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Full text of "Patrologia orientalis"

' 



PATROLOGIA ORIENTALIS 



TOMUS VICESIMUS QUINTUS 



• Ht, 




'f 



It. GIUFFIN 



PATROLOGIA ORIENTALIS 



TOMUS VICESIMUS QUINTUS 



I. — Maurice BRIERE. 

Li:s Homiliae Cathedrales Di-; Severe ü'Antioche. Home 
Urs XC1 ä XCV/II. 

II. - O. H. E. BURM ESTER. 

Ei Lectionnaire de l.a Semaine Sainte (Suite). 

III. — Jean Ell CEE. 

EüCHOLOGlüM SlNAlTICUM (Su/'/r). 

IV. — Mal kick BRIERE. 

Lj;s Homiliae Cathedrales de Severe d'Antioche. Hpme- 

Urs CIY ä CA//. 





PARIS 
FIRM1N-DIÜOT ET C", IMPR1MEURS-ED1TEURS 

LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 
1943 



u 






LES HOMILIAE CATHEDRALES 

DE 

SEVERE D'ANTIOCHE 

TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE 



(HOMELIES XCI A XCVIlIj 



path. on. — t. xxv. — [-. l. 



LES HOMILIAE CATHEDRALES 



DE 



SEVERE D ANTIOCHE 

TRADUCTION SYRIAQÜE DE JACQUES D'ßDESSE 

(suite) 



HOMELIES XCI A XGVIII 

EDITEES ET TRADUITES EN FRANCAIS 

PAP. 

MAURICE BRIERE 



NIHIL OBSTAT 

Parisiis, die decima quinta martii 1935. 
I! tili AI TIN 



I'KRMIS D'IMI'HIMKM 
Paris, le 15 mars 1935. 



V. DU PIN 
\ ic. gön. 



WKRTISSKMENT 



Des homelies XCI ä XCVIII de Severe d'Antioche, que nous publions 
d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse, seuls quelques frag- 
raents grecs de l'homelie XCIV out ete edites et traduits par F. Nau dans un 
article intitule : Quelques nouveaux textes grecs de Severe d'Antioche, ä Foccasion 
d'une recente publicaiion, Revue de VOrient chretien, t. XXVII, pp. 23-30. 

Avec Thomelie XCI se termine le manuscrit du Vatican Sir. u° 141, dont 
les derniers feuillets particulierement sont en tres mauvais etat. Par suite, 
pour etablir le texte syriaque, nous ne disposons plus que du manuscrit du 
British Museum Add. 12 löO, dont le troisieme volume commence precise- 
ment par l'liomelie XCI. 

JV. B. — La pagination entre crochets de ce fascicule continue celle de 
P.O., t. XXIII, fasc. 1. 



L = British Museum AdJ. 12 159. 
V : Vatican n° 141. 



III 



♦ ^ • 



• !. fol. 198 

i-" ;i . 



'.•Ua»Q^t vOJoi pö-^J; ^)o^« , «vt.. V La\o 



V fol. 211 

i b. 



L fol. 198 



JJL~o |ifx.*^o oöi jjlia... la\ jjüiuboo :J.s»ot; v o.jSi Jj^JS. J-iöp tjL»j VlSJjl^o 
Jt-~io -.jt-oj^oo (lajoü laju»t^ 'oöi 5^,3 ^_iOj oöt •. ^-.v^^--- 01 -^ ? vO-»°t 
-3/ lio^^io .oiV^.£o|J c*\ öu.iLZi^.J ■>X^; och — X^ixio +3 o)L\.x*i-^o 
ioot^ aou n m/o -.oi^-5 jpw^>Jlo v oioijJ o.äj -.J.iaioi oiloX jooi v-^/ ' 
•.OU^_^0d/ yOioiJJ ^OU^S_a/o ."^..JV^O.,/} JN.JlQ.13 öt^s ,_«.bJ^ )io_^ 
♦ ^.äol LaiaJ •.saLCDolKio +3 yoiot/o .oiV.i ip^».^]J ^oi.. I -i^o 

1. V l3aßm-3/. _ 2. V U'i\imiW — 3. L I (sie). — i. L ^:=^»v 

* HOMELIE XGr 

Sir Athanase le Grand, confesseuk, eveque de la grande ville d'Alexan- 

DBIE 2 ET CONTRE LES AMATEURS DES SPECTACLES DES JEIX (iy«v) OlYM- 

piques r'OXuiAicfa). 

5 Dans la Loi (vops) qui a ete dounee par Moise, le Dieu de l'univers 

ordonnait que, lorsque le graud pretre (äp-^ieps-is) finissait la vie d'ici-bas et 
partait pour l'heritage excellent et la vie qui est annoncee, celui qui, apres 
lui, etait appele ä la diguite de grand pretre, aussitöt et sur l'heure, alors 
que le trepasse etait depouille (de ses vetements), revetit sa robe (ctoa-a 

i" meme. C'est pourquoi il disait egalement * ä Moise : Prends Aaron et Eleazar, 'Vfoi.an 
son ßls, et fais-le monier sur la montagne de Hör en presence de toute l'atsemblee 
d'Israel; depouille Aaron de sa rohe (ozo\r t ) et revSts-en Eleazar, son ßls; et, 
lorsqu'Aaron sera reeueilli, qu'il meare In'. 

1. I.es homölies XCI ä XCVIII ont ete prononeees pendant la qualrieme annee du ponlifical de 
S6vere, du 1" mai .">1<; au mois d'oclobre de la meine annöe. — 2. Litt. : « Des Alexandrlns ». — 
:!. Nombres (LXX), \x. 25-26. 



8 SI \ ERE DA NT IOC. II F.. [452] 

*2L^J; )jLi-/ )J/ .JoOlll JoOt ,.11^3 1-1»—/ y ^ V? * s -$*- i > jJo -.^-»J ];Ot 

l^o^i . U^^o-k io.\, IL',' l_i_iLo >a,a,j; oöv\ *°!J! -L J »-^o_co< -,oioV-.)-3 
.)loil^^io.\ öi\ \.&) )t-L-o jl^;^ ^oiaio,-o; oöi oi^a^; oöi y_/ JK^:jcl3o 
oöi i-sts» r coj ,_~ JJ/ ')) .'^ m o.\o .öi-.l^-»/j ^t^-jol ),_- JIojoo »s/; jn.) 
loci _otoK..|' |-^^i Loa^ao ,1~iom .jlo I *yXS s.£^£>^io jJi ^.cx-s .yotiaio» 5 
^..»/o .-vl*..'.oo )ocx «-«; oöi; <^oto",:.a^.s ^_». joou; -»öl . fX~«..io yoy^&i oöt; 

*Jo— ,Kjo )>— ,)Su JL^_2>oo ) ulSü nv^ I-sc^m **■»; 

.•Jj/ Jl,Vl'tao )..2>j OÖI sflDO_fcÄ)|.j)l/; ^iö OP'POM .Jj/ »-a^*/ "^s-OOl JjLiO 

)_^_^i_i. JlaN. mvt jlV^o^a^; ^öt oöi; JK..000 In» »j ^_; jL^co/ ^_io 
. • J,aö . -\\ ^XJJa )V).xj5o j_^^-s; ^<^.*/ ) nm v> yOJÖi >-•/; ^«'i o*/ .^.K— '/ u 

Vlbl.2HOO|! )_L— Ol W.OIQ.JL—JJ? )-m.\Ö_Q.\ .-^-^MÖtK-iO ) K-.K.fc.a, ?>» ^./ |k .y«w. !•>,■. 

yooiS. JloVa^flo jx^.~o .)ts^io_i K_aJ^,7 ^^owso .-^l^ö.17 JjÖO JL*5 
jjot^o ^.io JJ y/ ^/; v^öt .)j*la*.\ J;oi woi ^ Jooil i-*^ &l Jo^-*/ 

1. \' l'wo. - 2. V ta»«i; (sie . 



Ce n'est pas pour autre chose qu'il ordonnait que cela eut lieu, si cc n'est 
pour nous enseigner par le fait nmme qu'il faul que celui qui suit et vient 
le second ä une Charge (soit), par la conduite et par Ia parole, comme s'il 
nvt'lait tont mtier celui qui (etait) avant lui et qu'il tisse avec joie la memo 
perfection, en sorte que la prßtrise aussi paraisse etre unc et (que) celui qui . 
l'exerce ae semble pas etre plusieur.s, mais im seid, eu ce qu'il n'est pas 
bariole de mechancete. Gelui-ci etait un verkable 6loge iV-'/jo: de celui qui 
6tait mort auparavant, (lequel eloge consistait) en ce qu'il serait vivaut par 
les ceuvres de celui qui etait vivant et restait et (qu')il serait vu et montre 
aiusi que par une image animde et raisonnable. n> 

Que ferai-je donc, moi, qui d'une part celebre la commemuraison d'Atha- 
nase le Grand, (et qui) d'autre part suis nu de sa robe (gtoXtj) de grand 
prrtre, laquelle se reconnait par les vertus? Est-rce qu'il laut que, comme 
ces pauvres qui, dans los assemble.es et dans les fötes, demandent des 
Vfoi.2n vötements et se parent des (biens) d'autrui aiusi * que de (biens) pro- 15 
pres, je me revete des eloges (x/io;) des triomphes spirituels de ce grand 
[in'tre et m'orne de ceux-ci par la parole et (que) je les montre en place des 
actions? Ceci meine, en cfTet, serait aussi pour nous un prolit, (ä savoir) 
que, möme si nous ne rougissions pas d'autre chose, du moins (tu*?) cepon- 



Lfol. 198 

[° b. 



[453] HOMELIE XCI. 9 

sAjüc; V-^v oöt .lot-aü ^- »fM ; ^-? J^ö y° .^°°U $ l '.yV- 4 / 

väjo^osJj)!/; JjVcJi ^o .-Jj^olfcoo. JJo j.i» Jjbo-, ^o; ^.-./o .-Aoa*-o7 H'<^/ 

K^iö, oö» j».vi .. oKjl/ .JJ^öCSs jbä, ^isot JHo fcoLÜ-^ va^j7 .Jjoi 
.•'ya—Jlj U-*"! I^oaau- ax..=>o .-o^-o J_i_^:m i.o', . m .. a3i/ .yCiaA 
^04 J-~jo/;o :jbo_flD;o f»**^! y^\ V-^ )k v> n ..; . jfto.^3 Jbo_co o^lo 
o^ .JjLSÜ^a- vOi^io^ Jj/ ^o'J-ä> .^o^ojl jJ»o J_ö£Ss yOJot U-~ ;o -J^K.*.» 

' v b. 

• ) 1 a\ so oot :j_Oo och :J^» J-iöiO a_» oöi :J.joi i>-.^ J-iot :^do-^ä>|jJL/ 

M.jl-^jl3 yoi^o yNwN; oöi :J»|A> J.iJLfcö>fcoo K»*3 0/ j^in-^Ja.,^/ oöi 

1. v ,A«l». — 2. V l'WU- 



dant (nous rougissions) de 110s * propres paroles; car celui qui fait l'eloge »Lfol. 198 
de la perfection, tardivement parfois, en vient meme ä la pratiqüer. 

Gependant, pour moi, c'est une grande chose que de satisfaire vos 
oreilles. Lorsque j'aurai place un vase de petite capacite et que je l'aurai 

5 rempli des heureux succes (xa-ropöwaa ) d'Athanase, ainsi que d'une mer 
grande et immense, c'est avec la Sagesse, qui sait bien meder une bois- 
son de ce genre, que je crierai ces expressions memes des paroles divines : 
Buvez du ein que j'ai mile pour vous, quittez la stupidite et vivez, cherchez la 
Sagesse pour uivre, et pur la science redressez l'intelligence* . C'est l'ensei- 

10 gnement, en eflet, veritablement de la sagesse, de l'intelligence, de la voie 
future et de la vie divine et sans fin, que je mets devant vous, non pas pour 
(faire) un panegyrique (x\e'o?) — car quelle est aussi la parole qui parvient 
ä s'exprimer comme il faut? — mais pour (presenter) un simple recit * seule- f Vfol.2H 

v° b. 

ment. 
15 Atlianase" — car c'est celui-lä — le grand pontife (ap^ispetj«), le pasteur, 

le docteur, 1'aywvtcTfl's, c'est-ä-dire le lutteur, pour la verite. qui possede ä la 
fois tous ces (titres) comme un seul et (qui) a fait preuve de chaeun d'eux 

1. Prov. (LXX), ix, 5-6. — 2. Snr saint Alhanase, voir VHistoire eccUsiaslique de Barhadbesabba, 
P.O.. t. XXIII. pp. 223-234. 



10 S KV KHK. D'ANTIOCHE. [454] 

y^.1 :öu.o^ £v-j.*l.i J—LOoi ^..ou-io )»— "^a^o :),.-J^.» y.*\ CH.V K-/ 

) , ff »;n) y^\ +2 -Jod JN-.l.fcO0 \))y.=>1 J-\ )J.QJ(Ha lo*_.i loS. 'JioVpw» 

♦ Jooi Lcoilfcoo jho'Kjü yoz+a.i )^^^.JÖ^^ ^-^ousi w.c* .J-o'o^v 

,_3; .J»oi y-./»j .vfo^ J.'t^~-I Jk-0-.k.b. j^t^ J^-^ 2 " "*/ 'Ja»« ^-ioi 
) N. P ^ t J^','1 V»t-o ^3 : ' oik.,soo o mJls vQJÖt J-«^4 :Jfcooa.o_s \\^x -oioK«,/ 
^ ) y> -<■'$ .^»oto—V-^o./ |jöi3 «*«io JjQ r> m *,a/ -.oooi > »N^litbo J_oq..jl:s 

1.198 JiA^oj ^o; :Jfc^.o£Sx jlo^^^s-S; J-l-».t-=> ^»! va^\J-*> i \. . mm •> ) n m '°> -> 10 
r fol.2l2^»j v aJÖi\ :Joot ^a-^a- : *> J.*-«JLo J-^4 ^r° V* v?-"*^ -. N *^-alo J-sloio 



1. 1 

v" a 



V 



1 y wLa»ao. 



d'une maniere si superieure qu'il passerait pour etre riche de lui seul ei 
exceller en celui-ci plus que dans les autres, etait porte mystiquement vers 
Ie pontilicat des les langes memes, alors qu'il se nourrissait, corame d'une 
nourriture commune, d'etre promu d'avance dans les (ordres) sacrös. 

C'est de lä qu'est descendue jusqu'ä nous egalement une ancienue anecdote s 
de ce genre. Lorsqu'il etait petit enfant par l'age, comme les enfants de son 
äge s'amusaient devant les portes d'une maison, sur une place, ils le consa- 
crcrent eveque et pontife (ap^tepeu?). Car la toute premiere enfance ' aime a 
crcer tout d'un coup, la plupart du temps, meine un roi et a imiter aussi 
les actions les plus grandes, selon ce qui vient aux mouvements de l'esprit. 10 
Et, lorsqu'en verite, par suite d'une decision enfantine, ou plutöt (u.Sllov 8i) 

♦Lfol 198 par suite d'un jugement * de la Providence divine, qui de loin donne le 
premier tnouvement aux plus grandes (plantest par le moyen de semences 

• Vfoi.212 tres petites, Athanase eut recu la premiere * place (wpwToxaöt^pia), il etablissait, 

parmi les enfants, ceux-ci d'une part pretres et ceux-la d'autre part diacres, iä 
et il imitait, autant qu'il etait possible, le reste de la hierarchie (>x;i«) de 
l'Eglise. 

1. I.iii. ■ a La pelite enfance <le L'enfance ». 



[455] I10MKUE XCI. 11 

Jjoo jl..» oöi ^cdoV^3; ou,jo; 'Joot ^o'J-ß; oöi )oo« — otok^./ ^*; J^ca^. 

fts^JLjPO '»■SO -OOI ^.ÖCH ' )Lfcia»K*)^l J.*\ ts-J-IOÜ ^.^Ol Oli; OÖI .-jjOiÄO 

K_)oCSso K_.Ji_3u~ ; - - V^o7 )t-t-* t-*^-»! ^-° -Ol °l -"-ooi ^-^ofcÜLio 
. -j/lt oöi 'vasoi^j) cqjSs J-oo-ilS. >n°i i ^.j ^o .^iajiVtoo w.oot w^o'^Lo 
5 J-^4; -öl J^jlnKa/ ^'SO.o :Jooi ^^-/ 'J_.V,-iJ-cqjl$Xi JK.ju.,_o jLpo vJDOJoikX 
oiA )ooi K-./; -öti -ota^-iw kiV^.i JK-jow y°r±o ji_o li-s *3 -.V-a.^ 
» >o ,j •.s£oo-^cd)j)1/; 4 )fts.«fflö i,?» ^\oi ^oc* ^.^tSJLio t-*-^v )J :)laa.*w. 
\a^_. ^oo .)pJ^mvt; -öi ötJ^-/ Uio; -Joot "^J-LiLioo .^cuo ;*— |U/ jotSs 
^«'■iv ..oil^i>;l Vl--o./ l^.joiS>s v-^- -ooi vPwKäÜO» ^-^oi N! ^o 
10 JjL.t^ua^oi^oj vQJÖi J-«^.^ )cls- u»a^^o|j)ljJo .J-ul^^a/ -öi ÖI..K../ jjj»> jooi 

L^POO ,vOO|^ JOOI ^— / )^^=> °->^0 '.\ « '** >-/ l°OI )^-*-*>^0 OUiO 000|*Vfol.21 

JLaCLS ^D .JjU^I Lu^ ^.K_JO )fcs^>V^° )^ .»**»< —Öl jKw^sU yOOi^ )oO| 
JI^-.JiL-/ ^.\oi Jla3u.iL. ^20 .ya^äNj; f 3 ^/ J.iÄiCL.|_SO J-CS^-S JK.-ÖCSN 
yo^Loo \oouio ,_~ *^vi\ )ooi V^JJ ,Ji .-K_.Jjj)?o 'K_t3a.aoaL^A3 vOi^ts.,! 

l. i, Ui^.£»L=« (sii- . — 2. V >£oo'4a»i^ — 3. V U'ij«^Sm- — 4. LV in margine : !&*•"»»• - 

5. V k»la9m»a>>»3 (sie). 



Or le jour präsent, oü cela avait lieu par amusement d'une maniere sacree 
et se faisait dune maniere enfantine, ou — ce que je dirai avec plus de 
verite — etait marque d'avance d'une maniere virile et divine, etait la com- 
memoraison de Pierre, le pontife (äp^igpwJ?) et le martvr. Lorsqu'Alexan- 

5 dre, qui oecupait alors le tröne (Opovo;) de la sainte Eglise d'Alexandrie \ 
sortit sur la place et passa ä cöte de l'amusement des enfants, apres qu'il 
lui fut arrive une parole sacree dont il se preoecupait — car ces enfan- 
tillages d'Athanase n'etaient pas une plaisanterie (poflr lni) — mu par 
Dieu, il s'arreta et il interrogeait : « Qu'est ce qui se fait? » Et, apres 

io qu'il (T)eut appris et eut fixe son esprit d'une maniere tres divine sur ce 
qui se faisait, il pensait que cet amusement etait im Symbole et il recevait 
chez lui, eomme des fils, Athanase avec les jeunes gens qui avaient ete 
ordonnes. Et il les tenait * ä Finterieur de l'esflise et il leur donnait une*vroi.2i2 
education d'homme, qui etait de premier ordre, remarquable et tres impor- 

is tante, apres qu'il les eut l'ait mediter les paroles divines nuit et jour et 
s'exercer, par le moyen d'autres preoecupations, d'une maniere philoso- 

1. Litt. : i 1 )i~ Alexandrins ». 



[0 



12 SEVERE D ANTIOCHE. [456] 

•:-JbsjLiajiL; oöi Ujoo ) m*> , ^ o J-^oq-Ol^o .J_.k_*ja och i^»^ o&. O^J^Oe 

)lo;po-5 +3 . »coo » m)j)lJJ -.Joot » •>s.^ö j_s'»Kjo Jcul^Äo -.1^.)^^^ I ««<-> n 

•)—^>^ )jL^-^l V> vQJ i-i OÖl ^»1 ^QJl- .'P©/ t^ t-ooo J_sfco j^tClLiO '^oj 

» L fol. 198 <*Otohk—l t-Su^o ^-ioj -Öl Jloj^iO; ji^/o .jJ/ ) I *> I SO ^-io )oO| .r»o>' i jj 
v°b. ^ 

• .öocti. >«. * , ' ..!./ Uaoi JJ/ .ot&ooo_o loo» J^Aol^jLio ,.a .J^lojLio, JJ Joot 

'Vfol. 212JAOO/ y-/o ..JULJJ Ua!-; -Ö| .-JK-ÖvSs. ,-^OH jiaJL^oJ^CLiO lo^O 

V o °v * -fc.».-!» —öi vs/ Jv-^_ioo V-fc^ J... n'°> .oi\ öt..K_/ jooil )» Nrt'» v^ 
*J»tJM Ohio* IclS. . • Jl ->n n\i ^_^oi jlcu^m.vi; Jl» .. . .oX 
«^iotO*/ )°f^>° l^ — - ^ -l -öi Jlovba^ '-;*.!/ y>fla Jjldoi > ^-ooi ,j 
U^'Vjso :)!,/ ) m^ loy. qn -> J^ji^i. )m ^ ^ ""^o ^^so :JjfcO>^« oöi 

I. V n<">3- — 2. V sj"^- — 3. V te^A^cv 



phique et mystique, alors qu'il observait chacun d'eux et lc preparait d'avance 
ä son degrö propre, ä l'etat et ä l'ordre (ra£ic) sacre du ministere. 

11 faisait que, plus que les autres, Athanase s'appliquät et se conduisit 
d'une maniere speciale, convenant aux pretres (UpowpEiHöc) et, comme dans 
un sanctuaire, sainte, alors qu'il grandissait dans les sciences ecclesiastiques > 
et n'allait absolument nulle part, de meme que le Livre sacre (le) raconte 
aussi au sujet de Josue lils de Noun, en disant : Josue fils de Noun, (etant) 

i.ioi. i'.>s jeune ministre, ne sortait pas ' de la tente*. Cependant, il u'etait pas sans avoir 
part ä la science pYofane, lorsque son age avancait; mais il en usa ainsi 
avec eile, pour en apprendre suflisamment le ridicule et la faiblesse des 10 
dogmes (SiöyfjiaTa) paiens et recueillir ce qui etait profitable en vue de l'intel- 

\ fol. 212 ligence des (questions) divines, * et pour l'avoir comme une servante qui 
etait a son service. Car il est avantageux et utile aussi de bien connaltre 
la langueur des opinions adverses, en vue de la demonstration de la vörite. 

Lors donc qu'il fut ainsi inst mit d'abord dans la science propre aux 15 
jeunes gens et que ce vaillant eut recu la premiere Ordination, qu'il fut venu 
en bonne regle (eutocxtcix;) par toute la hierarchie ixa'^i;) ecclesiastique et qu'il 

I. Ex., xxxin, 11. 



[457] IlOMKUK XC1. 13 

Jlaxju.i laS. .,)n K_J»Oi »-.^».o K-Ljoo V-.K-. jJ / 'KjJjoo. .JJ a\ U~iön 
-oi v 3 . j-m->^ oöm Jooi _cxof>^/ Jvio o M>ao^-OQ -.U./ ) i » v> ü Vi» -01 
otto_^io,-o.\ ö£^ Jooi ^.JLJiio och »J .Jlo»!K_«^a..s jooi JIn^oö jK-i^iö^xsj 

•:-|ocx yjjK^o on^o ocx a\o .-l^oau; 

);o i\\ <x\ loot Jv-iö/ |Krf ( ^30 :tooi ) n m'a J«2>/o |ov^< J-«_coo/ ^äo JoCSx 
^io )ooi ^.oiols^./} oöj^o : yo^o '^o jooi ^oto^J-si och-\ tjK^/fja öt^o» 
)ooi ^.oioK»./ jl» :*~>Jj K~.) n » m ^ Jlo ^-1/ lK~.J^ootooo s^otoJ^./» oöi 
oöi :)K!S»-»; pAi ocx J.i\.io ^xoai^^j)_^.m.jQ.i3 -.locx J... Vt v> ^»j-a + v fol. 212 

K*J ^^..io :^3; liaijL-» )^—o jj^a^ Jla*jo— .\ )1q-.K^XKj>j :o..«/ 

• • • . • 

^^io .-JJ-X-^ooS. looi öi_k_/ Jfco*.. Mi JJ ^aö ^cl-»-o ^io» ^öi .-J-ooK^j»; 

Jju.V-o Jlöu>/ V-co^^-Aioio JJ^ofcOJL; oöi J.»»(Wi\ ■•)Ki l .^ ^»j J»oi 
1. V uoai^ga^Dojao. _ 2. V in margine : s>\§Si\c>W> — 3. V \\a^is. 



v" b. 



[0 



se fut avance dans les degres sacres, non pas d'une maniere qui n'etait pas 
sainte, mais d'une maniere tres sainte et tres pure, il vint ä la primaute 
des diacres et il etait le premier de cet ordre (t^ic), tandis qu'il occupait 
la premiere Situation ä cause de (sa) perfection, alors que c'est lui qui 

5 ornait la preeminence meme de (cet) etat, sans qu'il en füt lui-meme orne. 

Alors, lorsque la rage d'Arius eut prevalu sur la religion (eüoeSeta) et 

qu'elle separait le Verbe Dieu de l'essence (oüsuc) de Dieu et Pere, disait 

creature le Creatcur meme de toute la creation, par les mains de qui tout 

a ete, et prönait que celui qui etait de celui qui est, est engendre eternel- 

10 lement et s'est leve sans scission, n'etait pas jadis, Constantin, l'empereur 

pieux (eviceStis), * qui, avec la pourpre et le sceptre de l'empire, aima egale- * v fol. 212 
ment la royaute de la religion des chretiens, laquelle proclame dans la v °' 
Trinite l'unite et une seule primaute de l'univers, parce qu'en verite un 
seul Dieu est compris en trois hypostases, reunit ä Nicee, ville de Bithynie 

15 - qui autref'ois d'une part etait inconnue ä beaucoup, ä cause de cela 
d'autre part est fameuse -- le concile des trois cent dix-huit saints Peres et 



!', s| VERE D'ANTIOCHE. [458] 

vaii-^io J^V, d<-o-^ . ^ö,, J^onm« »/ \coo; t j) m > v Ss; v* J «? •' J ^nm .a/o 

Jj K\,n , f )|V . <r>^\ . 3/ .-OtU ^ ^-*> ^o'J-Ol oC^ JoOt K-./ ^S .yOOUL-i-S J001 

-J ^ » l poJ? ^W J!n-^- ? JtO^oo Jftooi*.» JfcOsoo Jo« V-K-^i 

0001 ^iaV-o Ulaio-sj v qjoi ;>o,-o ^..io .. Jja2k_*>i J^slo_io i.r> V) ., 'n -> 5 
Jf i ..->» jjo Jt^io Joot k-./ jJ f^^>s/ Jo « » - Q- ' ^ *> )oot )&*^> ^ i Vft* « V 

»\ . ^01, .000t ^-^aKJ&OO Jf-.;i )Loai «a\^; vOJC*^ Jk^jfcO^LflD 
2 , 3 6 J5Uv|jLÄ " JJÜL^X M"»,»'» JoOt ^O^la ,-D ." ,£00^00 J-lJl/ JoOt «-.Otofc^./ J^.i 

JjJv^N» .-^oc*^...; J_2lAÖ1~ ~3oou^ Joot ^o_a_iöo .-vxoo-.;/; otlcx^. 1 » ; 
0001 k.../ .Joot ^flp»Jaaa 000t ^jü^oo» ,^-J^oiAo .Joot »'K Ji N^^ too 10 
.-<.-, \-o ) j\ ao o eo 001 ) .. ->n* ->; ^-iö \OJot .* ^»-»-1/ ^.iol 0001 t^_( t-*-^ 

)! )J ^x Vjuüo^o .-ocot ^-J^-^j-^ ^-^ v 00 »-'^-^! V- V ? J °* •' 000, 
s J^>ojL*2d-o;o .-ooo« ^fcfttwi ^^■^■■aeL^ J-OcLs )t^a->;o .-ooot ^ ^ci a . " ^*) 
^j J,ot^ jl^Jjo Jfc^^-- JJ JJ/ .JtC^— .; IoV-äji: Jkioo^ v e> r ^V 

I. y ISacÄ^-a/o. - 2. >«>o ».«»»»*»• — m. V L.Vjuaa.'&.j. _ i. v P»!»- — ">. L t — >Vw . — 6. Dans 
\ | e r,,| 213 , - a präsente une döchirure, qui a detruit le commencement de. dix-sept lignes. — 
:. V in margine : U"«t— . — 8. V in margine : KamtXeuiai. 



evcques, ä la töte de qui etait place Alexandre, l'evßque de la (ville) d'Alexan- 
drie', tandis quil avait, pour se tenir ä sa droite, aussi le vaillant anxi- 

♦Lfoi. i'.ki liaire Atlianase, qui, bien qu'il se tint * parmi les diacres ä cause de sön 
'"' ''• ordre (t<*c>s), parce qu'en verite il etait riche de la parole de la sagesse 
et de la parole de la science 2 , ainsi qu'a dit l'Apötre, avait les premiers 5 
honneurs au point de vue de la premiere place des conseils, avant ceux qui 
avaient les premiers honneurs au point de vue du siege. En efTet, ceux qui 
combattaient pour l'orthodoxie n'avaient ni parole ni invention intelli- 
gente, dout Atlianase n'etait pas le principe, tandis qu'il retenait facilemenl 

»vrol.aisles langues ' qui prenaient la defense (duvvfyopo«) d« la folie d'Arius, qu'il 10 
'" ''' refutait leur controverse, qu'il etait a l'all'üt de leurs ruses pleines de 
sophismes ei qu'il decouvrait ceux qui etaient cachös. Car il y avait — 
certains etaient la — ceux-ci dune part qui etaient attaches a l'opinion 
adverse, (et) ceux-lä d'autre part qui penchaient vers les deux partis, sophis- 
tiquaient contre la verite et etaient pröoecupes de meler le vin avec l'eau 15 
et de trafiquer de la parole de la religion (eu<je'6eia). Mais Atlianase garda 

1. Litt. : 1 Des Alexandrins ». — -'. < :f. ßph., i. 8. 



10 



[459] 1IOMEUK XC1. 15 

JfcofcsÄio jK^äji^o J-coVoa^ .-J-LXi^o ^aJS. puCD f s .•^ca^Ä>)jJi/ 

) . rr» n) ^. )o..Xv •.)&>,», .,-0 v£DO}CUO«flD —Ol )J.O.Xl\ JLS N ^...3l, V) . |_^0.^'^£> / 

\MLJall j.iü/i Hv ; -*-a? oit .-Knun-ao )S^*s k.lia.~l )i.i oot ).^jJ -oioK-/ 

VL>>0 J-s/ y&lK 'l*-> + £> \-~O?\0 JloJV^^O ÖC^.3 -^wiOO .-^^.; j-LOtO-S ^^>0 

öu^a..\o .NJs^/ )yn ./ La^a.*.^ ot_s a_x_ia..c*^sa..^o -.fc^J^o Jt-o/ J»-s 
tCia-floo kJa^»,/ l*i -*** -. .)J J?°» jk—joio -.I-^doV^ )joi J.ica-,1. ))^«JViai.K.io 

•HX . enn K'» 1-» Jfc^OO lo>Cti.)_3 ^ .-^X— ^^^Cui. Öu>» —Öl .') IBfl^ J 

♦ JoCS*-. ^o w-.^aj 
^_iö J-aim^ ..>£Da-_ooJj)l/ JjlS oiNj^cl^ p 'j^ofcol Jjoi »K-s ^_bo 
,._ „ s o |chS\« JJ f rr ^.»-5 : 1-d j vffia^ij ^ißo^; ocx J-Sf-a^. *- 3 :><ao»t i mA 
^^Si^J^; -öt JtsJL.po loA -.-»N-a/ \y^ ^>o ^3 -.ch^-.; otl ci i \ .m ^o 
^oaopo) oot jasajoibv.\ tJ i oot .otif^o -al^ )^aJL*.^cla — öl )aS*Aio( »Lfol. 19( 



10 



V rol.213 

I- 1). 



1. L in margine .' K-j~- V in margine : A<jpoi. 



celle-ci sans melange et dans (sa) purete, lorsqu'il barra toutf entree aux 
ruses (-opo:) et aux inventions variees des mechants, ce qu'il a lui-meme 
raconte avec beaucoup de developpements dans ce qu'il a ecrit aux Africains 1 . 
Et, des lors, c'est ä l'unanimite que le saint synode (ouvoSo;) a en verite 
defini et decrete que le Fils lui-meme, qui, ä la fin des temps, s'est incarne 
pour notre salut et a accompli toute l'economie, est de la meme essence 
(oüeria) que le Pere, a compte le Saint- Esprit ä la iois avec le Pere et avec 
le Fils, a enseigne ä croire en lui selon le meme honneur et a enseigne 
et pose * en loi ä toute la terre cette delinition salutaire et cette profession "Vfol. 213 
de foi, ä laquelle rien ne manque (et) dans laquelle nous sommes baptises, 
lorsqu'il a renferme et limite en peu de mots en verite les sens et les expres- 
sions de l'Ecriture inspiree par Dieu, qui s'y trouvent d'une maniere eparse 
et en de nombreux emlroits. 

Lorsque, apres ce combat, Athanase fut revenu dans sa ville, il accom- 
pagna d'une part et euvoya ä la ville d'en haut, * ä la Jerusalem Celeste, le 'Lfol. 199 
vieillard Alexandre, apres qu'il eut gagne la guerre contre Arius, par la 
i'orce de Dieu et par son aide propre, (et) qu'il fut delivre" du corps; il recoit 

1. /*. (,'.. I. XXVI. col. 1028 et ss. 



'V 



I,, SEVERE D'ANTIOCHE. [460J 

. A \c»i . • ) lai^ .01 ^lS— » QJo,, i . • n o |jö-^JJ .^->? vC^^J^o -U—o ^ i'nv 
yQjöi ) ^N i->« ^.öt N ^£oo .-a.NJaN.Jo ,.^s..j |-coojo» i > o; o»J^ )ooi ^oj'j» 

.OOOI ^AV>v N-.) . m "I ^3 ^3/ ^.J vQJÖl .-N_)-iJi^-^ yJS ^_*> yQjÖl .v£DQ_;/; 

..J'j, ^»%\ . \x+\ "^o»» y.-/ 0001 > » *^^> yooi »i »\ ^oio»a~^_=> ^cxa^o^ 
1 '^ooju^jJ-^-auo-o Jjl^ö JNi>wi -,.... a * lo2^ "jloaia-.oi ^-iö ^^OJOO 5 

^. ^«.ou^ -001 stnm^J./ :^o»-io jJo yoexJS. J001 N.../ '^.010 ,*^o vOl^dJj 
. Nrt ^...j ^ .0001 s-i....... ..N^>o sm . °» jl; )»jV— / *-•» )•■» .nn 'iv , a -.^-.ou^o 

Toi. 21:: ^_-\oi J-ä^j J^o£X» .JjSw.a> ^oü^ va>o.^flo)j)l/; ^.61 -.joot ^oioN^/ ^*.\oi 

1 1 1 : m »Äj'j JjLiOO - OO BD S ' )N_«Ju^iÖ ) NjL.» t .>fl l \ J_ £^J ^.OOI ^^-SÖiOl 

•:>ioJ.:>a\ 10 
061 ^.ijaaS otN^.*. ,_i )-.;o.£0.o/; J-jsNj>o -.^^soü^ }.3L^iö an^ s lN^o 
.°>tt>Q-.\ ^3 'vO^V^? ©ex J-co'^^jo jl..;o V--^ &l Jooi oto.ioo osjl^I/j 
J001 N_/ JojSx |-t^o? '^6 )ooi >&>»!. J001 v-oioN^/ \.^Ll JV-^^ *s : ^»/ 
oiN^vV^o )'t»^^? 7-/? .oiINj/j )^£io.*. \\ ^oV-=> ^-3 ^^is ..sa_coQ^ ^a^ 
Jl -^ »\ . yojoi^ »3/0 -.Jil/ **-^ ooü* .J^ajo ) 1 imvi'..>o 001 J-icuJio^ '■'■ 

1. V "»ai^.ig.auao. — 2. V t* *^?- — 3. I. ^.1 (sie ■ 



d'autre part cn höritage le tröne (Qpo'vo;) de Marc, ou plutöt (^iXkos U) les 
combats (äywv) et les dangers (jcivSuvo-.) qui (ont lieu) pour la foi (et) qu'il lui 
fallait courir (xiv&uveöffai) et livrer, parce que les chiens d'Arius, ceux-ci 
en le mordant en public (et) ceux-lä meme en (le mordant) en cacbette, aigui- 
saient leurs dents contre lui seul, comme contre celui qui avait bien 5 
dirige tout. D'un cöte, ils nc pouvaient aucünement le calomnier au sujet 
de la foi aupres du pieux (eü-seS-r^) empereur Constantia; car tout avait ete 
repris. Dun autre cöte, ils sc servaient sans preuve de diflerentes calomnies. 
-vfol.213 L'une de celles-ci etait * qu' « Alhanasc avait ose intereepter la uavigation 
v °'' des vaisseaux qui menaient du ble ä la ville imperiale ». Et pourquoi 
faut-il parier beaueoup? 

L'empereur se laisse persuader par cela : et une lettre d'exil (e£opi'a) etait 
redio-ee, sur l'heure, contre celui qui avait ete" ealomnie. En effet, lorsque 
le ebef des euisiniers (payeipoc) de Pharäon aussi (^ut vendu Joseph, alors 
qu'il etait un homme bon, il savait d'une part que le Seigneur Dieu ^tait 15 
avec Joseph, il admil d'autre part cependant la calomnie de sa femme, qui 
avait aecuse comme adultcre Ic jeune homme patient et chaste. Car l'auteur 



10 



V fol. 213 
v I). 



L fol. 



[461 HOMELIE XCI. 17 

wOclJücp JjLsj ^^j JUa.../ .-Jlo^K-^io; J-JÖ..^/ .^oJ- 00 °°« •'J- 3 -*/ -»k.i>o/ ^-»/ 
vooilojjpboio Jood. ))^ - - ^ v^~* -'H° n m-^»o ts.*s> JJ.qjl.ow» IS^JL^olq-cd 
Jl ^> .^_^öt» J...a_fc» w.cH iK^ ^ot_lVN-^j J.-^_^JL/i , v ooilai— wikioo 
A .) p» .-, nn ^ Ä m.2Llx>boo o/ ' > ■*, a »'1 JW .-^-^ia^UKioo ^*.-äjKio IS^s 
^ouLbo )»— ^ü aAi.^ . lp»oi ^io yj JJ / *J-i».~/ i~*^^ J- 3 -* <* v° 
,~=.js .-J„^:>cLcoo U-i^ücL jlo_a...»j» Ji-j ».--3 .olSJo ^ Joot »iJLio va>o\a3 
v --^../ ^.-/ . )v-'^o J-^s^ ^-./ .•J.joo^o..co J-^~o, ^.s .'Jv^jQ J L*jxu 

^_S(!\JlJ \_a-O..«.V.I!*O>0» ^A^ y_./ . •^■.K^iÖ JJo ^..»»K-iO» ^..Jbw/ y.+ \ 

yo^^o JJ» r -^~>/ y.*\ .-^..»fco^o ^»j JJ. Ä ^a^» )ji«iV) y-.\ .•> ., ' ■■ ^-.; 

JJo JtC^aa.io JJ» *»o» "^D ^io» ^-^soi :Jla.a...»j» Ja-.; ^--^oi "^^ ^D 
,IJ ocx :^dq_*„ j ooJ.jJI/ ^/ Jooi ^*jI :J_a..»j...\ ojJS. *r-*V^ J 1 llm « &O0. 

1. LV in margine : ^(-«-»o ^3*^o. — 2. Dans V. au fol. 213 v° b. une deeliirure porle sur la lin 
de quatorze lignes. 



des combats (iyüv) de la perfeetion donne une occasion raemc aux adver- 
saires, en certains temps et en certains lieux, pour que, par les alternatives' 
en verite de la prosperite et de la difliculle, la proclamation et le triomphe 
des athletes («ffk-twns), qui dans les deux (situations) poursuiveiit le möme 

5 (objet), soient plus remarquables, sans qu'en verite ils s'enllent et s'elevent 
et sans qu'ils se relftclient et se depriment inutilement. Par quoi d'autre, en 
efTet, si ce n'est par lä, Paul etait-il affermi, pour reussir dans chacune de 
res (alternatives), lorsqu'il ecrivait : l'ar les armes de la justice heureuses et 
malheureuses 2 , par la gloire et l ' ignominie, par l'insulte et l'eloge iy.H%), * comme ■ v fol. 213 

i" ceux qui trompent ei ils sont veridiques, comme ceux qui ■sunt inconnus et Caches 
et ils saut connus, comme ceux qui meurent et voici nous vivons, comme ceux 
qui s<mt chälies et ils ne meurent pas, comme ceux qui sont attristes et 
toujours ' ils sont joyeux, comme des pauvres (et) ils en enrichissent beaucoup, *Lfoi. 193 

, . .... v* a. 

comme ceux <pn n mit neu et ils tiennent tout' f 

15 Comme Athanase aussi, qui est incomparuble au point de vue de la 

perfeetion, avait confiance dans ces armes de la justice, qui de toute pari 

gardent le juste lui-meme sans ebute et invincible, il aeeeptait joyeusemenl 

1. Litt. : » Les lemps qui sont opposes 0. — 2 Litt. : « Droites el gauches ». — 3. II Cor., vi, 7-10. 

PATR. OR. — T. XXV. — F. 1. 2 



l,s SEVERE D'ANTIOCHE. [462 

Jtau,^>o labso Joot ^.äI-o.:*) A^.Jl.,_*. J...io.m.oJI • . J loi ^^~^>a..^ JjLia^al^ia. 

)N. i .,>^ lcoo,_=> -.oi-o-a.;* Jjl.'^K.ji jis/; oöt Jooi jocx ^oto;o-J^.s jo£^ ycc^. 
|,t^> v K-^-J.» ^' jLO -l-^W |i»K*aw Jio_^ ^O-i JlS^^jJo JK->-~ 
^otoK.../» ocx )&>-«..=> ot^a^o .woi'j aio,-io;boa.\; oöt .-—JULio )J )jl^Kj : ' 

Vfol. 2t4 :Loi jooi ^oioK-,/ U ^s.i oöt w..i v£dojl*.Aj).A^q.jcl^) :Jooi V- 3 '»^ J-^ooVj 
JoIa :J1SJ^_~» ».«■'Mi iia\ajii ocx iJDOJL» ^jjL^ttLIttJi jftCS— ,; ^SJ Jv-S 

♦ J_>Q-CCo/ -iO J^t^SLJJ C*\ )jLaL.iOO -.J-IJO. Jo.l»0 v-CHQ_i/j J^OJLS. 

■ ,>fw - mj jlJJ wUL ; s/ )LV, > m ">Ss,; ~öi )K.jL.pa\ :oü^j/> °*< J 01 "^ ^^ J-* * 10 

o^ ^.3/ jV »!/ Ji-Jlö/ J.S**oj; )-iJu.sj ycaJL*£sjJ-£.mja.o ^.iö -oto—JJ »3 

^^ jjLca^^ioo U*^-^io Jv^so jJ / .'jJ^/ a\ oks ^,; )Ly, im« i \j l 

y~\ .JJ.I )»-.)-=) J*-p5 |^-*J^-/ ^-^O» ^iO ^..o£sJl\ po .<XDCl^fl0)j)l/ 

], v ^fi-^i^iac. — 2. Paus V, il ne reste plus que la lin de quelques I itrues du Fol. 214 i a. 



l'exil (ecWa). II fut conduit dans une ville d'entre Celles de la Gaule; et il 
s'adonnait ä la vie philosophique, alors qu'il etait avec Dieu seul, qui ne le 
laissa pas se cacher, comme une ville remarquable et celebre, qui est placee 
sur la montagne des vertu*, et (comme) une lampe, qui ne peut pas ßtre eaehee 
sous le boisseau, (mais) qui doit etre placee en haut et öclairer dune riche 
lumiere toute la maison', qui est l'Eglise. En effet, (Dieu) met en mouve- 
ment celui qui gouvernait la partie occidentale de l'empire romain — celui- 
'Vfoi.2i4ci etail Consianlin * le Jeune, le lils pieux (eüceS-n'c) de Constantin de lin 
''' pieuse (etee&fc), qui avait le meine nom et la möme maniere que son pere 
— et il l'ail revenir l'athlete (ä6>,r,W;i de l'exil u;o;iy.). 

Avec Dieu qui l'a mis en mouvement, celui-lä fil revenir Athanase dans 
la ville d'Alexandrie 2 , apres qu'il eut d'une part menace* de la guerre son 
frere Constance 3 , qui ävait ete pris, bien qu'incompletement, dans les lilets 
de l'impiöte arienne, s'il ne l'envoyait pas ä la ville d'Alexandrie', (et q« il 
eut d'autre part ecrit aux Alexandrins, non pas une lettre, mais un discours 
solenne! et elogieux sur Athanase. Et, lorsqu'il eut d'un cöte" raconte suc- 



10 



l. Cf. Matth., v. 14-15. — ■-'. Litt. : « Des Alexandrins ». — 3. Litt. : « Constantin ». — 4. Lilt. 
D'Alexandn 



10 



10 



♦ Lfol. 199 

Vi. 



[463 HOMELIE XC1. 19 

.'yOf^ubJ ^»j )y i im i ■• v oy.a.»'m i ^ö J L iclS^o ■• v o vi m i 1 J^>io_^v_si ^.ch 
^.^oCis.^ )L^£i:^ioi s*öj .- v ooiK.^jK_a vO^vChK-j (,-^-i.i -öl )K~o_ajJ^o 
~oi ^o w-i ~oi ,o .', 'n; Jjoi J^>aiO>j ItOSL^io.^. ^-^oc^o 'JN- - ' ^j ^^ot 

*jlooj» JJL^s j>o^. .o»K.jL.^ia^ ^aü* "J^oo^ sn\,«> ^^6»; J^ö-^/? *vfoi.2i< 

r" b. 

Ji.a.i.jus}).-*} I on ,.. »°i , \ .|^.*jLio; o g uao po 061 .-Qj;lK,^aA Joot "^.JJi. 
001 .J»V* ^o jL^— <x^ jooi K^/j .-Jooi )•»!». ))^->jK^,oicp JtC^o J.oja^j_so 

l. V >a^S|a=j. — -2. 1, in margine : Kwv[cjTavno;]. — 3. V in margpie : Pw\i.r t . — i. V o»^\ — 5. V 



cessivement tous les autres (faits), c'est comme dans un sommaire (jcs<p*Xo.tov) 

d'un autre cöte qu'il dit : « II appartient aux pontifes seuls de montrer ce 

que c'est que de se plaire dans la tribulation, d'endurer d'une part les 

peines et de se rejouir d'autre part avec esperance, de mediter dans leur 

esprit la gloire future, qui cache tout ce qni est temporel et (touti ce qui est 

penible (dans) ce monde present'. » Le pieux (tiasS-ng) Constant cgalement 

fit de nouveau cette meine chose, lorsqu'il donna au saint lui-meme, qui 

etait monte ä Rome pour des combats (dcywv) semblables, * sa ville ainsi que »vfol.214 

la couronne de la victoire. '" b 

Je passe sous silence les embüches pleines de ruses * des synodes (<suvoo"oi) • l fol. 100 
ariens, devant lesquels l'imitateur du Christ se presentait pour etre juge, 
la venalite des accusateurs (xatTi^opo?), les temoins (qui etaicnt) ä vendre. Et 
c'est par un seul mot souvent et en peu de paroles sages qu'il detruisait 
tout, lui qui possedait la force par suite de la verite. Celui-lä, en effet, 
15 parlait par lui, qui a dit : Ne songez pas comrnent {vous parlerez) ou ce que vous 
direz; car il vous sera limine ä cette henre ce que vous direz 2 . 

Cependant la folie de l'impiete rendit les niccliants tellement enrages 



v°b. 



I. Cette phrase ne se trouve pas dans la lettre de Constantin aux habitanis d'Alexandrie, P.a. 
t. XXV, co). 405. — 2. Matth., \, 19. 



V (Ol 21 



20 SEVERE D'ANTIOCHE 

Jooi ^.oioK^l Jlaio^s o^s? oot ^s* yok-u; .• v o.S;VJ Jl^-ö; J-^^a-ß »k-ö 
)jl.vAo 'joCSx J-t^CL^ ^a^ViaV >2l^>o )ooi J^»o .J.ilj/ ya.~'io jot.^, .^)a-.'i 

JlaJLboo/io •)» - - >o^ J^oV'aS; J.jloo1 lo^i ^-./ . , ^a ; 3 Jk_»_i>o» °lf>.)Jo 
,-.^*-pö/ f 3 J-'^-"-^- °^ ° 00 ' V*"^**^ vooita^k ')»-•./ ^ÖC^k ÖÜ^m .Jltt*,-'.-*; 
Jlaj-aa^Lbo JLa\ «.üo öuio-.i/ ^-»; ^.l~ .U.o& Jooi |ju^io ^.äö *£Do*i»J.jJI./ ? 
oöi -.JJl >:.^;o )l^-io;l; oöi ',_»; )-^io .Jooi ^.jlfcoo ^.^.\o».i ^.^ö oöio 
J V - - , yQJÖi J-fc.«JLo* J.Ä.aiQJ ^_io V-^-? °öt J-L't^o :^..J.aJ;; (.^o>.\ t-*.^.n 
0|.-iO^_o/ .'K«J w»^9 ;J/ ^-io» oöt •y-/ -.^CO.;»/ JtOiiJ ^ai ^^^o? 
Joot ,-=>>«>ö j^soif-» ** -rr-^V?? v 0- "* ^^ oytSJ 1*äj ^-*> vÄ>o.*j).flo;jJ i< 

) N. ^ •-• er. o> •> Jj_ % Kj y_C0 s.0,-3 Jl } ^.ÖlO .•jj^^.aii 0»^w*J J^K.a.2 U^sA o£>> 
) I I V .jNrt J.J.^.10 ^.^O >0P0 y~»l .•J-^OO.X.bw» ^\oi ^.OOI ^^iotüLiOj L^V^ 

^.ot-lV^^o ryooj^io^ Jooi cu^ji »Jo .<*S. loot Jj-jr° J-**-*-i? J)-^" " 3 
. r r\ - f ooot ■ - 1 » LS ; yOJÖ^o :s0.3,/ oiN-^i ^*.—l w.001 ^.A.».^koo; «-.oio,:../ 

1. L om lov- - ^- — 2. L in margine : Apacvio?. 

qu'ils poursuivirent meine une accusation de meurtre, pour l'amener sur celui 
qui avait de la memo maniere l'amour de Dien et l'amour des liommes ei 
avait ete forme et instruit ä aimer le Seigneur Dieu ei le procliain comme soi- 
meme 1 . II etait accuse, en eilet, comme celui qui avait tue uu certain Arseue 
e1 avait coupe une maiu du mort, pour pratiquer de mauvais tours (iropo;) et •> 
l'art de la sorcellerie, laquelle mairi les accusateurs w.y.-'r:r^;\ döteaaieal 
vroi.2i4 chez eux, en * disant : « Athanase dum' part la cachait; uous d'autre part, 
v ' Q 0U a l a lui avons enlevee en vue de l'accusation. » Et celui-ci d'uu cöte* 
etail luge" sur ce(fait); le Seigneur des prodiges et des miracles d'uu autre 
cöte, qui a eveille l'esprit* de Daniel et a repris le jugement inique des 
vieillards impudiques concernant la chaste Suzanne, descendit en volant, 
comme s'(il etait venu) de l'air, et il lii qu'Arsene se ttnt aupres des juges 
de sa propre volonte, alorsque sa l'uite personnelle etait vendue aux accusa- 
teurs (K»T«Yopo;) pour de Tor et qu'il etait convenu par lui pourungrand prix, 
comme Tun des liiens (qui sonti a vendiv, qu'il ae serait vu nulle part abso- 
luinent, pour le dire en peu de mots, jusqu'ä ce que eette (affaire) de 
calomnie tut terminee. Et, lorsqu'il etait present devant eux, qu'il eut sorti 
ses deux mains qui etaient caehers sous son vel imenl et qu'il les eut mou- 

1. Cl Mattt»., w.i. 37, 39. — '2. Ct. Hau., xm. 15. 



1" 



15 



In O 



10 



[465] HOMEUE XCI. 21 

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'vm-^-^jJ-^sjaaJaxL^ :oooi ^.soj..'.^ -oia^i. JJ^;- ! v^Joi i-io'/ J-SL&iOL^ 
oöi^- :oooi ^..ot-Vs ^oa.»»/; w*-Vot» *^-iö yaj6& : -coaJL-Aa_«?j»o \ca--\at^.o 
JK..^.-.;» J-.^A ^coo.-^.flDjjJi./; ^.ota.i.-J^i 'yOOi^OL^o :J.2ÜL.» ^-.».\©ii \_.; 
Joot -otoK../ JJ/ :Jajuj>..3Kio Joe* yootiio ».-A jW?° :ooo« ^ i* L. yOoC^-.; 
oVA.io Jla-^iö J»-*2ls ^*Jla-.io jj» :k-.Jv-. - ,Ji Jla.*iö t ,ji k~o o/ vroa^aoj-jjl/ 

l. V ^£*o. — 2. Dans V, au Ibl. 214 r* b, le commencement des lignes est seul conserve. — 3. LV 
in margine : 1^.^. — i. I. j'n margine : KavoTavxioe. V ..ooaj~ßaß.Mjai*X .. 5. l in margine 



trees ä ceux qui etaient reunis, ces morts ä cause du manque de foi, cos 
morts ä cause de la calomnie, ces voleurs de morts, qui par Jalousie intro- 
duisaient im proces de meurtre, pour se procurer la verite sur uae main qui 
elait uu objet de mensonge, se tenaient muets, * alors * qu'ils etaient figes 
comrae des pierres, et a la flu ils s'enfuirent. 

Que dirai-je desormais? Car je suis fatigue, en considerant la mer de 
(ses) actions. Enumererai-je les diflerents exil.s (e^opi'x;), les fuites, les departs, 
les montees ä Rome, non seulement ä l'ancienne, mais aussi ä la nouvelle, 
le grand nombre de marclies sur la route et les voyages, les dangers (x.iv<Wh) 
sur la mer, les repos et les habitatious dans le desert? Citerai-je les empe- 
reurs qui le menacaient de meurtre, (ä savoir) Constance', Valens et Julien 2 , 
ceux-lä dune part malades des (opinions) d'Arius et celui-lä d'autre part des 
lidecs) des pai'ens, et tous ceux qui regardaient la vie d'Athanase comme 
la destruetion de leur propre religion? Pour aueun d'eux, il ne devint 
15 expugnable; mais il etait vraiment 'A9«v*ffio;, c'est-ä-dire immortel, lui 
qui luttait d'une maniere immortelle dans un corps mortel et par les faits. 



Lfol 
r* n. 

V'fol. 214 

V"b. 



I, fol. 200 

r" a. 
V fol. 214 

v b. 



1. Litt. : « Conslanlin ». — 2. II fallait dire Julien ( l Valens . 



22 SEVERE D'ANTIOCHE. 

Jjo£». ^>JJJ :)o°l ^a^po J-^t-o; otk-^.^^ N^.J.~_»^Ji )» H\; s o<hv^_.|jo :)ocx 



o 



10 



J-=>Jü..=> j_3»lN.ioo )ooi fcoj.fcoo t^ )JLaJL.p^o; J.m.3 a^ oöi ^iö oa~./c 
: ^_,, v£oa.^-fiDJj)J./ .^s_<J^_o >.. *.iii\i »unnii -Joe» pö/ l_x'<^> ^/ 
JL^k..^ la^K^J^.Kj> )...i.3ä£a2\ ,..3 :oiLa3a.am..«^/; JL.Jl.jl Kao ^-■»N.ait.a 

• .ot^-aubw Uj3ov^= J-»-i* ■ Aji *< oöv^ • .vsoajoil^s oN»_. fs^)La^io jJ 3/0 
JK^iaS. ■ , on.ru ^^ )ooi ijJLio P .-«jU| ^^-^üj ^ju..oo..=lj.; "p?/ |lo 

jlw^ JtOwOjO J^OI* ^-.i ,JO .*2l1lJ )J ^<£>Ok\ l-°-*?J? -'JV^Ö/; >-»Öt Jk^-JO|.D 

♦ ]ooi vn «.; tV-^o jts^^j lo^SUtj )tOS.io "^^.io oino; -K.io/ -.K_).JL*.oi 
öt-.'^.J^>; -öi .-)lajL3^.iaij oiJLo^Uo o£>^_~ ^.^.io .-o.j/ \.x>\.) Ja:» 

I. Ici commence dans V une lacunc, ronvspondanl .1 l.i perle dun Colin. 



eux-mömes criait la raison du combat d'une maniere apostolique : // faut 
que ce corps corruptible revite rincorruplihilitr' et que ce (corps) mortel revite 
l'immortalite* , ä cause de laquelle tout est suppor table. 

Et, comme d'une part .lob, le modele (miro?) de la constance, etail mordu 
et pique par les douleurs, il disait en tant qu'homme : Laisse-moi me reposer 
im peu s . Comme d'autre part Athanase, pendant les quarante-six annees de 
son episcopat, avait dirige les gouvernails parmi les grosses mers (TpiKujua) 
des tempetes, il ne laissa pas couler le vaisseau de la foi ortbodoxe. Mais, 
lorsqu'il fut assis sur le tröne (Öpovoj) un laps de six annees, et encore non 
consecutives, il passa celui de quarante annees dans la persecution, sans 
dire : Laisse-moi me reposer un peu, en confirmani sur lui-möme la parole 
s;uree, qui dit : Le juste ne chancellera jamais*. Et, lorsqu'il eul couru d'une 
seule traite et au prix d'une rüde fatigue, alors il pensait plutöt ((/.aXXov) qu'il 
i't.ut assis en esprit sur le siege sacre, toutes les fois qu'il en etait cliasse" 
pour le motif de la religion (eüffeSeia) . 15 

Que dira-t-on au sujet de sa force et de sa rectitude qui (se trouvent) 
dans la doctrine, par laquelle il instriüsait et enseignail toule Eglise et 

1. tei commence une lacune dans V. — 2. I Cur., w . 53. — :s. Job LXX . \. 20. i. Prov., x, 30. 



Im 



46 7 HOMELIE XC1. 23 

\K , .\> Jip. ),oC^ d/; ^o».^ . a^oöo Jooi );» U^ ^vva^o Jl^ ^ü* 
p .-Joo, jl;J.*> Jo£s ' ^o fc^x^ od^Jb p .Joot J^jLiö Mj^{*Lfoi.2oo 
.•)ooi ;V^ W^ ^ 'l*- •; ^"W^ jooi ,3lä*> ^ .Jooi JM-io Jlo-ojJ 
. v ooC^ )ooi J~.iöo Jooi i^io soou-^ J^I^L^o,; Jiajiu^ Jfcs.^j.~o; J^Vo.:»o 
)ot-^ ya.^ ^k-'jfcooo QJJ...V/ J't-a-U^ vp- 1 «« vtoq-.)o;oJJo -xoa*^JoJL\ 
oöC^ .vp-i/ -o^-* )jaLiÄtioo v3l~.ä>o w^o»/ v3/; yQJou^ .>-^a^ laio^i 
)^s_. -^ü-Ss^o vQJÖ« J-iöjoi ^*> .s-oia^-i Jloj~~3o Jlo-^-VA "'nn.^.*'? ^° 
Jl, Jooi ^-'i; ^-^oi )ol±i U^W <*^ ©?i A^*»^ , f>IT>e > . vli>V ^ 
J_^»>a3 ,-io J^aiaa JIo,jl*_» fcoo_~i ^^.io; .^-.j ooC^ .Jooi Joou JK^~» 
*Jooi J^V*> J^öi^o .Jooi J^'j JNjlx- oud^o .Jooi ä^J-Oo 

J^NÄJ^JO^Jo J-ISL^OO^ JK_=>0— y~\ 0UV30,-S J.JOI J^J^ v3 / JjOI S =Ü^O0 

.^juv>J.k>>oo yj .«i-i na JjUa-.^ Jj>ioi ^.io ool ^jlSlj^ ^ *3 ..^-lno-üo 
*JlxwwJou> JfcC^io ^o^ Jpö/ J-iaiäN» ^*^~! ..viaVjjfcoo J-a.,?; '»--nn^ r> 



l. L in margine : Aiivrio;. — -J. I. in margine Euguio;. 



toute nation, cn plus desquelles il arrosait continuellement cette Eglise 
apostolique (d' Alexandrie) , en donnant des avertissements dans ses lettres 
inspirees de ' Dicu, en amenant la bonne entente, en unissant ce qui etait * Lfol. s 
eloigne, en chassant les loups, en lancant sur eux les pierres des dogmes 

5 (SovpoTa) avec une fronde spirituelle, en blessant comme Goliath Leontius et 
Euzo'ius, cesgeants qui (etaient) Ariens et combattaient contre Dieu (öeopa^os), 
qu'il fit tomber aussi, renversa et montra impurs, celui-lä d'une part qui, ä 
cause de la luxure et de Timpudicite de sa vie, osa se couper les organes geni 
taux et s'en priver lui-meme, pour etre sans crainte avec celles qu'il aunaiV, 

io et celui-ci d'autre part qui, ä cause de l'amour du pouvoir (otixsyjx), chan- 
geait un siege pour un siege, repaissait son ventre gourmand et auginen- 
tait (son) impiete? 

C'est pourquoi nous avons place egalement cette solennite avec sa com- 
memoraison, comme une dette envers le docteur et le lutteur (äyüjvia-r/,;, en 

15 recueillant et en acquerant par lä un avautage pour nous-memes encore. 
Car, hrsqu'on faii l'eloge dun juste, une parole sacree dit quelque part que 
les peuples sont dans In joie*. 

I. Voir Socrale, Hisloire eccldsiastique, I. II. c. xxvi — 2. Prov. I.XX . \\i\. 'J. 



10 



_!', SEVERE DANTIOCHE. i68 

J_L3_/ • JboLl!^-, otV..» J^ci^cm jlow.il. loot cx-!^../ i^^v |«o« o6sJ 
^-.öcxj oöt» }L'-o tOLs ..JJl*o3o Jj-. - »-- ^oio .j»io'»l.JL jl.J..caiC} jJ>_io |K^\, 
^coa^i/» J LJ..i>a.^ )loJV-a. ; -ca-io "^jä-dol^ »~«-^ *s .) coa^ijo (.ico— l ,_.ot...K_/ 

• J»Jj ^-3^s-ia\ ^-Ok^ K_.J.iioo/ i^a*j \cuö(» Jj; ^_./ -.looi jil^bl^io 
■ • U)Q-^ \ o/ Jjl^oo oou )K..oy~,/ sca^coVoi ,_.^oi ^io ),— \ jls/o 

•». mS l/i och Jov^\; )K)^>oXo .-oooi . «,v>'m^o Uv— / ^-»; -öi-s .oooi w-»>~ 
^o^io jfc^iwil la^. o/ ifioaji/ ia\; )£CiCSLi> oooi ^.^—'/o . ^_»>K\ " <*. nr> °> 
ocx Joot ^otoK../ Jjoi *»•/?? o\ ,JI/ .oooi ^.*K.jkjbo ^q. ä äVoi ,-io jli-~/ 

• JJS^ia\ öiS. )ooi j)a^jL ; boo Joot ooiL. )1^V\^> jk— Q-Ji ^otS.D »-«.^ ,.s JJ/ .Joj 
U-.3 t-**J J- / - . Jlo-^t— ' '^-=> ^° )L-*-.xio ,~~ och\ J;cij ) i. jj a ^_.ili a^ 
.•»CX;j/o V^;J Jf— s/o .J.£ßOiCU ^Q-flD pcj^aS. v£M*/ JtOioo; o£^.* j"^- 

•r-JK-c*^ )LajJtJi.ikio; J^>a.s ^io .s/o .jLx^a^o iaN^a*. ^^o s3/o 
).* V ^ J^*; v o.jcxo «ißo_.io_^£c.j .otioi m->vi\ oooi ..-, ^ . m v» Jj ^3, oii< 
.ci2l^-xJao o3l»'j \aa^j^.!:*3( 1q\; «^öi oilj^JJ -.>£Doioiojl.?o >£Oojoia_.n 

1. I. in margine : Entxt[r,To: . 



Teile itail, en eilet, la rectitude de ses dogmes (^oy^aTa) exacts, qu'elle 
n ssemblait au plateau et ä l'inclinaison d'une balance e1 que ses expresskms 
etaienl la döfiuilion et les Lois (vöjjloj) de toute controverse et de (tout) doute. 
Car, en combattant contre l'opinion impure d'Arius, de nn-me que ceux qui 
savenl tres Kabilement conduire uue lutte, il ne donna pas entrde 011 prise 5 
a l'une des autres herösies, ä l'exemple de Diodore et de Theodore, qui 
n'etaient pas eprouves dans la foi, qui voyaient dun oeil (et) 6taieut 
äveiigles de l'autre, qui couperent en deux le Verbe de Dien qui s'esl incarnö 
el qui saisissaienl des pretextes pour combatlre en faveur d'Arius ou en 
faveur d'une autre opinion (prise) parmi les höre'sies. Mais tel n'etait pas 10 
le grand (Athanase). Mais, en donnant et en livrant la nieme parole en tout 
egale et nette, il posa en loi que nous ne confessions pas deux natures le seul 
Christ apres l'union, mais qu'il laut dire la seule nature incarnee du \'erbe, 
>■' en meint' tcniiis il sc inirda avee viü'ilanee et aussi du tliantrement et ile 
'Lfoi. 200 la confusion el aussi de la division de l'inhumanation * divine. i."> 

V " ; 1 . 

Comme Nestorius et les autres partisans de Diodore et de Theodore ne 
supportaient pas son accusation, ils altererent et changerent la lettre a 



10 



[469] IKlMKLIE XC1. 25 

.•ycoa— floJ.jJW; )v-V* o^-^aM -J'?--*-- 3 öii Je« K-/; y^\ 'c+ia^Sj -ex» 

Jla^v ; lai^K jooi o-^io; oc* .ooo» ^^^ ' )-CQ~.»a-; vQJÖt; vOoooa^S. 

^io :)jLVa.. yaa\ h<xx^a'l !v^— =■ J-^-^i/ )->-•/ 7"«/?? v ^ / ^»>-** 

K.O 0/ ;cw^_s ^aM^iS a\o :^^iöo sä^iö J&O^-.j 1oV-äa; J-JÖ.^'? 
JlcbjX Jlcoj aiV rpeJL^x^ <x-M JIn— A—an^o v /i JJ/ : 3 Jao*o1 * la^*^.ia~ ' v ' ' ' • 
V*^v -01 •. l ^o;).*Äioai».jLi Jj-^-ia^ (.^axio J.J01 ^/? ^io l-*»-^?. -.la^OÖ 
^a-Sot-Jo J.-*.io.Jo i^^LJo vÄ_x.iK.J )t—j/o :^j^Kj )»— .0/ K-)jv^* 
:yOO|Kj^ja.i> J;».-^. ,_^iöo ^.-^oV^? :JK-^-.; öt-A-/ JJL.I10 *jp;> -.(.^-iofcvj 
^3 jK^io JJ»o -oj jk-Ji*. la*.-*o ..)j ; -^_\ ^aü« ^^jJso ^f^-"*? )*t^ö-- J© 

1. L in margine . Io-jö no-ai . — 2. L in margine .' riev«[6Xov]. — 1. Ici linit la lamme de V. 
Mals le rragment qui reste du fol. 215 r° a el b est presqüe illi.sible. parce qu'il presenle de 110m- 
breuses dechirures et que l'ecriture \ est souvent effaeee. — i. L in margine : 0>u(in[ta8e?]. 



Epictete, dont un vrai disciple d'Athanase, le sage Cyrille, a envoye le 
texte original, tel qu'il s'y trouvait veritablement, aux saintes Eglises (qui 
sont) en Orient', lorsqu'il fermait la bouche de ceux qui judaisaient, laquelle 
etait prete pour le mensonge et les inventions. Ainsi, lors meine qu'Athanäse 

5 est parti d'ici-bas, c'est par ses discours eneore qu'il combat meme maintenant. 

Voyez-vous que je vous ai presente aujourd'bui im semblable athlete 

-}.h'/:r-r.z) de clioix, (originaire) d'Egypte et de la ville d'Alexandrie 2 , qui 

(est) grande et aime le Christ? 11 enseigne et pratique les combats (iywv) de 

la religion (eüffs'ßeta.) et non seulement le tcvto.Ö'Xov, c'est-ä-dire l'ensemble 

10 des cinq * lüttes 3 , mais (le combat) 011, s'il est possible de le dire, il ajoute *v fol. sie 
aux victoires des myriades de victoires. Est-ce que quelque chose de tel 
peut se voir aux jeux Olympiques? Car etre enlace corporellement, etre 
renverse et tomber, frapper et etre frappe a son tour, c'est le propre des 
beliers et des boucs, qui se piquent et se frappent les uns les autres avec leurs 

15 cornes, et des änes, qui se frottent et se frottent de nouveau les uns les 
autres; c'esl bestial et eompletement deraisonnable. 



i° a. 



I. P.G., t. I.WVII. col. 200 el col. 237. — 2. Litt. : « D'AIexandre . - 3. tei finil la lacune de V. 



V I). 



26 SEVERE D'ANTIOCHE. [470 

v oj6i \'i[x ^ -> c>f>\o .'JV^m? J-*-~ ^^ oa\; yQJCH .JfcC^.-*» loj^ftj .3lS ....i 
>n °>'i Vio yOcnV^v 1^.^11 joot -oiofc^../i v o.Joti .-^«^oü^ ^.^oC^xio« 
^.op» .jLa.a.1 ) -nn .. .a Jla__iji Jjl^JS. «^ po>/ .vaoo-^flojjjl/ j.i°i\ v>o J--«^-^. 
[.% .. ^Jso In ^. .JlajJLa..s )1q.jsq^o^ ,_*> v.-^ ^<?i' .JIsLoama jla^o-cojJ 
[iao\ .j»m io J-io» la\ J>); ^ ]Jj .'^^po; ^xla JN.^.jöt-3 jlii.\ .^^.bl/ 

'Vfol.215 m*V&^oo Jjls); lo^> ^j/ v^cxv Jjl^oS. -.v»a— ^.\ 'f-^: 3 1?*^! l'Jj ^°^ 

r b. 

. V>o .fco/ p~o3o fco/ JifcOafcoo Jj',1~/* )toaj ^£*ioo ••^jootü. c*S. fco/ 

) v, ^'->\ Kj/ ^a.^jL^o fco/ ol^oj... p .-fco/ L^oovio yJLfiLh Jfcoxäio 

- ! !,,! Jim )fco>\,«\o jfcoi_a^o . • |_«...p, JLioäioo J_LaJl^o |^am ..\o .*jLa*'op\o !' 

^-^oi |La-üa^ so/ V- 2 ^ - - ool jlopCL^o . - ■» |JJ oi^> pöpojo ) fcs m.ö ^>.^o, .Jl 

♦ Jjjoi ,_*>; 

,-iO w-.,— / ^f*» ^>> °/ JLo^vfcoi/ ^^J ^01 .'w^./ ji'Q-iwJ CH-.fco,/ JJ 

l. L in mar eine : ^^^' 



Les combats (iywv) qui conviennent aux (etres) raisonnables e! anx hommes 
chretiens, ce sont ceux qui (ont liou) pour la piete (eüoeljeia), cc sont ceux 
qu'(on Hvre) contre les passions deshonoranles et contre les demons qui 
les enflamment, (combats) dont Athanase etait l'athlete li'ft.-r.zr,;), lo peda- 
gogue (-aiSaycoyö?) et le docteur. Fais-moi tomber la passion de la fornica- ■"> 
tion par unc pensöe chaste, saisis I'inteniperance (icco-na) avec la Süffisance, 
passe en couraul de Pinjustice ä la justice, recois la couronne a l'occasion 
de chaque passion, ecoute les paroles sacrees, qui crient : Nous n'avons pas 
dr lulle contre le sang et la chair*. Pourquoi ouvres-tu tont graad ton palais 

*vfoi.2i5 pour " la lutte des corps ? Pourquoi cours-tu ä Daphne et (y) fais-tu voler ton io 
intelligence ? Pourquoi combats-tu et es-tu enrage pour la victoire des autres? 
E1 pourquoi negliges-tu tes propres chutes, alors que tu es adonne et livre 
au festin, a l'ivresse, ä la Jalousie, aux conversations et aux entretiens 

* l foi. 200 pleins de discorde, * aux eris et aux vociferations qui sonl deregles et qui 

fönt retentir l'air, aux rixes encore et peut-tHre meine aux coups qui i>n i. 
(viennent)? 

Ce n'est une petite chose, mes freres, que, ä l'occasion dun ainusement 
ou de quelqu'un de ces (divertissements) qui fönt plaisir, nous ayons du 



V" 1). 



I. fcph., vi, 12 



[471] HOMELIE XCI. 27 

is^l yo+x* JJ.3/» ^^^o Joi^? l-ÄJoicij ^£-*> Jja.auJ ^--.jöviöj ^.*.\ot 
t*t*JLa ^^oi .|..oa»; JlojL^ioo ^JLiopo ^_^ot .J_Li>ia3 )J;o Ji-^ / JJ; oilaS. 
^S. io^AJ; ^s/» oöCS. .vicaÄiöJjJi/ JÜLiaa... »2^iö .-)»o(oj la^eu^ii^»; y.*\ 
) ■•>-/ J*öud:> J— .-^Jio i^ü.j Naiw :o"».!.a.j ^.9^~; JlaS.o;o : ^ota.*..oa..^.3Lj 
|la.ju/ feoeu»,yao jlo_a-^_s -J.i-CL^o/» J.~3 ^o ^-io .-);»... ,v> v^j.k-J? 
)ai» -.'^»—.o/o |K.^,a^.Al (-.(.3; 00CS. .(.-^^iLio xsa*_ ^-»; J-ooi.30 J-ii joC^; 

1. li-i se termine V. 



mepris pour la loi ('v6|*o;) de Dieu, parce que rien n'est chez eile sans recom- 
pense et sans punition. Geci prepare le royaume des cieux, ce que par 
moi, comme par un premier avertissement, Athanase enseigne aujourd'liui. 
Demandons-lui de nous visiter aussi et d'oll'rir des priores pour nous, avec 
s les prophetes, les apötres et les martyrs, afin que nous nous gardions 
libres de tous les pieges du Calomniateur, par la gräce et par la charite 
(«pt'XavÖpwTCta) du Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ, ä qui sieent 
la gloire et la puissance 1 , avec le Pere et le Saint-Esprit, maintenant et 
toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il ! 

10 Fin de l'homelie CXI. 

1. Ici se termine V. 



^U ^»^U l;^>l>o 



-:■ L^tfai^aü iNo ^o» — oi Ir^jo^i ^••■'; ^\ > ^n 



U^-» J_jl~.=>o :^At3 yOOMS^s la\i ^aJÖt ,-io „,.>'> )/ ^l3 «3 ^j 

-.^.^wSlJl^o jJ yood^i.jl.9 )-i^l\ voJ^kj* |.^ia.ji ta^ J-flC>3 toa—i» 

oüS. Nj/ ,.^j Kj/ .jcot ^a\K;iLi>3 >öJLhj 0/ )^aj )to^». üisJJ *,3 )a-»-ß 

^ J't-O.l» ^-^» ^—t' ')<(' • < ^t-^? )U.iQ.A La\o . )^Ä_iC»C Ji^.a*.io I^JL£l_\ 
Kj/ ^Jxd y.H9J lo » (TOD Vi I s 0/ - . f.o.13 jjotj oö| : Uo£S5\ J~i!So ,^iO t^OCLia.' 



HOMELIE XCII 

Sl'R LA NEUVIEME HEURE DI] VENDRED1 QU] (EST) APRES LA PeNTECÖTE 

( neVTVIX.0(7T7)). 

Peut-6tre quelques-uns de ceux qui sont tournes vers leur ventre e1 qui), 
ä cause de la passion avide de la gourmandise (yadTpip-apyia), ne peuvent pas 5 
lever les yeux de leur esprit vers los cieux murmurenl i'l parlent cinitre 
imii. Et, lorsqu'ils sont irritcs cn silence par suite de la fureur, qu'ils me 
regardenl avec des (yeux) pergants et qu'ils sonl ums a la fois par maniere 
de contradiction (ävTtAoyia) et par maniere de dispute, ils disent : « D'oü 
nous as-tu trouve encore le jeüne d'aujourd hui ? Tandis qu'auparavani il se 10 
terminail vers la sixieme ou la septieme teure, toi, tu le prolonges apres le 
touruaiit (dujour), qui sc l'ait tard et qui appartienl au soir, etjusqu'au soleil 
couchant. Est-ce (apa) que tu peux nous citer, d'aprös le Livre divin, une 
loi (v6(ao?) qui ordonne cela? Ou bien est-ce de ta propre autorite (xütovo'[/.ci>?) 



[473] HOMELIE XC1I. 29 

:ooot ^«^6/ ^.Aot ^*ieu\o ocoi v-^-lSlIs vOoC^d ^ *£Ö aSs '^.j Jj/ 
..~o v-.\ JKali .<-.iio ^a^ltoo» och JJ / .-wJ^ Ji--~*>? °°» -otolk»./ o.JLioo 

»^O ■•...%« a '.000 yOOv\ . «»V-SO +3 .-yj^^; J.JL^l^.0^01 v OO)).^Q.iDl wCU • L fol 201 

" r° a. 

,_-.^o» ~-/; ^.^Ji.01 .Jj^-/ Uaqjl3_s o/ ^.aL-k... v J_i^oo ^*I^j J_ooa_s 

1_l^oi )oI»*/o -.J-~o» kcas'j K.^Il^j.q^. va^cd »s/ ■, ^ «,n '° i>o fr^.). o «y a o +3 
JfcoocL.» 3/ JJ/ -.^.oioK-./ >a-Jix.=> J.iOQ_. ».—; 0^50 .Jjoj J^oo,» oibs^.iw w.ot 

♦ JJ^ao 
I>ocl-«; ^^.io )mSv> )a>w :^*A.io >&.q.ju. ^ooyso s^ojSxo v y.io V-»-^ f 3 
ofcCa tvooooi. J001 ^s^o'/o s-fcoo; oik^^i ^.iots-i»/ J».-o/ Jld-^oo ojIqjlj/ 

) ) . -j <v» |Li 1 «» JoOl N~./o :odS^..a_3 J_i» JLsO-O ^.Q^ <*\ t-^>! J-OClS, V-*"«X 



que tu fais ce qui te vient ä l'esprit et que tu places sur nous, comme (le) 
dit notre Sauveur dans les Evangiles (EüayyeXia), des fardeaux lourds et difßciles 
d porter', ä l'exemple de ces Pharisiens? » 

Pour moi, si c'etait d'une part lorsque tous avaient faim et jeüuaient 

5 qu'ils disaient cela, je supporterais avec plaisir leur fureur, tandis que, 
comme Paul, je dirais : Et qui est celui qui me rejouit, si ce n'est celui qui est 
dans la tristesse ä cause de moi*? Ce qui m'irrite d'autre pari, c'est * que 1c « l fol .201 
plus graud nombre de mes accusateurs laucent de telles accusations, lors- 
qu'ils dejeünent et soiit rassasies et lorsque souveut ils restent assis sur 

10 la place ou dans d'autres reunions. A ceux-lä, de peur qu'ils n'amollissent, 
en bavardant inutilement, l'energie de ceux qui jeünent, je repondrai meme 
avec une grande joie, et je montrerai quelle est la raison de ce jetine et 
qu'il n'est pas d'un seul jour seulement, mais encore d'un graud nombre de 
jours. 

15 En effet, lorsque Notre-Seigneur,- notre Dieu ei aotre Sauveur Jesus- 
Christ etait ä table dans la maison de Matthieu avec des publicains, ä cause 
de sa grande charitc (.«piXstvÖfcoici«), et qu'il mangeait avec eux — car Luc 
ecrit : Lerl lui fit une grande reception dans sa maison, et il y uralt une 



1° a. 



I. Cf. Maltli..\xui. 1. — -2. II Cor., 11, -'. 



30 SEVERE D'ANTIOCHE. [474] 

..JUl^i jjiot^io )v>ml.. oöt U_l.3 -Joo» ».ioJKio y>t^io »s/ -.o\ .£>/ oot 
:JN_£w^.*o Jboi^iiaii j.A \-*-a>U Jfcs_^ji,joo oilojboow_=> )ooi ^,_^too 
'J-io-ca^ j ^ot )».JlJ>> t-*^ j»ot :]oot pö/o a_^~'pa\ Jooi J^üd )^^>qA1 lo^o 
..oii» ^^o'/ Jji^—o ) inHv) ^a.^ J-Lio "^£o>o» • .^-.o/; yQjc*^. -j^Jaü; -ö» :> 
. JlajISs.^Kia.:» o n »vt-^a^o o^..'^v>\ . ■ ) Iq^ä l».io; *~*"^s s "*° l l^-*^*! 

. . r. . i flfi jj, ..po/ +3 yQj/ ^Q^K-B .s/; yQjöC^ .[ ... t'vOOO ) a .«, ">V) ; ^.öi^>o 

)_ö-. ? >\ jv-o*/? k-»*7 *-^ JJ J^~ r>? Q^o M )^» 1^9—» .'Oi-K-/ U*> 

|Apo -.OOOI ,_.A^; v^°<? ^-.OULiO -.jLJÖ ^-j^vOI ,_^so .J_X^>A ,JJ/ 10 

♦ j i •»',.. v qj/ ~al- )) ; ^tc 

*^*OUVS) v* J o«? \*-~ ^°^ ^».^ ^? **« '"l^ 1 "! öulW JJ JLa-^flo/» .£»/; 

riiiinhrfusr foule de publicains et d'autres (persbnnes) qui se trouvaient 6tre ü table 
avec eux\ parce qu'en verite lc meine etait dit et Levi et Matthieu - - cette 
foule jalousc et orgueilleuse de Pharisicns blämait sa sollicitude bicnfai- 
sante de mödecin comme une chose Iiumble et vile et eile essayait de 
l'injurier aupres des disciples — car c'est l'ceuvre de la Jalousie de diviser s 
ceux qui s'entendent — <i eile disait : Pourquoi wtre Mattre mange-t-il avec 
des publicains et des pecheurs*? — car c'est le propre de Porgueil de sc rire 
et de se moquer de la condescendance et de ce qui est humble et modere. 
Ceux-lä, il les a egalemenl reduits au silence, lorsqu'il a dil : Ccu.r quiseporteni 
bien n'oni pas besoin de medecin, mais ceux qui vont mal. Miez, apprenez ce io 
que signifie : Je prends plaisir ä la misericorde, et non pas au sacrifice. Car je 
ne suis pas renn pour appeler des justes, mais des pecheurs*. Et, par ces paroles, 
c'est p'ar suilc niemc de ce i|u'ils blamaient qu'il les a montrös coupables de 
aombreux Mämes. 

Et cii premier lieu d'une part, (il les bläme) comme ceux qui onl d'eux- i.-, 
ini'ines une (grande) opiuion de docteurs et oublienl qu'il est etranger ä l'6ta1 
de docteur de ne pas s'abaisser avec les disciples, de meine que ce n'esl 
pas non plus le propre de la profession de medecin de ne j>as sc penche'r vers 
les souffrances de ceux qui sont malades. 

1. Luc, v, 29. — 2. Matth., ix. II. — 3. Matth. ix, 12 13. 



20 

r b. 



[475] HOMELIE XCII. 31 

,jj ^»Ot^po .J_älSo . - V |*-T ^--.JsioiKiOi . . ^-»jJ; J—l •V'*? ^*^? 

^bw; ^.i Lia.-^X .-yoLi/ ^-A^a^^o j^isaböj ), ."^..a ^y b e C^ a ^ » )»>n\ 

^^\.i.» j^a^V '^^ioj oöi Joot s^otoK-./ oot; -.oULaLi '^i» j^öjo )»— ^/ Joo« 
yQjot .jlflpaaeüLa) yO-iot f -",•*?; )LaN.^_^.ia\ vaaJo .-«^aiK-M «..»fro. K_)ju_3< 

&\ .'Jli_»./ |-I-0>j lo». » ffl m w.Ö( ^CLiw; •.Jlf>"> V>-5 vOOi^ v3lJl ^n. V - ? k^-' 



Et deuxiement, (il les bläme) comme ceux qui s'enorgueillissent de con- 
naitre les Ecritures et sont malades de la derniere ignorance. C'est, en 
rllrt, ce qu'indique cette (parole) : Alles, apprenez ce que signiße : Je prends 
plaisir d la misericorde, et non pas im sacrißee, comme * s'il disait : « Vous »Lfol. 201 
(jui pensez etre pres de comprendre les divines Ecritures, alors que vous en 
etes tres eloignes, allez les trouver et apprenez ce que signifie : Je prends 
plaisir ä la misericorde, et non pas au sacrißee. Pourquoi mettez-vous tout 
dans les sacrifices legaux, (et) rejetez-vous la misericorde qui (s'etend) sur 
ceux qui sont de la meme race (ysvos), laquelle surtout plait ä Dieu? » alors 
qu'il indiquait et signifiait en meme temps ä son propre sujet qu'il etait lui- 
meme celui qui, ä cause de sa misericorde qui (s'etend) sur nous, allait volon- 
tairement etre sacrifie et faire disparaitre la faiblesse des sacrifices qui (se 
trouvaient) dans la Loi (yi[j.%). C'est ä leur sujet que David aussi criait 
d'avance, lorsqu'il voyait avec des yeux prophetiques ce qui devait arriver : 
Montre-nous, Seigneur, ta misericorde, et tu nousdonneras ton salut'. 

Troisiemement, il atteint les orgueilleux eux-memes, qui, avec cet autre 
manque d'espril (dcvoia), se justifiaient aussi eux-memes et disaient pecheurs 
tous les autres (liornmesl. Et c'est pourquoi il ne leur a pas suin de dire : 
Pourquoi votre Maitre mange-t-ü avec des publicains? mais ils ont ajoute : Et 

I. Ps. i.xxxiv. 8 



Lfol. 201 
v' a. 



32 SEVERE D'ANTIOCHE. [476] 

lai. h^ od» ^; oöi U-V3 vs/ -^^ Uooi .U£~° oü-coo/ jJ / .\aa3J 
T 4 ~K*l JJi .^ M J*a*> JoCSs -Jooi i-iö/ JJ'jio p :^v_Ä jL^oi 

Ji-o'/? fcs_L'/ jj •» -.po/ ^oo-^3 JbOs-ioA wfcoö +3 )K+±il Jioi; ötloA; •'• 
v q.jöi :)v-Q-io_\ KJ.'/ )J v aa ^ V- aJ01 -H -*-^ U£—^ J/ 'M»-»»J-^ 
^a" , V-^sv ]J :vQ^ v ol^j/ v® 1 ^/ ^.oJ^io J-ü-jj v ai\^ UK^x läa'äi) 
'^-^öö —V-? )k-M> ^° .\oouK>/ J-^~? v , ? Q ^>ö? vQ-iok. JW -.voKj/ 

voN-W 3/ •.-,-., ^«*>; ^•-/j ^*5 Jaa,/ .Jjuo^! -ötA J.-.2.1coio; ,JJ/ 10 
)-,_=>. I^mio» >-öi Jlo_o...;ji )lo.Ji.^m..io la^a^^lQ^ yj ,;a~.^.=> .yoKj/ ^»r 
.,\ r ™ --■*> -.V^ö/ vroa\o3 ^/; Ua^./ 'o-^r** t-*-^ v? ^ 3 •v Q - 3 - Li0 v?- Q r*'?'- 
J.i_oia3 ,_^> .ot^.; )lajx*^.i <tr^° v"" D "'" :>0 f 3 J «^? )fe>, . « ft->t l ^.itf 
^-J^^s; oit s3/o -.x^ 50 « 7»«/? v*^ U»-»?J *** s -&^* > ^<"- f— ^-*"? o« 



,,inri des pecheurs*. Car c'est ainsi que le Pharisien, qui monta au temple 
avec le publicain, disait egalement, en priaul : Dieu, je tc rends gräces de ce 
que je ne suis pas comme les autres hominis, [qui sont) ravisseurs, injustes, adul- 
teres, ou mime comme ce publicain; je jeüne deux fois par semaine; je donne la 
dtme de tout ce que je possede 2 . C'est en rapportant la parole ä cette möme •■ 
disposition d'esprh quo notre Sauveur dit : Je ne suis pas venu pour appeler 
des justes, mais des pecheurs, ä In penitence 3 ; c'est-ä-dire : « Ce n'esl pas 
vous que je suis venu appeler, (vous) qui, par vos propres decisions, vous 
declarez vous-memes justes - car vous ne voulez pas (l'etre) - - mais ce 
sont ceux qui confessent qu'ils sont des pScheurs et aecourent ä mon appel 10 
que je suis venu sauver. L'appel, eu eilet, n'est en iien ueeessaire et l'orce, 
mais il attend ce qui (se fait) par la volonte, comme en verite, en ce qui 
nie concerue, vous-memes aussi, vous ötes appeles, ä la seule condition 
que vous chassiez loin de vous la presomptiou de justice qui parail (en 
Lfoi.201 vous) ». Car tous ' oni peche, comme Paul aussi (le) dit, et sunt prives de la 13 
gloirc de Dieu, tandis qu'ils sont gratuitement justißes par sa gräce, par le 
mögen du salut qui est dcuis le Christ Jesus'.. C'est au sujet de tels justes que 

1. Matlli.. ix. 11. — 2. Luc, xvtn. 11-12. — 3. Luc, \. 32. — l. Rom., in, 23-24 



477 HOMELIE XCII. 33 

^i. ^sll/ ocko :)— Ji. J~~ J-io; La..i>-\ v*>7 »JJj -.V^l Jooi "^iäio J.^jlJ 
v»6t o«^>...» )Iq_\oIn-3 . v ;ÖOvKj ]1 .0da.cL.5j ^.ot^s •.Ua-.i. ».^_i.o :oda.a...;j 
^tsJ^o; <~-^ot \K~ Vo/ ^o^OlS. jJl*.£Oj oulS^/ V-«^ J'Q-» .laieu öt-2> -.H»^ 
Ö&. J,— '/ )-2o^-o i-3 .-llao.*;;; )i.Qj^co.^o . - JoC$x ^io ]J.'.3o (.ioia.3 la\ 

•:•)»»-*» JioiQj oöt J.~..ol^o 1q\ yas^flkij vai| K.!ajuJi ]i ^> . • K...L^ia jl^o 
ya.^1 oo£x oC^> oaoi ^_^).'.x^o • .a.^.j^ f 5 ^i~i*; v.oo^*.iä.\l. yOottlS^aj 

j-yieo..^. oot .1.11-/ Kj/ J>:*. . ,......ia .' . jj y^.»? ^.-5 vu-j.^iä^.1 .-JlJ-iL^o 

^io ).ii : ^; Jt-V^o c*m.ßa.^o :^.s.L^.ioo v* ;J^io i*-iö»; «St io^ l"»-^?? —öt^ 

Jja.iio ya.^. \\.\o ^^io» -.ooot ^.-i-iö/ .3/ )joi ^^io -vOj/ jA*-a/ J-iat^io 

*,_*.ia.,.\ jj vk-r^oä^l JjLio "^£.io; -.ooo» ^.»Viö/ ^/ \Q->v ^ .L~-.iLio» 

1. I. in marglne : ^»- — 2. L in margine . ^ > - 

celui qui parlait par le prophete Ezechiel a dit aussi : Quand je dirai au 
juste : Tu vivras, et qu'il se sera lui-mSme conße dans sa justice et aura commis 
l'iniquite, toutes ses justices ne laisseront aucun Souvenir; c'est dans so» iniquite 
mime, quil aura commi.se, qu'il mourra*. La presomption de justice, en eflet. 

5 est une muraille, qui barre tous les chemins qui menent au salut et arrete 
Dieu, en prevenaut l'esprit lui-nieme ; eile a fait que les Pharisiens aussi 
se sont precipites completement dans la fosse de la perdition, sans les avoir 
laisses s'approcher du Christ, la hindere de la verite. 

Lorsque, apres eux, les disciples de Jean se furent approches, ils inter- 

i" rogeaient celui-lä meine qui etait a table, ä la maniere dun medecin, avec 
les publicains : Pourquoi, nous et les Pharisiens, jeünons-nous beaucoup, et tes 
disciples ne jeünent-ils pas' 1 ? Vois-tu comment la meme Jalousie excite et 
pousse ce qui est semblable vers ce qui est semblable et aiguise par lä 
l'aiguillon cruei de l'envie? Ü'uu cöte, en efTet, eile a dresse les Pharisiens, 

i, qui se glorifiaient en tant que docteurs, contre le Docteur ; ä cause de cela. 
ils disaient egale ment : Pourquoi votre Maiire mange-t-il avec des publicains et 
des pecheurs*? Et d'un autre cöte, eile a dresse les disciples de Jean contre 
les disciples du Christ; c'est pourquoi, ils disaient aussi : Pourquoi les 
disciples ne jeünent-ils pas? 

I. lvöch., xxxin, 13. — -J. Matth., ix. 14. — 3. Matlh., ix. 11. 

PATIi. OH. — T. XXV. — F. 1. 3 



:;'. 



M \ IUI. I) ANTIOCI1K. [478] 



JjbO. .1^3 )>°>v ^ -) -« " aV 'JJJoai otlo^ ,3/0 .JtoAa— Mt-V*> 0« )J/ 

JjxxV .'po/ ^/ K-3 V^> ^° •v oc * Jl2lJ ^^ ^*a»OpO J r -J*ä_Mi ha-». 
v o1)j -.Jj^~ ~ok>M v oooa^ ? J-äas : v a^^)Kjj JjoJL^ -cxolji ^^^i»^o 
)Lo tv-o ^.io .yaiooJ ^.-^cxo -.Jjk.~ vooixio )o-.;lkj, -boo/ JfcooöL. ,_** 
JjLSLio -.yots-j/ ^.'itoo jK-si ottO^^ioi 001 : v a^i Uaioo 06t ^.L~a-.i 
1 rol.20ip> oöt . v askiJ3; U\± vf-a.^ JootJo ,050^!/ J*oi^ .J.ia^£> v«^ Ul 
v / .^otoM JjK— JK.^3 oi^ K-/; och Jcot pöf Joe* lOÜcaio ^K_V^.io 
j.ia-^\o .ycia^j Jjls^:*^ oC^ v oM ^.V^V* ]Jo :wK-'/ Jj^~ ^*soi 
^iiajLio :v oot-.K.-/ l-ia- 1 ^? U 1 -* i- 3 «^-! }, ■ >S\ ft^> v ooi^ ^>;'j; '^-t- 
^oou ).^:-o J~~- J3; ..Jj/ jLiä^o JloK-xio; -01 Jlcu^ic^ *= V-^ -^> 
wChoK-/ J-a^'a^j *^.; ^o^io .yamajsKj J^oojjso vQ^sJKj jJo ...voch-K-/ 
JJ^iaiLio. .JJ ..^-Oa^-a> ^).-Xia.JLio aV vojöv^ jL^ioJ* K-.J^jv~/° :J^ooj 



Mais celui qui est veritablement la Sagesse, et repond sans durete ä 
cette interrogatioii et (es reprend en secret d'oublier les enseignements de 
Jean et encore de tirer pour eux-memes une vaine gloire du nom de disciples. 
Car que dit-il aussi en verite? « Est-ce que les ßls du lit peuvent s'affliger 
aussi longtemps que l'ipoux est <n;r eux? Des jours viendroni oü Vepowa leur 5 
sera enleve, et alors ils jeüneront* . C'est par l'expression de Jean, votre propre 
docteur, au sujet de qui vous avez de grandes pensees, que je von? reponds; 
Lfol.201 rappelez-vous-la, et vous aurez ' la Solution de votrc question. Lorsque 
v ° b ' celui-ei rendail temoignage ä 111011 sujet, il disait : Celui ä qui est l'epouse, 

c'est l'epoux 2 . Si «lerne je suis l'epoux et que vous ne fassiez pas mentir votre 10 
propre docteur, il est connu d'avance qu'il laut que mes disciples, alors 
qu'ils sont les fils du lit — car ils ine servent, lorsque j'aecomplis l'economie 
du repas de ooees - soient gais et joyeux et qu'ils ne s'affligenl pas ai ne 
soienl deprimes ä cause du jeüne. Or, sous quelque rapport, le jeüne releve 
du trouble et d'ailleurs es1 penible pour ceux qui a'onl pas des dispositions 15 
parfaites, (et) pour l'heure mes disciples sont imparfaits. 

Ei il semble a'importe commenl que la meme parole marque encore nne 

1. Mallh., ix, 15. 2. Jean, in, 29. 



[479] HOMELIE XC11. 35 

^„.1>V> )J; JJ/ ..^Ojio.^ J-JO-JL^; -otoJi-js ^^a*^o JJ; po/ V— ^ JJ 

J»oi so/ -öl ^-^o -.J^jl^ och; v-oiq.— /o :yoKj/ ^.ic.*, J-»JV^ J-*>°j 
v o^j/ yQ-JÖ^o .jlJjL^flo ,^jl.^o_\ ).Ju.,L3o ^.jl~ }.JUio ^^.io? .yolpo/ 

5 votsj/ ^-pö/o : v oKj/ ^-.^»oifcoo j^oö,; JJ-^ans-j» po lyoK^oj/ yoa^ 

yoN-o-« -.yoKj/ ^.KJa,^o )^cx..\ J.-ioä-3 ^jso :)1)_JL^D y I .. ^»~ieL.\» 

Jj/ j^NoojLio J.ioo, ^-.; lai>. . V aa-N-./ \. n^ no J—^oa; IfJäfM -.ts-t-^^ 

..\ "oi. oöt •,) >ao« oöi .)loK*.io; J~Lij.:s; w.6» )Lo.~^.p ,„«..a -.J.j/ jii'po 

v o 0trf ^'^. .-Ipo'/ Jj/ 3^io +3 oifcC^^oo; oöi .-)j^oa^ oöi JLsJJ iJJaioo 

i JJ'/ JJ ., •* 'n- JJ~.a-=>j oöi ,_-; jL>./ .vo).*^Kj sOJoi; ,_J^>J£oo} yO-ic*^ 
|io ; oi ^a\o ..jk^.^^3 K»; Jul^; ^a\ f^T^ ^ J- 00 »- 3 ? U "" » » "^ 
• .^^^Jtoo; yojöi vOoi-N.-/ V-^^x ^-^<* ^->/j . Ji'Aoo Jo£^> Jgxirvi i s 
^io \5p° Iol^o -.Jjooub. ot-^. ^.^asc+io ^a-^coj oöi ~J-Il~; ia-J^:s otLa\* 

1. L in margine : x?^ 1 -*- — 2. L in margine : ^l- 



pensee plus grande. (Le Christ), en eilet, n'a pas dit : « Les lils du lit ne 
peuvent pas jeüner » ; mais : lls ne peuvent pas s'affliger, alors que, pour 
ainsi parier, il disait : « Vous, ö disciples de Jean, vous observez un jeüne' 
corporel et frere de celui des Pharisiens; et c'est pourquoi vous avez dit 

5 aussi ceci : Pourquoi, nous et les Pharisiens, jeünons-nous beaucoup 2 ? Et c'est 
a ceux-lä que vous vous <Hes joints vous-memes. En vous vantant du grand 
nombre de (vos) jeünes, en disant : Nous jeünons beaucoup, et en develop- 
pant ce isujet) par (vos) bouches, vous avez clairement montre que vous 
etes des esclaves de la vaine gloire. Or. moi, par le moyen de la gaiete qui 

ii (regne) au temps du repas de noces, j'exerce au jeüne parfait, ä ce jeüne 
qui travaille et transforme la bieaheureuse affliction, au sujet de laquelle j'ai 
ilil en enseignant : BienJieuren.e ceux qui s'affligent, parce que ce sunt eux 
qui seront consoles 3 . Et l'affliction, qui produit la consolation, ne pleure pas 
le vide du ventre; mais eile refrene toute Sensation, qui est satisfaite par 

15 les desirs, et forme tous les membres ' selon la loi (vöpe) de Dieu. Tels 
sunt, en eilet, ceux qui s'affligent, qu'ils ramenent Fintelligence meine veis 
la seule soull'rance, dont il est question, et qu'ils ne se repandent vers rien 

1. Litt. : « Vous jetinez un jeüne ». — 2. Malth., i\. 14. -- 3. Malth., v. ö. — 4. Litt. : « Tont meiti- 
bre ».' 



36 SEVERE D'ANTIOCHE. '.so 

).v> - t . o; -öi ^^^ '^.ooi JL=>/ .y^o JJo iX — »jjfcoö '^.jöij; ^J-**>? w^oi 
JK , i, vi>o > jtoLxjoi *aL^-. ? JK-jl-.Sj JJto)^.^^ • . |Ss_.)j,.io -oiotv^./ ).ia_. 



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^CHiJ K-).£-Jl3 QÜSO -.s2L.\)j Jjfc^o Jk^DO )loK»V> ^_o -Ol Loo» 

jla-K-_=>o K.O )lc n ft^n»\o :;a_io ;,lj "^-«? °°t Li.Ol\ :)c*5x; oöi ')tOio>o 
K**~L :too» joC^sj J^olS.j-s;o )IS^-^io -öi jL% 9n i,b«,o :'^f> ^.^.Ji/ oda^i -öi '■ 
*— \oi ^o ..otiK.^ ^;.»o —cx.-Js.-s -.».ils.a.o v*-^ jfcOS.io |J » JK^-^vV 
Jjooi; L.oiSs t.^a.\ , ^o; — öi ) ia^ »ni\ 'oöi 't~*-^x t- 2 °^ ot,-^** JL=>ö..o_\i 
jliO OÖt -O-O ,J -.OllaS. oCS, O^lcOO i-iXL.i.^1 —öi Jlcu_»~u/ v ^^> cot •,u> f _xo 

1. 1. in marsine »»'w lk^-»» o»;-»./ »J-» l^SN» Uw ^ö>» ;»ns-» ^li^aai .U.sj Uvi» Um. tu^s 

absolument de ce qui peut faire plaisir. A cause de ce qui precede, l'afflic- 
tion est donc principalement une privation volontaire, qui, a la place des 
Lfol. 202 [ilaisirs du moude, apporte eu retour la consolation diviue, remplit ' l'intelli- 
gence meme de la contemplation (Oswpi'a) et d'avance montre et lui enseigne 
la bcatitude qui est atteudue, (a savoir) celle de la vie futurc. Les lils du ., 
lit uc peuvent donc pas s'affliger de ce jeüue aussi longtemps que l'epoux, 
qui corrige leur propre imperfection, est avec eux. » 

Apprenons ce que sont le repas de noces, l'epouse et l'epoux, et ne 
passons pas simplement eu courant. 

Le Verbe' de Dieu a cherche et poursuivi notre nature, qui s'esl u 
revoltee et s'esl enfuie, (qui) a meprise et a deshonore en verite L'union et 
la l'amiliarile qu'elle (avait) avec lui et (qui) a soumis et a asservi sous des 
desirs saus nom l'äme raisonnable et qui a ete a l'image de Dieu : et il sc' 
l'esl, unie par les (actes) opposes. Car, lorsque eette i nature) eut brise 
l'union de l'intelligence, qui ivient) de l'image diviue, il s'en approche i 
lui-meme par la parente, qui (est) selon la chair, alors qu'i! esl reste* ce qu'il 

1. Note marginale de I. : Dans la laii^in- givcque, lr iiml " nalure - füert;) se ilil au rrniinin. 
("esl pourquoi, le mattre d'une pari l'a citee a l'aide d'une expression qui pour lui esl au feminin. ;i 
l'exemple d'une 6pouse, el non [>as au rnasculin. Moi d'autre pari sclon la langue syriaque, j'al etö 
force" de le meltre an rnasculin. 



[481] HOMELIE XCII. 37 

>oo»v^/i V*^«»^'J vr 10 -J- 1 ^ 1°°* J^.*|jLa^-fcsjLio. ,])o .JojSx Joo» -oiobs-/» 
-oi -ot voouio; yO.-'ö« -t^°?? °tj— *^>° •.)-^r» **■*■*(!» ot't- -^ ^oo :^a_ca.J 
. -^ )lo-io^ OU> v31oKa/o .tOL^_3 J-ioi\ j^»j jJ»; -6| .-)K^oK.js Jk^-,_o 

♦ J^X-^-iO -Öl oC^ K-/ J.Jl2ü; JV^Q.^^0 J.*^ 
5 o^mj J.-.JJJ» jJoS.~ loX 3/ K.^3 ]J/ -.;a-ivi );oi o£S. fcCo^co Jlo 
,j> :^-JVQ- "^^ <*■=> -V^*J «öi ötV^io )fc^-;aiai^o ,-«_3 »J .ois ^o-ot ^d 
>&^_o ^.co.^. ^.iol r so -.»^a^ ^.SiX^o -010K../ ^^■°! ^■' CDJL ^ > ' J^-*-*t*' 
otX*; jl^o jJ^oo .-o|A ^.l^SLüJjKio -OWV-.J-3J oöi .)jjooi£oo Jjoj.^ 
a-a—/ J'i^^ .Jjlsoi oKj ).« (in°>JJ »J vma^aS jovlcoo .^_JL.o».ioKjLio ^^lio 

o& ocn; Jjl3u/ .-jfiC^iai J-OÖ; jk*~»B-3 öi^ JbV^o ^3 OWtAflO-l? "^-^»o 
^*> NJfio 0/ .-J.£.ia..o 0/ j^olas öv^ k-A ».o .jlp^ JK^ajLbo ö», v> « 01 
^fc^*!« J.jlooi .^caio jJ»o ..JtsjL-^jo ö»...fcs-/ Jood» Jj/ .^_3oi ^.-Z»; „;-Aot 



etait, (ä savoir) Dien, et que sans changenient il s'est fait homme. En effet, 
il 11 recu de In posterite d'Abraham*, etil a germe de la racine de Jesse et des 
reins de David, de qui (vient) la Sainte Vierge, qui sans semence l'a concu, 
et il 11 participe de In meine maniere que nous au sang et ä la chair*, qui possede 

5 une äme raisonnable. 

Cela seuletnent ne lui a pa's suffi. Mais en verite il a recu (la nature) 
egalement en vue des noces mystiques, lorsqu'elle a cru en lui, apres qu'il 
l'eut epousee par le bapteme, par lequel il a commence au bord du Jour- 
dain — attendu qu'il est les premices de notre race (ysvo?) et qu'il est baptise 

10 ä notre place — et apres qu'il y eut installe d'abord le lit intellectuel, par 
lequel nous lui sommes unis et sommes desormais nommes son epouse et 
son Eglise. Et Paul en temoigne, en ecrivant aux Ephesiens en ces termes : 
Maris, aimez vos femmes, comme aussi le Christ a aime son Eglise et s'est livre 
lui-ineiiir pour eile, n/in de la sanctifier, en la purifiant pur le bain de I eau 

15 selon In parole, pour qu'il se prisentät ä lui-m&me l'Eglise glorieuse, sans 
qu'il y nil en eile de tache ou ride ou rien de ce qui est semblable, mais pour 
qu'elle soit sainte et immaculee: C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs 
femmes, comme leurs propres corps. Cur celui qui aime sn femme s atme lui-mime; 

1. Helm., 11, 16. — 2. Hrhr.. n l'i. 



I 11 



10 



38 Sl.\ Uli. D'ANTIOCHE. [482] 

1 f,,l -M- ) millfl ]]/ .J_JL_flO C*.^..» J^-CO..-^ ^>0oK^O V_j^v JU/ jjo .O— .iÖ oC^> OOI 

tioVon ^^io .Jl»>^ J^^jl^o ^3/5 I-lsl./ -.oC^ «^.-a-i^ioo o»\ ^..'tv>o ot\ 

**»otciac^v ^200 ot^-co-s ^-ioo -.oiV^p; ^»K-.*/ 

JIosIqa; ^» ~öi .oC^-» J^O^^OO oi^.» )\-&-^> ^o -.oCs~i Ji-^! k* 5 '? 01 V--^ 
)K_^3 laio^ t-3 .)l h iJ^ )k„— -a^so outaA^. 00t ou\ qhcl*s>J -.J-^ioi 

J^jäto J-sN3; jilo U.2, la\ ^> ^-paLAboo ^al-fcoo JJ )»/ .|j<^o|; 
J^.xdoJ_s. Jo^»; 001 x 5^.)aJLiai.j :IM-»^x *^*-*>? :^*NjKio yV-ou J.iooii 
JoJao K^3 Jjxll^s, Jcua ooi ^) 001 ^ vö/ Joe* :)looC^J-s J..=>jJ -010K-,/ 
o£>. K-./ )LfcflJi :K-.).boo-Lo JVxa-a^ t-^-U K-.JjL2L^-,K-iLio. ,JJ ^> J.:.^»o|_=>. 



♦ Lföl. 202 e£, en effet, personne n'a jamais hat sa propre chair, mais ' il la nourrit, la 
r ° b ' richauffe et l'embrasse, comme aussi le Christ (le fait pour) l'ßglise, parce que 
nous sommes les membres <lc son corps et [que) nous faisons partie de sa chair ei 
de ses os ' . 

En eilet , d'une part, le (fait) de notre parente avec le Christ nous est 5 
arrive par suite de son incarnation; car nous sommes les membres de son corps 
(ei faisons pärtie) de sa chair et de ses os' 2 . ü'autre part, le (fait) de l'associa- 
tion mystique et de l'union ä la fois (s'est produit) par le Saint bapteme; car 
c'est apres l'avoir purifiee par le bain de l'eau qu'il s'est presente ä lui-m6me 
l'Eglise glorieusc, lorsque, ä la ressemblance d'une epouse, eile resplen- 10 
dissait de la beaute spirituelle, et apres en avoir chasse par la gräce toute 
salete" et (toute) souillure et, povir parier simplement, toute tacbe de la malice 
ancienne. 

Que nous disent, sous ce rapport, ceux qui sont fatigues par l'illusion 
athee d'Eutyches? Est-ce («pa) qu'ils ne se cachent pas et ne rougisseat pas, i.-, 
lorsqu'ils combattent contre les expressions si lumineuses des Livres sacres, 
lesquelles enseignent que rEmmanuel, qui est de la memo essence (oicria) 
que le Pere selon la divinite, le meme aussi est devenu en verite" de la meme 
race (vs'vos) et de la meme essence (oicia) que nous, lorsque saus changement 

I. Eph., v. 25-30. -- 2. Eph., v. SO. 



10 



,, s; HOMELIE XCII. 

ioo N-^3 JW*s ^.io v tVl ^-io jooi -oioM -^^ r ~ .Jk^LJoottoo 
,_s vs/j )_*> «.../ ..)K-.iÄJu3too. JJ )la^- il^a ^.io ^.-»1 oixo ijlaxj/ 

yooty^li oi^ij ^.io jJ_£>/ -. imi-» ) »^ ->->.!/; -6« öt-K-/ U*^2 

5 .JtKj/ ^io Jooi JJ r o;; (SU- ^o .-Jiw ^Ju./; otVA* ^io jls/o ..o.äl-1 
_ioo oii-ai-i ^.ioo csiv^p? J-*>?°« ^° r^-'/ JJ .J-»a^»J ^-— *i Jo« JJ 

«/ jL*£-lA sS/ In.NtN 3/ . ^--^Ot ^^--iO M-A^ .«OWiO^ 

^pcu Ji^o-a; v / ••^-> |n; i m v ^7 Jk-=4 K -oj^3 v io .J^ m » N ^ojl 
K. . )iqi\ . f k«\rt JJ, 061 JtC^io ou=> öS. yjo ••^-.; oöt; 0^0 ^.^01 ^ouA-./ 

♦ Uoiö» U*~~°l <£* ^-»/? oö^ '"Kj t- 00 ^-/ 
^o^is .3/; yOJÖ« v * n «Njl^o •. r _*.i^aJL ^-*.\oi ,.3; 'Jj/ ^»1. V*äa Jl / 
to^aiL- ' Jjoi la\ ^-^jLjJJ *ao Jl^; U*" \?<*^ v^j« Q.^r- ""V-ibO ' L toi. »J 
Jjxii'/ jl .^» M .ovirnLaJl/o 0^- v< \\; Jp^a -.tooa^; K-.3 J.ia-./ 
Jioj ^.ouVJ» vQJÖt *f> 'J— »/ ^/? S55 >-£-*> .v 01 *^ J- 1 - ' ^" 3 l?°» Ni ^ 00 



il s'est uni hypostatiquement ä la chair, qui possede une äme intellectuelle '.' 
Car il etait un de deux, en verite de la divinite et de l'humanite, et non pas 
deux apres l'union ineffable, de meine que notre homme aussi est compris 
(etre) un de deux, en verite de Tarne et du corps. Et, si c'est de l'imagina- 
tion (yavTacioc) que le Christ a ete vu dans la chair, il n'a pas recu de la 
posterite d' Abraham 4 , et il n'a pas germe de la racine de Jesse et des reins de 
David ; il n'a pas ete de la femme ; il n'a pas ete sous la Loi (vö(jio;) a ; nous ne 
(faisons) pas (partie) des membres de son corps, de sa chair et de ses os :l . 
C'est inutilement que ces (paroles) sont assemblees et par les Apötres et par 
les Prophetes et par les Evangelistes (EOxyyE^w-r;;). Nous sommes vides de 
tous (ces) biens, s'ils appartiennent ä une chair etrangere, et non pas ä la 
nötre, et si ce n'est pas par eile que le Verbe, qui saus changement s'est 
incarne, a vaincu celui qui a la puissance de la mort '. 

Mais je sais bien que, lorsqu'ils entendent cela, ceux qui mrme depuis peu 
se sont meles eux-memes ä la foule de l'Eglise sont t'roisses ; et, apres qu'ils 
en ont poussi' 1 quelques-uus ä cette (action), * ainsi qu'en verite je l'ai * L fol. 202 
appris, c'est dans des injures (lancees) contre nous qu'ils ont trouve Leur 
joie et leurs delices. Quant ä moi, je ne negligerai pas pour cela leur salut, 
parce que le medeciu aussi, lorsque les malades (lui) donnent un coup de 



10 



is 



!. Cf. Il.hr.. 11. 16. — 2. ('.!'. Gal., iv, t,. — 3. Cf. fiph., v, 30. — 4. Cf. Hein., il, 14. 



'"' SK\ ERE D'ANTIOCHE. [484] 

J')^^ °l J-<"^ OOI 0|\ ,~^ jL^iQ-HiO -.^^„toÖ jtS^^'a_3 o/ ^^-^>Ö 

♦ Ol \ , ^' ..JL/; yQJCX J^soiOi..» 

'»-= )i-3-fc ^»A.../ Joi .jv^ö/ oiIq\o jtfX^. oC^ J-casu^io Jbo^loj . >a*iCL* 

JN^a ^ :6«1q^ l^a^Ks» JjÜ2h*> oot 3/ IS^s jj/ if- o, popo, ^-/ UW? 

.JtOio ^1^. J^, )Kjl^ K^^. .Jjlsoi 6^- ? U-Aa£>, jloüL^Ä^ia^o 
Jj-s; )az* '^v_j J^a-JS. äC^d'/ .wJ^-.; ).iicLfla..=> ya± s-^-; )»abo Kä^Iü 

.jNw.jo^axio; )1q.j^j ^_., ^.öi .^cqjx=>; Jlax-.-./; -.Ipo'/; „_/ o^A-/ 
^a\K.*/ )K_;aiaxio y^jai oöi :jJa^~ )ooi ^oioK.-./ Jjoi, ^^aoj ^^io 
,_*>; :|jKw«.\ <*\ Joot )v.^d ^.LSfc, '^.j J_i_aja.CD :k~.J-ijj' ).. .»>o ^io 



i.-i 



poing ou (lui) envoient un coup de pied, se rend lui-möme parfail pour 
im caulere ou pour une incision dans les mcmbres qui se sunt corrompus. 

Veux-tu, en eilet, 6 celui-lä, apprendre d'une facon plus Iumineuse que 
le Christ et est de Ia meme race (yevo?) que nous selou la chair et est un 
epoux? Alors ecmite l'epouse qui (est) dans le Cantique des Cantiques, 5 
laquelle d'avanee symbolise l'Eglise elle-meme et dit ä (l'6poux) : Voici, In 
es beau, ßls de ma soeur, vi en verite magnifique* . Car il est, au point de ruf de 
la beaute, plus magnifique que les ßls des hommes 2 , ainsi que (le) chante David. 
Mais en verite, lui aussi, il lui repond, en l'appelant eu meine temps epouse 
ei soeur et en recevant (d'elle) la fleur, la bonne odeur (suw^fe), la douceur io 
e1 la uourriture (provenant) de son travail, en ces termes : Je suis entre dans 
mon jardin, ma soeur (et) epouse, j'ai cueilli ma myrrhe um- mes parfums, 
I ui mange mon pain avec mon miel, j'ai bu mon vin avec mon lait 3 . 

As-tu jamais vu la möme personne ä la fois en verite epouse et soeur? 
Mais, eommejcrai dit, ceci d'une part appartient ä la parente selon la chair, 15 
(et) cela d'autre part ä la gräce du bapteme. Donc, parce que ce cpii a ete 
livre, par le rnoyen du baptöme, par le Chris! i\'u]\c maniere mystique, etait 
des noces, (et) que le besoin reclame ne*cessairemen1 que Tepoiix lui-nieme, 

1. Cant., i. 15 —2. Ps. sux, :;. — 3. Cant, v. l. 



v° ll. 



[485] HOMEL1E XCII. 41 

^> Jioto .-^.Scxl/o L^.~ ) * i « i -> ^a^> Lu/ i-i ^-./ -.oooi yOOi-K-./ JK^s»o 
)ooi Jal~io )VK-«^o Lv_~; J—io/ öüS-D ^3 .-jojSs v3/ J*-o/ joot ^.oioK^/ 

. 'J_^oojo jloL^lajLO jloKjLbo» K.o o/ J^-ijJi oö» jJa^o .-joot ^.cho!^-./ 
y_./ •Jf.A^öJ^l. ooc* yOoi.'K^/ )joju; ),< Ya o |»^o - ^- ^*J o/ JjlilxLil^oo 

,„ vQJÖC^; -.L.OtSx Lakj^ k-/ V-^ Jt-»-^ -J?^-? JJ-* 3 ^-^ o/ lt-3^ ^/? 

ot^.1 U-x^. -.^..f-i^. ts.^3 o/ ^^-al—io ^o»-io? o/ : ^-jLioJjLic ^t-* 5 lct^.j 
. JUior. .oJflvs JJ, J.,1^, jLsa^\; -öio iJÜLjJ.; L*.Ia ~_/ .vQj/ owclju LjjAa.£D} 
.U^üJiö p>ö/; ^^-joi -ot jioi .LjL.pä; L^fca\o Jlai^^S. .')!■.. ' ■ » ; J-ÜLao 

l. 1. in margine : ["*•:■ — -. I. r'n margine : l^^ 5 **>? ^W- —3. L in margine : NVuiw/i. — 
4. L in margine : Ca ao:i. —5. Le mol grec a disparu dans Ia marge. 



apres les noces, sejourne et reste aupres de l'epouse et qu'il l'instruise et 
Iui apprenne, en eela qu'il demeure avee eile, de quelles manieres et de 
quelles actions eile doit se servir, cest avec les disciples, qui etaient dans la 
condition (to&s) de l'Eglise et de l'epouse, que comme homme il a vecu 

5 et a demeure avec les hommes — et cela, bien qu'en meme temps il füt Dieu 
egalement — en leur montrant tout chemin de la vie excellente, ce par quoi 
ils devaient former et representer selou la maniere de l'epoux ceux qui en 
tout temps deviennent des epouses par le bupteme divin. 

Cest pourquoi tout le temps de l'inhumanation etait la tradition, la medita- 

w tion et la direction de ces noces mystiques, c'est-ä-dire du lit nuptial, de 
l'union et du mariage ; et les disciples etaient les serviteurs, c'est-ä-dire 
les compagnons, et les lils du lit, * de meine qu'aussi les serviteurs, c'est-ä- ■ Lfol.202 
dire les ouvriers, de la moisson. Le Livre divin, en eilet, a coutume de nom- 
mer « fils de teile action » ceux qui servent pour quelque chose ou qui 

15 cultivent, c'est-ä-dire fönt, quelque chose, comme « fils de lapaix' » et au 
contraire « lils de la desobeissauee 2 », et « lils de la force » les armees et 
les phalanges de ceux qui sont en armes. Cest donc ce que dit le Christ : 

. Cf. Luc, x. 6. — i. ('.f. Eph., 11. 2; \. 6. 



42 SEVERE D'ANTIOCHR. 486 

.•)jK.^ ^otoK../ yooiia^i J.X5.3 a^ijfcoci^. Jjojl- i ^otaLs ^^^jl^o ).ia\» 
♦ »aioojj ^_.,_.oto .-J.»l^ yooiiio )a_.iltsji ^.fcoo/ jlSooä... ^_o yoljj 

»-.oj I - •> ' &l -.J-ik— ; JloJiia_m^io J;oi^ .^.oto^iäJS.kX ).^*jLio )ooi 
^^b^io -.Ui/ ö£sJ^> y^-; J-ia* ou-iol ).io , v ^o U-'r^o ■ .V*>1 *= »-*>J 

•:-).*iaA ,_io "^ü^^k y^«? |1ä*Jä JLaJs'i tOia-ill/; 
otloJLiCL.ilfcoo ;Kj» ^-io; yQJÖl J^oö,; -.JjLiOa_ ^otoK-./ N? !5^00i J.Jiotai» 

Jj ioici^2) -.A*; JIojuJ^o laa!^ 'y°V^> ^»! ^ L — .yQ^ooo ^-.,-oto yo^i^o 
_.cxq^jl la^o •.k-.JjL.j'«.io Uoa.ia..L\ ovV ^x— ^A^a^ ;a— ^_s l^oo.* ♦_-; 
) t vi ti ous^ i« 1 ^ •^ 1L — ^»V*^m »)/ la^o -.^-i— ^aml^^o Jjot; 



Est-ce que les fils du lit peuvent s'affliger aussi longtemps que l'epoux est avec 
eux? Des Jon is viendront oü l'epoux leur sera enleve, et alors ils jeüneront* . 

Quaiul l'epoux leur a-t-il eie soustrait et enleve 1 II est certain que c'est 
quand il est monte aux eieux et qu'est descendu le Paraclet, (lui qui est) 
le docteur du jeüne parfait et qui nous conduit et mene vers tont ce qui est ■"> 
parfait. Celui-ci, en eflet, vous menera ä toute la verite, disail le Christ ä ses 
disciples 2 . Cet enlevement de l'epoux, le prophete David ggalement le 
cliante, en disant : Seigneur, notre Seigneur, </;c' ton norm est admirable sur 
toute In terre, parce que la majeste (y.r.VAo-::'—'.*) a ete enlevee au-dessus des 
cieux*\ '" 

CVst done aujourd'hui la rommemoraison des jeünes qui out Heu, apres 
que le Christ a ete enleve' et soustrait, des jonrs qui ne sont pas determines 
selon le nombre. C'est d'une maniere indöterminöe, en eilet, que notre Sau- 
veur a dit : Des jours viendront oü l'epoux leur sera enleve, ei alors ils jeuneroni '. 
Nous cependant, en raison de notre nögligence, c'esl par la commemoraison is 
d'unjour seulement que nous accomplissons la loi (vöjao?) meme d'une maniere 
hypocrite; nous nous montrons dilliciles par rapporl aux heures de ce (jeüne), 
nous re^ai'dons 1'air, nous revons au coiudier du soleil e1 notre palais est 

l. M.illli.. ix. 15. — 2. .lean. XVI, 13. — 3. Ps. VIII, 2. — i. Matlh., l\. 15 



Lfol. 203 

r" a. 



(487] HOMEL1E XCII. 

.oot-N-/ IM',-',-*! \?J°i °^ ßl r^-~ t-*^ °°* ^• Q ^° -.^a-^^ol^— ^>° 

♦),i« ^> m »ya 

^jöi ,-io ^-Ojf^ \ll :)o f ^o jJo ^;lo_ioo .^-otA ^.-^o ^*^ ? > ~->o 
♦ ,_».io/ .^oo^2S> J^—ojlaI o£» .|jp. nm 3 v oota ^a^iö );ov^o 

-> v iLo ^iLi l^iol-^o ^°^r* 



ouvert tout grarul vers Uli. Mais ce ne sont pas (lä) coux qui sont vraiment 
chretiens. 

Je sais aussi, en effet, que beaucoup observent ces (jeünes) exactement 
meme dans les villes, et surtout des femraes chastes, dont quelques-unes 

•'■ d'uae part jeünent egalement tous les jours, et beaucoup d'autre part 
(jeünent) le mercredi et le vendredi, (elles) dont rient aussi ceux d'eutre les 
maris qui sont tres negligents et (qui les) poussent et les incitent ä rompre 
(le jeüne). Mais, ceux qui tiennent la place {zx\>.-) de la tete sont vaincus par 
Celles qui d'un cöte sont des femmes, (et) qui d'un autre cöte sont cependant 

10 des-ämes ' fortes, et ils leur doublent la reeompense, en sorte qu' elles »Lfol. 203 

r° a. 
seront couronnees; et (cela), apres avoir jeüne et apres avoir vaincu en meme 

temps par la puissance du Christ, qui a dit : Ma puissance se complete dans 

la faiblesse', et qui realise cela par les faits eux-memes. A lui (soit) la gloire 

dans les siecles! Ainsi soit-il ! 

15 Fix de l'homelie XCII. 

1. ü Cor., xii, 9. 



)k\L© wA*.U tab* 



:-U*Vl£O^^Si ^.011 l£>nnrn .^/ ULfi .ajotaüca-i lc>0£\ Na.— n | *, ..^ tnrr. [COanto ^.^Eui ..cc V ..V> ^3 _.« ;}o|l ' 



ly »°>> yoy.±o JK-^il ya±. o_o.Np>a..\o V^oj-iCLN. Jjioi oot Li_-aj *V»v* 

bsJLÜ^ . • j ISs..»öuSs ^_-.\ch_3 QjL^j.iQ.^0 k^U^ol ,.io}:>aJ^>. J~i»tl»;o .-JISol^o 
J N..«-i_>üofcsjLio .J_.jj>o; j la.j bOk..«-»* ^i^icu ojl^o ->..o; j-o-a^J; « »Not jLö 

•.■CH^N.^1 I^^J^aL v ^.OvN.2lS r -i\,l 

Lo_\ v-x^o ylo-\ J_V*ioj .Ji'tJus jf-sJ^ v^oioK.../ j->V^°! ^nv oC^^—j 

v£)^.J3Di OOuS. .•jlQJLaQ «Oll Ji-floL" - " y-i^^r^^tS^iOO _JL»_\|7 )coU .'UviO 
jL^OD j^O,",^L^ )koL. r .O jlpw ^i» ,.3 .-OÖ1J )i|-iQ^ Oltv \ «, tPO ^£DQ-.»a^£Q.J 



HOMELIE XCIir 

(CETTE HOMELIE) FUT PRONONCEE LOItSQUE DEVAIENT ETRE LUES LES LETTRES 
SYNODIQUES (cuvoÄlXO;) IH PIEUX (^t^döeO?) DlOSCOHE, ARCHEVEQUK DE LA 

1 \ 11 le) d'Alexandrie ". 

C'est maintenant le temps de ch anter et de crier, avec im esprit qui 5 
cadence bien (sü|«>-/fc) et qui sait ehanter d'une maniere spirituelle et sentir 
les (choses) divines, ces paroles du prophete David : Qui dira les hauts faits 
du Seigneur (et) fern etitendre toutes se$ louariges ' ' 

C'est vraitueut, en eflet, Foeuvre de la puissance du Seigneur que les 
Egyptiens viennent chez nuus, que, nous-memes, nous allions chez les io 
Egyptiens et que uous nous joignions ä eux par le lien de la foi, qu'avait 
brise Nestorius, ainsi que sa bände impure, lorsqu'elle se fut armee, avec 

1- Le faitque cette hoiiK'lie suil l'homölie prononcäe pour la comm£moraison de saint Athanase 
[•■ in.ii!. conflrme que Dioscore II monla sur le Iröne patriarcal d'Alexandrie au nn>is de mai 516. — 
2. Litt, o Des Uexandrins ». -~3.Ps.cv, 2. 



489 HOMELIE XC1II. ',:> 

JK_.öubd..3, .^a^.a.u- oöjj JjLä_o i.m.i>il ^^j5LÄa\o .-Ü!Ol_.;j/ oöi jK.js ^.io 
.-K.!.svt>,/ ^J-q.-,-» U>'r-±i ^-^01 ou^s...» )lai.a^k.>io ^jläo^o .•sflDaS-.>a^> 
Jjxx~"fco©» ^ö».^ .I^^.3 ^iN^ ).^.*jl>o >s>clil.. jou^So ^^*i W*-X> *—Vo 
.•k.^)..2Laj ^*.^o»jo .jK^.üi.iLsK.io, JJ )la*^« »K.i ^o JxiD ,_.»U o».X 

*JJLa.«^..;o )K^k.aiio )lo.j^o.itio 
-.ckcl^gj Jj..O ,.— » >^>; ';; ^ij • .Jj>»o|\ ^l ^ioo '^ioK\ Jjjqt ,_io 'J.AOI JJ / 
V^-CO -.Jjuli-SO K.^3 joC^ OCH ^ OOt .)i.^i.lts.iO J.3L3ÖIO )v-=>--^ ^.Jaiba:^ 



1 ' b. 



un grand nombrede personiies (TcponuTCov) ä sa suite, contre les saintes Eglises. 
qu'elle eut combattu inutilement contre les douze chapitres (x.e<pxla.ix) de 
Cvrille, sage dans les (questions) divines, et contre ses autres enseignements, 
et qu'elle eut divise en deux notre unique Seigneur et Dieu Jesus-Christ, en 

5 ce qu'elle le delinit deux natures apres l'union ineffable, et en consequence 
les Operations separees et les proprietes de celles-ci. 

Mais maiutenant, d'ici a lä et de la a iei, il passe et il repasse (la loi) 
qu'il faut que nous confessions une seule nature 1' Emmanuel, le meme en 
verite Dieu et homme, en dehors du changement et de l'imagination (<pavT«at'a) 

in et non pas deux natures, mais en verite la seule nature et hypostase de Dieu 
le Verbe, laquelle s'est incarnee et s'est faite homme parfaitement. Car ce 
qui de deux, je veux dire de l'humanite et de la divinite, qui sont parfaites 
selon leur propre notion particulirre, s'est reuni sans confusion en un, com- 
ment l'appellerait-on deux, sans briser l'union meme.' 

ls G'est pourquoi le Christ est aussi un de deux sans scission; et, parce que 
ces (elements) d'oü (provient) cette union ne se confondent pas, il montre 

egalement, d'une maniere qui n'est pas douteuse, que le meme est d'une part * i. rol 203 
de la möme essence (oucia) que le Pere selon la divinite (et) que le meine es! 



OCX 



46 SEVERE D'ANTIOCHE. i90] 

J_*> OOI -olo ,-^v +3 .)lo.JuJ_=> OOI ^3 OCH .00t |^.JJLl_=> ^X ^.J i^flDoJ-3, 

•:-)jLJi.^) J001 ^ -) i°>V M K »na. ß .-^.otoKw./; 

Jv^co io-*Jj ^M>? J'»- 21 -^ ■•"^^ v:^ ! ) " , rn ° > ^ .!.•,_.. ^do_dv^>o UoCSs} 
;!/ Jlov-H» r-^ö jiiä^so .•JlcuJ^aaLflo.j» v-oiot^-./ |-xco ou_» ^^» • 
UjU± UvV» ^-=-° .-JL*-. )K.*JÖo ^Aoi ^. ? JkjLääilSos .jJU Jla-^£Xo 
^XJs^-io A^'«' o l * oöi ^coa-joit ^J^o .-^iol^i| ) laSo n ca ^3 / laA 
oä )v^o-J^o .-^i^^d ^a^2a^Ui vQJÖi J—JÖiD JIcuöVco; U-j w.oiok_/o 
^otal3.\a-o Jw.Vl c*^..; J4J.iä_^o; ^ ^^^o .^.^ JlowOo 1o_»_m JL*^-* 

^N. &l :j.-c*^./ JjJUcu. laio^J» );o»o .«ex» cnlcO»V;o J^VVJLflOjiSM ^öt )■--■» » Ni\ 



d'autre part encore de la meine essence (ouettoj) que nous autres hommes selon 
l'humanite. Car c'est lorsquil est reste ce qu'il est qu'il s'est l'ait homme sans 
changement. 

C'est en cela que Dioscore nous approuve aujourd'hui, lui <[ui a recu en 
heritage le siege evangelique du divin Marc, en vertu d'un d£cret qui ivient) 5 
dCn liaut; (c'est) un homnie qui, avant que nous regardions les cheveux qui 
(sont) sur sa tete, est un vieillard par la prudence; il a 6t6 i-\r\t- d'une part 
(laus les travaux de la vic ascetique et en a fait la loi de sa jeunesse, et il a 
vecu d'autre pari daus les fonetions saerees, s'est avance par les degres 
ecclesiastiques jusqu'ä l'episcopat, est monte sur le tröne (Op&oe.) qui est de 10 
beaueoup le plus eleve et est la tete des sieges saerös qui (sont) en Egypte, 
ei a recu le bäton spirituel de la dignite de souverain pasteur. Quant ä ses 
dogmes \V^u.i.-:v.\ et ä ses döetrines, il est superflu d'en parier. Ce sont la, 
en eilet, des choses qui appartiennent en propre ä la ville qui est grande ei 
aime le Christ, ä la (ville) d'Alexandrie 1 , ei ä ses pasteurs. El cela descend, 15 
comme un heritage paternel, aussi sur ceux qui (viennent) ensuile et w pre- 
sente jamais d'interruption ; car, che/ eux, il est aussi naturel de croire d'une 
maniere saine que de respirer l'air. 

C'esl la ce que le prophete Isaie proclamait d' avance ä haute voix ^-;j- 

l. Litt. Des Alexandrins ». 



491 H0MEL1E XCII1 47 

öü^->' JLtta*.-l laX Jfcoa.«J.oo • .J-.V»io> J'U-s J^V**-^ ) -3 t ,v> Joov-J oöt 

*^.j»io; jilj..3 lo\.z>U J-t-*=X • ^)OL^i^ J*JL)J Jooilo -.J^oS. 

Jk*ia-.;.o K^JLJ^'o -.J-.Vpo; )loiy> .ot JjofS. K^d öuX» .JjojJüo )bv— .j^ 

5 jbcUw-A?Q JSuJ^.^ .-Jj^J» jfcoa. Ä Lo ^i.; y.*ll ^.Öt ^^>0 .-)-«-a.J ÖtOÜOJi 

);otN ^-^° .JL-mNAoo o/ )»jliK-bo )J r-^JJ ^io ,.~^>o . • yooil. ->\ ^'^ 
ypoilo t v> .01 »s/i ^^io -.)_Vpo; oöi ).^^^o -otoK-/ 1-.»-^ ot .... •> v> -N ^ooi 
*J^.„Nj> JK.ia-.lo ^X; j.+ \ JJ/ .-JjLij-s ^.oi JJ^s-^ia^—KiLiö oX 
[±i*\ ■j-.yiciA öu^...» Jiioo-«! laS. jfcocuJ.oo .-&xool ~.» jjtio ^^oo 
. la-^j jlcuvi tot; Ji.o_L^p.}pö JJo jlo.:>. . •> n\ -.l^io'/j *-•/ (toculo ^iö r~si 
o£>o i-«- 3 ? -^i -'jo-^J )laiaX_*X -.öt^-.* j^oa^l laX 'V^ /? >-»oi ^»J »-*-=' 
^Xoi >ai.o .-wtooll 6iX>i J.ioä-,NX U<v^; Ua-/ -'It-^ 'JLVpoi );i/ 
v ooi...io_~.\ J*..Vpo; yOotX«.;© . l_a>i\..cGuio \OOVii oöi v»«./o ^&obs»iJ. J».-o/ 

♦j « i\.»» h^-'O j^euJkae I^iooa )joi ^.otol^-./ Joou 



I. Pol. 203 
v* a . 



^ocpwvt'a), en disant : En ce jour-ld, il y (iura un autel pour le Seigneur dans le 
pays des Egyptiens, et une colonne pour le Seigneur aupres de sa frontiere, et eile 
sera un siijne pour toujours pour le Seigneur des armees dans le pays d'Egyptel. 
C'est propremeat, en eilet, qu'il faut appeler « autel » cet (autel) sur lequel 

5 la foi orthodoxe immole la victime; (et) cette meme foi des Egyptiens en verite, 
le prophete l'a convenablement nommee « colonne », parce que c'est ainsi 
que sur une colonne d'airain qu'elle est gravee et tracee dans leurs coeurs et 
quelle n'est amoindrie ou effacee d'aucune facon. Pour cette raison donc, 
lautet des Egyptiens est l'autel du Seigneur, parce que leur foi aussi n'est 

M pas variable dans le temps, mais est ecrite ainsi que sur une colonne. 

Et pourquoi a-t-il ajoute : Et (il y aura) une colonne 'pour le Seigneur ♦ l foi. 203 
aupres de sa frontiere? (C'est) pour montrer d'une part par la colonne, ainsi 
que je Tai dit, la lixite et l'immobilite de la foi (des Egyptiens) et pour montier 
d'autre part par ce qu'il a dit : Aupres de sa frontiere, l'accord, qui passe ä 

la travers tout le pays des Egyptiens, au point de s'etendre jusqu'ä ses fron- 
tiere« et de sc terminer a la fois avec elles, comme s'il etait limite par elles 
et que cette marque definie et tres particuliere appartint aux Egyptiens seuls. 

1. Isale I.XXi. xix, 19 20. 



a. 



48 Sl \ ERE D \\ llui.HK. [492] 

Joii ^.cx» .-yla-^o voo^^-.; jlastojio JjL^v^a-^ v3/o -.pö/ ^-.; Jjo^lcLio 
vOoC^J^ ^ -Jm> JfcuLio ^ ^; U'ioll .U'VoljJ J-Vj.*> Jlo^ui. yO-JisÄJo 

>J^^*o jk.*l~o;o )VjL~ li-s •llo^SL.b. Jjt-S^ w-a^au •.^fl)-bo 
I. L in margine : >^a». ,U». — -.>. I. in margine . Mr.t poireXi?]. 



La parole du prophete monlre aussi le (caractere) durable et interminable 
dune teile possession excellente, ce qu'il a egalement appele « signe », 
en tfisant : Et eile sera im signe pour toujours pour le Seigneur des armees dans le 
pays d'Egypte. 

II predit aussi leur uniou et leur assoeiation avec nous, ce dont voici que 
nous voyons maintenant la realisation. Car il a dil : En ce jour-ld, ily (iura 
une route d'Egypte chez les Assyriens; les Assyriens entreront en tgypte et les 
Egyptiens iront chez les Assyriens; et les Egyptiens serviront les Assyriens*. II 
nous appelle en partie Assyriens, nous tous qui sommes places vers le lever 
du suleil et eil Orient. Mais ni les Egyptiens n'iront chez les Assyriens, ni 10 
les Assyriens (n'iront) chez les Egyptiens, quoique ce soit parmi les nations 
qui sont ainsi bien idolätres ($ei<ri&xi[Awv) que l'Eglise se recrute, par la puis- 
sance du Christ qui peut tout. 

Or, nous qui sommes fuleles, allons chez les fideh-s. Et, lorsque nous 
nous glorilions d'une seule ville, de la metropole qui (est) en haut, de la .leru- 15 
salem Celeste, et lorsque nous nous ceignons du lien de la bonne enteilte, 
servons-nous les uns les autres d'une manicre libre, spirituelle et maitresse 

1. [saie, \ ix, 2 1. 



I" 



[493] HOMEUE KCIII. 

■ .(X~.k~.l L^Voi 1M»-V* v°oußv.-/j v Q-Jch MuUÜLä; -.Ls./» LjLßioS v-.'^/ "^ 
i„=> +ä .-Joot oK.i UK.ju.Vq.ä\j ^cdo^oS joo« ^otoK-/ Ljo» ^-./;; «x^- 3 ?' 
wotok-./ jooi.J» 'J-3j.i v /j ooi -.Joot v*>/ L--Js.^iöL^ ^-ooi-3 &l Ji« .»*—'/ 

.•y*ajj./ \.*±*l «S/ Loc* J)—^» v3.\— JjLüiaS OHL3J ^K.J>0 JLiOJuM jJ / 
Aj-ilo )Kj.ia-o».io jLo lv^> ^■ 3 t-*- 3 P .-J.-Vol.JJ J-Vj^o jlo^V ydA^J» 

,j> ..voljböJ./ yoN-io^lo Jk-Va^jo JN.^.JL:>aio Jl-*> ^.oot ^«.^oia p 

1. L in margine Uc^aä»- iiXuipoyoprio»'.. 



d'ellc-meme, ea obeissant ä La loi (vojao;) apostolique, qui dit : En yows sow- 
mettant les uns aux autres dans la crainte du Christ'. Car savoir servir ainsi 
pour le salut des freres, c'est (l'affaire) des hommes qui sont vraiment grands, 
ainsi que des hommes qui sont eleves daus la perfection et qui poursuivent 

.-, Limitation du Christ. Tel etait Paul, qui ecrivait aux Corinthiens : En effet, bien 
que je suis libre ä l'egard de tous, ' moi, je me suis fait esclaue pour tous, afin que 
jeproßte ä un grand nombre*. Notre Sauveur aussi disait cela dans les Evangiles 
(EuayY^w) : Celui qui veut 4tre le premier parmi vous, quil soit pour vous un 
esclave, de mime que le Fils de V komme aussi est venu, non pour etve servi, 

[o mais pour servir et pour donner sa me pour la redemption de beaucoup 3 . C'est de 
la sorte quTsaie egalement a prophetise que les Egyptiens serviront les 
Assyriens, lorsque, par toute parole conforme ä la foi, ä l'orthodoxie et 
ä la Loi, ils nous donnent pleine assurance et nous approuvent, qu'ils pensent 
et disent les memes choses (que uous) et qu'ils combattent pour la meme 

15 esperance. 

Lors donc que vous avez ete prepares d'avance par ces paroles mesurees 
et peu nombreuses, en recevanl dans les oreilles de votre ccenr, avec tout 



Lfol. 203 

V b. 



1. Eph., v, 21. — -2. I Cor.. IX, 19. - 3. Maltli., XX, 27 28. 
I'.uii. OR. — l. XVX. — F. I. 



50 SEVERE D'ANTIOCHE. 494] 

.1-*-^ ^.O-O . JK_^_LIOOt£oo Ot^ K_/ J.JlSlM .-J!Ss_^^_». ^iO V^.00 t mSl| ^-LiOi 
• tidüS^ ^OfOj I-L3L-»/ -.«w^sKjLiO )-Jl^I> J_~oio J_i/ ^OJS. ,J : ) i_S ^- J_U>OI &l 5 

*^>.so/ .^»ac^a» ^oS^so \_3j N ^a-so Jjloi «3/ 



eloge (xae'o?), les dogmes (Äo'yjAotTa) exempts d'alteration qui (viennent) de la 
colonue des Egyptiens, gloritiez avec nous le Pere, le Fils, qui est le Christ 
(et) qui s'est incarne pour nous, et le Saint-Esprit, parce qu'en verite la 
Trinite est Trinite, bien que cet 1111 de la Trinite, le Verbe qui (vient) du Pere, 
se soit incarne, en dehors du peche, dans la chair, qui (est) de nous (et) <|ui 
possede une ame intelligente; car il est reste, merae ainsi, un seul Fils, alors 
qu'il est glörifie avec le Pere et le Saint-Esprit, ainsi qu'avant les siecles, 
de meme maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il! 

FlN 1>K LHOMELIE CXII1. 



l'l 



|^j/o <^U Ut* 






i LoC^\ )*J;; OOI j»)^ OOJ vÄ-fc-*»» *- J ^v oot \£^l \-*-^t-- : ^- i Ö ouljsjo Ol\ 

J-S^-Jl-^ »s/o JVJ^\ s3/ '^-»>o,..l\i JjL.',LO »s/o :^M.i.£Oo y^^S-J «Äj'jJ 
•.^uuo'fcooo ^.«^o^N^o )i-t^» tr*-il Q-\»? vQJÖ» > v>o '\lfk*l ^>o :|j'i^-/ 

Mt^J \*.^Ot »Ki ^iO -Lo^ oi/ yS> O-i^O.*« yOJOt ^° X ^ V ' * ' / 

1 .-^»..SJ^ ^bOo .-^Su^ ,.\o/ y\^ l -•^V>,»,l; w»6|; Jj»i.Q_. JjliO -.OOOI 



Lfol. 204 

r a. 



1. L oviiaö 



HOMELIE XCIV 

A CEVX QU] EURENT DES DOUTES, A LA LECTURE Dl C< IM.MENCEMENT DE l'EvaNGILE 

(Euayy&Xiov) de Matthieu, sur la Genealogie (y^vea^oyia) et la Generation 

SELON LA CIIAIR DE NoTRE-SeIGNEUR, NOTRE DlEU ET NOTRE SaUVEUR JeSUS- 
ClIRIST. 

Lorsque, ce dimanche passe, le common cement de l'Evangüe (EüayyeTuov) 
de Matthieu vous a ete lu, nou pas en son temps d'une part — vous, en effet, 
vous savez que la fete de la divine Epiphanie et de la naissance selon la chair 
de notre Sauveur est eloignee — ■ cependant a ete lu d'autre part — parce 
que tout egalement est reserve et place pour le temps qu'il laut et que les 
lectures qui conviennent aussi sont adaptees et preparees et pour les fetes 
et pour les autres circonstances par les Peres et par ceux qui out gouverne 
les Eglises — quelques-uns d'un cöte * parmi ceux qui avaient entendu, 'Lfol.204 
lorsqu'ils furent venus chez moi, disaient apres cela : « Quel profit (y a-t-il) r ° : 
15 ä ce que nous entendions : Un tel a engendre un tel, et un tel (a engcndre) 



52 SEVERE D'ANTIOCHE. 496 

\t r t-*^ n^jj ytoio^o ■yN. s .^o.ii V ^ JjL) Joooji yoot^o ^^°l? ) ^jCün-^o 
K. J > J e, „_., ^-«Ju/ Aa'm ^.jLauL^ J^jl—oj J-mIo-. ^-.i )Of.±o jj .}.3o,^; 
N.../ ts._.)3.^- tJ .Jjo^io >o^iCL3 oajL^l/o -.Ol ..'.so ol, K_J.JL^_^.Ä iw.tv^o 
•JLaS. v qj/ a~K_io J-iM^OL^jm ^l -X --^oi "^^ooi ^--; Jljö-»-^ -. v ooi\ 
K_/ ? och JL*L-j JN^ojlJx» ^_/ iJ^a^J^S v oo£>> K^£3; k~o ^£^»0? vQJch\ 
k^s o/ J_».CDCU>a...,_=> -.^^iöl/ k.»)liix..i; ^-^°<? U--^»'/ i_oj*j» -.s-lov-.j-^ 
No^io )>.u..\q-3 ya.± ..JjnjscijX» ^.-/ .yoa^o yo^a ^j/ ^a-^»"/ ' a ^ 5 

^„Jixot r *Jäi s-öi Joch ^oiok../ )^^o ' j Loa» jJ- Joot ^^iäio v oc*js; L< 
JovSs* |J .--OloX^ V^l3k-J vJLj/ JJo ).^^.3LbO . v>.chKj -oot ^_2>K.l^too; 
V^co .-J^j^V* J^V-=> °ot +* ooi Jlaii-s^iaaj jLs/o . J-jl^xj» )ooi -otok.../ 
U-.;_=> • J°°l V^ö/ ^-*> oot )?o*^^>o .)loi-.jaL.i»o J_*j.^a».o |j3l5^o.a. > ^iO ^.io 
^.otoK_/ )c*S5so JotSs iaix Joch -cHok./ JM^bo ocho JfcO^Oo )ooi -oioK-/ 



un tel, que nous uous fatiguions iios oreilles par le graml noinbre de tous 
ces noms et que uous remuious nos doigts pour (faire) le total des personnes 
(tcoöcutcov), sans recevoir en nous-memes aucua profit spirituel? » Quelques- 
uns d'un autre cöte ecouterent et examinerent (tres) bien et tres subtilement, 
ils eurent des doutes sur differents (points), quoiqu'ils soient instruits, (et) 
ils m'adresserent leurs questions relatives a ces (doutes) comme (des objec- 
tions) qui (ont) de la force. Parce qu'en vcrite j'ai repondu a ceux-ci, selon 
lamesure de la force que possede ma petitesse, j'ai pense qu'il convienl que 
ce qui a ete dit en particulier, je le presente pour le Sviftödtov, c'est-ä-dire 
le commun, devant vous tous, alin que vous l'entendiez, avec une mise en 
ceuvre et un examen tres soignes. 

II laut donc savoir clairement que les Kvangelistcs (Eiotyys^Krrfc) , ou 
plutöl iaaX7,Qv Si) l'Esprit qui parlait en eux, avaient sohl et faisaient qu'on 
irül au Christ par ce qui etait ecrit et que personne ne doutat ä son Sujet 
ni qu'il etait Dieu par nature ui que selon l'economie le memc etait homme 
veritablement, en dehors de tont changement, mutation et Illusion. C'esl 
pourquoi, celui-ci d'une part disait : Au commencernent < : t«it le Verl»; et le Verbe 
etait aupres de Dieu, et le Verbe etait Dieu { ; et : Le Verbe s'est fait chair, et ila 

1. Jean, i. 1. 



10 



15 



[497] HOMELIE XCI\ . 53 

oj^.; Ua^./ .jjcof^»/; otV-=> t-»o;j or,..=> .-j.-~«.jLio ^o.*-.» ow.ooi; J_=>fco -Jooi 

QJL^O OIMJ t-«-^ 0.-tsJ :^l^(.J ^.OIoK../ )fS^^,l-jLj5 J—LliO JJ » .3/ oü^ »^> 

joCSis -a.o t.3; K.*a ^.£00 .-^äj.^.^ ^.oioK-./ J^s'^jls J.iiofcoo; <S>(o -.Jo)J 
•:-)_IU^i JoOt )-ti>J1 Ji.V-.~_ 3 ^_.JjL3^~ ISsJiiO, JJ 001 *J> 001 
^.^0110 )X=>j; jl-ia^Jo JK*i*-ii.o -.J_üo,_o jö»-^/; Jjjoiq.^ vs/ IjoC^^i 

^JS.01 ,_3o V»-^ v/ .vSlofcsJi/ ^~ v -*? JJL..30 j_.oot.39 ■ .-^OIO—O— *J N^)V-*Va 
~o/ :!^J;_£\_. ~»>._J./; «»'«>/ ~.okS~so/ ILaCL^ xa- so )lo - , » 1 m^> :~_iL.f>o 
♦ jooi c_>_.£o J_L3ot ^.../j ^o^io JJo aSx .-oooi ^• r .^..'^ JJ JjLio -,)jljV-3 Jj»-»- 3 J°°l! 

-^Oj'j JJ} JjL^O-xcL-. OS/ .JKj»VA Ick-S-ViCOO ^Ö»,^ JliC_Ow *t»o-,x j;ot "^-£00 

,_3 .(„^..na^X^jo/ 001 ;ot_\i./ J_2o,",_3 J-ii^*t— ^^ J-coaiaj y_so V- 3 -^? 



I. fol.204 

i" b. 



1. L i=eo. — 2. L in margine : o^-a- 



habite partni nous 1 ; celui-lä d'autre part ecrivait comme il convient : Livre 
de In generation de Jesus-Christ, ßls de David, fils d' Abraham 2 ; afiu que nous 
apprenions et que le meme n'est pas compte dans les familles — car il est 
ecrit : Qui racontera sa generation 3 } — ou plutöt (y.5Xkw Si) qu'il est avant 

■'■ les siecles et egal au point de vue de l'eternite au Pere lui-meme, et aussi 

qu'il est compte dans les familles sel'on la chair, parce qu'en verite, lor'squ'il 

est reste Dieu, le meme s'est fait liomme saus changement ä la fin des temps. 

G'est pourquoi (il y a) egalement la mention des anciens peres, le recit 

et l'observation des temps et des autres (circonstances) qui sont en verite 

10 propres aux liommes, afin que, par tout (cela), (Matthieu) mouträt vraiment 
qu'il a participe ä (notre) generation et ä notre nature. Car si, alors que cela 
est ecrit, quelques-uns disent (ju'il est apparu en illusion et en imagination 
(«pocvraffia) plutöt qu'il s'est fait liomme veritablement, que ne feraient-ils pas, 
si rien de tel n'etait ecrit? 

is C'est pour cette cause, en eiret, que, dans cette genealogie (yevea>.oyix), 
l'Evangeliste (Euay-y-EXtsT^s) a mentionne, au sujet de quelques personnes 
(itpö(7(o7iov), aussi les commerces charnels qui ne * conviennent pas et qui sont "Li'oi. 204 
en dehors de la Loi (*d(/.os), lorsqu'il a ecrit soigneusement et volontaircment : 

i^ Jean, i. 14. — 2. Maith., i, 1. — 3. Isafe, i.in, 8. 







1 I 



SEVERE D'ANTIOCHE. [498] 

,_.o»o .'t-iol ^.2*> _>->.i)^o i'».9^ ^-» ^-»» Jioou -.o^J ^_.Ll«..=>,o K.>Jä>^. 

"^sjo ^Vt*j oöi ^-^■•? )' »iN; -.ot-M»^-^ jK^s-^v i Lo-./ .^-.oiS. aaaali!./ 

^OtOu... "> -»J^O |-Q.-,0^; j.*l ^0\\J J^JO »OJlJ ^oo • .^oiQ-^^», ^a nj Ljoi 
J»oi .1^.— K\ «-^jJi )K~.;Vi° ^° «-.oto-^aJo ^oto-^iSowo -.^oi o » m^ Kj 

v^.ofcL^JJ Jwio'jKj ^*OiSju=>; o£>. vuj*; Jjjot ^io; .■ ^.^.L^ ^coiV^>/; oo^j.^ jJ / 
)■->- / •.*•./;; oöi; .JIojl«^/ j.... *^o -cxo^iv ^.2^0 Jjl>j "^.oot Liot; 
K.^(jl^-jKioo .^a^-OJi )»">»/ -.^^Slj» oöi; .J-floJ-i; J-ta.-/ -.otvai/; oöi; .JoV? 
JV-m..^ ^,. ,.*U./ .^-JoiSx l&*\°> Joooi &l '^oi-s -.K-l-^j/ too— »o '^o 
)la\o^o ^s -.<H^— JJ; 'JK-^uooifcoo oCs. h-^l J.jl2j; iJu^äoJo ^ Ja/.*; oöi 
J-^oo£o )i^ : -«o .-Jjl^o J-~o> ^io; Jjl£_.so J..oo^n_i; }l n i . «i jo .-looi J.i.»^äio 

1. I. in margine : ^ a ^- 



(Et) Juda a engendre Phares ei Zara de Thamar*; et : (Et) David a engendre 
Salomon de Celle d'Urie 2 , (femmes) auxquelles ils s'etaient unis par fornication 
et par adultere, pour reveler que c'est notrc nature qui a pöche, est tombee, 
s'est revoltee et s'est precipitee dans les desirs qui ne conviennent pas, que 
le Christ est venu guerir, afin que, lorsque eelle-ci fuyait, il l'attrapät, et, :, 
lorsqu'elle s'elancerait et dans sa revolte courrait au loin, il la retint. 
l'arrelät, la fit revenir et lui interdit le chemin qui (mene) vers le bas. C'est. 
en effet, ce que montre ce qui a öte dit par l'Apötre ä son sujet : Cur er ne 
sunt pas les anges qu'il saisit, mais c'est la posterite d'Abraham qu'fl saisit; rf'oü 
il faut qu'en tout il resßemble ä sesfreres 3 . i ■ 

Le Christ a donc pris sur lui la parente de cette nature, de cette (nature) 
qui a forniquc, pour la purifier, de cette (nature) qui a ete malade, pour 
la guerir, de cette (nature) qui est tombee, pour la relever. Et c'est en verite 
d'une maniere condescendante et charitable (oiXavÖfwT:«;!, eepemlanl aussi 
d'une maniere qui eonvient ainsi ä Dicu (Ösowpe^ws), « j u ' i l s'est uni, en cll'et, ä 15 
la chair qui est de la meine essenee (oüsta) que nous (et) qui possede une äme 
intelligente, saus pech6, alors qu'intervenaienl la virginitö, la coneeption 
ainsi que la gestation qui (viennent i du Saint-Esprit, la naissance (jni n'a 

I. M.illli . i. 3.-2. Malth., i. G. — '.. II. -1.^. m 16-17. 



[499] HOMELIE XCIV. 

.JSw-j |_cq..jl^. ; |JL>A ). co\ '<* v>o \~jl=Lio ■,)^ m.\ ^iol ^.iö OOIO 
ooi jN^x> JlojK-cDa.»— ^^.io K—.J vOO»Lo.\i ^--^o« : JjoiVaa^ :j, m .. \ 
JJo .oiIq-^soo.\o j^-o/ oilajtj/ fioa^-^ Mp^- < ■■ .V» i; Ua-/ Jo£Sm 

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Lfol. 20'i 



pas connu le mariage et l'union cliarnelle et a respecte d'une maniere ineffable 
le sceau de la purete virginale. 

D'un cöte, l'Evangeliste (Eüayye'XKjTTis) ridiculise et devoile les passions 
de notre racc (y£vo$), (ses) deshonneurs et (ses) maladies, auxquelles le Verbe 

r> de Dieu est descendu, ä cause de sa misericorde, afin de gloriiier surtout 
sa charite (<piXavfbco-ia) et son elevation a la fois — car ceci ne cause absolu- 
meut aucun tort au medecin, (ä savoir) qu'il s'abaisse avec ceux qui sont 
malades — et, lorsqu'il lui fallait dire : « David a engendre Salomon de Betli- 
sabee » — c'est ce uom, eu eilet, que portait la femme elle-meme — en ridi- 

lo culisaut, pour ainsi dire, l'adultere meine, il s'ecria clairement : (David a 
engendre Salomon) de celle d'Urie\ en montrant que le Christ, qui pargenera- 
tion descend d'une teile race (ysvo?), a pris nos faiblesses et a forte uns 
maladies 2 , ainsi qu'a dit quelque part Fun des prophetes. 

D'un untre cöte, ceux dont les pensees sont pour l'illusion manicheenne 

15 athee d'Eutyches et pour le manque d'intelligence (ocvoia) d' Apollinaire 
rougissent de I'incarnation et de l'inhumanation parfaite, en ayant honte, 
ä ce qu'il semble, de notre salut veritable, et ils croient * que le peche souille • i. r ] 204 
untre Sauveur: et cela, bienque ce soit en dehors du peche" qu'il soit descendu 

I- Matlh.. I, 6. — -1. Isaie. liii. 1. 



56 M.YKliK DANTIOCHE. [500] 

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.■K_./ \-it-~-! yo+so jJo j^^v )!.), -^^-^9 oJ-->" >.^cl^o ool a.a.^:(Ti v>\; oi< o_Liö 

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• JK^^soj oiN—i ) 1 1 vi ü \io Ui^Lu oooi yoot V)Q 1 .o \QJon vQJÖ» "jjoi "^^io 
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-.N«^|j).3 a^o \ju/ ^ojj )joi y-»/;; oö« i-*-ss, '■ Q ^ •'- 001 öt-»^-»/ )&«— X» ^cq-.»j 
.•JJvj/ |i'i i_iL..io^_o ^.-öv-s/i JN- a QS. s; .J»K_»^o 0/ ^.^ N-j/ ^X (o.^. 
.K^-^j JJ y.flOLJL^v j )tC^— j l«*| »'\" ^-.öi^/; )ioiKj^o\j . 'os^o yj f>'»/o 



a cet aneantissement et ait pris Ja forme de serviteur ' et (qu')il se soit fait liomme 
l»our detruire la puissance du peche. De toute necessite, en eilet, oü il v a 
Dicu, le peche est loin de lä; (et), lorsqu'il est loin, qu'est ce qui est 
capable de souiller encore et de salir? dar il n'v a aueune autre salete, si ce 
n'est la tache du peche. 5 

C'est pourquoi, ceux qui out ete eux-mömes les temoins oculaires et les 
ministres du Werbe- ont preche librement (-»pSW*) la genöalogie (ye^zoCkofia) 
de Jesus selon la chair, saus rien cacher de ce qui semble Stre deshouorant 
et en nous instruisaut et en nous apprenant en möme temps ä ne pas tourner 
nos regards vers le bas et a ne pas rougir, parce quo nos premiers peres 10 
etaient nieprisables, et non plus, parce qu'ils etaient dignes de louanges, ä 
nous elever au contraire et ä dire : « Mon grand-pere etait martyr; (et) 
111011 pere oecupait la premiere Situation dans les (fonetious) sacrees et parmi 
les eveques ; (et) ma mere s'adonnait a la vie ascetique et c'est complete- 
ment qu'elle etait chretienne. » ()n dira, en elTet, et tres justement, ä celui '5 
qui est tel : « Montre-moi, ö excellent, que, toi-meme, tu marches sur 
les traces de tes premiers peres, et j'aurai beaueoup ile veneration pour toi, 
qui n'as pas fait mentir la perfection de tes peres et la religion (eüus&ia) de 

I. Cf. Philipp., 11 :. — 2. Cf. Luc 1. 2. 



10 



[5011 HOMELIE XCIV. ■>' 

^i> y^> Ul pojk^o -.Kj/ J^t'Kio jljsaja^; -ex J.~>o/ la^ ^-.j yj 

..(^^jLio )ooi U'a^o '^k-.'/ )o<^'y-^h <*^'J? °°°i ^V^ö/ K_Jj;<h-2Ji ) !•) •« ^ta 
3/ >v o^ooi ^-.^Jl^ ^ooii.j>/j Ir-ä^ -.voK^ooi VQ.3U.K.-/ yoo\-yJäli J-*Xs oSs 

p\ -s'ft ]J ^5 :J-i*Vo v OOl-Ö|-3/» * -öi Jlojl^io v cu/ Vilfil )0^ J|© »Mol. 204 

^ • Vi). 

«^LflD 3/ ^.; voS^J^o .a-^op ),^^*, v > iaS. +3 .-JN—o»^/ -öt JVj-fc ^^—.; 
^oa^as vs/j )n»/ -.voj/ JL*»~=*-i». j>ooi^j] l^JLäo :vQj/ K.L.a_«, j^—-^ »-^ 3 ,a 
yOJÖh .•'^joi vol^o/ ^--^^- -V-ioJ-J jk^soaS. öiS. w-K^ö J-;öo(... la!^ ,-3 



ta race (yevo;). Mais, si tu te portes vers la voie opposee, je m'etonne, en 
dehors de (ton) manque d'intelügence (avoia) et de (ta) grande stupidite, que 
tu oublies que tu apportes contre toi-meme la religion [iW&v.a.) de ceux qui 
t'ont engendre, non pas afin que tu sois loue, mais afin que tu sois repris 

5 de ne pas avoir envie ce bon exemple domestique. » 

C'est pourquoi, aux Juifs aussi qui levaient le front et, en plus de 
beaueoup d'orgueil, disaient avec jaetance : Nous sommes la posterite 
d' Abraham*, le Christ repondait : Si vous etiez enfants d 'Abraham, vous feriez 
les oeuvres d'Abraham'. (Et) encore avant lui, Jean-Baptiste, coupant court ä 

10 cette haute opinion, disait : Et ne vous imaginez pas de dire en vous-mßmes : 
Nous avons Abraham pourp'ere 1 ? Mais, de meme quo, pour les Juifs, la perfec- 
tion * de leurs premiers peres n'a ete d'aucun profit, lorsqu'ils n'ont pas * L fol. 204 
recu l'Evangile (Eü«YY^ t0V ) ■> de meme, ä ceux qui ont cru parmi les nations, 
l'idolätrie (£st<;t£ai[/.ovia) anccstrale n'a cause aueun tort, lorsqu'ils ont couru 

15 aupres du Christ, ou plutöt faxk'kw üi) eile a montre egalement qu'ils etaient 
tres bien eprouves et eile les a faits enfants d'Abraham, en Sorte que Paul 
aussi, adressantla parole meme aux Juifs, dit : Vous savez donc que ceux qui 
(le sont) pur la foi, ceux-lä sont enfants d'Abraham*. II nous laut donc nous 

I. Jean, vm, 3:!. — 2. Jean, vm, 39. — -t. Matth., m. 9. — i. Gal., in, 7. 



58 si:vi:i;k D'ANTIOCHE. [502; 

J-ii:_./» JJLVtv_-._o .|K._-^ ^o *£o ^.k.-'/ (l*-^¥S> i_) jJo • .^olt\.j ^,, l^^-l 

\.l)l _»Öt Jio-..;-«» :JtC____l _.*,_«.9l_. )^_aI f*-^ ^" m " 1L ^ :S - .' * *^. f .*a_£__-ivj 

*J-*-M v_cx jLo__lc__. a\o • .)*.__._». 

.•^OOIi_i/j Of,.-» »-»OM Oti._> ).---.-.-0 X^ _._... 1 .'i-io/ %^-t-^ö/ JjL-0 "^»£--0 J| / 5 

j_L_o .U_>)._? jl-.__d i_.-s._» j.i_./ y^\ .-yocX^l s-Q.-.'-£-o ^oo^_-jj Jooi >_>»'/ »_) 
.'f_oi t » *> ) ; U<oöi_. ta_s looi ),---_/ )LU- ^£0 )_\__._._ya1 .J£Ol\._\ N ^v.^.ooi _,oi 

^Q-w'i l't-^-^ _.OioK_./o ^)ci-s-_ioJ__ ^-O?/ ,_ioJ._<l\» ^_/ L.~_ö,_Oi JjL,/j n__/ 

3/j _»öt ^.£-_o .).___._._o ^oq_o_i ot-wt ib.»; ^_io; J_L_.\a_o s___a.jjo .-joC$\ 
L—^-9Lioi J-3o«-3 >-2>oii. V ^»-^ i-*°? V ^-£* i0 ? *-*• -'io ! Ji-^ojpo )VaboL_a_» 10 
^-V-< i-o,-Di )VL_5 ^_o; .- ^,oia.^:>a_^.^o jJo ) ^a t->o^_\ J— V-ö j.'ia.^o >*y_>k_t; 

y~.\ .-_>ooi yj:__>o/ Jj'^-./ ).Sl ,__«» »__.\oi y—\\ )i\j^ca )K*j,:-_/o 
v a..iOw_Q._i JJL'/j ool2_s of.\.-.i Oi._o.Jt_i .>o;; ci_^_< Ctlc-V3 '^--_ *-_o _i/i 

I. L in margine w©ia— g-» ; -'. 



confier eu nos propres bonaes actious et ne pas nous revctir des vertus des 
autres, alors que nous sommes nus de tout bien. Cur ee qui read de la 
meine race (y-vo?) que les liommes religieux (s-<7s&»j;), c'cst la ressemblance 
de la mauiere (de vivre), et nun pas la communaute du sang. 

« Mais, disent-ils, pounpioi (Matthieu) a-t-il dit : Jesus-Christ, ßls de 5 
David, fils d'Abraham i , alors qu'il fallait qu' Abraham füt a la premiere place, 
comme celni qui «st plus Age selon le temps? Quelle est donc la raison 
(de eela)? » Un grand honneur prevalait ehez les Juifs pour le prophete 
David, comme pour celui qui le premier, pour ainsi dire, regna sur Jeru- 
salem, (qui) est un homme pieux (<pi^o9so?) et qui a regu la promesse que 10 
co serait de sa postcrile que sc leverait le Christ, parce quo dans les psaumos 
aussi on cliantait : .1 cause </<■ David, ton serviteur, tu ne ddtourneras pas In 
face (Tspo'ffWTTov) de ton Christ: et : /.'■ Seigneur a jure ä David la verite, et il ne 
lui refusera pas (son serment), (d savoir) que c'est [un) des fruits de tes entrailles 
que je mettrai sur ton tröne*. i.-> 

El il v avait) beaueoup d'autres (paroles) semblables qui avaient ete 
dites par differents prophetes, au poinl que. monie apres la mort de David, 

l. Matth., i. I. — 2. Ps. cxxxi, 10, 11. 



I. fol. 205 

i ; 



503] HOMELIE XCIV. 59 

vl. o 7" .^4^3)—! -öi övA.-/? lt-7 y-A -.J-~ -J^ «oioK-./» och .^q^ioJaj 
ocho vO-W J-^'t- 1 °°l »«^-»» )*■*■•* t-o*^ ••v aJ ^ J- v »-J? och t— J-*V» voov-^i. 
j,-^o JchAJJ vOch.\ Joch*/ \-V*> Jj/o ..vOch.^-; J-.SÖ Joouo . v qj/ ~^JJ 
|_^io;/ ^io; -ch vS/ -.CH.*N.-/ J;OI y^U .vOoC"X.o JfcOKjicus Jjl*_> -.t-o; «"^..o 
.U^ ? j J-w*j ? ,-o^ ^a^ß'/o -U-io po/ ^--.'1/ Jfcooi- Jot .'l'-^ojH jla^^xs 
♦ jjsö/ ^i. Jla..a^}jo Jjl_.» ♦..a.^Jo ^sLm.) •I~a-'!i JjL^iö y^ialio 
.•yU-ou V-fcs.-.;o ^*.\oi^ ^-^o?? ^Jäi o.iL^iCL\ Joch fc^«/ J1J.^^ä)o 
Jijj ^.oji oi-xij ^-io; .Ioch ).a_^^ ts^l^^^a J».;öch-. ia^; -ch ^^^io 
]j +.s J~.»oö».* ,_*>» '.oKj J_^-£Cl.^^io/ „_J..~a., »3/ 'v<^P .\.^^x^o 
10 ^.och v ^ioJK.io ,_.Ach -.ooot ^icu-aiio Jj 4 ,.*? Jioiaj la\o :ooot ^-.i^a^öiio 
o&i) ^; :Vio/ Mo )oo« JJ .J.~^io Jl// JL^.^ ^äo J-^j .,_3^fcooo 
y_^.io .)— ^.iLio ]L'l :^.o» Joot ^.CHofc^/; J.O.../ Jk-V.-o )*~ ^ ^ *£° t- !! 
l*poj.l/ i-^^v 3/ .001 o och ^-oj ^f-o J-xa^aio ^chv-sJI s=>/ ^-^ ^° )oot 



ils designaient d'avance par son propre nom celui qui vient, celui qui est 
le Christ, teile qu'est la (parole) d'Ezechiel : Et j'etablirai sur eux un seul 
pasteur, qui les fera paitre, David, mon serviteur; il les fern pattre, il leur 
donnera du repos et il sera leur pasteur. Et moi, le Seigneur, je serai Dieu pour 

5 eux, et mon serviteur David (sera) prince au milieu d'eux*. Tel est au.ssi ce 
qui a ete dit par Jeremie par maniere de prophetie : Voici, des jours viennent, 
tlit le Seigneur, et je susciterai ä David un germe 2 juste; il regnera en roi juste, 
il se muntrem sage ei il exercera le jugement et la justice sur la teere \ 

Et on pouvait compter un grand nombre de (paroles) qui ressemblent 

10 ä celles-lä * et qui sont tres claires, parce qu<\ chez les Juifs, (L'opinion) • 1 . r,,i „ 
prevalait d'uue maniere ferme que ce serait de la posterite de David que vien- 
drait le Christ. C'est pourquoi, l'Evangeliste (Eüayye^KTT^c) Jean aussi a ecrit 
que ces (paroles) etaient dites et echangees par les Juifs, alors qu'ils ae 
croyaient pas et qu'ils etaient aveugles par rapport ä la lumiere de la 

15 verite : Est-cedela Galilee que vient le Christ? N'est-ce pas l'ßcriture qui a dit 
t/uc c'est de la posterite de David et du village de Bethleem, oü etait David, que 
vient le Christ*? En verite, cn effet, la meine promesse avait ete faile aussi. 
avant David, ä Abraham — car il lui avait ''■[>'• dit egalemenl : C'est dans 

I i;/i-.-li.. xxxiv, 23-24. — ^. Lilt. : « I " lever ». — 3. 36t., \xiii. 5. — 4. Jean, vn, il-42. 



205 



60 Sl \ ERE D'ANTIOCHE. 504 

JL3/ -.N-«)-^_^ Jjldoi o.\ yo\.^ .J.iaiä-^ yooibo yaailsfco ^.s»»>..s; -.otLa\ 

iQ.^a-.t-o ^.o» .-. «\..^ ^.^;o ^oo» yi-^co ,-.1^-.; "^«joi ,_.*.\ot ^_io 
o»K..«.i.»lx^=> l£.m »N^jq/ ya.^.'^.ll +3 cnl.a\» «*öi .looi l.a^.^.\ |Jaj^m lk_io 
je 01 \.js\ . v ilioi).io vSuCio ^ico ,_..;öi.K:>o» . »\oi ^io ,.3 .*k*fJt ,—01 ^io 
}L\j ^ootV^/ to_^ Jjldcxo .-,_..•,.— JJ; )1o.^cl^-jl laS. J^av>>\ <jOia^ou; 
00t» ^-3-»/ Kj|.j^.jio JLa..koo v>ot\ »3/ . -j_«^_^» ^.ch ^.ioo .^.oia. n m'i 

^3/ JJ/ .• v q_^S.^joJJ ^.oiq_s!^..d/? v ajot.\ ;aA^ a\ . l_»..o yOoC^. J001 K_/ 
. • ).,.,. * % vi ^^io jla^aijs i^ojl/o oK-sl/ ^OtT^? ^j^« ^ioo . x _ooa.'.A; 

: U_iO OiS.O OULiO ).Al/ "\aj )bs.^ji^. r 30 t^fcoo OOI - ^^v )jO( S; !i«^O0 



in posterite que seroni benies lautes les nations' — cependant ce n'ötail pas 
d'une maniere aussi claire ui par des (paroles) aussi noml)reuses. 

('.'est donc a cause de res (paroles) qui (etaient) plus nombreuses ei qui 
(etaient) plus recentes que prevalait une opiniou precongue, eu egard ä 
laquelle l'Evangeliste EüayyeXiejr/);), s'y etant conforme dans sa pensäe, com- 5 
menca par David, alors que, par ce qui est confesse et chante par tout, le 
monde, il voulait saisir l'auditeur, pour (obtenir) son approbation sans dis- 
cussion, 1' elever (et) le faire monter ainsi jusqu'ä Abraham et, par ce qui 
est evident, conlirmer egalement ce qui etait ancien et etait cache tranquil- 
lement n'importe comment. C'est, en effet, aux Hebreux les premiers egale- n 
inent, ä ce qu'on dit, que, dans leur langue, Matthieu a doiuie son Evangile 
(Euocyy&tov), ontre que, ä cause de la verite encore, non seulement ceux qui 
ont ecrit l'Evarigile (Eüayys'Xtov), mais aussi ceux qui l'ont annonee et prtVlic. 
avaienl dessein d' elever et de faire monter jusqu'aux Livres divins ceux qui 
(les) entendaient e1 de confirmer leur parole par ce qui avait ete ecrit et dit 15 
d'avance par maniere de propln'-tie au sujet du Christ . 

C'esl pourquoi, en effet, lorsque Matthieu eut compte les familles de 

1. Gen., xxii, 18; xxvi, i. 



I. fol. '-' 

I I, 



10 



[505 HOMELIE XC1V. 6J 

yOJJj3JLo.il y>.*l K*\.%.^L30 ts.*).JLflai > v ,.3 .-Ooi -.oj^O OUiO }\ -> - , ..\«\\r. 

)_^*xia\ J-bOfS ^ü; jlob^v ^o .J^Lcai^si/ Jk-o,:* "^.ü; Jla^^ )^>A 
V-»^v Iao..=la :^^a.io J.a.i.aiiw J.\o.ü..il\ jK-i 1 ;»^ ,.3» J.jlx./ .J^mx-sV/ Jk«3£* 

) i ">./o K-J-xsvfcoo In n ms 3/ :)Xs^ yoot^. ^Ja.io L^Ls.; J-i.aiL».\i 
JK_.U_ioi\ 'f.^1 yo+LQ.±oo :\o).*JS. w.of^*/; oito jJ- : -^j oöj ^oioia-^ ^».1..; 

)J/ ^.*^i; vQ-ich!^ y Vmv? oot; oö» ^oioK..^ J-J'»— / J.~*jLio ql^k» . • JJL^ö; 

■ JLw ^ JL^O ^.XJO^S ,-V.J./ |J^\oki jojSiv l'^i. ^iO f3 '^bö/ J-L3-7 JJ/ 

J—^ooji Jjl^O^o— <^;o .•|t^.o).io, ß wo) Jl^-^o Jou-ioi oöi )^.J^ 



toute facon (siSo?) isolement et chaque homme isolement, en resumant encore 
dune maniere generale et en bloc, ainsi que dnns im sommaire (/.e<pi\aiov), il 
ecrivait : Depuis Abraham jusqu'ä David quatorze familles, et depuis David 
jusqu'ä l'exil de Babylone quatorze familles, et depuis l'exil de Babylone jusqu' au 
.-, Christ quatorze familles*, alin que, en divisant les familles en des septaines 
doubles — car ce nombre 14 est une scptaine double — il fit mention t\r± 
paroles memes du prophete Daniel, qui divise les temps eux-memes en 
septaines d'annees, d'une maniere didieile a comprendre et comme est seul 
ä le) savoir celui qui a fait la revelation et a eu la vision, et qui predit la 

io venue du Christ et tout ce qui doit (arriver), ' et (afin qu')il monträt, par la «Lrol 205 
parente et la similitude des paroles, que celui qu'il annonce lui-meme a ceux 
qui (l')entendent n'est pas un Christ autre que celui-lä, (ä savoir) celui que 
predisaient les prophetes eux-memes. 

(1 Mais, disent-ils, comment, alors que c'est de la iMere de Dien, la 

15 Yierge, qu'est ne notre Sauveur le Christ, ces Evangelistes (E^ysl^-r: 
compteut-ils Joseph dans les familles, en oubliant plutöt (pxXXov) la naissance 
admirable et la mere qui n'est pas mariee et en montrant, meme saus le 
vouloir, que Jösus lui-meme est ne du commerce charnel du mariago? » 

1. Matth., 1, 17. 



1 b. 



62 SKYKliK D'AMIOCIIE. [506 

^J^ot ^io »;i-ioo )ooi Jcmo :^-*iofcoo J_^ä>J^l3i vOJÖt ,-io juj) 3/ 

^.io; '> v> J;.ioJ&oo»o .(.■■■..* :>o ,_x>ova^. Jjo» ) mi ^ . ^>»'j 0/ ^ n ,.. 'N ^o^io . 

k-/ ^Aoi la\ ^-iö N^Jl -^ f> 00; .•s£DQ-.;o^cqji |_JLs» i3iä.^ Jj/ >^>NJa 
)K •. .•rr.v, )^oa3 La^tl «; IqlS. .•^y.saao Jk*^.sa_a-0D ) In 1 .', vi v>o .\oo6. " 

va-io» ■lMii'.XK^o ß ^\-> "°> *3 .yooiiai. fcs^j^l/ JlU^o jtOLij 
Jjla-/ .-J_~*jLio ^-l/? ,-3.^»-' |AKj/»o l't-^! JJ-asla* ^.io 3/; •.^-^»jj 



Cela, en effet, 011 peut entendre les pai'ens le dire, lorsqu'ils sc rient et se 
moquent du grand mystere lui-meme. Pour moi, j'ai entendu egalement 
lim de ceux dont les pensees sont pour V Imagination (^avTstat*), (qui) etait 
ivre et stupide du fait des (opinions) d'Eutyches et qui errait et vagabondait 
dans l'erreur, dire : « C'est pour ceci que la Vierge n'est pas comptee dans 5 
les familles, mais que Joseph (est compte), c'est pour qu'il soit montre par 
la que cette race (y^o?) n'est propre ou ne convient nullement ä notre Sauveur 
le Christ. On dit d'une part que c'est d'Abraham et de David quil descend 
par generation, et que d'autre part ce n'est pas (cela). Et c'est inutilement, 
pour parier simplement, et sclon l'illusion que ceux qui ont ecrit ont bavarde 10 
et divague. » 

Illusion, en effet, a ce qu'il semble, est pour eux egalement la venh 
des Livres sacres. .le passe sous silence les blasphemes des partisans de 
Nestorius, qui d'une pari s'opposent ä ceux-lä et rivalisent d'un zele 
oppose, (et qui) d'autre part en arrivent au bavardage (oro[Jt.apYfoc) impur des 15 
pa'iens, parce qu'en vente, moi-meme, je les ai aussi entendus, lorsque 
bien des fois j'ai 6te anx prises avec eux, alors qu'ils ctaient enragös sans 
retcnuc. 11s veulent que le Christ passe pour etre ne aussi de l'union de 
l'liomme et de la femme, afin (|u'ils l'amenent ä l'humanite pure et simple 
seulement et qu'ils le muntren! un homme revetu de Dieu, et non pas Dieu 20 



• I. [<il. -in:, 
v a. 



[507] IIOMKLIK XCIV. 63 

k_Ji^Ao J t -W K-Jj^fioo k^Ua^— KjLio, JJ v ÜO^^ioj .-).i*a^j JchSs. o.\o 
) f^A^-co lobJ^idia^o : y -X* f äöl ^..oo.^~ oocx yOJCH^. Y s jJ / .j.Jü',-5 Joe* 
ot_a^o :^&s.iöj JKi^ji *"*-n^ )-»■£•* i^i^-ßi }K^jh^yö^xo t ß ^Ac* 'yooi^..; 

.jj_sa*a ^-ixoi.^ K— J J^-3; J-^Ji-s ta\ jöVi/ ^ioo -.IKi - ^». loS^iaiaS. 

l0 yoioi/o J_*a_o ,_3 3/» k_o J._o y>+\ .JN_s^jl_s ^JL-oKao J*-*»/ Ji^»^ 
.^_*\oti Jk— ^a-V^ &l \oo»io.i. j^—s/ N.'.___eJL/ .•)K.^ J| "^ °°°« «-.-.-t-ok-o 
a_\o .vaxocu. la_\ -.^m^^o/ 001 .__-_J J.-_=>Äo och j»»-^} ^^soi Uau/ 

♦ J._ü.l.^ ; Jl-SCt..; JLaJoKS. cnh.^1 JN_soN__> lo_\ 



qui (est) par nature, lequel pour nous s'est fait homme sans changcment et 
selon l'eeonomie ä la fois et veritablement. Mais, en disant ä ceux-lä : 
« Portez-vous bien! » et en rejetant leurs vains propos (paTatoXoyta), lesquels 
(sont) inintelligibles — car l'insense dira des choses insensees et son coeur 

5 pensera des choses vaines*, dit la parole d'un prophete — nous dirons ce qui 
(releve) de la verite. 

Le Livre divin a coutume * de faire les genealogies (yevaaXoyta), non pas par • L fol. 205 
les femmes, mais par les hommes, et de les faire descendre par generation 
depuis les peres jusqu'aux enfants mäles, et de ne pas etablir le compte 

10 des races (•[iwc,) par les femmes et les meres ni de renvoyer aux femmes, 
comme si les femmes pouvaient passer pour etre comptees ä la premiere 
place (tx£i?) dans les familles. Car c'est ä la derniere place (tü^ic), ä la suite et en 
compagnie parfois, que, elles aussi, elles sont comptees dans les familles en 
meine temps que les hommes; par exemple, lorsque Moi'se et Aaron etaient 

15 comptes dans les familles, Marie, leur soenr, a ete aussi comptee en meme 
temps qu'eux. C'est donc pour suivre l'usage du Livre que l'Evangeliste 
(Euayye>.t(jT7ic) a fait descendre jusqu'ä Joseph, et non pas jusqu'ä la Vierge 
le recit de la generation de la race (yevoc). 

« Et, diras-tu, comment la genealogie (yevea&oyi'oc) se trouvera-t-elle alors 

1. Isai'e, XXXII. ii. 



64 Si \ i i : i ; D'ANTIOCHE. [508] 

Li^Öl )-Q.aJLiOO J.~-^9 yOOU^/l vOJCX^ .\ Ti ta^ OCX -C»tok_/ (-^.^U/ 

jooi y n .m o .oo»._.l/ Uo-^o ,.^:s; -Joot K../ i^jaoaiaj t--«->v Jj,-oa3 

J-^-2lA ^_5>0 ,.3 sJLlJJ ^-.^A. )o3W JJ» JoOJ ,-0.'.3» OCH . " J-lJLLiO} OOt JoKjLS 
^iO ^*> ji/ .-jj»-./ )-^^A ^-iO J-^O)^ Jlk.j/ io->V>l ? .-^CXok.../ Lj^/ 

t— ^^Jl^ K.^io; *.ö| J^j/; JJLol - ,-. ^ot 3/j J.13.../ .-Oj.JLiO ^ ouio vä>oV3 
jbäX ^.j ^c*\ K*l .L^oöj, Jfc0^.i^ Jj^/ L£_a.A lo\ ^.i.1 jj .L£.JlA 

LaJL=> v Q. a ,.O J tvj w.O|a_=>/l L^JXAj jloli-j^S JLL^S .).JL30t ,J-.o^ Jj,-OQ3* oC^-t >" 
L_*ä_=>» )~^ÜA ^-*> jlolv^-s JlaJL^/ öu^ K-/; Jlt-=> "^30 .^^j^-CQ.../; 
yOOOW? JJL3L>/ .(Jiij ^.ÖOW ^.CMQ-s/j jfrs.^V^ ^-*>? ^-\ot ^iO ,.~.\ •. V5 ^Ji_CQ.../} 

-.)K~.oi»s/ ^.01 oC^.; )lolv-.^> sJlx^s :^^)i.aj.-/j J - '■' •» Jloj - - f ) a . - a -\ o 

.vSLO.ljk.J Otlol-,-^S OLJ^S JJ/ .Jj*->/ L£*.2lA io^ L£^A ^O JjJUo-. ^.30|Kj JJ O 

♦^-.JVjOl../; J„Jl=>, J.^üa .'oj^.; J-^w-SJl.3 15 

convonir au Christ, qni n'a pas existe par Joseph? Gar, ou bien tu accorderas 
en consequence qu'il est lils de Joseph; ou bien, si eela u'est pas, il sera de 
toute necessite etranger a eette genealogie (yevsa>.oyia). » Mais le raisonne- 
meut est evident pour ceux qui sont verses et savants dans les Ecritures 
inspirees par Dieu. 

Il y avait, en eilet, un commandement de la Loi, qui a de donne - par 5 
Mo'i'se et se trouvait dans le livre des Nombres, lequel ordonnait qu'il ne 
serait pas permis ä quelqu'un, lorsqu'il est d'une autre tribu, d'epouser une 
femme en vue du mariage d'une autre tribu, mais de toute necessite de la 
meine (tribu), ahn que lneritage de la terre, qui etait echu a chaque tribu, ne 
passat pas aussi ä une autre tribu ä Foccasion des mariages. Les paroles to 
du commandement divin ont (leur teneur) ainsi : Les enfants d' Israel s'atta- 
cheront chaeun ä Vhiritage de la tribu deson pere. Et toute fille qui exerce, comme 
proche parente, un droit sur un heritage dans les tribus des enfants d'Israel sera 
In femme de lim <le ceux qui {fönt partie) des familles [de In tribu) de son pere, 
afin que les enfants <l Israel exercent, comme proches parents, un droit chaeun \ :> 
sur son heritage /interne/ ei que V heritage ne retourne pas d'une tribu n um 1 autre 
tribu. Mais les tri/ms des enfants d'Israel s'attacheront n leur heritage, chaeun 
dans sa tribu ' . 

