l* :)t~*as -öoi ^.Lo JLjlo ^ioo :>-Sot ^auk.!^ JJ.otK.«.^ai>» ^^</ ^-j 
ya-Joi ,-äo ^\ -öot ^*t* yooK-^xys JJ j^-^^» J^j'^3; Jjl^i^o :Ji.Vo.~ 
.^-otkjwÄLsl JJ-«^-* t 3 -V*"^ v *^^ 10 -J^ä.». a^3 vt .^jl^.j; .^jä -.^.oC^..} 
.*^_oOO) Jooi o'J;j j^o^ ,^»öt^ oooi ^ M ^oo -.^-.öi^ oooi ^.«..sLaio oolo 

lo J.^joäju=> .JL^v^^? I°°« k-/ ^-? )*■** <-»öC^ t-^ 1 -* 5 ! |i.*-^ö» IJ-^o^ 10 ^>° 
JS^s.^lß JJ-^oäj ^-.j ^.^.io .looi JL-jlo JjJS^*.'-, ^-.; J.1.O0 Jla^oJ^.sj 
.ot-iOQ.3 ^oo ,oi-.£--^J ^° J-^ ! JäX»,»1 ov^. looi ..ot3o,V3 ^»* Jla.-S.io 
J,o_o_i '^ä JIojoiä Jooil; ..Jl^; JLi.»I ^.\ öiio» v— iJLiolj 6ü^ Iv-ajio 
öw.1^. /; JlpXo .Jooi »_3u^ J^ö/>3;J.VjJ .-Jau.£oJl J.IOI ^.\öi ^-»/»o .Jj-».J ^OQ.^i 

is .J_^io^; JJ^>V- Jt -^° .ö*-*t- :aLi \ J -.J^-°i J^» »-: 5 ^-^-r 3 -"? ^^■ , /? J- Äa -^ k-*- ä 

>r _iol ^_iO \y~*Mil K.O ^-.^ Jo3| t— 2t» 

il les ilagellait beaucoup. Quant aux hommes habiles dans les actions et ornes 
de cheveux blancs, il les prenait avec violence (et) faisait entrer ä l'eglise, 
ä la maniere des ecoles d'enfants, en les frappant sur le visage et en ouvrant 
leur habit jusqu'aux epaules, sans rnßme cacher rendroitqui merite la pudeur 

5 de la part de chacun; mais il les flagellait ainsi sans avoir egard ni au corps, 
ni aux cheveux blancs, ni aux actions. Quant aux femmes qui l'emportaient en 
perfection, possedaient la pudeur naturellement, portaient des cheveux blancs 
et n'avaient jamais connaissance du visage des hommes en dehors des leurs, il 
ordonna de les trainer sur les places publique* et de les tromper, apres avoir 

io pris leur voile; puis, on les faisait asseoir et on les frappait jusqu'ä ce que leur 
sang coulät par suite du grand nombre de coups dont il les flagellait. 11 y en 
avait une qui se rejouissait des promesses de la virginite et possedait un 
fort caractere; parce quelle avait recu un grand nombre de coups sur la 
iigure, eile eut une hemorragie par le nez et par la bouche et il lui plut 

15 d'essuyer son sang sur la porte de l'eglise, pour qu'il existät un temoignage 
contre le chef au jour du jugement. Cet etrange (eveque) en faisait autant 
aux orthodoxes, au point de faire de l'eglise — qui est le refuge de ceux qui 
s'appliquent aux actions honnetes — un camp de voleurs, car la prison etait 
plus agreable que ce (lieu). 

PATI». OR. — T. XXItl. — F. 2. lli 



fol. 119 



242 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — H1ST0IRE. [66] 

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1 ) i . K i \ /w> r. ~, oi-s; ) <w>vm ^.i, ^qj/ k_x_£i ■ »\«/ .vffl « no/ K__aj 

MSL^Udi)^; ^«/ -^U/ yOOU-O; *--^-/ ^-* .-Q-Oä/ JjOt "^LfloS. 

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J_-_o»a_ ,3 o 1 a-> jJSoo^ Jfcoo; ^_o *_.,~.oi ^.U; J-j'o__; oöi v m . ffl'M oJJ; 

.yO-Ol)- ^JU^JL^XOOuO; 15 

1. Ce mot est coupe en deux : «&_>-o sur une ligne et \**& ä la ligne suivante. — 2- 1^3^ Ms. 
— 3. Pour ow »=^. 



Des hommes d'(Antioche), qui en avaient souffert mauvaisement, l'avaient 
fait savoir ä saint Bastle, l'evßque düAncyre — car il nejouissaitpas d'une petite 
fol. 119 liberte pres de l'empercur, * parce qu'il possedait de la part de chacun une 
grande reputation de vertu — pour qu'il informät l'cmpereur Constantin (Cons- 
tance) sur les maus qui avaient lieu ä Antioche. Lorsque l'empereur fut au 5 
courant, il commanda (ä Eudoxius) de retourner ä sa place. Ala iin, comme il 
eut honte de retourner ä Germanicie, uu concile se reunit ä son sujet ä Seiende 
de Syrie; et, lorsqu' Eudoxius sut qu'il etait jete en exil, il cacha son opinion 
et, quant ä son partisanyk^t?/set ä Eunomins l'execrablc, lui-meme et le concile 
les jetcrent tous deux en exil. Apres que Macedonius fut sorti de Constantinople 10 
et eut öte jete en exil, Eudoxius, mettant (ainsi) au second rang le siege d' An- 
tioche, accepta ensuite Tepiseopat de Constantinople grace ä l'appui des 
partisans d'Acace. (Ceux-lä) oublierent la loi qu'avaient portee contre celui-ci 
ä Constantinople meme — ä l'encontrc de ce qu'ils jugerent — ceux qui avaient 
depose Dracontius, parce qu'il etait passe" de la Galatic a l'erganie', et ils l« 
n'hesitercnt pas ä attribuer le siege de Constantinople ä Eudoxius, qui pour la 
scconde fois alors passa d'un lieu a un autre *. 

1. Ct. Socrate, llist. eccl., II, M. — '.', AeÜTcpov TÖte 7toiou|itvov rr)v lietäßairiv. 



[ 67 ] XI. - EUDOXIUS L' ARIEN. 243 

Jijso .JojSs Jl» _)aS. Ls/? -J-»« -«oJM jla ,_.; ooi .sa_=L.Ji ^^u» ^-^ i^° 

• .aioojL Jjot p Ltioioiio» o£bo ^-.j Jja*. .LsJJ t-^»? -<*■* -jot^jJ "^~*» 

5 VO^ JlaJLiCL-6i^ < s ^~a.io Jjot» v*^^ 5 ^ -ilo^» J-*"° )ö«? .<*V> k-L.oJi 

)_* ..r^N-t J»OI ^0 ,JSO .L<^»^A JjL9l\o_^30 JlooÜ^Li» JjOt )ois OOI L^OSO .)^AO 

JJ» .Lio» Jlf s ,)jso^Jk3 yooi^ y*x3 oifco^V-^ ooi -Jlp>; ) » »on^ )oöi L^> 
}^o .-^W» JJ La/? -BP .JoCSs JJ» La/; .-ya^ Ipo/j -=*-* vQJl^K^I )&» 
006, ,_=ls>NjlJ j,^> ooi ^*,-6i» -V^o/ J~— ^*? .JLsJJ t-^ ? -«-» •')«^i' "^— '» 

yA .Lw^fcoo JjioC^ L*5^. lpo)l/> -« )l^.ioo .]l^ Joe* I-*ao-^ »SlS^ 
) r i'» ) j ^v« > a|Ui ■k^.v»'. JjL^£.A^floa.o; J-*Ä»aa Jju»/ ^a*xo^;o/ ^-.; 
<T .. -s K. r» . ' t q» .-J_LN "^js.oolS. )bw>jii jjoi vod'l; •*|»;V;o Lsäo yOj/ ^->^ » ot 
ot^oj .Jjt- JbX^o ,^jj j—oj -.».. ii ^^-» P; Jjoi . 1 » « ^o yßoV 3 ? otio-iöo 



1 fol. 110 

v°. 



Des qu Eudoxius se tut assis sur le tröne de cette Eglise — dans l'orgueil 
de son esprit, et parce qu'il crut avoir desormais trouve un terrain propre ä 
recevoir la semence de son erreur — il lächa d'abord une parole celebre 
partout, et voici cette parole : « Le Pere est impie' et le Fils pieux 2 puis- 

5 qu'il revere le Pere. » Lorsque tout le peuple des fideles eut entendu cela, (les 
fideles) crierent ensemble : « Voilä un poison mortel; car quiconque accepte 
cela vomit et rejette la foi; c'est bien renier la divinite et l'enseignement 
apostolique. » Comme en suite de cela il y avait un grand tumulte 3 dans l'as- 
semblee de l'eglise, il leur repondit aussitöt ä haute voix : « Ne soyez pas 

10 troubles* par ce que je vous ai dit : Le Pere est impie' parce que le Pere 
ne revere pas :i , et le Fils (est) pieux 2 parce qu'il revere le Pere; l'Apotre, en 
effet, a dit : Alors le Fils sera soumis ä celui qui lui a soumis toutes choses*. » 
Quand il eut dit cela, c'est ä peine si le tumulte 3 fut apaise; car un grand (eclat) 
de rire 7 remplaca le trouble dans l'eglise; et cette parole qui avait ete dite" 

15 est tournee en derision jusqu'ä maintenant . Eudoxius 1' Arien tint le siege 
de Constantinople dans son erreur durant dix-neuf ans. Teiles sont les epines 
et les ronces que cet impie produisit * contre le troupeau sauve par la passion ♦ fol. no 
et la mort de notre Sauveur le Christ; quand il eut bien aboye, il sema le 

1. 'Aueßri;. — 2. Eu<re6»i;. — 3. QöpuSo;. — 4. MriSev tapirre^e. — 5. Oüoe'va oeSei. — 6. I Cor., xv, 28. 
Ceci manque dans Socrate, Hist. eccl., II, 43. — 7. TeXo;. — 8. T6 Xs^ev. — 9- "Axp< Seijpo feXMiiEvov. 



244 BARHADBESABBA 'ARBA1A. — IIISTOIHE. [68] 

k_OOOt'/ k-.j- s O » ,, V V-«-^. <^ .w.OtO - ^/» )t-^.!^3 w^fiQ.3lf jJo .J.*O.Ji\.\ joöi jJ .W—s^ 

öt n -> m . fjiotj v-/o :ölt^J jJ? °°t vj? -od,*^ "^.^j )<*Sx» oita^^.3 -».^Ut 

.Jjss^V-. joot pu/ i_s ( ^j oi^ooia^d . vaa^jnqmN/ JiLoftoo; jil/ ^o .»-«-^ 

1. Le prernier o est au-dessous de la ligne. 

vent et moissonna la tempete' ; car sa toile ne se transformait pas on liabit et 
il ne fut pas couvert par le travail de ses mains". Ge n'est pas d'uue maniere 
quelconque, en elfet, que la Providence se detourna ä cette epoque, comme 
eile ne l'avait pas fait nou plus (dune maniere quelconque) au temps de 
Pharaon; mais ce fut pour trois motifs : premierement, pour que l'opinion des 6 
heretiques fut connue; deuxiemement, pour que la volonte des fideles fut 
eprouvee; troisiemement, pour que la sollicitude de Dieu envers son Kglise fut 
connue : s'il ne l'avait pas gardee et comme maintenant l'avait laissee aux mains 
des loups, eile serait dejä dechiree. Ces (traits) sur celui-lä jusqu'ici suffisent. 

XII. — Uistoire de Mar Gregoire, l'evique de Nfocesaree*. ^ 

II y a trois Gregoire : le prernier, de Nazianze, fut tlieologien, et le 
deuxieme, l'eveque de Nysse, (est) le fröre de Bastle, homme grand; mais nolre 
discours (porte) sur Grigoire le tliaumaturge, l'eveque de Seocesarec, qui prö- 
cede ceux-lä de longtemps. II etait, en elTet, du pays appole Hellespont et par 
sa famille etait fds d'liommes illustres. II fut instruit d'abord daus toute la 16 

1. osee, vin, 7. — 2. Cf. Isafe, i.ix, o. —3. Socrate, Hist.eccL, IV, 27.Voirsa vie par S. Gregoire 
de Nysse, /'. <'•-, t. XLVI, cid. 893-958. Cf. Victor Ryssel, Gregorius Thaumalarga», sein Leben und 
seine Schriften, Leipzig, 1880, D'apres Ryssel, loc. dt., p. 12-19, Gregoire, ne vers 218, a ete ä Cesaree 
pres d'Origene vers 281; il est revenu en Cappadoce en 239; Origene lui a ecrll en 240; il est eveque 
en 240 (ulutöl qu'en 244); il ecrit sa lettre canonique sur ivntree des Goths dans son diocese en 258; il 
nssisic- au prernier concUed'Anlimdie en -je.:, ei an secönd en 269; il meurl en 270. Une wo ayriaque de 
(■in'goiic a ete editee par le R. !'■ Bedjan, .\<ia martyrum et sanetorum, i. VI, Paris, 1896, p, s:t IOC. 



in 



foL 120 
r". 



[lid] XII. — IIISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 245 

:UoXi. ,_io -otc-ö^'/ o^JLi.j ^iö ~-/ :)K-UL-b JJ.cl^-.^-s ^-bo £^j-/ 
..)!•, jAa; öt.».v>ö,«l ^\. )vrn4 o«^o :)) . X tr>; jlSw^il otJ3 L*^4» U^>-=> 
|N-ij.j ^./o .otkvio t>; Jl\oa.>,s ou^o jooui i-J^s» U^o c«l^j^_s .°9* ^? / 
Lo^-kio :) i .ön J-sVoj ^sl; ) SOli ^ CO SO jK^^o^ jK^J s g^ o ^io» J-io :JLv-.iof 
:Jjot jJLaoi *s/ |jJ©t -.j-lt—/ )^»>^QJl ^!Ow jK^acyo cxi.auL.oo t *i cn ..,. \ , '°>\ 

)K_s, v io ua—i'/o .yQ>»» ^v—flp/io >m » rr, o» öd.>~ ^e w»jl* ,001 Jla- ^S ^ 

|och Joot ^-o-^O*/ )lo)K_k^O) > 1 ... i n 3 C4^D OttOvA.,-30 .j-OjÖ.3 ^OO Jj\ÖLä\i 
^•9 > .Ot.ljt^. ■ ) In °l "> I jO^- \->^ol -.y>y^O JL2jO lcOOf-3 Jim r 10 loCH )_I/ 

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)K^£i> )Kv>r>..j> w »o(i ^-.1 ^o Joot JLld op ^o -.Licoa ^o ; od a ^.,..j ^*_s 
)K^aa .. Ico, *-*U/ ou» 001 -.)jt-**jl )iaflJLM j»iKjtio cxjl^o; : ts-)^-_a— 



sagesse de Grecs. Car, parce que, dans son jeüne äge', il fut prive des soias 
naturels — ses parents, en eilet, avaient quitte le monde — au temps oü I'esprit 
de beaueoup est jeune et depasse les limites du bien, il montra aussitöt ce qui 
allait advenir de lui ä l'äge parfait. De meme qu'une belle plante, quand, 
5 des sa premiere poussee, eile produit hätivement de riclies rameaux, montre 
ä celui qui la cultive, par sa richesse precoce, (une) autre transformation, 
ainsi ce bienheureux aussi — alors que läme des autres erre par ignoranee 
ä la suite des vanites qui eaptivent la jeunesse 2 — s'ecarta du spectacle du 
cirque? et du Stade 1 et s'eloigna de la beaute des vetements et des delices. 

10 Aussitöt assidu tout entier ä l'aequisition de la perfection, il avait comme 
premiere acquisition de la perfection l'application ä la philosophie 5 , ä la suite 
de laquelle venait la temperance comme une couronne 6 attachee ä la purete, 
et toutes deux etaient aidees * par la constance daus le jeüne 7 . II possedait * fol. 120 
dejä la purete, Fhumilite et la douceur, gräce au mepris de l'argent 8 . Des qu'il 

15 se fut applique avec soin ä la sagesse profane 9 , qui chez les autres affermit le 

1. Gf. S. Gregoire de Nysse, De vila Sancti Gregorii, P. G-, t. XLVI, col. 900 b. —2. Le giec 
ajoule huit lignes autour de la meme idee et du texte : Jnstus uf palma florebit (Ps. xci, 13). — 
:i. Ki'pxo;. — 4. Itiöiov. Ces deux derniers mots ne figurent pas dans le grcc <[ui purte : « le eheval » 
la chasse ». — 5. Le grec porle : « la sagesse » (cofia). — 6. Le grec porle : « comme un poulain » 
(mäios). — 7. Le grec porle : « la temperance » (tvxpixEia). — 8. Mdmönä. Le grec porle : « des biens » 
(tßv xp^nättüv; et ajoute dix lignes de commenlaire dans lesquelles il cito l'exemple d'Abraham u i|Ui 
posseda aussi la science de la philosophie chaldeenne. » — 9. Litt. : « du dehors (?5<ü). 



246 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [70] 

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)i »mn ^,_.o .'JLugLj yOoiK vi ■> .: d^o^ -»?'U? ^° •')» "' f> ^ i J °t las« 
^Ct_ o ss/o .yo «N^oJJ )och ),- .^ o -^l dK^Aj-s .• v oo»i ci >\o .1 dla^«-**^0 
Jlj 2 ^j^.a_s jj 3/5 -.^.oio^so^jj J001 y^-^a^v lasd jj.ni »^ (T>»*>\ o£ioAu* 

^^io Jlo_A.^ öCSo J-^-.\; J^./ :)ooi «otoK-./ |^i,inn\)j , ^*3CH p 
-*otots_/ dK—axio oJl^S. JIcha^oI \Ly M 001 ■JIo-.ä/io )K.vn. t » ) i°>\o_ 
V^-s^ °ooi ^-«^d ^/; .(.io.a.'^^o jl» cd J,..ca.~ .J-2l3J> W-^. J-co.\a_o Jod 
o 3 *> ? • J f^_a_. ,^sii ^» l N yoouja-j^^ v aJO '? vO^K^qj U 70 .OM-fc uüi 
)JLi/ ^aiw 00t ^-.j ^ .^.jü dlo.^ J^oJ-3; jk-»-»/ )i-^j/ *-^» J-»>a3 ^i, 10 
dla\ K_si_o -Jod J^ls p"«"^ -«• no^o Jto^s :JlSl3j )vnm|js )y..°»«> 
I^Lfioa^oo .)L^\ jjd; |^v/ w>JLatfC^li ~\ ko'j/ Jl» -.J-«-i«-o p )k-»-»/ <-*d 
^Js>yL.i ^>o y~.\ ^_,j vQJd .J^-sl d»^v/ d^^io; JfcC^Ow 3/ ooi lod 
d-*^^ toojji Jj-^jcv-s ..yojijj cod s*^- 5 ^cxo^o^ d-s; :LflDicu2L\ d\ ood 

paganisme, il fut saisi par eile en vue de la sagesse et de l'intelligence du 
christianisme ' ; et de meme que Mo'ise fut d'abord instruit de toute la sagesse 
des Egyptiens 2 , ainsi ce bienheureux, apres qu'il eut ete instruit de toute 
la sagesse des Grecs et qu'il eut connu, par experienee, la faiblesse de leur 
doctrine, devint aussitöt diseiple de l'Evangile. Et, avant merae d'etre 5 
amene au christianisme, il etait si parfait dans ses actions qu'il ne fut pas 
meme souille par la moindre tache du peche. 

Lors donc qu'il etait ä Alexandrie, oü toute la jeunesse vient pour 
apprendre la sagesse et la medecine, il etait pour ceux de son äge un spectaele 
etonnant; car l'eloge des hommes purs est l'opprobre des homines dissolus; 10 
et, en effet, tels furent ses compagnons d'äge et, pour n'avoir pas lareputation 
d'etre seuls adonnes auxvanites, ils machinerent contre lui une ruse aumoyen 
d'une courtisane comme s'il entrait chez eile 3 . Tandis qu'il traitait avec des 
hommes doctes certaine question de philosopbie sous un exterieur pur, cette 
courtisane s'approcha de lui, en criant : « II n'est pas juste que tu me frustres is 
du salaire de cette nuit; » et, de plus, eile ajoutait aussi la cause pour laquelle 
eile röclamait son salaire. (Ses compagnons), qui connaissaient la ruse par 
laquelle ils voulaient porter atteinte ä ses actions, s'enflammaient de colere 

1. l.e grec ajoute une vingtaine de lignea de commentaire. — 2. Cf. Actes, vu, 2-j — 3. I.'inci- 
dent de la courtisane liguredans Dedjan, np. eil., t. VI, p. 101-103, mais il se tennine comme on l'a vu 
plus haut, chap. ix, pour S. Alliauase ; EHienne, l'archidiacre de Gregoire, röpond a celte femme et eile 
le prend pour Qrögoire. 



10 



l'oi. 120 



[71] XII. -- H1STOIRE DE MAR GREGOIHE DE NEOCESÄREE. 247 

jJo ..sft - ^J»; )t-a^x *-»/ yOOiiCLäw jl^Ka/ jj ^_»j ooi .ooot ^. x \jq.! n JSoo 
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■{.lA^aop |oot-i; ^0f-o Jjlso^ ' t \ co ^Xöi *-•/» .061 Ja-.* ou^o x^jjh JJ Joi^s 
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71 

la.\ Jl./ -Jloi .^mp la\ jooi JJ , t-3 :J^jlO 001 ^-.1 "^^o »J^ ^.io 
JK^öo ^oJLoo ,^o..\ll/ ou^oo • .JjlSl^o Jjls; oöks jooi .*otoK_/* >m <f 1 ^io/ 
) . im^ JJj^wüd p ;J^>) n°i<Y> J_üI>oja **';l/t ^°° J-^ko? ) cn-aso J ia\n -. 
JK viIm i JUo^j» ;opo yä .Jj..s o»ISsjL.^ia\ ,001 -. v ooiia\ a.aSJ* 0001 ^OxLs 

contre eile; quant ä lui, il ne se troubla pas avec eux comme (le fait) uu 
homme tourmente, il ne cita pas des temoins de ses actions, il ne reprit pas 
la mechancete de ses insulteurs; mais il se tourna vers son ami et lui dit 
d'une voix tranquille : « Va, donne-lui l'argent, de peur que, par son grand 

5 tumulte, eile n'empeche la raison de sappliquer ä notre question. » Des 
qu'elle eut pris l'argent, selon ce qu'elle avait demande', et que les ruses des 
perfides eurent ete rendues vaines, cette courtisane etait aussitöt tourmentee 
par le demon; eile jappait comme un chien, eile arrachait de ses mains 
ses cheveux noues et sa bouche, au Heu de crachat, * vomissait de *foi. 120 

10 l'ecume. Tant que le bienheureux ne l'eut pas demande ä Dieu, ce demon ne 
s'eloigna pas d'elle. Voila ce que le bienheureux fit avant d'etre chretien; 
et, comme le bienheureux Joseph, il vainquit aussi ces deux choses, l'envie de 
ses compagnons et la colere". 

Peu de temps apres, le valeureux (athlete), qui penchait vers le christia- 

15 nisme, vint pres d'Origene, qui etait docteur ä cette epoque; il fut son disciple 
et en recut la parole de la doctrine et l'interprötation des Ecritures. Apres 
qu'il fut assez exerce dans les Ecritures, comme beaucoup en(pays) etranger 
lui demandaient de rester chez eux, il retourna ä sa ville, pourvu de la 

1. Le grec ajoute quelques lignes. — 2. Le gree consacre une colonne ä la comparaison de Gre- 
goire et de Joseph. 



248 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOlBR. [72] 

jol^J yoo« . üon^; :)ocn i\JL o£±. f.bo.^ o»Vj ^; ^ .)L(.v^_-co jKi^o 
jv-^o; jooi "d.*!»; ^^^o oot :oti^\o-.; )an\ci.p v3a^.o-J* y.*\ od.ovpo 
) t V\ ,3; .Lotsjt oCi> j.au^v -.o|.jlSü; ädo>->.\.~ \2yio "^^JäJ; Lviio.*i ) m\r> n 
LiO.^ L-Soi ^.SO *11( ^K^ S-* .)K^»aa..3 JJo 0|_SJ ) !Son . so ^^ )q_^j 

oiJta.j\o o^. J^w^s K-j^*-^io .JLa . ..; jiJLJI JLajcuA o&. ^j/ •JAuupefo 5 

L^-3 loc* ou^'./o .otlcL=>,o .Lxl^> «£o N ^A »m i>v> p .w.oioK_/ JojSs ta\ 
Li— ^.io ^A jJ vs/ ouiSüls )la*3i oot... JJo .sn+y&J^Jz )lo'ilsJL*o .«->vpj 

t-^-ij c+jlSlj ^Sl^ ai'^5 001 v^ ^D .^o(aJS.^lol; Jlcuots «; looi J,_?^Jy 

OCO.A.9 ,.-. JV-*"^ J-" 31 ^^C© -OU> J-^lKiO jlj . O n Jl.^OV) IcOOt-S» .•JJ.OJG*3 

JVJ— * V- 3 J'»" 3 ^ :«.m » > ^?o/ loX ou ^ XXa Jooi» oot : \tcm\ «TviN^ya )ooi 

1. In mare. <**&*.&*>*&. 



richesse de la sagesse et de beaucoup de seience. Alors que tout le peuple 
le regardait, afm de (voir) s'il montrerait son Instruction dans son assemblee 
pour cueillir la louange de sa doetrine, lui, parce qu'il savait que la louange 
des auditeurs pouvait aneantir et relAcher la vigueur de son Arne, il ehoisit 
pour lui-meme le silenee, aiin de montrer par les oeuvres et 11011 par la parole le j 
tresor qui etait en lui. Apres qu'il se fut ecarte du bruit du peuple et de la 
ville, il s'en alla dans la solitude, en un pays eloigne, et e'etait comme un 
solitaire qu'il etait ä part lui-meme aupres de Dieu, plein de mepris pour 
tout le monde et ses biens'; il n'avait pour eompagne que la vertu seule et 
il n'accorda le reb'ichement en lui-meme ä aucune des passions du eorps. 10 

Le sacerdoce devait le saisir, bien qu'il se füt garde en de multiples occa- 
sions de n'etre pas soumis ä la main des pretres. II eraignait que ses actione 
ne trouvassent un obstacle dans le sacerdoce, qui etait suspendu sur lui 
comme un lourd fardeau. A cause de cela, un liomme nomine Phrilmidnös, qui 
avait ete en sa compagnie pres iVOrit/cne'-, liomme noble de Cappadoce, et 15 

1. Le grcc L'imi|iari' i'nnirr Gri'goiri' » Mnisr. — j. Le gree dlfföre. il raconle |iiu> haut que la 
conversion de Gregoire vini de ce qu'il rencontre Phermillanos, patrice de Cappadoce, qui lui res- 
Semblail pour les mceurs el l'espiit, coiinne il le inonlra plus tard lorscpi'il dcvinl li- Instre de l'figlise 
de Cesaroe, Ordgoire ouvrlt son Cfleur a son ami en toul ce qui concemail Dieu el tous deux allerem 
Irouver Origene. Le i;rei- nr mentionne plus ensuite Pherroilianos (Firmitien) el c'esl a un certain 
l'liaiilinios (4>ai£i|io(), l'öväque d'Amasee, qu'il attribue l'ordination de Gregoire. Le syriaque qui 



10 



[73] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 249 

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^w» jjoi »K-so .|o£Sn yo+o \jq\ Jjp^-s ^uoeuJlo ^3 ■ . ^oQ^v^t^ »■«■ ao . » '^o 

.JLooi )t-o-»/ j^aKs» *o^io.,)jLij oc*S> J-ieyin J»-/ .J K jup o 06» ^V^o Joe* 
yoo^. JLooi Jl aiiaof .-)ooi K-/ jVooo^ ;aL,..\ a '»j^k- 3 ^ J^J-t^ oi Nt >o 

Mai.; Jj_s; 001 *.mOO| ^-^ot? ^-») <^ -oila\ ^K&l | mi| ; ^*^-»l ^»o£o 
"^.i. o n \ 1 ot>°n\o o^ K^^> Jlcuoia oC^ "^Os^/j ^-iö ^0 ^Ja 
o£s, JJÖ J^OJO )t-CQ.^-i L_Ai ^io/j y-\ ^ ■ » ■ T L ^O V-^. )l •))'/? 0u.0K-.fcCi 
.JK^iojjj ^oijlA^ ot\ joouj -."M* ;o...\ a JofS^ ^*> JJ/ .^ioKj; 
,-\ -s'.':n^. ^1, "^s^oo K^j^_A_o :}jl*,_o Jooi >n » ..* ^.^o»_s \*soi ^3 



s'adonnait aussi aux actions de la perfection, celui-ci, (dis-je), etait im jour 
l'ornement de l'Eglise deCesaree. C'est pourquoi, pousse ä cetteaction par une 
pensee divine, il ne considerait pas que sou compagnon Gregoire etait cloigne 
de lui ä une distance de trois jours de marche; mais il dirigea son regard 

5 vers Dieu, en disant : « Voici que je nous vois ensemble, et moi et mon ami 
Gregoire, nous tenir en ce moment-ci devant Dieu; » apres eela, au lieu 
de sa main, il placa sa parole sur Gregoire * et il amena ä Dieu celui qui * foi. 121 
etait eloigne quant au corps; il lui assigna une ville, qui jusqu'ä cette epoque 
suivait l'erreur des idoles et, dans toute la ville, il n'y avait que dix-sept 

[0 personnes ä baptiser ä qui convenait la parole de la religion. C'est donc par 
cette violence que (Gregoire) recut le joug. Lorsque, plus tard, tout ce qui 
concernait l'ordination eut ete accompli ä son egard, apres que cela eut lieu, 
il demanda un peu de temps ä celui qui lui avait transrnis le sacerdoce, pour 
rechercher ä part lui-meme la portee exacte du mystere; car il ne lui con- 

15 venait plus, comme dit l'Apötre, de prendre conseil de la chair et du sang 1 , 

mais c'est ä Dieu seul qu'il demanda d'avoir la revelation des choses cachees. 

Tandis donc que le saint etait preoccupe de cela — et surtout de ce qu'il 



n'a pas menlionne plus haut Firmilien l'a evidemment en vue ici. La vie syriaque, edilee par le 
R. P. Bedjan, Aclu martyrum et sanctoriim, t. VI, p. 83 et ss., d'apres un manuscrit du vi" siecle, atlribue 
l'ordination ä S. Gregoire de Nazianze (anachronisine). 
1. Gal., 1, 16. 



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10 



250 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [74] 

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• Ji.V-»i-* jlo i vi »ö» W.01Q...O,...., 10 :v^^^oo ^*ot^iOo _*^../i )ii-jL o&. m^- J ? 
^•j oöi .J^o>_so .JL-,-3 )oot iLL. ^JLoto .OltCbOO ""^is ^.iofSs.J30/ .w^6( 
^ou(.- jJ» > .', ../ jlj/ ^^ -.wOto^a^J* L^_s otk.:*-s^ jp*V-=> o£^ -»>— ^-/? 

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•Joch w-Jmso jJ a..)_~l./» ^\c*.s Lo-sKj? ^^000 .)^^3.io.\» ficxaj laio^s 
»— ->x t-^ö/ .voot^ll^oi JtC^o^o v oo«-.öt^aji .°i\ . .*)«£*» )°-^? \0ouCSCi0 ^o 
•vj-^o; ouo/ VL.po Joe* Jt-ßAoo; -.-«*— U U^-W ^o^iao)..»' 061 ^o ^s^a^» 



y avait alors des homraes qui corrompaient la doctrine de la religion et qui 
par l'argumentation de leurs discours revoquaient ea doute la verite meme 
aupres de l'orthodoxe — tandis qu'il veillait et etait preoecupe dans son 
esprit ä cause de cela, il lui apparut un homme beau de visage et remar- 
quable par l'aspect de son vetement. Plein d'etonnement ä sa vue, (Gre- •> 
goire) se leva et demandait ce que e'etait et pourquoi il etait venu'. Apres 
qu'il eut apaise son trouble et lui eut appris qu'il etait venu pres de lui sur 
l'ordre de Dieu, pour lui reveler la verite des choses au sujet desquelles il dou- 
tait et lui faire connaitre la vraie foi, alors il se reposa sur sa parole et, plein de 
confiance, il le regardait avec crainte et avec tremblement 2 . Celui qui lui etait 10 
apparu chercha, par un signe de ses doigts, ä lui montrer une autre personne 
qu'il n'avait pas encore vue. Quand il eut tourne son visage, (Gregoire) vit 
une autre apparition 1 sous la forme d'une femme venerable. Etonne de cela, il 
baissa le visage et etait plein d'admiration dans son esprit ä cause de cela. Le 
plus prodigieux de cette vision, en eflet, etait encore que, bien qu'il füt nuit, 1» 
une lumiere brillait ä ses yeux comme la lumiere dune lampe'. Parcc qu'il ne 
pouvait regarder ceux qui lui etaient apparus, c'est d'apres leurs paroles 
(echangees) entre eux qu'il apprit leurs noms et la cause de leur venue; car il 
dit avoir entendu (de la bouebe) de celui qui etait apparu sous la forme d'une 

1. "Hkoi. — 2. 'Exnir^tw;- — 3. 8ea(ia. Cf. Bedjan, op. cit., t. VI, p. 87. — 4. Aa|i.itiSo«. 



[75J XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 251 

1 JL^i jou^v ,.-, .JJ^A_A1, lii/ ojöh .*-3ot ,po( -.vi-*» °V>°W ^io^-n/ *to\. 121 
i^o^s-A ooo^-io c*b^~ ^cnoL.|; JK^aio Jfcoaa^io .-J-^. jfcv^io; ^okü'/ 
oti-coo.o ,000^1 .jo£Ss ,.— ^io» .l—'r^o »-*♦ .(-.»-^-— JV-s? ]•■=>/ .•J^ol^.a» jtc^l oöt; 
);a-i \ jL^o «."^ä» J^oia.o ö«.-J^./j .JJEoa3u.o JJ^-«.~ jJ^^io JlootSSs» 
jj oon |_L^_a.:^.lSoö jj ,JÜL.j..«*Kio jj )i~*V^ ooi» Jt-*t-* it- 3 •)^-»»- 3 ,— «oC^oi 
J—o> ,-,o .J.-K-.,/ oot ^_io; JLJL»,{o .jla*io jj oöt» Jlo^io JJo .) i \ V.J^o 
jba^t .) 1 1 V i i\ r -.» o_>öt . ji^vK^s J^> ,_^3o .-w*otoJ^->/ joiSs. ^J»; J.»iclo* 
.JJLqj h d» ö»oootio .JJL.,..o J~^-~? JfcOio^ ^.otoK.../} ticibvA .JL»^w. )L^a^& .(V- 3 ! 
^^o "^.^j (_s/ .jooi ^otoJ^S. Vt-«t-o ^o» *^6 y-./ .-öu^^ JchSn ^..K^o ot-si 
(Laaioaoo .• |l.o^(.i>o |^20i^ .-j^aS»*» jLaJ^S.1 VJ ^s J^s Jot^so -.^Ssjijjo 
JJo . |i.Q_b>s.>.\t^_5 , iviivi o/ j'f-s; ^Ot^o ^s^soi JSs-A .JLvajJ^ooo J^>s°»ts»io JJ. 
JJo JLsJJ Jv-s ^oofcoaio Jooi ^^--— JJo .^ux>olU <^* ^»J^-» '^.flooll/ ^jl^t 

1. On lit une traductiun syriaque differente dans Pitra, Analecta Sacra, t. IV, Paris, 1883, p. 81 
1 345-6. Voir le texte grec dans P. G., t. X, col. 987. — 2. Ita-ol^o Ms. 



femme qu'il s'appelait Marie, mere de Notre-Seigneur', laquelle demandait ä 
Jean l'evangeliste de reveler au jeune homme le mystere de laTrinite. (Jean), 
ayant obei k la mere de Notre-Seigneur 2 , * s'exprima ainsi : « Voici le mystere * foi. 121 
de la Trinite : Un Dieu vivant, Pere du Verbe vivant et de la Sagesse hypos- 
5 tatique qui est la puissance et l'image parfaite de ce Pere parfait 3 , Pere 
du Fils unique; un Seigneur qui (vient) d'un Dieu, l'image et la forme de 
la divinite, le Verbe vivant et la Sagesse qui est la substance de tout et 
la puis.-ance creatrice de toutes les creatures, Fils vrai du vrai, invisible 
[de 1' invisible]*, incorruptible de l'incorruptible, immortel de l'immortel, 

10 etre de l'ßtre ; et un Esprit saint qui est de Dieu et qui est revele — ä 
savoir : aux hommes — par le Fils, l'image du Fils parfait, la vie parfaite 5 , 
qui est la cause de la vie sainte, le donateur de la saintete, par lequel Dieu 
est connu superieurement puisqu'il ne l'etait pas auparavant : le Pere, qui 
est au-dessus de tout et en tout, et Dieu le Fils par [tout] 6 ; une Trinite\ par- 

t5 faite en gloire, en essence et en royaute, qui n'est pas divisee, ni alienee. II n'y 

1. Ces quatre mots manquent dans le grec. — 2. Tri nwi Tt > 5 Kupiou. — 3. Le grec differe. 
— k. Ces mots manquent dans le syriaque. — 5. La traduction frangaise ne suit plus, dans cette 
seconde moilie de ligne, la ponctuation du texte syriaque. — 6. Ge mot manque dans le syriaque. 



fol 



252 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — MISTOIRE. [76 

jA^jua^KjLio jJo JK.i^N ..Kjl* jJ .JloJ^M M ***>'/ JJ/ -Uo» f ,^\ 
^S— ^-» :^« "^ j^Aoo ju/ v /o .wotoiotjj ^«x. ^S&^o ^..Aöi .öu.K- / 
«»VA sS^l. ,-.ouio -.jju.^0; 06—; )K-iL.k..a J^lso )Lp> «c*\ ^.j/ ^js, o6w 
:Jf^*M/ \ly~ «01 ^.io J001 -u^iol./ Jjl^ooIo j^»oi^3; "^«ooi ^iö ~_/ .J,o,, 
\i,\ K~.jL*-3l .Jjo,^/j JJloKj))^ )nim; jJ.oJLioo/o JL^>« oui ,_*> |j_oj 5 
jj^o^s; oC^-~~ oiWv .U>.) vootso .oi-ol/ «oto 1 ->,\ n-j> ^ai>» J..^ lo^o 
)ooi a>';j ow»; «öl :«^Ool/ )Kjl,,_*> lo^o J-sjo-, ^io jj_9* ^-,» ■ so 
jia-010 :V*£oj j;).^; jJLo^^; Jji/ oC^a^ J>-. p :)o^]l Jlp> J^ll, 
ryoN^'jj Ipfco; Jla.cHi \ ; :qjoi J.>*o»} ou^C^ojio :K«X ^o,_s jokJJ J»**? 
001 -.^ool«^oj JLAj ),-o»o jAoov ^*j» )>r.i3 lo\ jpKs ^y> Jj jiaslo 10 

. 122 ^.7 .jlci3J_3 «V* OiJLiOO .J.~^*> U^-»? opetiw J_=>V-o )>-*j Jl*- o» ioio^s 
•.l^-^» Jt^» <^*> j^U/ •.I^JL.^o^ ^.iwj chK^ji,-s .anbeut Jbj ^.j 



a donc rien de cree ou de soumis dans la Trinite, et rien i|ui ait ete ajoute 
recemment [parce qu'ü nexistait pas d'abord] ' et qu'il a ete ajoute ensuite. 
Jamais le Fils ne manquait au Pere, n.i l'Esprit au Fils; mais constamment il 
existe une Trinite, immuable et inalterable. » Voilä ce que Jean dit devant Iui 2 ; 
et, si quelqu'un le conteste, il peut, en allant ä cette Eglise et demandant les 5 
ecrits du saint, en apprendre la verite de ce (fait)\ Comme donc l'athlete, par 
cette vision, avait ete rempli de l'espoir et de la confianre qu'il avait obtenu 
de son maitre la puissance et l'habilete süffisantes pour mener le combat, il 
vint avec confiance (ä sa ville episcopale) et se presenta pour la guerre avec 
ses ennemis et, en eux, il vaiuquit tonte la puissance de l'adversaire. 10 

Apres qu'il fut de retour du dcsert et qu'il fut parvenu pres de la ville 
dans laquelle il fallait bätir une eglise ä Dieu, lorsqu'il vit que tout le pays 
etait attaehe ä la tromperie des demons, qu'il n'y avait nulle pari de tempje 
de la verite pour Dieu, que l'occupation du peuple ctait d'oruer les temples 
des idoles et quel'amour des idoles se maintenait enlretenu ehez les hommes 15 
par le jeu et par la danse lascive de tous les jours, a l'imilation d'un general 
courageux, il engagea la guerre avec Satan lui-meme et c'est par lui qu'il 
►fol. 122 commenca * la victoire. Ecoutez comment il le vainquit. Aussitöt qu'il fut 
entre dans la ville, une pluie abondante le l'orca, lui et les autres qui le 

1. Ces mots manquent dans le sjriaque. — 2. Les sepl mots prfcgdenls manquent dans le grcc. 
— :i. Lc giec ajoute une longue comparaison avec Molse. 



[77] XII. — HISTOIRE DE MAU GREGOIRE DE NEOCESAREE. 253 

.0001 ^*vaJLfl&ao ^iol .J.jLJo v— ^ ^°} J0 ,0 ^ °°° l ^* AO J! I J ^-*/ °? 
(X^JJo .U^>» l ^h* ' 001 t^Ü '^ oi "°? H»>j? J-^clao}-» , V! ^; ^00 
00t Jil/j ^-iö y->\ .)K—.ü_»K.io Jlil^o).js „_iol J001 yo\^> JjotJL» J-^ 

^^io -.J-^-sj ^-a-la-io jpt^s K-^s N ^^^ : J ! r^ 1 - v * " " ^ * *° ^- •°»- i ?^ c> 

.Joe* ^ft..,.,'\to»o oC^ jlJjL^ooo .U^q.^0^ opi;| ,)>. NS ot.io )ftoo.~js o6( j^ioao 

p; Joot oJC^OQ >;oj; ool J.i^io^ ^/o .Joe* ^o)-^ >? QJ ? «-«aS^ Li~.\^o 

i, — ; 001 .-&\JJ l>^i/o )pl^3 JS^wj^ KV_i> ^Ju."/ ,^-M )fi& Jju^xöp 

^*3.1; .06. p?/ .J?«* Ä / •.«K-A.U Jl*Jl Jta~*-Jo JJ. aw « mi-> p U^<^ 

1. In mar«. I^» 3 . Le grec pcirle y.vi<x<ia « fumee de la graisse brülee dans les sacritlces ». 



suivaient, ä penelrer dans im grand temple d'idoles, 011 la puissance 
des demons apparaissait d'une maniere evidente; car des incantations et 
des divinations s'y operaient. Des qu'il fut entre, il purifia, par le signe de 
la croix, l'air qui etait souille par la puanteur des sacrifices et toute la 

r» nuit il s'y tenait en veillant avec des psaumes et des hymnes, puisque 
c'etait un üeu rendu abominable par l'elfusion de beaueoup de sang. Quand 
le matin fut arrive, il en sorlit pour aller son cliemin. Lorsque le pretre 
des idoles voulut offrir des sacrifices selon sa coutuine, les demons lui 
apparurent et dirent : « Nous ne pouvons pas entrer dans le temple des 

10 idoles et y recevoir des sacrilices ä cause de celui qui y a passe la nuit. » 
Parce que le pretre insista devant eux de toutes facons, sans etre exauce, 
alors, avec fureur et avec colere, il rejoignit le bienheureux; il l'atta- 
quait beaueoup, le menacait de le deferer au juge et meme etait pret ä 
faire savoir encore ä l'empereur : « Alors que tu es chretien, comment es-tu 

15 entre dans le temple d'idoles et as-tu irrite mes dieux^' » Le bienheureux, 
apres avoir apaise son esprit par (sa) douceur et (sa) tranquillite, lui dit aussi 
ceci : « J'ai confiance, par la puissance de celui qui m'aide, d'avoir en mes 
mains puissance et pouvoir sur les demons, pour qu'ils demeurent oü je 



254 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOJRE. [78] 

vQJÖt j»J^* vaxaj ool» -,;n nqi 10 otbs_^^ )gl.^j; o<^ )ooi >m .°i^oo :poU{ 

J-oa-*.^ n \ JV^oo^ otimi po .^a^ Jjl^..co\ scoa_.y^.V-^? *-3ö< ,oo yeu^i 
^..«•, \'<r> yocut-^ y^\ yQ-JÖi )<|-J. ^»».-öi *.J-mL3j o^oo :)tOx!^ N ^o* oiv>tt>o 
«ji;|; ^_ioo .ot.2^ Joou J^-a^oXI» ,0.*jJL/ ^-*^oi Ji^ood )>-*»} ^-iOO .OOOi 
-j-J./ JouS^i -6t ^-i. jpooa ^^1/ •JlaJLia_oi; Jjj/ ota^so ouio U-so 
^iO ^K^^Q-5 j;0| Lajj JLÜk.1; ^0^ ooi yj» .];0| jljaiOjl \)ao j "> •> •* 

fol.122 Lv._Si w.6« Jtoo^ ,K_^lJl JJLSJ ÖI-3 fcs_/} ),-/ y~./o -.J^Jj\ U^O^ Öt^-oi 
v°. * * * 

<h^ »°>n'il/o -.oijocuL^ oj^s >n a *o Jy^oo -a ^cuöi ,ipsK_ao/ jjot po .jpooo 

.J^OQ... OOI ^O JjL^O_^.\ 

jjo jlf.-^; jJ :—.-j!Kj; jKoo; Joot K-\o JKi .,m\ ^^? ^-J v ^ 
.Lloo.^ yocx^ i-^o/ J;oi ^eu^. — o< Lu>e» oooi > . •> ,'j ot-^a^t v oJÖto :oul=ui 



LO 



veux et qu'ils partent d'oü je veux. » En entendant cela, le pretre fut dans 
l'admiration et il lui demandait de montrer sa puissance et de Commander 
aux demons de revenir de nouveau en leur place. (Le bienhenreux) dechira 
un petit feuillet dun volume qu'il (avait) sur lui et le lui donna, apres y 
avoir ecrit en ces termes : « Gregoire ä Satan : Entre 1 . » Et lorsque le pretre 5 
eut pris le papier, Teut mis sur l'autel et eut offert des sacrifices, alors ces 
demons agissaient comme d'habitude. Ayant vu cela, le prßtre songea a 
devenir disciplc (du bienheureux). Apres qu'il I'eut rejoint et que, sur sa 
demande, il fut instruit par lui du mystere de la foi, le pretre douta que 
Dieu füt apparu dans la chair et il demanda ce prodigc (suivant) : « Si cette io 
pierre part de sa place, ä ta parole, par la puissance de ta foi, alors ce 
* fol.122 mystere sera affermi dans mon esprit. » Aussitöt le bienhenreux commanda 
ä la pierre * et — comme si eile avait cte" animee — eile partit ä la place 
qu'avait demandee le pretre. Apres que cela eut lieu, le pretre crut, aban- 
donna toute sa famille et s'attacha au bienheureux depuis ce jour. iö 

Lorsque (Gregoire) fut entre' dans la ville, comme il n'y avait pas d'endroit 
pour se reposer qui appartint ä l'Eglisc ou ä lui 2 , et quo ceux qui etaient avec 
lui poussaient des cris, (en demandant) ce que cela signiliait, le bienheureux 
leur dit : « Etes-vous d'avis quo nous sommes en dehors de la tente de 

1. <:f. 13edjan, cp. eil., t. VI, p. 90. — 2. Le grec paraphrase beaueoup. 



[79] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 255 

Ot-3» O« yj .-vO«^« -Otok-./} yok-j/ y» 1 « ' » j'O-^J Jk~^> J-*>^! ©7 •^ CLAa ^ 

,_io sokj/ ^-.w^SX; ,-iö y^\ j^a\; o\ .^-.K-»/o ^,^ > , .j Iftooo yi » » . " . ooi 

)K.^s ,-. ]J/ .ou* ,_a-^ U+~ l )^-*^ v«M ^^ ••U»ji» JL^oo 

^.*aoi j;öi .Jlxfcoo J^ooi ia^o J-Ljsfcoo jlojftsJ^ai»; ooi J i n v > \ o^JÜLJj 

5 ^.* Jikloo .^ OL-i^io JJ Jjoi ^./; Jk-^> iäa^;; -.»o-J^-s y oin >^>l 

.)K^O_2>; ^-^>-/ y-\ ilo^so jJ ,^V*> ^-J^ JloiK^ioi); ^-*^-]J •.!■»/? 

"^^ooo .JKü yooi^ yOJLaui; ^-^A—too .^l .... )l o* . ^ -» ; ^-.; ^-* ^ >-»/ 

^.j yOJÖfS. .voou* Joe* jljJL^o JfS-'^j .)Uoo; l ^»m'> ! )K.. ^ ..l Jk_^a» 

po .J-»/; )K*3uJ. ^^si» vf> « l coi yo+^o yoo«^ k-^ •...) ' .. jloiKjwia^; 

10 J)-~ *so >flDQ ' - "*■»>" oooa.1 )K,u t Vi; bi±i )!./ .oifco^V- 3 ••♦-*?/ ^~»^ot 
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•)»-*o ^^ K-OOfQ j-^-^f oöt lo^. ooi -.^»onfn «°>/ j;ot ^^. )M^» **» 
*.Va^j oiNXäJ» «int -> o^ ^Do .otlni°>\v»; J-ijo oits . ". . -»* ^ü/ ^-•Xoi 



notre Dieu, lä oü notre corps doit se reposer? Ou bien pensez-vous que 
notre Dieu est une petite maison, si c'est en lui que nous vivons, nous nous 
mouvons et nous sommes ' ? Ou bien est-ce parce que vous etes serres par 
la tente des cieux que vous demandez une autre maison que celle-lä? Mais 

5 ayez soin d'acquerir une seule maison, celle qui est bätie avec la perfection 
et qui s'eleve en haut. Que votre seul chagrin soit donc qu'une teile maison 
ne nous soit pas preparee! Le voile des murailles ne sert ä rien ä ceux qui 
vivent dans la perfection, puisqu'ils (vivent) comme il convient; ceux qui 
vivent dans la mechancete o'nt soin de se bätir des maisons et c'est parce 

10 qu'une maison est un voile pour les actions cachees deshonorantes 2 que 
souvent ils en ont une; et ceux qui vivent dans la perfection n'ont rien qui 
n6cessite le voile des murailles. » Lorsqu'il eut dit cela, le chef de la ville 
nomme Mousinos 3 vint aussitöt et, lorsqu'il vit que beaucoup se preoccupaient 
de recevoir le saint dans leurs maisons, il devanca le grand nombre et ravit 

15 pour lui-meme la gräce d'honorer sa maison en le faisant entrer chez lui. 
Bien que beaucoup lui eussent fait cette demande, (Gregoire) entra et 
demeura chez celui qui Ten avait prie le premier. 

Ce sont ses belles actions et sa maniere d'enseigner; et quoique, au 

1. Actes, XVII, 28. — 2. Tüv xpumwv Trj{ aia-/uvr);. — 3. Moixrcivio;. 



256 BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIBE. [80] 

O t „ V > ^k 11/ v OO|J^3 » ..^Ol JlV— -\ :K_00^ Of^CL^l/f yQJÖl OOCX U^J.iC=s 

f+l -.JLmO*) ijiio^i oila\ vJULO J.iai» oC^J Jjot :Liüoo jooi \l\äo oiliC^ia..=> 
fol 123 J.iaAa- i JL>a^> otla^v . °>... ■> vJll^s ,.d Jooi w>VJt Jia*oii |xua3 ,od^&v^! ' 
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JK.s; (LiaioiL 't-*-^, &l° •^'^okjt/ o(^>.Liw Jou$\? )L.^~~=>; oot .otfcoL. t .ia..2> 
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debut de sou entree, ceux qui furent d'abord instruits fussent peu nombreux, 
ilnalement tous fureut instruits eu peu de jours, de sorte qu'il y eut une 
grande foule de fideles. Eu effet, pour les oreilles, sa parole et, pour les yeux, 
ses prodiges operes eu faveur des malades excitaieut l'admiration. Eu 
instruisant et en edifiant chacuu par sa parole, il reunit, par le secours de - r > 
l'Esprit, tout ce peuple pres de lui, au poiut qu'il avait commence aussitöt 
la construction d'un temple, taudis que chacun pretait ses Services avec zele 
fol. 123 * par le travail corporel et par les dons; c'est ce temple, qui subsiste jusqu'ä 
aujourd'hui dans sa ville, dout la constructiou a ete terminee par la puis- 
sance de Dieu. En effet, un grand prodige fut aussi accompli en sa faveur; n> 
car, lorsqu'il y eut jadis un grand tremblement de terre daus la ville menie et 
que presque toutes ses constructions tomberent et fureut detruitcs, le temple 
demeura seul sans dommage, afin qu'il füt connu par lä de quelle maniere 
et (par quelle) puissance cet athlete entreprenait les ceuvres; car ce bienheu- 
reux fit de grands prodiges qu'il est difficile de rapporter. 15 

Dans cette ville, en effet, il y avait d'abord* une feto devant un demon 
selon une antique coutume et tonte la region (y„wp*) de la ville sc reunissait en 
un endroit du tlieatre (Öexrpov). A cause de l'etroitesse du Heu on ne pouvait 

1. s. Grögoire de Nysse doime ce inirarle n la lin. 11 s'excuse de ne pas l'avolr mis a sa place. 
Comme ee miracle (idole et peste) nese trouve pas dans le syriaque, on peut sc demander s'il exislalt 
dans s. Grögoire <!<■ Nysse cl s'il n'a pas 616 ajoute plus tard d'apres une autre source (celle de 
Barhadbesabba?) par an autre auleur qui semble paraphraser plus libremenl que ne le faisail 
S. Gregoire de Nysse. 



10 



[81] XII. — IIISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 257 

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fco/j .loot Jjöi vootlaxa ^»; ^oi .)K—6i vOoCS. t iM ; oooi « »t *° )»J-*^ 
^.o |Ll2Q^ ^ian ^*j +ä .Jk.~,oi Jk-Do» ^. ,-a.iw jöC^> )po o/ ^cl^ 
j_ao»J.N_io ^.-^Jä ,^s; .vO<x\ wJ^Jl ..yootlai^s; \jfcs. oia^o :vOO|J>0^ 
JLw*? Jlo-iO OlfSO^S^ .JjOI OXiO..* t.00 .yoN^JM U>o ^o »-.Kl. Jk«oj yoaS. 

^-ftC^S.*) 4V oojN^Xo/ ^ai. yootlö,-:. "^.*Aioo .yooijj^i JoSlo/ ,Jjl.;»j^v laio,-s 
oU'jVj»/? yOJoi ^J» )J— ^o •JpN.a N-^»o .Joo( ^SoiÄOo JJ.:»JJ yooijojo .«ÖOt 
ILoVouo )Ll^feaoo 1',-s ool *.oöi ^boöo .JjLia\o_~» )', im ^x jooi Jbo ^oi 

Jj^lN-iO yO+M \i\ ^.J,N.*iO^O .vOOHfil^J jN-^»oi^Jt vQ.^»'°>l1 y**\ -.yOOUiO 

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|tCb^> K^Ll ■ * iN» iN ^»; »-^ •v^-'/ vfV-3ua.j; yOoi^JU L —/ oooi y . n °\'tr > JJ» 
|j1oj>3 yOOfJLio JioNj; otJ-i© aux-^o .a^oti .U-sa^ IolV otto-*V-5 -.ypowoiias» 



pas voir le jeu (des acteurs) ni entendre la voix du chant; alors le chant 
disparaissait par suite du grand bruit et ceux qui avaient coutume de jouer ne 
pouvaient pas jouer par suite du grand bruit; e'est pourquoi tout le peuple 
d'une seule voix invoquait le demon lui-meme, pour qu'il leur fit de l'espace; 

s voici leur priere : « Toi, 6 maitre des dieux, fais-nous une place spa- 
cieuse. » Quand le bienheureux entendit le bruit de leur cri et apprit le mode 
de leur priere, il leur envoya (dire) : « Dans peu de temps, il vous sera 
donne" plus d'espace que ce que vous avez demande. » Lorsqu'ils euren! 
entendu cela, aussitöt une peste redoutable, comme une punition, s'etait 

lo jointe ä leur fete; des lors, leurs joies se melangeaient ä leurs gemissements 
et leur allegresse se changeait en tristesse; et le temple d'idoles etait 
rempli (d'un) grand nombre de ceux qui s'y etaient refugies dans l'espoir de 
la guerison et, de plus, les puits, les sources et les fleuves en ätaient remplis 
pour temperer Fardeur de leur fievre. II se produisait d'abord un certain 

15 signe perceptible dans une maison, et tous entraient en corruption; car 
beaucoup couraient pres des tombeaux, parce que leurs parents ne suffisaient 
pas pour les enterrer. Lorsque tous connurent la cause de leur maladie, 
ils accoururent aussitöt aupres du bienheureux et lui demanderent que la peste 

PATB. OR. — T. XXIII. — F.. 2. 1" 



258 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [82] 

fol. 123 oila..^, t ^s ..yOOilai^L^. ^iotsj./ ^so .)a^l». <*\o ■*>»!* ooi» oöi jo£Sx ,^-s 
^-3; -.ötoWn )vim J-jo»_s Jla^bo; ^_»j 6;lo » n>\ Jla-^io yoot i>o V-^/ 
j- >j^ — Il -^O ; oi^aii iV ooü^3 \. . ay o .jooi )o2^.Äoo oiJSo^io Joot ,-iäM 
-.(laxia^cxi \\'i\ ob>. - a. 'c > : > n S, ooch ^.V... ..-^o yOou^eL^a.^-s po .0001 . . noo'.vftoo 
JpK.3i jlo~o^ Km msJL/o .Ji.ajLia_.oi iaS. o__cCbwJL/ >v oouii^ ^-^; j-ioiJc_a.._> 

V^^ JjL..} "^SO .OOO) ^.AiAiO K_.jL^-D ,',_-OJ»00 C+.O01 ^O "^»jLiOO 

.jooi j>~\jLio oiX.; ^.oiai iNä-sa.-» ..yOOi-sjL...» jooi -v-./; ) <■» «*n. )i ■ ■& °o 
..JfcvJUj ,_-J.il ,_J-JÖ| y-»/o .jooi w^a^jl otlot>.^»Via jxibjto JLo_.o/ yOoC-vo.j.0 

JJ >3 .JOOI )V-* KiO JJLOJ 6ibOl vOCilbO ,_~ ^O .OOOI . .', ..top )^> jtv^sCL- 1 o 

L—.v.<i oiLa\ ol / ,_oo i oU-*JLO; Jlaslo-Vi oT» •> ,.\ ^oc+oo ,_~ Joot Va^.» 
^xQ.J»^7 IH-^^'m a ^o .J-\._o...i ciLa\ yooü-o n n °>i -.\\ .» ..\ ^oja.'f-.-.o; 

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füt ecartee d'eux par ce Dieu qn'il connaissait lui-memc et qui lui obeis- 
foi. 123 sait. Lorsqu'il eut ecoute * leur demande, il detourna d'eux le fleau par ses 
priores. Ils recurent la guerison du fleau ä l'aide de ce remede-ci : quicouque 
etait baptise etait aussitöt gueri; des lors, tous cherchaient un refuge dans 
le nom du Christ et, apres avoir ete, durant leur bonue sante, trop faibles 5 
pour recevoir le mystere de la foi, c'est dans la maladie de leurs corps quils 
furent gueris pour la foi, et l'erreur des idoles fut refutee. 

Et maintenant ils acceptaient vite tout ce qui etait dit par lui ; car tout proces 
et (toute) intrigue penible qui existaient entre eux recevaient une Solution par 
ses conseils et l'accord et la paix se trouvaient pour tous par son entremise. io 
A l'exemple de ces deux courtisanes', il y avait deux jeuues freres et, 
lorsqu'ils partagerent entre eux l'heritage de leur pere, ils se disputaient au 
sujet d'un lac et chacun d'eux disputait pour le posseder tout entier, sans que Tun 
d'eux admit l'autre pour le partage de sa possession. Quand ils vinreut pres 
de l'illustre pour qu'il fit cesser leur dispute, tous sortirent pres du lac. Apres i :. 
qu'il les eut longuement supplies de s'apaiser et de se röconcilier Tun l'autre 
et (leur eut dit) que, s'ils ne lui oböissaient pas, ils se rendraient coupables 
de la condamnation eternelle, ils regardercnt cela comme superflu. Ils 

1. Le grec analyse le jugeineiil de Salomon, III Hois, III, 16; cf. Bedjan, op. eil., t. VI, p. <Ji. 



10 



[83] XII. - HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCßSAREE. 259 

.oooi ^.^_^.^o Ijihuj li^Q.Xo J^*,_CLb>. v oot*.iiviöIS.SL^a\o .oooi ^^joL^Aoo 
JjL.'} *»Q.O ',fty, ü . n l^\.~ yOt-SL^J? oooi ^-.^.—^.io )j^./ Lioa-^o ^.^sJJOO 
,u\l ^O CiLsä_\>.^ 6t *, .-> » w6| jKiO.* oC^l\o .jfroCu»* Öi-»y°> ffl\ .j-^OO-' OOt.i 

(jot-so .looi j_.po.ao J.SCL. ^CSL^ )a^D ,_io Ol^ p .JKjuom )-J>i/ ^./ 
.^-iJ.',-» j^oo^i ovo )«,o(i öilöl/ |.ioi'^ l^o^ ^/° .\ooi.jl.v.— ^ oixJl J.asio.3 
■ .oöi jUJ-s jooi Jii j.^; ^ );ou .l^^jao/ ot.1^0 U»—/ Jl»aio;l ,oolo 
^io jooi J^tsj>o t->-^ j-^j; .ojloj-pw ^.^ ^,Jii© ooclm J.-.ioJls oi-s; J-L./ 
J—" 1 -^ '/? )'^/ ^°? ••j^^s.^Vo ) i V N.v* ^io ^.otaxäjt^ »_«.,» Jooi ^-.Kii. .^.oiaJ-JL) 

JOOI t^JUKjL^O ^.^ -.OOOI ^■»■^ ■.■■XXJP ^013.^0^ JVct^ ,^..30 . ) OCX ^alnv» 

JVcl^ Kjl*^)j ^^.ioo .oooi ^J^wJl o&. JVa^i J»oö V--^ \Oo£^o .otlo_^so_s 
)U-^<» JloVljJ Jooi d*^oo -oiaiöj )i^Q.i» ^io ^_sj Sr*^ ••I 001 yfiLaL ^ J 
nvM,* t^o .Jooi n ^sjxL«^o J».Vaa.\o JjdVcw JJ )-^-»; U~=>\-=> ^> V ->) J^aao * 
i •»,! ; .ouio co*_i K-.|t , it yooi^o -.U«.^? oil^iojl ^«.^ oöi Jil/ ^Va^aX 

-OloJ^^S OCH -.yOOlloJLiCuäu^ Ot^s- ? "^.^iOO .)»OHj OHiO J.»Jsj vOO|.\ 



s'enflammaient de colere l'un contre l'äutre et ils preparaient pour le combat 
et le meurtre mutuel ceux quileur devaient l'obeissance. Parce qu'ilsse prepa- 
raient le lendemain ä s'exterminer entre eux-, le juge demeura ce jour-Iä sur 
les rives du lac et, par ses priores, il dessecha subitement tout ce lac comme 

5 la terre seche, quoiqu'il voulüt auparavant imiter les flots de la mer. Gest 
par ce moyen qu'il apaisa leur dispute, et meme jusqu'ä maintenant les traces 
de ce (fait) sont manifestes en ce lieu. 

Un autre prodige fut encore opere par lui. Dans ce pays coulait un 
grand fleuve, qui par l'appellation meme de son nom indiquait sa'violence; 

io car il s'appelait « le Loup' » en raison de sesdommages. En effet, il abondait 
en inondations du fait des sources et des torrents qu'il recevait du pays des 
Armeniens. A cause des montagnes qui le surplombaient, il se gonflait beau- 
coup en devenant plein; car toutes les eaux des montagnes y coulaient, parce 
qu'il sortait entre les montagnes. Parfois, par suite de l'abondance de ses 

15 eaux, il inondait de nombreux pays et souvent, au temps * de la nuit, il devas- * foi.m 
tait les champs et les villages. Lorsque les habitants de ce pays eurent 
entendu (parier) des prodiges du saint, ils lui demanderent tous ensemble de 
leur donner de la tranquillite du cöte de ce fleuve. Parce qu'il apprit leur 



r" 



1. Aüxoc. Ce prodige figure dans Bedjan, op. eil., t. VI, p. 92. 



260 BARHADBESABBA ARBA1A. — H1STOIRE. [84] 

r-io/ Joot jooi ^»oioi^äji ^o; Jj^.cDa~.\ cx\ -_.oto-.o_~ ,_5o .Jioui odo_\ ^V) / 
Joj_*x* jj/ .L_._ö, voot^oj .*,<■> •> ..J J._öo_v,-\__m .-j^jj/ »»ot jJ_-—-i ol_\; .yooi!-*. 
•o»-* y t •> ->> JJo -oicL-o ^«.Ä.Kbts^oo .♦) - > c u- b > J^oo—l JL_, ^euo* oöt ■•;aAj 
)o f *- /; Jk-^-~i--_\o .Jji^xio oi_\ Jooi-Jj Ji_o L~^._._a.\ oila , _\»-_> otfco*_.i-io 
jooil _»oi; _J_\',o ,win J'OiJ» — oioi_a.-» ojl-- ^i» ),.__ JlS*_»o,._> -.oit-Li 
,looi jK^-J. «-.öi oitojii.2io .vQJÖt j-OÖ> yOOtlojL-.^.;». jLolo Jio-flo/ Iq So, s 

J1.J-W. -.OOI \\i\ .o-J__.\ Uo*_s J-_0 f -\O .Kjooal tV QJÖl L_,_öj JLsL^__\o .L_,j )l\./ 

-.oöi j»ou »v_<_»-oo >-*->*-» po .oöi J-i-s-./ v-otoK.-/ )lo»-^_iol JN^_sjJ.o Jko» 

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jKi-tf^O y-JL_> .jV rt> Ui— / Oolo .Ol 3 « alw ,_«--> )oCS\ ' t \ tP » -\Ö| y_/' 

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\fi\\ J^V" 3 v^/ oo^Jao lyOOilaS. )oöi jVo_v; J~ooä_,o ^-.; ^j/; ^o 
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I" 



15 



foi, il se rendit ä pied pres du fleuve; et, quand ils Iui eurent montre le dom- 
mage qui provenait de ses inondations, il leur dit : « Ce n'est pas ä la puis- 
sance de l'homme qu'il appartient d'enfermer dans une limite le mouvement 
des eaux, mais ä Dieu seul, qui a donne ä la mer le sable pour limite, et ses 
eaux luttent sans le depasser. » Aussitöt il invoqua le Christ dans sa priere, 5 
pour qu'il füt son aide; il enfonca le rameau qu'il tenait dans sa main en un 
endroit (situe) ä cöte des rives du fleuve et il pria qu'il füt comme un lien 
et qu'il arretät le tumulte de ces eaux; et aussitöt ce rameau devint un grand 
arbre et il repriina l'impetuosite de ces eaux; et jusqu'ä maintenant cet 
arbre est, pour les habitants de ce pays, un grand spectacle et une liistoire io 
etonnante. Lorsque ce fleuve devient tres furieux, il monte jusqu'ä cet arbre 
et s'enfuit. 

Dieu fit des (prodiges) de ce genre parle moyen de son ami et il en opera 
encore un autre. Les habitants d'une ville nommee Comane (Kou;A«va) lui prö- 
senterent une demamle de venir chez eux et de leur faire un eveque'. Apres i.. 
qu'il y futalle, qu'il cut ete peu de jours pres d'eux et qu'il les eut enflammes 
du desir des mysteres par ce qu'il avait dit et fait, et que le temps fut arrive oü 
leur demamle premlrait fiu et on connaitrait quelle serait la personne choisie 
pour (exercer) le sacerdoce chez eux, alors les espritsdes grands et des riches, 

1. Cf. Bedjan, op. eil., t. VF, p. «4-97. 



1(1 



fol. 124 
V». 



[85] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 261 

» .. .^ .^v Li*-~|J v -"? * äo 'V' '^* \^& ,oi1q\ vs/i »~— ^ ooot ^» i m v> .oocx 
.Jjo« Jjp>o_co ^^ )iVSav> Joom JoCSs ^_so» jooi »Kol^o Luso^ oot -.oocx 

uk^JLn lo^ 3/5 >^^>o 001 -Jooi vm\'f>V) J-^-«x ; Jjl.JJ yorni v> ,_~ N ^o v QJ 9« 

. « SAlaftOO j»Ot ^^1 vOJÖl ^O ^-.1 ,_*. .O^-^ vQJOIJ y ^. -»/ <^0 .O) * ! 1 -i 

3/0 .joou jJ \QJoi o_3u^» vQJcn ^o; 001 */» .JjoC^ Ql ■* a « » Jt-^t -.ooch 
»ä'j; . . t , V> >JVa^J ^0 jJ/ , ^\i jJ yocn^.*; jK..»^^ ,_io yjj .0^. po/ J;oi 
.V— ^x » ,«\6t .otX . I » x>\ % Aao JLajoct\ ^-^J- )■*■!*■" ^coci» 1 rm\JJ; 

Jjoi aju'/j .P9/0 .0 > ^ ^./» ^<\oi ftsJU-a .*)oöi oio^fnAi jjtoto^. Jo£S>- 

dont quelques-uns l'emportaient par la parole ou par Ia famille, regardaient 
ceux qui etaient superieurs par la richesse; car ils pensaient que cela existait 
aussi pour Iui. Et alors qu'ils faisaient divers choix, le bienheureux attendait 
que le conseil de Dieu lui vint sur cette afTaire et il leur citait l'exemple de Dieu 

5 envers Samuel : « Ne regardez pas l'aspect et la yrandeur de la taille ' ou de l'au- 
torite ou de la richesse; car que de fois le Seigneur ne se complait pas en ces 
choses! » Tandis que chacun d'eux faisait l'eloge de celui qu'il choisissait, 
il conseilla qu'il convenait de regarder aussi ceux qui etaient meprisables 
d'apparence; il pouvait se trouver parmi ceux-lä un homme superieur par 

10 son äme ä ceux qu'ils avaient choisis. L'un de ceux qui * pensaient ä cette *fot. 124 
(alTaire) regarda comme une offense que (l'elu) ne füt pas l'un de ceux qu'ils 
avaient choisis, et il lui Hit meme ceci : que, s'il ne faisait pas (l'eveque) parmi 
ceux qui sont l'objet de leur choix, mais parmi les petits, « il convient donc 
que tu choisisses pour le sacerdoce Alexandre le forgeron- et tous nous l'ac- 

15 cepterons ». Ils lui disaient cela, en effet, par plaisanterie; quoiqu'il en füt 
ainsi, cependant le bienheureux pensa que ce n'etait pas sans (la permission 
de) Dieu qu'il etait fait mention d' Alexandre parmi ceux qui avaient 6te choisis 
et il dit : « Quel est cet Alexandre? » L'un d'eux, en riant, l'amena au milieu, 
alors que tout son corps n'etait meme pas couvert de sales haillons 

t. I Rois, xvi, 7. — 2. Le grec porte ivBpaxea « le charbonnier ». 