1. Nombres 1 1..W . xxxvi, 7-9. 



HOMELIE XCIV. 

^,otok~./ )<H^; Jj^q.3* |»o.^J +3 'aiocb v3/ J.aoaiQ.j Jjoi \.^oo »Lfol. 205 

v° b. 
:UU> )°oi J't-^^? ♦»*>/ t-3 l-^-^-^^io/ 09« &l öi^ja*. ^^ j»oi^ :Joot 

J001 K~.j 'os...^; y^.\ «-.oj» )K.^».o jK^.^ ,_beo :jjoou; J-£*-^* ^.ioo 

.-öt-K-./ Jootl ^a-i-io; JK^'f* ioLi^iaio -.o«^..» ^ch j^»^* laS^iaio; K-.3 
Jl» :i-^.J joou J_sAo» j,_^ .»>/ jLiaoto .J.-^.».^ ^J./ Jb»i; ]J> öu^o» ^c* 

■ ,^ö ts.*)v-^— -.looi ct..^/ >2LOJa^ J..co.jl,v la...a ; Ao )K^"^Ji; öj^.; ^3 öv^^; 
öi^ i-iö/ ^--; jK^iai öto ^/o .^-.JL-^.^v K.:„&~ 1/ t-io)l/; ,—^s.otj ^onio 
10 laA ^.io ^■.J.-t-a^ »J^-*/» -.J-oa\ ^.*.^v oLd .JLjoi.3 ocn j~i£o J;o».X 
. v *o;j oi^.-.3 ^.io -.vStfloa* coai* oöi 1».^^. j»-^ : 3.io; )KS.oK.a JLa!>. Jo»Ss 
oi-ia.» ^i-olo Jv~s ^f\)lo -Jooi p6/ joot -^ÄLio; oöj J.3Jiio ^/ );oi ^.£.io 
oi.*-oo;a3 Jc*^ j.^io c*\ ^ISoo .)i..ok.J J.ia^~>°» °i't-^° .)■■=' J°<*' J-Jot .^cljl.. 
toow»X JAol.,.20 iijj ^io jl.*^^ ^io ^Lfloo.* ^/ ^j ^LX.jao .oolo .s-oia^/ H oti 



C'est ä cause de cette loi (vop.o?) que Joseph egalement, alors qu'il etait im 
observateur des commaudements * de Üieu — car c'est cela qu'a indique * L fol. 205 
aussi l'Evaugeliste (E-ixyycXiffTTis), Iorsqu'il a dit : C'etaü un homme juste 1 - 
et qu'il descendait par generation de la tribu de Juda et de In maison et de In 

5 famillede David*, ainsi qu'il est ecrit, a epouse la Yierge de la meme tribu et 
de la meme race (6u.oy;vs'.ai, en sorte qu'en verite sa propre geuealogie (yeveoc- 
Xoyw) füt la geuealogie (yEvexAoyix) de Marie, de qui sans semence est ne le 
Christ, qu'ainsi tut garde aussi l'usage du Livre, qui ne compte pas les 
femmes par ecrit, et que par lä la verite ne füt blessee en rien. (Et) que la 

10 Yierge elle-meme füt de la meine fainille et de la meme race (öy-oys'vsi*) que 
Joseph, (cela) a ete clairement montre, surtout d'une part par ce qui a ete 
dit; et c'est aussi en propres termes d'autre part que le Livre sacre dit cette 
meme chose. Luc, en eilet, a ecrit : Gabriel fut envoye de In part de Dien 
aupres d'une Viertle finueee u nn komme, dont le nom (etait) Joseph, de In maison 

15 de David 3 . C'est pourquoi, aussi l'ange, qui annoncait, disait : Et tu enfanteras 
un jils, et tu appelleras son nom Jesus. Celui-lä sera grand et sera appele le Fils 
du Tres-Haut. Et le Seigneur Dieu lui donnera le träne de David, son pere*. Et 
encore : (Et) Joseph nussi monta dein Galilee, dein ville de Nazareth, en Jutlee. 

1. Mallh., 1, 19. — 2. Luc, 11, i. — :s. Luc, 1, 26-27. — '.. Luc, i. ::l :u. 

I'ATH. OR. — T. XXV. — F. 1. 



66 SEVERE D'ANTIOCHE. [510| 

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K_/ ,_._; |K__>ji .)Kjl.^_o;o )K.___s;o .-jooi _.oio£\_./ J- 00 " 1 -^ ^°— o?* oC^»; 
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.JjlXjl-o» oöt J-sto ~io J_k_>_; y~.\ -Jooi ^i«..3-\-_o j-cal-v la^ Q * \ o JK__>J__\ 
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1 ! "' '-'"' )oi._cl_il» ) 1 « >vi -> rypoi-»«*---/ K-.-*; jK-ü-s lyOoC-v.; )K._>;a_5 lyOoC-^^j 10 

yO-X-VO yCLJClÖilo .J.JL0OI pKj yOJ - ,_S ^OJl* v_>/o .^00^-1 ).^__Jl_> -.yOOi-^-J 

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v|'P^2 ..OUUOL-l'fJj-J •.j.-V-O )ciL-~J yjl OÖ( )~V. ^\o 



r/d/i.s /1/ r///c de David, qui en verite s'appelle Bethliem, purer qu'il etait <lr la 
maison et de la famille de David, afin qu'il füt inscril avec Marie, la femme qui 
lul etait fiancee, laquelle etait enceinte'. Et il a'a pas dit : « II monta avec 
Marie », afin qu'il ne semblät pas que ce füt ä cause du memo domicile 
qu'elle etait montee avec lui; mais il a dit : Afin qu'il füt inscrit avec Marie 2 . 5 
(Et) il ne serait pas (l'objet) d'une seule et meme inscription, s'il n'etait pas 
aussi et d'une meine egalite de race (öu.oy£V£ta) et (d'une menie) maison et 
(d'une memo ville. (Et) le Livre a coutume d'appeler « famille » l'egalite de 
race 1 vMyivv.y.). Chaque Iribu aussi, eu effet, ötait encore divisee en familles 
el en egalites de races öj-oye'vsia), comme il est eoniiu par le livre des 10 
Nombres. Gar il est ecrit eu ces termes : Et ce furent les enfants de Buben, 
premier-ne d'Israel, sehn leurs egalites de races, selon leurs familles, sehn les 
LM.zoemaisons de leurs ' /irres, selon le nombre de leurs noms, selon leurs tribus*. Et 
Josue, lils de Noun, a aussi ecrit eu ces termes : Tous, vous vous reunirez le 
niniin selon vos tribus; et voici, la tribu qui sera montree par le Seigneur, on la i:> 
presentera par familles; et la famille que montrera le Seigneur, on la presentera 
par maisons;et la maison que montrera le Seigneur, on la presentera par hommes '■ 

I. Luc, 11, i-5. — 2. Luc, 11, •">. — -f. Nombres l.\.\ . 1. Jn. — V Josuä, vir, 14. 



|51l| HOMELIE XCIV. 67 

.-^o-.po; ö)t-a.>^ ).j/ ^iaJLj -öt -.«^ J-*-^* J;«* ~?t? *■*-•/ V^o)-' jJ/ 

ji^a.^ öw^— äJli y.so :jt~=^^ )'t-^^o? |K\oJ^^ J^-^^ }ocnl ^*» yj .^Aot 
oöto JKj_.paj> to*-ü jjj ^^.io JAoeu>^> -ex >v oiaiCLJo .J^Jü-i yOouVl 

•JIKj/ JVAJ Jlv-OLia^; 001 j,.*^ jJ/ .loot öu.K_/ ^^ )ly,.„a?>0 .J^oo; 
-^»aA s3/ Jj»o» )^> m « X ^io/ 001 .^-.»..o J— o» ^2>o y^\ a^ .>>»-= 



Mais quelqu'un dira : « Ceci meine me troiible, (ä savoir) que j'entends : 
L'homme de Marie', et encore : Marie, ta femme 2 . Car ces noms indiquent le 
mariage etl'union cliarnelle. » Mais ici encore nous apporterons pour reponse 
le Livre divin, qni a coutume d'appeler « homme » le fiance et de la meine 

5 maniere « femme » la fiancee. Ceci, en eilet, est ecrit dans le Deuteronome 
(Astmpovo|i,iov) : Et, s'il y a wie jeune fille vierge qui est fiancee ä un homme et 
qu'un homme qui l'a trouvee dans une rille couche arer eile, fais-les sortir tous les 
deuxpres de la parte de rette rille- et qu'ils soient lapides tous les deux et qu'Us 
meurent, cette jeune fille, parce quelle n'apas crie dans la rille, et cet homme, 

10 parce qu'il a humilie la femme de son prochain 3 . Vois comment il a dit que 
cette jeune fille vierge est fiancee, 11011 pas ä un fiance, mais a un homme, 
et (comment) il a ordonne que celui qui l'a deshonoree soit lapide, parce 
qu'il a humilie, dit-il, la femme de son prochain? Et (cela), bien qu'elle ne 
füt pas venue en meme temps que lui jusqu'au mariage — ■ car eile etait 

15 fiancee — mais c'est l'habitude d'appeler « femme » la fiancee et « homme » 
le fiance. 

Cependant ce n'est pas en dehors du Saint-Esprit que l'Evangeliste 
(EüayYeXicrT7)'<0 a nomine ici et Joseph « homme » et aussi Marie « sa femme »; 

I. Matth., I. 16. — 2.Matth., r, 20. - 3. Heul., xxii, 23-24. 



68 SKYI.l;i: D'ANTIOCHE. 512] 

,-io :J»oi 3/ V-«-^ i °« J^QJ^fcoo . N ^io.io t^*J^i^ ).j^aflQ.\ v°Oi\ ».so 
.o^p J^_»j oiloo*-«.iiol J.ait.Ll.t v^cx -.«jd^-sI/ ^^*; J.ioio.3 "^.^.bo; oäi 
J— o» ^io» oöt |.JL^~s 001 Joot Joe* :)loV-aio; )-*'Q*J c*tbo )*.— bo jJ-^/o 

JJ/ • .Jj^O-flO OOI )oO( JoÖl J^.»-»0 |.-^_^ ^J»0,3 ^3 ^_i0 'jj ^.*^/o : Jl*.-^ 

yO-slokjLJj Vt-o; -.t-^?/ V-«-nv |joC^^.io ,).iau 1 oöt ^w*.aio U^).^ ot^ ■ 
v£>/ '^s-^Xjd t-»^? 'J°°< i-^ö/j °äl /-■•/ -i*-»»- l-xO' ^-^o J.i.^».3j kLilk»/ 

Lfol.206C^ 'v^Lfloa- J-Lsoto .JjlA^o— V töio^ Jlioioil» jj CL§^ .-ooo» v < °>1oK.Jl^O 
r b. •' * ' x 

nnxiIjlo .J001 joöt J.£S^.iöKio JJ IjjVjo JJ-aj^r^oj jojLia*.io JJ/ -.Jjl^.^ 
^>o -.^...t/ 6j.j»j i-"--^ 0! * •Y^-*? U^ / ^Q-'t-^ -^ t-^i-r*^ v ^>>— ;Jl JJ J001 
^ioj >.t-auSk oila\ Jjl^oi jj^^oo JLjl:sj pj Ui*/ .^.oiots.*/ J.Jl>,.£ (— oi 10 
jjoC^^io .J-Ju.,_o J—o» ^io a\o •.vsISv.m.j ^*l^.ioi oi\ Joe* ^otofcs»../ ji.a.sla.n 
jjj -.jj ^-*; y/o .oC^^j J»-^^. °9 I ^Z •.■l'ot^o.k-*/ o£^.*; jl^o/ -34 >a/ 
|_L^_s »K^s ^io J;oi ^s» i-"-^ U-^-'l sj^OöJJ )lo.3la» ta^. oviai. Joot K^D 



et (cela), bien qu'il dise les noms qui sont habituels au Livre et bien qu'il traite 
des faits eux-memes intentionnellement. Ceci meine, en eilet, etait dispose 
par celui qui s'est fait lionune pour notre salut, (ä savoir) que le caractere 
admirable de (sa) naissance fut cache. C'est pourquoi, ce n'est pas non plus 
immediatement apres le debut des liancaillcs qu'avait Heu la coaception qui 5 
vii'iiti du Saiat-Esprit — ■ et sinon, c'etait de toute necessite' que le fait serait 
evident et coimu — mais c'est ensuite au tetnps meine du lit auptial. C'est 
pourquoi, en eilet, il a dit : Avant quils se fussent unis charnellement, eile se 
troura enceinto tlu Suint-Esprit' ; comme s'il disait : «. Pen s'en serait-il fallu 
L fol. 206 * qu'ils 11c sc fussent meine unis charnellement, si le miracle n'avait pas 10 
devance le commerce charnel. » Et de la sorte Joseph devenait, non pas un 
epoux, mais le ministre de l'economie et des nivsleres ineffables, et il euten- 
dait : Ne crains pas de prendre Marie (comme) ta femme; car ce qui est ne en eile 
<-si du Saint-Esprit 2 ; en sorte que, Iorsqu'une graude partie du temps de la 
gestation sc fut passee chez lui, ce qui naitrait passät pour ßtre le fait) de 15 
l'union charnelle, et non pas du Saint-Esprit. C'est pourquoi, eile aussi, 
eile a etc nominee sa femme et, lui aussi, (il a ete nomine) son homme. El 
sinon, il n'a pas ete avec eile sous le rapport de l'union du mariage. Car 

1 Malth., 1. 18. —2. Matth., 1, 20. 



[513] HOMELIE XCIV. 69 

-oioN.../ ^3/o jl/ :Jocx ^.o\oK*l J.Ä-») ,.3; Jj/ ',.*>/ JJ :Jocx ,~V*>-*> J-cx_*» 
)4*^a> )K.\o>^o )K_lv-= *3 :^oa^aJ JJ;o J^i^^i -cxoK-./ v *^ fl0 ? **■*/ ) oot 
^/ K.-J5 ^a-.=L-* :»o-J^^ ^ »'-^'; -ex lolv. :Jcx..X.3fcooo Jocx ci;).io 
cxA Jv~.au:*>; -ex ^.-V* 5 ^-^ .M-^r^ «fco; J-oa.\ ;cx_co ..;o^caj; 
:, o_\; -ex "^^io .iooj Jv-^^o J^W^ «H-^-/? -°« U 3 -'/ •) ! W^- S «*-k-/? 

P OCX Ool ^.J ok.3 .JjU.^O J—O» ^iO |J/ .Jj-^S-S OC! JoCX -CXoN-/ CX.J-V5 

^.KM; )&l'fw JLu/ ^.-/ ..^qju. oex Jocx -cxok-/o ..J.£^r>_V^io/ oex 
♦-Slcoo...; Jv-s -Jocx ^k.;-^* 3 ? >-•/ J 001 -«oN-./o Jocx Jv-a^o 
^io v-«^a_$s .toex -^.KjoI J;cx -ex; -ex ^X Jjlo.!oä> Jocx K-/ -.yo^ ]J/ 
10 :JMk— 1 j -«« J.äo; ^3 "^^oaV. :jJcl^.u 000t yoex-A-/? ^cuex J-.;öow. 'J-.»o-*. 
vflsovs "^o ^io -.)-a-.^J3 J— oj ^io; oex JLj^-s-^o Jla_^oK_v_\ ooex o_^,_* 
'^*-\cx;o .ooex wV^ä> JlJ-i^co JKjl..X.:»o JKAoN^u.\ cxA ooex ,^-V^lo 
K-Jv-K- Jot5s ya.± w«p ^-/ Jl-po;! ***» "^^o Jk-a-J. -ex J-^-p» 
^^io v-^. »p-^^ -J^: lo -».«>:*> lauS ^,;cx;o«to>oo ooex ^-^V^k-* 5 



comment oserait-il cela apres la coneeption divine? Je ne dis pas : Lorsqu il 
etait juste' ; mais, füt-il m£me quelqu'un de tres impie et de (tres) inique, 
(je dis) : Lorsqu'il etait arrete et trouble ä cause d'une (grande) f'rayeur et 
d'une grande crainte, pour imaginer seulement (cela), bien loin en verite 

5 aussi de le faire. Luc en a temoigne, (lui) qui a ecrit clairement : Avec Marie, 
i/iii lui est /innrer, laquelle est eneeinte 2 . Et comment celle qui est eneeinte etait- 
elle fiancee? Parce que ce n'est pas de lui qu'(est) la coneeption, mais du 
Saint-Esprit. (Et) lc meme Evangeliste (Eüy.yys^cTYiY) encore a ecrit : Et Jesus 
etait comme celui qui commencait la trentieme annee, et il etait, ä ce qu'il paraissait, 

10 ßls de Joseph '. 

Mais, cependant, il y avait un besohl ä ce que cela meme parüt (ainsi). 
Car si, des le comrnencement, les Juifs, qui etaient des meurtriers ä l'egard de 
tout sang religieux (eü<je€-/,;), avaient connu la virginite et la coneeption qui 
(est) du Saint-Esprit, de loute necessite ils auraient tue la Vierge elle-meme 

15 et ils auraient fait beaueoup de maux. Et de cela il existe un exemple present, 
parce que c'est par les miracles que, comme ceux qui combattaient contre 
Dieu (Oeoaivo«), ils etaient particulierement pousses et excites au meurtre 

l.Matth., 1. 19. — 2. Luc, 11. 5. — 3. Luc. in, 23. 



;o SEVERE D'ANTIOCHE. [514J 

J_Vl. )f ■ "' -* yOovXo ^*> \~>^ +3 Jioto :looi Jji9öitooo ötk^JM^..:» looi 
wojl^ la\ low )vW° :<*■=> -^*>k-*/? oöi J-=>i Jjji^ 'J-^r>°! y-\ °^ io01 

jju'^U 'jo^Vs J-joö»... ^>o a^j joot K-./ V*^, J-*^ ■)A QJ »-»P e > iu^a^X 
J^V/;o .-^\oi; jin°»v> ,— .» ^ou^ • '^-? |j^ö»oä^ ^>° ^aml«; oit 



impur ((Atai9ov(a). 11s imaginaient, en eilet, de tuer Lazare, parce qu'en veritr 
ils avaient vu avec etonnement qu'il etait ressuscite des morts par Jesus. Et 
Lioi.20Gcela, Jean le Theologien le dit en ces termes : (Et) ' les princes des prßtres 
x-m&mes imaginerent de tuer aussi Lazare lui-mime, parce que beaueoup 



In 



v° a. 



ru.v 



parmi les Juifs s'en allaieni ä cause de lui et croyaient en Jesus lui-mime*. & 

Et nous trouvons que la Mere de Dieu elle-meme, la Vierge, etait disposöe 
dans son esprit et en usait (ainsi) sous le rapport de l'economie ; et cela, 
bien quelle süt plus que tous les hommes, autant qu'il est possible, le grand 
mystere qui s'etait accompli en eile. Et eile disail ä Jesus, alors qu'il 6tail 
tout jeune selon la chair : Mon fils, pourquoi as-tu agi avec nous de la Sorte? 10 
Voici, ton pere et moi, alors que nous elions dans l'angoisse, nous te cherchions*. 

Ne sois donc pas etonnc, en entendant : Joseph, rhoirime de la Vierge, 
apres que tu as appris la profondeur de l'economie. Car il y avait un but, a 
ce que la virginite et le caraeterc admirable de la naissance fussent eaches, 
non seulement aux Juil's, mais encore au Calomniateur, leur pere, qui d'une 1 • 
part est jaloux de notre salut et qui d'autre part a ignore la realite tle ces 
(faits) et que c'etaient les semences de salul de tout le monde'. Ignace revßtu 
de Dieu, lorqu'il envoyait (une lettre 1 aux Ephesiens, cerivait ögalement 

1. Jean, xn. 10-11. — 2. Luc, n, W. 



10 



515 HOMELIE KCIV. 71 

«JOS;/ ^_iO K-l^Ju^t/o .J.130» JoOl ofcO> JoOJ — ^.A ) » ffl °> JJ +3 .TOO^U^./ 

y^/, >opo L*£>. >.&^jVXl/ Jjuo^wfcoo, ß oo« ^-s.^* ^ ! v^J« J^^t -^? 
vi*. a^O>J—boQ..\ LiCLio J/.^aoX K-./ ^oJ-^SLiooL^i o« jLw» laX :J.JlDO( 

..Jla^«.\l/ ? La>a:*u ^io ^ : jl^aü^; JjlaKjjISoo >? ^^dci\ K.-.ÄOO Jk^« 11 ^ 
y.>/ ooot ^act^-flp» vQjöt J-^X ^*> t-a^* : )'l? k-»ooi K-Jj ,J 'Lia^M 
I^u'^^-d )iVj;; ,j^ ^-io; ^Of*5 (.ias'a- .LioA; JU^oA K^co.J JK^a— 

L^kȊ; yoou^oo : I^.J..flDaiaj ,<_-.c*^^ K_A_'/ J-V^ :k^4o k-Jj-*jLioo 



cela, ea ces termes : « La virginite de Marie a ete cachee au prince (ä'p/wvi 
de ce monde, et son enfantement egalement, et de la meine maniere la mort 
du Seigneur aussi; (ce sont) trois mysteres dclatants 1 , qui en verite se sont 
operes dans le silence de Dieu 2 . » 

s Avez-vous considere, en entendaut ces (paroles), comment j'ai ete enlace 
pur les prises de mains des adversaires, lesquelles passaient pour etre 
inevitables? Est-ce qu'on peut voir quelque chose de semblable en ce qui 
concerne la poussiere(?) des jeux Olympiques 11 ? Est-ce que j'ai eu peur de me 
meler avec ceux qui engagent la lutte? Est-ce que, lorsqu'une fois j'ai place 

io (mes) mains en face de (leurs) mains, j'ai lance un coup de pied contre le 
combattant adverse en dehors de la loi (vöjag;) de l'athletisme? Est-ce que, 
lorsque j'engageais la lutte, j'ai tente de venir en debors des poteaux places 
en cercle? Est-ce qu'une sophistique exterieure de lutteurs forces et sup- 
pliants m'a atteint et a-t-elle brise et aneanti les assauts des lüttes des 

i-> objections? Est-ce qu'il s'est leve de la quelque agitation ou poussiere (?) ou 
trouble? N'ai-je pas recu tout cela tranquillemeut et paisiblement et n'y 
ai-je pas apporte des Solutions selon la Loi et a l'aide des Livres de l'Esprit ? 

1. Litt. : « Trois mysteres de cri ». — 2. P. (',.. t. V. coL 660. Cette citation n'a pas 6U relevee par 
Cureton ni par Liglitfoot dans l'edition des ueuvres de samt Ignace. —3. Les jeux Olympiques euren! 
Heu äAntioche en ölti, aux mois dejuillet et d'aoüt. 



72 SEVERE D'ANTIOCHE [516] 

L Ibl. 20C jlj VoNlkf ."w-ao« y.../»» w-^Ot ).»Vo; v^/ ■ .yCOi.-.^../ ^^) v -Va t-"-^N. )')? 
v* b. • \ y • • X • x* • 

.•01.V K../ an^^Vcx ^.ioo L^cöi... ^.ioo J.aJL« ^io J.:Äa.'.cd la^jsaAai^o y_iö 
^_ic» «-öl JloJ^^Liwio ^io jj/ -.^Ot-io JJLaiico/ ^io aS. '^»; Uv^> .)JxJia— 

ji^ca-so Lio* la\ JjJ; ^ wOtoK_./ jj; ..vaiQ^aa Jjot ^^ ^3/ v*>)-' 

..Jja^vjj otioaA^D 001 >s/o .»_» jla/o iV _»j Jj*ö/ lai«. .^-.V-^-* ^.^S. OiajJo 
J.N»/ ^ioo JK-»; ^io -.^.«jJ^öfcoo; v ciJÖt ^■■«■^>,V>)^^o; . l,.j'..; oö» |.* » . V) 



Lfoi.206 * Les exercices de ce genre aussi, cn eilet, sont vraimenl une lutte, qui 
[h .senle d'une pari des enxgmes et des objeetions (ävri<jTa<its) de la part 
des paiens, de la part des .luifs et de la part des hereliques (aipeirücoi) — 
lorsque le Calomniateur et les demons produisent en ceux-lä memes le fiel et 
la persuasion de la controverse — (et) qui coniporte d'autre part une Solution, 5 
11011 pas par suite dune habilete, mais par suite d'une Operation qui (vient) 
d'en haut et d'un don ei par suite de la richesse de la vöritä simple, laquelle, 
ä cause de l'abondance des preuves, n'a pas liesoin de rase et de variete. 
A ce sujet aussi Paul iura : Nous n'avohs pas de lutte contre le sang et la 
chair, mais contre les prineipautes, contre les puissances, contre les princes du 10 
monde de tenebres de ce siede, contre les esprits mdchants*. Le Christ voit ce 
romliat (zytov), (ainsi que) les anges, les archanges, toutes les armöes des 
cieux et les esprits des justes et de ceux qui sc sont conduits saintement. 
Tous d'une part regardent en haut et vers le haut, (et) pas un seul d'autre part 
ne (regarde) vers la terre, ni I'auteur du combat (äywv), ni ceux qui voient le 15 
combat (äyuv), ni celui qui le In re. 

En effet, dans cette lulle sensible d'une part de ceux qui s'exercent selon 
le corps, meine 1'huile dont nous voyons s'oindre ceux qui combattent a 

1 Kph., vi, 12. 



L In! 

i" 1 a. 



[517] HOMELIE XCIV. 73 

Jfcs_«JL~0> -.^-.JO JjUOOlKjiO ,_..; OOt ^i» .yOOU^/j (LjcLiJS. ytti.jJLJ jJ; |jld_./ 
5 )la^^JLbCL^ ÖCS. ,-i— y_.j_£sJo .'Qjh. 1« .">o\ y_.0|^. y-JL.-^jJ-» +3 -"^ " 3QJlJ 

jjo^io ^.»j/ .J-^oJraio JvJjijo oC^-o )K.^ S\ ,.3 . • J-oV-^r 00 Jjotj..iojo Jl^ou 

..v£DOV3 "^3 ^iO jjJO .^-^.N. y VtTOO \^.'.£D "^ol ^3 '-^^OlIqJ y_flO j^i / ^0 

♦ J-.o; ^^ —io V"*^"«? -oi jfc^aÄio ^ J^öjo 
JaloL o»-Oo yoK imj; ^.öi )La«^jL^o -Jooi otvJo ^>o~» >&l *Jj»ot ^ioj 
10 ou^-< )lo.^v.A..io t*o<; y-»/ .[!/ .yQ^Vj jlj/i \5>l^j/ . . n . i-go jJo •, v aii 

och :)lot c\°i y&± J^N-'ffftv^. oöt N ^>-i>o .-X. -? J't-Su— Lau» V^oi ot 

JljVoi, <£>( v03\ C3.a^/o •.jjU«oV )'<)«• j~lÖj-~ u^Cu") w>^ OOOt .oy.ff>'^ .J-LSj M 

I. L in margine Ult^ '»»« ^^ ,oki;^k> «.'s» lii^ ^ocn^ L^-Ls>-x:o l-va»»^-*!» «••w |£oo^ J'^o I3 ; ~. 



ses raisons (d'etre) dans l'olivier et dans la terre; c'est pourquoi ceux qui 
engagent la lutte se frottent les uns les autres aussi avec de la poussiere, 
aliii que les prises de leurs mains ne fassent pas defaut. En ce qui concerne 
le combat intellectuel et le nötre d'autre part, l'onction est spirituelle et 
5 Celeste, je veux parier de celle de l'adoption, par laquelle nous rejetons 
Ioin de nous tout ce qui est terrestre, sans laisser le Calomniateur lui-meme 
nous frotter avec cela, alors que nous connaissons ses pensees memes, 
et en conservant la memo onctiun brillante, resplendissaute et etincelante, 
alors qu'elle aveugle ses yeux et (ceux) des demons. Si nous recevions la 

io moindre chose de la terre, c'est plein de confiance qu'il se jetterait et fondrait 
sur nous, nous vaincrait nccessairement et nous precipiterait dans une chute 
qui serait plus malheureuse que tout. 

De la (il suit) que Jean aussi ecrivait : L'onction que vous avez recuede lui 
demeurera en vous, et vous n'avez pas besoin que quelqu'un vous instruise; mais 

15 c'est comme si son onction raus instruisait au sujet de toute choSe'. 

Venez donc a mon arene 2 , et meprisez celle * qui est attendue avec*Lfoi 20; 
rage, celle de Daphne. Soyez-moi amateurs de spectacles des lüttes spiri- 
tuelles, et je vous preparerai encore d'autres enigmes difficiles ä resoudre 

I. I Jean, 11, 27. — 2. Note marginale de L : II appelle •< arene » le lieu i[iii est träte et enclos 
pour les lutleurs, dans lequei ils en viendront aux mains les uns avec les autres au cours de la lutte. 



7', Sl.\ ERE D'ANTIOCHE. [518] 

JIooj; jLX? N 5& > ^io» (jiaL3 y^aüo t-a\j° ^pö- 1 j-~- ** =; ovjl^a :^ooixa3» 
J1ojl^>o -.U^o-h? )lmN>nS, Jots-jLjo -.<h\ ^\^ll «ä/j oo» :^-> JloikXi 



des adversaires. C'est avec abondanco et avec magnanimitö (ucyxXod/uyjx) que 
je vous pr6parerai un llieätre (SeaTpov), comrae celui qui lutte pour la couronne 
et pour la proclamation, et je montrerai de quelle maniere i! vous faul aussi 
combattre, afin que, selou la parole de Paul, la paix du Christ interoienne\ 
que celui par qui uous avons aussi ete appeles (nous) mene et prououcc 5 
dans nos cceurs la decision au sujet de la couronue de la vietoire, et que nous 
obtenions le royaume des cieux par la gräce et la charite («piWJso^a) de 
Notre-Seigneur, notre Dieu et notre Sauveur Jesus-Christ, avec qui la gloire 
sied au Pere avec le Saiut-Esprit, maiuteuant et toujours et dans les siecles 
des siecles. Ainsi soit-il ! 

Fin de (l'homelie) XCIV. io 

1. Cf. Col., III, 15. 



U^~o t ^AwU lf^l>o 






1(1 



yooi^o ^Si^io; jlao-flQ^o :JKJJSoo J_i_ij ^*> »-a^o J_cq.jl^ ^^soi^ V-aJ^o 

wcuu.. CH-.ÖOI» L=>fcoo rjofSs Io^ jooi ^.otofc^../ jfcC^ioo :JK^io )oo( s-oiotw/ 



I. L in margine : ±a?rr,. 



HOME LI E XCV 

SlJR LA DIVISION ET LE DESACCORD APPARENT DE MaTTHIEU ET DE L.UC, AU SUJET 
DE LA GENEALOGIE (y£vea7,oyia ) SELON LA CIIAIR DE NoTRE-SeIGNEUR, NOTHE 
ÜIEU ET NOTRE SaUVEUR J ESUS-ChRIST. Et, A LA FIN, CONTRE CEUX QUI 
5 ETAIENT MONTES A DaPHNE d'uNE MAMERE PAIENNE. 

Je me rappeile qu'auparavant, lorsque j'ai prononce l'homelie qui (est) 
relative ä la genealogie (ysveaXoyia) selon la chair de (notre) Dieu et notre 
Sauveur Jesus-Christ et que j'ai montre pourquoi et comment le meme et 
descend par generation de la race (ye'vo;) des hommes et aussi est öleve, 
10 depasse toute race (ys'vo?), se conduit en dehors du temps et met sous lui 
la pensee relative ä tous les siecles, alors qu'il est egal au point de vue de 
l'eternite au Pere et est Dieu de Dieu; et pourquoi on peut entendre les Evan- 
gelistes (EüayyeXwTr,?) dire : Au commencement etait le Verbe^ et le Verbe etait 
aupres de Dien 1 : et : Livre de In generation de Jesus-Christ, fils de David, fils 

1. .Iran. I. 1. 



76 SEVERE D'ANTIOCHE. 520] 

Vio)i/ H (>!! °«^ JlS^^ }y"'l ^£^o?° :^«i-»/? «»■■= t-*°?? «•'»- 3 L~+±*o 
)jl3>js vü.-bos V— ^—? )°o« ~<*ok.../j :yoofi-zli o»Vi ^-sil^a J-i^oio :lS-.J^evo 
..f i^lj dOKL.; -ch» jNXio woi jjLioio :oOokJjLj ^oo»-QJ? )<=°« ^>? i J»o6^i00 
vä/ Jju.,-0 Uoi ^-ioo J^ij Jl> ')Q~.i^o jK^okjs JoCSs. L\>J* ^ -.J^..^:* 
JjLicu, oCS. Joot «x>»'i ocx vak«~ 060 -ot :).... »t>e^>> l'^r> ^/ ^^^ 
oiv^v ,<_*> och :iooi |) J^ooj; )La3lo-A ^ Jjl3u./ ? o :j!s^'o y.*\ JN-a^*-» 
:^*iö; ^.VcxtS.» ^-^-/o \_-o£o ^--^ch ».so :oü.Kj| ^-.J -CH 'U^*» ^.ch; 
jfc^K.:^— ; v-^r»/ an ^ VcnA «s/o Jäj-s\ «s/ J^;och-A vs/* ^-^oj 
^jxü^fcoo ^)i-^is jJo M»-on jlaau.^- ^oi. :|Laa^b), JJo ^.ouk-/ 
"^>. :^.^ot JjiilcLs ^.iö ' vcavuaoj.^3 N ^» -. v ccx^ K.-.001 )\L* ■ .wOl^o woot 10 
..yoK-oot ^.>L. )»')» ;>o,^o Jjct^JJ; och ^-/o lyok-oot ^io-^Lo ytti."^ >*-» 
y.*\ .. v oKj/ v-i '■•'•' v '^"'/ «sr* .mNJ.a.^oo vofcs-.ooi ^v-**!! ^»J J-*'^ V? ^ i> 

♦ ^flulO M.9»j/ J.^^O.Üi» Jjuto^iO vJLl/; OCH 



I. 1. in margine : IIoot ac£i? 



d'Abraham* ; et pour quelle cause il a ete dit en premier lieu Bis de David, 
ei ainsi ensuite fils d' Abraham, qui etait plus aucien selon le temps et (que) 
pour cette raison il fallail qu'il füt nomine" le premier; et quelle est la raison 
de ce que Joseph a ete compte dans les familles, alors que la Mere de 
Dieu. la Vierge Marie, saus semence et du Saint-Esprit, et a concu et a 
Lfoi.2o?enfantä le Christ, (eile) quau lieu de celui-lä ' il fallait que (l'Evang^liste) 
comptät dans les familles comme il convient; et comment, lorsque l'union 
du mariage n'a pas eu lieu, celui-lä d'un cöte est nomme" son homme, (et) 
celle-ci d'un autre cöte (es1 nommee) sa femme; et (cela), alors que toutes 
ces (contradictions) et Celles qui leur ressemblent, lesquelles et pour les .hüls 
et pour les pai'ens et aussi pour les heretiques (oclpmxoi) ont passe pour etrc 
fortes et ineluctables, etaient soigneusement discutees par moi dune maniere 
claire et exempte de violence — (je me rappeile, dis-je, quauparavant) je 
vous voyais d'une part, ä l'occasion de l'expose de ces doutes, vous tenir sur 
le bout de vos ongles et comme si vous voyiez un combat (eeyt&v) de lüttes, 
et) (l'autre part, a l'occasion des Solutions, bondir d'allegresse, faire des 
eloges et etrc joyeux, comme si quelque combattant adverse avait ete vaincu 
et etait tombe. 



I. M;itlll.. I. 1. 



,:i HOMELIE XCV. 77 

.• v OuQ_flo,l. JJ |.jl3Ji lo^; °<*W? -.^■■•^7 v aa\ JjoIS-j».'/j ■&( J*oi \>^io 

v oa^ o-^^/o j^7 'J't-*° J<*^? U^l Ua-ai-^ )o^^o Joou v3/ t-.,^ Ua~.7 

:oV-— vj^^; J-.90Q.li lo^> ,.3 *^-iö ^aJu/o .Jl^j^ oCis. ^.D ci\ o_.vloj .'jjOJ_~ 

B o-cl^-co |Jo -.J.:*iiLa\ o',^J «3/ o-icX.* s3/ -.Jju.oi J-icx )»)» K-*-o lct^,o 

•.O-Ojj/ Ji.V-.3Ji JJ^nJ ^a *3 '^»J )J*^flQ .Jj^co-^^o oöt J.*_^o»i loS. 

*p&/ JL^XJ l-M^J? )jJu/ J-.JLJL yCtOtwu Q-30W.0 -.0030(1/ JlojK-OO ^iOj J-OO^i. ^.../ 

jlo-SoaX.^ -^o^/o .•-ooaS »o~ 7° |L»7 W x-^Xo» ^S^^io oX ,)J / 
:^.oCS. coeX-».» ^Xovj» oiÄsJs; yQ-JÖl ^£-*° fll .J-»>oojX "^-^ »7° .•j-ok. r »-3 
i ..^0^_S )„!,» I V>3 ^-.U o/ ^-* ^.2/ lyOOJ-.K-./ vOODW JYo>J w-^co ^ s / 
\m*°lU/; OCH *JoO» J^/ *^_.» JL»/ jJo ^-ö/o .Jlv^Q-JS. QL*±\ä'l K-.J-m.*Q— 
) «» -'-- t^-OO) ^.^7 t~^o7j >-»Ö(» ,)~L30( vS/o -JoO) loäL^vCL^D ^_iO "f- 2 ^ 

K-./» 06t; Joot ,^6/ J^X^jö)..» yV^ 091 &l> "M t-=^ß i-*^ J?«*^^ 



C'est pourquoi, j'en suis venu aussi ä vous promettre que, si vous ne 
montiez pas ä Daphne, c'est encore d'autres lüttes et (d'autres) objections 
(ävri(7Taoic), ([ui sont regardees comme difficiles, sans l'etre — ■ ear comment 
y aurait-il aussi (pielque chose de difficile oü (il y a) Dieu et la verite ? — que 
5 je vous preparerais et (que) je vous tiendrais pret le spectacle, qui est voisin 
du meine sujet. Et quelques-uns d'un cöte, ayant fait attention ä ma promesse 
et ä cette arene spirituelle, ont et suivi et garde les Conventions et ils ne 
sont pas montes ä ce plaisir nuisible. Beaucoup d'un autre cöte, vaincus par 
le desir honteux, ainsi que des fuyards devant la perl'ection, se sont retournes 
,,, et ont presente leur dos qui s'en va\ comme dit le prophete Zacharie. 

Mais, ce n'est pas ä cause de ceux-ci que, moi, je marreterai, fermerai 
in a bouche, paierai l'injustice par le silence et mentirai ä la promesse. Mais, 
c'est ä cause de ceux qui ont persevere dans ce qu'ils avaient approuve, 
fussent-ils meine tres peu nombreux, fussent-ils meme par liasard un ou 
ilciix en nomine, que joyeusement je paierai la dette. Et, n'y aurait-il per- 
sonne qui eüt obei et eüt ete sans tort, meine ainsi je serais tenu de parier. 
C'est pourquoi, en efFet, je pense que Notre-Seigneur, lui aussi, disait dans 
les Evangiles i Eöayyc'lta) : Que celui qui n des oreilles pour entendre, entende 2 , 

1. Zach., vh, 11. — 2. Malth., si, 15. 



\ . 



78 SE^ ERE D'AN HOCHE. 522] 

taio^s JlgiaN^o; jtC^io^i Joot )o_U^o ,.3 ,^ y i t'i \ \ a o ,* *n\ JjV/ oi^. 

<~ .K^).lin>O0 ^J JJ -.^OtoK../ QJ-iO 'Jjüo JloJJL^^iO; Ljj/j ^.» OCH» 

♦ jÄOül K^s o/ jlai./t'm vi^> ^—.ot-s U5;'j o^s ^_io ^_o Q^ ^IlSC^ , 

L'^i»; cii-^J^o 3_floa_. laS. K^jo ^coiVi/ ^o -^1* t^ .•)K^oci \ öii^ N-~iö 
.y^öiio )i^o)too; K*j -ex JioVow; )i»\ > o\ t^s ^.-j Laa.\ ,-^eu p o Jo£^\ 

^.S^j JN^2l.co tO^Lco Uooio .-^ O . ^ «Ä-flOQ-*; J^ Joe* j-sk. mV ?; 

l. L in margine : l- — "J. I. ^••>=^ sie . 



en montrant qu'il (nous) faut jeter sans savoir la parole de l'enseignement, 

oommc une scmence, egalement sur tous ceux qui entendent d'une maniere 

L rol. 207 semblable, sans chercher apres discussion qui est celui qui * possede des 

a ' oreilles sensibles; car celui-lä, la parole elle-meme le trouvera, lorsqu'elle 

aura ete rccue d'une maniere invisible dans lcs profondeurs de son coeur. 5 

II faut deja commencer par les %3<fAr l tj.a.ztx, c'est-ä-dire lcs demandes, 
memes. 

« Comment, disent-ils, Matthieu d'une part, en comptant les familles, 
fait-il descendre l'expose meme depuis les premiers peres jusqu'aux ent'ants, 
lorsqu'il a eommence par Abraham et qu'il est descendu jusqu'ä Joseph, h 
le fiance de la Mere de Dieu, Marie? (Comment) Luc d'autre part, en mar- 
chant vers la source des fleuves, ainsi qu'on dit en verite, et en faisant 
retourner le couranl en sens oppose, lorsqu'il a eommence par Joseph, et 
compte-t-il a reculons les peres memes, et dit-il au sujet de notre Sauveur 
Jesus : II etait, ä ce qu'il paraissait, fils de Joseph, fils d'Heli', et mönte-t-il is 
de la sortc sur une ec helle i|ui eonduit vers le haut, jusqu'ä ce qu'il par- 
vieiuie egalement pres d'Adam? » 

1. Luc, III, 23. 



[523 HOMELIE XCV. 7» 

v OO».V ^L— ^.. .->»*> Ju^SOJ ^)0^iO jjj ..^JL^iö/ »3/ "ÖtloS.} K-J w.Ö| 

w.öt >3/o -.) qqul - ; ) t « iv> r -.3L&a.JS. h^JJ ^%^y ^_io; ^61 vs/o :o&. V-«^x 
)lj.+ja.~<! oöt J-sK-ao ..JIJjl^cd JKJlsjo 'KJu^Sh.^ J>oto .os.xoJ K~^ ^io» 

.. .r» rr> nA .OtV-3 J-»JO-^ . - Or,_i ^.ÜJQ.^ ."01^ ;OJlo( .'0«'»_3 ^ CD .. 1 »3 .-Ot't-S 

• ) i ^N. ^ ;^ .-^.JoiciA V- 3 .^^.Jo-. i-s Jjpofio oöt ^cot .. pö/? ool ^*öi-=> 
jLxxS» K.io_«io po .«*3a_flD jo .-jl—Jj V- 3 - - o).-^ V- 3 . ,N! ^j..^2>oj»J-» '»-3 

10 ♦oous ool ^-.; S^J" 3 -'^f J- 10 «" 3 ^ö ^-sj-ao 

^io ^a.\ \->+-»l l^°)i^?! .-J^aS^. <*\ ^•^-* ^*V*>/ ^^^aoi ~)-La^7 
Jj£-*/; o-\o .-jKoV* loL^^iaiaj» J-MotaN ^i. .OSoa^. ^v^^oo/; ^-^ot 

1. L ;»'/o. — 2. I, in margine : •*■ 



A cela en verite nous disons aussi que nous trouvons que les Evange- 
listcs (Euayys>.tffTvf;) eux-memes n'ont rien fait d'etrange ni encore qui soit 
inconnu au Livre divin. II est dans ses habitudes, en effet, et aussi de 
faire descendre d'en haut le recensement du nombre des races (ysvo;) et 

5 aussi de le faire monter d'en bas. Et cela est ecrit clairement et de nom- 
breuses fois dans le livre des Paralipomenes. Gar d'une part il (le) fait 
descendre, comme la ou il dit : Ce (sont) les fils d'Aaron : Eleazar, son fils; 
Phinees, son fils; Abisud, son ßs; Boqci, son fils; Ozia, son fils*. (Et) d'autre part 
il (le) fait monter, par ce qu'il dit encore : Le chantre Heman, fils de Joel, 

lo fils de Samuel, fils d'Elcana, fils de Jerameel, fils d'Eliab, fils de Naas, fils de 

Su/ih'-. Et, en lisant avec soin ((pt^o-ovia), on trouve que beaueoup de races 

(yevo;) de ce genre sont composees differemment dans leur expose, et tantöt 

d'un cöte de cette maniere-ci, (et) tantöt d'un autre cöte de celte maniere-lä. 

« Comment donc, disent-ils, vovons-nous Luc lui-meme faire mention 

15 dans la genealogie (yevea^oy(a) d'autres personnes (irpodowov) en dehors de 
celles qui sont citees par Matthieu, et non seulement d'autres (personnes), 
mais encore de (personnes) beaueoup plus nombreuses en nombre que 

I. I Paral., vi. 50-51. — 2. I-Paral. (LXX . vi, 33 35. 



80 SE\ IUI. I) A.NTIOCHE. 524] 

^cxok-./; ;j>ö/ oaa^. vju/» ,-iö w.too -J^C-VoI^s joC^ l\^L.» «ft qv 

» Lrol. 207 ..^JL^ft^JtäO jioi ^^oojo 'JäJSl., ,JJo jjVJJJO. .jL^. 'ool |;OiJS &l JJ/ 

b. ^ 

JLaiü>ooaio J,.-,* «-"-^, °^ •Uo» LiQ -« < i ^ \Qj/ OjloJ 1-^JÖw j-ibCb; jjf.% ooi 
,_- ,.0 jioio :J-.öu$^ J^^o-^^^öjJ Jjl^j v00u\ jooi K.*/ yO^oj-j Jk-^V* 
JJ / JoiA^oli — cm öi^K-./ t-»-^ J »o» :J)V. ->y> ■■> jooi JjLio.K.ioj oöt )ooi ^oio^/ 
*-oi JjLio .l^^jaoa^aj ^oi.\ ,^_.j Loo\ -.J..\lSjjLio Jfr^» i »*> ^.öCis. ^iö <^Kio 

oJix •.).— Is )J» jooi IJ-iöi oöt; otlfcojj» Jooi ^^a..2 L».a.:*s* J_floa.ia.L.=> 
L.3joi ^io; oöiio .cxV-a_^j ^oto_/ » / )J/ .-jla.sloLA loTS. ö» » mbi j-i»~~/ i" 
^3/j '.^■•J Jt~»A* .Jooi oi.iotS.JLj ^oiots^l Ä^-io; oöi; J^-s; -Jooi ^.Kio 
■.Lcoa:>aj ^.jKo ^_ie >>o •«'«>; .v^bajuj Ji\^ö£$S ,. «\oi jllo Kl^-\ „_..ot\ 
: v oo|.Xbo t ^x laicuo :|^^s/ J..X./ ,_.;!. ^i-ia'.i. yooou ^-»«J / . Looi ^_.» vj^ö/ 
JJ; Jt-^s^ • *t-^ ^-^r" ! °öi? otlto/ Jood, jj -.oi\ K-./ Jooy JJ wj )-^»j 



celles-lä? En effet, Joseph, le fiance de la Mere de Dieu, la Vierge, Matthieu 
dune part dit qu'il est lils d'un certain Jacob, Luc d'autre pari (dil quil est 
fils)d'Heli. » 
, ibl.207 Mais cgalement en cela encore, ceux qui ne sont pas inities * et ne 

sonl pas instruits et qui sont troubles ä cause de cela, la v<>ii t < ■ des Livrcs ■"■ 
sacrcs les i'era acceder ä la foi. Ce n'est pas, en effet, unc seule genealogie 
(Yev£3t>oyta) que les divins Evangelistes (Eüocyye>.i(i77)s) avaient dessein d'etablir; 
et cela, bien qu'un seid füt celui qui etait coiupte dans les familles; car 
c'est lä ce qui est etounant. Mais Matthieu d'un cöte raconte La (gcnealogie) 
naturelle, Luc d'un aulre cöte la (genealogie) legale, i Et) qu'est cela? Si io 
Dieu (le) pennet, inoi, je (le) dirai clairement. 

Dans la Loi (vojaos) de Moi'se, il avait ete ordonne quo personne autre 
ne prit en vue de l'union charnelle la femme de celui qui mourait sans 
enfants, si ce n'est le frere de son mari, e1 que celui qui naissait de lä füt 
nomine lils de celui qui etait ruort. II est bien que nous entendions aussi les L5 
paroles divines elles-mömes, qui dune part ?e trouvent dans le Deuteronome 
(AeuT6pov6(i.iov), (et) d'autre pari s'exprimenl ainsi : Si deux freres demeurent 
ensemble et {que) Vun d'eux meure (et) n'ail /ms de posterite, la femme de celui 
i/iii est muri ne sera pas au dehors <) un homme qui n'est pas proche parent. Le 



10 



[525 HOMEL1E XCV. si 

.öt^cDw V-^9^Jo -.U^j/ oC^ cH.^^.aajo -.ö|la\ ^a.^ Jio^v» «oto.*,/ .»jL*i.'_D 

ot-ioji ).^-.>>Kj JJo -.k^ioi oöt; <x.X3.i y-2>o ysa.^.1 -.^Jl y/j oöt \\^> Jooüo 

sJü/ -.ot^ joo« fcs^.\ L~/ J-Jüs jJ? k-^io? oöt vS/ ^_.; v / .^..j^co.../ ,_*> 

la\ .otlKjjJ ö*\ joot ^fl-'j j-m-JL^s oüS. ooot ^-o i ,- v 'b; ycuöt ~_io Jjj„~ / 

vi i «. froo .voto^ioA J^ot; Jjjl../ ^■ fc : io ? »-^ o=H^ J-^'J <*^ V>-»-Q-J; ^.öi 

JjLofcoo l-^- 1 -^ If» ^ »\ *Q .^5°°i J- 10 «? OU»/o ■ . LxiCOaj y^/ |^_s 061 Jooi 

oilbs.jjJ ot^xroj; jooi J_s\ JJ :Jooi ol-V^; oöt J-- 00 - 11 ^ i- 3 ? ^-«? oou/o .Joot 

> ^s ^.io .-Jjq.x^s joot o .y'o ot»K.=> ^.io; oöt -JK_^Vo ^.../ 'K^.io» oöt; 

• .J-coa.iaA oi^ )oot K_/ -^^ )Ia3u,w. .J-^oj^ oi\ joot >5 *&^u.:>o ^dovs 

♦ K-^oo J.*L=> ^sl^ JJ-» oöi^ J.-i.ij ot\ ya « n i; —öt 

,-io J-sKj Liot »3/ ^.j wotofc^-./ .-^sAo JLai^ k-jLA^* ^*_\ot 

:J-^oo; laS. om^i 1o-^£m joot J-i\; \ju/ i-»->x jai.a^ .J...öu$^ JLäAo "L fol.208 

** r" a. 

-otoio^; 0Ö1A •,.*>/ -.U-is h. ^--r ? olu«/ yO^jJ.bo ju/j JlAj/ loot; 

.va^la ^»oot • . ) m 1 >x , , .y 'o fco/ joöt y/ -.fts^ioj oöCis. ) od 1 . a joot o 4-f> 

I. I. in margine : .\y/:<stn.i. — 2. L in margine : MaaXw. 

frere du mari entrera che: eile; qu'il se la prenne pour femme et demeure avec 
eile, et qu'il arrive que le fils quelle enfantera ressuscüe le nom de celui qui 
est mort, et son nom ne sera pas efface d' Israel'. Si de plus celui qui est mort 
sans enfants n'avait pas de frere, un autre parrai ceux qui lui etaient proches 

:. parents selon la race (ye'vos) prenait sa femme meine, en vue de lui susciter 
une posterite. Car c'est ä celui qui est mort, ainsi que vous l'avez entendu 
maintenant, qu'etait assigne ce fils selon la Loi (vof/.o?); et cette sorte (elSo;) 
de mariage s'appelait « proche parente de race (ye'vos) ». Et si le parent qui 
etait le plus proche ne voulait pas prendre, comme il convient, la femme 

10 de celui qui etait mort, c'est celui qui apres lui etait le plus proche parent 
selon la race (ye'vos) qui necessairement acceptait le mariage meme. Car 
la Loi (vojxo;) elle-meme prenait soin de susciter une posterite ä celui qui 
n'avait pas eu dVnfants et etait mort. 

Cela est ecrit clairement dans Ruth; (et) ce livre aussi fait parlie des 

15 divines Ecritures. Un certain Booz, en efl'et, qui voulait * prendre en vue •i.i.i os 
du mariage Ruth, qui avait ete la femme d'un certain Mahalon, son parent, 
lequel etait mort sans enfants, dit ä celui qui avant lui etait le plus proche 
parent selon la race (ys'vo?) de celui qui etait mort : St tu es !<■ plus proche parent 



i" a. 



1. Deut., xxv, 5-6. 

PATIl. 0!(. — T. XXV. — F. 1. 



82 M \ IUI-: D'ANTIOCHE. 52ö 

't-ai'S. K.-^ .^j'/o ,v-i>. y^ol '.Ul-, >T>.^»'P k->l J°Ö| JJ ^»J \J •)- CQJL ^. 

öujfc^^o ovlo; :c*S. V^o/o 'k».? ^ °9 I ♦ J3 ° •_y'^~ 3 —k-»7 J- 1 / .o»lotoj ^.iio 
-.oVloJ./; |j/ Jj/ ...i«v» jJj "^Oo :>-«^t»? -ö« ) m i ^ lo t .y n \ ^S. Kj/ 
Jjüo joi . §v o\))io; otlKj/ )tv-^^)aio JLco^ ^.»t-*» -.ja^aa oot t^»/ ^>ol 
*c*^a.* ^ieo w>okL~/ ^o h^J^a^ oöi; <*ic>_». o.v> n v>^, .jlfco/ «i>» ö£>. Jj/ 

oöi» oitocuw-o; oöt y~t\ -.^30| ^-»/} ^-.«^.ot UnÖoj ^°? —öl jo'ia lojo_i^j 
otiCLJi n\in \i\ 'Joü^S. ^io - «,. — £il i \.2>Ks K_J-«Iük.,v t-*-^ P*/ .OU&-/ ^•- > -^ ? 
ofcots^o :^_1/; oöi ^^. Jli^Sx ^ioo .oCS.-» Jlolv- ^O» .-K-*-ie; oöi> 
,,_^JL/ oilaslcui ^io «s/; 061 .-JiKj/j ^■■•♦A? oöi öt^^ -.\-^>l [io^ ^*> 
♦JV-^ ^.otoK.^/; ^cuötb^o K*ioi oötj ■.^■•? j-flpQ.v> i ai y_./ 
jöV=>/ ^~*Vl; • JJL»-» t jo jb^ot^S. öitJuio; oöt «auccu. ^^ ^/ Jjj )jow=> 
JJ; K_«..ico wJ^i» Ji^-i/ oläij t-*-^ f° Jit-'V* ©+*&»•/ -ota^i. yo-^fcota 

l . I . in mareine : J«k*. 



selon /« race (ysvo;), sots Je plws proche parent selon la race (ye'vos); (e<) st /» 
»'es pas /c plus proche parent selon la race (ys'voc), rfts-/e ///«> e£ /e (/e) saurai; 
il n'y ii personne <jiii s'approche plus que toi et c'est moi qui suis apres toi*. Et, 
lorsque, lui, il a'eul pas voulu et lui cut dit : Approche-toi et revendique pour 
toi la proche parente de nur (ye'vo;) qui est ä moi, parce que je nepeuxpas, moi, s 
m'approcher 2 , Booz dit de aouveau : Alors liulh la Sfoabite, la femme de Maha- 
lon, voici je me l'acquiers pour femme, u/in de ressusciter le nom de celuiqui esi 
mort du milieu de ses freres et dumilieu de sa tribu 3 . 

Lors donc quo cos (prescriptions) onl 6te ainsi connues ei expliquees, 
il est connu de tont le monde que la procreation des enfants qui (provient) 
des mariages de ce genre est comme si eile etait la resurrection de celui qui 
esi mort. Car l'Ecriture inspiree par Dien dit clairement ; Pour ressusciter 
le nom de celui qui est mort dans son heritage*. El c'esl de tonte m'-eessitö i|ii'a 
celui qui est ue est assigue d'mic part selon la nature comme pere le deuxieme 
mai i de la femme, de l'union charnelle de qui egaliuneut il est ne, de meme i 
que selon la Loi (vojao;) d'autre pari il esi repute 6tre tils de celui qui est 
mort. 

C'est de cette maniere que, en cc qui concerne egalemenl Joseph, qui 
aepousela Sainte Vierge, il esi vrai que deux peres doivent lui 6tre assignes, 

1. liulh. iv. \. - 2. Ruth l.\\ . iv, 6 — •'». Gf. Ruth, i\. I". - - i. Ruth, iv, 10. 



10 



[527] HOMELIE \C\. 83 

.•JIqjsLq.*. laJS. otlKjjJ öt^caj .-ouS. Joot o,.»'o ) m ' ^; oanA^ -.I^Ls 
K-O &l .) flOO.^OJ Joot ,_aj3j JjX5 ^_/ .-k^io» oöt\ J^i; <*\ v-» - r> <; Uau/ 
o nn\ ..; -.Joe* ^.oioK^/ L*_coaiaj )i-3 '^.iö uCb^>; -. °»<t^ r ^~.l/ ouio ,j 

Jöus/j ..^.iö ^.tooo .J-o^m^o J-aN -"^g J^ojVa\ . • J.ü^ voot-Vl ^io, ^ 

N! !i>-iJ^ J^jJ ^.*jl>c jj^moo :»o^l/ >2Lfloa^j jooi ^oiofcs.../ j_s/ )«v^^j 

o s3/ Jal^i; Jjlsu/ .^on oi^ oo« sä/ jooi ^oiok_/j ooi yLJjL^ j^op> J, ; . 

f^ '+*-% ~k*zo .^o» la.\ t, .>.i,^i A J^xcabö; .)K^.iaaiaj ^öt jlai^-,JJ 

.-jLsa^ ^.tS^j v aicaVji ^o, ycijöi ^ ..jooi vjsjlL. JI^juo ~oi J» ^-- , \\ 

♦j.»« «j ^ cla > m ^ •> ^ott oi^_s ou>o_w 



Car, lorsqu'Heli eut pris une femme et fut mort sans enfants, Jacob, qui 
lui etait proche parent seloa la race (ysw«), prit sa femme en vue de l'union 
charnelle, afin de susciter une posterite ä celui qui etait mort, conf'ormement 
ä ce que la Loi (vo'ao;) ordonnait. Lorsqu'en verite Joseph aussi fut ne de lui, 
5 c'est d'Heli d'une part qu'il etait fils legal, (et) c'est de Jacob d'autre part 
qu'(il etait fils) naturel. Et c'est pourquoi, Matthieu d'un cöte a dit que Joseph 
est fils de Jacob, (et) Luc d'un autre cöte (a dit qu'il est fils) d'Heli. 

En efl'et, celui-lä d'une part a aussi attribue ä la nature, (et) celui-ci 
d'autre part (a attribue) ä la Loi (vöjao«) encore l'egalite de race (öfioye'veia), 

i" qui des deux cötes est divisee entre des personnes (ttcoWtovi dillerentes. Et 
Matthieu d'un cöte a fait mention des peres naturels de Joseph, Luc d'un 
autre cöte des (peres) legaux, lorsqu'il a mentionne Heli, qui selon la Loi 
(vS(io? etait pere de Joseph, et ensuite il s'est des lors avance vers le haut 
jusqu'a Nathan, qui etait, lui aussi, fils de David, pour * muntrer egalement • Lfol 

15 la parente legale, qui fait monter le Christ jusqu'a David. Car, c'est en 
recensant la parente naturelle, par l'intermediaire de ceux qui descendent 
par generation de Salomon, que Matthieu a montre (jue le Christ est fils de 
David selon la chair. 

Que et Salomon et Nathan soient fils de David, non seulement fils d'un 



L fol.208 
r'b. 



r°b. 



84 SEVERE DANTIOCHE. [528] 

)ly- rn ... )^.iO^O OOt J_sfco _i0 Ool .J-io/ J,— oJLs «s/ £^3 jJ / MlAj 
-*k-Ji._A yO^a^-S ^.OJ N^io/o . Lsot ,J_OOU J-S&0 OOt t-»"^ t-^ / »)-* Q " ^ « V) 

o^J./ ^*!S>oio .^oXjiioJ_3 y^io/ .^äa fcOklo ^.N^slo .^~'^ ) fcv*o .^i-»- 
\n.-miK.^> ^io -V oov..to^=>V/ . v aiccC^io -V !.(jo o).iQJio J^*>U ^aSjiio)-s oC^ 
ÖCS. vSloK.*/ l'O-^-s? -öi ••J-*o/j oilto/ ,looi ö»-.^/ ^..i J»oi .JL./ lv_s 
yOJÖt ^^s^io ,jJ/ ..cxfcoooJ* ootj x-3-./o k-.J.ia.^-i. clS. '^») j;o^ .,-.0; 
jldSu.^ ^cX J_oai>.o .>o ; \ ^LU ot± ^-.1/ )-^3; Jj,_~ / l^j°°J r*>? °'*~^ a> J^. 

J^-flDoioj, .JJ Jj^sXa~ ^o» ,;aX vs/ ,V*^ ?<x^/ JU-'t-* öuk-./ JJ? .^-*s -=* 
..K_)^_,OiJ J-a.~K.io K-l/^k-.; \-».\oi ^>o .^-1/ cxfcCbo lo.\; J?och_» 

*),*■>■»»>» Jl./ ^.? |Lu2; JjotVoaX o.j'KiaÜM 
Jjöcocu y^h -öi Jim . »Jl; :Jj>oX. ,_aui> h^°'U. ^-^ -« Jlaa.^ *.» jJ/ 
c*X I-Liö .'y^lx N—KX ,_2>o ^ *-o»A UP- J-J*~/ JäoäS *** .71-^CLJ 
J.iaji Iq-q-Jl^ • J$JJl3; ^-»/ 000t vooi-k-./ ^io Jj^— /; .J.cd.1,^? o h - . » o.. \ 



in 



seul pere, mais encore en verite tils d'une seule mere, c'est ce qui est montre 
aussi par le premier livre des Paralipomenes. Le Livre sacre, en eiret, 
s'exprime ainsi : Et David regna ä Hebron sept ans ei six mais, et trente-trois ans 
il regna ä Jerusalem. Et ceux-ci lui sont nes d Jerusalem : Simmaa, Sabal*, 
Nathan et Salomon, (tous) quatre de Bethsabee, fille d'Elias'. C'etait la femme 5 
d'Urie, ä qui David s'est uni charnellement par adultere. Et cela, je ne Tai pas 
indique" purement et simplement et n'importe comment, mais ä cause de 
ceux qui out pense que c'est d'un autre mariage, (dun mariage) pur, que 
Nathan est ue ä David, et que - Luc a pris soin de nc rappeler aucun de ccux 
qui sont ues de mariages qui (etaient) en dehors de la Loi (v6(aos) »; ce qui 10 
a'est pas vrai. Car il a mentionue egalemeut Phares, qui est ne du commerce 
charnel contre la Loi (vöps) de Juda avec sa belle-lille : par quoi il est 
surtout montre clairement que c'est pour corriger les maladies de uotre 
nature que le Christ est venu. 

Mais, lorsque Luc a pris le soin que j'ai dit en verite d'etablir la parente 15 
selon la Loi (vo'(jlos), par l'intciiiiediaire d'autres persounes (lupöcwicov) jusqu'a 
David, en commengant k partir d'en bas, il compte un recensement meine 
de la race (yevo;), oü d'autres (personnes) d'une pari existaient vraiment, (et) 



1. I Paral., m. 4-5. 



10 



[529] HOMELIE XCV. «5 

■jt^-^l. y/ yO^iaA &l ^.'ai^. 3/ iJLi^-CD JJ/ V~ a^. ');oop vs/ :Liai..s 040 
-.-. } ".x"" ^»J \r-*-^- 3 J •©*^> 2 ° [jU.eL.0 o\ä£> (-AC11 U) y>-*l -.0001 > » l'^Aoo 

*Li/ \.^o\ JL^oa^aj oön .-Joot oKi v> J-i^-~/ )mi^; 

)^op ^-*-*-l/ 1-^3» . - w-«^.^3K_iO );V~»* S— >° ODlo .'^--;'» )t— . .»/ Oolo-l.iol.20H 

Jot ■anm'itjo =V*.U/ t-^ J-a—o^; jf\_s ,_io 3/ .• v q.^C^L.Nj l^pa^ 

Ot',-3 .^_>6 >^l^O0 jj / .^OtOjOUiJ./ )_^_£Q-rj!i^jö/ yOOl-Vl .^..LoJ.JJJLlL^ j-»-^ 

MfJ; oti_s • , ^>Uoo.iaj K*j ^*j Loo„\ . tv^U^D Jjoi.-"^ otot-iojL I^ooL.» 
.-JK~»jl.U )1cls1o.jio k«*^o; 06t; )~»jLs loy * m ^ J£o»pa.s ISJ.X ! 1 yS . -.o^^jd 

yOOWÖ'l ..^.iJL^.iOO»0)^ vS/ K^O jj/ . N 5i^O> ^2ö ^iO V^U/j ©Ol J-IJ y.*\ 

-,Kj>.D ^; )..oa.\ .«oio^/j \JSö\ »Q-fc-sjJ -.^ö **k*io 'ogLäo; .otS. ,_.;o0wfcoo 



I. I. in margine : wlaV 



quelques-unes d'entre elles d'autre part se nommaient du merae nom que 
celles que Matthieu a eomptees. Car, dans le merae peuple, ce n'est pas 
aussi un seid, mais ce sont beaucoup, qui, s'il arrive, s'appellent et Juda, et 
Levi, et Simon, de meme que maintenant (il y a) des Pauls, et des Jeans, et 

5 des Pierres. (Et) souvent Luc a cite aussi la meme personne (77po<jwTCov) en 
merae temps que Matthieu; et cela, quoiqu'il composat un recit de race (ysvo?) 
dillerente, je veux dire de la (race) legale. 

En efFet, ä la ressemblance de cours d'eau qui se divisent diil'eremment, 
coulent de nouveau ensemble et se separent de nouveau les uns des autres, »l f<>i. 208 

in les races (yevo?) sont habituees äse melanger ouvertement par l'intermediaire 
de certaines personnes (xpöowTrov), meme apres s'etre dispersees au loin peut- 
chc et divisees. Car voiei que les deux Evangelistes (EüacYye^tffWs) ont men- 
tionne Salathiel. Mais, Matthieu d'un cöte l'a nomme, Selon la nature, fils 
de Jechonias, (et) Luc d'un autre cöte, Selon la Loi en verite, la appelc 

15 fds de Neri, lorsque furent intervenus un manque d'enfants (t-cernia.) de celui 
qui est mort et une deuxieme union charnelle, d'apres la maniere que nous 
avons dite plus haut. Mais en verite, tous les deux mentionnent egalement 
Zorobabel, de (pui Matthieu d'une part dit qu'est Abiud, (et de qui) Luc 
d'autre part idit) en verite (qu'est) Resa. Mais, de menic que, ä partir de 



86 si:\ i:i;i D'ANTIOCHE. [530] 

jou^> tV-^-^} 6(V-».ü>o oöt »°lcdq_. ta^o :).i3Q.JL > x %ÄjN_Ä)/ yoou^l-io :^»>l 
|^-o/ oC^ ^d c*\ )N^.^Da^aj -010 )K . 1 «o ^öt JIqjl^m/ ,_^s :)loj t .a t .^a2> 

^cxi La-». Jjj..s oi-s »Slcd<3^ la\ .-j.mJL^ s^^sl/ ,.d n ^.sJ..s^oo;oj » ^otoJLs - 

+3 .(Ljl^q-mO . .«■a. v i.^ y, *, CO ~ y_»k_ ,_o Loa\ s^../ .-o-^iioL/ (.So, y.3 ,_.il.C 
.•öu!^-./ ).-^'oj ^6» ^io yo^> q\ -.oooi yoou^/ LülV^ iLio J.col.v f-*-^. 
^>*M( Ls»a.-£»_=> .) y -.. o » v> )^ S >-£a i %Lzj ^*; oöt .-J^JLs ).^m > ,_iö 0615 ' 
yo^o^o i±^i-2> >jl-ol o ^jjö ,_; ,v,l *7^J- V^ V'^" J"**^ J^~^ •.!>■— ^^ ^-»1 
)ly.~J^o -JKvio n -i jll^ V.-K-.; uj ,_- .JUSu/ ^^.Ä-fc )) - ;. <« ) iL ->j 
^_io ^o_ao J_s» JV» Jk^fcCLV; : JJ^? ooij ^iö otk^.^S. .j-^vooj >a±. ^x^ll 
k.jja A am ) 1 .., ilOi K_*3 0/ vXDasLs* Loo.a\o :^^.^J^ )\ " . «■» J^OLso 'op 
1. I, in margine : TltacK[pi\. 



David, il y avait deux (personnes), (ä savoir) les deux ßls Salomon et Nathan, 
et que par eux la race (ye'vos) a ete divisee et que c'est en Joseph, le liance 
de la Mere de Dieu selon l'öconomie, que, par la parente naturelle et par la 
(parente) legale, eile est venue en meine temps a la meme (parente) et 
d'une certaine maniere (y) a conflue et s'(y) est melangee, de meine, lors- 5 
que la race (yevog) se tut egalement separee ä partir d'Abiud ei de Resa, 
les fils de Zorobabel, eile a concouru en Joseph de la meme maniere. 

(Et) il n'est pas etonnant, si, selon Matthieu dun cöte, quarante-deux 
personnes (irptiawirov) ont ete" comptees depuis Abraham jusqu'a Joseph, (et), 
selon Lue d'un autre cöte, (il en est compte) environ cinquante-cinq. En 10 
effet, comme il y avait des races (y£vo;) differentes, ee n'est pas en dehors 
de ce qui convient que celle-ci dune part ait beaucoup de naissances, ei 
celle-lä d'autre part ait peu de naissances lentes. (Test a proximitc donc 
qu'on peut voir les maisons de deux freres, s'il arrive, d(> l'un dun cöte, 
qui est l'aine selon le temps ei qui a piis une femme il y a longtemps, de 15 
l'autre d'un autre eole, qui esl le plus jeune selon l'äge et qui jusqu'ä la fin 
a [nis pari au manage. On peul voir d'une pari que la maison du plus jeune 
a grandi et s'estlevee dejajusipi'ä Irois äges, qu'elle abonde en de nombreuses 
naissances et qu'elle fait frequemmenl circuler l'appellation de rest-reo;, c'cst- 



fol. 208 
v° b. 



v;i HOMELIE XC.V. 87 

y™v\ l^k-, Jlo^-^cws U.'o J-^-;^» .}.i»a.äCLi 7.-/ W\ U^o» 1^*3 oöi 
»J» 4 » K_jL^s j-K- .j-L-sj-^ -v-* -*-^ l^r*-^ v? °°* 'j't-k—^ °l Jk-- 3 ** 
y^s JN.*i»coaj }k^t± loS^ioioj Uo\; .-«Jlj/ i^ojj J^.,- h-'l <^>oo 
yoouio .öibo )K-^jl^3 -6t; ».^ och vä/ voS^JLio -ts.io y.*\ o^o .)j;oia^ 
-,-, ™^. 0|k-.l.L*3 ^ J.~^JLiO V-*-^^/ .)?<H^ öt-iv^*/ fcs-L^^io Jj^cuci 
10 odo_iL-*ajLio jL\, vs/o -.J-coLjo ^cuaJi \i.\ '^-«v U-»? otk^o.a.io^ s2>/o 
LioJ*> t » ai oöi Ljsclxlm oda^i^o . • j»«^>.ia Juio Jj*«cO> laü^; oiIol^— ^.ioo 
VL-» y-S -. , SuS. -2>\ \~"-^ )?°t .«OIC43l!-J J-L30IO .•^.«jo »V-*- 1 OC*-l( 

•) .. - >N« -Ä.QJU.» OI-.ÖOI» (.sk: 0^-30 lydA^^Jol^ ^X +3 "^-.SOI — N»io 



ä-dire de grand-pere, (et) d'autre part quo la maison de l'aine uomrae ä peine 
pere, tardivement parfois et aux portes de la vieillesse, celui ä qui manque 
la procreation des enfants. Qu'y a-t-il dcmc d'etonnant, si, dans le cours de 
cinq cents ans, pour ainsi dire, et dans le cycle de tous ces äges qui (vont) 

5 de David * jusqu'a Joseph, une des ra.ces (ys'vo;), que Luc en verite a comptee »Lfoi. 208 
selon la Loi (vop;), s'est multipliee et a grandi par la rapidite de (ses) nais- 
sances jusqu'a dix familles ou davantage, (et) ipie Fautre a avanee plus 
paresseusement a cause des naissances lentes dans le temps? 

« Et, dira-t-on, d'oü est-il connu que Luc a fait mention de la genealogie 

i" 1 ycvsa Xoyia ) legale et que, corame Matthieu. il n'a pas plutöt (f/.£M.ov), lui 
aussi, fait mention de toute la (genealogie) naturelle? » G'est par les faits 
meraes que je prouverai cela promptement. Par sa venue selon la chair, 
en effet, le Christ aussi est venu, et egalement pour relever et guerir la chute 
de notre nature, et egalement pour apporter la vigueur et la sante ä l'impuis- 

15 sance, ä la faiblesse par rapport au secours parfait et ä l'ombre de la Loi 
(möjao?), qui a ete donnee par Moi'se, et pour la cacher ainsi; cur c'est cela 
qu'il a egalement fait, quand sur les symboles (tuto?) il a place la vörite 
elle-meme. 

Lors donc que Matthieu a commence l'Evangile (EöayyeXiov) et a 6cr\\ : 



88 SEVERE D'ANTIOCHE. 532] 

)K«3,1a loL^^iCLia^ öiiSDV3 :);o«J öt-^n \-s )t-~^o -.j)oo^.:s/i oiio *-oii oiV-s 

^.jLjia-J^ oi-N.-./ J.ia\a.j^o :j<xid./ o^^l/ J_CDa.iaj ^_io i-S^J Ljl^O^o— 
Llsoi )..»t\) ^o.jl,i ^_.i oi^.^ ..otilko ^k.^1 K-w^jo >.)J^3fL*j oöi )i... i > o 
• .vasloN-iLjj V3*..o -.^.cco...^ 'ooo/ V»_.^>o l'yv'vii./ v*^ i- 3 -) 00 < —oiok*../ 
)t.\aio ^^.uaXi • .JoJ.~ji Joot La', ^3 . (_»-.».£ Jl«o5 ^_io JU^-a; KJ—jts-Ji/ 
>.i^xie JlaiOL^o JLa..'.J^o :Joöt Jjl£^o—o jJjio^. ^io; oot :J_iQ_.'; \^->? 
Jjuol\ oC^o .•^.sa.iö )lola*.iö, .jL\» .-ya.£D JK^ok..=> ^_io» oöi |^ax^ 
Loa* ^.io» >^öt la\ ^a..co.iöo .-L^dJ^o "^oJ—fcoi ^.cx ju~ J^ici ^iOO Ot^dl/t 
y.^!^./ Jv-Sl-^j >^ö( ^^clao :)j tl iffl°i ^i* »^.\; V-»-^ '^~ 3 ^° .Jk-*^o,_oo 
JIKj/ Ja.~^ >oj/ y»\~ ^*»-«o« •.Jjq-.jVS x-*> ^isssAJo t^jjl ^asotL )va^o 

:yO.^S^o/v l_.io.ji K.*_5 o/ v a.^_o)o-,.:_ »3 jJ / Loci Ol_\ ^» Loc_bs 

1. L in margine : Hpoai(iiov. 



L/r/v de ia generation de Jesus-Christ, fils de David, fils d'Abraham\ aussitöt 
apres cela, il a exposc la genealogie (yeveaXoyia), lorsqu'il a dit : Abraham a 
engendre Isaac et Isaac a engendre Jacob-; et, apres qu'il eut mentionne ceux 
qui sont nes d'un commerce charnel en dehors de la Loi (vo'(aos) et eut lait 
venir pour la fin le recensement du compte des familles, il a aussitöt lait ■'■ 
venir apres lui : Or la naissance de Jesus-Christ itait ainsi. En effet, lorsque 
Marie, so. mere, eut ete fiancee ä Joseph, avantqu'ils se fussent unis charnellement, 
eile se trouva itre enceinte du Saint-Esprit 3 , alors qu'il voulait muntrer quc, ä 
l'encontre de notre generation liquide, qui a lieu ä la suite d'un enlace- 
ment et d'un commerce charnel et envoie ä la corruption et ä la mort, il a place 
la generation qui (est) de la Vierge, qui conduit ä l'immortalite, guerit la 
nature elle-meme, qui etait tombee malade et de la avait souffertla corruption, 
et la fait monter vers ee qui ötait des le commencement et primitivement. 
En eilet, c'est apres qu'il eut transgresse le commandement et entendu cette 
iparole) : Tu es poussiere, et tu iras de nouveau en poussiere*, et qu'il fut tomb£ 
du paradis, (pi'alors Adam connut Eve, sa femme, et, lorsqu'elle eut concu, eile 
enfanta Cain s . 

Luc d'autre partn'(a) pas (procede) de cette facon. Mais, lorsqu'il eut fait 

l. Malth., i, 1. — 2 Matth., i, 2. — 3. Malth., i, 18. — k. Gen., m, 19. — 5. Gon., it. I. 



m 



15 



533 HOMELIE XCV. 89 

J_~oi ^-io; oöi Jjl^-a-^o :Jfcvj^.,_o jkXoKo loJ^j ^-J^i-a^v J^>jh>ä jlö; 
:ol^ ^-.Ija^^iL^o (U^^flD j^»j^/o :jot-Oolo |_oi^ oöi j^w-^o :L»—,-.o 
)!/ '^aju. ocx JK^.j^^ )K.i>oajQ^ jooi —oiof^-l ^ d L* ^K^l V~=> Pj t-*?/ 

öCbo; Loo» :)jL.t.X5 : J K^^cuuio Jk^_co v ai| ^3ui. ^^'? ^° :J1ä*-»»-o 
la^ioaio poJ^&Si Jt-lk-^o w-^oi -.J—o»; Jk^öioJso ^.oi^o ^«^iö;o 'JK*^s_-> 
.j-Liö j^^iSs^o L.coa^ajL.s; ^.öi J-oo-L^x io-L^-./» ^ajö» )^o,^ p .JKo^L* 
^jyj; oöi y-\ .>ä^ ^e^.-'^» jj» ohjs>o JJ •» ys^oy 001; ^-»Z i^>k-Äiaoo 

l„l Vi; »Oli^J; OOVJ / .•—0\ok+-\ OULS)_3 ^ s> _.flD; vS/ -.J-nJol OO» w-» J >-* .^-J 

JJ; K.^-^0; oöi\i —in .QJLio .JK^.floaiö.1 ^.öi (.m.!^ loa..«..«*/» J.3_^j ^oioK..»/ 
v3/o Oi^..i ofco.tao OiS. |K_«_2>ksJO .-JV^ o&- joow Jj-.il J»^poj <^io .-J^ä-s 
• Jl^*jöi3 ^^oi JLiö -ooj ^♦»ö^ V-^^ Jj«; .oi.ia.ji ^co_öjo .-odaio il^s ^*> 



comine Trpootfnov, c'est-ä-dire commencement, de l'Evangile (EGayyE>.iov) ^ e 
recit de la nativite de Jean, le Baptiste et le precurseur, * qu'il eut raconte »Lfol.209 
1'aiinonce de l'archange Gabriel ä la Sainte Vierge, la conception qui (est) 
du Saint-Esprit et la naissance divine et admirable, qu'il eut ecrit d'une 
5 maniere differente beaucoup d'autres (faits) et qu'il eut dit que, alors que 
Jesus etait äge de trente ans selon l'äge du corps, il vint au Jourdain et 
fut baptise, ou plutöt ([/.zX^ov Si) baptisa les eaux par sa descente, leur 
donna la sanctification et en fit pour nous-memes un bain parfait — (car 
elles sont) saintes, (operent) la purifieation de tout peche et (sont) pleines de 

10 tous les dons de 1' Esprit — - c'est alors qu'il commence ä exposer la genea- 
logie (yevea^oyt'a), en comptant les personnes (irpödwirov) dont la parente de race 
(ye'vos) selon la Loi (vojjws) est connue. II parait n'importe comtnent faire ce 
qui n'est pas en son temps (et) qui ne convient pas, comme s'il etait eveille 
du sommeil, et c'est apres trente ans qu'il i'ait l'expose et le recit de la race 

15 lyc'vo?). Or le recit paraitra egalement etre bien en son temps, si nous mcn- 
tionnons quel est l'objet de la parente de race (ye'vo?) legale. Qu'est-il? C'est 
qu'un fds soit, par suite d'un second mariage, ä celui qui est mort sans 
enfants, qu'il lui soit attribue et assigne (comme) sien, meine apres sa mort, 
et qu'il ressuscite son nom. Que ce soit lä, en eilet, ce qu'ordonuaient les 



10 



90 SEVERE D'ANTIOCHE. [534 

» 

. Jboa._«_o» Ji_a..£aio J_oxsoK.«lSo wai*i otla.:xa.:»o :^>> LaJ-^so Joi^» J-*.Ls ^ 
Jk-s - ,:». laS^iaia^ i<X±M ">&»aju. ,-sa ; >-' »k_s ^-*> :J^>a\ J-otSs JjoC^oo 
^^so • JK.sa..«.o>o J-JLs taioa^.j3D^ ö»\ K—/ JK-.a^^; :JK.» mo w i **öi 
, P ^ 'J_£DQ_iaJj oiloow.p kJscC^-.~i./o .-j*Uk-3 J_caSa^ ooi »»l^/i )a^.n 
laS^oasaS. ö£s* vääüö ^>CS. s^SJJ K.~k«.\ ^io 3/ 'i-->x jjoj^^.io .Jlo_a^ 
■ JL;aM.^^i t_^s; ^.01 Jlo 1 »^; '^;aso ^ .JoC^jJ J^>Ot-^ öü^ ^> . n >o o •JK«S^» 
J,-=l1s> Jo£5\i (.-.La ^3 : J^> )nm^o J-osJ^so Jk...oiSs J-co-L^v ^ a> » »\ ^°^ 
|Lcv>X...o Vj/j Jj,^>a3 V-^^ '^~ 3 \^°? —öl J"^P°J? Jletsla»} Jjj ^-./ •••^ 

Lfol. 209. ^.tOO jh>ä.iO 'Ö<^_.9 )»iOL^i\ ,J5 y-6|» .^S. l'K-, / t^,tO^ .-CH.JLi01 <*6\ 

i b. • ü . v 

.pp^Xr. 01 ,o|.;i]D -.o*..\ IS*.../ U-Ii loNiri >'»; )L>1— ^») 1 K.^Q.iaxio« 



paroles sacrees, aous l'avous entendu raaintenant, en sorte cn verite qu'alors 
il y avait en cela meme im Symbole (-n57ro?) et une image (elx<iv) et <le l'adoption 
et de la resurrection. 

G'est donc, parce que le bapteme donne l'adoption veritable et Celeste, cn 
nons montrant enfants de Dieu, et qu'il s'accomplit dans la mort de Jesus et 5 
dans l'esperance de la resurrection, c'est pour cela que le divin Luc, apres 
que Jesus fut baptise, a mentionne la genealogie (yeveaXoyia ) legale, tjui pre- 
sente l'ombre de l'adoption, pour montrer que ce symbole (rko;) a ete con- 
firme par la verite et que l'etat maladif de la Loi (vojao«) a ete raniene a la 
sante* par la gräce. G'est pourquoi, en eilet, il fait monier la genealogie 10 
(yevsa^oyix) aussi du bas vcrs le haut et la dresse jusqu'ä Dieu, en faisant con- 
naitre que la grace, qui vient par le baptßme, aous eleve et (nous) fait monter 
jusqu'ä la parente de race (yevo?) divine, lorsqu'elle nous fait enfants de Üieu. 
de nieine que l'union du mariage, qui (a lieu) apres la transgression du com- 
mandement par Adam, et la naissance qui en (vient) nous ont fait descendre 15 
Lfol. 209 en bas. * C'est en accomplissant l'image de cela que Matthieu a fait dcsci'n- 
dre la genealogie (ywexkoyl«.) naturelle vers le bas. en la faisant rouler comme 
une roue. 

I Et.) que le bapteme ait la force de l'adoption. Paul en temoigne, (lui) qui 



In 



[535 HOMELIE XCV. 91 

JJ y/j .-^.iö/i yL^o oot »s/o -.)-*Jl^ laboa*.Ä» JL*o> vol^.a.m.j; '.»a.Np6* 
♦ jovSx» |It>\v<\ "^oJbu» -^a,iLbo JJ .-J—oio \.Z±o ,_*> sju/ ^s_.Nj 
^3 :)a.'^N3 v£DQ.\a2i oo» ^3 oot ool .jKicuu_o; öuK.../ ^-.j Jjooom vS/; 

ot.aa..^ ^*aot ^j».juo,1/ .y-j^ia.x oo« oila^a^ .-^a.*_. J^^.jL^a.2 upa.i.i 
'Jk-Üo ^io JL^jLio )clo; Jjj ~../; Jjlo.../ JIo^clS. Jk~.}OiOS*iO ,..^3 Jt~~o/ 
aifil V-"-^ v^ •y-^ö* J i-*— ? JJ.oi.t~— » wJL-. »3/ Jjlooi -.J-s/j J!S^»a.~~J. ^*_i 
"^-^.io .Joou oitocL..*.,ot >s/ JJ/ -.oilQ.iöj J_^ioo^s o»-^> r- JL, ° ( ?« ) ^ aÄi 
jLoit yOJÖi J-Üio vOJo» o-OLJl/ a_»; ^.ioj J«-^-;-*? |^— » &l ••V-*-^ f? 01 
'Jjl3.i_^o -J - "- la-^oa^m ) i,V» >o; jN^a^oo ^~>t.~o; Jk_o J~-~-»/ -Uot^ 

JK-./ JJ •.j^OCL : -~0 Jod Ds>./ JJ i~^ dSx .6wA~>/ JfcoCU^.0; JL^; JJo \\-y-X 

'J_>jot y_io; .J_=>ouk~so JfSoa.-..0} j'«.-~-£o ^^s^-So ~ot .•)K~»ia*i > ^o JLs/ Joo» 
• JK_«_io |oot y^otoK-./o ,jl.Si oov\ • . ) K.«. caa v» i -öi J.aix^v Laa.^>/i oöt )~ccL3a^ 
JJ^ül^v^so Jjloo_»..2« y_./i ~.cx JAocu«..o oi\ Jooi ^altbo J.^JL» la^oa^ao ,_*..» 

1. L in margine : [Eveftupov. 



crie : Vous avesrecu un Esprit d'adoption 1 ■ et, lui aussi, Notre-Seigneur, qui 
dit : .SV quelqu'un ne naü pas de l'eau et de l'Esprit, ilne peut pas entrer dans le 
royaume de Dien ~. 

(Et) qu'il soit aussi le gage (äöpa^üv) de la resurrection, le meine Paul 

5 le montre encore, lorsqu'il ecrivait aux Romains en ces termes : Est-ce que 
vous ne savez pas que nous tous qui avons ete baptises dans le Christ Jesus, c'est 
dans su mort que nous avons ete baptises? Maus avons donc ete ensevelis en möme 
temps que lui pur lebapt&me, pourla mort, afin que, comme le Christ est ressuscite 
des morts pur lu gloire du Pen', de meine, nous aussi, rums marchions Selon un 

io renouvellement de ine. Cur, si nous sommes devenus la meine plante que lui par la 
ressemblance avec sa mort, mais, nous le serons aussi (pur la ressemblance) avec 
su rdsurrection* . C'est pourquoi, en effet, les eaux memes de l'Esprit divin 
ont ete appelees egalement le bain de lu regeneration '. en sorte en verite 
que le bapteme, qui confere l'adoption, est alors un gage veritable et non 

15 trompeur de la resurrection. Car, s'il n'y avait pas de resurrection, il n'y aurait 
pas non plus de bapteme, qui se donne pour l'esperanse de la resurrection. 
D'oü (il suit) que le Symbole (tuicos) de la parente de raee (yevo?) legale confe- 
rait, par l'adoption, ä celui qui etait trepasse et qui etait un mort, la resur- 

I. Rom., vm. 15. — 2. Jean, [II, 5. — 3. Rom., vi. 3-5. — 'i. Cf. Tite, III, 5. 



92 sr.YKlir. DANTIOCIIK. [536] 

yOoC^ Joe* oKj 'J.iaiää>; [ 1.^X^0 oöi Joot i[L~ +3 'öibaü^» ~6i .loot Jv-s.K-co.io 

.jj K..O o/ lla^^^Sj ■•) Vi .'<Y> la-Cb^ÄO-CU» ts.^3 o/ JfcouSOI )lOV^ 

),— . • J._i_ioa_. yoa^ J-'t-^J )l^*± lciS^.iQj>o» )y_sts.,mV3; -6t jlcocis-A 

Lfol. 209 .«JK*J£-« / ^.\oi ,_2ö ^K-. |*t-»£^ looi Jv-slx~m.io» )t-»'/ >"/ 0U»o-^so 

iü^ij» c*\ Vi_J3io J_a_ji J_.^* "^^i^o . • aJLia_6|fcoo.\ bCaJi ch_.K.^/ t-«^-»? 

laio^s -.oifco.»/ JovSx ^io K,^2u Jbö ^a^; ~öC^ .jj-^flo Jiöiaj s? ^i.o 

.•J-o^^ jVJt.,3 »s/ -.li-^- J-io« V*^ o°« ^-»/ •)')? ^K- Jj.j vQ-iö£x ^*3^iöo 
^»■..ä'ji yooul^/o .-jj'^~/ vQJOt ^io o.^ . . ■vt'oj V-*^-*? v ajot j_£s-^lJJ* 
oitO^-^oo ^J.^-^^Jjo yaj/ v?*-^' -h*"^ l'lt- 3 >* IQ;»?» m vi «ottoa^ 



rection, laquellc paraissait ainsi que dans uue image (etxtov) et dans une 
oinlire. Comme le Docteur des nations considerait ccla, il eerivait aux Coriu- 
tliiens eux-memes : Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi est-on 
aussi baptise ä leur place'? Car, comme chacun de nous est baptise pour la 
resurrection, en ce qu'il est enseveli en meme temps par la ressemblance ■> 
avec la mort du Christ, il est baptise pour l'espcrance des morts. 

Cette objection, c'est-ä-dire Opposition (ivriffTaffii;), de la division, c'est- 

ä-dire du desaccord apparent, de la gencalogie (yev£a>.oyia) , je vous Tai rescrvee 

L fol. 209 aujourd'hui toute seule, comme celle * qui paraissait plus importante que les 

autres, qui merite davautage d'etre crue et qui a besoin d'une Solution digne et i" 
convenable et d'une grande explication. Je Tai abordee avec les paroles 
inspirees par Dieu, ä la maniere des instructions, c'est-ä-dire regles d'exer- 
cices, (pic les pedagogues (TrxtSaycoyö; ) crient et apprennent ä ceux qui 
engagent la bitte. II existe, en eilet, cette habitude, meme dans les lüttes 
corporelles, iä savoir) que les athletes (aOXyi-nf?), qui sont beaucoup plus ir, 
fameux (pie les autres, qui meritent d'etre crus (tels) et qui sont de la meme 
valeur dans les lüttes entre eux, soient gardös tout prets ä cause de (ce) fait, 
afin qu ils combattent pour etre couronnes. 

l. I Cor., xv, 29. 



[537] HOMELIE XCV. 93 

.-o^^3 oto£Sx v aa->^o t ^ ^io Jjoi^. o'/ .,£^.3 (.^sa-A ^3 ^oo .-Jjj 

. «.N..»'j )y S\ vOOl^OO .N.V-!^LiO o^S. ,U-iO_lO . U»---o 1'»-^- .1-^'/ ÖC^O . N ^o 

♦^o^io jJo ,Ot»K.i ^io 1^../ jJo ,^_«^OoO 
oö{ t'^— ,; |_ooh oöi )^a.\ -.aja^-^o l^*J.aüL-» J-lsJ; la\» yO-iöi jJ / 

OOOt > » SCLo^flDO v Q...*)_^_m..3 0|0 OOOI ^-o fl \^^0 ) lo'f-fc.O ^>0i J r „«JiiojJ 
^JLj/ -.OSw; ^ Ä 3iJi *Jjo^.o .OOOI ^*iiL yOO^; |_.tS^.=> l-lt-^jJ p '.UÜJ 

yoK_)/ ^«j-^- ]J J'/ •» > vv^V^oo ^^-j'ltoo ^3 .-«jo^o/ ) . i mt/ ^io 
~-./ yOov\ K-./ ^_iö )Kio.j ^\.ot :J^JL£».bo „oto_^at\o Lj-o^d'/i J^.jljl\ 
:» »\-=>o^o ^.i JVjLn K^~.» io^ :J-«.^»a3o Jlo_^»3 Uojijx»/ laio-.fla.^ 
U^-^vxc^p t^t ^±— ^loio jJo -.jb^tin ..vk> J£üL\ ^)o«-^o J;J^ wCS>aoa> Lo.\o 
1 . Y so '. i— oJo |_üo \^°! ).oop ^-L— . m >^-» N ^i-\ ^oo :. »/»-o.N.^o 



Pourquoi donc, vous-memes, n'avez-vous pas decerne une couronne ä 
la verite, alors quelle a vaincu si remarquablement et a echappe a toute 
prise? Ou plutöt son Dieu l'a couronnee avant vous, ainsi que le dit aussi 
le livre sacre d'Esdras en ces termes : El la verite est grande et beaucoupplus 

5 puissante que tout; toute la lern' appelle la verite, et les cieux la benissent; ei 
toutes les oeui-res s'agitent et trem bleut, et il n'y a rien apres eile'. 

Mais, ceux qui sont montes ä Daphne d'une maniere paienne ont estime 
comme rien la verite, qui est si terrible (et) ä cause de laquelle tout s'agite 
et tremble. Mais, au temps obscur des nuits, ils allumaient au stade (TTaSiov) 

10 meme des flambeaux (kw«;) en cire et mettaient des encens, en faisant furti- 
vement leur propre perte ; et cela, sachez-le bien, ce sont certains etrangers 
(£evo?) qui me Tont fait connaitre en gemissant et en pleurant. Est-ce (apa) que 
vous ne voyez pas les filets du Galomniateur et ses pieges Caches, qui ont d'une 
part pour pretexte la joie et le plaisir ä premiere vue (irpd<7pip;oc) et conduisent 

15 d'autre part ä l'idolätrie (SeiffiSaijjiovia) et ä la celebration de fetes en quelque 
sorte criminelles et nuisibles, et n'avons-nous pas honte, lorsque nous 
nous appelons ehretiens, que nous sommes nes d'en haut par la purification 
qui (vient) des eaux et de l'Esprit et que nous nous nommons enfants de 

1. III Esdr., iv. 35-36. 



.. I 



I" 



94 SKVKRK D'ANTIOCHE. 538] 

vooi^s <^'f9^? v -*® 1 : V ' "1°*' J-— J^- 00 J-i~ io^- &l : ^J-oiioKjLio Jo»^.* 

)« i\ ..Jjk^,.«„M oöi 'vCDa^aicaSo/ oöi t-"-^x ^°°t ■.M't J-J^aJ; Ut- 2 */ io2i>o 
U^oV£> )jaA^ .^iol ,-boo .UJi Jpj ^.j U^ s 5so. -.)!.>-> ^.io ;^ -r _iö 

.-yOOi-JLa^ y.Vio.Jtio ^tA.po JV-a-, J-L-.JJ; JöW vQJ-».iK.'j .Jlo V « ^»N öw.VioJj 
•r-vooj^ ^-i^jLio JI>-* loS. p .•yCxsIoKjLj J^.^joa.3 a\o JLal^s» 

I. I. in margine : Naf.0r,E. — 2. I. in margine : Zeus. — :s. L in margine Etopntoc (sie). 



Dieu, de courir 6galement aux solennites de Satan, auxquelles dous avons 
renonce avant le bapteme divin? Car, toutes les fois que d'un cöte tu clianges 
de vetement et que d'un autre cöte tu montes ensuite au speetacle, en etant 
vötu d'une toute petite tunique (yy-ruv) de lin, qui caclie les l>ras ei pas les 
Lrol.209 mains, * en agitant vers le haut un bäton de ferule et cn ayaut, pour ainsi ;> 
dire, toute ta peau rasee avec un rasoir, voiei, n'est-ce pas d'une maniere 
evidente que tu as fait une procession et que tu as fete Jupiter Olympien? 

(Et) quoi? Est-ce k l'apparence (a^pa) seulement que s'arröte le dom- 
mage? (Et) ne corrompt-il pas le corps et ne vient-il pas jusqu'ä la perte de 
l'äme? En eilet, Jupiter Olympien, le puissant, chasse d'une part les femmes 10 
du speetacle, (etj il est Ion d'autre part desjeunes enfants du sexe masculin; 
et c'est de la qu'ul suit) qu'un tout jeune enfant, portant des ailes, Gany- 
mede, lui verse a boire. Et, comme beaueoup envient Leur dien impur, les 
jeunes gens ' fönt des aetions honteuses avec les jeunes gens 1 ; car il nous 
faut eher, d'une maniere apostolique et voilee, aulant qu'il esl possible, 15 
(cette) turpitude. Que les parents comprennent dans quelle fosse ils laissenl 
se preeipiter leurs enfants, qui partieiperont ä la corruption, ei non pas au 
plaisir, en les envoyant au speetacle! 

1. Litt. : « Les mäles i . 



[530) HOMßLIE XCV. 95 

och 'yo^asjj o£S. ^£Q.*Äio JJ .-ssao) Jjk^io oö» J-La-/ ^>» Jj/ V-*>'?k«*> 

JjLca_«^l.K.io o^x JJ/ . J jl>^A ^.jljj JJ; Jj-a.../ .-JjlS»)^ CH.-^a— .VJ JJ; j-sict-D ^j 

Jlj.~ Iol^j ocx • )f»^; oöi 'vxoo.JLOai3 .'v.jjj;; oöi J-soi> .Jj^.io io^ oot 

v0oi.\ N-./ JJo .^jx!— JIJJL^O JJÜ; ) * ) -3o .-.qN ..Ki|o ^aDtCco/ |lj-i^» 

s is^.1 \-*-^ &l .-)-«^a.ü. : ^o ^«.\oi ^j/ JJ^ö? .-;ioJ^a.\ J^.cx..ioo ) >o » i ,. A 

.^«-coQ^J^io ^soi ^-/m Jl^ö lai>. .Jl^aj^^v ^.\o»_s ^_.pa—J^>o ^3; ^N.20/ 

)K^a>«Lfcc '^.^01 jJfcoö» yoouio :^Am'<V; ^.-^oi IJSlioai; t~»">x J-^oä*. 

.♦yQudbjUb.Kj l^ijas» jl'^ioj-so jba^Käo ^/* y.*\ ■ .jK^L^ vooüs. fK-./ 

)fSw~*cbö..3 3/ .•^J_ofSoö )Ki » n s v3/ '%?'** Jllsoi* ^J\oi yootla^i yO-iöi 

10 •.) •> » m V) a\o 'oooi yooul^-«/ It-t-*? JXwJ o<x.il JjJi-=>; Jooi vo;') ,.:> ,.^ i i, 

•v t 3lS j;J^»J -JJ^J-iö )lo' t »^»Nio |_^j^K^>o joo» ^.otoK_/» >«>r^o "^3 

J..JOOI loj, « m ,.\; :IK*J±~1 »3/ V^o'/? >-^ Jocm K*l ^»; JIJJL^O ^0 

^«^luO :. »» »'«Vi yooi^..; )_.KjL3 ).ju £s ; v aj©p :^.oot ^,j.ü^o yOoC^.«; 

I. L in margine : AtcoX),ü>v. — 2. r. in margine : i-'-xl ^p^lto v «^-j o'w »Ijo^. — a. L ^o>^— ^ 
(sie). — 3. L in margine : Aotv«|. — i. L t'n margine : Kuxvo;. — 5. L in margine : Arßr. 



Je m'etonne comment le vertueux Jupiter ne demande pas ä Apollon, 
(jui est dans son voisinage, de ne pas aimer Daphne, de peur quil ne ramene 
lespeetacle ä l'honnetete. Mais ce n'est pas ä un conseil qu'est capable d'obeir 
l'or de Danae, le cygne de Leda, qui s'est transfigure et s'est cliange (pour 

5 apparaitre) sous de nombreux aspects et qui a corrompu une foule de femmes 
nombreuses. Et ce n'est pas ä ceux qui sont savants et instruits ä dire que ce 
sont des fables et des lictious ; car parfois aussi, lorsqu'ils rougissent de 
ces choses ridicules, ils se refugient dans des expressions de ce genre. En 
eiret, ils ont, pour les significations des fetes qu'ils celebrent, des raisons 
(tirees) de ces fables et de ces recits, alin de se servir aussi des paroles et 
des chants des poetes (irof/imic), chez qui ces (sujets) qui sont si honteux sont 
et arranges avec chant et exprimes en vers, alors qu'il fallait que dans les 
mysteres, si en verde ils etaient veridiques et sans souillure, tout ce qui 
'hiit fabuleux et conduisait ä la turpitude tut mis dehors. 

>■ Commej'avais encore beaueoup d'autres eboses ä dire, qui ridiculisaient 
lc manque d'esprit (avoia) de ceux qui honorent leurs propres passions et 
qui s'appliquent ä ce ipac leurs dieux, (qui sont) leurs defenseurä ((ruvvi'yopo;), 



10 



96 SEVERE D'ANTIOCHE. 540 

^_./l JJLa_^.^ ^bOi 0Ö\ . ■ \.~^X.X&. Ul -^iLjLiOO ..sfläJ JJ.a~JLbO.iO .IJ laV, 

^oXi.X JK— a^*l <*\i .^ i\L~ )?U? Jto^js-i. s-ioo . ^ -«^r^/ J? 01 



possedenl leur impurete\ j'arröte l'homölie elle-mßme, qui aboutil a Ätre 
demesurSe, ei }<■ glorifie le Christ, qui nous a delivres dune teile erreur ei 
nous a liln'irs de la servitude des dömons. A lui (soit) la gloire dans !cs 

siecles des süVles ! Ainsi soit-il ! 

Ki.n de l'homelie XCV. 



■:-|— tjL^o v.ai. ^oo^3o ^ovS^o vVio; i-CQ-a-s» )Lo^*^* ^^^vioo |N^>V* 



i. roi. 210 



, J-stviLsj -ex ).^.j»laio ^s ^_io oJ^ — .^ao* U^o)! la^o .-J_.öC$X J^J^ä^vOM 
^-..yK^i J^_j )^->nJ J-°^° .'y^jQ > i n'Oo JojSx» ottom M ) |iLa,x\ +3 

jlOt y—l'O .•JK_5k^*J L— L^.A.iOO J^K..^ ) VI <T>Q_3 —OtoK-/ Öt.^1 -ex . '. .«VIS 
3/ )oOt jJLLm ,.2 'Ötlo.\;. —6( .^->,_*)tOö v a.j/ n.Q.-2.\/.< Ui-~koo< -Ol )t~«./ 

* HÜMELIE XGV1 -Lfoi.2io 



Al COMMENCEMENT DE l'hOMELIE, ELOGE (x^e'o;) DES AÜDITEURS, ET (eNSUITE) 

D1SCUSSI0N, EXAMEN ET SOLUTION SUR LA DERNIERE (PARTIE) DES DOUTES, QUI 

(SE SONT ELEVES) AU SUJET DE LA GENEALOGIE ( ysvsxloyta) ET AU SU.1KT DE LA 

5 GENERATION SELON LA CHAIR DE NoTRE-SeIGN EUR, NOTRE DlEU ET NOTRE SaU- 

veur Jesus-Christ. 

Je sais que vos oreilles sont tres bien exereees pour L'audition des dogmes 
(ß6ytj.xt<x) divins et pour la conteniplation (Öswpi'a) beaueoup plus profitable 
que tont, laquelle est apportee dans les Ecritures inspirees par Dien, par 

io le moyen de laquelle se nourrissent les ames raisonnables, en recherchant et 
eu apprenant la richesse de la sagesse de Dieu et en s'envolant vers le desir 
de la vie future, dans laquelle il existe une copieuse et abondante jouissance 
de science et laquelle est teile qu'elle remplit et rassasie aussi la puissance 
de desir de ceux qui y ont part et qu'elle deborde ä cause de sa grandeur ei 

15 se repand ä la ressemblance des grandes eaux, qui se repandent (en s'e"chap- 
pant i de la main qui s'efforce de les contenir. Coinme aussi David la eonsi- 

I'ATll. OK. — T. XXV. — F. 1. 



r° a. 



98 SK\ ERE D'ANTIOCHE. [542 

,.3 "^.jl^d/ Jio» *-./»; JK^j^a.* )K-soiaioi jooou oöt JoC^jJ :)ooi v^ö/ t-oj 

j^LCQ.3 iioi'/j ^.CX la!\o •.■Jk^'l J--*.-Q— '^^-iU'/j J^^O .J-l/ i^Swlfcoo A^J "> o^O 
•t-iuap/ J-ÜOJ V->. Q .. vQ-.mJ~OD • .JjdOtJI Uf-OO .*po/ J-L301 ^ ^ol-, JJboÖ; L^-JOvO 

^3 jlyo... V yo^^o ).3jjj t»^x JJJ 7-/ .J^icü». \.^^xt ).J;J-s JKaciai.«.; JfcOivio 

,.3 :^3|_^ U»-— io^ ^c*\o : Lv.iji£Q..j t«.l3.30(0 tvi^Oi^ Jk^s, : (.Jsoi^s l'v-l| 
>aiw ,.3 JJSoio »•>,.< jAJ^OO JjLSOt >.KliOeJ yOOuVl ^iO j^sa* lo,_.jot )^« 10 

I. I. in margine : EotpSiov; 



derait, il disait ä Dieu, qui fait un tel don abondanl : Je serai rassasie, lorsque 
tu gloire m'apparaitra '. 

C'est pourquoi, moi-metue aussi, je m'eveille d'une maniere tres prompte 
pour le service de renseignemenl et c'est avant d'etre demandc que je suis 
einpresse et que je vieus de iua propre volonte pour verser un argenl intellec- s 
tuel. En efiet, lorsqu'uu bon enseigaement tombe dans des oreilles qui 
savent bien entendre, ü montre qu'il est tres brillant et tres joveux. Et 
le livre sacre des Proverbes a montre l'image (ewwov) de cela, lorsqu'il s'est 
exprime ainsi : Dans un pendant d'oreille en or est enchässee une cornaline de 
grand prix (im'ku'zskfiq), (et) t/uns une oreille qui entend bien (pmbe) In parole 10 
dr Ui saj/csst'-. Car, <le meme qu'une pierre precieuse, lorsqu'elle a ete serlie 
dans de l'or, a donne et inversement a recu un ornement ei (qu')elle a double 
ce qui cause de la joie, attendu que des deux a resplendi une seule beaute 
magnilique, de meine une parole sage, lors(|u'elle sera adaptee a des < >reilles 
intelligentes, parfait une beaute supörieure et au-dessus de laquelle il n'y a is 
(rien) e1 une belle apparence (eüwp^reeia) divine. 

Or lorsque, vous-memes, vous vous trouvez proliter dune audition 

i. Ps. xvi, 15. - 2. Prov. I.W . x.w. 12. 



b 



U>» 



543 H0MEL1E XCVI. 99 

.3/ jj/ :pö/j oöj\ vQJUbo'jI Jlo.^.^^ ;nJ^2 qlS.j U-3-l :oiio.ia^ \okj/ 
:JK^.iöK\ öua^öjl vOio^olo lyQt^iöl JlS^^^üo w^>; jLxiX j^ca^i -ö£S. 
Lia-^i -c*\ öu n°i 1 ).ia\ciiL\ Li©t->>; -001 ,-..Vi>o jj >■»■!, j»j Lioa ^ "Lfol. 21 
^.ot-.&vi/ ocx; ^./j ^-^-/ Ni ^ »s/ Jj/ J.i*lco ^!^*.aio Jj/ ^^ol p -.J^a-_.flO 

5 1^-siJt laS^iaio» «öt ^/ .^-.ou^o )t— ? v*"^ 01 ? .).aiaa\ (tSJLca^. ^-»^ 
<^öio -.öuJ^_./j loot j'^.K m >o ).^-oJJl^o wai- ^oo - ,.3o yoC^s* ym •% 11 
vooi^ a\o J <=y\ ; : i v> J^o,£3^ ,j . • L^voa^N^io jj yoj/ jaJ^j ) v-^.\ ^>>a^JM 
«s/; As-O «6t .Jjsul.^» oujoI 001 «otoK../ yoowiioj vQJÖl ."o;ot.iJL/ yOoCS. ^a 
y.£>oo\' : Jloim ."> >a,.s; a^o -.L- :>ov:>e Jj^jm ) n ;• ^>j-s; :K~.)v-*ow N-L-i^J./ 

i" *J- jLj> -^ J^to.., 

yj^m— » ^.*\oi >s/j .-vwv^flo ö^ts^l }hs~.J§S -.^j^VJ^.*/ I^JLQJS .^; 
j'j ^^o .^o».io "^Jljs J^oojoo; «61 ^-«^» «ot )-,.q> .J-^» ^iw .*> tr>aj 

•:-L>o( ^o JEOs-io.^ q^VjOolS. 



sagace et qui est tres savante, ä tel point que non seulement vous prepariez 
des actions de gräees ä celui qui parle, mais encore que vous suppleiez ä 
ce qui manque ä mes faibles paroles et que vous alliez les premiers au-devant 
de la pensee, * alors que combien de fois elles ue pouvaieut pas exprimer » Lfo] ., 

5 jusqu'au bout ce qui etait propose precedemment, c'est plein de confiance '"' b - 
que des lors j'aborde meine ce qui n'importe comment est tres difficile ä ex- 
pliquer. C'est l'une de ces (questions) que semblait efre celle de la genea- 
logie (yeveaXoyia) selon la chair de notre Dieu et notre Sauvcur Jesus-Christ, 
et nous montrerons que les Evangelistes (EiayYeXumfe) s'accordent entre eux, 

i" quoiqu'ils aient mentionne des personnes (Trpocwirov) differentes, et non pas 
les meines, ä l'aide desquelles (est fait) l'expose de la race (yevo;), ce qui 
aussi eil verite a clairement ete montre resplendir des rayous de la vente" 
et ne pasetre empreint de la persuasion de la controverse. 

Lors donc que beaucoup de (questions) ont dejä ete examinees preeedem- 

15 inent et que celles qui semblaient faire naitre des doutes ont recu une Solu- 
tion, il est bien necessaire que sur (ce) sujet nous ajoutions encore ce qui 
manque: beau, en eilet, est ce qui est parfait en tout. Alors il laut com- 
mencer, dans l'expose, par ici. 



100 Sl.\ IUI: D'ANTIOCHE. [544] 

^ooiV-s/ ^.io jfc^* "^^^Doi ^.oi\j :*io/o Jlaöo tCScKX öv^.30 : J jJ |°L.äA 
jk-^» ^OlJ»j )1qX^ Uo,^ ,-01 ^.ieo :j^ao_^3»/ JK^Jl ,-0,^ J-io^ 
Jlo^^-Ao :),Lflai^s;/ JK-s,:* j .. « l >n\ J^o,.^ ^^äol-s» jloX,v ^ioo :J - ,:m.5>-ai/ 
.JjL.iJL och |~a..ca..'ao Jjoo ^^^o» J.>wi^stoo -.ötJ-ioo ötoviaA )^-^W* »— ^>o; ' 
^oooJjl^* v 0- "*? ^ 1' «IV>\ •'— ^iö ^jxjs; jio^J^ J-*>A. »~.o» ^ioj oöt 
,_.» JbC^l -l^-s»/ ^ab» vOOt^K-./ V-*.>x J»-flQ^ .-^^vVio JJ; c*S. . u ..i»v> 
^-.^oi .^j'ltoo )laa.^k.ioi oöi )-s^a-so JK-^a!^s *3 .^. n .K-n J^o,V3 
yQj/ fc "\N ».3 v3/j .^.-J ^-.^ot-V .J_.po/o jl)q...o |—ja-~ o/ -.yoc**)^-./ ,_.; 
,Lfo.~ ojj ,.io).ia\ Jooi ^»'j ,.3 .J„.jcoX ^Sw-. >r -j ^oicu. • .«.*>/ j-^~ai_«^,^)o/ '" 

W.ÖIJ )K.^^ ^.OOI v-OI L-liO ,J^jQ_iJ^ ^3»fc^3 (jLSOtO -.(...vioJJo JlJo_«.^0 

♦ )^oi'^3 ^.\o( oijlsl/; 

Ja!»./ j_o» ^io uJ^aj JotCs» yoouLio -.J-i/ Ji-1*:*> N; SsoJ!S. ^io > ^^o *3 

^ L Fol. 2io S ^fc3p k ^3 :J-^o3^ pon Joot ^.oioh^.1 J^-s ,.3 ' v aiooJ^». .Jj/ ) wie» y_i/ 
v" a. • • * " ' *J ' " 



Lorsque Matthieu a reeense brievement toute la genealogie (yeveo&oyia) , 
l'a resumee en sommaires ( xecpäXxia ) , l'a divisöe en trois parties et a dit : (Voild 
donc toutes les familles : depuis Abraham jusqu'ä David quatorze familles, et depuis 
David jusqu'ä l'exil <!<■ Babylone qualorze familles, et depuis l'exil de Babylone 
jusqu'au Christ quatorze familles', et lorsqu'il a nomine et enumere la gene- •• 
ration de cbaque famille, on sc demande pourquoi, dans la seconde section, 
qui s'etend depuis David jusqu'ä l'exil de Babylone, nous trouvons d'une 
part que le aombre de ceux qui sont nommes n'est pas faux — car ils 
sunt dix en plus de quatre - e1 que d'autre part trois personnes (Tcpdffwwov) 
sont passees sous sileuce, quoiqu'elles soient citäes dans l'histoire et dans io 
le livre des Rois. C'est Ochozias, Joas et Amasias. Ceux-lä en veritö, meine 
lorsque l'Evangeliste (Eüayye}.i<7TY;s) les eul passes, il a dit : (Et) Joram <t 
engendre Ozias 2 , alors qu'il fallait dire : « (Et Joram a engendre) Ochozias, 
.loas et Amasias, et — ainsi ensuite — Ozias. o Quelle est donc la cause pour 
laquelle ces personnes (Ttp'owirov) onl ete supprimees? 15 

En commencant un peu plus haut, c'est par les Ecritures inspirees par 
* L fol. 210 l'Esprit que je (le) monlrerai, autant que "je ile) peux. Comme Salomon 
v " ''' etait iils du divin David (et) que, etaut jeune encore, il avait recu le royaume 

l. Matth., 1, l". — 2, Matth., 1. 8. 



10 



[545] HOMELIE XCVI. KU 

.JoCSs ^O Jl^OOi^ ^.J^Jl .JK-.o»^/ JloJiVio Jooi ^jlId- 'jooi ^.otol^./ J-^s-^ 
Jjoi ),i<.^.^v 04..^ oot^o -.v^l' »■»■Sva N ^J^^»lU»1 oöi J_a..*_^.io Jooi v^^iloo 
JJo J.I «Vn; Jilo,i> K^)_*. jjo : ^.^\^o Jioi Looii >£l^. .».iö/ Jjldoi ^ .J-oCSn. 
K^Lao :)L^^o3 JtocöL. fc^J.Ji jJo ry^V. . «l'g>; \QJÖl? J-*-3J jW° :J— ^so.*. 
.-.cxa^x k.aboo/» oöi «J^.»; J.iax\ \Ojij J--L3-»/ :Jlojk»\a.a..flDo ) K vi •>— . y^ 
. s*\ ^1/ ,|^^mo J.I « i no jilo^o . su-\ l>l oo)..* . |Lo.jN— \aan3o jN-vn .. 
JK l 'vi •>; y.*\ ^..o ^_«^.7 •.^»).„JlJ» vßj'j ^iö ^_^>7; -.^- ^3L^wiö yS 

• .Jjo» oi^ >^oV-«; —öl ^cl^ • .Jtoaa-, \ ,. °> i ^J..* »~«^x »J o *\' |N«Sl^do1; 

• .^.Otofc^./ OOI vS/t bs_0 ^^iO .<H^ «3u»o/ ^...Ol^O JKjU^L*./ w-^Ot vS/ 

^Xoio .-oi1q_q-.^o JoC^s» otlaSL^oo vi^joa^ ax_s ."fiel \--^>~^°l-=>^ oöt s3/o 

♦vca\ ^3l£0öIKj ,_.o£io 
oCbo Jjoio .ot^-a...; oö»^ Ji^ -.V-o.L.1/ ^_<^oi *-«/;; JK_iotäia.s; oöi ]i / 
:ouoo(-2 Jo» JlSs^fc^V Äoo_«/,_io :(joi; ^.oiqj^oq.3 ^io ^a_«i/o 'jL^-io ,jJ Jooi 
tCS— ; la^» 3/; Lia../ -.J-^a:* )^>;oi ^>o> ^01 Jlaj_~,io :oCbo Jooi Jn io°>;o 



paternel, il demanda a Dieu la sagesse. Et celui qui desire qu'on lui fasse 
une bonne demande allait etre pret et il lui lit eette revelation divine, en 
s'exprimant en ees termes : Parce que ceci a ete dans ton cceur, que tu n.as pas 
demande la richesse des biens, ni la gloire, ni la vie de ceux qui te haissent, que 

5 tu n'as pas demande des jours nombreux et que tu as demande pour l<>i In sagesse 
et l'intelligence, pour juger monpeuple sur qui je [t')ai fait regner, je te dmine et 
la sagesse el Vintelligence, et je te donnerai la richesse, et les biens, et la gloire*. 
Et il nous apprend d'un cöte ce quil laut que nous demaudions, (et) d'un 
autre cöte ce que nous recevrons ainsi que dans une part supplementaire. 

10 Car, lorscpie (Salomon) eut bien demande la sagesse, outre que (Dieu) 

la lui a donnee, il lui a ajoute egalement tous cos autres (biens), parce qu'en 

verite, lui aussi, il est encore celui qui a dit dans les Evangiles (E'jxyysWj : 

Cherchez <l abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela cm/s sera ajoute 2 . 

Mais celui qui avait ete" lionore de tels duns oublia celui qui l'avait 

15 lionore; il devint completement irraisonnable, il sYloigna des commande- 

ments de celui-ci, il s'enivra dans son intelligence de 1'amour des plaisirs 

ipt^viÄovia), il devint tout eatier (l'homme) des delices et de l'impudicitö qui 

nait de la, en sorte (ju'il se precipita meme dans l'idolätrie (SeKjiSai'jLOvi'a.) et 

I. II l'aial.. 1. 11 1-J. — 2. Mnllli., vi, 33. 



V I). 



K12 SEVERE D'ANTIOCHE. 546 

. n m 'cy , . |.oOt Ul-O-J k_.j wil ) t-~ ^° .^■■*^°'? )tOs_sio . ^--.OUÖuSSs i bv_S Oi-JiS^ 

Jla_jL_i/ &o>a~; ^^ «^ ^^^^ +* '•)te**L* °=* I-4* '^^ J 001 
JN-boöL^ ">>i-s •7»- :i r > ^ <*-^U<> ./»-/ ^*> U«"^*^ ö^'jf J'J^^ •J- L3 °' 
'>5't-=> .ö>» im'/ yi- 3 ? °li--/ *^° •7 a - s / v-°? ^^^o -.^-^oi i-^>7 jl '7^-? 

Jooi -oioN_./» oi^auiw vjj/o .. nV i )^^ .)-»-.,; 'J-n^? ^-^°» K_.J ^Ss.o 

1 1- \ n m -> Ow*«_»J~fcoo_\ )ooi >jc>°i'm;o :)N.... S* .ao )laA*j..i J-^-JJ. . y ^^ ( - fl0 

•l.lol. Jlü )»OOUJ OOI -.Oipo; OC^S^ sO-^Ji JQ_J^S ^-.Uo -.v*K_J J-£*ü-* Jt-a^i. ^.3 

.J^jou J-sfco vQj/ Jj-o ♦— J-£^* ^/? ^.-^oi .^-^ o -^jl^; oöto Jj/ V*>/ 
looi )« - ^ voousj x-*^o» .-yooilol'^i; ).ioä— 1 oooi ^3-^.oJji -öl N; ^-^o 
yOOuN-./» oooi yOi-i.Njau ,.-,; J-IlX./ .-^Q-^io/ JouSsj JK.jl.,J>o -ot «s/ 



quo le Livre divin dit ä son sujet : Kl los femmes itrangeres dUournerenl son eceur 
apres Ions dieux\ Et immediatement la punition de ces (pechrs) arrivait 
heureusement et le Seigneur des vengeances-, en melanl la charite (<pi"Xav- 
Opwwta) ä la menace elle-meme, decretait en ces termes : Je dechirerai le royaume 
[en le prenant) de ta main, et je le donnerai ä ton serviteur Cependant, ce n'est s 
pas dans tes jours que je ferai cela, ä cause de David, ton pere; c'est de la main 
de hm filsqueje k prendrai. Cependant, je ne prendrai pas tout le royaume; je 
donnerai une trlbu ä ton ßls, ä cause de David, mon serviteur, et ä cause de la 
ville de Jerusalem que j'ai choisie*. 

Et necessairement Les (paroles) de la döcision passent a la realite. L'n cer- lo 
tain serviteur qui lui (appartenait), qui possedait beaucoup de moyens au point 
de vue de la ruse et au poinl de vue des inventions et qui ctait capable de se 
servir des evenements, dont le nom etait Jeroboam, se leve contre lui d'une 
maniere rebelle et enleve au royaume sa plu9 grande partie, ayaut arraelie 
Lfoi. 210 dix trilms * et en ayaut laisse au lils de son maitre deux seulement, je k> 
parle de oelle de Juda et de celle de Benjamin, que le Livre saer£ a 
appelees 6galemen1 une seule tribu, parce que les limites de leur lierilagc 
ßtaient voisines, oü etait enfermöe aussi la ville de Dieu, Jerusalem, de teile 

l. er. in Um-., xi. ;i. — 2. er. Ps. sein, l. —3. ui Rois, xi, li-13. 



[547| H0MEL1E XCVI. L03 

V-.K-.» oö» j^a-» ^o *3 •.yooi^.i- Joe* obo.Uoo Jjoo».-; j--*JO£t :|jt— / 

looi öuK_./ ^a^wAio/ »JJ -.jLs'a^s ^-.K-Jj ogiio; yQJcxo ..vOioa^A; oii-=> 

laxJovJ)Lio;o o<x-l/ j-naio ^^=>j ocx LaeaiaJLs; ocx J_.'o_^ Jlcuois ^-J^as» oooi 
jk^> oooi ^*3';» yoou^o IU^a> K-U^ieuLio a\ ^3/ -.J-3'f*? -ö» J^?ä..-ß 
1" v oo»A J001 fcs-./ jJ/ .-jK-oCSs Lfloaiaj iaioa*.i»5 J-<^?o JloK-.lfcs— » w.01 
.0001 „-.»otoo JfcooV Jt^oöjo JVa-^ I0X0 .JK-j;).* )o^ )K_^U laa-^Ä» 
*loot )v^>^«.-flCLio \OoC^; -6» y^\ ^ol 000t ^i^^io p 
• ^ .)• *■> .\. Jj^^io 001 tjio,-^.^ ^*^>v_ioo jl^*° li- 5 -.-^ °® 1 V? ^o^jsjo-. 

sorte que les deux tribus pouvaieat passer pour n'etre qu'une seule. Et, 
lorsque le royaume eut ete divise de cette maniere, (cet) homme d'une part, 
qui etait serviteur et en fuite', gouvernait ces dix tribus, lesquelles se 
Qommaient aussi Israel, (et) il avait Samarie pour residence royale. Sur 

5 les deux autres tribus d'autre part, auxquelles etait assignee l'appellation 
de Juda, alors que le nom avait ete emprunte ä la tribu qui etait la plus 
grande et la plus peuplee, sur elles (dis-je) regna Roboatn, fds de Salomou, 
ainsi que ceux qui eu descendent par generation. 11s avaient Jerusalem pour 
demeure royale, ils v accomplissoient les ceremonies de (leurs) peres et 

1» ils prenaient soin du service du sacerdoce levitique qui (se trouvait) dans 
la Loi (vöf/.o<;) donnee par Moise et du reste du ministere sacerdotal des choses 
saintes, quoique beaucoup d'entre eux ne poursuivissent pas d'une fagon 
parfaite ce qui (faisait partie) de l'exactitude et de la purete de la legislation 
(vojtoöecia) divine, mais qu'ils eussent un certain penchant d'esprit pour 

15 les demons et qu'ils fusseat ravis d'admiratiün pour les montagnes et les 
liauts licux, alors cju'ils y faisaient fumer (des encens), selon ce qui leur 
semblait (bon). 

Lorsque Jeroboam, ce serviteur et vil et eleve dans la servilite, ce gou- 
verueur d'Israöl, je parle en verite de ces dix tribus. eut fait croitre sa 

1. Cf. III Rois, xi. 40. 



104 SEVERE D'ANTIOCHE. 548] 

yo'U> l<*^ ^jsläq^ vs/ ..)o_.;U/ s^-o JL^ v-k.-?° oj v- 1 ^-? I'*^> ba\o 

Ul »-.a-'ajoi ^\d ^.(X^.3 \.£U ooij/j joouo .^.\oi o»\ ^ü»J / >^-o mI^a/ 
l-ODO^OJ t—^ *3 .J-«j. ,k-»-fc_iO Jh.».*. .so f»VJL3j ^-»/ )K^.J t _2i : i. • ^\ -srs »\ t 

•.J-.po» oi^_a.^ ) ::,. s » ^mj ^iolo :>n m\t )a^v_».>ojJ j.^a^ oC^d» Jooi , «'<=■» 

^» V » <T> ■• vQJÖC^ t-^ö/ •.l^- so '?? |^*JO»/ ^»IVJ. ^ * '■ tO .wu. jLlLiOO )»i^> OUL3J 

JkX^cui ö^i |_.o£^ J-^JSo; ^-«.Voi jilo kLa^. v*°*^? ♦ -fc ^. ^ *!'J •'J JOO, 
^_ioj 'jli^ia^o jt^^^iojLao ) Loa ^ju K^c j_L3oto .^-.ijJioj J^.»/ . v» ya_CLtf>/» 



maniere servile avec la premiere place et qu'il se fut eleve jusqu'ä l'igno- 
minie la plus grande, la plus notoire et (la plus) connue, il se dresse ä la 
facon d'un adversaire et ä la facon d'un rebelle meine contre Dien, qui 
se refusa encore ä le cliätier (et), par 1111 prophete envoye pour cela, lui 
cria d'avance ces (paroles) : Et il arrivera que, si tu gardes toui ce que je 5 
t'ordonne et si tu marches dans mes mies, je serai aussi avec toi et je te bätirai 
une maison stähle, comme fen ai bäti (ane) n David'. 

Oiielle est donc sa pensee, qui combat contre Dieu (6eo(*a^o?), de revolte 
Lfol.211* et de rebellion contre lui, (pensee) qui est vraiment servile, mechante 

e1 de mauvaise maniere? Comme la Loi (vöfto;) ordonnait, en efl'et, que tont 10 
le peuple montät a Jerusalem et y oll'rit des sacrifices dans la maison du 
Seigneur, lorsque ce mechant eut craint que ses sujets, en s'eloignant de 
lui, ne reconnussent le royaume legitime, qui durail a Jerusalem, il inventfl 
et trouve de lui-meme 1111 culte d'idoles et il fait fondre deux genisses d'or, 
et il dit a ces liommes prives d'intelligence («voos) — car il me faut citer 1;, 
en propres termes les paroles meines du Livre divin — Qu'il vous sufRse 
d'Stre montes ä Jerusalem! Voici tes dieux, Israel, quiVont jiül monter du pays 
d , Egypte i . Et, de la sorte, il produit dans les malheureux eux-memes un 

1. III Rois, xi. 38. 2. III Rois, \n. 28. 



549 H0MEL1E XCVI. 105 

Otitis ^*>? souöl ^-.a.io yooi^oo -,|_.ö^ yOCH-s i-a^./ :|<H^ J'i-*-^? °öt 
■ )1q-^x^.\ cooi ^.»q; n'i -JovVJJ )J-^a^dio Jts.-iA.cQ.io ^.öi JlcxaLbsiaS. cxot^^.^> 

* jloljLri) o/ Jl^O JjL^-a.ÄiO OOOI yOOi-ts.-/ yQ^Xj^O J^AOijO 

^öt :looi J_",.-oAoo j,oot^i K*3 ^öi :)lo.2^kio ^.J.Vl ^..*.\ot '^^ao» +3 
5 loot )L»^dL2>o Jiot_so :vx!>^AioJ_s J_^^oäioj yQ-JÖi Jj,..oca3 y.../ looi jj_i'its,io» 
Icoi If.-^.^. ,/i ^.ö) : > ^.)' t ..£Q.^/« Ka3 ^.cho :^.oto;CUw^s.so J'^.»-* °öi Jot^sjJ 
^-^säio Jjlsoi :looi Jt-^flo K-joiSs, ,JJ L^oim jL^-i^o :fcs_j_ioV^ ^../».iaJus 
. (ioch.^1 Jjl^Osö ^ajiooi_.j ot^ >o»o_. -.^oot ^Ok..»^io yoyJiOiJä Jls/o ^.ooi 
\ -\\ w.oioJtt,_o oooif v oj6i v oot^-.i\< oöi "^.Ji-co-./* [.ix^o s2la#/i ort' t VS 
(j.^s.\o_a. v^Os.1— !Sooo -.Loo).^ oüs. amj )ooi öocla )_*.\^i.« .-|.iaop jooi 
In W vi .jct.3 outoias»« oöi . -U;o— o]i ^_. ou^o; oöi .'Jot^jJ ^.^pöt °öl 

.-j^t-^oJJ 3/o JlJcLa^s 3,' OlitsO ^iO ^ts-A ^SO . --tviO »Ji..N jJ )fv^,-» 

;} m'v/i och )oi\jJ loot |^cu^.; J;oi "^^io a^. <v oou^^l^ jlaio^» ö»-so 
oöi\ t-^N. U-^-'l : jl-so-'.-s Äs,~J J.cq.ju^ Jjot y-*l' ^°1 ^■^l^AOJ ji; -.01 



oubli coniplet et parfait de celui qui est vraiment Dieu; et, des lors, tous 
ceux qui apres lui recurent ce royaume souille et haissable pour Dieu sui- 
vaient l'erreur et ils recevaieut et heritaient l'impiete plutöt que ([£%Xtav...vi) 
la prcmierc place. 

5 Lors donc que ces deux royaumes, celui en verite qui s'appelait Juda, 

lequel etait gouverne d'apres les commandements de la Loi ä Jerusalem et 
par la etait agreable au Dieu verkable et unique, et celui en verite d'Israel, 
qui durait ä Samarie d'une mauiere rebelle et adorait les veaux d'or d'une 
lacon athee, etaient ainsi divises et ne se melangeaient en rien, Joram, 

i" fils de Josaphat, roi de Juda, prend pour lui en vue du mariage la 
iille d'Achab, roi d'Israel. qui surpassait en impiete tous ceux qui avaient 
ete avant lui, dont le noni etait Athalie, et il se produit un commerce 
cliarnel qui irrite Dieu, par suite duquel il engendra Ochozias, dont Matthieu 
na pas i'ait mention dans la genealogie (yeveaXoyia). Et, lorsqu'il a passe 

15 sous silence, apres lui, aussi Joas, et aussi Amasias, et semblablement les 
trois, ce n'est pas pour ccla qu'il plaisait au Dieu qui s'cst incarne de ne 
pas sembler descendre par generation d'une teile race (ye'voc). Comment, 
en eflet, fcela plairait-ilj a celui qui a clioisi d'avance pour lui de laver 



Lfol.211 

i b. 



106 Sl \ l Hl D'ANTIOCHE. [550] 

\^.oi ^soi :Us ? ^^ ^o i-K-.j -ex o6~; jLoJVjaual^io »— =>o rylo^i oC^.» 

y.-/o h- - ) - -^ V-^- -»^coo :Uo-^»i (-coaiais ^-.; ooot ^^a.*,! 05 :^ >v» •> 
)ooi -otol^-./ v oo»JLio *—♦ vOJ6i :Jj;_oa°>\ v °°^ 0001 ^-«^>k-^>° U^° 
\\3K2 y±» +s±±L JJ :— x^o v^od \j^I J<*^ 7^ v 00<XJ V'- ~* : r° :ai0 ? 
fc^/, ^,01 ^.oC^jo r^i^ |... vi » -> k-Ji ^--^oi ^.-ouio» jlciio, ]Ls/o 
JJ :J_^/ ^-io k-JSJ^ ),.vi«> M? ,<_-^oj ^_>ouVo ? o :N— tO^ J-^iJ-i 
: y^ ? Jo£s U^> -&-*/ »-^ M :v°o^ —a^l jLs/ v oot^ ?o^»l- 
:^^io J-k-M |»; ^^ :)-*£* ^A 'M; Jö^~ <**faj J-^ J<*^ 
vcuöi jJss^? oä« :^CLi^ia-; -öt )p!^3 bC^-,» loot öi-k-./ ^-5 )K * > \^l 
:\±*io\^ä «^l-./ o»i.s-^ ? oc*^ :J-^^a J'»-a^ ^^oi^ v*i^./o ""^r^ )-=**?! 

1. I. ,'lclll lov^=lv 



toute souillure de la uature humaine, par sa pareute de race (yevo;) avec 
nous et par son iuearnatiou plus pure que tout, qui (est) du Saint-Esprit 
et de la Vierge Marie 1 
Lfoi.211 Mais, parce qu'en vöiid- ' Matthieu livraii (son) Evangile r.Oxyyaiovi des 
le commencement ä ceux qui d'entre les Hebreux ont cru, lesquels dune • 
pari haissaient le royaume d'Israöl, qui etait puissanl ä Samarie, (et) qui 
d'autre pari etaienl attaches a la Loi (vopi.o?) de Moise et comprenaient d'une 
facou beaueoup trop grossiere ei a la lettre les commandements eux-memes, 
dout Tun ötait celui qui ordonne : Tu n'auras pas d'autres dieux en dehors 
de moi; tu ne te feras pas d'idole ni d'image de tout ce qui est dam les cieux 10 
en haut, et de tout ce qui est sur la terre en bas et de tout ce qui est dam les 
eaux au-dessous de la terre; tu ne les adoreras pas et tu ne les serviras pas. Gar 
c'est moi qui suis le Seigneur ton Dieu, un Dieu jaloux qui punit les pechis des 
peres sur les fils, sur la troisieme et la quatrieme generation* , (et) parce que 
fameuse etail l'idolätrie («BftiXWßeia) de Jöroboam, qui fabriqua les veaux is 
d'or et trorupa les dix tribus (et) qu'Achab surpassa en impiete, ä tel point 
que le Livre saere dit a sou sujet : /■-'/ Achab ßi ce qui est mal devant le 

1. Ex., xx. 3-.V 



[551] HOMELIE XCVI. L07 

o4_\ Loch JLo2l!^d JJo r^oiaiOf-o ^.io oootj v q.j6i yOoC^S ^o V-»k— • J^./ 
,_»_3 ja^j» J.«^.flQ_^^o/ )ooi |o\ ,.3 •.^ab^^io.ji ^.oiooi^^Li s^ög? — oj 
.yQ-.Ibw^o/jo )_£Da^Qj; JojSs. Jooi — oiok.../ 001 yJS ocxo ,_»* -Jooi \äb\i ^\o( 

J„.K..*^l ji^S. J-20^ O^S.-l/ JVJ-JlS. ^-»'; -OloK^/ Jj-30)i J-SsOOJ ^O? yQJC*^ 

6 j-»y.->\ ^io; yOJÖüS. . )lajLba^cK JLaS. yQj/ *^;: J ^-*l t-»^«-»! J-ta-»/ -.^0^-* 
p 001 -.).ul^ oöi JoC^» :jK>a...Äo. J-aJ-Uii oöt JojSS; jaL^o ^s .ai.-ja^on 
oj^a-M -oi ^^^^.^ioj .yOwJVwJo/j JojS\ »3/ i^^o'/; >-•/ •'— 010k-./ 001 
,-.0^1 — 6t *s/ -.J^a-bo |ioCbs ötf-^x^. j.-»'^.2Ld. ^ioj yaJÖC^ jlax^a^oi IqlS. yO.)/ 
^.o;; oc^i 1^^4.io ssajL^i ouooij J.:sto .-^io/o yoo\\^l yoy.o oi.m.aL^ ^Of'-o 

10 loA; -ot ^.^io .JKS.^ );oij 6|k»V^io yi ötK^^io .->ooii-s/; ot^s 
op ^io joh ).JLS.-/ . v-o; ^^^.io loot )y^~\ )K^'i ysy^o \K~<±^.%1 j-V-^* 
c*^_S J.3lX.3l^ j^aiUX v3/ *Jiot» öiK^^io .fcCa~i./ p°Ji/ » t*>» ^^o».^ 

:)ooi ,^j \y-^s\ ^.^oi ^.io yjä .)l.;'i\\ J.b.Q_3L*. -010k.../ jjia-.M«»; K^.d 

*JIqjl^cl.oi ia\ yooi^ 



I. fol.211 

v" a. 



Seigneur, et il /il plus de mal que toys ceux qui avaient ete avant lui, et il ne 

lui sii/Ji.sait pas de marcher dans les peches de Jeroboam* ; comme l'Evangeliste 

IvJxyys^'.iT/i;) voulait montrer par ce qu il disait qu'un seul et meme etait 

le Dieu de la Loi (v5j/o;) et de l'Evangile (E'Jayys'Xiov), il a passe sous silence, 

r > jusqu'ä la troisieme generation, ceux qui etaient nes d'un mariage qui 
etait si idolatre (Set<n&x£[ju>>v), afin d'attirer surtout ä la foi ceux d'entre les 
Hebreux qui oul ein, en montrant que le Dieu de l'Ancien Testament 
(AtaöVixYi), le Dieu jaloux, le meine est, comme je Tai dit, aussi le Dieu 
de l'Evangile (EüayylXiov) . Qu'il ait fait cela, en eilet, pour faire acceder k la 

1,1 foi ceux qui (sont) d'entre les Hebreux, c'est ce que ceci fait savoir egalement, 
(ä savoir) qu'il a donne ä David la premiere place avaut Abraham et a dit : 
Livre de la generation de Jesus-Christ, fils de David, fils d'Abraham 2 , pour ce 
nirme motif, (ä savoir) parce que chez les Hebreux prevalait un grand 
honneur pour David, ainsi qu'il a ete montre dejä par ce que nous avons 

18 dit. C'est ä cause de cela qu'il a aussi divise la genealogie (ysvsa^öyta) en 
des septaities doubles, je dis en ces trois groupes de quatorze familles, 
parce qu'en verite la septaine est chere aux Hebreux, alors que c'est par 
ce * qui est babituel qu'il les attirait ä la foi. * Lfoi.211 

v° a. 
I. III Rois, ivi, 30-31. — 2. Malth., 1, I. 



L08 SK\ ERE D'ANTIOCHE. ■••"•- 

raJLaoutei J-iöoi.. ^i v qjoi "^^o :K_Jj»-3,^oo fc^_)jfcw *.~ q^S. ^^ v< 
|c*^Ji ? J&o^l ^^^io jiM^> JJ/ :J-po)lo J'M" J-ja-oJI JjjNj.^ oT,.^ 
^l-/i odv-a^ ^-Q-J 1 ? °<* .-^.^-«J ^oia- oon ^,-00^ )ooi ^i'j •. )-*<*■=>/ 
.:.|^^;o JiJ.iL\ .^-i Jooi -otoN-/ ^^o ^ V-^-J oot 
vß,'j ..Ulo"^ )<*.»/ ? Jöv^~ ^i-3i Jjul^ JoiS\ \jI :Ji^*>/? W*^ -« 
,JJ/ ..^-^^ Jto^sL USu>/ )&£«- «a^- UJ^>? ^»T'l^ ..^jjN-äI» 

.yOJÖi» \-*.L* |»V*l3; ~.-/ yooopo .•yOOMtd^l»; )la>»*A V a v?ao*JO v 13 '^ 
v ojöi ^>> poJLaeu^ J^ ^ M V* -^ U*x ■) **» V i JlaJL*a6pe ^^o 
Ijoi^oe .-oio^/; -010M Iva .^» Mv-V»! •l^-°^/ llaju^-aa ^*>V*>! '" 
'^ .■Ula^A )äo/ ? Jä«^~ <t*ä{ .-po/ M-£-*^ <^ -.J-po o« 3/o 
s-K-io/ • .,_.» cuoi .w^> ^i'-co? vQ-iötA .«aufloo/ )J/ Ux--s;o )bA^M )»♦ 

Jk~J^o )Jo Jfco^N^ ob* JoTfcoo '^i6 ^-JLi/ ^A; ..-fcoo/ -^^ k-/ 

En effet, si ce n'est pas d'une maniere utile et conforme ä l'economie 
qu'a cause de ceux qui d'entre les Jnifs ont cru il a passe sous silence 
Ochozias, .loas et Amasias, mais (si) c'est vraiment ä cause de la punition 
des peches paternels, il fallait d'abord que, lui, Joram füt passe sous silence, 
(luii qui a pris la ßlle d'Achab, lequel etait plus idolätre (Sei<ji&xi}*wv) et 5 
1 plus) impie que tout. 

II faut, en eilet, que ce qui es1 di1 : Moi, je suis im Dieu jaloux qui punii 
les peches des peres sur les ßh\ se comprerme, 11011 pas comme si les lils 
6taien1 punis pour les pechös paternels, mais en raison des peches qu'ils 
commettenl eux-m6mes, toutes les fois qu'ils fönt ressembler leur peche "> 
ä celui de leurs peres. qu'ils poursuiveot et imitent l'impiete de leurs 
parents et qu'ils sont vraiment leurs lils ä cause de l'imitation de la niechau- 
cete\ Car c'esl aiusi (]ue nous avons l'habitude de dire au sujet de ceux 
qui imitent la mechancete" |>aternelle : « Vraiment un tel est lils de son 
pere 0. C'est pourquoi encore le Seigneur aussi n'a pas dit simplement : ' 
// punit les pech4s des peres sur les fils, sur la troisieme et la quatrieme gene- 
ration; mais il a ajoute : Ceux qui me haissent*, c'est-ä-dire : Toutes les 
fois qu'ils suivront la haine de leurs peres pour Dieu ... 

Parfois, en effet, pour certains dune part il retarde la punition elle- 

I. Ex., XX, 5. — 2. Ex., XX, 5. 



II» 



V b. 



HOMELIE \C.VI. 109 

.Jj»otj J«i— »K^ ,_io J;ot JJ v / o/ -.^.*ÄV*.I^.jLio ,j> 'yooou JVK-Jbo 

t .jts-o— 1 ^io Jj'j J-i^JJ »Jo JolwJbo «lo^^-a^ ^> .Jjjj Jj-^pi JK4* 1 
ycuöi^ «3/ ^*o oSs .yoc*^-.; )Öii/ ^i> sS/ .c*^ Joot jlk.4iöi K-^> 006. 

^A« vpoC^j J.-Ik_iLs )öt^^ 3^*. ,j jjoto .jöws/» Jk-sä-, J_Jl=> ^.^V^S; 

») « « V *> ^CLflCtiClS vOOl\ ^.j^aJiö .•yQ.j/ O^w,* vQJÖ»^ Q-^iÖj yOOt-il 

•.Uä^ ^^jK.io ^co JJ :)ötijj ^^--; ^.-^o» v2l^.~; ..JJ ^,j/o 
volaren JJ .•^a.i.pöj >*.iajLj oow.1/ Jjlq^o ,^^j ocx JLfl&a^cu; cxjl^oi ^cx |_^.^^o 
ot^.; |L^«o sJll^s ••jöl-s/ ^v— yola^cu JJ J^Jlso .-JLLb »a^~ Jöt-s/ * 1, fol .21 1 
J-isj J-Jls '^ a*K-oa^ J001 ^.to. .po/ ^A«, ocx ^^soi J.ia-7 -Io^oli 

I. 1. in margine : | *im vi . — 2. I, in margine : Ui—iv». 



meme et il ne fait pas venir la pcine elle-meme, ea se souvenant de leur 
propre penitence, alin qu'en verite ou ils deviennent parfaits en changeant 
ou que, si cela n'est pas, ils soient reserves, apres la vie d'ici-bas, pour 
les tourments futnrs. Pour certains d'autre part, qui (fönt partie) de ceux-lä 

5 peut-etre ou de ceux qui ensuite combien de fois sont saisis par la meme 
impiete, il fait venir une juste colere, en montrant sa sollicitude et en corri- 
geant les autres par un exemple, laquelle (colere) en verite il ferait venir 
aussi sur leurs peres, si en verite il avait juge (hon) de les tourmenter 
egalement ici et s'il ne les avait pas reserves pour les peines futures, eux 

10 (jui, ä cause du retard du chatiment, ne se sont pas repentis d'avoir peclie. 
C'est ainsi, semble-t-il, que les fils paient les fautes des peres; et cela, 
quoique ce soit pour leurs propres peches, par lesquels ils ont imite ceux 
qui les ont engendres, qu'ils endurent eux-memes les peines. 

Et sinon, que les fils ne soient pas du tout frappes pour les peches 

1-, qu'ont commis (leurs) peres, il est tout proche de l'entendre de la part de la 
Loi (vöp-ofi) qui a ete" donnee par Mo'isc, laquelle s'ecrie : Les peres ne mour-> 
roni pas pour les fils, ' et les fils ne mourront pas pour les peres; chaeun mourra ■ 
pour son propre peche' . Comment donc celui qui a dit ces (paroles) allait-il 



1. i.ii 21 1 
vb. 



1. Deut., xxiv, in. 



1" 



HO SEVERE D'ANTIOCHE. 554] 

>6w^1 .JlIJL^ )oC$S. J-</? -Ö&. .ÖC^ ^.J^sJitCflQ.iO )N^>0 ^iO V-3^ ^K^flOO 

JfcC^io w-toö ^^.^^o^ ,_^^ vs/ yocxloü^» yQJÖ» •)LoJL3 ^^ j«*-^/? j<*^— 

JooiJ »/ -.J-.'*so woojj ^.iö/ )j/ «.^ .^.öi-o ) » 'i ->; \l%o .•jj'ma a^-a/ Jöi_=>/ 
.^.o»_.k-./ —"S...J JKjl2lJ ^.oübo; ^JSs^io .^^Jv-Ä^i-s i^>ojbooi Jjo« JJKio oot 
,,->Ot.L| ^^.1 ) K.JLÜ.J ^O^vS .)»-S; ).Jl3U *£>/ .Ijlsoi '.JLs/j I-Jl^J« J.JJ ^_/ 

_K-:>0 •- re,'-\ jöo/ j tS^sL v aJOl\ . yOOt.JOOt-3 > ■ V> «...CO jjLDO) '(...lÖO^. Iol^ 

•:-v^_«/o N~0 VLi^iia-. .-jlx^O ^io ^.K_. j»i*-^. w^k.-,;, -*-s^-a= 



faire venir sur des iils innocents la peine dun peclie paternel, d'apres la 
parole de ceux qui comprennent dune maniere (res grossiere et tres derai- 
sonnable la (parole) : Moi, je suis un Dieu jaloux qui punit les peches des peres 
sur les jils ■' ? C'est ä eux qu'il adresse egalemenl la parole par Ezechiel, en 
disant : Homme, que signiße pour uous ce proverbe sur le pays d'lsrael, qu'on ■"» 
dit : Les peres ont mange des raisins verts, et les dents des fils (en) ont ete 
agaeees? Je suis vivant, ilil Adonat le Seigneur, il n'y aura plus ce proverbe qui 
sc dit en Israel. Car toutes les ämes sont a moi, de märne que l'äme du pere, de 
meine uussi l'äme du fils.- toutes les ämes sont ä moi; l'äme qui peche, c'est eile 
qui lunurru 1 . El encore : Et vom avez dit : Pourquoi est-ce que le jils n'a pas '° 
porte linii/uHe de son pere? Parce que le fils a pratique la droiture, la justice 
et la misericorde '. 

C'est a cause de ceux ipii elaieut si grossiers et (qui), par le fail dune 
opinion pröconeue qui prevalait ein'/, les Juifs, etaienl aiasi disposes dans 
hur intelligence que Matthieu a couvert par le silence ces trois peres, qui is 
i>iil i'ii pari a la posteritö ei ont ete melanges a la royaute de ceux qui etaient 
beaueoup plus idolätres (8ei(jtSai(«j)v) que quiconque, que Jeroboam en vn-ite 
ei Achab. 

Mais peut-6tre quelqu'un dira : c Alors que le Livre de la Loi dil : Sur 

1. Ex., xx. 5. — 2. lizecli., xviii. 2-4. — 3. Ezech.. wni. 19. 



[555] HOMELIE XCVI. 111 

)Iqju ../ ^ö); c*JLio o .•-ISvio a>t^_Ji U»-^il QÜ>.o v ci^.\|.io jfcC^JL .-J_»^^.j5io 
)t0^ia\ Ot^-Lo'Kj JN- - ■ QQ -q»n* V-*^~>? U^-»/ . • Ji-ao-^-S oooi ^»ts^Jj )U^o.^ 

^.o(oK_/ ^opccs jis/o vOJÖt s-^o; •')^^»'/? °°i ) °t — oioh<*l )-;ai. ..J_..^o/o 

5 |oo) «»coj |v> m •> >al_ca.j}o .)ooi u t , x il| Jlo_ion\ v3/j jJ/ .-»Ä^io; jooi 

(ooi vrao'l» .•^.oto'i'.N !k.^ji "^>. i^i-^ws )ooi w\oo . J-coa^aJ ^.io V-^ 

*JJju.oi ^.^o oCio ^o <*S. |ocx JJlöo .-oiloq .^mN 11 
.v^L-aJj jioom\ o&. ,.3 oi\io -.I^ao-« ^otol^./ l^—y 'ooi. jiot» >s/ jJ / 
JLjwio/ JouSs ^io «.-^i_aü jLdftCo; yOot.-K-./ |Ä^>w., ,JJ a_\j yöjöi^ * Llul -'- 
10 ajo«<o« a\.^_ot v a.jöi ),..ix.io, -.o~o!.^.a/; v ajcni y^ 00 / U^-^t; 001 t-»-<v 
.ycu*,'jl( -.^»oiq^v^-Dj vQ-'öl? ^-»? \OOliJLs "^o. -vOü/ ya^^l )la:>a\ -.«oia^/ 

JloniSv» K'jl».\1/ p; jooio .J.JJCH ^--; ^.-oiS. )^>/ . • J In «iS? Y>» ^^>V/j s-.ö|o 

In troisiemeet In quatrieme generation', comment Matthieu en a-t-il passe sous 
silence plutöt (jiäXlov) trois, et non pas quatre, attendu qu'ils descendaient 
par generation de cette parente impure, afin de rendre la parole plus per- 
suasive pour ceux qui (sont) d'entre les Hebreux? En eilet, apres ces trois 

5 (rois) qui ont ete passes sous silence, Ochozias, Joas et Amasias, le qua- 
trieme etait Ozias, qui se trouvait ne l'emporter en rien sur ceux-lä, mais 
qui avait desire meme le sacerdoce et avait essaye en dehors de la Loi (vd^oo 
de mettre des encens et (qui) avait ete frappe sur les paupieres dune 
lepre, laquelle arretait son manque de sens et le retenait completement 

i" loin du temple. »> 

Mais aussi de cela encore la raison est connue et qui se rattache ä la 
meme pensee, pour ceux qui ne sont pas ignorants des Ecritures inspirees 
par * Dien. Amasias, en effet, qui regna le troisieme de ceux qui ont ete*Lfoi. 212 
passes sous silence, livra ä la mort les serviteurs qui avaient tue Joas, son 
pere, (et) il eut pitie des lils des meurtriers. Or il est bien qu'ici nous citions 

15 ägalement les paroles sacrees elles-memes, qui se trouvent d'une part dans 
le quatrieme (livre) des Rois, (et) qui d'autre part s'expriment ainsi : Et il, 
arriva que, lorsque In royautd se fut fortißee dans In main d? Amasias, il tua ses 
serviteurs, qui avaient tue son pere; 1/1111111 ä laus fils, il ne les /il /ms mourir, 

1. Ex . xx, 5. 



L12 SEVERE D'ANTIOCHE. 556 

U .'pe/ ^^ U'^x> i-«^ 3 ! .-Uo^o? J-äO-äJ; j-skj-o o_£vjj; U^-l .k_-_-o/ )J 
ju^-D JJ/ .)ö».^/ 3^«..-. v oIq^oj U*lz> jls/o :J_-JL-> .3^-. Jöus/ v oloio.J 

Jlojj/ -Vio_-,i c*-\ k~./i „öi tv^iö J_ax-Oaj lo.-*5a-oXL_\* ""^-oot '^io 

J_v...»ooi_. „öi Jloj t -->m.^o Laio_^lQ\i J-J-a^/ .\-*.-*>m yQJÖiA ^'t^3 l~-*»A 
)! «-. n . .j ) « i >\ );toio ^cdoV3 ^3 ^-*>! )^-ca..io» .„OIO-^ v3ot\j oot 
ll.a_a-.5j „01 t-3 -01 a\i sxn.ll .•Jila.io li't-tkd? 7-*/ k-J-*JV~ / °^? •"J**lj 
* v a_-_-\öi.j Jl v> r>\. „5| a?_\o .-yoouöf--»/ y^\ yo-^öi-vj 
^^.-^öo Jpö/ i-ooi/ ,_*-a; „01 Ji-a-^-J ^o |H-U'/ .«Ol ^| Jli/ ^*; ^s^J 
^s^io .JjVüo JjJV* J- 10 « Ji^S^ -oi*aoto -U-io V*>/ Jjldoi . J^JasJ- 
.);oo^^ oot ),i ..» »-Ojj oi---as»a3 ^.v. otvl..» li-^^ &>>*) x?° k*.* 1 i^? 
La.V p ^.JL.».^ Öt-N-V-Joo; .-JL»a-^ J_~-._oo t\-_-J) -fcoo p©/ <*^-*> 
^Kjo .)ooi po/ Joot v-asü Jv-s'oxd; ^-.\oi JLöA . • J fcC-\oi\.-» )oC-5s l'^Sl. 

*„ota_s/ t-^jj J----»»a3 )oiü_^ |l*V-» oC-\ i 5 

.sc/«;// ce <jiM esi fcrii da/w Je //r/v de /a Loi (vojao?) de .Vn/.sv, ow Je Seigneur a 
ordonne, en disant : Les peres ne mourront /ms pour les ßls, ni les fils ne mour- 
ront pour les peres; mais chacun mourra pour son propre peche A . 

C'est donc parce qu'(Amasias) a accompli une Legislation (vopöeaia) qu 
possede la charite (<prt.av9pwirt<x) ä l'egard des fds que l'Evangeliste tE'^yys- 5 
XicTfl'e) a fait mentionde son fils comme il convient, alors qu'il a rendu ce qui 
est semblableä ceux qui sont semblables, afin d'attirer encore sur lui Fopinion 
preconeuc juive, qui pense que la justice des peres prolile necessairement aux 
fils, laquelle au contraire ne (leur) profite p;is vraiment, s'ils ne pratiquent pas 
la meine justice que leurs peres et s'ils nemarchent pasdans la (voie) opposöe. 1 

Quelqu'un demandera egalement ceci : « Lorsque la propbötie (faite) par 
l'intermediaire de Jeremie dit au sujel de .leclionias : Ainsi parle le Seigneur ■ 
Inscris cei komme (comme) un komme infame, pour qu'il ne grandisse pas de sa 
posteritd un Immun- qui s'assied sur le träne de David, (qui est) encore prince en 
.Imhi-, comment Matthieu dil-il que le Christ en descend par generation? A 1 
ce sujet, lorsque Gabriel exprimait les paroles de l'annonciation a l'adresse de 
la Mere de Dien, la Vierge, il disait : Et le Seigneur Dieu lui donnera le träne 
de Du riil, son pere 3 . » 

I. IV Unis. xiv. :.-<;. — 2. .Ter.. XXII, 30. — -i. Luc, [, 32 



11 



[557j HOMELIE XCVI. n ; 

jlo_jiXio ^is^io .iicxio. J-iot ^_io öuk-/ ji «^-; Uaa^io .-joot v*>/ 

*jjLO-»> )<H^jJ» ' ~-/ .'H^ «Lfol.212 
•^ r* b. 

. t ^_uttlafcoo K„J K.J.1^-,} vQJÖ^ :J-^JJi ^-^oi JLkLs ^.j ^-oto vs/ 

i" loot Jt-^-/ );oo».*i ? ^öt )lo_aJ^io "^^oo -.^t^o; J-J^/ Jjooi-.^ ool 
J^josJl. »K-s ^-io y^> .-]L».£J.2> sä/; K-..3 -St .•Jla~«..3J; ^.^ch ^»Oi.-^.*/ 

^ö ^io ^.iö ^oiok-/ ^D .J^i/; Ot-.?^ "^ .JJ/ -.y^io/ J-oöou ^"^ a^ 
I^_)jV-s^o ).=>/ ^-io —.; ^^al* Joi^; -c*i ,>5 *Oi JjL^iö fcs_J.*^oo/ J.:xxSü>. 



Cela, en etTet, parait etre oppose ä la prophetie, (et) semblera ne pas lui 
('■Ire oppose, si nöus rappelons que le Christ lui-möme disait au goüverneur 
(r/veacöv) Pilate : Mon royaume nest pas de ee munde '. C'est donc au sujet du 
royaume liumaiii, et de ce monde, et qui se traine dans la poussiere, qu'a eu 

5 Heu la prediction de Jeremie, et non pas au sujet du (royaume) diviu, et Celeste, 

et qui convient au Christ seulemeut, comrae * ä Dien qu'(il est) par nature. *l i'oi. •. 

Dans les paroles memes du prophete egalement, il y a, pour ceux qui (les) 
considerent exaetemenl, uue Solution de ee qui est demande, laquelle est 
d'une evidence tres claire. Que disent-elles, en eilet, au sujet de Jechonias? 

to // ne grandira pas de sa posterite un komme qui s'assied sur le tröne <le David, 
[qui est) encore prince en Juda 2 , de teile sorle alors que c'est au royaume qui 
durait en Juda que se rapportent les (paroles) de la prophetie, laquelle en 
verite est meme sans objet, puisque, apres Jechonias, il n'a plus de roi et que 
d'autre part il a permis la captivite et la sujctiou aux Babyloniens. Or le 

l? Christ a regne, non pas sur les Juifs, mais sur les extremites de la terre, alor.s 
que d'un cöte il est avant les siecles, par essence, roi de l'uuivers, en ce 
qu'il est Dieu, (et) que d'un autre cöte il eutend de la part du Pere, selon 



i ii. 



1 .Iran, xviii, 36. — 2. Jer., xxu. 30. 
PATR. OR. — T. XXV. — F. 1. 



10 



11', s|.\ | |;k D'ANTIOCHE. 558 

^sl/o o^xio ^j_A .K^Jl/ k^U^a, )la^r>v> Lq^o .-K»t-3 J°«? -Aoo/ 

..^J./ V-äljlo ot.^j ,_.*> ,J JJ/ ,oL ^O»; )-^JV^ U-»'<" "^ M° J- 3 ' " 
JoC^s IV^. ^£^0 U^-7? .-fc^-^s.U ^-isLöJ Jlv— / ^? -01 &l 



l'economie, Iorsqu'il s'est fait homme et qu'il s'est abaisse volontairement 
jusqu'ä cettc luimilite : Demande-moi, et je te donnerai les nations pour ton heri- 
tage et pour tes possessions les extremites de In terre ' ; et qu'il dit dans les Evan- 
giles (EOayy&ia), au sujet de l'economie, encore lui-meme : II m'a < ; i< ; donne 
tout pouvoir dans lescieux et aussi sur In terre-. D'oü (il suit) qu'il ne s'est pas : , 
assis nun plus sur le tröne corporel de David. Mais, Iorsqu'il est ne de sa 
posterite selon la chair, c'est d'une maniere intellectuelle et d'une maniere 
digne de Dieu (GjoTrpeTitöc) qu'il accomplissait la promesse qui le concernait, 
attendu qu'il est roi pour l'eteruite. C'est pourquoi Gabriel egalement, 
dans l'annonciation, disait : Et son regne n'aura pasdeßn 3 . 10 

Lorsque Matthieu a ecril : Depuis l'exil de Babylone jusquau Christ qua- 
torze familles \ le nombre est pleinement sauvegarde, quand l'exil, c'est-ä-dire 
la captivite, qui (a eu Heu) a Babylone, lequel s'est prolonge jusqu'ä la 
soixante-dixieme annee, est compte pour une faraille, et (que) la naissance 
du Christ egalement est comprise encore (comme) une autre famille, parce 15 
qu'en verite l'Evangeliste CEwyytkwrht) et a nomine et a compte les nais- 
-;hh'cs comme familles. 

H a ete" demande aussi cette autre (chose) par la süite : « Comment 
est-il ecril au sujet de la Mere de Dieu, la Vierge, et au sujet de Joseph : 

1. i>-, ii, 8. - '-'. Matth., xxvni, 18. — 3. Luc, t, 13 . Malth., 1. 17. 



559 HOMELIE XCVI. Llo 

Jv.300 OCH CHf-a^- t'l^-»» J-^V-- CH.iQ.aL.-* ]Jo .-o...&o ,£lCOO_* ^^s^iOO JfcsXoK-S 

\.x>l, )~JL-au./ -Jv-^o/ J-^°i? J-L-^Q— ^^o Joch >*.,!. JJ» i_^ -o« 

. ,) p\ 1'^- ^--J 1 ^- 3 t- 30 .*0|lKj| Ja-A >*.,.... ^_; v>;/ .)_.chSs |-»Ao »Lfol. 21 
v. • w • •• ^ " ' v°a. 

•*.,..* jJ; w.ch-3 .'öl v» •>.. jJ» .' « i j . T i ft / « vOJCH ^-^ ^>;*j t-»-^ T--"^ -^ 

.-, | icuv^-oa-bo oüS. Joch K_./ JJj ^-.i qjch ."ch-s joot JI^oKjl^O; och JLsi JjJi^ 
V-^. );ot -Jt^cü och cHi-a^ 1'^— ; J^oA •')»** ^i> J-^ «'? ch^O^oo J-al** 

.OilV. )oOt 'yii>\\ OCH jjJ Lso i N -.^-^v C*\ Jooi v ffl « ° >U/ .0»^3 "^O jJo J'fV* 

vla-cdo )och ^x-.— 'i p -.jJ ^»t-j/o .^choK-./ Isl-.,~o jy^i ^bo ^s--!-/ ch-si oöt* 
Jk.-Xxi» vs )Lo_L3i^ie lal\ ^*yi\ .CH^*-a\ c*LV )och •,-•=>'; fl •■^-») n*°>&oo )ooi 
W ^so jLs/o 'jjot -.ÖÜS. Jooi ^^ jJ; ^öt ^isjK.col : )_LS^io)^oo i JJ och Jjji» 
^i\ *«\. L'^ T >; J-^t-^? —ch . -J^^io/ ^ J v^° o»— ^— y-ioo -.oOy,... l'^-tj iK.js 
ot.^ ) » . i » t a vOoC-^aL^ 3 /o .ftataA ch.\o • . ,^. L / po V-*--^ ■£>! . J ».oajs oöi 
1^..- jooi ; (J~ J^aL\aji Jju/ la^oo . JlaJ^t^o« CH,n>oo\ jooi J^J^ )Lq.jo^o 

1. L in margine oc>- low •»,:». — 2. L in margine . «a—- — :i. I, in margine : o»:^. low >».^ Wv 



E< «7 hc Ui connut pas, jusqu'ä ce quelle eüt enfante son Fils premier-ne* ? » 
En eifet, cette (parole) : // rae la connaissait pas, a ete dite du commerce 
charnel du mariage, ainsi que dit le Livre divin : (Et) Adam connut Eve, sa 
femme, et, lorsqu'elle eut concu, cllc enfanta ' Cain 2 . Cur il faut rire de ceux »l fbi.212 

... qui disent qu'il ne la connut pas, en ce qu'il ne sut pas le grand mystere qui 
s'accomplissait en eile, c'est-ä-dire qu'il n'avait pas ä son sujet une opinion 
convenable et qui allät de pair avec la verite, jusqu'ä ce quelle eüt enfante 
son Fils premier-ne. En eilet, ce n'est pas vrai du tout. Car il avait obei ä 
Fange, qui Uli disait : Ce qui est ne en eile est du Saint-Esprit 3 . Et sinon, 

10 comine il etait dans Iaerainte et se trouvait dans le doute, il ne la conduisait 
pas ä sa maison. Si c'est par rapport u la comprchension parfaite du mystere 
ineffable qu'on entend cette (parole) : // ne In connaissait pas, il ne l'aurait 
pas connue non plus, apres qu'elle a enfante. Et c'est alors d'une maniere 
superflue qu'est dite cette (parole) : Just/n'/} ce qu'elle eüt enfante son Fils pre- 
mier-ne*. Car, meine apres qu'il tut ne, la profondeur de l'economie ecbappait 
egalement et a Joseph lui-meme et aussi ä tousles hommes de la memo maniere 
aiusi (pie (de savoir) ä quelle lin se rapportait cette naissance. Si, en effet, 

i. Matlh., i. 25. — 2. Gen., iv, I. — 3. Malth., i, 20. 1. Matlh., 1, 25. 



116 Sl \ I IM I) W riOCHE. 560] 

Joot yn » ,00 K»4 , % i / ^...Äs... s^-^tp :)!.}« ,wp JKjLlioo a^ t~<^^ v/ -oöi 

■ • J loj^.spo\ )ooi >» vi't^o . üK.jLbco o|.jlSljl=) Jooi ^^^Lw.J^oo L^jJ-io* l«->.l~3 
»ä>o)JJj>/; t2L^_. ^ j^i.oo ]h\t-s )ooi ^oioK.*/ .-ool ^..i ».So ^.io J.J-3 ^Do 

^.; ^öi .). i ft^o^o )lai>L(x». ^^io • J^.io/ öi.iaa..-> jJ» ^^do« «öi 

v _i6 ^/ ."^Dt^-floL )vdi< L*;'a.£> l.o.\ a\ •J^3Q-2> oöi oiv^.\ ^f-^r*? k ^? 

*6&. JOOI Vit!«» It^- wl »^-=> ^i>0 . Ctt-Vll .» ]J ^i6 ^Ji} JJOj-Ol 

(■^u'oto o^ .... «'..Aj Jjo» y_./; l^ioajLit .j...otS5\ J^fcoiS. v*"^°°i It-»-*- 
^_io' ^.j ^.öC^v :>*o i .. i ).joi yo.Di ^io ^.o»\i ii-i- / :;a.-JS>_i ).^jli^j >Of^o i 
^--J^-./ ^.i. »s/ jj/ JloV-^Jo (lo^oi; ^io loa^u jUt-~*-^o ^.sits-i 
J^xa/o .,^Ü5> J;ov\ Jlj.i^co JK_oö,_i • . J l^oä^fcoo JJo ^a^a> ]Ji ^.ow.!S»~./j 

l. 1, w»»^ sie). 



ce n'cst pas eil grande partie que Joseph avait dans son esprit des disposi- 
tious beaueoup trop humaines, comment fuyait-il eu Egypte? Lorsqu'il itait 
fortifiG en lui-meme et affermi par les visions successives de Tange, comment 
servait-il l'economie? Et, lorsqu'il fut de nouvean de retour d'Egypte, 
(comment i etait-il dans le tremblement et la crainte, lorsqu'il appril qu' Arche- ■> 
laus regnaitä la place d'Herode, son pere? 

Cette (parole) : // ne la connut pas', a donc 6te dite de l'union charnelle 
et du commerce charnel; (et) cette (parole) : Jusqu'ä ce qu'elle eüt enfante son 
Fils premier-ne 2 , ne doit pas etre comprise en vue d'une distiuetion, comme 
si d'une pari il ne l'avail pas connue avant qu'elle eül enfante\ el qu'il la 10 
connut d'autre part apres Tenfantement. 

Le Livre divin, en eilet, a l'habitude de se servir d'une teile indication, 
non pas pour um; cerlaine delimitation temporelle seulement, alin de ren- 
l'eiiner d'une part ce qui est avaul cette (indication), (et) d'autre part de 
laisser libre de soiu et de reserve ce qui est apres; mais il l'ait cela, dans de k. 
nombreux passages, egalenieut au sujel de ce qui esl saus (in et saus Limite. 
Et leprophete Isaie d'un cöte presente le Dieu de l'univers Lui-möme, qui dil 
aux enfants d'Israel : Moi, je suis et, jusqu'ä ce que uous meillissiez, moi, je suis . 

1. Matth., i. -J"'. — ü. Matth., i. '.'5. — 3. Cf. tsale (LXX), \i.\i. i. 



561J IIOMKLIK XCVI. 117 

^»')Li»j ik_a ^.io «s/j ..cH-k-./ JK^.^ +3 .^l^'l Jj/ <v a.s'J.Ä>l.j J^o^o 

►_ij ^_3._=H OÖ1 .-^OtoK*l JOOUI joOJ ^to. .-jtC^iO ^O» v OOtl.a.\> v OJo| * L fol. 212 

V • x • v v° b. 

JW .0.^ ».so -i^il <^° J-^^ <*'.*> «? J-iopw ^3o» \i vOSlj ,jo .J_£io a^..j 

Ölt~^ ^'^7*! J-^ ^» -Ol ■JVl< t gl J-^wi-O? J;OI ^N v3/ ^Si^^DOl J.1301 
^üo\ N^JLsOAJD ^)0*J.Ä30 V^.13.^0* ^iÖ n».../ oX ■ J^fffi .\.^ipi/ po/ 
.Öi^ ^o'Iä> s3Q.Ä> jjj JU.JSJ '^SO. ^3 JJ/ ..^to.» OCH J-JLSJ.\ ' t 1 \; OCX jjLSJ 

Joch ^Z« JJ; po/ ,.3 -.llot-oili) o\i\-% Ji^r* y )°'" D ? °^ '♦-^Ns. v^° U-^J^ 
10 .-jlai^aio ofS, J001 K*/j 06t Jjl=>j )ooi ^otoK_/ Jjojj k_o ^£^0 -öi^ 
J-Of; :JIS^ia_s cxo w.;oU/ '^_.; )joi t.3 .JjlhoS oi_3 )ooi K-./»o Jjl^Oso-^ 
K-J_aÄ.'j; .-W9&«* ^s *s/ .vüjxI» 7^-*! y^ •Ji.asAo* ,v Joch ^.ojoK-./ 
j K.^j^a^Kjiio ß .-),.. ajaoo J-.o|Sx 061 U^ : -3 »Kä ^o» .■(nlsü )t-l^; -o«js 
*Kjl£_s N.„Jot$s JLa-J.3 J.j-3oij ^6t .J-^Jlj/ J.ioj; J.-*»'»^ ^o>fl Ioch CH-ts-./ 



alors qu'il est evident que celui qui est en tout temps devait etre meine apres 
qu'eussent vieilli ceux ä qui est adressee * la parole. II est ecrit, d'un autre "Lfol. 212 
ente, aussi au sujet de Noe : // envoya de l'arche (xi&oto;) un corbeau; pour voir 
si les eaux avaient cesse; et, lorsqu'il fut sorti, il ne reuint pas, jusqu'ä ce //ue 

: , les eaux eussent seche de dessus In terre' ; et (cela), quoiqu'il ne revint pas non 
plus apres que les eaux eussent seche. 

C'est donc ainsi qu'egalement au sujet de ce qui est propose precedem- 
ment, l'Evangeliste (Eüayy 6 ^" 777 !?) il dit cette (parole) : Jusqu'ä ce qu'elle eiit 
enfante son Fils 2 , non pas comme s'il faisait une distinction et opposait au 

in temps passe le temps futur. mais en affirmant cela par rapport a un temps sans 
fin. Car dun cöte il a aflirrne avec soin le temps qui (est) avant l'enfantement, 
lorsqu'il a dit : // ne In connaissait pas 3 ', parce qu'en verite c'etait le temps 
qui presentait 1 livpothese du commerce cliarnel et oü il y avait un doute. 
D'un autre cote, lorsque ce (temps) eut ete declare en propres termes qu'il 

10 etait exempt de l'union charnelle. il te permet personnellement, raerae quand 
il s'est tu, de considerer par maniere de consequence ce qui doit (arriver), (ä 
savoir) qu'apres la conception divine et digne de louange, celle qui a congu 
dune maniere si digne de Dieu (GeoirpsTrws) n'etaitpas des lors sujette ä l'emis- 
sion de la semence virile. 

1. Gen., vm. 6-7. — 2. Malll... r, 25. — 3. Matlli.. [, 25. 



118 SEVERE D'ANTIOCHE. [562] 

~öi .j,_^>ä_\K\ ^_oo^3 ^_>o Ji-^>o/i -öi .-)lt— / -ö» ^/ .l^*>? J?°»^ 
) ' *\~ ji? .J^cC^» ot^L^aj.^ J-*>»^ jtooä... v ooC^o ~K-'/ yaa,^a.N Jj/ Jon 

•l-yoouia^ joot^aS. joot ,_.N»i> (.ia\aji »Ki - v» ^3/ 

loot jjOt ;K_S ^.iO Uli )Lj^m/i vS/» ^.iö ^./ .-CH^-J )V03-S OCX )».3l\ ^.io/ 

.|po.z> och .-^DiKjs -K-./ K_.J_io— Kio JJ Jjlooio -.öC^.; )i-2^ po/ JJ/ .J-*>/ 
^0 J-00^0 001 ^>o ? /; Jj; ^./ .jvoai )lp> öCboj -J '»■*■■»? y^.\ v*s^ J 001 
jN-^jL-*io .-^Ji-^l/ jl^oto ^.io \K^£^> JJ, ^j 00t ä/ J.iooi -.J-iö/ 
001 \^äj »*_s >ü.^pö Jooi ^o,lo Jjo^^io —j-JL/ J^-; ^ SLJL ^? |K.*jl.;1 10 
sS/o .^— ^ÜJt/ jl^; )K^.po_s .v^£.|J y^»-j J.-iaji >&>;o"/ -Joo» \.2ßlo v^o'po* 
J-sJ-=> JW3Q-3 ^oioK-./ Joou» ^.oi\. -Jooi oKb ).*iooy\ OlK^s^iO v£Oa\(l3 
•\^-? )K vi ifli ^v* i-^o^o +s .')paj Jfco^o ^j>o &l j^ti Jooi .JJ-i^co 

»Lfol.213»*OI©K*/» OOI .'i-io/ J-w ^O i OOC +3 OOI JOOI oKj J_^flDa.^ä_0>S. ,J» J-L3L»/ 
p. fl • • • • 1 • 



A cela ressemble aussi cette autre (parolo), qvii est dite par notre Sauveur 
aux disciples : Voici <]ite, moi, je suis avec vous imis les jours jusqu'd In /in du 
siecle*. Car il est sans conteste quo eelui <jui est avec eux jusqu'ä la fin du 
siecle, devait, ä plus forte raison, etre avec eux möine apres la fin (du siecle). 

II taut, i'ii eilet, considerer l'oxactitude de l'Ecriture inspiree par Dieu. 5 
Car eile n'a pas dit : Le ßs, son premier-nS, comme si (Marie) avait ete\ apres 
cela, mere egalement d'autres enfants; mais eile a dit : Son Fils; et ainsi 
d'une maniere indeterrainee eile a continue ensuite : Premier-ne. 11 est deveuu 
vraiment, en eilet, le premier-ne de toute l'Eglise; de meine que le premier 
Adam (forme) de la terre, de meine, lui aussi, lorsqu'il a cto forme de la 10 
Vierge sans peche et qu'il est apparu les premices de notre race (ysvo?). C'est 
pourquoi il criait d'avance par le prophete des Psaumes et disail : Je ferai 
connaitre ton nom ä mes freres, je te glorifierai an milieu de l'iglise*. Et Paul 
aussi ecrivait aux Romains ä son sujel cette iparolei : // sein le premier-ne 
entre beaucoup de /'irres'. (Et) il rst devenu aussi le premier-ne d'entre les 15 
inorts, lorsque le premier il a döbute dans notre rösurrection, ainsi (ju'a 
»Lfol. 213 dit le meme Apötre, lorsqu'il ecrivait * aux Golossiens : Celui qui est le com- 
mencement, le premier-ne d'entre les morts, afin que, lui, il soii le premier en 

1. Maüh.. XXVIII, 20. — 2. Ps. XXI, ■->;!. — 3. Hein., viii. 29. 



[5G3] llO.Mf.IJI-. XCVI. H9 

Joe» ,_.; Joot JJ . s ^*ajs w^o^o; Joou oot; JjlX«/ .JkjLio ^.io» Jv 30 - 3 •)-»-' 
^io k_J^ootooo ..J.*£i^ yo+a )pu U^Sls >s/ Jooi ^otoK.../ JJ( .;o«J^ 
.j.jL3ot o_fco? Q^axaa.-^ k*-.l Jl*^JL» öt-=>; Ua-/ .Jooi »^^. ).^>/o JoiSs 
^Aoi ^^oo .JK-..W3 öi^.3; )vaa^ .*JLu>~£oo, ,JJ Jo£s; i^j -otok-./» o« 
J^-./ k-J.io~fco>o .)J ..oTtJ V*?/? '^-=> ^>° -.^ «ift ' N ^o/ oot ^ot^J 

•:-) v dq_s OOI ^-3»K..3 
J^_3a_^ ^otok.../} oöi vrooi.3 "^JJ ^-io a\; .-poJ.-ia\ »~*^ ^l sßfcC«. 
-otok-./ Joop Jv-SQ.^; &l V-^ -« J-J-: 20 -Ji- 30 - 3 -«°^-/ ^"/j ••<*^i' 
000t yoo»-.^/ ^iö L-Ls -.of> n\ . k^„i» ^-»; ^ » \o) . Ut^— - > ^( .*■*-!( 
K-.},°>n;i llttjyapo "\^o ^qjl-; ^_.» J-a/ .0001 ^io-^lo; J^f°/ <^° >^- fl0Q -? 
■ -> N. nn v. Joot ^.oioK-./ ^.ot<ü/» .-^aLCDO-. 001 »s/» W.Ö1 ^^»^.io .-ooot ^iojEoe 
vooukv-./ vOoC^o ^--^oi .po/ )JL301 s(T> . mi)'^ J-oo^. 001 »£>| vj^p Jo« 

..^QJu.» Oiio/ VUVSO ^CLi>0 -.)JL) ^Oi. 'Jio^tÄ Jt— ^/ OOOt ^wJL*iö/l OOOt 

.,poj_^a\ oü^ joot »u;'j -.oooi vOO^N-./ öuio a^ 0.^ ^oo .wCüqL»/ )a±o 
^.j^K-ao w» ^.o^o jJo ,)J/ .öt-Ji-s ^o_iwo >&JL»i ot_bo/ ^o-. - ^ ^»-^ 



/'////'. (Et) il nest pas devenu seulement, mais il etait, aussi par nature, le 
premier-ne avant les siecles; et c'est eternellement qu'il etait engendre par 
Dieu et Pere, ainsi qu'on peut le trouver dans la meme lettre ecrit en ces 
termes : Celui qui est l'image (sbuSv) du Dieu invisible, le premier-ne de tonte lä 

■"• creatioh \ A cause de tout cela, apres que l'Evangeliste (Euxyye>.i<mifc) eut dit : 

Son Fils, c'est d'une maniere indeterminee qu'il a continue ensuite : Premier-ne. 

J'omets, en eilet, de dire que ce n'est pas necessairement que celui qui est 

premier-ne pour sa mere est premier-ne de plusieurs (freres); car il se peut 

que quelqu'un soit et premier-ne et fils unique. Ceux de la maison de Jacques 

10 ctaient d'une part lils de Joseph, par suite de mariages qui precedaient, (et) 
d'autre part ils etaient dits, par maniere de consequence, freres de Jesus, ä 
cause de l'economie, parce que Joseph aussi passait pour etre son pere 
C'est pourquoi Luc egalement, dans les Actes (Ilpa'£et;), s'exprime ainsi : 
C'etaient tous ceux-ci qui perseveraienl ensemble dans la priere ävec les femmes, 

15 avec Marie, la Mere de Jesus, et uvee ses freres '; et (cela), quoique, s'ils eussenl 
ete d'elle, il lui fallut dire : « Avec Marie, la Mere de Jesus, et avec ses tils ». 
Mais, 011 ne voit ahsolument nulle part que les Evangelistes (Eü*Yy 6 ^ lffr *5s) 

1. CiL. i. |s. — 2. Col., I. 15. — 3. Act., 1. I'i. 



120 Sl.\i:i;i: D'ANTIOCHE. 564 

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les aient dits ses fils, en rougissanl de la verde et en parlanl de ce qui con- 
vient ä l'economie. 

Ces trois homelies de la gönöalogie (ymot^oyia) selon la cliair du Clirist, 
uotre Dieu et notre Sauveur, nous les avons mises ä part et nous les avons 
offertes en son lionneur en verite ainsi qu'(en l'honneur) du Perc et du Saint- 5 
Esprit; car c'est en eux qu'est la Trinite sainte, qu'il na ni divisee ni multi- 
pliee, quand saus changement il s'est incarne. II est im, en eilet, merne 
lorsqu'il s'est fait homme, et non pas deux, quoiqu'il soil de deux, de la 
divinite et de l'huinanite. C'est donc par la l'orce de la Trinite sainte, qui 
(est) sans commencement et eternelle, que trois fois, ainsi que dans une 10 
lutte, nous nous sommes enlace avec les prises des adversaires et que trois 
fois nous avons montre que la verite porte la couronne. Puisse-t-il arriver 
que, vous-memes aussi, vous vous montriez forts contre les passions et 
que vous soyez couronnes par les vertus, ä l'encontre de la mecliancete, pour 
la ^loire de Dieu, a qui sied la gloire dans les siecles! Ainsi soit-il! is 

Fin de l'homelie XCVI. 



ho»A.o ^^U tal* 



• L fol. 213 
r b. 



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1. L in margine : bz*&?- 



• H0MEL1E XGVII * Lfd. 213 

fb. 

SlR ThECLE 1 , LA PREMIERE DES MARTYRES. 

Lorsque j'entends David, dans im esprit prophetique, symboliser et figurer 
d'avance l'Eglise, adresser la parole elle-meme ä son chef, qui est le Christ, 

5 et dire : La reine s'est tenue ä tu droite, revitue d'un habit d'or ei offrant im 
aspect uarie 2 , aussitot (et) sur l'heure, je suis conduit dans mon intelligence 
vers la vaillante martyre Thecle, et je la vois (comme) une eolonne animee, 
qui par les faits Siemes donne ä lire en elle-meme ces paroles de la pro- 
phetie, comme dans des ecrits, parce que c'etait aussi de toute l'Eglise 

io qu'elle possedait les vertus, lorsqu'elle les a reriies (toutes) ä la fois. 

(Et) l'Eglise est l'assemblee, c'est-ä-dire la reunion, de ceux qui ont cru 
dans le Christ, laquelle se compose de chacun d'eux, ainsi que de (ses) 

l. La füte de sainte Thecle avait lieu le 24 septembre. — J. Ps. xi.iv. 10. 







122 SEVERE I) AMIOCIIK. [566 

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looi J a .y'o . Uo--— ^o JJ.aiio_.oi J.o\i Ji»^; JJ.a-~-a.~o J lo__„«_£»:>a_\ -.^la.\ 
V-»K~.» k~+l V-^rx U^° .Öul3ü 1q.js, ^30 J^*v.!.o Lo..\ K*J__>..^^_o V-«~^ 
w.»^»^ ol va)oi^3 K*3; v q.jch.^ t-iojj ^-iö L~-.*_iöi ^.öi ^so ,'CU^O 
|L^_.j.ia.\ si>/ Jjöj; v ootio.^ y o Q Jl-Jü ^»j v ojoi .'(.uyii; J^< yOS,-^'/ 
Lü\ JJ ^«s;; ^.cxaLi yOJÖi JN-.».^ ! oi.ia.i- b(-^> ot__> p o«.^o . oi_\ yoan 



in 




JO 



membres, et forme un seul corps, beau, magnifique, immensement grand, 
qui (est) faconne et arrange par le bapteme divin et par les commandements 
evangeliques, pour (occuper) la premiere place (au point de vue) de la 
beaute (eOirpereeix), selon qu'en verite Paul aussi, ecrivant avec le prophete 
David, dit a son sujet : Le Christ a aime son Eglise et s'est livre lui-möme •"■ 
pour eile, afin de la sanetifier, en la purißant par le bain de l'eau selon In parole, 
jinur i/uil se prdsentät ä lui-mSme l'Eglise glorieuse, sans qu'il y ait en eile de 
fache un riile ou rien de ce qui est semblable, tnais {pour qu')elle soit sainte et 
immaculee ' . 

As-tu vu l'accord des paroles et des mots? La reine s'est leime n la droite, l " 
a crie David. Afin qu'il se presentät älui-möme l'Eglise glorieuse, a erie Paul 
vers lui, (et), pour que je dise co qui est plus propre, crierai-je avec lui. 
(Et) cette (parole) : Elle s'est tenue pres de toi, montre la promptitude et l'alle- 
gresse de l'Eglise en ce qui concerne la foi. En effet, c'est d'une maniere 
prompte qu'elle etait prösente de son propre mouvement («utojaoctcds) sous \s 
le rapport de la vocation. Cai- qu'y a-t-il qui soit plus prompt que d'une 
part le Christ dise ä ceux de la famillo de Pierre : Venez apres möi, et je 
vous ferai pScheurs d'hommes im , e1 que d'autre part ceux-la laissent, avec les 
poissniis, ögalement les lilcls et qu'ils le suivent, et que de la meme maniere, 

I. ßph., v. 25-27. - 2. Matth., iv. 19. 



[567] HOMELIE XCVI1. 123 

v c_-J_-_>d4 "^-\ ,_> _.&_*>; .-poU-A p.^ M l ua____ .yQ.ri_a.JJ vOOia._>)Jo 
J_»V_-£_o yo+zo |_Vl__o J._oV'a_»o .Joot oK.'-. t-aa-io» )1._j__ k__3 o/ ch_>~.; 
Jocx _.otoN_./ U____.._ö; _»/ .--;^.s Jlj ^M.- t-J .Joot *-J--° i~A A °' 

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vOJÖt lt-»_a/ oooi yi i vi ..CH.-0 .-)-_.ä__5s J._._a-_ ^o oolo ..J.____-N JtC-U ,-_oo 
vStO J.£^_,v)i_>oJVUo .____.IJ.._ _oq_xq_S J._a_C_\ Joot )a^i'k_o .oooi ^^-aÄi 

V5v_0 JoOt K_/ )J»0 .J._C_v_.a__\ wv_l_Q_i>0 J_--',_- )._-"j v«_JÖl .Otla_\ JoOl 

la_o,._5 t_) J._a_ä---xo |K__£_a_x _>/; oöt .J.J_m-_ yOOU-o ^^-.-.o )ooi (._.!_» 
♦ _5u,. Jla__a..ot; JEC_oa._ £v_,J.jl_..__ .jooi _o'J_£ ^o*-« Jk.-.»-» 
-_^*_»; och ),_.., .J.:i_o6 la__\ )S__a_o . • K.:_.i_>l / Jl^ ^Jlvoi ,__o p 



I.fol. 213 
v .1. 