1 ) 



262 BARHADBESABBA ARBA1A. — IIISTOIRE. [86] 

.jooi k+ijk jla^JuJs* )i^. \ as oöi\ fJLo nmv»; Jji\o/ ^Jio t-^v Q^. ,)^ai3 
Jooi iK^aio .^d>K_s ^io, w.oio^»oj aiwio/j yj[ ,)^q-cdS.-.3 Jooi )t-a-^ JJ / 
"^-j .-j-tia^a— ^^^o )\2><±x *%>±. \tci\\\ <+.*{ • .JLj.-Aas oo*.^> oulSu ^_*j 
^DVsKioo Jooi oJ-K*> ^-.to^f J.JL.JS. .oiSw^ocLCD ^^o .jja^—j IJ^s^P 
-oio2^ ^^. ^_*^ot ^.j ^s .oulSü ^9o_k JLmiu )J^>Aji Jlo_LiooJ_=>» Jooi 
JjJLiö op n t -\ jo oviojLO-^ yo^jjj t-^ .-oto^Sl^Ox oviOL^A*/ -.J^-M/ 
».so >v o«h^ jooi jli-io jlj-^au» Jlojots "^iwO •.wwisl/ j^ai. la^ ooto .J-|l3 
^t-i^ oi\ Jlouw^ol ji.j.^_3o -.oio j ^a c ^ o « i °iLl v ooibo •. ! )i r >mni\jl ^oiaJ^_/ 

^_ioo .)J.oiK^io; )K» ^ ^ öufcs-/» yolyj^eol J-*-~V; )Üu«ajuao .-yokA^JL/ 
Jl o ^> ■ ^ > o^i^/o .JIojop ,-*^ Jo£Sx ^Of-o ^cooj t inm\JJ ou>ji> w^xot po/j 
• .oooi ^ . n -^ Aoo H^. (joni yoot^o +äo .pJLfioI j;oij jooi jJö» jKoo^s 

jJ; -.>xpo», i mA )-iai; ou^o ^a.^ oi£Ot**,J>o Jl^-s ^a.. v ?fkjs .ot^ad "'ooi 

1. U^iaoa^W Ms. — 2. o.w supra lineam. 



et que ses mains, son visage et tout son corps etaient noircis par les 
charbons. En efTet, ce n'est pas par Ia necessite de la pauvrete qu'il etait 
passe ä ce metier de forgeron; mais (cet)homme etait un pliilosophe, comme 
le montrerent ses actions qui suivirent. II cachait son Arne dansce metier, pour 
mepriser la beaute et la saute qui est aimee de beaucoup. Par son ascetisme 5 
il aspirait ä la vie future et il imaginait de cacher les beautes de son äme 
dans un vil metier. Lorsque l'athlete eut appris cela sur lui, il le livra ä ses 
serviteurs et leur eommanda de lui laver le corps et de l'habiller de beaux 
vetements. Quant ä lui. il retourna pres du peuple et il l'instruisait longuement 
sur le sacerdoce. Quand on amena Alexandre, tous se tournerent pour le lo 
regarder et ils le voyaient sous un aspect merveilleux. Grdgoire leur dit : 
« II ne vous est rien arrive d'autre que davoir ete empörtes par la vision 
des \eux et davoir eru que le clioix de la perfection se fait par l'examen des 
sens. » Apres qu'il eut dit cela, il amena Alexandre devaut Dieu parle sacerdoce 
et le recommanda ä la graee daus l'endroit' oü il conyenait (jue cela fut fait. 15 
Comme tous consideraient le nouveau prßtre, il lui commaudu de faire une 
homelie dans l'eglise; et aussitöt Alexandre rnontra, des le commeneemenl 

1. Le syriaque purle : « l'endroit (-ttiirov) », oü le grec a ; « de la manieie (Tptfrcov) dont ». 



' fol. 125 



[87, XII. - HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DK NEOCESAREE. 263 

J I .O -> -.Oli-ioJ^O; jfcOisJK) V-».^ looi t-Jls.^0 .)» -»"^? -OIQl^^J jfcv.-^ai^v fcC^^; 

1 lo', . °> in i a^.j ^iö ~_/ .'Otoo'o»; )to.^-..iu3 "^o* ^-»l^oüoaji p :^x>ojL( 

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raeme, que le choix du bienheureux ä son sujet n'avaitpas ete trompeur; car le 
style de son discours etait plein d'intelligence et de sens, quoiqu'il füt eloigne 
d'une composition elegante; ä cause de cela, un jeune homme d'Athenes, 
l'ayant entendu, rit de la simplicite de sa composition, ' parce qu'elle n'etait * fol. 125 

& pas ornee selon l'art d'ecrire des Grecs ' ; il vit alors en songe un vol de 
colombes ornees de beautes admirables et il entendit une voix qui lui dit : 
« Ces colombes appartiennent ä Alexandre que tu as tourne en derision. » Que 
nous faut-il donc admirer d'abord, que le bienheureux (Gregoire) n'a pas 
respecte la pensee des hommes qui etaient dun rang eleve et n'a pas ete 

io entraine par Je temoignage de ceux qui l'emportaient par la richesse, ou 
qu'il s'est arrete sur le tresor qui etait cache dans les charbons, ce que la 
vue des yeux et aussi le temoignage de Dieu ä son sujet ont confirme 2 ? 

Mais, lorsque le bienheureux fut sorti pour aller dans. son pays, deux Juifs 
— d'abord pour des profits honteux et, en second lieu, pour calomnier le 

15 bienheureux, parce qu'il serait entraine aussitot dans le piege — l'obser- 
vaient sur le chemin quand il retournerait. Lorsqu'il vint pres d'eux, Tun 
d'entre eux s'etendit par terre comme un mort et l'autre, comme s'il 
pleurait son camarade, simulait des paroles de lamentations. Quand le 

1. Cf. Bedjan, op. ril.,t. VI, p.99 note (d'apres un manuscrit). — 2. Allusion (d'apres le grec) ä la 
vision du jeune homme d'Athenes. 



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10 



264 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [88] 

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bienheureux passa, le simulateur lui fit une demande, en disant : « Ce 
malheureux a ete saisi par une mort subite, il est couche lä et il n'a riea 
dans quoi on l'enterre. » Alors (Gregoire) prit le manteau qu'il avait sur 
lui et le jeta sur le mort et il commenca ä se mettre en route. Et lorsqu'il 
les eut depasses et qu'ils furent demeures seuls, le trompeur changea son 5 
exterieur en moquerie et dit ä celui qui etait couche de se lever et, dans 
sa joie, il (lui) parlait du profit qui lui etait arrive; et comme l'autre etait 
insensible en etant couche, alors que son (compagnon) le poussait ä se lever, 
tantöt ä haute voix, tantöt avec son pied, il se trouva en realite qu'il etait 
mort, depuis que le manteau de l'athlete etait tombe sur lui' ; et, alors qu'ils io 
avaient cru tromper, la mort ä son tour les trompa eux-memes. 

Si quelqu'un pense qu'il ne convient pas que des hommes excellents 
agissent ainsi, qu'il sache que, bien que le bienheureux Pierre aussi operät 
de nombreuses guerisons — son ombre memo tombait sur des malades et ils 
etaient gueris 2 — il porta cepemlant une condamnation de mort contre Ananias 15 
et Saphira qui avaient meprise la religion 3 , et que l'Apötre Paul rendit 
aveugle Elymas '/ 

1. liedjan, op. eil., t. VI, p. 87. On trouve un prodige analogue dans VUisloire dr Oioscore, Paris, 
1'.I03, p. 168. Deux marchands juifs se fönt passer pour boileux el manchots et eilte infirniite leur roste. 
— 2. Actes, v, 15. — 3. Actes, v, 1-11. — 4. Actes. \m, 8-11. Ceci manque dans le grec. . 



10 



Toi. 125 

v". 



[89] XII. -- H1STOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 265 

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oilaifl^oa a icnL/ iV ooi^a\o . t i.\ ) .ton ,oiKjl. < ^o ^ > V&-±o\ ^»j ^° 
oulSlI io_=>, ,_bo ni\ n\< -Jocx J^lß J-iai* Kjypo ^_io ,_~ y-.i J^a ei ^ N ^. 
wOi-V*; xr^ 00 ^ötX "*&öcLio odoX y>\^\ Jj't—/ iW .^-*a^o Jjot J iqXvi 
^o Jboi )^euXa> U>< JJ; aV ooi^ po/o .odoX JLmu^o^ M oiaj»'^o .) . »o n \. 
«o/o :o*sfco "^S» )ooi K_/; Jjfcoj J-oi3 ^o.» -.otÄs^io; ö t aa^o .J;Ja 
OÖt ^SCuSAi vJlfiol/ ^-»»-Öl .JSCU^O» ^^t ^.OU^HO -.00003 ^o; jJ^-J> ows 
Jja-A jljJjlo !-J-so-^ oi,_»/ -p^ 3 *^o .J»J-i ^>o; s».-/ .w^'ttooo |^lo ,-D 
otaaa>i oöt <xS. ^.j-J./ ool JJ -.omlSu loX jooj ,-3o ,J;J-* ou^o wUL* .otlaju.,^; 
loot )n°>QP JJ/ .joot T V\ )lpo;l jlcLffi/; Jj»Va£>_3 V-*^ °^ J 001 ^>^a^o 
JjKj ^-_s; .-oooad; »cu^S a )J^~a Jv-^? j-äj-s o^-c o ) v> N o j;J^l* »v^oaX 

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>JSS^CLa> |^o\qji . jSj.ao ..jj;o»£k-io ^— »iVt o/ ~.; J,-~ .JK^au J . ^iji JJ; 
ouVoi v» n v ocCio vd/o :Jio^oJ>^/ J.k,. ■» t v>; )lo;o^ ^o t \T> ^_>j ^ 



Apres qu'il fut arrive ä sa ville, il fit une assemblee et etonna tous (les 
fideles) par son enseignement. Or un jeune homme criait dumilieu dupeuple ' : 
« Ce n'est pas de lui-meme 2 que parle ce docteur, * mais c'est un autre, qui se *r i. 12s 
tient pres delui, qui prononce (ces paroles-lä). » Quand il eut renvoye l'assem- 

5 blee, on lui amena le jeune homme et il leur dit : « Ce jeune homme 
n'est pas exempt du demon. » En disant cela, il prit la bände d'etoffe ' 
qui etait sur son epaule, souffla sur eile le souffle de sa bouche et la jeta sur 
le jeune homme. Alors le jeune homme s'agita, en criant et en etant trouble 
comme par le demon. Lorsque le bienheureux eut etendu sa main et 

10 apaise la violence de son agitation, le demon s'eloigna de lui. Quand il fut 
revenu ä lui, celui qui pnrlait avec (Gregoire) ne lui apparut plus! En effet, 
ce n'est pas par les procedes des medecins qu'il faisait des prodiges; mais, 
pour cha'sser les demons et pour guerir les maladies du corps, il lui 
sufllsait seülement du souffle de sa bouche, qui etait presente aux malades 

15 par le moyen d'une d'etoffe, Car nous ne nous proposons pas de racontcr tous 
les prodiges qu'il a operes, pour ne pas allonger l'histoire; je ferai mention 
d'un ou de deux et par eux je mettrai fin ä mon discours. 

Lorsque la predication du Christ eut ete entendue partout, que tous 

1. Ce prodige figure dans Bedjan, op. cit., t. VI, p. 104-4. — 2. Mr) »tap'äauToü. — 3. 'OOcSviov. 



v". 



266 B ARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [90] 

(pt^-3 K.oo JlcL^i.0 :oix^,K.i| jot-'Ss bCbww.^. Jit/ oötjo -öt jl^j_.pot 
|lä\, K«A.i n.o^Sjlso :ooot ^<^.^.ls jVLojc j^Lsto :ooot y.UK-co.io "^ »"Wi 
.•w^iol/ ) vi ffl ...o Jfcoo_ ^-.»-.6( • . (.J-iaiCH^O OOOI y». I 3 ) ■■..,■.■ ilSoi oticus. v ^i. 

cxjijl oCS^Ju* .»1>Y; t-^tt v^o .—oiocä-i'/; >« Aq^o Jpk^i JK^_^» oCbo s 

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K^^A. J£sjl^>o_=> a-i^i/ )) «^ff> ) 1 » V 10 .jVcLiecs y-io ooot y^oak mv> 
.)i.n i . (Tt > ^s, )v-ß_*/ jJo Jo« fcs-./ [Lci-it s ^o> J.ia-*V Jlo .jjL^co/ 



les habitants de cette ville et de ce pays eurent ete aussi convertis ä la 
religion, que des lors les autels et les temples d'idoles etaient detruits, que 
les sacrifices et los offrandes cessaient et que les fideles bätissaient partout 
des oratoires au nom du Cbrist, alors eelui qui teuait ä cette epoque 
le pouvoir des Romains fut rempli de fureur et d'envie oontre les lideles, 5 
parce que tout le eulte des idoles avait ete meprise ainsi que l'erreur de 
ses peres. Comme il croyait pouvoir abolir le mystere du ehristianisme 
et ramener tous les fideles ä son erreur, il envoya dire aux chefs et aux 
gouverneurs de tous les pays que, s'ils n'usaient pas de tout genre de 
punition contre eeux qui confessaient le Christ, ils seraient livres ä une 10 
perte double'. Lorsque eela fut connu des juges et que de toute maniere 
ils pressaient les lideles de renier le Christ, il arriva qu'au pays de Gregoire 
il y avait un tyran qui surpassait tout le monde par sa mechancete ; et, quand 
ce (nouveau) motil' se fut ajoute a sa mechancete, il pressa tellement la 
ville du saint et sa region que, vu la grande perdition, le desert sc remplit 1 • 
de fideles, beaueoup de maisons etaient vides dhabitants, de nombreuses 
oonstruetions furent attribuces aux prisons dans la ville et il n'y avait pas de 
pitic pour l'cnfanee, ni de respect pour la vieillesse. 



1. Celle penöculion li«ure dans Bcdjan, op. cit., I. VI, p, 104-6. 



üli XII. — HISTOIRE DK MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 267 

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..)lo\^s ^o. p yootl^o'o^» Jv-V^ v -»! ~~o*./o väSjdo c^-Aoi jL^? 
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fco^JL/ ..Uioioiiol\ oooi ^A '.mao ^-V-t* ^»«> :— jKjoo JJ» vOJÖi onrn° >» 
JJ/ JoiSm Jjna^. ,.i^> .-o-kL-fcoo o/ J-»-.^ V^»? y»»-* k-*^! -.k-J '»-•'»■* 

* * • • * ■ 

* Alors, lorsque le bienheureux vit la faiblesse de la nature (et) que (les »foi.iae 

' • r* 

iideles) ne pouvaient pasetre forts en face des tourments, il conseilla a l'Eglise 
de ceder la place ä la colere' des persecuteurs; car il pensait qu'il y avait plus 
de profit ä sauver leur äme par la fuite qu'ä mourir pour la foi en perseverant 

s dans le combat. Et pour les convaincre qu'il n'y avait en cela ricn ä 
craindre, il eut le premier recours ä ce (moyen); et, quoiqu'ils cherchassent 
ä le perdre comme un general et ä disperser le camp des fideles, il se 
refugia sur un rocher (une colline) 2 avec le pretre des idoles qui, des le 
commencement, s'etait attache ä lui, atlendu qu'il avait obtenu le diaconat 

10 par la gräce. Lorsque ces persecuteurs eurent appris de quelqu'un oü 
il etait, qu'ils furent sortis ä sa recherche et qu'ils furent arrives ä (cette) 
montagne et ä ce rocher, ils ne trouverent rien. Quand ils arriverent 
pres des saints, ils crurent que c'etaient des arbreg-; et ils descendirent pour 
dire ä leurs compagnons : « II n'y a rien lä eu dehors de deux arbres. » 

15 Apres que celui qui avait denonce 3 eut appris cela et qu'il fut monte el 
eut trouve les fideles ä leur place adonnes ä la priere, il tomba aussitöt 
aux pieds du Saint et recut la parole de la verite. Une fois qu'ils eurent 
conclu qu'on ne le trouvait pas et qu'ils faisaient endurer tous les tourments 
aux fideles, on connut en verite qu'il n'y avait rien que le saint faisait ou 

1. Rom., XII, IM. — 2. "Efwiiiov Xofiav. — 3. M>)vviit,;. 



fol.126 
V. 



268 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [92] 

oöi y±»lo :po;l/o ,****)lll >^x ^io -Joot Jii. ^oto-^k.^ yas. Ji.c^>..J> +o o« 
■ U-3 oulSu la\ .^>»K.-s ^.^o ;hv'| )!«,»«> Jjlsj po .o£S. joot jL'l yef^o JLo; 
^>o .yo o i V i «\ JNXooj_io ,_»o^ jJi ju'^o ooi y^t-aj .'t^ö/ ^ Jo^JJ ■ .. i'io 
• ) l^«> )-*oi s ^2lj! jkXoSubo jbei; .po/ .1)^? f>IVl ? °dai.; v QJcx ^cxa^L». 

.jlajLbcuoi v2^ M wp* K..Jj_xi.l • J^jo^coJj ^0 t-^ji/ K-j-«JLO ^> :JKju-po» 
JJ; :^-Aot ^.x ^-2>i/ )i*v>*>o ooi} ^>*£o>oo . N ^sL/ (loiouso-s JJ.*,— ^»o 

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•o £o oi. w^p ~i->-=» )ln.. nnvi -» Ls , • .Ln. 1 »»* jjpo )Aou»5e^> \ni'v> f9o 

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:l<-oeu (^;; ^a^-i JJ; Jv-us o|\ -y> nN ^^1/ J>) - ^p so )1 / *oo Jooi 

1. xulio^, Ms. In niarg. "»^ilo^t- — 2. U^=» Ms. — 3. 1 '"* i *> Ms. 



10 



pensait sans le secours de üieu. Mais, tandis qu'il s'adonnait ä ;la priere 
avec ses serviteurs, soudain il s'anima et fut dans l'admiration, comme si 
une certaine voix venait jusqu'ä lui. Lorsqu'il eut passe un long temps, il 
revint ensuite ä lui et loua Dieu, en disant : Beni sott le Seigneur qui ne 
nous a pas donnes en nourriture ä leurs dents ' . Et, quand ceux qui etaient j 
avec lui demanderent qu'est-ce qu'il avait vu, il dit : « Haute est la ehute 
que Satan a faite maintenant. » Et comme ils ne comprirent pas (cette) 
parole, il dit : « Un jeune homme nomme Troadis 2 , le fils des premiers de 
la ville, apres avoir ete flagelle cruellement par les bourreaux, a resiste 
courageusement pour la foi et ä la fin a ete couronne par le martyre. » Et, io 
parce que le diacre douta de ces (choses), (disant) qu'elles ne pouvaient 
etre connues de personne, il lui demanda — et (Gregoire) lui permit — 
d'aller ä la ville et d'apprendre leur exactitude. 

Quand il fut arrive a la ville ä l'heure du soir, il voulut calmer sa 
fatigue en se lavant dans un bain 3 . Or un demon de ce bain, au moment du soir, ig 
fol.126 faisait perir tous ceux qui y penetraient * Lorsqu'il fut venu et que le maitre 
du bain se fut dispute longuement avec lui pour qu'il u'entrftt pas, de crainte 

1. Ps. cxxni, 6. — 2. TpuiSio«. — 3. Cf. Hedjan. <>[>. cit., t. VI, p. 91. Ici et allleurs. il n'y a pas de 
de'pendance textuelle entre la vie tfditee par le B. P. Bedjan et la n6tre, bien qu'elles soient contempo- 
raines (pnisque le ms. add. 14 648 edite' par le B. P. Bedjan est du vi" slecle). Au contraire, S. Grö- 
goire de Nysse est apparentö de pres ä notre redaclion. Enlln le ms. de Berlin, Sachau :t21. ren- 
fercne sans doute la version syriaque du panegyrique de S. Gregoire de Nysse, d'apres ce qu'en dil le 
R. P. Bedjan, op. cit., t. VI. p. vi-vn. 



10 



[93J XII. -- HISTOIRE DK MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 269 

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JL:,...«; JLlß );|-io >^>1; oöC^. s ^^ J ** 'N IT J-iQjiOt-so .oö) jij.» o£>> ^.a~ J.iL^..a 

jpoo; ,-« / ».Do .sA.9lJo ,K<jL*.3,l w«Äs..3 ).a .\i; j^.N r> ^ o»~3 ooto . M oia^^ 

Jpoot .ow^tvji/ v*öoi ^^ol; ^-j^.JJo :oid$j od.a\ )jl.so :JiotÄ> 061 ^^ol/ 

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It-o-U ( ,1, ; °>o :jLot,^X jbiia^o (^.i^Xi^-si otlajo - ^ K^j^a/; ^.; ^io 
J »v>Votv>; jLiai. ^^ jlkSLCDolo Joot vkdsiK^o oöt )»od oC^-s -.otfcoo,^. 
s.o f \io -.cl*. JjI/ )l<iivt .0) >£&l ^O»; ^».\-./i yoou'il^t ^-.? JLjüls .Joch , V\ 
^KXc .Jlyn «vi JKjloo^s Joot )°>\vi )) » ^«i J,-o-.J.i yOOU^OAO^ )o^^ 
,^0 .(_£_./ v 00 ^ ^AiSo 0001 «-«.».ib ^-*jo"; p J-L^aVot^o ) i,t\ j_i_t »_io 



qu'il ne mourüt, sans qu'il se füt laisse persuader, (celui-ci) lui donna la 
clef et partit. Lorsque (le diacre) fut entre dans la premiere chambre, ce 
demon lui montra de mauvaises visions; il entra, avec le signe de la croix, 
dans la seconde (chambre) et le demon lui faisait entendre les bruits redou- 

■"• tables de la chute de la maison et lui montrait des etincelles de feu de 
dessous. Quand, par les prieres de son maitre et le signe de la croix, il se 
fut lave et fut sorti, le demon ferma les portes devant lui; [lui, plein de 
confiance, il les ouvrit avec la clef de la croix et sortit. Comme tous etaient 
saisis detonnement, le demon cria ä haute voix : « Ne te glorifie pas d'avoir 

10 ete sauve par ta puissance, mais (c'est) par les prieres de celui qui t'a 
recommande ;i üieu. » Apres qu'il eut fait des recherches et appris que ce 
martyr avait ete couronnc selon la parole de son maitre et qu'il fut revenu 
pres de son maitre et eut raconte ce qui avait eu lieu en cet endroit, un grand 
etonnement saisit tout le monde. 

15 Une fois que la tyrannie de l'ennemi eut ete detruite par le secours 
divin et que le vaillant fut retourne ä sa place, il circulait par tout ce pays 
et donnait de l'accroissement au peuple des fideles; il faisait partout des 
reunions aux fetes de ceux qui s'etaient illustres pour la foi et enterrait 
leurs corps avec grand honneur dans des endroits veneres et, d'annee 

20 en annee, les fideles s'y reunissaient dans Fallegresse et leur decernaient 



I'til. 12' 



2T0 BABHADBESABBA WRBAIA. — HISTOIRE. [94] 

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J_sio« k... i> 7; oöt ) i ,. i . yi a :ojl3» ^Xo« jjjapo» .pö/ ^d .-jo/o )o«S^ 
J)QJi_s .vQj/ ^cl^Kj ock; ,\Oo£S. \j\ sn 'i'io .^.»k_a )oö«j 00&. ■ . ) 1 . fc nr-y^ . 
ILo-i^^ü jj/ .s-^.; Jl -..... -> o\ Ka.V/ ; ^-.\oi &\o .Ujoui JL-oio Jv-so |_s/ 
Jjlso.^ «oio-^o^j ju/ V*^ vj .ot;o -»SN _otaJL~ ^ol^'/ JLldöjo .JK-oj^ 
:l+£-J s-loJLia.-oio :Äooi>Jii w^oiio :ÄsjJ^Jd1./ )y«aj )ja^|j :po/; vÄ>a\a3 

^-»/ ^*^.«X .V-^t« i^--^OI ^-.<*iO OCH ,3/» ^.ÖUS .^sA£Q.iO jl Jjjo JjLÖ IC 

1. Les lettres -^ au bas de la page marquent la lln du treizieme cahier. Au bas de la page sui- 
vante, les lettres t» indiquent le commencement du quatorzieme cahier. 



l'honneur. Comme il dirigeait l'Eglise du Christ par ces actions admirablos 
et que c'etait sa preoccupation de ramener tout le monde de l'erreur des 
idoles ä la verkable foi, au momeut de son trepas, il ne s'en trouva que 
dix-sept qui demeuraient dans l'erreur des idoles. Et il eleva ses maius 
vers Dieu et confessa, en disant : « Je laisse k celui qui vieudra apres moi 5 
ceux qui sont restes (paiens) en nombre egal ä celui des chretiens que 
j'avais trouves ici ' ; je les (lui) laisse pour qu'il les instruise au nom du Pere, 
du Fils et du Saint-Esprit, ainsi que ceux que j'ai enseignes non pas par 
ma propre puissance, mais par l'operation divitie. » Et aiusi il rendit sa 
vie ä son Createur. Car si quelqu'un le compare au bienheureux Paul, 10 
qui a dit : J'ai combattu le bon combat; j'ai termine ma course; j'ai conserve 
ma foi; et desormais il m'est reserve la couronne de justice <jue mon Seigneur 
toi. 127 m'accordera en ce jour-lä, lui * qui est le juste juge 2 , il ne peehera pas, parce 
que, lui aussi, il a garde tout cela. Voila de belies actions du saint; car nous 
ne nous proposons pas de les rapporter toutes ici. 1., 

1. Ce detail figure dans X'Hisloire ncstorienne, P. (),, I. IV, p. 233. — 2. II Tim., iv, 7-8. Nolre 
auteur emploie les mots memes de la Peschitto. 



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5 ^iv^ooo .^^K^o Jfcd^o U^j L*s-3 ,_*> .-J ^c t ia- o jLü^ vS| ^söj .JouaIs 
Jv— V-l* voot-io— . )o— jj ..yoouj; IajL*_so J-a^Votj yoou.^ ^_l-j1 ,5-201 
j?pa^o Jjoji JLp^ 6C^ ooot v-«^vO-<oi .J-^n.3ojJUJ-3» v oo nm>»o ..o .Jlöu»/} 
j^L*^i ^o }*|Ä i-^JI .)^n. ; vi JÜculäo Jt^cuJ^.« K^°° •*J*-i^~ |ä-coo 

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10 \ r >y )V^-X fcoo^ .LOOJL^J v 03Q.Z>jJ yCL^jLJJO .J~ä^ vaa-^iü» \f)-^? 

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)J; w^-aI/i oot .L^i^^jLs .->-!/ ..aix^Vo« JU.5 vxa-4)/ ^«Üs^ooi Jjoi 

JIc lOO p)^ -. -^ «4 1/; »C*J «OtQ-s/ .«^»1/ v£DQ-.»/; ^.\ot^ ^-^? -Ö|-S -.o£^ 

XIII. — Sur l'impie Aetius et sur sa perversite. 

Nous n'omettrons pas non plus l'histoire d'Aetius, en effet, (comme) une 
chose etrangere (änotre sujet) ; car celui-lä aussi fit endurer de mauvaises sou- 
frances ä l'Eglise. Parce que c'est par comparaison, en effet, qu'on distingue 
la verite du mensonge, comme le doux de l'amer, la lumiere des tenebres, le 
court du long et le sale de l'insipide, ainsi les bons et les sages aussi se dis- 
tinguent par comparaison des mauvais et des iniques ; c'est pour cela que 
nous racontons les habitudes des heretiques et leurs mauvaises mceurs, pour 
montrer 1'alTection verkable des Peres et leur constance dans l'orthodoxie; car 

io ils furent pour l'Eglise un mur fortifie, un glaive aigu, un bouclicr solide et un 
casque luisant. Elle ne s'est pas accomplie pour euxmoins que pour les Apötres, 
en effet, la parole de Notre-Seigneur qui a dit : Que votre lumiere brille ainsi 
devant les hommes , pour qu'ils voientvos bonnes aeuvreset qu'ils louent votre Perequi 
est dans les cieux' ! Car ils tenaient la place des anges pour le corps de l'Eglise. 

15 Cet Aetius, heresiarque, apparut donc ä Antioche; il fut nomine « athee », 

parce qu'il eut les memes opinions qu'Arius. Le pere d'Aetius travaillait 
ä la fabrication des tentes; car il n'y a rien de plus dedaigne que cette 

1. Matth., v, 16. 



272 BARHADBESABBA ARBAIA. -- HISTOIRE. [96] 

.JjVIq- ln...nni\ J;oi Jlo_U>oo/ ^ s^-_*; V*^ ^*^ J 00 " «-^» J iVtvv 
jbö ooK_vj; y^\ ..»»oia__7? Jla^-a- ~io Jva.co koo^o *-^ J°« A-Cb.-. 
JKjupöi» ^N.JI J^ M? y~\ -o«o-i|J Jooi sfl^; "p .Jj-ä'ojjo Jjji_nc-~; 
Jl ö o ; J^._>kJ>o .-Jj-soj» J._l-_-< Jv-^»? J-l£i--_e> vOo£_\ yauiJ; .J_.Voja.so 

yOOtJ-S/ ^-» vOO|»SJ Jk^~o__.-o ~__oo .Jj.iK-3 JiOJ; Jk_>jÖJiK_S ^A-^OO 5 

JV-»-co "^-\ yOCH-Ji-3 ^-JM-too; J-*>A ••.»)/ ^o yooi-oöaa ^J_x_4o .J_l*>j_-o 
:wOia_»/ K-*-ie; *->? ^ .^—-ü-*» JwJÖiOA )tC_sl ^*^° r 30 <<'*° .-Jj»1.0-»J 
..ou-Su o_-£DiK-io_\o )-»--a\ Jooi ...i»v> JJ odo-t-oo/ 1ol ^ »-~-c ^io; ^^o 
Jooi M> Jjüüüls *oo--V_n J>--; N! Üs-$oeo .Jio-va-o ^-b-J Jjj— / Jj>-s; .-^1 
fol. 12: JS^,, ^£_» ^-^oi; ^/ ^V^too JJ;6 * i^l^J, ^0> U_^»'^ ^-H* '" 
,>*> wo— »'/ *— » jJ* .JuV-a J.vnnoJ-3 JJ/ Jlo;K_-ia\ o\ .oiv-x» -2u^--jt Jo^-N 
ou-cl.; JKj_po ^io J-*-,,- jü/ ov-\ oou .Jj/ JL^ J-5»öi ^-io odcv-s-Lo 



1. t 3 supra lineani. 



fabrication pour trouver des profits. En eilet, il avait appris d'abord l'ecriture 
par le soin de son pere, afia d'ecrire les paroles des echanges et des ventes. 
Lorsqu'il accompagnait son pere, comme c'est la coutume de ceux qui (se 
rendent) dans les villes et dans les bourgs pour se fixer (leurs) tentes de 
poils dans les foires', ils rcparaient les fractures des cruches avec desfeux de ^ 
paille 2 et, en y soufllant, ils se remplissaient de suie le visage et se remplis- 
saient d'air la bouche, au point que leurs joues eclataient, dans L'espoir d'un 
profit; et ils trouvaient deux et au plus trois oboles 3 ! Apres la mort de 
son pere, comme il ne pouvait vivre et se nourrir ä cause de son petit 
melier, il osa faire du tralic '' d'une autre maniere; et, parce qu'il avait vu que '° 
- toi. 127 |es cbretiens avaient alors de la philantbropie pour leurs proches * et qu'ils 
n'etaient plus poursuivis comme auparavant pour la religion, il changea sa 
conduite, non pour la perl'ection, mais selon l'apparence cxlerieure. Mais je 
ferai connaitre ensuite qu'il ne quitta pas son tralic. Un homme connu de la 

• 

1. Litt. : « dans les röunions de venle ». — 2. Litt. : « dans les fractures des cruches, ils pachaienl 
des etincelles de feu dans la paille ». — 8. Otte notice Concorde assez u\rc S. Gregoire de Nysse, qui 
represente Aelius avec une petite enclume et un petil martean sous une peilte tente de poils, contra 
Eunomium, /'. C, 1- XLV, col. 2<>o. Phllostorge, partlsan d' Aelius et porlö a le louer, ecrivail que 
son pere avait ete mililaire, P. G-, t. LXV, col. 601; on en doutait, Und., col. 502, note 75, et avec 
raison, s'il faul croire ce qu'eu rapporte Barhadbesabba, — 4. Kanri/eia. 



v 



[97J XIII. — A.ETIÜS. 273 

sflXfc^j/ ^; )•,.» t,-> .öt» lofro; y_./ ,i.oo( JV-o-^.if .)-soim )io,; JtObOL*. .^oax-V^io 

■^N- ■ -, N* '^_iO so/o Oll^^S > NO O&.O J^PO j.iÖf.^30 JK*t o jK_i*.o»o 
^.iO .)l / L-.ia.JOi L-A.A.£.jJJo ,^#1^.0 ^»»1/ L-i ,.1.02.1^ Li ^-.i ^oifcs.^ ^-io 

/^slIo IIa*, vi ti i^j^o-Zxo j.^.a.^ii/9 sjxl».^joJJ ^00 Joot ~-otoK*l \--~^ \^°L 

iojfcoo yOO(.\ ^Of^O j IS*. n % •> Oi^ OOOt ^^^S; ^ ..V...JJ ^3)K_3 ^iO ) p^SrtO 

.^oJ^s.^»»/? )laJ^-^J3 »Ko Joot ^>j'/ *3 -.Joot ^sJi» ^_»; j;ö| .jooi 

L_s!So Ljoh Oj » V) »J; .^oia^i. ^ a " Jt : A ' U 3 ^? -.»»oioK.../ jjot u) L-=>!So 
■ r m a ^v ^^~«/ ^io jl >s/o -Jooi J^. ; ^J 091 JJ :Jooi ^S^iäioo jooi ^aaÜÄoo 

.oK-js JjC^£CS. Ljoi *-•/; L*.ioi -.oooi ^1— -s.:>o y,.«.\ot l^x jlaaamN »°>.3» 

1. *jo supra lineam. 



ville, nomine Marinas, lui donna une chaine de cou en or qui etait brisee, 
pour qu'il la raccommodät. L'habile Aetius en detacha beaucoup d'or et ensuite 
tira sur son pourtonr et la completa, sans se preoccuper en rien de sa forme. 
Lorsque son proprietaire s'en apereut, il le prtt au corps pour le fiapper et, 

5 apres qu'il lui eut fait ce qu'il fallait, il apprit que l'econome de l'Eglise 
le nourrissait, il usa avec lui d'injures dures et de menaces acerbes et le 
fit sortir completement de sa maison et aussi de sa ville. Teile etait l'habi- 
lete d'Aetius. 

II regut' ensuite uu peu d'instruction ä Alexandrie; il vint ä Antioche de 

10 Syrie — car il etail de lä — et il recut l'ordination du diaconat de 
Leontius dWntioche. Et puis, aussitöt il etotinait par une certaine invention 
ceux qui le rencontraient 2 . II faisait cela en allant ä la suite des Categories 
A'Aristote — c'est uu livre qui est ainsi intitule. — Quoiqu'il fit le savant 
et parlät ä laide de ce livre, il ne saisissait pas lui-meme et il n'apprit 

13 pas de ceux qui savent quelle est la pensee dWristote. C'est, en effet, ä 
cause des sophistes qui debattaient ces questions en philosopbie qu'(Aris- 
tote) - ecrivit un exercice de ce genre pour les jeunes gens et c'est comme 

I. La suite est parallele a Socrate, Hist. eccl., II. :if>. — . 2. 'ESevoywvsi tou; IvTuy/.avovTa 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 18 



Ibl 
r' 



274 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [98] 

"^oot U'y-^l v "\/ j^-Jia*. .otlax-Ji ,-^s i^ioaaco ^■suoa'S. Jla^*Xioo 

.ifco ^-^ot jJLaj^J^y-O ^.*>; JL^i; )lo iv>i r.K.SO JJ -.^s^3 ]J ) l °> Nv > 

^.OIoK../ j^. JjL3Ö| .OU^.O_iO j^\ OOI vS/ OOI )^iOofcoo ^.k*5; OOI J-L2u/o 

)1«».^ ? g..,.N ->o Jod vß^io jl JüL.,_o J-äfcsJi^o .^ca*^j/ Jjl2^o-. »ai>j joot 
1.128 Jooi j^J. ,ia\mj; j pofcoo oom Jjl./ J^2>o_o »s/; j>o^o Joot ^^L, j»^»? 
«audutoj s°»/o .;^JL/ Jl^ ^o • ,~\£>l\ o£Ss JJ; *2»/ J;oi ""^o .Jjl^°? »— ^ 
.ot^floioo ^o );ISju |l ooi} y-./ .-vctcl..^)/; o£^.o >, fT> .., tt> iNa> ^- 3 >-;^ -.1^-^ JJ P >'■' 
JioJLLi . N" Jooi ^-^o'/ Jooi JLojl^o ^->^ot -.öua^a-.; Jjjo ^-.; wOto'^^ 
Jooi JboASo Jk-s» jlo^-^jo Jooi ^-*^ V-^ ^J^" J*2lcd»o jlä-flo/; 
.ouoj.3 J^a^a\ jooi ^Jjfcoo JL^ä-o K^^o .)~oöjl^ • Jp7»° Jläi>;; ) nni^ o 
^s »o.«.Xi> aü^ ^-.; jlo^ K^s Jooi >-oiok_/ oi vi-mt) / j. mvi . v> » ) nmft ^-so 

logique contre les sophistes qu'il entassa (ses) inventions par son habilete. 
D'autres parmi les philosophes donc — quand ils exposent ce qui (vient) de 
Piaton' et apportent des exemples — bläment ce qui est dit artificieusement 
par Aristote*. Mais, parce qu Aetius n'avait rencontre aucun des docteurs, ce 
sont les insanites des profanes (tires) de ces Categories qui resterent et c'est 5 
pourquoi il ne put pas savoir ni comprendre comment celui qui engendre est 
inengendre et comment celui qui est engendre est eternel, lui aussi, comme 
celui qui l'engendre. Ainsi, en effet, Aetius etait peu instruit et n'etait pas 
rol.128 verse 3 dans les s^ints Livres et il ne savait que redresser * une heresie*, 

ce que n'importe quel paysan aussi peut faire 5 . Gar il etait une progeniture io 
de Satan et c'est pourquoi il a ete aussi nomine « athee » et chasse de 
l'Eglise. Meme Eudooßius, malgre lui, a signe la deposition i'Aetius, pour ne 
pas etre dechu lui-mßme de son siege. Par ses moeurs et sa maniere d'en- 
seigncr, (Aetius) mettait le comble ä cela; il frequentait assidüment les 
oflicines des medecins et des scribes; car toujours il plaisantait et pratiquait i., 
un grand libertinage. II circulait par les places publiquea et les cabarels, k la 
facon des patres et des cultivateurs, pour remplir son venire, et son exterieur 

1. Socrate ecrit: « Piaton et Plotin ». — 2. s. Grägoire de Nysse oci-il : r, 'ApiaTotcXou; xanote^via, 
/'. G., I. XLV, col. 2(15. — 3. %n.Or)To;. — 4. Le grcc porte ro epiirrixiiv. — ö. Le grec ajoule <|u'il 
ne connaissail paa les ancicns commentateurs, ni Clement, ni Jules Afrlcaln, ni Origene. La suite 
manque dans Socrate. 



[99] XIII. — AKTIUS. 275 

JLi— ot^j ^-^s.-/ lo^ ^/o .^J^Swo Jooi J Jl K>.Ji^_^o 3/ JJ/ -Joch ),li>Kio 
• JoImlJ otloj^euöi; |_» — -J » jooi jbJa ,jo Joch Lm\i ou^i^ -.oooi ^.[1^. JjloI 
°> ^»n« otfcocL^s. ^no Jooi y ^ y^o ^oiauLjA J^cv^ .oiAoJLXl ^.\äaj 
^-.JJ» y-»\ .Jooi >n°>'v> |-~oVi )\-n^ ^.^-öio -Jooi jj'l oj^^i t-""^ )*-** •^ ° l 
, -.^-.öu» jooi )ii.j ^£^0 y/o j.*,^ 1K-.Jj_o yj .\sl~ a^ » « *> »y'o» ^-«^.JJ 

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..« •>'"* ,jd .Jooi >ft°i\S |_*>oY; jLloo ,oC^^vj jooi JJ JL Jooi , V\ Jjlsoi jiaxia>oii 
.0 »NonlVo/; J1.qj.vi .oi Jot; Jooi \äb\ ,\i Y J^>. \f-^,\ ^*J 001 v / .<n.£&'yS> ^i. 
i uu ^ a^ .v-* -* ^". ^ ^ -»J- 30 -^ J°°i )W^ *»-*^x ^3°t J n » ffio» m; qjch 
.J-.ua JJ JüLs -.o-<alwJM.\ oi^>; JjoI^joo yJä ^1 K \ Jooi vi . nv> o£>~.< 
Lcuä.\ v oot_.U ^o ^Jbö; Jk.\lio .J..si ^o »-.o; .^-»Ujo -.JL»» ,— ^-.j ojoi 
:j^^po JJ/ jooi ^.jl^. jL^o^o 0^0 ^.j ^»Vyv vj •JJ- — K-^JL ^- i «'? oi^-OmI 
IclSlS. :> « n°»'i ji.cu.oii jf.^-3 yOCH-.il. 0/ :yOCH-.»tO\ )-»—/ * «'i'-»j y-.» J^aa 
1. Le second o est au-dessus de la ligne. 

etait ä la maniere des mimes. Ce n'est pas seulement quand il etait invite, 
mais c'est aussi avec violence qu'il entrait de force dans les festins. II mul- 
tipliait ses relations aussi avec ceux qui ne vivaient pas d'une vie reglee. 
Quand il voulait montrer un article de sa foi, il relevait la partie inferieure 

5 de son vetement jusqu'ä ses reins et se frappait sur les cuisses; en eilet, 
il levait un pied et emettait alors des bruits de vents, pour exciter au rire 
ceux qui etaient presents; car, soit naturellement, soit parce qu'il s'y appli- 
quait, il avait une grande facilite (pour cela). Il disait, en eifet, dans la salle 
ä manger ä ceux qui etaient presents : « Quelle foi voulez-vous que je vous 

10 montre, la notre ou (celle) des heretiques? » Car c'est de la sorte qu'il faisait 
la regle de la foi : il levait un pied et emettait des bruits de vents en, pres- 
sant sur son ventre. S'ils etaient semblables entre eux, il disait : « Voilä 
la foi des Oritqoliou', » c'est-ä-dire des heretiques, car c'est ainsi qu'il nous 
nommait. Et il fondait sa propre erreur sur ceux qui n'etaient pas egaux; 

15 lorsqu'il promettait de montrer son (erreur), (il le faisait) par des bruits 
inegaux, ä savoir : le premier (qui etait) grand, le deuxieme (qui etait) moindre 
que le grand et le troisieme (qui etait) inferieur aux deux (autres), selon 
sbn opinion sur la Trinite. Et, s'il etait arrive que ce n'etait pas le premier 

1 Peut-cHre 'OpeöxwXoc. 



27.; BAB.HADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [100] 

♦ rol.128 ^-*>© .o^^oJL3lScl^ ^o\ Idiot; .Jooi pö/ -.ooot ^*~\ o^> <^°! M-^ 
OCH} "^S^iOO .)— oV ^°>nA , OJCH .yO^CßL^S; o£S. ^o-.»U/ jot^oo* \s>ioi 

^-^oCS> :)oo( ^'^S |j>oo, ^-ioo :Ji^ö.3 ^dJ.*^ Jooi Jjlä jK^JLa^J) Jk^i 
Jl Jjooi ^\oi K-icJj^ .)fs^^.\oji .jlaioo^ .Jld—a^ Jooi Ji-lo ^-» 
•oj-ö JKi.,-. J,-.'/» -o«Ov^— »o "^-J^J;; )1, -> . m ^o . mmt ll jJo . ^ . liiv) 
:JloAok»=>; |^oji -öoi ^Jlo Jl^-AA "^^o ob>; ^*^./ ^-.j )Ju "^ 
Jbot; oil^a.*. ^io S! 5!s^Jä ^.^öi .po/; Ul ^JKaSo -.oiiaS. -öoi ^2XJJ>>o 
•^^^ Jjcu "^i. .oilo-O^ ^O»o QJJ>o; oi.ua. <*.j-.Kj; ..Kio.»'» )?J-^*? Ji^oa-^ 
JLaioj oooaa-so .-JlQ-sp Jjjj-s >-»-» t »? ^t^ - , "* a ?^J |^o*a'— ; JK^io IüKji/ 
^5^; JjLioV-^© -.1— »©/ ^^ J-°-* JU*^ °^ )°? V--^ k&l -i)-^ - 01 
^.io; y-./ ot»Km^\ oi-aJ^ Jj»poo -.Oi^a.iLo Jj<*3; ).*jboä\ Kali; .JL^-ä-* 
.^..algibo «a-\s f-.'po; ogLD»o.a.\ .,_.; Jlcki*/ .ou-..»? 



fbruit), mais celui du milieu, et souvent le dernier, qui etait plus fort que les 
deux (autres), ou si deux (bruits) etaient emis avec egalite, suivant les forces 
Mus qui poussaient du dedans, * il disait : « (II en est) ainsi des Mapsöliou'. » 
G'est de lä qu'on lui donua le nom de Phtlesiön, c'est-ä-dire « qui emet des 
vents' 2 ». Parce qu'(Aetius) possedait une envie caniue de manger de la ■'• 
viande et qu'il craignait le jeüne, il appelait les nütres « lentille », 
« feve », « pois chiche », comme si en verite cela ne donnait pas d'intel- 
ligence, et il ne recut pas de la uourriture de Daniel et de ses compa- 
gnons le reproche (lui disant) quelle science ils avaient acquise, 3 . Quant 
aux femmes qui ne possedaient pas le renom de la virginite pour de bounes u 
actions et entraient pres de lui, je me refuse ä en parier. J'ai consigne ces 
quelques (traits) des turpitudes de ce domicile des demons, pour faire con- 
naitre quelle etait sa volonte et (pour renseigner) sur son erreur. G'est au 
sujet de celui-ci, en eilet, qu'a ete confirmee la parole du sage qui dit : Le 
mensonge estquelque chosede mauvais chez un komme et il abonde dans la bouche te 
de l'insense* . Gar celui-ci a ete pour l'Eglise le serpent sur le chemin ei la 
vipere sur les sentiers, qui mord le cheval des pretres au talon et f'ait tomber 
le cavalier ä la renverse* comme de sa propre volonte, tandis que les Peres 
attendent le salut du Seigneur aeulement. 

I. Ce mot semble C-tre le pluriel dun adjectif compose* du verbe iXöu « aboyer • et de l'adverl» 
liäJ/ « en vain ». — 2. Peul-ölre siXöttovo; « qui se complail dans les s^misseuienls ». — :i. Dan., i, 12, 
K',-17. — '.. Ercli.. \.\. 26. 5. (ien.. xi.ix, 17. 



10 



. r^S&cuifiaSr^ rsfcicn rsfaoa r^ia-r^na ,^2n ^30 rdiSlcu 

vj oiK*as )»qj ),.*— /» oöio r'^oiJi^o JJ jlaia^w- JaL^o jJ J-jd/ ^t- 
Iodöi ..y«ew a ^*; «s/ jJ/ J^-oo-bo oii^.; ;aAa a\ :ö«.*a.^£j; J^.s J..okjLs 
^aaio v-^ ^o« •)•£■*> U^ U**J -.Ul Jo.L^o jJ ^S.01 v / .Jj/ «s/ 

1. j supra lineam. 

XIV. — Sur l'impie Eunomins; de quelle maniere il rerul la doctrine et de 
qui; comment il etait eveque et par qui il fnt jete en exil et sur l'opinion de 
rimpie. 

Que dirons-nous donc de Leviathan, le serpent tortueux et cruel'? Gar 

5 je vondrais non seulement ne pas rapporter cela, mais ne pas meine l'entendre. 

Mais, de meme que le malade qui ne moutre pas son ulcere devant le medecin 

ne recouvre pas la sante et que celui dont le feu s'est empare de la maison, 

s'ilcherche ä l'eteindre en silence, brüle non seulement sa propre (maison), 

mais aussi celle de ses voisins; de meme, moi aussi, si je ne montre pas cela, 

10 il en arrivera uu dommage po:ir l'E^lise. Gar c'est ainsi qu'ordonne le pro- 

phete : Crie ä ple.in gosier, ne te retiens pas et montre ä mon peuple son iniqnü< ; 

et ses peches 2 . Par consequent je proclamerai, moi aussi, dans mon histoire 

l'iniquite des heretiques et les belles actions des Peres, afin que vous evitiez 

celle-lä et que vous imiüez celles-ci et vous en rejouissiez constamment. 

15 II est donc dit dans l'histoire au sujet de ce maudit Eunomius quau temps 

oü sa mere le portait dans son sein, eile vit en songe comme si ce qu'elU' 

portait dans ?on sein etait un serpent. Or il arriva qu'il y avait dans le villagc 

1. Isaie, xxvn, 1. — 2. Isaie. lviii, 1. 



278 BARHADBESABBA 'ARBAIA. -- HIST01RE. [102] 

o»_i>aX^x Kj>,1so ,oi1q^ k^j/ Jlai^-^-aJso .jjKj.io )V-=s^ *~ )■»■ * , *'r> 

V * 

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^-.j ouoju^s .|l^^ o£^ )oou; t-k-«* j-Ä— ,w>aaao ^~.too» och; -öj^ v^o/o 
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^-.j i^J./; xrio .yQj/ o,_a-^ JVj— «loo • . >co,.« N » ffl ^ > K-.3J > *X ^. V .S t.. ° l * 1 
.ok_3; oöi boS. ool Jjl^Kjo .)v^j» »S^Jj; v*oioöu>/ -oiqlS^/ • .vJQ - Oo.jo/ 
Jjjla- oC^ joot JJ .^.-; ^oyo )°°« ^j'/ U^ -.^»^ *--•? J**^ 7-/ J 3 
v /o .JlojK-^o v^-ccl^9^ U®-^? Jt-«-^ ^t- »— ^ J' -H*^! oik^«jJ-*> ^0 
Jjoi .000t ^»">\i \ .. .% v\\ 0^ ..a*;»l/ J-^^ ^-/; |-co civ> » ^ ; J-jöot- |J ^-.; 
,oul2j > ^^7° .Jjl^^ol^. mn n\ 'JJL/o oiN.:^ "" \> -.-oioch-s/ ots-^ioj ^o 
^_» 0001 1^./ . t n°)K^o; yoy^b ^v^N .<■- *.'-..; jooi )*oKjl^oo .j-3» )K » 1^ 
%v ooiq_3/ oif-aSo .JVJ— udLs» Jlo;j.i© v o.s.\Lji 0001 ^^.K^i -Jt-^* J-«^4 ^°^ 
(clsIojcso '.JL^; jfcoaa-^ )ooi ssu»'/> ^.oi^ ^»j >aB LO c u o( . |)iL v oc*\ Joou> 
..^s_so ^.; Jooi ^ia». p .jlo^otMO )bn n . ^oy^» )lo;po-s 001 »3/ .\°o&< 



11 



1. Cv^o Ms. 



un pretre, homme parfait ; eile alla ehez lui avec empresseraent, lui exposa son 
»foi. 129 songe * et lui demanda de faire une priere pour eile ä l'eglise. (Celui-ci) lui 
apprit l'interpretation de son songe et lui dit : « Celui qui naitra de toi doit 
etre un serpent pour l'Eglise. » Par sa famille, il etait des serviteurs de la 
grande maison des gens de Basilc', et ses parents parurent plaire aux yeux 
des gens de Bastle (qui) leur donnerent labberte. Apres qn Eunomins futne, 
ses parents le menerent pour apprendrc l'ecriture et ensuite travailler, aupres 
de celui qui ecrivait. Quoique selon la coutume qui y etait en vigueur il allät 
ä l'eglise, il ne retirait cependant aucun profit de ce qu'il allait a l'eglise; 
car il ne connaissait pas l'habitude de jeunesse de pratiquer la perfection; 
et, si ce n'etaient pas des Juifs qui avaient ete iiistruils dans la Loi quaml 
ils etaient jeunes, ils n'auraient pas crucilie le Christ". Apres la mort de ses 
parents, celui-ci abandontia sa Familie et vint kConstantinople. 11 s'introduisit 
dans une maison importante et il promettait de servir ä tout ce qu'on lui com- 
manderait. 11 y avaitlä de tout jeunes enlants qui devaient apprendrc 1' Instruc- 
tion des nobles, et leur pere lui commanda d'etre leur pedagögue. Eunomins, 
parce qu'il avait aime la sagesse des (liomrnes) profanes, leur faisait partager, 
lui aussi, la connaissance de la grammaire et de la rhelorique. Otiand il fut 

1. Litt : « de chez Basile ». — 'J. L'auteur veul peut-ötre montrer les mäfalts d'une mauvaise 
Instruction. 



10 



fol. [29 

v". 



103] XIV. — EUNOMIUS. 279 

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L-J) jooi 3^.. -Jooi ^.oiolk-./ >m «^j/; oi.^cl^ po , v ta*j)|; o£s~.> 0»k-s joot 
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i . "Vaja\ Jooi ^aaü*.K^oo .vfi>a-.j/j oi3;'o.^> "^au -.^- 11/ Jla^o^ ^.öu^o po 



devenu gras et qu'il regimba, leur pere le trouva dans une certaine faute 
(commise) avec les enfants, sur laquelle il ne convient pas de le tourner 
en derision. Le maitre de la maison regarda comme un deshonneur pour ses 
enfants et une honte pour lui-meme de le juger ou de le livrer ä la punition; 
du moins, il l'avait flagelle de durs coups et il le fit sortir de la ville. 

Apres un incident de ce (genre), (Eunomius) vint ä Antioche et il alla chez 
un homme qui avait commence recemment ä etre sophiste; corame (celui-ci) 
avait plus de zele que son predecesseur, il ne prenait pas de salaire ; au con- 
traire, c'est lui qui donnait pourse rassembler des disciples. Et, parce qu'apres 
peu de tempa il montaprogressivement jusqu'ä l'eloquence et qu'il etait remar- 
quable par la force de la parole, il en revint ä prendre un salaire aux disciples. 
Comme Eunomius n'avait pas de salaire (ä donner) et que ce '(maitre) n'en- 
seignait pas sans salaire, lui qui n'etait pas encore arrivö ä apprendre, il 
se precipita chez Eudovius, * qui etait malade de l'opinion des Ariens, afin « fol. 129 
de pouvoir vivre avec Aetius, le ministre des peines des autres, et (qui) l'honora 
de l'ordre des diacres 1 . Puis, (Eunomius) remplissait aussi l'office de scribe 2 
d' Aetius; et, lorsqu'il etait avec Aetius, il apprenait un peu du genre de la 
sophistique, en s'adonnant aux petits mots 3 et en y faisant le savant. Pris ä la 

1. Socrate, flist. eccl., II, 35. — 2. Ibid. et IV, 7, Ono^pafEÜ?. Comparer la suitc ä Socrate. — 



\ ' 



280 BAHHÄDBESABBA AHBAIA. — HISTOIHK. [104] 

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suite de cela par l'orgueil, il tomba dans le blaspheme d'Arius et il faisait 
le savant contre la foi des Peres orthodoxes, sans avoir appris les 
Livres et paus pouvoir les comprendre. Le bienheureux Theodore est un 
tömoin veridique de cela; car il dit : « Lorsque j'etais jeune et qu'il avait 
la taille d'un homme fait, je lui posai des questions (tirees) des Livres et il . 
ne sut pas leur repondre; mais il cherchait plutöt s'il pourrait les apprendre 
de moiV » II etait prolixe 2 dans son elocution, disait constamment les 
memes choses et ne pouvait pas parier selon le but qui lui etait fixe. On 
le reconnait d'apres les sept discours 3 auxquels il avainement travaillc sur la 
lettre aux Homaius; car, apres avoir ecrit beaucoup de mots ä sou sujet, il na io 
pas pu en trouver le but. II en e<t de meine, en eilet, des autres discours qu'il 
aegalement l'aits, et c'est facileä savoir puurqui rencontre ses ecrits. Eudoxius 
l'Arien. l'eveque de Constantinople, lit cet Eunomins (evöque) de Cyziqüe, lors- 
qu'il voulul cliasser Eleusius*, le propre evöque de Cyzique. Lorsqu'Eunomttu 
fut alle ä sa ville et qu'il se servait de sa nianiere de parier coutuiniere, is 
ceux qui l'entendaient etaient troubles et exasperes par les expressiuns 
etranges qu'il faisait entendre et c'est surtout ä cause de son bavardage qu'ils 

l. Celle mentlnn de Theodore de Mopsuesle n'est pas dans Sosrale. — 2. iio>u/ou;. — 3. Täpoi. Ces 
discours sool perdus. V'oirlenfragmenlsd'Eunonilusqui sont conserves dans P G . I. XXX, col. 8i5 8G8. 
Sa professiun de foi se Lronve dans docrale; llisl. ecct., V. 10, notede i'ödilion de Vatois. — 4. Vers 
Tann^e 361. Of. Bocrale, HUt. eccl., 1\'. 7. Le sMi.n|iic purle ü tml Alliaiiiisc. 



lol. 130 



[105] XIV. — EUNOMIÜS. 281 

L~£*> ».o; i-stsj»/ ^j jJ> .ouä^owo joot ).^^o »3 .söi^£a3;o/ )a.± Joe* 
)V^ JLa/j -V*^ t-*>/ M ^l-'- 00 -otQ^ä-^ ^-ö«\ -.l\*o'l ^-^oi <x^ M 
o^ooi .oui^Lflo Jj_aJ> JoC^? oC^-.- ^oi^ oC^ao .U-t-o J~ o^ Jjoio .;a-^=> 
<*.,!. JJ .«hjlo "^ ^o^io joJSx» -Viö/ oolo .Jot^.; oifcooau-o oC^— ;>o^ 
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ooi -.oj\ ooi oiS. K-./j ^)o*io oöto .oot ^/ >t— °°l -.-°«Q^>^ v, 1 * N f* 

ju/ JJ; ~ö£^ ö^x'? f 3 .^a-oeuo/ y n . ' x ' .J.'.ll ^-.öuio yj-^coio ,^-^oi 
^aoi .oi-oi v / JJ/ jjü,-x=>; ^^ «Jü/ JJ; ~6t^o .\\^> v / JJ / UP ^f- 
in ju/j oi*» >k^> K*io^i> JK-oeiia^o <2>\o .<*~o» y/ JJ/ -"*>t^» **A JJ ) JS &.\- = > 
^ioo .J— aiOÄ .Jjooia .)£*»£ j^a^s ,^aS. JjlSJ; ^6 y^\ .^a \\ \ Jooi ^2» 
Jj--; ^; ^o .JIoju.^ '^cäÜxM JJo Jbotai yOj/ JJ\*L^ .K-^^o !><** ^J<^> 
J^Sjoi ^-^o6> )K . nm°v.5 yO-j/ vO_o>-J; ,-a-3 -.ooot ^^V 3 ^ JJ-*s^°? 
JK^OJXOOQ ofcjk, c*\ U^oo J^c£m; ,LL^ .<*^ 3 t^*V ^-«o -JJ-*4 

le chasserent de chez eux; il alla ä Constantinople et il s'y associait avec 
Eudoxius en trompant par sa doctrine. Afin que je ne semble pas avoir dit 
cela en linjuriant, je cite ses paroles memes; car il dit : « Le Pere (a 
rapport) au Fils seulement et celui-ci au Saint-Esprit ; » et : « II a epuise toute 

5 la puissance de Üieu dans le Fils; il est la puissance et la sagesse de 
Dieu'. » II dit encore : « Dieu ne connait rien de plus que nous sur sa 
nature 2 ; rien n'est connu davantage 3 par lui et moins par nous; mais, 
ce que * nous savons ä son sujet, il le sait, lui aussi, et ce qu'il a encore *fol. IM 
lui-nierae se trouve en nous sans diflerence. » 

lo Eunomins'' machina ces choses et de plus nombreuses, lorsqu'il faussa 

cette (parole) personne ne connait le Pere si ce n'est le Fils*; et cette (parole) : 
Personne ne connait ce qui (est) dans l komme, si ce nest son esprit; de meme, 
personne ne connait en Dieu, si ce n'est son Esprit . II commandait egale- 
ment que le bapteme füt dnnne d'abord derriere la tele de l'homme, comme 

15 si Tarne demeurait dans le coeur et fintelligence dans le cerveau et que, 
ä partir de lombilic et en dessous, les membres elaient impurs et n'ad- 
mettaient pas la saintetc; et, lorsqu'il vit que beaucoup se deeouvraient, 
il ordonna d'entourer ces membres impurs de bandes d'etoUe — et alors 

1. Celle premiere cilation manque dans Socrale. — 2. Socrate, oüota. — 3. Socrate, näXX'-v. — 
4. Celle suile manque dans Socrale. — 5. Mallh., XI, 27. — 6. I Cor., II, 11. 



282 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [106] 

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^.»1 ch-L-^).^ yj cwdK.*/ .^aiLflß sro^icuo/; otJLo i . p ^o ^_^is ^*is6i io 
J ,« n ; o° > n ,_» .oC^...» ^**>.a^ ^ol^^JLi . ^oo; • .JbcLgaa.&o )V-»ou Jjä^eüs. 
.^Q_^iaJo(; otla*^ "^y-*po\ jlj\ .-Jj_ojpo jj Jjl.jj Jjoi .|_s» sfn .X . m -> 
boi .-^ooioiJL JJL.,_o N^_si och . .y .»/o .otN^nnN ,.j>..x ,y»l J-ä£o >s/o 
^^uoo^ Jooi JjLd jjuofpo jJ V-^ jL*— Jlt^^ Jooi ^.otoK-./ ) iotcu lcoo^s» 

(l'homme) tout entier serait baptise regulierement — pour que le bapteme 
ne l'atteignit pas tout entier. On raconte sur le mystere impur qu'il tuait im 
agneau sur une table, jetait de son sang dans une coupe et ensuite donnait 
au peuple le pain et le vin melange au sang; quant ä la chair, on ne la 
mangeait pas, si ce n'est les pretres. Parce qu'il craignit que son abomi- • 
nation ne füt decouverte, il avait ordonne qu'elle füt faite une fois Tan: 
lorsque cela etait rapporte par les fideles devant (ses partisans), (ceux-ci) 
uiaient, (en disant) : « Ce n'est pas vrai. » C'est sur eux que s'accomplit 
la (parole) : Ce qu'ils fönt en secret, il est honteux meine d'en parier', parce 
qails sacrißent aux demons et nun ä Dien' 2 ; c'est pourquoi Dieu leur a dit : i 
Malheur ä eux! Je tirerai vengeance d'en.r'-'. Comme, par sa maniere de parier, 
il troublait beaueoup le peuple de Constantinople, Theodose, devant qui tous 
erierent, ordonna de le jeter en exil, alin qu'il ne causät pas plus de trouble '. 
Ges quelques (traits) de la malice (TEunomius sullisent. 11 sc trouva ä son 
epoque deux colonnes lumineuses et ardentes pour dissiper par la son ts 
erreur, l'une de Cappadoce, Bastle le grand, qui se revetit d'une armure 
invincible contre l'crrcur d'Eunomius et fit encore deux livres contre lui; 
et l'autre, le defunt TModore (de Mopsueste), qui etait comme une lumiere 

i. Eph., v, 12. — 2. Gf. Deut, xxxii. 17. — :s. Cf. Deut, xxxn. 35. — 4. Eunomins est mort vers395 



10 



10 



[107] XV. — IIISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 283 

.ot^w; >-^^o4 ok^ .^*^>° , .) J t— / ^»l ^V/o 

r^cico'n rdaTja di.ci ..»cncrtncrn* r£?^cn£ui73 rd^Xiivtn 

väojIJJ '.^.ckqjs/ ^.io oila^^s -.IK^aa— j )j)^o ^-.j Jjoi .Jooi ^oiok«./ 
jloi-^2LflöJ> Jooi );i)^io ^ Joo( ^ / )iq\o>-> .^iol J^«*- J-J^jo >'?k-*/ Jkj-.^io 
)jl°>\o^; ) N. M Q.>,>o > Oi\ oj->; ^Soo JoCSjv K^a.^» otlo^s^ )v-- : ^.Jo • Jj ü a..; 

1. |w^=/ ^ Bedjan, .IWa martyrum ei sanctoram, t. VI, p. 303. — 2. l^-»o t=>» B. — 3. "«oo^/ B 
[p. 304). 



pour l'Eglise; car il possedait une force invincible contre les fils de l'erreur; 

il fit im livre contre Eunomins* * en quatre mille lignes et il enseigna encore *foi. 130 

... V'. 

des choses difierentes et reduisitä nen toute son erreur. 

XV. — Histoire de saint Mar Basile qui fait connattre la perfeciion de ses 
artions ; sur la guerre qui eut Heu contre lui de la part de Valens l'impie et sur 
la fin de sa vie. 

Le bienheureux Basile, l'eveque de Cesaree-, qui a ete nomme Tetoile 

cappadocienne, etait par sa famille fils d'hommes illustres', qui aboudaient 

en richesses, et il etait honorable par la race. Dans sa jeunesse ', ce vase 

de sagesse fut envoye par son pere ä la ville dWthenes. II y avait passe un 

certain temps dans l'etude, en s'instruisant de la science des Grecs et en 

Ljardant sa jeunesse dans la piete. Quand il eut grandi dans la mesure de la 

i 

1. Ge sont sans doute les « deux tomes (perdus) en vingl-cinq ou vingt-huit llvres, contre Eu.nom.iusi, 
plaiilo>er en faveur de saint Basile contre les AnomSens » mentionnes par .1. Tixeront, Precis de 
J'alrologie, Paris, 1918, p. 262. — 2. Eveque de 370 ä 379 (n6 vers 330). Nous avons fait connaitre ä'e'a 
vies syriaques dans H.O.C., t. XVIII (1913), p. 248-251. Ct. P. 0., t. XI, p. 548-551. — 3 La presente 
vie semble provenir d'une redaction grecqne perduc dont on trouve des fragments dans les histo- 
riens erclösiastiques grecs. Nous renverrons aussi (par la lettre Bi ä la vie syriaqiie editee par le 
R. P, Bedjan, Acta martyrum et sanclorum, t. VI, Paris, 1896, p. 297 ä 335. qui relate les mömes 
■uls. La vie ecrite par son diseiple Hilaire, conservee en arabe, comprend quatorze chapilres oii 
prodiges; cf. Echos d'Orient, oct.-dec. 1928, p. 493. — 4. Pour les trois lignes suivantes, cf. Socrate 
tlist. ec.cl., IV, 26. Elles manquent dans Bedjan, op. eil., t. VI, p. 304. 



284 BARHADBKSABBA ABBAIA. — HISTOIRE. [108] 

Jjlsj 061; J.^ca2ol.co_5 oi ^cQA-coioto^ö tco^icu/ ^-^> k--^:*y.o :Jlo;po»o 
:o.i;l/ jlov.^otV-3 v£Dai.«.Jä.^s ^-io (.iiaa; J^i.^jj_=>o :^.icl 0001 K-./^ 
L<*~/ : J101 ^^ ov\ ooo) ^, m « °>^o ((.^.^otio : \.£.£ü.2>q.so joou? Jol*; ^>-JL/o 
uJüa -V^-^/ .^-.ov^tU "^.^ 001 -Joou; oi^. 0001 . » n\ 'x> j_a-A rin\mrr>/ ~.» 
. |).^^flDi ).ia\a^ Jooi-i ^-äel \.^£a.9ex£Di >.ot\ aj^ü jlax.s ,— •; v^dojI/ 
jj VoKiaio; .jooi Jjoi ^.j o^-soj Joo« >-*-'-^ K-.JLjLkio'/ «j ^.^ot ^5. 
liop> OlK^^A ,-iOl 'J001 \Jt )t— «~»; )-— <o/ .)cot ^^iaiOi yju/ ^ou^ 
|Ua^j> v»/ -.j.a^ö ^.io \.s±A\ )lao^2ooti Jv-a.-).^ *3; 061 .J-£v_ca3o-flD; otK^^\ 
V^o;l/ ouis.3 Jjöi JJ/ •.jooi x-ccx o.^ po .jooi »Klüio jj.^^0 ^bo ooi 
t-a^J o£Sj ,o&. Vu^-o/o -UlÄ-s ot\ ^K-J oiLv-s 3/1 -.vm »\ . m ^» otlo;ijio_s 
K*ju^l/ jla^oAs„3 »Ki v3ii.ia\ •.joCSivj )jJf-3 ^-; Jjöt .01)^*^; Jlaa.flo)l Jlv- 

Ujsio'i ^iO ^»äJL/o :(j..S «.Oioöt-i/ KaAo ^.l'lll N. .) r. o> nr» , ^ .^.OtabO^ 

f.So .^j./ vffia^^k^).^; Lvi£Q.a\JJ • . L^iaa.So_flD oot JooiJ»o otlorpo |c 

I «.»io3ij Ms. Une ou deux lellres onl ele grattees entrp o et ». 



doctrine et de l'instruction, il fut exerce dans l'art des rheteurs d'abord par 
Himerius ' et Prohaeresius, chef des sophistes de cette epoque, qui etaient lä, puis 
ä Antioche de Syrie par Libanius' 2 . II parut meriter d'etre sophiste et beaucoup 
le sollicitaient sur ce point, landis que d'autres lui conseillaient d'etre schulas- 
tique ; il dedaigna les deux (invitations). Les Atheniens lui demanderent d'etre 
sophiste chez eux pour l'instruction de beaucoup. II se moquait constamiuent 
de cela. Sa conduite fut teile que jamais personne ne le vit parier. 11 n'avail 
regarde que le seul chemin qui (meuait) de sa cellule jusqu'a la niaison du 
sophiste. Celui-ci, qui avait ete honore par l'empereur de la dignite de prefet, 
l'emportait encore sur beaucoup par la riche^se; et, malgre cela, il eut cepen- 
dant une teile admiration pour l'instruction de Basile qu'il lui donnait meme sa 
lille pour femme et il lui certifia qu'il l'etablissait heritier sur les ecoles de sa 
raaison ; <|uant ä cet homme de Üieu, le choix pour lui lut de suivrc la virgiiiite. 
Lors(ju'il fut suffisamment iustruit, qu'il fut rcveuu ä la maison pateruelle ' 
et qu'il fut presse par les grands de montrer son Instruction et d'ötre sophiste 
il alla ä Alexandrie d'ßgypte. Quand il y eut acquis toute la science des philo- 

1. Nous avons une lellre de S. Basile 'IpEpiu iioYforpip, lettre 274 ('ilfi). — 2. II resie de nom- 
breuM'* lellres de B. Basile ;'i Libanius, cf. Leo lliiLri. Der Anlivchos des Libonios, Solulhurn, 1919, 
p. 9. — 3. II seraii revenu d'Alhönes ä Cesar(5e vers 334-5. Vulr la vle de 8. Basile, compilee d'apres 
ses oeuvres, ed. Oaume, Paris. 1839, I. III, p. xi.vn. Nons y renverrons par a Vie, Gaume ». 



10 



n.i. ui 



[109] XV. - HIST01RE DE SAINT MAR BASILE. 285 

:Jla-,^>j Jjläao-o Jla-JLioo Jloi-iioo : ' J-ScuaS^Jä; jlojpo öi^> ^oi J-M> 
.•^^^d jls/ oiK^U; JJL^i K^iLl JJ ..J-V>so; -<x^ Uo-*> UaoJ lo*»^ 

«oioou//, J^ai JUJJ .^« >K~3 JJ/ .j-Vpo? -*va^ ^ J.JLaiO JJ v2>/; ^-/ 
JJV*» ^io V-J^- ->°>"'J-/ ot>ya. -> jlnt«^ nvQ\ oitoj^ k«~ *^ oSi»J^»/ 

J N. . f a\ o-.^lßo .•^CQ,< ■> rt> JVo^-si JUJ-S .OU--J w-AÄ./ t-*"^ K..J..a_«.£.io 
^1 V-^if» ^°° •l^^4> ^<*^=^ \+^°l JVioa^ v^P ^aol» —«ooia/! 
1 1 ^ r \ ) Nrt .. > m i . ^.otoJLJua o'^oo .Ji-Q-»» « .■>.; Jv-so; oi^A.3 io.>.| JJ Jj..sj 
lo .t-s;J./ Jlajoo» Jv_^wfl^ ,-ioJ. ^so ^-.^ot .Jt-»»^» )K-vpo JK~ai.:>a^ 
JofSx; ojlp^s otbovV,.-:» • . JLjl^Jlxjj J.^»»s ;>a*>I./; ^*>o .JKjl.^o J^-»-<" 

Lioovs ,^»j ojöi .JoiSfco )K-.o_3lJi1 ^.-ISCioj JJ.il-.9Ji JJSuL.,.:sas oC^ ^äia'i 
>*^ jioii\ .)l)^^o Jk.sa*^ ,_*»> :: )la-.ai^3o JlKu+zo'l jl.a\j-3o .)«-*&• 

l. |L<w»/i ^i3^a. ov^aN |pcu v »Li ß. — 2. ovs infra lineara. — ■'. Le troisieme ° est au dessous de 

la lisne- 



soplies, la geometrie, l'arithmetique et le comput du chaldeisme (l'astronomie) ' , 
a l'exemple du bienheureux Mo'ise en ce qui concerne (les arts) des Egyptiens, 
le pied de sa pensee ne fut pas humecte, pas meine un peu, par les gouttes de 
l'erreur; car la faussete de la sagesse * des Grecs ne le contamina pas, de »foKiai 
meme que Möwe ne (le fut) pas par l'erreur des Egyptiens; mais, apres cela, il. 
se häta de deseendre au pays de la maisou paternelle et aussitöt il s'atiacha 
aii christianisme dans sa verite. De preference ä tout le reste, le choix pour 
lui fut d'embrasser la vie monacale selon la loi du Christ. Promptemeut, en 
elfet, il trouva son repos dans un pays tres montagneux et proch.e de la region 
de ses parents, en sorte qu'il y demeura dans un monastere qui le poussait 
vers toutes les belies actions. Apres qu'il y eut passe un temps assez long 
dans toute la vie monacale et qu'il fut arrive, dans ses annees, ä passer de 
la jeunesse ä l'äge viril moyen, il fut alors conduit de lä au sacerdoce force 
dans la ville de Cesaree. Lorsqu'i! fut marque de l'ordre des pretres, il installa 
aussitöt sa demeure dans l'Eglise de Dieu. II disposa sa demeure du dehors, 
pour quelle suivit sa preoccupation du dedans — tandisque de belles actions 
pleines de la gloire divine le suivaient par la ville — ä savoir : avec un jeüne 
severe, avec une priere continuelle et avec la privation de beaucoup de mets. 

1. Ha l'astrologip. On cruit qu'il a surtout visile les monasirres d'ßgypte. 



ll> 



fol. 131 

v". 