1. I. in mavsine : >*>^— ■ 



avec l'appel, les fils de Zebedee laissent la barque et leur pere? J'omets, 

en efiet, de dire que Matthieu, alors qu'il etait assis aupres de son telww, 

ou bureau d'impöt, et (qu')il etait ä l'affüt de ruses (iro'poe) * et de profits * L fol. 213 

un peu forces ou d'impöts, lorsqu'il eut enteudu : Viens apres moi*, oublia 

5 egalement, pour parier brievement, qu'il etait publicain. 

(Et) on verra, aussi ä l'occasion de l'enseignement des Apötres, qu'il 
y a des choses plus grandes que celles-lä, (ä savoir) cellesqui se sont produites 
au nom de Jesus-Christ de Nazareth. Pierre parlait en Judee, apres la 
resurrection du Christ d'eutre les morts, ä ceux qui l'avaient erucifie, alors 

10 que la passion etait encore recente ; c'est (au nombre de) trois mille et encore 
(au nombre de) cinq mille que ceux qui (l')entendaient croyaient en meme 
temps. Paul s'adressait au peuple ä Athenes, et il attirait ä lui les Areopa- 
gites, ces juges severes et difficiles ä ehanger et il n'y avait rien qui tut 
plus dur et plus fort qu'eux dans les jugements. (lui) qui, en volant eomnie 

15 un oiseau, prenait en masse egalement les villes et les nations par la parole 
de la foi, (ainsi que par un Met). 

Lorsque l'Eglise se fut rassemblee par la, eile s'est tenue aupres du roi, 



1. M.illli . I\. 9. 



10 



12/, SEVERE DANT10CHE. [568] 

»,»\ Mv«.a o ; ^3/ JJ / ■ , ;a*\a ^a_*_^.boj öS. "^» yoX \J.^o .o-i»-2oo i-.^ 

i>iö/ fc^lia-o .jtfjji^e ^ail^.^» >^öi Jtoj_^lto>o ^.ot &l • .K-.J^.K»,» K*j -öC^ 

♦-»^.v ^3 .&»-»)» « <r>~. .JJ öC^ k—/ ^o»^ ^3 Iql^j -öi .-Kw).^.«-,^ ).a^.iö 
k-H^aj* kJa^-»o : v^iöLl Ip^.j J.JL- ^ioo ji-^vV JöCSs ^io» >^öi . so K'.x.°> 

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J^Xiö ,_ioo .*oi.joK_\ Jjui^iö wUL^.i>/ .-ji^ö/ jk.~iä-nl. K-^^Lil ^.^>o 

I. I, in margine . U ■. U*sl-» liwa .S/o *>o,s <3/o : Mjo-O Uöaao Vi»ü li.l\aj : (.10.3 N./, |,o, im.ml\ 
U Viw.i ^-» 0/ laS..w ^50 £Cja.ß; |Im»{ u'n o( ..|tv\aa.» ^.so oi Lii/ ^x> fc>:-->o_o ^.;.»-/t u-o«. IisXm low 
• Mja..^,i; .C^;.c ■»,_» La\ k:_ia.ß .oC^ Cs*l U~ |iwo ■. Uw ISN»»»-» 11/ -I-Sioi cn:.C>W .-ICOo.a |(W^.|lfc-.M 
l!o •. ovCOigoo Ccia-oo ^oOiS ^01 -oCmC^I »,.», oitoX Im .mJtu| L=}a_-a3 Iw l^ui^-» Im -li.po 1o< 
L iou.W .M^.,.1./ .tco..,.!.; ..a.\.~.3/ ..Uw |<s.V» ^^ |;.»|n.m «•>-.- |ai~/ &*>a*7 ^Vv _ -i l ,„ mar- 
gine : l J ^-. 



(comme) un filet qui est excessivomeut prompt, oa plutöt (paXXov Hi) la ah;'.;, 
c'est-ä-dire l'expression ' : Elle s'est tenue, montre qu'il n'est pas prompt 
seulemcnt, inais encore qu'il est parfait et complet. Car nous avons riiabitude 
de dire : « Un fait s'est tenn », « Un sens s'cst tenu », c'esl-a-dire a 6te 
accompli et est venu ä la fin qui convient, ce qui surtout en verite est cou- ■ 
linne egaleoient par la suite qui (vient) apres. La reine, est-il tut, s'est tenue 
ä In droite 2 , parce qu'il appartenait aussi a la reine de se tenir pres du roi, 
a proximite, (eile) qui, pur rapport ä quoi quo ce soit, ne souffre aueun 
manque. En effet, une fois qu'elle eut cesse de prendre conseil des dieux 
menteurs et des passions deshonorantes et qu'elle eut (hange et pris une 10 
vie nouvelle et pure, en place de la conduite ancienne et souillee, eile s'esl 
tenue parfaite, lorsqu'elle a ete associee au roi et pour l'lionneur et pour 
le nom, qu'elle est entree avec lui dans la chambre ä coucher (jcoitwv) a la 
fagon d'une epousc, qu'elle dit par l'intermediaire du Cantique des Can- 

i. \ciie marginale de I> . La loculion >L r i;i qui existe en grec, ecrite ^^» : o en langete syriaque el 
dans David el ilan> edte homölie, n'esl pas l'expression que nous disons : « Elle s'est relevee de 
lerne ou d'une chute », ou celte autre : « Elle s'est arretic, apn's une marche ou apres une course, 
immobile dans un lieu ». Mais celle-la est difTörente et a ce sens : « Elle s'esl tenue aupres de quelque 
chose, eile s'est approchöe, eile a 6i6 präsente, volei (eile est) proche, voiei (eile est) präsente, voiei 
eile est ä proximitä, voiei eile e>t aupres de quelque ehose ». J'ai mis tont cela ä son sujet, sans 
avoir pu encore muntrer son sens. Celle expression d'autre part se dit aussi ä la |ilace de: « Elle 
a i le niontree. eile a i'le connue, eile a ete expliipiee ». — 2. Ps. xuv, 10. 



10 



[569 HOMELIE XCVII. 125 

\U~-Z V* v v JN~.J.-N>oaji Jk^JL-O» CH-Xo* J,_*/ y-./ ..^.iÖ J_JQ.> .w^.» 'Lfol.213 

^ • * • * v v °b. 

,_^ot K^-,1; ^-^.oijo :)Kia3L— ; :)la. fla ,h rJloViJL^v» :Ji.an...;j5 :)iV)^*^o; 
jJo 'jo>-v., ,^»o-J^ J't-sa.* ba^. -.^.; ool ..JL£s_a>/ ~cx )^K.Äio :^.^2>too 

^-.j ^ A Ju3 .JtVK-^ia.^ q-.qjl'^1/; vQJäi^ J-JLio'po J;o*\o • . JL^ol^Jjl^o joj^j 
vcuöto ouio Joöo oöt JiotaJ ^s/o ..|loo».2Sx c*..^,/ Y*-\\. t *»;a-JS»o ^o,.io 

Jt^ M^oJ./ OOM ^-3l-/o U'U? _/"•/ °^° <<^-? fl-*^ JJ? °^ .^-.slokjLiO; 

)^^ji.>o\ J.ift\^oo J.^)J )lv-s ^-./ ,.3 K-J.»^ )i/ J?°i ^-/< Jk.~Q.2LjJ. la\ 
otto^^a». J-ia*. ^ioo .-JSJ.a..CLji/ Jj^aS.; ^.*/ ).iDoio .-öil^^iaiLio Klo,»/ 

1. L in margine : l»»l- 



tiques : Le rai m'a fait enlrer dans sa chambre', qu'elle est reconnue par le 

i-oi et qu'elle entend ä son tour : Une est ma colombe, une est ' ma parfaite 2 ; "Libi. aw 

. . .... , V° I). 

colombe, d'un cöte, comme celle qui tout entiere est spirituelle — car c est 
d'une maniere significative que l'esprit so reconnait sous l'aspect de la 

5 colombe — parfaite, d'un autre cöte, parce qu'elle se trouve revötue d'un 
Inibil d'or et offre un aspect rarie 3 , ce qu'a dit David. En elTet, dune part, 
c'est ä cause du cortege tres divers des vertus, de la justice, de la vaillance, 
de la chastete, de la sagesse et des vertus qui se diviseut au-dessous de 
celles-lä, que la robe (gtoV/i) ollre un aspect varie, et, d'autre part, sous le 

w rapport de la beaute, eile est encore uniforme, presente une seule couleur 
et est parfaite. Car eile est aussi tout entiere en or, lorsqu'elle est parfaite 
sous le rapport de la familiarite avec Dieu, a laquelle eile prepare ceux qui se 
sont appliques aux vertus. Or c'est quelque cliose de simple et d'uniforme 
que la divinite, et aussi la lumiere qui par eile se produit dans ceux qui 

15 v partieipent. (Et) ce n'est pas sans peine, ni saus dessein, et n'importe 
comment, ([ue l'Eglise s'est elevee jusqu'a une semblable gloire ; mais erst 
principalement, lorsqu'elle a prete son oreille au Christ, comme une iille 
(le fait) ä (son) pere et ä (son) maitre, qu'elle s'y est ainsi attachee comme 
ä (son) roi, et quo des le commencement eile l'a entendu dire : Ecoute, 

1. Oant., i, 3. — -1. Cant. v, 2. — :(. Ps. \i.iv. 10. 



L26 S KV KHK D'ANTIOCHE. 570] 

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.•J^aS.X otl-'j? *-»öt Jliouoi .K-.l-^.^v ssol ^_,,_.oio -.J-ioi^ jK^io ~\ 

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^ot ^*j loJ^. : ) K„^-^q -\ 6iX KjI ooü» JJ tx^^oji :^_N_/ ) v> . vi .. 
Li>U-.\o :bo/ L^io (lo^ics 3/ _bo).^a\.i ^/ v 3 :J^ Inj/ >9*}j j.v> ,,'n; 

Lfol.214 .•• f+äol OU^^i ^«.\oi ,_^»0 •Jip»l J-^Oji-S ,-^> •.)>— i K^A^JLflO -.«X 

ÖC^ K-./» ->CX )KjL. ( ^a^ . JoO| Ji^iO v CbJOJL,Ui ■ . J2Q.\ai) Jooi W.010N-./ 
l. I, in margine : 1^,»»=. 



ma ßlle, vois et prite ton oreille, et oublie ton peuple et In maison de ton pere, 
et le roi desirera ta beaute*. 

Quelqu'un me clira peut-etre, en entendant ces (paroles) : « Tu as oublie, 
6 celui-lä, que tu nous öcris un eloge ix/io;) de l'Eglise, et non pas de 
Thecle ». Mais, qu'il ecoute. a la fois commc il convient et veritable- 5 
ment! Attends, 6 bou, afin d'apprendre la beaute de l'image (etxäv) origi- 
nale, eelle que la parole to trace, ainsi que sur un tableau, et alors tu 
sauras avec evidence que la martyre dont eile a peint l'image a ressemble 
exactement ä toute (cettei belle apparence (eurepsTceia). Cependant, parce 
que, etant un auditeur fievreux, tu n'accordes aucun pouvoir ä la parole 10 
elle-meme, (et) que tu nous poursuis relativement ä ce qui precede, en 
frappant, pour ainsi dire, meine avec un fouet, en arrötanl 1'elau et en 
interrompant la course elle-nieme, examine a loccasion de Thecle ce qui 
a ete dit par moi et tu verras dune facon simple que cest par la personne 
Lfol.214 (irpoffwwov) de l'Eglise * et par ce qui a 6te dit ä son sujet que la martyre est i-, 
gravee et liguree d'avance. Pourquoi, en efl'et? 

II \ avail Paul, qui enseigriait ä Iconium, dans la ville qui possede la 

I. 1'S. M.1V. 11. 



[571] HOMELIE XCVII. 127 

"^s^äiO} oöt Joot ^otok.../ ).-^*.xio ^.j v o.\XLio .L_ooJ_ocL^ Ua^'i ) Lei 1 1 .i 
I^qjl^o :loot UN^.:» JKjL.^ioi jk_üo,_o Jilai^o (-ca-L^si 'JLolo .oi_i joot 
^XaJl^ Lldcm. oöt )ixi,a^o :loo< L^2i_~ic ,_J\ot ^_^o; jla~...-a, »S. )V>^? 
K^L^jl^OQ ioot L^sKli -.ch-^ Joot K*l JjJS^JS^o jj )K^_A; :^otoK-./ ),.... v\ 
• .yQ^^J^o JfcooajLia.a ^ .^v^o )K.-_s ^_io "^:nX JLoot Jj>a..^D; Jlco ^s^. 
|_^s.iö.io ji^i öu oo> «\ -.ot^io^o ) i °> N. nq\ oj\ looi \->y~~ \l\-~^> o( 

^ioo -Ji\>cl\ loci Jtoa-^^-i .ö»a..s/; )K^.=l\o ooq^A ^-^ •)-»?/ ^^.? 

^^v ^3 . Lokiaioo J^l£öo>o JlVK.001 |*t^ ■» p . otla^ N.'v> o o<i . v> . 

io w.öi ioAj ö<lctS>-flO jl-.^ :)_^iajLi )loni\v»;o '^. H K.\, ^\ot jL**») ]Lsö ^J>o 

jLias ) Icu»^;! j^^äiojL^ y.s :JjK— ysc^ )t— ^/ yM'^ Jk-i3;o JlS^aüj 

»6|K a «* » 



premiere place de l'eparchie (eicap^f«) des Lycaoniens, ou plutöt (|a£Mov li) 
il y avait le Christ qui parlait en lui. Et Thecle, qui par la race (ys'vo;) et 
par la ricliesse oecupait la premiere Situation de la ville, (qui) cachait sous la 
beaute du corps la gloire qui (vient) de ces (avantages) et (qui) possedait 
, pour l'heure, saus qu'on Ten puisse depouiller, ces biens qui sont d'une 
proie si facile, etait assise en cachette au bord dune fenetre plaeee au- 
dessus dune inaison, alors qu eile voyait le docteur lui-meme par l'oui'e 
plutöt que ({jwft^ov... -r,) par la vue. Et sur l'heure eile aecomplissait l'image 
sijMdv) de l'Eglise, qui a ete predite par le prophete David. Elle a ecoute 

io docilement, comme une iille, eile a prete loreille, eile a oublie son peuple 
et la maison de son pere, eile est devenue chere au roi et eile s'esl tenue 
pres de lui ä sa droite, en etant revetue des habits des vertus et en offrant 
im aspect varie. En effet, lorsque, par suite des paroles de la vie future et 
du royaume des cieux, eile eut goüte du bout des levres seuleinent ce qui 

15 en verite est dit, (ä savoir) quo, plus que tous les hommes, les ämes chastes 
et pures entrent en meme temps que l'epoux, en allumanl d'une facon 
brillante les lampes i't.yjj-y.;i de la purete avec l'huile, eile a aime egalement 
la virginite, et c'est en place de tout qu'elle l'a recue en echange. 



i2s si \ i:i;i; d am iociii:. 

.loo» JV-«o'i- l-ioi J.:*l^So \.i"\% v> lo\ ,j -.looi t > . T» öoo/ Jj»ot > v>o 
Loch (^^oibs.io cxl'f-^? 1-iax^.o . • )js.^o..i3o loot )^£d/ chjoou> )» m .=> Lo.\o 
J— ^oj_\o . • )l^—io>.^>.o ),«°>'{ .» J, a i' ,\i Jlo,La3o 1,-d^^o .J.^ooj» J-iokXo 
■ ).«'t'~> loio >\\o J^vooj» liXJ^^o . > «.^.ot-ai |LoJ_».Joto jlo^S^o .-jL^kj» 

y^.'i all <V3 \^o j°i; oäi >■-•/ y^o^-lco/i ^j^oC^.1 . • ) N-«.\ö / K^cu^'V ^^ot 

Joe* K*/ "vm-iaiojl . • )^^.n m\ loot \.*i'~o J»oii cV t »1V)\ Jo^JJ kl^-'»o 

L ful. 2U K-») I * ^t Vi : Jfrs^^^jj Jicuus jooi oot-^k-JLioo :Jl/ l^oti-i »Jo .LjoC\ J.ia* 10 

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-oi ,-Do .oiiio loot L-ba-^ilSoöi -oC\ öS *\x\ \ *Jyjk • .K_.J.jK:>Ow«»o J v ~ s/ 

JloJ-«Jot l^^a^. io JIol^w^,..,., v>\ loot ) rm^ö -.loot )j-»-l>« K^lv^-^xO Lcoi L-a-^Li 

Joch "^.v» ^o; oö|\o .-^-^ot ^kjjj» looi Lood. i)\.ss +3 -.JJ^ö? v-* ^-»! 

1. L in margine . t'a£»^- — 2. I. in margine : &ap.vpi;. 



Et de lä (il suit) que sa mere etait i'olle, alors qu'elle etait remplie 
d'admiration pour la tentc de ce monde, iiu'elle etait faseinee et clouce dans 
son intelligence par rapport ä la chair et (prelle se representait le lit nuptial 
de sa fdle, la cbambre du mariage, les danses et !<•-; orgies des r6cep- 
tions paüennes, les chansons, la procession drs couronnes, la mollesse .-, 
et le plaisir qui (se trouvent) en ces (fötes), le lit du mariage, la proereation 
des enfants, la descendance de la raee (yevoc) et le soutien de (sa) propre 
vieillesse. Car les femnies qui aimeut les lamentations out l'habitude de 
pleurer ce qui est attendu, eomiue si dejä cela avait ete obtenu, et par la 
de tordre la cliaiue tres longue des tristesses et des Lärmes qui (existent) 10 
dans les lamentations. 

Et, lorsqu'elle se fut lassee ä faire changer la jeune fille de son empres- 

sement pieux (eüse&n'c) et religieux (Beoceßvic), eile appelail au secours le fiance 

Lfol. sude celle-ci. Thamyris etait son noin. Et, lorsqu'il fut venu en courant " et 

qu'il brülait du feu du desir, il se mit dune inaniere llatteuse et dune is 
maniere amoureuse a la fois ä bercer par ses chants celle qu'il aimait. Et, 
comme eile etait silencieuse et qu'elle regardait virilement, eile blämait 
la faiblesse et l'agrement («piXTi^oviot) des paroles elles-mömes, en les laissant 
aller en l'air; et eile pensait que celui qui parlail avec eile n'etait pas pr^senl 



1" 



[573] HOMELIE XCV1I. 129 

la>^ac< ^coo^aS» jLö-s 1^3 +3 .tooi Jt-^-co ^.ioKS. jooi o ,\'a Jls/» öiiai. 
looi J^w^ötts-ico .a^.» oöt )■*,,)» :a \ loot \-^x.'.2> ^\o\ ^^o -.).n > i fio loot 

.m .jn\n]) .looi jt-^ulfiD ^^aiO Ji->^-~ loOt Ö|..»N.../ jW?° -V^t-^? ^--^oCS. 

,))) im\ c*a^-^ ^)3>» JlSocu«,^ •.l.ijo.^.aao, ,JJo Jtoo.-«», .»J u^ a och ^; 
♦ yooü^ »Vi » ../» ^_^^/ ^.io ^-»♦^Sj \Oj6i .-vOo».*K-»/ t---^ ^-*^ot y-*h. 
loA -J-^vo U\^*> yo^-o JlJ-^oo |^»,/ ^aiw Jl/ ^-iö vcoo\a3 ^^o. po 
"^ioo :JjUu>»; )v>) ^\ o^lol/ ».30 .o£S. v"»"^ ** °^~^l i-*^. 1 ^ DQ -i)- 2o ^ J / 
. ^coa^as ^^icu; loot öv^lS^/; ,;-^./ ^~./ :jlcuv>.ot ^^ioo jlaajsj ^^^.o 
^^ koa.o loot 11/ jL^S^^t ',_.; ]Lok.\ .;Ki. ^^solK.) )^oo/ K^a\; 
^ioo :)t-^co/ jJ jo»SX; JfcOiOo; ;.id/> otfco>.iajt V*-^ ^Z :|t-*Wo J-iA^io 
) m'ivn : loot jv^it/ s*oioVq.£d/ ^^i.o : looi )~^'j K...J— ii-jLie ) laxa^ioi livä-». 
1q\ ch3l^m -.ooch ^.^^.ialxio JImcl-O; ^..^>,../ y.>/ .^oto^ü-so — oto^aLSÜ^ loot 

,Di O0| -.(.Ji-^aüOO (^.COJJ Iv-^-o/ Lo)JO r.3 Jl / •,0L.;O-!\i a\o -.JjL.'; 

: oua^OO; «otoVo_co/ ^io Kla^„o ^_.» jLotCS. -otjt^ .♦^t j ^® vi»a.\aä\ 



lä, alors qu'en verite eile etait attachee et clouee aux paroles de Paul, 
qu'elle edifiait ä l'aide de celles-lä l'homme interieur, qu'elle s'imaginaif 
les choses futures et qu'elle pensait qu'elle n'etait plus des lors daus un corps. 
Et Thamyris, epris d'uu mauvais arnour et vide de persuasion, chaugea 

ö neeessairement l'amour eu haine. Car tels sout ceux qui perdent ce qui 
leur est eher. 

Et, lorsqu'il fut venu vers Paul d'une part, avec de graudes forces' et 
avec des engins de guerre, il le couduisit (et) l'amena chez le proconsul 
(ivÖÜTuaTo?) , tandis qu'ou le traiuait. Apres qu'il se fut approche du tribunal 

io ((S-?,[ia) du prince et qu'il eut parle de la chastete et de la foi telles qu'il se 
trouvait que Paul en parlät, il arrangea (tout) pour qu'il füt mene en prison. 
Quant ä Thecle, d'autre part, qui pendant la nuit etait venue se tenir aupres 
du docteur et du (prisonnier) charge de chaines — car eile l'eutendit aussi 
dire : La parole de Dien n'est pas enchainee' 2 — qui puisait abondamment aux 

15 flots de (son) enseignement, qui se repandait sur ses chaines et qui embras- 
sait ses liens et ses entraves, comme Celles qui laissaient echapper la saiu- 
tete, il Pentraina vers le juge, et non pas eile seule, mais uuie en meme temps 
au (prisonnier) charge de chaines et ä l'Evangeliste. Lorsque celui-la eut 
Ilagelle Paul d'uu cöte, il le chassa; dun autre cöte. il livre Thecle, qui 

1. Litt. : o Avec une main noiubreuse ». — 2. II Tim., n, it. 

patu. ou. — t. xxv. — PASC. 1. 9 



L30 Sl.\ ERE D'ANTIOCHE. [574] 

t-»^ Ijov\ -Öi^ J^OLiÖ )iQJ» jKVjO^JS. • .)■■-■..,», V» "^£o>o jl— 1 •*.»!.» ^öC^« 

ot-J^ K'nm °> öysol >2>l 'wOiaicvo ^>o JJ/ -Joo) ^Jm oöf aü^ -.Jjl..* »)-^ 

LLa; ),_.'/ "^-^» ^-/ .J.JLmo K~o li^ 3 ^? • •)k-W i0 ? J-^JLO °^ 3 ^l 

•••) I r ">■ }„flDa.iQJL^ |jL9ÖtO .J^OOJ 

jui_il/ K-.)ji^JL > J^.JLio i ,JJo t-cai^sl/ )K^oN«i ^o» oöi Joi\JJ ^ ^••»» -ot 
^loJisoK^A J^o't— öi^ow.o loot K^Ji.V^ v-^ U°& :öwoo»_3 M^o_a 

r l i.jl^-oaao V,^» ^.iö ' ).^> n a J,-~ ioo .Ma^-flo k.L~v^°/ ~öi J^-a-o^.* 
rtCmk-co/ "^^J^ y-io p '^.j )jjl^ :c*\ J^.j.-*>o J^öJjs looi ^fcoo 

K'^l M |_DO'^ ,^.J yOJÖiS, •JN.ÜO ^20 yO-JO^x -.ÖW.Vt— OOOl ^-a^CLaIo* ^-.j 
JJ; O^ -.^.J )jLiQ_.Ö»^aLiv JV-^-» ]J? *^Ö JjLiO-.ÖO0. ,jL^ .^f JLofcCS. .yO-l/ 

♦Jlpojl; oöt Jo£^ ^La. JJ J-s\ ^D V-^^ U^ •^ a i°7» l'»^- 00 
oöti. :)_.ot..io/ ) i no .V (.ia^o.*.^ Uo^ :JJ.»ot-co ^.ot Jjltl.'/ '\^l v/J*" 



1. I. in margine : U* 



avait, appris par les cliaincs de son maitre ä savoir souffrir pour le Christ, ä 
un feu ardent. Car cette peine avait ete prononcee contre eile, non pas par 
celui qui jugeait, mais, avant lui, par la mere (de Thecle) egalement e1 aussi 
[>ar toute la niasse de la ville, des horames en veritc et des femmes, comnie 
contre celle qui rompt le manage et renverse les lois (vojao?) de la nature. 

Quant ä eile, lorsqu'elle eut recu dans son intelligence le Dieu qui s'est 
incarne de la Vierge et sans changement s'est fait liomnie — car cest ä 
celui -lä (prelle avait mis ä part et donne (comme) une cliose consacree sa 
virginite et c'est son signe qu'elle avait trace en face du feu — eile marelia 
Lfoi.214 sur les bois et eile osa monter au-devant de la flamme. Aussitöt ' un eclair io 
v " a ' et une tempete, d'une part, parcouraient la terre et l'ebranlaient; un nuäge, 
d'autre part, lorsqu'il se fut de lache (Ten haut et eut laisse tomber une pluie 
forte et persistante, qui etait melec de grele, eteignit le feu et, parmi ceux 
qui se tenaient autour du (feu), montra que les uns etaient morts e1 que 
les autres prenaient la fuite, (et) il delivra Thecle, pour les incredules inopine- 15 
ment et pour les fideles non pas inopinement. Car, lorsqu'il veut, que ae 
t'ail pas le Dieu des prodiges ? 

Voyez-vous comment la martyre ressembla jusqu'au boul ä l'image (etxüv) 



• [575] HOMELIE XCVII. i:;i 

pö/ J^OJl i_^^ Jjoj ^i» ..kJ^iö; JK_Ol'_» Jlo^Jiwbo Iq^. :Jj/ i.iö/ jl^j 
) K-^a-.O&sJl ^.Ol JlO^£^K5 .ÖUOJLCO_~J jj ^o..^*» J->.Vl.o -..J^St CH.*JLi/ ^00^3 

Ua^ ^3o :Jj>fcCaieo J°l£ö^ jfcsji^io y^\ Y z a^ jba\; • . K.-.J.* ^oaxio 
^\ot r ,o£\^i\ Kl*cu~o : i-V^ Jjcljls ^ Jjldoio :) . m'^ )lVK_«.ioi J^-S|C* 

i" '^fc.a^; jloJL^io^o ^_io ^ou.K-./ ^JLS; ^2./ :jLol, jlojovm^o JIo^oKjsl^ 

U^*>^ ^^Ölkj .pö/ ^ öi^ i.iöj JoOt N5^1COO J.-oC^ OCX ^.O; .y>y±0 

• Jl o i. vV xa^ Ujcoo ..cx;K_sj i-^ ^_iö -öt .Jj^iö; o£>s^c*S. ^tolKj 



1. I, in marsine : f-Ta— . 



raaternelle, je dis ä celle de l'Eglise, sous le rapport de l'elevation principale? 
Sur cette pierre, en efret, dit notre Sauveur, je bätirai mon fcglise, et los portes 
du Scheol ne prevaudront pas contre eile*. C'est pourquoi la flamme n'a pas 
vaineu la vaillante. 

5 Quelqu'un, en s'avancant en public, nous dira : « En quoi la fille 

a-t-elle ete inferieure a l'image (eixtiv) maternelle? Est-ce qu'elle ne s'est 
pas tenueaupres du roi? Est-ce que ce n'est pas promptement? Est-ce que ce 
n'est pas parfaitement? Est-ce que ce n'est pas lorsqu'elle est revetue comrae 
une reine et qu'elle ofl're un aspect varie, qu'elle est recouverte de tout 

io le vetement et de (tout) l'ornement des vertus, et Iorsque de la sorte eile a 
passe ä travers le feu et a montre que tout ce qui lui appartient est vraiment 
en or et qu'il a ete eprouve par la flamme et n'est pas faux 3 » 

Cette ressemblance des fdles avec leur mere — beaueoup, en ettet, ont 
envie par la suite la virginite et le martyre de Thecle, meme si elles s'arre- 

1.-, tent loin de la ressemblance qui (est) en tout — le divin David la chantait 
d'avance. en disant : Les vierges seront amenees au roi apres eile; ses com- 
pagnes te seront amenees, elles seront amenees dans la joie et dans l'allegresse; 
•■Urs seront conduites au temple du roi 1 . D'uue part, en effet, cette (parole) : 

I. Mallli.. XVI, IS. 2. Ps. \|.]\. 15-16. 



L32 SEVERE D'ANTIOCHE. 576] 

.•Joch -Ä^pö j^^i och ^^io; Jo£Ss laS. vs/ i-^x \-L3ox .^_i\j / J-io/ ifcsojo 
)la.i,. vi^^oi |^)Q n ->; -.LaL^o oi^^i )K i .» r>; ,,_.» -5t .yiKz> «JlSJ K.!2lxl.J 
ool chISo^oo» oöt .•^-^jsöU/ )n\ v>; jIi.ot\ K_j_kj^w/ t-«-^x Q^> .~öch 
)<x^>ol >^-; jiaL.oi oot jl^ä ■"**>') Jk-L*-o ya±. K-)_^j po'poi och och 

{•JIcla** J^ 

i-i"'--'!'' ).,>. ^,»,>o\o ' :l.'»oiK_co/ Jk^ju.c*Vji ^.ioo :KL^>JL/ )v-a-/ J-'°t i°^ f 3 

v ' b. ' ' ^ 

^^alu icoa^aS; JlcuLa^oa^o .loot öt-.K^/ j,.. oä .. \ kj3 ool -.JLol l'OV 30 
yj-i^co ^-*JL=>; "^..JaJLia^ A«; .-^a^llo jji.Uj Ioch l*a', ^.öi +3 -.Ioch 

• J-^Scui ,-boj oöi J-lSl^o-co "^^io :ötv^-oo l't ° » . " > t- 3 t-^ &1 .J u ».a o L ^ > ^;) 

• J»V*; )jo»ni\ looi ).q . n so .^cwLio öiico_cojJ o£^ J»-^ .-J-oV-a^ öu-o.'»^ "• 
J.-j.qiVöo jfl'a^ -.V-^v ^°°' Jt-^coi^o ^ >s/o .Ioch Jj^jüo ot^a^ J*-~s/ t^> 

♦ c*S. Jooi ts_./ 
^-; i»\^ .)oot oKb J-.kjL.Vouo\ joc\o3 Ua-'/o .^Jj oj/ jJo 
Joou JJ; ^ auS )jojloo JfcüL,-o Jl,^o. a>.,> ? yOJÖio .Jj/ vm s» . 'v> jJ jlk-iJJ 

Apres c//c, indique la ressemblance et (fait savoir) qu'elles sont allees apres 
(leur) mere; car c'est ainsi que le prophete criait egalement au Dieu de 
l'univers : Mon äme s'est attachde apres toi'. D'autre part, cette (parole) : 
Ses proches, montre qu'elles out ete dans la ressemblance la plud proche; 
car ce n'cst pas differemment (|u'elles ont ete amenees dans le temple du roi, .=> 
au sujet duquel de nouveau celui qui chante (les psaumes) a eliante d'une 
maniere prophetique avec cadence : Saint est ton temple, (il est) admirable 

par la justice". 

Lorsque Thecle eut ete elevöe ä cet honneur, qu'elle eut endure le martyre 
Lfol.814 de la flamme * et qu'elle eut rendu temoignage au Christ, eile etait de nou- to 
veau parmi les disciples et eile ecoutait l'enseignement de Paul, alors 
qu'elle voulait etre instruite ei apprendre qu'il laut soutfrir souvent pour 
l'Emmanuel. En efl'et, lorsqu'elle eut egalement coupe ses cheveux ä cause 
du dommage qui (lui venait) de la beaute, eile fait ä son esprit viril l'extörieur 
(rj-rwa.) qui convient. Et eile s'attachait au predicateur de la vörite, en 15 
prechant en meine temps que lui. Et, en effet, comme eile etait aussi son 
disciple, eile possedait la preparation du maitre. 

Que personne ne dise : « Et comment Paul ecrivait-il aux Corinthiens : 
Quant ä In femme, je ne lui permets pas d'enseigner 3 ? Et (comment) ceux qui 

1. IV i.xii, 9. — 2. PS. i.xiv, 5-6. — 3. Cf. I Cor., xiv. 34. 



1. 






[577] IIOMELIE XCVII. 133 

,.3 • . ^a.^.'.Q yOJÖi^ j-^t-N -,i -»'f wie pwl^Js/ K..)', .... ■>;<? (ECSl^Xi t-«-^ 

^-icL^io K^Jj'q^v jljl^^\ ,'^+iL o/ v>o,_3 ^ Iob\ o^o • .y^io « mltoo 
^«.\c*\ .öiS. Jooj h<*} ||,^*\> jLw» Jvnm/ ^o,.x> ..i.-.^^-iö )Lol .yfnS^oo 
J lot-^a,tL.s «.pkjj ^...ÄOo -.lloiaä^cD ^io )ooi ^^iov^ ? ).:xia.jcp/ (-%*< ^-.j 
. ..Vi vi; ^».\<xS> jLs/ •.) uNjo Lcoa.icu yx^so ^_.i »K_s ^o Joe» _otoK.../ 
.i—i ä^v |._mjä^o V--^ j-ioä—KS. .)rr>°> vt ,„2LiwiaS. J»ot .-jJLßKjs ^^io^ 
Uoä-^L Jj.JlJ jJ; -.t-oJ3 L^xcaicj jj^aS ss/j ^s-^io .o^^KJjLia^. oot ^o;'j 
>" Jjloo-. ^.io ,_£>/ -.ju/ ,_.; oex JjlIjl^o .^ot-s/ a^a.£Di ^^o vl^s. > vm 

•:-^.\ötio ) mcivu . vj \ *i\ 
)^.*Jä j))J» ^.../ JfcC^-.; w.'^ 3 -* \Q-Jcx JjlöK-sK^jo Jlj-jj ~öt JINj/ '*>♦■■=> 
-.11/ vfioaso.-.^j/j J K j u^o J;ot la.\ L^.*a— o L«_r,.3? ^-iö |v>nno)_5 :loot 



ont gouverne les saintes Eglises ont-ils ordonne dans un canon (xavwv) : 
II ne sera pas loisible ä unc femme d'avoir les cheveux coupes ni de se 
couvrir dun habit (gtoXti) d'homme' ? » En eilet, ces prescriptions legeres et 
qui ont ete faites avec soin par certains subsistent jusqu'ä ceux-lä, alors 
5 qu'elles ne deviennent pas une loi (vop;) pour d'autres. (Et) les legislations 
(vopÖEffia) sont faites d'apres la force de celle d'un grand nombre, et ce n'est 
pas d'apres un par hasard ou (d'apres) deux qu'elles sont definies et dis- 
posees pour tout le monde d'une maniere generale. En effet, Thecle d'une 
part possedait, avant l'exterieur (T/_rp.a), la force de la realite; les autres 

10 d'autre part avaient un exterieur (^/;7ju.a) qui manquait de la pratique (et) qui 
devait etre tourne en ridicule avec la honte. (Et), apres la legislation 
(vo|toOsai'a et l'interdiction, meme ä Celles qui peuvent rivaliser avec Thecle, 
il n'est plus permis de faire cela. Car c'est aux defmitions et aux dispositions 
generales qu'il fallt se soumettre, parce qu'egalement un commandement 

15 de la Loi nous ordonne de ne pas deplacer les bornes anciennes qu'ont placees 
nos peres 3 . Or 011 les deplace, meme si c'est ä droite qu'on va en dehors de 
la Loi (vöu.os). 

Cependant, la fetnme courageuse, et qui respirait comme l'air les eombats 
pour la religion (euce&ife), vint d'une part dans un exterieur (ff/J^x) d'homme et 

20 dans une intention (virile) jusqu'ä cette ville d'Antioche: d'autre part, comme 

1. VoirJ. S. Assemani, Bibliotheca orientalis, t. III. pars 11. p. 88!/. — 2. Deut., xix, 14. 



134 SEVERE D'ANTIOCHE. [578 

# c*.^SO. ^v ool .Icoi l.^>a,tv> \i o_^iL^fcv.ico. -.loot oufcv-/ \Lal ^-*; ,J 
IclS. ,.3 . V> yQJCH .JfcOiv^.» I0V.-2LA5 J.3a;V vQ-JÖi ool .JV3°-fc; )'*■' J v - 1 ®' 
JJ/ .öi^ 0001 xr*^J J?*~ N ^-a..oa.V \'i[x k\-; la^ »3 .^-.j vOJÖt Jlcu—, 
*^_.ch_.1»1 , ^ JN. . i « ^ ^k.Nrt JJ . Ji»ot..coo jfcO^ofcso ^.01 voot^ looi öufcv-./ 

'i.i.i -'i.. JUo^flO, .JJ «-öl Jfcoo.~ .V-a )ooi otp.L/ 001 ^/ o jj| y— ^ vflioi| imi\ 
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J 1 . '« »3 :ou.«J ^io »..So ■*>»-* »so .Jj_* Jfcv.*_.,_oi öf^o_* ^^ö. ■.^cü_.;ai>o)L« 
oc«o )oo» ^.otofk-/ oot ».3 -.JJL». lo-—^ JfcCi.ooJ.io jJ-ol VLo J pJUL; Jooi »Ä_3 
~.;l; )»— 0/ l-*t~P^> oö« :^-«^oi ^-»/?! Mo)—J jjLOJi^fcooo J.iooC "Jjlsj 
»ooi-.Vl la^o ;jlttac»-*iio Lj Jlo_*.3it : J-«o^=>oJi.co —>^j=d yoou^-./; ^*JL» 
vüjn_3; fcv-^3 N ^s^io :»o^J jlaioy-.; °°» ^-■•J i°^ : J °l v^-lsfcoo ^_iö 

vrfM ^-». JjLfclo^-.» JjLl/ '"^fco JoOl yCL~i .too» J^K> OCH ^iO JtO~CD CH^. )oO! 

^.c*3o* looi Jo..^oo; wöi 'ool KL.>-.1/ JJ/ .JUL3 ^o; "^So ^-ioo ..^alo. 

)-^S-»,l°> -SO Ö»_.;Q-J^^ jloA.O ».3 -.^-.o^Jl^ )fcs.»i «^ . i fco»o, ß :jl~1 

loOt JL^O» 'j-Spw fcvJL^i» <-.../ t_30 JfcOL^JLiO, .JJ l I Ü\ fcCot-ß/ J-.»-/? 
• • • J • > 



eile etait Thecle, eile ne pouvait pas se cacher. Car et cos chasseurs de 
beaute et ces persecuteurs de religion (eüseSgia) l'attaquereut, en l'entratnant 
ceux-ci d'un cöte vers l'impurete, ceux-lä dun autre cöte vers l'idolätrie 
(Sewt^aipvfa), les uns (allant) contre les autres. Mais la vierge et martyre 
etait inexpugnable pour eux sous Tun et lautre rapport. 
*Lfol.2i5 * En eilet, comme un certain Alexandre, lui aussi, avait ete malade de 
l'amour ineflicace de Thamyris, il devint fou ä cause de la beaute de la 
sainte. Et, lorsqu'il eut echoue et manque soii but, comme le juge avait 
ordonne que Thecle füt servie en nourriture aux betes sauvages — alors 
qu'il donnait et inventait en ce temps-lä des spectacles de ce genre — cet 
(homme), qui bnilait en meine temps des deux passions tres opposees, de 
la mollesse en vcrite et de la cruaute, qui etait perplexe d'uiic part par 
rapport, ä l'une et ä l'autre, et qui pencha d'autrc part vers celle de la cruaute. 
parce qu'en verite il s'etuit interdit tont espoir au sujet de ce qui etait 
aime, rassembla et reunit de partout tonte espece (ei&oc) de betes sauvages 
de tout genre (vevoc). Mais celle qui < ; tait pröte ä tont souffrir parut de 
uouveau inexpugnable pour toutes (ces bßtes), lorsque, par la priere seule 
et par l'exti'nsion de (ses) mains, ellr riiioussa leurs dents non apprivoi- 
sees. alors qu'elle etait couchöe, ainsi que parmi des brebis, au milieu de 



10 



[579] HOMELIE KCVII. 135 

♦ |N^w.j jJ; vS/o -,)k I . i \>. ßo \K~xlL^?K* ß ^^oi, )Ki.j.io^ 

.o_alsfcO .^-^ö/ v?-"?? J—l *»°<Q-*- ft : JL=> U* la*-^ M««*p090 .•yooj.i-, ^*^3 
.fcOiN, )t^ja^ ).-^ JkM ^01 ia^^ ) r - JIM U**'l .J-?Sou 
.mo-^s J1ql-V)J a\ ^M— 1» lo-io^o .'iVa- jJ *o IV*^ JK^so6^^o 
KL^ll \k*m*Lh<x>. .jJ .-M-jl^j-3 U* iQ -^~? J^ ^ «H^a^ &l JW 
J_Ä>Q_ia_i; joC^ -010M f— ; .-JleL-/ Ur- 20 !^ ^° v*»! -» •J^^*r*?° 
x _>J\oi ^io Jl/ ..vOX^IKj Jn.ymo ) n . »V Jt^£Q-3 JJ -.^-.; yoioo .J_^^ö/;o 
>oofcoo jJ^/ ; 00& .->.. .*;*>; oö6v JJo -.L^-JtiO OCM Jl/j y^ioku ^$K_»^oj 
10 •:> v oäl£Q.j JJLJji »-.to> 

JJL'^.Kx JJü ..J001 >r>\j v> o£^ )ooi o'Ja p 'I-^-äJ oöi t-«»^ ^° J..*^*/ 
^ou^i \+~ o .»JS,vi.\ ^\vii Jy^ucaa JfcGus .Jb^D^. ^v i ; »o ..^*ioäfl 



ces (betes sauvages) non domptees et non apprivoisees, et (cela) sans crainte- 

Qu'ils entendent cela, les pai'ens dont le palais est ouvert tout grand par 

rapport ä la lyre (xiöa'pa) d'Orphee, laquelle (est) legendaire et pleine de 

futilites et apaise les betes sauvages par ses sons, ä ce qu'ils disent! Que 

5 les Juifs considerent comment une seule femme a eteint l'ardeur (du feu), ä 
I'exemple de ces trois jeunes gens, a passe ä travers la flamme, sans s'etre 
brülee, et a paru inexpugnable et terrible, corarae Daniel, non seulement 
pour les lions, mais encore d'une facon generale pour tout genre (yevo?) de 
bötes sauvages, et qu'ils confessent ä la suite de semblables prodiges qu'un 

10 est le Dieu de la Loi (vofto?) et des Evangiles (Eüayyi)aa), ou plutöt ([/äKXov 

5e) qu'ils ne soient pas trompes dans des esperanees lointaines et vaines, 

mais que par ce qui est excellent ils comprennent que le Christ est venu 

et qu'ils n'attendent pas cclui qui est oint, celui qui ne doit jamais venir! 

En etret, le prophete Isaie, d'une part, comme il etait dans la douleur, 

15 s'ecriait : Femmes riches, levez-vous et entendez ma mix; filles, entendez mes 
paroles avec esperance*. Et absolument pas une d'entre elles u'a entendu 
comme il fallait entendre. Thecle, d'aulre part, comme eile etait riclie de 
tous les objets qui paraissent faire le bonheur sur la terre, de la race 

1. Isaie, XXXli, 9. 



136 ■ SEVERE DAN I K »CHI . [5801 

, I,. v • ... 

OiS. )oO| K_./» ^-*Xot ^—.oCs.2 vSL^-wO .'^OOfA t-^ö/; *-•/ j-üO» I J - - CDO 

Lcoc>:s :)ooi ^>o')..flß ^oC^3l^ JcH-icLuo :Jooi »»—fcoo Jjji lo_— ^_io J-nN-nA 
• •KlO,j JjOOi^O ÄCJ^Ji J^Q-fco. ).JlJV.J>a ,.3 ]Lol so/ JjLOOt -JaV)» J^.; )y.io 
Jlt-1- 00t JK_.y..s ),»A». v> j) «cxofcs-./ jlj/ yj» ^.öto .-|_.oiSx b<a^, i-^ ojoi 

•r-jK^i-. - ^- 3 ^--^o« jKju.iLio c*S. -001 
:KliitsjDl/ }+~s>l (LU-^-oo J1.0}CH-ca..so :l'V-i-iw ^Naoi\ li^^cuo JJ» po 
.KI^jla J_jaj»_./; -öl )-^dq^ä laS. ..i'K-a-^J JL^sLs vOoCio V -Acx y_./^ao 
^_iö cxi-^A -.iV^V 6ilQJLia_.cH\o :KJiaSJi öi^oiV^ |Ai yo^ ^iol t ao 

(ysvos), de la beaute et de la richesse, est allee au delä des paroles du 
prophete. Car eile a entendu, et meine saus avoir ete appelee, les paroles 
de Paul, et eile (les) a enteudues avec esperance. Et, cu ecliange de cette 
215 seule esperance, * eile a tout laisse aller, lorsqu'elle a irnite le marcliand 
dont (il est question) dans l'Evangile (E&ayy&'ov), qui trouva une seule perle 
et <l<- grand prix { (■koIütiu.oc) , ainsi que dit notre Sauvcur, et (qui) l'aequit 
en öchange de tout ce qu'il avait. 

De memo, en eilet, qu'Adam, qui a ele cree ä l'iraage de Dien, avant 
qu'il eüt transgresse le commandement, etait entoure, comme un roi, par 
les betes sauvages et dpnnait des noms ä toutes, a l'exemple du proprietaire 
d'un troupeau, de meine aussi Thecle, lorsqu'elle eut depouille riiomme 
ancien et purilie (son) intelligence — c'est l'image divine -- et qu'elle eut 
appris de Paul eette (parole) : Si quelquun est dans le Christ, il est nur 
nouvelle crialure-, et l'eul aecomplie, etait entouree par une troupe «le betes 
sauvages, et ces (betes) feroces etaient pour eile apprivoisees. 

Et, lorsqu'elle eut passe a travers cela sans dommage, qu'elle eut en 
meine temps coinbattu dans de nombreux martyres et qu'elle eut 6tö omde 
de toutes les couronnes de ce genre, eile partit pour Seiende d'Isaurie. 
Et, lorsqu'elle y eut tranquillement acheve s<i course et garde sa foi*, son 

1. Mallh.. xiii, 46. — 2. II Cor., v, 17. — 3. Cf. II Tim., iv. ',. 



10 



10 



15 



10 



[581] HOMELIE KCVII. 137 

^.o».^^/; ^\oio :J._-.'._,~\._o j.-._v__io J.Jl_,._3 jia^oü J.*oi; oc* : _v.'.__v_v_,v/ J_\jjJ 
l'Q^. la_v .^.i otxaAJs -Jl^bo^lo J1q._-_d/ ^_>j cuot '% ^^ M-°^? JK.a_l_A_.} 

*JjJL_CtJl J^O* loö_VO _\.;.0>__ J-^jl-Ö» 

-V..-.3 ^^io .ch__v..» )-__ä_v__l ^^.io -.x^-? w? )?oi-^ ö«t-^ ^^^ 
.(.£>vJ_o j._v-J._Q.-ot Jj/ s_a__9l._v._o K_.Jv_.K_. __/; ,^60_v .^\oi\ _v.;___v,._o J;vH_>; 
.ji\ö_»__.} lov-_a.ji v_C_v.__j J-"^/ '• < -^ 6£Si. K-/ jt\.-o.__; -.).Aot ss/ '• H »A\_3 f _ 

cx_»j v.öt .jioi jtoo; "^v-^io v3/ ,«-^-0 .Jjl__vJ? jlojc>->o JL__vJ yOOt-OO; 

^-O »s/o -.^«_-.,J-V._ö; v cuöi |xii-v.3-v._öJ_\ _,/ t-«-vv v£>/ .K.I»K3l/ -_--^oC_x 

♦ 0»J-V_-»/ Ot__» _.6t JÄOOJ yOO^ -.Ol jbv.-C___-,i -.)i.Q.3J jk_3 

vmcu|_\^._4i [zu*, ^^s-V •JIol-x« K*__>; Jjoi J £v.___v_v v9/ •.);«; ö|iV_-v.£--o 

^iÖ OÖ| t-"-vV v9/ .J.__-»Jl_«0 y-BOfä^ w-JUOOO y, 1,!^ *,no ^_J__i..3 öt^y-00 JbvjO 
CH-.JQ.-0_v ,_3 .'jJLlÖi-O; -Of Ix-i .JL_UL_=> *-•.« -.Öl •.)}<*_»; OCM j.~w^CV-£> jt'»^ 



corps dune part, eile le confia ä la terre, (oü) il est maintenant cache dans 
im temple Saint et celebre et opere ce qui est le propre de Thecle, c'est- 
ä-dire des guerisons et des prodiges; avec son äme d'autre part, eile fit route 
vers les choeurs des anges et vers les demeures Celestes, 
s (Et) c'est de lä qu'elle regarde et visite d'une maniere joyeuse et paisible 

la ville de Seleucie ' d'un cöte, ä cause de son corps, et cette ville qui est 
la nötre d'un autre cöte, ä cause de ses combats, parce qu'en verite c'est 
dans celle-ci qu'elle les a accomplis, laquelle (ville), j'en suis persuade, eile 
aide aussi particulierement et dont eile prend soin. Car eile a encore, 

10 meine maintenant, une predilection pour les combats (iywv) qui (se livrent) 
pour la religion (eü<je'6eia), desquels (viennent) des couronnes et la proclama- 
tion de triompbes, (et) alors pour ce Heu aussi oü eile les a livres. Car 
c'est pareillement qu'aux lutteurs qui triomphent, et memo apres la victoire, 
est eher le lieu oü ils se sont mis sur les rangs. 

15 C'est ä cause de cela que nous avons mis a part, que nous avons ofl'ert 

et que nous avons consacre ä notre Sauveur le Christ cet oratoire sous le 
vocable d'Etienne en verite et sous celui (de Thecle). En eilet, celui-lä d'une 
part est aussi, parmi les hommes, le premier des martyrs, (et) cclle-la 
d'autre part est, parmi les femmes, le commencement des martyres, apres 

I. Litt. : 11 De Seleiieus ». 



L38 Sl',\ ERE D'ANTIOCHE. [582] 

Llol.215 > ^_^be .-^.oioK^l joiSs; ).^j5Q_k .'♦■■•-^ M-°i .joi^j looi )... >o * o ••iV*./ 



\ .1. 



vas^Sia )ot^]J ^.oot o^^blIa .-i-iö/; jböl ^cdq\o3 öua^io; ).j,_ocl£x\ 
*Jl.o?o».£a..3o l^.*J J La^o^ü . • otk. .... .a, ,* K_.Jj.j>1 »_5 . • v a_s__,o - t _so 

JloiK-.äo» J-ici-V» liJOi ^.-/; ,.3; :J~C_\öfcs.._> ö/ ^--C_\ so/ -> ^>^30i -o;'j 
• >v Ya_Jl öilaJ-v» .JIjÖudi ) K » v> n\ :Jo£_is 1'^- »k-» \^>° * oN K../ 
\ fcv.ul.gi i_\ yVoJL jJ.VK--.-oi jjä^cjo .-Jjuooitoo JV-5a_<__> ^*^>ö?i ^-*>i \^°o 
-.01 \ ..l»^o • .» .. 1.K-»/ J_^ooj? Jv—i K-»— 1» ^Jot *^*Kj/ 3/ jJ/ .^^Jl^.» 

.---.-C-V-S t-^S ^5; U^-«/ .J^lÖJO J.3JU3 J-i-, ^._i_K_ol J»*L-V,J OUiO ,-D OU-O» 

•'"'üiO^ ,_-_*>; jl<_-_-*_£o JK-,a__-jJ. V"- 3 ^ x- i0 > J -.J— «-«•^O; I^OJt — --»KllL-O ' 

♦ » ^.>o/ .^^^cl^> N3l_oC_\o ^_»£_»-a__>o J-_.oi -.Jj,-_.o/o J_v--.a.---.l ^^ J-.J-3 

1. I. in margine : KXe[o?]. — 2. I. in margine : 14*— 



i.ioi. 215 qu'elle eut confirme sa designation * et qu'elle fut devenue la gloirc de 
Dieu 1 — car ©ixka est la « gloire de Dieu », parce qu'en v6rit6 les enfants 
des poetes (tcoiyittk) donnent ä la gloire elle-meme le nom de x.'Xe'o? — afin 
qu'en eela aussi eile accomplisse le comtnandeinent de son docteur Paul, qui 
dit : Glorifiez donc Dieu dans nitre corps et dans votre esprit 2 , apres qu'elle : 
l'a glorifie doublement, par la virginite en vörite et par le martyre. 

11 faut donc que, vous aussi, ö vierges, lorsque vous avez, apres la 
Mere de Dieu, une semblable irnage de la perfeetion, (ä savoir) la premiere 
des martyres, vous regardiez vers eile, que vous imitiez par lä (sa) beaute 
intellectuelle et que vous peigniez vos ämes avec les couleurs des vertus. |n 
Mais, pour vous egalement qui etes sous le joug du mariage, il vous est pos- 
sible de cueillir sur la meme image une vie honnete et chaste, en sorte que, 
lorsque le nom du Christ est glorifie par vous toutes, vous vous menagiez 
la gloire et la grAce qui (viennent) den haut. Gar celui qui dit : Ceu.v qui 
me glorifient, je les glorifierai 3 , ne rnent pas. A lui sieent toute gloire et (toute) is 
puissance, inaintenant et toujours et dans les sieeles des siecles. Ainsi 
soit-il! 

I. Thecle se dit en grec 0£x>.« ou ftcoxXeia. — 2. I Cor., vi, 20. — 3. Cf. I Rois, ii. 30. 



v° a. 



UiioU *-.V*U |^>obo 



,■ - r> - N » i p Ijl-,-0 ^-o» "^Aj oc>t ^-t (-3;Q-^ .'Jj^-üüA v Q^i-aC^A_l l^*a^o |P^*£_~ N>o; .\oo^ ^o L ;»| L/i ^O) ^i.o 

5 ■> ( _.Es^i» ocn-i Mo 



10 



aJ^o :J-iu.yo L>2S^io/> oöCS. K^j;..K-.o :J^.o£$S L^Äo^ yofco/ ^_*^ia"ji 
)lajpo)toa\ a\; U**'l :)~=«^J ^\cH..i &l )J/ Ji-^? ^»Jo« J-iVLs »Q.--^_s 

10 i^oaj, Ljldoh v ojc*\ L-o<i JIqjlSl^o J^.. ^-^. ^»--* : ^°*- :> x )°"*-r £ID ? 



ooi 



II0MEL1E XCVIII 

SUR LA PROPHETIE DU PROPHETE IsAIE, QUI A ETE APPORTEE PAR MaTTHIEU : VoiCI 
MON SERVITEUR, EN QUI MON AME s'eST COMPLUE ' , ET LES AUTRES (PAROLES) 
QUI (VIENNENT) APRES. Et SUR CE QUI A ETE DIT PAR NOTRE SaI VEUR : ToUT 
PECHE ET iTOUT) BLASPHEME SERONT PARD0NNES AUX HOMMES; MAIS LK BLAS- 
PHEME QUI (EST) CONTRE l'EsPRIT SAINT NE SERA PAS PARDONNE. Et CELl I 
QU] IURA UNK PAROLE CONTRE LE FlLS DE l'iIOMME, IL LI I SERA PARDONNE: 
MAIS CELUI QUI IURA INE ( PAROLE I CONTRE l'EsPRIT SAINT, IL NE LUI SERA PAS 
PARDONNE, Nl HANS CE SIECLE, Nl HANS LE (SIECLe) A VENIR 2 . 

Puisqu'en verite j'ai appris que ce n'est pas avec negligence, mais 
aussi avec beaucoup de soin que vous entendez le Livre divin, et surtout 
celui des saints Evangiles (Eü*yye>.ta), et non seulement avec les oreilles 
du corps, mais encore avec celle3 du cceur, afin de ne pas recevoir saus 
examen l'expression exterieure des paroles memes, mais afin de rechercher 
egalement l'intelligence qui y est placee — car l'enseignemenl de 1 Esprit 

1. Cf. Matth., xii, 1s. — 2. Malth., xn. 31-32. 



L40 SK\ ERE D'ANTIOCHE. [5S', 

v b. • X y • • 

^..^.l^iöi./ JJJqjl.so . Jjl^-o ^_io ^.^i-jjJ ^.jlIsJ./ ycL,y^i xr*". rr""^ 01 •')^ s -* / 
)»« °>» .JK_.«*Ss JJböj J.x*x.a la\ .-yCiaL^ ^.ia^iLio j^u^ i-.k~.;o .-^JLa^ 
t-~ ^o? yQjöi^ . Jj>»oi ^io; oö\ J-iila... v3( — otoK.../ JooiJ |.-.j'a^; t-"--^ ' 
^_A_7 l»^p +~ vs/j N_o ^^oo .-^.j^3tolS«jLio J.ca.3 ».— ^.äoo )w..\ 

♦ j*«rf> » SOI ^ts_,'/l yOJCX .'^^3 

. H^^oo LjlJLt) otiN-^> a.üxL-Jo • . > . »y nl / ,_.,...cx» ^Xcx.^. V^?/ -^^° 

| *> » •\- . --ot^ N^_s ',« ocx >->-i..^ )cx -'V^o/; j««_3J J.*^-»./ t~^3 L'v.^o).l/j -ex 
Uojäx\ L^-»? -cxciX,iv ^Jx^^ L~oi ya-0*£ä\ .-^voj oi^ K.1. -^J? oöi A.; 
L^.^' ) « I f> .LoQJu^ Otb^JO ju/ >i>VI >) Jls/o .'U-o-i ]Jo \\.~ tvj JJ . ^»OJ 

I. L in margine : £?p<mpou is/ri. — 2. I, in margine . Scfwv. 



connait ceux qui entendent ainsi et il cherche les oreilles qui sonl tolles 
Lfol. 215 et en fait belöge, * en disant : Le coeur des hommes senses possede le sentiment, 

V" l). 

(et) les oreilles des sages cherchent les pensees* — je veux maintenant exposer 
en public ce qui jadis a ete l'objet de doutes pour quelques-uns ä la suite 
de la lecture et m'a ete adresse sous forme d'interrogalion ei qui vous fail 5 
etre tres lins pour entcndre les paroles divines. 11 est bon, en eilet, que 
le profit qui (vient) de lä soit aussi cominun a eeux qua out part ä un seul 
pain et a un seul calice, parce qu'en verite, nous qui appartenons au Christ, 
nous sommes tous egalement un seul corps 2 . 

II faul donc dire quelles etaient les (paroles) qui etaienl lobjet de ces m 
doutes. 

Matthieu a dit dans ce (|iii a ete lu alors : El des foules nombreuses s'atta- 
cherent apres (Jesus). Et il gudrit tous (les malades) et il les reprimanda, pour 
qu'ils ne le fissent pas connaftre, afin que s'accompltt ce qui a ete dit par l'inter- 
mediaire d'Isaie, le prophete, qui dit : Voici mon serviteur, en qui je me suis is 
complu, mon bien-aime, en qui mon äme s'est complue. Je mettrai mon Esprit 
sut ini, et il fern connattre le jugement aux nations. II ne contestera pas et ne 
criera pas, et personne n'entendra sa voix sur les places. II ne brisen/ pas le roseau 

I. Prov., XVIII, 15. — 2. Cf. I Cur.. \. 16-17. 



[58fi IIOMEI.II. XC.VIII. 141 

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5 JK^acocl^o ^\s> jlcu - t..s,.ia\j ^..ouK.../ Ji^ö :wOia^i. w^..» L*,o» ^q*jo*/; 

ch_js K../ JJio j&*.0; )K.*t..? Joot J_A_J.i-l.il Lflaj_. oi_o* ,_> :,_oia^ 

jlai » a^^o -oia_v.>. looi 'a-JL^-flo/j vQ.jöi ^^io ^ao :«..__^i./ '_v,_»~vl-» 

10 fnOi Oi3QJ J— O» ^.—3 j..Q_~2l.CO O0O( yOOW.K../; ^*\ot ^Ss^iO ^so : VLAii.l/o 
oot .—ot J-C^-v -.JoiSi» ~.../ Av.j^..floo/ oi^ jooi .-oiol^../; K^o oöi :K_.Jj_/ 
J-po; ow-oi -.pö/ y£ K^IJ^^. J»o*._\ <x>.;o/ 'L»~_J J_-v*J_s ooi V-~^ 

^.Ol J^-^O J-"^;^ ^*-l/ ^^i&J-S O-V. ')i/ .J-M^ v*J_~JL.iO; s-Öt ^£_» ..«_Xi> 



fragile, et il n'eteindra pas la meche de lin qui s'eleve dans la flamme, jusqu'ä 
ce qu'il fasse sortir le jugement pour la victoire. Et les nations espereront en lui ' . 

Et que d'une part cette (parole) : Voici mon serviteur, en qui je me suis 
complu, c'est-ä-dire : « Que j'ai choisi », comme si eile etait dite au Fils 

.-. au nom de Dieu et Pere, et cette (parole) : En qui mon äme s'est complue, et, 
cette (parole) : Je mettrai mon Esprit sur lui*, soient des paroles qui convien- 
uent ä l'öeonomie et aux manieres humbles de l'inhumanation, qu'eu verite 
le Verbe unique a volontairement prises sur lui, lorsqu'il s'est fait les pre- 
mices de tout le genre (ysvo;) humain, (premices) pures et dans lesquelles 

i«, il n y a pas de trace de peclie, lorsque, ä cause de nous qui avions ete rejetes 
et (qui) n'avions pas ete trouves etre beaux, il a ete choisi, lorsque, ä cause 
de ceux qui avaient ete hai's, la complaisance s'est produite pour lui et qu'il 
a ete aime et lorsque, k cause de ceux qui etaient vides de l'Esprit, il a recu 
l'Esprit comme homme, lui qui en verite le possedait par essence comme 

15 Dieu, c'est clair. Car c'est lui qui encore dans le prophete Isafe a fait 
connaitre cela clairement, en disant : L'Esprit du Seigneur (est) surmoi, parce 
que le Seigneur m'a oint 3 . Est-ce (apa) que ce n'est pas pour tout homme 
que ce qui est dit est clair et connu? N'est-ce pas comme un eclair kinii- 
neux que brille le sens des paroles? « L'Esprit, dit-il, qui est en moi 

1. Malth., xii. 15-21. — 2. Malth., xn, 18. — 3. Isale, lxi, 1. 



L42 SEVERE D'ANTIOCHE. 586: 

i-iö/ J.— o» -.jLiöj ^...ouooi »ou^ Jjotaji \-o\-=> lai0;.js cxS. • J'poJK^oj 

L fol. 2ttt mO^i IX-Jj; ^öi "^£o>0 ..^C^i. t^-.Jbi.S^O Joot -.^.JoCSs. ^Oiots-./ ^_s; OCH 

.oiNX^io \^j^i y*s JoCSs \^>ol Jax./* •.)^oJJ^ )~.cl1*» ÖW.K.../ ^.» <-ch 
J)o*)-d .'JLa5 J;J-^i J-»'»—/ )-ioo_^ij -*V^o/ Ä^..JL^S.~ . i «.o-. »^ .-|^a_i jJi w»öt 
\^cl y-*i Ui-7 JKjüo ^IctS. jljj Jot'| ju/ i / .-*pö/ r^ J^loo wai> Jooi 
och U-^-si v ajoj la\ y_oo^ oot K~.J_^_^ ^ . o£^.o j-oät s ^^oK.a./ )J •» 

,.3 l^-COI oÄtii yCOlctS. ^OQ_^3 Jot^N . Y> R^nJiSJ « ..Not Jilö tÜLi ^>0 

.•^•V^ö/? J°°t > ö^cüh ^-.j )^^^cL\!k\o .-«jjofco-a^. JJo (Li-ch-s Jj/ ,°i\ v> 
)tsjiäjLaL2 3^ic ^ looiA^o K-j-3 ]L^^..s .joot vipj^o J_.Ya.0o JKjl»V^o ^»J 

.VäJ^O» y.*\ L<a.co öi\->~> \ i\i op.^ vS/; J-LSu»/ .(LoJl^iO» |L't-^Ä5 C-ÜOO 
Ui-7 .CH^_0 JLl/ ^jCu». UxiJLi JLö/o ,'IKjul^J JKJixiO y.../ ^*301 } !•> .'(' 

1. I. in marsine : ^^ *ai«e. 



Lfol. 216 comme Dieu, a existe * sur moi selon l'economie, parce que j'ai condcscendu 
ä me nommer le Christ, en tant que je suis oint pour tout le monde. » 

Voici ce qui est digne de recherche : Comment par le prophete Dieu a-t-il 
dit de lui cette (parolei : // ne criera pas', alors que Jean dit clairemcnt : 
An dernier jour de la gründe fite, Jesus se tenait debout et criait, en disant : Si ■• 
quelqu'un a soif, qu'il vienne a moi et qu'il boive*? (Et) comment a-t-il dit : 
S« rni.r ne sera jkis entendue sur les places 3 , alors que manifestement notre 
Sauveur dit lui-meme ä ceux qui le saisirent au temps de la passion, ou 
plutöt (päMov Se) aux foules — car il ne nous faut en rien sortir des paroles 
inspirees par Dieu — Chaque jour j'etais assis aupres de oous, en enseignant dans 10 
le temple, et voas ne murr- pas saisi*? Et il entenÖail les disciples dir« 1 : 
Notre Maitre, les foules te pressen i et (te) serrent, ei tu <lis : Qui est celui qui 
m'a touche ' .' El i'rsi iliuis toutes les villes et dans (tous) les villages qu'il circu- 
lait, en Galilee en veritö ''l en Judee, en enseignant dans les synagogues <■/ 
en pröchant l'Evangile du royaume 6 , en sortc que sa renommee aussi passäi is 
dans toute la Sgrir' , aiusi qu'il est ecrit. Comment donc, selon la parole 
du prophete, personne n'a-l-il entendu sa voix sur les places? (Et) comment 

1. Matth., xii, 19. — 2. Jean, vu, 37 3. Matth., xn, 19. — 4. Mallh., xxvi, 55. — 5. Luc, yiii, i5. 
— 6. Mallh., iv, 23; ix, 35. - 7. Mallh., iv, '2'.. 



[587] HOMELIE Xc \ III. 143 

k.^3 o/ J^-O; ))— .too; ^-3 -öt .-J**5o/ Jc*SjJ K-.J3 vS/; Jju./ ^-.j K-./ 

JJ» s>6» )clco yo^la :JK^*jj JK-^öJ^X <i^ ioüiio ^> |^> m « V ^io/ ooi 
. v> . ^.öi )K>wlß; JaJ~.io ^D :l_iv.a.J JJ» «.öl öiiK~s -ts.-./ Jjldojo :)v— ,to 
t^.)<=>\:..^o .-J_ojl/ JLaS. JISX.io ^o, s^ ^jo ..^.oovs U>^o JJ %'l( U-\-~ 

■°»\ ..n .J^OJ JJ, ^Ci -.Öü K-/ t->^X N-J^O^ .I.OOI J_*XjL.iO J^.j',_»OtJ. ,JJo 

y_./< )a Q-l jJo JJjuJ JJ; ^.j ajoi .JLaa-^CD w^Q-JJ ,U.2>/o • J* t -" > £o JJ» -ex 
o/ w-^S'> JJ» .Jliot ^-^o ^*^o U-*t— ^o; vQJÖi vOOuN-./ V-^^x ^* ^ °t 

1. I. in mar eine : i""» 1 



d'autre part n'a-t-il pas brise le roseau fragile, lui qui, par la parole seule- 
ment, a aussi montre que le figuier etait sec ? Comment cela s'accorde-t-il 
avec la prophetie? 

Considere, si tu veux, Pintelligence, et tu verras l'accord capital des 

5 paroles de l'Esprit. En eilet, cette (parole) : // //'■ criera pas, ne doit pas passer 
pour etre dite du cri de la Loi et de l'enseignement — (et) parfois c'est aussi 
d'une maniere digne de Dieu (öeoTrpEiröc) qu'il est dit qu'eu verite Jesus parait 
avoir crie, c'est-ä-dire s'etre ecrie, souvent — mais du cri qui est incrimine, 
(ä savoir) de celui qui est la produetion de l'aigreur et de la contestation 

io et est etranger ä toute douceur. C'est pourquoi. en eilet, l'Evangeliste 
(EüayyeXicT«?), en expliquant la pensee prophetique elle-meme, a place en 
premier lieu cette (parole) : // ne contestera pas, et c'est ainsi qu'il a apporte 
apres eile celte (parole) : // ne criera pas', en montrant que c'est le cri qui 
vient de la contestation quo notre Sauveur n'a pas crie; et (cela), quoique 

15 la parole soit presentee chez Isaie d'une maniere differente et d'une maniere 
obscure. D'abord, en efFet, il y a chez eile cette (parole) : // ne criera pas: et, au 
lieu de cetle (parole i : // ne contestera pas, il se trouve : /•.'/ il ne se calmera pas J . 
c'est-ä-dire : « II ne s'arretera pas de euer' ». Car tels sont ceux qui crienl 
par suite de la contestation et de la discussion, qu 'ils ne s'arretenl j>as ou 

[. Matth., xii, 19. — ü. Isafe (LXX), xlii, 2. — :i. LUI. : « II ne ra pas el il ne criera ] 



I.. SK\ 1 . 111 . DAM [OCHE. [588 

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v ^..^.-a..>aJ^> oooi ^«_s\; Liöoj... lo\o .-J_j»üi^s J.^.«.3L.^09 — ts-.'/ L~^." 10 
yoJkj/ ^^'-2 JjLiaS. .'Jooi ^ö/ J!.a..~_«.j yaa- Ixx LaJL~ y_./ oooi ^.ipslil^ioo 
Ji,.Ai oöi J-JUt^L^ . ^.jua^s^-o Li yoJ^o/ ^j^i ^,i Laoi . -ocl^o .•— J^£ca^e£s> 
I^-Jji^po; Jjöo a_i; oöi Jt~3L-i> ia\o .•JoCSfc» ^io J^ialjii oöi .\a.aS. tC^J^iö 
N~.J..> . -> ^>ö yj .J-ia^J^s Jooi J.j.!2l2>o K>)jl^.».^o oul3 ^i. -op^^>o 



ne fönt pas de concession et qu'ils ne renoncent pas non plus au cri, mais 
Lfol. 216 qu'ils poussent des clameurs sans ordre (t<x£i<;), saus * arret, inutileinent et 
en l'air. C'est au sujet d'un cri de ce genre que l'Apötre, ecrivant aux Ephö- 
siens, disait : Que tonte aigreur, (tonte) fureur, (toute) colere, (tout) cri et (tout) 
blaspheme disparaissent du milieu de vous, avec tonte la mechancete' ! C'est ce 
cri que produisaient egalement les Sodomiens, et le Dieu de l'univers disait 
ä leur sujet : Le cri de Sodome et de Gomorrhe est monte en grandissant jusqu'ä 
moi, et leurs peches sont tres grands 2 . (Et) il accusait aussi Israel par le 
prophete Isaie, en disant : J'ai attendu qu'il fasse le jugement, et il n faii 
l'iniquite (avofti'a) et non In justice, mais le cri 3 . Corument donc devait-il 
pousser le cri qui n'est pas im objet d'eloge, mais qui soit de la contestation 
et de l'aigreur, celui qui disait ä ses disciples : Apprenez de moi que je suis 
doux et humble de coeur ' ; et qui disait avec douceur aux Juifs, lesquels voulaient 
le raettre ä mort et etaient furieux comme des betes sauvages : Pourquoi 
cherchez-vous d me\mettre ä mort'? et encore : (Et) maintenant vous cherchez 
ä mc mettre ä mort, l'homme (que je suis), qui vous ai ilit In verite que j'ai 
entendue de Di'eu 6 ; et qui repondait au serviteur du grand pretre, lcquel 
l'avait frappe sur sajoue d'umt maniere deshonorante : Si d'une part j'ai mal 



in 



I. I-'.pii., IV, 31. — 2. Gen., will, :>0. — :!. Is;n<', V, 7. — k. Mallh., XI, 29. — 5. Jean, VII, 20. — 
6. Jean, vm, 40. 



589] HOMÜLIE XCVIII. 145 

♦ wJ<* Kj/ J.~iö JjLiO.\ k-J-^ ^-? \J -'J^.— » ^^^ ?°«- Ä> ./ l^J^iö 
Jta^Ok.a..=> jl°>l J.1301 -.J.N_o ji J.,. j.^.ol}oo; ^.öi )I>oJ.o; "^.^ot \.s) ?-*l 
J.-3.../ ■ .JK.&ön.ao )J._a_.oi..s jJ/ .t.-'po ^a.*i~co L^^ax ^a .-«SuSs j^ooJLdo 
t-aJ^t )>_>,N.io f ^*t'«T - - 'Jlaxa^oo; ^j jj-^a^o .jtoo» ÖJ..A.../ Haia^io;» 
■ oöi ^»» J.^a.&t .|_oq.jl.3» <— ..» v.o^i jJo -.{.iajj Ji-SuLco ^.i.o 1»^^ ^^o^o :jooi 
'^03i-i> oot »otiffl -.o<X Iv.../ J_a.,/,_co (,^i>\&i Utoai :)..oo-*.i K.^3 o/ L^jJ.3* 

).^JIa\ ^^ oot >^.» n'j 1""'^ yoj—Ao* Jjl3l>/ .'yaVj.1 ^ba^i-o J..oä.A» 

jlajL^o— N.ia\ jalt^o ^ -.)_^^ jfcs^iö .).».»an; oöi \.xxx J-oojl K*a o/ 

-.J^*ojl^o j.^.a.j "o |^<,Kj JJ; <-^ö s*6| -.^.w.t.ioi K.^3 li.2^1 .)La^joa*^o 

JJi ^.cxX -.LoojLj5 oC^-o Jlj( ^oo..a.j jji ^_o i»öi . J lai^liLia\o ) la.^^.iS. 

L~oa* ^io; jloiJ.~\o -.J-iioio ji.QJL.;oj. M £ooo Ji-n..*/ Kia.— » o&. jooi K-/ 



L fol. 216 

V° •!. 



1. L in marsine : |i.ai*iou.^.»^. 



parle, temoigne au sujet <ln mal; si daalre purt (j'ai) bien (parle), pourquoi 
me frappes-tu ' ? 

De meine donc quil na pas pousse Ie cri qui est incrimine, de meme 
il na pas non plus enseigne sur les grandes places (tcXoctsi*) et sur les places, 

5 en etant ä l'affüt de la vaine gloire, mais dans le temple et dans les syna- 
gogues, oii c'est le lieu de l'enseignement. (Et) il semble quil donnait la 
plus graude partie de (son) enseignement dans les lieux deserts, sur la 
montagne et au bord du lac, et (il ne parait) nulle part qu'lil le donnait) sur 
la place. (Et) que le nom de tzIx^iZx, c'est-ä-dire place, ait la signification 

10 de la vaine gloire, notre Sauveur lui-meme en temoigne, lorsqu'il disait au 
sujet des Pharisiens hypocrites : lls aiment ä prier en se tenant debout dans 
les assemblees et aux angles (ywvt'a.) des places, afin d'ötre ms pur les hommes*. 
Ciir ce nom d'assemblee est apparente ä Ttkxreia., c'est-ä-dire place. II einet 
un blänie, en montrant l'ostentation et la parade en public. De meine en 

15 verite que eettc (parole) d'une part : // ne contestera pas et il ne criera pas 3 , 

signifie donc la douceur * et la paix, (de meine) cette (parole) d'autre part : »i,fol.2ifi 
Personne n'entendra sa uoix sur les places*, (indique) qu'il n'avait pas l'amour 
de la gloire (<fikaBo?,ix) , rostentation, l'orgueil et la licence qui (vient) de la 
vaine gloire. Et si par basard, encore en ce qui concerne les Pharisiens, il 

l. .lean, xvin, 23. — 2. Matth., vi. :.. — ::. Mallh., xn, 19. — '.. Mallh., xu, 19. 

I'ATII. 011. — T. XXV. — F. 1. [0 



146 SEVERE D'ANTIOCHE. [->!><> 

.J^U/ k_l_L£Qjiio k~o o/ fcv-.J-'JU- 3 U-.;^3 ta^ ss/ \iO^ ^_,; y/ .) a .", eo 
) lau. .» ~> "^ •■> f>a\; t-**^. VJ= " J •)'-' a -~ -.-^ J ? -*°* i-'Q-^-s Q^ .) 'oi ■ , yoot^. i ck>\ 

^o^io la^o»-a .•K-.)..»'=\ '...., v>o ooi» ^ 3l> / K-.J-«is_Ao JJfcocL»» "^.^io -.Läqjlo 
.|_3^Jl\ J-^ärß va^oi-^ jJ; Jjl3l./ .jooi >n°iv> jloiqXv); JMSwia^ )^ q.'* ^ 

■:-CLi«> ]l § ^»j v o.Jot.\ .jLoajC» )Laj^.ic» 
^^ofcCiLio; Jjtsj^o .)-;öch-; ypotlq ^» , , » ~. acN .-\~2>l \i .J^v^t-* ^*. I » » n\ 
^_iö KÜ^jO—^/i .-yCUÖi; yOOtKio.-^ ^.i«; jJ w/lK-io; 1^*J3 o/ otn\, a 



s'est laisse aller contre eux ä des reprimandes, c'est-ä-dire ä des reprochcs, 
ce n'est pas lä une negation de la douceur. Car il nous faut, ä certains 
temps et en certains lieux, aussi nous eveiller et nous dresser severement 
contre la mechancete et ne pas supporter d'une maniere paisible, ou plutöt 
([w&Xov ti) d'une maniere insensible par hasard, ceux <jui out besoin d'une 5 
reprimande qui corrige. 

Cette (parole) : Sa voix ne sera /jus entendue sur les places*, a egalement 
im autre sens eleve. Car c'est en paraboles, en silencc n'iinporte comment 
et en secret, qne, comme quelque chose de precinix, il exposait la parole 
de l'enseignement, afin que les cboses saintes ne fussent pas donnees aus io 
chiens et que les perles ne fussent pas jetees aux porcs". Car ce sont la 
ceux qui demeurent sur les places. C'est pourquoi, ä ses disciples aussi qui 
l'interrogeaient : Pourquoi est-ce en paraboles que tu parles ä ceux qui {fönt 
partie) de lu foule? il disail : .1 vous il a ete donne" de connattre les mysteres du 
royaume de's cieux, (et) u ceux-ld [cela] n'apas ete donne 3 . i.-, 

D'autre part, il n'a pas brise le rosequ fragile, (c'est-ä-dire) la faiblesse 
des Juifs; et il na pas eteint la meche de lin qui s'eleve dans la /lamme, ou qui 
fiime\ (c'est-ä-dire) leur fureur, qui d'un röte s'esl cnllammee contre lui, 

I. tsare, xi.n, -2. — 2. Cf. Matlh., vn, 6. — 3. Malth., xiii, 10-11, — 4. Cf. Matlh., xn, 20. 



10 



[591J HOMELIE XCVIII. 147 

.sä^.1^ ^joJ^too; wchj öoaSwj -.).j£o -otoK.../ i--.^ UäW y-4\ • <*Vl 0Q -^ 
^juoa^ +3i Ua-/ -«^oo'^ ~.i»; jJ -Jn. I Pf> jJ öC^ y>±\.*oi oöi ^^j ~öi 

,j» IS^o ^.öc .Jju.» >r»o'i J;^jlS. JJ/ .••^'tJ jJ ulN.io» )j)^aL^» ^ot 6uAO( »Lfoi.2i 

jl^.;oot_. jK-ia-J^o :^'»1/ jJo ^j'lfcooi Jjto ^i^io; 'jia^^j J»oi w.oij 
.y i » cot ooo oi_~ oj lo,.^..wj.\ J-.o.i-*io ,.3 . )v.^o/ )!■'»—•/ —öt >£>/ • /fc.ja-iLio 
.yO' t Vm i )^o^cb> ouoAao -U^; J-^»/ ^^ ^ft>m-i; t^o^ -.J^j.Nj jJo sQ-\,_i 

1. 1. in margine : ©c&^*- 



et d'un autre cöte s'est lassee et s'est affaiblie et aussi s'est detruite d'elle- 

meme en meme temps qu'elle s'est enflammee. Car teile est la meche de 

lin, qui est consumee ea meme temps qu'elle s'enflamme et est la nourriture 

de la fumee surtout, et non du feu. Une teile fureur, qui n'a pas besoin 

de quelqu'un qui l'eteigne, notre Sauveur ne l'a donc pas eteinte, afin que, 

alors qu'elle combat contre la verite, il monträt juste celui qui pouvait 

l'eteindre et l'a supportee et qu'il rendit coupables de jugement ceux qui 

etaient en fureur ä tort et ne se corrigerent pas. Gar c'est lä cette (parole) : 

// n'eteindra pas la meche de lin qui fume, mais il fera sortir ' le jugement *Lfoi. 216 

pour la verite', ce qu'en verite l'Evangeliste (E\txyfekia-rn<;) a omis, tandis 

que cela se Irouvait dans la prophetic. 

Cette meme prophetie, qui (est) relative ä la meche de lin qui fume 
et n'a pas ete eteinte et (qui) signiiie la fureur juive, dit encore une autre 
chose, en montrant la patience de celui qui (l')a supportee. Elle brülera, 
sans subir de dommage, jusqu'ä ce qu'il mette le jugement sur la terre et 
que les nations espereiit en son nom. Qu'est cela? C'est le propre de la 
meche de lin de s'enflammer tout d'un coup et de briller ä la fois et d'ßtre 
consumee, aiusi qu'en peu de temps. Or la fureur des Juifs. le Christ ae 



v° 



1. [sale, slii, 3. 



Ill 



148 sk\ i i;i: i) \\ lim. in-:. 592 

^--Jl-s; -oia_x-v K^-^illo K.Ajq_^1/o LA,i ^ 3/ JJ / ■ .)■■■ .jlV> 6|£-m 

^'ü^a-Ä)« OÖI J--^j 'fc-A-ol/ p* J.iO^ .•<_+__.___* JJ ^->'-H« )»3oJ. ? ... |_^^<» 

^a_\--U}o jlo3>\ öi-QL.3/ ^j ajot cn^K^l .j_\.ia_»_o J^Slo-jo ^ ^ £v_J_l-w_s, 
OMj; oöio .-jooi yjj ^a-JJL.3 ^> —»,11/ ).-;öoi_ la.\j oöf .OU--^ Oi^x^ 
owaoi/, .-j-iö/o Joot IH ^*; j_u>;a3 ^^'^io U~ l^ *o . • Li___^ojJ 
oga-s;/ J_».oi .Jjoi J_*_No>, 00t oul.; j_tot .00L0 .001 ^.-.5 Jjoi J_ml-Oo 
.vJ.a_\ ^J y-u. X :i_\ .-Jb.»/ ^.io jja^ü/ v / Jj/o .",-a^ ~oas.j J.joj J.ia_o>, 

*Jla_5j.\ ot-V? ui3 ./! 'k- 3 \r b0 -'ot.io.A_s L>_,-ö_\ V-"-^ "' ' s '" f> 
^-; a\ ..)la->__u; ^_\ot :|.w^^_jöJJ ,_._cl_<_».» ^..ot_-\~,/ U_)l./ £\j/ |j_~ 

>-ö»^ .KjI ^jl£\_io ,,:> ioji-o v-^-* Jbsä-s V-Sjjjl) U^-«/? «öl 'Jt-*>?P° ,_o; 
jL-_-, l<a_\ ,__ ^tvjso -,\^il "^ Jju.» ^av-_5__j ? L*,,^ JL-^*JJ Ji~-.io/i v-.^. 

oC_x t^./ ^} jlaOj .)lo_>>_\ Jjw» >f>°l'l; J_iC>_\ -.i-io/ ÖC_\ .^X,..'». V» JL>0__0» 



l'a pas steinte; mais, lorsqu'elle eut brüle, se füt enflammee et se In) 
allumee contre lui souvent, il ne l'a pas encore laissee faire defaut et se 
perdre, jusqu'a ce quo, apres que la croix qu'il a enduree volontairement 
selon la chair eut ete plantee et que la resurreetion eut suivi, il la fit venir, 
c'est-ä-dire la fit sortir, pour la victoire et qu'il lui fit accomplir son •". 
jugement, (lui) qui a 6te juge chez les Juifs, lorsque Pilate jugeait, et (lui) 
qui a juge le Calomniateur, lorsqu'il venait ä la passion pour notre salut 
et disait : Le prince (apj^wv) de ce monde est juge* ; et encore : Maintenant, c'est 
le jugement <te ce munde; maintenant, le prince (xp^wv) de ce monde sortira 
dehors; ei moi, lorsque j'aurai 6te eleve de terre, f'atlirerai lous les hommes n 10 
moi-. Les nations, en efTel, out espere en son nom, apres qu'il eut l'ait sortir 
le jugement pour la victoire. 

Vois tu coinment ces (paroles) <le la prophetie sc trouvent etre d'aecord 
avec les Evangiles (EuocyY^.ix)? Et ce u'est pas bors de propos qu'on rattache 
ä ces memes (paroles) egalement ce qui est chante par David, (ä savoir) 15 
cette (parole) : Aßn que tu sois justiße dans tes paroles et que tu vainques 
lorsque in es jii</< ; ''- Gar, en changeant, par rapport ä la signification de la 
pensee, ce qui est dit par Isai'e : Jusqu'a ce qu'il mette le jugement sur la 
terre*, Matthieu a dil : Jusqu'a ce qu'il fasse sortir le jugement pour la victoire 

1. Jean, \vi. 11. - 2. Jean, xii, 31-32. — 3. Ps. l, ß. i. [saic, \1.11, i. 



Lfol. 21' 
i" a. 



[593] IIO.MKI.IK XCV1II. 149 

.•Jlaio ^.m^Q.^ oot J.3-.7? ^ö« y-'l -.I^W^ \ \ n.vN .-Lo^ iLal^aL* >».*^ 

' )jl— j oöt t-*^x J-Lsj-=> .oÜ^wä J_oojLi jlj/ >*^ajui y/» ^.ch\o .-»a-sKj JJ j^^^i 
..o^s oooi ,_.*— fi^ioi vQJÖt ,_io .-,_.oo>9 ^|—_jU ^ Vo | . i r> -.^o^ü 
• of^.l •*.^o^.eo\ )-iot ^i. ,J .-Itlo».^ ^^^ Joot aa.roJiw)^Jioj ,_iö ^_./ o\o 

Jioi .)i)-s)^v ^.; K„J-,_=lN .-JlsJÜo KL.ojuio Jv^oJk-iO} JNjo,.^ ./boU> "^^ 

vflDOt-3 ^-3 »-*> '.Lfcs.9 J-CKl-A l^-.3 o/ J— .^3 • . M^-S fcOaJuiO Jtooi 

I. I. /// Jflürgmc -.oiiN-a | vi . ra, | .. .\i; wöto : | . -> i n3*aooi^, v.o-^» -oLojj — oi pt- /» — d, : IIS-&-.1. ^.LVL ^Ao, 

Po Cv-pp, JJj | -^ ' ■ ooVa -Ho-ai» ) vi» PcIIXjk, t^j i v *!X-3 •. ^^ l*ja A ^ .p_ Vo_co» | l »\ Loi.» ^./ ^uf | IS n V ^ m 

1 ^ ■■ n [_3 . -.dua (ooi IS—/ jau^j • | fr "•< -\ '^f ; —oi IDOsoo» N^ooo • ^ • "> ■..gpati . i . — ioL IS— pN in 10 ■. a ^—p^~3.ial 

*"" " - ■ ^.ovs ^.'* .'mI\-j| |N_.Ö— .1. ^.LVL ^*-"> •■ |to,\/^o .-t.ia.Aj .<Y\.. .roa_ü_— i .jop« l.^ro\ ooi lrAA*f -.1 i c\\ V . 

v ov-Cs./ IN-o-v» p-iacoo Lpo'|, ^o .-fLaat v ov-!S— | IS- pjax» ^.owLVL» .. »n ■ i „ a\ ... — a. L ^i na i Sic). 



(vixo;)'. Or le Livre divin a coutume d'appeler victoire (vi*o;)- la victoirc 
i viVn), par exemple : 0« esi /"// aiguillon, m<>rt ? Oü est ta victoirc (vTxoi;), ScheoP? 
Et : Gräces (soient rendues) ä Dieu, qui nous <t <l<>nnc In victoirc (vhco?) y'«/- 
Notre-Seigneur Jesus-Christ '! 

5 Et on peut prendre egalement * selon une pensee simple cette (parole) : * Lfol. 21: 

// iic briscra pas le roseau fragile 3 ; et cette (parole) : On n'entendra pas sa 
vni.r siir les places 6 . Au temps de la passion salutaire, en efiet, notre 
Sauveur a recu 1111 roseau avec douceur de la part de ceux qui le tour- 
naient en derision; et il ne la pas brise, comme celui qui supporlait diffici- 

i" lement la honte, lorsqu'il se fut appuve sur lui. Et egalement Pilate, selon 
la parolf de Jean, amena Jesus dehors et il s'assit sur \c tribunal (ß'/i^a) an 
Heu ilit « pave avec des pierres (,\i86o-Tpü>Tos) », (et) en hebreu Gabbatha 7 . Ce 
licu « pave avec des pierres (^iöög-tdcoto?) 0, est de toute neeessite une 

l. Mallb . mi. -" - 'J. Nole marginale de I. Ces deux exemples, celui-ci : <>u c.v/ in victoire, 
Sciuiil? qui (se trouve) dans le prophete Osee, et celui-lä de l'Apötre, qui est place apres lui, 
sunt vides selon la langue des Syriens. En grec, en efTet. e'est de deux manieres que se dit le tnot 
b victoire », dans le genre qui n'esl ni au masculin ni an feminin, et encore au feminin, vTxo; et vi'xr,. 
Et, parce que dans l'expression de l'Evaogeliste (ECoYTeXior^?) il y avait vtxos, le maitre a voulu 
montrer que le Livre a l'habitude de dire vt/.o: a la place de vixr). C'est pourquoi il a apporte. 
ces deux exemples, dans lesquels il y a vtxo« ä la place de ;\v.r,. qui en syriaque signiflenl i>hi- 

deu\ vicloira ": et, com je Tai dit. ils sont vides en syriaque. — -i. Cf. 0s6e, xm. 14; I Cor., 

\\. 55. — '1. I Cor., XV, Ti7. — 5. Mallli.. XII, 20. — «. Matth.. xii, 19. - 7. Jean, xix. 13. 



150 SEVERE D'ANTIOCHE. [594J 

w.öi ^^>o •.OüJLaiaV L.oi$s. Lsto^ j^i» K+l ') , i nS. ^.9 J»>wJm .0^.0 
Oi^w ^.raj )joC^.^io .J^'k.\ ^s_.V^5<5 -^io.J^Jo , >\k«J? o»^ N~./ k-d r> »>°>; 



•vica^3ii^| "^i. ■.'<ö^_i>M Jjoi 



1».-../ C»\> JoO| K_./* ) % l\ l\ SsQJlj >— Cß/> .-ÖiA^Ot-O „_bo o»\ )oot ^jo|< 

Li_a_./ -.cicu^N 000t o im 1 i.n\..io an°> i p j-*-*'^ .-^sil^.^ -L|o .-)K» . 1 . 

0|»K_3 0°> Ci IQ .».-iol ^.ic 0(\. mJLJl x\,_.. ^.3 ^O.Jt_. m) OOI .'^Oi-oJO^OJ« 10 
♦J-l^.pX ^»Ot-^JO t 1 V I JJ» l 1 1 ./ .-yOOii jJLaO .\00(SJlS. yOj/ ^-oo/o JL<^co Jjuls 

J-s/j JL-~o ssqjl.. yLäo Ji »aa joot ^OtolSs.../ JoCSs ^Sj ,n ^»joi "^«^iO 

fv-)_-_\..*. >°it V>o )oot ws.pö r o :|Loici>.) La\ )o<M *,m°> ntoo : L^ooof^io 
JJ»o :K_li^.ijL L»ljv_5 3/ 001 ,j> 001 *---nv Joot ~otoK-./ :JK.«_k_.^3 )lai,»S^o\, 



■Rkatii«., c'est-ä-dire une largo place; et c'est lä que, Selon la prophetie, 
comme une brebis, il a ete amene ppur etre immoU et, comme un agneau devant 
eclui qui le tond, il etait sans voix 1 . Et necessairement personne n'a entendu 
sa voix sur les places. Le Livre divin a l'habitude de donner au roseau 
la designation de « fragile », parce qu'il lui est facile d'etre rompu, casse 
et pres d'etre brise. C'est pourquoi il le prend, ainsi que nous l'avons dil, 
comme l'exemple de la faiblesse, en disant : Sur le bäton de ce roseau fragile, 
sur l'Egypte 2 . 

Cette prophetie, que nous avons discutee presentement, Matthieu la 
citee, parce que, avant eile, il avait dit que Jesus avait gueri un hommc qui io 
avait la main seche 3 ; et il a continue ensuite : Les Pharisiens, lorsqu'ils 
furenl sortis, avaieni tenu conseil comment ils le feraient perir. Et Jesus, l'ayani 
su, partit de lä. Et des foules nombreuses s'attacherent apres lui. Et il guerit 
tous lies malades) et il les rdprimanda, pour qu'ils ne le ßssent pas connattre*. 

Parce que donc Notre-Seigneur Jesus, biet) qu'il füt Dieu par nature et 15 
la force du Pere eternel, s'etail ramene a la petitesse, lorsqu'il osait 6tre 
complaisant ponr les ofTenses des Pharisiens dune maniere paisible - - car 
le möme aussi etait hoinine veiitablemcnt — et qu'il accomplissait l'eeono- 

1. Isake, im, 7. — 2. Isale, \\x\i, 6. — :t. Gf. Malth . xn. 10. — ft. Mailli.. xn. 14-16. 






I, fol -Jl" 

I I). 



1 



[595] HOMELIE XCV1II. 151 

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mie sans (elever) la voix, bien qu'il put coinme Dien faire mourir en masse 
tous ccux qui se dressaient contre lui, comme I'Evangeliste ( Eüayye>.KJT7i's) lui- 
meme n'avait pas d'autre exemple de toute cette grandeur de complaisance 
et de douceur, il eita la prophetie, qui s'est servie du roseau qui est fragile 

5 et n'est pas brise et de la meche de lin qui s'eleve dans la flamme et n'est 

pas eteinte, * afm de montrer que sa patience depassait, d'une maniere * Lfol. 2ii 
sage et conforme ä l'economie, d'un pied leger, ce qui etait si dur, saus 
montier la grandeur de sa propre divinite, comme quelqu'un qui a peur 
de toucher ä la meche de lin qui fume et est eteinte immediatement, ou de 

10 s'appuyer sur lo roseau fragile, ou de faire venir une parole sur sa bouche, 
pour etre entendu par quelqu'un de ceux qui sont au dehors. Car il semble 
que tout cela ait ete dit comme par im exemple, en montrant la douceur 
et la paix de celui qui gouvernait. 

II faut qu'egalement ce qui a ete demande, parmi ee qui a ete lu par 

15 La suite, soit discute, en plus de ce qui est dit, et qu'il recoive la Solution 
qui convient : c'est ce qui est dit par notre Sauveur : Tout peche et (tout) 
blaspheme seront pardonnes aux hommes; mais le blaspheme de l'Esprit nc 
lern sera pas pardonne'. Est-ce (apx) que, en eilet, si quelqu'un blaspheme 

1. Malth., in. 31. 



[0 



L52 SEA ERE D'ANTIOCHE. 596 

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^jj -J -_. « . ' _._& )t-o£oo JKjl-o ^o o_vo Jj^l^JS^ o£_vd K_.|.a*.nj ,.3 -.ö»...-\_./ 



contre le Pere ou contre le Fils, eu disant que les choses qui existent sont 
x'jT6(j(.a.Ta, c'est-ä-dire par elles-memes, et non creees, et qu'elles ne sont 
pas menees par Ia Providence qui regit l'univers, ou bien (sl) celui qui 
professe quo Dieü d'une part existe, (et) qu'il supprime d'autre part l'exis- 
tence, c'est-ä-dire l'hypostase, du Fils, ei qu'il accepte de dire qu'il a'existe 5 
pas du tout, est-ce que celui qui est tel passera pour proferer des blas- 
phemes tolerables et qui sont dignes de pardon; et (cela), quoique la Triniir- 
sainte soit egale en honneur et d'une seule essence (ouo-ioc), d'une (seule) 
royaute et d'une (seule) gloire? Mais, ce qui est dit d'une maniere i m I < ■ - 
terminee et generale, notre Sauveur l'a restreint dans une definition propre, 'o 
par ce qu'il a amene ensuite. En efTet, lorsqu'il eut dit d'une maniere simple 
ei libre : Tout piche et {tout) blaspheme seront pardonnes auac hommes; mais 
le blaspheme de l'Esprit ne sera pas pardonne aux hommes*, il a continue 
ensuite : El celui qui dira une parole contre le Fils d<' Vhomme, il lui sera 
pardonne; mais celui qui dira une (parole) contre l'Esprit saint, il ne lui sera >'• 
pas pardonne, ni dans ce siede, ni dans le (siede) ä uem'r 8 , de teile sorte donc 
que ce qui sc conclut est ceci, quand, par voie de consequence, la plirnse 
est lue tout entiere, et non pas partiellement avec une coupure : « Tout 
peche et (tont 1 ) blaspheme qu'on blaspheme et qu'on peche contre le Fils 

1. Matth., \u. 31. — 2. Mallh., xii, 32. 



[597] llnMKI.IK XCVIII. 153 

od» JjL-t-O J~oi ^^s ioot U«>\i ^>o Jtoi^^lo JK-otSs )'!/ j_^ P 

..Jj^U o»K.^o«äio< J^soou -oioK-./ oot» oöt»o :ot^ )ooi ^.cxok-/ j\_J^ä>o/; *Lfol.2i7 

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ni^o :Joot vjil^jfcoo JJLk. )K.\1 ya^io :)ooi ^.oioK.../ (jo-;o J->^p? j-^aJ» 
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l^..Jo£$X io_,)^ -.^.^^-/ Jq_.j ,io; w.cn )La*j_».o« v QJÖt yOOtJ^.../ V-«-^ \^>°< 
^'S&^.ä.j ^/ .j-^iaiöo ).^oj oöt> K-o Jjls.*/ -ou.;»/ K-)jlj/ Kicu>,jo Jt-^>/ 
10 po/ J-3'O.^ io-^ s^_^.^io;o Jou^ ^aix J«j )_.;oöt-.; oö» ), m i^o Jj—J 3/ 
■ o . r.'^kNrt\r. ^>,'j ^,, -,.^.ia^ JcL.; s^a.iö )ö_.;; |jl»-ö oo-3j_iO^»..2>; -Joot 
|joi 1q\ r ä .Jooi w^ajtio JJ ^Sfc^Jii oc*\ .-J^joo J-afco JV_o Jl^o» .U>'w> 
'«-o— Jlj^wco ^^.^o :^uoV3 cxtC^io Jooi ^Kiö k...) i miv> %3»o_^ N: ^ooi 
>n°>v> JoCSs* J.— o'^s oot*o :uaAiö jJ JjL^_aa_^> K^-»; :V>?/ jLiä-s ^.-o«.j>o 

de Thomme sera pardonne anx hommes; mais celui qui (est) contre l'Esprit 
ne sera pas pardonne. » 

En effet, ce Tut apres qu'un signe divin et admirable eut licu de la part du 
Christ, par l'intermediaire de l'Esprit saint, qui * etait en lui par essence et * Lfol. 217 

'■> des dons de qui il est lui-meme le donateur pour les autres, que, tandis qu'il 
fallait faire un eloge, ces (paroles) de blaspheme se produisaient. Car c'etait 
un homme, qui etait en meme tcmps aveugle, sourd et possedc du demon 
et qui combattait avec trois souffrances et, en plus des deux sens principaux, 
manquait egalement de l'operation de l'intelligence — car tels sont ceux qui 
sont possedes par la l'olie qui (vient) du demon — ■ qu'il a gueri d'une maniere 
digne de Dieu (<)to-fii:S>c,) et en möme temps d'une maniere charitable (<pi>.av9pw- 
hcüs), afin en verite que cet (homme) sourd et aveugle et parlät et vit. Et 
la race (ye'vos) des Juifs, qui combat contre Dieu i(8eo[«fyos) et qui est prete 
pour le blaspheme, disait : C.'cst, par Beelzebub, prince des demons, qu il chasse 

i 5 le.s demons*. Or il faut prendre garde et considerer qu'ici le Livre sacre 
appelle « sourd » celui qui ne pouvait pas parier. Lors donc que notre Sauveur 
rapportait sa parole ä ce blaspheme par maniere de reproche et qu'il a 
montre par beaucoup (d'actions) et qu'il a dit en propres termes que Satan 
ne chasse pas Satan et que, lui-meme, c'est par l'Esprit de Dieu qu'il chasse 

l. Cf. Matth., kii, 24. 



10 



154 SKYKHK D'ANTIOCHE. [598] 

J-3?Q-^ N5 ^? ••^0/ +2 —»1-1/ y'^io/ ^CL.^! ,_-^01 jLÖ-3 ^.»-.Ol -JcL.; 
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jioJLJLJV-sfcooj ykX^iO; )lm.1lV>0 jla^^Ji toS. ^> JlOI Ö)_k_/ ^.j JjLiO 
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)K.^ ^ .,^o J^-jq^. at>» ^.äi J^jj vOOi.\ looi öt-b^/o :oooi ^J^olK.io ooot 
JJo :Jk.Voot; \j2>\s>o JIjlD; J^a» :l'ji^./ KlievLo jla^^j* Jjl3u/ :jl,.-ß^*^oo 

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les demons, il s'est alors servi des paroles qui sont eitees precedcmment, en 

disant : Tout blaspheme qui est contre le Fils de l'homme sera pardonne; mais 

celui qui (est) contre l'Esprit saini ne sera pas pardonnS 1 . 

Qu'est cela? Comme les Juifs etaient aveugles sous le rapport de la con- 

dition vile et humble (prise) ä cause de nous de l'inhumanation du Verbe •"• 

Dien et notre Sauveur, que, comme s'ils marchaient dans les teuebres, ils 

se heurtaient (contre eile), qu'elle etait pour eux la pierre angulaire, choisie 

et prccieuse' 2 , aitisi que la prophetie a proclame d'avance, un rocher de scandale 

et une pierre d'aehoppement* , qu'ils ne s'imaginaienl nulle ment l'existence 

qui (est) avant les siecles, la generation incorporelle qui (est) du Pere, lo 

l'egalite et l'immutabilite qui est en quoi que ce soit par rapport ä celui qui 

l'a engendre, mais qu'ils avaient une opinion qui se traine sur la terre, 

ils disaient : N'est-ce pas celui-lä i/ui est fils da charpentier ? N'esl-ce pas Marie 

qui est dite sa mere ''? et encore : Tu es un Samaritain, et tu as un demon* ; ei 

encore : Ce nest pas paar de bonnes oeuvres que nous le lapidons, mais paar k. 

an blaspheme, etparceque, alorsque tu es homme, la te fais Dien toi-möme*. 

C'est cela donc, tout ce qu'ils disaient en blasphemant ainsi que contre 

* L foi. 217 le Fils de l'homme, lorsqu'ils etaient scandalises par l'economie " selon 
v°b. ... . , . . . . ,. 

la cbair. ainsi que je Tai dit, que Notre-Seigneur dit qu il Ieur sera pardonm''. 

1. Malth., XII, 31. —2. Isaie, xxvm, 16. — 3. Isaie, VIII, 14. — 'i. Matth., xm, Ö5. — 5. .loan, vin, 
48. — fi. Jean, x, :!.! 



[599] IIOMKI.IK XCVIII. 155 

oi&o>,-., ,JJ; )— o^i >r>-\v> io^ vOOi\ k.../ ^^ -.vootüx ^.s^Jü; ^Jo^S 
«aaJKsjlI; -.t-^v )?o»J^.^io •)-*- , t" 3 >-»/? — °i oil.aa-o-a.ioo oil.a...ts..~fcoo jjj»; 
JJ; J.JlJ.,>J-Ti\; ^_/; -.)ooi V^ö/ poJ.iaiM y^\ ,.:> .^oa^ o>xo /,.*?/ J.1lXJLL^ 

♦JjLflusaj. J-j/ o<xL. .-Ilaji-i^io; öui-ioQ.^ ^rs^- 

+2 : U.flsol_s |ais jooi ^.oioK-./ oi^* oöt U-o^-s ».riJxiöo joot JJ._ia*.jLbo; 
oa3j\N^^ ouix ooo» ^-.i-iö/ Iv^o'/? 7"*/ * 3 :oooi ^^—'vio ^«.s^^bo 
lyZ+l+s J t, »t f> J— «o» ^\; oo» )3;a^v la\; ^iö y-,\ '^-*.\oi -.Ja..; ^o.2Liö 
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1 ),— Jls/j .voot-^ ^.ÄiKJu JJ; ').... «ivi p6/ -.yOoC^ ^.ixüli (-0.0^ 
JJ; wöt 'J;0( '"^Ow »s/ yO-p -J^»-. ,JJ? I^'OI voo»-^ ) 00 < ^**l )^— ■ 3l - *'• 
.JloJi^. J-^-°? x^" ' voou^i. %—l^.iö ,J -.t-io/ ^i^.^^J= J,jljl^.i a\ «^..5^-JlJ 
yU-ou Urion w-»^./ ^^ JJ; ..jl-^io j.% l. I i\; ^-/ V-*-^ \O0t^ jooi sß;'j 

,JJ .-^Ä.^pO J01S.JI J-.J3; ~Ö|0 .-^.J-J^iÖo ^_iä-_Ä J-Liiw j><voo .-^^V-oO 



alors qu'ils ont pour excuse l'ignorance du mystere, son abaissement et soo 
humilite qu'(il presente) en tant qu'homme. C'est pourquoi, en elTet, il a dit : 
II sera pardonne aux hommes', et non pas : « A vous », lorsque, pour ainsi 
dire, il disait : « C'est ainsi qu'ä des hommes qui ne connaissent pas la pro- 

5 fondeur de l'economie que je donne le pardon. » 

Mais les injures qu'ils proferaient, en blasphemant, contre les signes 
divins et contre les miracles admirables qu'il accomplissait et operait par 
l' Esprit qui etait en luiet qui est de la meme essence (ousi'a), lorsque, corame 
je Tai dit, ils lui disaient : (Test par Beelzebub qu'il chasse les demons-, celles-lä, 

10 en tant qu'elles regardent le blaspheme qui (est) contre l'Esprit saint, qu'elles 
avaient par suite des faits memes ce qui convient ä Dieu et qu'elles ne leur 
laissent pas de place ä une excuse, le Christ dit qu'elles ne leur seront pas 
pardonnees, parce qu'ils n' avaient la aucun voile d'ignorance. C'est pourquoi, 
c'est egalement au sujet de cela qu'il a dit clairement cette (parole) : // ne 

\:, sera pas pardonne aux hommes 3 , en leur rapportant les (griefs) de l'accusation 
i/.aT-/iyopi'x). II leur fallait, en eilet, ainsi qu'a des hommes raisonnables. ne 
pas se comportcr d'une maniere inintelligente ei ne pas blasphemer au sujet 
de ce qui est si clair et si connu, qui est place sous les veux et se voit et qui 

1. Cf. Mattli., XII, 31. — 2. Cf. Matth., XII, 24. — :i. Cf. Maltli., XII, 31. 



L56 S1 VfcRE DAM 10CHE. 600 

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J^-j^^io JJL_iö ,.-..=> )^>^j.^o Joch J-sL^io -.U-sj oc*^ J^oA» I^.»j ^^° 
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^.jwS^^io ^.otoi^iw; yajöi-^ tiüai; )K^.iw ),.— jLs/ -.^JL.^,1. ^ol JJ 

.•au/ ^,.-^0 Jjlj/; ot^.2>» y.*\ )ooi jJ .. > ^&^a.io ^t->o< V"^ r^-* ' • V ^^- J 



erie ce qui convient ä Dien. Car, alors que le 1110t « homrae » se trouve 
dans l'un et l'autrc cas, il a fait entrer tantöt le pardon, tantöl l'accusaiion 
(xaTviyopta), en sorte donc en verite que ce liest pas ä cause de l'injure -- car 
dans un antre endroit ils l'ont appele et possede du demon el Samaritain — 
mais que c'est a cause de leur blaspheme qui (est) relatif ä des prodiges 
divins et ä cause de leur ignorance qu'a lieu la colere. 

(Et) ce blaspheme qui (est) contre le Fils de l'homme, lequel est pardonne 
et est juge etre moindre que le blaspheme qui (est) contre l'Fsprit saint, 
c'est jusqu'au temps de la croix qu'il nous laut le eomprendre, parce qu'en 
verite c'esl jusqu'ä ce temps-lä que le Christ voilait par des paroles et par 
des actions conformes ä l'economie l'elevation de sa divinite. En effet, apres 
la croix et la resurrection d'entre les morls, lorsqu'il n'est plus connu selon 
1, i..i. 218 la chair, * c'est-ä-dire lorsqu'il ne vient plus par des actions ou des paroles 
liumbles et humaines, apres qu'une fois l'economie eut pris (in, comuie dit 
l'Apötre : (Et) si nous avons aussi connu !<■ Christ selon la chair, mais maintenant is 
nous ne le connaissons plus*, (alors) il in' donnera aueun pretexte de pardon 
a ceux qui blasphement contre lui. Alors, en eilet, alors, 011 11c blaspheme 
plus dösormais ainsi que contre le Fils de l'homme, qui a parfait et passe 

1. II Cor., v. IC. 



3 



[601] HOMELIE XVCI1L 157 

k*a Joe* jLiö v Vau\ K.J_'t-^ jJ ^3/ .-J-a/ )a.i. otv... Jjl^cu. „_ioo 
.^o ^io N: ^xS. K_.Jjl3mK:>o ß oj^.3 -ook.../ 3/ Joch ^oioK*lo .-JL^öo 

^s^SO« oöt .)jlj/» CH^=> ^^ JfcO^io v^oJ-J \/? °ö« •***?/ t-»-^ l?«^^ 
5 JLjl>^> )_~OJ ^^J OOi; )jp| -.^0(0^^ ^t^^ 10 U QJ f= , c io ? J-*^0-* »^ ^°? 
♦ Jch-£^~; jootJ ,.— jls/ .ii-a-aa» -.J-^;— J-ua^aJi ^-io ^oC^o ••V^j» 't-a- : 
|jl~» J-ia-^a*^ J^o».iw j^ja^s ch-s jj|i oou/ ..^jupö/ ^.*i ^-^.01 
J-i~; JtoÖa... ^d :ooKj; >ö^iiö v*^y| .)j:~ ^io «.jl*. ).jl3oio .-w»aLo ot^..; 
Jot^ww. "^JlS. )la.^_.l v-01; 'JL^-^-o ^,ot (A^ -.oC^ 000t ^—lirxjLio "^^ch 

..1/poJJL/; -5i jootl |L\^ M L; J.l3l^/ :Jjp>aÄ>» ))^.*a-«N-s; ^.-/i ^..och 
Vio/o )^.m Y3 ^^oU/ ^Jsö ,— o -.^Ju/ ^-.U a.3,1^ Jjls; oöt-si ^et*.m..M 
och .)<xSx ^.jlSli Kj/ t_aJi. -.«_.)^*/ | t.it -> v-3 ^-W? -."^aju^ **»v^J- vj 
*^.och ^_^io^ÜLio Ljl-^ j-~o',_2* ^-jJ^oi JK-.ö|Ss Jtöl/ la^ ^ Vt— / ^? 



les conditions de l'aneantissement, est monte dans la hauteur, en etarit 
meme incarne, et est assis avec le Pere ä (sa) droite, quoique dune 
maniere incorporelle en verite il remplit et remplisse l'univers et qu'il füt et 
soit tout entier d'une maniere incomprehensible au-dessus de tont. C'est 

5 pourquoi, en eilet, il a dit : Celui qui dira uneparole contre le Fils de l'homme*. 
Pour celui qui blaspheme contre lui apres la fin de leconomie, de meine que 
pour celui qui a ete furieux contre l'Esprit saint et l'a injurie et qui a peche 
au delä du pardon, il n'v aura donc aucun pardon de peche. 

Nous disons cela, si quelqu'un est roste dans le blaspheme lui-meme 

10 jusqu'a la fin de sa vie et est ainsi parti de la vie. Gar, s'il est parvenu ä 
se repentir. quand les jours de cette vie lui etaient donnes abondamment, 
il est clair et certain que le repentir meine l'emporte sur tout peche, alors 
qu'il est certain qu'il donne le pardon ä ceux qui se repentent vraiment 
comme il convient. II faut donc que, ainsi que dans un exemple reel, ahn 

15 que ce qui a ete dit devienne plus clair, nous supposions que deux hommes 
aient blaspheme en ce temps-lä. L'un dune pari s'est heurte ä la chair ei il a 
dit, s'il arrive, ä Jesus : Toi, alors que tu es kommt-, tu te fais Dieu toi-me'me 2 ; 
l'autre d'autre part, excite jusqu'au blaspheme contre les signes divins qui 

I. Malth., xii. :i-2. — 2. Jean, x, 33. 



I ' ll 



158 Sl VERE D'ANTIOCHE. ' i0 - 

v oouVlo .JcL.» >n°>v> Jö_m Jjuu.» oa^s^^^-s; >io/ '>->)ll-| k-Us^^o 
Jju/ ^.-/ ^_iö 061 -.J.aioi .)laio lo\» <-ch J— >o/ o^soU/ -.J-JLo Jo^-U-s 
U^u )—o,.^; J-i-./ ^-/ '^--; od* .ot^. ^.^jlj -.^^^ J^-»/? <*♦-=> "^i.; 
^to., oöv^> jls/o -.^^i v/ U<* W^^-s JJ +s .ol-v^Aj -.)-£v o X! ^ a - 0D ./ 

^ ^-.iu/ ^-.,-fcoo :<**!• ^*pö/ V-^ )oo« yo^ .ua..skjü JJ Jjl.,.^ J-«o» 
JlooCSxo k*3 \h^n -\%l ^io Jjl-,-o J-~o^ -c**JoIk~Kj; :oC^» JJ> Q-O-^V/ 

^^iä-i JJ> :J_^.VoJiJ^ "^oo UV^ioJ-s ^o^ oot ^?/ ? -6» ^^O)0 " 
^.iojo ••->-■ all i oöto i'^&ocu -^icuLj y/j xr*-^*»/ w-ot^a JJ/ :ojjlSlj ^io 
■ •...>•..!/ JK^jl^j )K^io J ? ou> ^-JjL-.i.j ^i-iö/ J»oi ^^soo -. o-flaÜJ w^.» 



s'accomplissaient par l'Esprit saint, a dit : C'es« par Beelzebub, prince des 
demons, qu'il chasse les demons*. Et (tous) les deux, ils ont ete conduits par 
des pöches graves dans la voie qui (mene) ä la mort. Ici ä celui-lä d'un cöte\ 
comme ä celui qui a blaspheme contre le Fils de l'hommc, il sera pardonne; 
(lä) celui-ci d'un autre cöte, comme celui qui a fait une faute et a peche contre • 
l'Esprit saint, sera condamne, lorsque necessairement il n'aura pas obtenu 
le pardon dans ce siecle, s'il arrive, ni dans le (siecle) ä venir. 

(Et) quelques-uns disent que c'est aussi par maniere de propheHie que 
• i. foi.2i8 Notre-Seigneur a dit ceci : Le blaspheme ' qui (est) contre VEsprii saint ne sera 

pas pardonne*. « II savail d'avance, en cll'et, disent-ils, que quelques-uns l0 
d'entre les heretiques (atpeTinot) athees, dont l'impie Macedonius a ele le chef 
d'armee, devaient faire descendre l'Esprit saint de la gloire en verite et 
de la divinite laquelle a le meme honneur (et se trouve) chez In Pen; et 
le Fils, parce que notre Sauveur lui-meme a dit dans les Evangiles (Eüxv- 
■■ilii) au sujet du Paraclet (llapa/.Xr,To;) : // ne parlera pas de lui-meme; mais, 15 
tgut ce ijn'il entendra, il (le) dira 3 ; ei : Celui-ci me glorifiera, et il i-eiemi de ce 
qui nJappartient*. C'est pourquoi, disent-ils, il s'est volontairement servi 
de celte parole severe, il s'est faii lui-nierne petit avec soin et il a dit 
que le blaspheme qui (est) contre l'Espril saint est plus grand que celui qui 



r' b. 



I. Matlh.. \n. 24. - 2. Matlh., \n. 31. — 3. Jean, xvi, 13. — '■. Jean, xvi, 14. 



603 HOMELIE XCVI1I. 159 

Jtoo^x ö£^ \\kj Jim -X^toas; ~.../ J_K.^Xl Uia3 »s/i ^*» K-./ 
U^V-» ^^ °/ ) » <X \v> 1 i^XcL* im^, -.^oo^aj »---^. oiIqjljlj^IS^o .Jjoi 

' ^..j.'jLSO J.*Ot1 yQJOi^x» ,-jX.OI •.yOOJ-.K-./ (.^J^k-iOO ^_.» (_LÜ.\ä^ .)v^— .1 

Jfc^juaj-ßk-*». .JJ JtsJL-t.i5 Jlo-k^-Xl. ^^^äo; JfcOw,.- V-^vä/ .^aXKJL*> 
o(KX^>o Jlo-J^Xl „£o ,_« oo» ]J/ .Jk—J-iLiL^vÄoo ,JJo JuShN looi öi-K-./ 

^3 -.^> o^Lo U_^o J_«oi ^^ioa 'J-s/ ^^ioo OjKJS^iO» .-Ol JKi.^«X 

1. I, /Vi margine : Irat/ia (sie). 



(est) contre lui, en interdisant d'avance aux heretiques (aipeTixot) d'ouvrir 

leur bouche blasphematrice contre l'Esprit, comme contre celui (qui serait) 

plus petit et ne (serait) pas de la meme essence (oücia) que le Pere et le Fils. » 

(Et) il y a celui qui donnera ä ce meme passage eneore une troisieme 

5 explication, ainsi que dans un sens plus eleve. En effet, l'inhumanation de 
notre Sauveur occupe la place (t«^i?) des doctrines qui forment une intro- 
duction, c'est-ä-dire qui commencent. (Et) ce sont des doctrines qui forment 
une introduction que celles que les docteurs livrent par maniere de cate- 
ehese peu ä peu, en> vue de la science qui se rapporte ä Dien, ä ceux qui 

i° maintenant debutent dans la religion (8eo<je6eia) et sont conduits ainsi que 
par les «r-roi^six, c'est-ä-dire les premiers signes. En effet, la science qui est 
relative ä la Trinke sainle etait egalement inaccessible pour les hommes et 
inlangible. Mais cet un de la Trinite, le Verbe de Dieu, apres qu'il s'est 
incarne sans changement, s'est fait liomme et s'est humilie lui-meme 

1: , volontairement, nous a presente la science qui se rapporte ä lui-meme. ei 
au Pere, et ä l'Esprit saint, lorsqu'il a balbutie avec nous, comme avec des 
enfants, du fait de sa ressemblance avec nous, et parce qu'il a participe a 
la meine essence (ousfa) que nous ä l'exception du peche et qu'il s'est fait 



L60 SEVERE IVAN I 1< K'.IIE. 604] 

^.V Joot ooi» Joot )o.:^bo +3 Jooi ot.ia'jLio oub> oot J.~io|o J-i.il '""•^ 
^^Ol^j ^ö» JouSm JIW-?° .-JIaA-M N *>-^*>? JJ^Q^o^ J-.ia.Ao JfcOs^io 

Lfol.218po :JoCSs ' k^~.M J.J_äAo_ ,_*> ^o.^ J^oi ^ '«^-W? "^-.Doi oou / 

^öt ^io >ö.V^o J>^V r-oioK-./ Jfco.^» \±o'l J-xooij J.nV'1 N.-^> ^v-o ^^J^i. 
su^sl^jj -.^^ J-»-j/? o||Ol^>o :J.^ : — Jl fi l » ly-stoo-s; J.JL./ y-*\ -.J-^Vo; 
jijjl/o ^io)t/ )U^=o J-A-=>; y* *j\ v"! v/ °^ )°°^ Jjlj^soao .06. 
JoDÖJ^ :J-ioJl ,..^0 JlVN-OOi J-^aoo.* ,-^so :J^ch^. J£ooJl-,> J1oV,1:a.3 
JNTisOiO.^. :^--7 *■■•/? :^Da^.<^3 J„~.^.jlS. ^ .i ^ ö; yajöt :^oK.*./ J^Jl^oV 
..^yjL.Jo J»V* «c^ > ^-^">r l : i^*— ? Ji-QJ h ^b^o;o )1.qJ:ä>/»o :JIo-^_mo Jfco.,...» lu 

^ÜSO.» ^ yl -.^^OLiO o£^ JoC*J ,.— JU/ -.OOI J-OOt ^-./»J OÖC^. J-LüiQJl 

•:«s3^1»v J-&-«<-o J— oi 
.•Jfc^xx^ J-Q^a; Jla^.^1 yoy*». °°vl -M^°'l k-*VJ*>; !-"■-/ *^*? ^^« 
^0,^0 K-./ JJo .^oC^O ^-Jl^JL- J»ot ^io y^^ o^s .Ä^-Kj J^^? 061 



homme veritablement. C'est pourquoi, en effet, il se nommait lui-memc la 
porte' et la uoi'e 8 , en montrant que, lui, il est devenu l'entree et le commen- 
cement de la pensee qui (est) relative a la Trinite et de la science de Dieu 
qui (s'etend) ä toute chose. 

Si donc quelqu'un, lorsqu'il a goüte mainteaant aux doctrines de la 
L foi. 218 religion (OeoceSeta) * et lorsqu'il est encore devanl le vestibule de la science, 
pour ainsi dire, a peche et est dechu de ce qui convient, cominc ä celui 
qui a peche contre rinhumanation et a blaspheme contre le Fils do riiomme, 
il lui'sera pardonne et il aura im pardon. Mais, si quelqu'un, apres qu'il 
a persevere longteinps, qu'il a ete exerce dans les diseiplines de la sagesse 
divine et qu'il a obteuu, par le progres des vertus et par la contemplation 
(öewpia), les dons spirituels, qui sont enumeres par l'Apötre Paul, par 
exemple la parole de la science, de la prophetie, des guerisons et «le 
l'operation des miracles 1 , s'egare loin de la verite et dechoit, celui qui 
est tel n'aura dcsormais aucuii pardon, comme celui qui a blaspheme contre 
l'Esprit sainl. 

(Et) cela, ainsi que je Tai dit preccdemment, si c'est avaut un repentir 
digne de ce nom qu'est empörte celui qui a peche. Car a l'interieur de 



i" 



'5' 

1. Jean, x. 9. — 2. Jean, xiv, 6, — 3. Cf. I Cor., xu, 8-10. 



[605] HOMELIE XCV1II. 161 

öl_.K.../ )k-o.m. \ • .jLaYoi ycijo« löt~£<~ "^.^ yo'^ .l^asa Jjoi ^.io *o\^i ^-co 
) n «JjQO (IL^co J.*ioi "^^jo -Jlf^.f.^0 «.^.coo |K_«jlsJjo ')lo . «>/ — Ol 

♦ JJ.iä.^o J.Jl\1o 
oot-3 jJo J.io^ j-ioti jJo yOii.iK.jLj JJ •» yLio t-io/; ^.öü ^-.; >jlj/ jj 
5 v oonie )Ll t .«V mi .-o jl'—Kj ^ILsaji^i sJLfJa^o po . i^LKjo 1-^.JlJ ,...K\i 
^^»_sK-iLio ■• y .-oal^.x^o JJ ^.iö J_*£iO> Jjoo; ^-*^-./ .-yOOj-.K.-/ jöi-^-~; 
Jj.?'o3; Q^>; K-.JL^^ \^—y-» -.t-fco^ oö».i jiä/» t-*.^v — Öt .»-.K^; oöj.i ^-»» 
• /^—V? Joe* JLs', V-*-^x O •^♦^ aJ ? JAo— ^ 5e ! ßl •.öuK../ ) .N. ^.r. r. <y. 
-.y-a.iKji.io jj j^oS.^ Jjou»; h.^ ^Aoi .aaol JK*.j_;ol&o>o CH...K-/; -öi 

.)M^_-; ^^io y-oC^ — &oö j^ojl^j UjJ-s» . • y.c*..k«./ U-i— JJ;j ^AoiL\* 
V-^ ojl^ .-V-/ ^*> ^-^ aL r l ! °°» ^-/ i^° ••J-*o-*> ».-.i i-iö/; Jju,/ ~-./ 
y-ij )^.i oc*^ .K-Ji_^_o )^J oi^-j J.-'^./ ^_bo .'JLa'i ]l ooj ^; >..->»! 

l. I. in margine ■ Ua^o» Ifr&^oolv 



ce (repentir) tout est renferme et il n'y a absoluraent rieu qui echappe ä 
ce remede. Cependant, pour ces peches enormes, la guerison elle-meme 
est difficile, douloureuse et tres penible et eile a besoin de nombreuses 
larmes, de fatigues et de peines. 

5 (Et) que personne, parce que Notre-Seigneur a dit que (ces blasphemes) 
ne seront pas pardonnes, ni dans ce siede, ni dans le (siecle) ä venir, ne 
se trompe et ne soit trompe et, en distinguant, ne s'imagine au contraire 
que, parmi les peches, il y en a quelques-uns qui d'une part ne sont pas 
pardonnes dans ce siecle, (et) d'autre part sont pardonnes dans le (siecle) 

io a venir. En effet, il est clairement connu que cette (parole) : Ni dans le 
[siecle) ä venir*, releve non pas de la distinetion contraire, mais de l'exten- 
sion dans 1c temps. Car, commc il voulait faire peur, il a ajoute ce qui 
est reconnu comme vrai. En eilet, il est certain que ce qni n'est pas par- 
donne dans ce siecle ne Test pas non plus dans le (siecle) ä venir. Car 

15 souvent nous trouvons que Dieu lui-meme allonge, par une sorte (eiSos) de 
menaee, ce qui est saus contestation, pour faire) peur, comme (par exemple) 
ou il dit par Moise : // n'est personne qui delivrera <l<- mes mains*. Qui pourra, 
en eilet, lorsqu'il ne veut pas, faire ecliapper de force de ses mains celui 

1. Cf. Mallh.xil, 32. — 2. Deut.. x\xn, 39. 

path. on. — t. xxv. — v. 1. U 



in 



L62 SKVKKK D'ANTIOCHE. 606] 

JLaaS.^ vS/ :K^a„aJ ^» <\*'.+.Ll .J»o&. >-X ^oo-ol JJ -.V-*)/ ^i fco/ .Jjoi 
jl ^ ■-,'»« Jjoj |^>a^i^s; ocx .'Joi^m ^.V i+i^o Jji^JJ J_olsl/o • .^fcow» oöt 
]J» oöi ) r» . i» L lo^o ..JjtOcaio; oöt J^eC^i. Io2io 'K^.3 b*..^ .j^ Kt ^ o 
»ot^Kioi oöi t^-./ \i )taio_i .-^'poj oöi ).». ii ; otbOS^o ^_./» Jjl./ . ^o\cljl 
'^^io .)jl_ m ..so ^ioi-» oöi Jt-.Of-so .^Cujo oj^v jto^ö; oöi ooi ]l^/o .oüS. 
^J^oi :)b>aN fcvl^-iöo Jfr^JLä.*^*) ^^ot laS. ^io J)_^o_caj>i ^.../i V-^x 
..^JL.^iw jfrCJioo ),_« \Ls>l M to.; oöt ba^; t-3 i^jl.v-.L- J-iot ba^-s; 
Ucui»^=> sO-sfrooe JJ J-*~.»jo Jl^o^; oöt )^jo_^; iJ>o/ ^D 'ypo Jjo^^io 
>^öt .,-froo oöt \ m\^s jls/; -.^.«V? )jl3l./ J-.jolfrs.io; ^öt Axooj -.Jjoi 

♦JLoot P )^ JJ x 3 /? -Jk-^-M- .Loch öwA_./; 'K^j 
.- ^'^ jm^D JloJL^iOOOO ^^i ^D Ua\i< -.^-1— sä/ Vocn ^— . ,-J 
)l">./o . ^jl~ ^*^— ^»Vo»j ^-^kOI? J-^^t' •*)» ai >i l<*^— ^-.\oU> ^JL~ 



qui est une fois tombe entre ses mains? C'est donc ainsi qu'il dit, ici aussi, 
Lfoi.2i8 qu'il ne lui sera pas pardonne * dans ce siecle. « Et toi, dit-il, tu ne nie 
rösisteras pas ä cela; et, en consequence, pense aussi au siecle ä venir 
et considere oü t'envoie le peche, qui n'est pas pardonne dans ce siecle 
prösent. » II est certain en verite qu'il t'envoie dans le siecle qui est attendu 5 
et au tounnent qui est sans fin, oü, selon la parole du prophete des Psaumes, 
il ncvislc pas dans la mort celui qui se souvient de lui, ni celui qui le confesse 
dans le ScheoV , dans la demeure de lä-bas et au jugernent. En effet, parcc 
que, d'une facon generale, nous faisons tous attention a ce qui cause de 
la tristesse et est plein de travail, ä ce qui est dans ce siecle, tandis que ifl 
nous ne faisons absolument aucun cas du siecle a venir, c'est pour cela 
que Notre-Seigneur, lorsqu'il eut dit : Le blaspheme qui (est) contre l'Esprit 
saint n'est pas pardonne dans ce siecle, a ajoute ce qui est reconnu (comine 
vrai), pour faire peur : Ni dans le siede d venir 3 ; ce qui en verite serait 
certain, meme s'il n'avait pas ete dit. I: ' 

Avims donc peur, nous aussi; d'oublier que nous commettons de gros 
peches, lorsque par suite de beaueoup de negligenee nous faisons peu de 
cas des petits peches et, comme dit Paul, lorsque nous contristons l'Esprit 

1. Ps. vi, 6, — 2. Malth., xii, 31-32. 



[607] HOMEL1E XCVIII. L63 

.JL^~ joCSsj U+A-* ^^SLJ? -Ö« -'V*b\\ J-<*^> U^-2^ ^.NVllAi J.JA-/ ,-^^ 
:)j^Kj ^-3; Jood» ^.öt ^.io .)jlSÖ ]J; )iai.\o .-»J^; J.5abo>.\ »jKjljo 

j.*ot .Jjl-»-o J— o» ^ai. Jjf—o/o Jk.~ a^Ljil J.-J.3 'j..sjJ ow*l5>» .J.— *jl5o s^aju. 

•>^io/ ,^ia\\ J)eCiOs.\o ,^-s^io 



saint de Dieu, par lequel nous avons ete scelles pour le jour du salut'. Mais, 
ä chaque heure, pour ainsi dire, inspectons-nous, en considerant avec 
soin si c'est par les oeuvres que le Christ est en nous. Car c'est une 
chose terrible, ainsi que nous entendons le Livre divin (le)'dire, que <l<" 

s lomber entrr les malus du Dien vivant 2 et d'etre envoyes dans le siecle ä venir 
et au feu qui ne s'eteint pas. Puisse-t-il arriver que nous en soyons tous 
delivres et que nous obtenions le royaume des cieux, par la gräce et par 
la charite («pi^avOpcoiuo.) du Dien grand et notre Sauveur Jesus-Christ, avec 
qui la gloire et la puissance sieent au Pere avec le Saint-Esprit, mainte- 

io nant et toujours et dans les siecles des siecles! Ainsi soit-il ! 

1. Eph.. iv, 30. — 1. Hebr., x, 31. 



1 



TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES 



(Ci tte lable el les suivantes renvoient ä la paginalion placee entre crocbeU | 



/ 



537, 



(59., 



■ ''■'--, 



b | (69^ 471, 482,3 «S9 16 194, ., 19 
518g 519 8 535 56 ,. 64, 594^, 596, 

:,'.«, ,;o\., ..ii',, .■....■•_. ,, ""■ 
,a^| 529 B ■', 

^oo,^.| 481, 483 4 i97 2 !98 8 501 frM . B 
.-„t;,..,,. 508 u 504, 505 2 506, 520,. 2 
522g 580, 532,. 2 544 2 551,,. ,„ 

^do^so^I 16$, i90 e 594g 

^po jjo;! 554 5 

r ,| 622^532,, 84„ 69 3 562g 580, 

s oio,( i5l s , M „ 507 10 523 5 

^£OQ-.|OJO/ 467 g 

H*-ol 54Vl0 l49 ll ""'■'"■< 

Mo4,o| 482,, i99„ 506 s 

(.,io| 498 2 S99 8 528g 

vccadiol 579 2 

y^iol 159,, 492 u 502g 528 M 546,.,, 

wa-| 549 fl 550 13 .„ 5523 054,3 

M B 

n..m . [ 

>Mtm.f S51 508 u ,.,., '10 fl 525 a 
' 547^,3 548 13 :.v„„ 50, , „ 

I 



^i^| i81 2 «83g 

| ,;nV>l S71 s 514, 2 5163 517 

loiis 151, (56g 

164 11. 1 167 2 171,., 173 u 175, 176 2 , , 
477, 479 J2 180, 181, 185, 189 3 - 
196,, „ 197 B 500 2 5O83 .mV, 508 4 509, „ 

515 3 '18 519^ 521 3 524 8 526g 

■■. 535, 536, 587 2 538, 

542, 548g 545,., 546,, 548, 649, ..,„,, 
550,, K^, 552g., 3 554 2 ,, 67g.,, 
560,3 562g 563, 5T,', ;| „ 569„ 578, 
574^,3 576, 579, 580 582, , i .„ 
&86 4 - 9 588,.,, 593 2 594, 2 596, Ö8 U 
601 u 603, 604 2 605, 607, ,, 

- «ss Jans l'expression ii. 

— U>lo |ov*. S57 6 563g 585, 

— |ro>^ |oiS\ 189 
|^a.^o<iS\ 151 , 

— *£Bi) . ^vqSn 169, 

- . m| .^laaSN 515 
-j|_^S>. 523g 

;p~sn i5ig., 

rp^: ,|^,^w evfeque 155, i58, 

— ~~, i^iw 455 n. 2 (58 ii. 2 

-'V 
j»i^uw nom de personne 

578g 
»~: , — \\ roi 162, 2 169, 

I ,v, i |^-,^ (.51., 155g ''"' s , 

— |,y ,.™-.ss (51 n. 2 . M - 

n. 3 -;,,, 1 , 190,, 

Kr"' ""'mi 



,05.03/ 589, 

>£OQ-i| I .\Q9| !99,q 

jdo^aa3| (68» 

Uäs/ 181,, 515, SSSj 

U^y3( 459 3 

l£-^U>o|V| 567 

Ai.ll 157 6 168, 159 u S60 3 165 M SÖS^ 

— o-iUVf 167. 

— p^l 162 B 168, 
•äoWjI; 560, 



UX>Q^J\XD*1 164 | ,g 

U^l 190,, (93g .»'»>,. 579 u 6883 584,, 
585,, 587, 588g 592^, 

,p|l| 451j J52g ..;,.„ 154,, 155 7 . |0 

™3 ,: ' S .,s "»Ml "»S '"',':, '" ! -'n 
65 166g 169, , 170, 171., 



jo n . rai |Lf 162,g 

W>°M 192g. 7< ., 193 8 
.11 567. 



"*"« 50&3 ^J« 5B8 M 

— UV^ 557,., 

jo^oj . ' ', ' 

liSOO 

UjoI^j 157 )3 

^^" >■■;■ 

^.ao|i^> 597„ 599, 602, 

'■'■',, Ml 660,11.1 

56^562^5635 i85, 596, , 602g 608, 



[009] 



TABLE DES NÖMS PROPRES SYRIAQURS. 



165 



- HjJ.o*. 193, 588,686,, 597, 598^ 

— 3»>.: 1^ 508, 518, 522^ 

— | v ■;*•"• oii-a 609 ö 

- IV^s» "li- 3 ,;i 'im 
<»^tip> 199, 

— ~ä^ukj 528, 

|&ioc^> 481 3 505,, 508, 607^ 509 v7 . u 

•W,,. r,11 ..i„ «»« : '"'. M; „ r ' ;ß 8 533 2 
660 2 666, 4 559, 562, 574 g cf. 198 u 
199 518 u 514 u 515j 



^>o| 539, 

, K>^ „<»^ft\r»| OCfl ,Ä>0| 588, 

— l^aiooS^ och odoi 538, 
w ^| ■» v^j^i 529,2 ' r '■'";, 
PPI 521, 

,)| 193. 



^ 



|L^ 593 fl 
U^ 462, 
m ., . vi QJk^ 538, ( , 
NM-^ 509,, 533 2 556,3 558, 

|i^ B03 u 509,, :m l2 



!<**. L-jü 505,, J4, »20, "'. ., 524, 
530 2 556„ 558, 3 82, 

OMi . patriarclie 532j 

pere de Joseph 524, 527, 



»<^ 500 505,, 509,3 518, 514, . , 522,, 
538. 534 4 ^ -::„,,,;, 586, «7,693, 

^a*. 171, 473, ä *89, S95, 
197 2 502, 518, 5193^,0-620, 531„ 
532 4 541, 543, 551 9 693, 007, 

— pfjj oo, >.,. ■ «>> •»<"- 567, 

^qj ^ •»oa. 456 4 _ 5 Mll,, 

~jp> «u. 456 n. 1 n. 2 



x o^~ 528 2 
|a- 532,, 559, 
\^Uß>_ 476,, 503, 564, 



^ 



„p|i 539, 

y±a\, 470. 517,3 519, 521, 537, 539 2 
r o; 175 w 481 2 483 5 484, 486, 488, 497 2 
498, 499, 502 5 _,.„ M ,., 4 5°W«>-I2-13 
504, 505 2 506 6 509g.,,.« 510,. 2 520, 

B27.0-U-Ö-« 52 W,3 M0 . m > W2 . 
542, 5443^_ u 546 5 _ (! 548 5 561^ w , 
556 u ., 5 557 9 558, 565 3 566 M 568 n . 1 
5611. 57t, 575,, 592,, 



rr**f'l ^"^^ ■» (88., tOO. ( 
^.Uji 464. 505. 579. 



Gl 



Ujoj^ 529,,, 556,, 557, M , 
^Uio|il- 523, 
,oon 509,, 567, 586, 2 
l.cov. lils dt' Jacob 498, 509, 528,„ 
546,, 547, 549 4 _, 556, 2 557, 

i.oov. nom de personne 529 2 

pjoov. 501^,, 502. 503,., 513,, 514 4 .„ 
516 2 520, 552, 554 u 557 a 579„ 588, n 
590,, 591,3 592 4 597,, 598 4 

|N-;ooi- 656, 591, 

^äaoov 549, 

"^lo- 528, 

j,|o, 5'.i, M , 510,., 552. 2 555 3 ., 

\l~a^ 529. 



aso^joll 467, 

„oi. Matthieu 473,, 474 2 
„oi. nom de personue 529 2 

^ 547, 

^oi. 473 M 509,, 513 4 510., 522, 523,, 



527 5 .„ 528,.,., 529 wo . 1:t 530, 



524., 



531 M 532,3 534, 563, 2 



r-13 



478., 



i70„ 



iooi 451, 
^oo, 593 n. 1 
(_i^.oi 520. 
^o, 523, 

_ca.io»c>i 50o :> 



^1.0. Bapti-te 477, 

50l 8 533, 

^.^ Evangeliste 503, 5i4 2 5n 9 

586, 593, 

jcai^Na. '05,., 

^jo, isi. n. 1 508 n. 1 5o;i n. 1 
^a>o. epoux de Marie .<>:.,_, 506 4 

5Ü7, 2 508, 509 wl . M 511,, 512. 514,, 
81 4 532, 559,. u 660 2 563, M , 

juca. fils de Jacob 460 I2 _ M 

jo^io. 546,, 547„ 550^ 551 2 551,., 
^.io- (8t, 533 5 



l^jol^o^ 571, 
1^539, 
ipi. 513 514, 



v oMpc 525,3 526 4 

jsojo^Ijo 002, 

|t^j>|ai° 520. 

^oj* 451^ 507,,, 608, 524, 531,, 547, 

550, 553, 2 556, 605^ 
IlSioo KW,, ',94, 490, 4 497, 500 5 519,, 

— |ovSs I^X» 457 5j8 598 4 

— loVSv» |CCio 468, 

— lov*.. od, |NX» i80, ''.''. 

— |o^. or^io 603 M , 
|N^l~oo 499,, 

^Sjio 491j 492^^, 548, 4 560 M 

— ^-ijx> 488,., 49l w _ 7 _ l2 _ ia ' • 



. m.\o 465.. 



IC^^c 1-, 



58.5, 



)iao , i^^o 104. S73 u 476 u «6, 188g., 

489, V.M, ,.„ 195, 502,, i ^ 510^ 

„ ,', 515 2 518, 519, 521 

546 3 548, 550, 4 552,, 550,.,, 585,., 

598, 04^602,605, B06, 



166 



I \i;i.i; DES NOMS PROPRES SYRIAQ1 I S 



[610J 



— lovSx U\^c (60, 3 i - 9, 
- LoMj P;_x> iOlj 102 

^.^ sceut de Molse 
r-i*, Vicrge 

.'ii. 522„ 532 1 • 

^ixib^o . 9 190. 

^— "° 16 % i68 .i i77 0-M 181 10 

',., 5 i , ' .. 

<92, (93, 3 194, I96„ 1 



(76-. 585. 



fi66 ( 5B6, 3 558 8 567, 583j 584, 



V 



v ip 527, 628,., 530, 

— v llü 527„ 
— aj 561 3 
IU^-j i :•',, 

— Iln.i 467 II. .'i 
^oo^io^mj (68,. 488. E06„ 
Ujj 509„ 

"i- 529,,, 



^00 **o 588 r> 

— Ujoov^o 188 
^*3<uxs r»23 H 
UJam 586 |3 

— U.Vaa> 593 n. 1 

— I^i^co (80 D. I 588 II. I 593 

n. 1 

— Ci.|-jci£o 593 II. 1 

— UI^a> 538, 
cdojI^S-co 581,. 



.cocvociV*» 58! 
I . .-in\ ro 



Vc 



Uiai iiinn de personnc 

i-i<" '""' :,i ''„, „ 
l> 

w^.i 522 .Vi 526 527 

jlcxxu. 

•"Maiao* (82, s 489 

l^i.^ 549,„ 



L$ 



t^Xo|>M» (86„ 602, 

™\xc» 529 q 

jKo^as apütre I61 (73. (76.J (81 fl 



BW, , 582g 604„ 607, 
ovfrs 529 3 

^dov^s apötre 56/ 

— ^oo f ^3 Es . -. 566, 

j»o^ palriarche d'Alexan- 
drie 155, 

joiJM .v.T. :,'i ' ,'1^ 
■ m..i.°i 523. 



— jani,{ajanjM (57 II. 1 (60 II . 1 
16 III I II M. 'l 



l^na^ij^Ls 472.- 

l*oia (71 8 I73,., 2 176g 186,, .:•;., I95 M 
(99„ 505,, 506 5 518 8 5193^522,, 541, 
K :„ 162, i64 a 575 2 580 4 58l u 583, 
'". W,o 589« 591 4 593, 595, 



P~oovi> 614 
3 473 2 
590, 594„ 

- Ui-^3 

s oj>vs (60 



<J> 



V U> 532, 2 • I 
l.-.tyQ ^" ti ii , 

^Biu^j^aijac , ,. ,J -. S ,, 



Ni^jo» 510. 

l~oi '9«o „ 644 

583,„ 534,, 585. ,„ 586, :«; 

«2 

- PoiSv |_oi 

— loCSx» ^.o» 597 M 

- \±.+a Uoi I59 6 471, !94 M '.'.«,, 

r '",:, 5l Wl0-.l : ' i:1 ,m, : " H 7 ™\ 
582, • 659 64 4 

596„ 597 a i9 , .99, 600, 60^ „ 
7-8-u 6<>3 U 604 u 606 B 607, 

— JovSs» U-.^o p.oi 607, 

— l.^ot op^o» 585,3 
poo! (63 465, 

— UJooV (62, 535 fi ' 
y\\ -\..i 547- 

lÄ-i 530, , 



"*^ipi_» 529, 
M-m|j 528 4 
-j|jaj> 528, 
^ioi 464. 

■^Injni 528, 
t auat 



— UV 



L 



-CDO»0»0|L (63 



IUUS-M457,, (94 2 , •. 903g 604, 

;aol 498, 

M.565^ 570 4 ., 571 2 ;.7.t„ „ 574 u 575,„ 
38,57! ,78, 579 13 680„ 58l 2 582, 



II 

TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS 
OU REMARQUARLES 



l 



tll !64 9 470 u S86 l4 «»,3 572^ 577^588,, 
M^l i:»l : , J60, I63„ (69 8 470, 516g. u 
520„ 681, 

Uli 604,, B25 6 B69 II. 1 578„ 605,, 

V^ioäiol 596 2 

v o^s« s io|, P^s-äl 473, m a 19Ö, , 

501,, ■"'',,-„, 52J 13 531 .4 m u M5 » 
550, 551.,., 553 2 579 8 580 8 583, 592g 

6IK .o 
.— U^jjol t90 3 

- U^Jlol 566, 



P«x"°l 538, 576, rw, -_,._,., 

| ^^^-a | ',:>! D. 1 454, 158, 11. 1 500,, 

— | »^n^ .o, [ (51 (58, 

— p^to^ p«^ fcg ) 466. 190, 
p^^| 571, 

|i| 472 g 482,, 537, 535 I3 596, 

ni^i'l 602. 608, 
poo!/ 515, 592^ 
|^.L| 461 3 462, 469,. 470 3 536 u 

— |Lo£~M| 515 8 



— I^ä-X^o! *33 8 



'.Mti„ -.'.»-, 



499 2 

5Ü3 604, 505 12 507 u 509 2 511,3 513, 
519 B 523J 524 5 529„ 543, ö'.'.,,, 551 2 

^s r,: '^ M : •'''':■ r,<;i ' W '« "''"« 
693 II. 1 595j 
p^>o( 457 6 596, 603, 3 
- t^p^ool 557,, 585,, 597, 

H 

|vi\a. ..^-1 516 8 

M^jl^ lox*.| :-!,,, 534 u 535, 3 549, 6 
v-1 

- M^^ -V-»"o 531 fl 
pinr-m/ 160,, 16 !, 

jo^Vomal 165g 

|.l rhl | -IT,,, 

ILooCfc 182, 3 183, 189 1(W 

595, 600 fl 602g 
^e>o^U>oNj/ 678, 
ILc^o^l 170 B 



564, 569. 



»2„ 488^ »3, 524, 2 548, 2 555,. 
536. 



^ 



Iiojü^ 589, 



>K> 



546. 574. 



ja^, ] ^.^ 181, !99 2 _g 500,, 506. 
507 7 ., 3 519g., 523 M 528,, 529 M 80 2 

5 .o 53» 4 K»H> «% M9 M : " ;2 "> &71 2 
572, 578,, 579... 585, 593 11..1 597, 



K*\ inn i ^ 



505, 596, 



|jo|j 573, 593g 

^ vi...». .■ » «.-> 573, 

pl >t ..-» 548, 

|Swf N^a 510, 

|-^a.| N^> 573, 

|i|i ^*j 521g 

|V„- vi to^j. 600, 

|laü.io t^j> 547 3 

Ipo^io k^j 547, 

) ■ •-• y N-^a 555g 

|Loi.j »^a 581,, 

^»»a..o Csjj 4rt6 2 _ 3 

(»VI &-C3 604 5 

(toooja «Jljj 154 Q 

[....; lo vi ■ m -> 48'» 8 

|,|, ^0^.518, 64 

(xtio^ ^ 525, 

|iV u>, |»V Iva 192,3 193, 

(is p. 184 j B 

[Lo Lp>, [L^> Ni> 453 fl i.V.,. 463 9 168 2 478, 



M.l^o. (56 8 167, 468, 190„ 493 ra 541 & 

— MJoo^o. 456 n. 3 
lov*. isi-..; 603g 604, 

— |oAP tO—'; 572g 
Ivaks tCb—. 550^ 



|VL» ÜCi-; 


501, 2 


5 :7 


- 1'flA 


. > * k -': 


. iy^. . 


552, 






La-LL*» 55 


ö 




I . mn x^ .* 


196g 




(-!) 






{ * v> > 




j^o 192g 



O) 



pojio^oi ViT , 

(jjiü- ^ooi 158 9 516 3 | 



ins lAlil.K DES MUTS SYHIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [612] 



M4'ptt B16 a i 
ca*coVoi 168 



l^jo loia^i 469j (6S, 



Lo^t^AL ,*> ,_ <94 3 608 
V LVL ^10 r- 483g 189,3 

- |l&, r (68„ 488 2 (89,. 12 .„ 

— j^-LI 482,, 498,, 

p^ U»2~578,.„ B79J.,, 680,.,,, 688,, 

IN.it la*- W'Yl 

|Ni«^p>. .?>-**- '89, 

p,öNji Lg J .jL..an.. 469 9 
t^i. 465,, B06, „ B16 2 520 8 579 2 
, 466 8 572g 



pJL= LoV^m- B29„ 
pooi Lo; ■ m .. 499,, BOlj 589^ 
— poo, „-^a- 648„. u 
p .\> lo ; . m .. (53, 475,2 



| ■ - IAO ^uo. 



628, 582 



* 



jooH, 468, 

v q-oo^4, 507, 

1 »» ^ 466. B81, a 534,_, 535, 3 

— jaa^oo Wi. S65 3 570 |2 

px^ 454 u 456, , , iB7 2 158 3 485 2 
007 s 661g 588, 603, 

— ^oji^oo 577 B 

— "•*** fr ^ (58 

|Nroü£jo ,|1 170,, 

— paÄj, 577 8 

— *ma4,L/ 502 
t-po^, 546, 549, 



|;y; ; ■> n . 542. 



^ 



p»ä-u lauoi ^vi r» 1 7 H , ( 
|N^jo-l.1.oj 53 
M^ i68„ ••«'.. „.„ I96 ö 07, 67, 

594.- 

|ooi M-t^jo4,o^3 (55, n „ 
| . . fr m .-,■■> (67,. ''"ii, 187 2 537 (3 

— ^ . i ■ frm.;j B00J2 
(.ate) 

|0!^ jai w^N^dNjo 467 b 



p.oi loi-^j 591 |0 :'•', 
i. II. 1 
593 II. 1 
»floftyu. i^dojöj 151, (64- (68g 



:m h 584, 547 g 

6 il g -v ■■•■■,. 66, 574, 



563. 



V 



l^^d 537 8 57I U 
lovMJ .*-^> 506,, 5 
p,,( „;n ..s 569 g 
|om-, -;o— ^ 569 
~-.™^\ 568, n. 1 



>0 



|C^*£CO^QJ I 75. >' ! L 



584 6 536 o 648, 549 6 654 M 577 c 

- ^pr>aj*u 516,, B29, 

- 1-ioajaj |) 528g 

|ln.mnVM V 688, 

pcnv* i ^ojß (69, H (88,2 

paoo-ÄJ y% .'m .'«77. 



3 



— Px>qj>oj la y>o ., rn 647.» 556 A 577. 
( ""i'i 

- p^i. .^ax^o 170 M 636,„ 

— p,o» jiaj 'i7;( (( 

— l_o^> "« ^ wi n. 1 r»i i , 599, 

Ulli 

M 

— |ov* r± I j^i 518,3 S% ö«7, 



(87 



u 



1 ^ pO-lO-. (69g 

pjjo- 684, BS i„ i ; 570 6 571 fl 574,, 



v oiApw= (66„ 505, 2 J81 8 555, 
o| ... v oi^.pc 549 3 571 M 
v . v o.\Vpo 454, 460, '•'.i« 9 497, 
,l: 588, 571, 586 8 590, 

- ^.» v ft\y> 579 g 
p.aio (62, 

|ioj>o 584, 

~ .\r.a^;fr .\rt (92^ 

- |L3a* N^Xib 606, 

- |Vp. ■ .\ v>a ■ 537,g 

(NSiOo) 

|N^.Vco lc&\salo N'7, t 



501„ 



T 



507 .„ 508 2 509 6 619 M< 523 u 
531, 582, 533,^ 534 5 ^ 9 .,g 536, 
543^544, 549,, „ 551 |3 664g 

It^L^O 580g 00g 



541 



!•-:( 



^ 



v c^»il-oD 542. 

)■■""■ w>^l£o .">'i7 ri 
iyU^. .^ä-;_ .v*^co &B4j3 

p^o. LU^as 580 4 
^oo;qjq£Q I59g 

— o»ojÖ£D 46;L 
t-ü-tQjoco 488 2 

LaDÖAid i >< i: t . 

— pä^/. ,)o'\-co (61, 

— pa^J; ouioa*j» 516^ 

- ^^^wo -- IT ,„, 554, 



I .mi-lip 538, 



[613] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 169 



I^M-° 158g 540, 
1^*\»L ioji,;Jxß 547 



\\ 



|^_. -,S\yi (67_ 

| ■ .i» v -.\qx i'.iL', 
P^LxoitN-lo Leidens. 505 fl 

a*?fcj-aofr> . . ö ^r> n. 518. 

jftS. -.r>«\ 4l i;li^ ~ ,,l ~i () 

pia>-^^ Nötna. 473« 



I vroo^>, 1^d»o£) 500j 5082^ 512^ 518, 
517, 525 8 556 63. 593 1Q 

— VttV'ad 459, W.'., 567 2 

—— l_uö^sN-io 578 8 

- Lcoj^oo 596„ 

— (jQj^>too 512. 

\*>y# 488 fl (96 2 i97 I3 802b, 523 n :, - T 



VÄ 



Ic^m pm> .v.i'.i,,,, 

- Moi3>. la.^ 498,, 558 5 B61 M 

— loi^p N-^9 587 5 
^.poo Lo.^3 156 2 
juosls 580„ 
|.m.il3 500 
l&\aa 539 8 582 2 
L*3a£DaNfc*3 462,, 

— bw^oroolAd (55, - 

k_.)&3Q.£DQ^Ä 455 II. 5 

| m . °> I 

p* (60, 

5/, ^m.qy 171, 539. 

— | ipo * c \x>_ p 578. 



— t »im^vi ölöjj 555 2 

— -^-ciif ^.«^^ (60 (92 . 
559 7 581 6 

— lim.°nj!oo 539« 

H|la689 M 593 10 

— |Lo£*9 ÖH9, 



— |Ks_; ,-^.03 .ViH |(| 

|LQ-IOl3 v .\a3 547 a 

..j^ pn.»o9o^3 I 

UcoI^ols [83 4 i89 a 500 2 

— U^^xs WT,,, 
v d\Lt^±s 469 B 

■ m ■ mt |y3 ^>3, 2 
U*~:& 532 u 




Ipls^s 560, 



J 



| »^1 IQ-D, 464, Q 



v o|I131j> 505, 

- s o|l3p> 163, 

- v tü^Mj (63 n. 1 

- IPlsuo 541, 

- IIüd »89, 

|ln-r. 561g 
(<**») 

■ — |js^äo lo ANanofo 472» 

|^fl^'-ft I r> -S. ^r. ^ rri 515 516 521, 

536^ 
^iairof Laao-.^ 537, 2 
Jioioj loaa./o 471 3 
VjLcüo ldio-tlo 454„ J2 458= 
|ts^oo icL^a-rLo 557. 
| Leu ^00-^0 Lo-ia^j^) (76,, 5o4, Q 556 6 

^ioojs ^-io^ja 457« 

|_ÄOO-0» OlLQjJiO^D '''",_; 

Lm^o^ '..".:' V|] (53 M 161, (93 13 541 2 570 4 

, m\'nvi , r. rr.\ ' r. \n $53 520^ 584. 

597 5 

p,mV.aao (62. , 

.mVrLf. . mVnEoo 167 13 501g 588g 

ijpQJLPftxi 539« 



- ^^xloo 164 
p-^- I63 I.m.,, 

- |loj^^ 599 u 600 2 
po^^o 568g 572 l). 1 
ojo, iv n (60, 165g 

- ^^.i | wn m, i . n 160, 
|Lo^^> r>(7 8 

lits^o 579 2 
jkoILo 582j 
|joaj_o 457 u S89 8 596, 

H.| v>n i r> 182,. 

poxo 576 M 

Mul^. .^.^o 525 4 _ ir 526„cf. 525, 527, 

I ™ ' ■ In -> .jLo 525g 526g 



'12 



pvoj» 586, 

^* ^^^c i60„ .: 



| «^ » Lo^. - » 518, 

I1.0.U3 toj'i 186g 

|l£ Laj'i 490,, 
po^oii 535 3 

IwS. ._jo_-i 464 2 488j 502^ 
(jj/. ,)a-» -1*>4 2 
axjf 
546, 556, 607. 

— C^.)jlj| N_3o_» 198 u 597 9 
U'6y~ i .vi.."» 451g 5I7, 3 
|ü^\o| Coa_'V 572g 

l^i./ N y i . ..* 589^ 
ILoPuoi Nia~.» 572^ 
pßp N.vi...i 172, 

U-.*«>a ioa.'i 469, in»,,,.,, 

II >nv N. v > ■■ i f)2;i 8 

|N^^V ^o<l_.i 545,3 

|'^ '« ■« N_^CLmI 1fl7 1( 

lacinm •.•-->; vJ_* 48H 2 
J-.jo^^ j_» 598 & 

pÖp vJu.», pÖV3 

454, 455, 463, E 

— )Lojov3 Loju.} 451- 454 3 

— |l^-uoia Lqj_» (52g n. 2 

— pßVss* 5 UL - i ' ,t ' 1 " n - - 
\^\iiö o.t, L^Hiö wüuü 516g 533 2 
|Lcl3l£0 *±-» *'71 1(| 

U-H.L ^.i 602g 
llo^^'i LojL-i (90. 



199. 518. 



,70 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [614] 



— *» 



^=t>. J<M i:i ' , : 1 i82 12-l3-l« 



'.S'.l, -'.'.Hl 



Ljuj.,^. .|a> R i. I82 13 184., "'" 

- Mn±^ lo-a.* 509, 
p(j |a> i62„ 

iia.iv'.j" |aj 197, 519 8 

(in»-.. .|a> '"'';., 

— | Yit Lo^aji 523,, 
I, vi\» La*o_» BIO, 









— I;jx.| LO-.&7» tö9 ö 

ILo^aaA 5 I9, 

^.a^ 575., ~«i., II. 1 ' » 

|isi_, ^aji (:.:„ «60 6 162g 5G3 5 02g 

13i0 : ' 7 ^ :,T7 ^ 

— |C^-.! Lo^aA (57 5 !58„ i66 |2 169 8 

470 2 500,, 501 , i ! 2 81 
Im-.;, Lov»a-« I i6 ia 
ILo-tÄ Lo; *^* •">''-,., 566 2 570 7 



|Nx*i3 L; 



L 



)o^o^o|L 514 2 
^>o|l I a * , 804, 
v o^,|L 51&J 639 II. 2 
|l_t^ Lo^fc— M 
l~™^. ^oi 511, 524 12 
| ■ ■> ■ a i 570 6 
ocajoii 156 i66 a S90, 



l^^aO* 



,!1 I9S„ 






III 

TABU: DES MOTS GRECS CUES DANS LES 31SS. 



ay/tcmia :,■£, n. 1 

'AOiYoluto. leSjg 

'AttoXXojv 599 n. 1 
Apaevio? (64 n. 2 
»uioitara 596, 
'Acppoi 459 n. 1 



yarjio 



r 

«86 n. 4 

A 



Aavoty) 539 n. 3 
Aä^vr) 519 n. 1 

§»]U.O<TtOV 496„ 

E 

Ivi^upov xa n. 1 

'EltlXT>|TO? (68 II. 1 

Eü^üKOi; 467 n. 2 



Zeu; 4 'EXüfjnrto; (sie) 538 n. 2 
n. 3 



8 

0ocu.upi<; 572 n. 2 
©i'xXot 5H2, 



r/u5«i(i5i 469 n. 1 

K 

y.ziir t ls.!jG?i 458 n. 8 

xXs'o; 582 n. 1 

xuxvo? 589 n. 4 

Ko)v<jtavcto; 463 11. 2 «5 n. 4 



Xe'^i; 568 s 
AeövTioc in? ri; 1 
A^Sa 589 n. 5 

M 

MotaXcov r.i'i n 2 
[/.JlTpoiroXi« 492 n. 2 

IV 

väpöf,; 538 n. 1 
vix») B98 n. 1 



v?xo; 593 II. 1 
vuaowv i* n. 3 



()Xuu.7näo£; (69 n. 'i 
OüaXr,; (65 n. 5 

II 

xairiro; 530,. n. 1 
TTE»T0(9Xov 489 8 n. 2 

itXaTei» ö89,^ a 593 10 
wX^po-^op^Tat 193 n. 1 
7rpooiu.tov 532 13 n. 1 
TCpOTaasi; 52ii n. 1 

l> 

Pwiat (63 n. 3 



SOtpOlOv 5.2 n. 1 
aoswv 584 n. 2 
dTOi/i'« (.v/f 603 6 n. 1 

T 

TsXwv.OV 507 ( 

«I» 

("ajtppovt'u.ou {sie) 584 n. 1 



IV 



TABLE HKS CITATIONS DE LA HIHLE 



ANCIEN TESTAMENT 
I iENESE 



III. 19 

IV, 1 

VIII, 6-7 

X VIII, 20 

XXII, 18 

XXVI, 4 

EXODE 



532, 



53^ 
559 
561 
588 
50 'i 
504 



\\, 3-5 

XX, 5 552, 554, 

XXXIII, 11 



N'iiMnui - 



I, 20 

XX, '25-26.. 
XXXVI, 7-9. 



I PaB m.iiiimi m s 

III, 4-5 528 

vi, 33-35 523 



50-51 



II Paralipomenes 



I. 11-12 



Jon 



X, 20. 



523 



:,',:. 



i66 



Uli TERONOME 



\1\. 14. ... 
XXII, 23-2'i. 

XXIV, 16. . . 

XXV, 5-6. . . 

xxxil, 39. 



r>.-,o 

456 



MO 
'.51 
508 



577 
Ml 
:,;.:! 
525 
605 



JOS! k 



vii. 14. 



Mi TU 



iv, i . 

— 6.. 

— 10. 



Mo 



52( 
526 



PSAUMES 

II, 8 558 

VI, 606 

VIII, 2 48fi 

xvi. 15 542 

XXI, 23 562 

xi.iv, 3 484 

_ 10 565, 568, 569 

- 1 1 570 

— 15-16 575 

I.. 

I.XII, 9 



491 
492 

598 

. 507 

579 

xxxvi, 6 . 594 

XI.ll, 2 587, 590 



XIX, 19-20. 

— 23 

XXVIII, 16 

xxxil, 6. . 

- 9 



— 3... 

— 4... 
XI.VI. 4 
LIII. 4 



— 8. . 
LXI, 1 . 



591 
592 
560 
499 
594 
497 
585 



Jeremie 



XXII, 30 556, 557 

XXIII, 5 503 



Daniel 



xiii, i-> 



464 



592 

576 

I XIV, 5-0 576 



EZECHIEL 



LXXXIV, 8 

XCIII, 1 

CV, 2 

CXXXI, 1". 11. 



Proverbes 



I Hois 
II, 30 582 



III Hm- 



XI, 3 

- 11-13 .. 

38 

- 40 . ... 
xil, 28 
XVI, 30-31. 



IV Rois 



XIV, 5-6. 



546 
546 
548 
547 
548 
551 



556 



is. 5-6... 

X, 30 

XVIII, 15. 
xxv. 12.. 
wix, 2.. 



475 
546 
488 
502 



453 
166 

584 
542 

ii; 



I Iantiqde des Cantiqi I - 



I, 3... 
— 15 
V, 1 



V. , 
VIII, l'l 



I S A 1 E 



569 

484 
484 
.",09 



588 



XVIII, 2-'i 554 

— 19 554 

XXXIII. 13 477 

xxxiv, 23-24 503 

Osee 

XIII, 14 593 

Zacharie 

vn. 11 521 

III EsDHAS 

iv. 35-36 537 

NOUVEAU TESTAMENT 

Matthij i 

1,1 497, 502. 520, 532, 551 

. -j 532 

— 3 . . 498 

_ 6 498, 499 

_ 8 . 544 



[•617] 
i, in 

— 17 

— 1« 
IS 

— 20 



TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE. 



in. 



IV, 19 

— 23 

24 



— 14-15 

VI , .i 

— 33 

VII, ('• ■ 
ix, 9 



>05, 544 

512, 

509 

511, 512, 

ig ü , 



476, 
178, 



— II 

12-13 

— 14 . 

— 15 

-35 

x, 19 

SI, 15 

— 29 

XII, 10 

— 14-16 . 

— 15-21 

- 18 ;,8:{. 

- 19 586, :>87, 580, 

- 20 590, 

- 2'i 597, 599, 

- 31. . 595, 596. 598, 599, 

- 31-32 583, 

- 32 506. 601. 

xin, lo-ii 

- 46 

— 55 
XVI, 18 

\\. 27-28 

XXII, 37, :S'J 

XXIII, 4 

XXVI, 55 

XXVIII. 18 . 

- 20 



511 
558 
532 
513 

:,.v.i 

561 

:,iu 

566 

58( 

586 

179 

462 

589 

545 
590 
567 
477 

174 

'.70 

486 

586 

463 

521 

588 

594 

594 

585 

585 

50;! 

593 

602 

602 

606 

60 

590 

580 

59,8 

575 

493 

464 

473 

586 



ii. 4-5 . 

5. 
- i8 
in. 23 
\ . 29 

32 
VIII, 15 
\. 6 

Win. ii r. 



510 

:.lo. 513 
:. 1 '. 

51 :. >22 
174 
476 
586 
485 
476 



196, 



510 
'.'.17 
535 
-.78 
588 
586 
503 



Oüö 

569 



Li 



I. 2 

— 26-27 

- 31-32 

- 32. 

— 33 

II. 'i 



:,i ii i 
509 
509 

558 

509 



Jean 

i. I 

— ii 

III. 5 
- 29 

VII. 20 

:(7 

— 41-42 

VIII. 33 501 

— 39 501 

— 40 588 

— 48 598 

X. 9 604 

— 33... 50,8. 601 

XII, 10-11 514 

— 31-32 592 

XIV, 6 604 

XVI, 11 ;,'.I2 

— 13 ',86, 602 

— 14 602 

XVIII, 23 580 

— 36 

XIX, 13 503 



XV, 53. 

... 
— 57 . . 



II CORINTHIENS 



II, 2 

v. 16 ... 
- 17... 
VI, ' lo 
XII, 9... 



173 

466 

,9 : 
.vi : 



173 
600 
580 
461 
187 



Gai.ates 



III. 7 
iv. 'i . 



5i 1 1 

'is.: 



Ephbsjens 



I, 14 



Actes 



Romains 



563 



III, 23-24 476 

VI. 3-5 535 

VIII, 15 535 

— 20 562 

I CORINTHIENS 

vi, 2o :,sj 

IX, 10 493 

v 16-17 58', 

xn. 8-10 604 

XIV, 34 576 

XV. 20 536 



I. 8 

II. 2 .. .. 
IV. 30.... 

— 31.... 
\ . 6 

— 21 

— 25-27 
25 30 
30 

VI. 12. 



I'HII.IPPIENS 



182 

470, 



158 

', 85 

607 
588 
185 

403 
566 
'.82 
183 
516 



500 





COLOPSIENS 


563 


— 18 




563 


III, 15 




51N 




II Timothee 




U, 9... 






IV, 7. 




. . 580 



TlTE 



ii. 14.. 


11 


EBREUX 


'i81 183 


- 16.... 






481 183 


- 16-17 
\, 31.... 






198 






607 



I Jeam 



51" 



CITATION DES PERES DE L'ßGLISE 



Saint Ignace d'Antioche P. G., t. V, col. 660 



l';u.'f« 

5 1 5 



TABLE HKS MÄTIERES 



Homelie XCI. — Sur Athanase le Grand 451 

llomelie XCII. — Sur la neuvieme heure du vendredi qui est apres la Pentecöte. 472 

llomelie XCII I. — A l'occasion de la leclure des lettres synodiques de Dioscore II. 488 
llomelie XCIV. — Sur la genealogie et la generation selon la ohair de Notre- 

Seigneur Jesus-Christ 495 

llomelie XCV. — Sur la genealogie selon la chair de Xotre-Seigneur Jesus- 

Christ 519 

llomelie XCV1. — Sur la genealogie et sur la generation selon la chair de Xolre- 

Seigneur Jesus-Christ 541 

llomelie XCVII. — Sur Tht-ele 565 

llomelie XCVI1I. — Sur Isaie, xlii, 1-3, et Malthieu, xii, 18-21 et 31-32 583 ( 

TABLES 

I. — Table des noms propres syriaques 608 

II. -- Table des mols syriaques etrangers ou remarquables 611 

III. — Table des mots grees eites dans les mannscrits 6l5 

IV. Table des citations de la Bible 61(5 

V. — Citalion des Peres de l'Eglise <■!* 



LE LECTIONNAIRE 
DE LA SEMAINE SAINTE 

II 



PATH. OR. — T. XXV. — F. 2. |o 



LE LECTIOMNAIRE 

DE LA SEMAINE SAINTE 

TEXTE COPTE EDITE AVEC TRADUCTION FRANgAISE 
D'APRES LE MANUSCRIT ADD. 5997 DU BRITISH MUSEUM 

II 



l'AR 



O. H. E. BURMESTER 

PHILOSOPHIAE DR. IN IMVEHSITATE CANTABRIGIAE 



LE LECTIONNAIRE DE EA SEMAINE SAINTE 



' t&kü?s Jotme'^tKiH^ nm^o^vn . Fo i. y2 '. 

i, 17 oioo^ äotcää^ Niendc 1 j^«jl»t\s <^?os £<-p£uj' 

rtoTUAT -v 1 t^Pifc^At Änov: ^\iAj±)ET\^vjrtonr tf>ot Jotrt'i^HU -v 
20 2o KAnA <W M "V t^^^tnns^AT ntunv^oun -v mum- 
ßitrtJTn 1 Nfcu™*iA*ij> v rttrnis'tt^Art v V^tmmiH*^ 
no-r^f»x» •)• £-t*f>ecjw^s üc^onr vmtono^uju •)• " en^m- . Fol .,,,._ 

Tit. -v^a^wio «h] sie | V)e«\e^ekih?\] h sr. 1. [ runpofpHn] sie, et o et i sr. 1. | 
Ezech. xxn, 18 umlMii] sie lac. | n -r^oun] sie. lac. | 19 xee^ua] e' j sr. t.' 
| 20 EHAiiyEnnij>An] sie, lire eiait- | •^nAOTEi;>«Hlüo'r] sie lac. 

7 re heure ilr la '/" null de la Piii/uc suintr iveille du mercredi). 

Psaume lviii (indication seulement). 
* D'Ezechiel le prophete i Ezech. xxn). 



♦ Fol. 92 r . 



17. 8 " Et la parole du Seigneur me fut adressee, disant : ls e Fils de l'liomiuc, 

voiei ce qu'est devenue pour moi la maison d'Israel; ils fönt tous un nielauge 

in d'airain, d'etain, de fer, de plomb mele avec l'argent. ,n C'est pourquoi 

dis : Voiei ce que leur dit le Seigneur : Puisque vous u'avez fait tous qu'une 

2o seule mixture pour cela je vous rassemblerai dans Jerusalem. -'" De mßme 

qu'on rassemble l'argent, l'airain, le fer, le plomb, Potain au milieu d'uu 



180 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [132J 

OTUJi^o'r i^o"i\ v nAtf>H^ ort 'YriAuytYtöwvto'r tf>ot 
V^trt'riAÜPiON ■)■ tnro^> ^rtAisoTmuvmo'r i oto£>' 
^NAcrrti^uw o'r t&o^> v ' n oto^ ^nath^i ftCAttHNOT 21 
Jotvmi^F^^Ji vruviAÄuurri v tnro^ ^rtAüTti^Hrtonr 
tßio^ )otvntcuvi^ v '-"-' ü^p^H-\ tujATttcnrujii^ un^An 22 

toi. 93'. 17 AK^ywTU nv» rtonr^t^'ujom e^ocj ntuoTUA- , : - 
N^?<xri v V^tviTiü^oo'r rntnA^OÄ^EÄ v l8 mK)Km via- m 

&OYWOC Al'rtAt^A^m E^OK VtANOT*^ -V "XtmJOKTtfc 

TiAj>t^yoTn tpK YiArtcnr^ riANAt v 



fcVArrfc2\iO KATA UAlöEOrt E^ 

'oto^ Ac-jfcf>onr<-ü n<JuoT ifStiHC V)tn^ArtnA^A^o?sH ' 
tcpsuu üuoc 1 ' Sitcom N^e^utionofo rntru^pvioiH v 2 



21 ^nAVti^j\] a presque oblit. | tit. ^a^uo] sie | enr Arreste-] sie et o sr. 1 | kaha! 
t sr. 1. | üAn«Eon] n et n sr. 1. | Matt, xxn, 1 ovog] o;> ecrit dans o. 

Fol. 02-. fourneau, pour que lc feu souffle sur eux * afin de les fondre; ainsi je vous 

saisirai dans ma colere, et je vous rassemblerai, et je vous fondrai. ■' Et je 21 
soufflerai sur vous dans le feu de ma colere, et au inilieu d'elle je vous 
fondrai. — De merae qu'on fond l'argent au milieu d'un fourneau, ainsi vous 22 
serez fondus au milieu d'elle"; et vous saurez que c'est moi le Seigneur, et j'ai 
verse ma colere sur vous. » 

Psaume lviii. 

Fol. 93'. * "'Tu as ete pour moi im protecteur et 1111 refuge dans lc jour de ma 17* 
tribulation. ,8 Tu es mon aide, je tc chanterai, ö mon Dien, car tu es mon pro- I8 
tecteur, mon Dieu, ma pitie. 

Olvangile selon Matthieu lxvii (Mat. xxn). 

1 Et Jesus leur repondit en paraboles, disant : - « Le rovaume des eieux est 1-2 

a. = Grec iv y£<su> rJtr;? i. e. äpY^i; [JiotA 






[133] LA SAINTE FETE DE PAQUES. isi 

• entern 1 oto^ ünonronpuaiy tj .y 'viA^m ort A^onrua^n 
rt^ANKttfcviAtK t^^vju 1 üuoc \- *äeä«2Soc rtvm t*v»A— 

^tU •)• *2£E1C THAÄfMCnOVt AlCfc&vTJ^l^' VtAUACl NtUNH * Fol. 93-, 

t*Vi)A l rtt'ruj ctj±)AT v onro*> ctctBiTJ^i ih^o^t v Änuumi 

ttUAOT •)• tnTAl 1 UET1 Em^iÖ"^* V KECnT AI *^t ETE^SE&i— 

6 «a)<jui -v 6 TTCtTTJ *Lt AirÄuom nne^e&^ait* v Anr^yo^onr 
: onro^ Anrjootf&iox v 7 v\sot^>o *^t eta^cjuteu A^-ps^rn 

OnrO^ A<-pAOTÖ ÜV\E<^CT l 'ATE'rUA -v a^ako ün^t^- 

V^uji-it^ htuuAT -v 1 crro;> *io*vßiAKi A^fOK^c' Jdetv- 

s TV^^uju V 1 s 101t Y\E*2£:A<^ rmE^E&tAlK v *x;tv\^ov\ 

uen c-jCE&nujri v rtt^vttjJ^tu *ke UA'rimujA Artm v 
9 9 u^jyt rvjuitn * *2^t e&o^ v EnmArtuo^j i- rntvim'A»n-v 
oto^ mV EiEiENfiAÄEUOT 1 **A£>3uiono eV^otn Empört v 1 
oto^ EHAnH e&o^ vfÄEmE&iiAix: ntuuAT Evtv'uujn v 
at^oiot-^ vt'cnrcm ru&iErt EiAir'Xtuonr v vm Ei*>«~uoir 
tieunvj EtfrtANE'r v cnro^ ä^uo^ rfSETVi^oyt e&oW 



3 semblable ä ua liommc roi, qui a fait les noces ä son fils. 3 Et il envoya ses 
serviteurs pour appeler ceux qui etaieut invites aux noces, et ils ne voulurent 

4 pas venir. * De nouveau il envoya d'autres serviteurs en disant : Dites ä ceux 

qui sont invites : Voici que * j'ai prepare mon festia; mes boeufs et mes * Fol. 93*. 
s animaux engraisses sont tues, et tout est pret : Venez aux noces. "Mais eux 

indiflerents, s'en allerent, Tun ä son champ, an autre ä son commerce ; 
6-- ° les autres «aisirent ses serviteurs, les insulterent et les tuerent. 7 Le roi 

ayant appris cela, s'irrita et envoya sa milice ; il abattit ces meurtriers et 
, s consuma leur ville daus le l'eu. s Alors il dit ä ses serviteurs : Les noces sont 
., pretes; les invites n'etaient pasdignes; "sortez *dans les carrefoursdes routes, * p |_ 94 , 
lo et ceux que vous trouverez, Lnvitez-les aux noces. l0 Et ces serviteurs, etant 

partis sur les routes, rassemblerent tous ceux qu'ils trouverent, les mauvais 



Fol. 94 



10 
10 



182 LI. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [134] 

tNAT EttM tTf>OTt& V A^ttAT tOT^m JiJJlAT •)• fn^t- 

•äetiau^h^ v tiuuc' aki tjocnrn tuvtAt v fn£>t&cu* 

ÜVll^OTt lOt 1 ^luuiK ATI V m5 0t-\ "Kt Äf>uucj «JUJU V 1 ' "101t 13 

• i ( i„ m-x^io-r^o rtwzviÄK^n i "Ätc^n^ ü^pAt rncn^ 
riA^y^r» üjjlo^ v rttuctttfifc? vtiErnnAÄ^ v " error» » 

nu^itvi xmtt^oo-r rntndc v rnt^oonr vt^AKt 1 onro^ 
OTOTuurn Arme v 1 '^ü^^h^ a^^an^^i t&o^ Joati£>o 
ftcrrucrrv onro^ rntci eäuu^ rfÄtcnr^A&oi v o*ro^> 

11 ETj>(riE&] iu en rouge sr. o. | tit. umEXiupgl sans point sr. u | ninf o<$>h*i] sie et 
o et t sr. 1. 

comme les bons, ot la salle de noces so remplit de convives. " Et le roi, U 
etant entre pour voir ceux qui etaient ä table, y vit im homme qui n'etait pas 
revetu de l'habit nuptial. ,2 Et il lui dit : Mou ami, comment es-tu venu ici, 12 
n'ayant pas sur toi l'habit nuptial? Et celui-ci fermait la bouche. ,3 Alors le 13 
' Fol. 94 T . roi dit aux serviteurs : Liez-le * par les mains et les pieds, et jetez-le dans les 

tenebresexterieures, läoü seront les pleurs et les grincements de dents. '■* Car u 
il v a beaueoup d'appelös, mais peu d'elus. » 

3 C heure de la 4 e nuit de la Päque sainte (veille du mercredi). 

Arnos leprophete (Am. v). 

« '"Malheur ä ceux qui desirent le jour du Seigneur! Qu'est-il pour vous, is 
le jour du Seigneur? Le jour des tenebres et non de la lumiere. '''Comme ig 
celui qui fuit devant un lion, et qu'un ours vient sur lui, et qui se sauve 



18 



l'.i 



23 



[135] LA SAINTK FKTK DK IWQUKS. 183 

.,, Artm ■)■ oTrno'^ocm üuovnt^ 1 uonrt v '-' 1 AmtCTtrit- 

ujAvtmi nhs rij>AN(fo>\?s v utu^ArtuytnruyuJcnrjj^ v 
vr^NA^yontno ah -v onoo£> r\^rtA*Äonr^yi an ETStrmA- 

;>Af>of u'nV^monr ftitrttK^^'KVi ■»• oto^ mv^A^uoc 1 
,,, rruwex.oj>rA«ow ü^nAC^Ttu e^o^ An -v 1 >4 cnro^> e«-je- 

CKfc^Kfcf Vt*2£t * (TT J> AV\ Ü^^Vr^ nOt xl U»JUOt x ■)■ OTO^ * Fol. 95-. 

^ut^JUiHi u^pH"^ vtonrutnmc<JUf>tu rtATfcf>*xmiof> 

Ä^ETtUtriOT NHi t^f™ ^mjyA^t -V VAU VtfOUTT^ V TtVH 

unic?\ m^stTidc v '' Ä^titndi vr^CKnrriH «ntuo^o^ v 

Amos v, 25 £>AnV)t?»b)E?\] un o sr. t 1 . | 26 tnAf Antn«Aunü»OT] sie. 



dans sa maison, pose sa maia sur * la muraille, et qu'un serpent le mord. * ]. | „ v 

20 J " N'est-il pas tenebres, le jour du Seigneur, et non hindere, obscurite, sans 

21 lueur? ■' Je hais vos fetes et je les delaisse, et je ne respirerai point dans vos 
■2-2 grands jours de fete. " Sürement, si vous m'offrez des holocaustes et des 

sacrifices, je ne les agreerai point, et je ne regarderai poiut vos manifesta- 

23 tions en vue du salut. -' Eloigne de moi le son de tes chants, et les psalmo- 

24 dies de tes Instruments, je ne les ecouterai point. : ' Le jugement se 
deroulera ' comme l'eau, et la justice eomme un torrent infranchissable. • Fol. 95\ 

25 "'' M'avez-vous oll'ert des imrnolations et des sacrifices dans le desert pendant 

26 quarante ans, maison d'Israel, dit le Seigneur? 26 Vous avez adopte la tente 
de Moloch avec l'dtoile de votre dieu, Raphan, idoles que vous vons ötes 



■2»; 



IS', LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. L36 

v i"OTvtiA^ ü^?H eiAKCoin<-j ^vc^yortt-j epok v 5« 

Fol. 96'. fcc^cujuuTTi V)tnntKA'r '^hot «j^trtt^ v 5 ' ^ota^ vt^t- •' 

ntK.tp^7tV ,i * cjot vt«jy^?Hps jotrttnrutttUHt 1 e* 

tTArrt?\K) KA1A UAH^tüC Kt2% 0"2^ 

'■'nm £>ApAm nmid ü&ujk vica&£ v ^>h tTtm^dc " 
na^ac-j t'Ätrt'Nt^E&kiAtK -v i"\ rnoT'jr)pe rtuuonr V^eroi- 
cwonr 1 friHtc v 4(> ü*cnrmAi<^ ütu&uujc t'ntuuAT v t^yujin M 

47 äuhn 'Y'ä'ju 1 üuoc vtuuitn ÄE^nA^A^ &Ö? H * ^ Ät ~ ,: 
ntitrt'i^ ^v^p^ -v 1 4H tvyuuT\ «2^ a^ujanäog 1 «2£fcTH&<JUK .,« 

Tit. \J/A?\iio] sie et o sr. xi | tit. ETArrEwoj sie et o sr. 1 | viai«eocj n sr. 1. | 
ke^I * sr. ke | Matt, xxiv, 45 ninic] sie, lire-nicioc | 47 EXtnnttnAtjl sie. 



fabriquees. 27 Et je vous deporterai au-delä de Damas, dit Ie Seigneur 97 
Dien; le Tout-puissant est son noni. » 

Psaume lxiv. 

1 * Heureux celui quo tu as choisi et quo tu as adopte; il demeurera s» 
Fol. 96'. dans tes ' parvis eternellement. 5 * Ton temple est saint. "' II est admirable r .« _ (l . 
en equite. 

Eniiit/ilr selon Matthieu chapitre lxxiv (Mat. xxiv). 

* s « Qucl est donc Ie serviteur Qdele et sage, que son maitre placera , , 
a la tete de ses serviteurs pour leur donner leur nourriture au teraps oppor- 
tun? i0 Heureux ce serviteur, si son maitre vient et Ie tronve agissaut ainsi. 16 
11 En verite, je vous le dis, il le placera sur tout ce qui est ä lui. '* Et 847-« 



|137) LA SA1NTE FETE DP. PAQUES. 185 

is I!I oto^ rnt^tf^Hic •)• ' vtj>tcnH vmt^y^wf vt'E&tAiK v-i,,i »,• 
:>0 nnt^OToiu oto^ fnt^cu-» v rttuvm tTtt^Joi v 1 50 t^ti 
«Ätndc üyiiSWk t'ituuAT v V)tnr»tE^ooir tntrttpso- 

■ üuoc xr\ v 5I onro£> t^t^o^^ jotmE^UH^ v onro^ 
9 r»Amt jih t^t^Äuu üuuuonr fts&trvo'c 1 vntwxou v 

^7*Y fl'lfcTftC^ )■ "StJC ^HYl'nt ÄNOK -jn^ÄKO E* &0^ * lo1 ■'■'''■ 

V}trtn<MUA ütieu'-öo vtnt'itvt^A^ e^ots v 1 oto^ rt^vu 

V^tnrtETtVl'E^OO'r V VtntOTCUH VtOTNO^ V NtUCUH 

ü^^'^ys -v hcuh rtonrnAi^yt 1 ^^ -v otcjülh rt^yt?%tT •»•' 

fOT V OTO^ ETEÄOC 1 HAK Ätt^EOIT ÄV\dc V 1 CA*2£t 
Jcr. xvi. nntOTCUHl sie. lire hotcuh. 

vi si ce mauvais serviteur-lä dit en lui-memc : Mon maitre va tarder,' ''" et 

qu'il se mette * ä battre les serviteurs ses compagnous, et qu'il mange et * 1 '° l - ' M ~- 

50 boive avec ceux qui sont enivres, 5 "le maitre de ce serviteur-lä viendra au 

51 je-ur qu'il ne l'atteud pas, et ä l'heure qu'il ne sait pas ; 5, et il le partagera 
en son milieu, et il mettra sa part avec les hypoerites, lä oü seront les 
pleurs et les grincemeuts de dents. » 

6 e heure de la i e nuit de la Päque sainte (veille du mercredi). 
Jerimie leprophete disant (Jer. xvi). 