286 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [110] 

^o. v^iU» JKjli^ • JJLL-^» »^^ L-iA .Joot ^--ä^ JlaiL-^=> jlov*-^ y->\ 
<x\-<^> v ^ JKjlilS. )i;K^j b>Lo.:>o N ^i» )J/ .öü^. Jooi ooC JJ \'ii\ ^otoJil^ 
Joot oKl. l)-^^o oiioU jK-s ,_*> ^5 ^. ^*J-f>J J-*" -)°o« ' J^± ) ^«y» 

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JK^..ai3 ^«.ä ->j Uas oilov-«-^ ÄC^-^o .Jooi y^ä\ oi^laio "^.^ Loöto .joot Jä^ 

.looi b-k-J ^.otäs/ ^.io ^oto'^JJ* -*ov^ . looi boot 
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j^aam^l bc^b. ^o ^yujU/o .ji^.^ -JoCSx JSCis.^»; JKiÄi^S y . ...... ^ 01 

o^b° rj-aw^-i i-^oo-. Jooto ,_io^\ Uiaüms/ ^-.; ojulsI/ ^ .^cxoio^' 
t r •* )Kjl.^o oCio -.U-i voto/ ^^> ^oS » )kjL.^ioj ba>»\ U nnm° >| 

b^A .J.JL3J OOWSO .^^»/ ^»V^^?^ J-*« j^a-i ^-.J OOI .v£Q^^^£Q-2^ ,a^_0 jLo 

)oi^s< jK.*^ - ^ "^»^ J-*^'? •'t- 5 ' 3 -oiotb^. V---^ J-°°« h ■ n» -Jooi k-«/ JJ-^^- 00 
;l'K.au; J-op^o k-*- 3 °^ ...,.3l»/o Jlp. ^o >csiuii JtC^— ; Jjöt ^^ioo .Joou 
o>_5o •■ .Vo» "^->\ ot»K^ n n°> i ,00 . Jju»; | m 5! o; )K.«»n kw^-L -.ovo 
JoCSs vV^o b>.» •.yQ»o e >i boo* oot; looi l^^o ;^oin..in/ JJo ^>Ki> ^a\ 1& 

1. 1^ B (p. 306). — 2. B ajoute quatre lignes. — 3. U^>? Ms. — U^=? B (p. 307). 

En efl'et, il supportait l'ofiice de nuit, comme l'etat de rester eveille durant les 
nuits; car, de nombreuses annees durant, il ne donnait pas au sommeil 
l'occasion de se partager sur ses cötes; mais c'est sur le siege de la chaire 
qu'il chassait negligemment de son corps le sommeil. Gombien de fois, en 
efi'et, lorsqu'apres son long office de nuit il s'asseyait pour se reposer et se •"• 
mettait ä lire et qu'il etait vaincu au point de s'assoupir, il fermait le volume 
sur sa figure et dormait ainsi sur son siege! Combien de fois le volume 
etait cause de son reveil, parce qu'il penchait de sa figure sur ses mains! 
Apres qu'il eut passe peu d'annees dans la pretrise, accompagne de ces 
actions empreintes de la saveur de la piete, il arriva que l'eveque d'avant '" 
lui quitta le monde 1 . Lorsque les eveques se furent reunis lä et que, le jour 
fixe etant arrive\ les eveques demanderent au peuple de la ville qui il voulait 
pour chef, toute la ville d'une seule voix cria : « Bastle ». A cette voix, il inclina 
ä s'enfuir et ä cette epoque il y avait beaucoup de neige. Ell effet, il lui pesait 
- i,i [3i sans doute * de devenir le pasteur dutroupeau de Dieu ; c'esl pourquoi, ä causi I ■"• 
v °" de cette crainte, il s'ecbappa de l'eglise et se trouva un refuge, pour s'y caclier, 
sous un tas de bois dun bain. Lorsqu'on l'eut poursuivi de tous cötes, qu'on 
eut fouille toutes les maisons, sans le trouver, et qu'on etait sur le point de 

i. En S70. 



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[111] XV. — 111STOIRE DE SAINT MAR BASILE. 2S7 

_,-t-" oaaoj Jjiiabi )JL/ jooi ■*>,_. Jj^/ ^o ,_~ jlj/ ^*j jt^-^v .^a--floiKj c*ioa_. i~s» 
|LiAXi> )fcs_auai» ^-io po .»oikj JJ Jl^i. ^io V- 3 ^ '- 0|r> S n\; JKjlI* ... i» / 
.\ K r n* yt-/ Jooio .v-oiaJ^/ oj_3; ,*r^> ^o° -J°°l w.oioK_/j J^.jJ a^oo ..oj» 
po .otN^p s*i-. ^io oi; .Jjoi J.iai^ )j)aji )a\ jJj .Jooi pö/ Jji-=> po 
•.Jjxx*; )ts_s» Jfco^^o .JL^ia^ ~e*^_*o/ JlJ„^flO Ju.^,/ Jl*^ J^S-io 
Jl^a* |Loiouo »3/j ^-*; jJo; J^Nji po/j ^.-/o .J^ onms / Joouj V-ioji ^ 
.w-ol; Uo-io^ ^. Q-aotj -.J...9ÖOU oooi ^^'-o (oouii ^o»-o •.JL^a ,-io o£^ K-/ 
• Jlt-ät» öi^JLs^i^J^ V^n. J^°A •>■*-'/ S ^°? J-*— ^r-«^ .J-L-.U . ? iff)n..\ 
..JlcuotO; j.*J0»a3 "^i. ^-ol* ^-o il^-a ^o .yoou^s^. looi J^io» oiK^oj 

-.JjJ.J-3 OU» J-A20 ^.JLjiw ^_.; yä .JoÖl \.£>0+*> yOOJ-JLs ^CLiw vOOÜ^S UlÖOi^ 

^_.i oot .JJU ^Jpya \0-)/ t 1\ jo , v oj/ J^ojKj? c*\ aso^*."/ vOoUjl=> |~.iöot_ 
yuuaa/j V-^. JLj^oJa'.JLj/ "'^iLlo.ioo ,)j/ 'oJC^o ^oX ).ä>;1/; >v oc*\ V^o/ 

joot Joot; ^o^io ooto .J^^io V--^ \l'l .vOAJUls Jit-*-^» aialW/ yoalo^-l^ 



s'arreter ce jour-lä, Notre-Seigneur Dieu voulut qu'il füt etabli (eveque) co 
jour-lä meme. II arriva que Tun des freres connaissait la marque des clous de 
ses chaussures et il trouva l'empreinte de ses pas en dehors de l'eglise en 
grand nombre. En allant de trace en trace, on parvint jusqu'oü il etait et de lä 

5 on le prit et l'emmena ; il etait comme mort et il disait en pleurant : « Je ne suis 
pas digne de ce nom, qui depasse ma vie par la preoccupation (qu'il donne). » 
Quand il arriva ä l'eglise, de nombreuses mains le porterent ä l'autel et, avec 
grande acclamation du peuple, il ne tarda pas ä etre fait eveque. Comme 
l'Apötre a dit ' : // convient qu'il ait aussi bon temoignage de ceux du dehors, 

io avant qu'il füt (eveque), les Juifs criaient : « Donnez-nous le deuxieme Mo'ise, 
le deuxieme Joseph, qui connait les infirmites de tout le monde. » Car sa 
crainte se repandait jusque sur les ennemis de l'Eglise eux-memes. Apres 
qu'il fut installe sur le tröne du sacerdoce, il devint le sauveur de tous les 
Juifs avec leurs enfants. Et, lorsque la famine s'appesantit sur le pays, les 

15 Juifs lui livrerent leurs enfants, pour qu'il les nourrit et les fit chretiens; 
il leur dit : « Je suis pret ä (les) nourrir et j'accepte 2 ; car ce n'est pas dans 
1'atHiction que je puis leur donner le nom du Christ. Si vous avez bonne 
volonte dans le Christ, livrez vos enfants ä la verite pendant votre joie ; car 
le rassasiement viendra et ce qui aurait eu lieu dans l'affliction se changera en 

1. I Tim., in, 7. — 2. S. Greguire de Nysse fait allusion äceci, cf. F('e,Gaume, t. III, p. xlii. 



' fol. 13 



288 BARHADBESABBA ARBAIA. - - IUST01RE. [112] 

v 

•vooibo JoOt-iCL^ ot-ioK*/ JJ .J-L-^flOp • >v OO|^S^J otlajjb* 

w-^jl/ JJV— / Jjj-*>?° .-J^oJ-äjo J-s«;; JlJ-s^o )K.JLiojJL .JIojow^ -i-ol/ • 
^» « A, r \ -s' .'.'iS .„Tu/ jl .J.a,<xoi )K.Ä.iaiifc^» £oa*;J./t ^^ioo .jlt^..=> 

2 yoK-J .Ua*: ^t^ ! — »JJ. l?««- 3 .t- 3 ^» JLVaJiSiO JfcoLiVäa^ ° t ^ 3 V*- 
)K-^=l^o .Jl^X <*3»/ )&oa«.^< JKjlsoaI j^-o .^uuxld/; jjsuiaa^ c**a^« 
^.j )lo,-. m :. .)ly^i ötK— Jl~ jLiäj JK-^Q.^; JjJ^cLs» -.looi J101 oik—^U» 
-,,„„ , JK.M J001 J^-io Jpto K_^j J-.»oa5> ^ •.J-Jlcq.d/; ') iv , i> ; 10 
J^aau^ •.ofc—J v? ^°°"'^ D ~Ä^ .»Kjbö JJLaat^so» J-j^äq-S ])* .^- ^ a v ot 
^.ioo .^oaju JJ >v oou'f^alif J^S ^A JjAoto Jooi ^O« JlaaOJjo Jlajjj; 
ia..,.V=» Joot JJ* .v-ta* joot pö/ .vQj/ JL.3 Jtof&a j)a^^oa^6 ool )..mv>\; 



raensonge. Pourquoi s'accomplirait sur vous la (parole) de vos peres : C'est 
quaüd il les tuadt qu'ils le recherchaient ' ? » Apres que beaucoup virent que sa 
parole juste, qui les coneernait, s'etait intensifiee encore sur ce poiut, ils 
ne tarderent pas ä se faire tous chretiens. 

Quant ä l'Eglise de Dieu, quelle sollicitude n'avait-il pas? Au debut, 5 
en efl'et, lorsqu'il fut appele au sacerdoce, il trouva dans l'Eglise de nom- 
breux Services en or et en argent et d'autres vases. Comme ils etaient con- 
sacres au service du sanctuaire, il ue put les liquider ; il enprit la moilie pour 
13-2 les villes et pour les bourgs * du dehors, avec cette condition qu'ils apporte- 
raient ä leur place quelque chose d'equivalent pour l'entretien des etrangers. 10 
II ne la'issa ä l'Eglise qu'un seul service simple; la decision de son esprit etait 
d'accomplir tout l'office de l'Eglise avec des vases de verre. II avait augmente 
le trop petit nombre des constructions pour les etrangers en renversant des 
templcs d'idoli's; car il detruisit trois temples saus l'ordre de l'empire. II 
enseignait aux membres de son clerge la regle de la justice et de la purete 18 
et (l'obligation) que le lin ne restat pas constamment sur les corps de leurs 
dignitaires et il l<mr defendit encore de se baigner et de manger dans les 
lestins; car il disait : « Ceux qui veulent ganler pour Dieu la saintcte et la 



1. Ps. i.xxvn, 34. 



10 



[113 ] XV. — HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 289 

0001 ^.^x .^H 1 ^ +* °^° •xr 5 ** J »^? J^ J *~/ U)--^» »a^aoJjo JIJ 
^, 001 .vOO».a ^ojo joCSs ^o» J*- 2 ^ T*l ^ -J** 3 -* *-<* * m r> > \ yoo^ 
JJ.g-n n -- ; J*poo>> J-*J? )v »°"No Joe* Ji.p« ^-^o» ^-<ot J*- 3 ^! C *^ D J- * 1 - '"^ 
J-^Jl «JV^ ajaD )?-'i J-aA'a-^» .«t-a-* ^°^ JU / ^^ jk ri X rn° > ~> o .jooi ^o*l 
.JoCS^j otk^,,_2> loot L^SLbo p .JKjlV» oCSj J1q-.o/; V-^^ i°°« )t-f l°°« 

JjJÖi Joo» s^iä j.~o»; Jl£*-io>J5 Jl£sj ^_^xöi Ä^— JJ/ .Joot >6^oKjLio Jl 
-.vooü^ )^»Kj »Jo yooi-^i. >-^J t- 3 ? .oiKjL,po ... i - ii \ loot Jv-WJt V-^ 

■ Oll . ^j y.2>Of.ys Q\Z0l\ JoC^> 

) fo\ n . JoirunN. .01 )Ljo| jj-^^S NJ^OO .vJDoio CI ».3/ Äs-»-3; ^O ^~ j^ CI (T>\ . ° > 
U>t^° JJ)Ö.^? )to^3^ yOO»-.;! Q^S ,JO Joot ^.£/ jk^iO-ä jloJL-^iJDp; 



virginite ne doivent pas seulement se priver de cela; mais (ils doivent) encore 
faire beaucoup d'autres ehoses qui plaisent ä Dieu. » Ce n'etait pas en mur- 
murant qu'ils accomplissaient ses belies demandes. Mais il se tint parmi eux 
comme un homme (venu) de la part de Dieu. II donnait ces memes avertisse- 

5 ments ä toute reunion d'hommes et il faisait d'une reunion de femmes une 
demeure de la vie monacale. En somme, cliacuu resolvait son afTaire avec son 
voisin dans une pensee droite ; car toute la ville etait la demeure de la bonne 
entente, eile qui etait divisee pour la religion. Les officines des courtisanes 
etaient rejetecs en dehors de la ville ; il supprima completement le jeu de la danse 

i" et l'art du cirque; on n'entendait plus dans la bouche de personne le chant 

des soirs; mais, au lieu de cela, chacun meditait dans les psaumes de l'Esprit. 

Car il etait sür pour les habitants de sa ville que, soit qu'il se fäcbät contre eux, 

soit qu'il füt content d'eux, c'etait Dieu qui changeait sa volonte chez lui. 

Un jour qu'il etait alle voir un de ses amis, il se presenta dans la meme 

is visite un philosophe epicurien et, devant beaucoup de monde, ce philosophe 
avait produit en public la doctrine du cbristianisme ; lorsque tous deux en 
furent venus ä discuter les questions et ä examiner le sujet, Bastle lui donna 
apres cela les veritables arguments sur la doctrine du cbristianisme. Le 
philosophe revint sur lui : « Une science plus grande que la voisine peut 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 19 



' fol. 



290 BARHADBESABBA ARBAIA. — H1STOIRE. [114] 

.»aa.N. m .» JJ/ ,Kaj )lax*^.Ä>^ oX ^*aioo .ojl« jj, J.*i-J3 XTIj ) -m^ 

>L132 ^oto^LioM yoKj/ ^.j yj :w.oto,.iäoMo ooi ,..3^. )lpo;l; yoJkj/ * v ;oico :oot 
W ^ci^Jio iV a3icixia-.öi Ji-.»Jio -.voauV-J-i oilpo;l; \l\ «^ o_aoi -.yofcsj/ 
Jjua*a^fcoo jj o\ Jl/ ja-w./ ^ ? >< üiOL^> o/ .^ca^^flo^» ch^ ^6/ .ok. ■ 

^.icuopc» .pojjtt^. J^o-co^^s ooi oiioas wK_3o .ooa_^o'/o .°lt-.^ y "^ '" 
oc* ii-=^ oiäjijo .wüloo ,t^a^/o ^ia\L .yS> JLl^x^o «jlSjo v.oC^J^ Jj/ 

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)»» m"> / SÖ.ÄJI JJ» J^o^. ..k^ ^io JjoCS. J-iop» l.im^j lct^j ^.-j ottoa-w 
K-j-iJs JLooi 1 j. . m . . .yoodo n « i flo Joot jbaio ooi ji/ .»o,— j» oiKi,. t J*i^ 

1. H No B (p. 314). — 2. B developpe l'idee. — 3. I&>-*» B. —4. owi* B (p. 315). — 5. On trouve 

dans B dix lignes de plus. 



donner un argument irrefutable; et ce n'est donc pas le christiauisme, mais 
c'est Basile qui a vaincu. Je te demande une seule chose. Vous dites que 
fol. 132 ce Jesus qui est venu au monde est aussi Dieu; et vous professez * qu'il a 
fait des prodiges, lui et ses disciples. Si vous etes ses disciples, donnez- 
moi par vos mains un signe de ses prodiges et votre foi sera verkable et je > 
l'approuverai. » Basile lui dit : « Ou bien accepte que je montre le prodige 
sur toi, ou bien je n'acquiesce pas ä ce que tu m'as demande, parce que, si je 
montre (le signe) sur un autre, tu ne croiras pas. » Quand il eut accepte, Basile 
lui dit : « Tiens-toi derriere moi la duree dune petite heure. » Et, lorsque 
Basile se fut leve pour prier, aussitöt un demon entra tout ä coup dans io 
riuiiume et, devant tous, le jeta ä terre. Une heure apres qu'il fut toinlu'-, 
(Basile) s'approcha de lui, le signa, prit sa inain et le releva. Et le philo- 
sophe ouvrit sa bouclic pour dire : « Je crois en ton Dieu et je t'- 
remets mon äme; enseignc, baptise et possöde. » Et cet homme s'attacha a 
lui depuis cette epoque. i. 

Sa sollicilude pour les etrangers s'etendit jusqu'a ce point qu'il ne laissa 
aucun etrangcr mendier dans sa ville; mais il pourvoyait a leur besoin ; 
il manquait ä sa ville justement qu'on v trouvat quelqu'un qui dise : 



[115] XV. - HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 291 

oüSw )oo» ^^^s .'«.Vi. ya^'ill po/? *j/ öia -w^fcs^J; ^ .-otKj-po 

j^o^ Joi^jJ o;o/ Jou>S JJ; yaoISs^K-:» JJ/ •.aßj.jpa^ yofcsj/ v> .y>,.\^ 

)!/ ^fcO ot-ioaajs; ,_*>♦ .Jooi K.I yOojN.JL^.s J^a.^> .J-^^ia^ j-*^ 

5 ..oooj ,_^3lJ yOow^K» J— »o/ «V-*^ ^° :vä*V*JQ-3» 'o»»ü Jfio>;aio» 

) o> £ <r>\ . o>. )-CQ.J^x «.JUS ^bO Oolo .JÜL^J U jjj JoOl ^Vl3K.iO yOOUiO J^O-«;^» 

J ? ot -.jLio^^ JLJ, U^jLio ooi v-V* v'? -v?*»^ ^? °-°?j/ J? ^ ^°^ J-"^ 
^cxo2so, *.i-ol/; ^io; J;«*^ ^» oV^ojk-icüS. —ot ^m.-V^m..3j otloJLaVio ,_*> 
ot*o_2^> .K-.}.—. .j.3 -tr- o/ ••^■■■■■^,'; ^h*> ^io s*3;;| JJ -.)^**^05 l^a.x 
io (jo^-s o/ JN- - 1 <*>^ looi Jka^.5» .J1o9l3lj o£S^> 4 ou> looi J^o.«..** V-»-^ 
oifis^ju-o .\x>Uo joo« t-ia^ -oto;Jj s*> 'l+^k °l .f 4 ^ ? P ^» •W*r**- 
Jooi JjJjkj .oooi ^-scl^ oiia^^o oiS. oiiofco )ooi Jjoi . (, J^*ji );oU ,_*> 

.JV~«£; JVo-s'ji ,oj\ ^slajuio ^3 Jjä-.; 

1. B ajoute qualre pages d'explications (pp. 316-320). — 2. w* B (p. 320). — 3. Low liSi ^w^v 
|ls^- ? b. - 4. In marg. »=■ — 5. \>oU*s B (p. 321). La suite differe. — 6. <° miok9 ^ol low l»-x 
l£^» \,oil ^o ■Sil \-*f--- mC-V»- ^oo 1-*>U« B (p. 322). 



« Aie pitie de moi. » II avait soin eacore ä ce qu'ils ne cessassent pas de 
louer Dieu, en disant : « Bien que dans votre corps vous n'ayez pas la sante 
pour donner l'aumöne, du moins dans votre esprit exempt de maladie rendez 
gräces k Dieu. » Jusqu'aux voleurs, en eilet, la Convention existait entre eux 

5 que, parmi les voyageurs sur lesquels ils tomberaieut, celui qui donnerait de 
bouche un signe de reconnaissance au nom de Basile leur echapperait miseri- 
cordieusement sans mal'. II y en eut encore parmi les parents des philosophes 
trompeurs qui furent vaincus au point de dire : « Si le Christ qui est venu 
dans le monde est vrai, c'est le resultat de l'enseignemeut de Basile. » II y 

io a lieu d'admirer que, depuis que le nom du Christ a ete invoque sur lui, il ne 
fut force par rien ä rire, ni il ne s'est rejoui pleinement. Toute la purete 
etait ecrite sur son habillement meme ; sou vetement etait vil ou (consistait) 
en un simple habit monacal (ßipöiov). Sa chaussure, c'etaient des souliers 
ou des sandales. L'argent etait absent de chez lui et les objets en metal lui 

15 lui (manquaient) ä l'exception d'une cuiller sans valeur. Voici sa table, 
pour lui et pour ceux qui mangeaient avec lui : il y avait un vase en spathes 
de palmier, auquel se joignaient des assiettes d'argile. 

1. B(edjan) porte plus clairement : « Jusqu'aux voleurs, dans la solitude, avaient entre eux la 
Convention que, parmi les voyageurs, quiconque donnerait de bouche, pour signe de reconnaissancr, 
le nom de Basde, la crainte lomberait sur eux (et) il leur echapperait sans mal. o 



10 



292 BAKIJADBESABBA ARBA1A. — HISTOIBJE. [116] 

fol.1i; ' L^Jl-S -.IoO« ^^all <5|-3l^ (3q.£ClSO^i ) As \ W > :>Ct,.3> ^,; «fcoo/ "^D 

) nm\K.^o ool JK_^m1 y/o .yoy^c Jooi ■*.♦!•} on »,!,-* Joch 'J^£oo oiloX J.^o^ 
v3lil^o öu\ c»fC> « '3; JL>.^a ..» nü°i)^Ji ^.ja.m.i.o ,JSc£oo ^.\..j..s Looi 
«s/» ..oooi . » n . ..'» oiil/ ,—io chxd jjot ^_.i U-'il -Jk»*a..o.\ r-^K&li Jooi 

t—*— <^ I' - 11 -o^ vj^ 5 ^! \^l v°°^ )°°* k— / l-»»Q-^-=> J-*«" 1 -^ y~*l JJ 

. v o^ m -> i ; ooot ^.^iolKjio öi_^iO>o .loot öv-Ük-, / ot.Ix\ oiK^oo 'Jipo.io 

^a\cu. ^D; Jlo-O^ ^s )K'n »m°>-.o .)jl3^»j yOOitciS^JS^o ^^i. yo^-ajo 

K_Jj£^.»Jl .ot\ «^^sK.jlj jJ ,oiU|_3 jboi; .looi )t-«,v^ .oiK^aaui ^o ts^Ln... is 
.'vauJo t n\);ö ^soa^i /; ot-^-i^. "^^.ua^ .-JLiai.* JÜCioa^ jooi >3u>-flj t-^x 
. JL^... , V ° >o jy-i* -> yo^jt-jj JJj -Joot v^J yooi-a^wi.; JKm^o ^_io otjl/o 
).i3\a»; oilSCS^ o&o looi öt».!^...,/ JiaaiS^o; oul^o ,-Sj .^\oi JjV^o/ wioo 



1. lla^ao©^ B (p. 323). — 2. l=i wiS^a* ov^ low B. — 3. W, B. — 4. Om. B (p. 324). — 5. Ijf-»J 
B. — 6. "»" " ' ^ B. — 7. Om B (p. 321). B, qui ne mentionne qu'Arius, met la suite au singulier. — 
8. Le ms. du British Museum add. 12 174 termine ici la vie de S. Basile, cf. B p. 324, note 2. Le ms. 
de Berlin, Sachau 321. conlinue plus loin. 



*fui. 133 Toutes les fois que * sa rcnommee arrivait aux oreilles des philosophes, 
ils avaient subitement recours ä la fuite devant sa sagesse, et quiconque 
lirait orgueil de sa science s'illusionnait lui-meme (s'il croyait) savoir quelque 
eliose eu comparaison de lui. Si l'esprit se comportait mal dans ce qu'il 
est malaise et dilTieüe d'expliquer, c'est par la force de son argumentation qu'il s 
lamenait ä se soumettre ä la verite. Les Ariens etaient tenus loin de son pays, 
au point qu'ils u'avaient meme pas une place pour y entrer en cachette 
comme des espions. Gar sa parole etait un mur fortilie pour son troupeau, 
qui s'appuyait sur eile pour eonfondre et mepriser le raisonnement des 
blasphemateurs. En un mot, tonte erreur de toute doctrine etait en göneral 10 
repöussee par sa sagesse, au point qu'elle ne trouvait plus de place dans 
son pays. Gar il s'etait vigoureusement elcve, par sa parole laborieuse, 
contrele parti ä.'Arius et de Mac6donius et il gardait son pays de l'infec- 
tion de leur lait, pour qu'ils ue se repandissent pas chez les enl'ants et les 
simples. is 

Et pourquoi dire cela? Comme toute la cause de cette mauvaise doctrine 
venait de l'empire lui-meme, (Basile), avec l'assurance (roippTicia) des martvrs, 



[117] XV. — HISTOIRE DK SAINT MAR BASILE. 203 

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.L-aJ? oilS^oo^/ JK^jo jJa^< 000t |t-2&> yOOU'tl^L^ .o.. mSl/ yoow.^'/ < V\ > o 

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jj^oaajo Jl't->V* ) LajLia-oi-s «^'it/o :jlaA*ji3 ötbo.^ ^-»1/ K*io^fl ^ )jöt 

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""^w-^io -.vfioci^/; otK_*^.jl, V- 5 )°öt oiloJ^^oj J-J-^J-s ]W -JoiSs. 1S^-*;; 

:outi )Io3q r>oftp>JI »conocuo/ )x^a^>» oöi vm » rmio/ .)->/ V^ö/» J»oi Jk^N Mol.133 

v. 

1. a»-t; J^ H .»o B. — 2. **>&H b. —3. wo»oWo B. — 4. Ora. B. 



mit de l'insistance ä ne pas tenir compte de l'empereur; mais il songea ä le 
mepriser pour l'honneur de son Dieu; car il le dedaigna sans crainte, il ful 
fort rempli d'etonnement ä son sujet et il meprisa beaucoup l'empereur. 
Quant ä Aetius l'athee et ä Eunomins, par l'habilete de sa parole, il les regarda 

s comme morts; Eudoxius lui-meme, leur maitre, il le nomma aussi mepri- 
sable et abominable; et, bien que (celui-ci) se refugiät dans le pouvoir impe- 
rial, Basile cependant ne dechut pas de sa verite et il reprouva la malice 
de sa pensee; en effet, quoiqu' Eudoxius füt du parti de Valens, l'empereur 
impie, tous deux cependant ßlerent une toile d'araignee et furent couverts du 

10 travail de leurs mains (et) leurs travaux furent (des travaux) d'iniquiU et de 
[raude', selon la parole du prophete. 

Puisque, parle secoursde Dieu, nous en sommes arrives ici, montrons de 
quelle maniere l'empereur Valens fut amene au christianisme, ce qui fait con- 
naitre la constance de Basile dans la foi.Quoique celui-lä naquit d'abord dans 

15 toute la simplicite et grandit dans la vraie foi et dans les commandements 
de la religion, cependant, au temps de son regne, il devint partisan d'Arius 
pour la cause que je vais dire. Eudoxius, * qui amena l'impie Eunomius ä *fol. 133 



v. 



1. Cf. Isafe, lix, 6. 



10 



294 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [118] 

OÖ| jjLSJ-^> (du )jO'^! ^.J ^^s^OjO .y^iCUJ v£OQ^_»\J^* y?y.& • . ) lo_(K.\^~10 

. )K_oo-io.io>a^. oksi-oj? ot.m-K.3/ »m « rn'voJJo .J-i*-.,... JJ» ^.c*\ -.ov^ o.jlL*I./ 

►"«^x po/ .Jy V\\ otlci n ■■> t -% O O^VlN O&. \ÖOo JJL3J >..">»/; >m.» ms;o| 
6|\t->; oi\ ^o';j jjoC^^ieo ■)-^ J t . >a .a K_/? vrn . roVoi ^J^^co» .jjL^iaS, 
JK^oia^o ^ Vm» ^K.n oi.ii jloi v\ .6^» ^oolV^jo ^V jL r l Jl° -.»Q— Li Jl.Ot-.oij 

■ jk-.;a^a^>o o&> ^Kj 

-V oj/ oouo -.vooi^ oooi >.,■...../; ^-«^-»/ ^o ^o-.»'/ U-^V^ ? V*^ j^sJi^ 
vit>r> i .»jö n\ ,—ioi/ oooi ^j^iboo p|\ >n n\ f ^s..jlo .>,m . rn*Mo/» jju^j v»n\ 



l'episcopat et ensuite le deposa, recut l'Eglise de Constantinople avec (ses) 
grands biens et (sa) puissance, avant que Valens* ne regnäl 2 . Et parce qu'un 
tyran s'eleva contre lui ä cette epoque et voulut partir eil guerre avec 
l'empereur dont nous avons parle preeedemment, (celui-ci) songea d'abord 
ä lui-meme, sous le rapuort de l'incertain, et demanda ä Eudoxius de •"■ 
l'amener au bapteme, alors qu'il ne pouvait pas (encore) se preoccuper de 
l'exactitude de la foi 3 . Eudoxius, en eilet, pensa avoir trouve le inoment 
propice pour mettre en oeuvre sa mechancete. Car il dit ä l'empereur qu'il 
y avait de nombreuses heresies en Orient et qu'ä cause de cela il lui fallait 
prendre tout le soin, sans defaillir ni manquer ä la foi dans laquelle il allait io 
recevoir le don du bapteme. Valens accepta d'observer avec soin ce qu'il 
lui dirait. Eudoxius ajouta en oulre qu'il confirmat cela par des serments 
redoutables et qu'il lui donnerait ensuite le bapteme. 

Apres qu'il eut ete baptise et qu'il eut vaincu ce tyran, (Valens) fit endurcr 
de nombreux maux aux Eglises de 1 Orient. 11 enleva les maisons des saints a 15 
ceux qui les tenaient et les donna aux parlisans d' Eudoxius, tandis qu'il livra 
a des epreuves (xivSuvo;) diverses ceux qui avaient uuc opinion opposee, sans 

;. I'.i'liins = Valenlos. En grec Bi>r-,:, B«Xev?o(. — 2. Eudoxius fut 6v6que d'Anlioche en ar.s e( de 
Conslantiouple de 360* 369. Vülms r6gna de 366 i 37«. — '■<. Nolre auteur rallucbedunc le baptöme 

<lo Valens ;i la rövolle de Procope (365) el non, co e Th6odoret, a la guerre conlre lea Gotha (367), 

cf. Tlllemont, Hisloire <!<■* empereurs, Paris, 1720, t. V. 



toi i w 



[119] W. - H1ST0IRE DE SAINT MAR BASILE. 295 

^o Jlxl~o^ v oo^ v3/j .Joe* ^oU J^cUxos/ ^ JU/ ^ .)Ka*,..»v> 

p ;> j.iuu/ ^oo ;o..itf*JI ^ou^Uc^J JJ0.50D ^o a^oe&oe^ voou* 
• jkjj&o ^o ^ook a^lf* )K^o^ o^oo ..voop^-j J^aSa^ aaabol/ 

i ^VaxasJ-si v ,.\ ./ ^i> Joo» ^ .o& loot )^-/? ^*J 2 !-Q^»/ ^° 

Jl&s'jo f-ccoo;]/,'/ ^o. :)jl-V/j <ja^£B$ai ^^oo oöi Jjiioö :U^l <*^> Jj« 

Jjlo (ä;o<ui ..K-A-./ ^01 JbS oiK^£oo» * o« <m. N »inS ^^ JW -.^^ 

:J-ia!ffl; JkJÜo^ JIJjj Jooi ^fto» p ^-» ^>^ Joi^ k.^.;; 001 )jo,ij Je* 

15 JouSx K^-;; JL£-M/o It^JU^: -6i :\^>o^J>, J-V** ^j )ooi va-V*» 

1. psVls^o Ms. — 2. M>^"i Ms. 

meme epargner les eveques, au point de les chasser, eux aussi, loin deleurs 

maisons et d'ea faire partir beaucoup dans les lieux du desert, pour y 

habiter; il ordonna que les uns fussent relegues en Armenie et en Thrace et 

les autres eu tgypte. Certains d'entre eux ne pureut pas y parvenir ä cause 

■ de la maladie de leurs corps et e'est eu arrivant necessairemeut (<xväy>«]) au 

terme de leur vie qu'ils parvinrent aux lieux qui leur avaieut ete designes 

par les lettres de coudamnation (portees) contre eux; d'autres tcrminerent 

leur vie dans ces lieux memes, parce qu'ils ne trouverent pas le temps de 

revenir chez eux. Get (empereur) trouva ensuite le terme de l'audace qu il 

io avait commise; il perit ensuite dans le feu avec beaucoup de ses compagnons 

dans la guerre avec les Goths, au poiut qu'on ne retrouva pas la moindre 

partie de son corps pour l'euterrer. 

D'apres la ueoessite (xv*yjmi) qui le tenait, (Valens) avait onlonue que 
ccux des uötres qui se trouvaient en etil et en fuite retourneraieut ä leurs 
15 places; bien que cet empereur eüt cause une teile perdition aupres des ortho- 
doxes et des Peres, ä cause de l'heresie des Ariens, cep'm lant il possedait une 
indication que Basile, * pour qui j'ai amene ces paroles, etait le beraut de la + toi. Vit 
religion. Une l'ois que (l'empereur) devait venir dans les localites de la Syne 
et qu'il etait proche des bourgs de la Cappadoce, (piovince) qui avait ete 



296 BARHÄDBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRR. [120] 

"^-J^; y-.; > ^^sio -.loot k^s^J./ j^önm°>/; jk.jLia*.tO\ »acta&wuattJa 

1^1^ y-io o/i .uxi_^^£Q.^\ oi^> t >M wlil ^.io )^o .)-.•, m n\ J_£oo.j< 
^s^io JLJLj oop ^0f~o U302L.J jKx*po ^-ioi o/ Jooi.ia^ chj^Jj ^on . ro->;o/; 
,n n v>ü •.!»!/ oi^O; vs/ jj/ :;g A a )KjL.po* a\ ^.cho^i t-*--^. U-+^i lo» » ^ » 
• .otKjL. ^ ^o jt~^^ o n°>v>\ J vio ft^f n » : »3; »■a.m.J JJ; JL-^oo ^_io 
yooi-^i'J^s oooi ^C^SlJ; ^^...JJo . • vO-^jl— K.J j^-o* j^coavi i -i; .<•><•> o> ■ . / jj'/ 
oj^ Joch oot-JL/; (Li^oaaia :^K/ )°^ °ö« J^V-^ooj^ ^-.; ^.*.\oi ,j . v o^sqüj 
oi. m i ^ ^^> oCb> t^ojl/ ^o»-o; ^>-^-ioo Joe* ^.i> J*.» m n\ ■ J»\nA ^o 
jlo°ni •> Joch ^ot-.j-o Joch m j(oo juibo ^io» :cnl.oiK_*.:>o Io^^cl^o otN^ioo 
Lo^..j a .A. \ o ,>m . m^oj; J-^-sL ^° joonj y-«/ Joch J^'^'^ oito_m.a.io\.o . Loip 
, i\v>\ o£>> y«. n°t; Jo_-Jio Jbs_o_.fcO>s jla.vu.j *ch.^o +3 Joch jcu^io Oll »\> 
ch.\ _al~ , > ^-2l1o flXv» ^_ioi och vfn . m^ioj; jL»_J\o -.oi\ V^ö/; « vN .. / 

1. Ce mot est coupe en drux : »a«»Sj sur une ligne et k»l a la ligne suivante. 



confiee pour l'office de l'episcopat au heros et ä l'athlete de la religion, Basile, 
parce qu'il avait encore conserve sa reputation sur lui, il commanda ä son 
prefet (üwxp^o?), nomine Modestus', d'aller ä Cesaree et de faire ä Basile l'une 
de ces deux choses : ou de le contraindre ä etre du parti iVEudoxius, ou 
(de le decider) ä sortir de la ville avant sa venue. En efi'et, parce que non s 
seulement la ville, mais encore tout le pays, etait auime de sentiments bien- 
veillants ä l'egard de (Basile), (le prefet) apprit de beaucoup ä ne pas croire 
qu'il pourrait facilement faire sortir (cet) homme de sa ville, ä moins d'or- 
donner (ä ses gens) d'appliquer la loi de la guerre et de faire pcrir ceux 
qui tomberaient dans leurs mains. Apres que cela eut ete dit d'avance au lo 
prefet, il etait entrc ä Cesaree sur l'ordre qui lui (en) avait öte donne par 
l'empereur; et, comme on lui avait parle d'avance de la famille, de la parole 
et de la perfection achevee de (Basile) qui etait vante par tous, il l'avait 
convoque avec la modestie convenable; il s'attendait ä le persuader d'etre du 
parti d'Eudoxius et lui montrait sa bienveillance en rappelant une amitie is 
ancienne; e]t, pour montrer qu'il lui etait avantageux de faire les eboses qu'il 
lui disait, il lui montra aussi la puissance qu'Eudoxius avait recue de l'em- 

1. Thöodoret, Hist. eccl., IV, 19, ne donne [ms re mim. S. (irrgoire <lc Nvsse le donne. 



10 



fol. 134 

v°. 



[121] XV. ■— I1IST01RE DE SAINT MAR BAS1LE. 297 

_^*JJo .oi\ a^oXji H ; (_3cl£lxcl3|J .'v£DOJL>^icLo; \-—i o\ Joot yc&. ^-* ^» .»jJ; 
•po/ ,^-.j «.m »\ . cn ^ -vcu/ ^^? .°^*? )^ ' ».*» sr^ «.oooi o»- 31 -^ r^°? °°^ 
)N.>k' i\ jiVN^.io ^io; ••Jj-sj o£^3 jjoi 'N.3 ^-io» -ot ^— ? o\» -<*^ 
|<l*j» p a\ ....*,YJ./ oda^ )Nj^.V/ jbiäi oöt j^VSoot; oolo .^a^isj^ 
J^.-xuX ^3/ jJ/ -.voj/ J^Vo' K^o)j>; :otloJLÄJ.*aL^I^>o JJ »*l3/ ^^; ^S^^ 
■oX Vn>n\ o-.oN.jl/; )j «■ -Jl» .o£s. nm »°>^1./; s*^-*^ .-oouN.äo JjuJLjls »_io; 
'jalX ^/; .Vio/o .^SL*iXi3;o/; <*-^4 *»-* Joo^ \J -H»^ "^j-^ .?&» )i \v > 

JNjl9u ^-.JUl ^w^oi ^~&-i; ooi yl :J-s'; V-^^- 00 ^? jj^^ö»© o£S-.» )N^ooo\ 

,_, o « * .» i_»^> y°r*° )J? ^-*^oi^ )al^io ^3 :JoC$S; oc*o, "^i- ^SlcdoINjo 
■ M-n . m "^o/; L^s\^ t-=> Jooi-ii >.m .°>^N^o JJ -.jj'^ooio jji^.iö JoiSx ^Sl~; 
^.j »-V-*? ^° .Jj'la-. Jo6i Jlt^f vOOiN^Xio ^io o&> ~)J »s/; ^^s^io 
k^.\ . «^ vti ,°> ^Eoo j] v /; -Vio/o in'^ooi jN-JLo J bö -s o .... * . ' «N^cl^ 
|— jl'^=> jy>mv> yoj/ N^lj .pö/ ^ ,»,..,» JL\ JljL^^j» 3 ^jdoiv3ls -JoUoo 

1. o?^ Ms. — 2. H supra lineam et in margine. — 3. In marg. w. 



pereur, (disant) : « II est le chef des epreuves (xivSuvo;) pour les eveques qui 
ne l'ont pas approuve et il a arrache ä ses maux ceux aussi qui ont ete de 
son parti. » Basile lui dit : « II ne m'appartient pas apres si longtemps de 
me livrer aux mauvaises actions (en m'abstenant) des parfaites. » (Ajoutons) 

5 encore que ce prefet usa envers lui de longs discours, en lui montrant non 
pas que les afllictions qui (adviendraient) pour sa desobeissance seraient 
grandes, mais que la gloire aussi est donnee par les hommes ä ceux qui lui 
ont obei et qu'ils ont merite de recevoir de l'honneur: « L'empereur entrera 
ä l'eglise, si tu es partisan d'Eudoxius; » et il dit qu'il accompagnerait 

lo aussi l'empereur. Basile, qui se moquait de* ces (paroles), (disant) que, lui *fol. 134 
aussi, aurait beaucoup fait pour que sa propre entree (ä l'eglise) et celle de 
l'empereur passent pour etre grandes, si ces deux ämes vivaient et s'ajou- 
taient au peuple de Dieu, (et) qui montrait par lä qu'il n'y a rien qui soit 
plus estime aupres d'un empereur et d'un prefet pieux, n'obeissait pas en 

15 etant partisan d'Eudoxius, parce que aucun avantage pour lui ne resulterait 
de leur entree ä l'eglise. Apres que le prefet eut commence ä user de 
paroles severes et dit : « Si tu n'obeis pas, Basile, tu t'en repentiras », 
(celui-ci) usa d'une grande liberte, en disant : « II y a trois grandes punitions 
que vous avez contre les delinquants : la mort, l'exil et la spoliation. Si tu 



v°. 



298 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [122] 

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)„V ..\ ,«^ Kj/ "^^Iß ool yjo .Kj/ "^oJl. ig^Nj» J-stCo «^ Kj/ 

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jj «bis/ > ^iw \i'fi>e )^v^vimv> ^3 :)a'fl\) K=>/; Jv^^- 1 <^? y\* . \ ll 
JjoticLS; "^s^ioo .JK.^Jlo )K-»/ J^oilo op ^oia^o» 11J .Jloim .^^Oo 
)^oa^> J-^.^ +3 :)ooi ^JLoKjl^o ) K t . -i\o Joch JjuoKio yca.* ^o yca.* 
aS^-^o.^eL^ oi^. )ooi Lv../ j-ji^Osaji; -.oiK » -> ->ji ^_»^oi ^o ju/ Joot )a.o • . ) fcO^l* 

.-^ot-s Jj^-Sooi ^»; +s .OiaJSs i^.t^cc/ oilv-s > ^-^j y-*N ./ ^-^o w ^iK Ot 

.rr> .\ . r-n Os. Jt-üJ» ^)1/ • .JjOlioS )oO| Öt-.k_./ jKjLO J L,-~^0 : j OOt U3_.Kji 

^^^o» K^io^D oib.JjLO .)K-.;o.^c0^o; JK-soiaia.\ ^oin,. ->ni; -.omn «°iio 
o< i -i "\ ^.-^.ch •.^otoJL*.; )^ci\ojlS ^.»ii^ff )Vrnv>;o :ou» -.cxoN»../i J-ioijas 



10 



]5 



me depouilles, tu ne prendras que des livres 1 ; si encore tu me mets ä 
mort, lu me feras partir pour une vie meilleure que celle-ci; et si tu me 
condamnes ä l'exil, je serai delivre des miseres et tu me feras vivre agrea- 
blenieut. » Alors, le prefet lui dit : « Tu deraisonnes, mais tu recon- 
naitras ä la fin ton manque de bou sens. » Comme il l'avait menace qu'il De 
resterait pas longtemps sans recevoir une punition pour sa desobeissance, 
une forte lievre lui arriva ce jour meine; et, comme la maladie s'aggra- 
vait de jour eo jour et faisait des progres en mal, quand il Cut parvenu au 
troisieme jour, Tun de ceux qui etaient dans sa maison (et) qni avait pouvoir 
de pirler devant lui se leva et lui conseilla d'euvoyer vers Basilc pour qu'il 
le delivrät de la maladie. II lui apprit une preuve de cela d'apres ce qui 
s'etait passe pour sa lille. Coinme le prefet se taisait ä ce sujet et. que la 
maladie avait amene une mauvaise issue, il fut conlraint d'appeler Basilc 
et de le prier de l'amener au don du bapteme. Et (Basile) lui demanda 
d'abord pour quelle cause il ctait venu a demander et a sulliciter le bap- 
Icme. Lorsque lc prefet eut repondu que c'etait a cause de la maladie oü il 
se trouvait et parce qu'il atteudait maintcnant la fin de sa vie, alors (Basile) 

I. Cf. Sozomöne, lliai. eccl., VI, k.. 



in 



10 



'fol. L35 
r". 



[123] XV: — HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 299 

;oAj jjottoSL^o .Kjf v3l£J^ (jjop ^«^ ooto Kj/ yo\.'-ai .oi\ ^io/o 
.Jooi yi^~~'l ,JL-.jlj/ J_o'o_cd oibo ^_so ^ja\ J^Sooi^o .Jooi «jl». otLa\, ,_*,.=> 
v»öoij . >\ »/ ^-^ |.3^oo).\o : Lym n \ \a^.Ji v£D..«.\o JJ. / ^_.i ,.-3 
v o_3la.i^.io ^o y t n °>K^o; ^^./ ^.o£sOl-3? .o£x \^o\ -Jooi o£xj-fc 
^Of-^o )■ i ..T>v> jJi JbJ?o_iö ^_.; »,m «\ . m ->\ .Jj/ o.*l^io q^^oKjl^o\ 
3/ l^_^ ^*; p .soKji. JJ / ■> ^oj^> . v>.öt u^£D jJ ,^; J^iNv» .» ->Vin\ 

Ji_ß ^30 .Jl,^.\ ^.^O .-^»-rvx |-2lA.JS^-.» jL^OQ-^JS Ji^i.^. J Oll .«II Vi «1Vi\ 001 

p .|K^j1^ otKso>a*.l öC^o yx±-~±-ii yoy-a .-^oa../; J~=> , JJ ,sm »\ . m ^\ oCS. 

• • • ^ * 

^0 o»j cl^ . •Is.SlS.L, JLaL^^ö ^o lotivi^o o^nJL^«,» ^./ .oi\ \.zal >r _.j oot 

)l\v> loX Oj^..»0 OlloX jli\>0 ^_iOi ^_.J ^_.o£iO .Ol 1« .. I )t~>*fll JjL^iÖ 

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^\o j,2LS.i6i JjoJ^S ^^^ .jLioi jooi J.J-.}/ •. smn jl.K^q.^ooi oi^oa; ^ jj( 

1. In marsr. »^- 



le reconforta et lui dit : « Tu vas to lever et reprendre ton ancienne maniere 
de vivre »; et il avait fait partir la maladie par sa priere seulement et avait 
gueri le prelet contre toute atteiite humaine. 

Lorsque Valens vint pour entrer ä Cesaree et qu'il eut interroge le prefet 

:> sur ce qui s'etait passe, .(celui-ci) lui dit : * « Je suis pret ä obeir en tout ce que * fol. 13s 
Votre Majeste imperiale nie commande; quant ä Basile, j'avoue que je ne 
puis rien lui faire. » L'empereur n'ajouta pas grande foi ä cela, niais se 
tut'. Lorsqu'il voulufc, lui aussi, eprouver (cet) horame, il arriva qu'il eutra ä 
l'eglise le dimanche 2 et, quand il appela Basile, celui-ci ne voulut pas sortir 

|n avaut d'avoir termine tout Tollioe ecclesiastique. Comme il avait tarde, 
l'empereur lui Qt d'abord ce reproche de n'etre pas sorti aussjtöt, lorsqu'il 
avait ete appele. (Basile) lui dit : « Aiusi que j'ai appris ä houorer et ä 
respecter l'empereur, je n'esümerai pas qu'il e^t plus graud que le veritable 
Roi. » II est dilfioile de rapporter maintenaut tout ce que l'empereur lui dit 

15 et. (tout) ce qu il dit ä l'empereur; je ne citerai qu'un seul (fait), qui fera con- 
naitre le frauc-parler de Basile. 

Un homme nomme Demosthbne 3 — c'etait un Arien — qui etait prepose 

1. Gf. Theocloret, Hist. eccl., IV, 19, m^m ö ßainXsu;. — 2. Fete de la Theophanie, Sozomene, 
loe. eil. — 3. Gf. S. Gregoire de Nysse 



v« 



300 BARHADBESABBA ARBAIA. -- HISTOIRE. [124] 

).aN>ö loik u>;'j» y-l )cl± o^j .^o-^^ÄiJLi ous J)-po .Jo« ^_ia-oi^o pLßol 
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10 



ä la table de l'empereur et ä la preparation des mets, fit ä Basile lui-möme le 
reproche : « Ce n'est pas comme il convient que tu parles ä l'empereur. » Basile 
lui repondit sur ce point : « Mais il t'appartient d'examiner les sauces ' ; c'est ä 
moi de savoir comment il convient que les eveques repondent ä l'empereur au 
sujet de la religion. » Apres que Demosthene eut voulu lui parier avec arro- 5 
gance, il fit une faute de langage et Basile dit : « Voilä que nous avons vu 
encore que Demosthene est Ignorant 2 . » Cela se rapportait alors par tout le pays 
des Romains. 

Bien que Valens ne changeät pas d'opinion, cependant il admira beaueoup 
Basile pour sa perfection; et non seulement il ne le chassa pas de son Eglise, w 
mais il lui donna tous les honneurs düs aux evßques et s'associa aussi ä 
sa priere, ä l'exception de son opinion seulement; meme il lui fit encore 
une grande ofl'rande (äva6r,(xa) d'argent et d'or. En temoignage de cela, il 
sufiira d'un (fait); il lui donna un village, qui rapportait de nombreux revenus 
ä l'empire, et Basile le donna a ceux qui etaient atteints de la maladie de la 1 . 
lepre, et il y faisait tout pour la guerison et la joie des pauvres. Quand ceux 
qui habitaient dans ce pays virent le soin (ju'il donnait ä l'entrctien des pau- 
r„i. las vres, c'est d'apres son nom que, dans leur admiralion, ils appelörent * cet 
endroit Basilidia; ei encore jusqu'ä maintenant il est ainsi appele. 

1. Thoodorel, xüv ).w|j.(üv, loc. eil. — - J. Theodorot, £6ap6ipor£v... 4fpJ(i[i«Tov, loc. eil. 



[125] XV. —HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 301 

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,^L3 icocu JJ; JJ, • .^lo I Vi .oto ^fcOi^ J ",-•»■* vj odo^ *p?/ .°*^ ) m '^ f 30 

l. In marg. k»&£X^ 



Au bout de quelque temps, comme Valens avait entendu parier de la cons- 
tance de Basile et de ce qu'il convertissait beaucoup d'Ariens ä la foi\ il 
commanda de l'amener de Cesaree & Antioehe; et, lorsqu'il fut venu sur l'ordre 
de l'empereur, il etait entre au tribunal du prefet. Le prefet lui demanda : 
« Pourquoi n'approuves-tu pas la religion de l'empereur? » Basile, avec 
grande franchise, blämait la religion de l'empereur et soutenait la foi de 
l'Homoousion. Le prefet le menaca de mort. Basile dit : « Plüt ä Dieu qu'il 
m'arrivät d'etre libere des liens du corps ä cause de la verite! » Le prefet 
lui dit encore : « Reflechis ä ce sujet. » Basile dit : « Pour moi, je suis encore 
demain comme aujourd'hui 2 . » En ce jour-lä donc, Basile etait garde en 
prison; et il arriva que le fils de l'empereur, nomine Galates 3 , tomba gra- 
vement malade, au point que les medecins decretaient la mort pour lui. 
Dominica, la mere de l'empereur, adressa la parole ä l'empereur et dit qu'elle 
avait endure bien des maux en songe, ä la suite de visions redoutables, et que 
l'enfant se trouvait mal ä cause de l'affront fait ä l'eveque. Lorsque l'empereur 
eut mis cela dans son esprit, il envoya et fit venir Basile et il lui dit, en 

1. La suite figure dans Socrate, Bist, ecii., IX, 26, d'apres Rufln, llisl. eccl., II. — 2. Socrate, iyia 

•/.ai <jr,nepov xai oupiov 6 a-JTÖ? eljii. — 3. Syi'ia<[ue : Gelitis, en marge : Gelavätus; Socrate, TaXaTT];. 



fol. 136 



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302 BARHADBESABBA ARBAIA. — H1ST01RE. [126] 

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Ol.,-« ■> m i; ja-Xü öS, .^iu^I/ ]U^a> J»i'a^s -.o£s jooi JLlIoö -s^° 



l'eprouvant' : « Si ta religion et ta foi sont veritables, prie pour que raon 
fils ne meure pas. » (Basile) dit : « Si tu crois, 6 empereur, comme je crois 
moi-meme et si l'Eglise est unie, l'enfant vivra. » Comme l'empereur 
n'approuvait pas, Basile dit : « Au sujet de l'enfant, que la volonte de Dieu 
s'accomplisse donc! » Quand Basile eut dit cela, l'empereur comrnanda de :. 
le relächer; et l'enfant mourut ensuite. 

J'ai un exemple de la fermete d'esprit de Basile. 11 y avait un homme 
impie nomme Euscbe, qui faisait facilement tout ä cause de (ses) biens et 
(etait) l'oncle paternel de liinperatrice que Valens avait prise apres cela; 
parce qu'il etait de la l'amille (de l'imperatrice), pour cette raison il avait W 
alors le gouvernement du Pont. Et, comme eile l'incitait beaucoup ä mal 
'oi. isß f a i rei [\ voulut * donner pour femme ä Tun de ses tout proches parents, qui 
etait indigent et pauvre, une jeune fille riclie de famille illustre. Celle-ci, dans 
1'allliction qui Tenvironnait, courutä l'autel et Basile la recut. Parce que, meme 
auparavant, Eusebe le hai'ssait beaucoup pour la part qu'il avait eue ä (ses) i . 
maux, il s'appliqua avec grands apprets nou seulement k prendre la jeune fille, 
mais aussi ä saisir Basile. Tandis qu'il le nienacait dcvant beaucoup, il dit 
aussi ceci : « Je t'arracherai meme le foie. » Basile, ayant bien ri a cause de 

I. BocralC, xai inomtpttv noioijitevo;. 



[1271 W. ■— H1ST0IRE DE SAINT MAU BASILE. ä03 

^i. MD «\ » m *> ^—t^ ^-? Wk -<^ Ä +* -kl **&■'■*> .>^ y>**& *s/? •»-*?/ 
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is ot,-/ K^o.;» Lio^o .oi,-./ ^Jbo JLjlo ^a_i ^jlsj KM -.JJUVJI ^«^* JJ? "^^ 

sa menace, dit : « G'est mon foie qui me fait souffrir. » Eusebe, apres cela, 
tomba dans une maladie grave et ensuite demanJa ä Basile pardou pour son 
arrogance. Et Basile, qui parut grand aux yeux de tous, delivra la jeune fille de 
la puissance du mechant et la renvoya dans sa maison pour (y) demeurer en 

s toute sürete. Bien que Basile possedat des actions parfaites bieu plus nom- 
breuses que celles-lä, elles sufTisent pour ne pas allonger l'histoire. 

Qu'est-ce donc qui nous donnera ua tel pere en ce temps? Et qu'est-ce qui 
nous retiendra un tel chefPIl se retranchait dans la misericorde et la grande 
preoccupation (de rendre) des bienfaits pour augmenter les enfants de sa 

w ville et il regardait Dieu dans tous ses actes pour qu'il n'y eüt pas de tache 
en'eux. Les sommations et les menaces d'un empereur egare furent, pour sa 
fermete, comme des etincelles de feu qui s'evanouissent surtout en se reposant 
sur des lieux humides. 

Le saint eut deux freres, le premier Pierre et le second Gregoire, l'eveque 

15 de Nysse : Pierre avait embrasse l'ascetisme de Basile et Gregoire l'enseigne- 
ment de sa parole. Quand Valens voulut condamner Basile* par un ecrit, parce 
qu'il n'approuvait pas les Ariens, trois fois le roseau tomba de sa main et il 
n'abandonna pas son acte temeraire, jusqu'ä ce que sa main eüt tremble; et 

1. Cf. Th^odorel, loc. cit. 



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304 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [128] 

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r _io .Jkjupo ^Jso V-=^ ^ßü.ioj J^as» —J;J-s cua^7 ^so .Jkj^^io ^bo v^» 
JÜ^^-üaK-s -.L^oo-. och»s U-so-j, Mk3cU./ yffi ..v\\o .)p^.s ,J.^o^ > n° i i *<~»»-»oi 
ypoj oitCboo J.ju.^0 ^-.j Jjoi ^.^ .~öot ^jlN.iö wOtabw>t; j<*^? Jli^ioj~2>o ' ' 

il laissa Tecrit et exalta le saint. De meme que durant sa vie Basile avait rcjoui 
sa ville, de meme par sa mort il laplongea tout entiere dans la tristesse: il en 
fit gemir tous ses quartiers et ilremplit d'affliction toutes les ämes qui avaient 
senti ce qu'il etait. G'est ainsi qu'on le pleura, tandis que les yeux versaient 
de nombreuses larmes; en elFet, on ne le pleurait pas d'une maniere humaine, 5 
raais on etait afllige ä son egard de la maniere convenable et en general 
L36 dans toute sa ville * on lui repandait son Arne en grande foule; on lui etait 
tellement attachc qu'il demeura en repos trois jours, saus qu'on l'enterrät; car 
on disait : « Que du moins la vue de son cadavre nous console de sa vie! » 
Car, ä cause de la foule nombreuse, le danger aupres de son cadavre en arriva 10 
au point que trois hommes möme moururent en ces jours-lä. En effet, on 
ne le laissait pas enterrcr, jusqu'ä ce que les membres du elerge" eussent 
trompe le peuple par un artifice. Durant la nuit, quand il reposait ä l'eglise, 
ils fabriquerent avce du bois une forme qui lui ressemblait et (la) mirent ä sa 
place ei ils direut au peuple : « Voici, il repose en son licu; » et ils deroberent 18 
son cadavre et (le) sortirent de la ville. Quand ils annoncerent aux oreilles du 
peuple qu'il etait sorti de la ville, alors le peuple sorlit en loul(> et Le bienheu- 
reux fut ä grand'peine enterre" en ce jour avec les hymnes et avec les psaumes 
de Dien qui etaient recites sur lui. 11 ine laut dire sur ce saint la parole 



[129] XVI. — HISTOIRE DE FLAVIEN. 305 

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^Soifcoo )Kj;K-« )^sot-so .JL^>o; ^io; jlo'^jj ,o»^ J^r^f .otJSx^o^xVo .o£Sj 
.) . 1 »^u/ otÄPUfr^CLa .-jooi l^vcxl^io j~^^o I^cl^cl./ .j->r^°? °< ton v> » ->o Jooi 
yxlLcX,\ £A<^\-=> .•JloiJ^iöj ^».3.1.; ^rC^./? \s>\ j-n J^ JLS v3/ iX — .; Jich ^.io 

de Notre-Seigneur' : Fo/-/ ta'en (eu), serviteur bon et fidele, tu etais prepose ä 
peu de clwses, je t'etablirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton Seigneur. 

XVI. — Histoire sur Flavien et ses actiöns, sur le mode de sa doctrine et 
sur la guerre qui eut lieu contre lui de la part de Valens, l'empereur impie. 

5 Bien que nous ne puissions pas, en eflet, dire telles qu'elles sont les belies 
actions de saint Flavien, l'cveque d.'Antioche 2 , et saperfection de choix, d'abord, 
ä cause de notre faiblesse, en second lieu, ä cause de sa grandeur et, en 
troisieme lieu, parce que nous n'avons meme pas trouve en un recueil l'histoire 
de sa conduite et de ses belies actions 3 , cependant, pleins de confiance dans 

10 les priores des (hommes) vaillants, nous essaierons de(les)montrer brievement. 
Bien que (cet homme) illustre, en effet, füt ne de parents connus, cepen- 
dant, des sa jeunesse, il foula aux pieds le monde entier et ses voluptös et se 
choisit la privation du mariage ; et il faisait des actions bien reglees et il 
meditait jour et nuit dans la Loi du Seigneur* dans sa ville d'Antioche. G'est 

15 pourquoi, par son intermediaire, il se constitua aussi dans cette ville une 

1. Matth., xxv, 21. — 2. De 381 ä 404. — 3. Les rares et courts fragments qui nous restent de 
Flavien ont 6te röunis par F. Gavallera, dans S. Eusta.lhii, episcopi Antiocheni, in Lazarum, Mariam 
et Martham homilia christologica, Paris, 1905, pages 101 ä 110. L'homölie d'Eustathe renferme des 
interpolations qui peuvent la faire croire apocryphe. — 4. Ps. i, 2. 

PATR. OB. — T. XXIII. — F. 2. 20 



I'ol. 13 
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10 



306 BARHADBESABBA 'ARBAIA. - HISTOIRE. [130] 

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. .J^a-.a>Voto j.äu^, ^ja_oa^; oikäsoi ^^O* )i2äm\*3 »s/; J.*../ J;oi Uf^'l 

1. Les letlres ^ au bas de la page marquent la Hu du qualorzieme cahior. Au bas de la page 
suivante, les letlres ov* indiquent le cpmmenceraent du quirizieme cahier. — 2. In marg. >"■• — 
3. Ui-*<£>3 Ms. 

grande reunion de ceux qui avaient souci de la perfeetion. II ne s'eloignait pas 
de l'eglise, mais il etait assidu ä la priere et ä la demande, aupres de Dieu et 
des hommes. 

Apres cpie les Ariens eurent exile le bienheureux Eustathe et f'ait Melece 
' foi. 137 eveque ä sa place' , * Flavien adherait au parti d' Eustathe, alors qu'il etait pretre, 5 
et se conduisait selon toute la perfeetion datis une eglise avec le bienheureux 
üiodore; du soir jusqu'au matin, ils s'adonnaient ä la priere, a l'office et aux 
psaumes de l'Esprit et, par lä, ils portaient tout le nionde a l'admiration. 
Comme, ence temps-läj'enseignement des Ariens se faisait originairement en 
secret (et que) ceux qui avaient recu d'Arius la semence impie s'etaient fait peu 10 
apres de Leontius" im eveque arien, ä quoi pensa donc le bienheureux Flavien, 
pour repousser completeineiit l'iinpudence de Leontius et de ses partisans? 
Bien qu'il füt jeune sous le rapport des ans, il conserva cette eglise exempte 
de corruptioa. Par son intelligence il etait tel qu'il tut nomine sage par beau- 
coup. Pourquoi dire ceci, alors que meme des philosoplies, ä cause de ses 15 
reponses aux paiens et aux heretiques, voulurent le placer au-dessus d'eux 

1. Eustathe a < ; te c.xilö en 329, et les Ariens l'ont remplace par plusleurs aireques successifs. En 

35t, apres la muri d'l'.nslallic el la di'-position du dernier eveque arien, les Ariens et les Eustathjens 

äemblalenl d'aecord pounnommer 6 Antioche Meiere, l'6veque de Sebaste. Un mois plus tard, les 

Aliens faisalent exiler Mölece ■< Melitei i le remplagalent par Euzolus. — 2. (Testen 347 que les 

Ariens (lrenl nommer l'eunuque Leontius. 



[131] XVI. — UISTOIRE DE FLAV1EN. 307 

oCSo t-*-^ )?°« .otk^OOi jLk^.^ kjQt*JQ Vi . ffl I v oo£bo ^.ao ""^.i^; a_s , 
J_3> JjlS^OÖ ^-S/; y-l •.).« «'* oo jaänm^/ AsJL^s Joch Li_o jJ^^t J.^cooi',.3 
otl^i»t-» laüX )chJ^. ch^ och..- ^»j ^.Acx vj^t .^iro^o jj ju/ otCH^ctiu 
N i -o. ^ «» joou , y ' » ^UiotC^ f_3u^ p; ^-/ -J't-^? jlcocuJS^. ,JjL~09 CHI «,/s»o 
5 ool JJ.3/ -Jooi w^iL-^io I^JL^ao )y m ->o Jt^a : ~o JJ p .Jl*l*^ö. jlj/ ,_io 

J„JLo JLi-*_s ,jj .-ot Jjcm ^.-ot^o ^o JLsjjo .^-1/ j.^5 )ilai.o jla^v v^ j xl .5 

y_./ .,^u\-uO ODQ.^lAO JJO.-..COOO ^.SCL^^OO |oCH ^.lii^O ^SÖt ])/ Joch J_«J!. 
.OtlojKijöO loot l-J.3-./^ ja^^O ) OOi t-~Nv ^-^ .-»CHCL^CvL. ^O Oli iCH^J « n i\ r>; 

x_-.\ch -.jjL^pöjo Jjl.V/* ^co*äVoi ^-.oul»! ^-«.\oC^ t»»~^ &l •Uafljj JL^O 

• ^Of^Ö JJ ,v«OQ{0 ^OW>)^ \Ö-J / O)"^ vfiDOJO^JO vXDOJi-CO^S •)»'»'» f> V*'^ 

.vJif-^ ^oöi j--ia..ca:>jj JjuY/* yooilat »a ^o odo.^C^_oo )och <-;K*/ ^.i ,j> 



tous ä cause de la puissance de sa parole? II possedait, en elfet, une teile 
sürete de science parmi les eveques et les pretres qu'on ne se tromperait 
pas en le nommant meme im grand docteur. Avec cela, Dieu lui donna, en 
rapport avec sa science et sa volonte spirituelle, la sante du corps, de 

5 sorte qu'apres avoir depasse quatre-vingts ans, il etait plus sain qu'un jeune 
homme, tout en usant ni de vin, ni de viande, ni de mets delicats, ni encore 
de belles ablutions comme les autres, ni encore de vetements de lin ou de soie, 
bien qu'il füt ne dans la splendeur et dans une grande opulence ; et, ce qui est 
plus grand que tout, c'est que, tandis qu'il menait une vie austere, cependant 

10 il etait tellement pacifique, misericordieux, doux, indulgent et affectueux, 
qu'il faisait l'admiration de tous ceux qui le connaissaient; personne, en effet, 
ne peut montrer comment a ete sa perfection. C'est ainsi qu'on rapporte 
ä son sujet qu'il ne descendit pas au combat et dans l'arene de la dispute 
et n'(en) remonta pas sans la couronne de la victoire. En effet, pour ces deux 

15 heresies des Ariens et des Messaliens, ces deux saints, Flavien et Diodore, 
devasterent leurs tresors et ils furent reduits ä rien. 

Au temps oü Melece avait etü jete en exil par la mechancete des Ariens', 

1. Sur Melece, cf. Theodorel, Hist. eccl., II, 31. La vie de Melece est resumöe dans le synaxaire 
•arabe jacobite, P. 0., t. XI, p 832-4. Nous avons traduit desrecits attribues ä Melece et conserves en 
syriaque, dans R.O.C., t. XV {1910), p. 192-ü. 



308 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE [132] 

♦fol.137 itsiKi i v£oo;ogaÄ; * jla^pa-3; y^\ ..)^a.-.^j)J J-ooicj/ ^io jooi jl/j 



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"^fc^Lo JjuV/ ^-ioj )t-=Kv •' {^»»aD V-=> «^ 1°°^? -« Ijo-Jüb ^o t- 3 ^? Joot 

1. Lire >flo&A.NaaX 2. |j^<&a^ Ms. Lire | uN n *^ . — 3. Pour ow "» **lo. — 'i. Lire ><*>ai^aS. 

_ 5. U^&3 Ms. Lire U^aS _ 6. U^.a\a^ Ms. Lire Ui>aaV — 7. Lire u«>ai^a9. _ g_ Ir^&a Ms. 
Lire U^aS. 

il lui arriva ainsi d'etre venu d'exil ä Antioche, pour rectifier la foi par le 
Toi. 137 moyen * d'un concile ; et, en sus de la rectitication de la foi, il iit aussitöt 
Paulin* eveque d'Antioche; car il trouva qu'il pouvait garder la foi sans 
malice. Ceux qui tenaient pour Melece n'accepterent pas son choix et, ä 
cause de cela, il y eut une grande discorde dans la ville; certains approu- 5 
verent les Ariens, d'autres Paulin et d'autres tinrent pour Milhce. Lorsque 
Melece revint d'exil et trouva reunis ä part ceux qui l'approuvaient, 
il se mit ä leur tete et il les dirigeait; et Paulin dirigeait l'une des öglises 
ä l'interieur de la ville. Quand Melece fut jete en exil au temps de Julien, 
Paulin n'y fut pas jete ä cause de sa puretö" et de son graud äge. Quand 10 
Melece revint pour la troisieme fois, aux jours de Gratien, et vint ii 
Antioche et qu'il atteignit Paulin qui etait vieux, aussitöt ceux qui aupara- 
vant approuvaient Melece voulurent que Melece siegeät avec Paulin. Mais Paulin 
disait : « C'est contraire ä la regle que j'aie avec moi sur le siege (d'An- 
tioche) un hominc qui a recu des Ariens l'ordination'. » Et, en suite de cela, l* 

1. A cause de la simililude des noms, le manuscrlt porto Flavien au lleu de Paulin. d'est un 
lapsns, puisqu'il est öcrit plus loin qu'on ;\ interdit a six prötres, <li)ni Flavien, de sc latsser nommer 
§veque. D'ailleurs, l'aulin a ete ordonne par Lucifer de Gagliari et non par Melece, Theodoret, flist. 
,,,/.. III, 5; Bocrate, ffist. eccl., III, 6. — 2. Aia tt]v {mepSiXXouoav toü avSpo; £0).ä[3e!av, dll Bocrale, 
llisi. eccl., IV, 2; mais ceci a lieu sous Valens et non sous Julien. — 3. Socrate, Bist, eccl., \', ö- 



10 



'l'ül. 138 

r. 



[133] XVI. — IlISTOIRli DE FLAV1EN. 309 

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y_,/j ^ojK.=> JIq-oJJ )j>clX ol,/ -.^.siK.^ ^io "fc-jU/ J) »^«> ) » »t " p )?°i 
Jkji oocxo .)ln °>o ftm 1 ^/ ^:s ooot ^.a.ju^£oo* ^^./; jooö*. ooot OJUL3 .j;oi 
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.-otoÄs-./ l^ax ^ »'VV> >.uöo( ^.\cx t so .L)Jio ys+'-si^o-, oöt; l_*.j3D?ao *-— *'( 

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ooot ^-L'/? i 3 " ö m <=> / ^o; Jooi jjöt J laSo-a^as).^ (juab^Si ,_.i ot^o; 
> .« Ü ,<»; ^.jTbv.j/ ^..oüboi y.*\ . -v ooCi>. )oot JajLic JV-Q.../ otio j_ic*\ :otLa\ 
3« ;a— \ J-J^o-oo ,_~ ^.j jis/ <^j/ ^^x^-j yooi^. Jl^; )K>,v>>tC^ 
yOVJLJ yO_Jop yooiia^ loi^'tbo )il/i J.3Ö n m °>JJ v3/ JJ/ .-.otoyj, ^^a\ Jooi 
JJ/ .jooi J-ioooo jJ oot -.)v-.'t-i Li— ai ^.io ooot > ^^oot^oo jl^ :n . v /o .yOj/ 
jj UA aeo )-caa^oo J_»V-*o • .yoou^.^* J^lcL*. v oot^ jcot ,-aJs* Ur~l J^ä.a_flQ.9jl 
yJi^jK^o K^)Laa u^ > .vJ-V* t- 3 Jk»*jtp vr*? )k»ß?J .yoouuv— ! !S. jooi o'^lnv 

1. Ca mot esl coupä en deux : i^oSU sur une ligne et UoSo ä Ia ligne suivanle. — 2. li^.^.3» Ms. 



le peuple le pressa pour que Melece siegeät dans l'une des eglises ' . G'est pour- 
quoi, lorsqu' une grande discorde s'etait agitee par la suite, le peuple s'accorda 
sur une Convention de ce genre : on avait reuni les noms de ceux qui songeaient 
ä l'episcopat — et il y en avait six avec Flavien — et on en avait exige les 

s serments qu'aucun d'eux n'arriverait ä l'episcopat, mais que, si Tun de 
ceux qui etaient eveques mourait avant l'autre, le survivant demeurerait et 
tiendrait le siege de celui qui serait mort le premier-. Apres cela, le peuple 
etait desormais d'accord. 

Voici quelle etait la conduite de Flavien dans l'episcopat : il rendait ä tous 

io les eveques qui venaient chez lui le meme honneur, au point de leur remet- 
tre tout ce qui etait necessaire pour le Service de l'Eglise. II ne cherchait ä 
attirer aucune affaire chez lui ; mais il envoyait aussi les eveques du pays aupres 
de ceux qui devaient eux-memes resoudre leur (differend); et, s'il arrivait 
que (ceux-ci) s'ecartassent de l'examen veritable, lui, il ne s'en ecartait pas ; 

15 mais il leur associait d'autres eveques * et il donnait ä leur differend une * fol. 138 
Solution reguliere et pacilique. II conservait comme il convenait les aumönes 

1. « Dans une eglise en dehors de la ville », Ibid. — 2. Cf. Socrate, Ibid. 



r° 



1» 



310 BAKHADBESABBA ARBAIA. — H1STOIRE. [134] 

^w^ JI^Kjlm viujJo ,\ n «i m\ .Ljo-lo y-*\ ^~.öi\ joot ^oj^a^o ^ .^.öoi 

..^a.*ÄJ_io ^cu «Va oo )ooi ^i s o » v-^~o«^> -J°°l Jf~ \C>o^ jJö^-o >-•/ Jj£~/* 

•.OlK-^N^l «jLi jjU»/ ^.iOO Jjl^iÖ ^CQ^.\o ^0 \iJB ' jLaJÜ / ^-.1 Jt-» 7? 

K-.o'otf .po/j Jt-'h* J-Ooo,^. ^ «oi } «". > £ ^--^ 1clS»j onnv^; oiN^oo 

Jj/ .*l^> ^O -Kl» 1}^ .J.^^3 )^».^^> .J-5CLA wJ^o/ j^OiCU.J^> VlS. 

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.Joot LccLOoilV/ "^suoaüS. .ch-js,.- ^-»? ;o— ^.^ .oou )!-J_^_.cd J.^ä>oivs J-.;öoi..«^. 
~jjL.a^a!S. ^aj/ CSs )) >^"> jJLij »Jo .yQ-j/ jo^^J JKjl.^o ^o »,i\ »s/j y*/ 

1. \c^ul Ms. _ 2 (i^-a^a^i. Ms. 



ecclesiastiques qui ötaient certaines (dans leur objet) et les distribuait selon 
la regle aux indigents. II ne laissait dans sa ville aucun homme s'elever au- 
dessus de son camarade; il regardait comme des meurtriers ceux qui etaient 
prets ä accuser les autres. En efTct, parce qu'il etait pacißque, miscricor- 
dieux et doux, il ne presumait pas de faire quelque chose en dehors des lois & 
ecclesiastiques, parce qu'il estimait qu'il serait bien honteux d'enfreindre et 
d'abroger les lois qui, des le eommencement, ont ete portees dans l'Eglise 
de Dieu. 