8 9 Voici ce que dit le Seigneur des puissances, le Dieu d'lsrael : « Voici 
quo je supprimerai * de ce lieu devant vos yeux et daus vos jours la voix 

i" de la joie, et la voix de la gaiete, la voix de l'epoux i-t la voix de l'epouse. "' Et il 
arrivera si tu annonces au peuple toutes ces paroles, qu'ils te diront : 



186 LI-. LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [138] 

^ci? H - eäujin rtnASYiti^'J^onr iH^onr v je' A^)m y\\6\- 
n*2£;onc v \t <\?no&\ hAn^ üvieuuo e&o^ Omdc 
ntrmcnr^ v "eke*2£;oc vtujcnr •äeeu&e'äe ÄvtE*iEmo*\ ^C^" 1 " 
ftc^onr ■]■ viETSLENdc Anouojjyt cA^?A*>onr rmmoT*^ 

* Fol. 97*. ixuujio'r V anok "z^e at^ai ric«^»onr ' oioo*> nAnouoc 

ünoir'ÄfE^ ^?°M v '*' •^ w ' JU " lt ^ cj^itN ÄnE^rtEf>TfVEi L ia 

£>UU0T V E^OI EVtEIErt'^O'Y V SC ^HTtTTE NU^IEN 1 r >UA*ltrt 

e^e^nuouji v 1 ^otai ^?crrAi üuuaitri 1 ca^a^o-tp v 
vtnsonrujiu» 1 vriEmiEN^Yn Ei^^cnr v E^yiEuo^EiErtc^"- 
ieu rtcu^ i J 1:! (rro£> ^vtA(>vttHrtonr iWo7\ l V)ErmAiKA'>t v i 3 
eotka^ 1 E^EiErtcujionrvi üuotj an v jwuaitrt «EurtEiEvt- 

w\ V OTO^ JoENTHUA EIEUUAT ■)• EfEIENE^tUK 
E^ANKEVtO'T*^ V 1 Y1A1 E1ENCENA1 «u^lEN 1 AN V 

\\/A?%UOC f>A 
TT\()C CUJilEU E1AY\f>OC l E'Y x 3(H V UAf > ETCA]r)f > Ui l O'Vi 2 

* Fol. im-. £*nujujU ÜTVEKUttO ? * V^ENVUE^OOnr E^V1A*JJ^y onr&kHK :t . 

ft]r)Vn^ V ^uj'taEU C^^U Ef>Ol -V 

Pourquoi le Seigneur annonce-t-il ä uous lous ccs maux? Quelle esl 

l'injustice, quel est le peche que nous avons fait devant le Seigneur notre 
üieu? "Tu leur diras : Parce quo vos peres m'ont abandonnö, dit le 11 
Seigneur, et qu'ils sont alles derriere les dienx etrangers, qu'ils les ont servis, 

* Fol. :>:•. et les ont adorös, et que moi, ils m'ont abandonne, ' et qu'ils n'ont pas gardc 

rna loi. |: Vous memes, vous avez fait le mal plus que vos peres; voiei que 12 
vous aussi vous avez chaeun de vous suivi les desirs de votre coeur pervers, 
pour ne pas m'ecouter. " Et je vous rejetterai de ce pays dans un pays 13 . 
que vous ne connaissez pas, vous et vos peres; et dans ce lieu, vous servirez 
d'autres dieux qui n'ont pas pitie de; vous. » 

Psaume ci. 

* Fol. 98 r . 2 Seigneur, entends tna priere, que mon cri s'eleve devant toi." * Lejour 2-3* 

oü je crierai vers toi, hate-toi, exauce moi. 



[139] LA SAINTE FETE DE PAQÜES. 187 



2'J 



30 



31 



'"'oTüi Tiuantri nVc^JT) ritum^AfMGfc'oc riiujo&t -v 

ntTtYico?\Ct?s rmt&« rt'ntrivü-UHi v :10 cnro(> ^^enäuji 
üuoc •ÄttrtArt^H jbtrtmt'^ocnr rntritruo"^ v 1 nAn- 
«A^yt"TH vtot ruy^?wf> t^uionr Annt V3trt'v\cno^ ttutu- 
vtfo^WiHc v :!1 £><juc^e ititrt't^ut^fc ]o Agiert Ät i- 
mutiert ritmywft rmvi 1 tTAir^ujiit^ rmm^o'^vnHC v 
32-33 :I2 oto^ n-öu^en ^uiitrt 2£ext\j±)i' fnENETErncrY -v l33 rn^otj 

UUlCf V E&02S * Jr>EttmÄ*ÄU* V nuuc Ifc'ltNNAu^uui -v'^FoI. 98' 

34 e&o*J V)trryKf>icfc rnE^re'EviNA v 1 !4 E^&E<^?Ai ^hy\t\e 

ca&et 1 ncaJd •)• onro^ Ef> E^ENEV)<JunE& e&iO^ 1 rtV^wionr \- 
oto^ e^e^e^'e^i -v EfdtriEfcfUAC l 'nrrom uuujiot 
J~>tvYNEnENcnrriAr<JurH v onr'o^ E^EnErtdo^i üc<Juonr' 

crtoc^ vtÄ&kETs nwuHi •)• jüaticno^ 1 rt<;A^Af iac v ti^h^s 

Tit. ETArrewo] sie et o sr. i | uin«tort] n et n sr. 1. 

Evangile sehn Matthieu lxxi (Mat. xxm). 

29 29 « Malheur ä vous, Scribes et Pharisiens hypoerites, parce que vous 
batissez les tombeaux des prophetes et ornez les monuments des justes, 

30 30 et vous dites : Si nous etions dans les jours de nos peres, nous ne serions 

31 pas associes ä eux dans le sang des prophetes. Sl De sorte que vous leur 

32 temoignez que vous etes les fils de ceux qui ont tue les prophetes, :12 Et vous- 

33 mömes comblez la mesure de vos peres. ''Serpents nes de * viperes, com-* Fol. 98'. 

34 ment echappez-vous au jugement de la geheime? " C'est pourquoi voiei que je 
vous enverrai des prophetes et des scribes sages, et vous en tuerez, vous le3 
crueifierez, vous les Uagellerez dans vos synagogues, et vous les poursuivrez 

35 de ville en ville; 85 afin que vienne sur vous tout le sang juste qui a ete 
repandu, depuis le sang d'A.bel le juste jusqu'au sang de Zacharie lils de 



1 16 



188 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE [140] 

ü&kAf a^sac -v <\>w Eij^E'nEYilooü&E^ onntnitf^ti 
»Foi 9s murimAm^tJutnouji i- ^auhji ^•ä«ju üuoc vi^ien „, 
"äee^eviai *ivif>onr \ E'^EttiAirENEÄ 

"uoi «ujonr y\6c ot mitKviAivn^ muji'ov •)■ uoi i. 

uec't^ot V^ErtnmA. ETEUtuAT v Ett&vENtnPKAKtiJ 
rnErtcyrj>&HoifM •)•' ^NA^ncnr e&o>> }~>enyiavu v nna- 
ota^oh E'uEN^ncnr 1 -v noTAf^n ^H^cnr ^^rtAic^- 
^tuv1t •)•' "'^tfÜKA^^Hn rtÄtt^^tu ENEt-jNcnrm 

* ioi .9»'. AcjvyuitnH vtrtE^cno' A^tncj •seeenotia^ e&o*> v *st- 

tnrvu A^j^An'EfnKEUtc^ i ^rtAJovu'it^ rtruEruttnruiÄ. ivie 1 - 

Matt, xxin, 36 auhvi! n sr. 1. | tit nmpo<pHi] sie et i sr. h. 

* Fol. 99'. Barachie que vous avez tue entre le temple et l'autel. ' "' En v6rite\ je vous so 

le dis, toutes cos clioses viendront sur cettc generation. » 

9" heitre de la 4° null de la Päque sainte (veille du mereredi). 
Osie le prophete (Os. ix). 

'' Doune-leur, Seigneur; que lern- donneras-tu? Donne-leur des entrailles u 

steriles et des mamelles dessechees. ' " Tous leurs mefaits sont ä Galgala, ig 
car je les ai hai's dans ce Heu; ä cause de La malice de leurs actes, je les 
rejetterai de ma maison, je ne coutinuerai plus a les aimer; tous leurs 
chefs sont des rebelies. '" Ephrem a ete afllige; dans ses racines il s'esl 16 

* Fol. 99-, desseche, il ne ' continuera plus a porter des fruits; car surement s'il enfante 

encore, je detruirai les convoitises de leurs entrailles. ,7 Dieu les abandon. i; 



X. 1 



[141] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 189 

'ot^oi v\Ä^o?si intet üjo^iocm \\\ct\ v ^t^>tnr^5tvim 



^A?\UO KA 

21 * 21 no;>eu rviA^T^vi e&io^ vnene vnew^ -vrjtu'nA-M'oi.i 

22 22 «^^uti e&o^ Joen^xju^ fterrueri v otü^ 1 T\<M*E&kiö 

55 "'riA^rn *^e vts&Enu^t rnErmonr*k.<M onro^ atm 

Tit. ^a^vio] sie et o sr. u | tit. xe?J k sr. e. 

nora, parce qu'ils nc l'ont pas ecoute, et ils seront errants dans les nations. 
1 x' Israel est une vigne aux rameaux süperbes, abondant est son fruit : 

il a multiplie ses autels, et d'apres les richesses de sa terre, il a construit 
■i des steles. a II a divise leurs coeurs, maiatenant ils periront ; lui-merae 

bouchera* leurs autels, et leurs steles serout miserables. 

Psaume xxi. 

M-22 * "' Uelivre niou äme de l'epee, et du chieu mon isolement natif. " Delivre- * Foi.ioo', 
moi de la gueule du liou, et ma petitesse de la corue du rhinoceros. 

Evangile .selon Jean chapitre xxvi (Jean xi). 

55 " r 'La lete des Juifs 6tait proche, et une multitude montait de la regio» 

a. Le texle biblique porte cj»A>yopu)Ep = y.aT«axa<j/ei. 



100 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [142] 

«CAiHC rt'XErmo'r'KAi tT*si" uuoc fmoTt'^Hcnr etö^i 
t^Aio-r Jofcri'niEf^Et -v tseot m^'nENUEnri t^o^ v 
ÄE'^rtAi an m^yAt ■)■ ,7 ne AT^tmo^n 2vEm ri'ÄtruA.- 57 
moi 10 . f^HE^Eirc NEum<^?AfMCEOc v ^\ n a Ä^EujAno-r AI 

EU1 *ÄE'A^«UJirt v Vt1E^lAU<JUi l O'r Ef>0<^ NCETA^OCJ •)• 
AÄTIIA VtTETUE'ÄUi^^ ÜTT2V fnEVimAC^ 
^CO^?tÄ Vt1ECO?\OU<JUVt 
M ^CO^>lÄ rAf CK1U eV)0-TV1 ENH EIKIU 1H f>01T V 24 

c<|?o£> onro^ Ecrm'cnr e&o?s ^ntnmn^ e<*&iev\ec- 
icnr&o v ''onrVyA^ rAf> *l.e rriET^ou JÜ^V * onro^ 2B 
oyJda^ e&io?s JoEvvni^oT E^onrA&v vntnmAmoK- 

f>A l,r I<JUf> .}• Ett&kE^?AS ÜUOtt 1 ^7\S E<^()AV)EU V)UAm Ef>OC V 

''cnronrujuru r^pt fviE'ntcnpujims tievie^ v ot'o^ tnnA?% *■, 
ecota&ie ü'iEm^&kHOvi vnE^?*\' tnoo;> i^sk^n rnE- 

Tit. nAC^i sie | Sa»-, vn, 25 t*.e] sie. 

ä Jerusalem, avant la Paquc, pour se puriüer. r>6 Or les Juifs rechercliaient 56 
Jesus, se disant les uns aux autres debout dans le temple : « Qu'cn pensez- 
•lui.iüov. vous? Ne viendra-t-il pas ä la tele? » ''' Les Princes des pretres ' et les Phari- 57 
siens avaient donne ordre que si quelqu'un savait ou il etait, il devait les 
cii avertir, pour qu'ils le prennent. 

/7 e heure dr la 'i° imit de la l'di/iir (veille du mercredi). 

Sagesse de Salomon (Sag. vn). 

-'' La sagesse se meut plus que tout ce qui se meut": eile parvienl et 24 
sort partout, ä cause de sa [uirete; 25 car c'est uae (lamme de la puissance 25 
de Dieu, une emanalion de la gloire saiute du Tout-puissaut; c'est pouiquoi 
rien de souille* ne l'approclie. -° Car c'est une lumiere de la lumiere eternelle, 2c 

.1. Lit. 'se meut dans tout ce qui se meut'. Getto version rrtsulle d'une traduetion fau- 
tive du sa'idique EgonrnEiKiui Ego-r heikih), oü l'on avait pris les premieres cinq 
lettres pour la preposition e^otu. 



[143] f.A SAINTE FETE DR PAQUES. 191 

» nE^UEiÄrAttociE v " " 7 otmte tCÄtu^ou E^ujßi m&Ert i-moi.ioi 
kaia rtNEÄ ecuje EV)cnrrt E^^nv^nr^H EVcnrA& v 

28 ^^»'Y rA ? UE t i\^\S &T\ E&H?s E^7H E^ujOTI V^En^co 1 ^?^ •)• 

29 29 -»Al rAf 0*TC<ME^E E^OT EY\lf>H V VIEUE^OT EVtCEUNt 

rtmctoT 1 ^Hf>cn^ -v ATvyAmEnkjujiNc E^?cnrujimi ciiAtf- 

so J±)Of>n t?^ V 1 30 ^?<M TAf UEN EUJApET^EÄ'JU^^ \ 
ETIE^UA ■)■ ^CO'^tÄ "KE Ün^^E^^^i uj'äEUÄOU Ef>OC V 

^a?\uoc nr 

^rt;> v uj^nEceVrt^ TfÄE*^ÄrioutÄ -v 
Enp^rrE^son KAnA *>otkavi ke?% o& 
34 34 u<vj>^vnErt *ke E^Ju'iErt uhyio^e rnonr^po^y 1 näe- 

l'it. KE?%; 7\ Sr. KE. 



27 etun miroir pur des oeuvres de Dieu, et l'image de sa bonte. * S7 Etant unique, * Foi.ioi' 
eile peuttout, et, eile persiste par elle-meme renouvelant tout, et dans chaque 
generation eile entre dans les ämes saintes, eile les rend amies de Dieu et 
28-29 prophetes. - 8 Car Dieu n'aime que celui qui demeure dans la sagesse; 29 car 
celle ci est plus helle que le soleil et que la disposition de toutes les etoiles ; si 
:so on la compare ä la lumiere, eile la depassera : 30 car la lumiere cede la place 
ä la nuit; quant ä la sagesse, les tenebres n'ont pas de pouvoir sur eile. 

1'saume lvi. 

"Aiepitie de moi, ö Dieu, aie pitie de moi, car mon äme a eu confiance 
en toi; * j'aurai de l'espoir ä l'ombre de tes ailes, jusqu'ä ee que passe l'ini- »Fol.ioi" 
quite. 

Evangile selon Luc chapitre i.xxn (Luc xxi). 

3i « Prenez garde ä vous, de peur que vos cceurs ne s'alourdissent dans 

PATR. Ol!. — T. XXV. — !•'. 2. 13 



192 LE LECTIONNAIRE GOPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [144] 

Ntitn^vn jbtrto'rdmvi muonroijot •)■' rttuj>ANf>uuonruj 
M&flü'ifKoii v ütü^ vtoT^o'Y jotttot^o*^ rnt^i t*x;tn- 
^vmonp v vtsstnit^oonr 1 heuuat v x, ü^?f>H^ vVo'r- bs 

^i«A fntitrt'Xtu'Äou i tfcf>t&o?\ en<m iHfüT 
E^rtA'^uav^ v onro^» vrmtrt'ö^ t^Antrt «»not v ü'mutto 

Mol 102- UT\JiJVt^S Ü^7^UJUi •)■ ' 'NA^ifM *2vE NVmj>001T fct^C&kUJi 37 

«xixut )•' ;s onro^ n^Aoe ^Hf>^ na^'uju^ti üuo<-j <*^o^ 38 

VDtNni£f>^?tl £C<J^EU E^OCJ. 

UJHJM JUmiC^ V 1 £&0?\ V)£rtTlu}A<-JE ncina V KA1A HOT- 

rintemperance, l'ivresse, et les soucis de la vic; et que cc jour-lä arrive sur 
vous tout dun coup ' eomme un lacet; car il viendra sur tous ceux qui 30 
resident sur la surface de la terre entiere; "veillez donc en tout temps, :»-, 
priant pour que vous trouviez la force d'echapper ä tout ce qui arrivera, de 
•Fol. 102'. vous tenir debout en face du Pils de l'homme. » * 37 11 passait les jours ensei- 37 
gnant dans le temple, et la nuil il sortait se reposer sur la montagne appclöc 
« des oliviers », '"el tout le peuple venait avant lui dans le temple, pour ;i8 
l'öcouter. 

Mutin du '/" jour de la Päque sainte (mercredi). 

Lecon de Mo'ise le prophete disanl (Ex. xvnj. 

' Toute l'assemblee des enfants d'Israel leva 1<- camp du descrt de Sina", 1 
a. Grec : Xeiv ou A. K. iiv. 



i 



[145] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 193 

nAftu'&OTsH •)• E&iO?% ^nEVinCjJ'Ät UTV()C ■)■ O^TO^» 1 

ÜUOJTCHC E1T*X<xi ÜUOC 1 ÄEUAUOiOT NAN ^J«a' * F ol.l02' 

tviencuj •)• fieäeuhjutchc rtuucrr 1 •äeeü&eo't ntntn'^u^- 
oTjy Ef>of •)• oto^ E^^toT lEiEnduam uV\dc •>• :! <3^i&s 

2vE TfÄETVWsAOC riCAU<JUOT -V OT^ NAIT^EU^EUm 1 
rt^ETll^AOC E*2£Erm<JUT l CHC V EnrÄua ÜUOC NA<-j' ÄEE«- 

&eoip akenien 1 evvujujh v e&o^ Jden^vi'jju eV^cmj&en 
rtEuvtEN'ujH^i v rtEUNEmE&'rtujoTi v rnEttvm&i -v l4 AtjuJwy 
"^e ET\uy<xn ^A'ndc fA^EU^nrcHC e^äuji üjüloc v äeottie 

E*\rtAAl^ UVf<M?\AOC V "XEKEKOIT'X;! CEttA^luu'm t'Äaii -V 1 

, onroj> rtE^ETTdc üuujipchc y "XEixo^yi V^^uat^ utiv-*foi.i<>3'. 

^AOC V 6\ "ZvE 1 NEUAK E&0*> V^Ermi'JoE^^CM fnEYM^AOC 1 
OnOO^ T\Sjy&LUiT <^7H EIAKUA^^MOU ÜUOt| (3^1^ n]t){>HS 

V)Er»nEvc"X:f2£: v onro^ uoj±ji V^A'Suao'r ujae£>j>hi e^tvei^a 
b rnE^ujf>H& v 1 °^rtOK "ke eieö^i uuat 1 jrjA^ujiy: v eäen- 

*\T5E1f>A. V^tW^u^Hk "V OTO^ 1 EKEUE^y^TIETfA E^Ei 

Exode xvu, 2 iiÄtni^Aocl sie. 

d'apres Ieurs campoments suivants Ia parole du Seigneur; et ils camperent ä 
2 Raphazin" : il n'y avait pas d'eau ä boirc pour le pcuple, 2 et le peuple pro- 

testait * contre Moi'se, disant : et Donne-nous de l'eau ä boire ». Moi'se leur dit : ■> Fol. 102». 

« Pourquoi protestez-vous contre moi?et pourquoi tentez-vous le Seigneur?» 
i : 'Mais Le peuple eut soif d'eau, et le peuple murmurait contre Moi'se lui disant: 

« Pourquoi nous as-tu fait remonter d'Egypte pour nous faire mourir de soif nous 
4 etnos enfants et nos bestiaux ? » * Et Moi'se cria en haut vers Dieu, disant : « Que 
.-, ferai-je ä ce peuple? Encoreun peu, ils me lapideront ! » r 'Et le Seigneur dit ä 

Moi'se : « Avance-toi ' vers le peuple, prends avec toi des anciens du peuple; et *Fol 103'. 

le bäton avec lequel tu as l'rappe le lleuve, prends-le dans ta main, et marche 
r, jusqu'au roelier de Horeb. 6 Et moi je m'y tiendrai devant toi sur le rocher dans 

a. Grec : 'Poisioeiv. 



194 LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [146] 

i 

vmtrtujHpt ümc?s 7 o*vo^ AtyY? AVt ü^ppAN üttnua : 
ntuuAT ■)■ •xtviö^rn rttUT^^ujonr^y -v 1 rn.trttrt;±wpi 
• Fol. ios\ uthc^ -v 1 onro^ Anrdtmndc et^uj uuoc ' äeati y\6c 

oto;> umpöVci üuük ££}?*" E^tmtKCO^MÄ. v 'rt^pviv e 
V^tnrtEKUujui ihpov 1 cnron^c e&o^ ^n^ rVitcconnuirt- 
ntKUujui 1 onro;> rrT.tcjinfcUöVö'pcyn rt'ÄtitKÖA^o'Ä v 
7 ümpu}<jum ekoi vtcA&t 1 hak uuataik i- Äpi^o'Y - 

»Fol. 104-. ü'ntKKAC ■*•' 'ApnmAvi ü^p'Y *ko?v V)trm£KV)ici * uuhi v ,, 
oto^ uoi «Ätj 1 üonrÄv\A^^H t&vo^ Vjtn'wcnnAj^ rnt- 

t£io?\ loEnnA^yAt vnt'oirccnrö -v cnoo;> rttvc^puvi rnoip- 

Tit. cojiüuiuti] ui corrige de o | Prov. in, 9 h>ici -f- nnponr barre. 

Horeb; et tu frappcras le rocher, il en sortira de l'eau; le peuple boira. » 
Et Moi'se fit ainsi devant les enfants d'Israel; ' et il appela ce lieu du noin de 7 
Tentation et Protestation des enfants d'Israel; et ils tenterent le Seigneur en 
*Fol.ios*. disant : ' « Le Seigneur est-il chez nous, ou non? » 
Lecon des Proverbes de Salomon (Prov. in). 

Sois confiant en Dieu de tont ton coeur, et ne t' exalte pas surta sagesse; r 

" dans toutcs trs voies fais-la paraitre pour qu'elle redresse tes voies et que ß 

ton pied ne heurte point. 7 Ne sois pas sage pour toi seul; crains Dieu 7 

et ecarte-toi de tout mal ; "alors ce sera la guerisonpour ton corps, et la sante 8 

»Fol. io4'. pour tes os. " Fais honneur ä Dieu de tes justes Labeurs * et donne-lui les pre- ,, 

mices des fruits de ta justice, ,u afin que tes granges soient remplies de l'abon- io 



[147] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 195 

V}trr\x&ui Nitride 1 onr^t ümp'&uu*» t&o^ t^co^ 
m ü'uok v ' '^pH rAf tnendc uti üuotj ^yAf^Yc&uu 1 ^^^ )• 

u}A<-jtf>UAcnir'rom *^e rtj^H^s m&tvi v 1 Eit^viA^yonoT 
i3 tfot-i v 1 1:! <-ütnrmA^ ünifuiuf 1 eia^^^u» vtonrco'^piÄ. -v 
i4 rttu^pw t^nAuonr rtittjpsmi v\crrutiCA&fc v 1 l4 rtArttc 

r^f ttf>st&«juj'l JotrwAi t^oi E^An'Ä^uj^> witoir&*Foi. im-. 

onro£>' m*o<-j ünecjujÄtu'Sou fnonr'X.t-ttHTiOT 1 v 1 oto^ 

Osee v, 14 rnEniAccrpioc] i 2 au-dessous de la ligne. 

11 dance du ble, ei que tes pressoirs debordent de vin. " Mon fds, ne sois pas 

12 abattu dans la discipline du Seigneur, ui ondoyant, s'il te reprimande. '"Gar 
celui que le Seigneur aime, il le reprend; il chätie tout fds qu'il accueillera. 

13 "Heureux L'homme qui a trouve la sagesse, et le morlel qui a trouve le bon 

14 sens ; " car il vaut mieux en faire un gain, que des * tresors d'or et d'argent; *Fol.lo4*. 
15 * ,s * et eile est plus precieuse que Ies pierres d'un grand prix. 

Lecon de Osee le prophete (Os. v). 

13* ,3 * Et Ephrem alla chez les Assyriens, et il envoya des anciens vers le 
roi Iarim, et celui-ci n'a pas pu vous guerir, et l'ainietion ne cessera pas 

i' 1 chez vous. "Parce que je suis comme une panthere pour Ephrem, et comme 
un lion pour la maison de Juda; je les rencontrerai sur le chemin des Assy- 
riens, comme une lionne furieuse afiamee; " et moi, je dcvasterai, et je m'en »Fol.ios'. 



• Fol. 105' 



l'.u. LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [148 

rfÄt^w turtAcuu*Y 'üto^ ^NA^ye y\yh y oto^ vtia- ' 

vtCAnA^o ' jbtnno'r^o'Ä^fÄ v certAujo^Yionr £Af>ot l 
E-r'^uji üuoc ) *x;tuA?En'^yt nan tnroj> ^tvnAc'öo 
;>Andc mrmonr*\ v 1 "äevaoo^ A^^^tut ov'oj* cjna- 

TATsdo 1 ^HA^Afi OnPO^ «JJWAtf ^A^'f 1 Ott ■)■ t-JNA- 

ntrmAiujionrvio'r oto^ ^trmA<J-»vt]b üyu^üöo i 'onro^ ■< 
itrtriAtui •)• onro^ *itrmAdo«2£i tv\c(rrtrmdc v ü^?f>H*^ 
rt;>ANÄ*ioonri * t<^C£&vTJUT tvtt*2£tu<-j onro^ t^tir» nan 

v^a^uoc ft 

'' '^otiujic rrujcuAi J~>tNNfcKCA*x:t -v onro^ vntjc'dpo '•• 
tK«Adi;>ATi v 1 10 ' "sende NA'stpmcodrti 1 rrurtttttnoc '"' 
t&o?\ v «^na^uu;^ rmmoK'utv: vn££>Art?sAoc v 

vi. 3 e«-jtim hau] sie lire ecjtj n&n. 

irai, et, j'emporterai, et il n'y aura personne qui sauvera. ' " Kt je m'ea irai, et je 15 
reviendrai dans mon gite. jusqu'ä ce qu'ils soient detrüits et qu'ils cherchent 
ma face, vi ' Dans leur detresse, ils aecourront vers moi, en disant : « Allons • 
et retoumons au Seigneur notre Dieu; car (-'est lui qui a devaste, et il 
guerira; il frappera et portera remede. Ml nous sauvera au bout de deux - 
jours, et le troisieme jour nous nous leverons et nous vivrons devant lui. 
'Et nous saurous, et ni)iis courrons pour connailre le Seigneur; comme im :i 
Fol.105*. malin * pret nous le trouverons, et il nous viendra comme unc pluie du 
matin et du soir sur a la terre. » 

Psaume l. 

' * Pourque tu sois justifiedanstes paroles, et victorieuxquandtuserasjiige. •>* 

(Ps. xxxn) '" * Le Seigneur renversera les projets des aations; il disper- iojj 
sera les avis des peuples. 

a. Le texte biblique (Tattam) porte giXENruKAgi. 



[149J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 197 

tTArrtwo kata lujAnnHn ke^ Kt 

,: CtOC AT1AUUJOT E^?H ^A<^A^ flÄtWC ,17 A*t v «mO** v 'Y 

cnrrt vt'^fcrti'A^Ht^t'rc -v Nturu^?AfMCtoc üerru'-uo'nc v 1 
cnro;> nat^uj üuoc Ätoirm tntrmAAt^ v * 2£trtAj9fc*Fouo6' 

4s VHUHmi tnATIAlfxJUUl \fS ÜUUJOnr •)■' 4s £iyuiTl Afl^AN^ACJ 

n'Ätru^'Juntoc cevia^w ümmonoc utu'mn^y?\o^ v 
49 49 A^E\>onr»x» «^t nä^ota* 1 tfciO?\ üV^Hionr -v tm^f>ANTi£ 

KAtA^?A V Et-JOt VtA^VJt^tTC rnt^OUm HtUUAT -V 1 

TttÄA«^ u'juonr •Ätri^ua'itrt -v "itifcrtcjucnrrt 1 r\^7\S an v 1 
so r,0 onrs^t rnntriuoKutK üu^ntn au •Ätct^rto^i 

tÄtrt'ts&tmu^Aoc v oto£> fneuntuTHt-ttnoc hh^ 

51 1AKO V :>1 Nfl A^Xt'^Al *KE ATX E&vO?\ ^llOI^ 1 ÜUAV- 



Fol. 106' 



Al^ ■)■ A^^A NA^Ol ÜAf^M^t^C VTlt^OUVU 

htuu^T -v 1 A^t^n^o^pmEirm Äfc^uu'Y ^twc uonr •)■ 

Tit. ETArrtwo sie et o sr. j | ke»^ •* sr. ke | Jean xi, 50 tXEti | EX.Enm- 
?\aoc] sie. 



Evangtle Selon Jean chapitre xxv (Jean xi). 

4t> "' Quelques-uns d'entre eux allerent vers les Pharisiens, leur apprirent ce 

47 qu'avait fait Jesus ,7 Par suite, les Prlnces des pretres et les Pharisiens reuni- 

rent une assemblee, et ilsdisaient : « Que ferons-nous? *Garnombreux sont les » p l. io6'. 

48 prodiges que cet homme fait. ' 8 Si nous le laissous ainsi, tous croiront en 

49 lui, et les Romains viendront et prendront notre place et notre nation. » * 9 Et 
Tun d'entre eux, dont le nom etait Caiphe, qui etait grand-pretre celte 

so annee-lä, prit la parole et leur dit : « Vous, vous n'y connaissez rien, 50 et 
vous ne reflechissez pas qu'il est avantageux pour vous qu'un seul homme 

.-,i meure pour le peuple, et que tonte la nation ne perisse pas. » '' 11 ne disait 

pas cela par lui-meme; mais * il etait le grand-pretre de cetle annee-lä, et il * Fol. 106' 



198 I.K I.KCTIONNAim«; COPTE DE F.A SEMAINE SAINTE. [150] 

e^^hs ™^y?so^ v : ''oto^ t^triniu^o^ uwata^ Art v 52 

ot enrutionrAi v "scxtNTm^oo'r otn ntu'uAT v i 
A-rcodm ^iha rtctV}CM*&it^ j 'ihc -^t 1 nacjuouji an ,. 
Ätnt fonruan^ tß\o^ h)trt^Wr*KtA •>• a?^a A^^yt 1 ha^ 

E&O^ ÜUAT EOnr'^uu^A V^AItrtTl^yA^fc' EOT&AK1 

uauhihc •)•' '"'NA^V^tm *Ktm rfxtTimAG^A fntnuoT 1 - 55 

Jotrr^u*?^ V^A'^triTurvAC^A ^«a 1 vncnno'r&ujio'r v 1 
■-•''• natku**\ cnrrtvtt NCAtwc rtÄtrmo'Vk.Ai eT^oi 1 üuoc 56 

rtrtO'TEfHOT -V 1 ETÖ^ EfAlOT V)trmv'fcf>^?tl V 'ÄfcOnTTlfc 

tifcitrmt'ri t^o^ v *Ät<^vtAi a« et^ai v " )7 rtt Anr^tn- .-,: 
io?%w *Ltnt rtÄtruA^wt^t'rc v 1 rtturu^AfMctoc £>ina 

Ä^t^ANOTAl EU! V 7S:EA^Uirt Vnt^A'uuJOT ^? ot i v 

5mA nctiA^o^ i- 



prophetisa qu'il fallait quo Jesus mourüt pour la nation, '"et non seulement 52 
pour la nation, mais pour qu'il reunit dans une unite meine los enfants de 
Dieu disperses. ss Aussi depuis ce jour, ils deciderent de le mettre ä mort; 53 
"Mais Jesus ne circulait pas en public dans la Judee; mais il partit de lä 54 
pour un Heu pres du desert, dans um 1 ville nommee Ephrem, et il y demeura 
in.. io7'. avec ses disciples. "Mais la Päque des Juifs approchait, et * une multitude .-,.-, 
montait de la region ä Jerusalem, avant la Paque, pour se puriner. 'Or les 56 
Juifs recherchaient Jesus se disant les uns aux autres debout dans le temple : 
« Qu'en pensez-vous? Ne viendra-t-il pas ä la fete? » "Les Princes des 57 
pirtrcs et les Pbarisiens avaient donne ordre que si quelqu'un savait oü il 
etait, il devait les eu avertir, pour qu'ils le prennent. 



[151| LA SAINTE FETE DE PAQUES. L99 

uoitchc nm^o^m 



'ol.l07* 



ütv^aoc 1 tnmiun trjy^t ih>?m t^sou vuyAfn 1 ]r>fcN- 
™«2£<jucrr *^t uu^t v Arttrt^yHf\ Urtica \ t^fvn 

mitwjyHfi ü'mc*» tcp^uji üuoc v 1 •xeVDtNO'r'Ätuviujttti 

Tit. rnenmAC^] sie et ^ sr. c | nmpo<$>Hil sie et o et n sr. 1. | Exode xm, 18 eni- 
utun t-rjyA^E] sr. la marge. 

.? e heure du 4" jour de la Päque sainte (mercredi). 

Moise le prophete (Ex. xm). 

17 ' 7 Lorsque * Pharaon laissa partir le peuple, Dicu ne les guida pas sur le * Fo uo7' 
chemin des Philistins parce qu'il etait rapproche ; car le Seignenr dit : 

« De peur que le peuple se repente en voyant la guerre, et retourne en 

18 Egypte. » l8 Dieu detourna le peuple sur le chemin menant ä im desert 
vers la mer Rouge. C'est dans la cinquieme generation que les enfants 

w d'Israel sortirent de la terre d'Egypte. '"Moise prit les ossements de Joseph 
avec lui; car par serment Joseph fit jurer les enfants d'Israel disant : « Le 
Seigneur vous visitera * surement; vous emporterez mes ossements avec, Follog , 

2o vous ». 20 Et les enfants d'Israel leverent [le camp] de Sochoth, ils allerem n 



200 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [152] 

tiuja^e v 1 yi ^p*\ *^t ttAcjuojys Jtja'äuaot» uu\e^üot 21 
jotNO-rcTTT^oc nühvu t'iAuuuox E^?uu-«n -V onro^ 
mE*X:uupj> y^tuonr'cTv^^oc vt;y;pu-»u -V 'ÜT^t-iuonrvtK 22 

VtÄEYll CHT^OC Ü^\»^U Ü'rNE'ÄUJp^» V ÜVlEUtfO ÜVlt- 

hcot rnECtpA^ 

•Fol ms ETlEU&kt^'X: E&E^*X: V NEUÜ^PH*^ U^TH ETltnrNEC- 

t^^mm 1 onro^ *iV)AE ujA<-p£oc' xeot mn^cm v 1 
"pmt E^ErmipE^unJucnn 1 ÄtA^iu vtcu-»^ ixn\ l - 11 
onrujimi -v onro^ pmi esseno-tco^ v •äea^^'xi ncujcj 1 
vr^UEiCA&kE ■)•' NANEonrpms E*XENtnp'pE^uujonn v 
•ÄEA^'xnort üuo^ v ttjunV} 1 *2^e 3Jtuco*x: E^^^cnr t^tn 
tm^ucr v 1 ' '-% «E^oonrTVt vii;>h&s rtonr^E^u^onn 1 12 

TUCO*2£ *2vt NEUrHÄCE&HC'm TU^Ä^t HHf^ •!•' 1! ÜT1EPEp- 13 

22 jjtnA^jvioTnK] sie. 

Othom pres du deserl; -' et Dien marchent devant eux le jour dans une '- 1 
colonne de nuec, pour leur montrer le chemin, et la nuit dans une colonne 
de feu. '- La colonne de feu ne cessait pas la nuit devant tont le peuplc. 

Jesus de Sirach (Sir. xxn). 

♦Fol los- 'Celui qui instruit un sot est comme celui qui Joint 1111 löt ä untet, et * comme : 
celui qui reveille quelqu'un dormant dans un lourd sommeil. "Celui qui s 
parle avec 1111 sot, est comme celui qui parle avec quelqu'un qui est endormi 
et dit ä la fin : « Qu'y a-t-il? » " Pleure sür le mort, parce qu'il a quitte la 11 
lumiere; e1 pleure sur un sot, parce qu'il a quitte l'intelligence. C'est bien de 
pleurer sur un mort, parce qu'il repose ; mais la vie d'un sot est pire que 
sa mort. ,2 Le deuil d'un mort est de sept jours; pour le sot et l'impie, c'est '- 

• Fol. 109'. toute sa vie. l3 Ne parle pas beaueoup ' ä un sot, et ne t'avance pas vers un 13 



[153] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 201 

EOTAI^HI •)• Äf>t£» E^OK t&O^ 1 ^A^O^ ;>0*TXiC NttfcKjDlCl 
OTO^ VWIEKÖua^E^ V 1 A<-^ArmA£><^ E&vO?% -V 1 £>fcVtK CA&Ofr» 

üuo^ ^'«a fntK.Ämi rtonr'^uoT rttuonrinon v cnro^ 

tnnAi^ 1 oto^ onrm m^f>AYi cS^M £&«*> evuco'ä: i- 
i ' 'cuontn 1 üc-jAt V^Aonrj^ua rttu'o'r^uoir v ntuonnA'X 1 

uovmert -v] ^?<Mm ü^f>H*Y «ot'^hi t^A^fHorn v 1 
^?<Mnt ü^^h'Y «onr'^Hi rt*X;^6i v ntuonr'utnH vtcoÄ -v 

Su-ach xxu, 13 jiot^uot] sie sans point sr. n. | 18 no"rj>Efi] sie. 

insense; gardr-toi de lui, pour n'etre pas contrario, ni sali s'il sc secoue. 

Eloigne-toi de lui, pour trouver l'agremcnt et le repos, et tu ne seras pas 

i'i attriste par son injustice. M Qu'est-ce qui est plus lourd que le plomb, et 

1 5 quel est aussi son uom, en dehors de sot? ,:i II est plus facile de porter du 

16 sable et du sei, et une masse de fer qu'un homme insense. "Comme une 
cbarpente de bois bien liee dans un ediiiee ne sera pas ebranlee dans une 

i: secousse, tel est un eceur appuye sur une resolution ; " et un cceur appuye * foI.109' 
sur une pensee de sagesse ne craindra jamais, c'est comme l'ornement d'un 

18 murpoli. Is l)e meme que des palissades sur un endroit eleve ne seront pas 
tranquilles en face de tous les vents, ainsi en est-il d'un cceur faible avec 
une idee folle ; il ne sera pas tranquille en face de toute crainte. 



202 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINT!.. [154] 

rtsstrvöc v 



»Fol. no'. * tTArrt^icm kaia ?\otkä« ke*> o"2, 

ÄtTUCKA^^iHC v EtnrAim' t&o?\ V^trriHTTt 3ivni'i& v 
J crro^> A^^yt nA^ 1 a^caäi rtturnAf^wt^tTC v neu- >■ 

StiCAHHrOTC fc^&trUptt'Y Elt^'nAIVH^ I^OTO^ ATP^ujl V 1 

Tit. ke^ | ?v sr. ke I Luc xxn. 3 VjEtriHmJ les points sur hm aj. par une main 
poster. 

Psaume \i.. 

7 * II entrait pour voir, disnit des riens, et son coeur a amasse sur lui ' 
l'iniquite. 

■ Ileureux cclui qui sympathisera avec le pauvre et le faible; au jour 2 
mauvais, lc Scigneur le sauvera. 

»Fol.liO'. ' Evangile Selon Luc chapitre lxxvii (Luc. xxn). 

' On approchait de la tete des azymes que Ton appelle la Päque ; 2 les '-- 
Princes des pretres et les Scribes cherehaient comment ils lc feraient 

mourir ; car ils craignaient le peuple. ' Mais Satan entra daus le coeur de 3 

Judas qu'on appelait Iscariote, l'uu du nombre des douze ; '' et il alla, il s 
parla avec les Princes des pretres et les magistrats sur la maniere dont il le 

livrerait; 5 et ils sc röjouirent, et couvinrcnt avec lui de lui donner de l'argent. 5 



[155] LA SA1NTE FETE DE l'AQUES. 203 

rtit^'iH^ tioionr Adnt'uHj^ v »foi.uo' 

t^titnö^i tpAitn ^hnot 1 tf>t ,r «rmjor EniOTXAJ v 1 tu- 

,,, ghot v 14 r\oc' ^?h et^ tÄtN-ttHNonr 1 mnju^trt 3^?^" 
, 5 itn v 1 ' vttÄtTtdc jb.t uuujir CMC äeäV^ok ek<juu} tvt^yujn 

16 £>ot '•n'iwc«**! untK^yßi'jJiT •>• vntKcoinemejcÄiÄ 1 

„ tV^oirrt 1 t^uwY ui^mou kaha Tttiujonruucrr -v 1 17 tc 
£Hrmt anok ^na*^ ftujon üti^ht ÜA^pf a'ju rteumcj- 

Tit. nAC^I sie | ninpo^m] sie-, et o et n sr. 1. 

6 *Et il promit, etil cherchait une occasion * pour le leur Livrer en dehors de * Fol.iio» 
la foule. 

6 e heure du 4P jour de la Püi/ae sainlr (mercredi). 

Moise le prophhte (Ex. xiv). 

13 ' 3 Et Moise dit devant le peuple : « Soyez forts ; tenez-vous droits et voyez Le 
salutqui vient du Seigneur, etqu'il vous donnera aujourd'hui ; cartelsque vous 
avez vu les Egyptiens aujourd'hui, vous ne contiuuerez plus ä les voir jamais 

14 daus le temps ; M c'est le Seigneur qui combat pour vous; vous, fermez la 
is bouche. » '"' Et le Seigneur dit ä Moise : « Pourquoi cries-tu vers moi? Parle 

ig * aux enfants d' Israel, ils retourneront en arriere. "'' Prends ton bäton, etends *Fol.iii\ 
ta main sur la mer et divise-la; que les enfants d'Israel entrent au milieu de 

17 la mer sur le sec. ,: Voici que j'endurcirai le cceur de Pharaon et de toute sa 



204 LK LKCTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. l :.«;. 

UHiy iHftj v 1 onro^ vt^pvit Joevinec^apua ■)■ ntu- 
UEC \^° UJI ? 1 is nceejuu iwponr vfStnVptuiri^HU« v QSEÄvtoKriE u 
Tide )• EiEd^cyr V)trt'<\?ApAÜA •)■ ttEurtE«^;>Ap l u<"V 
rtEurtt^^o«ju«j> .)■ '•'^c^'njuric^ ü^.t «*2Stn\Ar'rt7\OC rntndc -v ,,, 

E^Uü'ujt C^C^ rr\v\APEJÜl&0?NH VtlEttEmyHpt ÜYltC?-» V 1 
»Fol.lll'. AC-fUOU)! £>l<\?A£}OT Ü.UUiO'T V A^nuirt«^ *Kt tt*X:EVN L 

CTT2s?sOC VtdttYll V)<jJ*X:<JUO'r V ^Atjjyt tV^OnOVI tOUH"\ 20 
VT^TlAPEU&iOTsH ÜIEttlpEUVt^HUS -V NEUEtfUH^ rT^TCA- 
PEU&O^H IVltTHC»-. V A^Ö^l EpAT^ AtjujuiTH 1 TV2SEOT- 

^;aks v rtEuo'r l rrto^ t ?oc -v A^cmi vtÄEntEÄUip^ uyiot- 
uotäi ntunonrtpHoir ÜTm*^ujp'> ivjpt-i v '-'' ä^cot- 21 
ntmt-^'SJÄ 1 *2vE «ÄEUumpcHC fc^-PHf 1 e^en^mou -v a*^i 
n i *2£eotm*0'y x phc E^rtAjin 1 A<-pu}onrit^?iou v e'a^^uaV) 

«ÄET^UUi'oT "V 22 ATJ*}C eV)OTV1 rt l€ 2£ErtEN|-±)HPt Ü.TNG2-. V 22 
» Fol. 112-. W AMjyOTl 1 «UJiOT «OTCoBil -V CAOTinAU NEUCA'XjJdH 

üu'juo'r v 1 23 ^nr^?ujiT -ae N^ErupEUÜ^vmt -v ca^a^ot 23 

VtlE^APA^i 1 VlEUVtE^^ApUA V NEUttH ETl<3^HOnn 



multitude... et dans ses chars et ses chevaux. l8 Tousles Egyptiens sauront 18 
que je suis le Seigneur; je serai glorifie dans Pharaon et ses chars et ses 
chevaux. » l9 Et Tange du Seigneur marchant devant le camp des enfants ig 

♦Fol. in». d'Israel se leva, il marclia derriere eux ; * et la colonne de nuee s'eleva devant 

eux (!)... '"" eile entra au milieu du camp des Egyptiens et du camp d'Israel: -'" 
eile sc dressa, devint t6nebres et obscurite ; la nuit se passa, ils ne furent 
pas meles les uns aux autres dans toute la nuit. '' Et Moiise etendit sa main 21 
sur la mer ; il vint un vent du midi violent, il desseeha la mer et l'eau sc 
divisa. ~~ Les enfants d'Israel entrerent au milieu de la mer sur le sec, et '-"- 

♦Fol. 112'. l'eau etait pour eux une muraille * ä leur drohe et a leur gauclie. -' Et les ■_>:: 
Egyptiens se precipiterent derriere les enfants d'Israel ; et les chevaux de 
Pharaon, ses chars, et ceux <|ui etaient montes dessus les poursuivirent dans 



[157] LA SAJNTE FETE DE PAQUES. 205 

24 E^Hl t^oiOT EtfUH^ JUtV^MOU »»•' '^Cuju^m "i^E V}tN^?- 

n^nr 1 n^anäiooiH -v äyioc 1 ÄOTiyi t«-^?™ E^Err^'nA- 
f>En&o^H vnEm^Eu'vt^viUi jr>tmiicTr*J^oc v\^? tuJJL 
NEJur^dWni v acju^üo^ie^ vt^rtA^EU^o^vi vntrit'ftufH 

A^iw uuuuot vtÄcmc v 1 riE'Ä'Juo'r rfÄErv^Eurt^Hus v 
XEUAfEndcrxi ' V)An^H Urtica v rtdc 1 rAf na^ fc<^w* FoU12 ~ 

26 EÄUUCnr' NEUWfEUri^HUl *' ^TTtÄtTldc "Kt üuujtchc 1 
•XECO'riEmEK'X:^ 1 E^iO^i t^fw eäen^Vou V VTlEnmu^OT 
\ E'TIE^UA V VnE^^ua^c 1 NVU^EUVt^WUll ^^? HS EÄfcHW- 

27 ^AfUA •!•' rtEUUH EiTA^Honn e^h* jäuuot •)•' - 7 a^cot- 

nEmE^*Äl*2£' E&0*> Ü*2S:EU<JJiirCHC 1- t^fHt e^en^ou V 

ä'thuu^ot i ev\e^ua -v ritten vtOTE^oonr v nV^EUVi^C^m* 
*h.E Anr^yE ntucrr J~>Af> ah^ JxnmuJOT -v 1 Tide *ke a^&o^- 

EIA'rdo'X:!' HC^OT EV)f>VH E<^MOU V 1 ÜTAE^CUJ«2ST\ NÄEOT'aI 
Exude xiv, 25 ünASuml sie | 2ü EgfHi 1 ] \ sr. 1. | 27 tj>pmj \ sr. 1. 



» le milieu de la mer. u Et il arriva au temps du raatin, le Seigneur regarda 
le camp des Egyptiens dans la colonne de feu et de nuee, il bouleversa lecamp 

2.5 des Egyptiens, "'"' et il coinga les essieux de leurs chars et les poussa violem- 

ment. Les Egyptiens dirent : « Fuyons * devant Israel, car le Seigneur combat- * Fol. ii2v 

26 tra pour eux avec les Egyptiens. » al Et le Seigneur dit a Moise : « Etends ta 
main sur la mer, pour que l'eau aille ä sa place, et quelle recouvre les 
Egyptiens, et leurs chars et ceux qui y sunt montes. » 27 Mo'ise etendit sa main 
sur la mer, l'eau alla ä sa place le retour du jour ; et les Egyptiens s'en 
allerent sous l'eau, et le Seigneur eulbuta les Egyptiens au milieu de la mer. 

28 a * L'eau revint, recouvrit les chars * et ceux qui y etaient montes, toutes les * Fol. ns* 
Forces de Pharaon, ceux qui les avaient poursuivis dans la mer, il ne resta 



27 



Fol. 113" 



206 LE LECTIONNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [158] 

e&o^ ftV^Hicnr v 1 ''rtENj±wfM *2^e ürnc^ 1 etuo^ji ■><, 
^^tJinti'iyoT^OT v lotNöUH 1 *^ u^?iou v nmuAOT 1 

üuuaonr v 1 "'wdc A^no^tu üymcts 1 JoErnm^oonp He- 30 
uuat v e&o?% V^trmtNÄfx. rt'm^EUN^vmi v 1 :!1 <3^vtAir 3 i 
rtÄtruc*> ENi'f>EUvt;x"*jii v t^^^onr V^nErmEYic^poioV 
u^?iou ■)• onro^> a^nat e^wu)*^ ft^iT^ e'ia<^<mc 
rt'ÄtYtcSc vtm^Euft^C" 11 * v ^M 6 ?^ *! n'äeymssaoc 1 jb^^M 

'itriE a<^^ujc ft'ÄfcU'JLnr'cHC v rtEurtErt;±)HfM unsc?\ xv i 
eta^'J" , 2vh undc a^-soc E^onr^oc v •äe'u.^en^'juc 
evjoc 'ÄtV)Ertonr«x»0'r rAf A^dV^onr -v 

7 c<juitu nA^H^t tonrcßiua fntfuui •)• otoj>' <^?H : 
eiä^e^ Ef>oc rmttjpAKO v onro^ eipeäeuc 1 V)t«rtt^- 
c^poicnr v 1 8 ruf>E^Ef>rto&t i±z ntunift^cA^OTi neu.™ 1 - s 



pas un seul d'entre eux. " Et les enfants d'Israei allerent surle sec au milieü m 

de la mer, et l'eau fut pour eux une muraille ä leur droite et a leur gauche. "' 30 
Le Seigneur sauva Israel ce jour-lä des maius des Egyptiens. " Israel vit les 31 
Egyptiens morts sur les bords de la mer, et il vit la grande inaiu que le 
Fol. ns\ Seigneur avait faite aux Egyptiens; * le peuple craignit le Seigneur et ils 
crurent en Dieu et en son serviteur Moi'se. x\ ' Alors Moise avec les ' 
enfants d'Israei chanta ce cantique au Seigneur; il dit et leur lit dire : 
« Cliantons le Seigneur, car glorieusement il a ete glorifie. » 



De Jesus le prophele. (Siracli xxm). 

7 Ecoute, mon lils, un enseignement de nia bouclie et celui qui le garde - 
ne perira pas, et il sera trouve sur ses levres; 8 inais le pecheur, l'insulteur, 8 



[1501 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 207 

Pvt^uuK tuuf>K )' OTO^ ÜTTE^CA&OK eiao-tö Ü<$?f AH 

no-r'uHjy ncovi v ühe^e^e&o^ ah EujAjy * <J?aitie Uv^h^ 
ü^7h etju^k 1 e^aoto üynf>An nonruHjy ncov\ v ene- 
i nnE^^ncrr&o ah eho&i v "cno^uaus fif t^Ai vi'^k •]• 
«auo^h hähousä v onro;> nnEtnruAC l 'nrroc ^ati^h^ v" 
A^Ano-rumn^«^' m^no&t A-r^A^j ha^' oto^ 
a<-^ano&^ v äyiec-jho&i Ef>& -v onro^ t'^y^n a^- 
u}An<Juf>K e^^hot v hhe^uaiö 1 tae^yh r^f «auo^ 
El'^EUKO V ''-'(rrCATS.* fcC^2£UJi?s2£ e^'uot v vtnono'ÄEU^ 
V^EHIEK^H^OHOUlÄ fl1A.'KUA& 1 HAI TAf IH^OIT V 

' natotev nn^EunttoT'^ ■)• cnro£> HHOtvxtuoT» Jqeh-mo 
nmofikj -v 1 1; UTiE^CA£iE^«JJK ec&uj EC^^onr v ÄEOTon 
ot'cääi hho&i hJohiot v 14 Aj>H$?ut*ri ümiciun 1 heu- 

HEKUAT V ^HA-ttUU : 0*r"Y rA ? tV)OnOU V^EU^UH 1 ^ 

Siracli xxm, c .i iintooTAfi] nr sr. 1. | 12 V)EmtK?>Hpoii(miA] sie | hatotejJ sie. 



114\ 



Fol. MV 



l'orgueilleux en seront scandalises. 9 N'accoutume pas ta bouche ä jurer, et 
ne t'aecoutume pas ä prononcer le iloin * du Saint; l0 carde meine qu'un 
domestique niis souvent ä la question, n'echappera pas ä Ia meurtrissure, 
ainsi en est-il de celui qui jure prononcant souvent le noni ne pourra pas 
etre pur du peche. " Un lioinnic qui jure beaueoup sera rempli d'iniquite, 
1 et le t'ouet ne quittera pas sa niaison; s'il se repent, son peche est sur lui% et 
s'il le perd de vue, son peche redouble ; et s'il jure en vain, il ne sera pas 
jiistilie, car sa maison sera remplie d'affliction. ' 2 Une parole qui s'attache ä 
la inoit, qu'on ne la trouve pas dans l'heritage de Jacob ; car toutes ces choses 
'seront loin des devots, et ils ne seront pas trouves dans les peches. * lui. irr 
' ' N'accoutume pas ta bouclie ä une doctrine mauvaise, car il y a dedans une 
parole fautive. ' ' Souviens-toi de ton pere et de ta niere, car tu siegeras au 
milieu des grands; de peur que tu oublies devant eux, que tu t'egares dans 

;i. Grec : £av ■K/,y\a[j.z\r { >:-r l , iuaptt'a aiioo in' aüiw. 

PATR. Uli. — T. XXV. — F. 2. 14 



208 LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [lfiO] 

rt^<vrmiur\ ■)■ uhtio'te vnEKE^nuu&uj uTwr'ü-üo t&kO?\ v 
vtiEKt^coTS:' TtitvnAnc v fnEKE^Eniu-rum ene üvio-r- 

ä'^70K ■)• fVlEKC^OTEfTNE^OOlP hATUACK V 

:i J>Vimifc IC NEK'Ä A*S) Ann <xuy E&kO?% V OTO^ \1H Etf'uOC^ s 
^E^fC 

6 <sorcodm eitcotc JoEnonr'^vn rtonr<JUT y atceush « 
rtcrr'Kf A^hkh h>Af>OK ■)■ 






Fol.115'. tTArrt?\JÜ 5CA1A fUJAfiriHN KE7* X^, 

1 ihc otn IpA^Erir 1 ne^oot rruniriAC^A 1 At-ji e&vhj- i 

^>h' ei Arne icnrrtoc^ e&o?\ V^ErtrtH e^u^ott v 1 ''at- ., 
E^>onr*^sYiviort 2^e e^o<^' ünmA. heuhat v oto^> uaj>m 
rtAC^)EUji)V onro^ ^A^Afoc m OTAi'm rtnw Etj><JuiE& 

Tit. ^a^moJ sie, et o sr. u | tit. ETA.rre?\io] sie, et o sr. i | ke?\] 7\ sr. ke. 



ton habitude, que tu desires n'ötre pas ne, quo tu maudisses le jour do ta 
naissance. 

I'sttumr lxxxii. 

3 Voici que tos ennemis ont crie, et ceux qui te liaissent ont releve ;s 
leur töte. 

Verset. "IIa ont delibere ensemble dans un seul esprit; ils ont fondö 6 
une alliance contre toi. 

♦ Füi.ii5'. ' ßvangile sehn Jean chapäre xxvm (Jean xm. 

1 Jesus donc, six jours avant la Paque, vint ä Bethanie, lieu oü etait Lazare, \ 
celui qui niourut, et que Jesus ressuscita d'entre les morts. J On lui fit un 2 
repas dans cet endroit : et Marthe servait; et Lazare etait un de ceux qui 



[161] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 209 

i ne'ua^j •)•' ! UAf>sÄ cnrrt Acdt vtonp*>nf>A nco^en v nieot 1 - 
na^oc üthctskh •)•' ENAujEnccnrEvi^ •)• üto^ ac^u^c 
NNErtdA^A'r'X; vuhc uuü^ y oto^ ac^ohot e&o^ 1 

Ün^iwt VTIEIECÄ^E V AW\\\\ *^E UO^ E&O^ JoEmUCUCM 

s ü™co*x:trt ■)■ " 4 nt*ÄtoTA^ -ZvE e&o^ Ioenneciua^w^hc •»•.,.,,,,.. 
r, EHEicrr^Ac n^CKA^uinHc v <^?h ena^na™^ "^tti*- 

e fnonr-iHnonr rmt^HKt •)•' 6 <$?ai -^e Ä^xotj o-r^C "V' 

ÄEACEf>UE^m NA^ 1 VjAW^HKi 1 ATv^A ^EttE 1 O-T^ECJ- 

AoTint i onro^ e f> tmr^ocüKouuin rt'ioi^ v nh 

: EUJAT^nOT 1 Ef>OCJ ujACjpuuOTN Ü'u'JUO'r •)•' ^E^EIHC 

OTN Ät^AC V^ECÄ^E^ Ef>OC-J ÜTIE^OO-T ÜrtAK<JUC V 

8 8 VU£HKS rAf CENEUIUA1EN ÜCHOT W&EV1 •)• ANOK ^.E 

^rtEU^TEn An vich'ot ni^en v 

Jean xn. (i tpEmr?%ocÖKOuu»n] r en rouge ;tj. sr. k. 



s etaient ä table avcc Iui. 3 Quant ä Marie, eile prit une livre de parfum d'un 
nard vrai de grand prix, et eile en oignit les pieds de Jesus et les essuya des 
'< cheveux de sa töte : la maison se remplit de l'odeur du parfum. " 'Un de ses m„i.ii.v 

5 disciples, Judas Iscariote, celui qui devait le trahir, dit : ' « Pourquoi ce 

6 parfum n'a-t-il pas ete vendu trois cents stateres et donne au pauvres? » "II 
dit cela non qu'il se souciät des pauvres, mais parce qu'il etait voleur et 

i la bourse etant entre ses mains, ce qu'on y versait, il le relevait. " Alors 
8 Jesus dit :.« Laisse-la, afin qu'elle le garde pour le jour de ma sepulture, 8 car 

les pauvres sonl avec vous en tont ternps; mais inoi, je ne suis pas avec 

vous en tout temps ». 



rol.nr,' 



«Fol. 116'' 



210 LI'. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTK. |1621 

* a*2£yaü iJmtE^ocnr ii.WK ÜYUYIAC^A tonr 

onrÄUArrnJucjc e&o^ V}Err\rEvtECic vriEuu-nrcvic 

'onro£> a^aau ne OTJot^ont ea^aiai J~>ErmE<^- i 
e^oot 1 onroj> Ändc cuonr ea&^a'au kata CAftf>H^ 

rntTTetim .y iu^^r\ vnEvtETEvrjA^ ^h'^ot -y äe^a- 

1EK*XA*Ä JbAY^AÄ^OTS: v'ntaia^kok ündc <\?*\ VT1E1 <\?E V a 

ntu^-\ vnE'rHKA^i y ^i«a vnEK^'iEudic^mi üfia- 
ujHfM jcaak v e&o?% joErmi'^vi^ vnErts^ANANE'oc v rm 

E^^yOYt VtV^H^OT ÄUOK V ' A^TsA VntK^E «AK EY1AKA£>1 1- * 

nmA ^At*±)<juwt vtV^vn^ 1 NEUEJoonrn ^A^?nr?\ri •)• i\ci6\ 

fttrrC^mV ÜTlA;±)Mf>t tCAAK E&OSs 1 ÜUAT ■)■' ' VtE^ETHÄ^OT 1 > 
*KZ NA^ ÄEUHWOIE VriECUJTEUtnrujLy .y Ü"Ät*^C^U» 
EUO^yt T1EUV» £>l^p01TEt ÜTlAtKA^S V ^OITUi^y vnAHAOÖO 
ÜYIEK^VJ^ ErS\KA^\ ETAKt E&0?\ YtV)Vnt-j V 'UEÄEA&v- 6 
f>AAU *^E NA<^ TSEUA^ttYlK Ef>OK ÜTIE^TACEJO ÜrtA^H^S 

Gen. xxiv, 3 V)EJtmjyHpi sie. 

fFoi.ii6' ' - 1 ' heure du 4"jourdela Päque sainte (mercredi). 

I.ciiin de la Genese de Möise le prophete (Gen. xxiv). 

1 Et Abraham etait vieux, et avance dans ses jours, et le Seigneur benit i 
Abraham de toute l'acon. -Et Abraham dit a son serviteur, l'aine de sa 2 
maison, prepose ä tous ses biens : « Mets la main sous nia cuisse :1 jionr <jue :j 
je te fasse jurer au Seigneur, Dien du ciel et Dieu de la terre, que tu ne 
prendras pas une fein nie pour inon lils Isaac parmi les fdles des Cliananerus 
Fol.«6 T . chez lesquels je demeure; ' mais que tu iras ' dans ma terre oü je suis ne, 'i 
et dans ma tribu ; tu prendras la une l'emme pour mon fds Isaac. » 5 Le serviteur 5 
lui dit : « De peur que la femme ne veuille pas parlir avec moi au loin dans ce 
pays-ci, veux-tu que je ramene ton lils dans le pays doü tu es sorti? » 



[163] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 211 

- euat v ~'y\6q ty^ niet^e tnoo£> <\>-\ vtiev\ka;>i v ^?h 

E1A^O?n1 E&v02s V)ENTCH1 ÜYIAIUjTI •)• NEUE &kO^ J~>ETVnKA^>f 

A^<xif>K r\m tcj^uu üuoc ■)■ ^eeie^ üxiAiKA(>i nak 
neuyiek'ä^o'X: •)■ rtüo^ e^etaotö üvtE^ArrE^oc 
V)A*2s:^»k i- tKtdt vtonrc^iut ürvA^wfM jcaak e&o?% 

Ei neuak triASKA^i v tKt^y^T^ tKionr^Honri e^o^w 
£>Ar\AÄrtA^y v üuonort f>u* m*o^ üntpAc^o utta^h^ 

9 EUA1T -V -'OTO^ ATNA^tnr ^ATE^^fX: V JoAHAA?\0*X: 
flAßi^AAU y\t^()C A^uj^>k V\&<~\ E^&kET\AtCA*2S:l V 

TtA^m e&o^ V^Ew^rEviECic rnEuujnrcHC nm^o^vn 

IH^C * t^Hl EYnuJOT VlCmA joEmHÄßvCn VI^OTJ'l -V*Fol.ll7' 
ÜTO^ A<^y<x»Tll rt*2£:EV\l^AOC V)ENKA*k.HC •)• oto^ Acuono 

9 V)A.nAA»\07i] sie | tit. nA^m] « sr. 1. | nmpo^>Hi| sie, et o sr. j. 



fi -" "Abraham lui dit : « Fais attention! ne ramene pas lä inon fils ; ' le Seigneur, 
Dieu du ciel et üieu de la terre, qui m'a tire de Ia maison de inon pere et du 
pays oü je suis ne, * qui m'a parle et m'a jure en disant : Je te donnerai ce »Fol. U7' 
pays ä toi et ä ta posterite, il enverra son ange devant toi; tu prendras lä 

8 une femme pour inon fils Isaac. 8 Si la femme ne veut pas venir avec toi 
dans ce pays, tu seras net de mon serment; seulement mon fils lui-meme 

11 ne l'emmene pas lä. o 9 Et le serviteur mit sa main sous la cuisse d'Abraham, 
son maitre, et lui fit serment sur ce sujet. 

Eiinnr de In Genese de Moise le prophete (Xomb. xx). 



i 



Et les enfants d'Israel, toute l'assemblee vint ' ä la montagne de Sina * * Fol. n: 



.- 



dans le premier mois, et le peuple demeura ä Codes; c'est lä que mourut 

a. Grec : ei? ri|v spr.uov 2elv A. F. Siv). MS. R 4 . (Ciasca, op. cit., vol. i, p. 105) un lec- 
tionnaire sa'idique, a enEpHiioc hcüia. 



212 LE LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [164] 

ÜUAT «ÄtUAfiAU -V OTO£> A1TÜOU.CC ÜUAT •)• OTO^> s 

nt üuort uoioxnt J~>tN*\cnrviA'r«JurM -i oto^ 
Anriju^onr^ E^ertu^TCHC muÄÄfJurt .y :i oto^ rtAf>trn- * 
moc ^ujo'rjAj tu«JunrcHC t-r^uji üuoc v "ÄtÄuoi tnt 
Anuovnt lotnmAKO vmtrtcvmcnr üntuoo ündc v 
'onr'o^ to&tonr A^titvimt vr^CTN^ruurH Nitride v , 

Ä^E'ntrttvntvi ttvo^ jotnriKA^ vt3C MUS -v tnAiuA. ei- 
• poi. iis £»uaoir •)• thua Eitüuon c\^\ ix' uo^j «v onr^t üuon Ktnit 
vtV)m^ v OT*ht KtÄ'^o^i •)• cr^t tf>uArt -v onr^t üuon 
uuuonp tcua v 'onro^ <3^i ft*2£tu<ju'ircvic l rifcuÄÄf>'Jurt v ••• 
&ot\ (>ati^o vt^cnrn^r^rH v' t^trt^^o rr\xKTrm' 
fne^utiut^t >y oip'o^j ATj>noT E^ertnoir'^o v 
oto^ vi<jucnr ündc a^otoji^ ^cJ? M * t^^oir v 1 7 oto^> ■ 
Äw6c caäi rttuu'JunrcHC -v rttu^A^ujirt tt-^uji üuoc v 
s, X:idi ür»«Jj&k"JT onro^ euaonr*Y Ji^CTrtAr^rH hh?c v 8 

rt'^OK ntUÄÄf>UJN TTtKCON V OTO^ CA2£l UtU*\Tltn^A 

Nom. x\, S xidi] sie | tpEntmciiuJ sie. 

Marie et quelle fut entorree. 2 Et il n'y avail pas d'eau pour l'assemblee, et - 
ils se grouperent contre Moise et Aaron. ' Et le peuple protestait contre 3 
Moise, disanl : « Que ne soinmes-nous pas morts dans rexterniination de nos 
freres en face du Seigneur! 'Et pourquoi avez-vous amene l'assemblee du '■ 
Seigneur dans ce desert pour nous tuer avec nos bestiaux? 'Et pourquoi :> 
nous avez-vous amenes de la terre d'Egypte dans ce lieu mauvais, oü il n'y a 
*Fol.ii8 r . pas ä semer, ' oü il n'y a ni figuier, ni vigoe, ni greuadier, et non plus d'eau 

ä boire? » ,; Et Moise sortit avec Aaron de devant l'assemblee, vers la porte de g 
la tente du temoignage, et ils se jeterent sur leur visage, et la gloire du 
Seigneur apparut au-dessus d'eux. ' El le Seigneur parla avec Moise et Aaron, : 
disant : s o Prends le bäton et reunis toute l'assemblee, toi avec Aaron ton b 
fröre, et parlez au roeber devant cux, et il donnera ses eaux; et vous 



10 



Fol. 119'. 



13 



[165] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 213 

,, Ari"fH v Nturinfc&N<JutnH v 1 'onro^ äu^jctchc di'Foi.i« 

ei^ndc OTj^cj^'m -v '"onro^ u<junrcvic ntUAA^rt 
Anr^tuoir^ E^crrtAru^rvi ümu'^o fr^ntT^ -v'mÄ^ 

«otuuj'o't Numeri -i- i^Q7\ jotn^ntT^A v 1 "onro£> 

uuuiot v onro^ ^ccuj 1 v\*Ät*^crTAAr<Jj»rH rttu'rtcnntßi- 
i nixicnH v 1 I3 oto^ vtfX:tv\dc üuuut'chc ntuÄÄ^ujivi v 

*YAmt?\ortÄ \- •ÄtA'r^'JuoTjjj rt2£:trttNj±)H'f>i uthc*» 

12 XEnEneriMAjyJ nEnAtyiOT&oi] sie | 13 athot&o] sie. 



apporterez I'eau du rocher, et vous ferez boire I'assemblee * ainsi que les * Fol. U8*. 
i, bestiaux. a Et Moise prit le bäton qui etait devant le Seigneur, comme le 
io Seigneur lui avait eommande. '" Et Moise avec Aaron reunirent l'assemblee 

devant le rocher, il leur dit : « Ecoutez-moi, rebelies! Est-ce que nous vous 
ii ferons sortir de l'eau du rocher? » " Et Moise leva sa main; il frappa le rocher 

de son bäton deux fois, et il sortit une eau abondante, et l'assemblee but 

12 ainsi que leurs bestiaux. i: Et le Seigneur dit ä Moise et Aaron : « C'est votre 

foi qui m'a * sanctiile devant les enfants d'Israel 3 . C'est pourquoi vous n'in- »Fol. im*. 

13 troduirez pas cette asseniblee dans le pays que je leur ai donne. » ,:1 C'est 
lä l'eau de contradiction, parce que les enfants d'Israei protesterent en face 
du Seigneur, et il fut sanetifie en eux b . 

a. Le meme MS. Ii. 1 a correctement En&EXE ünEinrücnETE ET&&0 üvioi, d'oü 
il esl evident que le scribe a pris l'auxiliaire negatif ünEin- pour l'adjectif possessif 
nsnn pr^cede de la particle ü. — b. Lire Atp<rr&o, le MS. R' a Atp&fio. 



* Fol. 119 



214 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [166] 

l0 TtAuyHpi ÜmmjptnPCOPUtK vPXt^Artpuaut rtÄct- 10 
&HC 1 OTTvi ÜYUPPAtnT'-ü V "tvyuu^ Anr^AN^^O tpOK ,, 
tnr"X:ua Ü'UOC -V ÄtAUOT Äptu^?H? VltUAN tonrcvtocj 

oxo^ üit^^uavi Y^trt'yiKA^ fttnrpu-»ui üttuiwV lotrtonr— 

UfclÖ'Äl •)• ''UAftTtOUK^ "^E E^ouV^ 1 Üa\??H^ NÄUtN*^ •)• 12 

1 'it^Kivicic fc^rtAuyfcrtc 1 UAptmA£>oc v UAptrt'uAj>- « 
rttrtHt "z^e rt^yu-»^ 1 "mKX>>Hpoc £»n^ vtY^Hntvi v cnrÄccnri i, 
*Kt UApfcN*£:^?oc via« iMpcnr enrcon v onro^ onrÄccnn 
ftonruri uAftc^y^Tn 1 nan v 1: ÜT\tpuou}i £t<^?uujn i, 

17 A'T^puJ^UL) rAp rmtnrjJjrmO'r £&0?\ 1 E'ÄtVmt^A^A*^ i- 

Vyjuitßi j- ct£>icnri vpjuonr t'V^onrn «^Artnti^uJO'r 
^?cnr<ju«xn ^t ^tn^^ui ütiapayiouoc ^iuot v 
moi.120. 19 rtAmt wm^n rt'^toTOtt nt&tn v ' etäuak vmiÄnousÄ ig 
e'&o^ »v rtjopvn JotNOTUt^'Äct&kVJC ct<i*2si rmtnpvYT^rvi 

Prov. i. 11 nnE«-j^i"n] sie, lire rnen- | 12 ;>iXEnnKA£>»] n sr. 1. 

Des Proverbes deSalomon (Prov. i). 

'"Mon fils, que des hommes impies ne te seduisent pas, et ne consens ,,, 
pas. H S'ils t'incitent en disant : «Viens, associe-toi avec nous pour le sang, n 
et cachons dans la terre un homme juste injustement; " engloutissous-le 12 

* Fol.119'. vivant comme les enfers, * et supprimons sa memoire dr la terre; ' ' saisissons 13 
sa grande fortune, remplissons nos maisons de butin; M jette ton lot che/, r, 
nous : faisons-nous une bourse tous ensemble, ei qu'il n'y ait pour qous qu'une 
seule bourse. » ' ' Ne fais pas route avec eux, et detourne ton pied de leurs 15 
sentiers; ,7 car ils tendent leurs filets sur les oisraux Injustement. '"Gar ils 17- 1 s 
sont associes pour des meurtres ; ils entassent pour eux des inaux, et la ruine 

i'oi. 120'. des gens liors la loi est alFieusc. '"Ce sont les voies de tous ceux ' qui m 
aecomplissent l'iniquite : dans l'impiete ils emportenl leurs ämes ä eux- 



[167 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 215 

20 üum üuuionr y '^co^piÄ *^e cej><juc Ef>oc ;>mmujin 
t&kO^ i oto(> V^ENmm^AisÄ i- cj^oyi JoErto-rnA^HCiÄ v 1 

,,, ''«V^hi *^t Jotvmi^AK^ rnErucEfcrttAionr v ct'^iuMjy 
üuoc v ACKHn 1 *ke joErmm-r^vt vtieWäuj^ v neu- 
mmr^H 1 rnEvu&kAKi v cäuu üuoc E^trvec^HT äüj> 

22 'rtCHonp m&EH v 1 E^tmAnmi^uucyr äuo't« «"jut^uwi 1 
rtonpdi^ymi •)■ ritAi^vn «^t 1 etoi fi^t^tftnwTum 1 

33 EVlujuuy •)■ EIAnrt^ÄCE&vHC UECIEYHKA^ ' J J! OTO^ 

atu^yii tnr^A&kHonn 1 JoEtt£>ANCo;>i •)•' £>YmTVt ^na;)^ 
V^AnEN'^vmoir TtonrcA , x:i rne'TTAnicji v ^«A^CA&kUJintrt » Fül ,, fl . 

.-,, *k.E EYtACA'Xl V ' 4 erH!fc.H NAmOIP^ OTO^' ÜTlfUNCUJi- 

*ieu )■ onro^ «Ai^u^jy vmA'ssfX: e&o?\ v rtA^E^^H 1 - 

25 IE« ANTJE ■)■ r, A?^A NA ^EHEtt^t NNACodm V 1 ^^"C 

NCETA*2£f>HO'W ATA V NACO^S !fc.E VIA^E'lETI^^^HIErt 

2,; EfUJOT 1 AN V ' 6 E^&kE^?Al ÄNOVC 1 £>«JJl ^NACUjI&I ^? H ' 

E'ssETviE^rtÄKuj v 1 ^na^a^i *^e E^yjun a^^anj eäen- 

| ÜHHOT ÖÄtOTCJUA-j E&kO?s •)■ 37 NEU I EJ±)'JUV\ A^JAjAttt 

EÄEn'^Hrtonr ffXEonruHJO^HE^ v vtüT^o^ V^EVttnr^cr^ -v 

21 ACKHtt] sie, lire -sjlhh i 22 «oTÖtunm] sie, lirc hnot- | 26 EXEmEntniKm] iako 
aj. sr. akiu [ 27 ftxtruuix.n] sie, lire -OTiuxn. 

2o meines. -"La sagesse est chantee sur les routes, et dans les carrefours eile 
,, est en conliance; -' sur les sommets des murailles eile est proclamee ; eile 

reside dans les portiques des puissants et aux portes des villes : eile dit, son 
22 cceur etant ferme : -' « Tout le temps que les gens saus malice garderont 

la justice, ils ne seront pas confondus; mais les insenses, etant avides 
.: de mepris, sont devenus impies detestant le bon sens, - 3 et exposes aux 

aecusations. Voici que je vous proposerai * une parole de mon esprit, je * Fol. i2o\ 

24 vous ferai connaitre ma parole. SA Puisque j'appelais et que vous ne m'avez 

25 pas entendu, que j'etendais mes tnains et que vous n'entendiez pas; 2 mais 
que vous tciiiez nies decisions comme non fondees, et que vous ne preniez 

26 pas garde ä mes reprimandes ; "'' pour cela, moi ä mon tour, je rirai de 

27 votre perte, et je serai content, si la ruine vous arrive, " 7 et s'il vous survient 






30 



210 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [ 168 1 

CUAiEU t^>ua-itri ETE^Cua^ T\cum\ VtTSfc^AVtCAUVttl^uuO'r V 

oto^ 1 fmcyrxtJin v "'ATUtcnt^co^tÄ rAf ) onro^ *> 

TrunoT'uu^n v onro^ etecj vnoTUE^Äct^HC -v^H^ua sa 
r^f> "ÄtfcTtdt ftrtsÄTsUJonri ft*2£ovtc cnro^ crtV^tHJ&OT v 

Tit. mnpo<J>Hi] sie et t sr. h. 

im bmilcversement, tont dun coup, cl si la catastrophe vient commc im 
»Fol. ui r . ouragan, et si la ruine vous arrive, * et s'il vous survient ecrasomenl el 

destruetion. - 8 Car il arrivera lorsque vous m'implorerez, que je ne vous JK 
ecouterai pas; des malfaisants nie chercheront et ne nie trouveront pas, 29 car _>., 
ils ont ha'i la sagesse, et ils n'ont pas choisi pour eux la crainte du Seigneur. 
: '° Ils ne voulaient pas prendre garde ä mes conseils, et ils se moquaient m 
de nies paroles; '"pour cela, ils inangeront le fruit de leur voie, et se 31 
rassasieront de leur impiete. 32 Gar, parce quils auront fait violence aux , tj 
• Fol. 121'. jeunes, alors ils seront inassacres, et une enquöte perdra * les irnpies. 

"Mais celui qui m'ecoutera demeurera dans l'esperancc et sc reposera en 33 
seeurite de tous les niaux. » 

Legon rfr Zacharie le prophete (Zach. xi). 

"' Et les Chananeens connaitront les brebis qui sont gardees, parce w 



[169] LA SAINTK FETE DE PAQUES. -ilV 

eäuaoit 1 crro£> &\6\ \\*\t\ fi^An onr'o^ <M£>nonr eV^otu 
^yßi^i üuA^fi i t*itvn l rto'> ft^uj«ijy\t •*• ETfÄm' , 2Suji^> t&o*> 

'• s ' 6 * rtA'XA'Ät *k.t at*ä«ju fi^ATi l YTifc'i;>ujio'r sihji^'at- 

tri AT ttA^CA'ÄS rtOnrUE1t^72\HOT -V 1 m^^HI A^iJU^OT*Y 

via<^' ftoTÄrtouuÄ v rtA^mVoT ca^o^ nA^CAÄi rtc<jut 

Zacharie xi, 13 ü<J>j>h^| -j sr. 1. 



12 c'est unc parole du Seigneur. '- Et je leur dirai : « Si c'est, bon ä vos yeux, 
donnez-moi apres l'avoir fixe mon salaire; sinon, renoncez-y. » Et ils 

13 fixerent mon salaire : trcnte pieces d'argent. ,:i Et le Seigneur nie dit : 
« Jette-les au creuset, et observe s'il est approuve commc nous avons ete 
*juges ä cause d'eux. » Et je pris les trente pieces d'argent, et je les ♦ Fol. 122', 

14 jetai dans la rnaison du Seigneur au creuset. "Et je rejetai mon second 
bäton, corde de inesure, pour detruire la cohesion entre Juda et Israel. 

Psaume xl. 

,. s . * Mes ennemis m'out dit du mal; ** ils ont decide du mal contre moi. 

7 7 II entrait pour voir, disait des riens; son cceur a amasse sur lui l'iniquite; il 
«• sortait, parlait contre moi 8 * encore. Tons mes ennemis chuchotaient 
contre moi. 



218 LE LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTK. [170] 



foi.122'. tTArrt?sicm kata. uAnotori kzt\ t\a 

ATtpo-rcodru £>iW vtctÄucmt rtmc 1 h>tNonr , xop , X;c 
™0C? OCJ l OTO ö vtctjooo&t^ v •«at'ä'x» üuocm Ät 1 - .-. 
ümmjptNAtc V)tunjyAi v ^ttttttonpuyttopitp "j^ni 

oxon otuow ftco*Ätrt' vnoic ittAujtrtcoTtrt^ v onro£> 
► Fol. 123-. äcäo«j«jj * ££?>" BÄcmttjÄ^c t^p«JJnt5i v 1 s etatvi3,t ■ 
•h.E «»tnmA'-ttYnHG Anr^ptuptu 1 tT^u» uuoc v 
•ÄtnAinAKO o-rm v 9 «e o^ron 1 jaj*äou tap t*\ ü^?aV ■ 
tß\o^ V)Ao*ruwjy v oto^ 1 hHnoT fmi^MKi -v '"n^tm u 
■kt fiÄBVHC m*2S:A<^ nu*oir v Ättü&vtonntntnonrA^V^^cs 

tap ctntuujntrt ftcwonr ru'&trt v änok *k.t -^Ntuu^tn 

Tit. ETArrewonl n sr. o | ke?v] * sr. ke | Matt, xxvi, 3 rtxtnAp^HtpE-rc] sie. 



*Fol.i22'. " Erangile selon Matthieu chapitre lxxxi (Mat. xxvi). 

: ' Alors les Princes des pretres et les Anciens du peuple se reunirent dans :i 
la cour du grand-prötre que Ton appelait Caiphe, 'et convinrent de prendre 4 
Jesus par surprise detournee et de le faire mourir. " lls disaient : « Ne faisons -, 
pas cela pendant la fete, pour qu'il n'y ait pas de tumulte dans le peuple. 
f ' Jesus etant ä Bethanie dans la maison de Simon le lepreux, 7 unc femme «.- 
vint vers lui, ayant en maiii un vase de parfum de grand prix, et eile le versa 
♦ Fol.123*. * sur satete quand il etait a table. 8 Ayant vu cela, ses diseiples murmurerent, 8 
disant : « Pourquoi cette perte? "Car il 6tait possible de vendre ceci tres g 
eher, et de le donner aux pauvres. » "' Sachant cela, Jesus leur dit : o Pourquoi , 
faites-vous peine ä cette femme? C'est unc bonne ceuvre quelle a faite pour 
moi; " car les pauvres sont avec vous eu tout temps; mais moi, je ne suis pas n 



[1711 LA SAINTE FETE DK PAQUES. 219 

, 3 e2£env\acujiua EnÄmKocn v 1:! auh« ^äuj üuoc fix- 
iert 1 •2Se^7ula tncnrrtA^ujivy v un^?t'rArrt^son*Fo!.i2.r 

i, tnAi<MC£jms' &\<J[ tnrutnH rt^c •>•' 14 ioit A^^yt rt<s^ 

15 Äfc'lOT^AC r\SCKA^^1HC ■)• ^ArHAf^HEfETC '^EÄA^I 

^ua fnAivi^ 1 vntm*HttO'r v ftttujio'r ^t Anrctunvnc 
i6 ntuA^ &\ rt<3^ ü^ rt^AT v l() onro£> tcÄtmucHOY 

i»; I,; £-tt&fc^?Al n<MfH*Y E>UCJ2£;UJI UUOC ftQSfc'TKiC •)• »Fol . 12V 

*2St^HT\T\t änok' eitlem ftwctrry w'ntciuu« v uoT^m 

13 rtunen] ntn aj. sr. 1. par irne niain poster. | Tit. V}EmcA] sie. 



12 avec vous en tout temps, ,3 car celle-ci a repandu ce parfum sur mon corps 

13 pour ma sepulture. ,s En verite je vous le dis, lä oü sera preche * cet evangile * Fol. 123» 
dans le monde entier, on dira aussi ce que cette femme a fait en souvenir d'elle. » 

14 " Alors Tun des douze, cclui qu'on appelait Judas Iscariote alla chez les 
y 3 Princes des pretres, ' ' leur dit : « Que me donnerez-vous, et moi-menie je 

vous le livrerai? » Ceux-ci convinrent avec lui de lui donner trente pieces 
ifi d'argent; ""' et depuis ce temps-lä, il cherchait une occasion de le leur livrer. 

//" heure du '/" jour de la Päque sainte mercredi). 

D'lsaie le prophete (Is. xxvm). 

16 ' "' A cause de cela, c'est ainsi que parle le Seigneur : « Voici que je» Fo i _,._..,, 
mettrai aux fondements de Sion une pierre de grand prix, de thoix. ä angle 



220 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [172] 

ErtAj±)Ev\ccnrEtt^ yicoiyV nko^ caP\o^ t^Aino^ rmEC- 
cew\ v (yr'o£> ^?h E«rtA£y\ t? otJ l rtvtEtjrdtujmi •>•' i7 üto^ \i 

ue^nawi rvA^yujyn E^ArtUArtoir'uj^ .* onro^ ww ehep- 



NÄEcnrcAPAttwoT ■)■ ih uhtiujc vtCEEpriKEuu?^ vtieien- 



IX 



•ZviÄ^WKH ei'oj ü^JULonr v vtEJunEiErt^E^iuc tigern 
Moi i2v. ntuÄutrt'Y nneckhn 1 ApEujArt^cA^AUHo-r i eicuuki 

e^uuien y t^tntnEj±)'JL»Yn nac EOT^u-imi v '''AcujAm 1!1 
e&o^J ^ntmmNOT ECEdimmonr -v ™e£>oot nAcmi 
N^AttÄiotnH ■)• ot'o^ onrort crr;>E?\r\tc vtAujuayit 
tc^u^onr üthe2£ujip£> v dic&n-u ec^ieu 1 '"tih ei^eä- 20 
^uu«ä i J üuort jyx:ou üuort EEp'vto^Eum v änon *^e enoi 
n*Ä*Ju&k E^pEvuyuuoT 1 *^ eV^otn v '' E^Eiuaricj ü^?ph*^ -1 
u'y^TJuonr vnEWÄCE'fciwc -v YnEcjuj<x»ni Joen'-^Joe^^ot 
fnErA&iA«Jurt v V)Enonr*ÄUJirti E^Ei?^ vtvtEt-^&HOTi 
V>EnoT^ujiP^ e^oi vuyAuji riE^x^m *ke E<^Ep^>u-t&k 
V^etio'tuei^euuo v onro^ tnr^yEUUo'm m^ü&ovt v 

I.s. xxviii, 18 fmecKHrtl'sie, lire -iahh | eicu»k»! 1 sr. 1. 

sortant precieux, ä ses fondements ; et celui qui s'y fiera ne sera pas oonfondu. 
17 Et je placerai une sentence en esperance, et le salut sur 111a misericorde n 
sera sur les demeures'; et ceux qui esperent en vain sur le mensonge, car 
l'ouragan ne vous sautera pas, 18 de peur qu'on ne supprinio aussi votre w 
alliance avec la inort, et votre esperance avec les enfers ne subsiste, si l'ou- 
l'ui. 12'r. i'agan * vient sur vous, vous screz pour lui la vague. " S'il pait de sur vous, 19 
il vous emportera; le jour il passera au matin et un mauvais espoir arrivera 
la nuit. » Apprenez ä ecouter, 20 angoisses; nous ne ponvons pas combattre, et 20 
nous sommes trop faiblcs pour nous rallier. Jl II se levera comme la montagne 21 
des iinpics et sera dans la vallee de Gabaon; dans la colere il fera ses 
oeuvres, ouvrage d'amertume, et sa colere agira etrangement ; et etrange 

a. Le texte bibliquefl'attam. op.cil. traduit correctement le <jrec, hauet« *.hh e£ah,"ji. 



26 



[173] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 221 

t'&o^ v cnro;> tTjyujrq e&ots 1 £»rurmdc c^^Auii} .yi 

i^OOnr' HHf^ V tt «^NACO&'Y Ünt^Äf 0*25: Ün^^t^E^^UAPi 

ftcrrcoirö rttuonr^uji - c oto^ ttttdic&uji V^trH^^n 

' ^A?sUOC r »Fol. 125- 

CA&kO?\ ürtEKÄrwO'r -v cuuitu t^ot ft^u^tu Tide •Ät'Y' 

22xEAncunEu]sic,lirexEA»- | 26F>Eru;>An]sic | tit. iiuahhhii « 3 sr. h | KE?^]?\sr.^E. 



2 sera son courroux. * 2i Vous-memes, ne vous rejouissez pas, et ne triomphez «Fol. 125 
pas sur vos liens, parce que j'ai entendu des oeuvres aecomplies et tranchees 

i de la part du Seigneur des armees, qu'il fera sur toute la terre. 23 Ecoutez et 
vous entendrez ma voix ; faites attention et vous entendrez mes paroles. 

24 1A Est-ce que celui qui laboure labourera toute la journee, ou preparera-t-il sa 

25 semence avant de travailler la terre? " S'il egalise sa surface, n'est-ce pasalors 
qu'il semera un peu denigelle et de cumin, puis il semera lefroment et l'orge... ? 



2« 



* f 'Etnous serons instruits dans le jugement de Dieu et nous nous rejouirons. 

' ''*«"'"'' VI. »Fol.185' 

* Gueris-moi, Seigneur, parce que nies os sont agites, * ' et mon äme est 
troublee ä l'exces. 

(Ps. lxviii) ,8 Ne detourne pas ton visage de ton serviteur; exauce-moi 
vite, Seigneur, parce que je suis adlige. 



222 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAIXTE. [17'.] 

ETArrE:Mort kaia luuArmHN ke?\ \ca 

•'nfSAtj ^e vohc *xe*\not aia^t^h uj^opiEf» v n 
onro^ onp m*^ «A'sot-j nAtujri na^uei e&o?% jbtrriAiO'r- 

nOT •>• A?s^A EO&E<.\?Al All EIAtOnTNOT V ' s <^>iujrv UAlUOT 2s 

üyiek^hpi i onrcuH onrn aci e&o^ V)Em^?E ecäuu 
üuoc äeai^üjot» •)• \iA^m on -y na^^o-t -v "'vtmH^y *^t m 

» Fol. 126'. OT« ENA^Ö^J EPAI^ •)• ^A^TC^^EU ' UAVXLUJ ÜUOC V 

•äeotJoapa&ai mTAeujuuvn £> ANKE^uuonrm *k.E «ätäua 
üuoc v ÄtonrArre^oc mTA^CA'Ät neua^ e&o?% 
V}tm^?t v "'A^Eponruj n^twc t^i" üuoc -v "äeei- m 

ACyju*™ AN fPÄETAICUH Ett&HI A?\^A E^^EilHHO-r -V 

31 *\«o*r rtj>AT\m rnETiAtKocuoc v ^yiot viAp^ujirt fne- n 

Y1A1KOCUOC ETE^n«^ E&O*» •)• :i -OTO^ ÄNOK ^>ua AlujAN- 32 

6\c\ e&o?s ^AnKA^i v E^ECEKonron w&en ^apoi v !! ^?ai a 
•z^e t^xiw üuo^ tcy^UHmi nuaonr •>• äeJoehauj üuonr 

^NAUCr 1- ^A^EpOnrü* V1*X:EYUUHUJ E<-J«X«JU ÜUOC •)• M 

•ÄEÄrtou ANcu-riEU E&kO^ V^Ermmouoc v ^En^c jyon 

*lul. 12G- UJAENEJ> -V ' OTO^> TC<JUC m*OK K'Ä'JU ÜUOC •)• *SE^UJ^ 
Jean xn, 27 nmc] sie | 28 uaiüot a sr. 1. 

Evaitf/ile sehn Jean chapitre xxix (Jean xh). 

-' Et Jesus dit : « Maintenant mon ame s'est troublee, et que dirai-je? Mon 21 
Pere delivre-moi de cette heure; mais pour cela, j'en suis venu ä cette heure; 

28 Pere, gloritie ton fds » : et une voix vint du ciel, disant : « J'ai glorifie : je 28 

♦Fol. 12«'. glorifierai de nouveau. » 28 Alors la foule qui se tenait la ayanl entendu, ' disait 29 
que c'etait le tonnerre; d'autrcs disaient que c'etait im ange qui lui avait 

parle du ciel. '"Jesus reprit disant : « Ce n'est pas ä cause de moi que cette 30 

voix s'est produite, mais a cause de vous; "maintenant c'est le jugement 31 

de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera rejete; '"'et moi-meme, '<2 

si je suis eleve hors de la terre, j'attirerai tout le monde ä moi »; " ceci, il le ;| 

disait en indiquant de quelle mort il mourrait. " La foule reprit disant : « Nous 34 

♦Fol. 126'. avons appris de la Loi que le Christ demeure eternellement; * et commenl 



[175 LA SA1NTE FETE DE PAQUKS. 223 

35 :J5 TitÄtmc ttuuonr .y mt^ kekot^s Vicvionr 1 monou-imi 1 
V}tmn-mo*r uo^yi onrvi V)Eftrucnr<Jumf -y ^oc mcnr<jumi 
rnEvvttvmo'r -y cJ*n^ vtieutieuth^aki ^A^töv^r^OT y 
■st^H tiJNAUo^i JoErmt^Ajo e^eus an äeac-juouji 

^iiia rnE^NEf>u}HfM ÜTuenruMm -y 

E&0?\ V)EVtiEr,EKlVJ^ YTtHf> 0^7H1 

5 •'oto^ A^o^n vt^E ' enorm a onro£> a^evai e'Vjoyw *f i. nr 
e*Yat^h tiCAV^onoN onro^ ;>HTim \c rum a^uo^ e&o^ 

g V^Ertvn^onr rnETtdc r, ovo£> Aiöj>t e^>at y onro^ ;>vmv\E 
tc cnrcuH triE^pyi eica^i vieuv» e&lü?\ V^enyuhi -y cnro;> 

35 e^jeuii e' aj. sr. 1. | Tit. A"X.n»Aj sie I ninfo^Hn] sie, et o et n sr. 1. 



:t: 



dis-tu, toi, qu'il faut que le Fils de Thomme soit eleve? Qui est le Fils de 
rhomme? » 3i Jesus leur dit : « Encore im peu de temps la lumiere est parmi 
vous; marchez donc dans la lumiere, tandis que la lumiere est ä vous, pour 
que les tenebres ue vous at-teignent point, parce que celui qui marche dans 
36 les tenebres, ne sait pas oü il va; iG taut que la lumiere est ä vous, eroyez ä la 
lumiere, alin que vous soyez fds de la lumiere. » 

7 rl ' lietnr de la 5" nuit de la Päque sainte (veille dujeudi), 

D'Ezi-cliicl le prophete Hz. xliii). 

'Et un esprit m'enleva * et me transporta dans la cour interieure, et . , m] ,.,- 
c voiei que la maison se remplit de la gloire du Seigneur. ' Et je me tins 
debout, et voiei une voix de eolui qui parlail avec moi de la maison. ei 

PATR OK. — T. X.W. — F. - J. 15 



» Fol. 1-27 



224 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [170] 

WW\ «KmjyHfl Ü^^>^U\ 1 AK5UT t^UA ÜnAttf>OVtOC * 

ntu^uA vr\^yEvriAici üitvi^dA^A'r'X: v sui e*ie<-jna- 
")<jurn vtJoHionr N^&EnA^Att v h>Ert{3uw\ ünvu ixY\\ci\ 
vyAtnt^ v cnro£> nnetihi iima «-ü^>e& üyia^a« Etftnr- 
A&k ■)■ "X:fcriu«Juonr vtEurtonp^-orroTUENOC fth)f>Hi h>Ertrtcnp- 
norm^A v NEurtsh><Juit& rnErtonr^nrrtnruErtoc i 
* btvnoTUH"! •v s )r)t«v\ , x:m«^oir^uj üv\Af>o V)AiEvmonr- » 
^xjucrr v onro^ NAnronrE*x:f><Juoir V)A'«rmo'rE2S:f><-uo*Y x i 
\~c£ilx vnA*X:ot ü^^h*\ ENACÄuom üuoi rttu^oir \- 
oto^ Anr<JUf>E& unAf>AN E^cnpAßv v V}EvmcnrÄNOusÄ. 
ena^m?* üuuucnr onro^ AtV^EuV^umoir V}ErmAÜ&tm v 
muh>trmo'r)~)Ujr-iE& v ij oto^ ^not ua^ot^uj ürtcnr- » 
normpiÄ mjutrt*V)UJi*iE&k rntnonr^noronrutTioc e&o^ 
(>apoi v onro^ *^NA^yuur\i btmoxuH^ ^aey*e;> v 

"'crrO£> VVttOK ^"^K nujH^l Ü^P^US V UA1AUETCYH ÜYISC^ 10 
ETMYH •)• OnrO^ CENA;>EPi E&O^ ^ANOnTttof^ V ttEUTiEC^O- 

Ezech. xliii, 7 h)EHnoTnoitHp»Al sie, lire -nopniA | 8 iiATOTEXpi"OT sie, Hre 
ha- | 9 HHo-rnoHHjMA] sie, lire -nopmA. 



Iliomme etait debout pres de moi, 7 et il nie dit : « Fils de l'homme, tu as vu - 
le lieu de nion tröne et le lieu de la trace de mes pieds, la oü habitera mon 
noin au milieu de la maison d'Israel eternellement. Et la maison d'Israel 
ne profanera pas mon saint noin; car eux et leurs cliel's dans leurs prostitu- 
-iiiii-jT'. tions et les meurtres de leurs chefs * au milieu d'eux, "en mettant ma porte s 
pres de leurs portes, et mes poteaux pres de leurs poteaux, ont reiulu 
ma muraille comme coutigtie entre moi el eux, ei ils ont profane mon 
saint noin dans leurs iniquites »juils commettaienl. et je les ai eerases dans « 
ma colüre et dans leurs meurtres. 9 Et maintenant qu'ils eloignent de moi 9 
leurs prostitutions et les meurtres de leurs cbefs, et j'habiterai au milieu 
d'eux eternellement. '"Et toi-meme, fds de lliomme, montre ä la maison io 
d'Israel la maisun, et ils se reposeront de leurs peebes : (montre) son aspect 



[1771 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 225 

£tf&E£tu& ttl&tN HATAnOT V 1 OTO^ fcK£C)r)Al mimt 



Eäujh )• 



tTArrtwo ka jujn k*^ 

17 17 ttt&kt<5?<M CJUH Ü'UOi ffÄfcUAluin «ÄfcÄNOK ^NA^^" 'Fol. 128' 

Tit. EVArre?\ia] sie, et o sr. \ \ ka] sie. 



ii et sa disposition. " Et ceux-ci recevront leur * cbätiment pour tout ce qu'ils »Fol. vin-. 
ont fait; et tu decriras la maison avec sa strueture, ses sorties et ses entrees, 
sa substruetion et toutes ses ordonnances, tu ies leur montreras et tu les 
decriras devant eux, et ils garderont tous nies reglements et toutes mes ordon- 
nances; ils les mettront en pratique. 

Psaume lxviii. 

2 - Rends-moi la vie, ö Dieu, parce que les eaux sont entrees jusqu'ä mon 
äme. 

17' Ferset (Ps. lxviii). '' ' D'apres l'abondance de tes misericordes, regarde 
vers moi. 

Evangile sehn Jean xxiv (Jean x). 

17 "C'est pourquoi mon Pere m'aime, ' parce que je donnerai ma vie pour *Fol.i28' 



226 LE LECTIONNAIRK COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [178J 

«HAV^T^H c5W^ Ort VtlAdnC ls ÜUOr\ S>?\\ ü*7\\ UUOC 18 

rtioi )• &?\7\& ÄrtoK tn^X^ üuoc tV)f>Ht t&o?\ ^noi 
üuat^ )• onrovr\ t^i^yt üua't i^^c •>• oirorr^ 

t^yiujf Üuat Oft tÖtlC V «At"lfc *^EVt10?sH EIAtdnC 

rVioicj urt^tuai v 1 Hl erregten ^ <ym A^yuint h>zn-~ l9 
rmoTt^At t«&t l rt<MCA'2£i v ^^rtuH^y "ivt 1 t&o?s vtV^m- 20 
ono v rtATT^uji 1 üuoent *2£fccnrort onr'^tuujirt rttu^^ -v 
oto£> ^ofcvt ttt&tonp ititrt'cuuitu tfo^ v 1 -'^»ArtKt- 21 
^uaerrvu ?±t rtA'r'Ätu imoc v < Ätrt^tcA l< 2St rt^ono^uaut 
»Fol. 129'. AttTTt t'oTort cnr^tuuuvt rttUA«^ um enrort j±)*x;ou 
vtonr*^e'u^rt v AOT<Jurt vtrttn'&kA^ rtOT&t?s^t v 






rtkjuio'r ^Artco^rtt<^rtE dteuvt ^^\ t^Avt^octnr^H •>• 2 

Tit. iinEEÄuip^] sie | >|ia»,uo] sie, et o sr. u 



la reprendre. '" Personne ne nie l'enleve, niais c'est moi qui la quitte de i8 
moi-meme; j'ai le pouvoir de la laisser, j'ai le pouvoir de la reprendre; c'est 
le commandement que j'ai recu de mou Pere. "Alors une division se lil ig 
parmi les Juifs au sujet de ces paroles; 20 beaueoup d'entre eux disaient : 20 
« 11 y a un demon avec lui et il divague ; pourquoi l'ecoutez-vous? » 2I D'autres 21 
disaient : « Ces paroles ne sont pas celles d'un homme qui a un demon avec 
•i 1,1.129'. lui : *i\st-il possible ä un demon d'ouvrir les yeux d'un aveugle? » 

.7" heure de la ') e nuit (!<■ la Päque sainte (veillc du jeudi). 

Psaume liv. 

J2 * Ses paroles sont plus onetueuses que l'liuile, et ce sont des fleches. agl 
a Ecoute, 6 Dieu, ma priere, et ne dedaigne pas ma supplication. 



[179] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 227 

3 3 OVOJ> t^^H V}EVlßiHttAmÄ JoEmiHl ÜCtUUJyi HiKAK- 

ce^t e^u^ie^ v aci rrÄEtnr'c^mt EfEonrcm otuo ! ki 

EAcV)OU]c)EU ÜTHUO'k.1 1- ACSOU)^ EÄtmt^Ä^E V 

5 ETTAnAKO üviAv'co'ÄEvt uj<juy\t )•' >rtt onoo« uj^ou rAf 

E*Y U^?At E&0?\ CAT^u*! i\H NCAUEfM ■]■ OTO^ inOT- 

6 nHiionr vmi£>HKi v onro^ rtAnr'ü&oft E^ocm ■)■ 6 vhc *^e 
ntÄAtJj n^ot ^e'^ac v äV^u^en lEnEv^yV-jict riAC •>• 
ono^uaßi rA^ 1 enane«^ ETACE^>^vx»5i ^ ?°M nJohi V l7 VtCHOir 
ru&EN ni^hkv ceneuutievi .y oto^ e'^ujti vtieien- 
onruju) cnrcm jysou üuujhen EE^nE^viArtE^ rtEuuaonr 
ncmot ni&evi i- anok *2^e ^neu^^n Art 1 «chot 

s Nl&kEN •)• s ^p»H E'lACdn^ ACAi«^ V Ac'e^O^TI TA^> Vi^A^C 

g Ü'TCACUmA imAtCOÄEtt V * tTTÄmKOCl •!• ''AUVm *Y*äuji * I'.pI .130'. 

ETArrE?\io] sie, et o sr. i | Marc xiv, 3 ftXEOvcj>mj] i- presque oblit. j rtAp- 
2i.ocl sie. 



Evangile sehn Marc xliv (Marc xiv). 



:J : ' Et pendant qu'il etait ä ßetlianie dans la maison de Simon le lepreux, 
etant ä table, il vint une femme ayant un vase de parfum de nard pur d'un 

i grand prix; ayant brise le vase, eile le repandit sur sa tete. * ' Quelques-uns »Fol. 129'. 
murmuraient entre eux : « Pourquoi sc fait-il une teile perte de ce parfum? 

5 s Car on pouvait le vendre plus de trois cents stateres, qui seraient donnes 

6 aux pauvres, » et ils s'irritaient contre eile ; 6 mais Jesus leur dit : « Laissez-lä, 
pourquoi lui faites-vous de la peine? Car c'cst une bonne ceuvre qu'ellc a 

7 faite en moi; T en tout temps les pauvres sont avec vous; et si vous voulez, 
vous pouvez leur faire du bien en tout temps, mais moi, je ne suis pas 

8 avec vous en tout temps. 8 Ce qui la regardait. eile la fait ; car d'avance 

s eile a oint mon corps avec ce partum * pour ma sepulture. 9 En vörite je vous » Fol. 13c 



228 LK LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [ISO] 

uuoc NUA-ittt 1 2£e^?ua eiotna^hjusuj ün<METArrE?\iort 

eia'^ai &\<-\ tTutxi nac i J lu onro^> iot^ac tiicka- ,„ 
pi^ivic «v nioTAi rntn^S 1 a^^je nacj ^ANtAp^N^^c i- 
^s«A fntcjiwcj nuaonr v "üttuacyr *^e hATcaintu „ 
A-rpAvyi v oto£ Anr^ na^ rtonr^AT v oto£> na^kuji*Y- 



A*x:Tir uym'Äuup^ utie mEmriAC^A t^x 
äuujc thtipo^?hiwc 

'c<ju*ieu eticaäi ürtdc ^?h nAtjCAÄt üuotj e*xen- 1 

Mol.iiu . ÖMTIOV T1H\' UTMC?s V NEUEttßlE^'r^H NtßiErt EIAIENOT 

e&o^ Vdenvika^ji 1 npui v epäuu uuoc '«XETOsvm rt«**»- % 
~\tr\ e&vO^w V^Ermi^T^vi ^ponr 1 mtnKA^J v EU&E^?At 
EtEö*t urtuji^y E'ÄETi L öHTio'r fmE^N'rto&i ^pcrr v 'an 3 
ETtuojy^ n*xe£ etcoyi ft'ionrvynEUConrEnnoT EpHcnr 

Tit. Mnüxiupg] sie, un trou au-dessus de u | Arnos in, 3 EX.tn«Hnoirj -j- nHpoT 
barre. 

lc dis, lä oü scra preche cet evangile dans lo monde entier, on dira aussi ce 
que celle-ci a fait, en souvenir d'elle. » ,0 Et Judas Iscariote Tun des douze, i 
alla vers les Princes des pretres pour le leur livrer. " Ceux-ei l'ayanl entendu 11 
se rejouirent et lui donnerent de l'argent, et il cherchait comment il le 
livrerait ä propos. 

6" heure de la 5* nuit de la Päque sainte (veillc du jendi). 

Arnos leprophete (Am. m). 

1 Ecoutez la parole du Seigneur, qu'il a dite sur vous, maisou d'Israöl et i 
* Fol. 130». sur * toutes les tribus que j'ai emmenees de la terre d'Egypte, disant : ' « C est 2 
vous surtout (que j'ai connu) parmi toutes les tribus de la terre; c'est 
pourquoi je me vengerai sur vous de tous vos peches. 3 Est-ce que deux 3 



[1811 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 229 

, EmH^ i- 'an t^tu^tu vfÄEonruonri e&o^ V^en- 
onrtA^uyujHvt uuoinftj ^ofsc an e^eotuac üuonri v 
•^ vtnt^cuH e&o^ )~)Ertm^&H& eyvih^ v a^ujteu- 

5 ;>uu üfcU i\$>7\\ V 1 •' ATI E<^E£>Et Vf2£EOT£>A^Vn £»lÄtrmKA£l 1 

e rmonrjyEmA^E^w ''Art E^EOircA^ml; uonr^ Joenot- 
&aki •)• tnro£> vnE»y '^euoit^aoc rtonrujvi ■)• A^EcrrKAKtÄ »Foi.wi'. 

. cyuuy^ jotn'oir&kAKt -v ümndc üauioc v'^EOirvu vmt^- 
sy\ rtonr^u^ v\*2S:tTi()c <\>"\ A^jyitudujfn e&o?\ rnecj- 

E&O^n 1 Nmm E1E<^VtAE^tr\' AH ■)■ Y\6C ^?*^ A^CAÄl 

g rtmviE EiE^uAt^r\^o^7vnEnrm avi v 1 'uAiAUEm^uu^A 

ElVDEVtmACCrfMOC 'V VtEUJ>i'X:EVmi^<JUf>A VnE^H'jUU CrrO£> 

Ä*soc v 1 'ÄE^^onr^ ^^tm^OT 1 rtiETCAUA^tÄ -v oiro^ 

änat E^Art^y^pw^t E-ro^y V^ESnECUtt^ "V 1 NEUT^E^- 

10 dEVt^H-U^l 1 EIEnV^HIC l0 OirO^ ÜntCEUi ENH E^NAjytJu'nt 

umcü-öo nE^EVtdc •>■ ' rin Ei^tonri EJocrrn rtenr'dm*2£oric i- » f. 



•'ol.lül- 



4 Atjujneuguj; |euj sie, a presque oblit. et lar. dev. exi | 5 iutoTjyE«HA.gEj>?sij 
un j> en rouge sr. j> 2 | 9 giXEmiuor] sie. 



■ ihommes) marcheront ensemble sans qu'ils se connaissent tout ä fait? 4 Est- 
ce que le Hon rugit dune foret n'ayant pas de capture? Est-ce que le lion- 

5 ceau donne tonte sa voix de sa taniere, s'il n'a rien ravi? 5 Est ce que l'oiseau 

6 tombera sur la terre sans aueun lacet? h Est-ce que la trompette sonne dans 

une ville, sans que * le peuple soit eiTraye? Est-ce qu'un malheur arrive dans ♦ Fol.131* 
: une ville, sans que le Seigneur l'ait cause? 7 Car sürement le Seigneur Diou 

ne fera aueun acte sans qu'il ait revele son enseignement ä ses serviteurs les 
8 prophetes. s Le lion a rugi : qui ne sera pas effraye? Le Seigneur Dieu a parle : 
., qui ne prophetisera pas? '•' Informez les pays chez les Assyriens et les pays 

d'Egypte et dites : Rasscmblez-vous snr la montagne de Samarie, etvoyez 

les nombreuses clioses etranges an milieu d'elle, et la violence qui est chez 
in i'lle. '"Et eile ne sait pas ce qui sera devant eile dit le Seigneur. ' entassant • Fol. 131' 



230 1.1'. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. L82 

tih e'ucj'tsuu üuuaonr vt^endc 1 <\>~\ v *snTfoc mKA'^i 1 

EltÜmKUjr^ fcC^tVytJUC^ .y OTO^ E^tmi ET\ECHT VTIEÄOU 
E&kO?s Vt'V}Vi*\ V 



£>AOTf>UJiul Vtf>Et|dw*XOVlC UAIOT^W 

?%eEic 

3 mi EiAnrcodm vt^AvmEidm'Äovtc JoErmono^vn 1 * 
üthe^oot ih?^ vtAir'co&'Y vt^Avt&'xric v 

tTArrt^io« kaia lu^rmHrt ?\ 



G ' nai A^'ÄO^onr N^E'mc a<-\u)e na^ y At^cm^ t&o^ >■• 
*Foi. 132'. ^Afiwof ' !7 rtAmHU} -2vt üuwmt ETA^Arionp üyicnrütto 1 t? 
üncwriA(>^ t? oc i v 38 j>VrtA vH^e^^ujk t&o^ fi l 2£EncA*x:i sa 

VtHCAJAC TCiriPO^MIHC ^Vi hA^'XO^ V *XEYldc ttlU 

11 EneünEKiu-^] e 3 sr. 1. | tit. \^a?^vio fK«] sie, et o sr. m. | tit. kaha] i sr. 1. 

Tinjusticc et la misere dans leurs pays. " C'cst pourquoi, voiei ce que dit le M 
Seigneur Dieu : Tyr, ta terre qui est autour de toi sera devastec, et il abattra 
ta puissance. » 

Psaume cxxxix. 

2 D6livre-moi, Seigneur, de l'liomme mecliant, et sauve-inoi de l'liomme ., 
violent. 

Verset (Ps. cxxxix) :l Ceux qui ont projete des violences dans leur cosur 3 
qui tout le jour preparaient des eombats. 

ßvangile sehn Jean xxx (Jean xn). 

♦ Fol.132'. 38 * Jesus dit ces clioses; il s'en alla et se cacha d'eux. * ' 17 Mais apres ces 36*-S» 
nombreux miracles qu'il avait fait devant eux, ils ne crurent pas en Iui, ™ pour :t 8 
que s'aecomplisse la parole d'I.saie le prophele qui avait dit : « Qui a eru ä 



[1831 LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 231 

39 duufn fimu v 1 59 e«&e<\?ai ne üuort jyxou uuuiot 

40 ENA^^ * ^tA^'-SOC On NÄEHCAiAC V 10, 2S:EA^tt<xiu 

rmonr&A^ oto£> A^tfuau ünoir^wi ■)■ ^i«a rnonr- 

nonr^Hi •)• otoj> rnoVKOicnr £Af>ot vnAionr l, 2£'Juo'r -v 1 
, tl 41 n<m Ac^Äcnonr ftÄEH'cAiAC v ÄEA^rtAir E'vtuuoT 

crruHji) e&oW jotnrnKtAQuun a't'na^^ ^?°M *' ^^^ 

natot^n^ üuo^ 1 e&o*> Anm \- EttkEm^A'fMCEOc v 

, l3 ^iiiA ÄErnonr Ancnr nAnocTftAr^'roc v ^atuen^e- 

ynuonr 1 rAf> üu^uius v UA?\?\ort e^ot ettjuot ü^p'Y •)• 



132' 



AÄVW UTliEÄi"^ JJT1E UlTimAC^^ EttT 



v^A^UOC IL, Vl'ivA'K 



3o notrc voix? et le bras du Seigneur, ä qui a-t-il ete decouvert ? » 39 C'est pour- 
4o quoi ils ne pouvaient pas croire, car Isafe avait encore dit : '"' « II a forme leurs 

yeux et il a endurci leur eoeur, pour qu'ils ne voient pas de leurs yeux, et 

qu'ilsne comprenueut pas de leur eoeur, et qu'ils reviennent vers moi, et que 
',i je les guerisse. » H Isafe dit ces choses, paree qu'il vit la gloire de Dieu et 
'.2 parla * de lui. i2 En memo temps, toutefois, un grand nombre de ehefs crurent »Fol.132 

en lui, mais ils ne le confessaient point, ä cause des Pharisiens, pour n'ütre 
i pas mis hors de la synagogue. " Car ils prelererent la gloire des hommes ä 

la gloire de Dieu. 

0" heure dr In 5* nuit de In Päque sainte (veille du jeudi). 
Psaume vn de David. 

2 - Seigneur, mon Dieu, j'ai mis ma coufianee en toi, delivre-moi, et 

sauve-moi de la main de tous ceux qui me persecutent. 



232 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [184] 



ftt&IC 



uoxi v 



ünA^i v "ävvok ntuYiA^'Jui Ärtor» otäi v' :u A/rfMÜm so- 

riuio-r w-xt'iHC tcps«^ üuoc v •xt'o-ruHvy vt;>uj& 

t-tt'&tAjy o-rrt «j>uji& -v -«'-unnA^i-iim txujf i:i ATtfOT^ » 
nA^ ftistvuto'r'KAi tT^uj üuoc v 1 *2£ttü£ito'* x '>«ai& 

Ät'o-rÄ v *Ätm*OK o-r^uv £<juk v kj^m üuoyc ft'rto-r'Y V 
•Foi.ifs-. ^A^t^o-rüJi «Atme * oiro^ mxA<j i ÄtuH ccVdmott : 
lofcmtmouoc 1 ÄtÄrtoK a^oc v Ätm^iEN ^Armo-r-^ -v 

Tit. ETArrtwo] sie, et o sr. \ | ke*] * sr. ke ' Jean x, 34 VjtJinmovioc! e-ieji 
aj. sr. j. 



Verset (Ps. vn) ' * De peur qu'il ne ravisse mon ;\me comine un 3.» 
Hon. 

Evangile sehn Jean chapitre xxiv (Jean \|. 

»Fol. 133'. * a9 « Ce que mon Pere m'a donne est plus grand que toutes choses, et 2 g 
personne ne peut l'enlever de la main de mon Pere. 30 Moi et mon Pere, nous 30 
sommes un. » 3I Alors les Juifs prirent des pierres pour le lapider. 3 - Jesus leur :tl . :! o 
repondit, disant : « Je vous ai appris beaueoup de bonnes choses de la part 
de mon Pere; pour laquelle me lapiderez-vous? » '' Les Juifs lui repondirent, 33 
disant : « Ce n'cst pas pour um- bonne chose que nous te lapiderons, mais 
pour un blasphcme, car toi, qui n'es qu'un homnu 1 , tu te fais Dieu. » 

• toi. 133*. " Jösus repondit * et dit : « N'est-il pas äcrit dans la Loi : J'ai dit : Vous etes 3* 



[185] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 233 

35 :tr, lCX:E A^ÄOC V1Y1H 'Ätno'r'Y + "H 1 nArJCAÄi ^^"V 
ujuuvu 1 ^A^ujonr v üto^ uuon wj'äou rnt^rf^^H 

36 ßiUj»^ E&OTs 1 ,,Ö 47H EIA^l^H HOT^O^ OTO£> A^OTOf>Y\^ 

tniKocuoc -v vvöu^en ^tntn*K;ua üuoc •ÄEAK'Äto'rÄ 1 
*x:e<m*x:oc "äeänoktie 1 n^yH^i ^^V v ,7 ^ c,Ät " 2vE "Y" 1 ?' ^ n 

ÄEÄUOK *^V}ENT\<M<Jun .)■ OX'O^ Vl<MU^l T\V)H*1 V 

* AÄTHA ÜTHEÄUJi^ ÜT1E ft*lETHV\^C^A E^onr^ßi 



38 



* Fol. 13V 



s 8 rtAOT*x:<M NEurtAuucnr at V^Erm^rtoT*^ v <^?*^ ftit 1 - 
m*oKT\E ^-^ nACwrfiHf n^f>E<^yoyvi e^o^ 1 rirtAKm 

35 rtriH] l aj. sr. h par une main poster. | rnE-^rpA<pH] -\ sr. 1. 

35 des dieux? :, 'Si eile a appele", dieux, ceux auquels Ia parole de Dieu est 

36 arrivee, et si l'Ecriture ne peut etre annulee, 30 (ä) celui que le Pere a sanetifie 
et envoye' au moade, vous dites : Tu blasphemos, parce que j'ai dit que je 

37 suis le Fils de Dieu. 31 Si je ne fais pas les oeuvres de mon Pere, nc nie croyez 

38 pas; • 18 mais si je les fais, quand meine vous ne nie croiriez pas, croyez aux 
oeuvres, ailn que vous sachiez et que vous reconnaissiez que je suis en mon 
Pere et mon Pere en moi. » 

* ll e heure de la ~>* nuit de la Päque sainte (veille du jeudi). *Foi.i3i- 

Psaume lxi. 

8 * Mon salut et ma gloire sont en mon Dieu, le Dieu de mon assistance ; et 
mon espoir est en Dieu. 

:{ ' Car c'est toi, ö Dieu, mon Sauveur qui m'aceueille; je ne serai plus 

ebranle. 

a. Lit. ' dit '. 



Fol. 13V 



234 LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE S.M.M'K. |186] 

EnrArrE*>sosi kaia sujArtvtvm xt^ 2\ 

11 mc *Lt a^ujiuj es\o?v onro^ m^A^ *X;Ev]pYs turtA^*^ " 

EpOS A<-JS1A£*\ EPOS 1 AN )■ A?s?sA ^"^cTV ^ M EIA^- 
1AOTOS l: 'OTO^ 4 7H EIA^NAT EPOS A^NAT E^>« U 

ETAt-pAonros' j,> anok ass etotuusns üvsskocuoc v i>srtA '" 
otosi rts&vErs Ei*rsA(>*^ Epos v sH^E^^yiEuö^s V^Ertrss^^vcs i 
i; oto^ ^?vs e^siacjljiieu enaca'äs v onro^» 1 sHiE^^y- « 
ieuäpe^ Epuu'onr 1- ÄNOK asi E^vrsA-^ *^AVS EPO^ V rSEHASS 
Ars ^srtA sHia*\^ats evsskocuoc ■)■ a?\?sA ^svsa 1 syiasio- 

^tU ÜTSSKOCUOC 1 JS ^7VS E1*2£UJ?s ÜUOS El\o?J OTOJ> 48 

EiEVt^ds sHrsACA'^s asi v onron sHta<^ ü'^pvs e^sia^^ats 

EPOt-J ■)■ VSSCA*2£S EIA^CA^S ÜUO^ •!•' ^7H HEUUAT 

E^nA^'^AT^ tpo«^ V^fcNvssE^oonp 1 ^V^t -v 1 4, «äeäsiok '■' 

UTSSCA*2SS E&iOTs 1 ^SIOT ÜUA1TA1 V A^?\A ^?SUJ1 

EiA^iAonr'os v swo^tse EiA^^Emo^vs rsvss -v *2£eot 
tte'^siaäo^ -y se ot rsE^rsACAÄS üuo^ v 5,, ^eus Ätn^- 50 
esyio*>h OTuariV) 1 sHesie^e s- 1 rsvs oirn äsiok E^ÄUi 

Tit. ke?vJ »v sr. ke I Jean xn, 45 oto^ — tnA^-aj. ä la (in de la ligne, et iaotoi 
aj. sr. la marge. 

Evangile sei im Jean chapitre xxx (Jean xn). 

"Jesus s'ecria et dit : « Celui qui croit en moi ne croit pas en raoi, mais il >,•, 

croit en celui qui m'a envoyö; **et celui qui me voit, voit celui qui m'a ., 

envoye. "Je suis venu comrae une hindere pour le monde, pour que qui- w 

conque croit en moi, ne demeure point dans les tenebres. " Et celui qui , : 

* Fol. 134'. entendra mes paroles, et ne les gardera pas, ce n'est pas moi * qui lejugerai; 

je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde. ,s Celui 4g 
qui me rejette et ne reeoit pas mes paroles a quelqu'un qui le jugera, la 
parole que j'ai proferee, c'est celle-lä qui le jugera an dernier jour. '"Carje .,, 
n'ai pas parle de moi-möme, mais le Pore qui m'a envoye, c'est lui qui m'a 
commande ce que je devais dire et annoncer. 50 Je sais que son commande- 50 



[187] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 235 



jyuuPVl UmE^OOT UY\E N-UTimAC^A- EttlT 

tnPANArttujcic e&o^ JQErrYrENECtc rntjun^nrcvic 
v\mpo<^?HT 



Fol. 135' 



io 10 



Fol. 13r»\ 



8 A<-\1 *^E N^ETHAUA^HK V OTO^ NAC^^IC iniCh 

V^ENPA^A^m -v ,, y\e*äeu<ju'y v chc *le nm ! coT v *2S:ecuj*it\ 
«AK Tt'^Artpumi v oto^ u^iyt 1 nak e&o*w *Y NEumÄUA 1 - 
>»viK rtPAC*^ -v änok •ke' £»hy\t\e ^naö^i e^at ^'*stmA^ 

onro^ a^ipi n^eimcoit 1 kaiä ^f^^V t'^S'^oc 1 na<^ 
rtÄEUuanrcHC v A<^;yE na^ e&o?\ -v At|^ «twnuuA^HK -l- 
oto^ uwtcmc neuääpujin l- nejuiu->p AnrjyE rtuacnr 
ii ETi^y<Jut E*ÄErtTA^7E ür\nuuo'r v "ACjyu*™ " äpeujan- 
uuinrcHC <^aV rtrtE^'Si'X: ey^uji «yA<|*2£EUTiojjrY 
n^ettic^ Ejyuuyi *2^e At^AN^x^ u'^e^äsä eV)Pwi v 

Tit. nmpoq?Hn] sie, et o et t sr. 1. 



ment est la vie eternelle; donc ce que je dis, je l'annonce de la facon meme 
que mon Pere me la dit. » 

* Matin du .5 e jour de la Päque sainte (jeudi). *Fo1.13ü' 

Lecon de la Genesede Moise leprophete (Ex. xvn). 

8-9 "Et Amalec vint, et il combattait Israel ä Raphazim'; ,J et Moise dit ä 

Josue : « Choisis-toi des hommes, et sors combattre Amalec demain; et moi, 
voiei que je me tiendrai sur le sommet de la montagne, le bäton de Dieu dans 

io ma main. » l0 Et Josue fit coramc le lui avait dit Moise, il sortit, combattit 
avec Amalec ; et Moise, Aaron et Hör monterent sur le sommet de la mon- 

ii tagne. M 11 arriva que, " quand Moise elevait ses mains, Israel avait le dessus, »foI.135» 

a. Grec. 'P<x<f>ioii'v. 



236 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [188] 

f>H(m uyAit^p^w ^ujiiv\ v i:i oto^ ÄSHConr V}uait& , 3 

'Fol. 186'. ^OTXUJlU E^UtnH E^O^ V OTO^ UHi^J tV){>H\ t'rttrfÄtÄ 

riÄtu'JU'r'cHC noTUAntpuJOT'jyj i- onro£> j^^en- 
mt^Att •» Sendern viauavi4?<jut y 1,i 'ÄtV3tnonr*Ät*Ä l ia 

tC^MTl V Tide NA*Y OT^t'nÜUA^HK •>• tC'XtNXUi'oT' 



quand il abaissait ses mains, Amalec avait le dessus. '"Mais les niains de \i 
Moise s'alourdissaient ; et ils prirent une pierre et la placerent sous lui; il 
s'assit dessus; et Aaron et Hör soutenaient ses mains, Tun d'un cöte, l'autre 
de l'autre, et les mains de Moüse furent soutenues jusqu'ä ce que le soleil se 
couchat. ,:t Et Josue mit ä mort Amalec et toute sa niultitude de la mort par 13 
l'epee. M Et le Seigneur dit ä Moi'se : « Ecris ceci sur un livre comme memoire, n 
* Fol. 136'. et remets-lä * aux mains de Josue; que moi, j'ellacerai sürement le souvenir 

d'Amalec de dessous le ciel. » ,:; Et Moise batit un autel, et il l'appela : Le 15 
Seigneur est mon refuge; l0 parce que d'une main mysterieuse, le Seigneur lß 
combattra Amalec de generation en generation. 



IS 



IS 



[189] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 237 

V^ErWUM 1 ^ WWGWHOT* V NE OTON OnTUH^y "KE EtHJOnTHT 

rttrtcvtvicnr ^^'"V witGÄu*K e&o^> NÄE^r^^pH v ^h 

rf^Anri*^ v E^&Eitnr*KAc' <^>h nAtjtpATUiun fmvi 
i: tiAirÄuA^t ftmc 17, x:ENA<^Ym nV)J>h\ rtV^mtmit -v 1 oto^ 

uen onrrt a^'^ujiti rtonriö^t e&o?s V^eyi'^&e^e rnE- 
TA^iKtÄ. v 1 oto^> ^Mc^* ^e^sentie^^o ^K«^^y V)EW- 

i9 onro ^ ^onruaTi^ e&o^ noxon m&EN ei'^ott V)Em?\Huv 
^ujicie 1 ncEuonr*^ Evmö^i heuuat .VjftnoTAcn« 
XE'^tfr^AUAr -v eiETii'iö^i rrurucnotj i- 2,, ccV3H(m rAf 
^m^^u 1 vtiew^a^uoc v "äeie^e^i uAftcjyu*^ 
' cnro;> ÜTiEn^^E^jjyua'yn ftÄE^H Eijyon «V^hic v ie<^- » F oi. ist -. 

UETET^dvCOTtOC UA^EKEOT^ dllC V 
Tit. ke?»] 7\ sr. ke | Actes i, 18 gtXEnnEtjgol sie. 

Actes, chapitre n (Act. i). 

15 '"Et dans ces jours Pierre se leva au milieu des freres ; il y avait une 
i 6 multitude rassemblee pouvant faire cent-vingt noms; et il dit : « ,f 'Hommes 

freres, il faut que s'aecomplisse l'Ecriture, que le Saint-Esprit a predite * par la * f i.13<;" 

bouche de David au sujet de Judas qui s'est fait le guide de ceux qui ontsaisi 
17 Jesus, ,; qu'il etait compte parmi nous, et le sort lui echut de partieiper ä ee 
lg iuinistere. '" Or celui-ci a acquis un champ du salaire de son injustiee, et il est 

tombe sursaface, serompit parle milieu; toutes ses entrailles sesont repandues. 
is IJ Et ce fut divulgue ä tous ceux qui denieureut en Jerusalem, si bien qu'ils 

appellent ce champ dans lcur langue Haceldama, c'est-ä-dire champ de sang; 
-" "'" car il est ecrit dans le livre des psaumes : Que sa demeure devienne deserte, 

' et qu'il n'y ait plus per sonne qui l'habite; qu'un autre prenne sa fonetion. » * Fol. 137* 



19 



211 



Fol. 137' 



238 LE LECTIONNAIKE COPTE DE LA SKMA1NE SA1NTE. [190] 

Wm^\ NCA*2£1 t^PH^ t^oil V 

tiac^a «Art gmA vntNOTou^ v 1 ' 9 tkhuoit t^e nfxuuonp 9 
via^ *SEAKOT<Juiy rntnct^'i^ii^ mjuun -v 1 '"mso^ *^t 

ft'cyrjyojyoip uuujot v' uojyi fic«jutj jnm» tit^'nAjyt 
•ÄtrtVpe^^c&i^ hak VÄtA^yntyiAUATUünort ^ua 'e^ha- 

Tit. ^rATviioc] o sr. nc | Ps. liv, 13 atx.ui sie. lire a«-j- i ngAnUHjS't I sic > lac - I 
tit. ETArrewo| sie, et o sr. \ | ke?\] 7\ sr. ke. 

Psaume liv. 



In 



22 
13 



* Ses paroles sont plus onetueuses que Thuile, et ce sont des fleclies. ._,.,. 
' Que si un ennemi m'avait insulte, je l'aurais supporte, si celui qui me hait , 3 . 
avait dit de grosses paroles contre moi. 

Üvangile selon Luc chapitre lxxv (Luc. xxii). 

7 Survint Ie jour des azymes, oü ou doit sacrifier la Päque. " Et il envoya ■;.* 
Pierre et Jean en disant : a Allez, preparez nous la Päque, pour que nous la 
i'oi.i37\ mangions. » * "Ceux-ci lui dirent : « Oü veux-tu que nous la preparions? » ., 
'" Et il leur dit : « Voici que, quand vous entrerez dans la ville, il viendra m 
devant vous un homme portant une cruche d'eau; suivez-le dans la maison oü 
il entrera, n et dites au maitre de la maison : Le Maitre te dit : Quel est mon n 









[191] l,A SAINTE FETE DK PAQUES. 239 

12 OTIWU ÜmYAAC^A ÜUO^ V HtUnAUAÜHIHC V '-'oto^ 
^7M EnEXJl'UAnr ^V1AnAUUJ*lEY1 ECnOVUUT^ ÜUA E^CAYI- 

13 u)W\ fcc^vjpua^ .}. CE&nu-»1^ ÜUAT -V 1 l:i nATU)E nuJOT 

ßinEmr\AC^A v 

A^nr ÜTHE^oonr um vnEnmAc;^ 

so '"ac^ujyti *^e UErtEttCAm^Acry \- ntÄtuuuT'cHC 

vmA;>f>Ermi?%Aoc •äeüö'juieu ä^eiens^ vt'crrritur^ 
vmo&i •)• -\rco-r *^E AmAvyE v\m cjAvJp^ 1 ■se^äc eie*Yj>o 

st V)ArvEiErmo&i ■)■ :11 ä^küi^ -^e ^ATtdc e^2S:<ju üuoc v 

•ÄE^TX»^^ ÜUOK Tide A^Ef>NO&l fl*ÄETl^AOC V VtO-T- 

n\^-\ rmo&t ■)■ at^ausö n^o-r vt£>AvmoT*^ rmoxki -vi 

32 32 ^ricnr -^e icx;e ^C^^OC^ nuiOT e&o^ ÜTio-rnoki \z 
X^*i t^y^»Ti üuon -v 1 je t^cm e&o^ Jdeuttekä'jujul 

33 E1AKC]bH1 riV)HT^ •!•' :5:3 YlE2£ETldc *^E ÜUUiTCHC * «ÄE^H 



I38 r . 



♦Fol. 138'. 



Exode xxxii. 30 iinAgpenni^Aoc! sie, n aj. sr. 1. | 31 »gAiuiox-y] y sr. o. 



12 refectoire oü je mangerai la Päque avec mes disciples? l2 Et celui-lä vous 

13 moutrera un grand local eleve et spacieux ; faites-y les preparatifs. » ,: ' Et etant 
partis, ils trouverent comme il le leur avait dit; et ils * preparerent la Päque. * Fol. iw. 

.'/" heure du .7' jour de In Päque ijeudi). 
Di Mni.se le prophete (Ex. xxxii). 

30 ,0 Et il arriva le matin suivant que Moise dit en face du peuple : « Vous 
avez l'ait une grande faute, et maintenant j'irai vera Dien pour l'implorer 

31 pour vos peclies. o :n Et il se tourna vers le Seigneur, disaut : « Je te supplie, 
Seigneur, le peuple a commis une grande faule; ils sr sont fall des 

32 dieux d'or; "et maintenant si tu leur panlonues leur faule, alors pardenne ; 
;!:! sinou, efface-moi de lou Livre oü tu m'as 6crit. » " Le Seigneur dit ä Moise: 

PATR. OR. — T. XXV. - F. 2. , (; 



1 



240 I.K LECTIONNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [192] 

eiA^E^TIO&l ÜVlAÜttOm "YriÄtJOntJ t &0?s V}trmA*ÄUJiJil V 1 

"^not i±i uoiyi vntK^fc 1 tmcvn v vntKdmujivi » 

JoA'X'JU^ iM\Ai^AOC t^Ht ■)■ f^UA fcTAS*2£OC NAK ^Hnnt 

\c viAArrfc?sOC ua'uo^i ^axuik v onro^ V^trtvHt^ooT 
t^riA'Ätun^wi v ^»Aivn imenrvto&i t^Hi t«x;<Juonr v' 
35 ndc *h.t A<^yAf>i üyh^aoc 1 tußvtTWAutö ünmAci ss 
tiAÄÄf><Juvi üauuo^ 'onro^ m*2£tv\dc üu^tchc j 
•Ätuovyt vntK'ujt t&kO?s Joentiaiua vttto* rttnritYc?%AOC v 
naV ETAKtrttnr t&o^ JotrnivcA^t n^hui v *Ö? H1 t™ 1 *-*«^ 

EIAtuu^K ÜUO^ VIAfifAAU V ttfcUiCAAK rt£UlAK<JU& 
, , [39 , U*Suu ÜUOC V ' Äfctlt^ ÜUOt^ Ümifctt'ÄfO'X: ■)■ '-^na- J 

f>toc -v rtEurt^E'K'ivtoc rtturiK^t^tcctoc v rttuviifcßio'r- 
ctoc 1 uEur\^AnAnEoc v :! fnAt?vttHttcnr tj-xnrrt eotka^j t 
t^ujonrt t^>ui*Y ^tfmi» •)■ nnai rAf t^?™ neuak 
*x;er\Ai?\Aoc onrvtAjJ^i YiA£>&mfc v ^t^AC rmA'^oi* 
t&o^ V^trmiuujn 1 4 a^c«juieu r K^ vfxern^A'oc tnicA^i ■ 

34 e*x.«juoti t presque disparu dans un trou | xxxui, 1 ntxintKTvAOc] *\ presque 
obliter. I 2 ünA.rrt»*oc] sie. 



34 



•Fol. 138». * «. C'est celui qui a peche contre moi que j'eiracerai de mon livre; " et main- 
tenant va, descends pour conduire ce peuple au Heu que je t'ai dit. Voici que 
mon ange marchera devant toi, et le jour oü je ferai ma visite, je porterai 
sur eux leur peche. » ' ' Et le Seigneur l'rappa le peuple pour la fabrication 35 
ilu veau qu'avait faite Aaron. xxxui ' Et le Seigneur dit ä Moi'se : « Va, pars 1 
de ce Heu, toi et ton peuple, ceux que tu as ('nimenes de la terre d'Egypte, 
ä la terre que j'ai promise par serment ä Abraham, Isaac et Jacob, en disant : 
Fol. 139'. " Je la donnerai ä votre postöritc; 2 j'enverrai mon ange devant toi; tu chas- i 
seras l'Amorrheen, le Hetheen, le Pherezöen, le Jebuseen, le Chananöen. 
'Je vous ferai entrer dans une terre oü coulent le lait et le miel; car je ne 3 
monterai pas avec toi, parce que ce peuple est entete, pour que je ne te 
supprime en cheinin. v> l Et le peuple entendit la dure parole : il prit le deuil. 4 



[193] r.A SAINTE FETE DE PAQUES. 241 

üruc?% v *x:emmJieYi mnju«ifcrt ot^aoc 1 rmAjyn rt^^ßn v 
Äonr^y^ uhit-uc fn<Mm «Kt't^V^tui E2£tm*MNOTi 

'*Yco^?iä *Kt ctcuov Eitc^nr^H -y oto^ cnA^yon 1 
tf>oc rmH tiTc-u^ NC^ic 1 crjAjyoriyoT üuoc V3tu'^uvi*\ 

i rtonruw^y v J onro^' cnaot«jun Nf><juc V^tmtK'K^wciÄ 
ümndoct v rt'itc^yonrujo'r üuoc üntu^o e&o?n fntci- 

1 äou v 1 :i, 2£:tÄNOK nAii efko?s V^trt^ujcj üntiö'oc* -v oto^ 1 

• <M£w&c ÜnKA^^ Ü^7^H It Y nOTmc-Ji 4 ÄT10K <Mjy<Jurn 

V^tfirm tidoci v oir'o^ Eftrt^^ortoc V)tvio'r l CTr^2%oc 
> rtdHrn •»•' \mk«-"*^ ünK<jj*Y rn^fc 1 üuatai y <muo")i 
I JDtTin«±jtK nnmoTtt -v 'J-jertm^uuiui rru^iou rttursKA£>i 

ih^ v ak^x^ nw JDtrt^Aoc m&tn v vttutijnoc m&tn 

Sirach xxiv, 6 ak^u* nmj sie, lire ai^ui r»m. 



* Fol. 139* 



5* : * Et Ie Seigneur dit aux enfants d'Israel : « Vous etes un peuple entete; 
voyez ä ce que je n'envoie pas d'autre plaie sur vous et que je ne vous 
detruise. » 

* De Jesus le prophete (Sirach xxiv). * Fol.w, 

t ' La sagesse est louee en sa personne, et eile accueillera ceux qui la 

2 cherchent, eile se glorifipra au milieu de la foule; 2 et eile ouvrira sa 
bouche dans l'assemblee duTres-Haut, et se glorifiera en face de sa puissance. 

3 3 Je suis sortie de la bouche du Tres-Haut, et j'ai couvert la terre comrae 
'» un nuage: '' j'ai habite dans les hauteurs et mon tröne est dans une colonne 
5 de nuee. 5 Seule j'ai fait tout le tour du ciel, j'ai marche dans les profondeurs 
s des abimes, 6 dans les flots de la mer et dans toute la terre; je me suis 



II 



242 LE LECTI0NNA1RE COI'I'K DK I.A SEMAINE SAINTE. [194] 

cujirti A^ceurtV üyiauan^uj™* * a^*äoc vihc xtoT- 

'V)A*ÄUJioir fiTtttWfc^ A^'c^m üuoi tcT^tvt^H 1 onro^ g 
vmAucrrnK ^yAtrtt^ v '"Ai^ytuuy* IbErt-YcTorrm tttOTA&k 

11 Er\ € 2S^rtTA^'JL»T^ }otvnt^T\o?^c üutTif>n v' onro£> tft- u 
\^a^uoc ^r 

7 ücATijyim] sie. lire -jyium | 8 ttne] sie, lire um | lUAt-pAXpoi 1 t er. o. 



tenue ilaiis Ions les peuples et toutes les nations. Mai cherche une demeure 7 

»Fol. wo». * choz elles toutes et j'habiterai dans tous le heritages. "Alois le Createur » 
de toutes choses m'a communde, et eelui qui m'a creee a lixe ma demeure ; il 

m'a dit: « Demeure en Jacob, et aie ton heritage en Israel; » '•' Avant les siecles 9 

il m'a cr66e des le principe et je ne finirai jamais. "' J'ai officio dans le sainl w 

tabernacle en sa presence, et ainsi il m'a etablie dans Sion, " pour que je 11 
demeure dans sa ville eherie, et que mon autorite soit dans Jerusalem. 

Psaume xcin. 

*Foi.i4o». "' ' Hs tendront des pieges a la vie du juste et au sang innocent. - 1 ' 
- 3 Le Seigneur Leur rendra äquivalent de leur iniquite, et dans la perversite" tu 
le Seigneur, notre Dieu les perdra. 



i 



[195] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 243 



tnrArrtwo kaia uai^eovi kit\ taa 



1 



18 



ATM VfÄtmUA'üHIHC ^AJHC tnr*~&<JU ÜUOC •)• *2£fcAK01TUJiU) 
ECt&vlErUTIAC^A NAK 1 VVtfUJN EOITOU«^ V ! IS m*ü<-J *2^E 

ntÄA^j nu^ono ^eiiA^t rtu^ntu ^ai&aki v ^ayia^uan 

vtACMo-r A^j~>ujm v Am^i^ unAHAC^A Joa'^ctik neu- 
i'i riAUA^HnHC •)• ly onroj> atm^i rf^tmuiAttH^wc -vfouim- 



l!l* 



19 * UAfonrt^A^CA'Äi ftÄtnVc^oio'r r\b?£.\ -v rm ei- 

Tit ETArrtwul sie, et o sr. i | UAn«EOti] n sr. o | ke?%j ^ sr. ke | tit. vJ/a^iio] sie, et 
o sr. ii, et ty corrig-e dun e. 



Evangile sehn Matthieu chapitre lxxxi (Mat. xxvü. 

17 Le premier jour des azymes, les disciples vinrenl vers Jesus, disant : 
is « Oü veux-tu que nous preparions la Päque pour la manger. » "* Et il leur dit : 

« Allez dans cette ville chez un tel, et dites-lui : Le Maitre dit : Mon temps 
19 est proche, je vais faire ma Päque chez toi avec mes disciples. » * l9 Et *Fol.i4t' 

les disciples firent comme Jesus leur avait dit; et ils preparerent la 

Päque. 

6' heurv du 5* jour de la Päque sainte (jeudi). 
Psaume xxx. 

1,1 ' Que devienneiit murttes les levres trompeuses, <|iii proferent l'iniquitö 
contre le iusto. 



244 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [196] 

?se£.SC 

14, x:tAicuuitu tnvyuacy jionruH^y etujoti üytak<ju*Y ■' u 
ETTXtrittujo'r*^ etcoyi e^phi e2£<ju* * AircodN* i6\ hia- 



12 oto^ V^ErtmE^ooT 1 rt^onrH fnEru<v r iu}EUwp ^ont 



13 



e*Y&ajci v onro^ <^riA: fÄ'vtAmArt epuu*un rfÄEonrpujiui 
nmA eie^na^e EV)onrrt tpo<-\ v a*2£oc unmt^H^ v 

'X:EV'E l 'X;ETl*PE<-'^\x&uu V 2£EAU)T\E TNUAttEUlOtt V F\VUA 

E^rtAonruju uyhtiag'^a. üuo^ neunaua^hihc v 

Tit. ETArre^JOj sie, et osr. i | Marc xiv, 13 «^rtAÜlpAnAmAn] sie lac. 



Verset (Ps. xxx) "J'ai eiitondu l'insulte de beaueoup de mes voisins; i* 
en se röunissant ensemblc contre moi, ils ont deeide" de prendre mo» 
äme. 

ßvangile sehn Marc xly (Marc. xiv). 

'-Et le premier jour des azymes, quand on immole la Paque, ses disciples 12 
♦Fol. im*, lui diient : « Ou veux-tu que nous allions ' preparer pour que tu manges la 

Päque? » ,: 'Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : « Allez ä la ville, 11 
et il y aura ä votre rencontre un homme portanl une cruche d'eau; suivez le; 
"et la 011 il entrera, dites au maitre de maison : Le Maitre dit : Quel est u 



[197] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 245 

15 i: 'OTO^ VWO^ 1 ^nAHAUWH510T -v Eonrut^r^ ÜUA 

16 E^doCl V E^^?LUf>uj .). CE&kT^I«^ 1 NAVt ÜUA1T •!•' "'OVOJ> 
ATI E^ÄK^ OTOg AT*X:mi KAHA ^p^H*^ EIA^ÄOC 

viuaot v o'ro^j ATCE&nEmnAc;xA v 

'aäm uthe^oot üt\e vViEVHnAC^A eVüt »foi .m-, 

onrAnArn^cHC e&o?\ V^trrYrfcntcic nieuuutcmc 

i 'ACjy^m *^e UEmncArtAtcA'Äi Ä^?^ 1 caäi neua^- 

f>AAU E^Äiu UJÜLOC 1- 2£EA&fAAU l A&vfAAU V W-ttOtj 

2 *ke vffÄA^ *2S:t^wn\iE ähok v 1 'onro^j yie*äa<^ na<^ 

ÄEÖl 1 ÜTlEK^yH^>S ÜUEU^n 1 ^?H E1AKUEttf>n<^ iCAAK V 

äuot EÄEmnKA 1 ^ E^doci v onro^ Änn^j nw üuat 
eot^i^ ^"XiErtcnrAi ünnuao'r e^naiauok e^o^ v 

3 3 A^nuart«^ VtTSEA&^AAU 1 Ü^ANAIOOTM Y OTO^ A<-jV)UJiK 

rnE^EÜ* v A^ds 1 *^e nä^ot & neua^ v «euscaak 

TIE^HfM 1 A<^Ejr)rUf>uJK£ ETd?^ * A^uartcj A<-JU)E « ACJ * Fol . 1M . 



iö mon refectoire oü je dois manger la Päque avec ines disciples? ,5 Et il vous 
montrera im grand local cleve et spacieux, faites-y pour nous les preparatifs. » 

16 'Mls allerent ä la ville, et ils trouvereut comine il le leur avait dit, et ils 
preparerent la Päque. 

9 keure du 5* jour de la Päque sainte (jeudi). »Fol. 142'. 

Leron de la Genese de Moise le prophete (Gen. xxn). 

i ' El il arriva apres ces recits que Dien parla ä Abraham, disant : 

2 « Abraham, Abraham; » et lui, il dit : « Me voici. » i Et Dien lui dit : 
« Prends ton fils cheri que tu as aime, Isaac; viens sur le terrain eleve, et 
amene-le moi lä en holocauste sur une des montagnes que je fc'indiquerai ». 

3 "Abraham se leva au inatin, et il bäta son anesse, et prit avec lui deuxjeunes 
serviteurs avec Isaac son fils; il fendit les büches pour l'holocauste, ' il se *Fol.i*2' 



246 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [198 

A<-Jt tmUA tlA^ *ÄOC na^ ÜTAAE^OCnr üuA^r V 
'OTO^ At-p^OT^n EYIujujV riNEt-J&kA?\ Vt*2£EA&kf AAU '. 

a^nat EnmA ^u|?onrEi v :, nfStA^fAAU vmE<^Ä^uu'onri 
■Ät^tuci ÜYAAmA vttu^e^ )■ äviok *^t NEu'mÄ^onp 
ntnrtA^yt nah ujauyiai v oto^> ANjyAtt'onpujiu^ ntnri^- 

1ÄCÖO ;>A^*1EN •) ''A^di T\E ffÄEA&^AAU Vt'nifiUK^ e 

vruvHcfoi*» v 1 A^*iA?%ujionr E^EmcAAYc m^uyH^i •>• A^ds 

*KE Ü'vii^puJJJl V}EVT1E^*Ä1'2£ VIEU^CH^S V tnPO£> A^TJ^E 
NuaOT Ü\lS EnrCOYI -V 1 7 m*X:EiCAAK *2^E NA&v^AAU 1 V\E<^- ■ 
HJU^ y 'XETlASUai 1 VUK)«JJ ^E \1fSA^ •)• Xt'OT TlEn^90V\ 
i„l ,,( VlA^HfM V ' UEÄA^ *2£EJ>VmV\E IC Yfl'^uau VtEiATIlf <Juy<J> 

a^«ujn vuECuacnr Eionn'nAEn^ Emd^m -v 1 s m*x:EA&- » 

^AAU r Ki ÄEE^E^'Y N^^ NA<^ EOlTECUJCnP End?%S?\ 

ha^h^i v 1 nA'ruo^yi ^t üyi& Enrcon y (J AnH eyiiua '■> 
eta^P'Y ^ oc via«^ v onro^ a^k^i ü'uAnr näea^aau i- 

OnrO^ At-j'CEN^iCAAX V\E<^yMf>S ■)■ A^pATsO^ t<^™ 

EÄEn'ymjLAriE^^y^onrjy» v CAn^y-uj vtn^^K^ v '"crro^ 10 

leva, s'en alla, v int au lieu que Dien Im avail <lil letroisieme jour. ' El Abraham \ 
dirigea cn liaul ses vhi\ ; il vil l'endroil de loin. " Abraham ilii ä ses serviteurs : :. 
e A>M'vez-vous ici avec I ;'i i n'^-<- . ei moi avoc rculanl imns irons jusque-lä; e1 
quand nous aurons adore, qous reviendrons vers \ «ms. » 6 El Abraham pril ,; 
les büches de l'holocauste; il les dressa sur Isaac son lils; ei lui, il prit 
ilans sa niain le feu avec le glaive, ei ils s'en allereal Ions les deux ensem- 
ble. 7 El lsaac ilil a Abraham son pere : » Mon pere »; e1 lui, il di1 : o Qu'y 
■ Fol. i'i.'.' . a-i-il, mon lils.' o ' llilit : n Voici le feu avec les büches; oft esl le mouton 
(jui sera porte" en holocauste? » 8 El Abraham dil : « Dicu se pourvoira •< 
d'un mouton pour l'holocauste, mon lils. » Kl ils marchaienl tous les deux 
ensemble. 9 Ils vinrenl an lieu que Dien lui avail dil: ei Abraham y cons- 9 
irnisii im autel, dressa les büches dessus ; e1 il attacha lsaac son lils, le 
lii monter sur l'autel au-dessus des büches. '"Kl Abraham etendil sa inain io 



»Fol. 143». 



13 



[199] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 247 

üüok Joai^h ü^?^ üöok 1 onro^> ünt^Äco üntK^ywfs 

jotwntt-pAn •)■ V^tricnrj^yYm 1 'XtcA&itK ■)• A^yt na<^ 
vtÄtA^fAAU 1 x<-\6\ ün^EC^onr 1 onoo;> A^tvt^ t^H* 

i, tf>ot ^>i , 2£tviYi < MTJucnr v i: 'oto^ AcnrArrt^oc rntTfidc v 

16 ÜUOC V ""ÄEA^'JU^K 1 ÜUOt TIfÄtVidc "Ätt^UA 1 ÄtAKi^ 
ÜTCAICA'ÄI UYltK^ÄCO tmKJ^H^S Ü'utttfMI fcttßiYrj V 1 

17 l7 V)trttrrÄu}Ai ttt^fcKÄ^A* -v ü^?i>h*\ vtructonr rnti^?t -v 

Gen. xxn, 11 mendc] sie, sans point sur n | 12 jwok^J sr la marge | 16 *x.ee<~?ua] 
Xe aj. sr 1. 



ii pour prendre le glaive et immoler Isaac son fils. "Et un ange du Seigneur 

l'appela du ciel, ' lui dit : « Abraham, Abraham; » et lui, il dit : « Me *Fol.i43 T , 
12 voiei. i) IJ II dil : « Ne porte pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; 

rar mniiili'iianl je sais que tu craius Dieu toi, et n'epargne pas ton lils 
•3 cheri pour moi. » ''Et Abraham regarda de ses yeux ei vif : voiei qu'un 

belier arrßte par ses cornes dans im buisson de Sabek. Abraham s'en alla, 
ii pril le belier e1 l'apporta en holocauste ä la place d'Isaac son lils. ''El 

Abraham minima ce lieu : o Le Seigneur m'est apparu sur cette mon- 
i'. tagne. » I5 E1 un ange du Seigneur ' appela Abraham une seconde fois *Foi.i4v 
!'■ tlu ciel, disaul : "' « J'ai jure par moi, dit le Seigneur, parce que tu as 
i" lait cette chose, que tu u'as pas epargne ton lils cheri pour moi, "je te 



Fol. 144'. 



Fol. IV»' 



248 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [2001 

ntuni uyuu EiV^A'iEVivtErt'c^cncnr ü^^ou v cnroj> e^>e- 
ntKÄfox tfK?\Hfonoum nw&aki vntrm n"\ cnr&HKv 
Is ETEd.cuoT rtV)f>Hi «'V)>nK v Yfxtviiuj^o?* 1 ntt^cnr ia 
rnEr\KA;>t v e'^ua tseakc^teu vtCAiACUH -v ly a«^- 
Ktn^ !h.E t^ea&^aau ^ArtE^'Ä^^onni v Ain^onrvi 
Anr^yE nuucnr etcoyi E^Erti^yuj^ ÜYitÄnAuj v 

"(yrÄrtArrnJucic e&o?\ V)ErmcAJAC nmfo^mnc 



- 1!) 



1 crrrmA vriETidc ei^h ;>t2S:uj| v Ett&»E^?Ai a^- , 
^a^ct v E^ivyErtrionp^i nw^wici v A^cnrof>m EiA^do 

rtrtH EljoEUjo'JLiU JoEUTlOir^HT V 1 E^UJivy ftnSE^UA- 
TsUjiIOC rionr^ua t&0?\ NEUOTttAX Ü&kO^ Vmt&E^^EnP •)• 

2 EUtnr*^ fionr^ou'nt ec^hvi ündc v neuote^oot tt\j±}e- i 
&iuu v E^nou^V noton rtt&Evt 1 E^f>;>H&t •»• :! e'Y^ot 3 

NNH ETE^W»^! EC\<JUN .\i rnuje^itU NOITVCE^Ut 1 OT^Ui^c 

vtcnronrnot-j rt'rm eie^h&i v rtEuenreno^w vnEOT'iAO'r v 
fi^jyefiüüji hottina neu'ka;> rt^Hi -v eteuot^ e^x-uot 

Is. LXl, 3 ETEUOT^J T Sr. O | 6 V^tnOTWEnfAUAÖl 1 ST. E. 



rcmlrai iinniliicux, noinhreux, conime les etoiles du ciel ei le sable qui est 
sur les bords de la mer; ei ta posterite anra en partage les villes de ceux 
(|iii soiil contre toi. '"'Pontes les nations de la terre seronl benies en toi, i« 
parce quo tu as eeoute ma voix. » ''Abraham revinl vers ses serviteurs; ils 19 
se leverenl, s'en allerenl ensemble sur le Puits du Serment. 

Toi. iv»'. ' Lenin d'Isaie le prophete (Is. lxi.) 

1 C'est im esprit du Seigneur qui esl sur moi, parce qu'il in'a oint; il 1 
m'a envoyö pouc evangeliser les pauvres, pour guörir eeux qui sont contrits 
dans leur coeur, pour precheraux captifs la delivranceel la vue auxaveugles; 

•pour appelei- nne aniu'-e agreable an Seigneur, et im jour de remune- - 
ration, pour reeont'orler t.ous eeux qui sont en deuil ; '"pour donner ä eeux 3 
qui sont eu deuil de Sion la gloire en echange de la cendre, une onction 
de joie ä eeux qui sont en deuil, et 1111 vetinient de gloire en echange 



Fol. 145'. 



Fol.l'iö". 



[201] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 249 

ÄtmrtrttÄ ' fne^uttttUHf v cnrdo «ntndc ETonruucrr vi 

rtjjyof>v\ ETEitnonoconr v onpo£> ^avi^aks 1 nuja^e txtAJ- 

5 iono ü&it^\ EAir^yuj»^ tCÄErmtrE'rtEÄ v onro^ etü 

rt*ÄtruA^?sortttvic v tnrtÄuorn rmEEC^cnr v n\ a^so^t- 

hen iE fcTtuonr^ Ef>ujiitrt -v •äetho'th&v rvntndc v 
NEurt^E^jyEUjyt vnE^?*y -v iäüu rnEmE^rtoc E^EnErt- 
otouc i- 1 onro;> VDtrto-ruti^AUAÖ EnrEEfu^wfM üuuntn 

'E^E^E&tÖ rfÄETCElErt'm^YH V VtEUTIEIENUjmt ÄOT^yi 

HErtE^KTsViportoum 1 ^uhh e&o?\ V^Errnoir'KA^i v e^e- 
itrtdi jimcnr'uEpoc •)• E^Ejij'JJnt vWien rtÄEtnr^A^yt 
u}aene;> •)• 

UEUT^TIAVnOK^AlUJf V <^>tt HA^ UKA^ NTAvY^CK" " V 

" Xotjöh] x corrige dun jy | ETErtEpK?\Hponouirtl un naj. sr. e 1 - 



dun esprit de douleur; ils seront appeles generations * de justice, plante »Fol. 146'. 
'. du Seigneur pour la gloire. 'Et ils bätiront des deserts d'eternite, ceux 

qui etaient devastes auparavant sc reveilleront ; et des villes dösertes, ils les 
s feront neuves, ayant ete devastees depuis les generations. ' Et les etrangers 

viendront, paitront les brebis; les meteques deviendront laboureurs et vi- 
6 gnerons. f ' Vous, vous serez appeles les prötres du Seigneur, et les servi- 

teurs de Dieu: la puissance des nations, vous la consommerez ; et dans la 
" richesse on vous admirera. ' Votre lamentation sera abaissee ainsi que 

votre honte; regardez * ce que nous heritons, il reste de leur terre (sic);, Fo] 145 , 

vous reeevez leur part; il vous arrivera de la joie jusqu'ä l'eternite. 

Lenin de Job le juste (Job. xxvii,) 
2 * Le Seigneur vit, eelui qui m'a juge ainsi, et le Tout-puissant qui a 



250 LE LECT10NNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [202] 

'"XE^OCCm Ef>EYAArtt<^l ^OYl Üh>HT 1 OIOO^ OITVmA E^- 3 

ot a& v i~\\ e^^h Y^enviaujai ' NEUNAC^cnonr 1 •äeoipca'X:! '• 
nänouoc onr*Kt ia^io^h nnece^uetsetan rt^Avidi 

ft'^ONC l ' «ntCJ^uayiV mit Ettf> IT^OC •)• , ÄEmHJji l *lEN ^AttttUHt & 

ujA*^ricno i ntia^uj rAf hc<jus vnA'uEiAiKAKSÄ v 
*Foi.i46'. * 6 eie*y^«w t^e i^utöUHi onro^ vmA^Af>uus \ ^cujonrvt 6 
rAf üuos An v eaie^?\i ümi^ujicnr iE 6s vt*X:tmc v 
7 wuon *ke a?\^a na^a^ i EnrEE^ü'v^H^ ü^onr^^n : 
NiEmÄCE&HC ■)•' onoo^ vm ETiujitnrnonp üu^onn e^hi 
E*x:uji v ü^^>h*Y utviako vtvurvA^Artouoc v 8 A*y rA^nt 8 

I^ETsYHC ÜYHACE&kHC 7s:E<-jÄuom fnoi^ -V 1 A^ujAN- 
^A^ÖH^ ET1ÖC cjAf>A^ VtANO^EU -V '' iE 1 ^NAC<JU1EU EY\E^- 9 

luafc^ rt'ÄEvvdc -v iE acujaw EÄUicj vf^EonrÄrtArKH v 

10 UM CJJNA'ÄEU^™ ÜT\Af>f>HClÄ Üm^ÜttO E^O?s iE A^- '" 

♦Fol. Hu '. *^riAiAUUJi-itvt ÄEonr EiV)ErmEN'X;i , X; üvidc -v üto^ 

NNA'ÄEUEttTUrr'X; -V TAH EIEmOIC^ 1 Ur\mAmOKf>A1<JUf> V 

Job xxvii, 6 'Jciuot»! ^ presque disparu | 8 a^j^)A5i^a^«h^j^ a 1 presque disparu. 



afflige liion äme; ' laul que ma respiration esl en moi, ei qu'un souffle 3 

sacre est encore dans mes narines, 'ei mes levres ne disent pas de parole i 

dereglee, ei mon ame ne meditera |ias des injustices. 'II ne m'arrivera pas s 
de dire que vous ßtes justes jusqu'ä maintenant; car je n'abandonnerai pas 

• Fol. 146'. mon innocence. ' ° J'observerai la justice ei je ne me tairai pas: car je 6 
n'ai pas conscience d'avoir l'aii quelque chose de mal «>u d'injuste. 

7 Non, mais mes ennemis seronl conmie la ruine des impies, e1 ceux qui se 1 

dressent contre moi comme la perte «1« -s libertins. 8 Car quelle esl l'espe- > s 
rance de l'impie pour qu'il tienne? s'il sc confie au Seigneur, est-ce qu'il 

sera sauve? ° Est-ce que le Seigneur entendra sa priere?ou s'il lui survienl 9 

une fatalite, "trouvera-t-il quelque assurance devanl lui? <>u s'il crie vers lui, 10 

♦Fol. 146'. est-ce qu'il i'Cdiitera '.' "Mais moi, je vous apprendrai ' ce qui esl dans les 11 
mains du Seigneur, ei je ne tromperai pas sur ce qui depend du Tout- 



12- 



[203] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 251 

211 ' -^HTint 1E1EVIEU1 IVS^OIT ÄE^AVinEluyOirri 1! <^?AmE 

<^ue^oc üy\i{>ujui üäce&vjc i t^o^ ^^trtndc •)• TH'Ä^O 

•2VE 1 Vrum*X:<-UfM v tc^tj t^VH E^UJOT E&O^ ^ntTl^ 1 ÜT1V- 

i4 nArnoKfAiiui 1 -v 1 ' l AnoujArt Äyj ai *^t rfÄErtE^'ujvj^i v 

eveujujvu tnV)0?%V)t^ •)• o-tto^j euj<juti AirujAvt*2£EuvioJurY * 

tTt^ATUwrtAi •)• nh *k.E tijyort na^ tirtuoir ü^uot -i j 

i5- io '•' tiox^h^>a *ke vmt^i' rtAt n^onr v "'AT^A^OT'vn. 

£at m\?f>vs^ no-t'ka^ v rtit^co^ *2^e vto-rrt(rr& 

i: ü^7^h-\ nonröui v * I7 nai nHfOT jiwuhi EtfNAdntrr v »Fol .v>: 

ilt^fHUA *^E J>Attf>fcUVlVH EnTEAUOm UUiUüT Vi 

i 8 ls Tit^vji *ke A^^yojm 3ül^ ^w\ nonrci A^onoTs neu 1 ü^vi^ 

r.p tt^AN^O^ •)•' ''E^EtVIKOT *2^E rf^tonr^AUAÖ 1- OTO^ 

«tie^oio A^ion^ v A^onru^vt 1 rmE^&A2\ oto^ <^ycm' An v 
20 ''"ATi tV)onon e^a<^ v^eniüka^ rt^jvn jük^h^ noT- 

21 '' E^EO?\^ *^E «ÄtOTKATCUurt •)• OTO^ E^EJ±)e' NAM V 

22 onro£ E^E^yA^y^' e&o^ )~>EmiEt-por\oc v' 5 -'oto^ E<^E&of>- 

16 «oirstoT&l un k ai. sr. n. 



12-13 Puissant. '"Voiei ijnr vous savez lous que des ehoses vaines; ,3 e'est la 
part de l'homme impie de la main du Seigneur; la production des puis- 
14 sants viendra sur eux de la main du Tout-Puissant. l4 Si ses tils se mul- 
tiplient, ils seront pour le massacre, et s'ils se sont fortilies, ils deman- 
iä deront pitie; et ceux qui lui survienuent mouriont de mort; 'et leurs 
ifi veuves, personne n'aura pitie d'elles. '"S'ils entassent de l'argent eommede 
i: la terre, qu'il dispose de l'or comme de la boue ; *' 7 toutes ces choses, les* Fol. w 

18 justes les recevront; ses rieliesses, des domestiques les dötiendront; ls sa 

19 inaison a ete comme une araignee ei comme des teignes. l9 Un riche s'en- 
dormira, et il ne continueia plus; il a ouvert ses yeux, e1 il n'est plus. 
20 Les douleurs du cceur sont entrees chez lui comme de l'eau, et dans une 

-' niiil im tourbillon la enleyß; ~' uu venl brülanl l'enlevera, >'i il s'en ira; et 
22 d le secouera hors de sa place; "il s'elancera sur lui, il ne l'öpargnera pas; il 



Fol. 



\\\ in. 
1 



♦ Fol. 1'.8 



252 LE LECTIONNA1RE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [204] 

E7£<JU^ •)• OTO£> E<-JEUJU^ ÜUO^ E&02\ JoENYlE^UA ■)• 

1 «-j^yon r*f an näeotua JÜmi^Ai 1 <^?h Eionp« ausö e&o?\ 
«)oht^ v 2 Yii&kEnmV uen rAf AnreAUiö ü'uo^ e&o?\ , 
V}ErmfK:A£>f v 1 vnj>oun *^t EnpEE^uj&k e'^o^ u^p^H^ 
UTHuath 1 'a^^'ju rto*nA.S;sc ühs'^aki v tnro;> V^ae 3 
ni&eti vvöo<^ ei)ooiV)t"i ü'uuatnr v oTOTuim^ neu'ot- 
^ajci EiJoEvnJoHi'&t ü^?uonr v 'onrjyuii e&o?\ rtitonr- 4 
^mAfod e&o*> V)trtonoKOVHÄ •»•' rm "ivE eie^uj^jaj 
rr^'uEttUHt i- atu^w e'fiio^ Joenni^ujui v 1 r, nvcA;>t b 

O'TUJUK E<-JEJ E&O^J UUO^ CAT1ECHT ÜUO^ A^^u*rt£> 

ü^p^H^ «'onr^^ujiu i '' otuä i\ ' rtCAY\^Mf>ocviE m^u'nt v ,-, 
onro^ we^ka^i ot'no't&y« v 7 onru«J-tri ü'm£>A?\Hn ; 
coTujirtcj v 1 oto^ urvE^rtAir t^>o^ n'äe^&atn not- 
rto*yEf> l- 1 8 onro£> ÜTionr^uaus (>j<junc| N'ÄE^ANujHfi B 
rnEj>AN(3ACi£>vn v umlernt 1 viV)Hi^ näeotuotm v 

9 A^COT"ltmtt^2£.\!2£ E&O^ jbtnOT'^A^S N2\AK£> A<-\- y 

23e*e;>pm] sie. | xxviii, <i H*ncAn^>ipoc] sie. |9 V)tnoTXAXi] i aj. sr. 1.. lire 

J)ES10TXAX. 



*Fol.i47 T . fuira, f'uira de ses mains; 23 il battra des mains " surlui, et le trainera hors de 23 

sa place, xxvm ' Car il n'y a pas pour l'argent 1111 lieu 011 011 le faconne. "'" 

- Le 1er, lui, est produit de la terre, et le cuivre est fabrique comme la 2 

pierre. 3 I1 a iinpose im ordre aux tenebres; et tous les extremes, lui-möme 3 

les scrute : la lumiere et l'obscurite" qui est ä l'ombre de la mort. ' II v i 
a une entaille du torrent ä cause de la poussiere : ceux «jui oublienl la justice 

defaillent ä l'ecart des hommes. 5 La terre, le pain en sortira; eu dessous, 5 

* Fol. 148'. eile est retournee comme le feu. c Sa pierre est uu gisemeut * de sapliir, t; 

et sa terre, c'est de Tor. ' Le chemin, l'oiseau ue le counait pas, et l'oeil : 

du vautwur ne l'a pas vu. H Et des fils d'orgueilleux ne Tont pas pietiue; 8 

le liou n'y a point passe. "11 a cteudu sa inaiu sur une pierre d'angle ; et 9 






[205] LA SAIXTE FKTE DP2 PAQUES. 253 

«^e vn^ou 1 n*ie£ansä{> tuo-r i £"*& *^e m&Ert tniAm'oTn 

ii A^NAT EfUJÜT " A^do^TIO-T •)• A<-J(rr<Jurt£>' 2vE E&kO?s 

i- fnt^Äou E'onruims v ' '-^co^iÄ *^e hAT*smc fi«^n m 
la A^yrtE ^?ua ir^EYMcituH i ' üuort f^ui c<juWn ümc- 

12 ' nöc m^NAÄuom üuoV rmE<^üf>tEf>V3AE n^w' 'a^- 
^^>siyuar\t jbErtonr'uiA E^OTEionruji'i v 1 Ac^yAncrrun 
^\*ÄErt^?uuioir rriETTEmtm 

ETArrE?%iort kaia UA^ton ke^> yjE 

ATi ^AiHC ft2£ENE<-\UA^H*lMC tT^uu UUOC V ÄE- 

AKonruAuj ECE^nET^TtAC^A nak m*<jurt EOTOiu^j l l|s mKK-t 

'Kt ÜEÄAtJ ÄEUA^E NU^EN h^fiAKi 1 J £ATIA<^?UAN 

wj>i"ui onro^ Ä*X:oc na^ v äetveäeth^e^c^uji «xeä- 

VjEnoTCtJf^' lire hjennoT- | tit. ke*] sie, et 7\ sr. ke. 



io il a brise des rochers hors de Ieurs fondements. ( " Et il a detruit la violence 
n des fleuves; tout ce qui est glorieux, il l'a vu. " II l'a decouvert, il a 

12 fait paraitre sa puissance ä la lumiere. I2 Mais la sagesse, oü a-t-elle ete 

13 trouvee? quel est le lieu de l'intelligence? ,3 Aucun mortel n'en connait 

le chemin, et on ne la trouvera pas dans les hommes. 

Psaume xxn. 

1 Le Seigneur est mon pasteur, il ne nie laissera manquer de rien. - II 
m'a fait demeurer dans un lieu de verdure ; il m'a alimente de l'eau du repos. 

Evangile selon Matthieu, chap. lxxxii (Mat. xxvi). 

n '■ Le premier jour des azymes, les disciples vinrent vers Jesus, disant : 
ts « Oü veux-tu qu'on te prepare ä manger la Paque ? » l8 II dit : « Allez ii 
cette ville chez im tel, et dites-lui que le maitre a «li l : .Mon temps approche 



Fol. 148 v 



17 



ls 



Fol. 148' 



254 I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 2(H\ 

* Fol. 149'. ti a.'cmot A^Vyjum ■)• AmAi^i üyaawac/xa V^aioiyc 

nturiAUAttHiHC v 1 ''onro^ Anriet ü^f»«^ nA^^oc 19 
jhjuot ÜÄtiHC «v ot'o^ Anrct&itnmAC^A 1 «äe«i- 

JJlAimiWC v 

«Amt «tÄ«Ar«u-»cic EtnoTUJuj üuujot t^tn^A- 
ka«h onoÄ«Ar«uuctc e&o?% V)t«*^rt«tc«i ««teuujitchc 
Yrnipo^pvnwc a 

1 A^\?*\ *^e onro«;>^ e'a&paau V)A*it«n^^yH« «*ie l 1 

UÄUfH £Cj£>EU.Cl' £^PE«^?PO «lEIE^CKIT«« v ü^7«Anr 

üuepi v -nA^ÄOTjyi ^e eyij±jum ««ec^&a^ j>Hrmt sc 2 
r «puuui v nATÖ^i epaioit cayv^u^ ü'uo^j v onro^ 

• Pol. 149'. il AM «AT A^dü^t E&vO^ t^AT •)• ' E&0?% £^^?PO «1E- 

nt^'cKTriH -v A^onruji^yi ^"ÄtnniKÄ^i -v :! onro^ tieäa«^ 3 

*X:ET\A<)C ICXt Al'^lUf «OIT^UOI UTlEK'ÜttO 1 ÜmpGEW- 

ttekä^oit v' ^uAponrdt *2^e «tnrv:cnr*X:s üu^ot ■)■ enroj> • 
uapotmuui ««tit«()A^Anr2S: iWuts v 3C^°^ üu^it« 
]r)Ait«m^y^yYm •)■ -'onro^ tsi6\ «onruaiK EpE^E«crrum -v •■ 

Tit. eenoTiujy] sie j nnnEUi"YCHC sie. 

•Fol. 1W-. * je vais faire ma Päque chez toi avec mes disciplcs. » l:i El les disciples fireni i» 
comme leur avait dit Jesus, ct. ils preparerent Ia Päquc. 

Voici les lecons qu'on lit sur le Bassin. 

I" Lecon de In Genese de Moise le prophete (Gen. xvm). 

' Dien se montra ä Abraham pres du chßne de Mamre lorsqu'il etait assis i 

ä la porte de sa tente ä l'heure de midi ; ■ coniinc il leva les yeux, voici que 2 
trois lioiniiies sc dresscreut au-dessus de lui ; e1 les avarit vus, il courul 

♦Fol.i49\ vers eux * de la porte de sa tente, il sc prosteraa sur la terre. ' Et il dit : 3 
Moii Seigneur, si j'ai trouvö gräce dcvanl toi, ne passe pas ä IVcarl de ton 

serviteur. 'Qu'on prenne un peu d'eau e1 qu'on vous lave les pieds ; rafrai- '1 

chissez-vous sous l'arbre; "et j'appörterai an pain, vous mangerez ; apres s 



Fol. 150\ 



[207] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 255 

uenencanai E^titriE'^t rtuunEn e^?u<sJ ^eä^eiem^no 
^Am'nErtÄ^cnr •>• tnro£> TTEÄUJonr xtAfioirt un<Mf>H*\ 

6 KAHA ^?M"V "A^ÄOC V f, OTO^ A^HC «101^ fl'Ät- 

xtmc fno^ v onruj^ytu ' rtr uuEm fiTtuun nceu A'K &!- * 
- ^ton v uä^auiiuot rt'j>Artv:ENE^?nEN •)■' 7 crro£> A^do^i 

» 8 ^di *^t rtcrrdt?^ rituonrE^>ou-Y •)• NEurnm<jJci iiAtj-eA- 
uio^ v ot'o^j A^^Anr V^^^uaono joronrujiu v' m*o^ *kt 
ri^ö^>i e^aic-j c^&kO^ üu<-uonr Jo^.vi^ 1 ixni^yHN -v 

9 ■'tve'äa^ *^e rtA^ *x:EAC^»jjirt cAf'fA nEKc;>mi v m*o<-\ 
•2^e A^E^onruj tveäa<-j v 1 «xieic ^hhtte CErtV^oirrt V^Err^- 

, C^OTN« V ^VtEÄA^ "ht 'ÄEEmAIACkjO ^ApOK •)• KA1A 

yiai'chot E^Artonrrt'JuoTi \- " onro^ ECEdi rtonpiyvifM n'äe- ♦ Fol. 100- 

CXffA. ^KC£>tUf -V 1 CAffA !KE ACCJjriEU EcV)ATEtt<^?f>0 

M rr\cjoorm' ^^a^ot uuotj v 1 ''a^v^aau *^e tieuca^- 

f>A. rtE'<SOTEf>V3E?%?sOT\E V EAt'<M<M V)ErmOTE£>OOT AC2sO«XlC 

Gen. xviii, 5. eia^xoc] un k aj. sr. cj | 6. fmuui] aj. sr. 1. 



cela vous vous en irez ä l'endroit daquel vous vous etes detournes vers votre 

6 serviteur ». Et ils dirent : « Faites ainsi comme tu l'as dit. » ° Et 
Abraham s'empressa ; il s'en alla ä la tente vers Sara, lui dit : « Presse-toi ! 

7 petris * trois mesures de fleur de farine, f'aconne en pains ä rötir. » T Et *FoI. 150', 
Abraham courut ä ses boeufs; il prit un veau tendre et beau, il le donne ä 

8 ses serviteurs ; ils en firent un mets. 8 II prit aussi du beurre et du lait 
avec le veau qu'il avait prepare, et il les placa devant eux, ils mangerenl : 

9 quant a lui, il se tenait ä l'ecart d'eux sous l'arbre. 9 II lui dit : « ()ü est 
Sara ta femme? » Et lui, il repondit, il dit : « Voici qu'elle est ä l'interieur 

lo de la tente. » I0 I1 dit : « Je reviendrai vers toi ä ce temps pour des heures, 

* et Sara ta femme aura un fils. » Et Sara entendit etanl ä l'entröe de la » Fo | ,-,„. 
n tente derriere lui. "Abraham ainsi que Sara etaient ägös, etanl avancös 

PATR. OH. — T. XXV. — F. 2. 17 



256 LI'. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [208] 

2^fc Vt*2SlfcCAPPA V 1 tCOl Ü^?pYi"\ ttVH^tÖUl 1 ,v ACCuu&l *fc.fc 12 
Vt*2£tCAp?A VtJoPHl TtV^HIC EC*^«J" JÜLUOC -V «ÄtÜTI A*lt<\?Af' 

vyu-»™ üuoi «ja^not y\a6q, T^t A^EpV^t^TsO -v '-'ntÄt- is 

Tide 'At VtA&pAAUt *Ätt«&vtonr ÄCAPPA -V 1 CUJ&ii VtV)pvn 
VlV^HIC 1 tCÄUi UUOC V Ät^AfA HA^UW -\vtAUtCl AHO* 

•Lt AttpV^tsvAUi 1 "uvni OTort otcaäi vtAtpAi'ÄOJui 1, 

»Fol im V^AItrt'^7^ ■)■ V)fcm\AlCHCrr ' tltlACUO ^>APOK t^ANOnr 1 - 

nuuonH v onro^ Epterru^Hpi ujtjuvu vicappa v i: 'acx^ ib 
*^e e&o^ vtTStGAp'pA tc*x:tu üuoc -v *x:fcüntc<-u&kt v 
ntACtp^o*\ rAp'm -v oto^ yicäa^ xtu'uon a?\?\a 
Äptcuji&ki v 1 "• ATTJuonrrtonr *Kt t&o^ uuat vt^tm- is 

pujiut -V AlT'ÄO'rujI E*2SlEY1T\^0 HCü5iOUA tttUrOUOPPA •)■ 

t$ko^ v 17 w()C *2^t nt-SAtj «ÄtiüLM ^viA^um ätiok: EJ1H i: 

E^NAAnOir E&kO?s ^ATTAÄ'^OT A&pAAU -1- ls A&kpAAU 18 

*^e V)trtonr^yujiY\s t^Eu^-junt tcrmi^r^" rtu}2\o?\ t<^ouj y 
Enrtcuonr nJophi üjovn^ rtÄtm'jy^o^ iHpcnr vntv\KA;>s 
»Foi.i5r.-i- 19 NAitui rApm *Ät<^riA^ovi^trt tioityr rtvtt^iyY'pi i- 19 



iliins leurs jours : e1 Sara avail cesse d'etre comme les femmes. IS Et Sara 12 
souril «Mi elle-möme disanl : « Ceci ne m'est pas encore arrive jusqu'a 
maintenant, ei mon raaitre esl vieux. » " Et le Seig-neur dit a Abraham : w 
« Pourquoi Sara a-t-elle souri en elle-meme disanl : Est-ce que vraimenl 
i'enfanterai, ei naoi je suis vieille; '* est-ce qVune chose sera impossible ä r. 

'Fol. i5i'. Dieu? Dans cc temps, * je reviendrai vers fcoi pour des beures, ei un fils 

arrivera ä Sara. » ' ' El Sara uia disanl : « Je n'ai pas souri, car eile avail is 
peur. » II dit : « Mais aon, tu as souri. "' E1 les hommes sc leverent, ils 16 

regarderenl en face de Sodome ei de Gi rrhe, e1 Abraham marchail avec 

ciix, les aceoinpagnant. ,: El le Seigneur dit : « Est-ce que je cacherai i: 
it (|ue je vais faire ä mon serviteur Abraham? IS Abraham, oui, deviendra is 
unc grande nation; toutes les nations de la terre seront benies en lui. 

Fol 161*. IB Car je savais ' qu'il eoniinandera ä ses fils et ä sa maison apres lui, et 19 



23 



[209] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 257 

rtdc ■)■ i\^\ rtonrut-tt'uHi rttucnr^Avi ■)■ ^cmu^c 1 ftitTidc 

im EÄfcvtA&fAAU •)• vt^ujik rti&tn n^CAÄ^ üu^onr 
so nt'UA^ •)•' '°Tit'Äfcrt()c *^t ÄtTty^^crr 1 üco*2^oua ntu- 

rouoff>A a^äujai v onro^ rttnrrtot\s ^AnmjirYvit 
2i tuA'jy^ •)• 21 tit^yt v\m tnon entcin vtianat 1 v ÄtA« 

kaia nonrV^^uuonr e-ü'nhot cjA^os ■)■ 2£ean ce'^ujv: 
sä üuo^ ei\o*> v tc's&E *le üuoh ^«ä fnAtu? v 1 2 'onro^ 

tC02iOUA V A&f>AAU *2vE ttA^Ö^^ Ef>A1<^ ■!• * UTIfcIl-ttO*Fol.l52' 

ünoc v 1 2:! onroj> EiA^V^uum rf^E'A&^AAU v tieäa^ 
äeüyie^iako imumwi TttuinujAcp •)■ rnEt^uj 1 ™ ü2£e- 

r\A^m cnpÄttArtt<Juctc e&o^> V^tTiu^nrcHC nm^o^pwi 
vmoT x dA2sAir*2£ eäen^mou ■)■ rtonr'^AÄS *ke atiuuc 

JQENTtEl^mK -V NEN^>A*i NVIlÄNAßiA^UOC ■)• ATS N^ONC 

Tit. nmfo<J)Hn| sie, o sr. p et mt sr. <J>. 



qu'ils garderont les voies du Seigneur pour faire la justice et le juge- 

ment, pour que le Seigneur accomplisse en Abraham tout ce qu'il a dit 

20 avec lui. » 20 Et le Seigneur dit : « Le cri de Sodome et de Gomorrhe a 

2i augmente, et leurs peehes sont grands ä l'exces. u Je descendrai donc, je 

verrai si selon leur cri qui vient vers inoi ils l'acconiplisseut ; sinon, que 

22 je le sache. » 22 Et revenus de la, les hoiumes descendirent ä Sodome; et 

23 Abraham se tenait * devant le Seigneur. - 3 Et s'etant approche, Abraham, 
dit : « Ne detruis pas le juste avec l'egare, que le juste ne soit pas 
comme l'impie. » 

Encore um leron de Möise le prophete. 

Ouand Israel traversa la mer Rouge, leurs pieds foulerent la iner : et 
leurs ennemis i'urent engloutis dans le creux, les pieds des degics (sie) ; ils 



258 I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [210] 






EJbtnrrt Ewmujionp -v vtEndA?\Anr*x: ümtc?\' rtEurtHi *ih?^ 
Anr'^uji <i^^uji*2vH i- «xieua^en^ujic Ende J~)EVio'r<i*o'Y i 

Poi.152». ' onrÄviArnuucic e&o?% joemviconr iipo^?YnHC 

mconr rtEUvn?\Aoc atepäivuop un»o^AriHC vmonr- 
dATsAnr'X: 1 Anr;>ujiui E*2£Evtm<JÜvu •)•' EiEnEJbpwi Jotnvii- 
u«jjono •>• nonr^?Ai 2^e AnriA*2S:?o v ät^a^ \ ino r r r &A r K.\ •)• 

nA?vm tnoÄNArrtuuctc e&o^ V)Evmc<MAC tutipo^hhhc 
'V^ErtvuE^oonp *2^t t'ituuAnr c^vtAEpono'Juim rt*2£E- 2 
^7*^ •)• JotNtnr'codrii rtEUonpuücnr ;>V*x:ENrux:^;>t v e^pe<-j l 

:! oto^ tnrt^yuji'ns n^enh eta'tc'ju'ävi V^enchjun v neunh » 
t'*i<3orctrn V)trt^viu ETEuenr^ Epu^oir 'ÄEConr'A&i v 
'01.153'. oTon «^eti ETAnrcV^Hnoio ey\ujnJ~) Joeti'^hu v 4 *!2s.tv\dc 4 * 

Tit. ninfo<$>HnHcl o sr. p | Isale iv, 3 2£.ecoxa&] sie, lire xeceoya& (Tattam, 
op. cit.). 



allerenl violemment dans l'eau ; los pieds d'Israel et de toute La inaison 
de Jacob, leurs pii-ds danserenl : ils evilerenl la ruine ; ils cbanteront le 
cantique : <i Louons le Scigncur, car il a ete ^lnrilie. » 

■ Fol. i52\ * Lenin de Josue le prophete. 

Josue avec le peuple traverserenl le Jourdain ; leurs pieds i'oulerent les 
pierres qui sonl au-dessousde l'eau : leurs pieds furenl fermes ; ils battirenl 
leurs ennemis. 

Encore une legon (T Isaie le prophete (Is. iv). 

■ En ce jour la, le Seigneur brillora dans la resolution et la gloire surla 2 
terre pour elever et glorifier ce qu'il a laissr d'lsrard. ' II seront ceux qu'il 3 
a laisses dans Sion ei eeux qu'il a laisses dans Jerusalem, ei ils seront 
Fol. i63 r . appeles saints, tous ceux qui sunt ' inscrits pour la vie dans Jerusalem. '*Car i" 



[211] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 259 

tcjjü^s 1 t^o?\ üm*smifi rntrtriuyHfM vntruf><juui -v rttu- 

25 2a «A.mt nvi tit^^u* 1 uuu-»onr rt^tvidc xt'jnÄiioT- 

rntntrt'ionr&o t^o?\ ;>ANfcntvv l NO&j hh^ot v neu e'&otn 
& ^ArttitnÄrtouiÄ 1 ivi^oir ^AnoT^t^WsioT -v *oto^ 

^na 1 ™^ cAjoo-rrt üuuantrt v ^nauji?^ üy\^ht nuaru 1 
27 t&io^ V)trmE^triCAfE ,? onro^ onrYiNA t^xjuirit 1 ^na^hi<4 
tjoo'rri Ediert i- ' onro^ -\nAi^ nwrieri ü^f> M *\ »folim». 
ttgAMjyH^ u'utrtf>n * *x:t;x^c fnt'itnuojyt V}tmA- 
ue-u'uhi i- oto^ rntnertÄ^ t^ ena;>ati v rnt^triAno-r v 

• < — 

Ezech. xxxvi, 28 mEnenjyuiru] sans pointe sur «'. 



le Seigneur lavera los souillures des enfants des homnies et des enfants de 

Sion. 

Lecon d'Ezechiel le prophete (Ez. xxxvi). 
25 s Voici ce que dit le Seigneur : « Je ferai couler sur vous une eau choisie, 

et vous serez purifies de tous vos peches, et de toutes vos iniquites je vous 
2ß purifierai. - r ' Et je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous 

27 un esprit nouveau ; j'enleverai le cceur de pierre de votre chair. " Et je 
mettrai en vous un esprit ä moi ; * et je vous rcndrai comme des enfants * Fol. 153' 
cheris pour que vous marchiez dans ma justice, et que vous gardiez nies 

28 jugements que vous [es fassiez ; L ' s afin que vous demeuriez sur la terre qui 
a et6 donnee ä vos peres, et que vous soyez pour moi un peuple ; que moi-meme, 

29* je sois pour vous un Dieu, J9 * et que je vous purifie de vos iniquites. » 



■i\i 



260 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [212] 

1 oto^> a^o?%t tjoonrrt t^^trtutn^^oT ü'nmi -v i 

rccArutt&*i v 3£tv\Apt;>pA<-i ü'tuhi couc trucAtttt&*i \- 

♦ foi.154'. oto^ ytm<x»cnr na^nhoit tmcvn t&o?% CAr\'c<\?ip 

vHonrmAU v tCÄtvt'rucArtpvic •)• tjStrmmAn'tpujuJonpiyi V 

A^eptKu^ E*Yv\nr^H t*icA&o?s ■)■ V^AitN^Yrr^vi ticouc 
tvncAmfc&k*i v 1 oxog £»vmv\t tc Ytmujio'r vtAnrim üuo^ v 
CArvt'cvn cAvic^psp t*iGA l o*rirtAU v ! ü^?pvi^ ü^u'jun « 
E&kOTs ftoirpu*'ut ünt^üuo t&o?\ -v 1 onro^ ntonrcm OT^ys 
yn Y)tw\i<~\'X.\ , 2£ ■)■ onro;> A^'^yicnpvyo Jotmri^yi' onro^ 
acjcitii V}fcYiYim<Jucrr rfÄtcnruuuoT rntrmctw t&o?s •)• 
'oto^ A^jy^t^yo Y^fcvivHjiji v oto^ A^cmi V^tvt'vtw 4 
♦Fohlst, uoiot rt'ÄtO'ru^onr jyA*\*\m v * 5 oto£> Atjujtjctujo •• 
V^fcnns'uoirricoptu v unt^y'Ätu.'x.ou ftcmt v •ÄtA^'dict 

rt*2£fc^?H Ü^7^H*Y Ül'nV)A*^ nOTUOTMC^ffU ^?At ElfcVl- 

ctrtAujctri^ an •!•' 6 onro^ nt^Atj rmt •ÄtAKNA'r t\ujhps b 



Encore d'Ezechiel le prophete (Ez. xlvii). 