Quant ä l'espece d'oppression qu'il a enduree de la part de l'empereur 
Valens et de la part des Ariens, ses partisans, la parole de Jacob ä Laban nous 10 
est utile pour une comparaison exacte, lorsqu'il a dit ' : Voici 3 , la chaleur m'a 
tlrrore pendant le jour et le froidpendant la nuit; le sommeil s'est iloigne de nies 
yeux; « moi, je gardais (le troupeau) que tu reclamais de nies mains, » d i t— il ä 
Notre-Seigneur. L'impie (Valens) vecut donc longtemps k Antioche e1 il donna 
une grandc Iiberte non sculeincnt aux pai'ens et aux höretiques, mais aussi 16 
aux Juifs; il ne gue-rroyait que contre les orthodoxes, au point qu'il les chassa 
meme en dehors de la ville. Et, comme pendant longtemps il pressa Flaricn et 
Diodore d'approuver son erreur, ils lui repondaient : « Nous n'avons pas besoin 

Gen., xxxi, 40. — 2. Litt. : « j'elais ». 



[135] XVI. — HIST01RE DE FLAVIEN. 311 

9 r 

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io .oi\ oooi ^.^.it^o Jlaia^.^ö* ).-.iöo J^Slii J-^ücls ,jo£3s t0\^,i< Jj^iai^s 
.yOOi^'fLS yQ^K-J j.,3pk ^\j .•^Ji.j^ a«.At|; vOJÖt >■■•/; QJOufcflL^l/ V-«-^ jJ 
jAoo; s*ö|..3 JJ *s/o ^..j ^o 1-3 - ^"^ JJ-^y y-»/ oooi . « .« ^i> v> yo; ^.ü JJ / 
t-3 >v ooijj.,JS. v.oia> L3 Jlt— / jJJoo^S. J-joi )-^>J -.yQ» i">J; vco_*^o r i ■ «) 
^.soio .oooi ^.-u^^io v ooi_^io H a Jl^-äo^ )IoJ.a^iö J iN Y>; JioKs la^o^ 



de te faire une reponse ä cette parole, parce qu'il y a Üieu, que nous servons, 
qui nous sauvera de tes niains, ö empereur; sache, ö empereur, que nous 
n'approuvons pas ton erreur. » Tandis que le navire de l'Eglise etait 
ballotte dans ces flots de la mer, les sages pilotes ne permirent pas que 
5 le pied de sa pensee füt mouille dans la mer de Satan; niais tous etaient 
reunis enseinble en dehors de la ville, comme le groupe des Apötres, et 
tout ce qu'ils avaient etait en cominun; et la nourriture et l'allegresse 
remplissaient leurs coeurs. C'est pourquoi encore Valens voulut disperser 
leur assemblee. Cos saints (Flavien et Diodore) tenaient lieu d'un mur 

io puissant pour les troupeaux de l'Eglise; et, quand ceux qui y etaient reunis 

furent chasses du pied de la montagne ', * ils faisaient ensuite paitre (l'Eglise) *fol. 138 
dans l'herbe de la religion dans de belles prairies, ä cote du fleuve, et la fai- 
saient boire aux eaux de l'enseignement; car ils ne consentirent pas, comme 
ceux qui furent captifs ä Babylone, ä suspendre leurs harpes aux saules 2 , mais, 

15 en tout lieu, ils louaient (Dieu) comme (l'etre) saus limites. Lorsque Valens 
ne supporta pas non plus qu'ils se reunissent en ce lieu, ces deux 3 (hommes) 
reunirent leur troupeau en un autre endroit, en preparant devant eux, 

1. CI'. Theodoret. Hist. eccl., IV, 25, et llisl. relig., Vie de Julien Saba. Voir la version syriaque, 
Bedjan, Ada marlyrum el sanetorum, t. VI, p. 396. — 2. Ps. cxxxvi, 2. — 3. Litt. : « cette paire ». 



312 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [136] 

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Jjot ^io yooj^ q-jo ou-Ji v po yoo^ ^ajio : oK«f ^^ou>; ^-.j ^»o 

t_s ,) ^inm ä| ^ ,_^jLj/ *j»ojl.o^3; o^ooA voc*i. cc^jü/ -.J..s^o 5 
^-»j r^ .otV- 21 — >■*•— t- 3 .-j^ n n m° i/ joöi J.jojlo ^_./ vl\ ct^} .000t ^*po/ 
,jo .> f> m' i oila\; ,_o-3 -.ai^j' Jjl^*>; otto>Vi j.>o\ K^l^^ao ^.Aou» 
^■-•t-o? ^^o ^-*; 091 .J^i-M-^ 3 ^ -ota^^^jo "JLiooot^S. v^xcnj; oi^as -.^Vf./ 
.^oioV^»— o j^eoojij 3 >, cn » mv >; ^.,-.61 .[aj&Jjb yc^ )ohJo »tv.o» ,s-oi/ -Joot 

.''l^oooi^ ^jjjj .JjLbvio «ouA \^t-°l -)io?'po JJ; k-W «Ä-aiJi ^-io JL^utso; 
jlajLia_.ou^. c*^. ^^.j^Jiio )aS. .»Vi/ ^/; .^sot «jü ^_.; vro<a n ^>\q 
J^j^ ~^>o; ^iaVJL JJj 0/ :\^J2lxi Ua^a-^ (LxxVi JJ, rjj' ^ 9 

1. f ( bis in Ms. — 2. koowA Ms. — 3. In marg- «äoä.»,. _ /,. l»ow»i Ms. — ;.. Uoowv^ M>. 

comme une table royale, im enseignement parfait. Et ainsi (les fideles) aussi 
disaient : Tes paroles sont douces d mon palais plus que le miel a la bouche'. 
Diodore, comme le fleuve 2 Phison, faisait couler devant eux les histoires des 
saints et le mode de leur constance, pour que ce peuple elu put boire. 

Apres qu'ils eurent habite dans ces (lieux), que Notre-Seigneur leur eut .-, 
doiuie sa paix et qu'ils se furent reposes de cette guerre, certains gveques 
s'ugiterent contre Flavien, en disant : « Ce n'est pas selon la regle qu'il est 
eyeque, tandisque son compaguon estvivaut. » Apres qu'on eut de nombreuses 
fois ebranle les oreilles de l'empereur par ces (bruits) 3 , il ordonna (ä Flavien 
de monter pres de lui; et, quand (celui-ci) y fut allö, il lui commanda de monier 10 
ä Home et d'informer le patriarcbe. Lui, parce qu'il etait saint, il lit de la ivsis- 
tance : « Je monterai apres L'hiver. » Alors Damase de Home et ses compagnons 
dirent ä l'empereur : « Jette cn exil le tyran qui s'opposc ä toi. Pourquoi 
laisses-tu sans chätiment l'ennemi du Christ? 9 Alors l'empereur le pressa 
d'aller ä Home. Flavien repondit ainsi : « Si certains accusent la foi que je is 
tiens de ne pas etre conforme a l'enseignement des Apötres ou (disent) que 
mes actions ne conviennenl pas ä la condition <lu Bacerdoce 4 , je fais asseoir 

I. Ps. nviii. 11. — -i. Thöodoret, loc. cit., corapare aussi Diodore a un fleuve Umpide. — S. T« 

ßamXixöc lxivr)<jav axoa;. Thöodoret, Ilisl. eccL, V. 23. ( !f. /'. <)., I. V, p. 'JH7. — 'i. Tijs Ispcaaävi); ivaijtov, Ibid. 



I. 139 



[137] XVI. — IIISTOIRE DE FLAVIEN. 313 

voouio; .Jju.j v-V)~ Jj/ ^s-aloioo .J-L.*; jJLsla^o wOL^. ^ n vT\ vOCH^-JioJotO; 

^£-^0 jJo •.^*^V^-O^0 jlajLAJO L-JßicO ^-^iO ^_»J yj .«^.^ ^ ^X>V^ltO0 

.otÄooa.^.s VJio'i!./ u^^o -JiN^o s^^cla ^.^o» ^-.j p .Kj/ Lvlsi wi\ 
J3Ö n m a/ ^-t-oöt . UjO^S J_i/ jj/ .oiiajo^i Jjj >o\ oal»; -t-^o/o .Jj l .cl^.3 "^.i» 

V Q.J(' -JU/ )l\\j JlOi ^OO .yO^J OCH ^£^~ Jj^OÖ J)CC^ ^JL»pO |J; .O.X.O Mol 

10 t \^£ol )a±. .jLsj^too 4 Jjl.ol^3; oilo-UiV^ t oj^«.3 V-^ U^ <*^ J^*~io 3 Jjl.olS3i 
J.3 Ö nm » /; Jj^^^o «otoK-./; l-rnjibo o+js oCio yO-j^a^o Loilo . -^Da^-jaSo 
vs/ JJ/ LooootV ;cuJ^j> a\ :La^>ö ^-bo yajoi aN^i ,_.^ot ^_»; +s .).*-J.j^io 

•cl / |^<i3 (_L^4-\o JU^-03 LiO.JS.0 .JKa^O,.^ yOOtlQ •> "^N- V -> o\-X • , )~«V viO 
1. IscooiV^ Ms. — 2. U-*ai>3 Ms. — 3. li^-a^S» Ms. t- — 4. U-'&^S» Ms. — 5. (ßUo Ms. Lire U^aS- 



comme juges mes accusateurs eux-memes et j'accepte les sentences' qu'ils 
porteront contre moi. Mais s'ils m'accusent au sujet du siege (d'Antioche) et 
de la primaute 2 , je n'entre pas en jugement et je ne m'eleve pas contre 
ceux qui veulent le prendre; donne ce siege ä qui tu veux. » Lorsque l'em- 

s pereur entendit ces (paroles), il admira beaucoup sa sagesse et lui com- 
manda aussitöt de retourner ä Antioche et de grouverner son Esdise. 

Lorsque l'empereur monta ä Rome, les memes accusations furent repetees 
devant lui contre Flavien et il dit : « Faites-moi voir le genre de sa 
tvrannie. C'est moi Flavien. » Alors les eveques crierent : « Nous ne pouvons 

10 pas * entrer en jugement avec l'empereur en place de celui-lä. » C'est *fol. 139 
pourquoi l'empereur les exhorta ä s'attacher leurs Eglises en bon accord 
et ä faire cesser leur dispute, en disant : « Pensez que Paulin est mort. 
Toute l'Eglise, en eilet, desire la primaute 3 de Flavien. Avec YAsie, le Pont, 
la Thrace et Ylllyrie, eile demande tout entiere qu'il soit le chef des eveques 

15 orientaux. » Quand ceux-ci entendirent cela de l'empereur — non seulement 
ceux de Rome, mais aussi ceux d'Egypte — ils abdiquerent leur premiere 
inimitie et ils en vinrent ä une grande affection et ä une paix sereine. 

1. tijyov, Ibid. — 2. fiept Opövov xai raocSpia;, Ibid. — 3. Ilposopii, Ibid. 



5 



10 



314 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [138] 

.U^-flo K^. j.a .^-.^oi ^_io o«l^ j_a» J—QJ-ao JL^. jus ^„.j ^_aifcs_s ,_io 
t— «^ ji .^-äaulflo .Jx.0^3 LxiO^j o»lo>K.«^o; ^-\cx .Jju^p J^^ jW° 

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...coa-ao',.^: j^a-am-Sf 1 ^xoqjctNjp Jj.jsq.^0^ .«ualil/ ».JIoJ - ^ tr^iN o£lol/j . ^ 

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«-ota^oi" ^Ot-oo .). „. . V i* JLicL^JJ Jooi ^^otlo .-J_a_^Yot vm . >o io/o jauj)|o 

^^„/o . JjL^a^a^ t-C«l/ ^SjN-io .J-üko; J.^ooi.30 J .... •>» Ji°>\o^a «^»»1/ 

Jlob^-aK-s Jlo^oV/ ^.; Jooi Jjlo .Jk4-c"o;li/ .^s Vr> ouibo o&. -öot , y • m "! 

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K.OOj..o **^ t 3 •t" 2 ^ .Ut— / ^/o J-iOL^AoLioj Nk-/o .)1o^.oji\o Jlo- M ,jjj Jt-so» 

I. U^"^3 Ms. 



Ensuite, (Flavien) dirigea dorenavant son Eglise cn paix et en tranquillite, 
sans qu'i7 y eut d'adversaire ni decalamite*. Ces (exemples) de la perfection du 
bienheureux Flavien suffisent; car nous ne pouvons pas les rassembler tous. 

XVII. — Sur /' illustre naissance de Diodore et la perfection de ses actions; 
quels temoignages les sainis lui ont rendus et sur sa constance dans la uerite. 5 

l>ien que le bienheureux Diodore eut d'abord 6t& iastruit dans toute la 
science de la philosophie, cependant, apres qu'il fut amene au christianisme, 
il s'attacha au bienheureux Silvain, l'evdque de Tarse, lequel, avec Basile de 
Galatie et avec Eleusius de Cyzique, livrait de glorieux combat* aux heretiques 
Eudoxius, Aetius el Eunomius. C'est ä ses pieds que (Diodore) grandit dans unc io 
science sublime et dans la medilation des Livres; ensuite, il s'unit a Flavien 
e1 il rcrut de lui, selon Tortliodoxie, ce <iui lui manquait. II possedait les 
eoiilroverses avec sürete et (avait) une maitrise de parole ä im plus haut degre* 
que les autres philosophes. Ce vaillant se lit choix de la vie conti nente et asce"- 
tique; et, coniine on le rapporte, il lit encore autre chose. D'abord, en eilet, 15 

1. III Rois, v, '*. 



10 



[139] XVII. — DIODORE. 315 

»J3 -.^aJl^ojl^o ^;cL ^JU1x_s; s^ia.io : (io,-.* ot-^a^ K^jo :).» tt>y'°> ko\ 

«K^ .^--jcL,. ^_.lil^.^ t >ji.aa.% v> WfXo .JK^ao^-o ^ou\ ött^— j.^i^^jjJ )L/ *foi. 139 

LSko )b^.\l ^_*i ch.^ . .» » ^ \ .vrnafio^>.s J °>o fim°i( jocn ^-»; ^.«^o 

^-..ilo . (.-.^.A-ia*. JJa3o t sfOOLiCS^3UaDO \XOaS-Oy^»0O sCDOJL^O^ bs— J51 > ^2lDO^. 

1. l?om. Ms. — 2. Iu»po Ms. 



lorsqu'/(/nrtce, le troisieme eveque d 'Antioche, contemporain des Apötres, recut 
une revelation, il entendit les saints anges faire l'office en deux choeurs et 
il le transmit ä l'Eglise dWntioche; mais, ä la fin, ä cause de la gaerre 
des heretiques, cela fut oublie et, des lors, ceux qui faisaient l'office le 
5 faisaient de maniere confuse. Lorsque le pere de Diodore descendit en ambas- 
sade au pays des Perses, que Diodore descendit avec lui et qu'il entendit 
faire l'office en deux choeurs, quand il vint ä Antioche, il renouvela l'an- 
cienne (coutume) et il commenca ä faire l'office en deux * choeurs 1 . Peu apres, »fol. 139 
il fut fait eveque de Tarse 2 . II a compose trois livres contre les Manicheens, 

10 trois contre les partisans d'Arius, un sur le Saint-Esprit contre les partisans 
de Macedonius, trois contre Apollinaire, sept discours contre les partisans 
de Photin, de Marcel, de Sabellius et de Paul de Samosate et deux livres 
contre les Juifs, avec le reste des autres (livres), en dehors de l'interpretation 
des deux Testaments; car, jusqu'ä Ruth, il ne laissa pas (l'Ancien Testament) 

15 sans interpretation 3 . Quant ä sa science et ä sa connaissance des Livres, tu 
l'apprendras du (livre) des Anomeens, du livre de la Providence, de celui 



1. Cette tradition a ete consignee ä la fin des manuscrits nestoriens du Nouveau Testament, 
cf. R.O.C., t. XVI (1911), p. 299-300; P. G.. t. LXXXII, col. 1060; Socrate, Ilist. eccl., VI, 8; Theodoret, 
Ilist. eccl, II, 24. — 2. En 378. II est mort vers 392. — 3. Cf. P. 0.. t. V, p. 276. Voir les restes 
de ses ecrits dans P. G., I. XXXIII, col. 1545-1628, et dans Lagarde, Analecta syriaca, Leipzig, 
1858, p. 91-100. Son commentaire sur les Psaumes a ete retrouve par le R. P. Maries, cf. R.O.C., 
t. XXIV (1924), p. 58. 



v° 



10 

© 



316 BARHADBESABBA ARBAIA. — I1ISTOIRE. [140] 

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1. ao^S/ Ms. 

contre les Chaldeens et de celui contre Mänt* ; bien qu'il eüt fait quatre- 
vingts volumes de controverse et d'interpretation, nous n'avons cependant 
que ces quatre. Quand eut lieu le concile des cent cinquante eveques de 
Constantinople, aux jours de l'empereur Theodose 2 , la memoire et la louange 
de Diodore apparaissent parmi ces saints et, par leurs ecrits, il fut reconnu 5 
par chaeun comme grand et doeteur. Theodose aussi, avec ces saints, le 
compte avec Nectaire; il ecrivit une lettre (sacra) a tous les peuples au sujet 
di- la doctrine des orthodoxes en ces tormes : « Voici les eveques qui 
seront appeles orthodoxes et qui oecuperont les Eglises du Christ, (ä savoir) 
ceux qui approuvent la t'oi de Nectaire, l'eveque de Constantinople, de io 
Timothee d'Alexandrie, de Grdgoire de Xysse, de Gregoire de Nazianze, 
(ainsi que) Diodore de Tarse et Pelage de Laodicde. » C'est le temoignage que 
Thdodose rendii ä la verite de la doctrine de Diodore. 

Sa vie dans le sacerdoce sc prolongea avec les empereurs Constance, 
Julien, Valens et Theodose. Lorsque certain paien vit que ses joues sc tou- 15 
chaient 3 entre elles ä cause de rextreme vieillesse et de l'epuiscinent de 
l'ascetisme, il dit : « C'est lä l'ceuvre des dieux, parce qu'il leur a soustrait 
leur honneu r. » Mais il fut loui'' surtoul par Athanase, Basile, Jean et 
1. er. Photius, /'. 1;., 1. cm, col. 'j.xs. - j. En 381. — :s. er. /'. 0., t v. p. 279. 



10 



fol. 140 



[141] XVII. — DIODORE. 317 

^.; vtm «\ . m ^ .-oto^ ojo».ao7; JKiVo} JJL0V01..CO0 .Ui^xV y-—^ • . ^ DQ -«V^»t^ > 

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■ | . rtiij<L;/< Lls^ojo )oC5x fco^~ j «SlS~~ ." t 3 . (T>; Jjä,^/* )JLo -v t \ ^-»oIa; .)-=>-^ ) 

1. uoia^is Ms, cum >- inl'ra lineam et ** supra lineam. In marg. "oia^^s. 



Gregoire, par des lettrcs et les grands temoignages qu'ils lui rendirent. 
Basile le grand, lorsqu'il lui demanda les volumes de ses ceuvres pour les 
lire, s'exprima dans sa lettre ainsi ' : « J'ai recu les deux volumes que tu m'as 
envoyes'; je t'en ai renvoye un et l'autre n'est pas encore transcrit; car il nous 

5 est facile de lire de tels (livres), mais nous ne pouvons pas en ecrire de 

pareils. » 11 dit * encore 2 : « Autrefois, nous avons recu Diodore comine le »fol. 140 
disciple du bienheureux Silvain; maintenant, nous l'aimons et nous nous 
en nourrissons, a cause de la parole de gräce qu'il possede, (et) dont 
proütent d'une maniere grande et sublime beaucoup de gens qui s'y 

10 appliquent. » Basile exalte Diodore ä ce point. Jean fit trois homelies surle 
jour de son trepas et, en disciple zele, il rendit ä son maitre les justes devoirs 
qui convenaient ä la grandeur des combats qu'il soutint pour la religiou 
et la doctrine de l'orthodoxie. Pour le faire connaitre exactement, nous pla- 
cerons (ici) une partie de l'une d'entre elles, qui fera connaitre la grandeur de 

10 Diodore; car Jean parle ainsi 5 : « Viens donc, montrons comment notre sage 
pere, a imite la vie de Jean-Baptiste, pour que vous appreniez que ses noms 

1. Lettre 135 (167). — 2. Lettre 244 (82) ä Patrophile. — 3. Le passage a etö conserve par Facundus 
d'Hermiane. Voir dans les oeuvres de S. Jean Chrysostome, P. G., t. LH, col. 764. 



r 



10 



318 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [142] 

jJo JJ/ .).i.;J.i jK^i JJo ,j-fißV^ JJ° JioK.9 oc*S. Joot k—\ .l;).iCL^ o£^ x-*^o';j 

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(J/ .o£^-.1 ^Of^O JJLo )Jo .'JaL^iO L^^-^wk )j.iOl ,.3 . )od| )l!2/ Ot^.3 Ui-»7 ; 

.Joe* it^iio )t0^io< jlaJLSu^^ä^o |ta\vjs oot .c*\ ooot ^cojtoo U'y-~l t- 3 

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v l_^^co ^_.< t-*-*-^) .jlaiia^öi s2lS_»i ).^j»oiV3 ^^.io ,otU/ v ^o ^*;Ka| 
■ {.l.ffili JJ/ j.J^Q_OQ.i JJ ,_£>/ .JKbo. j;0|; otV-i oitOx^-io .ai.m.31./ OtAJ 0/ 

V-^o/ ^<J^Ö| .)->t-^0 Ol.» ».3 <v OO|.^D ,-iOO .OOOi . . 1 v< X ^.i^V) ^So 

.ou>»o/ J_a.-*JJ j-^o^ J^fwk* .o^sjj jjj*a^ "^.v. . •vco.^jja... uoa vio ^flOQLflDoya 
Io\i ow«oj..=> vü2l^cl^ .- (^...iojjl 3/ ,pö/j )>^,to>o ^^ov\ ^-»; ^ c l &Jii 

.^.j/ t-iiol v£Oq\q°> U-=>a^ ya.^1 >.\ Jooi ^*.^ao .^A ^o . > >o I.« 

1. l^-vojlt Ms. 

et ses denomiuations lui reviennent justement en heritage. Celui-lä n'avait 
ni table, ni lit, ni maison sur la terre; mais, Diodore aussi n'eut Jamals rien 
de cela, et vous etes temoins comment tout (son) temps se passait ;'t donner 
1 exemple d'une vie apostolique, sans rien posscder en propre; inais, tandis 
que d'autres le nourrissaient, il perseverait dans la priere et dans l'ensei- 5 
gnement de la parole. Lorsque Jean eut jadis eonduit toute la ville au bord 
du fleuve, il leur enseigna une doctrine saine; de meme celui-ei aussi. 
Celui-lä demeura en prison et sa tete fut coupee par Herodiade ä cause de son 
f'ranc-parler pour les lois de Dieu; mais, celui-ci egalement fut plusieurs fois 
chasse de son pays ä cause de son franc-parler pour la foi; souvent, sa tete 10 
aussi fut coupee pour le meme motif — si ce ne fut pas realise, cc fut du 
moins tente — car, comme les ennemis de la veritc ne supportaient pas la 
puissance de sa langue, ils lui tendaient des milliers d'embüehes de tous 
cötes et le Seigneur le dclivra de toutes. » Voilä ce que dit Jean Chrysostome ä 
l'avantage de son maitre; as-tu vujusqu'oü il la exalle? TkSodoret aussi semblc 15 
dire des (paroles) qui saecordent avec celles-lä, dans sa reponse ä Cyrille : 
u Plus haut nous avons monlre en general le grand nombre des epreuves qui 
sont arrivees ä Diodore et il t'etait loisible de les compter avec le bienheureux 



LS 



10 



[143] XVII. — DIODORE. 310 

^i> ^^ot ^./;o ^-^oio toKj ^\oi ' ^-/;;o ^-^oi ? ^^sot JjoC^ »fol.140 
j;öu» yQj/ ^-^ot .^oKlI ^_^S.ot^ .^J.*> ■.^Jao «jl~ )iv*; JlojoVa «-^/ 
J| ^ NA . j.xiä^otio . ao KwJ^o .vcoo»o^.j j-L^Q>4 l ju *'^ ^*- a ! °o*? •■oi^— "• "^ A ? 

^_iO vCOQ^J./ J^OOV^SO j.okjL.3 JJj .JjL^S jl^S V-^ OX.'/ .yOOtÜO »— ^ 
5 .oKjxl^J JL-wOOp^S ,^OQ-.»/ K--S1 y/o .0»V-Q^ J-.oN.Il ,s£O^0 y/ .0|fcs^.iO y>+£> 

ocho .^-X-i/ -po|o .^-^v? yOOtKiSOJ ^.Ot^SL^ -.OltC^iO; JjkCb^.». J'J-^ 5 

,ipo o^»aja.\ >s).lo; )ooi K^ JKö>m°^o .Jjl.3 ^iol ^-*> IJL^ä J—ols 

.jjopco o».ioa3 w-Kl3; o/ 
jos^eo l^xii jJ/ :^coo><v.; Jj-^Q^J oila.=>i öuN-./ j;öi o^ ^3 jl/ 

JLiÖ ..vCP »JQ-j» CQJ j~L-2Q.^ |— ~^«LiO; ObOU» Iol^; Otl.Jj.jCD ^^«iO :v£DQl^ÖQ^ 



PawZ. En ce qui concerne Jone celui qui a ecrit * ces choses et de semhlables *foi. 140 
et a souü'ert et supporte ces choses et de semblables pour la predication de la 
verite, c'est de toi qu'il a obtenu cela' . » Voilä les temoins des belies actions du 
defunt, du bienheureux Diodore, et, parmi les lideles, il n'y a personne qui recuse 

5 Tun d'entre eux. Quel est, en eilet, le mauvais ouvrier qui ne s'est pas refugie 
dans le silence et dans la fuite devant sa parole? S'il s'agit de Valens, il a 
observe le silence; s'il s'agit des partisans d'Arius, ils eurent recours ä la 
fuite; quant aux Messaliens et aux chefs de leur erreur, c'est ä la maniere 
des chauves-souris de la nuit devant les rayons du soleil qu'ils cachaient 

10 leurs opinions devant lui, comme dans des trous; quant aux partisans de Mace- 
donius au concile des cent cinquante, ä la maniere d'un homme guerrier et 
vaillant, c'est par les traits puissants de sa parole qu'il perca et detruisit toutes 
leurs repliques, et il s'en retourna de lä en grande pompe. En un mot, il n'y avait 
personne pour se lever contre lui et crier, ou pour ouvrir la bouche et piailler. 

15 Mais, bien que teile fut la grandeur du bienheureux Diodore, cepe'ndant, 

l'impie et blasphemateur Cyrille, ä cause de sa haine pour le martyr du Christ, 
le bienheureux Nestorius, exhala contre lui des paroles de blaspheme et 
d'injures. II y eut deux groupes qui surtout affligerent l'Eglise : le premier 

1. Voir une lettre de Theodoret, P. 0., t. V, p. 278. 



II) 



320 BARHADBESABBA ARBAIA. -- IIISTOIRE [144] 

Jjöi .^-.lUio • .ötlaJLA.J-xioo ^S^S. ^JSo öi^w^jl yi . o ..; j_^s_»JLia_.V/; «-öl j,— 
«xoo^jclo w-.i Jjoi JtÖiijJ a£L— ^.'/ Q-o— ■*• »■-•.>■■=> jJ v5 u 9i "S/j .-aujaVioit 

^ ,^30| jJo.i'; JLo^; )IV^)-^ I^XOOJO,-.; U-^G-ll OUtJOik 5)^-3 OU003 «*K_3 
■.ff) . iXMOII U-\o^O>> V-3^-CO(': *»•/ vfl.iJi +3 ^*J (.JCH .O-ÄCLDOiLi/ )lv>^ # «31.oKa/ 

jj_3 ooi ^-n—/; -V^o/o .'f— >x >■*■*» J-/ .^au Jjv—/ jjotiaa.^ .JK-jl-jo,_o.2>o 
^-j |JV— / •.j°°« i^-«^/ )1^oK.js ^Jio :,_o; K.*ij J^w«5j ^ioj ooi o£^o ousa 
^.i. oiÄC^io vfiooio^; JJl^o^ ^ *W ^°*^ s ^°? JK^io J,.^ fr«-.|^_^-. ooi 

:)k-.~„.\» )ts^O)0 v ooi\ j-icuo^ JJ» >^-^./ ^3/ JM£o )jl*o öj jj/ .«x\ 

JK-Oi^. ,J; OOI :»O|.lfl0 ^.OJ vS/j y-.\ l ^*_0.jL^tO0 +3 yOOiS. -Ol jlo^iOD 

•fol.141 jJo .J-»Jjo; ou^oq^^ »wio «j-^ooV3; :V^o/ jo^jJ J001 ^"jji ^.^01 ^ioj 
r*. 

>-.k^£oo )»-»■■■=■ jLio "*>io yoaAi« ^»v^ö/ :\aa\ ^^;''o \OJl\ ^.,. m »>o » 

1. ? supra lineam. 

celui des Arimanites, dont nous avons plus haut montre l'opinion et la 
mechancete; et le secoud, celui des Cyrilliens qui, eux aussi, n'ont pas peu 
afflige et contriste les Peres. Ce Cyrille ouvrit sa bouche apres le trepas du 
bienheureux Diodore, en s'exprimant aiusi, dans la lettre ä Rabboula : « Diodore 
etait un homme qui combattait avec l'Esprit; jadis, ä ce qu'on dit, il fut en com- 5 
munionavec l'Eglise orthodoxe; apres que celui-ci eut abandonne, semble-t-il, 
la souillure de l'heresie de Macedonius, il tomba dans une autre maladie; car il 
pensa et dit qu'autre est, ä part, le Fils qui de la race de la maison de David 
etait ne de la Vierge, et qu'autre encore est certainement le Fils Verbe qui 
(est) de üieu le Pere. » Alors que la parole du bienheureux Diodore portait sur lö 
les natures du Verbe et de la chair, cet impudent le caloinniait sur la dualite 
des fils. Mais, 6 (homme) mauvais et inique, bien que ceux qui n'ont pas 
goüte la parole apostolique aient de la tristesse lorsqu'ils sont calomniös — 
Mol. 141 comme David aussi en temoigne, lui qui a dit, en demaadant a Dieu d'etre 

delivre* deces (persecuteurs) ' : Ddlivre-moi de la calomnie de l komme; et : Que 15 
les orgueilleux ne me calomnient pas! — cependant, ceux qui ont entendu la 
parole divine* : Bienheureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera ei vous persi- 
cutera ei qu'on dira de vous toute parole mauvaise d cause demoi avec mensonge; 

1. Ps. cxvtii, 13'*, 122. — 2. Malth., v 11-12. 



[145] XVII. — DIODORE. 321 

- . - Q - S> I k- ae »cuJ^a o.\ . U^ijls «.^oo v^V-^! ; .ojo»o o,..— ^-.»...ch :)lo^x ^ 

. V JOOI sj^_3 ),.*. " t » CO . . ^aX3«| y-^bv^i/ ^ .. ' l -> ) >A^Cl.>. O^ y£ j .m..»\ t 

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5 .)-oaa; JLaa^.ba\ yas ixfi <; jooi jJ'po yooi^s^s.*, Joch ww 

Lj L ^i'OUSO .sCOoio,.-l lo\ oKj} "fi-^ OU^O (t——/ Ut"«x/ ^-.LjLo ,t"^N>> 

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10 V-^^ ^o<-° ^f» •*-»k-./? ^-«^- l^aV/ )i.Q»3, ~oj v3/; J-ta-/ -Ji-*£* J-^J^» ♦■*-=> 

s.Loj^-1 > m^o L^j» jla^L^.^ j»-»7; y.ia\...» -.^-^; joCS^ Ki^*j ^_\ oo!\.d[< 

1. In maig. ^0. 



rejouissez-vous alors et tressaillez de joie, cav votre recompense est grande dans 
les cieux, non seulement ne sont pas contristes, mais encore se rejouissent de 
cela, tressaillent de joie et attendent la recompense qui (vient) de Dieu. G'est 
ainsi que TApötre aussi, quoiqu'il eüt ete frappe par les Juifs cinq fois de 

s quarante coups moins un', priait d'etre rendu etranger au Christ pour se? 
freres; c'est ainsi que ce saint, s'il vivait, prierait egalement pour eux, pour 
qu'ils parviennent au royaume des cieux. 

Mais nous apporterons encore le temoignage de saint Athanuse sur Dio- 
dore. L'Eglise, en efTet, possede de lui trente-deux lettres, qu'il a ecrites ä 

*o Diodore 2 ; il y rapporte ses belies actions. Nous apporterons l'une d'elles 
en temoignage; car il s'exprime ainsi : « Gräces ä Notre-Seigneur, qui a 
fonde et affermi en tout lieu la foi parfaite et veritable de sa doctrine, 
et (cela) surtout par le moyen des enfants veritables dont tu fais partie, 
ainsi que l'a appris de toi le fait lui-meme. Avant, en effet, que ta Piete ne 

15 nous ecrive, nous avons appris quelle gräce ta patience a operee ä Tyr, 
et nous nous sommes rejouis avec toi de ce que Tyr a appris par ton 
moyen la parole de la religion. » As-tu vu comment Athanase exalte la maniere 
dont saint Diodore a supporte les combats, en temoignant de la rectitude de sa 

1. II Cor., xi, 24. — 2. Ces lellres ne sont pas conservees. Athanase est mort en 373 et Diodore 
n'etait pas encore eveque. 

PATR. OK. — T. XXIII. — F. 2. 21 



fol. 141 



322 BARHADBESABBA 'ARBAIA. - H1ST0IRE. [146] 

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Jjcm -.)jl.V/; vfn . rr>;p< Aoo^l/ :jk«^y-*/ 1^-*^°!? I^»-*- ^° V->^- '°[^? 

looi l^cu^o JKaaJu» J-i-Liw ^-./; ••JJL.V/; v^*.^o^ öuio t-a^/° .^Jlo otjoiojj 5 

.,iaAi ^-»j )t-~ .yn m \i\o Q ■■'>>v<N, Jjlsjo JL_~ JLo jJ ■ .■.ja- . -a o iot ^*oCbo 
,_3 . Loi vi . mj ).iLj,-f>; on<nv>o ..o (^a^uoVcx* ) Iq.,\ . ,, -> J^.,_£oo oul^oi 
.yoo^ o^>-X J_cDia3 Jj6< -.oC^-sauo^ Joöi )Lft> « i v> »V l ^o jL- ^ ao JLi»-o V-»--«^ i& 
I_oöjl_=> s-otopa-iio .^oia^Ow t*otaji3j/o ; » 'nv» jJ j L^S^p. jL^eu^v a^K_/ 

1. Le second " est au-dessus de la ligne. 



doctrine et en le comptant au nombre des enfants veritables? C'est donc parce 
que Tyr avait goüte l'heresie de3 Ariens plus que les autres lieux que ce 
saint avait ete choisi par la gräce, corarae le bienheureux Paul, ä cause de 
sa constance, de son intelligence et de la subtilite de ses repliques, et qu'il y 
avait äte envoye. Des qu'il fut entre dans la ville, par l'intensite de sa 5 
lumiere, il dissipa et en chassa l'erreur des Ariens, qui avait recouvert 
les esprits des fideles corame un nuage obscur, et il mit les ennemis en fuite 
et fit venir les familiers. 

Quels sont les travaux du monachisme, les livres d'enseignement qu'il 
compila et la controverse qu'il soutint contre toutes les heresies, la force et le 10 
temps ne suffisent pas pour les trouver et les exposer. Nous n'exposerons 
fol. 141 rnaintenant qu'un (fait), qui fera connaitre " la mechancete des heretiques et 
la constance du saint. En eilet, lorsqu'il y avait une grande guerre de la part 
des Arimanites contre lui, ils s'inventerent cette ruse : ils amenerent un 
chameau nu (non seile) qui n'etait pas dompte et ils le ürent monter dcssus 15 
et l'envoyerent par les places de la ville. Alors le saint dit : « Jadis, c'est 
d'en bas que je prechais la sainte Trinite egale en nature (consubstantielle) 
et que je la louais; et rnaintenant, c'est d'en haut. (Car) j'ai ete" clcve et 
je suis avec toi. » Cependant, il convient de dire eiicorc ceci : c'est qu'il 



v. 



[147] XVIII. — IIISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 323 

.. fiäico JjioC^ j-^t-^ ^-*^ö< U-«»- J-«o< )°°l -oiok-./ j^ooot* ^o; 

co_£»_i_^ J_xc\ .Qoujr^cu rdi=jcv^:i T^&iMr.& AßaxJu^n^ 

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5 ^__ln r^cnJr^ foluan -jdoutxu rsfi^Ä^a an&cuud dxa 

j^ads^u/ .y-.; otK x^ao .otmui -otoK-./ )_s» JL^ooia^ ^a -.-ca-uja^ U-^q^ 
J « " « o •* ^.j w^ci . LaooKj/ ,^»j oi^oli .^cDO t jan.£D ^oiql^/i | j i a> o .L.ia.jXM 
. l_^ ^J^oi ^-^o ^oiai'/ «JL^; ^-.; ^o .oooj . , r V\ )) V^mN J.^a^^> 
10 . rrsn. i ^ .NX K_»^o^oo .)lr>°>r>fn\ »°i 3 ^ota^iJU .oOoJJ -oiaiX-^ Loot Jla^w>^_=> 

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15 \^i8 .V-3^0 'J-^J? Jv^" yualal./» K*ofcoi/ jJ yQ-s/ ^ai. -.Kj/ -m^vi ^_/ 

1. No»? Ms. — 2. In marg. i«o»»»^j.>ll. 

est ainsi de Iradition, parmi nous autres Syriens, que ce saint etait de 
Rome. Ces (traits) jusqu'ici suffisent. 

XVI II. — Histoire du bienheureux Jean; sur sa famille et la perfection de ses 
actions; sur la guerre qui eut lieu contre lux; sur son eloquente et comment 
5 il fut constant dans la religion, apres avoir ete jete en exil. 

Le bienheureux Jean est de grande famille par sa race ' ; sa ville est 
Antioche de Syrie. Le nom de son pere est Secundus et eelui de sa mere 
Anthusa; et ceux-ci ensurpassaientbeaucoup par les biens du monde. Lorsque 
son pere eut trepasse de cette vie, sa mere prit soin de lui pour l'instruire en 

10 philosophie. II fut, avec Basile et Evagrius, d'abord le disciple du sophiste 
Libanius et puis d'Andragathius 2 ; ensuite, la gräce les appela et les amena 
aü christianisme, et des lors chacun d'eux s'eflbrgait plus que son camarade 
ä vaquer aux actions de la perfection. Quant ä Jean, sa mere Ten ecartait, 
en s'exprimant ainsi : « Pour moi, mon fils, comme tu le sais, je n'ai pas 

15 obtenu d'etre longtemps heureuse avec ton pere, sans doute parce que cela 
a plu ä Dieu; car la mort de ton pere m'a fait devancer les douleurs de 

1. S. Jean Chrysostome est ne vers 344. — 2. Cf. Socrate, Ilist. ecch, V, 3. 



' Fol. 



324 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [148] 

Jla^io»/ v-\o .o*x^r>7 ^Q-s/? oda^-.^S.a^; V*^J^--^ •J?°«J-V a 7* J<*^JJ? 
.^.oda-.A-o ^£. ;a~Va jfcCS^oV/j ^-^-/ Jk-ä^ -J)^o .J-oM jlaiolS^ y^o 
vOo6. Jj/ -.J.JULS wUücu3läij; «^ ooot ^»jL^JLio Jilab. ^^io )U^co o^ yf>° 
.JjJ^o y>^*L~ /; a^ .V*^ ^-^c*.s .^fcOi^o J;oio .k-^j/ JJ .^^ot^ 
Jl-142 .^Jljlj )la^io;U ^JL^ioil JJ; -.^lio * jjJJJi J^- );oi ^-.c£o ^^. JJ / 5 

,050>->0 .jj/ )K^> .Jj/ ^/ Aoojs ''^ibUS »K.J» .s-V^ V-^i- JJ .7^?? JW° 

^,; 00t .000/ oC^ loot Jpo/ ^-.^oi ^o v J.*^ä>;o .^-.^ch .Kj/ J^ls; Ja-/ 

u,»La Jl'/o OU-.JLD JUJ JJ; Jjl.'/o :«^ joJ*. Jl -^» ,_*> ^ts^ J^o/ 0/ Jj>f 
oaJLjJL/ ^piK^ -.J-sJ^ia **>;!/ 1^0 •»■-./ ,^-^oC^o \-^co/ woCb. -.^ JctJ. JJ 10 
.J^soj; )» - tn J-öCSx M>^! Jiso-Ä-^ >■»>>*•/ <Hiioo .^ooio^j -po Jjlsci^s. 
^aiJ^so •))—%» J£>4*> .^»i *-*-*o v^J ^° J-*a*£jJL» Jj^^^>ooi J0010 
<v ^v f |\ «N. ,u»a.JL.a^3 ifc^s J^aia.ci.s/ Joe*; ^ai-V^o/ ^_io J.Jl-.*_o Joch 
J^oas JJL,.\ c*Sj wäo; J-"--/ -oifc^so; J lai^oK-so ^.otopio^ Joot cx.iofcoo 



ton enfantement et, de plus, a fait de inoi une veuve et de toi un orpbelin. 
J'ai ete entouree des chagrins dont seulement les veuves cotinaissent 
Tamertume; quoique beaucoup m'aient fiattee ä cause de la richesse afin de 
nie prendre pour femme, je n'ai pas donne mon cousentement ä ceux-ci, et 
cela ä cause de toi; car, ce que je veux, c'est de ne pas te faire injure par 5 
toi. 142 la. Mais, en echange de tout (cela), je te deniaude cette seule chose : * (ä 
1 "' savoir) de ne pas nie jeter dans une seconde viduite" et de ne pas nie reveil- 
ler le deuil qui a cesse. Dans peu de temps je miurrai, inoi aussi, et (alors) 
pars oü tu voudras. » Sa niere lui disait ces choses et de plus nombreuses 
que celles-lä; mais, lui, il ne fut arrete par aucune d'elles, parce qu'il avait lu, 10 
eneffet, la parole de son Maitre : Quiconque aime (sou) pcre 01t (so) mere plus 
que moi n'est pas digne, de moi ' ; et : Quiconque n'abandonne pas son bien et ne oient 
pas ä ma mite n'est pas digne de moi 2 ; il repoussa celle-lä et il retint cclles-ci. 
Lorsqu'il fut exerce aux (saints) Livres, il s'attacha ensuite au bienheureux 
Mar Diodore et c'est par lui qu'il fut exerce au sens des Livres divins et ä la 15 
regle des actions. 11 fut fait eous-diacre ' ä Antioche par Zenon etil y lit de nom- 
breux discours. II fut ensuite fait pretre par tivagrius ', qui devint eveque apres 
Flavien; car il faisait l'admiration de tous par ses actions et par l'assurance de 

I. Malth., x. 87. 2. <:f. Mallli., x, 38. — 3. I.ecteur, d'apres Socrate. Inr eil., cn 889 011 870. — 
i. im par Flavien, en 386, cf. J. Tlxeroat, PrieU de Patrologie, Paris, l'Jis, p. 264. 



10 



[149] XVIII. - HIST01RE DU B1EN1IEUREUX JEAN. 325 

Jo« )' ^l *%*Ax ..JjL*^sJL^fl>QJ5; vxo-v^s-o^j k-^r° ^*? f> -U^^ U°<!! 

Jl^ -.000( ^iJj Jj;-il Ui~l *3° ..JAOAÄS{ "^ )Us^»0 ,U» V?oC^ 

J,-^>a.tifc; oi,-o-JJ? y-'h -|j^*> vm...,^;/» Jj^oo.3 ^ .«a-K.-/ mo.*jJo_^ 
• M>*> ^oq^;<xd ? ot,; UimA; 'jL^SoJl )a± .^o Ali )U^» M>cLa.tfi3/ 

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^; ^ .Jjl.V/? J)\-^k~a »3/ ,^; )o^-/ -Jooi 3 > m . ^N^ v^»/ «1^413 
) . . fr ifr«™«. Jl^ ^.io )y~ o£>. oot.J.1; ouio ^Jjlo ..^cq-^d;/ Jji^io 

1, Ui:-3o|l. Ms. — 2. |Vo^m-( Ms. Le socond « est au-dessus de la ligne. — 3. In marg. le troisieme 4>- 



sa parole, au point qu'il fut surnomme « bouche d'or » par toute l'Eglise. 
Lorsque Nectaire, (l'eveque) de Constantinople, mourut, ce leur fut (ä tous) un 
souci grand et multiple au sujet de l'eveque; tandis qu'ils demaudaient dille- 
rents (personnages), ä la fiu ils firent venir Jean par ordre de l'empereur Arca- 

5 dius; pour honorer la consecration, (celui-ci) reunit et fit de nombreux eveques 
avec Theophile d'Äleocandrie, l'oncle paternel de Cyrille l'Egyptien. Ce (dernier), 
en eilet, voulait qu'Isidore füt (eveque); mais ceux qui s'etaient reunis firent Jean ' 
(eveque). Ce saint usait d'une grande assurance de parole envers tous ceux qui 
venaient pres de lui et, dans (son) enseignement encore, il s'appliquait ä aider 

10 beaucoup ceux qui etaient d'accord avec l'Eglise. 

Cela sulfit sur sa conduite, sur sa famille et son election ; faisons desormais 
connaitre ses belles actions. Un homme nomine Gatnas, tyran et barbare 
dans ses habitudes 2 , bien qu'il füt general avec sa grande autorite, tenait 
aussi ä l'opinion des Ariens. Comme il avait beaucoup de prestige contra 

15 les ennemis, sur cette assurance, il s'approcha de l'empereur Arcadius et lui 
demanda qu'il lui füt donne une des eglises de Constantinople pour les partisans 
de son heresie. Apres que l'empereur lui eut repondu qu'il l'entendrait le 

1. Le 26 ftSvrier 398. — 2. Cf. Theodoret, Ilisl. eccl., V, 32. 



' fol. H 

v°. 



lo 



326 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [150] 

)o+sl±. ^.cul laa\ J-J--«-^ IKl i- 30 -^t / .J?°t ^"»^ **a*jJo-in J^oo ooi -.o^ 

^si. J.Ob«.iO ^Al jj; .\^ol Otj\.\Jj. nJOOJi +30 .vXOajJo«. 0)^»3uo/ . JtN.N* 
^>w-j vJLX^wS po .L^_i cov-j; oj\li\o •. l-OJjVJS. ^.j./ w» Jjlsj »K_i 
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V-*"^ — oiculü-u^o .^^icCS. ...*>»/ JJ -Jooi sJnxllV. ^.oioia-J^ J l » 1 ^.; ) » »J "*> 
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cn.1^0 ^.; L^ai. .0001 . »yv/ } ^* v j;ot JloiN » ^^v.io ^_o »Qto - ^, N ^' S> 3 

1 loi£>\ Ms. 



fol. 142 lendemain, l'empereur informa Jean ä ce sujet. * Quand Gamets vint devant 
l'empereur sclon ce qui etait convenu, Jean alla ä sa rencontre; et, lorsqu'il 
entendit sa demande, il dit : e L'empereur n'a pas pouvoir sur les eglises; 
c'est lä l'affaire des eveques ; » et par lä il le fit taire. 

Plus tard, (Gainas) alla en Thrace et il voulut la saccager tout entiere; 5 
et, comme chaeun craignit d'aller en guerre contre lui, Jean s'y rendit 
pour une ambassade de l'empereur. Quand Gainas l'apprit, il sortit aussi- 
töt ä sa rencontre, mü par la puissance divine; il s'inclina devant lui, placa 
sa main droite sur ses yeux 1 et le recut avec grand honneur. De la sorte 
(Jean) vainquit le tyran, delivra le pays de Thrace, tranquillisa l'empereur 10 
et donna la paix ä l'Eglise. 

Il y avait dans sa ville avec lui un ennemi ; et, quand il eut macliine beau- 
coup d'aecusations contre lui, il pensa d'abord l'injurier, (en disant) : « 11 ne 
vent manger avec personne. » 11 ne put pas savoir dans quel but il mangcait 
seul. Car ses amis disaient qu'il etait malade et se nourrissail dillicilemcnl, 15 
011 cjue son aliment etait peut-etre une farine melangce ; et ses ennemis 
disaient : « C'est par gourmandisc qu'il i'ait cela. » Tout le peuple le venerait 

1. Thäodoret, loc. cit., 33. 



10 



1 fol. 143 
r". 



[151] XVIII. - HISTOIRE DU B1ENHEUREUX JEAN. 327 

l j_a>aicü 3/; -Jj&oeLa ^7 J;c*\ jbe^o .Jxu*A J*^ J 1 JV° ^ ÄKL ^°°? 

I^qji jlcoa^; J»A «***■* ♦— U/ ^-.^lo »Kjs ^.; Jjoi .JlcuJ^; 6t^a^ wj— 
J.„o^ fe s - A aa^j» -.vÄi-jJa-. '«oo.A. ,_«^öt po .)JL,^.=> .vxoa^l/ ^o«io .looi 
•ofci^Aäe^ t*OMt4? ww-ap» i-«^ ^o; .)JL ntnmv> ? J^a^jol -oiaao. V*>/o 

^/, Jk-V^io Joch ^otoK-/ 4 )io^a-/ Ia^ ? 'jUsojl; ^j ou*a- .-oia.i*C3; 
♦ /JLaoooiv^jLio^ * >Ä<3JL*iCLcaaLäo ^as* J-si ^a^JOijl aiKbKio ».3 ^-*; ^>j_s.J»ot 

l. It^Soli. Ms. — 2. IVoj»««! Ms. Le second - est au-dessus de la ligne. — 3. U-.9olU Ms . 
— 4. |io>£oW Ms. — 5. l*sowV= Ms. 



beaucoup ä cause de son enseignement ä l'eglise et meprisait ses accusateurs. 

Je nie complairai ici dans le courage et dans l'indignatioa du vaillant. Un 

homme nomine Eutrope, le cubiculaire de Tempereur, qui voulut perdre 

beaucoup de monde, osa ne pas meme juger dignes de pitie ceux qui se 

b refugient dans une eglise; et il agit sur l'empereur, jusqu'ä ce qu'il lixät aussi 
une loi dans les villes, que quiconque etait digne de mort, meme s'il se refu- 
giait dans une eglise, ne serait pas sauve. Vois l'ceuvre de la justice. Peu apres, 
celui-lä fut pris dans une faute qui etait digne de mort et courut se refugier 
dans une eglise; lorsque Jean apprit cela, il monta ä la place des lecteurs 

io et il prononca ä son sujet une Instruction de reprobation' : « Elles l'ont 

emmene de pres de mon autel pour le tuer; » et aussitöt sa tete fut coupee 2 . 

Parce que sa volonte au sujet dlsidore n'avait pas ete accomplie, Theophile 

AWlexandrie machina contre (Jean) l'accusation qu'il adherait ä Ofigene 

et, pour ce motif, il voulut lui demander le sujet de ses ecrits. L'affec- 

15 tion de Theophile pour Isidore resultait d'une cause de ce genre : au temps 

ou Theodose le grand combattait avec le tyran * Maxime ä Rome, Theophile * f °i; 143 

1. Ce discours est conserve. CC P. G., t. LH. col. 395. — 2. Eutrope aurait ete mis ä mort plus tard ; 
mais Sozomene, Hist. eccl., VIII, 7, semble dire, comme notre auteur, qu'il l'a ete seance tenante. 



10 



328 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [152] 

jooi ^^1* JJ» ^^.ico .J^jj oöül\ ^0,^-J ) m\or> tk>J.ja.^^2ajii jL*3o|l. J_2> » 

o£S. Vijxio . Jio^A^a-/ »*(-i)-5 Jj_sVa.o >a^. ^->l »t-*o .jjo'^ )a~a_a ),.~o JS\v> 
)L*j'^j .oot oiy.jq.3o .).i*^i^.j»a^xj> J3o neos/ t- 2 ^ oj\ ,1-L2i JLio; ^ojI 
jlj/ JJ/ .|joi jjoias «jl^JL/ JJ ooj "^j./ ^.-; P .JjlsVoa ^ai. Jlf^J ^kj 
+ä .^.oi^^ -^rfc? -^V^ .Ui 1 ^J' ^1 °" L :-^ ».oiaoA jooi k^/j J-.o^_o ,_*. 
I^Oio. .^ot )«ot .^--.i via\ ^)oKxf \^.&o\.^ss ooi >a/ -.^-.oiiX V«v> ^V^/ ^»} 

) X.N. "nX. sCQjjJQ_^CLi.; O|l.JjLß0O . • ' ) iOfJXl-. / ^^iO JLtSoJl )oO| ^u^t 

JJk-J-V* looi JIol^v » .öi^ 3 ? )?öt .^a^Jji v rn . i ^o/; 
• Jk^jLo jJjOki. yOOi»J^_s v^t-^-o P 4 'JJ— ^ojl; \.*. 'i% r> ^.U .ooi jlv— /° 
v oot.\ t- 2L ^ J ? J~=!.| i-ao .>j3a*j)a^i ,o mo ' ^i / v q.joio .^oiaLiOf-o ^o yoj/ v-^, 
o.m T io .K.iaU./ t-^--» .001 ^.^a* v 3 ^^öt . v aj/ ^>j )^Q^,).2 •J}t-u Vl^ )-UJl 
J^iiOa_\ ^oV— J? «j-^Jj! ^ca*jja- la^. ^jJj» .vro-^i a , *. ° > JJ J»^ i-=> oiA. 

1. Ur^Soll- Ms. — 2. Le second - est au-dessous de la ligne. — 3. |Vo^^/ Ms. — k. U^SolU Ms. 



voulut tresser une louange avec flatterie pour celui qui avait vaineu et, 
comme il ne savait pas encore ä qui etait la victoire, il ecrivit astucieusement 
deux lettres par flatterie, l'une au 110m de 1'empereur et l'autre au nora du 
tyran ' ; il les envoya avec des presents par l'entremise d'lsidore, il convint avec 
lui de le faire eveque ä Constantinople, lorsqu'il revieudrait, et il lui com- & 
manda encore de donner au vainqueur la lettre avec les presenls. Apres son 
depart, cet artilice ne resta pas secret; mais im certain lecteur, qui etait 
avec lui, vola les lettres, s'enfuit et les fit counaüre. Lorsque leur porteur 
s'en apercut, lui aussi, il se sauva en fuyant eu tgypte. C'est la cause pour 
laquelle Theophile etait plein de zele pour Isidore, et (celle de) son inimitie avec 10 
Jean, qui adhererait aux ecrits d'Origbne, ce (jui etait completement im men- 
songe manifeste. 

(Voici) encore une autre (cause) : Thiophile 1 avait chassö de devant lui 
deux de ses pretres, en portant contre eux de graves aecusations. Ils sc 
refugierent pres de Jean et, comme celui-ci avait voulu- faire la paix entre i& 
eux, il les recutavec lionneur. Quand (Theophile) apprit cela, il fut encore plus 
irrite" et il se prit pour auxiliaire tpiphane, alin qu'il allät trouver Jean pour 
le contraindre ä anatliematiser les ecrits d'Origbne et ä cliasser ces pretres. 

1. Cf. Socrale, Hist. eccl., VI, -: 802 ne, Uist. eecl., VIII, ■-'• - -. Diodore, Isidore netleurs 

Socrale, ///.*/. eccl., VI, 9. 



10 



fol. 143 
V°. 



[153] XVIII. — HISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 329 

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jooi po/ )lJ-*^ao )AJL»-a; * Jjl./ .)ju;<xd yz*. Jjo,^xi>JL» |.*aqjld t-^o 
JLaim.^0 .jljj; j_=», JJ -otojj-o ,_.» p .oj^ jooi J^lß Jv-A— o /vflUjjQ- ^sOs. 

1. Ifci^oll. Ms. 



Quand (Epiphane) vint (ä Constantinople), il ne voulut pas demeurer cliez 
Jean, bien que (celui-ci) füt dispose ä lui faire honneur; mais il demeura 
dans un martyrium et osa y ordonner un diacre; comme il se preparait ä 
sc rendre ä l'eglise des Apötres, Jean lui fit dire : « Prends garde ä tes 

5 actes et sache que tu te fais (l'objet) d'une injure. » Epiphane fut saisi de 
crainte et sortit pour aller dans son pays ; et il envoya (dire) ä Jean : « J'esperc 
que tu ne mourras pas dans ton episcopat; » et Jean lui envoya (dire) : « Je 
compte que tu n'entreras pas dans ta ville. » Les deux choses se realise- 
rent : Jean ne mourut pas sur son siege et (Epiphane) n'entra pas dans 

io sa ville'. Lorsque Jean apprit que l'imperatrice Eudoxie avait pousse 
Epiphane, il en fut irrite et il injuria toutes les femmes dans son instruction 
ä l'eglise. Quand cela fut connu de l'imperatrice, eile informa l'empereur 
et eile demanda qu'un concile eüt lieu contre Jean et aussitöt eile convoqua 
Theophile et les eveques qui (etaient) avec lui; (celui-ci) tint un concile ä 

15 Chalcedoine avec Cyrinus, qui * disait beaucoup de mechancetes contre Jean et ♦ i i. 143 
l'appelait orgueilleux 2 . Quand on le convoqua, (Jean) ne voulut pas venir, car 
il attendait le concile universel. On en prit pretexte pour l'accuser et, par 
ordre de l'empereur, on l'envoya en exil. Mais lui, trois jours apres, ä 

1. Cf. Socrate, Hisl. eccl., VI, 12 et 14, et Sozomene, llisl. eccl., VIII, 15. — 2. Peut-etre ihljiiv, 
Sociale, Hist. eccl., VI, 15. 



10 



330 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HIST01RE. [154] 

vju/ jJ +.5 jiot^s :^«^ocL JkXl iJs^s ^-.; oot .^oio>,_i j^jom^jj Lo^iö* 

.v£Oo;ouo_co x ^Xo Jj^ao ^^ o^euo jfcocu^o..- )K n\ so .cy^l/ j-Scu^^S. 
JJ/ .^coa^U L*_ooV^-2 .^*? JL»SoJl .w.ota^i>/ Jlp^ J_s\ JJ ^s a-.»^iioo 
JKjL.f^o; )_döjl^ Jla^JL^-so .ooot ^»\ >'^^o K_.|_^j^/ '.^°^? °°'- i— »-— V ^ 5 
+D ^ - ')<•> - loX ^io iüA ^ot~*.io,^j J;oi^; .0001 » . vt « nv> jKtvnJ. 
.i-iö/ tJ JLciäo^ CH.J5 t -3-i k oot »s/o -.vOOi!^^_j. )io£>. vxa^jja> öiä^j; ^>; 
,).ji1I ^«Li. ^K_. v^Joi? JJ/ .^Ä^sU .J-ia—aSw ^aiwo .Jooti. J »m .. J.« m ."". ^aio 
bo-»'^o yoou.f.3 a\j> r>o • .LioJ-coio 1-soim JLsioV h'»\i o -~i «"^ . (tvbo. Not^> 
^.io s^,U/ ^oo .loot L ^ oo.:*» J » m*>;o/ ^oi^D *-*^°<? J)\Jl2lj\o .jloV-o? 
JKjl.,^0 loot )_2u>f.£o :ooot m^wco JL^-üo :Jlü„^ vOOt_.il Kju^ s j.-si J,i .•,.*. j;ot 

,)jUVJJ yOj/ J^J L-Oia_i JjÖt.-50 . ^*\6|0 .«-.«-^CK yOu^Juil J t\ ,.i C ^Q~3 -.T-SJJ-? 

.»« «\n^ ,__>: ot'i\\ ojojlo 
joot ^-^-S Jl^l Ö|K-3, "^^o oit-Q.-,/ ^o*io ^o ^o t-k— > ^^-ioo 

1. »- supra lineam. — 2. o infra lineam. 



midi, sans que personne s'en apercüt, pour qu'il n'y eüt pas de tumulte, 
il s'enfuit. Lorsque le peuple s'en apercut, meme ses ennemis furent conduits 
ä la misericorde et, avec une doulenr cnisante, s'eleverent contre l'erapereur 
et contre le concile; et, malgre lui, ils l'introduisirent de nouveau dans 
l'eglise. Quant ä Theophile, il eut recours a la fnite. Mais les Ariens de (Gons- 5 
tantinople) faisaicnt de nouveau des machinations diüerentes : dnrant les 
nuits, ils organisaient Tomce sur les places publiqucs de la ville', pour attiier 
par la le peuple d'aupres de Jean. Lorsque Jean apprit cet artifice, lui aussi, il 
en usa de la meme maniere, en disant : Avec le saint In seras saini ei avec le per- 
vers tu seras pervers' 1 . Mais leur parti devint plus fort pour cette cause-ci : (les io 
Ariens) preparerent de grandes croix d'or et d'argent et fixerent en leur soin- 
met des cierges de cire — Eudoxie faisait les frais de tout cela. — Apres 
qu'il se fut eleve ä cause de cela une grande querclle entre les deux partis, 
<|ue beaucoup de meurtres eurent lieu et que la ville etait sur le point de 
perir, l'empereur ordonna que ceci et cela cessat. De cette maniere, i.leani 
vainquit les Ariens et sauva son troupeau de Terrcur. 

Gomme il avait souci par-dessus tout de l'honneur et de roruement de 



ir> 



1. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, B. ii> chantaient a deux cboura dana la ville duraal la null et, au 
malin, ils Borlaient en chanlanl pour aller lenir leurs nhinions en dehors de la ville. — 2. Ps. xvn, 26-27. 



[155] XVIII. - MISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 331 

• • • 

J^xS., ^l*ä> j^A; «'Aj^! cuuJ./p ^-; ^o*j)o- .looi l~^9&oo otio^ 

^i> .s--^ot; )V^ ^*? Jk-^ao .J^a^j; okoa^ ^~jO .ouäj ^-J -.ooi 

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J^fO»« Ooi .JjÖl OU*> -Oiok-/? .JJL^S «V-bo/o .*- I^O^ol »-S-äw •J»«' 3 

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.looi J^Sl^Cooo .\Kia~s> looi jljQ^foo M^ JK^So ^--^oi "^^o 

10 .«otaio.1 J;ot .woCbo yo+£> -.)-3Ö n m°i/ ojaal/ po —oiak^ Joow .J^-ao-O» 

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„J.Ü., J*a_sj j-iaixxaJJo JLsfcoo ^9o .^Vl .J~*- Jl^ ^ oi*AJ ooi *»{ ^ 

1. In niarg. U3a«v 



fol. 144 



l'Eglise, il arriva qu'il y avait une statuo de l'imperatrice' (faite) de beaucoup 
d'argent ; eile etait dans le voisinage dune eglise appelee de (sainte) Sophie, 
sur une colonne, et im spectacle infame avait lieu d'habitude pres d'elle. 
Parce que Jean s'etait imagine que cette statue etait placee pour (faire) 

s injure ä l'Eglise, il s'arma et bläma le fabricant de la statue. La reine prit 
pour elle-meme l'injure de ces (paroles) et, des lors, eile convoqua un second 
concile contre lui. Quand il connut cela, (Jean) fit et prononea dans l'eglise 
une homelie, dont voici le commencement : De nouveau Herodiade se trouble, 
de nouveau eile est en furie, de nouveau eile s'adonne ä la luxure, de nouveau eile 

io demande la Ute de Jean sur un plat 2 . A cause de cela, la reine s'enflammait de 
colere ä un haut degre et s'employait pour qu'un concile eüt lieu contre lui. 
Lorsque les eveques furent reunis, ils demanderent avant tout pourquoi, sans 
les eveques, il etait entre * la premiere fois :i ? Alors il fit une defense »fol. 144 
juste : d'abord que ce n'etait pas de sa propre volonte qu'il etait entre et, 

15 en second lieu, que soixante-cinq eveques s'etaient joints ä lui, quand il etait 
entre. Mais, lorsqu'il vit que l'empereur ne descendait pas ä l'eglise, aussi- 
töt, lui aussi, il s'arracha de l'eglise pendant deux mois; et l'empereur com- 

1. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, 18. — 2. Une ancienne homelie avec cet incipil figure parmi les spuria 
de S. Jean Chrysostome, P. G., t. LIX, col. 485. - 3. Lire « la seconde fois ». Socrate, Hist. eccl., 
VI, 18. ■ Pourquoi, apres sa deposilion, il avait repris son siege sans demander l'avis des eveques. » 



332 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [156] 

'-otoa^.-. Jooto ,)).*^o jl^ls yca* J,— )1^ cvoo/ oi.^.:^ ^bo ^-Ju/o .oi»,.*. 

. v<; och vm-^-^> n.i; wotcu»/ .•[ °> ■>! vfn « ft toj/ J-si Jt- 3 -^ •.) ° > f> r>m° >( 

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vs/» J^-io^ -.vroaji*^/ ^-io ^Jl/ ^.aoi :oij; JLjSoJIj Jk-^U jooi ) inf-> 
• .sca*j)o-.; ^-.; «oiaio - ^^.oijpj j.^..**^; ot;o»-floo.-oi-sfcoü )1»^ ö*^3; JjLS^iö 10 
juio— o ^fc^l »ts^s -.yQ-j/ «-L3/ oiia-,'»o otla.~^3 ^S *SO^io.^£CU Jjl=>ci^ 
.%£a*jJo.-i otK^t- lo_si otiw;o/o . ■ ).aS >ö\ o^lfl; JLca-Ja.^ .L.ja.ca3jJ w.jKa/; ^*ix 
) . rn^o/ jl/ —ot JtC^^; J;0»o .vCü/ s*is/ s£OO^Oo^3j -.^-.'pö/ ^*? i^t—f 
1. In marg- .^»0x0. 

manda et l'envoya en exil une seconde fois'. Des hommes du parti de (Jean) 
brülerent une eglise avec beaucoup de maisons. A la place (de Jean), il tut 
fait eveque un homme grand, le pur Arsacius, le frere de Nectaire, l'(evßque) 
precedent. Apres le depart de Jean, il y eut beaucoup de fleaux dans la ville. 

Jean mourut dans la ville de Comane ä la pleine lune de septembre, sous 5. 
le consulat de Theodose-, et il fut place ä cöte du sarcophage du martyr 
Basili(s)cus. Le martyr lui-meme, en songe, avait ordonnc qu'il en füt ainsi. 
Lorqu' Atticus, homme pur et charitable, devint eveque ä Constantinople, 
il commanda de noinrner Jean dans toutes les fetes et de le compter parmi les 
Peres chaque annee. Comme Cyrille ne consentit pas ä cela, parce qu'il posse- 10 
dait la maniere de voir de son oncle TMophile, il fut presse par Atticus, au point 
qu'il düt l'inscrire meme comme dpcteur de tonte l'Eglise et de le nomnicr 
martyr du Christ. Le bienlieureux Nestorius, Le compagnon d'armes et l'ami de 
Jean, ramena ses ossements, trente-cinq aus apres qu'il eut ete jelc en exil, 
par la demaude qu'il presenta ä l'empereur, en lui montrant la grande sciencc 15 
de Jean. Certains disent que c'esl Proclus qui lit reveuir les (ossements); c'est 
inexaet 3 . Mais la reine Eudoxie mourut quatre jours apres ipie (Jean) eut ete 

1. En 104. 2. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, 21. Le 14 seplrnibre M)7, .-uns le seemui eonsnlai de 
11 1 . . 11 lose. — 3, Les Nestoriens disent que Nestorius a ranoene les ossements de 8. Jean el il- volent 
l;i une i-jui-e de s.-i ineMnlelligenec avi-c s. Cyrille. Mais notre auteur, ipii ne partage pas l'opinlon 
de Socrate, lequel tienl pour Proclus, a tort d'emprunter a Socrate ce synchronisme de 35 ans, qui 
conduirail bien a Proclus, öyöque de 134 i 447. 



[157] XVIII. - H1ST0IRE DU BIENIIEUREUX JEAN. 333 

JJLV— / -6t ä/ Jjo. ^ioo .JIU^O JM^j .Väj'.I; y^l -.loa l^J^_i o£>0 
..^xi^ja-; odVk.-J>o * ^Jü/ ^öt .JL^f JJ» Jooio .tjasul/o .Jj^xj AOi^a-o 

.^ota^t ajo'i; J-^oaS^o J.--oäjLi> ^_^oto 



fol. 111 

v°. 



1. U^SoU Ms. — 2. U*Va»o Ms. 



envoye en exil. Theophile aussi fut prive de la vie par la maladie de la pierre'. A 
A cette epoque, beaucoup de grele ravagea Constantinople. Les fideles racon- 
laient donc que cela leur arrivait parce qu'on avait maltraite Jean. Parce que 
Cyrinus, i'eveque de Chalcedoine, avait nomme Jean impie et orgueilleux, le 
5 pur Marouta, I'eveque de Mesopotamie, lui marcha sur le pied par hasard; et 
(cela) touma d'une maniere si maligne qu'il fut scie plusieurs fois et, ä cause de 
cela, l'autre (pied) aussi prit le mal et fut scie; et (Cyrinus) resta sans pied 2 . 
Teiles sont * les actions parfaites de Jean, ainsi que les calomnies et les injus- " fo ^ 144 
tices que Ton machina contre lui. 

1. Le 15 octobre 412. Socnite, Ilist. eccl., VII, 7, ecrit : m:pi7r£awv ),Y]6apYixü> niflet, que l'on traduit 
par « tombant en lethargie ». Le syriaque a lu >.t9ap-fixtö, de Xt'öo; « pierre », et a traduiC « de la 
maladie de la pierre ». — 2. Of. Socrate, flisl. eccl., VI, 19. 



v" 



TABLE DES CITATIONS 

(Cette table et les suivantes renvoient ä la pagination placee entre crochets). 



Genese 

xxxi, 40 134 

xlix, 17 100 



EXODE 



I, 12. 



NO.MBRES 



XXXV, 11. 



xxxn, 17. 

— 35 



I Rois 



II Rois 



III, 1. 



ANCIEN TESTAMENT 
IV Rois 



xix, 14. 



39 



PSAUMES 



Deuteronome 



58 



106 
106 



85 



III Rois 

III, 16 82 

V, 4 138 



1,2 129 

XVII, 26-27 154 

XVIII, 5 7 

-11 136 

XXXVI, 1-2 64 

LXXVII, 34 112 

lxxxvii, 12 58 

XCI, 13 69 n. 2 

CXVII, 11-12 53 

CXVIII, 122, 134 144 

CXXIII, 6 92 

CXXXVI, 2 . 135 



PnOVERBES 



VIII, 22. 
XIII, 25. . 
XV, 18... 



46 
60 
60 



IV, 32.. 
XX, 26. 



ECCLESIASTIQUE 



ISAIE 



58 
100 



53 

63 

101 

101 



III, 9-10 

XIV, 9 

XXVII, 1 

LVIII, 1 

LIX, 6 68, 117 

Jeremie 

ii, 28 (in. 3 

IX, 1 59 



Daniel 



I, 12, 16-17 
XII, 2 



100 
58 



OsEK 

VIII, 7 53,68 

IIahacuc 
II, 5 60 



NOUVEAU TESTAMENT 



Matthieu 

V, 11-12 144 

— 16 95 

— 29 26 

X, 35-36 9 

— 37 148 

— 38 148 

XI, 27 105 

XVI, 19 32 

XVIII, 15-17 27 

XXIV, 14 7 

XXV, 21 129 

XXVI, 52 60 

Jean 

I, 3 20 n. 3 

XII, 43 2'i 



2-3. 



V, 1-11.. 

— 15 

VII, 22... 
XIII, 8-11. 
xv, 2n . . , 
xvu, 28, . 



Actes 



88 
70 
88 

7 
79 



15 
63 


II, 11.. 


I 


Co 


RINTHIEN - 






— 4.... 




















88 










26, 31 



Romains 

VIII, 18 35 

xii. 19 58, 91 

xiv, 1 7 



XV, 28 67 

-32 35 

II CORINTHIENS 

iv. 11 35 

vi, 16-16 10 

XI, 24 35, 145 



Galatbs 



I, 16. 



73 



[159] 



El'HESIENS 



V, 12 106 

vi, 17 32 

— 18 32 



PlIIUPPIENS 



I, 18. 

111,2. 



TABLE DES C1TATIONS. 

COLOSSIENS 

111,25 31 

II Thessaloniciens 
III, 14 26 

AUTRES CITATIONS 



335 





I TlMOTHKK 








. 111 


v, 19. . . 




43 


— -'ii . 




26 




II TlMOTHEE 











Saint Äthan ase 145 

Saint Basile 141 

Saint Cyiuli.e d'Alexandrie 144 

Saint Jean Chrysostome 141-142 



Jules de Rome 55 

Ruf in '. 48-49 

Theodore de Mopsueste 104 

Theodoret 142-143 



TABLE ALPHABETIQUE 



DES NOMS PROPRES SYRIAQUES ET DES MOTS ETRANGERS OU IiEMARQUABLES 



/ 



■ m.jU d' Antioche 23,, 66, 9o,_ 2 _,2-i 3 

»7 M *W*> 103 U-13 " 7 3 138 to 

j^tH de Lydda « r , 

'1/ 77 2 96, 

M 12, 17 II. 1 18, 21, 45, es, 67,.^, 

7 ■'':, I .,.-13 94 6 95 .0 105 2-9 
^oo^^! 108,3 

P<W 7, V, 9 ''8 13I in 138 u. 14) 10 M5 ,3 
L2>mJO^| '>5, 3 

^tu^l^I 139, 

>«-^l 117,, 148 13 

) »tQ3»o| 163g 154, 156,3 

=".»1 fi V 8 6( W 67 M2 98 9 »«U 



-m-ll»! 46„ 

,03n ■ m\o| 104,, 138 g 

v o J x s .o/, ux^bi n u 12, 13 n. 4 10,703 

— l fr ""-'■' ^'"i in n. 2. 
jö| 20 n. 4 22 8 

»*uo| 20 n. 4 23,, 66, lOlj.y 102. ,,, 



.m.-»fno| de Cesaree 81, 88 10 42^ 
^u^»>! de Nicomedie:n,:vi„ 42, 
■~.--^ t de Samosate 45,, 47 4 
a^^moi gouverneur i2ii^ l2 i27 2 
.äl-n^iuoi eveque 27, (0,^ 4l M 



^n.K^soi orfevre 48^., 



-m^io! 71,, 72, ., 151,, 152,, 15:), 

-o,io| 8 g 33, 

^io/ 27.,., 30, 42 6 ., 2 59, 63„ 

o An rtLVof 99- 

^../ 63, 

^a&a^l 156, .,, 

Q-( 129, 

ja.| 56„ 

N^p/ 44 5 

ItoÄ^I b0 2 

l r ^/ 47, 

JL 0r ^! 139, 150, 

■ m.^o-./ 108, 

Uo^khw 149 5 n. 2 i5i„ n. 2 162, 

\io,sx^l i5i KI n. 4 I52 8 n. 3. 

— . ~«.\~o.| 31 n. 5. 

— — \^o,.;-»l 31 n. b. 

rr* n n ' f . [ 63,, 
ILON-I 13g 75,, 

MM 13 n. 4 15 4 ... 9 i'V,. r ,n.l 23„ 

75, 

Ijv* ^1 7 „, 

^iomDl 27,3 3I 8 37 4 38 2 47 9 50 « ft V.3 62 8 
63k, BBj^IOIj 106, 122,., 130, 131,, 

132,-M l3,; „, '"„ 1M , |[ » 13 15l! .2 ,57 > 

M^l 18„n. 1 71,3 112 8 .„, "''.:, 

1°^ 7 i "Vi,. ß 2 l0 "• 1 ,7n - 1 23 '2 
2 ''„-r, 28 M :17 :, *U 39 ,h, «, «4 
18a i *9 H ;,2 .n f ' ; '» ,i2 n «J -,:. W l 7I « 
72 u 73 4-rHi-m "''':, 7r V»-8-l,. 78 B-fl 7 Vr, 
79, 80, 82, HV„, 88^, «„ 87„ 91 M 
92,98,94, lOB^.,, 106, I08„ 109 M . 13 
«0 U 112 W , 118,^, IM,.,, M5 2: , H7 2 „ 
l2l „, 128, 127, 128« ISO, 181, 184, 
136, 142, I44 u 1 
W l»v*- 144, 
|U |o>S, 76,, 



— I^jo iws, 21, 

— lovSs |l>, ovSs )>, 63„ 67 M 95^.,, 

98 9 1173 
ILooiSs 17 11. 1 18. 21, 67 e 75. 
UovS, , IIWS, 9, I7,.n. 1 183 23 |(1 2', v ,. 8 ., 

»e ^-a «u ''3,4 53, u 56, 7:!, 93,, 

94,144 u 148 u 150, 
|LoiS\ i9 9 n. 1. 

v c^ia^ '.'., 137,, 
(-^Ssv 58. 

.^>o; ;1 ^is\ d'Alexandrie 28, 25„ 

2 « U -,2 " 7 , % W ^ 

jDoi^miSv de Comane 8:.,,,,,, 

8ß„-,:, 87 r , 

|l^m^ 88, n. 1. 

jooi^mÄ de Constanlinople 
uuoi^uiiass de Jerusalem 27. so, 

^r 11 ^ -''.-.:. -Vr, 47 u "«i.mi ,9 i 7 
M , 2 B4„. ffi 55, 66„ 57„ 53„ 69, , , 
60,0 68^.^70,97,108^140, 149, I5l„ 

n^r\fr i^ar^^ ß8,. 

v ;.io; ovio| 74 u 76, 

^ü^jo-io/ 0:1, 
. m. io-ao/ 63, 

r^°' :c, u. 
^o-^J;j| I47 u 

aru^ijJl 147 II. 2. 

oi-^p/ 88, I40 

U=-^l Z7 M 40 M , V2,,, 43, U^ 47, 
isi ^ 66 w , 95 u 97 M 108, 108, 126, 

'-■'.i,:, 1 ^-,:,,, 131 ,,, ,37 :. I89 HWI 147 7 
148, 2 

— -3=^o| '-".',, H, 15. 

MujJSB, no.„, n. 2 i3i„ n. 1. 

lio-o-il 86, 
VtooNj/ 147, 



L 161] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



337 



v o- r ^s>l B9 8 

I nrt-.^ fr nnfl l.L 

pi^aj l.'i.'i,, 

^^i4^a>| 61g n. 2 149„ 

■ — axu^^cc;/ 61 n. 2. 

U^l 187,o 

paifD/ 65 s H>8„ 

px.kjai.ma>! 108 4 

l*^t 13g 12„ 60 g 62g 70„ 74 M4 85 

*V, »' ! „'-' 7 :< !M ,-. '- s n 
l r ;aa>| 58,. 

P>^s>l i'' l;l n. 4. 

^o^; i An^f 139g 
-<r,.l ° l.q| l:, - 1: , l53 4-S 

°^>! 9 io 

l3 onm°W 8 g H |;l 25„ 26„ 27,, 29 2 _ 5 . 8 . 1(M 3 
n.2 8i' M; :!l,n.l :«,._,:«,. 1U 2 . 1;i 45,., 2 
16, « 13 18,,,,, .".1,3 55, 59 13 61 2 63,. 4 



1«W,0 U1 e 119 1 '- U i 121 < 124 3-o V25 r.< 
127 13 129 6 IM,.,, 131 2 132 2 188^.^ 



. fft. f\mi| I56y 

V.5I 83 t „ 

^r^l 149 3-13 

pxao.Lil 20 6 31„ 3* 5 :>:.-, 86 fl 59, 65„ 

119 u I34 u IU. W 

araao»Li/ 144. 

r^^a^jo-i»; 138,, 
|.nmo;li| 37 u 95, III,,, 
|^M|S4„ 11,, 76, 80 10 86 a ,88 a H9, 5 
^»qjL| 87 3 107 8 

5^7-12-14 ^13 ^S-ü-O 8-10-18 ^SS-T^-S 
57,„., 2 -, ; , 58 10 . 13 .„ 59„ (%,„ 63 g 64, 
104 Dl. 1 M0 M 145 e ., 3 



136 5-o 13 Vn 138 8 139 i-7 140 2-G-8 



n. 1 



148,3 " 9 2-4 '50 3 152 4 153 u 



— . |^uuu9! 38 2 46, 4 52, 
lloannm«,) 1l ;) . a 49, ■>!, 58,, 
133 3 .„. 8 n. 1 153, 



15ö„ 



m ■ nnf 46» 
"\~ji| 30, 

1**1 «» 



I'', ■-„ 



vioa^il 20 n. 4 23, 



25, 26, 27,, 



-rDa^vpj 1I8 2 
^*^> 135,, 
p^o 63„ 
^ 39 2 
popo llö, (J 
p^=> 35 2 
pLij loj,. a 95 ß 
) ^«f> .. ,^« . -. 117,, 
( i -" Loi-O 31 3 95, 
|oi3( C^a 108,., 109„ 
50;! ü^3 49, 5 

on^3j»o( ü-^> 40 3 41,3 54 2 56, 59,, 
r^ . 1 . ^ifi , rn «i -tropf IS-^a 37g 
>*o M ( N^> 43,2 
l-^ol N^= 65, 6 90, 3 .„ 112,. 

ü3oio.^i.~£>| I^aJS 113,, 
. m .nn[ fcsj^a 66,, 

^co-i) C^> 36 6 61, 4 139 s 143. 
~ -^ - ™ -■ t^> 102, - 



«,;%-» Ö0 5 95, 3 103,. 116,„ 117^130, 

63. 



|E..iv>.y| 2n,, n. 4 30 g 34, 35 g 59,. 



23,3 "b 32 2 3*3 4ü 3 «11 52 8 



144, 146, 
M-ü 22,.,, 

53, M U 5 <V,3 5«2 59 l-4 61 7 63 ,0 & ^-l 
67 12 10: -11 104 iO " 6 5 " 9 12 123 M '-5j 
»3-8-,, «IHI la2 r,-,: f '3*6 t46 2-* 



127, = 130. 



:/ 15 
149,, 

— ai-V| 47 4 

PSocu!! 17, 19,, 11. 1. 

|Lg£.m-ii| 113,. 

Uioi| 59 4 

pjLioi/ 46g H\ 119., 

^-S*^»i| 97„ H ,., 98. 



,i( 52„ 



'0-S'lü-15 



j; ;, 



Väjo^. N^-a 58. 65,. 
.m^ia^ N^s 63„, 
jdoj^.^ K-^3 68 s 

pu; Co^> 125 3 
1 1- -~ ^ ■ Ka-3 61 2 
|Lop*>4, Co^> 14 s 

| '^n- ISuti 24 5 

ppa\ C^j w u 
w^jpa C^j> 16 II. 1 . 
|lm\^o N-j 7, 3 SO,,,,., 
pi^^o D^*j 110,3 

. r*\ . i rt, ™\^ |S»J 189g 143-_, 

PNjl^o &^j 99 6 
^.Vovf ^«--^ 8 a 157. 



|»'öi£0 IS > -> 38, 153., 
^v.w ^^^^ 12,. n. 1. 
| -\-n IS^> 39 M0 

p.öi. r^j i8 n. 1. 

\ vi Snv fv^^j 6g 

p^j^oj, poso 139, 
|las t^j> 17. n. 1. 
lio^io p-ti^s ... IS-^> 14,3 n " '■• 

I .^ya r»^i ai,._, 139 5 



Ipisa N^ 39 10 76,3 ,-,, 
|Löi., E^J 90., 

jVa^xo K~3 583 

p^^o Co^s 40,3 106,3 143 3 
(liao IS^j 98,3 
poy^> D^cs löly 
\>.Opi IS^> 8, 

ILoVJl IVa^ 93, ; 

■ ™> ., ■ ,, n\ tSj^a 50 23 52, 3 



. 81„ 90, 112, , 



oL IS^= 47„ 




^a^^mo 66, 68 106, 2 107 30 108,,, 110,, 
" 3 ,4 "W™ »5 5 . 8 «VlO 119 ü l20 l-3 

«'2-8-,3 12 Vl2 123 5-8-13 12/ ',-2- S -7-.2 
125 li-ü-8-0-13 126 2-3-ö-U-14 ^l-M-O-Ö-M 

128, 138„ 140,,, 111, . s 147,, 
156 5 

P^ji^» 9 a 15 8 39^ 48 4 49„ 56,3 67 M 
76 93, 111 8 136, 142, 146 ß 149, 2 
150 ]u „, 4 154 2 

|Lo -> %"^o-Q 137,3 



T. XXIII. — F. 2. 



22 



;.;s TABLE ALPRABETIQUE DES XOMS PROPRES SYRIAQUES. [162 



|ja, P^ls IT 11. 1 IS.,, '-'n II. 'l 21.,,. 

-VV^i^s-i^V'V 11 ^::, 111 , 
-»— pLL3» ILOA^iL Im,, 

- i«^\^ m,,, n. 1. 

— iwSx. |v= I-'., 17 n. 1 l'V. ~\ 

— ^r^ i;., 75, 

|!SX.*> |^ lii, 

|_^ ^. l^^-*i= W fl 35, :;7 -. : i ', '"',: 

ivu^>, |»( — ^ i;;,,, /-',.' In2 5-ia 

kx^> ^=, 17 11. 1 l«, 20 n. 'i In, 
| ..in n ^a '> I ( . 
I>f» V^ 152)3 

1 1 ^ . X a ^a 58... !■''>,, 

)xo.S ta, p^i -ia 26 't2, 2 15 66, 

»«„ »V, 

|C^o.iL VJ, |l^o.il — ia I2.,37- 'il>., 117,., 134,, 
INjl^o»! ;j> •'■',_-, 
M..iaaV^ I'i II. 1. 

— o i .in iv~> I'i, 

H^V= W9„, 

»COOJ-3 14,„ n. o. 
| .vinn^ 8 
^oj 1.^3 72 ( . - 

11*1^,(1=0«^ 20 () S7 13 46 ir ,60 3 ., I04, a 
1«.» 



^ 



laioa^ lim. 
M^, I19 8 

.m^io^ d'Alexandrie 

B9,. 12 60 )3 61, 63 13 . )6 



- m -»%," 1 ^, 



de Laodicee «, 



.m^ia^de Singar 33„ 

l- 1 -^ 149 ia l50 i-fl 

"HMu '■'''. 



i.i 'i 
^»^-^ ' 'v, 
— jcq^A^ 125 n. 1 . 
1^^ 78 )0 m\ 107, i 'ii, 126,,, 147^149, 

.«ici/^^ il<' Nazianze ko b mi, 

joq.^,^ de NiNirrsiin'' ,. 



-•**»* de \\ -i i ,,. 






IHm^*)^ HU,, 
|, n .i*»^ 34, 35„ 



M> 83, 

wo. 7 S 58, 58- 04, 144,, 

| n, iyo; !25„ 

maiAciJcc» 122 1-1, - 

lioi 33„ 

|ol*. ^->, !«*• -i>--! 67,_ 8 121,, 
|<*Sv IS\~> 25,., Sl„ '■<„, ''7,,,,. (8, 
50, 56„ 60 M 73 9 74, 83 |2 90, 9ß 1(H , 
I07, (| Hi' s 1 1 T , . , U9„ ,., 124, iai lf| lil„, 



'■'u 



117. 



— |ovS-! o,ISi~! 113. 
lyoNS; |tCb— > '.'ii, 

^,o;o r . i::ii, 131, 2 Ml,., I86 2 138,., 13«, 

''"': '«ä*B M2 M» 143 3-12 M< M-S 

Wäo-7-13 ' 1S n 

— |io^> I : !'. i-, 11. 1. 

Ii 



■ r,:;,, 11. 2. 
*Si I'i. 11. 1. 



I^jjj.-; I'i. 

»ÄJÖüC^.; 139.. 
(Jot) 

— i-Lüovi» p 139,3 n. 2. 

..in.yi 39„ 



v-- 



QJ»CLiO» 39 II. I ■ 
s. 

. rfi . fffr y>i 1 ! II i ( 

-COajSXiC» 130 II- -J. 



01 



"*^>0l l'.i,., 
|Lc4o-;Oi HO 11. 1. 

looi Joint souventau verbepre- 
cedent avec suppression 

du o, : |Of*-l 84, I26 8 I49„ loaiol 
8L |oi,»^o I33 u |a£>LaxM Iii2,., Itva.» 

^ctAüiaoooi 125. 
p^ r 3oo> I8, n " : , 
p^sooi 156 

iii 

llQ^vsoo, 10 

II. I 



^o, ^.,,11.1. 

— -j^.O| 21 11. 1. 

-.»oioi 142„ 155 G 

U^Vo, H n. 1 21 11. 1 i:\,-, '.'.I. '■"■'„ 

IQ»,» la^ 

~ =^i>«i 38,, 35 fi i0„ 
)ion . ^ »oj 46* 98, 

.m.trioi 9__ tö hl n ii, n. 1-n. 2 

12g 11. I 13, 14, n. 1 15, 11. 1 

L6 10 n. 1 i7 D n. 1 18,.,, n. 1-n. 2 
ia 2 ; g n. 1 20,^_ 9 n. 1-n. 2-n. 'i 

21. .,, 11. 1 23. 83 2 36 M 64, 3 lls : ll9 12 
l:n„ 144. I1ll 2!< 
I^q^eVo, in, |3o, , I34, I39 3 I46 g 



jdcu^jXo ernpereur 8„ 
jn i . to^o lieretifjuc 23 8 

jn^iil,, 107 5 117-., II«, 122, I 
I26L 127,. 129, 134. 12;,. ,, 140,, 143 



v oj-i 1 18 |2 

1^.1 42., 



Iio-r- 2i„ 

1— ja- '',, 
U«>-88 ß I9„ 

tao-27,3 , i ,, 7 M 130,3 134, MO, 

Hoax- I8j ■ ., ' ■ ■ ■ , . 



4, 



^Do|l^a-i .m,, a, 
^L,^ooi4 20, n. ] . 
— Vj.in.i.Nv>.t, 20 II. 1. 

M.30,, 
M"i"|, 8,48,., 



[163] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



139 



— M»"^*> I33 la 

— I^ni^jo l) 70 8 
|Ln.,.q\j, 100. 
■^!l°t4 :il>. n. 1. 

-co,|;o4, '.IL' 11. 1. 

I-">M, '■>"„, 11^,, 136 10 i;:.„ I50 8 I5I„ 

to|jo^ ,' 
|l«"»»i03 lo 137, 
^oom^ 138^ 139. 140. 



U~£^^ !'- , 2 II., n . 10 n„ ,,. 7i a ; 

|La^o,p 8 (J 70,., 71„ '.lii. na || :!| . 

11 ! , "V :I V'-,, 
INJLL3. |jto |0 

. m.m^ i ^sto |3 i). ', _ 

U'aii «3Co 8„ 



U'.oou '.!,., l! s ,, Hl., 50, 53, 87 10 In2,, 

U Wll M „ 139,, M5 4 
l_.»oov, |B— toov* IT 24. 

^^,|a. Mo,. 111^ 117 i7|i im. _.,;,:,_ 
L,l s l: '-s-„-,:i «W,-,i7-k„h, 151 - 7 

155 3 l56 3- 1 -7-<0-12 lr ' 7 .i, 7 

,±~a_ Baptistc 142. 



^ 



M; V" 3 o ^i- 



.o- 111 



'l:l 



»j-o. d' Arbeies so, 
v-a- de Gouslrä 83, 
v»-a- Evangeliste 75, 76„ 

. mrt .\ n , 55, 

.mauia. 56 fi 

jxjoj^o, 57 g 132L, 140,, 
Ujö- 69, 70 2 87, 107, 109- 

^ooiuma. 59. 



Jiujjop 97 8 130 

— » m . fco)o.^ 130 a 

^ '34, 

Ua^A 12,,, i(l [<io„, 

M>a\ 63, 11. 1. 

yj^O^ 101. 

l^oi. In,, 

J»QI*iA |H\, 

l r . q yi\ 74,,, 
U^öA 54. r.:i r,r, i 



1 -\y^. y_ 

jaü- de Nisibe 33 9 

jam- patriarche 134 

•^.ajL. 3ö,„ III,, 



r* 



|5« 53„ 80 ß 90,2 93,, 

H-i 17,. n. J. in.. 21 fl 23, in;,, lii,, 

' — v^^ 3 V' L 21g 
U r" 139 I3 

ILo-jij 16 II. 1 l'.i., 109 
v «i Säj 142 

— ^U*" iu |n 

— PNjIjäo :J7. 

■ m . 1 )0* ^Do^oa^aicxcoop 112. 



X> 



uj^o H, t 23g L40, 

l - ^^A^e» jLajJov^o -I- 
^o^» oiLaj^i^io 10. '_ ' ; _ 

•so a^vco i a^io 12(1. 

O-L-^OCXiO 19„ 

uaaax^JOio 19 11, 1. 

w£00^3L^JQ.iO 31. 

-noci l - rr~, n y> 7! * 

U°^c eveque S3, 

U<"<> legislateur ö8 3 70, um,, n 

^Do^^io «0 2 i6, 3 (7 8 Hin. I31 J3 |;J2 
10-11-12 '33| 

— Jiaj, .\ , » io, 3 U. iöJ_„ in 
| -^ ^ " ^ 98. . 

.^a^^io 3S [0 

|JLS| (liO 6<i., 

— U^jo |U- |Lio I1il s 
l^*> 15, 2 17. II. 1 TSj.. 111,, 



— 1^. |ISXio 23, 
1-ia^Q.io ll't,., 
ID^bl^ s SoaJo 69 
Ujulüo 15 n. ] I6 |n (11. i . ■ 

|N-,frra*i 39. 

o^.\ö iq^c 10U 

— c^\a»^ijc ioo n. L. 

MjSoOO,, 70, Uni, ,137,3 i,i 
v ;jjo :ll i; 62 M Uli. [32. 
UJo,Jiio 20 n . ', . 

|IV*a*jo^q^o Im 

-m^jo.ojo 20 n. ■', 23 -6S fl 116 

— v o;^iio 20 n. 4. 

-cD^uiio d'Alexandrie 53 ,1 
-ccu^io de Jerusalem 30, 
lue 33 

|Lo;io 33 I57 5 

^'^ 7 7-n '■',■, 15, n n- 1 26, '-»1. n. 1 

:;l i:. ;w ,:. ''■■■; i! s '"-, '■; i» lo ä0, 53, , 
:,n ,i ä7 5«,, ,;; (; -, S3 4 92, (M„ i" 
100^128,. 129 2 ., 3 134„ 136, 142,, 145 g 148 8 

|otSS v ^jo MO 

lü^JViO 31,. 60;, 

)*. r x> 14, 17 II. 1 is., ig a n. 1 74, 

ixoaupo 97, 

wJLi.po 34. 
jsoo^ä 63. 
v a^o^o 13 Q B. 4 l.i. 
i.ia.^a-^o 13, 15 11. 1. 
U 



:i; 'n »j ^ si i 89« «U 94, 102, 
III,., !15,_ g 136,, 140, 143, 3 145, 156, 
I . ...>j^e '.!„ 2i. 109 



ijjjaaaj 63 u , 

|Lo;J,aj 103 

paj 33 8 

Uooj 68 n 127,., 140„ 

1,-jaioaÄ^o 31 g 33„ 

^t^^ji^j lii> VM 149, I56„ 

- :ljJ - s -i- 29 5 31 a 36 5 37,., 

Vodojqj n |n 9 fi ii_ ii. 10 i3 
hi'.i,. 120, 129,., 1:11,,., 142, 15 



340 



TABLE ALPIIABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



[1(14] 



>cQ-.io^mj I43jg 150.. 

Ijüj 20 n. 2. 

— | r iLL*> 20 5 

-iDcmiy 31. 



U» 



^13 6 

^og .V-»co 46,. 

li.frmim 61g II. 3. 

joo.ouom 23 4 27 12 28, 29, 81 8 32,.,, 35, 
36,„ 4 '», 50 5 5 W «*« ^M 132 i 

U3an> 155 n . 1 . 

-ia.pcim 155 2 

L£vai£Ki£o 97 '.13 [03 103 147 

p a^müam 103 

(.tun (0 13 66 e 97 ? Ins., I19 M I47 8 
C^^iam IL 20 n. 2. 
l^Vo m 117 
(jl^Voä) 21 4 22g 

^^ 6 2 8 6 9 3 10 >-3 --5 ^IS : "':,-„ M 3 
S8„ 59, a 51 g 53 8 76„ 78 s 92 4 98. isr,. ; 
cf. 188, 

Ujl^-co, It^u^co 9, 1:;_ 59,. 

) ^ - - ^ 89. 

yQVi.m 12., .,„ n. 2-11. 'J 23. 

1-l^javiVnn 12., 

v n.w. rr. S6 4 

l^.tm 6. 14, 2 81„ 32g., 59,. 61„ 95. 

pm> 13 11. 4. 

^CDOJQ^CO 138. 141, 

l*üa\£o 66. 
■ n Aap 29, , 
| i .^vifn II n. 2. 

l^ fY i l . fi ^a Snm 1 1 . 

IV^I-LCD (6 M 

^jj ■■ im nfl s 

IL-po.L v^jo im,,, _ 

I— oi -^m 17,. 

^co^jorifn evSque 81, 
uDOjjcmro pcrc de S. Jean 
Chrysostome i47 B 

); nm 140 



Vk 



|y.\t-,v 33 8 

|_.Q}. 18, 

^ 15„ 

W 

^aVo — H^io 00,, 



i& 



H,|üs 24 3 
M^os 2S„ n. 4. 
lins 28„ 

.mcAcis 7, '.!,, , 11 11. 10 12, 32., 85. 57, 
58 6 88,3 ' J1 s llL 'r, M6 4 

onai^as 132 n. 1-n. 4-n. 7. 

— l_L^\a=> 182 n.2- n. 5-n. 6-n. 8 
187 n. 3. 

l^o,;. (jocl3 148 u -149, 
joo^u 126. 137,| 
Imjloi) I12 S 121 

m i;^y> 8, 2 131, 

— Ilnimiia^o 189 

MoJas 6 3 48b 46 12 5h.,.,, ;,!,„ 53, 54 u 



70„ 



7L, 88g 89 9 146 10 152.154,2 



— a»V3L( :in, lrt 12. Ui'.i,., 117 II. 2. 

— ^cd^ISoo 12,. , 86. 

.roo^s apötl-C 12, ü I::, II. 4 83„ 

j«o^3 frerede S. Basile 127,.,,., 

kJ^v^a 27. 186 a 

— JiuJp^S 27,' 
.m » \ ti3^3 81. 

~.\ . q 24 25 

^COd^.N.^ ^ 140« 

pnviN . ^ Tio,., 

- pinyi.fl 50 n. 1. 
la»T\.i 24g so., '.is„ 109, Ms,., n in,,, 



v a^ ra\ . «) Ii«'., 
H--*64, 155, 
1:10,. 



— l*-A«i»*. 1B n.3i«^ MM1 n.2- 
n.5-n. 6-n. 8133.11. 2 i3<i, 2 n. 2 
i37 7)n n. 2-n. 3-n. 4 i38„_„ n. 1. 

vCl^Xs 98., 

u^m^a 31 4 n. 4. 

m.Nflqj>iq 31. 
^^xoan^is 01,. n. 1. 
ID^ajLS 78. U0 4 _- 140, 141... 

Kr 3 9 ,2 U 8 
^^06 13 11. 2. 

Utdcjs 23 3 29„32 4 55,, 66. 76, 117, 121,. 

128,. 125 4 131. 134,, 142_. 8 140,. 

v attAÄ»»OiV3 los 

— rn.m;oy3 108 n. 1. 
U>o^ 17 n. 1 13,, 23 5 

— | .. ■ ■ vt ^oo**3 67.. 

^coo i * in\ . ^9 72,,, 

wga o > ^ .a n .y3 72 II. 1. 

-*°^ "„, 

Uxovs 17 4 29..,., 

v ai^s 8- G8., 

|.3oj^ 10. 02., 65, _,,, 84 H 

^ö^t^s 17 n. 1 is, 20 n. 4 22,, sa. 

:;,; : s ",s <9 3 67, 135, 
jpiva 24,, 73, 76. S2_ 94^ 



J 



)l^l LtUj Sil,, 

ioj 31, ii:.,„ i in., 

— 1 1 •■• \ j^e i.;i„ 1 1S 



lO 



^^° 1;i .r, 

|.jnd.£) ao t ti I 'i. 

PUfi. 12g 

| . ^ - *ft ~. 138,, 

-cDa^.ia^, I04, „ 
|^i«u. 483443 62. B6 a 134 s 

— -^V^» 62,0 ''-," 

- *sfcV*^ 136,2 137., 151 3 

— M^-^^o 137, 

— Ilaj^^» IS,. M, g 

— |laj?^*» 97 1(j I60„ 



[165] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES. 



341 



|^cu> 35, 37 g « M0 70, 72^, 152, 

— «ft\ <■*>" 85. 

— ■ "-^ «t | n; s 140.. 

pCOOQ-O 84,. 
v Q.i.^OQ^O 156. 

— «^ooclo 156 H . 1 . 

_£DQ-L.,_)a_0 118,. i-l 

*XDQJL.,J-a-0 142,. 

P^j^do-d 37 3 n. 1 38 2 39, 42. 54, 

«Wu-IB "• 1 67 12 '"-■" l0 Vl< l06 8 
lls , l«w I '•'■',.,:, 152 4 156, I57 2 
^i»t4a M 21 Jl ■ 1 25 5 27 , 4 35 u 
38, 41 44„ 45, 55„ 66 3 

vOU^I^rDClD 56 , 140,. 

LßQ_ß 18 u 

fr^cm i8 n n. 2. 

p-»Q_D 153,, 

— (ju»a*£) 157 4 n, 2. 

Lj-ucAVq-d 21^ 22 

— q_loc^.Vq_o 144 2 

wÄiQ^iafl M2 U 143,., 144 2 I49 4 I56 g 
v n° . m , ^ , 29, 2 

J-l-QJQ-^-D 151, 

1 5 

l H^ 9: Vr, 

po, .i\n 158,, 157 4 

JOO^Ü 61, 

Ms-.V'^' 64 8 

V^-n 33, 

I^cojuj 17 6 n. 1 18 n. 1. 21,, 46, {) 

[N .wi i p 75.. 

paiß 36,, 52, I32, 3 134, 136 ß 

Ipo^^D 92,. 

U-r^n 31, 33„ 42, 2 46 50 3 73 2 107,. 100,, 

120^ 123 3 125, 
(^DOjaa 60 u 119,. 
P^jOjSlo 73, 106,, 107 6 
|Loi^ 96g_ 12 
v oip> 23 8 
ILopj I.V.,,, 
M^ 78 2 . 3 



Ma-'f I54 
^aoNx.^1 23, 

— ^ol.^^) 28 n. 2. 

— unajui-pa 23 n. 2. 

■ m.n^. 60, 113, 
^ o » m ■ r» j^ 33^ 
|>.t^> 110 2 
pi^o^u 29„ 

ivc^> 20 n. 2. 



1U- ^.i 42,. 76„ 91, 
|lo-=i 144 3 
|mi^ lo-ai 138, 
|1S^^. Loo» 1Ö6, 2 
l^o,V 24., 
Ilo-^o,! 102, 4 108 2 

iMoii 12,(1 n. 17 27 2 n. 1 



n. 1 



56, n. 1 136 S . 9 . U n. 2-n. 4-n. 5 
137,, n. 1 H7 2 n. 1 ia„ n. 5. 

L0000.V 60„ 61, „ 90,, 101, 124,. 137,, 
p.o! 6, 32 6 76, 80, 105,,, 113, 130 ß 144, 

|ot^> P-o> 49 g 

p.aa. (_oi 17 n. 1 18, 20 11. 4 

21 7") 94 139 
-1,-2 '- 1 , »* 6 W»g 

p.TO„D v*,OI 32, 

- ^.m, p.oi 32,,_, 3 105 3 

- pL^j L^oJ 59 
jaaij>9oi 48 ß 49_ 
(jiJ.ÄJ..a -jQ-.i 156. 
loiS. -Jcu-V 28„, 

| ■ i v i a N v ..» 96 9 

(•prxs Do<i~» 76,,, 

a n ■ ti 'ioi jl.! 95,, 

. m.rrtioi ^i*i 9 g 17, 18„ 22„ 

l r ( -Ooi 45„ 

Loa.! 139,, 

|lo^x{, -^«V 143 6 



P&JU IL 

is^oojov» 30, 
p-o N^o* 146, 3 
|lSw^i.ai 100, 
"fc.a** 60 2 63, 4 
•^Injni 8ö 3 
^^ä» 45,3 /,7 ö 

).fr«lnt 17, 

v iiuu d'Amid :n, f , 
^o^ä» de Perse 29,.,, 

— l-^j P> v?"" 29,, 

^yyi magicien 12, „ d. 9. 

PV*"> 18 n. 2 19, 
1 1 *••* ioj.ai 48 3 
|V*3ji 88,, 
p^i lo^äi i20 5 . u . ß 



L 



väo4o»|i de Laodicee 42, 3 
^oaio.u heretique 23, n 

jeo>o;|L 104, 106, 3 

p\~io,|L 142,3 n - 1 

.m^m|L 106,, 1103_,., _,, 151,, 156 5 

p*o|L 34 

1 m. io]L 31 fl 

11*3011. 140, n. 1 iöi„. 13 n. 2-n. 3 152,. 

M.D. 1-n. 4l53„, n. 1. I54,156 9 

157, n. 1. 

v o^,|L 80, 3 

l-ia^l 8, 31,3 46 2 60. 



lla.C^AL 6 8 17 n. 1 18, n. 1 21, 75,_ 



paiL 119 3 n. 1 137,, II. 5 150 is D. 1 



TABLE ANAIATIQUE DES MATTERES 



TEXTE ET TltADUCTIOX 1 il l.iT 

Chapitre prcmicr. — Dans lequel il nous faut faire connailrc comment Satan a 
pu des lc commcncement s'elever contre l'Eglise et quclles sont les 
ruses qu'il a enseignees aux siens (> 

II - Quelles sont les heresies qui sc sont separees de l'Eglise; quelle est l'opi- 
nion de chaeune d'elles; quelles sont Celles qul ontcorrompu les Livres 
(sainls) et quelles sont Celles qui ne les ont) pas (corrompus) 10 

III. — Sur Arius; d'oü il vint ä celle erreur; sur la liberte quo possederent 

Alexandre et ses compag-iums envers lui et qu'est-ce qui fut la cause 

de la reunion du concile X> 

IV. -- Lettre de l'empereur, qui ordonne qu'un concile se reunissc ä X'ieee, ville de 

Bithynie 28 

V. — Excuse de Simon le Perse; combien d'eveques se reunirent et sur la liberte 

que possederent les orthodoxes 2fl 

VI. — Quo fit le concile, quand il fut reuni; qucls sont ceux qui endurerent des 

maux de la part des Ariens et quels sont ceux qui n'(en endurerent 

pas :>2 

VII. — Sur la l'raude qu'Arius voulut eommettre envers l'Eglise apres sa pre- 

miere condamnation et sur la punition qu'il recut de Dieu a la priere 
d'Alexandre de Constantinoplc 37 

VIII. - Histoire des actions de saint Euslathc cl de Melece, les evdques d'An- 

tioclie; (juels maux ils endurerent de In part de ceux d'Eusebe et de 
leurs partisans, les Ariens impies 'ii> 

IX. Histoire des actions du bienheureux Athanase el quels maux il endura de 

la pari des Ariens du parti de Theognis et d'Eusebe 'i7 

X. - (Juels maux (ieorges l'Arien lit endurer aux fideles d'Alexandrie et sur le 

genre de sa morl de la part des fideles . . 5t) 

XI. Sur Kudoxius l'Arien et qu(ds maux il lit endurer aux fideles d'Antioche. . . ü'i 

XII. - Histoire de Mar Gregoire, l'öveque de Nöocösaröe -. . . 68 

XIII. — Sur l'impie Aetius et sur sa perversile i»"> 

XI \'. -- Sur l'impie Eunomius; de quelle maniere il regul la doctrine et de qui; 

comment il ötait evßque et par qui il Tut jete en exil et sur l'opinion de 

l'impie HH 

XV. — Histoire de saint Mar Basilc qui fait connaitre la ])erfection de ses actions; 
sur la guerre qui eut lieu contre lui de la part de Valens l'impie el sur 

la ün de sa vie |u7 

X\'l. — Histoire sur Flavien et ses actions, sur le mode de sa doctrine et sur la 

guerre qui eut lieu contre lui de la pari de Valens, l'empereur impie. 129 



[167] TABLK AXALYTIQUF, HKS MATTERES. 343 

XVII. — Sur l'illustre naissance de Diodore et la peri'ection de ses actions; quels 

tcmoignages lcs saints lui onl rendus et sur sa constancc dans la 
vrrile 138 

XVIII. — llistoire du bienheureux Jean: sur sa i'amille et la perfection de ses 

actions ; sur la guerre qui eut lieu contre lui ; sur son eloquence et 
comment il fut constanl dans la religion, apres avoir ele jete en exil. 147 

Table des citations 138 

Table alphabetique des noms propres syriaques et des mots etrangers ou remar- 

quables 160 



HISTOIRE 

DE YAHYA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE 

CONTINUATEUR DE SA ID-IBN-BITRIO 



PATR. on. — T. XXIII. — F. 3. 2:J 



HISTOIRE 

DE YAHYAIBNSAUD D'ANTIOCHE 

CONTINUATEUR DE SMD-IBN-B1TRIÖ 

EDITEE ET TRADÜITE EN FRANCAIS 

PAR 

I, KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV 

FASCICULE II 



LISTE DES ABREVIATIONS 



B. — Paris, Bibliotheque nationale, Fonds arabe n° 291 ff. 82M37". 

C. — Manuscrit d'Alexandrie. 

Ch. — L. Cheikho, Annales Yahia Ihn Said Antiochensis, Corpus scriptorum christiano- 

rum orientalium, curantibus Chahot, Güidi etc. Scriptores arabici. Textus. Series 

tertia. Tomus VII. Beryti-Parisiis, 1909. 
L. — Manuscrit de Beyrouth. 
Mednikov. — Mednikov, La Palestine depuis la conquete par les Arabes jusqu'aux 

Croisades (en russe. Additions, II (1), Saint-Petersbourg, 1897. 
P. — Manuscrit de la Bibliotheque publique ä Leningrad. 
1{. — Rosen. L'empereur Basile Bulgaroktonos (le Tueur des Bulgares). Extraits de la 

Chronique de Yahya d'Antioche (en russe). Saint-Petersbourg, 1883. 
S. — Manuscrit du Musee Asiatique ä Leningrad. 
Vasiliev. — Vasiliev, Byzance et les Arabes. Les relations politiques entre Byzance et 

les Arabes ä l'epoque de la dynastie macedonienne (en russe). Saint-Petersbourg, 

1902. 



[141] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCIIK 349 

4_'l»JUij "w — »-=»J *—>" A_L-, "ja j&-i> iS"^-^" (V« öv^*" P-'S* HjojYI f*> — äiL»S 




^^-j (j^jVl (JjL-I oX»j ^'Lt i_. Ajjj yJ'j Äi-Ij '-V^' (T-HJ -*~£j>-j ya< ij-fcft /^o 

1. S ^y>\. — 2. BCh om. — 3. BCCh om. quatre mots. — 4. S /m\. — 5. LS J-s. — 
6. C om. dep. * — 7. B ooiiU. — 8. C om. — 9. S ^1. — 10. L cfr —^ j ! (= Miska- 
waih, The Eclipse, index, p. 1). — 11. PS [Vust'Lä L ^ s ^J» Cf. Miskawaih, II, 263 et 
index, p. 84. — 12. S ^jt. — 13. Ch (p. 310) äJJ male. — 14. BCCh om. depuis '. — 
15. S I*~j'. — 16. P s.p. Cf. Wüstenfeld, Geschichte der Fatimiden-Chalifen, 113-Bir. — 
17. BLSCh JäJ\ j3j^\ P add. ja^l bis. — 18. Ch xuJ. — 19. BLSCh ( JLL->I js^l. 



Quant ä Djaouhar, il envoya Dja'far-ibn-Faläb avec une grande armee, 
de l'Egypte en Syrie au mois de gafar de l'an 359'. Au mois de rabi' II" 
il s'empara de Ramla et apres en avoir emmene en captivite al-Hasan-ibn- 
'Obeidallah et un grand nombre d'Iklichidites, il les envoya en Egypte, 
oü pendant quelque temps ils resterent en prison. Puis ils furent transferes 
dans le Maghrib aupres d'al-Mou'izz-lidiü- Allah, celui-ci les gracia. Plus 
tard Ibn-Faläh se rendit ä Damas, dont il s'empara. 

A Bagdad al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi, ayant ete destitue de 
l'emploi de vizir, le mercredi quatrieme jour de djoumada II de l'an 359 :i 
Mohammed-ibn-F. sandj.s fut nomme ä sa place. Puis il fut arrete, ses 
biens furent confisques, et, le vingt-neuvieme jour de redjeb de l'an 360 ' 
al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi fut investi du titre de vizir pour la 
seconde fois. 

Au mois de Cha'ban de l'an 359 5 T. b. r l'Ikbchide alla sur le territoire 
de l'Egypte Inferieure oü apres avoir rassemble une troupe d'hommes il 
envahit par surprise al-Farama; apres avoir saisi son gouverneur et enleve 

1. 14 dec. 969-11 janvier 970. —2. 11 fevrier-11 mars 970. — 3. 14 avril 970. — 
4. 28 mai 971. —5.9 juin-7 juillet 970. 



350 HISTOIRE. [142] 

* P f. 30". <J' <Lj>-j fc-ii-lj icL«j>- ,j ju j^l y-ij*i jy iJ*' (j-« jl— >> *-*^- fr^^ 119 fJ^r' 

£*-J 5 ÖJI ^ JI^S J * lj> ^U ^^ j»j». Jl \ -JL$ f UJL ^ 4 ^l 

* R p. 182. ^-iliaj I Jl <u>li- ,- »li m U.ke- 1 »5s__t yjj \^ t-DIs Zw _^*f .r-tS 
♦Chp.139. ** L - ^ " ».,*„" 

*sp. 95. ^^Lt^l u ~ä£-YI <=-yj i^Dl J CjU- * jui^u-iJI j, i0 ,j~j\>_ ^>y. Ü^J 

Ja^l'l ifr 4o J^J 4^ 1<> C $JÜ\ ^^Cjlj t-_^ I5 ^JCUil jT-Ms 14 J;I l3 JüL)'ls fLÜt 

1. P yuä j&\.. — 2. BCh um. dep. \ — 3. S jJI. — 4. P ^. — 5. BLSCh ora. 

quatre mots. — ü. BLSCh om. — 7. S j^Jl — 8. S ^1. — 9. P &. — 10. BPCh 

~A:. - 11. BLSR *±£i\ P s. p. Cl) »A*S!1. Cf. ]YCistenfeld, op. cit. , 112 sq. et de Goeje, 

Memoire sur les Carmathes 2 , 188, ubi al-A'sam. — 12. LSCli add. Jt. — 13. B -~'j- 

— 14. BPR ^. — 15. Ch ^z;~J\.. — 16. L om. 

ses biens, il s'empara de cette region. Alors Djaouhar envoya contre lui 
des troupes de l'Egypte. T. b. r se mit en marche et arriva ä Cahradjt', 
oü les troupes (de Djaouhar) Latteignirent. Puis T. b. r prit la fuite; 
Cahradjt fut pillee et uu grand nombre de ses habitants tomberent dans 
la misere. Ayant echappe par la fuite, T. b. r nionta sur un vaisseau pour 
se diriger vers le pays des Grecs. Un homme des habitants de Tyr (Cour), 
nomme Ibn-Aban, lequel commandait ä un dctachement, inarcha contre 
lui et apres s'en etre empare le transporta en Syrie aupres d'Ibn-Falah qui 
l'envoya ä Micr aupres de Djaouhar. Au mois de chawwal de cette nu-me 
annee 2 il y fut promene ignoininieusement (dans les rucs) et apres huitmois 
d'emprisonnement mourut en prison. On emporta (son corps), on ecorcha 
le cadavre et on le crucifia pres d'un belvedere entrc Micr et le Caire. 

Puis 3 en Fan 360'' Dja'far-ibn-Faläh envoya de Damas contre Antioc he 

♦Chp.i39. une grande armce * commandec par son serviteur Foutouh, qui resta pres 

de cette villc pendant cinq mois. Mais malgre ses ruses, il n'aboutit pas. 

Jean, fils d<- Tzimiszes •"', faisait alors la guerrc en Bulgarie. Le Carmatlie 
al-AVam envahit la Syrie. Alors Ibn-Falah fit rappeler Foutouh et les 
troupes, qui etaient avec lui, pour sc renforcer contre lc Carmathe. (Les 

1. V. lacut, in, 437. — 2. 7 aoüt-4 scptcmbre 970. — 3. Ici commence la traduc- 
tion russe de Rosen, 181-182. — 4. 4 novembre 970-23 octobre 971. — 5. Dans le texte 
arabe Yänts ibn Ach-Chamchaqiq. 



[143] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 351 

J^ J *h3 Jy^ <> J*i- L. 'Vj Jtlij 9 *£ 8 ^ ^ V 1 i i*^) 

"^ ji^ji ^jj c >u 13 t> . >~ bUJb jj^ J J~jä\ ^Vi "uijj 
^ J^jj ^ J 17 jk.^l! 16 jUj *>Lp * jJ^I Jy-jj c ^ i:, Cf) fjris 

1. B >^. — 2. Ch add. U. — 3. L v^Jä-U. — 4. P U,^>. — 5. BLSRCh ^U 
cH P J. - 6. BLSCh J^Lä^. - 7. P Li!. -8. Ch ^1. -9. P jb U)l. - 
10. PR bj. — 11. LSCh Jl_,j. — 12. Cf. supra. — 13. S ^L — 14. P U^j. — 15. Ch 
^. — 16. BLSCh J. - 17. BLSCh ora. — 18. S ^i-talj. — 19. S ^Jal fc-.. - 
2Ü. BCh omm. dep. *. — 21. P j\fr. — 22. BCh om. — 23. S om. deux mots. — 
24. BCh om. dep. *. S add. J^!! p> j*y 



troupes de Foutouh) quitterent Antioche, dont les habitants avaient eprouve 
beaucoup de dommage ä cause du siege. Apres Ie depart (de Foutouh) 
uu tremblement de terre eut lieu ä Antioche et une grande partie de ses 
murailles s'ecroula. L'empereur (Jean), fds de Tzimiszes, envoya alors Michel 
Bourtzes (al-Bourdji) avec douze mille ouvriers et manoeuvres; ils rebätirent 
les murailles ecroulees et les restaurereut dans leur etat primitif '. 

A l'arrivee du Carmathe al-A'gam ä Damas, Dja'far-ibn-Faläh se porta 
ä sa rencontre. Une bataille eut lieu entre eux, et Ibn-Faläh fut mis en 
fuite. Alors le Carmathe, s'etant empare de ses troupes, marcha vers l'Egypte, 
oü il fit halte pres d^Ain-Chems. Les troupes sortirent contre lui, et une 
bataille s'engagea entre eux, au delä du Caire, le vendredi premier jour 
de rabi' I de l'an 361 2 , oü un nombre considerable de Maghrebins fut tue. 
Puis le dimanche troisieme jour du meme mois 3 un second choc eut lieu 
entre eux, et au soleil couche le Carmathe prit la fuite. Les Maghrebins 
pillerent ses troupeaux, et (le Carmathe) marcha vers Ramla. 

1. Ici finit la traduction de Rosen. — 2. 22 decembre 971. — 3. 24 decembre 971. 



352 HIST01RE. [144] 

~.u *aI=-Is Ijjc-Jä) jl *Jjji\>~yi^ ö'j-jl=^Vi y» ,Ji> ,3*-* j* 3 -*? j*^ ijS^j 

^».li- » ' tlluli »«j ^r* 3 ^ (_J| J-^yj *-jL«-^>j [V"-".? iV*-^ *"■"" ^^ tV° 0_y^~ 

l*fL_~- 1,! t ^>j j*y?- «}^\ J>_-^ ^j^sliolj 

1. BLSCh add. .IT — 2. BCh om. dep. *. LS post j^i\ habet i^Vi SiJt ^. — 
3. BCh ->-*j. — 4. L r j'. — 5. BLS wLib. ^i-j ^J^.1 ^- (= Ch om. fc~). — 6. Ch 
yS\. _ 7. p » J. _ 8. B xJi. ~ 9. BCh rV i J. — 10. BLSCh »jL J. — 11. Ch 
add. l^liij. —12. P UkkA. — 13. B ^U,. 



Djaouhar ordonna en Egypte aux lkhchidites et aux Kafourites, qui 
restaient encore vivants, de se reunir. Lorsqu'ils se fureiit reuais au nombre 
de plus de mille serviteurs (ghoulam), il les fit arreter et, apres les avoir 
charges de fers, les mit dans uiie prison, qu'il avait preparee pour eux, 
le mardi troisieme jour du mois de rabi' II de l'an 361 '. 

Apres la fuite du Carmathe, Djaouhar avait envoye en Syrie Ibrahim, 
son neveu (fils de son frere), avec une grande armee, qui rencontra (le 
Carmathe). Les deux armees en vinrent aux niains, et les Maghrebins, 
tous jusqu'au dernier, s'enfuirent et entrerent en Egypte au mois de rama- 
dhan de la meine annee'-. C'etaient les boeul's qui portaient leurs bagages 
et leurs effets ä cause du manque de montures. Le Carmathe resta ä Hanila. 

Le jeudi cinquieme jour du mois de cafar de l'an 'Mv2 ' al-Mou'izz-lidin- 
illali quitta la ville de Qa'irouwan pour aller en Egypte. Arrive au Caire 
le mardi septieme jour du mois de ramadhan de cette meme annee ', il s'y 
etablit et en lil la capitale de son empire. Puis il mit. en liberte tous les 
lkhchidites et les Kafourites, que Djaouhar avaia mis en prison, et les 
laissa partir. 

I. 23 janvier 1)72. — 2. 16 juin-15 juillel 972. —3. L5 novcmbre072. — 4. 11 juin 973. 



[145] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 353 

i»-L ol^iJl jS-} 2 /»M-Vl 3% ,J\ [)£■ <>y^\ ,j* (j.fl.^-0-ill \j»l ^ Wj »Rp. [83. 

^ n l y tjjs 10 j\ j-j Co JUII jjLr jl Jl j^ ^ J^-Ij * 9 tS ~-3 •c.hp.iw. 

C-, JO J A.J1 1o aJLä> JLj ÄlAA ^b jljU^- Jji aJUI 14 A._X- 13 ^> ,^-seJl ^ÄJjjJl 

L aJ x^ Jl» aJI J_^> jl ^„«iJlj ' \3 jULo ^_j Jj Jl jL-j ö- JL *J-o o-^cxj 
21 L>* 2ü jL J J^iJI Jz l9 LH_o aJ L>U ^.li-j jL^-ffi JJJi ^y 18 iwlJ 

4/J ~~-^ (J^ •^"J»** (j^ 3 ; jr° lS^L?^ *"*"* <j"° * ^LJI ^i\j*ä\ "^ ->'-*"' * S p. 96. 

ÄfrLs-J ''' 8 JJLw.->JI '- >7 ^~jlJj i>A/^ <j" c 26 1^ ^^-^ Ci^ll J J^J ÄjLll'j 

1. PBR ^j. — 2. Ch ,ÜJ|. — 3. S ^j^l 4JLo cr --. — 4. BCh om. — 5. P y~^ B 
(j^?.. — 6. B *ir^. — 7. R. c ^Jl. — 8. PCh. om. — 9. B L-j. — 10. B ^l. — 
11. S ^1. — 12. Ch. add. ^. — 13. S ^1. — 14. LSR Jue. — 15. BLSCh. Ji=i. 

— 16. PSL J=r*. -- 17. P c ^\v- — 1«. S all — 19. BLSCh. ÜLxw>y. — 20. LS 
jL. — 21. BLS iwjs» P.S. p. C Vj». Ch. W». — 22. BCh om. — 23. BCh. J-»M* 

S om. — 24. BLSCh om. quatre mots. — 25. Ch ^-\c — 26. BCh. j^ . -- 27. S 
jJc\ 2 . — 28. BLSCh. ^-iU-.jjJ!. 

Au retour ( de la Bulgarie, (Jean), fils de Tzimiszes, fit la guerre au 
pays de l'Islam. Apres avoir traverse l'Euphrate pres de Malathvah (Melitene) 
au mois de zou-1-hidja de l'an 361 -, il se dirigea vers Diyar-Rabi'a avec de 
nombreuses troupes et entra ä Nisibe le samedi premier mouharrem de 
Fan 362'; il massacra, captura, * brüla et resta ä Nisibe jusqu'ä ce que*ch p .i4o. 
l'affaire entre lui et Abou-Taffhlib-iba-Nacir-ad-DaouIah-al-Ha'san-iba-'Obei- 
dallah-ibn-Hamdan eüt ete reglee ä la condition d'une Suspension des hos- 
tilites et du payement d'un tribut annuel. Puis apres avoir fait payer d'avance 
le tribut d'un an, il s'approcha de Mäyafariqin et demanda que (la ville) 
se rendit. Mais son desir ne l'ut pas accompli. Apres avoir laisse ä Bathn- 
Hanzith comme domesticos de l'Orieut Tun de ses serviteurs (ghoulam), 
il partit. Quand l'empereur eut quitte ces pays, (le domesticos) laissa Bathn- 
Hanzith pour aller ä Amide, qu'il assiegea. Au mois de ramadhan de l'an 
362 ' une grande bataille v eut lieu entre lui et les musulmans. Un grand 
nombre de combattants des deux cötes l'urent alors tues ; le domesticos 
avec beaucoup de ses soldats furent faits prisonuiers, et les musulmans 

1. Ici commence la traduction russe de Rosen, 184. — 2. 13 soptemtare-ll outobre 972. 

— 3. 12 octobre 972. —4.5 juin-4 juillet 973. 



* P f. SV 



354 HISTOIRE. [146] 

4 {£•>*) J „r-VI j 3 jp_-\JI ^JLj .sjJIj ^oO ^ iJüp- 2 jjLi. '^J.-Jl ^j ^« 

10 .sl-u ^Jl dUio ^iJI ^jjj jl-u^- j> 9 ,_JUr ^1 8 ( n* ;L< ^ * ^ J * u^ J-^VI 

■Ül JL^öJI j^L'J jÜaLJI jb (j -AjAsJI Ijajf-J IjJ Ij^äA £? l^swj SjjüJt 

19 <llSj 18 <,|>^l Je jOJI 17 ^ ^L> ^ 
^y icLa- «Jl 2l £.^iss «j^<Jl J\ iljti j^ jU 20 -\s jI.ä. i^jJI Je jl^j 

1. LSCh. .^J-Jt. — 2. S UjU. — 3. BLSCh. JjL~~*.d\. — 4. BS -\>. — 
5. LSCh jl. — 6. BLSCh. om. deux mots. — 7. BLSCh. !Ji,. — 8. BCh. ^*s. 
— 9. B v_J*.:. - 10. LS. om. dep. \ — 11. P wJJiL. — 12, LS add. y.\ ^^ 
aUw Jl ^JlJjj 7 oJI i.jj j!j^^ c h w-iij. — 13. P UL^j. — 19. BLSCh. Ifelc. — 
15. BLSCh. äJWl. — 16. BLS L^ (> — 17. LS C^.Jüj. — 18. Ch. wl^kal S 
^I^Ltel. — 19. LSCh. l~i y — 20. BCh. om. — 21. BLSCh. ,Li. 



s'emparerent dun riche butin d'armes et tle munitions. Lc domesticos 
resta en captivite cliez Abou-Taghlib jusqu'ä sa mort qui arriva au mois 
de djoumada II de Fan 363 '. 

Lorsque les Grecs eureut traite Nisibe conime ils avaient fait, les habitants 
de Mossoul, ceux-ci elTra\ T es, resolurent de descendre ä Bagdad; niais 
Abou-Taghlib-ibn-Hamdan les en empeclia. Gelte nouvelle parvint a Bagdad, 
dont les habitants s'agiterent vivement. Le bas peuple se revolta ; ils se 
dirigerent avec les corans ouverts vers le palais du sultan et firent grand 
tapage et lorsqu'ils y l'urent entres par force, ils tirerent les armes dans 
le palais du sultan et desirerent ardemmeat arriver jusqu'ä lui, en s'agitant 
de cette maniere(?) 2 . (Le sultan) ordonna alors de les faire sortir et de 
les repousser. Pnis on tira des fleches contre eux, et ils s'en alleiviil, apres 
qu'uu grand nombre d'entre eux eut ete tue. La ville resta dans uu etat 
d'agitalion et de troubles. 

'Izz-ad-Daoulah-Bakhtyar avait qjiitte* Bagdad pour aller ä Ivoufah. 
Un grand nombre de chefs (cheikhs) de cette ville sortirent ä sa rencontre 

1. 27 fevrier-27 mars 974. Ici linit la traduetion de Hosen. — 2. Le texte n'est 
pas tout a l'ait clair. 



[147] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 355 

y *»\s r3^ >-*»*" tV ^-^ J^'ki rt ^ '"'^ l \j£~!^_5 ^jiJj .s}UI viUr »-Li! 

fJ J! Jl Ll. 5 ^L: 3 jUa Jl 4 JU * • s P . 97. 



17 



jj ^j l)_^~> j £-}UI Ij^ij jl J lb i;UI 15 J-jjj ^-M-j ijS j^ 14 1yli»l 



19 



■yS<^L^ ^s-\s^\ ^r}i»lj *jJIäJÜ ,**=JI S^aj ,»A-UaS Jlt fj*^ ^ fjj^ *LJ 

'-^.i^Ylj oLill <^UI ^ ^3 ' jl_j-Vlj Pylj-t)l Ll~) iljdlj 6 L«V1 ÄcUf-j * B f _ l01 _ 

1. BLSCh. \SL.. — 2. P add. wU. — 3. BCli. add. *.J\ ^ _JI. — 4. LS 
^L. — 5. BLSCh om. — 6. BS Ui. — 7. BS ^V-C. — 8. P w^Lsr^!. — 9. BLSCh 
0111, deux mots. — 10. BLSCh om. trois mots. — 11. LSCh ^i^a. — 12. BLSCh 'Lp. 
— 13. P büj. — 14. P UIU — 15. LS J-Ip. — 16. BLSCh 1-Ul ^Jl. — 17. BLSCh 
^Jj. — 18. BLSCh ^..JL-JI. — 19 BLS ^ r i!C. — 20. S L^L. — 21. PS UJ». — 
22. BCh ^sA'. — 23. Sy»U. — 24. P JÜä^lj. 



et se plaiguirent ä lui de la peur que les Grecs jetaient parmi eux et parmi 
les habitants de Bagdad, disant qu'ils ne pourraient pas leur resister, s'ils 
recommencaient la guerre; et ils lui demanderent de les defendre contre 
eux. II leur apprit alors qu'il avait l'intention de leur faire la guerre ; mais 
qu'il irait (auparavant) ä Bagdad et de lä marcherait contre les Grecs. 

Mohammed ibn-Baqiyah (Naqiyah), envoya ä Bagdad une lettre au 
chambellan (hadjib) Sebouktekin, lui ordonnant de venir aupres de lui, de 
s'equiper et de se preparer pour partir avec lui contre le pays des Grecs, de 
Commander aux habitants du pays de preparer les armes et de marcher 
avec lui. Arrive ä Bagdad, Ibn Baqiyah (Naqiyah) proclama que la popula- 
tion devait, selon son pouvoir, preparer des forces et des armes. Aupres du 
bas peuple furent secretement envoyes (des gens) pour lui faire montrer 
ses armes et le faire marcher devant eux, afin que les Grecs puissent se 
i-endre compte de la fermete de leurs intentions et de la grande quantite 
(de leurs troupes) marchant contre eux. Le chambellan Sebouktekin * decou- *Chp.»i. 
vrit ainsi beaucoup d'armes et une quantite puissante de munitions de 
guerre. Lui ä cheval et escorte d'Abou-Thahir, d'Abou-Ishaq, frere de 
Bakhtiyar, et de plusieurs emirs et chefs d'armee, il passa avec eux par les 
rues et les marches. II se trouva que dans le peuple il y eut plus de soixante 



356 HISTOIRE. [148] 

ÜU1 o^ ^UL ^ Sii jl VI CJ^ Cy_ jl^j ^->LJL ^L; ^j}\ ^L, .Uj 

'j-^/^'J fJ.>' ^^ l_j->/J ^ 2 *: m^ 3 ". C/3 ls-?" ^i-jLb "U-JÜ'j iflJU» «cJI !_Lftl jL«j 

O^J^' (3 lW »ijj ^-»-Ja* ^Jj^>- |»^ OjL^J "La* (^2» -(Jrli Äi-Ij ÜU- Ct 

Sp- so. ^LJI oU r, jj^3 jJJI j^K 4 !ijl-5 3 ««JJ (n^ J lku ' J?*!i 
^äJj II». JiÄj dUi J ^Yl pälijj Ijljf p3j^j jlädl j^o jj — 5Cj 6 ljl,; 

i' r. 32. ö^ ciäJI * 10 v_^)l J»lj jjjbJI Jx>j «Üfc j- Xi)l yyi jLCi sj^., '-'^U" 
j^ill J JUJI i^jJjT UJj 14 ^ ^!U y 13 Cl~5 Vj K '<-^ sÜJLw 11 aJ ^< Jj ^ 

1. S L~J! cJsj. — 2. BCh ja*}. — 3. LS om. — 4. BP , ,Uj- — 5. S Ij-ii-b.. 
— 6. BLSCh ,LJl; l.l^.. — 7. PLS ^y Ch Wji (sie!). — 8. BLSCh «Jj. - 
9. BLSCh ^jIüj. — 10. Ch >ö~*Jt. —.11. B \±=A. - 12. Ch L-Ü'. — 13. S . -i.. — 
14. S om. 



mille hommes jeunes et robustes qui etaient armes. Ce fut uue grande 
journee, qui fiuit cepeudant par une revolte. Le bas peuple osa porter 
ouvertement les armes et moutrer peu de respect pour le sultan, parce 
qu'il avait montre qu'il avait besoin d'eux, et avait demande leur appui. 
Ils formerent deux partis : celui des Sunnites et oelui des Chi'ites; ils se 
mirent ä se maudire lim Lautre, ue penserent plus aux Grecs et laisserent 
rette question de cöte. Ils commencerent a combattre les uns coutre les 
autres, de sorte que de grauds engagements eureut lieu eutre eux ; il y eut 
des victimes des deux cötes, le sultan (Haut trop faible pour les arreter 
et les repousser. Ils se livrerent alors au brigandage, ils enlevaient aux 
gens les vetements pendant le jour et se jetaieut ouvertement sur les 
boutiques et les demeures des marchaads. L'affaire devint grave et extreme- 
ment serieuse; les gens en souffrirenl cruellement et les marches devinrent 
vides. 

Sur cos entrefaites 'Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar arrive a Bagdad espera 
qu'a son arrivee les desordres cesseraient et qu'en face de Lui la craiate 
gagnerait leurs coeurs. Mais ce fut le contraire : les vagabonds et les 
miserables Qreat de ces desordres un gagne-paia, de sorte que personne 
ne fut plus maitre de sa vie ni de sa forlune. Comme les desordres a Bagdad 
9'aggravaieat et continuaient, la neeessiti' forca le sultan ä mettre Le feu 



[149] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCHE. 357 

•jjiUj i;uw ^ ^ui ^.j jiuji ji jj)j ^. i- j- o» i-s L-Ji v l . 

V Äri" -M J' 8 ^ Cr OiA t-'M Cr c/ ul J^li <; -— Vj ^ 
^Ul ^ >u-j ^ OL; jikUl JüJ jt; (Lui. 10 j^ ji^j &L ji£ <jV 

^J jjjl pAACJJ * jUVI pr- ^ J* Jaeb p* J* "^ ^ ^^ cMj'Sp.lOO. 

<I) »JxJI JLi J»ljJ. jl*JIj *UjVI cJlLj 13 JU J 18 oli ( l ÜjaH > j»Jj 
j-^lcj OL-j! Ol JL»» jl ^k U.^ JUJI 14 jjlii ÜL^. L*J jl£j a»U«1 

1. LS vi^slüj. — 2. P ü,j^l. — 3. S om.^i. — 4. S ^-^1. — 5. BCh om. dep.*. 
_ 6. BP U-40. — 7. BLS ^>. — 8. BLS SyjJI. — 9. S om. — 10. B om. — 
11. P 10. 1. - 12. Ch tiUl. — 13. BLSCh JUU — 14. BLSCh ;/■'«. - 15. B läljij. 

au cöte occidental de la ville, le samedi vingt-huitieme jour du mois de 
ramadhan de Fan 362 ' ; (le quartier) de Bab-al-Bacrah et les parties envi- 
ronnantes, de l'extremite de Birkah-Zalzal - ä as-Simäkin furent brüles. Le 
peuple fut empeche d'eteindre le feu, qui gagna le cöte droit et gauche, et 
un nombre enorme d'hommes, de femmes, d'enfants et de betes furent 
brüles vifs. L'affaire fut epouvantable ; 011 n'avait jamais vu ni entendu rien 
de semblable. Les gens se transporterent du cöte occidental de Bagdad 
vers le cöte oriental, parce que celui-ci etait tranquille, tandis que le cöte 
occidental se trouvait en etat de revolte. Ensuite le sultan, apres avoir 
saisi dix-huit liommes d'entre les vagabonds et les rebelies, en fit tuer 
quatre et ayant accorde le pardon (l'aman) aux autres, leur promit des 
vivres. La calamite diminua un peu et la revolte s'apaisa. 

Alors 'Izz-ad-Daoulali connut le manque d'argent, alors que les gou- 
verneurs et les troupes lui demandaient leur traitement. II pria al-Mouthi '- 
lillahi de l'aider; mais celui-ci se trouvait egalement dans l'embarras.. Ils 
arrangerent cependant l'afiaire entre eux ä la condition que (le calife) lui 
fournirait 420.000 dirhems. Puis il vendit quelques vetements et ustensiles 
du palais du kalife pour satisfaire au (contrat) avec flzz-ad-Daoulah). Mais 

1. 2 juillet 973 (le mercredi); le samedi correspond au 5 juillet. — 2. Voir Jacut, 
1. 592. 



358 IIISTOIRE. [150] 

^i^aZJIj jLScJIj Jj-ull ^y «üJI JaIj öiJI Jjbl jjL» jl J! *)jjJI J* ^Vl 
äjlj^l * -U53 ssjiUj Uc ^ij (ij[^lJI 1 J-*JI jj. ^-l-x!l Sjlj^JI je ^i_^_5 

<S* Ö* Öj^*- (j-***' -*.a-VI ^yi J.AJ *^ ^jJI (j <C_ä> J, AIä* J r . -'jLX.96* 

i^ll ol£) 9 f^ 8 IjAc ji„^i!l J. Jfij «..Jly üAfC üVj a; J*JI jl^j 4.1)1 j,jJ 
■Pf. 32-. «.uJ j» jj 3 f Ul U JI ji»*^ll fj^lj * l0 ^*L»2tj Or-J ^ *~- O 1 ** 5 ä- 

' Sp. 101. ^j-^iJ W>J1 «X! ,»*/>-1 J« \fkS Xj *fA£c1j J'J^UI JT^'J ^r^« ^ ^LjJI m 

I. BLSCh tr ^. — 2. BLSCh J^ssr* 5 . — 3. S ^1. — 4. BLSCh ora. — 5. BLSCh 

^Jn)\. - 6. P *~^1 BLS "-4*^11 Ch JWH. — 7. S ..jl! — S. Ch iJt=. - 9. BCh -*£ 

c i ' ' >f 

— 10. BCh om. dep.\ — 11. P om. — 12. P .153 Ai^j ^.i-C. _ 13. BLSCh *Jb'. — 

14. BLSCh J. — 13. BLSCh SjUäLj c ,~- 5 li^J Lu-. 

'Izz-ad-Daoulah en vint jusqu'ä imposer une coiitribution aux chretiens 
et aux j u i f s , ainsi qu'aux notaires musulmans, aux marchands et aux 
changeurs; il revoqua le vizir al-Abbas-ibn-al-IIasan-acb-Chirazi et apres 
l'avoir arrete lui impusa une contribution; il notnma vizir Moliammed-ibn- 
Moharnmed-ibn-Baqiyah ce meme jour, c'est-ä-dire le dimanche cinq de 
zou-1-hidjah de l'an 362 ' ; il lui fit don d'un vetemeut d'houneur et le 
surnomma al-Nacih. 
'Chp.142. Le Oarmathe al-A'cam revint avec ses troupes en Egypte. * L'emir 
'Abdallab-ibu-al-Mou'izz-li-din-allab qu'al-Mou'izz avait nomine son heritier, 
sortit alors ä sa rencontre et lui livra bataille; des deux cötes il y eut 
beaucoup de victimes. La bataille eut Heu dans un endroit qui s'appelait 
Koum-al-Ahmar pres d'al-Djabb, province d'Egypte, le jeudi cinquieine jour 
du mois de cba'ban de l'an 363 2 . Le Qarmathe s'cnfuit en Syrie; mais parmi 
ses hommcs et la troupe de gens de toute espece, qui s'ötaient rassembles 
autour de lui, 1.450 fureut reduits en captivite. L'emir Abdallah entre au 
Caire avec les troupes promena iguomiuieuseinent les prisoniiiers (dans 
les rucs) et les fit mettre en prison; ensuite il les fit massacrer tous jusqu'au 
dernier la nuit du vendredi viugt-ciuquieme jour du mois de ramadlian de 
cette mrme anm'-e '. 

1. ü scptembre 97.5 — 2. 1™ mai 974. — 3. 19 juin 974. 



[151] DE YAIIYA-lßN-SA'lD DANTIOCHE. 359 

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^1 18 *.>1 3 17 jj3C ^UJIj aI) ^kJI ÜJliJ! aUi^ ^iA^j jlybVl Jl L^, 

1. BLSCh jUü SJjjJI j». - 2. P ^JU>*. - 3. S JiJ,. - 4. P yjSSL. ß cr ,5lC. 

_ 5 . = 4. _ 6. LS Jljt. — 7. P »li.y LS ^j. — 8. P add. ijL'j- ~ 9 - P [/?" _ 
10. Ch »f-v (sie). — 11. LS j'-O. — 12. Cli p. (310) ^y^l (sie). — 13. BCli om. 
dep *. — 14. BLSCh ,\n v. — 16. P k-lj. — 16. BCli om. dep.*. — 17. PB ^.XxL. 
LS C r/~C (et infra). — 18. Ch *Jjsxij. 

(En meine temps) l'embarras de Bakhtiyar-'Izz-ad-Daoulah augmenta 
et les troupes le serrerent de pres en reclamant leur traitement et leurs 
appointements. II fut egalement preoecupe parce que les bieus feodaux et 
l'argent etaient Venus au chambellan Sebouktekin autour duquel les Turcs 
s'etaient rassembles, pour lui demander son appui et le mettre ä leur tete. 
'Izz-ad-Daoulah, qui en etait epouvante, chercha ä s'emparer des Turcs et ä 
brouiller leur union. Ses vizirs, qui se trouvaient dans une misere encore 
plus grande, approuverent son (intentiou) de s'emparer de Sebouktekin et 
(assurerent), que, si son pouvoir lui etait enleve, leur bien-etre s'aecroitrait 
enormement ä cause de la confiscation de ses biens, de son argent, de ses 
tresors et de ses troupeaux, ainsi que de l'argent de ses compagnons et 
partisans. Une autre fois dejä, il y avait eu entre eux deux im sujet de 
discorde, et la paix s'etait faite en apparence; mais eile cessait puis 
revenait pour finir de nouveau et finalement laissait dans les esprits une 
haine secrete. ('Izz-ad-Daoulah) se deeida alors ä s'emparer des biens et 
de l'argent. 

Au mois de cha'ban de l'an 363 ' Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar descendit 
ä al-Wasith; puis il en sortit pour aller ä al-Ahwaz, apres avoir laisse ä 
Bagdad le calife al-Mouthi'-lillahi, le chambellan Sebouktekin, ses freres 

1. 27 avril-25 mai 974. 



360 HIST01RE. [152] 

f-Uail ^It (jiij SiAcj *a->L- fjTlj^j oJIjj w>-j Ü3-OI J« ^1 ^Üi Ü3 

s p. 102. ^.Ifc tj^S} ilJU; ^ tt^ä» jl; ^ v~3 ^IääII ._Ji! _.-■> <£■ JzJ^S l jSc>*~~. 

j. jLj^JI bJJj Jl Y^j üilj l^wi.. VI (^il; ^ 4 ^J d)l/Vl ^ 4*1*?- 

^9 (^iU jlj dt/ VI J* fc-Hlc J>« 5 idL>- ^J& Ja.i>_ jl; 5^-aJli L_io jlSj jUäa 

G dJi> J-Ü * l^ tiij-alVt pjil. 

^„iJlji Ol 9 ,_/UJIj f^O 4^,-u ^ v_~Uj «^t C?li jlS (_y j^aseX-lj -v« !_^U- 

■ v r. 33. ^ ^1-U I^LsJ * ÜUI j, vJüJI UU lö Ja~-M lilj üJI Jl C~^J1 ft^l 

wül oJl£ ^>Jt j* 12 J& ^J*j ^^Jl H r *>^j J^ J ü^r" ^ ^ 

1. P ^* Ch r l. — 2. JLSCh ^4. - 3. P i^'j Jl. — 4. P bbj. — 5. B LSCh 
J£ — 6. BCh om. deux mots. — 7. LSCh j&) 3 . - 8. BCh P ~^Ji. — 9. P J^U ^l,. 
- 10. P kaJl. - 11. P ^j^lij. — 12. BCh &\ — 13. S ^jSJl. - 14. P ^J^Üj S 
UuL. — 15. P 5,^1 BLSCh om. — IG. S -^31. 



Ibrahim et Abou-Thahir, deux fils de Mouizz-ad-Daoulah, ses femmes, sa 
mere, les magasins de ses armes et d'equipement militaire. II s'empara des 
proprietes ieodales de Sebouktekin et, apres lui avoir öte le titre de cham- 
bellan (hadjib), lui ordonna par ecrit de sortir de Bagdad; il s'empara d'un 
grand nombre de Turcs et ordoiuia aux autres de ue pas y rester. II envoya 
un messager a son fds al-Marzouban-ibn-Bakhtiyar, qui sc trouvait a 
al-Bacrah pour qu'il saisit un grand nombre de Turcs qui ötaient chez lui et 
ordonnät aux autres de quitter la ville : ce qui fut execute. 