1 Et il m'introduisit dans les parvis de la raaison : voici une eau venant i 
du cöte de Test de l'atrium, iln cötö de l'Orient; car la facade de la maison 

* Fol. 154'. regardait vers Fest, et L'eau s'ecoulait* du cöte droit depuis le cöte sud vers 
l'autel. ' Et il me conduisil vers la porte qui est du cöte du nord, et il nie fit - 
tourner par la porte exterieure vers la porte regardant lest ; ei voici que l'eau 
etait transportee en has vers le cötö droit, ' coninie la sortie d'un lionime u 
in face de lui, et il y avait une mesure dans sa inain, et il mesura im mille 
ä la mesure, et passa dans l'eau, l'eau au genou. ' El il mesura encore mille ä i 

"Fol. 154*. la mesure, ei passa dans l'eau, l'eau jusqu'ä la lianelie. * : ' El il mesura encore s 
mille dans le torrenl ; il ne put passer, car c'etait elevö comme le Qux d'un 
toirrni qu'on ne peut traverser. " Et il me dil : « As-tu vu, fils de l'homme ? » 6 



[213] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 261 

ü^?f><juui -v 1 oto^ a^eni AcpAc^o 1 E^ErtYiErtc^pcncrr 
7 n<^MÄf>o •)• 'onro^ V)ENYiA'X:irnACtto v ^Hnnt naio^yi 

^mErtrtEvtc^cnonr ÜA^piÄ^o vtie^anu^hn tTO^y euA^y^ 
s cauhai vtEUCAurtAt v 1 s oito^ tceäa^ vmt ■ÄtnAtuuao'r 

<\>3<S •!• E^ttHOT E&0?% V^Err^rAW^EÄ' EICAVHE^ -V OTO^ 

E^riwonr ev\ecyti E2S:ETr\Äf>AßiJÄ ■)■ onro^ «^vmonri 
uja^mou E^EVtnmuuonr v * vnEnfÄmuouji t^'oTü^'ini.ia' 

EIOuV} 1 ET&kE^^E^ EÄtVl^UJ^ W&EN ■)< NH IH^OIT E^E^?tÄf>0 

naj E^ujonr v CErtAicnr&o onro^ cenaujitiV) v 

T\lÄWOC*10?%0 Tlf>OC imCMJEOC A KE?% 2v 
9 9 ^E«^OT N'ÄETfCA'ÄV OTO^ ^EUYl^A VTlEVtujOTl^ 

10 Efort VDEn^yujyi 1 m&EN •)■ I(I e^&ie^a^ ta^> lEftV^oci -v onro^ 

CE'Y^yuauj 1 VIAN -V 2S:EANEf>;>E?VmC E^»^ E^OVtV} ■)■ EHET\- 

n cuaiM^> rtf>ujui ru&EmiE 1 ua^jc^a myucnoc •)• h ^ovi^eti 

Tit. nunocno^o] sie, et o 2 sr. ?^ | npoej o sr. p | ket>] sie, et *> sr. e. 



" Et il nie conduisit, ramena sur les bords du fleuve. 7 Et a mon retour, 
voiei qu'etaient places sur les bords du ileuve des arbres nombreux ca et lä. 

8 8 Et il ine dit : « Cette eau qui vient, de la Galileo du levant, et qui descend 
sur l'Arabie, et vieut jusqu'ä la mer a l'eau ' d'eruption, et a purilie les eaux. » i-\>i. l: , : ,r 

* Et ä toute äine vivante, eile deviendra jaillissante sur toute chose ; tous 
ceux sur qui viendrale Ileuve, serönt purifies etvivront. » 

L'Apötre d Timothee i chapitre iv. 

'•'La parole est sure e1 merite que qous la recevions en toute aeeeption. 

Car pour cela nous souffrons et nous sommes outra<n''s, paree que nous 

esperons en Dien vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, surtoul 

n-12 des fideles. " Prescris ees ehoses et enseigne. ,8 Que personne ue dedaigne 



262 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTK. [214] 

^i i' vintKun'AMT v a?\?%a ^yuuyit * ekoi fvrmoc nnithciog 

fcitrtjovnv: i- <\?&s eiativh^ hak t&o?s ^ntncnrnpo 1 - 
^hiü v rttuYi^A^tÄ 1 fnt^ufcinptc&intpoc •)•' i:, tx<m is 

tpojc tttu^utTptc^c&'-u ■)■ ujuj™ fcK'uwrt nJophi rtjon- 
loir 1 ^?<m r^p tvdpt üuo^ •)•' tKtn^^utK v muri» 
Li l.,«. tncu^itu tfOK v ' oxV)t^?\o ümp^itrt '^)\ ?\av[ v j^^^a v,i 

^AVI^HPAUE -V 4 JC2£:t *^fc OTO« OT^M^A 1 tOTOH ÜTAC * 
ÜUA'T tt'^Art^yVJPl •)• Ifc ^AUUJHPi myHpi V UAfüTCAfiO 

myopr\ Eonrutnfrct'ßiHc V^tmKyrMf üum 1 uuuuot -v 

1 Tim. iv, 12 nruniciocl sr. la marge. 



Fol. 155*. ta jcunesse ; mais sois * modeln des lidnies dans la parolc, dans la demarchc, 

Jans la charitö, dans la foi, dans la purete\ ,3 Jusqu'ä ec que je vienne, fais 13 
attention a la Lecture, la priere, l'enseignement. '' Ne neglige pas la gräen 14 
qui est en toi, qui ta etc donnee par la prophetie avec l'imposition des 
niains de la prötrise. ' " Mödite ces clioses, sois en elles, afin que ton pro- 1:. 
gros stiit visible a tous. "' Fais attention ä toi et ä l'enseignement : sois stable lr, 
en cela; car faisant celä, In te sauveras avee eeux qui t'ecoutent. v ' Un v, 1 

Fol. 156'. vieillard, ne le gronde pas, ' mais cneouragedn eonmie un pere : Ins jeunes 
_y;eiis, eomme des frnres; - les fenimes ägees, comme des innres; les jeunes - 
femmes, comme des sceurs, en tonte purete\ a Honore les veuves, celles qui 3 
sonl reellement veuves. ' S'il y a une vnuvc ayant des fils ou des petits fils, * 
qu'ils apprennent d ! abord le respect dans leur maison ä eux-memes, et qu'ils 



10 



1. iö; 



[215] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 263 

cnroj> rtCE^iAtö Nrtoipujopn n\o-\ v ^?ai rAp wriAnt^ 

5 oto^ tiujHn uvitm*o u 1 ^?^ -y 5 ^h eie omuArt onr^W- 

f^nt •>• onro£> tccuj'Än 1 üuATAnc acep^>e:misc* e^?*^ '♦] 

tionlr) onro^>' ecuwti ErtmpocEir^H rtEurtnu^&;> ftosua^^ 

-7 «mutfi v ''{jh ^e ei'äep'äep acuoit ECortV) 1 7 £>ort^Ert 

» rtrtAtKE2£< JU 'o'rrti ^i«a vtcE^uum 1 tnrot viAM^'Jui'Xi v 8 ^cst 

•^t oirovt cnrAt rtcjv^puucrruj an ua^igia rtAmcjHi 

üum ü'uotj v A^ , ÄE?\^?rtA;> u y onro^ c^uicnr EonrA** 1 - 

9 na;^ v 1 9 oit^m^a UAPOT x ucnp*Y epoc ncatiechi «E 

w'founi an -v eacepc^i'uu rtonr^Ai Ntnruj^ 'H'ATEfUt^fE 

V^apoc ]r>Ert£>AN£>&kVicnri ErtArtEip v ^sean AC>yArtEuj- 

ujvipi 1 se ACAyET\u}EUUo epoc v ie AciÄpAicnr rtrtvi EiK)TA& 

E&0?\ V ' IE AG«}«JUTN V)A*2£U-i(rr NNW E1^E2S:^UA«2S: V IE 1 * Fo 

an Acuo^ys ncaj>u*& Nt'&E e^nanet -v 

A2£<JU ÜTN^PtCÄriO NEUTIET^H ÜTTIETArrt?\JO 

v, 8 otai] ai sr. la ligne | 10 juRe] sie, lire mfren [ Rubrique iim«piCAno] sie, et 
o sr.i I xiniETArrE^ol sie, et o sr \ 



5 honorent leu'rs devanciers ; car ceci est bon et acceptable devant Dieu. 5 Celle 

qui est reellement veuve et laissee seule a espere * en Dieu vivant, et est*Fol.i56' 
e restee dans les supplications et les priores de la nuit et du jour. ° Mais la volup- 
: tueuse est morte vivante. ' Prescris aux autres, afin qu'elles soient irrepro- 

8 chables. 8 Sil est quelqu'uu ne prenant pas soiu surtout des choses de sa 

9 niaison ä lui-meme, il a renie la foi, et est pire qu'uu iufidele. 9 Qu'on donne 
sa voix ä une veuve n'ayant pas nioius de soixante ans, qui a ete la femme 

lo d'un seid inari, l0 a recu temoignage pour les bonnes actions, si eile a eleve 
des enfants, ou si eile a recu des etrangers, ou si eile a lave les pieds des 
saints, * ou si eile a ete au-devant des adliges, ou si eile procede ä toute * Fol. 157' 
bonne action. 

Ckanlez Je Trisagion et {etiles) la priere de VEvangile '. 

1. Pour la priere de l'Evangile, voir Brightman, Liturgies Eastern, pp. 155-156. 



♦ Fol. 157 



1 



264 LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [216] 

■'tKtrtcnr«ÄV) t^*-«^ ümK l jytrt;>'rcor\'Juri v tiEiOT&o ., 
ü&tfM Joenrm ticAipo-rri 1 nuot 1 

V>emuKocuoc v t^rtArtAjyt rt<5^ ;>a^?iu^i v * t<s^- 

&kO?\OC £>W^H AtJOTiü A^^lOTi 1 tn^MT Ü^?W tNA^NA- 

Tit. ^/a^uo] sie, et sr. u | (it. ke*] sie, et ^ sr. t. 



Psaume l. 

"Tu m'aspergeras de ton hysope, je serai purine; tu nie laveras, je 9 
deviendrai blanc plusque la neige. '- Tu creeras en inoi un coeur pur, ö Dieu; 12 
renouvelle un esprit droit en ce qui est au-dedans de inoi. 

Evangile sehn Jean chapitre xxx (Jean xnn. 

1 Avant la fete de la P&que, Jesus ayant vu que son heure etait venue de 1 
♦Fol.157'. sortir du inonde et de s'en aller vers le Pere, ' avanl ahne les sieus dans le 

inonde, les aima jusqu'ä la lin.-'Kt le diner etant arrive, le diable dejä s'est 3 
jete dans le coeur de celui <|<ii devait le livrer, lequel etail Judas Simon 

l'Iscariote. ' Et Jesus ayant vu que le Pere lui a donne toutes choses dans 3 

ses mains, et qu'il est sorti de Dien, et qu'il devait retoumer ä Dieu, 'sc 4 



oM58'. 



[217] LA SAINTK FETE DE PAQUES. 265 

rtnt^^^uac eJt^ht v oto^ &u[6\ rtOT*»tmiosi y a^uo^ 
5 üuo^ oto^ a<^';>toiH rtoTJüHJuo-r Eonp^AKATtvr y 

OTO^ A<-\Ef J>W1C Üi<JUS TmETtdATsAnrÄ ftTIE^UA^SY^HC v 1 
0"TO^ fc^«xr\ UUUJi'üT ÜT^Mmiün tVlA^UHf ÜUOCJ Y * ' 

«• r, At-jT onrn 1 ;>AcmuuTi mif>oc E^TiAiÄf>Ait-j •)• Titxtm- 
: i^oc 1 na<^ v ■ÄtTidc twok EttT\AiÄf>Ai et\o?s i J ' acj- 

TVttOK KCUJ'OITTI UUO^ ATI *^T10T V 1 EKEEJJ.T *KE UET1ET1- 

8 canat v ^TifÄEntn^oc. taa<^' ÄErmEKTAFAi e&o^ ^a- 

ETIE^ Y A^Ef>OTMJU OÄtlHC 'XEÄ'uiVm AUYTTt "Jä^ ÜUOCI 

9 TIA* Y ÄEATunEUTA^AIK UUOmtK lOJ 1 NEUHt Y ^riEÄE- 

CTU.UUN 1 TTE*lf>OC T1A<-{ ÄEYTAdc 1 OT UOTlOtt NA^A^ATÄ V 1 

10 a?s^a muriAK'XiT'X nt^AA^t v ,0 tte*x:ethc tia^j 

XE^?h' HA^'S'JUKEU -V ' Tt^E^?*^ AS1 ^ H ^ ETÄ'^AI«^ •!• »Fol.158- 

a?s?sA cjcnpA& ih^ otoj> mn-uTtrt ^uj-itrt' *iEiErtoiPA& 

li A^>>A ^Hf>OV ATA V ' ' TA A^CJUOTtt r^f Ü^?H EttA^TIA- 
IHTt-J E{J&E<^?At TtAt-^uu ÜUOC V ÄEIETETtOT A&i lYT^Onr 

Jean xm, 6 EcjnAiÄf ah^j" e sr. cj | 9 hsuiiakXiXj sie, lire HEunAXiX.. 



leva du diner, deposa ses vetements, et il piit un linge, il s'en ceignit, 
s 5 et il versa de l'eau dans un bassin, et il se mit ä laver les pieds de ses 
6 disciples, et il les essuya * avec le linge dont il etait ceint. " II alla donc vers *Fol.i58 r . 

Simon Pierre pour lui laver les pieds ; Pierre lui dit : « Seigneur, e'cst toi 
: qui Iaveras nies pieds ? o 'Jesus repondit., et lui dit : « Ce que je l'ais, toi, 

8 tu ne le sais pas maintenant ; niais tu le sauras apres cela. » s Pierre lui 
dit : « Tu ne me Iaveras les pieds, jamais. » Jesus repondit: o Ea verite, en 
verite, je te le dis, si je ne lave pas tes pieds, tu n'as pas de part avec moi. » 

9 'Simon Pierre lui dit : e Mon Seigneur, non seulement nies pieds, mais 

ho aussi mes mains et ma tetc. o ,0 Jesus lui dit : « Celui qui s'est lave, ' n'a * Fol. 158-. 

besoin que de laver ses pieds, mais il est pur tont entier. Et vous aussi. vous 
11 etes purs. mais non pas tous. 9 " Car il savait qui devail le trahir ; c'est 



266 LE LECTIONNAIRR COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [218] 

AN V 1-2 £0*« OITTI hA^uuJ TtVIOTö'A^A'r'X A<^(H NNE^- la 

j>&uuc v onroj> EiA^ott'&E^ ort v nt^Atj rt^OT 1 äeie- 
ieneui -v 'Ätonr 1 m-iAiAt^ y\<jjten v 1 ''vtttuJiEn *ie*ievv- ::i 
uonr^ z%o\ *2S:t^p^E^*\c^»JJ oto^ nttidc-v KA^^CIEIEN- 
ä'J" üuoc äeänok rA^m -v 1 l4 ic2£« otyi Ärto* asiu^ u 
rt vititndA2sA'r'2S; e&o?v miErtdc v onroj> mnEN^Ety^c&iuu -v 
iüi.i.w. vHijujitvi (><ju«ievi cEunuyA rnE'iEvtiAf>A^cnr NvtEnEN- 
t^Hoir v ir, onrcucn rAf nE'iAiAt^ rtuuitn \- ^«a 1 kaha 15 
^?f>w^ äviok ^aj'aic rtuaitvi mjuuiEN ^uiievt v vtie^en- 

A1C rmE1EV1Ef>HCnP V "AUHVI ÄUHVt ^2£<JU ÜUOC 1 Vtuaitrt V in 

äeüuoti &vUiK E^ot rmiur\ Ent^dc v 1 onr^t otätioc- 

'tO^OC E^OS 1 vHTIVJiJ'Y ^^Vi hAtJlAOTO^ -V 17 1C*2£:E 1E1EN- 17 

euV enai \- »-üoirrnÄiEn «vVrionr E^yujn ä^eienujanav- 
^OT -v 

UETIEttCANAl UAftmOTH^ ÄOi YINtEnr^H v\C02\GE*» 

NEur\r «tnr^H fim^r^ ueneticayiaj 6 ^aoc *äuj 



pourquoi il disait : « Vous n'etes pas tous purs. » ,2 Quand il eut lave u 
leurs pieds, il prit ses vetemcnts, et il se recoucha ; il leur dit : « Vous savez 
ceque je vous ai fait? Ia Vous, vous m'appelez le Maitre et notre Seigneur ; 13 
vous dites bien, car je le suis. M Si douc iuoi, j'ai lave vos pieds, etant votre r, 
Fol 159' Seigneur et votre Maitre, vous aussi, il convient que * vous vous laviez les 

pieds les uns les autres. I!i C'est une facon que je vous ai donnee, alin que 15 
comnie moi je vous Tai fait, vous aussi vous le lassiez les uns aux autres. ,0 Em h, 
verite, en verite, je vous le dis : II n'y a pas de serviteur qui soit plus grand 
que son maitre, ni d'apötre qui soit plus grand que celui qui l'a envoye. IT Si 1: 
vous savez cela, bienheureux etes-vous, si vous le pratiquez. » 

Apres cela, que lepritredise les prieres de consolation' avec les trois grandes 
prieres 2 ; apres cela, le peuple dit la Foi 3 ; et que le prStre dise les süpplications 

1. Pour la priere de consolation, voir Brightman, op. cit., p. 157. 

2. Pour les trois grandes prieres, voir Brightman, op. ca., pp. 160-161. 

3. i. e. Le Credo, cf. Brightman, op. cit., p. 162. 



Fol. 159' 



[210] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 267 

n*Y?\AKAnH via ÄostJu'rtAmfc nnw^ Eicnnujuy üuujiot * 
E*Äfcrt^2sAv:Arm 

n^^e&cu* v 1 rnE*\uE*iujHf>i rmonr 1 *^ v *itrr\^o Ef>ox: 

6 ?\AOC KE?\HlCCm 

^»h etee&ots ^ntmt^unuAifujiui v a<-j<±)uut\i 
rtf>ujui e&o*> ^^ETnEcjÄrAnH EJ^onrn t^on 1 a^uo^ 
vtonr^Emtort a^i<jlm Ertt*uu?\E& rne'ntnwofiii v icrr^o 
e^ok 1 w^c mrmoir^ cju^eu E^>on oiro^ n<m nan •)• 

N. B. Fol. 160 n'appartient pas au MS. Le rccto ecrit par une main moderne, con- 
tient la priere <|>iih& ninitnoKfAniuf oirog ndc »neniEmHpcj. 'Maitre Tout-Puissant 
et Seigneur de l'univers etc.' qui se dit dans le rite diLlavement des pieds ä la fete des 
SS. Pierre et Paul. Voir mon article dans le Museon t. xlv, pp. 241-242, 'Two Services 
of the Coptic Church attributed to Peter, Bishop of Behnesa . Le verso est laisse en 
blanc. 



avec la priere du Bassin. ' Dites ensuite ces prieres qui sont les prieres qui sont lues »Fol. 159" 
sur le Bassin * . 

Celui qui s'est ceint d'un linge comme serviteur a vetu toute la nudite 
d'Adam, et nous a gratifies du vetement de la fdiation de Dieu. Nous te prions, 
ecoute-nous etaie pitie de nous. 

Le peuple : Kyrie eleison. 

Celui qui par son amour des hommes est devenu homme, par sa charite 
envers nous s'est ceint d'un linge; il a lave la souillure de nos peehes. Nous te 
prions, u Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

1. Ces invocations et prieres se disent aussi dans le rite du lavement des pieds 
a la l'ete des SS. Pierre et Paul. Voir mon article Two Services of the Coptic Church 
attributed to Peter, Bishop of Behnesri, Museon t. xlv, pp. 241-242. 



268 1.1. i.ectionnairk copte de la semaine sainte. f220] 

6 ?\aüc ke^hicon 
^>h ei^^co^*^ rtArt UT\muin fntviujirty} ^ntwrtew- 

ö ?\Aoc ke?\hscon 
tt^c nfcrmoT*Y tyn e*ia^';x' ju nm^UArtuo^ys £»i*x:Ertm- 

nan ■)• 

6 *»aoc Kt^vuccm 

onroj> Acjuoftj NOT^trt'iicm v a^ujh ürtENöV^A'r'X; 

Fol. 161 r , 1. 22 tpoMi o sr. «. 



Le peuple : Kyrie eleison. 

Fol. 161'. Celui qui nous a prepare le chemin de la vie par les pas * de ses apötres 
elus et saints. Nous te prions, ö Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie 
de nous. 

Le peuple: Kyrie eleison. 

Le Christ notre Dieu qui a etabli son chemin snr les eaux par son ainour 
des honimes, a lave les pieds de ses diseiples. Nous te prions, ecoute-nous 
et aie pitie de nous. 

Le peuple : Kyrie eleison. 

Celui qui s'est revetu de la luniiere comme d'un vetenient et s'est ceint 
d'un linge, a lave les pieds de ses diseiples, les a essuyes. Nous te prions, 
ö Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 



[221] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 269 

6 TsAOC Kt*»WtCOrt 
«AI «Att ty*\ KAHA T1EK«S^y*Y WHA.I Y rttu'l£rr\^>0*Foi.K,i- 

titKU^ÄrA'^oc y\oc nfcvmonr^ c^ntu t^ort onro;> rtAt 
«Art v 

6 ?\aoc Kt^wtcort 

ndc mrtrtonr'Y nmAmoKfAn^f ^?f>t^cA£>rtt' rtrtr- 
£>uoi rtrtonp*Y v N'rm t^^tu^yt imtJc^Art EttonrA& v ^>h 
tT^oTuu' tn^yt onro^> ti^AtA! v ot o^> tijyArt^y rtcnrort 
rtt'&trt A<^tfMJA?vnm üu<jucnr V^emt^ÄrArtH 1 ifcrt*Y;>o 
tf ok w^c rttn'no'r'Y c^itu tf>ort onpo£> rtAt «Art v 

6 ?\AOC KE2\VUCOrt 

^7H ^A^uionr*Y ftrtvuuLionr toTUArt^ujonr^ 
rtcnruj*! v oto^ At^uu «uucnr rtontMK^y CArtjyujiv' ««t- 
<5?hotm v vitrr^o 1 tf>ojc vt;x c Tunnot^Y cujieu t^ort 
oto^ «At 1 «Art v 



Le peuple : Kyrie eleison, 

Aie pitie de nous, ö Dieu, selon ta grande niisericorde, et * nous sup- «Fol. isi» 
plions ta bonte, ö Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Le peuple : Kyrie eleison. 

Seigneur notre Dieu tout-puissant, pourvoyeur des graees de Dieu pour 
ceux qui servent ton nom saint, qui augmentes la niesure et la multiplies, et 
qui nourris tous et les rechaufTes dans ton amour, nous te prions, ö Christ 
notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Le peuple : Kyrie eleison. 

Celui qui a reuni les eaux en un seul assemblage, et leur a impose une 
Limite au-dessus des cieux. Nous te prions, 6 Christ notre Dieu, exauce- 
nous et aie pitie de nous. 



270 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [222) 

Kfc2\HlCON 

ioi 162*. ' ^>M ha^^uj vmiuuucnr 1 Jotmtcp^i'X: cnro^j i^7t' 

Ö ?\AOC JCt^HlCON 

^>m ^a^ui rmmcyruv 1 rntYM^mA^oc tpÄi'ruop 
kaia. nt^onriAi^ t^onrA^ v <\>w t'iJoEN'iE^ut'mAtpujiui 

nopiciÄ onro^ akuauiö n£>uji& m'&en v Joen^h ehe- 

Eport oiro^ n<m nan v 

n<Mf>H*Y cm mpEty\ joErVcmiEttUHt rtEuenoruu)*^ 
üueipauaö v ^?*\' rVunmAt v •Ätjum^t'ru unKA^i •)• 
*UApE<-^]r)S V^EnonrÄm'EWjyuas e^nanec fnE'mv:Apy\oc 

Fol. 162 r , 1. 14 EoxpmopiciA] x sr. «' parla meme main. 



Kyrie eleison. 

* Fol. 162'. *Celui qui a mis les eaux dans sa main, et le ciel dans sa paume, et la 
terre dans son poing. Nous tc prions, o Christ notre Dieu, <Voute-nous et 
aie pitie de nous. 

Le peuple : Kyrie eleison. 

Celui qni a fait traverser les sources du torrent selon sa volonte sainte, 
qui dans son ainour des honunes incompröhensible nous a prepare toutes 
choses en ecoulement, et a eree toutes choses de ce qui n'etait pas. Nous 
te prions, ö Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Le peu/jlc : Kyrie eleison. 

De nieme encore le donateur en vör-itö et grande richesse, Dieu de 
» Fol. 162*. misöricorde, visite la terre; ' qu'elle s'enivre dans une exaltation cxcellente 



Fol. 162 



[223] LA SA1NTE FETE DK PAQUES. 271 



Ö ?\AOC KE^HlCCm 

ot^a^ ^ntmtKun^fd iett^c^o e^ok ti^c mn- 
hot^ v c^ntu £f>on cnr'o;> na* n^n •)• 

u^^onr^A^y^ u^tru^o^y «iti^uj^^ vt^MUt v tuka- moi.igs 

Fol. 103 r , KE?\Hcort] sie. 



des fruits ou du fleuve. Nous te prions, ö Christ notre Dieu, ecoute-nous 
et aie pitie de nous. 

Le peuple : Kyrie eleison. 

Qu'ils s'enivrent, ses sillons; qu'ils augmentent, ses fruits par ta bonte. 
.Nous te prions, ö Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Kyrie eleison. 

Donne la joie a la face de la terre, renouvelle la encore une fois. Tu beniras 
la couroune de l'annee de ta bonte. Les chanips d'Egvpte, tu les rempliras 
grasseinent ; que ses sillons s'aeeroissent; tu beniras ses fruits. Nous te 
prions, 6 Christ notre Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Kyrie eleison. 

* Que se rejouissent les districts de la terre d'Egypte; les collincs, qu r ellcs • Fol. k;:c, 

PATR. OK. — T. XXV. — K. 2f 18 



272 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [224] 

onro^> ha? n^n -i- 

KE?\WlCOT1 

^nErn^ou vru'mvcc-r'c rtf>E<-pAnY:>o ^evt^o t^oK r\^ c 



•Fol. 163 



rtiEiEK'u^nr ün<AfH*Evioc v ^Än'Ä u^^mä rtEuruÄnoc 

1. 25. nntnEK^AOc] K sr. e 3 qui est corrige dun i Fol. 163\ 1. 17 nsn«OHOc] 
sie, lire m(p«onoc. 



exultent d'allegresse, par ta bonte. Nous te prions, 6 Christ notre Dieu, 
ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Kyrie eleison. 

Sauve, ö Dieu, ton pcuplc ami du Christ, et ton heritage; visite le monde 
entier dans les compassions et les misericordes ; exalte la corne des chretiens 
par la force de ta eroix vivifiante. Nous te prions, 6 Christ notre Dieu, ecoute- 
nous et aie pitie de nous. 

Kyrie eleison. 

Donne la stabilite au royaume par ta honte; fais-nous la gräce de 

l'abondance avec les pauvres de ton peuple; <pie notre comii- so n'jouissr 

'Fol. 163*. d'allegresse, * par les priores de ta Mere la Vierge Sainte Marie ei de Saint 



[225] LA SAIXTE FETE DE PAQUES. 273 

ntnE^^onrö 6sc\ v rmtK l ut"iuytN£>vn vt^AUAÖ 1 «aic^äi 
t^puujin rntT^OT^A^ -v 1 tAKtmtn ev\u)<jui v\kecow trudlet 

6t<?\&'x y '2£ e&io?\ v rt^uaitrt ^uuitn ctuvi^yA 1 nuAitrt 

Fol. 164 r , 1. 2. EAKiiopic, etc. A cet endroit la marge porte la rubrique suivante : 
L»U JjJ-^JI) ^»LÖl Xii~i « Ici le pretre se ceint du linge ». | 1. 10 nnitEiEndA^ATX.] 
sie. 



Jean-Baptiste, et de nos peres les apotres. Nous te prions, ö Christ notre 
Dieu, ecoute-nous et aie pitie de nous. 

Kyrie eleison. 

Et le pretre dit ces prieres sur le bassin. 

Maitre Seigneur Jesus-Christ, notre Sauveur, nous te prions et nous 
exaltons tes misericordes riches indicibles ; car tu nous as ramenes quand 
on nous faisait esclaves par l'envie du serpent; mais tu nous as montre le 
chemin du salut; tu nous as releves encore une fois ä la hauteur primitive 
par Fallissement; tu nous as gratifies * d'un mystere d' amour des hommes; » Fo | 164 , 
tu t'es ceint d'un linge; tu as verse de l'eau daris un bassin; tu as lave les 
pieds de tes disciples, disaut : « Si moi, votre Seigneur et votre Maitre, j ai 
lave vos pieds, vous aussi il convient ä vous de laver les pieds les uns des 



274 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [226] 

rtuj-itN &h& kata. 1 V > ? M *\ tTASA^c vidiert vtoua-itn 
fntiErtAtc vmtifcnt^Honr v 

Y^octnn^ACttt 
o ^E^tnrc 25oc 
^vionr ort *itrr\ jimertonrot tvr\£>o üitKUti'ÄrAöoc •>■ 

♦Fol.164'. JULAÄOJÜL NAH fcüf>fcN2S:uuK £&Cn\ Y ' tn^uj^ VTlfcKfcN- 

no^W JotntnrünujA ■)■' vvüok r^fnt ^utonrut rrofc'nmAi v 
<^>rtcnrrt vnt^unuAifaim v tnuumi rntTH-urtJo o 
UAicnr'&o nntn^nr^M v NtuimnCuuuA e&o2\ j>ano£vv 
ni&trt v onro^ uAiA'Kfo rtutmAnci ^ntnnAmTC^- 
f>iort ■)■ onro;> uYuuun tian ujAE&iCn\ v tV^onrrt tYteico'Y'ujj^ 
nÄrAtttm v ^i«a üitrtt^KA'iAvnArt tnmfcf>oc rnt- 
THK?\Hfoc v rntmÄrtoc lotn^cnruAms vtcuonr cnro^ 
vr\<Juonp viak ftcMonr rttßifcn v Ät^ut^ Nua'onr vf^tneK- 
f>AN ieinHAk v NfcumKiu^T w'ATö-u^tk -v rttuTti'vmA 
iwonrAßi jJjAEnt^ 1 Äuvm •)■ 

antres; car i'ol mic facon que je vous ai faite, afin que comme je vous 
ai fait vous le fassiez les uns aux autres. » 

Le diacre. 

Priez. 

Le pritre dii : 

Maintenanl encore nous nous avancons, ikhis prions ta bonte; donne-nous 
' w>i. 164». la förce d'uccomplir * l'oeuvre de ton precepte dignement; car tu es la 
source de la misericorde, l'ocean de l'amour des hommes, la voie de la vie; 
pui'ifie nos ämes et nos eorps de tont prelie, et aH'eniiis nos pas par ee mystere, 
e1 guide uousjusque dans ta bonne volonte, afin que nous parvenions ä la pari 
de l'heritage des saiuts dans la lumiere de bciu'dietion, et que nous te donnions 
gloire en tont temps; cur plein de gloire est ton noni saint, avec ton Pere 
immacule et l'Esprit-Sainl ponr l'eternite. Amen. 



il. 16.")' 



[227] LA SAIXTE FETE DR PAQUES. 275 

Ö ^AOC 2£<XI Tltnsua-i ElV^ErtnU^HOT OTO^ UJ Affc- * Fol. 165'. 

ö ?\Aoc *sui \^a?\uloc f>rt oto^ vyA^t^vnc rt*2S:ervionrH&i 
iwu^s vtrtonodA^Anr'X; t£io?\ ua^ot'Xuji vr^-v^AT^Ä Bia^oc 

Ttcm v A^^^onri ftonruuuono eot^akayiW a<^<jim vmtn- 
dA^Anr^s: rtrtt^uA^H^HC v 1 a^j onrrt j>Acm<Jun TttT^oc 

t<^rtAiÄf>A^ -V m*2S:A<^ rtA^ VfÄecmuuvV *X:tV\UtKiÄ^AT 

t&o?J jijAtnE^ v ntÄtncuunn rtcrnuau 1 mn^oc v "Xt-To;. 
änok tte-^'^ua üuoc nak v * •ÄtA^TtuiÄ^AnK imcm 1 - 
ntK not ntuHi •)• nt^tcmuivt üyvtcuunHf 1 *2£tT\Adc mc 
yi^c -v ot uoncm NAdA^Air'X; v a^^a 1 NturtAKfXA'X: 

VtEU'lAÄ'^pt V VtAty^C&uu H'JJO'r tcp^tju üuoc "ÄtANOK 
AHUJf «nt'ltndA?%A'r*2S: fcßiO^ •>■ mHJu'lttt ^><JU^trt CtUV\Ji)A 

Rubrique ntruiui] t sr. 1. | Eii^enm^HOT] sie, lire -i|>hoti | i'moT<iA^ATX] x 2 
sr. 1. 



* Le peupk dit : 'Notre Perc qui ete.s nux cieux' et le pretre dit l'absolution. »Fol. 165« 
/>'- r/were : \Auec crainte' . Et le pretre fait une consecration sur l'eau avec la 
croix. Le peuple dit le psaume GL. Et le pritre se met ä laver leurspieds, quon 
recite le cantique (sur l'air) de Batos. 

Notre Seigneur a depose ses vetements; il s'estceint d'un linge, a verse 
de l'eau dans im bassin, a lave les pieds de ses disciples. II vint donc ä 
Simon Pierre pour laver ses pieds; Simon lni dit : « Tu ne nie laveras 
les pieds jamais. » Le Sauveur dit ä Simon Pierre : « C'est moi qui te le 
dis, *si je ne te lave pas les pieds, tu n'as pas de part avec moi. » Simon * Fol . ,,,-• 
dil au Sauveur : « Mon Seigneur Jesus-Christ, non seulement mes pieds, 
mais aussi mes mains et raa töte. » 11 leur avait appris, disant : e Moi, 
je lave vos pieds; vous aussi il convient ä vous que vous le fassiez les 
uns aux autres. » 



Fol. 1fi(i'. 



276 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [228] 

^trtt^neun^yA V)trt'nAtoirvio'r v tx^K t^o^ ümTnoc 
vYitv^AKArm t^onrA&i v <jai hA^cuoi tf>oc fmtcj- 

T\f>octnr?;ACttfc 
tiati vicwcnr ru^tn 1 mtvc^^Hrtw v V^fcvnfcK'x^MCiÄ t«- 

Fol. I(i6 r 1. 14 mex^ipHnH] pas de point sr. ti'. 



Priere apres le bassin. 

Maitre Scigneur Dicu tout-puissant, nous te rendons gräces selon toute 
cliose et en toute chose, parce que tu nous a rendus dignes ä ccttc heure 
Fol, ],,,•,'. d'accomplir le modele de ton bassin sacre" qua figure a ses disciples * ton 
Fils unique nein' Seigneur et notre Dicu et notre Maitre. 

Le diacre. 

Priez. 

Le prelre. 

Nous prions et nous supplions ta bonte, ö ami des hommes, pardonne 
nos p6cb.es nombreux, et aie pitie de nous selon la multitude de tes mise- 
ricordes; fais-nous en tout temps la grace de ta paix dans l'eglise sainte; 
ga de-nous dans la paix et la cbarite avec ta crainte, que nous veillions ä 



[229] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 277 

nv^cnr v rtEurtEKÄrA^on 1 rtE^mon ^nErmEKuortorEmic 

' onr^ytn^uoT uenenca^akanh *Foi.t66T. 

Ttn^ETT^uoT fnoik' ndc ^?*^ v nif>t<-^ rne'nt-ö- 
nane^ m&EN v ^?h' Ha^aiien neut^a ort 1 ^rto-r v q- 
^enviaiujeuum rnAK <\?&\ \- t^ptnjy^T^ enoi wy<J?vij> 
rnAArAvm ü'mKuonortmic vt^yw^^ i- 1 kaha iit^sno^H 
ti*onrA& a^e^ e^>oti ih\>en J-jeniäou vnEVfEKvmA sirr 1 

EKEE^^fM^EOttE HAU j^EN^uak m&EN V ÜTt^ETV^UOT 
EJoO-rn EfOK -V 1 JDENVH^UOT rtEumuE^Eri'^vn riEur^- 
UEiuA^umt rnEr&EKuemorE'riHc ttjyHf>t vtEnoc oto^ 1 
riErmo-Y^Y °^°^ ttcn'cu^hj» \hc viyd <\?x\ He 
Ha äuu mcuoT 

* -^crmA^ic TNÄnocn n^>oc KOfiM50TC a ke^ ir»Foi.i67'. 
1 23 anok rAf Aldi e&o^' ^nErtvvdc ü^>h EHA^Hi^ rnt«- 

Tit. xu«mcuoir]maj. en rouge sr. c I tit. niÄnocr] sie, etn sr. c |ke*] sie, et* sr. ke. 

tous tes ordres dans ce siecle- de maintenant, et dans celui ä venir; fais- 
nous tous associes avec tes biens eternels par ton Fils unique Jesus-Christ 
untre Seigneur, lequel etc. 

' Action de gräces apres le Bassin , Fo| I66 , 

Nous te rendons gräces, Seigneur Dieu, le donateur de tout bien, qui 
nous a rendus dignes encore maintenant par cette ceremonie ä toi, que nous 
soyons les associes de la charite de ton Fils unique selon ses ordres saints : 
garde-nous tous dans la force de ton Esprit-Saint, que tu nous fasses gräce 
en toute chose de la reconnaissance envers toi dans la gräce et les miseri- 
. cordes et l'amour des hommes de ton Fils unique notre Seigneur ei riotre 
Dieu et notre Sauveur Jesus-Christ, lequel etc. 
Ensuite dire la benediction. 

" Le Synaxe. — L'Apötre aux Corinthiens I, chapitre xm (I Cor. xi). »Foi.w. 
"Car moi, j'ai reeu du Seigneur ce qu'il vous a donne, que Le Seigneur 



'.':i 



278 LE LECTIONNAIRE CÖPTE DE LA SEMAINE SAUNTE- [230] 

t^tttttHTionr v 1 <^?ai Ä^ncj ETVJsmtf 'haust« v ! 25 viah;h*^ 2 ;. 
on mKtÄ^on uemNCATts^irmort' t^^uu nuoc ÄtnAi- 

con r^f ru&trt tititrtrtACJu üuo^ v t^titn'^t ütia- 

1 ol h,7. jj^TM V '''COTl TAf m&tN EltltN* NAOT<JUU ÜHAIUJUK 26 

un8c ujAit«-^ v 

kaüo^ko T\f>A£tc u-ny an u^?ai V^ermAit^ooT 






•'* akco&*Y Nonr-K^AHt^A 1 urvAÜao e&o?s v üntu'oo 5« 
rmH ti;>o2££>fX: uuot 1 1(l * ^?h Eijonrtuu ünA^t*: 1 a<^- l0 . 

I Cor. xi, 23a^kSi] sie, lirc x^6\ | 26 ündcj aj. sr. 1. | tit. kaöomko sie | ^aj^uoc] 
c sr. o | tit. EXArre?\5o] sie, et sr. 1 | ke?v] sie, et ?* sr. ke. 



Jesus, dans la nuit dans laquelle il devait etre livre; il prit du pain, "ei m 
il rendit gräecs; il lc rompil ei il dit : « Ceci est mon corps qui sera livre 
pour vous; faites ceci en memoire de moi. » ''De meine aussi le calice apres 26 
la cene, disant : « Ce calice es1 le testament nouveau dans mon sang; faites 
ri'c'i; car chaque fois quo vous le boirez, vous ferez memoire de moi. ° n Car 2« 
1 Fol. 16"'. toutes les fois quo vous * mangerez <•<■ pain et que vous boirez ce calice, 
vous proclamerez la mort du Seigneur, jusqu'ä ce quil vienne. » 

Calholique et Actes — ne pas lirc ceci en ce jour. 
Psaume xxn. 

5 * Tu as prepare une table devanl moi, devant ceux qui m'oppriment. 5* 
il's. xl) ,0 * Celui qui mange mon pain a leve son talon snr moi. i°' 



[231] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 279 



tT^rrtwo kaia uA^ton ke^ via 

21 ttvnHC '' ot'o^ ^Tonruju yveäa^' nujonr v ÄtAUHrt 
^uu üuoc nu^en v 2£Etnr At e&o?% joEWüHVtonr 1 nt^j- 

22 NA^Wn •)• "OITO^ " E^tTIOnr^HT UOK^ EUA^Ui ■)■ ATff— Fol. 168' 

^>nc rt*2£E<^?cnoAi ^?oitai üuuaonr e'äoc v mun^ 

23 A'rtOKTit vtAdc i J 23 w-»otj *^e A^Ej'onou* YTE*2£A<^ *X:E^?H 

ETA^CtTnt^ÄS'Ä tltUW }~)ENYH&vS l rtA , X; -V ^?A1 YfEttttA- 

2* iHn 1 )4 rv^yH^^ uen n^fxxtui 1 t-jttAujE na<-\ v kaha 
^p^H'Y EicV^Honri E^&vn^ v 1 cnrot *KE uth^uaui ^7Vi 
E'ionrriA*^ üw^yH^s ü^p^ujut e&o?s £>noi^ rtAviEC 

25 NA^FIE ÜTtOTUAC^ THfuuUl EIEXl'UA'Y 1 V 1 '''A^E^OTUJ 
NA^ N^EltnC^AC <^?M EttA^UAIWl«^ V 1 OTO^ TlfSA^ 
2S:EUH*Y Ä'rtOKTtE f>A&&l V TiE*2SAt-J HÄ^ ^EVVtfOK T\E- 

if, nAK'xoc v " 20 Enronr<JLJiu *2^e A<^di hoiHujux näeivjc -v*foi. 
onro^ hAtjcuoT ^? oc \ a^^?au^' oto^ eia^ih^ 
rmE^UA^vnHC v tieäa^ *2£Edi ot^u <^>ai ta^tie 

Mat. xxvi, 24 jii<J>piuui'l ii sr. 1. 



Evangüe selon Matthieu, chapitre lxxxi (Mat. xxvi). 

0.21 20 Le aoir etant arrive, il etait ä table avec les douze disciples, 2l et ils 

mangeaient; il leur dit : « En verite, je vous le dis, que l'un de vous va 

22 me livrer. » 2! El * leur coeur souffrant grandement, ils se mirent chacun *Fol.i68 r , 

•23 d'eux ä dire : « Est-ce moi, rnoti Seigneur? » 23 Et lui, il repondit et dit: 

2k « Celui qui trempe sa main avec moi dans le plat, c'est lui qui me livrera! "' Le 

Fils de l'homme s'en ira comme il est ecrit de lui, et malheur ä l'homme 

par lequel seralivre le Fils de l'homme; il etait bien pour lui, si cethomme 

25 ne fut pas ne. » 25 Judas qui devait le livrer repondit et dit : « Est-ce moi, 

jg Maitre? » II lui dit : « C'est toi, tu l'as dit. » * 28 Quand ils mangeaient, • i<>i. n,s- 

Jesus pril du pain, ei l'ayanl beni, il le rompit, et il le donna a ses 



16H V 



LS 



280 LE LECTIONNA1RE COPTE DF. LA SEMAINE SAINTE. [232] 

vytTl^UOI ■)■ At-pHt^ 1 VtuaOT tCJJÄVJU ÜUOC V ÄtC"^ tßiO?s 

^AYUE^O'OT ET1VJ -V J>0*1AN A^AV\CO^ NtUU^ItN V 

'Foi.169'. * uuon ^pttnrArrt^on V)twm£>ocnr ntuuAT 

\^A2sUO U-tt 

l7 W05C AKUtCItlAC&UJl 1 OTO£ ÄK^OTJ ^NACA 1 *^ ' 

28 iüÄErtoTiAHiyl sie lac, lirc eäek- | 28 tnxmlAnoTiiü&v sie Lac, lire 
jnXin^A- | 20 -|xiu] la queue sculement du -\ est visible | Rubrique eu&ei^m] n -ij. 
en noir sr. 1. et Op corrige d'un ft. | tit. ^»a^jülo] sie, et sr. xx. 



disciples; il dit : « Prenez, mangez, car ceci est mon corps. » *' Et ayant ?~ 
pris le calicc, et ayant rendu gräces, il le leur donna en disant : « Buvez- 
en tous, * 8 car ceci est mon sang du testament nouveau qui sera repandu : 
pour un grand nombre en remission de leurs peches. - ,J Je vous le dis, jene '-'' 
boirai point desormais du fruit de la vigne, jusqu'ä ce jour la, <»u je le 
boirai avec vous, etant nouveau, dans le royaume de mon Pere. » 

roi i«9' * Ne P as baiser rdvangile dans ce jour ä cause du baiser de Judas; el ne 
pas recevoir l'aspasmos d cause de lui' ; et ne pas live les diptyques ni la gräce 
apres le Synaxe ; mais on lira en echange : 

Psaume xlix. 

17 Tu as hai ma doctrine, et tu as rejete mes paroles derriere toi. ,8 Si 1" l* 

1. Cf. le 9" canon de Christodule dans mon article « The Canons of Christo- 
dulos, Patriarch of Alexandria », Museon, t. xi.v, pp. 71-84, 



2Xi LA SAINTE FETE DE PAQUES. 281 

EnrArrE^icm kai t<*»Artmm ke 



21 rt<M •&.£ hA^ÄonoT n^eihc v Atjjy-ttof itf 1 V^ermi- 



■^äiju u'uoc ri<Ju*iEN v äeot'ai e&o?% V)tmmttov v 
| 3 ' m^NAnviti -v 1 -natcouc onrrmE EfionrE^Honr rtÄtntcj- 
M UAttvViHC nceeus an ÄEAcj'^E^Emu uu^ot v 23 na^- 



Pol.169' 



24 JDErmE^UA^wnHC ■)■ ^ H ENAf>Emc utt üuo^j 1 24 A^duAfEU 
cnrn e^?ai f\'"X:Ecmujrt tiei^og ;>ina fnE^vytv^ 2£t- 

25 A^ÄE^Ettm V 1 25 T1IUMH^C !KE EIEU'UAIP HA^OTÄ^^ 
E^Mt 1 EÄE^^UECIETI^HI 1 ftlHC 1- TYEÄA^ NA<^ 'ÄE'vtAdc 

26 rttUYlE V 1 3l 'AtJtfOTUA VtÄtJHC E^*Äua' UUOC V 2£:E^?Vi 
ANOK 1 E^NACEVmi^uuU ^A^Hl^ NA^ m*O^V\E' OTO^ 
EHA^CE&TC^UUU -V A^pHl«-j rticnr^AC CVUUJT1 TMCKA- 

Tit. kai] sie, et i sr. a | Jean xm, 26 E*y«ACEnru»»i"jjO o aj. sr. ui | 26 eha<-jce&- 
ni?\i"Xil o aj. sr. w. 



tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu as mis ta part avec les 
adulteres. 

Evangile selon Jean, xxv (Jeauxm). 

21 2I Ayant dit ces choses, Jesus fut trouble dans Fesprit; il temoigna et 

dit : « En verite, eu verite, je vous le dis, Tun de vous * me livrera. » »Fol. 169' 

22 " Ses disciples se regardaieut les uns les autres, ne sachant pas lequel 

23 d'entre eux il voulait dire. 23 Un de ses disciples etait ä table sur le sein 

24 de Jesus, celui que Jesus aimait. -'' Simon Pierre lui fit signe de lui demander 

25 qui il voulait dire. 25 Ce disciple s'etant baisse sur la poitrine de Jesus, lui 

26 dit : « Mon Seigneur, qui est-ce? » - 6 Jesus repondit, disant : « Celui pour 
lequel je tremperai le niorceau que je lui donucrai, c'est lui; » et avaut 



Fol. 170' 



282 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SA1NTE. 234] 

*poi.i70'..ffurmc ■* " oiro^ utmvtcAnmou nont A^yt na^ - 1 
Ejoonrrt 1 t^o^ vt*X:tT\CA*iAvtAC i J YifÄtmc onrvt rtA<-\ 

2£E^?H tltYCNAAl^ ÄfMI^ Vt^<~u^fcU * ^AlGAÄl *KE 28 

«a^ t^&ktonr i 1 "'£>Avtonpcm *l.e vtAnruenrim 1 •Ättnt'KH -> 
NAftnir^ocoKou<Juvt rncn<^ monr^vAC -v 'xtÄ^ttOT tj>t'- 

tnjjyAt 1 *2£t;>tNA rntty^ Nonr'rrKAt vmi^vivct v :m tiA^di 3ö 

t^td^O'T EUA^yuu V l4 U l ^7^ , H'Y t^tOTON OTUH^) NA- 14 
luuun tV)f>Hl EÄ'JUK VlAl^H^ t^fcujUiJJJ VfÄtntKCUCn V 

«ÄtOTUH«j fttö-woc t^wi t^ijut^ v cnoo;> ^Artonp^ujonr 
tnrEuj-öAU «fJu'oT v 2£trm t^fcüvto'rcA'Ät JDAitnonr 

Is. lii, 13 cjEKA-f] sie, lire ecjfc-. 



♦Fol. 170'. trempe le morceau,. il le donna a Judas Simon l'Iscariote * Et apres '-" 
lc morceau, Satan entra en lui. Jesus lui di1 donc : « Ce que tu vas faire. 
fais-le promptement. » " Gette parole, personne de ceux qui etaienl ä table - s 
ne sul pourquoi il lui avail dite. 89 Quelques-uns pensaienl que puisque la 29 
bourse etait aux mains de Judas, peut-etre Jesus lui disail : o Achete cc 
dont nous avons besoin pour la fete, » afin qu'il donne quelque chose aux so 
pauvres. >0 Celui-lä ayant recu le pain sortil aussitöl : il etail nuit. 

Lecon d'Isaie le prophete (Is. lii). 

»Fol. i:o- * l3 Voici que mon serviteur comprendra; il s'elevera et seraglorifie gran- u 

dement. u De möme qu'une grande multitude sera stupefaite de toi, ainsi sera 14 

outrage tonaspect et ta gloire par les hommes. ' Ainsi une grande multitude 15 
de nations s'etonneronl sur toi, et des rois fermeront leurs bouches; parce 



[235] LA SAINTE FETE DE PAQUF.S. 283 

e^&hi«^ 1 tnrtrtAnr trro^ rm Eit'urtonrc^itu eite^a^ v 
,„, 'Tide nm yieta^naj^Y ehencuh 1 oto;> viujua&uj iindc 
... ETA^duupvi t'rtm v •' AttCAÄ^ üyie^ü'^o ü<^?f>H*\ rtonr- 
A^onr 1 u^^h^ vttnrrttnrm jbtNonrKA^i E^ößii 1 annat 1 

Ef>0<^ ÜUOVt *^E<^ CUOT UJULAT 1 OT'k.E 1 CA1 -V 3 A^^A. * Fol. m> 

Ttt^cuoT ^yH^y oto^ ^uenrnve e&o?% oT'^t rtiujHfM 

rnErtif><-uui •)•' onr^uju^ Ec^ENonrE^locn 1 onro^ «^cjucnru 

ix^\ JJJUJiH^ e^>o^ v *äea^ac«o ütte^^o A<^y-uuj v 

/, cnroj>' ÜTVtnron«^ ■)• 1 <^>ai e^aj joANErmo'&t v onro^ 

E^OS VttUKA^ VX^HT t^f™ EÄUiri' OITO^ ÄNON ANUOtt- 

uevt «äea^Joenoitüka^ nEuonrE^V^OT i- «tu'onn^t- 

5 UKO V '' ÜttO<^ *^E A^dtE^jo^W EttfcvEriErmO&l -V ÜTO^' 

^AX^fS Ett&ErtENÄYiouiÄ •)• ic&u^ vnE^EN;>if>wNH 
Ec$? H * e*2Suj<^ v onro£> l)[m^k?\t^HUi änon Arv'oir- 

OTfxJUUt A^CJU^EU ^mE^U^H Tide A^IWICJ V)ANEN- 

uii, 3 ox2ie] sie, lire otie, Tattam, op. cit. | 4 Asmovmtrt] sie. lire ahuokuek. 
Tattam, op. cit. | 6 iHpo'r] v sr. o. 

que ceux ä qui on n'a pas parle ä son sujet verront, et ceux qui n'ont pas 
liii.i t'iitendu, comprendront. liii' Seigneur, qui a cru ä notre voix? Et le bras 

2 du Seigneur, ä qui a-t-il ete revele ? 2 Nous avons parle devant lui comme un 
serviteur, comme une raeine dans une terre qui a soif; nous l'avons vu : il 

3 n'avait pas * d'apparence ni de beaute; :l mais son apparence est meprisee et «Fol. itk. 
delaissee parmi les fils des hommes ; un hommequi est en plaies et sait porter 
la maladie sur lui : parce qu'il a detourne son visage, a ete outrage et il ne 

i, compte plus. * Celui qui porte uns peehes et qui est afflige pour nous; et nous 

5 avons cru qu'il etait dans la douleur, et la plaie, et l'outrage. 5 Et lui, il a 
recu des blessures pour nos p6cb.es, et il est inalade pour nos iniquites; la 

6 lecon de notre paix est sur lui, et dans sa plaie nous avons ete saufs. ,; Amis 
avons erre tous comme * des brebis; un homme a erre sur son chemin; le Sei- *Fol.i:i*. 

' gneur l'a livre pournos peches. ' Et lui, parce qu'il a ete maltraite, n'ouvre pas 



Fol. i: 



28« LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [236J 

rtpu^ j^rt •)• 'ü^ppH^ vtcrrtcuuo'r e^-tten«^ tnloo^lot^ v 1 
onro^ ü'^pvr^ rtcnr^mk üntu^o ü^?h eiJoujk üuo^ 
e'c-joi «ahcuh •)■ nAifH^ 1 rt^onrujirt vtp<ju<^ xn ■)■ 8 joru^t s 
unet^An Vdewiec-^e&iö v it^rtrttÄ ^t 1 Nm e^na- 
uj^?ipi e^oc 1 •äecenaü^s xmE<-\u-»rtJo e&o^w ^lÄErmKA^i v 1 
Etf&ErtiÄnouiÄ rnEv\V?\Aoc <5^i e^>uot ■)■ '-'ot'o^ eie*^ 9 
rmiArtouoc vti^yt&i^ rnE^KAtci 1 rtEurupAUAOi rnujE- 
^vuj ünt^uoT v 1 ^EÜm^ipt rtcnrArtous'Ä onr^t ütiot- 

'■' ÄEU^pO^ * V)ET1p<JUCj ln Tl()C onruauj Eionr^o^ E&CV^ 10 

V^ErtruEpV^uxn .)• E^yu^rt ÄpEiENujArr\ eäew'^wo^ -v 
itnen^nr^H na'nat Ecnr'Äpo'Ä eua;±)e yie^'äua^i i- 

e^uaiö riox-amit 1 e<^o\ ü&kUjy: vttnruviuj nka^uuc v 
tnr-o£> rtonpno&t ft'^o«^ acjenot eti^ijuv 1 12 e^&e^?<m 1« 
rmo^ E^EEpvo>Hportoum rtcnpuM^ onr'oj> e^e^?ujuj 

7 eäteh^j] tj aj. sr. 1. I 10 EÄEo<^no£u] o sr. 1. | 10 mEnE^^v^n] pas de point 
sr. n | 11 oto^ 2 ] o sr. 1. 



la bouche; comme une brebis, il a ete" emmene ä l'immolation ; et de meine 
qu'un agneau devant celui qui le tond, est sans voix, ainsi il n'ouvre pas la 
bouche. 8 Son jugeinent a ete enleve dans son abaissement, et sa generation, s 
qui la racontera? parce que sa vie sera enlevee hors de la terre : ä cause des 
iniquites du peuple il est alle ä la mort. 9 Et je donnerai les impies en 9 
echange de sa sepulture, et les riches en echange de sa mort; car il u'a 
1 Fol. 172'. pas fait une iniquite et 011 n'a pas fcrouve de turt * daus sa bouche. 10 Le 10 
Seigneur veut le guerir de la plaie. Si vous donnez pour le peche, votre ame 
verra une semence de grande puissance; le Seigneur veut relever de la souf- 
france de son äme " ]>our lui montrer la lumiere, et faconner l'intelligence, 11 
justifier le juste qui rend bon service ä une multitude, et leurs peches Iui-m&me 
lesenleve. 1S C'est pourquoi il aura en heritage une multitude, et il partagera '- 






[237J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 285 



Fol. 172» 



2 'Tide CUJ1EJJ. ETATlfOCET^H V UA^ETIaV^^ujio'Y' i 

HÄtnAÄÄ'Si •)• onro^ nh eij^ot^ot 1 e*x<jui rt^nouj^K 

E£>f><MT\E 

m^7UA Ärtox: 1 e^tiauje rmt e^o«^ v •rt'-e-'JunEn itntn- 
«A^yi 1 E^ot-j an v oiro^ ^rtonr ^luhc« ^äuu üuoc 

Tit. rc^nAfACKETH] r sr. e | umnAC/jrJ sie, jjl sans poinle, et^r sr. c | ^a^uo] sie, 
et o sr. ii | tit. ke>v] sie, et 7\ sr. ke. 



les butins des puissants, au Heu qu'ils ont livre son Arne ä la mort et qu'ils 
l'ont compte avec les injustes; lui, il a enleve les peches d'une grande mul- 
titude, et ä cause de leurs iniquites il a ete livre. 

' 1" heure de la veille de la Parasceve de la Päque sainte. »Fol. 172« 

Psaume ci. 

2,9 - Seigneur, ecoute ma priere; que mon cri monte devant toi. 9 Tout le 

jour mes ennemis m'ont bafoue, et ceux qui me vantent juraient contre moi. 

Evangile sehn Jean, chapitre xxxm (Jean xm). 

'« .Mes enfants, encore un peu de temps je suis avec vous, el vous ine 
chercherez; et commej'ai dit aux Juifs que lc lieu oü je m'en irai, vous ne pou- 



286 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [2381 

THJUitri •)• :!l OTtVnO?\H Ü&Ef>l t*\*\ ÜUOC NUJlfcrt ^«^ 34 

• i i . i::i rtitntrtutn^t'nfcitvtt^Hoir v kaia. ^p^H^' Ei<MUEnf>E_ 
üvmoT' v nyju'itn Juanen vriE'iErtUEVv l f>ErtEnEV\Ef>wo't > vi 
: "rtjb^HV JoErt^At cenaeui 1 rtÄEcyrort ru&vEN v •Ät'vtöu^itn 
viAUAOHnvjc 1 Ä^tiertjAjArtutvt^tvttitrtE^vioir v 1 3( tie*2S;e- 36 

A<-jEf>crruu na^ 1 vväeihc ÄtniuA änov; e^'na^e nwi 
e^o^ ÜJüiort 1 ^y*x:OJüi üuok euoj±ji' üc^t -\rtcnp v iw- 

V)Ae' *Kt tKEUO^y^ V ^TIEÄEWEI^OC «A^ Ät'vtdc E<J&E- 37 

onr üuort jjj'äou üuoi ^uonr euo^i vtcu*K v ha^t^h 

üuoc 1 nak -v •XErmEcrÄ^EKiu^ uonr-\ ujaiek- 
^o^ t&o?\ vtr ücon •)•' ' ümttttf>tm^tri;>vn lyöoptf v 

via^Y ^*\ ot'o£ na£>*^ ^? ot cS 1 " * 2 °' iro " 1 oircuiHjy T' 
üuorm V^Ernivit 1 ütcaujui v ene uuort 1 NAmA*2£:oc 
uua^EnnE 1 äe^najaje mit rnACEf^iEonruA nuJiE« v 

Jean xin, 36 ajiok! aj. sr. 1. | 37 e;>fm] 1 sr. h. 



vez pas y venir, et maintenant je le dis ä vous-memes. " Un commandement 34 
«Fol. 173'. nouveau que je vous donne pour que vous vous aimiez* les uns les autres; 
conime je vous ai aimes, que vous aussi vous vous aimiez les uns les autres. 
35 En cela tout le inonde saura que vous etes raes disciples, si vous vous aimez 35 
les uns les autres. » 36 Simon Pierre lui dit : « Seigneur, oü iras-tu? » Jesus Mi 
lui repondit : « Le lieu oü je m'en irai, il t'est impossible d'aller apres moi 
maintenant, mais ä la iin tu iras. » 1T Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi in'est- 37 
il impossible maintenant d'aller apres toi? Je laisserai ma vie pour toi. » 
•Fol.173*. :,s Jesus lui repondit: « Tu laisserais ta vie pour moi! ' En verite, en verite,je 38 
te le dis, le coq ne chantera pas ju^qu'ä ce que tu m'aies renie" trois fois. » 
xiv ' « Que votre coeur ne se trouble pas; croyez en Dieu, et croyez enxiv.i, 
moi aussi. -11 y abeaueoup dedemeures dans la maison de mon Pere; sinon, - 
je ne vous aurais pas dit que je inen irai pour vous preparcr une place. 



[239] LA SAI.NTE FETE DE PAQURS. 287 

3 :l onro^ AtjjyArtuyE y\yh rnACE&nEonruA vt^iEVi -v v\A^m 
ort eiej fnAE^oviVtonr £;Apot v c^na ^?ua' ^nok e^^otv 

k 'onro^> ^ua ähok e^nauje 1 vtvu Epo<^ üouJiErt ie'^en- 

5 CJ^Onon ÜT\lU.<Jun -V 1 VlE'ÄEttULiUAC NA<^ *2SLEV\()C ieneus 

AN V *2£EAKNA*JJE NAK Etf^Vl V ' OTO^ TCUJC O^POrt JAjÄOU- Fol. 17V 

6 üuovt EConrErtvimujun i- 6 ntxtiHC ha^ ^EÄvtOKVtE 
nmuun v vtEJur^UEo'um rtEUTttu^rtjo •)• üyia'pe;>w \ 

■ £>Av^M<JUl -V A^'^lEUt E&iO?\ ^»nOI V 7 tC*2S:E äpeien- 

conruuvn EpEiErtconrEvtwAKEt«Ju-i v oiro^ tc^Err^rtonr 

8 nt*ituc^»onrn üuo^ -v onoo;> ÄititrmAir epocjj v s rtE*2£;E- 

^iwimoc na^ *Ätrv()c xiATAUort e : v^mua«i oto^ jcvm 

1 EPON 1 'tAE'XEIHC NA<^ *2£EnAt'cWOnO IHpt^ ^TIEIAU^IEN .\. 

OnrO^ ÜYtEKCO'TuaHT v^M^mrtE V 1 ^?H ETA^NAnT EPOS 

A^VtAT E<^?1<JUT v Tl'JUC VVttOK K*2£<JJ ÜXJIOC *2£EUATA- 

10 UOtt E^S*-UT V 1 °^C nA ö U \ Ari "ÄEÄHOK ^joErmAtuxl •)• 

OTO^ TlAt<JU1 rtV}Vn Y * ttSCA2S:t E'Y'äuji ÜU^OIT rt<JU*lErt -V • Fol. nv 

nasca*x:i uu^'onr An e£\o?s ;>no^ uuat'ai y a?v^a 



3 3 Et si je m'en vais pour vous preparer une place, de nouveau je reviendrai 

pour vous amener vers moi, afin quo, au lieu oü je suis, vous aussi vous y 

'i soyez avec moi. ' El que du lieu oü je m'en irai, vous connaissiez le chemin. » 

i 5 Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas oü tu iras, * et eomment *Fol. i:i r . 

6 nous est-il possible de connaitre le chemin? 9 "Jesus lui dit : « Je suis 

la voie, la verit6, e1 la vie; personne ne vient au Pere, s'il ne vient par moi. 

: T Si vous nie connaissiez, vous eonnaüriez inon Pere; et des maintenant vous 

8 le connaissez, ei vous l'avez vu. » s Philippe lui dit : « Seigneur, montrez- 

y qous le Pere, e1 cela nous suffit. » 9 Jesus lui dil : o Tont ce temps je suis 

avec vous, et tu ne m'as pas connu ? Philippe, celui qui ma vu, a vu le Pere. 

io Commenl toi dis-tu : Montrez-nous le Pere? "'Tu ue crois pas que je suis 

en liKill Pere, et que mOIl Pere e>l en linii.' ' Les pai'nles que je VOUS <lis, 

je ne les ai pas dites par moi-mßme, mais le Pere qui es1 en moi, c'est lui *Foi. i?v 

l'AIH. OK. — T. XXV. — F. 1. 19 



288 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [2401 

<^M<X»1 eiujotV vijovn 1 vt-oocj r\Eiif>t ! vmt^^&HonH v' 
11 «a^"V ^?°* "^^nok "YV^ETirtAtuai oiro£> yiaujui vtjovn v u 
üuon kavi tüfcktVn^fckHO'ri naj>^\ Ef>OS V l2 AUHW AUHVt 12 
^*x:<xi ÜJüioc 1 vi'ju^eti v xt^H teviA^-j Ef>ot rti^&Honn 
änok e'^a üuuaonr v t^tinoT c^M * orro ^ cS^n- 
rn«jy*Y ENAi E^EAIIOT V ÄEÄrtOK *\tiauje nhv ;>A^?iuun ■)■ 
1:! onoo(> <^?h EiEiErmAE^Eim uuo^ V^ErtnA^Art v eieaj^ h 
nuAiEN ^inA rtiE^ds^onr vts&E^Muun V)ENYiuyHfM u onro^ n 

Fol. 176'. <$?H EnEIENNAE^Eim UJÜLO<^ V)ENYiA fAVt <^?Ai "JVIAA^ il 

'•»Etyujy\ TTlEIErtUEl ÜUOV 1 1E1EVinAÄf>E^> ENAENIO^W •)• 18 
"' OITO^ AVIOK EiJTIA^^O E^Mua«! ■]■ onTO^ t^E^ VITIEN 16 
rtKEYiA^AK^VnOVI V ^l«A ÜTEt^yuAYiS NEUNTEN J^A- 
ET1EJ> v 1 17 y»mviA VnE*YuE«UHV <^?H eheixuo« jyxou 1 üni- ' 
kocuoc E^ycm^ 1 m^viAT £? oc l avi v OT ! *Lt ^cuuo'rrt 
üuo^ 1 Art v rt^uaitn *h.E nE'iENCJuonrtt üuo^ ■)■ *XEA<^yor\ 
neunten 1 onro;> E^E^y^Tis V^evi'^hnot v |s ÜNA^AttHrtonr 
E^EnETiov no^^anoc 1 ^rmonr ^A^uaitrt V 1<J eis KEKonrÄt « 

xiv, 16 E«n<v^go] e^rtAaj. sr. 1. 



qui fait les oeuvres. " Croyez en tnoi, que je suis en tnon Pere, et nion Pere n 
est en moi; siuon, quand meine ä cause des ceuvres, croyez en moi. 
,2 Enverit6, en verit6, je vous le dis, celui qui croit en moi, les (puvrcs quo \-< 
je fais, il les fera lui-meme, et des choses plus grandes que cela, il les 
fera; car moi, je m'en irai vers le Pere, l;j et ce que vous demanderez 11 
en iiKiii iKtin, je vous le ferai, alin que le Pere soit glorifie dans le Rils. 
Fol i:.i'. N Et ce que vous demanderez en mon ' nom, jele ferai. '' Si vous m'aimez, 14-11 
vous garderez nies commandements. '" Et moi, je prierai le Pere, el il ig 
vous donnera un autre Gonsolateur, pour qu'il soit avec vous öternel- 
leinent, ' 7 l'Esprit de ve'rite, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne \-, 
le voit point, et qu'il ne le connait point; niais vous, vous le connaissez, car il 
est avec vous, ei i! sera en vous. ,!l Je ne vous laisserai jias orphelins, je viens is 
vers vous. "Encore un peu, ei le monde ne me verra plus; niais vous, vous 19 



IS 



[241] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 289 

OTO(> FMKOCUOC •)• «ANAIT Ef>Ot' AWÄE -V mju^ltn *h.E 

nEiErmANA-r e^o^ äe'anok ^ot\V> v onro^ fwuneN'Foi.ns-. 

20 ^lAAitri E^EiErtEUJinV} -v 1 ~°]r>ENTUEj>oo'Y k ntuuAT 1 e^>e- 
ieneeus rtöujntu 1 2£eänok ^V^EmiAtuan cnro;> nüwien 
;><juitN rtV^Hi njovn v onro^ ätiojc j>uj V)Em*vt- 

21 nonr v 1 ' ^?h E^ENAEmo^H vntncj v onro^ EiÄf>E;>i 

E^UJOIO ^7H hEUUAT 1 EttUEl ÜUOI V ^7H tk-E 1 WUt» 
ÜUOl E^EUENfM^ Ü*2£tTl<M<JUT V OTO^ AVtOK ESEUEN- 

mcKA^uunHC An •ÄEiidc 1 ono nETA^uju*™ •»• äe l 
^viAoirort^K tfon Ärtcm v onro^ ynkocuoc 1 nuo^ au v 1 

28 23 A^E^OTÜJi NÄEIVIC E^'Ä'JU ÜUOC VIÄ^ -V Ät *^7H E-ttUEt ' Fol. 176' 

üuoi t^t^'?^ tnACAÄi y üto^ e^'eueu^^^ v\äe- 

V\Ai«JUT V 1 OnrO^ ENEJ J>Af>0<^ OITO^ ENE^AUtÖ nV\EttUAN L 
24 ujumru rtV^HI«^ V 24 ^7H EIEft^UEt ÜUCM AU 1 ^V\AAfE^> AU 

ETCACA*2S;t V OTO^ y\\CA2S;S EIEIEVtCUJIfcU EfO<^ ^7^J 
- AttTlE V A^^A ^pA^MuW EIA^TAÜVTIE -V 125 NAt *2^E AI^OICT 

rtujitn tiujcyn V^A^EUüHuonr ■>• 

24 eta^tacmtie] sie, lire -haoyoi-. 



20 me verrez, car nioi je vis, * et vous aussi vous vivrez. '° En ce jour-lä, vous »Fol. nv. 
saurez, vous, que je suis en mon Pere, et vous aussi en moi, et moi aussi en 

21 vous. äl Celui ä qui sont nies commandements et qui les garde, celui-la 
m'aiine, mon Pere l'ainiera, et moi je l'ainierai, et je me revelerai ä lui. » 

--■ "Judas lui dit, nun l'Iscariote : « Seigneur, qu'est-il arrive, que tu dois te 
■n reveler a nous-memes, el non pas au monde ? » 2;! Jesus repondit, lui disant : 

* « Celui qui m'aime, gardera nia parole, et 111011 Pere l'ainiera, et nous * Fol. m* 
2', viendrons vers lui, et nous ferons notre demeure en lui. -"' Celui qui ne 

m'aime pas, ne gardera pas ma parole : et la parole que vous entendez u'est pas 
n:. la mienne, mais celle de mon Pere qui m'a envove. ' ; ' Ces ehoses, je vous les ai 

dites etant pres de vous. » 



* I Ol. I"'.' 



290 LI'. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 242 

tnoArrt?\iov» kama nju^rmvm ua£>& ^^ 

EU01TA& ^7H tlA^tuu*! rtAOnPOf>Y1^ V^tmiA^AN •)• VtUO^ 

t^'riAncAßiE«Mr\onn E£><-u& w&tvi v onro^ <^NA*y4 7utnfk i 
«uj-itTi -v e'^uj^ vtt&trt tiAf^cnonr v * Neunen v ' 7 *^na- v 

^uj VtlA^j^HVtH nua-itrt -V lA^ifHMH AVtOK "\ NA1W1G 1 

ümrtttf>t<^yttOf>ntf> ü^tm^tu^vn ■)■ onr^t ümf>tf>- 

uy'?\A£> tt£>Vn V ^AfflfcNCUJ'ltU *Kt 'StAmüC Vtua^tH V 28 

•Ät^rvA^yt Jim onro^ ^rmonr 1 £>Af>witri ■)■ ErtA^tntrtuts 
üuoi NA^titrmA^A^yim -v ■Ät^rtAjyt rtwi j>a^m<x»i i- 
*x:tviAt'JU'i 1 tnrwjyY fcf°* m ■)■ '-"■' onro^ ^noir aj-äoc m 
rfjuitN 1 ÜTtAitcvy»JUTn -v ^uia 1 AcujAN^yumi rntitn 1 - 
nA^*Y v ' j0 N*YTiA*2£tcnruH^y vtcA'Äv' rttuuji-itrt ati*äe y 30 

c^rtHOnr TAf ft^tWAf^ ^ * fTUTTAIKOCUOC V OTO^ 
ÜUON $>?\S VTIA^ VtJDHI V :!1 A^^A ^I51A VTlt^tUl fl'Ät- »1 
VNKOCUOC V "Ät^tf ArAVIAN ÜVIAIU^I .\i OTO^ KATA 

^7fH*\ EiA^'^ort^tn mtt rmtnAiu-ri ^\^\ uxiAtfH*^ * 



2 C evangile sehn Jean, xxxiv (Jean xiv). 

-'■ « Quand arrivera le Consolateur, l'Esprit-Saint que mon Pere enverra en -''' 
mon nom, il vous enseignera toutes choses, et vous fera comprendre tout ce 

•Fol. itg v . que je vous ai dit. ' -' Je vous laisserai ma paix; ma paix, je vous la donnerai ; 27 
ce n'estpas comme le monde la donne que je la donnerai. Quevotre coeur ae 
soil pas trouble", ei ae soyez pas alarmes. -"Vous avez entendu que je vous ai 28 
dit : Je m'en irai et je viens vers vous. Si vous iuaimiez, vous vous rrjouiriez 
que je m'en aille vers le Pere, car mon Pere esl plus grand que moi. " El -'' 
iiiiiinteiiaui je vous l'ai ilil avaui que ce soit, aliu que, quand cela arrive, vous 

• 1 .. 1.177'. croyiez. :, ".le ne dirai plus beaueoup de paroles avec vous, ear le priner * de ■■•> 
ce monde arrive, et rien a'esl a lui en moi. 3I Mais pour que le monde 11 
sache quo j'aime mon Pere, et comme m'a ordonne mon Pere je fais ainsi. 



• I nl I77 



[243] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 291 

E1trtV)H , l ■)■ Eltrt'^NAtNOinA^ £&kO?% AN ^NAKO^^ ■)■ 

'«yuanj v\V}f>w vtV^m ■}•' oioo^ änok ^><x» V^trttfvmcnr 1 

' KA1A ^^«'Y ÜTTJK?\HUA EMtÜUON uj*2£:OU Vtnt^trttnr- * Fol. 177* 
HAJ> E&O^ £>tntn<^ ÜUAirA1<-J v A^untuuyuuvu V)tn- 
"jM vtÄ^o?\i v 1 vias^h^ vtttujiitrt ^»ju^en 1 üuovt jysou 

UH^y ftonnAj> t&io^ ■)■ "ÄtAidnoiH üuort yj^ou ünua- 

- f^K^ 1 ' E^J^JUTV !Kt Ä^tnfcVtjyANjyuum VtV)f>Ht ftV^HI -V'FoM78' 



xv, i Levez-vous, partons d'iei. xv ' Je suis la vigne veritable, et inon Pere est Ie 

2 vigneron. 2 Toute branche en ruoi qui ne portera pas de fruit, il la cou- 
pera; ei toute celle qui portera du fruit, il l'emondera, afin qu'elle rapporte 

3 plus de fruit. ' Dejä vous 6tes purifies, a cause de la parole que j'ai dite avec 

i vous. 'Soyez en moi, et moi aussi envous. 'Comme la branche qui ne peut *Fol.i77\ 
pas rapporter du fruit par eile seule, si eile a'est pas dans la vigne, de meme 

5 vous aussi vous ne pouvez pas, si vous n'etes pas enmoi. ' Je suis la vigne, et 
vous etes les branches. Celui qui sera en moi, et moi aussi en lui, celui-lä 
rapportera beaucoup de fruits; car saus moi, il vous est impossible de rien 

6 faire. "Si quelqu'un n'esl pas enmoi, il sera rejete dehors, comme la branche, 

: et il se desseche, et il les ramasse; ils sunt jetes au feu, et ils brülent '. T Si »Fol. I78 r . 
vous etes en moi, et que mes paroles sont en vous, ce que vous voulez, deman- 



13 



292 I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA.INE SAINT] .. [244] 

crrA^ycj Äfitim üuo^ 1 onro^ ^UA^yunu vhjutevi v s J~>Ert- s 

'' Ü^?f H*j E*lA<^UEttf>n' ft*ÄET1AlUJin ■)■ ÄttOK £><JU ! AlUEN- '■' 

f>Eowrtonr v ^yu-» 1 ™ vt]bj>vn htrtiAÄrÄTiH v "'e^ujiti w 

VTlEIENAfE^ ENAEYVlOTsH V "lE^ENN A^yuunf J~)EVnA L 
ÄrATYH 1- Ü^p^H-Y C^ EHA^Ä^E^ EWEVnO^H Ü'nETIAV'JU^ V 

cnroj> *^^yoy\ JoEmEcjÄrAvtH v 1 "yia\ aitsoiot 1 vt<ju*urt " 
»Fol i78'. ^na rnEviAf>Auyi ujujyu JoENttttNOT 1 -v ' oto^ vnEnE- 

*lENf>A;±)l ^ua'ltrt «lE^'ÄU-iK E^O?\ V 1 h 'ttAl ÄftOKIE "-' 
nAlEmO?\H ^mA VVttua-itrt VnE'lEVt l UENf > ErtE1EttEf>HO'Y l -V 
u'^?f>H^ ETAmENfEttVmcnr 1 uuo^ »v ,:f nuort yie^na'ac 
EiA\ÄrAv\H rnt «£>*/. ^mA vnEtnrAi y^ u'ie^vY^OC^ 
E^Ennt^^H^ •>•' n rt«ujitri rnju^Ett vtAjy^pE^ v E^yuiyi 

Ä^EIEN^AttE^ V NW E^^Ott^Ett 1 UU^-riEtt e^ujio-v V 
'•' u^'rtAUono^ E^ltN AVIÄE "ÄE&ujik )■ äeütia'^e- 
TH&iUJK EUt V ÄEOT WE'lEytE^dc f>A ÜUÜ^j V 1 m*<JU«lEN 

xv, 14 ÄpeiEn>yA«Efj lo scribe avait d'abord ecrit im ep apres ÄpeiEH qu'il a ensuitc 
rature. 



dez-le et cela vous arrivera. " En ceci mon Pere esl glorilie, atin que vous rap- 8 

portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez ä inoi des disciples. 'De meine <j 
que mon Pere m'a aime, moi aussi je vous ai aiines : soyez en moi dans mon 

ainour. "' Si vous gardez nies eommandeinents, vous demeurerez dans mon io 
amour, de meine que moi aussi j'ai garde les commandements de mon Pere, et 

je demenre dans son amour. " Je vous ai dit ces choses, afin que nia joie soil n 

* Fol. 178'. en vous, ' et que votre joie soit complete. '"'Ceci est mon commandement, que 12 

vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimes. "Personne n'a ia 

cet amour plus grand, que quelqu'un donne son ärae pour son ami. '' Vous, r, 

vous etes nies amis, si vous faites les choses que je vous c mande. 45 Je ne is 

vous appellerai plus serviteurs, car le serviteur ue sait pas ee que f'ait 



[245] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 293 

•ke Am^uoT^ t'^unert 'ÄENA^y^ 76 ? 2^0*"^ vu&en 

HOT V OTO^ AI^AÖHMOT ^ mA fnfUWjye V1Ui^fcy\ V 

oxog rnE^rtENonnA^ e&o*> i- onro^ viE'iENOinA^ 
fnE^ö^s ^irw ^>m EiEiEviAE^E'nm üuo^ vVioi^ ü'v^Mun 

17 jr>EmiAf>Att -V VtlE^IH^ ttUJ^Ett V l7 T1<M *2vE *Y£>ON£>Ert 
ÜUUJinEn EfUiOT 1- ^iilA VTIEIETIUEUfENE^ENE^VlCnP 

iGÄt tukocuoc uoc\' üu^itn V ä^eus "äe'änok 

V1U)Of>V\ TlEIA^UECH-Ul V 1 l9 ENE vYtfU^lEN £>AV1E&0?\' V3EYI- 
TttKOCUOC V rVA^ETlSVLOCUOC TIAUEVI^ETlE^Ev^u^ 1 Ölt 

*ke vfaujnEU £>ane&io?\ V)EnrwKocuoc an v a^7\a 

' ÄNOK AlCElYWHNCnr e'&0?% V^ENTUKOCUOC V W^E^Al * Fol .179*. 
THKOCUOC UOC'^Y ÜU^IEtt V 1 '"a^v^UETM ÜmCAÄt 

n^mo^ rtujiiEvt -v 'ÄEUuem 1 &vujk enaa«^ ErvE^dc v 
\CSE Airdcmt v\c<jui rnnjuiEN ^u^itn EioEdo^V «ca^h- 
ncrr v icsst AnrÄ'^E^ etiacaäs v eiteä^e^ 1 ev^u^en 



18 18 



19 



21 



^uuitri v 1 " a?\^a vt<M nvjf onr cenaa^ot 1 n<-uien 

16 ETETErtAEptn^n] sie. 



son maitro; mais vous, je vous appellerai nies amis, ear tout ce que j'ai 
16 entendu de mon Pere, je vous Tai l'ait connaitre. * '° Ce n'est pas vous * Fol. nie 
qui m'avez choisi ; mais moi qui vous ai clioisis, et je vous ai placis, afin que 
vous alliez et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que 
l" ce que vous demanderez au Pere eu mon 110111, il vous le donne. I7 Ces choses, 
is je vous les commande, afin que vous vous aimiez les uns les autres. IS Si le 
1:1 monde vous hait, sachez que c'est moi d'abord qu'il a hai. "' Si vous etiez de ce 
inoiide, le monde aimerait ce qui est sien; parce que vous n'etes pas de ce 
monde, mais *que moi je vous choisis liors du monde, pour eela le monde vous » i-„i. 179». 

20 hait. '•" Rappelez-vous la parole que je vous ai dite, qu'il n'y a pas de serviteur 
plus grand que sonmaitre; s'ils m'ont persecute, vous aussi. ils vous perse- 

21 cuteront; s'ils ont garde mos paroles, ils garderoni les votres aus>i. -'' Mais 



294 II. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [246] 

E«&EYi<vpAtt )• •XECEC^onrrt av\ üa\?h hA^iAOTO^ v 1 
''e^e ürmnE onro^> üia'ca'Xh neu^ot i litüuow'noT -- 
vio&s üu<vnrm •)■ -^vioir t^e üiAomoT 1 ?suji«x;V uuat 
t^&ktvtOTrto&is v 1 23 ^7H iöuoc\ uuo) v 1 ^uoc^ ürs^- 23 

KtJUJiT 1 2l EVtE ÜTlliflTTE ÜVU^&kYiOlH flY;>pHt VtV)VnonT -V 24 

yje v ^vtonr Tit Anr'n^nr Epos onro£> atuect^s mu- 

EicV^HO-n v £>irsonrvtouoc *äeaituectjj» vt^mÄH 1 
Tim^;>r ÜEirArrE^io kaia luj^rmwvt ^.e 
''E^yuuvi a<-p^javu vf^EnmAPAK^ttioc 1 <\>w ÄvtOK - 11 

e^naotoph^ vtua-iEU \- E&kO?% £>ncnt| ütiah-ut -v nsrm<v 

NnE^UE^UMt <.\?H EÖVAHOX E&0?s £Av\?SUJ^ V VttfO^ 
EttNAEPUEttpE Ett'&Vn ■)■ 2 'OTO^ nü^ltn 1 £>u^!EVt TEHEVv- 27 
EpUEiJpE -V «ÄEIE^EU^H VltUHi SC^EVtujOpn V ' VtAt > ' 

»Foi.wo». AiÄOionr nujnEvt ;>i ua vriE^Ert^EUEpcKAvi'KA?^- 

Til. nETArrt?>^oJ sie, et o sr. i. 



toutes ces choses, ils vous les feront ä cause de mon nein, car ils ae eonnaissrnt 
pas celui qui m'a envoye. BS Si je n'etais pas venu et que je n'eusse pas pari.' 22 
avec vous, ils a'auraienl pas de pech&s; mais maintenant, ils a'onl pas de 
prötexte pour Leurs pech6s. " Celui qui nie bait, hail aussi mon Pere. " Sije -*■'-'• 
•Fol. isir. n'avais l'aii en eux les oeuvres ' que aul autre n'a faites, ils a'auraienl pas 
de pechös; mais maintenant, ils m'onl vu, ei m'onl ha'i ainsi que mon Pere. 
25 Mais pour que s'aecomplisse la parole qui est öcrite dans leur loi : II- m'oni 25 
hai pour rien. » 

5° evangile sehnt Jean, xxxv (Jean \\ 
20 « Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai de la pari <le 26 
mon Pere, l'Espril de veritö qui vienl du Pere, il rendra temoignage de 
inoi. !7 El vous aussi temoignez que vous gtes avec moi des le commeu- -" 
•Fol i8o\ cement. wi 'Je vous ai dii res choses, afin ' que vous oe soyez pas scan- XV r,. 



247] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 295 

■i ^,ec«e v ' AT'ujAVtEfuvmonr vtÄnocnrvtAr'Juroc •)• a?^a 
cnhot vmEcnronrrtcnr \- gi«A onron ni&eti e«ua)o<juie&v 
uuontn •) vtie^uetm 1 ÄtA^Aiw vtcnpujcnr'ujujicnr^yt 

3 e^hi "^^"V ■!•' :> onro^ viai ETEAncnr viuuiEVt .\. ^tcnrwi 
ümonrconrEVt^Mu^ i- ot*le änok ÜYftnrcoirujirn v 

, 'a?^?\a nai Ai*xononr viuj'ien v ^mA AeujAVti tet-j- 



I-'ol. 181 



OTOTVIOT VntnEUE^VlOnrutTS -V ÄEASinP'UJi AttOK tl^uu 

üuuaonr 1 «uj^e« v 1 nai •k.t nv\i , X:ono r r Numeri icäen^h v 
, Ät'jiÄ^H vtEuu^Ertm ''-^noT ^t ^via^e nhi v' ^a^?h 

e^a^haoipoi 1 cnroj> imon ^7\\ e&o^ Joevwhnot ^ymt 
b üuoi 1 ^eakna^e nak E^uari v 'a:^a ai^enai rtuantn 

AmUKÄ^ Vt^HT UA^rVEnETI^HT V 1 7 A*>?%A änok ^juw v 
T\E^*2S:»-U üuoc nu^iErt •)•' CE^NOt-^l rtu^TE« ^jt'rtA ÄVtOK 

fnAj^E vim i j Ej^u^vt rAf a^teuuje 1 rtvn v mn^fA- 

K^MIOG NAt ^A^"J^En ATI V EJ^^Tl *^E A^AU^yE TAhV 

8 -\riAtnrof>Y\<^ uujteh v 8 onpo£> A^ujAm rt^E^pH 1 eieu- 

UAHT V ECJECO^ 1 ÜYHKOCUOC E^&E^'NO&i •)• ttEUE^EvE- 
Jean xvi, 4 iixe^ototiiot sie, lire näeiov-. 



•j dalises, -' s'ils vous rendenl exclus de la synagogue; mais une heure vient 

:t quo qwicoiiquc vous tuora, croira qu'il offrira un sacrifice ä Dieu. 3 Et ces 

choses, ils vous les feront, parce que vraiment ils n'ont jias connu le Pere, 

-, ni moi ils ne m'onl pas connu. 'Mais ces choses, je vous les ai dites, 

afin que quand viendra leur heure, vous vous los rappeliez quo dejä moi je 

vous les ai dites. Et je ne vous les ai pas ililes dos lo debut, parce quo 

:, j'ohiis avec vous. 5 Mais maintenanl je m'en vais * ä celui qui m'a envoye, »Fol.isv 

6 ei personne de vous ne me demande : Oü vas-tu? '.Mais parce que je vous 

: ai dit ces .choses, La douleur a rempli votre cceur. 'Mais c'est la veritö >-r 

quo je vous dis, il vous osl utile que je m'enaille, car, si je ne m'enallais 

pas, le Consolateur ne viendrail pas vers vous; mais quand je m'en irai, 

s je vous l'enverrai. s El quand eclui-la viendra, il convaincra le monde de 



13 



296 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [248] 

OTUtüUH^ 1 VtfcUfc ü&ttnr £>AlV ' Ei5&t^?rtO&t UfcVt *2£tCfc- '•' 

ha^'Y tf>ot ah i '"tußvtcnomttmti T^t v •Ät^'nA^yt nw\ w 
• Fol. i8i'. ^ a^uit * oto^ vntntrtvtAnr t^ot 1 Artist v "tü&ttrr^An n 
^t 1 *ÄtTiA^ujn vnt\u^Kocuoc AnronpüA enr^^ATi' 
tf»o^ •]■ u cnroJv\ ^ATiKtUH^y t^oionr rtuj-itrt a?s?%a is 
'mfcrtrtAu^At 1 ]~)Af>uu(nr Art ^Ttonr -v 1 I! £U}ujy\ *^t 

A^u^AVti flÄt^H HtUUAT V TltrmA 1 Nlt^UtttUHt V 

et-jtdtuuan rtwitrt JotvtutuuHt rtt&trt ■)• a^naca'X:! 
rAf An e&otJ £>ncn<^ üuaita^ v 1 a?^a nh eie^ua- 
co^uot -v nt^riACÄ'Äi üuujiot v onro^ vt« t^nWonr 

ttt&t^AS AfÄOC N^IEN 7S:EA^T1Adt tßiOTs Jotrt'm*ifc^?<-ut 

onro^ rntt-pAutttwrtOT 1 v 1 "' kekü't'äs ititrtrtAvtAT ' 
tf>oi An v onro£> TTA?sm ort KtKonp'Ät ntitvtrtArtA'r' tf>ot 
•)• •ÄtÄnoK ^vtA^yt 1 nhi ;>a<^?iu*i v 17 nt*Ät^Artonrovt 

fc&0?% V)trt'ut^UA^HnHC VtVtO'ri^HOT V ÄtnAtCAÄt 



peche, de justice et de jugemenl : "de pöchö, parce tju ils ne croienl pas ■' 
•Foi.181». en moi ; "de justice, parce que je m'en vais vers le Pere ' et que vous io 
ne nie vovez plus; "de jugcment, parce que le prince de ce monde a dejä M 
i'ti'' juge. '•'.I'ai eneore bcaucoup de elioses ä vous dire. mais vous ne '-' 
pourrez pas les supporter maintenant. l3 Mais quand viendra cclui-lä, l'Espril is 
de vt'M'iti', il vous guidera dans toute verite. Car il ne parlera pas de lui 
seul, mais ce qu'i] entendra, il le dira, e1 il vous apprendra les choses ä 
venir. '* Celui-lä me glorifiera, parce qu'i] recevra de ce qui esl a moi, et i* 
• Fol. 182'. il vous renseignera. l5 Tou1 ce " qui es1 ä mon Pere esl ä moi. C'est pour- |; ' 
quoi je vous ai dii qu'il recevra de ce qui esl a moi, ei qu'il vous rensei- 
gnera. ,8 Encore im peu, vous ne me verrez pas, ei de nouveau eneore |,; 
im peu, vous me verrez, car moi, je m'en vais vers le Pere. » "Quelques- l? 
uns de sis disciples se direnl les uns aux aulres : « Quelle est cette parole 



i; 



[249] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 297 

or'nt ht^ui üuo^ viavv *2£EKEKonr*x;t lEHEVtvtAVtAnr 
e^oi avi -v oto^ y^A^m OVt KEKOnT«2S:l lEIEVtVlAVtAT 

18 E?ot v oto^ -seäviox: ^vtAujE mu £A^?v'u^ l8 vi a-t^ua 

OT« ÜUOC T\E7S:EOXnE <^?AV V EIE^^u* ÜUO^YIE -V 
ÄtKtKOT^ VTlEVtEUt AVt ^EA^^"* ÜUOC 'ÄEOT 1 

19 'V^tm v\*X:evhc v 'ÄEViAnr'o'rujuj e^evic^e onro^> m.,i ik2- 

TIE^A^ VX'JUOT ÄEIE'JEVt'KUU^ VtCATTAtCA*2£:l VtEUVIEnEtt- 
EfHOT V "ÄEAIÄOO Vt^^EN ÄEVCEVCOnTÄV lE^EVIVtAVtAnP 

E^ot AVi ot'o^ riA^m vcekoitx:! ieievwiauait e^>ov -h 

20 20 AUHVt ÄUMV1 ^^vju ÜUOC 1 VtUJ^EN V *X:EVVOUJ-l£VV 1EMEV\- 
VIAfiUS V OTO^' nEnEVmAE^H&i V VIVKOCUOC *KE VttJO<^ 
CJVtAf>AJ±)l V VVtfUJnEVt ^HENVIAE^ÜKA^ VI^HT V 1 A*>?sA 

■n TIEIEVIÜKA^ Vt^MI 1 ^VIA^UJTH Vt<^TEVl ET'fÄ^J V 21 "\x^VUl 
AC^yAvVviO~H EUSC1 V "JACE^ÜKA^ VI^MT V ÄEACi ttÄE 1 - 

lEccrrvtcrr v e")<jut\ *ke ACj^Avtutcv 1 ütu^h^ v 

ÜTIACE^^UE-r^ ÜTT^OÄ^EÄ V ' Ett&EYVSf>A")i V ÄC ACJJLCC- * Fol. 183- 
22 OT^Ul V^EttTltKOCUOC V 1 "OTO^ VA^^IEVI £><JJ1EVl 

^no-r uevi v E^EHEVtEdv vVotüka^ vi^vn v rvA^m 1 ovi 



qu'il nous dit : Encore im peu, vous ne nie verrez pas, et de nouveau encore un 

18 peu, vous me verrez, et que moi je m'en vais vers le Pere? » l8 Ils disaient 

donc cela : « Qu'est-ce qu'il nous dit, encore un peu ? Nous ne savons pas 

J19 ce qu'il a dit. » '"Jesus sut qu'ils * voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous »Fol. I82 v . 

scrutez cette parole les uns avec les autres que je vous ai dite : Encore un 

peu, vous ne me verrez pas, et de nouveau encore un peu vous me verrez. 

En verite, en virile je vous le dis, que vous pleurerez et vous serez en 

deuil; mais le monde, lui, sc n'-jouira; vous, vous serez auliges; mais votre 

ü allliction deviendra pour vous une joie. '•' La femme, quand eile va enfanter, 

est dans la douleur parce que son heure est venue; mais quand eile a enfante" 

le fds, eile ne se rappelle plus le tourment, ' ä cause de la joie parce qu'ellr »Fol. 183' 

, a inis au monde un homme. ' J El vous aussi niaintenant vous recevrez de la 

peine; de nouveau je vous verrai, et vous vous röjouirez, et votre joie, per- 



-o 20 



298 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE r,n 

f>Auyi v üuon v 1 ^7^\ hao^^ froemmwov 1 '' :, oto^ Joew- 23 
niE^ocnr htuuAT ■)■ ititriNA'jiJtrri t£^ au v auhti 
Auvm *^*2£uji üuoc vtuu*uvi i- ts:e<^?h EiEnEvmAE^E^m 

JÜLUO«^' fvlCTi^ Ü^Suai Y^ENYlA^AVt -V E^hH^^ «vxa'ie« V 

24 uja*\noip üiiA l *U'itNfcf>£' r im üuoi' t^w Joevwa^avi v •-•■. 
AfiE'nm onro£> nEiErmA()i v ^ioa vntrttitrt^A^y^ u^ni 

"Fol.183". ttJÄHK E&0?\ V ' ''VtAt *2vE Ai^tnonr uu^en V;>fcVl£>AN- •-•:. 

™Af>omiÄ v cvmoip ^t vi^Eonronrncno ^ont EmACA^t 
neu^ien' anäe v V)Evt;>Artv\AfOvusÄ v a?^a V^tvto-r- 

TlAf>f>VlCtÄ ^VtA^AUUJ^EVt Ett&kE^MU^l ■)• 26 V^tyiTTSB^OOT 1 -' 

ntuuAT E^EiEvtE^Eim V^ErmA^AN v oiro^ ^riA^oc 

UuaiEn AUXt •)•' AVtOK EÜNA^J>0 E<\?iUJ-l Ett&EÜMNO'r 1 
27 fWOCl' TAf> ^"^ ^?1<JUM <^UEt' UUUJHEtt V TSlEmJUJ^EN : 

Ä^E^ENUEVt^n 1 cnro;> Äf>E^ErmA(>^ mtiÄ» e&o?\ (>nEN- 

t^M<JU«l V 1 - s A*i E&O^ V)EU^pSUAT V OXO£> Ali tlliKüCUOC M 

n^wtt ort *\vtA;y;uu üvhkocuoc v onoo^ ^naj^e nw\ 

Mol is,. ^A^HUJIT V ' " l y\E*2£ETtE^UA{5VnVlC VtAtj Ät^MTim ^not -' 

kcääj 1 VDENtnrytA^HCiÄ •)• onro^ 1 kxe^^ an ütia^ow 



sonne ne vous l'enlevera. "' Ei en cejour-la, vous ne m'interrogerez en rien. '■ 
En vörite, en veritö, je vous le <lis, ce que vous demanderez ä mon Pere en 
iiKni nom, il vous le donnera. "Jusqu'ä maintenant, vous ne m'avez encore J 
rien demande en mon nom; demandez, ei vous recevrez, afin que votre joie 

»Foi.i83 v . soit complrlc. " ' ' Os choscs, je vous lcs ai dites en pai;aboles; mais l'heure J 
vient oü je ne parlerai plus avec vous en paraboles, mais en Franchise, je 
vous renseignerai sur le Pere. 26 En ce jour-lä, vous demanderez en mon " 
nom, ei je ne vous dirai pas que j'iuvoquerai le Pere pour vous. 2T Car lui 
aussi, le Pere vous aime, parce que vous m'avez aime, ei que vous avez 
ein que je suis sorti du Pere. 8 Je suis sorti du Pere, et je suis venu «laus - 
le monde; de nouveau, je quitterai le monde, e1 m'en irai vers le Pere. o 

"Fol, iHi r . ' •'" Ses (lisciplcs lui disent : « Voici mainlcnaul que In pai les en franchise, 



30 



;tl 



[251] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 2fln 

n'ke^^sä ah Eö^EcnrAi 1 ujevik v V^ew^a* ienna^-Y 
ÄtAKi e&o?\ ^a^?^' :;1 a^e^ot«^ n^onr häeihc äe^not 

32 lEiEnnA^^Y -v 32 £>htttte crmcnr ftÄE'onroirNonr -v oto^ 
acs ^iha vtie'ienäu^ t&kO^ ^?otai ^oitai iiuoiitn 

Em<^UA OTO^ NIEHEU^AI ÜUATA1 V CnTO^ 1 "\y\i 

33 UUAT^ AN •)• Oir'o^; ^^H NEU» TfÄE'riAlU-n •)•' :ö NAi 

JOENYHKOCUOC V A?\?\A "ÄEUVIOU^' ÄttOK Atdf>0 EVtSKOC- 
UOC V 



1 n&\ a^ca^i üu^onr vt^Eiwc tnooj> ^a^cjaj fmE<^- 

ßvA^ EY1)±)<XH EI^E 1 m*X:A^ V «ÄEAC1 ftÄt^OTnOT 

ÄETTASU-»T UA^Onr JJTIEK^VI^ -V ^IIIÄ niEYlEK^HfM 

2 'Y^O'TO NAK ~Ü<^H^ E^AK^E^S^yi HA<^ E^ETICAfE 

VH&Ett ^i«A ^?H m&EN HAKIH^ NA<^ rtlE^'Y ^ UU '0'T 

32 tiEun] sie, lire «tum | tit. ftEnrArrEwo] sie, et o sr. i | ke?\J sie, et ^ sr. ke. 



30 et quo tu ne dis rien cn parabole. 30 Maintenant nous savons que tu connais 

tout, et tu u'as pas besoiu que quelqu'un t'interroge ; en cela nous croyons 

:u que tu es sorti de Dieu. o 'Jesus leur repondit : « Maintenant vous croyez; 

32 "' voiei qu'une heure vient, et eile est venue, que vous vous disperserez chaeun 
de vous en son Iieu, et nie laisserez seul; et je ne suis pas seul, e1 inon Pere 

33 est avec moi. 33 Je vous ai dit ees choses, afin que vous ayez la paix en inoi; 

vous avez * du tourmenl Jans le monde; nniis prenez courage, moi, j'ai»Foi.i84 
vaineu le monde. o 

4" eviiiii/ilc schin Jean, chapitre xxxvi (Jean xvn). 

' Jesus dit ees paroles, ei ayant leve ses yeux en haut vers le ciel, il 

ilii : « L'heure es1 venue, mon Pere, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te 

2 glorifie; ' comme tu lui asdonne pouvoir sur toute chair, afin que toul ceque 



Fol. 185'. 



300 LE LECTIONNAIKK COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [252] 

vtonruartV) üertt^ v :i ^?At *^e\ie rmjuriV) nejie;> cJtNA : 
üionrcoTuunv: v 1 monrAt uuätahcj <^Y rn^^uH^ v 
heu^h EiAKtnro^v 1 ^ ine vi^c 1 '^nok a^ujot nak i 
^\ •)•' 'ÄEnniKA^t V E1At*2£<JUK jimi(>UJi& v ' e&o?\ hak- 
HHi^ NYH *Ät^AA^ •)• : 'OTO^ ^NOIT UÄ^OT VWi 

««ük YiAtwi Joaictiv: -v JoErmi^cnr ErtA^vnwi myof>n i- 
ünAitniKocuoc jjjuay^ 1 Joaioik v 1 6 <Mtnrujm;> ütjek^ah '■ 
e&o^ 1 «vt^ujus •)• nw EiAKiHnonp nhi e&o?s V)fcN'vii- 
kocuoc vtcnrjcrtE V onroj> AKiHnoT nm onro^ mx.- 
ca*äi atä^e^ 1 e^>o^ -v 'oto^ ^not Airt'ui *2£E£>uji& 
w&en nAKiHnoT nhs •) £>ane&o^ ^ncruoxE v s, x:Erti- » 
caäi ^Ajcnvinonr 1 vmi Anvinonr rtujonr v otü^ vtuuacnr 
^uaonr Anr'dnonr ■* oiro^ AnrEU* ia'^uhi äeeiah 
e&o^J ^»noiK -v onro^ atvia^ 1 ^ äevvüok m^AK- 

i oi .185». lACnPOl -V ' 9 ANOK ^t *Y*lua&;> t^?™ E^u^onr V NAt- ' 

iuji&v^ au 1 Ett&EnsKocuoc ■!■ at\*>a' Ett&Erm EiAKiHnonr' 
mit "ÄtnoTKrtE v onro^ «h EiEnonri notktie 1 '"onro^ " 

Jean xvn, 4 q •:• x.Enrm<Aj>i] sie | 6 oToj> r im ot biffe pröcede ce mot. 



tu luias donne, il leur donne lavie etemelle. 3 Ceci est la vie eternelle, qu'ils 3 
tc connaissent, l'unique seul Dieu vrai, avec celui que tu as envoye, Jesus- 

' Fol. 185'. Christ. 4 Moi, je t'ai glorifie sin- la terre, avaut aelieve l'u'iivre ' que tu m'as l 
donnee ä faire. ' Et maintenant glorifie-moi, toi, tnon Pere, aupres de toi, ■• 
dans la gloire que j'avais primitivement, avant que le monde existe, aupres 
de toi. Mai publie ton nom aux hommes; ceux que tu m'as donnes daus ' 
le monde sont ä toi, et tu ine les as donnes, et ils out garde" ta parole. ' Ei ' 
maintenant ils savent que tout ce que tu m'as donne est de toi; * que les 8 
paroles que tu m'as donnees, je leur ai donnees", et eux aussi les <>nt 
recues, et ils savent vraimenl que je suis sorti de toi, et ils out cru que 

Fol. i85 v . c'est toi qui m'as envoye. **El moi, je prie pour eux, je n'ai pas prie pour > 
le monde, mais pour ceux que tu m'as donnes, parce qu'ils sunt ä toi, e1 
ceux qui s<ml a moi sont a toi, '" e1 ceux qui sont ä toi sont ä moi, et j'ai io 



II ' 



u 



[253] LA SAINTE FETE DR PAQUES. 301 

onro^ n-\'^h Arcst jbtrmtKocuoc v n&s *ke mjujKyr 
ce'^h V^envukocuoc v onr'o^ änok *\rmonr ^a^>ok v 1 

^?<m eiakiwi^ vms ^irtA vnonr^yvx»T\v V^ErtonruEicrrAt 

e&o*» -v 1 l3 "Ywo*r 2^e Emytonr ^a^ok oto^ nai^caäi 
üu^onr Joenvukocuoc i- ^i«a «'nETiApA^ys ^«jutw 

14 t^ÄHK E&O^ Yl}3f>Ht rtJoH^OT 1 u AriOK <M*^ UUiO'T ÜTCEK- 
CAÄI V 01TO£> ÄYMKOCUOC UECTJUtnr V ÄE^ATIE&O^ 1 
Y^EvIVHKOCJUlOC AHvtE 1 ÜYIA^H^ ^^ EnEÄNOK 1 OTtfiO^ 

V)ErtrVtKOCUOC V 1 A^^A ^!11A VnEKÄf>E£> EfUJiO'r V E&O^ 
£ATimET£UJOT V 1( "XE£AttE&0?s VjtnniKocuoc anne 1 
ÜnA^H^ £*" V EIEÄttOK 1 OTt^ V)ENTKKOCUOC AN 

13 nV)Hiox n sans point. 



n ete glorifie en eux. " Et je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le 

monde; et moi, je viens vers toi; mon Pere saint, garde-les en ton nom, 

12 celui quo tu m'as donne, atin qu'ils soient en unite comme nous. '• Lorsque 

j'etais avec eux, je les gardais en ton nom, celui que tu m'as donne. Je 

les ai gardös, ei aucun d'eux * n'a peri, si ce n'est le lils de la perdition, *Fol.i86'. 

's afin que l'Ecriture s'accomplisse. ' 3 Et maintenant je viens vers toi, ei 

je leur parlais dans le monde, afin que ma joie soil complete en eux. 

n "Moi, je leur ai donne ta parole, et le monde les a hais, parce qu'ils ne 

iä sont pas du monde, comme moi aussi, je ne suis pas du monde. '■'' Je n'ai 

16 pas prig pour que tu les gardes du mal, 16 parce qu'ils ae sont pas du 



10 



302 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SA1NTE. [254] 

• Fol im, • 1' UAlOnr&kUao'T Vt^f>Hl V)EVr^UEUUHi 1 ' T\E^E^\?u*K '" 

rtCAÄim ^utoum ■)■ '"kaha ^^>h^\ EiAKtnro^vn >s 
etukocuoc i- Ävtov: ^»ju Aicnpof>noip tnsycocuoc vi 
u, oto£> ^nono&o üuot Ärtov: 1 e^hi E*xojonr -v gmA n 
ünonrj^ujim ^»jucnr v tTiüT^viOTn V)tnoTUEUUH^ -v 
"n^i'Y^o "xt an 1 eü&eviai üuATÄionr 1 a?\?\A vieu- za 

E^YH E^EVtVtH töiU^ Ef>(M Y E&0?\ ^nEFiYAOTCA'ÄJ V 

21 £>m<sJ rnonrjAjujm iH^ono 1 V:>EV\cnruEiO'rAt v jcaha 21 

*W H "\ ™ W °K ^«^ EIEKJiJOll Vt£>f>YU ÜV)HT V ÄNOK 

«V)HiEn IrjEvionouE^onrAs 1 ;>mA uievhkocuoc na;^ v 
•foi |s "äenüok yie^akiaoitos -v ' "cnro£> änok ni^üT eiavc 1 - -■ 
hh^ mit v a^yu<^ rtu^cnr v ^ijia vnonr^y«ja\iV ^UAOT 
V^EVionruEionr'As •)• ümN^w^ j>uart Eu'^yovi V^EttcnruEi- 
otaV ArtoK ;>uu rtV3fH» vtV^vnonr 1 onoo^ ftttOK v\V)«i -v 
2:i ^mA' vtiono^ujim £>ujioir etähk e&o^ joErtonruE*!- 23 

OTAi V £>mA VtnEVNKOCUOC EMI "ÄEmVOK TlEIAK^AOnPOl 1 

otü^ AmEvtf>ncrr n^^vt^ EiAKUErc^n V M r\ASUJT ^>H 2« 



monde, comme moi aussi, je ne suis pas du monde. ,: Sanctifie-les dans 17 
♦Fol. 186". la vörite, * la parole ä toi es1 la vörite. "Comme tu m'as envoye au i» 
monde, moi aussi, je los ai envoyös au monde. "El je nie sanctifie pour ig 
eux, alin qu'ils soienl aussi sanctifiös en v6rite. " Je u'ai pas piir pimr i-cux-hl 
seuls, mais pour ceux qui croienl en moi par leur parole, '' afin qu ils soienl 21 

tous en uuili', comme toi, Pere, tu es en moi. i aussi en toi, alin qu eux 

aussi soienl en nous en unitö, alin que le monde croie que c'esl toi qui 
' r.ii. ix:-, m'as envoyö. " as El moi, la gloire que tu m'as donnee, je la leur ai donnee, i 

alin qu'ils soienl aussi en unite, comme nous aussi nous s s en unitö, 

moi-mßme en eux, e1 toi en moi; 8:| alin qu'ils soienl aussi accomplis en 2:1 
unite, alin que le monde sache que c'esl toi qui m'as envoyö ei que je les 
ai ainrns coninic lu m'as aime. "' Mon Pere, ce que In m'as donne, je veux M 






[2551 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 303 

EHAKIH^ UHl 1- -^OTUU^y ^«A t^UA E*\;±)OV\ ÜUO^ 

ä'nok -v vnoir^yuji™ üuAnr' ^tjuoio neuhi -v ^nA ftnoT- 

unEniKocuoc conr'<JurtK ÄrtoK 2vE aicotujnk v onro^ 
26 rtAiKE^^onrm ^^tut *X;Em*oK YVEiAKiAonrot v^oto^ 

-\ÄrAT\w hAKUtn'fn nj^vnc i vnECujui 1 ™ nV)^™ 

§>*\ ÜYIE^AfXJUK ETIACUOV '* ÄEA^OITUJtt EfOt 

vtÄE^ui«^ Nonr^E^E^rto&ii' rtEU^ua«^ viot^e^e^? oc \ v 

^E^IC 

3 ATK^ Ef>Of V^EN^AiVCA^ ÜUOC\ V OTO^ 1 AT- 
&uu^C Ef>Oi Vt*2S:m*2£:H 

25 äjiok Jxi A^coirtunK] aj. sr. la marge | tit. niEmnAC^] sie, et ^r sr. la ligne 
| 4>A?mo] sie, et o sr. jjl | Ps. cviii, 2* 2S.ea^jotiuji| n sr. 1 



1 






que le lieu oü je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma 
gloire que tu m'as donnee, parce que tu m'as ahne avant retablissement 

25 du munde. ' ■ ' Mon Pere juste, le nionde meine ne t'a pas connu, et moi, je "Fol. 187 

26 t'ai connu, et ces autres ont su que c'est toi qui m'as envove. 2G Et je leur 
ai enseigne ton nom, et je leur enseignerai encore, afin que l'amour dont 
tu m'as ahne demeure en eux, et moi aussi en eux. » 

,V heure de la veille de la Parasceve de la Pdque. 

Psaume cvm. 
1-2* ' Dieu, ne te tais pas ä ma louange, 2 * car la bouche d'un peeheur s'est. 
ouverte sur moi, et la bouche d'un fourbe. 
;t Verset (Ps. cviii). 'Ils m'ont entoure dans des paroles de haine, et ils 

ni ont combattu pour rien. 

PATR. 011. — T. XXV. — F. 2. 20 



3<M LE LECTIONNAIRE COPTE DI-: LA SI.MMM SAINTE. [256] 

•Fol. 188-. ' tTArrtSMo k^a uaioeon xt^ h"K f\ 

'"onro^ EiATcuonr 1 aiH e&o?\ em^iujiot rntni- " 
•Ku^n v :u ioie t\e*X:eihc viujonr 'XEVttf'JU'iErt ih^oit y u 
^nErirtAE^CKAvt^AT^EC^E nh>f>Ht v\V)ht joErtnAi- 
t*Äua^>^ .)■ ccV)Honn rAf *ÄEEtEim rto-rE^V^uji E*2£Ermt- 
UANtcujicnr i onro^ ete*2S;<ju^ tdo^ vtÄEruECu^onr 
rntvmöj>i v ! ' uEvtENCAttfnuum "&.E -v ^'nAt^o^n m 

E^CJunt« E'^rAW^tA -V 1 Jt AtjtfOT^ «^e NXtm'VfOC « 
TTEÄA^ ttAt-J -V "ÄEtC *£:ECENAEf>CV<Arf^A'M'c,ECttE "IH^OnT 

rtjo^vu nl)vnK •>• änok *^e vtvtA'E^CKAN^A^i^ECtfE v 

•luiis/^mmiHC ua«^ ÄtAuHn ^^ üuoc 5uk V- •äeviV^^h» « 

V^EUrtAtE'ÄUJi^^ Ür\A1EOnrÄ?\EK"l<JUf> UÜ1T*\ ^SIAXOM 
E&kO?s Vtr' VtCOTC V 3r 'r\E*2£EHETf>OC T1A<^ TSEKAU AC;jyAN^?0£> •' 

rn^uoT neuak vmA^o^K e&o?\ v yia^h-\ riATÄu» 
üuoc vfÄEnsuA^wiHC iH^onr v 

EirArrEWO ka^a ua^> kon ke^ ur 

2,; oto^ ^A<^cuonr atm e&o?% Ennuacno n'iewäuai*! -v n 

Tit. ETArrewo] sie, et o sr. j | ke?%] sie. et ?s sr. ke fi aj. en Qoir. | Rlat. xxvi, 33 
nV^pmJ sie, sans point sr. n | tit. ETArrewo] sie, et o sr. 5 | ke*] sie et •*. sr. ke. 

•Fol. i88 r . " tvangile sehn Matthieu, chapitre lxiv (Mat. xxvi). 

30 Et ayant beni, ils sortirent sur le mon4 des Oliviers. 3| Alois Jesus Ieur30-ji 
dit : ii Vous tous, vous serez scandalises en moi dans cette ouit; car il 
esl eerb : Je porterai un coup sur le berger, et les luebis du troupeau se 
disperseront, "Apres que je me serai ressuscite, je vous precederai dans 38 
la Galileo. » 3S Pierre röpondit et lui dit : « Si tous sont scandalises en toi, 

* Fol. i88 T . moi, je ne serai pas scandalise. ' "Jösus lui dit : « En verite, je te le y > 
dis, dans eelte nuit, avant que le coq chante, tu me renieras trois (bis. 
'■ Pierre lui dit : « Quand mßme il arriverait que je meure avec toi, je 35 
iir te renierai pas. » De cette Facon parlaient tous les disciples. 

Evangile selon Murr, chapitre xlvi (Marc xiv). 

Et quand il eut beni, ils sortirent sur le niont des Oliviers. - T Et Jesus- 1 '--" 



[257] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 305 

2, ?] oto^ m'^A^ vnjuonp «Ätmc 1 2£EiE*iEvmAEf > cv:AVi l '^A- 
?\ir 7 tCöE iHfonr V "xeotyh cc)~)Honn ^e^'na^a^i ev\s- 

zs uanec<~uoV onro;> nce'äuji^ e&o?% vt*x:E l ruEC<-uo'r -\-''* <y?\?\& 
UENEftCAöf>nujvn -v -^rtMf'jyofn e^ui^en t^rAW^tÄ -v 1 '" 1 - 18 »'- 

2 9 " J rsEif>oc *^.e tie'äa^ n^ •)• ÄtKAii Anr^ANE^CKArf^A- 

3o Wc^EC'ttE IH^OIT V A?^A AHOK AN 1 :I0 OTO^ YAE^A^ NA<^ 

fiÄt'mc •)• *2£EÄuvm -^'äuji üuoc nak •)• xtfwoK ü^oonr 

J0EUTTAtE*ÄUJ^^ JUl l TTA1EO'Y x Ä2sEK r luJf > UOT 1 *^ VtCOYI&k V 

)3EKO'ruEn^o'r6)'2S:EKAn l A(>yAm\?o;> vriAuonr muAKi- 
rmA^o^K e&vO^' vtAs^H'Y 2 ^ t ort NAnrt^uu üuoc iH^cnr -v 

tTArrtWO KATA ^OnOKAN KE^w OH 

ai 31 ciuujn cmuuvt ;>vmm tc ticaianac a^'e^eiin 

32 EjAjE^^yETvüHnonr \- ü^?f>H*y **nico'Y x ö ' :jJ auok *ke Ä.\-*Foi.m-. 
iiußv^ eäuak 1 c^via rnt^uriEuuo'* xl NK. n*x:EWEKViA£yY ,- 
oto^ vvüok ^^k koik üonrcHonn v uAnAÄftntK- 

33 CNHOT •!• :!5 m*OC^ *KE TIE'XA^ ÄEYldc 1 'YCE&IUJIT fcj^t 

Tit. ETArre?sio] sie, et o sr. i | ke?J sie, et ^ sr. ke | Lue xxn, 32 j'netjjyTEUi- 
uoitmk| t sr. o, et «k ajoute en rouge, 

Leur dil : 6 Vous serez scandalises tous; car vraiment il est ecrit : Je 
8 l'rapperai le berger, et les brebis se disperseront. "Mais apres que je nie serai 
M ressuscite, je vous * precederai dans la Galilee. » 2 ' J Et Pierre lui dit : «Quand • Foi,i89'. 

30 meme Ums seraienl scandalises, mais pas moi. » 30 Et Jesus lui dit : « En 
vörite, je te le dis, t<>i, aujourd'hui, dans cette uuit, avant que le coq chante 

3i deux fois, tu ine renieras trois Ibis. » : " Mais lui, il parlail davantage : 
" Quand möme il arriverail que je meure avec toi, je ne te renierai pas. o De 

cette faCOn tOUS le (lisaienl aussi. 

Evangile selon Luc, chapitre lxxviii (Luc xxii). 

n 31 Simon, Simon, voiei que Satan a demande ä vous cribler comme le fro- 
\i ineni ; " - mais moi, j'ai priö pour toi, afin que ta l'ui ne defaille pas; et toi- *Foi.i89> 
; memo une fois converti, confirme tes freres. o ' El lui, il dil : « Seigneur, je 



Fol. IW 



306 LE LECTIONNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [2581 

tnuruKo ntuAK rttu^uor 1 ^«öo^ "^t m^A«^ na<-j' 34 

•X^^uj UUÜC NAK mi'f>£ V "ÄtVttOnoÄ^EKTJ"^ UOT"\ 

u^poonr jyAifKÄO^i i¥\ü7\ ür vtccm fctff>tKtuu ■)■ '•'oiro^ 35 
nt^Acj nuuot •xt'^oit HAtoirfc^mjHvtcnr 1 AdntAconH v 
vttuonrnw^A mu«uacnH v uh 1 Äit^m^JoAt vtj>?\V 

mHJUOT "^£ TlfÄUJOT NA^ 7S;tÜ^H 1- 3, 'm*X:A<~l *2vt 3« 
Vt<JUOT TSU^A ^'VIOT V v^?H ElfcOnPOmA^ ' NO-TTACOTi 

uuat uAft^'o^c 1 v\Aif>H^ ovt onrvm'fA -v onro^ <^>h 

ov'o£> uA^E^^ytr\onrcH«-\s v 1 ^«^ävu ta^ üjuloc nua^tn 1 37 

■ÄEATon^ 1 nturuÄviouoc -v Kt rAf 1 nticV^vjonn t^&wi 
OTo^Ent^iuK v 1 :i8 rt^uionn ^t nfÄUJonr na<-j' ^Ertdc v >» 
tc ch^i cuonr-^ 1 ünAmA -v m*o<-j Tvt yit'*x:A<^ n<juot 
•xtct^uj^ys 1 •"••' crro;> tiA^i t&o^ A<^yt' «a<^ kata 39 
^KAj>c -v ETVs'i^oir rntrtiÄ'-un 1 Anruo^yt •£.£ nc<ju<-j 
rtÄt'rtt^UA^MiHC v 

34 xtt'tEOTÄ?sEKiiup] sie, lire ÄtnttE-. 



suis pret ä aller on prison avec toi el a la inort. » 3 '' Mais lui, il lui dit : u 
« Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'liui, jusqu'ä ee que 
tu in'aies renie trois fois que tu nie eonnais. » 3S Et il leur dit : « Quand je M 
vous ai envoves saus bourso, 011 besaee, 011 ehaussures, avez-vous manqu6 de 
quelque chose?» Et ils lui dirent : « Non». 3e II leur dit: « Mais maintenant, 36 
' Fol. nw. celui qui a ' une liourse, qu'il l'emporte, de meine une besaee; et celui qui 

na pas une epöe, qu'il vende smi vötement, ei qu'il achete une epee. 37 Gar 3: 
je vous dis, il faul que ee qui est ecril s'aecomplisse en nioi : II a ete eoniple 
avec les delnvaux. Car il laut que ce qui est (Vrit sur moi s'aecomplisse. » 
" Et eux lui dirent : « Seigneur, voiei deux 6p6es ici. » Et lui, il leur dit : 
« Cela suffit. » S9 E1 i'lant sorti, il s'en alla selon la coutume au monl des w 
Oliviers, et ses disciples le suivireul. 



21« 



r> ' LA SAINTE FETE DE PAQUES. 307 

* EirArrEWON kaha tujArmvm k.e?% ü «Foi.ieo» 

i ' nai EiAtpsoionr 1 miHC At-ji e&o?\ vtEurtE^uA- 

ijvnvic euh^ 1 tnmoTrtcuuftu rnt'iTtjytwc^i v ™ua 
tit'onrort onoduiu üuo^ •)•' ^?At a^uje na^ eV^otn 

- e'^ocj ft2£EtHC •)• rtEurtE^UAtfYnMC V 2 oto^ ionr*^AC ^?h 

i i • • i 

EWAtJTlATIHItJ •)• rtA^C<JUOTtt' ^^^ UT\(UA EHtUUAT -V 
•ÄEOTUYi") ftCOTI A^-ÖUU'OT^ EV)OTrt fUAT VtXESHC 

NEurtE^uA^vnHC v 

A^vir ÜTm^uji^ vr^TtAfACKEnnrf ittnr 

^A^UOC nh 

2 'riA^utT <\>*\ t&kO^ rtioio'r NNAÄA'Xt •)• onro£> 

coti e&vo?s rtioicnr vtnvj ^ATTJucnrncnr e^wv 1 E2S:«*i«v 
si *najö;>i u^?h t^n^tfÜKA^ 1 rt^vn rtEUHi v oiro^ 
na<-j'u}oti ata -v tnro^> <^?h E^rtA^rtou^ rmt ütiiäeu^ v 

ETATTE^t) KATA UATOtOn KE^> Ü^v 

30 10*1 £ A<^i VtEUuaonr 1 E^HÖ^t tTUOT"j e^o«^ 1 ÄErE- 



Fol. Uli' 



■AI-, 



Tit. ke^] sie, et ^ sr. ke | ^a?\uoc] c sr. o | tit. ETArrE?\io] sie, et o sr. i | ?*ke] 
sie, et 7\ sr. ke. 

* Evangih sehn Jean, chapitre xl (Jean xvm). *Foi.i90 T . 

i ' Avant dit ces choses, Jesus sortit avec ses disciples au delä du torrent 

2 du Cedron, au Heu oü etait un j ardin. Jesus y entra avec ses disciples. 2 Et 

Judas, celui qui devait le trahir, connaissait lui aussi cet endroit ; car 

souvent Jesus s'y reunit avec ses disciples. 
i 

6 e heure de la veüh <l<> la Parasceve sainte. 
I'saitmr lviii. 

*Sauve-moi, ö Dieu, des mains de mes ennemis ; et sauve-moi de 
n* mains de ceux 'qui se sont dresses sur moi. (Ps. lxviii) 2I * J'attendais celui «Fol. i9i r . 
qui s'afiligerait avec moi, ei il neu Int pas ; et celui qui nie donnerait couragc, 
je ne le trouvai pas. 

Ev'angile sehn Matthieu, chapitre i.mv (Mat. xxvi). 
3« "Alors il alla avec eux dans an ehaiiip qu'on appelait Gethseniani, 



308 1.1 LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [260] 

ünASUA ^yA^^yt nhi yjAUVtm VnATJJ&£ v :,7 (rro(> v 

'^OTt TIEÄA^ HUJOnO 'Äfc l TA^\'T > CK M *AOK£> H^HI "JA- * 
"Pol.191". EJ3pH1 t4 7UOnr * ^^ S ÜflAlUA OnPO^; f>UJic 1 ' VttUV» V 

nt^o 1 ttp^Pi^ £^*x;uji üuoc -v 1 *2££r\Ai<^»i ^CÄt cnron 
yj'^ou ua^eyjasä^oi 1 ctm v m%vm ü^?f>w\' tit^vtvn 

ÄUOK AVt -V A?\?%A Ü^?f>H*^ tlfc^NAYC Tt'^ÜK V "' OHTO^ '"' 

eiA<^i ^AVit^uAümHC •)• A^^tucrr tnrtNKtn v onro^ 

muHi vtoVonrnoir vtonruui v 41 ^iu\c cnrn onro^ *i<ju&kj> '' 
^>i'via vtnt'itrtjyitui tV^onrn tru^ACUoc v vhyiua ut« 

c^fOiOTI V *YcAf>c, '^ t OnOAC^trtHClE V 1 ^'VIA^N A^^JE L ' 
SIA^j A^l^&v^ Ü^UA^ COrtfci tc^T^UJ U.UOC ■!• "ÄEnASUJl 

• . icxt ' üuon yj^ou vruriAiÄ'^poT ctm e&^h^ niaco^ 1 

UA^tmit^VtAK 1 ujvjuru ■!• l:1 OTO^ A<-Jl ON £>Attt^ L 5 



* Fol. l'.i 



'..; 



IC 



e1 il dit ä ses disciples : >■ Asseyez-vous ici, jusqu'ä ce que je m'en ai 11t 
jusque-lä, et que je prie. » 37 El il pril Pierre avec lui et los deux fils de 37 
Z6b6d6e, et il commenca ä s'attrister et ä s'efl'rayer. 3S Alors il leur dil : 38, 

•ioi. im-. « Mim äme esl triste jusqu'ä la tnorl ; tenez-vous ici et veillez*avec moi. » 

:|: ' Et sVlanl avance an peu, il sc jeta sur son visage, prianl ei disanl : 39 

.. .Mim Pere, si c'esl possible, que *■<■ calice passe devant moi ! .Mais i 

comme je leveux, mais comme tu le veux. » '"Etetaul allevers ses disciples, . |(l 
il les trouva endormis, et il dil ä Pierre : « Ainsi vous ne pouvez pas veiller 
avec int'i ii ii < - seule heure ! " Veillez donc ei priez, pour que vous n'entriez 'ii 
pas (laus la tentation; l'espril esl prompt, mais la chair es1 faible. o '~ De 42 

Fol. i92 r . nouveau il s'en alla, il pria une seconde fois disanl : « Mon Pere, si 'c'esl 
possible, i|iic rc c.ilici' |iassc (levanl moi sans que je le boive, que la volonte" 
soit faite. » '' El il alla de oouveau vers ses disciples, il les trouva endormis, '»i 



iii 



[261] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 309 

,, ;>?o^nt v 44 cyro£ A^^ Anr ' or( ^^yt n^ A<^puj&;> 
. ü^pu^^r rtccm •)• t^«x;uu ütcaica'X:! %w cm •)•' 4 "icnE 

onro^ üncm üuujntn v sc ^Hn'nt AcV^rr* n , 2£:E'Yot >l 

tutrtÄSÄ Nrm/E^Efmo'&i v ""lErvc+Hrtcnr UA^cm 1 j>wTYnE 

ETArrtWO 5CA1A JÜLA^KO iXZ, 

32 32 cnro;> aiH EnHÖ£>i EYiE^AroiE rEttGvmAW i- * oto^* foi. 192« 
m«2S:A<^ rtnE^UAtttnHC *2£E£>EUCt UN<M £>ocJ ^E^rvfoc- 

« et^ec^e •)• '''onro^ 1 a<^<ju^i neua<^ üm^oc' heuiak^- 
&oc NEUtuAArmHC v cnro£> A^tf^Hnd vuy^o^E^ v onro^ 

ih)f\\\ EÄENTClKA^t V OTO^ rtA^E^Tt^OCElT^EC^E V ^iOA 

ic*x:e o*ron ^'"sou vnE^cnprtcnr cim e&o^ c^F m v 

Mat. xxvi, 43 gpojanE] un o aj. sr. ;>, et un »y aj. sr. j» | tit. ETArrtwo] sie, et o 
sr. j | MApKo sie, et o sr. k | Marc xiv. 35 ;>Afoi] sie. 

M car leurs yeux etaients lourds. 44 Et il les laissa encore, s'eu alla, pria pour 

is hi troisieme fois, disant cette meine parole encore. 15 Alors il alla vers ses 

disciples, leur dit : « Durmez doae et reposez-vous; voiei que l'heure s'est 

approchee, et le Fils de Fhomme sera livre dans les mains des pecheurs. 

16 "• Levez-vous, allons ; voiei qu'il approche, celui qui nie livrera. » 

Evangile sehn Mure, xlvii (Marc xiv). 

32 '-' Et ils allerent dans nn champ, dont le nom est Gethsemani, ' ei il dit «i'oi.iui- 

33 ä ses disciples : « Asseyez-vous ici, jusqu'ä ce que je prie. » ' El il prit 
avec Uli Pierre, e1 Jacques, el Jean, ei il commenca ä se troublerel äs'attrister. 

: <'i "El il leur dit : « Mon äine est triste jusqu'a la mort ; tcnez-voiis ici et 
35 veillez. » '' Et s'etanl avance an peu, il se jetaiten bas sur la terre, et il priait 



310 I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTK. [262] 

:i6 onro ^ nacj'äuu üuoc ^t'A&i&A <^i<ju*i •)• oirovt uj'äou sr 

t£ua& mfcktrt h)A101K UAf £nAlÄ<.\?Cn Cmi t&0?%;>Af>Ot 1 
»Fol. 193'. A^*>A JÜL^^H^ tlt^NHl AMOK AN ' A?S^A m^VT^ E^E^- 

yiak 1 msox •>• :n onro^ acjj A^^tucnr crtmcoT •)• oto^ r 
m^A^ 1 ümi^oc *x:tcmu-»N kenkoi i- üntx^'Ätu'Äou 1 



38 



:;s 



* Fol . 193' 



rtfi^c muHi nonroirrtoT ^>ujhc onrn otoj> Af>mf>octnr- 
^tcut v ^i«a rruntrt'jAruut tjoonrn eti^acuoc vimrtA 
utn cj^uionn 1 ^ca^I; *ivt crvACtttriHCit v ^oto^ YtA?sm 39 

EIA^iyfc riA^ 1 nA^t^n^OCEnr^tCttt A<^*2£tr\AlCA*X:t f>uu 1 

40 cnr'o^ At^i ort A^tuox tx'trticon v NA^tncnr&A^ 1 rAf io 
^^o^rve -l- onro^ nAnrtut An TStcrr YiticnrvtAt^onrüji 
üuo^ na<^ •)•' " onro^ A<-ji ürnuA^r h'coti -v o-ro;> " 
vtt!2SA^ nuj'onr ÄttriKOTÄE v onr'o^ sinort üuujntn v 1 
Accnr<i* acj fVÄt^cnrrtcnr * ^>vimit ctrtA*^ ütij^h^ ü^?- 

36 «AptnAiÄipon] a' aj. sr. m | 40 gpojyne] un o aj. sr. j>, et un jy sr. p 



pour quo, s'il etait possible, Pheure passe ä l'ecart de lui. " El il disait : 3.6 
« Abba, mon Pere, toute chose est possible ä toi, que ce calice passe ä 

•Fol. i<)3'. l'ecart de moi, inais nou comme je le veux, ' inais comme In le veux. ' ; Et 37 
il alla, il les trouva endonnis ; et il dit ä Pierre : « Simon, tu dors, tu ae peux 
pas vcillcravec moi une lieure. '" Veillez doue et priez, afin que vous n'entriez 38 
point dans la tentation ; l'cspril est prompt, inais la chair est l'aible. » '' Et 39 
de nouveau, s'en etant alle, il priait, il dit cette meine parole. '" Kl il alla '1" 
cncore, il les trouva endonnis; car leurs veux etaienl lourds; et ils ae 
savaient pas cc qu'ils devaienl lui repondre. " El il alla pour la troisieme 41 
fois, et il leur dit : «, Dormez, maintenant, e1 reposez-vous ; desormais 

♦Fol. 193'. l'heure est arrivee; * voiei qu'on livrera le Fils de l'homme dans les mains 

des peeheurs. ''- Levez-vous, allons, voici qu'il approche, celui qui nie ,■: 
livrera. » 



[263] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 311 



M 



Fol. 194' 



tTArrewo kaha ?\onrv:AN oh 

/„. 4,, tiA<-n' 2it ethua 1 r\E2S;A<~i N<xicnr xni"^^ *2£t- 

i, nrtEnErti eV^oth E ! nH>ACUOC v 41 onro^ m*o<| *ki a<^- 

OT^'Y e^°^ üuuj'o'r v NAir^?cnrujiu} n^tüj'tti e&o?% v 

,j OITO^ ElA^^n^ 1 E^ENNE^KEW V Ä^ui^^ 1 4> E<-p£tx» 

ÜUOC •)■' •ÄEnAt'JUT \CÄE ^OTUUU} 1 UAf>EY\AtÄ^?01 CEU1 1 

»3 m^HTI m^E^ttMi AN V.A^>>A ^?<JJK UAf>E<^yu*YtV 43 OTO^ 

^tsou riA^ v * 44 onro;> AC^yuuvu E^d^^yu-to'r e^e^>- 

Y^OCET^ECrttE 1 V)EHHE<^KE^t -V OnrO£» AC^yu^YH EfETIE^- 

^«xi'Y ÜK^fH^ ÜTHOTA51 VnETN'CNO^ E^^yonTO EÄEHTH 1 - 
w KA^\ ■)• 4 "'OTO^ hA^UJin^ E$*iO?\ V^EH^Tt^OCEnr^H 1 A<-n' 

^AttlUA-ö-VinViG A^ÄtUOT ETEHKOT E&iO^ 1 V^EHTVSÜKA^ 
■6 H^HT ■)■ ^OTO^ TIEÄA^ rHJUOnr V «ÄEE^ßiEO'r lEnEVtEN- 

KOT V 1 lEmmNOnr Ä^m^OCET^EC^E V £jmA rtTE^« 1 - 

unEui eIooth eyh^ag'uoc v 

Tit. ETArrE^jol sie, et o sr. i. 

Evangile selon Luc, lxxviii (Luc xxii). 

',u 4n Etant arrive ä l'endroit, il leur dit : « Priez, quo vous n'entriez pas dans 
11 la tentation. » " Et lui, il s'ecarta d'eux, environla distance de jeter unepierre; 
vi et s' etant jete sur ses genoux, il pria, '-' disant : « Mon Pere, si tu le veux, 

quo ce calice passe devant moi ; rnais non pas ina volonte, mais la tienne 
43-44 arrive. b 1:i Et il lui apparut un ange du eiel pour lui donner courage. * M Et il • Fol. 195 

arriva qu'il mettait toute son ardeur ä prier sur ses genoux; et il arriva que 
'• 5 sa sueur eut comme la couleur du sang coulanl sur la terre. *' Et s'etant 

releve de la priere, il alla vers les disciples, il [es trouva endormis par la 
-„; tristesse. '* El il leur dit : o Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, priez, pour 

que vous n'entriez pas dans la tentation. » 



312 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [264] 



t-VArrt^to kata \mv\ ?\h 
soiot^ac onovt ETA<^di ur»UHj^ NfcU^ATt^nom^tnwc -v s 

tßiOTs V)fcVmiAf>^ltf>tTC Vif UVU^?Af>lCtOC V A^i tUAT 

oi. mV. mu(>Am\?Attoc •)■ mu^Att^AUUAC v ' VttU^AVt^On- 
^tm -V I4 1HC ^E fc^C^OITTI rt;>ua& Vil'&fcN E«11HOT f*X:<JU^ ■)■ , 

A^i e&vo^ utÄÄ^ nuaonr Ät'Äpt^rucujr^ vtCArtm •' ATtf- . 

«uiono 'XfcÄVtOKTlf. -V VtA<^Ö;>l TvE tfAl^ NtUU^OTVlt 

v\ , x:timr*KAC ^W ena^via*ihi<^ -v ''^crit' onrn tnA^*2S:oc 6 

EYitCHi 1 et\ka^s v 1 'nAWH ort A<^ytvtonr *2££'Äpfc^fcrtKUj^ 
vtCAmu 1 mjuuono "^t m^uionr *x:eshc ntvtA^ftoc v 1 
s A^tponrü* fi*stmc v "StAs^oc vnjuitvt ^tÄNOKm v s 
tCÄt Ä^fcitrty:^*^ 1 vtcujj v ^aha^ e&o?\ UAponrujt. vfjucrr 

Tit. ETArrE^Joi sie, et o sr. i. 



Fol. 195' 



i'.nuii/i/r scion Jean, xxxvm (Jean xviii). 



er 



3 . Judas dorn-, avant recu la multitude avec les auxiliaires des Priac 
' Pol' 's**- des prßtres ei des Pharisiens, vinl la avec des fcorches, des lanternes ' ei tle- 

armes. ' El Jesus, sachanl toul ce qui venait sur Im, s'avanca, leur »hl : ■. 
« Qui cherchez-vous ? » " Ils repondirenl ei lui direnl o Jesus le Nazareen. « ■• 
Jesus leur dit : <. ('/est inoi. » Avrr cnx sc tenait Judas, celui qui allait le livrer. 
Lors donc qu'il leur di1 : e C'esl tnoi, » ils fuirenl en arriere et tomberenl par 6 
terre. ' De nouveau encore il leur demanda : « Qui cherchez-vous? » Eux, ~ 
ils dirent : «Jesus le Nazareen. » 'Jesus repondil : « Je vous ai dil «jue e'esi s 
moi; si vous me cherchez, laissez ceux-ci qu'ils s'en aillent, ■ afin que 9 
Fol. I95 r . * s'acconqilissr la parole qu'il a ilite : Ceux que tu m'as donues, je n'ai perdu 
aucun d'eux. 'i 



[265] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 313 



v^A^UOC K^ KE^ 

YtEi^uuonr *^e E^V^EUvionr^HT v 4 'uoi rt^onr 1 rvdc kaia 
rurr^&Htrri 1 neukaia ^UEnnEn^uAcyr rnEuonr^&HOTM 

?\E?;1C 

rm Eicodm Ef>oi Nj>ArtviEij><~ucnr 

ETArrE?\lO KA1A SUA'raEO KE?s Ee 

47 OTO^ EHi E^CA*^ 1 SC iOT^AC CTTA! E&OTs 1 V)Em™& 

a<-\s ntucnr'Niur^ ü-nwjiJ nejui^ati'ch^ rtEU^An^yPiO'Y * Fo 
e&vO^ ^AVtsA^^SE^Enrc NEnnm^EC&innE^oc vvievh^a'oc -v 

Tit. v^a^uocj c sr. o | ke?\j sie, et k sr. ke | tit. EYArrEWo] sie, et o sr. i | 
jjiAntfEo] sie. et o sr. e | ke^] sie, et ^ sr. ke | Ee] biffe, et o« ajoute en noir 



1. 195- 



9 e heure de la veille de la Parasceve: 

Psaume xxvn, chapitre '. 

-.r s *.Ceux qui parlent paix avec leurs voisins, et des maux sont dans leurs 
r coeurs. '* Donne-Ieur, Seigneur, selon leurs ceuvres, et selon la malice de 

leurs oeuvres. 
15 Versel (Ps. xxxix). '' Qu'ils soient confondus et qu'ils soienl meprises, ceux 

qui recherchenl mon äme : <}u"ils retournent en arriere et ([ii'ils soient 

confondus, ceux qui deeident contre moi des maux. 

Evangile selon Matthieu, chapitre lw (Mat. xxvi). 

,- ' 7 Et comme il parlail encore, voiei Judas, l'un des douze, vint avec uue 

* grande multitude et des epees ei des l»;'i I« >tis de la pari des Princes des *Fol.t95 r 

1. Sic. 



r>3 



5<i 



314 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [2<.r, 

48 ^?h *^t tn^^nAiHi^ 1 A^*\uHmt viujonr t^^uji üuoc v *s 

*2SE^7H E^TtA*^ ÜünT^M £f>ujicj )• rWOt-JTIE 1 Ä.UOW ÜUO^ v 
l'OTO^ CAHÜI^ A<^i ^AIHC m^A^ 1 H^-V *Ät^EfE f>A&fckl W 

TiA^y^H^ v <^>h eiAKi 1 M3&h^ i- ^oit ATtNncnp'ÄS'X: 
tÄtritwc at'äuovis üuo^ \ •' 5I onoo^ sc otas t&o?\ •> 

Munt^CH^i v A<^';>nnH vtCA<\?&uuK ürn l Af>;)r N ^? t ' Y>c v 
oth na^ *SEUAnAC^o vr\xH<^i t'mcuA v onron r^f> 

54 ttjuc cnrrt rntmr^A^W 2£<j-»k e&o?\ v ?ztT\A\\{\i*\ 

ftr^uH^y *st l EiAft^trti t&o^ -v ü^?f>M*\ EftitrmHO'r 
rtcAcnrccmj v rttu;>A«cYi^i «tu^Artjy&io^ tÄ'uom 

Mat. xxvi, 50 ^>h] un ai ajoute sr. h biffe. 



pretres et des Anciens du peuple. " 8 Celui qui allait le livrer leur a signifie 48 
disant : « Celui ä qui je donuerai uu l)aiser, c'est lui, preuez-le. » " Et aus- 49 
sitöt, il allavers Jesus, lui dit : « Salut, Maitre, » et il lui donna uu baiser. 
50 Jesus lui dit : « Mon ami, pourquoi es-tu venu ? » Alors ils mirent leurs : '° 
mains sur Jesus, le saisirenf. "' Kl voici que Fun de ceux qui etaient avee 51 
Jesus, ayanl ötendu sa main, degaiua son epöe ; il frappa le serviteur du 
Fol. i9o r . grand prßtre, il trancha son oreille droite. * 5a Alors JösüS lui dit donc : - v - 
« Reniels l'öpöe a sa place ; rar tous ceux qui out pris l'epee perirontpar l'epee. 
53 Est-ce que tu penses que je ne puis pas prier mon Pere, et qu'il fasse que 53 
plus de douze Lögions d'anges viennent vers moi ici maintenant ? 54 Comment m 
donc s'accornplissent les Ecritures, que c'esl ainsi qu'il faut que ce soit? » 
55 A cettc heure-lä, Jesus dit aux multitudes : Vous etes venus, comme vous 5" 
vene/ a uu voleur, avec des epees et des bätons pour ine prendre. Esl^ce que 



97' 



[267] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 315 

UUO( •!•' UM tt<M^EUCl ÜUHNS ANYIE ]r)Erm\Ef><J?El Er\'cfW 

56 onro£> ünEiEttÄuom üuot \- : ' r '<\?&\ 2it ' HHf^ acjujuuth*foi.i96' 
^isia ü'^onr'ÄUJiK e&o?s rtÄEru'rfA^n» vnErunfo^nV^HC v 

57 ictie Nm<MJvnHc' nw^onr v at^a«^ AT^>iun -v 1 57 vwuuov 
*^e AipAuom üshc aipen«^ £jaycaia4?a vwa^^?*^ v 

mUA EIA'Ttt'JUO'r'Y t? oc \ * NÄfcNi'CAV) WEULrUTT^ECßi'nE- 

58 f>oc' 58 tiei^oc *kz ha^uo^ ft'cuu^riE ^^pcnrEt V jyA 1 ^- 
Anr?\H rriEYiiAf > ;xiEf>E'rc v 1 onro^ EnA^iyE ha^ eV^oitn 
riAt-j^EUcmE v NEnru'^nrnE^EiHC enat et^'ä^k v 

tTArrtWO KA1A UAfKO & UH 
13 43 OTO^ CAICT!^ EIS 1 E^CA*X1 A<-JS VtÄt^OT^AC CnPAl 

e£io*> V^ENvu'iEi -v tnpo£> e^eototi onr'uHjy neua<-\ v 
r»EU£>ArtCH<^ rtEU^^rt^yE v E&kO*> ' ^AmA^^? 6 ^ * 1 "' 1J 
u rtEurtsn^EC^'riE^oc neunvcaV) v ^nea*-^ *^ e «ot'uhjt» 

rtuuoT n^t^H 1 E^nAlHi^ E<-p£UJi ÜUOC *2£E^?H E'^NA'Y 
VtOT^?V Ef><JUCjj V ffttO^VIE ÄUOVU UUO^j V O^TO^ 6\1^[ 

Tit. tTArrtwo] sie, et o sr. \ | xiApKo] sie, et o sr. k | Marc xiv, 54 g^ovei] 31 
sr. 1. 



je ne siegeais pas chaque jour dans le temple en enseignant, et vous ne 
.v; m'avez pas pris? 56 Tout * ceci est arrive, afinque s'aecomplissent les Ecritures *Fol, 196» 

57 des prophetes. » Alors tous les disciples Tabandoiinerent, s'enfuirent. 5T Mais 
ceux-lä prirent Jesus, Tamenerent ä Ca'iphe, le grand pretre, au lieu ou 

58 s'etaient reunis les Scribes et les Anciens. 5 " Pierre le suivait de loin jusqu'ä 
la cour du grand pretre ; et etant entre, il s'assit avec les subalternes, pour 
voir Tissue. 

2 1 ' evangile sehn Marc, xlviii (Marc. xiv). 

/, 3 " Et aussitöt, comme il parlait encore, arriva Judas, l'uu des douze, et 

il y avait nur multitude avec lui, avec des epees e1 des bätons de la pari ' des *Foi. 197* 

■,', Princes des prStres et des Anciens ei des Scribes. '" II leur avait donne 
un signe, celui qui devait le livrer, disant : Celui auquel je donnerai un 



316 LE LECTIONNAIRE COPTE DR LA SEMAINE SA1NTE. [268] 

AC<\?A?\UJlC •)•' ''OTO^ EHA^i CAHOI^ A^S J>A'f>0^ V tnrOJ> « 
ViEÄAC-J ÄE^A&iM ■)■ ÜTO^ ^^^ Cfw^ 1 ^VtöUJOir "^t ■„; 
AnrErmcno , x:i'2£ e'Xluji^ v onooj> A1TÄUOVU ÜUO^ V '' oita* W 

*2vE TTlEVtH E^Ö^l E^AIOT 1 A^ÜEKEU^ CW^S 1- U^ 

«onr^yA^ ü^7&vujik üritAf^iE^EnrG 1 onro^ a<^ujw ilmE^j- 

Fol. 197«. 2£.EÄ l pt*ierti e&o^ •)■ ü^p^vr^ ' Ef>E^rmHcnr rtcAtnrco'm v 
«tu^AncH^ v nEU^An^yE eta^oj v ■''•'nAi^H 1 £>Af>witN w 

ÜUHV» Er\'c&k<JU V}EVtntEf>^?EJ V OITO^ ÜJUIENAUOm ü-uot 1 

a?\?sa ^i«a vnonp'ÄUJjc e&o*» rfstrur^A^H v 1 ' 50 onro^ öu 
hAT^A^j AT^puW iH^onr v '' onroj> na^eotJoe^^ji^ i 
uoyji ücuac^ e^«^h?s vtonpcnrft'^ovuovt es&entce^&u-«^ v 
ütü^ atäuow üuo^ ■)■ 52 fi'-tto<-j *ke a^cuj-xti rr\crn- .->■-• 

SvONtON -V A^^7UJT E^&Hyj 1 53 OTO£> &t6\ f«HC ^A«tA? L 53 

^ie^etc v nEurnn^EC^nriE^oc «turncAJb i J ,4 tnro£> v. 
t\et^oc rtAt-j nouji «c*xi«^ ;>i<\?cnpEi v u}AEVjonptt E^Anr^vi 

TTlErUA^lEfEIPC OTO^ NA^E^u^ttf ft£>EUCl NEUNl- 



1 Fol. 198' 



baiser, c'est lui; prenez-le et tenez-le fermement. o "Kt etanl arrivfi, aussitöt 45 
il alla vcrs lui, et il dit : c< Maitre, » ei il lui donna un baiser. '"' Kux autres 46 
mirenl leurs mains sur lui ei le saisirent. " Un de ceux <jui etaicnt presents -,: 
tira l'epfie, porta un coup au serviteur du grand prötre, ei enleva son oreille. 

Fol. t97'. ,s E1 .li'sus rfipondit, il leur di1 : a Vous fites venus, comme * vous allez ä un 4« 
voleur, avec des 6p6es ei des bätons pour me prendre. " J'ötais pres de vous ■,., 
chaque jour, enseignant Jaus le temple, ei vous ue m'avez pas pris, mais 
pour que s'accomplissenl les Ecritures. o " El l'ayanl abandonnä, ils fuirenl so 
tous. "' Et un jeune homme suivait, enveloppe" d'un linge sur sa audit6, ei 51 
ils le prirenl : s2 e1 lui, abandonnanl le linge, s'enfuil du. 5a El ils menerenl 52-53 
.li'sus chez les Princes des prfitres et les Anciens ei les Scribes. 51 El Pierre 54 
marchail derriere lui de loin, jusque Jans la cour du grand prßtre, ei il 6tait 

Fol. i98 r . assis en compagnie avec les " subalternes, ei sc chauflanl pres de la lumiere. 



♦ Fol. 198' 



[269] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 317 

£T<vrrt?\icm k^a ^otkan ke?\ fü 

47 l7 Ell E^CAÄ^ ^HlVvtE IC OITUH^y NEU^H 1 HOTUOT^ 

e^>o^ •Ät'iOT'KÄC •»• cnrAi e&vo^ joEvi'vmßi NA^uo^yt 
V^AÄ'-u'onpm otü^ A^V^m 1 eiwg a^^^m e^u*^ m 

48 4s iHC *KE TIES&A^ «AtJ 2£E10T*^AC AKVtA*\ Ün^H'fJ 

49 ü^fxjuui joEncrr^i v 1 49 ET<3orrtAT *2ve ri^Erm eik^^ 
51 viau e&o^ v * ' A^Ef>onr<jLi *^e näeshg vieäa^ 2£ekwn 

u)AUriAi OTO^ ETA<^do£ ETVE^UA^yX; A^iA^do«^ V 

^iE^E-vc vtEurtiCAnvironrc üiet^e^^e^ v rtEumY\f > EC&'r- 

lEfOC V ÄEÄ^EIEHi E&kO?\ U^p^H^ E^E^ErmHCrr NCAOT- 

... com ■)■ nEU^Avtj^^o^ v y 'z\yH V)Ermitf>^Ei ueuu^ieu 

ÜUttm ÜrSE^EHCO'TIErtUEIEVl'^^'Ä E£>f>YH E'ÄUAt ■)■ A?\^a' 

54 ^AriE HE'iEttcnrNOir rtEUY\Ef>^yiu}i vtiet^^ki *' 54 eiA*r- 

Tit. kej>] sie, et »^ sr. ke. 

Üvangile Selon Luc, chapitfe lxxx (Luc xxn). 
17 47 Gomme il parlait encore, voiei une multitude avec celui qui etait appelö 

Judas, un des douze ; il allait devant eux, et il s'approcha de Jesus, il lui 
48 donna uu baiser. ,s E1 Jesus lui dit : « Judas, tu Livres le Fils de 1'homme 
vi par un baiser! » 49 Et ceux qui l'entouraient, ayant yu ce qui etait arrive, 
so dirent : « Seigneur, tirerons-nous l'öpee? » so Et Tun d'eux frappa sur le 
„i serviteur du grand prötre, ei enleva son oreille droite. ' '' Jesus repondit, * Fol. i98- 
B2 il dit: « Cessez jusqu'ici. » Et ayant touchö son oreille, il la guerit. "'-Jesus 

dit ä ceux qui etaient venus vers lui des Princes des prötres et des 

officiers du temple ei des Anciens : « Vous §tes Venus, comme vous venez 
53 a uu voleur, avec des bätons. 53 J'etais dans le temple avec vous chaque 

jour, vous n'avez pas ötendu vos niaius sur i. Mais ceci es1 votre heure, 

■'■' et la puissance des tenebres. o '' [/ayant pris, ils l'emmenerent et le con- 



Fol. 19!f 



318 I 1. LECTIONNÄIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [270] 

ürHA^tEf>Enrc v 1 r\ETf>oc *ke viA<^uo;yi rtcu^ ^v^otej 
^EnAnrdE'fEOT^fxjuu *Kt V^enüuh^ vt\ait?vH y onro^ 



in 



Fol. 1^9' 



et ArrE?vio k^a s^m *^ ^>h 

'"c^uvjurt cnrvi vtei^oc rtEonrcm oxcH^i «ioi^ 1 a<-\^o- 
Kutc v oTüg A<^ionri ftCAv^p&ujK üniA^^t^c * 
oto^; a^ua-si ür\t^uA^y*Ä NonnmAU e&o?v -v ne^^an 
*^e ü'nt&ujiKm ua^oc v "tce'äeiwc o-rvt ümi^oc 1 ,1 

rt^EYiAiujrt <><ju*\ Ef>oi ntaco^ •)•' ''nrnw^y orn neu- l: 
m^fMA^oc v lituiu^xmfE'THG vriErmonr^Ai v 
At^Äuom nmc onro^ atcon;^ 1 13 onoo^ ATtr»^ myo^vi ' 
^aanna ■)■ vtEn^you r^fnt «kaia^a v ^?h tNA^ot 
. ü" A^^st^frc fnt^oun^ 1 htuu^T v I4 ue^aV *2vEyie '■ 
KAtAvjpA ^pw HAc^codrtt rtrmo-r^At t^«siu üuoc v Ät- 
ce^no^i rntcrrfujiui vtonruW uonr Ej>f>v$i es&enyh^aoc v 

Tit. ETArre^io] sie, et o sr. i. 
duisirent dans la maison du grand prötre, ei Pierre le suivait de Loin. " Et 

. • 55 

avanl allume du feu au Diilieu de la cour e1 ' s etant assis, Pierre aussi 6tait 
assis au milieu d'eux. 

4" evangile selon Jean, xxxvm (Jean xvm). 

'" Donc Simon Pierre avail um' epöe, il la tira et il frappa le serviteur in 
du grau d prelre, etil trancha son oreille droite; le uom du servilem- etail 
Malchus. "Jesus donc dil ä Pierre: « Remets l'epeedanssa gaine. Le calice " 
que m'adonne mon Pere, il laut queje le boive. » ,2 La multitude donc avec 12 
le chef et les subalternes des Juil's, saisirenl Jesus et le lierent. ' : El ils is 
l'emmenerent d'abord chez Anne: car c'etail le beau-pere de Caiphe, lequel 
►Fol .199 - etait * le grand prötre de cclte ännee-lä. '* C'etail Caiphe qui avail donn£ le i« 
conseil aux Juifs, disant : »II est utilequ'un bomme seul meine pour le peuple. 



Fol. 199', 



[271J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 319 



4 



4 



ATMUXJOT'Y tTUA •)• E^ tnr&ET\dc TIEU 1 ^ OV&kETTE<-p(^C V 1 
TlEl^yOTT V}Ermi^?VKrri E^ECUU^l UUuaonp V OTO^ 1 T\dc 
E<-\EE*»JO±)<M rtCU^OT r '*101E E^ECAiSJ rtEU^ioV V^ENYtE^- 

2£<jjm v cnr o^> « * Jd^hs V)Ertn ecjü&on v E^EUHJEfHjuA^cyr -v 



59 



Fol. 200 r 



EITArrEWO 5CAHA JJL<J^VttEO ke^ Er 

Ktu^Ttt rtcAonruEiUE^^E fmoTÄ Jqa'ihg v <^N<k nce- 
60 V^o-ökt^ 1 '^onro^ üt\ot > 2£:ijjii •)•' eätj rtÄEOVUWjy üuwft 

Tit. ETArrMiio] sie, et o sr. i | uatoeo] sie, et o sr. e | ke^] sie, et >» sr. ke. 

li° heure de la veille de la Parasceve sainte de la Päque. 

Psaume de David, n 

i ' Pourquoi des nations ont-elles crie? Des peuples ont-ils medite des choses 

2 vaincs? 2 Tous les rois de la terre se sont dresses, et les princes aussi se 

sont reunis en im lieu, pour combattre le Seigneur et pour combattre son 
4 Christ. *Celui qui est dans les cieux se moquera d'eux, et le Seigneur se 
s rira d'eux. 5 Alors il parlera avec eux dans sa colere, et * dans sa fureur il »Fol. 20c 

les consternera. 

Evangile selon Matthieu, chapitre lxiii (Mat. xxvi). 

59 59 Les Princes des pretres avec tout le Sanhedrin cherchaient un temoi- 

co gnage mensonger contre Jesus, afin de le mettre ä mort. 00 Et ils n'en 

trouverent point : il rtait venu une grande multitude de faux temoins, e1 

PATR. OR. — T. XXV. — F. 2. 21 



51 



62 



• Fol. 200 



320 LE LECTIOXNAIRE COPTE DE LA SEMAIXE SAINTE. [272] 

fmoYÄ •)• tnV^At 'Kt ^nri rt*XfcE ^et'ä'ju üuoc v 
Ät'Ä^7A\ "soc v •Ätonrort umou üuot E&ktTNTm^'^fct 
rnt^?*Y ^^°^ * oto^ 1 ekoh^ V^trtr Nt^ooir v 1 ''-'oto^ 
a^ujtic^ rfxtTn'A^tt^t'rc -v neÄA^j na<-\ ÄtvtKtfOTiü 
ft;>?\s an 1 txtoir mitrtAi tput^t üuo^j V^a^ok v 1 

nacj v ÄE^nAf ko üuok * ü^?*Y tiort]-) ■)■ &n&. rtitK- 
xoc nAn sstfi-uoKm 1 t^c njyH^i ü^'Y eionV) v' 
"m^ernc rt^cj 2£tm*OK yitiAKÄOC -v ti^hu ^äuu n 
üuoc nuaitrt ssfcicÄtrt'^rtonr -v t^tiErm^T 1 etijjjh^^ 

Ü<J?f>UJUl •)■ fct^tUCt CAOTittAU tt^ÄOU O^TO^ t^«HOT 

tÄtrimö'wn rnti^pE •)•' ,,5 ioie mA^iiftnrc ^^'^puajh) es 
rmtcj^ßiujc tcJÄuu üuoc \- •äea^äeoioä fntnt^^Ä 
AT17S.E üuwft v ! ;>Himt *Y«ox Äitntvictxiitu tnt- 
ÄtOTÄ v ^enr^tm 1 ititriutTi t^o«-j V TI^UJOT 2^E 66 
A'rt^OT'Ju TTt'^'Juo'r ÄtcjtuTi^y^ ü4?uot \- G7 iont 6 - 
'■ at£>h*acj tV)<rrvi V)trtntcj^o v oto^ ^w^veonpf ' rt^cj -v 
oto^ aop^iotm tfo^ 1 ^stäuj üuoc v ÄEÄpmfo 1 - <* 

Mat. xxvi, 66 tniXtoTÄ] xe ajoute sr. 1. 



enfin il en vint deux, "disant : « Celui-ci a dit : J'ai lc pouvoir de detruire 61 
le temple de Dieu, et de le bätir en trois jours. » 62 Et le grand pretre se 6 ., 
leva; il lui dit: « Tu ne reponds rien ? Qu'est-ce que ceux-ci temoignent 
contre toi? » "Et Jesus se taisait, et le grand pretre lui dit : « Je te conjure 63 

Fol. 200'. *par le Dieu vivant que tu nous dises si tu es le Christ, le Fils de Dieu 

vivant. » M Jesus lui dit: « Tu l'as dit; mais je vous le dis que desorniais w 
vous verrez le Fils de l'hoinme assis ä la droite de la puissance et venant 
sur les nuages du ciel. » "Alors le grand pretre deehira ses vetements, 65 
disant : « 11 a blaspheme; nous n'avons plus besoin de temoins! Voici 
maintenant que nous avons entendu le blaspheme : 60 qu'en pensez-vous ? » 66 
Et eux repondirent, ils dirent : « II est digne de inort. » 6T Alors on cracha 6 " 

■ Fol. 2oi'. sur S on visage, et on le souffleta, * et on frappa sur lui, 6S disant : « Prophetise- 68 



* Fol. 201'. 



[273] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 321 



69 



^HitTiri nan ta^c «Ätnm m*iA<-j£ionH EfOK v 1 *tot- 
f>oc *Kt v\A^j>tuci CA&o^m V}fcrrYAT>>H * onro^ aci 

70 nAK^H vituiHC VlirA^M^tOC v 7 'm*ocj -xt «A^ÄUi^ 
t&o^' üvitu^o vtcnrovi vts&tn tcp&ux üuoc v Ätrr^JJii 

71 an v ÄtÄ^Äi« üuoc 1 Ätono v 1 71 tiA<^i t.t t&o^ tm- 

ÜUAT -V 2£tm*0<-\ c^ 1 "^ TIA^^H NtJUHHC YHYtA'^u^fcOC v' 

72 T 'nA?sm cm a^*ä:<ju^ t&o^ 1 V)trtcnrÄrtAuj v ÄtrV^GUAcnrrt 

ElÖ^l E^AIOV nt*2S:'JUOt x ÜY\t*l^>OC V •Xfc'TA^UYU tt^OK 

cnrt&oav üuuionr ^ujk y ke r^f itK^mcAQS:! tnrujyt;> 

74 JÜLUOK )•' 74 *10*1£ At-Jfc^WIC flfc^KAIA'tttUA'U^m -V NfcU- 

euu^k 1 2£trVYc<JuoTTt an üviAV^ujiut •)• onoo^> CAnon^ 

75 Aonr'A^tKi^f uonr*Y i 1 75 oto^ ÄntTf>oc t^^putirv uni- 

caäi nAmCÄütj rvAcj •)• ÄtJimAito'rÄ^tK'iu^ uonr'Y-v 

^NA*2£0>>1 t£iO^ v\r ncovj v ovo^ t^A<-\i t&OTs a^ijju 

71 e&o^I o sr. 1. 



69 nous, ö Christ, qui est-ce qui t'a frappe? » 09 Pierre etait assis dehors dans 
la cour, et une servante vint vers lui, disant : « Toi-meme, tu etais avec 

70 Jesus le Galileen. » 7U Et lui, il niait en presence de tous, disant : « ,Ie ne 

71 sais pas ce que tu dis. » "Et comme il etait sorti sur la porte, une autre le 
vit, et eile dit ä ceux qui etaient lä : « Lui aussi etait avec Jesus le Nazareen. » 

72 " De nouveau encore il nia avec serment : « Je ne connais pas cet homme. » 

73 * ' 3 Peu apres, vinrent ceux qui etaient debout, ils dirent ä Pierre : « Vrai- »Fol. 201- 

74 ment tu es aussiJ'un d'entre eux; car ta parole te denonce. » " Alors il se mit 
äexecrer et äjurer : « Je ne connais pas cet hoinnie. » Et aussitötle coq chanta. 

75 " Et Pierre se rappela la parole que Jesus lui avait dite : « Avant que le coq 
chaute, tu ine renieras trois fois; » et etant sorti, ilpleura des larnies ameres. 



■Fol 



t;i 



322 LE LECTIONXAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [274] 

^nsA^^stffrc *^e ntu'nmAn^ATi hh^ NAnrjcujrY 55 
.202-. rtcAcnrutiuttt^fc h^mc tn*x;srt]bou&t<-j ' oto£> rtAnr- 
?£\yi\ an ■)•' ''TtA^tonruH^ rAf tfuto^t ürionr^ YoA^o^m .-„■, 
oto^ natoi rt^nrcoc Annt rfÄertOTUtiuti^t v 1 r,7 oiro£> 57 
tiATTJuo'rrio'r rt*2£t£>A«o'Y x oTi Anrt^ut^'^t htiovä 
V}Af>o<-j tT*s»Ju ! üuoc v 58, XfcÄviüvi Artc^ntu £?o<^ tqp£UJ , s 
üuoc 1 *x;tÄvioK ^na&i<ju?s riAtt^^ 6 * t&kO^ -v yiaiuovik 1 
näits: oto^ t&kO^v ^ntn'r ftt^oonr KtonrAt «A^'uonK 
tiäiä ^viakoi^ 1 ^ot^t wai^h^ nacoi ü'^nrcoc Art •> 

tttUH^Y •)• A^'^ytrtmc t^Äua üuoc v 1 «xtriKt^onru^ •hgi\\ 

ATI 2£t'ttAt t^Ut^t V)Af>OK V 61 vVttOt-J 'Ki JU^^iu r\f>uicjTl£ 

•Fol. 202. * oto^ ünt^tfOTiu rt^i ■)■ nA?\m ÄntA^tt^t-vc ^Jtntj 1 
ticuA^ujonn ■)■ iv 'ihc 2^t ntÄAt| ÄtÄnoxrifc •)•' onro^ 

Tit. E-rArrE^o] sie, et o sr. 1 | ulaj>kon] n sr. o | ke»v] sie. et ?s sr. ke. | Marc xiv, 
58 riAiEf<J>Ei] sie, lire ünAi-. 



2° Evaiu/ilr sehn Marc, chapitre xi.vii (Marc xiv). 

55 Les Princes des prötres avec toul le Sanhedrin cherchaient im temoi- 55 
'Fol. 202'. gnage contre Jesus pour lc mettre ä mort, * et ils o'en trouvaient point. 50 Car sc 
une grande multitude temoignaienl faussemenl contre lui, et leurs temoignages 
n'etaient pas identiques. 57 Et s'etanl leves, d'autres tenioignerent l'ausseraent &? 
contre lui, disant : 58 « Nous t'avons entendu dire ceci : Je detruirai ce 58 
teniplc, cette ceuvre des mains; et, imi trois jours, j'en bätirai un autre, non 
plus ceuvre des mains. » "Et ainsi leur temoignage n'etait pas identique. 59 
°°Et le grand pretre se leva au milieujil interrogea Jesus, disant:« Tu ae 60 
reponds rien ä ce que ceux-ci temoignenl contre toi?» '' El lui sc taisait, ,,\ 
■ Fol. 202'. * et il ne repondit point. De nouveau le grand pretre l'interrogea, et il lui 

dit : « Es-tu le Cluist, le Fils <lc Cclui qui esl beni?» 6! Jesus dit : Je le 62 



65 



[275] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 323 

e^eienenat ey^h'^m ü^?f><juus v tc^tuct 1 CAOTmAU 
es rry*2£ou «v oir'o^ E^rtwonr ntumdHTn tvie*i^?e v 1 ,,3 tha^- 
^ie^etc *2^e ^A^^pujiV) nne^^Bi'juc tve'äa^ v äeot ort 
64 eheie^'e^^mä üuo«^ uut^ft 1 ''Äititncujntu ethäe 1 - 
ota -v ot Etton^uurt^ rtuu'iErt -v «-ö-uuot *k.E "ih^ot 1 
AnoE^KAHAK^mm üuo<-j v äecjcm rtErto^oc e^uot V 
iö OTO^ ^AnrE^Hic vt*2£Ej> Artonoort ej>wa<^ V)tN'c*f a<-j v 
oto^ t^ua^c unt^o v onroj> £*\ke^ na^ v ' onoo^Foi^os-. 
txoc nAtj *2£EÄf>tvtf>o^?vnE'rm nan Ät'rtiu rtEiA^^toTt 
e^ok 1 'Ynonr vt^c v onoo^» rttj>'r l Y\Ef>EiHC ATdn^ v\;>Art L 

6 Ä2sUJ«2S: •)•' 6G OnOO^ E^ETIEI^OC ftV}f>Ht V)ET1^A10?sYi V ACt 

: «ÄEOTM ftrtl'&u^Kl rnET\tA^tEf>ETC V 1 67 OTOJ> E1ACNAV 

EY\ETf>OC E^lV)UO ÜUOtj V OTO^ 1 EHACXOTuri ^?°M 

vie'äac rtA<-j v *x:Em*OK ^^k 1 n^K^vi rtEumc niriA 1 - 

"^UJ^EOC V G8 m*0«-j r Ki At-^u^ E&0?\ EC-J2£<JjI ÜUOC 

ÄtoT2it tv^euj Art Ätonr m*o tveieäu* üuotj 1 oto^ 

A<^t E&lO^> ETtlUA EICA&OTs fr^ATV2sH V c9 OTO^ EIACNAT 
EfO^J Vf2£E*Y ßnJUKt V\E*X:AC TtttH El'Ö^t E^AIOIT V !&E^?A1 



CS 



69 



suis, et vous verrez le Fils de lhomme assis ä droite de la puissance, et 
6 3 venant avec les nuages du ciel. » " :1 Le grand pretre, ayaut dechire ses 
,;■, vetements, dit : « Qu'avons-nous besoiu de temoin? M Vous avez entendu le 

blaspheme; que vous en semble? » Et eux tous le condaninerent; « II merite 

65 la mort. '" El quelques-uns se mirent ä cracher ä son visage, et ä couvrir sa 

face et ä lui donner des coups de poiug, * et ä dire : « Prophetise-nous qui t'a *FoI.2<M' 
frappe maintenaut, ö Christ; » et les subalternes le recurent avec des taloches. 

66 G6 Et tandis que Pierre 6tail en bas, dans la cour, il vint une des servantes du 

67 grand pretre. ,17 Et avant vn Pierre se eliauH'ant, et l'avant regarde, eile lui 

68 dit: «Toi, aussi, tu t'-tais avec Jesus le Nazaröen. » 08 El lui, il nia, disaut : 

69 « Je ne sais pas ce que tu dis ; » et il sortit dans l'endroit liors de la cour. ö9 Et 
l'ayant vu, la servante dit a ccux qui etaient debout : « Celui-ci est un d'entre 



SM LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [276] 

•i .onoeftiO^ rtjovnonrm -v " :o va«o^ "Kt on a^*2£<-"?s e^o?\ -vi 70 

üuoc üm*if>oc v "X;tÄ?sM^uJC m*OK onrt'&o*» ftJDHio'r- 
m ■)■ ke rAf 1 m*OK onrrA?%i?^oc v TitK'cAÄf t^öw 

ÜTIOTCA'ÄI V 1 71 mJO^ 2^fc A^fc^HIC NfcfÄVI AttfcUAIl^m "i 

üuo^ v 7 oto£> a^uot'J vt^tOTÄ^tvci^jf ü<\?'uaj>- 72 
con & •)•' oto;> A<^fcf>^?utin n«x:emif>oc ürncA2£t v 

uonr*Y ücoti 1 £ v ^rtA^o^ t£iO?s vt'r ncoyj v onro^ 

»Fol. 204'. * tTArrt^tO KA1A TsOTKAN Yl V 

VDAitnnicrr'uJimi v oto^ etaccouc e'^o^ v T\t*X:AC 
ÄtrtA^t^pAt 1 ^"^ 3C H weuAtjm v 1 57 ruK)<-j 3vt a^äiw^ k 
t&o?\ e^äoi üuoc v •Ät^c^O'rrt 1 üuo^ an *\c£>mi •)•' 

Tit. ETArrtwo] sie, et sr, 1 | mykah] t sr. o, et rt sr. a | n] aj. sr. 1. 



Fol. 203* eux. » ' 70 Et lui de nouveau nia. Un peu apres, de nouveau ceux qui etaient 70 
debout disaient ä Pierre : « Vraiment tu es Tun d'entre eux; car tu es Gali- 
leen ; ton langage ressemble ä leur langage. » " Et lui se mit ä execrer et ä 71 
jurer : « Je ne connais pas cet homme que vous dites. » 72 Et le coq chanta 72 
pour la seconde fois. Et Pierre se souvint de la parole, de la facon que lui 
avait dit Jesus : « Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois 
fois. » Et il se mit ä pleurer. 

■ Fol. 204'. * 3' evangile selon Luc, lxxx i Luc xxii). 

" L'ayanl vu assis devanl la lumiere, une jeune servante l'ayant regarde 56 

dit : « Celui-ci aussi etait avec lui. » "Et lui, il nia disant : « Fcmme, je ne 57 



T277] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 325 

58 58oTO{> UttttrtCAKEKOTÄl t'l^TIAT ^? oc -\ VVÄfcKfcCnr At \- 
ntÄA^ ÄtrYttOK OTt&O^ UU'JUO'r ^WK V 1 Tltl^OC 1^1 

59 TltÄA«^ 2££^?'f><JUUl ANOK ANTJE V 59 OTOg' HA^pOTixuy 

rtcnrncnr 1 j±}<jj™ >v n^ftKtoTA^ ta'ä^o uioi^tte ttjx^ 

ü'uoc v ÄfcV)ttto'ruttt l UHt na? e^ai cJ m H 0C H ' NtuAtj v 

r,o Ke rAf (rrrA^i^tocm v 1 ^tteäa^ :^t rtÄtmifoc v 



CA 



* Ät^fiuUi ^EUl AN ETIEIEKÄUJ UUO^ V O^TO^ CA'lCn^ »Fol. 20 
4 70n ÖM WÄfcTTdc ACJCOUC tTIfcl^OC 1 OITO^ ATTfclfOC 

t^^putnri üncAÄ? ündc v jcaha ^? h "V ti^ÄOC na^ 1 

; 3 JDertonrrVyA'ujt i- 63 cyro;> ta^ujiut etiatäuoyit ftmc 
TiAnr'c«Ju&i^ üuo^tte •)• tT^onri t?o<-j v ^crro^ eiaht— 
^>0&C<-\' NAIf^ymt JUIUO^ fTTÄ"-» 1 üuoc v ÄtÄ^mf o- 

^ArtKEUH^y TIA'TÄ'JU 1 ÜUiuoT Ef>O^TTt tTÄtOTÄ 
Luc xxn, 58 uenEncAKEKO-rXi] v sr. o. 



58 le connais pas. » 58 Et peu apres un autre, l'ayant vu, dit : « Toi, tu es 

59 aussi Fun d'eux; » et Pierre dit : « Homme, je n'en suis pas. » 59 Et 
l'intervalle d'une heure etant passe, un autre rcnforcait, disaut : « En verite 

c.o celui-ci aussi etait avec lui; car c'est un Galileen. » 60 Pierre dit : * « Homme, »foi.204* 
je ne sais pas ce que tu dis. » Et aussitöt, quand il parlait encore, le coq 

6i chanta. 6, Et s'etant detourne, le Seigneur regarda Pierre, et Pierre ;e 
rappela la parole du Seigneur, comment il lui avait dit : « Avant que le coq 

62 chante aujourd'hui, tu nie renieras trois fois. » 62 Et etant sorti, Pierre 

63 pleura amerement. M Et les hommes qui avaient pris Jesus se moquaient de 
M lui, le frappant. 61 Et l'ayant recouvert, ils 1'interrogeaient, disant : « Prophe- 
65 tise-nous qui t'a frappe. » " Et ils disaient beaucoup d'autres choses sur lui 

en blasphemant. 






326 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [278] 



• Fol.205' 



julA/üh'jhg v nmA^HiHC *ke ntuuAT v 1 nAcjoi wconriri- 
6*Yat?\h rr«Tti<vf»^iEf > £T'C •>■' ^mi^oc "^t via^ö^ tf> ah^ 1 w 

17 nt2S:t T \Ä^O'r rttunonn umi^oc v uh thjok onr't^o2\ 17 
»Fol. 205- . W '^TTItfnHC V EATdtfO 1 rtcnrf>AV<£s ^ujot v KtTin- 
üuo^ v 1 '''n^A^^C^ftnoc onrn A^jytnmc v ttt&tnt^- 19 

Tit. EVArrEWo] sie, et sr. s | Jean xvm, 18 rtEum'girnEf ehhc] sie. 

• Fol 205'. * 4 e evangile selon Jean xxxix (Jean xvm). 

ls Marchait apres Jesus Simon Pierre avec un autre disciple; ce disciple- 15 
lä etait connu du grand pretre, et il entra avec Jesus dans la cour du grand 
pretre. ,6 Et Pierre se tenait en dehors devant la porte. L'autre disciple sortit, 16 
celui qui etait connu du grand pretre, et il parla ä la portiere, et faisait entrer 
Pierre. " La jeune fdle portiere dit ä Pierre : « N'es-tu pas aussi un des 1: 
disciples de cet homme? » Et lui, il dit : « Non. » ,8 Etaient presents les servi- 18 

» Fol. 205'. teurs avec les * subalternes, ayant allume du charbon, parce qu'il faisait 
froid, et ils se chaulTaient ; avec eux se tenait aussi Pierre, et il se chauffait. 
10 Le grand pretre donc interrogea Jesus sur ses disciples, et sur son ensei- 19 
gnement. 2Ü Jesus lui repondit, disant : « Moi, j'ai parle avec le monde ouver- 20 
temeut, et j'enseigaais dans les synagogues en tout tenips, et dans le temple, 



25 



[279] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 327 

tichot ru&tri -v 1 neu JDtmm^^ti v ttvma fcrtAf>trwonr*^<M 

•stonr miAiÄO^ rtuucnr v ' ^htiüe sc n<m cttut erm' * foi. 206-, 
22 tiAfseno'r änok -v 1 >? n<m tTJ^psoioir «Atme äot<m 

£CJ«2S:<JU ÜUOC 2£fcAN ^?<MT\t U^fH*^ 1 Nt^OIPÜ* ÜXH— 

tfAn^nt rt^st cmujm vtn^oc Etyijouo imocj v m^mot* 
7S:euh ÄnoK Art AmAT e^ok 1 Ntu^ V)tnv\sduju v 1 

Au bas du folio 206 v il y a la note suivantc : ndc ÄpiOYttAi siEumj>Hio eiacjc£)<m 



le lieu oü tous les Juifs se reunissaient, et je n'ai dit aucune parole en cachette. 

21 2I Pourquoi m'intcrroges-tu? Interroge ceux qui ont entendu cc que je leur 

22 ai dit; * voici que ceux-ci savent ce que j'ai dit. » "Jesus ayant dit ces * Fol. 206', 
choses, un des subalternes presents donna im soufTlet ä Jesus, disant : « Est-ce 

23 la facon de repondre au grand pretre? » 2:l Jesus repondit, lui dit : « Si j'ai mal 

24 parle, temoigne du mal; si c'etait bien, pourquoi nie frappes-tu? » si Alors 

25 Anne le renvoya lie ä Caiplie le grand pretre. 25 Etait present Simon Pierre, 
se chauflant. ()n lui dit : « N'es-tu pas un de ses disciples aussi ? » Et lui, il 

26 nia et dit : « Non. » * 86 Un des serviteurs du grand pretre, parent de celui *Fol.?oe». 



20 



IX. 1 



' Fol 



328 LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMÄINE SA1NTE. [280] 

Fol. 207-. * crn ttEu* ^anäiootm rrYn^pACKfrirf ^itmriAC^A. 

eptitTitiAKO v 1 ?0 ü^7?h^ utic^äh ftuttttttoc v NH 
Elende ^p*\ i^^ujioir o- fc&o*> Vdai'^h ürvt^tn^o v 

rtCAicuH ündc 1 T\tTermo'r*Y *' 'cuuitu vuc?\ -v tvöok 
^«AE^miüf uvuiop^anhc xi^poonr 1 t^yt tV^oirrt v 
.20-. ttfK^w * pemoutn ft^Arirts^y 1 ^ rtt«vioc -v ntu;>Att£iAja 
tTiAXTiHonn v 1 ftcoEn j±)At£>pwi ii^e v 1 2 oYmurY a 
ms^oc enA^yju^ 1 tuj^hpi rntfcfiAK -v 1 rm tiAKC^oxri 

Tit. gA«ÄnoovJ] t sr. o 2 | nmp o^hihc] o et c sr. 1. | Deuter, vin, 19 * nrtenjySSf i] 
sie, lac. | unic?\] sic,sanspoint sur \x | mpoo-r] sie, sans pc-int sr. u | ix, 2 HHakciuieu] 
sie, lac. 



dont Pierre avait tranche l'oreille, lui dit : « Nc t'ai-je pas vu avec lui dans le 
jardin? » "De nouveau encore, Pierre nia, et aussitöt lc coq chanta. ■<-, 

'Fol. 207'. * Avec Dieu. — Matin de la Parasceue de la Päque sainte (vendredi). 

Leron de Moise le prophete (Deuter, vm). 

19 * Et Moise dit aux enfants d'Israel : « Je vous prends ä temoin aujour- 19* 
d'hui le ciel et la terre que vous perirez sürement ; 20 comme lc reste des ua- 20 
tions que le Seigneur Dieu a fait pörir devant votre face, ainsi vous perirez, 
parce que vous n'avez pas ecoute la voix du Seigueur votre Dieu. ix ' Ecoutc, ix. 1 
'Fol. 207*. Israel, tu passeras le Jourdaiu aujourd'hui, pour eutrer en possession * de 
grandes nations et de villes entourees de murailles jusqu'au ciel, 2 d'un 2 
grand et uombreux peuple, fils d'Enac, que tu conuais, dout tu as enten- 



Fol. 208'. 



[281] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 320 

s Ef^it^ •!•' ümutto wmjyHfi 1 rtiEENAK v 1 Hkeeui ü^oot 
Ätrvoc TTtKnonr'Y * EiE^ujo^vt nuoujt V^i^jw 1 ütiex^o ■* 

ÜYTE^OC V)EriYTEK£>n V "SEESEN AUE^UWl A^tttl V 

* e&o^ r\*ÄEY\tfc Et^K?\Hfonoum üy\<MK<jj£>s vtÄr<M*ort v 1 
&?\?\& E^&EnmEiACE'&HC fntrt<MMJNOc v vidc ttÄ^OnOT 

s tko^ 1 j3^n^H ÜTIEK^G V 5 E^&EnEKUEttUH\ AN OT^E 

t^^tmoT^o Art ÜTitK^Hi ■)■ mjoK eknjJuje nak tviek- 

^HKVi EfAlC V -ttH 1 E*l<5^u*f>K UUOC ÜrttKlO^ "V A&f AAU 

e TUUiCjJAK ntU^AKUjßi V 1 6 EKEU1 Ü^OOT ÄEE^kE'lEK:- 

UE^UH^ ATI V Tide 1 NA^ nTT<MKA£>t HAK V e'e^K^W- 

fOTtoum üuot| •Ätn^oK ot^aoc rm<M±nW^&Lt v 1 

ICÄErtVHE^OCnr EnA^EIE«! E&0^ b>t«TTKA^^ ft^HU\ V 

jyA*uiEW EriAtnA E^EiEnot ha-hhui 1 rt^vn e^&etV<$c v 

4 fntiiAJE#ttoc] a aj. sr. 1. | 7 tiAp e^rü] ne sr. I. 



3 du dire : Qui pourra se dresser en face des fils d'Enac? 3 Tu sauras aujour- 
d'hui que le Seigneur est ton Dieu, qui marche en avant devant ta face. 
comme im feu devorant, il les detruira, il Ies perdra soudain, comme l'a 

4 dit le Seigneur. 'Et ne dis pas dans ton cceur : C'est ä cause de mes 
merites que le Seigneur m'a amene * en possession de cette bonne terre; »Fol. 208- 
mais a cause des impietes de ces nations, le Seigneur les detruira devant 

5 ta face. 5 Non pas ä cause de ta justice, ni de la purete de ton conir tu 
iras en possession de la terre, mais pour qu'il confirme l'alliance qu'il a 

6 juree ä tes peres, Abraham, Isaac et Jacob. 6 Tu sauras aujourd'hui que ce 
n'est pas pour ta justice que le Seigneur te donnera cette terre pour la 

' posseder; car tu es un pcuple au cou raide. 7 Souviens-toi combien tu as 

suscite * la colere dans le desert. Depuis le jour oü vous etes sortis de la*Fol.2o?\ 
terre d'Egypte jusqu'ä ce que vous veniez en ce lieu, vous avez ete saus 



III 



330 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [282] 

8 oto^ lotrt^^^H&v on Amtiert ^Ä^rn üwdcv' A<-jü&cm b 
EÄEWOvmonp vt^tnoc -v t^nöHnoT e&o*» •)• '-'tmAjyt rtm » 
e^mi E^EnnsTJuoir v i6\ v\-\y\?\&<:. cnot^ v ttie^'kiä- 

ttHKH )■ T1H EnA^CEUNWICnT ttEUUXlEN «"XEFldc -V NAi^H 

. ^ . . -, . . .1 

jumicyrujiu v otoj> uuuonr' unic^ v 1 "'onoo^ ^*\ nmi 

vfXErtdc 1 fr\vi?\A't : . cnonr^ nujivu' ETcJovtcnn ünnw&i 

'oi. 209'. ynt^p'V -v NAnrcV^Htm ' ^\onoT ü^enscat^ "iH^onr v 

NH EIA^?^ CA'äI ÜU<JUOT v rtEU^IEH 1 ;>mn<^»crr V 

üruE^otno 1 friErtwuucnr*^ v' "ütü^ ACAyu-nnt e&o?s " 
^viEtt'u «E^oonr neuü ne'ä'u*^ •)• Ändc -\ rmt ü*\t\?\aE 

K^ VTlE^'KtÄttHKH V 1 I2 OTOg m*XEndc nw\ •SEIturiK 12 
UAJ^E ttAK ETTe'cHT V E&vO?\ 1At Ü^ UJ '^ tU V ^t^^- 
ÄttOUm ffÄEr\EK?sAOC V NH E^AKEnonr E&0?s V^ENYTKA^l 

n^hui ATt^'nA^A^Enm ü^uj^eu 1 e&o?s ^mmu^n ■»• 

I . . I 

E^AK^E^^^'Jur^oT e^>o^ v at^auio jiiuüt vtcnru-rr^» v 

13 TVE*2£ETldc T\W\ 2£EAJCA*2£t NEJUtAK NOnTCOn HEU&i EtÄ^* 13 



confiancc ä l'egard du Seigaeur. K El dans Höreb möme vous avez irritö le * 
Seigneur; il s'est fache contre vous, le Seigaeur, jusqu'ä vodloir vous de- 
truire. ' Montaut sur la montagne pour recevoir los deux tables de pierre 9 
de l'alliance que le Seigneur avait etablie avec vous, je restai sur la 
montagne quarante jours et quaraute nuits; du pain, je n'en mangeai pas. 
et de l'eau, je n'en bus pas; '"et le Seigneur ine donna les deux tables 10 
Fol. 209'. de pierre, ecrites du doigt de Dien-, etaienl öcrites * sur elles toutes les 
paroles que Dieu vous avait dites sur la montagne au jour de l'asseinblee. 
" Et il arriva au bout des quarante jours et des quarante nuits que le Seigneur n 
me donna les deux tables de pierre de l'alliance. '~'Kl le Seigneur me dit : V2 
Leve-toi, va-t-en en bas d'ici en häte, car il a prevarique, ton peuple que 
tu avais rameng de la terre d'Egypte; ils ^<>nt sortis vite hors de la voie que tu 
leur avais prescrite; ils sc sonl l'ail wie idole de fönte. "Le Seigneur me 13 
dit. : J'ai parle avec toi unc et deux fois, disant : Ce peuple, ce sont des cous 



IS 



[283] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 331 

15 rttUNOC 1 fc^ÄOf tn^^UJC^ E^OI e'<^><M V ir, ET<MKO*Tl All 

ig "'hAiriAT ÄEÄiEntnE^noßiS imEUtto imdc ä^eie«- 
ttAutö n^uien ücnruACt Nonp<JLri£> v a^eietie^wa^ä- 
&Ertm e&o^> ^trmjiuun v EiATtdc ^Ert^Emjwrto-r e'^o^ i- 

A^EUV^^UOV UVIETEVIXVttO E&0?\ V 1 ^Al'Y^O UT»8c 

ü^puA^ 1 cort & -v k^a ^?""V N'jyofTt °n * nu 

ünscm v 1 E^&kErtETEnno5it ivi'^cnr -v rm Ei^ETENj^ujicp 1 
iiuuiOT v Ei^>i ünmET£><Jucnr üntu-e-o imdc v 1 E'Y'suum 

^vmcnr E'^ETttHrtoir E&or> v 1 a^cjuieu Ef>ot «•äetiöc' 
20 ]r)fcrmjcvicnr ntuuAT Fjorde Äujivn EÄtrtÄJJpuurt 

15 oyo;> nnuionr] aj. sr. Ia marge | 17 fcjn?wvE] a sr. H [ 18 tnApenEnjyuicp] 

u» sr. 1. 