Sebouktekin, qui se trouvait a Bagdad, ayant appris tont ce qui s'etait 
passe, appela ä son secours les serviteurs (ghoulams), qui etaient aupres 
de lui, üt venir ceux qui etaient absents, et s'empara de Bagdad. Des troupes 
du peuple, qui s'appelaient sunniles, se joigiiircut a lui. Cette espece de popu- 
lace ne se genant plus, oppressa ses ennemis chi'ites, en haiae de Bakhtiyar, 
e1 lour declara la guerre. Des deux cötes il se forma un parti. Les Chi'ites 
moins nombreux se retranchcrent (laus les faubourgs d'al-Karkh, du cote 
occidcntal de Bagdad. La guerre continua et beaueoup de sang lui repandu; 
tout ce qui avait ete döfendu et prohibö, devint licite. Al-Karkh brüla pour 
la seconde fois apres le premier inceudie, dont nous avons dejä parle; les 



9 

10 



[153] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 361 

p^i/^3 ffl_y\ J& 3 jjjt»)( pf-lc-3 j&d! ^ä"ilj 2 S^i LUAs ^Äll JjVI ' <äy>- 

^Alli Uj pA[s) ^jAs ^Axllj ^>Ulj jtljiJI Je 8 dl/Ylj j_Jo<_ ^^s-lj 

villi <H\m\\ *-Uj *ä;jj v^.y) /♦fb^» 3y*^3 ^^ f^*-?~J ^"-^JJ jL^>» lS^ * S p. 103. 
0^>-j dlJyVI <^c- J=-& CJJill ^« Cyh al-Vi Jj< rjjd\ \s- 4,U' »JaJl *jcj 

l. BLSCh J^-'l. — 2. BGIi om. trois mots. — 3. Cli jj.LiJI. — 4. BLSCli 

jUib. — 5. BLSCh ; ^ J . — 6. LSChjtxi.U. — 7. BCh ...,™J. — 8. BLSCh om. — 

9. S om. — 10. Ch U^j. — 11. PBCh a*kj. — 12. LS J,t. — 13. BSCh J. — 14. S 

S3*£}}} P J*ft!t. — 15. B X5ÜJ. — 16. BCh L-*i 3 : — 17. S JU= ^Ju.1,. — 18. BCh om. 

trois mots. — 19. B Uyj. — 20. BSChom. dep.*. 

marchands furent ruines. et les pillarJs s'emparerent de leur argeat, de leurs 
harems et de leurs demeures. Tandis que les Chi'ites criaient comme mot 
d'ordre « Bakhtiyar », les Sunnites criaient comme mot d'ordre * « Sebouk- *Chp.i43. 
tekin ». 

Sebouktekin et les Turcs s'emparerent du tresor, des armes et des 
approvisionnements; puis (Sebouktekin), apres avoir fait sortir Ibrahim et 
Abou-Thahir, freres de Bakhtiyar, sa mere et toute sa famille, fit brüler leurs 
demeures et piller leurs maisons; tout cela fut confie au bas peuple. 

Al-Mouthi'-lillahi, pour echapper ä la revolte, eut l'intention de quitter 
Bagdad; mais les Turcs, s'etant empares de lui et.de ses troupes, lui deman- 
derent de transmettre le gouvernement ä son fils Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim : 
ayant peur d'eux, il acceda ä cette (demande) : apres avoir prete serment ä 
(son fils), il abdiqua et deposa le'califat; il temoigna publiquement qu'il etait 
trop faible pour remplir ces fonetions, qu'il y renoncait spontanement et qu'il 
transmettait (le pouvoir) ä son fds Abou-Bekr : cela devant temoins. G'etait 
le mercredi treizieme jour du mois de zou-1-qa'dah de l'an 363'. Son califat 
avait dure vingt-neuf ans, quatre mois et vingt et un jours; il mourut ä Uei'r- 
al-'Aqoul 2 le lundi huitieme jour du mois de mouharrem de l'an 364'. 



1. 5 aotit 974. — 2. V. Jacut, n, 676. — 3. 28 septembre 974. 



PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 



24 



302 I1ISTOIRE. [154] 

2 «IUI u^äj 4jj ^-LJI (j; i^CJl -*-& ^C ü ü^äJI ^ 1 jjCi5C_ ü J?-^ 
♦Bf. 102. <üj-»J| j^ ■cLc * ^Jl k^j ia-lj ^1 Co-lj jlybVI ^y jLi 4.5111! jLü>d jLcJj 
* s p. 104. cj.1 p-jj ^Jl ^„^5 £j^«J1j jUäjJI * ,j JLjj 4, Jji U Lo^JI s _j5Ci)j Uj, 7 ^-^-a^o 

♦Pf. 33'. ^jl^isVI ÜYj JL ^lj Juajjl» jljUa- Jj> <3}jJ1 _^ ^ l0 yJUj" J> ÜjjJI JUsfr 

JujJlj o^äJI -jS- \LJ25 «C— ^j0 1 - > ^ r _ Jl 4)3 JÜl /jS; 4Xfr 1fr ^jJuTj (iDJb jl-UJ!^ 

J^^i-Lli 4Jj-0! -Ulafr fc-Üj ^Ifr JjfrJ <i)-f- [g* -V-*jJI \> Xaa /j> iJfr 4*=>-Ls "Ül 

1. BP ^j£&~> LS cfr V-C et infra. C add. sjty^l ..JJÜ». — 2. Ch add. *D. — 3. P 
ijoj B jjJ LS w*J!. — 4. BC om. — 5. BCh om. trois mots. — 6. P ji-jli BCh om. — 
7. LS j~a£~J. — 8. PBLS Ij&jj. — 9. P J~j_.. — 10. PBCh ,^1*}. — 11. B ; Jl*>j. — 
12. BCh jj-.ll'. — 13. Ch om. — 14. Ch JJjS.. 



Califat d'at- Tha i '-Jillah i. 

Sebouktekin fit calife Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim, fils d'al-Moutlii'-lillalii, 
qui fut surnomme at-Thai". Le troisieme jour de son califat il fit ä Sebouk- 
tekin don d'un vetement d'honneur, lui donna le surnom de Nacir-ad-Daoulah 
et le nomma emir des emirs. 

Bakbtivar, qui s'etait prepare ä le rencontrer, quitta al-Ahwaz pour 
retourner ä Wasith; il ecrivit ä son oncle Roukn-ad-Daoulah-al-IIasan-ibu- 
Bouyeh, (qui etait) ä ar-Ray, et ä son fils "Adhoud-ad-Daoulah-Fenna- 
Khosrou-ibn-Roukn-ad-Daoulah, (qui etait) ä Fars, pour Ies appeler ä son 
aide, sc plaindre aupres d'eux de ce qui lui etait arrive et leur demander 
protection et secours. II ecrivit sur le meme sujet au mari de sa fille 'Adhoud- 
ad-Daoulah-ibii-Taglilib-ibn-Nacir-ad-Daouiali-ihii-llanulaii ä Mossoul el a 
tous les gouverneurs des provinces et des villes. Mais pour son oncle Roukn- 
ad-l)aoulab la carnpagne i'ut impossible ä cause de son age avance el de la 
Paiblesse de ses mouveinents. (Sur ces entrefaites) il envoya aupres de lui 
ä la töte de ses troupes son compagnon 'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid el 
cbargea son fils 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou de l'aider el de lui 
fournir le necessairc. 



[155] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 303 

«.LJI o^'-J ia-'j .Jl J~~*i\ l ^£- JuXj ^>y>zii .il-Ul^Y! ~^9 l \>C>^^ JU-j 
*X& ^.K".^— ^Ic ^.«.te&j A.U «JaJI (-*•»" U.J»«sj «*} Jj.üUI ^o ll L^Ulj <** "Clip. 144. 

5 ^te <:, ü^& ^lo dl/Vi 4 ^y 3 fca.j ,i>Loj DUc (.Li i«j! JyUII _y_Jk, cJij> 

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aUi ^11 JaJj ^ <jK/"^ i-*'Wl tS* J^°. ->^J <jp-r^ v-JUnJI l2 ^ * * S p. 105. 

Ijj^j jn'bj (>• (v*.>^ |>^»-j <_J^-4 v_i;^*-Jl ^ ^ \j$-=- dJI/YI 14 aIcj 

1. PB x± 3 . — 2. BCh om. — 3. BPSCh om. — 4. LSCh^U. — 5. LSCh Uüi. — 
6. BLS ^jJ<\ P^JI^J! Ch ^1^-". Cf. Mednikov (index), p. 1515. — 7. P »LSsJlj. — 
8. BLS om. — 9. Ch jl^SUI. — 10. LS ,U,. — 11. Ch »IjäJj BLS om. — 12. LS ^. 
— 13. BCh om. cinq mots. — 14. S IjwVäc«. 



Sebouktekin commenga alors ä se preparer serieusement ä la guerre et, 
resolu d'aller ä Wasith, il amena avec lui al-Mouthi". Ils parvinrent ä Deir- 
al-'Aqoul et ä leur arrivee al-Mouthi '-lillahi mourut. Puis une maladie saisit 
brusquement Sebouktekin, * qui resta malade pendant quatre jours ä Dei'r- »ciip.144. 
al-'Aqoul et mourut aussi. A sa place, les Turcs prirent alors comme emir 
un autre jeune homme (ghoulam) turc, qui s'appelait Alftekin-ach-Charabi, 
et lui confierent le commandement. Celui-ci, ayant mis ses troupes en mouve- 
ment, campa ä la distance d'une parasange (farsakh) de Wasith. Les avant- 
gardes des deux armees se rencontrerent; et la guerre entre eux, du cöte • 
Occidental de Wasith, dura pendant quarante huit jours; les Turcs s'enfuirent 
alors de Wasith ä Bagdad. 

Ensuite 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou arrive dans les provinces 
de T'lraq pour porter secours, Bakhtiyar et ses freres sortirent ä pied ä sa- 
rencontre et baiserent la terre. Ils convinrent que Fenna-Khosrou irait de 
Wasith ä Bagdad, du cöte oriental, et Bakhtiyar, du cöte occidental, pour y 
rencontrer les Turcs. 

Geux-ci construisirent des ponts sur le fleuve, qui s'appelait Diyala, et, 
apres avoir mis leurs bagages derriere eux, marcherent ensemble ä la ren- 



364 HISTOiRE. [156] 

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l. BLSCh om. ä!j*. — • 2. LS om. — 3. BLSCh «••!.. — 4. BLSCIi om. trois mols. — 
5. B'Ch ^pU?.. — 6- BLS ^'j 1 - "- "• PLS ^»^äij Ch ^vi.öij. — 8. P add. ,^jlj 
_-/L;,^!._9. BCh , SrfJU». — 10. BLSCh L,U,. — 11. L .^jH*. — 12. 1' »JU.. 

— 13. B i»j,"5JI. — 14. Ch c vuTl — 15. S add. ^J.Ü\ — 16. P Lv~i. -- 17. P J,U. 

— 18. S O-äJ. — 19. BLSCh om. — 20. P ^of.. — 21. P üjI. — 22. BCh om. dep.* 

contre d"Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou, qui se dirigea vers cux au 
matiu du samedi quatorzieme jour du mois de djoumada I de l'an 364'. La 
bataille dura du matin jusqu'au soir. Les Turcs, mis en deroiite, traverserent 
ces ponts, et parmi eux et le bas-peuple il y eut beaucoup de tues et de no\ es. 
(Le reste) avec at-Thai" s'enfuit et s'arreta pres de Takrit, apres avoir perdu 
tous les bagages. Puis le mercredi dix-liuitieme jour du mois de djoumada I 
de la meme annee Fenna-Khosrou et Bakhtiyar eutrereut ä Bagdad. 

Lorsque cette victoire fut gagnee par Fenna-Khosrou, il Tut saisi du desir 
de s'emparer du royaume de i"lraq. S'etant servi de ruse envers Bakhtiyar 
et scs freres pour les faire veuir che/, lui, il s'en empara le vendredi vingt- 
quatriöme jour du mois de djoumada II de la meme annee 2 . 

II ecrivit (comme) de la part de son pere, ä al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar, 
qui etaitä Bagra de livrer cette ville au compagnon d''Adhoud-ad-Daoulah et 
d'aller lui-meme ä Bagdad. .Mais (al-Merzouban) s'cmpara du messager et 
ne repondit rien. En meme temps Fenna-Khosrou coulirm ; le vizir Moham- 
med-ibn-Baqiyah dans scs fonctions et le chargea d'admiuistrer les affaires 
(d'ötat) aiusi que de surveiller la perception des impöts. 

I. 30 janvier !)75. — 2. 11 mars 075. 



[157] DE YAHYA-1BN-SA II) D'ANTIOCHE. 365 

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BjjJI JuaC *JLIi-lj <J C£tU JU»JI 4 £>* C»-lj »IUI Jiij V^ -V^J 3 ^M 
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12 A.it iL» jj.5C «Cl ^3 *-^_ ^ 

1. BCh om. dep.*. — 2. CCh Ay^\. — 3. BLCli om. PL^ S U :r y^- Cf. 
Miskawaih (The Eclipse etc.) II, 343. - 4. LS ^jÜ. — 5. P om. — 6. P l^-ä. et 
saepe. — 7. Ch (p. 311) ^^ male. — 8. LS aJ'bU — 9. LS 2~^e. — 10. S ^j!. — 11. P 
J-3J.. — 12. BCh om. dep. J-ä'j- 



Alftekin et la plupart des Turcs, qui s'etaient enfuis, resolurent d'aller en 
Syrie, et at-Thai" et le reste des hotnmes jugerent necessaire de se rendre ä 
Bagdad. 'Adhoud-ad-Daoulah ordonna de mettre en ordre et de reparer le 
palais du calife et d'en remettre ä neuf les tapis. At-Thai" prit le chemin du 
retour. Les troupes sortirent de Bagdad ä sa rencontre, et Adhoud-ad- 
Daoulah le rencontra lejeudi huitieme jour du mois de redjeb de cette meme 
annee'. Fenna-Rhosrou, ayant revoque Abou-Mangour, confia le gouverne- 
ment de Wasith, Takrit et 'Oukbara ä Mohammed-ibn-Baqiyah, le preposa 
sur toutes ces (villes), et ne limffca aucuu de ses droits, le titre de vizir 
excepte. (Mohammed-ibn-Baqiyah) demanda alors, qu'une partie de troupes 
füt mise sous son commandement. Elles lui furent accordees et il leur ordonna 
de lui obeir et d'etre ä son Service; puis il descendit dans les provinces qu'il 
gouvernait. A son arrivee dans ces pays il se revolta et s'empara des par- 
tisans de son compagnon Bakhtiyar; il ecrivit ä 'Amran-ibn-Chahin, gou- 
verneur d'al-Bathihah 2 , pour lui demander du secours; et celui-ci agrea sa 
demande. Ensuite il ecrivit ä al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar, lui demandant 
(egalement) de l'aider de ses hommes et de ses armes. Mais celui-ci ne lui 
repondit pas, croyant qu'il agissait de ruse ä son egard. 

1. 24 mars 975. — 2. L'endroit entre Wasith et al-Bacrah. V. Yacut, I, 668-670. 



*Ch 

#* p 



366 HISTOIRE. [158] 

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p.145. ^5Cls ^ja ^.VL " 5 ü^jL,j 4 'Cy-1j jb» J& «^i 3jjdl * ^4> ? 'kJ\ J\ 2 l^lj 

* B f. 102'. j^Jl jl -uA» 8 Ä!Lj * 5^1*^. jl^JI ^ 7 jO-^. j. jAc. j^-J^Us <S\ JuL'l» 

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A& a^ojJI ""(V' -ia— <*^> jLzio (V^-J J j~~ s " ily 3 ^^^ J *&* *-L_— 1 ^JäJj *lc 

* S p. 107. y£ I4^j| -I^JIj * j^Ol ^ ^U <J>1^ J ^1 »3^1, jUlio Jj^, jl 

1. BPCh ^ bis. — 2. LSCh ^jfüy — 3. PBCh iX>!. — 4. Ch Ujilj. — 5. PBCh 
Zjiü 3 . — 6. BLSCli J J. — 7. PBLS Ajk-- (Cf. Miskawaih, index, p. 18). — 8. LS 
a-JL.. — 9. BCh iJic. — 10. Ch jwj»*}. —11. BLSCli jßSj. — 12. BCh ^. — 13. Ch 
sU-lj. — 14. BLSCh^JJt. 

[Sur ces entrefaites] Fenna-Khosrou cnvoya ä Wasith des troupes pour 
chercher Ibn-Baqiyah. Celui-ci sortit ä sa reneontre; ils s'entrechoquerent, 
et Ibn-Baqiyah prit la fuite. Mais apres sa fuite il revint dans son camp et 
s'y fortiiia. Les affaires de Fenna-Khosrou s'embrouillerent et la nouvelle 

* Ch p.HB. parvint ä son pere * Houkn-ad-Daoulah, quil s'etait empare de Bakhtiyar 

ainsi que de ses freres et avait commence ä gouverner seul, sans eux. C'est 
pourquoi il le desapprouva et le menaca, s'il ne les laissait partir et ne reve- 
nait lui-meme dans son pays. 

Fenna-Khosrou lui envoya alors 'Ali-ibn-Mohammcd-ibn-al-'Amid avec 
une lettre, 011 il lui fit savoir, que les troupes et les clicnts detestaient Bakh- 
tiyar et qu'ils lui avaient reclame leurs soldes, puis qu'il s'etait empörte 
contre eux et les avait exasperes. A cause de cela (Adhoud-ad-Daoulah) 
craignant (des demarchcs) de leur pari contre lui l'avait gar Je du 11s son 
palais; et il ajoutait que Bakhtiyar, avait demande de se rctircr des affaires 
et d'ötre dispense de tout Service. 

Ensuite Ali-ibn-al-'Amid revint avec une reponse, i>ü il etail ordonne 
[ä Fenna-Khosrou] de confier le gouvernement a Bakhtiyar et, apres s'ctre 
eloigne de lui, de le laisser en repos. Fenna-Khosrou et Bakhtiyar conclurent 
alors l'accord, par l'intcrmediairc d'Ibn-al-'Amid, que Bakhtiyar et son frere 
Ibrahim, comme lieutenant, prendrajent le pouvoir sur toutcs les provinces 
et villes, que Bakhtiyar avait gouyernees, et dont (Fenna-Khosrou) s'eloi- 




[159] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 367 

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■ 8 a«-=>j 17 oJI ^y Jljü j^ 16 j_jU. JU ( _ r >^ Ä»*äJI cj--. o^ ^^ i> 
^3-01 j^ U^ «ü^l " J1 J jLl^ ; aiji f 5UI ö-u Jl -LJj ^ 20 ö-i 19 j.| 

jij^JI isjJj ^iij * ^jjül j*i üjjJI ^j j. jb ^iij ^»Ul JjVl <jJ Jl uUm 

1. Ch ^fe. — 2. Ch U.U.J. — 3. BCh Jjü. — 4. P om. — 5. BCh L<~->. — 6. S 

jaU. — 7. LS LjJj. — 8. S iia... — 9. BCh om. dep.*. — 10. B \ yr *}üi> Ch ^^r^-' 

LS fj^^CA. — 11. P «i,!_,. — 12. Ch J«aäj. — 13. BLSCh ^jsb». — 14. BCh om. 

P ä-üju» je. — 15. S om. — 16. S cJs.. — 17. BCh om. — 18. BCh £y&j- — 

19. BCh c ,j. — 20. P Liü. — 21. Ch om. 



gnerait, quo tous les deux le reconnaitraient (pour suItan) apres Roukn-ad- 
Daoulah, auquel ils pourraient eux-memes succeder; qu'ils lui obeiraient et 
l'ecouteraient, et (eniin) qu'ils ne permettraient ni ne feraient de contrat 
qu'apres l'avoir averti et demande sa permission. Tous les deux lui en firent 
le serment et, apres avoir ecrit un traite en plusieurs exemplaires, ils 
s'engagerent eux-memes ä l'observer. Puis Fenna-Khosrou fit don de 
vetements d'honneur ä tous les deux, et ä leur frere Abou-Thahir: ils s'en 
revetirent et apres avoir baise ses pieds et son tapis, retournerent dans 
leurs palais le vendredi vingt-huitieme jour du mois de ramadhan de l'an 364 ' . 
Autour de Bakhtiyar son armee se rassembla ainsi que le peuple de la 
ville, qui prit (egalement) son parti et poussa des cris de joie ä cause de sa 
delivrance. Ils se revolterent contre Fenna-Khosrou-Adhoud-ad-Daoulab, 
qui quitta la ville pour aller dans son pays de Chiraz, de la province de Faris, 
le vendredi ciuquieme jour du mois de chawwal de cette meine annee 2 . Ibn- 
Baqiyah monta alors de Wasith ä Bagdad, ou Bakhtiyar le recut avec plus 
d'honneur (qu'auparavant) et lui donna le surnom de Nagr-ad-Daoulah. 
l'ajoutant ä son premier surnom d'al-Nacih. II donna (egalement) ä 'Ali-ibn- 

1. 11 juin975. — 2. 18juin975. 



368 HISTOIRE. [160] 

AXä* ' Jji J^C- ,_Ji)j *}jjA /..ju. /~a12 /jj ' jl^At «_JiJj <3}-dl j\jc\ jLie /j> 

* Pf. 85. (^^ * jl ^is 9 4Tj*a>- J>\ 8 ^ rr ^JI J iyJib-j '<UJI ^_jJ J*JI * ^Jl lj^5 J-£-«> 

o p. 108. 



ctU» ( ic Jjjj »LÜl ^Jl 1: >j^JI wUU ^^JLi^JÜl jj; 11 ( _r-^'^ [p £—51 i-^*> jj 
IJäI J^ ifcLs- Äi-lj Ijj^p-Ij 14 C« i_i-i.11 C— Jl fy V^^ 13 £— 51 tj* jL^J ^f-^ ij 
(_J Ol U&Xasu jUo i_Ä)l /♦>-—' J& ,i— -O (3*i <— >wj fUa».»-2>l /y /»— =- ^r" 1 !? 

JÜ; 17 (n rLLL ^ ^Ulj «jlysVI ijLi- *J JLi-lj Ck£ dJi. ^Jlc ^ f l& JS 

1. BCh om. den.*. — 2. L u.a. — 3. Ch ,.tfl. — 4. BLSCh ,.,-iUxM. — 5. BLSCh 
om. — 6. C w J#>. — 7. C add. ,~^ ^^».Ls. — 8. Ch^—J 1 . — 9. P S^tav. — 10. S 
»*jjt. — 11. P ^Jb. — 12. BCh om. — 13. BLSCh om. cinq mots. — 14. BLSCh 
äa~JI ^ ( j'"^ 1 ij =,<— ' (J.- — 15. C u ;—^. — 16. S ^1. — 17. BCh om. trois mots. 

— 18. Ch pjjl. — 19. PC add. _'-»& j-äU. 

Roukn-ad-Daoulah le surnom de Fakhr-ad-Daoulah, ä son fds al-Merzouban- 
ibn-Bakhtiyar celui d'I'zaz-ad-Daoulah, ä Iinran-ibn-Chahin celui deMou'in- 
ad-Darmlah et ä 'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid celui de Zou-1-Kifaytein. 
Quant ä Alltekin-ach-Charabi le Türe, il marcha avec ceux de ses 
compagnons, qui le suivaient, et il arriva dans le voisiuage de Damas, d'oü 
ils ecrivirent ä al-Mou'izz-lidin-allah pour lui demander la permission d'aller 
aupres de lui; mais avant qu'il en eüt pris la decision, ils s'emparerent de 
Damas le dernior jour du mois de cha'ban de Tan 364'. 

Cette merae annee~ Jean, bis de Tzimiszes, empereur des Grecs, fit une 
expedition militaire dans la Syrie et apres s'etre approchö de Ba'lbek au mois 
de ramadban de cette annee\ il s'en emparale samedi quinzieme jourdu möme 
mois''; l'ayant devastee et s'etant empare d'un grand nombrede ses habitants, 
il emmena en captivite Ilosein-ibn-as-Camcam. II fit la paix avec los habi- 
tants de Damas ä la condition qu'ils lui payeraient tous les ans (50.000 dinars. 
II leur öcrivit un acte sur ce sujet et apres l'avoir fait signer par les plus 
nobles, d'apres leurs rangs, il en prit un certain nombre comme otages. II 
*Chp.i46. ordonna * ä Alftekin de sortir pour venir le trouver. Lorsque celui-ci sortit 
avec quatre serviteurs, l'empereur, l'ayant traite avec distinetion, lit dresser 

1. 14 mai97ri. — 2. L*an 364 = 21 sept. 974-9 sept. 97.".. — 3 15 mai-13 juin 975. 

— 4. 29 mai 975. 



[161] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 369 

i*UJ Oc *&ä <UII dUt 2 *-^ ^kilj fayu C^i- <J ^>>j »iUJI '-u^jj 

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j^3 ß^U, l y*>. Ü-I5 t( ^S Ijj aJ p_ jJj Ijiiäj ^J,^ ^ Jjlj fJ^ 4 J 1 
(j-lLsj ^ J?i/«»fli v_U^ jl «iDij oyy ö-^i "°-0^ Cr * - ^*J p^ *V" 

^3 ^ 12 L,I J^i H ^-0j <d jl^j U>. ^ dlUl ^-j 10 <.U!I *-i* 9 J\ 

i^J> l^ «ukslj ^Üali Js. * 13 ULL-l> CäJ * B f. 103. 



1. BLSCh i*/U. — 2. BCh add. J. — 3. P ,jUJIj BCh add. L«l. — 4. P ,LL 
- b/Cjj-s. - 6. BChLS (^-ULj. - 7. BR %j. -- 8. P p}\. — 9. CCh J'j. - 
10. CCh mO BLS om. dep.*. - ■ 11. RCh ^IjJ.. -- 12. BRCh ajoutent Uul. — 
13. LS ^-yiJL-k. — 14. BLS »v'ijl^ Ch ^bUe. — 15. P ^^j- — 16 - BChLS ^Üj. 



pour lui une tente speciale, et (Alftekiti) dioa chez lui ce soir-lä. Apres lui 
avoir fait don d'un vetement d'honneur, l'empereur lui lit present de l'argent 
que les habitants de Damas s'etaient engages par ecrit (ä lui payer); puis il 
mit en liberte les otages et lui donna un cheval avec une seile et une bride. 

L'empereur' prit la route du littoral et s'empara de Beyrouth. Apres en 
avoir capture l'emir, Teunuque Nacr, il l'envoya dans le pays des Grecs; s'etant 
approche de Tripoli (Tharaboulos), il l'assiegea, mais n'aboutit ä rien. II prit 
ensuite les forteresses de Balanias et de Djabalah, et entra egalement en 
possession des places fortes de Barzouyah et de Sihyoun. Ce fut le chretien 
Koulei'b, secretaire de R-q-thas, qui la (les?) lui livra. (L'empereur) nomma 
des gouverneurs ä lui dans ces forteresses qui, depuis lors jusqu'ä aujour- 
d'hui, appartiennent aux Grecs. II fit alors Kouleib patrice et confera des 
titres ä ses deux fils; il le nomma aussi basilikos (gouverneur) d'Antiocbe et 
lui fit don d'un grand domaine 2 . 

En Egypte 011 reclama aux Ikhcliidites, aux Kafourites, ainsi qu'ä leurs 
pareils le paiement (de l'impot) sur leurs immeubles et proprietes, en sorte 
que chaeun d'eux devait payer selon ce qu'il possedait. L'affaire se generalisa 

1. Ici commence la traduetion russe de Rosen, 8G-87. — 2. Ici finit la traduetion de 
Hosen. 



370 HISTOIRE. [162] 

* p r. 35^. 3 ;JL Lä^Ij <jLHTj jj^-j »jjl ö- S-uäil * a jj IjJjl l jr"\ ^"-^ *-*•-* J u"^ 

j^c ^Jlj ,yÄ« Uis SJLJ1 dür j JUp-Vl (JLT I^IIäT Ji ^y joj «cU, äJlLJI 

♦ Rp.301. ^j n ^i ^ ^ iL) 10 ^U 9 J^Y 8 w r JI iU * *Ü\ j^jj >J| ^Lj * 7 UkJ1 

17 *L.i lxj\^ llj _^-il <L_»J>-j ö- jj^-^j 

1. BLSCh j^. — 2. P Iji. — 3. Ch (p. 312) om. J~>. — 4. BCh om. — 5. P 

J&slj. — 6. BCh om. dep.\ LS i.SXj\ fcJI ^ ,/;Ol ^iJ! J. — 7. BCh om. 

— 8. BLSCh om. deux mots. — 9. LSCh Ji^. — 10. Ch ZjiU. — 11. BLSCh om. 
dep.*. — 12. S L*i. — 13. L om. dep.\ — 14. BCh VüS. — 15. S tfj^s. — 16. Sj^ c i. 

— 17. B om. deux mots. 



jusqu'au point que les reclamations s'elendaient ä tout le monde et se faisaient 
avec empressement. Un bon nombre de gens furent arretes et mis en prison. 
Pendant quatre mois, depuis le debut du mois de zou-1-qa'dah de Tan 364 ' 
jusqu'ä la fin du mois de rabi' I de Tan 365', 011 fit payer aux gens plus de 
100.000 dinars. 

Au mois de rabi'I de Tan 365" al-Mou 'izz-lidin- Allah tomba malade, et 
pendant sa maladie les reclamations cesserent. 11 y avait des gens qui se 
trouvaient dans une Situation financiere tres penible; mais apres sa mort les 
reclamations prirent fin. Al-Mou'izz-lidin- Allah 3 mourut la nuit du vendredi 
onzieme jour du mois de rabi'I de Fan 365*, ä l'äge de quarante-six ans, 
apres avoir regne" vingt-trois ans, cinq mois et quatre jours. 

1. 13 juillet-11 aoüt975. — 2. 8 novembre-7 dec. 975. — 3. Ici commence la traduc- 
tion russc de Rosen, 302. — 4. 18 novembre 97."). 



[163] 



DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 371 

<AJL jäjJ] ä5k- a U-t 



aJI _i»t^Jj ajUä 



j^ 




r r. ii * B p. 302. 



12 o^ui "fcuts ^ ^^ t- <4*Jl & ö* ^ ul * ^pJi -^ ji£ iii» ^i 

4J(, j,jJ1 ^Uj o^Jlj U.VI V u r^J fJ^ 1 ^ 14 t j t »A~4 ^j >*N 13si *J 

1. BCh add. Jjl LS add. bs-.. — 2. BLSCh om. — 3. LS add. *U' ^aJj - 
4. BLSCh »y»>. — 5. B om. dcux mots. — 6. BCh om. S ajoute (j^**'! jW' ~~ 
7. S i*y*~. — 8. P -oX>. — 9. BLSCh \ y X~ i . — 10. P »Utj. — 11. BCh om. dep.*. 

— 12. BLSCh Ort^. — 13 - P ^'j- — 14 - B 1^*"*^ S ^- J — Jl - — 15 - P lT 5 ^- - 
16. B ^ LS *1J. — 17. BPLS om. deux mots. — 18. BPLSR om. — 19. BLSRCh 



Califat des 'Alides. 
Debüts du califat d'al-'Aziz-billah. 

Al-Mou'izz apres avoir dejä investi de son heritage et du califat son fils 
Abou-1-Mancour-Nizar fit venir en sa presence le jeudi dixieme jour du mois 
de rabi'II', un jour avant sa mort, ses freres, ses oncles, ainsi que d'autres 
membres de sa famille et un grand nombre de dignitaires de son empire, 
töus saluerent (son fils) corame heritier du tröne. La mort d'al-Mou'izz resta 
cachee pendant liuit mois; mais la lete du sacrifice arrivee, c'est-ä-dire le 
dixieme jour du mois de zou-1-hidjah de Tan 365 2 , la mort d'al-Mou'izz fut 
declaree, et ce meme jour (son fils) fit la priere avec les musulmans, fut 
reconnu imam et calife 3 et surnomme al-'Aziz-billah. 

* Jean, fils de Tzimisces, empereur des Grecs, mourut le mardi onzieme *Chp.i47 
jour du mois de kanoun II de Tan 1287 de l'ere d'Alexandre \ qui est le 
septieme jour du mois de djoumada I de Tan 365% apres avoir regne six ans 
et un mois. Basilc et Constantin, deux fils de Romain, se mirent alors seuls 

1. 17 decembre 975. — 2. 9 aoüt 976. — 3. Ici fmit la traduction de Rosen. — 
4. 11 janvier 976. — 5. 12 janvier 976, mercredi. V. Rosen, 75-76. 



372 HIST01RE. [164] 

c 

^^,L_i i^yfl-j'j Jy°i I w r J "*Ö '"^■«J^ -U-lo- (j-'ybjj L^l \J?J?. «j u L—l> ^.jJLJlj, 

^Ü* ^b 14 jlij f 5CVI ,3 jU. J! j>U ^J\ JL*y^. ~ ^<LJI jX-j J^UV 
p r. 36. C^lr 17 j>D ^<LJI *»»._j * iilki J\ ilcj S^ lr, JUi. 15 *l£> 

rp. r. uai iijJisJlj 21 J.j-> ^^ ^MJ\ Wjij, ls j 3 * j« diui ja ji<j 

s p. in. \» •Ux, i^>-3 Lo c* Ss-\j lj> |«JlJI juL-UI Jx- (j-^j "«CUU _o d)li* Jui>- 
jjAä- «U! **:»-!j «JAUL a ä.i Ujj «JlLJl _.U jj-^j ^^=^-9 c*- <iL, joj JLJ1 

J.JJ! * 7 i fpJl j.1 « ^L^YIj 2, 'j>U J>_ <^4 j-?-^JI J-'U-- Jl ^Jl 

1. Ch J.^l. — 2. B ..,,=—. — 3. B iL-,. — 4. S ^'»— • — 5. S JjJU. — 
6. BPLS L^.. — 7. S om. — 8. Cli ^jU. — 9. LS ^^kla-i. — 10. P ^iPySjH\ 

B ^y/ ir )\ Ch J*j/jA\ LS l/**^W- ~~ 1L B ^^ LSRCh -.5^. — 12 - s 
v _ s fijJI. — 13. BLSCh i%. — 14. BLSCh Ij.Uj. — 15. BLSCh U^. — 16. S UlUs. — 
17. P Ij^il). — 18. B %. - 19. BLSCh ^fy. — 20. BR ^ P ^ki LS IJ C c ^ ( . — 
21. BLS %_p>C Lj.*». — 22. BCh LiJU. — 23. BPCh k~. — 24. BR "iljsJj. — 25. C 
^ic.Oij^GJllJj «- U,. — 26. P.jsül. — 27. P jü-lUI BLS J-iüJt et infra. 



ä regner et ä gouverner les affaires; mais ce fut Basile, qui s'occupa seul du 
goovernemeat de l'empire, etanl plus äge que son fröre Constautin; il avait 
alors dix-huit ans. Basile, qui s'appuyait dans le gonveiiiement sür le para- 
kimomene, rappela sa mere Theophano de l'exil au palais el envoya loa 
troupes sous le commandement de Michel Bourtzes pour faire la guerre contre 
les terres de llslain. Apres avoir fait une ineursion a Tripoli (Tharaboulos) 
et s'etre empare dun grand butin, il retourna a Antioche, oii il rassembla les 
troupes pour la seconde expedition. 

L'empereur Basile avait dejä nomme Bardas Sklöros gouverneur de 
liiilhn-IIanzitli et d'al-Khalidiyat. Arrive dans ces enlroils, il envahit par 
surprise Malatbiyah (Möliteae) et apres avoir saisi Le basilikos, qui s'y trou- 
vait, lui enleva l'argent, qu'il trouva ebez lui, du poids de si\ quintaux; puis 
il sc revolta et se proclama empereur. Uu grand noinbre de Grecs, d'ArmÖ- 
niens et de Musulmans sc rasseinblerent autour de lui, et il s'empara de ce 
pays tout entier. L'empereur cerivit alors a Michel Bourtzes ä Antioche pour 
qu'il se mit eu campagne et rejoiguit le patrice Ibn-al-Malai'ai, qui etait alors 



[165] DK YA1IYA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE. 373 

j,\ jUj 4 U- f -j.^ 3 j^-^; ' J iULLLs 1 (J -jj>LLJl »LH! ^-^-v^ Jlj -^y. _>*3 
•üc J> 3 8 jJUJ1 7 to5l j <J — j ^Jl ^-Jj 6 JiU!l. 5 <^ Jl ^5U1 
<cl ^jh=- as ^^Ji jlfy (j-^kwo-U <öj 4~* 9 jL*j j^Vl "Co <f-_^j (j-jj^UJl 

^Xirj <OJ M L. J\ c^- ^ tr-O**- 5 ! ^ ^ 6- Y'^-5 10 *« JI * B . ^^4 ~r^ 
5 ^1 *J ^j L. yg^l 12 j»! Ji^li j^kll ^ jJUUl J <iÄ»M ,JLä «J1 

*" 0^> ^eT?^ Ot' "^'3 14 JiLäl1 4 Jl »^L« ,j-jj5UJl jl-j * 1:! jU 3 «bf. 103- 

^j-^Sa— a-L. 4*äS iJaL Juki J^ 4)1 -*-j£ ^5*— '„ (J^^i J*^-* j^r 1 l/'J-'^*^' 

Jl 2I J~j Lüj l^b 2 ^jJLo ^j^ I8 f ^ -J CMi -u, juüij 17 <ilkl Jl söiib 



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s 
»♦* 1! [i. i". 



1. BLSCh y-jijilsJl R (^j^~- M et postea. - 2. PLS »U&ä Ch »UrJli. - 3. P 
,U^ BLS ,U^F"\ — 4. PB L.--V-' S US«- 8 - — 5. P AJU. — 0. P .siLsH, LS 
JjlsJli. — 7. Ch-iSL». — 8. BLS om. — 9. P add. J-! (? Cf. R p. 86). — 10. Sic R; P 
iiW' BLS ii.U-\ Ch äiLJ. — 11. BLS om. — 12. PR ^. — 13. BLSCh om. — 14. BCh 
, S .iLOl LS ^-oL<51. — 15. CCh ajoute JLJblJI ..'j! jj a^s-?. Js ^ si^U. — 16. CL 
Juj. — 17. LS y-y-^. — 18- Ch loU. — 19. Sic PR; BLS om. C Lr ys£ — 20. LS 
jJLk Ch UlL-... - 21. R SLy; — 22. LS IfcJI. - 23. BChLS JÜj. 



gouverneur de Tarse, pour aller ä la rencontre de Skieros. Ils le rencon- 
trerent ä Djeihan, mais (Skieros) les mit tous les deux en fuite; apres quoi 
Ibn-al-Malaini s'en alla dans sa maison en Cappadoce, et Bourtzes se fortitia 
dans une des places fortes de sa pro vi nee des Anatoliques. S'en etant 
approche, Skieros Ten fit sortir apres lui avoir promis l'aman. Celui-ci 
embrassa alors sa cause, et (Skieros) le crea magistros. Puis Bourtzes, apres 
avoir laisse son fds aine comme lieutenant ä Antioclie, lui envoya un niessage 
secret, avant d'etre devenu le prisonuier de Skieros, pour lui ordonner de le 
rejoindre et de remettre la ville au basilikos, Kouleib le patrice. Le fds de 
Bourtzes fit ce que lui ordonnait son pere et partit (pour le rejoindre). Skieros 
partit alors avec son armee pour la province de Cappadoce et se dirigea 
contre Ibn-al-Malaini. Aupres de Skieros il y avait un cheik devenu chretien; 
c'etait un patrice qui s'appelait 'Oubeidallali, des babitants de Malathiyah. 
Skieros le crea magistros et Tenvoya ä Antioche; avec lui il envoya un de 
ses serviteurs (ghoulam), l'eunuque R.n.t.tich, en qualite de basilikos (gou- 
verneur) de cette ville. A leur arrivee ä Antioche Kouleib leur rendit la ville 
et alors Antioche, * ses conutis et tous les pays d'Orient furent soutnis ä ►chp.148. 



374 I1IST01RE. [166] 

Jl ÖJuJI »Lj^j J>J^\ «r^-^! j-Jä-f^ "^ -^-rf Jr"i L /3- , ^~^ JLr^ 

tfJJI G f *liJl e$3Ü>VL djj^l 5 jyJUjtl>-VI 4 J S >; dUJ! Jj-L ajM 
'Pf. 36^. n^i^3 ^sMJ] ^yj JJ%Ji j,\ ' ^ 10 ^>.1>VI Jiij ?JiUI J 

t>1 ÖJ^ j! 15 <j"£iM o"-bj ^"^ <-^r^ "^ tT-V^Ju j»Vl jJU-T lllj 

1. BLS , j ; Ü£JJ R ^,^-JJ et semper. — 2. B y ~^ y — 3. B (JjjUlj CCh 
jyLjftj SL ^Olx3L — 4. CCh yyk». — 5. BCh £ ... PK — 6. BCh om. 

— 7. CCh add. ^ilf. — 8. BLS ^^ P J&& et semper. — 9. BCh jJj^LCJt 
LS -C>L<M. - 10. Ch add. ä-ALi! j» X ^JJI. - 11. BChLS Jic,. - 12. R 

LK. — 13. Ch tj^fl. — 14. C »JOb B'lfeJI, — 15. BLSCh ^«yul ^r^. — 16. C 
^j üj^,. _ 17. BLSCh ,^-S^w.ji. — 18. BCh J-o. LS U^. — 19. PR om Lili)!. 

— 20. BLSCh om. dep.". 



Skieros. Puis le magistros 'Oubeidallah envoya le patrice Rouleib et les 
notables de la rille aupres de Skleros en Cappadoce. 

L'empereur Basile detacha le patrice stratopedarque, appele al-Athrabazi 
l'eunuque, qui s'elait empare d'Antioche, avec une grande armee et lui 
ordonna de rejoindre al-Mala'ini et de combattre Skleros. S'etant rcncontrös 
cu Cappadoce, al-Athrabazi fut tue, et Ibn-al-Malai'ui mis en deroute; apres 
quoi Skleros devint puissant et son influence considerable. II envoya ä Mala- 
thiyah Rouleib en qualite de basilikos (gouverneur) de cette ville et lit 
retourner ä Antioclie les notables de ses habitants, qui etaient sortis aupres 
de lui. 

Lorsquc la Situation de Skleros eut acquis celte irnportance, L'empereur 
Basile traita avec beaueoup de faveur Bardas Phocas, lils de Leon, freie de 
l'empereur Nicephore : il le lit venir de File, oü il avait ete exile pendant 
sepl aus, et l'ayant fait domesticos des scholes, c'est-ä-dire chef de ses 
armees, il lui donna des troupes et l'envoya faire La guerre contre Skleros; 
c'ctait en la secondc annee de la revolle. Bardas Phocas sortit contre Skleros, 



[167] DE YAI1YA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE. 375 

c- S-ui!l iji ^» jjAi- y^ *UjVI ^y_ ^lüJl (j-^ fj^li UUj. <j Läjülj 

-nP i5^~ trir 1 . ^"J ^^HTj ür~J ^r" 

JLb yt>3 jLi ^äJI j j~* ^-d; -dl J—jlj ö-:.k:la.,.i11 Jl ^a^_,_ olkl 

4j«— j ' r JjUj i all 4_1~ jll ' \x "^^ijdlj j«ul fj~' (3 '— J ^ Cfy^r 9 ■ J 

J 18 ^lj (J ^, 4^L J 17 jJL, dUJl JL-L Jl 16 ll^ l_^5C jl J^ 
a> °>*ä 11 ,3' t^is- k_x£wl ^y^jlc-l ^U- IJjij f^J* *AjL^-ä-l ,*Jj <ifrL*»- ^jllxJl 

..jL^H. (j^i^J tiüi Jl *j>ls>-l» 20 Sj^5-Ujl »L-Vl <i«~>- Jl *^-l \jiJsi jl (JUj 

1. BPLS UU- Ch ULj. — ■>. B Ä*^l. -- 3. LSCh ^iUjj. — 4. BLSCh U^.j. — 
5. B Uk. — 6. BLSCh ^j^jo P ^..^IS et infra. — 7. BLSCh ^ff.jU- — 8. BPLS 
^.U-C-. — 9. CCh ajoutent »$i. — 10. B om. dep.*. CCh ajoutent ,-U-Cwb.U. — 11. C 
«Uj. — 12. BCSCh om. quatre mots. — 13. BLSCh ,y~*Ä> S ajoute <s^-=. — 14. C 
^<y i^L. — 15. P Jü^U. — 16. BCh om. — 17. P ^vjLo. — 18. R l^*-.. — 19. BPLSR 
iyi-Jl. — 20. BLSCh om. 



et ils se battirent ä Banqaliya (Pankalia) ' . Bardas Phocas fut mis en deroute 
le mercredi dixieme jour du mois de zou-1-qadah de l'an 367 2 , et des deux 
cötes un grand nombre perirent. 

Au debut de la revolte de Skieros l'empereur Basile 3 avait envoye aupres 
de Theodore, patriarche d'Antioche, pour l'appeler ä Constantinople et lui 
avait depeche un chaland (navire), pour qu'il püt prendre la route de mer. 
Bien que malade, il partit, mais arrive ä Tarse il mourut le vingt-huitieme 
jour du mois d'ayar de l'an 1287 4 . II y avait ä Alep un eveque, qui s'appelait 
Agapius. Apres la mort du patriarche Theodore, les habitants d'Antioche 
envoyerent (ä l'empereur) pour demander un patriarche qui serait ä leur 
tete et administrerait leurs affaires. Ils se deciderent d'ecrire une lettre ä 
l'empereur Basile pour le prier de leur donner un patriarche; apres avoir 
desigue dans cette lettre un grand nombre de ceux, sur lesquels leur choix 
ctait tombe, ils chargerent Agapius, eveque d'Alep, de la transmettre. Celui-ci 
les pria de faire ajouter son nom sur la liste des noms mentionnes, et ils 
accederent a sa detnande. II alla alors avec la lettre aupres de l'empereur : 

1. V. Rosen, 93. — 2. 19 juin 978. — 3. Ici ä la traduction de Rosen s'ajoute la tra- 
duction russe de Mednikov, I, 349-351. — 4. 28 mai 976. 



376 HISTOIRE. [168] 

WY^j -CilL j^^GuJj IjUI JU-. L>^j ö-uJI JU- <J1 ^Ij dlUI S^-k^ Jl 

•Clip. 149. -CfcÜa 1c Li*] '-**-*'_} ^*j?-** '-irLr 3 ' 4 -- ) - i ~''-^ jj-^ 1 j^ ^«' ^" - äi , j\ 5^=Jl j\ •uAc-lj 

»Pf. 37. 9 <v) SjftjJI 8 kUlj 7 ^jMLJ! r l 6 a|jlj CtlL Jl * ^-Ja-j-LJI 4)1 5 A-fc <JLlJj 

*Sp.ll4. *J "'^i *Tij a."U>- ä-X* * i^Üal j «cYj j tyL <Ä 4 ,y^3 *-^ jL»>-VI *-i 
►Bf. 104'. jj L^ j ? t J U iJ 1 Ul «J jv-^j l7 ,_J.»- > ä.2~.l * (.rjr!^ ^ < -'^:. ^ r^*^ 

1. BLSCh om. P ifiyj. — 2. S >-y>;. — 3. P i*£. — 4. P SSUj!. — 5. S -y>. — 
6. P oJjlj. — 7. BLS ^jj.ilsJl PR ^.üäJl. — 8. P soJ.. — 9. BLSCh om. - 
10. L j^H. — 11- BLSCh jLU sjX-Ul. —12. S J^c. — 13. C UUä. — 14. CCh »Jjo_.. 
— 15. CCh ^L-a^lj. — 16. C *Jo. — 17. BLSCh wiä-J^I. — 18. BLSCIi J\>. — 19. P 
om. — 20. BLSR add. J,t. 

il porta ä sa coanaissance l'etat de la ville et la diposition des esprits de ses 
liabitants, qui lui obeissaient et Lui etaieut completement devoues; il lui fit 
♦Chp.i49. comprendre que la raison exigeait d'avoir dans la ville un patriarche * pour 
l'administrer et raffermir les liabitants dans l'obeissanee envers l'eaipereur. 
Celui-ci le remercia de son zele et approuva sa maniere d'agir. Puis Agapius 
l'assura qu'apres son retour ä Antiocbe il determinerait le magistre Oubei- 
dallab ä lui obeir et qu'apres avoir supprime le nom de Skieros il restituerait 
la mention du nom de l'empereur (ä I'öglise). L'empereur döcida avec lui que, 
s'il nienait a bonne fin ce qu'il lui avait proinis, il serait patriarche d'Antioelie. 
Puis l'empereur Basile envoya par son intermediaire a 'Oubeidallab une 
lettre ecrite entierement de sa propre main oü pour le faire pencber de son 
tute, il lui promettait des faveurs, l'assurait qu'il le confirmerait ä vie dans 
le poste de gouverneur d'Antioelie et qu'il ferait tout ce qu'il lui aurait dit 
au nom d'Agapius, eveque d'Alcp. Kuhn il prescrivit a (Oubeidallab) de le 
nommer patriarche d'Antioelie, lorsque serait l'ait ce sur quoi ils 6taient 
d'aeeord. Agapius deguise en imiine partit et arriva aux environs d'Antioelie. 
Apres avoir perce la couverture d'un livre sacre qu'il portait sur lui, il y 
caclia la lettre de rempereur et eolla sur eile une feuille du manuserit, de 
sorle que la lettre l'ut dissimulöe. A son arrivee dans la ville oii le fouilla, 



[169] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 377 

l,Jl u '_^~= V^'^ ( -^*N J~-U ^^ jJ 15 jl ^jj>ÜJ1 (j-ijj ^i^t j^-j 
Ia^aIU ,j 5^5 *fJ oio (^^j dl^ Js^b rn'-'^'J (^V 3 ^' ^„-^ ,J1 J^i—Ol 

1. Ch **i>U. — 2. S Jlju. — 3. S Uj. — 4. C add. »LLelj. — 5. R aLSj. — 
6. BLS ^jüüJ! PR ^jüä-J! et infra. — 7. B ^^>^>. — 8. CCh ^jt^y — 9. CCh 
om.— 10. CChjä.^1. — 11. CRCh Ä>u-ij. — 12. B om. dep.*. CCh ajoutent jjjSDti. — 
13. CCh om. — 14. B om. six mots. — 15. S ii\. — 16. Ch^_. — 17. PR ^. — 18. LS 
ilaij. — 19. S ^SjejJI. — 20. LSCh ^j-Jailj. — 21. P JjJ! c h jayisr" >-^^ ^ 
C *_--=>. ^1 j-oJ!. — 22. P -bjl BLS £^1. 



mais on ne trouva rien de suspect sur lui. Puis il vit seeretement Oubei- 
dallah et apres avoir decide l'affaire avec lui conformement ä ce pourquoi il 
etait arrive, lui remit la lettre imperiale. (Oubeidallah) la baisa, proclama 
(Basile) empereur et apres avoir supprime le nom de Skieros, installa Agapius 
patriarche d'Antiocbe le dimanche vingt-deuxieme jour du mois de kanoun II 
de l'an 1287", la seconde annee du regne de Basile et Constantin, qui est 
Tan 367 de l'hegire 2 . 

Lorsque Bardas Skieros apprit que Basile avait ete proclame empereur ä 
Antioche, il y envoya Ibn-Bahram pour amener ses habitants de son cöte et 
le proclamer de nouveau empereur. Comme les habitants d'Antioche lui refu- 
saient l'entree de la ville, il les assiegea et apres les avoir combattus enleva 
leur betail et leurs chevaux, qui etaient en grand nombre aux environs; puis 
il partit. 

Mahfouzh-ibn-Habib-ibn-al-Baghil embrassa le parti de Skieros et s'etant 
empare de la forteresse d'Artah 3 se dirigea vers Antioche ä la tete des troupes 

1 22 janvier 976. Quelques manuscrits donnent l'an 1289 = 978, qui est juste. 
V. Rosen, 95-96. — 2. 19 aoüt 977-8 aoüt 978. — 3. V. Ronen, 122. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. • 25 



378 HISTOIRE. [170] 

• s P . ii5. j J.JUI ^jVi 4 >j diu ju, tu* ji aUj Ju. ji 3 j^ji ,>.! {•>!? * 

*Pf.37'. ^x^ ^. Jb.j J\ {yjMl. ft*~^- * ^^5 UykUi jj ÖaJI Ji-ta <JJi 5 ^lLjl 

* Chp.liO. *■■■" ■ OjÜ <« +tf\ fcj^-l&U 4-Afr Jl Ajm O-Ujl (J-fcl jlS jl 4jUc-sIj 4jLdi. jjt* 

Ij^li i^-s »_i-JI J-lj ^yjVI ljArly ö-uJI JaI *J\ n^s>-\s j^jVl *UU rj'-j 

11 ,i . . 10 1 .., 

Jl <, ^^ L Jle 15 j*iJi]l J <*J 14 *^> *L* J»l Jl 13 r lUl I2 <vJL» Ct£ 
dl iiUVl ^j <-^J. * ''jjj ^j>_ ^^ ^ ä* v*'-* -H. c^ S" 16 ioiJlj 

1. LS -_fiJL)!j. — 2. BS J-s. — 3. P s. p. — 4. S ,bl jp — 5. BLSCh LSUil». — 
6. BLSCh J- : o-sw. — 7. P IjöjJ. — 8. BLS Jus. — 9. PR LSUTill. — 10. BLSCh 
J_jj*_. — 11. BLSCh *$>->-;>. Tout ce qui suit, est omis dans B jusque c ^^-" bU» 

— 12. CCh aJUj. — 13. CCh sXdl 4J. — 14. P ^. — 15. CCh ^rfoJI LS U~'jJ!. 

— 16. P lütj. — 17. LS jjSj. 



recrutees parmi les Armeniens et les gens Je toute espece. Le magistre 
'Oubeidallah sortit alors (ä sa rencontre) et le battit. Ibn-al-Baghil s'enfuit 
ä Alep, 011 il se soumit de nouveau ä l'obeissance de l'emperenr Basile. Les 
Armeniens, qui habitaient Antioche, fomenterent une revolte dans la ville et 
ses alentours; ils obeissaient tous ä l'un d'entre eux qui.s'appelait Samuel. 
11s attaquerent soudain 'Oubeidallah dans son palais pour le tuer. 'Otihei- 
dallah s'informa alors aupres de ses serviteurs et de ses partisans, si la 
■ ci.p. 150. population de la ville tenait pour * ou contre lui; (les habitants) lui repon- 
dirent qu'ils tenaient pour lui. Encourage (par cette declaration) il sortit ä la 
rencontre des Armeniens. Les habitants de la ville s'etant rennis autour de 
lui, battirent les Armeniens et en massacrerent un grand nombre. Apres quoi 
(les Armeniens) furent mis en deroute, et Samuel s'enfuit loin d'eux 1 . 

Lorsque le patriarclie Agapius se sentit affermi sur son trnne, il cerivit 
ä Anba Elie, patriarclie d'Alexandrie, une lettre pour lui demander d'or- 
donncr aux habitants de son diocese que son 110111 füt, selon l'usagc, inscrit 
sur les diptvques. II la lui envova par l'intermcMiairc d'un de ses moines 
nomme Jean apres avoir Joint ä celte (lettre) sa profession de foi, profession 

1. lei linit la traduetion de Mednikov. 



[171] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 379 

^CLa- -dl >_^J *oO ^Ifc LÜ LI (wiijj ,? i£Jl **Utdl ^j\s**>\ l^k J^Ljl Jl 

7 -J!>- Lo ^J%- dl (^Xuj 6 jä. J L. 5 4*j jo jl <.lj ^J^°s *k*& *~L- ^^j 

Jl %^ Asd V Ajlj * -'öjCjkJI ^Jl ÖLLi-VI ^y <&Li {j* 8 (j-^.UI J JvlUlj * R p *1. 
i.1 Trjjr ^ ''JUc fcX* üÄa ai)U- »iJlS I0 lil <u-wl «jjj c^^Ja>_) c-lj SjU-l 
^y> Jls jt— — Jl l'-C jlj 'Ia^ jjj'j ^p-jj ipb ^jS j\ IjT-vJIj i.i-1^ lp^.r *_■* 

ly ~^r^. 10 jj^si3B * »^. Cojd* JS ^Jl 15 l T > 14 <Lw~£j <&JMJI jjLii» JL. ^U Ü^. 
i9 L.lkJ i.jY ^» ^dl ^ilyJlj r _^JI JL. ^k fcj l/lj U^ä Jl 18 jjl-. V 3 



add. 



1. CCh add. I^j. — 2. S SiU^U. — 3. CCh L-.\aJl *>\sA ^-Jl. — 4. CCh 
Ais. — 5. CCli Jji Ji. — 6. PR j.^-'- 5 .. — 7. CCh Ja.!. — 8. CCh add. jjs> ^ U. — 
9. CCh ^ >r k-M. — 10. CCh il. — 11. CCh JL.. — 12. CCh .la^u. — 13. CCh jL,. - 
14. S L^£>j. — 15. CCh add. ,». S om. — 16. CCh , Jäü^.. — 17. LS l^^jy ki.sr>. 
— 18. LS ^Jjoü. — 19. CCh Lylki S LvJiU. 



que tout nouveau patriarche etait tenu d'ecrire selon Pusage au moment 
de sa nomination, afin que Ton süt qu'il confessait fermement la religion, 
que les Peres des six conciles avaient etablie. Anba Elie ayant lu sa lettre 
lui repondit en desapprouvant sa maniere d'agir et en proclamant que sa 
facon de penser etait irreguliere, parce que sa maniere d'agir n'ötait pas 
licite, mais etait contraire ä ce que la loi permet et autorise au point de 
vue de son passage de Pepiscopat au patriarcat; qu'ä la fin il refusait de 
le reconnaitre pour prelat et patriarche et de faire inscrire son nom [sur 
les diptyques], parce que, selon lui, la cause d'(Agapius) etait la cause de 
celui, qui, apres avoir epouse une fille, l'abandonnerait plus tard pour 
epouser sa mere, ou qui de celui, qui, apres avoir repudie une femme en 
epouserait une autre. Car Notre-Seigneur le Sauveur a dit : « Celui qui 
repudie sa femme, lui fait commettre un adultere et celui qui epouse une 
(femme) repudiee, commet lui-meme un adultere. » Les degres du sacer- 
doce ont ete constitues ä Pinstar de la hierarchie des anges et leur res- 
semblent : chaque ordre d'anges garde sa place et ne passe pas ä une 
autre; ou egalement ä Pinstar des etoiles et des planetes qui restent dans 
leur rang et ä leurs places, sans passer d'une place ä une autre. [Gomme 
«onclusion] il exigea que les habitants de la ville lui presentassent un memoire 



380 IIISTOIRE. [172] 

*pf. 38. JäDI ürjl J ^jUI *UjüJI j djLiJI ^aILJI J^J\ * ^Vl 1^1 ^.l^ 

J fclfi^lJ f-lj Ji JLi) <iUJ} ^jLä ÜVI JsAA ^ic 0>jJ JLolj ,_**iJl 10 ÜÄA ^Jfr 

AÜ>J Cu kLIaJj' n^sy> (Jk> 



'Ch 



11. 



1. CCh LSUit SüJi. — 2. CCh add. *J. — 3. CCh om. dep.*. — 4. CCh add. 

^jjfJjjiaJt. — 5. P wo>-^. — 6. CCh ajoute ^c Lilki! v _«C>JaJ , r^Lii « '!>=- -Jj 

WjOJlSTJ^I ^jjijL LR — 7. CCh ii^i^I. — 8. CCh ajoute ,ji>. — 9. CLSCh ^J 3 \.. 
— 10. CLSCh IJJ». — 11. CCh a-£.. 



certille par les signatures du clerge et des notables oü serait expose le fonii 
de l'afl'aire et corament on s'etait entendu sur [l'election d'Agapius]. 

La reponse arrivee ä Agapius, celui-ci y repondit par une lettre, dont 
voici le texte : 

« Au nora de Dieu dement, misericordieux! 

« Ma lettre, 6 pere spirituel et sacre, associe par le sacerdoce et la dignitc, 
uni en esprit de la part du siege apostolique (Antioche) de la ville de Dieu, 
heureuse gräce a la gloire de son nom et gardee par son disciple et son 
premier apötre, le samedi septieme jour du mois de kanoun I, ' (te fait 
savoir) la prospörite des saintes eglises de Dieu et de leurs enfants qui me 
sont confies et apres cux ma propre sante. Louange ä Dieu de ce qu'll a 
' chp.isi. accorde * et confie! Nous l'implorons afin qu'll etende son voile sur cette 
liihu et qu'll comble de gräces et le peuple dont ont soin moi, toi, ainsi 
que tout autrc pasteur, mis par lui ä chaque place par sa benediction et 
sa protection. 

1. 7 decembre 978. V. Hosen. 124. 



[173] DE YAHYA-1BN-SA1D D'AXTIOCHE. 381 

oJj-C-l Lj *lX^k~i jLi-L >1jJ >— 'J 4»U,"...,.> U.. U_lfr C-iaa-lj cLLwAS ^Jl L'.".)>» — o /j-« 

A93 JUl>Y U »Jusj C-L-. V Lo ^-IäXs-VIj ^5vl« ^c. jl£)'1j e-^s-U ^J. «sj ^U 
jo ^Jy-J (_$ilÄJ \j dhSjLlÄj ojLJi (_£jlilj (^l-Ci /«-^j-» oi^fr ^1 (^»"i. <1)^ 

1. CCh Jüij. — 2. CCh om. — 3. LS Ji ^j LUJj. — 4. PR aJUxiö CCh iUi^j. 
— 5. S wläl CCh ^ULJ^I. — G. PS ^X.U. — 7. CCh J U=. — 8. CCh U=r^. —9. PCCh 
U — 10. PR dL=Aj LS c-Uxj. — 11. CCh om. — 12. S >^XJI ,.,l£ — 13. LS AC' P 
oICj CCh .1 ilio ^ — 14. LS .i*ä. — 15. CCh O^ ^!. — 16. RCCh J^'. — 
17. PS *U. — 18. CCh ^e. — 19." R L,^ CCh ^^ S jy j>. — 20. CCh sü^j. 



« Ta lettre, ö pere spirituel et sacre, est arrivee par I'intermediaire d'Anba 
Jean, le moine, envoye de la part de notre indigence ä ta saintete. Ayant 
appris ce quelle renfermait, je me suis rejoui des nouvelles de ta sante et 
de ce que j'en ai pu conclure au sujet de la prosperite des tiens. Ensuite 
j'ai reflechi longtemps sur la (lettre) : mon esprit a perdu sa lucidite, ma 
raison s'est troublee et mes pensees se sont agitees lorsque en considerant 
ce que tu m'ecrivais et que j'etais interdit par suite des termes dans lesquels 
tu m'avais repondu. Je ne comprends pas quelle raison t'a fait rejeter ce 
qui n'est pas ä rejeter, desapprouver ce qui ne merite pas de bläme, alleguer 
des preuves illicites et faire ce qui ne convient pas. Si tu avais compris 
l'importance de ce que j'avais cömmence (le premier les relations avec toi), 
que j'avais desire l'union benie avec toi, que j'avais envoye aupres de toi 
mon messager juste au temps oü les oiseaux volent ä peine, avec grandes 
difficultes, de notre pays jusqu'au tien, sans parier des lettres et des 
messagers, tu n'aurais pas ecrit ce que tu as ecrit, sans t'etre convaincu 
que tu avais incontestablement raison, que tu en avais des preuves irrefu- 
tables, [que tu tenais] la verite infaillible et la doctrine, dont les partisans 
ne pourraient etre accuses ni de raisonnements contre la religion, ni de 
manque de savoir, ni d'idee precongue ni d'autres vices : [toutes choses], 
dont ta saintete est libre et eloignee. 



382 HISTOIRE. [174] 

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-Uäi ^>u J jlS jl j^A. jlS U lÄjj 4JjL*j c-L !l jjj Oj^JI dljlilj |_5 »öl 4-le- 

i^JJIj Äij^, ^i. 5 JU- Vj ÄJ_ 4 ,jiäJ Vj aJUl, .sLi Vj 3 ( ~ r _>ljl Lftl* 411 

»pf. 38'. jic aJ^cj Jic. a&LLTjV 8 au tj-^y -^J 4j£ - 7 <J^ J^ ^1 6 ^ i5^?- 

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IjJc- ^1 14 Uidl äljuII j ÄXJI *LAc Ai^pj ÄIjjJI Ljj iLkJj 13 («-V" *° <5^'- J 3 

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juJ VI *£ät pl dL;l r U tl V UI IJi* J j.'UjJ ^Vl $ 19 o^i ^JUIj l^Jl 

1. P o£o S J*e. — 2. P oXl*li. — 3. SCh J«-!,!. — 4. PRCCh (jaäi. — 
5. CCh £)U. — G. CCh j*. — 7. PR <JU. — 8. S ua. — 9. CCh vi^Uij. — 10. P ^äPi 
LS >_ üba. — 11. S ajoute JUi'. — 12. CCh n'a que ^1 dep. *. — 13. CCh %?&■ — 
14. CLRCh -JbJI. — 15. PR Jyü. — 16. R . j^ssi. — 17. CCh s^'. — 18. CCh 
^^saiyj. — 19. CCh <u\5"i. 



« Quant ä ce que tu dis, 6 pere spirituel, de ton chagrin k cause de 
mon affaire et de ton inquietude au sujet de ma cause et que tu prefererais 
mourir qu'entendre des choses pareilles, cela ne convient pas, parce qu'ici, 
Dieu soit loue, il n'y a eu ni he>esie, ni fausse doctrine, ni violation de la 
loi d'eglise, ni d'autre chose prejudiciable. Pour ce qui est arrivö, ma cause 
est trop petite et ma valeur est trop insignitiante, parce que ce (qui est 
arrivö), est plus haut que moi et trop lourd pour moi; cela est au-dessus de 
mes Forces et je suis presque indigne de ceci. En tout cas ce n'etait pas 
moi qui avait pris l'initiative, et cela ne s'est pas fait par nies efl'orts; 
mais cela a eut lieu par les arrets (de Dieu), dont je ne peux comprendre le 
mystcre et dont lc Createur seul connait la cause. C'est ce que mes collegues 
ont approuve, ce que mon troupeau a choisi ce que les chefs d'etat onl. 
signe et les savants religieux ont reconnu dans (notre) grande ville, oü Ton 
trouve l'appui et oü i'on puisc la lorce. Comment peut-on admcltre, qu'uu 
seul (homme) desapprouve ce sur quoi est tombee d'accord cette assemhlee 
et que ce pcuple a approuvd? Une cause pareille est bien connue chez nous 
et habituelle parmi nous depuis les temps anciens jusqu'ä nos jours. Quant 
ä ce que tu as dit, ö pere spirituel, sur ce sujet, je sais que tu l'as dit 



[175] DE YAHYA-IBN-SAID D'ANTIOCIIE. 383 

1,JLmw fr üäj iifc*L J 4 l^ frJ J\ :3 f -Ü3 2 dir^L JUI 'lOj, V 1 

i^JI <JUI *J~j Ul. jLjüI 7 ^j- J»l V ^ ^11 5 JI JS -V1 ^^j- J Irr^J 

^Ikl Jl v^U ^3 .JL. Jl I6 UjV fr Y^ o-j-r^. 15 ö-*?-jj ^Ikl J\ 

23 j^3j Ä_:^:W...a» Jl l^j ~*M^\ J\ fr*^ fr JiJ •*» ^o-r^ijl -^jj * ^> * r P . A. 
jV^l <£L=- 25 -^jj Ä,.;,.k;l^.,>,flll ^1 Ifiy 54 £-L._yL; ^Jl Oj^ t> <J* ■*» lTL^^' 
^Ijj £*J1 ',j-Ü y. ^-»Jl «.-O ^^L jU A» Iäa x->^ 26 Li1_^. J\ frly^ 

1. CCh IJl^. — 2. PLS ^»TiJJba CCh s^TjJL R^iOSrf. — 3. CCh add. v^sril. 

— 4. CCh diu. — 5. RCCh Jt**S). — 6. S om. — 7. CCh «*£br. —8. CCh JLö. 

— 9. P lUa^. — 10. CCh Ijuj. — 11. CLSCh ^»^u. — 12. LS ^olk-sl. — 
13. LS ^.xäl! CCh au lieu de ^^ — O-^jj donne fri^ ^ ^ J ' <-^^ 
»3j gXüJ^ yjjj>.j^ ^"IL-il. — 14. CLSCh c _,aüJI ^.O^jJI. — 15. CCh add. 
J-J.AÄ1I. — 16. PLSR j-*,^!. — 17. LSCCh ^-Jy-Jl. — 18. PLS BÜI. — 19. CCh 
add. u&jjij* fr>.^. — 20. CCh *-£ jjJjlä ^. - 21. S J\. — 22. CCh 
^jj^Siijl. —23. CRCh OJ^. — 24. CLSCh ajVjV- — 25. CRCh O^j.. — 
26. CLSCh w»!y. 



parce que dans ton diocese de telles choses n'existent pas depuis longtemps, 
qu-il n'y a pas dans ton pays (des faits) pareils et que peu de gens fönt 
et ont recours ä cela dans ta contree ä cause de l'etat, oü les habitants de 
ces provinces ont ete jetes et contre quoi nous implorons le secours de 
Dicu. Si tu t'occupes encore une fois d'examiner scKgneusement la cause, 
tu trouveras, qu'elle n'a pas ete commencee par nous * et qu'elle ne sera *Ch p.152. 
pas finie avec nous ; mais tu verras que le saint synode de Nicee a transfere 
le saint patriarche Eustathe d'Alep ä Antioche; tu trouveras que Meletius 
qui a siege au deuxieme concile de Constantinople a ete transfere de Larisse 
ä Alep et puis d'Alep ä Antioche, et (Gregoire) le Theologue, de son 
siege, au siege de (Constantinople); tu trouveras qu'Eudoxius a ete trans- 
fere de Mar ach ä Antioche et puis de lä ä Constantinople; tu trouveras 
qu'Eusebe a ete transfere de Beyrouth ä Nicomedie et de lä ä Constan- 
tinople; et tu en trouveras beaucoup d'autres qui ont ete transferes en 
diiferents endroits : tout ceci apres saint Pierre l'apötre, qui est le fonde- 
ment de l'eglise et la tete de la loi et qui apres avoir sejourne pendant 



384 HIST01RE. [170] 

U[j aJI «»-^ 5 JL~j} L; 4 i^-^>. Sj->i 3 ^ ^^ ^j» }Us itjSj j*. 45*^5 

il 6 «-iI{1 L OAp-JJ <JÜ, L J^jJI JV1 Ift) LU ^ AÜ a)J^ vÜJi jl£ 

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n ^Jb tL. y» ^J Iäa jl dUc « Li. V p-VI £jj l0 ^Jl JLi j Si 

Asti jl ^JÜs ^.j ÄJL-jJl OAäJI «-JI 13 ilail il^» LHj *Jjj^ 12 <9-l9- <Ül 

16 c~ä£>-1 ^1 g«»Jl; <* 15 jjiLLr jl 14 J^r->. ^r^» dh..**- d)jli.j <iL.As « 

^-jJ 7rj_^" i>*i -j-*^ ^ *: ■ *■ " *^* Cr ^-^ *-==- a : o^^ f^J ^=" CT^- 5 ^ 

jl jyw V a^Lj j9^ ^ aJ ji^j ^J Jy 20 sl ji<! dU^ ^Vl j>5C (J 

1. CCh 'ijU gXjJl. — 2. PLS jsLyj. — 3. CCh om. — 4. CCh ^■X&. — 5. CCh 
bU!j. — 6. PLSR »auil — 7. CCh J^j. — 8. CCh J..^'. — 9. CCh ^~Ä>". — 10. Ch 
or _CM (sie!). — 11. PR U-M CChy-x>. — 12. PR i^U. — 13. CCh iM. — 14. S 
viCJ jjU*. — 15. CCh ijia. — 10. P si-s^l CRCh ^==^1. — 17. P uJ,. - 
18. CLSCh ^^t. — 19. CCh ^.^U _ 20 - CCh '^': 



douze ans ä Antioche s'est ensuite transfere ä Rome. II te suflit d'un tel 

temoin, et quelques (noms) parmi ceux que nous avons mentionnes, sont 

tout ii fait suffisants comme im exemple, sur lequel on peut se guider, et 

comme un principe, sur lequel on peut s'appuyer. Si c'est ainsi, tu as appris 

de nous, ö pere spirituel, ce que tu as demande et tu as trouve ce que tu 

as desire, parce que tu as prie dans ta lettre de trouver pour cette cause 

un principe, sur lequel on pourrait s'appuyer et une voie qui te permettrait 

d'accepterla tradition 'et de rappeler (inon) nom; surlout, comme tu le 

sais, que dans cette (affäire) il n'y a pas de contrainte, mais on demande 

cela au nom de l'unite spirituelle des saintes cglises. Quant a celui qui 

demande de s'unir avec ta saintete et de s'associer a ton Service, il est 

inadmissible que tu t'ecartes de lui selon les argumenta que tu as allegues 

et qui sont faciles ä retuter, car l'argument ötablit la justice des autres 

(raisons). Par exemple la comparaison de cette cause avec celui qui, ayant 

epousö une lille, ensuite l'abandonnerait et epouserait sa mere : le sacerdoce 

divin est trop elevd pour elre compare avec le mariage humain. Si c'etait 

ainsi, apres la mort d'un eveque qui avait un frerc digue d'oecuper son 

1. C'est-ä-dirc « rinformation de la pari du nouveau palriarche ». 



[177] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 385 

j^Üs v*i <...... i i,-;Hj vlsj a» <ci-l Ä^-jj _ ^ > "J J _ j^ * r^ jy?i ^ <*^j^ J jc f t ;. 

jjuji ^yC J vlj a, \j± ji r> j-i Vj Uj.J 4 ^ l. jc .w>_ u^j. -ü-ij 51^.1 



7 u~*n 



jr-jjj" /j*J J*^ jl IjAlO- Aa.9 A^f-jj (3^ (3-* A! I) £C_~wJl -CLJI Jj» Uli 

*j^i>- Lü i^JI ~ 4-.M^ jl£ LJlj ^y^l 11 t y> 10 V^i. yC p^i j»ei *Ils A-öAk. 

J* 14 ,_A~a=>JI JliJlj ^iaUl *J=JI (j-^l; *-j-^ U.C 13 »fjjQ. a» 12 **ljls aJ ^Jpm 

fjUs- IjU, A» J~L>*V1 ji Jb-V ir \L>o diU*dlj * Äj^iJl iV-Jj" J^ 15 Ä^JU^JI »Chp.153. 

j^j »UJ IJL» j^ JL-L. 19 cJ-U dijJ^ jl£ jl ölK)L ^jjji Vi 18 J?-J 

lySy JÜ Jl jj-jJI ^ 21 U"I^J- ^U-JJ ^ ^1 A^JVI öj^JI 

1. C.Ch «syj, — 2. P ^1 S j."1 — 3. S JoJj. — 4. RCCh add. iJ. — 5. P J^l;. 

— 6. L jUä-t. — 7. CCh c r^> — 8. CCh ii'ly I. — 9. S Jj. — 10. P %y LS om. — 
11. CCh J.c — 12 P »»jli R ^iU. — 13. CCh n xU. — 14. S ^.is 1 !. — 15. LSCCh 
SJJsWI. — 16. CCh L^IbJ. — 17. CCh ^_,~=. — 18. CCh J^JU ^1. — 19. CCh uli. 

— 20. CLSCh v _ s ^J!. — 21. CLSCh ^iljaj. 

siege, il ne serait pas permis de le nommer ä sa place, de möme qu'il n'est 
pas permis au ffere d'epouser la femme de son frere apres sa mort. Puis 
la comparaison avec celui qui ayant repudie la femme en epouserait une 
autre, est egalement loin de ce dont nous nous occupons, et il ne con- 
viendrait pas de se servir d'uae pareille comparaison : dans ce cas-lä il 
ne serait pas permis ä une ville d'avoir plus de deux eveques, comme il 
n'est pas permis ä une femme de se marier plus de deux fois. 

Quant ä la parole du Seigneur le Christ : « Celui qui a repudie sa 
femme, lui a dejä fait commettre un adultere, et celui qui a epouse une 
(femme) divorcee, commet lui-meme un adultere ». (Cette parole) n'a pas 
ete dite pour le sacerdoce, mais eile s'adressait aux Juifs, lorsqu'ils furent 
venus aupres de Lui pour Le tenter. II leur a montre, combien leurs habitudes 
etaient eloignees de ce que la loi de caractere noble et de raison saine 
exigeait au point de vue du soin de la femme de chair * et de l'attachement *Chp.i53. 
fort pour eile, parce que, comme dit l'Ecriture Sainte, ces deux etres sont 
devenus un seul corps; puis il a decouvert leurs vices et les a forces ä 
dire, qu'il serait mieux dans ce cas-la pour un homtne de ne pas se marier 
du tout. Et comment cette sentence se rapporte-elle au sacerdoce divin 
qui a ses rangs montant des rangs inferieurs aux superieurs ? 



386 H1ST0IRE. [178] 

- jV"^* \r° <**b tS-2 iä-a^cT jä\ Ä5Cj>UI ' oL^ia si>U-j -Ol iÄ* A..,.t.r Uli 
5 jJUJI j<, jj Vlj iAUl 4 Jl> j Co_ V U_ fcj l.y U^c. Jl 3 jjXc> Vj 
C^J jf* jl ftl) Vj CiLr jj-u jl 8 jj»Lä J JU Vj 7 jjSL.ij. j-~. J 6 J»-L65Ü 
* p f. 39-. Jy L. Jl Jliij jl 9 t _ J x_£X5 Vj 

IaaJ Ji^ V \^\ r5 ^l^lüjü C.jV vilyCll H jlj r ^JL 1«-^ 10 Wi 

^jUl v_ij Ä_lL>i; ^ »l^»-l ,_5l^£3l jV (jJo V -»-*> Cä)l lÄyS XjJ- ^^ {Jsy. Jl 

aA«» -Cu jLjYI Uls 14 dU» ^c jiü»" V <e*J* Ju^-j a*^ja J l^i. Ij^Ij j£ 
jyC jl k l6 ^>% jj Jl J\ ^ Jl» Jl ju j. lr, ÜLU C£j*a. ül_^ 

J»^3 JäJ_L._ jl jU- lijb jj 17 >lfri yt U Jl O^J iJj-il y* L Jl aJÜJLj'I 

1^9 ^}i. «Li^iJI Ö-UJl J* yä». jU»-1 J. jpU-jJI ^jVI l£l <C~<JI L. UU 

1. CCh o 1 **^ J. — 2. LSCCh \^isoy. — 3. CCh »IjjuS. — 4. LS om. — 5. LSCCb 

jiUAj. — 6. LSCCh L-üo5M. — 7. LS ^jSbi^l CCh j/ta-J.I et infra. — 8. PLS 
om. — 9. CLSCh Lr ^JilJ. — 10. S Uh. — 11. CCh Ja. — 12. CCh l^lti. — 13. LS 
add.^l. — 14. S JU. — 15. CCh \Sjst* UtU. — 16. CCh jisä^tj. - 17. LSCCh J^t. 
— 18. CChom. 



Quant ä la comparaison de ces rangs aux ordres d'anges, oü chaque ordre 
garde sa place et ne passe pas vers l'autre, eile ne convient pas non plus 
au point de vue du deplacement : dans ce cas-lä, il ne serait pas permis au 
lecteur [anagnoste] de devenir sous-diacre, ni au sous-diaere de devenir 
diacre, ni au diacre de devenir pretre, ni au pretre d'etre transfere ä une 
dignite superieure. 

Quant ä leur comparaison aux etoiles qui sc tiennent ä leur rang et a 
leurs places, saus qu'aucune d'elles en change, cela est egalement loin et 
ne convient pas parce quo les etniles sont des corps saus raison, que lc 
Createur a mis chaeun ä sa place et dont il a fait la nature invariable. 
Quant ä l'liomme, II l'a cree creature raisonnable, qui passe d'un etat ä un 
ä un autre et d'une affaire ä une autre; et le plus convenable pour lui est 
de passer vers ce qui est plus noble et de se diriger vers ce qui est. plus 
haut. De ceci, ainsi que de cc que nous avons dit du deplacement, il rcsullc 
que celui-ci lui est permis, et les preuves en sont concluantes. 

Quant a ta demande, pere spirituel, que je te presente un acte signe" 
par les temoins de la ville illustre, oü serait expose la marebe de cette afTaire 



3 



[179] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 387 

J^ dJi jl£ jüJ dU L. J! v^ijJI lÄA j J?J& ja»" V_Jj »J* lll «A-iLi 
7 J y jyC jl 6 -x^ ijl,» 5 u^jl ^.^ij ^>3! 4 IJ^ t^l J>J^ sliJl li 

•ulc y *_L_ -ä«J «-»Uj" -U, Uli IAA L« jj oJ[s-Y \~Jl ' J^" J -~;= > J ^r*'' j*-*-i 

^Jj U,l£ öl; UaVji ^ 15 ^>«Jlj i*lj <^ JS J* y ^ijLiJlj 14 -^! 3 *Ji\ 

L. SLül Jl J V 17 £J^ V ^ 16 ^ U Vs J 1 ^ Vj 4^ Ys -^ ^ 
J\ iuvij aui 22 !^~ 21 ^^" 20l H^ ^ * ^ U* J£. 19 aU1,j c-JI- 
JV^Vl 26 jJIj 25 ^VI iSjJl M jJ Üj yi ^11, Ij <>LJ ^l^ü dlU JS. 

1. LS OjU. — 2. CChj=rf. — 3. CCh \~. — 4. CCh LL^ — 5. LSCCh ^JV 

— 6. PLSR Jj^.. — 7. PLS Jj!. — 8. CLSCh ^ß. — 9. CCh tzi». — 10. CCh 
add. LCUJ!. — 11. LS add. aSj. — 12. LSCCh ^^Lä!. — 13. CCh b~~^ c ^. 

— 14. CCh »JoJj. — 15. PR om.j LS add. Li. — 16. CLSCh JU. — 17. CCh 
^W. — 18. CCh om. --19. R LÜ>j. — 20. LS **-*.». — 21. PLS ^arf. — 
22. CLSCh ^j^". — 23. CCh om. — 24. CCh J^M LS J>»^t. — 25. LS L»b!J. 

— 26. CCh jJ^lj. 



et son approbation, ce n'est pas habituel et personne de mes predecesseurs 
ne l'a fait, de sorte que je puisse suivre son exemple. Si dans les circons- 
tances actuelles le chemin n'etait pas difiicile de notre cote, cela serait 
facile ä faire. 

Quant ä la presentation des signatures des pretres et des chefs de ce 
siege, au sujet de (leur) consentement, nous la considererions comme neces- 
saire, si 1'aiTaire n'avait pas ete completement llnie, et que des doutes 
eussent pu s'elever. Mais apres l'achevement de (l'affaire) et au bout d'un 
an? Tu sais que, si au debut, avant (mon) depart dans la ville, les signatures 
n'avaient pas ete assemblees, que l'accord et l'approbation n'eussent pas 
ete obtenus, cela n'eüt pas ete fait ou apres la terminaison de (l'affaire) il 
y aurait eu des troubles et la tranquillite n'aurait pas regne. Mais nous 
et notre eglise — gloire a üieu! — sommes unis; l'unaniinite y regne sous 
tous les rapports et l'amour parmi ses enfants est complet et parfait. II 
n'y a ici ni dcsaccord, ni isolement, ni dissidence, ni rien d'autre qui provoque 
le doute et qui puisse exiger de t'envoyer ce que tu as demande. Une teile 
demande est intempestive, inintelligible, et acceder a une chose pareille 
ce serait une decheance et une provocation aux doutes. N'est-il pas plus 



Rp. 



388 HIST01RE. [180] 

4L* '-Vls.ei.-Vlj Jlsü "*J L. r-ls^s^Vlj <uUl SjUI 1 ^ä> J L. (j-UJl p-at jl •uU-J^lj 

♦Pf. 40. c£LiJ\ J} y ** ,1» <&)Li.JU «uAiell iUo'l * A*T1j JS^Jl -Oy J ^.sJJI , Jl C- *s- Jlj 
"Chp.154. ^ ^ . . ' " ' " C-^-^ J 

^\ß dUj 4 L5 rl" jjUjJI : VVI l£l cijj jli-tJl iuJl J ^ Vj ^LJl ^ -ir^j 

cJjLjij L&ÄjL'Ij LL.ä! ^.Lä» /*^ SjjLJ <wa5'jj L&iliJV 4*^öJ1 a^jI U 13 c*syi **yu&$ 
^UjJ! ^Vl $ c-ij 8 b>Ü JAJ tl ^JUI r JI 7 ^b JJi J Jj, UjIju,L 
Vj cAfUjJ *jl; ^11 SiUI U J* 10 ^J 9 ^^ L. IJ^j x*. \J y i j J: 

•Uül »Li jl Ä-£jliJj öJU-jJI 18 S^-V1j SSjJI y^-\j> v ^ 

1. CLSCh <s?. — 2. CCh om. — 3. S ora. — 4. R <ob CCh add. J. — 5. PLS 
aw. — 6. P ^Jj»-^. — 7. LS y^XJj J.s. — 8. PS tj^ L »jss^. — 9. CCh O^. 
— 10. S u. — 11. CCh om. — 12. R IfrsJJJü": — 13. P ^V L ^V- — 14 - CCh 
Vä.. — 15. PS C^Ui-lj. — 16. CCh ^ J^t. — 17. R ^,C' L^j. — 18. P SjsOsItj 
R »Jss^l, S L^L. 



digne de l'amour divin et plus conforme aux conditions spirituelles que tu 
renonces ä une demande, qui n'est pas recue par l'usage, aux preuves iuutiles 
et aux arguments semblables, et que tu revienues ä ce qui est necessaire 
' Chp. 154. pour raffermir l'amour et completer * le service et le ministere eu comraun, 
afin que les doutes cessent, que les causes de la depravation disparaissent 
et que le schisme n'apparaissent pas daus leglise? Et toi, ö pere spirituel, 
tu accompliras ce devoir. 

J'avais dejä voulu t'envoyer la benediction, conformöment ä l'ordre et ä 
la coutume etablie, et eile n'a tarde qu'ä cause du long chemin et du temps 
defavorable. Mais j attends toujours Toccasion pour l'envoyer et je cherche 
un homme qui soit digue de l'apporter; alors je l'envcrrai et aerai beui de 
l'avoir euvoyee parce que j'agirai ainsi selou la coutume : du retard [de celte 
benediction] je suis trouble. A Tarrivee de la benediction toi, ö pere spirituel, 
apres l'avoir regue tu feras conformement aux coutumes, qui sont adoplees 
daus les affaires spirituelles; le retard de (la benediction) n'en diminue 
pas la portee, et eile n'obtiendiail pas plus de valeur, si eile etait parvenue 
(plus vite). (En meme temps) tu ine rejouiras par une prompte lettre qui 
renfermera les nouvelles joyeuses du bon etat de toi-meme et des lims, ainsi 
que tes besoins et tes pröoecupations, afin que je puisse satisfaire au devoir 
de l'amour, de l'union spirituelle et du ministere en common, si Dieu le veut. 



[181] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 389 

C_SO) \—Syj QasU» dJ-Cfrj \1\*a jjiC p-^-JI f'J—' ll*Vlj Llij {'%- 

jLk«j ^j-i <j "UjjLäJ ^LiJI ^Jl ^ä» ^y, _y>jf- ^j-* Jris^ 0^*^ ^ 
4 ~^~' JjVl i£^L»- (j k>r* *^ u lr'\ ij\ Jj-^- ö* -rt>f ( Ä f*'-'J i.*r--^ >^^5 

fJt * U.J1 Ji-jj 'L^VI ^ jk^äJl "p-^VI 13 l9ijj ^üLULj ^JLj S- 
Itf oL«j SjUVI j!-k JjJ_) 1ö ÖJ1 J* < ^>-j J* v^^iL DJ jLs. jJLTV Jo-Vl 

1. PR UsL. — 2. CCh bjLi^j L Iju4*,. — 3. CCh add. .1,1 Ji' J,'_,. — 4. CCh 
add. ^!. —.5. CCh U,. — 6. CCh Lj"^ S U! J.I. — 7. CCh om. _.. — 8. BLS 
^jSä et infra. — 9. C add. J. — 10. BCh om. dep.\ — 11. C J,,^!. — 12. Ch om. 
dep.*. — 13. CCh Jljj. — 14. PS *~Si\ BCCh JuTl\. — 15. CCh om. dep.*. — 
16. CCh om. dep.*. — 17. S -=^l. — 18. P üä~=. 



Que la paix de Notre-Seigneur et de notre Dieu Jesus-Christ soit avec 
toi et en toi, (la paix) qui garde, preserve, recompense et fortifie, maintenant 
et dans les siecle des siecles ! 

Cette lettre etant parvenue ä Anba Elie, patriarche d'Alexandrie, il la 
regut et rappela le nom d'(Agapius dans les diptyques) '. 

Quant au Türe 2 Alftekin, Djaouhar alla de l'Egypte en Syrie pour lui 
faire la guerre au mois de ramadhan de Tan 365', et arriva ä Damas au 
commencement du mois de zou-1-hidjah de cette meme annee 4 . Apres de 
nombreux combats entre eux, Djaouhar fut mis en fuite et retourna de 
Damas ä Ramiah au mois de djoumada I de l'an 366 5 . Le Qarmathe al-A'gam 
arrive d'al-Ahsa entra ä Ramiah le dimanche dix-huitieme jour du mois de 
redjeb de la meme annee 6 et descendit dans le palais du gouvernement, oü 
il mourat le vingt-troisieme jour du meme mois 7 . Sur ces entrefaites Djaouhar 
s'etait refugie ä Ascalon, ou il se fortifia. Arrive ä Ramiah, Alftekin se 
dirigea vers Ascalon contre Djaouhar. Une bataille eut lieu entre eux, oü un 

1. Ici finit la traduetion de Rosen. — 2. Ici commence la traduetion russe de Medni- 
ko<; 1, 352-354. — 3. 3 mai-1 juin 976. — 4. 31 juillet-29 aoüt 976. — 5. 26 decembre 
976-24 janvier 977. — 6. 11-12 mars 977. — 7. 17 mars 977. 



* P f. 40' 



390 HISTOIRE. [182] 

j*>yd \j*e\3** lyA&~c ^£. (J-^JI fl»lj ^.'S 3^~ Cxh/^ Cf L ^J ^J" 

»Sp. 116. 7 jl ^1 j»jlo JjL^H JjaS/J (♦tVr" tJ^M-J f^La'l 6 JrLr" !>^-" *-L^ 

ö>^. ü!j ij^W ^« ^1 Sji- J* j^5C jl ^k j^JLj JUJ'i jjäTj villi ^Jl ^U-l 

"Chp.155. u \Sa j f l£j 10 ^JJI jl ' ^j 9 jCr^ f^ J^ o* ^vA L J j^^^-t J* 

* B f. 104'. 22 4jlÄJU -'siAtj ^j^ ^r" J f^ * ts^ 4 ~'H j'-J 7^-=Jl; Ji>Jl 2 °ij^ r^* 

1. BS lük. — 2. Ch >U,. — 3. **** — U!,, = C isui", Li , w^\ ,&u-e L U Jii, 
l$j s^oUj cr Axi.H. — 4. L j_j$-. — 5. BCh om. dep.\ — 6. JyJI — U 3 = C aJlIsJ 
^s^. — 7. BCh om. dep.*. - 8. BCh «tfUls. — 9. BCh £ß\ Jl. — 10. LS ^oll. 

— 11. P sJü». — 12. C JU^I *JJ>. — 13 CS jj^\ — 14. BCh ^J. — 15. P Ca>f». 

— 16. B Ü£~=. — 17. C £-, S ix-. — 18. S jjz~>j. — 19. BCh om. - 20. BS ^>ß. — 
21. L »J*tj. — 22. CJ?y5\ <UU BCh om. dep.*. 



grand nombre perirent des deux cötes. Le Türe, assiegeant Djaouhar, sejourna 
pres d'Ascalon un an et trois mois jusqu'ä ce que la plupart des troupes de 
Djaouhar eurent peri par la faim. Corame Alftekin assiegeait (Djaouhar), ses 
compagnons et les Ketamites ä Ascalon depuis longtemps, de sorte que la 
famine devint forte parmi eux et qu'ils manquerent de vivres, ils demanderent 
au Türe de faire la paix et de les laisser partir. Apres l'echange de plusieurs 
messages entre eux il y cousentit : ils tomberent d'aecord que (le pays) de 
Gaza ä l'Egypte appartiendrait aux Maghrebins et (celui) d'Ascalon et des 
'Chp.155. provinces avoisinantes de la Syrie, au Türe; que * dans cet endroit al-Aziz 
serait reconnu kalife, mais que les impöts (de ces provinces) seraient payes 
au Türe. Apres ce commun aecord, le Türe fit suspendre une epee nue ä la 
porte de la forteresse d'Ascalon. Puis Djaouhar et ses compagnons, apres 
avoir passe sous le glaive, enlrerent en Egypte (Micr) au mois de cha'ban 
de l'an JJüC) 1 . 

N'etant pas satisfait de (cette) paix, Al-Aziz apres avoir designe comme 
son vicaire en Egypte Djabr-ibn-al-Qasiin, au mois de zou-1-qa'dah de cette 

1. II faut lire : 307. Le Cha'ban de 367 = 14 mars-11 avril 978 V. Mednikov, 1, 353, 
note 2. 



[183] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 391 

'Vl> 5 J-^ Jl -A- ■*" ^idl jl^5 \ -t-j a-J Jl jtfJI 3 L-b ^ ö-. 

^r^ 1 f* * ör^ 1 ^ > ^J ^ A JÖ^ ^ ^ J\ 'V^ ^ 
^Jja- dlli *j*y_ *^--> ^-äjj ÄJLllj jj^-J jLw" ö~. ^Jä^JI (j^ jjAi- *^J 

AJÜi-ls «JÜ» J »->_j*JI C^-lj Jj^r^ fjj*!j ^-^ Ä-llJÜ J^i^ <j-° o^-SJ -VjJjS 

JU 16 w.^i)lj (JJlll ,y aJU Ay jyjl Jl *, lyU-j 15 IU ^j 14 i > _JJJ ^ j;«.! 

pAÜL ^jlj 21 c b *L.j 20 o^?- ^ c^" 19 ^^ •&■" J* tU d&H iZ-^b 

1. BCCh om. dep.*. — 2. B rfjf?-. — 3. LSCh Jljj C (U!j_j — J^U-^L) J-^jj. 

— 4. C om. — 5. BCli *U|. — 6. C add. Jy> 3 . — 7. BCh J-.jl 3 . - 8. LSCh Jjoj 

— 9. S w-ari.. — 10. Ch leij. — 11. BCLSCh *;L J. — 12. BLS *jM ^XJi. — ■ 
13. BLS IJoAi Uja.. — 14. P »j-JU S 4-.ylä. —15. LS L~. — 16. BLSCh ^yei\ 
„ÜJ'.. — 17. BCh »ajJj. — 18. C iiU! jU. — 19. P ^b. — 20. P k - 21. BCli 
om. deux mots. — 22. Ch yj'lj. 



meme annee ' se transporta lui-meme avec toutes ses troupes et ses bägages 
en Syrie pour combattre (Alftekin), selon le conseil de Yaqoub-ibn-Yousouf- 
ibn-Killis. Arrive ä Ramiah Aziz mit ordre ä ses affaires, tandis que le Türe 
etait dejä reparti pour üamas. Al-Aziz-billah, entra alors en correspondance 
avec lui et lui envoya l'aman, en lui promettant de grandes sommes d'argent 
ä la condition qu'il se soumit ä son obeissance. Mais le Türe n'aeeepta pas 
cela et declara la guerre. Al-Aziz-billah se dirigea contre lui, et ils se ren- 
contrerent pres de Nahr-at-Thawahin 2 le jeudi septieme jour du mois de 
mouharrem de Tan 368'. En ce jour il y eut enlre eux une bataille acharnee 
et des deux cötes un grand nombre perirent. Le Türe ayant ete mis en fuite, 
les Arabes se mirent ä sa poursuite avec empressement : l'ayant fait prison- 
nier entre Qalansouwah et Kafarsaba ils l'amenerent aupres d'Al-Aziz. 
Accable de soufFlets et de coups, il fut sur le point de mourir. 

Al-Aziz-billah sortit alors (vers lui) : apres l'avoir delivre des mains des 
(Arabes), il lui aecorda la vie et lui remit une bague. Le Türe ayant demande 
de l'eau ä boire, AI- 'Aziz ordonna d'apporter un verre d'eau de rose avec 
de la neige. On lui apporta le verre, mais le Türe besita a en boire de peur 

1. 10 juin-9 juillet 978. — 2. V. Yacut, in, 554. — 3. 15 aoüt 978. 



392 IIISTOIRE. [184] 

JjYI ^j ^r ö* ö£ b^ jf-VI f^. ^ ^j 0^5 * j-*« J\ j&& £f->J 
12 Uc ^ Ol ju^-j o^ ^ *^-> Vi (V^j ö* 1?A ^ i5rt (*^ *^l-> liCr^ 

1. BLSCh om. — 2. Ch Ji'Lä *-. — 3. SjijÄ). — 4. BCh iSy J.=. — 5. P om. — 
6. BLSCh •$>. — 7. BLSCh ^_jli. — 8. LSy»U>.— 9. S aüJ. —10. P. L^-:'.— 11. BCh 
om. dep.\ — 12. BCh Ua>l. — 12. Jb — .1» = C *J! gW?. U yL, J**ä J V^ 



qu'il n'y eut un poison mortel. Ayant compris cela (Al-Aziz) prit le verre 
et apres en avoir bu un peu, lui fit boire le reste. Ensuite il lui donna une 
tente speciale et commanda qu'on lui apportät tout ce dont il aurait besoin; 
il le fit porter sur ses montures et lui ayant ordonne de se trouver dans 
son cortege, l'interrogea sur ses amis pour les retrouver. Sur ces entrefait.es 
(Alftekin) demanda d' amener un certaia norabre de ses compagnoiis ; ou 
les lui amena, pris parmi les prisonniers. Abou-Thaliir, frere de Bakhtiyar, 
avait ete tue dans la bataille; son frere Ibrahim avait ete fait prisonnicr 
et al-Marzouban-ibn-ßakhtiyar demanda l'aman ä Al-'Aziz-billah. Lo Türe 
demanda que tous les deux demeurassent avec lui dans sa teilte, et on le 
lui aecorda. 

Al-Aziz retourna ä Micr [en Egypte], ou il arriva le lundi vingt-deuxieme 
jour du mois de rabi' I de l'an .'568' . II ordonna ä tous les gouverneurs de 
son etat, ä ses chefs et ä ses emirs de traiter le Türe avec distinetion et 
consideration, et tous les nobles (de 1' Egypte) l'inviterent dans leurs palais 
et le comblerent de presents et de vetements d'honncur. Puis Al-'Aziz-billah 
nomma vizir Yaqoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis, le lundi dix-huitieme jour du 

1. 28 oct. 978. Ici finit la traduetion de Mednikov. 



[185] DE YAHYA-IBN-SAID DANTIOCHE. 393 

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j-*JI üjjüI ^<j jjly iül^JI ^L Ul^-I aJü jl^JI J.U Jlß 6 5j©jJI U»l **ch P .i56. 
J^ UoJ\ jL^o Jä^'I 9 4j-Uj Jjoj iJLDLj ^£«j c— * ö- Jjjl J 8 <=_y. 7 <j> * s p- 118 - 

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JUJI Jaiy) <u* rjj>^\ ^ ^^1 <_U*-J j^*VI ^11 jUj jLSo 4,1*3 ^L^j Jr^J 
C^ail As" JUJI *llU ^lj LA» tftfJU JL-jj jl>V1j *U}VI 14 ,*^ A^lj L^ 



1. S s./äJ! <uJ! ^. — 2. S v_^S J. — 3. BCh om. dep.*. — 4. C om. usque JLs^l 
jUjJIj. — 5. Ch ^ (sie!). — 6. S ^jsjJl. — 7. S ^!. — 8. BPLS uy. — 9. B aJUlj. 
— 10. P a^ — 11. Ch L~>. — 12. BLSCh Jjtj«U. — 13. BCh om. dep.*. — 14. LS s^. 



mois de ramadhan de l'an 368 ' et ordonna d'ecrire son nom dans toutes les 
relations officielles ainsi qu'au commencement des correspondances. 

Quant ä 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou, Izz-ad-Daoulah-Bakh- 
tiyar il ne remplit point les conditions de son aecord avec lui, sinon * en »chp.iss. 
proclamant son nom dans la priere sur les minbars de l'Iraq, parce qu'il 
l'avait fait executer selon l'accord conclu. Apres la mort de Roukn-ad- 
Daoulah-al-Hasan-ibn-Bouye au debut de l'an 366 3 , Bakhtiyar s'attribua 
la Suprematie sur sa famille et ses cousins et ecrivit de la part d' At-Thai' 
une lettre, penetree de son estime pour Bakhtiyar, oü (At-Thai ') le preferait 
ä tous les autres (chefs) de l'etat, en lui attribuantexclusivement la Suprematie 
avant tous les autres membres de (sa) famille. 

Ayant appris cela 'Adhoud-ad-Daoulah se prepara ä sortir dans l'Iraq 
pour faire la guerre contre Bakhtiyar : il envoya les troupes de son avant- 
garde du Fars ä l"Iraq sous le commandement de son vizir al-Moiithahhir- 
ibn-'Abdallah au mois de cha'ban de l'an 366 '. Bakhtiyar effraye alla ä 
al-Ahwaz pour engager At-Thai' ä sortir avec lui et ä se faire mediateur 
entre eux; il demanda aussi du secours ä tous les chefs et ä tous les nobles. 
Ensuite il se prepara ä le rencontrer. Lorsqu' At-Thai" eut vu que cette 

1. 19 avril 979 (samedi). — 2. L an 366 commence le 30 aoüt 976. — 1. 25 mars-22 
avril 977. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 26 



394 HISTOIRE. [186] 

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1. BLSCh om. — 2. LSCh ^&% — 3. S ^J^l — 4. S ^>. — 5. BCh om. 
dep.\ — 6. BCh om. quatre mots. S ÄJU«Jl ^y>. — ■ 7. Gh *& . — S. BLSCh fj&^j- — 
9. BCh jL.. —10. S ^-^j. — 11. BLSCh a~a=. — 12. PBCh c> j. —13. BCh om. dep.\ 

affaire amenait la guerre, il se refusa ä rester (chez Bakhtiyar) et s'en alla 
dans la direction de Bagdad. Bakhtiyar et Ibn-Baqiyah le prierent avec 
insistance de rester, mais il refusa. Les deux armees se rencontrerent pres de 
l'Ahwaz le dimanche onzieme jour du mois de zou-1-qa'dah de Tan 3(>6 ' : 
un grand nombre de soldats de Bakhtiyar ayant ete tue, d'autres, nombreux, 
demanderent gräce et le reste prit la fuite. Apres quoi Fenna-Khosrou 
s'empara de la villi; de l'Ahwaz et de tous ses districts. Bakhtiyar se dirigea 
vers al-Bathaih, d'oü il alla ä Wasith. 

Alors Ibn-Baqiyah se mettant ä mepriser Bakhtiyar et ä le traiter ave« 
hauteur, s'empara de ses troupes. L'armee s'agita contre lui ä cause d'(Ibn- 
Baqiyah), et Bakhtiyar cut peur qu'il ne sc revoltät contre lui et ne gouvernät 
seul les affaires sans lui. Certains de ses partisans et des ses proches con- 
seillerent ä Bakhtiyar de s'emparer d'(Ibn-Baqiyah) et lui dirent d'apaiser 
de cette mariiere Fenna-Rhosrou, de briser la force de sa colere,.de trouver 
ainsi le moyen d'obtenir sa bienveillance tl<; teile sorte que personne oe 
si'iait nomme vi/ir apres lui. Ayant suivi ce conseil, il s'empara d'(Ibn-Baqiyah] 
— ils sc trouvaient alors tous deux a Wasith — et apres l'avoir amene ;i 
Bagdad, lui iit crever les yeux la nuit du vendredi huitiemejdur du mois de 
rahi' I de Tau 'M\7'-; puis il l'euvoya aupres d"Adhoud-ad-Uaoul;ili-Fcnna- 

1. 1 juillet 977. — 2. 24 oct. 977 (jeudi . 



[187] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 395 

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pJl 17 t d JJ dUi JU; <Ü Jl 16 wiUj * 15 <;Utj * P f. 42. 

Golw JU^Jj J,_-dl ^ IsXj^. <J| Af-l/j jLUI ^ ^> jLjJ*. Jl **^>-lj 

1. B»J,^s Ch J-jss.— 2. S 4*^.-3. BLSChiUjJ!.— 4. BLSChi^l. — 5. S .^So. 

— 6. Ch om. — 7. S L$£JU. — 8. PBCh Zeit)!. — 9. P tj^-^Us *1)| J-äc. — 10. BS. ^. 

— 11. BCh om. deux mots. — 12. BCh om. quatre mots. S sjj&J! L~JI. — 13. BLSCh 
to^j. _ !4. ßSCh om. dep.\ — 15. BSCh om. dep.*. — 16. P (jlklj. — 17. LS om. ,. 

Khosrou. Celui-ci, apres l'avoir promene ignominieusement devant son 
armee sur un chameau, le fit jeter aux pieds des elephants, qui le foulerent 
et le tuerent; aussitöt apres il fat crucifie au bord du Tigre. 

Ensuite Izz-ad-Daoulah-Bakhtivar demanda ä Adhoud-ad-Daoulah- 
Fenna-Khosrou de lui perrnettre de s'en aller dans les provinces de Syrie. 
II aceeda ä sa demande apres avoir convenu avec lui qu'il inscrirait son 
nom, c'est-ä-dire le nom d"Adhoud-ad-Daoulah sur les drapeaux et les 
enseignes et que la priere pour lui serait dite avant toutes les autres dans 
tous les pays qu'il soumettrait et envahirait; apres quoi il lui fit dem d'un 
vetement d'honneur. 

II fut declare ä Bagdad que Bakhtiyar etait rentre dans l'obeissancc. 
'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou etant alle de l'Ahwaz ä Bacrah, y 
entra et s'en empara au debut de l'an 367 '. Ensuite il se dirigea vers Bagdad 
oü At-Thai" le rencontra et, apres etre entre chez lui le lundi quatrieme jour 
du mois de rabi' II de cette meme annee 2 , lui donna le titre de Tadj-al-Millab 
comme Supplement au (titre) d"Adhoud-ad-Daoulah, au mois de djoumada I 
de l'an 367 3 ; apres cela il ajouta ä ce titre (celui) de Wali-al-Ni am. 

Un grand nombre de serviteurs s'etant reunis autour de Bakhtiyar et 
beaueoup de Dei'lemites etant retournes aupres de lui, il se munit d'armes 

1. L'annee 367 commence le dimanche 19 aoüt 977. — 2. 19 novembre 977. 

3. 15 dec. 977 — 13 janvier 978. 



396 IIIST01RE. [188] 

* s p. 120. lüji» jiA*»- ,\ ' w li" , j! ürt^p ** »*ia-U k rl lzi~.\ ,c*S Jv_^. ,i jL.5 Cd r ^* 

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«..Lij ,_j o^t5^.=>Ji cui-t-i-'j J^j i äJu.» ».,»>. Jl <lx.w Jj j..jJ; ikc *Jä^Ji |2»s 

Sjä^c JojJI y. Cji jl lo Ä-iJli> 14 c.iL?j 13 fc ±» r IÜl {y. Jai- <Cl iiJÜ» 12 vJU-S 

*Rp. 134- ,V k_»U_T y I (*Js>'J AiLjlj A>Iä.«1 \« i,-*3 Äc-L.3- An» JOj U.JL.J bJcJLs aJ 

135. ' t " t " 

1. PBCh Ji»'. — 2. BLSCh ja^ij. — 3. LSCh ^JL. _ 4. PBLSCh ja^t. — 
5. S add.^s. — 6. P Vi\>. — 7. S **?jSü. — 8. BCh om. dep.*. S add. iüJI ^». — 9. S 
om. Jj.1. — 10. BCh i\/^\ ^ jL*b\. — 11, Ch ksJI. — 12. BCh JUS. — 13. BS 
vj^-Ut. — 14. BLSCh Jlij. — 15. B ^^1 SCh ^j/U. — 10. BCh ^J^Jl. — 17. S 
jJy. — 18. Ch L=>U.Jt. — 19. BCh om. — 20. BLSCh om. — 21. PBCh ,_~kL — 
22. PRjöJ. 

et de chevaux et se mit en marcho avec une forte armee, dans laquelle il 
cherchait son appui. Puis il s'unit avec son gendre Abou-Taghlib-ibn- 
*Chp.i57. Hamdan, * et ils convinrent de s'entr-aider dans leurs projets de guerre. 
'Adhoud-ad-üaoulah et At-Thai" se leverent alors contre eux. Les deux 
partis se rencontrerent ä Qacr-al-Djacc ', qui se trouve en face de Sourra- 
man-Raa (Samarra), le matin du mercredi dix-septietne jour du mois de 
chawwal (de cette memo annee) '-, et les troupes de Bakhtiyar prirent la fuite. 
Un certain kurde de l'armee de Bakhtiyar, saus l'avoir reconnu, l'atteignit 
et le depouilla; mais un serviteur turc de Fenna-Khosrou le reconnut. 
Comme il faisait lourd et tres chaud, (Bakhtiyar) ne pouvait plus marcher 
ä cause de la soif violcnte dont il brülait; il s'arreta et fut tue. Les recits 
de son meurtre sont contradictoires : les uns disaient qu'il etait tombe de 
fatigue; les autres, qu'un certain nombre de Deilemites, l'avant reconnu, 
voulurent l'cnlever au Turc pour gagner la faveur (du calife). Dans l'engage- 
ment (jui avait eu lieu entre les deux partis ä cause de lui, il le tuerent et 
avec lui un grand nombre de ses partisans et de ses proches. Abou-Taghlib *- 
ibn-IIamdan s'enfuit alors a Mossoul, Ibrahim et Abou-Tliahir, deux freies 
de Bakhtiyar, ainsi qu'al-Marzouban-ibn-Bakbtiyar et tous ceux qui l'avaient 

1. V. Jacul, iv, 1 10. — 2. 28 m:ii 078. — 3. Ici commence la traduetion de Rosen, 135. 



[189] UE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 397 

AJÜ 'jio Jl ^3 jl^j * ^Jl j^lj pAliU J^J^ili \y^i j-to Jl jn-1 
Jl j^^-^L» jLj V>LJI i_L>-u Jl »IUI ilcj "<LJI ^ ä-w)l <_$S ^ ^^ 

jL-vJlj JLtVl fr ^ Juan It _/L~j ^>-Us J^^JI 

7 JCUJ. ytj .JU». fr <J| jU 6 jj*£ r, jU 4 üjjJI 3 ^i r . J. Jl~JI _y.1 Wj 

U ^y-J ^ J^ J^ ^-*^ ^>^ J^ -jy^. 10 d^j-> V^ J^ «i-5 * ie»*sp.i2i. 

^ O JljLi J " LjJU Uj *j~Jl ^ 3 18 ^U 17 JI JLJI jjl jL-3 1G i^>' * P f. 42*. 

^^JälJj Jy>z>S fr*, A-L_> JLiÜl «ÜjJ ^j>0 _j^ «jwJ _U- Jl J jlj ilLil3 ^'-3 * B f. 105 T . 



1. S om. ^O J,l. — 2. BCh om. dep.*. — 3. BP J,-^ fr.. — 4. S om. — 5. P 
JjU. — 6. PBLS ubique jj>^. — 7. B JA»j»j. — 8. C om. dep.*. — 9. S jjsjJl. — 
10. B ^'jj. — 11. B *jy=|ä P ^j^ LS ^yy Ch i'joi. — 12. BLSCh om. — 
13. BLSCli .L.J. — 14. Codd. et Ch a*1s. Textus corruptum esse videtur; cf. lbn 'Adun 
(ms. Musaei Asiatici 160), f. 29 v . — 15. PBCh om. — 16. PB iJjSjä Ch Ujcf — 17. Ch 
r». — 18. S om. dep.*. 



suivi, se sauverent ä Damas et arriverent aupres d'Alftekin, qui, etant sorti 
ä leur rencontre, les combla de faveurs. Leur arrivee ä Damas eut lieu le 
vingt-septieme jour du mois de zou-1-qa'dah de celte meine annee'. Puis 
At-Thaü-' retourna ä Bagdad, tandis que Fenna-Rhosrou, etant alle ä Mos- 
soul, s'empara de cette (ville), de tous les districts et de toutes les villes 
avoisinants. 

Quant ä Abou-al-Ma'ali-ibn-Sei'f-ad-Daoulah, qui se trouvait alors ä 
Hirns (Emese), il recut la visite de Bakdjour qui se rendit d'Alep aupres 
de lui. Abou-al-Ma'ali lui lit don d'un vetement d'honneur et le nomma 
gouverneur d'Alep; apres quoi Bakdjour retourna ä Alep, et on commenca 
ä dire la priere pour lui dans cette (ville) et tous ses districts. Bakdjour 
s'accorda avec tous les serviteurs de l'etat pour s'emparer du chambellan 
(al-hadjib) Qarghouyah. Abou-al-Ma'ali se dirigea alors de Hirns (Emese) 
vers Alep et sa forteresse 2 ; mais Bakdjour s'empara de Qarghouyah. Venu 
ä Alep, Abou-al-Ma'ali envab.it al-Ma'arrah et ses environs au mois de 
chawwal de l'an 366 3 et s'approcha d'Alep suivi des Benou-Kilab. Dans la 
bataille, qui eut lieu entre lui et Bakdjour, Abou-al-Ma'ali, victorieux, 

1. 6 juillet 978. Ici finit la traduction de Rosen. — 2. Le texte ici, ä ce qu'il parait, 
est abime. — 3. 23 mai-20 juin 977. 



398 HISTOIRE. [190] 

IJI i^-j ^jfu^- <LYj 5 ^ _>jä5C ^3 <C_o 3 ^.VI 

4JjI.lI» ,3 4jl 'ULdj ^Ui_ 9 A)j*aaö Ä^l ^j-OI JuaC 7 J (JLmJI J^ J—jI? 
14 A,jJ! 13 U l2 ^ rJU ll _j;l fcyjj ,_Jj} 4_!jjJ| Jul-, <Üj 10 4^)l> *J1 4j^j .ilfrlj 

18 jLi«Jj «SlLJÜ Ja I7 5jsjJ1 16 v^-ilj 15 ilLHj j^i jUf ö- jLui J düij 

<JjjJ| _u_J XT üjjJI 

♦ Rp, (., j* ^*i^ -^ jl-u_>- jV «_JjLT LI <Uj-vJl Jüac yjo LijJI j^l hJUJj 

**Chp.l58. _ ,.».'. . . 

* R p. tt. «Lojj 4Jj j\ Jjji-Tlj Ju-ili ^fcjLU ^.lc 4, -U-Cclj Jl^Ij ->i ' ^jj^ULJI joj 

1. S om. — 2. B om. dep.*. — 3. PBCh om. — 4. B ,j£=-.- — 5. PC add. jt. — 6. C 
s^j. — 7. P om. — 8. P «)J!. — 9. C om. — 10. C add. <J^tj. — 11. S Lt. — 12. S 
om. fj. — 13. Cf. lbn al-'Adim (ms. Musaei Asiatici N 160), f. 30 ubi Lb. — 14. C 
om. ab s-^äJj. — 15. BCh om. dep.*. — 16. P iuJlj. — 17. S ^^jJt. — 18. P jJaJ. 
— 19. PB _>.Ui. — 20. BLSCh ^j) et infra. — 21. BLS ^w^.-UJl et infra. — 
22. CRCh iUL. — 23. Ch läsotj. 



entra ä Alep au mois de rabi' II de Tan 367', oü lui et Bakdjour convinrent 
que (Bakdjour) serait nomme gouverneur de Hirns; apres quoi (Abou-al- 
Ma'ali) l'y envoya. 

Ensuite Abou-al-Ma'ali fit parvenir ä Adhoud-ad-Daoulah des felieita- 
tions de son arrivee ä Bagdad et lui fit savoir qu'il lui obeissait. (Adhoud- 
ad-Daoulab) renvoya son messager aupres de lui avec un vetement d'honneur 
et lui donna le titre de Sa'd-ad-Daoulah; ä son vizir Abou-Calih-ibn-Xaba 
(il donna le titre) d'As-Sadid, tout cela au mois de cha'ban de l'an 368*; 
apres quoi ä Alep on disait la priere pour At-Thai", puis pour Adhoud-ad- 
Daoulah et enfin pour Sa'd-ad-Daoulah. 

Abou-1-Wafa : \ secretaire d'Adhoud-ad-Daoulah, sc mit k la poursuite 
*Ciip.i58. d'Abou-Tagblib-ibn "-Hamdan apres sa fuite de Mossoul. Craignant pour 
sa vie, celui-ci se dirigea vers la Mesopotamie (al-Djazirah) et ecrivit ä 
Bardas Sklcros pour implorer son secours, parcc que Skieros avait ete liö 
d'amitie" avec lui et reclamait son aide dans son conflit avec Basile. II 
arriva que ses lettres nc parvinrcnt a (Skieros) que lorsque les troupcs de 

1. 16 nov.-14 dec. 977. — 2. 4 mars-1 avril 979. — 3. Ici commence la traduction de 
Hosen, 12-17. 



[101] DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 399 

, \ -f. ^yj jMlJI Ju.,.*,* (j-lLiJl (j-i/, ,*•• vilLJI J^-l Jfy^?- ^fry -^*) vj, 

*j^ls 10 W*JI J ijJ>-\ Ä»9.i ^jj^aJI (jö_/J (j-llill <jö^ 7 LaJli JIäH <C 

4. ^UsJj -ul JjJj * *li)l i>i J! .iL» 14 ^l>j j-a^- J jjy ,3 v_ii-r ^l c^ 

20 jUj (j-^Ujj ÜjJjj ^.k:k...? * 19 *ji-l <U« ii-| C«^ -U, 4jU (j-jj^äJI Ulj * P f. 43. 

1. BLSCh y-UyJl. — 2. BP ^JL». — 3. BLS jU^ P j3*=W- — 4 - BCh ,J l- 

— 5. BLS Ijj^-'j. — 6. B i^\. — 7. LSCh C i-'U. — 8. BLSCh '^jkj& y**/. 
partout. — 9. BLS , ^.Üä-Jt et infra. — 10. BLSCh om. deux mots. — 11. BLS j. — 
12. P om. dep.*. — 13. B wJlsu et infra. — 14. C om. quatre mots. — 15. C om. dep.*. 

— 16. LS LI. — 17. P ^jV- — 18 - LSCh 5 ^'- — 19 ' LSCh ^• l - — 20 - Ch jLj. 



l'empereur Basile s'etaient dejä mises en marche avec Bardas Phocas. Trop 
preoccupe de ses affaires pour pouvoir s'interesser ä celles d' Abou-Taghlib, 
Skieros lui envoya une grande quantite de vivres et l'engagea ä venir le 
rejoindre pour combattre ensemble ses adversaires; apres leur defaite et sa 
victoire, (Skieros) viendrait ä son aide. Mais Abou-Taghlib, ne pouvant se 
resoudre ä le rejoindre lui expedia comme auxiliaires une partie de ses 
troupes, et lui-meme resta dans la forteresse de Hicn-Ziyad, attendant le 
denouement de l'affaire. Bardas Phocas et Bardas Skieros se chargerent 
pour la seconde fois le vendredi, et Skieros se mit en fuite le dimanche 
vingt-unieme jour du mois de cha'ban de Tan 368 '. La nouvelle de sa defaite 
etant parvenue jusqu'ä Abou-Taghlib qui se trouvait dans la forteresse de 
Hicn-Ziyad, il s'en retourna en Syrie 2 et s'arreta ä Amid. Les troupes 
d"Adhoud-ad-Daoulah l'entourerent, mais il partit pour Rahabah*. 

Abou-1-Wafa assiegea Mayafariqia et s'en empara; il s'empara aussi 
d'Amide, du reste de Diyarbekir et de toutesles places fortes des Hamdanides. 

Skieros, lui, apres sa defaite, prit son frere Constantin et son fds Romain 
et se rendit ä Diyarbekir; il envoya son frere Constantin aupres d'Adhoud- 

1. 24 mars 979. — 2. Rosen croit qu'il faut lire « en terre musulmane » (136, note 76). 
— 3. V. Jacut, ii, 764-767. 



400 HISTOIRE. [192] 

JÄ.J *J_jaJIj S-Wjl C L r-^> ÄJj-*Jl -^-a* (Jl JjJalli-J lslä-1 Äijlj ^X>jlo !\ 

* S p. 123. Aj <! <JÄ— . Lj iJj-OI -Ua£ ^fry 7 jl <J *-JJ SA-aS ''(^ ' ^ ij ■*"■■-' ^l> 

l^i« As-1 ^1 '^-_._ Vj (^~°_y_ «^ <J ilr^-^i f-J^ ö* *■" Cr f^r:J ^^r'A 

* R p. IT. \fij>. I J £ - (j^> ö\ \j** CrfJ^^ 1 . (*^*^ *-=-L^ J>\ <Jj-OI JJat jcjl^ 
*Chp.l59. £jljlf ^JüL" * »(O-Vc jl^j AjIä^I jJUj '^^Ujj Ss-vJj -U. Ji*a-j al-Ai ^11 <Lä 

1. B l^ulj LSCh g^xJlj. — 2. PS „^Ijj^ LCh jjjj;/^. — 3. CCh !^l J U. — 
4. B om. — 5. BLS ^^.bkJ! et infra. — 6. S ajoute b>. — 7. P om. — 8. PBS A»j j . 
— 9. BCh l%. — 10. BSCh ; UJ->. — 11. P cr v^. — 12. B ^L — 13. P ^/j*}. 
_ 14. BLSCh om. — 15. BLSCh ^1U. — 16. BLS ^^jj. 



ad-Daoulah pour implorer son secours et son aide, en lui promettant l'obeis- 
sance et le devouement. Le sejour de (Skieros ä Divarbekir) traina en 
Iongueur. Ayant appris son aH'aire, l'empereur Basile envoya aupres 
d"Adhoud-ad-Daoulali en qualite d'ambassadeur un de ses nobles secretaires 
nomme Nicephore et surnomme Ouranos, qui fut plus tard magistros et 
gouverneur d'Antioche, pour empecher ce que Skieros avait projete avec 
'Adhoud-ad-Daoulah; (Basile lui remit) des sommes considerables pourarriver 
ainsi ä atteindre son but et lui prescrivit de gagner 'Adhoud-ad-Daoulah 
par les largesses, dont il le comblerait, en lui promettant de delivrer tous 
les prisonniers, qui se trouvaieut en tcrre grecque et de täeher ü tout prix 
de l'aire venir Skieros aupres de lui, düt-il le racheter et (racheter les pri- 
sonniers) grecs, qui etaient avec lui; il lui garantit qu'il leur l'erait grace 
et ne ferait du mal ä aucun d'eux. 

Adhoud-ad-Daoulah ordonna alora ä son lieutenant qui se trouvait en 
secret ä Mayafariqin, da s'emparer de Bardas Skieros. Mais (ollieiellemeut) 
Adhoud-ad-Daoulah fit paraitre son mecontentement ä cause de cette afTaire 
et sa colere contre son lieutenant pour ce qu'il avait fait; il lui ecrivit 
d'amener ä Bagdad (Skieros), ainsi que son fds Romain et tous ses hommes 
Chp.159. au nombre * de trois cents environ. A l'arrivce de Skieros Adhoud-ad-Daoulah 



[193J DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIR. 401 

2 Sjo-U \\/>ti\ Ot *J~JJ <*J ^Jl>- \j\z <)jJÜl X^sc *}j,\ ^jj^iül Jx») UJj „jjJ 
Jl Äjj-Ol -Ua£ °J~ JJ *" ''OC_£ "VKj oJ^L ÜAcjj <~b "^Jsl^-lj * ^*XLs-\j 'Bf. 106. 

^ <!.Lj L»j üA-asj jj-jj^lLJI u^ jj Lrr" lJ;^ »-O"! "^ L~L> 'dlLJI (_L-.li 

fj Jl 12 <ä1IjI U-. (i^-as- <ül 11 JL>_ 10 jl ^äii lil <_jLj ^lc i^i jü 9 4jU <i|^.l 
_y& Vlj * jy-»JI 15 JJLLr Ol JL>_ jl «c ^jc-jj j^J—JI 14 t_;-0 j* 1:5 ü_^&j_iilj ♦ Sp. m. 
.JlLJI Jl-I «uicli 18 ^a- ^ 17 <~OI U ^Ic sJu^uj ^LJL ir> ^J)MJ\ JL, 

c« 7x£-j^> V ll* viUi jlj ^ 19 <:>L£. <Is 

^jj^ULJl i U» ,_j ijljl OXJI (_L-L J*—J Jjj i a ' jl OjjJI -Ua£. Ol Ojj 

^^joJJ (JjLlclj, L-äjl 4o J^ji fc^sl <Cj-L> l Ji>^S Al^wJ AX_j jl 'U.U -Ci. " Aji>t» 

fc^i- JjCj O- 0*—^ OjjJI AJaC JjOj f>bJlj JUI \^i ^u ijj L *-<o- Jlc- * P f - 43'. 

1. 1B [wjj.a_JLJl LS , ^.bijüJt et infra. — 2. L om. — 3. Ch alsic! J'. — 4. L 
LUL,. — 5. S r Ci. — 6. BLSCh J-jtj. — 7. P o,Ol (sie). — 8. C ,1^4. L ^i.. 

— 9. BLSCh J Jlo jb C jL '»"%*)! ^ Jjj U. _ 10. PH om. jl. — 11. BLSCh 
JLjj. — 12. S i^^l. — 13. S UyJt_,. — 14. S ^Jo. — 15. S J5\ — 16. P om. — 
17. S Lr .01. — 18. BCh 4^ P iu.js. ^ S om. — 19. P jjLb. — 20. BLSCh \±#a^. 

— 21. CCh add. »Äil ^ PB add. ^ R add. J. — 22. CCh jaJi JüuaU. 



le logea dans un palais qu'il avait fait evacuer pour lui et Iui assigna une 
rente considerable; il le tint enferme et le fit garder; il lui promettait de 
le faire mettre en liberte et de lui donner des troupes. Adhoud-ad-Daoulah 
envoya ä l'empereur Basile un de ses homraes de confiance surnomme Ibn- 
Sahra au sujet de Skieros et de ses inlentions et (lui fit savoir) combien de 
ses possessionis (Skieros) lui avait promis apres s'etre engage ä restituer ä 
('Adhoud-ad-Daoulah), lorsqu'il aurait triomphe, les forteresses prises par 
les grecs et enlevees aux musulmans. G'est pourquoi, ('Adhoud-ad-Daoulah) 
reclama ä (l'empereur) la restitution de ces forteresses; siuon il aiderait 
Skieros de se's troupes et le soutiendrait dans son intention de faire la guerre 
contre (l'empereur). L'empereur Basile lui fit alors savoir qu'il n'attachait 
pas grande importance ä (la cause de Skieros) et que cela ne l'inquietait pas. 
Sur ces entrefaites il fut rapporte ä Adhoud-ad-Daoulah que Nicephore, 
ambassadeur de l'empereur Basile, arrive pour reclamer Skieros, mais 
desesperant (de se le faire livrer) aurait cherche ä le faire empoisonner 
et ä le faire mourir pour en debarasser son maitre. ('Adhoud) alors, apres 
lui avoir egalement prepose des gardiens et Tavoir mis en prison, s'empara 
de tout l'argent et de tous les efl'ets, qu'il avait apportes. Puis 'Adhoud-ad- 
Daoulah, etant tombe malade, — ce qui le detourna de (Nicephore) et des 



402 H1ST01RE. [194] 

^Uk^s 'j^o j-u= jl ^1 ^^ jLT SX. aUU-j j^Xli*» j»^L»j>- JLj ol*j <— «Li 

Lüli^ 4^^^, U ^Jl -a^I t^'j ^1?^ 

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» R p. ti". ^y J^t jjs 4JJL j^JI ^ ^_i)U>-3 l^lc v_Jij Ij. J-^a" As ^Li aJ JU_,_ 

~0? v^*- 1 " _£' -*■*->!} *jy iÄa »Ix.» ^jIä-öI /^jj Co ^»sjj U^aIU ,J J^'3 U*^° 

* S p. 125. jyJI ^-j «j>-l L< J^ iAc^s 13 J*j*JI <C _^1 «J)l J>^J1 Ji\ * C"l£ jIjuj- 

^Lij fLJ t5 Afr JtaJ !o!jj üja-j ^y l6 *?J 15 y»J rJU» J^ (_UaiJl >.LsJ\ ^J! 14 -0JL 

1. CCh ^ii^. — 2. CCh »jJj ..W. — 3. B l^it.. — 4. C om. ad. ^^Ju-J! ^. — 
— 5. BLSCh om. P ^^^1. — 6. S (Jjä. — 7. BLSCh [J t~.. — 8. BLSCh 
^J-bylM. — 9. BP _..!*: et infra. — 10. BLS ^.üfiJI et infra. — 11. LS jjs. — 
12. S ^d. — 13. BLSCh s^\. — 14. Ch add. *J!. — 15. LSCh om. — IG. BLSCh om. 



autres, — mourut. Eux tous resterent emprisonnes ä Bagdad pendant 
huit ans jusqu'au momcnt oü Camcam-ad-Daoulah delivra une ordonnance 
et leur cause finit de la l'acon, dont nous parlerons plus tard. 

La quatrieme annee du regne de Basile Nicolas Chrvsob<'rgios fut elu 
patriarche de Constantinople. Apres avoir siege pendant douze ans il mourut. 

A cette epoque fut connu Simeon, secrctaire et logothete, qui composa 
les histoires des Saints et de leurs fetes. 

Apres la defaite de Skieros, Abou-Taghlib alla ä Damas, oü il trouva 
que Fun de ses habitants, nomine Oassam, apres s'v 6tre fortilie et s'cn etre 
empare, s'etait revolte contre al-'Aziz-billah; n'ayant ancun moyen d'y entrer, 
il campa dans les alentours. Des engagements eurent Heu entre lui et les 
partisans de ce Qassam. Abou-Taghlib-ibn-Hamdan envoya alors aupres 
<1 Al-'Aziz-billah son secrctaire pour lui drinander du seeonrs; et celui-ci 
lni promit tout ce qu il voulait. Al-'Aziz-billah expcdia en Syrie Al-Fadld- 
ibn-Calih, un de ses chefs les plus nobles, pour se servir de quelques strata- 
gemes contre Qassam et s'emparer de la ville. (Al-Fadhl) alla ä Tbabariyah' 

1. V.n C'.Hlilee. 



1G0. 



[195] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 403 

li^ilj «J1 <_ü 6 j<-o U J< * jjjJI je i^jj 5 5^-Jl, uJLl," 4 _^1 3 *&r,*chp.i6 

düi J-i lr, V jl 14 <JL> c 1>JI j.1 Ji ^3 13 l^. cJLj ,JL» ^1 Jl iUJtf 

^-KäJi /ul \m- AfcLl=>-l i-^-^ ^— Jl A* lyJ *jl« *J I ^£ (_Li& J|>f*" "-'J'J «-^r* 

1. S Ijl. — 2. B J. — 3. B lülSj SCh ^äb.. — 4. S ^1 Ch M. — 5. P a^-Jb 
BLS »k-J! J Ch ij~d\ J. — 6. BCh cr C_>. — 7. LS om. — 8. S ^. — 9. BCh 
om. — 10. BLS^>j»li. — 11. P LJ BLSCh iLo.1. — 12. R »*JÜ!. — 13. R l^ä Ch 
l^L. — 14. P JL>. — 15. LS ^1. — 16. LS ULij. — 17. BCh ^-d. 



et s'approclia d'Abou-Taghlib ; ils entrerent en pourparlers pour tomber 
d'accord. AI-Fadhl alla chez lui, et Abou-Taghlib le rencontra ä Cinabrah'. 
(Al-Fadhl) lui promit alors de la part d'Al-Aziz * tout ce qui pouvait le*chp.i6o. 
rassurer; apres quoi tous deux se separerent, et chacun d'eux s'en retourna 
de son cöte. 

Ensuite Al-Fadhl partit pour Damas, mais ne pouvant accabler Qassam 
par les stratagemes, il revint ä Ramiah par la route littorale. A Ramlah se 
trouvait Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah-at-Tha'i; c'etait un bedouin, 
qui s'etant empare de ce district, avait ouvertement reconnu le pouvoir d'Al- 
Aziz-billah, sans agir d'ailleurs selon ses ordres. Comme sa force augmentait, 
les bedouins se mirent de son cöte. Sur ces entrefaites il marcha contre les 
tribus d"Oqai'l, qui etaient en Syrie, pour les envahir et les chasser de 
ces pays. 

Les (Benou-'Oqail), alors refugies aupres d'Abou-Taghlib, lui deman- 
derent d'arranger leur affaire; il ecrivit donc (ä lbn-al-Djarrah), lui deman- 
dant de ne pas le faire ; lui-meme partit et s'arreta non loin d'Oqa'il pour les 
empöcher de s'en aller. Son accord avec eux attrista Ibn-al-Djarrah et AI 
Fadhl, qui eurent peur de lui. Ennuye d'attendre trop longtemps le secours 
de l'Egypte, Abou-Taghlib partit avec les tribus d"Oqail pour Ramlah au 

1. V. /acut, in, 419. 



404 HISTOIRE. [196] 

♦Pf. kk. x\r^ 3 Ö:' -r^ 2 dLH,j l ys^ 3 ^s ö- f^*tJI J * ^1>J\ J\ J-Jc. '*U-\ 

» S p. 126. ^ä5i jj>l ^f-j (J=-Ij-Jl tJ'Xrr- J-^ ^*?"J l?-**. t/ 3 " VH J^ {f* i_Uai%> 
•Bf.106". ji-» J 4^1 ^AÜi ^^>JI * s_.-lLr 4 t5 »l j^j cjjr?^ U^ Oti "'JJ li"*-** 5 -!} ^O^ 

^Jlij i-u_Li_J <J1 JuüJI v_ijj 6 I^J rj^JI ^»1 üJü-lj iJUj _^1 »j^Ij 5 £J1 ( _y. 

•Rp. If. J- ^ ,y> J\~3 *^\j -i^j JuäiJI C U>- X-T JJaül sljljj 4lü 8 pLk^Vlj *J[ 

/^«.L-Ji /.-« öüi Jjbl ijlS ^.U. liüj .'^ r 'j 

1. PLJ BLSCh ^LJ. — 2. BCh ora. dep.\ — 3. B ^ souvent. — 4. Chjjl. — 
5. BCh om. quatre mots. — 6. BLS^-J. — 7. BLSCh ^Jj?*?. - 8. BCli om. — 
9. BCh i.Ji. — 10. CIi iwj (sie!). — 11. Ch t= j~~ (sie). — 12. S Lj>L*>. — 13. B 
^ JLJ'. — 14. PB oL*J!. 



mois de mouharrem de Tan 369'. A son approche Ibn-al-Djarrah et 
Al-Fadlil s'enfuirent. Puis Al-Fadld rassembla les troupes du littoral et 
Ibn-al-Djarrah rassembla les Arabes ; de cette maniere ils se preparerent 
ä la guerre. Ensuite la bataille s'engagea entre Ibn-al-Djarrah et Abou- 
Taghlib aux environs de Ramiah au mois de cafar de cette meine annee"; 
Abou-Taghlib, ayant ete battu, fut fait prisounier par Ibn-al-Djarrah. 
Al-Fadhl se dirigea alors vers lui pour le delivrer. Sur ces entrefaites Ibn- 
Djarrah, ayant peur, qu'(Al-Fadhl) n'amenät (Abou-Taghlib) en Egypte 
et qu'on ne l'y traität de la merae maniere que le Türe Alftekin, c'est-ä-dire 
qu'on ne le comblät de faveurs et de gräces, le tua avant L'arrivee d'Al-Fadhl. 
Ensuite Al-Fadhl arrive prit sa töte, ainsi que tous ses compagnons qui 
etaient prisonniers, et les amena en Egypte 3 . 

Au mois de ramadhan de l'an .'570'' AI- Aziz-billah ordoima en Egypte 
de cesser la priere d« al-qounout » ', — la priere que les musulmans adres- 
sent dans les mosquecs eathedrales au mois de ramadhan apres la priere 
du soir, — ce qui etait dur ä supporter pour lous les nuisulmans-sounnitcs. 

1. 29 juillet-27 aoüt 979. — 2. 28 aoüt-25 sept. 979. — 3. Ici linit la traduclion de 
Mcdnikov, 1, 356. — 4. 10 mars-8 avril 981. — 5. Sur cclle priere v., par exeniple, 
Th. P. Hughes. A dictionary of Islam. London, 1885, 101, 1 ; 482, 11. 



[197] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 405 

»^o-LsJ £.w__« ij^l ö.jl ÜM^I Ifi jlS 4 jl dUjj iLÄ) l^Jlc ^%^\ joj Ia»- 
^ä-^x. Läa^ c~«islj AjVI a^I J 1^1 ^j'jj ^!j 7 *>=-i ''Ö^-j 5 ti ^J **^' 

c 

Vj-^ ^1 ColßJ ^t!>** JaJo (j^jVi <J^ <^ 1^1 J^jJI ^9tw ^-»Jl *^jaJ1 * S p. 127. 

15 W ö'j ^^ &?* $> W ^ y y n Jc L, U£)1 JU„ 1^1 10 o^ 

<>J (**r-^ Jjr-*- 1 -' '|T^ X J^>„ "^J (n"^"" ä* ^ ^J^V- 7 ö^ L^b 5 *^ <^ * P f- 44'. 

1. C rV« iL_ P om. wjt. — 2. PB ^j souvent. — 3. PRLS .U,. — 4. CCh kl. 
— 5. PBLS om. — 6. BLS Ju. P J^ß. — 7. P syJ. — 8. LS so*. — 9. S uU. — 
10. P o^ij. — 11. PB jl*. —12. P IjyjO. — 13. BLSCh JJL51*. — 14. BLSCh ^»j 
JJI. — 15. P rt^Mj- — 16. P om. jl. — 17. S om. — 18. B t^.ß. — 19. LS *^~l^. 



De ce temps-lä les Grecs s'emparerent du tres fort chateau d'Ibn-Ibrahim 
dans la ville de Ra'ban. Ils conquirent (le chäteau) gräce ä une ruse : 
Le gouverneur de la forteresse avait ä son service une captive d'origine 
armenienne dont les freres et la soeur demeuraient ä Ra'ban. Celle-ci vint 
un jour rendre visite ä sa soaur et fit aupres d'elle un assez long sejour, 
durant lequel eile vit que la forteresse ötait abandonnee, mal gardee et qu'on 
pourrait s'en emparer, en employant la ruse. Elle mesura alors la hauteur 
de (la forteresse) ä l'endroit, par lequel on pourrait y entrer, jusqu'ä terre 
avec le fil de son fuseau et, rentree chez eile, communiqua ä ses freres l'etat 
de la forteresse et l'idee qui lui en etait venue, qu'elle etait mal gardee 
et que, s'ils s'en occupaient activement, ils la prendraient. Puis apres leur 
avoir montre que cette affaire etait facile, eile les poussa ä fabriquer une 
echelle de la longueur du fil, avec lequel * eile l'avait mesuree. Ils y allerent *chp.i6i. 
de nuit avec l'echelle, qu'ils avaient faite, et l'ayant appuyee contre (la 
muraille), y monterent avec les hommes qui les suivaient. 

Cette meine nuit le gouverneur de la forteresse avait eu l'intention de 
rester seul avec ses femmes pour s'enivrer avec elles. G'est pourquoi il 
ordonna aux gardes de ne pas le deranger par leurs cris, ni de l'inquieter 
par leur service. (Les gardes) s'en allerent pour la plupart, et les autres 



406 HISTOIRE. [198] 

* s P . 128. Sjlc 13 ^ o ^£_ iLU f -^J 12 dj^ J\ u lSi^i\ 10 iVj dUÜl Jl-L Sjj * 

l^p LäA». ijUJI j^j lyJW v« l^ Jüij _jj\$ ^'aJ, Uj jj-^^ jUI) J& '^lyLi 

( _gj-l T Ua)l ^/u (^) \j*»\ tut ^oliajl Jl*ä _ll ijUjl j>~~~£. iJJJ *XX>- (vL-i- J-C.J 

1. C l/M. — 2. Ch Uli. — 3. C ijlji.j ^ji. — 4. C add. *JI jo^j. — 5. P i*Hä)l. - 
6. SCh J,y-'j. — 7. L om. — 8. P l^iyc. — 9. Ch t^^j. — 10. BLS i%. — 11. P 
Lii^t. — 12. C ^f$f£. — 13. C J (melius). — 14. LS U.Lc. — 15. LS L^Jj. — 



dormirent ä leurs places. Quand donc les freres de la femme et leurs com- 
pagnons eurent penetre dans la forteresse, ils n'y trouverent qu'un unique 
gardien endormi, qu'ils tuerent; se precipitant ensuite dans l'appartement 
du gouverneur de la forteresse, qui etait etendu sur sa couche, ils le tuerent ; 
ainsi que sou fils. Aussitöt apres cela ils proclamerent le nom de l'empereur 
Basile. Lorsque ceux, qui etaient dans la forteresse, les eurent vus, ils en 
sortirent et prirent la fuite. Les Armeniens, apres avoir occupö (la forteresse) 
et s'en etre empare, la remirent ä l'empereur Basile, qui les rccompensa, 
les combla de faveurs et ordonna de la rebatir et de la fortifier davantage, 
de sorte qu'cllc devint inaccessible pour l'attaque et imp renable par la 
force. 

Puis l'empereur Basile remit le gouvernement de Latakieli (Laodicee) 
ä Iv. r. m. rouk' ä cause de ses grands Services anterieurs, c'est-ä-dire de 
l'incursiou qu'il avait faite sur la ville de Tripolj et ses environs, oü il avait 
fait beaucoup de prisonniers, massacre uu grand nombre de ses babitants 
et de Maglirebins et s'ötait empare d'un grand butin. De ce temps-lä les 
troupes de Maglirebins arrivercnt dans le district d'Antiodie sous le 
commandement d'un cmir, nomme As-(.!anhadji, qui avait laisse ses bagages 

I. Lenom mutilc. V. Hosen, 153-154. 



[199] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 407 

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O- JS J 19 f jjl Jl 18 JL»» jl ^b i>LÜj L^ iUUl OiSjj ijjgi 

fj~' (J J-^JJ* ->^-*-f*i ~ f**-^ ökr^ " *~ij^ ^-^ *-*** r»-*^ *— *N iJLjcjl * s p. 129. 



"a]v*"> ,\.« . ^^«U>Jl 



1. P iay> s . — 2. S (J^J!. — 3. BLSCh ^jJi. — 4. PBR ^»/. -- 5. PH Ja, 
j~.!j. — 6. B s. p. — 7. C^U ^ Jlj.3. — 8. BLSCh ^Uj. — 9. C om. deux mots. — 
10. R Tji. — 11. PjSl. — 12. P add. ^f 3 y/. — 13. Ch ^ijj. — 14. BCh ^y. 
(J JLw,,J) ^UyJI. — 15. SCH J^t. — 16. SCh ^JwJ. — 17. BLSRCh ^JlL,. 
— 18. B J*=sJ'. — 19. BCh p^ll. — 20. BCh add. J£ — 21. Cli Uy. — 22. P J^U.. 



et son convoi de vivres quelque part en arriere. K. r. m. rouk, s'ötant mis en 
route pendant la nuit, s'empara des bagages et ayant attaque les troupes, 
les vainquit, fit des prisonniers et massacra im grand nombre de leurs 
guerriers. 

Nazzal et Ibn-Chakir allerent de Tripoli ä Latakieh (Laodicee) en 
Tan 370' pour assieger sa forteresse. K. r. m. rouk maicha alors avec son 
avant-garde. Younous, esclave d'Ibn-Chakir, s'etant jete sur lui, blessa son 
cheval et le fit tomber ä terre. Apres quoi K. r. m. rouk fut saisi et envoye 
au Caire, oü plus tard il fut proclame par un crieur public (qu'il etait con- 
damne; et il tut execute 2 ). 

Le domesticos Bardas Phocas se mit en marche contre Alep au mois de 
djoumadah I de Fan 371 3 , et le lendemain de son arrivee la bataille s'enga- 
geapres de Bab-al-Yehoud (la porte des Juifs). II reclama ä Sa'd-ad-Daoulah 
l'argeut d'apres le traite conclu. Apres les pouparlers on tomba d'aecord 
qu'une somme annuelle de quatre cent mille dirhems de bon argent, ä vingt 
dirbems le dinar, serait pa} T ee aux Grecs. Le cinquieme jour apres son 
arrivee, (le domesticos) s'en alla. 

1. 17 juillet 980-6 juillet 981. — 2. Le texte est complete par Rosen, 17 et 155. — 
3. 2 novembre-l" decembre 981. 



408 HIST01RE. [200] 

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l2 ^yl ^>*S U ^^l ^M-»Y *äJsJI Jl «JJ1 -^ J» Jr^\ *>>jj JÄl «Tjk- SJLij 

1. BCh om. dep.\ — 2. PBCli ^jJI. — 3. Miskawaih, II, 415-416 -U,-. — 4. S 
jjww. - 5. S »Li-»Li.j. — 6. P &\ «jUJ!. — 7. LS -»... — 8. LS ^_JS. — 9. BCh 
om. — 10. B ,1. — 11. BCh .&M.:J. — 12. BCh om. 



La cinquieme annee' du califat d'Al-Aziz, Joseph, qui etait medecin, fut 
nomme patriarche de Jerusalem; apres avoir siege peudant trois ans et huit 
mois il mourut au Caire et fut enterre dans l'öglise de Saint-Theodore, du 
cöte d'Anba Christodoulos 2 . 

Quant ä Adlioud-ad-Daoulah il marcha de Bagdad vers Hamadan pour 
•Ghp.i62. faire la guerre contre son frere Fakhr-ad-Daoulah-'Ali-ibn-Roukn * -ad- 
Daoulah. Apres l'avoir battu il rentra ä Bagdad; apres quoi ses affaires 
furent en bon etat. 11 envova une partie de ses troupes ä Sahroun, qui avait 
etc depuis les temps anciens imprenable pour les sultans anterieurs ; (la ville) 
fut prise, et il s'en erapara. Puis il ordonna de s'adresserä lui ou d'ecrire 
de sa part « au noni de l'empereur, du roi des rois, 'Adlioud-ad-Daoulah, 
Tadj-al-Millah et Wali-1-Ni'am ». Ensuite il epousa la fille d'At-Thai' et la 
fit venir aupres de lui. II domina sur tout le pays de Fars, de l"Iraq, de 
Mossoul et de Diyarbekir. II fut enorme'ment rcdoutö des gcns et de tous 
les habitants de son empire, et son vizir al-Mouthahhar ibn- 'Abdallah fut 
envoyc ä al-Batliilia pour arranger les aHaires. Et comrae les affaires n'al- 
laicnt pas comme il fallait saus son niauvais vouloir, saisi de grande crainte 

1. Ici commence aussi la traduction de Mednikov, i, 356. — 2. Ici iinissent les tra- 
ductions de Hosen, p. 17, et de Mednikov. 