H raides. * ,4 Laisse-moi, que je les suppriine de dessous le ciel, que je te fasse »Fol.209". 
iö une grande nation, forte, nombreuse plus que celle-ci. ,s M'etant retourne, je 

descendis de la montagne,et la moutagne etait toute en feu ; les deux tables de 
16 pierre etaient dans nies deux inains. ,6 Avant vu que vous aviez peche devant 

le Seigneur, que vous vous etiez fait un veau de fönte, que vous etiez sortis de 
n la voie que le Seigneur vous avait prescrite, l7 je rejetai les deux tables de 

18 pierre hors de mes mains, je les foulai aux pieds devant vous. ,s Je priai 
le Seigneur pour la seconde fois comme pour la preniiere fois quarante jours 

et quarante uuits ; du pain, je uVn mangeai pas; de l'eau, je n'en bus pas, »Foi.2io r . 
ä cause de tous vos peches ou vous aviez glisse, faisant le mal devant le 

19 Seigneur et I'irritant. "El je crains que le Seigneur s'irrite contre vous 

20 pour vouloir vous detruire : le Seigneur m'entendit ä ce moment. 2ü Lc Sei- 



1!) 



I -I 



332 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [284] 

euaujuj e^oi^ e&o>» -v <mtjj&;> EÄtrt'ÄÄ^ujirt V)ew- 
thchot ntuuAT •)• ''crro^ mnd^i tn^^tntrtA^ \ 

<MucnrriK<-\ j^Ant^vAjuuy^ t^jjyou ^e^ü^^h*^ fto*r- 

EttftWoT ET1ECVV1 V E&kO^ £>mt l,r lUJlo*Y l 22 V}Evmtf><JUK£> V)EN L " 
TUYN^CUOC •)• )3tn\1iU^AT VVlE^ETTttnrUJÄ. V 51Aft- 

^rrYosujirn ütkSc 1 TiEiErtrtoT'Y * 23 e^ot EE'iATtdc OTtfn- M 
uwnot e&o?% JoENKA*k.vic v ka^rm 1 t^xui imoc v 
•äeua^je nuuien e^hj' ÄftK^H^ortoum ütts'ka£»i v <^?h 
änok E*^N<sJTm^ rtujriEtt v onro^ 1 ä^eiene^aicujteu 1 
ncATTCAXi ümdc v ürtEiEnnA^^ £? ot i * ot*ke utie- 

tyrÄrtArrtuucic e&o^ V^euhcasac Ytsnpo^vnHG 
* 2 c<ju<ieu *i^pE onro^ 1 dicuv» tvka^i s&Evtdc tieia^- 2 






Fol. 211'. 



21 AifOK*>tj] osr. 1. | 22 V)t«nmgA-r] ncorrig^ dun n | tit. mnpo<pHnHc]oetcsr. 1. 



gncur s'irrita contre Aaron vivement pour vouloir l'aneantir; je priai pour 
Aaron ä ce moment, 21 et le peche que vous aviez fait, le veau, je le saisis 21 
et je le brülai dans le feu; je le brisai, je le faconnai jusqu'ä ce qu'il füt triture; 
Fui.2to». ü devint comme la poussiere; je jetai la poussiere ä bas * dans le torrent qui 

s'ecoule de la montagiie. 22 Dans le feu, dans l'epreuve, dans le inonunieut de 22 
la convoitise vous irritiez le Seigneur votre Dieu 23 plus que quand le Seigneur 23 
vous renvoya de Cades-Barne, en disant : Allez-vous-en, prenez possession 
de la terre que je vous donnerai, et vous n'avez pas ecoute la parole du Sei- 
gneur, vous ne l'avez pas cru, et vous n'avez pas entendu savoix; ' 2i car vous ,, ( 
etiez sourds ä l'egard du Seigneur depuis le jour oü il s'etait revele ä vous. » 

Lecon d'Isa'ie le prophete (Is. 1). 

-Fol. 211'. * 2 Ecoute, ciel, et recois Pappel, terre, parce que c'est le Seigneur qui 2 



4 



[285] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 333 

!h.e ATtf Ä^enm 1 üuot v Uote^e coten'^h ei^ujoyig v 

OTO^ 1 . OTEUJi A^CUJOTN E^poVoN^^ ftltTTE^dc T11G2\ 

4 onroi •)■ uniyy^o*» NfEt-jE^nokt v th^aoc t«ut^ niuAf- 
isä •)• niÄfoz: ÜTiormfOtt v ni^h^m rtiJttouoc ä^eien- 
^Awdc rtc^tfvmcnr -i- m'-wot^k rnEntc*> A^Eitn*\'ÄUJm 
« n<3^ .v 1 Sonr ort uEfV^uu-i EitntnriAö'n^ -v tfnernoT^o 
ÄvtouiA. •!■ a<^?e vu'&Ert etceuka^ ft^m' oto^ ;>hi ru&tEN 
eheu'ka;> n^Hi v ' ScÄtrmoT^Ai uj^icnoA^pE -v»Foi.2U' 
not^?<-u7>£> ^rtm v 1 ot"^e rionr^E^E^tui an'yie -v ot^e 

OTEf > V)<JU1 ANTtE 1 EcpJr>UO ÜUON V OTU^^rUA E1HJCJ 

7 tf>o<4 (yr^E (yrriE^ v onr^E 1 ^Anuoxf v 1 7 ntntrtKA^ 

tcjEtyuac^ 1 NEIEttBiAKl EYE^OK^OT 1 V)ErmS^UJijji V 

ieien'^u^a freonrouc UTTEitrtü^o e&o?% j^c^yju^ •)• 

s onro^ AConr»JU2S:T\ rtiE^An^^oc ruyEuuo v' 8 EirEC | uu5sr\ 

rnjyEfi rtci'u^rt v ü^p^H^ rtcnrcKir'nvj JDENtnHi^A^ofrvV 1 

Is. i, 3 tfOi] o sr. 1. 



a parle : J'ai engendre des fils et je les ai eleves, et eux, ils m'ont renie. 
3 Un boeuf connait celui qui Ta acquis, et un äne connait la creche de son 
maitre; mais Israel ne me connait pas, et mon peuple ne nie comprend pas. 
1 .Malheur ä la race pecheresse, peuple rempli de fautes, generation perverse, 
fils derpgles, vous avez abandonne le Seigneur, le Saint d'Israel, vous 

5 l'avez irrite. s Quel coup encore recevrez-vous, vous qui accuinulez l'iniquite? 

6 Toute la tete est ä la peine, et tout le cceur ä la douleur. * "Depuis *Fol.2ir 
leurs pieds jusqu'a leur tete, il n'y a en lui rien de sain : ee n'est que bles- 

sure, meurtrissure, et plaie ardente; il est impossible d'y mettre un emollient, 
/ lmile ou bandage. "' Votre terre sera ravagöe, vos villes seront brülees dans 

le feu; votre pays sera devore devant vous, ravage et detruit par des peuples 
* etrangers. 8 On laissera la fdle de Sion comme une tente dans une vigne, 

et comme un garde-fruit dans un champ de concombres, et comme une 



334 LE LECTIONNAIRR COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [286] 

ntuü^fH^ rvonruAtt'Äf>t;> näsäi v V}trtcnr l u&o'Y v 

29 tika^ tika^s v c^ntu tmcA'XLt vnendc 1 3ü cJd<m 29-30 

j «ju ruuANtcuuoir tTiAKO •)• onroj>' nxu»f tßio?s V^trt- **»' 
noTUAnuoru -v 1 'b^^e^as rt<MNfc rm fcit'ndc Äi" 2 

noTXfox] o- sr. 1. | Jerem. xxn, 30 tBfE<-j;>Euci] une partie du « est visible | 
£»XE«m»pimoc] o a sr. 1. | fi2s.Airi2>.) *r sr. ai | E^Ap^uin] sie, lac. | xxm, 2 ÄnEMEtt- 
nojanov] ji 2 sr. e j . 

ville que Ton pille. 9 Et si le Seigneur de Sabaoth ne nous avait pas laisse 9 
Fol. 2ii r . de progeniture, * il y a beau temps que nous serions comme Sodome et 
que nous ressemblerions ä Goinorrbe. 

Lecon de Jeremie le prophete (Jer. xxn). 

29 Terre, terre, ecoute la parole du Seigneur! 30 Ecris ä l'homme (ju'il 29-30 
est un homme rejete, qu'il ne sera pas long dans ses jours, et qu'il ne 
croitra dans sa progeniture aueun honinie assis sur le tröne de David et 
conimandant desorinais dans la maison de Juda. xxm J bergers dissi 
pateurs et destrueteurs dans leur päturage! 2 Pour eela, voiei ce que dit ., 
Fol. 212'. le Seigneur sur le berger qui palt 111011 peuple : " Vous avez disperse mrs 
moutons, et vous les avez chasses, et vous ne les avez pas surveilles; voiei 
que je rae vengerai sur vous selon vos oeuvres mauvaises, dit le Seigneur. 



Will, 

1 



[287] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 335 

3 £&HOTi ti^ujov YttÄtTtdc v ^Änoy: 1 ^^"V NAUJUArs £?°* 

4 uahuoä rncnr'^iAi fvicnrÄujAt v 1 'cnro£> tSEionrrtoc- 
^Artu^ntcujio'r v wai e^mAÄuo'rts uu^ot v oto^ 

^ webende v 1 5 tc ^Ant^ooT cermonr ntÄtndc v üiaia^o 

E * fAH^J ÜTNCAÄl EHASCEU'nHI^ V tÄtni?sHU -V 1 NtUTmt . Fo , ._,,.,. 

rticrr^A v 1 n^wi *ke V)fcrm<Mt£oonr ntuuAT v *^na- 

3 anok] o sr. k | enowiArmortll] sie, lac. 



3 3 Moi-meme, je recevrai vers moi le reste de mon peuple de toute la terre 
oü je les ai disperses, et je les ramenerai dans leur päturage, pour qu'ils 

4 croissent et se niultiplient. l Et je susciterai des bergers qui les garderont ; 

5 et ils ne craindront plus et ne seront pas etFrayes, dit le Seigneur. 5 Voici 

que des jours viennent, dit le Seigneur, ou je confirmerai * la eliose que . r , , |; , 
j'ai convenue sur Jerusalem et la maison de Juda. Dans ees jours-lä, je 
susciterai un aecroissement de justice ä David, et il regnera un roi justr, 

6 avise, exergant le jugement et la justice sur la terre. ''Et dans ses jours 
Juda sera sauve, et Israel sera dans la stabilite. 

Leqon de Jerdmie le prophete (Paraphrase de Matt, xxvn, 'MO). 

Jeremie dit de nouveau ä Paschor " : « Vous serez dans un teinps avec 

a) Phassur (grec riaa/cop), fils d'Emmer, voir Jeremie xx 1-6. II y a aussi un Phassur, 

PATIt. Uli. — T. XXV. — F. 2. -- 



336 LE LECT10NNAIRE COPTE DE LA SEMAlNE SAINTE. [288] 

*Foi.2i3'. um! v * nturttiErt^yH^s e^na 1 ! utrttNCA^Hrtonr v nav 
t«rtAif>i rtcnrÄnousÄ tcöf>t& e^^t t^Hrtonp 1 "ÄtvtuuAOT 
t-ttfiAimw 1 V}A^?h titünort it'uw rtiA^ v' onro£> hät- 
tftnr^A&im ü'^pw tTiA^do rmiujuu'w t^Atto&kt t&kO?\ v 

ntriujHfM ümc?\' onro^> eimic V)Armöj>i' TntrviKfcf>AUfcnrc v 

'^rtACA'Xi' ctrtAi t^fHS e^ujov v' N2£tonr^>Ar\ vntvnAKO 

'F01.21V. * OTÄrtArnuJcic t&o?\ V)Err\xo^?iÄ rntco?\ou<Jurt 

Paraphrase de Malt, xxvn, 9-l(> ECÖpE&] uu aj. sr. o | vtAYEfEirTsA&ist t" sr. 1.. lire 
-ÜJwMVim, cf. II. Taitam, Prophetae Majores, t. I, p. vi. | oxog] o sr. g. 



'Fol.213*. vos peres, et vous resisterez ä la justice * avec vos fils qui vieudront apres 
vous, qui commettront une iufractidn plus execrable que vous. Gar eux, ils 
i'eront im prix eontre celui qui na pas de prix; et ils faisaient du mal a 
celui qui guerit les maladies, pardonne les peches, pour recevoir ticnte pieces 
d'argent, le prix de celui qu'ils livreraient pour les fils d'Israel, et les donner 
pour le chainp du potier, comme l'avait ordonne le Seigneur. El ainsi je 
dirai : Ils iuonteront sur eux un jugeinenl de perdition eternelle, et aussi sur 
leurs fils, parce qu'ils ont eondainne un sang innocent . » 

Fol.2i4'. ' Lenin de la Sagesse de Salomon (Sag. n). 

12 II sera pris par un feu, parce qu'il n'a pas 6te doux ä notre coeur, et i- 

fils de Melchias, mentionne par Järemie \xi l. MS. Copte Tu Bild. Nat. Paris a : (fol. 212v) 
nA^m <v<-jäoc ttÄEJEpExiiAC n^AtjA^jyo'rf = ijü«*'! L*.l J'j J. ^A^AV)jaoTp est, 
donc, siniplement cj<vV)j9<yrp (Fähsoür) -f- ?>a qui esl la preposition arabe J (*• e - ' *')■ 



13 



18 



19 



[289] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 337 

NA«' t^trmtr^yuut-p t'Ätrmmouoc v E^Ecnr'ujN£> e^vh 
Ecyrort eui vieua^' e&o^ £>nEN^?*Y v t^t'^onr^ ^? ot -\ 

14 ÄET^H'fM U^'Y V U E^EUjUiT^'«AV1 «OT^E^CO^ EÄEN'nEN- 

onrujijy v E^Eonpujri^ tcj?™ eäujin Evi*2S;m l N<30p e^>o<^ v 
ib ^Ett&E'ÄE rtE^Aoc öm rtKEonp<M an v oto^ rtE^uu^n 
i6 ce^?<junc5 nictien i- 1G onoo^' ftvm rncn«^ äeV^ae * e^e- • roi.-.u 

E^EU&vort eäen^anoiton 1 rnENiE^Enr^E^oc -v 1 cnro;> 
i7 E^Ej^onr^ycnr iiuo«^ 1 ^e^^tie m^iu-ii 1 17 iErt2£cnriyT 
äeä^hoV a^ca^i ^^rtuvimE -v 1 EnoEfKOKm^^m ü^pw 1 
E^nA^yuawt uenenc<5Jt\e^'Xl<-uk e&lo?% v '^e'ne onr^yH^>w 
tie ^P*^ V)ENonruEtfuvii v tcjtno^tu 1 niec^t^m e<^e- 
coic v V^EurtEriÄi'K: vtmArt'iiKmENoc v ''rtEfm'^^m 
iiuo^j e&o?% ^s'iErtonr^yuiu^ v nEu'onr&vA^^vioc v EnoEUt 

V^Ett^^t EVIE^E&IÖ 1 E1TEUS ^E^UEI^EU^ATvy .). ttEU- 

o ifctföTTio'uonn v 20 eve*Y^att t^>o<^ v * V)Enoxuono 

Sagesse n. 14 E^jeoYum^] n sr. 1. | 16 oyoj>'] o 2 sr. 1. | 18 <p-^] aj. sp. 1. 



qu'il a contrarie nos ceuvres, et nous a blämes pour nos errements conire 

13 la Ioi; il apparaitra sur nous pour les peches de defiance; i3 et il sc vante 

14 de posseder la connaissance de Dieu, et on l'appellera fils de Dieu. ''II 
sera pour nous un eritique contre nos volontes; il apparaitra sur nous 

iä pour le voir; 15 parce que son peuple ne ressenible a aucun autre, et ses 

ie voies se detournent de nous. ir ' II nous regarde conime une liu; * il s'eloi- *Fol.2i4* 

gnera de nos voies comme celui qui s'ecarte des betes; il s'irritera contre 
i? quelques-uns des gens libres, et il se vantera que Dieu est son pere. "Nous 

attendons que peut-etre il dise des merveilles, on examinera ce qui arrivera 

18 apres sa fin. ' 8 S'il etait fils de Dieu en veritö, il sauvera son äme, il la 

19 delivrera des mains des adversaires. iv Eprouvons-le par une insulte et im 
tourment; on connaitra en cela son humilite, on connaitra sa douceur et 

20 sa patience. 20 II sera juge\ * dans une mort meprisable, afin que la plainte ► Fol. 215 



Fol. 215'. 



338 LE LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [290] 

tc^ujHuj ;>iYiä. vtiE'^ujiTsi ^yuxrn eäujicj i^Q7\ V^ErmE«^- 

CA*S5 •)• '' ETE^iptuoT Ji) 1 V^EN^Al OTO^ EnrECUapEU -V 21 

Acjttujjj. ürtonr^o'rujo'r v "onro^ utioVeui EYimnrc- 22 
ihpion 1 rnE<^\- V oto^ ürscnrEpriom ü^&e^e n*ie- 
nnjuv» v oto^ üno-rtp4 7UE ' r ^ rmiENKon vnErti'v\f' ir 3C V5 v 

OTÄVIArnuJClC E&0?\ V^Ettc^^AptAC v\mpo^pwi 

"onro^ ^Ttui rfXE'm^^NANEOC v nVecuaot eioit- m 

A?EJ> EpuaonO V 2£tOTCA*2£S rVlEndCYlE •)• l2 fclfc2£OC rtuuonr 12 

Fol. 2i5\ 2£EtC2£t nanec ü'nEiErtmjo v uoi rmi EÄpE^ENCEurtH- 

VYA&E^E SE ÜUOVt' ÄptÄTIOIAc^EOÜE V OTO^ ATCEUm 

jumA&kE^E 1 ix?\ ri^^n v 1 13 onro^ T\E2£ETidc t\yh ÄE^nonr n 
Aldi rr\?s «^at onr'oj> At^nonr eV^otmi eyihs u'ndc 

Tit. nmpo<$>Hn] sie et o sr. p | Zach, xi, 13 ii^>pH^] ^ aj.sr. h [ aijmioy hot 
aj. sr. 1. 



arrive sur lui dans ses paroles. 21 On aura ce soin, et ils s'egareront ; lcur gloire 21 
est obstruee; "et ils n'ont pas connu le mystere de Dien, et ils n'ont pas 22 
remarque la recompense des justes; et ils n'ont pas pense aux sommeils 
des ames 011 il n'y a pas de souillure. 

Lecon de Zacharie le prophete (Zach. xi). 

11 * Et les Chananeens onl connu les brebis ([n'ils gardent; il est une n 
Fol. 215'. parole du Seigneur. '-Je leur dirai : « Si e'est bon devant vous, * donnez- 12 
inoi, si vous l'avez fixe, mon salaire; sinon, rompez; et ils fixerent mon 
salaire, trente pieces d'argent. » l3 Et le Seigneur me dit : « Jette-les dans 13 
le fourneau, et recherche s'il est correct, comme nous avons ete estime par 
eux! » El je pris les trente pieces d'argent. et je lesjetai en la maison du Sei- 



i*-2 



3 



l'nl.216' 



12911 LA SAINTE FETE DK PAQUES. 339 

f>uAui cjjyo\V an v ctd^ATA im? cnr ££>ANCtto^ v <\?cnr At 

fHUW V A^*X:tVltttf>AV1A^ «It^'vV 10 ^" WÄtTMÄiufl V 1 

l OTO^ ^u^t NOTÄrA^OH 4 Ü^?f>H-\ ttOlp^o™ tCOT^m V 

OTO^ ECUO^JS 1 VDtNOVKANUJN V loevt'cnpt^oo'r ft^** *' 

Tit. ni] sie; puis suit e&o?> b)En^,A^Af5AC on le tout barre. 



,,, gneur dans le fourneau. " Et je rejetai lc deuxieme bäton qui etait la mesure 
pour disperser la possession au milieu de Juda, et au inilieu d'Israel. 

De Michec lc (prophete) (Mich. vn). 
i'-2 J * .Malheur ä uion änie; * 2 car le tiinore a disparu de sur la terre, et Fo i. 2lr; ,. 
celui qui etail droit panni les horames n'est plus. Tous sunt juges pour du 

3 sang, chacuu ecrase son voisin dans l'oppression. Mls dressent leurs mains 
pour le mal; le chef quemande, et le juge dit des paroles de paix; le fort 

4 dit ce qui plait a son äme. Et je prends leurs biens ' comme un ver ron- 
geur et s'avancanl avec methode en un jour sombre. .Malheur, malheur, (es 

5 represailles sunt venues; maintenant arriveront les Lärmes. b Ne vous fiez pas 

* en vos compagnons, et ne comptez pas sur vos gouvemants; garde-toi de * roi.2ie* 
G celle qui couebe avec toi, de lui laisser rien sous sa inain. "Car vraiment 



Fol. 2 16' 



*Fol. 217'. 



•Fol. 2« 



340 LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [292] 

onrjijH^s c^rtAjyujivy 1 unt^^^i •*■ otjaje^i 1 cnATJUftc 
t^tmeduAT -v onrjyt?\ti eäeuiecu^suu v ^anäa'äV 
rnt™f>ujjmmt rm E^JoErmE^vn .\. ] 7 anojc *ke ^aäot^ - 
E^trt'ndc -v ^siauoth t&kü^ 1 eäen^Y "AC^nHf v' 
TiAnonr^ v nac<juieu e'^oi 8 ümf>fA^yt üuoi v 1 hauh- b 
äaäi *2£t<Mj>tt onro;> -YriAi^rti ort v 1 äeoth^ <m- 
ujan^euci 1 V)trtTi2)CAKi •)• ^NAE^'onrujmt ej>oi ftTSEYidc 

' v^a^uoc Kr 

1 "•ÄtAnrnJuonprtcnr E*>f>m i*2S:uuf tt2£E;>ArmE ,r iUE<*f > E'r w . 
ftf>E^dt näonc 1 oto^ i^uEidi v\*Äortc' •Ätutönonr'S 
e^oc xmm ! uuoc -v 

^eEic "ÄtAinujionrnonr E£>f>vn e^uji rt*ÄE^AT\UEi- n 
uwftr 1 viö*X:t -v rt<3orujmt üuos 1 enh ntn^c^oTn ü'u- 
<jucnr ATt-v 1 i2 'ait'Y nhi n^atute^'xio'y xI rriujE&iü* vtj><AN- i" 
y\E^rtAnEir v 12 * ^nr]bf > A*2S:\ > E«2S: 1 rmcnrNAÄ^t ££5?™ '-' 

Michee vn, 7 •^siAtx.oTjyn] t sr. o. | Ps. xxvi, 12* npe^di] apres fi il y a hotä 
barre | ftxcmc] o sr. 1. | 11 XEATniuoTnov] *r a et x 3 sr. 1. | jx>m] u« sr. 1. | imoi] 
o sr. 1. | 12* E2S.i"vl *" sr - 1- 

un fils meprisera sonpere;une Elle se levera contre sa mere; une fiancee 
contre sa bclle-mere; ennemis de l'homme sont ceux qui sont dans sa 
maison. ' .Mais nioi, je regarderai vers le Seigneur; je m'attacherai ä Dieu " 
inon sauveur; mon Dieu m'öcoutera. 8 Ne te röjouis pas sur moi, mon ini- s 
mitie, je suis tombe et je ine releverai; car vraiment si je suis assis dans les 
tenebrcs, le Seigneur brillera sur moi. 

* Psaume xxvi. 

12 * Card s'i'st leve contre moi des temoignages d'hommes violents, et la i»« 
violence s'est trompee elle-meme. 

Verset (Ps. xxxiv) " 11 s'est leve contre moi des temoignages mensongers; ils u 

in'oiil interrogö sur les choses que je ne connaissais pas; '•' ' ils m'ont rendu 12" 

des niaux pour des biens. (Ps. xxxvi) l! * Ils ont grince les dents contre moi, 13 



[293] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 341 



* Fol. 21" 



4 4 



1 eiaiootm *ke ujujym' jorE^OTGodru ih'^ot V HÄE- 

«äeaie^tio&i -v sseas'Y ^onrcno«^ n^uh* v n«^OT !KE 

^BiO^^t^ nm^^i 1 eV^otn ETTiEf><i?Et v oto^ <5^uje rtA^ 
e A^OÄ^tj -v 1 °THA^SE^tnrc 5it tiAnrdV ön^Ai rsES&ua- 

onr Ätc^yt a« E^noT ehsko^ &vano« -v s^ETim« nonr- 
' cno^vtE i 1 ^iJooE^crrcodru :ke AT**jyuan e£vo?\ «V^vinonr • i .1 2is 

urmö^f ynETiSKE^AUEnrc v etuaw^uc rmt^yEU 1 - 
8 nuu(yr v s Ett£iE^?<M Eiruoir'Y E^p^A« üymö;>i eieu- 

Tit. devant nA il y a Sr~ barre | Mat. xxvn, 4 ftoTcno^j] ot aj. sr. 1. | 6 tmKop- 
&Aiion] o' sr. 1. | 7 vtnEniKEf aueitc] t sr. 1. 



ßvangilc selon Matthieu, chapitre lxxxi (Mat. xxvn). 

i ' Le matin etant arrive, tous les Priuces des pretres se consulterent avec 

2 les Anciens du peuple au sujet de Jesus pour le mettre ä mort. * ' Et, I'ayanl »Fol.2i: T 

s enchaiue, ils le conduisirent et le livrerent ä Pilate le gouverneur. 3 Alors Judas. 

qui l'avait livrö, ayant vu qu'ils l'avaient condanme, s'etant repenti, rapporla 
i les trente pieces d'argent aux Piinces des prßtres e1 aux Anciens, disant : « i J'ai 

peche, car j'ai livre un sang innocent. » Mais mix lui dirent : o Qu'est-ce que 
5 cela nous fait? C'est ä toi de voir. o r ' Et il rejeta les pieces d'argent dans le 
c temple, et il s'en alla. sc pcndit. ' Les Piinces des pr&tres, ayant pris les 

pieces d'argent, dirent : « II ne faut pas les mettre dans le tresor, rar c'est le 
" prix du sang. » 7 Et ayant tenn conseil, * ils acheterent avec cela le champ *Foi.2i8' 
8 du potier, pour la sepulture des etrangers. 8 Pour cela on appelle cc champ-lä 



10 



342 LE LEGTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [294! 

uat -v •Ät^pso^ 1 ü-nicrto^ vy^thjo'rrt e'^oot v 'noit 

U1AC TUT^Ov^HIHC fcCp£uu ÜUOC V 'ÄtA'rd'. Vr\*^ ft^AH 

-\nsuvi rru^vi nATtpj'uH ^o^ -v tt*2S;fcrttrtiyWf>t üntc^ v 
'"oto^ ^'r'iwi'io'ir V)A^?s6^ ürHKt'ij* austc -v kaha 

^7^H*\' hA^OTA^CA^r» NHt 1 rt«ÄEV\dc V "iHCLf ^Ö^t n 

F01.218V y^^Mrtuujin tcpsuu üuoc -v ' •ÄtvtttoxTifc tiox^o iv\t L 

rMOY^Ai V iHC *Kt TTfcÄA^ *2*itfvüOK TltTSU* 1 ÜUOC V 1 

12 oto^ V)triTi'2S:srt«fot x t^KA^Hro^\r\ t^o^ i rfst'r^A^- i. 
^^^t-rc rtturtVn^tcßi'rit^oc v üm^'tfonru* "cS™ + 
1! *ioit m*xt™?\A"ioc rt<5^ 2*eicGi""itu an v •Ätct't'f- 13 
ut-tt^e V)At>OK fto-rHt? v 1 14 onro;> üm^t-fonriü «a^ ,, 
o-r&t;>*M ftcA2S;t v ^uAcit fnt^t^^y^ 7 "?^ nÄt'rn^Hre- 
UUAN tuAjym v 



tuua;>& Nt-rArrt^'o kaha uAfKon Kt^ u» 
'oto^ caioiot AVcodri^ «of-codm wjy'iurn n^t- 1 

12 ^EnnxiMöpo-rEfKAiHropm] *r sr. o et a sr. k. | 13 VjApoK] o sr. 1. | tit. ntrir- 
rsW sie, n sans point et o sr. \ \ ke^] sie, et * sr. ke | Marc, xv, 1 ftXErtiApX'EpEircl 
y sr. e. 

le champ du sang jusqu'ä aujourd'hui. ' Alors s'aecomplit ce qu'avait dit sur 9 
lui Jeremie le prophete disant : « Ils prirent trente pieces d'argent, lc prix 
dont l'avaient estime les enfants d'Israel; 10 et ils les donnerent pour le champ io 
du potier, comrae me l'avait ordonne lc Seigneur ». " Et Jesus se tiul debout n 
Toi. 218-. devant lc gouverneur, et le gouverneur l'interrogca, disant:* « Es-tu te roi 

des Juifs? o Jösus dit : « C'est toi qui L'as dit. » 12 Et en <-taiit aecuse par les 12 
Priuces des pretres et les Anciens, il nc repondit rien. ia Alors Pilate lui dit : "3 
« N'eatends-tu pas combien ils temoignent contretoi? » " Et il ne lui repondit v , 
ä aueun sujet, de sorte que le gouverneur fut grandement etonne. 
Lesecond evangile sehn Murr, chapitre m.ix (Marc xv). 
i;i aussitöl dölibörerent cu conseil le matin les Princcs des prötres et 1 



[295] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 343 

3 nt'ÄAcj .]• xtmj-OK hetäuji 1 üuoc i- ;! crro(> rtAnrej>K.A L 

lOC *^E ON NAt-JujVNJ ÜUOCJ ECJ2SHJU ÜUOC V 1 ÄtrtKfc^OTÜJ» 

i\£>?\S an v änat *2£tcttf>KAiviro l f>m ej>ok rtonrttf v 
ri*2££nv>>Aioc v 



5 



^Tntyoc rntn^Aoc v * ttturuA^i^tnrc nfcjJt'rnGAVvFoi.219- 

67 ^ÄtlCXE 1 OTOKTTE TTX C ^ ÄOC NAN 1 Tt£2£A<-J *^t HOiOT 

es ÄtAt'ujArfxoc rtujritN .]. it l,r urmAfiA^>^ an v 68 Evy<juyV 

2 fnEttio*r2k.Ai] sie, lire fnEtu- | tit. fiETArre^Jo] sie, et o sr. i | y.tt\] sie, et ?* sr. 
ve | im] 2^. corrige d'un a | Luc xxii, 66 NEurtiAp^JEpEirc] precede d'un nEiim 
barre | 67 fiiunEn] sie | 68 ijaiun] i" sr. n. 



les Anciens et les Scribes, et tout le tribunal. * Ils lierent Jesus, le prirent et *FoI.2i9', 

2 le livrerent ä Pilate. 2 Et Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs?» Et 

3 lui, lui repondant, lui dit : « G'est toi qui l'as dit. » 3 Et les Princes des pretres 

4 l'accusaient beaueoup. * Pilate encore l'interrogea, disant : « Tu ne reponds 

5 rien? Vois combieu ils t'aecusent. » 5 Et Jesus ue repondit rien, si bien que 
Pilate fut etonne. 

Le troisieme evangile sehn Lue, chapitre lxxxiv (Luc xxii). 

66 ,6 Et le jour etant arrive, se reunirent les Anciens du peuplo * et los Princes . Fo i 2 i9- 

67 des pretres et les Scribes, et ils l'arnenerent dans leur tribunal, disant : •' o Si 
tu es le Christ, dis-le-nous. » Et il leur dit: « Si je vous le disais, vous ae 

68 croiriez pas; f ' 8 et si encore je vous interrogeais, vous ne ivpondriez pas. 



:i'.'. LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [296] 

•^t cm Ai^AN^yfcNOHNO'r 1 ^lErmAE^onrü* an V 69 ic2Stn- 6 g 

^«OV *2vE t^EUjuJYH VtTSEYluyHfM Ü^^uj'uj V E<^EUC1 

CAOTmAU 1 ö^ou vtie^?*\ v 70 nt'*2S:<x»onr *^e iv^onr 70 
•stft't+OK onrnriE vt^M^t ^^P*\ v n^o^ ^ £ m^A^' ni"OT >v 

•Stft^uaitrt E^T^uj UUOC ÄEÄttOKnE V 1 7l ft^UJOT *2^E 71 

anc^^eu' t&iorw V)t«f u^cj *.' ' onro£> Atyi<A»ri^ näe' noT- x , v " 

UH«) «IHf»^ ATEVl^ 1 £>ATN^A10C V 1 'ATff^C !^E Wtf- 2 
KAIHro'fm £? M Eir2£<JU ÜUOC Ät^A^ ANT^EU^-f V E^ L 

^?»jun^ ümne-unoc e&o^ 1 oto^ t^A^no E^nEU*^^^ 
ütcot^o v e^äua 1 üuoc t^>o^ v •äeänoktie vt^c nonr- 
f>o v 1 ^rti^Aioc *Kt At^yEN^' e^*ä^ üuoc v xtfwoic 1 - 3 

YVE TIOTfO rnErmOT*KAl' VVttO^ !KE A^Ef>OT<iA NA<4 E^ÄUJ 
ÜUOC •)■ Ät^OK TTETÄUa ÜUOC V 1 4 rN^A10C *KE TIE^A^ , 

ntua^ie^etc v «Eurn'uH^y v •ÄErt'Y'ÄEU^w 1 mitÄ An 

V)ErtY\At'fUJiUJ -V 1 :, ÜöUJiO'r *k.E nATÄEUÄOU fTÄi« 5 
ÜUOC V * ÄE^vy^OflE^ ÜTU^AOC 1 E^X&uj V^En^SOnr^EÄ' 
1Mf>C V OTO^ EA^E^HIC 1 lC2S:EVrYrA?\ttsEÄ UJAFIAVUA V 

69 CACvrirtAii] a sr. 1. | 71 auxe] ah aj. sr. 1. | xxm 2 e&o*] o sr. 1. | 3 Xt- 
ftuoK 1 ] o sr. 1. | fnemi0T2>A.i] t sr. o | 5 jiatäe>ji2S.ou] o sr. ss. 2 | xim?\AOc] o sr. a. 



69 Desormais le Fils de l'homme sera assis ä la droite do la puissance de Dieu. » ,,., 

70 Et ils dirent tous : « Tu es donc le Fils de Dieu?» Et lui, il leur dit : « C'est 70 
vous qui le dites quejele suis. 9 '' Et eux dirent : « Nous n'avons pas besoin 71 
d'un temoignage; car nous avons entendu de sa bouche. » xxm ' E1 toute leur 1 

roi. 220'. bände se leva, * et ils l'amenereni ä Pilate. ~ ll> se mirrnl a l'accuser, disant : 2 
« Celui-ci, mms l'avons trouve" bouleversanl aotre nation, et empßchant de 

donner le tribul au roi, disant de lui : C'esl inni le Christ roi. » 'Et Pilate : 
l'interrogea, disant : « lOs-tu le roi desJuifs? El lui, il lui röporidit, disant : 

ß C'est toi qui l'as dit. 9 ' Et Pilate dit aux Princes dr~. pretres et a la foule : 4 

' Fol. 220'. « Je ne trouve aucun litige en cet homme. » 5 Mais eux insistaient, disant : * « II 5 
trouble le peuple, enseignant dans toute la Judee, et ä commencerdepuis la 






* Fol. 220'. 



[207] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 345 

e 6 nw\Aioc 2vE hAtJj'cuuntu . { . n<j^ymi äe'an OTrAw- 
- *\tocm n^ipu* 1 **.! ■)■ ? oto^ eta<-jeui äeot* eEio?% Jden- 

2vt eia^na't e'ihc •)• xvtf&vjs eua^uji 1 «a^ot'ju^ rAfnt 

ieu Ett&vn^ i- cnr'o^ N<3^Ef>^>E?smcm enait 1 tOTUHmi 
9 rnoi^j E<^ij>i üuo^ v /'wAtjyymi 1 *^e üuo^ V)Ert£AN- 

uh^) 1 ncaäi y m*o^ *^e ünE^Ef > onr<Ju na<^ ft^w v 
io MO rtATÖ£t *^t t{>Aicnrnt NÄt'riiA^iEfeirc neuwcaV} *Foi.22i' 
,, frefK^iHro^m t^ot-j e'ua^uj v ' ' EiA<^yo^y<-j *ke n*st- 

TTKEHf uj^hc nEu'riE^uAiot v oto^ eiacj'cuuCh imoc-j v 

EA^XO^^tj nOT^E^iCtJU EC^E^UJOIT 1 <J^OTOf>Vl<^ ÜTIV- 

ttEUMf>u*-^Hc v VDtnm'E^ooT ntuuAT •)• rtAir'jyoTi rAf 
rt^yofnTTE VDEn'oxuEnÄA^s rtEurioVEf>Hcrr i- 

11 EAtJXO^tj] o sr. K. 



6 Galilee jusqu'ici. o fi Et Pilate, ayant entendu, demandait si cet homme etait 

7 Galileen; 7 et ayant su qu'il etait du domaine d'Herode, il le renvoya ä Herode 

8 qui etait aussi ä Jerusalem dans ces jours-Iä. 8 Et Herode, ayant vu Jesus, se 
rejouit grandement, car il desirait le voir depuis longtemps, parce qu'il 

9 entendait parier de lui, et esperait voir un prodige qu'il ferait. ,J II Finterro- 
io geait sur beaucoup de sujets; niais lui ne repondit rien. * l0 Debout, les, 
n Princes des pretres et les Scribes l'accusaient vivement. " Et Herode, Fayant 

dedaigne avec ses soldats et l'ayant ridiculise, l'ayant revetu d'un vetement 
12 resplendissant, le renvoya ä Pilate. l2 Ils furent amis Fun avec l'autre, Pilate 
et Herode, en ce jour-lä; car ils etaient auparavant en inimitie Fun avec 
l'autre, 



Fol.221« 



346 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [298] 

28 <sormt cnrrt ni«c e&o^' ^aka^a^a tjoonrrt Ent L 2» 
vi^ET-ufMort ne ^yujf>n "xetie v nüujo*v :ke imonr'i Ejocrvrt 
»Fol. 221«. ^»Ti^tT^^^on 1 ^«a •Ätrirtovcu^ v ' ujAionponruau imv- 
ttac^a v ' 1(, A^i onrn e&o?% ^pox rfÄETUSNAioc ot'o^ 2g 
t\e*äa<-j ftuaonr v "KtoT 1 rtKAnHrotjMÄ EiEiErtmi üuoc 
V)ATiAf'>«Juu'i -v :i0 Anrt^ox^ ueä-j^-ot na*-*, •xeene <^?ai 30 
onrcAur\E"i'^vjuonr antie v rtArmAiHt^ dak atitie i- 
:!1 nfÄtTi^^A^oc nu^onr ÄEdn^ vt'^uaitn -ioto^ ua^avi u 
e^ocj 1 kaia miErmouoc -v 1 mÄUJonr na<-j rfXEvmcnr 1 - 
ü>.ai v "ÄEÄrtcm c^yE nan 1 an EV^uaiE^ vH'^'M v 3J, >mA ! - 

friETlCA'Äl «WC 2S«JUK' E&O^ <^?H HA^ÄO^ t^tfCTU- 

UEnm äeau} ü'uonr cjnAUOT v 1 ''yia'mn cm a^'s näe- 33 
™?na i *ioc v eJdotn ETim^ETJu^cm v oto^ a^uot^ 
*foi. 222'. Ewc onro^ tie^a^ «^ -v ' Äfcft-ö-OKnt Ytonr^o rriErmonr" 
ü^ai v ^a^e^ot-ju rt'^Emc oto^j vtE*XA^ äemok 34 

T\E12£«JU Ü^?Ai e'&o^ ^noivc -V «JJA'rt^AriKE^'JJCnprtl 

Tit. ETArrEWo] sie, et o sr. j | nviAg^] sie, sans point sur u' | ke?>] sie. et ^ sr. 
ke | Jean xviii, 31 tpotjl o sr. 1. | 33 A^juot"^] o sr. t. 

Le quatrieme evanyili' schul Jean, chapitre xxxix (Jean xviii). 

28 On amena donc Jesus de chez Cai'phe dans le pretoire : e'etail le inatin. 28 

»Fol. 22i\ Et eux n'entrerent pas dans le prötoire, pour ne pas sc souiller * jusqu'ä ce 

qu'üs mangent la Päque. '""' Pilate sortit donc devanl eux, et leur dil : « Quelle 29 
aecusation apportez-vous contre cet homme? » 30 Ils röpondirent, et lui dirent : .10 
« Si celui-ci n'etait pas un rualfaiteur, nous ne te l'aurions pas livre. » " Pilate si 
leur dit : « Prenez-le vous-nieines, et jugez-le sclou votre loi. » Les Juifs 
lui dirent : « A nous, il ne nous est pas permis de mettiea morl personne : » 
■ 12 afiii quo la parole de Jösus s'accomplisse qu'il avail dite en indiquant de '- 
quelle inort il devait niouiir. 3a De nouveau encore Pilate entra dans le prötoire, 33 

'Fol. 222'. et il appela Jesus, et lui dit* : « Ks-tu le roi des Juifs?» 34 Jesus repondit, 3'. 
et dit : « C'est toi qui le dis de toi-meme, si d'autres ne te l'avaient pas dit 









35 



■i~ 



[299] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 347 

TitiAT'Xoc' vi ak e<*$Wi v 1 35 Ac-jt{>OTUi ft*2£E™?\Aioü 
tcpsuu imoc v äeuh änok onricnp^At <><-" •* ntK't^rtoc 
üum üuok ntunu^uftTC v mnuov 1 r\ET<sonH'K v 

ÄnoK v üöjJviaskocuoc Amt v e'ne TAUfionr^o ot 
e&o?v V^ErmAiKocuocnE v 1 NAfEU^^tHiE^EiHC 1 tiatti^ 
e^hj e^ujutte v ^i«a vVionruntu'ivin vtrmonr^At v 

*^'nonr *k.E HAUElOTfO «A " Tt<MKOCUOC Amt V 1 ^TTWsA.- • Fol. 222« 
IOC OX« TIEÄA^ nAtj ÄfcOlPKCnrtt fVÖOVC OTOTf>o' A^- 

t^onr^ näeihc v xtrV-uoK tieiäuu imoc •*• Äe'ÄnoK 
onro'v^o -v ke r<vp eiatuaci änok ET\<M lr >uj& ••• oto^ 

S-tt&fc<$?AI Ali EYNKOCUOC V EV\2£mijJEf>UE^f>E fl^UE«*- 
UHi l j Ot*On Iff&ETI EIE^AN E^OTv jr>Err\uE^UHmE ** 

38 ^y^ircuaitu hacuh •>•' ^tieäevh^aioc n^ äe'oittie 

-YUE^UHI -V OTO^ <^?<M E1A^*ÄO«-J HA^ITl ON A<-ji fc&Ofr» 

£>Am'iotv^<M tteäacj n^JioT 1 äeänok rrY*2£EU.^?%i ueiiä. 

AN V}ErtYl<Mf>'JU3JU V 1 3(J 1E^EttCrVimHÄ "KE ^i«A fnA^A- 

otai n«ju*ien E'ßiO?\ V^EmisrtAcyxA v 1 lE'urtoT'-my oth 

36 efikOjv] o sr. ^ | 37 etayiiact] et aj. sr. 1. | 39 iinovfo] v sr. o\ 



& de moi. » s5 Pilate repondit, disant : « Est-ce que je suis Juif moi-meme? 
Ta nation ä toi et les Princes des pretres t'ont livre : qu'est-ce que tu as fait? » 

36 36 Jesus repondit : « Mon royaume ä moi n'est pas de ce monde; si mon 
royaume etait de ce monde, mes serviteurs m'auraient protege pour qu'ils 

ne me livrent pas aux Juifs, mais maintenant mon royaume* n'est pas de «Fol. 222' 

37 ce monde. » 3T Pilate donc lui dit : « Es-tu donc roi?» Jesus repondit: « C'est 
toi qui le dis que je suis roi : car j'ai ete engendre pour cette fonction, et 
pour cela je suis venu dans le monde, pour rendre temoignage ä la vörite; 

38 tous ceux qui procedent de la verite ecoutent ma voix. » :i8 Pilate lui dil : 
« Qu'est-ce quo la verite?)) Et ayant dit cela, il sortit de nouveau vers les 

3« Juifs et leur dit: « Je ne trouve pas de litige dans cet homme ; 39 c'est votre 
coutume que je vous delivrc quclqu'un ä la Paque; voulez-vous donc que 



39 



Fol. 223', 



V,8 LE LECTIONNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 1300] 

•kz e&o?\ th^ot tnr'ÄUJi üuoc v äeütie^a'^ai e&o*> v 

A?\?sA. ^^^Y^&AC V YlAl&A^A&k&kAC 1 2^E «E OnrCOWVlE V 



Fol. 223' 



cnrrt **e<ju A*2snr üyue^oot rr^nAf ackeith vtie- 

nmAC^A woTA?i 

crrÄriArrtujicic e&o?s V)EttUujnrcHC T^n^o^7HiHC 

ET'äuji 1 UUOC *2£tmjO<JUT vy'ttEfHUJU^ ■)■ OTO^ A«-J()l 

ü'm^ujH^ & -v uannac'ch ntut^tu v 1 A<^i «ke cj^^- 
k»ju&l v 2 <jonAUEiAK<Ju& tnr^'ju üuoc 1 *x:E£>wnnE tc - 

TIEKJiJH^ 1 JUiCH^ E^mtOT £>Af>OK v 1 A^2£Eurtojjr\ ft2£E- 
ftiujicH^? 1 *2£EYtAttono*Y A^onron^^ e^cm V}EN?%ot%a v 

ÄE^HTinE EtEtt^EK <MAS OnTO(> ElEttf>EKÄjyAt' EtEAtK ft£>AN_ 

Tit. rt-^nAfACKEXH] t sr. e | fnEninAC^i] c sr. a 1 | OTAHArnuucic] msr.nl 
ErÄo?>] o sr. 1. | l^Enxiiu-rcHc] n et i" sr. 1. | nmpot^mHc] c sr. h-' | Gen. xlviii. L 
uamiiacch] sie | 2 xmoc] o sr. 1. | gApoK] o sr. 1. | 4 Eifcttf ekaiai] e^ sr. 1. 



je * vous delivre le roi des Juifs? » ''" Ils crierent tous disaut : « Ne delivre 
'Fol. 223'. pas celui-ci, mais delivre Barabbas; » et ce Barabbas etait an voleur. ^o 

Avec Dieu. — 3' heure du jourde la Parasceve de la Päque sainte (vendredi). 

Leron deMoi'se le prophete (Gen. xlviii). 

1 Et il arriva apres ces choses, qu'on inlbrina Joseph, en disant : « Ton perc 
est mal. » Et il prit ses deux fils, Manasses et Ephrem, et il alla vers Jacob. ' 
2 On infonna Jacob, disant:« Voici que ton fils Joseph vient vers toi. » 
Israäl retrouva de la force, * il s'assit sur le lit. ;1 Et Jacob dit ä Joseph : 2 
* Fol. 223'. « Mön Dieu s'est montre ä moi ä Luza, dans la terre de Chanaan; il m'a 3 
lii'iii ' ei m'a dit : Vbici que je te Ferai croitre et multiplier, pour faire de toi 4 
des asseinblees de uations, et je donnerai cette terre ä toi, et ä ta progeniture 






[301] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 349 

5 mK^s^cm utntncuJK v tiruA^t 1 ujAtrte^ -v 1 ""jrtOT on 
TitK^yH^: & ti^nr^ujT^ hak V^rt^HUt v ütia*\j 
^AfOK t^Hut rtonrirtt t^j?ftu ntuu^riAccH ••• Ok^yt^ 

7 K^H^OVlOUiÄ nuh v 7 anok *^t tinHOT £&o^ V}tN^- 
micovio*^AUtÄ rne-ycrfMÄ v acuot riÄt^A 1 ^«^ 
iekuat v j3tnnKA^t ü^^naan v tmAV^uim evnj>i- 
rvo-^fouoc 1 üit^ A ^?^^^ * onro^ 1 awoucc £tmu<jun 

8 N'lfcTVHrmo^OUOC rntfiHtt?s£tU V 1 8 hA^nAT !Kt Vt!2£;t- 

tvic^ 1 trttn^yvi^ rmucH^ 7 ' m2S:A<^ v *x:trtm fnAjenE na* ■*' 
nwno'r mu 1 üt\a\ua v onro;> m*xtiAK<Ju& ÄÜnnoT 

10 ^ A ? os *' cJ m A VnACUOT Efuao'T 1 10 H6 AT^OUJ 2vEm 1- 



Fol. 224' 



* Fol. 224' 



ünAiKAgi] a 1 bt. 1. | nEunEKXj-ox] o sr. 1. | etua^i] sie, lire -aua;>» | 5 ne- 
Kjanp^] sie, lac. | ETAxjymni] e presijue detruit | 7 VjErrf viEMCono2vAVMA| sie | enig;»- 
no^pouoc] sie | nntnHnno^poiioc] sie I 9 ;>Af oi] o sr. 1. | 10 orog 2 ] o 2 sr. 1. 

5 apres toi, «mi nossession perpetuelle. ' Maintenant tes deuxfilsqui te sont arrives 
dans la terre d'Egypte, avant quo je ne vienne vers toi en Egypte, ils sont 
miens. Ephreiu ei Manasses, comrae Rüben et coinme Simeon, ils seront ä 

6 moi. c Mais les rejetons que tu engendreras apres ceux-ci, ils seront ä toi; 

ils seront appeles du Moni * de leurs freres dans ton heritage de ceux-lä. »Fol. 224\ 
- ' Quant ä moi, en sortant de la Mesopotamic de la Syrie, ta mere Rachel 

niourut dans la terre de Chanaan, quand j'approchais de Thippodrome de 

Chabratha, et je l'enterrai Sur la route de l'hippodrome de Bethleem. » 
8 „ 9 8 Et Israel, ayant vu les lils de Joseph, dit: « Ouc te sont ceux-ci?» 9 Et 

Joseph <lit a soii pere : o Ce sont nies lils, que Dieu m'a donnes ici. » 
io Et Jacob dit : « Amene-les-moi, pour que je les bänisse, » I0 Les yeux de 

Jacob etaient appesantis* par la vieillesse, et il de pouvail pas vbir; et il *Fol.224\ 



350 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [302] 

rtA^^*Ätu2Sou nnat ü&o^ ^rtriE v oto£> A^ttf>(yr- 

t^uionr v 1 "ntÄtTnc^ 2^e niujcvi^?' 2£E^HTinE ürtonr- ,, 
^yon^i üntK^o v ^Hvirtt Ä^p*Y iauoj eyiejcä^ox -vi 
i2 oto^ äiuuch^? ^trtonr ca^ü^ ünecjä?s<ju«x: -v at'ot- |2 

*2vE 6\ ÜT1E<^u)Hf>* & •)■ OTO{> A^^A^^tU 1 CA"Ä^(3H 

V^u^m fc?o^ •)•' 14 Avisen *h.t conntrtTE^«ÄSQs rtonrin^u ,, 
eßiO^ v a^a'^oc EÄfmA<j?f üe^^eu yie §>&\ *2^Em 

ÜUAttACCH V i^jAjt^int^'SfÄ 1- UANACCVi *KEm' 

iaueiä^oit «jy^iV^OTN 1 ErtAiE^oonr v 1 "niArrE^oc 
e^noj>ejji üuov 1 e&o^ V^ErmmEi^u-ioT ih^oit v cuot 

EN<MiJ?s<JUOlH OTO^ EnTEUOT*^ 1 ETtAf>AV1 flloVilOir NEU L 

12 a<-j^a4>PejüO sie, lirc Ätj^AEt^ptii | 15 MnE«-jvinE^ü«o] sie | 16 imoi] o sr. 1. 



les fit approchcr de lui, les baisa et les embrassa. "Et Israel dit ä Joseph : n 
« On ne m'a pas derobe ton visa^e, voiei que Dieu m'a montre ta progeniture. » 
'-'Et Joseph les ecarta de ses jambes; ils se prosternerent devant lui, le ,._> 
visage contre terre. 13 Joseph prit ses deux lils, et il placa Ephrein a gauche l3 
d'Israel et Manasses ä droite dlsrael, il les fit approcher de lui. 1S Israel u 
dressa sa inain droite, il l'eleva sur la tete d'Ephrem ; c'etait le petit ; ei 
„. sa gauche, il ' l'eleva sur la töte de Manasses; ayant ehange ses inains. 

Manasses etait le premier ne. '" Et il les benit, il dit: « Dieu vis-a-vis duquel i:, 
ont ete agreables mes peres, Abraham et Isaac, Dieu qui m'a nourri depuis 
ma jeunesse jusqu'ä ce jour, "ange qui nie sauve de tous les maux, ic 
benis ccs enfants ! Et qu'on invoque mon nom en eux, ainsi que le noin de 



16 



[303] LA SAINTE FETE DK PAQUES. 351 

<\?f>Avt vtNAto*^ l- a^aäu riEuicAAK •)■ eiteäujai eot- 
n wuj*\ üäuj<m E<^o^y ^i^EmiSKA^t v 'Hia^nat ^t 
flÄfcluuCH^? 1 ^eätte^ujii ia^ete^'ä^ vtonrmAU t^tn- 
ia<^?e * vtt(j?f tu ävh;>ui& ^fojy unt^üöo -v ovo£>* Fol 225 , 

18 TA^E 1 Vtt^ftU V E*2S.tmA^?fc ÜUAUACCH V 1 |K TlE*2£Etua- 
CH^p 'fc.E ÜT\E^sujt v «ÄEY\A^VJ^ AVt YtAtuvi V ^?A1 

rAfnt rti^yo^n 1 üusci -v ^aiek'äi'X: norinAU E'Ätn- 

YlA^JHfM *\eus V 

onrÄNArrtuuctc e&vo^ jpENHCAJAC rtm^o^pHiwc 

$>o*\ vntoT , CA , s^ uj<juyh .j- a<^x<ju tih^ ü^AnÄioonri 

5 üto^ A^ono^o e^o^ rtonr'uAyjTS: -v t-a^icuu-itu * 5 ig&uu , Fol 226 , 
ÜTtdc E^oirujivA vtrtAUA^m v änok *Lt ^'nAt^Arnj- 

6 ?sErm an -v 1 enr*2^E ^viae^a^cj-«ieu au v 1 'a^ NiAdict 
ü^AUUAC^^rE v onro^ uAonrö*ÄS E^ANujENKO'rf \- 

17 H2£.EJU»CH<J>] H ST. I. | AIHgulfe] g^^ a j- SI". 1- | Ä1U»CH<|>] H ST. 1. | ÄUOTIl] Ä aj . 

sur la marge j 18 rnjyopn] o sr. 1. | ls. l, 6 fi^AnMAcnrE] un e aj. sur vi. 

mes peres Abraham et Isaac, qu'ils se multiplient en grande quantite nom- 
,- brcuse sur la terre! » 17 Et Joseph ayant vu quo son pere elevait sa main 

droite sur la tele* d'Ephrcm, le geste etait dur en sa presence; et .loseph . Fol.225\ 
pril la main de son pere, il l'eleva de dessus la tete d'Ephrem sur la töte 

1 ft 

de Manasses; 18 et Joseph dit ä son pere : « Pas ainsi, nion pere, car celui-ci 
19» est le premicr-ne, mets ta main droite sur sa tete. » 1S " Et il ne voulut pas, 
inais il dit : « Je sais, nion lils, je sais. » 

Ler.on d'Isaie leprophete (ls. l). 

4 ' Le Seigneur qui m'a donnö une Langue d'örudition, pour que je sache si 
la neeessiir dune parole a lieu, m'a etabli le matin, ei il a ajoute en moi 

5 une oreille pour que j'öcoute. * 5 L'enseignemenl <lu Seigneur ouvre mes * Fol. 226', 
g oreilles; etmoi, jenecontredirai pas, e1 je ne serai pas sourd. B J'ai livre" mon 

PATll. Oll. — T. XXV. — F. 2. 23 



'Fol 226 v . 



352 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [304] 

tea^o ^t' unnACOü^ e&o?\ ^A^^yi'ru rnt^AUüA^ -v 1 

'EAOC At^UJEEt Nttt VtOT&OVEUOC V EüE\t<\?At ÜEEldE^lEEt V 
A^>?sA ^^^ UE1AJ>0 Ü^^H"^ NOTmT^A ECÄÜf -V 

onro£> aseue Äevt'rtAdt^mi •)• ^t^JotEW vt*2St^H eia«^- s 
üUAioi i J «m EiEEJEtA^ydi;>ATE ntuw v uAft^V^m 
ee>oi -v ''^Hrwit tc Eide tUNAE^oHum ee>em v um s 
t«riAuj*i;>tuv:ot v ^eeeitee Nttujntrt ih^ot ü<^?e>h*Y eeoip- 
;>&<juc •)• itntrtfiA EfÄnAC -v onrj>o?\t 2^t tct oteuommot -v 

'r\A?\m VECA1AC rHYEf>0^?Vn 

■''onrot EHionrvY^C^^' ^tAircodru VEtnrcodm J Joae>oe g» 



10 



10 



u 



UUm UU^OT "'tfKiw UUOC V 'ÄEUAE/EVlCuavt^ IXYH- 
EiUHi •)• "ÄE^Ol EEAI^A'T EIAEt V ^VtOT 1 "^t tnrto'ruju 

vmtonnA^j 1 vntrts^&vVEonri rntnoVÄEÄ v n onrot ixxw- 
Ärtouoc ^Amrti;>uJcno ecaia rti^fckYEonri eviene^«^^ 1 

tTEi E2£tJU<^ •}•' '-YEA^AOC E1E1EElVEf> ÄKI^f CEC^ET ÜU^- , 

^n ■)■ oVo£> nee En^yn üu^ie« 1 ctoi Etdc ee>ujien -v 

Tit. ninpo^HTj sie. et n sr. h | Is. in, 10 äe^oiI o sr. 1. | iiniÄmmoci o 2 sr. 1- 
| 12 xiMiunEJv'] sie, lire viuo^. 



dos aux COups ei nies joues aux SOllfflets : nion visage, je nc l'ai pas detotirne 
de la honte des crachats. " Le Seigneur a etöpour moi un secours; pourcela, : 
je n'ai pas eu honte, raaisj'ai posö inon visage coninie vine pierre solide, et j'ai 
su queje ue recevrais pas d'opprobre. s Car il est proche, celui qui m'a justifiö; s 
qui pourra procederavec moiPQu'il s'approche de moi ! 9 Voici que le Seigneur 9 
m'aidera; qui pourra me maltraiter? Voici que vous tous comme un vßtement 
vous vieillirez; un vervous ron&era! 
Fol.226*. ' Encore Isaie le prophete (Is. m). 

Malheur ä leur ame, car ils mit tenu conseil contre moi, d'eux-mömes, ,, 
"disant: « Enchainons le juste, car il uous es1 nuisible; » mais maintenanl ,„ 
ils mangeront les i'ruits des oeuvres de leurs tnains. " Malheur ä l'injuste; des ,, 
inaux Selon les oeuvres de ses mains viendmni sur lui. ll M011 pcuple, v<>s pereep- v , 
teursvous glanent, et ceux qui vous ranconnent sontvos maitres. Monpeuplc, 



[305] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 353 

tta?\aoc rm htfUAKAfj'^m üu^itn ■)• cecuj^eu üuu>- 

*1EVI V OTO^ ^?Utun rTlENE^Vi()A?sA'V!2S: V CEJJJOO^ntf 1 
13 ÜU<A»TEN V 1 1:! A?\^A *^VtOnr WOC WAS ETl^ATI 'üTO^MuIü;-. 
i, ^HAivii ÜTCE<^AOC EYA^AH 1 N MÜ^ Ytdc 1 <^NAi EVl^AYT 

NEUvun^EC^nnE^oc j'nEruTsAoe 1 NEUvtcrrA^^N v 1 
nü^ien *^e e^&eoit ie'ten^ca^^ ettahä^a'^ow V 

lEHErr^^pn n«JJOir v 

Y\A?\m WCAtAC TUTT^O^HT 
, '»UWE ^7H EÜVtHOIT 1 E^O?\ V^EriE^^U -V T\lUf>O^E^) 

^EnE^^ßi^C E&O^ V}ETlL\OCOf> •)•' EtJJCAJ<JU(rr UYIA^H^' 

V^enoipcio^h wäowc 1 V^Ertonr^ou •»•' mhok ^nacaäi 
., rtonruE^um tieuo^o^att rionr'ÄAi v * 2 E^&Ecrr riEK^&uuc foi.^. 
Eij^Ej^^^^y v oto^ ^k^e&cua j>uic e^o?% V^Ertcrr^E^- 

3 £ m m fnEOT^fun 1 ''EA^UJrtC ECXJIE^ V OTÜ^ NE ÜUOtt 
^!ÜH N*lEvUE«UOC NE3UH1 -V 1 tnTOJ> At^><JUJUll E'ÄUJiO'V 

13 cjha'uu] un e aj. sr. j. j Is. lxiii, 1 Um] sie, lac, lire nm | öhok] sie, lac, lire 
AitüK [ 3 EAigiuncJ sie, lire eai^ouc. 



ceux qui vous nomment lieureux vous egarent; et le chemin de vos pieds, 

13 ils le troublent. " Mais maintenant le Seigneur viendra eii jugement, *et il » ,, , „„. 

•» o r Ol. 1.2 / r . 

14 amenera son peuple au jugement. "Lui, le Seigneur, viendra en jugement 
avec les anciens du peuple et leurs chefs, mais vous, pourquoi incendiez- 

15 vous cette vigne? La depouille du pauvre est dans vos maisons. ''Pourquoi 
faites-vous torl ä mon peuple, et confondez-vous les visages des pauvres? 

Encore haie le prophete ( ls. lxiii). 

i ' Ouel est celui qui vient d'Edom, l'ecarlate de ses veteinents de Bosor? 
Magnifique ainsi enune robe de violence dans la forcePJe dirai la verite avec 

2 un jugement de salut. * -' Pourquoi tes veleineuls sont-ils rouges? Et ton habit . F .,.,-. 

3 comme d'un fouleur de pressoir? 3 Je Tai foule completement, ei il n'y avail 
pas d'homme des nations avec moi. Et je les ai foules aux pieds dans ma colere, 



I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [306] 

onro^> ahwi ünonrcHoc^ E]bf>Hi jwa^i v 1 'ote^oot , 
rAf> vntonr"\^t^suj A<^i E2£<Juonr onoo^ onr^ouw vtcua-^ 
acv Ai^onr^ onro^ ne üuon ^ühüoc i Ar^üHj' 5 

OnPO^ NE ÜU051 $>7\\ ■]■ "Y VTIOT V OTO^ ^VtANA^UEH 

vt*2S:ENA*2^\?cn onro^ riAÜ&kON A^i v i; oto^ as^uuui ,, 

Fol ' EriKA^J 7 '^?NA1 Üf\()C AlE^YIE^UEnri •)• VtlÄf>E^H vtitTidc : ' 

'' hATC^ntiii e^cm 1 Anr'^^öHonr at^apu^oio *ki 21 
ej>^vh E'ÄEnviA'codm v 'ot^e ünAnncnp;>o e*äeu- -- 
iuca'äi •)•' ^Anp^A^t *L.t Ejjyua^ AijyAncAÄi nEU'Juonr 
^ü'^p^H^ rionrK<3^ E^'ssonruri e&o?% V^ai^h rco'ruonprt- 23 

rmAicA*2£mE v' 24 Aij±jAvtcuj&kJ ueu^oit ü hatte vt^onnc M 

5 nion] suivi dun ot barre | nXEHAX<botl o sr. 1. | tit. ni2kiKEoc] o sr. 1. 



je les ai broyes comme de la terre, et j'ai porte leur sang en Las sur la terre. 
'' Car unjour de retribution est venu sureux, et une annee de rachat est venue. '* 
5 J'ai regardö, et il n'y avait pas d'aide; j'ai observe, et personne ne m'a s 
secouru; ei mes Inas me sauveront, et ma colere est venue. " Et je les ai r> 
foules aux pieds dans ma colere, ei j'ai mis lern- sang en l>as * par terre. ' ' Je 
Fol 228 r . "ie suis rappelt'» la misericorde du Seigneur, les vertus du Seigneur dans '•' 
tout ce qu'il lious donne *'u retribution. 

De Job lr justc l Job XXIX I. 

■' M'ayant entendu, ils ont observe; ils ont fermö la bouche sur ma reso- 21 
lution. ••'Ils n'onl rien ajoute a ma parole, et ils se rejouissent si je parle avec 22 
eux; ' ; eoiuiue une terre alteudaut la [iluie, aiusi eux, ils attendaii'iil ini's paro- 23 
les. •' Si je riais avec eux, ils ne le croyaient pas, ei la lumiere ne tombait o., 



, :! 



[307] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 355 

«AiOTt^ JÜK^H^ 1 ÜOTOIO^O •)• V)EU;>Armcnr l ttA'£,<JUJUlE- 

noc i ü<^?f>vr\ rx^Anonrort e've^w&i EiE^viojjrY ««juonr -v 1 

\ i'^nono *^e Anocuj&j nuot fi*X:t^ArtE2\A^iC^oc v *\ vtonr 

*h.t ct^c&k"j v\w\ JoETitnouE^oc y vt2£ENVi eviaiujuuu}^ 

rmoTio*Y ENAi';x m üu^ot ■>■ TSECEimAiuA au «iiiox- 

2 ^of vnErtmAfiEC<-ucno v 1 'ke te E^ono VtMl HÄOU VT1E- 

NOIT'Äl'Ä V OTCTmtWÄ AC^AKO E^>f>Hi ESS.ujio'Y 1 V 
VDENCrrUE^E^EfJoAlE -V ttEUOnr^&UJitt ÜAnu}Hf>l v 1 riH 
EI^HT JT)EnOTUAtt^UUJOT VtCA<^ Y Crr'nAKO SltUOT- 
*lA^ET\ua^sÄ l UH EHK^ VICAPAN Äf>Af>m -Y Y^EttOT ' UA Mol -;r. 

E^CEVtCE« nnh e^e'^atia^suue rtonrjof>vicnn •)•' mÄimoc 

ÜCAUTIEn^^Onr Y EnrEE^AE ÜÄrA'^OVt m&EN Y VtH 

EiE^yATO'ro'ÄO'TrE'X: -v v\j>Armcrr'm vtie^ok^ot 1 -y V^en- 
cnp(>&<-utt E«^o^y v 1 :, Ainujionr«o'Tr E£>f>HJ e^uui fiÄt^^n- 
f>E^dfonH ■)■ 'rtW eie^an^o^ ütiet^a'tie vtonrüonr y 

Job. xxx, 1 XECExinAixiAj sie, lire ÄECEÜnvaA] 4 gAnÄpApm] une croix sr. a 2 | 
noT^pHO-ri] t 2 sr. o 2 | 5 e2£.um] iu sr. 1. 



25 pasde mon visage. "Je choisissais leur route, et je siegeaisen chef; * je demeu- »Fol. 228', 
rais coniine im roi avec les homnies ä ceinturon; je les consolais comme 

1 des gens dans le deuil. xxx 'Et maintenant des inferieurs rient de nioi; et 
maintenant ils nie fönt la lecon ä leur tour, ceux dont je meprisais les 
peres, ceux que je n'estimais pas dignes d'etre avec les chiens des bergers. 

2 'Car que nie faisait la force de leurs niains? Le perfectionnement s'est 

3 perdu chez eux. 3 D.ms l'extremite et la disette saus enfants, ceux qui 

4 fuyaient dans un lieu aride hier la ruine et la misere, 'recherchant l'arroche 

dans un * lieu qui fait echo a ceux dont l'arroche est la nourriture ; mepri- « Fol. 229'. 
sös, gens de malheur, etant ä bout de tout luen; rongeanl des racines de bois 
5-« dans des famines frequentes. 5 II s'est eleve contre moi des pirates ° ayanl 



1.1. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [308] 

änok eios vuyCm^i rrKnonr Anrufcc'iujn *k.t cnro*> Anr- 
Jr>fcrt'nA£>o 






18 






tnoArrt^to kaia UAitttovt ^2, t\h 
otai e&o^ V^tn'rm ticort£> utuuhuj' «^?h t^AnoonrAji^ v 

7 e&o?v! o sr. 1. I 8 MEumjao'irjyujoTitMj sie, lire -jyoir;yo r r | Ps. xxxvn, LS ücnox] 
v sr. o I tit. evArrEWo! sie, et o sr. 1 | uAn«toti] n sr. a | V;*; 1 tih aj. au-dessus. 



des trous de rocher pour maisons, 'criant dans des Lieux bien retentissants, 1 

eux qui habitaient dans des buissons sauvages; s bis d'insenses, dont le 8 

110m est avili, et la gloire eteinte sur la terre. 9 Et maintenant je suis 9 

L Foi 229*. P our oux un0 guitare, et etant leur fable, '"ilsine detestenl ei s'ecartenl * de 10 
moi, et ils ne sc privent pas de nie cracher au visage. 

Psaume xxxvir. 

,s Et moi, je suis jin'l (iu\ coups ; 111a douleur est devant moi en tont i» 
temps. 

Verset (Ps. xxi) 17 *Une bände de chiens m'entoure; une assemblee de v 
tnalfaiteurs s'empare de moi. 

ßvangile sehn Matthieu, chapitre lxxxvih (Mal. xxvn). 

1 A la föte, c'ötait la coutume pour le gouverneur de delivrer un des prison- 15 



2:iM' 



230' 



[309] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 357 

„, "'rtt oxon ota^ 2it e^con;> üno'ioir V ÜVUCHOT E1EU L 

uat tcrrcovtmt -v Enruonr l *Y t?o^ *x:E&Af > A&£iAC v 1 
n 17 E*iATU'JLiO'r^ o^vi EnruA yie*xevi\?\A^oc vtu^oip v 

18 «JAN SHC -V <\?V1 ElOnTUOT^ ^? oc i ÄtTA^C 1 ls HÄ^tm 
, g rAf>VlE Y •Ättl^TIVil^ Ett&EOT^ttOVIOC V 19 E^;>EUC1 *KE 

üuoc -v *2S:tÜTVE^t^^s. ünwuw n ,T iH v At^yEnonruH^y 

20 '"^Af^iEftTC 2^E VtEUttlY\f>EC&innEf>OC ■)■ ATtttT^^ttHCnr 

rmmvij±j <>wa Nctt^Eim u&a^a&^ac 1 shc *L.t üceia- 

21 ko^j -v 21 a^e^otü* cnrn ft*x:ET\^HrEu^»rt v\e*X:a<^ nu^onr 

2£Enm e^e^not auj<^ üta^a«^ vauaheti e&o^J V)ENWAt & v 

22 m*<JUOT *XE T\E*Äuaonr Ät^Af^^AC -V * 22 Y\E*X:EWt?\A- "Fol .5 

noc u'jjoio ÄEO-rnE ^naai<^ vuhc <\?y\ E^cnruonr*^ fcfo^ 

23 2£EV\^C vtE*2£:<Jucnr IH^OIT mu A ^ota^^ V °'m*2£A^ 
vnjuonr ft2£Evu£>YtrEU<x»N äeoip rAf ümEn^ujo-r 
ntnA^A^ v vt-ö-ujo'r *^e rt';>cnrö rtAnru^y e&ots etä^ 

Mat. xxvii, 1(J oTOVt otai] on ot äj. sr. 1. | 21 eRo^] o sr. 1. 



16 niois ä la Ibule, celui quYlle voulait. "Or ils avaient un prisonnier dans ce 

17 temps-lä, qui etait un voleur qu'on appclait ßarabbas. 17 Lorsqu'ils furent 

donc rassembles, Pilate leur dit : * « Lequel voulez-vous que je vous delivre, * foI.230' 

18 Barabbas ou Jesus qu'on appelle le Christ? » 18 Car il savait qu'ils l'avaientlivre 

19 par haine. "Comme il siegeait sur lc tribunal, sa femme lui envova dirc : 
« Ne fais rien a ce juste; car j'ai ressenti beaucoup de souffrances ä son sujet 

20 cette auil en songe. » "'" Les Princes des prßtres ei les Anciens avaient persuade 

21 aux foules de deinander Barabbas et de perdre Jesus. il Le gouverneur 
repondit donc ei leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous delivre de ees 

22 deux? » El eux dirent : « Barabbas. » * 22 Pilate leur dit : « Que ferai-je de Jesus • lni.jur 
03 qu'on appelle le Christ? » 11s dirent tous : « Qu'on le crucifie! » " Le gouver- 
neur leur dit: « Quel mal donc a-t-il fait ? » Et eux criaient da van tage, disaut. : 



358 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SI'.MAl.NT. SAINTE. [310] 

ÜIAOC ^EAJ^ V 'tlA^VtA-V *2^E tt^ETU^AlOC 'ÄE^VtA- .,, 

•ÄEU^vtcv vi^m an v a*%?^a UA?s?\ovt otjj^o^e^ 
yieujia;jj<juvis v a^6\ üonru^onr ä^oh vmE^'Äi'X: e&o^ 

ÜYIEUUO ÜTItUVi^ E<^7£U-t ÜUOC V 'ÄE^Ol VtAUNO&l E&O?» 
^ATl'CNO^ VnAY\AtUUVil -V VlUUJ-iEN E^EIEVtE^UJUyt v 

: 'onro£> A^t^onr«jj vtÄtns?\Aoc hh^ ntÄACj •»■ s&eyie^- 
' Fol. 23i'. gwocj e^\>v» e^uun NtUE'XiErmtmyHfi v ' 26 io*it ^CJC^ - -<• 

&iA^A&k&kAC VtuaoiT E^O^w V (HC *^t ETA^E^^p^ArE^^m 
ÜUO^ 1 A^IHl^ EU^OTA"^ -V 

ETArrt^SO KA1A UAfKOH niUA^Pi 

°KA*1A Vl^yAt !h.t rtA^^'J" NOTAS E^C"J«^ Nuu'cnp E&OTs ,, 

V)Er\^?H E^yAirE^Eim üuo^ v 1 <\>w *ke Honruonr^ t^o^ : 
•ÄE&kA^A&i&kAC riA^con^y\E «EurtH EiAnri^s üonr^y^o^- 

TE^> V «Vi ENATifV NtnrV^UTlEßl JoENVU^ttOf TEf> V *tnTO£> 8 
ETA^i EY\u)U-»l Ü2£ETCmttUJ ■)■ A^E^YTIC 1 flE^Eim KATA 
^7^>H^ ENA^'l^l tt<JUOT V ''THSsAIOC *ZvE A^E^OIT«^ ttuionr 9 
Ecp^uji uuoc v •xeie'^enotuu^ NTA^"-* N^IEU E&0?\ 

24 2*.e] aj. sr. I. | a^jium] iu»j aj. sr. la mar^c | ft$iE<-jX5t&] n aj. sr. la marge; 1111 a 
devant n'-' barre | rnAnAntuHi] sie, lire fne- | tit. ETArrtwo] sie, eto sr. 1. | Marc xv, 
7 h)t«n^ia«ofiEf ] o sr. 1. | EnujuMJ u» sr. j. 



« Crucifie-le ! » tA Pilate, ayant vu (juc cela ne servait ä rien, mais que lc tumulte 34 
augmentait, prit de l'eau, se lava les mains devant la foule, disant : « Je suis 
innocent du sang de ce juste, vous y veillerez. » " Et repondant, tout le 25 
Fol. -23i'. pcuple dit : « Que son sang seit sur nous et sur nos fils ! » * 2(i Alors il leur delivra 26 
Barabbas. Quanl ä Jesus, l'ayant fait flageller, il le livra pour etre crueifiö. 

ßvangile sehn Marc, le second (Marc xv). 

'■ A la föte, il leur delivrait um prisonnier, eclui (|u'ils demanderaient. 7 Celui ,5.7 
(ju'on appelail Barabbas etait aux fersavecceux qui ayaient fait une erneute, 

et qui avaient fait im meurtre dans l'emeute. s El etant montee, la foule se mit 8 

ä deinander comment il agirait avec eux. ' Pilate leur repondit, disant: « Voulez- <> 



[311] LA SAINTE FETE DE I'AQUES. 359 

11 Ett&EOT^Hjovtoc ■)■ " riiAf>;x^? tnrc *Kt Air^m ü'nmH^j -v 

^i«a uA^^ort rr«^;)r N AkAj>A&&AG rtuaonr e&o^w -y 

- ' ni^A^oc *^e EiA^E^cnruu tie^a^ vfjucnp -v TSEtnr onrvt 

HE^VtAAl«^ 1 Ü^7H E1E1Ert*X:<JU ÜUOC Ef>0<^ *2£ErVOnPf>0 

i3 rnErmoT"2vAi -y 1:! mnJuonr *z^e ort Anr<juuy e5\o^ "äeaj±)^ .j. 1 

l* 14 TTl?%AnOC 2vE J1A<^*2S:«JU ÜUOC NUJiOnP V ^EO'T rAf UVIE- 
T£>UJOir nETA<^Af^ V rWJUOT 1±Z Vt^OlOÖ NATUUiy E ! ^0?\ 

15 "StA^^ •)• '"'TllZsAlOG 2vE E^OT«J"^y EE^YTEIE^rtEVtmHU) 
A^^AßvA^A&k&LAC Vtujoir E&lO?\ -V &*y\ 2^t TttWC EEf>- 

i6 ^?^>AKE2s^m üuo<^ ^^^a (noTA^y^ v "'rtmAnoi *ke 

Airdnc-j E*)oonrn e^at^h vnETtm^Eiu^jovt v oto^mui.ü-. 

^iixi-jcj vtonr^&koc vt(3Vi*2£:t ■)■ onro;> ATduum ftoir^^ou 

18 E&0?\ V^Ert^AVtCCr^t ät'^A^ £>1*2S:<JUC^ ■)■ 1H OTO^ ATEf- 

^mc vtE^AcnA^EC^E 1 üuo<^ v äe^e^e T\onr^o' fnt- 

rmOT^At -V '' J OTÜ^ AT^JOTi JDETIIE^Ä^pE ftOTKAJi) V 

onro^ NAnr^wA^ V^ehtie^^o v otoj> Enr^tonH üuuaot 

12 iiuocj o sr. 1. | XEnoTpol v sr. o 1 | 14 iiuoc] o sr. 1. | 16 atuotJ] o sr. 1. | 
1" OTOg 2 ] o 2 sr. 1. 

io vous que je vous delivre le roi des Juifs?» "'Car il savait * qu'ils l'avaient livre ¥ Fol.23r. 

,, par haine. " Les Princes des pretres remuerent la foule, afm que plutöt il Ieur 

12 delivrät Barabbas. l2 Mais Pilate repondantleur dit « Que ferai-je donc de eelui 

13 que vous dites etre le roi des Juifs? » ' 3 Eux eucore s'ecrierent : « Crucifie- 

14 le! » ''' Et Pilate leur disait : « Quel mal donc a-t-il fait? » Et eux s'ecriaient 

15 davantage : « Crucifie-le! 9 ''Et Pilate, voulant faire ce qui plaisait ä la 
foule, leur delivra Barabbas; quant ä Jesus, il le fit ilageller pour le crucifier. 

16 '"Les soldats le lirent entrer* dans la cour du pretoire, et ils convoquerent *FoI. 232'. 

17 tonte la colmrte coiitre lui. l7 Et ils le revetirent d'un vetement de pourpre; 
is et ils tresserent une couronne d'epines, la placerent sur sa töte. 1S Et ils se 
i!i mirent ä le saluer, disant : « Salut, roi des Juifs! » 19 Et ils frapperent 

sur sa tete avec un roseau, et ils crachaient sur son visage; et sejetantsur 



['.) 



LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [312] 

E«2£trmonr ! Kfc?%t Enocnr<Juuj-i üuo<^ "oiro^» £>oie ETAnrcuukj ,, 
üuo^ v at&auj^ üy\i^>&oc' ücm^i v onro^ aip^ 
vmE<^&u*c j>hju*i<^ v cnro;> Ann evi<^ e&o?\ ^iriA fiCEAjy^ v 1 
'onro^ Anrdi rtonrAs nk^a 1 E^cmt<x»cno v ctu^n 1 21 

Ean^oc viEUf>cnr^>oc •)• ^iia vnE<^?\t üm^-Pc -v 
''onro^ AnrEm-j eyhua fntro^roüA v ^as EjyAnrcnrA^- 22 
ue<^ tseyiiua rtitniK^AmoN -v ''cnro^» Anr^\ vtonrH^>r\ 23 
e^uo'ät nEUOT^yA^yV m*o^j ^e jxnecjdntj v -'oto^ m 
a^ta^j^ ■)• cnroj> Anr'^pujyj vmE<^&u-»c e'^^ait eat^s^ti 
e^ujot 1 *X:EVim EönAÖ^ono ■)■ 'he <^?rtAnr *ke vtA*sn rnt 1 25 
onro^ AnrAyj«^ ■)■ 

EITArrE^SO KA1A MTKArt ÜUA^jr 

''tH^A'JOG *^f EHA^JÜLOT^ ErUA^l^^C «EU— 1: 

n^A^ujirt NEu'm^Aoc v ''vie^a^ Yiuu'onr'ÄEÄ^EiENivii mit '■ 

UTTA^UJUS ^^C E^ * ^?<jun£> Üni?\AOC E&vO?\ ÜTO^ £>MTYnE 

20 iimj>EkOc' o sr. 1. | tit. ETArrE?^o] sie, et o sr. 1 | Lue xxm, 13 EniAp^iEfETc] 
T sr. E 3 . 



leurs genoux, ils 1'adoraient. -" Et lorsqu'ils l'eurent peisillc, ils le d< s jx>iiilI(''r<Mit 20 
du vetement de pourpre, Lui rairent ses vetements, et l'emmenerenl | >< >ur le 

crueifier. " Et ils requisitionuerent un passant, Simon le Cyreneen, qui 21 
'Fol. 232-. revenail do lacampagne,* pere d'Alexandre et de Rufus, pour qu'il porte sa 

croix. "'"' Kt ils le menerent au lieu de Golgotha, qui est interprete lieu du 22 

Crane. "Et ils lui donnerenl du vin mele de fiel; mais il u'en prh ]>as. ■_■: 

84 Et ils le crueifierent ; et ils partagerenl ses vötements entre eux, les ayant 24 

inis au sort ä qui les prendrail : "c'etail la troisieme heure, et ils le 2s 
crueifierent. 

Evant/ile sehn Luv. letroisieme (Lue xxm). 

"Pilate, ayanl appele les Prinees des pretres, et les chefs et le peuple, 13 

'Fol. 233-. " leur dit : « Vous m'avez amene cet homme comme * agitant le peuple, etvoici 14 



* Fol. 233' 



[313] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 361 

ÄNOJC EIA^EWt-J NA^A<^ UTUIEVl'Ü-ÖO Y Ün^EU^l 

heiia V)tvinA^ujiui ■)■ uhh EnE^ENE^KAiwro'^m Ef>o^ 
i3 vtjovncyr v 1 1:, a*»*>a ono^E yiKEW^uj'k.HC 1 A^onro^w^ TAf 

^A^on 1 onro^ £>vmv\E üuon ^^s 1 v\^^&i viV^hi^j -v ea^aj^ 
i6 t^ün^yA ü^ULonr 1 "'niA^c^ onovt nacjj ü'ia^a^ 
17 e&o?\ -v l7 onooj> rt'-öo^ ÄviArKW tia^yie t^AonoAi nujono 

ls E&OTs 1 V)ENYt^yAt •)■ ls AYim«uj *ke *ih^ <JJJ^ E&OTs E^2£uj 

19 ÜUOC *X;E l Ä^uJ?A\ V ^A&A^A&J&AC HAN E&O^ V ''<\?A\ 

E^AT^IICJ ETV^yTEKO 1 E^&iEOir^y^O^E^ UEUOnrV)UJ1tfci 

20 EAAjjyujiTn * V)e«"^Tiowc v "nA^m *2vE on äwi^aioc *foi .-.:.;■ 

21 uonr'Y e^ujot E^onrujijy 1 e^ashc e&o^ v M m*u-»oir *ke 

22 AT<JUU) t^O?\ Enr*2S:VU ÜUOC *X:EA^y^ AJü^ -V 1 'vt«o^ *k.E 

riE^A^ rt^jionr 1 ü^UÄ^r ncoti -v "Xe'ot ta^> ümn^ujo-r 

VlE'lA^At Al<^ V ÜTlt2£EU ! J>?\t flEltÄ Ölt^UOT 1 fl)~)Vn^ V 

23 rnA^c&tu' cnrrt na^ rnA^A^ e&o^ v 1 ^mnjuo'r *2ve 
AnronpA^penonp V}ENj>Avmi^rY ncuh 1 e^e^eiin üuo<-j 
E^^onrAjy^ •)• tnro£> rtÄT'ÄEu'SounE ris&ErtonpcuH 

17 h)EnnjyAi] kaha ujaj aj. au-dessus. | 22 e&o^] o sr. 1. | 23 hatxeuxouj 

TSI'. A. 



que je Tai interroge en face en votre presence; je n'ai pas trouve de faute en 
is eet horiinic pour les choses dont vous laccusez; 15 mais Hörode rioa plus; car 

il dous I a renvoye, et voici qu'il n v a pas de imitiere en lui qui l'ait rendu 

f " 1i di'gnede mort. " ; Je lui ferai donc la lecon, et je le delivrerai. » " Et pour lui 

is il y avait necessite qu'il leur delivrät quelqu'un dans la fete. 1S Mais toute la 

foule s'ecria, disant : « Prends celui-ci, delivre-nous Barabbas : » 

19 "lequel avait 6t6 jete en prison pour une 6meute et un meurtre qui «Mail 

20 arme * dans la ville. •" Et de nouveau encore Pilate les convoqua, voulanl . *f i. 233' 
21-22 delivrer Jesus; ''mais eux crierent, disant : « Cruciöe-le, crucifie-le! » "'"-' El lui, 

il leur dit pour la troisieme fois : o Ouel est le mal que celui-ci a fait? Je n'ai 

pas trouve de cause de morl en lui ; je lui ferai donc la lecon, et je le 

23 delivrerai. » •' Mais eux insisterent a grands cris, lui demandanl de le 



i 134 



362 l.r. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [314] 



♦ Fol. 23V 



'oto^ vu'ua^ot. Anrduavn üot^ou t&o?\ V^tri^AN 1 - 2 

vto~r;>&oc «ÖH'xV :! oto^ «AnrriHO'r ^a^o^yie itäw 3 
üuoc v T^t^t^e nOT f° vntrmcnr'XAt v oto^ -rtAip"^- 

A^i E$ko?\ ft^tmc A^t^^o^m üyi^^ou ncoTp rttu- 

25 e&o^j aj. sr. 1. | tit. ETArrEwo] sie, et o sr. \ | Jean xix, 2 AYXo^gtj] o sr. 1. | 
5 iini^?\Oii] o sr. 1. 



crueifier; et leurs voix se renforcaient. M Et Pilato jugea que leur demande 24 
s'accom'plit. iS II delivra donc celui qui avait ete jete cn prison pour nieurtre 25 
*Foi.234 r . et erneute,* celui qu'ils avaient demande; et il livra Jesus Selon leur 
volonte. 

Evangile sehn Jean, le quatrieme (Jean xix). 

1 Alors Pilate prit Jesus et il le lit fouetter. ' Et les soldats tresserent une ,_ 2 
couronne d'epines; ils la mirent sur sa töte, ei ils l'envelopperenl d'un 

veteinent de pourpre, ' et ils allaienl ä lui, disant : « Salut, roi des Juifs! » et 3 

ils lui donnaient des soufflets. ' Encore une fois Pilate sortit et leur dit : 4 
« Voici quo je vous l'amenerai, afin que vous sachiez que je ne trouve point de 

• Fol. 234*. faute en lui. » ' 'Alors Jösus sortit, portant la couronne d'epines et le 5 

vetenicnt de pourpre ; el Pilate leur dit : a Voici Inonnne. B " Ouand ils le 6 



[315] LA SA1NTE FETE DE PAQUKS. 363 

6 *x;t^HV\nt sc mfxjuut -v 1 ' '^oie onrvi eiattiat e^o^ 1 
vfÄEVtiAf^rjE^Enrc NEuru^nrnEfEiHC v Anrujuy \\Wot\ 

tTÄ^u ÜUOC ÄEA^^ ^^^ *' WEÄETit^AlOC rt'JUO'T 1 

■stu^mi t? ot \ vwu^ien Ajy<-j •)■ äyiok r^f «'^Ätu^i 

: VIE1SÄ 6\ Ef>0^ AN V 7 AnrEf>OTÜ* NA<-J TiÄENHO'r r t. &\ 
ÄEATION OTOWTAW 1 JIOVWOUOC UUAT ■)•' OnTO£> KATA 
YlETEnVIO UOC ^EUYIjyA Ü^UOT 1 ÄE A^A1<^ VtJiJHfM «1t ^^ * 

8 8 ^Ont OTVt EIA^'c^uiEU. ETCAICA'X:! V * WÄtTH*» AlOC M'ol.235- 

9 AC i E ?cS°"V Ncjo-rö •)• !I oto^ A<^i onrrt eV)Otn et^ti^etju- 
fnon 1 nfSA^ rtmc •>• äen-öo*. 1 onr e&o^ ^ujin -v swc 

Ul ÜTVE^'e^OT^ NA<^ •!•' l0 YtE*X;ETil^AnOC 51A^ ÄEEtt&ECnr 
KCA*S5 NEUHl AH V jyANKEUt AVI 'ÄEOnrort'Y E^iJ^l 

üuAir EA^yK v onoon^ e^juji jüluait cm j^ak e&o^ -V 
,, "A^tfOTiü fiÄtfflC ÄEÜuomtK $>?\\ rit^jyi'uji uuat 

EV^onrn iyo\ etie imcmvn<^ rtAK 1 e&o?% üvt^ytjus e^^e'^av 

^7w eta^v^t rtAK v OTomt^ onrruu^ vtrto&kt üjülat 
12 vt^cnrö ''e^e^a* onrrt tu^aioc rtA^K<Ju*\ nce^a^ 

e&o?s v rmonr^At oirn 1 naitujij±j e&o?\ e*vä<ju üuoc -v 

6 EnATHAnr] t 2 sr. &r | 9 äehwok] o sr. I | 11 Hgonrö] t sr. o' | 12 nct^A^j] sie, 
lire rtCA-. 



virent, les Princcs des pretres et les satellites s'ecrierent, disant : « Crucifie-le, 
crueifiede! » Pdate leur dit « Prenez-le vous-memes, cruciiiezde; car moi, 

7 je ne trouve pas de faute ä admettre contre lui. » 7 Les Juifs lui repondireul : 
« Nous avons une loi, et, d'apres notre loi, il est digne de mort, parce qu'il 

8 s'cst fait le Fds de Dien, o 8 Lors donc qu'il eut entendu cette parole, * Pilate * Fol.235* 

9 craignit davantage. 9 Et il pentra dans le pretoire, dit ä Jesus : « Toi, d'oü 
i's-tu? » Jesus nc lui reppndil pas. "' Pilate lui dit : « Pourquoi ue parles-tu 
pas avec moi? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crueifier, que j'ai le 

.. pouvoir aussi de te delivrer? » " Jesus repondit : « Tu n'aurais aueuu pouvoir 

sur moi, s'il ue t'avail » ■ t • - donnö d'en haut. C'esl pourquoi celui qui m'a livrg 

12 ä toi a une plus grande faule, o ls Des lors, Pilate cherchail ä ledölivrer. Les 



LE LECT10NNAIRE CÖPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [316] 

•Fol. 285'. * ÄttjyUATl AKuyATI^;^^?^* E&OT\ NUOK nj±)^M^> ÜV\OT{>0 

an ■)■ cnrcm rAf m&EVt E*itf>t üuo<~j rtonr^o iuiuatai^ v 
a^^IF üm^ooT vr\TiAf>ACVCEnnrf ürm\Ac;y^ tunr 

?\uucsÄ vAV^Hionr 'onro^ A^T^&k^ «*Ätvnc?s vtonrEnr^w 2 

ÜV\(3C OTO^ YIE2£A^ -V ÄEE^^Tl AK^AH^ ÜTCAV^AOC 

•Foi.236'. ejr>^w EVtA*x:^*Ä -v "*\rtAEf>ÄttAüEnAii'2;m üuo^ mu- 
«E^&kAKS 'onro^ A^c^^tu vfXETidc v neun üy\ic?\ v 3 
oto^ 1 ^^rV ünt?\AOC vt^ANAmoc eJ-^hi ehoi^ ■)■ onro^> 

A^E^ÄVtAUEUAnt'^m ÜJJLO^ NEUNE^&AKl V OTO^ ^T\~ 

^ENv^Att ütnua ntuu^T ^EmÄNA^EUA v 'onro^ , 

E1A'Y x O'Y x <jLi1eBv E&oW J~)EttUJf> nnuAüT V E*2£Em\?JJ.UJn 

12 njy^Hp] h sr. 1. | Nombres xxi, 2 ündc| aj. sr. 1. ] 3 a<^j> EmJ>pAn] un t aj. sr. 
<-j | 4 eRo?\] o sr. 1. 

• Fol. 235'. Juifs donc criaient, disant :* « Si tu le delivres, Lu n'es paa l'ami du roi;car 

quiconque se l'ait roi lui-meme est oppose au roi. » 

C' heute du jour de In Parasceve de In Päque Saint e (vendredi). 

Lecon de Wo'ise le prophete (Nombres xxi). 

'El le Chananeen, roi d'Arad, qui tiabitail le desert, appril qu'Israel ] 
venail sur le chemin d'Atharin. El il combattil Israel, et ils emmenerenl 
une troupe captive de chez eux. ! El Israäl lii une priere au Seigneur, ei •> 

• Fol. 23G r . dil (1 Si tu donnes ce peuple dans nies tnains *, je le maudirai avec ses 

villes. 3 El le Seigneur entendil la voix d'Israel, et il livra le peuple cha- 3 
naneen entre ses mains; el il le maudil avec ses villes, etilappelace lieu-lä 
1 Malediction'. 'El s'etanl deplace de la niontagne de 1 1 « n- sur le clit-min de -, 



itl.) 



[317] LA SAINTE FETE DE PAQULS. 36! 

ü^ou ü^yA^s i- Airv:uj*y ^tika^ vtE*2^«Juu -v onro^> 

Äm?sAoc o& r &\ «ca'^?*Y UEUU<JL»nrcMC Enr*xnju üuoc -v 
•ÄEEO&ktono 1 AKtrnt« t&kOT. JoenVika^j rt^MUt tjoo-e-'&tri 
;>itcujac^e i ' *x:eüuon u^ik oit*^e uvaaot v ituv^no^H *^e 1 

6 AC£>Of>uj ET11UA1K fiujOTÜAOT •)•' 6 OirO^ ÄTldc OT^uufTf 

rtru^o^ tV^onort eyn^aoc 1 Ej±)AnrV)Ujrit&i v oto^ txatöV 

?%AY\C1 NCATII^a'oGTIE -V OITO^» A^UOT Ü2S:EOt x Vtt^y^ 

- üuHjy vt'itmn^yH^ unic^ i 1 7 onro^ äti^aoc i £>a- 
U^iTCHC tno^uj üuoc v ■st'Antftto^ ANCA*2£S vVca^*^ 
ntunc^K v -ii«&£ oTn üvidc UAf>E<^uu?\t üyia^o«^' 
e&o*» ;>Af>on l- onro^ AU^nrcvid tju&^> ünoc e^&evh 1 - 

8 ?sAOC -V 1 x OTO^ TIE'ÄEVlö'c ÜUuunrCHC V ÄEUA^AUIÖ «AK 

ECE^yujrii Äf>E^yArtrn^o<^ di?\Anct Eonr^uVui v oto^ e<^e- 

9 ÄOT^ 1 EHt£0<^ Vt^OUT ujA^uanj") •)•' ''OTO^ A<-^tfAUlÖ 
flÄEUuaVCHC UTll^O«^ VtJ>OUl' OnTO^ A<-pA£0<^ ^iOT- 

7 iinAigo^] sie | 8 ovoj> 2 ] o 3 sr. 1. 



la mer Rouge, ils contournerent la terre d'Edom, et le peuple perdit courage 
5 sur le chemin. 5 Et le peuple parla contre Dieu et contre Moise, disant : 

«Pourquoi nous as-tu emmenös de la terre d'Egypte, pour nous faire perir 

dans le desert? * II n'y a poiut de pain ui d'eau, et notre anie est surchargee . Fo , 2 . ir ,„ 
o de pain sec. » "Et le Seigneur envoya les serpents dans le peuple pour les 

tuer, ei ils mordaient le peuple, et une grande partie des enfants d'Israel 

7 mourut. '• Et le peuple alla vers Moise, disant : « Nous avons peche, nous 
avons parle contre Dieu ei contre toi; prie donc le Seigneur qu'il enleve ce 

8 serpent de chez nous. » Et Moise pria le Seigneur pour le peuple. "Et le 
Seigneur dit ä .Moise : « Fais-toi un serpent d'airain et place-le en signe, 

et il arrivera que, si le serpenl mord un horni l que celui-ci regarde le M .- ol 2; , : ,. 

9 serpent d'airain, il vivra. o 9 Et Moise fit le serpent d'airain, et il le placa 



- Fol.237 1 



366 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SA1NTE. [318] 

umrti y cnroj> Acyjuum £>o'tavi äpeujanot;>o<^ d^Ancj 
vtCAonppujui v onr'o^ vru^'xo'ruri Eni'^o<-j rtj>oui 

vyA<-Juari}~) v 

7 "n^?pH^ NonrtcuJtrr 1 eatevi^ eyaJoo^sV^e^ onro^ : , 

Ü^?PH^ rtOnP£MVl£V ÜUEUIÜO Ü^7M El 1 )")"- 1 * UUO^ V E<^Ot 

i\ ai cum v v\aipm^ n^ot^n vtp<~u<^ an ■)• s ait<ju^i üm^j- s 

^AFV JoENYlE^ÜE&iU) V Tt^rtntÄ *^E ' N1U EÖNAjy^lpt 
EPOC 1 *2£ECErtAÜ* , M UVtEC-JU-irtV) E&kO^ ^2SET1T\KA^ V 

E^&EmÄnoutÄ rnt ! Ti^AOC A<^i e^ulo-t v 1 'onro^ t\i-\ 9 

VtmÄVIOUOC ynujE&tu.» rru^KAi'ci mUUiPAUAOi -V fn^JE- 

t\iü* ümcjuonr -v 1 ÄtünE^i^ vionpÄviojiit'Ä v ot^e 
ÜTtoir'ÄEUo'v'^po^ V^eyipujcj \- 10 r\dc cnrujay hoT^o^ „, 
e&o^ 1 V)ErmtEp)~)<~u'i i 1 eujuat* äpeujan*\ E*ÄEvV^?rto&t v 
lEiErt^nr^M rtAttAnr Eonr'Äpo'X: e«A"je tce<-jäua^i v 1 

Is. liii, 7* nonrECwoT] sie sans poirit sur vt | 8 epoc ; o sr. 1. | ititiAnouoc] o a sr. 1. 
10 e&o^'j o sr. 1. | EMAjye neqÄiiAgi] L'arabe porte fbal JJaj i; Tattam, o/?. <■//. 
a EMAjyt tve^kaj>i; Morgan Collect, vol. III, p. 110 et Ciasca, op. cit. ont ftnocS ha£>e. 



en signe, et il ärriva que, quand im serpent mordail um homme et que 
eclui-ci regardait le serpent d'airain, il vivait. 

D'Isaie le prophete (Is. liii). 

* Comme une brebis qu'on mene ä La tuerie, et corame im agneau 7* 
devanl celui qui Le tond es1 saus voix, de m6me il n'ouvre jias la bouclie. 
»Fol. 237'. 8 Son jugement a ete enleve dans son humilite; e1 sa generation, * qui pourra » 
la raconter? Car on enlevera sa vie de dessus la terre, ä cause des peches 
du peuple il esl alle ä la mort. 9 Et je donnerai les impies en echange de ., 
sa tombe, et les riches en echange de sa mort; car il n'a pas l'ait d'ini- 
quite, ei on na pas trouve de mal dans sa bouche. l0 Le Seigneur veut le' I0 
guerir de la blessure; si vous donnez pour L'iniquite, votre ame verra ane 
progenilure de gründe puissanec. Le Seigneur veut enlever de la peine de 



[319] LA SAINTE FETE DR PAQUES. 367 

Tide onruiwj tü*!M e&o^ JoEuriEUKA^ TriEiE^^^^ * 
11 hauo^ EonruAms v onro^ EE^m^A^m vtcrrKA*^ «jauiö 

TlOTtfUHi •»• E^Oi Ü&ujk * rtOnoUH^y VIKA^ujic l- OTO^ »Fol .238'. 

12 rtonrno&it v\üo<^ a^enot En^yua^ .)•' l2 Ett&E^?Ai üuotf 

E<-JEEf>K?\HfOUOUm ÜO'TUVi^y 1 OTO^ fct^£<^?<JujJL) VmiVytJU^ 
ÜHErtt^^^ V Ev|?UA •SEAT^ ÜIE^vY-V^H t(j?UOT V 
OTOJ> ! ATOTT«^ NEUmÄttOUOG 1 mJO<^ A^Ermmo&t vnE- 
OVUHJJy EVlJJ^l V OnOO^ E^&ENO'TÄnOJUHÄ ATIH^ •)• 

51AWn WCA1AC V\mf>0<^>VnVlC 

2 £>HYmE ic <\?-\ nAC^^H^ yrdc E^E^y^y^ e^e^hi 1 ^h 
e?o<^ v onro^ vinAEf^o^ *X;etia^o^ rtEunACUOTmE 

3 HOC V ACJUjuj'th J1H1 ETOIP^AJ V 1 3 OTO^ nOTUUiOT 
VDESIO-r'oiOnO^ V E^O?s V}EVmrUOXUl yntT»0'T2£Al l *Fol.238' 

4 4 OTO^ ^HA^OC jDENTTiE^OOT HEUUAT V ÄE'cUCyr 

Ende u^ onrßiEvtE^^Art v ^u^uj V)ErmiE«'rtoc ürtEtf- 
£&hotm tTiAiwonn v ä^j^ue-ym •ÄEA^dtci vi*X:evie<-j- 

12 E^EEpK^Hportoum] * sr. k | 0T05 2 ] o 2 sr. I. | neumÄmmoc] er sr. 1. | 
Is. xii, 2 ndc 1 ] aj, sr. 1. 

ii son äme, "pour la niontrer en lumiere, et faconner une conscience, pour 

faire um juste, servant * bien une multitude; et leurs peches, il les a etile- « Fol. 238% 

12 ves. '-'Pour cela il heritera d'un grand nombre, etil partagera les depouilles 
des tbrts; parce qu'on a livre son äme ä la mort et qu'on L'a compte parmi 
les impies, il a erileve les peches d'une multitude; et pour leurs iniquites 
on l'a livre. 

Encore haie le prophete (Is. xii). 

8 Voici que Dien est mon sauveur; j'aurai confiance dans le Seigneur, 
et je ne craindrai pas; car ma gloire et ma louange, c'est le Seigneur; il 

:i a 6te pour moi le salut. 3 Et une eau dans la joie venanl des * sources du * f i.238'. 

■• sälut. 'El lu «liras en cc jour-lä : Benissez le Seigneur, proclamez son 
aon>; publiez dans les nations s<>s ceuvres glorieuses; rappelez que son 

PATR. 011. — T. XXV. — F. 2. 24 



368 LE LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SA1NTE. [320] 

fAH V £><x»c E^7fAU Jtmdc 'ÄEA^Jj't tt£>AVt;>&kViO r ri , 

«xt^rtAdici Htvntcuvi'Y TOt^H e«üta^ ri'ntnsc^ -v 

dict VAu^ntu üieieucuh umf>tj>£>o*\" •)■ ua^oituj h>fcN- 
*^*2£iä Atnpuuri n'^aua^^n v ! änok *^t t^onrA^»- • 
»Fol. 239'. CA^w ttrtcnr ctuüTHOxn v änok" £*5NAttHonr v ctvtAi 

tno^^yujjA) tTCon v 'ncwH nonnuH^y vttu-rtoc icuh i 
vnt^ANOT^ujicnr 1 ntu^Artt^rtoc tTöOTHi Tide ca- 
&AUJHJ v 1 A^cnrA;>CA£»m vtonr»±)^o^ ! n^t^^^oTi^ovt v 

' tttffc^i E&0?\ V^tVAO'TKA^t E^oVHOnr V SC'ÄEVlA'r^H'Äc' 5 

ü^tTTt^ooir ÜTidc ca^auj^ v cnr)oou)r)t5ui t^ti tßiO?\ 
^neTt^Y v ' 7 t^*&iE^pA\ 2£ts&: rttßitrt tnr'*Yo'ruj t&o?\ -v : 
♦Fol. 239 v. ^^OC" wsßvtrt rntrufxjuut 1 tnrtj'^y'^A^ vtj>vn v * s tioE^- b 

xiii. 'i »oTjy?sor^ o 2 sr. 1. 

lKini a 6te exalle. 5 Chantez le nom du Seigneur; car il a fa.il des ceuvres 

sublimes. '' Uejouissez-vous, sovez dans l'allegresse, vous qui habitez ä 

. . . ,; 

Sinn; car il sera grand au milieu d'elle, le Saint d'Israel. xm 'Dresse/. 

im signal sur ane montagne cultivöe; elevez votre voix; ne craignez pas; 

iidiilie/. de la inain ; ouvrez, gouvernants. '('/est moi qui ordonne de lea :; 

* Fol. 239'. amener; ils sont rassembles; * je viendrai; des göants viendronl pour ac- 
coni|ilir ina colere; ils seronl joveux et meprisants a la fois. 'Voix dune i 
inultilude de nalions, voix des rois et des nations rassemlilees ; le Sei- 
gneur de Sabaoth a ordonnö ä ane race d'hommes armes, ' de sortir dune . 
teire lointaine, depuis ses confins au fondemenl du ciel, le Seigneur avec 
ses hommes armes, pour faire pörir la terre entiere. "Jubilez, car il est ( . 
proche, le jour du Seigneur de Sabaoth; un ecrasemenl viendra de Dien. 
7 Pour cela tonte main sera del'aillanle, tonte Arne des hommes sera ellYave. : 

♦l-v.i. 23»*. * 8 Des vieillards seronl consternös, et subiront des douleurs emmiie eelle s 



[321] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 369 

üOf>^tf> vmtm'n^tc&iint^oc ■)• onro^> £>ArmAK;>i tnrtdt- 
lono u'^^»h*Y mm e«nauic\' crro£> EnoE^w&ii v oita* 1 
cyv&Eono<M üu^ono v 1 EnPEiuuun onro^ fre^y^^ 
9 ür\onr^o u^?f>H^ vtcnrjjjA^ i- ''^vmTifc 1 r^f sc vtE^oonp 
ürvdc nai^uji iWor, ■)■ «^vtHonr 1 V)ENO'rü&cm rtEuo'r 1 - 

ü^onruams onpo^> EnTEE^^^ v e?e^V? h viaujai n»o^ 
vtUEty\ ünE^onruuim v 

* il\07\ ]r)EVlÄU<~UC Y^n^O^VTl »Fol. 240'. 

9 ' :i OTO^ tCEjyujy^ V)EVivHE;>OCnP EltüüAT 1 TTfÄtTlÖG 

^V"V v e^EcJ^"*^ vf2S:E^?f>H ii^pnAnr üutfi v oto^ 

e^ee^aki ^sÄEvmKA^i 1 vt*x:Ey\\onr<-"tm JoEmn'E^OOT 1 V 

io 10 onoo^ ^nA^u-iTi^ 1 ür\E^rtujAf Ecnrj>H&i' oto^ ne- 

-ien£>wkh iH^ono EnrEnE^T\t •)•' cnro^ ^tia^^ üoitcok 

E*X:ErmE1ETr\r\l Nt&EVt V VIEUOirUEIKE'fE^ E*2£EVtÄ^?E 

Tit. nmpo<pH*ij ht sr. 1. I Arnos vm, 10 ^«A<pi"rtj>] u» sr. 1. | rtEiAonriiEnKEpEj>] 
sie. lire -ke£j>e. 

(jui va enfanter, et ils seront dans Ie deuil Tun pour l'autre; ils seronl 
y stupel'aits, et changeront leur visage comme une flamme. 'Carvoici le jour 

du Seigneur de ne pas pardonner: il vient dans la fureur et la colere; 

pour inettre toute la terre en deserl ei perdre Les pecheurs en dehors d'elle. 
io i0 Les etoiles du ciel et Orion et toute ia parure du ciel ne donneront plus 

leur lumiere; le soleil so sera obscurci ä son lever; la lune ne donnera plus 

sa hindere. 

D 1 Arnos le prophete (Arnos vm). -ioi.240'. 

g " « Et il arrivera dans ce jour-lä, » dit le Seigneur, « le soleil de l'heure 

de midi sc couchera, ei la lumiere sur la terre s'obscurcira dans le jour. 

io l0 Et je changerai vos fetes en deuil, ei tous vos chants seronl «les lamen- 

tations; et je mettrai un sac sur tous vos reins, et la calvitie sur toufä 



370 LE LECT10NNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [322; 

vis&en v 1 ovo^ ^ha^a«^ ü^^«*^' vtcnr£>yi&t sViEonr- 
UErt'^n •)• onro^ vt» EüVtEUA«^ 1 u^pH"^ tto-rE^ooT 

v\6c •)■ onoo^ 1 ^NAtnru^n üonr^&k^u 1 ^*Ätm»KA^ v 

♦lol. • o . * VtOno^&kUart Vtu^lK AVIV« -V 1 OT*Lt onp;>&ujivt uuujiot 1 

A»Mt V A?s^A O'T^&vuari ECU^IEU ETICAÄi JJm()C ''OTO^ 12 

exekiu vfÄEmuu^onr jjjaeV^^hi i^iou 1 onro^ tnrtdtmt 

SC*2SEVmEU;>n JAjASHUAHJJJAS 1- EIOEKUJ^ VtCAV\CA*X;t 

ür\öc onoo^ iHyiox'äeu^ v 

14 anok *^e vmECujuJWi nm rnA^ycnr^crr üuot e&h?\ i, 
Idewik^c 1 viitTitrtdc ihc v\^c •>•' ^?ai etee&o^ ^noi«^ 1 

ATi^yt ÜTMKOCUOC UM! V 1 OTO^ ANOK £<JU ATA^T» 1 



imtKocuoc v ''rt^Hi 1 rAf V)tTiY\^c ihc crr'*2xE rietet i, 
j>:MnE v cno'k.E 1 *^miA*ict&i v a^?^a onocuum ü&e- 
■foi.241'. fmt v * li; oiro^ onpcm vufckEVi et\'ua^ V)Ertr\AmArtujrt ie 

12 e<J>ioii] o sr. 1. | lil. njÄnocio^oc] o' et o 2 sr. 1. | npo] o sr. p | Galat. vi, 14 
mtecjöiuni] sie, sans point sur rt'. 



töte; et je le placerai comme im deuil d'un ami, et ceux qui sont avec 
lui comme an jour de douleurs. » ll « Voici que des jours viendront, » dit 11 
*Foi.240 T . le Seigneur, « et j'enverrai une disette sur la terre, * non une disette de 
]>ain, iii une disette d'eau, inais une disette d'ecouter la parole du Seigneur. 
t2 Les eaux se mouvront jusqu'ä la mer; et ils courronl depuis le aord '- 
jusqu'au levant, ils rechercheront la parole du Seigneur, et ne la trou- 
veront point. » 

L'Apölre aux Galates vi. 

1 ' Et moi, qu'il ne m'arrive [»as de me rejouir, sinon dans la croix de , 4 
Notre Seigneur Jesus-Christ, par Iequel le monde a ete crueifie pour moi, 

et moi crueifie pour le monde! l5 Car en J6sus-Christ il n'y a ni circoncision 15 

Fol. SM r . ni ineirconcision , mais une creature oouvelle. * ,6 Et tous ceux qui sc con- 1,; 



[323J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 37J 






SP 21 * A'V&E^&uji^i t&O^ ÄV10K 1 T\lUfcVtf>n V ix<\?^w\ l 



17-* 

18* 



^fcc,SC KA 

17 Anrd«J?sK vtion ntu^AT 1 ls * AT^n nnakac nwfcnri 
[0 ''-'AT^jy nriAj>&<Juc t^^Air v onro£> lA^t^c^ ät- 
8 , £»hjuw e^>oc ■)• 8 *aitca*äV V)fcvmonrc^pcno'r Anr'Km 

fcXArrt^io kata UA*wtcm Kt^ 
J7 * 27 ioit muA^oi vtityv^Hrtuuan ate^shc 1 eV^onrrt ♦ Fo ,. 2 /,k 

ET\STV^ETJU^>SOn ATMHJUOnr*Y .V^CTtl^A HHfC 1 t^M- E*2S;ujicj 1- 

Tit. ETArrtwo] sie, et o sr. i | ke?J sie, et 7\ sr. ke. 



fornieront ä cettc regle, la paix viendra sur eux avec la misericorde, et 
sur l'Israel de Dieu. 

Psaume xxxvn. 

21* 2I * Ils m'ont rejete, rnoi, le bien-aime, comme un mort souille, et ils> ont 

22» cloue ma chair. "~* Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu. 

1"-' Verset (Ps. xxi). "* Ils ont perce mes mains et nies pieds; 18 * ils ont 

19 coinpte tous mes os; "ils sc sont partage mes vetements, et ils ont jetö 

8» le sort sur mon liabit. s * Ils ont parle sur leurs levres, ils ont secoue la 

9 tete, disant : 9 « S'il a cru dans le Seigneur, qu'il le delivre; qu'il le 

sauve, s'il le desire. 

Evangile Selon Matthieu, chapitre (Mat. xxvn). 
27 " Alors les soldats du gouverneur conduisirent Jesus au pretoire, reu- * Fol. aw 



i 



:t72 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. :vi\ 

"'onro^ A^ujuim vtonr^^ou t&o^ JotN£>ANCO"r l pi v 29 
Ainvitt-j tÄtvnt^'Ä^t ■)■ oto^ at^u> noTXAjy Jotvt- 

«OnOKE^t ÜTAt^ÜOO CVC<JU&it ÜUO^ tT'ÄVJU ÜUOC "Ät^ft 

nonrpo ttitvtuoT'^AJ v ;3(l cnro;> hät^wa^ tjoonrvt' so 
V^tnrvE^^o •)• Anrufs ü'ttikauj at^iotm Jotmt^'Ä^pt v 

»Fol. 242'. UtC V OTO^ AT'Y' Vtnt^^&iuac £>l<Jun<^ v Ot'o^ ATO^Cj 

t^pcnoAu^ v ''tnonHono *Kt i$\07\ Anr^mi 1 rtoirpujiui ^ 
rtKTpmutoc fcmt-jpANm cmu^N 1 v\?ai Anrdn<^ hk5\A -v 
£>Vfia rnt^t^m^v^c -v ::i cnro;> tnAtM etua tujATUonr*Y 33 
tpot-j "Ätro^ro'^A -v titnmA vntTNKpAmonvtt -v 1 ''Anr^ « 
ficnrHpvi yia<^ •>■ t^uo'Ä'i rttuonr^A^y^ -v onr'o^ eta«-j- 

«nE^^&iUJc tj>pAnr -v tAnr^^uan tpuuonr v :II, oto^ m 
«Anr£>tuci tnrÄpt;> epo^ uuat v :,7 oto;> Anrcjo^e^'- :s- 

Mat. xxvii, 28 enAiTAjy^] sie, lire -&Ajy^ | 29 hjEnj^AvtcoTfi] o sr. 1. | «at- 
gioiri] T sr. o | 30 HATgittA^j ir aj. sur un cj | 32 ük&a| sie. | 37 jhc ajoute. 

nirent contre lui toute la coliorte. -'"Et f ayant devßtu, ils inireut sur Uli un 28 

manteau d'ecarlate. ''Kl ils tressereut une couronne d'epines, la tnirent sur j:i 
sa töte; et ils mirenl un roseau dans sa main droite, et ils se jetaient sur 
lenis irt'iKiux devanl lui. se inoquanl de lui, ilisant : « Salut, roi des Juil's. » 

'" El ayant ciaclu' sur son visage, ils prirent le roseau, l'rnppei i'iil sur sa so 

tele. "Et ayant ccsse de le bafouer, ils le depouillerent, du manteau; et ., 

»Fol. 242'. üs mirent ' ses vßtements sur lui, et ils le prirent pour le crueifier. 3 * Etant .,., 
sortis, ils rencontrerent un lioniine Cvivuren dont le noin ötait Simon; ils 

le prirent en corvöe, afin qu'il portal sa croix. ; ' Et etant arrivös a un Heu :t ; 

qu'on appelait 'Golgotha', qui est le lieu du 'Cräne', "ils lui donnerent 34 

du vin 1 1 1« "• 1 1 • de fiel; et ayant. goütö, il ne voulut pas boire. "L'ayant cru- 3S 

eilii', ils se partagerent ses vötements, les ayant tires au sort. 3C Kt ils ;;,, 

etaienl assis, le gardant la. " Et ils öcrivirent sa cause au-dessus de sa 37 



:;s 



39 

in 



39, 
40, 



Fol. 243' 



[325] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 373 

eiiä CAvijijuut vtie^ä^e v eccV)Honn ütiaV^h^ ^E^AmE 

ihc nonr^o üitrtuox'^Ai v *' 8 TO*it AirEuyKECcmi &v rtt-*i ij.- 

UAt-j •) ota^ CA^<^cnrivtAU rtEuonrAt ca^e^^a^h v 1 

ww *kz EvtAT'cmi naväeotä E^o^'m etkiu vtionrÄ^pE 

cr«x:ui üuoc v äe^h 1 E{mA£kE?\viJEf>^pEt «it^p'Y tßiO^ v 

onro^ rnEcjKoi^ V}EV»r NE^oonp via;>xjlek -mgäe vt^oKnt 1 

,, n^yvifs ü^p^ ^*jlot t'ntcyn e&o^ ^niujE •)•' 4l <5?AmE 

ü^?f>H*\ rmiA^^iE^ETC v neuwgaV) 1 rtEUVtm^EC&np- 

he^oc' neuu^a^ceoc i- tnr'cuu&t üuo^ tT'Äiu ü'uoc -v 

12 4>, X;tA^nO^EJÜl fv^ANKE^uacrrV» V ÜJJLOU JÜÄOU ÜUO^ 
ENA£>UEtJJ V tCTSE r\OTf>0 UVUCTVnE 1 UAf^i EVtECVTl 

l4 a^^oc rAf ^EÄrtoKm n^yHf>i ü^p^ v 44 <^>Ai *ke 

rtAf>Evu ! KECcmt *2£<ju üuocj «h 1 E^AnrÄ^oir neua^ tnr 1 - 

.. ^vydmivt nA«^ v 4:, *c*x:trt^?NAnr *^e rtA^nr äoit^akj 



3» töte, ecrite ainsi : « Celui-ci est Jesus, lc roi des Juifs. » ,:,8 Alors ils *foi. jvj- 
crucifierent aussi deux voleurs avec lui, Tun ä sa droite, l'autre ä sa gauche. 
39-40 39 Ceux qui passaient blasphemaicnt contre lui, secouant leur töte, *° disant : 
« Toi, qui detruiras le temple de Dieu et le rebätiras en trois jours, sauve- 

41 toi toi-meme! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix! » 41 ainsi de 
meine les Princes des pretres, les Scribes, les Anciens et les Pharisiens 

42 le bafouaient, en disant : * 2 « II en a sauve d'autres, il n'a pas le pouvoir 
de se sauver: s'il est roi d'Israei, qu'il deseende iiiainteiiant de la croix, 

' ,:i et nous * croirons en lui. "S'il a confiance en Dieu, qu'il le sauve, si» Fo j 243r 
44 maintenanl il le desire; car il a dit : Je suis le Fils de Dieu. » "Et cela les 

voleurs aussi le disaient, ceux qui etaient crucifies avec lui, et ils l'insultaient. 
4r. " Depuis le terops de la sixieme heure, l'obscurite se fit sur toute la terre 

jusqu'au temps de la neuvieme heure. 



10 



374 I.K LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 326] 

'•''oto^ ^entr^A^pH fnt^^tniA rtAccV:>wtnny\E v .,,. 

•^Evicnr^o vnErmonr'k.At v 'onro^ ATA^KECom & neua^ 1 2 , 

OTA1 CAOTittAU v ota\ ca"äa()h üuo^ v - s oto^ 28 

Ä*\r?A<^H ä"^k e&o^ 1 *2£EAnror\^ vtEumÄttouoc v 

1 ' - ' "'onro^ vtH ENATcmt NAnr*2£EoxÄ epo<^ v etkiu Virtonr- M 

Ä^WOTJ OnPO^ EIT'ÄUJl ÜUOC V QSE^H E^NA&iE^TmP^ES 

e&o^ oto^ t^rtAKon^ jotrtr ftE^ocnr :!,i via^>uek eaki 
eJopws e&o^ ^»inK-Pc 'yjaiph'Y v^kea^^^e^eitc Enpc<J-»&t u 

VtEUVttnTEpVi'OT NEUVUCaV) tT^U» ÜUOC •)• "St^O^tU 

vt^AttKE^uuonrm v üuovt 1 iyKou üuo^ evia^ue^ 1 
'r\^c ncnrpo üntc^m v UA^t^i eJopvh *^ricnr e&o^ 
^mu-Pc •)• £>mA üieuna'y x oto^ vriErmA^'Y v OT °^ 
«h EiATÄ^yoir neua^ NAnr^uju^ viac^ v' :!:! oiro£> 
HA^?rtAir «A*snr ^y^ni Äonr^AK^ ^yua'm ^•ÄtrtnKA^J 
imp<^ v 1 jyA^nAir rtA^sritt v 

Tit. ETArrEJvio] sie, et o sr. i | uApvon] o sr. 1. | Marc xv, 27 ovog] o 2 sr. 1. I 
ATAjyKEConi] a«) sie. 



2° Euanyilc selon Marc (Marc xv). 

26 Et Finscriptiori de sa cause 6tait ecrite : « Le roi des Juifs. » " Et od 20-27 
crueifia encore deux voleurs avec lui, l'un ä sa droite, l'autre ä sa gauche. 
Fol.243*. "Et l'Ecriture s'aecomplit : « II a 6t6 coinpte avec les injustes. » * 29 Et ceux 28-29 
qui passaient blasphemaient contre lui, secouant leur tete et disant : « Toi, 
qui detruiras le teinple et le rebätiras en trois jours, 30 sauye-toi descendaut de 30 
la croix! » 31 De meine aussi les Princes des prötres plaisantaient les uns avec 31 
les autresavec les Scribes, disant : « Ilena sauv<'> d'autres, il n'a pas le pouvoir 
de se sauver. * 2 Que le Christ, le roi d'Israel, descende maintenant de :1 - 
Ia croix, afin que nous voyions et que nous croyions. » Et ceux qui etaient 
crueifies avec lui l'injuriaient. 33 Et quand le temps de la sixieine heurc 33 
arriva, l'obscurite se fit sur tonte la terre jusqu'au temps de la neuvieme 
beure. 



32 



83 






[327] LA SAINTE FETE DK PAQUES. 375 

EnrArrE^io kata ^cyrKAtt r 1,1-,,. 

26 ^oto^ cJ^c tnrmt ü'uo^ e&o^ AnrÄuoru 1 notai 

AnnA^Enik-Pc e^ocj e^e^u-iotn üuo<jj ca^a^ot 

27 VUHC •)•' 'VtA^UOujt *^E NC"^ Ü2S;Ecnoruuj*Y uuvuy wHit- 
n^AOC V ttEM^AN^fÖUl VtVJ E«A"nuun l 01PO£> UÄT- 

28 rtE^YAS Ef>ü^ •!•' JS E1A«^^70Vt^^ 2vE tfXJUOir 1 N2SE1HC •!• 

20 ftUt E2£ENE3HVlOnP VtEUE'ÄEVmE'lErtujH^ v "'^E^vmvtE 

cenmoip vf^E ^ArtE^oonr v rm e^icno rt a*x:oc nV^vnonr -v 

•Ät'dAOnrrHÄ^OnO VtNtAÖ^Vm V ttEUttmE'Äl E1E*ÜT\OX3ÜHCi -V»Fol.244\ 

30 NEuruEu'ricrY EitJÜmoirujAN^ .*i '"io^e cenae^hig 
ü*x:oc fmi*nJuo*r 2£ej>ej EÄuun nEuniKA^Au^po -v xt 1 - 

31 ^oSiCEU V :;l ÄEtCÄE CE^V ÜNAt lr)ErtY\^E E12\HK' iE OT 

32 TVEttVtA^yu^V» V)EniTE"l^yO r r»xiO'V -V ^WATmi 1 *^E TtKE^E^- 

33 E^EI^UJOir 1 & NEUA«^ EV)tK*&tnO •)• :!:1 OTO^ ci^TlE HATi 

eäe«V»ua Enonouoir-Y e^o^ 1 äetuk^awovi aipau^ 1 
üuat v NEuruKAKtnr^'roc v otai mrt CAtnHrtAU 

Tit. tTArrtwo] sie, et o sr. i | ^o-tkaji] o sr. j» | Luc xxm, 2(j eRot^j o sr. 
1-1-0 nx.oc| o sr. 1. | 33 vtEiimK*KOTproc] x sr. o' . 

* 3 C Evangile sehn Luc (Luc xxm). * Fol. 244 r . 

26 26 Et comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon, Cyreneen, 
venantde la cainpagne ; ils imposerent la croix sur lui, pour qu'il la porte derriere 

27 Jesus. 2T Derriere lui marchait une grande foule de peuple avec des femmes, 

28 qui se lanientaient et le plaignaient. 28 S'etant tourne vers elles, Jesus leur 
dit : « Filles de Jerusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous et 

29 survosfils; ä9 carvoici que viendront des jours, oü l'on dira : Bienheureuses 

les steriles, et les entrailles qui * n'ont pas enfante, et les seins qui n'oiit pas * Fol. 244'. 

30 nourri ! 30 Alors on se mettra ä dire aux montagnes : Tornbez sur nous, et aux 
3i eollines : Couvrez-nous. 31 Car, si on fait cela dans le bois tendre, qu'arrivera- 

32 t-il dans le sec? » 32 On emmenait aussi deux mall'aiteurs avec lui, pour les 

33 mettre ä niort. 3i Et lorsqu'ils arriverent au lieu qu'on appelle le Cräne, ils le 



Fol 



376 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAIXTE. [328] 

OTAi *Kt ca'äao'h i 1 :;l mc *^t Tit*X:A^ ÄtriAtuW ^m 35 
nuuot t&o^ v •Ätüvionotui tvtw tionri^s üuo^ v tnr^uny 

jiacjö 1 ^ tfA^nt vt^tm^A " oc t^viAT v' NAnrt^K^At 

•Ktr\E Ü^tVAvVtA^'Jurt tlOTS^ ÜUOC •)• *ÄfcA^VtO;>tU 

ti^ank^^ ^™ * uA^t^viA^'ut^ ^ mt ^ * »cse ^?A\m 
t^c Ti^ywfM ü<.\?-\ T^c^nrt v 1 -'viAircuAi "^fc üuo^j ,„ 
iVxtuiKEUAioi tnrrmoir £Af>o^ v A^omt Nonr^tu^ na^j 
:, 'oto^ fr*x:uji üuoc 1 *2£ticx:fc vtuovcnt Yionr'^o fntwt- 3 ? 
tOT'KAi ttA^'utK v 1 : '' s nt onrou KttTisr^A^?« ^tnt sb 

^t^uucj ÜUfcl^t&ffcOC 1 ÜUtn^uautOC -V ÜUflonrtmm i 
2£t^?Amfc' TIOT^O VtlErmOT^^M 1 J 39 OTA5 *Kt E&iO^ JofcN- 39 

VHKA'Kox^roc v nATÄjyoT 1 ntuA^ na^x^otä t^o^nt 

i ,i 2,v t<^<JU ÜUOC V 'ÄttC'Ät m*OKTlfc TI^C 1 TtA^UtK OTO£ 



40 



TiA^utrt £>uurt •)• '"A^t^onruu *Lt u^tn^tonrAs A^tf 

ATI V^AIE^^H )• 'ÄtATI^H ]r)fcmi Al£>ATl ftOT^T V 
"OTO^ ÄVIOTI Ufctt V^tTl'onrUt^UMT V EIAVldl ka'ia ,, 

35 j'tXEn»KEAp^"»n] iti sr. 1. 

crucifierent lä avec les malfaiteurs, l'un ä droite, l'autre a gauche. " Et Jesus 34 
dit : « Mon Pere, pardonnez-leur ; car ils ne savent pas ce qu'ils fönt; » et 
partageant ses veteinenls, ils les tirerent au sort. sr ' Et le peuple etait debout, 35 

• Fol.245'. * regardant; les chefs aussi se raoquaient, disant : « 11 en a sauve d'autres, qu'il 

se sauve luim&me, si celui-ci est le Christ le Fils de Dieu choisi. » 86 Les 36 
soldats aussi sc moquaienl de lui; venant vers lui, ils lui apporterent du 
vinaigre, ,,; ei disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi! » 38 11 y avait»:- 
anssi um' iuscription au-dessus de lui, en hebreu, romain, etgrec : « Celui-ci 
est le roi des Juifs. » 3U l T n des malfaiteurs qui etaient crueifies avec lui, 39 

•Fol.245'. blasphemait contre lui, disant : * « Si tu es le Christ, sauve-toi et sauve-nous 

aussi! *° L'autre repartit, le reprimanda et dit : « Ne crains-tu donc pas 40 
Dieu? car nous sommes dans le meine jugement. 4i Et nous justement; nous 41 



38 



[.520] LA SAINTE FETE DE PAQUES. .477 

yieutcuja vmvi ETANAnoT v <\>&\ *^e ÜTCE^Ef>;>?\i üm*!- 

42 c^onp i 'onro^ na«^^ üuoc hihc 1 2£:EÄf>mAUEnri 

43 t\6c £>otau ak^janj V^emtKuiE^onr^o v 1 1:! cnro;> yvetse- 
ihc na<-j ^eä'uhn *^«äuj üuoc hak' •äeü^oo't eke- 

M ujujvh 1 NtUWt y^Enr^YlA^A^VcOC V "tnTO^j NE <^?VtAT 

^Vl^VJ VtA*XT\rV\E V OTO^ ACV^AKt jyu^TlS ^'Ätn-M'Ni .246', 



13 



ETArrtWOH KATA lUJiANmm KE^ 3\. 

13, 



! TTt?sA10C *KE EHA^CJU^EU ENAtCA'X:* A^ENSWC E&02\ V 
OTQ^ A^'^EUC» ^iHi^HUA V V^ENFtmA Eionouono'Y E? oc \ 
2£Em?sWOCnf>u^lOrt •)•' ÜUE^E&f>EOC *KE *2£E'rAßi&iAttA V 

i4 ne iy\A^Ac'KEnrH *^eie rruTimAc'^A * ne ^»nat* *^e 
vtA*xr\rv\E v onro^ na^-äuu üuocyve vt^Eru^Aioc 1 röm- 

?ÜT2iAl ■!■ Ät^Hn'nt SC TTE^EttOT^O -V i:, Tt-ttUJi l ot x *KE 

rt<x»onr' "ÄEfnAAyjnEnETionr^o -v aite^oip»ju näetisa^^e- 

Tit. ke?J ?\ sr. ke (sie). 



avons regu d'apres le merite de ce que nous avons fait; mais celui-ci n'a 
A2 rien fait de mal. » ;2 Et il disait ä Jesus : « Souviens-toi de moi, Seigneur, 
43 quand tu seras arrive dans ton royaume. » i3 Rt Jesus lui dit : « En verite, 
'.'. je te le dis : Aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis. » " Rt c'etait 

dejä le temps de la sixieme heure, et l'obscurite se lit sur * toute Ia terre, * Fol. 246' 

jusqu'au temps de In neuvienic heure. 

V Evangüe sehn Jean, chapilre (Jean xix). 

13 ,3 Et Pilate, ayant entendu ces paroles, fit sortir Jesus, et il s'assit sur 
Le tribunal, dans le lieu qu'on appclle 'Lithostmton', en hebreu : 'Gabbatha'. 

14 " C'ctait la Parasceve de la Päque, e1 le temps de la sixieme heure; ei Pilate 

15 disait aux Juifs : « Voici votre roi! » 'Mais eux s'ecrierenl : « Prends-le, 
crucifie-le, cruöifie-le ! » Pilate leur dit : « Je crueifierais votre roi ? » Les Princes 



378 I E I ECT10NNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [330] 

onrvt a<-j'\ THJuonr nmc -v <>ina vnov'Ajy^ v atcm onru 

ft'tWG l7 OTO^ VtttOC-J tc^Al ÜYtt^<- r 'c -V A<^i E&0?s tTNUA 17 

2£t'ro?%rottA ls nmA tnATAjjycj üuo^ v 1 oiro£> Axi«)i ls 

ÜKECONl &' ntUA^ CAUY1A1 mUCAUNAt ÜUO^ V IHC *&£ 

crro^> <^ tJ i'C£ A M ^lÄtvirw-^c v NA<^cV}Hcm 2itm •At- 
me 1 nmAt;ujftoc v vvonr^o vntrmonr'^Ai v 1 '"tnruHjjj *Kt •_.„ 
vntrmoV*KAi Anouavy ÜTinn^oc -v 1 *x:fcrtA<-jV3tmm £-\- 

• Fol.247*. * &Ä.K1 1- ttÄtTltUA ETAIOAU^HC UUO^ ■)• OHTO^ NA^ L 

•v 1 ^nat^ua onon üuoem ÜYirtsAioc y riÄEWA^Vfe^tTC 21 
rntmionp^At Ät'üvit^cJoA* ÄtnoTfo uitrmono'k.At v 
a^^a 1 Ätm*ot-j a<^*2£oc v Ät'ÄNOxnt nonr^o rntrn'- 
icttt^a* v - Ac^onrü* ü's&etis^aioc -v 'Äfc^pw t*iAic)oHn^ 22 
Aicjbw^ v ! "-' :i niuaioi onrn nATtjyiHC atöi rm£^£>&uuc 3 
ATAVicnr u*^ fnot v emot e^otai rtmuA'iot i- rttu^- 

Jean xix, 20 EnAYAiyjHc] sie. | 23 e&o»v] o sr. 1. 

■ Fol. 24G v . des pretres repondirent : « Nous n'avons pas "de roi, sinon Cesar. » u Alors 16 
donc il Ieur livra Jesus, pour qu'ils le crucifient; ils prirent donc Jesus, 
17 et lui, portant sa croix, arriva au Heu qu'on appelle le 'Cräne', en 1 7 
höbreu : 'Golgotha', 1S le lieu oti ils le crueifierent. Et ils crueifierent aussi 1» 
deux voleurs avec lui, (Tun cötö ei del'autre de lui, et Jesus au milieu d'eux. 
10 Pilate ecrivit uu titre, et il le placa sur la croix; il etait ecrit : « Jesus 19 
le Nazareen, roi des Juifs. » '-'" Beaucoup de Juifs lurent le titre; c'etait pres 20 

Fol. 2'i7'. de la ville, * le lieu oü 011 crueifia Jösus, et c'etait ecrit en hebreu, roinaiu, 

et gree. "' Ils disaient donc ä Pilate, les Princes des pretres des Juifs : « N'ecris 21 
pas : Le roi des Juifs; inais qu'il a dil : Je suis le roi des Juifs. » 2S Pilate 22 
röpondit : « Ce quej'ai ecrit, je Tai ecrit. » " Les soldats donc, ayant erueifiö 23 
Jesus, prirent ses vetements, en firent quatre parts, une part pour chaeun 



[331] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 379 

KEuy^vm v 1 ^öHtt ^e vie onrAiöu^wiE vvcujV^v e&oW 

24 ilY\^yujH ^HfC ■)•' ^WE^Uucyr OTT1 VmOTE\nVtnO * 2£EÜTVEV1- -i .1 2.7 
1>^EV1^?aY:>C A?\?%A UAf>EN£>Vuan E^OC 1 Ät ACVIAE^ttANVU 
ÜUOU' J>VttA VriE^r^Av^YV ÄOJK El\o?\ tCÄUA ÜUOC •)•' 

•^EAnr^uji|J9 vmAj>i\<Juc E'^Anr -v cro;> *ia£>ei\c<ju 
ATJ>V<Jun E^>OC v vias onrvi E-iAirA^onr NTSEVIVUAIOV •]■ 

25 'viatö^v *^e E^>A4onrTVE JoAiErmu-Pc VVIEVVVC vH*2£E^^- 
uat neu'icujviv vnE<^uAir -v ua'^vä ejh vtiek^eöwa neu 1 - 



26 UAV^VÄ ^UAr^A^VVtH •)• '°VHC !^E ETA^UAT EIE^UAIT V 

munmAüHiwc ena^uev üuo^ •>• e^ö^v e^>ai^ v 

27 WE*X;A<^ VtlE^UAlP V 2£E*\c^VUV VC TTEJ^H^V 1 ' 7 Ha YVE*X;At| 
UTTWUAEJHIHC 1- 'XE^YVTVYVE VC IfKUAT V OnTO£> VCÄETr^"- 

oirrvonr nm * uait a^otvC vH^ErvvuA'tfvnHC etve^mv v * 1 i.2.8- 



18 



AtXTEtt ÜTVE^OOnr Vt^YVA^ACKETYV EEVT 

oirÄrtArviuJcvc ei\o^ Joewve^euvac wvYv^o^pvnwc 

1Ö TV(JC ULA1AUOV OTO^ 1 EVEUV 1CT1E avviaV Evtcrr- 

24 ftnofEfHOTj t 1 et t 2 sr. 1. | XEAcrtAEp«Anm] u aj. sr. j | x«<k] u» sr. 1. | 
tit. iinegoonr] x sr. 1. | e«t] e corrige dun n | nmfwJ>HnHc] c sr. 1. 



des soldats, avec latunique aussi. Or la tunique 6tait sans couture, tissee depuis 
24 le haut tout entiere. 24 Ils dirent donc entre eux : * « Ne la partageons pas, * Fol. 247*. 

mais tirons-Ia au sort, äqui de nous eile sera ; »aliu que l'Ecriture s'aecomplisse, 

disant : « Ils 011t partage nies vetements, et ma tunique, ils Font tiree 
2» au sort. » Voilä donc ce que firent les soldats. •' Etaient debout pres 

de la croix de Jesus sa mere, avec la soeur de sa mere, Marie de Gleophas, 

26 et Marie-Madeleine. '-" Et Jesus, voyant sa mere avec le disciple qu'il aimait 

27 se tenant debout, dit ä sa mere : « Femme, voiei ton lils. » '-' Puis il ditau 
disciple : « Voici ta mere. » Et depuis cette heure-la, * il laprit dans sa inaison. *Fol.248'. 

,9" heute du jour de la Parasceve sainte (vendredi). 

Lecon de Jere'mie leprophete (J6r. xi). 

18 " Seigneur, renseigneinoi, et je saurai; alors je vis leurs ceuvres. 



380 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [332] 

etj'ni üuo^j e^jai^ onooj>' üvheui -v Anocodvu i^Q\ vtoip- 
codvu t^^^oir et'äu* üuoc v 1 , seäu^»i\ uA^EVt^tonri 
not^e tnt^uasK ■!• onr'o^ vrjEN<^cn^ e&o^ btvmKA^ 
rtitrtW EiemV) v (nro£> rnonr'uruu.Ef^u.Eiri 'SEunt^- 

i s. f>AN V 1 "ttdc YlET^AFl ttUUVH OITO^ EIE^OKmAV',»! .,„ 

jjj<juvu vtV^Hnonp e&o?\ £>noiK. v *2S;EonrYH eiat^uu^yi 

ÜTlAtfJllAtÖ E&O^ h)A^>OK V 1 ''Ett&E^At TIAmE NH EHE^- 2] 
*2£<JU ÜU«JUOnr VAÄETldc ^?^\ ES&Ermij'Umi Vt^EttAU<JUT V 

VtH E1K*-w\ «CAnA^^CK H ti^^' üuoc v *stüntftf- 
TlfO^HltTin V joEtt^^AVl 1 ÜTtdc •)• UUON ^VIÄUOT 1 Jn>EN- 
VtEN'Äl'X: V 1 '^HTtYlE ÄNOK 'jnAUOT^ 1 Ej'UJOnr V NCTT- 22 

]bE?\^yifs eV^ei V)ETncH^s v onro^> rtOT*±)H^s neu- 



Ei^yoTi V)EnÄ^ua-i V^En^f outv^ vnEnonr'ÄEu'nujmi -v 1 ' h-ö-ok. 



Jereniic xi, 19 onrog 1 ] o 2 sr. 1. | tpoi] o sr. 1. | ejie^umk] un ix aj. sr. fc 1 . J 21 snt- 
ua«i"t] sie | 23 V)tnÄ«u»T sie. 



111 El moi, j'etais corame un agneau innocent, qu'on emmene pour l'immoler, ig 
et je u'ai pas su; ils ont tenu contre moi un conseil pervers, disant • « Venez, 
jetons du bois sur son pain, et effacons-le de la lerre des vivants, ei qu'on ne 

*Foi.248 T . Pappelle plus son aom! » 80 Seigneur, qui juges lejuste, <jui scrutes les reins -" 
et les coeurs, fais que je voie la retribution qui leur arrivera de ta pari; car 
vraiment ils ont arrache ma justilication de ta part. " C'est pourquoi voiei 21 
ce que dit le Seigneur Dieu sur les hommes d'Analhoih qui recherchent uum 
äme, disant : « Ne prophetise pas au uom du Seigneur; sinon, tu mourras 
de nos tnains. »> 8S Voici que je les interpellerai : leurs jeunes gens tomberonl 22 
par l'epee; leurs lils ei leurs filles mourronl d<> famine; * 3 et d'eus rien ne ., :i 

■ Fol -Vi subsistera; car j'amenerai des niaux sur ' ceux qui habitent dans Anathoth 

dansl'annee de leur inspection. xn ' Tu esjuste, Seigneur, je repondrai devanl xh, 1 



[333] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 381 

OTMmvit Tide ^nAE^o'r l 'xi «A^fAK v ti^hh ^nacaäi 

VtOT^ATt lAYTEKUttO 1 E^&EOIP <\?U<x»n VTlEVtlÄCE&ViC 

c^conriuau •)•' CEEf>Enp<jENm vt^EoVori m&EN eich naicuu 1 - 

2 1EU loEYlOnrUEIATC^IEU -V AKd^OIT 1 OTO^ AK^ETA- 

nonrm at'ä^o vtj>AN^yvif>i v oiro£> AnHfi n^AMOT- 
ia;> -v 1 KV)Em E^u^onr V^Ert^uuonr v onro^ KcnoHtrr 

3 ca&o?% rtrtonrd^ujT y 'onro^ fi'^OK Tide kc^oth uuot, 

AKtf^OKiUA'^m ÜV\A'^Vl*l -V UAlOirßiUJiO'r 1 V)EUVtE^OO'r 
, VtlEnO-rV^O^V^E^ -V 1 4 ^yA{*NA1T ÄE^JIAEf^H&l * «2SETT- 'Fol.249*. 

ka^s v onro£ tiVgiu ivi^ vtieikov ^TiA^yjuo-ri e&o^ v 1 

V)EVnKAKtÄ VV1ET1H E*lu)OTC £»S<JU^cj •)•' A'TTAKO HÄt- 
r^lE^rtuaonri NEUN^A^A"^ -V ÄEOTV» ATÄOC *2S:E^^ 

5 na'na't An ENEnuuan v 'vtEKdA^A-r^ cEdo*xn' oto^ 

CE*Y^O10 ÜUOK V YtuJC KCO^ ^WOK t^fHl 1 ETSEN^AVl- 
^<^f> .). OTO^ AK^A^HK EriKA^J VTIEIEK^^HNH •)• 

11 "^c ^«Ai^>s joErmdicj vnErmo^ANHc v ''xtoTvn 

NEKCNHtnr NEUHMf Vt'TETlEKtu^ V NEUNAlKE^<JUCrrV1S 
ATJJJO^K 1 OTO^ mH^OT* ATUJiy E&OTs 1 £l<J?A£(rr 1JLUOK V 

xii. 2 AKiytruio-rrnl sie, lire at- | onrog-] o sr. 1. l üumov] o sr. 1. | 4 enjyonjo sr. 
1. | 5 cE'Ji"ov] sie, lire ce-^oti" | 6 e&o^] o sr. 1. 

toi;maisje parlerai justice devant toi; pourquoi la voie des impies est-elle 

^ droite, et sont-ils florissants, tous ceux qui sont rebelles? "Tu les a plantes, 

et ils ont pris racine ; ils ont engendre des tils, et ils ont fait des l'ruils; 

3 tu es pres d'eux daus leurs bouches, et bin d'eux dans leurs reins. ; ' Et toi, 
Seigneur, tu nie connais, tu as scrute mon coeur; purilie-les dans le jour 

4 de leur immolation. ' Jusqu'ä quand la terre sera-t-elle en deuil, * et toute * Fol 249T 
herbe de la campagne sera-t-elle dessechee par la malice de ceux qui l'habi- 

tent? Ils ont peri, les bestiaux et les oiseaux; car ils ont dit : « Dieu ue 

5 vena pas nos voies! o 'Sites pieds courent et te fatiguent, commenl te 
disposes-tu sur des chevaux? Et as-tu eonfiance dans la terre de ta paix? 

6 Comment feras-tu contre la hauteur du Jourdain? "Car tes freres et la maison 
de Ion pere avec ces autres t'ont meprise; et ils se sont ecries derriere toi; 



382 LI- LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. I34J 

. ,..„, ,„ ÜYit^iEVi^onnK t^uaonr *xtAvt ceviaca*x:s m * uak 
rt;> Arme ort anet v' 7 a\c^«*x;ti üyiavh a^«^» 1 VnAv:?\wf>o- ' 

ucnri v V^trtonptA^'u^yHVt ■)■ ac\ vntccuW fc^F™ t^ujn y 

t-ößit^7AV AlUtC^UJC -V I9 AN OTH^i Vt^ua^iE 1AK?nH^O- g 
VlOUtÄ VtHl V 1t AN OTÜ^ATHt UOJiji tV^Hl t*2S:<JUC OTO£> 

ümcicuu'Y •)•' tt<x»onr^ fmittHf>iovt ih'^ot vntiKoi v 
cnroj> UAfcrri t^^oTOTüuc v '"onr'uiw^y üuanecujot 10 
aVhako ünAiÄ^A?sO?\^ v atmjua^£& rnAioi •)• aio^ 
vtiaioi töNAUtc v tTUA nAttuojyi rtj^A^t v 1 "acj^uu^ m 

»Fol. 250'. ETIÄKO VtÄt * *\Ä^uj fc-tt&vn V AVlKA^l 1 IHf^j TAKO 

l2 fc'ö? W tÄtttTl^fOTM fcßvO^ 1 ÜTETY^)A^E V 1 ATM ElOt^A- 12 

frwfcTCuujMN "Xifccnrcvi«^ vntndc Acenorm v icxtrtAT^H'X:^ 
ürtKA^t ujaat^vjt^ v üuo« ^i^HriH «Jjon hca^F, 
ru&ktu i- 13 Äf>Eitn'c^ vt^AYiconrö v oto^ 1 "ititviuacV} 1:t 

9 HAK^HponounÄ] ia aj. sv. 1. | 11 fix.E-^Ä^iu] sie, lim -akiu. | 12 e&o?\] o sr. 1. 

Foi.250'. ne te fie pas ä cux, s'ils disent avec * toi du bien. ' J'ailaisse ma maison, 7 
j'ai abandonne mon heritage, j'ai livre mon Arne cherie aux mains de ses 
ennemis. 8 Mon heritage est devenu pour moi coiimie un lion dans une l'oret ; » 
il a donne sa voix contre moi; pour cela, je Tai ha'i. * Mon heritage est-il 9 
devenu pour moi un repairc d'hyene, ou bien un tombeau autour de lui? 
Venez ä lui°), rassemblez toutes les betes de la campagne, etqu'elles viennent 
le devorer. i0 Une l'oulc de bergers ont detruit mavigne, contamine ma portion; 10 

■ Fol.250\ ils ont l'ait de ma belle portion un lieu desert impraticable. " La *devastation 11 
est devenue une ruine; ä cause <{■■ moi tonte la terre a ete ruinee, ear personne 
ne l'a placee dans son coeur. ' ' Sur le rejet du desert ils sont venus portant i-j 
l'atlliclion, parce qu'une epee du Seigneur a cousomme depuis une extremite 
de la terre jusqu'a Tautre; aueune paix u'est venue ä aueune chair. ,a Vous avez is 

a) Ccs mots sont d6plac6es d;ins le texte copte. 



* Fol. 251. 



[335] LA SAINTE FETE DE PAQÜES. 383 

au -v 1 dijAjmi e&o?% JoErtmiEvtjyonr^yonr v e&o?s V^ATiujujuy 1 
muutto üvtdc i 

OTÄttArUUJCtC E&vO?\ JoETt^A^A^lAC Vimf>0^?H*lWC 

•' '''oTog E*^Ei vfxt'ndc YVArtcrr^ neu. * TiE«^ArrE?%oc 

: rfXt'OTO'ViAAim V OIO'ZLA^ UEUOnr«ii2S:E&k ' E^E<±)<JU*nt V)EN- 

onrt^oonr ncnru^T i- onro*> yiie^ooit e*iexjuuia'y xI c^oirujin^ 

e&o^ ündc v cnrE^ocrr an i- onr*KE ot-eäuu^ 1 An v 

s onro^ E^>E^7onrujmV jyiunj ü^naip n^ot^i v 1 s onroj> 

V)ErtT»E^OOnr EIEUUAIT E<^El E&kO^> VfÄEOVuUJiOT e^ouV) 

e&o?\ J~>eni^hjui v ie«^^?auji e^?Vou N*>cnm •>■ oto^ 

TE^KE^A^l t^iOU ttV)AE OTO^ E^EJ^UJiT» imAl^H-y 
9 V)ETirH^yuJJUl VtEuV^ErtTl^Hrt^uau •)• '•' OTO^j E^E^yujiytJ 

rt*x;ETvdc' rtonoonr^o ^mENnKA^«, *ivif>*^ v V}ErmiE , >ocrr 

HEUUAT -V * E<^EJJyuiYH N*2S:EV\dc EOlTAmE V 01TO*> TIE^AN 1 »Fol. 251 
10 OTAmE V 1() E^K«^^ WLTIlCA^t ^f ^ NEUVl^yA^E V ICXEN- 
TA^E?s J*JAe£fVH EftUUiu« •)• CATlC^lf Vtl^HU rnE^CrH- 

13 rto-TK^HpottovnÄ| sie, saus point sur n' | hjAnjyuijyJ ui sr. 1. | tit. nmpo&HiHc] 
o sr. 1. | Zach, xiv, 7 oirEXi"pj>] u» sr. 1. | Hpo"rp>i] *r sr. o. 

seine du ble et vous moissonnez des epines; leur heritage ne leur servira pas; 
ayez honte de vous etre vantes de votre mepris cn face du Seigneur. 

Leron de Zacharie le prophete (Zach. xiv). 

Et il viendra le Seigneur mon Dieu avec * tous ses anges avec lui. *Pol.26i' 

6-7 ° Dans ce jour-lä, il n'v aura pas de lumiere, ni givre, ni glace. ' Ce sera dans 

uro seuljour, e\ ce jour-la est connu du Seigneur; ce n'est pas le jour, ce n'est 

8 pas la nuit, et la luiniciv arrivera au temps du soir. 8 Et dans ce jour-la, ii 

sortira une eau vive de Jerusalem, sa moitie sur la mer premiere, ei son autre 

moitie sur la mer derniere; eile sera aiusi Jaus l'6te el dans le printemps. 

'•' ' J Et le Seigneur sera roi sur toute la terre ; en ce jour-la ' le Seit>-neur sera un, » Fol. 251« 

10 ei sou nom un, '"encerclant toute la terre et le desert, depuis Gabel jusqu'ä 

iah:, ou. — ['. XXV. — f. 2. 25 



384 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [336] 

•ioilj * vnÄv\ocno^oc t^o KO^m-ü-iOTC 

1,1 ' ic*X:fc *^t Avtcono trinke kaia caj>£ a^^a ^not 1 l0 - 

cnrcuum ü&t^im niA^toc ATcmi -v sc ^Art&kt^s 
^TMy<Jurn ls ^uat\ «ivt rudert £>ane&o?s ii^V rit v ty^ s 18 
EiA^(>cnntn t^o^ t&kO?\ ^"itrrn^c v onro^ Ac rV nan 1 
üvtjjytu^yt vntns^uu'vn 1 '' £><x»cit ^?*\ rtA^V^trm^c v n» 
tc^^uiiTi evu kocuoc t^o«^ ivjf^ n^ujvi tf><-uonr ^^ vtnonr- 

uV^^hs rtlovnEU •>■' 50 Ants>n^tci\t'rm oirrt t^trtn^c v 20 

Tit. nJÄnocio^oc] i et o :i sr. I. | npoj a sr. j> | KopwyjoircJ 0' et nr sr. 1. | II Cor. 
v, 16* 2^.e] aj. sr. 1. | 19 tniKOCvioc] c 2 sr. o 2 | EfO^j] o sr. 1. 

Remmon, ä cöte de Jerusalem ä sa droite. Rama sera en im lieu; dcpuis la 
porte de Renjamin jusqu'a la premiere porte, et jusqu'a la porte des 
Angles, et jusqu'a la tour d'Anameel, jusqu'aux pressoirs du roi, " ils n 
seront dans son iuterieur, et il n'y aura pas d'anatheme ; et Jerusalem sera 
eu confiance. 

•Fol. 252\ * L'Apötre aux Corinthiens (II Cor. v). 

16 * Et si uous avons connu le Christ Selon la chair, mais maintenant nous 16* 

nc le connaissons pas, i7 de sorte quc celui qui est dans le Christ, est creature 17 
nouvelle, les choses anciennes ont passe, en voici de nouvelles qui arrivent. 

18 Tout vienl de Dieu, qui nous a reconcilies ä lui par le Christ, et nous a donne is 

le serviee de la reconciliation, "comiue Dieu a lui dans le Christ reconciliant 19 
ä lui le monde entier, de leur compiaut point leurs defaillances, et il a mis en 

nous la parole de la reconciliation. 20 Nous sommes delegues pour le Christ, 20 



VI, 1 



[337] LA SAINTE F K IT. DK PAOl'KS. 385 

,, i^uA * üv\^c ^uuin fc^Y v M ^ H ^ tJ J Lnt ^co'rEnuo&iS v «i ,,1.252 

At-J<M^ vmo&vt t^?™ E"X;UAT1 •)• ^!!1A Ä NON ^>uayi NTErt^yuam 

NonpuEttUvn vnE^\?-\ vth>f>™ üJohi^ -v 1 ' euch 2^e ü^\?Hf> 

2 nie^?^ E^uJitvih)Ertonr^yonrHv 5 ^*2£uurAf> üuoc s&eY^en- 
crrcwcnp Et-jjimrt v asc<juieu tfOK v cnroj> V}ErmiE^>oonr 
rnETnoio'ÄAs ASEf>&vOYU3-m e^>ok •)• sc ;>wrvm ^utnr tc onr- 
CHonr tcjujHTT-v icj>WTmE ^vionrtc onrE£>o(rr N-iErncnr^Atv 

^a^uoc Eh 

2 2 uatau)30S i\>*\ ÄE^Art * uujono Anr^yE EV^cnrvt 

. 22 jy^i^^V'^^H -v ! Amuu?sC JoEm;>nr^vi jii^puoT v 2 '-' xt^ 

ftonrvtujAujt etaV^e oto^ athco\ «oit^eu'ä V)Ett- 

YtAi&l v 



Fol. 253'. 



EirArrE^ion käia uaweoti ke^ Ti*k> 
, l6 ^EiAv^rtAnr «ke naäth* uj<-uyn a^u^^j zWqk vt2£EiHc' 

Tit. ke?>]?\ sr. ke | Matt, xxvn, 40 hxe<hc) aj. sr. la marge. 

cominc Dieu donne pouvoir par nous : nous demandons au Heu * du Christ fp \_ 252». 

•21 reconciliation ä Dieu. 21 Celui qui n'a pas counu le peche, il l'a fait peche 

vr , pour nous, afin quo uous devenions justice de Dieu en lui. vi ' Etant done 

eooperateurs, nous supplions que vous ne receviez pas la gräce de Dieu en 

2 vain. ' 2 Car il dit : « En temps acceptable je t'ai entendu, et dans le jour du 

salut je t'ai porte secours. » Voici maiutenant, voiei un temps acceptable, 

voici maiutenant, voici un jour de salut. 

Psaume lxviii. 

2 2 Fais-moi revivre, ö Dieu, parce que * des eaux sont entrees jusqu'ä mou . F i.25:s r 
3', 22äme. 3 * J'ai ete enfonce dans la matiere de mort." Ils m'ont donne du fiel 
pour ma nourriture, et ils m'ont fait boire du vinaigre dans ma soif. 

ßvangile sehn Matthieu, chapitre lxxxiv (Mat. xxvn). 

i,r, *-• La neuvieme heure etant arrivee, Jesus s'ecria a haute voix, disant : 



386 I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [338] 

V^EVtOXmuj'^ VtV^pUAOT 1 E«-p£uu ÜUOC 1 "ÄEETsUjh E?%<Jm 

wuäc )• a'&ak.üaw v E*iE^?Aim ÄtnAnoT-Y vtArtonr^ v 1 
E^&kEonr ak^ah vicujk v ''^Anonrovt *k.E e&o?% V^E^nw , : 
eiö^ji EpAionr ÜUAT v EiAnrcvuitü NA-v^ua üuoc i- 
^EA^'uonr'Y ono&EH'MAC v ^cro^j caioi^ a^o'o'X:* iS 
*foi. 253' vf^tcnrAi t&vOTs vtV^wnonr A<^6\ fwTC^orroc V * A^UA^C 

Vt^EUÄ OTO^ 1 A^ÜÜKC EOIOKA^J AtyiCO<^ 49 TTCfcTTl *KE ,, 

vtAnr*X:<Ju üuoc' äe^ac rnErmAT v *x;E l <-jvmcnp n^em^iac 

rnE^riA(>UE<-J V 1 '°1WC *2^E Ott EIA^'JLi^J E&vO^ V^Enonr- 50 

wtjy*Y vtVjpwAono 1 &ty\ ünmNA v 
ETArrE^^ort kaia uapkon 

V)Ertonrn^^ ncuyV äee^uji e?^mi v e^euac ÄßiA^öArt» 

ETEWE^OnO^^EUnE •)• 2£ETTAttOir*Y TlAVtOT^ EU&EOT 
AK'^AI VtCUJK V : ' ,: '01PO£> ^AVl'oiOOVI VT1ENH E1Ö£>J EPAIOT 1 V :jl 

EiATCujintu' nat^uj üuoc -V ÄEÄrtAT A<^uonr*y 

EHWAC ■]•' 36 EH A^6\)*2£t *2^E «ÄEOTAl 1 A^UA^OnTC^70rrOC 36 

^ejjlac •}• ÄPiAKUAm] sie | 48 üovc<porroc] o 3 sr. 1. | 50 eRo?»] o sr. 1. | tit. tTAr- 
rE^on] n sr. I. | uApKOtt] o sr, l. | Marc xv, 34 emwac ä&a^;« aiuI sie. 

o Eloi, Eloi, lamma sabaethani, » c'est-ä-dire : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi 

m'as-tu abandonne? » "Quelques-uns de ceux qui etaient lä debout, l'ayant '■" 

entendu, disaient: « II appelle Elie. » "El aussitöt Fun d'entre eux courut, '' s 
*Fol.253 T . prit une eponge,* la remplit de vinaigre, la piqua sur un roseau, lui 

donna ä boire. " Les autres disaient : « Voyons si Elie vient pour le w 

sauver. » 50 Jesus, criant encore d'un graad cri, rendit lesprit. 50 

Üvangile selon Marc (Marcxv). 

' El au temps de la neuvieme heure, Jesus cria dune forte voix : 34 
Eloi, Eloi, lamma sabactliani, » dont la Iradiielion est : « Mon Dien, iimn 

Dieu, pourquoi m'as-tu abandonne? » ' El cjuidtjiios-ims de ceux qui etaient 35 

debout, l'ayant entendu, disaient:« Voyez! 11 appelle Elie. » S6 Et courant, so 



37 



[339 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 387 

' Vl^EUÄ AtyiA?\0^ E'ÄENO'rKAUJ V A<-pCO^ EU2SCU 1 • Fol. 254- 

uuoc v m^A^ vriENNA'r v ^ehwac nhot 1 (nt^En^ 
ümrmA v 

, l5 A:> E^VlAUO'VVtK *^E VlÄf\1(fH ATHKATAVIE^ACUA 

,, VTlETliEf>^?El A^^uaJ^ ^tmt^UH^ V "'OTÜg EIA^- 

uot^ vf^EiHC -v V^tnoTTitur^" ncuh tie^a^j v äe- 

WA^^T ^^ 5ÜLTTAYirtA EV)f>rH EHEK'^S'X: V OTO^ <^?AS 
j^e n^^^o^ Ac i"V im ITC NA V 

ETArrtWO KA1A tuaAttVm 

28 28 lAENEVtCANAJ *LE EIA^NAT VfSEIMC 5S:E i ^M*^H 
Ä^u^k Nl&EN V * ^ujk E&0?\ 1- ^i51A ÜIE^r^A^H ' Fol >,,-. 

29 Ä^IK E&iO?% TCE2S:A^ S&E^Ö&t V 1 29 «£ OTOT1 OTUOW *KETCE 

e<-juej> u^eu'ä t^^H eV^hi -v atuo^ üonrc^o'rroc 

N^>EU*2S: V ATlA^Ot-J EJ>f>Ht E'2£ENO'rj>'r l C<JUTCOC V AT- 

Tit. ETArrETvio] o bt. 1. | }»OTKAit] t et n st. 1. | tit. EXArrEAio] sie. et o sr. \ \ 

»UUAHHnj sie. 

Fun d'eux remplit une eponge * de vinaigre, la mit au bout d'un roseau, > Fol. 254'. 
lui donna ä boire, disant : « Laissez, voyons si Elie vient le faire descendre. » 
3 " 37 Et Jesus, criant d'une forte voix, rendit l'esprit. 

hvangile Selon Luc (Luc xxm). 

45 lo Le soleil allant cesser, le voile du tomple se dechira par le milieu. 

40 u Et Jesus, appelaut d'une forte voix, dit : « Mon Pere, je remets mon esprit 
cutre tes inains. » Et ayant dit cela, il rendit l'esprit. 

hvangile Selon Jean (Jean xix). 

28 "Apres cela, Jesus ayaul vu que dejä tout * etait consomme, pour que*Fol.254' 
au l'Ecriture s'aecomplisse, dit : « J'ai soif. » -"'II y avait un vase plcin de 
vmaigre place ä terre; on remplit une eponge de vinaigre, o» la mit au 



388 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [340J 

TtÄtmC -V TCfc*2£A^ 'StA^'S^K E&kO?s Vt*X:£^ Tf A^\?H ■)■ 

*Fol.255'. TTK.A.£>1 Vt^ViUl V ' tcjjTS.'JU ÜUOC 1- 2 "StTIAtÄ&iCn <\>&\ V 2 
lAf^H N*«N1Ä&01 YI^IENm V ^?A1TT£ Tll^Onm vHÄ^OI 

Tiua-it« JotrmiÄ&ti rn£^~f>oum v 'caäv rttu*\cnrviA- s 
ruarH nwfc vntrttN^yvifM üruc?\ v tK^«^ üuoc xt- 
rt£>f>m V^tnconri ü™Ä&cn •)■ UAftmoTAi vucnrAt dl na<^ 
üoTECUJonr •)• kaia uenhot 1 rmotMO*Y otec<juot kaia 

rttu'v\E^^y^7H^ ■)■ kata mm™ u^^OC™ ^P^nrAt 1 ^?cnPAt 

Tit. vinegooir] v sr. o 2 | OTÄNArnuucic] iu sr. 1. | eRo?\] o sr. 1. | J^euiuychc] sie 
et iu sr. 1. | nmfo^HHHc] o sr: 1. | Ex. xn, 2 V^EtimÄfiEi] sie | :i x.Efij>fHi] h sr. 1. | 
heuhoy] -sie, lire heh- 



bout d'une hysope, on la mit pres de sa bouche. 30 Lors donc qu'il eütgoüte 3 
le vinaigre, Jesus dit: « L'Ecriture s'cst aecomplie; » et ayant incline sa 
tete, il rendit l'esprit. 

I J n heuredu jour de la Parasceve de la Päque sainte. 

Lecon de Moise leprophete | Exode xn). 

♦Fol. 255'. ' Le Seigneur dit ä- Mo'ise ei ä Aaron dans la terre d'Egypte, * disant : 1 
2 « Ce mois est le commeucemeat des mois pour vous; c'est le premiermois 2 
pour v<ms dans los mois de l'annee. ' Parle a toute l'assemblee des fils 3 
d'lsrael, disant : Au dixieme du mois que cliacun prenne pour lui un agneau 
d'apres les maisons de leurs peres, un agneau par maison. ' Et s'ils sont '♦ 
peü eeux qui sout dans la maison, de sörte qu'ils ne suU'isent pas pour 
l'agneau, qu'il prenries'on voisin et son compagnon, selon le nombre d'ämes, 



6 



[341] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 389 

ÜYtE^ujKyi 1 e^e^ht^ üuo^ vionrEc^crr •>• r, OTtc^«oir Moi.255'. 

u^ujo'tt t^'-ÄVjy: e&o^ t^^tfOT^our« v Et-jE<±)UAYtt 

nuA-un 1 e&o?s loErmi^wk nejuJe&o^ }~>Ertm&AEuni -V 1 

Ef>fc*ifcNt(M ''E^tjyumi Enr'Äf>E;> ^? otJ \ Nu^tttnt 1 ujAGonr- 

r^ üniÄkon v 1 oto^ eite^a-i^ tt-SEnmHjy ih^ 

t-r'edi e&o^ V^EnviE^crto^ ete^i" ;>i*x;ErrYonrE*X: l f>o & v 

riEurimvi^ytti&c 1 K v weu^w&EHNVttO'rAi 1 Jr>tnniHi v 

s noTHAOT'öuoT r\V)HiOT v 1 *onro;> EnrEOT<x»u nwAtj 1 

i\^m V^EnvtA^E'Ä'Ju^^ 1 E<^poct JoEttonr^um onro£ 

9 ^ArtA^^yEUH^ ^^EN^Art^A^s v EnrEonr'öuoT v '•' rmE- 
-itnotHJuu * t&ov* üV)Hioir E^onr'^i v ot^e ec-^oci ♦ 101.2.,^. 
V-jErto-ruujio'r 1 a?^a e<^«2£e<^<jj<h V^Evicrr^um v 1 

*\Ä^?E T^E «EUmd^ATÄ V NEUN« EIC^^OnON ÜUO^ V 

10 h» ntieien^uji E&kO^ uulo«^ v tcuuÄn Hjyu^vf o-ttkac ütie- 

HEn'K^^y^ E&O^ ÜUOq[ V 1 tttt !KE EttUACm*XTt E&OTs 1 

11 UUO^ V tt^O^YT E^EIEtt^OK^OT V)ErtOT^f^U M Effc*ltW- 

OTÖUOT *2^E UnWfH"j V ETUHf ttÄErtEIEVT^TN V OTO^ 

5 EA^Epo-rpimni] o 2 sr. 1. | 7 £)ENnE^cnocjl o sr. 1. | vtEAim<$A*AT2£.l t sr. 1. | 
11 ETl-jEnEnEndA?»ATÄ] sie. lire E-rV)E«nEnEn- 

5 chaeun ä sa suflisanee i'era le nombre pour un agneau. ' '* Un agneau *Fol.255\ 
male parfait qui a atteiut un an sera ä vous; des agneaux et des boucs 

6 vous les prendrez. °I1 arrivera qu'il vous sera garde jusqu'au quatorzieme du 
mois, et toute l'assemblee des fds d'Israel L'immolera au teiups du soir. 

7 7 Et on prendra de son sang, on le mettra sur les deux montants et sur les 
deux senils et sur les linteaux, dans les maisons dans lesquelles on le 

s mansjera. "Et on mausrera les cbairs dans cette nuit cuites au feu, et des 
y azymes sur des herbes ameres seront manges. "Vous n'en mangerez pas 

10 * de cru ni de euit a l'eau, mais röti au feu, töte, jambes el interieur. "' Vous «Foi.256*. 
n'i'ii laisserez rien de reste jusqu'au matin, et vous u'en briserez pasunos; 

11 cc qui restera au matin, vous le brülerez dans le feu. " Vous le mangerez 
ainsi : les reins ceints, ei les chaussures a vos pieds, et vos bätons dans 



Fol 256 



390 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 342 

NfcTtNUUJO'ri E'v]r>ENE'iEtt()A?NA'r'Ä •)■ oto^ ntitu^yßiO*Y 

ÜTO^ OTHAqA ÜYldcm K ' OTO£ ettCmt JoENYlKA^l 12 
^f™ JDtrmKA^l f^HUH V lCÄtV»<\?J>UAUt ujAYnE&Vm V 

oto^ rt^Ht V^Ermmonr^ *iw\>oio vnEmf>EUvi;xM*Ai * 
z\i\%\ jimtdi ÜYi^y^ änok ndc v l3 t^eu)i«TTi nuA-iEvt v. 
vt^tnsc^o^ lotnonruHmV ^jxtnwwj v hh rrou^itn 
eieien^h vtV^Hionr onoo^ EiEVtAio evhcno«^ v eie^ua&c 

E&kO^ E^UJ^EN OTO^ NNEEf>V}U^l ujuayu V)EYUJVmcnr 

h^h'jju -v ,4 cnro^> E<^Ej^uum «"-»heu rtT^ErtA^E^oono rccrr- '■ 

EjK^UETM V E^EIENEAl«^ ft^A! ÜYldc •»• UJATAEIENÄUJOT V 
OTUOUOC ÜENE^> E^EIENAl^ ftJ^At 

4 *TWyt\M niOTAJ ÜUont« 'UA^ECJUElH E<\?A1 TtV^Ht %m 

12 xinA^tÄiupg] uu sr. 1. | 14 othomoc] o 3 sr. 1. | tit. mÄnoc-io^oc] o 1 sr. 1. | npoc] 
o sr. 1. | (JnwnnocioTc] n 1 , o 1 , et *r sr. 1. | Philip, n. 5 i<\>&\\ a sr. 1. 



vos mains, e1 vous le mangerez en häte, et c'cst une Paque du Seigneur. 
'Fol. 266». "El je passerai dans la terre d'Egypte en edle nuit ; " je frapperai tout 12 
picini. r-iii' ilans la terre d'Egypte, depuis l'homme jusqu'au betail; et sur 
tous Les dieux des Egyptiens je prendrai vengeance. Je suis le Seigneur. 
13 Le sang vous sera en signe sur les maisons oü vous habitez, et je verrai w 
le san<, r , je vous protegerai, ei il n'y aura pas de ]>lai«^ chez vous dans la 
destruetion quand je frapperai les premiers-nes dans la terre d'Egypte. l * Et 14 
ce jour sera pour vous un souvenir; vous en ferez une feie au Seigneur 
jusqu'ä vos generations; en loi eternelle, vous le cölebrerez. » 

'Fol.257'. * L'Apötre aux Philippiens (Phil. n). 

1 * Que chaeun de vous 'sc rappeile ce qui est eu vous, lequel est & T -5 ; 



Fol. 257'. 



[343] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 391 

lotvionHm fifuuui -v cnro^> Anr*X:tu^ jotVKrrc^HUA 

? H^&t^At Ä^?"V t?cJ ™ öac^ v onroj> A^Ef^uon na^ 

ÜTUf>AVt -V ^?H tldoCt tf>AVl Vti&ttt -V ' lü ^«A V}ttt^?f>AN *I '01.257- 



vt^uu^eu .)• 'ÄtA^uoirnK NÄfcnAvtttA üntpAC^o ütvek- 

£>0 CA&0?S XJlUOf ■]• vnAtf>ü^?f>H* : \~ «WH t^rtA tjn^Ht 

7 ii&iuk] tu sr. 1. | 8 oTuoTüEj sie, lire otjülot 2>.e | tit. ^»a?%jjio] sie, et o sr. 1. 

6 dans le Christ Jesus, "qui etant dans la forme de Dieu n'a pas cru im vol 

7 d'etre egal ä Dieu; ' mais il s'est abaisse prenant la forme de serviteur, 
etant dans la ressemblance de l'homme, et etant trouve en apparence comme 

8 homme, 8 il s'est humilie lui-meme, ayant ete obeissant jusqu'ä la mort, et 
8 la morl de la croix. ,J C'est pourquoi Dieu l'a sureleve, et l'a gratifie du 

10 nom qui surpasse tout nom, * 10 afin qu'au nom de Jesus tont genou flechisse, * Fol. 257* 
H du ciel, de la terre et de dessous terre; "et que tonte langue revele qu'il est 



lc Seigneur Jesus-Christ a la gloire de Dieu le Pere. 
Psaume c.xlii. 



r.*-7 ' J'ai tendii nies inains en haut vers toi. T Ecoute-moi promptement, car 

mon esprit a eesse ; ne detourne pas ton visage de moi, pour qne je soie 
comme ceux qui descendent dans la fosse. 



I . 

G 



392 LE LECTIONNAIRE COl'TK DE LA SEMAINE SAINTE. [344 

EnrArrE^o« kaia uaiueo 

Fol 258'. 51 trrOJ> IC Y^KAHAmTACUA VTUVU " E^\?E1 Ä^^ui«S^ 51 

tcxtrtETi^yujis tntcwT A^t^ oto^ nwA^i A^uottutn 1 
onoo^ mmij>A Aip^puu'xn v ;ii OTO^ nm^AT ato^t^n v 1 5 - 
crro;> onruvjjjj üc<juua rnErm etateukot -v rntnn 
E^cnrAßi At x TJJOt x vioirv r,:3 o r ioo^EnA'ri e&o?% JoErmm^AT* " 

UEVIENCAttfE^puuri^ V ATJ±)E ri^iOT eV^OITN E"\ßiAKl 

Etttrr a& •)• oto^ ATonoort^onr eoituhjaj v ^yiiekaion- m 

HA^OC "^E -V ttEUttH EttttEUA^ ATÄft^ EtViC -V HATHAT 

EnmortUErt riEurm EiAT^yu-iru v ate^o*Y tuA^ 

E'V'X'JU ÜUOC V *ÄETA^?UWl NE <^>AVnE Y1^H^>^ Ü^V^V V 

,r, riE onrort onruw^y *ke NC£»mi uuat v etjiat *j>K\:>crrEi ■>■'• 
EitviAmt rm ! EiAnruojiM ncaiwc iWo^ V^Err^rA^i^EÄ v 



Fol. 258' 



Tit. tTArrewon] un o sr. »*, et i corrige dun e | iiaiueo] sie. et t et o sr. 1. 

Verset (Ps. \\\). 

Je mettrai mon osprit entre tes mains; tu rn'as sauve, Seigneur Dien e 
de verifi'. 

ßvangile sehn Matthieu (Mat. xxvn). 

* Fol.258' "' Et voiei que le voile du " temple sc deehira du haut cn bas cn deux - a \ 

parties, et la terre trembla, et les rochers se fendirent, '-'et Ies sepulcrcs 52 
s'ouvrirent, et beaueoup de corps de ceux qui etaienl endormis, des saiuls, 
ressiiseiterenl. ' \'A etaui sortis di's tombeaux, apres la resurrection ils s'en s:t 
alleren! dans la ville sainte ei apparurenl a beaueoup. 5, Le centurion et v. 
ceux qui etaient avec lui garderent Jesus; et lorsqu'ils out vu le tremble- 
meut et ce qui etait arrive, ils eurenl peur granderaent, disant : « Vraiment, 
celui-ci etait le Fils de Dien. » 5t II y avait la beaueoup de femmes regardant 55 

♦ Fol. 258 v . * de loiu : c'etaient celles qui avaient suivi Jesus depuis la Galileo en le 



[345J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 393 

56 t-Y^EUuyt üuotjj i ''rtAt e^e^eua^mä «lomoT ^u^r- 

cm\? l «tu-ttUAnr vmEvtujHfM nc,e&e*^eoc v 
EiPArrE:Mo kata uä^küh 
38 38 onro^ niKAHAnnACUA rntntt^^et a<^\?<juV) 



39 



FoI.259 r 



üvimrtA v nt*SA^ *x:ea?\h«ujic tias^uju» y vie T^Hfn 

40 Ü^7^T1E ■)■ l0 VtE OITOVt ^ArtKE^tÖUl !KETTE V tTnAT 

^h^o-tpei rtH ErtAfEUA^iÄ rt)omonrnE •>• * ^UAr^A^mw 

NEUUAfMA VriElÄKU^OC TTIKOT^S V ntU^UAT ftJUJl- 
.1 CVnOC NEUCA^UJUH V "ttH ENATCnTE^ VtC<J"Cj J>0*1E 

e M3C H J3£^rAWMÄ v onro^ NAno^yEu^yi üuo^ neu- 
^AnKEUH^y v eatm neua<^ e^hi ejtvhu y 

tTArrt?\iü KATA TsO^TKAn 
« 47 El A<-jrtAT *2^E N2£EV\1 tKAlOniAQOC E^>H EIA^J- 

Tit. ETArrewo] sie, et o sr. \ \ uAfKon o sr. 1. | tit. ETArrEwo] sie, et o sr. 

1 ?iOTKAIl] V SP. 0. 



5 6 servant; 56 entre lesquelles etaient Marie-Madeleine, et Marie de Jacques, ctla 
mere de Joseph avec la mere des fds de Zebedee. 

Evangile sehn Marc (Marc xv). 

38 Etle voile du temple se dechira en deux, du haut en bas. 3il Le centurion 
qui etait deboutdevant lui, ayant vu qu'il avait rendu l'esprit, dit : « Vraiment, 

40 cet homme etait le Fils de Dieu. » ,0 II v avait aussi des femmes reeardant 

de loin, entre lesquelles etaient * Marie-Madeleine, Marie de Jacques le * Fol. 259' 

41 Mineur avec la mere de Jose, et Salome, " qui I'avaient suivi quand il 
etait en Galilee e1 le servaient, et beaueoup d'autres qui etaient venues 
avec lui a Jerusalem. 

Evangile spinn Luc i Luc xxm i. 

47 7 Le centurion, ayanl vu ce qui etail arriye, rendil gloire ä Dieu, disant : 



394 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SA1NTE. [346] 

ujuu^l V UA<y^<JUCrr Ü<\?*^ tt^«2^uu ÜUOC 1 "StOm^C 

ne r\Aif>ujiui onrounmE »v |s cnro;> vtmwuj rmftrr etat* is 

E*X;EmAl<lE<JUfMA -V ETATVtAnr EVtH EIATUJU^™ \- AT1A- 

cuo fTK^^ V^tvncnrutcifcN^Yn v '-'viAnrö^i t^e w 
E^A^onrnE £>i<\?onrEi •)• v\*x:EYiE<^EUttCu^o'rvt nH^ono v 

•i i .259'. ' NEU£>AVtKE;>lÖUl um EiAnruouji NCU^ -V ICÄEVt^rA- 
^f^EA tT51AT EVtAS V 

ETArrEWO KATA 1UAANNHVI 

31 rmtnr*KAi oiou evh*kh ue inA^ACKEnrw'iE v J>mA i 

ÜIOIT^y^EUÖ^^ V1*X:EVUC<JUUA ■)■ ^•ÄEmtU + C Ür\CA&&kA- 
lOU V SIE (WrUJjy^YlE VHE^OOT VriErMCA&k&kA'lOYI E1EU- 

UAnr v ait^^o eth?\A10C -v ^via vncrrKuauj rmonrKE^i 1 
oto^ vtiotö^o-t v !> Anri onort v^EvuuAnot v cnroj> ! - 
m^crrin xaen ATK^^y rmE<^KE?\i v oto^ A'TK^jy üvia- 

mKEOTAV ilAITAjy^ UEUA<^ -V 1 33 El ATM *k.E ^AIHC 33 

ATXtu^ £>h^h A^o-rtü At^uonr v ür\OTK^»^y rmE^- 

Tit. ETArrtwoJ sie, et o sr. i j Jean xix, 31 orn] t aj. sr. 1. | 32 onrog 2 ] <r 
sr.l. 



« Reellement, cet bomme ötail juste. » l8 Ettoute la foule qui ötait venue ,s 
pour ce speetacle, ayanl vu ce qui ötail arrivö, s'en retourna, se frappanl la 
'Fol.259\ poitrine. 19 Etaient deboul ä distance toutes sos connaissauees *, et aussi des 49 
femmes qui l'avaienl suivi depuis la Galilee, voyanl tout cela. 

ivängile sehn Jean (Jean xix). 

1 Les Juifs donc, comme c'ötail la Parasceve, pour que les corps ne 31 
soienl pas sur la croix pendant le sabbat, car c'ötait lä un grand jour de 
sabbat, prierenl Pilate qu'on brisäl leurs genoux et (ju'011 les emportal. 
32 Les soldats vinrent donc; et au premier 011 brisa les genoux, el 011 brisa 32 
ceux de l'autre crueifie avec lui. ! Klaut venus ä .)r>sus, ils le trouvereut dejä 33 






[347] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 395 

34 KE?\l NttO^ V : ' ,i A7\7\A. O^TAl E&O^ JoErmmAIOl ■)■ A^J- 

"•e-onrf; ünt^c^p VnE^?\or^vi -v onro^> CAnoi^ a^i»poi.26o- 
3s e&o^ «•ÄtovuujiOT ntuoTCVio^ -v 1 35 oyo£> <l\?h ei abnäht 
a^e^ueü^e -\- oto^ oiruHnt it^unutuft V OTO^ 

3e ^«uj-itvi vntitvtrtA^-\ v :!,, nai rAf> Anr^^um £wa 

VYlE^rf A<\?H ÄOIK E&0?n •)• ÄtOTKAC HTA^ ÜnOT- 

rtAir vtÄErm e^atm*okc<^ v 

VHATCOC^OTsOC TA^OC ISUE^EQC A !K 



13 



m&Ert neuti^c * mc -v §>&s eta^e^ua^ty^oc v ;>vnow- ¥ Foueo' 

14 "HOC m^AlOC ÜTTiOTUJVt^ E&iO?\ Ei*NAY1E^ V l4 Ettf»EK- 
Ä^>t^ tNAtmO^H EKOt VtATACjrU V EKOl VtAlÄ^lKl "}A- 

34 e&o?vJ o sr. 1. | 35 gim] stA ;ij. sr. 1. | 37 onrog] o a sr. 1. | tit. niÄnocno^oc] 
o a et o 3 sr. 1. ] npoc] o sr. 1. | I Tim. vi, 13 tfto?>] o sr. 1. 

34 mort; ils ne briserent pas ses gonoux ä lui; 3 " inais un des soldats perga 

35 son cöte * de sa lance, et aussitöt sortit de l'eau et du sang. 35 Et celui *Fol.260'. 
qui avait vu a rendu temoignage, et son temoignage est veridique : et lui 

36 aussi qui etait la sait qu'il dit la verite, afin que vous croyiez. :iü Car ces 
choses arriverent pour que TEeriture s'accomplisse : « On ne lui brisera pas 

37 d'os. » "Et de nouveau l'Ecriture dit: « Ils verront, ceux qui Tont trans- 
perce. » 

i2" heute dujour de la Parasceve ilr la Päque. 
L'Apötre ä Timothee /, iv (I Tim. vi). 

13 ' Je te prescris, devanl Dieu qui vivifie toutes choses, et le Christ 

14 *Jesus qui a fcemoigue sous Ponce Pilate la bonne confession, ' ' que tu gardes » rol , 60 . 
nies eomrnandenients, etant saus tache, etant irreprochable jusqu'ä la 



396 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [348 

th>o-rrt t<^cnnujvi£> e&o?% üntvtdc ihc ti^c v ir, ^<M 

onro^ eheo-ton ujäou üuo^j üuatai^ * noTfo 
«itvnonr^ujonr onro^ v\6c vntrudc v "''t^otai üuat- 
ai^ vnt^JüitiAOuo'r vnA^ onro^ eijjjoti JoEvtcnrcnr- 

rt^nr £F°M enej> v onp«^E üuort lysou «ceviat 

Auvm v 

'AT^AT V^ENOT^AKKOC E<^CATlECYn Joen;> ANUArt- 






manifestation de Notre Seigneur Jesus-Christ, ''quo revelcra en so» temps 15 
l'heureux et seul puissanl Roi des rois et Seigneur des seigneurs, ic le seid 18 
ayant l'immortalite, et liabilant la lumiere inaccessible, celui qu'aucun 
« Fol.961'. homnie n'a vu ni ne peut voir, celui ä qui est l'honneur * et la puissance 
eternelle. Amen. 

Psaume lxxxvii. 

7 11s in'ont place dans la fosse inferieure, dans les tenebres el l'ombre de 7 
la morl . 

Verset (Ps. xxn). 

'Si je marche au milieu de l'ombre de la inort, je ne craindrai pas les 1* 
maux, car tu es avec moi. 



[349] LA SAINTE FETE DK PAQUES. 397 



'ntKö^onoc <\>*\ «jaene^ rnEYUENE^ v vijjy&i'jui 1 

■..• ÜTic-ucyriEmiE yi^y^uan vnETEKUEicnrf>o i- 9 * onrcjmr- 

fNA rtEUcnrciAV^H v mucrrKACiÄ E&oh> V)ErtvtEK- 

E&kO/N V^ENÄfMUAkfrEAC EVlE^AmiE tUiCVi^ •>• ' ^Ai^'i'ol 261. 

58 NE A^E^UA^MIHC WHC V kS ^^^ EIA^i ^AVH^AIOC V 

59 CA^Nl EIH^ l- :,,| OTO^ A^dt ÜVHG'JUUA tt*2£EluuCW^p V 
(Jo A<-JK01P^lu?^ V^ENOT^yEmuji ECCnPA& V l,0 OTO^ ^MCK^M 

VDEnYYE^Ü^Anr Ü&Efl 1- ^7H ETA^ujOK^ V^Ert^YtET ^>A V 

01 ^c^^ V 61 ^^C^H *KE ÜUAT N*ÄESJlAf>lÄ *^UAr^A- 
W51H •)•' NEJUr\KEUAf>tA E1T£>EUCl ilHEU^O UTASU- 
^AT V 

Ps. xi. iv, 7 <J>^ j jyiun aj. dans la margc apres cc mot. | lit. ma*h*eoji] t et o« sr. I. 

Yerset (Ps. xliv). 

7 Ton tröne, ö Dieu, est jusqu'au siecle du siecle; verge de droiture 
9' est la verge de ton regne. * * Myrrhe, aloes, cannelle sortent de tes vete- 
meiils. 

Evangilr selon Matthieu (Mat. xxvi). 

' 7 Le soir ctant venu, arriva un homme riche d'Arimathie dont le nom 

58 etait Joseph, * lui aussi etait disciple de Jesus. 58 II alla vers Pilate, demanda * Fol. 26i\ 

59 le corps de Jesus ; alors Pilate ordonna de le donner. 5 " Et Joseph recut le 

60 corps, il l'cnveloppa dans un suaire propre, co et le deposa dans son tombeau 
neuf qu'il avait creuse dans le rocher, et il roula une grosse pierre ä l'entree 

ei du tombeau, il s'en alla. '■' II y avait la Marie Madcleine, et l'autre Marie, 
assises devanl le srpulcre. 






• Fol. 202 



398 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE [350] 

tT^rrtwo KAHA UAf>KOrt 
4 ' onro^ ^h"Kh tnA\>tnr;>i «ju^m eyu*^h ne ^\yia-,, 

^ACKtnOHTE V E1 l h>A'Ä<JLi^ ÜT1CA&&A^ON -V ' ; ET A<^i ' 

rt^E^ujcH^p ntE&o*> V^EViÄ?suAotAC i tonrEnrc^H- 
utuurmE v ütkOnr^friHC v <^?ai etenwo^ ^><-ucj vtA^^crr- 
yji e&o?s V^ai^h fr^uE^cnr^o rnEt\?*Y v A^Epo^uAn 
A^^yt E'Jocnrrt ^atc^aioc v onro^ A^EfEim ütccuaua 

VUHC V 41 TCl^A10C ^E A^E?yj^?H^>S V *ÄE^H^H A^UOIT -V v 

onro(> ^A^uot x '*Y ETttEKAiomAp^oc A<^yEvt<^ tsean 
a^otiäji A^uonr v 'onro^ eia^eih mo*i^ uniEKAion- u 

jyeyionryjtmua v a^en<^ EV)f>Mt a^kot^uj?^ V}Ertcnr_ 

•Foi.2i;2'. ujtriTJ" V OTO^ ^ C ^C£ A M V)tT10'T3ÜL^Anr V *^7H E^ujWK 

e&o^ V^trtonrTitipA -v oto^ a^cvce^ke? ftoT<iAm ■)■ 
NEuuAfMÄ fnE\iuc>noc v rtAnrrtAnrm *x:EETAnr^A<^ 

^uurt V ' OTO;> E1A<^uju*V\i VfÄtnSCA&ifeiAlOrt V UAfMA svr.j 
^UAfLAWriH NEUJUlAfMÄ niEtAKUU^OC V nEUCA^^UH 

Tit. ETArrE^ioj sie, et osr. i | Marc xv,4'i EmtKAiomAp^oc) o sr. 1. | 45 montj] 
sie Sans point sr. n. | 46 oto^ 2 ] o 2 sr. 1. 

Evangile selon Marc (Marc. xv). 

42 El «li'jä le soir (Haut venu, comme c'etait la Parasceve, qui est avant 42 

• i'oi 262 r . lo sabbat *, l3 arriva Josepb d'Arimathie, honndte conseiller, qui attendait, 43 

lui aussi le regne de Dieu ; il s'enhardit, entra chez Pilate, et demanda lc 
corps de Jesus. Si Pilate s'etonna qu'il l'üt döja mort; ei ayant appele le 44 
centurion, il lui demanda s'il y avait longtemps qu'il etait niorl. l 'Kt l'ayant '<5 
su par le centurion, il donna le corps de Jesus a Joseph. ,6 Et s'etant procure 46 
im suaire, il le descendit, Penveloppa dans le suaire, ei le mit dans un 

* Fol. 262». tombeau * qui 6tait creuse" dans le rocher, et il roula une pierre a l'entree du 

fcombeau. " Marie Madeleine et Marie de Jose voyaient oü il avail ete" h 
de"pose". xv] 'El le sabbal etanl arrive, Marie Madeleine, et Marie de "'■' 



51 



[351J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 399 

at^e rt«Juonr atujuuh v\£>ANC*nrNOT x <^ v <>mA viionri 

ETArnWO KAHA ^tnTKAtt 

50 oto^ £>HvmE ic onrf><Juui EViE<^AVinE iu^ch^? eot- 
^tno^EinHCTtE tonr^>ujiu\ vtÄrA^ocviE oto^ m*uv» v 
rjl <^?At na^'Yua^ ^^m V^Ernionocodm rtE3uncnrv\f>A?;ic 

* NE 01Pe£vO?\ ]r)EttÄfmAttEACVlE V OT&AK1 WltriHOT* 1 - 'Fol.263- 
*KA.S V ^J7H ErtA^ÄOTJAj'V E&0*> loA'ÄEtt'^UEncnO^O fnt- 

52 <\>*\ ■)■ 52 ^?AJ EIA^i J>Antt\A10C ■)■ A^tfhm ÜTHCUJUA 

53 tHiethc v 5:3 onro^ eia^eti^ ehechi a^kot^uj^^ Joeti- 
OT^yEm<JLi .). oto^ AC \3C A M )3tuoirü^Air EA<^yoK^ 

ütta^ot^a^^t n]bvn<^ -v cnro;> a^cke^ke^ vtcnrmur^ 
fs ti^ht •)• ^ifEN^p^o ünm^AT ■)• ,4 onro;> riE cnrE^ootmE 

ÜTIA^ACKETH V (TrO£> NE AJ±)UJfn UJUAYM 1 ÜT1CA&&A- 

55 iort v 5r> EiAnrucnyi *k.E ncu-k-j rt2£t ! ru£>iöui -v «h eiatm 

WtUA«J| E&kO?s V3ETA^rAW?\EÄ -V AnTTIAlO ETHÜ£>A*r T1EU- 

Tit: erArrtwo] sie, et o sr. \ | t^otkaji] o sr. 1. | Luc xxm, 51 jiacj^-ua-^] n aj. 
sr. 1. 



Jacques, et Salome, s'eu allerent, acheterent des aromates pour venir 
l'embaumer. 

Evangile selon Luc (Luc xxm). 

so 50 Et voiei qu'il y avait un homme dont le nom etait Joseph, un conseiller, 

r ,i un homme bon et juste, 51 qui n'avait pas contribue ä leur conseil et ä leur 

acte; — " il etait d'Arimathie, une ville des Juifs — , et qui attendait le regne "Fol. 263'. 
52-53 de Dieu. "II alla vers Pilate, il demanda le corps de Jesus, 53 et, l'ayant 
descendu, il L'enveloppa dans un suaire, et il le mit dans un tombeau qu'il 
avait creuse, oü personne n'avait encore ete mis ; et il roula une grande 

54 pierre a l'entree du tombeau. 54 Et c'etail le jour de la Parasceve, et le 

55 debut du salihal arrivait. 5 Venaient derriere lui los femmes qui etaient 
venues avec lui delaGalilee; elles virent le tombeau el la maniere dont * on * F" 1 -'- 63 * 

PATR. OH. — T. XXV. — F. 2. 26 



400 1.1. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 152] 

•Fol.263". TripM*^ tlAT 1 ' ^ATltCUUUA ÜDLO«^ -)• '''nATnACÖO *KZ ■'''• 

AnrctlVie;>ANCUOi vttu;>Avtco*xtrt v onoo^ mcA&i&Aiott 
tnpArre?stoN kata tua^miHN 

ttfcAC 1- A<y\j>0 tV*l?\A'K)C V EÜTUAÖH1HC £>uacjjm 

rru^'ü*?^ ütncuuua vntivjc v onro^ a<^oya;>ca£>vu 
vntc^vju^s üyiscujiua vmtHC •>•' crro^ A^onnA^CA^vn 

VtÄEYAl^AlOC £1Wt^ V A<^i OTil OTO^ A^ü^t ÜniCWAUA 
VtntWC 1- 39 A«^i *L.t ^"^ VfÄtVHKO'KHUOC 1 <\?H ^A<^1 i; ' 

^AiHC rt*2£.uup£> rtujopn i- tonron onrunoruA nicn^ .* 

' Fol. 264'. OY'u) Afrk UtJÜLO10A?%?\OH NA10 *^ VtTOTiPA -V l(l AT^ OYN ,0 
ÜTUCUJiUA mtiHC -V OYO£> ATKOT^iu^cj ft^AH^tm^ 
ÜtAY VlfcUTUCttOt KA^A *\kA£>C vVlfcrmO'r'^At fTK^C ■)■ 

" rtt otow oird^u *KfcTit jültisua ETAioA^y^ üjjlo«^ •.• m 

OTO^ HE OYON OYÜ^AnT U&tpi V^EttTIlduAjJl V ÜriAlOY- 

Jean xix, 38 nAcj^vin] n ;ij sr. 1. | .59 n^rnf*] un j aj. sr. t | ''1 iinAnoT^i^i] 
j(a aj. en rougc sr. j>i. 

avait place le corps. ; " S'etant retournees, dies prepareronl des parfums et. r>l1 
dos onguents, et elles prirent le repos du sabbal suivanl le precepte. 

Evangile sehn Jean (Jean xix). 

K Apres cela, vint Joseph d'Ariinatliie, il supplia Pilate — il ötait aussi 38 
disciple de Jesus, et s'etait cache par crainte des Juifs — pour qu'il prit le 
corps de Jesus; et Pilate ordonna de le donner; il alla donc, et prit le corps 
de Jesus. 3 ° Vint aussi Nicodeme qui ötait venu vers Jesus la nuit d'abord, 39 
*Fol. 26'»'. ayant une mixture de myrrho, d'aloes, d'environ * cent litrcs. *°On donna M 
donc le corps de Jesus, et on l'enveloppa dans des suaires de lin avec les 
parfums, suivant la coutume des Juifs pour la sopulturo. " II y avait un 41 
jardin.au lieu oü on l'avait crueifie, et il y avait un tombeau neuf dans le jardin, 



[353] LA SA1NTE FETE DE PAQÜES. 401 

42 cS-cS^-- tJr>onrw Ef>o<^ tut^ •»• ■'-tm^H NAc|]btm tfuityrrn 
virnnm^AT •»• E-tt&E-xt ne ^ n Af>ACKEnrvnE rnErmonr- 

UErtErtcANAi ä*ju rmvi<x»&£> tnro*> ea-vx»?^ jjtw-Fc 

OTO^ TM?\AOC 25. uu KE2\HtCOVt OVUHUJ ÜCOT\ NAT^ 
VtKETsHlCtm OTO^ JULEttENCAVtAt A2S:<xt UTHGUOT- OTO;> 

uenehcuu«^ «juuj ütmvYat^w^so Ha ä*ä^» rr^uAivw 

VVIEJUHJUIPCHC ETEttAtTE 



* 1* 



Fol. 264' 



ICTiE A^^^C VtÄfcU^IOCHC •)• ULA^EVft^AOC IVJ^'F 

ä^uji ÄtuA^trt^uic ev\oc •ÄtV^tnonr^onr ta^> a^- 
utrttrtc^»^ äuji ÜTt^nrurtoc vfitnir vtÄ^cnr NÄrtoc 

AKJ^AU^70^ 'KE ^?°M Elt^A^Y^E 
52* 52 * KCUAfWOTI X\6c C^7"Y TnET1EWO*Y 

UAf>EYli?sAOC HHftj OTÖ^EJÜL KA1A ?sE?;\C OTÜ^ Ut- 
NEHCUUC <x»u) VT^O^ACIC Tt*lf2^ANtH?\ YtVn^O^pwlHC 

E^&ECtnrcArmA Äf>i;>vnc 

i 
UEnEncAHA^ — ni?wvoc. et oTog 3 — E*iE«A.nE en rouge | Rubrique m-^Aoe] oc 
sr. 1. | iinnVA?\iHp^o] sie, et 7s et o sr. I. | axiu] u» sr. 1. | nEUEnci"^ — KCMApulonn 
en rouge | heheiicujc] u» sr. 1. j uiiy — Äpi;>Hic en rouge. 

oü on n'avait encore mis personne. ,2 Comme le tornbeau etait pres d'eux, parce 
42 quec'etait la Parasceve des Juifs, on y deposa Jesus. 

Apres cela, dire les oraisons, et ayant eleve la croix, lepeupledit Kyrie eleison 
an grand nombre de fois, environ cent Kyrie eleison, et apres cela, dire la benS- ' ' 

dirtion, et ensuite chanter le psautier, /mis dire le cantique de Moise, c'estä dire : 
i* (Exode xv)* J *Alors Moise chanta etc. Que tout le peuple dise : « Chantons * Fol. 264* 
le Seigneur, car dans la gloire il a 6t6 glorifie, etc. » Ensuite dire l'hymuc des 
trois jeuncs saints, et lorsque tu parviens aux rnots suivanls ' ; (Daniel in) 
52* •■-* Beni soit le Seigneur, Dieu de nos peres, etc., que tout le peuple les repete pur 
reiset. Et ensuite, lire la vision de Daniel au sujet de Susanne .commencant aiusi ■. 

1 La rubrique arabe porte: « *_^_f,^- s » jß ^ _£i^' J^°j \i\j. Lorsque le lecleur 
parvient aux mots 'Ben/'. 



402 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [354] 

fArint jujäkiu v av\6\ ftonrc;>mi tmc^Armt ctnr- 2 
canna v iyytf>i vt^tr>KtAC v ^°c5 vtAmc tuAuyujim v 
onoo^ «Act^o*^ jb^i^H ii^?^ * 'o^o^ mcur\ nt 3 
•11 S65-. £>Avtuuvimt v * vtAnr^c&u-i «2^ ffioTujtfM käia <\?vtouoc 
uuujnrcvic •)• 'iujäkiu TvE ntc;>Ai nt onrf>AUAÖnfc tuA- , 
vyuj -v m o-vovnA^ vtonrnAf>A*^icoc -v t^^w V^auot^ju^ 
ünt^Ht -v 1 onro^> vtAnprmoT ^A^o^m' ^■stnnoT'L.Ai 
HH^onr i- tupfst vt-uo«^ NA<-pA'monn t^oT t^^onr 

vtf>e^*\;>AY\ e&o^ V}fcn™?\Aoc Jotrr^oum htuuAT v 
vm eia^ca^ Eü&iHionr rt2£tvitrimi& -v *ÄtAci vt^tonr- 
ÄrtoutÄ iKo7\ h)tu^A^ir^^vi v t&o?\ }otvtj>Avtnf>£C- 
ßmnt'foc ßi «K^nvic •)• «as E^yAnrutTi e^ot •)• «xt- 

• Fol. 2r,r.'. ctt^tut nni?\AOc •)• '«At trtt jj^AiriJUionr'Y * trmi b 

vtiu^ÄKm »v o*vo;> «Anr^uao'r'^TTt neuo*vori m&trt 

fcldl£;AT\ V 17 E^UiT\ *Xfc A^vyArtUOJJyt N'XfcVHTsAOC •)■ V^tfl- 7 

*i^?AjJjt ÜTne^oono v «jyAci tV^onrn rt*X:tccnrcArmA 

llistoire de Susanne. Dan. xin, 8 h)Enn»nAf a^icoc] o sr. 1. 

1 II y avait im homme qui demeurait dans Babylone, dont lc nom etait 1 
Joakim. 2 II prit unc fonime dont lo nom etait Suzanne, fdlc de Chelkiac, et 2 

* Fol. 265'. belle tout-ä-fait, et craignanl Dien; s et ses peres elaient justes; * ils 3 

instruisaient lenr fdle suivant la loi de Moi'se. l Et Joakim son mari etait fort '< 
richc; il avait un jardin situe" pres desa maison, et tous les Juifs y venaient, 
parce qu'il 6tait honore plus qu'eux tous. ■' 11 y parut deux vieillards, juges 5 
dans lo peuple en celte anmV-la, dont notre Maitre avait dil que liniquite 
est venue de Babylonc en deux vieillards juges, qui pretendaient gouverner 
»Fol. 265*. le peuple. 6 Ils s'etaicnt reunis *dans la maison de Joakim, et ils etaient <■> 
reunis avec tous les justiciables. " VA lorsque le peuple se promenait au inilieu 7 
du jour, Suzanne venait se promener dans le jardin de son mari. s Et chaque 8 



[355] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 403 

Ef>oc üuHn? vt*2S:Er»mf>EC&knnEf>oc \- ecnhoio tV^oTn 

tcuo^yi V)trtynT\A^A'2v^coc •»■ oto^ Aipuyuunj jbtmtG 1 - 
9 ETtwirjiJiiÄ v 'Anr^^n^ nnonr^vn v AnruiA^üAU 

vmo r r&A^ E^y^tu'^o'r'jyT eyiujujh ei^e V cnr*KE E^nEU- 
io t^^utnri vi;>an£>ay* uuEttuwt v ! '"onro^ vvttujonr ün& 

nAfEY\ono^HT UEnoi e^>oc ■>•' onoo^> NATO'vuavi^ ünoT- 

ii UKA^Vt^HT AW1E •)• ' rmO^EfHOT -V n ÄEtnTHt 1 riAnpujl- * fo1.266'. 
THT1E EOnpuavi^ VnonrEnitt'VUtÄ E&tO^ V Ett&E'ÄE VtAT- 

12 cnru^u* E^yuirn neuac ün^nt v I2 vtAnr^^^JHcrr üuhvuy\e 

,3 V)EttcnruEt v ETcrr<-u^y ehat e^>oc v •'m'ÄUJonr *2^e 

rtrtcrr erhöht v ÄEUAfEn^yE viau EvtErtv» -v äeoVhi ^prtAio 

rtonr<JUüTtE v onro^ EnAnH e&o?% at^?uji^«2s; vmcnr- 

14 E^>Honr v l4 nATiAC^JO *^e ati jtua Enrcorv -v oto^ 
rtAnrjjjm^ rmoirEf>Hcnr s&e^eiiä -v oto^ atu^^ 1 fnoT- 
EvirnnrutÄ rmonrE^HOT •)• ictie Air^rtEi 1 Enrcovt e^&e- 

15 OTCHOY V EnTttA^EUG NOnPAIC V 15 ACJAjUUTCl *2^E EYfÄin- 

ionr*Y rt^^Honr v EO^Ej^ocnr E^;>oiof><JuoT x * acj EV^onrn 'Foi.266* 

9 ejynEiiEp^iiETJ] t sr. 1. | 13 Air^'U'px.] "* sr. 1. | 14 etha] apres et il y a 
viaet bnrre | E«^^OTfuJOTj un w barre se trouve apres & ainsi qu'un e devant p. 



jour les vieillards la voyaient se promener dans le jardin, et ils vinrent en 
9 convoitise d'elle. 9 Ils detournerent leur coeur, fermerent leurs yeux pour ne 

point regarder en haut vers le ciel, et ne point songer ä des jugements 
io justes. 10 Et leur coeur, ä eux deux, pensait ä eile, et ils ne manifestaient pas 
ii leurs peines de coeur * Fun ä Lautre, " car vrainient ils avaient honte de«Foi.2C6' 

montrer leur convoitise, parcc qu'ils voulaient etre avec eile tous les deux. 
12-13 1! Ils observaient chaque jour ä l'envi voulant la voir. 13 Etils dirent Tun ä 

1 autre : « Rendons-nous ä notre maison, car certes c'est le temps de manger. » 

14 Et etant sortis, ils se separerent Lun de Lautre, " et se rctournant, ils revinrent 
au meine lieu ; et ils recherchaient ensemble la cause, et ils avouerent leur 
convoitise Fun ä Lautre. Alors ils determinerent ensemble pour un temps 

15 hü ils la trouveraient seule. " Et il arriva comme ils recherchaient un jour 



17 



is 



l'.i 



404 LE LECTIONNAIHE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [3501 

ü*X:ECcnrcArmA m\?f>H*\ nca<^ v viEur e^?oot EJoonrn 
EnmA^ASvicoc v neuä^ot &*Y ^UAnrÄionr i cnroj> 
NACE^Emunnum eäujkeu joEYivmAA^A^tcoc v *2£Etnrwi 
ü^rtAnr nn\KAnruAv\E v "'oto^ ne üuon ^i\\ u 

NAnr^ruÄiOT rtAcm -v ''onro^ YifKAC fmECÄ?\ujicnri 
•XEÄmonri vtonrrtt^ vtEuerreunr^NA rtvu v üto^ m^jucnr 
fntnmAf A^tcoc UA^tfAU uuuuonr v ^ua vnA*X;<Ju- 

uaujuau ftn^uaonr vnEYtmA^AT^coc v onro^ Anri 

ii\o7\ V^ETintfO CAlOlCnT ATJW NAC WWH HACOTA^- 

* Fol 2H7- c A£>rti üu^onr v * onro^ JumonrnAT Enmf>EC&knnEf>oc 
& v •stonoH^ NAnr^wnrsE v 1 I9 acj±)uuv\i *ke etati e&o>> 
viÄEVtsÄ^'Juo'ri v ATnuacrrnonr vfÄEmYi^EC&vnnE^oc 
&' A'rdoÄt ^a^oc v "cnro^ rvE'Ä'Juonr nac , XEj>vsnm 
tc 1 vt^uaonr vriETimA^A^scoc vyonEU v cnro£> nuovt 
gb>\ tia^t E^on •)• ^notie ieneJo^™ V)EmEETirunru^Ä »v 

i 15 e<poox] im ii aj. sous e | 17 nnecÄ^uuoin] t sr. 1. | 18 mtipi"OY] t sr. o | 

10 HX.E5nÄ7»i"OTi] XE sr. I. 



♦Fol.aGG». caliue, * (juc Suzanue cntra comme la veille et ravant-veille dans le jardin avec 
deux jeunes ßlles seules;e1 die desiraitse baigner dans le jardin, parce que 
c'etait le moment de la ehaleur. 10 Et personne n'etail la, sinon les deux 18 
vieillards Caches, et ils l'observaient. *' Et eile dit a ses jeunes suivantes : i: 
... « Apportez-moi de l'huile et de la myrrhe, etfermez les portes du jardin, afin 
que je me baigne. » '"Etelles firent comme eile leur avait dil : 'Fermez les is 
poi;tes du jardin', etelles sortirenl de la porte, aussitöt lui apporterent cc qu'elle 

* Fol. 267'. leur avail commande;*et elles ne virent pas les deux vieillards, car ils etaient 

qaches. i9 Et il arriva, quand les jeunes lilles furent sorties, que les deux 19 
vieillards se leverent et coururent vers eile, ~° et lui dirent : « Voici que les 20 
portes diijardinsontferniees.fi ipie personne ne nous voit, et maintenänt 
nous sommes en convoitise de toi; et maintenänt donne-/o/ a nous, et sois 



[357] LA SAINTE FETE DK PAQUES. 405 

2i friere *z^t uaio-\ nan onro^ ^y^n\ ntu^vi v 21 iiuort 
lErmAE^UE^E V)Af>o v *ÄErtA<^yon vttut vt^EcnobE^- 
)9\\{s v eu&e^as ä^eotuu^y* vmEÄ^monri e&o?% £Af>o V 

22 22 ac<-\iä£ou ^e NTSECO-rcAurtA v onro^ vie'kac •äe'J- 

^tÄgiuÄ CACA Vtl&EN 1 EJ±}U*n *2^E Al^yAttEf><i?Al 

otsjlot nrnnt v t^^vt Ai^ituAi^ **\na^\?<^i An' 1 '" 1 '«' 

23 e^ots V)tnntntri'Ä\ , x; * :5 rtANEC onovt rmi e^tieh-a^ 
ifAOTiii JoErmEiEN'^i'X: v e^ote EEf>vto&s ütieu^o 

24 ümdc v ''AC<Ju^y eti^ujh ü*X:EConrcArmA V)Evtonrruur^ 

TtV^UJCrr V A'T'JU^y ^E E&O^ ^>Af>OC Ü^EYUTt^EC&LlP- 

25 1Ef>OC K ÜTlECÜttO V 25 OTOg E^A^doTS:! «ÄEOTAJ 

ÜUUJkOT V A^OT^JVI vm^u^Oir VTlETHnA^ASvlCOC V 

26 2ß £><juciE hATC^ntu EnV)^^onr Y3ErtnmAf>A*Ktcoc v 
vfXENAnEGWi at^e u^onr CAiononr enat v •xieoit 

27 miA^yu*™ üuoc v J7 Ac^y<^<™ !KE EiArtm^EC- 

&T1Ef>OC K 'Ä'-'J ÜTIOTCAÄV AT^^7ST rfXEmE&tAlK 
EUA^yua V •^EJÜLYlO'r'XlEUO'rCA'ÄS ÜTVA^H-\ ^TIE^ V 

28 * b^co-rcArtrtA v 1 28 AC^y^vts 2vt ehe^ac^ eia^s ÜÄe-*Foi.268-. 

24 En«yu»s] w sr. 1. | gApoc) oc en rouge sur iuot | 27 nxeroEBviAiK] i' sr. 1. 

21 avec nous. "' Sinon, nous temoignerons contre toi qu'iin jeune homme 
etait avec toi; c'est pourquoi tu as renvoye les jeunes filles de toi. » 

22 "Suzanne soupira et dit : « Je suis troublee de toutes parts; si je fais 

cela, c'est la mort pour moi : si je ue le fais pas, * je n'echapperai pas ä " Fol. 267-. 
2:5 vos mains. "II est donc bon pour moi de ne pas le faire, de tomber dans 
>■, vos mains, plutöt que de pecher en face du Seigneur. » -"'Suzanne cria 

25 d'une voix forte; les deux vieillards crierent contre eile ä sa face -'"Et Tun 

26 d'eux courant, ouvrit les portes du jardin. " Lorsqu'ils eütendirent la voix 
dans le jardin, ceux de sa maison allerent aussitöt pour voir ce qui lui 

M etait arrive. "II advint, quand les deux vieillards eurent prononce leurs 
mots, que les serviteurs furent confus grandement, car <>n u'avait jamais 
2« trouve un mot pareil * contre Suzanne. "11 arriva le lendemain que le peuplc * Fol. jus-. 



106 LE LECTIONNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SA1NTE. [358] 

vii?\AOC ^a^ujäksu mc;>At v A-ri ^ujot wxtnmftc- 
^Titfoc & tTUt^ üuEnri nanouia Y)ACtnrcAvmA 
EYi^sviV^oo&itc -v oto^ m^u^onp ümuuo ÜYlVTsAOC i 
'•"■'xtoTUJifn vtcAGOTCAWNA v i^e^i yv^e^kiac nc^m^ ■■:> 



:;.i, 



i 

3'» 



nhjuäkiu -v Viouacrr ^t ATOTUJfn "OTO^ ACi VtT^ECOlp- so 

CAvmANEUNECw\ v NEurcEC^ywfM utuutc^AJ muvtEcenrr- 

rtriHC IHfOT -V :il COTCAVmA *^EttE CnoCAlEIE EUAUJUJ )• .., 

oto^ tianecvie )deviv»eccuot v '''«m^tc^'r'it^oc & üriA_ 32 

f>AttOUOC ■}■ ATt^KtMT'm E^t^y*Ä<J^C E&OTs V NA^f^^C 

Fol v rA r, p><ju&cm v * £>oy\<juc rnonrc* üyieccaj -v ''' nat^uim ■■■■■ 

•Z^E f\*2£ENM E1HV1 EfOC V VtEUOTOU VU&EVt EttttAIT Ef>OC V 
;M ATnvuOTt10T *^E V\*2£EVUrif>EcßiinE£OC V)Ett«UH*Y a 
ÜVtS^AOC 1 OTO^ AT^A'nO'TÄlÄ E^E«1ECÄ^7E : 'NtfOC 35 

•&.E ACf>mt v oto^ ACÄonrvyT ££?"* et^e ac'^ä^ou v 

2SEO-THS «A^ETIEC^HT OITE^ ETCOCTCE V 1 :1 TlE'ÄUJOnp *^E 36 

rt*2£EmYTf>EC l &k'nE^oc v "ÄEnAvtuo^yv noitäie« JoErmi- 
tja^a'^^coc v oto^ Aci eV^o-tn «äe^ai rtEU&uiKt E^ 1 

30 oTog] o- sr. 1. | «EunecgAi] aj. dansla marge. 

etant venu vers Joakim son mari, lcs deux vieillards vinrent aussi, remplis 
de pensees d'iniquite contre Su/.aiine pour la faire perir. Et ils dirent devant 
le peuple : ä " « Envoyez chercher Suzanne, iille de Chelkias, femme de 29 
Joachim, et ils envoyerent. 3 " Et Suzanne vint avec ses parents, ses enfants, 30 
son mari et toute sa famille. "Cr Suzanne etait gracieuse extremcment, et 31 
belle dans sa forme. 32 Lcs deux vieillards pervers ordonnerent de decouvrirsa 32 
'Foi.268'. tßt6i car sa töte etait voilee, * pour se saturer de sa beaute. "Mais ceux qui 33 
lui appartenaient et tous ceux qui la voyaicnt pleuraient. 31 Les vieillards se 34 
leverentau milieu du peuple, et ils mirent leurs mains sur sa tete. 3r> Elle, 35 
eile pleura, et eile regarda le ciel, soupira, car son coeur etait attaehe au 
Seio-neur. 3f ' Les vieillards dirent : « Nous marchions sculs dans le jardiu, 
et celle-ci entra avec deux servantes, et eile envoya les servantes, elles 



36 



HS 



359] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 407 

vriEnmAfA^tcoc 1 ' &<^\ *kz ö a ? oc n^eotIde^u^i i- 
e^htt V^ErmmAFA^icoc 1 onno^ A<-\ENK(n ntUAC v 
' s Änort *^e EN^vm j-jevt^ewcc fntnmAfA^icoc j-i,,! ,. 
39 e^ahna-tt e^änouiä v AndoÄi ££?«! jäoiot "'-'AnnÄT 1 
E^>uaono tT^yon ntuvionrE^Hono v <J?h uen üriEtt'umEU- 

■KOU VtÄUA^l JiUO^ -V E^&EÄE NA<^X:Of> E^OT EfON 1 
W A^Onruau nmpiuolT 1 A<^<JJn v 4ll öAnt EiAnÄuom 

i üuoc l- an^enc 1 ^tmunt ™]r)E^iyif>i Al oto^ nriEC- 
onr<Any eia'uon i- nai iene^ue^e uu<jucrr v oro^ 
ACiEn'^cmonr vt2£E^crviAr<AJirH v ^<J"c ^Annftc- 

kinipOC -V OTO^ £ANKf>nHCNE fnETtl^AOC •)• A^^^AYl 
« Ef>OC Ettf>ECUOnr V 4 -AC^jy *KE EVtvyuJS VtÄECCrr CANftA 

V^woTmurY w'cuh onoo^ tie*x:ac äe^^ ™j±)AEttE£> v 

* <^?W ElCtuOnrrt NT1H E'V^WYT V ^7H nCUJOTH N^UJlk * Fol. 26tr. 

ru&EN ünA^onru^nt •v 4:! mojc E^c^O'rn äe'ate^ue^e 
rtTionr*x; JoAf>oi ^htitte -\rtAUo-r ütne^w 1 nviE*i£<JU(yr v 
1 rmvi Eifc'riAmtiH e^ujot v ^oto^ a^cuuieu n2£ev\Bc 

37 V)EtirunAfA2^coc] o sr. 1. | 43 h>Apo»] o sr. 1. | Epuiov] e sans point. 



:i7 fermerent les portes du jardin. " Vint vers eile un jeune homme Cache dans 
1 le jardin, et il coucha avec eile. * 38 Et nous, nous etions Caches dans le ' Fol. 269'. 

39 coin du jardin; ayant vu l'iniquite, nous courümes sur eux, 3 " nous les vimes 
appartenant Tun ä lautre; lui, nous ne piimes le saisir, parce qu'il etai* 

40 plus fort que nous, il ouvrit les portes et s'enfuit. l0 Celle-ci, quand nous 
'•i l'eümes prise, nous lui deniandämes quel etait le jeune homme, u et eile ne 

voulut pas nous renseigner. Cela nous le temoignons. » Et l'assemblee les 

crut en taut qu'anciens et juges du peuple, et ils la condamnerent ä mort. 

« l;! Suzannc s'ecria d'une voix forte et dit : « Dieu eternel, * qui connais ce* Fo i >269 , 

43 qui est cache, qui connais toutes choses avant qu'elles arrivent, ,3 c'est toi 

qui sais qu'ils ont temoigne ä faux contre moi; voici que je mourrai, je n'ai 

Vi fait aucun des maux que ceux-ci imaginent. » M Et !<• Seigneur entendit sa 



43 



408 II. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. :iiitf 

eieccuh v 4, cnro;> e^eu^i üuoc e&o?s hakoc ■)■ A^-y « 
icrrvioconrrmA E^onTA^ JoEVtcrrÄ^oip ü&e^m etie^- 
fAHTit •fc.Am'H^ v "onro^ a^^jü e&otJ JotNonrrMjJ^ , ( , 
rtV)f >UJl o'r l ^se^oxa^ änok e&o?\ ^Ancnocj vnt*iA\- 

C£>ms •)•' l7 OTO^ A^IACUO Vt*2S:EnV?\AOC 1Hf>^ cS A ? oc \ v " 

cnp'o£> y\E*^^onr ÄEnAtCA'Ät otmie etak*X:o<^ rV-uoic v 1 

Fol. 270'. 48 n-o-oc-f «2^E A^ÖJ>1 tfAI^ ' httt'lOTUH^ OITO^ T\E*2£A^ 48 

JÜmE^vtJotnJocri onr^E ^ueica&e ÜYiEiErtco'rujvtc v 

Ä^EIErt^nj^E^i ÜTHC^ EYI^AYI V ll El ANA! TAf» EfUtöft \g 

vtrttrr*X: V>a^oc v '"onro^ A^pACöo v^eyi^aoc h>zn- bo 
otmujc ■)■ TiE*ÄUionr' na^ n , X:EY\mf>EcEi'nE l f>oc & v *st- 

ÄUOnO ^EUCS 1 J~>EmET1UH^ * OITO^ UA1AUON *2£EAVt 

m*OK v Tit^A^*^ "V ™ AK rt^ut^nf ec^tie^oc v •'' onro^ ,i 

TlEÄET^AVItt^ "ÄE^Of ÄOT E&0*> VWlOITE^HOir ^>u\?CnTEi •)• 
^i«A VAlAE^ÄrtAK^mm ÜUUJIOT ■)• ••'-' £>UAC1E E1A1T^70- ■- 

fÄcrr' e&iO?s vtttOTEf>HOir -v a^juot^ EtnoAt üuuaonr 

45 viuoc] o sr. 1. | 48 ntXA^i xa^ sr. 1. [ 4!) v'trtoirx X. sr. v | 51 nnoTEpHovl 



voix, <5 et comme on L'emmenait pour la faire mourir, Dien suscita um k 
esprit saint dans im jeune homme nouveaü, donl le aom 6tai1 Daniel. "• El -,,-, 
il cria d'une forte voix : o Je suis inuocent du sang de cette fenxme. » 
17 Et tout le peuple sc retourna vers lui, et ils direnl : o Quelle est cette '" 
1 Fol. 270 r . parole que tu as dite? » t8 Et lui sc leva * au milieu d'eux et dit ainsi : / l8 
« Etes-vous insensös ä ce point, lils d'Israel, que vous n'avez pas re- 
cherchö, et que vous a'avez pas counu la sagesse, et que vous avez mis la 
lille d'Israel en jujjement? " dar ceux-ci ont teinoiyne ä laux contre eile. » 4» 
60 Et le peuple sc retourna rapidement; Les deux vieillards lui dirent : o Viens, 50 
siege au milieu de nous, et conseille-nous, car c'esl a toi que Dien a donnö 
l'anciennete. » '' Et Daniel dit : « S6parez-les Tun de l'autre ä distance. 51 
pour que je les examine. Lorsqu'ils furenl separös Tun de l'autre, il 52 



[301] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 409 

YVE^A^ NA<^ V Ät^H ^A^ ' Ef AYTAC loErmE^E^OOT ' iul. 2:0' 

tT^uuono i ^vtonr atj rfÄENEKNoßii v rm EiAKif>V 
53 üuuaonr vt«yof>v\ v :! eke'Y^ ayi V)Ert^>Art£>An viöäi •)•' 

OTO^ NlA^Noßit UEVt Ek'^IOTM ÜU<JUO*V ErV^>AT\ V 1 OTO£> 

nh EiE^no&kt i- ek^^j" üu<jucnr t&o'A i- e^*x:<ju üuoc 

Vt*2£EV\(3C ÄEOT'Mnofcii VtEJJUnTttXJlHf tt VtEKV)Ott&kCnr •!•' 

.. '^vtono crrvt ÄtiCÄt aknait 1 e^as Ä2£oc nhi v 2£e- 
EnAKTA£>ujcnr eitca*2St viEurtcnrE^HO'v joA^EVtAuj «^y- 
jyvm v vkkk-j *ke üe'äa^ 'äeIoa^ai^ vtonr'c^HrtoTi v 1 

55 ^'nfSE^AmH^ •ÄEJoErttnoc'JjionnEN ak'äeue^uoit'ä 
e;>\>hi eäevtiekä^e v £>HvmE \c T^ArrE^oc vnE^p^ 

EA^dl JJT\EU*Vl^yi^ E&O^» ^1E«^7'Y EC^E^O^K l^fcH- »Fol. 271* 
■ i; lEKUH^Y V ^OTO^ c5°"lt E^AITOTO^&kE^ E&0?\ V A^J- 

onrAj>cA£>ru E«f>onrmi Jim^ei *v tieäa«^ na<^ Ät- 

Tt'Ä^O'X: N^AUAAtt OTO£ <^>A lOnr'iwAC AVI V ÄYlt'CAl 

E^A'h» ÜU.OK OTO^ "Y^HWlTJULIA AC^7^Y1^ ÜTlEK^Vn -V 

57 'VlAl^H^ NAf>E1ENf>A 3ÜLJÜLOCT1E VmEttujHf>S ÜmC^ Y «H 

ENATE^crY NAnrcA^i viEUua-itn Art v a^^a nj±)E^s 

52 h)tnnE'-*E'>oox] sie. | ati] ajouter e2S.i"k. ainsi Tattam, Prophetae Majores, 
vol. II. | 57 nnenjyHp»] sie, lire -jyepi. 

appela Tun d'entre cux, lui dit : « Toi qui ' es avance dans tes mauvais *Fol.270 T 
jours, maintenant sont venus sur toi tes peches que tu as faits dans le prin- 

53 eipe; 53 tu rends des jugements iniques, et les innocents tu les mies en ju- 
gement, et les coupables tu les reläches, le Seigneur disant : Tu ne 

54 tueras pas I'innocent et le juste. ''Maintenant donc, si tu as vu eelle-ci, 
dis-moi sous quel arbre tu les as attrapös parlant ensenible. » Et lui, il 

55 dit : « Sous im lentisque. » "Daniel dit : « Tu as menti droit sur ta tete; 

voiei que Tange de Dieu, prenant * veugeance de la part de Dieu, te cou- »Fol. 271* 

56 pera par le milieu. » "Et torsqu'il fnt renvoye, il ordonna qu'on amenät 
lautre, il lui dit : « Kejeton de Clianaan et non de Juda, la beaute t'a 

57 trompö et la convoitise a retourne ton coeur. 57 C'est ainsi que vous faisiez 
anx filles d'Israel, apeurees, elles ne parlaient pas avec VOUS, inais la fille de 



•Fol 271' 



Mo LE LECTIONNAIRE COFTE DE LA SEMAINE SAJNTE. [3621 

vtionr^AC v üntct^T^ouom« tititviÄYiouiÄ -v rs ^Nonr 58 
otyi A'Xioc vmi ÄttTAKiA^^oir i- tnrcA*2S;t vttuvtonr-- 
Ef>Honr i5<ju« ■)■ üoo<^ *Kt r\f2S:A<-i •äeV^a^ai^ rtOT*r\f>r- 
novi v '■'vit'Xfc'k.Avim^ Ätlot^onrc^o'ritu ^"-»k oh v .-,■.» 

ü^tTHArrt^oc vnt^?^ ■)• E^t-\cH^s yn inoi^ t^t- 

OTACK htmtKUH^ V WAlf>rI*\ Ä^AKt UHUOIT V 

•"acu^ t&vo^ vt'Ät T \cirnAr'J"rH iHfc V^tnoious^'^ so 
rtV^ujurr •)■ onro^> AnrcuLOir E^j?^ ^h tono^tu vtvm 

tlt^t^VUC tf O«^ >V 61 OTÜ^ ATI^OTHOT ^cJ?™ J2S151- 61 
T\Vnf > fcC&i'Y x 1tf > OG £ V ^tA^IA^UAOlP «Äf^ATISH^ t&O^ 
V^tVt^'JJOnr tAT*2S;tUt^VtO'V2£; V OTO^ Air't^s vtu^onp 

ü^?f>>r^ tYtAnrutnpi v et^mi^u-iOT ünonr^^pw^ v 

62 KA*1A ^7HOUOC ÜU<JU'TCriC OITO^ AnrV}0^&0-r ■)• OTO^ 63 

t^&ktionr^yt^^ coircArmA rttui<JuÄKm ntc^A* ■)• nturttc- 
crrrtrvHC iw^ot v ^fcimo'Y x *2££UO'r'>ui& fc^^tu) tcjdt 

iinECtpgirnoiionin] un e aj. sr. o 2 . | 58 ^iiot] t sr. o | Ol oro^] O a sr. 1. | 
03 atcviot] v 2 sr. o. 



Juda n'a pas supporte vos iniquites. 5S Maintenant donc, dis-moi, oü les as- 58 
tvi attrapes parlant ensemblc? *> El lui, il dit : « Sous un ehene. » S9 Daniel .19 

Pol. 271*. dit : « Toiaussi, tu as menti droit sur * ta töte. L'ange de Dieu estdebout, 
lc glaive dans sa niain, il te sciera par Le milieu; ainsi il vous detruit. » 
""Toutc l'assemblec cria d'une forte voix, ei ils louerent Dieu qui sauve 60 
ceux qui esperent en lui. oi Et ils se dresserent contre les deux vieillardsi gi 
car Daniel les avait atteints dans leur bouche quand ils mentaient; et ils 
leur firent eomme ils pensaient faire du mal ä leur voisin, "- d'apres la 62 
loi de Mo'ise, et ils les tuerent, et le sang innocent tut sauve dans ee jour- 

i'oi.272'. lä. "Chelkias et sa * femme benirent Dieu au sujet de leur fille, avec 63 
Joakirn son man et tous ses proclies, car ils ne trouverent pas chose mepri- 



[363] LA SA1NTE PETE DK PAQUES. '.11 

64 th>onrn epoc v ''"^Aum^ «&.E a^e^ui^t^ wntuöü xitu?\aoc 
hh^ v iC2£EUYUE;>otnr ntuuAT utuuent^c^^ v 

tnro£> ueueucuuc Ü£>AuÄ^oonri eua^uj üiErucAd- 
&a^ou UAftynoTH^ *x:ua üvuujEv^uon UEJunE-v^u 
rnEvuc«osuonp^i ^AnrEuvucttomcnr^i e&o^ tTK^»^ 
V}Euru?\AOC Enr\\fA?%m ^uaonr ÜÄEUi'tyAriUiAvioG Joeu- 
'Y'^oF.o^or^Ä Ha ueueucauaj nuponr u-uy üutÄUAr- 

7 7 uaioit£ievu^euvip üätiAC e&o?\ ]r)Emj-Huonr V gl«A 

vnE^EUjyuuru ' ütnrcnru^EU ü&epi kaia ^pu^V t^t^tvio? »Fol 2-2- 

s ÜA^ujEUriP KE rAP Y\Er»TTAC^A AITJ^AI^ ^^v ^^CTE 
UAPEUEpujAl JoEUtnP^EXAWP ÜÄVfAC AU ÜT2it V^EUOT- 
UJEUMP ÜKAKlÄ AU IE ÜTlOUHPtÄ AT^^A V^EU^AUUEI- 

A^tUHf üiEonnoT&iO UEUonruE^uuv 9 ajcV)Aj uuj^eu 

Rubrique nj>AnÄTOt>xi] t sr. o a | otoj> — inEmcAfifÄAnon, "»AYENvucttOJitonr^i 
— giuoT et uiu) — e 011 rouge | ex^a^ui] h sr- i | m»ÄstArnu»cjc] sie | iinAY?\Oc] o 
sr. ^ | KOfin«] sie, et « sr. 1. 

64 sable ä admettre contre eile. Gi Daniel grandit en face de tout le peuple 
depuis ce jour-lä et apres. 

Et ensuite, le, Sabbat (samedi), de grand malin ', que le pretre dise l'action de 
(j rares- et la priere de l'encens'. On porte l'encens en circulant dans le peuple, 
les chantres psalmodiant aussi dans la doxologie, puis apres laut cela, on lit 
les lerons 4 de Paul l'Apötre, I aux Corinthiens V. (I Cor. v). 

7 ' Purifiez-vous du vieux levain, afin que vous deveniez *une päte nouvelle, »Fol. 272' 
comine vous etes azymes; car notre Päque, le Christ, a ete immolee. 

8 8 Ainsi celebrons la fete, non avec du vieux levain ni avec un levain de 

9 malicc ou de perversite, mais avec des azymes de purete et de justice. 9 Je 

1. La rubrique arabe porte : 1-X^. ' r s— ~.i" -j^~~» S\^ Matin du Saniedi de la 
•'oie, de grand matin' . 

2. Pour la priere de l'action de gräecs, voir Brightman, Liturgies Eastern, 
pp. 147-148. 

3. Pour la priere de l'encens, voir Biuciitman, op. eil. pp. 150-151. 

4. La rubrique arabe porte : Jj^l Lp,i Jl ^3_»«'' \yu 'Jjs a*j^ 'Apres cela, on 
lit /'Api'it'c au r Corinthiens V . 



412 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [364] 

f>tsissso^sxoc aw sritrssscocuoc st siss^t^ds si^onc st visf>t^- 
^i"Mwi st sis^t^^yAu^yts'h.uj^osi üuovt vt^cür^A vs<ju- 
itrtm sVititrts* t&o^ h>tsivns<ocuoc "'^sionr ^t ascV:>as n 
rttuTtu t^tuuoT^n vttuuuonr t^yuu^ «^t (rron ütaj 
»Fol. 273'. * t«Y k "Y^« t^o^ "xtcosi v st crryso^siocm v st onrf>t^ds 
sH*2£osic •)• st OTO'r^t^jjjtu^yti'^iJu^cm i st ot^t^- 
^uionr^y st onrpt^ös]bs st onr^t<^^»Ju^tu <\?&\ r^f> ürsAs- 
s^vs^ onr'Kt üms>tt>^\?HS> sHoituju rstUA^ l2 fcfOT tav^ 12 
«hs t-j^Ais trsH tiCAi\o^ ntic^Jocnrn sHou^tN ua^att 
Es>uaonr 13 sitic^i\ü?s 'Kt ^?*y E M^"l^ AT1 ^«juonr Ä?\scnrs 13 
UTtsTitn^uucrr t&o^> V^tmj-vmoT 1 






6* 



^A^UOC Tic, 

*As^yujrss u^p^vs*\ sHcnrt>uius sHAit^s\ovsi*srt tt>o^ 
°" tsos sHs^tu^t V^trsTts^t^u^Jonn 

I Cor. v, 9 EjynEUViOTXi v sr. 1. | 11 onroxp E^ujEViiyEJ^iu^oii" sie, et jy' sr. 1. 

vous ai öcrit dans la lettre de nc pas commiiniqiier avec les impudiques : '"je 10 
ne voulais pas dire avec les impudiques de ce monde, ou avec les violents, 
ou avec les rapaces, ou avec les idolätres; si non, il serail necessaire pour 
vous que vous sortiez du monde. " Maintenant je vous ecris de ne pas u 
* i-'oi. 2~3 r . oommuniquer avec eux, avec quelqu'un *qui s'appelle frere, soitun impudique, 
soit im violent, soit un idolatre, soit un meprisant, soit un ivrogne, soil im 
rapace; car avec quelqu'un de cette sorte il ne faut pas manger. i2 Que ine 
sert de juger ceux du dehors? Ceux du dedans, jugez-Ies vous-inemes. 
i3 Ccux du dehors, Dieu les jugera; enlevez le mal de vous-memes. 13 

Psaume lxxxvii. 

5 *J'ai ete comme un homrne sans secours, 8 *6tant libre dans les :,».».• 
inorts. 



365 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 413 

^eEic ur 



Fol 273'. 



Ü3 Ö3 



2%E?;1C fKE 

2 'hohe f><JUN a^uo^ H^Ajyv cnoo£> tte^ac V^enot- 

^e^h?% v ictie EnoE^oc- V)ErmiE^vtoc v •ÄEÄrtdc ^^ytifi 
c ntuu»oT •)• '■'' ' xn^mvu Enonrno«^ üuort v 

62 62 EVlE<^A(rY *2^E E^UEVtErtC^^YTA^CKE'rYriE V ÄT- 

-tHJUO*^ Vf^EVtlA^lE^EITC VtEUVU^?J^lCEOC ^ayiit^ioc 1 
53 tnrÄUJl jjtuoc V ÄEV\EVt()C V ANE^^pUETS 2S;eA™ I T\?^VIOC 
ET1H V A^^OC 1C2£EN E<^OttV) -V ÄEUENENCAr VtE^OOlT V 

Tit. ^eEjcJ c sr. \ | tit. tTArre^oJ sie, et o sr. i | uahoeo] sie, et n et o sr. 1. | 
Malt, xxvn, ii3A.cjx.oc] o sr. 1. 



Verset (Ps. xliii). 

24 2l Leve-toi, Seigneur, pourquoi dors-tu? Leve-toi, ne * nous rejette pas *Fol.273' 
27 pour toujours. -' Leve-toi, secours-nous, et sauve-nous ä cause de ton nom 
saint. 

Verset (Ps. cxxv). 

2 - Alors notre bouche se remplitde joie, et notre langue est dans la rejouis- 

sance; alors on dira dans les nations, que le Seigneur a beaueoup faitavec 
3* eux. 3 * Nous avons ete rejouis. 

Emngile sehn Matthieu (Mat. xxvn). 

« 62 Le lendemain, qui est apres la Parasceve, les Princes des pretres et 

63 les Pharisiens se reunirent cliez Pilate 6S disant : «Notre Seigneur, nous 

nous rappelons que cet imposteur a dit, encore vivant : Apres trois jours, 



I , 

04 



* Fol. 274' 



414 I.K I.KClloNNAini: Col'TK DE LA SEMA.INE SAINTE. 36(i 

"\y1ATJUW1 V '''üTA^CA^m OTN E^A'Ä^O ÜniU^AT 

u)AnmA£>r yü^oot -v ' uhh^c vtionri N'X;fcttfc<^jjiAüw*iwc 

lujivt^ fc'&0?s V)EV\nH EÜU^JOnri v 1 üto^ vnt^V^AH 
Ün^ANH V I^O VtAN E^^OITr^ V ' ' m*2£trU?sA10C Tit 65 
Vt<JUOir ■)■ 'ÄtOTOVITJuntn ÜUAT Vt^AVtKCnPCT^T^Ä V 

jüluo^ v 6( vvoujio'r Tvt Air«jt nujoit at'ia'X^o um- 6 " 
1 AnrA^jrttncJunH^ 1 tvuyt rtitnu+c i- atm^i iuua^ v i 

TtKtCOVH & 0- 

2 OTAl CAIE^OirmAU V OTA* CA1fc<^*2£A()H v vs^c - 

Tit. üm^ATtin] n sr. 1. | h^] sie, et ^ sr. m. 

Fol. 274 r . je ressusciterai ; "ordonne donc de consolider le tombeau jusqu'au troisieme 6 '' 
jour, * de peur que ses disciples ne viennent et l'eulevent furtivement, et 
disent au peuple qu'il est ressuscite des morts, et que la derniere tromperie 
soit pire pour nous que la premiere. » 6S Pilate leur dit : « Vous avez une 65 
garde; allez, consolidez-le comme vous savez. » '" Et ils s'en allercnt, ß 6 
consoliderent le tombeau, le scellaut avec les gardes. 

Lire le cantique d Vair d'Adam '. 

1 Ils out peudu Notre Sauveur au bois de la croix, out peudu aussi avec i 
lui deux voleurs. 

2 Uu ä sa droite, l'autre ä sa gauche, le Christ au milieu d'eux, rcniettaut 2 
1 Fol. 274 v . les peches. 

* 3 Pilate ecrivit une inscription sur la croix, au-dessus de Notre Sauveur. s 

1. Pour le texte sa'Idique de ce cantique, ou Tarh, voir mon article 'Tlie Turühät of 
the Coptic Cluireh', Orientalin ChrUtiana Periodica, vol. III, \>\i. 83-88. 



• Fol. '274* 



[367] EA SAINTE FßTE DE PAQUES. 415 

5 r, AnnoT2iA5 vtÄrtouoc v caäi ntUTH^Hrtu^AJiri v 

ETAlcV^Ynt-J Aiclomcj -V ÄTl^ua^ «2£<JUK E&0?^ •)■ 
8 s 3.<^cV)<M ÜUEI^E&fEOC -v 1 3<u\ch>&\ üuei^ujueoc V 1 

a^cJdaj nuEionrEmm -v •äetto^^o vviErm(rr*2^<M v 1 

' uetm y\6g v V^EmEKUE^onr^o v 1 

^rtAjyumt heuhi -\> )3Ern<5JuE^cyrf>o •)• 

"Affl^AW u}UATCl V)ETvYoSKOnrUET1H l E^^ETTO-TfO 1 
fr\*71HClC V E<^A^)i ETlÜ-fo V 

Tarh verset 6 noTfo] o sr. 1. | inennoT^Ai) t sr. I. | 7eP»o?^] o sr. ^ | 8 iiuenpiu- 
iieoc] o sr. 1. 



4 * Quiconque passera peut lirc : l Celui-ci est Jesus, roi des Juifs'. 

5 5 Lcs Juifs iuiques dirent au gouverueur : 'N'ecris pas ainsi, qu'ü est 
roi des Juifs, 

6 ° Mais ecris qu'il a dit : 6 Je suis Jesus, roi des Juifs'. 

: 'Pilate dit aux Juifs iuiques : 'Ce que j'ai ecrit, je l'ai ecrit; l'affaire 

est terminee'. 
8 s II ecrivit eu hebreu, il ecrivit en r ain, il ecrivit en grec : 'Le roi des 

Juifs'. 

9 Cclui de droite s'ecria : * 'Souvieus-toi de inoi, Seigneur, dans ton . , „, -275 , 

royaume'. 
10 "W'otre Sauveur lui dit : 'Aujourd'hui, tu seras avec nioi dans ruon 

n>\ ;ui ine', 
ii " L'obsc.urite se lii surla terre, ä cause du roi de la cröation suspendu 

ä la croix. 

PATR. OK. — T. XXV. — P. 2. 27 



10 



11 



41Ü LE LECTIONNAIRK COl'TK DK I.A SKMAINK SAINTE. [368] 

l; A^i YtÄfclujicV!^? -V mftUAflUAÖtAC V ntUVttKO^H- IS 

Jüioc -v nia^uun tTJAiHonn -v 1 

11 Anrtrt^Artcu'irNtnr^i ■)■ ntuonrA2\^ow v AnriHnonr 1 r. 
xmcuauA •)• UTimoNoWriHc v 

lr ' A<-ji rfÄtiujcH^? v mftuAfmAouc v A<-ji jjjath'^a- i. 

IOC V ^^c^O E^>0^ -V 

•Foi.275'. ' ""^tuoi rmt utic^ua »v üwA'dc mc \- "Ät^mA ie 
vviakoc«^ rntm^NAt i ;>Af>oi v 1 

V^tttonrü^Ano v eiCA&o?v rr\&iAKi v 

'Vtäoc V)tmioir^vn v NTStrmmf^Ai üÄnouoc >v m 



J 



14 ATEtt^AncwxnoT^jj] t :1 sr. 1. | 17 atkoc] un ui aj. sr. oj | 19 V)Ennoir;>Hi] x 

sr. 1. 



12 II cria vers son Pore d'une voix forte; il remit snn espril nitre '^ 
ses mains. 

"Vint Joseph d'Arimathie avec Nicodeme, les chefs honores. ts 

11 lls apporterent des ammates avec de l'aloes; les appliquerent au corps 14 
du Fils unique. 

,5 Vin1 Joseph d'Arimathie, il vinl vers Pilate, e1 le supplia : is 

Toi. •.•-.-,>. * 16 'Donne-moi le corps de mon Seigneur Jesus, pour que je Pensevelissc, 16 
que sa misericorde soit sur moi'. 

1 r Ils ensevelirent Notre Sauveur en un linceul pur, enveloppereni son n 
visage dun suaire. 

18 11- verserenl im onguent sur sa tele, le mirenl dans un tombeau > s 

liors de la ville. 

''•' Les Juifs iniques direnl en leur c<eur : 'Celui-ei ne ressuscilera pas ' 9 
des morts'. 






22 



[369] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 417 

20 ^^ANÄiocnH tuAjym v ÜA^onrAi ütticA&v&Aicm -v 1 
2i '' a^uun^ vt^tn^c v V^enn^^oonr üuA^r v 

22 t*3&kt<^?Ai ^tn-Y^onr na^ 

oiro£> tc*2£eriA*XT\r imcA&fciA^cm im^A^yt uAftrtt- 

AnorA^/ru^ic rntntÄrtoc su^ativihc r\ifrArrt?\tc^HC 
Ha Aäui utrttvtcAUAs onrÄvtArttuactc t&o^ V^tn- 

20 e«u<juott] t sr. 1. | Rubrique xiEHEStcANAJ — uenehciuot, ovog — »iuot^ 
et Ha — ninpo<}>Hn cn rouge | xiApEmoYH&] t sr. o j ft*^r mey^h fmija^-]. Ces 
prieres sont indiquees dans la marge en rouge -^;>ipHHH mnAnA ihxiswihot^ | 
uinAnAi sie | jjLEnEncuuoT] rr sr. 1. | axui] m sr. 1. | Eil^ETtstupHonri] »' sr. 1. | 
«uuoT'f ] t sr. o 1 V)EJ\HCAiAc] c" sr. a j rnnpo<pH-i] sie, et ht sr. <§>. 



■2» 



" An grand matin du premier des sabbats, le Seigneur ressuscita des 

IMOI'tS. 

•21 21 Le (ilnist s'est ressuscite le troisieme jour, il sauva le monde de 
leurs peches. 

22 "" Pour cela nous lui rendons gloire, etc. 

* Apres cela, que le pr&tre dise les trois grandes prieres*; ensuite dire * Fol. 27c* 
'Notre Pere qui Stes aux cieux', et l'absolution \ et In benediction jusqu'au bout. 
Et ä partir de l<i sixieme heure du Sabbat (samedi) de In joie, que les peuples 
sc rassemblent x l'eglise sainte, qu'ils lisent pour eux VApocalypse de Saint 
Jean l'Evangeliste. Ensuite lire apres cela une lecon d'lsaie le prophete 

(IS. XLV). 

1 l'our les trois grandes priores, cf. Brighthan, op. eil. pp. 160-161. 
2. l'our cette absolutio!!, cf. Brighthax, op. eil. pp. L83-184. 



418 II. LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [370] 



ndc •)■ VAtrrvto^tu 1 vttrtt£> v rmtnrdtj±)mt' cnr*^£ fmonr- 
Fol.276\ U)<J?n UJAfcHt^ •>• * IS ^7ASTtE ü<$?j>h*Y nt^^ uuoc nxt- l« 
Tide <\>-\ ^H 1 EIACfUAUlÖ VTl^t V ^Aim <J?*^ ^?M 

t&o?% v vttiA^UAUio^ an 1 tmiujonrH v &*>*>& tü^enr- 

U)<JUVH ftV)H*l^ V 1 AttOKYTt <\>*\ OnOO^ ÜUOVt KtOTAt 

Tide <\>*\ l tiCA^s ^oir'KSKtöcnr'rtH -v oto^ tt^ua 
rtOTUtö'uHi v "'«ujonr^ onroj> Äuuuf'm codm tx- -"' 
cor* v 

Isaie xi. v, 15 onrog] o 2 sr. 1. | L9 iuakuuE»] iu sr. I. 

1 Car tu es Dieu, et nous no le savions pas, Dieu d'Israel le Sauveur! 15 
16 Voici qu'ils seront confondus et meprises, tous ceux qui luttcnt contre 16 
lui, cl ils ironl dans la honte; renouvelez-vous vers moi, fies. "Israel sera i- 
siuive par le Seigneur en un salut 6ternel; ils ne seront pas confus et 
fFol.276*. humilies pour toujours. * 18 C'est comme L'a dil le Seigneur Dien qui a cr66 18 
le ciel, ce Dieu qui a cr66 la terre e1 l'a faconnöe; il l'a supprimöe 1 , il 
ne l'a pas faconnee en vain, mais pour qu'ils demeurenl en eile. Je suis 
Dieu, cl il n'y en a pas d'autre en dehors de moi. l9 Je a'ai pas parlö en 19 
cachette, ni »laus im lieu obscur de la terre; je a'ai pas dit a la posterit6 
de Jacob : « Recherchez la vanite!» Moi, je suis le Seigneur Dieu qui 

pron la justice ei dil la verit6. 80 * Reunissez-vous ei delibörez -° 

ensemble. 

1. Sic. Le sa'idique a correctement nttnA^nofXtj t&o?», 'qui l'a separec' 
cf. Morgan, Collection ofCoptic Mss. vol. III. 



[371] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 119 

e&o?\ V^EVUE^EUtAC nmfo^m 

31 ;l ^HVtnE IC ^AriE^OOT CENHOIP V\E*X:Ewdc V EVECEUNt ' Fol.277«. 
VtO'T'KlÄttHKH Ü&EfM 51tUnHi JÜmtC?\ V 1 NEUTVWt VUOnr*^A V 

32 Ü^p^H^ ATI VT^^Ä^ViKH EHAiCEUm^G •)■ NEUV10TMO"\ 
hjEVlVASE^OOT 1 ETAlAUOm VTlOnP'^'X: V AJEttOT E^O?\ 
V^ENTCKA 1 ^ tt^HJUS 1 «XEVWJUOir ÜVtOxds ^A^UUHKH V 

33 änok £><ju At;>m£>o üu^onr v 1 oiro£> vtEÄEtidc :!: ! 2£EttAi*iEi 

^«KtÄttWKH E^UACEUmnC VIEUnHl Üilia •)•' UEVlEVtCA- 
NAlE^OCrr HtUUAT V V^ETIOnr^ ^NA^ ÜYtANOUOC 

E^Ermtnp'uEnri -v onro^ vriAcV^tficno V)ENntnr;>Hi v 

3'. tT^AOC -V "'HlETtKrTAf TUOT AI ^C^ua ÜVlE^EUvV^Ut V S| "' ■-"'"■ 
OTO^ TllüTAi TtlOTAl ÜYlE^Ctm 1 E^*X^ ÜUOC V *X:E- 

ccrrENTtdc s&ECEVtAConpujim 1 ih^ot i ^CÄtttnoTKOTÄi 

j^Ancrrm^yY v OT '°ö "V rtA C^ UJl nuuot e&ots 1 vtnonrdt 
ü*2£tmc v onro^ 1 nonrvto&Lt ttrtAE^TKrruEiri ic*stn^- 

Tit. runpo<pHi] sie, et o et t sr. 1. | Jeremie xxxvm, 31 gHnnt] n 2 ;»j. sr. I. 

De Jrrimie (e jtrophete (3&v. xxxvm). 

si * 31 « Voici que des jours viennent, » dit le Seigncur, « je fonderai une * Fo1 - 2 "'' 

S2 alliance nouvcllc avec la maison d'Israel et la maison de Juda, 32 non pas 
comme l'alliance que j'ai fondee avec leurs peres dans le jour oü j'ai pris Ieur 
main, oü je les ai emmenes de la terre d'Egypte; car eux, ils n'ont pas garde 

33 mon alliance, et moi, je les ai negliges. » Et le Seigneur dit : 3L1 « Celle-ei 
est l'allianee que je fonderai avec la maison d'Israel apres cesjours-lä : oui, 
je donnerai ma loi ä leurs pensees, et je les ecrirai dans leur coeür; je serai 

3-, pour eux un Dien, et ils seront pour moi un peuple. * 3i Chacun instruira son »Fol.277" 
compatriote, et chacun son frere, disant : Connaisscz le Seigneur, car 
ils ine eonnaitront tous, depuis le petit jusqu'au grand, et je leur par- 
donnerai leurs injustices; et leurs pechös, je ne in'en souviendrai plus 
desormais. » 



1 Fol. 



420 I.K LKCTIOXNA1KK COl'TK DK LA SKMAINK SAINTK. [372] 

j>crr^>t ^e tuAjyoi üncA&&A™vi i^i^c ^\cnrviA%tc 

1 "jlAUO *k-E JÜLU^JUIEVt 1 VtACNHCnr EYllEnTArrE^tm V i 
^7H ETAt^lJJyEN'tttnO^t üuo^ nu^ievi •!•' EIE^W tceia^e- 
itn'dn^ v ^7 as eieren ö;>t E^A^EViöHnonr ViV^hh^ v 

'^?A1 Ott EnEIEVl'NANO^EJUl E&O^ (>n01^ V 1 TSeJoEN- a 

otca^j A^^Ert'rtonr^ vuxi^tri v ' scx:e nEiENÄuovu 
u'uo^ CA^O^ JUHJ ^KH 1 Äf>EiErmA;>*Y v 1 3 Ar\ rAf 3 
ttltVl^HnOT Vt'^OfTt Ü^H ETAS(3n<^ V 'ÄEW^C A^UOT 
E£>fttl E^EVmErmO&t KAHA rttrf>A^?H V 'OTO^ *Ät" 4 
ATKOC«^ V OTO^ 'ÄEA^TJun^ 1 ]r>EwmE;>oonr ÜUA^r 
kaia mr^A^H •)•' r, onro^ *SEA^o-rorv^^ E*m\?A v sia , 
a^otoh^ e'thu\ v 'uenevicujc A^onron^^ cATi^y^s ,, 
i\Jp ucort etcotj v riAt EiETioV^onrö ^yort ^aeV^otti 

j'+nOT V ^ANKE^^Ot'nI *^E AITEHKOT V 7 HA A^- 7 
OTOtt^ EtAK^'^OC V HA AtJjüTOn^ EttlÄTlOC^O^OC 
IM^OT V 1 S ET\V)AE *KE ÜU<JUOT IH^Onp Ü^^H^ ÜlWS- h 

Tit. mÄnocno^ocl c' sr. o' et o a et o :l sr. 1. | npoc] o sr. I. | ke*] sie, et *. sr. ke 

Le grand soir du sabhut (samedi), contmrnccz le Synaxe. 

L'Apötre aux Corinthiens /, chapitre xvm (I Cor. xv). 

'Je vous l'ais cohnaitre, mes freres, l'Evangile que je vous ai annonce, 1 

que vous avez recu, dans lequel vous demeurez, 2 parlequel aussi vous serez 2 
'Fol.278'. sauves, rar en parole je vous Tai annonce, * si vous le gardez, en dehors 

duquel vous avez cni envain. 'Je vous ai donne d'abord ce que j'ai recu, que '■'- 

le Chrisl i'sl uioi-l pour aos peches, selon l'Ecriture; ' e1 qu'on l'a enseveli, 4 

et quil sVsl ressuscite le troisieme jour, selon l'Ecriture; "etqu'il s'est b 

montrö ä Cephas, ensuite il s'esl montre aux Douze. 6 Ensuite il s'esl montre n 
a plus de cinq cents freres en une seule fois, dont la pluparl existe jusqu'ä 

maintenant, et quelques-uns sc soul endormis. 7 Ensuite il sc montra a Jacques, 7 

puis sc montra a tous les Apötres. 8 E1 en dernier apres eux tous, commc ä » 



Fol. 278* 



Fol. 279'. 



[373] LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 421 

o crrV)t •)• ' A^onrort^^ tf>oi £>«-« •*.• '' atiok rAfnt ntjccrir*x:t 
e&o?\ oinEmATiocno^oc ivf^crr v vr^ün^yA an Ettf>onr L 
uonr^Y t?oi ^eäyiocio'^oc •>• eö^e^e Atdossif 1 üc^tK- 

10 K?sWClÄ ttlEv^?^ V 10 }oENOnrj>UOT 2vE VnE^Y " v ' "V°- *J^V M 
E*\oi JiUO^ 1-' OnOO^ Tltt-J^UO"! E^ETl)~)Wa ÜVJE*^ujujiy\s 

11 AN A?\?\A Vti^UOT «TriE^Y EttNEUHl -V "ht (TTN Ä'nOK V 

He rm EiErt^V^s^y ünAifH'j v oto^ T\Aif>H^ ä-ieien- 

e&vO^ 1 V)ErmH E^uujonn v 1 vj<juc onrow ^>Artcrrori äuu 1 

üuoc JoEm*Hncnp -v •xt'üuou ÄrtAcnAcic n *^eu^e^- 

13 u^onn vtAjyu-» 1 ™ v 1:! sc*x:e 2vE üuou Ä'riAcnAcic fnEsiw 

ii ^E^'uujonn NA^yuayu v \^ onr*^E imEvi^c iuuncj v' 14 tc2£:E 

*ke ütievi^c i^vt^ v 1 £>Af a »^yonrH vi'ÄEnEN^i'Juiu* .y 

15 CJJjyO'm OU Vt'^ETTEIEVlKETIA^'Y V ' '''CfNAÄEUt« *^E Ott 

enoi 1 üuwft fmonr*2S: Jda^?-^ äeane^ue^e Ida^'Y •'' 

ÄEA^ionr^ocT^^c v v^?ai E*iEÜT\E<-po-rNoc<^ •>•' icäe 

i6 ^a^>a ntf>E<-ju<xionn «ATJjioirno'r an -v 'Scst rAf 

I Cor. xv, 9 e&07>] o sr. 1. 

9 l'avorton, * il s'est montre ä moi-meme. ° Car je suis le plus petit parmi tous »Fol. 278*. 

les Apötres : je ne suis pas digne qu'on m'appelle Apötre, parce que j'ai 
io persecute l'eglise de Dieu. 10 Par la gräce de Dieu je suis ce que je suis, et sa 

gräce qui est en inoi u'a pas ete vaine ; mais j'ai ete eleve plus qu'eux tous, 
n non pas moi, mais la gräce de Dieu qui est avec moi. "Soit donc moi, soit 

12 ceux-lä, nous prechons ainsi, et ainsi nous croyons. ,2 0r, s'ils prechent que 
le Christ est ressuscite des morts, commenl quelques-uns parmi vous disent- 

is ils qu'il n'y aura pas de resurrection * des morts.? 13 S'il n'y a pas de*F i.279*. 
n resurrection des morts, le Christ non plus n'esl pas ressuscite. '''El si le 
Christ n'esl pas ressuscite, notre predication est vaine, vaine aussi votre foi. 

16 15 On nous trouvera encore faux-temoins en Dieu, si nous temoignons 
en Dieu que le Clirisl est ressuscitö, alors qu'il n'esl pas ressuscite, si les 

"'■ morts ne ressuscitent pas. " Car si les morts ne ressuscitent pas. le Christ 



422 I.K LKCTIONNAIRK COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [374] 



Fol.279-.* 18 « c^?<*. WH tlAnPtNKtri V^trtTA^C AITIAKO ■»• l9 IGÄfc 18- ig 

m itvt'CM noipnai tf>ovt e^ot t'^ui vu&en 1 '"^nonr ^t 20 
Äv\^ c TJun^ 1 t&kO?% V)Eu«h t^uujonn' iatia^^h fntiiH 
tnAnr'tviKOT -v 1 21 CTN!k.w ta? e&o^ ^ntncnr'^ujui A^UOT - 1 
u^uurts v t^o?% cm ^ntvtKt^uJUi ^ANAC^AC^c vntw- 
ptcjuuucnn v ! "ü^p^>H^ rAf t^tV^tnÄ^AU ctNAucnr 22 

Fol. 280'. ka^o^kon mipcrr a ' *\a?^;h 



irA'TsA^tÄ 1KATmA*KOKlÄ' ^ACtÄ V ttfcJUr\&irttYmtÄ v 1 

17 ntnenttA^] a sr. 1. | 20 e«uiuott] t sr. o | I Pierre i. 1 VjEnmx.mf] 
ai sr. 1. 



non plus n'est pas ressuscite. " Et si le Christ n'est pas ressuscite, vaine est i: 

*Fol.279 T . votre foi, et vous demeurez encore dans vos peches; * ' 8 donc aussi ccux qui is 

soiit endormis dans le Christ sont perdus. 10 Et si c'est dans cette vie seule 19 
quo nous esperons dans le Christ, alors nous sommes plus pitoyables que tous 

lcs hommes. !0 Maintenant le Christ est ressuscite des morts, prödecesseur 20 

de ceux qui sont endormis. ■' Car, puisque par im homme la mort est arrivee, 21 

par 1111 autre homme aussi la rösurrection des morts. -'Car de m£me que 22 

en Adam tous mourront, de meme aussi dansle Christ tous vivront, "* chacun 23* 
ä son rang. 

•Fol.280'. Catholique de Pierre 1* D4but (] Pierre 1). 

'Pierre, l'Apötre de Jesus-Clirist, aux eins qui sont ä Tctranger dans 1 
la dispersion du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l'Asie, de la 



[375] LA SA1NTE FETE DK PAQUES. 423 

fntYimriA ■)• Enrcu^EU 1 NEUOirvKnr*X:jo vtitTi'cwo«^ nmc 

^UJiO'VT Ü*X:E^*Y ^i 7 *^* 1 ÜTCEVtdc 1WC Yl^C *' ^r 7 " EHEKAHA 

ü'uurtV) v e&o?% ^nEurnu-ttt^ vuhc vi^c e&o?% V^Envm 
, wuuuoti -v 1 Hhxrrn EonpK^H^oviojuuÄ viatiaico v crroj> 

FIAT * du^EU tnTO£> VtA^2\*JJU' EnoÄ^>E^ E^OC «U^fcH »Fol. 280-. 

5 V)trt l m^pHO'YM v 'jrjAnvj Encnp'fxjuic E^uacnr V^Etttnrs&cm 
ttie^?*\" •!•' e&o?s £>nEru\?ftA^>*Y tonr'^Ai E^CE&nua-i .y 

6 <^rtA()UJi^>r\ t&o?s V^EvmtcHtnr üV)AE -y ''^?h E^EiEymA 1 - 

t 7 ^>mA rriE^uEicJUTn rnE'nE^vmAj>*\ v 1 vtitc^u-»™ 
tCTAmonn' e^ot tnmonrk ^pvi e^naiako y EiPE^OKt- 

UA'^m 2vE ÜUO^ •)• E&O^ ^'tENOT^uju VnOVÄEU- 

^HNonr V^Ertcnr^ycnrujcnr 1 viEUcnr<Juo'Tr y «euotiaw 
8 joEmudui^n E&kO^ y fnEiHc y^X c v S ^? H eiOTtncvuoTiWoi.Mi-. 

5 VjtnoTÄOu] o a sr. 1. j ü hjEit^AnrupACuoc] o sr. 1. | 8 i'uhcaxi] un hat barre 
apres «ai-. 

2 Bithynie, 2 suivant la revelation de Dieu le Pere, dans la sanctification de 
l'Esprit, pour l'obeissance etl'aspersion du sang de Jesus-Christ, gräce etpaix 

3 soient augmentees en vous. 3 Beni soit Dieu, le Pere de Notre Scigneur 
Jesus-Christ, qui selon l'abondance de sa niisericorde nous a engendres 
ä une esperance de vie, par la resurrection de Jesus-Christ d'entre les morts, 

4 ' a un lirritage iinpi'rissable, *ininiacule et incorriiptible qui vous est garde * Fol. 280' 

5 dans les cieux, ' vous qui etes gardes dans la puissanee de Dieu par la foi pour 

6 un salut prepare pour 6tre rövele dans le temps dernier; "dans Icquel vous 
vous rcjouisscz uu peu niaintenaiit, s'il laut que vous soullriez dans des 

7 epreuves variees, 'pour que la recherche de votre foi soil plus precieuse que 
l'or perissable qui est öprouvö par le Ten, que vous soyiez trouves dans le 

« renoin, la gloirc, et l'hoimeur dans la rövölation *de Jesus-Christ, "que vous * Fol. uxi\ 



\>\ LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [370] 

üuo^ an v nEnEmpÄrAYiAN ü'uo^ v <\>&\ ^nonr 

^EIENUAIP EPO<-J AVt V lETErmAJ^Y "^^ EpO<-\ -V 1 ÜE2nH?s 

V^ErtcnrpA^i naica'äi üuotj v onro£> EA<^diü*tnr 'epe- ••» 
lEndi ün'Xi'JUK 1 rnEm^ENvtA;>'Y v ^yio'^eu fnent- 
lErnY^r^H -v 

YIPaHiC Kt^ r 

12 EnA^vtAnr *ke näetutpoc A<-jEptrr<Ju üyu'^aoc •>• ia 

Vltpuaut WCPAH^vnVlC V E<5&kEOT 1E1EttEpu^\?HPl E*ÄEN- 

<\>&\ ■)■ se 1 AV^ujiiErt lE^Encouc 1 Epcm v ;>u^c ^enV^p™ 
V^ErtiErfÄou v se lErtuEiEircE&iHC Avtipt ü^?At' e«pe^?ai 

Fol. 281-. JJLOjyi V l3 ^7"V ÜAPifAAU «EU^p*^ V " VtiCAAK VtEU^7'Y " 

vuakuu^ 1 ^p^ vtiEUEmtrY a^ ! ü*ot üm^ÄTsoir shc v 
t\?At rveuuitri ^APE^Ern™^ v äieienäo?^ 1 e&o^ 

ÜmiMJO Ün^AlOC V EÄ^?H UEN *^£>AVl E^ A M E^O?% V 

'-'mnjuitrt *^e nE'^onrA&k onro^ nwu™ v ÄiETErmo?^ i, 

E$*iO>> V 1 EÄpEIENEpEim E^PCnP^AOnTpUAUl N^^EN e'&O^ 

Tit. ke^] sie, et >> sr. ke | Actes in, 12 rucpAHWiHc] sie, Lire m- | 13 niAKuib] 
ui sr. 1. 



iio connaissez pas, et que vous aimez, quo vous ne voyez pas main- 
tonant, <mi qui vous croviv, rvjouisscz-vous dans unc joie indicible, ei ayant 
recu l'honheur, "vous recevrez le complement de votre foi, le salut de vos s 
am es. 

Actes, chapitre m (Actes m). 

'• Avant vn, Pierre repondit au peuple : « Hommes [sraelites, pourquoi u 
vous etonnez-vous de cela? INmnpioi mms re^ardiv-voiis, coniine si par notre 
pouvoir ou notre piete, nous avions l'ail que celui-ci marche? i! Le Dien is 
' Fol. 28i T . d' Abraham, le Dieu * d'Isaac, et le Dieu de Jacob, Dieu de uns peres a 
glorifie son serviteur Jesus, que vous avez livre", que vous avez renie en face 
de Pilate qui avail jug6 de le delivrer. l *El vous, c'esl le Saint ei le Juste u 
que vous avez renie, demandanl qu'on vous delivre un meurtrier. 



[377] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 425 

i5 «f>tt-\V)u^ie& v 15 nA^Hronrc *ke üiEnuartV) 1 äieien- 

V)Otf&E<^ V ^?At EIA^?^ lO'TPVtOC^ E&O^J V)EttNH 
16 EttUUUCm V 1 <^?Ai ÄftON EIEHOl ÜUE^'fE NA^ v "oipo£> 

«V)fH\ V)t«^ 7 ^A^'Y vtieyie^avi v' ^?ai E^E^ErmAT 1 
Ef>o<^ v' oto^ nE^trtcuuoirri üuo<^ v tie^a« vieta^ 1 - 

l? na<^ ÜTVAtcnr^SAi ÜTtEiETiü^o e&vO^ *iwf>cnr •)•' 17 ^rtonr 
*ke viAcrtvio-r ^cuucnrN 1 sseä^^naic V^ErtcnruEiATEUi ■)• 

u ü^?f>H^ vmEiETr l KEAf>;x <JU N v 1 ls ^7^ *^e vtH EiA^scncnr 
tcXEtt^yo^n •)• e&o^ V)Ettf><Jucnr vtrtt^Tt^o^pHiHC iw^ono i- 

Ettf>EVlEt^^C ^EYIUKA^ V A'^'ÄOKOnr 1 E&O^ ÜTiASf>H*^ V 1 

i9 1 ' A^utiAvtom cnrrt cnro^ 1 KEnttvmcnr v Ettf>onr^uj^ 
e&o^ rtuEiEvmoßiS v' ^on^c ncej nu*ien ü^E^ANCHcnp 

1AOTÖ «UJiltrt Ü^7H ElA^tpOfn Yt'-ttA^yt-J 1HC vt^c V 

21 ^p»Ai tnt^uji*Y rtitn^H'onri jyomj ejxjuoit -v * ujattchot* *f<>i.282» 

VTIA^E H^uuk 1 ttf&Ett HA^CAÄ^ ÜU^AOT fl'ÄE^'Y •)• 

15 g&o?t] o sr. 1. | 19 orog] o sr. 1. \ 21 hj><u&] <ju sr. 1. 



15 15 C'est l'Auteur de la vie que vous avez tue, celui que Dieu a ressuscite des 

16 morts, celui dont nous sommes temoins. " ; Et dans la foi de son noin, celui-ci 

que vous voyez et que vous connaissez, c'est son uom qui Va gueri; et la foi * • Fol. 282' 

17 qui vientde lui lui a dorme eette sante en face de vous tous. i7 Et maintenant, 
mes freres, je suis que vous avez fait cela par inadvertance, comme vos chefs; 

18 ' 8 et Dieu, ce qu'il avait dit des le principe par lcs bouches de tous ses 
io prophetes, que son Christ souffrirait, il l'a accompli ainsi. ''' Repentez-vous 

dnnc et convertissez-vous, pour que vos peches soieni effaces, pour que vous 

20 viennenl ilrs temps de rafraichissement de devant la face du Seigneur, '" d 

21 qu'il vous envoie celui <pi'il a predestim'', Jcsus-I llnisl, -'celui qu'il laut que 

les cieux recoivent*jusqu'au temps du [•ecommencemenl de toutes les choses *Foi.282 T . 
que Dieu a dites par La bouche de ses prophrlcs saints depuis loujours. » 



21 



426 LR LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. 378j 



v^AT^UOC '^A'k. r 

''AttOK *2^E AlfcVtKCn OTO^ AS£>U-»f>Vl -V AVl^Mn V 6 

sstrtdc nt-üNAujoyn t^ot^ 'viuok *^e r\dc noo nt wa- , 
^t^u^om e^>o^ v rtA^uoir onroj> ndtet i'nnAÄ^t 

TstHiC HA 

8 *l<JumK <\?^ UA^ATl ETIKA^ 1 *X;tVU50K tUNAtf»V:?\H- * 

^o'vtojuim vt^Ht lotm-tttu'noc ih^oit v 
tTArrt^w kaia uAiöton 
'^o'r^s 5it vtvucA&k&A^on tioonri 1 U<\?0*10A\ vtvu- i 

CA&ßiAICm 1 ACt N'ÄtUAyMÄ ^UAr5iAWVtH VlfcU^Kt- 

!oi2s t ua *^>^Ä evia-t mm^AT 2 onr'o£ tc OTrujy^ üuovtuttt 1 2 
A<^y<jum v oTArrt^oc' rAf Nitride A<^i t&o?\ Jotvn^pt v 

OTO^ HA^EUCi ^^-Ä^^ 1 3 Ylt^CUCri *^t NA<^Ol Ü^fM^ ! 

Tit. ^a^vmocI o sr. 1. I Ps. in. 4 stoo] sie. Uro ft«OK | Ps. i.w.m, 8 enKAgi] 51 sr. 
1. | tit. ETArrEMo] sie, et o sr. \ | uaiweoh] t et vi sr. I. | Matt, xxvm, 1 m^oxaiJ 
ix ;ij. sous la ligne. 

Psaume de David III (Ps. m). 

8 Je me suis couche et endormi, je me suis Leve\ parce quo le Seigneur ,-. 
me soutiendra. ' C'est toi, Seigneur, toi qui me soutiendras, ma gloire ei le ■'• 
relevemenl de naa töte. 

Verset (Ps. lxxxi). 

8 Leve-toi, Dieu, juge la terre, car c'esl toi qui auras l'höritagc dans s 
toutes les aal i<>us. 

ßvangile Selon Matthieu (Mal. xxvm.) 

1 Au soir des sabbats, a Taube du premier des sabbats, viut Marie i 
' Fol. 283'. Madeleine avec l'autre*Marie pour voir le sepulcre. * Et voiei qu'un grand a 
tremblemenl arriva, car un ange du Seigneur sortit du ciel, et roula la 
pierrede l'entröe du sepulcre, et s'assil dessus. ; Son aspect etait comme 3 



[379] LA SA1NTI£ FETE DE PAQUES. 427 

. Nirr^t"^ v 1 't^o?s *^t V}EvnE<^;>o*^ AnouionjuiETi vt*2£Emt 

5 h^^t^ 1 oto^ ate^ü^^h^ vt^Au'^E^uuacnn v 1 'A<^Ef>- 

0^r«JU *^E YtÄEVllArrt'^OC •!• TtE^A^ Vtm^tÖUt V *2£EÜT\Ef>- 

t ?^°"V nü^^ien 1 *\tu^ r^f *k>E 2£ttHC ^pvV eta^ta^^ 

6 TIEIEIEUK^'Y VtC<JU<^ V r,c ^X H UVIAmA 1 AU ■)• A?\?\A 

Atpujfitj 1 r^f ü^^h^ ha^äoc •)• ' Auuimi äuait M(|| , S! . 

töU^OTl -V 1 tnTOJ> £>YmnE <^NAE^Of>TT EfxJJlEN E*\- 

rA^i^EÄ v Ä'fEiErtArtAT fc?o^ üuAnr v tc j>wy\m 

s a\*x:oc nuuien v s onro^ eiat^e rtuucnr n^uV^eu e&o?s 

^Anm^AT v V^Ett'onr^crY nfcuonrwjy"^ vt'^A^ v 

9 ttAT()0*Äl nAUtttE^UA^HlHC -V 1 ' J OTO^ IC ^HTITTE A<^i 
E&O^' E^AT 1 V\2£;EtWC t^ÄUU Ü'UOC V *ÄE^E^E V 

vtinjuonr 5it atäuow rmE<^'()A^Anr*2£ v onro^> atoit 1 - 

10 UJlj^l ÜUOt-J V 1 10 1O*lt Tlt^tWC Vtuaoir 1 ■ÄEÜVIE^E^O-Y * 
UA^E «UJilEn UA1ÄUE*51ACVlHOT Ci m A fAlOnO^jE JlUAOir « Fol. 284- 

11 E*\rA^i^EÄ V OTO^ rtCENAT Ef>Ot ÜUA1T V 1 "eHAIT^E 

5 nenenEnKui -^] e' 2 sr. 1. | 7 cjstAtpjyop n] o sr. 1. | ÄpETETtA«Ax] sie, lirc ÄftntnnA- 



4 l'eelair, et sou vetement blaue eoinine la neige. '' Par crainte de lui tremblerent 

s ceux qui gardaient, et ils devinrent comine des niorts. : ' L'ange prit la 

parolc et dit aux femmes : « Ne craignez pas, vous, car je sais que c'est 

6 Jesus qui a ete crucifie que vous chcrcliez. 6 II n'est pas ici; mais il est 

- ressuseite c< »miiie il la dit. ' Vcnez, voyez le lieu ou il etait; 7 et vite parte/, *Fol.283 r . 

et dites ä ses drsciples qu il est ressuseite des inorts, et voiei qu il vous 

precedera dans la Galilee, vous le verrez la ; voilä ce que je vous <1 i s . » 

8 8 Et etant parties en häte du tombeau, avec crainte et grande j<>i<', elles 

9 eoururent informer ses disciples. ■ Et voiei que Jesus vint au devanl d'elles, 
io disanl : ei Salut! » Elles saisirenl ses pieds, ei l'adorerent. '"Aloi-s Jesus 

leur dit : « Ne craiguez pas, alle/., averlissez 'nies freres qu'ils aillenl en*Fol.284- 
ii Galilee, et ils me verront lä. » " Lorsqu'elles furent parties, voiei que quel- 



428 LE LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [380] 

jhjuot *2^e sc £>Att'onrcm i\\o7\ V}Evtvuv:cnrcT^»'2vtÄ ■* at^ 

E^&AKt AnriAUEUlA^^? 6 ' 100 t^^^' Nl&tN HAT- 

onro£> Air'tfO'rcodtti A'rdi vt£>Att;>AM E-rimuj^ •)■ at- 

IHt'nOlO VtmUA^Ol EIT'äuji ÜUOC V ' 'ÄEÄ'XOC TSENE^ 1 - 13 

uaühihc i etats imiu'f^ atü^ üdionn v ^>oc' 

lENENKCTl V ll 01TO^ Eujuun fTUYIl^H'rtUUurt CUjTIEJJi! r. 
ETIAtCA^S EttEttEl^ttH^ ÄNOVt V OTO^ ENEEf>ÜHNOnr 

ftA^Y Ui0nr ^y *' '' '^^o^ *^t ei Airöt vmt^Ai 1 Anriet [5 

■Fol. 28.-, '. Ü.^^H*Y n^T*lCA^OT 1- OTO^ ÄTIAICATSI CU^f> E&0?\ 

V)Evmtstnr*k.At ujAEjoonrn Et\?oonr "miA t^e uuaühihc is 

aV^E NUicnr EJ>f>ttl E^rA'?\S?\EÄ E{>f>Wt E*2£EVt™TJJCnr V 

EiAY\dc ^mt n^onr e^o^ v 17 cnro;> hathat e^>o<^i n 
Anroipujiuji jJLXjLocj v ^Artcnrcm *ke AT(^CAmc v ls onoo^ 1B 

EHA^i VlÄtlHC A^CA'Äi NEUUUOT E^*Ä<JU ÜUOC V "StAT- 

^E^V^yi ni^en vms V^Em^E 1 riEu^i'ÄErrniKA^i v 
19 ua^)e rtuJiErt enrrt uac^ rmtEttnoc nH^onr v 1 e^>e- » 



ques-uns de la garde vinrent ä la ville, informerent les Piiiucs des pretres 
de tout ce qui etait arrive. u Et ils se reunirent avec les Anciens, et ils 12 
liarent conseil, prirent l'argent convenable, Ie donnerent aux soldats 
disant : 13 « Dites quo ses disciplcs sont venus la auit, ei L'onl juis ä la 13 
dörobee, comme vous dormiez. L4 E1 si le gouverneur apprend ces choses, n 
nims le eimvaineroiis, el ttOUS voiis ineltrons hors de soiieis. 9 ''Ils prirent 15 
* Fol. 284'. l'argent, el lirent eonime ' ils avaienl ete dresses, et cette rumeur circule 

parrai les Juifs jusqu'aujourd'hui. " ; Les onze disciplcs s'en allerenl en is 
Galilee sur la montagne que Jesus lern- avait determinee, "el l'ayanl vu, n 
ils l'adorerent; quelques-uns doutaient. l8 Et Jesus etant venu, parla avec is 
eux disanl : <• Tout pouvoir m'a ete donne dans le ciel et sur la terre. "Allez >'■• 
donc, enseignez toutes les nations; vons les baptiserez au noin du Pere, el du 



[3811 LA SAINTK FETE DE PAQUES. 429 



20 



I-'ol. 285'. 



'Fol. 285». 



TtmVIA EOOnOA&i V 3o EPE^EVr\ C&u* 1 nUAOT £ÄfE£> Ej><^&k 

m&trt v EiAt^EN^Ertuvirtcnr t^uaoir v * tnro£> tc ^vmriE 

ÄNOK *\X™ NEU<JU^EN ttmE^OOnP IHPOT V jyA\TX:U-«K 
E&iO?\ VnEVUENEJ> V 

oto^ üuovt oip^m umtTArrt^w oit'ke acyiacuoc 

ü^uä^ corv & . fonr^s 2vE vmiCA&k&Aicm UENEVtcu^ 1 
■-'n^no'r'Y nANtnr*y ua^uhk e^>oV t-tt&tonr nAHO*^ 1 

mCA*2£t IVi^OT VtTErtAWA^ATnujJJtA V :] w ano-tt"^ "\"ttAU*jy 

tTijy^Ai^ ot&hk ÜT^t^oono v um 1 ^nacu^ejji epoi au 1 
onro£> jr>trtTHE2S.uji^ i- * unt^ujuirN mn EnruEiAi^vn v 
4 ms-OK "ivE EK^yon 1 V^ErtnE^oioA&i -v vtuycnojycnr ütaic?s v 

Rubrique otiJ)i| y sr. o | ximEYArrE^io] sie, et o sr. \ | AcnAcuoc] c 3 sr. o | poirgi 
— ka on noir | ni^A^uoc] c sr. o | Ps. xxi. 4 tkjaon] o sr. 1. 



20 Fils, et du Saint-Esprit ; 20 vous leur prescrirez de garder tout ce que je 

vous ai commande : *voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'a la »Fol.285*. 
consoiumation des siecles. » 

Et il n'ij a piis de baiser de l'Evangile ni d'aspasmos ' mais dire le Diptyque; et 
apres la Synaxe, lire l'Evangile In auparavant dans l'anaphore pour la deuxieme 
fois, 'Le stiir des sabbats' 2 ,- ensuite lire le Psaume XXI. 

2 - .Mon Dieu, mon Dieu, lais attention ä moi, pourquoi m'as-tu abandonue, 
mon Dieu .' Loin de mon salut sont toutes les paroles de mes defaillances. 

3 •' Mon Dieu, je crierai vers fcoi le jour, et lu ne m'ecouteras pas; et la nuil ' il »Foi.285*- 

4 u'v a jias i'ii pour moi im manque d'intelligence. i Toi, tu habites dans 

1. La rubrique arabe ajoute : Eh tf'y V-'ti- .Aju ^ J«üj « On üit apres la 
Communion le Psaume i-xvm ». 

2. C'est-ä-dirc Mat. xxvm, 1-20. 



10 



430 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [382] 

AnrvtAj>^ E^oK nÄ6 , weTt?0"Y A'vt^tTsnic tfOK ak- s 
rtA^uonr v ''ait*ju^ t^Ht 1 onr&HK oto^ atno;>£U v a 
Anr't^fc^VHC t^OK v enro£> üno'rdijijmt ■)■ ' anok T^t Ävtov: ., 
OT^tsn ä'tiok onr^uau^ an v cnru}^?n Vnt^Avt^uaui\ 
crr^you^ 1 vtTt^>A?\AOC -v s onrovt vu&ktrt t^rtAnr tf>ot g 
ate^k^ai v\'cujh v atca*2S:i h>trmonrc^?(nonr 1 ATKtU 

UA ? tC \ UA ^ Ut M WAfE^OT'XOtJ tC*Äfc A^CnTAJJ^ -V 1 
10 2£tmK)K miAKtm £&0?\ V)ENüVtt'X:t V lA^eTVntC 1 

vnEHAUAT v 1 'jimt^onrti ca&o^ üuot •>• TSt't-jJotm ia 
«•Ätonr^o^^EÄ v 1 tnro£> ^j±)ov\ an vfXLt^w Ett'nA- 

5 EfOK 2 | o sr. 1. | 7 «lEgA^AOc] sie, lirc intgAn-. 



le lieu saint, gloire d'Israäl. s Ils ont cru en toi, nos peres ; ils oni esperc en 5 

toi, tu Ich as sauves. ö Ils mit erie vers toi, et ils sont sauves; ils ont espere 6 

en toi, et ils n'ont pas ete eonl'ondus. 7 Kl moi, je suis im ver, ei non im - 

honmic, l'opprobre des hommes, le rebul du peuple. s Tons ceux qui nie 8 
voienl se moquenl de moi ; ils ont parle sur leurs levres ; ils mit branle 

leurs tetes. ' Voici qu'il a cru ei espere dans le Seigneur, qu'il le delivre, 9 

qu'il le sauve, s'il veut. '" C'esl toi qui m'as tire des entrailles, mon esperance, lü 

depuis i|ii(> j'ai pris le sein de ina mere. " J'ai ete porte vers toi ' depuis que u 
♦Fol. 286'. je suis dans les entrailles, tu es mou Dieu, depuis que je suis dans les entrailles 

de ina mere. '"' Ne t'eloigiie pas de moi, ear uue tribulation est proche, et l - 
il n'v a personne qui me porte secours. 

Verset. 

i:i lue bände de veaux m'entoure, et des taureaux gras me retiennent. 13 



[383] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 431 

14 f>OC ETKt'rt^OT 1 ! •)• TTElATAUOnJ ÜUCM •)• ' ' AlTCnrujlN 

üfxjuonr i l ^o\ ü^^h*^ vtcrrucrri ^7h' eij>u^eu onro^ 

A nr^uj^ i&kO?s Häenakac ih^oit v äy\a;>>W e^Ü'^h'Y 
i6 rtOTUonr*^ e^'&e^ e&o?\ V)tvtöUH-Y ^A5ifÄi v 1G cnro;> 

lAVlOU'Y ACJiJUJO'VS Ü^^H^Y NOnrkE^Ä 1 OTO^> YtA?sAC 

a^^u*?^ EnA^y&u^i -v aketti eV^^h» e'^ka^i m\?u.cnr v 
i- 17 atkuj*Y t^os vrx;EcnfMK> vtcnr£>of> v * onro;> oircnr- -f i.28S' 

VtAr<^rH ft'ÄA'Ä&i^TI V\E1ACÄUOT1l ÜUOt -V 1 ATd^^K 

is vticn rttu^AT v 1 18 Anrujin nnakac ^Hf > cn^ l vwujionr *Zvt 

19 ATUE^s^tÄ^cnr wuoi v onoo^ atnat Ef>ot ''Anr^^iy 
ftrtA^&i^»c e^a't v oto^> ^A^tklu l Anr^^ujin Ef>oc v" 

20 5o m*OK *2^E Tide ÜTltm^ETA'&iOHtttÄ OIPEl CA&0?\ üuoi •)•' 

21 ua^hk hAÄ^niyoTn 1 e^>ok •»• ''«o^eu vtia^^ 1 ^* 1 
e&o^ nionc nigh^i v viEUiAUEi^yvi^i uutAnrAic v 

22 e&otn rnen«^ vtonronr^o^ •)•' "viaj>ue^ e&vo^ V)Ertf><Jucj 
üonruonn -v onro^> via^e&^ö e&o?\ ^aihtatt rnENA 1 - 

Y^iTAW ÜOTUJT -V 1 :! EtECA*X:l ÜTYEKfAN JDAlO'lO'r VtttA- 

20 iiuoi o sr. 1. 



14 " Ils onl ouverl leurs bouches contre moi, comme im Hon ravisseur et 
is rugissant. i '" J'ai etö repandu comme leau, tous nies os ont ete disperses; 
16 mon coeur est comme la cire fondue au milieude mesentrailles. "' Et ma force 

esl dessechee comme un tesson, ei ma langue esl attachee ä ma gorge; tu 
n in as aniene <laus la terre de la mort. ,T Une bände de chiens m'a entoure ', et • Fol 286" 

iinc reunion de scelerats m'a detenu; ils ont perce mes mains et mes pieds. 

' s ls Ils niil compte tous mes os, ei eux, ils m'oni considere et m'ont regarde. 

19-20 ''' Ils onl partage mon vdtement, ei jete le sorl sur ma tunique. •'" Toi, 

Seigneur, que ton secours ne s'eloigne pas de moi; fais attention ä ma 
-i protection. '' Sauve mon äme du glaive, e1 ma filiation uniq lu chien ! 

22 --' Sauve-moi de la gueule du liou, et mon humilite de la corne des unicornes ! 

23 S3 Je dirai ton nom ä mes Freres, je te louerai au milieu de ' l'assemblee. * 1 '" 1 - N "'- 

] mi;. OR. — r. XXV. — r. 2. 28 



23 



432 I.K LECTIONMIRE COPTE DE LA SEMAINE SA1NTE. 384 

Fol. 287'. CWHOT •»• EIE^UJC EfOK V^EVUlUVr^ Vt ' "^ EKK?\HCSÄ V ' ' V1H 24 

^ <lt ?^°"\ J^t<^ m Jimdc 1 CUO^T Ef>0^ V UAUJOno iU^ 1 
VfX-^OÄ HHf^ V11AK.UA& -V ULAfE^E^CrY Y^AIE^^H 

^^O^y ETn<JU&k£ 3Ümi£>HKt V OT*LE ÜYlE^^^Vt^ ÜVtE^^O 
CA?iO^ ÜUOt ■)■ EIAIUJU} E^Hl OT^H^y A^C^ItU Ef>OJ V 

''yiAjycnrvyonr vyovi nhi eBvo?\ üuo^ -v Joewonrrnjy'^a« 
nekk^hciä •)• oto;> nae'y^h EiEiHtieno üyieuöo vtonrcm 
w&lEN v eie^o'Y V}A^<^£>h v 27 EnrEonruju rt«X:Em;>HKi -r, 
OnOO^ EnTECl v etecuoit ETIÖC NÄENH eiku^Y NCCUCj -v 
E'TTE^uV) VAÄErtOno^HI »iJAEVIE^ Vt^ETHEVlE^ V ' s E10EUEnpi 28 

Foi. 287-. ETEKononr £>AYtdc' ü^eueat *iMf>tnr vnEV\KA^>i v * ehte- 
"'•st^unoTfo üAvidciE v cnro;> vvuot-j ehoi vtrmßi 29 

EWEttNOC IVi'f OT V 30 AXOnO^U OnTO^j ATOTiu^ Vt*2£EVtW 30 

EiKEm'uuonn ih^ot rriEV\KAj>t v tTt^noT eV^h* 
unE^ü'öo fmErm iH^cnr eömWot eV^yh ey\ka;>i v 
lA^nr^w ccmjo na<^ -v !1 onr'o^ ttaä^o'X: e^ee^&ujk' 31 

28 etekohot] t 2 sr. o 3 j 29 n«o^j] o sr. I. 

" Ceux qui craignent le Seigneur, benissez-le ; glorifiez-le, race entiere 24 
de Jacob; que la race entiere d'Israel lc craigno ! 25 Car il u'a jias möprise" 25 
et aggrave la priere cl 11 pauvre, et il n'a pas detourne son visage de moi, 
quand j'ai crie vers lui, il m'a 6cout6. " Ma Iouange vient de lui dans une 26 
grande assemblöe, et nies priores je les ferai en presence de tous ceux 
qui le craignent. ~ 7 Los pauvres tnangeront et seront satures ; ils böniront 27 
le Seigneur, ceux qui le l-eclwirlienl : leurs coeurs vivront jusque dans le 
siecle du siecle. 2 * Tous les confins de la terre penseront et se tourneront 2s 
'Fol. 28?'. an Seigneur, * toutes les familles des nations se complairont devanl lui. 

211 Car la royautö est au Seigneur, el c'est lui qui est le maitre de toutes les 29 
nations. 30 Tous les gras de la terre onl mangö ei adorö ; ils se jetteroni ä terre so 
devant lui, tous ceux qui descendcnl dans la terre; inon ame vil pour lui, 3I et 3 ' 



[3851 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 433 

!2 na^ v -\rtrttA tötiHOt* 1 ecega*^ üvtdc •)• :i onro^ crt- 
aä<ju V^tvirv^'ÄUJi^^ vt^kt^iäkh rntnmij*j"Y N^yAt 

Tlfc^X^K OTO^ TN^AOC HH^ JÜLOITH tßiO^ * V)ENWlU^£l£» .^ 28Qrl 

ntuuAT otü^ uauj v\«^Ya^uoc nturuÄNArn'-uctc 
vt-itvwifo^wiHC mu^^Au^^iÄ jotrvvut^u^^» hh^ 
^yANAioonH 

so 'ana-t ÄrtAnr *2£tÄvtOKr\t onro^ üuou KtNonr*Y 

OTO^ tllOTSKO -V <^yon AU Vt*2££^?H E^rtAfcf>&OYmm 

Rubrique V)EsinitX.i"j>;>] n sr. 1. | ahact] sie. et Tsr. 1. | vxvmirArrE^iOj sie. et o sr. 
j. | »EU^^Aiiuu2i.<Ä] sie | nmpo<pn] sie. o et n sr. 1. 

1. Folio 288 est une petite feuille de papier moderne et n'appartient pas au manuscril. 
Lc recto porte la liste suivante des noms propres d'unc main recente : 2yu~* *£»y} 

JjuJ Ax— _.,-'->' ,"».J a'JI - iSJ yk&' ._ :__> ijjt-3 'Ibrahim (Abraham), Mas'üd, 

Däuud ;David\ Yüsif (Joseph), Biktur [(Victor), Lutfällah, Niruz, Tadrus (Theodore), 
Sa'd. As 'ad'. Le verso est blaue. 



3-2 ma progeniture lc servira : la gr-in-ration a venir parlera au Seigneur ; 32 et iU 
raconteront sa justice, le peuple qui naitra, que le Seigneur a forme. 

Lire (lans la ituit du Dimanche de In grande ßte de In Resurrection ; et commencer 
V&vangile sehn Jean jusqu'd sa /in ; et tont le peuple restera ' auxprieres et nur • Fol «9 
invocations ; que personne ne dorme dans rette nuit-la. Et lireles psaumes etles 
lecons <les prophetes avec la psalmodie toute la null jusquau matin. 

Lenin du cantique deMotse le prophete i Deut. wxin. 

39 « 3 ' J Voyez, voyez que je suis, et qu'il n'y a pas d'autre dieu endehors de 
mtii. C'esl moi qui tue et qui fais vivre, je frappe et je gueris ; il n'y en a pas 



Fol. 289 



Fol. 



434 LE LECT10NNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [386] 

epuaievi e&o^ V^enna'äi'ä v '"'^E'^NACvmErmA'Äi'X: w 

Ä'ttOK "JAENE^ V "ÄE^riAtipETACH^ Ü&OH ■)• Üv\?pH*\ ,i 

«o'tcete^ph'ä 1 onro^ eäuovu vtonr^An vtÄtiAÄSÄ v 
i\i6\ ' ütiujiu} tnno£> E^E^jAjE&kV'JL» üonr^An vtm'X.A'Xi v 

OTO^ «H töUOC^ ÜUOi EtE^ujE&lUU NUj»(nT •)•' 1 E1EÜPE- ,j 

vtAcouvtE<^ u\)t)\ 1 E&kO^ V)Ermcnot-j v onro^ iacw^s 
eceoteua^ e&o^> V^tviricno^ nienh 1 töUA|yi v neu- 

OTE^UASsUJCt ICXtVTlAv^E rmiAP^iJUN Vntm*2£;AÄf -V 1 

4! onovto^ üu^jieti rtK^Wonoi neua^ v uAptnronruuun « 
üuo^ yrstm'iywpi nnponr rnt^?^ v 1 onrvto^ uumitn 
wst-ö'noc NEum^2\AOC ■)■ UA'ponr^^ou vtuuonr vtsstm'- 
Arrt2\oc rne^?^ v Ät^NAdt uvtujij±) üncno^ 1 rmtcj- 
ujvjpi v onro^> t^t'di ürvonoun^y^ .y onro^> e^e^jjje^^ 

290'. VtOnO^ATl 1 TtWXA'Xl -\ t^UOC*\ V * ÜUO«-J tc ^*\ - 

liiiil. \xxu, f i'l oTog o sr. 1. | iiEuoxt^UÄ?iU»ci] sie | 43 o"ro;>-| o sr. I. | *^| 
sie. lire hh 



10 



<|iii vous secourra hors de mes mains. '" Car j'ötendrai mes mains vers le ci< 

e1 je jurerai de ma droite ; je dirai: Je vivrai eternellement ! "Je rendrai m 

ihm! glaive irrite com l'öclair, et ma main s'emparera du jugemenl : 

»Fol. 289'. je vengerai* ei prendrai le droil de represailles sur les ennemis, et ceux qui 

im' hai'ssent, je leur rendrai la pareille. '•' J'enivrerai de sang mes traits, et is 
monep6e mangera la chair, eile s'enivrera du sang de ceux qui meurtrissenl 
ei de la captivite depuis la töte des chefs des ennemis. ' : Röjouissez-vous, ■ ; 
cieux, avec lui, qu'ils l'adorent, Ions les lils de Dieu : löjouissez-vous, 
uations, avec son peuple : qu'ils se renforcent, les anges de Dieu, car il 
prendra vengeance du sang de ses lils, il les vengera, ei il rendra an juge- 

»Foi.290'. menl de rötribution aus e'nnemis qui le ha'issent; " il leur fera ce qu'ils 
iin'1'iii'nl. ei purifiera la terre de son peuple. » 



[387J LA SAINTE FETE DE PAQUES. 435 

i ' dftrruamt dtonruami i^nu A<^i rAf ue näe'vie- 

2 onru^mi v ih«ot ündc' A^yAi t^ui v '^Hnnt rAf \c 

(rr^AKt vtEUonrrrto'^oc -v c-jvia^uu&iC unKA^i e*2£en- 

WEövtoc -v v\dc *^t t^Eonryiot^ t^Hi raoi onro^> ytecj- 

a «x»onr t^Eoirovi^<^ 1 e&o^ giXUA .»J 'EnoEuo^ys v\2*ej>au- 

onr^^onr JoENmcnouami ttEu'^ANEtfvtoc V)EroiE^?vf>t v 

' 4, ÄOir^T ENE&A?\ E^KUJ^Y ÄVtAIT EHE^yM^S ET^OnTHT V 
^HTITIE TA^> AT'i IVi^OIT N2£EriEU)HfM E &kO*> ^U^O'TEi V 

E^ErtAnr onro^ t?tE^>^o^ v e^etjuht JoErmE^m 1 äectphi 
crtAonrü**iE& e^o v «•äe'\uet^aua6 «'-k^iou •)• ftit- 

£AVtd^O?s NEU^AN^AOC •!•' '"' tT»El 3UEV1 Vf2S:E£AVtÄrE?%Hl 
VtdAUOT^ V EITE^uj^c *\ Vl*SE^An()AUATW VtlE 1 - 
UATiUU nEUrE^A^ 1 ETEi ^Hf>OT E&O^ V)EttCA'E\A V 

EnoEms vtonrvtoioßy -v 1 cnr?\i&vAvioc eiteen«^ rtEU.krr<Jum 

EcpAwcnn v r»cuJiH^> vviEttdc Enr ! Ej>^Evmcnr<^ üuot^ v 

i 

Tit. nrnpo^Hn] sie, o et n sr. 1. | Is. lx, 4 noiriyHpi| sie, lire -jyepi | (i -^] sie. 



D'Isaie leprophele (Is. lx). 

i « ' Resplendis, resplendis, Jerusalem, car ta lumiere est venue , la gloire 

2 du Seigneur s'esl levee sur toi. -'Car voiei que l'obscurite et les tenebres 
eouvrironl la terre sur les nations; et le Seigneur sc rejouira sur toi, et sa 
s gl, , irr sr manifestera sur toi. 3 Des rois marcheront dans ta lumiere, ei des 
i aations dans ton eclat. ' Jette tes yeux tout autour, vois tes lils rassembles ; 

car voieique Ions tes lils sunt venus de bin, et leurs lils portes sur ' leur, FoI290 , 
•"» epaule. 5 Alors tu verras, ei tu craindras ; tu t'ötonneras dans ton coeur ; car 
i, emigrera vers toi la richesse de la mer, <\r<, nations et des peuples. ' Vien- 
dronl vers toi des troupes de chameaux, tu seras couverte par des chamelles 
de Madian ei d'Epha, venanl tous de Saba, apportanl <\i~ l'or, Ar l'eucens, ils 
l'apporteront avec de la pierre precieuse : lc sauveur du Seigneur ils 



',;,, 1.1. LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [388] 

f>ort tT^yHn t'^^Ht £>tÄtmTmAmpuju*o't x uji v oto^ 

TTA^m HCASAC TUTl^O^YnHC 

5 <J?Atro ü^7^>m-\ nt^TSui üuoc vmtTidc §>-\ ^h 5 

üniKA^i mu'mi tntTi)o>n^ v onro;> w\ ftonrnonr^ 
ütt^aoc ti^yoTT £>i<ju^ v vttucrrrmA «wh tn^u^u^ 
^■xajucj .)•' °ArtOKnt Tide <\>*\ ahs-a^'uetc V^tnonruttf- e 
uns v 1 ejtÄuoru vntK'^i'X: oto^ ue^'äou nav: v 
ai'hyuk eot'k^ä^jhkh rru'onrrtvToc tTOT^mi rntwi- 

fci^tu'ci Jotrtn^AKt e&vo^ V^tn'TTHi ürv^ntKo v s auok- 8 
nt Tide <5rt ^7Amt tta^an v tta^oit vmAiHtt-j 

Tit. ninpo^HHHcl o et c sr. 1. | Isaie xlii, 5 öothot^] *r a sr. o'-' | 6 etotiuihi 

ÜTEHlEttttOCj sr. 1. 

L'annonceront. : Et toutes les brebis de Cedar seronl röunies vers toi ; les : 
beliers de Nabaoth viendront ä toi, et apporteronl <les dons acceptables sur 

♦ Fol. 29i'. l'autel; et la maison*de ma priere recevra gloire ; car ma maison sera 

appelee une maison de priere pour tous les aations. » 

Encore Isaie le prophete (Is. xlii). 

: ' Aiusi parle le Seigneur Dieu qui a cr66 le ciel e1 l'a affermi, qui a fortifiö :, 
la terre et ce qui est en eile, ei qui donne le souffle au jn>n pl»* qui habite sur 
olle, et la respiration ä ceux qui la foulent : '' « C'esl moi le Seigneur Dieu, qui 6 
t'ai appele dans la justice ; je prendrai ta main, ei je te donnerai la force; je 
t'ai inis en alliance d'une race, comme lumiere des aations; ' pour ouvrir les ■ 

* Fol. 29i T . yeux <les aveugles, faire sortir deleursliens ceux qui sonl mis aux fers, * ei 

( rnx qui sont assis dans les tenebres de la maison de d6tention. B C'est > 



[389] LA SAINTE FETE DK l'AQUES. 437 

9 'riH nitrtt^yo^TV v ^hyVyie ati v oto^ ;>AN&Ef>t v ahük 

10 iü £>ujig ETfdc NOT'^ujiC Ü&EfM T^Af^H UjJÜAOnr UT\E^~ 
fAVI •)• tCÄETVAT^H^^ ÜnKA^S •)• ttH E^'ttA eV)^>HS t^iOU 
OTO^ 1 E^E^CTT ttj^HI^ V ttl'nHCOC NEUNH E^On 1 VtV}H1- 

11 OT V OTO'VVIO^ fAV^MIOIT V 1 "OTttO^ Tt^A^E UE3ÜL- 
ttE^\ut E^Ef>S V «tUflH E^'^yOTV jotnKH2iAf v EirEonr'vto^ 

ü^enh Ei^ycm V)EN'mT\Eif>A v e-t<j^ e&o?s ;>fX:Ett- M „| ,„, 

i 3 EnrEOTOVt^onr e^o^ 1 V)ErmmHCOC -v l! vtdc' ^>*\ fntrit- 
■sou e^ej E&k02s' onoo^ e^eV^ouV^eu rmonr'&u^ic v 
E^EnoTvioconr'^o^ v e^e<ju;±) e£io^ E'XLENttE^'XA'Ät 

OTO^ UHAEfÄ'TIE^EC^E ASAJÜtOm n^oi 1 jjk^y^ m*H 
EttNAUtci 1 tWPOTioiun v oiro^ EtE^^yonr^onr etcovi v 

10 oxo-rvto^ jt^Hio-rl sie | 11 Ef&Epj] sie, lire mEp&t | 13 e&o?J] o sr. 1. | 
14 OTOg 2 ] o 2 sr. 1. 



moi le Seigneur Dieu, ceci est mon noni ; ma gloire, je ne Ia donnerai 
|9 pas ä un autre, et nies vertus ne seront pas donnees aux sculptures. "Voici 

que les choses primitives sont passees; de nouvelles je vous en dirai ; avant 
io qu'elles apparaissent, je vous les annoncerai. » '" Chantez au Seigneur un 

cantique nouveau, vous, sa magistrature ; glorifiez son nom depuis rextremitö 

de la terre, ceux qui descendent vers la nier, et voguent sur eile, les iles 

11 et ceux qui les habitent. " Rejouissez-vous, desert avec ses bourgades, les 
enclos et ceux qui habitenl en Cedar ! Ils sc rejouiront, ceux qui habitent 

12 dans *li's rochers criant du sommet des montagnes. '"'Ils glorifieronl Dieu; * Fol. 292 

13 ses vertus, ils les publieronl tlans les iles. 13 Le Seigneur, Dieu des puis- 
sances, sortira, e1 il brisera leurs guerres; il suscitera la rivalitö; il criera 

14 sur ses ennemis avec puissance. '' Je me suis tu, est-ce que je me tairai 
toujours, el supporterai-je .' Je me suis dominö comme celle qui va enfanter, 



438 U. LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. : ;*.***] 

I5 fcitjyuutjj vt;>Am<Juonr neu;>ativ<a^au^o -v onro^ 1 t5 
vielem ivi^ eiehujoipio^ V ^CJC^ N^AmÄfXAAOT 
E£jArmwcoc v onro^ 1 j>an;>e2\oc EtE*iujonH<x»cnr v ! l6 fcieiwi ie 
»Fol. 292«. ft^kjikefr^fcT tnr^i'Yuu.'Jun ETEÜT\trrctnpujrt<Lj v 'üto^ 
muATiuoujt Eitrt'ctcuaonrvi üuuaot an ^nAöfOT^jjn 

Z r \\CixX7\'j£} ElEUf>(nrc<JUOinEN Vtuuo'T V YtAiCA*2£t ESEASIOT 
E&vO^ JTjENMCAiAC nmpO<\?Yn 

l3 onr«otj üuuji-itn 1 w^hotm -v onro^ ua?e^«etsh?% l3 
rtÄEWKA^ v UA'ptrtnuuonr tfOTi« noT ! «o^ -v onroj> 

«IKA^AU^O 1 (WTUtöUVH V 'ÄEÄ^> T \ I VIAS Üm^AOC V 
OTO^ 1 V\Y\ ElttE&kWOnn VTlEVlEt^AOC At-T^NOJUT^ tt^UOT -V 1 

"acäoc vf^EC^^rt *stA^Ai vic^^ vfÄEvtöc tnr'o£> r. 

♦Fol. 293'. A<4£pTTA'Juku} rt*ÄEk\?'\ -V 15 UH OTOV1 OTC^m^ ' VTIECEp- 15 
TCua&uj imEC^ywpi V *E E^nEUttA! ÜWX^O rnE1ECnE*2£l V 

16 ehku«?\!X.] u» sr. I. | til. ninpo'Jivnj sie. et o et n sr. 1. | Isafe m.ix. 15 JinACtp- 
niufiiy | c aj. sr. 1. 

etonnant et dessechanl en meme temps. ,5 Je rendrai däsertes des montagnes i.. 
et des collines, je dessecherai toute lern- herbe; je ferai avec les fleuves des 
ilcs, ei je dessecherai des marais. '" J'amenerai des aveugles sur la route <|n'ils i6 
» Foi.292'. ne connaissent pas; * e1 les sentiers qu'ils ne connaissenl |>as, je ferai qu'ils y 
marchent; je ferai que l'obscurite les eclaire ; ce qui esl tortueux, je le ferai 
droit pour eux; ces choses que je ferai, je iie les abandonnerai pas; ''^ et eux, i:* 
ils leldunirrenl en arriere. 

D' Isaie le prophete (Is. xlix). 

« 1:| Rejouissez-vous, cieux; e1 que la fcerre exulte; que les montagnes is 
proclamenl la joie, ei les collines, la verite! Car Dien a eu pitie de son peuple, 

e1 aux humbles de son peuple il a do • la force. " Sinn a dil : Le Seigneur r. 

♦Foi.293'. na'a abandonne, et Dien m'aoublie! 15 Est-ce qu'une femme * oubliera sonfils, 15 



[391] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 439 

ic*2£t onrovt oircj>mi vmActfMiuu&uj jimtcAyvift •)■ ats^a 1 

i: rtCHOT m&k£Vt •)• ''ETEKw\ Vl^^TstU 1 £&0?% £>nENNH 

EiAnoonro'ÄY^onr v onro^> nw hATjyo^ tnots e&o?\ 

lg Vth>H"\ -V |S ^AS VmE&A^ EYl^U-H EvtmA 1 e^ku^ ^?° v 
CnrO£> ÄttAT E^UJiO'T IHfOT ;>Hr\TU A1TöuaoT l 'Y ^^ 
V}Af>0 ■!■ ^UjinV) ÄttOK YlfÄtndc "XEEffc'lHnOT 1 ^u**\ 

iH^onr v 1 onroj> iftÄaii^i üuuaot ü^?^«^ ünco^cE?\ 

19 fnEcnr;jjfc?\tT -v '•''ÄEnE^A^ET nEUUH ETiAKiwonn 

NIE V * VttUttH EIAIT^Et CEVtA^O'X^EÄ ^ttOIP VTlEVtH • i ,,i j ■ ; 

ET^yorv nJowiot -v cnro;> ETEcnrEt üuo vtÄENH ehouk 

20 uuo )• "tnrE'Äoe r^f eVd^hV EttEUAjjyÄ «•xletieujh^ 1 tih 

V^ErniE^vW *2S;Ettm A^'X^ENAt -V 1 ÄttOK "KZ ÄttOK OITAI- 

^Hf>V tnro£> ^H^ H ? A v nAi 2^ um ' A^^ANcnr^ono mit 

ANO* 1 5vE AIC'^'ÄTC ÜUAITAI v' UAJ *^E ErtAT m*UJVt 

20 tnAfEÄ^UJlOYl X.^>"JOT aj . ST. TAKWOT | 21 ÄHOK 3 ] O ST. 1. 



ou n'aura-t-elle pas pitie du produit de ses entrailles? Si une femme oublie son 
16 fils, moi du nioins, je n'oublierai pas Jerusalem, dil le Seigneur. 16 Voici que j'ai 
i: deerit tes murs siir mes mains, et tu es devaul moi en touttemps. 17 Ilsseront 

balis rapidemenl par ceux qui les on1 detruits, e1 rrux qui tont ravage sortironl 

18 de toi. 18 Porte tes yeux en haul sur les lieux qui t'entourent, et vois-les tous, 
voici (|ii ils se reunissenl ei viennenl vers toi. Je suis vivant, dil le Seigneur, 
in te revßtiras d'eux lous. ei tu t'en couvriras comme d'une parure de fiancee. 

19 "Car tes deserts et les enclos " ei ce qui es1 tombe seronl resserrös main-*Fol.293 T 
tenant par ceux qui y habitent, ei ils s'eloigneront de toi, ceux qui t'enferment. 

20 "" Car dironl ä les oreilles tes lils que lu as enfantes : L'endroil esl resserre 
2i pour nun ; faites-moi im lieu <n'i j'habite. '' El tu diras en ton coeur : Qui m'a 

enfante ceux-ci ? Moi, je suis saus lils et veuve, qui m'a nourri ceux-ci ? Je suis 



440 LE LECTIONNAIKE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [392] 

riHim •)•' "<\?Aim ü^^h*^ ent^^uj üuoc übende v 2 a 
♦Fol. 294'. oiHo^ Ntujt^t tno^noT *>r rtcnrucr^ v :i " tnrtvyujm rtt 23« 

' v\as\>h-\ a<^*X;oc «•Ät'yidc •Ättit tnrcA'Xi Jum<M l c^*25:t 23 
»Foi.294\ 25 2s.t l '^rir^H ru&tvt *^ö&i -v * &m% otmhV)! v onro^ tynr'^H - 

23* ne] sie | EXE^ox.g^j] x sr. 1. | tit mnpo'^HiHc) o. h 1 et c sr. 1. | .lei-ömir 
xxxviii. 2.'i e«otaP>] t sr. o. 

restee seule; ceux-ci, oü etaient-ils pour moi? 22 C'est ainsi que dit le Seigneur : 22 
Voici quo je porte 111a niain aux nations, ei je porterai mon signal sur Les 
* Fol. 294*. iles ; elles apporteronl tes fils sur leur sein, et porteronl tes filles sur ' leurs 

epaules. a * II y aura pour toi des rois noun'isseurs et dos chol's pasleurs; ils - ! * 
t'adoreronl ä terre, ei lecheronl la terre de tes pieds ; et tu sauras quo je suis 
le Seigneur, ei ils n'auronl pas honte. » 

De Jeremie le prophete (Jer. xxxvin ). 

: Aiusi dit le Seigneur : c I )u dira encore cette parole dans la terre de 23 
.Inda, et dans sos villes, quand je ramenerai sa captivite : Beni soit le 
Seigneur sur sa montagne juste, sainte! •"' Kt ceux qui habitenl dans la 24 
Judee ei dans toutes sos villes, je brillerai sur eux ä la l<>is, e1 <>n le portera 
♦Fol. 294'. dans une bergerie. 25 Car j'ai enivrö toute äme * qni a soif, et j'ai rassasie 25 



Fol 295' 



[39:5] LA SAINTE FETE DR PAQUES. 441 

26 w&en ei^oke^ Avu^cnrct v m 'ei5&e<^?ai aitj^tW cnro;> 
^IIIAT v cnoo^> v\Aj>mm' At^vyuittl E^^O^Ä Vt^CTl 

27 ' 7 £>vmm sz cnrort ;>ANE^>ocnr cenwox weT^tvidc v onro^ 

2s onrcnt^uA vtie^nh v 1 >s onro^ eceujujvu üa^m'Y enai- 

^><JUtC E^Hl E2£<JU01P -V 1 tKOHOT VtEUEdujiO'r TAE'ÄEYtdc •>• 

2 'ndc A^CuaTEU EY\EK']b^»xiOT AtE^CT^ * A^rttAT 

rmEK^fcvVitnH onro^ aV^ujui v eiteejuu e^ok V^eu^uh^ 
u^ujon £v v V^EvtTTÄtmjfoirJou-iuT eV^otti 1 rfÄEru^ouTU 

ETECOnrujirtK -V V^EVrn^lVvttfE^i * N'ÄEWICWO'r EKEd"-»fT\ 

E&kO^ y^Erivt^mE^EC^wo^E^ ü*X:EiAv\f^C)C H V^euot- 

3 ü&ort v ^rtAEf>^?UEnpi u<^?vtAt -v '^vxhot näe^-^ e^o?s 
V^evweuan vtE^onrA&v i^o7\ JoErrm^onr 1 ü^a^ah •)• 

e^cm v\V)Hi'&i E^o^y vtj^yHn v 1 ac;>u-»&c rn<^>E ü^eie^- 
Ä^EHH -V OTO^ YlKA^t **££ e&o?\ V^ErmE^cuonr i 

27 tc] aj. sr. 1. | tit. ninpotbvnHc] o sr. 1. | Ilab. in. 2 h)Ertnx.jn«p EcjyeopnEp ] o 
sr. 1. | ^HAEp'bxiEiri] nr sr. 1. 



sc tonte äine qui a l'aiiii. 26 Pour cela, je nie suis leve, et j'ai vu, et mon 

27 sommeil a ete doux pour moi. 2T Voici que des jours viennent, » tlit le 
Seigneur, « et je senierai Israel et Juda d'une semence d'hommes et d'une 

28 seineiiee de bestiaux. ä " Et ce sera coiimie si je veillais sur eux pour les 
bätir et les planter, » dit le Seigneur. 

Priere d'Habacuc leprophete (Ilab. in). 

■j « * Seigneur, j'ai entendu ta voix, j'ai eu peur; j'ai observe tes ceuvres, 

et j'ai ete stupefait; In seras comme au milieu de dcux bötes; ä l'approehe 
des annees tu seras notifie ; quand viendra * le temps tu seras revele; quand * Fol 295' 
iiKin anie sera troublee dans la edlere. In le souviendias de La misericorde. 

3 ;1 Dieu vient de Theman, le Saint de la montagne de Pliaran, oinbrage de 110111- 
breux arbres. Sa vertu a couvert le cid, ei la terre esl rempliede sa louange. 



442 LE LECT10NNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. [394] 

'ut^uoTt t^ttfü^?f>H^ ÜTHo*run«i i £>AvriAri ceü- •■* 

tciATS^Honri •) tc^uo^ys h)A*2£<Ju^ vt'XEO'rcA'X:! -v etei . 
e&o?% vfÄEttE^dA^Aip'X; E^AvtUE^y^yo^ v 1 ''a^ö£>i tfAH^ e 

A^KtU VfXENKA^l -V A^*ÄOnr^)T AT&<JU?s E&OTs VfÄE- 
l ••"! ••■!'■'• ^AVtEOUOC •)• A^V)OuV)EU •)• ' Vt*2£OttC VtTSE^AVnuJO'r 1 ■)■ 

OnrO^ Air&vua^ t&vO^ Vt^EmKA^AJUK^O NEVtEJ> V 7 V\1«J9E- : 
&kS«xt Vt^AVtV^Ct ATVIAIT EttE^UAVmOUJt VtEUEJ> •)•' E^TE- 
VtOnrujTf VfStmUAmyuAVH VTlEVUEttAir^y NEUVilCK'VVtH 
VriEVlKA^l Ü'UA*2^AU -V S UH ^ttA^UJiVn \\6z V^EU^AU- g 
iÄ^u^OT V IE Äf>EnEKÜßiCm V)EVt^AUiÄ^UJionO V JE Äf>EY\EK- 
OTOS V)EVl<^MOU V 'XE^VIAÄ'^MI E*2£ErmEK^tt<JUf> V OTO^ 

<^?onrot ü^7»jui vtienek^^uj^ •)■ onoonr^AtnE 1 'V^tn- .» 
onnd'JJ^K ^NAdu^K vnEK^pt^ E'ÄEttvudH™ 1 rtE^Ersdc v 1( 
EtJjE^pua^t 1 rt^EviKA^i e&o?\ Y:>EVi;>Art'iÄf>u*cnr v l0 EnrE- 

ttAnr EfüK 1 EnPE^NAK^l tt^E^AN^AOC •)• f^fS^f E&0?s 



Fol. 296' 



4 rrjÄrAnnl saus point sr. n. [ (i a^V)oiiV}Eu] sie, 1 i rt» at- | 8 ^»AX.iumj 
<ju sr. 1. 



1 Sa clarte sera comme la lumiere; des cornes sunt dans ses mains, il a '< 
laisse" l'amour de sa puissance consolidö. ' La parole marchanl devanl lui, •■ 
ses pieds sortironl dans les campagnes. 'II s'esl lev6, la terre a tremblö; 6 

»Fol. 295». il a regardö, des aations sr soiil dissoutes; il a broyö * violemmenl des 
montagnes, ei les collines öternelles sr sonl dissoutes. ' En 6change de " 
peines ils ont vu ses sentiers eternels; elles sonl terrifiöes, les habitations 
des Ethiopiens, comme les tentes de la terre de Madian. B Est-ce que tu s 
t'irriteras, Seigneur, dans les fleuves? Ou la colere estr-elle dans les fleuves? 
On Ion ilan, dans la mer? Car In nn mlcias sur les chevaux, i'l l'idaii de fuite 
de les chevaux, c'esl le salut. "Tu tendras ton arc sur les rxuages, dit le '' 
Seigneur; la terre se separera des Qeuves. "Des peuples te verroni ei 10 

»Fol. 296'. enfanteront; il dispersera les eaux de son passage; ' l'abime a donne sa 



[3951 LA SAINTE FETE DE PAQUES. 443 

11 vru^cuH tndsci ^'nt'nt^^opt-j ■)•' " a<^6\z\ «'Ät^fH 
otü^ TAs'to^ a<^ö(>i tfA^ l^trnt^iAt,iC tnrcnrujmi -v 

12 vntvitK^cm^oN ' 'Jotvtonr'ÄUJYn ■)■ ak^etika^i fcf>Kcnp*2£t 
i3 lotrt'mKÜ&vcm v akEi^ vt;>ANtttvtoc t&o^ 13 ^w i^o7\ 

to-r^At ümK?\Aoc -v t^^EK l "io'r , x:o wroi hak^a- 
^uot v l av^otm vtenrucrr EÄtmA'^t vtvuÄvtouoc v 
AK'^A^ctvry tCAycnrin s v akio^nocvucnat^ ^avu'uctY 

^A^moxc v ' ü<\?f>H*Y wot^hio t^onru^u w^um v , l , 0| 296 . 

15 '^t^NAIA^O vmtK^u^ E*Ätn^\OU V fTE^O^ VAO-V- 
w UUJiOT 1 t^o^y V "'AlÄf>t;> Ef>Ot ACAy'ttO^TE^ vr2£fc*lAVlt*2£S 

t&kO?s ^Ain^octno^w vmAC<\?oioio v 1 A^i tV)onrTi ena- 

KAC N^tOnPC^E^It^ V ACUJttO^fc^ CATltCHT ÜUCM UÄt- 

^A^tEtc v •Ät^uAincm ünot 1 lotvrmt^oo-Y 1 üyia- 

11 tTEHOVE nXENEKCEHE&pH'X.] sie. lue EXUOTE StTEJlEK- | 13 ItHH EIAKttAgMOT ; 

= tou« sxXextou«. Cf. Willem Grdssouw, Ihe C'optic Versions of the Minor Prophets, 
Rume, 1938, p. 71. | 2>.iÄvy?v sie. et ts sr. 1. | 1(3 e«p^e] ajouter hhi I e^^akkoc] sie! 

-11 voix ä la hauteur de sa vue. " Le soleil est monte, ei la lune s'est tenue dans 
son olfice; tes fleches partironl a la lumiere, tes eclairs de tes armes, ä la lueur. 

12 12 Avec colere tu as rapetisse la terre, dans la fureur tu as dissoul des 

13 natious. '' Tu es sorti pour le salul de ton peuple, pour sauver ceux que 
tu as appeles; tu a^ jete la morl sur la tete lies injustes; tu as rendu la 

14 fondation vaiue; tu as releve les liens jusqu'au cou. Diapsalma. l * Tu as coupe 
les totes des puissants en stupefaction, ils v seronl secoues, ouviiront leurs 

15 freins * ils seront comme un pauvre qui mange en cachette. 15 Tu feras monter «pol. 296 1 

16 tes chevaux sur la mer, brouillanl l'eau abondante. ' Je rate suis garde, mes 
entrailles sc sonl troublees par la priere de mes levres, un tremblemenl esl 

entre dans s os, ma Constitution a 6te troublöe au-dessous de moi. Je 

ine reposerai au jour de ma tribulation pour descendre dans la fosse de 



Im 



l'.l 



LE LECTIONNAIRE COPTE DK LA SEMAINE SAINTE. [396 

Jopt v ätuotuk vf^tviVEGUJionr ÄtüuovnoT y^? 6 
297'. üuAnr -v oto^> üuovi t^t * *ycm V)trtr\wrovi^^ Y^tw'- 
nonr^C^ t&o?% v |s anojc *^t ^naücmi^ entrinde v ls 
oto^ *^rtApA^t ^c^™ t'Xtm^'Y nAC-u^wp l- ''ndc 
r^AVtonr-^TiE iaäou v E^to<Ju^y vmAdA^Air*x: tonrcnrvt- 
Ifc^iÄ V OTÜ^ ^NA^?%(M t*2£trmtdiCt -V tupidpo V^tvnt^- 

E^O?s JotN^A^AptAC nmpo^vn 

l0 onrpcn oiro^ onrno^ 1 nj^tpi üci<jun *2£t;>wYim' äviok io 
^riHOir v cnro^ vtia'^uu™ V^tmcuH^ r\fc*2£fcYidc v 
"onro^ ^ArtUHjij rtt^'noc t^rt^u-ii tfAi^ üYidc v n 
V)tmrnj>oo r r htuuAT tTt^yu-i™ na<-j hot l 

•ZLtvidc rtmAvnoKp at^^> v 1 mnA^onropr\n c^P« * 

17 tcjE2s.EUE«nOT35.] nr sp. o | tit ninpo<|>Hn 1 sie. rt o et ht sr. 1. 

nion hötellerie. 1T Car le figuier ne fructifiera pas, et il n'v aura pas de 1: 
fruit dans lavigne; l'oeuvre de l'olivier mentira, et les champs ne donneront 
point de nourriture; les brebis out depöri, n'ayant pas de nourriture, e1 
I''ol.297'. il n'y a pas di> lueul' ' a la ererbe qui leur reste. Is Mais moi, j'exulterai dans is 
le Seigneur, ei je im' rejouirai en Dien mon sauveur. ''' Le Seigneur mini 19 
Dieu esl ma force ; il affermira mes pieds en perfection, e1 il me fera monter 
sur les bauteurs, pour que je suis victorieux dans smi cantique. » 

De Zacharie leprophete (Zach. 11). 

« 10 Suis gaie ei joyeuse, fille de Sinn, car voici que je viens ei je demeurerai 10 
au milieu de i<>i, dit le Seigneur. " El une multitude de nations sc refugieronl 11 
au pied du Seigneur en ce jour-lä, elles seront pour lui un peuple, et 
elles habiteroni au milieu de toi. rt tu reconnaitras que le Seigneur Unit- 



[397] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 445 

2 * i2 oto^ t^tTidc t^K^H^ono'um vucnr*KA lEt-pot 1 £»i2£e«-*Foi.297' 

E&O^ V}ENrtE^<3HV\t EtttnOA& •)• 

E&0?\ V)EVtWCAiAC r\mf>0^?HT 

''^wnriE aj^ak Eironotumt vmtE^rtoc •)• e^ek'^uuyvi 

HOTXAI iy^h)AH VTlETTKA^l V '^iTlt Ü^ 7 ?"^ EHE^J- 
ÄUi ÜUOC 1 ftÄEndc ^7*^ 1- <^>H EnA^NA^UEK TlEiHrPA& 
rnt'niGfrw 1- XJLA^IT&kE^ptt 1 E1E{>Y\Ei;>UJiO'r nTE^^T^H •)• 
^7H ElOnTÜ^E^ UUOCJ Vl2£ENlEttNOC V 1 NIE&IAIK fnt- 

rt,A ?DC UAT1 v ' ^Anonrpujonr EiPEttAnp Ef>o<| oto^ ete- 

ÄE^Ert'^OT NÄEYlEttOnOAk NTETNC^ V OTO^ AlCOinK 

( s ^AmE Ü^P^H^ EHE^'Äua 1 ÜUOC VtÄEndc <\?*Y ÜJW»> 

V^ETXO'rCHO'r E^u^HTl AfC<JU^EU E^OK •!■ OTO^ V)EUTTl L 

E^oonr fnEVHono'ÄAt AiE^&oHttm e^ok v AtnvnK rto'r- 

•fcJA^HKH rnEVUE^NOC E£<JU1YS ÜHlKA^l •>• EEf>K^Hf>0- 

Zach. ii, 12 wotaR] t sr. o. | tit. nmpo^HT] sie, et o et ht sr. 1. | Isaiie xlix, 
V fiXEmEunoc] o sr. 1. 8 fneu5E«noc] o sr. 1. 



12 puissant m'a envoye vers toi. * 4 *Et le Seigneur heritera de Jiula, sa »Fol.297- 
t3 portion dans la terre sainte; il choisira Jerusalem. 13 Que toute chair crai- 
gne devant la face du Seigneur, car il s'est releve de ses nuages saints. t> 

D'Isaie le prophete (Is. xlix). 

« 6 ' Voici que je t'ai place coinine hindere des nations, afin que tu sois 
: le salut jusqu'ä l'extremite de la terre. ' G'est ainsi que dit le Seigneur 
Dicu, celui qui t'a sauve, le Saint d'Israöl : Purifie celui qui nuit ä son 
Ann', celui qui est souille par les nations, esclave des chefs : des rois le 
verroni et sc leveront; * des chefs sc prosterueront devanl lui ä cause du*Foi.298< 
8 Seigneur; car il esl fidele, le Saint d'Israel, et je t'ai choisi. " OVsl ainsi 
que dit le Seigneur Dieu d'Israel, en im temps acceptable je t'ai entendu, 
et dans le jour du salul je Tai aidö; je Tai donnö comme alliance des 



446 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [398] 

noum vtonrK?\HPOvtousÄ vt^t^^yA^t v 1 '•'t'Koc vmvt ,, 
tnjbtvmicriAnr^ 1 mÄuuJirn t^o^ rm ti'JofcNn^AKi 
TStd^PTt t&o?\ v onoo^ tptrtenruAttuoru *±)<jutii vtjbpvu 

vmt^uAujcnr vt^tcrrvcAnrcuun v oip'ke wph y a?^a <^?h 
foi.298'. t-ttW^TiwoT v ' t^E^nourY viu^onr •)• t^tervoir t&o?% £>t- 
*itrt;>ArmoVu* üuujot v "oto^ tit^m vn^onr m&tvt n 
tnr'uuun ■)■ vttuuAvmoujV vtt&trt fcnruAvmorti ttuionp v 

'Jotrt^At t^tiujirt^ vf2£.tviHmvn v t^tp<5Apm 1 

onro^ tdt ü'm^'fc.pouoc vf/sovtc v 2 euj»ju-n AiruyArmAnr 

AnrtpiA?%tn<Jupm ^ntTr^jy^Hps vntnt^vto^tu v :; tnrt- 3 
•äoc onn^onr nturtcrrtpvicnp jotrtonpKA^AUiEic 1 tnot- 
onruju vt^üHtnr }~)tvt(rru^A£>ü;>vn etäua uuoc ^?Aim 

9 enV)EnmcnATgl v sr. a. | tit. V^rf^ciK^iA] o et a sr. 1. | vitecotvOuium! o 2 et « 
sr. 1. | Sagesse v, 3 onrog] o" sr. I. 

nations, pour rattacher la terre, et heriter de l'heritage da desert, 'pour 9 
dire ä ceux qui sonl dans les liens : 'Sortez!' ä ceux qui sont dans les 
tenebres : 'Soyez decouverts!' ei que Irin- päturage soil dans tous les 
ehemins. '" lls u'auronl ai faim ni soif; la chaleui ue les frappera point, 10 
Fol. 298». ni le soleil; mais celui qui a pitie d'eux, " leur donnera la force ; il les 

amenera par des sources d'eau. " Ei je ferai de toutes les montagnes un 11 
chemin, el de toul sentier un päturage pour cux. » 

!)<■ la Sagesse de Salomon (Sag. v) 

'Alcrs le juste sc levera, confianl en la multitude de ceux qui sont 1 
avec lui, en face de ceux qui le persecutenl ei fonl fcorl ä sa course. 
Lorsqu'ils le voient, ils sonl secoues d'une grande crainte, ei sonl mal- 2 

heureux de la rveille de son salut. 3 Ils se dironl entre eux repentanl ;1 

avec contrition, et disanl dans la frayeur : « C'esl celui que uous 



*Fol.299 T 



[399J LA SA1NTE FETE DE PAQUES. 447 

'< rtrujy^^y v 'oto^ 1 anueiH ^E^t&i v o-ro^ tte<-j- 

s JJLO-T t^vyH^y V^etaot'ujivi^ E&0?% -V TTJUC A'T'Jun ÜUO<4 

nturtiujHf» mEvJ?^ v 1 onro^ riEcpoi yieuuh wot'a^ 
üntnrtAt» Ev^onruMm rnt^utöUHi v oto^ ütie^ujai 

V^Ett^UUMI 1 fnE^ÄNOUlÄ V NEUTVIAKO ■»• OTO^ AVtUOujl 

JDEVionrVy^t na^uo^ £iwi<lj .>. onro^ üyienka^ *™~ 
^oti^en 1 nuo^ -v 8 *icrrtAru*rH n^e^an^aoc ecek^^ 

E^OK 1 E^Hl E*2S:Em*Al KOIK EHdiCl V "*Vldc NA^^ATl 
E£»AVt?\AOC -V 

4 oTog 1 ] o 2 sr. 1. | 3 me^ry] n sans point | ne^not] sie. lire he<-j-. 



avons meprise * au temps jadis, et nous, insenses, nous l'avons fait un * Fol- 299'. 

4 sujet de fable et de reproches. 4 Et nous avons cru qu'il delirait, et que sa 

5 mort etait manifestement meprisable. 5 Comment a-t-il ete coinpte avec les 
o fils de J)ieu, et sa part est-elle parmi les saints? a Nous errons hors du cliemin 

de la verite, et nous n'avons pas vu la hindere de la verite, et le soleil de 
7 justice ne s'est pas leve sur nous. " Et nous nous sonunes plonges dans 
le ehemin de l'iniquite et de la ruine, et nous avons march.6 dans un 
desert impraticable, et nous n'avons pas connu la voie du Seigneur. » 

Psaume vu. 

* Leve-toi, Seigneur mon Dien, dans *le commandemenl que tu as »Fol. 299». 
s ordonne. s L'assemblee des peuples t'entourera; au-dessus d'elle, tourne-toi 
•-»• dans la hauteur. 9 *Le Seigneur jugera des peuples. 

1'AIIi. iil!. — T. XXV. — F. 2. -»I 



8 
9 



i48 LE LECTI0NNA1RE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. WO) 

''JofcmnA^tnuufMÄ rruw^HKi v vtEuv\^iÄ(>ou nie- 6 

ttmT^H ÜENE£> •)• E^El eJoCTTN VfÄETCCnrpO VXIEYTJJOT 1 

8 nm ;>»juc^m noTfo vtiETiuaono v Tide häua^ eie- s 
otoh ^ysou jiuo^ v r\dc n^m'^ou J~)Ermmo?sE- 
jjloc •)•' ,] u[&\ vmEnENvnr^w eyij±)<jlu vu'ap^ujvi -y 6sqs 9 
, ,i .;.,„, , üu^nt« 1 vutttt^h hene^ v e^ei e V^cnrvt näeyioippo 
TnEr\«Ju'onr v 10 Tim £»ujc^v\e vicrrpo üiEnujcnp -y \\6c ,„ 
rnEWÄOJüi vVtto^m nonnpo vnEmuonr v 

Ps. xi, (i KenmAAETiujf^Ä sie, lire e&ov* Vjeh- | Ps. xi.vi. G tnjyi"»] ;ij. sr. 1. 

Psaume xi. 

1 A cause de la misere des pauvics, et du nvmisscim'nl de ceux qui 6 
souffrent maintenant je me Leverai, di1 le Seigneur; je serai dans le salut, 
je Mir montrerai en Im. 

Psaume xxm. 

7 Elevez vos portes, chefs; relevez-vous, portes iHei-iudles; l<> roi de - 

gloire entrera. B Quel esl I' 1 i"i de gloire? Le Seigneur puissanl ei fort, le s 

Seigneur fori dans les combals. '' Klt-wz vos portes, cliel's: ivlcvrz-vous, 9 

1 Fol. ?oo». portes 6ternelles; le roi de gloire ' entrera. l0 Quel esl le roi de gloire? Le iq 

Seigneur des puissances esl le n>i de »loire. 

Psaume xlvi. 
Dieu esl monte" dans la jubilation, le Seigneur älavoix de la frompelle i; 






[401] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 449 

v\*2S:m^^t^iujri<^ riÄ^I?^ t^^^^ euo^eu vm^EU^ATU) 



19 * 19 AC^ye V1A<-J EYSCMCl A^Ef'E^UA^'JUIE'rm NOTfc^- «F0I.300* 

ua?\<-uciä i- Aty^ n^AmAW rtntpuiut -v ke rAf «aitoi 
3 3 vtA'Vtfujii 1 ü;>vnY\E v e^otujujvh ''v^UEnonr^uaoio 



34 



•• IH^OIT rriEHKA^l ^^C E^7*Y V A^l^A^m EV\(3C :!4 *Ä^- 

CAttmANU>At V 

5>ix.EnnEt-f«p onoc] o 2 sr. 1. | Ps. lxxv ^a?vUoc] o sr. 1. 



"-8 de corne. 'Chantez notre Dieu, chantez! chantez notre Roi, eliantez! s Car 
9 le Scigneur est roi de toute la terre; chantez sagement. 9 Le Seigneur est 
roi sur toutes les nations ; Dieu est assis sur son tröne saint. 

Psaume lxxv. 

ö*-io '" La terre a eu peur, et eile s'est reposee, '"quand Dieu s'est leve pour 
le jugement, pour sauver tous les doux de la terre. 

Psaume lxvii. 

ig ' ''II est alle dans la hauteur, il a piis captive la captivite; il a donne *Fol.3oo v 
33 des honneurs aux hommes, car ils rlaient saus eonlianre dVxister. l3 Tous 
34* les royaumes de la terre, chantez Dieu, chantez le Seigneur! ''Chantez 
Dieu qui est monte eu haut dans le eiel du ciel vers l'Orient. 






450 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMA1NE SA1NTE [402] 

imo<^ v '"'A^Afi vtonr2£A*Ät CA^A^onr ü'uuAcnr v ... 

^a^uoc via 

'a^'Y Ö£>t e^a^^ JotmcnrrtA'r^rH vmmonr*\ i i 



'^ujic trvdc Jofcttonr;><Juc ü&kfcfM cj^c ende hkä^ ' 
ih^ v' 2 ^^c ende cuot etie^^avi 1 ^ujtvmonr^t uvifc^- - 

otäai v 1 rtt^oerr Joah^h vtE^oonr v '"'ääoc JotN- " " 

Ps. l.xxvii, ^»a^iio] sie. et o sr. 1. | Gö otoja] sie, lire eonron 

Psaume lxxvii. 

65 Dieu s'est leve coinme celui qui est endormi; comme quelqu'un enivre ''■• 
de vin, ä qui est la ibree. 66 II a Trappe leurs ennemis parderriere; il leura 66 
donne un affront eternel. 

Psaume lxxxi. 

1 Dieu s'est tcnii dans I'assemblee des dieux; au milieu il jugera <les i 
♦ Fol. 3oi'. dieux. "Leve-toi, Dieu, juge la terre, car c'esl toi qui * auras l'heritage s 
dans toutes les nations. 

Psaume xcv. 



1 Cliantez au Seigneur un eantique nouveaul Chantez au Seigneur, toute i 
la terre! -Cliantez au Seigneur, bßnissez sod uom! Annoncez son salut de 2 
jour enjour! l0 *Dites aux nations : « !,<• Seigneur a regne. » io' 



[403] I.A SAINTE FETE DK PAQUES. 45* 

üuvjuoit vfÄt^AvtrtHeoe tnro^y 1 onrdHTH rtEUonrrvto- 



Fol. 301' 



i- ''^ujic ende ]bENcrr;>uuc ü&tfM 1 xtA^i^ n;>an- 

2 ;>&Hcnoi eVoi N^y^pvipt vf^tyrdc i- ÄT\dc cnrujrt;> 

vnE<^U£Emvn rtujonr e£vO?\ ■)• 
v^a^uoc pr 

i3 13 Anrujivy E^PM* £>AV\dc joErni'ÄirriOV^O'X^E'X: v 

r. At-jttA^ncnr e&o?% V)ErmcnoÄrtAr'rw •)■ 14 AcjtTitnr e&o*» 

V^Emv^AKt munV)Hi&t ü^uonr crroj> rtonrcrtAnr^ 
i5 a^co^yioit v ' ' UAptnronruuri^» E&trts 1 imde näene^tiai 

neune^;±)^?hpj vtw^yHpt riHrenipujiui v 

Ps. evi, 13 V^EmtoTÄnArrH sie. 

Psaume xcvi. 

i ' Le Seigneur a regne, que la terre exulte, que se rejouissent les des 

2 nombreuses. 2 Nuage et obscurite l'entourent; justice et jugement sont la 
direction de son trüne. 

Psaume xcvn. 

i" ' * Chantez au Seigneur im cantique nouveau, car le Seigneur a fait des 

2 reuvres merveilleuses. 2 Le Seigneur a muntre son salut en face des nations; 

il lern- a revele sa justice. * Fol. 301*. 

Psaume cvi. 

13 I3 Ils unl crie vers le Seigneur dans leurs tribulations ; il les a sauves 

14 de leurs necessil.es. "II les a retires des tönebres ei de l'ombre de la mort, 

15 et il a brise leurs liens. l5 Que ses mis6ricordes soient proclamöes au Sei- 
gneur, et ses llierveilles ItllX lils (les llc HU 1 1 1 1 ■- . 



452 LE LECTIONNAME COPTE DE LA SEMA1NE SAINTE. ['.0'.| 



1 Hebende ürvAdc ^t^uci 1 CA^Aon^mAu v jiJA^^^ i 
vt'mjc'XA'Äi ^vipcrr -v CAmcvn vmtKdA^Air'Ä v 'ot l a 
jü&v'xit vfsou vtiak t^tcnropYi^ vt "sende t&kO?\ h)trt- 
ciuuti v cnroj> txttpdc Jotttüuvj^ vmtK"SA"Si -v 



; Fol. 302' 



v^A^UOC plt; 
tT'S'JU'S 1 m\AK(> -V 23 ^?A1 A^ujuuYll t&02\' £>ntrmdc 23 

tnro^» cjoi nuj^pvj'ps JotrmfcN&A?\ v' ''^?Ame vm^oo-r -■ 
t^Andc üauj'o^ v uAf>tvtttt?\H?s oto^ rnen'oTPTto^ 
üuou vtjovn«^ v 1 7 ^P"V TV( ^ C ^^tponruAsvn tpon 1 ctuvtt- -" 
cnrujAi jotvtmi^pt^ 1 ^yAVitrtMATA rntnmAvVtp^yuicnruyi v 

25 uu y\dc tKENAJ>U.6Vt <J" T\6c tKtCOTTJUvmtTIUUJin VI 25 

i^> dUj j^b «.Ul Jjjc C-vlJI £«Ui)l *;Jä«!l a»-V1 iU aJ'^J ijä ^ÄJI J.o 

Ps. cxvn, 22 etxiux] i" sr. 1. | 23 t&o?>] o sr.l. | 27 lyAnemAn] sie. Lire ujAntn-. 

Psaume cix. 

1 Le Seigneur dit ä mon Seigneur : « Assieds-toi ä ma droite, jusqu'ä ' 

cc que je mette tous tes ennemis sous tes pieds. » ä Un seeptre de ta puis- s 

sance, le Seigneur l'cnvcrra de Sion, et tu domineras au milieu de tes ' 

ennemis. 

Psaume cxvn. 

*Foi.302 r . 22 La pierre qu'ont meprisöe les " construetcurs est deveuue une töte 22 

d'angle. " Ceei a ete l'ail par le Seigneur, et c'est merveilleux ä nos yeux. 23 

84 C'est le jour que le Seigneur a fait; exultons et rejouissons-nous en lui. m 

27 Dien le Seigneur a brille" sm- uous; ötablissons une föte avec ce <jui 27 

parvient jusqu'aux cornes de l'autel. 85 ö Seigneur, tu nous sauveras! 25 
ö Seigneur. tu rectifieras notre voie! 

Termini'' ce qu'ondoii lire dans la nuii du*grand Dimanche de In Resurrec- 
tion Sainte par Vaide de Dieu. Apres cela se lii la Priere du Matin de la Resur- 
rection Sainte; puis, apres l'ßvangile de la Priere du Malin, sc lil l'homelie qui 



. 302'. 



[405! I-A SA1NTK FETE DE PAQUES. 453 

>>1 Jl «y o- ^ 

ücrrAt e^aV)J e'&o^ jbtnrtHpTT eotüh uj'äou üuo^ v 
^eEic 

69 69 a^KUU*\ ÜTIE<^UA E^OnrA& Ü^PV^ Ü^A nTOATf -Fol 

ETArrE?\to kaia uapkon 

; 'üto^ ^ArtÄioonri e'uauju-» ü^?oitas rmiGA&'&A- 
3 io« v A-ri Ervm^Anr eia^ph yjAi v 3 onro^ «atäim 

Tit. ^aj»uo] sie, et o sr. 1. | Ps. lxxvii, 09 a^kiu-^j sie, lire -kiuh | tit. e-rArrt^^o^ 
sie. et o sr i | uAj>v<on] o sr. 1. 



est propre ä (la ßte de} la Resurrection des sermons du Pere Anbei Cyrille du 
commencement jusqu'a In fin ' . 

Matin de la Resurrection benie de Notre Seigneur et Notre Sauveur Jesus-Christ. 

Psaume lxxvii. 

65 8S Dieu s'est leve comme celui qui est endormi, comme quelqu'un enivre 
de vin, ä qui est la force. 

69 Verset ""II a bäti son lieu saint * comme l'unicorne; il la etabli sur la «i\>i. 302* 
terre pour toujours. 

Evangile sehn Man- 1 Marc xvi). 

8 Et de bon matin, le premier des sabbats, elles vinrenl au tombeau, 
3 le snleil levö. 3 El elles disaient entre elles : «Out nous loulera la pierre ä 

1. Cette rubrique est en arabe. 



454 I.K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [40(5] 

üuoc vtvttnrtpHonr ■)■ *Ätrnu eunackepkep ÜTTiuAWi uan 1 
e&o^> ;>tpujc^ üvuüj>at v 'onro^ ehait^a* mionrfckA^ . 
eyi^u^ v atnat* Entern •äeatckepkujpc^ -v ne onrni^yY 
rAp tUAjy^nt v 1 'onro^ eiatuje n^ot tV)onrn ms- , 
ü^at* -v atna^t Etnpjbt^^P* Et-^EUCi cAOirmAU i- 
E<^*2S:m\ vionrc^o^H EConro&k*y .y onro^ a-tep^o*^ V 'üoo^ , 
*Lt m^A^ nujionr ÄE'umpEp^o*^ mc ntitntrtK^^ 

Fol. 303'. ytGUUtJ YISPEUNA^APEU ^?H Et^AiTAUJ^ V A.CJ * -HJUftti 

^Ausui a\\ ■)■ sc nmA e tSAir^A^ wuo^ v ' a?\?\A 7 
uAji)t nu^ien Ä*x:oc nnt^uAüHiHC ueuvsetpoc "st- 

«^NAEpujOpYl tpuantvt E^rA^^EÄ •)• ÄPEIEVtUAVIAnr EPO^ 
ÜliAT 1 KA1A ^W^^V E^A<^«X;OC NU^EN -V s tnrOJ> ATI s 
E^O?\ AlT^UiT E&vO?\ ^AYSSÜ^AIT •)• NE AOnr'cöEPTEP 

tap lA^^oirnE vtEuonnujiun i onro^ u'noTÄt^^ 

V1^>S V «A'TEP^O'Y TAPY1E •)• 

-\citnaEsc visÄnocio^o npoc Kopmtt a ke?% w 



23 ' AHAP^H ^yS" ^ A ' " A ^C^ jDtltlltt^Ämi 23* 

Marc xvi. 6 ihc] aj. sr. 1. | 7 ^pH-^] •} sr. 1. | tit. ruÄnocio^o] sie et o ;t sr. 1. | 
Kopm«] sie. et « sr. 1. | ke?i| sie. et ?> sr. ke. 

l'entree du tombeau? » 'Etayant 1<>\ <> l<>s veux, dies virent la pierre roulee; /» 
car eile etail tres grosse. ' El etanl culrccs <lans le tninlieau, dies vireul um :. 
j cu nc homme assis ä droite, vetu d'une tunique blanche, et elleseurenl peur. 
8 Lui, il leur dit : « Ne craignez pas ; Jesus, que vous cherchez, le Nazareen 6 
Foi.303'.qui a ete crueifie, il ' s'est leve; il n'esl plus ici; voiei le lieu oü il a ete" 
place. '■ Mais allez, <lile> a ses disciples et ä Pierre qu'il vous preoedera cu - 
Galilee; vous le verrez la. corame il vous l'a dit. » B E1 elles sortirent, s 
s'enfuirent ilu tombeau; car im tremblement et une stupeur les avaient sai- 
sics: et elles ne le dirent ä personne, car elles craignaient. 

Le Synaxe. L'Apötre aüx Corinthiens i chapitre xix. (i Cor. xv). 

t3 *Comme premices, le Christ; puis ceux qui appartiennent au Clirist _;* 



[407] LA SA1NTE FETE DE l'AQUKS. 

1 24 hA ffl-saiK '^ctian A<^yAvt*Y «^"Ut^oir^o ü^^onro^ 
25 eT,otciä m&EN •)• neutsou 1 vu^en •>• ' '^m *^ r^f e^o^moi.jo;- 
a« rmE^dA^Anr^ v ""n^h)AE v\*x:A*X:t ^viavcu*^ eie^- 

27 UirpYTE ■)■ ''A^^>EEVt^Ai rü&EVt (3VtE2£UJCnr V CATIECVn 
VlttE^dA^A'r'X: -V E^yuuYl *Lt At^yAn*2£OC 'ÄEEU^Ai m&kEtt 1 

dttE^uacrr v\a^ \ ^onruan^ e&o?% Ät ujaieu^?« 1 

28 E1A^ttf>EEVl^Al Vtl&kEN 1 dNE^UiCnr VtA^ V 1 28 E^y^TT !KE 

ä^>e^avie«^ av «*&£« dttE*X:u^cnp vtA<^ y ioie m*o<^ ^"-»^ 

ni^VJ^V E^drtE2S:UJicj )• Ü^7H EHA^^tttt^At Ut£iEtt dttE- 

•siu'ot «A^j -v ^mA rnE<^y ujujt™ mjo^m ^u^ mßiEVt 
.,,, V)Ertoiron m&EN v 1 29 ujjlo« onr heiotnaai^ * rä&em* * foi. 304' 
Eids^uc E2S:ENVuf>E<^uu-nm -v scäe j^e £>o?\ujc rti^E^- 
uuaonn NAiu^cnrYicnr au v se 1 eö^eoio cee^tckecmujuc 
30 £<>$>>» E*x:uj»onr v ^Etf&Etnr 1 Änovt ;>uin "lErtE^Knrn^E 1 - 
vietsu vtoirtm m&En ■)■ "^üujioti üuvmt ujEYmE 1 - 
^vtujoipujo'r rtAcrmcnr -v 1 ^?ai E^Emvn V^Erm^c 1 ihc 

I Corin. xv. 31 jyenntTEHiyo'rjyo'r] sie, lire ujetieten-. 



2'» dans son avenement, 2i puis la lin, quand il aura donne Ie royaume ä Dieu 

et au Pere, quand il aura aneanti toute prineipaute et toute * autorite et*Foi.303- 
-•5 toute puissance. !S Car il laut qu'il regne, jusqu'ä ce qu'il ait mis tous ses 

26 ennemis sous ses pieds. •* Le dernier ennemi qu'il aneantira est la mort. 

27 •'Ml a fait que toul courbe la töte smis ses pieds; et lorsqu'il dit que tont 
s'incline devanl lui, il est evident que celui-lä est excepte, qui a fait que 

28 toul s'incline devant lui. K Kt lorsque tout s'incline devant lui, alors lui 
; 1 1 1 — -~ i li' Fils s'inclinera devanl celui qui a Pa.i1 que tout s'incline devanl lui, 

29 aliu que ce son" Dieu qui soil toul en tout. '' Sinon, que feront "ceux qui sonl »Fol.304 r . 
baptises pour les morts? Si les morts ne ressuseiteut eu aueune inauiere, 

so pourquoi est-on baptise pour eux? '"Poürquoi aous aussi periclitons-nous en 
31 tout? 31 Je nieurs eluupie jour. je ruf/innc p.ir votre gloire, mes freres, celle 



31 



456 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [408] 

ntrtdc v 32 iCÄt *^t JotvVcnrut'ifums -v &\~\ OTfitm- n 
uh^mon Jotrtt^ 00 ^ onrm via;>wot v tc*Ät T^t wi^ttj- 
uuuoti 1 TtA'iuJOTVtoT Art v UA^ttt'oTUJU oto;> vntri- 
cuu )•' f> ac^ rAf ^trmAUOT v 33 ünef»cu*j>eu nacnwot -v 1 « 
«jyA^fcwcA'Äi rAf> 6i;><juot v jyATHAKor»^>n tö«A- 

«Kol.304-.TieT -V 34 «J4<JurU Effcltrt'pHC V)tNOTUfcüUWi -V ' OTÜ^ Ji 

nmptpNO&t oTUfc' r iAicoTfcu^?*Y rA ? tn^yovt 1 J~)ttt£»Att- 
oTon v aica'äi 1 ntuujiityi V^tvtoT'Ä^Mo -v 1 :i:, a^a otoji >- 

OTAS VtA'ÄOC *X;fc l Y\<JUC ttiPfc^Ul<-UOT TtAluioTVtOT V 
ATttHOT *2vfc V^tTl'A^y VIC^UA V 1 ^TTl^^HI TUltKCrY 36 
Ü'UO^ TlttO«^ ÜVtA^uuttV) 1 A^vyiEUUOT l :l 'OTO^ mit- 37 

ÜUO^J V A^'?\A OT«A^fl EC&kM^y V He OTCOTÖ Ht 
KtOTAl 1 UT1CCTH TiWXPOÄ •)•' as ^*Y *^£ ^yA^^C«^UA 38 
TtA^ 1 KATA <\?? M "V tlA^Onrua^y 1 OTO^ <\?OTAl ^OT^ 
riTA\*2S:^»JUi*2S: -V Vf\ ÜrtOTCUJUA TtUJiOT ÜUiVl ÜUUiOT V 1 
:>,9 GAP?; niktN TAICAP?. "lAl'CApl; Amt -V A2s^A OTH S9 

33 jyA'rnAKonsgHn] sie, lire jöatiake- | 34 E-ijyon] o sr. 1. | h>Eno-rxq>io] 
o 2 sr. i | 35 niptcjunuoTi sie. lire -u^ott | 36 fi«o^j] sie, lire ««ok | 37 muxpox.] 
im ui sr. o | 39 n-JEm;><v?\A*^i vugA»*A*^ ajoute. 

que j'ai Jans le Christ Jesus notre Seigneur. sa El si dans l'humanite j'ai 32 
lultc avec les betes dans Ephese, quel est mon avantage? Et si les morts 
ne ressuscitenl pas, 'mangeons ei buvons, car demaio nous mourrons.' 
1:1 Ne vous egarez pas, nies freres, car Les 'paroles mauvaises perdenl les :l:t 
«Fol.304 T . coeurs bons.' s * Soyez vigilauts dans la justice. * et ne pechez pas; car ;! '' 
l'ignorance de Dien est dans quelques uns, je vous ai parle avec pudeur. 
''.Mais quelqiMin dira : Coinmeni les morts ressusciteront-ils ? ils viennenl 35 
ui quel corps? "Insense! ce que tu seines vivra-t-il, s'il ne meurl pas? ' El 3<s-q 
ce que tu seines, le corps qui sera, ce n'csl pas Im que tu seines, mais un 
errain nu, snii de bl6 soit d'un autre reste de semence; l8 maisDieu lui donne 3g 
un corps cninine il l'a voulu, et a chaeune des semences il donne un corps 
particulier. 39 Toute chair n'est pas la meine chair; mais autre est ■'■' 






[409] LA SAINTE FETE DE FAQUES. 457 

40 ^»onoo^ crrort cujjua vntrtA *i^?t v cnrort cuaua rntrtÄ. 

T^KA^l -1- A7\7\3< OTtn' TlUJOnr XJLEVt VTIENA l^t V OTH 

, tl r\uaonr rntvtA vtKA'j>t -v 4i oitet viujonr nmf>w v 1 onrti 

42 rAf t^onrcn tcionr Jotrmt^ujcnr -v ^'tiai^h^ ovrnt 
^KtÄNAcnAcic fntn^t^uujo'ri -v ctci*\ üuoc V^tvionr- 

43 iako 1 cnatjunc V^tNcnrutTA'nAKo v 4:, ctc^ üsmoci 
V^ertonr^yuji^y .y cnai^nc V)tvtonruu(np v 1 eter^ ***jioc 

44 V^ttttnruETX^&i v cnaiujinc jot^onr'ÄOU v 1 14 ctci*^ 
ftcnocujiUA ü^^OC^ 071 v * ^natju«^ ÖÄtOTC^UA *f<>i .:«>:.•■ 
üvmAiiKtm v 1 icst cnrtm cuaua üv^nr^VKon v st onrovt 

45 CIWUÄ OU JümVlATlKON ■)■ 4:> ACcV)WCnn f>uj ovt ÜYtAt- 

tonr^no^M tcortV) v' ynV)At *^t a^au tcrrvmA t«^- 
^A^tV}0 •)• 4i 'a?^a vivrmA'iivccm Amrt n^o^>r\ a?^a 



46 



43 h)EMOTX.oijL] o 2 sr. 1. | 40 a?^a'] a 2 sr. 1. 



* la chair des hommes, autre la chair des betes, autre la chair des oiseaux, autre * Fol.305 1 

40 celle des poissons; *°et il y a un corps des etres du ciel, et il y a un corps 
des etres de la terre, niais autre est la gloire des etres du ciel, autre la gloire 

41 des etres de la terre, ,f autre la gloire du soleil, autre la gloire de la lune, 
autre la gloire des etoiles, car uue etoile differe d'uue autre etoile dans sa 

42 gloire : 12 il en est de meme aussi de la resurreetion des inorts; eile est seinee 
&3 dans la corruption, eile ressuscitera daus l'incorruptibilite ; i3 eile <'s( semee 

«laus le niepris, eile ressuscitera daus la gloire; eile est semee dans la faiblesse, 

44 eile ressuscitera dans la force; *" ' 1 1 esl semö un corps psychique, ' il ressus- * Fol. 305 
citera un corps spirituel ; s'il v a un corps psychique, il \ a aussi un corps spi- 

45 rituel. ,5 En fait, il esl ecril ainsi : Adam le premier homme a ete fail äme 

46 vivante; le dernier Adam espril viviliant; l8 mais le premier a'esl pas spiri- 



458 I-K LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [410] 



18' 



Fol. 306'. ' KÄÖO^JKO MtT^Onr A Kt^ r 

'•'' t^titwco&k^ üu^t« vtcMcnr rudert 1 tnrÄvto^o- is 
r\Ä notoh vuktvt tüWAt^tim üuu^Ttvt NtnncA*2S:i v 
«*&t-\(>t^THC tijotvtüvmoir 1 " -, a?\?%a h>trioiputTpfcu- i« 
f>AT^y ntuoT^o-j -v tonrovi rnuritsi üuät vtonrcr 1 - 
siH*^tcic euanec v c^na vno*rdtujmi vfxtvm e^ca*äs 
JoAp'JU'ifcvt iu^pw^ rt^AncAunti^uionr v onro^ Eidt- 
Äcrrü* ÜTititrf^muojjy^ t^rtAUt^ lotvtvt^c V l7 NAVitc n 
rAp tpfcitnipi ümmöNANt^ v sc*äe tjjonr^^y rt*2£t- 

Tit. ka«o^ko| sie, et o- sr. k- | ke?\] sie. et ^ sr. ke. 



tuel, mais psychique; apres lui, le spirituel; iT le premier h me, tire de la w 

terre, est terrestre; le second horame vient du ciel; ' s t < ■ 1 es1 le terrestre '.8* 

tcls aussi Irs autres Celestes 1 ; 'VI corame nous avons porte l'image du v.» 
terrestre, portons l'image du Celeste. 

Fol. 306-. * Catholique de Pierre \ dhapitre vi u Pierre m). 

i3 *Prepares en toul temps ä la defense, ä quiconque vous demandera 15 
une parole a cause de l'esperance qui est eu vous, mais en douceur ei 
crainte; "avaul une conscience bonne, afin que soienl confondus ceux qui 16 
parlenl contre vous ä la maniere des mechants, ei qui insultenl votre bonne 
dömarche dans le Christ. " Car il es1 bon, faisanl le bien, si c'est la volonte i: 

1) Une partie du verset 48 est omise. Pour le texte complet, cf. /'. (>., t. XXI\ . 
fasc. 4, p. 205. 



22 



[411] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 459 

^iOA VnE^EVnEH tV^Onm *J^*\ * t^UOT uen Joeti- 

TUt^oonr mtrtiut v EA^tfAXAlÖ VtOXKT &iUjiioC ETt^vnt V 
e t ia'^aviko'V2SH ho^eu vtjnjvnc e&o?% JoEunsu^J^onr v 

21 ETEH Ü^nT^HUE •)• ^TCAlpH^ VttfUU'lEVl J>UU*1EN -jnOT M 

^NArtA^Em*mionr joEVtcnnnrwoc vnEonrujiuc fiox^ui 
eV^wi an v\onr'{n-u?sE&i vtie^ap?; v ' A2^i\A V^Enonrcrrv-M >i ;>: 
wkecjc enatiec v tn^ivnai^^ 1 ^^"V v ^°^ <>ntmt- 
-nxjvt^ rimc v^c -v " ^pw £^CX. H CAonrmAU jül^^^Y v 
ea^uje via^ ! et^e )• EA-rdttE^ujicnr 1 nacj vf^E^^rtAr- 
&i te?soc v 1 rtEU^ANEEonrciÄ rtEu;>Att*x:ou -i J 'rt^c cnrrt 
eia^^eyiüka^ JoevVicap?; t;>fvn E^ujn -v onroj>' 
m*u-riErt £u^en V^EJCttHNcrr üvtAtcuoi tse^h eia^- 

I Pierre iv, 1 o*rop] o a sr. 1. 



18 de Diou, que vous souffriez, plutöt que faisant le mal. l * Car vraiment aussi 

le Christ aussi est mort * une fois ä cause du peche pour nous, le juste pour »Fol. 306 r 
les coupables, pour qu'il aous amene ä Dieu; il est mort dans la chair, mais 

19 il vit dans l'esprit. '" En lui (l'espril i aussi, aux esprits qui sont daus la prison, 

20 il alla leur pröcher, 80 eux qui avaient et6 incredules un moment, lorsque 
temporisait la patience de Dieu dans les jours de Noe, pendant qu'on fabri- 
quait l'arche, dans laquelle peu furent sauves de l'eau, c'est-ä-dire liuil ämes; 

21 '•' ainsi vous aussi mainteuanl serez sauves par im type de bapteme, 

non pas par l'abandon d'une souillure de la eliair, ' uiais par une conscience *Fol.307'. 

22 bonne pour prier Dieu par la resurrection de Jesus Christ, J '- qui est ä la 
droite de Dieu, etaut «• 1 1 1 < • au ciel, vers qui 9'inclinent les anges, les puis- 

1 sanccs et les vertus. iv ' Le Christ donc avant souffert dans la chair pour 



• Fol 307' 



Fol. 308'. 



460 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. |412| 

-Er^mTE^uj^EUujujnV *st v Joeva^ane™ unruiÄ fi^>uaus -v a 
a?s?\A yiceym vruYit^uANV:) VoEvncA^'i; o- «'iec-jai^ |r)tn- 

^701TUJ^y ^Jl^ 7 *^ ^HN rA ? Ef><X»1EVt ÜTliCHOT ETA^CUAl V 3 

e^eten^ üv\?tnr<xuy nvueuvioc Ef>ETENUo^yt *2\e rtjopwi 

' ]b)ttt;>Art()UjV)fcU NEU^AVtETUU-rUtÄ •)• NEU^AN^]")! 
VtOTÜO Vtp*r\ V VtEJJ.'^AN'ÄEp'XEP HtU^AVlCUitJj NEU- 

^an-üo ü&cr\ v üuEijjjAu^yti*iv*Ju?%ort Hifc^vrns eiotoj • 
vtujEuuo vth>Hi^ -v NTETErtdcmi viEuujio'r avi -v th>onrn 

EYHv^UJtt E&lOTs PUJ V Vnt^Ut^AlOIT'ÄAl tTÄEOTÄ NNH 5 

EttNA'^OrOC U^7H E^E&^ua-i e*^£>av\ enh eiou)o V 
neunm 1 t^u^onri v 1 r) Ett&iE^?Ai rAp Anp^t^yErmcrr^i e 
rmtKEPEcjuuacnn ■)• £>mA vtCE^;>Av\ uen epujiot kaia 
mp<-uui V)EmcAp£ v rncnpujNlr> *z^e kata <\>*\ V^EnvimrtA 

T^PAc,tC KE?\ £v 

"NipixtUl VUCpAWW '^VJC V CU^IEU ET1A1CA*2£:1 TIA» V 

1 gA^>no6nJ o sr. 1. | 2 V)tn^>oiri"^ y sr. o. | tit. ke*>] sie. et ?\ sr. ke. 



nous, et vous aussi, armez-vous de cette facon parce que celui (jui a souffert 
dans la chair a cesse de pecher. '■' De sorte qu'il ae demeure plus daus les 
convoitises des hommes; mais que le reste de sa vie dans la chair, il la - 
passe dans la volonte de Dieu. 3 Car il vous sullit du lemps passe <>u vous 
faisiez la volonte des paiens, en marchant dans ' les souillures, les con- 3 

* Fol. 307'. voitises, les orgies de diflerentes sortes, les debauches, les impuretes et 

les diverses abominations de Pidoltärie ; 'd'oü il leur semble etrangc") que 

vous in: eolirez pas avee eux dans le meine debordenieni de perdition, CI1 '* 

blasphemant : ' lesquels rendronl compte ä celui qui est pret a jugcr les j 
vivants et les morts; rar c'esl pour cela que l'evangile a ete donne möme 
aus morts pour que, condamnes dune pari selon les hommes dans la chair, 6 
ils vivenl selon Dieu dans l'esprit. 

Actes chapitre m i Act. m. 

88 Hommes ' Israelites, eeoute/ ces paroles : Jesus de Xazareth, l'homme 

• Fol 308'. a) Cf. P. O., I. XXIV, läse. 2, p. [19J. 



113] LA SAINTK FKTE DK PAQUKS. ',i,l 



•J : 



26 



mc nmAV;^^>Eoc -v 1 onrf>umi EÄv^y OTort£>^' e&o?\ 

ujAfUJ^EVt -V )r)Ert^AVt*X;OU UEU^ANUHl'm v ntu^An- 

V)EmETErtuH'Y v kata ^?j»vrY eiete^cjuoiova ü«ujiiEr\ v 1 

23 ^?AI VoEVtr^CoduS ETÖH^y' VtEUH^O^TV VtEUt «IE 4?^ v 
ATETEVTIH^ eV^WJ EVtErtS&m NmÄVtOUOC Ä^E^EVtAJi)^ 
-' Ä^>ETErth)OÖ&iEC^ -V ^v^At ETAv^\ lOir'rtOC^ V EAt-J&UJi^ 

e&o?\ vt'nmAK^i rruÄUErry v 1 *äene üucm jy^ou üce- 

-■ ä'ua^ji juiuo^ e&o?\ £>ncn^ v' 25 *2vAiH*k. rAp cps'ju üuoc 1 

Ef>o<^ v *2£EAiE^yof>T\ rmAnp Ervdc ünAÜ-tto e&o?^ nchot 

ÄrtA^vn onrno^ oto^ ätca?\ac öe?\h?\ -v eis 3^e nejj. 1 - 

: TAKECA^E ECEUJUJTIS V^EVtOnr^E^T^C V 27 "SENNE KCUi^STl 

ünA^fr^H 1 JoenäuewY v ot^e virtEK 1 ^ ünE^onoA^ 
fnAK ErtAnr' etviako v ' s vimuun fnfnuuriV} AKonrort^ono 

NttS 1 E&iO?s -V EKEULA^T ttOnTNO^ ttEUVlEK^O •]•' 2, NlfuuJUU 
TIErtCTAHOT C^)E ECAÄi VtEJUHJU^EN V^Ett'crruuN^ E&O^ 1- 
E^&EYtEttTtA*lf>lAf>3(HC Vtt<JU1 *^A*2^ "ÄEA^UOir OTO^> 

Actes ii, 23 vtmÄnowocj o 2 sr. 1. ] ÄpEnEnV}o«&E<-j] o sr. 1. | 26 o*rog]o 2 sr. I. | 
20 oirof> atkoc«-j aj. sr. 1. 



que Dieu vous a manifeste par des pouvoirs, des si^nes et des merveilles 
23 que Dieu a faitea par liii au tnilieu de vous, comrac vous le savez, 23 celui 

que par la decision fixe et la prescieuce de Dieu vous avez livre aux mains des 
2« irapies, crueifie ei tue, 8, celui-lä, Dieu l'a ressuscite annulant ies douleurs 

25 des enfers, car il etail impossible qu'elles dominenl sur lui. 25 Car David dit 

de lui : « J'ai vu d'avance le Seigneur devanl moi <'ii toul ' temps, etant ä ma . Vul ;j08 . 

26 droite, pour que je ne sois pas ebranle. -'' Pour cela mon coeur s'esl rejoui et 

27 ma langue a exulte, ei encore ma chair sera dans l'esperance; 87 car tu ue 
laisseras pas mon äme dans les enfers, ei tu ae laisseras pas ton Sainl voir 

ns la eorruption. i8 Tu m'as l'aii connaitre les chemins de la vie ; tu me rem- 
29 pliras de joie avec ton visage. » "' Hommes freres, il faul parier avec 



•m 



29 



462 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [414] 

'ÄtV^tno'rÄnAjy <J^V*\ «-«-»pk na«-j 2£ee&o?\ V>trtr\onnA^ 
• Foi.309'. jne * ittj«Y i ni e^pe^;>euci ^V'ÄEvmE^öpovtoc v :!1 Ha^- *i 

Jüirt^c v 'Ktünt^co'XYi^ JoEvtÄUEN^ •)• onr^e üf\ete<^- 
cap'!?. nat ewiako v :i '^pAmt ihc ha^ itnrvtoc«^ 32 
<\?&\ eieäuou ^Hpt« •)• ^enos üutöpt via^ -v '''i&<^6scs 33 
CAOTinAU ^^"V * onro cS AC \^ S £lTTH«vy iVuth'tina. 
e«oita£i v e&o^ £>V-io*i<-j ü^?iuan a^v^lun 1 üuo<-j v §>&\ 
m*«Ju*iEN l EiE^vmAT epo^ -v onro^ ^eiencu^ieu Epo<^ v 

34 *2v ATM*2>. TAP ÜYIE^jaje t^P™' EW^HOtM ■)■ NÜO<^ "^E 1 34 
cp£uu 3ÜLUOC V *2S;ErVE*2S:E r\dc JÜmAvJG -V Ät^tUÜ CAÜTiMAU 

♦Foi.309'. üuoi :,: 'uja'\;x avi ek*2£a*xi * CA Titcvn nnEKdA^Anr^ v 35 



^a^uoc p^ 

24 v^?AlV\E THE^OOT E1AV\8c ÜAUiO^ V UAftnöt?\H?\ « 

vtiErtonrrto^ üucm vth>vn^ 'uu vkjc ekena^uen -v <x» 

31 ic2S.En;±>ofnJ o sr. 1. | .i'2 -iothoc^jI o a sr. 1. 

vous ouvertement sur aotre patriarche pere David, qu'il est mori et qu'il a etö 
enseveli, et que son tombeau esi chez qous jusqu'aujourd'hui. so Etant donc 30 

»Fol. 309 r . prophete, e1 sachanl nur Dieu avait jure par sermenl que <lu fruit d<> * son rein 

sciait assis sur son linuc; ' vdvanl donc des le debut, il a pari 6 de La rösurrec- 31 
tion du Christ, qu'il ae le laisserail ]>as dans les enfers, ei que sa chair ne 
vcnail jias la ci>rni|iti(in. (l'csl <-c Jesus que Dien a ressuscite, donl qous 3a 
avons tous 6t6 les tömoins. :; II es1 montö a La droite de Dieu, ei il a recu 33 
l'annonco de I'Esprit Saint de la pari du I'i'mc; il l'a verse (l'Esprit) que vous 
voyez etentendez. 34 Car David u'esl |>as montö dans les cieux, et lui, il dil : 34 
« Le Seigneur dit ä mon Seigneur : Assieds-toi a ma droite, "jusqu'ä ce que 3s 

Foi.309 r .j e mette tes ennemis sous *tes pieds. » 

Psaume cxvn. 

84 C'estlejour que le Seigneur a Tai): oxultonsH n'-jouissons-nous enlur\ i> J.-20. 



[4151 LA SAINTE FETE DK PAQUES. 463 

27* T1ÖC 1 EKtCOnrTJUNNENUUJiri ' 7 ' ^7*Y TT(3C A^E^OTUJimt 

r^AWTiH ac\ ETtm^Air vt^yu^vt v eil 1 e^ei^uec ü&o^ v 
onro^ 1 acviat etn^vu eaito?^ e&o?% £>tf>uu^ junm^ATi 

2 2 Acdo*2St enrn Aci ^>AcmuufV tvei{>oc v rtEU^ArviKEUA- 
«vjihc tnAftwc 1 uei uuo^ v onro^ nt^AC vt<jucnr 
•äeatü*?^ im^dc e&o>> V^EYinm^^ir v onr'o^ -^tm an 

3 ÄEAnr^A^ ^ua« •)• * 3 A<^i oirrt e&o*> rfÄEvvET^oc ntu-. FoU , .. 

* TNKEUAttvnHC v oto^ NATttHO'v ETim^AT 4 rt^nrdoÄt 

& ia^at v 5 oto^ a^couc 1 EV^onrn v ^«at Ert^Bituc 

6 EV^H EV}f>Hl UtfnOi ÜTlE^u^E eV^OTN )■ ''A^t *KE ^"^ 

Jean xx, 1 nj>pm] sans point sr. n. | Eftn^viEc] sie. 

27* Seigneur, tu nous sauveras! ö Seigneur, tu rectifieras uos voies! 2T * üicu 
le Seigneur a brillö sur uous. 

ßmngile sehn Jean (Jean xx). 

1 ' Le premier des sabbats, Marie Madelcine vint au tombeau, des le matin, 
l'obscurite durant encore, et eile vit la pierre enlevee de l'entree du tombeau. 

2 2 Elle eourut donc, alla vers Simon Pierre et l'autre disciple que Jesus aimait, 
ei eile leur dit : « Ils ont enleve mon Seigneur du tombeau, ei je ne sais pas 

J oü ils l'ont mis. » * 3 Pierre sortit donc avec l'autre disciple, ei ils vinrenl au *Fol.3io r . 