[201] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 409 

fr fr . 

ft *- ft O c fr 

rVr-3 l^--»f*- 4-c-lji Jr^--^" l 3 } ^"^■ 5 Cx^~" "^"li A — *-i ^*J H/ -3 ' JsA«aS Li* 

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XisKA ^y ' -U>. L jU^)l *^>1 ^il ÜA* ' jy)l\ j-^.X <3jjJI 6 A^a£. ^(j^Jlij 

J 14 b^j 13 CJja!1 a^ & J^U j^ ^j 12 l^ a>ü1 <L— ! j^\ ^ IUI <k„,j 
Joä Jl 17 jL~s ^ £ÜI ^,jj ^jaJI j^ 16 jl-3 ^js ^lyJI 13 lj ^ivi cl cL 

<i 7 Lä^&. ÜjjJI A^£ ^-Ül ^i^JI Jl Ji-ij ^ ^y, ~jC ^$C^ j'lj OU AS 

1. S w*JJI. — 2. PBSCh JjjX-J L ^jyJ. Cf. Miskawaih, II, 411. — 3. S w-JJI. 

— 4. B ct: -Cu. — 5. P j^. — 6. P ,vk. — 7. Sj^jJI. - 8. PS JjjJl. — 9. Ch 
.XkJ Cf. Miskawaih, II, 412. — 10. P 4i't ;J ^). — 11. PBCh^iJt et infra, sed cf. 
Miskawaih (index). — 12. BSCh om. — 13. P «iV. — 14. Ch jjO,. — 15 B J\ 

— 16. P Jjj y~,. BLSCh om. — 17. PSB j!^ et om. ^. — 18. BSCh A=J. — 
19. B om. — 17. BSCh Us^. 

ä cause de sa violence, ayant peur pour sa vie, il invita soa medecin et lui 
ordoana de le saigner pour epuiser son sang et le faire ainsi mourir. Mais 
le medecin lui dit qu'il n'avait pas besoin de la saignee et tächa de le 
detourner de son intention. Apres l'avoir renvoye, reste seul, il prit un cou- 
teau de son encrier et se coupa lui-men:e, les deux arteres cubitales ; et par 
suite de cette blessure mortelle il raourut sur-le-champ. 

'Adhoud-ad-Daoulah confia apres lui l'administration des affaires d'etat 
ä Abou-r-Rayyan-Hamd-ibn-Mohammed avec son remplagant Abou-Mangour- 
Nacr-ibn-Haroun le chretien, ä cause des affaires graves qui avaient eu lieu 
entre al-Mouthahhar et lui. Apres la mort d'al-Mouthahhar, Abou-Mancour 
fut seul (vizir). Adhoud-ad-Daoulah, tombe malade, appela, ä cause de 
sa maladie, ä Bagdad, son fds aine, Abou-1-Fawaris-Chir-Zaid-Charaf-ad- 
Daoulah et Zai'n-al-Millah de Chiraz. Adhoud-ad-Daoulah avait un servi- 
teur eunuque negre, nomine Chikar qui etait ä la UUe de toutes ses affaires. 
Celui-ci ne permit ä aucun de ses fds d'entrer chez lui pendant la maladie 
malgre sa longue duree. Charaf-ad-Daoulah soupconna alors que son pere 
etait mort et que Chikar cachait cet evenement. Se precipitant, il entra 
dans la chambre, oü Adhoud-ad-Daoulah etait couche, et vit qu'il etait 

PATH. OR. — T. XXIII. — F. 3. an 



410 HISTOIRE. [202J 

* P f. 45-. jU^ ^J\ fclijj «O Sy_| J^-jLJi aJ| Ji-k ^j*. Jj r^J * SLsdl Jl»- J *[/> 

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♦Chp.163. j] _Lo JUJI * jyj £>* SJu iJj-dl *La*^. 4-i-l ^j C ^>5J>l>\ 14 Cu-£Ulj 

— i. Ch Jjü. — 2. BLSCh _^U. — 3. Ch ^^1. — 4. PS *-«x.. — 5. LS J. — 
G. S ,jsf. — 7. BCh om. dep. *. — 8. LSCh Jjj. — 9. S ^,-^1. — 10. P om. 
- 11. B »jjI. — 12. B lyii-. — 13. B U, («c). — 14. BLS w^tj Ch wJwülj. 



encore vivant; apres quoi il en sortit et ne revint plus aupres de lui. Apres 
quoi son pere, ayant de la repulsion pour lui, l'exila ä Kirman. Puis 
'Adhoud-ad-Daoulah mourut d'epilepsie le mardi dixieme jour du mois de 
chawwal de l'an 372'. Chikar cacha sa mort ä ses fds, ä tous les nobles et 
au peuple jusqu'au premier mouharrem de Fan 373 2 . (Avant sa mort) il avail 
nomme vizir al-Marzoub;m-Camcam-ad-Daoulah et Chems-al-Millah, il avait 
nomine son frere Abou-Thahir gouverneur de Chiraz et d'Ahwaz et leur 
autre frere Abou-1-Housciii-Ahmed (gouverneur) de Wasith. Lorsque 
Cliaraf-ad-Daoulah eut appris la mort do son pere et que son frere Camcam- 
ad-Daoulah avait ete nomme ömir, ayant rassemble ses serviteurs, ses- 
guerriers et d'autres, il marcba de Kirman ä Chiraz et apres s'en etre 
empare saisit Abou-Mancour-Naer-ibn-IIaroun, vizir de son pere; apres 
quoi il se sentit fort ä cause des munitions, des armes et de l'argent, dont 
il s'ctait empare dans les forteresses (du district de Chiraz). Etil se mit avec 
ses troupes en route pour Bagdad pour y devenir emir et s'einpaier de « la 
ville de la paix » (= Bagdad). 

Pendant quelquetemps la guerre s'engagea entre lui et son fröre Caincam- 
Chp.163. ad-Daoulah. Ensuite ils tombercnt ' d'accord que Bagdad et les provinces- 

1. 28 mars 983. — 2. 15 juin 983. 



[203] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 411 

J **J JJ ÄjjjJI ^jy: pj ^JLl.j ÄJjAÜ ^La*^. Jo J IjJLpIj f}UI <LJU 1 ( yC" 

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15 lf;l Uj <« ^ *^j <iii 3 14 ;u c |j>jl l3 j,| * ^jli ^ ^jo3 ^llü 

fclf 19 ^ ! 8 ^ c£Ai f UJ1 J ^1 "j,| I6^ Uj ^ j, ,y^ p. ^ 



1. L ^ß. — 2. P »IjbjJ). — 3. BLS «-. — 4. Ch _>*. — 5. S jJli, — 6. BCh 
j>yi\. — 7. C om. — 8. LSCh ^J^I. — 9. BCh s^L, tjdi. — 10. BPCh ^. — 
11. S f,x*. - 12. LS ^UJL — 13. Ch ^. — 14. Ch »Job. — 15. BLSCh ^sil. 
— 16. CLS al»j. — 17. BPCh ^. — 18. PBLSRCh. add. ^JLv^l. — 19. LS iy>. 



avoisinantes appartiendraient ä Camcam-ad-Daoulah, mais que dans les 
priores le nom de Charaf-ad-Daoulah serait prononce avant celui de (Camcam) 
ä cause de son äge plus avance; (il en serait de meme) sur la monnaie. Ayant 
fait la paix sur ces conditions, ils ecrivirent une lettre concernant (leur) 
accord et s'engagerent mutuellement par serment ä accomplir ce que (la 
lettre) assurait. Cela eut lieu au mois de gafar de l'an 376 '. 

Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah 2 se revolta contre AI- Aziz-billah 
et proclama publiquement sa desobeissance envers lui. Sur ces entrefaites 
Rachiq-al-Azizi, beau-frere du vizir Yaqoub-ibn-Yousouf, fut envoye en 
Syrie en l'an 371 3 . L'ayant rencontre il lui fit quitter la Syrie et le mit en 
fuite. Apres sa defaite, Ibn-al-Djarrah partit pour attaquer les pelerins de 
la Mecque et leur couper le chemin du retour. AI- Aziz envoya alors Mouflih- 
al-Wahbani avec des troupes ä leur rencontre pour les proteger. Mais Ibn-al- 
Djarrah, l'ayant assailli ä Aylah, le tua ainsi que tous ceux qui etaient avec 
lui. A la suite de cette nouvelle arrivee, les pelerins, craignant pour leur 
vie, se dirigerent vers Wadi-1-Qoura, oü ils resterent pendant quarante-cinq 
jours. Ensuite ils entrerent en Egypte, et Ibn-al-Djarrah s'en retourna en 
Syrie. Mais Rachiq l'ayant rencontre ä nouveau le battit. (Ibn-al-Djarrah) 

1. 12 juin-10 juillet 986. — 2. Ici commence les traductions de Rosen, 17-19, et 
deMednikov, i, 356-357. — 3-7 juillet 981-25 juin 982. 



412 I1IST0IRE. [204] 

p f. 4i',. A-asj «^sLilj üjU»Li ^ä* 5 ^ ~>y^i ij\ ~ ^s^3 *-Lr" (J^ J^-y 1a "*J»» 

fLül ^1 *=^s Aoi^j ^LL= -0 4 jAJ»lj S-VäJI dÜJI Jl~,1> j^o L^JL. Cilk'l 

(3-*"-° Ji j-a* t> -feH' cf^r^ ^t^J ^J t^i *:^ J^VI J^jJI J^ (j-dlj 



1. BLSCh a^. — 2. BCh U^lj. — 3. L |J £ P f. — 4. B jjlUs. — 5. BPLSRCh 

^Job et infra. — (i. BCh om. dep.*. — 7. B «_i~a>. — 8. S 1-.. — 9. B Lesj. — 10. S 
.^VsH et infra. — 11. CCh add. _.U C U. — 12. C add. ; ^. — 13. BCh om. dep.*. 



enlra alors dans le desert pour se redigier ä Homs (Emese) aupres de Bakd- 
jour, qui lui accorda hospitalite et protection. II se dirigea vers Antioc he 
pour implorer le secours de l'empereur Basile, qui apres lui avoir remit un 
present le renvoya. (Ibn-al-Djarrah) de retour en Syrie demanda son pardon 
ä Al-Aziz, qui le lui accorda '. Puis les troupes egyptiennes d'Al-'Aziz allerent 
ä Damas sous le commandement de Yaltekin (T. 1. tekin) 8 pour combattre 
Qassam, qui s'etait empare de cetteville. (Yaltekin) etant campe aux environs 
de Damas dans un endroit nomme al-Dakkah, les habitants de la ville firent 
la guerre contre lui, et il les assiegea pendant quelque temps. Oassam sortit 
aupres de Yaltekin, et celui-ci emmena Qassam, son fds, ainsi quo son beau- 
frrre en Egypte, on ils furent montres en parade ä dos de mnlets au mois 
de rabi' 11 de Tan '.i~'.V [ et jetes en jtrison jusqu'au quinzieme jonr du mois 
de zou-1-hidjah*. Ensuite al-'Aziz, apres les avoir reläehes, les gracia et 
les combla de l'aveurs. 

Bakdjour se revolta ä Hirns (Emese) contre Sa'd-ad-Daoulah et appela 
les troupes d'Al-'Aziz, qui marcherent avec lui; il campa devant Bab-al- 
Yehoud (la porte des Juil's) le premier rabi' II de l'an ;>7.V ; , et ils sc battirent 
pendant deux jours. Sur ccs entrelaites le domesticos Bar da s Phocas marcha 

1. Ici finit la traduetion de Mednikov, i, 357. — 2. V. Rosen, 157-158. — 3. 12 sept.- 
10 oct. 983. — 4. 19 mai 984. — 5. 12 sjept. 983. 



[205] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 413 

3 UjVI *J\ 2 J>-J Jy^. J* Irf- *J>JJ v~^ J\ ',3^—-^ ^lüJl (j-j^. «Chp.ic4 

^ '^ ^U n Lj (n -i* w-U) ^jVl ^>U" 'IaJ ^ J3_) I^Ias-I ^lc dUi A» (jiij 
j Jiilj j-äJI -*üj /j-j< — j JuA? a-Lw (j t^«)i -CJSIj oUSVy ^jj-»1 (jl*»i 0-*oij-ij 

1. BLSCh jjJLs-w'jjJl ^lääJ! ^^j. — 2. C add. L^. — 3. S J»>yj!l &>. — 4. BCh 
. dep.*. — 5. CS s^s. — 6. BCh om. dep.*. — 7. CCh J*=£. — S. BCh om. dop.*. 
9. LSCh f-.y — 10. C add. Ifci \jK. — 11. B b, LSCh ^Jjj. — 12. B Lau. — 
BLSCh om. deux mots. — 14. B Äj&. 



om. dep.*. 
— 9. 
13. B 



sur Alep. * Cette nouvelle parvint ä Bakdjour, qui partit ä sa rcncontre le*chp.i64 
mercredi huitieme jour du mois de rabi' II'. Bardas Phocas vint (ä son tour) 
camper en face de la porte des Juii's le jeudi quatorzieme jour du raeme mois 2 , 
ayant avec lui Moufarridj. La bataille s'engagea. Puis (Bardas Phocas) et 
Sa'd-ad-Daoulah echangerent des ambassades, et ils convinrent entre eux que 
Sa'd-ad-Daoulah lui payerait le tribut de deux ans — qua'rante mille dinars. 

Le lundi, vingt-six du raeme mois 3 , Bardas Phocas marcha, poursuivant 
la route sur Hirns et, apres en avoir emmene en captivite les habitants, brüla 
un grand nombre de ceux qui cherchaient r'efuge dans les cavernes; puis 
il alla vers Tell-Khalii'ah ' et passa plus loin. Bakdjour partit pour Damas 
oü il fut nomme gouverneur, et, apres avoir saisi les rebelles de (la ville), 
en massacra plus de trois mille; il en crucifia plusieurs et en fit enterrer 
dautres vivants 5 . 

En 372° (la crue) du Nil s'etant arretee en Egypte, les prix (des denrees) 
furent bouleverses et les prix des grains et des vivres augmenterent, de 
sorte qu'en l'an 373 7 la cherte s'accrüt et le manque de pain se fit sentir; 
il faut y ajouter une grande epidemie, qui fit perir une quantite enorme de 



gens. 



1. 19 sept. 983. — 2. 25 sept. 983. — 3. 7 oct. 983. — 4. La position de cette ville 
n'est pas fixee; v. Rosen, 158, note 126. — 5. Ici Unit la traduction de Rosen, 19. — ■ 
6. 26juin 982-14 juin 983. _ 7. isjuin 983-3 juin 984. 



414 HISTOIRE. [206] 

»Pf. ke\ ij* cJL iL) jts. ^"V As- VI ^y_ <~J~>y„ ^ v^. hü-i ^ jQ*" u^J 

J£ ^jlj Juki)! ^^1 ^Uj ^U J> <_Lü)l ^Aej 'iJU^j Jx x -'J ^ <C-W ^-P 

* S p. 134. Jija j <frU^- ,_jL* * AjJj 3 ^_^JI dUi J ^» Ai, 2 J^ilj jt£« J ^ -*^-!i 

* b f. 108. £*f 15^ cM? c** ül ^y^S kr& *Vi ' v£jJ ^^ ^!>~ ( ^-^ i^' 

jjj^l jL J^ Jus-3 C-L.J *i\ ^ ^JLa ^ J^aiJl j\i h ^ lU^-J jjy>\ <£A*>_ L. 

Jl cA£S ^>jJI jIj J (Vjb-^ ^3 »>-»«" Si '!>- J ^A* 1 * l V -A 3 •-^ '^ 
^ "<A ^ ^ 10 J^j ^3 ^^Vlj ,JÜ1 J*l .je*. jOjJI jl£ J^l 9 Ja 
jiljjj (OJI J*l ^ f y ^b jyjJI Jljjl Sa^d- Uc 12 *ii xe j^JI ^ * 

jLo Oül 17 ^JLJ1 J^ ^j (v^lj 16 <jJUl£ fr** JUäVI J l^-ly L> 15 V 

1. BLSCh üjlJI o£k' J, au lieu du passagc dep.*. — 2. BLSCh f jä\. — 3. BLSCh 
UJI. — 4. P j»läJ!. — 5. PLSCh IjsCLj. — 6. P J. — 7. BLSCh ^aU — 8. P ajoute 
v j. _ 9. ps ~a£)l. — 10. LS J-atoj. — li. BLSCh 5 jJ_)*J'l *i J _j. — 12. BLSCh om. 
dep.*. — 13. L iL» S UL». — 14. BLSCh ^L QsLa-Lj. — 15. BLSCh Li.. - 
lü. BLSCh om. — 17. Ch ^Ul. 

Le dimanche dix-septieme jour du mois de chawwal de Tan 373' Al- 
'Aziz ayant fait saisir son vizir Yaqoub-ibn-Yousouf, ainsi qu'Al-Fadhl-ibn- 
Calih et ces deux i'reres les isola chacun dans im endroit. En ce meme jour 
les desordres eclaterent dans la ville de Micr, et on euleva des vetements ä un 
grand norabre de gens qui faisaient la route pour le Caire. Les marches 
de la ville ayant ete lerraes, les chefs de garde, allant ä cheval, calmaient 
le peuple. Puis (Al-Aziz) confisqua tout ce qui appartenait au vizir; on emporta 
de la maison d'Al-Fadhl-ibn-Calih (une grande quantite) d'ustensiles et 
d'eflets et, de la maison du vizir, deux cent mille dinars d'argent comptant, 
qui l'urent verses dans le tresor du palais. En meme temps les cnancelleries, 
qui se trouvaient dans le palais du vizir, furent tiansferees au palais d' Al- 
Aziz. Le vizir avait aime les gens savants et instruits et pour les honorer 
les avait combles de faveurs. J'ai appris qu'au moment de L'arrestation du 
(vizir) etait tombee, entre les mains d'al-'Aziz, une liste des depenses du 
vizir pour quelques savants, copistes et relieurs de livres [depenses s'elevant] 
ä la somme de mille dinars tous les mois. Al-Aziz ordonna de continuer ä 
les payer d'apres cette (liste) et de n'cn rien supprimer. Apres qu'ils (le vizir 
et les autres) furent restes en prison peadanl deux mois entiers, (Al-'Aziz) 
les relacha et ayant ordonne de payer au vizir deux cents mille dinars lui 

1 . 23 mars 984. 



J207] DE YAIIYA-1BN-SA1D D'ANTIOCHE. 415 



[*l 



4 J=S L. 3 Gy>-\j ~JU J, JcJaiJl ^1 Ca! Sjj 2 <J fc-ü-l U '^^ Sjj jjj\ J\ 



1 ^\ ' j^i < :.y.u...:\\, cUj c- ^^ c ui ^.aUI ^ ^ C^^ <m*ch P .i 6 5. 

10 Xjji ^J^U-j CxL. ,j UXij 

^j-läiil ^ö^ jLi fjjü <Jä jjUl JU1 i_U=- ^ *b-^ - x *~' ^'^ y) rf^J * * sp. 135. 
^j;*^ ^„^ t-, ^ J * Iji&l ( _ 5r -j '-'^lJI jUl l^j ^"ly K> jJ^ ^ H j£— jJI 
l^b ^j iw.Hil ^Ac Jjj ir, ^<Lc 15 l_j9jiar <j1-Uä)1 j* vL» 14 *sj^ ÄJUJlj 

JÜ JLil lji"is3 tj^aa- <f^l (_y^». f-^J Olü~^«J' 

1. BLSCh om. — 2. BLSCh add. L.*?.. — 3. Ch «j^j. — 4. BLSCh »Jsil. — 
5. BLSCh iUL. — (i. BLSCh ^^su-jjf. — 7. S sUt. — 8. B ^-j^U,!. — 9. P ( * r s^. — 
10. BCh om. deux mots. — 11. BLSCh ^ilou^yJ! ^UyJl ^y.. --12. P ^S 
^J^ c s.b. — 13. C wi~Jl> (melius). — 14. LS ^ 3i . — 15. P jä^ü Ch \yj*ä. 
— 16. B om. dep.*. 

rendit tout ce qu'il lui avait pris. II rendit egalement ä Al-Fadbl-ibn-Calih 
ainsi qu'ä ses freres ce qu'il leur avait enleve, et les reintegra tous dans 
les charges qu'ils avaient occupees. 

Au mois de ramadhan de l'an 375* Oreste, oncle maternel de la souve- 
raine, la fille d'Al-'Aziz-billah, fut nomine patriarche de Jerusalem; apres 
avoir siege pendant vingt ans il mourut ä Constantinople . * Son frere Arsenius * Ch p.165. 
fut egalement nomme metropolitain du Caire et de Migr 2 . Tous les deux 
combles des faveurs bienveillantes d'Al-Aziz-billah furent les premiers per- 
sonnages pendant son regne et pendant la grandeur de sa puissance 3 . 

Abou-l-Ma'ali-Sa'd-ad-Daoulah tarda ä payer aux Grecs I'argent stipule. 
Sur ces entrefaites le domesticos Bardas Phocas marcha surKilliz'' et apres 
lui avoir fait la guerre et l'avoir prise par force, emmena ses habitants en 
captivite au mois de cafar de Tan 375 5 ; puis il battit un detachement des 
Hamdanides, qui avait attaque son camp, et arrive devant Apamee dressa 
contre eile des machines de guerre qui jeterent bas quelques tours de sa 
forteresse; ainsi il l'attaqua avec la plus grande violence. 

1. 15 janvier-13 fevrier 986. Ici commencent les traductions de Rosen, 19-29, et de 
Mednikov, i, 357-358. — 2. C'est-ä-dire « des Nouveaux et du Vieux Caire ». Mednikov, 
i, 357. — 3. Ici iinit la traduction de Mednikov. — 4. Une forte place au nord d'Alep. 
Rosen, 166, note 131. — 5. 23 juiu-21 juillet 985. 



416 IIISTOIRE. [208] 

* Pf. 47. J*t Jjb iilia;! 2 J*ß ^1 J y>j " J-^ jU*- J>J3 J\ 1 *>j£-J> J^J 

* Rp. IA. ö~ ji-Vl £>j ^ J* ^uU- <y ^ ^"V _yt 3 ^-T) iu~J J^'Lj >_iJI fc« 

5 LiUi- 4 (5 — j f^lc 5U1 f^a j^>j ^L*j t>* ^^ J^J 3 ilLiLj ^yf^t) <j~*^~ 

L~l dUUl Jual UJj 9 il|ju»Jlj w)^«)l ^Lod ^xäjls ^Us ^ ^Jl s^C-t 0* 
5JLJI Ai* J3 <L.lsl ^ .jV^Yl ^j^ ^"o ^g-UJl jl*»~, jo ^U- ^^ l» 

1. PB jjjcJ Ch ijrf.3 LS ,,jbJ C äJjJJ) Jju.. — 2. P add. J»!. — 3. BCh om. dep.*. 

— 4. B L-j. — 5. C ajoute Ji )jV \jj£. — 6. Ch IjU^I. — 7. Ch ajoute _, LSlIaJl ^. 

— 8. BCh ) j»S=— >jjJJ ^3^ et infra. — 9. S om. _,. — 10. BLS ^Lälj et infra. — 
11. LSCh Jy. — 12. B om. — 13. BLS ^j-XJ! P ^-jJUI C t/3 ~JUI. — 14. BLSCh 



Qarghonyah marcha sur le couvent de (Saint)-Simeon d'Alep, qui se 
trouvait ä l'extreme frontiere du territoire d'Antioche et au commencement 
du territoire d'Alep, et apres Tavoir assiege pendant trois jours, apres le 
combat le plus violent, le prit d'assaut le mercredi Imitieme jour du mois 
d'ailoul (septembre) de Tan 1297, c'est-ä-dire le douzieme jour du mois de 
rabi' II de l'au 375'; il y massacra un grand nombre de moines — c'etait 
un couvent populeux et florissant — et emmena en captivile beaucoup 
d'autres gens, qui s'y etaient refugies du pays (avoisinant); amenes ä Alep, 
ils y furent exposcs aux risees de tous. Le domesticos Bardas cnvoya alors 
un detachement de ses troupes ä Kafar-Tab*, oü il battit un certain nombre 
d'Arabes et de Haindanides. Sitdt que 1'empereur Basile eirt eu connaissance 
de ce qui s'etait passe au couvent de (Saint)-Simeon d'Alep, il envoya ä 
Bardas l'ordre ecrit de lever le siege d'Apamee. De ce temps-lä les Maghre- 
bins s'emparerent de la place forte de Balanias 8 . En ce temps 1'empereur 
Basile confera le titre de duc d'Antioche au magistros Leon Mclissene, qui 
se miten marche avecles troupes et assiegea Balanias. 



1. Probablement le 2 septembre 985. V. sur cette queslion Rosen, 1(18, note 130. — 
2. Pas loin d'Apamee, ä l'ouest. V. Rosen, 168, note 137. — 3. Sur la mer Mediterranee, 
cntre Tortose et Gabala. V. Rosen, 168-169, nole 138. 



[209] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 417 

*jb 4 r j>JL vis 3 ^ **•*!> ^^sAsS Cp> dajl ^ '^ JWI JJ 

I y^\ J\ iy ._ Ü 8 (3 *3 jJU ^a^I J v>J 1 crr~ 1 ^ J* ^ ul «Jr* 1 : 
^3 l2 JU-J »ctLe j >U 10 ^ 9 jiM ^ ^ UL . ^ f^L J ^^J 



26 



-*' " 



1. BCh .LI. — 2. B^J/I^Ij Ch ^y^LJlj LS ^JjS^Jo. — 3. P »Jita. — 
4. B ,.jJL R pjJb S add. J. — 5. BLSCh ^ä.li C w4=^,U. — 6. BLS ^-Ub Ch 
^-LL*. — 7. PLS j^-yJÜI B ^^y-sCJ! Ch L ^y_JJI. — 8. LS L».. — 9. LS iäsit. 
— 10. BCh L i. — 11. C «lil. — 12. BLSCh om. trois mols. -- 13. BRCh ,»~Jl. 
- 14. BPLS j^JU! Ch ^^mJJI. -- 15. BCh aj w ,^ LS ^ w>^. - - 16. BCh 



S p. 136. 



lüJI J.9J, JJX-J * 24 3^ZJ\ '-' 3 4 »jlLj 21 iilkl ^U *YjJ * B f. 108' 



LLlj. — 17. BCh om. — 18. BLSCh ^iSüM ^->^. — 19. LSCli jjJLwjJI. - 
20. C jjji. — 21. P add. j Jj^sJI. — 22. BLSCh add. Ja,. — 23. BCh a&. - 
24. B ajoute (J/J! 3&yL JL»j LSUil Js b^j. — 25. B ^Jä^dl. — 26. LSChR ^1 



A cette meme epoque l'empereur Basile, se defiant du parakimomene, 
l'eloigna de lui et lui ordonna de rester a la maison. En meme temps dans 
les troupes (de Leon Melissene) on fit courir le bruit que la revolte du 
(parakimomene) s'etait renouvelee ; les troupes abandonnerent alors Balanias. 
L'empereur ßasile, par suite de ce fait, tut irrite contre Melissene et lui 
donna le choix : ou de retourner et de prendre la forteresse ou de lui payer 
l'argent depense pour l'armee en paies des soldats, et dans ce cas (l'em- 
pereur) enverrait alors un autre pour s'emparer de la forteresse. (Melissene) 
s'engagea ä retourner pour la prendre. Les troupes repartirent avec lui, 
il fit construire un belier, avec lequel il battit le rempart, de sorte qu'une 
de ses tours avec sa courtine s'ecroula. Les Maghrebins qui s'y trouvaient, 
demanderent alors l'aman et s'en retirerent. Apres quoi Melissene fit relever 
ce qu'il avait detruit, et restaura les remparts. 

L'empereur Basile destitua alors Banlas Phocas de sa charge de domes- 
ticos, en le nommant duc de l'Orient et gouverneur d'Antioche et de toutes 
les provinces d'Orient. En l'an 376', Bardas Phocas conclut avec Abou-1- 

1. 13mai 986-2 mai 987. 



418 . H1ST0IRE. [210] 

** P f- 47". »'„•"' 

* r p. t ^. , äJl ' ilU «jjVI ö- <_p j d~»l> viUJI J>\ j^_i»JI J*» jl ^ L^ 

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* s p. 137. j, Ciy>. JLsJI J Lüi^-lj ^Uyt V>» 1*^=." jl-UJI jl^^JI ^isj * ^i^Jül ^1 

jsJJ) f^CJU jl£j ^Ai^L J jiJI S>U«-I U^ ^-J Öl J.— j 13 ( ^J^lj IjUj läsil jl 
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1. P JUJI C äJ.jJI j,*~. — 2. BPR , r j. — 3. SL..-4. BLSCh ,*=-.!.. — 5. PR 
om. — 6. BLSCh add. LaiJl. — 7. LSCh J~>w BLSRCIi add. yJÜ! »dÜU. — 8. PR 
r-Jlj et infra. — 9. C _Wjj v J1 Lajj. -- 10. BCLS U^-.^.. — 11. P »JßjJI. — 
12. BCh om. — 13. B c r^>,. — 14. BLSCh L^k — 15. P Ji-Jt. — 16. CCh 
>_j^Jt JLaJb LS om. — 17. B L*s>JaJ. — 18. Ch tSjU S J^j. — 19. BCh »Uljj. — 
20. LSCh s^ä-t. — 21. BLS sy^U. — 22. BP ^J>^J&)lj LS ^kksüllj. — 23. P a^.. 



Chp.166. Ma'ali-Ibn-Hamdan * un nouveau traite de paix; ü fut convenu entre mix 
que les alepins paieraient chaquo annee ä l'ompereur Basile quatre cent 
mille dirhems dont il etait convenu avec eux (auparavant). La stipulation 
se iit par ecrit. 

Les deux fils de Samuel que Jean, fils de Tzimisces, avait pris et mis dans 
la piison de sou palais, s'evaderent par ruse. 11s s'enfuirent de leur prison 
sur des chevaux, qu'ils avaient ordonne de preparer pour eux; d'avance. 
Lorsqu'ils eurent atteint le defile conduisant eu Bulgarie, les monlures dont 
ils se servaient, s'arreterent. Ils descendirenl alors de eheval, se cacherent 
dans les montagnes, craignant d'etre poursuivis et atteints, ils continuerent 
leur route ä pied. Le frere aine, qui portait ua deguisement, devanca en 
route son frere cadel. Une bände de Bulgares qui gardaient ces montagnes 
contre les brigands, I'apercurent; Tun d'entre eux, ne le connaissant pas, 
parce qu'il etait tout seul, lauea une fleclie contre lui et le tua. Son jeune 
frere arrivant sur ces entrefaites se Iit connaftre ä ces gens. L'ayant emmene, 
ils le proclamerent leur tsar. 

II avait un serviteur (glioulam), noinme Koinitopoulos, qui avait partic 
etroitement liee avec lui. Les Bulgares se groupercnt autour de lui et assailli- 



[2111 DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 419 

^jj Wh l <>Jt\ * [ ^-» i] (i^.^ J* --Lw **r~ ?■ .A* «i r*-^ diU1 ^ 
4 j fr ^^.3 siuui ^i» ^ jü-i as" ^j-xji jl S JJUI J 2 *^-* j ij-Jl 

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*Uj lyl^, ls ll^ ^3 *,uJ j?L fr l \ßi «iüi »UjJlj J^Vb ' »ä-N • s p. im. 
iL. t-M-j fclja J 20 JAMj 19 üUlj j-«-^ li- •** £- jL*a * J J?-j fct-A*« p r. 48 

1. LS LjIjI. — 2. BCh »/L-s. — 3. BLSCh JJJl». — 4. BLSCh om. — 5. C «L. 

— 6. C ora.'^. — 7. C om._j»j. — 8. BCh om. dop.*. — 9. LS Öi.tj. — 10. BS Uli. - 
11. S 1^. — 12. BLS j^j-j^üJIj et infra. — 13. C add. SJjJI A^s ct >. — 14. BLS 
aJLj. — 15. BCh J'Jjj. — 16. S aüI. — 17. C ajoute j üc. — 18. BCh om. deux mots. 

— 19. BCh om. six mots. — 20. P JfUJb. 

rent les pays des Grecs. L'empereur marcha contre eux avec des troupes 
nombreuses et campa devant leur ville nonimee Abariyah ' et qji'il assiegea. 
La nuit, le bruit se repandit parmi ses troupes, que le defile avait dejä ete 
coupe, et le mardi dix-septieme jour du mois d'ab (aoüt) de Tan 1297, qui 
correspond au septieme jour du mois de rabi' II de l'an 376% l'empereur avec 
toutes ses troupes s'enfuirent, se precipitant vers le defile. En les poursuivant, 
les Bulgares pillerent ses bagages et son tresor, et un grand uombre de ses 
guerriers perirent. Cela eut lieu la dixieme annee de son regne. 

Skieros, ayant eu connaissance de ce fait, [catastrophe], s'adressa ä 
Camcam-ad-Daoulah lui demandant de lui rendre la liberte pour profiter de 
cette occasion ; il le priait aussi de lui fournir des secours en troupes et en sub- 
sistances, lui promettant de remplir tous les engagements pris envers son pere 
'Adhoud-ad-Daoulah. (Camcam-ad-Daoulah) accueillit favorablement cette 
(priere) et apres avoir lie Skieros, son frere Constantin, ainsi que Romain, 
fils de Skieros, par des pactes et des serments oü ils s'engageaient ä remplir 
ces (engagements), il rendit la liberte ä tous ses compagnons au nombre 
de plus de trois cent personnes, au mois de cha'ban de Fan 376 ! et leur fit 
restituer les chevaux et les armes, qu'il leur avait enleves; apres quoi 

1. V. Rosen, 189, note 146. — 2. 16 aoüt 986. V. Rosen, 189-191, note 147. — 3. 6 dec. 
886-3 janvier 987. 



420 HISTOIRE. [212] 

3 JJi ^Ij iL« J (•>!-<)! Ij^lj <s}0*l J^J—JI J, j£ ''Js. J£S {%J\ fc-U 
*Chp.i67. IjjLi i^ 5 ^ l_yjy_ jl *rO"^ <-)^~» ^ J ,/*^ "r - ^". ö^ v-ijp 1 ^ ^j^UI ^ 

jV^Ilij !_iJl ö- 10 J»Lil j iiai. j lL*>-J «Pl^Jl 9 b^3 S^JaJl ^Jl 8 ly^>J J"! 

j^äs- JL> ^gJJl JI^LJl ^— o joj ijLllTj ^«— J ■— ~*" *-"- Jjh- j-*3 ,jt*— >3 0^3 

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,j ÜjaJI xit 'I LLU1 iy ,_L~l 4o Ju-j ^-Ul jybj"^ j^jjLU La_l cLäT) 

1. S „J. — 2. B aJ^. — 3. BLSCh ^<5I. — 4. BLSCh (J ^ßsuJ\ et inlra. — 
5. B üe.. — 6. PLSR \y-yJ 3 . — 7. S ^5. — 8. BLSCh add. w. — 9. Ch ^sj- — 
10. SR J»U,. — 11. BCh om. — 12. BLSRCh JuJUa.. — 13. BLSCh LiJ_>. — 14. R 
L^bj. — 15. BLSCh om. — IG. BCh om. — 17. S ^$ s . — 18. S om. BPCh jj*/% 
— 19. BLSCh om. 



il fit venir les Benou-1-Mousayyab, cliefs des Benou-'Oqail, afin qu'ils 
allassent avec (Skieros) et le conduisissent jusqu'aux environs de Bagdad. 
Sa mise en liberte produisit une impression penible parmi beaucoup de 
musulraans, et 011 commenea ä parier beaucoup ä ce sujet. Apprenant cela, 
Chp.i67. Skieros, * redoutant, qu'on ne prit une nouvelle decislon ä son egard, supplia 
les Arabes de l'emmener au plus vite. Ils se mirent alors en mute avec lui 
et tous ses compagnons vers leurs campements et, apres avoir egalement 
appele un certain nombre de Benou-Noumei'r, ils le conduisirent ä travers- 
le desert, jusqu'ä al-Djazirab; apres avoir franchi l'Euphrate, ils atteignireut 
Malathiyah (Melitene) au mois de Chebath (fevrier) de Tan 1298, qui eorres- 
pond au mois de chawwal de lau 376 1 . Le « basilikos » et le gouverneur 
de Malathiyah etait ä ce moraent le patrice Ivoule'ib, qui jadis avait livre (la 
forteresse de) Hicn-Barzouyah. 

Skieros s'empara de sa personne et prit tout ce qu'il trouva chez lui : 
le tresor, les chevaux, les vßtements et les equipagesdeguerre. Devenu ainsi 
jiuissaut, il se lit proclamer cmpereur. 

Nicephore Ouranos, quo l'empereur ßasile avait envoye aupres d'Adhoud- 
ad-Daoulah au sujet de Skieros, en se servant egalement de ruse, appela 

1. 3 levrier-3 mars 987. 



39. 
f. 109. 



[213] DK YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 421 

t 

6 Gac **. * ^jlJI Jrt^la «>^^ ^ J ä* ^1 Cf?^ ofJ^ÜJI ^ p»l*J » S p.l 
iW Ol ÄiJlj ^C jlo ^U J^iOl 8 ^L, UJ -^^Ij ^jVl ^ ' MjJS* B 

JUJI jl A» 0-J>^J^ ^ 13 "J (V-JJ J^l ^ -/rJ l2 <JL#s ^^-J Cm* *-^* 

atVI^-j ir '^-li~ J-V^j ^ O* -^Is *~^ 15 ->WI £*~! 14 ^^J ö* *J[ 

,-jj yy vkla-j' fcUO Ol Jüi <C ^-Oo 18 (_/j!>liJI JJ ^UaJI ^X.9 * R p. r 

jjO ^j^JI * 4-i-l J,[ ^lüJI (j-i^i 4> J-JJ Ol X-Väjls j-lüSl (jj-i^ il, 



4« 



P f. 48 v 



1. BLS jy^.&JI et infra. — 2. BSCh [^äJj. — 3. B jJLel^,. — 4. BLSCh om. 

— 5. S om. — (». R X\e. — 7. S ^JSf. — 8. BPSjLo Ch SU. — 9. BLSCh ^UyJI. — 
10. BLSCh L5x— »jjJl! — 11. BCh om. — 12. CLS XiJI ^ BCh om. — 13. BCh Ol. 

— 14. LSCh ulä*-!. — 15. C olj'o^l. — 16. C Oi<^> U^ 3 ^ U~*j J. — 17. BLSCh 
, ^U^l et infra. — 18. BLS ^^ÜS-J! et Infra. 



un certaiu bedouin, qui le prit et ramena au pays des Grecs; ainsi il s'en 
retourna aupres de l'empereur Basile. 

L'affaire de Skieros devint inquietante (pour Basile), parce qu'autour de 
lui se groupaient les Arabes 'Oqailides et Noumei'rites, qui venaient ä lui 
en grand nombre, ainsi que les Armeniens. II demanda egalement du secours 
au Kurde Bad, gouverneur de Diarbekir, qui lui envoya son frere Abou-'Ali 
avec de nombreuses troupes. 

Dans ces conjonctures l'empereur Basile fut contraint de restituer ä 
Bardas Phocas la dignite de domesticos au mois de zou-1-hidjab de l'an 37G ' ; 
en meme temps il lui expedia des troupes et lui enjoignit d'attaquer Skieros. 
Mais auparavant il lui avait envoye un (de ses fideles) pour lui faire jurer 
sur les saintes reliques et prendre sa parole et son engagement, qu'il lui 
resterait fidöle, devoue et completement soumis. 

Pliocas ecrivit alors ä Skieros, en le priant de lui envoyer son frere Cons- 
tantin qui avait epouse la soaur de Bardas Phocas. (Skieros) le lui envoya ; 
mais Bardas Phocas le renvoya ä son frere Skieros afin de s'entendre avec 

1. 3 avril-2 mai 987. 



422 H1ST0IRE. [214] 

j^vij L-^o 4Jl*-~iä>j \>S* ji j »ä>3 \f~5 dlUl t-L-L <£-jLu Je- l»~»^- Lüjö jl 

* S p. 140. Jji" Uj <-* C*^)l f>- U> ^ *— < " ■ O dlUl cU-"!; -V.-a»j <C& Cl jj-^'UjJ a >to 

*Chp.l68. UpjliTj * ^fjyU] £, *ys^3 Ü^f J^ jj-lftflJI jLj ^Uill jÖ^> J^oj ^l J^ 

JCe-j 8 <UI Cä>l 7 ( _ r .jj}UJI ilfrj Uä>l L*>u jl -\£j Jfr ^Laillj <Ü| jU-U»e U 

10 Juucls «J wU •c v =- .^Jl^ ^=- Jl ^.Uj>-j ^jjMä-JI J* 9 ,j-UäJI ,jii LjC-U^I 

^ tl uu ^^ 12 d~» j^ji IJL* j di)u jb La. l1 ^" <] ji»j du» 

^Jii^ dl jjS\ Jj Ue dU^lj 13 t~ dl) 14 ^JI dUJI Je cJji-lj 13 *Jujfi L. 

1. P jtj^j Ch j'j^r^- — 2. Ch »L~xib,. — 3. S wUs*. — 4. CCh add. c h- — 
5. LSCh JLs^. — 6. P ^1^^. — 7. BLS ^.j&lJI et infra. — 8. B om. 
9. BLSCh ^yü et infra. — 10. B Jixstj Ch alfceli. — 11. LS j r C — 12. BCh 
vJL~=^. — 13. Ch J^*l. — 14. Ch ^i,! LS y^~ij. — 15. BLS U 



lui sur une lutte et une guerre qu'ils meneraient tous deux contre l'empereur 
Basile, en vue de s'emparer de l'empire et de se le partager. Pliocas regnerait 
ä Constantinople, Skieros au dehors de la ville. Skieros aeeepta ces pro- 
positions; puis ils r-ehangerent les serments et s'engagerent mutuellement. 
Mais apres que tout eut ete conclu entre cux, pour la reunion des deux armöes, 
Romain, (fils) de Skieros, desapprouva cela et ne s'aecordant pas avec sou 
pere ä cet egard, il lui dit que ee n'etait qu'une ruse contre lui de la part 
de Phoeas. Comme son pere ne tenait aueun compte de cet avis, son fils 
Romain s'eloigna de lui et sYtant rendu aupres de 1'empereur Basile, il lui 
devoila ce qu'ils avaient complote et qu'elles etaient les Conventions conclues 
entre son pere et Bardas Phoeas. Entre temps Phoeas se rendit ä Djeyhan, 
■chp.ir,8. <>ü il eut une entrevue avec Skieros. * S'etant entretenus de leurs affaires, 
ils se sepai'erent apres avoir convenu d'une nouvelle reunion. En effet 
Skieros retourna encore une fois aupres de lui ; mais lors de cette entrevue 
Phoeas fit saisir Skieros et l'envoyer dans la forteresse, oü se trouvait sa 
femme et oü (Sklöros) fut enfermö; il lui dit : « Tu demeureras tel que tu es 
dans cette forteresse, oü se trouve ma l'cmme. Lorsque j'aurai atteint mon 
but et que je me serai empare de l'empire, j'aecomplirai les promesses quo 
je t'ai faites, et je ne te tromperai pas. 9 Bardas Phoeas se revolta alors 



[215] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCIIE. 423 

4 i y» ^tc- "* ~\J\ * ^JLJI jlc '-cln.jVI ry_ *^LJl; ^ x l&^j jLaJL ^lüJI ^i^ 

Cjhj yJl 15^^ <_^[-? 'vjJ^ (J! (\3_/' -^ '-^•J ijLHij ^-x — j *_— ö- JjVl 

Sjl^lji 15 ~^ j-*^. 14 *'^ pAj (j-jjl diL. ^1 jLji * 13 ji 12 ^| üjj^l Cfiji * Rp. rr. 

jl^j <uiic- <i\ ly (**J ü% eW j»L-J -A-»^u jl < *~^ 18 -^r^ j^ -^» ^LJl * JL-l> * S p. 141. 
.Aju U-S ciiLJl ' <J — >li Ol Ai> Ij 4ilo JjJJujuYj **lyZ Jl jy<J_j V Äi«*> (j»J Jl * P f. 49. 

23 cJ>j «£»1 <J! ^^l-j *JLd <j_pj jj* /vf*J JlLJl 20 lj-Uftlj iäiUlj ijLL. 

1. BLSCli ^zij. — 2. BLSCh om. — 3. C *.*tj)lj*j. — 4. C om. ^y. — 5. BCh 
om. dep.\ — 6. BLSCh om. — 7. BLSCh XJjjJ. — 8. CCh ^Lj^j,^ L JCjj~.^ä!|. 

— 9. BS Jäs^-Ij. — 10. P -^. — 11. PR o, Jüj B oiü. — 12.' P om. — 13. S 
i»l. — 14. P »Ijj>. — 15. S &. — 16. P kji-42}. — 17. BCh jJie.. — 18. BLSCh Lp.!. 

— 19. BLSCh -».. — 20. BLSCh t.j^c.. — 21. C _L.,! v. — 22. BCII add. JU—Ij 
v^XUl. —23. BS 0-J4,. 



ouvertement et se fit proclamer empereur, le mercredi, jour de la fete (de 
l'Exaltation) de la Croix, quatorzieme jour du mois d'ai'loul (septembre) de 
l'an 1298, qui correspond au dix-septieme jour du mois de djoumada I de 
l'an 377 (de l'hegire)'. II s'empara du pays des Grecs jusqu'ä Dorylaion 
(Dorylee) et jusqu'au rivage de la mer; ses troupes pousserent jusqu'ä 
Chrysopolis. 

La Situation etait devenue grave et l'empereur Basile en etait preoccupe 
ä cause de la force de ses troupes et de l'avantage qu'il avait sur lui. 
Les caisses etaient vides. Dans ce besoin pressant (Basile) fut contraint de 
demander secours au roi des Russes, qui etaient ses ennemis. Le (Russe) y 
acquiesca; apres quoi ils firent une alliance de parente, et le roi des Russes 
epousa la soeur de l'empereur Basile ä la condition qu'il se ferait baptiser 
avec tout le peuple de son pays. Le grand peuple des Russes n'avait ä cette 
epoque aucune loi ni aucune foi religieuse. Par apres, l'empereur Basile lui 
envoya des metropolites et des eveques qui baptiserent le roi et tout le peuple 
de son pays; en meme temps il lui envoya sa soeur qui fit bätir plusieurs 
eglises dans le pays des Russes. 

1. 14 septembre 987. 



424 HISTOIRE. . [216] 

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^äJl J 1( \) C}U <*. JLi J)jM Je 15 4, Jbii* A J\ Ö.U v^U 13 ij^Jl 
* S p. 142. \yü ^fja , äJI j cA-^^Jl X1 LSf~^ Cxk^*^ "^^ ^J ^ *" J ^" J ^" J ^ 

*Chp.l69. 

j*Ji j ^UiJ! ^ viUJI Ju-L jSLx- jlyk-l JUJ1 j pp. cUrl» j^jaj ^JjjlkJi 

1. P J~Jj. — 2. P .$U=>.Lj. — 3. BCh jy-Ujä)! 'semper. — 4. BLS Js^j~>jdJ 
CCh J-y^J p-. — 5- BRCh add. ,_t-CLM. — 6. BLS ^iäj&JI semper. — 7. BCh ora. 
_ 8. S iöjJI. — 9. P t^.yS S w^'lji. — 10. BCh i^y 3 . - 11. 15 sUi)t. — 12. LS 
-jjJtj, — 13. BLS »>>)=rM- — 14. BLSCh om. — 15. B »J^-L - 16. BL om. — 
17. Ch U.U..,U»JJI. 

La question du manage ayant ete conclu entre eux, les troupes russes 
arriverent aussi et apres s'etre jointes aux troupes des Grecs, qui etaient 
avec l'empereur Basile, se mirent en marche tous ensemble pour attaquer 
Bardas Phocas par terre et par mer, vers Chrysopolis. (Ces troupes) vain- 
quirent Phocas; et Basile s'empara du littoral et saisit tous les bateaux, qui 
etaient ä la disposition de Phocas. 

Lorsque les troupes de Phocas se trouvaient dans les environs de la ville 
de Constantinople apres s'etre empare du pays de TOrient, l'empereur Basile 
avait envoye le magistros Taronite par mer ä Trebizonde, oü il rassembla 
im o-rand nombre (de guerriers) et d'oü il se dirigea vers les bords de l'Eu- 
phrate. Quant ä Bardas Phocas il envoya son fils Nicephore, le fourbe an 
col tors, aupres de David, roi de la Georgie et maitre de la ville d'-al-Tai ', 
pour lui demander du secours contre le Taronite. (David) expedia avec lui 
♦Chp.ico.un de ses serviteurs avec mille 'cavaliers; avec celui-ci marcherent aussi 
dcux fils de Baqrath (Bagrat), patrices et maitrcs d'al-Khalidiyat % avec 
mille cavaliers. Ils atteignirent lc Taronite, et le mirent en der oute. Mais 
ä cc moment-lä leur parvint la nouvelle de la victoire remportce en mer par 

1. V. Rosen, 208-209. — 2. V. Hosen, 70-81, note 12. 



[217] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 425 

Jjflfl ' <" (_$-*J^ ^X~jJI J>J>J JjjÜaJI <*iy> ^ *j^« üljl L« \^*& As »jil <vlfr * R p. IT. 

JlaI v« icUj>- Üa.1 c-c-lj <^j>_ ^1 ,_j «usjLiL jl (Jl ^-L=>o «cl •wfcjlj i,-uJI 

j-^ 15 1yi)j t/jj^ J^^f J3 LvA^Lc. J j^kk-J Sji-Ij dlUI Ju»l ryi-3 * * P f. 49-. 

1. PBLS ^Ljj~,j=A CCh Jo^^.. — 2. BP ^C;^! S ^}^-l — 3. BPLS uj. — 
4. S /l~*Jl. — 5. BCh cr ÄS J l}. — 6. BLS ^.^iJ! saepe. —7. P o-o^_j BLSCh 
jK\. — 8. BLSCh add. ^U ■*■». — 9. BLSCh om. trois mots. — 10. BLSCh v~, 5 . — 
11. B om. — 12. C n _i ^t". — 13. C om. ^. — 14. BCh om. ab .iC).},. — 15. P jäl J3 . 



les troupes de l'empereur Basile sur Phocas ä Chrysopolis; aussitöt le ser- 
viteur de David le Georgien retourna dans son pays avec ses hommes, les 
deux fds de Baqrath en firent äutant. Ils s'excuserent aupres de (Nicephore), 
disant qu'ils avaient accompli ce qu'il avait reclame d'eux, c'est-a-dire qu'ils 
avaient battu le Taronite. Les soldats, qui etaient avec Nicephore, fds de 
Phocas, s'etant disperses, il se dirigea aupres de sa mere, qui etait dans la 
forteresse, oü Skieros se trouvait enferme. 

Entre temps, Bardas Phocas ecrivit ä son fds Leon, qu'il avait laisse ä sa 
place ä Antioche, lui ordonnant d'amener par douceur le patriarche Agapius 
ä sortir de la ville afin d'eviter ses machinations contre lui. Leon, lui ayant 
donne ä entendre qu'il avait besoin de lui parier au sujet d'une afTaire qui 
le preoccupait, l'invita ä faire une promenade ä cheval en dehors de la ville 
et il invita en meme temps nombre d'habitants d'Antiodie. Leon revint ä 
Antioche et empecha le patriarche Agapius et ceux, qui etaient sortis avec 
lui, d'y rentrer. Cela eut lieu le samedi huitieme jour du mois d'adhar (mars) 
de l'an 1300, qui correspond au vingt-troisieme jour du rnois de zou-1-qadah 
de Tan 378'. 

L'empereur Basile et son frere Constantin, s'etant mis en marche avec 
leurs troupes et Celles des Busses, rencontrerent Bardas Phocas ä Abydos, 

1. Probablement il faut voir ici « le 2 mars 989 ». V. Rosen, 209, note 163. 

PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 28 



426 I1IST0IRE. [218] 

v^j ^ t- f j*Jl 6 j« jjJü- JU dAd ya fcJI j» jL.J 5 j. y* 4 ^U1 

♦ Sp. 143. j^ <W-j 'SAa-lj C» 4jUat iA« CJOJ Ij. ^lj C-l.kia-.iSl J\ <~.\j J.*^-_) OLlLj 

<JI jMi-li Jl£tVI ^ ° lJ >}jy.LJ\ cJ&\ *>& 8 er Ui)l j-i^ \Aj*> t cUfl j^3 

^_aL- L. JU JC *J rci-a>3 •CtÜ? J>\ ^-Jr-J J Jr*^. V^ £* *^ -^J^. j^ j 
*Rp. Tf. US\ ö. JjVI ^y J. * jts- ^jUJl W*JI f_y_ 16 *Aj»-J JC ^r^VI ^jiiJI £>j 

ijLllj \*x_^_5 *_>" <C— v*?"-' t>f~-° _^*J A»-lj aJUIITj 

L s y->!. — 2. P.i. — 3. Byk.. — 4. BCh oJU. — 5. C om. iJ j'. — 6. BCh om. 
— 7. P ^ — 8. BLSCh j...i Jjl^l ^.v-- Uj. — 9. BLS ^j&LJ) et inrra. — 
10. BLS om. — 11. ß \y&i\j. — 12. BLSCh iJsJi\ et infra. — 13. C add. o,CLJI. — 
14. C Lr -^. - 15. BLS XCUI J~b j^l sjXUI y^i-J Jl y-jijiiäJl. - 16. S 
Jb>.. — 17. P >JUL } . — 18. S J^-Ij.. — 19. B add. SjUaJl c ^ ^ Ijj U. 

situe pres du rivage de Constantinople ; ils vaiuquireat Pliocas, qui fut tue 
le samedi treizieme jour du mois de nisan (avril) de la meme annee, qui 
correspond au troisieme jour du mois de mouharrem de Pari :J79 ' ; sa tete, 
apportee ä Constantinople, y fut promenee ignominieusement. La revolte 
de (Phocas) avait dure im an et sept mois. 

Lorsque la nouvelle de la mort de Bardas Pliocas parvint ä sa femine, 
die mit Skieros en liberle, autour duquel se grouperent tous ceux qui s'etaient 
icvoltes avec Pliocas contre l'empereur Basile; alors (Skieros) chaussa le 
soulier rouge. Nicephore, au col tors, fds de Bardas Phocas, emhrassa son 
i)arti. Sur ces entrefaites, Constantin euvoya aupres de Bardas Skieros un 
messager, (en lui promettant) d'etre Tintermediaire entre lui et son fröre 
Basile dans son retour ä l'obeissance ä l'egard de (rempereur), — que 
(l'empereur) lui pardonncrait toutes ses demarchos passees ainsi qu'aux 
rebelles qui avaient embrasse son parti; il lui garantit an nom de (l'empereur) 
la bienveillance completc. Apres avoir aeeepte cela, | Skieros) öta le soulier 
rouge le vendredi onzieme jour du mois de lichriu I (octobre) de Tan 1301, 
qui correspond au premier rcjcb de lau 'M\)~. 

1. 13 avril ii89. — 2. Ces dates ne concordent pas. V. Rosen, 212, note 167; le 
11 octobre OSO (le vendredi ne correspond pas au premier rejeb 379, mais au septieme 
jour de ce mois). 



[219] DE YAHYA-1BN-SAID D'ANTIOCHE. 427 

2 VH df. i>-M ^J i ^~'. J^JJ ^\ * ^ Ji ^J ö^ 2 -» 'v^l» «chp.170. 
ali-1 ^jj ^>^» ^jjMUI ^j^J dUJI J^L J», j| jb 3 JUJ1 o-^Jj 

<C_=- a^»j «uLslj ( _j-V£iJi ,j»j_^ ^ jy^ \& t<lL&5 i»j-Vi)l 

jjlilJI Jioj iilkl JäI 14 U* *-^lj ' 13 S)AÄi jl ^ , --JU ' -/»^JLJl * S p. 144. 
" e ' ' " „ ' » t p * P f. 50. 

16 j- lo jJUI as-VI f_y. yj jUVL ^-.UJI ^1 '* J ^[5 * -Li Ä*J ü^lrlSj fcj ** b f. 100. 
^V^j £_," C s_^>-j ^y ^JL cJs _jäj a=-Ij iJLllj j_ä)I ö- \jW üir^" 

1. B tyaJj. — 2. P om. quatre mots. — 3. S JU^'. — 4. P .,LU 3 BLSCh om. — 
5. B iSfc. - 6. PR ^»U^l. - 7. BLS c ,U JJ5 . - 8. BLS om. - 9. LSCh J*|. - 
10. S \* jr e. — 11. PLS o/^'j- — 12. S jjJL-J!. — 13. BCh om. — 14. BCh J). 
— 15. P ^JuÜI C ^Jli' L JU)I. — 16. C om. — 17. C ^OH. 



Puis l'empereur Constautin l'amena aupres de son frere * Basile, et*chp.i7o. 
(Skieros) lui fit sa soumission ' et baisa la terre devant lui. 11 fut decide 
que l'empereur Basile accorderait ä Bardas Skieros la dignite de curopalate, 
et donnerait d'autres charges ä son frere et ä tous ses partisans et serviteurs; 
il lui assigna ä titre de fief les provinces d-al-Aminafouin et de Ba'ban 2 avec 
ieur impöt de capitation et l'impöt foncier en sus de ses biens d'autrefois. 
Ayant pardonne (egalement) ä Nicephore, fils de Bardas Phocas, il le gratifia 
d'une propriete importante. 

Quant ä son frere Leon, fils de Phocas, il persista dans sa revolte ä 
Antioche; retranche dans une tour, situee dans la plus haute partie de la 
muraille, du cöte de la montagne, il la fit fortifier. Autour de lui s'etaient 
groupes bon nombre d'Armeniens et de Musulmans, il fit appel aux musul- 
mans, en les priant de lui preter secours. Mais les habitants d'Antioche se 
reunirent contre lui, et les exiles y entrerent egalement. Ayant combattu 
(Leon) pendant quatre jours, ils le firent descendre (de la tour) le cinquieme 
jour, en lui promettant sa gräce. Cela eut lieu le dimanche troisieme jour 
du moi de tichrin II (novembre) de Tan 1301, qui correspond au vingt- 
quatriemejour du mois de rejeb de Tan 379 \ Sur ces entrefaites l'empereur 

1. Litteralement : « marcha sur son tapis ». — 2. V. Rosen, 212-213, note 169. Dans 
le premier nom Rosen veut voir « Armeniaques ». — 3. Le 3 novembre 989. Mais cette 
■date correspond au 30 rejeb 379, mais non au 24. V. Hosen, 225, note 173. 



428 HISTOIRE. [220] 

ö'. oS^ J-o-=-j iplial ^J[ (j-Ja—p-UI jgp^JI *JiJls>c~. di-UI JL-l ÄiJlj 'iJLUT) 

8 -\J J f lÄj| 4^3 7 iiliJ ^ iUj 6 d^kJl (j-j-lel ^ ^iUJI JL-l 5 *Sj 
<ic k^XjJ (j fcr *-JI joj <1~. ^ic- L>*l 10 C-,y! (j JJLay «Jj *.:.l»:U...äl l 9 oljlo 

4j Jj-Laj *-J* jLaJI j^ ili L-i c-!o S}^±J! ctUr jl ctÜJI L-l ~£ 
r p. fo. *_~JI jji ^iJI ,3 ^yj^U-l *\S\j ^**il l-i* ,j 17 -Ct *J! kiJj i.oii« 1< - , ^jL>lc 

1. BCh om. dep. _, aj . — 2. BCli JV^* 3 - — 3. BLSCh ^liyJ'. — 4. BCh iJ.il S 
Sjj.il. — 5. C w-*«j. — 6. BLSCh I/ILI ^tSßJhi. — 7. BLSCh om. — 8. CCh ^£X=J. 
— 9. P O.bi. — 10. BLSCh IJjJI. — 11. Ch i^&b$1. — 12. CCh ^Jlo.1. — 13. BCh 
_Ud. — 14. CLSCh i/jj. — 15. BCh om. — 16. ,C ^> — 17- Ch om. — 18. B 
• rjjJ'Usl. — 19. C JJ^»\> Uji. — 20. BCh om. dep.*. 



Basile envoya ä Antioche le magistros Michel Bourtzes, qui amena Leon, fils 
de Bardas Phocas (aupres de Basile), et l'empereur l'exila dans la ville 
d'A. z. r. liyah '. 

Puis l'empereur Basile punit le patriarche Agapius, qu'il exila d' Antioche 
et interna dans un des couvents de Constantinojile, apres douze ans de 
patriarcat. Le motif de son mecontentement contre lui etait, qu'apres la 
defaite de Bardas Phocas, il avait trouve dans un des coffres de Bardas Phocas 
une lettre adressee ä ce dernier par le patriarche Agapius, (lettre oü) il 
approuvait son plan et oü il l'encourageait dans une affaire au sujet de laquclle 
celiii-ci lui avait demande conseil, et que la lettre mentionnait sans s'expli- 
quer clairement. L'empereur Basile comprit alors que ce conseil concernait 
la rcvolte, que (Bardas Phocas) avait meditec contre lui; il y trouva la 
confirmation des indications precedentes, qui lui etaient parvenues dans ce 
sens au sujet de (Phocas). Agapius resta en exil moins de sept ans, pendant 
lesquels il faisait les ordinations pour son diocese; et ses ordres y ötaient 
executcs. 

La quatorzieme annee du regne de Basile, c'est-ä-dire en l'an 379 2 , a 
Cnnstantiuoplc se produisirent des grands trcinhleinents de terre, oü le 

1. IVut-ütre ■• Dorilee ». V. Hosen, 225, note 174. — 2. 11 avril 989-30 mar.s 990 




15- 



4, 



50 v 



DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 429 

Lij^ L=-l <_-o j^.\? Ijj *>$_) £«.JLic JjVj <jJa.')i?>..ö'll 

^!l IsSjJ *Ja£- U liw Ls-I ^ (jlUl iAp-J l^liCw .1fr '£-V~.JLJ * S p. 145 

<tiC,L -y, jL& ölill CJI ,j 

-^ ^ ^ k J 6 J^ ^ U 4 jb^JI viU- ajla ^ viUJl JL.L J&j 

J_^>_ jlj i j^jJIj ifeÜJI i] 14 J->oj 13 ruLJIj jiJI Ju~l (ilLJl ^ jbj 9 ^ **Chp.l71 
JiL»>_) \sf- i>Jj Vj *J -»Jj Vj ^^-o jc^JS y& il <xL Jl 4sU* <Tj^ ju. üi>i » p f, 
ai SUj Aju j>UI ^ 1j_J_^_ jl J ^ j^y>j A^Jlfr Jiä-Ü! ^Cyi». ^Jl b'Ujj 18 iU;| j 
"CjJj> " _>Lt> aJ| ~ ÄiL'lj ■^ % )bj> <ijo-j JuwL iJUI _jÜ ,j *i«s «.5«^ (V- 31 * * (*r 3 "^' 

1. P Spj**». — 2. BCh \sy*> UJ J, JLä- U — 3. C om. a-CU — *ij| Jj. — 
4. BLS jl.j^l P ^'j^l et inrra. — 5. BLSCh add. 'L>^. — 6. C ^1 Ch ^Jt. — 
7. LS .oGJUA — S. P *«ÖU^!. —9. BLSCh ^JiyJ! et inrra. — 10. BLSCh ^.C- 
*»jj*J. — 11. Codd. Ufeä. — 12. P add. ^. — 13. S JU". — 14. BS Jooj. — 

15. P ^ LS JZ. — 16. BLSCh add. a-v jJ, J ^53 J it. — 17. BLSCh om. dep. 
3'. — 18. B ilüt. - 19. BPLS Uy**.. — 20. R yl~J. — 21. P »Ulj. — 22. BLSCh 
l^U. — 23. B JlÜI,. — 24. P s_,U. 



tiers de l'eglise de Sainte-Sophie s'eflbndra; ä Nicomedie plusieurs maisons 
s'ecroulerent sur les habitants. Puis l'empereur fit reconstruire dans Sainte- 
Sophie ce qui etait tombe; il la restaura et la retnit dans l'etat primitif; 
cela se fit dans la dix-huitieme annee de son regne. 

L'empereur Basile garda rancune ä David, roi des Georgiens, maitre 
d'al-Tai, ainsi qu'aux deux fils de Baqrath (Bacrat), maitre d'al-Khalidiyat, 
parcequ'ils avaient secouru Phocas; il envoya des troupes pour les attaquer 
sous le commandement du patrice nomme Djakrous; celui-ci s'etant mis 
en marche contre les deux fils de Baqrath (Bacrat), tua l'aine et envoya 
le cadet en exil. Quant ä David, roi des Georgiens, il demanda ä l'empereur 
Basile pardon et gräce, lui promettant obeissance et soumission * et qu'apres *Chp. 1:1 
sa mort ses etats seraient annexes ä son empire car il etait tres avance en 
äge, n'ayant ni fils, ni autre successeur; il priait (l'empereur) de l'autoriser 
ä envoyer aupres de lui ses hauts dignitaires, afin qu'il regüt leurs serments 
et qu'il s'entendit avec eux sur les garanties ä donner pour qu'apres la mort 
de leur souverain, ils lui remissent le pays. En approuvant la maniere d'agir 
(du roi des Georgiens), l'empereur Basile lui confera le titre de curopalate 
et lui envoya des vetements somptueux; celui-ci apres les avoir endossös, 



'30 H1STOIRE. [222] 

Ijji-J 4^yL)l ^jJJl ^(^-Jl ^^r"^ <J~» '« ^iU*Jl JUli'j ,-UflJl jL^ac Jju ,_jj 

* s P . 146. J jJI *jj\ ' JLcl ^J^j ^Ä^CjjJL« -U> J 10 ^^=-1j * 9 ot«s^ fj^l -U> 

**Rp. n. * . 

Ijjj "»jLlLj .V)l*>* t— (J 'Way.i ^!l TT^p-J (**J J^ <iU*Jl JL-,1) ^Ät» ^jyÜI 

c 

1. BLSCh l,~Ji. — 2. LSCh J*5j. — 3. CCh^CJJl£ — 4. B ^j^l P j'j JäJ '- 
— 5. B «eUa.. — 6. C *aoUlj ^iSb ^Jl. — 7. BLSCh ^UyJl. — 8. P ^t. — 
9. P olcUi. — 10. BLSCh lytj. — 11. BCh ^-CÜU LS ^-CijJUü. — 12. BLSCh 
w^JI. — 13. C O-j. — 14. BLS j^.SäJI. — 15. BLSCh ^bJäJ,. — 16. BS 
^j&uJ! et infra. — 17. L'SCh ^jJU — 18. BCh add. ojCUi. — 19. C J ^jjj- — 
20. R ,jJ-^~J. — 21. B te^j. — 22. P iio^Jl. 



fit prier (ses pretres) dans son pays pour l'empereur Basile et envoya le 
catholikos de Georgie avec plusieurs hauts officiers de son pays aupres de 
lui. (L'empereur) leur confera des dignit.es et les combla de faveurs; apres 
quoi ils s'en retournerent tous aupres de David. 

üurant la revolte de Phocas, et alors que l'empereur Basile etait occupe 
ä le combattre, les Bulgares avaient profite des circonstances pour piller le 
pays des Grecs ä plusieurs reprises et le ravager jusqu'ä la ville de Saloni- 
que; en meme temps ils avaient envahi les provinces occidentales (de l'eni- 
pire) grec. Apres s'etre prepare ä la guerre contre eux, l'empereur Basile, 
en l'an 380', marclia vers D.youthmah 2 , oü s'etait etabli Skieros. (L'em- 
pereur) y rassembla les troupes et demanda ä Skieros de l'accompagner dans 
sa campagne. Mais lui, ainsi que son frere, etaicnt malades et infirmcs. 
Skieros, apporte sur le brancard aupres de l'empereur, se jeta ä ses pieds. 
Voyant, dans quel 6tat il se trouvait, (l'empereur) lui ordonna de rester a 
la maison et lui fit don d'un quinlal de dinars pour faire la cliarite; apref ■ 
quoi l'empereur marcha contre les Bulgares. Quelques jours apres, Sklöros 
mourut, sa mort eut lieu le mercredi scizieme jour du mois de zou-1-hidjali 

1. 31 mars 990-19 mars 991. — 2. C'est « Didymotichon ». V. Hosen, 227, note 181. 







o, 



51. 



223j DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHK. 431 

2 Ciül J r ..la. , ia... : > *y=-\ O^J '^JLllj t >;>'- < " t- *w«J1 t5^ Cr '-^ ^ J^ k -*^ 

^yb ^JÜ! <_^ ^1 Kilelj ( ^ClL. # jJ$ (vjaj >UI dlUI JL.I Jäj * Bf. uo\ 
J 8 C*l^ 7 JL.l. f l»lj G £f>JUl *<!*, Ja-ij «-**?- v^ u 5 ^_^1 4 cJ»i 
ll jji 10 >U1 jJL ^jl>1 Jl £>■ cbül J jl^ j~- £ J 55- p»^ 9 CjUj 

U IfL. wj^p-lj ly-^-; vili*i <*ö* ä * - 0-* ö^ 2 ^ *-** *-^ *"** <3 £r*J ^' t£~ J - 5 

aIjÜ " ^ ^ UJj ÄSjJÜl * r U~* V^l ijU* Jl alc «Jtf aJjjJI ci^ 12U b wih'HS 

1. BCh om. dep.\ — 2. BLSCh om. — 3. B om. dcp.*. — 4. C o^j- — 5 - BLSCh 
^-JijLiJI. — 6. P U^-M. — 7. B add. sjAA — 8. P >^~Ji>. — 9. P Ujij. - 
10. P jiyJI. — 11. Ch !_,_)*> P om. — 12. C sequentia om. — 13. P w^p* R sJ^s^. 
— 14. BLSCli om. quatre mots.— 15. BLSCh add. ii.Si] X^^o. 



de l'an .380'. Son frere Constantin mourut aussi cinq jours apres lui. Entre 
le meurtre de Bardas Phocas et la mort de Bardas Skieros il s'etait passe 
moins de deux ans. 

L'empereur Basile rencontra les Bulgares et les mit en deroute ; apres 
s'etre empare de Leur roi, il le ramena dans la prison, d'oü il s'etait evade, 
tandis que le chef de ses, iroupes Komitopouls s'ecliappa. (Basile) s'assujettit 
le royaume de Bulgarie. Pendant quatre ans Basile s'occupa ä leur faire la 
guerre et ä envahir leur pays. Pendant l'hiver il marchait sur les provinces 
les plus eloignes au pays bulgare, les envahissait et y faisait des prisonniers. 
Durant ce temps il s'empara par la force de nombre de leurs forteresses, 
conservant les unes et detruisant Celles qu'il ne pensait pas pouvoir garder. 
Parmi les localites ruiinies par lui se trouva la ville de ßaria 2 . 

Quant ä Charaf-ad-Daoulah, il reprit la guerre contre son frere Camcam- 
ad-Daoulah. Lorsqu'il se fut approche de * Bagdad, la plupart des troupes 'Chp.m. 
de son frere se rendirent ä lui apres avoir obtenu l'aman. Alors Camgam-ad- 
Daöulah effraye sortit aupres de (son frere), en recherchant uue entrevue 
avec lui. Lorsqu'il fut arrive aupres de lui, (Camcam), apres l'avoir saisi, 
lui fit crever les yeux. Puis (Charaf-ad-Üaoulah) marcha sur Bagdad, dont 

1. 6 mars 991. V. Rosen, 228, note 182. — 2. Verria on Berrhoea. V. Hosen, 228-231, 
note 183. Schlumberger. L'Epopee byzanüne. II, Paris, 1900, 54, note 1. 



432 H1ST0IRE. [224] 

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Jj,_ Jj Lr idl ! Jvi-l U Z*.*Ä\, C^JS f^ fjU l3 jp»JJ <y ^vö j^j UjU! Oj^a-l 

1. PLSB iLi,j. — 2. BLSCh Jy-L. — 3. B \yb\. — 4. BLS JUI. - 5. Codd. RCh 
.^vCls". — 6. LCh jj; — 7. S ä*~». — 8. P LJjlj. — 9. BLSCh om. — 10. S Jj>. — 
11. P »iÖ.s-1. — 12. P Cj. — 13. PR LsM. — 14. R i=r** ! b S *=A>. 



il s'empara en l'an 377' ; en meme temps il envoya (son fröre) ä Chiraz, oü 
il l'emprisonna dans une forteresse; apres quoi il s'empara de Chiraz et de 
Bagdad. 

En Tan 378 ■ les Maghrebins s'emparerent de la forteresse de Wadi-1- 
Qoura, situee dans la province du Iledjaz. Voilä l'liistoire de la prise de 
(cette ville) : Yaltekin al-'Azizi, fit le pelerinage d'Egypte ä la Mecque en 
l'an 377 \ ä son retour il attaqua (Wadi-1-Qoura) et detruisit sa forteresse, 
qui etait aux mains d'un homme nomine Ibn-Abou-Hazim. L'ayant tue ei 
s'etant empare d'un grand uombre de ses habitants, il y resta comme gou- 
verneur au nom d'al-'Aziz-billali. 

Au Gaire, dans la nuit du samedi vingt-septieme jour du mois de zou- 
1-hidjali de l'an 378'' il y eut des coups de touuerre, des eclairs et im vent 
violenl qui durerent jusqu'a minuit. Apres quoi la ville l'ut plongee dans des 
tenebres et une obscurilc iclles qu'on n'en avait jamais vue de pareilles, 
et cela jusqu'au inatiii. Du ciel sortit comme une colonne de feu, qui era- 
pourpra le ciel et la terre d'une leinte tres rouge. L'air etait charge d'une 
abondante (6paisse) poussiere, pareille a du charbon et qui arrötait la respi- 
ration. Tout cela dura jusqu'a la quatrieme beure du jour. Le soleil parut 

1. 3 mai 987-20 avril 988. — 2. 21 avril 088-10 avril 989. — 3. 3 mai 987-20 avril 988. 
— 4. 7 avril 989. 



[■225] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 433 

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