* tombeau. 4 lls couraient lous deux ensemble, et le disciple eourut, devanga 
5 Pienc, ei tut Le premier au tombeau. 'II regarda dedans; il vit les linges 
o deposes, mais il n'entra pas. "Arrha- Simon Pierre marchanl apres lui, et il 

PATR. OR. — T. XXV. — F. 2. 30 



, 



464 LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [416] 

iVi^m i • 7 mu l TiiGO'r'KAf>ioN v evia^^h ^-s^nt^A^t -v , 
vt^c^^H ata rttun^&kujc a?\*>a t^Konr^^^ e^2£ h CA ~ 
o^pca OtutAirA-i^ v s ^ote A^i eY^otn ^^^ ÜTSEmvcE- s 

e^oc-itie ETJjn«^ e&o?\ Yoenvim ttiu^ioTi v 10 <3orujE thjuot to 

ON EVIOTUA VfÄETimAttHIHC •)• "uAfli *^E Y1ACÖ;>1 M 

e^a^c CA^o?\nt -v JoAiEmrm;>Air ec^ui -v ^^c *ke 
Ec'^ms v acäot^ eV^otn Ervm^AT v ''achat Ur- vi 

TE^OC ßv ET^EUCt JoEU'^AVKM^&iUJC Ytonruj&uj 1 O^Al 
V^A^uacj OTO^ OTA^ 1 V)Af AT^ ■)■ ÜYHUA EHAft VHCUJUA 

rnEmc ^h üuotj i- i:i oto^ m*2£tucnr viac vfXENH 13 

HEUUAT -V «XE^C^IJUH ÄV}0 TEjMJUll V üfüS&AC YXUaoT 
«ÄEAIPÜA^ ST\A()C V OTO£} *^EUJ AH Ät'il^A^ {*UJT1 V 
,| '« l| - :lll '- l4 Ili EIACÄOIOIT ACv^?OY1J>C * E^?AJ>Onr ACV1AT ESHC i, 
E^Ö'^t EfAI^ V OnOO^ NACEUl AU 1 'ÄtiHCnt V '' YlE'ÄElYtC ,- 
NAC Ät^C^mj Ett&EOT HE^tUS Äf>EK«xr^ YtCAVim -V 1 YtUOC 

13 xe^cgm»] seulement une partie du -^ visible | äxac] sie, lac. | ÄnAÖcj sie. 
lac. | 2£.e^.ü;xa<-j] sie. lac. | 14 ÜÜS] lac. | EnAcxonox] seulement une partie de le 
.■visible. | Ac4>onj>c] o et c 2 sr. 1. 

penötra «laus le tombeau, i'l il vi f les lindes deposi'-s, " <•! le suaire qui 6tait 7 
sur sa töte qui n'etait pas avec les linges, mais roulö ei mis ä pari seul. 

s Alois entra aussi l'autre disciple <|ni etait venu le premier au tombeau, s 

»Foi.310*. * cl il vii. il crul : 'rar ils nc connaissaient ]>as encore l'Ecriture : qu'il faul 9 

qu'il ressuscite d'entre les morls. '" Les disciples ntournerent en leur Neu. m 

11 Mais Marie se tinl eu dehors pres du tombeau, pleurant; comme eile n 

pleurail eile regarda dans le tombeau ; IS eile vii deux anges assis en vötements 12 
blancs, l'un ä la töte et l'autre aux pieds «le l'endroil ou avail 6tö mis le corps 

de Jesus. ' ; Et ceux qui etaienl lä lui direnl : « Femme, pourqüoi p'leures-tu? 13 
Elle leur dil : Ils onl pris mon Seigneur, et je 11c sais pas 011 ils l'onl mis. 9 

* F0I.311*. ' ' Avant dil ceci, eile sc retourna ' en arriere ; eile vii Jösus deboul ; ei eile ne 14 

savail pas que c'etait Jesus. l5 Jesus lui dil : v Eemme, pourqüoi pleures-tu? is 



[417] F.A SAINTE FETE DE PAQUES. 465 

*^t ecuetm mn^ut 1 «dujunt -v nt^AC na<^ ÄtnAdc 
SC*2£E vvüok ak<^aV üuo^ u^auoi ^EAK^A^ ü<x»vi v 

VtüOC *^E AC^OVI^C Y1E2SAC ttA<-\ ÜUn^tPiftOC V Ät'i 

17 f>A&ßionrm ■)• ete^pasvie 1 ^t^ft^cM v 1 ''ntmmc 
nac •Ätünt^dV neuw -v üyia^uje nvu rAf 1 tv\^y^s 

£>AYlAtUJiM V UAJJJE 1 Vit *^t ^ATlACVIWO'r OTO^ Ä2£OC 

u'juonr v ^e^na^e rmt eyiujuji (>AVfAt<Jjri eietieien- 
i8 iujtiyie v muv\Avttnr*\ EnEVtEnErmonr^m v * ls Aci *KEMoi.nr. 

ttOSEUA^lÄ ^UAriAliW V ACnAJJlEmUAttVnHC ÄEAJ- 

tiat ETidc -v crr'o(> nas ETA^^ononr rrns •)• 

^YA^»1 Ä*2^AU 

^UArt'^uucnr^ rtm^ujicm v Ei*yEj±)Cttomcnp^t e&o^ V 

17 ETEntnEnnoT^nEj t sr. o | tit. Ä2i.Äii] 2*. corriged'un xx | Cantique 1 EijyE»ace- 

OMlOT^lj E 2 sr. I. 

Oui cherches-tu? o Et eile, pensant quo c'etait le jardinier, lui dit : « Mon 

Seigneur, si tu las pris, informe-moi ou tu l'as mis, et je le preudrai. » 
ig lö Jesus lui dit : « Marie! » Elle se retourna, lui dit en hebreu : « Rabbouni! o 
i- c'est-ä-dire lustructeur. "Jesus lui dit : « Ne nie touche pas, car je ne suis pas 

encore monte vers mon Pere. Va-t-en vers nies freies, et dis-leur que je monte 
18 vers mon Pere qui es1 votre Pere, et vers mon Dieu qui est votre Dieu. » 

18 Marie Mädeleine a IIa, informa les disciples : j'ai vu le Seigneur et voici 'Fol ur 

ce qu'il ma dit. 

Cantique [a l'air) d'Adam 1 . 

i ' Brille, brille, monl des ( Hiviers, rendez-vous des ötres vivants repandanl 
des parfums '• 

1. Pour ce eantique, voir aussi moti article 'The Turühäl of the Coptic Church', 
Orientalia Christiana Periodica, vol. HF, pp. 88-89. 

2. (J)UAiunuoT-j V',hi<;uuoh En<.9Ejyc»o»tox«^» e&o?>. MSS. Copte 7 e( 70 folios 'l^'i 
et 310' respectivement) Bild. Nat. Paris ont le mäme texte. 



4Ö6 LK LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [418] 

VfXt^OT'uumt V iV^AVlACTAClC V 1 

a^jiac'öo NÄ*^AU v tvivnAPA'k.icoc V 1 

! dicnruami dicrrtumi v vu^tö'ui ü^Aico^tn v dt B 
rmfcitrtcttomoTtji o- ÄtAt-pu-m^ 1 vfxtndc ■)•' 
ioi.iii*. { m*o^ tiö;>i ifAn^ v Jotvi * V^tneuH^ rt^ume * « 

«onrcm 1 rtf&cri -v *ÄtA<-puuttcj vt^tTidc ■>•' 

3 uiÄnocno^oc] o' hi-. I. | 4 ttmiuoirn] T sr. o | Vjeii * V)en«uH*^j sie. 



2 Au niilieu de toi se dresse l'aloes', l'odeur de ses ailes pemplit lous les - 
lieux. 

3 Brillcz, brillcz, saluts Apötrcs; car eile s'est levee, la lumiere de Ia s 
(Elesurrectic-n. 

4 Le Christ notre Sauveur est ressuscitö des morts; il a ramene Adam au '> 
paradis. 

"Brillez, brillez, lemmes portant les onguents; prenez vos parfums, car le j 
Seigneur est ressuscitö. 
Fol.3i2'. c (Test lui qui est. deboui au*milieu du jardin, parlant ä Marie Made- c> 
leine. 

"Brillcz, comprenez, ö gardes; car le Seigneur est ressuscite des i 
moils. 

8 Voici les linges et le suaire qui temoignent ä tous que le Seigneur est. h 
i ssuscite. 

1. Le texte de ce cantique dans Le Livre des furükät du Baskha Saint (, ,v», 

!L.JäJ1 *=r~J! .j^U.^) I.e Caire, 1914, porte (p. 251) : nigÄ^m, « l'oiseau ». 



[419] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 467 

9 <fro*YHMini dwnruim? •)• ^n^pttc 1 i«onrA& \- 2£:ea^~ 
n»x»n^ ÜÄEvtEjjjHPt -v noTfo rn^?t neuVika£>\ v 1 

10 ic nt^uA öhhhc V^tn^rATA^t'Ä v EnoEp^E^pm v 



|K/ A 'Y*>~^ r<f\'V\«VC v Jl f .tJ 



rt^onr hot'äou v NEUcnrco<^?iÄ uuvu •»•' 
i2 ''-' A^onropnonr e&o?\ loEmriKoc'uoc ihp<-j v e^iuuiuj 

woVon m&EN v E^UE^chrpo u'^e^?^ ■)•' 

,3 I3 UAPE<^dl^ymt Ü^OOT •»■ ft * ÄEtOT^AC TTtCKAr »Fol.sis 

f^iHC -i J xtA^ vtie^uetevucko'tioc v rncnc-j ftKE- 



cnpAt •!•' 



i. 14 nE^KEC(>mi Ei^^onr v aituau^au nnec&aa i- 

EiAnr'EPUE^pE rtnonr*x: v V)AiArtACTACfC imdc -v 1 

9 -^nAf«c] sie, et « et c SP. 1. | e«ota&] t sr.o | 10 h)fcfvf rAW^eÄ] a* presque 
disparu | 11 h)EnnoTgo) v SP. o 1 | jionrriNA] sans point sr. it\ et t sr. o | 
12 A^OTopnoT] t sr. o 3 . | 14 en^iuo*r] t sr. o i ayuaujuau] ix 2 aj. sr. I. | u)AtnEijdi) 
n aj sr. 1. | 15 ü^oot] t sr. o 2 | undcj saus point sr. u. 



o " Brille, brille, Vierge Sainte, car il est ressuscite, ton Fils, Ic roi du 

eiel et de la terre. 
10 ,0 Voici ses disciples dans la Galilee, considörant ses soufirances de salut.. 
ii il II a soullle sur lern- visage l'Esprit Saint; il Ieur a donne un pouvoir 

et une sagesse vraie. 

12 12 I1 les a envoyes dans le monde entier, pour preclier a tous lc regne de 
Dicu. 

13 "Qu'il soit confus aujourd'hui, * Judas l'Iscariote; car il a donne son »Foi.312*. 
episeopat ä un autre. 

14 M Sa fenime mauvaise aussi; ses yeux out ete fermes; car eile l'a conseille 
jusqu'ä ce qu'il piit l'argent. 

15 ,5 Qu'ils soient confus aujourd'hui, les Juifs iniques qui ont temoigne 
ä faux au sujet de la Resurrection du Scigneur. 



4(>S 



LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA 5EMAINE SAINTE. 



[4-201 






17 



"ttt&t^At TEVt^^OnO NA<^ 

K> nnEtti^fug^liAnoc] sie, lac. | 17 tnAn^Ol sie. lac. | 18 tiAttouocj saus point 
surn 1 | RuljnqueuEnE«CA'\cTF.^c] sie. lire -cxhaF.jc | Ps. xlvi, äovnSHRrt] sie. lac. 



I 3 



,0 Que se rejouisse le peuple des fideles, le nouvel Israel des Chretiens, ,,; 

° Aqui le Christ adonne sa fiancee; qu'ils chantenl en eile comme les anges : 17 

18 « Le Seigneur est ressuscite comme celui qui dori ; il a frappe ses ' 
ennemis, les .hüls iniques. » 

19 Ceux qui sont dans les cieux, qu'ils chantenl aujourd'hui : « Tu es. i 
Rabbi, le roi du eiel et de la terre. » 

20 Pour cela nous le glorifions, etc'. 

*Foi.si3 r - "Apres le Synaxe lire : 
Psaume xi.vi. 

I'oiiles les uations, battez de vos mains; jubilez en Dien dans une voix . 
d'exultation. 'Cur le Seigneur est eleve, ei il esl redoutable, un grand roi ■ 
sur toute la terre. 

1. I'our la suite de ce verset, voir Orientalin Christiana Periodica, vol. III, p. 109. 



19 



[421] LA SAINTE FETE DE PAQUES. 469 

l9 «e fonr^t •Ktvit utne'^oot ntuuAT ci'^onrAt rtni- 



20 



21 



mtihc ijonrm vtV^vn^ v e^ei^o*^ vtrmonr*k.<M \- &sj$ 

IJi N2£EfHC A^Ö^^ tfAl^ 1 l^tmOTUH^ V m*2£<5^l 
«UJO-r 2£E'i;>SPHVm N<JU ! 1Ett -V 20 OYO£> <\>A\ EIAt-pSO^ 1 

a^tau'juoit ene^äi'X; vtExmE^c^pip i A^PA^yi 1 cnrn 
nÄEnmAtt>nHC e^atmat Ende -v " ji oto^ weäa^ -i i m 

otoi rtÄEriAUJui -v äviok ^^ crrt-upTi 1 üuuaitrt v 
22 '-'oiro^ <\?&\ hAtj^oi HcjrtftfH eY^otn 1 lotmwr^o v 

oiro^ tie'äa^ 1 hui:;t ^.t6s rtujriEtt «enorme, e^oita^ ¥ 
- ! "nh EHETErtTiA^ATioTnoßiV vtujionp mmm]m?\ ce^h vp-uot 

E&'jm V OTO^ TAH EIETErtn^TA rtO ÜU^OHT V EIPE 1 - 

ia£*n« ümmnr v 

Tit EYArrE»»ioj sie, et o sr. t. | Jean xx, 19 heumat] xpresque disparu | ü<J>otai] 
sie, lac. | flipEn»pi"OT | sie. lue. | fn'SIniUA] sie, lac. | fettApETtmAMliHc] sie, lac. 
| 20 ^acjäo^j] o sr. 1. | 22 eha^x.o'ä[ sie. lac. | ÄcjmtjÄ] sie. lac. | «m^B] 
sie, lac. | e^jotaP»; t presque disparu | 23 ÄBUvs] sie. lac. | eRäüI sie. lac. [ 
iitiznr\A-MJ!B.no} sie, lac. | ETnAgi«] sie. lac. | üOSIt] sie, lac. 

Evangile Selon Jean (Jean xx). 

ig ,!l C'etait le soir de ce jour, le premier des sabbats, les portes etaient closes 
au lieu oü les diseiplcs etaient rassembles, par crainte desJuifs; Jesus vint, 

20 il setint au milieu d'eux; il leur dil : t Paixävous! » 80 Et l'ayant dit, il leur 
montra ses mains et son cöte. Les diseiples done se rejouirent, avant vu le 

21 Seigneur. * 2 'Kt il leur dit encore : « Paix ävous! Comme m'a envove mon 'Fol.313* 

22 Pere, moi anssi je vous envoje. o 2! Et ayant dit ccla, il souffla sur lern- visage 
2.i et leur dit : <c Recevez le Saint Esprit. "'Ceux ä « 1 1 ■ i vous remettrez les 

peches, ils leur seront remis; ei ceux a qui vous les retiendrez, ils leur seront 
retenus. » 



.Tu LE LECTIONNAIRE COPTE DE LA SEMAINE SAINTE. [422] 

i&ohüia $p\ tt^tfv'LUJuoc mtnuuc^A EUT 1C*2£ET\- 
mE£>oonr n^otmi ^aiJoah Tr^KTfMÄKW j'viE*\ÄrtAC- 

Colophon A<-j-x.i"Ä BBoTt] sie, lac. | <\>\] sie, lire ix- | intmnAC^*] saus point 

ST. $1 | ICXETiniEgOOY] T BT. O 2 | VjEHOTUEtJUHlJ « ST. 1. | V^EHCOt] T SP. o. 

Termine ce qui est In. par l'aide de Dien, la semaine de la Päque sainte depuis 
le premier jour jusqu'au dernier, Dimanche de la Resurrection sainte dans lequel 
est ressuscitele Christ, Notre Roi ä tous et Notre Sauveur, Fils de Dien en v4rit6. 
Le 22 Thoout des Martyrs 990 (= 19 septembre A.D. 127)5). 



TABLE DES PfiRICOPES DE LECRITURE 



(Nous renvoyons a la paginalion mise entre crochets). 



Genese ' 

i. 1-n, 3 52-57 

ii, 15-in 24 fin 64-70 

vi, 5-ix. 7 96-100 

xviu, 1-23 206-209 

xxn, 1-19 197-200 

xxiv, 1-9 162-163 

xlviii. 1 19' 300-303 

Exode 

xii, 1-14 340-342 

xni, 17-22 fin) 151-152 

xiv, 13-xv, 1* 155-158 

xv, 1* 353 

xvn, 1-7 144-146 

xvii, 8-16 [fin] 187-188 

xix, 1-8 83-85 

xxxii, 30-xxxm, .V 191-193 

Nombres 

xx, 1-13 163-165 

> xi, 1-9 316-318 

Deuteronome 

vni. 10*-ix, 24 280-284 

xxxn. 39-43 385-386 



faaumes 



ii, 1, 2, 4. 
m, 4, 6 . . 
vi, 3*, 4*. . 



27) 

378 

173 

vii. 2, 3' 183-184 



vii. 7*, 8, 9* 
vni, 3', 10. 
xi, 6 ... . 
xn, 4-5* . . 
xn, 6. . . . 
xvi, 6 . . . 



xvn, 18 

xvn. 20*, 49 

xxi, 2-32 381-385 



399 

41 

400 

74 
77 
49 
51 
94 



xxi, 8*, 9, 17*, 18', 19 

xxi, 17* 

xxi, 21 

xxi, 21-22 

xxi l, 1-2 

xxn, 4* 

xxn, 5* 

xxiii, 7-10 

xxiv, 1, 2. 3* 

xxvi, 6*, 7*, 8* 

xxvi. 12* 

xxvii, 2*, 9 

xxvu, 3', 4* 

xxviii, 1, 2 

xxx, 6 

xxx, 14, 19* 

xxxii, 10* 

xxxn, 10, 11 

xxxiv, 11, 12* 

\xxvi. 12* 

xxxvn, 18 ..... . 

xxxvii. 21*, 22* ... . 

xxxix, 15 



323 
308 
123 
141 
205 
348 
230 
400 
113 

43 
292 

46 
265 

47 

344 

195-196 

148 

80 
292 
292 
308 
323 
265 



1. Les cliapitres et les versets de I'Ancien Testament sont indiques d'apres lc texte 
grec de 1 edition de II. B. Swete, The Old Testament in Greek, Cambridge, 1901. 



«72 TABU''. DES 

xi„ 2. 7* 

m . 6*, 7, 8 

xi.. 10* 

xi. in, 24, 27 

xi. iv, 7 

slvi, 2, 3 

xi.vi. 6-9 

xux, 17, 18 • 

L, 6» 

l, 9, 12 

LlV, 2. 22" 

i.iv. 13*, 22* 

im, 2 

LVIII, 2 

lviii. 17*. IS 

i.xi. 3. 8 

i.xi, .'5,8 

i.xiv, 2 

i.xiv, 5* 

LXIV, 5*. 0* 

LXIV, 5*, 0* 

lxiv. 7, 9* 

i.xvn, 19, 33, 34* 

Lxvii, 20* 

lxviii, 2, 3*, 22 

Lxvm. 2, 17* 

LXVIII, 18 

lxviii, 21* 

i.xxi, 18, 19 

LXXV, 9\ 10 

i.xxvii, 05, 60 

Lxxvn, 05, 69 

i.xxx, 2, 3 

lxxxi, 1,8 

LXXXI, 8 

lxxxii. 3, 6 

i. xxxvii, 5*, 0* 

lxxxvii, 7 

xc, 2', 3 

xcin, 21*, 23 

xcv, 1, 2, 10* 

xcvi, 1,2 

xcvii, 1", 2 

ci, 2, 3* 

ci, 2, 9 

cvi. 13-15 

<:viu. 1, 2*, 3 



I'KKICOI'ES DK l/KCRITURK. 



15'. 
10(1 
230 
305 
124 
420 
400-401 
232-233 
l',S 
210 
178 
Km 
1 43 
2511 
132 
70 
185 
31 
37 
72 
130 
349 
401 
13 
337 
177 
173 
259 
59 
401 
402 
405 
31 
402 
378 
100 
30', 
348 
78 
194 
402 
403 
403 
138 
237 
403 
255 



cix, 1, 2 

i \i\ . 7-9 

cxvii, 22. 26, 27* . 
cxvn. 24. 25. 27* . 
cxvii, 22-24, 25, 27 
cxvii, 20. 27" . . . 
iwiii. 154, 155 . . 

CXIX, 2, 7 

cxxi. 1.2 

cxxi, 1, 2, 4. . . . 

i \ x i . 4 

cxxi. 4 

CXXV, 2, 3* . . . . 
cxxxix. 2. 3. . . . 
cxlii, 0*. 7 



[424] 

404 

37 

24 

414-415 

404 

14 

93 

91 

01-1,2 

11 

82 

63 

365 

182 

343 



1- 



l'roverbes 

71-72 

i. 10-33 [fin 166-1 68 

in. 5-15' 140-147 

i\. 1-11 107-108 

Job 

xxiii, 2-xxiv, 25 [fin] 85-89 

xxvn, 2-xxviu, 13 201-205 

xxix, 21-xxx, 10 300-308 

Saiiesse 

n. 12-22 288-290 

v, 1-7 398-399 

vii, 24-30 fin 142-143 



Sirach 

7-18 152-153 

158-160 



XXII, 

XXIII, 

XXIV. 



7-14. 
1-11 . 



193-19', 



Osee 

iv, 1-8. .. . 89-91 

v. 13*-vi, 3 147-148 

ix. l'.-x. 2 140-141 

Arnos 

in, 1-11' 180-182 

v. 18-27 [fin .' 134-136 

vm, 9-12 321-322 



[425] 



TABLE DKS PERICOPES DE L'ECRITURE. 
Michee 



473 



„, i»_8 291-292 



Hdbacuc 



in, 2-19 [fin) 



393-396 



Zacharie 



ii, 10-13 [fin 

xi. 11*-14 168-169, 

xiv. 5*-ll 



lsaie 



2-9 



ii, 9*-15. 
2-4* . 



iv, 2-'» 



v. 1-0* 

xii, 2xiii, 10 . 
xxvm. 16-26 . . . 

XL, 1-5 

xl, 9-31 [fin . . . 

xlii. 5-17* 

xi.v, 15-20* . . . . 

XL1X, 6*-ll . . . . 

xlix, 13-23*. . . . 

l. 4-9 

lii. 13-liii, 12 [fin] 
liii, 7*-12 [fin) . . 

ix, 1-7 

i.m. 1-7 

LXIII. 1-7* 



396-397 
290-294 
335-336 



284-286 

304-305 

210-211 

58-59 

319-321 

171-173 

71) 

108-111 

386-390 

370 

397-398 

390-392 



303-304 
234-237 
318-319 
387-388 
200-201 
305-306 



Jerem 'e 



vi. 18-xii, 13 




331 335 


xvi. 9-13 . . . 




. . 137-138 


xxii. 29-xxiii, 6* 




. . 286-287 


xwvm. 23-28. . 




. . 392-393 






. . 371 


xxii. 17-22 . 


Ezechiel 


131-132 


xxx\i. 2.-29* . . 




211 


XLIII. 5-11. . . 




1 75-177 


XLVII. 1-9*. . . 




. . 212-213 



Daniel 



in, 52*. 



353 



vii, 9-15 112-113 

xiii. 1-64 fin (Histoire de Su- 
zanne 354-363 

Matthieu 

wii. 19-23 51-52 

XX. 20-28 41-42, 72-73 



xxi. 1-17 . . . . 
xxi. 18-22 . . . . 
xxii, 1-14 . . . . 
xxiii. 29-36 . . . 
xxiii, 37-xxiv. 2. 



24-26 

62-63 

132-134 

139-140 

03-94 



xxiv, 3-35 113-117 

xxiv. 36-51 [fin) 117-119 

xxiv. 45-51 'fin- 136-137 

xxv. 1-13 48-49 

xxv. 1-30 120-123 

xxv. 31-xxvi. 2 124-126 

xxvi. 3-16 170-171 

xxvi. 6-13 40 

xxvi, 17-19 195, 205-206 

xxvi. 20-29 231-232 

xxvi. 30-35 256 

xxvi, 36-46 259-261 

xxvi. 47-58 265-267 

xxvi. 59-75 [fin 271-273 

xxvii, 1-14 293-294 

xxvn, 15-26 308-310 

xxvn, 27-45 323-325 

xxvn, 46-50 337-338 

xxvn, 51-56 344-345 

xxvn, 57-61 349 

xxvn. 62-06 fin 365-366 

xxvm. 1-20 [fin 378-381 

Marc 

xin. 27-33 49-50 

xi. 1-1 1 27-28 

xi. 12-24 59-61 

xiv, 3-11 179-180 

xiv, 12-16 196-197 

xiv. 20-31 256-257 

x.v. 32-42 261-202 

xiv. 43-54 267-268 

xiv, 55-72 fin 274-276 

xv. 1-5 294-295 

xv. 6-25 310-312 



74 



TABLE Di;S PERICOI'KS DK I. KCMITURE. 



xv, 26 33 320 

kv, 34-37 338-339 



xv, 38-41. . . 
xv, 42-xvi, I. 



345 
350-351 



xvi. 2-8 405-406 

Lue 

'x. 1X-22 4(5-47 

xi, 37-52 80-82 

xiii, 31-35 fiit) 77-78 

mx. 1-10 L4-15 

\ix, 29-48 /in 28-31 

xxi, 34-38 [fin 79, 143-144 

xxii, l-(i 154-155 

xxii, 7-13 190-191 

xxn, 31-39 257-258 

xxii. 40-46 263 

xxii. 47-55 269-270 

xxii, 56-65 276-277 

xxii, 66-xxiii, 12 295-297 

xxiii, 13-25 312-314 

xxm, 26-4'. 327-329 

xxiii, 45-46 339 

xxm, 47-49 345-346 

xxiii, 50-56* 351-352 

Jean 

"• 13*17 63-64, 83 

v, 19-30 38-39 

vi«, 12-20 94.96 

viii, 21-29 91-92 

vi», 51-59 7«i-75 

x, 17-21 177-178 

x, 29-38 184-185 

XI, 46-57 149-150 

xi, 55-57 /in 141-142 



xyiu, 1-2 . . . . 

\mii. 3-9 . . . . 

xviii, 10-14 . . . 

xviii. 15-27 . . . 

xviii. 28-40 (in 

xix, 1-12 . . . . 

xix. 13-27 . . . . 



[426] 

259 
264 

270 
278-280 

298-300 
314-310 
329-331 



xix. 28-30 ;(.;n ;;',u 

xix. 31-37 346-347 

\i \. 38-42 fin 352-353 

xx, 1-18 415-417 

xx, 19-23 421 

Actes 

i, 15-20 189 

II, 22-35 412-414 

'ii. 12-21 376-377 

xxviii. 11-31 '/in. 2o-2'i 

/ Curinthicns 

v. 7-13 /in 363-364 

xi, 23-26 229-230 

xv, 1-23* 372-374 

xv, 1-26 33-35 

xv, 23*-49 406-410 

xv. 39-49 36-37 



v. 16*-vi, 2 



vi, 14-16. 



// Corinthiens 



Galales 



336-337 



322-323 



100- 1 Ol 
12-13 
31-32 
76-77 
43-45 



xn. 1-8 

xn. 1-11 

xn, 12-19 

Xll, 20-20 

xn, 20-36* 

xn, 27-36 174-175 

X", 36*-43 L82-183 

xn, 44-50 fin) 186-187 

xin, 1-17 210-218 

xm, 21-30 233-234 

xm. 33-xvn, 26 (/?/i) 237-255 



Philip piens 

ii, 4*-M 342-343 

/ Timothee 

iv. 9-v, 10 213-215 

vi, 13-16 347-348 



liebt 



ix. 11-28 fin 



15-18 



/ Pierre 

i, 1-9 374 376 

in. I.V-iv. 410-412 

iv. 1-11 18-20 



II 

TABLE DE CONCOKDAiNCE 

(Voir aussi p. [i»|) 

SIGLES DIÖLIOTHEQUES DAIES 



B Berlin, Staatsbibl. Or. 2" 2092 

C Caire, Musee copte 408 

C Caire, Musee copte 1180 

I. Londres, British Museum Add. 5997 

L' Londres, British Museum Or. 5286 

L Leningrad, Musee asiatique 283 

L Leningrad, Musee asiatique 239 

M Manchester, Rylands Libr. 427 (16) 

M Michigan, University Libr. 157 

O Oxford, Bodleian Hunt. 5 (Sa'idique) 

P Baris, Bibl. nat. Copte 7 

P' Paris, Bibl. nat. Copte 70 

p, t Paris Bibl. nat. Copte 124 ; 
f et Instit. cathol. Copte 8 *i 

P 3 Paris, Bibl. nat. Copte 134 

P' Paris, Institut cathol. Copte 6-7 

B Borne, Vatic. copto 34 

R' Rome^ Vatic. copto 90 

R 2 Rome, Vatic. copto 98 

R 3 Rome, Vatic. Borg, copto 52 

R« Rome, Vatic. Borg, copto 109" (Sa'idique] 

1. CC. Bibliothecae Aposfolicae Yaticanae Codices Coplici, t. I, P- 1 ' '• 

2. Cf. Bibliothecae Apostolicae Vaticanae Codices Coplici, t. 1. p. 659. 

ABREVUTIONS. 

1° PP121 RRia doit sc lire P Pi Vi Pa P'> R Ri R2 R3. 

2° La lettre 1. placec devant le sigle indique qu'une pericope est incomplete. 

3° Labreviation lac. mise apres le sigle indique qu'une pericope manque tont a fait 
ä cause d'une lacune dans un ms. 

4' L'absence entiere d'un sigle indique que la pericope en question ne se trouve 
pas dans le ms., ou bien qu'elle est mentionnec seulement par une note copte ou 
arabe. 

5° L'asterique indique que le verset mentionne est incomplet. 



A.M. 


1520 = A.D. 


18(14 


A.M. 


1342 = A.D. 


1626 


A.M. 


1421 — A.D 


1705 


A.M. 


990 = A.D. 
18 e siecle 


1273 


A.M. 


1427 = A.D. 


711 


A.M. 


1487 = A.D. 


177i 


A.M. 


1477 = A.D. 
18 e siecle 


i:i.l 




[3 e siecle environ 


A.M. 


1071 = A.D. 


1355 


A.M. 


11)36 = A.D. 
18'' siecle 


1(19 


A.M. 


1602 = A.l». 


18S6 


A.M. 


1493 = A.D. 

18° siecle' 


1777 


A.M. 


144 = A.D. 


1724 


A.M. 


1101 = A.D 


1385 a 


A.M. 


1492 == A.D. 


1775 




13M4 e siech 





476 



TABLE DK CONCORDANCK. 



|428] 



"«,2,3 
»MI 



Dimanche des Rameaux 

\ rille PS. im,,, , 
.In. r-',„ 
Mi. ■"..,.,.■ Ps- iß«,, Mc »«, 

Ps. i ■■■,..' ..,. Lc. i . 

Ps. ej m '. M ' 
Lc. i'\ „ 
Malin Synaxe Hebr. 9„ M 
l Pierre v„ 
Actes 28 u ^, 

l's. 80 4 
Mt. 21, 

Mc. ii, „, Lc. i9 M „ 

Ps. 64 2 , l's. «'_.., 
Jll. I-, , ,,, 

6" hr. 1 Cor. is,.^* 

1 Thess. 4 18 5„ 

PS.64 ' 



J n . S^jg 

Mt. 26 wa 

9 C hr. Lament. i,., 

Sopll. V-20 

llöbr. ii,,,-, 
Ps. h,. ( , Mt. 21 
11" hr. Is. 48,3.22, Nah 
■ s - h j -in 

Mt. 2( V28 

Veille du 2° jour (Lundi) 
1™ hr. Soph. i„ ,, 

Ps. k ; 

In 12 •* 

J ' ' ' '"20-30 

3' hr. Soph. i,,->, 

Ps. 27 e , 2 *, LC. V,, 
6 e hr. .loci !-,.,-, 
PS. 28,. 2 
MC m,,.,, 

',!• hr. Mic. Vu* 
Ps. i« „* 

11- hr. Mic. 2 a *ß f 



111-17 
I.. 



l's. I- 

Ml. 



18,19 



2 jour Lundi) 
Mutin Gen. i,_-', 

Sir. !„, 
Exhortalion d'Abba Schenouti 1 

Rom. ,,'.. 

I s. 

Mc. ii,,.... 



C LMPRs, il-i,., /;RR-mi7_,.,/ BP28 

BCLZ/MPP23RR23 

Ps 

P8 

BCLMP2, «?„*, H720.2,* P. "W L'PMRa, V,:.'^ 
BCLLMPP28RR28 

BCMPP23R23, ll„ ,,*„•:, L,9 /--.-„ ,R.'V „'l-- 1 ' 

BCLMPP23R2S, t^I^R, W lac. 

BC'LMPPsRs, 28 u . w L'R, ^,„P-'- *„ l; ■• 17 lac - 

BMPP2R23, 80 4 ,2. 3 * L',U8o^, 3 P3 1 ii72 .2 7 *. s C'L,itflac. 

BC'LL'MPP2sRR28 ) 2i 9 *. 17 l. M 

BC'l L'MATPP23 RR2a 

CLA/P23, 642,, BZ/ RR2, iCm m 

BCLLMA/PP23RR28 

CMPR3, H tB *, IM .L,«u*].if/ 1 i5 M I/R,«v.P" 

LPiRi, ■'.,, V K -- ler folio du ^ S ' P< a e '"'" l "' 
BC'L'MP4R, 64 B *, iu^jL, 64 6 -, 192.3PR3, 15 8 , 9 Z-Ri, 

ir Vf| P4, ,1/ lac. 

BC'LMP4Ri, 5 10 ^ Ll/PPsRRa, 6.V.Ä 

L 

LP4RR12 

LIM Hi 

P4 

LP4RR12 

BCCLLMMPP1234RR123 
BCC'LL'MiWPPi28RR3, 2I23.2, ZP4R12 
BCC'1 LL'MilfPPi234RRi23 



BCC'LL'M,WPPi234RRi3, i 2l3 * 10 . 12 I. R2 

BCC'lLL'M.I/PI'iLiiKl','. 26 *, 7 Ri3 

BCC'LLL'M^PPi234RRi23 

BCCLLMMPP1234RR123 

BCC'LLL'M.1/PPi234RRi23 

BCCXL'MMPPi234RRi23 

BCC'LLL'MiWPPi234RRi23 

BCC'LL'MMPPi234RRi23, Mt. -•, , ; , L 

BCCLLMJI/PP1234RR123 

BCC'LLM^PPi234RRi28, ie L 

BCC'LLL'Mil/PPi234RRi23 

BCC'LL'M^PPi284RRi23 

BCCLLM/WPP1234RR123, a m L 

BCC'LL'yWP^RRias, i7 ltKS LM, P lac. 



BCC LLLM^Pi234RRi23, i 6 *-2,l. P 
BCC'LZ.L'MPPi234RRi23, , -* I. M 
BCCLMPP1234RR23, Mlac. 
BC( LL'MPPi234 RRi23, .1/. 1. tin sculement 

/■■ \A, P4, 623.62 R2 



" .IM 

BCCX/WPP1234RR123, ..„,; I/.M 
BCC'LLZ, M . 1/1 M* im RR 123 



I'i2!M 



TABLE DE CONCORDAXCE. 



477 



3°hr. ls. ..,„„, 
ls. 

Je' - - ■', 
Job Sl ( r|| 
PS. I21 ll2 

Mc. M, ,„ 
6« Itr. Ex. :i.' 7i ; 

S;l S 1,-9 

Exhorta tion d'Abba Constantin de Süit 2 
1 Thess. v, 8 

Ps. 121, 

9" br. Gen. 2, r 3,. 

ls. 4o,.., Prov. i,. 
Exhortation d'Abba Selienouti 3 

Rom. 5 12 ., r , 

p s. 64 8i y 

Mt. 21.,,.,, 

IT br. Is. 50, , 

^ lr - '20-30 
Exborlation d'Abba Schenouti 4 
Ilebr. 9,,.^ 







Ps. 12, : ; 






J[1 - «W« 


V 


sille 


du 3 e jour (Mardi) 





l lit l'Evangile de S. Matthieu 


l r 


In 


. Zach. i,. (S 

• jC - 13 23-30 


3" 


br. 


Malac. i, 8 

Ps. ,2,,; 


6 e 


hr. 


Osee i, 

Ps. 90,'.., 

Lc 21.,,.,,, 


9 C 


br. 


Osee io,,. 11, 

Ps. 32 1(H1 , Le.0,« 


11 


hr 


. Arnos •'',..,.* 

Ps. 121. 

Mc. 1:1.,, ii, 

3' jour Mardi) 


Matin 


Ex. I9,. 8 






Job 2:i„_2i, r) 



Osee l, B 
Exhortatiiui d'Abba Schcnouli 5 
Philip. 1,7-, 

Ilebr. 10. „, 
Ps. 
Jn. s 21 .,, 



BCCXZ/MMPPl2S4RRi23 

P4R2 

BCCXMittPPl234RRl23 

LP4R12 

BCC'LZX'Mü/PPiawRRra 

BCC LL'MMPPasiRRi23, Mt. 21^ L 

BCC'Z,L'Mi/PPi234RRi23 

BCCXMiWPPl234RR)23 

P4R2 

Pf 1 *!!• 
1 • '13-10 "~ 

BC'LLZ,'MyI/PPi4Ri23, i2i w CP23R 

BCCLZX'MJ/PPm.RRiia 

BCC'LLL'M/WPPi234RRi23, R* commence par a,* „, 

BCCLLMAfPPi234RRi234 

LP4R12 

£P4. *,.,.,,' R2 

BCC'LLL'M.1/PPi234RRi234 
BCCXL'MJ/PP^RR^, Mt. 20^ L 

BCCXZ,'MM > Pl234RRl23 

BCCXMJ/PP1234RR123 

BCCXMM>Pl234RRl3 

LP4R4 

BCC'L/X'M.l/PPmsRRi:», i2 4 . IU 
BCC'LLL MJ/PP12WRR1234 



BCC XL MMPP1234RR123 

BCC'LLL'MMPPi234RRi234 

BCC LL MA/PP1234RR134, Jn. ,2,, K ,„ L, Jn. i2 20 . 30 *R 2 

BCCXL'MJ/PPi284RRi23 

BCC , L/.'M.l/i'Pi2(-d > iRi2i, 12, LR-. 

BCC'LLZ,'MiJ/PPi234RRi23, Jn. i2 x> 13 R« 

BCCXLM^/PPi234RRi23 

BCC'LZX'MMPPl234RRl23, 90,*., R4 
BCC'LZL'MJ/PPl234RRl234 

BCCXL'Mil/PPi234RRi23 
BCC LLL'l M.l/PPiawRRmi 
BCCXL'M^/PPi234RRi23 

BCC'[XXMMPPl234RRl23, 93L, R4 



BCCXMM>1284RRl234, 133.-14, I. . 18. 



14* 1. P, 



[Jn. 



■',,-,. I- 



BCC'LZX'M.l/Piäi.RRw, io,.,; R2, isyi* lii, P lac. 
I'.CC ■!,/./; M.I/PmiRRir., 23 2 .24 4 * R2, P lac. 
BCC'LLL'M^/Pi234RRi23, s, ~ li';. P lac. 
BCC'LL'Mi/Pi234RRi3, R2 en arabe seulement, 



lac. 



Pi 
II i 
BCC'[XZ/MM>1234RRl 



IMac. 



BCC 177. MMP1234RR1 • ., I. P, L i; 



478 

3« hr. Deut. 8, 140 , Sir. 

Job 27 2 . 2Ü , 28,. 2 * 

3 llois i9„* ,. 
Ps. n'V..,,, 

Mt. 28^.24, 

6" hr. Is. i 10 

Ezech. a a ,.,, 
Ps 17 

9 e hr. Gen. f> f ,9 7 



Sir. 4^, 



TABLE DK CONCORDANCE. 

BCCXL'MJI/PPi2mRRi2s 
P4R2 

LP*Rl24 

BCC'LLL'MiJfPP^RRus, im,., 
BCC'LLLWHPPwiRR&u 

LP4R124 

BCCXL'MJI/PPi28«RRi2a 

BCC'IXL'Mi»/PPl234RRl28,17 ia * 1 

BCCLLDUMPPmiBRwt 
BCC'LLL'MitfPizwRRia. 6.-7,. 



[430J 



Prov. 9 MI 
ls. w 9 . 3l , Dan. 7^ 
Prov. 8 M ,„. 12 
Exhortation d'Abba Schenouti 
Hebr. 12^,, 

PS. 24,. 

Mt. 



1-23 

24„„ 



"38-41' """ -'i.vr,p 
Mt. 25,. l3 , Mt.2S 

ll e hr. ls. sOjb*^, Prov. 6 20 .7 4 
Exhortation de S. J. Chrysostome 7 
Hebr. u M 

Ps. 44,, PS. 40, 
Mt. 26 u -26 2 

Veille du4 e jour (Mercredi) 
On lit l'Evangile de S. Marc. 
l r ' - hr. Ezech. 22 17 . 22 

I j /.. t_ t 1 1 • *~23-28 

M t 1» 
3° hr. Arnos 6^.,, 

PS- <.„* 
Mt. 24^, 

6 e hr. Jer. i6 M g 
Ps. ioi,, 3 * 

Mt. 25,.,, 

9 8 lir. Osee 9 u -io, 

r S. il^i _22 

Mt. 2^, ;1 „ 
11« hr. Sag. 7 21 . :k , 

PS. 56, 

4 e jour 

Matin Ex. 17 M 

Prov. s,. J 



Mercredi 



\U 



\U 



7, 7 -V 1.1' «,9, 9. 

BCC'LLL'MMPamBRia, 9 W1 1. I», 9,.„* R2 

BCC'LLZ/M.t/PPl2B4RRl234 

P4R2 
LP4R1 

P4 

BCC'LLL'MA/PPi234RRi23, 2 Vl K< 

BCC'LLL'MAfPPi284RRi28, 21, ,, II« 

L 

L 

BCC'LL'M.l/PPi234RRi23 

BCMMP234RR2 

P4R24 

BCC'LL'MMPPl234RRl23, 44,. 40 M Hl. 21,,, 44, I 
BCCZL'MJ/PPl234RRi23. 253,-26, L, 23^ 30 R4 



7 -11 
1 l<4 



BCC' LZ.L'M.WPPi234RRi23 

CMMP4R2 

BCC'LLL MA/PP1234RR123. ^ T ;\\< 

BCC'LLL'M WPPi234RRi23. 2r,„-2 1 ;J{( 

BCC'IXL'M^PPi234RRi23 

BCC'LLL'M.WPPi234RRi23. ^,;\U 

BCC'LL'MMPl234RRl23, 24„ K1 - I. P. 2, lvr „ I..22,.» 

BCC'LLL'MJ/Pi284RRi23, P lac. 
BCC'LLL'MJIfPi234RRi2s, 21,,,,,, R4, I* lac. 
BCC'LL , M 1 WPi234RRi23, 23^ L. 23^ H4. P la- 
BCC LLZ/MMP1234RR123, 9, 4 *-io, 1. P 

BCC'LLL'M.WPPl234RRl23, 58, 7 .„ Hl 

BCC'LZ/MJ/PPizhRR^, Jn. n. v , r , 7 1 
BCC'LLL'M71/PPi2:«RHi2:i 
BCC'LLL MM PP1234RR123 is8 1B *. 21 l<4 

BCC'L£'M4/PPl234RRl234, I.C. 2l, l: J 



R4 



Osee s^-e, 

c: p 1 * * * 2 

C,U ' '14.10 .22.23 .24-2ll.2H.2ll ,30» -| r, 7 -1H.I2 I'. 



[,, 



III I 12 17 .23 -21 -20 .27 -2S '2Ü -30 



BCC'LLZ/M.»/Pi284RRl234, 17 e % I. P 

BCC'LLL'M.VPPi234RRe8. V,, R4 
BCC'LLLTVyfPPi234RRi2M 

P1R2, R4 a seulement i„ etc n 2, * 



[431] 



TABLE DE COXCORDANCE. 



470 



Exliortation de S. Pierre d'Alexandrie 

Galat. 2,, 

Colos. i, 2 . 20 
Exliortation d'Abba Sehenouti \) 

Ps. 50 e *, Ps. 32 10 * 

:i hr. Ex. i:!,,.^ 
Sir. 2a,. ffl 
Job zv M , 28, 
Prov. '.,,-:.. et 8 * 

PS. 40 7 *, 2 

6'' hr. Ex. i4 IS -i6,* 

IS- 48.V 

Sir. 2a,.« 

PS. 823., 

Jn. 12,^ 
9' hr. Gen. 2i 1(l 

Nomb. jn,. |: , 
Prov. i„ K£ , 

IS. !»,.„* 

Zach. u„\ n 
Exliortation d'Abba Sehenouti 10 
1 Cor. 1,,.^, 

P, * * * 
s- % B , 

Mt. 26^ 

11' hr. Is. 28, ,.,„, 

Exliortation d'Abba Severien 11 



Colos. i 



i-a 

, Ps. 68« 



PS. 6 3 . 

Jn. 11^:,,; 

V r eille du 5' jour (Jeudi) 
On lit l'Evangile de S. Luc. 
l r '' hr. Ezech. 1:1. ,, 

Ps. 68 2]T * 

Jn. io„. a 
3" hr. Arnos 1, ,, 

Ps. :.i ; 

Mc. '•,„ 
li' lir. Arnos >, „* 



I39 



Ps. 



J n- 'V v, 



9 e hr. Ezech. a^. 

Ps 7 * 

Jn. .„_., „ 
1 1' hr. Jer. 

PS- 61g.3 

Jn. 12 ...... 



P4R2 

Pi 2 * I R2 

1; 

BCC.M.I/1'j.Rl!:, P 1. commencementdel'Exhor- 

[tation seulement 
BCC'LLL'MAfPi284RRi28, ^, 7 R 4 , P lac. 
BCC'LLLTVW/Pi^RRias, u 4(H , I!,, P lac. 
BCC'L^L'.M.l/l'i 234RR1 23, IMac. 
BCC'LLL'M^Pi234RRi23, 2-,* m I. P 

P4R2 

BCC'LLL'MMPPi284RRi28, *,,. r R< 

BCCLZ:L'M^PPl234RRl234 

BCC'LZ,L'MAfPPi234RRi23 

LP4R124 

BCC'LLL'MM>P234RRi23, 23, )0 * 1. Pi 

BCCLLLMMPP234RR123, 37 20 '. 21 1 R4, Pi lac. 

BCC'LZ,L'MArPP234RRi234 1 Pi lac. 

BCC'LZ,L'M^/PP234RRi23, Pi lac. 

BCC'LZ,L'MJ/PP234RRi234, Pi lac. 

BCCLLZ/MJI/PP234RR123, .,,, H,, Pi lac. 

P4R24 

CLI/P4R2. ii,.,,, R-, 

LP4R1 

P4 

BCC'L£ / Mil/PP234RRi34o 6 Y, 7 YLR2,35 2 3*R4 1 Pilac. 
BCC'LZZ,'PP234RRi23, zö^ MM, 26, 13 Ri, Pi lac. 

BCC'L/XM.I/PP.MiRRm, Pi lac. 

BCCXL'Mi/PP234RRi23, Pil. lin de I'Exhortation 

[seulement 

LP4R24 

RCC'LLL'MJ/PPi.wRRi2 1 , ,,:,.,* ,* R<, 

BCCLZ./.M l/PPl2:r,RRl2:. Lc. 7 3a . 9 IP, 



BCC'LLL'MM > Pi234RRi23 
BCC'LLL'MMPPi234RRi23, ^,.;ih 
BCC'LLLALI/PPmiRli, ;. ,i .1!, 

BCCXZ,'M^PPl234RRl23 
BCC'LZZ/]VL¥PPl234RRl23, i.:^„|{, 
BCC'LLL'MJI/PPl234RRl23, 1 :.,,. . R. 

BCC'LLL'Mil/PPi234RRi23 

BCC \.U. M.I/PP12H1RR.2.:. i39 M R 4 
BCC'LL£/MM>Pi234RRi _■.;. Mc. m m li; 
BCC'LL'MM > Pi234RR 
BCC'LLLTVIilfPP^RR^, 139/., li. 
BCC'LLL'MiypPi234RRi3, » 1 li . 10 , li 

BCC7.LM.l/l>Pi2:;,l!li ... IM 

BCC'LZ,Z/MA/PPi234RRi3, . I!,. IMac. 
l!CM./,/;.M.I/|>, iRR . »I.p, • LR , ,R; 



1. \\v. — [■. 2. 



31 



,HM 



TABLE DI. CONCOKDANCE. 



[432] 



5' jour Jeudi 



Matin Ex. 



Ex. 15^-16,, Is. B8, „' 

Ezech. i^jj 
Exhortation de S. J. Chrysostome 12 

Ephes. 2 i:Mli 

Actes !,., .,„ 
Exhortation de S. J. Chrysostome 13 

PS. M s ' l;l 
LC. 22,. 13 

3' hr. Ex. 32^-33^, Sir. 24, „ 

Sopll. 9 U . M 

l'rov. 24 2W8 

PS. 98^ 

Mt. 26„ ,„ 

6" hr. Jer. v 15 , Ezech. ao^^ 
Sir. 12,3-is, 
Gen. i4„. M 

Fs. 30 19 , „ 

Mc. u a . w 
9" hr. Gen. 22,.,, 

Is. 61,., 

Gen. t4„. ao 

Job 27 2 -28, 3 

Exhortation d'Abba Schenouti 14 
Colos. i, s L ,„ 
P«. 22 

1 • ~1.2 

Mt. 28„., 
Lc. 22j. u 

Office du lavement des pieds 
Gen. 18,^ 

Paraphrase dupassage de laMer Rouge 
Paraphrase dupassage du Jourdain 
Prov. 9,. u , Ex. iö, (1 .,, 

Is. 4 S * 

Ezech. :«'_,,,,,■ 

' S - ^'i -3' IS i:i' '' 

Ezech. 47, ,,* 

's- U 
Exhortation d'Abba Schenouti 15 

1 Tim. '.„,.,„, Ps. »„,, 

Jn. 13,.,, 
Exhortation de S. J. Chrysostome 16 
Synaxe 1 Cor. ii z ,.. H 

Ps. 22,*, Ps'. >„; 

Mt. 26 aw9 
PS- *9 l7 , u 

.In. 13^ 

ls. 52 1S -88 12 



BCC'LLL'MLMPnaiKRw, n,/,,, 1. P; I'j ä partir 
[d'ici = Copt. 8 Inst, calh.) 

LP4R124 
LP<Rl2 
LZ/P4R12 
LP4R124 

BCC'LZ,L'MJ/PPi2s*RRi28 

CC'M .1/ 

BCC'LZ/M.fl/PPi284RRi28 ) 54 a V L,77 a V, n,,,*.*,,*, 

BCC'LZ.L'M.l/PPusy.RRra, Jn. g„, 9 R 4 

BCC'L/.L'M.J/PPi2t/.RRi2 1 

LP4R124 

LP4R12 

BCC'LLL'JlfPPi234RRi28, m,^ MR/. 

BCC'LLL'Mil/PPi234RRi234 

BCC'LL'MM > Pi234RRi2a 

BCCX/yM;I/PPü»iRRi2s 

R4 

BCC'LLL'MJ/PPi2»4RRi23, 80 n , uo/ ., R< 

BCC'LLL'Mi(fPPi234RRi234 

BCCL/.Z/M.J/PP1234RR1234 

BCC'L/./>M.l/PPl234RRi:W, ,!!,.,/ 1. R2 

LP4R1 

BCC'LLL'MjIfPPl28tRRl3,27 10 *-28 B I. R2 

LLP4R12 

P4, l ms R2 

BCC'L£L'MJIfPPi234RRi23 ) 22, , R< 
BCC'LLLTVIyl/PPi^RRra 

L'R24 

BCC'LL'MM > 1234R8, P folio dechire texte incom- 

fplet, 18,^^* R', 
BCC'LL'M7»/PPi234R3 
BC'LL'MilfPPiwRs 

R4 

BCC'LLMJ/PPi2«R:« 
BCC'LL'MilfPPi2S4R34 

P4R4 

BCC'LL'MilfPP^Rs, '.t;,,R'. 

P4R4 

BCC'L 'MJ/PP1234R3 

BCC'LL'M.l/PPm'.R:!', 

BGC'L/'MJI/PPiastRs, r\.JU 

BCWLMPP1234R3, R4 en arabe seulement 

BC'LZ,'MilfPPi2S4Ri8, U^CL, u zi ^ lh, n.^R* 

BCC'LLL'MihPPi28*RRi28, 2^*, 4o 10 *,„R4 

BCC'LZ.L'M.)/PPi2:mRRwi/. 

CCLLLPP134R123, ioo 6 . R-. 

CCLLLPP11MR1234 

CC'LLL'PPiwRra 



[433] TABLE DE CONCORDANCE 

Exhortation de S. .1. Clirysostome lü 



481 



Is. iv ffi 
Zach, i^,.«,' 
Quelques MSS. ont l'ordre suivant 

Is. 52,3-58,2 

IS. IVB,,, IS. I,., 

Ps. <9 1Mg , Jn. «,„, 
Mt. 2 S , L „„ Mc. w,^ 

LC. 22 u . 23 

Veille de la Parasceve (Vendredi i 
1" hr. Jer. 8 n _9„ 

PS. ioi 2 .„ 

Jn. iVKa, Jn. IV«. 

Jn. «29-1633, J n - 17 i-2o 

3° hr. Ezech. 86,5.23 

Ps - '08 1Jt * a 

Mt. 26 3(>35 

Mc. M^ 
Lc 22 3M9 

Jn. 18, 2 
li e hr. Ezech. 22 2:12S * 

PS. 58,, Ps. 68 2I * 
OU Ps. 68 2l *, PS. 58 2 
Mt. 26 36 . w 
Mc. 14 TJ .., L , 
LC. « Jn 



Jn. 183.,, 




<> c hr. Jer. 9 7 _„ 




Ezöch. 21^ 




PS. 27 a ,V, PS. 


*»« 


Mt. »W Mc. 


"«,4 


LC 22 S7 . 5S 




Jn. 18 1(M4 




11" hr. Is. 27 n *-28 ls 




PS. 2 




Mt. 26^, Mc 


1*55-72 


Lc - ^50-6, 




Jn. is«- 





La Parasceve Vendredi 

Matin Deut. *,,,*-'',,. 
Is. i M 

Is - ' 

Jer. 22^2-V 

j0D 12 ,7-*22.,,- |;i , 

Paraphrase; de Mt. 27^ |lp 
Sag. 2^ 

Job 12,,* 13, 



C 

LP4R12 

LP4R124 



BM.I/P2R 

.1/ 

.1/ 

BMJ/P2R 

.1/ 

.1/ 

BCCXLM.I/PP1234RR123 

BCC'LLLMJ/PPl234KHl23, 33 u , U0 8 R4 

BCC'LZ,L'MJ/PPi234RRi234 

BCC'LLL'M.l/PPi2a4RRi2:34, U commence par n^, 
[et O commence par 17/^ 



BCCL7.//M.1/0P 



«RRm 



BCC'LL'LL'MJ/OPI'ijiiRRi^, ioh 23 * Ri 
BCC'LL'LZ- M J/OPPbmRRi34, sSj^V-ae R2 
BCC'LL'LL'Mil/PPr^RRi»',. i4 173n l. O 
BCC'LL'LLMJ/PPi2:mRRi2:m, 22^ 1. 0. 
BCC LL'ZX'MJ/OPPuwiRRij:., 
BCL'Z.L'MJ/PPi2:mRRi23, Arnos 3,., C, Arnos :!,.„* 
CC'LL'LL'MJ/OPPimRRis) 

BP2, 68 2 ,*,58 M R4 

BCC'LL'LL'MJ/OPPi234RRi2:m 
BCC'LL'LL'MJ/PPi2: { 4RRilw, r,.,., :ö * 1. 
BCC'LLXL'M.J/PPm'.RRra, 22 4IM2 , )5 . 4 „R4, Olac. 
BCC'LL'ZZ'MJ/PPkwRR^, i8„\ 9 1. O 
BCCLXLMJ/OPP1234RR123 
BCC'L'Z/MJ/PPi234RR23, 2i, 4 .„ 



LL L'PP^RRw, 27 s y, :)4 5 BCMJ/, 



,* CXOR2, 

[27 3 *, t , 34, R< 



BCCLLXL'M.I/OPPi-wRRilw 
BCC'LL'LZ,'MJ/OPPi2:«RRi2:!i 
BCC'LLX/7M.I/PPi»4RRi23i, m,,,' 1. O 
BCC'L'LL'M.1/PPi23/.RRi2!, 28 frB 1. O 

BCC'LLX'MJ/OPPl234RR23, 2„ 2 LRl, I6 U , B *,84 

BCC'LLXZ/M.I/OPP^mRRw«" 
Bl.C'LLXL'MJ/OPPßwRRmi 
BCC'LL'LLM.I/OPmiRRiw, is,,. zl *l. P 



BCC'LL'ZXM.I/0Pi2:nRRt2(, s,;-9 2i l. P, 9,. M Rt 

BCC'LL7,L'M.l/0PPi2:i,RRi2 t , . Vm R4 

LLR12 

BCC LL'LL M.J/OPPwwRRi^ 

R4 

BCC LL'LZ/MM)PPi234RRi234 
/./.P.R12 

BCC'LL'LL'MM)PPi234RRi23 
IX'Pdta 



,,,* R* 



582 



TABLE DE CONCORDANCK. 



434] 



Zach. ii„* ,, 
Michee i, 6 *- ,, Arnos •->, 

.1 (••!•. 12,' 

Michee 

Arnos ;t, „,* 
Ezech. • , ,, 
Exhortation de S. .1. Chrysostome 17 
I Cor. i a --' s 
Galat. „;,. 

in. •-'.■.,.:. Ps. .;,„,:. Ps. • 



Ml- 27 M „ Mc. ■ 

I.e. -,... 



.In. i 
Exhortation de S. .1. Chrysostome 1' 
;>' lir. Gen. ss, . * 



is. ',..■■-. 


Is. :»>,.., 
'S- 3 9 *., 5 
ls. 63, ' 


Arnos :.,* „ „ „ 


Arnos •.!,•,,„ 

Jol> 29 a -30 10 



Exhortation de S. Athanase 18 
Exhortation de S. J. Chrysostome 19 
1 Cor. i 3 ,*-2„ 

COIOS. 2, 3 . 1B 

Ephes. 2 a ' m 

PS. 87., I'S. 21,/ 
Mt. 27 15 . 29 , MC. 15, 

Lc. 23,3.25, Jn. io,., 2 
6° hr. Nombres -.m,., 
Zach. i3 s _ 7 
ls. 

Is. i^i:;„, 
Arnos 8g_ ß 
Osee 7 e -8 2 , io a 
Galat. e M 

l»S 17 * * PS >! ' * * 

Mt. s M 

Mc. i...„ ; 

LC. 23 

Ps. 

9« hr. Jer. n u 

Zach, r,.' „ 
Soph. i M 

Joe! !,* .'. ,.,', , 



BCC'LL'LL'M I/Pl'i 2»RRi2a 
/./. PiUrj. Michee i,/--',Ri 

/./.im; 

BCC'LL'LL'RlMPPiZMRRiffl, :,-,„ Ü 

/./. PiKrj 
<> 

BCC'L'LL'MJ/PPi234RRi23 

/. i • . i ; . . i / 

CM 

BCC'LL'Z/MM)PPl234RR23, -V, ,./. 34 u LRl, 2,, 26,/, 

BCCLL77. M /fefOPPi234RRi2»4 
BCC LL'LL'MAfOPi284RRi234, P foliodechire, texte 

|incom[>let 
BCC'LL'LZ/MM)PPi284RRi23< 
() 
BCC'LL'L'MJI/OPPirwRRas, (8,., " £,Ri, »,.,„ R< 

IC 

BCCLL'LZ, M l/OPPr-r.RHur, 

BCC'LL'L'MMOPPi234RR23, Rj lac. 

BCC'LLL'MiJfPPi284RR23,68 I . 7 OR4,Rilac. 

/./. TiRir. 
LT4R2 

BCC'LL'L'Mil/PPi23*RR23, 2V30 7 * 1. 0, 29^-30^ R.4, 

[R1 lac. 

/./. I'jRi 

C 



/./, PiRi 

CM 

BCC'LL'LL'MM)PPi234RRi23. 37,3, 2i„R4 

BCC'LL'Z,L'MM>PPi284RRi234 

BCC'LL'LL'Mil/OPPi234RRi2M 

BCC'LL LL'MÜ/OPPi234RRi28, V„l. R< 

IC 

BCC'LL'LL M^/OPPi284RRi23, B2,,-53 u Rs 

BCC'LLXL'M7I/OPPi23iRR23 ) 12,-18,3 IC, R' lac. 

BCC'LL'LL'MA/OPPiasiRRia, -,,,, 9/ ,' R< 

LP<Rl24 

BCC'LL'LL .M.I/PPiwRRi^i, ^-v,<> 

BCC'LLL'i)/PPl234RR23,87 2l *, 22 *LRl ) 37 2 ,V,21„. K> , 8 *, fl 

[M. -'7 yl * _, 2. 17 - ,_* .,( ). 2I„*., Bg *, 9 R4 

BCC'LL'LZ,'MM)PPi234RRi284 

BCC'LL'iL'MiJ/PPi234RR)234 ) .: V ,J. O 

BCC LL'LLTVW/PPmRRrai 

P4R2 

BCC'LL'LL'MJl/PPi234RRi284 

BCC'LLX'M^PPiastRRas, vV LRi, u.-< IC 

BCC'LL'Z,L'Mj»fPPi234RRi234 

IC 

/./. ICKur. 



[4351 



TABLE DE CONCORDANCE. 



483 



Josue '„!,/• Ruth '-•„_,." 
Galat. i,' ,. 
2 Cm-, , ' ■ 
Exhortation de S. .1. Chrysostome 20 

Ps. 68 2 , 3 " .. 
Mt. ^:, i;: „, MC.15^ 
Lc. 2i i; ,. li; , .In. »„, 
Exhortation de S. J. Chrysostome en 

Tara 1)0 

1 1 lir. Ex. 12, ,, 

Levit. 23^,2 
Exhortation de S. Athanase 21 

Philip, -r „ 

Rom. i a ■.., 

Ps. iw„*, 7 , Ps. 30„ 

Mt. 2W Mr. 16. „ 

I.e. 23 4M9 , .In. i:i„ ... 
Kxhortation de S. .1. Chrysostome en 

[arabe 
12 e hr. Lament. 3,^, 

1 Tim. v, n 

Jonali i„,--' s 

Sa g- 5 i-.i*. is* 
Cantique des cantiques i, ,*-:>„* 

Rom. 8.,*.,, 

Kxhortation de S. J. Chrysostome 22 

PS. ST., Ps. 22/ , PS. '.',..,/ 

Mt. 27. 7 . 01 , Mc. iö 42 -i.;, 

LC. 23 

Jn. iv« 
Office de l'enterrement de la Croix 
On lit le Psautier enlier, et I'Ode 
de Moi'se Kx. !.">,_.,, i et puis 

Dan. :;,.,. (La Statue d'or 
Dan. 3^5, (Ode d'Azarias 
Dan. :< 7 .,, h< (Cantique des 3 En- 

[fants, 
Dan. 3 0l ,,- (Delivrance des 3 En- 

lants 
Dan. i:t, ,,. Ilistoire de Suzanne 

Samedi 

Matin Is. ' , 

Exhortation de S. Athanase 23 
1 Cor. , v ,3 

PS. 87 5 ,* 8 *1 ' >S - U 2>J7- !' S - '-''• :' 

Mt. 27^ 

3' hr. Jer. a^* 



L 1'iR-ji 

LP4R4, i;,/.l!i 
L.M 
C 

BCCLL LL'M^/PPl234RRl23, 21„68 30 , 96 4 * 5 IC 

BCC'LL'LA'M.l/PPi 234RR1234 
BCC'LL'L/;.M.l/PI , l 2r,RRi2.r, 

R4 

BCC'LL'LL'MMPPi234RRt234 

LL'P4Rl4, 23,* 1. K2 

BCC'L'LL'Mil/PPi234RRis, R2 lac. 
L, 2,.,, MRi 

/;Pi 

BCC'LL'Z,L'MMPPi234RRi23, 22,* , U8 108 R4 
BCC'LL'L/.M I/PP12MRR123', 
BCC'LLXL MJ/PPi2!,RRi2:r, 
R4 

BCC'L'LL'MiWPPi234RRi23 

LM 

LL'P4R, 2 . ,,„-2,,, Ri 

LT4R24 

/.'P4R2, 4 H '-5 3 * 1. Rl 

LP4 

LP4 

BCC'LL'LL'Mil/PP^RRi^, R'. lac. 
BCC'LL'LZ,'Mi)/PPi234RRi23, R-, lac. 
BCC'LL'Z,£'MJ/PPi234RRi23, 2:,. „, 1. Ri 
BCC'LL'LL'M7»/PPi234RRi234 

L'Ri ont Ps. Bi H 

P4R123, I5 9 *. a l. .)/, I..,' LLL'PPi, l'i acet office ä la 

[fin du MS. 

LL'PPi4Ri23, .1/ lac. 
LLTP14R123, Mlac. 
LLPP14R123, 3 52 * E, ,1/lac. 

LLTP14R123, J/lac. 

LPPlilC:: 



bcc i;a/;.m.i/ppi2:mRRi2:! 

BCC'L'LM.I/PPr^Rs 

BCC'LL'Z,L'MPPi24RRi3, .\„ P 3 . -^ folio dechire, 

[texte incomplet 
BCC LL'LL'MPi234RRi3, „*„*, ■ .; 1. P, <,'■ 
vi... „ R2, 1/ folio doYhire. texte incomplet 
BCC'l L'LL'MPi234RRi23, z?^ 1. .1/, P lac. 
BCC'L'LL'MM > i234RRi23, b 1b * / l P 



',S', 

Ilelir. 10 6 

Ps. '■„,„• 

Mt. ie M . a 

6' lir. Is 10 -5i 8 

Rom. b 17 -6 s 

PS. r-*.\,;, PS. 

On lit l'Apocalypse de S 

!i" In-. Is. -,.,,,„* 
Ilebr. 13. „, 



TABLE DE CONCORDANl I 



[436] 



Ml. .. ;| 
.lean. 





Ps. 


■■„. 




.In. 


'•-'1 ;i« 


Sy 


n;ixc 1 ( lor. 15, ..,' 




1 P 


ierre i M 




I\ C 1 c S 3|2 „ 




Ps. 


3 6 . 4 . Ps- i 




Mt. 


™l-20 




Ps. 


<* 2 




Ps. 


21 
- '2-32 




Pss 


" -'•'S'..' 17 'il 



'■\'- 393*= -"•'.,*,/ .*• '■'•'■■ : 



• 68„ 



21 23' " 21 -24 ' 

11 [2 ' 



Dimanche de Päques 

Veille. On lit l'Evangile de S. Jean. 
Pss. : 7 .y, ii 6 , 2a,.,,,, i>; |i: ,. 87,5,33,3,' 

l«W»1 l09 l.2< ll7 22-24,27. 26 

Deut. :e„, ,, 

ls. 60,., 

Is. .v.i, ,/ 
Jer. s 
llabac. 3 



Zach. 2 



10-13 



'S- < ii 

Sag. 5,., 

Ps. :.*.,'. Ps. n a 

PS- 23, , 

Ps. ; 

Ps- V ." 

Ps.67, . a ; 

Ps. .:,. 
Ps. 

Ps. ,:,,.,„;, Ps. ( 

Ps «».3.M..6 

PS. , ,, PS. ii . 

PS Ps. PS. 86 2 

PS. 27 g , Ps 



Ps. 97, 



BCLX'M i/IT sRR , -,„, * CXP4RJ2 
BCC'LXL M I/PP284RR123 
BCCXL'MPPmbkRRi», ,..„-..i. I. 1/ 
l>. 

BCC'L'LL'MibPP284RRi23 

Rh est le seul MS. «jui donne le texte de l'Apo- 

[calypse 

BCC'LLXL'MM > Pl234RRl23 

BCC'LLX'MAfPPuswRia 

I', 

BCLX'MJ/PPssRRs, «w CXP4R12 



BCCMPP2SRR8, \,,., LL P4R12, b^ L 



n 2l-29 



.1/ 



BCC'LLX fO/PPi2*Rs, ib, „ LRia, r v „ Ps, i5,., R 
CC'LLX'MM'PimRs, ., .BLR12, i,. 4 * PsR 
CC 1.1.7. M.I/P1V.U .:,:<,..„, B/.P-'Ki, Vr , Pd-t. :<,.,, 7 H: 
BCC'LLX£'MM , Pi234 , RRi3, s w "R2 . 
BCC'LL/./.M.l/l'Piii'.HKi-: 
BCCX'PPi4RR23, 87 M M 
C'LLXPPsRia 

L'R, B a Pss. 21, N ., ,..,„ etc. ä 29, n * a la fin du MS. 

[(folio 256' 



R2 



BCC'LLX'MA/PP^Rjb 

C'LL'L'M7»/PPl234R28, 60,. * B, 60,..* C 

C'LLX'M.I/PPi-uHl:., (2 M B,4ü 5 . u C 
C'LL'L'MM > Pi234R2s, ■•■■<„,; n, iv«, c 
BC'LLXM.l/PPi-wRi. :h^., b C 
C'LL'L'MiJfPPi234R23 1 v B B, a,.,,,* C 
BCC LLXM.MPP1234R28, R2 ajoute Ps. 



e , LL'Z,'MM > Pi234R3, <. 7 BC 
C'LLX'M7lfPPi234R3, ■ ; B, .., , C 
CC'LL //M.l/TPi,r.;i 

CLLWPP14R3, 23,,,*,^ l',%C',^ 

CLL//M.I/PPi,R:< 

LRa 

CLL'Z/Mü/PPkRs 

CLLX'MPPmRs, .l/lac. 

CLL'L'MPP«, l/lac. 

C'LLX'MPPuRs, 1/ lac. 

C'LLX'MPPi4R8, .l/lac. 

C LL LPP14R3, i09,, 2 , n:,„,, ri ._, 7 M, .1/ lac. 

1', 

P« 



10 1 2 • 

[Mt. 16 M , Lc. 24 8 *. u 



M 



[4371 



TABLE DE CONCORDANCE. 



485 



Matin Ps. -,,.,,, 
Synaxe 1 Cor. 1 ..." 



1 Pierre 3 15 *-4 



Actes 



Ps. m a ^ 

Lc. 2 VlL , 

• ln - »,-«, 
Soir Ps. 46 2i3 , .In. 20 lt 



BCLLXZ/MM>i234RRi28, 77,,,, C.P lac. 
BC'Z'MJ/Pi234RR23, 1.;.,, CLL'LRi, ie 8 * I. P 
CC'LLXI M .1/PPia.ilii. ..-..„♦ „• IS, .,,,• „ RR 3 , . .-..,.,- • 

[R2 
C'LLX'MPP^Rs, 3^ B, t M C, s ffi *-4 2 LRi, :>,'< 

[l. .1/, ,,;.„, R, 3 B v R 2 

C'LLXZ,'MPPi234Ri3, 2^ B, ^ C, 2^* R, 

[2,,* R2, 1/lae. 
BCLLMPP1234RR23, H7.,,, .; ('.. 67 2 LRi, 1/1/ lac. 

CXLP124RI 

BCCLZ/MPP128RR23, L'.l/ lac. 
BCC'LL'MPPiy., L'J/lac. 



Je tiens ä exprimer ma tres vive reconnaissance et ma gratitude la plus cordiale 
envers tous les savants coptes qui tn'ont tres gracieusement aide a rediger cette Table 
de Concordance, soit en me communiquant le contenu des manuscrits du Lectionnaire 
de la Semaine Saintc, soit en verifiant d'apres les listes que je leur ai soumises les 
pericopes que contiennent ces manuscrits. 

A M. le Professour L. Delaporte pour les manuscrits de la Bibliothcque Nationale 
et de l'Institut Catholique ä Paris, ä M*' A. Hebbelynck et ä M. le Chanoine A. van 
Lantschoot pour les manuscrits de la Bibliotheque Vaticane, ä M. le Professeur 
P. Jernstedt pour les manuscrits du Musee Asiatiquo a Leningrad, ä M. le Bibliotbe- 
caire Yassa Ef. Abd al-Masili pour les manuscrits du Musee Copte au Caire, ä M. le 
Professeur J. Polotsky pour les manuscrits de la Staatsbibliothek ä Berlin, et ä 
MM. les Professeurs W. R. Worrell et A. A. Vaschalde pour le manuscrit de l'Univer- 
sity Library a Michigan aux Etats-Unis. 



0. II. E. B. 



EUCIIOLOGIUM SINAITICUM 



i'Ain. on. — t. xxv. — r. 3. 



12 



EUCHOLOGIUM SINAITICUM 

(Suite) 

TEXTE SLA VE AVEC SOURCES GRECQUES 
ET TRADUCTION FRANQAISE 



PAH 



JEAN FRCEK 

Bibhothecaire de la Bibliotheque Slave de Prague 






EUCHOLOGIUM 

SINAITICUM 

[suite) 
tVol wi>. MHN<Z> 

HAA<X> liCllOK&AAUMJlHIMh CA. 
IljtXROC Clllje I.Z1KACTX IlOOyMCHHt. 

r<AAro>A€T<z> eiioy nc(ffcii n(fkA<x> ij|><x>K<x>iihtA ctane' 

MAAO, HX1HK OKHOKHTH CA ^CHjlCIllH MCCTXHXlI.lh I10KA Allllt'M h, 1 Kh^HCKATH 
ntZEAATO OTCM<h>CTRA, l C<Xl>HOBKCTüi; CTO ]ipill.l°kcilTH CA CrC/KC OCTAUHAX 
K"t nfiiCT/MlACHlHIlK. Nx CAX1UII1, 1AAO, KAKO TU XAXACTZ llOKAAHllT. HAIUCIO 
K<0r>Z, 1 Ilj»<Oj>0>K<0>UlK r.i.llll. 1 /. KX HAMX r<AArO>AA - llo Cll>fX BCtVZ ORjtA- 
THTC CA KZ IJIH'k AA A3X Hl}"RAI* KZI 1 . TtlJK IKC 1<KC RCC nOKAAHH'k OVlIktCTZ, 
TO AKT» TO CCTZ "KKO lliiCTX KpCCTh'KHX, H0HC;KC HC &T»pOyCTZ RhCKj) KlIlCH KW II II 
KZ C<KA>T/KH> TjlOHljbTv, AA HAAX TAKOKXIMK HC 11CA0KACTZ CA HCjliiOKH OKjCKTATII 



Office pour le penitent. 

D'abord a lieu l'instruction qui suit. 
Le pretre lui ilil ceci devanl l'eglise : 
(Mon) enfant, tu veux maintcnanl te rönover par la sainte penitence, 
rechercher (ta) patrie premiere e1 te möler ä ses lils donl tu t'es ecarte" 
par (tes) transgressions. .Mais ecoute, (mon) enfant, comme Dieu desire 
notre penitence et crie vers nous par smi prophete en ilisaiil : « Apres t<mt 
ceci tournez-vous vors moi pour que je vous guerisse ». Ainsi celui qui 
meurt saus penitence, il esl clair qu'il n'esl ]>as chrötien, puisqu'il ne croil 
pas cu la resurrection ni en la sainte Trinitö, ei le prötre ne doil ]>as se 

1. Paraphrase d'Isale, vi, lo = Mal., xm. 15, Jean, xu, V> ;j.y- -z-.i... vm i-n-zi- 

•Itiiizvt, nat :y-z\J.y.\ z'j-.z'jz. Et cf. ilans l'office de sainl .Iran le Jeüneur i-'.z:zizr-i r.izi 
\j.k v.3.1 \i7z\j.x'. -x auv- p{\i.\i.a-a j;j.<öv Vbndräk, Studie, p. .'f-'i . qui, lui. esl pris h Jeremie. 
in, 22. 



[[,17 SlNAITiaW!. Vil 

hii n 9 11 h omni ii t §a ia &x i|(»<x>K<x>r>h ii(»iiiimath. Alpe au cctx xhez, to j 
r<AAro>,u-Tx kuo" NtciiK .\OKfk HAoyMeiix ^AKonoy R<o>;kkw hii p^oytitAZ 

HCTIItlX'HXllA fckpxi K(HCTKtllCKXl, TO CHl]C NAOyiHTH 11 r<A AIO> A ti.l|l i ' * ' ' I ■ '•" " 

Caxiiiui, maao, i (tA3oyn-kn. AOKft. K<oi>x :i cahhx cctx cxTKOpen iTch> 

:. TRA()K, llt IH.HibA IUI OTX KAACVIKC HAHATKA, HZ CAI.IX CXI HAMAAO rrCCüC-y" 

imtw r." ceu-k C&OM cxkc^hamaakho üx oKAHHMi cüoei.iK cxnyiKiiocAijiKiioyMoy ; , 

Ke^fkuCHXlIO, KCCKOHCMMtO, K^AtTXHO, CxnptCTOAMIO 0<TK>1]M H A<Oy>^Oy 

ni»'kc<RA>Toyi J icy" e^t ca iq)-kc<KA>TAA Tpoiii|A (kmctx, 0<tk>ijk h C<xi>hx i 

C<BA>TX1 A«5y>X Z ' T f" <KCTAKH ; CXAHMKHÖ KZ CA"H0UK K<0>/KhCTK-k. CaOKO 

in ;k{ to K<o>;khc, K<or>x cxi otx K<of>a, HAinero pAAH c<x>n<AC>emii üax- 

THHv OKAO;i;ilTx" CR06 K<0>;K<h>CTKC', Kh A^^ nj>tC<KA>TtH C<KA>TX1I1K 
A<OV>^OIlK l.t-cklUHII fJAMATX CA, l KZ1CTX CC\TOKK T , K<CT>X KX KOynt II 

M<AO&t>ux* i;i;c eahuk ctjiactc^x hauiii^x n;iiHACTii CA, (Iachathi 8 cxmj>xtk 
noAxeux koachü, Khcupxce t^tIkIch' 1 m\u, i, kxuhax ha n<c>u<t>CA, c^ac o 



trouver au (chevefc) d'un toi hornme ni recevoir pour lui d'offrande ä l'eglise. 
Mais s'il est en vie, <C&*> ( I" i' dise : " •''' " a ' P as '' ll ' meu m * truu ' 
dans la lui divine et. je n'ai pas connu la vraie Fol chretienne », alors il 
laut l'instruire comme suil en disant : 

Ecoute, (moii) cnl'ant, et comprends biea. II y a im Dieu uuique qui a 
cree toute la ereation, qui ae tire son principe de nulle pari, mais qui est 
Lai-meme le principe de taut; qui a en lui le Verbe saus commencemenl 
comme lui, ä sob image et auquel il est coeternel, qui esl en dehors du 
ti'inps, saus lin, saus äge, partageant le tröne avee le Pere et le lies saint 
Esprit : ce qui se nomine la tres sainte Trinitä, Pere, Fils et Saint-Esprit, 
en fcrois hypostases semblahles dans uue scule divinite. Ce Verbe divin, 
qui est Dieu (ihm de Dien, a revetn de chair sa divinite pour notre salut, a 
ete concu de la Vierge tres sainte sans i'eeondation par (l'operation) du 
Saint-Ksprit, et a ete dune double (ualure), a la Ibis Dieu e1 komme; qui 
a participe volontairemenl ä nos souffrances, subissanl voloatairement la 

2. Lire tu. .5. Paraphrase <lu Credo. — 4. Ce datif s'explique par an 

original comme tsm A;-;:v suvaväpyov sv zy.z'.wi.x-.'. rJ7:3 -:j suvaisSisu. ■>• [ncor- 

retft; Kr-e tjihcxctarkhh 7 6. Pour okaojkii, <«u oraoikhbx. 7. Pour coyroyiik. 
— 8. Allen'. Sims l'inllai'iirc de la phrasc qui pröcede : le Locatif min pröposi- 
tinnni'l n'rsi plus d'emploi lilire en vieus slave; Kre mh^ doute (»AcnATiiw on 
OAcnATii'k cxi.ip.TK, qui i'si l'ex piTssinn de Philipp., u, 8 Boevstsu 5s (yraupoö ; cf. 
cufKTii ;kc h iqioncTiiio Ap. Si-, - !). Les crochets sonl 'I'' Geiitlcr. 



492 KUCIIOLOGÜM K»s| 

'Fol.r,: h. Aecii/T>tA 0<tk>i|.\' i iiakxi hmatz ntHTH ' cz n<or»<c>ce, c&ahth ^ota ^»1- 

&ZIUZ l IJjrXTRXIMX l KX^AAATH K0M0y;KhA0 I190THB0 A+jAOMX €10 ' ". Aa TOTO 
(IAA1I, CTOAfflZHZl TX C/TvAX C AXI IMAl|lt \iM ,M|HH KX1TI1 1 U&KZ] TX1 CTJIAIlIXHXlWi, 
K*k|)0y(MX IlllCAHKIO l 1\|>X1|1ACI1X CA KZ C<KA>T/fcHi T|>0H1|W>, I.X III1A 0<TK>l|A 
11 C<X1>HA II C<fcA>TAA10 A<0y>^A, OTXMX1ÜAUJX Xe IIAKXI lj>'k\XI OTZ CCK^t", 

iA;i;e DO i\(ixi|hukii cxtlojikiiic, iiokaaniiojik, icnor>kAAM\ip ca K<or>oy cxr^aa- 
unouoy h\ ho iiiitiiA, i nouxiiiiAeiui't iCck ^hauuiio. Txi ij iiokcat» tx ceEt 13 

WtCTO 1|(><X>K<X>RXHXIMX CRA1JKOH11KOÜX nOAXllMATH TA10TX1 HA1UA, T,K0;KC 
HHi AH<0CT0>AX' Tll UO KKAATX A<0y>HIA^X KAUIll^X kl\0 CA060 ^OTAIJIC 
BZ^AATH IJA RXl' ; . Tl. 1.1h 1KC ^OTAH tCnOK'kAATII CA ClUJt AAXIKCHX CCTX 
r<AArO>AATll" 

IljixKce K<or>A nocTAKA-kts. nocAoy^A cxA^Aiuieux uomuz, i Test, o<tk>- 
'Fol. 68ö. *k <s , iiciionkAAa ca' hc uor& i;o HirkAemTK oyAoyHHTii -k^nk rtnrwMjnui fcz 



inort <T_ de > la croix, qui a ressuscitö le troisieme jour et, monte au 
ciel, s'est assis ä la droits du Pere; et qui reviendra du ciel pour juger les 
vivants et les morts et retribuer ehacun selon ses ceuvres. Et c'est pour- 
quoi, apprenanl ce terrible jugement qui doit avoir lieu et ccs tourments 
terribles, nous croyons en l'Ecriture et nous nous baptisons en la sainte 
Trinite, au nom du Pere, du Fils et du Saint-E Sprit, et nous nous lavons 
de nouveau par la pönitence des peclies quo nous avons eoinmis depuis le 
bapteme, en nous coul'essant a Dien qui les connail par leurs noins et qui 
sait toutes les pensees. <C C'est lui ^> qui a ordonnö aux pretres de I'Eglise 
de se charger ä sa plaee de nos l'ardeaux, eomme dit l'apötre : « Gar ils 
veillent sur vos ämes comme ayant ä rendre des comptes pour vous ». C'esl 
pourquoi celui qui veut se confesser doit dire ce qui suit : 

Je fais d'abord Dieu temoin de mos actions, et je me confesse ä toi, 
raon Pere : car je ne peux pas obtenir la guörison de la plaie qui pourril 



LO. I's. lxi, 13 = Job, xxxiv, li = Jeremie, xvn, 10 = Mal., xvi, 27 = Rom., 
li, 6; cf. p. 114, 1. 9-10; no A'kAOMz dans le Psautier ei l'Evangile vieux-slaves. 

II. Pour cckc. - 12. Pour tx : simple alteration, comme txi = aÜTÖ; l's. Sin.. 
xxhi, 2. 13. Pour cene; Geitler noMA-ksx ccR-k. 14. Hebr., xm, 17: var. no 

AOyiUAXK Ap. Sis. el A|i. Kalu/n.. ei saus 3A RZ1 (laus les maiiusi-rils slavcs lies 

Epltres, conformemenl au texte grec Vondrak, Studie, p. 159 . - 15. Geitler a deux 

lois l TCK"k, 0<TK>Me. 



[10<>] SINAITICUM. 

C(I<ZAK>1)II MOfMK HtnptCTAHXHO, AljK HC nOAACTX M11 1](><X>KXI HAKX1 OliHO- 
KAiNII'k. 

r<AAre>A€TZ ~,Ki CR<A>ffl€HZl KX HCMOy ' 

M,ftAC, H« OVCTZIAIl CA AI11]A HA<ORi>HA, TM H6 IIOTAH MTO CAljUC RR TCR-R ' 

5 RCt KO ORHAiKCHA C,1\TZ Il^AZ OHHMA K<0>»HHMA 46 . HhKZT03K£ KO TA1A KfKAZ 

CROH A Hf HOKA^AIA CTO KtAHN TU 17 lirtA'keTZ ' HZ, II (»II AC/KZHO 111J1A IjtAHTeA'fe, 

cazra noAoyiHTz ocaaka RjCRAoy CRoeuoy. 

Ciiije ;kc aa kaatoactz votah KiiORiiAATii ca" 

IcnOß-kAAH. ca npxRoe K<or>oy RceApzjKHTCA», i tcr-r, o<tk>mc, nct^z 

10 KeiJlHCAZHZl^Z M01I\_X Ift^X, H(;K« CXR-RAXI 1 HC (»A^OyiJltlA CZrptlUH^Z, K0A6K 
Ali H€KOA€tt, CXHA All RhAA ls , AH^OGR "RAHa I ni|-RllXCTROU K, npCHO KXnAAAH» 
KZ KAifwAXl l njlliAlOEOAiiANIlt, RX (»A3KOIA, RX A^TOrOyKACHHt, RX TATXKX1, RZ 
nifENZCTRO, RK KACRCTZI, RZ CZRAAX1, RX IlAACAHll'k, RX HrfH 3ZAZI, RZ CRA- 
fXl, RX nptCT/RUOKAATIlt, ' RZ H A (»OA^ANlit, RZ RfA/KeNllt, RX CAUbH'RNH'k, * Fol. 68 6. 



continucllemeiit dans mon coeur si l'Eglise nc m'accorde pas de nouveau 
la renovation. 

Le pretre lui dit : 

(Mon) enl'ant, n'aie pas lionte devant la face d'un homme et ne cache 
rien de ce qui est en toi : car tout est devoile devant les yeux de Dien. 
Car il n'v a personne qui, en cachant son mal et en ne le montrant pas 
au medecin, <C soit traite > et guerisse; niais, en cherchant instamment 
le guerisseur, a peine obtient-il le soulagement de son mal. 

Celui qui va sc eonf'esser doit dire ceci : ' 

Je nie confesse d'abord a Dieu souverain de tout, et ä toi, (mon) Pere, 
de tous nies innombrables peches, ceux que j'ai eommis consciemment et 
(ceux que j'ai eommis) sans le savoir, volontairement ou involontairement, 
dormant ou eveille, par exces de nourriture et par ivresse, fcombant saus 
cesse dans les fornieatious et les adulteres, dans les homieides, dans les 
infantieides, dans les vols, dans l'ivresse, dans les calomnies, dans Ips que- 
relies, dans les danses, dans les jeux mauvais, dans les rixes, dans les par- 
jures, dans les soreelleries, dans les divin ations, dans les conjeetures, les 



l(i. ('.f. Ili'ln'.. iv, 13. 17. La conionetion tu suppose la chutc d'un verbe v<>iiiiii«- 

IjtAHTX CA OU Rj)AH0y£TX CA. IS. Crillrr RKAA. — 1<>. I.iiv RXllAAAt*. PoUT hl 

. I, 3. 

richesse de toute cette enum'eration, voir par exemple A 



vi', I i CH0L0G1UM HO] 

cxj>aiiia j ", iio^otkiiaa hi>5K(itnnt iia cToy.KA« Aiii|e, Kx npHCAXzi Heo^Ate- 

a/.iixi, nx t,/.i.\/.ii|Hiiiil> loy.KAtio unT.iiirk. K"cero toi o otxjuiijaw. CA, iy/.;i;t JI 
HC iioiiKiiw., i t;i;t czstAZl l H-ftZTB* BS cxütAXi, lwi;< c/.Ti.opii^x B«ft£K aii 

tlthCAtln, llO^OTIIU. OAf /-K" 1 1 /. J , Rh Tlltht All KZ OVAfX^A llhll . Nc HOr*. 1,0 
TAHTII H\Z;K« BftHXHfi ;;h(IIITX, M UOTA OVTAIITH fcjB« OTXh(IXITII IUATZ, CXIVk- 5 

CThiiAA uot ii iiecxnkcTMiAA. UiiK7,T0;i;t r.o oyufAAZ mkto iociioaa cnoero, i 

TA», UHA0CTZ1H« I19HHMCTZ ' HZ A\\\< IKllORRAAl* CA Uli a| XT OYtTX " ;1 CA CROC- 

iiov rocnOAHHOV M iiokjixhi.tx ca tuoy A'RAA cro, i uiiaoctk OYAoyiiiT/,. Tim. 

UM II A^X III1AX CA ARM« K<01>0y llplinAAAlA TU, 0<TKVli, AA 110AACII IUI ^AJIO- 
,Fol.69fl. Btftl, njlOTHRO gZA0*U2 I10IIIIX, HCRXAll Rh ;;ll II1UI-R II 3 I AA.KIIHXI KC^AROHOI U 
I10I1XX I UAKX1 ORlIARA'kbR CA. 

NC R/hA" «« Rh TAJKXÜfl, M.AAO, ^OT.M|IHMH/. 1I0KAATH CA, Alp« KOTO(>AAIO 



sorts], <C dans > les regards concupisccnts sur le visage d'autrui, dans 
[es faux serments, «laus los usurpations du bien d'autrui. Je renonce ä 
tout cela, <C et > ä ce donl je ue me souviens pas, ä ce que je connais ei 
ä ce que je ae o&xmsäs pa«, ä ce que j'ai e©mrais volonlaiivincnt ©u ui- 
volontairement, sous l'empire de la passion(?), dans la coleaie ou bb me 
dominant. Car je ne peux |>as cacher ce qu'H ne cesse pas d'apercevoir, je 
ne peux pas garder seorel ce qu'Il doil decouvirir, ce doal j ai cowscience 
( .| ce donl je a'ai pas conacienoe.. Car il n'v a pecsomre qui, ayant voll' 
quelque ckoae ä son maitre, ei le disaimulant. ivncnnliv la pitie^ male 
c'esl s'il se coalease ei supplie son maitre de coirvrir ses actes qu'il obtien- 
dra la misericonde. C'esl pouwpoi moi aussi je supplie Dien es me 
prosternant devant toi, mon Pore, pour que lu m'imposes ame penitence 
seion nies mauvaises actions, afin que je nemonte de la profondeur de mes 
iniquites e1 que je seis renove une seconde fois. 

Que oe in' soil pas im aceablement, (unon) enfaat, porar oeux qui veuleal 

20. L'absence des preposiüons decele un derangemenl du texte : on peul sup- 
poser que czsawa « chance, sorl » objet de eroyance superstitieuse es« une glose 
a cjkUKN-kHiie " conjecture -. qui peut rendre scapazf^ijcEi; « Observation divinatoire 
cf. Luc, xvii, 20, el retablir rx cAMKNtniii, <rx> no^OTKHAA, etc. 21. Lire 
<h> ixzxe. 22. Texte suspect : on attend une Opposition comme no^OTiitr, 

AH RZ^AfXiKKHX HU ' OAfZJKKHX'.-' " ]iar p assioll OU mailri' de moi ».. - 23. LeS 

crochets suiii de Geitler.; un werbe reflecbi MiiAoycTx ca, bu sens de miiax ca 

A^CTZ ou 1JI0AHTZ CA, in' [iaiait |>as alti'slc aillrurs 



[111] SIXAITICL'M. 495 

l]jt<X>KXI OTXA/RMACTX, RX MAAO Rjfkl.IA RUHT* CTOT.TH. TaKZ RO OVCTARZ CCTX 
OTX K<«r>» HjtkAAJlK CM, 1 OTX C<RA>TXI\;X A1K0CT0>AZ tl OTX ll|)-k<nO>A<0>- 
RHXl^X 0<TK>l|K, AA, nOAORXHO O'llllUKUIC CA, AOCTOIIHII RA.ACUX IIJIHH ACTIITH 
CA t\.\\ II R(IXRH r<0CI10AK>Hl. TaRO KO C<RA>TX1 IIakCAX OYHHTZ HXI T<AA- 

■"> ro>AA' Arne KT30 ii(micmactx tt»ao K<o>;khc i kjizkr hcaoctocnx cxi, to rp-k^x 
ccr! njtneuACTx nc pACMATjrkbAii tt>aa r<ocnciAK>n'k" 1 . A n camx r<ocnoA>R 

jKHC' Nf AAAHTC C<RA>TAAIO UOCFO nZCÖMÄ 2 "'. TTxMR Ali HC H0()AR01|I All UZ CA 
MpTiRZlIZIlIX I10VOTCUX, HZ A<0y>WCRZHZll* nOARHIZl I IIAOAXI 21 ' CZTAJKHUZ, I 
ROACEfc TIjIOTHRliUZ CA TkACCZHZIUZ AACRJIZACUZ. NlIRZlIKC 1,0 RjtliAZ TtACCXHZl 
10 HC Ij-kA-kcTZ HjHICHO RZ H llVllZCTR-k CAUJN 1 RZ OR-kAAHKH - : " HZ AljlC KTO * ' '"' • '"' '" '■ 
TRfZAO BZ^AfZlKHTX CA OTX RCCTO, TO RZ CROjfk njUlHMCTZ OCAAR/u. TiROlKC KO 
II 1 ()t\Z RZROVllICHllCUk -k<K>0- S CAAAOKZ CCTK, HZ nOCA^AK rOOZM-kc 3AZTH 
ORjftTACTZ CA, TAKO II H0KAAHZHZ1 HOCTZ RZ MAAT* ARAT»CTZ CA IljHICK j)XRCHZ, 



sc repentir, si l'Eglise exelut quclqu un, de pester dedbors poiur un eourl 
tenips. Gar teile est la regle qui lui a ete Iransmise par Dien, pair les saints 
apötres et par les saints Peres, pour que, ikmis etanf purifies convena- 
blement, nous devenions digiies de coininunier du corps et du- sant;- du 
Seiyneur. Gar e'esl ainsi que saint Paul nmis inslruil en disanl : « Si quel- 
qu'un reenit le conps de Dien et snn sang en ('laut imdigne, il recort sur 
lui le petibä, lui qui ne diseerue pas le eorps du Seägneur » . Et le Seignour 
lui-nieuie dit : « Ne donuez pas de nies elioses saintes aux chiens ». Aussi 
ue soyiuis pas esclaves des desirs du veutre, iuais procurons-nous les niou- 
veiueuls et les l'ruils de l'äine, et opposons uotre volonte aux appetits du 
eorps. Gar il n v a pas de mal corpore! ipii guerisse chez qui vi t cons- 
taniiueiit dans L'rvresae et la gloutonnerie ; iuais si Ion s'abstienl feriue- 
ni ciit de tont, alors on obtiendra rapidenient le soulagement. Gar comine le 
peche semble doux quand on en goüte, iuais ensuite s'avere ehose plus 
amere que le fiel, de meine le jeüne de pünitence apparail affligeanl pen- 

24. Citation libre de I Cur.. sei, 27 et 2U: La forme döterminee HC oaciia- 
Tj)"kiAH, en regard de p.f ( S'.oy.pwMv, se retoouve dang les manruscrits d'une des deux 
ii-ailuciHMis vieax-rslavcs des Bpitres VosJonesensbij, ^peBrae-CJraBiiHOKisH ano- 

CT.©JItt>,2. p. 132 . — 2.">. Mat.. vii. (i saus MOCrO . 2(i. Sans dottte alliwinn a 

l's. cxxvi. ;i s ;;.'.;0';; -:'j y.y.:r;j -.r t z 7277;;;. — 27. Cf. I e\ | ireSS 1 1 m i> v.zz:-y.'/.r : vx: ;ji'lr 

Luc, xxi. :;'i ort^aauhihik 11 iikIüikctrouk Mar. . — 2S. -kho Leskien : Gesäter 
Iro. 



496 EUCHOLOGIUM [112] 

HZ RK l.l.h.'.l SAAOCTkHXIIA I1A0AZI HOVUTZ. T<AArO>ACTZ KO AIKOCTOAX' 
IUlNO^kuM CKpXKM.HI HOAÖKACTZ HAMX fthHHTH KZ l]<'kCA>(><K>CT&0 H<OK<eCK>- 

CKOt' -"'. Tako i.o tvit h r<ocnOA>t haiux Hc<oy>^<j»KCT>x" Haxa&ho CCTZ 

i|<-kcA>j»<K>CTüO K<o>;i;nt, i it.)wKAi>Hiiipi kzc^ziiuahtz e'". 1 iiakxi pcie" 

IICA&H^AHTC CA KkHHTIt lkcnXlfjUi KjlATZI KZKOAAljlHIIMII BZ SHZOTZ ' UAAO JKC 

ecTZ yk^z ix< 11 OEftTAttTZ 3 '. T-kcnzi^z ;iu T-k^z k^atz i CKpZEZHAAro hath 

CC CATZ A"ZAA " AAXKAHIlt', XAAAHIK, 3CIK A'kl AHI1C' J , KAAH'kltHii, UOKCjK HHC, 
Fol.70a. H()-kTpirkHHC OKHAZI, HHlJieAWKHe 33 , CTj»AHXII0AIOKII€ :il , " C()<X>Af > IKHOe fXIAAHHC, 

nAAMK omccxhxi ' nee üaaha ro HeRz^rjioiKXHO cctx hokaatii ca. Hamc aie lCcero 

HCTOKO CCTX nOKAAHHC 63K« CAHHdW» ÖTXCT/kHHKXlUC OTX ljlk^X KZ TOMOy HC 
BX3RJIA111ATH CA KZ HHUX. liKC QAKZ1 HA TOIKAC KX^RfATHTX CA, TO IIOAOKCHZ 

cctx nxcoy ha ckoia kakrothhxi r x 3 k p a iji k 111 k> ca, ah cühhkii k;i;e H3UZIKZIIIH 



(laut im moment, niais il donne des i'ruits de joie pour l'eternite\ Car 
l'apötre dit : « C'est par beaueoup Je tribulations que nous devons entrer 
dans le royaume dos Cieux ». Car notre Seigneur J6sus-Christ aussi a ilii 
de meine : e Le royaume de Dien est objet de violence, et ee sonf les 
violents qui le ravissent ». El il a dit encore : Efforcez-vous d' entrer 
par la porte etroite qui mene ä la vie; mais il y en a peu qui La trouvent ». 
De edle porte etroite e1 de (ce) chemin de tribulation, voiei les ceuvres : 
la faim, la soif, le coucher par terre, la prosternation, l'humiliation, la 
souffrance de l'injure, l'amour des pauvres, la pratique de l'hospitalite, 
les lamentations du coeur, les Lärmes des yeux, car saus les larmes il n'y a 
pas de repentir possible. Mais plus que tout la vraie penitence est, quand 
du s'est une Ibis öcarte des pechös, de n'y plus revenir ensuite. < v >ui revienl 
a nouveau au memo (pe"che) est semblable au chien <pii retourne ä son 
vomissement, ou au pourceau qui, apres s'ötre lav6, se salit de aouveau 
dans la fange, Pour nous, <C mon ^> enfant, en nous gagnanl de bonnes 

29. Art.. xiv. 22. 30. Mal., xi, 12: la lecon ha^akho cctx pour haahtx 

ca = ß'.2^£-ai de l'Evangile sc irouve dans d'autres textes anciens : che/ saint 
Clement, voir Vondräk, Studie, pp. .'i.v.'iii; dans la Yi<> de Niphon el ailleurs, voir 
Sreznevskij, MaTepiaJlBl, II. col. 'wi;. — 31. Luc, xin, 24, combine librement 
avec Mat.. vii, 13-14; l'accusatii h = auTf,v csi rattache ä ;khkotz = tyjv £o>^v, sans 
doute par attraction du texte complet de Nfathieu oü 11 = auTqv sc rapporte le^-i- 
quement ä hatk = r t csi;, mais csl ambigu. .52. = r, ya[ua%ovtia, r, ■/rj.zj-nx. 
33. = r, 9'.'/w-T(.i-/ta. — 34. = r t atXcHsvCa. 



[113] S1NAITICUM. Vi7 

CA nAKXl BZ KAAt. KAAteTZ CA 35 . WIzi iK«, HAAA 1 '', AOR(>AA A'RAA CZTAJKAUH, 

nojKüXNoyHMx Aft^AKHiorjioy RAAAZHoyuoy c<zi>Hoy :,T ixe hokaahhcmr 0TR(>z3e 

ABkjlH l|<-tCA>(KK>CTBA, Aff^AKNWPJOy (»A^ROlIHHKOy iS , AfCBAhHHH RA AAKHH1|H '% 

ACCRAKNKfjlOy r.IXITAj)» '" l/K€, eAHNObfc OTZCTAHAK £XAA, HO TOMh HC BZ3BJIATH 

5 CA HA TOTKA«- T^tlUh TRt II TZ1, HAAO, RAAH BZ AOKj)0 Kj»AUIZHO" liACHllt üliCTO 

COy^O-kAClJK '", ' BZ ÜIIH0I1HTI1-K ulCTO BOAOI1 11 11 1|A i:l , BZ CM"k^A U^CTÖ CAX3OTO- * Fol. 70d. 
MKHHhX 11 , BZ BCAHHH'fe M"kCT0 CX1I"kj)1ilA CA, BZ MAKZKOA'krA Hllt ! ' I,lt.CTO JKCCTO- 
KOA'krAHZNHKZ "', BZ CZBAARHHKA UltCTO IJIH()ÖTBCijHljk ' 7 , BZ CBA|)ZHIIKA M'RCTO 
Kj>ÖTOANRCljk, KZ ^XIIUKHHKA MtCTO (»A^AARkHllKZ HM'RHH-R CBC-CTO, BZ ORHAKAH- 
1(1 BXCTBA iS lUltCTO HHUKAlORCljk '"',' BZ TATXRZ1 IfbCTO CTj>ANH0ll(>H HMCljk '", BZ 
RA/ftAOANRIlt I.ltCTO HHCTOAh5RCl]K ', BZ CKB (IZHI10 AWRH'k l BZ B AZ^BOAh>Rl|-R 



oeuvres, rivalisons avec Ie fils qui avait ete debauche et qui pur la peni- 
tcnce ouvrit la porte du royaume, avec celui qui avait ete larron, avec pelle 
qui avait ete pecheresse, avec celui qui avait ete publicain ei qui, une fois 
qu'il eut renonce au mal, iiy retourna plus dans la suite. Donc toi aussi, 
(inoii) enfant, au lieu de manger de la bonne chere sois xerophage, au 
lieu de boire du vin sois buveur d'eau, ä la place du rire sois verseur de 
larmes, a la place de la grandeur sois celui qui s'humilie, a la place de 
la couche moelleuse sois celui qui couche sur la dure, au lieu d'etre 
querelleur sois pacifique, au lieu d'etre batailleur sois celui qui aiiue la 
douceur, au lieu d'etre ravisseur sois celui qui distribue sa fortuhe, a la 
place de l'iniquite sois celui qui aime les pauvres, ä la place du vol sois 
hospitalier, ä la place de la debauche sois celui qui aime la purete, au 



.'{"». Cf. Prov., xxvi, 11. complete par II Pierre 11, 22; et voir p. 146, 1. 2-.'5. 

- 36. Lire maao. 37. Cf. Luc. xv, H et suiv. -- 38. Cf. Luc, xxm, 40-43. — 
39. Cf. Luc vii, .'57 et suiv. 40. Cf. Mal., ix, (I et suiv. = Marc, u, 14 et suiv. 
= Luc. v, 27 et suiv. . — 41. Altere; lire sans doute bz aorj>z rjiauizhz -kachm^ 
■TRCTo). - 42. = zr,pzoi-;zz. -- 4.'i. = ■jzpz-zzr,;. - 44. = cay.sjyiwv [ou ' zr/.zjyzz;'! . 

- 45. Geitler makzko A'krAHH't, en deux mots. -- 46. Cf. ir%Xr;poy.eiT{a. - 47. = 
ulffljo-zizz. — 48. Ce mot renärait-il jtXsovs^iot, d'apres les lisles des peches chez saint 
Paul doii t semble s'inspirer la presente enumeration : ainsi I Cor., vi, 9-10 z"j-.i 
wopvoi zZ-.i v.ZM'/.z'/.irzx'.. .. z : l-i ■/.'/. (t.zzk>. z'-j-.i -/.scvs'y.-jt'., ;j [i.iüuazi, oi Äoisopot, 5Jy 
xz,r.2-;z:...? (Cf. ibid., v, 10-11 . — 49. = ciXs-Tor/c; OU zü.z-vn,:. 50. = zvizzzyzz. 
— 51. = x>iXey.a8a?ioc. 



498 El clInljicn.M \ \ >, 

utero K<o>ro,\hj!iti|K. I Knie ca tako nou-muii, i..i,auuii vaao cziTev 11 ai.hh -', 

1 1.11 II 1,0 HAiThllH l.t-CTOYAA l.KHIIAnilll KZ 1I0|K\\,1>. 9t*t liö K<ÖI>X - K^A^TC 
lljHICHO l 0T0R11, thO IU U'kCTt AKHII I '1ACA U Hkn;t IljtllAnT. KOlll.'IHHA . 

»Fol. 7la. Tfaifc ;ue, ' > iaaa s1 > ne cxt,i,-,i;iimz ch \o i.mji hu hokaath ca, iienc;i;e ne i.kux 

AOKO.vk ,i;iit>n r.,i\Aenx, aa Haie hxi acchtx muu cxmj»xtkhxi bx rjckckxz, to :. 

T,XCK<T>)A CA II p A > 1 A 1 1 IwUAt'LIx; Nx llCTXIUliMX CA liX OHMt 33 CTXTJIACTH li|>'klIA 
ljrk^Ol',/. II A III II ^X, AA IIA l.KCUJtt Hl. IM. II ClitTXAH CX|I Al|lt 1 17. II, l\XC^7. 1 l|l M 1 1 II HA 

c>i,\Ai]'kyx no Atjioy ', ciaa njtiiAeTX ex nen<e>cn r>x caak-K 0<tk>ija ci.ocio, 
er. a in ii XOTA XHKZiiiz 1 upTnxinx n tzjgAATH uonoya;xAO iipoTHRO A'k.\oii/. 

CTO" 7 . I<> 

'Kko Touey hoaokactx ifck caasa, mccin h iiok aaii hmie kovuxiio ex Ö<tk>- 

IJtl.IK II C<KA>TX1UK A<Oy>\OIll., HZIN"E II || ' s 

'Fol.72«. " M ||0 TÖM<k> KHA^^Te ' Kk l] j><X>K<X>l\h. I HAAtT<X> II II 1| b 

HA ^ei.lli ^OTAH ICllOlitAATH CA, I 1 A<A 1 A>CT<X> HCfCH HAAX 
NHMk MOAHTtUi CHHv" 15 

T<ocnoA>i B<o>a;e iCceuoi zu -, T£K"k raa* a^x iiciioii^Aeiix lCct^z uon^z 
rp-k^z 1 uoero ah^a czTRopeHHk, cero : ' ea^e koahtkzao* H3rA<AiOA>A A z h' ah^o 



Heu »1 ";i i 1 1 1 1 ■ r l'alnuiiiiuti i( m et la magie sois celui qui aime Dieu. Kl s\ tu 
te repens aiusi, tu de"viendras « enfant de la lumiere H .du jour ». Car 
c'est. par ccs voies que lu entreras s;ms confusiori au paradis. Car Dieua 
dit : « Soyc/. toujours pröts, parce que vous ne savez pas le jour ni l'heure 
011 viendra la lin ». C'est pourquoi, < mon > cnl'aul, ne nous tourmen- 
tons pas, nous qui voulons nous repentir, de ce que nous ne savons pas 

52. D'apres 1 Ihrss.. v, ."> -j[y. cuk'z: i-zz v.y.: utos fyiipac, combiiie avec Eph., v, s 
-rjy.vz ;w::.; : et p. l'i'i. 1. .".. p. I ."•(>. ]. 9. \'<>i r aussi p. 145. L L4, H Luc. \vi. g 
= Jean. xh. 36 . 53. Dilation libre 3e Mai., xxiv, kk = Luc, xh, Vi. avec 
fexpincssioti rfäu -': teXs; Mal., xxiv, 14. — :,/,. Lire iaao, cf. \>. 11. '5. u. 36. 55. 
C.rillcr KZ CK j) 0(fk. - .Mi. I Tlirs^.. iv, 17. — .">7. Mal., xvi, 27. el voir p, 108, 
I. 1-2. 58. Fol. 71 b est unr page blanche. 

I. I'nri le '■> personnc duel de liaiperatil, cf. kaa^tc l J ^. cxxix. 2 l's. Sin. . 

I ni' faillr pour üKA'k^CTC, .">' | htm m in- iliicl iln ]iri'M'iil. i'sl pOSSlblß, cl <■ rsl le 

presenf qu'on inaivc couramment dans les rubrin ues. Mais ici l'imperatil runvicnl 
bien. — 2. K<o>;i;e Kceuorxii na pas de corrcsponda&t dans le lexfte vinix-haul- 
allemand = Vha . 3. Lire cxTi\oj»eiiirh, n k cero = \'lia. cl voir Vondrak. Archiv 



[114] SINAITICI'M. 499 



Trolitin, dir nuirdu i/i pigihtig allen) mtiiero sitntoim enti nvinero missafafeo-, 

alles des ili eo tnissaspra/ilii <>da missatati oda missadahli, uuorto enti uuerelm 



jusqu'ä quand nous vivrons, ei que, si le jour de la morl nous trouve 
dans les peches, pourquoi donc serons-nous nes? Mais hätons-nous de 
secouer rapidemenl le fardeau de nos peches, pour qu'au moment de la 
resurrection nous allions ä Sa reneontre luiniiieiix, soul'eves dans Fair sur 
les nuages, quand II viendra du eiel dans la gloire de son Pere pour 
juger les vivants et les morts et retriBuer ehaeun selon ses ceuvres. 

Car c'est a l'ui qu'est due tonte gloire, honneur et adoration, en meine 
temps qu'au Pere et au Saint-Esgrit", maintenant et toujoürs, etc. 

El ensuite qu'ils entrent dans 1'egli'se. Et cclüi qui veut se eon- 

t'rsser se prosterne face ebritre Eerre, et le pre'ffe dit sur lui 

la priere suivante : 

Seiifneur Dien tout-puissant, je nie confesserai ä toi de tous mes 

peches et de nies mauvaises actions, de •< tout > er que j'ai dit •< de 

für slavische Phrlötogie, \vi. p. 124. Frisinske pamritky, p. 12. p. 1"). - 4. Äjöuter 
ah^o = Vha. — 5. " (in " Vha. 

Texte de tfase l'rji'Te de saint Emmerani du manuscrit Glm 14345 iRal. 8. Kium. 0. 70) de la 
Bibliothcque royalc de Muniefa (XI* 3.); ed. E. v. Sleinmeyer, Die kleineren althochdeutschen Sprach- 
denkmaler (1'JIG), pp. 310-311, et cf. W. Braune, Althochdeutsches Lesebuch', pp. .".1-55. Varianles : 
manuscrit i vi. 193 llx" s.) du couvent des Prcmonlres ä Teplä, ed. E. V. Sleinmeyer. /. c . : cf. 
\\ . Braune, I. c, Miillenholl' und Scherer, Denkmater deutscher Poesie und Prosa 3 , pp. 218-249 (= A): 
— manuscrit n" 184 1 161 de la Bibliolheqne municipale d'Orleans fx'-\i° s.=.), p- 328. cd. E. v. Slein- 
meyer, op. c, p. 309; cf. W. Braune, ftp. c. p. 5k; Mnllenhoff und Scherer, n/i. c. p. 247 (= B>). 



500 EÜCHOLOGIUM [115] 

CZTROjIH^X l 5 AH^O MXKAH^X, IA<ArOA>OMK AH 1 ' A"RAOI.Ik All'' I10MXMU ACH HiUk, 

tCcero 7 cau a^x ikmii.hu, a»ro hc iiomkhh., •kau" A3X czr-raxi cxrjckuiH^x" 

A10R0 MC CXÜ'kAXI, H&XACH AK>RO HC HAIKACW.'", CXHA AH RkAA " ' AHXORAA- 
TRXl'-' 1 AX2KA, I RX H0MXM1I ACHKH HCnpARCARH'fc IlOyCTOlIiH 1 RAAAH 1 ', "RRO;KC 
A^Z KOAH/KXAO CXTROjIHVX, l iCct ' ' H3 AH^A ' ' LK KACHkH 1 KL HHTkH l RX 
HCHjlARCARHRMk CXI1AHKH. IUlOAl*. TA, r<OCHOA>l K<0>;kC MOH " ; , AA TX1 UH " 
ftAHHAZ IKHROTX H UHAOCTK I10AATH, AA H IS A^X HC nOCjlAMACHX 11(1 kAX OHHMA 
Fol. 726. TROHMA RAAA, l AA A3Z eijic'" HA * CCMk CR^T-fe MOH^X rffe^X H0KA1A CA 1 
AOCTOHHO-" niJHAAHHC HytTII MOrA, iiKOJKC TRObft l|ICAfOTXI CATZ, r"cCR A<AAXI>RÖ 

r<ocnoA>i. TfOHijc 2 ', K<o>;kc rccuoixi, raah uh iiomoiurnhkx i raah UH 1<> 

I10AARZH CHAA" l MAAj>OCTk l Hj>ARkACHZ 3AMZICAZ 1 AOR|>A ROAI* CZ Hj)ABCAX- 
H0H> R-Rj>01A HA TROH» CAOyjKZRA. r<OCHOA>l, TXI CAHHX" ; ' HA CX CR^TZ HjHlAC 
rj>-klUXHHKX 13RARHTZ " RAAH MA C<Z>H<A>CZ1 2 ' , I3RARH MA. T<OCnOA>l " ', 

K<o>a;c-'' c<zi>hc, r<ocnoA>i> "Krotrc tzi ^oijiciuh, ^rojkc- 7 tu awro, cxtrojih 

CZ MHOtA fAKOMK TROHMk. IUIhAOCTHRZH CH " S K<0>/KC, (»AMH UH HOMOUHI TROC- 15 

uoy fAKoy. Tzi cahnz r^kch, T<ocnoA>i, rarzi moia catz i.1,.\/.i ' rr troia 

MHA-eCOCTR 20 TI^AABv A^Z MOC C|><ZAR>1|« l M01A MZICAR l MOIA AlORORk l MOH 



mauvais >, i'ait de mauvais et pense de mauvais, en parole ou en action 
ou en pensee, de tout ce dont il me souvient ou dont il ne ine souvient 
pas, en quoi j'ai peche consciemnient ou inconscicmment, par contrainte 
ou sans contrainte, dorniant ou eveille : faux serments, inensonges, vani- 
tes et sottises nialintentionnees, de quelque inaniere que j'en aie eoininis, 
et tous les exces dans lc manger et le boire et dans le soinineil deregle. 
Je te prie, Seigneur mon Dieu, de daigner ni'accorder la vie et la gräce, 



(>. " et » Vha. - 7. scero om. Vha. — 8. Vha a le singulier. -- 9. « j'ai fait » 
Vha. Cf. plus bas -rro-ac A3Z roahtkzao cztrojh^x. 10. C.eillor hcha;kach>. 
11. Geitler rkaa. 12. Geitler ah^o raatrzi. — 13. " des impudicites » Vha. 
ä quoi repondrail en slave raaaxi; mais le traducteur gcrmanique a pu forcer le 
sens de son original. 14. RCR om. Vha. - 15. Ou plutOt H3AHXA, puisqu'un 

adjeclif H3AH^z a etc. tire de la locution H3Z ah^a; « des mauvais plaisirs injustes » 
Vha. -- Ki. IUI0AIA....MOH om. Vha. -- 17. « Seigneur » add. Vha. — 18. H om. 
Vha; " moi aussi », comme David : |Mj X27ai--/uvftsiif;v, Ps. xxiv, 2 (voir p. 119, 1. , 
elc. - 19. eine om. Vha. — 20. aoctohho om. Vha. — 21. Tjiohijc om. Vha. 22. 
daigne m'aider et daigne m'accorder » Vha. sans wpiivalent de chaa. - 2.'!. «ahhz 



[115] SINAITICUM. 501 

enti gadancho, des ih kihugku oda nigihugku, des ih uuizzanto gelela oda 
unuuizzanto, notug oda unnotag, slaffanlo oda uuahhento ; meinsuerto enti lugino, 
kiridono enti unrshtero vizusheito, hurono so uue so ih sio giteta, enti unrehtero 
ßrinluslo in musa enti in trancha enti in unrehtemo slaffa; daz du mir, trohtin, 
r» liTni.st enti ginada farkip*, daz ih fora dirten ougun unscamanti mozzi uuesan*, 
enti duz ih in desaro uueralti minero missatato 3 riuun enti harmscara hapan 
mozzi, soliho so dino miltada sin, alles uualtanto trohtin'. V,ot almahtigo, 
kauuerdo mir helfan enti gauuerdo mir fargeban* keünizzida enti furistentida'' , 
cutan uuillun mit rehtan galoupon za dinemo deonosta. Trohtin, du in desa 
10 uuerolt quamisuntiga za generienna, kauuerdo mih gahaltan enti ganerien. Christ, 
cotas sun, trohtin, soso du uuelles enti 7 soso dir gezeh si, tua pi mihscalh dinan. 
Trohtin, ganadigo kot, keuuerdo mir helfan dinemo scalhe. Du eino uuest, trohtin, 
uucmo* durfti sint. In dino genada, trohtin, pifilhu min herza'', mina gadancha 9 , 



pour que nioi aussi je ne suis pas en confusion devant tos ycux, et pour 
que, des ce monde-ci, je nie repente de mes peches et que je puisse 
avoir un repentir convenable, eonlbrmement ä tes misericordes, Seigneur 
Maitre de tout. Trinite, Dieu tout-puissant, prete-moi assistance et sois 
celui qui m'accorde la force, la sagesse, l'intention juste et la bonne 
volonte avec une foi juste pour ton Service. Seigneur, tu es seul venu en 
ce monde pour delivrer les pecheurs : sois mon sauveur < et > delivre- 
moi. Seigneur, fils < de > Dieu, Seigneur, fais de moi, ton serviteur, 
ce que tu veux < et > ce qu'il te plait. Dieu, < Seigneur > misericor- 
ilieux, daigne ine secourir, moi ton serviteur. Tu es le seul qui saches, 
Seigneur, quelles sont mes unseres : je confie ä ta misericorde mon coeur, 
ma pensee, mon desir, ma vie, remets mes peches,] mes paroles, mon 



oin. Vha. -- 24. Geitler c<z>n<A>cz i; cf. hoaa&zh 1. 11. Mais lire ensuite <h> 
i^i.ami, cf. Vha. -- 25. « Christ » Vha. — 26. Uro K<o>;khh (Kokch), adj.; le 
vieuxliaut-allemand autorise ä conjocturer A<(>kct>«, K<0>a;MH c<zi>H€, r<ocnoA>i- 
27. Lire peut-€tre <h> liKoau, cl. Vha. — 2S. ch « oui » : lire sürement T<ocnoA>H 
= Vha. — 2'.). " Seigneur » add. Vha. 

I. liauuerdos fargepan B' = Ö, — 2. unscamanti si AB 1 = S. — 3. suntono A = S. — 4. I'in du 
texle de B 1 ; c'est ici que s'arrele aussi la phrase d'apres le sens. Cependant MüllenholT-Scherer la fönt 
terminer apre:- les mots hapan mozzi, tandis que Braune et Steinmeyer la eoupent apres miltada sin. 
— 5. A ajoute ici kanist enti kanada in dinemo rihe, Kot almahtigo. kauuerdo mir helfan enti. — 6. ia 
add. A = S. — 7. enti um. S. — 8. uueo mino A = S, lei;on adoptee par Steinmeyer. — 9. ia add. 
A = S. 



502 Kl'Cllol.fH'.irU in-: 

ikhrotx i noiA rpk^xi "'. Otxao;kh " not, c.\or,tCA, i not a'1'.ao oronkhah, F<o- 

CI10,\>I, I '" TROBR UHA<0>CTI, RX t.flfk I ptwXHt (»AKt TROIIMK ARU 1 ', l" It^KARH 

Fol. 78 a. HA, r<ociKM>i, otx tccro 3XAA ' n/.int, h n jt ii c h o h rk r^rxi r-rrom<z>. 

H 110 TOU<k> I A<A10A>tT<X> CAAR</R>. 
11 1 A<A1 OA>eT<X> IKAA<XMX> C€ II " 

2. ¥\ n \\if\.\ RX^XIRAVX 0YCAXI1I1A HA, K<0>;KC HjlARXAXI II0C1A' B K CKjIZKH 
IipOCTjlAHIlAX IIA fCll' UOMHAOyii IIA H OyCAXlLUII UOAHTEA HÖH». 

:>. C<xi>nor« MA<oüii>HH, aoroae taxzkomzah; kzckak anehtc covctzhaa 

ii iiiuTe ax;ka; 
'i. H oyeEahtc "EEjO oyAHti» r<ociiOA>K np<Eno>A<o>EZHAAro CEOero' P<o- l 

C110A>K OVCAXIUIHTZ IIA CVAA RX^OR/Y, RX HCIIOY. 

5. THkRAH re ca a m czrpEinAHTe" t;Ke r<AAro>AeTe rx c(><xar>i]h^x rauih^x, 

l' HA AOXHYZ RAMH\X OyUHAHTC CA. 

6. üoxzsiiTe <k»ztea nfAKZAA 2 ' oynztAHTe 3 ha r<ocnoA>A. 

7. UIXHO3H lA<ArOA>H>TX" Kz<TO tRHTX> ' HAUZ EAAFAAj ^HAMtHA CA HA ' 
HACX CRtTX AHljA TROUO, T<OCnOA>l. 

aclicii. Paracheve, Seigneur, ta misericorde en moi, pecheur., top servi- 
teur, [manifeste-la] e1 delivre-moi, Seigneur, de toul mal, niaintenanl ei 
toujours ei dans les siecles ilcs siecles. 

:i(). 1 uioia rptxxi csi saus correspondant exaet dans Vha. -31. Vondräk FrUinske 
pamäthy, p. in. Studie, n. L62 propose de lLre 11 i"tAO >kc a la place de otxao;kh. 
Bien que l'hypotkese de Vondräk puisse s'appuyer sur Vha minan lip » ma vie • 
ou " niiiii corps », on peul plutöt voir dans mom rpt^xi otxao;kh nur Interpo- 
lation qui a provoque im remaniemenl du texte. On restitucrail : 1 uoit ;kiirotx 1 
not, caorcca 1 mioe a"Rao. Orohkmah, r<ocnoA>i, trok» ijiiiAOCTK, etc. 32. Supprimer 
1 et arh, additiöns cdnsecutives ä Pftiterpolation qui precedc — 33. 1 om. Vha. 

I iiruuitcs : l'saltcriuin Sinailiciini. ed. Scvcr janov. pp. .'V'-'r' = Sin. : Codi. 
Bononriensis = Bton. . Pogodinianus = Pn^'. . Bücurestinus = Buc. . ed. V. Jagio, 
l'saltcriuni Bononiense, pp. l!>-2<>. 

1. 1 rsi confirme par Bon. Pog. Buc, manque dans Sin. cpii altere cette fin de 
versei . 2. h^arkaa Sin.. npAEAZi Bon., hjiara'R Pog. Buc; l'accusatif apposc doil 
etre ancien, cf. dans Sin. xoztea ntAEEAA I.. 21, ;kj)xtra xeaaa = Budav x'yi-u»; 

XL1X. L'i. i:.\l. 22. ;K(IXTRiR VRAACHKC 1 RXCR AIRNORfHXC = fowiOW X'.'ti~iM; v.x: x/-x\x\ "1.Z 3 

\\\i. ii. .",. Lire <h> oynxRAiiTf, cf. Sin. Bon. Pog. Buc. - 'i. LaCune comblcc 
par Sin. cl les autres manuscrits. 



10 



|116] SINAITICÜM. 503 

minan uuillun*, minan mot 9 , minan lip'\ miniu uuort", miniu uuerch. Leisti, 
trohtin, dino ganada uper mih suntigan dinan scalh. Kaneri mih, trohtin, fonna 
allen«) upila. 



MA AMOS A'. 

5 2. 'Ev Toi MtixeAstGÖat u.i tiaiwavaiv ' u.ou ö Qeo; tt; otxatonüvyi? iaou' ev 9}.t<j>si lirXa- 
Tuvdes u.0i" otjCTeisriTov u.e xxi siffz/.ouoov -?]? TrpodEuyy); aou. 

3. Vtot äv6ptÖ7rcüv, 'ioj^ ttote ßapü)f«poioi ; ivx ti äyairaxE (xaTX'.OTr.Ty. 2 xocl Qnxil'Zi 

<J»eüöos; 

4. Kai yvwTE ort EÖauy.y.TTwjEv Rupie; tov ociov X'jTO'V Kupio; Eiija/.o'jaeTai aou e'v tu 
xexpxvivat [y.£ Trpö? auTÖv. 

5. 'OpYi^eaOE y.at [/.-/; äi/.apTXVETE - a XevSTe £v xap&ia 3 , sm* toi; x.otTai; OiaüSv xara- 

vüyriTe. 
(>. 0ucxte Outi'xv oixatofftJVYi;' x.al £>.7;iaaTS iitlKuotov. 

7. noTAoi Hyouaiv Ti; delca f,{«v Ta äyaÖä; sVr,u.£ito9r, eV r.y.a; tö <pw<; toD vTpoGCuTOu 
15 cou, rvjpie. 



Et ensuite il dit la doxologie. 
Et il dit le psaume suivant : 

(Psmme IV). 

Quand je criais, tu m'as ecoute, Dieu de ma justice : dans l'affliction 
tu m'as dilate; aie compassion de uioi et entends ma priere. 

Fils des hommes, jusques ä quand (serez-vous) durs de cceur? Pour- 
quoi aimez-vous les vanites et reeherchez-vous le mensonge? 

Et saehez que le Seigneur a rempli son saint de merveilles; le Sei- 
gneur ni'entendra quand je crierai vers lui. 

Irritez-vous, mais ne pechez point; ce que vous dites en vos coeurs, 
sur votre couche soyez-en penetres de componction. 

Sacrifiez un sacrifice de justice, <d et > esperez dans le Seigneur. 

Bcaucoup disent : <[ Qui > nous <C montrera > le bonheur? Sur nous 
s'cst marquee la lumiere de ta face, Seigneur. 



9. ia adil. A = S. 

Texte: ed. II. Barclay Swelp, The Old Testament in grcek, II, Cambridge, 1930. 
1. Var. EiuTJy.ouirä; [io'j := S. — 2. Var. liaxaioir.ta; = S. — 3. Yar. Iv TaT; xapoiai; ü^wy = 8. — 
k. Ini, var. xod eni = S. 

PATR. OR. — T. XXV. — F. 3. 33 



504 EUCHOLOGIUM |H7] 

8. A'^ax ecu RtceAiie- rx cj><xak>i]ii i.iocmk" wtx iiaoaa nhiucniiijA n riiha i 

e \ fci crocio ovuzhoxhuia ca. 

9. Kr unpk rx Roynh oyczHA n üohhk' -rko txi, I'<ocnoA>i, cahhoio ha 

OyilXKAHHf RRCCAHAX UA CC1I. 

Fol. 73/ I 1A<A10A>CTX UOA<ltTR/l\> ' CHH> n(>-RA<X> C<R A>TXI U<k> UIAZTA«- 5 

fil.!<K> TAH" 

r<ocnoA>i ' K<o>/K« c<x>n<AC«>Mnt uoero, uiiAoyiAH i}ica|>otai.ih i unorouH- 

AOCTHRC, np-RKAOllt'll H<e>K<OCA l CXUieAXI C<X>n<ACe>HH-t |>AAH fOAOy MA<öfc'k>Hlö, 

nc roaah cxr.ijtxTii 1 (ikurxNHKoy HZ 2 orjiaijicnhc h ;ichrotx " txi, Ka<aaxi>ro, 
moaaiuio ca BAEoy Tsoeuoy ceuoy, hoaa;kah euoy urkcTO, oyupzipKeHO noKAAtnic ; . 10 
Cxrraxi rräxzi n oi|ki|iAWi rc^akonii-r, octarh rp-R^xi i otxaajkah cuoy rcc 
nplu (ikiucniic roakno€ ikc 11 hcroarhoc, i üjcraoikh h i npiiihTii h kx c<ra>t"kii 

1](><X>K<X>RH TR0C1I. 

H 110 CC1JI<R> rA<ATOA>CT<X> I1CAA X LIX C C 11 " 
2. AOKOA't, r<OCHOA>l, £AKAA£IHH IIA AO KOHhljA; AOKOAt OTXRj>Al|l ACUIH ' All lf € 15 

CRoe 2 otx ifiic; 

Tu as inis la joie dans mon cceur; c'est par le fruit de leur blö, de 
leur vi ii et de leur huile qu 'ils se sont acerus. 

Je m'endormirai et je n-posorai riiscinble (avec eux) dans la paix; car 
toi, Seigneur, tu m'as etabli sml dans l'espörance. 

1. Cf. A' VJ '. p. 50 : r<ocnoA>n cika>c - rmhia HAuicro, iji<ii>a<o>ct<h>rxih h 
iiicApxm, AOArxTep'RAiiRe, npeKAOHHzzin h<c>r<c>ca h ciucaxih ha cika>cchic 

()OAy MA<O>R<'R>' l lKCK0M0y, NC ^OTAH CUCjlTH rjIRlllllllROy HX U'RjlATlI HTM C<A>" 
TK1 CAMX, EA<AAX1>K0, OyUOACHX RX1RX (»AKX1 TROHIJIH, nCAA<KK IltCTO II RjfRIJA 
nOKAHHHU, 1.1<1I>A<0>CT<X1>HW rfl^OUX, U'CTARACNHK ll(»1u()RIIICtt II KCUX. U'l]l- 
111 1 M II K KC3AKOHHKMZ HOAAM 11UX RCAKOMOy Hfkr fkllUHH» ROAHOMOy, II ClIlljHl 
CA C HIIMII, COMTAII KX C<RA>T"RH TKOKII l](»KRir HKO TROM ANKARA II 1|<'RCA>'- 
(IRCTRHK M CHAA II CAARA, U)<TK>l]Oy, etc. On Irouve lllieaillre Version slave (laus 

A . |>. 46. - 2. ()n pourrait supposer que hx esl allere de ha, ce qui repondrail 

an grec -;i: tb i-'.z-.zvjt. vm. !%•/'. l'absenee d'un pr im traduisant 2Jt:v rend cette 

hypothese peu naturelle, ä meine d'un remaniemenl de la phrase. :i. Altere : lire 
sans doute urcto oyMpxuiRCii rh o iiokaaiiitk " un lieu de mortification de penitence 

Variantes voir p. 116 : Sin., p. 13; Bon., Pog.. Buc., Cod. Sofiensis = Sof. . 
cd. Jagic, pp. 49-50. 

1. ('.eitler 0TXRJ1A1J1ACM11. — 2. TROC Sin., inais CROC Hon. Pog. Sof. Buc. 



[117] SINAITICUM. 505 

8. 'E<$u>*x; luoaoffijVYiv =i; 7/jv vcap^txv \j.yy iicö y.xp-oD uivt'i y.y.l o'.vou »ai IXatou xutöv 

i-Ar/j'Jv^/iTav. 
'.). 'Ev eipuivr, ItcI tö xjto xaifX'/iQyfco'Jixt xxl 'J-vcotw Sti tj, K.upte, /.xtx <jlovx{ i-'. 
eXiCtO! xxTawuTz; v.J. 

5 Ivisis ö fc)so; -r?i; «oTYioia; -ziacöv 1 , ö E>.£vfu.<i>v x-xi o;*T«{pif.wv , y.xy.pöO'jy.o;'' y.xl ttoaus- 

Aeo?, ö y./.ivx; o'Joavo'j; x.ai /.xtxSx; swi fftanriptav toö yiwjc tüv ävOpw-iov, 6 ;ayi ßoiAö- 
aevo; tov Ox'vxtov to'j iaapTco/.oO -po; ' ro £7TiffTp&[/xi '/.%'. (r,v «ütov ' xut6$, Asor-orx, 
roipaxtoi(hiTt «« töv oVjäöv coj tovÄs , tcx?x<tyou kÜtö tö-ov 1 xai »«.tpov 8 [/.e-ravotas, 
Guyyvtoiuiv" x'xxpT'.wv, i'XacjAOV -TjwaitTuv" 1 , y_xai£öu.evo; " xürüi -av 7c'XYijAj/.eXYi[/.a 

10 exouffidv t; y.xi xxo'jffiov, «au o\x/.Azy/;0i ' " xutov x.xl cuva<|/ov t9) xyiz ffou ix./Ar.T;-/. 

«FAAMOS Iß'. 

'2. "Ho; töte, Kopie, iitiki^Tfi aou Et; -rilo?; ew; tt6t= otTTOTTpidisi; ' tö -po-rcordv coit 
i— i[/.o0 ; 



Et il dit devant le saint autel la priere suivante ä voix hasse : 
Seigneur, le Dieu de mon salut, qui t'apitoies par tes misericordes, 
tres compatissant, qui as l'ait flechir les cieux et es descendu pour le salut 
du genre humain, qui ne desires pas la mort du pecheur, niais (sa) con- 
version et (sa) vie; toi, Maitre, ton serviteur ici present qui prie, accorde- 
lui un lieu <; de > penitenee mortifiee. Toi qui connais les p6cb.es et 
qui eHaces les iniquites, pardonne les peches et accorde-lui la remission 
de tonte transgression volontaire ou involontaire, fais-le revenir et joins-le 
ä ta sainte Eglise. 

Apres eela, il dit le psaume suivaut : 



(Psaume XII). 

Jusques ii quand, Seigneur, m'oublieras-tu jusqu'au bout? Jusques ä 
[uand d6tournes-tu de moi ta face? 



Texte de base : Pa p. 72.">. Variantes : A IV - 1 p. 50 \V.i/;h ir.\ netavooüvtuv) ; on trouve d'autres 
n ■il.n-lions de la ineme priere dans G p. »177, M (textes) p. 81, A' s n p. 46, AI c. 1317. 

1. S = [xo-j. — 2. S = i iXswv TO:; olxTiptioü:. — 3. [laxpo'J'jixo; om. S. — i. •'■>: GMA IN -'• . mais » S. 
— 5. Kzivhiel. XXXIII, II. — 6. napxxXrfltU ircö tüv BoüXwv aou A 1 ^. **, et cf. S « priant » (tour aclif). — 
7. Tfonov c.a'v '*. — 8. S all' in « mortifie' », et on pense ä un calque de -/aipio; compris fanlivement 
au sens de « mortel ». Unc legon roitov xaip:ov lüiavcia; « un lieu propice de penitenee » serait moins 
banale que celle des manuserils grecs, et s'appliquerait mieux ä la Situation du p^nitent qui, prosternö 
a L'entree de l'eglise, all ml de penetrer jusqu'ä l'autel. — 9. s diverge en donnant un texte qui, d'apres 
les cliches du Psaulier, peut repondre ä : ii) Yciaaxuv (rä?) iaa-ztia; xal iXaiixö|j mi tö«) ivojicet;, ä?e; xi 
-toiTiiaTo; xa\ -/äpuToic aÜTw, elr. — 10. &vo|iiüv A IX -' M, cf. 8; 'ifii:i itapaTtTtofiitwv add. A IX.*», 
et Cf. S. — 11. <r,y/',>o,„y GMA lx - '*. — 12. S traduit cc change » (ou « fais passer • 

Texte : voir p. 116. 
Yar. iitosrp^et; = S. 



506 EUCHOLOGIUM [118] 

3. A*K0 A- t HOAOIKHi CXkliTX RZ A<0y>WH MOtll, ROA^Hk Rk Cfl<XAk>UH UOCIJk 

AHk ii hoi|ik; aoroa^ Rk^Htcnz CA rjiaix uoh na iji a ; 
•Fol. 74a. 'i. n p n 3 k ^) n i' oyCAZiniH ua, T<ocnoA>i K<o>a;e uoh' npocRtni ohh ' uoh, caa 

RXl'AA OyCKHA Rk CXMpXTk '. 
.".. €AA RXrAA (KMCTX RjlArX UOH" ÖyR(CRIlH>(Z CA HA HK' CXTA,KAW>l|ieH UH 5 

RX^AfAAOyHvTX CA <Al|lt" C.A> ' nOARHJKWw 
(i. A^X AU HA UHAOCTk TROH, HAA'KAXZ CA - RZjJA? AAOyCTX CA Cjl<XAk>lj£ U0£ 

C<X>n<ACOHkll TROIIMk" nObR r<0ClH5A>M kAAIOAARXUIlOIJOy UH% II 

RZCnOH> HIJHHH r<OCIIOAk>H» RXlIUXHIOTJlOy. 

H rA<AroA>CT<x> non<x> uoa<htk&> harxi" 1o 

Ea<aaxi>ro' T<ocnoA>i K<o>;kc, npii^xiRAMti npARCAkHiiRxi ha c<ra>txra 

1 rjCRUIXHHRXI HA 110KAANI1C 1 RAbMJlAW CA CX^XIRAIA", TX1 ÜJIHIIJIH HORAAHHC l 

iicnoRiiAAHiie pARoy TRoeuoy ceiioy h(>hiiaaah.iuio RCAHMCCTRkio TRoeuoy, 1 cikc 

CXrjfkuill OTZAAXAH "RRO RAATX. l^RARII II OTX RCCrO nAXTXCRAATO CXIjffeuiCHH-k, 
IipOCR'RTII II OTX RCCIA CRRfXHXI I ;1 CXR-RCTH, 04HCTI1 II 1 OyRft'fenH H HA A"RAO 1 ■"> 
TROII^X ^AnOR-RAfH, I CXHOAORH H CTO'RNkK) C<RA>TAATO TROCTO OAXTAj»^ l ORCljlk- 
'Fol. 746. HHRA '' R<0>a;C C TRXHXI^X ' TROH^X TAHNX" AA HHCTO» * A<Oy>UieKi 11 TRAOMk 



Jusques a quand mettrai-je le conseil dans mon äme, la douleur dans 
111011 coeur jour et auit? Jusques a quand mon ennemi s'elevera-t-il contre 

1 1 1 i :* 

Regarde ei exauce-moi, Seigneur mon Dicu; illumine mes yeux, pour 
quo je ne m'endorme pas dans la inort. 

Pour que mon ennemi ne diso pas : J'ai prevalu contre lui; ceux qui 
m'accablenl sc röjouiront < si > je suis ebranle. 

;>. 11 Bon. Sof. Buc, manque dans Sin. Pog. — 4. Ainsi dans Buc, mais cxmjixti 
Sin. 15on. I'n^'. So!. - 5. Lacune comblee par Sin. et lcs autres manuscrits. 

MI.;'. 

1. Cf. dans A , p. 16, I'incipit dune Variante cn slavon russc de cette priere : 
Ea<a>a<zi>ro r<ocnoA>»i K<o;k>«, iijui^wraa n^ARCAHiRii ro c<ra>t<xi>hn 
h rj)"RuiHiiRki ro umfARAAiiYc... 2. Texte (|ni diverge du grec dans des conditions 
suspectes : iioraaiiiu pourrait etre une alteration de onsARLAAHHe = tc Sixatürai, et 
CX3XIRAIA, qui (Imme un sens jii'U salisl'aisant. nur repetition de njMI^XlRAlAlt I. 11 
(|ui s'expliquerait par la chute d'un groupe comme ha üouhao&ahhc - et« tc otxtet- 
p^rei. - 3. Lire CRRpxNxi adj.. plutöt que CRRpukuxi , saus 1. — 4. Lire 
ORkiucHHio = y.eivuvta?. — 5. Les parentheses sont de ('.eitler. 






[118] SINA1TICUM. 507 

3. "Ew? tivo; tofffopu ßouAa?- ev ^X'O r 10 "' °^vx; : ' ev y.apSiz |aou r,|iipa; ' ; ew; wotc 

utWhfaeTcu d e/^pö; J^o'j Sit' ejJ-s ;; 

4. 'Etci'€X8iJ«»v, eiacocovffoV [aou, Kupis 6 0öo; [Aar f&riaov toi»? ö^txXu.o'J;'', jati tcots 

Ü7TVW(ltd ei; Oiva-rov ' . 
5 5. My] tote eiV/i o iyjloö-, U.W 'Uyyax ttoo; aürov oi ÖAi'SovtI? ;;.s äYaAAiacTOVTai ix-i 
caXejOw. 
('). 'Eyw 5= eVt tö i/.e'si cou •/ft77!«r irfa.'k'kioiatrxi vi /.xpSix [aou iv s tw ffarnipt'w cou" ztoj 
tu Kuoico tw euspyeTin'cavTi pu, x.xt ix\ä> tu övojtaTt K'jpiou wj JmJc'ctou. 

AeoTTOTa kupis ö ©so;, ö xoü.iov $txaiauc; et? äyiowaöv ' /.-/! zij.acTwWi:; st; 2 tö 
10 Ä'.y.y.'.üJTXi 3t'jTO'J; : ', TtpoT^e^ai t/,v u.eTxvoiav 4 toC ^ouXo'J ffOU toOöj, y.al j TCpocrttTCTOVTa 
tä cvi [ieYaXwfftivy) ev e^ou.oT.oy/iTe'. twv r,aapTv;uEvwv xOtcV) s^EuOepucov ' cü; iyaÖoi;" v.xi 
WTpucai aÜTÖv sV. s Trier,; aapxuüj; äjxapTia;, Xijwcpuvov 9 eV" -zur,; IppuTTWfjivr.s ouvet- 
?>-/;<7£(of, xaOxoiTOv jcai sv&uvzawaov ' ' sv ttj ^ya^te tüv cüv =\to*AgW, /.aTaC'-w^ov tv;; 
icpeusu; Täiv ii^xpT'.ÖJV ocvtoü 12, wa &ia -/.aÖapoTYiTO; ^'J/vi; *al cwaxTO? xoctäckyivü- 



Pour inoi, j'ai espere en ta misericorde; moii cceur se rejouira de ton 
salut; je ehante(rai) le Seigneur qui a ete bienfaisant pour moi, et je chan- 
terai le nom du Seigneur tres haut. 

Et de nouveau le pretre dit une priere : 

Maitre, Seigneur Dien, qui convics les justes a la sanetification et les 
pecheurs au repentir et qui convoqueS (?) les penitents, aeeepte le repentir 
et la conf'ession de ton serviteur ici present qui se prosterne devant ta 
grandeur, et remets(-lui) les peches qu'il a commis, parce que tu es bon. 
Libere-le de tout peche de la chair, eclaire-le fä l'ecart) de toute conscien- 
ce < souillee >, purifie-le et affermis-le pour la pratique de tes comman- 
dements, et rends-le digne d'etre admis a ton saint autel et de < cominu- 
nier > Je tes saints mysteses; alin qu'avec une äme et un corps purs, 

2. coiisilin Yul«ate, consilium Variante latine = S. — 3. = öS-jvijv. — 4. Var. riuip»; *«' vuxtfc = 
S. — 5. Var. xai eio-axwaov, avec une Variante correspondante dans les manuscrits slaves. — 6. Var- 
toO; ö?6»X|iov< no'j = S. — 7. in morte Vulgate, l'accusatif ou le locatif dans les manuscrits slaves- 

— 8. Var. £-!. 

Texte de liase : AI col. 1318-1317. Variantes : A'. ', p. 24; A^ ■". pp. 43-44. 

1. Cf. I Thess., iv, 7; to ayti^ai A 1 - 7 - ,x - °. — 2. :i AI. — 3. (SixaiMffai) x«i [istavooyvta« d; tö oExrsip-rj- 
oai - aj-:b; (irpö<r8e?oi) A '• ". ii|iapTü)'/.o'j;i ei; to uücai xsl jiETavooüvra; si; tö oixTSipiiff*i, :7t- J 6'3?i:xt) Al v ' 
^ä[i«pT(i>)voO;i («TovooüvTx; ei« tö Sixaiütrai xai olxTeipfiaai' a-JTo;, KJsu. (itpö<r5s5ai) A IX - 5 ; S ropond littöra- 
ement ä xai TouyaixajTw'/.oi; e!; [leTÖvoiav xal tou; uiTavooCvTa; avyxaXüv, iCtn: (npöaoe?ai), inais le texte 
pourrait bien etre allerö. — 4. tt,v iZoy.okirfnGt'' A lx - B ; S = tt,v [utävoeav y.a: 1?0(1oX<1y , i<iiv. — j. x»; om . 
Aix. n = s. — 6. Ttpoom'nTovTo; A lx - '• = S, et cf. A '*. : >. — 7. auv-^üpilTovA"'. 5 , S a un texte divergent. 

— 8. ino AR.« — 0. olvzöv add. A lx 8. — 10. doto A' x .=. — 11. «ütov add. A».': Ix - ,; . et cf. A IN - : '. — 
12. (xaTa£i<oo-ov) Trj; «otpjaTaasu; to5 ayiou cov Svo-iaarr.pi'o'j xai t^; xatviivia; toiv Öit<.> ' |fJ7T»iptei>v A lx . - : S. 



:.08 EUCHOLOGIÜM 119 

IIA0AZ1 TKOJt.A 1 &Z3&6AUIAI& 6 1 11 |» 11 11 1,111 A JA CA C<RA>1"kllb TKOCMK A<*y>Ct 
HACA'kAMIHhX K&ACTZ l|<-fcCA>(Kh>CTt\A H<C>K<e>C<h>HAArO. 

K. KaA10.\1-1 'HB II UieAjlOTAUH CA.1KH0MAAAA10 CXIHA T&oero...> 
II 11AK<XI> rA<ArOA>€T<Z> IICAA<ZUZ> CCH* 

1. Kx Ttiik, r<ociiOA>i, RZ3ASHrz A<cy>uiH, uoi*. 

2. K<o>;kc uoh, ha ta oynzzAXz" aa hc uoctxkkai* ca &k rI^kx, hh liocnh- 

1.1.1/. IUI CA l'.jlA^ll UOH. 
,'i. lEO iCcil TjlXll Al|llll! TA 1 HC IlOCTXIAATX CA" AA HOCTZ1AATX CA lit^AKOH- 

Hoyaijiiiii kx coye. 

'i. lLvril TK01A, r<OCHOA>l, CZKA2KH Uli" 1 CTK^AUX TliOHMX HAOyill IIA. 10 

.">. NACTAKll IIA HA HCTHHA TüOH> 11 HAOyMll IIA" liKO TX1 CCH K<Or>X C<X>- 

n<A>cz neu, i Tcut rjixnli^x rck achk. 

6. llOMAHll UlCAfOTXl TJiOIA, T<OCnOA>l ' H IUIHAO CTK ' TROH>, IftO OTX fküA 

CÄTX. 

7. Tp-fc^X IOH0CTH MOCIA II HCR-fcA'kHIlV UIOCTO HC HOUAHIl" 110 UHAOCTH TüOCIl 16 

IlOUAHH PJ1A TX1, RAAT0CTX1HA TKOCbÄ (1AAH, T<OCnOA>l. 
Fol. 750. X. KaAIX 1 IlfAÜZ r<OCHOA>K* CCIO (1AAH 3AKOHX AACTX ' CXrj»t.IUAbI>l|lllllIlX HA 
HAiTK. 



fruetifiant, s'accroissanl ei s'unissanl ;'i ton Saint-Esprit, il devienne heri- 
tier du royaumc des Cicux. 

A haute voix : Par Ia gräce e1 lesmise"ricordes ; de ton Fils unique, etc. >-. 
Et il ilil encore le psaunie suivant : 

(Psatjme XXIV). 

Vers ifi, Setgneur, j'ai eleve mon äme. 

Mim Dien, j'ai espöre" en toi; que je ne sois pas confondu ä jamais, 
et que mes ennemis ue rienl pas de moi. 



6. Lire KX^AfAlJlAlA. 

Varianles voir p. 117 : Sin.. \<\>. 2.S'-:H) i ': Bon., Pog-, Sof. : Buc, Cod. Tols- 
toianus = Tolst. . ed. Jagiö, pp. L06-112, |>. 745. 

1. ta 1\>£. Sol. Tolst., tckc Bon. lim-., tkc Sin. — 2. Les parentheses sonl de 
Geitler; lire uiiaocth troia Sin. et tous les autres rnanuscrits. — 3. H€ltA*HH*i 
Bon. Pog. Sof. Buc. Tolst., hcü^^cctla Sin. 



10 



[110J SINAITICUM. 50«» 

<7*v eV aÜTÖv to ayiov IT/cüpia x.V/)povö(AC<v ötcooeiI;?] ' ' täs ßaatWaf tüv oüpavüv. 

XactTi /.ai ot/.T'.p[/.ot; xai <pi'Xav0p(o7üia ' ' TOU f/.ovoyevoO; <jou VioO, aeO' ou £v/.oy/iTo; 
ei oüv T(~.) 7uavxviw xai äyaSco, etc. 



MW UMOS l\A'. 

1. lipo; (7=, Rup'.s, ripx t/iv <]/uyi]v pou. 

2. 'O ©so; ttou, £Tci coi izi-xrjiHx' p.vi y.aTatTyuv'Jei'/iv ', ;r/iÖ£ /.aTay£>a>7XTO)'7a'v pwu o! 

£/Ösoi ao'j. 

3. Kai yap -a'vTE; oi 'jTtOjy.£vovT£; <7£ oü u.r, y.axsciffyuvQwGiv - aioyuvOni'TWTav ot ävopt.oCVT£? 

Sia xev?,;. 

4. Ta? ÖÄoü? ffou, KiipiE, yvtoptTrjv pujt,- y.al Ta; TptSoug tou üi'oa£ov f/.s. 

5. '0&/iY7)cov ac £Tct x/;v z'hrfiv.oi'i cou xai Si^a^o'v jae" qti cu ei ö 0eo{ 6 cwrvfp u.o>j, 

y.ai <re üniy.v.va. oXviv ttjv mtepav. 

6. Mv^s6y|TI TÖJV Ol/.T£'.p(AWV CO'J " * /.«l TSC D.EY) GO'J, OTl aTCO TOÜ attOvÖ? EIC'.V. 

7. ' Wapfia; vsottito? f/.ou y.ai äyvoia; 3 jjlvi [AVKiffOvi; - xaxa tö eXeo; aou j/.vyi<j9ii|ti pt,ou ', 

£V£/.a Tfl? ^OVlffTOTYlTOS (7GU, K'jpiE. 

8. XpriCTo; xxt £'j6r,; ö Küpto? - ') r .a toöto vOfAoOe-nffftt äjj.apTavovTa? ev ödü. 



Car aucun de ceux qui perseverent en toi ne sera couvert de honte; 
que soient confondus ceux qui vainemenl pratiquent l'iniquite. 

Seignear, fais-moi connaitre tes voies, et enseigne-moi tes sentiers. 

Fais-moi marcher dans (la voie de) ta verite et instruis-moi; car tu es 
Dieu inon sauveur, ei j ai persevere en toi tout Le jour. 

Souviens-toi de tes misericordes, Seigneur, et de < tes > pities, car 
elles existent depuis (le Gommencement) des siecles. 

Ne te souviens pas des peches de ma jeunesse et de mon ignorance; 
souviens-tui de moi selon ta pitie ä cause de ta bonte, Seigneur. 

Le Seigneur est bon et droit; c'esl pourquoi il lixera aux pecheurs 
leur elieinin. 



13. iv.a 1 . ffcofucTO;) x?/>- o^opaOvTEC xai Kv£avo|&£vo< : -'^ *ti «?80Et Ttov T,uapT7ijjiivo>v xai ~f t iffitntiiytoaet toC äyiou 
rjo-j üveüpatoi z/r ( f,ovo|i.oi i-Evwvtac A IV •'■ (priere dite pour plusieurs p6nitents); c(. S (avec le singulier). 
— 14. xai olxttpjjioT; xal ycXavOpwnia om. A'x. 5, xai yc).av8pu7ti'a om. S. 

/.,/,■ .- voir p. 116. 

1. Var, (iri zaTi:ix'Jvf)£!riv ;!: rov aiojva = S. — 2. Var. <;ou. K-jpu = S. — '.i. Var. 4yvo(a; [iou = S. — 
't Var. iio-j <t-j = S. 



510 EUCHOLOGIUM |1201 

9. NaCTAMITX MOTZKZUA IIA C/l.AX" 1' HAOyMHTX KpOTXhXlIA 11ATCHX CKOHIJZ'. 

Kl. K"ctl 11ATH r<OCnOAl»>Hl UHAOCTk II KTHHA, &K3IICKAHUJIII HUX '' ^ARliTA «10 

i cxKkA'KHCii ero. 

Li. Hueiui Tioero »aah, r<ocnoA>i, oute™ 7 rfk^z uoh" UHOrz 8 ko cctx. 

12. Kxto ecTZ "KAOtt>uz &ouh 9 ca r<ccnoA>A; 3AKOHZ noCTASHTz cuoy IIA 

nATH 1JKC ll^nOAH. 

L3. A<OV>'»A «rO BZ I.AAIXI^X üXAüOfHTX CA - I CtllA CIO NACAtAHTZ 3CMAH.. 

I'i. AfZXAKA r<0CI10A>K 1.0WI|11IHUX CA tTO" I 3AtitTX '" CIO AKHTZ " HUZ. 

15. Will UOH r.XIll.i. KX r<OCIIOA>W" tüO TX llCTfXrilCTX OTX CKTH HO^t UOH. 

16. llfll^Kfll HA UA 11 nouiiAoyn UA' tuo HH01AAZ ll HI1I|1K ccijx A3X. 

17 CKfXKll C()<XAK>1|A MOCrO OyUZHOXHUIA CA* I ' -' OTX KKAX UOH^X H3KAKH " UA. 

IS. KtlKAK CXUT>f>CHHC I.IOC I TjlOyAX moh" ii OTznoycTH liCA Ift^Xl UOIA. 

19. KllXAK E»ArZl MOIA, KKO OyUXHOIKltlllA CA HA 1IA i; 1 HCHAKHA^HHCUh 
Fol. 756. HCntlABCAXHXlMK ' ' ßl»3HC*H ARU A"tlUA UA. 

20. Cx\j)AHH A<Oy>UIH> UOH» I ti3KAf-.ll M A* AA HC I10CTXi;KAK> CA,iiKO OyilXEA^X HA TA. 1"> 



II fera marcher les debonnaires dans la justice, ei il enseignera ses 
voies aux debonnaires. 

Toutes les voies du Seigneur (sont) pitiö ei verite pour ceux qui recher- 
chenl son pacte e1 ses temoignages. 

Pour L'amour de ton nein, Seigneur, efface mon peche; car il est grand. 

4. Supprimer i qui manque en grec, «laus Sin. et les autres manuscrits. 
5. nATeuz crohuz Bon. Pog. Sof. Buc. Tolst., ha iiäti ckomv Sin. (d'apres les 
finales des deux demi-versets precedents . - 6. bX3iCKAK>iucux Sin., mais 14x3x1- 

CKAAUfHHUZ Hell. [Pog. Sof. BuC. Tolst. '■ U'l|tCTl Sin. Pog. sali- ti II WIltCTl 

Hon. Sof. Buc. Tolst.? . — 8. UHOrz Sof. Buc. Tolst., mach Sin. Bon. Pog. 9. 
koia ciA Sin., mais koah ca Bon. Pog. Sof. Hur. Tolst. - LO. 3AKOHZ Sin., mais 
3AKtTx Bon. Pog. Sof. Buc. Tolst. - 11. abhtz dans tous les manuscrits, mais ce 
pourrait etre une alteration de aühth calquant reu SijXSwati. — 12. De meine h Sm. : 
addition d'apres Ps. cvi. 28, etc., qui manque «laus Heu. Pog. Sof. Tolst. - 13. 

HSEAKH Hon. Pog. Sof. BuC Tolst., mais 13KCAI Sin., qui doil etre la lecoii primi- 
tive: pOUr le llolleinent des deUX leeons. cf Ps. CVI, 28 " OTX K U* lftX Y3KAIM bA 

rature en '13KCAC lAilans Sin. 14. ha ua, qui manq laus les autres manuscrits, 

es i une addition suggeree sansdoute par Ps. cxviu. 69 oyukHOiKH cia ha uia HcnpisxAA 
riixAxixx Sin. . — 15. -hkiuz Sof., mais correctement -homx dans les autres 



manuscrits. 



[120] S1NAITICUM. 511 

9. 'OÄriViicei irpaeij iv Jtptau' S'.^a^s'. irprs:; ö8ol>; xÜto'j. 

10. Ila<7xi xt oSol Kupiou sleo; xai iXriOeix, rot; ex£v)TOÖoiv tv,v Swfyiiwi ocJto'j xai xi 

[x.apTJotx aÜTOÜ. 

1 I . "Ev£x.x to'j övou.xTo'? cou, R'jpii, xal s tXzTfl -rij äij.apTia [/.ou 1 -oVav, yap e<7Tiv. 

■"> 12. Ti? £T-r:v iv^:oj-o; ö mo6ouu.evoc TÖv rvjsiov ; vou.c f j£Tr,(;£'. aüfü £v Ööö vi V)p£Tl<T«CTO. 

13. 'II 4"'J/"fl aÜToS sv ävaSots aJAiaOoTETa! - x.at tö awlp(*a aÜTOU yAvjpovou.vi<j£i yvjv. 

14. R.potTato)iz.a K'Jcto? tüv qpo6ouuivfa>v oötov, x.al to ö'vopisi K.up(ou tüv yoboviaevwv 

aÜTÖv" - x.xi vi olxOyjkyi a'JToO toü (Vr./Wj'rai 7 xOto^. 

15. (_)i 6-p0a).u.oi ao'j 5ii -xvto; tcso? töv Küpiov ö'v. oc'jto; Ix.cxx^e: sx. Trxyido;; toÜ; 

10 7T0'4x; (AO'J. 

IG. Eiu€/\£i{<ov ett' Sias xat eXs'yi'JÖv (jte" Sri (/.ovoysvvi; Kai TUTtdyoi; Ety.i £yu>. 

17. A.i OXt'^ä'.; t?,j /.y.p8(x^ jaou e-'X/O'jvÖv^xv ix. tüv ivayxwv ftou £;zyayi s ;j.£. 

18. I£e tv,v TX7T£ivco(7iv (xou x.a.1 tov x.07rov p.oi» - x.a; otcpe<; -ao-a; t«; zv.y.pTta? (JIGU. 

19. "I^£ to'j; iyßonj; u.ou, öti ii:\r,H-'r/Hr,r;z<r v.x\ y.iso; i'Sixov stAicvisav j/e. 

IS 20. <t>j/\x;ov T7)M iuyvjv aou xal sösat [«• u.vj »a7aiffYuv9e£y|V, OT'. viTatwa bei es. 



Quel est l'homme qui eraint le Seigneur? 11 lui fixera lo chemin qu'il 
a choisi. 

Son äme s'etablira dans le bonheur, ei sa posterite" heritera la terre. 

Lc Seigneur (est) la force de ceux qui le eraignent, et son allianee 
les proclamera. 

Mes veux (sonl tournes) saus cesse vers le Seigneur, car c'est lui qui 
arrachera mes pieds du filet. 

Jette tes regards sur moi et aie pitie de nioi, car je suis seul et mi- 
serable. 

Les afflictions de mon cceur se sont aeerues; [et] delivre-moi de nies 
miseres. 

Vois mon abaisseinent et mon tourment, et remets(-moi) tmis mes 
peches. 

Vois mes ennemis, comme ils sc sont multiplies enntre moi"; et ils 
m'ont hai dune haine injuste. 

Garde mon äme et delivre-moi ; que je tie suis pas confondu, car j'ai 

i'spi'ir en tdi. 

"i xai, i|iii n'a pas de correspondanl ilans le lexte latin de la Vulgate, n'est pas Iraduit dans les 
plus anciens manuscrits slaves. — 6. xsl TÖJvopa... aji'jv manque dans une partie des manuscrits grecs, 
et dans S. — 7. Var. (aveoü) ör./tü«: = S, mais il peut s'agir dune alteralion parallele dans un 
manuscrit grec et dans les manuscrits slaves; le temoignage grec n'est pas d'ailleurs des plus surs. — 
8. Var. yjvx:; les manuscrils slaves repondtnt aux deux Ircons. Le lloltemenl s'explique par une 
c.ontamination avre les demi-versels similaires du Psaume evi : xal 1% töv jvivxüv hOtüv £5r,Yayrv aCr'r^; 
28 e^^oaTO fl (et Itmosv 13, 19). 



10 



512 l I CHOLOG1UM [1211 

21. HejJZAOEHfiH l" lljlAKIIH IljUl.vkll.vkv^l. CA Milk, kliC I10T(l/.Ilt^Z TA, T<0- 

cnoA>i- 

22, HfjKAKH K<0r>X 17 I<3AfAII>,\k OTZ t"ck\x CKtZKeH cro. 

H lA<ArOA>€TX MOAIITK,Yv CUM»' 

K<o>;ue ' c<x>n<Ac>e iiauix, aaexh OTznoyiueHHe rptxoBz A<AExi>AC>y 

KAWilUlO CA NaTANOUK ll(»<0(tÖ>K0UK, 1 UOAHTSA MAU ACII1I ll,k 110h A A II II t' II I. 

iijHieux-, tzi cauz, (>aka Tsoero cero kaw.iwa ca o ckoh^x ii(ii>r(il.iutHKii^x, 

Ilpll IIJIII H 3 OKXnAllHXIMK TEOIIMK M<Aöh-k>H<Ci>Ah3KlieUl>, lljlk^K(),A ll(> kljlk- 

iiitimk ero 4 . Txi eo eCH K<or>x iiORC\t>Kxir' exiiaaak»ijiiiiihx nx ifk^xi ccauk 

AfCATX KjlATX II '' CCAMHljCHu, lMK/KC thO ECAHHHC TKOC TAKO II IIHAMTK TKOf 
TXI KC tCII K<OI>X KAW.1|I1IH^Z CA ViAlA CA KCt^X lljcklfklllt H KU ^X HAUIHYZ. 

Kko txi cch K<or>x haiux i To;k caaüa kxcxiaacmx, 0<tk>i|k> ii C<xi>Hoy 
ii c<BA>ToyMoy A<«y>^oy, HxiH-k h npoio || 
Iol: '"- * H rA<AroA>€T<z> ncAA<x>uix ceH" 

2. r<ocnoA>i, He •kjioeTHH. tecch« oeahhh uene, hii rirknouK teohuk noKA;i;n 15 
rjme. 



Les iuaocents et les (hommes) droits s'unissaient ä moi, parce que 
j'ai persevere' en toi, Seigneur. 

Dölivre, <; Dieu>, Israel de ^outes ses afflictions. 

Et il dit Li priere suivante : 
Dien notre Sauveur, qui as aecorde par lc prophete Nathan La remis- 

16.'Geitler nc^xaokhehi; 011 lit de m£me hc^xacieiei 1 inj>AEiii Sin. Bon. . 

I i- la graphie complete -khi h Pog. 17. Lire 113KAKH, Koau, atteste dans lous 

[es autres manuscrits : avec le nominatif. hseabh ne peut etre compris nue comme 
aoriste; une 3 C personne sin^-. de l'imperatif est impossible ici, et eile ne repondrail 
pas au grec. 

1. Variante: A.'"'*, p. 'i2 i 1UI<0>A<H>TRA W K AW1JII1^<X> CA : K<C>^e C 11 A C 11 - 
TC\K> HAIUX, HXC 11 j)0()0h0H<X> TEOHIUIX Na<J>AN0MX J\<H>K<Z\>A'i nCiKAAKUlS' CA 

w ceoh^x eorp-kuie hia^<x> uictaeachic aa^oeaekui, etc. — 2. h IJIahaccinV e 
noKAAH'i'e m<o>a<h> te5> n jnerjiKifi A IV ~. — :i. h peut etre une addition tautive. — 
i. A partir d ici. A " suit la meine redaction que GC*P 3 . — ."> II raanque l'equi- 
valcnl <!.■ -xt'.i'/xu o TxnoyipATH d'apres l'Evangile futur OTxnoyi|i,?>, Mal., xvni, 21 . 

ii. 11 uVsi pas dans la traduetion de l'Evangile Mal., xviii, 22 . 

Variante* voir [>. 117 : Sin., pp. Vi'-.M) 1 '; Bon'., I'nj^.. Sof. Buc, Tolst.. ('■<]. 
V. Jagic, Psalterium Bononien.se, pp. L82-187, |>. 748. 



[121] SINAITICUM. 513 

21. "Aswiitot Kai euOei; ekoä^üvto j/.oi, 6t; uirefteiv« <js, Ivipie. 

22. AÜTpwaat, ö C")s6?, tov 'lo-paviT. s* — a<7(iv tüv Ö>.iy£(ov oeüto'j. 

'O (")sq; 6 uWT'/ip r,jj.<ov, ö Sit. toü 5MOJf7)TOu cou NaOav p.eTavovyravTy. tov Aabio* eiri 
toT? ioi'ot? — Aru.[«V/i|/.affiv a'^e<7iv otopyidaaevo? 2 , y.al toü Mavzcr/i t/,v jxeTavoiav : 

5 -cocs'jyv.v oe^aaevo?*, auro? xai tov oovXöv cov to'vos t6v' fjtsTavoouvTa Iict toI$ io"iv.; 
7r>.rfz.fAsV/fu.aaiv < ' -pöcoeJjai ty, ffuwSOei cou E'jT-Xayyvia ' , rapopcöv Ta ir'Xri[J.jM'XirJ[/.aTa 8 . S'j 
yao et, Kopie 9 , ö Kai eooo|«ixovTaxis eTC-ry. äotivai y.ä^£'J'7x; ,< ' toi? mp'.TCiTrTouc'.v auacpTv;- 
itaffiv 11 , ort w; 'Ä [/.EyaXioo'jvy; aou, o'jtu? xai to ?Xeö? cou, Kai cO'"' si o (")eo; tüv jjuto.- 
voouv-rwv ev 7w7.ffa[^ T>i; deoiKiat? . 

10 'Oft 1 ' rpe'-c'. loi ras* oolot, Tipir)V.a.l -poaxüvYiais, t<o HoiTpi, etc. 

TA VMOS AZ . 

2. Kupie, U/h tu Oupicö cou eXe'Y^Yi? jas, u.y,o"£ ttj öpy?, cou TtaiSsÜGV); u.j. 



sion de (ses) peches ä David qui se repentait, et qui as accueilli pour 
(sa) penitence la priere de Manasses, toi-meme, ton serviteur ici presenl 
jiii se repent de ses peches, recois-lc avec ton amour coutumier des 
inines, sans tenir comptc de ses peches. Car tu es le Dieu qui a or- 
donne <; de pardonner > soixante-dix et, sept f'ois ä ceux qui tombent 
dans les peches, puisque teile ta grandeur teile aussi ta pitie; car tu es 
le Dieu des penitents qui se repent de tous nos peches. 

dar tu es notre Dieu et nous t'adressons la gloire, au Pere, au Fils 
et au Saint-Esprit, maintenant et toujours, etc. 
Et il dit Le psaume suivant : 



ho 



(Psaume XXXVII). 

Seigneur, ne m'accuse pas daus ta fureur, et ue ine punis pas dans ta 
colere. 

Texte de base : P s p. 165 (E0-/r, i-rci 'ütavoo-j'/Tuvl. Varianten : G p. 673; C f. 116 r. v.; C ! f. 70 r.; 
P :i f. 118 r.v.; V~ IT. 110 V.-111 r.; M p. 80; A.'", ' p. 42. 

1. |i£T»vor,'javTi x& liSic dnns les aulres manuscrils. — 2. II Heg., xn. 1 et suiv. Le texte slave 
diverge legerement, ici et dans la suile, peut-etre par Iraduction libre. — 3. (irravoiaM, eVi u£Tavata 
G 1 P*(P"), Eni nexavo-.iv GA 1 ". '. — 'i. -pcioo;;i|iivoi G'MI'-'-': voir II Paral., .wxin, 13. — 5. tov om. 
<'■(]' I' ; MA ,x ' . — 0. Itzi tocc 18iOe* TTapa7tT(i>[jLaT:-v P" A ,x ' *, ev toi; ioio:: zz^ar.-tiuxwjvj G 8 . — 7. ^t).av9pto7r''a 
ilans les aulres manusirils grecs = S. — 8. ta aütüv ■z'/r,mj.O,r l ii.x*<i G- tn}.r,^i'i.r,ii.iia P ; ); (7tävta) -i 
«Ctö n/r;[j|i=>,T|8e'.lTai A lx ': nivTa ra aC-r<:> itE7cpaY(ieva GG , I' ; i. A parlir d'ici, GC'P 3 , ainsi que la 
Variante slavonne A IX -, presentent un aulre texte- — 9. S = 6 H:ö;. — 10. Mat.. xvui, 22. — 11. ijiaf- 
t£«i; G'-I >r (A'V '). — 12. « car tu es » S. — 13. it<Sv |i£Tavoo-Jvt<dv) (letavoüv intxaxcatc ^,ii.'.)v I'", el if. B; 
l'expression est de Jonas, [V, 2. — 14. "Oti ab i\ <j Qebs t.jxüv xai u&i«t 501 r, ö6:a, vüv xai i::', etc., P", 
'■t cf. S. 

Te xte : voir p. 1 10. 



514 EUCHOLOGIUM [122] 

3. tKO CTj)k,\XI TfiOK OYHZ^A KZ IJHt 1 ' 0VTfi|>XAH AX J CCH HA MH^k j>AKA T&Ot*. 

4. NliCTX HIJ-kAtHH'k I1AXTH MOCH OTX AHl|A 1' H "t R A TKOCIO - tlliCTX UHfA KX 

KOCTC^X MOH^X OTX AH1|A Ijft^X UOHXZ. 

5. ÜKO KC^AKOHllt« Mtt Iipk&X^H A<»> l'AAKA HÖH»' "kl\0 KfliMA TAXKO OTArO- 

T'KlIlA HA MNV. 
(1. KxCMj)XA'kllIA CA II CXIHHIUA tAHZl MOIA, IWT<Z> AII1|A KC^Oyilllk MÖCTO. 

7. IlOCTSAAAXZ 1 CXAAJ^X CA AO KOfUJA" jCcK ACHk C^TOyiA ^OIKAAX/X. 

8. ÜKO AAAM1IA MOIA HAI1AXHHIIIA CA HOf/hT AH« II ' HT»CTX ' lutACHIfk IIAXTH 

UOCH. 
<). W^XAORACHX E.Z1YX l CXM^HX" CA 3"k\0* pHKAYZ OTX KX^AXI^AHH-fe 10 
Cj)<XAK>lJA M0C1O. 
10. r<OCI10A>l, HjCkAX TOKOHs RCC IKCAAHHC MOC* 1 KX^AXIX, AHHC 1JI0C OTX TCKC HC 
OVTAHT 03 CA. 
»Fol.766. ||. C|)<XAK>IJC MOC EX3UATC CA KX MhV ; , H 7 0CTAK1I 1.1.4 CIIAA ' MO"k" CüiiTX 8 

OTkK) MOC» l 9 TX HlCTX CX MHOW>. '■'" 

12. ApOyS" UOH 1 KAHXHKZl MOIA lip-kllO MH^k II j)HR AH/KH IU A CA II CTA1UA* 

KAHXbHHH "' MOH AAACHC CTAI1IA. 

13. H H/lwKAAAX/fc CA HCK&1UHH A<Oy>UlA M0C1A, ICKAIJIC " £XAA Ut\\ TA<A^ 

roA>A^A coycTXHAA" vi acctkhaa'- iTck achk HOOyiA^A CA. 



Car tes Haches sc sonl fie.liees cu unii, <C et > tu as alTcrini sur iimi 
ta niain. 

II 11 v a pas de guörison pouf ma chair du lail de ta colere, il n'v a 
jias de paix dans mes <>s du l'ait de nies peches. 

Car nies iniquites onl depassc ina tele; comme im fardeau pesanl elles 
nnl pese" sur nioi. 

Mes plaies sonl devenues fötides e1 purulentes, du lail de mon 6ga- 
reineut. 



1. ÜX MXHT» Bon. Pog. Sei'. Buc. Tolst., mais MNt s;ms RX Sin., el cf. I's. \xxi, 4 

crAA rohk^c 111 tj»xhx Sin. 2. Sic Buc., mais h oyT&pxAHAx Sin. Bon. Pog. 

Sof. Tolst. 3. HA MA Sin.. in;iis HA MXHt Bon. Pog. Sof. Buc. Tolst. '*. I>'' 

meme dans Buc, mais h H-fccTx Sin. Bon. Pog. Sof. Tolst. 5. oyTAHTh Tolst.. taute 

| r OYTAH, cf. Sin. Bon. Pog., etc. li. Lire CXMATC CA saus RX MHT. Sin. Bon. 

Pog.. etc. : l'alteration a ete provoquee par l's. cvm, 22 h cj><x>a<k>i]C moc KX3MATC 

CA RO MH't Sin. . — 7. H Bon. Pog. Buc. Sof. Tolst.'.''. mais mani|iir il.ins Sin. 

commc dans ['original grec. — 8. Lire vi cn.'kTx, cf. Sin. Bon. Pog., etc. — !•. 1 
manque dans Sin., mais est at teste par les autres manuscrits. - 10. Lire h KAHXkHHH, 



10 



(122) SINAITICUM. 515 

.'{. "Oti tx $iy.r< cou evercayviffiev jxof xxi E7;ECTiripiGx; eV eae vry yi'.pä. ffou, 

4. K.xi oux ett'.v ' ix<j'.; ev Tri Txpxi J jao - j xtto ^pocw^ou ty;; öpyvi? com - oux eotiv 
Eijiiv/) TOt? otts'oi;'' (xou xt:6 7rpo<jwiro'j twv zjixpTtwv jj.ou. 

5. "Oti xi ivopiixt p.ou OxcpYipav tyiv xEcpxAviv jjlou" wcei ^popTiov ßapü goapiivByiffav e7r' e[x.e. 

6. ricOacj'ESXV xal SaXTUVlCXV Ol </<oAW-£; [AOU, aiTO TTpOffMTCO'J TT? K^pOCTVVV)? (JLOU. 

7 . "Ktx/.x nrüpTiTX xx; xxtexxYoÖyiv sw? teXou;" iVov Tflv Yit/.Epxv cxuOpu>TCxC wv s~opj'j6p.r,v . 

8. "Oti r, <l\jy 'h ( [ao'j 6wXvfo67] svirxiyfjuov xai oüx eVr.v ixet; ev tvj <7<xpx{ [xou. 

i). 'ExXX(.jO/,V XXI STXTTEtVCJOviV EU); CfOOpX' tbpUO!/.Y)V Xltö TTEVXypLO'J TT)? XapO''x; (Z.OU. 

10. Rat 8 evxvtiov cou 7ta<jx r, eirtöuu.(a |xoir xai ö <jT£vxyu.d; pioii oüx sxpuöY) xtso ooü. 

11. H xxc^t'x [Acu £TxpxyOyi, evxxte"Xi7ts'v pi£ vi i<ryj? [MW xat tö qp<I><; twv ocpöa>.awv 

[XO'J OUX sttiv ' y.6T euoü. 

12. Ol oiXoi aou xxt Cii ttItuiov iaoü e'c evxvtix? pw'j viyyi<7xv xxi £<JT7]<7av xxi oi 

£yvi5Tx jy.ou [Aaxpo'Oev ECTTicav. 

13. Kxi £C£§'.x<7xvto 8 oi ^titouvts? ty;v ipuyTJv (J.ou, xxi o ; . £yito'jvt!s tx xaxä w. 
15 tkxkr^xv j./.xtxio'ty;tx<; - xxi 5o'XidTr l Tx; oXtjv ttjv vijXE'pxv i[XE>.eTr,(rav. 



■Tai soufferl ei je nie suis courbe jusqu'au bout, je marchais dans la 
tristesse tout ie jour. 

Car nies reins ont ete combles de railleries, < et > il n'y a pas de 
guerison ppur ma cbair. 

J'ai ete afflige et humilie grandement; je rugissais dans les gemis- 
sements de mon coeur. 

Seigneur, tout mon desir est devant toi, et nies soupirs ne te ■< sont >» 
point caclies. 

Mon coeur sYst Irouble [en inoil, et ma i'orce m'a abandonne; < et > 
la lumiere de nies yeux, elle-meme nie fait defaut. 

Mes aiuis et nies compagnons se sont approches de inoi et se sont 
airetes; < et ~> nies proches se sont tenus ä distance. 

Et ceux qui en voulaient ä ma vie exercaient leur violence, << et >- 
ceux qui nie voulaient du mal tenaient des propos vains; et tout lc jour 
ils meditaient < des ruses >. 

c[. Sin. Bon. Pog., etc. — 11. Lire HCKAijieH, ef. Sin. Bon. Pog., etc.; el sans doute 
h HCK/Miien, cf. Sin., mais h manque dans Bon. Pog. Sof. Buc. Tolst. - 12. Lire 
akctcmx Sin. Bon. Pog., etc.; Ie nominatit pluriel acctknaa a jm 6tre suggere |>ar 

COyiTZHAA qili pn'ct'lk 1 . 

1. Var. oOx £itiv (sans xai) = S. — 2. Var. iij iapxi (sans Jv). — 3. Var. vi -.'Ä; öatioi; = S. — 1. Xnw 
sl 4 |, t"' = S. — 5. Var. tri aaf,xi (sans ev) = S. — 6. Var. Kjpis = S. — 7. Var. xal av-tb oüx eittiv = S. 
— 8. Var. s5e«ii!;ovTo = S. 

\ 



516 KUCHOLOGIUM [12:5] 

IV A^x s« tKO h" i\\oy\;x HC CAXllUA^X, H khO Htll/. HC OThfX 3A^Z " oycrz 
CfiOHYZ. 

L5. H uxi\x Kko -i<\oi,t>hx HC caxiuia' , i H( imxi t,x oycrt^x ckoh^z 

oi.ah-uhhI. 
L6. i^KO ha t.a, r<ocnOA>i, oynxiu^x" i txi oycAxiuin ua'\ I'<ocnoA>i 

K<o>;kc moh. 
17 tno l»t.xx" €aa kxfaa nöpAöyaTx mh ca RfA^H höh' KMierAA 17 noARH- 

3ACTe IS CA HOjjt MOH, HA IIA tUACpt'ICRAMA. 
IS "ÜKO A£X HA (»AHX1 rOTO&x'" \ KOAt^HK Iiot Ilf-tAX UHOtt CCTX EZ1HA. 

L9. Üko Kt^AKOHirk Mok'" st^ttipa" h noncu* ca rptct^x uoh\x-'. 10 

20. KfA3n ;kc moh xhk&tz h oy^fknuuiA ca hamc uke" 1 o\ii/.ho;i;hiua ca 

HCHAKHAA1|1HH I.UIC UCC HfABXAXl. 
Fol.77o. 21. * EX3AAH>1J1C 22 MH J: ' 3XAAA- 1 RX£ AORfAA OKAXirA^ IIA, 3AHC lOHt^X 
KAAI OCTXlHEfc. 

22. Nc 0CTA611 uke, T<ocnoA>i K<o>jk« uoh" hc oTxcT^nn ot<x> uHe. 

23. Kznzmii norioijiK- ,; üok>, T<ocnoA>i c<x>n<Acc>HHt uoero. 



Mais moi, comme un sourd, je n'entendais pas, e1 comme un muel 
<< qui > n'ouvre [ins la boucbe. 

El jt> Ins comme un liomme «jui n'entend jias, ei qui na pas de re- 
plique sur los levres. 

Car c'esl en toi, Seigneur, que j'ai espere; e1 toi tu m'exauce<ras>-, 
Seigneur tnon Dien. 

Car j'ai dil : Que jamais mes ennemis ne se rejouissenl a mon sujet; 
(iiiaml mes pieds out ehancele, ils »ml parlö liani contre moi. 

i:;. n, i|ui peul «'in' originel, manque dans Sin. Bon. Pog., etc. L4. De meme 

u'trsx^aaxx I'hl;-.. mais c'esl faiite pour otr^x^aia Sin. Bon. Sof. Tolst. -3AK11 

Buc. confirmes par le texte grec. 15. caxiiuah Sin., mais camiua Pog. Bon., etc. 

— Ki. h txi oycAxiuiH Bon. sans ua : taute pour txi oycAxiiiniuiH Sin. Pog. 

sans 11 iii UA . et de meme Sei. avec h Buc. provoqucc par des passages similaires 

(■(inline II OyCAXUIl JJA Sin. Ps. XXVI, 7. (Mr.. OyCAXUIl UA, I'<0Cli0A>1 K<0>^C U01 

Sin. Ps. mi. 4. — 17. KxuerAA Sin. Pog. Tolst., H kxhciaa Sof. Buc.,H ctaa Bon. 

18. De mriiic HOAtHüACTC Sof., i|ni in' peul etre qu'une 3' personne duel de 

l'imparfait, mais hoaki;kactc Sin. Bon. -fk Pog. Buc. -TA Tolst., ■>' personne 

duel de l'aoriste, conformement au grec. — in. roTonzi Sin., mais totoex Bon. Pog., 



[123] SINAITICUM. 517 

L4. Ey('o #£ wuet /-.w^o? oüx r,xo'jOv, y.y.l owsi $XscXo{ oü* ivoiytov to st6{mc cötoö. 

15. Kai eysvou.7)v mtsi avOpioTro; oü*. ä/.o'jwv, y.y.l oüx £y_cov ev gtÖjj.xt'. xutoü eXEyfiOtij. 

l(v "ün 875t c?£ vi'XTciax, K'jp'.s' 1- «tu etaanouav), K.upw 6 ©sds [iou. 

17. 'Oti ei-x - Mti TCOTg BTEij^apwffiN uv. oi £/_6oot [aou 1 /.xi 1 " ev Tiö oa>.eu97)vai -öo*?.; 
5 u.o'j, ;-' eyi £[i£yoo'Xoppyi(i6v'flaav. 

18. Oti iyc'ü £ij i^.xoT'.ya; sfroiao; - stai r, aXy/iStoV ;;.ou evwtcwv [iOu n oia txvto;. 
I'.t. Oti t/<v ävo'j.ixv [/.o'j ävxyy£AÖj - z.xi iA£pit/.V7)<7<i) urcep ty;; x[/.xpTix; ptou. 

20. Ol &£ S^öpOl (AOU (üJSIV *X'. /.= X.pXTxi(OVTX'. &7C£p sas' - xai ETtAYiGiivOricav oi p.iaoüvTc'; 
i« aoixto;. 
lo 21. Oi ivTaTCoSiSoVces 12 scaxa' 3 avri äyxQcöv ävcV.s'Sxllo'v ja£, ItceI xxt&oiwxov oixaio- 



<TUVY)V ' ' . 



22. My] evxaTx'XtTCVi; a£, K.'jpi£" 6 Qed; jaou, u.tj irroTT?,; ix' IjaoO. 

23. rip6c^£? £1? TflV ßoYlfklXV jXOU, R>J5l£ T7i; GCOTTjfCX; U.0\l. 



Car je suis pret ;uix coups, et ma souffrance est toujours devant moi. 

Car je proclamerai mes iniquites, et j'aurai du souci pour •< mon > 
peche. 

Cependant nies ennemis vivent et se sont fortifies plus que moi; et 
ceux qui nie liaissent injustemeiil sc sont niultiplies. 

< Ceux > qui nie rendent le mal pour le ljien nie couvraient de calom- 
nies, parce que je poursuivais le bien. 

Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dien, ne t'eloigne pas de moi. 

Suis attentif ä nie secourir, Seigneur de mon salut. 



etc. le --zi de Sin. n'cst |>as developpe phonetiqucment de "-x devant h, mais reprc- 
sentc une taute, par rattachemenl a jiahzi . — 20. Sic Tolst., mais Ee3AK0Hhe uo<e> 
Sin., el Ke^AKO hc hh« moc a^z Bon. Pog., etc. ; un flottement entre le singulier et 
le pluriel ilans ce groupe apparait ailleurs dans les manuscrits du Psautier Ps. <•, 3 : 
ici il s'accompagne d'une addition de a^z qui repose sur une Variante grecque. — 
21. Lire lptct uoeuz Sin. H<m. Pog.. etc. - 22. Lire EZ^AAt&ipiH, cf. Sin. Bon. 
Pog., etc. — 2:{. uint Sin. Bon. Pog., etc. — 24. ^zaa Sin., mais 3aaa Bon. Pog., 
etc.. — 25. Sic Pog. : lire bz noMOUiK, cl. Sin. Bun. Buc, et &z uouoiuk moä 
KOHZUi Ps. i-xix, 2, lxx. 12 Sin. et Imis les manuscrits . 



9. Var. KJf(i, Sßutura = S. — 10. •«: n'a pas de corresponilant daas les plus anciens manuscrits 
slaves. — 11. Var. ivuittöv ao-j e<jtiv, cf. S. — 12. Var. ol KviocnoSiSovre; |ioi = S. — 13. Var. itovqpä. — 
14. Var. äYaOwiüvr,'; = S. 



518 EUCHOLOGIUM [124] 

H 110 T0M<k> Bk^ABHltieTX 11 ' I HCllOr.tCTX CA euoy, l AACTX 
CMOV 3AI10K"kA<k>, H IA<ArOA>CT<X> U0A<HTBAv> CllHv' 
r<0CI10A>l K<0>;K« HAIUX, AABXII IlCT|IOBll CAX^AUli IIOKAANIIC, KA^AklUll|ll 

OTznovmeHHC rplxoiiz, u'hjiabxaabxh uxitaja ^oyMtBXitiA csot nptrptiiiuui-B, 

nOHHUH HCnOttAAHHC j»AKA TBOCVO C«rO, II iKi AljK CXlftlUH BOAttA All II6B0ACIA 
110kl|»tlU«HllUJIk, CAOBOUk AH A'BAOMk AH I10UX1 Ul ACNHCIJk, BKO UAArX n^t^kfll ' 
TX1 KO CAHHX 1UAII1H BAACTk OTXllOyijl ATH rfB^Xl. 

1il\0 R<Or>X MHAÖCTIIBX lJUAfOTAUX ' TXl <CH, I TCut CAABA BXCXIAACIJIX 

W<Th>i|w h C<xi>Hoy ii c<BA>Toyuoy A<oy>^oy. 

»Fol. 77/». ' l llAK<Xl> rA<ATOA>CT<X> I1CAA<XUX> CCIl" 



10 



:!. K<o>a;e, bx hua tbo« c<x>ii<ac>h ha' h bk chaL tbc«h caah ua'. 

4. K<c»;t;e, oycaziihh uoahtba uoh." Bxoyiini r<AAro>Axi oycTx moh^x. 

5. TiKO TOyjKAHH BXCTAUIA HA IIA, H K(ltllkljllH Bk^HCKAMA A<Oy>UIA I.HHbÄ" 

II HC nj» - BA<X>AÖ7KHUlA K<Or>A n|>'BA<X> COBOIA. 

6. Ce- K<or>x noiuiArACTX mh* i r<ocnoA>k ^ACTAiikNiiKx c- ctx ' A<oy>iun 15 



uoeii. 



Ex^BfATH 4 ^XAAA BfATOUIX I.IOHUX" 1ICT1IH0H. : ' TBOCbfc IlOTjfBUll Hl. 



Et ensuite il le fait lever; et (Ic penitent) sc confesse a lui, ei 
(le prötre) lui fixe sa penitence, et il dit La priere suivante : 
Seigneur notre Dien, qui as accordc ä Pierre, par le moyen des larmes, 
la penitence, ä la prostituee la remission des peches, qui as rendu justice 
au publicain qui avait reconnu ses fautes, reeois la confession de ton 
serviteur ici present; et tout ec (ju'il a pu commettre par faute, volon- 
tairement ou involontairement, en parole, en aetion ou en pensee, a'en 
licns pas compte dans ta bonte; car toi seul as le pouvoir de remettre les 
peches. 



1. Lire suremSnt mhaocth h iu«ApeTAMZ, d'apres le grec. 

Variantes voir p. 117 : Sin., p. 07; Hon.. Pog., Sof.. linc, Tolst., cd. V. Jagic, 



1). ;.> 



Psalt. Bon., pp. 261-262, 

1. caah uh Sin. Bon. Pog., etc., avee le datif de la p